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Full text of "Notice des émaux exposés dans les galeries du Musée du Louvre"

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IV 

qu'elles aient été; ces documents, presque tous inédits , 
quelque nombreux qu'ils soient , auraient été insuffisants 
pour donner une idée exacte de Fensemble d'une collection 
de joyaux et d'objets d'art, telle que la pouvaient former, 
telle que l'ont possédée nos rois , nos princes , et les 
grands personnages du Moyen âge et de la Renaissance. 
Un inventaire complet pouvait seul offrir le tableau exact 
de ce luxe et de ces richesses. J'avais le choix entre 
plusieurs documents de ce genre, parvenus jusqu'à nous 
et restés inédits; j'ai préféré l'inventaire de Louis de 
France, duc d'Anjou, parce qu'il est le plus riche en 
jopux et en émaux, parce qu'aucun autre n'est rédigé 
avec autant de soin , avec un soin qui fait aussi bien sentir 
le prince amateur. 



'■' 



LOUIS DE FRANCE, 



DUC D'ANJOU. 



LOUIS DE FRANCE, 

DUC D'ANJOU. 



Louis de France, premier du nom delà deuxième branche 
d'Anjou, roi de Napies, de Sicile et de Jérusalem , duc de 
la Fouille, de Calabre, d'Anjou et deTouraine, pair de 
France, prince de Capoue, comte du Maine , de ProTcnce, 
de Folcalquier et de Piémont, seigneur de Montpellier, 
gouverneur de Languedoc et de Guienne , second fils de 
Jean le Bon , roi de France, et de Bonne de Luxembourg, 
fille de Jean de Luxembourg , roi de Bohême , naquit, au 
château du bois de Yincennes (1), le 23 juillet i339. 

Dans la fatale journée du 19 septembre 13IS6 il combattit 
près de son père, et s'il ne fit pas les actes d'héroïsme qui 
valurent à Philippe de France, à peine âgé de quinze ans, le 
surnom de Hardi, il s'acquitta du moins de son devoir en 
chevalier français. Dès l'année 1359, c'est-à-dire à Tâge 
de vingt ans, il exerce dans les comtés d'Anjou, du Maine 
et de Touraine les fonctions de lieutenant du roi (2). 

En octobre 1360 Jean le Bon revenait d'Angleterre. Le 
traité de Brétigny mettait fin à sa captivité, mais il devait, 
pour en assurer l'exécution, envoyer un de ses fils en otage 
à Londres. 11 désigna Louis, et en compensation de cette 
pénible mission, il le créa duc d'Anjou par lettres données 
à Boulogne. En fils soumis, Louis d'Anjou se rendit au 
poste douloureux de Texil, mais il n'en put supporter 
l'humiliation, l'ennui et le dégoût; il s'enfuit de Londres 
à sa honte et à la grande douleur de son père, qui com- 

(1) Histoire généalogique de la maison royale de France par le 
pdre Anselme, tome I*r, page 227. 

(2) Le 14 janvier 1359, il signe nn acte dans lequel il se qualifie de 
lieutenant du roi es comtés d* Anjou, du Maine, de Touraine et 
parties voisines. 



VIII 

prenait la foi jurée eu roi et eu gentilhomme (l). Jean le 
Bon, esclave de sa parole» retourna résolument dans sa 
prison, et il y mourut le 8 avril 1364. Charles V lui suc- 
céda. Le sage monarque appréciait dans son frère Thomme 
de résolution et d'autorité; il lui confia, entre les années 
1364 et 1380, les commandements les plus considérables, 
tant en Bretagne qu'en Languedoc, Guienne et Dauphiné. 
Louis d'Anjou apporta dans l'exercice de ses fonctions les 
qualités et aussi les défauts de son caractère ; mais les qua- 
lités dominèrent de beaucoup, puisque Charles Y, à sa 
mort, l'institua régent du royaume et chef du conseil pen^ 
dant la minorité de son fils. 

Maître des trésors amassés par le roi, l'histoire l'accusé 
de les avoirdétournésà son profit pour conquérir le royaume 
de Naples, que la reine Jeanne fui avait donné. Les accu- ' 
sâtions de ce genre fourmillent dans l'histoire; elles de- 
mandent toutes un examen sérieux , et il serait facile de 
démontrer, sinon l'entière fausseté de celle-ci, au moins sa 
grossière exagération (2). Je n'ai point à m'en occuper; qu'il 
suffise de rappeler que Louis d'Anjou débarque en Italie à 
la conquête de son royaume, et qu'après des fortunes di- 
verses il va mourir d'une fièvre au chAteau de Biselia, 
près de Bary, dans la Fouille, le 20 septembre 1384. 



(i) On lit dans une chronique : t L*an de grftce après ensuivant, 
1362, Loys, duc de Ango, fils du roy Jehan, se partit d* Angleterre 
et s*en revint en France, mais il ne se mettoit point en la présence du 
roy son père, qui estoit moult conrouciez de son département, mais se 
tenoit le plus au chastd de Guise que il avoit de par sa femme, dont 
il advint que le duc Charle de Ptormendie,. ses frères, vint à Saint* 
Quentin en Vermandois pour ceste cause et lui manda que il venist 
parler à Ini seurement. » (Chron^ BibL nat, ancien fonds 10,297.) 

(2) LMnventaire que je publie est antérieur au moins de quinze 
années à la mort de Charles V, et l*inventaire des pierreries de sa 
couronne royale est de 1874* Voici le titre de ce dernier document : 
« C*est Tordenance et la devise de notre trè» noble et très riche cou-' 
ronne. Et le poie de toutes les pierres d^icelle qui est très fine et 
très cière : Rubiz, balaiz, saphire, perlis et dyammans, qui a été faite 
par M' J. Hamer, nostre secrétaire, Henry Hambert, nostre orfèvre, et 
Regwut Sangien» nostre vaUet de chambre, à Angers, par nostre com- 
mandement au mois d*octobre Tan MGGCLXXIIU (Bibliothèque, n*- 
titmAh, suppl, frunçaU^ n" 98^ 19). » Cet inventaire ^ bien que. tout 
spécial, compte environ 800 articles, y compris le détail d^un fermail 
et de ce qui reste hors œuvre en perles et en pierreries^ 



IX 

Telle est, en résumé, l'eiistence agitée du prince dont je 
publie le riche inventaire. Je ne veux parler ni de ses 
goûts, ni de son luxe: il était frère de Charles Y, du duc 
Jean de Berrv et de Philippe le Hardi , duc de Bourgogne. 
Il avait été éleyé dans la magnifique cour de France, c'est 
dire assez qu'il mettait la protection des arts et le faste le 
plus élégant au nombre des devoirs d'un prince du sang. 
Mais à quelle époque , à quelle date précise avait^il , dans 
son trésor, une collection d'une si grande valeur? A quelle 
occasion crut-il nécessaire, ou se trouva-t-il le loisir d'en 
rédiger la description? Car je ne dis pas de la faire rédiger, 
parce que le caractère personnel de cette rédaction ne peut 
échapper à personne. 

Ce document ne saurait être antérieur à l'année 1342, 
puisqu'il y est question du pape Clément Yl, dont l'élé- 
vation est de cette année; il est postérieur au 9 juillet 
de l'année 1360, puisque plusieurs joyaux portent les 
armes de la duchesse: or, on sait que Marie, fille de 
Charles de Blois, épousa le duc d'Anjou à cette date, et il 
ne peut être placé plus loin qu'à Tannée 1368, puisque les 
trois derniers articles, insérés après coup, sont du mois de 
mars de cette année (1). C'est donc entre 1360 et 1368 que 
dut être rédigé cet inventaire, et dans ces limites deux dates 
se trouvent d'accord avec quelques indications fournies 
par l'inventaire lui-mépe : c'est 1360 et 1366. 

En 1360, après son mariage et avant son exil en Angle- 
terre, le duc d'Anjou a pu songer à mettre ses affaires en> 
ordre et à assurer l'intépité de son trésor en le plaçant dans 
les mains d'un dépositaire. Mais en premier lieu, il est difii- 
cile de s'expliquerqu'il fûldès lors assez riche pour posséder 
cette masse de bijoux de prix et de vaisselle d'ord'un si grand 
poids; en second lieu, on rencontre dans cet inventaire la 
description d'un grand service de vaisselle d'or et d'argent 
acheté à Avignon (2), et on ne voit pas dans quelle circons- 



(i) Pour d*autre8 indications qui fournissent des éléments à la dis^ 
cussion, voyez les n«' 157, 171,476, 187, 203, 213, Wf 497, 649, 
657, là2, 744. 

(2) On lit dans Tinventaire, entre les articles 203 et 204 : C'esl 
rîDventoire de vesselle d*or et d'argent, esmaiUée, dorée et blanche,, 
tant de celle'que nous avons apportée de France, comme de celle 
qui nous a esté donnée et que nous avons achetée à Avignon et en la 
Languedoc. 



tance ce prince eût été en mesure, avant 1360, de faire un 
voyage dans le Midi et d'y acheter une argenterie aussi 
coosidérable. Si, au contraire, on place la rédaction de son 
inventaire en 1366, à son retour de i*un de ses grands 
commandements» qui Tavait conduit à Avignon (1), on s'ex- 
plique , sans accepter les accusations de ses détracteurs, 
comment il a réuni à la fois tant de richesses et tant d'objets 
remarquables par le mérite de l'exécution et le soin ap- 
porté aux détails. Je pencherais donc pour cette dernière 
fJate ; mais dans l'incertitude, et comme un grand nombre 
de ces joyaux ont été exécutés antérieurement à 13'60, j'in- 
titule ce document : l'inventaire de Louis de France, duc 
d'Anjou, dressé vers 1360. 



(1) Diaprés le thalamus de Monlpellier, le duc d^Anjou passait 
dans cette ville le 12 août 1365 et rentrait en France le 21 de ce mois. 
Les comptes du domaine des sénéchaussées de la province de Lan- 
guedoc et d*autres documents indiquent de nouveau sa présence à 
Villeneuve-d'Avignon les 24, 25, et 28 de décembre de Tan 1365. 
En effet, il écrit du Languedoc le 18 février 1364 (1365) et s'intitule: 
« Ludovicus, régis quondam Francorum filius, D. nostri Régis 
germanus ejusque locum tenens in partibus occitanis, dux andega- 
vensis. » 



mYENTAIRE 



DBS 



JOYAUX DE LOUIS DE FRANCE, 

DUC D'ANJOU. 



INVENTAIRE 






DES 



JOYAUX DE LOUIS, DUC D'ANJOU, 

DRESSJÎ VKBS 1360-1368. 



Vesselle de chapelle dorée et esmaitlée. 

i. Deux chandeliers d'argent dorez pareilz et sur la pales 
des pies de chascun chandelier a vi esmaux dont les m sont 
esmaillez d'azur à bestelettes, dont aucuns des esmaux sont 
brisiez et deffacez et les autres m sont d'or tous plains 
sanz esmail et sont en manière d'escussons, et a chascun 
chandelier un gros pommel, en tour le quel a ti petiz es- 
maux faiz en manière d'une rosette, et sont aucuns d'iceux 
esmaux deffaciéz, et poisent ix™ v. onces. 

, fi. Deux bacins d'argent blanc, et sont les hors dorez et 
sizelezàfueillages.Et ou fons de chascun a un grant esmail 
ront à noz armes, et enlour chascun esmail a un grantcom- 
pas d'argent doré et sizelé à serpens. Et a en l'un d'iceux 
hacins une teste dont il ist un biberon, etpoise l'un v» 
VI. d. Et Vaut. iiii. «• VI onc. xn d. 

3. Unepaiz faicte en manière d'une fleur de lis d'ar- 
gent dorée et esmaillée à noz armes, et dedenz l'esmail 
d'icelle a Nre-Sçr. en la croiz, et est nostre dame d'un des 
co&tez de la crois, et de l'autre saint Jehan euvangéliste et 
poise m ™ 1 once. ' 

4. Un benictier d'argent tout blanc, lié de m. souages 
d'argent doré, et est Tance d'icelui par les ii boux de 
II testes d'omme, et en face a une petite chesne, et ou 
bout, a un anelet ront. Et a un guipeillon d'arg. plain, et 
poise en tout v. marcz. 

«. Un ymage de saint Michel d'argent doré, assez grant; 
et est armé par dessouz un roantel qu'il a vestu, et a ses 
iipiezsurune.serpent, laquelle serpent à ses ii elles esmail- 
lees d'azur dehors et dedenz, et sont icelles esles entre les 
piez et jambes d'icelui saint Michel. Et tient ledit saint Mi- 
chel, en sa main destre, une longue croiz d'argent blanc 

TOME II. i 



2 NOTICE DES. ÉMAUX DU LOUVRE. 

laquelle il boute en la guelle dudit serpent, et a en ycelle 
croiz , par le haut , un petit paon à une croiz vermeille. 
Et en sa main destre tient ledit saint Michel une petite 
pomme d'argent dorée, sur laquelle a une petite erotz. £t 
siet ledit saint Micfael sur un grant pie quarré à vi quenre. 
Et ou plat, par le haut d'icelles querres, a esmaux où il a 
es uns gens qui chevauchent sur bestes, et le front de devant 
est esmaillë par losanges, et sont les esmaux de dedenz, les 
uns de azur à fleurettes, et les autres de vert à bestelettes, 
et sont les bordures des dictes losanges de guelles. Et siet 
ledit pié sur vi petiz lyons gisanz. Et poise en tout, avec 
les esles, qui sont grandes, dorées et sizelées, et poise en 
tout, au marc de troyes, lxxiiii. m. 

6. Un grant ymage d'argent, doré et esmaiUé, de saint 
Marc. Et siet sur un plè à vi costés, doré et esmaillé, es 
quelz esmaux a angèles gisanz, et au pié de Tymage a vuk 
lyon volant à esles esmaillées, et tient en sa main destre 
ane plume d'argent blanc, et en la senestre tient an petit 
livret qui est escript de lettres esmaillées dazur, et<est le 
déadtsme esmaillë d'azur, et poise en tout xxiii «>. 1 OAoe. 

7. Un reliquiere d'argent, doré el esmaillë, séantsiiriHi 
pié semé d'esmaux, a demi apostres, et est £ait de maçon- 
nerie, et par le haut a un gros tutau de cristal ront^ et svr 
le bout d'en haut a nostre seigneur en la croiz, nostre dame 
d'uncosté, et saint Jehan euvangéHste d'autre. Etau u bo«x 
dudit tuiau de cristal a li esmaux , dont en l'un a jsmnt 
Pierre, et en l'autre saint Poi. Et poise en tout &¥. ™ 1. iotee 
XII.. d. 

8. Un tabernacle, fait en manière d'un chastel, à double 
murs cranelez, et a, en y celui, es premiers murs, iiportm^ 
bateiileresses et ii tournelles de cristal. Et es secons miors 
a un tournelles, entre lesquelles a un ymage de nostus 
dame tenant son filz en son bras et un d y acre devant lov ^ 
genoitz, et entre les dites tournelles a un tabernacle mt 
a fenestres treslissée, et dessuz ycelui a une petite enâz, et 
poise en tout. xiï. «• ii. onces. 

9. Un ymage de nostre seigneur, mvm s«t «8e«Mi«y 
séant sur un entablement esnaillé tout entoura denu» apos- 
tres, et ou front de devant a u bocettes de cristal pour mettie 
reliques, et est porté yœlui entablement de xu lyons^glsajut 
Et tient nostre seigneur un livre en sa main, et de Faulffe 
main donne sa béuéisson, et a sur sa teste ane eouxonne de 
fausse pierrerie. Et poise en tont xxui »>tii. onee^ 



ISVENTÀ1R£ DU ^DUC D^ANJ^HJ. - 3 

iO. Un autre yinag€ de nostre Dame, séant on une 
chaire, laquelle siet sur un entablement à ii l)ûceiteft4e 
cristal, et souslient icelul entablement m lions gisanz, et 
a notre Dame les mains joinles, et sur sa teste a une cou- 
ronne de fausse pierre rie, et poise en tout ixiii. °>* u onc^s. 

I i . Un angèle, d'argent doré, qui tient un reliquiaine de 
cristal en sa main, faicte en manière d'une petite loivrneile 
ronde et longuette, et ont les esles eslevées, dopées et 
sîzelées et siet sur un entablement semé tout entour d-es- 
maux d'azur esmaillez à bestelettes, pesant en touixii«°* 
i. once. III. d. 

£2. Un autre angèle de la façon de l'autre en tome 
chose et poise en tout xi. ■". yi. onces. 

13. Une grant teste d'une vierge d'argent dorée h uns 
grans cbeireux ions, et a sur la dicte teste «ne grelle cou- 
ronne de fausse pierrerie,et poise en toot. xii. »* ii onces. 

14. Une autre teste d'un ynnoçent qui a les cheveux flo- 
celez et tient sa main destre à sa poitrine, et siet la dicte 
i«8te sor iiii peliz lyonceaux, et poise x. macs vit i<Mices 
et xn deniers. 

Itf . Un ymage de saint Jehan baptiste, en estant sur nn 
entid>lement esmaillé d'azur à angèles jouanz de plusieurs 
instraraenz, et siet sur m lyonreaux. Et tient le dit ymage, 
en sa ntain senestre, un reliquiaire ront de cristal garni en- 
tour d'argent doré Et de sa luain destre monstre Ecce agnos 
éei. £t poise en 4out ix. mars et une onze. 

16. Un petit tabernacle, d^argent doré, fait de maçon- 
nerie, en manière d*une chapelle et dedeoz yceluy a nostre 
seigneur tenant sa croiz et saint Thomas qui li boute son 
doit ou costé. Et après ce, a arrière nostre seigneur tenant 
sa croiz, et devant luy à un bonhomme qui est a genoulz eu 
«ne loge, et derrière notre seigneur a un saint qui tient un 
firrc, et est le dos d'icelui tabernacle esmaillé d'azur à bes- 
telettes, et sont les esmaux frétez de guelks, et siet ycelai 
lab^macle sur iiii petiz lyons couchanz. Et poise en tout. 
XI. i|iar«. 1. once. 

17. Um janage de ëaint Jaques, d'argent doré, séant mt 
iA«Btableoientoii^nel aescript4e lettres esmaillées, ce$t 
jwMgf 4e Saîot Jaqnes porto ua os de luy mesn^es et en.na 
mai» semestre tient un petit reliquiaire de cristal ront, |[avai 
d'argent doré, et en la destre son bourdon et son cha^ mr 
sa teste. Et poise viii. ». y. onces, xu. d« 



4 NOTICE DES ÉMAUX DU LOCVBE. 

18. Un ymage de Nostre Dame, en estant, séant sur un 
•entablement semé de vi. esmaux es quelz a plusieurs bes- 
telettes. Et tient Nostre Dame son enfant en sa senestre 
main, le quel enfant tient en sa main senestre une pomnne 
vermeille, et Nostre Dame tient en sa main destre un rain- 

^au de roses vermeilles et sur sa teste a une couronne 
grelle à fausse pierrerie. Et poise en tout xv. mars m onces. 

19. Un ymage de Saint Nicolas qui a sa mittre en sa teste, 
sa crosse en sa main senestre et en la destre tient un petit 
reliquiaire de cristal enchâssé d'argent, et est assis le dit 
ymage sur un entablement quarré ou quel a un liteau, tout 
environ, d'esm^il et ou front devant a escript, c*est saint 
Nicolas. Et poise en tout vu. mars m. onces xii.d. 

20. Un autre yjnage, en estant, assis sur un entablement, 
séant sur m pâtes et a ou dos un guichet quarré , et est le 
dit ymage de saint Loys, royde france, et est couronné, et 
en sa main destre tient une main et en la senestre un sep- 
tre. Et poise un marcs un onces. 

m. Un autre ymage. en estant, séant surun entablement 
semé de vi. petiz petiz esmaux , faiz en manière de lo- 
jsanges etie soustiennent m pâtes. Et tient ycelui ymage eu 
sa main destre un liure et en la senestre un petit' tuiau, et 
entre les nespaules par derrièreaunpertuisront, et est ledit 
ymage de Saint Jehan Feuvangéliste. Et poise m mars 
îi onces et demie. 

22. Une anunciacion de nostre seigneur, séant sur un 
entablement tout plain, et est Nostre Dame en estant tenant 
en sa main senestre un livre, et a un angèleagenoillé devant 
elle sur son destie genoil', et tient en sa senestre main un 
roulleau ou quel a escript de lettres esmaillées, ave maria 
gratia. Et poise vi mars un. onces. 

25. Un tableau, d'argent doré, semé par dedenz, de es- 
meraudes granz et petites, balaiz granz et petiz, Cama-^- 
bieux granz et petiz et menues perles grant quantité. Et ou 
milieu dudit tableau a un très grant camahieu vermeil, ou 
quel a Nostre Dame gisapt Nostre Seigneur en la cresche, et 
les angeles tout entour, et dessouz a Nostre Dame qui bain- 
«ne son enfant, et derrière elle a saint Josef séant, et siéent 
le dit tableau sur un souage qui est semé de esmeraudes, 
de rubis d'alisandre et petites perles. Et entre ledit souage 
•et tabernacle a un chapiteau de maçonnerie a fenestrages, 
•et dedenz yceulz a y mages entaillez. Et poise en tout xiiii. 
mars vi. onces et demie. ' 



INVENTAIRE DU DUC D*AMJOU« 5 

24. Un reliquiaire de cristal ront fait en manière d'une 
tour, et dessus icelui a piliers de maçonnerie qui boutent 
contre une tour ou clochier, et dessuz le bout a nostre sei- 
gneur en la croiz. Et siet le dit tabernacle sur un pié semé 
de iiii esmaux, et dedenz yceux a nostre seigneur et m 
apostres, et entre le cristal et le pié a fenestragesde maçon- 
nerie où il a ymages entaillez, et est par dedenz esmaillë 
d'azur. Et poise en tout xi. mars iiii. onces. 

28. Une crois longue et grelle d'argent dore et y est 
nostre Seigneur en la dicte croiz tout estandu, et est l'arbre 
d'icelle croiz semé de perles et de pierrerie. Et a ou bout 
du bras de la croiz, par en haut, un caniahieu ou quel a 
II chevaux qui mènent un chariot et les mène un home. Et 
es II boux du travers de la croiz a ii testes d'omme, et est 
l'une blance et l'autre vermeille. Et ou bout d'icelle crois a 
un autre camahieu, ou quel a une femme .qui se siet en une 
chaire. Et sur ii branches, qui sont aux costez d'icelle crois, 
a sur l'une nostre Dame et sur l'autre saint Jehan l'euvangé- 
liste. Et siet sur un pié entaillé bien joliement, et y a un bien 
grelle souage tout entour, et dessus y celui pié a iiii es- 
maux d'azur, et a en chascun un euvangeliste, et le baston 
qui est entre la crois et le pie est de fenestrages à piliers 
de maçonnerie, et sont les fenestrages esmaillez de noir, et 
poise, pié et tout, xi mars v. onces et demie. 

26. Une autre crois, d'argent doré, de assez ancienne 
façon, et aussi est esmaillée d'azur, et a bestelettes petites 
en aucuns lieux, et a, aux ii costez d'icelle, ii branches, et 
estnostreDame sur l'une et sur l'autre saint Jehan l'euvan- 
geUste;Etest le bâton, d'entre la crois et le pié, de maçon- 
nerie à piUiers et à fenestrages, lesquelz sont esmaillez,par 
dedenz, à fueilles verte et violées, et est le pié sizelé à feuil- 
lages et est semé d'esmaux es quelz a sains et saintes, et por- 
tent icelui pié lui lions gisanz , et poise en tout xii. mars v. 
onces et demie. 

27. Deux bacins d'argent dorez, pareilz, et ont chascun 
un esmail ou fons, fais en manière d'une rose, et a, es feuilles 
d'icelles, hommes qui ont le corps de bestes sauvages, et en 
l'esmail du milieu de la rose de l'un a une femme qui jeue 
d'uo sartelion,eten 1 autre a une femme qui jeue d'une vielle, 
et sont les hors d'iceux bacins sizelez et poisent vi marcs 
vil. onces xii. d. 

28. Deux chandeliers pareilz d'argent dorez, et es po- 
meaux d'iceux a petiz esmauz faiz à losanges, et dedenz. 



6 NOTICK DBS ÉMAUl B€ LOUVRE. 

îceîTes a petites rosettes, soustiennent cfiascnit chandelier 
m piez de fit feuilles èe chesne. Et poisent Tini mi m. nr 
one, et Fairtre rnr m. une once xtiïi. d. 

29. Deux autres chandeliers petiz blenfourniz, touz pa- 
reilz, et a chascuQ un grozponimcl, et d'iceluiissent losanges 
esm:)iITées à petites rosctes, siéent chascun sur lu piez b£&a 
grelles, et poisent chascun m, pi. v. onces. 

30. Un benaiiier, d'argent doré, tout plain, grelle par le 
bas et large parla guelle, et est saint par le milieu d^un euvre 
faâl en manière d'un sonage et a, en Tance sur le milieu d'aa 
haut, un ane! à touret, et a son asperges quarrë à m neux^ et 
péiseeatout y. «» i once xii. d. 

51. Un anceasier d'argent doré, fait à piliers et feaes- 
trages, tout de maçonnerie, et est pandu à un longues 
chaînes d'argent blanc. Et poise v. »". ii onces. 

32. Un galice d'argent dore, et est le pie et le pomme! 
semé d'esmaitx esquelz a les iiii évangéliste, et en au^aas 
a des sains, et es autres a plusieurs beste» etoisiaux, et eala 

flatéoe a un esmail d'azur où nostre Seigneur est lié en 
^staehe, et ii tirftnz qui le bâtent, et poise en tout in. «^t. 
OBcesw XII. d. 

33. De«x Burettes de chapelle, rondes , sans atnces , 
toutes pareilles, et a sur chascun couveele, un petit b<m- 
tOA rent, et poise l'une l. m. t. onc. Et l'autre i. m. 
nu. ooo. XII d. 

34. Une petite bo^ ronde, d'argent dorée, à mettre le pain 
à ubatiter et a svtr le €o«Tecle un petit aacelet. Et poîse 
III onces. 

3î$. Une navette y à mettre encens, séant sur un pîé de 
sa façon, et sur le couveele a ii esmaux faiz en manière de 
treffle, et dedenz yceux a besteîettes et arbriceaux^ et a 
dedenz une cuHer d'argent blanc. Et poise, en tout, M ■" 
un onces. 

36. Une lanterne d'argent dorée, laquelle est quarrée à 
vr costés, dont il en y a deux qui sont sizelées à ymages, ïes 
autres n costés à fenestrages et à otiaux, et les autres n sont 
cauverts de velin, au bout et au travars dechascune d'icelles 
Il costés a ni petites bandes esmaillécs d'azur à bestelettes, 
et sont dessnz ycelles n costés les armes de Savoie, et est la 
dicte lanterne a carneaux par le haut, et a petiz fenestrages 
entoaillez d'azur a un otîau dessuz, et dessus Tance a «n 
aM^let. Et poise ti ». 1 once m d» 



IMTENTAIRK DU DUC D ANJOU. 7 

37. Un taKemacle d'argent, doré et esmaillié, séant sur 
sis lyons couchiez, et dedens le tabernacle a un ymage de 
Aostjre Dame es estant tenant son enfant, et en la main 
désire tient une branche de rosier à roses yermeilles, et a 
ie tabernacle portes cloans, esmaitliées par dedens de la 
vie liotre Dame , et par dehors ciselées de lozenges, et 
dessus la teste de Fymage a une Toute, et est la flesche de 
naçouierie quarrée, esmatUée à apostres, et au plus haut est 
Nette Seigneur en la erois, et Notre Dame d'une part, et 
saint Jehan de l'autre. Et poise tout xt. ». vi. onces, xii d. 

38. Une ymage de Notre Dame, d'argent doré, estant 
sur un entablement esmaillié d*azur à angeles jouans de 
^Meiirs instrumens, et dessouz eulz une gresîe terrace 
Tert et dessouz un souage esmaillié d'azur à floretes, et est 
^rlé de m. lyonceaux gisans, et tient Notre Dame s^n 
enfiint en son bras senestre , et en la destre main tient un 
tBjeau d'argent à mettre une pal me, et a ledit ymage de 
Bistre Dame sur sa teste une couronne à petites perles et 
antres menues perles. Et poise tout ix marcs iiii onces. 

39. Une autre ymage de saint Jehan Baptiste, d'argent 
è^rë, estant sur un tel pié sans différense, et en sa mats 
senestre tient un agnus dei qui monstre de la main destre, 
et a vestu une cote en manière de poil et un mantel par 
dessus,, et derrière sa teste a un dyadéme, doré par dehors» 
et devers la teste esmaillié d'azur, et poise en tout ¥i* "*• 
n OBces Ti d. 

40. Une ymage de Saint Pierre d'argent doré, eatant 
sur un entablement esmaillié de la vie Saint Pierre, et siet 
asr Ti lyons gisans, et en sa main destre tient ii clefs et en 
la fenestre un livre, et poise tout ix. mars iiic. Mices 
xwtu d. 

41. Un jtasLgt de saint Fol, estant sur entablement de sa 
et enautve chose pareil à cdlui de Saint Pjerre, et en sa 

destre tient une espée et en la senestre un livre, et 
paîse en tout ix marcs, un onces. 

49. Un très ^ant ymage de Notre Dame, tenant ton 
eni^nC en son bras senestre, et en sa destre main une fleur, 
et est le dit ymage . . . estant sur un grant pié à souage, sur 
qintre lyons ... pié portent quatre piliers de maçonnerie, 
qui portent un tabernacle à une voûte, et sur la voûte a un 
ci«e1ier quarré en maçonnerie, et en chascun plat de la 
a un et est le clocher fait en manière d*une 



8 NOTICE DES ÉttÀUX DU LOCVRE. 

co comme et au plus haut a une crois et un 

cruceiis et poisc en tout 

45. Un grant ymage de la Magdalaine, d'argent doré, a- 
tournëe en la teste et le visage en manière de femme vesve, 
et tient en une de ses mains une boiste roonde de cristal 
longue, à couvecle d'argent dore et un bouconnet dessus, et 
en l'autre main un livre. Et est sur un pië, à vi quarrés, es- 
mailliez d'azur, à angèles jouans de plusieurs instrumens 
et siet le dit pie sur ti petits lyonceaux gisans, et poise 
tout vm. ^* VI onces m d. 

44. Une autre ymage de Sainte Marte, à dyadème es- 
maillé ou milieu de vert et les hors d'azur, et tient en sa 
main destre un reliquiaire, dont le devant est de cristal, 
séant sur un pië, et en la senestre tient un livre. Et est 
atournëe à barbette. Et siet sur un pië àvi querres, et à ti 
esmaux où sont angèles jouanz de plusieurs instrumenz. Et, 
dessouz le dit pië, a un autre esmail à serpen telles sur azur 
et à lozanges à fleurettes. Et siet sur m lyons gisans. Et 
poize VII marcs. 

4^. Une boite de cristal à mettre pain à chanter, dont le 
fons est esmaillë d'azur, ou quel est Notre Seigneur en sa 
Dëitë, et aux deux costez a deux angèloz dont l'un tient une 
couronne d'espines et l'autre les cloz et la lance, et est la 
bordure d'un souage dore endentë. Et dessouz est garni 
d'une orbevoie assise sur m lyons. Et le couvescle de ladite 
boite est de cristal garni d'une orbevoye à carueaux. Et 
dessuz est une petite tarresse à carueaux où il y a un lyon 
séant. Et poise en tout m marcs ti onces. 

46. Un grant ymage de saint Lorens d'argent doré, et 
tient en sa main diestre une palme vert et en la senestre un 
grayl, et est revestud'abit de diacre cizelé en la poitrine et 
au dessouz des genoux, et est en estant surun pië à vi quarrés, 
et en chascun quarré a un esmail vert, et dedens ycelui 
esmail a un escu d'azur, à un sautoir d'or et trois rozetes 
d'or, dont le boutonnet, qui est au milieu de la rozete, est 
vermeil, et est la bordeure du dit escu conponnée d'or, et 
dessus ycellui escu a un chapeau rouge dont les pendans 
descendent d'un part et d'autre environ le dit escu, et au 
dessouz a un souage tout doré, et siet le dit pië sur quatre 
lyOnceaux dorez gisanz, et poise tout xiiii marcs v onces. 

47. Un grant ymage de saint Eustac^, d'argent doré, 
vestu d'un mante! fendu au costé destre et d'un coté hardie 
longue tout fourrez de menu vair, et a aussint chaperon 



INVENTAIBE DU DUC D*ANJOU. 9 

fourré de mesmes^et tienten sa main destre un petit tuvau 
d'argent et la senestre main a ouverte et fait semblant, 
d'omme esbay, et a chauees rouges et solliers dorez touz 
plains, sanz decoupeure,etestsur un pië à yi quarreë,et en 
chascun quarré a un esmail d'azur, et en chascun esmail a 
une teste de plusieurs sains et est ledit pië cizelé, et siet le 
dit pië sur yi lyonceaux gisans. Et poise en tout xvi. »' 
yii onces. 

48. Un grant galice d'argent esmaillël le pië, la couppe 
et le pommel et la platène à plusieurs sains qui ne sont que 
demis et sont en ostiaux. Et est le pommel du ffaliceàcostes 
esmaillés d'azur, semez de rosettes d'or. Et la platène est 
de mesmes la devise du galice, excepte que ou milieu de la 
platène est Notre Seigneur en la croiz , Notre Dame d'un 
costë et saint Jeban l'euvangëlistede l'autre. Et est l'esmail 
d'azur semë de rosettes et poise en tout vi. ". vi onces. 

49. Un grant ymage de Saint Àndrieu, estant sur un en- 
tablement de vi quarrës, les queles sont de compas à jour, 
et dessouz est la bordeure du dit entablement esmaillëe a 
plusieurs cbiens et connins, et siet sur m. lyons gisans. Et 
tient Saint Andrieu sa crois en sa main destre et en la se- 
nestre un livre. Et poise xxiiii. ■>* i. once xii d. 

KO. Un ymage de Saint Martin, Àrcevesque de Tours,, 
estant sur un entablement de vi. quarrës, à compas à jour^ 
excepté que la en quarre devant a un esmail d'azur le quel 
Saint Martin est à cheval et taille son mantel au povre ri- 
baut, et la bordeure de dessouz est esmaillëe à plusieurs 
bestes sauvages, et siet sur trois lyonceaux gisans, et a ses 
gans en ses mains, et de sa main destre fait semblant de sai- 
gnier et en l'autre tient sa crois qui est double, et est revestu 
de aoumemensà dire messe, et sur sa teste a sa mittre gar* 
nie de pierres vermeilles et bleues, et les fanons par der- 
rière, et poise en tout xxvi. ». ii onces. 

Kl. Une ymage de Saint (en blanc)y vestu de aournemens 
d'évesque, estant sur un entablement tout doré, ymage et 
entablement, et a, ou dit entablement, plusieurs souages, et 
siet sur m pâtes dorées , et est vestu de chasuble toute 
dorée , ledit ymages ses gans en ses mains, et tient en sa 
main senestre sa croce, et de la destre fait la beneyçon, et 
a sa mitre sur sa teste, et poise en tout vu. marcs xii d. 

M. Un autre ymage de Saint {en blanc) semblable, sans 
différence, au dessus escript, pesant en tout vi. ». y. oncei»; 

1. 



fi NaflCE BES ÉMAirX Dl? 1.O0TKV. 

89; Utryma^e de S>aim Gnillaiime, conte de Poitou c^ 
âttc d'Acqfrttaiae, vesrtfi cfonrme ub augctstia, et est le«t 
doré, estanrt ssr us entaMement à sooages loirt doré, et sîef 
ledit eflrtsdbrfefnerrt sur vi. pâtes dorées, et en sa main semsa^ 
ti<e tient un livre, et en la destre un roHet <m qnei^ e9t 
escrifit : Sanetns O^iflehnns eoraes Pictarii» et dnx k^Bcpé- 
tanie, et poise en tout t. ™. i onee. 

S 4. Un ymage de Saint Yves, estant sur un ent'abTement 
te«rt doré, ymage et entablement, et en yoelFui a phisiettrs 
£Nmages, etsietstirTi. pâtes dorées, et est ledit ymage vestir 
d^one bouée longue d'abit et le ehaperon dessus, et en sar 
jttain senestre tient un livre, et poise en tout ▼. mares 
n. onces vz d. 

5 5. Un angèle tout doré, estant sur un entablement k 
siouages et à vi. quarrés, esmailJiées et en chascun cpiarjif 
a lin compas esmaillîez d'azur et de moure , les uns et les 
autres de vertet d'amr, et tient en ses ii. nain» un reli- 
qaiaire, en numière d'une tour, lequel retiquiaire est de 
oristai, enehaeé en argent dessus et dessouz, et par derrièse 
9 il. elles tMiies dorées. Et poise en tout ix. *^. demie fusee. 

5 6. Un grant ymage de Saint Jehan Baptiste, d^argent 
doré, vestii d'une cote d'une pel velue par dehors, et dessus 
la cote a vestu un mantel secourcié sous son bras senestre, 
et est sur un entablement k n. eostés, et entre cfaaBem 
oesilé a piliers qui parient de dessus vi. lyonceaux qisi sens^ 
tiennent ledit entatb^lement et ymage, et èsdicts cosCéft, «v 
Iplat a esmaux azarez de sa vie, et an bas dudit eotabie^ 
jnent a autres esmaux de vignète azurez, et dens d€S^ ^g 
efmiaux,c'e'«t assavoir on devant et un derrière,, som effa^ 
«iez, et pense en tout xxv. »», vi. onces* 

5T. Un yma|[e de Saint Pierre , très grant , portant sur 
sa teste son tiare à ni couronnes , à menues pierres et 
pelles, et au dessus a une pomme dorée roonde, et dessus 
ladicte pomme a une crois dorée, et derrièife sa teste a son 
éyawléme, et veslnd'aournem^ns de pape, et dessus sa dia- 
âvble a son pallion , en sa main destre tient dens cte& 
dortées, et e» sa senestre un livre dont rone des ajs est 
de cristal, et est ledit livre pour reliqoiaire, bordé la partie 
du eristal de pelles et de menues pierres, et est lediet yms^ 
en estant sur un haut efvtabîement à sovages àtsm% et 
dessouz, et à vi quarrée, et en chascun quarré,.aesmaiixde 
sa vie, et siet sur vi. lyons gisans, et poise en tout &vu Hiarc» 
Uii. onces XII. d. 



INVENTAIRE DU DOC d'aNJOU. il 

M. Ud ymage de Notre Dame, d'argent dore, Dortaat 
r sa teste ane coaronne à menues pelles et pierres, 
alîiblée de son mantel la teste et le corps, et est sur im en- 
tablement de Ti. quarrés à fenestrages esmailUez, et sîet sur 
a» pet» Ijoneeanx giaans, en sa main senestre tient son 
«Bftot, el en la destre un rozîer à t. rozes dorées. St poîae 
«» ttNii T. **. III onces m. d. 

W. Une clochele d'argent à sonner quant on lièvenotre 
Mgnevr, pesant ii. '^. ii. onces. 

60. Un salisse d'argent doré et n'y a nnl asmall ^ nais 
ou milieu de la platenne a la main de Notre Seigneur qui 
saigiie, et poise en tout ii. ">. iiii onces tu d. 

61. Un autel beneoit, garny d'argent, dont les bors sont 
dorez à plusieurs souages, et la pièce dessouz est toute 
lilMiclie, et la pierre est de diverses couleurs, et aux iiii par- 
ties a nii escoçoos des armes Pierres d' Al voir, et poise 
l'argent environ iiii. mars, et poise en tout ix* marcs r. once. 

69. Un tabernacle de très grant façon, assis snr «m en- 
tablement, lequel entablement portent iiii lyons p^ssans, 
et est cbascun lyon sur un petit entablement à souages, et 
le ptat dudit entablement devant est à plusieurs souages 
dessus et dessouz , et ou dit entablement a douze esmaux 
de la vie Notre Seigneur, depuis rannunciation jusques là 
où Judas le beza, et est le Jiu^" esmail est de l'assumpUon 
N9tre Dame, et est ycellui entablement semé sur les bors 
4e sa|»hirs, esmerauxies et pelles, et dessus ledit entable- 
nent a iiu. piliers, dont les ii. devant boutent contre le 
tabernacle et les ii derrière n'y boutent point, et est ledit 
tabernacle semé de plusieurs pelles, esmeraudes et grenaz 
devant et derrière et sur les bouz des piliers. Et ausdeus 
costez a deus piliers sur lesquelz devers le bas a ii balais, 
et dessus l'un est la nouvelle Ioy> et dessus l'autre la vielle 
loy, et snr les boùz desdiz piliers a ii. très grosses pelles 
cornues, et ou devant du<iit tabernacle a portes esmaillées 
dehors et dedens ouvrans, et dedens est le crucefiement et 
notre Dame et Saint Jeban, et dessus, par dehors, est le cou- 
ronnement et le jugement, et par derrière du tabernacle est 
Noire Seigneur que l'en bat en l'ostache, et autre ymages 
pinsieurs, £t poise xxv. marcs. 

63. Un grant eiimail, d'argent doré, à donner la pais, et 
est fait en manière de compas quarré, et sont les bors à 
flnsieurs souages et srenetez, et est de très grant ouvrage 
enuillié , et ou millieu est notre Seigneur en la crois et 



12 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUT&E. 

Notre Damed*one part et Saint Jehan de l'autre, et environ 
sont les iiii euvangelistes, et par derrière ferme à iiii che- 
villetes d'argent, et y a i manche à quoy on le tient , et 
poise en tout, m. marcs iiii onces. 

64. Une ymage de Notre Dame , estant sur un entable- 
ment, à VI quarrés es fenestrages esmailliez de vermeil et 
d'azur à plusieurs souages, et le portent m petis angèles, et 
entre ii angèles a m petis lionceaux gisans , et est ledit 
ymage couronné d'une petite couronne à fausse pierrerie 
et en son bras senestre tient son enfant et en la destr'e 
main tient un petit tuiau, et poise vi. ™. m. onces, xii. d. 

6tf . Une ymage de Saint Jehan Baptiste, estant sur ud 
entablement , à plusieurs souages, et siet sur m pâtes , et 
est ledit ymage vestu d'une haire et dessus d'un mante! , 
en sa main senestre tient un reliquiaire de cristal enchâssé 
en argent, et dessus ycellui a une crois en laquelle a un eru^ 
cefix,et de sa désire main monstre au doit ledit relîquière, 
et a grans cheveux et grant barbe. Et poise m. *». m on*- 
ces VI. d. 

66. Un grant angèle , de très belle façon, estant sur un 
haut entablement à plusieurs souages, et siet sur m pâtes, 

' faites en manière de fueilles, et ou dit entablement, qui est 
de VI quarrés, a vi esmaux azurez, dont, en l'un, a ii escus, 
dont l'un est d'or à une bende de sinople, et a dessus un 
chapeau rouge, etl'autre escu est de gueulles à un croissant 
d'or tenant les cornes vers la pointe de l'escu, et es autres 
esmaux a angèles jouans de plusieurs instrumens, et tient 
ledit angèle un chandelier en ses deux mains , et est vestu 
d'un mantel , et se tiennent ses elles ensemble. Et poise 
XV. marcs, iiii. onces. 

67. Un grant ymage de Nostre Dame , estant sur un en- 
tablement a VI. quarrés , ès-queles a vi esmaux semez , ès- 
quels a vi oizèles, et siet sur m lyonceaux gisans, et en son 
bras senestre tient son enfant qui tient un oiselet en ses 
mains , et en sa main destre tient un rozier vert , et sur sa 
teste a une couronne à menues pelles et autre pierrerie 
vert, vermeille et ynde, et est ledit ymage vestu d'un man- 
tel qui li vient par dessus la teste, et poise xvi. ". vi onces. 

« Autres pos et aiguières et aucune coupes 
« qui ne pevent estre en leur ordre avec les 
n autres y et aussi kanaps à trepié, 

68. Une coupe dorée, toute plaine, à un pie à vi. quarrés 



INVENTAIBE DU DCC d'ANJOD. 13 

ei un boutonnet esmaillië à rozetes, et ou fons a uo esmail 
où il a un singe qui tient la teste du lyon, et ou convecle 
dedens a un petit esmail azuré où il a un arbre, etdessouz 
l'arbre a une biche et un lièvre , et dessus le couvecle a un 
fretel d'azur et de vert, et poise tout. un. marcs. 

69. Un pot d'arffent à vi quarrës, doré et esmaillië, sur 
le couvecle duquel a vi. des mois deFan, et un fretelel 
dessus esmaillië , et , ou corps dudit pot , a plusieurs pro- 
verbes, dont ristoire est pourtraite à y mages et Fescrip- 
ture est dessouz, et le pié est à plusieurs bestes sauvages, et 
poise V. "». VI, onces xvui. d. 

70. Un pot d'argent, doré et esmaillië, roont,à une frète 
vert et une lozenge des armes de France plaines,. et l'autre 
lozenge est de gueules, à un. rozetes d'or, dont la graine 
est d'azur et Tance est de celle mesmes devise et aussi est le 
fretel, et dedens le couvecle a un esmail à une lozenge des 
armes de France, et poise vu. ™. v onces. 

7i. Un hanap couvert, sans pié, esmailliez, hanap et covt- 
vecle à girons par quartiers, dont les uns sont esmailliez 
d'azur, SjBmez d'estoilles d'or, et les autres quartiers sont 
vermaux , semez de rozetes d'or, desqueles le boutonnet 
est vert, et les autres quartiers sont esmailliez de vert à 
petites marguerites , et est le hanap et le couvecle par de- 
dens dorez et cizelez à fueillages , et ou fons dudit hanap 
a un esmail d'azur, et ou dit esmail a un homme à cheval qui 
ist d'un chastel , et tient en sa main destre une espée nue 
pour fërir sur un homme sauvage qui emporte une dame, et 
ou couvecle par dedens a un austre esmail azuré , ou quel 
est unedame qui tient en sa main une chayenne dontunlyon 
est lyez, et sur ledit lyon, a un homme sauvage, et sur ledit 
couvecle a un haut fretel à fueillages, duquel fretel i^t un 
bouton esmaillé de la devise dessus dicte. Et poise tout 
▼. marcs, v. onces, xii. d. 

72. .Une aignière, de celle mesme devise, sans nulle dif- 
fërense , mais ou fons du couvecle a un petit esmail d'azur, 
où il a un singe qui tient une de ses mains devant son vizage 
et l'autre tient a son cul, et sur le couvecle a une fretel de 
la devise de ladicte aiguière. £t poise un. marcs i. once. 

75. Un trëpië, d'argent doré, dont les jambes sont faites 
de maçonnerie en manière de piller et sont esmailliez de 
vert et -d'azur, et en chascun piler a un homme dont l'un 
joue de la vièle, l'autre de la guiterne et l'autre de la cor- 
nemuse y-et dessus les testes desdiz hommes a un chapitel 



14 NOTICE DES AMADX DIT LOCTK». 

de iiiaç<mii«rie, et sur ehascun chapitel a un serpent à teste 
d^omme. £t le sienne de dessus ledit trépié, est d^une pièce 
à oeeaux et fenestra^s entailliez, et dessous ladicte pièce 
a un esmaîl semé de chiennes et de connins et de petis ar- 
brisseaux. Etpoise. in. marcs et demi once. 

74. Un autre trépié, esmaillië tout autour, par deùors» 
d'asEor et arbrisseaux vers, et dessous lesdiz arbrisseaux a 
chiens et connins, et en chascun des piez dudit trépié, ^1 
sont fais en manière de piller, a un roy estant sur une 
petite terrace vert grénetée de blanc et de vermeil, et des- 
sus la teste de chascun roy a un chapitel de maçonnerie, et 
ou bout dudit chapitel a un serpein à teste d'oflune, et penn 
daot^ entres les trots pitliers , trois escnçon» des armes de 
la duchesse. Et le sièfee dudit tvépié est esmaillië de vert, 
à quatre enfans qui chacent ans papeilloBs. Et poise ». «. 
vn onces et demie. 

7tf . Un gobelet d'argent doré, sanz couvecle, séant sur 
OD souage, et ou fons dudit gobelet, a un esmail ouqnel a 
un compas et dedens ledit compas a un escu des armes dé 
la duchesse Et à chascun costé dudit eseu a un lyo&k séant. 
Et poise 1. marc vi. d. 

76. Un brouète séant sur un pié cizelé à ftieîlles de vi- 
gne, et siet sur un lyonceaux, et est pointu ledit pié devant 
et derrière, et y a, à un des bouz, un homme qui maine la- 
dite brouète, qui a lès pans à la ceinture, et son chaperon 
en fouTure, et la cornète du chaperon vient sur le front, et 
devant a une femme qui en sa main destre tient h brouète 
et en la senestre tient une hache danoise, et a un chaperon 
d'une vielle, lequel chaperon est à la façon de picardie, et 
sur ladite brouète a un tonnel, lié de plusieurs souages, et 
les deos fons sont esmailliéz de vert et d'azur à plusieurs 
bestelettes, et le fons de la brouète et le siège du gobelet 
sont de cellui mesmes esmail, sanz différence, et en Pun 
des fons dodit tonnel a une elef aussint comme d'une 
fontaine, et ledit siège dudit gobelet est à créneaux, à 
mi fneiiles plus hantes que les créneaux, le quel siège est 
assis dedens le bondonnail dudit tonnel et ne se osie point. 
Et te gobelet qui siet sur ledit siège est du mesmes esnaîl 
dessus dit, et ou fonsaussint et le couvercle est de mesmes 
esmail, et a un petit freiel sur ledit couvercle de ce mesmes 
esmail. Et poise le pié, l'omme et la femme un. "^. i. onc. 
Et la brouète, le tonnel et le siège dudit gobelet iiii. m* 
T onc. et demie. Et le gobelet etiecouvercte poiseni^ iii«"** 
II onces, poisent tout. xii. marcs, i once. 



77. tJit singe, (TîHifeiït doré, estsmt sur itme^terraee Tcrt> 
et sur ladite a un chesne d'argent doré, à fneiiles vers et 
venMilles, et a» plus fcaut dttcttteliesae a ttaeerclecréaelé, 
(fmtsàkhBwégeôiu go^Met^ et esl la life dfNlk ebesiie ea^é 
Im jairiliea dmiit singe, leqiiet singe a ose anilre d'évesfue 
sur la lesfte^ asurée^ et sur ies n poimes de lailete mittre » 
n bMrtranes dTaifgenl aauter, et demève sont les fanowi 
penbBS,. et a tedit s«ge an ta^aa #arf Mit doré e» la boa- 
die et eiF sa maHH •eaesU'e tient mie eroce et a an fanoa cm 
^ras^ et et la destre main êaoaat la beaeyçoB, et est Testa* 
d'anedteat^le dont Forfroy d'eitôowr le eel est esuMii^A 
daa»r.£tpoise la terraee et Tartete. i. n. ¥ii. onces. Et la 
àofe^etsa erepeepoise. unaics. 

78. Wae dteme gui a la moitié éa corps de lemae et 
raBto*e f»rtie est de besia saava^a a u pîo;, sur une tetraca 
eanailnée d*aznr a petîs ambres et a cers et lévriers et soua* 
ges dessouz, et du giron de ladite Dame part une teste de 
bœuf dont elle tient les cornes ea ses mains, et en ladite 
teste a un biberon, et aus oreilles de ladite teste aus coûtés 
de ladite Dame et au bout de ses girons pendent a chayen-- 
nenss escnssons des armes de Tarcevesque de Roen et de 
ttsirigny, et est ladite Dame enmantelée d'un petit mantel 
feadn a deus costés, et a un chapeau lonc sur sa teste es- 
maillîé le mantel et le chapef de me^roes, et derrière ladite 
Dame, sur le dos de la dicte beste, a le siège d'un gobelet 
fait à orbesvoies, et le gobelet est de cristal enchâssé sur ua 
fâé d*aigeBt esmaillié à soaages et arbesvoi^ et enviroa le 
cnataà a imi. cbauves sorie , et le couvercle est de cristal 
bordé d'argent, à soaages et orbesvoies, et le fretel est k 
laaille» de vignes, et dTieellui ist un bouton à trois costés 
esmaiiiiés d'azur et de vert, Et poîse ladite Dame et le i»é, 
le gobelet et le couvercle v. marcs vu* onces xii. d. 

79. Un coc, faisant une aiguière, du({uel te eorps et la 
<iaeue est de perfes, et le col, les elles et la teste est d'ar- 
jgent esmaillié de jaune, de vert et d'azur, et dessus son doz 
a un renart qui le vient prendre par la creste. Et ses piez 
sont sur on pîé esmaillié d'axur à enfon»qui joueirt à plu- 
sieurs gieux. Et poise en toat. iiii. mareSk m once». 

80. Un lyon, d^argent doré, faisant aiguière, eroantelé 
d'un mantel esmaillié de vert par quartiers, et a un petite 
eouronne à pelles et à grèncs. Et siet sur un pié, fait en 
manière d'un perron, esmaillié d'azur, à bestes sauvages et 



16 KOTICE DES ÉMAUX OU LOUVRE. 

arbrisseaux, et le bort du pie est àsouageset une orbevoie. 
Et poise III. m. vu. onces. 

81. Un grant languier, d'argent doré, où il a plusieurs 
branches, ou bout desqueles a xv langues de serpent, et, 
entre les langues, a, es bouz d'autres branches, pierres de 
diverses couleurs, et si y a, semées parmi le dit arbre, plu- 
sieurs pierres pendans à chaiennetes d'argent, et, ou milieu 
dudit languier, a un grant camahieu blanc, et environ ycel- 
lui a iiii pierres, c'est assavoir ii. grenas et ii. autres 
pierres vers, et en la tige de l'arbre a un pomel entaillié à 
fueillages enlevez, et environ le dit pommel a vi. petis es- 
maux d'azur h une fleur de Hz d'or, et entre la dicte tige de- 
dens un bacin quarré, dessouz lequel a un pommel quarrë 
a quatre esmaux d'azur à oiseles, et le pié est d'un entable- 
ment plat, à iiii. ésmaux assiz dessus, es quelz il a ii ser- 
pentelles enmantelées et ii. oiselles, et devers le bas est à 
souages et à orbesvoies, et siet sur quatre pâtes de lyon. Et 
poise en tout v. marcs, m onces. 

82. Un voirre, dont la coupe est de cristal et les hors 
sont d'argent dorez, et siet sur un pié, ou quel a un pommel, 
à m. esmaux d'azur à oiselles, et m. rozetes de fueillages, 
et le bas du pié est cizelë à orbesvoies et à souages. Et le 
couvecle est de cristal , et la bordeure est à orbesvoies et 
souages , et au dessus a un haut fretel à fueillages, et des 
fueillages, par le haut, ist un bouton azuré de cristal. Et 
poise en tout. ii. marcs v. onces vi. d. 

83. Une petite aiguière d'argent dorée, cizelée à feuil- 
lages, dont le pié esta souages, et le biberon ist de la gueule 
d'un serpent, et l'anse est à souages grenetez,et le couvecle 
est à créneaux, et dessus a un fretel, à fueillages, et poise 
en tout i. marc ii. onces. 

84. Quatre escuelles à sain^nier d'argent blanches, des- 
queles les hors sont à un. esmaux , de nos armes, et poise 
lune qui a i. trefiQe, lautre qui en a ii. la tierce qui en a m. 
la quarte qui en a un. pesanz les quatre ensemble, ii. m. 
VII onces. 

85. Sis tailloirs d'argent blancs, quarrez, desquelz les 
hors sont dorez, pezans chascun vu mars. 

86. Une coupe d'argent dorée cizelé, en laquelle a 
VI. esmaux ou couvecle dedens et vi. dehors, fais en ma- 
nière de trefiOe aguz, et en la coupe a vi. esmaux dedens et 
VI. dehors semblables, et où piller a un pommel à vi costés 



INVENTAIRE DC DUC D*A>'JO(J. 17 

esmaillë par quarrés de blanc et d*azur, et sur le pie a vi es- 
maux de la façon des autres, dont les III. sontt;^. (vers) à testes 
de lyon d*azur, et es autres, qui sont azurez, à m serpen- 
teles, et dessus le couvecle a un bas fretel, à fueillages, et 
en Tesmail du dedens du couvecle, a une dame qui tient en 
sa main un miroir, et en son giron a un unicorne, et devant 
elle sur un arbre a i. homme qui tue Tunicorne, et ou fond 
duhennap aiii. serpentelesvolans.Etpoise en tout, vi.mari^ 
III. onces XII. d. 

87. Une aiguière d'argent, dorée, cizelée, semée d'es- 
maux azurez, à arbriceaux vers et communs, et est Tanse e^- 
maillié d*azur, et sur le couvecle a un petit fretelà fueillages 
et un bouton longuet dessus, esmaillië de vert et d*azur, et. 
a un biberon qui ist de la gueule d'une serpentele. Et poiso. 
III. mars i. once et xii. d. 

88. Une aiguière d'argent, dorée, très vielle et ancienne, 
et est semée d'esmaux tous effaciez, et dessus a un petit 
fretel courtelet, à m. costés, et poise m. mars i. once. 

89. Une fontaine, dontlepié sietsurquatre pâtes dorées, et 
dessuz a une tarrace vert un peu croisé, dont l'esmail est 
vert, et les poisons sont violez et jaunes. Et, ou milieu de 
ladicte tarrace, a un arbre dont il ist une serpent volant, 
et du bout de la teste d'icelle ist un tuiau et la clef de lar 
fontaine par où Tyaue ist. Et en un des boux de la dicte ter- 
race a un petit arbre, sur lequel a i siuge vestu de coste et 
de- seurcot bien larges, et a un chappel sur sa teste, dont la 
fourreure est de violet, goûté de goûtes de blanc, et le dessuz 
est d'azur, goûté de blanc et de rouge, et sur le bout a une 
perle, et tient, ledit singe, en sa main senestre, un panier à 
mettre poisson, et en la destre tient une luigne dont il a pris 
un barbiau. Et en l'autre bout de ladite terrace a un autre 
singe, en estant vestu et enchapellé de roesmes Tantre» 
Et. tient de sa main désire le haut tuiau de la fontaine 
et y boit. Et est le bacin d'en haut de ladicte fontaine es- 
maillé de vert a connilz et chiens. Et est soustenu ledit 
bacin de m. branches, dont les fueilles sont esmaillées 
de vert, d'azur et de jaune. Et dessuz ledit bassin siet un 

•gobelet esmaillé par dehors de vert et d'azur, à douaiemenz 
et à enfanz qui chassent aux papeillons, et est l'esmail de 
dedenz le gobelet et le dehors de dessuz le couvecle es- 
maillé de vert à enfanz qui chassent aux papillons, et a sur 
le couvercle iin fretel esmaillé d'azur. Et poise en tout, fon- 
taine, gobelet et couvecle, viii. mars. ii. onces. 



ig NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVRE. 

90. Une poynte enmaatelée d'un mantel fendu 4evattt» 
esmaillié à petis compas d'azur et de vert et vermeil, et 
6&t à chevauehoBS sur le dos d'une beste sauvase, qui a< 
teste et mains d'omme, et ii piez et quene de serpent, et 
dessus le dos diidit serpent a ii elles esauùili^ d'aaur 
et de vert, et tient ladite Royne, en sa main destre, un 
fouet, et sa senestre main tient à la teste de Tomme fui 
a sur sa dicte teste un lonc chapel de feutre, da bout 
duquel ist l'eaue que Ten y met, et siet sur une terrace 
esmailltëe d'aznr à arbrisseaux et besteletes, et a plusieurs 
soaages, et poise en tout v. marcs, ii. onces xii. d. 

91. Un griffon, estant sur une terrace esmailliëe,, à plu- 
sienrs souages et très bien ouvrée, lequel griffon a eUes 
esmaillrées dehors et dedens, Et retourne la queue dndit 
griffon entre ses deus oreilles, et au bout de la dite queue 
a aussint comme une roze en laquele a un pertui& ou 
milieu à geter l'eaue dedens, et du bec dudit giiffon ial. 
un biberon, Et poise en tout viii. mars vu onces, 

91t. Une coupe, dont le hanap est de cristal,^ faH en ma- 
nière de godet et est creuse par les girons, et le pië est 
à plusieurs souages, et dessus a vi esmaux, en manière ëe 
treifle, à diverses beste» et arbrisseaux, £t le oonvecle 
est de la façon dvnêk hanap et tont d'argent par éedanft 
tottt cizelë,. et pacdebors a un des girons esmaUlié el 
l'autre ciselé, et dessus a un pommelet et sur yeelluL a ihi 
feetel de feuillages entailliez, duquel ist un boutouieldoré^ 
Et poise en tout, iiii. marcs vi. onces xiu d. 

95. Une granl coupe, dont le hanap est de enstal^ 
endoié en manière de solaîl et bor^ d'argent doré, et le 
piller est à plusieurs petis pilliers de très jolie façon, et 
te pommel a feuillages et yma<ge& d'ommes, et leinë est 
en manière de rose, à m esmaux, à hommes et femmes 
et arbrisseaux, et est dzelé le dit pié à arbrisseaux derei 
entre les esmaux et k plusieurs souages , et le couvercle 
est de cristal à plusieurs fenestrages d'argent, et le bort 
estàorbesvoies, et dessus a ir pommelés, l'un sur larstre, 
et ou bout a uor fretel à fueillages, duquel ist un bouton- 
net, et poise en tout v. marcs, vi once& et demie. ' 

94. Une aiguière dorée, dont le biberon est parmi k 
teste d'un serpent et a sur le couvercle un fretel^ où il a 
lu. fueilles et ou milieu d'icelles a un esmail azuré, à 
ui. quarrés, et poise ii. marcs. ïu onces. 

95. Une autre aiguière dorée, pareille, sanz aucune 



INYBNTAIIIE DU BVC I^^AVUm. 1^ 

éMkrtfkee ée celle dessus eseripte, It poise ii. mares. 
I. oace» 

9&^ Une coupe de ^spe, eachacée en argent doré,. Et 
y a swr te eouvercle nii. esmaux enlevez et azurez, et 
sont fais en manière de fueilles, et y a dedens hommes 
et femmes qui font plusienrs contenances, et est le dit cou- 
vetcls cizeié, entonr tes diz esmaux a plusieurs, et est 
tout le bort crénelle, et siet la dicte coupe sur un piller 
qnarvé et azitré^ et on mi Heu d'keMui a m. petis jpor- 
taox fais de maçonaerve, Et sont les fenestres esmaiflëes» 
d'azur, et est le pië endenté et cizeilé, et y a ini* esma«x, 
parenx de ceux oe dessus le eouvercle, £t y a sur yeellui 
couvercle i. fretel rondet qui siet entre Cueilles dorées, et 
poise. yiéy jaspe et eoavercle en tout ui marcs, vi. onces. 

M. Un petit gobelet de eristal, enebacé en argent, et 
est Kanse d'ttne serpentelle qui a une petites estes cs- 
maétlées de violet, vert et azuré, Et sîet yeellui gobelet 
sur un pié quarré à une orbevoie et est eizelé, Et y a 
en Oidtre m* petis esmaus azurés^ lais en loanière de 
perresfiil, et poise en tout i. marc nne once. 

M. Une quarte d-surgent, toute esmaillée d'azur, et o» 
venfire d'icejle a m. testes ée ftyon enlevées , et le coi»* 
vevele d'ieelle, la gueule et le pié sont touz semez de testes 
d» lyott qui ne sont pas eiy^vées, et Fanse est tout semé 
de. nne«8&gfande» et petites, fit poise». mares vu. ofliees 
et-écnàe. 

99. Une chaufète d'argent, dorée et cizelée, et est à 
^1. ooBtés^ dent il en y a itt. oà ila en ehascuif m. testes de 
lf«D enlevées, et est te biberon de ta teste d^nne serpent^ 
Bl a s«F le fi^tel iu couvercle un esmail, a ni. querrés, 
et €B eliaseun a «» petit ymage foît sur le plat, Et poise 
Ti. mates Ti. oaees. 

tOO. Une autre chaufète pareilte, sanz différence de 
'celle ci dessus escrrpte, Et poise n. m. vu. onces xii. cL 

iOi. Un mallart de rivière, d'argent, tout esmaillié et 
à eel vert, et en son bec tient un poisson par la bouche 
4l|^qtiei ist eaue, et ou bout de sa queue est une fueille 
longue, en laquelle a pertuis, par laquele entre l'eaue de- 
deas le ventre dudit mallart, et sîet te dit mallart sur 
une fontaine de cristal, enchacée en argent, et dessouz le 
dit cristal a un grant bacîn profont et bellont^ et est le dit 
baein ondoie de vert et d'Onu plusieurs herbages etbestes 
sauvages, et poise en tout . . . rn. marcs r. onces. 



20 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVRE. 

102. Une quarte doré et sizellëe, semée d'esmaux enle- 
vez, fais en manière d*un .J. tourné, et parmy les .J. a 
petis esmaux, et, ou couvercle par dedens, a un petit es- 
mail où il a un arbre et ii lièvres, et dessus le couvercle 
a un fretel à fueilages, duquel ist un bouton esmaillé àvi 
quarrés, et Tance d*yceluy pot est à plusieurs souages par 
dehors et par dedens et esmaillé au costés, et poise vu. nu 
VI. onces xii. d. 

103. Une ayguière pareille , sanz differance, excepté 
que en Tesmail du couvercle par dedens n*a que un lièvre, 
£t poise m. m. m. onces et demie. 

104. Une aiguière, dorée, cizelée, courte et grosse, 
semée d*esmaux à longues lozenges, es queles a un sau- 
toir de gueules endenté, et a un lonc biberon qui part du 
ventre, et est liée par le col d'un souage gréneté et aussi 
par la gueule et par le pié, et dessus a un petit fretel et 
ou bout a iiii fueilles enlevées, et poise m. marcs, 
vii. onces et xii d. 

105. Une aiguière dorée et cizelée, à vi. querres, semée 
d'esmaux, corps, piéetcouvercle, esqueizesmaux a hommes 
et femmes faisant plusieurs contenances, et le bibron part 
du ventre et est d'un serpent, et le pié et la gueule sont 
à souages grénetez, dedens le couvercle a un esmail auquel 
a un serpent à teste de femme , et dessus a un petit 
fretel, duquel ist un boutonnet esmaillée à m. quarrés, 
et est Tance esmaillée par dehors, et poise m. m. i. once 
XII. d. 

106. Une aiguière toute esmaillée, à vi. quarres, es 
quelles a hommes et femmes et bestes sauvages, et le pié 
et la gueule sont à plusieurs souages, et au dessus du pié 
est liée d'un souage greneté, et ist le biberon de la gueule 
d'un serpent, et est 1 anse esmaillié, ou couvercle par de- 
dens à un petit esmail, ouquel a un lévrier qui mort un 
lièvre qui entre en terre, et dessus a un fretel duquel ist'* 
un bouton à vi. quarrés. et poise m. marcs. 

107. Une coupe dorée et cizelée, semée d'esmaux, fais en 
manière de tréfile, et est le pié à orbesvoies à jour, et dedens 
est cizelée, coupe et couvercle, en Tesmail de la coupe est 
Tannunciation notre Seigneur, et en celui du couvercle est 
Notre Dame en séant, qui tient son fils du bras destre, le bort 
dudit couvercle est à créneaux, et dessus a un fretel à m. . 
fueilles, desqueles ist un bouton agu à vi. quarrés. Et poise 
en tout iiii. marcs, iiii. onces, xviii d. 



INVENTAIRE DU DOC d'aNJOU. 2i 

108. Une coupe dorée et cizelée, semée d'esmaux en ma- 
nière de treffle, le pié, la coupe et le couvercle, esquelz es- 
loaux a arbrisseaux vers, connius et lévriers, et sont coupe 
et couvercle dorez et cizelez par dedeus, en la coupe a un es- 
mail d*azur, ouquel a un arbre et ii connins dessouz, et du 
couvercle a semblablement un arbre et ii connins, ledit cou- 
vercle est à créneaux et a unfretel dessus à vi. fueilles, des- 
queles ist un lonc boutonnet à vi. costés, et poise v marcs 
II. onces. 

109. Une coupe dorée et cizelée, semée, le pié, la coupe 
et le couvercle cbascun de vi esmaux, fais en manièl*e de 
treffle pointuz, et sont lesdiz esmaux vers, azuréz et ver- 
meux, et ou fons de la coupe, qui est dorée et cizelée, a un 
grant^esmail azuré, ouque! a un roi et une royne séans l'un 
emprès Tautre, et ou couvercle, qui est cizelé par dedens, a 
un esmail où il a un bomme qui se siet, et en sa main destre 
tient un sceptre et en la senestre une pomme, et n'a point de 
couronne, et dehors a un baut fretel, à vi. fueilles, dont ist 
un boutonnet à VI. costés, esmaillés d'azur, de vert et de ver- 
meil. Et poise vu. m. i once xii. d. 

110. Une coupe toute esmailliée, dont le pié est de vi. de- 
mis compas, à souages grenetez, et en l'esmail du pié de la 
coupe et du couvercle, a gens à cbeval et à pié qui cbacent 
aus cerfs et aus sanglers, et ou fons de la coupe qui est 
cizelée a un. esmail azuré, ouquel a un chevalier qui veut 
tuer d'un glaive un homme sauvage qui enmaine une dame, 
et ou couvercle qui est cizelé , est saint George à cbeval 
qui tue un serpent , et par dehors a un fretel a fueillages 
dont ist un boulon a vi. costés esmaillés de vert et d'azur 
et est ledit couvercle à orbesvoies à jour, Et poise en tout 
VI. marcs, m. onces. 

111. Une coupe dorée et cizelée, semée d' esmaux, fais 
en manière de trèfle, es quelz esmaux a connins, lièvres 
et ari)risseaux , et est la coupe cizelée dedens , et ou fons 
a un esmail^ ou quel a un arbre et d'une part un lièvre et 
de l'autre un chien, et l'esmail du couvercle est pareil, 
ex dessus a un fretel, duquel ist un boutonnet à vi. cos- 
tés, esmaillié de vert et d'azur, Et poise en tout v. marcs 
X. once XVIII. d. 

112. Un ffobelet de cristal, assis sur un pié d'argent 
doré, ouvré de vigne entailliée à jour, et dessus a escu- 
4;ons des armes du pape et de Beaufort, et est ledit pié 
à souages grenetez , et orbevoies à jour, et le bort dudit 



S2 NOiriCE DSfi ÉMAUX MI LOOTRE. 

fob«let e»t d'arg«iU à<^^ H le couvei^de est ide ertstal 
ordé de vignète emailliée à pvr, et dessas a ns fnetel à 
vu fueiiles dont les trois veut à m^al, et trois à val, et 
des III. de araoût ist va i^etfàt boixloiiBet, et poise ai tout 
H. marcswL oiiees xviii d, 

lis. Un pot d^rë, tout «dcellé i ti pales, faites 4e vi- 
fnète et de fueillages de yerre, et <m couvercle, a un petit 
«SBiail d'azQT ou 4iuel a an arirmsel et d'une part un 'dnen 
et de l'autre un connin, et dessus a un fretef à leuînages, 
4l^M]uelz ist un boulon erawiiliié de wertet de aair. Et|^ise 
▼.!• iBiHrcsiu. onoes. 

114. ^n gK)belel; doué et esmafflU^ à papegaus, qui por- 
tent papeillons, ei siet mir vn tfepié à quatre pâtes, «t sur 
èes jambes a testes de serpens, et dessus c^ascune jambe a 
nne fnetUe, et est te •siège ouvré de la devise du gobelet, et 
•ou couvercle a un esmail où 11 a un papeîllon, et le dtt^oou- 
iwrcle est à créneaux, «t dessus a un frète! à vi. âieiBes 
dont Ist ua boutonnet à vi. «ostés, esiffai>Ilié d'aznr et 4e 
vert, et poise iiii. mares vn ^nces. 

1 15. Un gobelet couvert, esmaillié par quarrés, dont l'un 
est dt)ré, à un treffle d*azur, et Tautre est esmaillié de vert à 
nne beste eu oisel sauvage, et le pié «iet sur m. pâtes, et -sur 
les jambes a testes <d'ommes sauvages, et dessus chaseone 
jambe âvne fueille, et est à orbesvoies, et le siège est es- 
maillié et frété a plusieurs <Hseaux et bestes sauvages. Et 
le couvercle est doré deéens, et y a un esmail d^azur ouquel 
a un lyon passant, et le bort est d'une orbevoie, et dessus 
a un fretel à fueiiles dent il ist un bouton esmdlUé d^atur et 
de vert, Et poise iiii mnrcs. v. onces. 

lie. Un gobelet sanz pié, tout esmaillié et frété de 
gueules, et est l'esmail de vert à iiii. floureles et d'azur, à 
testes de lyons, et le eou verdie estëoré éedese^ et y a un 
«smail, à vske frète de Tesrt, à un ïleoretes, «t sur le boita 
orbesvoies, et éessns a «n fretel à v^ fueiiles desqueies «t 
i. boDton à iri. qaairrés. Et pelse en toiit. u nuœes» wi d. 

HT. Cfn gram fofbeflfct^oré^ cizeïé, «ëant «rr iti . .. 

«erpenteles ^ engoutent les piez qui sont de lieii, «t ks 
oreilles et les 'dieveux des^eipeiiteles sont &t toucfeeut an 
souaige du gobelet, et le corps du gobelet est ciaelé è ynragtîs 
^tewee, d'apostnes par deaBOuÉ, et par deani&à An^g, et 
isiaaain des:apostrfi64ieBt un sesdist eutsa màm^iot les Aa^es 
gievfôatdeplttsieensâBiâniniens, et<en ftfiséiiifiièelâtaiine 
rme dMèle, sanz esmail, ie tsommde ffAàwL îes^nas en- 



INVENTAIRE DU DUC d'aNJOU. 2d 

levez OÙ il a testes de mandegloire, et en lacizelure a dames et 
Chevaliers, et a an fretel d*une rose adentée, et sur le pié de 
la roze a une dame à genoils qui tient en ses mains une 
«•Hnw&iie. Et pozie iiu« marcs t. ODces xt« d. 

lis. Un gobelet, saas trépié, doré etesmailliéy qui a 
vae frète vermeille, et en la frète a petites lozenges d'or, et 
les esmaux de la frète sont aziirez et vers, et les azurez soat 
à oyseaus d'or à vizages de plusieurs contenances, et les vers 
sont à besteletes de plusieurs manières, et est la frète du 
fwndtt gobelet pareille à celte debors, et o« «ouverde du 
f^Met ^r dedens, a un esmail azuré à une lozenge, et le 
«MHHge du eottveele est crénelé, et la frète deesos pardtleà 
«elle d« eerps, et y a wn fretel de foeilies à on petit bouton 
^«ârré. Et peise ii «ares m. ottces sa à. 

119. Un godet doré, cizelé, fait en manière d'une an- 
colye à ti fueilles, ou bout desquels par dehors a testes 
des mandegloire, et ou fons, par dedens, a une roze dorée, 
on milieu de la quele a un bouton haut enlevé , lequel 
est esmaillié ou bout d'esmail de triple, et siet le dit godet 
sur un piller de maçonnerie à plusieurs capiteaux, et ou 
{Ri mïler a m hommes dont l'un joue du sarterion,ra«itre 
de la gnitarre, et le tiers de la ileute traversame, et le 
pié est de vi quarres cizelé, et sur chascun quarré a compas 
estaiHiez et esmailliez par dessous, et sont les hors dudit 
pië à plitsteiirs soua^es greneliez, et poise m. manss 
w dealers. 

IftOi, Un pot doré, cizelé, à vi pales, faites à vignète et 
à fueilles de tréfile, et ou pié a plusieurs souages, et es 
bors aussi a plusieurs souages, et on couvercle par dedeas 
a un esmail d'azur ouquel a n lièvres, c'est assavoir un 
rome et i. gris, et éesstts a un haut fnetel, ou bout du- 
^foel a «ae powraéte esHaaillé de vert et 4'azttr , et est de 
VI IttBf aes nieilles ée chesœ, et f oise vu. marcs xii é"^ 

ISl. Un pot doré, pareil, sans différenoe, excepté f«e 
«a l'esnail a la ltèvi« garre et i. roage, et poise. vn. 
■KKs. i« ovce. 

M2. Un pot doré, ôzelé, ii vu. pales, dont les ni 
sont à fueilles de vignes et trois à fueilles de chesae et 
la v«« qai «si «adroit faaoe est 4'aae faéille de arabe, 
et rassede mesmes, et soat les bors «t le -pié à aoua^Bs, 
et an ^smiverde pw dedoas a un esaïaîl é'nur om^mei a 
n fièvre blaac, at deanrsa aa Ëwiei à vi Jbeilies <to- 



M NOTICE DES ÉMAUX DU LOUYSE. 

quelles ist une pommète esmailliëe d'azur, Et poise v. 
juarcs iiii. onces vi d»^*. 

i23. Un pot doré, à viii. pales, dont les un. sont ci- 
zeiées à vignète et les un. sont plaines, et sont les hors 
et le pie à plusieurs souages, et dedens le couvercle a un 
esmail azuré, ou quel a un lyon jaune, et dehors a un 
fretel ouquel il a un fueilles desqueles ist un bouton 
Toont tout doré, et poise .vu. marcs, ii. onces, xvui d*-». 

1S4. Un pot doré, à ti pales, dont les iii sont à fleurs 
<ie Hz et les autres iii. à vignète et sont le pié et les 
bors à plusieurs souages, ou couvercle n'a point d'esmail, et 
^dessus a un haut fretel à m. fueilles, des queles ist un 
boutonnet azuré à ui. quarrés, et poise vi. marcs tu* 
onces. XII. d^', 

12^. Une grant aiguière dorée, cizelée, à vi pales, à 
fueilles de vignète et de tréfile, et sont le pié et les bors 
J\ plusieurs souages, et dedens le couvercle a un esmail 
^'azur où il a un lièvre rouge et un lévrier qui cuert 
après lui, et a un grant biberon qui ist de la gueulle d'un 
serpent, et dessus le couvercle a un haut fretel à v. fueilles 
desqueles ist une pommète. ronde esmailliëe de vert et 
d'azur, et poise ui marcs vi onces xxi d". 

i26. Une aiguière ronde, doré et cizelée à fleurs de 
Hz, et sont les bors et le pié à plusieurs souages, et y a 
lin biberon qui ist de la gueule d'un serpent, et ou cou- 
vercle a un esmail ou quel a i. homme qui se siet et tient 
j^a main à sa joe, et dessus a un fretel à iiu. fueilles, 
des quelles ist un bouton esmaillié de vert et d'azur à iiii. 
quarrés, et poise m. marcs, un onces, xviii d". 

187. Une aiguière dorée et cizelée, à vi. pales, dont les 
lu. sont à fueilles de treffle et les autres m. à vignète, et 
sont les bors et le pié à plusieurs souages, et ist le biberon 
-nie la teste d'un serpent, et ou couvercle par dedens a un 
Mèvre blanc et un chien courant après lui, et dessus a pn 
haut fretel à v. fueilles des quelles ist un bouton roont 
jesmaillié d'azur et de vert, Et poise m. marcs, vi,. onces 
xviii. d". 

128. Une aiguière dorée, cizelée, à viii pales, dont les 
iiii. sont à vignète et les autres un. de un. fueilles 
longues, et ou millieu d'icelle a i. boutonnet roont tout plat, 
^t est le pié à orbesvoies à souages, et a i. court biberon 
qui ist de la teste d'un serpent, et les bors sont à souages 



INVEMTAIBE DU DUC d'aNJOU. 25 

frenetez, dedens n*apointd*esmaiI,etdessuslecouyercleaun 
petit fretel à iiii. fueilletes des quels ist un petit boutonnet 
doré, etpoise m. marcs, i. onceiiir d. 

129. Une grant aiguière dorée à viii. pales anteverses, 
des quels les iiii. sont à vignète et les autres iiii. sont toutes 
plaines, et a un longuets biberon qui ist de la gueule d*un 
serpent, et sont le pië et les bors à plusieurs souages, ou 
couvecle pardedens a un esmail d'azur ouquel a un oisel 
vert qui se esplume, et dessus a un fretel à iiii. fueilles, des- 
quels ist un boutonnet roont esmaillié de vert et d'azur, et 
poise III. marcs m. onces. 

130. Une aiguière, dont le champ est tout blanc et cizelé, 
et est ledit champ semé de vignète dorée, enlaciée Tune en 
Tautre, et a un court biberon qui ist de la gueule d'un ser- 
pent, et sont les bors et le pië à souages grenetez, et n'a 
point d' esmail dedens le couvercle, et dessus eu lieu de fretel 
a un petit esmail d'azur plat ouquel a un lièvre jaune et 
I. chien rouge qui le chace, Et poise ii. marcs i once 
XXI d. 

151. Une aiguière dorée, toute plaine, dont les bors et 
le pie sont à plusieurs souages grenetez, et à i. menu biberon, 
issantde la gueule d'un serpent, et dessus le couvercle a un 
fretel à iiii. fueilles desquels ist un bouton esmaillié d'azur 
en un. quarrés, et poise m. marcs ii. onces. 

152. Un pot doré, tout plain, dont les bors et le pié sont 
à plusieurs souages grenetez, ou couvercle par dedens a un 
esmail d'azur, ou quel à une roze à m. fueilles vers et 
iT. jaunes, et dessus a un haut fretel à un. fueilles, desqueles 
ist un bouton azuré de voirre, quarré, et poise viii. marcs 
XII. d. 

135. Une aiguière dorée, tout plain, pareille, sanz diffé- 
rence, excepté qu'elle a un biberon issant de la gueule d'un 
serpent. £t poise m. marcs m. onces xviii. d. 

154. Un pot doré, tout plain, dont les bors et le pié sont 
à plusieurs souages grenetez, ou couvercle par dedens à un 
e&mail d'azur ouquel a un oisel qui se gale au pié, et dessus' 
a ntk haut fretel à un. fueilles desquelles ist un bouton 
quarré de voirre azuré. Et poise. vu. marcs, iiii. onces. 

15iS. Une aiguière pareille sanz différence, excepté que 
Poîsel de l'esmail se esplume, et si a un biberon issant de la 
gueule d'un serpent, Et pojse iii. marcs, vi. d. 

136. Un pot doré tout plain, dont les bors et le'pië son 

TOME II. 2 



M NOTIGB ^ES tMkB\ BU LOUTftE. 

k plusieurs souages greaetex, ou couv€drel6 pur dedens a 
oismail d'azur, ouquel a un oisel qui se esplume, et dessv^a 
nn haut fretel, à iiii. fueilles, desquels ist un boatOQ dd 
yoirre azuré et quarrë, etpoise viii. marcs ti d, 

137. Un aiguière pareille, sanz différence, excepté qae 
en Tesmail a une rozete, à m. fuellles jaunes et ii vers, el 
si a I. biberon, lequel ist de la gueule d'un serpent, et poîse 
m marcs ii onces xii d. 

138. Un pot doré, tout plain, duquel le pië et l^s bors 
sont à souages grenetez, et on cov^erde, par dedans, a an 
esmail azuré, ouquel a un oisel qui se gale en la cuisse de 
son bec, et dessus a un haut fretel à iiii. fueilles desquelsist 
un bouton de voirre azuré et quarré, et poise vii. mares 
III. onces XVIII. d. 

1.39. Une aiguière pareille, sanz différence, excepté que 
elle a un biberon issant de la gueule d'un serpent, et es 
Tesmail du couvercle a un rozette à m. fueilles jaunes et 
II. vers et poise m. marcs i once xviii. d. 

140. Une quarte d'argent, dorée et esmailliée d'azur,, et 
sur l'azur sont semées plusieurs rozetes jaunes, le pie est à 
plusieurs souages, et le ventre est semé de chauves soriz do- 
rées, et le col et le couvercle, et dedens ledict couvercle a un 
esmail d'azur, ouquel a un arbre et deus chiens dessouz, et 
dessus le couvercle a un frète! esniaillié d'azur à vi. quarrés. 
Et poise. VII. marcs II. onces, xii. d. 

141. Une pinte toute esmailliée à vi. quarrés, es quels 
qnarrés a rois séans en chaiere, et devant chascun Roy a un 
homme à genoux, et dessus chascun Roy a un un rolleau qui 
devise certaines choses, le pië est esmaillié et à plusieurs 
souages, ou couvercle par dedens a un esmail d'azur ouquel 
a un arbre et ii. connins par dessouz, ledit couvercle par 
dehors est de ladite devise, et dessus a un fretel esmailIie de 
vert et d'azurissant de entre vi. fueilles, Et poise. v. marcs. 
y. onces vi. d. 

142. Un pot d'argent doré dont le pië est à plusieurs 
souages, et dessus le pië, au dessouz du ventre, a une devise 
dzelée faite de lettres de Damas, et par le ventre et ]c col, 
est ceint en trois lieux de celle mesme devise, les hors sont 
à plusieurs souages, et le couvercle par dehors est à orbes- 
voies, faites de fueillages, et dessus a nn fretel de celie 
mesme devise, duquel ist un serpent, £t poise Tit manak 
II, onces» 



imrBRTAIRE 30 DUC D'amIOV. f7 

143. t5ne antre ({uarte de celle mesme devise, sànz dit* 
ference, pesant, yi. marcs, xii. d. 

144. Une aiguière pareille, sanz différence, pesant 
m marcs i once xxi d. 

t4IS. Une aiguière dorée cainte par le milieu et de la de- 
TÎse des pos dessus dîz, et sur le fretel a un lyoncel, et a jxu 
court biberon, et poise. ii. marcs yii. onces m d. 

146. Une autre paroille, sanz différence, pesast m. marcs* 

i4T. Un gobelet loncdontlepië est à plusieurs souages, et 
on milieu est cdnt d'un souage greneté, et au dessus et au det^ 
MHZ du dit souage a une bende cizelée de lettres de damas^ 
et iebort dudit gobelet est en manière d'une roze à vu. fuei!-* 
les, et ou font du gobelet a un esmail ouquel a un compas 
enlacié doré, et au milieu dudit compas a une roze moire oa 
milieu de laquelle a une teste d'omroe, dorée, à grands che^ 
Teux et à grant barbe, et le couvercle est de la devise du 
bort du gobelet, et par dehors est à orbesvoies, crénelle, et 
dessus est de la devise dudit gobelet, et a un fretel de fueit- 
lages entailliez, dessus lequel a un oisel doré, et poise eu 
tOQt III. marcs iiii onces, xviii d. 

148. Dedens le gobelet devant escript, sont vi. £obeJe$ 
cours, dorés, tous plains et aussi grans l'un comme Tautre^. 
et ou fons de chascun a un esmail semblable à celui du 
grant gobelet, et sur le derrière gobelet a un couvercle doré 
tout plain, sur lequel par dehors a un petit esmail d'azur^ 
et poisent les ti. gobeles et le couvercle, en tout v. marcs- 
II. onces. 

149. Une grant aiguière , toute dorée, dont le pié est 4 
plusieurs souages, et ou milieu du ventre a un grant souagô 
greneté, et au dessus et au dessouz d'icellui a une benuQ 
mêlée de lettres de damas , et sont les hors à plusieurs 
(Kmages, et de près du pié a une teste de lyon, de laquele ist 
ma biberon loue, et le couvercle est de la devise de damas 
et dessus a un fretel à fueillages sur lequel a un oisel, et oa 
Ions de la dicte aiguière a un esmail, ou quel a un hommo 
Baavage qui à une main tient un baston, et en Tautre une 
ciiaie^ne que un lyon a atacbiés à son col, et ou couvercla 
par dedeus a un petit esmail d'azur, et poise un marcs«^ 
II. onces XII d. 

tttO. Bedens ladite aiguière a vi. gobeles dorés, Umz 
plains, et ou fons esmailliés de la devise de l'esœail de l'ai- 
fuière, et dessus le derrière a un couvercle, dessus lequel 



\28 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVRE. 

. par dehors si un petit esmail d*azur, et poisent les diz gobeles 
et le couvercle, v marcs i. once. 

Pour ce que la place des flascons escrips en ce livre bien 
bas estait emplie, ont esté les flascons et les autres choses 

* ci après escriptes mises ci endroit en la manière qui s'en- 
' sieut. ^ 

. :1IS1. Premièrement deus flascons de voirre, ouvrez 
d*azur, à plusieurs diverses choses de l'ouvrage de Damas, 

^ dont les anses et le col sont de mesmes garnis par les costez 
et par le milieu du ventre de souages d'argent dorez à fucil- 

'lages, et à chascun desdiz flascons a un anse tenante ii. 

. serpentelles , et est la gueulle estoffée d'argent à oteausL 

. sur champ esmaillié d'azur, et le couvercle est d'argent à 

. souages et crénelez, et dessus la teste du couvercle a un 
aigle qui tient les elles ouvertes, et le pie dessouz est assez 
grant et d'argent doré à souages. Et poise, de chascun 

[ flascon l'argent, xviii marcs et demi au marc de troyes. 

ilSS. Un autre flascon de voirre, ouvré d'azur , de l'ou- 
vrage de damas, dont la garnison est de semblable façon, 
excepté que en la gueulle n'a point desmail, et sur la teste 

* du couvercle a un lyoncel. Et poise l'argent de la garnison 
' dudit flascon xvi. marcs au marc de troyes. 

1IS5. Deus grans flascons d'argent, dorez et esmailliez 
de la devise qui s'ensieut : l'un est assis sur un pié quarré 
[ et esmaillié d'azur à plusieurs souages dont cellui dessus est 
^ greneté, et en l'esraail, devers le ventre, a un homme à 
.genoux devant une d^me vestue de vert, et tient ladite dame 
' un heaume, et derrière l'omme a un lévrier, et derrière la 
' dame a un espaignol, et derrière l'omme, en l'autre quarré, 
' a une dame vestue de tanné et tient en sa main une pomme, 
\ et en la quarrc, derrière la dame, a une dame vestue d'une 
*' cote vert et par dessus a un mantel, et en l'autre quarré, 

* devers le plat du flascon, a ii. compas d'azur à deus ser- 
l pentelles. Et ou dit plat du flascon a un esmail d'azur ou quel 
' est un homme arme sur un cheval blanc, et tient en sa maki 
; destre un glaive et en l'autre une targe. Et le ventre dudit 

* flascon est esmaillié, c'est assavoir de ii. aigles de violet 

* tenant escripteaux en leurs becz, et entre eula deus a une 
couronne. Et les piez desdiz aigles sont sur les fesses de 

: deus lyoDs descendans devers lebaz, et ou milieu desdiz 

lyoDS, a une fontaine azurée, et les costés desdiz flascons 

> «ont esmailliez à plusieurs besteletes et serpentelles, et ou 






INVENTAIBE DU DUC D'aXJOU. 2^ 

milieu desdiz costez est un souage greneté, sur lequel souage 
eo haut a serpentelles qui ont les elles tendues, et en leur 
col a deus aneaux ausquelz tiennent les tissuz qui sont azv- 
rez à plusieurs clos d'argent dorez et esmailliez dedens, les 
uns de yert, les autres d*azur, et y a boucle et mordant. Et 
ou milieu dudit ventre a un grant esmail d'azur, ou quel a 
une dame vestue de vert, tenant un cbienet en son giron, 
et un homme emprès lui qui tient un faucon, et le col dudit 
flascon est esmail lié, et dessus a un couvercle, à plusieurs 
ftouages, entrant dedens ledit col, et dehors est esmaillié 
d'azur, et dessus a un fretel auquel tient une chaiennete do- 
rée, atachîëe à Tanncl d'une desdites sepentelles, et poise 
en tout xx¥iii marcs. 

11(4. Un autre flascon pareil et de celle mesme devise , 
excepté que es robes des personnes a aucune différence. 
Et poise en tout xxviii. marcs ii. onces. 

1)SS. Un grant flascon, doré et esmaillië de la devise qui 
s'ensieut : Il siet sur un pié comme quarré qui portent 
iiii lyoos dorez gisans sur leurs picz, et dessus yceux lyons 
a piusieurs souages, et en ycellui pié a iiii esmaux azurez, 
à plusieurs bestes sauvages, le ventre d'icellui flascon à 
VI esmaux, où il a hommes qui font pluseurs choses, comme 
coper arbres et autres besongnes , et ou milieu des diz 

Ti. esmaux a un esmail le plat dudit flascon est cizellé 

de deux foeillages qui partent de devers le pié et se en- 
trelacent devers le col du flascon. Et ou milieu a un esmail 
d*azur, ouquel a un homme sur un cheval, qui se combat a 
un lyon, et ledit lyon est devant la teste du cheval drécié 
sur ses ii piez derrière, et des pâtes devant fait semblant 
de férir le cheval. Les costés sont esmailliez, et entre les 
esmaux ou milieu a un souage enlevé et greneté d'une 
part et d'autre. Et f(ur ledit souage a deus serpenteles va- 
lans à elles ef&mailliées d'azur. Et ou col des dictes serpen- 
teles tiennent ii. ajieaux roons, qui tiennent les courroie» 
dudit flascon qui sont de soie vert, et a l'une boucle et 
l'autre mordant, et tout au lonc sont semées les dictes 
courroies ée esmaux esmaillés de vert et d'azur, et de < 
menbres dorez en manière d'un J. et le col dudit flascon, 
qui est blanc, entre dedens un tuyau esmaillié à souages, et 
tient ledit tuyau à une chaiennete dorée, de laquelle Tun 
des bouz tient à une des serpenteles. Et poise en tout 
XXIII. marcs, vi. onces vi d. 

1S6. Un autre flascon pareil, sanz différence, excepté 



30 NOTICE DES ÉMÀti; DU LOUVRE. 

3 ne es esniaux da ventre a autres devises qae en cellul 
esstts escript. Et , en l'esmail du plat dadit fiascon, a ua 
homme armé sur un blanc cheval, qui ilert un lyon d'un 
glaive parmi la gueule Et poise en tout xxiii marcs* 
TU onces xii d. 

157. Un très grant flascon, doré et esmaillië, de très 
grant devise, c*est assavoir, le pié comme qnarré plus ionc 
que large, à plusieurs souagcs, et ledit pié est semé de plu« 
rieurs esmaux, esquclz il a testes de serpens volans et 
oiseaux sauvages, et ou plat dudit flascon a un grantesmail 
roont de noz armes, et environ ycellui esmail a une vigne 
enlevée et dorée, les costez sont a grant quantité de esmaox 
où il a hommes et femmes qui font diverses contenances, 
et, ou ventre qui est moult gros, a ou milieu un compas 
roont ouquel il a ii. hommes , dont l'un porte un faucoB 
^ur son poing. £t environ ledit cumpas a plusieurs demi 
compas esmailliez, où il a hommes de diverses contenances. 
Ans II costez a ii. courroies vers, semées de plusieurs 
grans esmaux, qui tiennent a ii. serpenteles, et le col est 
haut et Ionc, et esmaillié, et dedens entre le couvercle qui 
tourne a viz, et poise xliii. marcs m. onces xii d. 

,188. Un autre flascon pareil, sanz différence, excepté 
que es esmaux a autres contenances que en l'autre flascon 
^dessus escript. Et poise. xliiii. marcs. 

i 89. Un flascon de cristal , garni sur les ii. bouz d'ar* 
gent, à demi compas entailliez et i. haut souage, et siet sur 
im pâtes à longues jambes, et ou milieu est un tuel d'argent 
à mettre le vin dedens, et en ycellui tuel entre un estoupail 
cl^rgent, pendant à une chaienette, et pend ledit flascon à 
ïL. courroies de soie azurée, ouvrées de fil dor, et sont 
garnies lesdites courroies de boucle et de mordan», et poi- 
^ent argent et cristal mi. marcs xii d. 

i 60. Un autre flascon de cristal, pareil du devant escripi, 
san2 difl'erence, pesant argent et cristal un. marcs ii. on- 
ces et demies. 

161. Un grant flascon d'argent doré, appelé ydrîe, dont 
le pic est quarré, plus Ionc que large, et à plusieurs souages, 
et ou ventre dudit flascon a un grant compas roont de not 
armes à plusieurs souages, et sur les costez a un grant 
souage, et tient Tance a ii. serpenteles rampans, et a un 
Ionc tuel, dedens lequel entre Testoupail qui tient à une 
chaiennette, laquelle tient avec le dit anse, Et poise txr. 
«tares un onces. 



fNTliNTÀlBE DU B0C D' ANJOU. "tt 

162. Un escrinet d'aii« pierre, aussi comme marbre, 
t^ute fOtttëe deTert, et est ledit escrin d'argent dore, et est 
le <K>iiverde dHcellai a créneaux, Et a aus iiii cornes 
d'îceUaien cfaascunun<;hapitean de maçonnerie, où il a gens 
qm jettent de plnsieurs instrumens. Et siet ledit escrin sur 
Msn. lyonceanx , séans sur leur cul , pesant m marcs 
T onces. 

163. Un flascon d'argent doré, estant sur un pie qnarré, 
à plusieurs souages, ou ventre dou quel a un esmail ront, à 
S4i«ages, ou quel esmail a un homme armé à cheval quy se 
coahat à un lyon quy mort son cheval par la croupe, et 
entre les pies du cheval a un autre lyon que le dit cheval 
BMTt en la teste, et sur les costés a un haut souage sur le- 
^el an. serpentelles vollans, au col desquelles an. cou- 
royes vers, semées de clous fais en manière de rose, et ou 
piftt dadit flascon a un grant esmail, ouquel a plusieurs 
iioiames et famés faisans plusieurs contenances, et derrières 
eulz a un ménestrel, quy joue de la corne muse , et est le 
caavercle aiaché à une che^oéte^ et poise xix. marcs. 

164. Un autre pareil sanz différence, excepté que es 
esmaux a autres devises, c'est assavoir en Tesmail du ventre 
a nn Roy quy tient un septre et devant luy a une Dame à 
genous quyl tient par la main, et ou ventre a m. hommes, 
armés à cheval , quy se combatent ensamble, et poise 
MX marcs, v. onces. 

165. Un très grant flascon doré et esmaillé, sur le ventre 
duquel a ix esmaux, et celui du milieu est grant, en manière 
d'une roze, et y a une dame séant en une chaiere, qui a en 
fion giron un bacin ouquel a florins, et à chascun costé 
d'îceJie a n femmes aus queles elle donne florins, et 
dessouz les piez dlcelle dame est escript : liberalitcts^ et es 
autres émaux sont les vu péchiez mortelz, et le yiii« esn^aif 
portraite vana gloria^ et aussi y a vin demi compas es 
quelz a diverses bestes. Les costez sont semez de plusieurs 
esmaux à compas et bestes sauvages, et, ou plat dn dit 
fiascon, a un grant esmail roont azuré, ouquel est une dame 
ancienne, séant en une grant chaiere, et dessouz ses .pies 
a escript : theologia^ et environ a vin. esmaux, es quelz sont 
les VII vertus cardinaux et a chascun son nom emprès soy» 
ledit flascon est sur un nié hautelet, cizelé, bellonc, s^aé 
de nii. esmaux èsquelz a hommes jouans de plusieurs 
instruments. Le col audit flascon est en manière d'une tour 
à. n. piliers et entre deux a esmaux azurez, et le couvercle 



■32 NOTICE DES £lIAUX DG LOCTBE. 

est lonc en manière d'un clochier à e&maux aznrez, et ou 
bout d*en haut lieut une chaienne qui est atachiëeà la 
courroie devers la boucle, les courroies sont de tissus vers, 
semées de grans esmaux azurez, et entre deus esmaux, a 
II. autres esmaux fais en manière du J. tourné, et tiennent 
les dictes courroies à ii. serpentelles qui ont esles azurées, 
et poisent xxx marcs vi onces. 

166. Un autre flascon, pareil de façon, mais les devises 
sont autres, c'est assavoir que ou ventre a un esmail d'azur, 
ouquel e<i la Boe de fortune, et dessuR sa teste a escript : 
fortuna^ et environ lui a viii. autres esmaux esquelz'sont 
portrais plusieurs vertus et visces, et chascun a son nom 
emprès soy, ou plat d'icellui, flascon a un grant esmail 
roont, et une dame séant en une grant chaiere, et dessus sa 
teste a escript : philosophiay et entour lui, sont pourtraites 
les vil. ars, et a chascun son nom emprès soy, et d'autres 
choses sont les devises pareilles à l'autre devant escript, et 
poise XXXI. marcs ii. onces. 

167. Un grant pot., lonc, que l'en appelle en franco une 
quenne, tout doré et cizelé à fueilles de chesne, de fou et 
de vigne, semé de ix grans esmaux azurez, esquelz a plu-*- 
sieurs hommes et femmes, jouans à plusieurs jeus et faisan» 
plusieurs contenances, et est ledit pot large par le pié et va 
en agreslissant devers le haut, et y a un grant anse esmaillié 
par dehors et cizelé par dessouz, et vient du col jusques 
près du pié, lequel pié est à plusieurs souages et orbesvoies 
esmailliées pardessouz, et le bout d'en haut qui est aussint 
comme un goulet par dehors esmaillié, et en Tesmail aune 
royne qui joue des orgues, et environ lui a un. dames^ 
jouans de plusieurs instrumens, et y a un petit couvercle 
roont, cizelé, semé de m. esmaux bêlions qui entre oudit 
goulet, et dessus a un petit fretel d'une serpentelle qui a 
ses esles tendues et sont azurées dessouz, et dehors sont 
dorées, et poise en tout xvi. marcs un. onces. 

168. Une très grant aiguière, dorée, cizelée, semée 
d^esmaux par le pié, le ventre, le col et le couvercle, et es 
diz esmaux a hommes et femmes faisans plusieurs conte- 
nances, le biberon a un lonc col qui part du ventre de la- 
dicte aiguière et est comme ondoie d'azur et d'or, et ist ledit 
biberon de la gneulle d'un serpent, l'anse est doré et es- 
maillié d'azur, et sur le dit couvercle a un boutonnet roont 
de noz armes, et poise en tout. ix. marcs v. onces. 

169. Un hanap tout doré et esmaillié par girons, dont 



IHTEKTAIRE DU DUC D*ANJOU. S9r- 

fan des girons est semez d'arbres à gens qui chacent à , 
bestes sauvages et l'autre est à lozenges vermeilies es 
qiieles a florétes d'or et lozenges azurés à serpentelles, à 
bestes sauvages, et le couvercle est de celle mesmes devise, 
et le siège du pië dedens est ledit hanap dorez et cizelez, 
en l'esmail du hanap dedens a un homme qui tient un chien 
en lesse et corne après un sengter, et en l'esmail du cou- 
vercle a un homme qui porte un lièvre à son col, sur ledit 
convei;cle a un haut fretel à fueillages, et d'icellui ist un 
bouton esmaillié d'azur et de vert, le nié est tout esmaillié 
dehors, et entre ii. piez peut une philatière esmaillié d'azur, ' 
et poise en tout. ri. marcs un. onces xii d. 

1 70. Une aiguière courte et grosse, dorée et esmaillié 
par le ventre et par le col, sur le pié et sur le couvercle et 
entre les esmaux est enlevée à fueillages, ou pié a plusieurs 
souages êtes hors, et est l'anse esmaillié, et a un petit bibe- 
ron qui ist de la gueule d'un serpent, et poise m. marcs ' 
1111 onces. 

I7i. Une coupe de cristal ondoiée, à un pié fait en 
manière d'une roze, sur lequel a m. escuçons de noz ^ 
armes et le piller est de m. piliers de maçonnerie menue- ' 
ment entailles et environ a m. hommes qui jouent de plu- 
sieurs instrumens et le couvercle est tout doré et crénelle ^ 
et semé de m. escuçons de nos armes et de m. esmaux / 
de faeilles de treffle, et dedens le couvercle a un esmait 
azuré ou quel a un cerf et un lièvre, et dessus a un fretel . 
à fueillages, et dedens a un boutonnet de cristal azuré, et 
dessus ou bout a une crapoudine, et poise en tout ii marcs. 
T. onces Yi. d. ' 

172. Un godet de cristal ffarni, le pie et les hors d'ar- 
gent doré, et sont les hors fueilletez, derrière a un petit' 
anse court doré, et le couvercle a au dessus un petit bou- 
tonnet plat ouquel a un petit esmail d'azur, et dedens une 
rozète, et poise i. marc ii. onces, xyiii. d. 

173. Une aiguière dorée toute plaine, garnie les hors 
et le pië de souages, et ist le biberon de la gueule d'un ser- , 
pent, et le couvercle est couronné, et dessus a un haut 
fretel à fueillages, desqnelz ist un bouton quarré esmaillié. 
d'azur, et poise ii. marcs ii. onces. , 

1 74. Un gobelet de cristal dont le pié est garni d'argent 
doré, sur le ventre a un petit court anse d'argent, les hors 
dndit gobelet et du couvercle sont d'argent doré à fueil- 
lages, et sur le couvercle a un petit fretel doré et ou bout 

2. 



St" NOTICE DES ÉHAtX DU LOCTftIf. 

«st esmaillîé d*azur à une rozète jaune, et poîse i mare. 
II. onces II d. 

17^. Une aiguière de cristal séant sur un pie dore, et 

Ï»àrdessouz est garnie d'un souage, et est la dite aiguière 
ongue et grossette parmi le ventre, Et la gueule est garnie 
4*argent, et y a une serrure d'argent, avec laquelle terme 
le -couvercle de ladite aiguière, et n*a point de biberoui Et 
i>pise II marcs th. onces xii d. 

i 76. Un gobelet assis sur un trepté esmaillié, dont le fié 
«si fait en manière de treffleet sont les fueilles pointues^ et 
«st garni de souages à orbesvoies, et dessus le pië a m ser-» 
pentelles volans qui soustiennent un piller de maçonnerie 
environ lequel est le baptizement Notre Seigneur en m 
lieux, et dessuz le pillier est le siège dudit gobelet, environ 
lequel a tu. angeles volans qui tiennent led« gobelet,^ et 
est fait le dit gobelet à m. demiz roons de godet et lu. 
jointes, et est le couvercle de telle façon sur lequel a une 
à III demiz roons de pommette a vi. quarrés, et est le go- 
fcfelet, le couvercle et le trépié esmaillé des armes du pape 
Jehan, Et poise en tout vi. mars vi onces. 

i77. Un pot doré et esmaillië par quartiers, dont Tun 
de^ quartiers est à bouillons dorez, et Tautre quartier esi 
csmaillié d*azur, à arbrisseaux vers et à connîns. Et poise 
1FIII. marcs. 

i70. Un pot d'argent, doré et esmaillié, doai le pié «8t 
à doubles souages grenetez, et entre le ventre et la pâte aiin 
e^meil d'azur à un chayenne bresseronnëe tont autour, et 
dessuz et dessouz ycelle a esmail vert et vernfteil endentë, 
Et ou commencement du ventre a une ceinture, à lettres de 
^mas azurées, et autour du ventre a vi. rondelles esmailliëes 
d^azur, en quoy il a, c'est asavoir sur l'une un sarrazin à 
genoux sur un lion, qui tient une darde en la main, et siet 
le lion sur une petite terrace vert. En l'autre rondelle a un 
liomme qui se siet sur une pantère et tient une lance en sa 
main, et es autres rondelles a hommes d'estranges devises 
«t sur diverses bestes tenant chascun une lance en sa main, 
«t au dessuz des dites rondelles a une sainture de lettres 
4e damas azurée, pareille à la dessuz escripte. El entour le 
-col dudit pot a. vi. rondelles azurées, èsquelles il a oiseaux 
^ plusieurs coulours, el des6o<az la gueule a unechayenae 
dorée, brosseronnée, assise smr azur, et enio«rle couvercle 
a un souage de fueillages, et est le couvercle estt«îtlié;de 
V9rt) semé de liz et de roses, et autour des lii a une es^ 



INVENTAIRE DU DUC D'àNJOU. 38 

feifte dorée assise sur aznr, et a un frète! par le milieu du 
«el est an bouton h vi. quarrés sar le roont et dessuz yi. 
»eîiles à nne pierre esmaîlliée d'azur, et l'anse dudit pot 
«st esmaillë d'aznr par dehors, et y a un Hz qui va tout du 
i«BC, au il a liz blanches et en couleur de violète, et oubout 
4e fanse, par dessaz, a une teste de lyon azurée, et est la- 
4ici l c anse d'un eosté et d'autre endentée de vermeil, et 

^BvUSC* • • • 

179. Un autre pot un pou pluz petit, pareil en d^H^iire^ 
esmaux et façon de toute chose, sans aucune diflerenee an 
p»ot dessuz escript. Et poise« 

i80. Use aigvière dorée, semée desmaux par quartiers, 
^ est l'un des quartiers doré à bouillons dorez, et l'autre 
«est à un ^rant osteau , esmaillié de vert et goûté de rongef 
«tdedenzyceUuiosteau à vu. petits osteaux azurez, goûtez 
«de blane, Etpoise iiii. marcs i onee. 

ISl. Une aiguière d'argent, blanche, que portent iii» 
Ivons séans, et est le souage du pié bien bas et greneté et 
doré, et en est le ventre sans pié, et a x. costés enievées 6t 
d'entour le col de ladite aiguière partent plusieurs osteaux 
mi hi ceîngnent tout entour, et est le biberon comme la 
«tteille dont naissent les pommes grenades, et du milieu 
^neelie part un biberon, et est fanse de ladite aiguière 
iTvn lion rampant, et le martelet du couyercle est de. ic. lis 
%l«DC8,et sur ledit couvercle a un boutonnet doré. Et poise« 

t8S. Un grant hannap à couvercle, d'argent, tout doré, 
dont le pié est bien bas, etsiet sur ui. lionceaux Sféans, -et le 
hannap par dehors a une bende cizelée, à lettres de Damas, 
et ou fons a un chapelet a vi rosettes, tout doré, ou milieu 
duquel a une rosette enlevée esmaillée de rouge cler. Et ou 
eoavercle par dedenz a un semblable, et rozette et sont les 
boTS dudit couvercle à plusieurs souages et fueillages Et ^ 
j5iir ledit couvercle une bende de lettres de damas, et dessuz 
a on fretel ceint de fueillages tout èntour, et dedens un 
Ijon séant sur un perron, Etpoise en tout vi. marcs vi onces. 

iB3. Un antre Iraniiap pareil, à <eoeu¥erele, ^«s avcuoe 
diiISmiee, exeeplé q«e le f^tel «est plue pe«R. fitpolse en 
t. VI, maroB v. «noes. 



iB4. Un gobelet doré sur un trépié petit et baz, et est le 
couvercle crénelle. Et ou fous du gobet a un augèle qui a 
^a main sur une columpne, Et poise <t. uMwesfiae ueoe. 



36 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUTKE. 

1 81$. (I ] avec le couvercle, sont semez de vi esmaux chas» 
cuD, es quelz a chcTaliers et daines faisant diverses conte- 
nances, et dedens est ledit hanap et couvercle, cizelé, et, on 
fons du hanap, a un compas roont auquel à un esmail d'azur, 
et un chevalier et une dame qui jouent ans esches, et en Tes^ 
mail du couvercle a un chevalier et une dame qui tient la 
comète du chapperon dudit chevalier, les hors sont à souages 
et à orbesvoies, et dessus a un fretel crénelle duquel ist 
un boutonnet vers, et dessuz a un singe doré qui tient une 
.bourse, et poise en tout xxvi. marcs vi. onces. 

186. Un griffon estant sur uneterrace à souages et orbe- 
voies, laquele portent un lyonceaux gisans, et dessus le dos 
dudit griffon, entre ses esles, a une rovne enmantelëe qui 
tient par les esles une serpentele qui fait biberon à geter 
eaue, et derrière le dos de ladite royne est le siège d'un go- 
belet à souages et orbevoies, et est le fons dudit siège es-^ 
maillé à papegaus et à papeillons, et le dit gobelet et le cou- 
vercle est pardehors de celle mesmes devise, et les esmaux 
par dedens aussiot, et sur le couvercle a un frète! à fueilles» 
desquelles ist un bouton esmaillié de vert et d'azur. Et poise 
Ti, marcs i oncexiid. 

187. Un homme estant sur un entablement, lequel en- 
tablement est esmaillié d'azur, à gens à cheval et à pié qui 
chacent aus cerfs, et est ledit homme enmantelé d'un mantel 
esmaillié, et en son bras destre a bouté son chaperon, du- 
quel la comète qui est endroit le coûté fait biberon à 
verser eaue, et il tient sa main senestre apoiée sur son costë, 
et sur sa teste, qui tourne à viz, a un chapellet à vi rozètes, 
et poise un marcs, i once. 

188. Une très grant fontaine, que xii petis hommefi 
portent sur leurs espaules, et dessuz le pié sont vi. hommes 
d'armes qui assaillent le chastel, et y a vi. ars bouterez en 
manière de piliers qui boutent contre le siège du hannap, 
ou milieu a un chastel en manière d'une grosse tour, à plu- 
sieurs tournelles, et siet ledit chastel sur une haute mote 
vert, et sur m. portes a m. trompettes. Et au bas par dehors 
ladite mote a braies crénelées, et aux créneaux du chastel 
]^r en haut, a dames qui tiennent basions et escuz et def- 
lendent le chastel, et ou bout du chastel a le siège d'un 
hannap crénelé, et le plat est d'une terrace vert bouillonnee, 
et ou fons a un treilleys dessuz un pertruis à recevoir l'eaue, 

(1) (II y a ici une lacune considérable : quarante-deux feuillets ont été arra^ 
chés du volume et sont perdus.} 



INVE.NTAIfiE DD DUC D* ANJOU. 37 

et le hannap et le couvercle sont esmailliez dehors et de- 
dens par quartiers, dont les uns sont dorez grenetez, et les 
autres sont d'azur à arbresseaux vers et bestes sauvages, ou 
fons du hanap a un grantesmail ouquel a i chevalier et une 
dame dedenz i. paveillon azuré, et tient le chevalier i cuer 
en sa main destre, et la dame i chiennet de sa main destre, 
et en l'esmail du couvercle, qui est azuré, a un chevalier 
qui tient i cuer en sa main senestre, et font samblant de 
parler ensemble, lui et une dame qui siet emprès lui» et 
poisent en tout li. marcs, v onces. 

Vos d'or qui ne puent en leur ordre et ayguyêres. 

1 89. Premièrement, Un grant pot d'or ront et de nou- 
velle façon, dont le pié est garny de souages grenetés de 
nu grains, et entour la gueule et ie couvercle a sambiable 
souage et dedens le couvercle a un esmail ront de noz ar- 
mes, et sur le couvercle par dehors a un fretel, ou milieu 
duquel a un bouton en manière de fasète, et au-dessus du 
bouton a un fueillage de chesne, dont il y en y a demontans 
et de dessandans , et dessus en une broche a un {le mot est 
resté en blanc) et est Tance de derrière toute plaine et essus 
le possier est de deus feuilles agues aux deus bous. Et poise 
en tout, au mar de Troye, xi. marcs, un. onces. 

190. Une ayguière d'or, très grande, ronde et de la façon 
du pot en souages, fretel, couvercle, ance, pié et façon, et 
du milieu du ventre yst un biberon gresle, et ront, et au 
près du bout a une ^ueulle de serpent qui engotille le dit bi- 
beron et un petit piUier à carneaux quy praot de la gueulle 
et fiertaudit biberon, et sur ledit couvercle a un {mot laissé 
en blanc). Et poise en tout au mar de Troye y marcs 
un onces vi. d. 

191. Un autre pot d'or, pareil, sans aucune différance 
au premier dessus escrlpt, Et poise au mar de Troye xi. m. 
un onces. 

199. Une ayguière d'or, pareille, sanz aucune différance 
à l'autre dessus escrlpt. Et poise. v. marcs, ii. onces xv. d. 

193. Un autre pot d'or, pareil, sanz aucune différance 
aux dessus escript, Et poise au mar de Troye xi. marcs 
II. onces XVIII d. 

194. Une autre ayguyère d'or, pareille, sanz aucune 
différance aux dessus escriptes, Et poise v. marcs, m onces 
xxï d. 



II NOTTcs ]>E8 ÉMAUX DtJ Lotryac. 

IM. Un autre pot d'or, pareil, saiiz aucaùe différance 
avx |HM dessus escripts, Et poise xi. marcs ti oiiceft. 

i96. Une autre ayguière d'or, pareille, sanz auewie dif- 
France aux dessus dUes ayguyères. £t poise y. marcs 
m. onces xr d. 

ÉMire ffêspêllê (for, tn pas, aygnyêrèi, fi(ucon$ et tmire^ 
€hoi«9 éTor en autre extrucréinaire que on trouvera 
om feuillet lie £/. 

197. Un hannap d'or, à tour de lampe, assis sur un pié 
hautelet, à plusieurs souages, et a dessuz un souage grenetë 
et un autre souage entours, et les bors du couvercle sont à 
plusieurs souages, et dessuE le souage grenelé a en souage 
eatours, et dessuz le couvercle a un fretel i fuetiiage éoolt 
isc un bouton d'or à viii. quarrës. Et poise en tout... 

198. Une nef d*or, séant sur un entablement bellone, qui 
devers les costés s'avance et est à plusieurs souages, Et le 
portent vi. lyons gisans, et dessus est ledit entablement 
semé de iiii esmaux de rouge cler, et un petit piller bas 
qmi la porte ouquel a vt esmaux vers d'esmaîl de triple, Et 
eu ventre par dehors, a iiii esmaux de ronge eier et en 
cfcasçun esmail a v. petis compas esquelz il a plusieurs 
bestes enmantelées, et autour iiti. esmaux de triple, et en* 
viron chascun esmail a un. grenas et un. petites pellesi et 
de l'autre eosté est semblablement esmailiié, et aus ii. booz 
4e k nef a une teste d'omme qui a par dehors mu visage de 
ijon. Et poise xix marcs vi. onces vi. d» 

199. Un pot d'or pour aumosne qui est k costés par le 
pié et par la gueule et comme paie h demi pales, fit ou groE 
eu ventre se afferment les pales Tune contre Fautre, et par 
le col a un groz souaige greneté dessuz et dessoÉs, et par les 
hors du pié et de la gueule est garni de souages greneteEî et 
a II anses cizellées. Et poise xix, marcs m onces xxi d* 

200. Un gobelet d'or, bien haut et gros, à couverde, 
dont le souaige du pié est double et greoeté, et est le dit go- 
belet entuers, et est la gueule laite en manière d'ua godet 
de terre, et ou fous a un grant esmail de noz armes et est le 
dit couvercle entuers aussy comme le corps du gobelet , 
et est le souaige du couvercle double, dont celluî de 
dessouz est greneté, et' celui dessuz est percîé et dessus te 
iiteouverele a un fretel de fueîllage sur quoy est assis on 
Mphir, et ou font du dit couverete sont noc armes. Et ^oise 

III marcs, vi. onces xviii d. 



iNTKNTÀtftE ]>ir DUC B'ANKHT. tt 

lot. Un gobelet de cristal roont, k n. «nses, qai â pié 
4*9r à soaafes et oriie»voiet à Jour et f^eilles dessofu k 
osteaux tout à jour. Et poise i marc. yii. oiiceft« 

ftOft* Une aiguière d'or, dont lesouage dupië est double 
def^usieurs soaatf«s trencbans, et est le plë ceinet entour 
ée lie, et saBiblablemeiit efiteeincte par le ventre en ii. Hex 
dete z Us, et entre les ii. ceioctes a un soaage dont se œu- 
vre ladite aiguière, et la pièce de dessuz est aiguière, et celle 
dedheaeoui demeure gobelet fait en manière d'un calice, et 
l^aiice tient à la dite aij§:aière et est cizellëe à demies fueiliea 
de «^eHie, et est le biberon d'un tuel qui part de la gueula 
d'«n serpent, et le couYOrcle est oeinct entour, et cizellé 
oonane le pië et le ventre, et dessuz le couvercle a un fretel 
de liietllages et dessus a un safir. Et poise la pièce qui fait 
Faiguière — Et celle de dessoui qui fait gobelet poise. . . 

Cmt rinvenitnre devetselït dor etcTafgcnt, esmaillée, dorée 
et blanche, tant de celle que nous avons apportée de 
ftimee, comme de celle guinous a esté donnée^ et quenêue 
mi99n$ aeketée à Avi§non€t en lu langue doc* 

PBlMISlfr, LA VX86S&LB b'0«. 

tus. Un grant faeujiap d'or, a trëpié que ni. sers sous^ 
tiMneot, et est le dithennapet le couvecle esmaillëà itéra, 
de leur couleur, amaateles de nos armes, et dessus le cou- 
verole a un gros saphir assis sur un fretel. Et poise en tout 
x« «u II» onces. 

S^4. Un autre vrantàennap à couvecle, esmaillië ou 
fons aux armes de france, toutes plaines, et a sur le couve* 
de un saphir assis sur un fretel, pesant en tout, vin mars. 
lau onces m d. 

SOff. VI. beniiapï d'or pAreilz,à une rose esmaillëe oufOM 
k noz armes, pesans touz ensemble xviii. marcs m. onces» 

M6é VI gobelcz entrant en une aiguière, pareilz, et sont 
les dix giibeJea sains par le milieu de noz armes, et sur le 
œnvecle de l'ëguière a un esmail en manière d'une rvse à 
noz armes, pesant l'esguière. vi. mars ii. onces xvui d. 
les f obelez touz ensemble potsent xi mars in onces xviii d. 

tar. Une aigeière sur le oouvecle de laquelle a mm 
ffOM à ni» perieset «n petit sapàir dessus, pesant» ii» aan» 
T»#eteBTt^ 

ton. Utie a«itre petite aiguière toute plaine, à deux bibe^ 
rons, pesant ti. mars m once» xtt d. 



40 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUYHE. 

209. Une petite salière de cristal, dont le pié, la guetle 
et le couvecle sont garniz d'or, pesanz cristal et or i. marc 

I. once XII d. 

210. Une aiguière de cristal, garnie d'or, et dessuz le cou- 
vecle a un petit quochet qui a une perle en son bec, et des- 
souz icelui en a ri autres plus grosses, pesanz or et cris- 
tal. III. marcs iiii. onces. 

211. Un gobelet d'or couvert, dont la coupe est en ma* 
nière d'un hanap, à tour de lampe, et est sur un pie crueux, 
tenant à la dite coupe, lequel pié est par le bas à plusieurs 
souages et orbesvoies, et le couvercle est bordé de souages 
à orbesvoies, et dedens a un petit esmail des armes de Bou- 
longne, et dessus a un chapeau rouge. Etsurycellui couvercle 
a un fretel crénelé par le haut, et au dessus a m. lyonceaux, 
et poise en tout. iiii. mars vu. onces xviii. d. 

212. Une cuiller d'or qui a un saphir emmy le bout, pe- 
sant. II. onces V. d. 

215. Un gobelet d'or enlevé par dehors à fueilles de rose 
savigne, à m. fleurs de lis par dessuz les fueilles de rose, 
et dedenz une rose double eiflevée avecque la grainne, et sur 
le couvescle a un petit frète], fait en manière de rose, et est 
ladite graine esquartelée aux armes de france et du dalphin, 
Et ou couvescle par dedens a un esmail aux armes dessus 
dictes, pesant en tout. ii. mars, vu onces m. d. 

214. VI. hanaps d'or pareilz, à une rose ou fous, esmailliée 
de nos armes, autelz, sans différence, comme les sis hanaps 
d'or pareilz devant nommez, pezans touz ensemble xviii. 
marcs i once et xii d. 

2 IIS. VI. autres hanaps d'or pareilz, à une rose ou fons, 
esmailliée de noz armes, autelz, sans différence, comme les 
autres dessus nommez, pezans touz ensemble xviii. marcs. 

