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OS^^CTRICES
CHEZ ELLES
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EUG. PIROU
Obtenues instantcuiément jjar la lumière arti/icielle'
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PHOT. EUO. PIROU. B, Bd S'-Germain. Pari».
MADAAIE RÉJANE
When she appears on the stage, the audience iilters : « Ah ! »
Let us bov) at lliis « Ah! », it is Glory goi'ng along ; it is Love
so, as the sang says, for the vihole ivorld adores la Camarade,
la Cousine, l'Amoureuse, luho ahuays played with her heart,
train and nerves.
Quand elle entre en scène, la salle fait : « Ah ! » Saluez ce
« Ah! », c'est la gloire qui passe. C'est l'amour aussi, comme dans
la chanson, car le monde entier adore la Camarade, la Cousine.
l'Amoureuse qui joua toujours avec son cœur, son cerveau et ses
nerfs.
l'iiifT. KUG. l'iuou, 5, H'I Si-Oennain. Piiris.
AlADAMK ki:)ANK
Site gives lifc to every Ihing she is touchinn on. She is a
fairy, a Sans-ifcne/'a/n', / dare Say, but irlio i:'oiild iiol excuse
lier? She is so Liiid and good! And such a genitis! A malicious
and senlienl sf^arlling — teo sali grains npon tlie Uliic liird's
luing!
Madame Rejane causes many génial aslonislimenls, and there
is a chief one for thèse who remember Gcrminie Laccrteux to see
hère, in this grave décoration — rather Comédie-Française 1 — te
look at the bottom of her heart : lier two children.
Elle vivifie tout ce qu'elle touche. C'est une fce. une fée Sa«s-
(îéne, par exemple, mais qui ne l'excuserait? Mlle est si bonne! Et
quel esprit' Un pétillement de malice et de sentiment : deux
grains de sel sur l'aile de l'Oiseau bleu...
!\\ine Réjane est léconde en surprises, et c'en est une pour ceux
qui se souviennent de Germinie Lacerteux de voir foi, dans ce
décor grave, — un peu Comédie-Française! — de voir le fond de
son cœur : ses deux enfants.
HHor. EUU. l'iHuu, 5, Bd b»-<icriiiaiu. l'aris.
MADAME JANt; IIADING.
Thts cxijuisile Paristan ts a Marseille' s native.
lier correct beàuty as iiiiich as lier rijrht talent, whïch the.
modem flaying and classic taste are thrillingin, prove llial some
hlood of Phoccan emi<^rants from old and artj'ul lonia is jlovHng
into lier veins.
Cette Parisienne accomplie est de Marseille. •
Sa régulière beauté autant que- son pur talent, où sous le jeu
moderne perce le goût, classique, attestent que dans ses veines
coule un peu du sang des Phocéens émigrés de l'artistique et
savante lonie.
l'HOT. EUG. PiHuu, 5, Hd S'-Geruiaiii. l'aris.
MADAME JANE IIADING
Theti, as an heredilary conséquence, she is passionately fond
of émigration. Madame Hading alternately glittered on our
most greatest théâtres. Even she reached the « Français »;
but the Boulevard without her seemed lo be sky Vôithoiit sur).
Nov) she is again al the Gymnase v}hich recovcrs viith her assis-
tance ils formcrly fashion.
Et l'atavisme veut qu'elle ait la passion de l'émigration.
Mme Hading a tour à tour brillé sur la plupart de nos grands
théâtres. Elle passa même aux Français; mais le boulevard sans
elle, c'était le ciel sans soleil. La voilà revenue au Gymnase
qui retrouve avec elle sa vogue des anciens jours.
PHOT. Euo. pmou. 5, Bi S»-Geimam. Pans.
MADAME JAiXE HADING
The sympalhctical managers of this élégant stage are seeking
for a pièce in v/iic/i thc Sapho's ivy soûl and the Avcnturicre's
soft perver.'ity ■Kill be blendcd in a fine part tliey shall happilv
offer to Madame Ilading, and so slie v:ill remember, i-^ilh a neio
triumph, lv}0 gieatest siiccesses of hcrs-
Les sympathiques directeurs de cette élégante scène cherchent
une pièce, où l'âme de lierre de Sapho et la perversité tendre de
l'Aventurière se confondront en un beau rôle, qu'ils seront heu-
reux d'offrir à M'"« Hading pour qu'un nouveau triomphe lui
rappelle deux de ses plus grands succès.
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PHOT. Euo. ptRou, S. Bd S'-Gemum. Paiii.
MADEMOISELLE DUDLAY
.V"« Dudlay livcs in acquaintance -aiilh poest and under
the Talma's shicld. Her fredilected author is a writer of ours
decayed hy no mounteban/cness : M. Parodi. From htm she
gathered her successful outset in Rome Vaincue ;y>om him she
fulled iip the mosl palhetical part she had ever played : Quecn
Juana.
M"" Dudlay vit dans le commerce des poètes et sous l'égide
de Talma. L'auteur qu'elle préfère est un de ces rares écrivains
que nul cabotinage de lettrée n'a amoindri : M. Parodi. C'est
à lui qu'elle dut le succès de ses débuts dans Rome vaincue;
c'est ù lui qu'elle doit le rôle le plus émouvant qu'elle ait encore
joué : la Reine Juana.
PHOT. EUG. Piaou, 5, Bd S'-Gerniain. Pans.
MADEMOISELLE DUDLAY
Mll« Diidlay oflen reached in Queen Juana Ihe h'ighesf top of
art.
She can tell many foetries witli an unperishable manner.
When M. Paroii mill appear as a Sophocle s and Corneilles
worthy heir, Vie shall say : « Diidlay » as well as tve say :
a Rachel ».
M'Is Dudlay a souvent atteint, dans la Reine Juana, les som-
mets de l'art.
Elle sut dire certains vers d'une impérissable manière.
Quand on découvrira que M. Parodi est le digne héritier de
Sophocle et de Corneille, on dira : « Dudlay! » comme on dit :
« Rachel 1 »
PHOT. Euo. PiROU, 5, Bd S'-Gerinain. Paris.
MADEMOISELLE YVETTE CUILBERT
She is more thaii a glory, she is an idol. Happy idol : she
conquired the World before her thirticth year of âge — as
Alexandcr did.
But, iiideed, vihat a per/ect incarnation of the today song!
C'est plus qu'une gloire, cesl une idole... Heureuse idole,
elle a conquis le monde avant trente ans — comme .Alexandre.
Mais aussi, quelle incarnation parfaite de la chanson du jouri
PHOT. EUG. pnvou,5, Bd Si-Cienuain. Paria.
MADEMOISELLE YVETTE GUILBERT.
Mot that Loîsa Pugfif's ypsc sloc/a'ngs song, iior sliorf-petticoai
onc at the « Caveau-)}, -htit ihçsong-only. dressed.w'th a pair oj :
hlack glovcs, and àU .qt'0))cc bnghlciiiiig ii!,mcadovôS,.wo.ods,
strecls and alcovcs.. \Vilh lier bulky. shcaf of couplets and
strophes, site appears. The acclaini suddcnly claps. lier slvness
is sa picrcing one, so beviilc/iing hcr cleverness that cvery thing
is plccisingly rcceivcd from hersfel.
Non plus ccuc chanson en bas roses de Loisa Pugct ou en
jupons courts.du .GavcauVmais la chanson vêtue tsculement d'une
paire de ganls noirs et qui fleurit à la fois dans les. prés, les bois,
les rues.et les ■.alcôyes.L
(yhargée de sa moisson de couplets;, elle pafait. On l'acclame.
Sa finesse est si pénétrante, son habileté si prestigieuse que
tout plait en elle.
PHOT. EUO. Piaou, 5, BJ SMiermain. Paris.
MADEMOISELLE YVETTE GUILBERT
Nicely minded she lihea to be surronnded vjilh ariftil luorks
in ordey to la/ce some resf i;:hen her songs are over. Sometimes
she is tired, having sprin/.led sali ami fcper to lier autliors.
Forttiiiately alic lias an uncxhausted stocl;. She madc a compact
iinlh Devi'l, and, iieverlheless, she can occasionnally hâve many
pure and soft repentance accents.
She really is a skilful artist.
Esprit délicat, clic aime à s'entourer d'œuvres d'art pour se
reposer de ses chansons. Elle est lasse, parfois, de fournir le sel
et le poivre à ses auteurs. Par bonheur, sa provision est iné-
puisable : elle a fait un pacte avec le diable, ce qui ne l'empêche
pas. du reste, à l'occasion, d'avoir la nolechaste, tendre et repentie.
C'est véritablement une grande artiste.
l'iiOT. F.ro. Piaou, 5, B'i S'-Gennain. Paiis.
MADF.A\OISKLLE LUCY GÉRARD
Uiilil tliis lime MU" Liicy Gérard made no inftdelity la Ihc
Boulevard. Sooii a/ter leavinff the Conservatory s/ie vient from
Ihe Ambigu lo tlie Gymnase and s/ie looks deliglilini^^ al llie
Madam's lliealrc as much as site is deligliled lliere.
Jusqu'ici, M"'' Lucy Gcraid n"a pas fait d'inlidùlitcs au Boule-
vard. Peu après le Conservatoire, elle est allée de l'Ambigu au
Gymnase et paraît se plaire au théâtre de A\adame autant qu'elle
y plaît.
CHEZ ELLES
PHOTOGRAPHIES
T
Nouveau procédé breveté, permettant de photographier instantanément, la.nlit et le jour,-à4omicile.
Jamais les femmes qui. par le talent et la beiy|té, iriomphent au ihéàlre
n'ont icnu plus de place qu'aujourd'hui. #^ ^^i^^:
Elles vivent entourées d'écrivains cl d'artistes cTnpressés à servir leur
i;laire.et l'on pfjurrail croire la curiosité publique satisfaite à leur endr'oit.
Ett'Vcrtîfrj il n'en est rien.
