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OS^^CTRICES 



CHEZ ELLES 



^-.^H OTOGR A PH I ES^V^ 

EUG. PIROU 

Obtenues instantcuiément jjar la lumière arti/icielle' 



73 , ^ouleyardJp\[ichd , ^ari^^ 




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PHOT. EUO. PIROU. B, Bd S'-Germain. Pari». 



MADAAIE RÉJANE 



When she appears on the stage, the audience iilters : « Ah ! » 
Let us bov) at lliis « Ah! », it is Glory goi'ng along ; it is Love 
so, as the sang says, for the vihole ivorld adores la Camarade, 
la Cousine, l'Amoureuse, luho ahuays played with her heart, 
train and nerves. 



Quand elle entre en scène, la salle fait : « Ah ! » Saluez ce 
« Ah! », c'est la gloire qui passe. C'est l'amour aussi, comme dans 
la chanson, car le monde entier adore la Camarade, la Cousine. 
l'Amoureuse qui joua toujours avec son cœur, son cerveau et ses 
nerfs. 




l'iiifT. KUG. l'iuou, 5, H'I Si-Oennain. Piiris. 



AlADAMK ki:)ANK 



Site gives lifc to every Ihing she is touchinn on. She is a 
fairy, a Sans-ifcne/'a/n', / dare Say, but irlio i:'oiild iiol excuse 
lier? She is so Liiid and good! And such a genitis! A malicious 
and senlienl sf^arlling — teo sali grains npon tlie Uliic liird's 
luing! 

Madame Rejane causes many génial aslonislimenls, and there 
is a chief one for thèse who remember Gcrminie Laccrteux to see 
hère, in this grave décoration — rather Comédie-Française 1 — te 
look at the bottom of her heart : lier two children. 



Elle vivifie tout ce qu'elle touche. C'est une fce. une fée Sa«s- 
(îéne, par exemple, mais qui ne l'excuserait? Mlle est si bonne! Et 
quel esprit' Un pétillement de malice et de sentiment : deux 
grains de sel sur l'aile de l'Oiseau bleu... 

!\\ine Réjane est léconde en surprises, et c'en est une pour ceux 
qui se souviennent de Germinie Lacerteux de voir foi, dans ce 
décor grave, — un peu Comédie-Française! — de voir le fond de 
son cœur : ses deux enfants. 




HHor. EUU. l'iHuu, 5, Bd b»-<icriiiaiu. l'aris. 



MADAME JANt; IIADING. 



Thts cxijuisile Paristan ts a Marseille' s native. 

lier correct beàuty as iiiiich as lier rijrht talent, whïch the. 
modem flaying and classic taste are thrillingin, prove llial some 
hlood of Phoccan emi<^rants from old and artj'ul lonia is jlovHng 
into lier veins. 



Cette Parisienne accomplie est de Marseille. • 

Sa régulière beauté autant que- son pur talent, où sous le jeu 
moderne perce le goût, classique, attestent que dans ses veines 
coule un peu du sang des Phocéens émigrés de l'artistique et 
savante lonie. 




l'HOT. EUG. PiHuu, 5, Hd S'-Geruiaiii. l'aris. 



MADAME JANE IIADING 



Theti, as an heredilary conséquence, she is passionately fond 
of émigration. Madame Hading alternately glittered on our 
most greatest théâtres. Even she reached the « Français »; 
but the Boulevard without her seemed lo be sky Vôithoiit sur). 
Nov) she is again al the Gymnase v}hich recovcrs viith her assis- 
tance ils formcrly fashion. 



Et l'atavisme veut qu'elle ait la passion de l'émigration. 
Mme Hading a tour à tour brillé sur la plupart de nos grands 
théâtres. Elle passa même aux Français; mais le boulevard sans 
elle, c'était le ciel sans soleil. La voilà revenue au Gymnase 
qui retrouve avec elle sa vogue des anciens jours. 




PHOT. Euo. pmou. 5, Bi S»-Geimam. Pans. 



MADAME JAiXE HADING 



The sympalhctical managers of this élégant stage are seeking 
for a pièce in v/iic/i thc Sapho's ivy soûl and the Avcnturicre's 
soft perver.'ity ■Kill be blendcd in a fine part tliey shall happilv 
offer to Madame Ilading, and so slie v:ill remember, i-^ilh a neio 
triumph, lv}0 gieatest siiccesses of hcrs- 



Les sympathiques directeurs de cette élégante scène cherchent 
une pièce, où l'âme de lierre de Sapho et la perversité tendre de 
l'Aventurière se confondront en un beau rôle, qu'ils seront heu- 
reux d'offrir à M'"« Hading pour qu'un nouveau triomphe lui 
rappelle deux de ses plus grands succès. 






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PHOT. Euo. ptRou, S. Bd S'-Gemum. Paiii. 



MADEMOISELLE DUDLAY 



.V"« Dudlay livcs in acquaintance -aiilh poest and under 
the Talma's shicld. Her fredilected author is a writer of ours 
decayed hy no mounteban/cness : M. Parodi. From htm she 
gathered her successful outset in Rome Vaincue ;y>om him she 
fulled iip the mosl palhetical part she had ever played : Quecn 
Juana. 



M"" Dudlay vit dans le commerce des poètes et sous l'égide 
de Talma. L'auteur qu'elle préfère est un de ces rares écrivains 
que nul cabotinage de lettrée n'a amoindri : M. Parodi. C'est 
à lui qu'elle dut le succès de ses débuts dans Rome vaincue; 
c'est ù lui qu'elle doit le rôle le plus émouvant qu'elle ait encore 
joué : la Reine Juana. 




PHOT. EUG. Piaou, 5, Bd S'-Gerniain. Pans. 



MADEMOISELLE DUDLAY 



Mll« Diidlay oflen reached in Queen Juana Ihe h'ighesf top of 



art. 



She can tell many foetries witli an unperishable manner. 

When M. Paroii mill appear as a Sophocle s and Corneilles 
worthy heir, Vie shall say : « Diidlay » as well as tve say : 
a Rachel ». 



M'Is Dudlay a souvent atteint, dans la Reine Juana, les som- 
mets de l'art. 

Elle sut dire certains vers d'une impérissable manière. 

Quand on découvrira que M. Parodi est le digne héritier de 
Sophocle et de Corneille, on dira : « Dudlay! » comme on dit : 
« Rachel 1 » 




PHOT. Euo. PiROU, 5, Bd S'-Gerinain. Paris. 



MADEMOISELLE YVETTE CUILBERT 



She is more thaii a glory, she is an idol. Happy idol : she 
conquired the World before her thirticth year of âge — as 
Alexandcr did. 

But, iiideed, vihat a per/ect incarnation of the today song! 



C'est plus qu'une gloire, cesl une idole... Heureuse idole, 
elle a conquis le monde avant trente ans — comme .Alexandre. 
Mais aussi, quelle incarnation parfaite de la chanson du jouri 




PHOT. EUG. pnvou,5, Bd Si-Cienuain. Paria. 



MADEMOISELLE YVETTE GUILBERT. 



Mot that Loîsa Pugfif's ypsc sloc/a'ngs song, iior sliorf-petticoai 
onc at the « Caveau-)}, -htit ihçsong-only. dressed.w'th a pair oj : 
hlack glovcs, and àU .qt'0))cc bnghlciiiiig ii!,mcadovôS,.wo.ods, 
strecls and alcovcs.. \Vilh lier bulky. shcaf of couplets and 
strophes, site appears. The acclaini suddcnly claps. lier slvness 
is sa picrcing one, so beviilc/iing hcr cleverness that cvery thing 
is plccisingly rcceivcd from hersfel. 



Non plus ccuc chanson en bas roses de Loisa Pugct ou en 
jupons courts.du .GavcauVmais la chanson vêtue tsculement d'une 
paire de ganls noirs et qui fleurit à la fois dans les. prés, les bois, 
les rues.et les ■.alcôyes.L 

(yhargée de sa moisson de couplets;, elle pafait. On l'acclame. 

Sa finesse est si pénétrante, son habileté si prestigieuse que 
tout plait en elle. 




PHOT. EUO. Piaou, 5, BJ SMiermain. Paris. 



MADEMOISELLE YVETTE GUILBERT 



Nicely minded she lihea to be surronnded vjilh ariftil luorks 
in ordey to la/ce some resf i;:hen her songs are over. Sometimes 
she is tired, having sprin/.led sali ami fcper to lier autliors. 
Forttiiiately alic lias an uncxhausted stocl;. She madc a compact 
iinlh Devi'l, and, iieverlheless, she can occasionnally hâve many 
pure and soft repentance accents. 

She really is a skilful artist. 



Esprit délicat, clic aime à s'entourer d'œuvres d'art pour se 
reposer de ses chansons. Elle est lasse, parfois, de fournir le sel 
et le poivre à ses auteurs. Par bonheur, sa provision est iné- 
puisable : elle a fait un pacte avec le diable, ce qui ne l'empêche 
pas. du reste, à l'occasion, d'avoir la nolechaste, tendre et repentie. 

C'est véritablement une grande artiste. 




l'iiOT. F.ro. Piaou, 5, B'i S'-Gennain. Paiis. 



MADF.A\OISKLLE LUCY GÉRARD 



Uiilil tliis lime MU" Liicy Gérard made no inftdelity la Ihc 
Boulevard. Sooii a/ter leavinff the Conservatory s/ie vient from 
Ihe Ambigu lo tlie Gymnase and s/ie looks deliglilini^^ al llie 
Madam's lliealrc as much as site is deligliled lliere. 



Jusqu'ici, M"'' Lucy Gcraid n"a pas fait d'inlidùlitcs au Boule- 
vard. Peu après le Conservatoire, elle est allée de l'Ambigu au 
Gymnase et paraît se plaire au théâtre de A\adame autant qu'elle 
y plaît. 




CHEZ ELLES 



PHOTOGRAPHIES 



T 



Nouveau procédé breveté, permettant de photographier instantanément, la.nlit et le jour,-à4omicile. 



Jamais les femmes qui. par le talent et la beiy|té, iriomphent au ihéàlre 
n'ont icnu plus de place qu'aujourd'hui. #^ ^^i^^: 

Elles vivent entourées d'écrivains cl d'artistes cTnpressés à servir leur 
i;laire.et l'on pfjurrail croire la curiosité publique satisfaite à leur endr'oit. 

Ett'Vcrtîfrj il n'en est rien. 