II. onces XII d. 

216. VI. autres hanaps d'or, pareilz, à une roze ou fons, 
esmaillée de noz armes, autelz, sans diférance, comme les 
autres dessus nommez, pezans touz ensemble xviii. marcs. 
XII d. 

217. Un gobelet d'or, tout plain, sanz souage et sanz 
couvercle, et est pareil à ceulz qui sont devant escrips qui 
entrent en l'esguière, excepté que il est un pou plus grant 
que les autres gobelets dessus escripts, entrans en ladite 
esguière, et est saint par le milieu des armes danoir par 
quartiers et lis, Et poise ii. marcs m. onces ix4. 



INVENTAIRE DU DUC D*ÀKJOU. 4t 

218. Un mestier d'or, dont la pâte est à yi. quarrez 
pointues, garnye de souages grenetës, et se 1 yève la pâte d'un^ 
i>osse ronde. Et est le tuyau à mètre le mestier à yi. demis 
compas, et dessus a un souage à crenaux, et poise ii. marc^ 
▼. onces XV d. 

S 19. Un autre mestier pareil, sanz dyfferance au dessufi 
escript. Et poise au marede Troye. pesant au marc de Troye,' 
Il marcs, iiii. once» xii. d. 

220. Sis cuillers dor, de plaine euvre, toutes pareilles, 
sanz différence, pesans. i. marc. ii. onces, xx d. 

22 t. Une autre plus petite cuillier de la façon de plaine 
envre, pesant i. once. 

Pieu dbr pour mettre viande touz plains, 

222. Premier, un plat d'or, à xxii. quaraîs, pesant au 
marede Troyes, xiiii mars i once vi d. 

223. Un autre plat d'or, à xxii quarais, pesant au marc 
de Troyes, xiii. marcs m onces vi d. 

284. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaraiz, pesant au 
marc de Troyes, xiii. marcs ii. onces xv d. 

225. Un autre plat d'or, pareil, à xxii quaraiz, pesant au 
marc de Troyes, xiiii. mars xii. d. ' 

226. Un antre plat d'or, à xxii. quaraiz, pesant au marc 
de Troyes xiiii. mars. ix. d. ' 

227. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quareilz, pesant 
an marc de Troyes xiiii. mars ii. onces. ^ 

228. Un autre plat doré, pareil, à xxii. quaras, pesant 
au marc de Troyes, xiii. mars vu. onces xii d. 

229. Un autre plat d'or, pareil, a xxii. quaras, pesant au 
marede Troyes, xiiii. mars i. once xii d. 

250. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaras, pesant 
au marc de Troyes, xiii. mars. vu. onces xii. d. 

23i. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quars, pesant au 
marc de Troyes, xiii. mars iiii onces m. d. 

259. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaras, pesant aQ 
marc de Troyes, xiii. mars v. onces vi d. 

235. Un autre plat d'or, à XXII. quaras, pareil, sans éU 
férance aus autres dessus escrips, pesant au marc de Troyes,' 
xiiii. mars i. once xviii. d. 



êÈ NOTtCK DES ÉMAUX D0 LOOYRX. 

tM. Un antre plat d'or, pareil, k xxn qnaras, pesant au 
iatrc de troyes xiiti. mars. 

S 35. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaras, pesant 
an marc de troyes, xiiii. mars. 

. 936. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaras, pesant au 
marc de Troyes, xiiii mars. 

937. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaras, pesant smi 
marc de Troyes, xiiii. mars. 

238. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaras, pesant au 
marc de Troyes, xiiii mars. 

^ 939. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaras, pesant aq 
marc de Troyes, xiiii mars. 

940. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaras, pesant au 
marc de Troyes, xiiii mars. 

941. Un autre plat d'or, pareif, à xxii quaras, pesant au 
marc de Troyes, xiiii. mars. 

942. Un autre plat d'or, pareil, à xxii quaras, pesant au 
marc de Troyes, xiiii mars iiii onces yi d. 

943. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. quaras, pesant au 
marc de Troyes, xiiii. mars ti. onzes xii d. 

. 944. Un autre plat d'or, pareil, à xxn« quaras, pesant au 
marc de Troyes, xiiii mars ii onces. 

945. Un autre plat d'or, pareil, à xxii. caxas, pesant au 
marc de Troyes, xiiii. mars ii. onces. 

946. Une aiguière d'or, grosse ou milieu et par ledit mi- 
lieu ceincte de noz armes, et sur le couvercle a un esmail 
\le noz armes fait en manière d'une rose et entrent dedenz 
ladite aiguière, ti. gobelés d'or. £t poise en tout ladite ai- 
guière M. mars ii. onces xii d. {On lit en marge : bscript 
HïTiNT, et en effet l'article est biffé.) 

Eêcuelles éTor pour mètre viande, 

947. Premièrement quatre escuelles, de xxn. Cfeiras, pe- 
sant au marc de Troyes, la pièce, trois mars, qui font 
%u mars yi d. 

948. Quatre autres escuelles, de xxn. caras, pesant au 
marc de troyes, la pièce, trois mars, qui font xi m^rs 
▼I onces. 

949. Quatre autres escuelles , de xxn caras, pesant an 



INVENTAIHE DU DUC o'iLNJOU. 43 

nuFC de Troyes, la pièce, trois mars, qui font xii marg 
xiid. 

ttfCI. Quatre autres escuelles, 4e xxti. Garas, pesant att 
marc de Troye, la pièce, trois mars, qui font xii. mars. 

SSI. Quatre autres escuelles, de xxii. Garas, pesant au 
marc de trole, la pièce, trois mars, qui font \u mars 
Ti. onces XY. d. 

ftS2. Quatre autres escuelles, de xxii. Garas, pesant au 
narc de troie, la pièce, trois mars, qui font xii. mars. 

253. Une aiguière d*or, dont le piéest assez hautelet, et 
est le sooage double, et ou milieu est greneté de grains en 
T. et est le ventre de ladite aiguière roont, et le col longuet 
et du milieu du ventre part un biberon lonc et gresie qui 
passe par la gueule d'un serpent, et y a un petit piller de 
maçonnerie qui part de dessoubz le souage de Fai^uière et 
se ferme audit biberon, et est Tance de ladite aiguière plate 
par dehors et ronde par dedenz, et est le maMelet de dessus 
les deux Cueilles doubles, et sont les souages de la gueule et 
dv couvercle pareilz à cellui du pié, et est le fretel de des&oz 
le couvercle de petiz fueillages et dessouz yceulz a m. pe-' 
tites pelles, et dessuz le bout du fretel a un safir petit, à un 
chaston à crampons, et dedenz le couvercle a un esmail d*azur, 
oaquèl a un papeillon d'or et autres menuz ouvrages. Et 
p<^e II marcs un. onces iii. d« B 

t94. Un pot d'or ront, à un souage dessouz grenetë, Et 
atlonc de Tance a un guerfil grenetë. Et entour la guelle a 
un souage grenetë. Et sur le couvercle a un esmail de noz 
armes assis à un souage. Et sur la charnière dudit couvercle 
a II. pommettes joignanz qui sont grenetëes. Et poise en tout* 
VIII. marcs i. once. xii. d. 

188. Un autre pot d'or, de la façon et de la devise dessus 
eseripte, sanz aucune diflërance» Et poise vu. marcs vii. on* 
ces triii d. 

186. Un gobelet d'or, sëant sur un petit pië ront sizelé, 
à Mens de sarrazins, et entre le gobelet et le pië a une pom- 
mète ronde toute plaine, et au dessus yst un liz, qui com- 
praot tout le gobelet dont chascune fueille est sizelee à liens 
de Sarrazins, et ou fons a un esmail de rouge cler, où il a 
III lis et III liens sarrazines, et est le champ dudit esmail 
eschiqueté de ladite couUeur, et est le couvercle de celle de- 
vise, et entre la pommète de chascun lis a. ii. grosses perles 
à moulinet, et est le nombre des pelles xx. et sur ie fretel 



44 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVFiE. 

â un gros saphir, assis entre it. autres saphirs et ii. bien 
grosses pelles, et dedens ledit couvercle a un petit esmai! 
de la devise de celui du fons du gobelet. Et poise en tout 
iiii. marcs, iiii. onces, xiid. 

287. Deus flascons d'or, à xxii quaras, dont le pié est 
lonc et estroit et fourché par les ii. bous, et sont pointus, et 
entour ledit pié a un souage greneté et sont plas par dedeiis» 
et un pou ont de ventre par dehors, et par les costés a un 
souage greneté, et ou milieu a un esmail denoz armes, et ont 
aus deus costés ii. ances sur quoy il a un souage greneté, et 
à chascun bout de souage a une fueille faite comme d'espine, 
et environ le couvercle a un souage à créneaux et tient k 
une chesneteatachéeù Tance à una:iolet,etsont lescorroyes 
de soye vermeile atachés à aneaux, et sont les boucles et les 
mordans plains. £t poise l'un xii. mars ii. onces vi d. Et 
Tautrexii. marcs ii onces vi d. 

288. Une ayguyère d'or, dont le pié est petit et ronl, 
sizelé à lettres Sarrazines, et au dessus a une petite pommelé 
roùde et plaine, et est le bout de ladite ayguyère gros et le 
cul agu et entour le ventre a un lis sizelé à lettres de Sar- 
razin, et ou biberon a m. tuiaux, un dessus et ii. dessous, 
et est le couvercle sîzellé et ouvré comme le ventre de ladite 
ayguyère, et entour le bort du couvercle a ix. grosses peilles, 
et sur le fretel a un gros saphir, assis entre ii. bien grosses 
peilles et ii saphirs. Et poise en tout iiii. marcs m. onces. 
{En marge on lit) Critoile dit que il sont de xiii. mars et 
un huitain. 

289. Une paire de bassins d'or à laver, dont l'un est à 
biberon et l'autre san^ biberon, desquelz bacins les hors sont 
semés de fleurs de lis enlevées, et ou fons des diz bacins a un 
grant compas, semé de fueillages, en manière de pampes 
de rozes, et sont les dites pampes semées de fleurs de Hz 
enlevées. Et ou milieu dudit compas a un esmail de noz 
armes fait en manière de rose, et puise cellui à biberon. 
itx. mars iiii. onces xii d. Et l'autre, sanz biberon, poise 
XIX. mars iiii onces. 

260. Une burete d'or, pour chapelle, garny le pié d'un 
souage, et par le milieu du ventre en a un autre, et par la 
gueulle et le couvercle en a un autre souage, et est la gueuUe 
à un bec, à demy ront, et sur la teste a tin esmail ront de 
rouge cler, où il a ou milieu un A. Et poise en tout i. marc 
Hi. onces m. d. 



I?iVENTÂIBE DU DUC d'AKJOU. 4IS 

V. 

26 A. Une autre burète, pareille de celle dessus cscripte, 
sanz aucune difërance, fors que sur Tesniail de dessus le 
couvercle a un Y. £t poise en tout i. marc m. onces vi d. 

2652. Une culeir d'or, de plaine euvre, à un fretel de 
%'i. feuilles, trois qui montent et trois qui avallent, et dessus 
le fretel a un b'alay, et un peu au dessous^ un petit ecusson 
des armes P. danoir. Et poise ii onces xii d. 

Plus d'or pour fruiterie. 

2 65. Premièrement, quatre plas de xxii, caras, pezans au 
marc de Troye, vu. mars ii. onces m. d. 

264. Quatre autre plas de xxii caras, pezans au marc de 
Troves, vu. marcs ii onces vi d. 

263. Quatre autres plas de xxii caras, pezans au mar<; 
de Troye, vu. mars, ii onces m d. 

266. Sis tailloers d'or, quarrez, à xxiiii. caras, garnis 
de souages sur les bors, pesans tous, au marc de Troyes, 

' V. marcs un. onces VI. d. 

267. Une pipe d'or, pour un livre, esmaillé d'azur, et 
sur i'esmail a v. euvres, dont les un. sont de chascun de 

VI. pelles, et es deus assietes a ou millieu un boutonnet es- 
maillé des armes danoir, et es ii. autres a un esmail eu 
chascun qui est de noir, et dedens a une 1. eti. p. enlaciez 
Tundedensl'autre, et ou milieu des iiii. assietes dessus dites, 
et la quinte assiète qui est d'un balay. 

268. Unesalière, d'unecoquilledepelle, faite en manière 
d'un cuer et siet sur une brouète petite, d'or, et y a une 
femme qui boule la roe et tient l'essueil d'icelle roc à 
II. mains, et y a un homme qui maine ladite brouète, et y a en- 
tour ladite brouète plusieurs rubis d'Alixandrr, pelles et 
autre perrerie, et y a, sur le couvercle de la dite salière^ 
un fretel sur lequel a un saphir, et poise en tout i, marc 

VII. onces vi. d. 

269. Un très grant calise d'or, dont le pié est ront et 
plat garny de souages, et sur le plat du pié a un e-mail de 
rouge cler, ou quel a notre seigneur en la crois. Notre Daiûe 
et Saint Jehan, et ou milieu du pillier a i. pommel ront^ 
sizelé à fenestrages, et est la coupe dudit calice tonte plaine 
et poise vu. marcs ii. onces xii d. La platène est toute 
plaine, excepté que ou milieu a un esmail de rouge cler, 
ouquei a notre seigneur en une nue, séant en son trosne, et 
monstre ses playes, et poise la platenne ii. marcs iiii. onces. 



46 KOTICX DES tMJLVX DU LOUTBE. 

Autre vesseîle émargent, dwrée et êêmaillée, de ekapeUe^ 

et autres j<naum. 

270. Premièrement, UngiDDttabernaeled'argeDlyëe très 
grant façon, garniz de graAz aapbîrs, mbia d'orient, euttie- 
raudes et perles d'oriant. £t, au milieu d'icelui tabem^ele, 
a un ymage de Saint George à cbeval qui tue la serpent, et 
dessus, en un autre rené, aune annun^iaUon de notre Dame, 
et ou tiers estage dessuz, a m. angèles qui tiennent Tuji la 
crois, l'autre les cloz et l'autre la couronne. Et poise ne 
tout, au marc de Troyes, iiii. xx. ti. mars. iiii. onces. 

271. rne très grant croiz d'argent dore'e et esmaillée 
avecques le pié doré et esmaillié, Et un crucifix, et d'icelje 
croiz part deux brancbes sur leisquelles sont assis, d^une 
part Notre Dame, et de Tautre Jehan rëyangéliste. Etpoiee 
en tout xxxTi« marcs iiii. onces. 

272. Un tabernacle decristal, fait par manière d'une tout*, 
et est le pié fait à piliers et à fenestragesesmaillez à fueilla- 
ges,et dedenz ledit tabernacle de cristal a un cressant d^ar- 
gent pour mettre nostre Seigneur. Et poise, cristal et arguât, 
entout VII. marcs. 

273. Un sépucre, où a Notre Seigneur qui résuscite, et, 
à destre et à senestre de lui , a deux angèles qui tienneot 
il. reiiquiaires de cristal, et aux piez a m. hommes d'armes 
dont l'un tient une masse et les ii. autres tiennent chascan 
un glaive, et, sur le chapitel dudit sépulcre, a m. clodies. 
XVII. marcs II. onces. 

274. Un ymage de Notre Dame, estant en estant, d*aiF- 
ffent dorée, et tient son enfant en son bras senestre, et oa 
destre tient un rinsel, et sur sa teste a une couronne de 
pierres contrefetes, et siet sur un entablement semé d'e^ 
maux, en manière de losanges, et a dedenz yceux esmaux 
demis apostres, et poise en tout xix marcs ii onces xii. d. 

27IS. Deus angèles en estant, d'argent dorez, à esles 
rizelées, estant sur un pié qui est semé d'esmaux, en me^ 
niére de losenge, et dedenz yceux esmaux a demis apostres, 
et poise chascun xii marcs vi. onces, qui font xxv. raar^ 
nii. onces. 

276. Un galice d'argent doré et esmaillié, pié et couppe 
et pommel et platène, et, dehors ladite coupe, a en Tesmail 
apostres, et, dessuz le pié, a angèles et autres sains. Et dessuz 
la platène a un couronnement de Notre Dame, et li met un 



wagile la cewr^Bse en la tesle» et poîseen toot int. marcs; 
TII OBces. 

977. Deus burettes d'argent dorées et esmaillëes, et a 
chascone ti. costés, et en cfaascnne costë a un apostre, et 
«•nt de l'iMiTrage 4u dît c^ioe, et potoent Tune i narc 
I. eoce, Et Tautre i marc xviii. d. 

ST8. Denx autres burètes Manches, à lonc col, et sont 
lies de socages dorez, et dessus les couvecle a deux e»-> 
maux adorez, et a en ïun un T. et en l'autre «n A. £t poise 



S79. Un benastier d'argent, tout blanc, de très ancienne 
DaçoD, et a ou pié un souage d'argent doré et un ance, et des* 
SOS lequel a un anelet. Et poise iiii marcs. 

280. Beus chandeliers de chapelle, d'argent blanc, toos 
plains, Et ou milieu de cbascun a un gros pommel semé de 
m. esmanx petiz ronz, à noz armes, Et poise l'un ti. mares 
T. onces, Et Tautre vi. marcs t. onces xii d. 

281. Une grant crois de cristal, ou milieu de laquelle a 
BOCre seigneur en la crois, lequel est très petit et est d'aiw 
geiit dore. Et es iiii. bous d'icelle crolz de cristal a iiii. pe* 
lis ymages d'argent dorez qui font semblant de escripre les 
éyangilles. Et du pié d'icelle crois tst ii. branches, et sur 
ruse a notre Dame, et sur Tautre Saint Jehan évan^eiiste* 
▲près Tcelles branches a un pommel qnarré, esmaillëdes 
armes de France, Et audessonz d'icelui pommel, a en ya* 
toires d*ai^ent doré et ensizelé, comme Notre seigneur fs 
pris, comme il fu bastu, comme il porte la croiz, comme il 
y fut mis et comme il fu mis ou sépucre. Et au quatre cor^ 
niéres, a en chascune, une personne à genoilz, qui soustieiH 
nent ladite croiz. Et ou plat des iiii. quarres d'icelui pié, a 
la passion Notre seigneur, notre Dame et les apostres entour 
et les Juifs, en ymages enlevez, et est le dosier esmaillé aux 
armes debourbon, et se despièce en quatre pièces quant l'en 
reult. Et tout entour ledit pié, par le bas, a un grelle litel 
hïx anx armes de France. Et poise, cristal et argent, en tout, 
xxTii. mares ii onces xviii d. 

fl8S. Une autre crois d'argent, dorée, sur le pié dela- 
qaelle a ti esmaux en manière de losanges et esmaillez à noz 
armes, et sur ledit pié a it. piliers de maçonnerie, et spr 
l'un a Notre Dame et sur l'antre a saint Jehan évangeliste: 
Et es milieu a notre seigneur en la crois. Et, dessuz sa teste, 
^ lA rvoUeau esmailM onquel a lettres d'pr qui diént : Jkc» 



M NOTICE DC$ ÉMÀUK DU LOUVRE. 

n» r. i. Et siet le dit pié 6ur quatre bestes petites qui ont 
esles. £t poise pië et crois, en tout, x marcs th. onces. 

' Nez à mettre sur table» 

- ^83. Premièrement, une grant nef, dorée et esniaillée, de 
très grant ouvrage de maçonnerie et de ymages, et est le 
foas de la nef de quacidoine, tout d'une pièce, et a deux 
l^ranz chasteaux de maçonnerie etd'ymages, et sur deux 
^ours, qui sont ou milieux d'icelle nef> a sanson fortin qui 
euvre la gueulle au lyon, et dessous, a un. lévriers et deux 
^eraines. couronnées tenans escriptiaux, et soustieniient le 
])lé de la nef, pesant en tout lvii. marcs, ii. onces* 

S 84. Une autre nef dorée, esmailliée, séant sur quatre 
roees, et tout entour d'icelle a granz visaiges d'ommes et 
de famés dorez, et sur les ii bous d'anhaut, a ii. serpens 
Volanz, et est le champ de ladite nef d'azur à fueillages d'au- 
tres couleurs, pesant en tout lxxi. marc m. onces. 

285. Une autre nef dorée, dont le corps est semé d'es- 
maux par dehors , dont les uns sont Ions et pointuz aux 
deux boux , et les autres, qui sont entre les grans, sont 
petiz, fais en lozange, et sont touz les champs d'azur esmàil- 
liez de bestelettes, de connilz, de lévriers et d'arbreceaux, 
et les esmaux des petiz sont de petiz arbreceaux, Et siet la 
dite nef sur quatre roes, esmaillez delà devise, et vi émaux 
entour le pié. Et, sur le bout de la nef, a ii. boutonnez quar- 
rez qui se bessent. Et poise en tout xxiiii. marcs un. onces 
xu. d. 

* 286. Une nef toute dorée, semée d'esmaux de noz armes, 
et sur les deux bous a deux tours esmaillez de noz armes, 
et dedenz les tours a ii. testes d'aigles à tout le col, pesant 
en tout. XXX. marcs, v. onces. 

287. Une autre nef toute dorée, et le corps d'icelle tout 
ésmaillé, et est en façon d'une nef de mer, et la soustien-^ 
nent un. hommes pelez qui sont sur un entablement doré 
et semez d'esmaux et un. petites roes qui la soustiennent. 
Et au II. boux de en haut a n. lyons dorez pesant en tout 
xxYin. mars. i. once. 

288. Une autre nef dorée, à esmaux, assise sur un. roes 
èsmaillées, et aux ii. boux d'enhaut n. boutons rons esmail- 
lez, pesant en tout. xxvi. marcs n. onces. 

289. Une autre petite nef basse, dorée, sanz roes, assise 
^ur un très bas pié, et aux ii. boux d'icelle au. teste& 



INTENTAltE DU DUC d' ANJOU. 49 

(fomme , et dessus ycelles visaiges de serpens, pesant en 
lont. X. mars. 

S90. Une autre nef blanche, semée d'esmaux rons, assise 
sur un pie doré et esmaillé à genz d'armes , et siet sur 
nu. roes esmaillées et dorées, et aux deux boux d'icelle 
nef a ii. serpens volanz dorées, pesante en tout, xxi. marcs. 
III onces XII d. 

291. Un grand bacin ront, blanc, àii. ances esmaillées 
de noz armes, séant sur un souage doré et les bors d'icelui, 
pesant en tout xxxvii. marcs, i. once xxii. d. 

ft91ft. Une nef d'argent, dorée, plaine, ba^se, d'ancienne 
façon, séant sur un bas pié, garnie de souages dehors par 
le pié, par le milieu, du lonc et par le bort, et aus deus 
bous a il. testes de serpens, et dessus les testes a fueillages, 
et des feuillages ist pommes roondes, Et poise xii. marcs 
un. onces xii. d. 

293. Une petite nef, dont le fons est de cristal, et les 
bors en sont d'argent, à esmaux dehors , et dedens à cré- 
neaux et à souages et à plusieurs esmaux, et aus deus bous 
de la dite nef a deus tourelles, et en chascun tourelle a un 
sergent d'armes, et derrière chascun a un angèle assis sur 
une feuille, Et sur les bors de ladite a deus hommes sau- 
vages à genoux devant deux femmes dont l'une fille et 
l'autre deswide, Et siet ladite nef sur un piller entaillé, es- 
mail lié d'azur par dessus, et ledit piller siet sur une terrace 
vert, et à chascun coing de ladite terrace a un homme d'ar- 
mes tenant un escu en une main et une mace en l'autre, et 
aus deus bouz de ladite terrace a deus arbrisseaux dont les 
fueilles sont vers, et a pepeillons dessus. Et siet sur vi. lyon- 
ceaux, Et poise en loutxiiii. marcs iiii. onces. 

fi94. Une très grant nef, dorée par dedens et par dehors, 
etseméesd' esmaux parles bors, et sur lesesmauxa escuçons 

des armes et par dehors a x. esmaux en chascun des- 

quelz a un escuçon et sur les ii. bouz de ladicte 

nef par le haut a ii. serpentèles volans à elles esmailliées' 
d'azur, et le fons de ladite nef par dehors a une creste. 
Et le pié d'icelle nef est bellonc, à vi. esmaus, en chascun 
desqueU a un escuçon desdites armes. Et siet sur nu. roez 
tournans, et, en chascun roe, a vu. esmaux d'azur, et en 
chascun esmail a une estoille blanche, et ou milieu d'icelle 
estoille a un petit esmail vert. Et poise xxxvi marcs, i once. 

29 i$. Un panier d'argent, tout de fil d'argent trait, fait 
en manière d'un panier de cliché, et est caint devers le pié 

TOME II. 3 



i# NOVICE 1KS imàHMi «fi Ir^erVMK. 

4iB vu cordons 4i<NM« enteufs*, 0t le'bOTt<dii«iiiiveroleeit ( 
d'un mesmes cordon doré enteurs, et dessus leditooirvi 
a un esmail de noz armes garni de fiouages grenelez y^t en— 
Viron a un cordon enteur, doré, et Tance du dit panier jest 
font par dessouz et dehors est à ii« quarrés dorez. Etipoise 
XLn. marcs vi onces. 



296. PrenRèi^Enffient, un grstnt espreuve, séatrt aussi 
aomine «ur un diandelier, fait en manière d'arbre, e^^:oa 
nilieu de Tarbre un grant camahieu à un visage, et au htomft 
des'brattches de rarbre a plusieurs langues de wrpeta- et 

Sierres pendenz à cbeneties et est tout doré et ie pie semé 
'esmaux, pesant en tout tl. marcs vi onœs xTitt. d, 

297. Un autre grant languier, séant sut im piéffoTé,*«t 
vn grant chaste! on milieu de l'entablement, doré et es- 
maillé à maçonnerie, et ii petites salières au costé du pié, St 
sur le cbastel dessus nommé a un arbre à foieHIes 'et f$é9MK 
au bout des branches plusieurs langues de seupenz^ p&gatBt 
•n tout XIII. maitcs yi onces xn d. 

298. Un homme séant sur un entablement doré et sel*- 
00lé, lequel homme a un chapiau de feutre sur ^a teste et 
lient en sa destre main une salière de cnstal garnie d'ar-^ 
gent et en la senestre un serizier garni dé fueilles et de -se-^ 
mes etoizelez volanz sur les branches, et au bout d'icellès 
a plusieurs langues de serpenz, pesant, en tout, ix ma««s^ 
I once XII d. 

299. Une salière à un pié, semé de fueilles et de glandas 
à jour, et la coupe de la salière à costes semez touz de fueîl- 
ki^es^ et dessnz le bout d'icetles langues de serpenz, et^ou 
bout d**en haut un fretel à ma, langues, et eëi tout -doré es 
siseiée, pensant vii. marcs in.i»nces. 

500. Une autre salière, faite en manière d*un paon^ e» a 
te ventre de une coquille de perle, le col, les esles,'la qaene 
et les cuisses esmaillez, et en la bouche d'icelui paon a un» 
petite langue de serpent, el dessus les piez,au lonc du ventre^ 
au tour des eslcs et an lonc de Teschine a peiiz grenas et 
perles d^escosse, pesant en tout v^ marcs ii. onces et demie. 

301 . Une autre salière d'une coquille de perle, «éaat suv 
«û pié , ouvré d*orbevoies à Jour, couvert de fueilles e»r 
■^illiées,etou milieu du bâton a un petit chasteau de ma? 






iNysifTAimc wr bcc ï>'AWjtm, JH 

I, e**eiivifofi de la coupe a fàieîllages, et dfessus U 
IS'ii'iHi glandas, pesant iin.Tnars t. otkte^. 

5<WB. Une autre salière d*une serpent volant, séant sur on 
CtlUiblèment deré et esmaillé, et a la dite serpent un viss»ë 
d'an homme barl»u, ou dos et sur son eschine a un coufie de 
cristal et le couvescle de mesmos, sur lequel a un fretel, et 
est la ^elle de la salière et le pie garni de rubis d'aii- 
cendre, safirs et perles d^escocç, pesant v. marcs, uii^onoœ. 
xvin â. 

303. Une autre salière, dehors et dedenz dorëe, séant 
sur un pië à un gros uianche à costes, et sur le couveole 
d'icelle salière a un petit frolel et une anialisste, et est 
ycelle salière de très ancienne façon, pesant en touti, marc 
T. onces et m d. 

304. Une autre salière, faite en manière d'nne violète,. 
séant sur une ieri^ce esmaillëe de vert, et est le boutonide la 
violète de *k« armes, engoulë de fuetijes vers, et est le «w- 
vesde de la violete armoië de »oz armes, et ou miiieuaiin 
oiselet blanc, pesant en tout. ii. marcs, i. once ix d. 

SOtf. Une autre salière, de une serpent volant, à esles 
esmailliëes, et darrière son dos a un petit arbre à fueilles 
Ters, et dessuz a un chandelier que deux singes, pains de 
leur couleur, sousliennent, et dessus le chandelier a une sa- 
lière esmaiUiëe, et sur le couvrcle a un frelel,aux armes 
d^estampes, pesant en tout ii. marcs m. onces m d. 

306. Une autre salière d'une serpent volant, et a le corps 
d'une coquIUe de perle, et se siel sur un arbi-c, et devant îffi, 
sur une des branches^ siet une salière ronde, la coupe Me 
coQvècle de cristal, et dessuz ycelui couvècle a un sagi- 
taire, et siet ledit arbre sur une pierre verl,encl)acë en un 
pié doré, cizelë et semë d*esmaux, pesant en tout ii. marx^s 
II. onces. 

507« Uae autre salière, sSinz couvècle, d'un quacidoine^ 
séaiU SHr^natne arbres en une lige, et sont les fueilles de 
ehesiie à boutons dorez, et dessuz le arbre a m Iani;ues de 
serpenU £t ^si ie pië de branches enlevées et fueilles de 
TigneseunaÂllées d'azur, pesant en tout i. marc vii^ onces 
MU. d* 

90^. ^IMS peiite salière liante le couvècle et la eoupe m 
naaiére d%De quoquiHe, sëafrt sur nu petit prié doré, et sut 
te^eaufvèele un p€ftit fretel, esmaillé de noz armes, pesaftft 
tttlovt R. «Mires v.^nces. 



52 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVHE. 

509. Une granl salière faite de un homme. Un liomme 
séant sur un entablement doré et scizelé, lequel homme a un 
chapeau de feutre sur sa teste et une plume d^ostruce et est 
seint d'une scinture où il a une tasse et un coustel parmi et 
tient en sa destre main une salière de cristal garnie d*arfi;ent 
et en la senestre un cerisier où il a feuilles vers et cerises 
vermeilles et oisèles volans sur les branches , et aii bouz 
des branches a lauKues de serpens, et au plus haut a une 
très grant langue de serpent, et poise en tout xvii. marcs 
iiii. onces. 

310. Une salière, esmaillée par quartiers, dont les uns 
sont aux armes de France, et les autres c|e guelles semées 
de roses d'or dont la grène est d'azur , et les autres esmaillez 
de vert à marguerites. Et ou quarrefour des quartiers a vi- 
sages de lyons, Et est la couppe de ladite salière en manière 
d'une herba appelée pavot. Et est le pié esmaillé de la devise 
de la dite coiTppe. Et le couvescle semblablement, Et est la 

Ï^omme de la jambe aux armes de France, Et sur le fretel de 
a dite salière a une fève esmaillé d'azur. Et poise en tout 
II. marcs. 

311. JJn languier doré, séant sur un pié fait en manière 
d'une rose. Et en la jambe a vi. quarrés où il y a vi. es- 
maux fais en manière de loseni^e, esquelz esmaux à une 
fueille de vert et de more sur ad/.ur. Et est la couppe faite en 
manière d'un chandelier ront. Et dessuz yceluia un arbre 
a iiii. branches dont sur les troys a m. langues de ser- 
pent blanches. Et sur la quarte branche qui est plus haute 
que les autres ma une langue de serpent noire. Et poise 
en tout iiii. marcs m. onces xviii d. 

312. Une salière d'argent, dorée, dont le corps est de 
pelle, enchâssée en argent, et sur la queue de la dite pelle a 
un pellican qui se fiert du bec en la poitrine, et dessouz lui 
a deux de ses faons , et est sur jun arbrisseau fait en manière 
de queue d'oisel reteurse, à petites pelles et à feuilles de 
chesne. Et siet ladite salière sur un pié, dont le piller est 
d'un arbre, ouquel arbre est le roy marc, et dessouz sont 
jseut et tristan , tout ouvré de taille très délieement, et 
devant eulz, ou dit pié, a une pièce de cristal en manière de 
fontaine, et dedens y celle fontaine pert la teste du Roy Marc. 
Et sur le plat dudit pié a ymages entailliez entre piliers et 
chapiteaux dessus eulz. Et le bort du pié est de souages à 
oihesvoies,el le portent iiii. hommes nuz sur leur rains. 
El le couvercle de la dite salière est en manière d'un, cuer, 



lNYË^TAlnE uii DL'c d'anjou. 53 

bordé d'un souage à orbesvoies et est dehors esmaillié 
d'aizur, de roze, de blanc et de jaune, et le fretel est d'une 
boce sur laquelle a un homme enmantelé d'un court 
mantel esmaillié d'azur à fleuretes jaunes, et joue de la gui- 
terne, et dedens est cizelé à feuilles de treffle enlevées, et ou 
milieu, un petit esmail, Et poise en tout v. marcs ti. onces 
et demie. 

3i3. Une salière, en manière de serpent, dont le corps 
«t les elles sont de pelle, et est enchassiée en argent, et le 
col, la tçste, la queue et les piez sont d'argent, et devant la 
poitrine dndit serpent a une petite coupe de pierres de di- 
verses couleurs , enchacée en argent , et aus deus costés 
de ladite coupe a deux langues de serpent, et le pie est cizelé 
à souages et orbesvoies par dessouz. Et poise en tout i marc 

V. onces. 

314. Une petite salière, dont le fons est de jaspe et les 
hors sont d'argent dorez , et le pié est esm9illié d'azur, à 

VI. compas, esquelz il a devises, et poise en tout 

Slo. Une autre salière pareille, excepté que il a es com- 
pas du pie un petit de différence. Et poise en tout 

516. Une autre salière semblable, excepté que es compas 
du pié a un petit de différence , ces m. pareilles poisent 
I. marc ïiii. onces et demie. 

517. Une petite salière dont le fons est de cristal et les 
bors sont d'argent dorez. Et le pié est esmaillié d'azur à 
111. petis compas et trois rozètes, et a es compas diverses 
bestellètes. Et poise en tout 

518. Une autre salière pareille, excepté que es compas a 
différence. Et poise en tout 

519. Une autre salière semblable, excepté que es m. 
compas a trois molètes, Et poise 

520. Une autre salière semblable à ycelle, excepté que 
en la molette, qui est ou compas, a un petit de différence. 
Ces nii dernières pareilles poisent i. marc vu. onces vi.d. 

521. Une salière d'argent, dorée, cizelée, dont le fons 
i^st de cristal et les bors sont plas à souages, et entre le piller 
du pié en un clavel, et ou milieu du piller a un petit pommel, 
et le pié est cizellé et fermé de vignette, et le couvercle est 
de cristal bordé d'argent, et dedens a un petit esmail d'azur 
où il a un oisel qui a un lonc col et une teste de lyon, et 
dehors a un petit fretel à vi. costés. i. marc. v. onces. 



liii NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVAB. 

Mft» Une saJi^re d*uii singe, séant sur une terrasse vett,. 
à. un entablement dessous la ternise doré et g^rny déi 
sûJiages, et a le dit singe une qnoyfe que il laœe saus sa 
ffqrge^et derrière ses espaulesa une salit^re esmaiilédfazury. 
laite en manière d'une holB,et sur la salière a làACOUvereW 
à un fretel dessus , et (loiée eu tout m. macesu 

(// manque ici uw feuiitet qui a été arrachi^ff 

Flacons esmatllez, dorez et blans^ 

323. Premièrement, ii. granz flacons pareils^ esmaillez 
dTazwr, semez de arbreceaux vers, et ou milieu de Fun des 
ffat^onsa Sànson fortin qui est doré el lient un tyon parmi 
lecof àPone des mains, el de Paulre lienl une macue pour le 
férir. Et en !*aulre flacon esl ledit Sanson sur un lyon en le 
cfaevauehanC et li euvre lagiieuleaux mains, et sontgamizde 
tessvfl vers, de rozeltes csmai^lées el de mambrez dorez, et 
se soustiennent ^ur quatre lyous dorez, pesant l'^in xxiii. 
marcs i. once et demie, Faiître wni mares, \?ik onces et 
demie. 

^5lt4..Deux autj^es flacoBS touz dorez,cton vestrede chas- 
caua a unesmail à u&chevalieravmé, àelieraLyqui tue une 
serpent, et ou plat de chascun (laeoa a unesmail à un ar- 
bresel et uu lévrier, garniz de tebuz vermeilz à rosettes et 
membrez docez, pesanz Tun xj. marcs quatre oneesxii d» 
et Tautre xi marcs vu onces. 

335. Deux autres flascons dorez, à boase d*'Uiie part et. 
d'autre, et en chascun a un esraail ront„et ou milieu a un es- 
cusson aux armes de France et de Bourgogne estofiez de 
tessuz vers, et sont les boucles elle mordauz esmaiTIez des 
dites.armes, pesanz Tuft ix marcs, m. ». vid. et l'autre. 
IX marcs i once. 

.5S6^ Deux flascons, à une raye de soleil^ de chascun 
co&té^etest Tun des fioys doré et Vautre bteiMvsaAS.coor' 
roiesy et a bas pie, garniz de couvesctes,.fernmAS àam. Et 
jpoise l'un vi. marcs et Tautre vi. marcs. 

Z2 7. Deux autres flacons trégranz, sans cou rroies„iiareil«^ 
à deux grans ances rondes, garniz de couvècles.fermanz à 
avis,, et sont yceulz flacons- touz bIans,sanz.point d^oavrage^ 
pesanz chascun xiin. marcs m. onces. 

5ttd. lUn ÙoAaotL de cristal, ondoyé en nanièrc de soleil» 
du cristal mesmes, garni par les cosiéz dî'aige&t doré i 



Iwnen» et Uejpars et aulpes besles^ et entre icelte» listes a 
bMÎlleltfis petUe», esmaHlées- d'azur. Et est le tiiiel d'ioeliti 
tef^lM^ eMualllië d'asnr à oi«ianx volanz-, à hommes et k 
âttgefi» et tlenaent ledit tuiel luserpeas qui ont les ^eues 
recroquillées en manièfre d'Vine'GPOsse, et dessus lecouvècle 
^ BU petit ffieleJ dopé à fueiUageâvet.siet ledit; Ûascoa aur 
pnpiédoré, enlevé à fueilla^e6>at à hesles et sem6 de- mu. 
«Hnaux. d'aziuc, où* il. y a* befitest, et deseouz lepié ai une or- 
bû&v4ûe tout QAtour^ et pais^ le dit Aasooa itu mar& xv/iu cL 

529. Deux autres flacons dorez et esmaillez, touz papeilj^ 
k un grant esmail ront ou ventre, et en Tesmail de l'un a 
Qoe femme eschevelée, et emprèslui a un homme, et siéent 
siir un siège et sont soubz un paveillon vert. Et environ la 
(fite bosse a une bordure d'esmaux, et dedenz a plusieurs 
bestes couranz, et autour dudit flascon a esmaux, es quelz a 
cliasses de bestes, die plusieurs manières, et sont les ances 
tfîeeux ffacons de ii. petites serpens rempanz, à esles es- 
mmllëes de vert et de violet, et sont garniz de courroies de 
8«ie vermeille à membrez assez lt)nguez, et siéent sur un pië 
fDarré, à souage esmaiflë, à dames et à chevaliers séanz et 
tntres en estant. Et ou plîatd'iceux flascons a esmaux de la 
ievise' dessus dicte. Et sont les tuiaux d'rceute flacons gro» 
flt le^ couYÔcie ereneié , tenanz chascufi à un chesne dorée* 
Bl^' 00 ventre- de Pesmail de Tantre* flacon a un ohevalier 
miéenDe un faucon à une dame, et en resmai4 du plata une 
dame vestue de vert et un homme vestu de'blancd'etez elle 
qwk làeni un. petH chien> vert. Et poi^e l'un xxi marcs lUi. 
k.etJ' autre XXI mArc& 



330. Deus autres grans flascons d'argent dorez, à tîssuz, 
Ters, et ou milieu du tissu a une lilte cheveronnée de soye 
KHinefie et vermeille , et sont cloez de cl'ouz dorez wis ou 
milieu, et y abondes et mordans dorez touz plains, et pen- 
dent lesdis.tisstiz'è aneaux roons tenanl^à serpentelles, et les 
«mes des-flaBconssont: rondes et'lbngne&,etlte8 couvercle» 
vieillie» «ont roons à souage» et entrent dedens les dites 
flMPfe» et tiennent à chayenneltee doifées avec le& anneaux* 
éM»dltes couroies- ou tissw^ et sont les diz flaseons plas d^u» 
OMl6,eiifoAsez«unHl4euyet ée l'autre coaté ont g^ros veiHrev 
it»,0»mllleir du^ ventre^ a un eemall, dtnU; en Kun 9«ait h» 
kanne et une fénmeqtti jouent an^eecbesdtessou» uaarlk^ 
vMt^etea l'autre* eafliail de tfantpe^ilascen a «ne dame qtâ 
assiet un chapel sur la teste d'un homme, et te» piez soaft 
quarrez,à souages parle bas, et ou milieu du plat du flascon 



tt6 NOTICE DES ÉMAUX. DU LOUVRE. 

areschequier,aui] homme armé surun cheval, et tient eu sai 
main destre un glaive, et Tautre a la dame qui donne le cba- 
pel à un homme sur un cheval, et poise cellui.à l'eschequier 
en tout XX m. vi. onces, et l'autre à la dame qui. donne le 
chapel en tout poise xxi. marcs iiii onces. 

531. Deus petis flascons d'argent dorés, plas d'un cosCé, 
et de l'autre ont un gros ventre, ou milieu des que ventres a 
un esmail de noz armes en tour de souages grenetés, et ou 
plat des dis flascons a un petit esmail ront garni de sonates, 
et sont lesdis esmaus à noz armes, et ou milieu des costes a 
un double souage,et est le pié quarré garny de souage gre- 
nelé, et dessus a un col ront ouquel entreuntuiau,àun demy 
compas à jour, et poise l'un x. marcs v. onces et l'autre poise 
X. marcs, vi. onces. 

332. Deus autres grans flascons d'argent dorés, à un es- 
mail ou ventre, de noz armes, ront et garny de souages en- 
tour, et ou plat de l'un a un esmail, ouquel a un homme 
vestu de vert, et un lyonqui le mortou bras destre, et devant 
ledit homme a un ours qui retourne la teste devers le dit 
homme. Et ou plat de l'autre flascon a, en l'esmail, Sanson 
fortin qui est à chevauchons surun lyon,etli euvre la gueule 
aus deus main^, et autres diverses bestes a entour lui. Et 
sont les courroies des diz flascons vers, garnies de mordans 
et de boucles, et cioées tout au lonc de clous quarrez.£t.poise 
l'un XVIII. marcs, iiii. onces. Et l'autre poise xviii. marçs^. 
un. onces XII. d. 

333. Deux granz boutailles d'alebastre, àdeuxances, 
de la pierre mesmes. Et est chascune boutaille liée de quatre 
bandes semées d'esmaux aux armes de France toutes 
plaines. Et siet chascune sur quatre piez dont chascun est en 
manière d'une fiieille. Et sont les courroies d'icelles de 
tessuz vers, semez de petites rozettes dorées. 

334. Un très grant flascon d'argent blanc, appelé ydryev 
et ou dessus en haut a une grosse gorge ronde, et le cou- 
yerclé qui entre dedens la dite gorge est demi roont et tient 
à une chaienete pendant à un anse fermé à deus anneaux, 
de la dicte ydrie d'un costé et d'autre, et de l'un des costës 
du plat est toute plate, avale ou millieu , et de l'autre eosté 
a un gros ventre, et ou milieu a un esmail roont de noz 
armes, et sur les costés a trois souages touz blans, et est 
sur un pié quarré, à un souage tout plain au bas, et poise 
tout, xxxiiii. marcs. 



IKVENTAïaE OU DUC D* ANJOU. 57 

Feêtelle esmaillée en fontaines, couppes, po$, hanape 

et aiguières. 

33o. Premièrement, une grant fontaine, assisesur un tarail 
vert, et la seustiennent troys petiz hommes dorez. Et sur la . 
terrace a m. arbalestes, et est la dite fontaine de maçon--, 
oerie de ymagerie à très grant ouvrage. Et sur le bacin de la 
fontaine dessuz dicte siet un grant hanap à couvècle et un 
fretel dessiiz ouvré dedenz à papeillons et autres ouvrages, 
pesant en tout. xxii. mars. 

356. Une autre fontaine, dorée et esmaillée, séant sur 
iiL lyons, en la quelle fontaine a m. portes, et devant chas- 
cune porte a un homme qui la garde, et est faicte en ma- 
nière d'un cbastel de maçonnerie et à tournelles. Et sur 
le dit cbastel siet la fontaine qui est de cristal, et ou milieu- 
a un signe. Et sur ladite fontaine siet un gobelet esmaillé, à 
coavècle, à un fretel dessus, et en Tesmail a dames, che- 
valiers seanz sur vert, pesant en tout ix marcs iiii. onces 
xvifi. d. 

337. Une antre fontaine, séant sur une terrasse vert que 
un. femmes soustiennent à genoilz. Et dessus la terrasse a 
un pelliguan, séant sur un arbre, et sont ses fanneaux souz 
li, et se pique de son bec en mi son ventre, et sur Tescbihe 
dudit pelliquan a un gobelet esmaillez à papegaux et à flé- 
rètes en losanges, et dessuz le couvècle a un freterel. Et au 
pié de V arbre, dessuz nommé, a une dame enchapelée tenant 
un homme sauvage enchesné par les mains, pesant en tout 
IX. marcs II. onces. 

358. Une grant tarrasse vert, dorée et esmaillée, séant 
sur un. lyons, et en un des bous de ladite terrasse a une 
dancede m. pucelles, et la maine un bon homme, coiffé et 
enhoussé, tenanz ses ganz en sa. main, et devant la dance a 
an arbre sur lequel a un gobelet doré et esmaillé, à un fre- 
terel dessuz le couvècle. Et à l'autre bout de la dite tarrasse 
a une seraine enmantelée, enchapelée, tenant une corne- 
« muse fesant aiguière, et siet ycelie seraine sur un arbre, à 
'fueilles de chesnes vert, pesant en tout xx. marcs un. onces. 

539. Une fontaine d'une sarpant volant, enmantellée 
par le col, séant sur un pié, esmaillé à bestelettes, et sur 
l'eschine de la dite serpant a un hannap doré dedenz et es- 
maillé dehors à ymages, jouanz de plusieurs jeux, el ou 
milieu d'icélui hennap a un homme à cheval qui corne après 

3. 



W NOTicp DSfi £iiAux au l.<n7TB«. 

un serf et a un chiea aveques luy, pesant en tout ix. mares 
I once. 

340. Un renart estant sur un tarrasse yert, tenant entre 
ses II. pâtes une croiz, et sur sa teste a une aumuce vairée et 
est eniMiiteliéd'annantel esmaUl^yel par entie les deux 
jattbesdudtt-reuftrt saot un arbre, «suv l^qaelartee siet un 
gobeUiesmaîllééemesDies le manteltâu dct renarl^ peswit 
ett liut« VI. maures iiii. euces. 

'341. Un gobelet séant sur un trépié, dore et esmaltM, 
auquel trëpîé paiit iir. e5maf>x,et ou srége dncKt trépié a nne 
chasse esraaillë,et est le dit gobelet et le courercl^e esinaillé 
àjcbevadiers etj dames sëans- en paveillons, et ja angèies 
jenanz de plu^ieuvs iiistroin«fi0, et sur le eouvècle a no 
petUcèasfiel de maçonnerie pesant en tout Tii'marcs un d. 

349. Un autre gobelet, séant sur un tre'pie, doré et es- 
maillé., otiquela fuoHfes de ireflîe et de yerre esraaillées 
pandianz, et ou mi fi eu du trépié a un estnail à un iaeeis à 
bestelettes, elsirr le dit trépié a un gobelet esmailfé à nue 
danee de cheraHers et de dames, et tur le couvècïe a cJre- 
yaliers et daines en un paveillon,el ou Ions du gobelet a un 
ymagede Saint Martin qai donne son mante! ati poyre, 
pesaateo teut iiii. marcs xviii d. 

343. Un gobelet à trépié, doré et esmaillé à fyons en- 
ntantcler et faines qui ont corps de bestes, et est Je cou- 
vèéle de mesmes, et dessuz icelui a un (retél et on singe 
dessuz qui tient une boursse, et est le dit trépié cs|ambes de 
langues fenestres esraailfez d'azur, pesant en tout ir. marcs 
n. onces et demie. 

344. Une coupe couverte, une quarte et une aiguière (ré- 
tlëes, et en chascnne frète a une teste de lyon enlevée, et 
pioisent ïes m. pièces en tout xxiiii. marcs vi onces ci 
aemie. 

345. Un hennap à tre'pié, lequel trépié est esmaillé à 
serpenz et au très, diverses bestes, et est yceluii trépié sous- 
tenu de III. hommes, et sur leurs testes a autres bestes à 
elles qui ont visaige de homme, et snr ledit trépié sietan 
hennapcouvert^doré et esmaillé et frété, et ès.quarrefours 
des frètes a testes de genz camus et dedens les esmailz a plu- 
sieurs- bestes et ymages d'ommes et un frelel sur le coU- 
rescle, pesant, vn. mars iiii. onces vi d. 

34G* Unequarie à ime aiguière^ de la frette du'baanv 
devaait4iL,eLiesl resmailàiMseaux volanz elà watges. Bfc 



UNTBKTAIBIS DU DUC d'AHIOÙ^ . M 

Ifiue la q,ttarte ix« maros u. onces xii d. £t L-aiguîère 
nu» marcs u. onces xii d. 

3^9 «. Une ceupe doiée et esnmlUée d'azur à fueillages d» 
mMet de jaane et à coDnilzet autres bestes, et ost ladiiei 
mmifft lié dalnvecsetié» loncd'uretdQ gueules. eoponnée*. 
Hem réguièce de ne&ines saos point de dCfféreoce, et sur- le 
«nuvercXe de la coupe et de régulèrea.deiuL Creteîlz, et oa 
fans de la coupe a un chevalier et une dame séanz , lequel 
dieyalier II présente son cuer. £t poise lacouppe vu. mar<» 
vu oiu:es m., d. Et Talguière poise iiit.. marcs. 

54S. Une autre coupe saaz aiguière, dosée otiesmaiUéi^ 
«lw«ii osleaiK a genz qui jeuent au perier et à plitsiouiR 
aHlres jeux, et entre les oUiaux à une disipreudre à plusieus» 
(Ifûaux volanz. Et ou fottSide la coupe a Tristan et yseu^eà 
sur le couvercle a un jfreterel, pesant en loui vi marcsi 
un. onces xii d. 

MA. Ujoe quarte et une aiguièse, à costes esnaaiUhées et 
4iffées,aux armes de France, toutes plaines, ei sur les cou«« 
«arclesa il. fireteib à u. arbresesmalllez d'aaur, pesant lai 
guof le. vui. mares, v. onces xu d. Et V'aigwèpe vi maBoa» 
T. onces VI d. 

590. Une autre grant quarteetuoe aiguière à un biberon, 
tnr lequel a un visaige. Et ou venire des dictes quartes et. 
«kûpine a vissages de hommes euievez, dont les uns sooft 
foiez et ont grent barbe et les autres ont grans cheveux. 
mma harbe, et sont dorez,, et est Tesmail, des diz poz et eho- 
pîae, d'azur semez de rosettes d'or. Et sur les couvesdes a» 
II. freterelz , pesanz la quarte xi. marcs ii. onces vi d. £Hi 
ra^uiére vu. marcs, y h. onces, vi. d. 

5i( I • Une autre quante et aiguière à biberon ,. do vé et ^Sr 
■aillé, à otlaux, et ou milieu d.^ioeux otiaux a plusieuiOBi 
hommes et femmes, les uns armez et les autires non arment,, 
de plusieurs contenances, et est le cbampd'icelles quartes 
el chopine vermeil^ semé de rosèles d*or, et sur les couver- 
cles adeux freteaux, et poise la quarte ix marcs m. onc^^ 
vi.d. ElTaiguière vu. marcs un. onces. 

SS2. Voe autre grant quarte et un^ aiguière, à costesk 
enlevées et dorées et esmaillées par quartiers,et es esmaus. 
d'iceux ahommes armez à cheval de plusieurs contenances, 
«tsur tes esmaulz des coIk du pot et de l^éguière a hommes 
it femmes à pié, de plusieurs eontenances. Et sur les aou^ 
iQseles d'ieeux poz a ii« ftreterela, et poisent h quacla 
«vuAves, VH. «rnses, vu à. Elfalguièfe viumarcs vi; onces^ 



ÙO NOTICE D£6 BMAUX DU LOUVKIS. 

335. Uue quarte dorée et esmaillée par otiaux,- es quelz 
otiaux a hommes et femmes Testuz de rancienne giiise^ et 
est ycelui champ des ostiaux azuré,. et y a par place de 
guelles à rosettes aveques leurs fueil]es,et est le fretel' 
a*icelle quarte rompu, et poise en tout x. marcs th. onces. 

334. Une couppe de cristal, descouverte, dont lebort est 
garny d'argent doré, fait en manière d'une rose, et est le 
dessouz de ladite bordeure endentée, et ou milieu a un petit 
fil tuers. Et est le pié de ladite coupe d'argent doré et ouvré 
par la manière qui s'ensuyt. C'est assavoir sur la pâte plu- 
sieurs fueillages enlevez, et sont les fueillesesmaillées d'azur, 
laquelle paste est à huit quarrés. Et ou millieu de la jaiobe' 
de ladite coupe a une boce sur quoy deux oizeaus et une 
serpente enlevez, etentre deux auteleset semblable fueiiles, 
comme sur la pâte, et dessouz les diz oyseaus a un souage 
à orbesvoies, pesant ii. marcs vu. onces. 

333. Une aiguière dorée et esmaillé d'azur, à orbes- 
voies et genz qui chassent à serfs et à connilz. Et a, ou mi- 
lieu d'icelle aiguière, un lien d'or à une quarte fueille de 
gueulles , et sur le couvècle a un petit freterel, et poise en 
tout III. marcs m. onces. 

336. Une autre aiguière dorée et esmaillée par quartes, 
et en l'un des q^uartes a losanges d'azur et de guelles, et es* 
losanges adzurees a serpentelles volanz. Et en l'autre iau- 
zange de guelles quatre fueiiles de tréfile, et en l'autre quarte 
a III. otiaux où il a bestelette à plusieurs contenances, et 
dessus le couvècle a* un petit freterel, et poise m. marcs 
et demi. 

337. Une autre aiguière dorée et esmaillée d'azur à ar-' 
breceaux d'or et à fueiiles jaunes et vers, qui yssent d'une 
tarrasse vert où il y a connilz, chiens et lévriers, et y a sur le 
couvescle un freterel d'or, et poise m. marcs iiii. onces. 

338.Uneautreaiguière dorée etesmaillée,à gérons, dont 
l'un est par eschequier d'or et d'azur, et sur l'eschequier 
d'azur a poins blans et vermeilz, et sur Teschiquier d'or a 
iiii. fueiiles, et ou milieu a un chapelet de gueules, et sur 
l'autre geron a lozanges tracées, et sur le couvècle a un 
frelel , et poise m. marcs i. once. 

339. Une autre aiguière dorée et esmaillée par quartiers, 
dont l'un est d'or frété d'azur, et ou milieu de la frète a 
II. papegaiz qui s'entretiennent par les becz. Et en l'autre 
d'azur se arbreceaux vers et genz qui chacent aux connilz, et> 



T a en ycelle aignière ii. biberons, et dessus le couVescle tin' 
Hrelerei,et poise ii. marcs vu. onces vt. d. 

560. Une autre aiguière dorée et esmaillée, à otiaux ad- 
zurez et vers, et es adzurez a angèles qui jeuent de plusieurs 
instrumenz, et es vers a rondeaux adzurez pointez de blanc à 
mr frèterel dessuz , et poise, ii. marcs yii. onces i d. 

361. Un voire de cristal et le couvercle de mesmes et un 
fretel dessuz, estofiez la guelle et le couvercle d'argent 
dioré, et siet sur un pië comme d'une coupe doré. Et poise 
II. mars et demi. 

562. Une aiguière et le couvescle de cristal, estofiez 
d'argent doré, la guelle et le couvescle, et a un biberon 
d'une teste dorée, et a un pié d'argent doré à costés. Et des- 
suz le couvescle a un fretel d'argent doré, et audessuz a un 
bouton de cristal adzuré , pesant en tout m. mars i. once 

VI d. 

565. Une coupped'argent dorée, sizelée à ymages à grans 
bouillons à queue, pointuz, esmaillez d'azur à serpentelles 
d'or. Et ou dedenz de ladite couppeaun esmail roont, pointu, 
esmaillé d'azur à serpentelles d'or. Et dedens le couvècle 
a un esmail pareil, et dessuz a un fretel doré à ouvragé de 
feuillages et à quatre pommettes d'azur, pesant en tout 
Tiii. mars vi onces. 

364. Une aiguière de mesmes la coupe devant dicte, à 
VI. querres, semée de bouillons, pareilz de ceulz de la 
couppe, Et le. biberon d'un bomme tiui tient un pot en sa 
icain, Et dessuz le couvescle a un fretel à feuillages, pesant 
un. marcs m onces. 

56^. Une couppe dorée, semée d'esmaux faiz en manière 
de tréfile, esmaillez d'azur, à fueilles vers et jaunes, et. en 
chascun esmail a ii. 6onnilz,et ou dedenz de la couppe et 
du couvescle a un esmail pareil, et est le dedenz ouvré à 
fueîllages enlevez, et dessuz le couvescle a un fretel, pesant 
▼. marcs I. once. vi. d. 

566. Une aiguière, pareille de la dite couppe, dont l'ance 
par le dessuz est esmaillée d'azur à fueillages et où a la teste 
d'une serpent, et dessus le couvescle a un petit frèterel, pe- 
sant III. marcs ii onces xii. d. 

567 . Une aiguière dorée sizelée à fueiles de vigne^ semée 
d'esmaux fais en manière de fueiles de trèfle, et en est le 
champ d'azur, à conhins,à cbiènsetà serfs etautresdiverces 
bestes et arbreceaux qui ont les fueiles jaunes et vers, et est 



Ot N<yucs ws» tmis» ini ft amm . 



k bibevQad^ la dite »3Ffuiàiaée:niic$safpielt.€ittMBr-l««an«* 
yercle a un fretelet esmaiié. de* ▼«sieàd'aavr, eLdodeas^Mili 
couvercle a un ehien qui tient un sarf et poîse. ^ ^ . » Une 
aiguière semée d'esmaux^ semblables, de ceuU de.la. eoup||^ 
ei dessuz a un fretereL £t est Tance esmaillëe et un fueil- 
lage toui du lonc , Et est le biberon de latesLe d'uae^&erpta;^ 
pesant chascu ne ayguière, la première m. marcs m. onces 
et demie, £t Tautre poise m. marcs i. odcc-ti. d. 

5G8.. Un hennap couvert, à Uépië, senié d'esiBaiis,.o.ù^iA 
a arbres et connilz de plusieurs couleurs, et sur le piéalràA 
serpenz volanz, dont les elles sontesmaillée&d'azuc,etâous- 
tiennent, à leurs queues le siège du hennap,£t entre îeiiFS 
queues a m. a utres.peliz serpenz volanz dont lesesles soul 
ésmaillëes^ et est le dit hannap et couvescle par dedenz à 
fueillages enlevez,, et dessuz a un fretel, pesant,^ en tou^ 
Tiii. marcs vu. onces. 

569. Vn autre bennap couvert, à trépié do-jré et semé 
4'esmaux* Taiz en manière de tréfile.^ et dessuz le couvesclea 
un frète], et par dedenz est ouvré de £ueUlages enleyez. Et 
QM. fons a un esmail ou quel a un arbre et i. bonune au 
tienti.onnal.Et entourle pié acliauâessouffi2,et ya ui..ûna«* 
tières qui y pendent, pesant en tout y. marcs i. once ]lii.4. 

570. Un autre bennap, à trëpié, semé d'esmaux et à 
ftaeillages enlevez, èsquelz esmaux a oiseaux, et éessuz ledit 
kennap a un fretel dore ei ouvré de fueillages. Et eu foAS 
eu bennapet du coav^cle arysloire de trislanetde y&ent^ 
eliou méfie du bennap a un otiauidouble enlevé* surquoy il 
y a III. chiens qui soustiennent le bennap, et poiseitiea tûiit 
V mar^iu. onces. 

571 . Un autre hannap, k trëpié, couvert, semé d^' esmaux 
qnarpQ/', enuri; les quiex aifueilLages^eiîlev.ez, eten yceulz %»^ 
maux a phisieuns bestelettce. El) sont les diz hennaps^et.cou- 
Tescle csmaiillez aussi par dedenz comme par dehors, etiest 
le siëgc du bennap sur m. pi 1 le rs assis, sur une plate quarcé 
et esmaiilé qjietroiz peiiz cuienssoustieQaenJU.£t dessus le 
cûavescle a. uu petit .iretel. Et poisent xu. marcs, w W6e& 
xyuLd. 

W 572. Une pinte ronde, seméô d^esmaaa et de £uûU1^^ 
aïklevez, à un fretel sur U couvercle, en Ruades esmaux a 
uae leste de lyepact,eten Itautre beslelettes ei.ois«aax,vCA 
poiseut en tout yi. marcs. u« onces \t d. 

575. Uneaijpiîère dAréeet;a£iselée et semée. é*esHiaiix 



IMVENTAIAE DU .WJG 0' ANJOU. Ilfti 

li^.«u dedeaz du oauvesdea un petileftiiiail d'azur à mit 
oi^elfiU Et estJb bibefoa de la teste d'une s«irpent.£t poisa 
iii« œare&iuu. onces xu d. 

374. Une aiguièredorée et sizelée, semée d'esmaia aguzy 
è0i4uelz;a.joiseaux, £t dessuz a un frétai piesaut m. marcs 
X&. onces. 

Ml$. Use antre aiguière, sizelée^ semée d'esmaux, et os 
«îtieifcdetcliiaseun esmaila una teste de liiépart^et dessuz le 
««wvesole.ai un fsetel^ et au dedeez^dm eaiivesd»e a ùBtesinnl 
ouquel a un lyon, pesant m. marcs ii. onces. 

37CI. \}ae autre aiguière; dearée et sizelée^ semée d'esmaux 
im en manière de Ireffles, es quelz a ckiens et coonilz, et 
éessoz le eouvescle a un freterel. Et est le biberon de la 
teste dfane serpent^ et poise iil. marcs i mtee et demie* 

377. Une autre aiffuière dorée et sizelée, semée d'esmaus 
faâz eB:iianière de nieiUes de tjreflle^ es quelz a arbves et 
cannîls, et «in ketel dessuz le couvescle, et le biberon di& 
ladite aiguièse est de la teste d'une serpent^ et poise^ 
III. marcs y. onces et demie. 

378. l^ne autre ^guière, dorée et sizelée,. semée d^es- 
mma pointuz, e«qttelz a oiseaux.. Et dessus le couvercle a un 
p6tiâ fretel, %%.t6L le biberon, de la teste d'une serpent, et 
poise iujmar& ettdesni» 

379. Une autre aiguière dcrrée elcîïeïée, à esmaux fttjz 
en manière d'une croiz,etdedenz (ftiascunesmaila iin.oî* 
mswLy efcdM3Sfl(az le couves4leauii.fretel, et p^iseiii. mars 
▼. onces. 

SBO. Unecouppe d'une pierre tjuî n'est ne vermeiHe ne 
tmre^euyrée dehors et dedenzà grilles fueillages d'or. Et 
dessus le couvècle a un espi de vi fueilles de cfeiesne, et ou 
■uiîeu a un ^kkndias, et sur le pté de la eo»pe a vi.esmaux 
T«as,è8quelsaeD.€ba6cun un homne d'armes 4 ebeval, et 
piBse c» tant txi.> mars. II. oiices.'iFid.. 

S^i. Un godet d'alemaingne, couvert, doré, ou quel a 
xxnn.esmaux,oiiil y a gens deplusieups contenances, Ktest 
aorré de fueilles de cliesne enlevées. Et eulour le bort du 
couvescle a escripte l'ave maria. Et e>t Tance dudit gobefel 
dtune serpent Et ou fons d'iceM a unesmail o« il y aune 
dameà.iiD Aoquart, et dedenz. le couvècle a un bommeq» 
j«De éerla harpe, et au dnsBuE.dndiLeouvècleaun feebel^-Et 
piise.«B tout« un. naiffcfirjetdemie ouee« 



61 NOTICE DES ÉHAOX DU LOUVRE. 

389. Une grant aiguière, dorée et sizelëe,dont lesesmaaiz 
sont en manière de treffles, es quelz a arbres et connilz,et en 
aucuns a sers et chiens, et dessus le couvècle a un fretel, et 
est ie biberon faiten manière d'une serpent, Et poise t. mars 
y. onces et demie. 

383. Un hennap couvert, doré et enlevé, à fueillagesde 
tréfile, et sur le couvercle a un bautesmail ront, où il y a an 
Roy à cheval, et dessouz le pie de Tesmail a lévriers qui quea- 
redît :après le sanglier, et ou fons dudit hennap a un esmàil 
semé de plusieurs bestes, et poise en tout m. mars iiii. on* 
ces et demie. 

384. Un hennap couvert, sanz pié, doré etgrenetédedenz 
à un souage dessouz , Et entour le bort du couvècle a un^ 
souage ouvré, et dessus le dit couvècle a un fretel de 
III. griffons, sur quoy est assis un singe, pesant en tout 
iiii. mars iiii. onces et demie. 

385. Un godet d'un quàmahieu, ouvré à fueillages de 
vigne, et aux deux costez a ii testes de bouc à toutes les 
cornes, et est le pié sizelé et semé d'esmaux en lausange,£t 
poise iiii. mars v. onces et demie. 

386. Un hennap (au dessus et en surcharge la même main a 

écrit coupe) de madré, couverte, à pié d'argent ront doré, 
et sur le dit pié a vi escussons aux armes de France, 
toutes plaines, et sont enlevez. Et sur le couvercle a un 
esmail ront séant sur une rose. Et poise en tout ii mars et 
ini onces. 

587. Un gobelet de cristal, bordé d'argent doré, à un 
pié assez haut enlevé à petiz arbreceaux et à vi esmaux à 
fueilles de perresil. Et sur le couvècle a un fretel doré, à 
fueillages, tout plain,sanzesmail,et poise, cristal et argent, 
I. marc iiii. onces. 

388. Une petite aiguière de cristal, longuète, estoffée 
par la guelle d'argent doré, et est le biberon d'un col d'une 
serpent, à tout la teste, et estl'ance d'une serpent toute en- 
tière, dont les esles sont esmailléesde jaune et d'azur. Et est 
le pié semé de vi petiz esmaux rons, d'azur, à petites beste- 
lettes, et sur le couvècle a un fretel doré à fueillages, Et 
poise i. marc xii d. 

389. Un gobelet d'argent doré, séant sur m petiz lyon- 
ceaiix, lié d'un souage par le milieu^ et est le couvercle à 
carneaux, et dessuzaun fretel d'azur, et ou fons dudit go- 
belet a une violette d'argent, et dedenz ledit couvècle a un 



INVENTAIRE DU DtC D*ANJOU. 05 

«smail , ouqvel a un esmail où a i. lévrier, séant sur une 
mole verte, et est le cbamp d'azur, et poiseen tout ii mars. 

390. Un autre gobelet d'argent dore, séant sur m. petiz 
lyonciaux, lié d*un souage par le milieu, et est le couvescle 
à carneaux, et dessus a un fretel d'azur. Et est pareil d'e&- 
maux et de toutes autres choses , Et poise en tout ii mar» 
▼I d. 

391. Une couppe dorée, sizelëe, à fueillesde vigne, semée; 
le couvercle, la couppe et le pié, d'esmaux faiz en manière 
de tréfile adzurés, et en chascune fueille de tréfile a aigrettes 
volanz, et est le couvècle et la coupe par dedenz sizeléeà 
fueilles de vigne, et a ou fons et ou couvècle ii. esmaux 
fons, de la devise des diz esmaux, et est la pomme d'icelle 
eouppe semée de rosettes esmaillées, et dessus le couvècle 
a un petit fretel, et poise en tout v. mars. 

392. Une autre couppe dorée et sizelée à vignettes, se-" 
mée par dehors d'esmaux adzuréz, couppe, pié et couvècle^ 
et a dedenz les diz esmaux petu arbreceaux et a connilz et 
autres petites bestelettes,et sont les diz esmaux faiz en ma- 
nière de tréfile, Et dedenz le fons et le couvècle a ii. esmaux 
pareilz de ceux de dessuz. Et dessus le couvècle a un petit 

fretel, et poise en tout iiii. mars i once xviii d. 

« 

393. Une fontaine, faite en roanièred'unchastel, àmaçon* 
nerie, séant sur une tarrasse vert , et entour a sergenz 
d'armes qui la gardent, et tient l'un une arbaleste en sa 
main, et l'autre une masse, et est ladite fontaine toute seule 
aanz point de hennap, et poise en tout x. mars iiii. onces. 

394. Une cOupe d'argent, dorée et esmaillée par dehors, 
coiivéc/e, couppe, pommel et pié, et est l'esmail du couvècle 
à gens qui chevauchent en alant en gibier, et dessuz l'esmail 
dU'pié a genz qui chacent après un serf, et est le dedenz de 
la couppe doré et sizelé à fueillages, et en l'esmail de dedenz 
la eouppe a une dame et un homme en séant, et tient la 
dame un petit chiennet en sa main. Et en l'esmail de dedenz 
le couvercle à un homme et une femme en séant, et tient 
i'binme un faucon sur son poing. Et poise en tout vi. mars 
II. onees ti d. 

39IS. Un hannap d'argent doré et esmaillé par dehors et 
par dedenz, et siet sur un trépié,et en l'esmail du couvèdé* 
par dehors a un vmage de Notre Dame qui tient son enflant, 
aa ange devant fui tenant un sierge et un bon homme à ge- 
noilz, et" après ce lin pape ensiége et un chevalier à genoilz 



dfti NOTICE DSa iHAaOX ]>D 

dfixaat lui» et un cardinal à »>dttiUpe ranimeiiiM» tEUtié^ikaft 
soiifi&tre. Et a|Mrès.auire&yjuagKftde pluaioiira^QfitentacQSyQli 
dessuz ycelui couvècle a un petii frète! ,. lEX ^jix lesmatl de 
dehors audit benaap a un pne&tre qui lleve Notne Steigaeim 
et plusieurs autres ymages, etpardedenz a gani&>q^ui cbevau* 
chent en alïiat en deduit^etenrésmail du fons a.Ev^et Adam^ 
Et en Tësmail, par ded'enz du couvècle, a un ymage.de. 
Notre Dame et un hermile qui escript: gaude Virgo^et tient 
sa main seaestre devant son-visaige. El est resmau en tréj^ié. 
dudii liennap semrë de petiz otsiaux^ ou' milieu d^squelz a.un 
Ifeoin me -qm tient un arc de Turquie en sa main ,.et poise en 
teut VI. ms. vii. onces xviii d. 

596. Une coupe d'argent dorée et sizelde.dedenz et de- 
hors, semée par dehors d*esmaux es quelz a oizelez de plu- 
sieurs manières, et est le pié failen manière d*un6 rose,et on» 
fonspar dedenz de la ditecouppe a un esmail ronL^ ou quel 
a unescusson des armes d'Angleterre, et en l'esmail de de- 
denz le couvècle a^un escusson des armes de France toutes 
plbines, et dessus le couvècle a un petit fretel à fueîHages,. 
et poise en tout vni. marcs n. onces xvrii d. 

2T07. Une coupe sanz couvècle, faile en manière d'un 
godet, d'argent dorée^ sizelée et semée par dehors d*esmaux> 
et es esmaux d'entour la dite coupe a ^mmes qui arguent à 
maistres qui tiennent Fouliaux et les. fenraies- aussi, eUf es 
esmaux de des&uz la ps^ du pié a^ hommus efi femmes -de 
pUisiouns oontenances,.et«oaift le&eamauK moull dépecés, et 
est le pottniel de la dite caupe d'un petit chasiei de ma^ 
çonnerie à fenestrage&et eamaillez,eteBchasouiia une.besie 
et un arbresel, et dedenz la dite couppe a un esmail d!azur 
ouquel a une dame qui tient sa. main s.ur un arhre, et poise 
Yi. mars xii d, 

, 598. Un hennap a trépié dfargent docé et si^elé dedess 
et dehors à plusieurs fueillages, et ou fons.de celui hennapia 
un esmail r.ont ouquel a un maisire qulse.aiet.en une ehairQ, 
et devant lui a un homme en estant^et l'autre à genoilz %aî 
regarde un arbre. Et en l'esmail du couvècle atunedaue en 
séant qui jjeue de la gùiterne, et. par dessus a un £iKilel 
esmaillé d'azur, Et poise en tout vi marcs uns. ence.uitd^ 

3091 Une eouppe dorée et sioelée' dehais: ef deiens à 
ftieîllages^ et estt semé^, paridefanra, dfasBMHjxadkUJWvids 
çn manièse de tréfile^ etLiderienayoeua. a petit ari>reoea«Kt 
enanilz et plusieui» autr«»; fasatefettes^et estie^cnavèete 
k petiz carneaux,. et dsssnz: yeehii a un. f nlsà esmaiM 



IMTJENTAIKS DU' OUC D'anIOIT. 9t 

et de vert par querre», Et on foas d'icelle couppe t 
un esisail roat d^'azur, ou^ela un airbreeelet petites beste- 
lettes^c'est assavoir conuiîz et lievres^et e&tresmail de4eiiz 
lie.couvèèle pareil, et poise en tout t. mars ni., onees. 

40#. U^e autire eonppe dorëect sizelé«, deb&rs et dedens, 
éftlHeUliages, et par dehors senéed'esmaox faiz en manière 
de treille, et dedeaz yceua aarbriceâux, eonnilz, chiens et 
aiiJxcs hesteleltes^ei en.reswail du. fans de la dite eouppea 
A,neii2 arbreceauxet petites heatelettes, et TesAtail du- cqih 
nède par dedenz est vert ,.semë , par manière d'une croizy 
de rosettes, goûtées de noir, rouge et bleu et parmi petites 
g;Qutes blanches, et dessuz le couvercle a un petit &eteA 
4}narrë esmaillé d*azur et de vert. Et poise en tout v. mars. 

44Mi^ Use aMiore eonppe d'argent dorée et sizelëe, dehors 
•44edeB2, à fueiHages, et a un esmail vert on Ions par de«- 
éanE^ottQMel a un homme et une femme en estant, et tient 
l^àenme se» ganz en sa main , £t en l' esmail du couvècle, 
far dedenz, a un petit arbres et un ehien qui quenrt après 
wuroniiil , et dessuz le dit couvècle a nn petit fretel ront 
aozfueiJIagos, et dessuz a un petit esmaii d'azur ouquel a 
«B petit ;arbres6l et nn eonnîl au pié , Et poise en tout v • 
mtirs xsi'd. 

402. Une autre coupe d'^argetit dorée et sizelée, dehors* 
et dëdenz, à fuelVag«s plarns. Et en l'esmatl du Tons qui est 
advré a deux petîz arbrtoeau'jc è connîî^ et chiens deses- 
mnltez. Et en TesmaM ducouvèele par dedenz, qni estaox 
MAnes armes de France, a un ymage de saint Jehan Ba^ 
faie , el dessuz lé d¥t courède a un petit fretel esmaiile.. 
Et poîwen tout m, mepes iih. onces et demie. 

403. Vue autre eouppe d'argent dorée et sizelée, dedenz 
eeééliors, à mettiYZ fnelHages, £ta, mr fons de ladite eouppe, 
«■«esmail vont euqitel a m. petiz oisanx volanz. Et ou 
eouvècle par dedenz a un esmail d'azur ront, ouqnel a une 
beste sauvage et petiz eonnilz, et ou milieu a unarbresel, et 
4e8suz le eouvècle a un petit freiel esiuaUlé d'azur. Et 
poise en tout m. marcs m. onces. 

4M. Une ault e eouppe d'airgeot denrée et sizelée, dehors 
«IbÉMÔBz^.à icciUea £aiieaea manière de cners et p^izrain*» 
mÊ/ÊOL de efaesne et. antres .en nasîère de fiieiJles d'arable. 
Et ou fons de la dite coupne:a(mi.*esmaiJ,o»qiiel a une beste 
noiiîë lionime et moitié &fluniç;, et est. afublée d'un mantel, 
ei4edenz le coavèdea un esmaUrd^azur, ouquei a un petit 



68 NOTICE DKS ÉMACt DL' LOUVBE. 

àrbresel, et par dessuz lé couvercle a un pelil freiel doré 
sanz esmail, £t poise en tout m. marcs vi. onces ti d. 

40&. Une quarte d'argent, dorée, enlevée à testes de 
mandegloire et à fueillages, Et ou ventre dicelle quarte a 

II. grans testes d*omme et ii. autres grans testes de femme, 
et dessuz le couvècle a un fretel tout plarn, doré. Et poisë 
en tout VIII. marcs i once xi&iii d. 

406. Une couppe d'argent, dorée et sizelée à fueillages, 
dehors et dedenz, et à, ou fons de ladite couppe, un esmail 
ouquel a un escuçon d'azur, à un lyon d'or rampant, et est 
l'esmail du couvècle pareil, et a dessuz ycelui un petit 
frétel doré sans esmail, Et poise en tout m. marcs vi onces 
XII d. 

407. Un pot dont le ventre est de cristal, lyé du loncde 

III. charnières, semées d'escussons et de lozanges à plu- 
sieurs armes, Et le pié d'argent doré, semé d'escussons aux 
armes deCastelle et d'Arragon, Et y a autres armes fessées 
d'or et de sinople à une bordurede guelles, Et à lozanges à 
fleurs couvertes de crista. Et a le pié ront et bas, de ancienne 
façon. Et a longue ance, grelle col et un bouton entour, et 
a une petite teste basse, semée d'autelles armes comme le 
pié, et dessuz a une petite rosette à un petit boutonnet. Et 
poise en tout v. mars ii. onces. 

408. Une aiguière courte et grosse, d'ancienne façon, à 
viii costés encavées. Et chascune costé esmaillée à beste> 
lettes et à oisiauxd'or volanz,et est l'esmail, qui est en com- 
pas, d'azur. Et est le laceis qui fait le compas de guelles a 

Setites fleurettes d'or, Et dessuz le couvescle a un esmaif 
'azur brun, à un aigle. Et poise iiii. marcs ii. onces. 

- 400. Une aiguière dorée toute plaine, et a sur le cou- 
vècle un lonc fretel, et est le bout esmaillé d'azur a iii.quer- 
res, et le biberon est de la teste d'une serpent. Et poise 
II. mars vi onces. 

Pos d'argent dorez et sizelez. 

410. Premièrement, II. poz rons, pareilz, touz sizelez de 
fleursdelis,etèsances d'iceuxaune serpent volant, etéur les 
couvècles a un fretel, pesant l'un vi. marcs iiii. onces 
VI d. et l'autre vi. mars et demi. 

411. Un pot et une aiguière sizelez, par palle, de fleurs 
de lis et de fueillages. Et sur les couvècles a un fretel 



l?iV£NTAIRE DU OUC D'ANJOU. 6.9 

8or quoy il y a un esmail d'azur à m querres, Et poiseot le 
pot Y. mars tu onces m d. Et l'aiguière un mares 
II. ODces. 

418. Un autre pot et une grant aiguière sizelez, par 
l^alles, à fleurs de lis et à fueilles d'arable. Et sur les cou- 
vescles a un fretel où il a un esmail ront esquartelé de veM 
et d'azur, et poisent les diz pot et aiguière x mars ii onces 
et demie. C'est. assavoir le pot ti marcs v. onces xii d. et 
l'aiguière m. marcs v. onces. 

413. Un autre pot et une aiguière, touzsizelez de fueil- 
lages dont les branches sont laciëes l'une parmi l'autre, et 
sur les couvescles a un fretel sanz esmail, Et poisent les diz 
pot et aiguière ix mars m. onces. C'est assavoir le pot 
T. marcs vu. onces vi. d. Et l'aiguière m. marcs m. onces 
xviii d. 

414. Un pot ront sizelé par pâlies à fleurs de lys et à 
fueilles de chesne,où pendent les glandas. Et dessus le cou- 
vècle a un fretel sur lequel a un esmail à m. querres parti 
dé vert et d'azur, et poise vu. marcs vi d. 

415. Un autre pot ront sizelé, par pâlies, de fleurs de 
lis et de branches de chesnes où sont les fueilles et les 
glandas, Et dessuz le couvescle a un fretel , sur quoy a un 
esmail d'azur. Et poise vi mars vi. onces. 

416. Un pot quarré dont il y a un. querres sizelëes à 

images et à bestes, et les autres sont toutes plaines, et sur 
i couvècle a un fretel à un esmail d'azur à ni querres. Et 
poise VI. mars vi. onces xviii d. 

417. Un autre pot quarré et sizelé, par pâlies, les uns 
à fueilles de chesne aveques les glandas et les autres à 
fueiJies d'arable. Et dessuz le couvèc|e a un fretel sur le- 
quel a une pommette d'azur, Et poise v. mars un. onces 
VI d. 

418. Une aiguière quarrée, sizelée à fueilles de chesne 
où pandent les glandas, et en l'ance a une beste qui a un 
cbapiau de feutre sur la teste, et de la guele li ist un petit 
cbesne,et sur le couvècle a un petit fretel sanz esmail. Et 
poise m. marcs 1 once ix d. 

419. Une autre petite aiguière ronde sizelée à fueillages 
enlaciez les uns parmi les autres, et sur le couvècle a un 
fretel à un petit esmail effacié , à ni. querres, Et poise 
II. marcs i. once xvni. é. 



W NOTICE ^lea fiHJKUX BU LOUTRE. 

4WBé Une a(titr& peftlle* ai|;iirère ronde, skelëts à IHfeillie^ 
4e ciie^ie« et à «Hii««es ftieiU«s ^ Et dessus le cottrèdè sr tm 
fretel sur lequel a un esmail quarrë, Et poise tî inaTOs 
XVIII. iJU 

491. Deux ffm «Pàrfeirt ^brëKtotaplàiiiS, Aeiaf^^CdMi 
d'avignoti, fiiii fi^as iri'stM'qne Tautre, Et ont sur l)?s cou- 
"féeles le swing if^ngnoir en>nn' petit esctrsson. Et pbièfs 
Tun ▼. marcB ii onces et Tautre mi. marcs it. oncps xn d. 

422. Une quarte d'argent dorée, cizelëe, palëe à fuelTles 
4e chesne et à giandasetà fueiltes de fou et à feyne^ et't&ur 
le couv<ercle a un fretel, et dessoz le fr^el a une fnferreée 
cristal azurée,. Et i^oise t. mancs tu. onces vi d. 

425. Et Taiguière, pareille de i^çon et d'orrrrage, sxoi 
nalle différcBoe, potse m. marcs, n. onces. 

424. Une autre quarte dorée, bendée, dont trois bendes 
sont plaines et ks autres sont de divers Willages, comme 
fueilles de vigne à grapes. Ta utre comme iretpes et Tantl^ 
est d'autres fueillages, et dessus te couTercle -a nn fretélèt 
dore à fueiliages, et poise vi marcs ïui. onces xvd. 

42 1>. Et raigaière de mesmes, sanz nulie diflere&ce, 
poise iii. marcs vl. onces m. d« 

426. Une quarte dorée, toute plaine, à un fretel «urfe 
couvercle, à fueiliages^ d est ledit fretd esmaillié d*azuret 
de vert, et ou bout dessus a une rosète. 

427. Une aiguière semblalile, dorée ^ dbnt r«iice«st 
dzelc à fueilles, et leifreiel dessus est room «t az&fé. 
Pesant la quarte ti. marosv.. onces' midî El l^g«âètt 
II. marcs vi onces. 

^ 428. Un très grant pié d'argent, dor<é, séant 3sur sis l^BS^ 
gisans sur leurs pâtes, et lesborsdudit pié sont à plusiWim 
souages, et milieu d'iceux sonages à orbe&voies,el4tessi}slcs^ 
diz souages est le bord semé tout autour de chaatons 4e 
un. pelles à un petit greuet ou milieu, et d'autres chaatons 
à grcnes et saphirs, et dessus est une grant terrace verl, et sur 

Îrcellc a deus bergiers, dont l'un joue d*une fleOte de sans^ 
'autre d'un cornet sarrazinois, et y a une femme qui fiîle,jel 
M y -a m. chiens et ix brebis, et sont lès bergiers, la femme 
et les chiens dorez, et les brebis sont blanches, et est encore» 
todite terrace semée de coniws,'efrtraiisd îssaws entsisniièfes, 
ei sur la dite terrace eaft «n' très grant pifler, esmaflfic 
4i)a»ur et d'Or, oonirecheTeroniié, e* entonr yceHm a trois 
grans piliers de maçonnerie de très ^nt ouvrage! , et en 



iMlie le&^terft^ (fn.ib0rgiers^ëoiit diascimii 9ur sa te^ 
«o 'ehapeâta atmailUë 'd^aftiirf'et jouent les deoB, chascun 
4\jaae 4ioniea)iKe,.«t 'J*aiit*e<4la'tab0iir et d*ttne fteute,€!t sur 
Ha teateidefahaBcan iiim^ier a >aii -^nd efaapîtel de *Diaç0D- 
oierae. Et «or k bovtdu pitler -a ^mi^giiEim siège d'un grsM 
Jiaaap (»«v0itlyet «sst le dât fliége^quapnelé à somges et or- 
hesmtmBy étidœ»)ttz;le dîitsiége^au^eBsus'des^apiteaux, eA 
•la dUq^Hei»«Bni8illé d'asmr^ fueilles de^ehesne enlevées, Bt 
(lefena dodksBége est esmailUé d'azwp,'et y a im homme' et 
«nefemmeséanssor ucfô fserrace vert, et donne ladicte dame 
an anel à Tannne, et ou millou de enlz deu« a un arbre vert. 
Site banap^siec 8ur«un 8<niageiàorbe9voîes,'etest le dehois 
«dUaeUai Innap'de wun. esmaus apurez, >et>en ehascun es- 
jnail a ii^ obevaliers aitmez, tenant leurs e^es et leuiis 
'eacus ieieusrs armes, et ysont'oeukE qui furent au pas sale^ 
ibadia, et quatre autres chevidiers, et sent les lyeures des 
«esmaux semées de plusieurs dbaatons, (es uns de iiii. pe- 
-tiles pelles et les autres de pelis ssrphirs et de grenes, et y a 
entour le bort dudit hanap par dehors escript ainsi : loyao^ 
mentveil estre deiuenez,quarde loyauté est on bonnourez. 
'Qui loyaus est toute savie,bonnourezesl sans villenie.Et ou 
fons dudît'banap, par dedens, a un esmail d'azur ouqiiel est 
Salhadîn à cheval et plusieurs Sarazins derrière lui. Et est 
ledhbanap par dedens cizelé à fueîllages enlevez. Et le cou- 
vercle dudit banap, par dehors, est à viii esmaux d'azur, et 
«ni'chascuii esmail a un des preus, et siéent ehascun sur ter- 
race vert, et la lyeure des diz esmaux est semée de chaatons, 
•OBBiiDe le 'banap, sanz diOerenee, et le bort est à sounges 
.evenelez 9i à orbesvoies. Et le Tretel, qui est dessuz ledit 
«ovrercle, eât à fuei liages, et dedens yceux feuillages a 
fielies d'escoce^et des diz fueillages istun bouton esmaillié 
'dfaBUT à petie coiiins,Et dessus yceîllui bouton est assis, en 
«ne chaière,U'empereurChallemaiT)e,'qui fait le ix«des di% 
ipreu&^el eu «a main destre tienft son espée et en sa séncstre 
son escu, et dessouz ses piez a un lyoncel gisant, et dedens 
Je dit «un^ercle a un grant esmarl d*aaur, où il a les 
»i.banniéises deceuK qui fun^itan dit pas Salbadtn, et est 
Je iSi couivercle 'cizelé par dedeiK à fueifiages enlevez. Et 
ifioke le pié (laissé en blanc) £t le hanap -et le cau'verclE 
en tout XXXII. marcs i once. 

489. UA« fontaine «d'ai^geNt^ donse, séant sur quatre 
petâs lyens séans^nrleuTs piez^ à haotB^ouageB, et des^K 
tentaoe^vert^eteiidiikliîeu dflodle lerisaoe a un piller de 



72 NOTICE pES ÉMAUX DU LOUVAK. 

Constat, environ lequel a quatre piliers cOrgent, en .manière 
de tournelles, et dessus ledit piller est assise la fontaine qui 
a un biberon, et la clef dudit biberon est d'un petit singe ^ei 
ist ledit biberon de la teste d'un mandegloire, et les bors de 
ladite fontaine sont à souages à orbesvoies, et dessus est 
ondoie d'esmail vert , et dedens a poissons noans, et du 
milieu de ladite fontaine part un arbre qui giète iiii. bran- 
ches à fueillages azurez et vers, et au deus des branches a 
pendans, c'est assavoir à Tune un balay et à l'autre une top- 
passe, et entre les dites branches est le slëse d'un gobelet 
crénelé, et lefons est esmaillié de vert, bouillonné de jaune 
et d'azur, et ou milieu a un greyl, par dessouz lequel des- 
cent l'eaue en la fontainee et à destre a un homme qui tient 
un singe enchaienné, et à senestre a une femme qui joue de 
la vielle, Ëtsur le dit siège siet un gobelet d'argent, doré, es- 
maillié ou fonsà noz armes, et le couvercle est crénelle à un 
fretel à fueillages , et y a m. grenes persiez pendans et 
III pelles d'escoce, et le boulon est à vi. quarres esmaillé 
d'azur, Et poise lepié, la fontaine et les ymages, le gobelet 
et le couvercle, v. mars vu. onces. 

430. Un pot et une aiguière d'argent, dorez, touz plains, 
d'une mesmes façon, sans différence, excepté que ou cou- 
vercle du pot, par dedens, en l'esmail, a une diverse beste 
jaune, et en l'esmail de l'aiguière a une roze de m. fueilles 
vermeilles et de m. vers, et est jaune ou milieu. Et poise le 
pot V. marcs vi. onces vi d. Et l'esguière ii. marcs v. onces 
XII d. 

451. Une quarte et une aiguière d'argent, dorez, tous 
plains, d'une mesme façon, sanz différence, fretel et tout, 
excepté que en l'esmail, qui est dedens le couvercle de la 
quarte, a un arbre et dessouz un demi chien jaune qui chasse 
une beste sauvage bleue mallainte, et en cellui de l'aiguière 
a une rose vermeille, à iiii. fueilles, dont les ii. sont vers 
et les deus jaunes. Et poise le pot v marcs i once xii d. et 
l'esguière ii. marcs vu. onces xii. d. 

452. Une quarte et une aiguière dorées, plaines, pa- 
reilles de fretel et de tout, excepté que en l'esmail du cou- 
vercle de la quarte a une roze vermeille, et en celui de l'ai- 
guière a un chien jaune. Et poise le pot v. marcs et demy,et 
l'esguière ii. m. ii. onces. 

43r(. Un pot et une aiguière dorés, touz plains, d^une 
mesmes façon, sanz différence, excepté que ou couvercle dû 
pot, par dedenz, a un esmail d'azur ouquel a une petite roze 



INVENTAIRE DU BCTC d'ANJQU, 73 

jaune, etenviTon ladite roze a iiii. fueilles vers, et ou cou- 
yerele^M^'aiguièse n'a point d'esmalf^ Et poise le pot v marcs 
III. onces VI d. Et Fesguière ii. marcs vu. onces xv. d. 

434. Un pot et une aiguière dorez, tauz plains et pareils, 
sans difTérence, excepté que en Tesmail du pot a une roze 
ittrmeille et en Taiguière a une ancolle. Et poise le pot 

V. mares vu. onces. ËtTesguière ii. mares ti. onces ix. d. 

43IS. Un potet aiguière dorez, pareilz, sans nulle diffë- 
lenee, et n'ont point d'esmail dedens. Et poise le pot 

VI. marcs, Et Taiguière ii. m. ii. onces xii d. 

436. Un pot et une aiguière dorez, sanz différence, 
excepté que ou couvescle du pot, par dedens, n'a point 
d'esraail, et en l'aiguière a une ancolie dedens l'esmail du 
couyercle, Et poise le pot v. m. v. onces xii d. Et l'esguière 
m m. VI d. 

437. Un pot et une aiguière dorez, pareilz, sanz nulle 
différence, et ont les couvercles plas, et dedens n'a point 
d'esmail ou dit couvercle. Et poise le pot v. marcs iiii. onces. 
Et l'aiguière m. marcs vi. d. 

458. Une aiguière d'argent, blanche, à m. costés, et sont 
les bors et le pie dorez à souages grenetez, et y a i biberon 
issant de gueule d'un serpent, et sur le couvercle a un es- 
mail ouquel a un escuçon de gueules, et dedens une chièvre 
blanche, et environ lui a un fiUet semé de petites fleurs de 
liz, Et poise ii. marcs i. once et xii. d. 

439. Un trépié d'argent doré et ctzelé, et au lonc des 
jambes a esmaux d'azur, et siet sur m. pâtes de fueillages, 
et au bout dessus a une autre fueille , et poise i. marc. 
m. onces. 

440. Un gobelet de crîttal, garny d'argent doré, c'est 
assavoir les bors du gobelet et du couvercle, et le pié doré 
et cizelé a m. esmaux des atmes de boulongne, #t dessus ledit 
couvercle a un fretel à feuillages, et poise i. marc iiii. on- 
ces XV d. 

441. Un grant gobelet de cristal assis sur un pié d'ar- 

§ent doré et garny de plusieurs sonates, et le bort garni 
'argent doré, et ou fons est esmaillie des armes du dal- 
phiné et d'estampes, et le couvercle estd'argent, et les bors 
a orbesvoies et souages, et dessus a un haut fretel à fueil- 
lages, arrooié de mesmes, les armes du dalphiné et d'es- 
tampes, et dessus a un haut bouton lonc esmaillié d'azur, et 

TOME II. . 4 



74. NOTICE BJSSi ÂHAUX DU liOQVQB. 

dedens ledit couvercle a ua esmiûl. desdictes- aniie&*, £ft« 
poiseen tout iiii. marcs, vi*. onces* 

442: Uir grant-cor, garni dargentdorë^, dzelé etsemé' 
d'esmaux,.o'e8t:assavoir, laquelle d4oeiui cornet' est dorée 
et cizelée,£t y a vui. esmaux en compas, et est Tun esmail; 
à.noz armea^et Tauti» aux armes du pape Clément, et entne^ 
chasonn esmail a une.fueille de ohesne. Et parmi lecorpar 
dudit cornet a deuxJkandes qui Je lient, £t est Tune esmail lëe 
delà devise de la guelle et a toutes autelles armes sanz difi- 
férance. Et en oultre en ist, d'icelle bande, u. granzj^ambaa!. 
longues piquetées qui soustiennent le cor dessuz. dit. Et 
Tautre bande^est semée de petiz esmaux vers, esquelz a pe- 
tites rosettes«£t en isv aussi deux petiz piez. Et au' bout' du 
cor a II. escussons assez grandez dont* run est esmaillé de 
noz armes, et Tautre aux armes de beauffôrt, Et au dessuz- 
d*iceulz escussons a un gros pompel, ouquel a iiii. petiz es- 
maux dont les deux sont de ii. escussons^de noz* armes, et 
les autres ii. du pape Clément, et d'ioelui poramel ist un- 
fretel à fueilleade chesne età oi»aux qui ontanelez pendanz^ 
en leurs becs. Et le couvècle dudit corestesmaillé de vert* 
à plusieurs bestes sauvage», Et y a :iiu..granz. esmaux plas, 
dont en l'un a un bomme en une obaine qui. a uneoroi» 
noire en sonespaule, en Tautre esmail y a:une autre homme 
en une chaire. Etes autres ii. esmaux a ii*iiomniesà chevaL 
touz armez^.Etest le fretel dudit couv^elole d'un hyaume^ à 
un timbre sur lequel a^un-flauel plat,qui estdo l!un des cois-^ 
tez esmaillé à un escu de nozarmes, etderautreà unescu 
.des armes de beaufibrt. Et poise cor et couvercle eu tout 
viii. marcs ii, onces. 

443. Une salière dont le pié est de branches de chesne 

à toutes les fueilles sur lesquelles a petiz* boutons rons. Et 

dessus icelui pié a un pUler de cristal qui est lié du Ibnc dei 

uu cordes grelles* d'argent^ Et le- dessus duditi piller est 

d'argent à un esmail d'azur tout quarré,, sur lequel a nue 

serpent en estant, qui a le corps de perle et les esles esmailr 

lées de plusieurs couleurs. Et du piller dessus, dit par. le 

haut ystuna branche de chesne, laquelle soustient la.sa-r 

lière, qui est d'une pierre ronde vermeille garnie d'argent 

endentë,.£t dessuzle couvesclé aun homme,. moi tiéhLonuaa 

et moitié serpent, eta esles, Ettienticelui.hommeun arc do 

turquie et en trait à la serpentquiiestsur le grand piller, Efc 

a autouri de la dite salière sur la. branche m. langue& de 

serpent assez grandes, Et poise en tout iii. m. xii d. 



444. .Uue coupe dorée, faUe en no^iùère'd*un voirre^ 
semée da lonc.de \t souages, et est le^couverclf àore&eauxi 
semé de vi souages, et dessus a, mu fretel emnaiUë d''aiiir46t 
semé de rozètes, et dedens a un semblable esmail, et est Je 
pU decôUe-i devise don^ esl la coup.e, et poise en tout 
U. marftTiii onces. 

J^: ^t ,(ri$mère$ dotées tout plains r 

44$. Pre^ièr^Bonent iul granz poz pareils, Et sur le cou- 
TCrcle a esmaux de noz armes, sur Tance a^in escusson de 
noz arni^s jsanz esmail, et dessouz ledit eseusson a une ser- 
pent volant, Et poise le premier x m^rc^ .vi onâesxii d., le 
second i. marcs v. onces vi. d., le tiers x mares m. onces / 
XII d. Et le qusu*t. x marcs vi. onces vi d. 

446. Un potet'Une aiguière rons,touZ' plains, fors tamt 
que Tance dicelui pot est sizelée à lozen^es, et poisent lesdiz 
pot V. marc^ v. onces xy d. et Tiesguiè^e m. im^t^.. 

447. Un. autre pot et aiguière rons, pesanz le pot 
Y. marcs ii. onces xii d. et Tesguière m. marcs. 

443* Un autre pot et. une aiguière rons, pesanz le pot. 
Ti. mares iiii^ onces xii. d. et Tesguière m. marcs xiid^ 

449. Deux poz rons*, pareilz, pesanz Tun v. marcs 
XTiii d. Et Tautre v. marcs m. onces. 

4â0^ Un autre pot et une aiguière rons, et sur les cou- 
Tècks a un fretel, a un esmail d'azur, à m. querres. Et poi- 
senilepotTi. mars xii. à: Et Taiguière m. marcs. 

451. Un autre pot et une aiguière rons, et sur les cou- 
yèeles^ un fretel où il y a une pierre de voirre en couleur 
d'azur, Et dedenz le couyècle du pot a un esmail d'azur où 
iLy aoaebeste^eninantelée, Et dedens le couvècle de Tai- 
guière a un esmail où il a un lévrier et un lièvre et deux 
arbreceaux, pesanz le dit pot vi. marcs vi. onces, et Tes- 
guière «^ .maroptmi* .oop^Si xu d. 

45ft«. Un autre pot et- une aiguière rons. Et dessuz 16$> 
cottvèdefr a* ufi- fretel sur lequel a une pierre de voirre 
adurée, fait!en«mamèfe d'esmail, dedenz le couvècle du pot 
a un esmail d'azur où il a un cerf et.mk>chi9n qui 1$ chsîïe, 
et ou couvècle de Téguière n'a point d' esmail^ Et poîseni 
lesdiz pot y i,.iuars,xLi4«. Et. Taiguière ii». marcs. ii. onees 
XII d. 

453. Un,p^ot ront assez grosset et:une aiguièfe^^'Sur 



76 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVRE. 

les couvècles a un fretel sur quoy il y esmail d*azur à 
m. querres, Et poisent les pot ti. mars i. once ti. d. Et 
l'aiguière m. marcs iiii. onces. 

454. Un autre pot ront à un freterel sur le couvèele 
sur quoy il a un esmail d'azur à m. querres, Et poise v. m. 
VII. onces xviii d. 

455. Un autre pot ront, à court siège, dont Tance est 
sizelée, et dessuz le couvèele a un fretel greneté environ, et 
dessuz a une pierre de voirre, faite par iiii. querres, en 
couleur d'azur, Et poise v. mars ii. onces xviii d. 

456. Un autre pot ront, à un ^relle fretel sur le cou- 
vèele où il a un esmail d'azur a m. querres, Et poise 
VI. marcs xviii d. 

457. Une grant chauffette quarrée dont le biberon est 
de la teste d'une serpent, et sur le couvèele a un esmail où 
sont les armes de Arragon et de Castelle, esquartelez en une 
Josenge, et environ la dite losenge a vi bestelettes, et est 
l'ance sizelée à menu ouvrage. Et poise v. marcs m. onces 
XII d. 

458. Une petite aiguière, grossette par le ventre, dont 
l'ance est eschéquetëe de sizelures et de plain, et sur le cou- 
vèele a un petit esmail d'azur à une betelette, et poise 
II. marcs i once. 

459. Une autre aiguière ronde, assez haute, et sur le 
couvèele a un fretel à un esmail quarrè de vert et d'azur, 
et dessuz a une petite rosette, et poise m. marcs ii. onces 
m d. 

460. Une autre aiguière ronde , sur le couvèele de la- 
quelle a un fretel , sur quoy a assiz une pierre de voirre 
quarrée adzurée, et ou couvèele dedenz a un esmail où est 
un chien qui prant un lièvre par la croupe, et poise ii. mars 
XII d. 

461. Une autre petite aiguière ronde, et sur son couvèele 
a un fretel sur lequel a un esmail d'azur quarré, et ou de- 
denz du couvèele a un esmail d'azur et une unicorne assise 
sur un tarrail vert Et poise ii. marcs i once xv. d. 

4M. Une autre petite aiguière ronde, et sur le couvèele 
a un fretel à un esmail d'azur quarré, et dedenz le dit cou- 
vèele a un esmail d'azur à un lièvre, Et poise ii. mars 
II. onces VI. d. 

463.. Une autre petite aiguière ronde, et sur le couvèele 



INVENTAIRE DU DUC D* ANJOU. 77 

a uD.fretel à un esmail d*azur quarrë. Et par dedenz y:celui 
couTècIe a un esmail d'azur, à une pantiere assise sur une 
terrasse vert, et poise ii. mars ii. onces vi d. 

464. Une autre petite aiguière ronde, et sur le couvècl^ 
a un fretel à un esmail d'azur quarrë, Et par dedenz ycelui 
couvècle a un esmail d'azur où il a un lion passant sur un 
tarrail vert, et poise ii. marcs v. onces xviii d. 

465. Une autre aiguière ronde, à un fretel dessuz le 
couvècle où il a une pierre d'azur querrée, et dedenz le cou- 
vècle a un esmail d'azur à un chien pendant blanc, Et poise 
II. marcs vi onces xviii. d. / 

466.' Une autre aiguière ronde, à un fretel dessuz le cou- 
vècle, où il a un esmail d'azur quarrë. Et ou dedenz du dit 
couvècle a un esmail d'azur à un chien rouge pendant. Et 
poise II. marcs. 

467. Une autre aiguière ronde, à un fretel sur le cou- 
vècle où il a un esmail d'azur quarrë, et ou dedenz d'icelui 
couvècle a un esmail d'azur à une chièvre qui s'enfuit, et 
poise II. marcs i once. 

46S, Une autre aiguière ronde, à un fretel dessus le cou- 
vècle où il a assis une pierre de voirre quarrëe et adzurëe. 
Et poise II. mars. 

469. Deux autres aiguières rondes, pareilles, toutes 
plaines, sanz fretel et sanz esmail, etpoisent chascune m. 
mars, sont vi mars, poisent les ii. v. marsv. onces xviii d. 

470. Un pot dore, ront, et dessuz le couvècle a un fretel 
esmaillë d'azur, et poise vi mars. 

471. Un autre pot pareil, dore, et a sur le couvercle un 
petit fretel esmaillë d'azur, et poise vi. mars v onces xii d. 

472. Un autre pot dore, ront, tout plain, et dessuz le cou- 
vècle a un fretel de cristal d'azur et à fueillages, et poise 
V. mars vu. onces vi d. 

473. Une aiguière ronde, dorëe, et ist le biberon d'une 
teste de serpent, et dessuz le couvècle a un fretel de cristal 
adzurë, et poise ii. marcs et vi. d. 

474. Une autre aiguière ronde, dorëe, et a sur le cou- 
vècJe un fretel esmaillë d'azur et de vert, Et poise ii. mars 
I. once. 

475. Un autre pot tout blanc, à un souaige dore ou siège 
et un autre souaige dore environ le couvècle, et est l'anee 
dorëe et sizelëe, et y a sur le couvescle un esmail d'azur où 



78 NOTICE DES ÉMAUX BU LOUTHE. 

•Il a un chien jausne et deux petits glandaz dorez, j^esant 
V4tii. mdFS'i^i d. 

476. Un autre pot blanc, pareil, à un souaige doré ou 
'«îège et un «ititre souaige doré environ le couvescle, et est 
«Ifaïice dorée et «izellée, et y a un esmail sur te couvescle, 
id'ai^r, où est iin Hèvrcrouge à deux peiiz glandaz dorez sûr 

Tance, pesant'iii. tnarcs vu. onces et demie. 

477. Vue chauifète toute blanche, séant ^urtrois longues 
~fânibe8'et<a pies de chien dorez, et est* la gueule dorée, et sur 
i|a teste de la tlite chauffète 'a une roze de noz armes, Et 

poise en tout vi mars xii d. 

»47lB. Une autre chauifète toute blanche, ànn gros ventre, 
!etisiet«ur ti^ys piéz de chien dorez, et sur le couvècle a 
un escu escartelez des armes de France et du iralphîné, Et 
sur Tance en a un autre plus petit, et a un petit' biberon 
4oré,< etnpoése ii.>marcs vti.offces 

'47^. 'Une aiguière d'argent dorée, àvi coàtés, clzelée à 
'fueilles dechesne et à plusieurs autres divers' foeillages, et 
est le biberon par la gueulle d'un serpent, et dessus le cou- 
vercle a ^n fretel à trois fueilles, et des fueilles^ist un bou- 
tOBsetagu airuré, à vi coi^tés, Et poise ni. mars ii. onces 
XXI d. 

r460. Un pot d'argent, doré par dehors'et'blanc dedens, 
dent le piéet les hors de la bouche et d^ nonterole sont à 
souages, et sur le dit couvercles un haut fretelà^ftfeînages 
• dorez, et des fueillages i&t un bouton à iiii.'quarrés es- 
maîlliée d'azur, et dedens le -dit = couvercle -a un esmail 
d'azur, à une roze tannée, et le bouton de ladite roze est jaune, 
et poise V. mars ii. onces vi d. 

481. Un autre pot semblable, sanz différence, excepté 
^ne en Tesmail du couvercle est un singe >qui siet sur 
une terrace vert. Et poise v mars ni, onces. 

482. Une aiguière de celle mesmes façon, sanz différence, 
■excepté que ou couvercle par dedens est un singe vert. JEt 
poise II. mars în. onces xii d. 

483. Une aiguière pareille, sanz différence, excepté que 
en* Tesmairdu couvercle par dedens est une ancolye tannée 
sur' une terrace vert. Et poise tu. mars ii. onces. 

484. Un pot d'argent doré, dont le pié, le hors de la 
gueule et du couvercle sont à souages grenelez ,. et dessus 

Tecôuvercle 'aun'haut fretél de feuillages, auquel ist un 
tyoUton qliarré de voirre à un. quarrés, et dedens le cou- 



IIf7E!VTlIRE BU DUC D* ANJOU. 79 

terele a un esmail roont azuré ou quel a un lyon Jaune et un 
serpent qui Tient par devant le. visage du lyon et le mort 
ou col, et a oudit esmail arbrisseaux vers, Et poise y. mars 
mi onces vi d. 

4f6iS. Une aiguière de celle mesmes façon., sanz diffe- 
reaee,^xcepté>que>QO)foa6 du couve nele n'a point d*esmailv 
£t, poise II. mars vii. onces x VIII. d. 

'ÂSB. Un petit jouel' d'argent doré, séant sur'iii. serpen- 
telles, attestes 'd^omme, et dessus' ehascune teste a un piler 
de maçonnerie, et à liant desdiz pilers a serpentelles, et le 
corps dudit.jouel est aussinteomme» d'une fontaine, à iii. 
Mberons par enbaut, et ist'Chaseun biberon de la gueule 
d'une serpentelle, et la bouche de ladite fontaine esta cré- 
neaux, et dessouz les créneaux a osteaux entailliez à jour, 
et ou fons dedens a ua esmail • enlevé , esmaillé d-azur, à 
connins jaunes et arbrisseaux vers, et le fous par' dehors 
estcizelé, et ou milieu a une rozeà fueillages et le bouton- 
net du milieu de la roze est d'une petite pierre de cristal 
vermeille, et par dedens le couvercle dudit jouel a up petit 
esmail d'azur, ouquel a un oisel qui aporte son bec par des- 
sus son col entre ses elles^ et par dehors a un fretel à iiii. 
faeilles, entre lesqueles au plus haut esl assise .une pelle de- 
vant, et dessus' ladite pelle a une petite esmeraude. JSt poise 
la fontaine en tout i, marc vi onces xii d. 

487. Une très gnant aiguière d'argent dorée de «très an- 
cienne façon, 'toute menuement cizelée, dont le pié est à 
viii. costés, et sur chaseune co&té a une; pierre, c'est assa- 
voir, grenet ou une autre pierre obscure, et va viii. e&- 
maux, en manière de lozenge, des armes de France et 
d'Angleterre, Et le ventre de ladite aiguière est semé d'es- 
maux vers, et parmi le ventre a un souage à créneaux et à 
testes dessus etdessouz, etàéhascuncosté aYiii..petisymages 
4e di verses bestes. Et en lieu de biberon a un grant bec 
wivert ét'ii. i^ns oreilles, et le bort est à créneaux, et 
fance est semé de vi petis esmaux quarrez esmailliez. Et 
le couvercle est sur le bort à souage et orbesvoies, et dessus 
sinu. esmaux: vers et'iiii pierres obscures, «t le'fretel est 
de. me tour basse erenelée , et environ y celle tour a vin. 
pîUers, dont'Snr tes iiii. a,iin. ymafpes- qui sont diverses 
WQtenaaces, Bt sur la tour a > un nomme comme un-villam 
«Bris en chaire qui joue d'oae^eomenmse. -Bt-poise entoiit, 
IX mars vi onces xii d. 

408. lUorpot et une aiguière d'argent dorez de la façon 



80 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVRE. 

d'avignon , sanz esmaux , pesans y m. mars i once. Cedt 
assavoir le pot vi. marcs vi d. Et Taiguière ii marcs xviii. d. 

Autre vesselle de gohelez et dehennaps dorez touz plains, 

489. Premièrement : un gobelet à trëpië, esmaillé ou fons, 
ou quel a un lyon et un renartet un arbre entre eux deux, et 
dedenz le couvercle a un esmail où il a ii. connilz qui yssént 
d'un terrier, et dessuz ledit couvècle a un fretel, Et sont 
les jambes du trëpië esmaillez d'azur, et sur chascun es* 
mail a assis un pilier. Et poise ii. marcs ii. onces xxi d. 

490. Un autre gobelet couvert, à trëpië, a un esmail oa 
fons, où il a un livrier blanc qui queurt après un lièvre, et 
y a un pin, et ou dedenz du couvècle a un esmail d'azur , 
où il a un liepart assis devant la teste d'un lyon, et dessus 
le couvècle a un fretel. Et est fait l'autiau à fenestrages, Et 
poise II. marcs i. once et demie. 

491. Un autre gobelet couvert, à trëpië, et ou fons a un 
esmail d'azur, à un porc sanglier qui est dessouz un pommier, 
dont l'une partie d'icelui pommier est chargië de pommes . 
blanches et l'autre vermeilles, et dedenz le couvècle a un 
esmail où il y a un» renart, et dessuz ledit couvècle a un 
fretel et est le pië ouvre d'otiaux, et poise en tout ii. marcs 
III. onces et demie. 

492. Un autre gobelet sanz pië, à un souage dessouz, à 
ili. lyonceaux qui le portent, et par le milieu a un autre 
souage, et ou fons dudit gobelet a un esmail , à iiii. roses 
d'or, et y a un lou et un renart, Et ou dedenz du couvècle 
a un esmail où il a un lièvre, et dessuz ycelui couvècle a 
un fretel, Et poise ii. marcs i once. 

493. Un autre gobelet couvert, sanz pië, à un souage ou 
a m. lionceaux qui le portent. Et ou fons a un esmail où est 
un oliflanc qui porte un chastel, Et ou dedenz du couvècle a 
une filatière, esmaillëe d'azur, où est un oiseil roux, et dessuz 
le couvècle a un fretel, et poise en tout i, marc vu. onces 
XVIII d. 

494. Un autre gobelet , sanz pië, couvert, à un souage 
dessouz, où il y a m. lyons qui le portent, et un autre souage 
ou milieu, à un esmail ou fons, où il a un lou qui chevauche 
une liëparde, et ou dedenz du couvècle a un esmail où est 
un chien courant roux, et dessus ycelui couvècle a un fre- 
tel. Et poise en tout ii. marcs xii d. 

49 K. Un autre gobelet couvert, sanz pië^ a un. souage 



INVENTAIRE DD DUC D ANJOU. 81 

dessouz, OÙ il a m. lyons qui le portent, et un autre souage 
oa milieu, à un esmail ou fons, où il a un serf, et ou dedenz 
du couvèclea un esmail où il a un ours, et dessuz un fretel, 
et poise en tout i marc y. onces xtiii d. 

496. Vint et quatre hennaps dorez, pareilz, esmaillez ou 
fons à noz armes, à un souage dessouz, et poisent les xii. 
xxiui marcs un. onces et les autres xii. poisent xxt marcs. 
{Note marginale.) Loys de Rispe en a un. 

497. Un grant gobelet d'argent doré et le couvercle de 
mesmeSy sanz pië, et est le gobelet à un souage au dessouz, 
et ou fons dudit gobelet par dedens sont les armes la du- 
chesse, et le couvercle est à un souage crénelle, et le fretel 
esta fueillages, et des dizfueillagesist un bouton esmaillié à 
arbrisseaux vers, et dedens ledit couvercle a un petit esmail 
des armes la duchesse, Et poise le gobelet en tout m. marcs 
VI. onces xviii d. 

498. Un pichier de voirre, vermeil , semblable à jaspe, 
garny d'argent blanc, le couvercle, le bort de la gueule et 
au pië et Tance, Et poise en tout u. marcs ii. onces. 

499. Un pot d'argent doré , tout plain, dont le pié et les 
hors sont à plusieurs souases, et ou couvercle par dedens a 
no petit esmail d'azur où il a un lièvre gisant, et dessus le- 
dit couvercle a un haut fretel à fueillages , duquel ist un 
bouton à VI costés, esmaillié de vert et d'azur, Et poise 
vi marcs m. onces. 

1^00. Un autre pot, pareil à cellui devant escript, sanz 
dififërence, excepte que en l'esmail du couvercle a un lièvre 
séant sur le cul. Et poise vi marcs, demie once. 

501. Une aiguière dorée, toute plaine, à souages ou pié 
et es hors, et a un biberon issant de la gueule d'un serpeot, 
et dedens le couvercle a un esmail où il a un oisel qui a les 
elles tendues, et dessus a un haut fretel à fueillages, duquel 
il ist un bouton à un. quarrés esmaillié de vert et d'azur, 
et poise un. marcs ii. onces xii. d. 

509. Une autre aiguière, toute pareille, excepté que en 
l'esmail dedens a une serpentele volant. Et poise ii. marcs 
VI. onces. 

505. Un pot d'argent doré , ou couvercle duquel, par 
dedens , a un esmail d'azur , ouquel a un griffon jaune, et 
dessus ledit couvercle a un haut fretel à longues fueilles, et 
desdites fueilles ist un bouton quarré de cristal azuré. Et 
poise ▼. mars ii. onces xii d. 

4. 



1 



S2 NOTICE DES ÉHAUX DU LOUTRE. 

1S04. Un autre pot d'argent doré, ou couvercle duquel a 
«n esmail d'azur, ouquel esmaila un- homme armé qui tient 
tin talnas en sa main sénestre et en la destre une boulaye, 
et par dessuz a un haut fretel à fueillages, duquel ist un 
lH)ntôn quarré esmailHé'd*azur, !Et poise t. mars xii d. 

505. Une aiguière dorée, à un biberon qui ist de la teste 
d'un griffon, et sur le couvercle a un fretel à fueillages, des 
quelz ist un bouton esmaillié d'azur. Et poise ii. mars ii. 
nonces. 

SOG, Une aiguière toute liorée, à un biberon iqui ist de 
la gueule d'un serpent, et ou couvercle par dedens a un petit 
esmail d'azur, ou quel a nae^ petite roze vermeille, et dessus 
a un petit fretel à- lueillages desquels ist un beuton azuré à 
ni. quarrés, £t, poise ii. mars i. once xii d. 

507. Un pot doré, cizelé, qui a ou ventre devant un vi- 
sage sanz.bai^e et par derrièrez sontees eheveax, qui font 
le veKtre-dfU p<^t, et dessus lateste par devant et to«t entoura 
fueillages de ohe8ne,et ledessusdu col est cizelé a fueillages, 
et dedens le couvècle du pot a un petit visaige ^nz esmail 
d'un enfant, doré et enlevé, et oudit couvècle par -dehors 
a «n fretel de xiii. fueilles de chesne es quelles. feuilles a 
un bouton quarré, et poise vu. marcs ii. onces xii d. 

>508. ^Un pot*doré, cizelé, à vi. pales, dont les unes sont 
à fueilles de vigne et les autres de trèfle, et dessus le cou- 
yècle avn-bien haut fretel à vi fuefilles, et efitre les vi 
fueilles. a un bouton roQftt.par quartiers de rerteldlaBur, et 
ou milieu de eàascnn quartier a vjfioins^bliHnres' et «u' ver- 
meil ou milieu et dedens le couvècle a esmail azuré t)u 
quel a un arbre etii. lièvres gisans«ur«ne terrasse verte, 
I un de costé et l'autre d'autre. Et poise vu m.r i/once. {Note 
marginale,) 11 estescriptdessus^à xxiii feuilles emprès sou 
pareil. • 

509. Une aiguière d^rgent dorée «t esmaillée d^agur la 
plus grant partie, et le surplus d'autres couleurs. Et y a ou 
ventre eseuzaguz, faiz en cofi|pas,ou milieu desquelz a moitié 
de hommes et de bestes qui jeuent de plusieurs instrumenz. 
Et le couvècle de ladite aiguière et tout le demeurant 
de ycelle a plusieurs petiz oiseaux et' bestelettes, et est le bi- 
beron d'icelle aiguière de la teste d'une serpent, Et dessuz 
le couvècle a un fretel de l'esmailleure dessuz dicte, Et 
poise m. mars v. onces xviii. d. 

510. Un gobelet d'argent, doré et esmaillé par quartiers^ 



INTENTAIRE DU DUC d'aNJOU. *g5 

plus Ions que quarrez, et sont iceulz bordez de gueulles et 
-senaez de petites rosettes de fin adzur et de faux adzur,'Et 
sont lediz quartiers esmailiez de adzur et de vert, Et en ceulz 
'd^azur a hommes et femmes, qui sont moitié hommes et 
•fenwnes et moitié hestes, qui jeuent tie plusieurs instrumenz 
et font plusieurs contenances, Et èsquartiers vers a plusieurs 
.testes, griffons^ iyons, renars et connilz, Et ou fons du gobe- 
let a nnesmail vert^où il a «nfanz qui ebassentaux- papillons, 
•Et a dessos le eouvède un petit fretel.d'azttr,i£t siet ledit 
foëelet SUT un trëpië esmaiUé par losanges d'azur et de 
'Tiolë, et«st Tadzuré de*6ieilles de perresil. lEt le violé jà 
'testes. «Et poise ^belet et trëpië, en tout, iiii. mars iiii. 
iMiees vi»(|Dart. 

811- Une salière d'une coquille de peHe séant sur un 

long pié grelle, Et la pâte est longuette, et a dessus quatre 

e«naiEx> en- manière de losange, Et ou pommel du pié a iiii. 

*«Btres;peliz esmaux pareilz, Et le couvercle • est doré touz 

.«plain, et y adessuz iiii. autelz esmaux, sans différence, 

•^sonne cmiz dedessoz la pâte, -fit poiseii. mars vi onces 

^id. 

Si^. Un gros qwoc d^n.e coquille de perle, tlont le col 
est d'argent doré, «ta- ta cretteetle coiifanonde guelles,Et 
a le ventre et la queue liée d'une grelle lieure d'ai^ent dorée 
et semée de petiz grenaz, Et siet ledit quoo sur un pié où'il 
y a V. petiz esmaux. rons esmaillés de vert, Et tout le demou- 
raut est semé de; petiz greaaz, Et poise m. luars une «ace. 

813. Un grant languier fait enimanière d'un arbre, et y 
ta sur les branches ^x VII. iaogues-de serpent, et aus eostez 
• d'iceUesa pierres de diverses couleurs encbaoiées en argent 
et pendent a ehaitnnète, et siet le < dit languier sur un pié 
beJJooc et cizellé à fueillages. Et a un gros pommel entre la 
coupe où siet ledit languier et ledit pié, lequel siet sur vi 
"pâtes, Ei poise en tout vu. marcs v. onces xviii d. 

514. Un grant cor, garni d'argent, ouquel a entour la 
gueulle l'istoire du riche et du ladre, et y a un angèle de 
maçonnerie qui monstre, d'une main, le dedens du cor, et 
est soustenu ycellui cor de m. piezd'oisel assez longues, Et 
enoultre a, sur le gresle bout d'icellui cor, un angèle en 
estant qui tient une- trompe qui va jusques ou milieu de la 
gueule dudit cor. Et poise , eor et argent, v. marcs i. once. 

81o. Une salière d'une coquille de pelle séant le pié sur 
VI. Iyons. gesans. Et est ledit. pié entailé comme demy ront, 
tt sur le plat sont feuilles enlevées, et ou milieu a esmaux 



84 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUTRE. 

rbns de plitre, et ou milieu du piller, qui porte ladite co* 
quille, a un chastel de masonnerie, et sur les feuilles derrière, 
en haut, a une serpent gravissant à une longue queue et 
esles esmaillées, et est le couvercle de la façon du pié, saas 
difërance, et a un fretel dessus fait comme une rose d'outre- 
mer, Et poise en tout vi. marcs m. onces. 