On regrette de Jic connaître tjue pai ue> jwiii jii.> cJlllClel^ et dto am^-i^- u<_
j jurnaux les actrTê^lcs plus enisue. On vo^uïbait les voir dgngp'inlimité de
leur vie. dans iecada où leur Véritable per^natité se dég^p leur esprit se
révèle et leurs goûts se devinent. ^ ^i=^"" ^rf^
Frappés d'un désir si généraleïSejifTépandu. nous -tiUreprenon^i^la
publication d'un album sans précédent : . _W: '"j """"
NOS ACTRICES CHEZ mES
Chacun ^^a pouvoir pénétrer ^hc^; les reines du jour, dev^'r un ifmfcsnl le
I imilier de leur « homty^et y déctjuïï'ir des merveilles d'art^blcmcnt^fopres
, ^lIr:t'Ci■tr d'excclknléS MÉesTJe confa^-et de goût.
Soucieux d'établir une publication qui ail àîiii lois l'attrait dune chose
^vivante et neuve et la valeur d'un document, nougavons "^i:o--'é ig|>otrfeiCMivrc
îde photographe le plus auloriisé à la mener à bieft^" '---^^ ^^^
s M. EUG. PIRÔTJ ^ ^=^=.^
|8
Un prq^dé spécial récemrn^t breveté, donnant^^^pôssibifilé de ^gtogra
phiérjJnsÉrhtanément la nuit*î le jour, .i domicile, p^i'expcrience acqiiîsê dan
de multiples travaux d'art, ^permettent à M. Pircfâde s'acquitter de sadifficul
tueuse tâche avec cette perfection qui a fait sa renommée. %
^^^Quant au tex'tc, pour qu'ijHÏsoit d'un auteur rensëgné, d'c^^l origi**"'-
n^s l'avons confié à ^rf^
^^ M. HKÏRI DE NOUSSANNE
Nêus ne doutons pas qBeJe public, appréciant l'originalité de notre tenlu
tive etJa sincérité de notre^MForl, ne fasse bon accueil à
€0S ACfhieES CHEZ ELLE&_
JBrix: de* l'A.llj1iiiw^ OO.ceiit. — l^'ranco pai* ls|f poste : T<> eent.
IL PARAIT UN ALBUM; XarA QUE SEMAINE ^^ ^
f4y4ftD ?m%^. Éditeurs, 78, MuleYâf^Saint-WiM, PARIS, t^
^5f,Q:^^<^p■-*><3$&Sg<à8E>a5<38S>éft<3^M<3SS>#^'^P>M<38S>^<3$E>JR«3gS>;
FRENCH' âCTKE
PHOTOGRA.BHIES
EUG. PI
Nés? pateft; proceeding for instafltaûeoiis photographies, by night or day, at homei^
Tlw vtomen viho are^ê^ellmg MJM, théâtre vril Sfr iAlët^ti^eau'.y
never hâve been pmnted ouPmsumi^'as t^0^= j^= ^^^T
They àreJfving surroundcd i-îfk awêiorsmid arItM, eagerly aiieiMng io
Iheir g'iorvaiid if^siùld bc supposAfk^ ptibli^£iiriosit^^^'sficd jhniit llicm.
It, really, is mi so at ail. Jg - ~^
VVe comphihi tcmr:iitg sowefMng aboul Lb^mosl attraçlvi'f acircaxs only
hy officiai ftcHtres^and ne-^^spàpers arliclestWe iva7it J0^cc ilicm in llieir
nilimalc Ufe. the fiuilint- ivliicJi iheir own_ personalit^i^imcrs in, how Iheir
lUDid is reivskid ant thcirfancy is'^prucssc^: MJ . ^=
As veldanc^^-such a gçiieral inislif-^vc beg ta unit&ske jusf^ noio the-
puhlicatiun ufpeculiar. precedentless an album : _j^^f= ^^=^=^
FRENCH ACTRESSES AI HOME
F.vcrv one shaLl he able lo gain jBHhîltance to"%^ qiteens o^^be day^^'
i^'cl for an insMnt familijr gùesm^at their homc,mtd io discoser ihercin
r.onderj'ul marvtls of fitrnitiirc vMch -c-^ill of coufse-^ggest many e xcell ent
^omjort and gotM lastc thouijht
Intending tô^sue a pubitCalion vffering boi^ffifattraçHon ofa nev) living
thing asdihe iJûriJi of o doCtamenlj^oo, lye hjvc a^sociatc lu 6ur work ihe most
suilgdj^olù^xtpHer to lead if^Irighl.
M EUG PIROU
flia pccttli-ar rcccnily paient proceedings and h is expérience from HiaB\'
artistic Korks^Içt M. Piron lo pcrfoim his^difficiill l.isf; v:ith this impre^^
perfection TiihtëJi has caiised Iris renovimr^:' —
^=^As forMhe le.xl. in order lo mcvt^a^=informed anihor. an original miifd's
^^n'^i^fej^pe commitlcd it lo.
W- ^ M. HENRI DE NOUSSiNNE^
E^ - IVc have na=-àmtbl tliat Ihc rmdcrs, apprai^ng our uncômmon trial and
sincère endeavotir, imll Mndly^xccept and rece ivsk
FRENCH ACTRESS^ AT HOM^ _
The ^^BLi S^BB? "^
Prifee of tlie All>iiiii s JSix pence. — Free I>y pos^t : JEîgl&t pen.ee
r^ ;^ AN ALBUM IS PUBLISHED RVERY WEEK
FMAnu Frères, publishers, 78, boulevarji Smnt-Mirliel, PARIS.
imp. Charaii^f'?
OS]lCTRICES
CHEZ ELLES
PHOTOGRAPHIES
EUG. PIROU
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y un) N Z ()0 rentin^i's^
MADEMOISEF.FR r,CCY GKRARD
She is a pure lasle and Lecii playing aclress. As a pectiliar
temper slie v^asfond ofpoels. lier « Home » is plain art and yet
very affccled one; such is lier mind ail at once ingenuous and
improved — as a fine poeiry. M"« Lucy Gérard although can
ieclaim the common prose and even site cxcels in the « Demi-
Vierges ». To thèse both lier âge is adapfed. She is yet far from
« dressing Sainte Catharine's hair ».
C'est une comédienne d'un goût fin et d'un jeu piquant.
Particularité touchante, elle a aimé les poètes. Son « chez elle »
est d'un art simple en même temps que très étudié : tel son esprit,
qui est à la fois naturel et raffiné — comme un beau vers. .M'I" Lucy
Gérard n'en dit que mieux la vulgaire prose et excelle même dans
les Demi-vicrgcs. C'est de son âge... Elle est encore loin de
coiffer Sainte-Catherine.
lOT. Kva. prRon, ... Bd S'-Germaïn. Parii
MADEMOISELLE -SOREL
Queen of Naples at « The Vaudeville » as long as Madame
Sans-Gùne r^as at the stage, A/"» Sorel reached the throiie in
the tv.'enty-third apn'iig ofher âge.
M. Uelaunay toughl lier the language of the courts betzueen
yards and gardens — entre cours et jardins.
As her first appearance, she came domn l'nto Hcll, at the
Eden-théatre, rat/A Orphée, and Pluto did not frighten her.
Reine de Naples. au Vaudeville, tant que dura Madame Sans-
Géne. .M'ie Sorel est parvenue au trône dans son vingt-troisième
printemps. .M. Delaunay l'initia au langage des cours, entre cours
et jardins.
Pour ses débuts, elle descendit aux enfers, à l'Eden-Théâtre.
avec Orphée, et Pluton ne lui fit pas peur.
PHOT. Kua. PinciU, i, Bd S<-Germam. Pini.
MADEMOISELLE SOREL
Dispossessed of her royal cro-wn, since MM. Moreau and Sar-
dou's pièce was forsaken, M"» Sorel is not, as people could
fancy, a queen in partibus infidelium ; she kas only faithful ones;
vihen one has seenand heard her at once, one remains her slave
for ever.
A peculiar sign : M"« Sorel possesses a bed which is quite a
marvel, a royal bed; but it is told io he a bewitchement : a skilftil
woman cannot sleep into it luilhout dreamiiig she toilt he a duchess.
Dépossédée de la couronne depuis qu'on ne joue plus la pièce
de MM. Moreau et Sardou, M"» Sorel n'est pas, comme on
pourrait le croire, une reine in partibus infidelium... Elle n'a que
des fidèles! Quand on l'a vue et entendue, on est h jamais son
esclave. Signe particulier, MU» Sorel possède un lit qui est une
merveille, un lit royal; mais on le dit ensorcclc. l'ne femme
d'esprit n'y peut dormir sans rêver qu'elle sera duchesse.
PHOT. tva. riRou, 5, Bl S>-0«rmuii. Parii.
MADEMOISELLE ROSA BRUCK
We saw her al Ihe « Français », at the Odeon, at the Gym-
nase, inRussia, then at the Gymnase again, and now she remains
hère, forgetting the Neva and the French-Russian alliance luhich
ViOuld for Vian t of her... For, although nothing is said ahout it,
•without Ihe Michel théâtre v:e should hâve no influence at Saint-
Petersburgh.
On l'a vue aux Français, h l'Odéon, au Gymnase, en Russie,
puis encore au Gymnase où elle reste, oubliant la Neva et l'alliance
franco-russe, qui sans elle... Car enfin, on n'en dit rien, mais
sans le thdàtre Alichel, nous n'aurions nulle influence à Saint-
Pétersbourg.
l'H r. i-.u<>. fiuoij. o, 111 S: (ji.Miuui. IViru.
MADEMOISELLE ROSA BRUGK
Hère it is the meddi'ng- ring, it certainly is this. Must I
add a truc affirmalion? liosa liruck îs a sleady dâssical arlisl.
Her l'Ct Y liiiman talent is conneclcd vith fi/fcen triumphant
yean.
Le voilà, l'anneau d'alliance, le voilà bien! A ceci, faut-il
ajouter une vérité? MH'' Rosa Bruck est une artiste sure et qui
sait les traditions.