On regrette de Jic connaître tjue pai ue> jwiii jii.> cJlllClel^ et dto am^-i^- u<_ 
j jurnaux les actrTê^lcs plus enisue. On vo^uïbait les voir dgngp'inlimité de 
leur vie. dans iecada où leur Véritable per^natité se dég^p leur esprit se 
révèle et leurs goûts se devinent. ^ ^i=^"" ^rf^ 

Frappés d'un désir si généraleïSejifTépandu. nous -tiUreprenon^i^la 
publication d'un album sans précédent : . _W: '"j """" 

NOS ACTRICES CHEZ mES 

Chacun ^^a pouvoir pénétrer ^hc^; les reines du jour, dev^'r un ifmfcsnl le 
I imilier de leur « homty^et y déctjuïï'ir des merveilles d'art^blcmcnt^fopres 

, ^lIr:t'Ci■tr d'excclknléS MÉesTJe confa^-et de goût. 



Soucieux d'établir une publication qui ail àîiii lois l'attrait dune chose 
^vivante et neuve et la valeur d'un document, nougavons "^i:o--'é ig|>otrfeiCMivrc 
îde photographe le plus auloriisé à la mener à bieft^" '---^^ ^^^ 

s M. EUG. PIRÔTJ ^ ^=^=.^ 



|8 



Un prq^dé spécial récemrn^t breveté, donnant^^^pôssibifilé de ^gtogra 
phiérjJnsÉrhtanément la nuit*î le jour, .i domicile, p^i'expcrience acqiiîsê dan 
de multiples travaux d'art, ^permettent à M. Pircfâde s'acquitter de sadifficul 
tueuse tâche avec cette perfection qui a fait sa renommée. % 

^^^Quant au tex'tc, pour qu'ijHÏsoit d'un auteur rensëgné, d'c^^l origi**"'- 
n^s l'avons confié à ^rf^ 

^^ M. HKÏRI DE NOUSSANNE 

Nêus ne doutons pas qBeJe public, appréciant l'originalité de notre tenlu 
tive etJa sincérité de notre^MForl, ne fasse bon accueil à 

€0S ACfhieES CHEZ ELLE&_ 



JBrix: de* l'A.llj1iiiw^ OO.ceiit. — l^'ranco pai* ls|f poste : T<> eent. 

IL PARAIT UN ALBUM; XarA QUE SEMAINE ^^ ^ 

f4y4ftD ?m%^. Éditeurs, 78, MuleYâf^Saint-WiM, PARIS, t^ 



^5f,Q:^^<^p■-*><3$&Sg<à8E>a5<38S>éft<3^M<3SS>#^'^P>M<38S>^<3$E>JR«3gS>; 



FRENCH' âCTKE 





PHOTOGRA.BHIES 



EUG. PI 



Nés? pateft; proceeding for instafltaûeoiis photographies, by night or day, at homei^ 



Tlw vtomen viho are^ê^ellmg MJM, théâtre vril Sfr iAlët^ti^eau'.y 
never hâve been pmnted ouPmsumi^'as t^0^= j^= ^^^T 

They àreJfving surroundcd i-îfk awêiorsmid arItM, eagerly aiieiMng io 
Iheir g'iorvaiid if^siùld bc supposAfk^ ptibli^£iiriosit^^^'sficd jhniit llicm. 

It, really, is mi so at ail. Jg - ~^ 

VVe comphihi tcmr:iitg sowefMng aboul Lb^mosl attraçlvi'f acircaxs only 
hy officiai ftcHtres^and ne-^^spàpers arliclestWe iva7it J0^cc ilicm in llieir 
nilimalc Ufe. the fiuilint- ivliicJi iheir own_ personalit^i^imcrs in, how Iheir 
lUDid is reivskid ant thcirfancy is'^prucssc^: MJ . ^= 

As veldanc^^-such a gçiieral inislif-^vc beg ta unit&ske jusf^ noio the- 
puhlicatiun ufpeculiar. precedentless an album : _j^^f= ^^=^=^ 

FRENCH ACTRESSES AI HOME 

F.vcrv one shaLl he able lo gain jBHhîltance to"%^ qiteens o^^be day^^' 
i^'cl for an insMnt familijr gùesm^at their homc,mtd io discoser ihercin 
r.onderj'ul marvtls of fitrnitiirc vMch -c-^ill of coufse-^ggest many e xcell ent 
^omjort and gotM lastc thouijht 



Intending tô^sue a pubitCalion vffering boi^ffifattraçHon ofa nev) living 
thing asdihe iJûriJi of o doCtamenlj^oo, lye hjvc a^sociatc lu 6ur work ihe most 
suilgdj^olù^xtpHer to lead if^Irighl. 

M EUG PIROU 

flia pccttli-ar rcccnily paient proceedings and h is expérience from HiaB\' 
artistic Korks^Içt M. Piron lo pcrfoim his^difficiill l.isf; v:ith this impre^^ 
perfection TiihtëJi has caiised Iris renovimr^:' — 

^=^As forMhe le.xl. in order lo mcvt^a^=informed anihor. an original miifd's 

^^n'^i^fej^pe commitlcd it lo. 

W- ^ M. HENRI DE NOUSSiNNE^ 



E^ - IVc have na=-àmtbl tliat Ihc rmdcrs, apprai^ng our uncômmon trial and 
sincère endeavotir, imll Mndly^xccept and rece ivsk 

FRENCH ACTRESS^ AT HOM^ _ 

The ^^BLi S^BB? "^ 



Prifee of tlie All>iiiii s JSix pence. — Free I>y pos^t : JEîgl&t pen.ee 

r^ ;^ AN ALBUM IS PUBLISHED RVERY WEEK 

FMAnu Frères, publishers, 78, boulevarji Smnt-Mirliel, PARIS. 



imp. Charaii^f'? 





OS]lCTRICES 

CHEZ ELLES 





PHOTOGRAPHIES 

EUG. PIROU 

aùtc/iaes instantanémeiU. par la larnicrc artifioîelLe^ 



i^^AYAE D 'livrer, EDITEUI^ 

7ô , ^oaIerm'djSpV[Idiel , ^ari^ 



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y un) N Z ()0 rentin^i's^ 




MADEMOISEF.FR r,CCY GKRARD 



She is a pure lasle and Lecii playing aclress. As a pectiliar 
temper slie v^asfond ofpoels. lier « Home » is plain art and yet 
very affccled one; such is lier mind ail at once ingenuous and 
improved — as a fine poeiry. M"« Lucy Gérard although can 
ieclaim the common prose and even site cxcels in the « Demi- 
Vierges ». To thèse both lier âge is adapfed. She is yet far from 
« dressing Sainte Catharine's hair ». 



C'est une comédienne d'un goût fin et d'un jeu piquant. 
Particularité touchante, elle a aimé les poètes. Son « chez elle » 
est d'un art simple en même temps que très étudié : tel son esprit, 
qui est à la fois naturel et raffiné — comme un beau vers. .M'I" Lucy 
Gérard n'en dit que mieux la vulgaire prose et excelle même dans 
les Demi-vicrgcs. C'est de son âge... Elle est encore loin de 
coiffer Sainte-Catherine. 




lOT. Kva. prRon, ... Bd S'-Germaïn. Parii 



MADEMOISELLE -SOREL 



Queen of Naples at « The Vaudeville » as long as Madame 
Sans-Gùne r^as at the stage, A/"» Sorel reached the throiie in 
the tv.'enty-third apn'iig ofher âge. 

M. Uelaunay toughl lier the language of the courts betzueen 
yards and gardens — entre cours et jardins. 

As her first appearance, she came domn l'nto Hcll, at the 
Eden-théatre, rat/A Orphée, and Pluto did not frighten her. 



Reine de Naples. au Vaudeville, tant que dura Madame Sans- 
Géne. .M'ie Sorel est parvenue au trône dans son vingt-troisième 
printemps. .M. Delaunay l'initia au langage des cours, entre cours 
et jardins. 

Pour ses débuts, elle descendit aux enfers, à l'Eden-Théâtre. 
avec Orphée, et Pluton ne lui fit pas peur. 




PHOT. Kua. PinciU, i, Bd S<-Germam. Pini. 



MADEMOISELLE SOREL 



Dispossessed of her royal cro-wn, since MM. Moreau and Sar- 
dou's pièce was forsaken, M"» Sorel is not, as people could 
fancy, a queen in partibus infidelium ; she kas only faithful ones; 
vihen one has seenand heard her at once, one remains her slave 
for ever. 

A peculiar sign : M"« Sorel possesses a bed which is quite a 
marvel, a royal bed; but it is told io he a bewitchement : a skilftil 
woman cannot sleep into it luilhout dreamiiig she toilt he a duchess. 



Dépossédée de la couronne depuis qu'on ne joue plus la pièce 
de MM. Moreau et Sardou, M"» Sorel n'est pas, comme on 
pourrait le croire, une reine in partibus infidelium... Elle n'a que 
des fidèles! Quand on l'a vue et entendue, on est h jamais son 
esclave. Signe particulier, MU» Sorel possède un lit qui est une 
merveille, un lit royal; mais on le dit ensorcclc. l'ne femme 
d'esprit n'y peut dormir sans rêver qu'elle sera duchesse. 




PHOT. tva. riRou, 5, Bl S>-0«rmuii. Parii. 



MADEMOISELLE ROSA BRUCK 



We saw her al Ihe « Français », at the Odeon, at the Gym- 
nase, inRussia, then at the Gymnase again, and now she remains 
hère, forgetting the Neva and the French-Russian alliance luhich 
ViOuld for Vian t of her... For, although nothing is said ahout it, 
•without Ihe Michel théâtre v:e should hâve no influence at Saint- 
Petersburgh. 



On l'a vue aux Français, h l'Odéon, au Gymnase, en Russie, 
puis encore au Gymnase où elle reste, oubliant la Neva et l'alliance 
franco-russe, qui sans elle... Car enfin, on n'en dit rien, mais 
sans le thdàtre Alichel, nous n'aurions nulle influence à Saint- 
Pétersbourg. 




l'H r. i-.u<>. fiuoij. o, 111 S: (ji.Miuui. IViru. 



MADEMOISELLE ROSA BRUGK 



Hère it is the meddi'ng- ring, it certainly is this. Must I 

add a truc affirmalion? liosa liruck îs a sleady dâssical arlisl. 

Her l'Ct Y liiiman talent is conneclcd vith fi/fcen triumphant 



yean. 



Le voilà, l'anneau d'alliance, le voilà bien! A ceci, faut-il 
ajouter une vérité? MH'' Rosa Bruck est une artiste sure et qui 
sait les traditions. 

Son talent si humain s'appuie sur quin/c ans de triomphes. 