516. Une autre plus petite salière, d'une coquille de pelle, 
dont le pié est d'orbesvoiesà jour, et sur le plat sont vi. es- 
maux de plitre, et parmy est ledit pié semé de rubis et es— 
meraudesd'alexandre et de pelles d'escoce, et ou milieu du 
pillier a un pommel d'esmail de plitre, et est ladite coquille 
lié en plusieurs liens et garnie de ladite pierrerie et sembla- 
ble du pié, en toutes choses, est le couvercle, et sur le haut 
a un petit fretel et sur une pelle. Et poise en tout m. marcs 
III. onces XII d. 

517. Une salière d'une coquille de pelle, sur un pié doré, 
tout plain, à orbesvoies, et ou milieu du piller a un pommel 
à bocète quarrées, à rozettes ou milieu, garnie par les hors 
et par le ventre d'argent doré tout plain, et le couvercle est 
crénelé à souages, et dessus a un petit fretel de fueillages, 
desquelz ist un boutonnet doré, et a ses queues toutes en- 
tières sanz garnison, Et poise ii. marcs i. once xviii. d. 

518. Une salière d'une coquille de pelle, h m. queues, 
dont le couvercle est bellonc, et les hors à souages crénel- 
les, et est doré dehors et dedens, et dessus a un fretel à fueil- 
lages, desquelz ist un bouton azuré, et dedens a un ésmail 
d'azur, et porte ladite coquille un homme, à ses deus mains, 
sur sa teste et ses espaulles, lequel homme a un chapeau de 
feutre esmaillié d'azur, est le dit homme nuz piez, sur une 
terrace dorée, sanz esmail, Et poise i.marcv. onces xviiid. 

519. Une petite salière que porte un griffent, estant sur 
une terrace enlevée et esmaillée de vert et d'azur, et est 
bel longue, à plusieurs souages, et est ladite salière faite en 
manière de roze et esmailliée d'azur à plusieurs serpen telles, 
et le couvercle esmaillié de mesmes par dehors à orbes- 
voies, et dessus a un fretel à fueillages, desquelz ist un bou- 
tonnet esmaillié, Et poise i. marc ii. onces xviii d. 

520. Une espreuve d'argent dorée, dont le pié est sizelé 
à fueilles de vigne, et sur le pié a iiii. esmaux rons enlevez, 
esquels a serpentelle, et autres betelettes, et en viii. parties, 
sur le pié, a viii. pierres dont il y a v. grenas, une loupe, 
une ametiste et un peridol, et dessus le pié a unejambe à un 



INVENTAIRE DU DUC D' ANJOU. 85 

pommel à ti. esmaux en losanges, et dessus la pommetea 
une salière en manière de rose, et du milieu part un arbre 
de coràl vermeil ouquel a, es bous, xiii. langues de ser- 
pent et XII. pierres pendans de plusieurs manières, et ou pié 
de Tarbre a un camahieu d'un costéet de 1 autre une onique, 
Et poise en tout ii. marcs vu. onces xii d. 

KSi. Une espreuve d'argent doré, à un petit pié longuet, 
que TI. petis lyons portent, et dessus le pié a iiii. camaheux, 
- don l'un est vert, et au bout de cbascun a ii. pelles d'escoce, 
et audit languier aux branches, c'est assavoir v. d'une part 
et T. d'autre, et sur cbascun bout de branche a une langue 
de serpent, excepté en iiii. et es branches a xxxiiii. pierres, 
les unes en couleur d'esmeraudes et les autres de saphirs, 
et plusieurs perles d'escoce, et en la tyge de l'arbre a quatre 
camaheuz, et est le haut de la tyge dudit arbre de fueilles 
de chesnes, sur quoy il a deux oizeaux, Et poise m. marcs 
I. once XII d. 

s 

Hennaps blans par dehors^ dorez, sizelez et esmaillez 

par dedenz. 

Ma. Premièrement, un hennapsanz pié, sizelé par dedenz 
à fueilles de chesne, et entre les fueilles a pilles de maçon- 
nerie. Et ou fons a un esmail d'azur à arbres vers,soubz les* 
quelz a un serf gesant sur un pié vert , et poise i. marc 
VII. onces. 

S!&3. Un autre hennap, sans pié, sizelé par dedenz de 
fueilles de chesne, et entre icelles a piliers de maçonnerie, et 
ou fons a un esmail d'azur à un arbre vert, et y a aussi un 
lévrier qui chasse connilz et un serf. Et poise i. marc 
VI. onces xii. d. 

5S4. Un autre hennap, sans pié, sizelé par dedenz à 
fueilles de treflRe et de chesne, Et ou fons a un esmail ou 
quel a une biche, et dessuz elle a un aigle qui la tient au 
bec et aux ungles, pesant i. marc vi. onces xxi. d. 

525. Un autre hennap, sanz pie , sizelé par dedenz à 
fueilles d'arable à branches laciées par manière de frète. 
Et ou fons a un esmail d'azur à ii. arbres entre lesquiex a 
un sanglier qui est féru de deux flèches, et par derrière le 
mort un lévrier, Et poise i. m. ii. onces xxi d. 

MS. Un autre hennap, sans pié, sizelé à plusieurs fueil* 
les , et sont les fueilles du bord d'anhaut et du fons de 



'^ XOTICE'DVS ÉMAUX DU'LOTTTÉE. 

'\clresne/Etym<fOBs a'iiii'«9mally>iiqiiél 'a n. arbres et con- 
iiUz en manière ée in^areime, et poiâe'ii/tiiarcs*Tn. onces 

^27. Un autrëhennap, sans pië, sizelé a fuéilles de. tréfile, 
et ou fons a un esmàil où il a un arbre, un lyoaetua cou- 
nil séanz sur une terrace vert, Et pôise i. marc th. onces. 

IS28. Un autre h»inap> sans pié, sizelë.par jdedeaz.à 
'fueîlles de chesne, Et ou fons a un esmail ou quel a mn 
'arcbier vestu ide vert qui trait à un connil.<Et,poise imarc 

VI. onces xtni. d. 

^29. Un autre hennap, sans, pié, sizelé par oompa&de 
, plusieurs fueillages, et ou fons a un esmail où il a.4inarbte 
■ et un lion passant par un pré, pesant i. marevi. onees 
XII. d. 

MO. Un autre heoaap, sans pié, doré et sizeléif Cueilles y 
dont les branches sont nouées Tune parmi Tautres à neux 
rons, Et ou fons a un esmail d'azur où il a un lion d'or qui 
assaut un connil et le counil se défiant, Et poise i. marc 

VII. onces. 

531. Un autre hennap, sanz pié, sizelé à fueilles, dont 
les branches sont noées Tune parmi l'autre à neux roos. Et 
ou fons a un esmail d'azur où ily a deux arbres et un lévrier 
qui chasse un dain, et poise i. marc vu. oaces et demie. 

1(52. Un autre hennap,: sanz pié, sizelé à arbre et à plu- 
sieurs fueillages, Et ou fons a un esmail où il a uni griffon 
volent, et a ou bout de sa queue un visage,. Et poise* i marc 
VI. onces VI d. 

Ô35. Un autre hennap,- aanz'pté, sizelé à- ari>res faâz tn 
- maBièf e de treffle, ' Et ou fons a un esmail où il a un arbre- et 
un lévrier garre qui tient un connil par letventre,)£t poise 
I. marc vi. onces xiid. 

^54.< Un autre hennap, sanz pié^ sizelé à Vieilles de citesiie 
et autres. Et ou £ons a «un esmail d'amr 'OÙ>il a^un arbre %t 
une truie sauvage que un lévrier ooin tient par tes jambes 
derrière. Et poise i. marc vi. onces et demie. 

55^. Umantre hennap, sans pié, sizelé à eompas^' tenanz 
l'un à Tautref esquelza plusieurs fueUlages,>Et ou fons a nn 
esmail qui* est- d'azur à ii.^«arbres, et y a an heri^n qui se 
combat à un lévrier. Et poise i. marcvi. ottces'xv d. 

8^. Un autre hennap, sanz pié, sizelé à ]f»lusieurs fueil- 
lages qui sont en' compas rons. Et ou fonsaun esmaild'azur, 



1 



IlfVBNTAIRE WJ DUC b' ANJOU. *W 

à*tii..ar1ire6 et à tin homme <|ui Têftflt prandre lesconriih à 
la'iDani,^fit'p'OÎBe i. marc. vi. OBCes «nd. 

"^77.' Un autre hennap, san^pîé, sizeléà plugieurs fueilles^ 
Et ou fous a un esmail d'un lyon qui tient un lièvre par le 
€ol,'£tipôiseii. iBftrc'Vii. onees^vi.d. 

83&.Un autre hennap, sanz.pié, sizeléà plusieurs fuètt* 
I^es, Et ou fons a un esmail d'azur et ou milieu a une fon- 
taine en.coiileur d'or, et^u milieu d'icelle a un pilier dont 
Tiaue éhiet:en la fontaine, et aux deux costez d'icelle fon- 
taine a enchascun un arbre, Et.poise i. marc tii. onces. 

.539. <Un âfUtre hennap , sanz.pië, sizélé à fueilles de 
diesno'^t de treffle, Et ou fons a un esmail où il a un cerf 
fêsant'cpie un lévrier tient parmi Teschine, Et poise i. marc 
•Ti. onces. 'tu. d. 

S40. Un autre hennap sanz pie, sizelë à fueillages de 
'chesne et autres, Et ou fons a un esmail, à une petite rosette 
qui départ m. grelles arceaux, et souz chascun d'iceulzaun 
oisel..Bt pcktse i marc vi.' onces xii. d. 

' &41. Un autre hennap, sanz pie, sizelë à fueilles de chesne 
et autres, Et ou fons a un esmail ouquel a un arbre et un lé- 
vrier qui tient un dain parmi lecol,etdessouzla queue dudit 
lévrier a un connil qui ist de satesnière. Et poise i. marc 
VI. onces vi d. 

••642.' Un autre hennap, sanz pie, sizelë de plusieurs fueil- 
lages, £t ou fous a I. esmail à une biche en estant devant un 
arbre, et de devant le visage d'icelle a un connil en séant. 
Et poise I. marc vi. onces xii d. 

54S. Un autre hennap, sanz pié, sizelë à fueilles de 
etiesne et de treffle. Et ou fons a un esmail, ouquel a un 
bomme.et une femme nulz,- Et, poise i. marc vi. onces ix d. 

«4(44. Dofuxipetiz faennaps blans d'an grant, sizelez à ar- 
breœauxetÀ petis fueillages enlevez et dorez, Et ou fons de 
Tun a an eemaiLoù il a un lévrier qui tient un dain et une 
antre beste, Et en l'autre a un esmail où il a ii. bestes en- 
mantelées, etdeBSouzelles ann chien pendant qui chasse an- 
connil, 'Et -poisent ii, marcs t. onces, 'xttii d. 

8415. Quatre hennaps plas, d'une façon, dorez, touz 
plains, et a en chascun un esmail, et ou premier a un esmail 
ouquel a iti. femmes et ii. hommes, dont Tune des femmes 
tient un arc, ou secont a un grant esmail ouquel a un piller, 
et dessus a une fontaine, et environ à genz de plusieurs con- 



-86 NOTICE DES, ÉMAUX DU LOUTftE. 

,teBances, Et ou tiers esBiail a t. personnes dont Tune jeue 
du sartelion et l'autre de la guiterne, Et ou quart esmail a 
la fontaine de Jouvant et entour a genz qui vont en gibier, et 
poisent les iiii, tiii. marcs m. onces xii d. 

K46. Yiii. bennaps dorez , touz plains, pareilz et d'une 
façon, excepté que es esmailz d'iceux a on premier esmail 
II. dames dont l'une trait à un homme d'une flesche et li 
met emmi le corps, Ou segont a ii. dames dont Tune tient 
un petit arbresel, et devant elles a un bomme séant, et sont 
souz un paveillon. Ou tiers a un esmail ouquel a un arbre 
et m. connilz sur une tarrasse. Ou quart esmail a un dain 
encontre arbres et a ii. chiens qui le tiennent par la croupe, 
ou sinquième a un esmail où a ii. lions au pié d'un arbre, 
ou sisième esmail a un singe acroupi à un chaperon vert, ou 
septième a un lévrier qui tient un sanglier parmi l'oreille, et 
a le dit sanglier une bande d'or parmi le ventre, Et en Fui- 
tiesme esmail a un lévrier qui a abatu un sanglier sur le cul, 
Et poisent en tout xi marcs. 

I$47. Dix bennaps de l'argent et de la façon d'avîgnon, 
dorez dedenz, touz plains, sans esmail et sanz sizelnre. Et 
poisent en tout xiii. mars iiii. onces. 

K48. VI. bennaps de fèble dorure, qui longuement ont 
couru et sont de la façon de ceux devant diz, Et poisent en 
tout VIII. marcs ii. onces vi d. 

349. Quatre bennaps pareilz aux dix dessuz escrips, sanz 
esmail et sanz sizeleure. Et poisent en tout v. marcs ti. 
onces. 

550. XI. bennaps d'une façon, dorez et sizelez dedenz à 
fueillages et à laceis, etacbascunun grant esmail ou fons, et 
ou premier esmail a une fontaine où boivent bestes et oisiaux. 
Et ou secont esmail a une biche en couchant, et devant elle 
a un lévrier en séant qui a la crouppe d'azur. Ou tiers esmail 
a un renart et un singe qui se sient et baillent la foy l'une à 
l'autre. Ou quart esmail a ii. arbres et connilz i>ar manière 
d'une garenne. Ou quint esmail a un ours qui prant un 
lièvre par les oreilles. Ou sisième esmailaun louquijprantun 
porcespi. Ou Tii«esmaila un levrierqui queurt après un liè- 
vre et dessuz le lévrier a un petit heriçon. Ou huitième esmail 
a un lévrier qui tient un lièvre vert, et derrière le leuvrier 
a un dain. Ou neuvième esmail a un demi lyon s|iillant contre 
ufï demi serf, et au dessouz a connilz par manière de garenne. 
Ou dizème esmail a un arbre lacié et m. connilz au dessouz 



ITIVBNTAIBE DU DUC d' ANJOU. • 89 

par manière de garenne -Et en ronzième esmail à un lévrier 
quîchasse auxconnilz.Etpoisent en tout xx. marcsy.onces. 

ISttl. VI. hennaps de Targent et de la façon d'avignon, 
touz pareilz, dorés dedens, pesans en tout xi. marcs xii d. 

ISKIt. Sis hennaps d'argent, de la façon d'ayignon, touz 
pareilz, dorez dedens et blans dehors , Et poisent en tout 
Tiii. marcs ii. onces et demie. 

ISIS3. Sis hennaps d'argent, dorez, cizeles à vignète, et le 
fons est cizelé à vignète enlevée , et ou milieu du fons a un 
esmail d'azur à petis arbrisseaux vers et connins , et de- 
hors sont touz blans et de la façon de Paris, Et poise chas- 
cun 

5^4. Douze hennaps dorez et cizelez par dedens et blans 
dehors, et ou fons de chascun a un esmail d'azur, et en chas- 
cun esmail a une beste sauvage enmantelée. Et poisent en 
tout xxxiii. marcs v. onces. 

IS2SI$. Douze hennaps dorez dedens et blancs dehors de la 
façon d'Avignon, pesans en tout xvi. mars m. onces. 

SSS. Cinq grans vielles tasses, dorées dedens et dehors, 
sans esmaux, pesanz viii. marcs vi. onc. xii. d. 

5J$7. Une tasse grande, dorée dedens et blanche dehors, 
toute plaine, pezant i. marc m. onces. 

66S, Un grant hennap, doré dedenz, ou fons duquel a un 
grant esmail ront garny de souages grenetez, et est ledit es- 
mail d'azur, Et en ycelui a un homme et une femme qui tien- 
nentun cscu d'or, àun lyon d'azur rampant, à iiii. fourchiées, 
et est la bordeure de guelles semée de tourterelles d'or. Et 
poise II. marcs vi. onces, xii d. 

i$j$9. Un hennap blanc, cizelé a feuillages enlevez, et ou 
fons a un esmail, ouquel a un esmail d'azur, ouquel a un 
lévrier et un lièvre et un arbre. Et poise. vu onces xii d. 

IS60. Un hannap de madré, couvert, a pié d'argent doré, 
et sur le couvercle a un bouton esmaillié de noz armes, Et 
poise I marc. vi. onces xii d. 

Mi. Un autre hannap de madré , a pié d'argent doré, et 
sur le couvercle a un bouton esmaiilé de nos armes, Et poise 
II marcs i once vi d. 

569. Un gobelet d'argent doré, tout plain, excepté que 
ou dedens du couvercle a un esmail vert, ouquel a un escu, 
à un lyon rampant qui a une estoille en la poitrine, et est 
le couvercle crénelé, et est le siège du gobelet lozengé 



1N> NOTICE DES ÉBfAUX DU COUTEE. 

•d^esmaulx vers et asurës à bestèlettes, et so^ût les frettes 
«fes dits lozenges vermeilles, semées de petites roses d'or, 
et' est le dit^ siège assis surtmelemme-en ma^itélee , et dès 
•par de aembTil,'elle''esti«iohié-de lyon-'ét 'moitié de 'grî- 
phon et tient en ses mai&s'unefterpenl^le. par les elles 
• qui gete Teaue, et est sont mantel e8ni»Hlé,.tBt«est. assise sur 
un pië bien lonc, doré et enlevé i boillons -^Boas assis isur 
un. petis lyons gisans.,£tpoise gobelet .et rpié v. marcs 
ti. onces. 

563. Une grant aiguière de cristal, dont le pie est: doré 
à VIII. quierres, garni d'ori»evoie6,et(des6its ^a iplosiears 
fueillaîges enlevez, sur quoy il a petites florètes esmaillées 
d'azur, et est garnie la gueule de ladite aiguière d'argent 
dorée, et le couvercle à orbevoies, et dessus le Oûuverâe^^a 
un fretél à petites fueilles de chesne montans etavallans, 
sur quoy il a une grosse pelle d'escoce,^t(pôise en*tout 
X. marcs vu. onces. 

864. Un voirre de cristal, dont le pie est dîavgent doté 
etzizellë à fueillaiges, en quoy il aviii. fueilles esmaillées, 
dont les iiii. sont vermeilles et les autres îiii. azurées, et 
ou milieu 'du pië a un pommel carré, esmaillë d'azur, à 
fueilles d'or ^ et < de vert y et est le bort dudit 'voirre garni 
d'argent et doré. Etpoise ii. mares iiii. onces'Xii.id. 

tf Btf . Une couppe d'argent dorée téti esmaiUée'par Uébors, 

«t sur lecpiéaslrestelètes et oyseaùx enfrésitede^verty-et 

HBur les neuz d'ieelte a'i^es* d^or, i»â$ises*en^vermèil, eteiii 

.0111. partves a pevsoMuiiges^de genzqui jeuent au perrier 

et à plusieurs autres j^ix. Et d^ens ladite coupe a un 

esmail d'azur, ou quel sont Tri^taoet -Ysieustet la'tedle^ 

.roy.Marc^ensuneai^re. Ëtestle couveaeledeîla dite eofupe 

tout esmaillée par dehors >de resmaill de^aat dit, i et «ni 

dedens dudit cou vesele a un esmailb roat, , : azuré , > semé :de 

rosètes d'or, et y a une dame qui tient un.mirouer et a 

une unicorne de vaut lui, et. y a un arbre ou quel est ua 

liomme qui tue ladite unicorâç, et est la coupe et leoou- 

vesele sizellez à feuillages, et pôise vii. marcs i. once 

'^i. d. 

l$66.'Un pot 'd*argeilt doré, quarré, esmalUié d'azur et 
de vert, semé à petis abreceaux, dont il a en aucuns 
çé'iceux oizelles, '^et e*t lié par le milieu du ventre d'un 
«fiouaige où 11 a sur cbascuue quarre une 'teste de gar- 
'igoiiles et eûtre^ettx testes' iiï.'fiièittes eiileTées,'un -greuet 
"Mit'U^e pelle d^esooce. Et par le coulauntrés grossouaîge 



INTENTi^IBE DU DUC d'AN/OC. Il 

semé d'esmaox , en cbascnn desquels a une fleur de lis et 
foerliaifes dessus et dessouz, et sur Tance dudit pot a une 
-âerpentelie, et sur lai^haraière du eo«vescle a un singe 
ifui -se *siet, et deeisus ladit^ieovpreséle a un fr^él à fiieiV 
-Mfe^ dont il ystnntres^gros bouton esiBalUé'd'atur, Et 
i^x marcs vi. oaces xii. d. 

1567. Une coupe d'argent doré, et esmaillëe , dont le pîé 
m'Ti.i(|D6rresrgamii2d'oi^beyoies, et dessus a* vi. esmaulx 
fviiiés,'èsqiie)x sont^ plusieurs bettes sauvaiges et oyseaux, 
et «6t .la jambe de ladite coupe ouvrée de nïaçonnerie 
esmaillé d€fdeaz les<fenestraiges, et en la. pomme qui est en 
ladite jambe' m. esmaulx azurez en lozenges et m. pom- 
mettes vers, et est la coupe ée jaspe dont le bort est d'ar- 
gent dore, et sur le couvercle a vi. esmaulx azurez où il a 
.plusieurs perso nnaiges de hommes et de femmes 'feisans 
•plusieurs contenances, et dessus a un pommel assis entre 
lueilles de chesne, montans et avalans, entre le»|ueHes a 
troîspelles d'escoce. Et environ ledit pommel a m. picfrres 
vermeilles et dessus iedit pommel a une perlle d'eseoce, 
Et paise en tout xiiii. m<^. v.onc. et demie. 

508. Une autre coupe d*argent dorée, sur le pie de la- 
quelle a Ti. esmaulx azurez, en deux desquelx il a deux 
cerfs, et -es autres ^ gens achevai et deux angèles, et est le 
fMnnmel de ia<eoupe tout ouvré à pîllié de maczonnerie, 
•et «arile'cooveiiclea vi. esmaulx' pareilz de ceùlx devant 
iin,>ettaiissint ceux dudens de^la cotipe sanr idiïPérence, et 
dessus le couvercle a fueilles qui montent et avalent, et eM 
lottt^îsttUé d€ft4i6 etidedenz, EtpMse V. mares iii. onces 
ia/»d. 

4(6&. Une autre coupe d'ârgeutdorée et esmaillëe, toute 

d'azur Mkr4l«bors, où il *a pavéillons, en quoy sont gens 

JouMds ëeipl«sî€favs jeox, et* en- Pesmail , qui est ou fons de 

«ta «dite coupe, est Saint Martin, et en celui du couvercle 

est une famé qui donne un chappel à un home qui est 

devant elle à genoulz, etrpoise en tout vi. marcs* ii. onces. 

^70. -Un petit pdt'dtogent, tout esmaîllié d'azur, à 

alrètes'Tertes, et en cbascune lozenge a testes de Esvesqnes 

'^t^iie^ens' hommes et fefmmes et oiseaux, et es neuz de 

i8liag«nne frète a «me rosète, et sur lefretel a une pom- 

mète à vi. quarres vertes, £t poise en tout vi. marcs. 

IJVl.'tJn'Voirre de cristal, assis sur un pié d'argent 
dové, dont la «pomméte «stà *ti. «smatik<amrez, faiz en 



92 NOTICE DES ÉMAUX DC LOUTRE. 

lozenges, et est le bort du voirre garni d'argent doré et 
III. charnières d'orbevoies qui lient le pié et la bordeure 
du voirre, et ou fons a un esmail d*azur ouquel est un 
homme à cheval qui corne et queurt en boys aveques un 
cerf et plusieurs chiens qui vont comme après, et ou dedenz 
du couvercle a une dame qui jeue de la guyterne, Et poise 
III. marcs vu. onces. 

572. Une petite salière, faite en manière d'un serpent, 
dont le doz est de coquille de pelle, et aus ii. costez à ii. 
esmaux de plitre, et sur la teste du serpent a une creste 
rouge, et est sur un trëpié fait de fi^eillages, et devant ledit 
serpent a une petite salière d'argent dorée dont le couvercle 
est de jaspe^ et poise i. marc vi. onces. 

i573. Une aiguière de cristal, garnie d'un pie d'argent à 
orbesvoîes, et est semé de fleurètes indes, et a un biberon 
d'argent doré, et par le col est ceinte d'un lyon dargent doré, 
et au lonc du ventre a ii. lyons qui partent du pié, et est 
l'anse de mesmes, le pot et les hors du pot sont d'argent 
dorez, et le couvercle est de cristal garni dargent doré à 
crenaux et orbesvoies, et dessus a unfretel a vi. feuilles dont 
les III. sont contremont et m. sont contreval, et poise 

I. marc vu. onces xii. d. 

574. Une petite aiguière dorée et cizélée, à fueillaiges et 
à testes, a un biberon de teste de serpent, et dedens le cou- 
vècle a un petit esmail ou quel a une petite betelete, et 
dessus a un fretel d'azur entre m. fueilles, et poize ii. marcs 
. XVIII. d. 

575. Une autre aiguière toute pleine, à biberon de gueule 
de serpent, et dedens le couvècle a un petit esmail à un lé- 
vrier rouz, séant sur une terrasse vert, et dessus un haut 
fretel d'azur entre m. fueilles, Et poize ii. marcs. 

576. Une autre pareille, fors que en l'esmail dedens le 
couvercle a un lièvre gisant dessouz un arbre, Et poize 

II. marcs i. onc. vi d. 

577. Un pot d'argent doré, tout plain, sanz esmail, de la 
façon d'Avignon, et sont les hors et le pié cizelez, et dessus 
lé couvercle a un haut fretel à iiii. fueilles desquelesist un 
bouton quarré, esmaillié d'azur. Et poise v. marcs iiii. onces. 

578. Un autre pot pareil, sanz aucune différence, pesant, 
au marc de Troye, v. marcs m. onces. 

579. Un pot d'argent doré, tout plain, mendre desii. 
dessus escrips, garni de souages par les hors et par le pié, et 



INTENTAIBE DU DUC D ANJOU. 93 

sur le couvercle a un haut fretel à iiii. fueilles, desquelles 
ist UQ boutonnet quarrë, esmaillié d'azur, Et poise m. marcs 
TU. onces. 

ôSOu Un autre pot pareil, sanz aucune différence, pesant 
lu. marcs tu. onces. 

Bacins à laver ^ dorez et esmaillez et touz blans. 

881 . Premièrement, ii. bacins pareilz, dorez et esmaillez 
ou fons à noz armes, Et poîsent en tout xii. marcs m. onces 
iTiii. d. 

SB&. Deux autres bacins pareilz, touz dorez et esmaillez 
ou fons, excepté que en l'un esmail a un chevalier à cheval 
qui tient son espée toute nue pour ferir un ours qui mort 
son cheval, Et en l'autre esmail a un chevalier à cheval qui 
acole un lyon par la teste, Et poisent en tout xvii. marcs 
VII. onces. 

Î583. Deux bacins pareilz^ touz dorez, et en chascun a 
un esmail ou fons, où a ii. griffons volanz, et poisent en tout 
XII. marcs m. onces xviiid. 

^84. Deux granz bacins pareilz , dorez par dedenz «i 
esmaillez ou fons et tous blancs par dehors. Et a, en l'un des 
esmailz, un chevalier sur un grant cheval qui donne à un 
lyon d'un glaive parmi la guelle. Et en l'autre esmail a un 
homme a cheval qui tue une serpent. Et poisent en tout 
XX. marcs iiii. onces. 

88S. Deux autres bacins touz blans et pareilz, excepté 
que les bordures sont dorées, et a en chascun un esmail ou 
fons, et ou premier a un homme et une femme en séant qui 
s'entretendent les mains, et dessouz l'omme a un blanc chien 
pendant. Et en l'autre esmail a une femme et un homme en 
une chambre, et tient la femme un chien en son geron et 
Tomme li tient la main à la teste, et derrière a un homme 
qui a une couronne en sa teste et une lance en sa main. Et 
poisent en tout xiii. marcs li. onces. 

K86. Deux autres bacins blans, pareilz, à ii. esmaux ou 
fons, et a, en l'un esmail, une biche qui veut prandre un 
connil, un renart et un oisel qui s'entrasaillent. Et en l'es- 
mail de l'autre bacin a une fontaine, et devant ycelle a un 
lévrier séant et un oiseil qui boit dedenz, Et poisent en tout 
X. marcs vi« onces xii d. 

tf87. Deux autres bacins blans, pareilz, à deux esmaulx 
ou fons losangez de vert etd'azur, à bestelettes et à florettes, 



I 



9# TuoTWWvm» tmkaT dq louvre. 

e( toiUrp9reilzi.à.<leaft.cQni|ia8 Ott* îùns emlkek^zVnn^eu 
^^lll4r^) £t poiaantaett tout x. mânes ygi. oacesv w4^ 

588. Deux autres bacins dore^;. dedenz, et ou fôns.des^ 
quelz a.d<eux esmaux, C'ëst'assaToi^ : en l^n a unlyon des- 
suz un serf, et dessouz icelui serf à un connil^éànt et a petit- 
arbreceaux,.et a ycelui un biberon, Dt en Tautre bacU^^ un 
esmailou quel' a un lyon qui tient une biche yert par la 
ppitrine, Et poi^/ent jaa.taut.xixi. ji^ros^uUiOaces»'. 

5Bd. DeuxautresbacMis doree^ded^nz et «izelèZ'Ies bors, 
et ou fons de celui ou a biberon est à un esmail d'azur ou 
fons, à arbreeeaux, et y a un lyon. et un homme sauvage 
derrière lui.JËVen Tesmail de riautre^ où n'apoint deb&f. 
beron, est à un homme! sauvager tenant sa macuepourtférirt 
un ours qui est devant, lui, et' ou milieu de Tommoet. de 
Fours a un connin jaune. Étipoisent en tout xi4 jnaim iiii;. 
onces XII d. 

$90« Deux» bacins d'argantv dorez> dedene et debors, ^sb- 
si^elez les hors de menuz fueilIag^^.ËI ou fons de chascnik 
a un esmail ront d'azur sur lequel a n^ papegaux verft^ qui 
s'entreregardent,. et tient chascun.en son. bec une longue 
feuille vert, et dessuz leur testes a une serpent volent, Bt.eA. 
Fun d'iceux bacins a un biberon qui est d'une teste, et:ii^i«* 
sent en, tout xi*,marca« 

S9i. Un graot bacio d'ar^enti^ doré dedens e4 deliof% et 
est le bort sizelez a fueilages et serpantiellesy eit ou. fcMos^da 
dit bacin a. une roz^ de noz armes, £)t poise^ en toAlivifv.n^. 
I once. 

â9S» Un autve biaainj,. saw bibertm^ lesbors dofëst«t 
sizelés à sar{)anteUes,.etJe ded^iz et. dehors. totttiblancv ^^ 
ou fons a une roze enlevée, dorée et sizelée, et:ou'milidttidb 
la roze noz armes, Ht poise 

893. Un autre bacin, sanz biberon, pareil; sanz diféraneo 
à l'autre dessus escript, pesans tous les deux xii» marc» u 
once. 

694. Un bacin plat) pour chaufouère^ tout blâme fors^ le 
bort qui est doré et sîzelë à sarpentelles et'à fueillages^ et 
peise^en tout ix marcs ¥iro««esw 

896. Un autre plus grant baciti plat, pour, chaufouèire, 
tout blanc fors le bort qui est dore et sizelë à sarpentellès 
et à fueilages, et poise en tout xiii. marcs. 

1196. l[.ttJ)at;iti à làver^ d^argent, tout blanc, excepté que 



IHTSjîTAUlS DU «ce d'A1«#00». 



WK 



laJ)ordiire,esi dovée^M estjsaingné^^iir ledUbort^ eniiiu*. 
lieux, dès armes dé France et ah dalphiné, et a un.p^it: 
anelet pendant au dit bort d'argent tout blanc, Et poise en 
tout ymi mare» Il once el^in^d. 

89T. Ud bacifa croie {creuœ)^ d'argent,» tout blanc, h,. 
laver la teste, Et poise..xi; marc vu. onces* 

tf fi6; Deu»k9mraà lavo^ jd^igent, d0n«dellorB«tilèdeQB, 
dont les bors sont cizelez, et ou fons de Don des^bacins a> 
une roze enlevée, cizelée, et ou milieu de celle rose a on 
esmair d'azur, et' en y cellui.esmail a un lyon qui tient sous, 
loi un daim, et derrière le lyon a un homme sauvage qui 
tient une massue et fàitsemblant de férir le lyon Et 1 autres 
bacin est à biberon qui ist de la teste d'un lyon, et ou fons 
a^ine semblable roze et en yoelleaun^esmail ou quel a un 
honmie sauvage tenant une massue, et devant lui a un ]yo»< 
aoroupy. SAunune terraca ver t^. Et prisent en tout* ui. mars» 

599: Ub bacin à Javer, d'argent, doré par dedens, et est 
k biberon sanz. pareil, et ou fons d'icellui a un esmail d'a- 
zur ou quel'a une dame qui met un heaume à un chevalier, 
Et poise iiii. marcs vu. onces xviii.,d. 

600. Deux bacins à laver, d'argent; tomblaos, àsouages 
sur les bors, ,à fueillages dorez, et l'un un biberon et l'autre 
n'en a point. Et ou fons d'iceulz a deux esmaux pareilz, es- 
cfaequetez de vermeil' à iiii. treffles et d'azur a plusieurs 
serpentelles. Et poisent en tout xv. marcs iiii. onces. 

Mis U&'baciD'creus^à Ibverteate, d'argent tout blanc, 
pesant x. mars ii. onces. 

M9s Un très grant-baoin d'firgent folànc,' tout plain, sanz 
nol ouvrage, et est l'argent fin d'avignon, et poise xliiii. 
maiYîs V. onces et i demie. 

603. Un autre bacin, pareil d'iceluy^ sanz aucune diffé-^ 
nence, et de l'argent dessuz dit,.Et poise xi«iu. marcs iiii. 
onces. 

604, Un grant bacin, doré dedens ett dehors, doQt les 
bors sont cizelez à souages, et. ou. milieu a, un compas en« 
manière d'une rose, et ou milieu d'îcellui compas a un grant 
aamail-, oa quel a* uu homme armé à cheval' qui tue d'un 
glaive UB' serpent volant. Et a un gros biberxm qui ist d'une 
gvossetestede lyon; Et pm^ vit; marcs vi, onces et demie. 

608;.. Un autre bacifa pareil<sanz.différence,.excepté quet 
il n'a point dé biberon, et Tomme qui est en Fesmail du fons 



96 NOTICE DES tMàCX DU LODTRB. 

fiert un lyon d'un glaive, et poise tii. marcs i. once et 
demie. 

606. Un grant bacin doré dedens, dont les bors sont ci- 
zelez et a plusieurs souages, et ou fons a un compas en ma- 
nière de roze, et ou milieu a un grant esmail, ou quel a un 
lyon jaune qui tient une biche souz lui et la mort au col, et 
a un longuet biberon qui ist de la teste d'un serpent, Et poise 
Tiii. marcs ii. onces. 

607. Un autre bacin pareil, sans différence, excepté que 
il n'a point de biberon, et en Tesmail a un cerf gisant, et 
derrière lui un lyon quisiet sur le cul et regarde ledit cerf, 
Et poise Tiii. m. ii, onces. 

608. Deux bacins, dorez dedens, sur les bors desquelz a 
plusieurs souages grenetez, et sont les diz bors cizelés à fe- 
nestrages, et en l'un a une teste de lyon de laquelle ist ii. 
biberons, et ou fons de cellui à biberon a un esmail d'azur, 
ouquel a un homme qui fiert un lyon d'un coustel ou col, 
et en l'autre à un esmail d'azur ou quel est Sanson fortin, 
sur un lyon auquel il euvre la gueule, et poise cellui au 
biberon t. mars et l'autre poise v. mars un onces, poî- 
sent X m. iiii. onces xii d. 

609. Un bacin d'argent tout blanc et tout plain, sanz 
aucun ouvrage, de l'argent d'avignon, Et poise un. marcs 
III. onces XII d. 

610. Un autre bacin pareil, sanz aucune différence, qui 
poise un. marcs v onces. 

611. Un autre bacin pareil, sanz aucune différence, pe- 
sant iiii. marcs m onces. 

618. Un autre bacin pareil, sanz différence, pesant 
un. mars un onces. 

615. Un autre bacin pareil, sanz nulle différence, qui 
poise un. marcs un. onces xyiii. d. 

614. Un autre bacin pareil, sanz aucune différence, pe- 
sant un. marcs n. onces et demie. 

615. Un bacin à deux biberons, doré dedens et dehors, 
et ou fons a un esmail d'azur ou quel a une forest où il a 
an chevalier qui se combat en estant à un homme sauvage 
qui a derrière lui une dame à genolz qui joint les mains. 
Et entour l'esmail a une bordure de gueuUes dont il ist sur 



INVENTAIRE DU DCC D* ANJOU. 97 

Tesmail vi fleurs de lis dor. Et poise celuy au biberon \ 
mars m onces et demie. 

616. Un autre bacin pareil, sanz diflërance, excepté 
qoll n'a point de biberon, Et aussi que, en Tesmail du 
fous, a II. lyons dont Tun tient soubz luy un homme et est 
sonespée brisée, Et l'autre lyon a ses deux pâtes de devant 
sur l'escu de l'omme. Et poise x. marcs i once. 

617. Un bacin à laver, d'argent blanc, à bors cizelez et 
dorez, et ou fons a un compas roont dessus lequel est une 
roze dorée et cizelée, et ou milieu d'icelle a un esmai] d'azur, 
ou quel a un cbastel dont ist une dame qui tient en sa 
main i. miroer, et devant elle a une autre dame qui a sa 
main dessus un lyon, et a le dit bacin un biberon issant de 
la teste d'un serpent, Et poise v. marcs ii. onces xii d. 

618. Un autre bacin pareil, sanz différence, excepté 
que il n'a point de biberon, et en l'esmail a une fontaine 
et une dame qui tient un lyon à une cbaienne, et dessus le 
lyon a un rolleau qui s'adrece au visage de la dame, ou quel 
a escript : bien ait mon ami. Et poise un. marc ti. onces 
XII d. 

619. Une juste d'argent, blanche, dont le pié est à souagcs 
dorez,et les bors du couvercle et du pot semblables, et des- 
sus le dit couvercle aun esmail d'azur, ouquela un lyon séani, 
et l'anse est par dehors doré et cizelé. Et poise vu. marcs 
un. onces xii d. 

620. Un autre juste pareille, sanz différence, excepté 
que le lyon de l'esmail du couvercle est enmantelé d'un 
mantel ae moure, et poise vu. marcs un. onces xii. d. 

681. Quatre pos d'argent, touz blans, sanz aucune do- 
reare né esmail, pesans en tout xxiii. marcs vii. onces. 

62S. Quatre autres pos blancs, poreux, sanz aucune dif- 
férence, pesans xxiiii. marcs. 

693. Deus autres pos blans, pareux, sanz aucune diffé- 
rence, pesans xi. marcs v. onces xyiii. d. 

624. Un très ^rant bacin d'argent blanc, dont le bort est 
doré, Et sur ycelui a un rosier qui va tout entour le bort. 
Et sont les roses enlevées, et y a un. granz ances dont 
chascune tient à ii. testes de lyon Et ou fons a un très 
grant esmail à ii. compas l'un plus grant que l'autre, es- 
maillez de noz armes. Et ou milieu df'iceulz a un grant es- 
mail roont de noz dites armes, Et est à mettre l'aumosne de 
la salle. Et doit seoir sur un pié de fer. Et poise. G. nu. xt. 
II. marcs t. onces. 



08 NOTICE DES taADX DU LOUVRE. 

685. Un bacin d'argent, tout blanc, dont les bon sont 
dorez et cizelez, et ou fons ou milieu a un compas roont 
doré et sizelé , fait en manière de roze^ et ou milieu d4- 
eellui a un esmail roont à plusieurs souages,et ou dit esmail 
qui est d'azur a un lyon jaune qui estrangle un ours, et a 
un biberon qui ist de la teste d'un serpent, et poise iiii. 
marcs yii. onces. 

686. Un autre bacin pareil, sanz différence, excepté 
qu'il n'a point de biberon, et en l'esmail est Sanson fortin 
à cbevauchons sur un lyon jaune et li euvre la gueule. Et 
poise iiii. marcs, t. onces xtiii. d. 

627. Un bacin d'argent blanc, dont les bors sont dorez, 
cizelez et ^renetez, et ou milieu a une grant rose dorée et 
cizelée à un ront esmail de vert et de vermeil, et ou milieu 
dudit esmail a un escu parti de vermeil et de blanc, et a un 
biberon qui ist de la gueule d'un chien. 

Un autre pareil, sanz différence, excepté qu'il n'y a point 
de biberon, et poisent les deux v. marcs v. onces xviii. d. 

688. Un bacin à laver, doré dedens, dzelé les»bors et à 
souages, et ou milieu a un compas cizelé fait en manière 
d'une roze, et ou milieu d'icellui compas a un esmail tout 
vert, ou quel a un homme et une femme, séans l'un delez 
Fautre dedens un paveillon, et a Tomme son bras destre sur 
le col de la femme, et le biberon dudit bacin ist de la gueule 
d'un lyon. Et poise vi. marc vi. onces xii. d. 

689. Un autre bacin pareil, sanz aucune différence, ex- 
cepté que il n'a point de biberon , et en l'esmail a une 
homme et une femme qui jouent aux tables. Et poise vi. 
marcs v. onces. 

630. Un bacin d'argent à laver sur table, dont les bors 
sont dorez et cizelez à conins, chiens et bestes sauvages, et 
ou milieu a un compas en manière d'une roze ou quel a un 
osmail des armes de Bourbon, lequel esmail est garni de 
plusieurs souages. Et poise viii. marcs. 

651. Un autre bacin, à laver sur table, pareil, sanz au- 
cune différence, pesant viii. marcs. 

Dragouers d'wrgent dorez, esmaillez et blanz. 

638. Premièrement, un grant dragouer, à vi. esmaux 
sur le pié, esquiex a oisiaux, Et sur l'esmail d'anhaut a un 
lévrier qui lient un serf et un autre lévrier qui tient un 
lièvre, et a un arbre où il y a un singe et oisiaux. Et poise 
en tout XI. m. vu. onces. 

633. Un autre dragouer doré, tout piain, et a un esmail 



INVENTAIRE DU DIJC d'aNJOU, 99 

d*olie croiz arcelëe, et sooz cbascun arcel a un oiseil, et au 
quarrefoor par en haut de la dite croys a une rosette, Et 
poise en tout ix marcs ▼. onces xii d. 

634. Un autre dragouer, tout plain, dore, et a un esmail 
oaquel a une dame à cheval qui a trarté Tespée pour tuer un 
homme armé à cheval, et poise en tout ix marcs v. onces 
XVIII d. 

65S. Un autre grant dragouer, dont la bordeure est en- 
dantëe, Et en Tesmail d'icelui qui est petit a une beste volant 
qui est encfaaperonnée de vert. Et poise en tout. xii. marcs 
I. once. 

636. Un autre dragouer endentë, semë d'esmaux en- 
levez à fueilles de treffle entour le haut et environ le pië, Et 
on milieu a une dame, en sëant, qui jeue du sertehon, et 
poise en tout xii. marcs ii. onces xviii. d. 

637. Un autre dragouer, esmaillë, sur les bords et sur 
le pië , par otiaux, esquiex a gens d'armes. Et en Tesmail 
dudit dragouer a la bataille du roi Salhadin, Et poise en tout 
XI. m. II. onces. 

638. Un petit dragouer blanc, ou quel a un esmail d'un 
lyon et d'un singe, lequel singe veult férir le lyon d'un pië 
d'une beste. Et poise en tout iiii. marcs xii d, 

639. Un grant dragouer , fait dessuz et par le pië en 
manière d'une rose, et es florons d'icelle rose a esmaux à 
plusieurs bestelettes. Et en Tesmail dudit dragouer a un 
compas ou quel a aussi bestelettes. Et poise en tout xi marcs 
un onces xii. d. 

640. Un drajouer blanc, de la façon d'avignon et est le 
pië dudit drajouer fait à coustes dorées et scizellës à ser- 
pentelles et à fueillaiffcs, et en est le pommel doré, à boces 
quarrëes, esmai liées d'azur et à fleurs, et le bort dudit dra- 
jouer est doré et scizellë à bestelletes et à fueilles. Et ou 
milieu est un esmail assis en une rose dorée et sizellëe à 
bestellestes, ou quel esmail a un homme et une femme qui 
s'entrebesent, et est l'esmail d'azur à ouzeaux. Et poise en 
tout IX. marcs i. once. 

64i. Un autre petit dragouer, doré dedenz et dehors, et 
est le bort sizelë et fait à sarpentelles et à fueillages, et ou 
fons a un rondel dé noz armes. Et poise en tout un. marcs 
m. onces xii d. 

6411. Un très grant dragouer, doré dedenz et dehors, et 
sont les hors esmaillez à petites ser pentelles et à losenges 
de noz armes, et ou fons du dragouer a un esmail, et dedens 
resmail est un lyon enmantelé de noz armes, et est le pillier 



100 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUTttB. 

à VI. querres, et 8ur chascun querre du pommel a une lo- 
benge esmaillée d'asur et ou milieu une roze jaune, et le pie 
dudit dragouer à fleurs de Us enlevées asses loing les unes 
«les autres, et entre les fleurs de lis a petis rondeaux size- 
lés à serpentelles, et se ferme le dit dragouer, le pillier 
avecques le bacin, et avecques le pié, à chevilles pendens 
à chesnctes d*argent, et met on sur ledit drageouer une cou- 
ronne dorée séant sur v. longues jambes à pâtes, fêtes en 
manière de fueilages, et a la dite couronne un sercle croisé, 
H sur ladite crois a une pomme ronde, et poise ladite cou- 
ronne en tout VII. marcs yi. onces vi. d. et le bacin, le 
piller et le pié poisent en tout xxxviii. marcs vu onces 
\ii. d. 

G4«l. Un drageoir d*argent doré, dont les bors du bacin 
sont à sis esmaux d'azur, et dedens chascun esmail a un 
homme et une femme qui font semblant de parler ensemble 
ot font Tun à Tau^re plusieurs signes d'amour, et siéent les 
diz hommes et femmes sur terraces vers, et derrière chas- 
cun a un oisel ou une serpentelle, et ou milieu dudit bacin 
a un grant esmail azuré, et en ycellui esmail est un dieu 
«rameurs qui, en chascune main, tient deux saietes barbe- 
lées, en faisant semblant de férir en un homme et une 
lemme à destre et semblablement à senestre, et siet sur un 
i'audesteuf, et dessouz ses piez a une terrace vert. Et le pié 
ost à sis esmaux d'azur de la devise et de la façon des dessus 
diz esmaux. Et le piler est de maçonnerie à feneslrèles 
azurées, et ou pommel a vi. petiz esmaux azurez, à testes 
d'ommes. Et poise le bacin Et le pié 

044. Un très grant thiphenie, tout doré dedenz et par 
dehors, et par dedens sont les bors touz esmail liez à plu- 
îsieurs bestes sauvages de diverses couleurs, et sont les es- 
maus des bors à terraces vers et le champ est d'azur, et 
entre les diz bors et l'esmail du fons sont les ix preus de 
diverses couleurs et contenances sur esmaus azurez, et des^ 
souz leurs piez est le nom de chascun, et entre m. preus 
d'une part et m. de l'autre a une dame estant en un es- 
mail azuré comme les diz preus, et a chascune son nom 
dessouz ses piez, Et ou milieu dudit thiphenie a un très 
grant esmail, à viii. demi compas roons, esmailliez a di- 
verses bestes, et ou millieu d'icellui grant esmail a un es- 
mail roont azuré ouquel a ii. arbres, et entre ces ii. arbres 
a un homme à cheval qui se combat à un ours qui mon 
ledit cheval en la poitrine , Et poise en tout xxi. marcs 
v. onces xii d. 

p4o. Un autre thiphenie, de cellui grant, et de çelU 



IKVBNTAIBE DU DUC d' ANJOU. 101 

racsmes façon^ et en i'esmail du milieu, ou fons dudit ihi- 
phenie, a un homme à cheval qui se combat à un lyon , 
fequel lyon mort ledit cheval ou col au dessus de la poi- 
trine, Et poise en tout xxii. mars yii. onces xii d. 

646. Un grant dragcolr dore, le bacin, le piller et le 
pié, lequel pié est à souages et Cizelé-, ou pommel du piller 
a Ti. petis esmaux azurez, et ou fons dii bacin a un esmail 
azuré à vi. demi compas, et ou milieu a un compas roont 
ou quel a un ours qui mort un cerf en Teschine, Et poise 
Yiii. mars ii. onces vi d. 

647. Un grand thiphenie, dont les hors sont poinluz, 
esmailliez à doubles esmaux azurez, esquelz esmaux a ser- 
penteles et oiseles vers et mourez, et dedens sont faiz en 
manière de endenteure, et ou fons a un grant esmail azuré, 
ou quel a une dame vestue de vert, qui tient une crois a deus 
mains, et dedens et dehors est toute doré, Et poise xi. mars. 

648. Un autre thiphanie pareil, sanz nulle dilTërence, 
excepté que en Tesmail du fons a une dame vestue d'une 
cote vert et dessus la cote d'un mantel de moure, et tient 
une espée en sa main destre et en la seoestre tient un escu, 
Et poise X. mars vi onces. 

649. Deux thiphanies dorées, pareilles, sanz différence. 
Et sont les hors cizelez à testes de lyons, Et ou fons a un 
esmail de noz armes toutes plaines, et est le tour de Tesmail 
cizelé à bestes sauvages. Et le dehors desdiz thiphaine est 
tout blanc, sanz doreure, Et poise l'un v. marcs ii. onces 
XII d. Et l'autre v marcs m. onces xii d. Note marginale. 
Les esmaux sont des armes de l'empereur, mais ils doivent 
être des nôtres. 

6t(0. Un thifenie d'argent, doré par dedens, et est le bon 
esmaillié d'azur à chace de lévriers et de conins , et y a 
plusieurs arbrisseaux, Et sont les costez de ladite thifenie 
cizelez à fueilles de tréfiles, Et a, ou fons, un esmail eu 
f ompas, ouquel a ii. hommes armez à cheval , dont l'un a 
donné à l'autre un cop d'un glaive si qu'il le fait ploier sur 
la crupe de son cheval, et a en tour du dit esmail plusieurs 
bestes qui ont testes d'ommes et de femmes, et est la dite 
thifeine blanche par dehors, Et poise y m. marcs iiii. onces. 

6ttl. Un autre tbifonie pareille, sans différence, excepté 
que en l'esmail du fons a ii. hommes armez à cheval qui 
tnent an lyon, qui est jaune. Et poise yiii. marcs iiii. onces 
XII d. 

6if8. Un grant drageotr, doré et cizellé, et a ou milieu 



102 NOTICE DES ÉHACX DD LODTIE. 

d'iceluiungraiiiesmaîl roont azuré, ouquel a une dame qui 
se siet en une chaiere ei met ud beaume en la leste à un 
' chevalier q^ai est devaul elle à genoui, et derrière lui a un 
homme qui tient un cbeval d'une de ses maîus, et de l'autre 
lient un glaive, et a un escu à son col, Et poise \]>i. mares 
Y. onces. 

6tt3. Un grant dragouer, dorededenzet dehors, El sont 
faiz le hacin et le pié par manière d'un tbifenier, Et a un 
gros pommel ou milieu du pié, où il a ti. «smaux d'azur, 
laiz en lozauge, èsquel a bestes Taisans plusieurs coole- 
nance?, Et ou fons du dragouer a un esmail d'azur ronl, ou 
milieu duquel a une dame qui jeue de guiteme, et devant 
lui a un chevalier qui tient sur son poing un faucon. Et 
poise IV. marcs un. onces. 

6B4. Un petit dragocr blanc, le pié esmaillé d'une 
fueille ronde et l'autre quarrée, à feuaigei dorez, à un 
pommel ou milieu du pié, esmaillé, azurez de nii. fueilles, 
et entre les esraals fueillez de trèfle cizelez, lebout dessus 
est esmaillé â conins , oyseaux et antres petites bestes, et 
ou milieu a un esmail ront à bestes et oyseaux et arbres 
pelU, cizelé environ d'or, et poize iiir. marcs th. onces 
XVIII d. 

6KII. Un drageoir, dont le bacin est de cristal, 
hors sont en manière d'une roze, esmailliez par esche» 
dont, en l'un des poins, qui est azuré, a une solsie, 
l'autre qui est dore a un treille, et papegaus vers desi 
diz eschequiers, le dit bacin est porté de m. brancb 
partent du bout du piier dudit drageoir, oudit pîlei 
pomme) à esmaui de plitre, et environ ledit pommel 
chasteaux, en l'un desquelz a une femme qui tient un 
net, es autres à ii. hommes dont l'un joue du sartei 
l'autre de la guiteme, et le pié dudit drageoir de la 
d'une roze à plusieurs souages, et dessus a vi esma 
reux à ceux des hors dudit baein, Et poise vi marcs i 
XII. d 

686. Un drageoir tout esmaillié, dont le badn et 
sont fais à viii. demi compas, le bacin est esmati 

Plusieurs jeus et le pié semblable ment, et les bon 
acin sont esmailliez d'azur à terraces vers, et y a gi 
chacent à bestes sauvages, le piler est tout dote 
maillié, et y a un pommel ou milieu esmaillié d'azu 
seles dorez, et uu fons dudit a une dame qui a une un 
en son giron, Et poise vi marcs. 
OS?. Un drageoir d'argent doré, fieoié d'esmaux 



INVENTAIRE DU DUC D' ANJOU. 103 

les hors du bacin et du pié, et oa piller a, ou milieu, un 
pommel ou quel a ti. pelis esmauK d'azur à rozettes, et ou 
fojQs du bacia a un escuçoa des armes du cardinal d'Ostun^ 
dedens un esmail roont garnâde souages, Et poise iiii. marcs 
III. onces. 

658. Un dragouer d'argent blanc, dont le bacin et le 
pié sont à ti. quarres, et sont les bors dorez et esmaillez. 
Et sur II. des pointes sont les armes de France, sur ii. au- 
tres les armes de Cbampaigne, sur une autre pointe les ar- 
mes de Bourgoingne, et sur Tautre les armes de Joinville. 
Et sont les esmaux semez de bestelettes sauvages. Ou pillier 
a un pommel à vi. pointes quarrées esquelles sont les 
armes de France et de Joinville. Ou fons du bacin a un es- 
mail d*azur ou quel a un escu de gueuUes à une croiz d*or. 
Et poise m* marcs kii 4» 

Vesselle blanche, 

6iS9. Premièrement, deuxgranz poz blancs à broc, pa- 
reil/, pesanz xx. mars vx. onces. 

660. TI. poz blancs, pareilz, de chascun une quarte, et 
saiognez à escuson de noz armes, Et poise xxxiii. marcs 
III. onces. 

66 i. Un autre pot, qui n'a point de pareil et n'est point 
saiogné, et poise iiii. marcs vi. onces. 

66fi. Un petit pot d'une pinte, sanz pareil, de la façon 
et de l'argent d'avignon. Et poise m. marcs v. onces. 

663. Deux petitz poz, pareilz, de la façon et de l'argent 
d'avignpn. Et poisent vi. mars i once. 

664. Une xiine de tasses de la façon et de l'argent de 
Paris^ Et poi^nt xii. mars. 

661S. Une autre xiine pareille, de iargent et de la façon 
de Paris, Et poisent xii. mars. Il en la ix pesant viii. marcs 
VI onces vi. d. 

666. Une autre xiinc de tasses, dont les vm ^ont de 
l'argent et de la façon d'avignon et les iiii. autres de Far- 
gent et de kt façon de Paris, Et poisent xi mars iiii. onces 
ei demie. 

M7. Quatre pos touz blans, à noz armes, tenanz cbas- 
eun environ une quarte de Paris, et n'y a aucuns esinaux, Et 
poisent xxxiiii. m. xii d. 

•6166. DeusL aigujiéres rondes pareilles, «t a, on ebascun 
biberon d'ieelles, ii. biberons, Et poisent vi. marcs i once 
»td. 



loi NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVRE. 

669. Deux autres aiguières pareilles, excepte que a, sur 
les couvercles, un esmail rout, et dedenz chaseuB a un 
lièvre e^mantelé , Et poisent iiii. marcs vu onces xii d. 

670. Deux autres petites aiguières pareilles, et poisent 
un. marcs. 

67 1 . Une aiguière d'argent blanche, entuerse de vu. cou- 
roieces, clœtées de pommetes dorées et le couvercle de 
mesmes, et sur le dit couvercle a un demi sengler noir, et a 
un biberon, Tanse et le souage du pië dorez , Et poisc 
II. marcs ii. onces. 

672. Un très grant hanap d'argent blanc, ou fons du- 
quel a un souage roont et un esmail vert, à fueillages de 
la couleur, et un grant escu de noz armes et siet sur un 
souage doré, Et poise v. marcs ii. onces xii d. 

673. Une douzaine de tasses de l'argent et de la façon 
de montpellier, pesant xiiii. mars un. onces. Il y en a 
IX. pesant x marcs vi onces. 

674. Une autre douzaine de tasses de la façon etde l'ar- 
gent de Montpellier, pesans en tout xiiii. mars ni onces. 

673. Un grand pot d'argent^ tout Manc, dont le pië est 
court, à plusieurs souages, et au dessus du pié a un gros 
ventre qui s'estent devers le haut; à col greslei, et a un lonc 
biberon qui part du gros ventre tendant jusques au haut de 
la bouche dudit pot, et entre le. pot et le biberon a un piller 
cresnellé qui boute contre le pot, la bouche du pot et le 
bort du couvercle sont à souages^et sur le dit couvercle a 
un fretel crénelle, et dessus ledit fretèl a une fleur de liz, et 
a ledit pot un grant anse par derrière, Et poise en tout 
XXIII. marcs n. onces xii d. 

676. Un autre pareil, samz nuHe différence, pesant 
xxiii m. VI. onces xii. d.' " ; 

677. Un grand pot pouraumone, à court pié séant sur 
VIII, lyonceaux gisans, pesais xi. marcs un onces et demie» 

678. Deux aiguières roondes pareilles, dont le souage 
dessouz et les hors sont à souages, grenetez surlecouverclci 
à un esmail d'azur, à un oisel qui se espeluche sur le.doz; 
le biberon part du ventre et se lye au corps de ladite 
aiguière, et Tanse deladite aiguière est doré et cizelé, et 
poisent ni. marcs ni. onces. 

679. Quatre pos blancs, de la façon de Montpellier, 
dont les.piez et les hors sont à souages dorez et les anses 
dorez et n'ont nulz esmaux. Et poisent xix marcs v. onces. 



INYENTAIBE DU DUG D' ANJOU. 105 

680. Un quadran d'argent qui poîse ii. mars iiii. onces 
xn. d. 

681. Une cfaaufète toute blanche, sur m. pâtes à Ion- 
quès jambes, et y a un biberon qui part du ventre, tout 
plain, et de Tautre part un anse tout plain sans couvercle, 
Et poise II. marcs i. once. . 

68fi. Une autre aiguière pareille, sanz différence, pe- 
sant II. m. II onces vi. d. 

683. Une autre aiguière pareille, sanz différence, qui 
poise II. marcs. 

684. Une autre aiguière pareille, sans différence, pesant 
II. marcs i once xii d. 

68^. Une autre pareille aiguière, sanz différence, qui 
poise II. marcs vi. d. 

686. Une autre aiguière pareille, sanz différence, pesant 
II. marcs vi. d. 

687. Sis hanaps blans, de la façon et de Targent de 
montpellier, et sont tous plains à tour de lampe, et poisent 
r. marcs vi onces xii d. 

688. Sis hanaps blans, de la façon et argent de mont- 
pellier, pareilz, sanz différence, pesans v. marcs v. onces. 

689. Sis tasses blanches, de la façon et argent de mont- 
pellier, et sont parfondes, et poisent v. marcs vi onces. 

690. Deus pos blans, à souages par le pié, et ou dessouz 
du ventre et par les bors, et sont les diz souages dorez, et 
Taose est par dehors doré et cizelé. Et poisent ix marcs 
VII onces xii d. 

691. Une grande quarte blanche, dont le pié est garny 
d'un grant souage greneté et doré, et est la gueule du dit pot 
ei le couvercle samblement garny de tel souage comme le 
pié, et est Tance du dit pot par dehors dorée et sizellée à une 
serpent gravissant quy sur sa queue a fueilles, et sur la teste 
de kl dite quarte a un souage ront et ou milieu un esmail de 
noz armes à iiii quartiers de vert et de violet et trois 
ffïiiil les jaunes. Et poise x. marcs iiii onces xviii d. 

60fi. Une autre quarte, pare\le de celle dessus escripic, 
sanz aucune différence. Et poise \ marcs un. onces. 

^93. Un grant pot blanc d'argent d'avignon, garny, en 
tour le pié, la gueule et le couvescle de souaiges tous blans, 
et Tance toute plaine, et le martelet du couvescle fait 
comme une potence vuide ou milieu. Et poise vi. mars. 

694. Une autre pot blanc, d'argent d'avignon, tout sem- 
blable à celuy dessus, fors que cestui n'a pas le ventre si grot» 

5* 



100 NOTICE Dfi^ ÉMAUX 0U L(HJVB£. 

comme l'autre^ et si est le martelet de dessus le couvescle 
quarré, Et poize m. mars vi. onces. 

695. tJn pot d'argent blanc, de l'argent d*aTignon,etles 
souaiges touz blans, grenetez ou couvescle, en la gueule et 
ou pié, et sur le couvescle a un martelet à ii. fueilletez 
pointues, et poise iiii. mars v. onces xii d. 

696. Un autre pot semblable, et de l'argent dessus dit, 
et poize iiii. mars i. once xii d. 

697. Un grant pot à aumosne, d'argent tout blanc, et est 
roont et À gros ventre , et une pâte roonde et longuète à 
plusieurs souages qui furent dorez, età ii. costez, à ii. ances 
qui furent dorez, et es bors a plusieurs souages, Et poise 
X. mars vu. onces. 

698. Un pot à aumosne, très ensien, a un pië tout plaio, 
sanz souage età gros ventre et très court col, et à ii ances 
toutes plaines, et sur chascune a un escu des armes de 
bourbon. Et poise viii. m. vu onces. 

699. Un pot ront, d'argent blanc, sur le couvercle du- 
duquel a un esmail ouquel a un escu dont le chef est de 
guelles a un lyon d'or passant. Et la pointe de l'escu est 
d'or à un arbressel vert. Et poise v. marcs m. onces. 

Plus et escuelles. 

700. Premièrement, une xii« de plas de la façon et de 
l'argent de Paris et sont dorez, Et poisent lui. mars m 
onces. 

701. Une autre xiine, dont les vi. sont pareulz et les 
autres vi. sont mendres, touz dorez, et poisent, les vi. grans 
XXIX marcs vi. onces, et les mendres poisent xxiiii. marcs 
iiii. onces. 

702. m. plas blans, et poisent xv. marcs 1 once. 

705. Une douzaine d'esçuelles de la façon et de l'argent 
de Paris, dorées, pesanz xviii. mars vi. onces xii. d. 

704. Une autre xiine^ pareille et dorée, et pesant xviii. 
marcs vu. onces. 

706. Une autre xii^e d'esçuelles d'argent blanche, pe^ 
sanz XVII. m. vu. onces. 

706. Une autre xiiQ« pareille, et poise xviii. marcs m» 
onces. 

707. Une autre xiin« pareille, et poise xyiii. marcs i 
once XII d. 



tmtBNTAIBB DO DOC d'aNJOU. 107 

708. Une auire xiine pareille, et poise xviii. marcfi ii 
onces XII d. 

709. Une autre xiinepareilley et poise xxi. loarcsionce 

XII. d. 

710. Une autre xiine pareille, et poise xviii. marcs ir. 
onces. 

711. Une autre xiin« pareille, et poise xriii. marcs ii. 
onces. 

71 fi. Une autre xiine pareille, et poise xtiii. marcs 
Ti. onces. 

713. Une autre xiine pareille, et poise xviii. marcs r^ 
onces. 

714. Une escuelle d'une pierre appelée pourcellaine, 
bordée d'argent doré et esmaillée, et est le cnamps d'azur, 
et y a gens qui chacent, et les autres jouent à plusieurs jeux, 
Et a, sur le dit bort, m. escussons de noz armes à anelez 
pendanz, et y a m. fretelz d'argent dorez à perles, à petiz 
grenez, et surchascun fretel a une petite langue de serpent. 
Et est le pié de la dite escuelle a'argent doré et semé de 
▼i. esmaux, et en chascun esmail a la teste d'un apostre, et 
i>oise, pierre et argent, en tout, vi. marcs vi. onces xu d. 

718. Item x. plas blans, touz pareilz, pesanz xliii. 
mars. 

716. Ti. escuelles d'argent, toutes plaines, de la façon 
de Montpellier, Et poisent tiii. mars t. onces xiid. 

717. Une escuelle d'argent, dorée dedenz et dehors, à 
{arges bors esmaillés de noz armes, Et poise ii. marcs yi. 
onces XYiii d. (et en addition on lit) : de m. çlas qui ne 
sont pas en escripten la vaisselle qui a esté oubliée, qui sont 
Ti plas sanz... xtii eseuelles et ii grans cuilliers d'argent. 

718. Une xune de plas blans d'argent, pesanz xltiii^ 
marcs. 

719. Sis plas d'argentblanSf à largesbors, pesansxxiiii. 
marcs m. onces. 

7fiO. Autres VI. plas blans d'argent, pesansxxiiit. marcs 
1114 onces. Il y a iiii. plaz gfans et iiii. petiz, pesant xxxvi. 
marcs i* once. 

7fi^l. Une xiine de plas blans d'argent, pesansLix. marcs 
XI. onces xii. d. 

7fiS. Une autre xune de plas d'argent, pareux de. ceul 
dernier devant escripts^ pesans lix marcs iiii. onces. 

. 7fi3«. Une xiin«d'eseuelles blanches d'argent, pesan« 
xxiiii. marcs i. once xu d 



lOS NOTICE DIS tUkVH DU LOUVRE. 

794. Une autre xii°<> d'esouelles d'argent , toutes pa- 
reilles, pesans xxiii. marcs tii. onces. 

723. Une autre xiiQ^ d'esouelles d'argent, blanches, pa- 
reilles, pezans xxiii. marcs vi. onces xii. d. 

726. Une autre xiin<) d'escuelles d'argent, blanches, pa- 
reilles, pesans xxiii. marcs vu. onces xii. d. 

727. Une autre xii°e d'escuelles d'argent, blanches, pa- 
reille, pesans xxiii. marcs vu. onces xii d. 

728. Une autre xiine descuelles d'argent, blanches, pa- 
reilles, pesans xxiiii. marcs xii. d. 

729. Une xiine d'escuelles d'argent, toutes blanches, 
pesans xxiiii. m. 

730. Une autre xxiii^^ d'escuelles d'argent, blanches, 
osant XXII11. marcs. 

751» Une autre xiine d'escuelles d'argent, blanches, 
pesans xxiii. marcs vi. onces. 

732. Une autre xii»»© d'escuelles d'argent, blanches, pe- 
sans xxiiii. m. 

733. Une autre xiine d'escuelles d'argent, blanches, pe- 
sans XXIII. marcs vi. onces xii d. 

734. Une autre ;Eiine d'escuelles d'argent, blanches, pe- 
sans xxiiii. marcs m. onces. 

Mestiers esmaillez, dorez et blans. 

735. Un meslier d'argent, de quoy le pië est d'une tar- 
rase d'esmail vert , séant sur quatre lions, et au quatre 
contes de la dite tarrasse a quatre targes de noz armes, El 
ou milieu de la dite terrasse a un élelFant esmaillé de soy 
mesmes, et a deux granz danz blanches qui II issent de la 
guelle, et aux deux costez d'icelui a ii. hommes sauvages 
qui tiennent sur leurs cos chascun un bâton. Et dessuz le^ 
dos d'icelui oliffant a un chasteau d'argent doré , sur le- 
quel a iiii. petites tournelles, dont les couvertures d'icelles 
sont csmailiées d'azur, Et poise xiii. marcs v. onces et 

XII. d. 

736. Un autre pareil, sans différance aucune,' pesant 
xiii, m. VI onces. 

737. Un autre pareil, sans différance aucune, pesant 
xiii. m. VII. onces. 

73^8. Un autre pareil, sanz différance aucune,- (Pesant 

XIII. m. iiii. onces xii. d. 



INVENTAIRE DU DUC d'aNJOU. 109 

739. Un autre pareil, sans différence aucune , pesant 
XIII. m. iiii. onces. 

740. Une autre pareil, sanz différance aucune, pesant 
XIII. m. un. onces. 

741. Un très grant torsier d'argent, porte de nu pâtes 
dorées, et sont les bors du pié dorez à plusieurs souages 
et orbesvoies à jour, et est à viii. costes pointues, Et y a un 
haut piller garny de souages dorez, et ou milieu a un gros 
pommel à vi esmaux de noz armes, Et le dit torsier est 
roont comme une tour, garni de plusieurs souages dorez, 
crénelez devers le haut, et la couverture est comme de 
tieule, et y a un. fenestres flamenges. Et sur le bout d'en 
haut a une eschauguette, où il a une gaite qui tient une 
trompe à la bouche, El poise h. marcs un. onces. 

742. Item quatre mestiers blans, a pâtes rondes, et est 
le souage doré, et siéent chascun sur un. petiz piez de 
lyons dorez, et sont par la guelle de en haut, a un souage, 
à carneaulz dorez. Et poisent les trois xii. marcs i. once 
xij. d. (En marge on lit:) la duchesse en a un. 

743. Item, trois autres mestiers qui ne sont pas si granz, 
et sont rondes les pâtes, et ont souages dorez et siéent chas* 
con sur nu. pâtes de lyons dorez, et poisent ix marcs 

II. onces, i en a pesant m. m. i. once. 

744. Deus mestiers blans, à pâtes rondes, et est le souage 
doré, et siéent chascun sur nu. petis pies de lyons dorez 
et sont, par la guelle d'enhaut, à vu. souages doré à cre> 
nauhs, et poisent chascun. (on lit en marge : ) la duchesse 
les a. 

745. Un chandelier d'argent, tout ^lanc, séant sur 

III. pâtes, et est le pié tout roont à plusieurs souages, et 
dessus a une longue broche roonde à mettre un cierge et en 
la dite broche a comme un. dens à mettre chandoiles de 
bougie, et poise n. marcs vi. onces. 

746. Un autre chandelier d'argent tout blanc, sanz dif- 
férence , pareil à l'autre dessus escript , pesant ii. marcs 
viïi. onces. 

747. Un autre chandelier pareil, sanz différence, pesant 
II. marcs v. onces xviii. d. 

Plateaux de fruiterie. 

74ft. Premièvement une douzaine de plateaux de friterie, 
tous plains, pesanz chascun un mars sont m. marcs. 



110 NOTICE SES ÉMAUX DtJ LOUVRE. 

749. Une demie douzaine de plateaux de fruiterie, tous 
plains, pesanz chascun i marc, sont ti. marcs. 

750. Une yii« de plas de fruiterie, touz plains, Qui 
poisent chascun i marc, sont xii. marcs. 

Plas de cuisine. 

7ISi. Six plas d'argent à larges hors, de la façon de 
Paris, pesans xxiiii. marcs ii. onces. 

7IS2. Sis plas d'argent, de la façon de Paris^ qui poisent 
xxiiii. marcs ii. onces, xii. d. 

Chauderons d^argent pour euiszine à cuire viandCé 

753. Premièrement, un gt*and chauderon d'argent à un 
loue ventre et à Tance groz ou milieu et grelle aux deux 
boux, et poise en tout xx marcs ii. onces. 

754. Un autre chaudi'on, à un gros ventre et à un anse 
autel comme celui devant dit, Et poise en tout xv. marcs 
iiii. onces. 

755. Un autre chauderon pareil, à tel ventre et à tel 
ance comme celui dessuz nommé et est d'autelle façon en 
toutes choses, et poise en tout xv. marcs xii d. 

756. Une cuillier perCiée, m. mars une once et demie. 

757. Une cuillier plaine, au dos de'laquelle a un escu-^ 
çon de noz armes, poise m. marcs une oncé'vi d. 

758. Un chauderon d'argent tout blanc^ et est roont par 
le cul et ploie par le bort comme une escuelle, et a aux 
II. bous II aneaux roons, et au dessus de chascun a une 
feuille de treille en l'ence^ et aux diz aneaui a une anse 
atachiëe, qui est quarrée, Et poise 

759. Un chauderon d'argent blanc, longuet, sanz pié^ 
plus gros dessouz un pou que dessuz, à un bort larget ren- 
versé. Et a une anse, comme quatrée^ tenant aux ii. costés 
dudit chauderon près du bort, à ii. aneaut roons, esquelz 
a II. fuilles dessouz soudées audit chauderon, Et poise. 

760. Un autre chauderon d'argent, pareil en toute 
façon à cellui dessuz escript, pesant. 

761 . Un chauderon d'argent blanc, rqontet assez grosset^ 
à une gueule estroite, à hors renversez et à une ance comme 
quarrée, tenant à ii. crampons quarrez soudez> au bors de 
la^ gueule dudH chauderon. Et poise. 



INVENTAIRE DU BUC D* ANJOU. 111 

769. Un autre «hauderon d'argent, pareil en toute 
façon au dessuz escript pesant 

7Ô3. Un autre chauderon pareil, sans différence, aux 
II. devant escrips^ Pesant. 

764. Un pot d'argent, à m. piez, dont chascun pie a 
iiii. ongles en fourme de pië de chien, yeluz es jambes par 
dedenz , à une ance quarrée, chanfraint massis, tenant à 
II. anses petiz massis , de la façon dudit anse. Et est ledit 
pot groz ou milieu, et la bouche faicte a un bort renversé, 
Bt poise 

76IS. Un autre pot d'argent, pareil en tout façon, sanz 
différence, à cellui dessus escript , pesant. 

766. Un autre pot d'argent, pareil en toute façon, sanz 
différence, aux ii. pos devant escripts, pesant. 

767. Un autre pot d'argent, pareil en toute façon, sanz 
différence, aux m. poz dessus escrips, pesanz 

768. Un autre pot d'argent, pareil en toute façon aux 
un. poz dessus escrips, sans différence. Et poise 

700. Un autre pot d'argent, pareil, sans différence aux 
V. poz dessuz escrips. Et poise 

770. Une grant paelle d'argent, pour cuire poisson, 
bien parfonde, et entour le bort d'enhaut a souages, et a 
II. ances sur les hors l'une d'une part et l'autre d'autre 
part à Topposite, Et poise xxxii. marcs vi. onces. 

77 i. Une très grant chaudière d'argent, toute blanche, 
à très gros ventre et bien large par la gueule, à hors larges 
renversez, et est ceinte ladite gueule par dehors d'une forte 
borde d'argent tout entour clouée au dit bort, et dessus a 
lin. aneaux roons tenant aux hors de ladite chaudière. Et 
poise 

77fi. Un trépié d'argent, tout blanc, en triangle, plat 
dessuz et dessouz,et en chascune triangle a un lonc pié plat, 
Et poise 

773. Deux foisselles d'argent, blanches, rondes et 
plates, et en chascune a v. pertruis ou fons et une croiz 
dzellée, et ont petiz hors espes, renversez, Et poisent 

774. Deux autres foisselles d'argent, blanches, toutes 
pareilles de façon aux ii. devant escriptes, fors ^tant que 
elles ne sont^KSis si larges. Et poisent. 

Poz d'argent à mettre saussc. 

77^. Premièrement un petit pot à mettre sànsse, lequel 



112 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVBB. 

a un groz ventre et un pié large, sanz souage, à un court 
col et à un gros bec jpar devant qui prant dès la moitié du 
ventre et va jusques a la guelle. Et a le dit pot assez gros 
ance. Et est d*argent tout plaîn, Et poise v. mars ii. onces 
XVIII d. 

776. Un autre pot à mettre sausse, à un bien gros ventre 
et le pié bien large, et n*a point de souage, et a le col court 
et un gros bec par devant qui prant dès Ta moitié du ventre 
Et va jusques a la guelle, El a le dit pot une grosse ance 
selon le corps, Et est pareil de celui de ci dessuz, sans dif- 
férance, excepté que il est plus grant et plus groz. Et poise 
XI. marcs vu. onces xii. d. 

777. Un autre grant pot, à mettre sausse, a un col gros 
et court, un gros ventre et le pié large à la value, Et est sanz 
différence pareil à celui de ci dessuz , et poise xi. marcs 
I once. (// manque ici plusieurs feuillets,) 

778. Un demi ceint d'or à charnières de xx œuvres, dont 
en Tune a un balay, assiz entre deux aigles, et la bordeure 
est esmailliée de noir, et Tautre euvre est cizelée entour 
sanz esmail, et ou milieu a un neu, sur lequel est assiz un 
saphir, et entre deus ouvres a un bastonnet d'or sur lequel 
a VIII. pelles en ii. rangées, Et est Teuvre devant d'un 
fermail roont, qu'il a ou milieu un gros saphir et aux iiii. 
costés a II. balais et ii. saphirs, et entre chascun a une 
pelle, pesant en tout. 

779. Un fermail d'or, ou milieu du quel a un ruby 
balay, fait en manière d'une cuer. Et aux ii. costez d'icelui 
a II. esles blanches, Et sur le dit rubi a une couronne en- 
levée. Et entour lesdites esles a iiii saphires, et iiii. tro- 
ches de perles , et en chascune troche a v. assez grosses 
perles, et ou milieu de chascune a un diament^ Et poise. 

780. Un autre fermail, fait en manière d'un jarretier,et 
est esmaillé d'azur. Et y a escript : honny soit qui mal y 
pense. Et ou milieu a un petit pourcel sanglier qui est sur 
une terrace vert. Et a ou costé un ruby balay. Et dessus son 
dos a VI. petiz diamenz, Et entour le dit sanglier a aussi 
une rose blanche, sur les fueilles de laquelle a vi. petiz es- 
cussons,ou milieu desquelz a un dyament, Et est tont ledit 
fermail bordé de perles, et a y un petit escusson de Saint 
George, Et poise. o 

781. Uns tableaus de presme d'esmeraude par de- 
hors, garnis en chascun tablel de quatre pierres à iiii. 
cornes, o'est assavoir ii. saphirs et ii. balais, et entre ii. 



INVENTAIRE DU DU€ D*ANJOU. 113 

pierres a une treffle de pelles, et dedens sont ouvrez de 
menue ymagerie entaillée de Notre S^ en la crois, de Tan- 
nonciation, de Tassumption et de la resurexion et de plu- 
sieurs autres sains, Et poisent. 

782. Uns petis tableaus d'or à yi. couplez, esmaiiliez, 
les quatre ans armes de france plaines, et aus deus derre- 
niers tableaux a deus grenas a vi. costés et aus quatre 
coin3 de la pierre a un. diamans couchiez, et par dedens 
sont esmaillez de notre S', en la crois, et en lieu des clous 
des piez et des mains a un. petis dyamans, et es autres 
tableaus a plusieurs autres sains, et ou dernier tableau est 
saint Loys, qui présente leRoy de france, Et poisent en tout. 

783. Un petit mirouer d*or tout ront, qui se euvre en 
II. pièces et est pandu à une chenete d'or qui se fourche eu 
Il II. et au bout de la chesnete a un çuifilet dont le bouf 
d'icelui se tuort aussi comme une corde, et est le dit mi- 
rouer par dehors fait aux armes d'estampes, et par dedens 
a une lunele d'un costé, et de l'autre a un ymage de notre 
Dame qui tienent son enffant en son bras, et poise 

784. Un fermail d'or, de très bien jolie façon, ou quel a 
Y. balaiz, dont l'un, qui est ou milieu du dit fermail, est un 
petit plus petit que les autres, qui sont chascun d'environ 
XII. quaraiz et l'autre d'environ vin. quaraiz. Et y a ii. 
saphirs quarrez et longuez qui sont aussi de environ xii. 

âuaraiz la pièce. Et y a yiii. perles bien rondes qui sont 
'environ quatre quaraiz la pièce Et aux ii. boux d'icelui 
fefmail a en chascun une perle plate qui est d'environ v. 
quaraiz Et sont les diz saphirs assis chascun sur une petite 
chapelle de maçonnerie, et est le milieu d'icelui fermail 
d'un grelle arbre, à menues fueilles, et siet sur une tar- 
rasse vert, Sur laquelle a ii. eschelles dreciées contre 
l'arbre. Et y a un. lyons qui montent contremont les dites 
eschelles, dont les ii. lyons sont grandez et les ii. autres 
•ont très petiz, Et poise. 

Autre perrerie en anneaux, 

781S. Premièrement : rubis. 

786. Un nibî en une verge, à demi roont, assez petit, 
une rose traiant sur la façon d'un cuer, et a deus pertuis 
emplis d'or, dont l'un est couvert d'un des crampons et 
l'autre est plus petit assez et près de l'autre, Et poise le 
rubi hors euvre. 



114 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVRE. 

Diamant en aneaux. 

Premièrement. 

787. Un très fin dyamant en une verge, à demi ront, 
tout esmailliée d'azur, Et poise ledit dyamant 

788. Un autre diamant, mendre, en une verge plate, 
d'un costé et d'autre dudit diamant al. et m. esmaiiliées 
l'une dedens l'autre. 

789. Un autre dyament petit, assis en une verge. 

Saphirs en aneattx. 

Premièrement. 

790. Un très fin saphir quarrè, plus longuet que large, 
'séant sur une verge à demi roont, à crampons à jour; 

79i. Un grant saphir à viii. quarrés, lequel est indien, 
séant sur une verge d'or à crampons à jour, et est le siège 
dudit saphir Ûeureté par dehors, Et poïse \x caras. 

Esmtraudes en aneaux. 

798. Une émeraude quarrée, haute dessus, en une verge 
plate esmaillée de noir à lettres. 

( Au dernier feuillet se trouvent ces notes : ) 

795. Salière en extraoTdinaii*e ou fueillet de vi.xx 
iiii. commencent. Item m. petitez aiguières dore ou fueillet 

VI." XIII. 

794. I>e l'or que Henry, nostre orfèvre, a pour la grant 
nef que il fait comte aueques luy ou mois de mars, Tan 
m.ccclxviij, fu trouvé que il avoit ccxlviij. mars au m. de 
Troyes. 

79IS. Dei'or en vesselle a, en la tour, pesé et assommé 
on dit mois et an, ixcc ix. m. au m. de Troyes. Somme de 
Tor xiiicc III. m. au dit pois. 

796. La vesselle d'argent quy est en la tour et devers 
nous, comant par nostre hostel ou dessus dis moys et an 
pesée etassommée, monte viii.mxxxvi. m. au m.deTroyes. 

LOYS. 
FIN. 



GLOSSAIRE ET REPERTOIRE. 



Sans refaire le glossaire de Du Gange, et sans recom- 
mencer l'encyclopédie de Diderot, il m*a semblé qu'il ne 
serait pas impossible de composer un dictionnaire des arts, 
que reclament depuis longtemps les archéologues, les ar- 
tistes et les industriels. Ce dictionnaire pratique devien- 
drait, dans les limites de sa spécialité, le glossaire de la 
langue, le répertoire de la science et le guide des artistes; 
glossaire, répertoire et guide fondés sur la citation com- 
plète des textes, sur la reproduction exacte des monuments, 
enfin sur la pratique des arts et Tétude de Tarchéologie. 

Je n'ai pas la prétention de suffire à cette tâche, et de- 
puis le temps que je me livre à ce travail, chaque année et 
chaqueheuremeprouventquej'obtiendrailoutau plus l'hon- 
neur de l'avoir entrepris. Cet honneur suffit à mon ambition, 
si, par le concours de tous, cette ébauche d'un seul devient 
une œuvre vraiment utile. Voici les bases sur lesquelles 
j'ai établi cet ouvrage, et les limites que je me suis impo- 
sées. Ce dictionnaire, à la fois glossaire et répertoire, com- 
prendra tous les mots qui entrent dans la langue descriptive 
des arts, tous ceux qui désignent les matières et substances 
mises en œuvre « les procédés et les outils employés dans 
le travail manuel ; et, comme à toutes les grandes époques, 
l'art est descendu du piédestal isolé où nous le reléguons 
de nos jours , pour s'associer librement à tous les besoins 
de l'existence, aux développements de l'industrie et aux 
fantaisies de la mode , j'étends les limites de mon travail 
jusqu'aux expressions qui décrivent les costumes et les ar- 
mures, les mœurs et les usages de la vie privée. 

Dans l'exécution de cette entreprise, je me suis tracé 
les règles suivantes : peu de conjectures, pas de phrases, 
beaucoup de faits, des dates précises, des citations exactes, 
des monuments d'une authenticité incontestable. Mais il 
ne suffisait pas d'observer ces règles, de poursuivre avec 



116 NOTICE DES ÉMAOX DU LÔUVKË. 

persévérance des investigations si variées : il fallait, pour 
donner à cet ouvrage son utilité pratique, pour rendre abor- 
dables les nombreux renseignements recueillis aux sources 
précieuses des grandes archives nationales, des archives de 
nos départements et de l'étranger, il fallait distribuer ces 
documents et leur commentaire dans un ordre méthodique: 
j'ai adopté celui-ci : un titre, un commentaire, les preuves 
à Tappui; ces preuves étant de deux sortes, la citation des 
textes et la reproduction des monuments ; enfin , pour 
terminer Touvrage, un index général. 

Le titre. Il pouvait être choisi dans la langue, telle 
que l'Académie l'a fixée de nos jours, ou dans les textes, 
qui présentent pour chaque mot vingt formes différentes 
soumises à l'orthographe la plus fantasque. 11 y avait lieu 
d'hésiter; mais je n'ai pas oublié que mon dictionnaire 
était aussi un glossaire, et j'ai placé , en tête de chaqiie 
article, le mot dans sa forme la plus habituelle chez les 
auteurs français les plus anciens, rejetant dans l'index ses 
nombreuses variantes. 

Le commentaire. Pour expliquer un mot, quand ce 
mot désigne un objet d'art ou se rattache à un usage, il y 
a trois sources d'informations : 1° les textes; 2^ les repré- 
sentations des objets transmises jusqu'à nous par la sculp- 
ture, les miniatures des manuscrits et la peinture murale; 
30 les rares monuments du temps qui se sont conserves. 
L'élude des textes est la plus aride ; celle des monuments 
figurés et des monuments réels la plus intéressante, la 
plus fructueuse; l'une et l'autre se corroborent; elles dou- 
blent de valeur et de signification par leur association. 
Un commentaire, ainsi appuyé sur des textes cités inté- 
gralement et sur des monuments reproduits avec fidélité, 
doit être concis et clair à la fois, restant le plus possible 
dans la réalité , évitant avec un soin égal le danger des 
conjectures, les subiilités des étymologies creusées à 
l'excès et le ridicule du symbolisme poussé à l'absurde ; il 
remplit les modestes fonctions de l'aiguille qui recout les 
lambeaux épars, et de mille morceaux, en apparence taillés 
au hasard, fait le vêtement qui s'ajuste exactement à la 
taille. Les lettres placées en tête de chaque citation per- 
mettent de faire des renvois aussi précis que brefs. 

Les preuves. Je parlerai d'abord des sources où J'ai 
puisé mes citations , ensuite de l'ordre dans lequel je les 
ai distribuées. Un ouvrage de ce genre ne saurait être trop 



GLOSSAIRE ET KÉPEftTOlBE. 117 

positif; j'ai donc pris pour guides les comptes, les inven- 
taires, les mandements et quittances, les lettres de rémis- 
sion, les volontés testamentaires, les contrats de mariage, 
les ciiartes et donations, tous les actes authentiques, en un 
mot; puis les chroniques, et enfin les poètes. Impossible, 
dans la lecture de ces nombreux documents, de se faire 
assister par personne ; car, loin de citer tous les passages 
qui piquent la curiosité, c'est par extraits que j'avais à 
procéder, m'attachant à 1 essentiel, écartant les redites; 
et comme les plus importants de ces documents, ceux que 
ronservent les archives, ne sortent pas de ces dépôts; 
comme il était impossible de transporter dans leurs salles 
d'étude, dix-huit à vingt mille cartes transcrites, pour 
confronter les extraits déjà laits avec les extraits qui pou- 
vaient être encore à faire, c'est de mémoire que j'ai pro- 
cédé , en conservant présent à l'esprit l'ensemble de mon 
iravail, son but et ses limites, ses besoins et ses lacunes; 
me guidant par Tintérét qu'il y a à s'étendre plus d'un côté, 
à se restreindre davantage d'un autre. De cette manière, 
j*ai pu mettre à profit de si abondantes sources d'informa- 
tion, bans perdre un temps incalculable, sans m'exposer à 
mille conuisions, à autant de doubles emplois, et, ce qui 
est plus essentiel, en donnant à mon travail un ensemble et 
lin caractère personnel qui autrement lui auraient manqué. 
Par cette même raison, je puis assurer avec confiance que 
rien ne m* est échappé d'important dans tous les documents 

?[ue je cite, et même dans bon nombre que je ne cite pas, 
aute d'avoir retiré de leur lecture un seul passage utile à 
en extraire. Presque tous ces documents sont inédits, plu- 
sieurs ont déjà fourni la matière des trois premiers vo- 
lumes des preuves de l'ouvrage intitulé : les Ducs de Bour- 
gogne , et du premier volume de la Renaissance des arts 
à la cour de France; d'autres sont réservés, soit pour la 
suite de ces ouvrages, soit pour la publication des grands 
inventaires dont je suis chargé par le ministre de l'instruc- 
tion publique. Tout ces travaux ayant pour but l'étude des 
arts, à un même point de vue, ont pu concourir à la forma- 
tion de mon dictionnaire. 

Toutes les fois que j'ai emprunté mes citations à des 
documents publiés par d'autres , j'ai rappelé avec recon- 
naissance les noms des auteurs auxquels je les dois. 
Quand il s'est agi de pierres précieuses, j'ai consulté les 
ouvrages de Mariette, Brard et Boue; inutile de faire 
remarquer que j'ai exploré sstps cesse cette mine iné- 



118 NOTICE DES ÉMAUX DU LOUVRE. 

puisable , connue de chacun de nous sous le nom de 
(rloêsaire de Du Cange. Les emprunts que je lui ai faite 
sont signalés, excepté les lettres de rémission, parce qne 
lui devant presque tous les passages que j'en ai tirés, j'ai 
pensé qu'il suffisait d'en avertir une fois pour toutes le 
lecteur. 

Je ne discuterai pas ces différentes natures de textes ; il 
suffira de dire que les comptes, inventaires, chartes, et tous 
les actes civils, ont un caractère incontestable d'authenti- 
cité ; que je n'ai pas demandé aux chroniqueurs les conjec- 
tures qu'ils se permettent, mais les faits qu'ils rapportent, 
et qu'enfin une seule de ces sources est d'une pureté sus- 

Ï^ecte, c'est la poésie. Il est évident que la rime autant que 
'imagination rournit à nos trouvères toutes sortes d'élran- 
getés, et conseille une grande réserve dans l'usage qu'on 
peut faire de leurs poèmes et de leurs romans : aussi n'ai-je 
jamais donné ces textes pour des autorités; leurs vers 
figurent dans ce Diciionnaire comme des renseignements 
qui peuvent devenir la source de déductions intéressantes 
au point de vue de l'art, de la philologie, et surtout de 
l'étude des mœurs. 

On trouvera, en tête de chaque citation, la date du do- 
cument d'où elle est extraite, mais non pas la date de l'évé- 
nement qu'il rapporte. Bien n'était plus facile que de pré- 
ciser la date des comptes, inventaires, actes civils, de la 
plupart des chroniques et même de plusieurs poèmes dont 
les auteurs sont connus; mais, pour les autres, le siècle 
qui leur a donné le jour est tout ce qu'on peut affirmer; 
et si j'ai remplacé ce siècle par une date moyenne, c'était 
pour me conformer à une disposition générale : dans ce 
cas, j'ai fait suivre ce chiffre d'un astérisque qui marque 
mon incertitude. 

L'ordre chronologique est le seul qui se prête aux études 
philologiques et archéologiques, aux recherches rapides, 
aux intercalations futures. Je dis aux études philologiques 
et archéologiques, parce que l'une et l'autre de ces sciences 
ont intérêt à fixer la date de l'apparition d'un mot dans la 
langue, d'un usage dans la vie privée, de l'emploi d'une 
substance ou d'une matière nouvelle dans la pratique des 
arts, à suivre leurs modifications ou leur disparition. Je 
dis aux recherches rapides, parce que les dates placées en 
vedette avertissent la personne qui cherche de l'endroit 
précis sur lequel elle doit porter son attention. Je dis enfin 



GLOdSÀlKK SV RÉPERfOIRE. tl9 

amintercalationsfoUires, parce que ees citations n'étant pas 
introduites dans une dissertation et comme fondues dans le 
commentaire, on vérifiera promptement si le passage qu'on 
désire ajouter figure déjà dans Tartlcle, et, s'il n'y est pas, 
on le placera à sa date, en modifiant seulement les lettres 
qui servent aux citations de numéros d'ordre. Ces facilités 
étaient Inen nécessaires dans un ouvrage qui, de sa nature, 
n'e^t jamais complet, jamais terminé, et peut rester le sujet 
d'investigations indéfinies. 

Cette étude des textes serait aride sans le secours des 
monuments. Pour la première fois, les articles d'un glos- 
saire parleront à la vue, et un mot hors d'usage, dont le 
sens nous échappe , sera expliqué au moyen d'une défini- 
tion faite par ceux-là même qui l'employaient et par la 
reproduction d'une représentation contemporaine ou de 
l'objet lui-même , quand par bonheur il se trouvera dans 
nos collections. Une circonstance heureuse me permet de 
devancer mon travail, et de montrer, dans un essai, l'uti- 
lité de ces rapprochements. Les comités institués près du 
ministère de l'instruction publique ont décidé que l'in- 
ventaire de Charles Y serait publié dans la collection des 
monuments inédits , et que chacun des 3670 articles dont 
il se compose serait accompagné d'un commentaire et de 
gravures, lorsqu'il sera possible d'établir une comparai- 
son utile entre la description du garde des joyaux et 
l'objet décrit. 

Il ne me sied pas de parler de mon labeur, quelque 
pénible qu'il soit; mais après avoir fouillé si longtemps 
dans les archives, si consciencieusement puisé aux sources 
originales, la plupart inconnues, je serai en butte, je le 
prévois, à plus d'un reproche; car ce livre, par sa dispo- 
sition même, est du nombre de ceux qui, tout en donnant 
plus qu'ils n'ont promis, permettent de leur demander plus 
qu'ils ne donnent. J'espère donc que les véritables érudits, 
toujours bienveillants, considéreront l'ensemble du tra- 
vail et jugeront les détails avec indulgence, en faisant la 
part des difiicultés qu'ils connaissent; d'autres s'attache- 
ront à une erreur, à une omission, et ne m'épargneront 
pas leurs amères critiques. J'accepte les jugements de cha- 
cun; je me réserve de les apprécier différemment. 

L'extrait suivant de ce grand travail est à l'usage exclu- 
sif des amateurs et des collectionneurs d'objets du Moyen 
âge et de la Renaissance, à l'usage surtout des visiteurs du 



n 



120 ^0T1CE DES ÉMAUX DU LODVBE. 

Louvre et dans les limites du département qui m'est confié. 
On s'expliquera ainsi Tabsence de tout article sur les arts 
et usages de l'antiquité; sur rarchitecture, qui ne peut rien 
fournir à une collection; sur la fauconnerie, la chasse et 
la pèche, dont les engins et ustensiles sont rares ; sur les 
armes, les armures et barnois, qui sont exclus du Musée 
du Louvre; sur les étoffes et tapisseries, qui n'y sont en- 
trées qu'en échantillons sans importance; par conséquent 
sur les costumes, qui n'y sont pas admis; enfin, sur la ma- 
rine, la peinture et le dessin, (|ui forment dans le Musée du 
Louvre des départements distincts du mien. 

Pour amasser dans ce petit volume le plus de faits 
possible, j'ai dû réduire les citations^ sans les abréger 
toutefois, à ce qui est strictement utile, et me borner à 
indiquer sommairement mes sources sans donner le titre 
du manuscrit et du livre, ni les folios et pages où se trouve 
le passage cité, ni les numéros et signes sous lesquels 
ces documents sont classés dans les dépôts publics qui les 
conservent. Ces indications font défaut ici, et TéruditiOD, 
je le reconnais, a le droit de les exiger; aussi lestrou- 
vera-t-on dans mon travail général. Elles sont peu né- 
cessaires au public auquel je m'adresse. Mieux qu'aucun 
auire il est capable de tirer des textes les conjectures 
fécondes et les enseignements pratiques, mais il n'a ni 
le icmps, ni l'habitude de recourir aux documents en- 
fouis dans les archives et dans les bibliothèques; il me 
saura gré de lui avoir évité de pénibles recherches, et il se 
fiera à la conscience que j'ai apportée dans tout mon travail 
en se reportant à quelques ouvrages antérieurs, garants de 
mon exactitude. 



GLOSSAIRE 

ET 

RÉPERTOIRE 



A. 

ACEROFAIRES. L'encensoir ou le trépied sur lequel on le repose. 

(A) 1080. Acer arbor, çallice arable, nnde deriTatnr acerra, vas in quo thus 

ponitnr super altare. ^Dict. Joh. de Gallandia.) 

(B) ii91. Très concoset très aceres et duos orceolos et duas coginas — omnia 

hsc de laton. (Apud Du Gange.) 

(G) 1324. Pour réalise pour vj colonbes, x chandeliers petits dessus Tautel, 
Y chandeliers grans devant l'autel et ij acerofaires, touz de laton et 
decoiyre. (Comptes royaux.) 

ACIER. Cette modificatioa du fer est obtenue par divers procédé> 
qui opèrent un mélange de 99 o/o de fer et depuis 5 millièmes jusqu'à 
1 «/o de carbone. Connu dès la plus haute antiouité, Tacier fut 
d'autant plus perfectionné qu'on en apprécia mieux les mérites en en 
faisant plus usage. Au moyen âge, la fabrication des armures donna 
une nouvelle impulsion à ces perfectionnements. On employa l'acier 
aune foule d'ustensiles^ et surtout à faire de grands miroirs qui ré- 
fléchissaient les images mieux crue le cuivre, dont se servaient les 
anciens, et qui conservaient plus lonçtemps leur poli. (Voyez Miroir) . 
Je vois dâus les textes de la fin du xv« et du commencement du 
xvi< siècle des ustensiles de cuisine en acier^ c'est sans doute une er- 
reur des rédacteurs des inventaires^ il s'agit de fer battu. 

(A) 1180. Et Bergons s'arme, o le visaee fier 

D'aubert et d'iaume et d'espée et d'acier. (Grarin le Loherain.) 

(B) 1379. Un coutel à manche d'yvoire blanc, à ij virolles d'or, à fenestrages, à 

osteaux, sur gest et sont les forcettes d'acier. ( Invent. de Charles Y. ) 

(C) 1387. A Guillaume Gallande, marchant de toilles, demourant à Paris, 

pour iiij aulnes de fine toille de Reins pour faire une patron à un petit 
pourpomt, pour Ms. le duc de Thourainne, pour envoier en AUe- 
maigne, pour faire et-forger unes plates d'acier pour son corps — xiiiij 
s. p. (Ck)mptes royaux.) 

(D) 1399. Un letrln d'acier ouvré à fer demolin. (Invent. de Gharles YI.) 

(E) — Un grand miroir d'acier ouvré et doré par les bords à orbevoyes. 

(F) ~~ Un petit escrinet d'acier carré ouvré très menuement. 

(G) ~ Un petit letrin d'argent à un pié d'acier. 

(H) — Une très belle serreure d'acier à orbevoies et sont les doz à vis et à 
fleurs de lys et est eu un estuy de cuir tanné et la clef dedans. 

(I) 1507. Troys poiles d'acier, ouatre poiles à queheue d'airaing. Item deux 
lechefretz et une poile d'acier sans queheue. (Inv.du duc de Bourbon.) 

6 



k 



422 GLOSSAIRE 

AFFICHE, afflce. afflque. Un objet attaché, agraphé, et, comme on 
portait ainsi les médaillons religieux et les emblèmes politiques, on 
employa ce mot dans le sens ae quelque chose qui est mis en éyi- 
dence , qui annonce une opinion ou un parti. 

(A) 1330. Sur quoi Ion met un affichail 

Qni autrement est dit fermail. (Gruill. de Gmgneyille.) 

(B) 1461. Dextrier couTcrt de Teloux à grandes affices d'argent doré. (Math, de 

Coucy.) 
(G) 1427. Pour affiches et enseignes dudit lien de Nostre-Dame de Haï ponr 
distribuer aux gens de rostel de Mds. (le duc de Bourgogne), ix s. 
■(Les ducs de Bourgogne, 4923. ) 

AFFIQUET , dérivé du mot précédent. Toutes sortes de joyaux 
destinés à la parure et plus particulièrement à Tornement de la tête. 
Ils étaient agraffés dans les cheveux ou dans la coiffure. 

(A) 1392. Gomme le lundy, lendemain de Pasques, le suppliant fust allez au 

lieu où Ton a accoustumé de vendre, en la ville de St-Quentin, aflches 
et autres joueles de plont. (Lettres de rémission.) 

(B) t<^95. Le Aov — avoit — sur sa teste la belle toeque d'escarlatte et le 

liche afoquet. (André de la Yigne.) 
(G) 1396. Affiquets surbnaôs de fin or que portoit sur sa teste la Fnncesse. 

(Pierre Desrez.) 
(D) 1580. Gest un affiquet à pendre à un eabinet «a atibout de la lance, comme 

au bout de ToreiUer pour parement. (Montaigne, parlaat de la vertu, 

Essais.) 

AGATES chatoyantes, figurées, herborisées, mousseuses, œillées, 
p<Mustaées, etc. Voyez QuartZ'Asfate. Agates nSièamnées, voyez^ar- 
dmms; Agate dlsiande^, voyez Obsidierme, 

AGIAUX. Agiots, bijoux, menus ornements. 

(A) 1530. Je ne veidz oncques tant de sandeaux, tant de flambeaux, de tor- 

ehes, de glimpes et d^agiaax. (Rabelais.) 
(B^ 1610. Pour le regard des maris (qui épotisent des vieilles) ce leur est 

d'une grande épargne, il ne teûr' faut point tant d'agiots et béatilles 

pourlespc^iner, (fa. à oes jeuâeséveiitées, eilesse passent* à peu. (Contes 

deGholièiss.) 

AGKUS DBI. On sait que ces rondelles de cire, marquées de 
1 -empreinte de l'agneau pascal , étaient faites à ïtome avec le résidu 
du cierge pascal qu'on fondait le samedi saint, en même temps 
que le Saint Père bénissait le nmiveau cierge. Elles étaient cnsmte 
envoyées dans toute la Chrétienté, et Gharlemaçne donna Texem- 
ple cfe la vénération qu'elles mentaient. Gertames vertus étaient 
attribuées à ces Agnus Dei, quand on les portait sur soi, ou lors- 

au'on venait à l'église prier devajtt eux; aussi les orfèvres mirent- 
s tout leur art à les enfermer avec, élégance , soit dans des mon- 
strances, soit dans des mèiiaiilo&s. 

(A) 1372. Un agnus dei d'argent, gamy de peileB et 4» pcïreriés, pesant 

V oaues et demie, piâsié vj iïxbcs* (£diapte àA testament de ImÀfo».) 

(B) i3d9. Uir agnofidei d'argent, anuaâliéàraBdeaus et jsmaiffl», et T-^^^r 

neuf menues perles, pesant, à. tout le laz, deux onces. (Inv. de Gb. vl») 
(G) — Un agnus dei d'argent, eamaillé environ aux aames de France et de 

Navarre, garny de menues pierreries, pesant trois onces d'argent. 
(D) 141 Ç. Une petite croix comme d'«n. a^nus. dei d*or — jdv st. (tiventab* 

du duc de Berry.) 

CE) 1424. X^e paise de gans. poux prfiiat -que le:roy porte i?*Bt luy et son* 



ET BÉPBATOIRE. 433 

garniz «or le'poignez «t snr les mains de' Agowit 9ei de «enaegpy- 
lét, iiriMziiijIliy. par. (Inventairftde.laCliappelleduIUyGbArlMvL) 

(F) 1586. Un agniiB dei«de cbmtal de roche taUé avec or et petite chaisnettt 
d'or ( Inretft. d«|Mari<» Stuart. ) 

(6) ^ f anil, de cliristal de roche, ayant an dedans nn Ifeptnne.' 

AéVïhhÂVnCRtr. Pour Au Guy l'an neuf. C'est la fête font 
sncie&ne du jour de Van . les étrenaes se dcnnaieat «t se itemaa*- 
dàientaux cris de Aguillaimeuf et Guilenleu. fi est inutile ^at 
moins dans ce répertoire , d'examiner si celte ooutimie et ce efi 
dérhreni de la fête des Druides qui allaient^ au GemiBsnceœent de 
Taonée, cueillir le gui sacré et le faisaient distribuer par les bardes. 
9u Cange a traité la (Question. Rabelais s'est servi de ce mot au 
xvi« siècle^ et au xvii" c'était encore une locution en usage. 

(A) {470. A certains petiz enffans qui demandoient à Guillenlen, le jour de 

Tan dernier passé ( D. de B. no 7072.) 

(B) 1480. Le derrnier jour de décembre, le suppliant avec Ie< bflfetMiers de la 

t^arroiSHe de la petite boissiêre ( bas Foiton) et ong noMieirtrier fa par 
es villaiges de ladite parroisse — ponr prandre et recevoir les anmos- 
nés des bonnes gens , qii*ilz ont acoustiuné donner pour Tentretëne- 
ment d*nne lampe et de seize lamperons , ainsi que de constume est de 
faire de tont temps, la vigilh; de Van neuf et s appellent les diz dons 
•grfllannenf— estoienl, Ips diz dons, rilles et oreftles de porceaux et 
autres piJiCPs de char — vendues pnblic(ftiement après vespies au plus 
oArant et derr«>nier eneheriwtenr. { Lettres de réiâifision.] 

'C; 1617. Puis c'est mangpr mon bled en herbe 

One d'attendre qnetifn'hsbit neuf • 

De Servie» fjui tie^it ce proverbe 

Ne rien dotiuer ^'à (»nillaniieaf. (Le Banqnet à&î Sages.) 

AGVILLC et'Esguillc. AignlUe. 

(A) 1296, La gomme d'agnilles , xt. d. (Tarif JMiir Paris.) 

(B) 129S. Les Dames et damoiseles laAjonrMit mont noUemant de agnile aor 

dras de soie de tous colors, à bestes et à oiiaas et à «fv'cs autres 
ymajes. (Marco Polo.) 

(C) 1300. Lors trait nne agnille d'argeitt, ' 

D'un agnillier mingnot et gent. (Rmnafi de ta ilose.) 

(D) 15^9. Dent petits estniz à mettre des esgnilles, Vim tentde mbis dinde 

et Tantre de diamans et de nibis et de ctetnes d*or, prisés iiij» escoft. 
tinrent, de Gâbrielle d'Estrées.) 

AQUli^i#KTR8. Aigmllelites. Elles Mttalent k lacer des parties de 
▼Mements et d'armures^ elles devinrent aussi un ornement et un 
luxe. Le mot s'applicfnait à la ferrure des lacets, des lanières y etc. 

(A) 1316, tfne quantité d'aiguillettes et las à armer. (Ivfi^nt. royal.) 

(B) 1392. Une douzaine de longues et larges agniUetes de fin dain d*Ande<^ 

terre dont les beni sont ferrés d*arge*t <*- potr attaishier par der- 
rière les cliauces du roy. (Gon^tss royasx.) 

(C) 1303. Denx tongnes hoppelandes — à fraage» et à atgaiUêles d*or — es^ 

maillé de brodenre. (D. de B. n» 5581.) 

(D) U&l. Le suppliant vit nn buffet fermé teqttèl il mvAt d*n ftr d*nne es* 

golllemete. (Lettres de réiaissioff.) 

AiaUE MAlifffB. Corindon hyalin, tariéiéderémeraude. Pierres 
de la couleur de l'eau de la mer , alternativement vert pdle ou^ 
veit tileuitre. Elles proriennent du Brésil , des monts Ourals et de 
la ètan, et ne doivent pas être confondues av«c des quai^ qui ont 



9tea ià dss*^ ce n'ésfc yas gas 

Qui, au hocher, chiéeat sor as. ( Le !Dit don Mercier. ) 

' XLAAS^rftQ. Aifc^tre, pierre calcaire, jtoyi caKbcaci9.tée, ccwicî:é"f 
tiramée^ mo^bire ificom|)iét.. On employait au mojm âge i*aJi)lUjfe. 
iaoae ^i^HMic poiurea fabriqi^er des vases, des st^toes el'baa-i^ 
Ifefs 4e noomugaents fooéiaiises, et même dés revètemejots dlapçar- 
tezoents. I| ne sejEiïbie pas qiL'oxt aft fait usage de l'alt^tEe onenr 
tal , à moifis que bous n'm ayons un exemple dans la citifttioii 
(&); c'est alors l^ttàlre onyx. Voyez pour Talbâtre dont -ou .3'€35t 
servi à'MoU'^ les Dues dt Bourgogne , tome I. Ces ]sirince« avai^ 
établi à iâl^ un atelier de sculpteurs en albâtre. L'îilabastrit^, a}r 
Mtre transparente, ne parait pas non plus avoir ét^.çn4i$a^.> 

(A) 1I7Q: En celle cha9)}>re ivoit &oi^aj( 

Be cbau2, d'areine, d,e cimenz 

Induit, ni moillerons, pi empluistpe 

Tote entière fu d'alambastre. (la Guerre de Troyes.) 

(B) 1218. Qnoddam turribulnm. argent! > cap$am ar^nJi, palicem alabansti. 

(G) 1316. Une ymage de Nos^ Daupje d'aj^a^tes» .à-to^te une cour onne de 
pelles et de pierres , ou pKi$. de x^ lib. ( Invent. de la Gomt. Mabaut 
d'Artois. ) 

(D) 1372. Alebastre , si comme dit Ylsidofe, .est une blanche pierre entrejectée 

de diverses coleurs et de telle pierre- fut la boite où fut mis loingne- 
ment pour oindre Ihe&iie£ist. ( Le propriétaire ées choses.) 

(E) 1379. Une ymage de Nostre Bame d*albastre blanc, oui se siet, et aune 

couronne d'or de très menues perles. (In vent, de Charles V.) 

(F) — Un pot d'albastre blàuc , gamy d'argent, à lozençes esmailliées. 

(6) — Une teste d'albastre blaucbe à façon d'une Sarrazine assise sur une 

Elate de marbre noir, bordée de lâton doré, et semble être un cama- 
ïeu. (Cette même pièce est déorij» av«c quelques diflerences dans 
l'inventaire de Charles VI.) 

(H) 1394. In;veniQim de Talbastre tpouvi aa chostâel de< Lille. — vi ymages en 
manière d^ pjofètes dont les iiij ^nt d'albastx)». -^^a £offi» de olane 
nos anquel a ijc iiij xx et i piècbies ou .enviroD de instrumens de fer^ 
de plusieuiîs inanières, appartenans au mestier de l'ouvrage du dit al- 
bastre. (Invent, dès garnison du chastielde Lille.) 

(ï) 1420. Une teste d'albastre blanc, en façon d\ine seraine, assize sur trne 
piëÊe de marbre noir bordé d^ laton doré et semble estre un camahieu. 
(Invent. de Charles VI.) 

(E) 1433. Pour l*aeha%d0> six grans pièces de pierres d^allebàstre eue monsei- 
gneur iist prendre £t achetter pour -mettre et emploier en ta sépoltaie 
qu'il fait faire. (D. de B.^ i U3.) 

AUEnEi^VK, Alumelle, lame, la lame de Tépée, et l'épéeello^ 
même ayec laquelle on saluait, de là Terreur du glossajxe de VHis- 
toire de Paris qui traduit ce mot par tomjet, 

(T) 135^. Pour faire et forgierla garoison toute blanche d'une «çpéjs ^1^:^X9^ 
metie estoif à fenestnes.- (Comptes royaux .) 

(^ 1963: Une ^ajne d^argeut esqiiailliée , où il a une ale^ielle s^of nuim^ç . 
podse vij onoes , xv est^flins. (lavent, du duc de Normandie, dauphin.) 

{CyiM9. Gha;ilesmtt tantost la mate à son allumée, feisant semblant de sal««» 
niMstMdiet cou«m (lé duc de Bourgo^e) et à l'bmbre de son bras 
glrigna des 7«ut -et -ûi si^e à ses^.gen« pour venir ferir sqr nostre dict 
cousin. ( Glossaire de l'histoire de Paris. Reg. du Parlenrent.) 

(B) 14b8. Four une dag«»jè<deiu ttUllan$,dftaii pié et dei^y d'alumelle. (Giomp*» 
tes royaux.) 



ET R'é'I^&ftTOIAE. 4iS7 

ALI4HJTEEE. Boxsne, gibeeidee^ .é«.iâ^«ik9veTiisi», sdwent 
iîaite en cuir, quelquefois en velours-, en satin et brodée , qu'on 
portait à la ceinture «t dans laqiKlie ont «nfemuH son argent , ses 
papiâss^ ses bijoux. 

[A) itll. Un coutclfitnno aloyere de cuird>baye. (Iht. de Guid. «k Kaoïus.) 

(B) 1300*. Riche cheinture et aloiève 

Que chascun appeUeiit,gi})eclèie. ^Le Pit du GlwYaU«f.) 
(G) 1360. 4.voi3jen£are eul^aloièce 

Qae je porte à ma cheinture. (Poésies de Froisstrt^ 
CD) 1319. Four iy alloières brodées , de yelnlaa , à zl soU pour piè^s; pour 
yj alloières brodées sur samit, ;i\ sols pour pièce. (Comptes >9yaux.) 

(E) 1425. Gomme Gasin Gordier eust prins furtiyemeot. ea la gibecière on ai- 

louyère de son oncle, tmg fleuriu. (lettres de remission.) 

(F) 1443. Lequel Simon tira , de son aloiàre ou gipçcière , ung extrait p|ir lequel 

U lui demandoit Ixiv sols. (Lettres de rémission.) 

AI.B|ANDTBr£ et Âlabandine. Variété inférieure du rubis, qui; 
selon Pline^ a pris son nom de la ville d'Alabanda^ en Game. 

(Â) 1295. Grux de platis, argenteis , deauratis undique , cnm duobus eamahutis 
in brachiis et duobus ma^oi^lapidibBs sv^^tâm et in^rkis etalaman*- 
dina in medio et aliis mnltis lapldibus et p^iiis» i» cir^uito, oontinens 
partem ligni crucis. (layent. de Saint^^FajiLlde Londres.) 

(B) 1467. Trois chatons d'or, garnv Tun d'un sapliir, Tautre d'une aaiatiste et 
l'autre d'un amandin. (K de B'., 3175.) 

(G) 1533. Ung berceau d'or; auquel y a îing entant qui a la teste d'agate et i# 

corps de perles, ayee une amiaAdyiie qui sert d*breillé au dn enfant. 
(Gomptes royaux.) 

^ AVBRB. Son apparence , qui est celle d'une gomme , des insectes 
ailés pris dans la profondeur de sa masse, son adbyérence à des pé- 
trifications et à du bois brûlé, enfin sa présence dans les sables 
Sar nids ou masses, et jamais en veines., filons ou coucbes, sont 
es caractères propres à établir l'origine végétale de cette s»ibstancc. 
On la trouve sur le bord de la mer BaUiquie, q«aad les tempêtes 
l'y rejettent, ou en creusent le sable à une certaine profondeur» 
L ambre gris semble être une concrétion animale, puisqu'on en a 
trouvé dsms Testomac de jiuelques poissons: il est plus mou et a 
pins de parfum. Il est difficile toutefois d^xidiquer une origine 
ûiflërente avec tant de caractères -communs. Celui-là nous vient de- 
lliids et àa Buésil. L'ambre est d^m jaune doré, il se sculpte, se 
tâlile et se lime, avec les instruments dont on se sert pour travail- 
ler riroiie et le bois. Sa (^o^ileuri son poli doux et onctueux^ enfin sa 
légèreté et son doux parfum en tout totdile mérite. Les ancaens l'ont 
employé à la scttJfptuie et^aas les paruses, nous avons des monu- 
SMDla asiatiques, égvptiefi9> étrosqnes et anciens grecs du pins beau 
caractère, exécutés dans des morceaux d'ambre. Au moyen âge, on 
est iftiBail grajié usage, surtout pour les gjntîns de chapelet qui 
jMfsaieat okas les doigts, s'écbanfBaient au frottement et répan- 
daient leurs parfums , pour les ppmmes aussi qu'on.tenait et xp^'on* 
ffottftit dans ses maiiis. Où. s'en servait encore pour tailler de petites 
imageB de sainteté. Enfin, mis en poudre, il était du nombre des in* 
gréoienls usités dans les embaumexnentôet dans les fumig«(k«is. Les 
musulmans en firent aussi grand usage en dv^petets-:^ eu orineaux 
pour les femmes, etmém^ on^cacbets ppuf le&lAOOoynâS.- F kred-# 
daule^prince persan^ portait^ m x^ siècle, un4:a(^t«aambDe iwa»: 



4^8 GLOSSAIRE 

(A) 1240. Magnam partem dHlitiaram iEgypti in anro et argento, perlis et po- 

mis ambr». (Jac. de Yitry.) 

(B) 1298. Ils (les habitants de Madagascar) ont anbre asez , por ce ge en cel 

mer a balene en grant habondance ; et encore hi a capdoille asez et 
por ce que il prenent de ceste balene e de cesti capdol asez ont de 
ranbre en grant quantité, et ros sarez qe la balenne fait Tanbre. 
(Marco Polo.) 

« (G) 1316. Ge sont les parties de Tobsèqne dn roy Jehan — pour deux onces 
d*ambr6 xl s., pour demie once de musc xxx s. (Gomptes royaux.) 

(D) 4179. Une pomme d'ambre garnie de iiij bandes d*or, par manière d'orbe- 
voyes, à Tiii menues perles et ij grosses pendans à un las de soye 
azurée, où il y a i gros bouton de perles. ( invent, de Gharles V. ) 

(£) — Une chose d'or, plaine d'ambre, ouvrée à la morisque, faict en manière 
d'une tasse tte pendant à un laz vermeil. 

(F) — Ung ymage d'ambre de saint Jean-Baptiste. 

(G) — Une pomme d'ambre, d'argent doré et a une perle au bout. 

(H) — Une véronique d'ambre, ronde, à iiij évangélistes d'yvre (ivoire). 

(I) — Une pomme plaine d'ambre, garnie d'argent et esmaillée autour de 
menues lettres. 

(J) — Nostre Damé gésant, les iij roys de Goloigne et Joseph et St Anas- 
thase, tous d'ambre blanc, ep petits ymages, sans nulle garnison. 

(K) — Un petit ymage de Nostre -Dame d'ambre jaune. 

(L) — Unes patenostres de Damas et entre deux patenostres d'ambre noire. 

(M) 1389. Une ymage d'ambre de sainte Marguerite. (B. de B., 5464.) 

(N) 1391. Pour une pierre d'ambre griz, pesans cinq onces, à xxvj escus l'once. 

(Gomptes royaux.) 

(0) 1416. Un ymage d'ambre de Nostre-Dame, tenant son enfant par la main, 
laquelle a sur la teste une couronne d'argent dorée et siet en une 
chapeUe qui porte sur iiij pilliers, c sols t. (Invent, du duc de Berry.) 

(P) — Un ymage d'ambre de Nostre-Dame, le visaige et la main d'ambre 
blanc, une petite couronne d'or sur laj teste, tenant son enfant d'am- 
bre blanc, prisé Ix sols t. 

(Q) — Une fleur de liz d'ambre, prisée xx sols t. 

(R) — Une petite ymage de Nostre-Dame, d'ambre blanc, v s. t. 

(9) — Une pièce d'ambre, faicte en manière d'un trippet, ij s. vj den. t. 

(T) — Six autres pièces d'ambre empaonnez, prisées, x sols t. 

U) — Un Dieu d'ambre, que deux coquins juifs bâtent à l'estache. 

V) 1420. Uns autres tableaux de bois, ouvrans en deux pièces, fait en faconde 
laz d'amours, tout gamy à ymages et bordeures d'ambre jaune et les 
yisaiges et mains d^ambre jaune, ouquel a d'un costé, par dedans, 
deux ymages de l'anunciaçon N.-D. dont la coronne de N.-D., le pot 
et le liz et les belles de l'anse sont d'argent doré et de l'autre costé 
est l'istoire de la gésine N.-D. et, dedans les xii laz d'entour le dit 
tableau, a xij demiz ymages d'ambre tenans leurs uvres, croix et autres 
choses d'argent dorez. (D. de B., 4080.) 

(X) 1431. Unes patenostres à signeaulz d'or et d'ambre musquet, environ autant 
l'un que l'autre, longues de quatre aulnes de long. (Quittance cité« 
par Leber.) 

(Y) 1467. Ung aultre tableau de bois, là où il y a ung arbre d'ambre , à deux feul- 
letz de martirs gectez sur les branches, (mvent. D. de B., 2260.) 

(Z) — Deux crosses patrenostres d'ambre, l'un blanc et l'autre rouge et au 
bout ae chascune ung boton et une houppe d'or et de soye noire. 
(D. de B., 3167.) 

(AA) — xiij patrenostres d'ambre rouge. (D. de B., 3172.) 

(BB) 1498. Une pomme d'ambre , garnie d'argent doré, faict en plumetis et ung 



ET RÉPERTOIRE. 429 

bouton en fasson de frèzes, pesant iij onces, y gr. (InTent. de la Royne 
Anne de Bretagne.) 

(GG) — Ung tablean, onqnel a une véronique d^ambre, enchâssée en argent, 
dore , avecques une chaynete , une pomme gauderonnée et ung cro- 
chet attachez an dit tableau. 

(DD) 1499. Ung tableau, faict de ambre de senteurs, ouiuel j a une ymaige 
Nostre-Dame tenant son enffant. 

(E£) 1599. Un gros morceau d'ambre gris, dedans une boete de plomb, pesant 
treize onces, prisé Tonce dix escus. (Invent. de Gabrielle d'Estrees.) 

.AHRTliTSTE. Corindon hyalin violet. Cette pierre fine doit être 
d'un beau violet et présenter tous les caractères du corindon, pour 
avoir sa véritable valeur^ et n'être pas confondue avec le quartz nya- 
lin violet, qui est un cristal de roche de la même couleur, ma^s in- 
férieur sous le rapport de la dureté^ de la pesanteur spédfique et 
du poli. 

(A) 1355. Nul orfèvre ne pent mettre sous amatitre, ne sous gamat, feuille ver- 

meille , ne d'autre couleur, fors seulement d'argent, ((hrd. des rois 
de France.) 

(B) Ui6. Un annel gamy d'un amatiste estrange et de plusieurs couleurs assis 

en un annel d'or en manière d'jiu signet — il s. t. (Inventaire du duc 
de Berry.) 