Son talent si humain s'appuie sur quin/c ans de triomphes.
PHOT. ECO. PiROi:. 5, Bd S'-Oermain. Pans.
MADEMOISELLE ROSA BRUCK
Fifteen yearsi... Thenshe began very soon, tue shall say, as
she looks so young.
And Echo will repeat ; Fifteen years.
— Quinze ans... Elle a donc débuté bien tôt, va-t-on dire ei)
la voyant si jeune.
L'écho répondra : Quinze ans !
I
PHOT. Euo. PIROu, 5, Bà S>-GernuLUi. Tans.
MADEMOISELLE BRÉVAL
When ihey were playing Madame Sans-Gêne -a/ the Vaude-
ville, there was, in the fnst act, a litùe washer wonian, from
Rejane's loorlcshop, who was eagerly qui\ed by glasses. Tkis
Utile luashermoman, qui^ed over again by glasses in Nos Intimes,
in Marcelle, etc., was M'Ie Brêval, born a coquette maid about
twenty three or twenty four years ago, al Paris.
Quand on jouait Madame sans Gêne, au Vaudeville, il y avait,
au premier acte, une petite blanchisseuse, de l'atelier Réjane, que
dévoraient les jumelles Cette petite blanchisseuse, que les jumelles
ont de nouveau dévorée dans nos Intimes, dans Marcelle, etc.,
était M'io Louise Bréval, née soubrette et coquette, il y a quelque
vingt-trois ou quatre .nns, à Paris.
PHOT. EUG. Pinou, 5, BJ S"Germain. Pan».
MADEMOISELLE BRÊVAL
Oh! wliata lovcly arlist.' S/ie l's impeccable from liead lo foot.
and besides very clcver, v ry fond of nev) fcelings and sélect
reading.
lier single sin : al little bit of ambition. But is thaï a sin
•inhen a xoiinp vioman /.< fair and hind-hearted?
Oh! la scduisanlc artiste! Elle est impeccahle de la tête aux
pieds, et avec cela, très spirituelle, très éprise de sensations neuves
et de lectures choisies.
Son seul défaut : un brin d'ambition. Mais est-ce un défaut,
quand on est belle et qu'on a du creur?
niuT. Euu. pinou, 6, Ud S>^(iermain. Ptni.
MADEMOISELLE YAHNE
Peuple announce lier next entrance in the Molière's House,
which is not aliuays a very productive house for the stars of the
Boulevard; but tue must sometimes make a sacrifice to glory.
Therefore we may hope that in next future the officiai ingénu-
ousness of Richelieu street will kindly receive the officions Gym-
nase s ingenuûusness incarnate in A/'ie Yahne.
On annonce sa prochaine entrée dans la Maison de Molière,
qui n'est pas toujours une maison de rapport, pour les étoiles du
Boulevard; mais il faut bien sacrifiera la gloire. Nous pouvons
donc espérer que, dans un temps prochain, l'ingénuité officielle de
la rue de tiichelieu fera bon accueil à l'ingénuité officieuse du
Gymnase incarnée en M"' Yahne.
PHOT. Euo. FiRou, 5, Bd S'-Gcrmain. Ptni.
MADEMOISELLE YAHNE
In « Pension de famille » and « L'Age difficile », M"« Yahne
showed herself to be clever enough to introduce on the French-
Comedy's stage the « Modem Girl » invented by our most emi-
nent romance-ivriters.
A very dangerous one the « Modem Girl » — Maud stmply.
But how can one not to love her when her name is Yahne?
Dans Pension de famille et VAge difficile, M'Ie Yahne s'est
montrée définitivement digne d'introduire, sur la scène de la
Comédie-Française, la « jeune fille moderne », inventée par nos
plus distingués romanciers.
Très dangereuse, la « Jeune fille moderne ». — Maud tout court
Mais comment ne pas l'aimer quand elle s'appelle Yahne?...
PHOT. lua. pnoD, 6, B* S'-Germtui Pull.
MADEMOISELLE DU MINIL
M'Is du Mtnil roho ts so appreciaied by the first-class boxes
and orchestra of the French-Comedy is quite sympathetic even to
the « gods » in the tipper gallery. lier Christian names are
Reiiév-Mary-Louisa-Theresa-Martha; there/ore she has many
saints in her sleeve. Happy saints!
M"6 du Minil, qui est si appréciée des premières loges et de
l'orchestre de la Comédie-Française, n'est pas en moindre faveur
au paradis. Ses prénoms sont Rcnéc-Maric-Louise-Thérè.'c-
Marthe; elle a donc bien des saintes dans sa manche. Heureusej
saintes/
PHOT. EUQ. PiROU, 5, Bd S'-Germain. Pirii.
MADEMOISELLE DU MINIL
A/""! du Minil's cres mtist hc rccUoncd among the finest ones
in Paris. Thcir brighliiess crealed quitc a sensation on an
aiitiiwH night in 1886. %:'lu'n. for the Jirst lime,they shone on the
u l'Vançais' » stage. It zvas A/"* du Minils first apfearance in
« Denise ». The J'air ladics declared on this night the fiay Kas
détestable and A/"<^ du Minil was torn ta pièces... The orchestra
had g'i/tied oitly Den\'*t.
Les yeux de .M"« du Minil peus-cnl Cdmptci- :ni noiiibrc dus plus
beaux de Paris. Leur éclat lit sensation le soir d'automne 1880
où. pour la première fois, ils brillèrent sur la scène des Français.
M"« du Minil débutait dans Denise. Les jolies femmes qui étaient
dans la salle déclarèrent, ce soir-là, la pièce exécrable, et .M"" du
Minil fut dé'chirée... L'orchestre n'avait lorgne que Denise!
NOS .\UTRICES
CIIKZ ELLES
PHOTOGRAPHIES
IXJiJ,
t* I R C> l
T
Nouveau procédé breveté, permettant de photographier instantanément, la nuit et le jour, à domicile.
Jamais les fenimci qui, j>ar 11- talcnl tl la bL;auli;. li'inniphi.nt au lhcaU\
n'ont tenu plus de place qu'aujourd'hui.
Elles vivent enlources d'écrivains cl d'aiLi^ic-- cinpiL--i.:- a -ciaIi- km
jloirc et l'on pourrait croire la curiosilt; publique sali>laiu a Imi LiKh'^il,
En vérité, il n'en est rien.
On regrette de ne connaître que par des portraits olliciels et dc^ articles de
iurnaux les actrices, !é5_ plus en vue. (^n voudrait les voir dans 1 intimité de
-ur vie. ^ftîis ie cadre où leur véritable |sersoniialilc -i. dé^a^'c. leur esprit se
\.vèle elîçurs ijoùts .se devinent.
l'rappés d'un désir si iiénénikmenl répandu, n^n-^ i.nlri.|)ii.niiii^ i.i l.i
iiWicnlion d'un album san^ précédent :
NOS ACTRICES CHEZ ELLES
Oiacun Va pouNuir pénétrer elle/ les reine* du jour, devenir un instant le
lamilier de leur « hume » et y découvrir des merveilles d'ameui-'lemeni propres
.. suggérer d'excellentes idées de confort et de goût.
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k- jîhnKiLjraphe le plus autorisé à la mener à bien.
M. EUG. PIROU
l,n procède speeuil reeeiiinieiit bre\ etc. donnant la |jus>ibiliie de phulogra-
phler instantanément la nuit et k jour, à tloniicile. et 1 expérience acquise dan-
cle mulllples:lfa\ au\ dail. permettent à M. l'iroude s'acquitter de sa dlflicul
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Quant au texte. |5i m qii il -oit li'uu auteur ren^eii^né. d esprit orljrinal.
nous l'avfins confie i
M. HENRI DE NOUSSANNE
\oii~ ne doutons pa-quc le public, appréciant lori^inalilé de notre lenla-
li\e ei la smcénlé de noire effort, ne lasse bon aeeuell à
NOS ACTRICES CHEZ ELLES
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FAYARD Frères, Éditeurs, 78, boulevard Saint-Michel, PARIS.
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.;§E>3Së<S$£>ïè<;i8:a>^.;<38£>3?:<3§i^
*î<3$S>.*;-<3$S>-* <38S>^<38S>M<3$E>S5^
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T
^ 60 /le/téin^Ct/
PHOT. ECO. PiROU, 5, B»l S'-Gcrmain- P»ris.
MADEMOISELLE DU MINIL
Ever a/ter, vnth lier fine . gracefulness and steady talent,
M"e du Minil Tjoii hoth the féminine as luell as masculine sym-
pathies. Presentlv she is an Associate. This marshal-staff,
v'hich unll he the staff of lier old âge, is but a branch in blos-
som in lier liands.
Depuis lors, par sa fine bonne Krâce et son talent soutenu.
M'Ie du Aîinil a su se concilier les sympathies féminines sans rien
perdre des masculines. La voilà sociétaire. Ce bùton de maréchal,
qui sera son bAton de vieillesse, n'est dans ses mains qu'une
branche fleurie I
PHOT. EUO. PIRCHT, 5, Bd St-Germam. Parii
MADEMOISELLE GERFAUT
JVf'l* Gerfaut ts a member of Odeon national théâtre which
^ave lier an opportiinity to loin the applause in Dumas the son s
stoclcs-plays. Shewas very miich likedin Monsieur Alphonse.
When, some day or othcr, the Odeon zoill find a means to
estabiish a jnodern pièce, a new interesting one, Wl« Gerfaut
willact a greatfirst part as a rewardfor her probation in revi-
vais.
Mlle Gerfaut appartient au théâtre national de l'Odéon, qui lui
a donné l'occasion de se faire applaudir dans le répertoire de
Dumas fils. Elle fut très goûtée dans Monsieur Alphonse. Le
jour où rOdéon aura les moyens de monter une pièce moderne,
intéressante et neuve, un grand premier rôle récompensera
M"'" Gerfaut de son stage dans les reprises
paoT. Eoa. pnioo, 5, B< S*-Oermtm. Pahi.