PHOT. ECO. PiROi:. 5, Bd S'-Oermain. Pans. 



MADEMOISELLE ROSA BRUCK 



Fifteen yearsi... Thenshe began very soon, tue shall say, as 
she looks so young. 

And Echo will repeat ; Fifteen years. 



— Quinze ans... Elle a donc débuté bien tôt, va-t-on dire ei) 
la voyant si jeune. 

L'écho répondra : Quinze ans ! 



I 




PHOT. Euo. PIROu, 5, Bà S>-GernuLUi. Tans. 



MADEMOISELLE BRÉVAL 



When ihey were playing Madame Sans-Gêne -a/ the Vaude- 
ville, there was, in the fnst act, a litùe washer wonian, from 
Rejane's loorlcshop, who was eagerly qui\ed by glasses. Tkis 
Utile luashermoman, qui^ed over again by glasses in Nos Intimes, 
in Marcelle, etc., was M'Ie Brêval, born a coquette maid about 
twenty three or twenty four years ago, al Paris. 



Quand on jouait Madame sans Gêne, au Vaudeville, il y avait, 
au premier acte, une petite blanchisseuse, de l'atelier Réjane, que 
dévoraient les jumelles Cette petite blanchisseuse, que les jumelles 
ont de nouveau dévorée dans nos Intimes, dans Marcelle, etc., 
était M'io Louise Bréval, née soubrette et coquette, il y a quelque 
vingt-trois ou quatre .nns, à Paris. 




PHOT. EUG. Pinou, 5, BJ S"Germain. Pan». 



MADEMOISELLE BRÊVAL 
Oh! wliata lovcly arlist.' S/ie l's impeccable from liead lo foot. 



and besides very clcver, v ry fond of nev) fcelings and sélect 
reading. 

lier single sin : al little bit of ambition. But is thaï a sin 
•inhen a xoiinp vioman /.< fair and hind-hearted? 



Oh! la scduisanlc artiste! Elle est impeccahle de la tête aux 
pieds, et avec cela, très spirituelle, très éprise de sensations neuves 
et de lectures choisies. 

Son seul défaut : un brin d'ambition. Mais est-ce un défaut, 
quand on est belle et qu'on a du creur? 




niuT. Euu. pinou, 6, Ud S>^(iermain. Ptni. 



MADEMOISELLE YAHNE 



Peuple announce lier next entrance in the Molière's House, 
which is not aliuays a very productive house for the stars of the 
Boulevard; but tue must sometimes make a sacrifice to glory. 
Therefore we may hope that in next future the officiai ingénu- 
ousness of Richelieu street will kindly receive the officions Gym- 
nase s ingenuûusness incarnate in A/'ie Yahne. 



On annonce sa prochaine entrée dans la Maison de Molière, 
qui n'est pas toujours une maison de rapport, pour les étoiles du 
Boulevard; mais il faut bien sacrifiera la gloire. Nous pouvons 
donc espérer que, dans un temps prochain, l'ingénuité officielle de 
la rue de tiichelieu fera bon accueil à l'ingénuité officieuse du 
Gymnase incarnée en M"' Yahne. 




PHOT. Euo. FiRou, 5, Bd S'-Gcrmain. Ptni. 



MADEMOISELLE YAHNE 



In « Pension de famille » and « L'Age difficile », M"« Yahne 
showed herself to be clever enough to introduce on the French- 
Comedy's stage the « Modem Girl » invented by our most emi- 
nent romance-ivriters. 

A very dangerous one the « Modem Girl » — Maud stmply. 
But how can one not to love her when her name is Yahne? 



Dans Pension de famille et VAge difficile, M'Ie Yahne s'est 
montrée définitivement digne d'introduire, sur la scène de la 
Comédie-Française, la « jeune fille moderne », inventée par nos 
plus distingués romanciers. 

Très dangereuse, la « Jeune fille moderne ». — Maud tout court 
Mais comment ne pas l'aimer quand elle s'appelle Yahne?... 




PHOT. lua. pnoD, 6, B* S'-Germtui Pull. 



MADEMOISELLE DU MINIL 



M'Is du Mtnil roho ts so appreciaied by the first-class boxes 
and orchestra of the French-Comedy is quite sympathetic even to 
the « gods » in the tipper gallery. lier Christian names are 
Reiiév-Mary-Louisa-Theresa-Martha; there/ore she has many 
saints in her sleeve. Happy saints! 



M"6 du Minil, qui est si appréciée des premières loges et de 
l'orchestre de la Comédie-Française, n'est pas en moindre faveur 
au paradis. Ses prénoms sont Rcnéc-Maric-Louise-Thérè.'c- 
Marthe; elle a donc bien des saintes dans sa manche. Heureusej 
saintes/ 




PHOT. EUQ. PiROU, 5, Bd S'-Germain. Pirii. 



MADEMOISELLE DU MINIL 



A/""! du Minil's cres mtist hc rccUoncd among the finest ones 
in Paris. Thcir brighliiess crealed quitc a sensation on an 
aiitiiwH night in 1886. %:'lu'n. for the Jirst lime,they shone on the 
u l'Vançais' » stage. It zvas A/"* du Minils first apfearance in 
« Denise ». The J'air ladics declared on this night the fiay Kas 
détestable and A/"<^ du Minil was torn ta pièces... The orchestra 
had g'i/tied oitly Den\'*t. 



Les yeux de .M"« du Minil peus-cnl Cdmptci- :ni noiiibrc dus plus 
beaux de Paris. Leur éclat lit sensation le soir d'automne 1880 
où. pour la première fois, ils brillèrent sur la scène des Français. 
M"« du Minil débutait dans Denise. Les jolies femmes qui étaient 
dans la salle déclarèrent, ce soir-là, la pièce exécrable, et .M"" du 
Minil fut dé'chirée... L'orchestre n'avait lorgne que Denise! 



NOS .\UTRICES 



CIIKZ ELLES 



PHOTOGRAPHIES 



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Nouveau procédé breveté, permettant de photographier instantanément, la nuit et le jour, à domicile. 



Jamais les fenimci qui, j>ar 11- talcnl tl la bL;auli;. li'inniphi.nt au lhcaU\ 
n'ont tenu plus de place qu'aujourd'hui. 

Elles vivent enlources d'écrivains cl d'aiLi^ic-- cinpiL--i.:- a -ciaIi- km 
jloirc et l'on pourrait croire la curiosilt; publique sali>laiu a Imi LiKh'^il, 
En vérité, il n'en est rien. 

On regrette de ne connaître que par des portraits olliciels et dc^ articles de 
iurnaux les actrices, !é5_ plus en vue. (^n voudrait les voir dans 1 intimité de 
-ur vie. ^ftîis ie cadre où leur véritable |sersoniialilc -i. dé^a^'c. leur esprit se 
\.vèle elîçurs ijoùts .se devinent. 

l'rappés d'un désir si iiénénikmenl répandu, n^n-^ i.nlri.|)ii.niiii^ i.i l.i 
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NOS ACTRICES CHEZ ELLES 

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M. EUG. PIROU 

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Quant au texte. |5i m qii il -oit li'uu auteur ren^eii^né. d esprit orljrinal. 
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M. HENRI DE NOUSSANNE 

\oii~ ne doutons pa-quc le public, appréciant lori^inalilé de notre lenla- 
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NOS ACTRICES CHEZ ELLES 

1 ,i;s l'.ni rr.trRS. 



l*rix «le l'A.ll*iiin : <»€> ec^iit. — l'i*tnico ijui* la po.Hte : T<> cent. 

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FAYARD Frères, Éditeurs, 78, boulevard Saint-Michel, PARIS. 



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\CTI CESSES 

AT 




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Tfie viomen v:ho arc cxcclliiig al Ihcthcairv -, ilh lier takiil .iiid bciiii'v liilcndi)i;^ lu is.siic a puhlica^tion otTeiiit'i bulli llic attraction nf a nevj liviv;: 

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I ,, L I I , ■ j ■>, , ,; r II j I \ •'^'nccrc cadcavonr, l'ill li'imilv accchl and reccirc 

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OS}^CTRICES 
CHEZ ELLB 




PHOTOGRAPHIES 

* cl 6 */^ 





EUG. PIROU 

af)teniie.s insta.ntane7ne71t.par la lumière arfj/îoielle^ 



ci;^^\YAF D l[réres% EDITEUi^ 



7â , ^7)oi//er3rd^JfMel , ^arij^ 



T 




^ 60 /le/téin^Ct/ 




PHOT. ECO. PiROU, 5, B»l S'-Gcrmain- P»ris. 



MADEMOISELLE DU MINIL 



Ever a/ter, vnth lier fine . gracefulness and steady talent, 
M"e du Minil Tjoii hoth the féminine as luell as masculine sym- 
pathies. Presentlv she is an Associate. This marshal-staff, 
v'hich unll he the staff of lier old âge, is but a branch in blos- 
som in lier liands. 



Depuis lors, par sa fine bonne Krâce et son talent soutenu. 
M'Ie du Aîinil a su se concilier les sympathies féminines sans rien 
perdre des masculines. La voilà sociétaire. Ce bùton de maréchal, 
qui sera son bAton de vieillesse, n'est dans ses mains qu'une 
branche fleurie I 




PHOT. EUO. PIRCHT, 5, Bd St-Germam. Parii 



MADEMOISELLE GERFAUT 



JVf'l* Gerfaut ts a member of Odeon national théâtre which 
^ave lier an opportiinity to loin the applause in Dumas the son s 
stoclcs-plays. Shewas very miich likedin Monsieur Alphonse. 

When, some day or othcr, the Odeon zoill find a means to 
estabiish a jnodern pièce, a new interesting one, Wl« Gerfaut 
willact a greatfirst part as a rewardfor her probation in revi- 
vais. 



Mlle Gerfaut appartient au théâtre national de l'Odéon, qui lui 
a donné l'occasion de se faire applaudir dans le répertoire de 
Dumas fils. Elle fut très goûtée dans Monsieur Alphonse. Le 
jour où rOdéon aura les moyens de monter une pièce moderne, 
intéressante et neuve, un grand premier rôle récompensera 
M"'" Gerfaut de son stage dans les reprises 




paoT. Eoa. pnioo, 5, B< S*-Oermtm. Pahi. 



AIADEMOISELLE GERFAUT 



\Ve are expecting, at Paris, for lier sake. a triumphal pro- 
duction, since she acted many bright parts abroad. She is an 
élégant ivary actress whose characteristic is sincerity in art — 
and in every thing. 