AMETHYSTE (Prisme d'). C'est le quartz hyalin. Le mot prisme 
vient, par corruption, de prase ou j>rason^ qui signifiait en grée 
porreau, et désignait le ouartz hyalm vert. On en a fait prasme, 

Csme et prisme , et on l'applique à Témeraude et à l'améthyste, 
anciens avaient trouvé dans la couleur de ce cristal naturel un 
sujet d'allusions à l'ivresse et ils croyaient que les coupes qui en 
étaient formées préservaient des fumées du vin. De la son nom 
d'Améthyste. Le moyen âge, comme l'antiquité, a travaillé cette 
matière en vases, en coupes, en colonnes, etc. 

(A) 1416. Un petit vaissel d'amatiste, en manière d'un hanap, séant sur un pi$ 

d'argent doré sans couvercle — prisé — lij liv. t. (Invent, du I>nc 
de Berry.) 

(B) — Une grant escnelle d'amatiste ronde et deux'autres petites, en façon 

de cuvettes, prisées — ix liv. t. 

(G) — Un petit gobelet d'un amatiste sans couvercle, gamy d'argent doré — 
X liv. t. 

(D) 1454. Pour avt)ir poly une pierre de matiste en façon d'une petite nef qui 
estoit toute plaine et laquelle il a taillé et facetté à plusieurs faces «- 
xiij liv. XV s. t. (Comptes royaux.) 

AMPOULE. Au milieu des vases si nombreux, au moins par 
leurs dénominations, dont parlent les auteurs ecclésiastiques, et 
dont il est difficile de préciser l'usage , parait TAmpulla comme con- 
sacrée à garder l'huile du baptême (ampulla chrismatisj. Elle était 
suspendue au-dessus d'un autel et ofiferte à l'adoration des fidèles. 
La sainte Ampoule de Rheims fut la plus célèbre; cependant 
toutes les églises avaient la leur. Le morne Théophile consacre à 
ce vase sacre un chapitre dans lequel se dessine sa forme, à la 
panse large, au col étroit et allonge. Dans lajvie privée, on se ser- 
vait de vases ou fiacons , qui , ayant la même lorme , prirent le 
même nom. 

A) 1145. Dédit etiam ampuUas ad servitium altaris optimas et mirabiles (co- 

dex vaticanus ap. Du Gange.) 

B) 1220. Gap. LVII. De Ampulla (TheophiU divers, art. scVelula.) 

6. 



430 GUO^gAlfM^, 

(Q). 129B« Ties anwuUsi ArgentMO» pum «nsmate «i oitxi .(Infini* <iBiS^ Paul de 

Londres.) 

(D),iâ79. QiiaftreempouUes d^or tooT^i^ et ea ch9»)oo.a un.ecQuil rond, sur le- 

coQYQscl&y çl^'i^nnefl^ i^rw^e» p^aQt iviy mascs^ vi ojlphs et demie 
d'or. 

(IS^iaSS. Jkiïa imipiUloft dVgenKB, d« B. 36.). 

(F) 1407. Encore par excellence sont Us (le» rois de France) voys consacrés 
et «idigveiaeAt en«»ngicemiae de la eamte liqueur ^ui> par ung con— 
loQ, comme noue tenons HenneJiientque ce fut le saint espexit mis en 
celle forme , apjMrta du ciel, en soi) bec, en une petite ampulle ou 
jiole. (Ghiilleberi de Mets.) 

(H) 14^7.'DBax grans amppules, on fioles de Toirre, taintes sur couleur de 
pierus serpentine, Tune en façon de poire et Paiitra en façon à«* 
cenoorgB ^courge) garnies d'argent doré, pendani obaenne à untMxai 
de soye- noire *- xtUt. t, (ïnTent. du due daBen^i) 

(I) 1417. Une ampoule, ou fiole ronde, de pierre sur couleur de pierre seipfn*^* 
tin^, garnie d'or», pendant à un.tiiu despye..iu.li¥^t« 

AlfCOLiH» Asebolie , anqiielie'^ Taquile^a de Limier genre de 
la famille des helléboracées . Elle est aussi nommée coloniine et 
figure avec rœillet but les jeux de cartes allemands^ de 5a cartes. 
Jô cite qnelqnes vers extraits d'tm ouvrage de Le Maire des Belges, 
Tancolie s'y trouve en compagnie de nos fleurs les mieux connues. 
(A^ 13dOi Inyent. dç Doc d*Anjo'i. 119, 434, 43«, 48». 
(B) DM. Encore ce roeil faire assai 

De ranqnelie et don pyone, 
D6 la SQoeie et don hetone, ( Poésiesde Froissart. ) 
(CJ)i37i>.;U]i. gobelet et une aiguière dler, à. façon d'aocoUe; gamie dAjéun^^ 
rie, pesant a m«ros et dem; d'or. (InTeat. de Charles Y.) 

(D)' ••- Un dirageer dVgent doré et.a , ou fonds duibaoin,. ua esmail d!«n.. 
li^p^jTt en un obappeiet d'acucolies, pesant xj, marcs. 

(£) 1467. Un gobelet d dFg^, deisé, sur le--coaTesQleeaQaiUiéd'uaa aaookye. 
(D. de B. no 2006.) 

(F) — • Dtni beuteilleetet- d^argent, pendant à elMenes, esmailliea à deux. 

costez d^ancolyes, pesant, ensemble, iiv marcs. (D- de B.> 2576.) 
{(iy l&OO. Pnis'TintFlofa qiti sos^tréacr deslie 

Farestendant ses beaux tapis semea 

De mainte rose et de maintaancolie. (J. Le Maire des Belges.). 

(H) — Hariolaines, poliot, cyprès, spic romarin, enroine, mente, basUisque,. 

marguerites, soucie, ancolies, iennettes, giroflées, coquelets., f^eicttles». 

bacinetz, passeroses, paseeTelonx, glays, noyelles, lis, pencées, mu- 

gnetz, roses et oeiUetz herbuz. ( Jean Le Maire des Belge#. ) 
(I) 1600, Des chansons (c'est-à-dire Galatiana) autrement dite anchoUes , sont 

simpleis et doubles. (Et. Binet, Les Mbrv. de la nirtnre-.) 

AKEULT. Anneau^ diminutif d'annel, dérivé d'ànnulus. 

1260*. Et ran«letmist en son dei 

Ne li dis plus ne il a mei. (Poésies de Marie dff Ftanccu). 

ABGUBrrWÊiR'Bi (Fàoon d'). A la mode d'Angleterrei Je ne cita, 
paa loi toutes les preuves queie posséda de TiimueiioeideB inoâss 




put de plusieurs mots de ce glossaire. Il est souvent question; oe 
LiiauK aahBtés en Aagletene , je citA ici cpœlqiies exftmplas* 

(A) 1295. Scrineum de opère Dunelmenst^ ooatiiiett5.seli9iiiaB sigiUatas. (Inv.. 
de Seint-sPavl deLondtes.) 



ET IliPERTQiaE. 43^ 

O) 1363. Un gobelet d'or plain^ conTert, qm est de U façon d'AA^tenre«qQi 

poise y) m«rt8f î once et demie. (&Tent du duo de J^mandie.) 
(C) — La grande ceinture du Boy çu'il []& duc de Normandie) apporta é*An*- 

[Tf)' — tJhfermail ësmafllië du Roy qu'il apporta d'Mgkltevre.- 

(]S) 1379. Un grand eercle ^ ^ui fut à la fto^ Jeanne de Booxbon, le^e) tut, 
acheté de la Gontesse de Feanehcoe , g^mvde luidays, ^aphi^, dia- 
mans et broches de perles. (Invent, de Charles Y,) 

(F) 1396. Pouruiiij cors dé chàce, envoyés d'Angleterre. (I). de B., no 5713.), 

(G) 1399. Un grand gobelet d'or, ï pié et à cornsescle, eamaiUé de châssis et de- 

dans environné de fretelet, le convescle ^t le pié de trois couronnes, 
peeant six marcs trois onces et demie. (In vent de Charles YJ.^ 

(HJ — Iftie aiguière d'or pareiUfe aa dit goJaèlet — eties donna le roy d'An- 
gleterre.- 

(I) — Un escrinet d'argent, par dehors ouFré d'ouvrai^ d'Angteten». 

[J) 1414. Une eguière d'or, qu<» la royn# d'Angletewe avoii eavoiée; (domptes et 

inventaire du duc de Bretagne.) 
(K) — Deux grans plats d'argent d'Angleterre que nos dames, les sœurs de 

Us. lelhie , avoient aportée d'Angleterre et huit autres moindres. 

(L) — Un tabtean d'or que la royoe-d^Angieterrc avoii envoyé au Duc. 
(M) — Un petit tableau.d'or, pendant à une cfaaisne d'or, que la royne avoit 
envoyé au duo* 

ÇN) — Un dyamaot escarre, assis en un angsel 4'orv esmaitté de bleu, que la 

royneeniEoya'ftu dioc. (En jaiiviar-M..occ»9Ui.) ) 
(0) 1420. Une chappe de brodeure d'or, f aoon d'^gletetriei (Toyez une longue 

deacriptioA dans les Ducs de Bourgogne, 4097. } 

AKBBL. Aaneau^ bague^ M Ansnlu^v 

(A^ 1290*. Bens aniatis ot en sa main desjtre 

Et trois en ot en la seneatre. (Li Roomans des Sept Sages.) - 

(B) 135^. Fourij annianx d'ev, achetés pour le roy, esqoiex a deux pierres taH*- 
léee. (Goraptes royaux/) 

(6) 1399. A Luc, orfèvre, — pour avoir fait et forgié un annd d'or esmaillé 
de W'vers, garni d'un dyamant. (I^. de Bi, n^ «881.) 

CD] 1416. Un annel d'or, auquel a im heaume et un escu de mesmes fais d'un 
saphir aux armes de monseigneur, un ours d*esmeraude.et un cygne de' 
cassidoine blanc, soustenans ledit hèaune — xv liv. t. (Inv. du D. de B.) 

(E) 1455. A Jehan Lessaienr, orfèvre, pour un anneau d'or esmaillé delermes, 
auquel est esciipt une chaofc». (D. da B., n*.6727.) 

ANNEAU DE MARIAGE. Usage chrétien^ qui découle de Taxiti- 
qoité. L'anneau de fer sans pierrcrie indiuué par Pline conume étaat 
d'un ancien usage, était devenu, dès le deuxième siècle, un riche 
anneau d'or : les chrétiens Tàdoptèrent. dément d'Alexandrie et 
Tertullien en parient au xi« siècle, Isidore de Séville en donne la 
simification au vu?. Pour nlus de brièveté j'ai espacé, à longue* 
dStances, mes citations. Si jijiçarlé deTanneau d& mariage de 
Henri IV., c'est qu'il est assez, curieux de. le rencontrer parmi les 
joyaux iie Gabrlâle d*E«ttée5- 

(A) 78. Nunc sponss muneià ferreus annulus mittitur , isque sine gfivm^» 

(Fline, Wst nat.) 

(B) 610. Quod autem in nuptiis annulus a sponso sponss datuTj kl fit, vel 

propter mutus dilectionis sigpnm, vel propter id magis, ut hoc pi- 
gnore corda eommjunga!ntnr,unde et quarto digito annulus toser*- 
tur, ideo quod vena ausdam, ut fertur, sangoinis ad cornsque perv^ 
m^lurilMMi lùqpKaU'dè) 4Mleft»ofr) 



! 



432 GLOSSAIIIB 

(0) 4316. Poar j anel et pour j fermail d'or — que la royne li donna qnand il 
prist famé. (Comptes royaux.) 

(D) 1416. Un annel où il y a une pierre dont Joseph espoosa Nostre-Dame, si 

comme dist madame de Saint-Just qni donna le dit annel à Ms. (Inv. 
du Doc de Berry.) 

(E) 1599. Un diamant en table qne madame de Sonrdis a dit estre celny duquel 

le roy a espouzé laroyne, prisé neuf censescuz. (Inv. deGab.d'Estreei.) 

ANNEAUX D*ORElLLE. Boucles d'oreilles. 

(A) 1 1 80. Li Tieus Galindres fist 11 rois demander 

Espérons d'or li flst es piez fermer 

Etles aniaus es oreilles clouer. ( Roman d'Agoullant.) 

(B) 1452. Dons de monseigneur le dauphin — pour ij aneaux d'or, lesquels fi- 

rent penduz et atachiez ans oreilles de Mitton , le fol monseigneur le 
daupnin, — ix Ht. (Comptes royaux.) 

(G) 1549. A Charles Roullet, orfèyre, pour deux pendans de pierre Tiollette 
pour mectre à Toieille, y} Ut. xt s. (Comptes royaux.) 

(D) — Pour six feux esmaillez de rouge, à pendre à l'oreille, xiij liv. 

ANNEAUX POUE RIDEAUX. Anneaux qui avaient le même 
emploi que de nos jours^ et servaient aussi à suspendre les tapis- 
senes. 

(A) 1316. Four la façon de la grant courtine, pour corde, pour ruban et pour 

aniaus. xl. s. (Comptes royaux.) 

(B) 14S5. Et estoient les dictes courtines i annelets pour courre touttes deux 

joindans ensemble, quand on Touloit. (Alienor de Poictiers.) 

ANTICAILLE. Ce mot italien était en usage à Fontainebleau , 
dans son acception sérieuse^ au commencement du xvi* siècle. Le 
mot antiques reprit le dessus, et anticaille resta dans notre langue 
pour désigner le fretin et les objets d'origine douteuse. 

(A) 1540-1550. A Jacques Yeignolles, paintre et Francisque Rybon, fondear, 

pour aToir Tacqué à niire des mosles de piastre et terre pour servir à 
jetter en fonte les anticaûles que Ton a amené de Rome pour le roy, a 
raison de 20 livres pour chacun d'eux par mois. (La Ren. des arts a la 
Cour de France. 1, 424.) 

(B) 1734. n est Trai qu'il a du goût (M. Falkener) pour l'antijinaille , mais ce 

n'est ni pour alun, borax, terre sigillée ou plante marine. Son goût se 
renferme dans les méiiailles grecques. (Voltaire, Let. à M. de Moncrif.) 

ANTONNOIRE. Entonnoir. On employait aussi ce mot pour dé- 
signer Téteignoir qui en a la forme. 

(A) 141T. Un petit antonnœr d'or gamy de menues perles — iiij liv. t. (ïnyent. 

du duc de Berry.) 

(B) 1467.) Six antonnoires d'argent blanc, serrans ausdits plats et escuelles, 

armoyé des armes de Monseigneur, pesant iij marcs, iiij onces. (Ihic 
de B.. 2704.) 

(G) 1599. Ung bougeoir en forme de ferrière avec une jifitite chesne et un an- 
tonnoir. (fnvent. de Gabrielle d'Estrées.) 

ANTR AGITES. Variété du rubis, dérivé de anthrax, charbon, 
qui répond au carbunculus , et par conséquent à Tescarboucle. 

(A) 1500. Anthracites est contée entre les escarboucles, pour ce qu'elle ba 

couleur içnite : mais elle est toute environnée d une veine blanche. 
(J. Le Maire.) 

(B) 1600. Les rubis anthracites jettez au feu deviennent comme morts. (Etienne 

Binet, Merv. de la Nature.) 

ANVERS (Façon d'). Je ne saurais^ en Tabsence d'un dessin, pré- 



ET RÉPERTOIRE. 433 

ciscr le style de l'orfèvrerie flamande de la fin du xvi« siècle, mais 
cette expression s'y rapporte. 

(A} 1559. Un grand bassin émargent doré, grayé et cizellé, fa^n d'Anyers, pria 
viij u iij escns (Invent. de Gabrielle d^trées.) 

ARAINE. Trompette faite d^airain, et dont le nom dérive de 
Arainum, comme bnisine de buis, cornet de corne, Olyphan de la 
dent de 1 éléphant, etc. 

(A) 1250*. Les pemères irent laneier — de tontes cars hnier trompes et arai- 

nés sonner, en la manière que Ton flst jadis quant Jenco fu prise. 
(Ghron. de S. Denis.) 

(B) 1270. Monlt sonnèrent bien les araines. (Phil. de Monstres.) 

(G) — Fist sonner bien cent, tant araines qne buisines. (Hist. de Dugnesc.) 

ARBALESTE. Gonmie instrument de précision, j'en parle au 
mot astrolabe; comme arme, je l'exclus de ce répertoire. On re- 
marquera cependant que l'art avait sa part dans leur fabrication. 

(A) 1407. Item en nne antre chambre haulte (de la maison de Jacques Bnchié 
Pain, i Paris ) estoient grant nombre d'arbalestes , dont les aucuns 
estoient pains i belles ^ures. ( Guillebert de Metz. ) 

ARCHAL. Cuivre . mot dérivé de aurichalcum; il s'est conservé 
dans l'usage pour d&igner le fil de laiton. Un corps de métier avait 
accaparé la spécialité de battre le cuivre en feuilles minces, pour en 
faire l'oripeau, un autre le travaillait en toutes sortes de Doucles 
et d^agrafes , un troisième enfin Vêtirait en fil d'archal. 

(A) 1%0. * Mes par Dieu je ne gageroie 

Un denier d*argent ou d^arcbal. (Fabliaux.) 

(B) 1260. Tit. XX. Des battenrs d^archal. Qniconqnes veut estre batères d'ar- 

chal à Paris , estre le Ppet , mes quHl sache faire le mestier. ( Us des 
métiers recueillis par Et. Éoileau.") 

(G) — Ht. xxij. Des boucliers d*archal , de qnoivre et de laiton nuef on ries 
de Paris. — Qniconqnes est bouclier d'archal à Paris , il puet oayrer 
de coivre et d'archal yiez et nuef et en fera boucles et tontes ma- 
nières de ferreures à corroies. 

(D) — Tit. xxiv. Des trefiliers d'archal de Paris. 

(fl) 1320. * J'ai bêles espinenes d'argent 

Si en ai d'archal ensement. (Dict du Mercier.) 

(F) 1453. Pour treize pies d'archal mis devant ladite voirrie pour la préserver 
de routnre (rupture.) xix s. yj d. (D. de B. 1516.) 

(6) 1579. Pour trois douzaines de fil d'archal de Flandres pour servir à enfiler 
perles. — Pour dix aulnes de fil d'archal blanc; pour servir à mectre 
aux collets de ladicte dame ( Princesse de Lorraine.) — Pour deux 
bottes de fil d'archal jaulne pour mectre aux coeffures de la dicte 
dame. (G. des ducs de Lorraine.) 

ARCHALEE, ARCHALECR. Garnir de fil d'archal, exercer ce 
métier. 

(A) 1399. A Simmonet de la Fosse, archaleur,— pour avoir archalé une fourme 
de voirrière-^afln d'obvier ans pierres et autres choses que on pourroit 
geter contre, xvi Ut. t. (D. de B. no 5894.) 

ARCHITECTE. Les Romains prirent ce terme aux Grecs, et il 
exprimait chez ces deux nations le maître conducteur des travaux. 
Au moyen âge, on le laissa de côté avec tant d'autres expressions 
qui ne répondaient pas à l'organisation d'une société nouvelle. Ce 
mot fut remis en usage au commencement du xvi« siècle. On avait 
été jusques-là simplement manouvrier de machonnerie, apprenti. 



onnier oiienfin maistre, Mlorsau'oap^iTeiiaiiÀ^ètref)laGé>àJiit4k» 
dés constructions royales, ou de la constxiuîtiûa à'im éoifioe^ <»i sTiB^ 
titulait maistre des œuvres royaux, et maistre de rœuyre de céans.. 
Jé'cnvis déeoiiYxir le moment 'préds» où il fallitt 'un tenne nouveati^ 
mui distinguer^ des maistres maçons têts que Pierre de Montreuil^ 
Aemond du Temple ou Alexandare de Bemend^ iabiles gens qui 
avaient étudié , en v mettant la maifi > la >pratique de leur métter; 
une nouvelle classe d'artistes gui^ sans etudes.préaUihteB, se vouaieat 
à rarcliitecture^,,pouc ainsi dire^ par in^irabon, etlapnatiifnBieiA 
ihéûriquemaat^ aveeles ressaurccysde.l&piHQiuce ei d^latscnlpture 
dont ils avaient fait l'étude. Ce point de jonetinn se^tMUTe en France, 
je crois^ en OUI, iors de la Domination de SébastioL Serlio. Lès tra- 
vaux de Fontainebleau étaient en tcain xiepiiîs.isas^ «ous la con- 
duite de l'architecte françaifi Gilles ie Bneton^ ^nstm^ur modeite 
<^ui s'intitule^ dans les actes, maistre maçon tailXeur dâ.pierre. Srav 
bo arrive, et on lui donne, ou plutôt iJ'se donne en itaiÎAn^ et cm 
traduit, lé titre d*arcliitecteur. Si on veut bien remar<juer qua C€ 
terme ne se rencontre pas dans nos anciens textes ^ et qu'*en 1539 
Robert Etienne traduit encore le mot latin axcbiitectiis par maistre 
maçon, on tombera d'accord sur Tacte de naissance dumotarâhUecte, 
tel que je le dresse ici. Aujourd'hui nous avons des architectes, des 
entrepreneurs de maçonneiie et des maçons, mais il est vrai gua 
les architectes accusent les entrepreneurs* de se mettre à leurjplace, 
et les entrepreneurs voient av«c inquiétude les travaux. exAcutés^ 
sans leur concours, par de simples maçons. Encore un peu de t«mps, 
et on reviendra aux idées simples du moyen â^e qui, après avoir 
earanti la capacité pratique par les r^^lements de la maUrise , se 
fiait plus au talent de Thomme qu'à un titre ppur faire sa position. 

(A) i266.Flos plenns monim yivens doctoc latomonmi Mnsteiolo fuitiisjacet 

bic Fetni ti]fiuilatas.^(£|iit. de rarchiteete de la Sauite-^hajwll^.) 

(B) 4420*. Gommiiidt YeairiocoDtkient maistres aidutecteuis pour deviser sa 

séptdtnrt. (D. Flores 4e Orèce.) 

(G) 1440. Ci gist maistre Alixandre de Bernerai , maistre des œnTres de ma- 
chonnerie du roy notw Sire, au baiiliage de Rouen, et de ceste é^ise» 
quitrespassa Tan de çrace mil cccel le ve ioordié janyier. PrieRPie» 
pour rame delixy. (Epitaplve qu'on lit dans réglise St-Ouen de Rouen.) 

(D) 1440^ £t a ce rapport fu présent Golia deBcmenrtl ceeni pariCDS. rabt>6 
et les religieux (de baint-^ien ) a ealre romviiev de machonnerie de 
lenr église pour le temps advenir , en la ssaiblAbe magni^ coivm» 
son feu père AUxandre de Bemeval a esiéen soft temps,. (Rajgport fait 
sur Téglise Saiut-Ouen, publié par M. J. Quifiberai.) 

(S) 1528. Gtiles le Bveton, maçon, tailleur de pierre^ demeurant i Ptris, pro- 
met de faire et parfaire bien M deuement., an ^is dVïuvinen et cens 
en ce connoissans, pour le ro^ , NS. , en son cbateau de Fontaine» 
Hmu., tODS«t.cblBCWi le» ooMrajtes* de4aDtaeoiiDen»et laHle , à pbiiR 
contenus et déclarées ou devis. (Comptes des Bâtiments. Renaissunoa 
des arts à la cour deFr&nce.). 

(F) 1S344 Toisé fait d«aditftt>ayra9e», de rordannance'dudit sieur de ¥illeroy» 

par Gruillaume de la Rumle , maistre des cnvres de aiaç<mnerie duoit 
sieur (Le Roi) et Louis Poireau ma^ juré d'iceluy sieur.- 

(G) 1539. V^tre masson ou charpentier, iircJuW(iM. (Pictioimaice fraoûoi^- 

latm de Robert fistiemie.] 

(B^ 1541. Ftançois, par la grâce de IHen, rojdé Frànoe -* vous payex- — i 
Boalrecher et bien amé Bastiaunet 8âHo , p^datte et arcbitecteur.dv 
piysde Boullongne la grâce, la somme de 4W livres ^ i cause de sm: 
m eMAét.nmùm pai&tre bel «OB]iilMletaii>wâi]iiiie , ««f «il -4eF jwr 



ET ft&PfBTOlKE. idf^y 

dite éAi£fictt eibafÉineiukaidiA Fdotiio^aao. ( ¥o]wc Vowrmg^ intih - 
tiUé ; UB^naisMUfie de« arts à la-eonr. dé Fraaoe.) . 

[I) UAfiu Benrjr pai U {;i:ae6« de .Ken* .voy de Franc«, à 'BMlne amé «t !(i«lM 
conseiuer et ausmonier ordinaire , maistre Fhilbert de Lomé , optait 
architecte ordinaire, saint. (Idem.) 

J) 1550: Snimno piacercnai piglio alctma Tolta nel vedere i principi degli' ai*" 
tefici nostri, per Teaer saUce BMlti tedora di basso in alto, e spécial)» 
mflote nelT aœbitettcira^ la seiâoaa delU.^uale ddo « sUla «8«rcir> 
tata da parecchi anni addietro» se nondaïutagUatoii o da persone 
sofistiche ebe facerano professione senza sapeme pure i termini e i 
primi prinoiiD d'IatCDdfire' la piospettif a. ( Vaian.) 

ABCpHlUÈHES. Les areons^ les parties relerées eu avant et 
en amêre de la selle, dônt'lcs Orientaux ont conservé la fdrme et 
le vaste développement; ce mot est dérivé de arco suivant Sau- 
maise : Arciones vtycamns ab arcu , qnod in modum arcus sint in- 
eom. Piosieiics ançoos de derrière^ des xii«, iiii<^ et xi^ sièeles. sont 
{wureiuas jusqu'à. nouA, les uns eainâtat repoussé, émaillé oii< 
ciselé^ les autres en bois sculpté. Voyez SelU, 

(A) 11 M^. Ifwâre fiioentli archon 

Bordé de pierres environ. (B'Atis et de Prtpbaliaf.) 

(B) 1160*. Des seles furent tuit doré Ù arçon 

A <iors, à beffte pointure eBTmm. (Gérard de Tienne.) 

(G) 1 1 80*. Sele ot de nuralt ricfae faeeo, 

B'iviure forent U arçon 
Les «ttT6ft Aoat d'autse manièBe. (Flore et Blanehe Flor.) 

{B|ld4M.GQmdiiectiuAdainde VaMeinond«nsi,fructuariasnost«r, teneret à 
nobis in feodnm res subscriptas «olvendo ecinde ({nolibet anno nobis 
dnos arcomtt ad seUam vacnos , unom vidalicet armis nostris Fraaois 
commnnibns et alinm armis Glodovei régis prsdecessoris nostri depior 
tes. (Apud Dto Gange.) 

CE) 1310. Pour demy pièce de toille inde — ponr fourrer les arçonnières ans 
grans cfaenranx le Boy, viij s. (Comptes royaux.) 

(F) 13S2. Four le hamois de il cheTaus c'est assavoir selles, colliers, aTallouè- 
res, — et Les arçons de devant et derrière pains de la devise (de Blan» 
chède BfradMm). (Gooiptes royaux.) 

(Cr) l^M. A Jeban Lesssyeiir, orfèvre do MBS., ponr avoir batUé et livré le 
cnitvra de la garaitare de l'aDCon de la sdle neufva de madame la dQ-< 
chtme «t iceuii taillé et esmaiUé à, la devise de ma dicte dame. (D. de 
B>, 0719.) 

ABDlLIiOOr. La pointe de fer qui traverse la courroie, et la 
retientonpassant dans la boucle. Le mot est fort ancien. Voyez à Tai^ 
tide Mordant la conftision qui s'est produite. Ce que Gautier de Bi- 
belswcHth nomme sublloun est tradmt. en marge de son Guide du 
langage français, par alsene qui vient de notre mot alesne et man- 
que le Uxm fait av«c uae aLène. 

(A) 1080. Lingnla, de lingua, dicitnr gallice hardilon. (Wct. Job. GaUandia.) 

(B) 1395. Oeiûsy doyt le hardfloon 

Paner pat tm desnbiloon. (Gaatier de Bi^lswortb.) t 

(6) 1420*. NI boucle ni bardillon. (Dom Florès de Grèce.) 

(D) 1530. Une bagne d'or (joyau ) on qu'il y a une dame, accoustrée i l'égyp- 
tibntte, mwe sw une feulle d'or, an deesoubz de laquelle est nng Dat- 
l«i», misen cbattpn, aiant à Tentonr cincq perles, mises en molmet et 
an dos est nng ardilldn avec une bono^nelette à ataeber la dicte 
kigh& (ittv.^ de Ghttkt^hnnt.) 

ABBOISES. EUes furent de tous temps employées ^ipi» les toi- 



456 GLOSSAIRE 

tores , mais on remarauera dans les citations smyantes des ar- 
doises encadrées dans des ais d'arçent^ sans doute pour servir 
Conune les tablettes de cire^ à écrire des annotations^ articles de dé- 
penses, etc. 

(A) 1379. Deux ardoises enchâssées en deux ays d'argent. (Iny. de diarlesT.) 

(B) — Une ardoise en an estny de enivre. 

(G) 1494. Gomparavit insnper lapides ardèsios ad cooperiendum ecclesis et 
dormitorii tecta. (Lettres de rémission.) 

ARGENT. Ce métal était désigné suivant son titre» on disait : ar' 
gent le roY, argent fin^ argent d'Avignon, argent de Limoges- 
Quant à 1 argent de Chypre, j'en parle à Varticle or de Chypre» 
c'est un fil de lin entouré d'un fil plat d'argent. 
(A) 1296. Le marq d'argent de Limoges, Tiij d. (Tarif pour Paris.) 

ARGENT BLANC , pour le distinguer de Tarant doré que nous 
appelons vermeil. Dans les chapitres des inventaires intitulés coup- 

Ses d'argent blanc, potz d'argent blanc, etc., on rangeait les pièces 
'argenterie verrées, parce que c'était ae l'argent blanc doré en par- 
tie seulement. 

ARGENT EN GENDRJÊE , avant d'être fondu en lingot. 

(A) 1370. Argent en cendrée. (Lettres de rémission.) 

(B) 1399. A Ms. le comte de la Marche, pour don à lui fait par leroy NS., — de 

la somme de viijxx marcs d'ar^nt en cendrée, — à prendre de l'argent 
en cendrée que le dit argentier avoit devers Ini , venu des mynes 
d'entour Lyon. (Comptes royaux.) 

ARGENT TERRÉ, ENVERRÉ. Argent travaillé, orné ou doré 
par parties, par bandes, comme on dit d'une étoffe, qu'elle est bro- 
chée de couleur ou d'or. Pour bien se rendre compte de la signifi- 
cation de cette association de mots, il faut remarquer : 1® qu'au- 
cun objet en or n'est dit verre; S» que l'on décrit, Tune à coté de 
l'autre , des pièces d'orfèvrerie verrées et d'autres qui sont dorées^ 
3° dans d'autres cas des pièces d'argenterie verrées et d'autres gui 
sont emaillées. Il résulte , de ces rapprochements, que la maniei« 
d'enverrer l'argent était de l'orner par parties, soit de travaux de ci- 
selure^ soit de travaux de dorure, soit d'incrustations d'émaux, etc. 
Des pigeons verres de blanc, suivant cette interprétation, sont 
blancs par partie , et en effet l'auteur du xiv® siècle ajoute : ainsi 
que la pie est. Dans les inventaires écrits en latin, cette expression 
est traduite par doré par parties, en opposition de tout doré totus 
deauratus. Je laisse parler mes citations, elles valent mieux qu'un 
commentaire. 

(A) 1295. Galix argenteus, per partes deauratus , ponderis xiij s. (ïnyent. de 

Saint-Paul de Londres.) 

(B) — Galix argenteus partim deauratus. 

(G) 1351. Pour faire et forgier la garnison d'une ceinture d'arçent — falote i 
testes de lions entour un bousseau , enverrées d'esmail et les autres 
clos son! de boulions rons dorez. (Gomptes royaux. ) 

(D) — Pour faire et forgier la garnison d'un henap de madré dont la pâte est 

famie d'or , à une bordeure de fleurs de lis enlevées et sont enverrées 
'esmail et an fons du bennap a un esmaU de France. 

(E) — Item pour vj onces d'or parti pour envoirrer les i)ièces d'orfavrerie dn 

dit faudestenil — et furent toutes ces pièces, perciées à jour et envoir- 
rées d'or bruni. 



ET RÉPERTOIRE. 437 

(F) 1351. Une cnillier d'or, dont le manche est esqnartellé de flenrs de lis d*ar- 

moierie et de flenrs de lis après le Tif et sont enTerres d*axnr et de 
ronge cler et an bont den hamt nn chastel. (Comptes royanx ) 

(G) 1353. Ponr vj onees d'ur parti ponr envoirer les pièces dVfavrerie dn dit 

faudestuenil. (Idem.) 

(H) 1360. Inventaire du duc d*Anjou. 475, 476. 

( I) 1379. Une clochette d*ar^nt verrée pesant, à-tont le bâtant de fer, iiij onces 
et demie. (Inventaire de Charles Y.) 

( J ) — Un encensier d*argent doré, dont les chesnes sont blanches, ciselé aux 
armes de monseigneur le dalphin , pesant y marcs , vij onces. 

(IL) — Un autre encensier d'argent verre , pesant iij marcs. 

(L) 1393. Pigons verés blans et tavelles de noir, comme la pie est. ( Ménagier 
de Paris.) 

(M) 1414. Deux cadettes d'argent, veirrées , pour mettre oyselets de Chypre. 
(Inventaire du duc de Bretagne.) 

(N) 1432. Pour la façon de xij tasses d'argent qu'il avoit refaictes, verrées et 
dorées aux hors. (D. de B. 1134.) 

(0) — Une couppe blanche verrée, à la devise de rabots, à ung fritelet doré. 
(D. de B. 2391.) 

(P) 1467. Une petite esguière d'argent goderonnée et poinçonnée à roses vérées. 
(D. de B. 2647.) * 

(Q) 1546. Un^ calice d'argent doré tout plain et deux burettes d'argent blanc 
dorées par les bon. (Inventaire des ualices du couvent des Célestins 
d'Esclimont. Ànn. Aruhéol. de Didron, tome YII.) 

(R) 1586. Un grand escriptoire d'argent ouvragé, doré par parcelles. (Invent, 
de Marie Stuart. ) 

(S) 1600. Ouvrage et besongne vermeille dorée, c'est à dire dorée partout, 
mais dorée verée, c^est quand elle est dorée au bord, ou bien par cy 
par là, tantost laissant le fonds tout net et dorant .le parensus et la 
Dosse ; tantost ne touchant le relief et le rehaussement , mais dorant 
seulement le fonds, les ouvertures et le plat pays. (Etienne Binet, 
les Merveilles de la nature.) 

ARGENTIER. Charge de cour, établie en France , avec titre d'of- 
fice, depuis la seconde moitié du xiii* siècle. Cet officier était chargé 
du contrôle de toutes les dépenses du roy et de sa maison pour 
meubles , habillements et menus plaisirs. Ces fonctions , toutes de 
confiance et d'intimité^ créèrent , selon les règnes , des favoris , des 
hommes politiques pmssants , et en Jacques Cœur, un véritable sur- 
intendant des finances. Le mot signifia aussi quelquefois un orfèvre, 
un changeur, etc.,. et en général tout homme chargé de manier de 
Tarçent. C'est dans ce sens que le garde des sceaux du Yair et le 
carconal de Retz parlent de leurs argentiers. 

ARMILLE. Bracelet, de Armilla, et aussi anneau. Les grandes 
chroniques de Saint-Denis traduisent, par espaulières, le mot ar- 
milla qui se trouve dans l'histoire d'Aimoin. 

(A) 1250*. Au départir (le duc Richart) doua à l'un une armille de fin or, 

ouatie livres pesant; à l'antre donna une moult riche espée. (Cbron. de 
St-Denis.) 

(B) 1250*. Le Roy Glovia vint à grant force de gens après ce mandement mais 

il eut avant>envoié aux traiteurs espaulières de cuivres dorées et espées 
et autres dhoses ouvrées en telle manière , pour dons. (Chron. de 
St-Denis.) 

(C) 1360. Leurosteray de leurs oreilles 

Les biaux anneaux et les armeilles. (Eust. Beschamps.) 



ARMOfUB. ArfDfts>.dériTé ch» anua. li'artlcle dé'Ou £!àzige est 
abondant, ii estimitile, aw iBomsîci,ïd*y riètt ajouter. 

ARQUEMTE. Aldûmie. 

(A) 1447. Et lors lui dist ledit maistre Jehan — qu'il avait AOointanm à ung des 

habilles hommes du moude, .nammé ^atier^ ^ eatoit le nwâtteisr . 
Arqnemienque on peust trouver, et arecques faisoitescuz d'Acqaemie 
les pl«8 bMulxqiui'on pouvfoit dire. (Lettres de rémission.) 

(B) 1556. Four charbon foumy à Mr 'Halbert FouITon pour faire des médailles 

et pierrezias d'atqewHiye., powle serviee d«MS. ( Comptes royaux.) 

ARREST. Lien destiné à arrêterjsoit la lance^j soit les chausses, 
soit un tableau. Ce mot, dérivé d'arrestttm, a signifié^ par extension, 
la décision qui cl6t un procès, qui met un arrest à une pilidoirie. 

(A) 1356. Tous les procez vielz et Bouveaux dont les parties sont et seronl ^ 

* afrest. ( Lit. Qrddn. reg.^ 

(B) 1383. Anthonio, gaita, pro uno arresto ppsiJbo in hasta glazmi.poonQnis. 

(CSoinpt* ap. Da Gaageu) 

(G) 1392. A Hermen Ruissel , orfèvre et bourgeois de Paris, — pour Tor d'un 
aecestsemé de petites lettre», esmaM^é de plusieurs couleurs, (|). de|B. 
no 5530.) 

(Di) 1393. Pou huit in^tz pour les bouto^nense» des jaoft^es du roy. ( Ducs de 

Bourgogne, no 5583. ) 
(^ 1394. Uq6> tawe d^Bgent , docéev râgaâe ou fouB d'un «rresff. { Dites d» 

Booj^ogae» no 59<30.) 
(F) 1396. Deux tableaux de feoy s à pignon et & arest. (D. de BoTirg. u«'^742.) . 

ART MODEAN'E. Les dernières années du xvi« siècle marquent 
en France Textréme limite de la renaissance et les débuts de Tart 
moderne. Elles coïncident avec li mort de Henri lïl , de Ducerceau, 
dB Germain Pilon, et dé François Clouet. Un autre esprit, né des cir- 
constances politiques autant que ducaractère personnel de Henri IV , 
inspirera désormais Tart, la littérfttofe et la mode. Gè n'est plus la 
même élégance attique, la même légèreté païenne, c'est im autre 
esprit, c'est Tart moderne. Mais cette limite n'arien depuécis, car^ 
de Tannée 1589 , qui cuvre le rèeue de Henri IV, à ranaee 164$ qui 
cl6t le règne de Louis XIII, il s écoule une cinquantaine d'aioitées; 
bizarre demi-siècle, époque neutre,, où l'on rejette commodémenib 
toui ce qui n'est plus ae la renaissance, tout ce qui n'est pa* encore- 
franchement moderne. Il serait peut-être bon, dans la pratiq«e> de 
fixer là clôture de la renaissance à Tannée 1589, et de piaeerlesilé^ 
buts de Tart moderne en 1643, abandonnant à^ usie sorte de chaos et 
de débrouillement laiacune qui existe entre ces deui( dates. Cet art ' 
moderne est d'ailleurs étranger à ces rechercha; 

ARTIFICE. Œuvre d'art. Souvent, a»ec une. allusâon» sujft^ 
rieuse. Ce mot ^ dérivé d'art^/fcmm , s appli(|uait aussi aux^jn^ïn^ 
ments et engins de llndudtrie^ ajjisi .qq.'â la ppftie secrète d^tunx 
métier et d'une œuvre 

m — Les maîtres de tous les loetijei^ et a]ctifi«e« ^li^oitÂlâpa., .-«>(Ordonn. 
des rois de France.) 

(B) 1394. Et aussi certaine qi^antité de —- laoKCtamto. di^icmvfeii h fowm à9 
gettons , non sigaez et autres ferrem^ens et artifices à'^fsUre.inonnoye. 
l Lettres jie rêmisâon.) 

{(^t:M±, Dessas (le Pont Neuf de Paris) sont édifiées , par syaneteiB et pro- 
portion d'architecture, IxTiij maisons, toutes d^une mesure etJUQ^iiM 
artifice de pierre de t»îlè et brique. ( Oorrowt. Atttiq. de Paris.) 



ET miP'RRTOIAE. àZ% 

dQ IM44te z4aowté^ mx misas deBome, nue -statue d^artitee taot accomp^j* 

qif*ile^Q9tiiPâ4wm. (Bouoket, Sérées.) 
(E) l#iO» lintlaer flanm^d ▼«niait, en 4604, coostoaire un monliB, serrant |i 

son artiice, «n la seconde 4i«he on Pont lieaf. dn caste dn Ii>avnii 

CKéffu. d« Snlly^ 



AVn^nrs. Ce< seeitit iei roccasioix de puler de la sépamtioiL 




panriendrons à effacer. En 1260^ lorsque tons iee métiers, éeontâfft 
rarael ]^f aTeUlanl d'Etiense Bôileaa et leur iatérèt bien eniijidu, 
attere&;t oh. Cbàt^let faire eaiegistrer les us et eoutnmes, ou^n 
avaient euxirB}éip<3s lib;reiii£nt établis, il d£ fut pas question œart; 
]e$ orfèvres, le» soolpteurs, les peintres, leshucfalers, etc.. sedi- 
•naèreai la< besogne ae rimagerie et toutes les antres spéeiaiîtés de 
tnvMOL jour lesquels Hiomme parvient à rendre sa pensée et à ex" 
pnmer see seiitiiBdiit, à montrer son goût pour le beau et Télé^ 
mee, quàs ({im soienl d'ûlieurs les mâières ou l'objet qu'il a seu» 
la main. Mais, 6i» i3dt, on revient sur cette heureuse fnsien, on 
^attaume âk4^ quIOA a^ipeUe iw« oonliu^on; et, cosame il était isoÊ^ 
poflsiipLe de fixer. (ieis bsuteis dans les ciéatioofi de Tait, ondunsôt 
p<mi lisne de. démarcation U destinatien: des objets. Qe gui est 
pour Teglise est de l'art, dit-ou; le reste- appartient au métier. En 
O^^rde oette tentative, pendant plus de 30e ans encore, l'artiste 
foi on, étie inconmi oo meeoniiu, ce- mot même n'était pas dans 
la langue. Des hommes de talent acquirent bien ime grande répur 
talion par leur aânieou par leur habueté, mais ils ne prirent jamais 
OB titre qui les distinguât de leurs compagnons moins bien doués. Un 
huchieT, pour être un grand sculpteur, resta un huchier , un imagier 
ne cbajif ea pas de titfe parce qu'il fit des chefs-d'oeuvre, et ainsi 
des antres métiers. Cest à l'absolutisme de Louis XIY qu'on doit 
oetfee distinction, et il faut étudier la longue résistance^ que les maî- 
trises opposèrent à la création de l'Acaidémie d'arcbitecture et de 
peinture, pour bien comprendre ce ç[u'il y avait de force vraie dans 
cette vieille organisation. Je ne puis p irler ici que superficielle^ 
ment de la formation du mot artiste. L'es Romains nous avaient trans- 
mis leur expression poux désigner les nobles occupations comprises 
sons le nom d'arts libéraux. De là, on fit^ aumoyen ^e . le magister 
artista ou simi>lament aftiâta, poiur désigner le maistre es ars, l'ap- 
idiquaat à la piiitoseplàie et aux lettces plutôt qv'anx arts ma- 
naàs. Qgaod il était question de oeux-ei, le motartes désignait 
les corps des métiers, sans considération d'individus , et les maî- 
tres dans ces métiers purent bien porter aussi le tifxe d'artifex 
on de maistre es ars, qui n'indiquait qu'une supériorité de ta- 
loit sur leurs valets et leurs apprentis, sans placer leuv besogne' 
W8 luie classe différente ou dans une sphère supérieure. Ainsi, 
dans tonte la lît^rature dn moyen àge^ Bt dans sa langue, \$fi 
moto, ouvrier el-artissa furent la tradnctfoa «exaete du latin artistai 
(conservé danslailaBgne'roBaanej ^ et si, par exception, un poëte 
écrit artiste , c'est une variante d artisan sans plus de portée et saos 
aatse signiilcalioa.' he^n Stâeime, reeuetUant en 1&39 tous les ter-» 
OMS 'prMresanr- arts, fait vinet artieles, et n'ins^ ni le mot sae- 
tMe m le mot artisan, mais, ^ Tarticle ouvrier, U. léunit toutes les 



UO GLOSftAIBB 

locutions latines. Gotgrave^ en 1611 , traduit artiste par master of 
art^ mais il reporte toutes les locutions populaires à ouvrier. Jean 
Nicot, en 1606, après avoir donné 22 définitions du mot art^ réu- 
nit artiste et artisan dans une même signification qu'il traduit par 




peinture et sculpture , ne semble pas accorder encore à ce dernier 
mot une çrande popularité. 

Aujourd'hui, après deux siècles d'exercice incontesté de leur puis- 
sance et de leur titre , les artistes tendent à suivre de nouveau les 
errements du moyen âge, en prenant rang dans les expositions de 
l'industrie, après avoir contribué à l'admirable perfectionnement de 
ses œuvres. Encore un peu de temps, et le mot d'artiste sera un 
non-sens, coDMne il a été sans signification dans tout le moyen âge. 
On sera un ouvrier peintre, sculpteur, menuisier, orfèvre, un ou- 
yrier de talent ou sans talent, on ne sera pas un artiste, imitant 
en cela Dieu lui-même, le grand ouvrier an monde. 

(A) 1150 *. Plus sap d'aquel art c*as artifiera. (Roman de Gérard deKossaion.) 

(B) 1Î35. Dominus stoldiis — de civitate Florentia, factus fait Potestas per 

artes civitatis Reginonim , sive per societates mesteriorum (Mem. 
Fotestatnm Regiens. ap. Muratori.) 
(G) 1198. n mandoit à PApostoile que il li denst mander jusque à cent sajes 
homes de la criatiene loy et que encore seusent les s«>t ars. (Marco 
Polo.) 

(D) — n est voir que les homes de Toris -vivent de mercandics et d'aw, 

car il i se laborent maintes dras à or et de soie et de grant vaillanoe. 

(E) 1300 *. En lotas las vij artz sui assatz connoissens. (P. de Corbiac.) 

(F) 1396. Sachent tuit que je, Thevenin Angevin, confesse avoir receu, de 

MS. le duc d'Orléans , la somme de quarante frans pour paier le« 
escripvains, enlumineurs et antres ouvriers qui font le livre nomme 
le Mirouer hystorial. (D. de B. 5725.) 

(G) 1398. A Golart de Laon, paintre, — pour cause d*avoir fait, plusieu» 

choses tonchant son mestier. (D. deB. 5825.) 

(H) 1407. L*ostel de maistre Jaques Duchié en la rue des Frouvelles, laj>ort« 
duquel est entaillié de art merveilleux — là estoit une fenestre faite de 
merveillable artifice. ( Voyage de GuiUebert de Mets.) 

(I ) 1417. Unes belles heures, très bien et richement historiées— couvertes de 
velnyan vermeil, à deux fermoers d'or, esquelz sont les armes de 
MS. de hanlte taille et par dessus les dites heures a une chemise de 
veluyau vermeil doublé de satin rouge , lesquelles heures monseiçnenr 
(le duc de Berry) a fait faire par ses ouvriers et ont esté prisées, 
avecques une pippe garnie d'un fin balay on milieu pesant vint carai 
et ^atre per les fines rondes entour pesant ohacune quatre caraz, — 
viijc Ixxv iiv. (Inventaire du duc de Berry.) 

(J) 14C1. A maistre Claix et Guillaume Fors, tailleurs d'ymaiges, ponr leurs 
salaires d'avoir fait et taillé deux tabernacles — par taxation faite par 
ouvriers à ce cognoissants (D. de B. 1869.) 

(K) 1493. Tontes gens, usans de maulvais arts, doibvent estre prins et consp 
tués prisonniers par les juges ordinaires. (Cri du Prévost de Pans, 
cité par Monteil.) 

(L) 1495. Four la nourriture de xâj hommes de mestier — lesquelles personnel 
icellui seigneur (le roi) a fait venir du dit Napples pour ouvrer de 
leur mestier à son devis et plaisir. (Quittance, voye» la renaissance 
des Arts à. la Cour de France, tome II ) 



ET REPERTOIRE. Ul 

(M)II500. Une tar«i d*acier polf, bordée de fin laiton, garnie de clairs mbit et 
de ehrysoUtes , richement esmaillée de main ouvrière à histoires an- 
tiqoet. (Jean le Maire des Belges.) 

(N) 1539. OuTrier, fabricator, opifex, operarins, artifex. *- (R. Estienne.) 
(0) 1540. Le roy on gyst mon support^ 

A qni les Yndovs sont submis, 

Ifa cy envoyé ei transmis 

Ponr trouver nng très bon artiste 

Qui soit bien entendu et miste 

Ponr faire nng palais royal. (Actes des apôtres.) 

(P) 1606. Artisan on artiste, artifei, opifex. (Nieot.) 

(0) 1694. Artisan, ouvrier dans un art méchanique, homme de mestier. 

(R) — Arfiste, celui qni travaille dans nn art. Il est dit particulièrement de 
ceux qui font les opérations magiques. (Dict. de rAcadémie.) 

ASSIETTE. Imposition^ lieu où Ton s'asseoit, les pans^ côtés et 
places planes où Ton peut asseoir quelque chose. Les plats n'ont été^ 
que trè» tard, appelés des assiettes, et seulement par extension du 
mot Assiette dans l'acception du service de la table , de ce qu'on 
asseoit tout ensemble sur la table, puis de ce qu'on asseoit dans le 
plat. 

(A) 1360. Inventaire do doc d*Anjon, no 267. 

(B) 1377. Combien qne le Roy eut ordonné (pour le dîner de Temperenr) jv 

assiettes de il paires de mets, tontesfois par la grivance de Tempereur, 
le roy en fist oster nne assiette et nVn servit on que troys qni font 
xxxiv mets sans le deux entremets. (Chronique de Saintr-Denis.) 

(C) 1379. Une couronne en laquelle a xiiij assiettes , dont il y a , en iiij assietr- 

tes, iiij grans rabis balais et , en iij autres assiettes , iij grosses esia«- 
raudes. — (Inventaire de Charles V.) 

(D) — • Un grand cercle ouqnel a viij a.ssiettes et , en iiij dHcelles, a en cha.v- 

cone ix grosses perles , iiij esmeraudes et viij diamans. 

(E) — Une ceinture en laquelle a h assiettes et, en xxx dHcelles, a en cha- 

cune deux saphirs. 

(F) 1416. Pour une assiete d*or, faicte en manière d*un colier pour mettre et 

servir en plusieurs manières d^abillemens. (D. de B. 463.) 

(G) 1460. Lesquels compaignons alèrent boire en une taverne — et comme il» 

furent assis en une assiete en bas— et icellui Fierrequin en une assiete 
en haut. (Lettres de rémission.) 
(H) 1586. Une assiette qnarrée d*argent, doré. (Invent, de Marie Stuart.) 

(1) 1599. Trente cinq assietes, d'argent tont blanc — poisant ensemble trente 

deux marcs — ijc iiij escus, xv s. (Inv. de Ganrielle d'Estrées.) 

( J) — Six assietes d*argent vermeil, doré plain, poisant ensemble six marcs, 
cinq onces, six gros — Iiij escus. 

(Rj 1633. Trois assiettes à cadenat vermeil doré, poinçon de Paris. (CompU*^ 
des ducs de Lorraine.) 

ASTRALABE. Astrolabe, instrument astronomique qui servait 
à mesurer la hauteur des astres : il est remplacé par les cercles vx 
les sextans. Il servait aussi dans les opérations d'astrolo&pe, et ainsi 
s'explique l'emploi des matières précieuses dans sa fabrication. 
Voyez au mot Ay$, citation {N), et au mot Espère. 

(A) 1379. Un astrolabe, qui est de cuivre, rond. (Inventaire de Charles Y.) 

(B) 1380. Un astralabe de cnvvre prinse par le Roy NS. et donnée à MS. le due 

de Bourgoingne. (Comptes royaux..) 

(G) 1399. Un astralabe dV pesant trois marcs, trois onces, quinze esterlins. (I.> 
ventaire de Charles YI.) 



442 GLOSSAIRE. 

(D) 1600. L^obsenratioii, c*est quand à midy on prend U liaiB^ur. dn soleil. ^ 

le tiit avec iTÀstrolabe ; oo la prend aussi aTsc le baston de Jacob on 
anrbaleste qm sert pour les estoilles. (Et. Bine t. ïferv. de k nature.) 

A:OTROll09iiE^Ott^liiiAét>astrok»gie^ tes mMnnMDsqui y tnut 
rapport et (m'on rencoatre dans lés iflrentaii^s royaux niervatit 
bien plus à aes opératim» sapeFBtilieufie^vfa'A ^e vérîtahles obser- 
yations astronomiques. Les uaots astrooomiftn ëi astrologien s'em- 
ploient indifféremment pour désigner les niâmes fonctions. 

(A) 1363. Ua tablel aiesquarré d'a^nt ponr atitonoiftie, a dedans plusieurs 

pièces. ( Invent, du Oac de Normandie, daçphin. ) 

(B) 1462. A maistre Nicofas de Fonlaine , Astrologien , pour loy aider à son 

deffroy d'artler qfnérir ses livres à Paris ponr venir demeurer î Nantes. 
f Cmoi^tês do duc de Bretagne. Chambre des Comptes 'de Ntotés. ) 

(C) 1475. Je, Nicole de Ponlaine, astroûomlen de MS. le duc de Bourgoiugne. 

(D deB nP4043. ) 

ATOfJR. C'était simplement la côëfldre de' la tète, tellement (pi'oii 
disait l'atour de nuit, mais ce devint, par extension, la parure en 
céftéral des hommes comme des femmes. s^appUqTiant aux yêtemens 
«e soie comme aux armures d'acier. De là chambre â^atcmr, lieu où 
Ton se pare , et dame d'atours, celle qui préside à la toilette. 

(A) 1302. Les armes trenchânz re'sbondissent, 

Bn pluseurs lieus au deslacier, 

Sâr les riebes- atours d'acier. ' { 0. tMart: ) 

(B)' 1S45. Si (Jue tu as ton créatour 

Mis en oubli, ponr ton atonr, 

Fonr ta grandeur, pottr ta licbesse. (Giril.deMxfcbault. ) 

(G) 1352. four ij escrins , Ton pour f*atour ma dicte iDame { la royne ) et 
Tautre pour garder ses chaperons. ( Comptes royaux. ) 

(D') 145^. Lors la prent par le toupet de son atonr ethaulsa la paidme ponr 
Iny donner une couple de soutHetz. ( Ant. de la Salle. ) 

(E) — Je vons donne cette bonrcette, telle ^elJe est et douze escnz cpii 

sont dedans — si vneil et vous commande que vous la preniez. En 
disant ce, cellécmentet coyement, d*nng atonr bien envewppéf la luy 
mist au sehtg. 
fP) — La' Royne flst présenter ceïit atrtnes de ïa phi^ belle toiHe'd'âtotir. 

t^)' 145 d. Madame se mi^t en cotte simple et print son atour d& nayt. ( Cent 
nouv. nouvelles. ) 

(H) MSO. Son escu estoit violet à deux lettres d'or de sa devise et sur son heaume 
en manière de banneroUe- portoît un atour die 'dame. (CSLiVier 'de la 
Marche.) 

^I> — Atour rond, à la façon de. Portugal, dont les" boùitMett estaient à mj»- 
nière de ranses et passoient par derrière ainsi (pvé pattes de chappe- 
rons pour homme. 

( J) 1500. Marcha l'un des pieds sur son atour et feit apparoir les* tresses de 
ses beaux cheveux dorez. (J. la maire des Belges.) 

AflTACBË. Une patuïe qui s'attaelie, ^t aussi une agrafe de 
Bsanteau. 

•{A) 1316. toya iv ataches à maûtiaus, 6 deniers la pièce. (Comptes H^yaax.) 

(B) 1379. Une attache d'or qui fut à la UoyniB Jehanne de Bourbon, ganûe Je 

vil balays , et vij esmeraudes et y a xiij trobh«s de pertes , et y a, 
'«n obacuiie troefre, iîQ. grosses pertes et un dkttani on iiâ>ien «t'smifc 
assises sur un bastonnet aemoyé de ÏÉainDe, ttesiuit quatre onces. 
(.Inv«Bt. de Charles V.) » i-- i 

(G) — Un coUier ou attache d'or,à7J assiettes ét>«y~Meb»c»ie,x>uij grosses 



ET tt-BFBATOIRE. 443 



aerles, ij esmwavdes^ 4e«x rèbis et un saphk on milMa et si y a 
liq entredeux où il a, ea ekascan , ij eSBefavAes ï J n^is^ et en tout» 
la dite attache faut iij esmeraudes. 

AU6E. On a^Uqoait eeifiot aur b^gnoires «t à ^'antres -meu- 
bles. Un cercueu était aussi une auge. 

(A) 1080. Scaphas dicuntar gaUice anoes, u\i pii£r baloealur, tel pedes ]a- 

Tantor. (Dict. Joh. de Gallanaia.) 

(B) f 453. létoit le roy dedans un coffre de cyprès enchâssé- en nn ange de 

plomb. (Monstrelet.) 

.iâiri«TffiB. Atttèt^ on écrivait a»ssi auter^ toutes œs yariantes 
âériTaat de Altare. 

(A) 1369. S«r le grant aoter d« Téglise de sainte Bénigne de Dijon. ( Otd. -éies 

Hi&dtePr.) 

(B) 1417. Un anltier portatif de jaspre. (Invent, dn duc de Berry.) 

(G) 1457. Pour offrir au grand aultier, un escn. (Comptes de Bretagne.) 

(D) 1460. Prèa du grant aultier je rae mis 

Agen^ulx, priant nostre Dame. (Le roi René.) 

(B) 1466. Pour faire un paiement au grand anttier de Téglise Saint Piene. 

(Comptes du duc de Bretagne*.) 

AUlHAIRE. Amaire et aumoires^ de armarium et almariolum ; 
c'était, dans l'origine, des coffres où Ton enfermait toutes choses et 
aa'on tenait prêts à charger sur les sommiers; plus tard, ce fitt 
des armoires fixes et. selon ceqa'on y plaçait, la bibliothèque, la 
ohambre d'atour, le buff et, le garde-manger, etc. 

(A) 1130. Gelé estoire tronrons escrite 

Que Yons vneil raconter et tetraire. 

En un des lirres de I '«maire 

Monseigneur S. Père à BiauTès, 

De là fu cist livres retrait. (Le Roman d'Alexandre.) 

(B) 1316. Pour refaire les aumoires la royne et remetre les en la tour au 

Louvref là où ils aroient esté autrefois, xiij s. (Comptes royaux.) 

(G)' 1396. A Simonnet Aufernet, huehiér, pour unes anmeires nensfves^ de bois 
dlrlande, de vij pies et de deux de hanlt et de yj pies de long, à iij 
estages, de deux a»foncées ainsi qa'il appartient, aMchetées pour mettre 
dedans les garnisons de pelleterie pour le Roy NS., — viij liv. p. 
(Comptes royaux.) 

(B) 1399. Groix d'or estans es aumoires, au haut e^taige devers la cheminée 
de la tour des joyaux, à la bastide St Anthoine. 

(£) 1405. Les aiHuaires liêdens lesquelles estoient les dites tasses estoient en-> 
treenvertes. (Lettres de rénûssion.) 

(F) 1440. Aimary or almery, almarium. — Almery of mete kepynge, elbutom. 

(Promptorium^ parvnlorum , publié par A. Way.) 

(G) 1S99. Une pairo d'aoaoifeSy à quatre grands gmchets, de bois de chesie, 

aervaas àmettrehabia, ganuesde leurs serreuces Jèrmans à clef, prisées 
six escus. (lavent, de Gabrielle d'Estrées.) 

(H] Ail my lytell bokes I watt in almehes (seBmiis)'all m^^atter bokis I pntt 
ia my lyberary. (Honnan.) 

'^'AUMOSNIER. C'était une vertu, c'était aussi une charge, il j 
araft aumosnier, soubs aumosnier, elerc de ranuaaûsne et le reste. 
Voyez Pot et Corbeitle à aumosne. 

(A) 1372. S'y vestoit la baire et faiseit grans abitiiwnoeS' et eaioit grant m- 

■BOsAieFiaxpoures. (Ghev. àt laTonr^EMa^n. d«s FeaaaMs.) 

(B) 1407. Amaistre Pierre Ptoobeter clerc de faHmonie du loy, pour l'achapt 



m &LOSSAIRIS 

de xxyj poiirceaux , — pour distribner eomme il est à faire chacmi an, 
— poar icenlx avoir fait mener en Fhostel du soobs-anlmosnieK. 
(Comptes royanx.) 

(G) 1453. Moult fa cet emperenr large aumosnier ans povres. (Monstrelet) 

AUMOSNIÈRE. Petit sac qu'hommes et femmes portaient à leur 
ceinture^ et qui, dans Torigine^ avait été la bourse des aumosne»; 
il contenait la bourse d'argent et souvent la remplaçait. Les Orien- 
taux^ dont le costume^ au moyen âge, avait beaucoup d'analogies 
avec le nôtre ^ portaient aussi ces petits sacs, et nos croisés rap- 
portèrent de leur voyage des aumômères sarrazinoises, dont Timi- 
tation créa dans Paris un corps de métier d'autant plus nombreux 
que la mode de ces aumônieres , brodées en soie ou en fil d'or, 
était plus générale. Nous avons ses statuts de 1260 et 1299. Voyez 
AUouyèrê et Escarcelle, 

(A) 1250 *. Gis pèlerin, qni là dormoit, 

Une riche aumosnière avoit 

Qni ert laciée à sa corroie. (Roman dn Renard.) 

(B) 1260. Tit. Itxv des merciers. Nns ne nulle ne puet faire faire ne acheter 

aumosniëies sarrazinoises où il ait mellé ni ne coton aveques soye. 
(Statuts des mestiers, recueillis par Et. Boileau. ) j 

(G) 1269. Aumosnières à las de soye. (Gompte ap. Du Gange.) ' 

CD) 1299. Des faiseuses d*anmosniëres sarrazinoises. G'estrordenanoe,racort ' j 

et rétablissement que les personnes cidesonz nommées, mestresses et i 

ouvrières de la ville de Paris de faire aumosnières sarrazinoises, con- | 
joinctement ensemble , sans divizion, — ont faite, ordené et acordés 
entre elles. (Statuts des mestiers.) 

(E) 1300. Lors a de s'anmosnière traite 

Une petite clef bien faite. (Roman de la Rose. ) 

(F. (1320) J'ai les diverses aumosnières 

Et de soye et de cordoan 
Que je vendrai encor oan 
Et SI en ai de plaine toile. (Dict. du Mercier.) 

(O) — Gomme fit Judas qui portait la bourse des anmosnes, qu'on faisoit à 
notre seiçnenr J.-G., son maistre, desquelles aumosnes il sonstraioit 
et retenoit une partie en ses bonrsaus pour nourrir lui et sa famille. 
(Les triomphes de noble dame.) 

AUHIJSSE. Aumuce^ Almucium^ Almucia et Aumucia^ coiffiue 
rembourrée, destinée à soutenir la couronne et à préserver la tète. 
On distingue, dans les citations suivantes, Taumusse du cbappel et 
l'aumuce du bassinet, je laisse de côté Taumuce, en tant que coëf- 
fure, et sans l'atldition de la couronne et du chappel, on sait que 
dans cette acception c'est une coeffnre ecclésiastique. 

(A) 1351. xcix grosses perles rondes, pour mettre en l'aumuce qni soutint U 

couronne du roy à la feste de Testoille. (Gompte cité par Du Gang«.) 

(B) 1377. Or issirent-ilz de Paris et encontra le roy, l'empereur son oncle, 

assez près de la chapelle, entre S. Denys et Paris. A leur assemblée, 

rSmpereur osta l'aumusse et chaperon tout jus et le roy osta soa 

chapel tant seulement. (Ghron. de FI.) 
(G) 1399. Et est l'aumusse de la dite couronne de veluyau àsuré, à une croisitl 

d'or esmaillée de fleurs de lys, semée en chacun quartier de seize 

estoilles d'or. (Invent, de Gharles YI.) 
{V) ' ^ Et a on chappel huict bastonnez dont en chacun a quatre grosses 

G ries et est l'amnsse de la dite couronne de veluyau azuré snr 
|uelle a une croisiée d'or garnie de pierreries. 



ET ftBPBRTOIilB. #4S 

^i999, Um e6«T»ine d'or, 4 mettre su tm bassinet, eontélMM atike pièièsi 
dent il y en a hnict gtenies chacune de hniot peiies. 

Al^VdMAL€lTHI on OrichàlcHm. Le laiton. Da gtèc 9p0c et X^tX" 
icèc^ ttnrte de moiïtagne. Ce terme, qui ne se tronve pas dâinS 
fioitiière, est employé pâ!t Platon et a tpaversé toiite l'antiquité, e4 
tffittgbânt direnses coimonaisons de cuivre et de cadmie fd^àile ou 
Memkat, dé cniVre et d'étain, de cniyi^ et de zinc, sans colnpteY 
-***fl s'atppliquitit à tm alliage merveillenx dont je n^ai pas à nroc^ 

""f . Att ihoyeii âge, il daigne tout franchement le laitoii et sd 
sforiltô par (ibnti^iètion en arcbalcnm et archal; ntmâ TaVOttÉ 
édtiâeirré dans là loctttièn de fll d'atîcb^. Voyez ce mot et rai1icl0 

(A} 500*. Anrïohako aatem âla ratione cemçaiavit (pedeis)» oneâ ex an fll^ 
cnm ime mnHo et medicamine adhibitOi peraocitor ad aoreua eok>- 
iCfm. (nimaâê. GûlaBiient. in Apoc.) 

(tt) 600^.^ antem ex sre et igné molto, ac medicaminibas peidnoitar 9à 
kKiéoBi edorebi. (Isid. de Séville.) 

(tft 1^0. AUrîcsâcftM, nt dicit Isidorns, e^ dictom eo ûnHA cnm sit es. âH 
Utipnitti, re8|Âéndet «ditetfleialiter ekstA auram. (B. de Granville^ 

(fffU7t. Laiton, «i èottme dic^t Trïdor«, est tfngdnf métailgnitfatdessQl' 
leloist comme or. (Le Piopriètaiie des choses, trad. de J. GoÂiichon.) 

AOtêL fixe. La table de la sainte Gène, et le tombeM où les 
osaftyrs renouvelèrent avec leur sang le ssûat Sacrifiée, ont servi dD 




reobèrdWqoi oat dté loi^es et noes citations qm sont ti^p nom- 
htêvBbSy me oonMdtsttt dA^Mrler des a«lel» poMatif^ qui entrèfil 
dans les collections d'objets d'art. 

. ACtEL PO&TATir ( AUarifr portalilia> altare «estatorinm, 
k^ libienuias. ) Dans ses expédâlIbnseontpeFleB Perses, Gesistantia 




llâe attx ciboires contenant les hosties consacrées; en môme temps 
û'^ traduisit en Altaria portatilia, autels portatifs^ selon les obu- 
gacâons de cbacuit^ au milieu des vicissitudes d^ine vie presque 
nomade. Dan» les rudes temps de TA^ostolat^ o'est-à-dire ju»*^ 
qu'au x« siècle . il fallait dure la mess» au milisli des champs, 
aiLfond des forets, là où le zèle chrétien et les diancee heureqseB 
du malheureuses portaient Tapûtre. La prenûère table vmue au- 
rait sufû pour le divin sacnEoe si cette table avait été sans souil- 
ïxSKf mais dans rioc^litude, et pour s'assurer contfe un dan^r, on 
porta» av«6 les voma saerés, la table d'autel; seulement comme les 
difficuités du transport ne pennettaient pas un grand appareil, on se 
ododenta du daSsits dfe lataole, dm superaltare, ctt ce dessus de tablé 
il^jaat pour but cpte de reeueiâlr ce (pn pourrtôt tomber de par- 
afes du pain et de gcmtteB du vhi consacre, on le fit très-petit. Oa 
Al rdduiij^ même peu k peu les dimensions A tel point que les évè- 
40^ en dbréot fitér, A peu près à vingt pouces, le minimumde lon- 
gueur. G^est ainsi que nous tes trc^uvons dans les tombeaflud-dans les 

7 



ki^ 6C0S9AIRE 

trésors de craeknies églises, c'est ainsi cpills ôont décrits dans les 
inventaires aes rois, des princes et des ricbes seigneurs. Là seule- 





âui avait d'autres dimensions. Ils sont désignés les uns et les autres 
e la même manière. 11 me suffira de dire en quelques mots quelles 
étaient les matières et la forme adoptées pour faire un autel portatif. 
Un carré, long d'au moins 20 pouces, exceptionnellement un disque, 
tesipj' ' ' ' ' ' """ 

phyre, 
comme 

matières , _ 

de l'or, travaillés en niéUure, en repoussé , en émailluré et ornés 
de pierres précieuses. Dans un coin une place réservée pour les rép- 
liques. Cet autel portatif avait son ameublement portatif. On in- 
stallait toute la cnapelle suivant les circonstances . et on plaçait la 
t^le d'autel soit sur les pieds qu'on portait avec elle, soit sur toute 
autre chose propre à cet usage, soit enfin sur la caisse même qui lui 
servait d'envelopi)e. Au milieu de mes lectures, j'ai extrait les pas- 
sages suivants qui m'ont paru dignes d'attention.. 

(A) 1104. Habet secomin sepulcro altare argenteum et corporaUa. (Reginald de 

Durham. ) 

(B) lt95. Super altare de Jaspide omatnm, eapsa argentea deaurata et dedicata 

in honore beats Maris et omnium Virginum. ( Invent. de S.Fatil de 
Londres.. y oyea dans ce Glossaire, an mot Jaspe ianguin.) 

fC) 1322. Altare iriatica secnm portari faciant , in quîbns singnlis diebus eoram 
se boneste et dévote missam faciant celebrari. (Gollectio Goncil. bisp.) 

(I))i338.I|, tables de yban (ébène) pro 8aperaltaTS..(KalendaTs of the Ei- 
cbequer. ) 

(£) 1353. Ut liceat vobis habere altare portabile, com reverencia et honore, sih 
per qaod in locis ad hoc convenientibus et honestis possit qoinbet 
yestn per proprium sacerdotem idoneum missam et alia divina offi» 
cia, sine jnris aUeni preindiciOf in vestra presencia facere celebraii.. 
(Bulle du pape Clément Vl.) 

(ï) 1360. Inyent. .du duc d^Anjou, 61. 

(Çr) 1375. De Tautel portatif qui est de pierre de marbre ou d^autre pierre en-. 
chassée en fust, se la pierre bendte cbeoit dudit chaters, elle devroit 
estre remise en icelny ou en autre fost— et puet on le dit autel por^ 
tatif transporter de heu en autre sans qu'il en soy t de riens à reconcil- 
lier. (Jehan Goulain, traducteur du Rationale.) 

(&)i876. Altare marmoreum portatile— un petit autel porfatif de marbre vert^ 

(Invent. de la Sainte-Chapelle de Faris.) 
(I) 1379. Deux autelz à chanter} dejaspre, enchassilliézeirbois. (Inv. dè.G.TI) 
{J) 1300. Si dona tm riche autel porteic de marbre pourfire, tout quarré. 

(IL) 1380*. Domina Fetronilla de Benstede dédit sancto Albano unum suj^r al> 
tare rotundum de lapide jaspidis subtus et in circuitu argento inclo' 
sum ; super quod , ut fertur, sanctns Augustinus Anglorum apostohis 
cel^rayit, (luTcnt. de Tabbaye de Saint-Albans, ap. Alb. Way.) 

(L) 1389. A Pierre du Fou, coffrier , pour un gros coffre de boys, couvert d«» 
cuir, fermant à clef -^ ponr. mettre et porter les livres et reliques de 
la chappelle de Madame la Royne, Ixiij s. p. A luy pour une paire da. 
coffres de boys couverts de cnyr, fermans à deux cléis, ,gamys de cros 
et courroyes , Tun dés dits cof&es pour faire autel pour la petite messe 
du Roy; Monseigneur, ix lit. xij s. ( Comptes royaux. Lès Duc de Boui^ 
gogne, tome lY.) 



ET BÉPERTOIRB, 4I7 

(M) 1389. A Robin , le tombier^ demonrant à Paris, pour deux petits autels ht* 
nolst de mabre portatifs, enchassilliex en bois d^Dlanae •— pour servir 
en la chappelle dn Roy, xlviij s. p. 

(N) — Ponr deux estuys carres de cnir boiily poinsonnez et armoyez— pour 
mettre et porter, c*est ai»aToir en Tnn, mes tableanx de la ditte chap- 
pelle et en Tantre nn petit antel benoit, portatif, de mabre encha»^ 
allié en bois d^Illande,— zxzij s. p. 

(O) 1391. Ponr nn estuy de cnir bonlly, poinsonné et armoyé ponr mettre et 
porter la pierre à chanter la messe en la chapelle dnoit Vi. le Dau- 
phin, XYiij s. p. (Comptes royanx.) 

(P) 1398. Pour deux antels benois de madré (marbre) noir, enchassiUex en bort 
demande. (Comptes royaux.) 

(0) 1399. Un antel benoist d*une pierre vergée rongeastre assis sur quatre pâtes 
de lyon autour duquel sont trente quatre demy imai ge s d*argent^ 
dorez, enlevez à plusieurs esmaux. (Invent, de Charles VI.) 

(R) 1407. Pour un autel portatif de marbre noir enchassillé en bois d'Illande, 
par lui acheté en la ville de Tours, ou mois de décembre — pour servir 
en la chapelle du Roy, NS., au uen d^un autre semblable autel qui 
avoit esté cassé et rompu au voyage que le dit Seigneur fist lors audit 
lieu de Tours. Pour ce — xxxij s. p. (Comptes royaux.) 

>(S) 1417. Un anltier portatif de jaspre, garni d*argent, esmaillé à Tentonr de 
la vie de NS. et de Nostee I)ame, et siet sur quatre petis leonneaux— 
Ixx liv. t. (Invent, du duc de Berry.) 

{T) — Une pierre de marbre pour faire un anltier portatif — > xl sols t. 

(U) — Une pierre de jaspe vermeil pour anltier — vj liv. t 

(Y) ^- Un anltier portatif de pierre de marbre, gamy dessoubs de cuivre doré 
et soubz les hors d'argent véré et d*esmaulx — Ix s. t. 

(X) 1432. Item ponr ung antel de malbre enchacié en bois, xij s. (D. de ^. 961.) 

nri 1407. Une pierre*^*antel enclose en ung tableau de bois rouge. (D. de B. 
2166.) 

(Z) 1479. Au chappelain de Ms. d*Hyppone pour son salière d*avoir fait bene»V 
ung autel portatif servant a la dite librairie ponr célébrer des messes, 
(Arch. de Rouen. Les Ducs de Boorgogne, t. lY.) 

(A A) 1599. Une petite pierre d*autel de marbre servant à mettre sou» le calice. 
(Invent, de Gabrieile d'Estrées.) 

AUTEL DES RELIQUES. Il y avait dans les grandes églises^ 
an fond de Tabside, un autel des TeU<iUies sunnonté d'une estrade 
sur laquelle s'étageaient des reliquaires de toutes formes^ plus 
éclatants les uns que les autres. A la Sainte Chapelle de Pans> qui 
était une chapelle de reliques, le maltre-autel était surmonté d'un 
second antel, surmonté Im-meme par les grandes reliques. Des vis 
en bois, charmants escaliers tournants, donnaient accès à ces pré- 
cieuses étapes. 

Ik) 1354. Pour deniers paies à Jehan de Lille, orfèvre, pour j siège ^*il fist dn 
commandement du Ro^ pour seoir de lèz les saintes reliques en la 
Saincte Chapelle de Paris ~ iiij escus. (Comptes royaux.) 

AITTEL (Table de dessoubs d* ). Lorsoue Tautel était isolé an 
milieu du diŒur, il ne pouvait avoir la décoration appelée retable 
ou table de dessus, mais il avait son parement qm enveloppait 
Tautel et crayon appela table de dessous, quand il était solide. Ce 
' parement fait en repoussé d'or, d'argent et de cuivre émaillé, ou 
lien couvert de pemture , étsut monté sur châssis de manière à 
pouvoir être rapporté dans ,1e trésor de la sacristie aussitôt le ser- 
Tice ûûi. Il s*est conservé à Florence^ à Milan, à Venise, etc., des 



U8 &L088AI1IE 

«nitolft d^op. Celui qae rempereur Herâi doima au it» siècle à l'é^ 
glise de fiàle a été longtemps en vente à Paris. 

(A) 1407. La table du grant autel dessus (Vajitei de Notre-J)aine (ie Paris) «^ 

celle de desonbz sont d'argent dorez. (GuHlebert de Metz ) , 

OB) i4ê9. Un parement d'ostade noïre pottrlepaot afdtier» dessvs et dessons, au« 
quel dessus est le jugement, de bioderifi et à celm de desouz est la 
SQScitation du Laore. lequel parement a donné ledit mai^tre Roboct 
PoicteTin. (Invent. ae Saint-Hilaire de PoitUa:^, cité par K. Yallet de 
ViriTille.) 

AUTEL (Table de dessus d')' Quand Tantel était adossé au mur,, 
il était sunnonté d'un tableau peint ou sculpté ^ qui se fennait au 
BU^en de volets; oa appela cette décoration la table de dessus^ ou 
4bien un revers et plus tard un retable. Daos les voyages Tautel 
portatif était toujours ainsi décoré. 

A) 1396. A Colart de Laon — pour peindre bien ricfay^meut le tableau de bois 
mii est sur Tautel de la ehapelle dudit duc aux Gélestins. (Les Ducs 
de Bourgogne, 5702.) 

(B) — A un povre hoiKiae , hermitQ, deux frans, lesiiwfe MBS l«i a donnes 

de sa grâce especial, {K)ur cause de ce qu'il lui ayoit baillé un p^it 
tableau bejooit encbacillé, pour dire me^^e. (P. d« B. 5.717.) 
(G) 1399. A Jehan du Liège , charpentier, poor avoir £ait, de son dit métiei^ da 
4;harpenterie, les ouvraiges qui s*ensuiy«it, c'est assavoir : uu Tentsf& 
sur rautel de MS saint Jean où Ten baptise lesenfans. (D. deB.58924 




ATJ|;lainE, Dans Ja citation suivante n'estril pas question à'jïfiid 
alabandine (voyez ce ïnot). J'ai vainement cherche dans les lexiques 
et creusé mon cerveau. Vingt sols tournois ^tait 1^ psix d'une \rè^ 
l)elle pierre sans monture et son étui prouve qu'elle éùit précieuse. 

(A) 1416. Une avelaine , estant ea. un estny de cuir, prisée, xi sols t. (Inyent. du 
,dnc de Benr* ) 

AVIGNON ( Argent d', façon d' ). On désigne ainsi en général de 
Voffévreidie blandlie. Voyez tons les^inveutaires des xnr et xv« siècles. 

<A) 1360. Inventaue du duc d*Aniou. 421, 4S6, 547, 548, 551, 552, %5&, S9T^ 
601, 609, 640, 66£, 693, 694. 

AXITRGS. Viandes rôties et particulièrement les parties intérieii- 
fes de ranimai^ deAssus et A^ui^a^oon^rvé en espagnol dansA^^^- 
dura. 

A) 1363. Un saphir pour le faire mettre au bout d^une fouro|i^^ ï pn^n^re 
axures en une escuelle. ( Invent. du duc de Normandie.) 

ATS. Ais et Ayz, petite planche^ de Assula, M^lla^ A^S6^11a^ Ais- 
sella^ Aisil. je ne m'occuperai îq! de ce mot que àahs son applica- 
tiou aux ais des reliures. On verra que ces ais étaient tan^t en or et 
«n argent, tantôt en bois recouvert de plaques d'or eiselées, rçpioii§- 
séesou émaUlées, tantôt incrustés de bas-reùefs en ivoire ou eij to^ 
tal, et surebargés de pierreries. On ménageait dans ces épaigseyi^- 
liures la place pour mettre des reliques . des portraits, 4es lunettes. 
Quand Tua de ces ais était en cristal , le livre n'était quç figuré, Cèt^t 
en réalité une boite et elle contenait desi^elique^. Voyez au mA Texi?, 

(A) 1^398. Unes heures couvertes d'ais esmailliés, garnis de perrerie», prjiçl^y 
• «ifl Htout> xsviij lib. ( Invent. de la Royne Clémence. ) 



(C) 



ET RÉPERtOIRB. '4i9 

(B) 1352. Un EAv ngelier et niig epistollier dont les ays sont d*arffent dorez à 
ymages enlevez, c^est à scayoir rEayangeliste dhui cosce, de Dieu en 
sa majesté et aes iiij Eayangelistes et de Tautre le cracefiement es* 
maiUie autour des bois des armes de la Royne îeanne d*£sTreiii. 
(Comptes royanx.) 

— Unes heures de Nostre Dame qm ont les ays d*or garnis de pierrerie. 

B) 1355. Unes petites heures de Nostre Dame dont les aez sont d*or, prisiéés 
Ix escns. ( Comptes royaux.) 

CE) 1360. Invent, du duc d'Anjou. 57. 

(F) 1379. Un ays a livre, où il y a un grand camahieu, et est garny d'or et de 

menue pierrerie et en y fault grand foison. (Invent, de Charles T.) 

(G) 1389. Unes ^andes heures , garnies de ays d*or, à ymaiges enlevées , c'est 

assavoir une nunciation Nostre Dame, saint Loys de France, et saint 
Loys de Marceille. ( D. de B., 5463. ) 

(H) — Unes petites heures , dont les aiz sont d'or, esmaillé de une anuncia- 
tion et de la gesine Nostre Dame, bordée de doze balais petits , dix 
saphirs et quarante perles. (D. de B., 5462.) 

(I) 1399. Un livre où sont les heures du St Esprit et de la passion, très bien 
historiés, à deux aiz d'argent, dorez , où d'un costé est Ste Katherine 
et de l'autre Ste Marguerite. (Invent, de Charles YI. ) 

{ J) — La vie de Ste Marguerite en antre petit livret, en deux aiz d'or, bor- 
dez de grenats et u'esmeraudes. 

(K) — Un petit livret ou heures — et sont les ays d'or esmaillez et le der- 
rière des dites heures brodé de trois fleurs de liz et vingt perles. 

(L) 1410. Unes heures de ND., à l'usage de Rome, tontes neufves, enluminées 
d'or, les deux couvescles d'icelles d'or massif, sans bois, sur un des 
couvescles Nostre Dame droite et l'ange en manière de l'annunciacion 
^levés et esmaillés de blanc, de rouge et de pers. (Voyez cette ci»- 
rieuse description dans les Ducs de Bourgogne, n^ 6190.) 

(M) 1416. Une bible en fran^is, escripte de lettre françoise, très richement 
historiée au commencement — eamie de trois fermoersd'areent dorez, 
en chascun un ymage esmaillé des iiij EnvangeUstes et sont les tizus de 
soye vert et dessus l'un des aïs a un cadran d'argent doré et les xiQ 
signes à l'environ et dessus l'autre ays a une astraUde avecques pld- 
sieurs escriptures — ijcl liv. t. (Invent, du duc de Borry.) 

ViV) 1416. Unes- petites heures — très bien escriptes et enluminées -^ et sont 
tontes coilvertes de deux aiz d'argent doré, où il a d'un costé un crU'* 
dflement et de l'antre part un couronnement de Nostre Dame ; fermant 
i denx fermoners de mesmes -* achetées pour le pris et somme d» 
XXX escus d'or complans. 

(0) <*» Unes petites heures de Nostre Dame très bien historiées de menues 
histoires . dont les aiz sont couvertes d'or, ouvrez à ymaiges faiz 4» 
hante taille. 

B. 

BACIN A' BARBIER et bacin barboire. Cuvette allongée^ en 
métal, avec un anneau pour la suspendre au mur. Tous les bacinis 
qui se rapprochaient de cette forme étaient dits bacin à barbier qu'ils 
fussent destinés à là toilette de la reine ou à la chaise du roi. 

(4) 1352. Four faire et former un grant bac^n à barbier qui fu faict de deu|. 
viex de l'argent d'Avignon — pesant x marcs — > baillé à Foùpart , 
barbier du Roy. (Comptes royaux.) 

(|i) 1^63. Un bacin à barbier, d'arçent blanc et est semé de cloz d'argeht sur lés 
hors et noise x marcs yj onces et demie. (Invent, du Dtic de Nor^- 
nandie.) 

(C)'I379« Un lêtàsLk liarbittri d'argtnt doié, eiaelé wr les botéa à flffnrs dé li»' 

7. 



ililO GLQSSAïaQ 

et p«pd à un annel rond, pesant xiiij maqxs. (Invent, de Charles Y.) 

jtP}J)379.TJn autre bacin à barbier, dVgent blane, à un esip^U de France sur 
le bord en droict Tannel^ pesant xjj marcfi. 

ÇgS^ — ^0 bacin à barbier, d'argent doré, osmailUé ou fons et sv les bord& 
aui armes du cardinal de Bouloigne par debocs, pesans viij marcs, ifj 
QBcea. 

(F] 1387. ▲ Clément de Messy, cbauderonnier, demourant à Paris, pour déniées 

à Ini pàiez pour ij bacins de laitton pour mettre dessoubz fa chaiere de 

retrait du Roy, -^ xxxij s. p. (Comptes royaux.) 
(jGr) 1397. A Thierry Lalemant, chaudèronnier, pour iijbacins d'arain enfacoa 

de badns a barbier, jpem mettre et servir on retrait du Roy IiS. 

éeaBoahz U cbayère nécessaire, ~ zxxyj s. p. (Comptes royaux.) 

(H) 1400. A lliierry Laîemant, «handeronnier, pour deux baeins à baitiief» 
de fin laiton, — délivrés i Denisot de Poissy, fourrier de madame la 
Duchesse de Tourraine, pour servira laver les chiefs de la dite Dame et 
des Dames et Pamoisélles de sa compaignie, du prix de jx sols pièeiu 
(Gemptes loyau.) 

(I) 1433. Un fer à wanfres, baehin bailiioife , payelte d'airain. (Compte de la 
maiaoB des Ladres.) 

BACIN A CRACHER. La cxtaEtioii suiva^itç est l)ieu moderne : 

peut-être Vusa^e de ce l)acia, marque de j^opreté^ u'estrjl pas 

plus ancien. 

XA) 1591 . A David de Timont, orfèvre du roj, mr pouf jqi^ potU bassin à*d^ 
gent à cracher. (Comptes soyauj^.) 

BACIN A RHSTTRE 1.AMPE. YoyeE Xainpt«r. 

'{A} 1379. Un bacin d'argent, avec la chaine, à mettre laajiiej^^ant v mares 
et demy. (Invent, de Charles V.) 

BACINS A l/ATER. L'Oiéo romoQos et les auteurs ecclésias- 
4i«iueft jfkafflaut de gemeUion^ araenMf oui soiA les bacms àla^ar 
«les mams. tels qu on les recueille dans les ««Ueetioi»^^ si Ton 
n'a pas bien compris le sens de ^tte eipression, c'est qu'on a 
•voulu y trouver une aiguière avec son badn. Ou n^e s'expliquait 
pas connnent deux vases de même forme, appelés par cette raison 
jumeaux^pouvaientservir à deux usages différents^ Tun à. jeter y>em^ 
£t l'autre à la recevoir; mais ces bacins de nos .eoUeoUons. dont 
l'un est toujours A biberon^ sont le oûmmen^taire naJiuiel de ces 
«expressions^ et Vossius l'avait pressenti. Ces bacins étaient €n usage 
dans relise et hors de l'église. Ils se conservèrent bim plus long- 
temps mm le culte que dans la vie privée^ où on trouva plus coiHf> 
mode de se servir d'une ai^ère pour répandre Veau sur les mains, 
en augmentant les dimensions du bacin destiné à la recevoir. On 
peut suivre l'usage des deux bacins jumeaux, à Téglise, jusqu'au 
xvii« siècle concurremment avec celui des burettes. J'ai dû con- 
fondre dans un même article tous les bacins à lavei:^ mus Q^A'at- 
tend pas de moi que je donne ici aucun détail sur l*usage de s^ 
laver aîvant et après dîner, en se levant, en se couchant. Un tableati 
de la vie orien&le, telle qu'elle se passe de nos jours, serait It 
meilleur commentaire de ces mœurs oisparues. Je dirai seidement 
que l'absence de fourchette et l'habitude démangea denx-Aa&s la 
même écuelle et à plusieurs dansie même ifla"^, rendaient nécessaire la 
jn^xeté des mains, pour les autres avant le diner. pour ^i-juéme 
tw». Aussi, pas une description de repas gui ilonre ce détail -et 
l'on pourrait multiplier des exemples a l'infini, je n'ai pris dans 
jk$fi^9S^ qu^uo passage qui semble iiidiquar quon ae mviôttea*» 



ET BéPBKTOIRE. W 

serxMe, au QU)iiis p^r galanterie. J'ai fait iia article à part pour les 
plats^ et cependant les rédacteurs d'inventaires hésitent souvent 
entre un plat cieux et un bacin peu profond. On trouvera dans cet 
article les bacins jumeaux à laver mains^ les baeins pour laver 
pieds, la chaufferette qui permettait en hiver d*en chauffer l'eau, 
enfin un passage d'Olivier de la Marche, qui montre combien fut 
grande la crainte des empoisonnements puisqu'on essayait méD»e 
Peau destinée à laver les mains. On compte dans l'inventaire de 
Charles V vinet-quatre bacins àliver.tous émailUés ou niellés et 
pesant ensemble 180 marcs, 5 onces d or, et cinquante-neuf bacins 
dTargent doré du poids de plus de 450 marcs d'argent. Ces bacins 
serment à laver la vaisselle dans la salle du banquiet et à tous 
^tres usages; qaaod ils servaient à laver les mains, cela est dit 
t)n remarquera que deux de ces derniers sont n^iis sur des pieds. 
Dans le travail, qui complétera celui-ci, et que ^e fais d'aipres'les 
monninents figurés, ie choisirai quelques exemples, parmi les nom- 
IwQBSâS mmiâures illustrant la Bible, qui montreront oomment on 
présentait aux hôtes, fût-ce même à oes anges comme dans la mai- 
jW*.dft Uotyle bacin à laver, et je devrai remaurquer que cetteinterpr6- 
IftlÛDde la Tie asialicpie par nos peintres des xni« et^iiv* siècles, qui 
m faifflient en cela que lui appliquer leurs propres habitudes, 
avait pour eUe la vérité et la couleur locale orientale. 

(A) IMO. Pais fist on les aapes ester, 

Et por laver Tiane aporter, 
li àievalier tout premerains 
Avec la comtesse ses mains 
lATa et puis l'anilre geot tovt. (faUiamx;) 

0) 1334. A'Ooincnme le Mire pour faire deax toi^ux au bacin à lyret et poiir 

UMm«Ul«M. ( D. 4e B. iiti«3%6.') 

(C) 1347. Duos ciphos argenteos esmaltatos et intns lal)aratflNB ad mqdqm foiio^ 
.««m viDMB âeawatoraa. (lavent. âuBaoï^in. ) 

j^ -^ Vnvm magnum ciphnmj cnm pede, ïvgenteum» deauratom» laborar 
timi et esmaltatniç intns et eitra, sigbatnm in pede cum scutelis 
esmaltati^, factis ad arma hospitalis sancti Johannis Jerosoljmitani et 
in fando qnsdom cipbi, snperi'is cum uno esmalto continente duos 
.jpSSftfis eqoites admodnm hastiludentiom et upnm poctantein scutum 
ad snna nospK^ et alinin pcTvtnm. ojm uno^fco^pion^ 

fJS^ «p- nAnqi c^plium de jaspide. 

(V).IX47. B»hil)oifc dno» mAgnos htcliinQi -aqgnnteM ri» «lanihiis abluendis 

SIllUtQs 4t Mw»kW intRS Qt m tul^ nvfmquu.i Inirentaire du 
. vfiUn. ) 

fft)48Bt« -A-Roger de Paris, jpoar ifj grans baciosd*arainpear laver Içs piez de 
«eidii seignenn. (Comptes royaux. ) 

(H) 1860. invent, dn Bac d'Anion. t, 27, 159, 991, S81 à S93, 596, 598 à 600, 
<66ft464S. 

(I) f368. Deux bacins i laver, dores par les bors, à nn esmzil des armes Monr 
Kigneor an fona et pdsentxvj marcs. (Invent, in duc de Normandie. 
Yoyes dans cet inTenUire les n» 2St à 262 et 443 à 449. ) 

tl) — > Xmpl«tsd*or-pleins, semblables, sans esmaux et deux bacins d*ori 
4aTerl deux eamanx au fondv des 4^nnes d^e Monseigneur et u henaps 
d*or pleins à tour de lampe. 

01) 4371. Q bacins d^arsant à laver, àomh i enaaia |ied«qs de^Bira F/oiliB, 

inm «lu " '^ francs. ( Compte dut 9^ de la Boyne.^ 

(L) 43V« Ihai lMlf(|«d*or.à laver iMin^,<i w^mbumI 4» ?iM0fn CvPit 9tW^ 



<45ft •OLOSSAIEB 

4 

lies de France et semez de petits escossons 8e France sur les Bords, 
pesant zix marcs d'or. ( Invent. 4e Gharies Y. ) 

(M) 1979. Deux antres bacins d*or de semblable fa^n, pesant xyj marcs yj onces. 

{S) — Denx petits bacins ciselés, à ij esmanlx à ymages, pesant x marcs d*or. 

(0) — Trois bacins pareils et trois chaofëtes, lesdits bacins eamailUea d^oMii» 
çons de France sar les bords, pesant ilyg marcs, t^ onces d'or. 

^(F) N^ Le grand bacin d'argent blanc, aimoyé on fons des aimes de Fraatt, 
pesant ly marcs. 

(Q) *- ' Une paire de bacins d*argent à laver, parfonds. 

(R) — Deox bacins de chappelle, d'argent dorez, en cbascnn nne rote oi 
fonds, à un esmail ae deux dames gui tiennent deux fancons et seffltt 
sur les bords d'esmanx à oyseaux oe proye , pesant x marcs et demy. 

<S)' — Benx nands bacins à laver, verres et on fonds denx esmanx des annei 
du dalpbin, pesant viij marcs. 

^T) •»- Un grand bacin, d'argent doré, ciselé nir les bords et se met asi 
grandes festes sur un pied de fer, lequel a deux anses et est esmaîDé 
on fons d'une rose en la qndle a nn esmail rond où sont enesmailos 
lyon et une dame qui le meine, pesant xxj marcs. 

(U) «•« Deux plats d'argent doré ponr chappelle , dont l'un est à biberon, 
cizelé.sor les boros à six apostres on fonds, pesant viq marcs, v onces. 

(V) «« Un bassin, ou vaisseau à laver pieds, lequel a les denx anses rompoei^ 
pesant xlvij marcs. 

(X) — Deux bacins à deux becs d'asnes, d'argent blanc, sans couTescle, pesant 
xix mares. 

(Y) — Deux grands bacins ronds tons plains et ij cbanlfettes d'argent Uioe -> 
& esmanx des armes de France, pesant xxx marcs. 

(Z) 1399. Deux viez bassins à laver mains, d'argent dorez et néeUeznar dedaiu^ 
sur deux piedz, pesant bnict marcs. (Invent, de Gbaiies Vl. ) 

(AA) 1467. Deux bachins d'argent, verez aux bortz, à deiu biberons. (B. dé 
B., «687. ) 

ÇBB) 1474. Le maistre dliostel appelle l'EschanSOn et abandonne la table et ta 
an buffet et treuve les nacins couverts que le sommellier a apporté et 
appresté, il les prend et baille l'essay de Teane au sommellier ets'ai»- 
nonille devant le Prince et lève le bassin qu'A tient de la main senestre 
et verse de l'eaue de l'autre bacin sur le bord d'iceluy e{ en faict cré- 
ance et assay et donne à laver de l'un des bacins et reçoit l'eaue en 
l'autre bacin et sans recouvrir lesdits bacins . les rend au sommellier* 
(Olivier de la Marcbe. Estât du Dnc. p. 678. ) 

(GG) 1485. n faut avoir trois ffentilshommes pour porter le cierge, le'soel et kl 
bassins devant l'enfant ^ Les bassins d^ar^nt , dont cestuy de da»- 
soubz ,doit avoir un biberon- comme une aiguière et y doit avoir de 
Teau de roses et de l'autre bassin l'on couvre cestuy là : et quand 
Ion baille à laver aux fonts on verse du bassin qui a le biberon eo 
Tantre et n'y a point d'autres aiguières. (AUenor de Poictiers.) 

(DD) 1498. Un bacin d'argent doré ponr servir à Tesglise , faict à esmanx de* 
dans et dehors, ou quel est contenu le mistaire de la passion deNostie 
Seigneur, avec les choppines (burettes) de mesmes, à mettre vm et 
eane, pesant ensemble iv marcs vij onces ij gr.'d^argent. (Invent, oe 
la royne Anne de Bretagne.) 

(SE) — Denx bacins plains, verez an fond, armoyez aox armes du royi en Vvoi 
des quieulx a nng biberon, pour donner a laver, pes&ns ensesiiHe viofi» 
marcs, trois onces d'argent. , 

BACINS A LAVER SUR TABLE. J'ai parlé déjà dansFaiticIt 
précédent de oes baicins et de rai^nière avec laquelle on Tersait 
Feaa sur les-muiB. liy «wt «ne ncetle ponr pr^er cette ean. 



g 



ET RÉPBnTaiRB. 4ë8 

^'1363«yi huâiBB ï lavev sur table, d*argent blanc, awd/és, dovee sur les 
ïkon , qvi poiMP^t I«x^ marcs. (Invent. du duc de Nomiaiidie.) 

(B) — Item yi aiguières à larer, pour les dits bacins, d'airgent blanc, les an- 
ses ciselées, dorées , à un esmail sur le couvescle des armes Monsei- 
gBeur, qui puisent xuvj mars, ij onoes. 

<Q«tt3. Feor laki eaue à layer mains sur table. Mettez boulir de U 8au(^e 
pm eoslet Teaiae. «*• (SCénagier de Paris.) 

iB^.iSi97. Va basain lavenaiB. (Invent. du due de Bourbonnoys.) 

9ACiffS A L.ITBR LA TESTE. C'étaient les bacijis de toilette 
et je dte un passage où il est question de la poudre qu*on enoploy^it. 

(4J iy^JBS. |ij |)aiçias d'a^gept à Uvier chi^f r- yatont \n Ub. (Inventa 4« la 
Rojue GlçiftQDce.) 

(9) ij^t, Po^r y^e gr^^t bourse à m^tre U cendre pour la¥er k» ehief da n^a 
dicte dame (^Blanche de Bourbon), r- (Qompj^s ioy;gu(.) 

(!j î^êQ, (avejit. du duc d'Anjou, 597, 601. 

15ft6. Gf a«4 b^o dVgADt à Uyer la teste. (Invent, de Marie Stnart.) 

9ACf5 BRS OVFRANDiES. (ki recueillait à l'éelise^ comme m- 
f9ft aiHJeiird'bui, les offrandes dans un bacin^ et de là est venu un 
dicton populaire^ rapporté par Rabelais avec une explication bouf- 
fonne^ 

(A) 4354-60. Le Boy, qui fu i Saint-Pol de Londres, pour offerande faicte an 

bacin, y escos. (livre de la déspenee de l'ostel du roy en Angleterre.) 

9) W^, A¥eE-TQus jamais entendu que signifie : cracber au bassin. (Rabelais.) 

BACIN A PUISIER EAU. Voyez aussi Pumtê, 

(A) 4tT9. Un bacin d^argent blanc à pnisier eaue, neellé ou fons et par debors» 
pfSftBt i marc, i estevUns. ( invent, de Gbailes Y. ) 

BACIN MAGIQUE. L'antiquité^ le moyen ^e et les temps ino- 
demes, jusqu'au pioment mém^ où j*écris ces lignes ^ ont cnerché 
Fayenir dans le bacin maçique. Je renvoie à mes propres expé- 
liences. (Comment^iire sur la Bible^ p. 122.) 

(A) 4945. Si savoit garder el bacbin 

Four rendre peide et larvechin. (Rohi. d'Bust. le Moine.) 

BACQUET. Ce mot est dérivé de baccar, vase^ et de baccus^ bac, 
avec ridée qui s'est conservée dans le mot vaisseau. Les baquets ^ 
moyen âge sont rangés avec les nefs dans llnventaire de Charles V 
et sauf la matière, qui était précieuse, ib répondent à la si^ûâo^i* 
tion que le mot a conservée. 

(A) 1379. U« grand baeqnet d^or , leqpiel est soustenu de h^ seraines , peeant 

W marof, une once d'or. (Invont. 4e Charles Y.) 

(B) 1495. Ung grant bacqnet , serrant à mectre lé vin froidir , garni de trois 

Stmàê sooaiges, deuiaux deux bonrtz et ung au my lieu,doat, en criui 
« ki/^t boint, a deni grans hanses faictes en fa^ de gros iQ tors 
et an costé de chacune nance a , c'est assavoir i Tune , un^ grant 
h»voioae sauvaige , et à l'aube , upe femnv» sanvaige, qui tienn«at 
ebjuÔDin qn grant pavoys , esmaiUez semUablement aux armes de 
^ançe, et est porté, le dict bacqnet , sur huict grans Ivons ^t^icJiéft 
a»i sonai^s d en hrat , le tont armoyé de fleurs de IfjB et vermeil 
^^> poysant cent s^ise m&Tcs d'argent. (Comptes royaux.) 

•A61IAO. Cette ville, Ae màme que Damas. apfNN)visionna long- 
temps l'^vxGçp des plus ]ricJbesp]?o(diicti^k9éerOn«Q^aa8ii4oniia^ 
Mie trèflhe»cien&ement son nom à use étoffe fort es^aoée, le Bau- 
4flkia «« biUaif«in, mol q«i s'est ooiuervé daas l'usage pour 



45| GLOSSAIBB 

désigner un pavillon fait dans Torigine avec rétolEe dite balda* 
qnin. Cette étoffe venait anssi de Damas. Je réserve, à cet égaid^ 
;ines citations pour nne autre publication, 

BAGHE et aussi Bague, tout ce qui composait l'avoir meuble, 
cette partie de la fortune qu'au moyen âL^, par des temps de guerre 
et d*avanies de toutes sortes, on avait mtérèt à tenir toujours en 
état de prompt départ. Ces objets se mettaient sur des sommiers^ 
dans des coflres, baga, et sous un cuir de vache (voyez Guirie), 
vacca, bacca, bage, notre vache et bâche. Riche se disait d*uiie 
personne bien baguée; quand on chargeait sa fortune sur un 
sonunier on la baguait, et elle devenait le bagage; vous Tenlevait» 
on sur la grande route, on vous débaguait, comme nous disons de 
"valise, dévaliser. Ce mot baghe, fut en général appliqué aux menus 
joyaux , à Favoir le plus cher à la femme sans être de grande 
valeur, de là ba^telle, petites bagues. Toute chose ayant la forme 
du bijou était dit en fourme de bague. Nous avons conservé, an 
moins en province, dans la rédaction des contrats de mariante, 
Texi^ression de bafi^es et joyaux pour désigner les b^oux et objets 
précieux, propriété de la femme. 

(A) 1455. Et quant le bracelet fut on bras de ma dame Aliéner miSf lors elle. 

dn pendant de son collier ung très bel et riche afilquet print , d'une 
très fine et nosse i>erle de ^atre à cinq carats, — que an roy d'ar- 
mes elle baula , puis luy dist : Tous et tous , heranlx qui estes e|i, 
donrez vous ceste petite bague à ce très gracieulx escuyer Jean & 
Saintré. (Ant. de la Salle.) 

(B) 1459. Et Dieu scait si elle partit bien baguée. (Cent Nout. nouvelles.) 

(G) 1460. Us apj^rçurent grand planté de sommiers dont les bagnes de dessOB 
sembîoient de fin or. (Ferceforest.) 

CD) 1463. La Reyne d'Angleterre fut en adventure de perdre sa vie et son fils 
en une forest du pays, où ils furent pris et débagues de brigands^ 
(Hist. de Ch. YIi:) 

(E) 1467. Ung cofl&et d'yvoire^ gsniy d'argent doré,o& sont les bagues quls*eil> 
suivent : deux bouteilles de cristal gamyes d'argent doré , item unig 
ddtier d'aneaulx, ou il y a dix aneaulx (en tout 39 anneaux, ce que 
nous appelons des bagues parmi les bagnes qui étaient des objets de 
toute nature.) 

{¥) 1473. A la première fois (le son du clairon) chascun tK)us5era| baguera, et 

se armera. (Ord. de Charles le Téméraire.) 
- (G) 1490. Ils ont perdu ba^es et tentes 

Bespenciu hamois et chevaus. (Rob. Gaguin.) 

(H) 1498. La seigneurie (de Florence) eut partie des plus belles basues et vingt 
mille ducats contans. (Pillage de la maison de P. de Médicis. Com* 
mynes.) 

(I) 1508. LégoDs pour une foys, sur tous nos biens, la somme de dix mille 
livres toumoises, ensemble les abillemens, bagnes et joyaulx qu'elle 
aura. (Testament de Marguerite d'Autriche.) 

(J) 1530. Ma dite Dame (Marguerite d'Autriche) lègue au roi de Hongrie une 
de ses meilleures bagues. (Testament de Marguerite et son codicile.) 

(K) 1536. Une bague d'or, en laquelle est enchâssé i l'nng costé ung cunahies 
sur feuille rouge d'ung homme nud tenant ung enfant et k loutre oosté 
est l'ymaige dmg homme accoustré de rouge, la dite bague aivit à 
chacun costé une serraine d'or esmaillée. (Invent, de GharTes-Ouint.) 

ÇL) «- Une bagoe d'or, faicte & mode de médaille, où que au milieu « une 
imaige de sainct» Catherine, esmaillée de blanoq, couverte de cristal 
4e roche, garnie à l'entoor d'une petite teste de prasme d'esmeranlàe» 



KT ifÉPEETOlAB. 45? 

de dêOT sapbin, d'nng petit balais et de quatre perles, aiant l l^ntour 
nng cercle faict à brancne et fenllaige. 
(If) 1536. Une croix d'or platte, en fonrme de bagne. 

(N) 1580. Sortir de là Tille librement armes et bagnes saoTes. (BrantAme^ les 
Capitaines.) 

(0) 1589. n se ilt apporter un petit estny, dans lequel j aToit quelques bagne» 
d'où en pnst deux pendans, qu'on Iny pendit aux oreilles. (Isle des 
Hermaphrodites.) 

(F) 1599. Une bagne, à pendre au col, d'une esmeraude contrefaite, en laquelle 
est engrayée la figure du Roy, prisée six escus. (Invent. de GabrieUa 
d'Estrées.) 

(0) •* Une petite bagne, à pendre an col, à laquelle y a quatre grands rubiz' 
en table et une autre petite table de mbiz an dessus, jHisée -^ ijc 
1 escus. 

(R) 1605. L'ennemi fut très desplaisant de n'ayoir trouTé le mary et moy et enn 
porta néantmoins tout l'argent, bagues et babits.' (Mémoire sur les 
eaux, par J. Banc.) 

BAGUE. Après avoir sigmflé tont Tavoir (voyez Baghê), anssi 
bien les babilfements que les joyaux, et dans ces joyaux les anneaux 
que Ton portait au doigt', ce mot n'a plus conservé, depuis deux* 
eents ans, que cette signification. Au tv siècle quand bagne com- 
mença à signifier non plus un joyau mais un anneau, on ajouta 
au doigt y à porter au aoiat, pour bien marquer Tintention , ainsi' 
dans Jean le Maire des Belges : Tant debrasseletz, tant de bagnes 
aux doigts. Nous avons conservé cette façon de parler, mais pro-' 
verbialânent: c'est une bague au doigt, c'est-à-dire quelque cnose 
en sus des prévisions , ou de défaite facile et commode. 

{à) 1599. Bajjpes à mettre au doifft-^autres bagnes de plusieurs façons. (Invent.» 
de Gabrielle d'Estrées. ues autres bagues sont des cachets, boites d» 
peinture, montres. Je citerai trois anneaux :) 

(B) >» Une esmeraude gravée où est la peintnre du roy, prisée xl escus. 

(C) ^mm Une onix, où est entaillé derrière la peintnre du roy, prisée yj escus soL 

(D) — Une antre bagne d'or, faite à la Turque, garnie de quinse diamans et 

un cristail dessus, où est la peinture du roy, prisé yju escus. 

BAHUT. On a couvert des coffres avec des peaux de vache et on 
a appelé plus tard ces coffres des vaches; il en est ainsi des ba- 
forts. Dans Torigine c'était une enveloppe de cuir, ou d'osier cou- 
vert de toile, qui enveloppait un coffre, ensuite ce fut lecoStè lui- 
même et presque toujours une large boite dans lequel on renfermait 
d'antres boites, puis, lorsque le mobilier de nomîade devint fixe et 
stable, une grande armoire munie de ses tiroirs, enfin plus tard 
et exceptionnellement un écrin avec ses petites divisions pour les 
bagnes. Les grands bahuts étaient chargés sur des sommiers qu'on 
appelait chevaux bahutiers. 

(A) 1302. Bidaus nul riens ni refusent, 

Ains prennent partout comme ahurs 
Tentes et coffres et bahurs. (Onil. Guiart.) 

(B; 1319. Ce sont les parties Ricbart d'Arragon, coffrier : Pour 2 panniers i 
espices — Pour un babu à mettre sur les dis penniers — Pour deux 
com«s de la chapelle — Pour un bahu pour les dis coffres de la c^iapr 
pelle. (Comptes royaux.) 

(C) 135 2. Pour une paire de panniers fermans à def, à tout le bahu, contenus 

es dismanoemens, ponr mectre et garder la cire, xij lir. (idem ).• 

(D) 13S7 A Pierre du fon, ooflirier, demourant à Paris, — pour une grant maie 



t86 «LOSSAIBB 

de cuir favre girnie de tcnlle par dedens, de coiiPFûie»et de Uoqnes , 
ainsi qu'il appartient, à tont nn rrant bahn à mettre par dessns ycelle 
maie , — pour mettre et porter le lit de Madame la Ji^yne , pour e» 
— vi^ l. p. (idem). 

(t!) 1393. Four deux eoffres d'ozier, couvers de cuir de thiye et un bahu gamy 
de courroies— pour mettre les espices et dragoners de la roine. (idem). 

(F) 1437. Pour avoir rabillé et mis à point le bahu où Ton porte le lit du dit 

Seigneur (le Roy,) (idem). 

(Cr) i^O. Pour avoir faict deux petits bahui , chasoun de demy [ôed de long* 
appeliez tabouretz, sur les couvercles desouelz on meot de» espingles 
et par le dedans des bagnes, couvers de veloux cramoisy. (idemf. 

(fi) 1599. Trois coffres de babnz, dont Tun plat et deux ronds, garais, deux êë 
serrures fermans à clef — dans lesquels ont été trouvés les habits à 
l'usage de la dite défunte dame. (Invent, de Gabrielle d'Estcées.) 

(I) ^ Un coffre de foahn, vieil façon de garde robbe, de cibo pieds de laDg> 
à trois serrures, l'une dMcelfes fermant à clef. (Rempli ae liage fin.) 

BAHUTIER. Faiseur de bahuts, un cofDretiet^ al*fifta!i qu'on ne 
peut élever à la classe d'artiste^ tandis qu'à la même épefci».le 
Bucbier^ plus tard le menuisier et enfin rébemste^ étaient quài^uefôis 
de parfaits sculpteurs. Quand Texpression de badiutfut2U[)i^quée, 
non plus à Tenveloppe des meubles mais à un véritable mei^l^ 
qui renfermait plusieurs choses^ le mot de bahutier n'était plus 
en usage ^ et c'étaient les bucbiers qui le ùienuisaient. 

BAISAT. Rubis balais et rubis spinelle, deux vtsû^étéfe (m ^IttlM 
deux nuances différentes du rubis. Le premier est d'uft tetê dair^ 
le second d'un rouge cédant au rose^ le vrai rubis d-iifi nyage vif 
de cochenille. On n*a connu au moyen à^e. et non sans tair 
son, que le beau rubis (voyez ce mot) et le ndns balûfl^-tiette ûa^ 
îÈbft dénomination me semble môme avoir préràlu poâr'désigner 
tous les rubis. Il est ouestion quelquefois de rûMs û'AleiSanarie^ 
c*est-à-dlïie pf oVcttiant de la ville qui faisait le flrftnd commerce ê& 
pierres pt^euâest et qu'on di^lngtiait des tdks d'M^ït. Quant 
àti tabis spineUe^ c'est une désigïiation ass^ moâérfite^ 

(A) 1260. Ausi cou de fërrlér, mais, 

£t ti rulû, dou balais, 

N'a de beauté nul igance. (&autîer dlËpinaii.) 

(B) l'Sift. Le gros balloy. Madame , nrésié 1000 Mt çarisi& vendu à la eoim»-' 

« gnie des Bardes le dit pris. (Invent, de la mue Gtemence de fioigne.) 

(G) 1^2. Des joyaux apportez de Jeunes par Tincênt Loumelin -^ xxviij Bnbîs 

balays. (domptes royaux.) 

Où) — Des joyaux du temple, pour une gf ânt ceinture dTor, pour dame, g^niie 
d'esmeraudes, de rubis d'Alixandre et de troches quArtées. 

(£) 1355. Rubis d'Orient ne d'Alexandrie. (Statut; des métiers.) 
(F) 1414. Ung gros balay guarré, appelle le balay de David, — baillé en<g%i 
de la somme de viji» ixc zlij liv. xs. (Comptes royaux.) 

{Or) 1420. Ung très bon et riche annel, fa!t tout d'un balaytrès fin ethët, le- 
quel feu MS le duc Philippe, ciâ Dieu pardoint, ordonna par son 
testament estre mis ou doy aes Ducs de Bourgoin^e ses successeurs, 
ffnand ils piendroient la possession, à sainte Benigoe de DQoa, de la 
DuChié de Bourgongne pesant, xliiij karas. (D. de B. 42t«.) 

(Étj I46Y. tfng fermillet d'or, appelé les trois frères, gtmy de trois Mttis taUes 
de balays, d'un gros dyamant pointu à fasse et trois perles. (Dr de Bour- 
gogne, 2»71.) 

(I) 1560. Ung petit cimeterre aiantla poignée et le fiAUtfewdV)!* Mlle tout 
couvert de mauvais rubis spinelles (Invènt. de FeAtainebleau.) 



ET RÉPEBTOIIIE. ISP7 

(I) 1600. Le rubis posé, jette un feu, cerclé de nnages^suspendu en Tairil 
flamboyé, de là s'appelle rams ballays. Baleno en itaUe yeut dire 
éclair. (Btien. Binet. Menreilles de la natore.) 

BALLAINE. Baleine. Les grands animaux^ siy terre et sur mer^ 
ont reculé devant les progrès de la civilisation qui les affectait 
sous forme de filets et autres engins déplaisants. La baleine est 
du nombre. On a péché de tous temps, sur les côtes de la Nor- 
mandie et de la Gascogne, d'énormes poissons qui sont appelés 
baleines dans un erand nombre de textes, à partir du viii« siècle, 
et qui deviennent dès lors l'occasion de profits, de coucessions aux 
abbatyes et d'impositions fiscales. Avant de conquérir l'Angleterre, 
Guillaume concède à diverses abbayes les langues et nageoires de 
toutes les baleines prises ou échouées depuis le Tharel jusqu'au 
Thar, à l'embouchure de la Dive et sur toute la côte du Cotentin. 
La baleine, et surtout sa langue, furent servies sur toutes les tables 
dans le moyen âge, et ont été maintenues en estime jusques assez 
avant dans le xvi* siècle. Il en est question dans les comptes royaux, 
dans les devis des grands festins offerts par la ville de Paris a 
Toccasion des entrées royales, dans le Liber Domicilii de Jacques Y 
d'Ecosse (1525-1533), dans Rabelais, etc. C'était aussi la nom*- 
riture des pauvres, comme de nos jours la morue salée. Je ne cite- 
rai ici qu'un passage, par lequel on voit que les fanons des baleines 
étaient en usage au moyen âge. Ces mentions sont rares. 

(A) 1351. Fonr faire et forgier la garnison d'argent d'une verge de ballaine. 
( Comptes royaux. ) 

BALLACX. Balles OU boules ornées de pierreries, et formant 
l'extrémité de longues épingles qu'on fichait dans la coiffure des 
femmes. 

(A) 1599. Neuf ballanx de diamans, en huit desquels y a vingt quatre diamans 
k chacun et à Tautre vingt sept diamans, tous garnis de leurs esguilles 
d'or, prisés mil escus. (Invent, de Gabrielle dTstrées.) 

BALLBSSEAU. Petit ballay. 

(A) 1372. Une attache de liv crosses perles . chascaue par soy, de xiij saphirs et 

de xxvj baleteaux» prisez c francs a*or. (Compte du test, de la Roy ne.) 

(B] 1379. viij florons où il a xxiiij ballesseaux percez. (Invent, de Charles Y.) 

BANC. Ils étaient de toutes dimensions, quelquefois à dossier et 
très-souvent sculptés. La fourme ne s'en distingue d'aucune ma- 
nière. 

(A) 1365. Hannequin de la Chapelle, pour un banc de taille à osteaux et à bestes 
de X pieds de long, six francs ; pour un autre banc de taiUe à deux 
paremens et \ marchepied de xîj pieds de long , viij francs, lesquels 
bancs sont è»-cbambres du Roy. 

~~ 7ean de Yerdelay et Colin de la Baste , buchiers , pour un banc de 
chesne à coulombes, de xx pieds de long, mis en la sale par terre, pour 
la grand table du roy, avec l^dois (dosier ou dais?) d'icelle longueur, 
de trois pieds de lé, gamy de traiteanx, leanel banc a esté allongié le 
siège de deux personnes et baucié à doubles marches et le dois pa- 
reiUement, pour ce xiiij francs. (Comptes des bâtiments royaux. ) 

BANNIÈRE. Le mot est bien connu et encore en usage, il Test 
moins dans l'acception que voici : 

(A) 1453. Us promettent, estant arrivés en Turqnie , de prier qu'on leor donne 
congé d'estre les avantr-coureurs et qu'eu ce cas ils porteront l'en- 

8 



tS8 6L0»SAIhfe 

flei^ de Nostre Danie en baneroles, alîAs badiiiëres, sti r lettre saîadés 
011 ^iir les habillements de teste qu'ils atifoût. (M&th. de Goucy.) 

BARRAOANE. Machine de guerre. Sorte d'auvent disposé comme 
tth rûtra&cliement#)u comme nn mâfihicouiis pour lancer, à Tal^ri 
le Tennemi, des projectiles de feu. Le prand bâtard de Bourçogne 
ràrait piise pour devise, et il la portait sur son étendard. Elle se 
th)uve aussi sur tous ses manuscrits, et entre autres sur le beau 
fitoissart de la bibliothèque de Breslau, ainsi qu'au revers de son 
portrait dans la galerie de Dresde. 

(Â.) 1180*. Haut sont li murs et parfont li fossé, 

Les barbacanes de fin marbre listé 
Hautes et droites, ja greignors ne verres, (ftom. dô Crarin.) 

(i) libO*. l>s barbacanes flst drechier, 

iPor son chastel miauz enforcier. (Homan de Renard.) 

(fi) 1480. Saillit le chevalier à l'arbre d'or, son cheval couvert de veloux tanné» 
à grans barbacannes de fil d'or en bordure et lettres de même à sa 
devise (nul ne s'y frotte) et d'icelles barbacannes issoyent flammes qa 
feu. ( Olivier de la Marche. ) 

. BARRIS, BAR ILS. C'étaient de petits tonneaux, faits de bois ra- 
res ou de matières précieuses; aussi les barilliers de Paris revendi- 
(jaent-ils dans leurs statuts, en 1Î60, le privilège d'être exempt du 
guet, et de pouvoir travailler de nuit, ainsi que tout métier réservé 
aux riches et haults hommes. Ces barils, destinés au service de la 
table , et qui figuraient sur les dressoirs , étaient 1 aits à Timitation 
des tonneaux de vin, mais la partie supérieure s'ouvrait en guise 
de couvercle. Ils sont énuméréis d'ordinaire avec les flacons , parce 
que , cotHme eux , ils étaient supportés par des gances et courroies 
attachées de chaque côté. Ils s'apielaient quelquefois barillets, quand 
ils servaient à conttoir les eaux de senteur , les liqueurs fines, lefi 
SftUces, et ils fermaii'nt à clef. 

(A) 1260. Nns bariïlier ne puet ouvrer à Paris que de iîij manières de fust — 
c'est assavoir de fin cuer de chaisne sanz aube , de perier , d'alier et 
d'érable — Li bariïlier pueent faire baris de fuz de tamarie et de 
brésil. (Livre des mestiers d'Et. Boileau. ) 

[É) 1313. Quatre barils de ivoir gamy de laton. (Inv. de Pier. (ïaveston.) 

(û) 1368. Deùi barris dVgent, dorés, qui ont les corroyés de soyô ynde et ne 
sont point ferrez au lonc, fuersqne aux deux boutzetpoisentxix mafcs 
et demy. ( tnvent. du duc de Normandie. ) 

(D) — ï)eux barr's, d'argent blanc , esmaillé des armes du connétable d!Es- 

paine, poiseut xix marcs et demy. 

(E) 1379. Ouîitre l?arilz d'argent, esmailliefc , à courroyes de fil d'argent, pesant 

environ civ marcs, vi onces. (Invent, de Charles V.) 

(F) — ÎDlp.ux barils d'argent, dorez, à un esmail en chacun fons, à courroye de 

soye azurée, pesant xix marcs, iij onces et demie, 
(dr) — Denx barils, d'argent blanc , à moutarde, fermans à clef, — pesant 

ivij marcs. 
(H) — Deux barils, d'argent blanc, à mettre saulces, fermans à clef — pe- 
sant xvii marcs. 
(I) 1391. A Guillaome Arode, orfèvre, pour avoir rappareillé et mis à point un 

baril d'argent à mettre moustarde , pour le Roy , j*o\is ee — 3Ui fi,p. 

(Gomples royaux.) 
( J) 1396. Pour douze barillez d'eau roze de Damas, prins et achatés de lui pour 

MS. le Duc ( d'Orléans) et mis tout en cfnatre barillez, c'est assavonr 

deux d'or et deux d'argent. (D. de B. 5755:) 



ET piiPSaTQIBE. lift 

(K) 14i6. Un baril de bois, tout à œuvre de Damas, ouvré dVgent doré , d^t 
les deux fons sont d*yvoire à ymages enlevées, séant sur quatre angelz 
d'yvoire chacun tenant un doublet et y a une ceinture azurée cloute 
de clonx de semblable euvre — xxv livr. t. ( Invent, du duc de Berry.) 