AIADEMOISELLE GERFAUT
\Ve are expecting, at Paris, for lier sake. a triumphal pro-
duction, since she acted many bright parts abroad. She is an
élégant ivary actress whose characteristic is sincerity in art —
and in every thing.
M"« Gerfaut vias recenily acting at the Renaissance, in La
Meute; but, alas! this pièce without pièce was also without part
one, and inith nothing one can do nothing — but noise, as
Shahspéare says.
On atlend d'elle à Paris une création triomphale, car elle a
maintes fois tenu la scène avec éclat, à l'étranger. C'est une actrice
élégante et mesurée dont la dominante est la sincérité en art, et
en tout.
M"e Gerfaut jouait récemment, à la Renaissance, dans la Meute,
mais hélas! cette pièce sans pièce était aussi sans rôles, et de rien
on ne fait rien, — que du bruit, dit Shakspeare.
PHOT. Eua. pmou, &, Bd ^t-uermaïu. Pans.
MADEMOISELLE DRUNZER
A thorough-bred Parisian, to sum up ail in one Word.
\Ve miist not ivotider that she is playing a shining part
amidst the Gymnase and Vaudevilles fenstoners. She ii'as exqui-
site in .Musotte, and in Viveurs she vjas proclaimed a thorough-
bred artist.
M. Got, her teacher. kissed her brozv al the night of the
Amoureuses revival, and he said « Soldier, I am satisjied ivith
you! M
Une Parisienne pur sang, c'est tout dire.
11 n'est pas étonnant qu'elle brille parmi les pensionnaires du
Gymnase et du Vaudeville. Elle était e.xquise dans Musotte, et dans
Viveurs on l'a proclamée artiste de race.
Ai. Got, son professeur, l'a baisée au front le soir de la reprise
dWmoureuse, en lui disant ; « Soldat, je suis content de vous ! »
Sid S'-Gerniain. Paru.
A\ A i) !•; A\ o i s i; L 1 . 1 : \) u i n zi:: ii
Ad doiibl A/lli^ Drun\er vjill rcac/i l/ic I''rciic/i-( Jomcdy. . . iinicss
Russia or America 'ii^ill lahe lier off.
Slic previously played, al Richelieu slrccl, iiiaiiy Utile parts
deliglilful lo le seen. Al thaï lime she z'jas a merc pupil al the
Conservalory and ivas familiarly called « Pretly Gabriellc ».
Prelty! Oh! Hovj miich shewas!
(loiild Henry IV leave Ihe Ncw-Bridgc, lie voiild mit and
fling himself al lier J'ecl.
il n'est pas douteux que A\"f Uiunzer n'arrtvc à lu Comedie-
l'r.invaisc... à moins que la Itussicou I Amcriquc ne nous l'enlève.
I]llf a déjà joue, rue de Kichclieu. de petits rôles délicieux à
voir. Elle était alors simple élé\ e du ('onservatoire et on l'appelait
familièrement « la jolie Gabrielle! » Jolie! oh! combien...
Si Henri W quittait le l'cint-Neuf. ce serait pour courir ^i ses
pied><.
PiiuT. EUG. PIROU, 5, Bd S'-Geimain Paiis.
MADA.MK A M EL
If ever aclress -was obliged lo do violence lo hcr nature. Ihis
certainly is A/"i« Amel, viho succeedin<; to A/'"» Jouassain at the
French-Comedy, often sacrifices her native goodness to the harsh-
ness of somc parts — for instance A/"* de Pontferrand in Denise
— equally antipathetical and needful. llard cocrcion! Thcn she
is obliged to maice her self look old. But A/'""" Amel is aivare that
•Ke do not gro'M old in sight offeople 7cho are fond of us.
Si jamais actrice a dû violenter sa nature, c'est bien M'"« Amel
qui, prenant à la Comédie-Française la suite de M""^ Jouassain,
sacritie souvent sa naturelle bonté à la sécheresse de certains
rôles, — Mme de Pontferrand, dans Denise, par exemple. —
aussi antipathiques que nécessaires.
Dure contrainte, elle est alors obligée de se vieillir. Mais
JVJnie Amel sait que nous ne vieillissons pas aux yeux de qui nous
aime.
PHOT. Euo. PIROL', 5, Bd S'-GermaiD. i'axi».
AiADAiME AMEL
Whatever she may do, thc public never will take lier to be
older than lier agc- ivhicli is qiiitc fulness of talent and beauty.
A/ine Amel can shif/ deli'^hlfiilly- In Par le Glaive, they could
nul siilJLienlly admire llie Sand-.Man ballad she sanir sv tenderly.
She a}>ain brought to life and fut into fashion many ingenuotis
former songs w'hich she adurns rcilh the charming sxueelness of a
feeling sont.
Quoi qu'elle fasse, le public ne lui donne jamais que son
âge, qui est celui de la plénitude du talent et de la beauté.
Mme Amel chante à ravir. Dans Par le (jlaive, on ne se
lassait pas d'entendre la ballade de Vllomme au sahle qu'elle
disait si tendrement.
Elle a rendu à la vie et remis à la mude de naives chansons
d'antan à qui elle prête le charme ému d'un c^eur sensible.
Pir.c. LXG. rir.ou, T.. Bii St-Gc;maia. Pans.
MADliMulSliLLL: FONCET
This yoiing and dcli^hlful Opcia Aaiicci is js ivcll as luf't^y
nations : shc lias no history.
She is a star, and — tvlio viould belicTC il'f — a mudcst ont- ; shc
vetls lier face on llie slig^lilest compliment.
Cclli: jeune el délicieuse ballerine de l'Opéra est comme Ic-s
peuple;; heureux, elle n'a pats d'histoire.
C'est une étoile, el — qui le croirait;- — une étoile modeste;
elle se voile l;i face au moindre compliment.
PnoT. Eua. pmou, 5, Bd S'-Germain. Pans.
MADEMOISELLE FONGET
Hoioever let us déclare we couLi nul Jînd oui a more charming
viary daiicer. Discreet and cautions loo, A/"« Poucet is enchant-
ing vjith her hidden gracefulness.
An uncommon merit, she sfeaks little, but, thank God 1 she ts
not in need of speaking in order to be pleased, and so much the
hetter !
Disons pourtant qu'on ne saurait trouver une danseuse d'un
charme plus mesuré. Discrète et contenue, M'ie Poncet enchante
par sa grâce cachée.
Mérite rare, elle parle peu; mais, Dieu merci, elle n'a pas
besoin de parler pour plaire, et tant mieux!
PHOT. EUO. Plaou, 5, BJ S'-Germun. Pirii.
MADEMOISELLE LAFARGUE
Btarrit^ and Fotttarabie, France and Spain, Océan and gui-
tars, are Af'e Lafargue's vJiole chtldhood.
lier hour came to leave the smeet shore luhere the waves iincea-
singly break their sounding sheaves.
Biarritz et Fontarabie, la France et l'Espagne, l'Océan et les
guitares, voilà toute l'enfance de .M"" Lafargue.
L'heure sonna pour elle de quitter la douce plage où sans
cesse les flots se brisent en gerbes sonores.
PHuT. Kto. puiou, &, B* Si-tiermun. Pârii.
MADEMOISELLE LAFARGUE
Froni Biariit^ she reached Paris and entered in the Conserva-
tory ■whence, luithoiit striking a bloiu, she came on first rate te
the Opéra.
On the last year her first appearence luas in Othello.
De Biarritz elle vint à Paris et entra au Conservatoire d'où
înscoup fenr. clic passa au premier rang à lOpcra.
Lan dernier, elle débutait dans Othello.
JT. Euu. PiRou, 5, Bd St-(iermain. Fans.
MADEMOISELLE LAFARGUE
In 1 hannauser. Aida. Fredegonde, her voice tyas life. passion
and charm. Today s/ie is going to take the place of M"^» Caron
in Hellé. \Ve inay expecl eveiy thing from herself. This songs-
tress tvoenty four years old, with her statuary type, is a singtng
heart.
Dans Tannhauser, Aida, Frédégonde, sa voix fut la vie, la
passion et le charme. Aujourd'hui, elle va remplacerM™* Caron
dans Hellé. On peut tout attendre d'elle. Cette cantatrice de
vingt-quatre ans, au type sculptural, est un cœur qui chante.
Jl2/JL/j yXH/O
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Nouveau procédé breveté, permettant do photographier instantanément, la nui%et le iofft, à domine.
jamais les femmes qui,_par le laièni et la btumO. ii-iomphcnl au llu;iiri.
n"ont tenu plus de place qa'aujourd'lHii.
Elles vivent entourées d'écrivains et xi'artistes empressés à servir Icui-
irloire et l'on pourrait croire In curiosité publique salisliiilc à leur eiidïBiL.
En vérité, il n'en est rien.
On regrette de ne connaître que par des portraits oïlieicia el oe^ articles de
iDurnaux les aeteices4gs _plas en vue. On voudrait les voir dans 1 intimité j3e
leur vie, âans le (âîdré où leur yéritablg personnalité se déga^êîiear esprits^
révèle et feurs goûts se dcvincat. _^^/ _J^
Frappes d'un désir si généralemenl répaadifrsaous entreprenons ici la
publication d'un album sans précédent : JS; ._ f
NOS ACTRICES^CHEZ ELLES
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tueuse tâchclîg;c celle perfection qufcâ fait sa renom mée^:"^" W =3
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nous l'avons^eonllé à _ ^^=5=" __^_
M^BpNRI DE NOUSSKnNE ^
Nous Hê dauSSs paj qae le public, appréciant l'originalité de nolfé tenfeF
live et la smcérilé detîatre elfort. ne fasse bon aiJiiHcil à s
N^^CTRICES iîHfZ ELLES
:" I Ks Editebrs,
II, PARAIT Ijy ALBUM. CHAQUE SÈfiAI?fE j^
FAÏABD Frères, Éditeurs, 78] boulevarà Saint-Michel, PARI^
^«8&iS"S8s>^<S^S>,^|<3^^<3§E>^«gS>i«<38&M-^8&lg<3$S>^=<3^S>^<3$S^,<38£>M--^^
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MADEMOISELLE SUZANNE DERVAL
It is very hard to a still young man to keep his temper wheii
writing afew kind Unes concerning M"« Suzanne Derval.