M"« Gerfaut vias recenily acting at the Renaissance, in La 
Meute; but, alas! this pièce without pièce was also without part 
one, and inith nothing one can do nothing — but noise, as 
Shahspéare says. 



On atlend d'elle à Paris une création triomphale, car elle a 
maintes fois tenu la scène avec éclat, à l'étranger. C'est une actrice 
élégante et mesurée dont la dominante est la sincérité en art, et 
en tout. 

M"e Gerfaut jouait récemment, à la Renaissance, dans la Meute, 
mais hélas! cette pièce sans pièce était aussi sans rôles, et de rien 
on ne fait rien, — que du bruit, dit Shakspeare. 




PHOT. Eua. pmou, &, Bd ^t-uermaïu. Pans. 



MADEMOISELLE DRUNZER 



A thorough-bred Parisian, to sum up ail in one Word. 

\Ve miist not ivotider that she is playing a shining part 
amidst the Gymnase and Vaudevilles fenstoners. She ii'as exqui- 
site in .Musotte, and in Viveurs she vjas proclaimed a thorough- 
bred artist. 

M. Got, her teacher. kissed her brozv al the night of the 
Amoureuses revival, and he said « Soldier, I am satisjied ivith 
you! M 



Une Parisienne pur sang, c'est tout dire. 

11 n'est pas étonnant qu'elle brille parmi les pensionnaires du 
Gymnase et du Vaudeville. Elle était e.xquise dans Musotte, et dans 
Viveurs on l'a proclamée artiste de race. 

Ai. Got, son professeur, l'a baisée au front le soir de la reprise 
dWmoureuse, en lui disant ; « Soldat, je suis content de vous ! » 




Sid S'-Gerniain. Paru. 



A\ A i) !•; A\ o i s i; L 1 . 1 : \) u i n zi:: ii 



Ad doiibl A/lli^ Drun\er vjill rcac/i l/ic I''rciic/i-( Jomcdy. . . iinicss 
Russia or America 'ii^ill lahe lier off. 

Slic previously played, al Richelieu slrccl, iiiaiiy Utile parts 
deliglilful lo le seen. Al thaï lime she z'jas a merc pupil al the 
Conservalory and ivas familiarly called « Pretly Gabriellc ». 
Prelty! Oh! Hovj miich shewas! 

(loiild Henry IV leave Ihe Ncw-Bridgc, lie voiild mit and 
fling himself al lier J'ecl. 



il n'est pas douteux que A\"f Uiunzer n'arrtvc à lu Comedie- 
l'r.invaisc... à moins que la Itussicou I Amcriquc ne nous l'enlève. 

I]llf a déjà joue, rue de Kichclieu. de petits rôles délicieux à 
voir. Elle était alors simple élé\ e du ('onservatoire et on l'appelait 
familièrement « la jolie Gabrielle! » Jolie! oh! combien... 

Si Henri W quittait le l'cint-Neuf. ce serait pour courir ^i ses 
pied><. 




PiiuT. EUG. PIROU, 5, Bd S'-Geimain Paiis. 



MADA.MK A M EL 



If ever aclress -was obliged lo do violence lo hcr nature. Ihis 
certainly is A/"i« Amel, viho succeedin<; to A/'"» Jouassain at the 
French-Comedy, often sacrifices her native goodness to the harsh- 
ness of somc parts — for instance A/"* de Pontferrand in Denise 
— equally antipathetical and needful. llard cocrcion! Thcn she 
is obliged to maice her self look old. But A/'""" Amel is aivare that 
•Ke do not gro'M old in sight offeople 7cho are fond of us. 



Si jamais actrice a dû violenter sa nature, c'est bien M'"« Amel 
qui, prenant à la Comédie-Française la suite de M""^ Jouassain, 
sacritie souvent sa naturelle bonté à la sécheresse de certains 
rôles, — Mme de Pontferrand, dans Denise, par exemple. — 
aussi antipathiques que nécessaires. 

Dure contrainte, elle est alors obligée de se vieillir. Mais 
JVJnie Amel sait que nous ne vieillissons pas aux yeux de qui nous 
aime. 




PHOT. Euo. PIROL', 5, Bd S'-GermaiD. i'axi». 



AiADAiME AMEL 



Whatever she may do, thc public never will take lier to be 
older than lier agc- ivhicli is qiiitc fulness of talent and beauty. 
A/ine Amel can shif/ deli'^hlfiilly- In Par le Glaive, they could 
nul siilJLienlly admire llie Sand-.Man ballad she sanir sv tenderly. 
She a}>ain brought to life and fut into fashion many ingenuotis 
former songs w'hich she adurns rcilh the charming sxueelness of a 
feeling sont. 



Quoi qu'elle fasse, le public ne lui donne jamais que son 
âge, qui est celui de la plénitude du talent et de la beauté. 

Mme Amel chante à ravir. Dans Par le (jlaive, on ne se 
lassait pas d'entendre la ballade de Vllomme au sahle qu'elle 
disait si tendrement. 

Elle a rendu à la vie et remis à la mude de naives chansons 
d'antan à qui elle prête le charme ému d'un c^eur sensible. 




Pir.c. LXG. rir.ou, T.. Bii St-Gc;maia. Pans. 



MADliMulSliLLL: FONCET 



This yoiing and dcli^hlful Opcia Aaiicci is js ivcll as luf't^y 
nations : shc lias no history. 

She is a star, and — tvlio viould belicTC il'f — a mudcst ont- ; shc 
vetls lier face on llie slig^lilest compliment. 



Cclli: jeune el délicieuse ballerine de l'Opéra est comme Ic-s 
peuple;; heureux, elle n'a pats d'histoire. 

C'est une étoile, el — qui le croirait;- — une étoile modeste; 
elle se voile l;i face au moindre compliment. 




PnoT. Eua. pmou, 5, Bd S'-Germain. Pans. 



MADEMOISELLE FONGET 



Hoioever let us déclare we couLi nul Jînd oui a more charming 
viary daiicer. Discreet and cautions loo, A/"« Poucet is enchant- 
ing vjith her hidden gracefulness. 

An uncommon merit, she sfeaks little, but, thank God 1 she ts 
not in need of speaking in order to be pleased, and so much the 
hetter ! 



Disons pourtant qu'on ne saurait trouver une danseuse d'un 
charme plus mesuré. Discrète et contenue, M'ie Poncet enchante 
par sa grâce cachée. 

Mérite rare, elle parle peu; mais, Dieu merci, elle n'a pas 
besoin de parler pour plaire, et tant mieux! 




PHOT. EUO. Plaou, 5, BJ S'-Germun. Pirii. 



MADEMOISELLE LAFARGUE 



Btarrit^ and Fotttarabie, France and Spain, Océan and gui- 
tars, are Af'e Lafargue's vJiole chtldhood. 

lier hour came to leave the smeet shore luhere the waves iincea- 
singly break their sounding sheaves. 



Biarritz et Fontarabie, la France et l'Espagne, l'Océan et les 

guitares, voilà toute l'enfance de .M"" Lafargue. 

L'heure sonna pour elle de quitter la douce plage où sans 
cesse les flots se brisent en gerbes sonores. 




PHuT. Kto. puiou, &, B* Si-tiermun. Pârii. 



MADEMOISELLE LAFARGUE 



Froni Biariit^ she reached Paris and entered in the Conserva- 
tory ■whence, luithoiit striking a bloiu, she came on first rate te 
the Opéra. 

On the last year her first appearence luas in Othello. 



De Biarritz elle vint à Paris et entra au Conservatoire d'où 
înscoup fenr. clic passa au premier rang à lOpcra. 
Lan dernier, elle débutait dans Othello. 




JT. Euu. PiRou, 5, Bd St-(iermain. Fans. 



MADEMOISELLE LAFARGUE 



In 1 hannauser. Aida. Fredegonde, her voice tyas life. passion 
and charm. Today s/ie is going to take the place of M"^» Caron 
in Hellé. \Ve inay expecl eveiy thing from herself. This songs- 
tress tvoenty four years old, with her statuary type, is a singtng 
heart. 



Dans Tannhauser, Aida, Frédégonde, sa voix fut la vie, la 
passion et le charme. Aujourd'hui, elle va remplacerM™* Caron 
dans Hellé. On peut tout attendre d'elle. Cette cantatrice de 
vingt-quatre ans, au type sculptural, est un cœur qui chante. 





Jl2/JL/j yXH/O 



PHOTOGRAPHIES 



Nouveau procédé breveté, permettant do photographier instantanément, la nui%et le iofft, à domine. 



jamais les femmes qui,_par le laièni et la btumO. ii-iomphcnl au llu;iiri. 
n"ont tenu plus de place qa'aujourd'lHii. 

Elles vivent entourées d'écrivains et xi'artistes empressés à servir Icui- 
irloire et l'on pourrait croire In curiosité publique salisliiilc à leur eiidïBiL. 

En vérité, il n'en est rien. 

On regrette de ne connaître que par des portraits oïlieicia el oe^ articles de 
iDurnaux les aeteices4gs _plas en vue. On voudrait les voir dans 1 intimité j3e 
leur vie, âans le (âîdré où leur yéritablg personnalité se déga^êîiear esprits^ 
révèle et feurs goûts se dcvincat. _^^/ _J^ 

Frappes d'un désir si généralemenl répaadifrsaous entreprenons ici la 
publication d'un album sans précédent : JS; ._ f 

NOS ACTRICES^CHEZ ELLES 

CViacun ¥« pouvoir pénétrer chez les,4:eincs du jour. dev;çnir un instant le 
familier de leUl" Jt home » cl y découvjar^es^ merveilles d'aujpiblemenl propres 
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buucieu.\ d'établir une j^iiblication "^t^ ail à la lois l'attrait d'une chos' 
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nous l'avons^eonllé à _ ^^=5=" __^_ 

M^BpNRI DE NOUSSKnNE ^ 

Nous Hê dauSSs paj qae le public, appréciant l'originalité de nolfé tenfeF 
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N^^CTRICES iîHfZ ELLES 

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FAÏABD Frères, Éditeurs, 78] boulevarà Saint-Michel, PARI^ 



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4 



^o rentirnes 



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tuo. rmou, 5. Bi S'-Gcnuam. Pvu. 



MADEMOISELLE SUZANNE DERVAL 



It is very hard to a still young man to keep his temper wheii 
writing afew kind Unes concerning M"« Suzanne Derval. 

At ihis bare name the Champaign corks spontaneously 
blov} up. 

Suzanne Derval, that is Tararaboum-Revue and Adèle, t'es 
belle! She is the queen of Parisiana-Concert ; she is a corner- 
stone — by no means many corncred one — of the parisian 
édifice. 