BARRI LIEES. C'était im métier, c'était aussi un offinse. Nod^ 
avous^ dans le livre dXstienne Boileàu^ les statuts des premiers, q^ 
sont distincts de ceux des tonnelliers, et dans le curieux jffuèffio^re 
d'Olivier de la Marche les fonctions des seconds. 

(À) 1260. Tit. xlvi. Pef BariUiers de Paris. Qaiconqaes veat estre barilliers ai 
Paris f estre le puet franchement, poor tant que il face bone œvre et 
lioial. (Statuts des mestiers.) 

(B) 1474. Le due a deuT barriUiers , lesquels doivent livrer Teane au sommelier 
pour U bouche du Prince et avoir le seing des baiils que l'on port^ iqh 
la salle — et dessoubs eux a deux portebai-ils et, en la cave, doit avoir 
mi portier afin que nul homme n'entre où est le \i^ du Pr nce , sans 

, estre cognu ou par congé. ( Olivier de la Marche. £stat 4n Dw.) 

BASALT Cette pierre est rangée par Dolomnieu dans les trapps 
et Bocheâ ooméeimes Elle est d'un vert foncé et mai. Les Eg^iens 
Font employée pour leurs ^Ins beaux monuments de la statuaire, ils 
la tiisaient des roehers qui s'élèvent sur la rive droite du Nil. J'en 
ai reueontré des veines de trente mètres de largeur sur des hauteur^ 
mconamensurables, dans les vallées de l'Arabie Pétrée. Toute Tanti- 
^té et la renaissance, ont sculpté des chefs-d'œuvre dans cette 
hfUe matière. 

• BASMIER. L'arbre de Judée^ ou de lX)rient, qui était sen$.é {^^ 

dnire le seul baume pur et eflicace. (Voyez Tridcle,} 

(A) 4185. Et une boiste plaine de basme de basmier. (Grai^^oi^, Ch. d'Antioic,) 

BASTfiS. Gb^tons. Je me véîèx%, pour ce terme qui revient tiè»r 
souvent dans les textes , à Texplication de Toi^évre Leroy, et je xen^ 
yoie à ce qae j'û dit des éoiaux d'applique ou de pille. 

(A) 1355.4)06 toutes pièces qui aonmi bastes soudées, soit pour mettre sur 

ioye, on aUleors pe pHisseat eatre clouées, mais cousues à Taguille. 

(B) i730. Bastes. Ce sont les chatons, ou enchassures sondées à ees émaux d*of 

et dVgent dont il est parlé i^us haut et qui servoient à les attadher 
on sur de la vaisselle o\i sur des étoffes. Il est ordpwaé que ises éinaw» 
lorsqu'ils seront appliqués sur des étoffes , n'y seront pas clones jpr 
leurs bastes ou chutons , mais çpnçus à raiguille afin qu^on puisse 7j^ 
défaire plus facilement ponr v<nr s'il ^*y a pas de craye dQ^o^s. 
(Leroy.) 

BASTOH. Je n*Qse décider dans quelle cérémonie royale ces b^'r 
tons furent ei;i usage. (Voyez Boston à seigner et Poternes.) Z^^p 
ce tout simplement ^s b^^n^, 1 équiy9,lent de nos capji^s ? 

(A) 1^00* A s» npuiin i baston qoi'k 4»r Int entailles. (Parise |a Puchesse.) 

OfQ 1379. Vfi i>9SUm, appelle le baston an tyoQ, eit est fait en |Qa^}^re de potenof 
dont les aeux sont d'y vire blanc . les deux d'ybène et les deux autrof 
de cyprès et a, an bout du dict oaston, )me pointe d'ar^ei^ conrpn{^ 
et verre. ( Inventaire de Charles ▼.) 

i^ "^ Deux basions de cèdre, garnis d'or, ^ deux pommeaux rons dessnsj oft, 
en Fnn, a les armes de Fr,ai|ce pt, ep l'autre , de llfonâ. le Dalpbio. 

(jD) T-- peax. «a.ties basions de boiS} ouvrez à lyops dçs^niz. 

BASTCMI OB CHAMTRR. Le Chantre était un digiiitaire ecclé- 
siMiqiie de premi^ ordre^et le b4(^n qu'il portait avait son impor- 
tance. fh^^Ue était sa forme? Je réponds : ds^ds les pre:p3iiers temps, le 



1*60 GLOSSAIRE 

tan, qu'on a cru être une crosse, et plus tard, le bâton droit, quand les 
évèques eurent pris ombrage de cette demi-crosse. Un bâton en forme 
de tau^ oue j'ai vu à la vente de H. Baudot à Dijon , est entièrement 
sculpte dans le goût du xii* siècle , et présente à la partie inférieure 
deux ecclésiastiques , dont Tun , l'évèque , tient la crosse en main ,. 
l'autre, le chantre, tient le tau. Quand je décrirai les monuments» 
je reviendrai sur cette particularité. (Voy. Potences.) 

(A) 1295. Baciilns Gantons de (ieciis eburneis et siimmitate cristallina , oraata 

circulis argenteis deauratis , triphoriatus lapidibns insertis. ( InvenU 
de Saint Paul de Londres.) 

(B) 1376. Un baston de ybenus aomé d^argent , esmaillé ans armes de France 

et de Bourgoigne — pour Toffice du chantre. (Inv. de la Ste-€hapelle.) 
(G) 1573. Ung camabieu, entaillé en façon d'un gros homme tenant en sa main 
dextre une couronne d*espines, d'argent, esmaillée de verd et tanné 
et en la main senestre une double croix d'argent doré (placé an bout 
d'un bâton] lequel baston est appelle le baston du chantre qui est d'un 
bois nommé hebenne. (Invent. de la Sainte Chapelle.) 

BASTON A SEIQNER. Le sceptre porté daôis la main droite 
était le symbole de l'autorité souveraine , le bâton surmonté d'une 
main qui bénit . appelé baston à seigner ou à bénir, et que les roi& 
portaient dans la main gauche, me semblerait avoir un caractère 
religieux et marquer une reconnaissance de l'autorité ecclésiastique, 
en témoignant que la consécration divine est accordée à la dignité 
souveraine. Y chercher une prétention de nos rois à une déléçation 




i trop 

d'honneur*aux idées gouvernementales de nos rois. Régner c'était 
peureux administrer, et. à cet égard, le sceptre aurait suffi. Son 
origine est évidemment dans la main de Dieu nimbée ou non nim- 
bée, qui exprimait, dans les premières représentations des chrétiens, 
lintervention de la Divinité dans les actions du fils de Dieu et dans 
celles de ses créatures d'élite. Elle se voit tput d'abord au-dessus 
de la tète de Charlemagne et de ses successeurs , puis à côté de 
la tète de Hugues Capet, et déjà comme attribut de sa dignité, enfin 
au bout d'un bâton dans la main gauche de Louis le Hutin. « Cette 
main de justice, dit Montfaucon , élève trois doigts et plie les deux 
autres* s'il y a là quelque mystère, je ne le comprends pas. » Le 
mystère se réduit à la forme de la bénédiction consacrée dans le 
rite latin. ( Voy. Bénédiction, ) Ces mains, ou baston à bénir, étaient 
faites en ivoire, en corne de licorne, etc., etc. Il y en avadt une dans 
le trésor de l'abbaye de Saint-Denis avec les insignes royaux , et les 
Tois en avaient d'autres dans leurs trésors, dont ils se servaient 
dans les grandes cérémonies. J'en d^rirai quelques-unes qui ont 
passé dans les collections particulières, quand je traiterai des monxt* 
ments. 

(A) 1360. Invenl. du Duc d'Anjou, 20. 

(B) 1379. Un baston à seigner, qui a la teste d'un aigle de Gassidoine, assi^ 

sur j pommël d'or esmaillié et a ou bout une virole d'or à la pointe 
d'argent. (Invent, de Charles V.) 

(C) 14t2. En l'one de ses mains (Charles VI) tenoit un ceptre et, en Tautrt 

main, une verge ccfmme celle gui fut envoyée du ciel, caraui)Oiifc avoit 
en semblance une main qui seigne ou beneit et estoient les dictes coa* 
ronne , ceptre et verge tout d^e matière ^ en fa(^on d'argent doré» 
(Obsèques du roy Charles VI.) 



ET MpERTOI^RE. m 

(D) 1461. A Jehan Somnean , jadis Qvfèyre, pour avoir faict et livré 4nH^ p<%r 

ronne, an sceptre , et la main de justice d*argent, pesant vi mares', 
iî.oqces et demyes» i viij liv. ij sols, vi den. le marc-> Ivij liv. x^ d. 

(E) — Jonr la fa^n et donnes,. à iiij U?., ij sols, yi den. le marc — xiyj ^if . 

▼iii den. 

(F) — Foar «ine autre 6euioQne« gajmk ée pierreries, un sceptre et une main 

de justice serrant pour la statue k rentrée de fiaris, petMUii ¥i niaM||L 
iQ ODQes, iy gr. — 12X liv. xviij jpo^. (Compte 4^ obseq. 4^Ch. \U^ 

iB) 1498. £t sera mise la siatore du diCit ^ig9C"i^ en sonhabit royal > comme 
s^ensuyt : — tenant eu ses mains^ en la dextre, le sceptre n^al et i la 
senesfce la main de justice et son ordre an col et aura ses q^ains gan^ 
tées. (Ordre tenu à l*enterrement du roy Charles VÏU.) 

.W) tSij?' Geste noble dame, estant en son cercueil, ~ y avoit piiès d^lle un cai^ 
reau de drap d*or où estoit la pouronne , sceptre et main 4e ju^ti^* 
(Or^re de I enterrement de la Koype, Anne de Bretagne.) 

(1) 1514. .Four avoir faict et taillé nng grant castre de six pieds 4<' h^E et une 
main pour la faincte et stature du dict ^eigoeur ( Louis ;Si|l),, le ifiifX 
doré de fin or brooy. ( Compte des obsèques du Koy.) 

( J) -^ Four une gros anneau d'argent doré, achapté d*eulx (Pe^an.et V^Hfr 
0ot, orffvres du Roy), pour mettre au doy de la main de justice. 

jfi) 1539. Je ne puis oublier que Charles cinquiesme, empereur, ,pas|9UQt ^ 
F^a^ce pour aller euFlaudres, Iny estant monstre le tnrésôr de Sainet 
Benis avec la couronne et ornemëns royaux que Ton y garde , qnel- 
.qii*jM liif ^saot que eeete main estoit taillée d'une pièce de tléoTRe* 
«étendit fue de plus eotvADiMe matîMe ne pouvolt estre composée 
Hman de justice, l^qoeHe doH-ertFe nette et sans venin.' (Fauchet, 

•AWrmlHflT. Vn ipetH (bAIOBdefiHiié à aoeoapler deux 'Cfiiei^ 
en les maintenant à distance rnn de l'autre. 

b^) HW» U«iMAii b^uitoiLnetid'j^beini , '9iiii^ d'^rgaaik, à .Saine rune «Miplte/i 
chiens. (Invent, de Charles YI.) 

•9ilTTfi|||K ilUB <eiTl9i|f S El^ ie xu« siècle > 08tte ioeutioiL 
ét^ ^mi96e,iH. prenait soa oiigiae dans les ustensiles de <ciû«e 
W^ ^ .i'epjD\^9^ dont je p^ ^ l'article Diw^nderifi , mwM 
t)atterie4e çpi^^Ae 9e cpmpgsa en optre d^ pièces iQn^n^s et cisé- 
Jtes.4e tatoydipn riJew^dp.j(à p«urtir du nv» siècle ), et 4^ ûèm 
fondues en émfK- it*''ârt.a,va^t pétté^é ddAS pes t?Ois «mod^iles Tabri- 
cautions. 

^yt) «eo. ITen vi^g par la FçroQueiie 

Apri|s trouve la batterie, (te dit 4u Leniit.) 

•MTWHi;. Mét^ hmi^ , flWwit j^ feiûlles minces , iw'/wi ,«r 
ploie ^n 4éeaupur^s ^i^ili^s étoffes et en dorure sur lesl^^ô^l9s 
.s^des^ ou U^.^tir^ et aplati^ puis enroulé sur un ^ f}^ m^ 9fW^ 
kquel'Pn txrode les ÀolG^s. En général^ les métaux ,aiQsi pfép9m^ 
.MU flu/e le cuivre et l'^taiu, étaient sans valeur et servaient pmipt 
ides objets d^ parade et d'apparat qu'aux productions .lijie li^ 
jarait^ avec ^oin. Les. batteurs de métaux étaient m ipè^ie temf s 
'tiieufs . .ç'est-^*dire ^'ils faisaient la feuille Qt le 01; .«t QQVm^ 
fiU dV étaient employés daqi^ \^ broderies les i)Ui3.fiu^ m 




4M M#^. Aini^tisaent poUes et bofus 

£t 4HP de JoyeÀ «r batw- (9an|ev»U 

8. 



I€2 GLOSSAIRfi 

(B) 1280*. Ses cheraus, qni est grans et haus 

£rt couvers dMin drap d^or batn. 

( Roman de la Manekine, cité par F. Hfichel.) 

(C) — Robes, vessel d'argent et d'or 

Et dras de soye à or battiiz 

( Rntebenf, la Vie de sainte Elysabel. ) 

(D) 1260. Titre xixi. Des batenrs d'or et d'argent à filer. 

— Titre xxxn. Des basteurs d'estaia. — Li bateurs d'estain puet taindre 
soD estaia de tontes manières de couleurs. 

— Titre xxxm. Des batteurs d'or et d'argent en feuilles à parc. — Leur 
mestier ne doit point de guet •— quar leur euvre n'apartient fors à 
sainte Eglise et ans haus hommes, et est leur mestier un des membres 
as orfèvres qui quite sont. (Us des métiers recueillis par Est. Boileau.) 

(E) 1352. Pour faire ij couvertures à chevaui, l'une de bateure pour le toumov, 

et l'autre de couture pour la guerre. — Four couldre et assembler le 
poille et faire la bordeure et bateure d'icelui. (Comptes royaux.) 

(F) 1353. Pour j eschequier de bateure et de cristal. 

(G) 1360. Batteure de soye et de feuille. ( Est. Descbamps,) 

(H) 1391. ARobeit de Yarennes, brodeur, ~ Pour avoir eslargi une chambre 

de bateure. (Ducs de Bourgogne, no 5515.) 
(I) 1396. A Jehan de Glarcy, brodeur,— pour la perfection d'une (Cambre de 

bature que la Duchesse doit avoir à ses relevailles. (D. deB. n« 5724.) 

( J ) 1402. Les selles des deux chevaux , l'une sera pour la guerre, armoyée de 
cousture, et l'autre pour le toumoy, armoyée de bateure , — et seiwit 
les bannières, c'est assavoir celle de la guerre de cousture , et celle de 
toumoy de batteure. (Obsèques du Comte Louis de Sancerre.) 

Blg;CHO et Becco, que les Italiens ont conservé^ un bec, eCds^s 
la citation suivante une bobèche. 

(A) 1467. Deux candeUiers, à quatre bechos, tout d'argent blase. (D. de B., 

no 2071.) 

BESDAINE. Vase à grande panse. On nommait bedaine à anse 
certains projectiles qu'on lançait, au xv^ siècle, avec des canons. . 

{A) 1400. Deux besdaines d'arain pour servir à porter l'eaue des bains de Ma-> 
dame la duchesse de Tourraine, — xl s. p. (Comptes royaux.) 

(B) 1467. Une bedanne d'or, couvert, et a une demie poingnie et au dessus ung 

bouton garni ront, pesant iij m., vi o. (D. de B., 2289. ) 

BÉNIÉDICTION. Il y a^ pour l'étude des monuments, une dis- 
tinction importante à faire entre les formes latines et grecques de 




joui, au moyen âge, d'une telle voffue, que les artistes catholiques 
Tomains ont très-bien pu répéter des compositions originairement 
faites par des Grecs schismatiques de Constantinople. A partir 
de 1153, époque fatale du grand schisme , ces deux formes diflfé- 
Tentes de fa Bénédiction sont tout à fait caractéristiques. L'éçlise 
latine bénit en ouvrant le pouce et les deux premiers doigts de la 
main droite, en fermant l'annulaire et le petit doigt; l'église grecque 
bénit en élevant les premier (index) et second doigte, en pliant le 
cinquième eX en réunissant le pouce , au quatrième doigt. 

(A) 1550*. Gomment on représente la main qui bénit. Lorsque vous repré- 
sentez la main qui liénit, ne joignes pas trois doigts ensemble ; mis 
Gioiseï le pouee «vec le qu^ttriraie doigt, -de manière que le second , 



ET ABPERTaiRE. 163 

nommé index, estant droit et le troisième étant un peu fléchi) ils for^ 
ment, à eux deux, le nom de Jésus (IHGOTG),ICi.£n effet, le troi- 
âème doigt restant ouvert indique un I (iôta), et le troisième forme, 
par sa courbure, un G (sigma). Le pouce se place en travers du qua- 
trième doigt; le cinouième est aussi un. peu courbé , ce qui forme 
Tindication du mot ( aPIGTOG) XG ; car la réunion du pouce et 
du quatrième doigt forme un % (chi), et le petit doigt forme, par sa 
courbure, un G i^ sigma). Ges deux lettres sont Tabrégé de Ghristos. 
Ainsi , par la divme providence du Gréateur, les doigts de la main de 
rhomme , quHls soient plus ou moins longs , sont disposés de manière 
à j^uvoir figurer le nom du Ghrist. ( Le Manuel de la Peinture du 
.moine Denys du mont Athos, publié par MM. Didron et Durand.) 

HBRICLE et aussi bezicle. Le cristal dont on faisait les verres 
de lunettes , plus tard, le verre artificiel employé de même et qu'on 
distinguait du cristal naturel , enfin par extension les bezicles elles- 
mêmes. Le mot lunette fut réservé d'abord pour les cristaux 
qu^on mettait au fond des boites , soit pour servir de miroir, soit 
pour préserver des portraits miniatures, puis il s'étendit aux 
Bezicles. Quant à cet ustensile, instrument d^optique imaginé pour 
venir en aide à une infirmité vieille comme le monde, on n*en 
saurait faire remonter l'invention plus haut qu'à la dernière moitié 
du xiii« siècle, et à partir de cette époque les personnages de l'An- 
cien Testament apparaissent, dans les sculptures , les peintures et 
les vitraux, armés de bezicles. On les portait, comme nos lorgnons, 
suspendus au col, ou bien dans sa poche et quelquefois dans son 
livre d'heures disposé exprès par le relieur. 

(A) 1140*. Yasquoque aliud, quod instar berilli aat cristalli videtur. (Suger» 
De Rébus in adm. sua gestis.) 

'[B) 1372. Four un vericle encemé en manière de lunette , prisé xx francs. 

(Gompte du testament de la Royne Jehanne d*£vreux.) 
(G) 1379. Deux bericles dont Tnn a le manche de bois. (Invent, de Gharles Y.) 
~* Une béricle rond, plat, environné de corne noire. 

(D) 1399. Un bezique rond, plat, environné de corne noire (le même objet que 
celui précédemment décrit» Inventaire de Gharles vl.) 

(£) 1400. Ung bezicle en une queue d^or. (Invent. D. de B., tome lY.) 

(F) 1403. Forgé une platine d'argent doré , pour mettre ez ées du livre du duc 

(de Bourgope) pour mettre ses lunettes, afin qu'elles ne fussent cau- 
sées, (Archives de Dijon.) 

(G) 1416. Trois grosses pommes de bericle. Ix. s. t. (Invent, du Duc de Berry.) 
(H) 1420. Deux bericles , ou œillez d'or, de cristal, assis sur un camelot cendré, 

que Ton met pour la pouldre devant les yeulx quant l'on chevauche, 
au bout des quelx a ij boutons de perles. (Ducs de Bourgogne. 4239.) 

— Une estuy à œillez d'argent, néellé, escript dessus : Y me tarde, garni 
de bericles, pesant tout ensemble, iiij onces, ij est. (D. deB. 4247.) 

(I) 1433. A ( Quatre noms d'hommes) des lunettes d'or garnies de bericles. 
(Ghambre des comptes de Nantes,) 

{1) 1454. Ung estuy de lunectes pour Monseigneur le Duc (d'Orléans). (Ducs 
de Bourgogne, no 6789.) 

— Une douzaine de lunectes de besicle fines avec ij estuys. (Ducs de 
Bourgogne, no 6805.) 

(K) 1461. Hz auront, et je m'y consens, 

Sans Testuy mes grandes lunettes. 

(Fr. YiUon, gr. test.) 

^L) 1488. Item, pour huit lunettes, baillées à mes dicts seigneurs , le xiijojonr 
. .d'arri) x s. viij deniers. (Gompte dn Dom. de Paris, cité par Honteil.) 



I#4 frLOSSAra'R 

fil) liSiOO. Ea«e tlève comme f vystal 

Ou in lievyl. ( J . Le M tire'des 'Balgeft^ 
(N) 150^. Pour dix paires de lunettes apportées à deux fois andit Seigneur Roy, 
audit lieu de Bar, dont y en avoit trois paires de cristal et^es autres 
^ de bérily pour ce -* 1 s. t. (Comptes des mes de Lorraine.) 

{0) 1524. Une bériele, eamie le «lancbe d'/u^gg^nt et audeçsns dudiçt manche 

MQg petit lion doar4, {lour lyre sur i^qg livre. ()i^yeQ^m^4fi Maigae- 

rite d'Antiicbe, po 225.) 
(P) 1532* . £t ne vouldroys — pour tontes les Inn^ttee de rBMroitti non pour 

'toutes ias iMùdfls d*Atricqne. ^PAiilagriMl.:Bahislai8t) 
(0) l&iO.^riUus tfpecolinn cristallinitsi eoBBecratcHn— B«rillistiea,'«8t ars ipsa 

Yisiooes ÎA liserillif et gristal^s videpdi. (I» Qn9ma»)i^co i;^Vqp J^a- 

celsi.) 

Ç^) i555. Besicles, que nous appelons autr^entluQettQS.(Pilë^{ni[9f,^|2^C$|^^ 

(£0 1589. Gens gui portent lunettes oul)ér|ç}es wr n» p^}iT.^t^|s t^ ^^ 
loing. (Saint-Julien, Meslanges.) 

BBfUl^. Yaiiété de rémeraude. Oa a vu darnsVanliete ^céè^ 
que le mot Berlde, souvent ecxit béril, s'appti^usât a» ciHgM^ 
rocbe et au orisdbil anifisiel; iî'eat luie «ouiumQU dont Msgmve 
cherdoe A âoitit, jet cpie j'ââ Muté de iaise dispualtee, 

(A) 1372. Beril est une pierre qui eroist -en -Inde , qui €st «eni^kdllie à< VesimB- 

raulde en verdenre. ( Le firopiiéteiBeidês eoM^ip) 

(B) 1440. Béryl, precyous stone, Berilius. ( PromptoriMivpawtÉlQMm.) 
(G) 16M. Marbresipolys aussi clers que berfi. ("Jean le Ma»e des Be^fS/) 
(D) 1530. Beratl, fyne glass, beril, 

Beryll , ,a pwo»& st»»e, betU. [fii^9J^J) 
(£} 1600. Le beril est du naturel de resmarwt^e* mais il flst Mvbieisi les an- 
gles j)fi djonnent y>gu^r et jgay^té À \but ^lui. Le ç^rys^gl j^s^<^ 
lustre dqré , m^is JWafawd /di puCiWe p)^ ileswe>J^ j^J^ifysoprasiife. 
(Iltienjae Çiaet. Aï«rv. jjje \a. Na|\u;p.) 

BERKIGANT. La âtotiofiHflHiwaikteiiie iQwroitfCfitteiexpvession 
et sofi coQ^imeataJLire. 

(A) 1420. Un grant benngant d'apgent, faisantûgMièM. ■{B.'de B.,*4193.) 

BIBRRCIERS. Anneaux ornés, espèces de petites courQun^p. |^s 
citations. suiviintes sf^xY&ui àl'jexïiîcgçfto^^ié W^wt^je^en sau- 
rais donner d'autre. 

;.(A) t*i2.£Bpéas, lwrpuïi(8rs.et.aj»trQS.#»»eiie8.iAp.p^C«W^«i> 
, (1^) 1420. Une saintui'e d'argent pour la iQui(te,.AU .{|«|ir dajqi^f ||if^(4e 
(xij gros cloux aiguz , comÂe ,piei»x , à trois qaiK?içz ,^t .«p^re cnàcim 
don a nng rabot et à .ycell^e pcwiiWt x^iijj berE^ieis^l^Rient. (Ducs 
de Bourgogne, :4120,) 

[Ç) «<- Un ceiscle d*or sur lecrael a Tïij x^kof^ et à dtNteap |:^t^ndent , à 
cbesne d'or, cbapeaulx d'Alèmaigne , nommez barr^iie^,j^q^r^4s.^e 
boacle et mordaiit dor, assis surisuivre. (B. de ^B., 412^ 

BER&RiL. Beiceau., de to^^ l& treillis de xame^jncfito^ Je 
berceau était fait. Ce meuble était sopvent oxoé etpiBiiift avec un 
' ^;safid lu^. Voy-ez Bims. 

[A) 13à7. Ud berseil à parer qui avoit esté paint et ordonné pour 'feu MS. le 

Daulphin , et lequel ««f t mis .«n .gtie^tt f an|ison au Louvie ,. eiii'ila 
chambre anijoyeaplx. tG(Mnf^ee«o;ana2) 

(B) 1396. A Jehan Parchet, peintre , pour deux biers à berser, Tun grant et 

rautve petit , par lui peins , pour-i^eofiant 4e' la/g^siae ioattla-J^te 
fii^me iWhess^est à psésent^gros^e. 4B«MW de BoiugB^ 



ET RÉPERTOIRE. 465 

BERSOUERE. Le pied en bateau qui donne le mouvement au 
berceau. Voyez Biers et Berseih 

(A) 1383. A Jehan le Huchier, pour un berseil de bois d'Dlande avec la ber- 
sonère faits par lai et livré — pour bersier madame Jebanne de France, 
fille de Madame la Royne, pour ce — viij llv. p. (Comptes royaui.) 

BIBLE DES PAUVRES. Les efforts du clergé pour instruire le 
peuple dans la connaissance de la religion, ont dû se modifier sui- 
vant le degré d'éducation qu'il avait développé lui-même ou qu'il 
rencontrait. Aux premiers siècles du clinstianisme suffirent les 
sculptures des cathédrales, les vitraux, les peintures sur les murs, 
et les légendes qui accompagnaient ces grandes compositions. 
Quand la lecture eut un plus grand nombre d'adeptes, les bibles 
abrégées écrites sur parchemin, historiées à Tusage du peuple, c'est- 
à-dire formées de compositions simples , de texte expbcatif bref et 
facile, vinrent se joindre aux légendes murales. Les progrès de 
l'instruction populaire, lents d'abord, font des pas de géant- la 
^ume et le pmceau ne peuvent suffire aux demandes et aux besoms , 
uieu donne des planches de bois gravées, et les histoires de la 
Bible, de la Vierge, de l'Apocalypse, se multiplient par l'impres- 
sion. Cette xylographie est encore insuffisante; Dieu accorde les 
types mobiles, et la Bible , texte et gravures , est mise à la portée 
de tous par l'imprimerie. 

(A) 1461. Femme je suis, pauvrette et ancienne 

Qui riens ne scay, onques lettres ne lenz , 

Au Moustier voy, dont suis paroissienne , 

Paradis painct où sont harpes et Inz 

Et ung enfer où dampnés sont houUuz. 

L'nng me fait paonr, l'autre joye et liesse... (Fr. Villon. Test.) 

BILLARD. La table du billard, tel qu'il s'est développé, est 
moderne ; mais le petit billard est du xvi« siècle, et le jeu die nille 
est beaucoup plus ancien. C'est à la dernière de ces variétés qu'il 
faut appliquer la citation que j'ai extraite des poésies d'Eust. Des- 
champs. 

(A) 1360. n a trop froit qui a tel billard bille 

Encouruz est cnétiv et rupieui 

Et a les doiz roides comme chevilles 

Rumele prentetpuis devient tousseux. (Eust. Beschamps.) 

(B) 1571. Je vous prie nous envoyer une jeu de billard et ung aultre jeu qu« 

Ton nomme le trou madame. (Claude de France, duchesse de Lor- 
raine, à P. Holtman.) 

BILLE. Le mors de chappe, en forme de boule. 

(A) 1467. Une bille d'or, servant à chappes , fait à rayes de soleil, gamye de 

plusieurs perles , de rubis et de dyamans et n'y fault riens , pesant 
liij onces, m est. (D. de B., 2174.) 

BISETE. Galon brodé. 

(A^ 1351. Orfroisiées de bisete d'or de plitte. (Comptes royaux.) 

(B) 1352. Ghapel de bièvre orfroisié debisète et de pièces esmailliées. (C. roy.) 

BLOUCQUE et BLOUCQUETTE. Ce mot semble être une alté- 
ration et im diminutif de boucle, et cependant je le traduirais 
volontiers par lacet et aiguillettes dans les citations suivantes. (Voyez 
ce dernier mot.) 

(A) 1300. Et si ont les longues cometeis . 



166 GLOSSAIRE 



s 



M leur» s«lerg fais à bloaipietes 
Far devant les font (jl^sirenchier. 

(Le dit da Bicbe et du jl'a^iQ^) 
B) 1352. Pour faiie et forgier vi paires de boacleties à MiUew* (0* voy^ni.) 

P) 1404. A Evrard le Gordien, orfèvre, demourant à Paris, aoiiff lij paires de 
blonequettes d'areent doré — délivrées à Andriet le Hçire, piequier xai^ 
let de chambre de la Rovne, pour servir à iaeier et fiçrmer les |^âo- 
(ÂMf bottines et sonbers de la ditte Daae, — xi liv. vi s. p. (G. fty.) 

BOIS D'ALOE^t. Arbre des Indes dont le bois est odorifi^raot. 
On se servait aussi de sa résine. Le socotrin ou lujpida; ç^ui eçt ijî 
meilleur, YJLent de Socotra, sur la mer Rouge. 



famy d'or, am âmes ^e lafU^^^ 



(A) iR59. Pour voe Uvft d*aUoen cy^oterœ. (Comptes rof aux*) 

(B) 1379. Dn petit baston de Ugnom alloës, garoy d'or, acn am_ ,_ ^^^^^ 

Jeanne de Bonrbon. (Inventaire de Charles Y. Yoyez au ipiot iL9«(<(sry 
la citation G.) 

(G) 1416. Un hanap de Unon aHoez, eonvert, gamy d'or, — ixxvj lly. t ^f. 
dn duc de Berry.) 

(D) — Une sallière de Unon alloez, en fa^n de lozanee , ^kmie d*or et 4ft 
petites perles et par dessos a on arbre de corail a petites braBckçs ef 
feuilles doré en fa^n de cbesne, où il a plosienis glans de licorne «et 
en la tigre du dit arhve a un petit oivs d*or montaiit covtreqiMt 
l'arbre, — U Jiv. t. 

BOIS DE CÈDRE. On en faisait des coffieels qm se fenxudent à 
coulisse. Le bois de cet arbre était souyent employé, et pailiMlià^ 
rement une espace mentionnée sous le nom de Cèdre vermeil. 
(Voyez au mot Brésii. ) 

(A) 1379. Un coffre de cèdre , couUeiz, envirpa le^pi^l fipi^ut dix pilliers d*or et 

une sermre. (Ij^vent. de Chaires V. ) 

(B) 1393. Gèdre vermeil est an fust ^e Ton vend snr les espiciers et est dit 

cèdfv dont Fen f^t mancbes à coosteai^. ( Ménagier de Paris. ) 

BOIS DE CYPnès. Il était estimé déjà dans la haute ant|v 

Siité, et fut également recbexcbé pendajit le moyen âge; onl'eiQp 
^ oya en coffirets^ en petits meubles^ et aussi en pannepws 4^ 
tableaux. 

(A) 1379. On dit estnde avoit nn esciip de cyprin inArq[uNé et ferré d'argent. 

( Invent, de Ghartes Y. ) 

0) .1390. A ^uillanme Arode, orfèvre, pour iàij onceSi v esterlins d'argent 
doré p^r lui mis et employez en avoir fait et foi;gié iiu eoolett^s À 
çliaroi^res avec les cIoua et une petite lierme)]i^ ponr le tableau de 
Giprès de la Royne — Giij s. p. ( Comptes roy. } 

(G) 1416. Un coffret de cyprès, marqueté, de deux pi^ de long et d'uç m^ de 
large et y a ymages esleves i l'entôor, prisé —h s. t. (Invent, du 
duc de Berry, ) 

(D) iK$4. Ung taUeau double, de cyprès, déans le^al somt ponrtNiiiif les pre- 
miers fils et fille dn Roy des RcNoains. (liweirtaiM dejurgneiita 
d Autriche. ) 

BOIS DE DANiEMARCHE Les boi^ dv .^ord onj; ét^ ^ |x)ft 
temps employés pour les lambris. On cite le bois d'IrlMd^ ^ A^wi 
le bois de Danemaick, mais on voit, par les textes, qu on se servait 
fkù» putiflulièBemeDt de ■celui«ci pour Séu% les •^paonttui: 4e <a* 
BleaoK. 

(A)J394. Un nîllier d'ttisseles de Banemarehe. (Comptes wj, ) 

(B) 1395. Une chambre — tout lambroissiée d'aisselles de Danientnebe 4i 

bault en bas. ( D. de B., lU» 59. ) 



ET IléPBRTOIRE. 407 

|fi) 1467. Ung tsblem de bois Petmematebe, où estoisnt ptiu d'or et <fe ffaies 
couleurs les ymaiges de Nostre Dame et sainct Jeban. (D. ée B. 1944.) 

BOIS D*ILLAMDE Bois d'Irlande. C'était un bois de c^oix, 
particulièrement employé pour les lambiis, les revêtements inté- 
ne^irs et pour les gros meubles; il semble avoir été reconnu bon 
pour en faire des panneaux de peintures, et en même temps 
pDopre à la sculpture. On trouve aussi rexpression de bort 4' tir 
lande, c'esi la même chose. (Voyez bois <h Dannêmarck. ) 

(A) 1364. A Robert Gringoire, pour avoir pris en un batel, prte la première 

porte d« Louvre, iiij<* u^xz pièces d« bois dlllande et les porter et en* 
tasser dedans ledit chastel en une cb ambre , lesquels bois ont esté 
dotmtm an Roy par le teneschal de Hainant, pour les œuvres de son 
dit cbastel (du Louvre) pu marché fait xi solsparisis. ( Comptes des 
Bâtiments royaux. ) 

^) -^ Gharies **<> nous vous mandons que vous allonec — a neutre amé 
paintre et vallet de Chambre, Jehan d'Orléens — pour un tableau de 
jbortd'IUande seite frans. ( Mandement du 24 janvier, D de B. tome lY.) 

(G) I38S. Pour ij grans comptoirs et une cayère, tout de bois dTerlande. 
(D. deB. A0 43 ) 

(B) 1388. Pour une cuve de bort dlllande — » pour étuves — et une cuvette de 

bort dlUande à faire les fons pour baptiser. ( Comptes Royaux .) 

(É) 13d8. Pour avoir Tambroissié de neuf le comble de la cbappelle où il a em» 
ployé iije Ixxv pièces de bort d'Yllande de vj piez de long chacune 
qui lui a esté livré fendu et doté , aux frais dndit seigueur (le doc 
d'Oriéans ). ( D de B. n» 5852. ) 

(F) 1398. A Girardin le huchier, pour avoir fait, du bois de mondit seigneur, 
(le Btic d'Orléans ) un oratoire de bois d'illande — entaillé et revestu 
d'orbesvoyes, paiMlessns boue et nascelé, et les deux huys dHcellui et 
une acontonèrê par dedans. ( D. de B. no 5853. ) 

(CO 1448. A 

sur 



l 




a 

B. deB. no 6l8i.) 



Mis fMDES. Voyez CannB. 

(À) f5i4. Deux eseuelleâ, Tune moienne , toutes deux d'nnç beau bols vernis , 
les bors dorez à manches, les fonds painct d^or et de verd, venues des 
Indes. (Inventaire de Margnerite d*Aatriche.) 

BOIS PÉTRIFIÉS er AtiATlsÉs. Quartz açate pseudomor- 
pbiqiie. Cette pierre^ ou ces bois impré^és de silice et devenus 
pierres, n'ont conservé de leur origine végétale que la forme et la 
sthMïture intérieure de leur tissu ligneux. Le palmier, ainsi pétrifié 
et scié dans son diamètre , présente le travail réguHer de ses fibres 
et accjuiert par un beau poli un aspect séduisant. Les bois agatisés 
se distinguent des bois pétrities par une transparence cristalline qui 
les rapproche davantage des pierres fines. Les uns et les autres 
vieimént de la Sibérie et de F Allemagne. 

BOISTE A HOSTIES. Pvxis, qu'il importe de distinguer du- 
ciborium^rune étant une boite sans importance, destinée à conser- 
ver des hosties sans valeur. Tautre un vase sacré, rendu çrécieux 
par le respect dû aux hosties consacrées. Mais si telle était la rè* 
gle ou l'ordonnance , dans Thabitude de la vie ces petites boites 
étaient de véritables ciboires portatiis. Les inventaires énumèrent 
un certain nombre de ces boites à hosties, toutes en or et en ar- 
gent. On en fabriquait à Limoges, en cuivre émaillé^ en plus 



4*68 GL088Â1EB . 

erand noi&bre encore, et celles-là sont Tenues jusqu'à noiis^ Yôyez 
les no* 50 à 54 de la première partie. 

(A) 1S95. Item pizis depicU ad oblat&s. (Invent, de Saint-Paul de Londres. } 

(B) — Fixis ligata ferro ad oblationes. 

(G) 1379. Une boeste d*argent, à mettre pain à chanter, esmaflliée dedans et 
dehors, pesant nn mare, ij onces. ( Inventaire de Charles V. ) 

^D) 1467. Denx boistes d^argent, à mectre pain à chanter, Terrées es bors, Tnn* 
à ung esmail des armes de Madame Marguerite de Flandres. (Ducs û» 
Bourgogne. 2132.) 

(E) 1480. Item una nixida, pro hostiis reponendis, argenti, deanrati, ad ima- 
gines esDiauliatas, sub et snpra, ad inftra et ad extra, in cnius eoop- 
pertorio detticit parvuus pomellns. (Inv. de la Ste-Gbapelle ae Paris.) 

BOITE A JOUJOUX. Ouvrage d'orfèvrerie. 

(A) 1536. Une boittelette d*argent à couvercle, où sont dedens une petite test« 

de mort dHvoyre, ung petit potkin de terre et une petite mandelett» 
d*ofiière pour jeu des enfans. (Inventaire de GhArles-Onint.) 

BOISTE AUX LETTRES. Petit cofihret dans lequel on plaçait les 
lettres qrae le messager, dit à boiste, Téouyer ou tout autre envoyé 
portait a destination. Il est impossible^ en lisant les citations sui- 
vantes , de ne pas songer au superbe coffret émaillé du musée ^ 
du Louvre. 
(À) 1323. xxiiij marcii. Magister Philippusde Stempis custosprivi]eg.Begis,pio 

cofErinis et scrinis ad reponendas cartas et letteras. (Comptes royaux, 

D. de B., tome IV.) 

(B) 1352. Pour faire et forgier la garnison d^argent pour une ceinture et une 

boiste à porter lettres, laquelle ceinture et boistje, mondit seigneur le 
daupbin commanda faire au dit Jehan le Brailler, orfèvre, pour Raou)- 
let le Singeter, son messager, et y entra surtout vj m ii^ <^ un 
esterlin ob. d*argent, et x esterlins d or fin à dorer, laquelle garnison 
de la dicte ceinture fut faicte de clos d'argent moitié rons, moitié 
quarrez, et dedens yceulz avoit esmaux des âmes de Monseigneur, et 
pesoit iij m, ij onces, xv est. , et la dicte boiste estoit esmaillét 
ausdites armes, c'est assavoir : le ij ^artiers de Normandie à fleurs 
de lia enlevées et le champ d*esmail et la bordeure levée du bant 
des fleurs de liz, et es autres deux qiiartiers avoit ij dauphins esmail- 
liés et enlevés, et le champ dessoubz doré et dyappré de feuillages 
enlevés, — pour façons, — ixxv liv. xv s. (Comptes royaux.) 

(C) 1387. Autres mises pour dons faits aux messagiers à boiste du roy, nosfrt 

sire, en ceste année, lesquels, quand ils ont passé par Noyon , ont eu 
chascnne fois xij deniers. (Compte de Thôtel de ville de Noyon.) 

(D) 14^. Le Roy d*armes d* Anjou à Jehan de Saintré : Le matin , apièi U 

messe ouye, |e revins en mon logis et vesty vostre cocte d'armes, ainsi 
que mon droict estoit, et mis la noite, où vostre lectre d*annes estoit, 
en mon saing, puis par le varlet de liiostel me fist conduire au palais 
du roy. (Ant. de la Salle.) 

BOISTE A PORTER AU COL. Les reliques, les amulettes, les 
portraits se portaient au cou suspendus a une chaîne et à un 
anneau. 

(A) 1313. Une boiste d'argent endorré pur porter eynz un anel entour le col ds 

un homme. (Inventaire de Pierre Gaveston ) 

(B) 1519. Pour ung rond d^or, fermant en boyte, dans lequel est une effigie o« 

vif de la figure du dict seigneur François I«r. (Comptes royaux.) 

(C) 1591. Une boeste d*or, esmaillée de gris, enrichie de plusieurs diamens et 

rubis servant à mettre painture, prix fait par Sa Majesté lyc xxx lir. 
( Comptes royaux. ) 



ET |lért«l.T4»f|(E. 469 \ 

(B^ilDa. A» éen Haston vto» teeto d'oi eniichia de «tiaatw 90W «etUi» on 

BOmstETTE Pltîte boite, écrin. Une taxeeCe énndllée^ dn prix * 
de &-]imt livres, destinée a contenir nn cachet, a dû être nn 
écria ou boitelette de ce genre et très-riche. ^ 

(A> iH^» JoimiiièMedici, tmmûUtXon pamiensiB, per façone ciynsdam taxeote 
■er OHM fiele pM npoDMdo sigiUiim régis , xri^ kv. iy s. irj d. 
(Comptes royaux.) 

(B^ i343l. Pem petit boitelettes d'argient, dorées, à mettre pain à chanter, pe- 
sant on once. (Inventaire dn duc de Kormandie.) 

(C) 1379. Une boistelette d'or qni a nne serrare aux armes de Vranee etdt • 
BooT^gon^e. et est brodée dedans eipoiseiij on«es, v esterlins âTor» 
(Inventaire de Charles V.) 

(9^ -« Va» tvès petite koirtrlettai d'or, à mettre nn annel et est esmaiUé dt * 
Pvanœ et s nne peele deasms, péunt xvij esterlins d'ov . 

BOL ABMBWGQlTE. Bol d'Arménie, argile médicale. Dans la 
citaMoo suivante s'a^t-U d'un pot fait de cette argile , comme on 
en faisait avee dit umm y ou bien seulement d'un pot qui en était 
roBBpii.^ 

(▲MBM. 9a9 pot dv h^ Annéiioqiie, prisé yj eecns. (Uv. de 6ab. d'Estiées.) 
(BJ îen, le pfns estimé (des diverses sortes de èol) est celsy i qei Ton a 
donné le snmom ne Levant on d^Âiménie, soit qa*il en aoit venu an- 
tirefois de ces qnartiers-li on qn^on iv^ ait donné ee samom ponr 
mieux le vendre, mais comme je n'en- ai jam«s vu et qne tout celny 
^e nons vendons se trouve en divers enanùtB de France, je dira; q«e 1 
Us [Ans estimé est celoy qai non» vient da cwté de Blois. (Pomet. 
Hist des Drogues.) 

BOBS. La marge des manuscrits, les bords de la feuille. 

(ii^i}&7.4 Qngeeliar de Gbamjpdivecs , enlnminenr de livres» demonrant à 
PariSf pour deniers à Im paiez gni denbz loi estoient ponr sa paine et 
saUaire d*avoir enluminé par le» Bors et relié une grani heures pour 
monseigneur le due de Thonvraine, ponv ce — axvq s. p. (G. loy.) 

BOUCEL , bocal f de bancalis et bocale. 

(AV ^V^ • La ot er soir nn houcel mis. 

Ne sai s'il est plaine on demis. 
Mes vin ia, de si le saL (Fabliaux.) 

(B) iW9t. Bocalia doo argenti, deaurata corn floronis et esmaillis et afitspla-^ 
ribns operagiis. (Invent, apnd Du Gange.) ' 

MNrCEBFTBB. PetHes boocfes^ en ea metlajf ma soulîerg. 

(A^ 135t. Pour faire et forgier six paires de Itouclëtes d'argent àsollers. (C. roy.) 

BOUtiES. Gofbft, de Baga %i Baiisa. Un roi . im prince, un sei- 
goeiir tfaaflportait tout «ree lui, (lu'iT allât de lim de ses cbàteaux 
a la yfÔU, o« de la TiUe à kb campagne. Le mobilier se distribuait 
sur les cbariots, quand les routes leur permettaient passage, ce qui 
était l'exception, et bleui plus souvent sur les sommiers. Pour cbar- 
^sx a&Orci, on avait donné à tous les genres de coflTres des propor- 
tions oni ne dépassaient pas les forces dHm cbeyal , et parmi eux ^ 
les bamuts et les bouges étaient les pins vastes, les pins usuels, 
te ne powrsit anroir la fome d'wœ bouge, pui«|uer la b»Hge 
n'avtit ponv akui dire pt6 de fenne. 

{M) 1919. P<nir quatre bouges & neotre les afieemena le Roy. (Parties dn cofrier, 
comptes royaux.) 

9 



4^ CTLOSSAIRr 

B) 1380. Pour unes girânx bouges de cuir, nenfves, à porter arsent sur un lom*^ 
mier et pour unes autres petites bouges portatiTes.. (Comptes royaux.) 

(G) 1387. Pour une grant bouge de cuir de vache — pour mettre et porter la 
chaière de retrait à la dicte Bame (madame la Boyne ) , pour ce, tj 
Bv. p. (Comptes royaux.) 

(D) 1487. Un grand sac en fa^n de boalses, fait de deux pesulx dé cuir de ta- 
che gras et doublé de huit peamx de haiaxme par dedans, garny de 
deux serrures lermans à clef et de platines et Doucles de fer blanc. 
(Comptes royaux.) 

irOUGEOlR. Je ne crois pas le mot pins ancien que le xvi« siècle; 
au moins ne m'a-t-il pas été donné de le rencontrer dans des docu- 
ments d'une date antérieure. Quant à la chose ^ elle était en usage 
dès le xiii« siècle ( voyez le mot PcUette ). 

(A) 1416. Un petit serpent yolant d*or» (^i sert pour tenir une chandeillCrassis 

sur un petit entablement armoié aux armes de France. ( lurent, du 
duc de Berry. ) 

(B) 1493. A Gonrat de Goulongne, orfavie. demourant à Tours — ponrimg 

chandelier, à long queue, à tenir Dougie. (Comptes de la Royne. ) 

(C) ns86; Un bougeoir d'argent doré. ( Inyent. de Marie Stnart. ) 

(D) 1599. Un bougeoir d'argent, yermeil, doré, pour attacher au chevet dulTt, 

où- j a une cassonnette et trois petis chandeliers à mettre bougie, 
garni de flambe d*or, esmaillé de ronge, et aux pieds des chiffres tout 
esmaillés de doubles C. Le derrière dudit bougeoir est fait eu forme 
de ferrière avec une petite chesne et un antonnoir, prisés ensemble 
C escus. ( Invent. de Cabrielle d'Estrées. ) 

(E) ^ Une bassinoire d'ai^nt tout blanc, un petit bassin en oTalle creux, 

trois flambeaux, deux petites cassollettes, deux cuillers et une four- 
chette, un pot pour orge mundé, un bougeoir à queue, un chandel- 
lier à tapisserie et un pot de chambre, le tout d'argent blanc " 
ixn xi escus. (Ibid.), 

BOULLON. Ce sont les boutons ou dons saillants gui' prése^ 
▼aient;, en l'ornant^ la riche reliure des manuscrits; ils portaient 
ordinairement les armes du propriétaire hachiez, c'est^-dire gra- 
vées^ ou bien ciselées, niellées, émaHlées, etc. (Voyez boutons.) 

(A) 1408. Les chroniques des roys de France, couvertes de vieil velux noir, 

tous rez, à grans fermaulx d*arain, à cinq clox rons d'airain sur cba-r 

cune des couvertures. (D. de B. no 6132. ) 
(6) 1416. Une très belle bible — à deux fermoners d'argent, dorez, esmaiUei 

de Adam et Eve et v boulions de cuivre dorés sur chacune ais.. 

( Invent, du Bue de Berry. ) 

(C) — • Un livre du Mirouer des Dames, à deni fermoners de litoa-haokies 

et V boulions de mesmes sur chacune ais, tous plains. 

(D) — Un livre appelle Ci nous dit — à deux fermoners d'ai^nt dorez, eas-' 

maillez à fleurs, et snr chacune ais v clos de cuivre dorez. 

(E) 1467. Four avoir fait relyer et fermer ledit livre et pour dix gros doux d« ■ 

letton et pour petits doux dont lesdits grans doux sont attachiez.. 
(D. de B. 1967.) 

BOfJLLONGNÉ. Omé de boulons en saillie. i 

(A) 1467. Une couppe d'argent, dorée, tortinée et bouUongnée. (B. deB. 2379.) J 

Une couppe blanche, verrée et boullongnée. ( D. de B. 2390. 

BOURSE. Sac à toutes sortes d'usages. Les bourses de mariage 
furent faites en étof es les nlus riches^ brodées et couvertes de pier- 
reries. Il y en avait à la mode orientale et appelées bourses, 
sarrazinoises (voyez Aumosniére). GabrieUe d'EstréeS' en avait 



ET KÉPEBTOIRB. 474 

une dans laquelle était enchâssé le portrait en émail de la sœur 
de Henri IV. C'était un précurseur de ces bourses de mariage 
qu'on fabriqua à Limoges, en quantité innombrable, dans le siècle 
suiyant. 

(A) 4328. Une bourse à pelles broudée, en qnoi Madame fat espousée. ( Invent. 

de la royne Clémence. ) 

(B) 1351. Pour une bourse de cerf à mectre les clefs de l'ostel de Néelle. 

( Comptes roy. ) 

{€) 1352. Pour broder, faire et estoifer la bouise au séel du secret du roy. 
( Comptes roy. ) 

(D) — Deux bouTsetes à reliques faites à ymages de broudeure. 

(E) 1387. Pour iij bo^irses de cuir étoffées, c'est assavoir Tune pour mettre et 

porter les petites heures du Roy, nostre seigneur, et la seconde pour 
mettre et porter unes grant heures données à MS. de Bourbon et Ja 
tierce pour mettre et porter les tableaux dudit seigneur ixiij s. p. 
(Comptes royaux. ) 

(F) — Pour garnir de broderie une bourse pour mettre et porter le ficel de 

secret du Roy, iiij liv. p. ( Idem. ) 

(G) 1389. Une petite houpelande doublé de sarge, le petit pourpoint, la bourse 

qui y pendoit, qui est garnie de sonnetes d'argent. (Idem.) 
(H) 1427. A plusieurs femmes des villes de Delft , de Leyden et de La Hâve , 
pour Ix bourses de cuir, décoppées à la façon de Hollande, queMDS. a 
fait prendre et acheter d'elles , lesquelles il apièça envoyées à Paris 
devers Madame la Régente sa sœur, au pris dex s. la pièce. ( Ducs de 
Bourgogne, 879.) 
(I) 1467. Une longue sainclure de brodure, gamye de semence de perles et de, 
petis rubis avec une vieille bourse (Tesnousée, garnye de semence de 
jperles attachées à la dicte saincture. ( Ducs de Bourgogne, 3004.) 
( J) 1599. Une bourse d'esmail de coulombm , où est la peinture de Madame 
seur du Roy, prisée douM escus. (Invent, de Gabrielle d'Estrées.) 

BOURT, et quelquefois Borte. Lisez Bord, Cest le bord de toutes 
choses, et quelquefois le galon cousu au bord. 

(A) 1160. J bort d'ueuvre sarraiinoise 

Ot celé fet. (Perceval.) 

BOUS. Un vase pour les liquides , d'assez grande dimension, et 
qui servait à table. 

(A) 1250. Bon vin burent et fort et roit, 

Ce m'est avis d'Auçoirre estoit, 

Plaine une bout de trois sistiers. (Fabliaux.) 

(B) 1328. Ij bious d'argent, dorés. (Invent de la royne Clémence.) 
BOUTEILLE. Dérivé de Buta, huticula. Elles étaient faites, au 

moyen âge, en toutes matières, mais le verre était l'exception. 
Elles avaSent, du reste, la même destination (voyez Voirre). Quant 
aux bouteilles de cuir, si utiles dans les voyages , elles viennent de 
Londres et semblent être une industrie anglaise, puis on les muta 
en France et elles sont dites à la mode d'Angleterre. Les nations 
nomades et primitives , j'entends celles qui ne connaissent pas les 
routes carrossables, comme TAsic, l'Afrique et FEspagne, ont 
conservé Tusage des outres et des bouteilles en cuir. 

(A) 1185. Les autres de douce àigue font les boutiaus emplir. 

(Chanson d'Antioche.) 

(B) 1292. Macy qui fet les bouteilles. (Rôle de la taille de Paris.) 

. (C) 4328. Deux bouteilles d'argent esmaiUées , prisié iiïj»xxiij lib. (Invent, de 
la royne Clémence.) 



I7!2 GLOSSAIAB 

(D) 1333. Ij petites bonteilles , de Toirre grinefié , gamieB d*arg*iit , à tout le» 

tissuz de soye, senz ferrure. (Comptes royaui.) 

(E) 1360. loTent. dn dac d^Anjou, dU. 

(F) — Ponr ij bouteilles de cuir, achetées à Londres pour MS Philippt, ii s. 

viij d. (Comptes royiux.) 

(G) 1379. Deux bouteilles d'argent , esmaiHées , à tissus d'ai^ent , pesant 

xxxTii nurcs, iiij onces. ( Invent, de Ghsj^les Y) 
(H) '- Deux antres bouteilles esmaiUées, dont les anses sMxt d'aigent, pesant 

xxix marcs, nne once. 

(I) 1406. Une boutillete de cuir, tenant environ nne ehopine. (Lett. de rémiss.) 

( J ) 1469. A Jehan Petit Fay, marchant, suivant la Court, la somaoe de soixAAte 
solz tournois — ^ur quatre bouteilles de coir — pour porter Teave et 
le vin dudict Seigneur (le Roy] quant il va aui champs. (Comp. roy.) 

(K) 1487. Deux bouteilles de cuir noir, faictes à la mode d'Angleterre , tenant 
cbascnne cinq pintes ou environ , garnies de courroies de cuir blanc. 
( Comptes royaux. ) 

BorroiTNElJltES. Garniture de bontons. Les bontonneiBres for- 
ment un chapitre dans les inventaires , parce que leur richesse ea 
faisait des objets du plus çrand prix. On ne les confondra :pas 
avec les boutonnières, dont u est aussi question dans les documents. 

(A) 1353. A Pierre Bo>idet , orfèvre , pour xx boutons d'or, ponr une bouton- 

neure à surcot, pour ma dicte dame (la reine). (Comptes royaux.) 

(B) 1379. xj paires de boutonneures, c'est assavoir Ix paires pour manteaux et 

ij paires pour chappes, dont Tune boutonneure, pour chapoe, a L bon- 
tom:, chacun bouton d'un glan d'or et de iij perles. Item l'autre bou- 
tonneure ponr chappe est de L boutons en manière de frezette et une 
perle dessus. (Inventaire de Charles V.) 

(C) — QvL2itre boutons en façon de lis, esmailliez de blanc, ovl en chacoD 

d'enx a j balay et iij pe'rles. 

(D) — vi boutons ronds, en manière de frëzes d'or, semez de petitz saphirs et 

ballaysseaux, sur ehactm une grosse perle. 

(£) 1397. Une boutonneure esmaillée, à sèze boutons. Trois boutoBBeoMs, que 
blanches que dorées, à chapperons. (Lettre de rémission.) 

(F) 1532. A Jacques Polin, marchant orfèvre, demeurant sur le pont au change 
à Paris, pour treize mil six cens cinquante boutons d'or, tant racheK 
que brunis, mis et emploiez à semer nne robbe de velloux noir pour 
ïe roy — iiijc iv liv. iij s. (Comptes royaux.) 

(6) 1599. Vingt boulons d'or, esmaillez de plusieurs couleurs, ansquels y a à 
chacun dix sept diamans à l'entour — prisés xi je escus. (Inventaire d& 
Gabrielle d*£strées.) 

BOUTONS. Il est inutile de citer les passages de nos inventai- 
res^ comptes, lois somptuaires et descnptions de fêtes où figure 
cet ornement des costumes et de la coimire des hommes et des 
femmes. On en faisait en toutes matières, on les ornait de toutes 
façons (voyez Boutonneures) . 

BRACELET. Je ne vois cette eipression appliquée anciennement 
qu'auix armures, et j'ai exclu de cette partie de mon glossaire tout 
ce qui les concerne. Dans les citations qui suivent, on pourrait voii* 
un véritable bracelet porté sur le bras même et dessous Varmure. 
A partir de la fin du iv« siècle, le mot^ dans son acception a&- 
tuelle, revient fréquemment. 

(A) 1455. Je vueil que, pour l'amour de mov, vous portez un bracelet d'or es- 
maillé à nos devises, brodé (ou boroe) de six bons diamans, de sii ben» 
mbis et de §bl bonnes et grosses peries de quatre à cinq carai. {AaU 
de la Salle.) 



ET tlÉPERTOIRE. 473 

(B) i45S. Lora flst à sDy Tenir Oilbert Lorin, orfëyre du Roy, qm renom de preud 
homme avoit et à part lui dist : Gilbert, mon amy, je voiildroye img 
lïracelet d*or esmaillé de mes couleurs et à ma devise . (Idem.) 

(G) 1495. Tant de bnllettes pendantes à chaines dV , tant de carquans , taz^t 
d^aifiquetz , tant de brasseletz , tant de bagnes aaz doigts que c'est 
une chose infinie. (J. Le Maire.) 

(D) 1536. Ung bracelet d^or, faict de douze pièces attachées ensemble, assavoir 

six rondes plattes, estant en Tung costé esmailliez d'aucuns escritz en 
espaignol avecq fleurs de marguerites et à Tautre costé esmaillé de 
blancq, en forme de oblies et le& six autres pièces sont doubles M, es-> 
maillez de noir et à ung bout y a nngpetit candal d'or fermant à une 
petite clef d*or y estant. (Inventaire de Gharles-Qnint.) 

(E) 1560. Ung grand bracelet ou ung petit collier de fer emaillé de verd. x. 

(Inventaire du Château de Fontainebleau.) 

BBANLANS. L'éclat des métaux et des pierres précieuses, les 
reflets des broderies d'or ne suffisaient pas aux goûts de luxe du 
moyen âge/ on imagina des ornements en feuilles de métal bran- 
lantes^ c'est-à-dire que le moindre ébranlement faisait mouvoir et 
reluire. 

(A) 1455. Tay un aultre parement de satin bleu, losengé d'orfavrerie à nos lec- 

très branlans, qui sera bordé de lestisses — et si en ay un aultre et ma 
cotte d'armes toute semblable sur lequel je viendray sur les lices pour 
faire mes armes à pié, qui est de satin cramoisy, tout semé de bran- - 
lans d'or, esmaillé de rouée cler, à une grant bande de satin blanc , 
toute semée de branlans a'argent, à trois lambeanlx de satin j aulne» 
tout semé de branlans de fin or luysant, qui seront mes armes. (Ant. 
de la Salle.) 

(B) *— Lny et son destrier, hoassés d'ung satin cramoysi, tous couverts dé 

branlans d'argent, esmaiJlez de blanc à trois lambeaulx de fin or qui 
estoient ses armes. 

BBÈCHE. Réunion de pierres agglutinées dans un ciment natu-" 
rel. Quand ces fragments sont ronds ^ comme des cailloux roulés 
par les eaux^ on appelle leur réunion des pouddings; si> au con-* 
traire, ils sont les aébns anguleux de pierres plus grandes, on les 
nomme brocatelle. Je ne mentionnerai que ces deux: variétés et 
ces deux noms, on conçoit d'ailleurs que les accidents, les nuances 
ou les provenances sont autant d'occasions d'enfler la nomenclature 
des brèches employées dans Tomementation. 

BBELOQCIE et Belloce. Breloques et aussi des choses de peu 
de valeur. 

(1) 1536. Ung petit benôitier, ung asperges , une lance , ung lyvrier, ùoè 
brouette, une rasteau j une fourche, une faucille, une hotte petite , 
plaine de perles, ung sifflet de gallère esmaillé, fers à mectre aux pri- 
sonniers, ung petit lict, ungratteUlier, la manche d'ung fouet, ung 
estny à mettre esguilles, ung autre plus petit estuy où qu'est mise ime 
évandUe, une espargne, ung monde avec la croix dessus, une re- 
domoe à mettre senteurs, ung petit «ouvercle faict à couronne, une 
esvantoire aiant cinq lettres de M à l'ung costé et ung lon^ cornet 
esmaillé que sont en tout vingt-deux pièces, pesant enseiùble uij onces 
xiij ez. (Inventaire de Gharles-<}iùnt.} 

Bb£sil et BEASIL. Bois de teinture rouge, terme encore ea 
usage et dont l'étymologie peut être cherchée dans le mot 'grec 
PpoCciv, qui signifie être nrûlant, incandescent, rouge. Les langues 
An nord ont brazen et nous braise. On employait au moyen âge, 
comme bois de teinture^ le cèdre vermeil^ le sandal vermeil et le 

9. 



174 «LOSSAIBE 




que le biésil est souyent appelé 
tions continuelles, au moyen âge, d'étoffes, de peaux, de T^asanes et 
de fleurs teintes avec dubrésil. Cette expression devint bientôt com- 
mune à toutes les langues de l'Europe, et lorsaue le capitaine 
Petro Alvarez Capralis eut découvert, au mois a*avrU 1500,1a 
partie centrale de l'Amérique méridionale, qui produit &a. abon- 
âanoe, sinon Tarbre dit Br&il, au moins un ntâs rouge, il voulut 
Tainement l'appeler le pays de Santa-Gruz ; le commerce fut plus 
fort que sa volonté et que son droit, il nomma Brésil le iwiys d'où 
lai venait à bon marcné un bois rouge ^à peu près pareil & celui 
qui portait déjà ce nom. Barros Thistorien croit que c'est une ven- 
«eance du diable, c'est plutôt la marche naturelle des choses. 
mésû signifia aussi la couleur rouge qu'en tirait du bois de Bré- 
âl: on l'employa dans la miniature, mais on dut y renoncer para» 
<ra elle résiste mal à l'action de la lumière. Appliquée aux étoffes^ 
elle n'était pas réputée bon teint. L'évè(jue Huet fut le preiBifir a 
combattre 1 opinion générale qui voulait que la contrée a^tpelée 
Brésil eût dcmné son nom au nois de Brésil. 

(A) 1208. Aecipiimt de qmntali piperia iv deiiftrios, ée quintali bi«ieili iv de- 
narios. ( ApDd Du Gange. ) 

O) 1260. U barillier puent faire baris de fuz de tamarie et de brésil à vendre 
et acbater. (Us des métiers, par £. Bolleau. Voy«z up ji^assa^ du même 
document cité à Tarticle Taujles à pourtraire.) 

(6) 1296» lA charge de brésil et de poiyre, diaseime TÎij d. (Tarif pour Parif 4 

(D) 1298. Us ont (dans Tisle de Geylan) béni «b grast haboodaooe, do meillor 
doo monde. (Marco Polo.) 

(£) — Or sachiez qt^il hi naist Ifi beycû CQUomio qe nwai QBf tonea. (B^ 
de C^iUon.) 

(F) — n y (royaniEe de Labrin) a béni en |prant habondance ^ «tde torci 

voi di qe il seminent, e quant H est nés en petits v«rge, il le eavent et 
le plantent en autre lea et iloec le taisent por trois anz et puis le cu- 
vent cou toiitçs les rais. Et si voa dî tout Toiremant qe nos fo apor- 
tamês de célô sémese à Venese et le seminawes sor la leire : » Toa « 
qu*il ni nasqui noiant, e ce a-vint por leu ttôlt 

(G) 1300 *. Don royaume de Jhemsalem, dou royaume de Kgîpte, delateïT* 

au Sondant, vient poivres et toale espicerie et bfesv. (Liste a» Bir- 
chandises avec leurs provenances.) 
Œh 1307. Vorte make cynople. — Tac brasyl and setth in.diohwatiir. (Hss» da 
Brit. Muséum, cite par Th. Wcight.) 

(I) 1379. iij coosteauK, dont Tun a le mattche et la gaine da biésil, i$ami d'ar- 
gent doré, l'autre le manche blanc plat et la faine tonte d aident es- 
maiHié à papegaux et le tiers a le manche «ft la gaÎBe d'yfoue. (In- 
ventaire d!e Charles Y.) 

( J) — Uns tableaux de Brésil par dehors, dedans a Tj ymages d*ytoire en- 
levez. 

(K) 1393. Cèdre vermeil est un ftist que Ion vend sur les espicîers et est dit 
cèdre dont l'en fait manches à cousteauli. (Mënagier, voyez Cèdre,} 

ÇU) 1383-84. Ponr tahidre ïv aulnes flé tofflé eu 'taa. bfékfl. (Cdmt>tes âêfé^ 
de Troyes.) 

(Ift 1892. Him nedeth not bis colour for to dien „ , , 

Wilh BraaU, ne wUh grain of inrtMsaln. <6ant<i[bnry T«M 

(I^ 1^95. Ûrdbi&tam faerat ^od non venâetentns pêoiA ^ Itectl malft Ht»^ 



BT :B8PSRT0iae. 171^ 

tort «t Bpeei^ter — m brraiBo , qtut ôallko nomiiie , en brésil, utm* 
capatar. (Ànrèts du Parlenent.) 

ifi) 1400. Bresillam, est adbor qtuBdam, e cnjiu meco optimos fit color rabent. 
Mednlla hiûns arbora noa est boaa pictoribus, «ed tinctonbns panno» 
mm. (Apadf Du Gange.) 

(P) 1422. ij gnundes peces dn Bracile, priairj s. Tïij d. (laveataize de Henri Y. 
Bot. FarL) 

iO) 1437. vil habis de drap de soye, propices à danser la morisque et iceole en» 
riciiiz d^ouTrage de peaoix de Brésil d'or et d'argent, de lettres saixa^ 
zinoises (Dacs de Bourgogne, no 868). On l'.t dans des statuts de mé- 
tiers : Qoe a selle neuTe ne soit mis en enrre basenoe bresillé. 

(K) 1435. Pour la painture de douze robes et ung cbapperon tout d'or et de bré-> 
sil. (Ducs de Bourgogne; 1365.) 

(S) 1440. Brasyle. Gando, Tel ligmun alexandrinum. (Promptoriumparrulorum.) 

(T) 1455 Vn manche de brésil du constean de MS. d'Angoulesme. (Ducs do 
Bourgogne, no €734.) 

(U) 1468. Pour ij livres de bois de Brésil, à faire roses de Paris, pour les metti» 
en œuvre aux petis blasons des dictes naves. (D. de Bourgogne, 468S.) 

(T) 1480. Sur les tables avoit trente plats, lesqneU çlats furent faitz à minier» 
de jardins, dont le pré des mts jardins estoit fait de Brésil, massonné 
d'agent. (Olivier de la Marche.) 

(X) 1530. Pauadofi algnns dias, em qtianto o tempo nâo servia e flzeram sua 
agnada, qnando veio a très de maio, que Fedralvares se qniz partir, 
por dar nome à queUa terra per elle novamente achada mandon arvo- 
rar huma Gttiz mui grande no mais alto lugar de huma arvore, e ao 
pe délia se disse missa, a quai foi posta com solemnidade de benneœs 
OOB saeatiotes^ dando esto nome a terra santa Oruz — Ber o quai nome 
sancUGniz fin aqnella terra nomeada os primeiros annos, e a cruz ar- 
vorada alguns duron naquelle higar. Pwem come o demonio por a si- 
nal da Gruz perdeo o dominio que tinha sobre nos, mediante a Paixio 
de Christo iesns consnmmada nella ; tanto que da quelki terra come- 

Son de vir pao vermrilo ckamado Bracil, trabalhon que este noiue 
casse na boca do povo a que se perdesse o de sancta Gros, como que 
importava mais o nome de ham pao <|He tinge pannos, que daqoeUé 
pao, que deo tintora a todoJM sacramentos per que somos salvos, por 
sangue de Christo Jésus , que nelle foi derramado. (Jean de Barros. 
Edition de 1552.) 
(T) 1530. BraMl tre to dye witk -- brésil. (Palsgrave, Vesclarcis. de la langue.) 
(Z) lOW. Nuns Vendons ( Pomet était droguiste ) pour la teinture plusieurs 
soritt de bois rouge «one te nom de oois de Brésil. Le premier et le plus 
estimé et le plus en nsace est le bois de Brésil, surnommé de Fernamr* 
bouo, i cause que c'est de la viÂe de Peraambouc au Brésil d'où nous 
vient la plus grande partie de ce bois. (Pomet.) 
(AA) 1710. Le Bois de Brésil n'a pas tiré son nom de la province du Brésil, mais, 
ta iROvince a tiré son nom de celui du bois. (Huet, évèqued'Avranches.) 

BtBSSEBONNé et Brossonué. Dérivé de broca^ noueux ^ formé 
de nœuds. 

(A) IS60. Ghayemie brasseroonée toat autour. (Inv. du doc d'Anjou, n» 178.) 

(B) 1399. Une croix d'«r, de la fa^n de Damas, a la maiûeM d'an baston bcos^ 

aoané. (lavsnttice de Charles YI «) 
— tlne autre croix sur un arbre brossonné. 

(C) 147«. Le suppliant d\m gros baston de pommier brossonneux frapa icellui 

Matinot. (Lettre de rémission.) Ung baston noullu à plusieurs broz. 

BU»B. L'énail courait «tr les brides des ckeTauz , et parfois 
<^ étaient faites de chaînes d'or (vojjr Tiam}. j 



I?6 GLOSSAIHS * 

{A) 1358. Une bride à on tissus de rouge sove, à clans esmaUlés : sa lioncbians 
ens. (Inventaire d'où Hamas de Mgr. de Haynnan.) 

(B) 1462. Tels y en avoit (dans la suite du duc de Bourgogne) leurs houches dé 
▼elouTs brodées et en lieu de grosses resnes de leurs brides , chaisnes 
d'or. (G. Gbastellain.) 

BBINCQCTNES. La citation suivante rend inutile un conunen- 
taire; quant à rétymolog:ie, il faut peut-être la chercher dans les mots 
espagnols Brinco et Brinquino (joyaux), cette langue pouvant avoir 
été familière au rédacteur de Tmventaire de Charles-Quint. 

(A) 1536. Plusieurs brincqnynes, faictes d'or« que sont pièces venant de fen 
. madame Marguerite, servants à cabinets, assavoir douze pièces tant 
flaccons, potz, barils, botteilles, esçuières que autres, tous en ouvraige 
esmaillez. ( invent, de Charles Quint. ) 

BROC. Pot à emhouchure large et allongée. 

(A) 1379. Deux brocs d'or, bâchiez, pesant xj marcs, vj onces d'or. (Invent. de 

Charles V. ) 

(B) — Un pot d*argent doré, appelle broq. à carves dosse et à une mitre es» 

mailliée des armes de iPrance et d'Ëvreux, pesant y marc, une once. 

(G) — Un pot, à manière de broq, à moustarde à donnes (donner? ) et à 
cerceaux d'argent doré, pesant xyiij marcs, xy esterUns. 

BBOCART. Pot à broceron ou à goulot. 
(A) 1420. Un bassin, avec le brocart, à main laver. ( Lett. de rémission. ) 

BROCHE. L'emploi de cet ustensile pour rôtir du fromage mérite 
d'être cité. 

(A) 1379. Une broche à rostir et un sergent d^argent et nn instrument à rostir 
fourmage aux armes de Monsr le Dalphin, pesant xxix marcs, iij onces 
d^argent blanc. ( lurent, de Charles V. ) 

BBOCHE» Pointe pour séparer les cheveux ( voyez (xravouère), 

(A) 1319. Pour ii piujgnes, ij miroirs, ij broquettes — acbetés à Paris par Jaquet 

le Barbier. (D. deB. 5305.) 

(B) 1322. 1 pi^e d'or et j mironr d'argent où e j broche d'argent en nn cas 

( petite caisse. ) (Invent. du Comte de Hereford. ) 

(G) 1387. A Jehan de Goilly, pignier, demeurant à Paris, ponr un estu^ de cuir 
boully, poinsonné et armoié aux armes de la royne, pendens a g gros 
laz de sove, gariiy de iij pignes, un mirouer et d'une broche pour m^ 
gner le cnief de ladite dame. — - iiij liv, xv) s. p. ( Comptes royaux. ) 

BBOCHR. Petite agrafe dont l'ardillon mobile n'est pas retenu, 
comme dans la fibule en forme de corde d*arc, par sa tension et le 
crochet oui se trouve au côté opposé de sa charnière. La broche asoii- 
vent la lorme d'un anneau et porte une devise émaillée ou gravée» 
Le dessin servira mieux qu'un commentaire à établir ou à mainte- 
nir la distinction qu'on a faite, au moyen âge, entre les différents 
genres d'agrafes. 

BROCHE. Robinet pour tirer le vin d'un tonneau. On disait aussi 
brocheron, et un vase à goulot s'appelait broc, brochoir et brocart. 

(A) 1260. Qniconques est crieur à Paris, il puet aler en laquele taverne que il 

voudra et crier yin, portant qu'il y ail vin à broche. (Statuts des 
Mestiers. ) 

(B) 1296. Toute manière de vin qui sera vendu à broche paiera que xij deniers 

le tonnel. ( Tarif pour Paris. ) 
(G) 1297. Un pot lavoir à une fuellie desus le couvercle, s*est semeis d*esco- 
chons et de compas esleveir à une bette passant entre le col et le bror 
ceron. ( Lettre de rémiss* ) 



KT RÉPERTOIRE. 477 

BSOt>ElllR. L'état sédentaire des femmes ^ leur aptitude aux 
travaux de Taiguille et remploi varié qu'on fit, dans une vie agitée 
et peu stable, de vètemeÉts et tentures brodés, exï>liquent le main- 
tien, au moyen âge, de Tart si ancien de la broderie, sa supériorité 
sur la peinture dans les premiers siècles, et la concurrence sérieuse 
qu'elle lui fit jusqu'à la fin du quinzième. Je ne sais pas de plus grand 
service à rendre aux arts G[ue d'écrire une bistoire de la broderie; 
ce serait, non pas le complément, mais Tintroduction et Taccompa- 
panent obligé d'une véritable histoire de la peinture. L'une et 
rautre nous manquent, et en excluant de ce Répertoire tout ce qai 
a rapport aux vêtements et aux étoffes, j*ai retranché la meilleure 
part de la broderie. Dire qu'elle était appliquée à tout, que les 
peintres les plus oélèhres consacraient presque exclusivement leur 
talent à faire les cartons, qu'elle exécutait avec une habileté de re- 
production merveilleuse , c'est montrer son importance et expU- 
aner, en présence d'un grand nombre de noms de peintres que nous 
fournissent les documents . les rares mentions qu'ils font de leurs 
tableaux peints. Ces productions, nombreuses et remarquables^ 
étûent traduites en broderies , et elles ont suhi les détériorations 
trop rapides auxquelles ce genre de .travail est fatalement exposé. 
Tai dû expliquer, dans cet extrait de mon Glossaire , une lacune 
volontaire que chacun aurait remarquée. 

BROISSURE. Dérivé peut-être de Brossa, Broisse, Broussaille, 
et exprimant tm travail de morceaux de rapport ou Tenlaceinent 
de branchages. 

(A) 1395. Item nnani catlJIdram rotondam de qnercu et opéra gio parisiens!,, 
dicto de broissuiv, taxatam 20 s. t. (InTent. de révèqae de Langres y 
cité par M. Doaet d'Arcq.) 

BBOCETTE. Les orfèvres faisaient des supports de gobelets et 
salières en forme de brouettes. 
(A) 1360. lovent, dn duc d^Anjou. 76. 

.BtUBTl et Bumi. Or, argent , fer bruni , c'est-à-dire recevaat 
par le poli une teinte brillante et brune à la fois. De là bnmisseur 
et bumlsseresse. Les cottes de mailles, qui ne pouvaient se hnimr^ 
se roulaient dans des étoffes. 

(A) 4160. Si aToit des elmes bameis. ( Roman d'Aubery.) 

(B) 1185. Dementres me chargiés vos chevaliers de pris 

Ce qu'avoir enporés, à lor elmes bninis. 

Et f irai Dieu venger. ((ïraindor. Gb. d*Antioche.) 

(C) 1260. Qniconques est fennaillers de laton et il œvre qui ne soijt brnnie que 

d*nne part , si come de fermoirs rons , celé œVre n'est mie souïfislans. 
(Us des métiers, recueillis par Et. Boileau.) 

{D) — Il regarde l'espée depuis la pongnée jusques à la poincte et voit quelle 
«stoit plus clere et plus loysante qae selle venoit des mains du bru- 
nisseur. (Perceforest.) ■ 

(B) 13W. De la partie de Jehan Hère , orfèvre, et Denisette sa femme, bumis- 
scresse. — Jehan Pochart enst baillée à la dite femme xi tasses d'ar- 
gent à Damir. (Lettre de rémission.) 

(F) 1438. xix platellos non brimitos. (Invent.) 

BCPPET. Soufflet. Il fut pris, comme de nos jours le soufflet, 
^*M la double acctt)tion d'instrument à faire du vent et de coup 
«tt la joue, qui fait du bruit par le choc et le déplacement de 



478 GL0S8ÂIRB 

Tair. Une dtation suffira pour montrer l'emploi du mot ^soufflet 
dans le premier sens. 

(A) 1300*. Et encore valt uns hvïïhê v sols n vj à mètre en le maison d*itn boi^ 
gois. (Li Riote du monde.) 

BUFFET. C'était la chambre, et ce devint le meuble, comme 
'Cabinet désigna plus tard un meuble du même genre servant de 
dressoir et pouvant contenir beaucoup de choses. Il est inutile ^e 
suivre le mot buffet dans toutes ses acceptions, et ce meuble dans ses 
diverses formes. Le premier travail serait trop long, et le' second 
trop difficile- sans le secours du dessin. Il est non toutefois de re- 
marquer qu'on appela buffet l'ensemble des pièces de vaisselle 
qui formait la décoration de ce meuble, c'est ainsi qu'on doit 
entendre un buffet d'argent, de vermeil ou d'or offert a un am- 
bassadeur. 

(A) 1459. La chambre estoit belle à bon escient, bien mise à point et estoit le 

beau buffet garni d'espices , de confitures et de bon vin de ptnsienrs 
façons. (Cent Nouy. nouvelles.) 

(B) 1495.'Au milieu de la salle ayoitung buffet qui fut donné an Roy, où y aToit 

linge non pareil, de degré en degré et y estoyent les richesses d*or et 
d^arsent, qui appartiennent au buffet du roy : aiguières, bassina d^or, es- 
cuelles, platz, pmtes, potz| flacons, crans navires, couppesd'or chargées 
de pierreries, grilles, uroches, landies, palletes, tenailles, souffles, lan* 
ternes, tranchoirs, salières, consteaulx, chaudrons et chendeliers, tons 
d*or et d'argent. (Entrée et couronnement du Roy à Naples.) 
(G) 1560. Aux sieurs Nicolas de Ponte et Bernard Navaguera, ambassadeurs de 
la seigneurie de Venixe, envoyés de vers le Roy NS., un chacun, nng 
buffet de vaisselle d'argent, plaine, vermeille dorée, contenant chacun 
des dits deux buffets ung bassin, deux llkcons , trois chandelliers à 
flambeaulx , quatre couppes couvertes et une esgnière couverte , avec 
douze estuyts, à chacun nuffet, pour mètre les dites pièces. (G. n>y.) 

BVIRE. On disait aussi buhe et buée. C'est un vase dont l'ou- 
verture s*évase et s'allonge. Un dessin pourrait seul marquer de 
CTuelle manière la buire se rapproche et se distingue de Taiguière. 
On disait aussi buées, mais dans une autre acception, et pour dési- 
gner les paquets de linge nouvellement lessive; nous avons con- 
servé buanderie et buandières. 

. (A) 1425. Pour avoir fait bner et laver le linge. — Pour chargier les bnés sur 
les cars. (Ducs de Bourgogne, 717.) ' 

(B) 1448. Uns jeune homme, nommé Sorin^ avoit rompu et cassé une buhe on 
crucoe de terre. (Lettre de rémission.) 

(G) 1495. Une grande bnye, à mectre eaue, portée sur huit lyons. — Le tout 

vermeil doré et esmaillé aux armes de France, poysant xixviij mares» 

vi onces d'argent. (Comptes royaux.) 
(D) — Nous lisons que le fils de Gaton , en Tâge de quinze ans, fat bann^^ 

fiour avoir rompu une buye de terre entre les mains d^une fille , qni 

alloit à l'eau. (Bouches serées.) 

(£) 1498. Une buye à eaue^ semée de fleurs de lys, à armines et dauphins, pe-> 
sans xviij marcs , ij onces d'argent. (Inv. de la royne Anne de Bret.) 

(F) — Une antre buye à eaue, faicte à pans, à une grant ance tenue par 
deux hommes sauvaiges ; le sonaige, couvercle et garniture dorez, poi- 
sans, avecques les esmaux qui sont dedans, xxxviij marcs, v onces 
d'argent. 

BUKET. Chez les Allemands le mot Bêcher , chez les Italiens le mot 
Bicchiero et chez les Anglais le mot Byker jOni sans doute la même 
origine, c'était un vase et une coupe; il servait aussi de bénitier. 



ET H'éP^RTÔriiE. 479 

(^ 1322. Jbakef d*àrgeiit por ewe beneyt. (Inventaire du comte de Hereford.) 

j imket et j escurge d'argent par eawe beneyt. 
(B) 1348. ii magne pecie argenti, voeate bikeis, emellate in Amdo, comeMper- 

émis t-nm oatellia et ex ana parte deanratis. (Gœnpte de la. trésorerie 

d*Edonard, prince de Galles.) 

(G) 1440. Byker, cnppe, cimbinm. (Promptoriom parvalonim.) 

BCBETTES. Les deux burettes^ Tune contenant le yin^ Tautre 
l'eau , dont on se sert aujourd'hui à la messe , ont lai double 
emploi: on s'en sert pour verser le Tin dans le calice, pni^ 
pour Terser Teau sur les mains du prêtre. Le badn qui reçoit cette 
ean devient le plateau des deux burettes. Au moyen ége, les bu- 
rettes avaient la première de ces fonctions, et deux plats oubacins 
(7oyez ces mots) les remplaçaient pour la seconde. A quelle époque 
cette substitution eut-elle lieu? je serais porté à la croire de la fln 
du XV* siècle. Les burettes étaient marquées d'un A et d'un Y pour 
les distinguer. 

A) 1080. In ecclesiis debent esse — pbiala nna cnm vino et alla cnin agna. 
(Dict. Joh. de ftallandia.) 

(B) 1323. XXX die decembris. Nicolaus de Nigella , anrifaber parisiensis , pro 
mio cipfao ai^nteo esmaillato ad tnpedem et duobns potis, nno ad 
Tinnm et altero ad aqnam, liberatis Régi. (Comptes royanx.) 

(G] 1353: Une bnrette àbiberon de chappelle, pesant ij marcs, t onces d*aigttit.. 
(Comptes royaux.) 

(B) I36Ô. Inventaire du duc d'Anjou, 33, 260, 277, 278. 

(E) 1422. ij burettes d'or, à mettre le vin et Teaue à chanter i la chapelle du 

roy nostre sire et ou couvercle de chacune dVoelle a un ront esmaillé 
d'azur, semé de fleur de lys et signée Ihme diin A et Tautre d'un Y, 
iiijn xii^ livres. (Compte royal cité par Leber.) 

(F) 1498. Un bacin d'argent doré pour servir à Tesçlise, ~ avec les ehoppines 

de mesmes;, à mettre vin et eaue. (Inventaire d'Anne de Bretagne.) 

(&) 1560. Deux burettes de cristal, d'a^nt doré et le col émaillé d'aanr, -*> . 
XXX. (Inventaire du château de Fontainebleau.) 

BUSE, Passe et Buys. Buis, et, par extension^ boite. De Buxum- 
et plus probablement^ du celtique Box. DèsTantiquîtéfOn a désigné 
différents objets faits avec ce bois par le nom même du bois, ilen 
fut ainsi au moyen âge , il en est de même chez tons les peuples 
^rmaniques. Au xvn* siècle, on écrivait encore bonis, et Ménage 
s'irrite contre M. de la Quintinye qui dit buis. 

(A) 1467. Une buse de bois , plainne de patrenostres de Jheru8alem*.( Ducs de . 

Bourgogne , 3266. ) 

(B) — Ung-estuy de bois, plain de cuiUiers de bois de pusse» (B. de B. 3271.) 




deux citations pour rappeler qu'on rencontre fréquemment, dans 
les inventaires, des descriptions qui ne peuvent se rapporter qu'à 
des objets venus de Byzance ou imités des ouvrages de ses artistes. 

(A) 1416. Un tableau d'or, de hanlte taille, où il a d'un des costés saint Jehan 
Baptiste tenant un agnus dei çamy entour de sept perles moiennes où 
il a escript : ecce agnus dei, qoi contient la moitié du rond, et en l'aufare 
en a autant escript en ^c et derrière la teste dudit saint Jehaa & 
escript r penitenciam agite, et au dessous dudit agnus dei en a autant 
escript de lettres gjrecqaes — lequel tableau MS. acheta , en sa ville 
de Bourges, u moia de novemiire, l'an mil cccc et deux, de Anthoine 



480 •Gi>o»aÀiJi£ 

Muwhu, Biaicba&t de FIotnim, demounst a Ptrii» U sonMue ^ 

ijB fr. prise xij« liv. L (InTeot. da duc de Beiry.) 

(B^ 1414. firai barillez de cnsAal, garai» d'argant doré eaeripa i raDtcor à» 
lectrea gieci|Hes, aa chacun trois piea et deiu ancaa <-» -^ xixq Uy. t. 

(Idem). 

c. 

GAMlfBT. une. petite chanbre et aussi vn meuble. Le bakot 
s'était dresse sur iniatre pieds, il s'était empli de petits tiroirs 
fenaés tons ensemue darrièce une porte à deux battaots, et ^el- 
quefois à quatre setrores. On imag^ina de donner à ce meuble une 
à^osition arehiteetonique à Texténeur ainsi qu'à l'inténeor, et 
on forma le Cabinet cnu fut, la chose comme le mot . en usase 
sculemeiLt au xyi» siècie, et en grande vogue au xvii^. J en ai paxié 
<lin8 des recherches sur cette époque. (Yoyes le PmUms Mazari: ) 

{X) 1528. A Pierre Rossert, libraire, demonrant à Paris -> eiiuptante me llvraa 
cinq sds'tonmeys, ponr ung cabiaet de ana diHré, h oiiTrages Bjurts- 
ques, an dedans dn<fael y a trois entrelata» niij^ paUt oratoire de deux 
Uyettes sam? es d*nn arebet et de deux petits anneletc d^araent et 
fermé ladat cabinet de quatre cbarnières, quatre serrures et oe deux 
yerr«uU. ( Comptes royaux. ) 

(B) lltfA. EUea éWient très bien faites ( le» stances da Maignevite de ¥aleis ) 
et les ay tenues longtemps en mon i;abinet. (Boantome. ) 

(G) 15S5. Ung petit cabynet^ faict «n fa^jon d'aumoires, priséi iiy «scng. (biTiDt- 
des ocgets envoyés au cbàteau de Vemeuil. ) 

(B) lïMift. A Lawena Youet, oiaistre peintre, la somme de trente m. eseos, a luy 
ovdomiéa par sa Majesté, pour avoir par lui peint plusieurs cbambres 
et cabinets tant à la grande que petite escnirye dudit sire (Compt. roy.) 

{%) l^iMvDeni cabinets d^ Allemagne prisés xij eseus. (Inventaire deG^nifU* 
d'Estrées.) 

(F^ -^ TJn Cabinet de Yelonn vert, oni fust donné an Boy estant i ICflacepor ■• 
— par Monsieur le Pnnee de Mantoue. 

Q^ lS03k Ung cabinet dfi lapis et d*agathe couvert de velours Incamidin en 
broderie d'argent avecques les chifltes de la defnncte Dame Boyne , 
estimé nenf cens livres. (Inventaire de la royne douairière Loyse.) 

'- Ce faict sommes sortis du dict cabinet appelle la librayrie et dfceUny 
faict extraire un cabinet façon d'Allemagne et porter au cabinet de la 
dicte défîincte Royne , appelle le cabinet verd estant contre Le dict 
cabinet de la librayrie , lequel n este estimé aà livres. 

(H^ I6é^. G0tt« lale présente premièrement à no^ yeux deux rares Cabinets d'é^ . 
bène si belle et si luisante , qi]*on diroit que ce soit une gUre noire» 
dont la pureté refoit nos regards facilement. (^Invent. du Palais Masa- , 
rin. — Mazarinade .) 

CABOCHON, de Gaboce et Caboche En forme de tète arrondie. 
lia cwffure dite cabochon et capuchon a la même étjmologie> le 
tout ensemble de caput. Cabocnon . dans la joaillene , se dit de 
tgnies les pierres qu'on polit en reuef arrondi et sans les tailler; 
lorsqu'on les évide par-dessous pour leur donner de la transparence, 
c'est un cabochon chevé. Le moyen âge. et de nos jours l'Orient, 
ont ainsi porté la plus çrande partie de leurs pierres fines. Il suf- 
fira d'un peUt nombre de citations. 

(A) un. Un fermail d'or, garni d'un fin saphir taillié et de tnns nos balais 

cabochons et de trois grosses perles. (Mandement du Roy. CSab. gén.) 

(B) 1416. Un saphir longuet cabochon d'un eosté, assis en une brochette d'or, 

que Ms. acheta a Paris — > xv liv. t. (Inventaire du duc d» Beiry.) 



ET B'ÉPBBTOiRB. 494 

(€} 1416. Un saphir eitrm, calMchon, en une broche d*or. — xi^ Ut. t. (Idem.) 
(D) 1467. Ung fennillet, appelle le bouton, çarny d*nn gros balay cabochon, 

Kmy d*nn |ros dyamant pointu et d^une grosse perle ronde. (Dnes de 
nrgogne, S974.) 

CACHET. Le sigilimn secreti, scel du secret, a donné lieu à 
rintroduction, dans la langue, des mots cachet et cacheter, qui me 
paraissent assez modernes. 

(A) 1358. Nous avons entendu que plusieurs lettres pendens ont esté, ou temps 

passé, scellées de nostre secrot. (Ordonn. des Rois de Fr.) 

(B) 1555. Pour ung cachet d'argent, à manche d'yvoire, pour servir à M' de 

Nevers à cachetter lettros de la royne. (Comptes royaux.) 

(C) 1591. Pour ung cachet d'or, auqnery a deux figures de relief, esmaillées, 

pour For et façon — ixliv. (Comptes royaux.) 

(D) 1599. Joailliers et graveurs qui portent le titre de vallets de chambre d(i 

Boy. Pierre Turpin, gi^aveur pour cachetz. (État des off. domestiques 
duHoy.) 

(E) — Un porte cachet d*or, dont les chesnes sont de perles enfilées dans de 

Tor, attaché de trois triangles de diamans, — prisé cl escus. (Inven- 
taire de Cabrielle d'Estrées.) 

CACHOLONG. Quartz agate. Ces pierres fines deviennent de 
fausses sardoines par les opérations qu'elles suhissent et le travail 
auquel elles se prêtent. Une agate, lorsqu'elle présente une couche 
d'un blanc opaque , poreuse et moins dure que le reste de la pierre , 
est' susceptible de prendre diverses nuances dauis des bains succes- 
sifs d'hmle et d'acide sulfurique. On conçoit donc qu'on puisse 
obtenir artificiellement des effets qui ne sont dus, dans les vrais 
camées, qu'à la nature de la pierre. Ces cacholon^s nous vien- 
nent de la Bulgarie, et nous leur avons conservé le nom qu'ils 
tiennent des Raunouks. 

CADENAS. Une chaîne, catena, passée autour d'un coffre ou 
dans les barreaux d'une grille, les fermaient au moyen d'une ser- 
rure de fer qui s'adaptait à ses derniers anneaux; die là catenare, 
enchaîner et enfermer; de là aussi le nom de cadenas donné à la 
nef (voyez ce mot) qui était fermée, et en dernier ressort au genre 
de serrure qui s'adaptait ainsi à une chaîne. Cette acception seule 
s'est conservée et elle est très-moderne. 

(A) 1599. Un cadenas vieil , d*argent doré , marqué aux armes de Madame 
(avait été fondu et n*a pas été prisé.) (Invent, de Gah. d*£strées.) 

CADRAN. Voyez Astrolabe, Les cadrans servaient à trouver 
l'heure par la hauteur des étoiles, aussi bien que le Cadran de ber- 
ger, qui était un peu plus simple et qu'on retrouve, en plein 
xvtii* siècle, bien plus simplifié encore dans le calendrier du ber- 
ger. Les signets sont les cordons auxquels on attachait le plomH 
et sur lesquels on mesurait l'angle. Voyez Tableau astronomique. 

(A) 1377. Le duc de Bourgogne paye à maistre Robert , faiseur de cadrans, :'i 

Paris, iiij fr. pour ung almanach qu'il avoit faict pour li. (Arch. de 
Dijon, cité par Peignot.) 

(B) iSBO.'Un cadran d*or. à un estuy de brodeure, à fleurs de lys et ij boutou*< 

de perles. (Invent, de Charles V.) 

— Un cadran d^or quarré, en un estuy de cnyr, pendant à un lai de soyf , 
à ij boutons de perles, pesant v onces, xv esterlins. 

— Un petit cadran d'argent , rond , esmaillié, en an estuy de cuir bien 
onvre d'ymages. 

40 



482 «iiOSSAUB 

1379. Un cadran dV esmaillié de range clair d*iuie part et à chastesnx et 
ymages d'autre, pesant iij onces» xij est. 

(G) 1431. Denx signets d*or à cadran. Amaistre Henry ZwoUs, astronomien , 
ponr avoir fait les denx cadrans , en iceulx denx. siçaeta. ( Ducs de 
Bourgogne , n» 918.) 

(li) 1467. Ung cadran de bergier, d*or, qni poise xt est. (D. de 6., n<^ 3112.) 

CADRES. L'arcliîtectiire, à chacune de ses grandes transfoima- 
tions^ a fourni les données les plus heureuses de tous les encacbre- 
ments; l'orfèvre, dans les entourages de ses tableaux d'or et d'arggit, 
le sculpteur , dans ses dfptiques d'ivoire ou dans ses ^pands re- 
tables (Tautel, lui ont deinande leurs plus heureuses inspirations. Il 
ne s'agit pas de cela dans cet article ^ je veux parler, et parler 
seulement^ des cadres de tableaux pemts. Or, pendant la longue 

Sériode active du moyen âge , la peinture murale nfexigeait pas 
e cadre, le monument lui-même en était rencadrement A la fin 
du xiye siècle , la peinture meuble prit son essor, les frères Van 
Eyck la mirent en vogue par leur talent plus encore que par les 
I^fectionnements qu'ils apportèrent à la peinture à l'huile, pra- 
tiquée longtemps avant eux. Dès lors il j eut des tableaux, et par 
suite des cadres. Nous avons plusieurs peintures de Jean Van Eyck 
entourées de leurs cadres primitifs , sur lesquels le grand peintre 
a peint son nom et la date de son travail; ces encadEemenls sont 
la simplicité même : la plupart sont peints en noir ou en imitatûMi 
de bois , et on s'en tint là pendant le xv« siècle; mais la renais- 
sance s'élança dans ce champ ouvert à son imagination, à son acti- 
vité , et nous avons les grands cadres des tableaux de ul confrérie 
du Puy-Notre-Dame d'Amiens, et d^antres bons exemples du parti 
que l'art peut tirac des cadres.. 

CAGE et cagette. Je cite des bijoux en forme de cages, et de 
véritables cages qui sont des bijoux par la valeur des métaux pré-, 
cieux qu'on a employés pour les faire; je m'arrête là; les-cages des 
volières, les cages pour prendre les sangliers «t les eajges de fer 

Ï)our les prisonniers, sont mentioimées dans les extraits de mes 
ectures, je les réserve pour im autre travail. 

(A) 1960^. Cest la elef da mestier qne d'avoir pinçons bien appellans^en la 

ligne et es caagetes. (Modos et Rado.) 

(B) 1387. Poir on estny de cnir booUy penr mettre et porter nne eagette d'ar- 

gent à mettre oyseles de Gb^ne. (Comptes royaux.) 
(G) 1408. Une cagette d'aiigent, dorée, en laquelle a nngdliardQimeretd d'ar- 
gent, la mangonère et le cornet tout d'acgeat doré. (JÈvttx de Bonr- 
gogne, no 6152.) 

(S) 1411 . Une cage à oiseaulx, à un chardonnerel Hed^uf^p» d'argsnt dosé» (Ducs 
de Bourgogne, n» 6216.) 

(£) — Une caige d'argent blanc, le dessus à la fa£on d'une église à ccoisée. 
( Duc de Bourgogne , 3180.) 

[¥) — Une caige d^aigent, à façon d'osier, i mecfare dsdet de Glnppre, pes- 
«antij «nces, vr eetrelins. (Dues de Bourgogne, 3181.) 

CAILLOU. Synonyme de j^erre, dans l'acceptionde pièoe d'une 
parure. 

(A) 1536. Ung ^tit lEerkant d'or rompu et esmaiUé de iiev4«t tdânek, gamy de 
dix cailloux de mbis et de unze perles à potences.. ( Inventaire de 
Gtiarles-Quint) 

CAILLOUX D'EGYPTE. Quartz jaspe. Des bandes brunes 



ET RiPBKTOIEE. 483 

foncées et noires se contournent sur le fûnd janne de ce jaspe , de 
façon à produire des dessins dans le genre de la racine de buis. 
On le lire du NiL 

CALCAIRE COMPACTE, OU chaux carbonatée compacte, pierre 
lithograplûiiue; dès Torigine des arts, cette pierre a été employée 
dans la sculpture par les artistes de rAUemagueyOù elle afionde. 

CALfCE. Jésus - Christ ^ au milieu de ses disciples, n'adonné 
l'exemple d'aucim luxe. La coupe dans laquelle il buvait était simple 
comme son existence, et tous ces calices uargent, d'agatheet autres 
matières' précieuses , qu'on a voulu faire passer pour le calice pr^ 
mitif, araient contre eux, sans compter les autres arguments, une ri- 
diesse inadmissible. Le calice de Saint Jérôme, conservé dans Téglise 
de Saint-Anastase de Rome^ serait fait, selon Mabillon qui le décrit: 
« e terra figulina alba , » et nous savons aue l'Eglise, dans les pre- 
miers siècles, s'est contentée de calices de Dois, de corne et de verre; 
que plus tard, elle a défendu l'usage du bois absorbant, du verre cas* 
sant, du enivre « quia provocat vomitum . » de Ih. corne qui est 
impure; et qu'enfin , elle aj;)rescrit de préférence l'or et l'argent. 
Elle a toléré toutes les additions de pierres fines et de travail pré- 
cieux, mais cette progression de luxe a suivi la marche de sa pros- 
périté, et la forme du calice s*est modifiée aussi selon les change- 
ments introduits dans la distribution de TEucharistie , sans que 
l'Eglise ait attaché aucune signification, partant axunme importance, 
à ce luxe et à ces formes. Poux cellesK^i, la plus importante, la plus 
caractéristique , est l'addition des anses que rendaient nécessaire , 
que motivaient au moins , les dimensions du calice, alons oue la 
communion s'administrait sous les deux espèces. Le moine Théo- 
i^le a un chapitre entier sur ces anses. Dans l'inventaire de 
Charles V^ il y a donse calices en- or et dix-sept calices en argent. 
Dans les inventaires des élises, la variété aes calices est inta- 
rissable. Je m'occuperai de ces formes en décrivant les monuments. 

(A) 1218. Qooddam tarrilmliun argentl ,. capsam asgenti , ealieem alabaasti. 
(Inyentaire.) 

0) IttO^. Lib. m, cap. xxv. De fahricando minora cadice. Gap. jxn. De minore 
caiice. Gap. xxn. De fandendis aurioulia calie». Cap. xli. De omanda 
Tase callcis. Gap. xui. De pede calicis. (Art. sched. TheophUL) 

(C) 1250 Cisf veissiaus où men sanc meis, 

Qaaat de mes cors le reqaeiUi», 

GaUcet apeles sera. (te Roman d» S(aist*^ra«l.) 

(D) 129ft. UniBii ealieem de anro— ctim vj rotoMs de esmaltis aznrinis in porno, 

ad imaginem babsgniamm (batoenins). (Inr. snb. Bonif. TIU.) 
(|S) 1372. Un calice aree le eonrerde à^sBziml doré, à en enualf d«ss««, pesant 
i| marcs, iij eoces , piUié xviii tr. d'or. (Gempte du testànieitt de la 
Royne Jebanae d'Erreux.) 

(F) use. Le grand calice d'or que le Roy a fakt faire , leqml est esmaiBlé en 
la conppe à a^sties et est le pud et le pommeau à pitrerie et' U pa- 
ïenne esmaillié et garnie de Dalais et de sapliirs à jpur. (Inwnt.de 
GUarles Y.) 

(CF) ~ Le grand calice d*argent , esmaillié , que Teveigiie de. Paria doina an 
Roy, pesant xxt marcs', ifij onces. 

(H) — Un calice d'argent, doré, et la patenelle, et e8t> esmaillié de plntieurs 
bistoires de Diexi, de Nostre Dame, des apôtres et des iiij. évang^liates, 
pesaiitiiij imicb, ij onces, xr est. 



484 GLQSSAïaE 

(I) 1380. Un calice d^argent , tout esmatUié, à plusieurs ymages et a, en la pa- 
tène par dedans , un Jugement , pesant iiij marcs. 

( J) 1416. Le calice, oîi Nostre Seigneur bat à la cenne , gamy d'or, escript à 
l'entonr de lettres noires — prisé l'or xxxiiij liv. t. (Invent, du duc 
de Berry.) 

C ALLIER. Le cailler, comme le madré , était une matière de 
qualité inférieure , et probablement une faïence. Il a donné son 




particulièrement la nuit, et à boire du vin nouveau. On sait que 
cette habitude déboire la nuit, soit du vin, soit des réconfortants 
dans le genre du bouillon rouge du médecin Delorme , s'est con- 
servée très-tard. On appelait ces collations des en-cas. Quant à la 
forme , elle était basse et permettait d'emboiter plusieurs calliers 
ensemble. 

(A) 1316. Pour 12 benaps callier qui furent donnés. ( Comptes royaux. Parties 
de Tiebaut l'espissier.) 

(B} — Item iij benaçs cailliers ou pris de c. s. (Inventaire de la comtesse 
Mahaiit d'Ai-tois.) 

(C) 1348. A Jeban de Grux, pour vi cailliers pour servir à la table dudit Sei- 

gneur (le duc de Normandie), pour chascun caillier — xivi s. p. 
(Comptes royaux.) 

(D) 1372. Un henap d'argent doré, senz pié, lequel on portoit au suor en la* 

cbambre ma dicte Dame et le pot d'argent de mesme. ( Testament de 
la Roy ne Jebanne d'Evreux.) 

E) 1374. Lesdiz prisonniers eussent mis une sainture d'argent et certains cail- 
liers ou banaps en gaige. (Lettres de rémission.) 

(F) 1383. Boulin Guillet vit quatre banaps de caillier ou de petit madré, des- 

quels l'on servoit en laditte taverne. (Lettres de rémission.) 

(G) 1390. Un petit caillier couvert, acheté de Guillaume Momois, pour boire 

vin nouvel en la cbambre de la Boyne. (Comptes royaux.) 
(H) — Pour un banap caillier, couvert, pour faire une couppe à boire de 
nuit vin nouvel eu la cbambre de la Royne, en ceste saison d'yver. 

(ï) 1390. A Guillaume Tireverge , bouteillier, pour un estuy de cuir bouUv 
— pour mettre et porter xij cailliers pour boire vin nouvel , en l'ostel 
du fioy, en ceste saison d'yver, pour ce — xxiiij s. p. 

( J ) 1391. Une couppe de caillier, à mectre de nuit en la cbambre de la Boyne. 

CANAHlEU.Ce mot s'est conservé jusqu'assez avant dans le 
xvne siècle pour désigner le Camée; il a passé ensuite et est resté 
appliqué aux peintures monochromes, imitant les effets du camée. 
Voyez Onyx, Chalcédoine, Sardoine, Sardonyx. Ce renvoi expli- 
que ma pensée, le camahieu du moyen âge est le camée tel qu'on Ta 
travaille dans l'antiquité et de nos jours. J'ai divisé mes citations 
sous trois titres : !<> les différentes applications des camahieux; 
2° les camahieux envisagés en eux-mêmes et sous le rapport de 
la matière ; 3» les camahieux qmi paraissent antiques, à en juger 




meilleurs connaisseurs de ce temps, et à plus forte raison les ré- 
dacteurs d'inventaires, se trompaient grossièrement. La richesse 
de nos pères en camées est surprenante : pas d'inventaire de rois , 



j 



ET BÉPERTOIRE. 485 

princes, seigneurs, pas de trésors d'église qui n'en regorge, on les 
met partout, et quand le rédacteur a passé en revue tous ces camées, 
il trouve encore une bourse qui en contient une centaine. J'ai du 
passer sous silence tous les camahieux cités seulement et non dé- 
crits. Ils sont innombrables. Je renvoie au mot Niccolo pour quel- 
ques camahieux gravés, au mot Porcelaine pour des coquilles gra- 
vées, qu'on distinguait des véritables camées, car on appelait ceux- 
ci des camahieux d'agate. 

(A) 730. Allati snnt ^aidam ampli lapides, qaos sardios onycheos appeila- 

miis et Tnlganter Gamaeos nancnpamus. (Yits abb. S. Albani.) 

(B) 1316. 1 lorain ( courroie) garni de soie, semé de boutons dorés et de ca- 

mabiens, toat onpns de xl s. (Inyeat. de la comtesse Mahen d'Artois.) 

(G) 1363. Un tableau d*or ouquel il a un graus gamahieu assis sur bois. (luTent. 
du duc de Normandie.) 

(D) — Un camahieu pour un mors de chape garny d*argent. 

(E) 1376. Item qusdam ])ulcberrima tabuleta auri , pro pace danda , omata 

lapidibns preciosis, in qua est unus lapis de camaheu in forma cruci- 
flii. (Invent. de la Sainte-Gbapelle.) 

(F) 1380. Item un antre es^rinet de broderie de nonnain, lequel escrinet est 

petitement ferré d'argent doré, et sont dedans iiijnx camahieux que 
grands que i)etits, hors œuyre, excepté iiij. (Invent. de Charles Y. 
— L'inventaire de Charles YI, de Tannée 1399, en compte 101.) 

{G) 1416. Une vieille ceinture de cuir, estroite, garnie d'argent , clouée ou long 
de plusieurs camahieux et autres pierres de petite valeur, prisé viij 1, t. 
(Inventaire du duc de Berry.) 

(H) 1498. Plusieurs beaux uots d'agate, et tant de beaux camayeulx bien taillés 
qne merveilles. (Gommines.) 

(I) 1586. Une paire de bracelets, en camayeux , enchâssez en or. (Inventaire 
de Marie Stuart.) 

(J) 1599. Un vase de nacqnesde perles, garny d'argent doré, avec des jacintes, 
des petis safls, des perles, camayeux d'agates, prisé xl escus. (Inven- 
taire de Gabrielle d'Estrées.) 

(K) 1640. J'en ay veu quelques uns (ouvrages de Michel Ange et de Raphaël) 
dans 
très 
Claude 

ce siècle. Il me faudroit employer troiTde temps si je voulois décrire 
icy, par le menu, les livres des arts et des sciences , les vases , les ca- 
m^eux et les figures tant d'hommes que d'autres animaux, les uns en 
relief et les autres en plate peinture , soit d'or, d'argent, d'y voire , 
de bronze, d'albâtre ou de marbre cçaï se voyent dans ce précieux ca- 
binet. (Trésor hist. de Herre de Saint Romuald.) 

CAMAHIEU : ses variétés. J'ai réuni quelques citations qui 
prouvent que le quartz agate se présentait dans les trésors de nos 
rois ^princes et églises, dans toutes ses variétés. 

(A) 1360. Inventaire du duc d'Anjou, 385. 

(B) 1363. Un petit pot rond, à manière d'un flacon , semblant à camahieu. 

(Inventaire du doc de Normandie.) 

(G) 1372. Le camahieu qui aultrement est appelle oniche. (Le Propriétaire des 
choses.) 

(D) 1380. Un camahieu , dont le champ est vermeil et a deux figures dessus à 
une beste assise en une verge toute plaine. (Invent, de Charles Y.) 

(£) .. X7n autre camahieu et est le champ vermeil et dessus a la teste d'une 
more, assis en une verge tonte plaina, 




4 86 GL^SSAIAe 

(F) 1380. TIo très laid camabieii» à risage de femme , assisi ciBmponB en ime 

verge dV pleine et a, on cbaston, quatre irons. 
(Gr) "-' Un Qamahien où est le yisage d'un Jiomme gros , ima^-taâtié ., afisi&sur 

une Terge d'or |ileine, à crampons 
(H) — Un camahieu (Tun cliîen flonz assis en un annel tout {dain. 

( I ) •-> Un camahien blanc, où. 11 a nne teste noire d'nn enCant^ afisis m -nue 
verge d'or. 

(j) .. Un eamahienaznrê, on il a'ia teste d'un homme Uancbie^ assise à fillet 
sur une verge d'or plaine. 

(£.) «^ Un camahieu rouge «Aciesaus a un aigle Tolant. 

(L) -" Un camahieu noir -et a dessns une teste blanche escrite autour en 
fa^on de signes. 

(M) '^ Un pot , d'un crand camahieu , très nohiemeut ouvré â visages , à 
hestes et à feuillages et est le |iied et le bord d'argent veré. 

(N) — Un fermai] d'or, où sont iij saphirs et tin *cama:bieu blanc ou milieu. 

(0) — Un petit pot de camahieu, gasny d*or et est pornr mettre triade , peu- 
dans À une chaisne d'or. 

(F) «— Une piexre vert, à facou d'un camahieu, où il a d'un costé un chérubin 

et d'autre part lettres entaillées, garnie d'un flet d'or. 
(Q) — Un grand camahieu sur cassidoine et y aiiij ymages «it tin -arbre et 
n'est mie parfaict et x autres^ que gran^ que petits, hors d'euvre. 

(R) '— Un camahieu qui a le visage blanc, la barbe et les cheveux noirs. 
(S) 1502. Ung tableau de boys, dedans lequel y a ung arbre de Tessé^ en fasson 
de camayauls. (Inventaire de la rcyne Anne de Bretagne.) 

CAMAHIEV ANTIQUE. Nomîne de reliquaires, de châsses, 
de croix, de calices et autres ustensiles d'é^ae, encore en usage, 
sont ornés de camées antiques qui représeatent des tètes d'empe- 
reurs, des divinités mythologiques, et quelquefois des sujets ïilus 
qu'étrangers au ftdte cnrétien. Les plus grands, les 'çlas beaux 
camées ae nos musées ont été enlevés aux trésors des églises , on 
ne doit donc pas être surpris de trouver une si grande quantité 
de camées énumérés dans les inventaires du moyen âge. Si cette 
époque a été l'héritière naturelle des richesses de l'antiquité, ri- 
chesses prodigieuses, «lie ne semhle pas av>oir apprécié ces chefs- 
d'œuvre de 1 art à une grande valeur; nous avtsïs l'estimation de 
tous les camées, qu'on trouva dans le trésor du due de Berry, à sa 
mort, en 1416^ et ces prix ne sont pas élevés. 

(A) 1343. Philippe , par la grâce de Dieu , roi de France. Cîomme nous avons 

envoie a nostre Saint Père le pape, par nostre amé et féal dbapellain, 
maistre Symon de Braelle anmosnier de nos.tre <xès chiëne compaigne 
la reyne et trésorier de nostre chapelle royal à Paris aucunes des 
sainctesT reliques de nostre chapelle susdicte et espécialement un joel 
appelle le camahieu , nous vons mandons que ledit canatùen vous 
estez de l'inventaire. (Mandement cité déjà par H. Bonet d*Arcq,^ 

(B) 1360. Inventaire du duc d'Ai^Jou, 25. 

(G) 1363. Un camahieu d'un bomme nu contre va. lion , enchastré en or, gamy 

de pierres et de perles, poise un marc, un once et demie. (Invent, du 
dnc de JVormanme.) 

(D) — Un fermail où il a im camahieu d'une dame qnî se baigne. 

(E) -^ Un cadran à camahieu d\m homme et d''une femme , en un estuy, 

sans perles. 

(F) 1880. Un camahieu, où il a un lyon couchant, assise en verge d*or , néeîlée 

à lettres tout environ. (Invent, du Roy Charles V.) 

(€r) — Un camahieu , où il y a un enfant enmantelé , assis en un annel 
d'or, taillé et esmaillié de noir et de songe. 



ET lRéP»KTOI«E. 4S7 

(H) id80« Un eanutaifla, à une tgiire irae , enmeiitelée , assis en une terge d*or 
toute plaine rar le plat. 

(I) " Un petit cnnahien , é^xm eofent à ailles , accrapy, assis en une verge 
d'or, esmaillée à Aye Maria. 

(J) — Un eamahien , où il a nne teste d'homme qtri a nn ehappelet (le pé^ 
tase )f assis à nne verge d'oc, oà il a de chacnn costé nnecooronne. 

(K) — Un ancien camahieu, à la tesle d*un jenne homme , assis en une verge 
d'or. 

(L) — Un eamahien à viii costés , on il a une teste environnée de cheveux , 
assis en ime verge d*or. 

(M) — Un très grand eamahien comble , où il a deux figures , dont Tune est 
d'une femme séant et un homme nn tenant un flacon en sa main , 
assis en nne vei^e d'or où, en chascnn costé, a une feuille carrée. 

(N) — Un eamsdiieu d'un homme nud assis snr un drap , tenant un aille 
(aigle) et est escript un mot devant luy, assis en une verge d'or pleine. 

(0) — Un eamahien, à une teste d'homme, à nus cheveux cesercellés, assis à 
flUet, en une vei^ d'or toute pleine. 

(P) — Un eamahien heslong , où il a un homme et «me femme tous nudx , 
assis snr nne verge dont le chaston et la verge sont nédlez et escript 

(Q) — Un oamahieu, où est nn aigle volant. 

(R) — Un eamahien, où est une teste de femme qui s''envelope d'un drap. 
(S) — Un camahieu, où il a ij chevaux qui s'entrebattent et nn ange qui . 
bat, assis en une verge d'or. 

(T) — Un camahieu, à une teste de vieil homme pellée, assise en une verge 
d'or. 

(U) — Un camahieu, à nn lyon passant, assis en un annel à crampons. 

(Y) — Un camahieu, à une teste de femme à une tresse derrière. 

(X) — Un eamahien, d'une teste d'homme, qni a les cheveux crespez. 

(T) — Un camahieu, où il a nne teste de mor à cheveux recoguillez. 

(Z) — Un camahieu, où il a un angre assis et dessoubz l'angre y a lettres en 

ébrien. 
(AA) — Un très petit camahieu , où sont genz à pied et à cheval , assis en une 

verge d'or à lettres. 
(BB) — Un eamahien à viii carrez et à une teste de fillette qui a nn chappel 

de feulles snr sa teste, assis à fillet sur une verge d'or. 
(GG) _ Un reliquaire d'or, où-d'un costé est un eamahien , où est nn homme 

qni a les jambes velues à xiiij perles autour. 
(DD) — Un camahieu sur champ noir, à iij hommes qui dansent , gamy d'un 

pou d'argent environ. 
{EEi — Un reliquaire d'or, où est ou milieu on camaàieu , où sont denx hom- 
mes et aeux femmes et un chien et y a environ xxxij perles. 
(FF) — Un reliquaire d'or, snr un pied en façon de lozenge et le dessus est 

d'une fleur de lys à deux dauphins, où est, ou milieu, un camahieu à 

un Angelot toutnnd (l'Amour) et y fallent jij ballais, pesant vil onces, 

XV esterlins. 
(GO) — Un petit eamahien où est la teste d'une femme eschevelée , pesant 

vi esterliju. 
(HH) — Un eamahien sur champ vermeil, à chevaaxqui mennent nn*Angre sur 

un chariot, pesant ij esterUns (Victoire dans un bige ou quadrige). 
(II) — Un autre eamahien sur diamp vermeil, où il a nn petit enâint à ailes 

qui regarde un connin, pesant iij esterlins. 
(KE) — Un grand eamahien rond snr champ bran , où il a vae teste d'un 

hoimne sans col et a les cheveux heruppei ( tète de Méduse). 
(LL) — Un camahieu large onqnel a un enfant, tout nnd , qui tient un drap 

pour soy enveloper, gamy d'or. 



488 GLOSSAIRE 

(MM) 1380. Un grand camahien sar champ venneil , onquel il a ij penonnes 
nnes et un singe rampant contre mont nn arbre , gamy d'or. 

(2ÏN) — Un camahien, assis snr une cassidoine, lequel est de la teste d'one 
femme eschevelée qui a un chappel, où il a yj rozettes. 

(00) — Un camahieu, snr champ vermeil et a un homme qui se siet sur nne 
chaière par manière d'un juge et plusieurs autres qui sont en estant 
devant wi, gamy d'or. 

(PC) — Un cadran d'or, où il y a nn grand camahien, ouqnel il a nn homme , 
une femme et un arbre ou muieu. 

(QO) — Un camahien , où sont deux chevaux blancs qui s'enfnyent et a un 
filet autour d'or. 

(RR) — Un camahien , où est nn demy homme qui a nn chappel en façon d'un 
chappel de feutre en sa teste et un bras tout nud. 

(SS) — Un camahien à champ vermeil, où est un homme nud, assis sur un 
drap. 

(TT) — Un camahien à champ vermeil, où est nn homme couchié sur un drap 
et trois ea estant et est assis en or comme nn annel pontifical. 

(UU) — Un camahien, enchassié en or, blanc,, où est nne femme qui tient nne 
longue chose en sa main. (Bacchante tenant un thyrse.) 

(Y Y) — Un camahien , où est une femme et un enfant qui sont assis snr nn 
drap (Yénns et l'Amour). 

(XX) — Un cassidoine, entaillié d'un bœuf et d'un lyon à une bordure d'or e&- 
mailliée à lettres. 

(YT) — Un camahien sur champ jaune, à une teste d'homme blanche qui a 
une torche en la teste. 

(ZZ) — Un camahien sur champ de rouge clair, où il a une ymage d'une femme 
nue en estant, gamy d^or. 

(AB) — Un camahien sur champ vermeil , où il a nn homme qui a ses deux 
mains sur sa teste et tient une pierre. 

(GB) — Un camahien d'un cassidoine, qui a nne teste blanche à un chappelet 
de flenrettes rousses, et une torche derrière. 

(DB) — Un camahien, où il a plusieurs ymages nnes qui se sient sur nne pel 
de lyon. 

(£B) — Un camahien snr champ blanc, à nne vache noire dessus. 

(FB) — Un camahien sur champ blanc, où il a nn hermite qui boit à nne coupe, 

sonbz un arbre. 
(GB) — Un camahieu sur champ blanc, où il a un demy homme qui tient une 

branche dans l'une de ses mains et l'autre qu'il met en sa bouche. 

(IIB) ~ Un camahieu, ^aray d'or, où il a un homme assis qui tient un godet 
et nn griffon qui mange dedans. 

(IB) — Un camahieu snr champ ronx, où est nn homme monté snr nn cheval 

blanc. 
(JB) 1399. Un camahieu , où il a nn anpe assiz et dessoubz l'angre lettres en 

ébriQu, assis en nne verge dor toute plaine (uneYictoire avec nne 

inscription grecque). (Invent, de Charles Yl.) 

(KB) 1416. Deux beaulx camahieux, tailliez l'un en façon d'omme, nn de trois 
doys de long et Tautre taillé en façon d'un visage de femme de la 
grandeur de plain pousse, lesquels monseigneur acheta de Michiel de 
Boulduc, — iiiJM hv. t. (Invent, du Duc de Berry.) 

(LB) -^ Un camahieu, ouqnel a entadllé nne chièvre et un enfant qui la che- 
vauche, assis en un annel d'or, — Ix s. t. 

(MB) — Un camahieu, où il a denx chevaulx atelex menans un chariot, gamy 
d'or à rentoar et derrière nn esmail de pelite, — x liv. t. 

(NB) — Un camahien, à nne teste de Sarrasin, lyée d'une touaille, gamye en- 
tour d'or et de pierrerie de petite valeur, et derrière a nn petit este y 
à mettre reliques, vj liv. t. 



ET BÉPERTOIRE. 1â9 

(OB) 1416. Un camahien blanc » enchassillé en argent doré, escrîpt de lettres 
grecques an dos , prisé — xl s. t. 

(PB) — Une teste de camahien , lequel a la bonche plate, enchâssé en argent 
doré entonr, — iiîj liv. t. 

(QB) — Un camahien plat, longuet, sur le rond, en faron de fons de cuve, où 
il a un petit ymage nu, sur un pillier, en manière d'un ydole et trois 
antres ymages. Lequel camahien est d'un portepaix dor, — prisé 
esoLs t. 

(RB) — Un annel d'or où il y a un camahieu d'nne teste d'enfant à grans che- 
veulx, prisé — xxx sols t. 

(SB) 1480. Item nnns pulcber camahieu, magnns, sitnatns snper nnam tabu- 
lam. — (C*est le célèbre camée de la Sainte-Chapelle, qu'on voit an- 
iourd*hnià la Bibliothèque nationale, le même dont il est question dans 
la citation (A), sous la date 1343. (Invent, de la Sainte-Chapelle.) 

(TB) 1560. Ung grand mironer de cristalin, gamy d'argent doré, où il y a ung 
camayeux anticque et plusieurs autres pierres , s'en défaillant troys 
perles, estimé — c. (Invent, du Eoy fait à Fontainebleau.) 