At ihis bare name the Champaign corks spontaneously
blov} up.
Suzanne Derval, that is Tararaboum-Revue and Adèle, t'es
belle! She is the queen of Parisiana-Concert ; she is a corner-
stone — by no means many corncred one — of the parisian
édifice.
Il est bien difficile pour un homme encore jeune d'écrire de
sang-froid quelques lignes aimables sur .M"« Suzanne Derval.
A ce seul nom les bouchons de Champagne sautent d'eux-
mêmes.
Suzanne Derval, c'est Tararaboum-Revue et Adèle, t'es belle'
C'est la reine de Parisiana-Concert; c'est une pierre angulaire
— et nullement anguleuse — de l'cdificc parisien.
PHOT. Euo. PIROU, 5, Bd S'-Ocrmam. Paris.
MADEMOISELLE SUZANNE DERVAL
lier tnamier, if not piirely ctassical oiie, hoxvever is valuable,
for we must acknowledge that among our fair adresses Ihe most
fanciful ones are just thèse whom Paris must be proiid of. What
coula be Paris, without them, in sight of foreigners?
Son genre, pour n'eue pas du pur classique, n'en a pas
moins son prix, car il faul convenir que. parmi nos jolies actrices;
les plus fantaisistes sont justement celles dont Paris doit le plus
s'enorgueillir. Que serait-il sans elles au.x yeux de l'étranger?
I MOT. KiG. PiRou, 5. Bi S'-Oenntin. Parti.
MADAMF. I.INA MUNTK
What a glorious career lias been ahready overcome by this
Parisian ivho has seeii so many tears flotning doznn. since for
thèse tiuenly years t/icre l's no moving successful picce vnthoiit
her.
In Russia, for seven years, she enrapttired thc Court of the
Tzar. She ment av)av as a witly vooman and came bacl: as a
Ladv.
Quelle fîlon'euse carrière elle a déjà parcourue, celle Parisienne
qui a vu couler lanl de larmes, car, depuis vingl ans. il n'esl paa
une pièce émouvanle qui ail réussi sans elle.
lin Russie scpl ans, elle a enlhousiasmé la cour du isar. Par-
lie femme d espril. elle esl revenue fçrande dame
MADAME LINA MUNTE
Today she is melcomed on every night by the frequenlcrs of the
Renaissance.
With Guitry M""* Lina Munie is a column of this new temple
of art the high-priestess of vjhich — who is its Godhead too —
Viill hâve around herself only sincère talents.
Les habitués de la Renaissance lui font fête aujourd'hui, cha-
que soir.
M™e Lina Munte est, avec Guitry, une colonne de ce nouveau
temple de lArt dont la grande prêtresse — qui en est aussi It
divinité — ne veut autour d'elle que de sincères talents.
MADEMOISELLE MlLY-MEYER
Is it possible? It mas in 1878 she created Ihe Duchess cf Par-
thenay in Ihe Petit Duc. 7» z->as at the Renaissance, in thc good
limes ofthal poor Koning... Where are the lasl year laurels?
Est-il possible? C'est en 1878 qu'elle créa la duchesse de
Parthenay dans le Petit Duc. C'était à la Renaissance, au bon
temps de ce pauvre Koning... Où sont les lauriers d'antanJ
PHOT. EUG. piRou, 5, Bd S»-GBrm»in. Ptril.
MADEMOISELLE MlLY-MEYER
Laurels... Hère are some green, splendidly greeti ones.
M"e Mily-Meyer hows beneath the hurden, and the yestcrday
laurels are growing green again loith the cotitact oftoday's ones.
She knew nothing but triumphs. Thanks to such a good luck, the
Itfe glided over herself, her voice remains young, her s-pirit is
fossessed and her beauty stands ^inaltérable.
People say the luoman is changeable. Nonsense! Mily-Meyer
is always selfsame and tvill be so for a long whtle.
Les lauriers... En voici de verts, et d'un vert sple-ndide.
Mlle Mily-Meyer ploie sous la charge, et ceux d'hier reverdissent
au contact de ceux d'aujourd'hui. Elle n'a connu que des triomphes.
Grâce à tant de bonheur, la vie a glissé sur elle, sa voix reste
jeune, sa verve endiablée, sa beauté immuable.
On dit que la femme change. Allons donc, Mily-.Meyer est
toujours la même — pour longtemps encore.
PMOT. luo. PIROU, 5. B» S>-Genn>m. Ptni.
MADAME GRIMAULT
As a pensioner of the Gymnase, M"*^ Grimault keeps/ashio-
unable success at the boulevard
Shekept in a pleasanlvjjy the varions Unes which her mana-
gers committed to herself.
Pensionnaire du Gymnase, Aime Grimault a beaucoup de
succès au boulevard.
Elle a tenu d'une manière agréable les différents emplois
que ses directeurs lui ont confiés.
PHOT. EUG. Pmou, 5, liJ Si-(jcnnain. Tans.
MADAME GRIMAULT
She is still young, and loe may think that m a ncxt time a
firstrale fartiaill improve the eminent artistwho, uniil now, has
shown herself only as a pretty •woman.
Elle est encore jeune, et il est à croire que, dans un temps pro-
chain, un rôle de premieie importance mettra en valeur l'artiste
distinguée qui, jusqu'ici, n'a laissé voir en elle qu'une jolie
femme.
PiiOT. EUO. PIHOD, 5, M S*-4kniiiuk Paru.
MADEMOISKLLK SBEHNA
Next io Thalia and Melpomene, lliere is Terpsichore.
Hère llie Terpswlwrcs picture is A/"« Sberna viith lier ttine-
feen springsof âge. The head dancer at the Opera-Comique is
Ihe Jirst in the village unlil stie is the first in Rome. Rome is the
f)Vi<?rii. She will reach it before long.
Après Thalie cl Melpomene, rerpsichore.
Ici. Terpsichore est repré.«cntée par .M"* Sberna et ses dix-
neuf printemps.
La première danseuse de l'Opéra-Comique est premièrt 3U
village en attendant de letre à Rome. Rome, c'est l'Opéra. Elle
y entrera bientôt.
PHOT. Euo. PIROU, 5, Bd S'-Germam. Paris.
MADE.M01SELLI-: S BERNA
This adorable Narbonian, irhofe italian name is but an addi-
tional cleverness, lias lier seal af'pointed in the span^^lcd licavcns
the name ofwhicli is, al Paris. Daiicc-Room, theonly Irue saloon
•where one can see minislers fassing ihrough and hings slop-
fing at.
Already, ivliilh a nimble fool. M""^ Sberna springs tov^ards the
aim, taken att^ay by the rhylhmical rapture of dance, and so pro-
digiously she qtiikly tiiriis round thaï she looks as if she vnll Jly
aiuay or vanish in a gau\e cloiid — and, in order to keep lier ,
the spectators lioLi their arms ont.
Celle adorable Narbonnaise, donl le nom italien n'est qu'une
habileté de plus, a sa place marciuée au ciel étoile qui s'appelle à
Paris le F'oyer de la danse, le vrai foyer, te seul foyer, celui
où l'on voit des ministres qui passent et des rois qui s'arrêtent.
Déjà, d'un pied léi;cr, Ai"" Sberna s'élance vers le but,
emportée par le rythme enivrant de la danse, et elle tourne si
prodigieusement vite, que l'on croit qu'elle va s'envoler ou dis-
paraître dans un tourbillon de tulle, — et, pour la retenir, les
abonnés tendent les brasi
PHOT. EUO. pmou, 5, Bd S^-tiennain. Paru.
MADEMOISELLE MELCY
j\/lle Melcy is oiie of thc ftnest pensioners of MM. Porel
and Carré who are good taste men. She is yoiing, but already
her élégance and distinction put her in a right place at the Vau-
deville.
M'l«A\elcy est une des plus jolies pensionnaires de M.M. Porcl
et Carre qui sont hommes de goût. Elle est jeune, mais déjà son
élégance et sa distinction la mettent en bon rang au N'audeville.
THûT. EUG. pmou, 5, Bd St-Gcrmam. Paris.
MADEMOISELLE MELCY'
She is a rtsing star.
When we see her, so fair and luht'te, on thts pltish and silk
background — as a fine fearl in a winning casket — we mitst
hâve no tineasiness ahout A/'le Melcy's future.
C'est une étoile qui se lève.
A la voir ainsi, blonde et blanche, sur ce fond de peluche et
de soie, — telle une perle fine en un caressant écrin, — on ne doute
pas une seconde de l'avenir de MU*' Melcv-
I
ACTRICES
CI lEZ ELLES
PHOTOGRAPHIES
Nouveau procédé breveté, permettant de photographier instantanément, la nuit et le jour, à domicile.
Jamais les femmes qui, par le lalenl cl la beaulé, trionSfljent au théâtre
n'ont tenu plus de place qu'aujourd'hui.
Enies vivent entourées d'écrivains et d'artistes empressés à servir leur
gloire et l'iM» pourrait croîrela curiosité publique satisfaite à leur endroit.
En vérité, il n'en est rien. "^"^ T- ' ^
On regrette de nç connaitrc que=par des portraits officiels et des articles ^I
journaux les actriigs les plus en vue. Qn voudrait les voir danSvl'ir'timité dj
leur vie. dans le cadi^ où leur vcrttallc personnalité se dégage,iî:ur esprit se;
révèle et leurs^oîusf se devinent.