Il est bien difficile pour un homme encore jeune d'écrire de 
sang-froid quelques lignes aimables sur .M"« Suzanne Derval. 

A ce seul nom les bouchons de Champagne sautent d'eux- 
mêmes. 

Suzanne Derval, c'est Tararaboum-Revue et Adèle, t'es belle' 
C'est la reine de Parisiana-Concert; c'est une pierre angulaire 
— et nullement anguleuse — de l'cdificc parisien. 




PHOT. Euo. PIROU, 5, Bd S'-Ocrmam. Paris. 



MADEMOISELLE SUZANNE DERVAL 



lier tnamier, if not piirely ctassical oiie, hoxvever is valuable, 
for we must acknowledge that among our fair adresses Ihe most 
fanciful ones are just thèse whom Paris must be proiid of. What 
coula be Paris, without them, in sight of foreigners? 



Son genre, pour n'eue pas du pur classique, n'en a pas 
moins son prix, car il faul convenir que. parmi nos jolies actrices; 
les plus fantaisistes sont justement celles dont Paris doit le plus 
s'enorgueillir. Que serait-il sans elles au.x yeux de l'étranger? 




I MOT. KiG. PiRou, 5. Bi S'-Oenntin. Parti. 



MADAMF. I.INA MUNTK 



What a glorious career lias been ahready overcome by this 
Parisian ivho has seeii so many tears flotning doznn. since for 
thèse tiuenly years t/icre l's no moving successful picce vnthoiit 
her. 

In Russia, for seven years, she enrapttired thc Court of the 
Tzar. She ment av)av as a witly vooman and came bacl: as a 
Ladv. 



Quelle fîlon'euse carrière elle a déjà parcourue, celle Parisienne 
qui a vu couler lanl de larmes, car, depuis vingl ans. il n'esl paa 
une pièce émouvanle qui ail réussi sans elle. 

lin Russie scpl ans, elle a enlhousiasmé la cour du isar. Par- 
lie femme d espril. elle esl revenue fçrande dame 




MADAME LINA MUNTE 



Today she is melcomed on every night by the frequenlcrs of the 
Renaissance. 

With Guitry M""* Lina Munie is a column of this new temple 
of art the high-priestess of vjhich — who is its Godhead too — 
Viill hâve around herself only sincère talents. 



Les habitués de la Renaissance lui font fête aujourd'hui, cha- 
que soir. 

M™e Lina Munte est, avec Guitry, une colonne de ce nouveau 
temple de lArt dont la grande prêtresse — qui en est aussi It 
divinité — ne veut autour d'elle que de sincères talents. 




MADEMOISELLE MlLY-MEYER 



Is it possible? It mas in 1878 she created Ihe Duchess cf Par- 
thenay in Ihe Petit Duc. 7» z->as at the Renaissance, in thc good 
limes ofthal poor Koning... Where are the lasl year laurels? 



Est-il possible? C'est en 1878 qu'elle créa la duchesse de 
Parthenay dans le Petit Duc. C'était à la Renaissance, au bon 
temps de ce pauvre Koning... Où sont les lauriers d'antanJ 




PHOT. EUG. piRou, 5, Bd S»-GBrm»in. Ptril. 



MADEMOISELLE MlLY-MEYER 



Laurels... Hère are some green, splendidly greeti ones. 
M"e Mily-Meyer hows beneath the hurden, and the yestcrday 
laurels are growing green again loith the cotitact oftoday's ones. 
She knew nothing but triumphs. Thanks to such a good luck, the 
Itfe glided over herself, her voice remains young, her s-pirit is 
fossessed and her beauty stands ^inaltérable. 

People say the luoman is changeable. Nonsense! Mily-Meyer 
is always selfsame and tvill be so for a long whtle. 



Les lauriers... En voici de verts, et d'un vert sple-ndide. 
Mlle Mily-Meyer ploie sous la charge, et ceux d'hier reverdissent 
au contact de ceux d'aujourd'hui. Elle n'a connu que des triomphes. 
Grâce à tant de bonheur, la vie a glissé sur elle, sa voix reste 
jeune, sa verve endiablée, sa beauté immuable. 

On dit que la femme change. Allons donc, Mily-.Meyer est 
toujours la même — pour longtemps encore. 




PMOT. luo. PIROU, 5. B» S>-Genn>m. Ptni. 



MADAME GRIMAULT 



As a pensioner of the Gymnase, M"*^ Grimault keeps/ashio- 
unable success at the boulevard 

Shekept in a pleasanlvjjy the varions Unes which her mana- 
gers committed to herself. 



Pensionnaire du Gymnase, Aime Grimault a beaucoup de 
succès au boulevard. 

Elle a tenu d'une manière agréable les différents emplois 
que ses directeurs lui ont confiés. 




PHOT. EUG. Pmou, 5, liJ Si-(jcnnain. Tans. 



MADAME GRIMAULT 



She is still young, and loe may think that m a ncxt time a 
firstrale fartiaill improve the eminent artistwho, uniil now, has 
shown herself only as a pretty •woman. 



Elle est encore jeune, et il est à croire que, dans un temps pro- 
chain, un rôle de premieie importance mettra en valeur l'artiste 
distinguée qui, jusqu'ici, n'a laissé voir en elle qu'une jolie 
femme. 




PiiOT. EUO. PIHOD, 5, M S*-4kniiiuk Paru. 



MADEMOISKLLK SBEHNA 



Next io Thalia and Melpomene, lliere is Terpsichore. 

Hère llie Terpswlwrcs picture is A/"« Sberna viith lier ttine- 
feen springsof âge. The head dancer at the Opera-Comique is 
Ihe Jirst in the village unlil stie is the first in Rome. Rome is the 
f)Vi<?rii. She will reach it before long. 



Après Thalie cl Melpomene, rerpsichore. 

Ici. Terpsichore est repré.«cntée par .M"* Sberna et ses dix- 
neuf printemps. 

La première danseuse de l'Opéra-Comique est premièrt 3U 
village en attendant de letre à Rome. Rome, c'est l'Opéra. Elle 
y entrera bientôt. 




PHOT. Euo. PIROU, 5, Bd S'-Germam. Paris. 



MADE.M01SELLI-: S BERNA 



This adorable Narbonian, irhofe italian name is but an addi- 
tional cleverness, lias lier seal af'pointed in the span^^lcd licavcns 
the name ofwhicli is, al Paris. Daiicc-Room, theonly Irue saloon 
•where one can see minislers fassing ihrough and hings slop- 
fing at. 

Already, ivliilh a nimble fool. M""^ Sberna springs tov^ards the 
aim, taken att^ay by the rhylhmical rapture of dance, and so pro- 
digiously she qtiikly tiiriis round thaï she looks as if she vnll Jly 
aiuay or vanish in a gau\e cloiid — and, in order to keep lier , 
the spectators lioLi their arms ont. 



Celle adorable Narbonnaise, donl le nom italien n'est qu'une 
habileté de plus, a sa place marciuée au ciel étoile qui s'appelle à 
Paris le F'oyer de la danse, le vrai foyer, te seul foyer, celui 
où l'on voit des ministres qui passent et des rois qui s'arrêtent. 

Déjà, d'un pied léi;cr, Ai"" Sberna s'élance vers le but, 
emportée par le rythme enivrant de la danse, et elle tourne si 
prodigieusement vite, que l'on croit qu'elle va s'envoler ou dis- 
paraître dans un tourbillon de tulle, — et, pour la retenir, les 
abonnés tendent les brasi 




PHOT. EUO. pmou, 5, Bd S^-tiennain. Paru. 



MADEMOISELLE MELCY 



j\/lle Melcy is oiie of thc ftnest pensioners of MM. Porel 
and Carré who are good taste men. She is yoiing, but already 
her élégance and distinction put her in a right place at the Vau- 
deville. 



M'l«A\elcy est une des plus jolies pensionnaires de M.M. Porcl 
et Carre qui sont hommes de goût. Elle est jeune, mais déjà son 
élégance et sa distinction la mettent en bon rang au N'audeville. 




THûT. EUG. pmou, 5, Bd St-Gcrmam. Paris. 



MADEMOISELLE MELCY' 



She is a rtsing star. 

When we see her, so fair and luht'te, on thts pltish and silk 
background — as a fine fearl in a winning casket — we mitst 
hâve no tineasiness ahout A/'le Melcy's future. 



C'est une étoile qui se lève. 

A la voir ainsi, blonde et blanche, sur ce fond de peluche et 
de soie, — telle une perle fine en un caressant écrin, — on ne doute 
pas une seconde de l'avenir de MU*' Melcv- 



I 




ACTRICES 



CI lEZ ELLES 



PHOTOGRAPHIES 



Nouveau procédé breveté, permettant de photographier instantanément, la nuit et le jour, à domicile. 



Jamais les femmes qui, par le lalenl cl la beaulé, trionSfljent au théâtre 
n'ont tenu plus de place qu'aujourd'hui. 

Enies vivent entourées d'écrivains et d'artistes empressés à servir leur 
gloire et l'iM» pourrait croîrela curiosité publique satisfaite à leur endroit. 

En vérité, il n'en est rien. "^"^ T- ' ^ 

On regrette de nç connaitrc que=par des portraits officiels et des articles ^I 
journaux les actriigs les plus en vue. Qn voudrait les voir danSvl'ir'timité dj 
leur vie. dans le cadi^ où leur vcrttallc personnalité se dégage,iî:ur esprit se; 
révèle et leurs^oîusf se devinent. 

Frappés d'un désir si généralemiait répandu, nous entreprenons ici la 
publication d'un album sans précé-dcnt : " "^^ 

NOS ACTRICES CHEZ ELLES 

Chacun va pouvoir pénétrer chez les reines du jôurj devenir: un instant le 
familier de leur « home» et y découvrir des merveilles d'aïflcubfernsnt propres 
à suggérer d'excellentes idées de confort et de ixoù:. ^ _ 



Soucicu.x d'eiablir une publicatîûn qui uil a ia fois l'atlraii d'une chose 
vivante et^uve et la valeur d'mï dcœiuHênt, nous ap)ns associé à notre teavre 
le photegaghc le plus autorisa à la mener à bien, > M ==^- 

^ M. EUGvPIROU^ * "^^ 

jiâWJn procé^spécial réeem m e ^ ferev llë , ^nnantla po^bilité de phot^ra- 
phîcr instantjfliégient la nuit et le jour,jt^oinicile, et l'exp^encc acquisedan'- 
dc multiples trav&nx d'art, pcrm^eRFa .M. Pirou de s'ac^&t|r de sa «îiificul- 
lueusc tache avë^cctte perfecti(S^qui a fait sa renommée. "^^ V 

Quant au tj5Slc, pour qu'il éoit d'un auteur renseigné, d'eS^t ordinal, 
nou-; l'avons confié à TJr" ' " 

^ M. HENR^DE NOUSSANNE 

Nous ne^âdoutons pas que le pSlic, appréciant l'originalité de notre tenta- 
tive^ la sincérité de notre cffortj ne fasse bon aecacil à > 

NOS ACTRICES CHEZ IMIES 



Le^ É 



DITEURS. 