CAMAHIEU DU MOYEN AGE. Les rois de France^ les ducs de 
Bourgogne, de Berry, etc., avalent leur croix aux camahieux, 11 y 
avait des camées partout, et j'aurais au^enté beaucoup la liste qui 
suit . si j'avais cité tout ce qui pouvait y entrer, à ne considérer 
que les sujets décrits, mais on sait à quel point la critique ou l'ab- 
sence de toute critiçiue égarait nos pères, et il suffit de rechercher 
le camée de la Bibliothèque nationale , le grand camée de France, 
qu'on appelait le camahieu par excellence, et dont le sujet, purement 
romain, était interprété séneusement au moyen de la Bible, ou bien 
cet autre camée dont la monture porte cette inscription: «Charles, 
Roy de France, fils du Roy Jean, donna ce joyau l'an mil ccclxviij, 
le quArtan de son règne,» pour se convaincre que le moyen âge acca- 
parait l'antiquité. Ce Jupiter debout ne fut-il pas considéré très- 
candidement comme représentant un personnage de l'Écriture 
Sainte ? Une question grave se pose ici : que sont devenus ces 
camées, matière indestructible, sans emploi dans aucune prépara- 
tion, sans valeur intrinsèque? Je ne sms pas en mesure pour y 
répondre sans l'aide de dessLas et sans le concours des monuments. 

(A) 1360. Inventaire du duc d'Anjou, 23. 

(B) 1363. Un camahien noir à un ymage de N.-D. (Inv. du duc de Normandie.^ 

(G) 1372. Un tableau cloant, d'argent doré, ou milieu duquel a un camahien une 
annnnciacion de N.-0. , semée de . perles et de pierreries , prisié 
xxx fr. (Test, de laRoyne Jehanile d'Evrenz.) 

(D) 1380. Une croix neuve à camahieux, laquelle le roy a nouvellement fait 
faire, en laquelle a x camahieux et est le camahieux du milieu a j cru- 
cifix, hault enlevé, x balays, viij esmeraudes, xxx grosses perles et est 
l'envers de la dicte croix néellé des armes de France et un agnus dei 
ou milieu. (Invent, de Charles V.) 

(£) — La vieille croix d'or aux camahieux, en laquelle a un grand camabieo, 
où est Fannonciation nostre Dame ou milieu, avec v autres camahieux, 
yj balaiz, ix esmeraudes et le remenant garny de mesme perrerie et 
de perles d'Escosse. 

(F) — Une croix d'or garnie de x camahieux , xij balais, viij esmeraudes, xxx 

perles. 

(G) — Une ancienne vieille croix d*or à six camahieux. 

(H) ~ Un petit reliquaire, où souloit avoir uncamahien où l'annonciation de 
N. s. est, lequel a esté osté pour mettre en la croix aux camahieux, 
que le Roy a faict faire en cette présente année, dont mention estfaicte 
cydessns. 

40. 



190 GLOSSAIRE 

(I) 1380. Un antre petit reliquaire où souloit avoir la Térooiqae en uxl camahien 
leqiiel — > ( comme à l^article précédent.) 

(J) — Un annel d'or néellé , où est la croix double, noire de chacun costé , 
où il a lin crucifix d^in camahieii S. Jean et nostre Dame et denx an- 
gelos 8*iT les denx bras de la croix et le porte le Roy communément les 
-vendredis. 

(E) — Un reliquaire d'or, gamy de xrîîj grosses perles, de deux camahieux, 

c'est assavoir en celuy qui est au dessus un crucefiement et au des* 
Boaii un Roy de court en sa majesté. 

(L) — Un reliquaire d'or beslong, ouvré à façon de Damas, sur lequel est un 
camabien d*an ymage de nostre Dame* enlevé. 

(M) — Une bourse, où dedans est la croix que Tempeneor Constantin portoit 
en bataille, mise en un joyau d*or, gamy d'un pand eamabieu, où est 
enlevé I*ymage de Nostre Seigneur, viij gros baïap et x grosses perles. 

(17) — Un grvid eamabieu carré , où dedans a un bomme séant soubz un 
arbre, tenant un e^revler tenant sur son poing et un ebien devant 
Iny, assis à IQet, dont le filet est esmaillié a l'environ a fleurs de lys. 

(0) — Un reliquaire d'argent évtéf \ un eamabieu de Taimonciation, pesant 
une once. 

(F) »~ Uns tableanx & pignon de iij pitoes , oà dedans est va eamabieu taîl- 

bé de TanniMiciation, on mnieQ gums de i^ sqihirs^ vj esmeraudes... 

(0) -^ Une croix d'or — • et an pied dessoubz nn camabien d'un enfant blanc 
qu'un angre tient, pesant ^ onces, v esterlins. 

(R) — Un eamabieu , où nostre Scàgnenr est tenant un livre bordé d'or. 

(S) — Un camabien noir, beslong, où dedans est taittié Tymage de nostoe 
Dame, pesant xii\) esterlias. 

(T) — Une croix d*or brossercMinée , où il a un eamabieu tm nifieu qui fait 
une pitié, pendant à une ehkinette d'or—* passait ij maies, ij onces, 
T est. 

(U) — Une Sto Agnès en nn oanuhieiE, 

(Y) ~> Un camabien sur champ noir où il a lettres «i nn ymago droit qui a 
une croix en la poitrine. 

(X) — Un bien grand eamabira sur champ tanné, où il n une dame anse 

soiiba un arbre qui timt un oisel sur son poing. 
(T) — Un petit camabien, pendant à double ebainotte d'or, snr^bamp ver- 

meil et a un homme nud qui porte un baston sujr son espaole. 

(Z) — Un camahieu sur champ ronge , où est un ymage de Nostre Dame, 
blanche, séant, gamy (Tor. 

(AA) 1399. Un camahieu où Nostre Seigneur est , tenant un livre, bordé dV. 

(AB) — Un camahieu à une teste de mort „ à cheveox reco^iilei, assis en un 

annel d'or. 

AC) — Un petit reliquaire, où souloit avoir la Yéfoniqao en un eamabieu , 

lequel a esté mis en la croix aux camahieux q«e te Roy (Charles Y) a 

faict faire. 
(AD) 1416. Un annel d'or aucpiel est le visage de MS. contrefint en nne pierre 

de camabien — xj liv. t. (Invent, du Duc de Beiry.) 
(A£) — Un eamabieu, auquel eat Neotro Dame toaant son enfant, séant sar 

une cfaayèn et derritee a nn dieu fait de sesleuie, prisé x Hv. t. 

(AF) — Un annel d'or où il a un eamabieu fait à la semblance du visage de 

Jfflaieigneur, dont le col est de balay — v| Uv!. t. 

(AG) — Un petit reliquaire où il a, en l'un des costez, une teste de camabien 

et en l'autre une teste de saint Antboine «t antenr plusieurs menues 
poilos — xvUv.t, 
(AH) -^ Un petit camafaÂen, où il a nne amtenoiaeiett et y a i Tentonr un fil 
d^or — avj liv. t. 

(AI) -^ Un petit tableau d'or, longuet, sur façon de fons de cuve, de la gran- 



ET RÉ-nSHTOIRE. -191 

dear do fous de la main oa environ. Otiqnel a un pefit yoiage de 
Nortre Dame qni a le visai^e et mains de eamahieuT, le corf» jusqnès 
à la ceinture dWsapbir, tenant aon enfant nn, fait de camahieu, et est 
le dit tableaa ganiy de trois balais, trois saphirs et six perles et pend 
à nn crochet ~ Ixx Ut. t. 

(AJ) 1420. Deux camayenx, de denx ymages de Tannoncia^n et de Tantre 
costé on milieu nn cmcilfiment d*un camahieu etiiij autres camahienx 
des iiij évangelistes aux iiij boulz. (D. de B. 4068.) 

(AK) — Un assez grant camahieu , où est Tistoiie de la gésine Nostre Dame 
(D. de B. 4075.) 

(AL) 14M. Un camahieu de la Magdelûne. (D. de B. n* 6946.) 

(AM) 1467. Ung bouclier de fer, gamy d*or et an nillien nng camahieu d*an 
lyon entre trois fosilx. ^D. de 6. 3131.) 

AN) 1493. Ung grant camayenl de Veronnicle, xxyj liv. (Comptes royaiu.) 
— A Jehan Barbedor, marchant geôlier, demeurant à Paris, — pour ung 
eamaienl pesans trois onces et demye d'or, auqnel y a trois grands ka- 
mayeulx dont Tun est ane face de nostre Dame, le segond saint Micbiel 
et fe tiers la porttetaire àt la face dn feu Boy Loys derrenier décédé. 
(Comptes royaux.) 

(AO) — Un cama^n, oaqoel est taillé un dieu de pitié enchâssé en ung esneau 
d*or, «Bcrit de lettres tout anloax. (D. de È., tome lY.) 

(AF) 1524. Ung petit tableau carré, d'argent doré, le fond dVsmail rouçe, à lug 
personnage avant le visaige fait d*un camehu, derrière le^el tableau 
est eseript le dnc de Berry. (Invent, de Marguerite d'Antnche.) 

(AQ) 1536.TJng petit tableau d'or, aiant à Tung costé la ponrtraictnre du dnc 
Philippe de Savoye , faicte en eamamen , couvert d*ung fermant à 
trilli et, à l'antre costé, est ainsi semblable pourtraicture snr ung fond 
de rouge à deux fermans. (Invent, de GbarIes->Quint.) 

(AB) — Ung |»etit camahieu d'agathe où qu'est taillé nostre Seigneur partant 

sa croix, enchâssé en or, et à l'autre costé est fait en esmailluie nostre 

Seignear pendant en croix. 
(AS) 1550. AHathurin Lassault, marchant orphèvre, suivant la cour, pour quatre 

camayeulx d'agate, gamys d'or, en façon d'enseignes. (Comptes roy.) 
(AT) 1585. Le portraict de la feue royne d'Angleterre, Karie, taillé en une 

agathe enchâssée en or et esmaillé, avec pierreries. (Invent, de Marie 

Stuart.) 

GAHAHIEU (Peinture en). Dès le xiv« siècle, on emçloyait gé- 
néralement , dans les miniatures des manuscrits, la peinture qui 
se modèle par la seule opposition du noir sur le blanc. Les effets 

Sioduits par les différentes couches de la sardoine et de Tonyx con- 
uisirent, mais très-tard, à l'appeler peinture en camahieu, et 
cette expression s'est conservée. Les citations suivantes servent à 

Prouver, qu'au xv« siècle et dans la première moit é du xvi«, le mot 
'amahieu n'était pas encore pris dans cette acception. 

(A) 1416. Unes petites heures de Nostre Dame , nommées les Heures de Pu- 

celle, enluminées de blanc et de noir à l'usage des prescheurs , gar- 
nies de petits fermoers d'or où il a une annunciation et, au boot des 
tiroers, a deux petis boutons de perles, — xv liv. 1 (Invent, du duc 
de Berry.) 

(B) 1454. A Johannes le Tavemier, pour avwr fait de Wanc et de boîp deux 

cent tiente histoires. (Ducs de Bonrgogne, n* 401t.) 
(G) 1540-4550. A Berthelony Dyminiato et Germain Mosnier, paintres, pour la 
fa^n de qnaive taDleanz qu'ils sont tenus faire sur les ouvrages de 
menuiserie des farmetnres des anaoires dndit cabinet dn Boy , en 
chascun desanels quatre tableaux , ils sont tenus faire une grande fi- 

fire et parbas une petite histoire de blanc et de noir. (Ren. des arts 
la cour de France , I, 430.) 



493 GLOSSAIHE 

CAMAIL. Gap de mail, partie de Tarmure qui défendait la tète 
à la naissance In col. J'ai exclu les annures de ce glossaire, ce. 
mot n'y nrend place qu'à cause des bossètes émaillées qui ornent 
un camau. 

(A) 1410. Un camail en fa^n de treliz — et est ledit camafl cintré par dessus 

de bossètes tant d*or qne esmaillées de blanc et de rouge clerc. (Ducs 
de Bourgogne, no 6195.) 

(B) 1453. Ung camail d'argent de l'ordre de Monseignenr d'Orléans pesant sept 

onces, trois gros. (Acte de vente des biens de Jaccines Cœur.) 

CAMOsé , Gamoisié et Gamoié. Frappé , martellé et de là 
meurtri. Voici une citation pour chacune de ces acceptions, elles 
suffiront pour éviter de confondre, comme on Ta fait, camoisié avec 
émaillé. 

(A) 1280. Philippe (fils de Louis YI) tomba sur le pavement en telle manière 

mie sa teste fu tonte débrisiée et camoissiee et moorust tantost (Ghr. 
Je Nangis.) 

(B) 1433. Une coupe d'argent, dorée, hachée et camosée. (Chambre des comptes 

de Nantes.) 

(C) 1498. Deux dragouers blanc camoiseï, le pié faict à soulail et à nuées et le 

bacin et pommeau, semblablement. Toutes les garnitures, dorées et le 
champ camoisé , pesans ensemble douze marcs , six onces d'argent. 
(Invent, de la royne Anne de Bretagne ) 

(D) ~ Ung calice d'argent doré, ou pied duquel a huit esmaux des aponstres 

et an dessus dudict çié nnict autres ymaiges , et ou pommeau huit 
autres esmaux à ymaiges, dedans lesqueulx a uns gros pommeau ou- 
vré au milieu, dont sort un soleil doré. Ledict calice camoié de blanc 
par dehors et le dedans doré. 

€ABIP. Le confortable de la vie avait passé, au xvi« siècle, dans 
les camps, et on donna à tous les meubles d'un pacquetage et d'un 
transport facile, coname un lit, une chaise, une table pliante, Tépi- 
thète de lit de camp, table de camp, etc. On écrivait, dans l'inven- 
taire de Gabrielle dEstrées, caen pour camp, mais c'est affaire 
d'orthographe^ ne lit-on pas dans rinventaire du duc de Berry, au 
lieu de l'histoire du grand Khan, vingt fois de suite, histoire du 
grant Gaen ? • 

(A) 1599. Une table, façon de Gaen, de bois de noyer, ferrée et ployante, de 
trois pieds de long on environ, prisée un escn. (Invent, de Gabridle 
d'Estrées.) 

GAMPANE. Ge répertoire ne peut donner place à la discussion, 
11 peut donner à peme Thosiûtalité aux faits positifs. La cloche 
existe de toute antiquité, mais c'est avec le clmstianisme qu'elle 
. prend une fonction, un rôle, une importance. Le retentissement 
d'un coup de marteau sur une pièce de métal, de pierre ou de bois 
sonore, fut la première manière de convoquer les fidèles aux exer- 
cices religieux. Quelques anciens couvents, particulièrement ceux 
de l'Orient, ont religieusement conservé ces rudiments de la cloche, 
et je me rappelle^ qu'étant au couvent de Sainte-Gatherine-du-Sinal, 
je vis un' des mornes annoncer l'office des morts en frappant à coups 
monotones sur une grande pierre suspendue contre le mur. Le son 
profond et lugubre, n'ayant rien de l'éclat sonore de la cloche, s'as- 
sociait bien a la pensée qu'il exprimait. Saint PauUn, évéqne de 
Noie , en Gampanie , inventa la cloche au commencement du 
v« siècle, c'est-à-dire que, le premier, il fondit on fit fondre de 
glandes cloches à rhmtatiou de la clochette, tmttnnabulum des 



ET BÉPBRTOIRE. 493 

Romains. Partout où Tart du fondeur est connu et se propage, la 
cloche est fondue; là où on ne sait pas la fondre . on imite sa forme 
et on en produit le son avec des plaques métaUiques rapportées ; 
quel qae soit le ijrocédé de fal)rication des cloches^ on leur conserve 
le nom de la ville ou celui de la province d'où nous vinrent les 

Sremières campanes et nolettes. Le mot cloche, qui prit plus tard le 
essus , doit être d'origine çermanique. Je n'introduirai ici que 
des textes qui désignent des clochettes faites en métal précieux ou 
servant d'ornement sur les vêtements; dans ces deux cas elles ap- 
partiennent à l'orfévierie. Voyez Clochettes, 

[A) 730. doccam qnalem'ad mannni haboi, tns paternitati mittere curaTîmiS. 
(Saint Boniface.) 

(B)i080. Artifices sunt illi subtiles qui fandimt campanas de ère sonoro, pei- 
gnas, in ecclesiis, hore diei dennnciantar, mota batillonun et corda- 
ram attractarum—Campane dicnntnr a rnsticisqui habitant in carapo, 
mii nescinnt hidicare boras nisi ner campanas. I^clesis docorinm, gal- 
fice dicitor clochier. (Job. de Gallandia.} 
jC) 1280. Durement furent esbabi 

QD*ils n'orent oï soner clocbes 

Ne cbampenelle , ne reloge. (Rutebeuf.) 

(D]ii98.Et tut environ le reondementestoit (la tour) ^loine de campanelle en- 
dorés qe sonoient toutes les foies qe lèvent feroit entr^aus. (Marco Polo.) 

(E) — Sus celle tor (ville de Qninsai) a une table de lengn, en la^el un 

home la tient en main et bi done dedens d'un maillet, si qe bien se oie 
mont longe et à ceste table sone toutes les foies qe le feu s'aprent en 
la ville. 

(F) 1375. Les clocbes furent premiers trouvées en la région de Gampanic, en 

françois nommée Gbampaigne, en la cité de Noie et pour ce ancnns les 
claiment campanes, aucuns les claimeot noies pour la dicte cité, par 
espécial les petites cloches sont noies appelées en aucun pais. (Jehan 
Cronlaln. Trad. du Rationale.) 

(G) 1393. Ponr vj colliers d*or avec vi campanes pour mettre es robes de MS. 

(D. de B. 5554.) 

(H) 1414. Une campane d*or. (Invent, du Duc de Bretagne.) 

(I) 1455. Incontinent coururent aux églises, à grans sons de campanes nostre 

Seigiienr lemercyer. (Ant. de la Salle.) 
(i) 1461. Estoient les housses charges fort espaissement de clocbes d*argent 

en manière de campanes à brebis. (Math. deCoucy, bist. de Gb. Vil.) 

— Venoit le chevalier sur un cheval, couvert d'uue couste couverte, en 
manière de hamacheure, de satin cramoisi, frangé de franges et fut 
ladite couverte toute chargée de grosses campanes d'argent à fa^n de 
campanes de vache. (Olivier de la Marche.) 

— Le Gonte Gharolois — vint sur les rangs moult pompeusement, à cam- 
panes d'or et de soye. (Idem.) 

*(K) 1462. Son cheval ( de Tescuyer Poucet d*£rime) agrossesrondescampannes 
d'argent, couvert de cuevreofaief de plaisance, à quattre pages açrès 
lui a samblables campannes qui fixait grand noise. (G. Gnastellain.) 

CA!IEBUTIN. Sorte de flaoon« 

(A) 1416. A Thevenin Gourtin. ponr ungcanebutin et estonppes, pour porter 
certaines eaues roses ae Paris à Gorbeil— xvj s. (Gompte roy. Hôtel de 
la Royne.) 

CAHIYBT et Knivet, les Anglais en ont formé Knife. Petit 
liteau qui faisait aussi Toffice de canif quand il se trouvait dans 
lécritoire. Il figure avec les plumes^ le parchemin et Tencre dans 
toutes les fournitures livrées aux écrivains. Jehan de Garlande 



491 GLOSSAFRE 

semble désigner \m canif dont la lame glisse an moyen d'ime cou- 
lisse, et cependant ni les monuments conserrés ni les textes contem- 
porains ne présentent cette fo.me. 

(A) 1080*. Artavns dicitnr gallice keniTet, scilicet coltellns oaî tendit in altum 

yéL dicitnr ab arte , quia eo artifices ntnntnr. (Dict. Joh. de Gallantlia.) 

(B) 1250*. . Encre et papier et escriptoire 

GaniTet et penne taillie. (Le Buisson de Jonèce.) 

(G) 1260*. Agim le Ju, son knivetprent 

Et perce la coste del innocent 

(Le chant d*Hngnes de Lincoln.) 

(D) 1380. Un ccratel et un canivet en une gaine à manche dV, od est escrit 

Karolus et ont chacun une perle ou bout et aoiLt les forcettes d'or. 
( Inventaire de Charles Y.) 

(E) — Deux couteaux et un canivet et les forcettes d'or à manches d'ybenus 

rond et ont lesyirolles rondm, esmaiUiées de France à un anndet 
au bout. 

(F) — Une autres cousteaux pareulx à ceux de deuaufl excepté qu*îlz ont les 

manches d'yyire. 

(G) — Unes autres cousteaux pareulx , excepté qu^ilz ont les manches de 

madré. 

(H) — Ung tissu de soye ardant , garay de boucle, mordant et huit fermres 
d*or et y pend ung coutel, unes forcettes etung canivet garuy d'or. 

(I] 138^. De qaodam cntello seu caniveto euo — percussit. (Lett. de Témission.) 

( J ) 1400. Jacobns habebat unum parriim artanum, Gallice canivet. (Lettres de 

rémission.) 

CANNE. Je ne puis m'ûnaginer ce dont il s'agit dans les cita- 
tions suivantes. Peut-on supposer des écuelles et plateaux en 
nattes de jonc teint en rouge, conmie les habitants des côtes de 
TAsie et de l'Afrique les ont fabriqués de tous temps et qui contien- 
nent l'eau? 

(A) 1399. Trois jçrandes escuelles de canne rouge avec une moindre et deux pe- 

tites qui s'entretiennent. (Invent, de Charles Yl.) 

(B) 1507. Une pièce de boys de canne où y a deux petites burectes vuydes , 

enveloppées en du papier. (lurent, de la royne Anne de Bretagne.) 

CANNE ^ dérivé de Canna, et en diminutif Cannette. C'était un 
gros rase, une cruche; et, de même qu'on a fait de buire, hurette, 
on a dit^ de canne, cannette, et les deux mots s'appliquent presqu'aux 
mêmes vases. C'était aussi une bobine autour de laquelle s'en- 
roulait du fil d'or de Chypre ou tout autre fil, et enfin des glands 
de la forme d'une bobine. 

(A) 1322. Ij canettes et j sonet d^argent. (Invent, du Comte de Hereford. Ob- 

jets composant sa chapelle.) 

(B) 1389. Pour deux canettes d'or de chippre, pesant une once d'or — ivi s. p. 

(Comptes royaux.) 

(C) 1560. Une brodure de touret, faicte à canettes , esmaillée de ronge et à 

tous les bizeanlz y a des F couronnées, garnie de neuf tables de dia- 
mans. ( Inventaire de Marie Stuart dressé lors de son départ ) 

CANTER. De l'espagnol eantaro, vase à embouchure étroite et 
à large panse. 

(A) 1536. Ung petit canter i mectre esne, avecq une hanee,.aiiasy esmaillé. 
( Invent de Charles Qoint. ) 

CAPSE. DéiîTé de Capsa qui caj^to^ : boëte , et aussi «liasse et 
casse , appliquée même à la demeure du limaçon. 



ET RÉPERTOIRE. y|95 

(A) Ii40. U casse «u li saintimire ert, rendi si grant odor, gne il sembla à tous 

que paradis fot oiiTers. (Le Roman de Turpin.) 

(B) 12«0. Gapsam aiiro et gemrais decoratam eontinentem pignora dâversomm 

Sanctomm. (Ghron. Foakanell.) 
•(C) 1Î89. One Talor soit arait boutée , 

Qui faine et qnasse est recnlée, 
Gomme en sa chasse limaçon. l[FaUiaax.) 

(D) 1530. Tira le diamant — et — le ietta dedans une capse d'argent, à ce ex- 
pressément ordonnée. (Rabelais.) 

GAftQUAN. Je ne levendiqtie pour ce mot que son acception de 
collier, de riche ornement se portant sinr le coL 

(A} (599. Un carcan, esmeraudé de Tjerles et de rubis, contenant sept pièces, 
celle du milieu plus grande que les autres, prisé iijc escus. (ïnvftDt! 
de Gahrielle d'Estrées.) 

(B) — Un ^and carquant , ccmtenant seiie pièces, à sept desquelles sont re- 

présentées les sept planettes, — et la seizième pièce, servant à mettre 
annn lieq dudit carquant, où est représenté un Jupiter, —pesant le dit 
carquant dcui marcs, deux onces (for,— prisée iujc 1 escus. (Idem.) 

(C) 1600. Le pfaœnix, son col est un caïquan de tontes pietreiies. (Et. Binet, 

Menr. de la nature.) 

GARNEAU. Créneaux. Une (jnantité de pièces d'orfèvrerie, faites 
a maçonnerie , c'est-à-dire smvant les formes de l'ardiitecture , 
étaient suxmoaitées de créneaux. 
(A) 1360. Lanterne à cameanx, no 36. (larenL du due d'Anjou.) 

. GAltRAQCTE. Espèce de bateau, synonyme de nef dans la cita- 
ton suivante, qui a droit de prendre place ici puisqu'elle nous décrit 
«ne grande pièce d'orfèvrerie. 

(A)1391. A Guillaume Ajode, pour avoir fait et forgié xj brocbes et crampons 

d^argent blanc poar attacher les abillements de la grant carraque 

d'argent, dorée et esmaillée, qui a esté portée à Amiens ou voyage que 

le roy NS. a fait au dit lieu pour le traittié de paix. (Comptes royaux.) 

CASIER. Sorte de commode ou de huche. 

(A)1459«Etpour vous donner à entendre quelle chose c^est ung casier, c^est 
UDg garde mangier en la fa^n d^nne huche, long et estrolt par raison 
et assez parfont. (Cent Nouv. nouvelles.) 

CEINTURE. Il y avait les ceintures d'apparat, objets de prix, et 
te» ceintures qui sont, comme s'exprime le rédacteur de rinven- 
taire de Charles Y, pour le corju du roy, lesquelles sont conti- 
nuellement portées avec lui. Celles-ci étaient encore très-riches. Un 
cordon de chapeau a pu, exceptionuellement, s'appeler une ceinture. 
On employait avec la même signification le mot oomToie, comme 
dans la romance du xni* siècle : Sa corroie a decainte. Ces cour- 
loies étant couvertes ou douées de plaques de m^, on les appe- 
lait ceintures d'or^ d'argent, de cuivre doré, c'est-à-dire çamies de 
ces métaux, aussi n'avaient-elles de valeur que lorsqu'elles étaient 
ainsi ferrées ou clouées. Les demi-ceints et demi-ceintures qui 
serraient aax femmes avaient en appendice la courroie ou le tissu 

âui pendait jusqu'au bas de la rohe, tandis que chez les hommes 
ne dâ[)a6sait que de vingt à vlng^inq centimètres le nœud de 
la l^oude. Je décarirai, dans un autre travail, la variété de ces cein- 
tures, les ufoes parvenues intactes jusqu'à nous, les autres figurées 
sur les statues, vitraux et miniatures, voy, Mordant. 

(A)1250*.GharlemagDe six espans av(»tde selnt, sans ce qui pendoit dehors la 
boucle de li ceinture. (GkreD. de Saint Denis.) 



496 6L0S8AIBE 

(B) 1260. Les corroies d*argent pnet on baillier à clouer hors de son hoçtel. (Us 
des Métiers de Paris, recueillis par Et. Boileatt.) 

(G) — > Ntis ne doit faire corroies d^estain, c^est assavoir clouer ne ferrer d>s- 
tain, et sil le fet, èle doit être arse. 

(D) 1313. Une ceynture, hemissé devoir, entaillé à nn aloer pendaunt à nn vi- 

sage de Saracyn. (Invent. deKerre Gaveston.) 

(E) 1363. Une ceinture d'or à charnières et menues perles et à pierres. (Invent. 

du Bac de Normandie.) 

(F) — Une petite ceinture sur un tissu vert, ferré d'or. 

(6) — Une ceinture sur soie ferrée d'argent , à petits chienez et à lettres. 

(H) 1380. Une petite ceinture, qui fut à la royne Jehanne de Bourbon, assise sur 
biiete, dont la boucle et le mordant sont d'or et garnis de perles. (In- 
ventaire de Charles Y.) 

(I] — Un demy ceint d'or, qui fut à la Royne Jeanne de Bourbon, assis sur 
un tissu noir, ouquel a une chainette à façon de fleurs de lis, à j cueor 
gamy de perles, esmerandes et rubis d'Aluiandre et sont les deux bou- 
cles esmaillées à bleuais et a, au bout de la chaine, j saphir. 

(J) — Une demie ceinture de menues perles, laquelle fut à feu madame Ma- 
rie, en laquelle sont xxv cloz d'or, en 1'^ des cloz a yj perles et^ petit 
balay et au devant, par où elle se ferme, a un fermai! où sont iiij sa- 
phirs et xij perles en iij troches et pourfillée de perles, pesant j marc. 

(K) — Une ceinture d'or, assise sUr un tissu vermeil, en laquelle a iiijxz yj 
doux de deux façons, c'est assavoir : en l'un, a une L et un J et un 
lys ou milieu et en l'autre a une fleur de lys et est la boucle et le mor- 
dant de cette devise, pèsent, à tout le tissu, ij marcs, v onces. 

(L) — Une ceinture d'un tissu de soye tannée et n'y a que la boucle et le 
mordant et vij fermillières avec annelet à mettre le coustel. 

(M) — Une large ceinture, pour boys, de cuir d'abaye, dont la boucle, le 
mordant et le passant sont d^or, non pesé. 

(N) — Une ceinture longue à femme , toute d'or, à charnières , garnie de 

Séries, saphirs du Puy, esmerandes et rubis d'Alexandre et a, an mor- 
ant de la dite ceinture, un escucon de France et un de Navarre, pe- 
sant un marc, iiij onces, x esterlins d'or. 

(0) — Une ancienne ceinture d'un tissu de soye, où est escrit révancile S. 
Jean, où est une petite boucle, un passant, et un mordant à xj barres 
d'or petites. 

(F) — Deux ceintures d'or de broderie qui sont assises sur l'espaulle senestre 
de deux houppelandes. (Comptes royaux.) 

(Q) 1416. Une chainture d'or pour mettre sur les plates d'icelni seigneur. Item 
pour le cuir sur quoy la dicte chainture est assise. (Les Ducs de Bouiv 
gogne, 388.) 

(R) 1433. Une longue coroye de femme à cœrt couronnés et perlés. (D. de B., 
tome n, p. xxvi.) 

(S) 1455. Le petit Saintré — avoit perdu toute contenance, fors de entortiller le 

Sendant de sa saihture entour ses dois, sans mot parler. (Ant. de la 
aile.) 

(T) — Vous aurez collier et chaisne. Ceintures de Behaigne, robbe de Damas 
et aultres biens assez. (Idem ) 

(V) 1458. Pour une ceinture d'or, en façon de cordon, ployant à ctamiëres, 
bordé de fil d'or, à guippleure , à branches de rosiers esmailliées de 
leur couleur et à roses blanches enlevées et percées à jour sur un fons 
brnny, avec une chesnete de mesmes, pendent à la dite ceinture, pour 
à iceUe atacher deux houppes faictes de fil d'or de Fleurance -^ pour 
ceindre et mettre autour dm chappeàu. (Comptes royaux.) 
(X) 1484. Je me saisy, ( qui fut le bon ], 

Quand la voix me fut proférée , 
Delà saincture de Bourbon (du duc de) 



ET RiPBHTOlRB. 497 

Ponr zniealx ealiffler le doa ; 
Hais elle n'estoit pas ferrée. 

(Henry Bande. Snppliqne an Duc de Bonrbon.) 
(Y) 1559. Geintnres de cnir d^AUemaigne, garnies de ferrenres noires à l*£s{ ai- 

gnolle. (Comptes royaux.) 
(Z) 1571. A Fasqnier de la None, orfëbvie, demonrant à Paris ~ la somme de 
439 livres, pour payement de deox corps de ceintnre de fin or esmaillé 
de blanc— qn*il a fonmy ponr nos filles. (Comptes des D. de Lorraine.) 

CEINTURE DE CHASTETÉ. Des interprétations forcées ont 
donné nne sorte d'existence légale à un conte et servi de passe-port 
à des pièces curieuses de musées d'amateurs. Conmie usage étaiyli , 
ces cemtures n'ont point existé, surtout chez une nation aud^ spiri- 
tuelle que la nôtre; comme lubie de quelque maniaque, elles peuvent 
avoir été forgées exceptionnellement Je les rejette donc, et je con- 
seille aux amatei#8 d en faire autant. Dans ces soites de smgula- 
rites, on est bien fort quand on a pour soi le silence de Brantôme. 
Or, cette détestable langue, que Talfemantdes Beaux a seul surpassé 
en médisance, rejette en Italie ce stupide usage. Vovez, au mot 
Trésor y les passages de quelques auteurs qui ont été interprétés 
comme s'il s^agissait de ces ceintures. 

(A) 1350 *. Je yons rends Tannean de Venise 

Qu'on dit avoir vertn exquise. (Ventes d*amonr.) 

CEINTURE A TROUSSER. Ceinture de femme dans laquelle se 
prenait la robe quand on voulait la relever; on disait plus briève- 
ment une troussouère. 

(A) 1469. Une troussouère d'argent, sur nng tissu gris. (Lett. de rémission ) 

(B) 1470. Lacinelle respondit qu'elle Tonloit avoir une sainture à trousser et que 

le tessu fust de i>ers , et ledit Ondart respondi que <|uant il yroit an 
Palais , que il lui acneteroit. (Lett. de rémiss. , publiée par M. Douet 
d'Arcq.) 

(G) 1474. Benx tissus, deux troussonëres — les deux tronssouëres, Tune ferrée 
d'arçent et Pautre ferrée de boucles à*oi ou au moins dorées. (Lettres 
de remission.) 

CERATNE, Geraunia. Citée par Pline, avec un commentaire qui 
prouve que ce nom désignait un produit volcanique ou un météo- 
rite , cette pierre fut adoptée, au moyen âge, à cause des propriétés 
ma^ues que les anciens lui attribuaient. Jean Corbichon n'en 
savait pas plus que B. Glenvill^ qu'il traduit, et qui copiait les 
copistes de rencyclopédiste romam. M. Albert Way, dans une note 
du Promptorium, confond la ceraunia avec la crapaudine; je crois 
qu'il se trompe. 

(A) 1372. Geraine ,e8t nne pierre semblable à cristal ^i a tacbes d'azur et 
croist en Alemaigne et en Espaigne et reluist comme flambe. (Le 
propriétaire des cnoses.) 

CERCLE. C'est une couronne, ainsi appelée pour la distinguer, 
par une expression particulière autant que par le détail de ses orne- 
ments, des couronnes royales et princieres. C'était aussi une cein- 
ture en forme de cercle. Les citations valent mieux que les expli- 
cations pour un mot aussi facile à comprendre. 

(A) 1180 *. Le cercle d'or li ert el chief asis. (Boman de Gario.) 

(B) li83. Nul bourgeois, ne bourgeoise, ne portera vert ne gris — ne pierres 

précieuses, ne ceinture d'or ne a perîeS; ne couronnes d'or ne d'argent. 
(Ordonnances.) 



198 M.O«SArRE 

(G) 1380. Le grand cercle , mp fat a U rojme lemoe de Bonrbon , auquel a yij 
assiettes, garny de «amans, balla^, saphû» «t troches de pênes, c*est 
aigavcir xxiij iMlays, rri-sapliin, tx diamans et cxvi perles et es bas- 
ions dndit cercle a iiy balais, yîâ sanbôrs ei i&i| oiamans» pesant 
Y marcs, ij onces. (iDTent. de Ghanes Y.) 

(D) — Un antre petit oerele étroit, a^peUé le. cercle nwge, onqnel â xx balliys 

que petits que grands et xl peiies, pesant j marc, une once. 

(E) — Une petite cowronne dV, à xiij florons et a, en cbaBcvn floron , une 

esmeraude contrefaitte, iii grosses pevles et J grenat et antoor du cer- 
cle à xiij roses de Tj perles chacune à j grenat ou milieu et j fault 
ij perles, pesant r onces. 

(F) — . Un petit cercle sur ime esclisse, esmaiOié de Tert, onquél a ix ballays 

et xTîij grosses perles, pesant i^ ences. 

(0) IWO. Charles, Boy de France — la somme de treiie cens frans pour tm ccr^ 

cle d*or — jioiir notre très ebiève et tiès unée eompaigoe la Reyne, — 
donné à Saint iPol, à Faris le y} jning. (MandomÉt. D. de B. tome lY.) 

(H) 141 i. Un très bel sercle, en ûieon d'une couronne, garny de Yiij grans fer- 
manlx dont les iiij sont garnis chacun de iij oalais et un u^ahir et 
ix perles et les autres iiij garny chacun d'un Iwlay, iij saphirs, xn groa- 
ses perles et de iij diamans pointus et nayfs — prisé xi^m ye uanes. 

(1) — Là estoitla Koyne au devant du roy et de Tempereurà un très riche 

cercle en sa teste et bien accompagné de grans dames. (Ghron. Fr. de 
Nangis, an. 1377.) 

(J) 1455. Pois à chascun (cheràfiers) Itst donner son cercle d*or et d^argent 
pour saindre sur Kurs robbes, dont tous furent csaeireillez. (Ant. de 
la Salle.) 

(K) — Les premiers officiers de la couronne, sous la trMsieDie race avoient le 
titre de Gomtes ; ils portoient la couronne à boutons qu'on appeloit 
cercle. Les ducs portoient le chappeau, c*est à dire la couronne à fleu- 
rons et les marquis portoient le cercle chàppeUé, c'est à dire relevé de 
fleurs espanouies et de boutons. 

C£RF TOLAKT. L'escarbot, gros insecte dont les cornes garnies 
d'argent ont pu servir de cure-dent. Je ne m'explique pas autre- 
ment leur présence parmi les joyaux du duc de Berry. 

(A) 1416. Deux petites cornes de cerf yolant, garnies an bout d^argent doré. 

(Inveut. du duc de Berry.) ^ 

CHA ALICT^ Chaalit et Glializ. Le bois du lit et quelquefois^ mais 
rarement, le coucher tout garnie ainsi que nous rexpnmoins par le 
mot lit. Il faut se reporter aux habitudes peu stables au moyen âge, 
pour s'expliquer cette exiHcession. On trouvait des châlits partout, 
mais si Ton n'apportait pas avec soi les matelas et les oreillers pour 
les garnir, on couchait sur la dure. 

(A)H60*.Si ensepyelirent incontinent le corps du Seigneur et le nûsarant en 
une chaalit conyert d'ungpoille roye, si rapportèrent au palays et le 
Teulèrent tonte nuyt. ÇLancelot du Lac.) 

(B) 1444. Tonr achatter de la paille pour mettre es cbaliz de Monseigneur (le 

duc d'Orléans) , poor ce que les gens du Roy en avoient osté les pailles. 
(D. de B., no 6&40 

CHAEITE et aussi Chesne, Chaisne^ de là Chaenete. De Catena: 
aussi Trippault^ dit-il, que le François italianisé usera du mot Cadene 
au lieu ue Chaisne, pour la nouveauté seulement. On les portait au 
col, à la taille, et elles se faisaient à toutes sortes d'emblèmes; les 
ne m'oublies i»te étaient les plus goûtées. 
(A) 1240*. Ad cbaenetes d'or delgiés. 

Bien ovrées et bien tamies 

Furent athacié li mantel. (Partonopeos de Blois.) 



ET AÂÉPKUTOilRE. '1*99^ 

(B)ld69»'Soiirror«t fa^ d'une cbayeime d*or'i sonnâtes. (B. a«B., 5448.) 
(G) 1450*. Item mdnehofnen délies, 

•GhesDeltes à fleros d'oaMiance. 

(^L'Amant rendu Oordelier.) 

(D)1456.Tfi9e cbesne d*or torse, à quatre doubles (ou tours), samie de chante- 
pleures et de trois leetres à la devise de Madame (m duchesse d'Or- 
léans). La diète eheane a esté' mise 6n. srânple pour saiudre ma dicte 
dame durant le temps qu'elle estait grosse et est encore en celle façon. 
Jfademoiselle d^Ussoncut q«e la dicte cbesne, à Paris, à l'entrée* du 
roy, fut rompue en idj pièces par le Itaaterd de <Boiagoigne, monsei- 
gneur Alor de élèves et monseigneur de la Grotose et en ont chascun 
sa pièce, madame la ducbesse présente.. (Ducs de Sousgogne.) 

CHAIÉRES et CfhevCTe. la cfeaâre, expression qui s'étendait du 
trône, chaire royale fVillnardomn), à îa chaire percée (Sagesse 
de Charron). Nons ne rayons plus conservé que dans l'acception de 
chaire à prêcher. Les grandes chaiëres^ appelées faudesteul, les 
chaières à différents usages, et jusqu'aux plus infimes, étaient le 
monopole du peintre de la Cour. Dire comment se fonda ice privi- 
lège , dire pourquoi des honunes de talent en reven^i^èitent le 
droit afin (Feu avoir les avantages , c^est ce (me je ne saurais , tant 
y a que plus d'un nom de peintre est venu a notre connaissance, 
sons ce singulier couvert. J'ai réuni, dans ce mâme article, les 
chaières de différentes sortes, y compris les chaières roulantes. Elles 
avaient d'autant plus de non» dans les inventaires, qu'elles étaient 
plus rares dans les appartements. Le mot chaise ^ qui a remplacé 
chaière, est de la fin du xv« siècle. On trouve dans les manuscrits 
des modèles de ces meiibles, et au moyen de la gravure je parvien- 
drai à déterminer pour chacun son caractère et sa forme propres. 

(A) 1240*. Une «haiere a près del lit. 

Dont li pecol sont d'or bien cuit. (Partonopeitf de Blois.) 

-(B)llt<.Pcnir iij cfaaères, ij à laver et vue à seoir «t pûwr ij damoyselles, par 
escroe, ex sols. (Comptes royaux.) 

{C)l3SS»Poiir ime aulne de Tdayan venikell, en ^sfne, baHlié â mâistre Gi- 
rart d'Orlieitt, painixe, pour faire ks'Siégfesâe ij-chaièies, délivrées 
pour le Roy au dit terme de la Toussaint, — yjj escus. 

(B) — Ledit maistre Girart, pour la façon desdites chaières, lesquelles sont 

ouvrées à orbevoies et paintes d'azur à fleurs de liz, de fin or, pour le 
fnst, cuir, do, franges de soye et façon de chacune, — vj Uv. 

(E) 1853. A maistre Girart dX)plicns, pour la façon , la peinture , les chaaines 

et les franges de iiij ehaaières à dossier cevvertes de velluau pardes- 
«in, — Que madame la Royne, la Banj^ns, la royiie de Navarre et la 
dfiehesse d'Orlieos ont eues, en ee terme, pour cause de leur atcmr et 
de laver lenrs chiefs, x escus la pièce., xl escus. (Comptes royaux.) 

(F) 1354. Pour une aulne de fort velluau vert, haJllé à maistre Girart d'Orliens , 

— pour faire les sièges de ij chaières i pigner le roy, délivré pour la- 
dicte chambre de Fasques. — y escus. (Le même peintre en exécute 
dix-huit antres cette même année. GiMiiutes myaui, en pkwsession de 
M. Thomas Phillipps.) 

(G) — Pour deniers paies à lehan de Lille, orfèvre, pour j siège qu'il fist dn 

commandameiU d« Roy pour séiÂr delèx les saôntes reliques en la 
Saincte Chapelle de Pans. — iiij escus. 
(H) «- A maistre Girart dt)iiiens, paintre, pour la façon, la peinture, et les 
franges de soye de vi chaières à parer. 

(I) 1359-40. Maistre Girart d^liem, pour refaire de diarpenterie etrepaindre 
de nouvel la «haière dn Roy par Giles de Melin et Gopin le paintre. 
(Etaient-iLs de fabrique anglaise, car ce passage est extrait du : Livre 



200 GLOSSAIRE 

de despence de rostel du Roy en Angleterre; oa ces fauteuils étaient' 
ils faits à Paris et envoyés à Londres ?) 

( J ) 1364. Charles — nons tous mandons que tous allouez — a nostre amé iiain- 

tre et yallet de chambre, Jehan d'Orléens — pour trois chaères pour 

nous , yingt six frans et pour les chaères de nostre sacre douze frans. 

(Mandement du 24 janvier. Ducs de Bourgogne, tom. lY.) 
(K) 1387. Four faire et garnir le siège d'une chaière à pigner le chief du Roy 

nostre dit seigneur— il s. p. (Comptes royaux.) 
(L) 1390. Four mettre et porter à sommier la chaière à pignier et la chaière 

nécessaire du Roy nostre seigneur. (Idem.) 
(M) 1391. Pour ij grans chaières de sale appellées faulx d*estueils, ouvrées de 

pourtraiture, garnies, brodées et trangiées. (Idem.) 
(N) 1393. Pour une autre chaère, pour atoumer, à un docier de taille , painle 

de fines couleurs. (Idem.) 
(0) 1415. A Mahier le charron, demeurant à Paris, pour une chaière de noier, 

assise sur un roes, par manière de chariot , pour porter et meuer la 

dicte Dame(Isabeau de Bavière) durant une sienne maladie— xxivi s. 
(P) 1423. Trois cay ères ploy ans, à tenir coer. (Inventaire des joyaux de l'église 

de Douay.) 
(0) 1468. Pour une aulne de toille — pour servir à la chaère de retraict dndit 

Seigneur (le Roy). (Comptes royaux.) 
(R) 1507. Une chayze de fer qui estoit garnie de veloux. (Inventaire du duc de 

Bourbonnoys.) 

— Une cfaayze de Florance. 

— Une chayze de bois d'ouvraige de Naples. 

(S) 1541. Pour deux aulnes de velloux vert pour faire bonrletz à chaize percée. 

(Comptes royaux.) 
(T) 1599. Trois chaizes de velours vert , façonnées à petis carreaux , denx à 

braz et l'antre sans braz , garnies de soye verte et franges d'argeot et 

cloox d'argent , prisées vii escus. (Invent, de Gabriellc d'Estrées.) 
(U) — Neuf chaizes de bois de noyer d*or, cinq à vertngadin et quatre à bras, 

couvertes par le siège, à dossier de cuir orange, garnies de doux ar- 

gentez, prisées ensemble huict escus. 
(Y) 1651 . La prière du Roy finie, il se mettoit dans sa chère , où se peigooit et 

luy donnoit on un petit habit. (Mémoires de Dubois.) 

CHALCÉDOINE. Quartz agate, de coiileur blanche, laiteuse et 
quelquefois bleuâtre ou sapmrine. Les anciens lui ont donné le 
nom de la ville de Chalcedone, en Bithynie, et il a été altéré dans 
la basse latinité en Cassidonia, dont nous avons fait Gassidome. 
A toutes les époques on Ta gravé avec succès. On évitera, dans la 
lecture des textes, de confondre ce mot avec le nom d'une plante 
que Gaston Phœbus appelle la Célidoine, et avec une pierre ronge» 
peut-être la Crapaudme, que Marbode nomme Chélonite. 

(A)1313.Un veilseal entaillé e une perre de calcédoine. (Invent, de Pie"* 
Gaveston.) 

(B) 1360. Invent, du duc d'Anjou, 283, 307. 

(C) 1372. Calcidoine est une pierre palle et de couleur obscure, qui est ainsy 

comme moyenne entre la couleur du béril et de jacinte. Ceste çicne 
est engendrée de la rousée si comme dient ankuns. (Le propnetaire 
des choses.) 

(D) 1380. Un signet d'or à un cassidoine , où est tailUé la teste d'une femme. 

(Invent, de Charles V.) 

(E) 1416. Un pot de cassidoine, ouvré à un couvercle de mesmes, gamy d'or et 

au fretelet du couvercle a un saphir et trois perles, — lix 1. 1. (uï^« 
du duc de Berry.) 



ET RÉPERTOIRE. SOI 

(F)1467.I)eiix grosses bouteilles noires, de pierre , en manière de cassidoine, a 
barres de la dicte pierre et à denx testes de lyon on liépart à chascnn 
costé. (D. de B., 2741.) 

((j) 1482. A Jehan George, ponr or et façon d*aToir mis en œnyre nne coqnille 
de cassidoyne. (Mel. de Glairembanlt , Bibl. nat.) 

(H)i498.Doze patenostres de cassidoynes et jaspes enfillées en nng cordon.' 
(Inyent. de la royne Anne de Bretagne.) 

CHAMBRE. Une pièce derappartement, mais aussi les tapisseries 
et tapis crai composent rameumement d'mie chambre, particulière- 
ment de la chambre à coucher. Les inventaires et les comptes sont 
remplis de détails-sur les chambres de nos rois, princes et riches sei- 
penrs. Par extension, le mot chambre désignait les menues dépenses 
de toilette et d'intérieur, on a dit aussi chambre aux deniers, etc. 

(A) 1240. Por ço se crémoit et donloit 

Et en ses cambres se mnçoit. (Partonop. de Blois.) 

(B}i380.Donze mille francs 'qne la dncbesse anroit de revenn par an pour sa 
chambre. (Proissart.) 

(G] 1388. A Pierre dn Fon, pour iiîj maies de cnîr fanve, çamies de toille par 
dedans, de conrroyes et de bahns achattées de Ini, — ponr mettre et 
porter, c'est assavoir : en Tnne, la chambre qne Ten porte et tend de- 
Tant en chemin ponr MS. le dnc de Thonrraine, la seconde, pour 
mettre et porter les matheras, la tierce pour mettre et porter les cou- 
Yerturesy et la quaite la chambre de relais d*icelui seigneur, pour ce 
~ xxY Ut. lij s. p. (Comptes royaux.) 

(B) 1407. Pour deax maies de cuir, — Tune à mettre et porter la chambre que 

l'on porte devant le Roy NS. qaant il chevauche, pour dormir le joar, 
et l'antre à mettre et porter après lui la chambre où il couche de nuit, 
pour ce — xj liv. iiij s. (Comptes royaux.) 

(E] 1420. Une chambre de veluel vermeil, brodée de bergiers et de brebis et de 
herbases, garnie de ciel, dossier, couverture de lit , trois courtines de 
cendal vermeil et six (piarreanx pareUs à la dicte chambre, desqnelz 
les deux sont granset les quatre autres petiz et dixtapiz parmy la cou- 
verture du lit et de la couche et parmy le bancquier faiz de haulte 
lice, sans or. (D. de $., 4258. Voyez les numéros suivants.) 

— Une chambre pour bateau, garnye de ciel, dossier, trois courtines et 
uûg dosseret tout pareille de drap de Damas blanc, venneil et blanc. 
(B. de B., 4265.) 

CHANDELLE DE BUEF. 11 n'y avait, en 1260, à Paris qu'une 
corporation de chandeliers , et elle semble n'avoir fait que des 
chamdelles de suif; ses ouvriers allaient chez les particuliers util!-' 
ser les restes de graisse et en faisaient des chandelles à domicile. 
Les chandelles de bougie étaient réservées au service de Téglise, et 
iiendant tout le moyen à^e on appliqua le mot chandelle indiffé- 
remment au suif et à la cire; mais au xv« siècle, on fit la distinc- 
tion, qui s'est maintenue, de chandelles pour le suif, bougie pour 
la cire, cierge pour Téglise. On s'aperçoit de ces nuances dans les va-^ 
riantes de locutions à propos de la chandoille d'Arras, si célèbre sous 




jnsques assez avant daûis le xvu« siècle, depuis lors elles furent 
proscrites par les riches, mais elles n'ont cédé le pas oue devant 
la bougie stéarique ^ qui n'est plus de la cire. Les habitudes du 
moyen âge ont permis de faire briller les vêtements d'or surchar- 
gés de pierreries à la lueur tremblotante d'une lumière infecte, la 



déYOtLOQ réservait à Tôglise les dei^es de cire btandie sur Iesc[aels 
les peintres du plus grand talent pjeignaient des aUnsicms pieuses 
et dés devises. Ce genre de décoration s'est conservé en Itaue. 

(A). 1260.Qniconques vent estre chandeliers de suif à Paris, estre le pue t. (LW. 
des Mestiers» d*£t. Boilean.) Nus ne pnet onvrer à cJundoui». ( Mato- J 

(6) 1280. Quant la chandoile estoit espnse 

Bevant la yirge débonère. (Rntebeul) 

(G) 1300. Changer cire ponr snj. (Fabliaux.) 

(D) 1316.Fonr dix livres de chandelle de buef i TeiUiar de nuit.. (G. roj.) 

(£} — "Sont chandâfle de eire et.de soif. 

(F) 1345* Mais aussi conme les estoiles 

Iladiwt.plu& oler que (ÂaiMloillas. (firuL d« Macianlt.) 

(G) 1360. Inventaire du duc d'Anjou* GhandoiUe da boogie, no 746. 

(H) iSS2. A Jfihan Nohle^ espicier et varlet d» ehauiyre du Roy, pour faire 
V cierges pour le Roy et nos sei^eurs de Berry -^ xxxvi &. iiii deo. 
A Golart de Laon, paintre, pour iceulx ^aîndre a«x armes desdiz sei- 
gneurs et y mettre plusieurs devises. Ixiiij s. p. (Comptes royaux.) 

(I) — A Gillet Dannjan» paintre, pour xxx escnssons de& armes de France, 
achetez de lui a armoier les cierges» ce jour illec, argeat— xvis. parisis. 

( J) 13&7. Pour viij livres de cire hUoche pour fairô le» oieiges da Roy -^ 
x\ s. p« (Comptes royaux.) 

(S) — A Girart (dDrléans) le paintre, poor pauulreet armoier lesâns cierges 
aux armes et devises du Roy et ae nosdiz seigneurs -& iiij Hv. p. 

(L) 1388. A Jehan de Ricfaebonrt, chanderonnîer, pour un Ions coltre de Boys, 
ferré par dedens, tout au long et par dehors „ à un îarse hnisset de 
laitton, i petits troux pour mettre un cierge ardant ae unit en la 
chambre de madame Jehanne de France ( la ffllle nouvellement née de 
la Reine ) po«T ee — • Ixiiij s; p. (Cemptes royaux.) 

(]ffi 13W. Pour chandailles de clce à chierrer les pingnons f dé deox étendarts, 
D. de B. no 57.) 

ÇS) U16. Four chandelle de siènf, poux aOtuner aux lambioiascsaies qui on- 
vroieni en la chambre de ladite D^me (la Royne ) au bois- de Yin^ 
cennes , ij s. vii^ den. (Comptes roy. Hotâ de la Royne.) 

(Q) 1422. La livre; de chandelles, qui soioit couster li^ deniers» cevste iiij s. 
ii deniers. (Lettre de la duchesse de Bourgogne à. son JÛa. — Archives 
deDi^on,, cité par M. Gachard.) 

(F) 1434. Pbur xvi UvTes de bengie — pour hii et madame là duchesse , sa 
eompaâgse, pou* dire' leurs heures. (S. de B. fl64.) 

(0) t4Sl. Pour xxxxTjpetîti blasons- en papier des arme? des chevaliers de Top- 
dre, tant vin, hmnts, mis et ataelietsà leurs ehandelles de eire.. (Bues 
de Boargni^» wfi i468L> 

(R) 145S; Fanlt ehaetm an enmre» sept vJh^t et'dh on nf Bvres de oire, est il 
y a ung oiergei qui art jour et nnuBt davaBt lies, saiootes; rdiirae»an 
miJlieiL du eiieud''ic«ttefMiod»«tappclle« (Mansenk dè^ JeantMortis») 

(S) i470i A. Jehan CHnenn — eik fziraiœ de ce qu'il a apporté à Madame, des 
ohandeUes d» hmigye. que envoyoit; à. ladicte daoNi Lt Cealfe de Beaan 
vais, (fines, de Bou^gne, n» 70640 

CHANl^BLlBmsr. C^est ime des pairli(ml«rïtés du euïte eaâurfl- 
qoè que son goàt et sa libératitâ pour Féetuvage avtificîel. Tonte 
cérémonie notable se faisait à Hi»'^€tnd^vmineâr&, Le ftiif (feee 
luxe, peussé iusqu'làL bi prolBsion^ une fOK aeeepté^ le Ifrayaâ: co»- 
sislerait à établir des âiflbnetkm» «ladres et piécises «bêSê^ le? lampes 
et les ehandeliers^ entve toute» sortes de- nmûs désignant èrideoi- 
ment plusieurs sortes* âd lampes et de eliaBdeiief9, vmwYw^d/x me 



ET ftéPBBTOIBE. 20S 

manquerait ici , et ce n'est d^ailleuns pas le Ëeu: qu'il suffise, de 
dire que rhuUe pour les lampes et la cire pour les cierges furent 
exclusivement aaoptées, que des chandeliers^ d'une forme partico* 
lière, étaient placés sur Tautel, touiours au moins an nombre de 
deux, et. par la suite , an nombre de six, le septième ne trouTant 
pas sa place dans une disposition régulière. U y eut des diandeliers 
a pointes et à bobèches, les premiers tantôt à base pkte, ainsi qu'il 
en est parvenu jusqu'à nous en al grand nombre, tanwt à pied et 
dans une grande variété de formes. Les extraits de mes lectures 
valent mieux qu'un conunentaire. Je leur cède le pas. 

(A] IMO*. Qiund f6 yài aler oonchier. 

Le chandelabre iaaX dirécier 
Qnil font jmçpi^à son lit Tenir. (Fartbonqpeiif de Blois.) 

(^ — Le Doy i^en aJU vers le tief et tant fist qu'il ymt à rentrée et apperceut 
que au nôilieu avoitan grant fiHandelieE, garni de plvusienrscbandelles 
acdana. (PeroeforeaL) 

(G) 1316. Pour chandeliers de fiist. (Obsèques du roi Xean. Comptes roy.) 

(D) 13t8. TV chanielliers d'argent k mettre à table, pesant ensemble xi marcs, 

valent xWiij lib. ûi s. (Invent, de la royne Clémence.) 

(E) 1360. Invent, du duc d'Anjou. 1, Î8, 280, 7*5 à 747. 

(V) un. Bevi chondeliefs bas, d'ar^t doré, esmaillez des armes de France; 
pesant ij maccs, iij ences, prisé u francs d'or. (Compte du test, de 
ieajme d'Ëvieax.) 

(&) 1389« Un diandelier à tmis farocbes, par aianièi» de lys, pesant j marc, 
j once et demie d*oc (Invent. de Charles Y.) 

(H) .^ Six ehandeliecs d^or, à pointea, pesant xviij mares, ig onces. 

(I) — Deax dundeliers, en mauèce de rose , esmûttiea et dossés par les 
pommeani de France, pesant xxi mares d'or. 

(i) ~ YI chandalieEB d'argent, en manière d'un cdiftmt, ^>ortant un chastel 
asrâs SUE UBB tence esmailliée de vert, pesant environ iiijn g marcs 
d'argent 

(S) — Deux petits chandeliers d'argent blanc, bassets, à broche, pour chap- 
peUe, pesant iij marcs et demy. 

(l) — Xn chandeliers d'argent blanc, en façon de platz, i pendre aux chap- 
pelles aux bonnes festes et sont à chaînes, pesans environ ix^x vi marcs. 

(M) — Deux petitz chandeliers, à broche d''argent blanfi, et sont les pans 
six pâtes, pesant iij marcs, iij onces. 

(N) — Un chandelier d'argent blanc, en manwre d'esconse, à deox escns au 
dos, tailliez des armes de France, pesant vii marcs, une onœ. 

(0) ~ Un petit chandelier d*argent blanc et a, on tuyau, une oreille, ponr 
mettre chandelle, pesant vy onces. 

(F) 141 S. Un petit chandelier d^argenl doré, qui fa de feu MS. dlCstampes, 
ponr servira la cage d*un:pappegaiL (Invent. du duc de Berry.) 

(H] 1420. Deux chandeliers nuefs, d'argent, — destnieb: les baeins se mettent et 
estent à viz et autre viz qui font bonteiUe dessoubz, pour mettie en 
l'un du vin et en l'antre de Tbaue, qnant on cheyauche, pour dire les 
messes et se mettent les diz baeins dedans les ^iez qni ont double fonft 
ponr esti« pins portatifs, pesans xvj mares, v^ onces. (Dncs de Bour- 
gogne, 4090.) 

(8) 1450. Unr chaBdelier dfor, i mectre efaandene , S lire sor un Ilvse. (Ducs 
de Boorgognej b^ 695».) 

(T) i498.Troys chandeliers, dont l'un est à cuTecte et deox à boubesche, pe- 
sant ensemble nenf marcs, sii gros d'argent. (Inventoiie de la royne 
Anne de Bteiagne.) 

\U) 1599. Deux chandellieTB à la romaine, d'argent tout blanc, pesant ensemble 



204 GLOSSAinE 

cinq marcs, sept onces, — xxxvij escns, xg s. (Invent. de GabrieUe 

d'Estrées.) 

(Y) 1599. Deux chandelliers en pointe. 

CHANDELIERS-PENDANTS. Lustres. Les églises d'Aix-la- 
Chapelle, d'Hildesheim, etc., etc., ont de ces lustres du xiiie siècle, 
que leur çrande simpbcité, leurs plaques gravées et leurs dimen- 
sions rendent très-intéressants. Ils s'étoffèrent plus tard, n^ais ils 
perdirent alors une bonne part de leur élégance. 

(A) 1365. Item ponr trente petits chandeliers ponr la dite volte. (Librairie dans 

la tonr dn Louvre.) 

(B) — Item pour une poulie de enivre qui sert pour une lampe d'argent en 

la dite volte. (Comptes des bâtiments royanx.) 

(C) 1468. Fist encore, le dit malstre Jehan Scalkin, denx grans chandeliers pen- 

dans en la dicte grant salle, fais à cul de lampe et en icelni cul de 
lamppe avoit vij des plus grans miroirs qu'on troeuve, ayant chacun 
vi^ Dranches estoffées de feullages ponr, au bout de cbacnne branche, 
mettre nng flambeau de cirre araant. (D. de B., 4438.) 

(B) 1493. Deux grans chandelliers pendans ponr servir en salle, faictz à croisée, 
avecques les chaynes, — pesans ensemble cinquante-cinq marcs, une 
once. (Invent, de la Royne Anne de Bretagne.) 

CH ANFRAIN. C*est la partie de Tarmure du cheyal qui couvrait 
sa tète sans se rattacher au frein. Le luxe en avait fait un objet 
d'art et un travail d'orfèvrerie. Monstrelet nous dit que le chanfrein 
du cheval que montait le comte de Saint-Pol, en 1449, était prisé 
trente mille écus. Le comte de Foix , à son entrée dans Bayonne, 
en 1451, avait orné la tète de son cheval d'un chanfrein oL^cier 
garni d'or et de pierres précieuses, estimé quinze mille écus. 

(A) 1383. Charles, — savoir vons faisons que pour les bons et agréables services 

gue nous a faiz en la bataille, que nous avons naguières eu à Rose- 
eth, nostre amé et féal chevalier et chambellan le Bandrain de la 
Heusel quel fu ordonné pour la garde de nostre corps i la dicte jour- 
née et pour tenir le frain de nostre cheval, — avons donné. — (Cabi- 
net généalogique, D. de B., IV.) 

(B) 1467. Ung chanfrain de cheval sur velours noir, fait à deux CG, de fil d!or 

de brodure, garny de huit grans tables de balays et d^in gros cabo- 
chon de balay et cent et douze perles branlans, pîesans de sept à qaatre 
karas, que grandes que petites. (D. de B., 3000.) 

CHANTEPLEURE. Arrosoir, et dans Toriçine un robinet quel- 
conque qui laisse écouler Teau peu à peu. ViUars de Honnecourt a 
donné, dans son livre de Croquis, le dessin d'une coupe évasée dans 
laquelle s'élève une tour qui soutient un oiseau. Par un mécanisme 
dans le genre du syphon, cet oiseau rejetait par son bec l'eau de la 
coupe. On sait que ïa duchesse d'Orléans, dans sa douleur de veuve, 
prit pour devise une chantepleure. 

(A) 1180. Or puis avoir nom chante plore 

Qui de deul chante et de tnstor. (Flore et Blanche flore.) 

(B) 1245.yesci nne cantepleure con puet faire en j hanap. (YiUars de Uonne- 

court.) 

(G 1380. Une chantepleure d^argent verre, esmaiUé par la panse et a, an bout 
dessus, un esmail des armes d^Auftemont, pesant v] marcs, iij qnces et 
demie. (Invent, de Charles Y.) 

(B) 1455. Pour avoir faict une chantepleure d'or, à la devise de ma dicte dame 
Qa duchesse d'Orléans), par elle donnée à M5. Alof de Glèves« son 
trère, pour porter une plume sur son chappeau. (D, de B., 6732.) 



KT.BéPBBTOtBE. ^ t9S 

^ CII4PMU1 MtKTA^ITB. Tout Fame«b1e&M»t ^^ antêl, y 
compris les vêtements du pjrètre. Je rciQYOie aux articles Autel 
fortatif. Chandeliers^ Bénitier^ Paêa^ etc. 

GHAPPEL et G&apelet. Conromie^ qu'elle soif cercle siiuple, coi»- 
waoB fenfiée et etirerte, couronne d^or ou de roses. Cesl aussi 
YêMk qui Mf le bonnet dans la couronne fermée > c'est enfin le 
chapeau. Le bandeau, cercle d'or enrichi de perles et de ft&nxh 
ries, fut le premier diadème , la première couxonne des empereurs 
romains , des empereur» greca an 6a»«Empire et des rois francs; 
le cercle radié fut aussi ea usage aux mômes époques, mais excep- 
tionnellement. La couronne*'boBnet fut introduite par Constantin. 
Modifiée avec le temps, elLe eonserra toujours de sa première orf» 
gine la forme du bonnet, soit pointu comme une tiare , soit écrasé 
comtae ks matiiêv» des présidents. La couronne fermée, cpi aursôt 
dà être réstové» aux empereurs, fut portée par les rois d'Angle^ 
tÊ/m^ àe^ptùs le eouronnement de Henri IV, en 1399, et em. France 
depms Louis XII. Le chappel^ garniture intérieure de la cûuronni^, 
Mff^smsfli Aixmuce, semble en avoir été indépendant , car On 
le coiffiiît d'abord et on metuit la couroœiô paiMiessoS'. Autant 
to (xmronnes. attributs de la dignité , étaient réservées avec soin 
aux âmp6ceui«,r(nB>. ducs, comtes, barons, etc., qui successive- 
iii«Ml«d:)thuïeiniou s^ogèventle drdt de les porter, autant les 
oMoMMies de fleurs' furent d'usage général, pendant le moyen âge, 
pmtf colfftires d'hommes et.de œmmes. Les tresser avec art était 
mm occupation favorite des nobles dames dans les châteaui, sw 
les ftelSes petonges, au mfUeu des chevaliers » des jonsleuDS et des 
ménestrels q;alen prennent su^t des plus gedantes aiBieriptions ; 
aussi, les ûhâp{)emê£& de. tou» fommientHl» des corps de métier 
daofr diacfue vitie; à Parifr, (telle corporation était rlobe et puis- 
sattteL Ia ehaippel de triompha était une couronne servant, dans 
k» déeorations , d'ieneadrement à, un écu , à une devise. Bien diffé- 
lettt âa chappel de fleurs , le chappel da fer était un casque , 
Que sinnure de guerre. Enfin, le chappel était la coiffure des 
Itommes;: d'abord très-riche, osm d'ua enseigne et quelquefois sur- 
diargâ d^or et de pierreries, maig se simplifiant peu à peu jusqu'à 
Hmoar, ea fin de' c<»ipte, le ridicnle chapeau que nous portons. Je 
JiâBptverai pas^ dBais plus de détails. La vinçt-quatriëme disserta- 
tion de Du Gange sur les couronnes est insuffisante; mais^ ^our la 
Mfeine, il faut consulter les miniatures et les monuments, il faut 
imtoateii ^produire bon nombre. J'y reviendrai,, avec ce renfort 
de preuves, lorsque je pourrai m'assister de la gravure. 

iâHf^ IMO. Nul chapelier de fleurs ne peat, ne ne doit cueilli» oa ftLwei cueillir au 
jour à» diaenclie en ses couctilfr nuQes berbes ,, na]J«ft fbMrs à chap- 
peaulx faire. (St^atuts des métiers.) 

(By^tfSO^. Léaxtf point porter Rappel ne gMuplas. (Hist. âet.M».Harie8.) 
(G) 1300*. Ghapel fis^ sans cercle 

I>e lï fleur qui blanoboie. (Pablianx.) 
(D) -^ De vers jons. faisions capiaux. (Idem.) 

Wt ^ Gbagel d^ëspine. (Idem.) 

ftj " llkâï estre le Duc enchapellé d'un tvès riche chappel dl'ov et de pifiÉ- 
ta précieuses. (La Salaaë.) 

(Q) — Mais capeaus de roses avoient. 

En lor eniés mis, et d'aiglentier. 
Pot le plus doucement flairier. (Lai du trot.) 

44 



SO.% «LOSSAIRB 

(H) 1302. Il alla vers les Sarrazms sa curasse Testue, s<« chappel de fw lu^U 
teste et son espée sous Tesselle. (JoinTille.) ^ 

(I) 1320*. Un pigne aiez toudis aVayentare 

Et CDapelet pour le vent. (Fabliaux.) 

ÇL) 1322. Stepliano de Atrio, esmaiUyatori, pro (piinque capuciis broudatiscum 
pf llis de opère Anglie pro regina et de mandato suo ^ ye x? Ur.. 
(CSomptes du trésor.) 

(L) 1325. Je n'ai cure de nul esmay , 

Je vneil cueillir la rose en may, 
Et porter cbappeaux de flourettes. 
De leurs d'amours et de violettes. 

(Met. d'Ovide, par J. de Vitry.) 

(M) 1345. S'ot un chappelet de rosettes, 

De muguet et de violettes, 

Par cointise mis en son chief. (Guil. de Macbault.) > 
(R) 1351. Perles rondes, baillées à Guillaume de Yandetar, pour mettre en 
Taumuce qui soutient la couronne du roy, à la feste de l'Estoille. 
(Comptes roy.) 

(0) 3. ~- Pour un chappel de biëvre, fourré d'armines, couvert par dessus d'un 

' " rosier, dont la tige estoit guippée d'or de Gbippre et les feuilles d'or 

sondi , ouvré par dessus d'or de Gbippre, de grosses perles de compte et 

par les costez avoit ij grandes qumtefeuilles d'or soudi , semées de 




'argentier et en chargea 
pour donner à maistre Jean, fol du Roy. (Comptes roy. ap. Du Gange.) 

(P) 1352. Ratbellot la cbapellière , pour un cbapel de biëvre à parer, ouvré sur 
un fin velluiau vermeil de graiune, ouquel cbapel avoit enfans fais 
d'or nné près du vif, qui abatoient glans de cbesne dont les tiges es- 
toient de grosses perles de compte et, par dessoubz les chesnes , avoit 
pors, senglier, fais d'or nué près du vif, qui mangeoient les glans one 
lesdiz enfans abatoient et par dessus les cbesnes avoit oiseaux de piTW 
sieurs et estranges manières, faiz d'or nué près du vif, le miez que 
l'en povoit et la terrasse par dessoubz les pors , falcte et ouvrée de 
fleurettes d'or à un point de perles et de plusieurs petites bestellettes 
semées parmy la dicte terrasse. Le^el cbapel estoit cointi par dessus 
de grans quintes feuilles d'or sonde, treillie d'or de Gbippre par des- 
sus et dessoubz et semé, parmy de grosses perles de compte, ae pièces 
d'esmaux de plicte et de ffuergnas, garni , avec tout ce, de gros bou- 
tons de perles dessus et oessoubz et d'un bon laz de soye. (Gopiptes 
royaux.) 

(Q) 1360. Invent, du duc d'Ai^ou, 17, 330, 569. Cbapel de feutre, 298, 309,518. 

^)^1363. Une aiguière d'or longue , encbapellée en v lieux de cbapeaux,.ety 
faut plusieurs perles. (Invent, du duc de Normandie.) 

(S) 1364. Charles — nous vous mandons — un bon grant cbapel d'or, gamy \ 
gros balaiz, à grosses esmeraudes et à grosses pelles pour donner à mi 
très cbière et amée seur. (Mandement. Ducs ae Bourgogne , t. IT.) 

(T) 1380. Une couronne à bacinet, à x gros sapbirs, xv ballays , esmeraudes «t 
perles d'Escosse pesant deux marcs d^or. 

(U) — Une couronne à v gros saphirs, v ballays , rubis d'Alexandre, esme- 
raudes, perles d'Orient ou chappel. 

(Y) — Un cb appel à iiii grandes esmeraudes, xlvi^ grosses perles , xl balles^ 
seaux en viii trocheset iiij petites esmeraudes pesant un marc, vi^ onces. 

ÇL) , — Un chappiau à iiij grands esmeraudes et xx plus menues— duquel chap^ 
pel ont esté osté, etc, etc. 

(T) — Une coeffe garnie de grosses perles, de saphirs et de doublais venneott 
et Tndes et a , ou frontier, xij troches de perles. 



BT RÉPERTOIRE. ioi 

(2) 1380, Le chapelet de fleurs «rue le connestable avoit sur la teste en ser- 
vant à la table du roy. (Boutillier, Somme Rurale.) 
{AA)I387. A Benisothomo, chaupellier, pour la garnison de deux chappeanlx de 

Saille, lesquels ont este fourrés de cendaltiersain, en graine et frangés 
e franges de fin or de Ghippre — vj liv. vij s. p. (Comptes royaux.) 
[VBj 1390. Pour avoir rappareillié et mis à point le chappel d'or de la Royne 
que lui donna pieca la Royne Blanche , duquel il a reffait les char- 
nières, Ixiiij s. p. (Idem.) 

(CC) 1399. La couronne S. Edouard, qu'on mettoit sur la teste des Roys d'An- 
gleterre à leur sacre on couronnement, estoitarchée en croix. (Froissart.) 

(DD) — Jeunes pucelles très richement parées en chapelets d'or. 

(EE) 1399. Un petit chapeau d'or, où a vingt six œuvres, en façon de margue- 
rites, gam^ de six balais , sept saphirs et treize perles* et le gaigna le 
Roy à fortjouster unes joustes faictes à S. Paul ran 90, pesant sept 
onces y quinze esteriins. (Inventairo de Charles YL) 

(FF) 1407. Entour (le) Chastellet vendoit on sel, fruit el herbes et aussi y 
faisoit on, tout l'an, chappeaiu de diverses fleurs et verdeurs. (Guille- 
bert de Metz. Voyage à Paris.) 

(66) — Loi^e et grant chose seroit de raconter des biens que on y véoit 
( i Paris ), mesmement quant si pou de chose, comme est'3it l'imposi^ 
cion des chappeaux de roses et du cresson, valoit au roy dix mil frans 
Fan. (Idem.) 

(HH)1410. Un chappeau d'or pour servir à couronne, de huit arrans euvres. — 
(D. de B. no 6198.) 

(II) 1453. Yiconte de Rouen, baillez et délivrez à Guillaame le Gantier, chap- 
pellier , la somme de 400 liv. 10 s. t. pour le nombre et quantité de 
60 chappeaux de roses vermeilles et les trousseaux à moy baill^ et 
livrez durant la saison des Roys — le xixi juillet. (Mandement royal 
et la quittance. D. de B. tome v.) 

(H) 1461. Haa ! Comte de Dampmartin (disait Charles YII), vous perdez en moy 
la plus belle rose de vostre chappeau ; après ma mort vous aurés biett 
affaire. (Chronique Martinienne.j 

(I&) — Le Duc de Bourgongne lui assist en teste son bonnet et puis print 
la couronne précieuse et riche et levant en hault à deux mains aflin 
ffue tout chascun la veist, la sonstint nng peu louffuement an dessus 
ae la teste du rov, et puis après che faict luy assit bien donlchement 
aa chief, criant a haulte voix : Vive le Roy. (G. Chastellain.) 

(Il) 1514. A Loys Deuzan et Pierre Mangot, orfèvres du Roy, — pour faire le 
travers de dessus de la couronne d'or entiers, en façon d'empire et 

S ami de fils tors, de crestes et feux , que pour une grant fleur de lis 
onble et nng fleuron. (Comptes des obsèques de Louis XII.) 

(XH) 1531. Une tocque de velours noir sur laquelle estoit le chappeau de Conte 

$ii estoit faict de grosses peries onentalles. (Obsèques de Louis de 
rézé.) 

(NN) 1570. Les armoiries du Roy — dedans ung grand chappeau de triumphe 
qui sera an milieu de laditte porte. Lesquelles armoyries seront de 
sculpture. (Entrée de Charles Ia.) 

(00) 1575. Payé à Guillaume Martinet, jardinier, pour les chappeanlx de roses 
et fleurs qu'il a convenu avoyr pour les processions du jour et octaves 
dn sacrement, taitt pour mectre sur le Corpus Domini que pour les 
gens d'église, portant ledit C. D. (St. Maclou, Arch. de laSeme-Inf.) 

(n^ 1603. Deux parementz de satin blanc à mectre devant des Nostres Dames, 
ayant de petitz chapeaux d'espines, au poinct de soye roage et yerd , 
brodez, estimés douze livres. (Invent, de la Royne Louise donairière.) 

(QQ) 1606. Chaperon. C'étoit Tatour et habillement de teste dns femmes de 
France, que les damoiselles portent de velours, à queue pendant, touret 
levé et oreillettes atonmées de dorures autrement appelle coquille. 
(Dict. de Nicot.) 



SOS N GL0««A1RB 

CHAR BRAMLANT. Voiture suspendue sur des courroies et qtd 
dut être légère, au moins en comparaison avec les chars, char 
riots et charrettes, d'un usage général au moyen âge, d'un usage 
si général même, que les lois somptuaires du xni* siècle les in- 
terairent aui classes moyennes. Cette charrette suspendue (lOB 
miniatures prouTont que ce n'était pas autre chose ), faisait partie 
de l'attirail et du cortège d'une reine, d'uoe princesse, et de toute 
femme de distinction , mais néanmeins la haqueoâe fut jua^uei 
assez avant dans le xvi« siècle la monture à la mode, la manière 
de voyager de celles qui préféraient rélégan^e à leurs «ises. Le 
mauvais état des routes avait rendu le perfed^oonement des •cfao»' 
riots nécessaire, mais il empêchait d'en sentir tout Tavastage. On 
se rend naieux compte de ces usages en Orient où les mêmes causes 
les ont maintenus. L'expression de char branlant s*est conservée 
jusqu'au milieu du xvii« siècle. 

(A) l398.iPonr la façon iW char branlant qui doit se faire pour Hadame la 
dnchesse d'Orléans. A Girart de Beanmetea^i , peintre, pour pain4iei 
de v«rt clair le dit char. (D».ics de Bourgogne, n<» 5690.) 

(B-) t425. Le Tcndredy après midi la reyne entra à Paris à grandes pompes» 
tant de litières, cbariots branlans couyerts de draps d'or, et nacque- 
nées, que d'autres divers paremens. (Jnyenal des iJrsins.) 

(G) itt7. Et avoient amené un chariot branlant moult somptueux et moiilt 
riche. (Monstrelet.) 

(D) 14&i. Charles YII fut porté dans un char de cuir bouilli qui étoit un cha- 
riot branlant. (Math, de Goncy.) 

(E)4498. Deux conyertures, pour deuxchariotz branslans, qui sont de veloax 
cramoisy. (Invent, de la royne Anne de Bretagne.) 

(F) — Une couverture à. chariot branlant , de v«loux cramoi»y, semée ftt 

cordelières et de lettres de E. et A de drap d'or raz et plat. 

(G) 1608. Ung aultre grand char branslant soiwnt. (Salâre «ontre Don Fèdre.) 

CHARIOT. La carrosserie est retranchée de ce répertoire, mMs 
il n'est pas inutile de faire remarquer ici que les chars et chariots, 
qui n'étaient que des charrettes, rentraient dans les attributions du 
peintre de la eour , chargée de les peindre, de les dorer et de les em- 
Dellir de devises, de cmffres et d'arabesques. On sait comBoeot 
ce luxe s'est continué, jusqu'à la fin du ivra* siècle, sur les voitures 
et sur les chaises à porteur. Je ne ferai qu'une citation. 

(A) 1421. A Hue de Boulogne, varlet de chambre et paintre de MDS. (le duc 
de Bonittogue ) la somme de xxxi livres six sols trob deniers toniM» 
(nour achat de coo^rs). Lesquelles «stoffes ont esté mises et em- 
ploiées à paindre un charriot pour mesdamoiselles Anne «t Agnès de 
Bonrgoi^e, seurs 4e MS., les ooffres a^partcoiast audit chariot , m^ 
semble les colliers et selles des chevaux, tout paint de vert de maci- 
gnot fait à huille et semé par dessus de lettros de fin w et d'argent. 
(Ducs de Bourgogne, 619.) 

CHERWIÈKE Charnière. 

(A) 1876. Item uns tableaux d'argent doré, fermans i chemièies, où il y a plo- 
siears relmnes, aomé de menues pierrerie et de pelles. (Invrait. deJ* 
Saittt« Ghapdle.) 

CD ASSE et Casse. De Gapsa, la boite dans laquelle on renferme 
quelque chose ^ et plus particulièrement la boite qui contiewt «« 
reliques. Les corps saints étant des reliques, le cercueil étant une 
boite omée, on pourrait citer nombre de textes où tous ces termes 
sont confondus. Les citations suivantes suf&ront. 



ETBÉPERTOIRE. 209 

j(À] 1140. Li casse où li saintuaire ert, rendi si grant odor, qoe irfrtnhfch à tons 
que Paradis fut ouvers. (Le Roman de Turpin ) 

B) 1426. A maistre Jacques de Hongrie, scolastique de Tregiier, pour empkier 
à parfaire de couvrir d'argent la tombe de Monsieur Saint Yves -*• 
GCi marcs d'argent. (Chambre des Comptes de Nantes.) 

(C) 1433. Pour l'ouvrage et faczon d'une chasse et fierté d'argent, verée et ou- 
vrée à ymages de appoustres, à pinnacles et tabernacles pour mettre 
les reliques de Monsieur St Malloo, pesant xli marcs, laquelle chasse 
le duc ( de Bretagne] donna à l'église cathédrale de St Mallou, et fut 
conduite — par l'Orfeuvre Pierre de la Haye. (Idem.) 

(B) 1442. A Gillet Barbe pour cccxvi liv. de plom à faire la châsse pour le corps 
de MS. le duc (ae Bretagne. ) (Idem). 

CHASSOCÈRE. Fonet^ de Chacea^ on disait aussi Ghasseure. 
'( Voyez Fottet. ) 

(A) 1374. Icellui petit jacobin férist ledist Regnault d'une chasseure , antre* 
ment dit fouet. (Lettres de rémission.) 

CHASTONS et Gulets. Chaton , en grand usage dans Torfévre- 
•rie du moyen âçe, pour satisfaire aux changements fréquents que 
subissaient les pierreries, passant , suivant les caprices, de la cou- 
ronne aux souliers, de ïa ceinture aux vases de tables. Il y avait 
ponr monter les pierres des chastons à crampons. (Voyez Bastes,) 

[A) 1360. Inventaire du duc d'Anjou, 253. 

(B) 1351. Pour L que rubis, que esmeraudes petites, bailliées audit Jehan le 

BraUUer pour mettre en 50 chastons d'or; lesquieli chastons furent 
baillés audit Nicholas 'Waquier pour mettre en sollers de broudeure 
qu'il flst pour le Roy à la feste de l'Estoile. (Comptes royaux.) 

(G) 1417. Balais yssus de douze chastons on culez d'or. (Inv. du duc de Berry.) 

(B) 1536. Trois petits chattons d'or à queue , où sont deux tables de dy amant 

triangles et au troisième est une rosette de dyamant. (Inventaire de 

Charles Quint.) 

(E) 1599. Trois diamants en table qui sont en trois chattons de plomb, prisés 

la pièce quarante escuz. (Invent, de Gabriel d'Estrées.) 

CH4UDERON et aussi Chaudière, en diminutif Cauderette^ ïï 
y en avait en argent pour la bouche du Roi , et pour mettre le 
potage, c'est dans ce cas Téquivalent de la soupière. 

(A) 1360. Inventaire du duc d'Anjou, 753 à 763. 

(B) 1372. ij chauderons d'argent blanc, à mettre potaige, d'une sorte, pesant 

xix marcs, T onces et demyes, prisé cviij francs. (Compte du testament 
de la Royne.) 

(C) 1397. Pour avoir fait faire et forgier deux haulx chauderons d'argent 

blanc , à couvercle , pour servir à faire le potaige pour la bouche du 
Roy NS. pesant ensemble Ijmar, le d'argent blanc. (Gompt. royaux^) 

(B) 1401. Julien le Tellier, varlet de chaudière, de nostre frère le duc d'Or- 
léans. (Lettres de rémission.) 

(£) 140&. Aucun dndit mestier (de chauderonnerie) ne face cauderons, cauder 
rettes ou pos d'arain de vielle estoffe sans reffondre. (Stat. Ordonn. 

des Rois.) 

(F) 1420. Ung grant chauderon d'arain, appelle Belle bouche, tenant environ 

six seaux. (Ducs de Bourgogne, 6280.) 

(6) 1586. Un petit chaulderon d'argent, à troys pieds, pour se pousses. (Inventé 
de Marie Stuart.) 

CHAUFFETTE et Ghaufouère, Chaufferette. Vases de métal fer- 
més, à biherons et à anses , dans lesquels on mettait de Teau 
'diaode soit pour tenir les pieds chauds, soit pour faire l'office de 



240 GLOSSAIRE 

1106 boules àchanffer les plats surtable. (Voy. EscaufaiU eiBacinnJ) 

(A) 1360. layentaire du duc d'Anjou, 99, 100, 457, 477, 478, 594, ^, 681. . 

(B} 1363. Un bacin d'argent blanc, i la dianiTette de m^kmai «tfoue le bacin 
xiij mars, ij coices et la chauffette ▼ marcs, t onces. (Inv^ûtaire du duc 
de Normandie.) 

(C) 1390. 




AoY 

{>ar le fons et par les bors tout autour et de la dicte chaufferette l^ance, 
e clichet et le couTescle , yceulx bumis et redréciez -p Uxj s. pu 
(Comptes royaux.) 

(D) 1391. A Guillaume Tireverge , bouteillier . pour un estuy pour mettre et 
porter le bacin & larer ^es mams dnait Seigneur, pour ce, nJiq s. p. 



(E) — A lui pour un autre estuy — pour mettre et porter la ohauffarte dv 

dit bacm, pour oe -^ lij s. p. 

(F) 1399. Un bassin d'argent à&té , à laver, nrmoyé des armes Ae la royne de 

Bourbon pesant quatre marcs six onces. (Jjivent. de Ghailes TI«} 

— Use chauffeta de mesme, à trois flewos de lys bacbées bv le «ovraso^» 
pesant trois marcs cinq onces. 

(G) 1455. Pour avoir resonldé les deux chanfiéretee de Monseigneur et de Mâf 

dame (le duc et la ducbesse d'Orléans), {fiucs de Bo«rg,j aPêli&f) 
{H) 1520. Ung eschaiiffoir d'argent à «ane. ^veat. de Mai^pieK* d'Antriche») 
-^ U^g reschaoffoir à feu. 

CHAlTSSfiPIED^ traîneau et trayneL Une camp on xm morceau 
de peau destinés à faire entier le pied daiïs une d^ussore. 

(A) IMO. Ghanncepe , or seboynge home, paccopoUcx* (Prompt, parnilt) 

(B) 1430*. Pareopolisx, traymel pour ayder à chawa^«oulfi«. (Gloss. Ut. f^^p^ 

apo|l Bu Gange.) 

(G) 1484. De ma lan^e sera fait un traineau^ 

Qiù pour xhansser ses pantonfies «eMu 

(Testament de la muUe Bacbeau. H. i^Uode.) 

4fi) 1&88* . Je voy ois ^ avec une certaine pean, foire entrer jnitement U fjik^vsr 
snre jusques au lien où elle deTOit aller. (L1$le des Sferma{Airo<fites.) 

€RAUSSES ABMSLÉEfiL Je siûi obligé d'iBlvûdBiffe dans m 
répertoire un terme qui est pris dans la catégorie des mètom^iiila. 
joais les «ouliers et les jarretières brodées^ am entrent nator^BlO' 
ment dans le oadre de mon travail^ ne d'ei^Aquent bi€Ba que par 
Tusage des chausses, et cet usage est généralement jaaal coaipTis. Les 
dMwases étaient un caleçon; on les appelait haat de «buAStes imafl 
aies n'atteignaient que le genou, la partie qui «ontkiuait s'appelait 
bas de «hausses , le pied se nommait chaucon. Ce ipètement était 
^eomninm anx hommes et anx femmes. A^êe le «esops le haut 4e 
chausse fut séparé et toujours d'une étoffe aussi bien que d'nne 
ooul^xr diterente du bas de chausses. Quant à ce 'bas, M étaét dV 
bord sans pied, et rentrait dans un chancon, pvds il «otim pied 
et fut souvent semelé, de manière à servir* dans les appartements » 
et à entrer èans de fortes bottes pour wilit, 

(A) li0O. Tit. LY. Des chanciers de Paris : Qnicon^es est chauciers A, V»*JB, 
H puet ffere diances de soie et de ^trnHe sa^ dmxa et ffa^n^oM. (U& 
des Métiers recueillis par le prévost.) 

m iU9. A JshâB de Saùwiir, covdonaBniar, ^ pour a^:ili MMié ÎÊtJÊÊm et 
iij puitm de càansses, au pris de yi a. k pake, i(Cii(wi!ll>W <P}!i^ 

iO) l3iD.B>« v;qauli d'taeiurlit» tov^Ub de Bnueiles fPfsit, p0W Ilir 



ET BÉPERTOIRB. Mi 

h pakes d« eliaiisses unspottlame, i chausser souia souliers de l^ro» 
derie d'or pour le Roy NS. — vij l. p. (Idem.) 

^ i450*« Ghanlses noir de soy ove semeles de cuyr. (Ordre d'àd mission à$& 
Xiluvaliecs du Bain; dao£ les traductions anglaises on Ut : Sollers of 
black lether called cbassembles.) 

(E) lA5d. Bonnets courts, chausses semellées 

Taillées chés mon cordouennier 

Pour porter durant ces gellées. (Fr. TiUon, Test.) 

(F) 1490. Vn qnattSer et demr escarlate de Paris , couleur de Fleurance, et 

qnavtoir et demy de un drap tanné — pour faire deux haulx de chaus- 
ses, my partiz ctesdites couleurs, dont l'un servira au bas de chausses 
ddessns nommé — «t Fanlre à chausser «Tee brodequins. ( Compte 
cité par M. Bouet d'Arcq.) 

cliâlJVES-4SOVEl8. Ce fut une mode d'orfèvrerie de déeorer les 
"plus belles pièces avec la silhouette de ces vilains oiseaux. 

(A) i960. iBTeBUire du duc d'Anjon, 140, 369. 

^ 136S. Deux pots dorez et esmaillez aux ishauvcs soriz, pèsent xxi maics. 
(InTtnUire du duc de Nomandie.) 

CHBMllf ÉES. Elles étalent garnies de grands chenets^ de pelles 
•et de pincettes; en hiver^ on y élevait des monceaux de bûclies, en 
lélé ofi les remiûissait de feuillages. 

^ 1372. La cheminée estoit houssée coBune en esté de fraillons ou de aucune 
lâiose vert. (!Le Gher. de la Tdor. Baseig. des femmes.) 

il^ fôSO. Far cas c'estoit -en été, oà l'on avoit mis des branches et feuilles 
dans la cheminée, ainsi ^'eat la coiuttiuBe de France. (Brantôme.) 

CHEMISES A LIVRES. Enreloppes et sacs dans lesquels on 
entenait les livres pour préserver leurs riches reliures. On disait 
aussi coT^verture et tmeniisette. Le Inxe aidant, ces chemises devin- 
TCot elles-mêmes très-riches (Voyez Couverture de livre à queue,) 

\fi) 1360. Pour cendal à donhler la couverture du Kessel du Roy. 

— Tour la fa^n de deux envelopes pour le !Ro;. (Comptes royaux.) 

(P) i469* Pour iaiie une chemisectes aux petites heures du Roy. (Comptes roy.) 

tQ H9%> Ung petit messel, couTert de cuir rouge, garni d'une chemisette de 
^he^fotin rouge. (Inventaire de NostreDame.) 

. caKS^B A MEWREB* J£ laisse Viextrait suivant s'expUcfu^r 
de Im-mme. 

yi)Utft..Ppur avoir mffait vm fi)ii9sne d'<a)ïKnnt .à senàr à mesurar le poisse». 
((Coi^ptas de la Royne.) 

CWHWE «Pfi BUMAHS. Qd m» OOU0 appelons une rivière de 

U)i9t0.Une chesm de diamans, oentenaul ii9Kte deux pièces, scavoir hmct 
iftiStes dn Jloy et de iwdame la Duebesae, bmet grandes pierres faites 
en^naeigne^ au miU^i de chacune y a. un diamant à seixe noeuds aawy 
garnis de diamans et au mlUeu de chacun y a un diamant plus grand 
q«e les autres, — prisé don» mille escus. (Inv. de Gab. d*£strées.^ 

cmaumvn, et aussi CheBunés et Qt^enônel. Chenets, pres<pie 
toqi9iur84in fer^ de ^andes dimeseionj» et ornés de figures souvent 
d'une très-belle ordonnance. Il s en est icoaservé bon nombre. Je 
kfi QitQiNiâ dwixi anitre travail^ «ateuxoproduis-ant quelques-uns. 

(A) 1865.Ponr quatre paires de chroeli Ae'far po«r les ehambres de la Royne, 

«ne Bianw pensant iv, xx, xviij Uvies, -« fui font quatre œnt dstgnante 
einq livres de fer à mj den. pwc-*^ ^n ^* ^"9 >• uij ^* P* (Comptes 
4^>àtUo^nl8 JToy wx.) 

(B) 1384. Un landier ou chienet et un greil de fer. (Lettns de sémîMlon.) 



212 GL088AIRB 

-(G) 1418. Pierre Labbé print en la cheminée illec nn cbiennet on cheminel Umt 
ardant. (Lettres de rémission.) 

(D) 1420. Une paire de chiennetz de fer, ani estoient i Jai^nean, pesant cha- 
cnn L livres de fer,— prisiez par Permite canonnier à Ix francs les denx. 
(Dncs de Bourgogne, no 6281.) 

CHIFFRE. Je laisse de côté le monogramme du Christ; sur le- 
quel on a assez écrit, et les monogrammes apposés au bas de nos 
actes royaux; je veux parler uniouement des lettres enlacées, sym» 
bole d'un attacnement mutuel. L'idée d'exprimer ainsi le sentiment 
de deux amants parait si naturelle , qu'elle semble vieille comme 
î le monde, et per-sonne n'aurait lu avec surprise que le démon vint 
tenter nos premiers pères pendant qu'ils gravaient leurs chiffires 
• dans récorce de l'arbre de la science. Il n'en est rien pourtant, le 
chiffre amoureux date tout au plus du xiv« siècle. Ni l'antiquité, ni 
le moyen âge n'ont eu l'usage de ces lettres enlacées formant un 
.chiffre, qui nous servent à fixer l'âge et la provenance de bon nom- 
bre des élégants objets d'art de la fin du moyen âge et de la re- 
, naissance. Il y avait bien antérieurement des lettres isolées, asso- 
ciées, soit aux armoiries, soit aux devises, comme l'M des disson, 
qu'Olivier de ce nom apposa avec son signet sur un acte daté du 
.21 juillet 1370, mais ces lettres, confidents trop discrets de voeux 
dévots ou galants, ne sont pas des chiffres. Quant à des doubles let- 
tres, comme les mystérieuses SS du collier de livrée du duc de Laiir 
castre , adoptées par Henry IV d'Angleterre dès son accession an 
trône, ce n'est pas non plus le clûffre accouplé tel que nous l'enten- 
dons. Le chiffre de Henri II et de Diane oe Poitiers, si connu des 
amateurs, dut la facilité avec laquelle il se produisit partout : !• à 
une passion dominante; 2» à la facilité des mœurs du temps^et 
30 plus que tout, à un équivoque. En effet, quand on étudie ce cbiîBrt;, 
on voit qu'il répond tout aussi bien à im H et un double G, qu'à nn 
H et un double D. Au château d'Anct, au Louvre et partout où la 
maltresse du roi pouvait contrôler la forme de ces chiffres, ils réjwnr 
dent à la dernière de ces interçrétations, mais au loin, en çrovmce, 
à Dijon, par exemple, où l'on répand le chiffre royal dans les orne- 
ments d'une nouvelle galerie, on semble n'être plus au fait de ce 
qui se passe à la cour, et on allonge si bien les extrémités des C, 
qu'il ne peut plus y avoir d'autre interprétation de ce chil&e que 
les noms de Henri et de Catherine. Avec les précédents, que Henri TV 
trouvait établis, avec le sans-gêne de ses façons et la violence 
de sa passion^ toute retenue fut mise de côté , on répéta plus de 
deux cents fois sur les façades des nouvelles galeries du Louvre le 
chiffre qu'il composa des initiales de son nom et de celui de sa maî- 
tresse. Il le fit nroder sur ses robes, sur son argenterie, sur ses 




(A) 1328. Un fermail en gnise dMne M on il a nn mby parmi et antre menue 

perrerie, prisié xxx liv. 
— Un fermaillet en guise dHm Y et ▼ a nn saint Johan, prisié ri^ liv> 
(Inrentaire de la Hoyne Clémence.) 

(B) 1360. Inventaire du Dnc d'Anton. Une L et nn P enlaeies Tan dedens Tan- 

tre, no 267. L et M esmailliées l^me dedens Tantre, n» 7S8. 
(G) 1378. Monile anri, cum S llter& sculpta et amdiU in eodem. (Testam ent d* 
' John de Foxle.) 



ktrépbutùire. 2U 

(i)it3IO.I7iie ceintoM (Tor, en lamielle a iiijxx vj cIotix de deux façons , c'est 
assavoir : en rnn, Ji ane L et un J et un lys «n jnilien. (Iav«iitaire die 
Charles Y.) 

(E)1305.nngl)on messel à Tusaiçe de Vam, — couvert d'une chemise de drap 
de Jdanias blanc semé a» marguerites F et SC (Inventaire du duc d^ 
Bourgogne. Arch. de Dijon.) 

(F)i467.DeiuCX: dV lassez ensemble , gamys de troze tables de dyamant, 
deux escussons et d'un rubis. (Ducs dfe Bourgogne, 2976.) 

fO) HBS.'Pourune sainetnre semée de lettres de MM esmaillée de rouge et blanc. 
(Comptes rayanx.) 

(H)i596.Une eluippe de cueur de dr2q[> d'or, fleuré de veloux blanc», les borts 
brodée d'aneèies, prophètes, fusils, toisoos d*or et deux CGlaehiez «t 
»oas eoftaiBroe, doublée de satin bleu. (Inventaire de Chartes«Qnmt.|y 




chamarées de mesme ladite roLbe. Lesdites manches doublées de satin 
incamadin , et brodées en broderie d'argent , où s(mt les chiffres du 
Roy et de la dicte défunte dame , prisée sept cens escus. ( On trouve 
ensuite le manteau dont les manches sont à la bolloniioise,«tun autre 
manteau i manches en pointe à la piedmonloise.) (Invent de ûabnielle 
d^KstrécB.) 

[i) -^ Une cfaesne de perlée enfilées dans de Tor, a^teedM chiffres du Roy» 
esmaillée de gris, prisée cinq cens escns. 

(K) — Une bouette de peinture , esmailliée de gris, sur laquelle y a des dia- 
mans où est le chiffre du Rov et àcostéd'iceluy guatre S (barrées) et aux 
quatre petites triangles de aiamans, prisée ciiij» escus. 

CHOPiNi;. Il entrait deux pintes dans la quarte et deux cbo- 
piaes dans la pinte, voilà pour la oontenance; quant à la forme, 
le dessin pK)iiLrrait seiol en donner une idée, et cette ressource me 
Vanqueici. 

(A) i35d. Une c(hopine toute esmailliée dedans'et dehors et y faut un biberoa» 
pesant iij marcs, v onces. (Inventaire de rargenterie du Roy.) 

.S) 1380, Une grand chopine d'argent dorée et est le biberon d^une teste qui 
baille et Tautre d'une femme et est le fmitelet d'une seraine pesant 
îy marcs , j once', viij esterlins. (Invent, de Charles Y.) 

, CHRTSOLITE ORIENTALE. Gymophane. Pierre fine d'un 
jaune verdàtre, plus dure que les quartz, affectant la forme 
auQ prisme droit à quatre faces. 

(à) i372. Grissolite est une pierre de Ethiopie qui reluist comme or et estin- 
ceUe comme feu et a la couleur de la naer qui décline à verdure. (Le 
propriétaire des choses.) 

^) 1600. La^rysoUte a un verd qui la fait riche, autrefois c^estoit la plus 

5 risée des pierreries. Quelques unes tirent au béril verd doré. (Et. 
ioet. Merveilles de la Nature.) 

. CHRTSOLITE €0]li!lllT!VE. Chaux pbosphatée. Pierre d'un 
jaune yerdâtre , moins dure que le cnstal de roche , cristalli- 
ssut en piistne allongé; terminé par nne pyramide à six faces. 

CHRTSOPRASE, Quartz agathe prase. Pierre fine, d'un vert 
ponune, moins dure que le cristal de roche, mais assez dure 
pour rayer le rcrre. Elles sortent, en de grandes dimensions, des 
montagnes de Kosemiitz en Silésie. 

U^ 1372. Griaopace est une pierre d'Àntioehe. — • Il est une aultre espèce de 
crisopa^oe en Tnde gui est venle comme ung poroet et par nayt goutte 
âoréea«spanduez. (Le propdétaice des choses.) 



su OLOSSAIAB 

CHTBOILLE, Ciboire. Emoloyé aussi pour désigner le flacon 
au chresme, voyez ce mot et rartiele Ci6o»r«. 

(A) 1280. Ly donne cil communion 

Et pniz ly donne la sainte oille 

QaMlec teaoit en sa chyboille. (Hist. des trois Maries) 

(B) 1467. Une cybole de cristal, gamye d*or, et à Tentonr de cinq balûs, cinq 
< saphyrs et xxv perles, pesant TÎj m., ij o. (Ducs de Bonrg. , v9 2060.) 

CIBOIRE. Ciborium. Le vase dans lequel on conserva les 




même de la colombe qui semblait planer au-dessous de la crosse 
qui la retenait, les ciboires allèrent ensuite reposer sur une table, 
près de Tautel, et, pour les mieux préserver, dans une nicbe. De 
là, avec le développement du luxe, ces meubles qui, sous le nom 
d*umhraculum,ô'armarium. detabernaculum, devinrent si immen- 
ses, si riches par le fait de l'architecte, du sculpteur, du semuier 
et du menuisier. Inutile de citer ces monuments, il y en avait psup- 
tout aux xiv« et xv« siècles, et on en voit encore en pierre, en bois, 
en cuivre, en fer, dans plusieurs églises. Quand rautel eut pris 
toute son importance, le tabernacle quitta le côté gauche du chœur, 
et se dressa au milieu même de Tautel. Chercher des dates prê- 
trises pour ces déplacements ou ces transformations serait facile, 
s'il s'agissait seulement d'une église, d'une ville, voire même d'une 
province, mais une règle générale serait impossible à fixer, deux 
contrées, souvent voisines, différant, sous ce rapport, de prés d'un 
siècle. Quant aux ciboires eux-mêmes, c'est-a-dire aux caliceiR 
épatés qu'on enfermait dans ces tabernacles, il s'en est conservé de 
très-anciens dans plusieurs trésors d'églises, un des plus curieux 
fist décrit dans la première partie de cette notice vfi 31. Les colom- 
bes, dont le plus grand nombre , parmi celles qui nous sont par- 
venues, est en cuivre émaillé , se réfugièrent dans les tabernacles, 
ou bien, conmie étant hors d'usage, dans les trésors des sacristies. 

(A) 1360. Inventaire du duc d'Anjou. 8, 16, 24, 37, 62, 270, 272. 

(B) 1363. Une counpe d*argent dorée à porter le corps nostre Seigneur. (InvcDh 

taire delà Sainte Chapelle.) 

(C) 1461. A Jehan Lefèvre et Colin Touroul, orfèvres, demonrans à Ronen, 

Donr le nouvel vaissel à povter Dieu — uilij liv. (S. Vincent de . 
Rouen. Archives de la Seine-Inf.) * 

(D) 1467. Ung çrand cyboire d'argent doré, sans pié, pour mettre deui corpus 
; Domini, garni de pierres autour et au dessus nng petit crucifix. (Invent 

du duc de Bourgogne, 2041.) 

(E) 1546. Deux cyboires : ung de cristal gamy d^argent doré, de jperles, et 

roses de vermeilles et l'antre de fonte bien doré. (Invent, des Céles- 
tins dllsclymont.) 

CIMARRE. J'ignore quelle était la forme de ce vase, sortede 
pot faisant partie de la vaisselle des villes, et qui servait lorsqu'on 
faisait des présents de vin. 

(A) 1420. Ij grans cimarres, à ances d'argent dorées, goderonnées, pesantes' 

semble xliiij m. (Ducs de Bourgogne, 4195.) 

(B) 1511. A lui, la somme de sept solz quatre deniers tournois, pour vin de 

présent baillé de par ladicte villi», en potz et cymarres dHcelle, àTam- 
bassade de l'empereur, lorsqu'elle passa par ces le dicte ville, au temos 
de ce présent compte. (Comptes de la YiUe de Dijon cité par Monteii.) 




ET ftéPBRTOinE. t4S 

(C)t5li. Pooriiii de présent , baillié de ptar la ville, en Ttots et cymarres â*yi. 
celle, aux joueurs de ceste dicte ville, lesqueuix dernièrement jouèrent 
certains miracles de Nostre Dame. (Idem.) ) 

CIKK 

laient en 
Tart avait 

statues en cire qui recevaient, dans lenr fraichêur, tout le velouté 
des conienrs naturelles. Au moyen âge^ la direction des idées 
leprit le même cours, et les ex-voto, amsi que les effigies du 
mort, donnèrent un aument continu à ces trompe-l'œil si goûtés. 
Cet art fut cultivé avec éclat, en Italie surtout, àrépoque de la r^ 
naissance, et je citerai, en décrivant les monuments, les noms ù.ei 
peintres et sculpteurs fameux qui s'y sont appliqués. 

(A) 1260 Li regratier de'pain pueen vendre toutes autres manières de denrées, 

fors poisson de eane douce et. cire ouvrée. (Statuts des Mestiers.) 

(B) 1455. Et de ce, mon Dien, je t'en appelle à tesmoing et aossi la benoisté 

mère, à laquelle je le voue de cire, armé de son harnois, de son des- 
trier et hoiusé de ses armes, tout pesant trois mille livres. (Ant. de 
la Salle.) 

(C) 1458. A Jehan de Yarsalgnes, varlet de pied du duc ( de Bretagne^ pour 

Eorter, à l'ahbaie de Bosquien, une jambe de cire pour le duc. (Gham« 
re des comptes de Nantes.) 

(D) 1446. Pour payer un vœu de cire, pesant 45 livres, de la représentation de 

Madame Anne de France, sa fille, qu*il (le Roy) a fait offrir en juin 
devant limage ND. de Gléry. — 11 liv. 15 s. (Comptes royaux.) 
(S) 1467. A Guillaume Quétier, marchand cirier à Tours, 23 livres, 17 s. 5 de- 
niers, pour 80 livres de cire, ouvrée en ven , pour offrir en mars, au 
nom de Madame TAmiralle, pour sa santé, devant l'image Nostre 
Dame du Ghastel de Loches, à 5 s. la livre, en (B«ivre. (Idem.) 

(F) 1510. Maistre Anthoine de Just, ymagier, a confessé avoir eu et receu — 

la somme de xlii liv. t. — pour avoir par Iny fait une hische de ciré 
^e ledit Seigneur a ordonnée estre assise et mise au bout de la gadl&* 
ne du grand jardin du chasteau de Bloys et icelle estoffee et peinte 
de couleurs nécessaires. (Renaiss. des arts à la Cour de France, tome II.) 

(G) 1564. Robert Gaguin récite en la vie de Louis le Hutin — ( comment la 

femme d^Engnerrant de Marigny ne pouvant le délivrer de prison, 
s*entendit avec deux sorciers pour faire mourir Charles de Valois). 
Pour à qnoy parvenir ils felrent une effisie et image de cire par art 
magique, représantant le roy Charles, laquelle estoit faicte , ayant 
ffestes d^un ro^ malade, de sorte que, si ceste entreprise n^enst esté 
aeaoouverte , ilz avoyent délibéré de le faire mourir phthysiqne et 
d*iine mort lente; car comme ladicte effile eust esté petit à peti^ 
consumée, estant approchée du feu, aussi la vie du Roy ( comme ilz 
pensoyent) fust temunée et défaillie. De nostre temps Ton a pareille-^ 
ment attenté contre la majesté du Roy François premier de ce nom, 
par une eiBgie faicte à sa semblance et qni le représentoit. (Jean da 
MaiconviUe.) > 

CISEAUX et aussi Gizailles. Les inventaires de nos rois en énu» 
mèrent quelques-uns en or^ mais en très-petit nombre. Il est prof 
babk que les ouvriers en avaient de tout aussi simples que ceux 
dont on use aujourd'hui. (Voyez Forces.) 

(A) 132S. i^ paeres de ciseaux — x s. p. (Invent, de la royne démence.) ^ 

(B) 1352. Ganfridns Boutin pannicisor de cisellis suis, quibus pannes cindebat. 

(Lettres de rémission.) ) 

(C) 1380. Uns ciseaux d^or iiesans une once , ix esterlins. ( Inventaite de 

ÇiharlesY.) 



%h% Qi»068AIIIB 

(P) 13Ml1Iim petit» cUailles^âV, toultev^iiùn^, p8Miiii,it»ttla «mltt 

ime once d'ov. (Invent, de Gkarle^vl.) 
Œ) — Beux cizailles d'aiganc , doséesv à» la fbi^ dd Qevnmat^ dont les 

boats des manches sont de deux GC et endroit le olfia d^une Mw^qne. 

fjP\ lS99.ireux estuia dV, à mettra dceaux, garnisr Tùn t^nt de diamans »i 
Tatitre de rubis et diamans , prisées tioiâ cens escus. OfnTenial^ de 
Gabrielle d*Bstrées.) 

GLBF d'un robinet 
|A) «MO. Glef du biberon d'impettÉB^e. (No4l9.IaMait. dit AicdPAfjw^ 

GliERYOlSE, Clair-voyes. 
UL) i5iO« Une couppe plate, d'argent doré, à tout son couwscle^ âonile pf^est 
faict à clervoises et lectres, pesant vim, ijo» ijjgr. Çlnvent. dacaidinal 
d'Amboise, Georges I.)' 

CtICHE. daie, peut-être une altération d'éclisse. 

^) laao. Faniar de eUsbar nP 2tt6 ^ en façoiL de; «lafBt. (JswMtiir» Ai: 4» 
d*Ajijoa.) 

CXIt^VETTE. Lie CHqaetum , dîquet ou cHnqtuet > était une 
cloche et, dans les couvents, la cloche du matin; c'était. aussi u» 
instrument fort simple formé de deux bâtons réunis à une extré- 
mité par une charnière, et avec lequel les iate», en. lépieiBC, étaient 
•oblii^s d'aiuu>neer leur redoutable voisina^. 

(A) 1145. Lois s?atonn. comme mesiel 

beat œnuMDohat à cMietor. (fiMDaad'Btu&.LeMfiiaei| 
•ffl) K99» WtàMffft m&f tel qne font kdres en Br0tiign&av«c leanr eliqaettes. 
çFantagTMl. Rabelais.) 

CXOCHETTES. II y avait de véritables clochettes,, (pii étoie^ 
de sonnettes que Froissart appelle des clochettes sonnaates , f 
dont on se servait aux ofttces divins et dans les apparteœaits ; pms 
il y avait des clochettes-d'otnemÉnt cpx'on portait sur les vêtements, 
qm tantAt n'en avaient que la: forme, tantôt aossi en fadsadcnt écla- 
ier le son. Les claroins éteient aussi des clochettes (d» clar, ma», 
êffoi nous avons conservé glas) qu'on pendait arâ coi desr animanj. 
Les sonnettes, mises en mouvement dans les maisons par desms 
d'archal, sont d'invention toute moderne. La nombreuse domesti- 
eité qui, depuis l'antiquité, s'était perpétuée iusqu'an xviu« siècle et 
«^est conservée en Espagne et en Orient, rendait nKÂnsnéoessaire ce 
1^ rimple perfectionnement. 
fA.U2W«Una campana maniialis et unnm tmtînabiihu& ad eleratioirem corpo- 

ris Christi personandnm. (ïnventaire dff Saint-fanl de londies.) 
O) UûO^. iayiibeas claxeiD6 à mettre à vaebes ^FabUawu) 

(G) 1328. Une sonnete d'argent, prisiée xlv s. p. (Inv. de la ïtoyneClénience.) 
(P)436a. IiEventaijie du Bue d'A^jen, &e^ 
<mi36<i.Mai9tre Jieban Bernard, eharpeatiar, ponr faite uapeitt olecberiA^* 

grand chapelle (du Louvre) à pendre la clochette à sonner la mees^ 

(Comptes des bâtiments royaux.) 
ïF)l380.Avoit,sur le cbef du dit Duc , un drap de soye, de couleur indeet 

quatre clochettes d'Or sonnantes «t portoyent le dit ciel qpaatfcr Mor" 

getoisde DouTre&. (fooisaart.) 
ifi) l380.Une clochette d'or dont le tenon est d'uoe fleoï dehf 0t peîse,à tont 

le bâtant, u& maro, une oiu;ew (Jnmmtiuire de ChaEles YJ^ 
(H) 1383. GniUemin Ghastellain a accoùstomé mener un sien ebieft» aa col do- 



Qunéïe inirtéi T4C.l|,es, biebu on mnplopt. (L«ttrM de rénit . 

(Q 1.}**- HWS {foctietU d'qr. b^bi^. 4 iojif/a b| «( 1^ («MB ds 4«|i aiÙOtt 

qui ti«ii)ent Doe 8eor de lyt cooronoêe peMnt, * iSil je lntol*M, 

Hmarc dii-sepl til«rlliia. (C'est la dochelle de lidLUonCLnW 

MlemâèaMe.Iiiï«iiiiirefe Charles VI.) ^ î''WWIH«t«JP 

(1) l«0. Vm clochatte il'BijeDl alayi en mestail. (Dnçs d« Bow^, g* ttf)|,) , 

(Kttiill.ïioB lionDes calinli déeniaét et bien es points, — tqat chiirEiii <la 

ol«l^t«Md»bi.ilW,i,'(pÏÏÎpped«ttgfciillei-) "*'**»"* 

{Ml>M-I>«<.'^«A«tt« d'ugent de ini ia table de la majeslf. (iDTçnlf||q da 

ClfOCH^TTBS DPS TB^FASS^- ïim 1^ auit QU 

les grandes fêtes, paititmlitremenl a, la Toussait ^ ^ 
faoauue aé prcmenait Ingubremeot par les rues 4e (fi vl 
T^it (levant les maisons pour ctianter a'nne mesure 
« RéreiUeï-Tons, gena inii dormez, — Priez Dieu poar 
eeî, — Pensez i nfort, penseï à mort, n Cet tomme, le 
" ialt de sop passage au moyen d'uni 

! deE biens de Tbotel Dùv, paa Ui lufeitiu 
foDdil Andrien Mnnier, ISSt. (luciipt. ideji 



(A) ISBî.Câle ç1(Wh«tte_e>t faictc^deE biens^ de l'botel Dùv, pai 



clochette de l'égliM dt ïoii diu la 

leiïle dont loi ed 



(B)IS8S.eiooliet«nr,aii recommandeiir dei Irtpisseï, poni 

i Titres dea bonnei vens ceiu qai unt décedei la 
^Ué BitawW. (Otd. d* l'^cberpnage d'AmicM.) 
CLODX. Les ceintures et les harnais étaient ferrés de clons. 
c'est-à-dire traversés par des clous dont les têtes d'or ou d'argent, 
émaillées, gravées ou ciselées, faisaient ornement d'nn c6té. tandis 
mie U tige était rivée an calé opposé , Les Anglais appelaient ~ ~ ~ 



des barres. Les inventaires et les comptes foat mëntkiii df 
uiuHoM de ckiitt otnés de la devise du prince ou à la mode dn jour. 
J'ai cru inutile de citer ces passages, dont quelques-nns se îroiiT 
vofit diasémlnAs dans oe Réprâtoire. (Voyez aussi SoiUoat.) 

(A) 1430. Zonam hamiiatam cnm barris arzenti lotiudit. (Compte le 11 vine 

de Bristol oit* par M. A. Way.) ' ^ 

(B] IMO. BiiK nt a gjrd^Ue or other harneyi. Stipa. (Prompt puvuloniii^| 

COCHET. Petit coq, et aussi girouette. On le trouve mentionuË 
daAs Las descriptioDS de plusieurs jovaui. Dans l'iaventaire <hi duo 
4'^att, «A joyas.était oraé du coq de la Fable. 

(A) 1*110. Toorae lonvent 

Ainsi qne le coichel au vent. (Allain Chirtier.) 

(B) nw. PluitoM eEttoomée 

i]ii'iuikoquetiDTeal.(Froiiurt,]>ulaDldeU?OTtD[ie4 

(C) — laTenlaire dn Suc d'AsjoD, 1)0. 

cœUK. Jofan d'orfèvrerie 'et ex-voto, allusion à l'amour et ilà 
fldéUté dans les entrées royales. 

(A) 1431. Tonr ton >a)laii« d'avoir eilé cfcir ( de la part de U DDcheue de 
Bourgt^e] à l'église deSainct-Esperit-lei-BDedeiii cffiimd'Dr. (Ducs 
de Bourgogne, 4001.) j 

9) 14U. Due JDHie SUe et pooelie notabkincDt vestue, ■■«■ dedeni nng 
chatlel fait à ce propos, laqnelle lea<rit eatn »e^ deiu «lawi nag cf^ 
qui M onvrj k rmn me le tos entra en ladite porte et dedans ledit 
coer; avcnt une leur de lis titnilflaat la loyaunéde la Cil^. (EutF^.t 
de Lonia SI 1 Tonmay. Hég. de cuir aoit.) 



Sift GtOSSAIRE 

COFFRE» Le coffrier fournissait bahuts^ coffres^ malles, escrins, 
bouges^ etc.^ etc., parce que le luxe nomade du roi, des seioienrs 
et de tout homme riche exigeait des enveloppes pour toutes Sioses. 
S'il s'agissait de donner, par des citations, une idée de ces transports 
incessants de toutes choses, il faudrait extraire de nos documents tout 
un volume, et je ne leur i^rendrai qu'un petit nombre de preuves. Les 
coffi*es de voya^ devenaient, dès qu'on se fixait, des meubles pour 
3'asseoir, pour jouer, et ils remplaçaient nos armoires > en conser- 
vant, toutefois, cette vertu de moniHté bien précieuse dans Tétat 
aventureux, guerroyant et souvent précaire du moyen âge. Tout 
l'avoir précieux entrait si complètement dans ces coffres, que les 
finances du ïoi et celles de l'État étaient synonymes de coffres, et cette 
manière de s'exprimer s'est conservée très-avant dans le xvii« siècle. 
Les grands coffres en contenaient de plus petits, et ces coffrets faits 
d'or, d'argent, de bois précieux, de cuivre doré et émaillé, fu- 
rent une part élégante du luxe du moyen ége. Je me réfère à mes 
dtations pour les destinations différentes de ces coffrets, les ricbes 
matières dont ils furent faits, et les travaux de gravure , peinture 
ou émaillure qui les ornaient. 

{A.) iîbO*. So» 1 coffre bendé de coivre 

S'est apoié lez Oriant. (Roman de la Violette.) 

(B) 1250*. Et la royne d^un siea coffre 

Fist traire j pourpre que elle offre. (Roman de Perceval.) 

(C) 1360. Promis avez, sur le mois de Février, 

Que vous serez sa besongne ordonïians 

Et le ferez sur les coffres payer. (Eust. Deschamps.) 

(D) 1295. Dus coffrs magnai ebumes, modo vacus. (Inventaire de S. Paul de 

Londres.) 

(E) — Capsula eburnea, in qna continentor muka reliqiiia et depingitnr 

capsula illa multis ymaginibus. 

(F) — Coffra nigra, continens multas rotellas aymallatas, in qoa repommtnr 

mults reliquis. 

{Gr) — Capsa lingnea depicta cum reliq[uiis. 

(H) 1328. Un vies coffre de chambre cloués. (Invent, de la royne Oémeiice.) 
(ï) 1352. Pour un coffret couvert de cuir, ferré bien et joliment,— pour mettre 
et garder un coffret de cristal. (Comptes royaux. D. de B. iv.) 

( J) 1372. Un coffret d*or, pesant v marcs, iij onces, esmaillé de la vie Sainte 
Marguerite , prisé iiijczx fr. d^or. ( Compte du test, de la royne 
Jehanne dTvreux.) 

(K) 4380. Un coflte d*or esmailliê autour de la .vie Ste Marguerite, pesant 

V marcs, ij onces, xviij esterlins. (Inventaire de Charles V.) 

(L) — Un coffre d*argent, tout esmaillé à couronnes et à mollettes, pesant 
xi marcs, vij onces, vij esterlins. 

(M) — Un coffre de jaspre blanc, garny 4'or et a, es iiij coins, iiij ymages 
garnis de saphirs et balays, esmeraudes et perles, pesant ij marcs, 

V onces, x esterlins. 

(N) — Un coffre de jaspre rouge, garny d'or, où sont iiij ymages aux coins et 
un saphir au milieu. 

(0) — Un coffre d'argent, esmailliê de la vie Nostre Dame et est environné 
le couvescle parniessus de roses enlevées , pesant iiij marcs, v^ onces. 

(P) — Un petit coffret d'argent doré, néellé de plusieurs ouvrages, pesant tin 
marc, trois onces, xv esterlins. 

(Q) 1388. A Pierre du Fou , pour un coffre de boys, couvert de cuir, formant i 



ET REPERTOIRE. 3f9 

Mj ferré et cloué, ainsi qnMl app&rtient pour meetre et porter les ro* 
mans du Roy NS, — Ixiiij s. p. (Comptes royanx.) 

(H) 1388. A Iny, pour deux coffl%s de boys, couverts de cuir, ferres et clones » 

ainsi quil appartient, fermans a clefs, achettés de lui, pourtniettre et 

porteries aroalestres du Roy, — yiij s. p. (Idem.) 
{S)i398.6odefToy Le Fèvre, yarlet de chambre et garde des coflres de MS. le 

duc d'Orléans. (Ducs de Bourgogne, 5876.) 
(T) 1409. A mes 4ames les duchesses de Guienne et la comtesse de Gharrelois, — 

la somme de iiijc iiijxx francs, pour mettre en leurs eoffires et faire 

leur Toulentez. (Comptes royaux.) 

(V) 1432. A Gilles de Willies, coffrier, demourant i Lille, pour ij coffres de bois 
couverts de cuir et ferrez de fer que MS. (le duc de Bourgogne) a fait 
prendre et achetter de lui, Tun pour mettre les joyaulx de sa cha^ 
pelle et l'antre ses joyaulx de corps, par marchié à luy fait, xxvij liv. 
(Ducs de Bourgogne, 1122.) 

(Y) 1574. Gela fait, la Royne sa mère, s'asseit sur un col&«, accompaignée de 
messieurs les carainanx de Bourbon et d*E6t, princes bons et vertueux, 
« comblez de toute tristesse de voir le Roy (Charles IX) en si grande né- 
cessité. (Sorbin, dit de Sainte-Foix.) 