Frappés d'un désir si généralemiait répandu, nous entreprenons ici la
publication d'un album sans précé-dcnt : " "^^
NOS ACTRICES CHEZ ELLES
Chacun va pouvoir pénétrer chez les reines du jôurj devenir: un instant le
familier de leur « home» et y découvrir des merveilles d'aïflcubfernsnt propres
à suggérer d'excellentes idées de confort et de ixoù:. ^ _
Soucicu.x d'eiablir une publicatîûn qui uil a ia fois l'atlraii d'une chose
vivante et^uve et la valeur d'mï dcœiuHênt, nous ap)ns associé à notre teavre
le photegaghc le plus autorisa à la mener à bien, > M ==^-
^ M. EUGvPIROU^ * "^^
jiâWJn procé^spécial réeem m e ^ ferev llë , ^nnantla po^bilité de phot^ra-
phîcr instantjfliégient la nuit et le jour,jt^oinicile, et l'exp^encc acquisedan'-
dc multiples trav&nx d'art, pcrm^eRFa .M. Pirou de s'ac^&t|r de sa «îiificul-
lueusc tache avë^cctte perfecti(S^qui a fait sa renommée. "^^ V
Quant au tj5Slc, pour qu'il éoit d'un auteur renseigné, d'eS^t ordinal,
nou-; l'avons confié à TJr" ' "
^ M. HENR^DE NOUSSANNE
Nous ne^âdoutons pas que le pSlic, appréciant l'originalité de notre tenta-
tive^ la sincérité de notre cffortj ne fasse bon aecacil à >
NOS ACTRICES CHEZ IMIES
Le^ É
DITEURS.
Prix, die FA.ll)iiiii s OO cent. — Frs^neo pa.i? Aa, pos^é : TOjBent.
IL PARAIT UN ALBUM CHAQUE SEMAINE ^ ^
rmÂSÊ Frères, Éditeurs, 78, boulevard SRint-lllllcheliri>ABIS.
EXT G. ipiROU
New patent proceeding for mstantaneous photographies, ^ night «r day, at home.
The u'omen who are excellinr; at the théâtre "isitb her Lilciil .nid èeauly
never hâve keeii pointcd oui as mtich as tsday. :!r
Tbev arc Hving xurruundcd viith authors and artists eagerly aitending io
tkeir "lorx and it i^ould bcsuppàscd thc public ctiriosily îssalis/u-d ahotil thcm.
W, really, is not soral ail.
We complain fcnowing somtthing aboiit thcmost attractive actrcsscs only
hy officiai pictures'Und iieivspapers articles. Wé -H'anf to see ihem i^ ;fjip'r
intimait' lifc, the otttlinc v)hich tlieir ovmj^rmn^lHy glitlers in. Iwz:: tlicir
mind is rcvealed anl thcir fancy is gîtcsscd.;^
As yclditucc ta siick a gênerai 'wish, «e heg to itndertakc jmt nov! t/mz
ptihlicatism ofpeculîar. précèdent less an alhim : ':' ; J
FRENGH ACTRESSES AT HOME
Evcry one^ijS^e ablç io gain adiniUance to the queens of theMay, ta
"et for an iiMtaitt Jamiliar gucsts at dlwir home, and to discovér ilt^^w
r:onderfid marvels of furniture v}hich vWlJ'^^Wsc suggest many f^MMeni
comfort ânàgpodta§tsihe^gkts. ?"
Intcnding Io issue a publication, offering hoth thc attmction of a, new liviny
thing^nd the vorlh of o document tcvi, v:e hâve assocrate to our work the moui
sttite^ pholùgrapher to tcstd itailtigM^
M. EIJGf PIROU
His peculiar recenlly patent prûccedîngs and his expérience fram many
artistic tsorks let M. Pirou io perform Ais àifficult task vnth tins improved
perfeclitm ^hiéliéas caused his renozuni=___-^^_ ,,
As for the têxl, in oïder to meet anî#f^^iéâaitihor, an ougiiml mind's
one. v.)e hâve conitm'ttcd il io.
M. HENRI DE NOUSSANNE ^
\\ c hâve no doukt^tJial tlie rcaders, ^pprmsi»g our vncommm irinl and
JsiiKere=£iâea,vûur^ vcill kindly accept and reçoive -
FRENCH ACTRESSES AT HOME
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I»pîce of tlie il.]l>iiiu î Six penche.— Fçee li^^ post : £i^lit peiicê.
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FktkRQ Frères, publlshers, 78, boulevard Sajnt-Michel, PARIS.
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OSJlCTRICES
CHEZ ELLES
PHOTOGRAPHIES
EUG. PIFOU
crùteimes instantanément par la lumière arij/lcielle'
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^PXAB^r^hv^. EDITEUR^*
73 , Jr)OulerardSp\[ichel^^^v\i
dlbuin JV ^ fo rentin^er/
i
1
fUuT. Kuo. PUiou. 5, B<t S>-GeniuuL P&rit.
MADEMOISELLE LIANE DE POUGY
Sound, ail ye trutnpels of Famé... Behold Ihe Omphale of the
Hercules of the Folies-Bergère. She lias but lo appear in this
music-hall, in ail the sheen of the pomp of the rue Richer, and
ail men, even the strongest, grow mealc at lier sighl, and are
ready to prostrale thcmselves before lier, even as Samson at the
feet of Delilah.
Sonnez, trompettes de la Renommée... Voici l'Omphale des
Hercules des Folies-Bergère. Dès qu'elle parait, en ce music-
hall, dans tout l'éclat des pompes de la rue Kicher, les hommes
les plus forts faihiisscnt à sa vue et sont prêts à se coucher
devant elle, comme Samson devant Dalila.
PHOT. Eua. PiROu, 5, Bd St-Germain. Paris.
MADEMOISELLE LIANE DE POUGY
Ah! v:>hat a ficlure she is in 'J^antomime ! what science in lier
gesture, what éloquent silence appcars to brcalhe from lier lips.
Tliey say she is a ■v}idow — oh! hoiamu^h — and a Spaniard.
She holds a lar^e place in Parisian life.
Ah ! qu'elle est bien dans la pantomime ! quelle science du geste
et que sa bouche a des silences éloquents!
On la dit veuve. — oh ! combien! — et Espagnole.
Elle tient une ijÈande place dans la vie parisienne.
iH'iT. K!(i piRoi;. 5. BJ S'-Genniin- Pari».
MADEMOISELLE LIA.NE Ù\i l'OUiW
She is cerlaiuly not laching in tait : M'^<' de Pougy is infact
lilerary.
Idont hnOTO -,1'hat shc may Ihiiik of llie Ohclisk, but 1 am sure
she miich admires thctt beautiful -u'oman of aniiqiiity WiM, it is
said, earitcd <<ufficient moiiey lo hâve huilt a fyramid.
Ce n'est Das l'esprit qui lu: manque : M"« de Pougyest même
lettrée.
Je ne sais pas ce qu'elle peut penser de l'Ohclisque, mais )e
suis sur qu'elle admire fort cette jolie femme de l'antiquité, qui
gagna assez d'argent, dit-on. pour faire hâtir une pyramide I
PHOT. EOO. PiROU, 5, Bd S'-Germain. Paris.
MADEMOISELLE AIMEE MARTIAL
Like the woman of the « Ronde du Brésilien » she has been
seen on the banics of the Nile and the Thames. From London she
■went to St Petersburgh.
Comme la femme de la Ronde du Brésilien, on l'a vue sur
les bords du Nil et de la Tamise. De Londres, elle est allée à
Pétersbourg.
PMOT. EUO. PlROu, 6, B» S'-Gennain. Fin».
MADEMOISELLE AIMÉE MARTIAL
Happy Russia ! We give her of our dearest ; our beauiifal
women, and our money. Fortunately she returns Ihe loans :
M^i^Aitnée Martial has corne haclc to Paris. At présent she ts ihe
delinht of the « Menus-Plaisirs ».
Cette Russie, est-elle heureuse ! Nous lui donnons ce que nous
avons de plus cher : nos jolies femmes et notre argent. Heureuse-
ment qu'elle rend ce qu'on lui prête : .M'l« Aimée Martial est reve-
nue à Paris. Elle fait en ce moment les délices des Menus-Plai-
sirs.
riiOT. EUG. pmou, 5, Bd S'-Germam. Pans.
MADEMOISELLE AIMEE MARTIAL
She is a subtile « comédienne », the pitpil of llie most amiable
frofessor in France. M. Guillemot.
C'est une fine comédienne, élève du plus aimable professeur
de France, M. Guillemot.
i'tuir. kvii. PiHuu, b. B«. St-Gerouin. Puti.
MADEMOISELLE AIMEE MARTIAL
Ml'» Aimée Martial lias performcd in Belgium, ani not so long
Zgo. They say she found muchfavor in the eyes of the good king,
^ohom our most charming dancers qtiaintly call, <( my Utile
Brussels duck )) (lit : mon j^etit « chou » (sproiit) de Bruxelles).
M"« Aimée Martial a joue en Belgique, il n'y a pas long-
temps. On dit qu elle a beaucoup plu au bon roi, que nos plus
charmantes danseuses appellent si gentiment « mon petit chou
de Bruxelles ! »
PHOT. Euo. piRou, 5, Bd S*-Germaiu. Paris.
MADEMOISELLE BLANCHE DUFRESNE
Serions dramatic study, perfect gracefulness, and a lively wit,
hâve enabled A/"« Dufresne to croate for herse If an exceptional
position.
De sérieuses études dramaticiUes, une grâce parfaite et un
esprit alerte ont permis à M"» Dufresne de se créer une situa-
tion exceptionnelle.
PHOT. Euo. pinou, t, Bà S'-0«nnun. PtrU.
MADEMOISELLE BLANCHE DUFRESNE
She is exceedingly well lihed al the Porle-Saint-Martin,
as well on the stage as in the housc. Her friends are evcry
lohere.
Good comradeship is something so rare at the Théâtre that
this very interesting trait is siifficient to depict i\/"« Dufresne in
the highest colors.