Prix, die FA.ll)iiiii s OO cent. — Frs^neo pa.i? Aa, pos^é : TOjBent. 

IL PARAIT UN ALBUM CHAQUE SEMAINE ^ ^ 



rmÂSÊ Frères, Éditeurs, 78, boulevard SRint-lllllcheliri>ABIS. 




EXT G. ipiROU 

New patent proceeding for mstantaneous photographies, ^ night «r day, at home. 



The u'omen who are excellinr; at the théâtre "isitb her Lilciil .nid èeauly 
never hâve keeii pointcd oui as mtich as tsday. :!r 

Tbev arc Hving xurruundcd viith authors and artists eagerly aitending io 
tkeir "lorx and it i^ould bcsuppàscd thc public ctiriosily îssalis/u-d ahotil thcm. 

W, really, is not soral ail. 

We complain fcnowing somtthing aboiit thcmost attractive actrcsscs only 
hy officiai pictures'Und iieivspapers articles. Wé -H'anf to see ihem i^ ;fjip'r 
intimait' lifc, the otttlinc v)hich tlieir ovmj^rmn^lHy glitlers in. Iwz:: tlicir 
mind is rcvealed anl thcir fancy is gîtcsscd.;^ 

As yclditucc ta siick a gênerai 'wish, «e heg to itndertakc jmt nov! t/mz 
ptihlicatism ofpeculîar. précèdent less an alhim : ':' ; J 

FRENGH ACTRESSES AT HOME 

Evcry one^ijS^e ablç io gain adiniUance to the queens of theMay, ta 
"et for an iiMtaitt Jamiliar gucsts at dlwir home, and to discovér ilt^^w 
r:onderfid marvels of furniture v}hich vWlJ'^^Wsc suggest many f^MMeni 
comfort ânàgpodta§tsihe^gkts. ?" 



Intcnding Io issue a publication, offering hoth thc attmction of a, new liviny 
thing^nd the vorlh of o document tcvi, v:e hâve assocrate to our work the moui 
sttite^ pholùgrapher to tcstd itailtigM^ 

M. EIJGf PIROU 

His peculiar recenlly patent prûccedîngs and his expérience fram many 
artistic tsorks let M. Pirou io perform Ais àifficult task vnth tins improved 
perfeclitm ^hiéliéas caused his renozuni=___-^^_ ,, 

As for the têxl, in oïder to meet anî#f^^iéâaitihor, an ougiiml mind's 
one. v.)e hâve conitm'ttcd il io. 

M. HENRI DE NOUSSANNE ^ 

\\ c hâve no doukt^tJial tlie rcaders, ^pprmsi»g our vncommm irinl and 
JsiiKere=£iâea,vûur^ vcill kindly accept and reçoive - 

FRENCH ACTRESSES AT HOME 

TlŒ PUBLISHERS. 



I»pîce of tlie il.]l>iiiu î Six penche.— Fçee li^^ post : £i^lit peiicê. 



AN' ALBUM IS PBBLISHED EVERY WEEK 



FktkRQ Frères, publlshers, 78, boulevard Sajnt-Michel, PARIS. 



Sceaui_ — Imp. Charaire et l,,if. 



fo 



OSJlCTRICES 
CHEZ ELLES 





PHOTOGRAPHIES 

EUG. PIFOU 

crùteimes instantanément par la lumière arij/lcielle' 

( JTottK^^iXtt ptC>C€()é 6t£vcté ) 



^PXAB^r^hv^. EDITEUR^* 

73 , Jr)OulerardSp\[ichel^^^v\i 



dlbuin JV ^ fo rentin^er/ 




i 



1 




fUuT. Kuo. PUiou. 5, B<t S>-GeniuuL P&rit. 



MADEMOISELLE LIANE DE POUGY 



Sound, ail ye trutnpels of Famé... Behold Ihe Omphale of the 
Hercules of the Folies-Bergère. She lias but lo appear in this 
music-hall, in ail the sheen of the pomp of the rue Richer, and 
ail men, even the strongest, grow mealc at lier sighl, and are 
ready to prostrale thcmselves before lier, even as Samson at the 
feet of Delilah. 



Sonnez, trompettes de la Renommée... Voici l'Omphale des 
Hercules des Folies-Bergère. Dès qu'elle parait, en ce music- 
hall, dans tout l'éclat des pompes de la rue Kicher, les hommes 
les plus forts faihiisscnt à sa vue et sont prêts à se coucher 
devant elle, comme Samson devant Dalila. 




PHOT. Eua. PiROu, 5, Bd St-Germain. Paris. 



MADEMOISELLE LIANE DE POUGY 



Ah! v:>hat a ficlure she is in 'J^antomime ! what science in lier 
gesture, what éloquent silence appcars to brcalhe from lier lips. 
Tliey say she is a ■v}idow — oh! hoiamu^h — and a Spaniard. 
She holds a lar^e place in Parisian life. 



Ah ! qu'elle est bien dans la pantomime ! quelle science du geste 
et que sa bouche a des silences éloquents! 

On la dit veuve. — oh ! combien! — et Espagnole. 
Elle tient une ijÈande place dans la vie parisienne. 




iH'iT. K!(i piRoi;. 5. BJ S'-Genniin- Pari». 



MADEMOISELLE LIA.NE Ù\i l'OUiW 



She is cerlaiuly not laching in tait : M'^<' de Pougy is infact 
lilerary. 

Idont hnOTO -,1'hat shc may Ihiiik of llie Ohclisk, but 1 am sure 
she miich admires thctt beautiful -u'oman of aniiqiiity WiM, it is 
said, earitcd <<ufficient moiiey lo hâve huilt a fyramid. 



Ce n'est Das l'esprit qui lu: manque : M"« de Pougyest même 
lettrée. 

Je ne sais pas ce qu'elle peut penser de l'Ohclisque, mais )e 
suis sur qu'elle admire fort cette jolie femme de l'antiquité, qui 
gagna assez d'argent, dit-on. pour faire hâtir une pyramide I 




PHOT. EOO. PiROU, 5, Bd S'-Germain. Paris. 



MADEMOISELLE AIMEE MARTIAL 



Like the woman of the « Ronde du Brésilien » she has been 
seen on the banics of the Nile and the Thames. From London she 
■went to St Petersburgh. 



Comme la femme de la Ronde du Brésilien, on l'a vue sur 
les bords du Nil et de la Tamise. De Londres, elle est allée à 
Pétersbourg. 




PMOT. EUO. PlROu, 6, B» S'-Gennain. Fin». 



MADEMOISELLE AIMÉE MARTIAL 



Happy Russia ! We give her of our dearest ; our beauiifal 
women, and our money. Fortunately she returns Ihe loans : 
M^i^Aitnée Martial has corne haclc to Paris. At présent she ts ihe 
delinht of the « Menus-Plaisirs ». 



Cette Russie, est-elle heureuse ! Nous lui donnons ce que nous 
avons de plus cher : nos jolies femmes et notre argent. Heureuse- 
ment qu'elle rend ce qu'on lui prête : .M'l« Aimée Martial est reve- 
nue à Paris. Elle fait en ce moment les délices des Menus-Plai- 
sirs. 




riiOT. EUG. pmou, 5, Bd S'-Germam. Pans. 



MADEMOISELLE AIMEE MARTIAL 



She is a subtile « comédienne », the pitpil of llie most amiable 
frofessor in France. M. Guillemot. 



C'est une fine comédienne, élève du plus aimable professeur 
de France, M. Guillemot. 




i'tuir. kvii. PiHuu, b. B«. St-Gerouin. Puti. 



MADEMOISELLE AIMEE MARTIAL 



Ml'» Aimée Martial lias performcd in Belgium, ani not so long 
Zgo. They say she found muchfavor in the eyes of the good king, 
^ohom our most charming dancers qtiaintly call, <( my Utile 
Brussels duck )) (lit : mon j^etit « chou » (sproiit) de Bruxelles). 



M"« Aimée Martial a joue en Belgique, il n'y a pas long- 
temps. On dit qu elle a beaucoup plu au bon roi, que nos plus 
charmantes danseuses appellent si gentiment « mon petit chou 
de Bruxelles ! » 




PHOT. Euo. piRou, 5, Bd S*-Germaiu. Paris. 



MADEMOISELLE BLANCHE DUFRESNE 



Serions dramatic study, perfect gracefulness, and a lively wit, 
hâve enabled A/"« Dufresne to croate for herse If an exceptional 
position. 



De sérieuses études dramaticiUes, une grâce parfaite et un 
esprit alerte ont permis à M"» Dufresne de se créer une situa- 
tion exceptionnelle. 




PHOT. Euo. pinou, t, Bà S'-0«nnun. PtrU. 



MADEMOISELLE BLANCHE DUFRESNE 



She is exceedingly well lihed al the Porle-Saint-Martin, 
as well on the stage as in the housc. Her friends are evcry 
lohere. 

Good comradeship is something so rare at the Théâtre that 
this very interesting trait is siifficient to depict i\/"« Dufresne in 
the highest colors. 



On l'aime infiniment a la Portc-Saint-.Martin, aussi bien sur 
la scène que dans la salle. Elle n'a partout que des amis. 

Les « bonnes camarades )) sont assez rares au théâtre, pour 
que ce côté si intéressant de .Ml'" Dufresne soit le plus digne 
d'être mis en valeur. 




l'HUT- KVli. Pmuu, 5, lid ii'-CieruiaUl. l'aris. 



MADEiMOlSELLE MICHELINE 



Thcfo ovHvg terms rcsumc the apprccalion of Ihe excellent Voici en quels termes rcNccllcnt oncle de la séduisante étoile 

Unce oj the « Star )) of Olymp,a, kI,o //as heen /and enouo/i lo de l'Olympia, assez bienveillant pou,- repondre à une demande 

repiy lothe requestfor some biographicai del.-.lh conccnung lus de renseignements biographiques sur son aimable niè-e. a résumé 

amiable niece. son appréciation ' 



^; 



■-'sa 




i-M< T. Luo. Piaou, s. Bit S>-Oernujn. Paru. 