(2) 1580. Après envoya (Marie Stuarl) quérir sa maison, depuis le plus grandi 
jusques au plus petit, et fit ouvrir ses coffres et regarda combien elle 
pouvoit avoir d'argent et leur départit. (Brantôme.) 

(T) -* Gomme aussi fait il bon en la ruelle d'un lit — on assises sur des 
coffres et lits à Tescart. 

COllfTISES. Ajustement^ omement; de là cointii, et coiutoie- 
ment. 

(A] 1306. Les atours de diverses guises, 

Les paremens et les cointises. (GnUlanme €ruiart.) 

(B) 1330. Au lignolet le vens cauchier 

Et neuve robe li bailler, 

Li oointoier de joielles. 

De tabletes, de couteles, (G. Gulgneville.) 

(0)1356. (Ordonnance) que d'nn an homme ny femme ne porteroit or, argent, 
ne perles, ne vert (vair), ne rm, robes ne chaperons découpez, ne 
autres cointises quelconques. (Chroniques de Saintp-Denis.) 

COISSIK ES. Sachets de senteurs, ponr mettre dans le linge et 
l'imprégner de leurs odenrs. Je laisse de c6té les autres accep- 
tions. 

(A) 1389. Pour deux aunes de drap de soie baudequin, — baillées à Estienne le 
Hongre, brodeur et varlet de chambre de JHonseigneur le Duc de Thou-^ 
raine, pour faire vj coissines pour emplir de lavende, c'est assavoir ij 
grans et iiij petits, — ix liv. xij s. p. (Comptes royaux.) 

(B)1390.Ponr une aulne de satin, — baillée à Andriet le Maire, varlet de là 
ffarde robe de la Royne, pour faire coissinez à meetre ponldre de vio^ 
lette, pour la dicte aame, — xl s. p. (Idem.) 

(G) 1391. Pour j quartier de satin blanc, — pour faire coussines à mettre poudre 
de violette pour Ifô. le Duc de Tonraine, à mettre entre son linge, 
ix s. (Idem!) 

0^) 1416. Pour avoir de la fleur pour l'atour de la Royne, iiij s.; et pour un sa- 
chet de megis à mettre la fleur. (Comptes royanx.) 

COLLECTIONS PARTICULIÈRES. Les trésors des églises, les 
trésors de nos rois, princes et riches seigneurs ont été les musées et 
les collections du moyen âge. A VaiXiicleneliques historiques, y ai cité 
^ véritable musée établi au château d'Amhoise à la fin au xv« siècle. 
On trouTera^ dans la citation suivante^ la description d'une collée- 



390 GLOSSAIRE 

tioii d'amateur disposée avec goût dans nne maison de Paris^ à la 
fin du xiv« siècle. Guillebert de Metz, qtii passàil dans cette ville 
axk oommencement du siècle suivant, la aécrit ain^i : 

tA)1407.L'ostel de maistre Jaques Ducliié, en la rae des l^oarelles* La porte 
duquel estentaîllié de art merveilleux. En la court estoientpftoosct 
dîTers oyseanx à plaisance. La première salle est embellie de divers 
tableaux et escriptures d'ensdE^émens atachiés et pendus.aux parois^K 
Uae antre salle remplie de iotttes manières d^nstrumens . harpes , 
orgues, vielles^ gnftemêé, plUteHons et autres, desquels le ait maistre 
Jaques saroit joner de tous." Une ktitre saflë estoit garnie de jeux d^es- 
ohes, de tables et d^autres âiverses manières ée jete, & gtêm nMnbre, 
item, une belle cbappelle où il avoît des pi]Apftr«?s à mettre livres des* 
SOS, de merveilleux art, lesquelx on faisoit venir à divers sièges loiogs 
et près, i dettre et à senestre , item, ung eatode -où les parou estoîent 
coavers de piëies précieuses et d*espioe6 de sonefve ondent, item^n^ 
cbambre où estoient fonreures de ploseon manieras, iténii plnsenn 
autres chambres richement adoubez de Ûts, de tables, engigneusement 
entailliés et parés de nÂes draps et tapis à orfrais , item, en ane aitre 
éhambre hamte estofent grant nombre d*arbalestes dont les aucuns 
estoient pains à belles figures, là estoient estandars, banièrei, baehèl, 
gmsarmes, mailles de fer et de plont, pavais, targes, escus, canons et 
iiltres engins avec plenté d^armenres et briefment il y avoit anssy 
comme tontes inanimés d*appareils de guerre , item, là estoît une fe- 
nestie tkite db ihë^éiUftble artifice par laquele on mettoit hors une 
teste de plactes de fer creux, parmy lamiele on regàrdoit et parloit à 
ceulx dehors se besoin g estoit, sans douJbter le trait .item) par détins 
tout Testel estoit une éhambre carrée où estoient fênestres de trois 
costei jpour regarder par dessus la ville. Et, quant on y mengoit, on 
montoit et avaloit vins et viandes à nne pone pour ce que trop faaolt 
, eost esté à porter. Bt j)ar dessus les pignaeles de Tostel estoient belles 
ymages dorées. Cestçu maistre Jaques Bnchié estoit bel homioe, ^ 




charpentier 

ris de Guillebert de Mets.) 

■ COLLIER. Les hommes portaient des colliers aussi bien aae 
les femme^^ mèAie ayant l'institution des ordres qu'on y suspenuit. 
Des emblèmes de toutes sortes les ornaient. U suffira d'en citer 
deux ou trois. (N'ayant pas inséré ici meH recherches sw la fon- 
dation des ordres^ i ai également laissé de côté l'article qui a rap- 
port aux divers colliers de ces ordres.) 

(A) 1389. Un collier d*or, à dix neuf turterelles blanches, esmaillées et sur la 

pins graat a nn rubis, pesant sept onces six esterlins. (Dues de Bour- 
gogne, 5452.) 

(B) — Unatttreeoliei'd*oricihqlis«sraailiéftdeUalio%(D. 'dfeB.,î(453.1 

(G) I9§6. A Hasroy de Mnstre , orfèvre , — pour un coller d*or ront à petites 

cosses esmaillées. (Bùcs de Bomrgogne, n* 5701.) 
(D) 1467. Ung collier d'Ôr, esmaiUié de vert, de blanc et de rouge^ à pe'tàtts 
• paillectes d'or braiflàns et est pour seï^rir k femmes en manière d^m 

poitrail, pesant un marc , vii onces, xii e. demi. (Ducs de Bourgogufir 
a074. Pour d'antres colliflrs, voy. n« 3128, 12%, 130, et.) 

€OLLlER DE CHIEN. Le luxe s'étendait à tout, les colliers de 
diiens devaient y participer et se ressentir de Taffeetion qu'on ac- 
cordait à, ces animaux et des sommes exorbitantes qu'ils coûtaient 

(A) 1880. Un collier d'un lèVrier — gamy d'argent à cynes. (Inventaiw àé 
Charles T.) 

' — CE antre eoDfer d'argent, à sonnettes, pour nn petit ohien. 



ET RÉ^EaTOIBIS. jS2f 

1380. Un petit bastonnetd^ybeine, garny d'argent, 'à faire un couple à c&ienii. 

(B) un. Un cbien blano xnarthelet, à tout un colier garni d'argent esmaillié* 
(IhuMs de Bourgogne» no 146.) 

COLLIER DE FOURRURE. Ce qa'on appelle^ de nos jours^ uQ 
Boa. On en trouverait difficilement de plus élégsmt que celui qui 
est décrit dans la citation suivante. 

(A) 1467. Une martre crae, ponr mectre antonr dn col, où il a denx rubis mii 

font les yeulx, nng cner de dyamant sur le nrnseau et les ongles et les 
dens gamys d'or. (Dacs de Bourgogne, 3045.) 

(B) 1586. Une marte bmne, enrichie d'or et pierreries. (Iut. de Marie Stuart.) 

COLLIER A PRIÊLAT. Il y avait aussi les colliers de prélats^ 
diacres et sous-diacres , formant ]^artie de leurs vêtements sacer^ 
dotaux et qu'on trouve, pour ainsi dire^ en nature, sur les statues 
de nos cathédrales. C'était une bande d'étoffe brodée sur laoueUe on 
ébusait des perles, des pierres précieuses et des plaques d'émaux. 

(A) 1380. Un collier à mettre à prélat, bordé sur champ d'or trait à Agnos 
* Dei de perles, et à maçonnerie et y part un las de soye à deux gros 

boutons de perles. (Invent, de Charles Y.) 

(B) — Deux autres colliers, pour diacre etsoubz diacre, sur champ d'or trait, 

comme dessus, brodez à testes d'apostres , dedans compas de perles et 
à doublais et d'esmaulx d'argent. 

COMPAS. Cercle. Fait à compas, c'est-à-dire avec précision, et 
{pielquefois fait en rond. Cette expression se rencontre, à chaque 
mstatnt, dans les descriptions d'objets d'art. Malherbe l'emploie en-r 
core^ et nous avons conservé compassé, dans le sens de préds ou 
de sec, comme est la précision, (voyez Aiguille de mer.) 

(A) 1250*. Rondet menton fait à compas. (Fabliaux.) 

— EUeavoit front bien compassé. (Idem.) 

(B) 1S97. Un pot lavoir d'argent à une fuellie desus le courercle . s^est semeis 

d'escnchons et de compas «sieveis. (Invent. d'Edouard I.) 

(C) 1316. Item j coissin à autel, couvert d'ouvra^ en roel, au pris de Ix s. 

(Inventaire de la comtesse Msdiaut d'Artois.) 
(B) 1360. Inyent. du duc d'Anjou, 49, 55, 63, 75, 90, ilO, 119, 157, 161, 314 
à 326, 529, 535, 536, 604, 606. 

(E) 1395. Ponr avoir fait et forgié deux cosses d'or esmaillié — • pour mettre et 

attachier en un collier d'or à compas pour le Roy, que li donna na-> 
gaires MS. de Bourgoingne — Ixxiij s. x. d. p. (Comptes royaux.) 

(F) 1422. Et est le pié esmaillé à v rons, dont il y a en chacun iij fleurs de lis» 

(Comptes royaux.) 

(6) 1529. La pourtraictore de l'empereur moderne, Charles Y« de ce nom, 
tirée après le yief et faicte par compas. (In vent, de MaKuerite d'An*- 
triche, n* 245.) 

(H) 1600. Bornez-vous, croyez-moi, dans un juste compas. (Malherbe.) 

COMPOSITIONS. Le moyen âge eut d ms tous les arts, en litté- 
ratme comme en peinture et en sculpture, une grande activité 




pas tant sa supériorité que sa tâiacité. La plus belle inspiration du 
génie qui éclate et s'évanouit, éblouit sans éclairer, mais une peu** > 
sée touchante ou tragique dans son premier rudiment, et successi'» 
vement développée par les artistes, avec le concours des généra* 
tkms^ prend un corps et une individualité qui exerce une domina «^ 



99X «LOIBSAVRB 

tion inyincible et persistante. Le moyen âge a eu cette lenteur pre* 
dense. Les grandes compesltKnis, presque toujours écloses aans 
l'interprétation droite et naïve des textes précis de THistoire Sainte, 
rarement produites par tes abstractions cpie la manie du èylobo-. 
lisme y va cherdier de nos jours, les grandes compositions^dis-je, 
se sont formées par des innovations neurenses introduites, avec 
nne sage réserve, dans les i]iiK»^ral)l6s répétitions d'une mésie 
4onnée à travers les étges. 

€ONFBARlE (Escu de ). Les confréries portaient des écns om 
enseignés k*n chapieau et au col. pour se reconnaître dans les prcH 
cessions et dans la foule, à Tégbse. Dans les citation^ snivaiïfes, il 
est question de la grande confrérie de Nôtre-Dame de Paris, <^ui se 
prétendait instituée parBaiot Denis lui-même à la fin du fi<> Siècle, 
mais qui^ certain^nent, était fort ancienne, puisque S6s litres atu* 
thentiques remontaient au règne de Pldlippe- Auguste. 

(A) i35S. (Défense est faite : ) de porter fermellez d*stitteDt, mi parti d'esmail 
bt azur'; ati dessoaln , avoit escrit à hffkne -fin et chaperons de drap 
desdictes couleurs en ngne d'alliamce de ^vre et monrir ayec ledit 
Prévost (Et- Marcd) cctotre tonte personne. (Ord. des Roys^1?ranee.) 

(b) 1363. L'esen de la confrarie, esmaillée de l'ymage ND. «t 'de S. Dfenis, pen* 
dant à nne chaienne d'argent. (Invënt. du dtîe de fforinaitdSe.) 

. GONIL. Lapin, et aussi connin, de là cosmii^kë poùt gaïemie, 
tontes ces expressions employées souvent dans un sens équivoqiie. 
( Voyez la 25« nouvelle des Cent Nouvelle» hfmfmUei. -et Du Gali^, 
aumotCk)nillu8, à, la date 1456.) Les lapins «ont ft:<M[uenânent re- 
présentés dans les ornements d'orfévrene; Les 'fourrures de lapins 
étaient d'un grand usage au moyen âge. 

(A) 1332. Pour cil (celni) qui porta les conils etpon^ àlerquene le-^fnret. 

(Ducs de Bourgogne, no 5319.) 

(B) 1360. Invent, dv due d'Anjou; 49, 89, 108, 347, 357, 389, 907, >876, 377i 

399 à 408, 428, 510, 550, 553, 588, 589. . t 

(G) 1530. Gu^antna — ainsi mamotut de la bouche et ^dodellAeiit de la teste, 
alloit veoir prendre quelques connils au fllleti. (Rabelais.) 

€OPPONÉ. Comnoné, terme qui s'eët oon^rvé dans la langue 
du blason^ et signifie une bordure ou pal dîviSè psaf éiiiâtix mlf^ 
rents, mais de mêmes gtandeurs, et chacun de ces édianx ou divi- 
sions est appelé compon. 

ÇS) 1360. Inventaire du duc d'Anjou, 46, 347. 

(B) 1380. Une escripto^D de cuir coppoimée d^or à ileurs èe lys entaillée, i^- 
de Charles Y.) 

GOQUASSE. Sorte de chaudron, de la famâle dëis GO^uemarts> 
et placé oomme eux dans les inventaires^ sons la jruhriquie des 
pofe et flaoonsi 

(A) 1467. Une cognasse d'argent verre , au pié cit ta «onvtfnle «t in-AesMs als 
9107e des armes de HS. de BAubaix, i wo^a et à manofae et poin 
zix marcs, iij. onces. (Ducs de Bourgogne, 2579^.) 

COQUELIOOQ. E^t-ce un coq, un coq d'Inde ou un iaâsan? Si 
e^est uncoq^ pourquoi obercher, pour le oitoigner^ nft antre siDt (|tte 
eelui qui est dans la Isaiffiie usuelte du moyen Age*? Cb n'^st pas 
nn dindon, ptnsqne cet oiseau n'est conntten finrope qne dd^nis 
Pannée 15^0. €e serait donc le faisan ou Iç eoq-Limoges t 
tA>4l89. Ureo^uikoq^ d'argem doré , aontle'cév^eetaiMlie^èiniB»'^ 



ET ftÉPSaTOIRB. St2S 

perie d^Orient, sur entablement i sb pieds, pesant sept marcs et demy ^ 
(Inventaire de Charles YI,) 

(B) 1399. Un coquelicoq, tout droict snr ses piedz, dont le corps est d'nne co- 

qaille de perle, comme dessus, pesant quatre marcs sept eoees. 

(C) 1451. Le snppliant et Jehan Bandeltft dirent qoMlz irofent Téoir dedens le 

hois Dessars, da lien de Sorel, se Ton 7 tronteroit ancnns qni chassai*- 
sent anx Coeq-Limoges, autrement nommes faisans. ^Lett. de rémiss.) 

(jD) fS60. Ikfjpmi pcn é'annéet , il nous est arrivé en France certains oiseaux 
étrangers qu*on appelle poules dinde ^ nom qui leur a été donné , je 
crois, parce Qu'ils ont été pour la première fois transportés, dans nos 
climats, des ues indieniies cnii ont été découvertes, il n*y a pas long^ 
iemps, par les iPortugais et les Espagnols (Ghampiér.) 

(E) t600. On dit du coq, coqueliqner, pour marquer son rama^. (fit. Binet» 

les VérvéRies de la Nature.) 

. CO^OtrfeJÉAR, placé par les âîgentiers tantôt dans le chapitre des 
pots et pintes et leurs, aiguières , tantôt dans le chapitre des Ûar- 
fions. Ses différients usages expliquent quelle a été sa forme. 

(ii) 1380. Trois, petits coquemars, à biberon , pareils et au convescle sont lés- 
âmes aeMonsr le Da^iohln, pesans xviii marcs, deux onces (d^argeni). 
. (inventaire de Chartes V.") 

(v) — Deux grands coquemars» à éaue d*ange, d*argeiit filànc, pesant 
iA marcs , iiij onces 

(C) — tJn p^lit c^emart. d*argent blanc verre et y a, sur le convescle , un 
esmail rond, esmaillé de JPrance, pesant vi marcs. 

W 1391. Beux grans coqùemars d'argent blanc , esquelx on niet et porté 
l^aue à laVer les pies du Roy — xlvifj s. p. (Comptes royaux.) 

(B) — Vn eo<inett[art à convescle, d*arain — ^ponr chauffer la lessive i laver 
les ehiefs de madame la duchesse de Tonrraine et des dames et da-> 
mqi^tlles de sa con^ignie, xv s. p. (Idem.) 

(F) 1460. Ung coqnemart, d*argent blanc, à mettre eane pour barbier , qni 

poise T.marcs et tij onoes demie. (Ducs de Bourgogne, n* 577.) 
(6) 1467. Ung coquemart, d*argent blanc, à mectre eaue p<mr bariiier qni poise 
V marcs, ijj onoes demie. (Ducs de Bourgogne, 2577.) 

0OQViL£.% HE SAIl^lr «A^KS. Qet attribut de saint Jacqroes 
de Gompogtelle et de saint Sebald a été adopté par les pèlerins. 
J'^re (jnel usage a pu avoir la coquille mentionnée dans la ci- 
wft sfdTante. Etaît^e une relique? 

(A) 1467. Une coquitle noire , de saint Jaques , garnie d'or et ung boton de 
perles an bout. (Ducs de Bourgogne, 31650 

COR. lûstmment de musique. Voyez aitfsi OHphanL Les deux 
^^^jL'inreiitaire du. duc d'ijydi semblent avoir été de grandes 
et magnifiques pièces d'orfévrene. 
t^} iiM«/lM#tiitiire du Sfto d'Alton, 441, 514. 

COB. Ce mot sienifle plusieurs choses, mais il s'agit ici unic^iae- 
loent de manches d'épéés et de couteaux en cor noire. Je ne puis y 
▼Mr du, bois de -chêne ou de connier, bien que je ne refuse pas 
d admettre cette acception (tuaad il s'agit d^arbaleste. 

U) 1316. Item xxx arbalestes décor, à ij pies, on pris de Ix lib. (Inventaire de 
. la comtesse If ahant d* Artois.) 

W -^ Item j arc de cor d'arbaleste on pris de xx sols. (Idem.) 
(j^*33*8. Arbalestes de cor et d*if. (Compte ap. Du Gange.) 
Wl^. A 'Jehan Gôihnère, demeurant avaria, pour avoir fait etforgîéla 
garnison d*or d'ude dague de 6or noir, pour le Roy NS., — kiij s. ^ d* 
' XikmpitÊ royaux.) 



221 GLOSSAlkft 

(E) 1404. A G«orçe flé Rondeville, orfëTre, demonrant i Paris, polir avoir fait 

et fonçie la garaison d^or d*ime aagoe, à manche 4e cor noiv, pour le 
Boy, uxs. p; 

{¥) — A Jehan (reinnon , consteiUier, demourant à Pans , poor tm grant 
Gooatel, appelle bazelaire, à manche de corne et à gaine noÎTe, poin- 
çonnée de la devise dn Hoy, «'est assavoir à branches de may et de 
genestes, — ilviij s. p. 

CORAIL. Végétation artificielle prodmte^ sur les rockeis et an 
fond de la mer^ par des polypes qiii s'en font une habitation en y 
ajoutant, chacun à sontour^ son alvéole ou sa portion de branche» 
A mesure oue ranimîd se retire de Talvéole q[m ne lui suffit i4u8^ 
le dépôt quil forme se durcit et va ainsi se transformant en bian^ 
chages capricieux^ suivant l'animal dans son travail, marquant ses 
interruptions par ses reprises. J'ai vu à marée basse et par un temps 
calme, nageant dans la mer Rouge, des forêts de coraux qui, a tr^ 
vers lazur de Teau, semblaient féeriques; la mer' Méditerranée 
o£f!re, sinon en aussi grande abondance et en aussi prodigieuses va- 
riétés^ au moins en qualités plus précieuses, de superbes coraux. Les 
anciens ont non-seulement connu, mais us ont employé souvent le 
corail. Je ne crois pas que les grands artistes de ce temns aient 
exercé leur talent sur une matière aussi peu dure, aussi peu tranche. 
Au moyen âge, on l'a recherché et comme objet curieux d'histoire 
naturelle et comme pierre à comj^ser des bijoux. Ce goût s*est con- 
tinué jusqu'à nos jours avec les mtermittences propres à la mode. 
Le mot en lui-même ne doit pas être confondu avec d'autres qui 
s'écrivent de même; par exemple, des fustes de corallo ou de co* 
rail sont des planches de chêne. 

(A) 1322. ij peire de patemoster. Ton de coral, Tantre de geet. (Inventaire du 

comte de Hereford.) 

(B) 1328. Un arbre de courail, à langnes de serpent, presié il s. (Inventaire de 

la royne Clémence.) 
(G) 1372.Gonrail croist en la mer rouge et, tant comme il est couvert d*ean. 
c>st bois blanc et mol, mais si tost «^e il est hors de Teaue et que il 
est touché de l'air, il rougist et devient pierre. (Le Propriétaire des 
choses, trad. de J. Gorbichon.) 

(D) 1416. Une branche de corail vermeil, séant sur un pié d*argent doré, en It 
quelle a plusieurs langnes de serpents et siet le dit pied sur quatre ser* 
pens volans — xxx liv. t. (Inventaire du duc de Berry.) 

(£) ^ Une grant branche de corail vermeil sur laquelle a un eruceflx d'ar- 
gent doré, nostre Dame et saint Jehan aux coetés — xxxq liv. t. 

(F) 1467.P]useurs patrenostres de coral vermeil, pesant iiq m. x est. (Bues de 

Bourgogne, 3156.) 

— Une branche de coral assise sur ung pié d'aigent doré» (Ducs de Bour- 
gogne, 3206.) 

(G) 1487. Pour avoir fait polir et nectoyer, par le commandement DBS.^ (le roi) 

trois grans branches de courâl masle; lesquelles branches avoient este 
apportées an dit S., du pays de Provence, cnargées et couvertes de terre 
de la vase de mer. (Comptes royaux cité par fi. Bouet d'Aroq.) 

CORAIL NOIR. Je ne counais pas de corail de cette couleur, 
et il est évident qu'on a nc^nmé corail noir des pétrifications gm 
avaient quelque cnose du poli et de la dureté du corail rovige. 

(A) 1510. Ung petit croxiflement, de courail noir avec nostre Dame et salnct 

Jehan, gamye d*argent doré. (Invent, du canL Georges I d^Amhoise.^ 

B) 1692. A regard du corail noir, le véritable est si rare qu*il est comme pre»» 



ET RÉPERTOIRE. 22B 

qi'ImposiilAe d*ea poatoir tH>iiV0r, ear tout celay que notjs voyoni^ 
n'est qn'aoe maniéré de plante pétrifiée dans la mer. (Pomet. Hiet. 
des Drogues;) 

COtSBiLLB OS L'AUmosif B. Cette corbeille recueillait les 
moreeatix solides, le pot à anmosne (voy. ce mot), les liqtddes. restes 
réservés aftx pauvres par la charité , au milieu même de faboû^ 
dttuM dû repacB. Aveif le temps^ Vidée d'amnosne disparut^ an mMus 
Fépiâièke^ et du ne trouve plus que c«%te indication : une cùHMU» 
pw tfrer t$ pain'. Ces corbeilles, souvent en ar^enty étaient Mfeê 
en fils tordus afin d'imiter^ par ïa fonne et par le travail^ la éop' 
bôUed'osier» 

{A)ll9l;FM^x»rl)olMs«mpti8 pro pane elëé&oslna. itj s. (OttitteS royaux.) 

(B)i3^. Une grant corbeille d*argent blanc, à iiij pieds et à ij aneani, i 
^ W) «M«Mb* des iLTiam monseigneur, poise ut mttrcSi ('Ihventaire éé 
dnc de Normandie.) 
(G) — Item le baston à la porter, covert d'argent^ esmaillié anz denx bonts 
des varmet Aïonseignenr, poise tont xl|j marc, ij onces. 

(B)1372.La corbeille à Tanmoene. (Inventaire de Richard Pieqoe, aicbewsqOé 

de Rheims.) 
£) 1380. La mnd corbeille de Tanmoene, d*areent blanc, avec le baston et est 

la aite corbeille ciselée des armes de France, pesant ^juc i|j marcs et 

demy. (InTentaire de Gbarles Y.) 




sus et par dessoubs dont, à cenlx dn hanlt, a deux grans hommes et 
Qeut femmes sïUVstigeS à tenir les lia&jces qui sont faictes dé gros ffl 
tort t!i tiennent en leurs mains chacun ung pavoys armoyez et esmail- 
lei anx armes de France et lesdits souaiges garnis à Tentour de fleurs 
de lis, la dite corbeille poysant vjxx q marcs, yj onces. (Comptes 
ToyauXi dette Ihëme coiA)e{ue se retrouve , mais moins bien déente , 
dans Tun des inventaires de la royne Anne de Bretagne, daté de 1498.) 

(6)1498.11 s*en fuît tantqu*il cheut ou dit puis et pour le ravoir Clément 
maistre de Tostel print une courbille ou chairpaigné et peschoit le di$ 
pAuUët. (Philippe de TigneuUes.) 

COMDON . L'enseigne qui etnait le chapel et le bonnet devint 
me ^ee et nn oord<m sur le chapeau qu'on porta à la fin du 
i¥i* siècle. Ce eordon hérita de son élégance, ou plutôt il riva- 
Hflft avec elle > ear on le trouve inscrit dans les documents simul- 
tanément avec les enseignes. 

(1) f599. tJh cordoii de chapeau, fait en façon de triomphe, où sont représentes 
plusieurs figures de personnages et bestions, contenant seize pièces 
etaritilrïes (Suivent les pierreries), prisé ui]«lx escus. (Inventaire de 
Gabrielle d'Estrées.) 

(ft) tWi. fikê, ia grand GhambeHand. une enseighe d'or en toime d'sàgrettl^ 

einidiie de diamans. (Sully, GEconomies royales.) 
(G) — Plus, au comte de Rosbrôug, une enseigne en ÎTorme de nœud tenu par 

deqi amours, le tout enrichy de diamans. 

(tf^ — jhns« ail dnc de Leneé, un cordon de chapeau enrichy de chattons de 
diamans. 

COBWillAirv Gordewan et cmr de Cordone. On appela ainsi 
f^ coirs dont en se servait au moven âge, parce que les meil- 
Icors cuirs nous venaient de la ville aeCordoue, comme les maro- 

rs ont pris ce nom parce qu'ils vinrent primitivement du Maroc, 
le n* siècle, on remarque que nous imitons les cdidonans. 



936 GLOSSAIBB 

Gordoaanier, dont nous avons fait oordonnier^ vient du mot Gor^^ 
douan. Ce cuir était principalement employé dans la chanssure. 
Dans cette acception , les citations pourraient être innombrables, 
mais elles ne seraient pas à leur place ici. J'aurais voulu donner 
quelques passages sur les cuirs de Gordoue estampés et dorés pour 
tapis et tentures d'appartement; je n'ai presque rien trouva La 
reme en envoyait chercher six, en 1416, pour s en servir à Gorbeil, 
et le àaC de Berry avait dix-neuf grands cuirs de cette espèce parmi 
ses meubles. Je parle de ces brillantes tentures, nommées aussi 
tapisseries, à Tarticle Maroquin. 

(A) 1080. AJatarii dicnntnr qui operantnr in allnta , çpaod est gallice coTdnan, 

alio modo dicitur cordubunam , a Gorduoa, ciTitate Hispanis obi 
flebat primo. (Dict. Joh. de Gallandia.) 

(B) 1260, Chances de paille, soUers de cordoant. (Le Roman de Jordain.) 

(q 1288. Un castiel 

A trois étages et qairée 
De cuirs tannés. (Le nonyean Renaît.) 

(D) 1300. Gordonan de FrouTence. (Dictons populaires.) 

(E) 1306. Nns et de chances descbauciez 

Et de sonlers et de Gordonan. (GniUanme Guiart.) 

(F) 1350. Combien qu^en ancun temps, pour ce qu'en la ville de Paris ayoit 

grande abondance de cordoën (TEspagne, qui est le meilleur courroy: 
es antres , enst esté ordonné ^e nul cordoën de Flandre n'y fiist 
vendu, pour ce qne ceux de Flandres estoient partie courroyex en tan. 
(Statuts des Mestiers.) 

(G) 1416. A Maunart, pour aler, de Gorbueil à Meleun, qnerre et fere veiùr 

yi tappis de cuir, serrans par terre, pour la chamnre de la Royne, en 
ce comprins le louage de ij cbevaulx pour j jour gui ont apporté lesdis 
cuirs — viij s. (Comptes royaux.) 

(H) -* TJn grant cuir rouge, armoié à un escn de gueules et trois bendes d ar 
gentès iiij_bouz et au milieu des armes de Gastelle, contenant six 
aulnes et trois quartiers de long et six aulnes de le on environ r— 
xlv liv. t. (Inventaire du duc de Berry .^ 

(I) 1427. Cuirs à estandre es chambres en temps d'esté.— Deux grans cuyis 
ouvrés à taintnre faiz à bestes sanvaiges — et sont lesdiz cuirs blan- 
chastres. (Dncs de Bourgogne, 6431.) 

(I) lb40. A maistre Sébastian SerUo, architecteur du Roy, la somme de 96 Uv. 
12 s. 6 den., à luy ordonnée, par le Rov, ponr achapt de peaux et 
cuir de Levant et autres pour servir à Fontainebleau. (Ren. des Arts 
à la Cour de France.) 

(K) 1556. Ponr une paire de bottes de cordonan pour servir à ung petit nain. 
(Comptes royaux.) 

(L) 1599. Cinq sièges qui se plovent à scavoir qnatie de cnir doré. (Invent. de 
Gabnelle d'Étrées.) 

(M) 1557. A Jehan Foncault et Jehan Lonvet, doreurs snr cuirs , demourant & 
Paris, sur leur payement d^ancunes parties par eulx fournies pour te 
service de la Royne — xix liv. xi s. (Comptes royaux.) 

(N) «— A Jehan Fourcault, doreur sur cuir, demourant à Paris, en Thostel de 
Nesle, sur et en déduction d'une tente de chambre, faicte snr cuir de 
mouton argentée, frizée de figures de ronge, ponr servir en la chaffl- 
bre et cabmet du Roy à Monceaux — ^j hv. Four son payement de 
neuf peaulx de cuir dorées, argentées et figurées , quHl a faictes pov 
servir d'essay à faire tentes de chambre , selon le portraict et devu d* 
ladicte dame, pour servir à sa maison du château de Monceaux, dont 
ancuoes sont faictes à personnaiges — x liv. (Idem.) 

COBMALllilE. Ce quarte agate doit être d'une teinte rouge saiMP 



ET HéPBBTOIRB. 9^ 

de boeaf bieii égalé et^ va à la lumière, se changer en une couleur 
écarlate pommelée. Les anciens, qni en ont possédé d'une beauté 
remarquabley s'en sont servis pour graver leurs plus belles intaillès ; 
ie moyen âge. la renaissance et nos bons graveurs modernes . Tout 
aussi recherché. Une cornaline noire, citée dans l'inventaire du duc 
de Berry, est peut-être un niccolo. 

[A) 1380» Un signet, o& il a nne comeline en lamielle a nn lyon qm mangue 

une autre beste, assis sur nne veige a^or* néellée i lettres et à deux 
estoilles, aux deux costez, à jour. (Inyent. de Charles Y.) 

(B] 1416. Un annel d'or, où il a une grant corneille noire, où il a nne teste 

d^onune — xx liv. t. (Invent, du duc de Berry.) 
(G) 1539. Un livre dlienres, escript en parchemin, enrichi de mbis et turquoi- 
ses, couvert de deux grandes cornalynes et gamy d'un rubis serrant 
à la fermeture dUcelluy. (Comptes royaux.) 

CORNALINE BRULEE. C'est un niccolo rouge factice. On 
l'obtient par le feu qui a la propriété de détruire la couleur rouge 
de la cornaline et de la faire passer au blanc laiteux. Au moyen 
d'un fer rouge appliqué sur une Cornaline et maintenu plus on 
moins longtemps, on produit à sa surface cette couche blanche fac- 
tice assez semblable à la couche d*onyx qui recouvre naturellement la 
sardoine dont est formé le vrai niccolo, ensuite on grave dsms cette 
cornaline, de manière à obtenir les mêmes effets. Ce procédé me 
parait être moderne. 

CORNE et Cor. Nous avons conservé cette dernière expression 
en langage de vénerie, un cerf dix-cors. La corne, détachée de la 
tète d'un animal et bientôt séchée, donne un vase à boire très- 
commode qui fut en usage dès l'origine du monde. Le souvenir 
s'en est conservé dans les formes des vases de terre cuite, d'areent 
et d'or Œu'on lui a substitués, ainsi que dans les noms qu'on leur 
a donnés. Cette substitution de matière , en même temps que le 
nom de corne était maintenu, jette beaucoup dmdécision dans 
l'mterprétation des textes. Il n^est pas douteux, toutefois, que ces 
Gomua, cornes, trinckhOmer, n'aient été exécutés souvent en corne, 
enrichis de tout le luxe de Torfévrerie. Le cornet, instrument 
bruyant, fait de la corne d'un bœuf ou de la dent d'un éléphant, 
s'est appelé, par la même raison. Cor et Oliphant, et ces noms 
sont demeurés à Tinstrument quand il a été exécuté en d'autres 
matières. 

CORNE. La corne et Técaille, dont Tindustrie moderne tire un 
si admirable parti , ne me semblent pas avoir été employées com- 
munément dans les arts avant le xv« siècle, n'avoir été fondues 
qu'au xvi«, incrustées , découpées et mises généralement en œuvre 
qu'au xvu». Je sais qu'il est défendu^ dès le viii* siècle, d'employer 
la corne pour faire des calices, je n'ignore pas que les cornets pour 
mettre l'encre, et les cornets ou petites trompes ont été faits de 
corne, mais once travail était grossier, ou ces objets étaient pris 
dans la forme elle-même de la corne et sans la modifier; eimn, 
s'il est question, dès le xh« siècle, d'arcs de comier, ce sont, selon 
moi, des arcs travaillés en bois de cormier et non pas en corne. 

(A) 1185. Et tant clayain desronpre, tant aubère desmaillier 

£t tant Sarrasin traire àlor ars de comier. (Chanson d'Antioche.) 

CORNEMUSE. Je cite cet instrument de musique parce qu'il 
figure, émaiUé^ dans un c(»upte de nos rois. 



|i8 «LOii^taB 

(4) 1348. A <I«baa d« Cru j^jo»* cop^otnie MBu^léd «(.«ii gikel44 cob* 
vercle — iiijnxffîi] uy. (Comptes royaiu.) 

. QOHNBT. Eu forme de oûroe^ et taat^t une trompette, e» m 
nous a{^leofi eneof e un ooinet^ tantôt ii* ^Msrier. H* est im^efloblft 
souvent» dans les brèves descriptiona d'im inYentNbre, dftdjilikt 
^er s'il s'agit de Tun ou de l'aqti^e. (Voyez an wot i^ci^^pM'f.) 

4^) 13itô. IJii ùvnei, gany d'«raeiit^ et e«l lodi* «>m«t 4* «mM > ptmsAéi 
maroi. (IniwiB^ du duc qn JSovmvaàM,) 

— Un antre ooriMt, d'avgeot «smiiUé, tui amiM de FMMe el'de Boor- 
gogne, et yeiM ij «9<ck« tu ences. 

(B) 1380. Un petit cornet d'aivent blanc , à mettse encre, pestai ij onces, (b- 
veoUife d« 01(aH9s tr.) 

— Un vieil c^met d^yTiie, à mettre enere. 

(G) 1399. Un petit cornet d'or, esmailié de blanc* pendant à une chaînette d*or, 
ganiy dhm sapbir. trois balaiz et nenf perles. (Etant nlacé avec' les 
poBS) ce doit ètve egalem^ nn instrument de mq^ue. Inr^taire de 
Charly YI.) 

Çf>) i^^ft* A Jehan Puli, orfèvre, pour nng petit cornet d'ivoire» gamy d'orfi), 
que tfS. a fait prendre et achetter 4e lui pour réclamer son espiÎTier, 
ax s. (Ducs de Bourgogne) 1118.) 

(£) 1467. Ung ^ant cornet de corne , garQj d'argent doré , à une counoye de 
soye à clous d'argent doré. (Ducs de Bourgogne , 3191.) 

(F) '- Ung petit cornet, de bois noir aromatique, pendant à ung petit las de 

fil d'or, à ung jpetit bouton de perles au bout et une houppe de fil 
d'or. (Duos de Bonrgogne, 3192.) 

(0) «^ Ung petit cornet, gamy d'argent. (Ducs de Bourgogne, 3193.) 

CORPORALIER. Les corporaux^ ces linges qu'on étend pendant 
le service de la messe sur Tautel et sous le cance, sont renfermés dans 
un étui ou dans ime boite oui se nommait le corporalier. et qui 
était d'une grande richesse. On suppose, dans la nouvelle émtioa dç 
Ihi Gange , que le mot corporalier a aussi la signification de ciboire, 
où l'on conserve le corps de Notre-Seigneur. 

(A) 1316. Un corporalier broudé. 

(B) 1380. Le cornorallier , où sont les corporaux du grand calice, brodes de 

poinct , a ymages d'or esmaiUies sur le plat, (invent, de Charles Y.) 

(G) 1416. Un comoraller d'yvoire, le couvercle de U passion, à yms^es de 

taille. (Invent, du duc de Berry. Du Gange dodone d^éculle, leçoq qui 
est erronée.) 

(D) 1450. Un corporallier d'argent esmaillié , à tout le couvercle. (Gomp. roy.) 

COULEURS. Considéré sous le rapport de l'ornementation et dq 
costume, le sentiment de l'harmonie des couleurs suit la marche de 
la civilisation. Il a son enfance, ses développements, sa perfection. 
Aux débuts de la société , les tons tranchés, la pourpre dans tout 
son éclat, l'azur dans toute sa pureté^ le vert dans sa crudité ; pins 
tard, une vivacité semblable, mais déjà une tendauce vers les teintes 
neutres, comme le gris et le tanné ; plus tard encore, les tons se rom- 
pent dans une heureuse harmonie : avancez vers le xvi» siècle, et la 
moindre crudité choque des yeux devenus susceptibles et qui ne se 
complaisent plus q[ue dans les tons rompus : de là à Tafiétene il n'y 
a qu^un pas, et on mvente les nuances pain-bis, colombin, cuisse de 
nymphe émue, etc. Entre la gamme des teintes vigoureuses et tran- 
chées, qui séduit le goût des Osages. et la çamme de tons rompus 
et dpux à laquelle sont arrivés les Gninois, il y a tout ce monde de 
degrés intermédiaires. Le xm« siècle fut simple dans l'emploi des 



BT BâPBRTQlRB. î^^ 

Q)Qkiu8 et fidèle encore atix belles traditions que TOiient aysâX^ 
aoi^tées de l'antiquité. Les couleurs du blason envabirent, à la an 
di «HT* mM»9 Mmies choses^ les vétenentÀ, les inenbles^ les fitraux 
etraiebitecture. On se coatmna conuae un é(M, nûriNfftt H>uge et 
nan premier^ qui était répaule.d'ajtur^ av. secottc^q^l 
y^ de ^ueulç, et ainsi de suite. i> fut un bariolage g^ 
msi^ pastici^^^t la France, Vttalio, TAngleterre, TEurope 



UÂtyro» bien an premier^ 



tûittfntiere ft VOnent. Tai indiqué, dans un petit nombre ]a/ç 
citations, quelques couleurs, comme le bleu (inde et pers), le bleur. 
Tjolet (paonnage, plumage de paon), le ronge (vermeil, ihcainadiiift, 
Ife jatme (blaus, couleur de blé, ftams}, etc.^ etc. 

(A)U9$i4l<«.ot si^ifltiMi^mUQkDs indei i^naeii et blaii», (ÇihjuuoA d*AiitiQ«^i)i 

(B) — ït^htm dHtiler Fidnir a là «gonpe tuilée. 

(0^1tMy'8)i Monde «he^iEelam, eittre blonde «t elurstêigao» {ÀMmn te Tmtaxil) 

(D) ISlô.Dei^x aunes de (drap) fleur de peschîer. (Comptes h)yaiiz.) 

(t\ 1359. Drap raie tralant sur fleur de pocher. (Id^m.) 

()?)il3i<^(ln eanùl d^azor brun, (luv^taicç dit duc d'Anjou.) 

(8i^itMfiirM«éijBfcHie sur on tiwu dd «eye -de ooilevr de ooir d*abbaye. (In- 

feoUÂie d€ Gbailes Y.) 
(H) 141 2; Une ^\^aÈme de uxge» de Cken, cevlaur de Yert ^ezboix. (Ihics de 

(I] ~ 90mffx^ «tUacs de 'nxir^aj, me in^ niinea Ae Un vert perdu, pour 

, iiiN»4MilDe d'eMarl«oie •vevmoille dont «a a fait des abaperonds. 
(i^f *Él6..iln* banypedaada langw de Teloeau pm asuré. (D. de B^ 425.) 

Qi) 1508. Le roy marcha oaltre vers le pont de ^dbet et là fut onnrerte la der- 
iiièM'«9Mblf e dedtuifi lacfueils. «aleit un chferal de poil que vulgùliren 
ngnt 4m appelle iODe& , Mprésealuait la ville de Boiien. (Entrée de 
Louis Xil a fiouen.) 

(L) 1191k Pewr q«atrêMltt« vci wiw g iwige enmoisy twmi. (Cknnpteaxoysnx.;)' 

(M)tilM.Uiie ¥6bbë de tuile d'argent, ~ arec des passe poih de satin incar- 

Badin. (lnvinita^e.4e iClaiJneUadiBstt^osO 
(N) ~ Une robbe de satin, couleur de pain bis,— avefidjs passe poils de saetia 

ioûamadip, r- doublé de talptas Âncaroat. 

(0) »* S«tiii jantte paille « -^ sat» ans aiQucbeté , -> peludia coulombine 
clair, — deux pareniens d'autel de velours couleur ziaolit. 

(Q -^ Pour cinq aubies de velours rax^ ievlle norte . pour faire haUt à Sa 
JCajesté. (Comptes royaux.) 

(§) — Pour cinq aulnes de veiours raz» rose ^iche, pour {aire autre babit. 

iB)jMiOO* .cubons ne boules point diseoiuàr de ohauses si hajoÀw^ bous philo-' 
Bopbez sur les vas de chausses de la cour , sur un vlti tuiquoyse , uà 
oranzé, fetulle morte, isavelle, zizoulin, couleur du rpy, mutlme, tris-^ 
teaxnie, ventre de viche (ou de nonnain si bous boulet], nacarade, fleur 
de seigle , espagnolnnaliade, oéladen, astrée, faeegrattée, couleur de 
Tat. fienMiaiâiât, verd^ay , verd brun, ~ meide d'oya, couleur de 
JqÎhu» oenleur d*ormu8, cmge.yiouTftnt, bleue dt lalebve, vefve res> 
Mûe, temps perdu , flammette, couleur de la faveur, de pain bis, ris 
de ^encm, trespassé-revenu, baise-moy-ma-mignonue. (Les Avea7 
tores du baron de Fœnestre.) 

COUiOVESE. Va^e à couler. Dériyé de Colare «t de Taacien 
cofuni^ fro colons Kû^ov. On rejetait dans ce rase tout ce qui res^ 
Mnlaiks les éoofiUes faisant fonction d'assiettes^ et pour éviter d'en 
Changes. U faut remarquer qu'on ne se serrait de ce vase qu'à l'é- 
^bse, à dé£3]i^e8|»scines et par respect pour les liejnides consacrés^ 
«iMi q« daitt les intérieurs modestes, par économie ou nécessité. • 

U 



230 GLOSSAIRfc 

(A) 1393. Et fineront pour la sale de deux ou trois coulouères pour gecter le gros 

relief comme' souppes, pain trenché on brisié , tranchouers, chars et* 
telles choses et deux seanlx çonr gecter et recneillir bronets, saussès 
et choses coulans. (Le Menagter de Paris.) 

' €OUPE. Il n'y a pas un métal précieux, pas une pierre dure, 
pas une matière rare qui n'aient été taillés en coupe; le moyen âge 
a rivalisé^ sauf le talent, avec Tantiquité. Les coupes étaient sotC' 
Vent accompagnées de lem* hanap. (voyez aux mots Reliques histù- 
tiques, Mctare et Ostrusse.) 

(a.) 1360. Inventaire du dnc d*Anjou, 344, 347, 348, 354, 363, 365, 391, 39S, 
394, 396, 397, 399 à 406, 565, 567 à 569. 

(B)'1363. Une coupe couverte, dorée et esmaillée et ou fonds de ladicte eooiie 
a une ymage de St. Martin. (Invent. du duc de Normandie.) 

(G) — Une conpe couverte esmaillée et est le hanap de ladite coupe a sii 
comètes rondes et poise v marcs demie once. 

(B) 1380. Une autre couppe ^ dorée et esmaillée, et dedans a petits esmaaxt 

pesant viij marcs, iij onces (d*argent). (Invent, de Charles V.) 
(£) — Une ancienne couppe, à couvescle, semée de serpentelles enlevés et de 

petits esmaux en manière de losen^, pesant iiij marcs, i onoè d^argeut. 
(F) — Une autre couppe, esmaillée par dehors à bestes sauvages et ciselée 

dedans, pesant ix marcs, vij onces, quinze esterlins (d'aj^nt). 
(€r) — Une grande couppe, de vieiÛe façon, à esmanx, en gnise de losenge» 

de France et d'Angleterre, pesant ii marcs, y onces et demie. 
(H) — Une autre couppe, on il a par dedans une Heur de lys enlevée et est le 

couvescle semé d'esmaulx a un clocher pardessus, pesant ii^ mues, 

vij onces, v esterlins d'argent. 

<I) 1453. Une coappe d'argent dorée dei^ens et dehors, pninssonné dessus, à 
nng compaignon et une damoiselle , pesant deux marcs , trois onces , 
ung gros. (Acte de vente des biens de Jacques Cœur.) 

( J ) — Une couppe d'argent, dorée par dehors, esmaillée par dedans d^nne 
damoiselle gauderonnée, pesant quatre marcs, une once, trois gros. 

COURGE. Plante cucurbitacée ^ dont le fruit desséché sert à 
contenir des liquides. 

(A) 1391. Pour ij seaulx et une courge ferrez, pour porter l'eaue es chambres 
de madame Tsabel et madame Jehanne de France ~ x s. p. (Comptes 
royaux.) 

COVSTEAUX. Goustel, Coutel, Ck)utelet. Comme de nos iouis, 
les forgerons qui fabriquaient les lames de couteaux; dits lebrés- 
couteliers, et les ouvriers qui les montaient sur des manches de la 

S lus rare élégance, appelés couteliers faiseurs démanches, éteieiat 
istincts , au xiii« siècle , et chacune de ces corporations a fait in- 
scrire ses statuts particuliers dans le livre d'Estienne Boileau. 
C'étaient . à vrai dire, des tahletiers autant que des couteliers, inssi 
avaient-ils le privilège de faire les p'eignes d'ivoire. Je n'énumere 
pas tous les genres de couteaux. Je ferai observer que les cou- 
teaux de table se distribuaient tous les ans aux officiers domestiques, 
comme la livrée , et Olivier de la Marche remarque expressément 
que « l'écuyer trenchant doibt, à ses despens, faire entretenir nets 
les couteaux — mais les couteaux se payent par l'argentier soiu>ï la 
certification de l'écuyer trenchant. » Ces couteaux étaient nus au 
nombre de trois dans une gaîne. D'abord, un grand couteau tres;- 
large à son extrémité, coupant des deux côtés, et qui servait a 
découper, mais plus particulièrement à prendre le morceau dé;- 
coupé, comme avec une pelle, et à le placer sur les tranchoirs ou a 



ET RÉPEBTOIBB. 234 . 

le présenter ainsi aux convives. La gaine contenait un antre grand 
Goatean à trancher , et nn plus petit qui était placé près du prince 
oa seigneur. Tous ces couteaux étaient diversement ornés sur les 
manches^ et portaient ou la devise ou les armes du seigneur^ et 
aœlqaelois tous les deux. Il y avait aussi le couteau^ spécialement 
destiné à chapeler le pain^ j'en parle au mot Parepain. 

(A) 1266. Qaieonqiies veut estie coutelier à Paris , c'est à savoir feséenrs de 

mancties à coatiaux, d*08 et de fust et d'yvoire, et faisienrs de.pignes 
dVroire et enmancbeais de contians, estre le pnet. (Livre des 
llestiers.) 

(B) 1380. Uns coosteanx à don, à porter en bots, c'est à scavoir nn grand , nn 

petit, nn poinçon avec les forcettes qni sont d'argent et est la çayne 
estoffée d'or et la chayne i qnoy elles pendent d'argent. (Inventaire de 
Charles Y.) 

fC) — Une paire de consteanx à trancbier , c'est à scavoir ij grands et nn 
petit, à manche delignnm aUoes, garnis d'or esmailliez de France et 
a, en.chacnn, nne perie an bout. 

(D) — Un eontel, à manche d'or esmaiUié et unes petites forcettes, esmail- 

lées anx armes de la reyne Jeanne de Bourbon. 

(E) — Un petit contelet à linge {minet) allemelle qui a. le manche d'or, es- 

mailliez de France, et ou milieu Éarolus, à lettres enlacées, à unes for- 
cettes d'or. 

(F) — Un petit contel, à manche d'agent, taillé à lys, dont l'alnmelle se 

rebonte ou manche. 

10) IWt. Je Gnîllanme Tirel, dit.Taillevent , maistre des garnisons de cuisine 
du Roy, certifie à tous que j'ey baillé et fait bailler Ixi paires de cos* 
teanx aux personnes ci-Klessus nommées par la forme et manière que 
il est acostumé de faire chacun an — le xxo jour de juillet. (Quit* 
tance. Ducs de Bourgogne, vol. IV.) 

(H) 1400. A Thomas d'Orgeret, pour une paire de cousteauli camus, à deni 
girolles d'argent doré et haichiez aux armes de France, achetés de lui, 
. le derrenier jour de janvier, et délivré à Bobinet le Tirant, premier 
escnier trencbant du Roj NS., pour servir à trencher devant ledit sei- 
gneur, durant sa maladie, pour ce — xxxij s. p. (Comptes royaux,) 

(I) 1416. Un coustel, en une vieille gaynne, appelle le coustel d'Onogo ( on 
Donogo) qui trenche fer, non prisé pour ce qu'Û ne vanlt riens. (Invent, 
dn duc de Berry.) 

( J) — Un petit coustel tournant à vis, prisé x sols t. 

(K) 14Î0. Un gros consteaul d'Alemaigne, garni de vi cousteaulx, une lyme et 
mig pmnsson et d'unes forsetes, pendans à une conrroye de fil blanc, à 
. donz de leton. (Ducs de Boni^gne, 4214.) 

(L) 1467. Ung coustel turanoys, donné par le Roy de Sicille à Monseigneur (le 
duc d'Oiiéans.) (Ihics de Bonrgogne, no 0994.) 

(y) 1474.Le vallet servant doibt mectre. son pain et les trençoiis sur la table et 
pois doibt tirer les consteanx et doibt asseoir les deux grans consteaux, 
en baisant les manches, devant le lieu où le prince doibt estre assis et 
doibt mettre les poinctes devers le prince en couvrant icelles pointes 
delà napûe qui est redoublée et pms doibt mettre le manche vers le 
prince et les causes sont, que les grans consteanx se doivent retirer 
par l'escnyer trenchant et pour ce sont les manches devers luy et le 
petit couteau est tourné au contraire, pour ce que le prince s'en doibt 
ayder. (Quand l'écuyer tranchant a placé les pilles de tranchoirs d'ar- 
sent et de çain devant le prince, il découpe la viande. Et Olivier de 
Fa Marche ajoute :) Et doibt l'escnyer prendre la chair sur son contean 
et le mettre devant le prince. (Estât de la maison du Duc.) 

{!I)I500.D avoitdeux coutiaulx de bonchier c'on dit rousse, en une gaigne, — 
et estoit de ces lairges coustianlx de quoy qu'ils esconrchentles bestes 
c'on appelle rousses. (Philippe de Vignenlles.) 



L 



' 



iH GLOSSAIl^B 

((y) 1536. A GtiiDaume daMoustAy, constellier du Roy^ pour troii autres sM^nefr 
nroies — de consteanli à manches de brossm, oour rarrir à cnappe- 
lér té pain. (Comptes de I*bôtel du Roy cité par jioiiteil.y 

(P) ^ Pour une antre galsne garnie de deui cousteanlky à manctes ^^ixktf 
faits i conrbatSy pour serrir II oArviT les htdstres en èBcaiâe. 

COUTELET. Dans l'acception de curedeat], voyejK ce mot. 

(A) 1380. Un petit eontelet d*or, à feurgier dents , et la g^dnè eaaiaillée de 
France, pendant A un petit lacet Termeil> pcttant nr eeiAilIiAi. (InveiK 
taire de Charles Y.) 

COUVERT. Service de table couvert, pour pïésenret du poison 
les mets et boissoi^ offerts aux convives. (Voyez Hanap fermé à 
clef, Nef fermée, dite Cadenas.) Olivier de la Marche et tons les 
anteurs qui nous ont donné des descripiions de festins montrent le 
^in que ron apportait à laisser tout couvert jusqu'à Tansivée des 
convives, de là. l'expression de mettre le couvert. C'était donc une 
«uauoe d'étiquette très-sensible et une marque d'inférionAé que dt 
manger à plats et coupes découverts devant une petsmme dont tons 
les mets étaient oouverts. 

(A) 1 485. Madame ma mère vit que Ton senroit madame la Pauphine à couvert 

et madame la duchesse de Bourgogne point. (AUenor de Poictiers.) 

(B) — Quand madame la duchesse mangeoit là oil monsieur le Dauphin es- 

toit, Ton ne la serroit point à ooniFert, et ne faÎAQ^ P9 pas d^fawy d^ 
vant elle, mais beuvoit en sa couppe sans couvrir. 

COCYERTURB DE LIVRE A QUErE. Ces sortes de couver- 
turcs 
ment 
double 
ture, 
€hemm9 dklwrn,) 

(A) t980.Le€roaTeniemeBt des prinees frfta^is, couvert de cuir blane à queue. 

(Inventaii* de Charles Y.) 

(B) -^ Unes Gfoniqnes de P*rance, à deax fermoin d*arge&t dorez et ontime 

chemise de soye à queue. 

dUPOUDiHS, Crapaudine. Cette uierre, q,m ornait le. teplon 
du couvercle d'une coupe dans le trésor de Louis d'Anjou, est, 
selon les uns^ une pierre fine^ seloa les autres, un fossile. Ce qm 
atous importe, c'est qu'on Ini attribuait la vertu étHadàq/nsss, en sobô^ 
la présence du poison^ et cela parce qu'elk était censée se trouver 
dans les tètes des orapeiids, et mtoie» s^on Albert te (^reud, wiatt 
-ws, empreinte à sa i^urfaee^ la figure de est tuiraal. 

(A) 1360. Inventaire du duc d*Anjou, 1^1. 

O) A4IS. Une ei|pwidiae awpe m w>«i»fil d'oi'^ w^ Uvî. Il (imientaiie dv 
doede^KBfvyk) 

(C) -^ Sept asMMimli, à pierres erapaudines^ vHIJ iMgtlM de serMfeui et une 

piêm dé corail qui sont de deui espreuves, tout j^rfai^, ^rtlfr. t 
0} 1440. G^pawdte or erapa^mide, precyous stone. Smaragdus, (PiMtnpt. par.) 
.(B) 1467. îkit crapaudioes, Fune en ung anneau d'or» Tauti* ni «tg anneau 
* d*argenL (!0;acsdeBourgpgner 30^1.) 

(^ 1692. n est {aux que la ccuandine change de couleur et qn>Ue sie fnifff 
on Rapproche du goMiet où il y ait du poison ; qui^yqne Beat et pi- 
ques autres assurent que la crapaudine se trouve dans la terre , je ne 
voudrois pas néanmoins conlester qu*il ne s*en trouve dans la teste des 







ET RÉPBRTOIRB. ^33 

vieux crapaux, mais il est certain que celle qne nous Tendons ne pro~ 
•Tient pas de ces animaux. (Pomet. nist. des Drognes.) 

CRASSET. Lampe de nuit. 

(A) 1350. A pofcte of erthe, in which he tath. 

A ught brennyng in a cresset. (Gower.) 

(B) 1530. Gresset, a lyght, flambeau, fallot. (Palsgrave.) 

CRÉdence. On appelait de ce nom la table ouïe buffet sur lequel 
on reposait les vases^ aussi bien à Téglise que dans la maison^ et 
qui servait à faire l'essai, la créance, en italien credenza, en latin 
credentia. Ensuite on a aonné ce même nom aux objets employés 
dans l'essai et à leur support. Si je n'avais pas exclu de ce glos- 
saire les termes d'architecture, je montrerais ce qui distingue la 
crédence de la piscine, ce qui les rapproche aussi. 

(A) 1536. TTng petit arbre d'or, nommé crédence, gamy de sept houppes de 
ffrans saphirs et deox petis et de hnict langnes serpentmes. (Invent, 
de Gharles-Qoint.) 

CRÉMAILLÈRE. La quantité de vaisselle d'argent devait être im- 
mense, puisqu'on y comprenait des ustensiles aussi vulgaires et 
aussi lourds qu'une crémaillère; mais on n'oubliera pas ce que 
j'ai dit de la nécessité, où Ton était alors, d'avoir à sa disposition 
toute sa fortune, et d,e la difficulté de faire valoir des capitaux, en 
se réservant la pos^ilité de les réaliser en écus, dans quelque 
grande et subite nécessité. 

(A) 1380. Deux greilz, nn trépied et une crémeillie aux armes de Mons^ le Dau- 
phin , pesar*^ --*'-- ^*-' — * "-'"' '^ *-*"" ^'^ 

îharles V.) 



phin , pesant xxiiif marcs , yi onces d^aràent blanc. (Inventaire de 
Cl • -' 



CHESBIE. Huile consacrée, employée dans les sacrements de 
l'îlglise. Le vase qui la contenait devait avoir la forme d'im fla- 
con, et s'appelait Crémier. On remarque, dans l'un de ceux qui est 
décrit dans mes extraits, la disposition d'un pied pour contenir des 
hosties. (Voyez AmpouUe.) 

(A) -^ Ut presbyteri sine sacro chrismate et oleo benedicto et sahibri eooha- 
ristia aÛctibi non proflciscantnr ; sed nbicanque vel fortuito reqnisiti 
ftierint , ad oâciom sunm statim invéniantur parati. (Goncil. Germ.) 

rj^ IMS.Unnm evianatorinm arsenteom Gilberti episcopi , interins lignenm. 

(Inventaire de Sai»t-Paiu de Londres.) 
(Q 1387. Pour un estuy pour mettre et porter le flacon au cresme — xvi f. p. 
{ , (CSomptes royaux.) 

• (D) 1417. Un cresmier d'argent , veré , » trois estuis , pour mectre le saint 
a»sme. (Invenit. du duc de Bérry.) 

(E) 149i. Ung cresmean, à trois toumelles, dont le pié est en fa^ de boette 

pour mettre pain à chanter. (Invent. nécrol. de Pans.) 

(F) 1503. Quant est de la matière si est assavoir que Ten conflst ycelui cresme 

de banlme et d'huyDe, par mistèrial raison. (Durand. Rat. trad. de 
LGolain.) 

CRISTAL. Qnartz hyalin incolore, ou cristal de roche. C'est la 
plus dure de toutes les variétés du quartz. Elle présente dans sa 
lorme primitive des prismes à six pans terminés par deux pyra- 
mides. Sa' pesanteur spécifique est de 2,65. Moins dur que les pierres 
fines, le cristal de rocne raye le verre et résiste à la lime. Les an- 
ciens s'en sont servis; le nom qu'ils lui ont doimé;vient de Kptafiv, 
geler, supposant, ce qui s'est confirmé, une sorte de congélation. 



iii GITOSSÀIRB 

On â^ en effet, trotfré ^rts des crei^uaseà deioitâierSt dltes'poches à 
cristaux^ des dépôts de silice combiné à la ebanx; à J'état mou ou 
célatineux. I^e grand air les a solidifiés etpoluraànsimre confiés. 
La superstition avait «^oatê nombre de fables à cette première icKe 
qni, comme on le voit, était juste. GbeE les Romains, on exécuta 
des coupes et des vases de cristal de ro^é de gfrtaid^ âfÉoénsioas, 
et on les mvaàt pour faiire dlspaialtre ou dissimuler les défauts, 
tels que, mets, stpes et une sorte de nuée argentine. Au moyen fiff^ 
le verre n'atteignant pas i Fédat du cristal, on n'eut pas besqm 
4e di3tiii^gBer le cristalde roche ou naturel ou câstal artiMel. Oà 
sait simplement cristal et aussi béricle, ainsi (pie le prouvent l«p 





'acception . . «. 

dontist ioupe de ciistal a m émaâaa fond. Gbmnie lè û^ ué 
supporterait pas la chaleur nécessaire à la fonte ds T^Qiajl, il f^ 
supppser que ce morceau de cristal était fixé sur le pied m une 
virole tmi le traversant, et ItSmail était vissé 8«r la vinUe^. A l'éjbo- 

?tte die la Renaissance, qnand les verreries de Venise luttèrent ft% 
éclat dQ cristal naturel, même avant ]^ fiibrication du veiïe à ^' 
de plomb, on distin^a soigneuBement le cristâi de toebe du 
lin de verre. On appela ce derx^r-ensiiià #e VMâse 
auqrn^' on Fèstimait établissaft & lut tevi ism fc&nde * 

(A) ISSO.IiLTflntaiTe da dnc d^Anjoa, 171. 

0) 1443. Jkmi petits I)3iril8;li^«iitûmi0rf de^cr{M,à ineKtftr buoi^i^ xstitritf 

ganj df argent. (larrentaEre du duc As llomiairâe4 
^G) — Un estein de béricle, garni d^argent esmaillé, poise yj marcs, t onces» 

.(I)]13TtCïrBCsîeât une ptent lelnynnt et elèrft,Mii a eoiileiff ^««Éb^^Mr 
elle est eficendrée éé nè^e Midn kr flftàce^dMMëjMr nutiHÊ^ie 
iBotfv, (L*Fro]^Tiétaiia des chona. Trad. èr J. GMMe6Mi.> 

(l)l4S0i UngnHidestvhideMnate, gmfd^afSentMBtafflé^ fmaaUÉfjmià, 
(Inyentaire de Charles V.) 

(G) «*• ]lMs.foÉMii«nBsd*arg«tdimtteiuMli#ertd*i«BÉiak 
((H) ~- 1% (bcMtt de criirtai ganri d*argenti 

-{T).I4H. Vwmiffé m mè e«gaièr*4» Joétielo, giHll9«lav à 4MuK.-IMrlis 
d'argent ez pattes, esmaUIea de vert, k ptmBOêiàÊ^é^^iUâ. (InTen- 
taiwdn doc d* Btetagne») 
(J) 14f 0. Une conppe et nne esgiiière de béricle qoê lê>dM AlMM^en la ville 



(K) — Une pinte de béricle, garni» de q m., ij enoet dta»,-oB.«fiiron, et le 
ftiUiet g«ni5 de six parles et mi baUy, *- fliiiiiiii.Uv»t. (|PWP^ 
do dncdaB<fry.> 



^ «^ On liéfiida&BODgtrBtf, tante ronde, frii4U fi», t 
(lf> ^^ Oh gnnt pet de erteM, à dew aoM^ de hwmho, mutç à'umX 
doré, et snr le couvercle a nn hault tabernacle d*a^S«M doré, fait de 
]iMMW|ieni9, bien déliéemenib oot^ e^aiet l^ dU pot svc Wf^P 
d'aJMat doré «nnaiUé et y a^tluXilNyl |«M^ Qfi t^ilM qjaiWm' 
DiiffOe dltpot, — m^olir. t. 

(JX) '— t&ipetitanneIetd*or,.ii)q[uelainiefteRvdeMricté, |irlsé^«.t* 
'(0) — Xhk folwtet de ccistal, sans convercle, non f^raj„-^ à, s. t 
(P) — Xfei volrre de cristal, saaz coayercle, non gara;, — v^ Kv. t 
'(Q^m^.Uni^lunlt gobelet de cristal, ou de bériqne, en manière d^et^ll^^ 
fftant tnir nn pié d'Or citeié. (iDncsde Bowgogne, «HS.y • 



et: méPBETaiBE. 235 

P^MMkQilfite IM9«» o& Ton fMrte le saint mmoeoi, lait de devx tqqs 
béfifDM i)ovdiesi.â*ot. (Ducs de Boo^gogne^ 40«}.) 

.(8) r- Unpiwm^Mn, ^'v^wt dové» garai de «ienx Toines ta UeiideMri* 
qaes, dont rnn est cusé. (Oonide Bont^ogiiei 4099.) 

— Une. Mti(9 salièn doa^ lo corps wt d^ime maièrs de cristal sur le 
Tert (jDqcs de fiourgogoe» U90J^ 

(T)1455. Unes patenostres de béricle» x liv. t. (Baos de Bourgogne, no 67S3.) 
i(IQlMf .Unes fatienestpes ài frisM» idanx boatoas d*or, dont aox deux bouts 
44cis«)iMi<Miilx 4» idçhA. (Poe* de Bonrgogne, M59«) 

00 ~~ ?l^ft]{®fi^ ymag,®* d'ajweQt ^oré, de nostreBame, tenant son fils, mons- 
thuStsà mamelle qd %t de cristal, ^^acs es BoBf||6gBê, 9Wt.) 

OQ -^ VngTnne bUn^:, banlt» de criitti» giitif ilm et de 'tvUi periee. 
(Dus de Bourgogne, iasOu) 

(T) " Ung Toine criistallin couTeort, gmy d'or. (Bacs de Bourgogne, 2340.) 

M -' Gobelets 4e vene, de cristal «t de terns et aatxes pièces. -"Aji^ vais- 
selle de erist^ garnye d'argent dos($ et avtrement. (Voyes jDucs de 
BôOT^gne, du n*«7î0 i 27«i .) 

(4Â) — Qng escbegtiier d'argent — gamy d^sebec de cristal. (Pues de Boot- 

(m fiM. Uiyg Arageonert (l*xrgent dôrd. la eonppe de cristal H an meAm 
oflcène a ung ^ant esoiiiH txripi et, en icelhif esmiiil, a plnrienrs 
Mrsonnaims, arbres et bestee, la oenrertore aussi dorée à plosieiirs 




)yne iknne de BretagneO 

iPC| IM4k Qng <^apellet de çrisUl vert, (aict en Is^n de glanda gamy dV, 
avec nne bonppè d*or et d*ai^ent et six aisneaolx d''or, esmaiiles de 
vert; ensemble six rubis, ètc;, etc. (Comptes royaux.) 

(DD) 1536. Une nierre de cristal, ofi est gravée la bataille de Pavie. aiant nng 
eeidrd'ornRéntonr, r«poè«tttsm>nne anltre pierre de cristal en co- 




te&de fliiatal 

aiant, entre la dite pierre.^ ^, 

le dit bouton y a nne eomstline où est fffavé nng lyon passant. Le 
«ont venant de l^vesfuede Trente et mise' en nne petite custode de 
felonr aoir, peii ilQ onew iiij est (Inventaire de Gbarlee^Qoiiit) 

Qfel) HMO. 1]|iff«ristel font rend, oè fi y a une monstre dedans, garny d'or et 
miMÊf -de petiln camaarenc et Mtrce memuee pierres, estimé — hx. 
(liyr«i»iiB d» Bdf ^ii M49|i»ebleau<) 

(VF) -«Unêpctitolinirdecrietall^aaMMSWiing^Mieèilyaunefiguiedf- 

dansiémuuUée} r* "• 
iWt ^ 9hg tiMeim d'arg^Mt dont, !0>a>y 4a crut^ peinct, où est la passion 

(d «Bf IH^an dttsns tount une erpix e» U mein, — iiijxx. 

— ffis^ oofrd de iristal, gravé et gany d^argent dosé» et de qnelqnes 
irises émâiUéee -» iUje. 

W *-* I^ grand miioqer de eiis||l de rœbe, g^tny d'ébène, ayant me an)- 
itisse ei nng sapbir an dessosn «veo quatre aaatistres, et «piètre ca- 
mayenx, estime — cL 

W 1193. Une piàse de crislftl, tdmif^tj^w IsrqneUe se voyent plusieurs et 
diverses couleurs de Tare en ciel. l[Invenûiie du duc de lÂrrune.) 

^ W)ilKI9. Une eaUièie de erietel d« vcbe,, garnie d'un couvercle de mesae 
eristaL encrassé d*or esmailié^ au baott duquel y a une ilambe dV 
enriemé de quatorze diamans et onatre rnbis;, à rentonr du dit con- 
veMlè y n quatre nAis et ad dteaanff dTic^lny est taillé de relief, en 
kêm m Ito secriflse d* JftieAaiiL awee neuf dikmans et deur robir, w 
fsM Ifb mÊmu (PkvflMi» de MbrieBe dlEsIrtes.) 



136 GL08SAIBB 

(LL) 1599. Un Teire die cristal fait en cloché, garny à*ov, esmaâift de raii|$er<l^ir 

avec de grandes flambes, prisé la somme de- deux cens escns. 
(BIH) — Denx poissons de cristal de roche, gamiz d*or esmaillé, et dedans li» 

yenx deux rubis, prisés iijo esctis. 
(UN) — TJn petit chanderon de cristalin de Terre, prisé xxx sols. 
(00) — Un çrand mironer de cristal de Tetiise, garny d'ébeyne, prisé la somme 

de su escus. 
ÇW) ie03. A la Reine (d'Aneteterre) nn miïoer d» crirtal de Venise^ danHHjt 

boete d'or enncbie 4è diamans. (Snlly. CEconomies royales.) 

CBISTALLIER. Ouvrier pour la taille du cristal de roche. 

. (AryiMO.n pent eatre cristallier à Pari* qui Teult, c'est assavoir ouvriers de 
pierres de cristal et de tontes antres manières de pierres, natmeni. 
(Statate des métiers de Paris.) 

tROIX. La croix à quatre angles droits^ avec le jambage infé- 
rieur plus long que les autres, est la croix du Calvaire, la croix 
chrétienne . la croix de l'église catholique. Le jambage Central, et 
perpendiculaire se nomme la hampe ; on appelle bras de la croix la 
herse ou traverse qui coupe celui-ci à angle droit. La croix à quatre 
angles droits et qiiatre jambages égaux est la croix de Téglise grée- 
c[ue. La croix en A porte le nom de saint André, parce qu'elle servit 
à son martyre. La croix en Tau, bécraille ou potence, fut adoptée sym- 
boliquement par quelques églises a une époque assez ancienne. La 
croix en Y a pour elle aussi quelques autorités. Il y a des ouvrages 
entiers et d'innombrables dissertations sur l'origine, la forme vraie 
de la croix du Calvaire et sur ses variétés. C eût été effleurer oe 
grave sujet gue de l'aborder ici. Je renvoie aux inventaires des 
églises, aux mventaires royaux et au travail dans lequel, jn'ap- 
puyant sur les monuments, je ferai usage de ces textes. 

CROSSES. Croda, dicta a similitudiM crucis-'baculuspattO' 
ralis — potence. (Voyez ce mot.) La mission pacifique et le ca- 
ractère de chef du troupeau des fidèles a transformé en bâton de 
pasteur le litum des Augures, sanctifié i>ar la mission des. nouveaux 
evéques. Son usage remonte aux premiers siècles de VEglise. Les 
archevêques et les évèques eurent des crosses au moyen âge, les 
abbés et les abbesses eurent la leur, et, dans la rigueur du droit, 
un abbé > devenu évêc^e et archevêque à la fois, ce qui s'est vu, au- 
rait pu porter à la main une crosse à triple volute, mais pareil «>- 
tassement de vanités ne s'est pas prodmt; au moins sur fesmonur 
ments, nous n'avons, et très-exceptionnellement, que des crosnes 
doubles , c*est bien assez. Quand je ferai la description des repré- 
sentations figurées et des crosses conservées dans les musées et tré- 
sors d'églises , je donnerai la liste de tous les sujets qui remplissent 
la volute des crosses. Ce serait ici hors de propos. J'ai dû renoncer 
à publier in extenso les descriptions de crosses que j-ai trouvées 
dans les inventaires d'églises et dans les inventaires de toutes sortes, 
c'eût été sans grand profit pour Tétude et très-volumineux. Je puis 
dire d'avance que les volutes des crosses ont été toujours s'augmen- 
tant en dimensions, et qu*ornées d*abord de rinceaux et d'animaux, 
dans le style d'ornementation de Tépoque, elles se remplissent, à la 
fin du xu« siècle, de sujets religieux, parmi lesquels l^,salutatioD 
^yangélioue et le Christ sur la croix, entre Marie et saint Jean, 
sont le plus souvent répétés. On trouver^^ d'excellentes indicatioBs à 



Tarticle Baculus du Glossaire de Du Caxige, Pour le tan , voyez, dans 
ce Répertoire , au mot Baston de Chantre, 

caocsEQUiif . Véijmo\oâe de ce mot m'échappe. On serait 
PjkM à la oltfBûber daas la langue allemande . si même une des- 
citations suivanites ne dmmait une indicatiom dans ce seas. C'était 
ongfièelet. 

<A)IMIi«U» 4T«9sefm» de madra. (laveiiMûfe du duc de Noimaiidie.) 
(BHMIi Bagnobelés^ anpéU^ vnnaMKuam, an pois d'enviioii vi mais, d'ar- 

Sfsm dové^ Utmèiam» eitUes. B«g. du Pari.) 
(G) 1382. Ung creuseqain d*or—ayecle couvercle. (Comptes. Pr. de Thist. deB.) 
m) 1397, l^n ^[olMUtt 4-V, eo finiae de cou8eq[w& d*AU«iiiaigiie> à un pied et 

trois signe? d*or. (Apaa Da GA&ge.) 
(£) Uf6. to. graiMt creuseqmn de madré coBvert, les lioars gacmis d^argent 

dqré^ (lèvent, du duc de Berry.) 

(V) — YJia autre creuse<jni|i de madré non garni. 

{0} 14d7. TT«g cn>$ecnûn de serpantioe. gamy le pié» la l^iordnre et le couvercle 

d'u*, pesant ensemble ifj m., i] 0. (Dues ae Bourgogne, 23SS.) 
(B) •« ^ûg gronsequin de cristal, sans agisse , gamy d'argent doré. (2750.) 

GRUdHFlX. n y a. un livre à éonre sur le crucifix. Faute de 
^vow lui donner rétflodue convenable^ je n'anuais pas fait dV- 
ticle sons ee titre , sî je n'avais quelques mots à dire sur la fabrica- 
tion 6( la e&xameue des cboses saintes. Alhènes, dans TanUqulti^ 
ohanseait dlma^s de dieux les- vaisseaux qui sortaient du Pyrée, 
pour tvaâquer avec Le monde entier des anciens. Au moyen âge , 
on bérita de oette façon débonnaire d'envisager les choses saintes^ 
8kV66 4'9#tani plus de dvoit que Id catholicisme avait grandi sur les 
:jm99 as ridolàtrie , et devait enseigner le peu de cas qu'il fallait 
wr» de oe^ iiia^ nAt^rielleSydestoni^ à rappeler seulement ou 
les nrandes scènes ou les personnages vénérés de THistoire Sainte. 
Qoeiqaes facilités données aux mmers qui exécutaient les images 
des saints et les ustensiles de Vé^e, quelques prescriptions saies- 
.ponr veâUer à l€^ bonjie exécution, afin d'assurer leur durée, 
.teUei sont les précautions et les privilé^es^ qu'au point de vue in- 
duslrMdL on imagina, et qui établissaient une si faille distinction 
entre le Mhint sculpté et le retable^ entre le drageoir et l'ostensoir, 
sntre la statue du âievalier destinée au monument funéraire et le 
erorïflx destiné ^ la croix. 

(A)4M0. QokaBqofeft v«ut eitre yma^eis à Paris» ce est à 8av<^r taillièrres de 
MPweAzr d^wanfihw i cootians et de toute autre mAoière de taille ,. 
quèle que eie soit, que on face d*os, d^yvoire , de fost et de toute 
autre m^ère d'estofle, quele que èle soit, estre le pnet franchement, 
pour tant que il sadie 1^ mestler et que fl tmfrt ans us et ans constu- 
mes du mestier devant dit — Li preudome del mestier devsnt dit sont 
qmte d« goct, ne ne dotvont rien de eostime de chose qa*i]s vendent 
ifte aehateBt aparte«ai«t à leer auetier; qmar leurs mestiers n*apar> 
Mest & mie une, fors ^ne à Sainte Yg^ et ans piiaees et barons et 
ans autres riche» botnes et n(dUes. (Sdrtnts des BMStiers.) 

<B) 1S20*. / Et riches enooes i eveiqjies, 

A ahez et à arcbe;vesqoe8^ 
Gmceflk et ymagerie 
B*argente(td*ytuiBeentai])ie. (Piet,de>nnTeheans.) 

.CECST. Burette 

'^) 1476. peux eruetz, taiHez come deui angèles , pnr servir i mesme Vaut 
perpétuelement. (pff. du Prince Boir i Véf^ de Ganterbory.) 



33S GLOSSAIRE 

(B) t440. Grnett. AmpuUa, phiola. (Prompt, parmi.) 

CUDE. Ceinture. 

(A) 1600. ÂTec un petit présent dMne ceintnre, qne les flienn dé soye dodk 
ment nne cude , elle reporta la fourchette au bon père , lay disant 
qu'elle étoit bien tenue à Iny. (Le Moyen de parvenir.) . 

CUILLER. Les cuillers sont vieilles^ je ne dirai pas comme le 
monde , mais certainement autant que la soupe, et les textes les 
plus anciens sont bien moins anciens qu'elles. Gomme elles «sont 
citées souvent arec la fourchette^ j'ai réuni quelques citations sons 
ce dernier titre. 

GULLIER D'IÊGLISE. Les inventaires des trésors des églises 
et des princes mentionnent des culliers percées qui peuvent répondre 
à plus d'un usage sacré et profane. Comme mon put n'est pas de 
disserter sur les formes successives des différents ustensiles de 
TEglise, les uns abolis ou hors d'usage, les autres conservés dans 
les formes actuelles du rit, soit catholicme, soit oriental, j*ai réuni 
sous le titre le plus facilement saisissanle ce que je puis en dire 
ici. Jen^entends pas parler de la grande cullier, le cocMèar^ dont les 
Grecs seuls se servent dans la distribution de Teucharistie, mais 
1« d'une petite cidlier dont on s'est servi dans plusieurs églises ca- 
tholi(mes^ et qui s'est conservée assez tard, avec laquelle on prenait 
dans le ciboire les hosties consacrées dont on devait se servir à la 
messe; 2° d'une autre pelite cullier destinée à prendre quelques 
pouttes d'eau pour les mêler au vin du calice; enfin 3* d'une cuil- 
ler percée ou passoire avec laquelle on évitait de laisser entrer 
dans le caliee aucune impureté. On désigne celle-ci sous le nom de 
Colum et Colatorium) et dans quelques textes sous celui de Svonet 
Sium. Quant à la passoire des usages domestiquts, elle na pas 
besoin d'explication. 

(A) 1220. Gap. lvi. De Golatorio. Faciès colatorinm anreum ave argenteDm 

boc modo. (Après avoir parlé du manche très-omé.) Pelyicnla yero 
gna in snmmitate est, in medio fnndo perforari débet subUlissimis 
foraminibns per qns colari débet vinnm et aqua in calice ponenda» 
per qns sacramentnm dominici sangninis conncitur. (TheapniliK.) 

(B) 1242. Nec non larga ejns gratia dédit vascnlnin gemmnlis nndi^e septom 

nitentibus, acerrae exprimens similitndinem, si non ab inferiori eapitP 
modice falcato nnci speciem retineret. Per boc foratum snbtilissin^ 
YÎnnm qnandoqne fnnditur in calicem ne pili sive qus aer movet agi- 
tabilis, valeant admisceri. Syon antiqnorom vocayit do*3ta discretio et 
a sobdiacono festive geritnr pro manipulo. (Gbarta Hngonis GeooD. 
apnd Mabilion.) 

(Gj 1336. Deux calices d'areent, dorez dedans et dehors, la cnillier d'areeot 
ayec. (Acte de fonaat. de la chap. de Blanville, publié parM.TaraifO 

(D) 1502. Goclear magnom , argentenm , perforatnm , quo solet cplari imvM 
(nt fertnr) pro celebratione facienda et habet in extremitate camui 
magnnm anulnm qno deferri consuevit in festis annnalibns asoboifr' 
cono. (Invent. de Laon, publié par M. Darras.) 

CUILLER POUR LA LANGUE. Gratte-Langue. 
(A) 1467. Une petite cullier à nectoyer la langue. (Ducs de Bourg , 2538.) 

CUIR BOUILLI. Le cuir servait à tant de choses qne Froissait 
disait proverbialement: D" autrui cuir, larqe ceinture^ ou bien: 
^t cuir voit tailtery courroies demande. Je ne veux citer qu'un 
petit nombre de ses applications. Je. ne parlerai donc ni des hama- 



ET RÉPERTOIRE. 339" 

cfaemeatset annures, ni des objets recoayerts de cuir en poH, 
c'fôt-à-dire préparé avec la fourrure, ni de ceux qu'on revêtissait 
de cuir escorcné, c'est-à-dire pioué, mais je prendrai dans i&es 
extraits c[ne)ques citations de cuir houilli haché en manière d'en- 
levure^ c'est-à-dire taillé au canif et relevé en relief, qui est le pre- 
mier gienre de travail usité, ensuite de cuir bouilli poinçonné, c'est- 
à-dire travaillé au petit fer, qui marquait à froid par pression, 
et eoiin de coir bouilli estampe, qui fut le dernier procédé, d^abord 
travaillé avec des fers de petite demensiou, grandissants ensuite 

e' «qu'à s'appliquer par plaques entières. La dorure, Targenture et 
couleur ajoutaient beaucoup à ces travaux, qui ont leurs monu- 
ments : le premier procédé des le ix« siècle, le second dès le xiv«, 
le troisième dès le xv«. J'ignore comment on obtenait du cuir ces 
gonflements qui donnent, dans le foulage de Testampaçe, des reliefs 
très-accentués, il est prooable que l'ancienne préparation des cuirs 
s'y piétait mieux gue le cuir actuel ne le ferait, et c'est aussi d& 
cette manière que je m'explique l'emploi du cuir bouilli pour faire 
les effigies dans les funérailles royales. En même temps que ces 
impressions se faisaient à froid et au petit fer^ gravé en relief et 
à rebours, on découvrait le secret de l'impression bumide. Le lien 
qui unit ces deux inventions donne de l'importance aux premiers 
cuirs bouillis estampés et à leur mention dans les textes. 

tA) 118$. Moalt fu riches H frains quHl li a el chief mil 

Son poitrail lai laça qui m de cuir bolis. 

(Oraindor, Gh. d^Antioche.) 

(B) 1190 *. Un cuir boli a en son dos gité 

Far desore ot un clavain afaatré. 

(Gaillamne an coort nez.) 

(G) 1243. Pio tribus hanaperiis de corio bulito. (Comptes royaux.) 

(D) 1250*. La carre du roi Phyon fut de cuir d^éléphant bouilli dont le taber- 

nacle et la marcelle fu peint à coUors et à yeruis. (Poëme de la guerre 
de TYoyes.) 

(E) 1320, A Nicolas de France pour ij escrins de cuir boulli que il fit i la royne, 

Tun pour une nef d^argent et Taatre pour un charriot d^argent qui 
porte une nef. (Comptes royaux, cités par Leber.) 

(F) 1330. Un livre — en un foiirrel de quir bouli. (Inventaire de la Biblio- 

thèque de La Ferté.) 

(6) 1380. Un coffin 

De cuir bouilli et fin 
Avec lettres belles et sages. (Froissart.) 

(H) — J'avoie, adont. de cuir bouli 

Un cofànet bel et poli 
Qui estoit longes et estrois 
Où les balades toutes trois 
Mis. (Idem.) 

(1) 1387. APerrin Bemart, gaingnier, demourantà Paris ~ pour j estuy de 
cuir boully, poin^nné et ouvre à devises d'enneles entretenans — pour 
mettre et jporter une aiguière d*or que MS. le Duc de Bourgongne 
donna au Roy NS. pour ce — xvj s. p. (Comptes royaux.) 
(J) .. A luy, pour un grant estuy de cuir bouUy, achatté de luy ce jour, 
ponrmettre et porter ungs tableaux que a fau Jehan d*0rléan8y peintre 
et variet de chainbre du Roy NS., pour ce — xxxvj s. p. 

(K) — AJaqaet aux commis, boteillier, demeurant à Paris, ~ pour deux 
gransétois de cuir boully , poinçonnés et armoiez des armes de France, 
garnis chascun de deux courroies de cuir et de cros de fer, — ponr 



^4i^ GL088AIRB 

mettre et porter ks ij gnos barils d'aigent à porter «une-fiiFfiiûkaih-. 
^onneriB du Roy, — u»] s. p. 

(L) i388i Goff]«rie, maleset bobns. A Jaqnjet, poar un estny de cuir boulh, u?. 
moyé des armes de Madame la iloyae, pour Biettre un petit ^aUean 
d'ivoire pour la dicte Dame, pour ce — iiij s. p. (Comptes royanx.) 

(M) 1390. A Guillaorne Tireverge, l)outeiUer, demouraot à Pacis, pour un estai 
de coir bonlli, fauve, poinsonné et armoié des dictes armes, aclieté^ 
lui pour mettre et porter un gobelet d V de la Royne et pour un aatre 
plvB^petit estny pour mettre une petHe eofllifr d'or de la dl0t*'Batte, 
— nj s. p. (GompÉeaxoyaBS.) 

(N) i4&6«Un oofret de 0Mr4U9ul a pluneors angâi efe IM&mhib mmSkn 
d'oBleveure et aux aimes de feu Mda. etest gunty é'ar8eiiA4«pé> — 
viiy liv. t. (Inventaire au duc de Aerry») 

(0) — UD<estny de cuir noir, où il a quatre compas 4*af^ent, les dea&gnos 

dVirgent v4r4et deux petis dVgeot blanc, prisé viij. Uv. t. 
(P) • ~ Un vaissel de cuir tout rond et très bien poly. 

(0) 1443. A Grilles Bonuier, faiseur de oeffres de cuir,, peur la vendue et déli- 
vraoee d'un graut «joffre, couvert de enir, ouvre de vignettes et actifs 
diverses fleurs, gamy de bendes de fer, clef et aernue, — suij tr*, 
lij sols. (Dacs de Bourgogne, ItKl.) 

(R) 14S3. Ung bamois de cuir boully, pour ung cbeva), contenant ttois pièces. 
(Comptes royaux.) 

(S) 1460. Le corps (du roi d'Angleterre, en 14t2) fbt mis sur uog (ibariMMe 
Quatre ehevaulx blancs meooient et la fiotkm 4e sou Imaige firent faire 
de cuir bsully, vestne réaUement et painete an tiCyteouronnesd^ev 
teste , sceptre en «ne maân et ime pomme d^ov en liintre. (G. Gbas- 
tellain.) 

CUIR EMPRAINT. Coir marqueté «t oiartllé. J'appellerai Tlrt* 
tention sur ce procédé qiii est l^m des préetirseors de la découyerte 
de l'impression. Je rais citer des relieures de cuir efnpraint et 
aussi des relieures de cuir tout plain, c'est-à-dire sans empraintes. 

(A) 1380. Un livre couvert de cair rouge à empraintes. (Itivent. dè-fiharles V.) 

(B) 1401. Un grant livre — couvert de cuir vermeil et empreint deplusiems 

fers. (Ducs de Bourgogne, no 5940.) 

(G) 1416. Un livre escript et noté de laie anciens, couvert d*nn dur vemeil 
tout plein, à deux fermouers de cuivre. (Invent, du due J. de Berry.) 

(D) 14ao. Le livre de Macomet couvert de rouge plein. ( Ducs de Bourgogne i 

no 6387.) 

(E) ~ Le service de la chappelle du Roy, couvert de cuir rouge mar^peté. 

(Ducs de Bourgogne, no 6372.) 

(F) 1440. Ung messel, couvert de cuir rouge martellé. (Ducs de Bourgogne, 

no 6572.) 

CUIR DORÉ. On faisait^ au commencement du xyi« siècle, vM 
foule d'ouyrages et d'étuis en cuir doré à la mauresque. 

(A) 1528 Four une boueste aussi de cuir éoré , faiele à semblables onvraiges 
moresques, gamve de bandes de fer dorées, fermant à deux cliarnières 
et serrures à eler -•- vij liv. ^ s. ^Comptes reyaiBiA) 

CUIR DE LION. Parmi tous les genres de cuirs employés an 
moyen âge, je citerai celui fait de peau de h&a, non pas seulement 
parce qu il était considéré comme ae fip^ande vertu contre la gra- 
veUe et le mal de reins, ce dont Guy de Ghauliac se porte garant , 
mais parce qu'il était trèsH»mé^ en raison même de sa razeté et de 
cette vertu. 

(A) 1313. Une ceinture de quir=de lioon, bamessé d'orodcamaenx. (Inveut, de 
Pierre de Gaveston.) 



BT BÉ#BRTOrRE. 2|4 

tB) 1380. Ung côiinbye de coir de lyon, fane nalle fernire, m. lamUe a oohmi 
encontre en ung eendal, troyt enseignes d*or qni ont estt fidctes poar 
le mal des raina. (Invent. de Charles V.) 

CUIR PEINT. Ce genre de travail a été introduit ou réintroduit 
en France^ à la in du xv* siëjcte, par des peintres ita^ens, ^ g^est 
coitinné pendant tout le x¥i« siècle et les premières années duxvii». 
La ^intnre se détache sur des fonda dorés et se conserre bien. Je d- 
teiai de ces cuirs peints/,en passant les monuments en revue. 

(A^iéMt» Ai hàm Gmmf^ MUer, dtanmirant à Toofs, la âdtanter do <|tttre 
Uvies anime sols toomays i ki; ofdonnée ponr 1119 grsnt enir §» 
haenf olanc, passé par alnn^ de glaz, par Iny baillée et livrée à nng 
nantie qoe-le'-Beyavoiit faict Tenir aTtaUye, an^eî ladicte DaAè 
(la Rorne) a faict faire et paindre le parement de ion Bct *- iiij Ut., 
ar a. (6«Atptes ioyam.\ 

CfftKKt, Bonrse de cuir. 

(A) 1250*. Ja ne poisse je chanter messe, 

iDàme s» toqs n-aTes Tostre offk«. 
' Je les Tois mettre hors du coiice 

• Bt les ^eineis et fe cniret. (Fabliim.) 

(B) — Quinze livies d'estrelins Mans 

i^toifint en un cuiret confos. (Fabliau.) 

CIHEIB. liorcean de enir qu'on portait par-dessus Tarmure, 
«[«^ étendait sur les ebariots et dont on couvrait les coflires cbargés 
sur gommiers. Dans ce dernier cas, c'était quelq[uefois une peau 
entière de vaebe ou vacbtn, de là le» mots vache et bâche qui se 
sont conserva. On disait aussi des cuerres couverts, mais cuerres 
etqoenes ont une autoe origine dont je ne puis m'occuper ici. 

(1) 1S4I . Pro saccis ad farinam» mffit, j^emeis et eolbis ad panem portandom 
X ttv. a a. ifiempiM royaos.) 

(B) ISeef . JÀ pfinee» aolotont ehevanehief en eë» coirei et coma richement 

jsar d^on et par dedoos de pailea d*or et d'argent (La Guerre 
de Troie.) 

(C) idts. Une eairie ponr le diaiiot, Tuj lib. (Imeat Ae la royne COémenos.) 

(D) 1353. Four une g^ant cnirie it coiiTrir lie chariot de la frncterie du Roy. 

(Gomptes reyiax.) 

(Kj^UtLA Fierie da Pon, coffrier, pour une couTerture qq^ de cvirde 
' Vàcbe, appellée cuirée , pour mettre dessus et couTi^'je chariot de la 
garde roDe de NS. ~ lix L iiij s. p. (Mem.) 

(7) 14S9,t.i vachhis à faire empaignes et houscaur. (Lettres de rémis^on.) 

(6) 1574. Ponr une douzaine de Taches passes pour couTrîr les' ffois impériales 
de ladite camoche. (Compte de réovrie de Monseignear frère du Boy.) 

CUI. DE TILL^IN. Je n'ai trouvé cette expression vulpire ni 
dans lés grands leidfpies, ni dans le Dictionnaire d'Oudm, m dans le 
Glossaire de Babelais par hd Duchat , deuï ouvrages où se sont 
^nné rendez-^ous toutes les formes libres du langage. Je j^ropqse^ 
à tout hasard, une supposition, et je Ta^puierai d un dessm qui la 
fera mieux comprendre . lorsque je mettrai des notes illustrées à 
liaventaire de Cnarlea V. La culotte du pauvre est souvent percée, 
et laisse' voir le contenu. L'enveloppe de la bourse Àshanoée à pointe 
pendante par le bas donnait jour au fond de la bourse , de la l'ex- 
pfession^à cni de viHain^ c'est-à-dire à fond percé. 

(A) 1380. Une bourse de satanin , à cul de Tillain, i iiij escuçons de France. 
(InTentaire de Charles Y.) 

45 



2i2 6L08SAIBB . 

(B) 1380. Une bourse de cuir blanc et ronge, faicte à cnl de Yillain. 

^G) — Eb s'étaient mis à jiorter barbe longue et robes courtes, si courtes ^*ilx 

montroient leurs fesses, ce qui causa parmi le populaire une dénsion 

non petite. (Gontinoateur de G. deNangis.) 

GUHEDENT. Voyez Coutelêt, Fwgette et EsgîUUette, 

{A) 1487. Ung curedent, ouquel est mis en œuvre nng diamant nommé la Ia-> 
zenge'et une grosse pointe de dyamant et une grosse perie. (IHics-de 
Bourgogne, 7172.) 

€ITBORBlLLE. Cet instmmeiit, ou ustensile de toilette^ estbean- 
coup plus vieux que les citations qui suivent. Voyez FurgetU, 

{A) 1555. Pour une douzaine de curoreilles d'ivoires à deux sols pièce — i4 s. 
(Comptes royaux.) 

(B) 1556. A Grilles Suramond, orfèvre du Roy, pour ung estuif d'or gamyd'un 
curedans et ung cureoreille, tous taules d'espargne, enrichy de cou- 
ronnes esmaillées de rouge et blanc. (Comptes royaux.) 

€USTODE. Dans le sens d'envelopne et de gaine, puis decilMire 
qui enveloppe les hosties, enfin de naeau et & voile qui couvre le 
ciboire aux hosties consacrées. Je laisse de c6té ce mot quand il 
désigne les tours dans le jeu des échecs. 

(A) 1 160*. Bemist le livre et l'estolle en leur custode. (Lancelot du Lac.) 

(B) 1460. Lors monta et print congé de luy et se mist an chemin, et le n^net* 

trier demoura tout seul, si print sa barpe et la mist en sa custode, 
puis se mist en cbemin. (Perceforest.) 

(C) 1467. Trois cu&todes de cuir, paintes d'or, où a. en cbascune custode, denx 

fluctes d'yvoire que grandes que petites, dont l'une des deax grosses 
flûtes est gamye, an sifflet, d'or et par embas gamye de deax sercl^ 
d'or et semées de petites perles, d'émeraudes, grenas et rubis et ny 
fault rien. (Ducs de Bourgogne, 3232.) 

(D) 1538. Donné à maistre Jehan Gougon (le célèbre sculpteur) pour sa pose 

d'avoir faict deux pourtraicts pour faire une custode pour porter w 
corps de notre Seinieur^ pour ce payé — xxvi sols viij den. (S. Macloo, 
Arch. de la Seine-Inféneure.) 

(E) 1563. A Marie Ponllain, veufve de deffunct Pierre Gaucboys, en son vivant 

orfaive, pour une custode d'argent, xxx liv. xv s. (Idem.) 

(F) 1566. A Jehan Aucel, orfebvre, pour une custode de cuivre, a s* (Idem.) 

CUVETTB, de Cuva, cuve, petite cuve ; on disait aussi cuvdlette. 
Lorsqu'à la fin du xvi« siècle, la forme ovale devint à la mode, on 
donna cette courbe aux cuvettes et on commença à s'en senir 
comme bassin à laver. 

(A) 1363. Deux cuvettes d'argent, une percée et une plaine. (Inventaire du duc 

de Normandie.) 

(B) 1380. One cuvette d'argent, dorée, sur iiij roes et a iig escuçpns de France, 

pesant xviij marcs, iiij onces. (Inventaire de Charles Y.) 

(C) 1397. Une cuvette d'argent blanc pour mettre reffiroidir le vin du Roy NS. 

(Comptes royaux.) ' 

(D) 1467. Six gobeletz d'argent, en manière de cuvectes, goderonné et grénetés. 

(Ducs de Bourgogne, 2589.) • 

(E) 1599. Une cuvette d'argent doré, faicte en ovalle, pesant soixante etseiie 

marcs. (Inventaire de Grabrielle d'Estrées.) 

CYVECTE. L'animal, et aussi la liqueur odorante qu'il produit. 

A) 1467. Une petite boistelecte d'argent à mectre cyvecte. (Dncs de Bonr- 
gogne, 3069.) 



I 

I 



ET BÉPERTOIRE. 943 

(B) 1472. Pour une cage pour mettre une ciTette nouvellement Tenue deLe* 
vant. (Comptes royaui.) 

D. 

DAMAS (Œnyre de). Damas^ Mossoul et Bagdad semblent avoir 
été, au moyen âge, les villes mdustrielles qui nous fournissaient 
d'ouvrages damasquinés, de poteries, de verreries et de parfums. 
Le long séjour des chrétiens en Orient aurait suffi pour vaincre 
leurs préventions contre tout ce qui venait des Sarrasms, si même 
la séduction de leur art n'avait eu libre carrière pour s'exercer à 
l'abri du droit qu'on avait de se parer de dépouilles glorieusement 
conquises. Le style arabe devint donc à la mode, et la marine mar- 
chande importait avec succès toutes les productions de l'industrie 
orientale. Venise^ qui ouvrait son port à ce grand envahissement, 
était trop industneuse pour ne pas s'emparer de cet engouement et 
le faire tourner à son çrofit; elle fabriqua, à s'y méprendre, dès 
étoffes, des verres, des ciselures, des bijoux, contrefaçons orientales, 
et les répandit dans toute l'Europe avec im plein succès. Paris^, 
Arras, les Flandres et successivement toutes les villes manufactu* 
hères adoptèrent cette mode, et le nom de Damas resta à des pro- 
duits qui n'avaient plus qu'un faible reflet de l'Orient. Voyez Bagdad, 
Damatquinure, Oultremer et Sarrasins. 

(A) 1180. Sor i pale de soie snnt asis de Damas. Li Romans d*Alizandre.) 
(JB) 1345. Or chevauche le roy de Gbippre 

Oui n'est pas vestuz de drap d'Ippre, 

Mais d'nn drap d'or fait à I>amas. (Cruil. de Mâchant.) 

(Q 1352. Foar vi draps d*or de damasqne, pièce, L escns, et pour xviij antres 
draps o^or appeliez macramas etmactabas, portés et délivrés par devers 
le Roy. (Comptes royanx.) 

(B) 1 360. Inventaire dn duc d'Anjou, 151,152. 

(E) 1380. Un grand .calice d'ancienne façon, d'œavre de Damas, semé de mesme 

pierrerie, pesant v marcs, v onces et v esterlins. (Inv. de Charles V.) 

"^ Un long pot de voirre ou aiguière, de la façon de Damas , le biberon 
gamy d'argent et semé de fausse pierrerie. 

— Un petit bacin, à biberon, parfond, lequel est de enivre ouvré d'œnvre 
de Damas. 

(F) 1416. Six platelez de bois, l'un dedans l'autre, pains à ouvrage de Damas, 

— X liv. t. (Inventaire du duc de Berry.) ' 

(6) — Une escuelle de bois painte par dedans de vermeil et dehors de cou- 
leur tannée, prisée ij s.^ vj den. t. 

(H) — Deux cuillers de bois, paintes dedans à l'ouvrage de Turquie,— 
V sols t. 

(1)1495*. Laisseras tu en dueil et ennuy celles 

Que les brandons et vifves estmcelles 
De Cupido atouchent de si près, 
Que eaux de Damatz, maijolaiDes, cyprès 
De romarains, verds lauriers et lavandes 
Ne leur font rien. (Grestin.) 

BAMASQUIHURE. L'ornementation colorée . quand elle est 
dans le goût d'un peuple, s'étend à tout. L'antiquité m'en fournirait 
* preuve, s'il m'était permis de m'occuper d'elle; les Arabes me 
jerviront d^exemple. Cnez eux Tarchitecture resplendissait de cou- 
^^on, dans la gamme de tons qui s'harmonise avec leur génie ; leurs 






SA4 . GLOSSAIBB 

Yétements, leurs tentes, leurs harnachements font briller les plus^ 
riches nnances. Le métal pouvait-il rester sombre et muet, dans son 
éclat monochrome? La nation arabe ne le pensa pas^ et ses artistes 
découvrirent une palette dans les nuances des différents métaux. 
Sur une plaoue de fer, habilement striée au moyen de la lime, ils 
dessinèrent leurs compositions, et ils couvrirent ces dessins de 
feodUes d'or et d'arçent qui , par la pression et le frottement, adhé- 
rerez et s'incorporèrent au fer. Les parties de la plaque non recou- 
vefBs furent brunies , et ces métaux , éclatants dans leurs dîffi^ 
rentes nuances, jformèrent une sorte de peinture métallique. Tel est 
le procédé que nous adoptâmes le plus généralement, et en décr^ 
yant les monuments, j'en distinguerai plusieurs autres non moins 
ingénieux (Voyez l'extrait de Belon) , atteignant le même but. dt 
tonûssant la preuve qu'un échange de moyens d'exécution eut lieu 
anciennement entre nos artistes et les artistes arabes. Si Théophile 
ne parle pas de la damasquinure , il faut en chercàer la cause dans 
les nombreuses lacunes de ses manuscrits; s'il attribue aux Ar^es 

re supériorité dans cet art , c'est conforme à nos informations, et 
nom même que ce procédé a conservé prouve qu'il avait raison. 

(A) 1553. Les tores ayment à avoir leurs espées , qn^ils ncmunent cimeterres, 
non pas aussi luisantes comme les nôtres, mais damasquinées, c*est à 
dire ternies de costé et d*aatre : par qnoy les armoriers scavent dé- 
tremper do sel armoniac et verd et avec (lu vinaigre dedens quelque 
escuelle, où ils mettent la poincte du cimeterre : lequel estant tenu 
debout, laissent couler de ladiete mixture (ont le long du joor par 
dessus, car cela mange un peu le fer ou acier, suivant la veme (n^ 
trouve en longueur, qui luy donne bonne grâce, d'autant qn*on le Bnh 
nist par après pour estre plus plaisant A la vene. (Belon.) 

BAHIER. Ce terme date du xvi« siècle. (Yofee tschiqukr^ 
Tablier.) 

(A) 1599. Un damier, dont les carrez spnt de cristal, soubz lesquels y a des pe* 
tites fleurs esmaillées et tout à Tentour des bordeures de peliz chefr 
d*ormais de bois couverts de cristal, le tont garni d*ug«it doré, piisé 
CL escus. (Inventaire deCrabrielIe d'Estrées.) 

HAMOISELLE A ATOURNER. C'étaient des guéridons OU tables 
de toilette, dans le genre des torchères du xvii« siède, qui tenaient 
dans une main le miroir , dans l'autre une pelote, et qui pouvaient 
recevoir sur leurs tètes les atours tout préparés. Le peintre du Boi 
avait le privilège de cette fourniture. 

(A) 1328. Une desvidouère, ime damoiselle 6t unes tables et un estui. (Isïent 

la royne Clémence.) 

(B) — Une damoiselle d'argent, en ii^ pièces, pesant viy mars» xesterliaSt 

prisié iiij lib. viij s. le marc. 

(C) i349. A Hue dTvemy pour ii chaières-de fost i laver dames et pw» vm 

damoiselle — xi liv. p. (Comptes royaux.) 

(D) 1350. Pour une damoiselle à tenir le miroir madame lalteyne. (Idem.) 

(E) 1352. A maistre Oinrt d'Orliens, paintre, pour une damoiselle à attonrner 

Ix s. par. (Idem.) 

(F) 1353. Ledit maistre Crirart pour la façon de iiij damoisdies de fost, nette- 

ment ouvrées et peintes, àben or bnmi, à tenir les nàniu àetH^ 
dames, i. cause de lenr dict atour, i^ escus la pièce — xii escas. (Idea.) 

(G) 1391. A.Jehan de Troyes, sellier, pour une damoyselle de bois, jNiBteilfl 

vermeil et armoyée des armes de madame la docbesse de TonniùM 
pour meetre devant lui, pour Tatour de son chief, poor ce» ii^ lir* P* 
(Idem.) 



ET BÉPERTOIRB. 215 

4 

(H) 1393. Pour une damoiselle de bois, dorée, j^ainte de vermeil et garnie ainsi 
quMl appartient, ponr mettre on retrait de ladicte madame de Tonr- 
raine ponr servir a soy atonmer. (Idem.) 

DANDAIN. Sonnettes mi'on pend au cou des animaux, et qui 
entraient^ par imitation , dans les joyaux et colliers. 

(A) 1390. Es quelles bestes à laines en avoit nne gni avoit nn dandin oa clo- 

chette pendne an col. (Lettres de rémission.) 

(B) 1393. Ponr denz colliers d'or à denx dandains. (D. de B., no 5556.) > 

BESiWAILLlé. Dont le tissu de maille est rompu. On confon- 
drait à tort ce mot avec désesmaiUé^ qui indique un objet dont 
rémail aurait été enlevé. 

(A) H 70* . Toas li a Tescn perchié 

Et son anbert si desmaillié. (G*est de Troies.) 

DESTIDOUERE. Dévidoir. Voyez Damoiselle. 

(A] 1328. Une desvnidonère. (Inventaire de la Royne Clémence:) 

DEUIJL. Les Juifs se couvraient de cendres, les Romains endos- 
saient la toga pulla pour pleurer et plaindre leurs morts^ les chré- 
tiens voulurent que leur croyance dans l'immortalité de Tàme et 
dans la résurrection apportât dans leurs cœurs, sinon la joie, au 
moins un allégement de douleur. De là cette réforme des pleureuses 
et tme lutte ouverte, à laquelle prit part saint Augustin lui-même, 
contre l'introduction des vêtements noirs en signe de deuil. Le sen- 
timent naturel prit le dessus et, après ces élans puritains des pre- 
miers docteurs de rÉgÛse, on vit peu à peu s'établir et s'étendre 
l'usage des vêtements de deuil noirs. 11 est vrai que la cour intro- 
duisit des changements, on peut même dire des excentricités, dans 
cette forme des manifestations de la douleur; mais le temps, ou la 
vérité, ont remis les choses à leur place, même à la cour de France. 
Si le noir est resté le signe dominant de la tristesse du deuil, on 
en trouve l'expUcation dans les rapports de cette couleur avec les 
idées somJ)res et lugubres qui nous assaillent dans l'obscurité dé 
la nuit; aussi promenait-il son linceul sur toutes choses et jus- 
que sur les manches à couteaux, accompagnement de la vaisselle 
blanche d'argent niellée, qui est appelée dans les inventaires, dès 
le xiii« siècle, vaisselle ae Kareme. Dans cette marche ou dans ce 
développement du deuil, il fallut quelque effort d'esprit pour lui 
consacrer l'argent plutôt que tout autre métal, et je serais disposé 
à croire que cette consécration fut lente et tardive, puisque dans les 
grandes cérémonies funèbres, non pas seulement du moyen âge, 
mais des iv« et m« siècles, on voit toujours les draperies noires 
Ihinçées d'or et tous les ustensiles faits ou recouverts de ce métal. 
Ainsi le corps du duc de Berry, en 1416. était mis, au jour de ses 
funérailles^ entre deux draps d'or bordes de veluy au vermeil ; le roi 
Ghaiies VIII fut transporte, du lit de parement, dans son cercueil 
sur lequel sera mis un drap d'or traisnant en terre, auquel y aura 
un bort de veloux bku semé de fleurs de lys d'or et bordé d'er^ 
mines, (L'ordre tenu à l'enterrement du roy, 1494). Ces poêles, en 
général, sont de couleurs très-variées: on y sent la vanité des 
aimoiries plus écoutée que le cri de la aouleur. 
^A).240. Frates nostri non In^endi accersione don\inica de sscnlo liberati, cnm 
sciamns, non eos amitti, sed praemitti, recedentes prscedere nt profi- 
ciscentes et navigantes, desiderari eos debere, non plangi; nec acci- 

45. 



^6 m.09€tAIU 

piendas heie atru vmtes qiiaiido iUi yii'fiiÉnMiita alba jam sqbim- 
nnt. (S. Cypiiâiws , de mortaliUte.) 
(B) 390. Postremo etiam , qua ratione restes nigras tingimns, nisi quod vere 
infidèles et miseros, nos tantasi fletibos, sed etiam yesliJbvs «fpKiJ^ 
tous? Aliéna siut ista» fratres, extraneasont; non JiBenLetâficeraL 
non décent. (S. Angustinns.) -> -p »» 

ifi) 13Î0. Poiff wa» paire de cansteanz et un panpain qae le Ilot eut en kâ- 

resme, à manche d'ébeinne. (Comptes royaux, cités par tdïfer.) 
(D) 1352. Pour deux paires de couteaux à trancher devant le Roy— l*une paire* 
^n^^çkas (Tybenus pour la saison du karesme et Pantre paii» à man- 
ches d y voire pour la feste de Pasques. — Pour une autre paire da 
eonteaux à trancher— à manches escartelez d*yvoire et d'ibeniis — 
iv\ i oûA IS'^'J* ^^^ de la Penthecouste. (Comptes royaux.) 
(J5) i380. Un hanap d'argent blanc pour caresme. (Invent, de Charles'W;)' i 
(F) 1416. Draps de laynne noirs livrés — pour faire robes de dueil à cause du 
trespassement de feu MDS. (le duc 4e Berry)à Franoois d'Orléans 
paintre — ix liv. t. (Invent, et testament du duc de Berry.) 
(6) 1485. Madame de Namur disoit à la duchesse Isabelle que les roynes dé 
Frioce souloient çésir tout en blancq mais que la n^ du roy (Gha^ 
^*Vn) priot à gésir @n T«rd et depuis toutes Font fait. (AUeaor d» 

(H) — Un roy de France ne porte jamais noir en deuil , quand fenoiC de soi 
père, mais son deuil est d'estre habillé tout en s&age et nbanteutcl 
rol»e et chapperon , mais la royne porte deiUL (Abeo. de Peictien^l 

(I) 1580. Au lieu de têtes de morts qu'elles portoient, on peintes ou gravées^at 
esleyées; au lieu d*os de trespassez mis en croix ou en lacs mortuaires, 
au lieu de larmes, on de jayet on d'or maillé, on en i)einture, vons ï«$ 
voyei convertis en peintures de leurs maria , portées an c6l, accomo» 
oées péurtànt de tètes de morts et larmes pdiUea «ndiiifiras^ etVipetâA 
lacs , ^f en petites gentillesses , déguiâées pourtant gentûBMnt , qae 
les eoBtemjplans pensent qu'elles les portent et prennent plos pour le 
deuil des maris, que pourla mondamté. (Brantâne.) 

DSVISE. Plan, Dessin, Projet, Description. 

(A) 1360. ?ii toseen esmaillé de la devise qui s'ensuit, n* ISS. (£t œ gtd si^ 

eat la detoiiption de ses eraeaMnts.) (Invent, du dào d*Anjou.) 

— ^aglateén esmam de très grant dévise, ne tô7. (Ç'eei^-dized'on)»' 

ments trèe^veloppés.) t 

0) 1398. il ilalsttfe^Ji^aaLenoir — pour faire les tres de Ja devise desdis w 

vnigesL "(C'est-à-^dife pour tracer les épures sekii ie plan de Vavn0 

entieprise. -* Chapelle du monafitire des GtiestinsO 



BEVISES. Ce que j'ai dît des cWflBrès peilt fe'a)?p!i<ïuôr atxi ôëi 
^«8 , elles sont beaucoup plus modernes qu^on ne le croit» JW 
Wie fiie< devant Troie , que devant Thèbes , les héros àe l'antkpii 
avaient «ur leurs boucliers des devises complètièS, corps et Sfo^ 
J% ne vois aucune suite à cet usage dans l'b^ir^ d^tbèneS et 
de Rome; le moyen âge lui-même n'en ofl6re que des tracés aed- 
denteUes, «t ïien de pareil à ce qui s'établit et se développa $pff- 
tir- du commencement du iiv« si&le. De ce lâomént l'esprit et rart 
mtmi pouieés dans le même sens. On voidut d'abord mettiM^ 
la devise l'expression ingénieuse du trait «érleux et dommailtd^ 
son caiwtèrs, de «a passion, de ses inlmittés, dé sa pôMqt^. 
puis on y toléra la galanterie . Tofféterie, et les devises' w/fttJ*!» 
plus désormais qu&des puérîMtés sans tmiieation.^Ohi àéciAt di^ 
ouvraifesBuf les devises, on en a des cotiections, mais oixa cofi* 
fondu, tout enaenible, devises historiques, devises pmiléBS ou ap- 
puquées' à des monuments, enfin devises^ oeuvres poétiques ou 



BT BÉPERTOIRE. 247 

dfijDajdiiation, qu'il est libre à chacun de .multiplier autant que 
les rébus de nos confiseurs. Lorsque ie m'occuperai des monu- 
ments^ je citerai, d'après eux et d'apies les textes^ toutes les de» 
vises qm peuvent teenrir de guide aux érudits pour découvrir 
Torigtae et Hxer la date d'une infinité d'objets d'art. 

DBZ â JOUER. Ces vieux confidents du hasard^ après avoir 
disftEait toute rantiquité , sont devenus une occupation favorite et 
amrre&t passionnée du moyen Age. Défendus à plusieurs reprises, 
ils flè jouèrent des défenses , et on peut voir par Tune des cita- 
tions snivaoles qu'il serait possible de marquer ritinéraire de 
Charles VI par les traces die ses pertes au jeu de dé. Le corps 
de métierB qui prenait le titre de Deycier^ faisait en même temps 
les éGhecs et les tables du jeu de daioies et de marelles. Je n'ap- 
nde jamais soi* une étymologie . parce que j'en connais trop la 
Digilité ; je laisse donc Itfénage^ les éditeurs du Glossaire de Du 
CSînge et d'antres donner la leur, je me contente de citer celle du 
tadDfitenr âe Ouillamne deTyr. 

(à) IMO** CShap m. Conufaent le dac Godefroi fa requis de lever le siège 
deHasart oà le jeu des des fù trouvée ; il admit ne demora gniëre» 
Aie Eodvnis, U nres de Halape (Aiep), ot eontenz et guerre à an snen 
Mfon qniestoikcktfi8teleind*niiciiaitelqtti a non Haflart(El-A£ar, ville 
dont j*ai retronyé snr place les mois fbrtiflés), et sachiez qne de là 
Tint premièrement li geos de Hasart et fn troTez li gens de des qni 
einsint a non, (Gnillanme de Tyr , dans la traduction Mulement.) 

(B) ItdO. Tit. uca. Des deiciers de P.aris. OiUconqnes veut estre deycier à Paris, 
te est à sayoir fesenr de dez à xâût» et i eschiés , d*os et d'yvoire, de 
eor et de- tonte autre manière d'estoffe et de métal, estre le pnet firan- 
cbena&t. -^'Nas daieier ne {met ne ne doit fere ne achater dez mes- 
poiiii, ce est à «avoir gui soient tous d!as on tous de deux poinz. (Us 
des mestius de Faiis.) -^ Jkik depiiers Utkittê de des à dame pour 
coudre. (K^em^) 

(Q 1320*. Xai dez du plios* j'ai dea-dumaiBS» 

De Paris, de Chartres, de Rains, 
Si en ai deuz, ce n'est pas gas 
<)m au kochery diieent sor as. ( -Dict. du mercier.) 

(S) t389. Att^y, à Nerers, pour jouer auz dez, iijc escus, valent iijexixvii fr. 

— Au ftoy, pont jouer ans dez à Parcy le Honial , le v« jour d'icellu^r 
Âols, — Gxv fr. 

•^ Au lidy, ^nr jouer ans dez à Gbarroles , le x« jour d*iceUuy mois, ^ 

•* Au lUrr, pouf Jouet «us det à'Ctuny, le ^ jour *d'icelluy mois , — 

fiijulYr.' 
•» AU'Bov, pour jeuelr ans déi à'VWefnnJcfre /te xv» jour dudit mois, 

4i.4Wjfr. «««déni. 

— Aw Boy , pour jouer aM dei à Lyon, fc HAsfi Jour dudit mois,— xlv fr. 
(Ota^ptes royaux.) 

(I) «- n Mit sa sainture et sa tasse, en laquelle «voit — un del à queuldre. 
■ (Untretëe^iénisrimL) 

ftiOièÀI^ » dans r^^eption de 5imbe. 

U) 1405^ Uns petite image 4'or de saint Jean Baptilte , leooel a un diadtoift 
diçrnère la testa. ^venL de Ja>Saûite-Cb^|ieU^ de Bourges , publii^ 

MAHAVT, de «^«(toç, indomptable. Cette pierre, la plus dure> 
laplDSforetllapftiisbiâlnite de toutes les ferres, est un car» 



218 GLOSSAIBB 

l)one sans mélange, combustible et non métallique , qui se broie 
sous le marteau et conserve son poli malgré tous les frottements. Il 

La des diamants de plusieurs nuances, il y en a même de noirs.] 
!S plus beaux viennent de Tlnde et du Brésil. Les Grecs appe- 
laient le diamant indomptable parce ({u'ils ne surent pas le tailler, 
les Romains conservèrent Texpression, même alors que, dans 
la grande vogue des pierres gravées, leurs habiles artistes eurent 
découvert la propriété du diamant, non-seulement d'entamer 
les pierres les plus dures, mais de s*entamer lui-même. Mine 
consacre un para^phe entier de son xxxvii* livre au diamant, 
la moitié d'une bgne compense toutes les folies que contiennent 
les autres. Alto adamante nerforari potest^ nous dit le savant 
encyclot^ste latin. Ainsi donc, si même Pline n'avait en yne 
qu'un diamant de qualité inférieure, le secret de la taille dudiar; 
mant par lui-même était trouvé, au moins dans son principe, an 
début de Tère chrétienne. Pourquoi ce secret ne fut-il pas exploité 
de manière à mettre dès lors le diamant à la portée ou luxe? Ce 
n'est pas la difficulté du travail qui y mettait obstacle , le dia-; 
mant, une fois opposé à lui-même, rendait facile ce qui était im- 
possible; ce ne sont pas les circonstances extérieures qui, dès le 
iii« siècle, furent médiocrement favorables au luxe, car deux siècles 
de fabuleuse prospérité suffisaient et au delà cour donner au dia- 
mant taillé la vogue et une grande valeur. Mais, il faut le dire, le 
secret de la taille du diamant ne réside pas seulement dans la d^ 
couverte des propriétés du diamant à se tailler lui-même, il est 
plus encore dans l'invention d'une combinaison mathématique oui 
donne au diamant taillé tout son éclat. Un diamant en table, dont les 
tranches sont taillées à pans irréguliers, faisait moins d'effet, anres 
avoir coûté beaucoup d efforts^ qu'un cristal de roche. On dut donc 
abandonner et laisser sommeiller cet ingrat travail, surtout à lUie 
époque où les pierres gravées étaient plus recherchées que les 
pierres précieuses, et les pierres colorées plus estimées que les pierres 
limpides. Les grands désastres de l'empire romain passèrent sur ces 
débuts, et les premiers siècles du moyen âge ne furent capables^ en 
aucun genre, de reprendre et de perfectionner ce que les anciens 
avaient laissé d'imparfait. Le secret de la taille des diamants se 
transmit cependant, de générations en générations, avec latanle 
grossière et le polissage des pierres précieuses. Quand le luxe, fei- 
sant appel à l'art et à l'mdustrie, eut remis en valeur la taille à 
facettes des pierres fines, qu'on se contentait alors de porter en 
cabochon, et le diamant qu'on laissait briller par les seules facette» 
de ses pomtes naïves, on reprit toutes les traoitions de la tailledes 
pierres et on s'attaqua au diamant, pour ajouter, par des fjf^ 
artificielles, à l'éclat que lui donnaient les formes accidentelles de 
son état naturel. On taillait dès lors les &ux diamants, faits de 
verre ou béricle, à l'imitation des vrais. Et, quant au diamant, on 
le débita d'abord en tables, à faces bien dressées , à tranchestîuh 

d' 

cettes^ 

partie opposée en prisme régulier formant culasse. C'est ainsi qtfW 

les trouve ornant encore quelques joyaux d'église, c'est ^^^?r 

sont décrits dans les documents. De ce moment^ieui prix Béieve 



ET RéPBRTOIHE. 249 

avec les progrès dans l'art de les tailler. Vendus d'abord l)eaucoup 
moins cber que les antres pierres toes qoi, à autant d'éclat, ajon- 
taôa&t leurs brillantes ooiQeurs, ils prennent bientM im rang égal 
et enfin nne Talenr sapérienre. 