On l'aime infiniment a la Portc-Saint-.Martin, aussi bien sur
la scène que dans la salle. Elle n'a partout que des amis.
Les « bonnes camarades )) sont assez rares au théâtre, pour
que ce côté si intéressant de .Ml'" Dufresne soit le plus digne
d'être mis en valeur.
l'HUT- KVli. Pmuu, 5, lid ii'-CieruiaUl. l'aris.
MADEiMOlSELLE MICHELINE
Thcfo ovHvg terms rcsumc the apprccalion of Ihe excellent Voici en quels termes rcNccllcnt oncle de la séduisante étoile
Unce oj the « Star )) of Olymp,a, kI,o //as heen /and enouo/i lo de l'Olympia, assez bienveillant pou,- repondre à une demande
repiy lothe requestfor some biographicai del.-.lh conccnung lus de renseignements biographiques sur son aimable niè-e. a résumé
amiable niece. son appréciation '
^;
■-'sa
i-M< T. Luo. Piaou, s. Bit S>-Oernujn. Paru.
MADEMOISELLE MICHELINE
« Micheline passasses a qiiicl;, lively, and f;ay disposition.
Her arlislic tastes arc mucli dcvcluped ; site adores evcrvt/iin,!,'
■whicli touclies art, and the grcat masters; l'iil thaï which she
cherishes above ail is lier family. Nothing in llie vjorld could
cause her to forget this sacred tic. ))
« Micheline posscdc un Icmpcrament vif, alerte, enjoué. Ses
goûl< arlistiqucs .sont très développes: elle adore toutes les cho-
ses touchant ;'i l'art et les jjrands maîtres: mais ce qu'elle chérit
par-dessus tout, c'est la famille. Rien au monde ne ï-aurait lui
faire oublier es lien sacré. »
PHOT. EUQ. PIROU, 5, Bd St-Germiin. Paris.
MADEMOISELLE MICHELINE
One cannol go beyond this, and tins -portrait has ils price. Its
author loill forgive us for transcribing it literally, ivithout even
adding that Micheline sings like one ofWilletle's angcls, that she
is knov:n to ail Europe, which admires lier deep eyes and lier
queen-like liair.
On ne peut dire mieux, et ce portrait a son prix. Son auteur
nous pardonnera de le donner tel quel, sans même ajouter que
Micheline chante comme un ange de Willette et qu'elle est connue
de l'Europe entière, qui admire ses yeux profonds et ses cheveux
de reine.
NOS ACTRICES
PHOTOGRAPHIES
EU G. ÎpIROU
Nouveau procédé breveté, permettant de photogra^îer instantanément, la nuit et le |ôflr, à domicile.
Jamais icTë femîiiesi^piuivi^r le tâént cl la bcauiij. inomphcnt au ihtiJ!
n'ont tenu plus de place qù'aujourd'&i. ^
Elles vivent entourées d'écrivains et d'artistes tinpressé#^=7^rYipleur
gloire et l'on pourrait croire la curiosité fsubliquc satisfaite àJeSrertSiïnt
En vérité, il n'en est rien. ^^' ^^ "^
On regrette de ne connaître que pa*dcs portraits oflîcielji et des articles de
journaux les actrices 4e%:pJar en vue. Ôa voudrait les voir dan^ l'iptiniîféîïie
Lur vie, dangle cadre oii leur véritabls personnalité se dégagc.îéar esprif se-;
rOvèle et leurs goûts se devinefit. _-..^ ^
Frappés d'un dcsîr si généralement rcp^â&TlâJous entreprenons ici la
•publication d'un atpim sans précédent :
NOS ACTRICES CHEZ ELLES
Chacun vi pouvoir pénétrer chez les/reines du jour, devenir un instaat le
familier de leiin* home » et y découser des merveilles d'ameublement propres
à suggérer ^^ccellentes idées de effort et de goût.
~^uucieu.\ d'établir une {iubliculion qui iiil a la fois râttl^it d'une chose
\i\unte et neuve et la valeur #un document, nous avons assocS-à notre œuvrt
le photographe le pïns autorisé à la mènera bien, -^=. ^^
M. EUG. PIROU i^^^
Un prui-i-uc >jjL^ial récemment breveté^ donnant la possibilité de photogra
phier inslanl^ëment la nuit et le jour. îiTlomicile. eti'expérience acquise dan'
de multiplet travaux d'arl. permettent a .M. Piroude s'acqTiJHer de ^difficul
tueuse tâche ^^Btc cette perfection qm a fait sa renommé^f 1^.
Quant airtexte, poui^qu'il so^d'i mamieîit reasei^g. d'esprif^iginal.
nous l'avons^onfic h ;=ij =z^^ ^^^ ^ig-: -=f
M. HENRI DE NOUSSANNE 1
ÎSuusjie douions py^yquc le public, appréciant Foriginalité de notre tenta -
tîVe et HMaéérité deiiairc effort, ne lasse bon accpBl à qï^ ^r
NOS JICTRICES CHEZ ELLES
I»iri3t de FA-llmiii s OO cent. — l^'jraiico j^ialLi^llér postc*^ TO eent.
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FAYARD Frères, Éditeurs, 78, boulBfstrti Saînt-Mlichel, PABtS.
FRENCH
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EUG. PI ROI
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Theviomen Viho are cxcclH^g al '^fcâiâfre vnih hcr è^tmt and bciiuty \
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h, rcdiiy, is nol su ai idJ.-^ ?
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intimaic li/e, the outlinc vk^tlbêà^ mm pcrsoncdily glitprs m, hov) ihûir J
rniitd is rcvcalcd ant Ihcir /.tiwy^ié^ftue&se3. - :>.vi
As ycldancc to siich a '^encrai ivisR^sa? teg ta undertakgjust iiovj thm^^
publication of pcculi.ir. prcccdciilless an al^nm : ' \
FRENCH ACTRESSES AT HOME
• ■ i ry onc shall bc ahlc to gain admitlàiicc ta the queens pf thc day, tn \
r an instant Janiiiiar gticsls al their hom&^ and to dfscovcr ihcrviti I
-cr.onacrful marvck i^f Jumilun: v:hich i:i!t of course siiggesi many cxcclknl ■
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Ihié^ andthe iuorlh of o document too, ivc hWi^e . ■: tnoil
sttilcd photogmphcr io lead it allright.
M. EUG PIROU
JJis pcctiliar- reccntly paient proceedi»gS-jsd his expérience ftomnitan y
arlisiic ijorLs Ici M- PimW^to perform his d^ciilt task 'c:ith this impriircd
^ffcclion iDliiûh has caitWâ his rcnovm.
^ As for tkefext, in ordUr to mcct an informid aiiihor. -jn vriijiiial imnd',
onc, xoiiâiavëcmnmitted it to. _ ^^-
M. HENRI CE NOUSSANNE
W'C kct/^c no doubt that ilie^: rcadêrs^ afprai.sin-^
siiKcrc eMcavonr, 7:nll hittdly^stccpt and rcccivc
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EUG. PIROU
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ijAYAR D •Irères-', EDITEUR^
7S, ^oulerardjj^ichd , ^ari/
^-nA-
6
&;
r^entini
'wes
%
FHoT. fiua. Pifiou, &. Bi St-G«nnAm. Puis.
MADAMfi DKSCLAUZAS
A perfectly artislic miiid, ail gaiety and animation. But why
compliment lier at ail, lohich vmutd but hc commonplacc.
Singer and comedian, site lias Inioiun nothing but success.
Wiht tliat admirable ease of perfect talent, everywhere at home,
she has gone from the Fille de M™" Angot, to tbe Abbé Cons-
tantin.
Une belle âme d artiste, toute de joie et de verve. Mais pour-
quoi la complimenter? C'est banal.
Chanteuse et comédienne, elle n'a connu que le succès. E!Ue
est allée de la l-'ille de .\/""> Angot h VAbhé Constantin, avec cette
aisance admirable du vrai talent, partout à sa place.
I
PIIOT. EUG. Pmou, 5, Lia i)i-tjt;i
MADEMOISELLE MÉGARD
They say that the « Palais-Royal » ts in a dviiiff condition.
Calumny! tins morihund only as/es to live, and at ninht, when
the théâtre of the rue Montpensier lights iip, the old Palace, sud-
denly rejiivenated. vjinks the « ot/ier eye )), and sieps ont...
W'6 Mégard goes by.
On dit que le Palais-Royal se meurt. Calomnie! ce moribond
ne demande qu'à vivre et, le soir, quand le théâtre de la rue
Montpensier s'aUume, le vieux Palais, soudain ragaillardi, cligne
de l'œil et tend le jarret... W^" Mégard passe!
HoT. 11 (1. piRou. 5. B<i S'-Gcniiain. i'arn.
MADEMOISELLE MÉGARD
M'ie Mégard is one of Ihe youngest adresses in tlie (( troupe »
of thèse two conservators ofbigfun, MM. Boyer et Mtissey, thc
managers of the « Palais-Roval ».
M"" Mcgard est une des plus jeunes aclriccs de la troupe de
ces deux conservateurs du large rire. MM. Boyer et .Mussey,
directeurs du Palais-Uoyal.
PïlOT. EL'G. PIROU, 5, Bd S'-(.crmaiu. Paris.
MADEMOISELLE MEGARD
Upon their stage M^^<' Mégard gives brilliant f roofs of refi-
nement and élégance. She viill make lier mark. She possesses the
sacredfire.
If it is a good thing ta hâve, it is better still to keep ît, was
the advice given to Ih^ Vestal-Virgins.
Sur leur scène, M"» Mégard fait brillamment preuve de- finesse
et d'élégance. Elle ira loin ; elle a le feu sacré.
L'avoir est bien, le garder est mieux, disait-on aux Vestales.
piioT. sua. Pinou, 6, D^ S'-Gennua. Psri^.
MADEMOISELLE LEKOU
The « Comédie- Française » oves a great dcal to tlic South of
France. In the firsl place she is indcbted the tvco Mounet and
A/lle I.eroii.