MADEMOISELLE MICHELINE 



« Micheline passasses a qiiicl;, lively, and f;ay disposition. 
Her arlislic tastes arc mucli dcvcluped ; site adores evcrvt/iin,!,' 
■whicli touclies art, and the grcat masters; l'iil thaï which she 
cherishes above ail is lier family. Nothing in llie vjorld could 
cause her to forget this sacred tic. )) 



« Micheline posscdc un Icmpcrament vif, alerte, enjoué. Ses 
goûl< arlistiqucs .sont très développes: elle adore toutes les cho- 
ses touchant ;'i l'art et les jjrands maîtres: mais ce qu'elle chérit 
par-dessus tout, c'est la famille. Rien au monde ne ï-aurait lui 
faire oublier es lien sacré. » 




PHOT. EUQ. PIROU, 5, Bd St-Germiin. Paris. 



MADEMOISELLE MICHELINE 



One cannol go beyond this, and tins -portrait has ils price. Its 
author loill forgive us for transcribing it literally, ivithout even 
adding that Micheline sings like one ofWilletle's angcls, that she 
is knov:n to ail Europe, which admires lier deep eyes and lier 
queen-like liair. 



On ne peut dire mieux, et ce portrait a son prix. Son auteur 
nous pardonnera de le donner tel quel, sans même ajouter que 
Micheline chante comme un ange de Willette et qu'elle est connue 
de l'Europe entière, qui admire ses yeux profonds et ses cheveux 
de reine. 



NOS ACTRICES 





PHOTOGRAPHIES 

EU G. ÎpIROU 

Nouveau procédé breveté, permettant de photogra^îer instantanément, la nuit et le |ôflr, à domicile. 



Jamais icTë femîiiesi^piuivi^r le tâént cl la bcauiij. inomphcnt au ihtiJ! 
n'ont tenu plus de place qù'aujourd'&i. ^ 

Elles vivent entourées d'écrivains et d'artistes tinpressé#^=7^rYipleur 
gloire et l'on pourrait croire la curiosité fsubliquc satisfaite àJeSrertSiïnt 

En vérité, il n'en est rien. ^^' ^^ "^ 

On regrette de ne connaître que pa*dcs portraits oflîcielji et des articles de 
journaux les actrices 4e%:pJar en vue. Ôa voudrait les voir dan^ l'iptiniîféîïie 
Lur vie, dangle cadre oii leur véritabls personnalité se dégagc.îéar esprif se-; 
rOvèle et leurs goûts se devinefit. _-..^ ^ 

Frappés d'un dcsîr si généralement rcp^â&TlâJous entreprenons ici la 
•publication d'un atpim sans précédent : 

NOS ACTRICES CHEZ ELLES 

Chacun vi pouvoir pénétrer chez les/reines du jour, devenir un instaat le 
familier de leiin* home » et y découser des merveilles d'ameublement propres 
à suggérer ^^ccellentes idées de effort et de goût. 



~^uucieu.\ d'établir une {iubliculion qui iiil a la fois râttl^it d'une chose 
\i\unte et neuve et la valeur #un document, nous avons assocS-à notre œuvrt 
le photographe le pïns autorisé à la mènera bien, -^=. ^^ 

M. EUG. PIROU i^^^ 

Un prui-i-uc >jjL^ial récemment breveté^ donnant la possibilité de photogra 
phier inslanl^ëment la nuit et le jour. îiTlomicile. eti'expérience acquise dan' 
de multiplet travaux d'arl. permettent a .M. Piroude s'acqTiJHer de ^difficul 
tueuse tâche ^^Btc cette perfection qm a fait sa renommé^f 1^. 

Quant airtexte, poui^qu'il so^d'i mamieîit reasei^g. d'esprif^iginal. 
nous l'avons^onfic h ;=ij =z^^ ^^^ ^ig-: -=f 

M. HENRI DE NOUSSANNE 1 

ÎSuusjie douions py^yquc le public, appréciant Foriginalité de notre tenta - 
tîVe et HMaéérité deiiairc effort, ne lasse bon accpBl à qï^ ^r 

NOS JICTRICES CHEZ ELLES 



I»iri3t de FA-llmiii s OO cent. — l^'jraiico j^ialLi^llér postc*^ TO eent. 

IL PARAIT UN ALBUM CHAQUE SEMÂÏNL ^ 

FAYARD Frères, Éditeurs, 78, boulBfstrti Saînt-Mlichel, PABtS. 



FRENCH 




photogrA«iies 



EUG. PI ROI 



New patent pjcoceeding for instantaneous photographisi^ fey night or da^^jthomc. 



-^-S-i^i; AiÇ- ï>-:;i_3. 



Theviomen Viho are cxcclH^g al '^fcâiâfre vnih hcr è^tmt and bciiuty \ 
neverkavebeeiipoiniedoulasmuchastoSay. :-?' " _ ?; 

They are Uviii<r surrouud^d ■::'ith autkors and arlisis^agerly atlendtng io 
Ihêir iflaiv àriS il^Kould besuppû^cd Ihc -public curiosityfs satisfied aboti I llicni . 

h, rcdiiy, is nol su ai idJ.-^ ? 

U'f comfhin kfimwifr'somelhing abolit iheiu^M-^^Urq^live actrcasm only \ 
hv officiai pîêiure^ and ticxi^spapers mtîcles. Wc ■mant lo^^ce ikcjit in ihcir \ 
intimaic li/e, the outlinc vk^tlbêà^ mm pcrsoncdily glitprs m, hov) ihûir J 
rniitd is rcvcalcd ant Ihcir /.tiwy^ié^ftue&se3. - :>.vi 

As ycldancc to siich a '^encrai ivisR^sa? teg ta undertakgjust iiovj thm^^ 
publication of pcculi.ir. prcccdciilless an al^nm : ' \ 

FRENCH ACTRESSES AT HOME 

• ■ i ry onc shall bc ahlc to gain admitlàiicc ta the queens pf thc day, tn \ 

r an instant Janiiiiar gticsls al their hom&^ and to dfscovcr ihcrviti I 

-cr.onacrful marvck i^f Jumilun: v:hich i:i!t of course siiggesi many cxcclknl ■ 
comfort and gùod tasic Ihoughis. 



bitéliàing to is&tw a ptbticâtiûn offcring èsffi the attraction (rf .1 «em Uving 
Ihié^ andthe iuorlh of o document too, ivc hWi^e . ■: tnoil 

sttilcd photogmphcr io lead it allright. 

M. EUG PIROU 

JJis pcctiliar- reccntly paient proceedi»gS-jsd his expérience ftomnitan y 
arlisiic ijorLs Ici M- PimW^to perform his d^ciilt task 'c:ith this impriircd 

^ffcclion iDliiûh has caitWâ his rcnovm. 

^ As for tkefext, in ordUr to mcct an informid aiiihor. -jn vriijiiial imnd', 
onc, xoiiâiavëcmnmitted it to. _ ^^- 

M. HENRI CE NOUSSANNE 

W'C kct/^c no doubt that ilie^: rcadêrs^ afprai.sin-^ 
siiKcrc eMcavonr, 7:nll hittdly^stccpt and rcccivc 



tur unciiminor, trial a» ' 



FRENCH ACTRESSES AT HOME 

FllE PUBLISHERS. 



I»i»îce of tlie Allïiiiii s Six penee. — IFl^ee l*y post r Êi^lit penee. 

AN ALBUM IS PUBLiSHED EVERT WEEK 

FAYABD Frères, publlshers, 78, boulevard Saint-IHlichel, PARItr^ 



Semui — Iniii. i^cmn et O'. — .^3B-9d. 



T 



CHEZ ELLO 



^-^H0T06RAPHIES«>^ 

EUG. PIROU 

Obtenues insùmtajiéjnentpar la lumière arti/loîMle^ 



"-^^iHSv 



ijAYAR D •Irères-', EDITEUR^ 
7S, ^oulerardjj^ichd , ^ari/ 



^-nA- 




6 



&; 



r^entini 



'wes 



% 




FHoT. fiua. Pifiou, &. Bi St-G«nnAm. Puis. 



MADAMfi DKSCLAUZAS 



A perfectly artislic miiid, ail gaiety and animation. But why 
compliment lier at ail, lohich vmutd but hc commonplacc. 

Singer and comedian, site lias Inioiun nothing but success. 
Wiht tliat admirable ease of perfect talent, everywhere at home, 
she has gone from the Fille de M™" Angot, to tbe Abbé Cons- 
tantin. 



Une belle âme d artiste, toute de joie et de verve. Mais pour- 
quoi la complimenter? C'est banal. 

Chanteuse et comédienne, elle n'a connu que le succès. E!Ue 
est allée de la l-'ille de .\/""> Angot h VAbhé Constantin, avec cette 
aisance admirable du vrai talent, partout à sa place. 





I 



PIIOT. EUG. Pmou, 5, Lia i)i-tjt;i 



MADEMOISELLE MÉGARD 



They say that the « Palais-Royal » ts in a dviiiff condition. 
Calumny! tins morihund only as/es to live, and at ninht, when 
the théâtre of the rue Montpensier lights iip, the old Palace, sud- 
denly rejiivenated. vjinks the « ot/ier eye )), and sieps ont... 
W'6 Mégard goes by. 



On dit que le Palais-Royal se meurt. Calomnie! ce moribond 
ne demande qu'à vivre et, le soir, quand le théâtre de la rue 
Montpensier s'aUume, le vieux Palais, soudain ragaillardi, cligne 
de l'œil et tend le jarret... W^" Mégard passe! 




HoT. 11 (1. piRou. 5. B<i S'-Gcniiain. i'arn. 



MADEMOISELLE MÉGARD 



M'ie Mégard is one of Ihe youngest adresses in tlie (( troupe » 
of thèse two conservators ofbigfun, MM. Boyer et Mtissey, thc 
managers of the « Palais-Roval ». 



M"" Mcgard est une des plus jeunes aclriccs de la troupe de 
ces deux conservateurs du large rire. MM. Boyer et .Mussey, 
directeurs du Palais-Uoyal. 




PïlOT. EL'G. PIROU, 5, Bd S'-(.crmaiu. Paris. 



MADEMOISELLE MEGARD 



Upon their stage M^^<' Mégard gives brilliant f roofs of refi- 
nement and élégance. She viill make lier mark. She possesses the 
sacredfire. 

If it is a good thing ta hâve, it is better still to keep ît, was 
the advice given to Ih^ Vestal-Virgins. 