^M"« Lerou cornes from Ihe « Lot-et-Garonne » and has con-
qtiered Paris by incarnaling al the « Français » the mosl trafic
ligures ofthe claf^sic « répertoire ». and of contcmporary drame.
She is a genuine arlist, whose nalurai réserve h.:s not alïvays,
itwould seem, scrvcd lier ariglil.
La Coincdie-Françai^e doit bien des choses au Midi. Elle lui
doit d'ahord les deux Mounet et Al"*" Lerou.
M"'-' Lerou est venue du Lot-et-Garonne et a conquis Paris
en incarnant aux l-rançais les plus tragiques figures du répertoire
classique et du drame contemporain.
C'est une artiste de caractère que sa naturelle réserve n'a pas,
ce me semble, toujours servi
riiOT. ZCG. nucL', 5, CJ S'-GcrmaiB. Pans.
MADEMOISELLE SUZANNE ELVEN
Yott hâve scen the Falote at the « Folies-Dramatiques n ? Then
you knoxu M"« Elven. She cornes from the « O-péra-Comiquc »,
luhich carried her offfrom the « Palais-Royal ».
Vous avez vu la Falote, aux Folies-Dramatiques? Vous con-
naissez donc M"« Elven. Elle vient de l'Opéra-Comique, qui
l'enleva au Palais-Royal.
Bd S*-<tcrmtin. l'an».
AIADK.MOISELLE SUZANNP: F.I.VHN
Her l'oice hecame formed in playing « Vaudeville ». — Curions
System, iiihich lias succeedcd vjilh lier, for lliis amiable aclress,v:ho
appeared in the front rxnlc on M. (Jarvalho's stalle, in the old
« répertoire » as well as in the Portrait de .Manon, etc.. is a sin-
ger without reproach.
Sa voix s'est formée en jouant le vaudeville. Bizarre méthode,
qui lui a réussi, car l'aimable actrice qui. sur la scène de M. Car-
valho.a paru au premier rani;, dans l'ancien répertoire aussi bien
que dans le l'orlrail de Manon, etc , est une cnnlalrice sans
reproche.
iHOT. EUG. rinou, 5, Dû S'-Gcrmam. Paris.
MADEMOISELLE SUZANNE ELVEN
Ske is perhaps nol qutle voithoiit fear. lier gênerai nervosily
fs, it appears, very gre^t, but so iniich scnsiliveness can only
atlest a perfectly délicate nature.
Elle n'est peut-être pas sans peur. Sa nervosité ordinaire est,
paraît-il. très vive, mais tant de sensibilité ne peut qu attester
une parfaite délicatesse.
iid ^'-<»<'^ma!n. l'inf.
MADEMOISELLE MARIE ROYER
Anollicr fiipil ofM. Guillemot. Shc is but a hcffinner. but if
she hxs only Ensign rank in the « troupe » of thc « Renaissance «,
slie lias ccriainly that of colonel in the corps of the frctty women
of Paris — and vohat a corps!
Principal finit — capricious.
Principal quality — a horror of anything vulgar.
Encore une élève de M. Guillemot. Ce n'est qu'une débutante,
mais si dans la troupe de la Renaissance elle n'a que le grade de
sous-lieulenanl. clic a celui de colonel dans le corps des jolies
femmes de Pari^. Et quel corps !
Principal défaut : capricieuse
Principale qualité : l'horreur du commun.
riiuT. EUG. PiROU, 5. lîd S'-ticrniaïu. l'aris.
MADEiMOISELLE JANE EVANS
An inveterale reader. We inay v).tgcr Ihat v)hen she hecomes
old — say in seventyfive years — she will piihlisli lier « memoirs ».
Meanwhile she is a delighlful talher. Of a. fantastic nature
and excelling in farce — ivilness her récent success at the
« Folies Dramatiques » — she luould lihe to flay in terrible
dramas.
Une liseuse enragée. Je parie que devenue vieille — oh ! dans
soixante-quinze ans - elle publiera ses mémoires.
l']n attendant, elle cause à ravir C'est une fantaisiste qui
excelle dans le comique — témoin son récent succès aux Folies-
Dramatiques — et voudrait jouer des drames horriblesl
'■Mor, tua. Piaou, 5. liJ î>'-ucrmiiu. l'uris.
MADEMOISELLE JANE EVANS
M"« E'i.'aiis hcf;ai! in iS8y al tlie « Cluny », a llicalrc v^hich
has the monopoly ofhudding talcnl. lier motto ts : 1 don't caic.
— Oh! oh!...
M'ie Evans a débute en 1887, à Cluny, un thcâtre qui a le
monopole des talents en boutons. Ellea pour devise : Je ne prends
garde '
— Oh! oh!...
PUOT. EUG. Piaou, 5, Bd St-tiermam. Paru.
MADEMOISELLE JEANDICK
An anc^el, an unl.nov^n ivoinan, suc h i s M^^^ Jeandich, a favo-
rite with lliosc « connaisseurs » %uho devine in lier tlic future
« star » al its rise.
She lias played ar Ihc « Variétés i^ and tlie « Renaissance >>,
but modest to cxcess, she ignores if slie lias been able to please.
Set us tell lier : slie lias pleased.
Un ange, une femme inconnue..., telle est M'Il' Jeandick. fa-
vorite des connaisseurs qui devinent dans « une étoile en herbe »
un astre à son lever.
Elle a joué aux Variétés et à la Renaissance : mais, modeste à
l'excès, elle ignore si elle a su plaire.
Disons-le-lui ; elle a plu.
PHOTOGRAPHIES
EtJ&. ï»IROU
Nouveau procédé breveté, permettant de photographier instantanément, la ïïuit et le pnv, à domicile.
Jamais les femmes qui. par le talent et la b^Se, triomphent au thcàlic '
n'oat tenu plus de place qu'aujourd'hui- =^ ^^
Elles vivent entourées d'écrivains et d'artistes cnipre^sés.^ s^ir leur f
i^loirt: et l'on pourrait croire la curiîj^i^^ublique satisfaite à leur crtSmil.
En vérité, il n'en est rien. ^^Ç t= ^^
On regretté de ne connaîtregoTpar des portraits officiels et des ^articles de
iournaux les actrié^ les plus cSfvue. On voudrait les voir 4âg4 l'intimité de
leur vie, dans le cadïe où leur Véritable personnalité se dégage, leur esprit se
rûvcle et leurs goûts se devinent. ^_ :==^ jL* ï^
Frappés d'un dcsir si généralfS^'répafldu, nous"?entreprcnot^j^ ïa-
puWwa1*6n d'un album sans précédent : ^Jè
NOS ACTRICES CHEZ ELLES*"
Chacun va pouvoir pénéirer.4:hez les reines du jour, devenir un instant le
lamilierde leur « homç:^ et yj^écouïrir des merveilles d'ameublement propres
u suggépr Sêscellen^l4ée#Se conf*^ et de goût.
Soucies^ d'établir uaepsfelication qui ail%Ja fois l'attrait d'une chose
vivante etBeuve et la valeur d'un document, nougMVons rs^er-é 4iDolfé:a;uvrc
4c photographe le plus autorisé à la mener à baaiT _ ^^^
M. EUG. PIROtJ
Ln proeedc spécial réccmnient breveté, donnant fa possibilité de phologra-
phFer instantanément la nuit=ét le jour, à domicile, et l'exf^^ence acquise dan
de multiples travaux d'art^^^lpermettcnt à M. Pirou de s'acquitter de^sadifficul
tueu.se tâche avec cette perfection qui a fait sa renoçimée. i:_
^^ Quant au texte, pour qu'il soit d'un auteur ren#isné. dafSp^sèr^iaai.
n^s l'avons confié à -f- -'"^
M. HENRI DE NOUSSANNE
Nous ne doutons pas que le public, appréciant l'originalité de notre tenta
live et ia_iiincérité de notre^fîort, ne fasse bon aficueil à
WOS ACTRICES CHEZ ELLES
? - SiLi:s =Ëi)lTpaiRS^-5£
l*i"ixL de l'ilL.ll>iiii» î OO «îent. — t^raiiço pai* la poste : TO cent.
IL PARAIT UN ALBUM CHÏQUE SEMAIM'
FAYARD Frères, Éditeurs, 78, &oule¥arOwSaint-llllichel, PARIS.
PI^eq^OGRAPHIES
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IROU
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Lilenl and beau'-v
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TkeWomen viho àr^-^^çetlm^^at fSe théâtre i^ithjia
ncver hive beeHrjî^inted ouVtts musfi as iffday," ^: ^^^
Theyare MvinS iurrùunded iBih a0iorwartd arlMs eagerly atieMing io
their alofy and ilpiéuld be supfosMthefub&curiosity is sUfisfieiâboui them.
Il, really, is^fwt so ai ail. ^ - ,- :7,
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iiiiiid is revealcd anl their fançy is'ffuess^.
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Every one shctU bc able to gain adnùtiànce to Ihc quecns of^he day, io
-cl for' an instant familiar wiiWs at their home, and to disc&er therein
■ti-onderful marvels ofjmmiturc'kgjiich vyill qf coiirse mggest many excellent
comi'orl and good taste Ihotigkts^' hc
Iniending Yo4ssîie a pub^alioMoJjtering bû^tSeMîr^J0n ofa jteie tiving
thing <mi ihe Viorth of o dùëumeiïtloû, "me havc assocîMt laÈsur wofk the tno^t
suiicd photo grapher to Icad itsTl righl.
EUG.
M.
PIROU
IHs peeutiar recently patent proceedings and his expérience from manv
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perfection snhich has caused his renotsgg:: II-
As fo^ the texl, in ordcr to meaj^^^Jtiformed Jtiithor, a4t orîgiitalimii.i ^
oife, ixicjtavc committcd it to. S -" ^ ' - " ''
M.JgENRI DE NOUSSANNE
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Nos actrices chez elles
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