Sur leur scène, M"» Mégard fait brillamment preuve de- finesse 
et d'élégance. Elle ira loin ; elle a le feu sacré. 

L'avoir est bien, le garder est mieux, disait-on aux Vestales. 




piioT. sua. Pinou, 6, D^ S'-Gennua. Psri^. 



MADEMOISELLE LEKOU 



The « Comédie- Française » oves a great dcal to tlic South of 
France. In the firsl place she is indcbted the tvco Mounet and 
A/lle I.eroii. 

^M"« Lerou cornes from Ihe « Lot-et-Garonne » and has con- 

qtiered Paris by incarnaling al the « Français » the mosl trafic 

ligures ofthe claf^sic « répertoire ». and of contcmporary drame. 

She is a genuine arlist, whose nalurai réserve h.:s not alïvays, 

itwould seem, scrvcd lier ariglil. 



La Coincdie-Françai^e doit bien des choses au Midi. Elle lui 
doit d'ahord les deux Mounet et Al"*" Lerou. 

M"'-' Lerou est venue du Lot-et-Garonne et a conquis Paris 
en incarnant aux l-rançais les plus tragiques figures du répertoire 
classique et du drame contemporain. 

C'est une artiste de caractère que sa naturelle réserve n'a pas, 
ce me semble, toujours servi 




riiOT. ZCG. nucL', 5, CJ S'-GcrmaiB. Pans. 



MADEMOISELLE SUZANNE ELVEN 



Yott hâve scen the Falote at the « Folies-Dramatiques n ? Then 
you knoxu M"« Elven. She cornes from the « O-péra-Comiquc », 
luhich carried her offfrom the « Palais-Royal ». 



Vous avez vu la Falote, aux Folies-Dramatiques? Vous con- 
naissez donc M"« Elven. Elle vient de l'Opéra-Comique, qui 
l'enleva au Palais-Royal. 




Bd S*-<tcrmtin. l'an». 



AIADK.MOISELLE SUZANNP: F.I.VHN 



Her l'oice hecame formed in playing « Vaudeville ». — Curions 
System, iiihich lias succeedcd vjilh lier, for lliis amiable aclress,v:ho 
appeared in the front rxnlc on M. (Jarvalho's stalle, in the old 
« répertoire » as well as in the Portrait de .Manon, etc.. is a sin- 
ger without reproach. 



Sa voix s'est formée en jouant le vaudeville. Bizarre méthode, 
qui lui a réussi, car l'aimable actrice qui. sur la scène de M. Car- 
valho.a paru au premier rani;, dans l'ancien répertoire aussi bien 
que dans le l'orlrail de Manon, etc , est une cnnlalrice sans 
reproche. 




iHOT. EUG. rinou, 5, Dû S'-Gcrmam. Paris. 



MADEMOISELLE SUZANNE ELVEN 



Ske is perhaps nol qutle voithoiit fear. lier gênerai nervosily 
fs, it appears, very gre^t, but so iniich scnsiliveness can only 
atlest a perfectly délicate nature. 



Elle n'est peut-être pas sans peur. Sa nervosité ordinaire est, 
paraît-il. très vive, mais tant de sensibilité ne peut qu attester 
une parfaite délicatesse. 




iid ^'-<»<'^ma!n. l'inf. 



MADEMOISELLE MARIE ROYER 



Anollicr fiipil ofM. Guillemot. Shc is but a hcffinner. but if 
she hxs only Ensign rank in the « troupe » of thc « Renaissance «, 
slie lias ccriainly that of colonel in the corps of the frctty women 
of Paris — and vohat a corps! 

Principal finit — capricious. 

Principal quality — a horror of anything vulgar. 



Encore une élève de M. Guillemot. Ce n'est qu'une débutante, 
mais si dans la troupe de la Renaissance elle n'a que le grade de 
sous-lieulenanl. clic a celui de colonel dans le corps des jolies 
femmes de Pari^. Et quel corps ! 

Principal défaut : capricieuse 

Principale qualité : l'horreur du commun. 





riiuT. EUG. PiROU, 5. lîd S'-ticrniaïu. l'aris. 



MADEiMOISELLE JANE EVANS 



An inveterale reader. We inay v).tgcr Ihat v)hen she hecomes 
old — say in seventyfive years — she will piihlisli lier « memoirs ». 

Meanwhile she is a delighlful talher. Of a. fantastic nature 
and excelling in farce — ivilness her récent success at the 
« Folies Dramatiques » — she luould lihe to flay in terrible 
dramas. 



Une liseuse enragée. Je parie que devenue vieille — oh ! dans 
soixante-quinze ans - elle publiera ses mémoires. 

l']n attendant, elle cause à ravir C'est une fantaisiste qui 
excelle dans le comique — témoin son récent succès aux Folies- 
Dramatiques — et voudrait jouer des drames horriblesl 




'■Mor, tua. Piaou, 5. liJ î>'-ucrmiiu. l'uris. 



MADEMOISELLE JANE EVANS 



M"« E'i.'aiis hcf;ai! in iS8y al tlie « Cluny », a llicalrc v^hich 
has the monopoly ofhudding talcnl. lier motto ts : 1 don't caic. 
— Oh! oh!... 



M'ie Evans a débute en 1887, à Cluny, un thcâtre qui a le 
monopole des talents en boutons. Ellea pour devise : Je ne prends 
garde ' 

— Oh! oh!... 






PUOT. EUG. Piaou, 5, Bd St-tiermam. Paru. 



MADEMOISELLE JEANDICK 



An anc^el, an unl.nov^n ivoinan, suc h i s M^^^ Jeandich, a favo- 
rite with lliosc « connaisseurs » %uho devine in lier tlic future 
« star » al its rise. 

She lias played ar Ihc « Variétés i^ and tlie « Renaissance >>, 
but modest to cxcess, she ignores if slie lias been able to please. 

Set us tell lier : slie lias pleased. 



Un ange, une femme inconnue..., telle est M'Il' Jeandick. fa- 
vorite des connaisseurs qui devinent dans « une étoile en herbe » 
un astre à son lever. 

Elle a joué aux Variétés et à la Renaissance : mais, modeste à 
l'excès, elle ignore si elle a su plaire. 
Disons-le-lui ; elle a plu. 





PHOTOGRAPHIES 

EtJ&. ï»IROU 

Nouveau procédé breveté, permettant de photographier instantanément, la ïïuit et le pnv, à domicile. 



Jamais les femmes qui. par le talent et la b^Se, triomphent au thcàlic ' 
n'oat tenu plus de place qu'aujourd'hui- =^ ^^ 

Elles vivent entourées d'écrivains et d'artistes cnipre^sés.^ s^ir leur f 
i^loirt: et l'on pourrait croire la curiîj^i^^ublique satisfaite à leur crtSmil. 

En vérité, il n'en est rien. ^^Ç t= ^^ 

On regretté de ne connaîtregoTpar des portraits officiels et des ^articles de 
iournaux les actrié^ les plus cSfvue. On voudrait les voir 4âg4 l'intimité de 
leur vie, dans le cadïe où leur Véritable personnalité se dégage, leur esprit se 
rûvcle et leurs goûts se devinent. ^_ :==^ jL* ï^ 

Frappés d'un dcsir si généralfS^'répafldu, nous"?entreprcnot^j^ ïa- 
puWwa1*6n d'un album sans précédent : ^Jè 

NOS ACTRICES CHEZ ELLES*" 

Chacun va pouvoir pénéirer.4:hez les reines du jour, devenir un instant le 
lamilierde leur « homç:^ et yj^écouïrir des merveilles d'ameublement propres 
u suggépr Sêscellen^l4ée#Se conf*^ et de goût. 



Soucies^ d'établir uaepsfelication qui ail%Ja fois l'attrait d'une chose 
vivante etBeuve et la valeur d'un document, nougMVons rs^er-é 4iDolfé:a;uvrc 
4c photographe le plus autorisé à la mener à baaiT _ ^^^ 

M. EUG. PIROtJ 

Ln proeedc spécial réccmnient breveté, donnant fa possibilité de phologra- 
phFer instantanément la nuit=ét le jour, à domicile, et l'exf^^ence acquise dan 
de multiples travaux d'art^^^lpermettcnt à M. Pirou de s'acquitter de^sadifficul 
tueu.se tâche avec cette perfection qui a fait sa renoçimée. i:_ 

^^ Quant au texte, pour qu'il soit d'un auteur ren#isné. dafSp^sèr^iaai. 
n^s l'avons confié à -f- -'"^ 

M. HENRI DE NOUSSANNE 

Nous ne doutons pas que le public, appréciant l'originalité de notre tenta 
live et ia_iiincérité de notre^fîort, ne fasse bon aficueil à 

WOS ACTRICES CHEZ ELLES 

? - SiLi:s =Ëi)lTpaiRS^-5£ 



l*i"ixL de l'ilL.ll>iiii» î OO «îent. — t^raiiço pai* la poste : TO cent. 

IL PARAIT UN ALBUM CHÏQUE SEMAIM' 

FAYARD Frères, Éditeurs, 78, &oule¥arOwSaint-llllichel, PARIS. 




PI^eq^OGRAPHIES 



E XJ G- 



IROU 



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\ 



TkeWomen viho àr^-^^çetlm^^at fSe théâtre i^ithjia 
ncver hive beeHrjî^inted ouVtts musfi as iffday," ^: ^^^ 

Theyare MvinS iurrùunded iBih a0iorwartd arlMs eagerly atieMing io 
their alofy and ilpiéuld be supfosMthefub&curiosity is sUfisfieiâboui them. 

Il, really, is^fwt so ai ail. ^ - ,- :7, 

\Ve cûinplain fftstnrintr someQïtng aboiil tké mosl atiraçitve adresses only 
hv ûjjicial pictur^ and nevispapers articles Wc ivanl to sec them in their 
fntimate Mfê. thenulline -uihich ilieir own personalityglilters in, how their 
iiiiiid is revealcd anl their fançy is'ffuess^. 

As yeldavce io such a gimral viis^-we beg to undsrlakc jusl ncnu thërz 
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Every one shctU bc able to gain adnùtiànce to Ihc quecns of^he day, io 
-cl for' an instant familiar wiiWs at their home, and to disc&er therein 
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comi'orl and good taste Ihotigkts^' hc 



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thing <mi ihe Viorth of o dùëumeiïtloû, "me havc assocîMt laÈsur wofk the tno^t 
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EUG. 



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artistic iL'orhs Jet M. Pirouio pcrform hîAdifficult (aslc inith this imf ' 

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N68 
album 
no. 1-6 



Nos actrices chez elles 



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