Telle est la viarche soivie par la taille dn diamant, telle n'est 
nas llûstoire qn*on en a tracée. Les encyclopédistes sont la pfaipart 
an temps de Tastes esprits très-ignorants des choses dont ûs par- 
lent. Pjjfie recueillait ses renseignements nn peu paictoat, et s^rès 
nous avoir donné le vrai principe de la taille du diamant, il ?c- 
«ente de sottes traditions; bien plus , il y croit. C'est ainsi qu'il 
amrme que, ponr réduire le diamant en pondre, il faut le trenôper 
dans da sang de bouc encore cbaud, et if ajoute que, même après 
cette préparation^ les meilleurs marteaux et les plus fortes enclu- 
mes y suffisent â peine. Les encyclopédisles du moyen Age, trop 
connus pour qu'il soit nécessaire de les citer tons, brodent, snr le 
canevas de ces fables, d'autres fables plus ineptes encore; ce n'est 
donc pas dans leurs ouvrs^ çpi'il iaut chercher la preuve d'un 
usage constant de la taille on diamant, mais dans les descriptions 
des inventaires , dans les détails fournis par les comptes , dans 
l'existence d'un corps de métier tout entier formé, en France comme 
dans les Handreg, par les tailleurs de diamants, probablement dès 
le xin« siècle, et avec certitude dès le xiv* ; enfin dans Vexistenee 
d'nn tailleur de diamant , nommé Herman , célèbre à Paris dans 
son art dès 1407. C'est, en effet, à dater de la fin du xiu* siècle, 
et surtout de la seconde moitié du xiv«, que les diamants à faces 
on à câtés, taillés en écu ou en table, prennent, dans les prix des 
fierres prédenses et dans les montures des ridies joyaux, un rang 
an'ils ny avaient pas occupé jusque-là; aussi, lorsque le due 
de Bourgogne, en 1403 , donne , dans le Louvre . à diner au roi et 
à sa cour ^ ses nobles convives reçoivent des présents et onze dia- 
mants en font partie; ils valaient 786 écus. Au nombre de ses 
riches joyaux, le duc de Berry comptait un diamant qu'on estima, 
en 1416 , cinq mille écus. Le prix très-élevé, mentionné dans ces 
deox aemjfiêsj ne peut s'appuiuer à des pointes naïves, autre» 
ment dites des diainants non faits, c'est-àrdire pdis naturel- 
lement. 

Ouvrez cependant tous les ouvrages qui traitent des pierres nré- 
denses, ouvrez l'excellent Traité des pierres sravées, de P.-J. Ma- 
riette, vous y trouvez cette phrase réoétée a peu près mot pour 
ant par tous les auteurs : hnus de Berquen^ natif de Bruges^ 
découvrit la propriété du diamant de se taiUer avec sa propre 
foudre, et il mit ce secret en pratique dès 1476. Cette erreur fut 
mtroânite dans lUistoire du diamant, en 1669^ par Robert de Ber- 
anen, marchand orphèvre de Paris , un vamteux, qui cherchait 
dans ce fait un titre de noblesse. On le crut sur parole, parce qu'il 
est âonmiode d'avoir une date fixe et une historiette toute faite nour 
ehamie inveutiGiL Qu'y »4-il de fondé dans ces prétentions? C'est 
mie Louis de Berquen, homme insénienx, oui avait étudié les ma* 
vémaliques,. aurait compris que la taille dm diamant, telle qu'on 
k pratiquait de son temps, était susceptible d'importants perfec- 
tionnemeiits, par une plus grande régularité de facettes, disposées 
dans un ordre symétrique et dans un accord parfait. Sur ces prin- 
dpes, il aurait combine les dispositions de la rose et du brillant, et 



250 GLOSSAIAB 

donné an diamant la yaleur qn^il a conservée et une supériorité in^ 
contestable sur toutes les pierres précieuses. Tels seraient ses titres^ 
et cependant, même en les réduisant ainsi, conunent expliquer 
qu'Anselme oe Boodt, médecin de Tempereui Rodolphe II, n^aitpas 
connu Louis de Berquen, n'ait pas revendiqué ses titres dans son 
histoire Gemmarum et Lapidum. publiée en 1601? comment ne pas 
s'étonner de l'existence de cette famille de Berquen, à Bruges, tan- 
dis que Scourion, dans son immense travail de dépouillement des 
archives, ne rencontre presque jamais ce nom parmi les habitants 
de cette ville? conmient enfin concilier, avec ITiistoire, les détails 
historiques qu'il ajoute à son récit, tels, par exemple, que ce dia- 
mant donné, en 1476, à Louis XI, en signe de bonne amitié : à 
Louis XI, et en 1476? Je sais bien que, dans les traités sur les 
pierres précieuses les plus récents, dans les articles de dictionnaire 
et de biographie^ on trouve tout naturel que Charles le Téméraire 
ait porté, au mois de mars 1475, à la journée de Granson, un dia- 
mant, taillé à Bruges^ par Louis de Berquen, en 1476, mais c'est 
un genre de critique historique que je n'ai pas admis dans ce Répe> 
toire. 

En résumé, la taille du diamant par le diamant, connue des an- 
ciens, ainsi que Pline nous l'apprend, ne redevint point un secret 
au moyen âge; seulement, ce n est qu'à partir du iiv^ siècle que la 
disposition régulière des facettes, dais l'ordre le plus propre à faire 
briller le diamant, reçut de notables perfectionnements et en accrut 
chague année la valeur. A Paris. Herman était renommé parmi 
lés joailliers, en 1407, pour son nabileté à tailler le diamant, et 
Louis de Berquen peut bien avoir obtenu le même genre de célé- 
brité, en 1476, à Bruges. 

(A) 1110. Bicitur de adamante quod nec igné nec aliqaa yi frangi nec doman 

Sossit. Fer adamantem yen viri fortes intelligantor. ^int Bnmon 
'Asti, de Om. Eccl.) 

(B) 1261. Unnm flnnacnlnm cnm duolms diamantibns. (Joyaux de Henry IH, 

roy d^Angleterre , déposés au Temple.) 

(G) 1313. Trois grantzmhiz en aneans, une amiraude, un diamand desranJ 
pris en une boiste d'argent enamillé , qui fust trové sur ledit Pieres 
quant il fust pris. (Invent. de Pierre Gaveston.) 

(D) 1316. Pour i diamant, aeheté pour le Roy, de Jaquemin le Lombart, le pre- 
mier jour de Tan, — 50 liv. t. (Comptes royaux.) 

(£)1352. Des joyaux, apportés de Jeunes par Vincent Loumelin; pour une 
couronne d'or à T^i très grosses esmeraudes, xxxvij petites, uxviij rth 
bis balays, yij trocoes de perles, chascune de xiv peoîes et un dyament 
en chascune, v^ antres troches des plus grosses perles contenant ctias- . 
cune iii perles et i petit ruby et xiv dyamens, par toute ladite cou- 
ronne. (Comptes royaux.) 

(F) 1355. Nul ne puet faire tailler diamans de béricle ne mettre en or ne en a^ 
gent. (Ordonnances des Rois de France.) 

(Cr) 1364. Poor un fermail d'or, gamy de rubis d'Oriant à balaix, àsafirs, I 
gros dyamans et à grosses pelles d*Oriant. (Mandement du Roy.) 

(H) 1372. Geste pierre est si dure que elle n'est despecée ne p&r fer ne par feu» 
ne elle n'est pas eschanfée. Toutesfojs est elle despecée par le sang an 
bouc quant il est chault etnouTel. M des pièces qpi en saillent o^eO' 
taille et perce les aultres pierres. (Le Propriétaue des choses. Trar 
duction de l'ouvrage de B. de Grlanville par J. Gorbichon.) 

(I) 1372. Un annel d'or à un gros diamant, prisié li îr, d'or, un relimwire 
d*or auquel a ou milieu un camahien et au dessus un diamant en laçon 



ET RÉPBRTOIBE. 251 

d'eseofison et d*aatre part a un gnemat. pcisé xt francs d*or. (Gom^ 

dn test, de la royne Jehanne d^Evreiii.) 
(J) 1389. Pour nn annel à nn rubis ije frans et ponr un gros diamant en un 

annel G liv. (Mandement du Roy.) 
(K) 1420. Deux petis dyamens plaz ans ij costez fais à i^ qoarres. (Ducs de 

Bourgogne, 4170.) ^ 

(L) — Une petite salière *- et sur le fmitelet ung petit dyament plat, rond» 

en façon de mirouer. (Ducs de Bourgogne, 4190.) 
(H) 1431. A Jehan Alphns, marchand de Joyaux , pour Tachât d'un diamant 

nHS. (le duc de Bourçogne^ a donné le premier joui de Tan, à Ma- 
ie de Namur — liiv 1it. xvi s. (Ducs de Bourgogne.) 

(N) 1439. Un gros dyamant pointu à quatre faces. (D. deB. 5123.) —Y pamnes 
de dyamant. (5126.) Ung diamant en fasson de losange. (5129.) Un 
dyamant à trois fasses. (5131.) 

(0) 1457. Ung anneau d*or, à ung cueur de dyamant, ix escus (Ducs de Bour- 
gogne, 6998.) 

(P) 1465. (Dans une contestation relative à une améthyste rendue comme balays, 
a Bruges en Flandres, figurent comme experts ou témoins Jean Belamy, 
Ghxet^n|van an Scilde, Gilbert yan Hitsberghe et Léonard de Brouc- 
kère, diamantslypers,c*estràH(lire tailleurs de diamants, et ces joailliers 
se retrouvent dans les comptes des années suivantes, analysés par 
M. Scourion,et dont je dois la communication à M. K. de Lettenhove.) 

(Q) 1467. Ung hault gobelet de cristal, à pié et à couvercle, garny d*or et sur 
la garnison du pié a une fleur de lys de dyamant et trois antres dya- 
mans à fasse, — et sur la garnison du couvercle— deux autres gros 
dyamans à fasse. (Ducs de Bourgogne, 2336.) 

(B) — Une petite gibessière d'or, gamye sur le fer dHin costé de trois gmns 
tables de dyamant et de Tantre costé de trois escussons de dyamant, et 
sur la garnison de sove , d'un costé trois frestes de dyamant et de 

» Tantre costé quatre runis et de cinq perles es deux costez. (Ducs de 

Bourgogne, 2975.) 

(S) — Deux CG d'or, gamys d'un grant dyamant à huit costez, mis en ting 
œul d'or esmaiUé de blanc. (Ducs de Bourgogne, 2982.) 

fT) — XVI dyamans de pluseurs tailles. (Ducs de Bourgogne, 3054.) 

(U) — Une pointe de dyamant, non mise en œuvre, estant en une petite 
boitelecte. 

(,V) 1407. La Gourarie où demeurent les ouvriers de dyamans et autres pierres. 
(Description de Paris, de Guillebert de Metz.) 

(X) — Item (dans une revue générale des plus habiles ouvriers de Paris) plu- 
àeiirs artificieux ouvners, comme llerman, qui polissoient dyamans 
de diverses formes. (Idem.) 

(Y) 1412. Um gros dyamant plat et roont, en façon de mirouer, qui souloit estre 
eu un fermail d'or en façon de rose. (Comptes royaui.) 

(Z) — Deiu dyamans fais par manière de fleurs de quatre pierres de dya- 
majis — vi« escus. (Ducs de Bourgogne, n** 176.) 

(AA)— Un annel d'un dyamant gros, de quatre losenges en la face dudit dya- 
mant et de quatre demies losenges par les costez dudit dyamant — 
l'autre dyamant plus petit, plat d^e su costés, — l'autre dyamant un 
petit mendre et est en façon d'une fleur de souviengue vous de moy et 
St de quatre pièces, et l'autre dyamant est un petit mendre sur le 
ront. (Ducs de Bourgogne, 131.) 

(BB) 1414 Un dyamant escarre, assis en un annel d'or, esmaillé de bleu que la 
royne (d'Angleterre) envoya au duc de Bretagne. (Invent, du duc de 
Bretagne.) 

(CC) 1416. Un gros dyamant , en façon de mironer, assiz en un annel d op — 
vimil Uv. t. (Invent, du duc de Berry.) 

(DD) — Un grant dyamant rond et plat, en façon de miroery en im annel d'or, 
prise mil escus. 



352 GLOSSAIAB . 

(EE) 1416. Un umelet d*Gr, anqael a nn trte petit dyanunt pototn — n s. t. 

(FF) — Un dyamant pointn, appelle le dj amant saint Loys, assis en un annel 
d'or, lequel Monseigneur acheta aeMS. de la Rivière— iij«xxzy^ Ut. za. 

(66) — Un très bel fermail d'or gamy d'nn gros dyamant pointa et de troi& 
grosses perles, Tnne branlant, prisé, comme appert on dit mfentoin, 
c'est assavoir : ledit dyamant y mil escns et lésais trocs vrosses perles 
\) mil escns , en ce comprins le fermail -> vq» vi^e xzr fiy. t 

(HH) — Un dyamant pointu nayf assis en ma annel d*or — xiij Ut. x s. t. 

(II) — Un dyamant pointa, non fait, en nn annel d*or — za IJT«.t. 

(JJ) — Un dyamant pointa, non fait, assis en nn annel d'oc, loqoA feuMS. 
de Boorgongtie laissa à MS. en son testament. — G Ut. t. 

(KK) — Un dyamant pointn, non fait, assis en on annel d'or, — xri Ht. t 
(IX) — Un ruby. appelle le cneor de France, assis en nn annel d'or que feu 
MS. de JDOurgongne, que Bien paidoint, laissa et donna en son testa- 
ment à fen MDS. (duc de Berry ) aTecqnés un dyamant non fiût, — 
Tiijc Ut. t. 

(MM)— Une petite croix d'or, pour pendre à unes patenostreS) au milien delà- 
quelle a un camahien taillé en fa^on d'mie ymaga 4e Sainy9 Katlieniie 
et an dessus a un dyamant en manière d'uuQ fleur — Gxjji Ut. t. 

(NN) 1433. A Jeban Pentin, orfèvre et marchant de jayaulx, demonrant à Bro- 
ges, pouL ung annel d'or, esmaillé et garny d'un gros dyamat à fa^a 
d'escusson — Tizx sains. (I>ucs de Bourgogne, 1088.) 

(00) — A Hnact DuTiTÎer, aussi marchant de joyaùa, wur une anttre amud 
d'or gamy d'un dyamant à plusieurs faces — xvi saltts. ^hicsdeBoar- 
gogne, 1091.) 

(¥P) — A Iny pour ung anitre annel d'or gany d'un dyamant plat à TieoQstés 
— iiijn sains. (Ducs de Bourgogne, i992.> 

{QQ) 1467. Ung collier d'or, de feuUes branlans, garny de zi| pointes dedya- 
mans naift, à xxiiij tronses de perles — (Dtics de Bourgogne, 3130.) 

(RR) — Ung fermillet, gamy d'une pointe de dyamant bleu et dé quatre bon- 
nes perles autour. (Ducs dé Bourgogne, 3330.) 

(SS) 1487. Ung dyamant à fasses, deux rubis, une grosse perle, le tout ensemble 
nommé Le Loirre. (Dues de Bourgogne, 7171.} 

(TT) 1669. Louis de Berqnen , l'un de mes 'ay;etrls, a dësalrasé le lAonde sur 
cela (les différentes opinions sur la taille du diamant). C'est Iny qni 
le premier a trouvé Tintention , en mil quatre* ce&aseiMnte e^twfp 
de les tailler avec la pondre du diamant mesme. et en Toici FhysttHre 
i>pein pnès : Avpararant qu'on eut jamais pense de po>iv(Ar tailler lei 
diamans, laasé qu'on estoit d'avoir essayé pluaieoBi manièrciB ponr en 
venir à bout , on fut contraint de les mettre en ceuTre tels^a'onto 
renconlroit anx Indes; c'est à scaToir des pointes naïves qai se tri» 
Tent ou fond des torrens quand les eaues seront ret^es et dans les 
pierres à fuzil, tout à fait bruts, sans ordre e\ sans grâce, sinon qoeir 
ques faces au nazard, irréguUères et mal polies, tête enmi &ùe la lUF 
ture les produit et qu'ils se voyent encores aujourdhuy snr les vieilles 
châsses et reli^aires de nos egUses. Le ciel aoua ce Êenis' de Bsi^ 
quen , qui estoit natif de Bruges , comme un autre Beaellée , de cet 
esprit singuUer ou génie, pour en trouver de Itry mesme llffvention et 
en venir heureusement a nout. (Je passe toute une page danslaoneUe 
l'orçhèvre parisien veut ppouyer la noble ori^ue de son ayem.) Ce 
Louis de Berquen fit Tespreuve de ce qu'il s'estoif mis en pensée d» 
le commencement de ses étodes , il mit deux diamans str le oinfl» 
et après les avoir égrizez l'un eontre Tantre , il vit manifestement qne 
par le moyen de la pouldre qui en tomboit et l'aide du mouBn , avec 
eertaiaes roues de fer qull aroit inventées, il ponioit venir à bout de 
les polir parfaitement^ mesme de les taiûer en tel^ manière qp^^^JJ" 
droit. En efl^t il ^exécuta si heureusement que cette invention, atf 
sa naissance, eut tout le crédit qu'elle a eu depuis , gui est Ihinijne 
que nous ayons aujourdhu}. Au mesme temps, Charles , dernier duc 



BT' tl£PEftT(ilBB. 3ii^ 

dé Bourgogne , a qui on en avoit fait récit , liiy mit trois grands dia- 





vention si 8<irprenante, luy donna 3000 dncats de récompense. Pois ce ' 
prince, comme il les tronyoit toat à fait beaux et rares fit présent de 
celny gui estoit foible an pape Siite qnatriesme et de celuy en fonne 
d'nn triangle et d*nn cœnr, rédnit dans nn annean et tenu de deux 
mains , noar symbole de foy , an roy Lonis XI , dnqnel il rechercboft 
alors la bonne intelligence, et quant an troisiesme, qui estoit la''pierr8 

un an 
quatre cens 
soixante dix sept. (Robert de Berquen , marchand orpbèyre à Paris* 
ÏAi Merveilles des Indes , Traite des Pierres précieuses. Paris, 4o. 
1669, page 12.) 

DlABÉABîT (Pointes de). En architecture, ce terme s'applique 
aux pierres qui, dans les parements à bossages, sont taillées à fa- 
cettes comme des diamants. Je le trouve aussi employé dans un 
menu de dîner au xvi« siècle : Gelée en pointes de diamant. 

DIAHENTIER. Celui qui taille les diamants. Je n'ai pas reri--> 
contré dans mes lectures ce mot employé avant 1497, mais je ne 
doute pas qu'il ne le fût depuis longtemps déjà. 

(A) 1497. A Jehan Gayon, dyamentier, demourant à Lyon, la somme de cin- 
quante deux livres, dix sols toumoys. pour avoir rabillé et mis sur son 
molin la belle poincte de dyamant a^icelle dame (la Reine.] (Comptes 
royaux.) 



aisaii, par la même raison, proyerDiaiemem : uoivre ae uinani. jLes 
Dinants, potiers d'arain, travaillaient grossièrement au repoussé, 
mais leur hâtive inhabileté empruntait à l'atmosphère de goûts dis- 
tingués et de noble style qu'on respirait partout, au xiii« siècle, 
quelque chose de sa grandeur et de son charme. C'est ainsi qu'il 
nous reste des œuvres d'art qui n'étaient que des chaudrons. 

BIPTVQUE. Deux tablettes réunies par une charnière^ Mot 
grec, appliqué aux tablettes de cire, et que la langue latine a étendu 
aux tablettes consulaires, épiscopales et mortuaires qui étaient 
sculptées et ornées à V extérieur. Ce mot n'est jamais passé dans le 
français. On a eu le tort de nos jours, en l'adoptant, d'en exagérer 
le sens, et de le donner aux tableaux ouvrants et cloans, peints ou 
sculptés à Vintérieur, les appelant, en outre, triptyque et tétrapty- 
que, selon le nombre des tablettes. 

DOITTIER et aussi Doit. Les bagues, énumérées dans les cita- 
tions suivantes, étaient-elles mises à un doigt imité en bois, ou 
enfermées dans un écrin, ou enfilées dans un anneau à coulisses r Je 
fais cette question même après la définition de Du Cange : Digitalef, 
theca in modum digiti coniecta. 

(A) 1261. Becem baculos, continentes ducentos octo anulos i;um mbetis et ba- 

lesiis ; duos baculos continentes sexaginta sex anulos cum maragdeni^ 
bus; nUorn baculum continentem viginti anulos cum saphiris , unum 
baculum continentem decem et septem anulos cum diversis lapidibn^t. 
(Liste de joyaux dé^iosés au Temple, à Paris, et appartenante Henry tll, 
roi d'Angleterre.) 

(B) 1328. 1 doit, où il a iij saphirs et une turquoise — un autre doit où il a un 

46 



gros balois percié, pT.isié G lih. — nm fufa» doi|;.U|{Q^ f d)| gros dia^ 
maàt en'uiaeau. (tnyent. de la royne Q^jç^eàeeJ 

(G) t399. Six anneanz en un doit. (lavent, de ÇharW ^l*) 
(D) 141^. Un doittier de cinq dyamans eu aneauli di'or esmailies, c*est assa- 
voir un annel en f^on de rabot, tto. — ^iDoc^ deSovrgo^, n® 131.) 

k^ 14&4' Le suppliant priiit lartiveBieQfc — aucune annaux ou veigfs d*aigent 
e^taAS en un doittier. (Lettres de r6iniG»ion.j[ 

l>OMESTiOt'E. Roi^^ princes, ^igx^wm eurent;, m suyen âge 
comme dai^s fantiquité , oes partisans qui foimaient iemr entou- 
r^^e daQ§ la maison, c'esl-à-dire cpii composaient la domesticité, et 
aa^ au dîehors leur servaient d'escoifte^ de garde, d'officleÀ. Toutes 
Im ffrani^es cliarçes de TÉtat . les gouvernements le^ plus considé- 
.rableë^ les négociations les plus ûnnortaiitâ^^ étaiéni pcmés, selon 
•le bon plaisir des souverains, a leiirs domestiques, j'entends aux 
plus familiers parmi leurs p^san^. A ],a cour de Byzap^eu U f tirait 
vû comte des cLomestiaues^ charge que rt^mplisss^l^ % la cpuf 4a 
France quelque haut oignitaire, véruatile supérieur 4Afi oi^oiiirs 
domestiques du roi. Il est inutile de faire de^ c^t^^on^ ejt o.'f^ppitf' 
sur ce trait caractéristique du moyen ise, Otn tenait 4 ^^k ^P9flu^ 
.la d(Hnestioité en honneur, parce qu'elle était ^ pour m leu^Q^ffî, 
recelé des grandes vertus et des bonnes manières , pour l%é ^^ 
l'occasion dés nobles dévouements et Fentrée dans les avantages <$ 
la vie, popr ^ vieillesse ^d&bl, im doux refuge^ un asile çloriedi. 

DOREUR -GRAVEUR. An nipyen è^, on donnait aux orfèvres 
For et même le mercure nécessaires à la dorure^ et ils comptaient 
seulement la façon ; d'autres fois^ Us \e^ fournissaient, ^ p^r^ de 
-la seconde moitié du xvi« siècle, je vois figurer dans les oo^iptiçs^ 
et à côté des orfèvres, les doreurs-graveurs, qui n'étaient ^ahs abj^fp 
que des artistes chargés de la ciselure^ de la oamiaçquinure, e^- 

lA) l^SO. A Jehan Lessav^i pcfètre, now avw dpi»|, b^ùU/^ e|t. livré Vogést 
'^ frein du mulet de |CS. et b^ill^ le vi( arge^f ^ ce ip:^, (Dh^H ^ 

Bourgogne, 6721 .) ' * 

|&).15e7. A Raoul Langlois, doreur çrave^nr, ppup ui^ )lM)V^t (Qoiup^ W)Y|^) 

(G) — A Baniel Dumoulin, doreur graveur, pour deux paires d^espepoi^ 

'^) r A Jacques LebloBd, dorsw graveur, pour ^s espérons. 

DOÙBLEAU. Pairç^ de vases, 4^ flacons qy^ ^ bouteiUaa. 
[A.\ 13^0. Peux doub^^ijux d'argent blanc, à i^ecti» vin» et a en cliaseuA vb <•- 
ciisson hacqi^ des armes dç ïWce, pe^a^s «oix|Lq(erA9u^ ouvKi *t 
démy. (Inventaire dç Gbajfles y.)^ " 

pOUBIfRS. Dou))les de vow^ea, pierre fine oellée sur verve oftser 
cristal de couleur, et ainsi douh]^ d épaisseur, doublée aussi d'éolal, 
mais d'une manière factice et quelquefois frauduleuse. 

DRAGlÉB, Sorte de suprerie, raneée au nombre des épices^ ^ 
qui a donné son nom ^ji ds^^eoùp. Il y en avait d'une antre sorte, 
^mblat)le à nos ^QÎnpî^reiUes» dont ou saupoudrail les m^ts, tels que 
viandes et ragoûts, enfin il y en avait de médicinales dità'mag»- 
traies. On disait aussi de l£|. (Ira^eriei, ^ynn^j^iyivbe^d'^iees» 

(A).i3:^S. y pli^^ « dB«giéc et isj ouilUeis dedsna, -^ valent xHH 11b. |ix s. (In- 
ventaire de la Ntyne Otémenee.) 

(B) — A Teraicier., espices de chiimbrQ, dragée, i^iccre rqsa^^ couettes con- 
fites, âiitron et manus'oluisti, —espices de cuisinei — >,n^Q\ès espices, 
dragée blanche et vermeille. (Ménagier de Paris.) 



ET kl6t>ERT0lAE. *255 

Gf I4f d.litisiearâ parties d*apotlûcairerie et de dragée ma^pstrale. (Docs de 
BflTQtgtïgne, n« Gïll.) 

(11) 1482. Item sixlivres de dragéçs pour serriT en on drageoir. (Compte de la 
ville de Toniv, cité par Montail,) 

ff^ 14S5. ÀDprës du dressoir à on coing, il y aT0it mie petite talAetle basse, là 
où roD mettoit les pots et taant poar donner à hoire à eeox mii ve- 
noient véoir Madame, après qu^on leur avoit donné de la drâg^» 
ibais le drageoir estoit sur le dressoir. (Aliénor de PoiotàerB.) 

())J ^ 6n leur bailloit de la drageHe «t de Thypoeras. (Idem.) 

(l(^ — Le» denx drageoirs mû sont snr le dressoir doibvent ééira pleins de 

dragerie etoonverta de denx serviettes fines et fatit qjfiHt soient Tun %. 

un bout du dressoir et Tantre à Tantie. (Idiem.) 

BEA^EOIR et aussi Dragier. Bans les documents anglais : dra^^ 
genall. Les dragées donnèrent leur nom au drageoir. mais c'était 
dé Éttfon y mettait le moins ; les épices de chanijDre .( Q^'il "^ ^^^^ 
pas confondre avec les espices de cuisine ), composées ae conâfcares 
lèches, de bonbons à la mode, le remplissaient. L'Orient a conservé 
cettisaçe^ et dans les maisons levantines chrétiennes^ ce sont les 
plus joues filles de la maison qui viennent offrir, après le café , le 
plateau à confitures, à pistaches, à bonbons. L'étiquette s'était em- 
parée du drageoir, de manière à en faire quelque chose de signifi- 
catif. Les plus grands personnages l'offraient aux princes, et il leur 
fttait présehté, à leur tour ^ par des cens considérables ; aussi, le dra- 
Reoir était-il de grand pnx. On pmsait à même le drageoir avec ses 
Mgts, mais il y avait des cuillers dans le bassin pour prendre les 
coiÀtures liquides et les épices poissantes. La forme du drageoir 




ui bassin. (Voyez 9ucûad$s et Pktt à espices.) 

(i) 1828. tTn dragier de cristal à nn pié esmallié — prislé Ixxv lib. (invent. de 

la royne Clémence.) 
fSji 1360. Invent, dn duc d*Ai^on, 632 à 643, 652 à 658. 
(b) 1363. Un bacin, doré , gpdelé et esmaillé d'environ le bord, et y a des es- 
niiânx des armes Monseigneur, pise xvi marcs et demy et y a l'en 
adjousté un grand pié doré, godelé et faict un grant drageoir «t poiMS 
• tc^Vi mares. (învent. du duc de îfîormandie.) 
(D) — Un drageoir d'or, à ij cuillers d'er^ à donner espices. 
(B) 1380. Un drageoir d'or, à façon de roze, dessus etdessonbz et a nn esmail 
rond de France ou milieu et en la pâte a pièces de boillons de France 
à viij petits esmaal;i des armes de révesque de Laon, pesant xv marcs 
fl*or. (Inventaire de Charles Y.) 
(?) - Cfn iotre drageoir d'or, de pareille façon, pesant xîj marcs, vij onces d'or. 
(•)*** Un drageoup d'argent, doré, esmàillié sur le bord de plusieurs ymages 

à diverses contenances, pesant xi marcs. 
P) -* Un fflpànt drtgeir d'argent, doré, dont le bacin et la pâte sont en fa- 
fiODdfe r«B, armoyée de France «iir les bords et on bacin nn esmail 
rond de France et on ponunel dn pied a viij petits esmaux de France 
ronds, pesant zi marcs, iij onces. 
(ÎJ *- Un dragoer d'argent, doré, et est Ifc pied dn dragoer et le dragoer & 
î\ quarrez et sur chacune quarre a une beste emmantelée et on milieu 
anatt cb'agoer a nn esmail roiid, pesant iij marcs, j once. 
(J) — Un grand dragoer d'argent doré, esmaillé dedans et dehors à tournois 
de suiveurs et Aë dames, à un pommeau enlevé de maçonnerie, pe- 
sant viij marcs. 



\ 



3S6 OLOSSAIRE 

(K) 4399. Un gra»t dragouer d'or, couvert , que ont faiet faire les trésoriers d» 
guerres et sont les boeti de la pâte du bacin et du couvescle à osieanx. 
esmaillez de France et est la pâte poinçonnée à douayemens et la tin. 
esmaillée à royes et le couvescle taUlé anx dix preux et ou fons on 
bacin a un esmail où est le bon connestable Duguesclin qui sert le 
Boy d'espice et poise yingt six marcs, quatre onces, dix huict esterlii» 
d*or. (Inventaire de Cbarles VI.) 

(Ji) 1424. Chambre de la Ro^e : Jehan Burdelot, appothicaire de la Roynej 
pour plusieurs espices de chambre confites et appothicaireries par ki 
livrées — despensées par ladicte dame, ma damoiseUe Jehanne d'Or- 
léans, Madame de Tonnère et autres dames et damoiseîles estans eu 
sa compaignie et service — Cviy s. p. (Comptes royaux.) 

(M) 1467. (Il est impossible de transcrire les brillantes descriptions desDrageoirs 
de Philippe le Bon et de Charles le Téméraire, elles sont trop longues, 
il faut y renvoyer. Voyez : Les ducs de Bourgogne, 2261 à 2262.) 

tN) — Une peslecte d'argent doré, à prandre espices à un drageoir. (Ducs de 
Bourgogne, 2654.) 

(0) 1474. Le duc a deux espiciers et deux aydes et sont iceux espiciers si privés 




Prince 
Prince, _ 

soit et le premier cfiamheDan prend le drageon ci, jneuixc x»oo»j w 
1 espicier, et puis baille le drageoir au plus grand de l'hostel du Bac 
qui là soit et sert iceluy du drageoir le Trince et puis le rend au prfri- 
mier chambellan et le premier chambellan àTespicier, ledit espiciey 
délivre toutes drageries et confitures. (Olivier de la Marche.) 
(P) 1485. Quand l'un des princes avoit servi monsieur et madame (le dnc Phi- 
lippe le Bon et la duchesse de Bourgogne) d 'espices, l'un des plas 
Sands, comme le premier chambellan ou le chevalier d'honneur de 
adame, prenoit le drageoir et servoit messieurs les nepveux et niepfîes» 
et après ceux qui les avoient apportées les reprenoient et en servoient 
partout. (Aliéner de Poictiers.l 

(Q) 1549. Epicerie, dragées, ypocras, cyre et autres drogues fournies pour icelny 
festin — vingt quatre basions paincts de vert pour les confitures — 
30 s. t. — souante dix livres dragées de roses , canelat, orangeat, pi- 
gnollat et girofilat, à 15 s. t. la livre. (Festin donné à Paris à la Reine.) 

(R) 1599. Un grand drajouer qui chemine (c'est à dire roulant), garny de lapii 
et de cristal, au bas du drajouer il y a une tortue, pnsé Cilj escux. 
(Inventaire de Gabrielle d'Estrées.) 

(8) — Six tasses d'argent doré, ou drajouers, de mesme grandeur, prisés 
nj escus. . 

(T) — Un grand drajouer de cristal de roche, en ovalle, garni d'un couvercle 
et d'un pied d'or esmaillé et enrichi (suit le détail des pierreries) prisé 
xvie escus (seize cents escus). 

DRESSOIR, Dressouer, Drecouer. C'était Tétagère sur laqneDe 
on plaçait, dans la salle des festins, les grandes pièces d'orfévie- 
ne, dans les autres chambres, toutes choses flatteuses à montrer, et, 
aans la cuisine, c'était un second dressoir de festin sur lequel étaient 
disposés les plats et mets, avant de les porter dans la salle. Leur 
tonne était arbitraire, mais le nomhre des degrés était fixé jpar l'éti- 
quette , suivant le ranç des personnes ; quant au style , u variait 
aussi suivant le goût, et d'accord avec tous les meubles sculptés, 
i^s mmiatures des manuscrits nous en offrent par milliers. Le buffet 
était un meuble du môme genre, mais plus usuel, et qui faisait 
moins fonction de montre. 

(A) 1365. Pour deux dreçoirs mis es chambres du Roy (au Louvre), "ri ^* 
viu s. p. (Comptes des bâtiments royaux.) 



ET Ré^wfcratRE. 2S7 

^ iSM.Titrtte dêtt j^âiri dn petit message trouvez ou dreconër, estant en la 
chambre du Roy, an Bois. (lûierft. de Charies V.) * 

(C) i393. Deux antres escniers convient ponr le dressouer de sale. — Peui es- 
cniers de cnisine et denx aides ^nr le dressouer de cuisine. (Ménagier 
de Paris.) 

P) 1301. A Satidom lebnchier, dèmourtinti Arras, pouruagdrechoir fermant 
l^clef, to^el a esté mis en la ckambre de notrd très chier «t très aiMl 
fils AntBoyne. (Ducs de Bourgogne, 3996.) 

(E) 1455. Le dressouer garni de très belle vaiiselle k grant largesse. (Ant. de 
la SaHe.} 

(É) 1459. le Bue (dé Bourgogne) donna à Tenfast (de Lduis XI, alors dauphin) 
ung dressoir chargé de vaisselle d'or et d'argent, lequel il avoit eo* 
■tôy^ èÉ là chambre de la gisante. (ïacq. l^u Clercq.) 

(6) Ml. Le Ihic «veit faict faire, en my le srand salle d'Artois, ung dressoir 
fait en manière d'ung chasfesHi rond, à douze degrés de hauU, plains 
dé Tàisselle dorée , en pots et en flasetos de diverses fâchons , mon* 
tant iusques à six mille marcs d'aTcenI ddré , saas celle qui estoit au 

Jtlns nault de fin or, chargé de riflhe j^erre , de merveilleQ;ic prix , et 
alfa (maître licornes qui la estoient assises aux quatre quariés, dont la 
ttiainaHB avoit cincq pieds de hault. ((t. Gbastellain.) 

tn} fl69. Où millieu d^icelle salle a esté fait un grant dreçoir pour çarer et aor- 
nét de vaisselle — et, poi^ servir es autres jours, ont esté fais antres 
deoi drecoifs à Vrm ëéi castet de ladite salle pour semblablement 
]liefttre vaisselle de panement. Item ont esté faiz des grans dréçoirs 
p<tar dfeder la Tyaaae (viande prise dMns le sens de meitl). (D. de B.) 

(1) l474.Xe saiusier doit aller couvrir le btiflht devant le queux d'une blancto 
•appe et ptds doit mettre la vaBnlle du Prince par pilles de plats et 
par pilles d'etcneUes. (Olivier de ht Marche.) 

If) 1485. En ladite chambre (dlsabelle , comtesse de Charolais , femme de 
Charles le Téméraire) il j^ avoit un grand dressoir, sur lequel y avoit 
quatre beaux degrés aussi lon^ oue le dressoir estoit large et tout 
couvert ae nappes, ledit dressoir et les degrés estoient louta chargez de 
vaisselle de cristal , garnies d'or et de pierreries et s'y en v avoit de 
de fin or, car toute la plus ttofcefVakseile du ducq Philippe y estoit , 
iMitdéf |ieti, de tusset , oonrmtf de soupes de fin or, odtre vaisselles 
et bassins, lesquels on n'y ittc^ jsMiaitf qu'en tel cas. Entre autres vais» 
seUe il y avoit »a ledit dressoir , trois drageciis d'or et de pierreries 
dK^i l'un estoit estimé à ^foavante mil escus et Fautre à trente mil. 
(Aliéner de Poktâeie.) 

^ «• lI«dattedefiharfloloi9n^«feit qneqfitttre decres sur soij dressoir et 
■taditmft la Dntbesse^ sà iJtlie, en ovoH einqi (laetfa.) 

fiÉtnéHKi^. (SaAéBÂ gûam, tîioitt et ornements de tô&ette. On 
Vif servait du même teime pour eig^Timer ce qu'on donnait au mo» 
&nt ^ùiie tcqxâsiiiaa, espèce deiaireur en o^bors du prix. 

^MMb JosûAnnikie 

Se me dunes mkt 

Éi nostre asanir aasSivre 

La mort pu [ist ^a receivro]. 

(Attache d'uQ^MMau avec inseriplie» tissée, 
citée |)ar M. L. Belisle.) 

W iUA*«r fie je sospiTi U ne l'en caet, 

Se io li envoi druerie 
El jure quel n>n prendra mie. (PartonGg)eiu de Blois.) 

•tf^JK&O*^ Mtdtlare^tiedrosrie 

n li donroit assez joiaas 
Je vos otroi ma druerie ^ ^ 

8<»DMautffliejt>uâcta&e; (f^nxuï.)' 

46. 



S58 GLOSSAIRE 

(D) 1336. Pro malis cortis datis per Pominnm pro dniavUis domns Bom. Goî- 
donis de Grolea, qaam j3ominii8 emerat. (Comptes de Hnmbert n.) 

E. 

EAUE BE50ISTE. L'autel portatif faisant partie du bagage 
de voyage; il fallait avoir des vases fermés pour porter Teaa 
l>énite. 

(A) 1380. Un barillet d*argeiit blanc . véré , à mettre eane benoiste , esmainié 

aux armes de Monseigneur le Dalphin , pesant iij marcs, y esterlins. 
(Inventaire de Charles Y.) 

(B) — Un petit flacon ponr mettre eane benoiste,— pesant ij marcs. 

. RAUBENOISTIEB. La fontaine aux ablutions, qu'on trouve 
aujourd'hui dans les mosquées, et dont les dévots musulmans font, 
fin Orient, un pieux et très-utile usag[e , n'est (^'une imitation du 
cantbarus, que les chrétiens rencontraient au milieu de Tatrimn en 
entrant dans leur église^ que les Grecs du mont Alhos ont conservé 
dans leur couvent, et que réglise catholique d'Occident a peu à peo 
remplacé par le bénitier^ qui n'en est, et dans sa forme et dans son 
usaçe, qu'une réminiscence symbolique et comme un lointain sou- 
venir. Le baptême par immersion , comme les ablutions, avait 
pris naissance en Terre-Sainte, sous le climat qui permettait, qpi 
exigeait ces habitudes; l'Église a sagement momfié ces formes du 
sacrement dans les climats qui ne les comportaient plus. Le béûi- 
jtier. vase placé à la porte d entrée de chaque église, et au chevet 
du lit dans chaque maison, figure dans tous les inventaires. 

iA) 1295. Unnm vas argentenm ad aqnam benedictam , ctun opère levatô de 
ymaginibus etinterlaqneato vineis et ansa est dnobus ^aconibus, 
nonderis Tiij marcamm, aspersoriom de ebore. (Inyentaire de Saint* 
Fanl de Londres.) 

i(B) 1360. Inventaire dn dnc d*Aiijon, 4, 30, 279. 

.(G) 1363. Une bouteille d'argent à mettre vaue benoiste i porter par cheniiL 
(Inventaire dn dnc de Normandie.) 

iJH) 1372. Un eanbénoistier, à tont Tasperges et la cbaienne qni tient le dict as* 
peines, tont d^argent blanc, pour mettre en chambre, et sont dores aux 
qnarres, prisié xx francs d'or. (Compte dn test, de la Royne.) 

^£) 1380. Une eanebénoistier et son aspergés d*or qne Ton met an chevet da 
Roy, de nnit, tont rond, cizeîé par dehors à lozenges et fleurs de lis» 

Ssndans à une chaisne (ror, pesant iq marcs, nne once d'or. (Inveat 
e Charles Y.) 
(F) — ' Un eaue bénoistier et Tasper^ès d*or, à yj costés, à iiij escnssoiu ev- 

mailliez de France, pesant viij marcs, vij onces d*or. 
(6) — Un eanebénoistier, avec l'asxiergës, d'argent blanc verre et deux ga^ 
gonles à Tance , et est le pommel de 1 aspergés rond, esmaillié m 
armes de France, pesant v marcs, iij onces. 

(H) — Un très petit bénoistier et son aspergés doré et esmaillié par les eoitelf 
pesant nn marc ij onces. 

(I) 1410. Un bénitier d*or. (Ducs de Bourgogne, 6101.) 

\J) 141 6. Un bénoistier de cassidoine à deux ancesde mesmes, et dessos aW 
ance d'argent doré de deux serpens entortillies Tune en Tautre, " 
xvj liv. t. (Inventaire du duc de Berry.) 

(K) 1510. Ung bénoistier d'arsent doré et esmaillé, pesant iiij m. i^ 0. d. ^ 

ventaire dn card. d'Amboise Georges I.) 
(L) 1560. Ung bénestjer.de cristaU, taillé à fenillaiges, gamy d'or, esmaillé, 



BT RÉPEBTOIRE. 2S9 

ajABt son gonpillon d'argent doré seulement, — yc. (Inrentaire du 
enastean dé Fontainebleau.) 

lÊBÈH E. Bois de rébénier. Après ayoir été assez rarement em- 
ployé dans la sculpture d'ornementation, Tébène devint tout à coui). 
an XVI* siècle^ le bois le plus recherché. Ce goût partit de Venise^ il 
dot son extension aux facilités nouvelles de se le procurer et au ta- 
leni cpi^on acquit pour le travailler. De cette époque date la trans- 
formation du mot huchier en*ébéniste. (Voyez aux mots Boston^ 
Cabinet^ etc.) 

(A) I260« Nuls hum ni pont trover jointoie 

Ni ont keville ne closture 
Ke ne fust tnte d'ebenus. 
N*e8t sons ciel ors qni vaille pins. (Marie de France.] 

a^) Ii95. Item qnatnor cassednlas de ebore fractas et nnam de ebano goami- 
tam de argento. (Invent. MS. thés. se^Us apost. ap. Vn Gange.) 

(C) 1350*. Ebeni es arbre nègre, lis, pla, dnr et gren... 

Fnsti mot precios cnm ebeni. 

(Elue, de las prop.) 

fp^ 1599. Un tableau d'ébevne gamy d^argent doré» dedans lequel est la peîA- 
ture du Roy, prise xr escus. (Inventaire de OabrieUe d*EBtr6es.) 

icMJME DE MEB. Ma^ésie silicifère. Sorte de faïence ou de 
terre de pipe produite artificiellement de la manière suivante. On 
extrait de certaines carrières de la Grimée cette terre de pipe qu'on 
étend . qu'on agite et qu'on lave pendant plusieurs jours dans de 
grandfi Dassins remplis d'eau. On la brove et on la passe ensuite 
avec soin pour la purger de toutes matières étrangères, j)uis on la 
pétrit et on en forme de petites masses qu'on fait bouillir dans du 
lait et ensuite dans de la cire mêlée à de l'huile de lin. Cette terre 
de pipe particulière , qui j[)rend facilement des tons laiteux, jaunes 
et brans, n'acquiert jamais de dureté, se raye au moindre contact 
et, employée dans la sculpture, ne présente à l'artiste d'autre dilfi- 
coUô que sa trop grande friabilité. 

BGVIPPILLON. Goupillon, dit aussi Espergès et Aspergés. 

(Â) 1353. Pour un eauebénoistier, avec Tespergès de cristal, assis sur trois piez 
d'argent dorez, pesant v marcs, v est. (Comptes royaux.) 

(B) 1380. Un bénoistier, et Péffuippillon de cristal, garnis d*argent doré. (In- 

ventaire de Gbarles y.) 

(C) 1461. A leurs cbevets (des amans) de pleurs et lermes 

Trestout fln plain ung bénoistier 

Et ung petit brin d'esglantier, 

En tout temps verd, pour gouppillon. 

Pourvu qnMu diront ung psamtier 

Pour rame du pouvre yiUon. (Fr. Villon, 6r. test.) 

BMPBAINGTE. Épreuve en relief d'un moule en creux, produite, 
soit par le moulage, l'estampage, la pression à froid et à cnaud sur 
matières molles, la frappe sur matières dures, et enfin la fonte. Tous 
ces procédés furent emâoyés au moyen âjge. et, dans chacun d'eux. 




ipression et de l'imprimerie. On disait Empreinture 
pour le travail d ornementation exécuté par le procédé du moulage. 

(A) lîtOi lib. m. cap. uuv. fie opère qaod sigiUis imprimitor. (Divers, artinm 
iBebeduia.) 



^ 



$60 GLOSSAÏBÈ 

(È) 1260. tiî séliefs apéle chose emprainte^ ou empastéè, oti ieteteiclie d'estain, 
qiiant aucuns fet euvre par molles , de quelque molles que ce soit, 
Oitm que H molles s6ît faiz et puis eeHe chose mMléd atâ^é 1 cille 
fteiff Farçoii* (Lit. des MwtieM.) 

J(G) 13M. SeigDèiin; réët ciseel de »ioy je nsoy avant que je sàmat ùiHamaHH 
et voit on clefr par ce séel que Tempreinte on seel bxiaée csl têml^ 
bUUe an seel entier. (JoinviUe.) 
fi) — • Quand fu nu pen avant aUét 

Je vy Un verger long et lé, 
Enclos d*un gros mur bastilléi 
Pour trait dehors et entaillé 

De maiifteis rlehé(« empreintureâ. (Roman de la Rose.) 
(£) 1399. Une empraincte d'or et en chacun costé ^ fa.e figure et pend à on 

peu de soye bleue. (Inventaire de Charles Vî.) 
t^ 1416. Une empraîute de plomb, où est le visage de Prtoérfs flè Qidfxfe fti 
un eostsé et en l'autre la maiique de padê. (ïnvent. d* duc de Berry.) 
(6) — Un livre de Renart et pltisieurs autres livtes dedahS, couvert de ci» 
vermeil; empraint à deuï ftertrffuers de cuivre, et eSt la couroye des dis 
fermoers de ciir vei^eil tout plain, valent — 1 s. t. 

M} ^ Ua petit livre où s<mt les sept teanîmes «^ coutert d«ft ctiir'fotigfi leun 
pralol, àdenx fermoers d'aiMt dorw* tsmaiUezd'ttae'ceQMnned^èfl- 
pines et a escript, dedans la dicte couronne , Jhus — lecniel livre 
Christine de l^isan donna à H8. aux èstraine», pA6é -^ fc M i 

%î ) 14ê|. A Jacob de Licteraont, paîntre, poui' avuii' moulé et empreint te ^fl|l 
da diotfeu seigneur, pour servir à rentrée d« Baii8*^iiiij ttv.; r^ 
(Compte des obsèques de Charles YII.) 

ENCEKsom. L'usage de reneéiis, aai>sFé^se Gttthofi(|u^ j AStt 

du temps où les chrétiens purent exercer leur etdtë satts crtdïtte M 

persécutions, sans crainte au^i d'être confendas atec les 'pHéiS^ 

tfuoi <ju'ils admissent (Quelques tottneâ efxtérieores de léttr ci^ 

SottB Grégoire le Grand. ô*i eïïcensait généralement éaifô les égfisâL 

et de te moment les artistes s'emtarèrentde rencetisoir. I! SttftfMe 

qu'on eut, an iiti» siècle par eiomenoé , uh seittiment éleVè^trlt 

de Tart appliqué aux choses saifitës, et le» Wwi eibapifretry M lè 

moine Théophile eonsacve aia onceasoirs^ en «ont l»meu(Mure 

preuve. , 

(A) 1220. Lib. ni, capnt ux. De Thuribulo dnctili. Cap* ly« De IWihuIo ro^ 

«ili. Cap. LU, De Catenis. (Div. artium Schedula») , 

(13) — Acerras aureas et argenteas plurimas Inter qoa» «ma erat de lapidi| 

inten^ onychino coneavo^ habent similitadinem vermis horribihs il 

est, Dufonis. Concavîtas ejus patebat in dorso, ubiret circuln^ ^lî^ 

teus cum litteris grœcis ajnbiebat. In fronte hi\}ns acerrs, qus C24»nt 

habebat simile venu! monsiroso, erat lapis topazios, valde pretiosos* 

In oculis hujuîs acer^ atgenteàs et ^rups concava» tants magmtadi' 

Bis enius vive, qus solebant poni juita altare hinc et inde et dorso 

patehânt imposiosque carboniniis et thure vel thymiamatefraram 

8ar gnttnra et rostm emhtetMtttt, ^teoiaiie de VSffm :diB'M#Mc«> 
hronicon C<»iradi, epise. éd. UrsèithisO ' 

r<G)lS9».Dao turribola argsntea, nfétiiB tqflaiitw àemaét»itttm 991^ f^ 
vato et levato, eum eeclesiis et tarribus et seidepea» o<'^F^f'W>f'T 
genteis apensis et eatbenie an)i8.ai9enMl!s, ^dexis xj n. xx d. Jfifeio^ 
taire de Saint-Paùl de Londres.] 
OD) 1360. Inventaire du duc d^ Anjou, ïï^ a. ♦ Ai 

(É) 1^80. tfn encensier à cIochie^ tofat àor^, pesant u\^ niafàB. ^véhlaiié « 
Charles 1r.) . • 

'^ tknï elicenslert A^àtgèift dôï**, Itmè ëstmm , éHrtiÉlttrd»-aH«* 
de Monsieur le Dalphin, pesant v marcs, ii|j onces. ' 



ET ftiPEftTOIRE. 96f 

(F) 1399. Un encensier d*or, à quatre cheminées et quatre Incarnes, pesant, à 

tout le fer, deux marcs, quatre onces, quinze esterlins. (Inyçntaire àer 
Charles YI.) 

EHGBIEE. Voyez aussi Escritoire. 

(A) 1380. Un encrier d^argent doré. (Invent. de Charles Y.) 

(B) 1416. Un ancrier longuet, de cuivre argenté, à plusieurs ouvrages de la fa— 

^n de Damas, dedans leqael a un canivet, le manche de bois , uns 
cizeaulx d'argent doré esqnebs a par dedans petiz ours et par dehors 
les armes de Monseigneur. — xxuy. t. (Invent, du duc de Berry.) 

(C) 1528, A Pierre Rosset, libraire, demourant à Paris, pour deux estnicts faicts 

en façon d^ancriers, aussi de cuir doré, garnis chacun de deux bon- 
des et de deux cornets à mectre ancre et pouldre et d*une raigle , le 
tout d*argent, d'un cadran d'yvoere gamy d'argent, d'un petit poin- 
son, d'un canyvet et d'un compas d'acier. (Comptes royaux.) 

EHGIN. Adresse^ intelligence, et^ dans une autre acception^ une 
machine et des outils; ce mot est dérivé de Ingenium. 

(A) 1433. A un escollier du pays de Rennes pour lui aider à se tenir es escoUes 

à Paris pour le bon rapport fait au Duc de son engin. (Chambre des 
Comptes de Nantes.) 

(B) 1530. A Frère André de Gennes, jacobin genevoys, faiseur d'ennns — 

pour certains engins qu'il a faicts pour le service du Roy et icenlx mis 
et livrés en sa garde robe pour en faire son plaisir. (Gomptes|^roy.) 

ENIiUMINÉ. Se dit de la peinture d'un manuscrit^ et dans le 
sens de ce qui orne et fait briller. Les citations suivantes offirent ces 
diverses acceptions. Celle que j'ai extraite du purgatoire du Dante 
est un témoignage important en faveur de Tart français. 

(A) 1250. Ele fut Marie apelée 

De ton z biens est enluminée. (Roman du Saint Graal.) 

(B) 13l0*. ' .... Non se' tu Oderisi 

L'onor d'Agobbio e l'onor di quel arte 

Gh' alluminare è chiamata in Paris!. (Dante. Purgatorio.)- 

(G) 1325. Bien m'avez dame endoctriné 

Tout le cueur ay enluminé. ( Met. d'Ovide. J. de Yitry.\ 

(D) 1345. De haulte noblesse parée 

De sens, d'onneur enluminée. (G. de Machault.) 

. ENSEI6HE. Je laisse de côté plusieurs acceptions de ce mot ^ je 
m'en tiens à celles qui rentrent dans mon cadre. Dans cette limite^ 
c'était une plaque ou un médaillon qui marquait la livrée. (Voirez oe 
mot.) Le signe de reconnaissance qu'on imposa pendant des siècles 
aux filles publiques et aux Juifs fut aussi appelé une enseigne. La 
dévotion ou le caprice portait, en guise (renseigne, une effigie 
sainte ou quelque signe soi-disant puissant contre des maladies^ 
contre le mal de reins, par exemple. Les églises , les abbayes , les 
lieux de pèlerinage surtout, en frappaient et en vendaient en 
toutes matières et en ouantité innombrable. L'enseigne se portait 
au chapeau. Nous en aonnàmes la mode en Italie , lors de notre 
triompnante promenade conduite par Charles YlII. Ce hijou, porté 
ainsi en évidence, était bien fait pour servir de thèmes aux com- 
positions gracieuses des orfèvres ; aussi sous la main habile des 
Garadosso et des Cellini, devinrent -elles plus tard des chefs- 
d'œuvre. (Yoyez Esmail,) François Glouet a figuré saint François 
lecevant les stigmates dans l'enseigne qu'il a peinte au chapeau 
de François II enfant. Après avoir servi aux nommes, jusqu'au 
milieu du xvi« siècle, eues ne furent plus portées que par les 



fêtâmes , et dans Pinventaii^ de Gabrielle d^Esttôes^ il y eh à 
tout un chapitre. Trois d'entre elles sont estimées vingt -cinq 
mille écus. 

(A) 1372. Et onltre noiis plaist et voulons, que tous lesdiz jays etjnyves de-, 

mourans eii ûostre dit royaume portent leur enseigne ac6ul5tuiné6 i^ 
dessus de la ceinture et en lieu iilus apparent et sera laâietë enëeigiiè 
du large du seel de nostre chastellet de Paris et qni sera trouvé seos 
enseigne , il paiera vint aolz parisis d'amende à noue p6!tet chascime 
fi)is, excepté tant seulement Manessier de Yezon, sa femme et ses en- 
fans... ausqueli et chasonn d'euls, nous avons fut-gracei qatil tt 
soient quittes, frans et exemps. (OrdcHmanee royale.) 

(B) 1380. Tfoys enseignes d*or ni o«t esté faéetes pour le mat dë« ttW»^ (Invent. 

de Giirleft V.) 

(G) 1389. n est permis aux filles de joye de la ville de Tbotttow^è ^t-* dë-perter et 
vestir telles robes et chapperons comme elles vouldront -^ et 'Ç^tear 
lun de leurs bras une ensaigne ou différence dMn i arêtier ou lisière d^ 
drap d'aultre couleur que la robe. (Ordon. de Charles Vï.) 

0) 1307. Lors ledit Toustain eust sachié de sa bourse une ensaigne dVgeif^ 

Sn bien povoit valloir deux solz ou environ. — Quelle enseigne esce, 
le est d!e Montfort ou du mont Saint Michiel ? (Lettres de remiss.) , 
^) 1407. B'iceulx coffres ils emportèrent certaines mailles ou enseignes qdl 

estoient du curé dMcelle église. (Idem.) 
J[E) 1425. A Jehan Martin^ orfèvre, demourant à Boulongne, pour une enseigne 
ou ymage d'or faicte en là révérence dé Nostre Dame de Boulongne 
pour MDS. trois dorées et xiii d*arg«nt pour atictins chevaliers et e»* 
ouiers de lacompaignie de MDS. (le due de Bourgogne) derrenidremflil 
qu'il y fil en pèlerinage. (Ihics de Bourgogne» 766.) 

(F) 4455. Une chantepleure d*or à la devise de Madame (la duchesse 4^1^"*) 
pour porter une plume sur le chappeau. (Duos <r Bourg., no 6732.) 

(6) — Four une enseigne d'or de saincte Catherine pour madiQte BtiM 
(Ducs de Bourgogne, n" 6737.) 

(H^ 1470. Gomment les poursuivans baillent les escnssons des armes des juges 
diseurs à tous ceulz qui en veullent prendre. (Tournois du roi neaé» 
Yoyec la miniature, Èibl. nat.) 

(I) 1534. Une enseigne d'or, pour mettre au bonnet, en laquelle y a une ystràie 
de relief avec ung grant dyament en table , servant d'one fôiftaiioe i 
la dite histoire. (Coiiiptès royaux.) 

{i) 1566. Ung image d'argent doré à mettre au chappeeiul. (InVehtàlré dû Châ- 
teau de Nevers.) 

(K) 1580. Une médaille entoumée de rubis et diamants , pour servir et tiètirt 
en enseigne en un chapeau ou en un bonnet. (Brantôme.) 

(L) 1590. Une grande enseigne, faite en plume, toute de diamans , où y eii 
un grand à jour au milieu sur lequel est la pemtnre du Roy, le rem 
gATuy de diamans et y a un grand rubiz en cabochon et un autre ei 
table, prisé sept mille escus. (Invent, de Grabrielle d'Estrées.) 

{M) — ' Une autre grand' enseigne où y a un grand diamant et plusieurs autiét 
en différente grandeur , au dessus ify a une paix dans un c^^'^} 7* 
triomphe et au bas trois grosses perles en poires plattes d'un C05ié>tt 
dicte enseigne est tenue d'une cnesne d'or et de diamant et V ajj 
grand diamant au hault de la chesne et une petite perle en pW 
prisé sept mille eacus. 

(B) -»• Une enseigne toute ronde, d'of, faite en façon de sùiefl , à li^^P^JjO 
a une grosse pomme de diamant (en tout 58 diamants) priiée et <M^ 
mée à la somme de xi mille escus. 

<0) — Ma Cousine (madame de Guise) tots voyea eonuue je vewé ây««» ^ 
Je me suis paré pour l'amour de vous. Snpe,lny répotdiHelk «n **»•> 
ie ne voispas que vous ayez si grande parure. — S ay dit le Wf 
(Henry Iv), mais vous ne vous en aviser pas. Voila une enseigne» 



ET I^PWTWBE. jH^ 

pdwma ràrt du tmtin et victoire, cet^ qui est attachée ie ray ga- 
|aée i kVtaihe dTtri. ■» •» ? i 

^) lC|O.Ihi Cabinet de cnriosîtés : J*ay mémoire i QqHI y a environ vnurt ans , 
que Fou m^y moutra une petite image de plomb représentant la Vierjge, 
que Poa tenMt eaCie la mesme que Loué XI portoit ordfaiaiBeiient i 




W 
trouver ; ce qui me fait croire' que^comme êUe estoit petite environ la 
ioaçuenr d^un doigt, elle peut estre égarée : elle estoit alors attachée 
M^ taIobs de ces armoins. (L« Pëie Daniel, Trésop.des Merveilles de 

msviON E. 8i«BBlement. Aux mots Rçpréseul^Ltiou et En^oiiste^ 
»ent, j*ai marque . autant que faire se peut, dans ce cadre ^ res- 
treint, les ialoQS des (développements que prit peu à peu le besoin 
«i naturel à l'homme, da la ressemblancç. G*esl dans le même b\tC 
<pie je m'arpète ijin instant à ce mot. 

\k) iSM. Icelles jeunes femmes mpnstrèrent. ^nidiz sergenz enseignes de la fi? 
aoBOBÙeet estât dudit Estienne, afin quMÎslei çognu^ent u4enlx. 
(Le^troB de lémission.) 

(f^ U7<ï. BouMH) qa« Ctabriel le Mfve, j^tve» duBoumiiA à Bvmux-» « Uit 
46 soa »estier la painture de oinq taUeaux —- en chaoua deamielx ta- 
bl^jwib wt j^aint et poortrait la stalnre et éuitaflé de mesaim jehan de 
Cttk«4K>9» prince d*Orange. ^^^{ Yioyei la Benaiasanoe à la cour de 
Fvfsfii, tomel, page 54.) 

ENSEIGNE DE l^lVEES. L'équivalent de seigi^aulx qu sinets ^ 
fA en çippljtq^çdt ce n(iot, d?^ns le çaê^ ^^^ atu^ ^égga^rç^tions dès 
mios de cnapelets. 

W iîlSP.'. ^W ^ ÇftWÇtures et i anlneç de rijba^jj blafto , po^ fai«i enseignes 
es livres, (inventaire de Charles Y.) 

(ffîi iWi T7^% »asten^oi}|TQ oA U f i$Ml W Wig a«i tf Ik f»^ de t»hh$9» (I^TeAt, 

nirABÊBMBlfT. De tahulatum^ planchç^, daiis la ge^Q de sou- 
bassement. C'est ainsi qu'on Tentenaait, ^u moyen âge. AuJQUJOr 
dlmi, pouf Us architectes, Tentablement est un membre dç rarchî- 
^cture qui §e compose de trois parties : Tarchitrave^ la fcse et la 
corniche. \>^ 1^ citation suivs^te, on retjieuve une upage avec une 
bwe orçée, semblable à la Vierge n® 140 de la notice. 




FaMJltxin marcs, iv onoea. (Invent, de la Sainte Chapelle de Bourges, 
pub. par M. de CMrardot.y 

|{irrAlLL|:UB. Ciseleur, orfèvre graveur, et souvent £^ussi Tyma^ 
aier, le sculpteur, car ç^t^^.illeu^es était priç dans le geïiis de seul* 
ptures. 

^ X^J'èf Tissin droii, Hanaequin (i|odefeoy et Jehaa BuHe, entalHeurs d'yma- 
gM. (Lettrea de rémissioii.) 

P) 1445. SiMiiwitté'de diverses et différentes habitfitioi\s^ par engins de sou- 
verains ouvriers; enrichi de entailleores, çaintures, armoiries et au- 
^ses, flfenuariea i^f^Mus à Tueil, (Al. Gh^rtier.) 

AQMftl- fVffBui* 9^«» poure homme, entaiJleqr de ymagis, dentOMait ep^ 
Ijii^stre ville d'jpniens. (Lettres de réfuis^oii.} 



^64 GLOSSAIRE 

EirvorSTEMENT. Dérivé de Vultus, ou peut-étr6 du yœu fait 
contre une personne. De là voulz^ puis enveuter et envoustement» 
sortilège qui consistait à former une figure de cire suivant la res- 
semblance d*une personne ^ avec la persuasion qu*à la suite de cer- 
taines pratiques^ on faisait souffrir & la personne elle-même toutes 
les attemtes portées à cette figure. L'antiqpté a connu cette pratique 
superstitieuse^ et on la retrouve encore vivante dans les populations 
du Nouveau-Monde. Au xm« siècle, elle surgit de nouveau au nd- 
iieu du chaos des idées. En 1315^ le procès de Marigny lui donna la 




percée de piqûres dont lenet devait être de le faire mounr à petits 
coups, en même temps c[ue l'image placée devant le feu se consu- 
mait a petit feu. L'envoûtement de Henry VI, en 1445, coûta la vie 
à trois personnes, et servit à faite emprisonner la duchesse de 
Glocester. Ces deux exemples suffisent ; j'ajouterai que, jusqu'en 

Slein xvi« siècle, Tenvoûtement eut, sinon des victimes, au moins 
es adeptes. J'introduis ce mot dans mon Répertoire, parce que ces 
pratiques supposent une certaine recherche de la ressemblaiice, et 
qu'elles se firent jour à l'époque justement où naquit le portrait. 

^A) 1319. Mandamns — çuatenus. nisi vobis constiterit — > légitime Johannanf 
de Latigniaco in castelleto nostro Paris, carceri mancipatam» esK 
cnlpabilem seu vehementer suspectam de Ynltibus cereis olim, ut di- 
' citor, factis contra personam dilecti et fldelis Karoli, comitis Yalesii» 
patrui nostri, prsfatam Johann am a dicto carcere absque dilatiooe 
qnalibet delibereiis. (Lettres de Philippe Y.) 

(B) 1382. Après ce avoit fait acheter, ladite Sauvarelle, nn qnarteron de die. 
dnqnel elles firent an veu à la fonrme d'an homme. (Letbes de rém.) 

(G) _ Icellai Fastant lui dist qa'il doobtoit qa'elle ne envoultast on fist 
morir sa femme — et disoit Ten qne laditte Morele Tavoit enyoïiltée. 
(Lettres de rémission.) 

(D) 1450. Four laquelle accusation maistre Bernard Desplez fist informacioir 

contre le suppliant; lequel en haine de ce flst une ^maige, au moyen 
de lac(uelle lefiit I)esplez peust estre si blessié et impotent, qa'iine 
peust jamais escripre. (Idem.) 

(E) 1540. Il nous fault faire de telles ymaiges de cire que ceulx-cy ; et celles qui 

auront les bras pendans ce seront ceulx que nous ferons mourir et 
ceulx qui les ont eslevées seront ceulx dont tous vouldrez avoir 1& 
bonne grâce et amour. (Les Contes de la Reine de Navarre.) 

ENVOUTES. Placés sous une voûte , sous une arcade , dans tué 
niche. Le duc de Berry et sa femme, dans la citation suivante, sont 
représentés agenouillés sous la voûte de leur petit tahemacle. 

(A) 1416. Une escnelle d*argent doré où il a plusieurs cristaulx gamiz de reli- 

ques et cinq ançelz envoûtez, ou milien esmaillé de nostre Seigneur et 
ses appostres faisans la cènne — xxx liv. t. (Invent, dn duc de Berry.) 

(B) — Un tabernacle d'or, appelle le joyau du mont Calvaire, à six pillien 
d'or qui soustiennent une voulte auquel tabernacle a deux ymages Tofi 



d^un duc et Tautre d^une duchesse ][ je passe toutes les pierftries)et 
pendent audit tabernacle deux petites fioles de cristal en Tone aesr 
qoelles a du sang de Nostre Seigneur et en l'autre du lait de Nostre 
Dame, prins en la Sainte GhapeUe du Falais de Faris— vfflil 
vi cens xxv liv. t. 

ESCAlLiiE. Le moyen âge aurait pu, tout aussi bien que Tanti- 
qmté,.tirer des mers de l'Inde, la carapace de la grande tortue*, 
la mer Rouge elle-même la fournit.| Cependant je ne trouve pas 



ET iApfe<htbtiiE. ^m^ 

de preuves quH en aài été f!sdt nsage^ et c'est seulem^t à^ paitir 
du xvi« siècle, lorsque les Portugais rapportèrent à Lisbonne (1570J, 
lés irases €t objets 4te toutes sortes, trsrvaiflés en -éeaille par les lia* 
diens, que l'industrie européenne s*empara de cette loue mfttièfre.^ 
Le mfi sièdé excella^ comme on sait, dans ses incrustations d*écai&e. 

{k) iJbTO. Yasa item élegantissima omnis generis ex conchis testitudinis Indi» ^ 
panim visiintur, sicnt vitrant et eemms pelincids , qnsdam avreà» 
ii«^on altBM, ftilva quaedam in bis prseipae estimatar nnllo coiit*>> 
gioso morbo corrumpi (|uein|âaia ex ferculiset potibas in eisauq^tni^) 
etiamsi a contagioso abonde exerceantur, vnlgo vasos de Tartagui'a. 
(Alfonsns Giacon.) 

(S) 1840. n ik*f « 'rfén de [^his poli et de plus drdt que les cabinets d'escaille — 
Tortae. (Inventaus da Palais Mazarin. Mazarinade.) • ' ) 

KSCASSOTTE. Dériyé de copia , comme cassette. Une petite 
boite; ime navette. ) 

y^ i4SJL ïïneMcaasotte à meUre le sal i faire Tvaue benmie* > 

-^ Une escassûtte à mettre Tencens à rautel. 

ttCAUVAlLB. Ghauiferette & mains. Donle de métal dandla^ 
<m^ on introduisait de la braise ardente, et dont se servaient à 
révise les urètres et les fidèles. Je cite le passage du livre de Vovage 
dBYjDars aeHônnecourt; je donnerai, aans un autre travau^le 
dessin qu'il y joint. Il est peu probable que ces escaufaUes aient été 
réservées ^ux évèques seuls , comme semble Tindiquer Yillars de 
iiôiineoourt ; les pommes à chauffer mains (Voyez ce mot), étaient, 
«a dehors de Téglise, d'un usage tit^ commun poior qu'on pût les 
itttetdîFe dans Teglise. > 

ta.) ItlS*. Se vos voleis faire- i escanfane de mains, vos fereis ansi corne mut 
nome de kenvre de ij moitiés clozeiee. Par dedans le pntne de keqvrft 
doit avoir vi «iereles de keu'vre ; cascnns des ciercles a ^ toreiUons ift 
eus, en mi lieii, doit estre irae paelekê a ij toveilloos. Li tcMiJlon ddi«> 
vevt ertre canipet <o tel maniève que H paelete al fa demenrt adè| 
droite; car li ans des toreillons porte l'antre; et se vous le faites 4 
droit si comme li letre de vos devize et H portraitare , toraer le noek 
qnfil part «me vos voleis; jali fns ne s*esp«ndera. Gis engiens est om 
a vesque. Rardiement paet estre à grant messe, car ja tant com il 
tiegne cest engiens entre ses mains, froides nés ara, tant com fns pi^ 
durer. En cest engieng n'a plw. (Yillars de Honneconrt.) 

(B) « Ihram calefactoriom argent! deanratnm, cnm nodis curiosis inscnlptis, 
ponderis unins nnd. (Invent, de Pégl. dTorck. Da Gange.) - 

(G) — Item nnmn califactorinm de cupro deaorato eum nodis inscnlptis, pon- 
derans x uncias. 

ESGHAEBOiJCLB, Ce nom vient de carbunctUus, qui signifie 
charbon, et désignait, dans le sens de charbon ardent, le rubis; 
quant à la pierre connue aujourd'hui sous le nom d'Escarboucle, 
c estun^nat aux nuances pourpres tirant sur le coquelicot. Ce fut^ 
de ttms temps; un terme de comparaison. 

(A) iî&O*, Qaant il (Gbarlemagne) estoit conroncé, ses yenlx resj^endissoiegt 

comme escnarboucle (Gnion. de St.-Denis.) 

M 1349. Tons cils qui vous ont ven, voos compèrent à IVnchaibooeles qui es- 
cUiidt les obscurs unis. (Goil. de Macbanlt à Agnès de Navarre.) 

iC) 14198. Le Mv estoit armé d'wi bamois clair comme une eacaibouclè. ŒiÂle 
deLonIsXIIàParis.) 

(B) 1508. Quant à la restitution de rescbaxboncle et monde dV Cj[a'avons pré- 

n 







t6$ €L08SAIA« 

iwitement tm noi mains ponr gaige. (Testament de iCargoerite û*kt*^ 
triche*) 

BSGBAKGBIjfJI. Bouse. De esckari^ éoûiûome, avsie. Ce mot 
étaiiiBmployé dans le sens de bourse de réserve et de coffire-fort» 
l^atftt ' " 

canTenir 

taient Tescarcelle qui 

Qa*ils recevaient que ce qu'ils donnaient. (Voyez Escharpe.) 

(A.) 1180*, EscQsés ne tos pores mie 

Car il yera yo lel&anie 
De convoitise et d'avarisce 
Et d^escarseté, ce let vice. (Renart le nontel.) 

(B) 1M7. Item une conpe d'or haute et de ample oayrage sans pières, potet 
cinq marcs. Escarsément prisié le march, dix lib. (^Invent. d'EdouaîdL) 

(G) 1333. Pro ona scarcella de seta qnando iyit dominusRomam. Taien.T, gr.i. 

(Comptes de HQml)ert II.) 
(D) l383.E8chars prince n*ira ja honneur contestant. (Ghron. defiertniid 

Dugoesclm.) 
(B) 1(66. Larron habillé semhlablement en gentilhomme, fouillant en la gibe* 

cière, ou grande escarcelle du feu Cardinal de Lorraine. (ApoL pooz 

Hérodote.) 

(F) 1600. S'accomode entièrement en forme de courrier -> A son costé droit 

pend un cornet et au gauche a une escarcelle on faulconniète. (Heriin 
Clocaie» trad. tt.) 

EaCBAUPU. Bande d'étoflè portée en baudrier, qui était de« 
frenue, au moven Age> par les broderies d'or et les pierres précieuses 
qu'on y attacnait^ un joyau et un objet de prix. Aussi disait-on 
une écnarpe d'or dans le môme sens qu'une ceinture d'or. GonuDe 
l'escarcelle du pèlerin était suspendue à l'écharpe qu'on lui passait 
9ur l'épaule 9 en mèmcfHemps qu'on lui mettait le bouidonàla 
main;» on a souvent confondu ens^aoble cette bourse et cette écharpe. 
lies citations suivantes montrent cette confusion et donnent le 
moyen d'établû une distinction. 

(A) 1160*. Le chapel prent^ Tescharpe et le doublier 

Et le Dordon qui ni volt pas laissier. (Rom* d'Aubery.) 

(B) 1190*, Eut entre eux tous sur leurs atours» 

Et les grans sens et les menues» 

Escherpettes Manches cousues. (Guillaume Guiart.) 

(G) — lÀ rois en îcel tems s'apreste» 

Si come Dieu Ten avisa, 
De là aler où promis a, 
Aultrement cuideroit mesprendre. 



L'escherpe et le bourdon va prendra 

A Saint jDenis dedans Téglise, 

Puis a l'oriflambe.reqiiise 

Que Tabbés de léans li baille. (Idem.) 

(D) 1263. Si comme fait uns pèlerins qui n^est pas chargiés , qui n'ajpe «» 

bourdon et s^charpe. (Statuts de raotel-Bieu le Comte de troies.) 

(E) 1309. Et ^nt je voulu partir et me mettre à la voye, je enuoié qtt^R^ 

Tabbe de Gheminon, qui pour lors estoit tenu le plus preudomme, OJ» 
fust en toute Tordre blancbe, pour me reconcillier à lui. Et me iMiDt 
et ceignit monescherpeet me nûst mon bourdon en la main. (JoinTilte*) 

(F) 1303. L^escharpe Monseigneur que il ot quant il vint k Paris après la mort 

duprevost des marchands et de ses compagnons de Paris, traîtres. 
(Invent, dil duc de Normandie.) 



BT HBFERTOIftB. 'WJ 

'(G) 1M9*, ▲ loi de pèlerin, de con et de façon, 

L^escharpe avoit an col , en la main le iMmidoa. 

(Ghion. rimée de B. DngoeieUtt.) 

(H) — Gassidile , eseherpe on taehet fait de rois. (Joannes de Junt.) 

(I) 1411. Charles — Roy de France — comme ja pieça nons enasiont fait em^ 

Smnter de noetie amé Onillaame Sanguin la somme de cinq mille 
ranca pour laqœUe somme nons Ini eussions fait bailler , — par ma* 
nière de gaijge, une escbarpe d*or pesant dix sept marcs on environ, 
-> savoir faisons — donné a Paris le Tiii mai. (Itfandenient. Dues i$ 
Bourgogne, tome V.) 

(J) 1413. Jdiannes de Pnlliçiy, dictus GhappêUain, scntifei ordinatns cnste^ 
..... coffromm in qnibns ponuntur^ sen poni consuevemnt , escharpi^t 
eolleria, monilia seu fermaliaet alia jocalia pro corpore régis. (Gomptep 
royaux.) 

(K) 1416. Une escbarpe de cuir noir, garnie d'or i Tenviron , pendant à un tira 
de soye noire , garnie d*or en manière d*nne cbaynne -• xi Ut. t, (Ii^ 
ventaire du duc de Berry.) 



■Ifà) I4ft7. Uneescliaipe d'or, gamye de phiseurs fosila d'or et est ladicte escbarpe 




Ion 'et pluseûrs feiillaiges et troncbes-seiTans a la dicte escbarpe . 
pesant tout ensemble, parmy la garniture de soye, de toiUe et de cire i 
XXV m. d'or. (Ducs de Bourgogne, 3127.) 

(if) 1494. Deux escbarpes d'or, larges, faictes en manière de cbevrons tenans 
l'un à l'autre a cbamières. (Comptes royaux.) 

BSCHBQUIER. La table du jeu des échecs divisée en carreaux, 
ny en avait de tontes sortes de matières et des pins piédenses. 
4'anrais pn faire d'innombrables citations, car ce jen^ et celni âes 
tables, occnpa nne grande place dans les distractions de nos pères. 
Quant à la juridiction normande, la conr féodale des dncs de Nor- 
mandie, dite de FEchiqnier. il est inutile d*en faire mention^ ma»- 
qu'il est bien connu qu'eue s'appelait ainsi, dès le xi« siècle , 
paice qne ses membres étaient asns autour d'une table couverte 
unn cuir ou d*un drap de bureau à raies et dessins partagés en 
échiquier. Transportée avec la conquête en Angleterre , cette oonr, 
on, on moins^ son nom s'y est maintenu. 

(A) 1170*. A un scbachier d'or et d'argent 

Jue suen cbevalier. (Roman de la Guerre de T^ei*) 

(B) ) 180*. Li escbeqnier est tel, onqnes miendre ne fu : 

Les lices sont d'or fin, à trifoire fondu, 
Li paon d'esmeraudes, vertes com pré berbn, 
li antres de mbis^ vermaus com aidant fo, 
Roy, flerce, cbevalier, auffln roc et comn 
Furent fet de sapbir et si ot or molu ; 
Li autre de topace, o toute lor vertu : 
Moult sont bel à véoir drécié et espandn« 

(Description poétique tizee du Roman d'Alexandre.) 

(G) 1S33. ?ro scaels ebumeis datis per regem. xl s. (Comptes royaux.) 

(D)i800. Entre les autres joiaus que il (le Vieux de la montagne) envola an 
roy (S. Louis), li envoi — jeux de tables et de escbes. et tontes cei 
choses estoient fleuretées de ambre et estoient l'ambre lié sur le cri»* 
ta à bêles vignètes de bon or fin. (Joinville. On a prétendu, sans an* 
cun fondement, qoe cet échiquier se trouvait dans la eoUeetion Bu* 
sommerard.) 

(E) 1314^. Item j eschequier de jaspre et de cassydoine» à tonte la mêsià», Vna% 






de jaspre et Taptre de eriitd, et tomgazaix et koMes d'argent jef et 
piene«» ou pris de vc livres. 
(F) 132B* Un eschiqnier i eschas d'iroire et d'ibemus, — xl s. (Inventaire de la 
- rofse Glémence.) 

LQ) 134». Et la n'ot U celni ne eeBe, 

Qui se vodisteslMiunei'. 
2 JDancier, chastery eu lestoier 

Se tables, d*eschm de parsena^ (Ckiill. de Machanlt} 

'Jfi) 1393.. Un ewbe^er de bAtanre- et de cnetal, à perles dedensy^amy des- 
jeux de cristal et de marbre vermeil. (Comptes rajixix.) 

^I) 1360. iBvea^iire da due d*AnjoQ, 330, 3^. 

,(J) -* A Jehan Petiot , qjà apporta au Royj inslmrae&t, appelle l'esche^ 
qniec, ^u'il avoit mit, le roy d'Angleterre avoit donne an Roy etli 
envoioit par le dit Jehan, par don a li fait, — yj liv. xiij s. (Comptes 
royaux.) 

JJS) i379r.UD esebiqnier de jaspe et de cristail, gamy du jeu d% mesme. (Test. 
de la royne Jebanne d'Evreux.) 

,s(J()i41i.Uneschiqiiievde jamre et de cristal fait aux armes- de ftie papefiri^ 

l goira, et est» par denors, de cipprës et y s un mutéÊxn de maxqofr* 

tenie, et est garni d'esobes de mesnie, tout en un estai. (Comptes roy.) 

•(M) -1440. Ungreat tableau de cyprès, onquel est TescM^ier, sur les bonrs da- 
quel est escript te temp» vendra et est dedans un grant escrin de bois, 
prisé — xviij m. t. (Inventaire du duc de Berry.) 

(N) — Un jeu de gros eschaz et tables d^jrvoire , bien anciens , que Keswn» 
(ranthier de Passac donna à Monseigneur, prisés xx liv. t. 

(0) — Un autre jeu de gros escbaz cliquetaus, — prisé iiij liv. t. 

JgP) 1467. Ung bel escbicquier d'ivoire et de Tautce cousté ung tri)Iier etcsken 
un estuy. (Ducs de Bourgogne, 3265.) 

j(j(^ -« Ung petit tablier et ung esefaeqriier d'ivoire, gamy d'ivoiçe- et de> ta- 
bles en une bourse. (Ducs de Bourgogne, 3253.) 

'Jfi) — Ung escbicquier d'ivoire noir et blanc. (Ducs de Bourge^K^SSM.) 

,0)1496. A ung nommé Lucas, faiseur d'eschicouiers, pour ses peines «t té- 
laires d'avoir rabillé et mis à poinet aeux escbiquien delà KeyBD* 

' (Comptes royaux.) 

^T) 1524. Une esceqnier d'argent, carré, le bon doré, bien ouvré, avec les anass 
de Savoie es quatre coins et xxxij petiz personnaiges d'argent servant 

( d'eschaiz audit taMean. (biventaire de Marguerite d'Autriche.) 

ESCHCQIJIER (A). Deâsiné en carreaux réguliers comme le sont 
les divisions de Téchiquier. 

(A) 1100. Due sunt dalmatice samiti laborati ad scaccenos, (Inv^taixe 4^ 

meubles de l'église d'Âfrika.) 

(B) — Et puis l'ont couvert 

' D'un riche drap de soie vert 

Ouvré d'ivuire à eschéquier. (Perceval*) 
(€) 1180*. Sor son haubert ot connissance 

De ij coqlora de paile» oiers 
Et entalliés par eskiekiers. (Le siège Ae Thèbes.) 

{p)'lft50^.. ' On 11 amaine un anfferrant coursier 

Et fu couvers d'un blanc diaspre cbiar 
Menuement ouvré à esquiekier. 
' ' (Roman d*Anseis de Carthage.) 

*,t'E) 1327.J orOlier de bleu samit arm'oié de i geu des esche». (Ducs, de Boai^ 
l\ gogne, 5315.) 

- BSCLissoiJBRB. Sorte de pompe à injecter qui servait en fau- 
connerie. Etienne Binet, en 1600, employait encore ce mat, qm ef 
téêna^ ès" aUdar^y giinsw^ esclincery c'es^à-dire glisàer. 



f 



BT aiPBHTOIEB. 9W 

(A) 1410. Une Mclinootee d'argent doré, i getter eaoe, poiimioimée éuMOB, ^ 

nnt iJij onces, xiiy ett. (Dus de Boorgogne, 4l45.) 

(B) IMO.EtcHsser de Tean au visage de Toiseaiu (Etienne Binet, Xerreilles de 

la natnre.) 

BSGONCB. Dn latin àbicondêrê, Bongeoir coavert et gaiantido 
yent, mimi d'un manche <in*on tenait à la main, distinct en cela 




Honnecourt nons a conservé^ dans nn de ses dessins, l'nne des for- 
mes de l'esconce, disposée de manière à porter des chandelles alltn» 
mées sans craindre de les voir s'éteindre. (Voy. Bougeoir et Palette.) 

(A) 1080. Hac sunt instromenta clericis necéssaria -» absconsa et laiernâ. 

(Job. de Gallandia.) 

(B) 1185. Tant dora la bataille que soleos fnst escoos. (Gh« d*Antloeb0.) 

(G) 1U8. Yesci une esconce qni bone est à mones por lor candeUes porter aih* 
gans. Faire le poes se toos saves tomer. (vQlarsde Honnecourt) 

(D) 1198. Ihuesconsa et una Incema delnlis. (Invent. de S.-PaQ] de Londres.) 

(B) 1363. Une esconce d'argent, esmaillée an long anx armes da R07, anx armes 
de Monseignenr et anx armes de Messeignenrs ses frères. (InTentaire 
dn doc de Normandie.) 

(F) w Item nne antre esconce cooTerte de cnir et garnie d'argent 

(0) 1876. Une esconce d'argent, dorée, baebiée. (Invent. de la Sainte GbapeUe.) 

(H) 1380. Une esconse d'or, dont le fil de desso^bi est taillé de flenrs de lys, noA 
pesé pour ce qne la tenenre est de boys. (Inyent. de Gbarles Y.) 

(1) — Unaigle d'argent, sarqnoy est nncbandslier àesconsej pesantiiQ mateib 

Tii onces. 

tJ) -* Benx petites esconses d'argent^ à denx mancbes de bois, Tune pesant 
j marc, une once et demie. 

(K) «. Une ancienne esconse d'argent blanc, carrée, qni se clost et envre et 
sont les armes Ifons'. le Duphin en resmail, pesant ij marcs, iy onces, 

(L) 1381. A Henry des Grès, pignier, pour une esconse. par manière, de cnille» 
d'yroire Diane, acbeié de loi et délivré i Gniilanme Arode , orfèvre, 
denionrant à raiis, ponr refaire et mettre la camison d'argent doré 
d'nne antre cnilkr de ciprès à mettre et tenir la chandelle devant la 
Boyne, qnant elle ditsesbenres. (Comptes royaux.) 

W 1386. Ponr un estny de cnir boully, poinsonné et atmoyé aux armes dé 
France ponr mettre et porter nne estonse d'ivoire, garnie d*Qr, poof 
tenir la chandelle devant le Roy à dire ses heures. (Comptes royaoi») 

(IV) 1461. lesquels compaignons alumèrent la efaandeille et la mirent dedensvsa 

esconce on lanterne. (Lettres de rémission.) 
(0) 1467. Deux esconses , en manière de lanternes d'argent, et poysent y compris 

le bois, V marcs, vii onces. (Ihics de Bourgogne, 1488.) 

BS€OT. Arbre noueux, branche noueuse } de là'ces beutons eecotUê 
Cpiilgurent^ dans les bordures des manuscrits, des troncs ébranchés et 
des branches dont les rameaux coni>és forment des saillies régulières 
entre les torsades de feuillages qui s'enroulent autour d'eues. On 
dit encore en Normandie un egcot pour une aUée d'arbres. Je laisse 

; du même mot^ m'en tenant 
t Tomementation. On voit^ 
baston de ron «t lait en ma*- 
nière de teonc de chou. C'était encore une espèce de baston escotté. 

(A) 1360. Vous êtes de droit escot et génération de St Edooard qui fut Bey 
d*Ang^terre. (Froissart.) 

n. 




(S) i41<^. Vnc cniSèT' de pierre serpentttie, garnie d*an macnclie d^argent doré 
fait en manière d*escoK et au liont a un petit (mrs tenant uff petit s^ 
r i^it — bc s. tv (Invent. do duc de Berry .) 

(G) 1445. Un escot d'or, gamy d*un niby, un dyamant et une grosse perle et 
aiktreft pieTi»ri««. (Guambie des Compte» de Naaukes. ihwwKiit'Cité 
par D.Xobinean.) 

yOQ — Deux roses d'or esmailiées, Ihine d'azur et l'antre de blanc/asiôseS' sqr 
^^ deuxescôts d'or, garnies chacune d'un rubis, un dyamant et nnepc^li)). 

Ifi) 1454. Pour «Bg plùmail — > et pax le pié en façon d'eseot, i^ plusieurs r»» 

cines. (Comptes royaux.)^ 

(F) 1520*. Deux e8cocc[8 qui estoientde trop petite erossenr pour arbres de li- 
miles. (Ajicbives de Péronne. Cité par M. ae la Fons.) 

te) -^ Ung escocq d'espine blanche vive. 

(H) — tTng gros escocq de faon (hêtre). 

ES€*jllt A t¥XJ. Dans Ift pi«mîère des Gite.tioDs stiiTant^ C6l 
éeian devait être fait en bois et scnlpté. 

(A) 1365. Thibaut le Roulier, pour un banc de taiBe, trois francs et pour qnatie 
* fourmes, c[uatre escrans à feus, (|natre francs, en sept francs d'or, 

talent Gxii s. p. (Comptes des Batooens royaux») 

(B) 138Î. A Noël, rescranuier, demeurant à Paris, pomp deux petits escrans 

d'osier achetez de lui pour la chambre du Bioy — xii s. p. A lui ponr 
j grattkt eseran d^Dsier, pour la chambra do Boy •— xiis. (Graoptes roy.) 

^ ESCRIN et ESCRIITET. Écrin, dérivé descrinium. Nous avons 
iréèervé le mot écrin pour les petits coffrets qui renferment dte 
joyaU3^. Au moyen âge, ce terme s'appliquait aux coffres grands etpt^ 
tits, destinés à renfermer toutes choses, depuis les épices jusqu'au ca- 
davre, depuis Lbs confitures jusqu'aux reliqiies. On trouyeBa,.daw 
ines Extraits, des boites pour contenir une seule, bague,, et c*estbiteii 
là notre petil écrin, sememea^fi'e&t un joyau kUrméina; U est ^ 
or émaâllé. 

t A) 1 i60>^ . Si' ay tous plains de fins besanes 

Deux grans escrins assez pesans. 
' (Le Boman d^Afhis et de Fro^ielias.) 

T[B) 1170*. Up escrin d'or prist Medea 

' Voiaot Jason le defferma. (Roman de la Guerre 4e Twjy^j 

ifi)' i2&0*i La Damoyselle print ung escrin font beau et fort deheekle mist de- 

■^ vaut elle, sur sou paUefroy. (LsAcelot du Lae.) 

^iSMu Hildoxns, li abbés de S. Senya en ïranee (année 89A><eBveiâ imjj^ 

ses moines à Rome à Papûstcde Estienne et 11 requiat le eons S. Se- 
^ Ittstien le martyr et li apostoles qui vit sa dévoti^» li ùGXioiM^ ^ 

"queste et li envoia par ces messages le cors S> Séb^ftien. en. ud «ciio 

portant. (Historiens de la France, tome YT.) 

'tiS^-fôSS. Le corps fu embasmé et ^Tdoçé et mis en un eserin bien et gwrte" 
? ment. («Shroniqnesde Saint-Denis..) 

'(F) 182^. Un escrin d'argent, esmallié; prisé ii liv. (Itiveutaiw ^ laroy» 
î Gl^ence.) 

, HGry — Un petit eserin d'argent, doré» efoaainié des anoes de Fnnee et é» 
:. Angleterae et de HongrM» prisié vn(| lUii 

(H) ^ Un escrift d'ivoire, garni d'argent, une bôuesie d'iveire de^eine* 

g. vaiflseiies d 'argent' dedeEis, vendu xij s» pi. à îtewes de N«ffl«' 
^i) — Un escrinet d'ivoite garni d'argent à i pou de ftt^tin ëed«ns, xl »' ^ 

W 4353; JL GMllawne Bemier, paistra» pour i eserin, pourr&t»iff tle i^t'^i^ 
dame, à 11 paiez «^ xl liv. par. (Compte»' royauxé) 



\ 



I 

! 



\JS) f 3S9. y{ «serins peur meitn les coofltiiTes — hr sols. (Comtes royaux.) 

(ïi) iSeo.InT^Qt. daDucd'Anjon, 162. 

(¥} — Je lesse aux ordres mandians 

, Mon grant escrin, où il n*a rien. (Eust. Deschamps.) 

(N) 1363. Un escrinet blanc à mettre esTiices, aneaax d'or et autres menues 
^ ' choses, tont en une malle de ceri mis dedans nn coffre. (Inventaire du 
Duc.de Normandie.) 

iO) 1372. Un escrinet d'or qui pendoit au feste, en costier de Madame, et y â 
plusieurs reltqrues et y a sur le couTercle petit rubis d'Alexandrie et 
petit esmeraude et perles. (Test, de la royne Jehanne d'Evreux.) 

^ 1375. Les aonmeiiens des antelz doivent estre ferretés, eserins à reJlqaes 
et nobles Yeaseaux.et yna^ tenan& reMques. (Jehûi Gonlain, trad. du 
nationale de Durand.) 

iû) 1380. Livre» estaus en la grand uhambre dn Aoy en un escrin agsis lar 

8" crampons et est à ij couvescles. (Il contenait quinze gros volumes 
ans un de se$i compartiments, et seize dans l'autre.) (Inventaire de 
Charles T.) 

^),'1399l Un reliquaire d'or, en façon d'im escrynet carré et a un cristal carré 
an mâieu et est esmaillé de France entour, pesant trois onces. (Inven|;. 
' ie. Charles TI.) 

|S)f — Uk petit escrinet d'argent, esraaillé de la vie de Jésus Christ, plain de 
reliques. 

^ •-> Un petit escrinet de cvir longvet, féiré de laton, plain de reliques. . 

^ — Une très petite boiste d^or, à mettre un annel, esmaillée de France, 
pesant dix sept esterlins. 

(Y) — Une petite boitelette d'argent blanc pour mettre nn annel. 

(î) 1455 Geulx quifaisoientsa sépulture ont trouvé nng petit escrinet d'yvnire 
auquel avoit nng.hrevest qui disoit. (Ant. de la Salle.) 

SSCBITOIAR et aussi' Escriptouère. On en faisait en tontes mar* 

èeei 
tore. 



tièses. on les portait suspendus en bandoulière ou fixés dans la cein- 
ture. Employé dans racception qu'il a conservée, récritoire contenait. 



aM moyen âge comme de no8 joiirs^^ beaucoup de choses étran^ 
9fese& à Féciitiire ; ea&i on app^elait escsiptouère la salle et le cabinett 
où se tenaient les copistes, où un homme d'étude travaillait; on 
^ mémei' jusqu'à. cure diss gens d'eseriptoire^ dans le sens d0 
gens d» plume. 

{A) 1380. Unie escritoire d'or, à facipn d'une gayne à barbier, et est hachiée par 
dehors aux. armes d'Estampes et a dedans une penne à escripre , nii 
greffe, un compas, unes cizalles, un contel, unes furgéttes tout d'or et 
l^êiideBt, avec un cornet, à en^ie (encre) d*or, à nn laz d'or, pesaal 
ij marcs, iiij onces, ij esterlins. (Inventaire de Charles V.) 

^' — en antre escritoire d'OfresmaPiUîé d'azur à vignettes tnerses. 

TQ t391. lÉBSsire Lambart, chappellain de nos joines seigneurs, pour deniers à 
lui paiez par le Trésor pour, achepter livres, escriptouers et autres. 
ahoees pour aprendre à nosdiz seigneurs. (Comptes royaux). 

(D) 14^3. Un de nos sergens vint adjonraer îê boucher à comparoir par devant 
nostre viconte ne Monstiervillier, ou son Ueutenant, à son escriptoire. 
(Lettres de rémissionf ) 

(B)'14i6.'Une escriptoire plate, d'argent^ doréet par dehors poinçonnée et dé- 
dain a un oanivet dont le manche est d'argent esmaillé, une petites 
moettes d'argent esmaillé, uns oiseanlx d'argent, une petites balanee» 
dîargent, une plnme et un petit poix aveoqoes une boeste où sont les 
■ fpix à»oiseret,un fuzil. (Voyez i?omi.) ganiy d'argent, pesant. tant 
> ; ensemble Iiij.ma3ec9, yii onces. (Invent. «Jhi duc de Berry.) 

^.-44l!Z.Se9t eseriptoir^^ da>éQ9etfQuvcie»anx am^s deMS. le Duc (deBoni^ 
gogne) bien ricbeihènt e'stofféés dé iSis et mouchons d^or de Cnyppre et 



9^1 



ÇL0S8AIAB 



desoTe, ganûe ehacone Moriptolre de bonne» cornet» et casitetà 
mancne d'argent dores, esmaiires tux susdites armes, si comme U ap- 
partient et est aeoustnmé en la Chambre des Comptes. (Ihiesdé Bmt- 
gogne, 867.) 

[G) 1455. Ponr nne eseripUnre de corne, ^ ftols, vi den. (Pncsde Bonrg., n* <7il) 

(H) 14§8. En ceste esté fnt qne je fis onvier en ma maison et fis faire msa 

escriptoire et xoindre ma chambre. (Philippe de YignenUes.) 

(I) 1535. Troysescritoiresde plnmes fines, dont les manches sont d^argentdori 
deux desquels sont semés de pierres fines et a, chacnn dUceiill, ni^ 
mironer de cristaL (Comptes royans») 

ESGUELLES. L'étpiiyalent de nos assiettes. Leur forme TSûriait 
par l'évasement seulement. Elles étaient plus on moins grandes, 

Ïilns ou moins profondes, il y en avait exceptionnellement à (nreit» 
ons, sortes d'anses. Dans les inventaires, les écnelles figurent cil 
ffrand nombre, et cependant je suis porté à croire qu'on mangeait 
le plus souvent deux dans la même ecuelle, je reconnais toutefois 
que, dans les descriptions des poètes qui ont rapport à cet usage, 
plus d'une a pu naître sous riniluence de leurs loëes gantes. Il j 
avait aussi des escuelles à saigner, qui servaient les lours de sai* 
gnée, et des escuelles à aumosne. Pour l'explication oe ce deimer 
terme , voyez Pot à aumosne» 

(A) 1160*. Si me flst dès lors jusqnes icy. manger avec les varlets de lamaistA 

et pour ce commencay ores à piourer quand je tous vy manger atee» 
ques moy , car grana temps a qne le cheTalier ne mangea en mon 
escnelle. (Lancelot du Lac.) 

(B) 1250*. Trestot de les U, costo à coste» 

Lo fet seoir la damoisele 

Et mengier à une escnèle. (Fabliaux.) 

(G) 1300. Une femme vieille qm traversoit parmi la me et portoit en sa nain 
destre une escnelle plieinne de feu et en la senestre nne phioUe pleiaoè 
d^yaue. (Joinville.) 

(B) 1360. Inrent. du duc d^Ai^ou, S47 àSSt, 703 à 734. Escnelle àsaingner, 84, 

(E) 1872. Une grande escueUe à aumosne. (Invent, de Richard Picque, ArdM* 

Yesque de Rheims.) 

(F) 1380. Une xii* d*escuelles d*argent. dorées, de la fa^ des pUts qni funt 

donnés à la royne Jeanne de Bourbon à Orliens. (C*est-a-dire doréss ou 
goderonnées de la même manière.) (Invent. de Charles T.) 

(G) 1420. xix xii*M et ii^ escuelles d'argent Uanc. armoyea sur lesbortant 

armes de MDS. , pesans iij« iiqs*xx marcs. (Ducs de Bourg., 4199.) 

(B) 1423. A Gruillin le Noir, orfèyre , pour quatre escuelles ponr saignier ]I8> 
(Ducs de Bourgogne, 678.) 

(I) 1460. n y eust jusqnes à huyt cent cheraliers séans à table et si n'y eeit 
celny qui n^eust une dame et une pncelie à son costé , on i son es- 
cnelle. (Perceforest.) 

( J ) 1536. Une vieille escuielle parfonde, à deux oreilles d'argent doré, serrint 
i humer bouillon, avecq sa cnyellière de mesme. (Inv. de Ch . -QaiDt) 

fiscCMOiRB. Ëcumoire. 

(A) 1599. Trois escumoires, en friquets, de cuivre, prisées ensemble kv s. (Is* 
ventaire de Gabrielle d*fistiées.) 

BSCCSSON. On mettait des écussons en tous lieux, et particvr 
lièrement des écussons armoriés; ils étaient brodés et tissus dans 
les étoffes, dessinés et peints sur parchemin, gravés et émaill» 
sur or et sur argent. On les portait sur les vêtements, sur les cba* 
peaux comme des enseignes (voyez ce mot) ; on les répandait fiat 



ET H&^BRTDIRE. 973 

Jes slstoës de métal de» t(»Dbeaiix ou snr les parois dti mom- 
mmt; (xa les ajoulait aux pièces d'orfévreiie , soxhiioitx^ à Far- 
genterie. Où ne les mettait-on pas? 

*(i^ IM9. Vtk fltciiss<m A*otf esmaiUé de Nostre Bsbm et uiat- DmÎB, MndMt 
à onechaisoe d^anrent, pesant (nsenbte on marc, ▼ eatarliafli (iaveat. 

deChwtesTl) 

(9^14IA. Vil esciuseo de dyamant assis en un anmel d'or esmaiUé. (Chambre 

des Gtimpleft de Nantes.) 

(€> M&Q. Uy après, est ponrtrAiete ta façpn et manière — comment les pour- 

su(vaii8. baillent les escnssons des armes desdits juges à topts cenU 

. qui en veillent prandre. (Le liTre des tournois du roy René. On voit 

'' snr la miniature qne ces ecnssons se portaient an chaj^ean comme tes 

enseignes.) 

ESGUILLETTES. Aiguillette^ se dit des lanières qu^on uoue et 
.qui remplacent les fermoirs et les boucles. (Voyez Èloucques et 
Aguilletes.) On sqypelait aussi de ce nom les cordons de soie cpe 
.Ton passait dans ses dents pour les nettoyer. 

. UL) 1440.. L^s Prephécies de Joacliim -*fennans à quatre esgnillettes. (Bues de 
iNiH Bourgogne, no 6598.'\ 

(B) 4455. Ponr la ferreure de denx latz de soye , en façon d*esguillectes, à net- 
toier dens, l'nn pour Monseigneur, Vautre pour Madame (le duc et la 
dochesse d''Orléans.) — (Ducs de Bourgogne, n* 6740.) 

ESIMÔÙere, sorte de gaufrier. (Voyez OuUies,) 

(A) 1379. Item nnnm ft'rmm^ vocatiuu gani&e. (Inment. A)tudD«CiaBg».) 

(B) 1382, A Benoist Batmet, oublier dn Roy, ponr un bacin d'arain et nne esi- 

mouère à fromage, achetée par lui à faire ganffés. xvi s. p. (COmp.ioy.) 
j (G) 1433. Un fer à wanfres. (Compte de la maison des Ladres.) 

. B81IA1L. Poursa composition, son histoire, sonrôle danslTiistoire 
des arts et ses monuments, voyez la première partie de cette notice. 



Ensei^e (voyez ce mot). Ainsi appelé par métonymie, 
parce que les enseignes étaient, pour la plupart, faites ai or et en 
argent recouverts d émail. . 

(A) 14M. Jifventoife des biens meubles de ieban Darmes, esenier. — • Uae btt- 
qMaée,-»nngs émank, nngs espérons. (Ducs de Bonrgpogiie, yoI. Y.) 

^(B) 1427. AGnillaiime Gaillet, ménestrel de MDS. (le duc de Bourgogne), que 
icellni seigneur ini a donné pour avoir un petit esmail à ses armes, — 
ij Ut. X s. (Bues de Bonrgogne, 859.) 

' (G) — A Saint>Pol, le heranlt, pour don, pour avoir nng esmail anx armes 
> de Monseigneur, xij livres. (Ducs de Bourgogne, 4909.) 

^ 1416. ▲ S. Aubin, nonveon poursniv^nt, ponr lui aider à faire un eemail 
des armes du Duc (de Bretagne). (Chambre des Comptes de Nantes.) 

' ÇS) 1456. A Jebân Lessayedr^ orfèvre, pour oh esmail d'irg«nt, esmaillé et docé, 
S$il à la devise de Madame (la docbesse d'Orléana), pour son tabon- 
rin , pesant trois gros , un denier d>rgent, vit] s., iiij d. ponr la fa^n 
et doreure x s. 

(F) — Ils ont nng vieil menestrier, om tnmipète, qni porte nn vieil esmail et 

hii donnent nne de lenrs vieille» robbes. (Ant. de la Salle.) 

(G) 1474. En Toffiee d*£scnyrie daiTeot estre dessonbs Tesenyer tons ceux qui 

porteçt esmail du Frince, ou enseigne armoyé. (OUvier de la Murc&e,. 
< Estât de la maison dn dnc de Bonrgogne.) 

*(Byi486. Anx cbevancbeurs d'escnrie ponrnn esmail aux armes dn Dnc (de 

Bretagne). (Chambre des Comptes de Nantes.)* 

ESHIAHi (ouvrage d*). On appliqua, très à tort, au xvi* siècle^ 
«ette expression à la faïence émaillee. Il faut avoir soin, comme je 



Tai dit (dans la premiàre jATtie, page 19^ note %)^ de la TéierT«r 
pour réÈnail mis en fusion sur le métal. Dans rinTentaire. de^ 
cription et appréciation des balaies, pierreries , yaisseUe a'or et 
d'arsent et aultres choses précieuses qui ont été trouTées au cabi- 
net au ch' steau et maison de Nevers^ — durant le huitième jour 
d'apyril et autres ensuivant mil v» Ixvi, on décrit un yase d'argent 
doro d'émail de Limoges . mais jc'est évidemment mis là pour 
émaiUé dans le genre ae Limoges ; voici un autre et le seul article 
qui pourrait revenir à Limoges: Dhud petitx va tes d^émal grit «t 
violkt gartUx d'argent doré, Dauis un autre inventaire des menble» 
que se réservait dam la succession mademoiselle Marie de Glëves, 
marquise d*Isle, inventaire rédigé au mois de septembre de la même 
année, on trouve les deux articles qui suivent, non pas parmi 
les ustensiles de cuisine, mais avec les nainture9 et les coujppes â$ 
verre bleu : Quatre petits plats d^esmaiï blanc ;— Deux tasses per» 
sées à jour d*esmai\ blanc. Je les cite ici y puisqu'il est guestioxi 
d'émail, mais je me réserve de reprendre et de discuter ces deux ar< 
ticles. en décrivant, dans la notice des faïences émaillées^ la faïence 
dite, de Henri II. 

(A) 1535. Ouvrages d'esmail. A M. Jbierofime de la Rohie, esmaiUeiir et scnl»- 
teor florentin, poor avoir fait un grand rond de terre cuitte et émau-' 
lée sur le portail et entrée dn château de Fontainebleau* (La Renais- 
sance des Arts à la cour de France, I, 395.) 

ESHAIL (fait d'). G'estrà-dire émaillé. 

(A) 1599. Un petit rocher fait d*esmai1 , sur lequel y a unoTsean qui a un roi» 
dessus son dos, lequel rocher les dis orfèvres ont ait estre, les femUels 
d'argent et les chattons d*or, et y a plusieurs esmerandes, atèc md 
estuy de velours bleu doublé de satin ronge , prisé il escus. (Inrent. 
de GabrieUe d'Estrées.) 

ESBIAIL AGUIX, aigus de forme allongée^ et aussi esnoanlz 
pointus, peut-être àé& émaux d'applique. 

(A) 1360. Inventaire du due d*Anjou, 374, 378. 

*{B) 1363. Une aiguière ronde dorée et esmaiUée d*aymauli agvix, qui poiw 
deux mares, vij onces et demie. (Inveotaire du doc de Normandie>) 

' ESMAIL ALLEMAND. Je me réfère à ce que j'ai dit dans ma 
notice, page 41, de la part que l'^emagne doit avoir eue dans la 

. fabrication des émaux en taille d'épargne. Les citations suivantes 
sont loin de former un corps de preuves, mais elles peuvent être 
considérées comme une porte ouverte aux renseignements qni va 
manquent encore. 

<A) 1372. Un hanap de cristail, à pié d'argent et à esmau d'Altemaigne, pe- 
sant uj marcs et zy esterlms, prisié zrv francs, (dompte dn lest de il 
royne Jehanne d*Eyrenx.) 

(B) 1380, Un fenuail d*or, escrit en allemant d*un costé et deux petitt lyoD- 

ceaux esmailliez de l'autre. (Inventaire de Charles Y.) 
(G) 156e. Deux petits cors d*Allemaigne, ffamis d^argent doré, esmailléi de pi»* 
sieurs couleurs. (Inventaire du diâteau de Fontainebleau.) 

ESMAIL ANGlElf . Les rédacteurs des deux inventaires royaox, 
d*où je tire les quatre citations suivantes, ne voyaient briller vaMfBt 
d'eux que des anaux translucides^ ils durent donc appeler aneienSt 

Ï»arce qu'ils étaient passés de mode, les bijoux d'or et (Targent émail* 
es par le procédé de la taille d'épargne. 



A) 1869. Deux erolt, dimt l*iine fol aa foy VliflippM de Taloif , à j grand balay 
onmiUen et Yii^ petits et vig saphirs petits et esmerandes et Tantre 
à OB eamahieii d'une teste on milieu, à perlea d'Esooee et à. émaux 
anciens*. (Inyentaire du doc de Normandie!) 

0) i3S0. Une ancienne vieille croix d*or i six camahienx et à une pièce d*ar-' 
gent doré| garnie de balais, d'esmerandes , de perles dlSscosse et de 
mbis d*Alexandre, et y a iiij esmanlx snr les florons, de divers yma<- 
ges, de vieil esmail. (Inventaire de Gbarles Y.) 

(G) •— Un hana]^, en forme d*nn petit bacin d*or, qni fut Mfosr gl Lonis, qtA, 
est d'anciens esmanx, pesant ^ marcs, vj onces d*or. 

p)) •— La croix de Godefroy de Billon en laquelle il y a nn vieil craciflx paf 
manière d'esmail* 

ESMAIL OUNGLBTBRRE. Les orféyres anglais appliquèrent 
rémail à Torfévrerie dès une époque reculée. Les inventaires des 
églises de l'Angleterre^ les documents de différents genres et même 
(][iiel(iues monuments conservés le prouvent surabondamment. On 




il achète de Thomas Hessey^ orfèvre de Loncbres^ une cinquantaine 
de tasses y aiguières et salhères d'argent doré et esmaiOé. pour 
en faire des présents; le 21 juin 1370, il prends chez John wabsh^ 
orféyre de Londres^ une tasse d'argent dorée et émaillée; le 11 juil-- 
let, de Ghicliester, autre orfèvre de Londres^ une semblable tasse; 
le 98 juillet^ 6 octobre^ 16 mars, mêmes acquisitions, et à cette der* 
nière date, ^ur faire un présent aux messagers du duc de Gènes. 
Ges acquisitions coïncident avec l'un de nos grands désastres mili- 
taires, qui suggère à Warton l'observation suivante : After the 
hattle ot Cressy ^Grécy, 26 août 1346), by our victorious monarch 
aod towards the end of the 14ti^ century, riches and plenty, the effects 
of C(mqnest peace and prosperity, were spread on every side and 
new luxnries were imported in great abundance f rom the conque^ 
red oountries. There were few familles, even of a moderate condi* 
tion, but had in their possession precious articles of dress and. 
fomitaie such as silk, fur, tapestry, embroidered beds, embossed 
.caps of gold and silver, agate and crystai^ bracelets, chains. and 
necUaces, brought from Gaen, Limoges andother foreign cities. 
(History of Poetry, vol. Il, p. 254.) 

BSMAIL D*ARGENT. Voyez Etmail de basse taille. 

BSMAIL B^ARRAGOK. On verra plus loin des émaux de la façon 
d'Espagne. C'est quelque chose d'insolite ou au moins d'isolé. Les 
«nrfévres espagnols, au milieu du xiv« siècle, étaient-ils si avancés? 
La civilisation antique et la civilisation arabe ne supposent-elles 
pas des pa^ de géants, si même les monuments n'étaient pas là 
pour Tattester? Voilà encore une voie ouverte aux renseigne^ 
ments. 
(A) 1380. Une pomme dVgent, à chanfTer mains en hiver, blanche, à esmanlx 

d*Arrafl^n, (celle qni est demeurée à Si-Oermain,) pesant ij marcs, ij 

onces. (Inventaire de Charles V.) 

BSltAIL B^AZUR. On appelait ainsi les émaux mixtes, tels que 
oeux qui ornent le reliquaire donné à l'abbaye de Saint-Ôenis par 
la reine Jeanne d'Évreux, en i339, n» 140 de la Notice. Les figures 
3e détachaient^ en argent ou en or, sur le fond d*émaiL bleu. 



CkarlesY.) 

(9) .' Ua snnel, esnudUé d'azur, «fù il a uo ornant qoxné. 

(G) — Un fermai] d*or, esmaillié d^aznr., oa nom des trois Roys dSine paiL 
«t d'Anne Maria d*aiitte. 

. ESMAIL ES BLANC. C'est vers le milieu du xiY* ^ècle que j'ai 
rencontré^ pour la première fois, dans des marchés faits avec des 
ûtféfie&y ^daBêdes articles de comptes o^ on les paie^ dans les ia« 
ventaires où on décrit leurs chefe-drœuvre, cette mention d'un genre 
d'éPKuUerie particulière : « Une ymage de Nostre Dame esmaime (Sh 
blanc. » Il s agit d*une statuette^ toujours en argent ou en or, et 
eoDaîUée de blailc, c'est-à-dijre entièrement endmle d'une couTerte 
4'émail blanc, opaque, retenu au métal par la seule force d'ungnil- 
locbage't qui donne au métal de petites aspérités , et de Vadhérenoe 
idûurelle qui se produit par la cuision. L^»ppûsition de ces petites 
:fi|^iifes blanches, qui senmlaient des statues de marbre, au miiien 
de réclat de Tor et des pierseries, plut tellement, et le goût s'en 
répandit si bien, que les orférres, pendant plus de trois siècles, ne 
discontinuèrent pas d'appMoiuer ce genre d'émaiUure aux bijou. 
Or, si Ton yeut bien considérer comment, de proche en prôche, 
les procédés déyeloppent toutes leurs ressources, on yerra qoe dn 
méuinge ou de la pratique simultanée des émaux transhiddes éten- 
dus sur toute la plaque de métal, mais qui obligeaient à uotaiYail 
de ciselure lent et duicile, et oui nécessitaient remploi de l'oroa 
de Taisent, du mélange de ces émaux, disge, avec les émaux opàf 
ques également étendus sur tout le relief du métal et différemment 
nuan^ par superposition de couches d'émail, deyait naître, lors* 
qu'il fut mis en pratique par d'habiles peintres yerriers, le procédé 
eipéditifet bon marché des émaux jpeints sur plaques de caÎYKf 
et il devait naître dans la yille qm, depuis pscès de douze sièdes» 
s'était attribué le monopole des émaux de fabnque, dans la yiUede 
Limoges. Je laisserai à chacun le soin de faire les obseryatiiMis ooe 
motiyent les citations suivantes, ne me permettant que de signaler 
le passage de 1416, où figure Tévèque de Limages. 

(A) lUé. Un calice d'or dont le pommel et la tige sont mMBiUJM de FitneiL 

. et en U pâte Dien en sa majesté et la patène eBHaîBiée d*sn eunall 
blanc, pesant iij marcs, iiij onces. (Invent. de GhattesY.) 

(B) '- Un annel esmaillLé de blanc où il a un petit rubis d'Orient longoeL 
(G) 1389. A Jehan Hune, orfèvre, demooraht à Paris, pour uns tableaux d*or 

achetté de hi^ — en l'une des parties d*ioc«U tubieânx est la pitié esr 
,._x- -X ii;/- .1- ui ., ^ ,, [|iBvé etesmaïKé 

enlevés, Tua <la 

'évângéliste garnis par dedeas 

de pierreries, c'est assavoir de v balays, viij saphirs et xxxvi peries de 
compte et sont lesdit tableaux esmaillés par dehors, c'est assavoir eu 
rune des parties de la Trinité et en l'autre partie d'une ymage de 
Nostre Dame, pesant ^ marcs, vil onces d'or — iijc xx Uv. p. (Gompus 
royaux.) 

{D) U99. Un inuffe d'or de Nostre Dame, eimaillé de blanc, assis en une 
chayère <ror, laquelle tient son enfant en son giron ve^ka d'une cotie 
esmaillée de rouge clerc et sont les choses dessus dictes tontes d'or et 
siênt sur un entablement d'argent doré, gamy de fleurs de lys — et 
poise ledit image d'or, à tout lediot entablement, éludante trois mare^, 
quatre onces, anyent. de Ghades YL) 

(E) -^ Un ùoaige de m lK>ms, assis en un kault eotableàleat, lequel entaH»- 




ET Aé»BKV9*RB. 9!Tî 

f. «M»tMta(|ôg8iic ûliR8te»(«fii^ A«eiiénibiM«t «-dêiiz ââgto^ 

a dextre et à seaeçtre — et les visaiffes des angles et mûm, qai soot 
esmaillés de blanc , sont d'or, acnepté par le Boy, aiu estrayMs 
1^ 94, pesâtfty tant en or comme en argent, seixe mafcs, y onces. 

(V) 1399. A Jeban Ck)inpëre, orfèvre,— la somme de vi fibres, quatre sois pa- 
risis qui deubz loi estoient ponr avoir rappareillé et mis à point la 

SDiiiiile d^gént de madicte Dame, en laqaene est dhin costfle ehtef 
e madame ste Catherine, «smaillé de blanc, et de Tantire costé nn ne 
du pef^ «t de biila^ petit* et pandy ose espée, c'est assavoif ; fbmk. 
pMtttM a^ir ettuaillée par dehors tout de ronge cierc et par dedans 
esmaillé les doigts de la mâiii et le follet qoe elle Hè&t. (Dock de Bonr» 
gegne, *» SOti») 

ifti Uift». Deoayma^) ea flHçm de Dieu le pèm, esmaillex Aé pfoslenrs coo- 
leurs , et viij ymages de Adam et de Eve esmaiUet de Manc comme 
«Bfe. ^hieadeSourgecine, B<'6itt9.) 

. pi) 44M> Oh «m d'or, ëmuillé de ManB» garni de phjiiméeii^ tfm le Dnc avoit 
en de Mr de Richemont en escèaage d'an antre «nM q«e Mv de Berry 
kiy avMt deoai» (Comptas et ijaieetaije dn doc de BsrtagMO . 

(I) 4416. Un petit ymage d'or de Nostre Dame , esmailU de Uaae , tenant son 
ea£aAt à aeni nn et en sa main ma balay longuet, couronné d^oa^ 
cûUïonne garuve de trois ballaisseaux et menues perles et siet sur uïi 
piied d'argisniaoré, poinconoé, ouquel a par devant nn lieu peor mettre 
reliques et deux angeU aui costez esmalllés de blen^ leqtiel vmagA 
fiéVesque de Lymoges donna à estraines à MS., le premief jour de /aOi- 
Irier l*aa ma cccc et cinq — vî« liv. t (ïnvent. ou duc aa Berry.) 

(X) 1467. Une paix d'or, où il a dedens uneTeeonniche, esmaillée de blanc et 
dessouns iiij ymaiges taillées et esmaillées — pesant ij marcs, xvi est. 

^ "«f Uns cmix d'er à nng «naiix esataiDé ée Umc ^ peiant f nttfot, 
il encee. (Does de bourgogne» aOftiO 

(^t -» Uof; taMea» d'od, à ^latie énni eomettfait à OMiTie déTenïMet au 
ntiien l'istoire die lia Triniti , esmaiUi de blanc et sua deex eortés 
deux petis ai^aet sent yWiges rondï. (Bv/ts de fionifogne, iOo3*) 

(^ •«» Une croix d^or» esmailUé de Uanfi , et d'un cnifiefiz d'ua cost^, d'up 
imagiB dfi' Nosire ])ame tenant son fils de Tanire et y a douze perles et 
donna ceste croft, à Monseigneur, Tempefeur de Gonstantinople , gé* 
saot xviii est. (Ducs de Bouiî^ega^, %iO^.) 

(If) . Une nef d'or «^ le corps de laquelle nef est èSmaillS de blatte à petftés 
teiirs de ronge «lere ^ pesaai v ovurce , v eaterlina. (B« de Bi^, tdyji) 

^ 4É«. CneBamas^esmAillôe de bkLnOi qai sevt en ttaaièred'aigoiëre, tenant 
une petite bowleiUe esmaiUée d'atetf , pesant iig marcs ,^1 once. (Ducs 
de Bourgogne, 2119.) 

(9) f $49. Utog cadran d'^r, le bofd émaOlé de blanc et de Mielque» feuillages 
de mlet estlnté xtx ^. (Intent db ehasttati de FiMlMitaebléan.) 

(Q^ ^ Six petits ffacons d^or, ouvraiges de fil, émaîUez de Hanc et de ronge. 

(B,) «• Une petite a^te , où il y a une Nestre Dame du Seleil , émaillée de 

blanc, avec nne eerdelière à Tentour, estimée i^ if « 
^8) -. Peu petits carbUlmls d*ov de laesme esmall et ouvnige, estimé vi ft. 
(T) — Troys altères à biberon , couvertes, troys aiguièret('<fosc<Mivertes de 

mesme email et ouvraiga. 
(U) — Ôîft pioonettes^ les uses ouvraige de f 1 et les autres énuiUea blaBO et 

rouge. 

(V) — Pag beanlroe anticque^ ém»illé de blanc et ronge* 

|X) — Ub^ Inysari d'or émaillé de vert, ayant au dessus «o^ gKaat« 

pDi — Ung petit vase d'esmail tunjnin gamy d*or. 

(^ ^ ¥iie paire d'heures, garnies d'or, émaittéefrde blMicV «à êft l'histoiti' 
de la Passion, taillée a jour, estimées xuvi i^. 

48 



STB 6L0S8AIEB 

(ÂA) 1560. Deux apostres d*OT de plnslearscoalears etémaOlezetiiagEcceHiHn» 
d*or ayant le devant de nacre de perles, iiiexii a, 

(BB) — Troys fisares dV, émaillées de coulems, dans iing grant rocher de 
conral blanc, dont l\ine desdites figures est d^ung saint Jean'preschant 
an désert , yû** it. 

(GG) — Deux petites figures d*or, entaillées de blanc et noir et habillées à la 

lansquenette. 
(BD) — Une Notre Dame d*or qni donne à tèter à son enfant, émaillée de blanc 

et vert, le fons ouvrage de juif et une croix faicte à acoU, ouil y aimg 

Dieu, Tung et Taultre estimes xii ut . 

(£E) — Une grant croix d*or, où il y a nn^ dien esmaillé de blanc , un conte 
et une contesse prians, la aite croix garnie ( suit le détail des pierre- 
ries), xy«tt. 

(FF) — Une autre croix d*or, une peu moingdre , où il y a un crucifix esmaillé 
de earnarion, ayant à cnacun bout de ladite' croix trois fleurs dé lys, 
garnies d^nng rubis , etc., ix« it . 

(G6) ~ Un reUqnaire d*or d'ungSt Jehan Baptiste, esmaillé de blanc, enrichy 
de trois saphirs — iij« Ixxvi it» 

iJBH) — Ung David d*or, esmaillé de blanc, tenant en sa main nae mironer de 
cristal en façon de targue et ayant un^ pied sur la teste a*nng Golias 
pesant ii marcz, iiij onces et demye, estimé ije xx ifc. 

(II) 1566. Deux ours d'argent, esmaillez de blanc, an dessus du dotz desquels 
est posée une saluère couverte, le fond de cristal •— avec une flgnie 
d'homme tenant une chayne attachée au museau dudit ours— xxxij ft. 
(Invent, du Ghasteau de Nevers.) 

ESMAIL DE BLOIS. La croix^ décrite dans la citation soirante 
sons le nom de Croix de Blois, était-elle appelée ainsi parce qa*èlle 
arait été exécutée à Blois^ ou i)arce qu'elle était le don d*un comte 
de Bldis ? La première supposition est la plus naturelle , et alors 
nous avons une preuve que Témaillerie d'orfèvrerie était prospère 
à Blois dès le xiv^ siècle , un ouvrage si important n'ayant pu être 
exécuté que dans un atelier établi de longue date. On recherchera, 
dans la première partie^ p. 297^ des détails sur les modifications 
oue les émaux durent, au xvu« siècle, à des orfèvres de Chàtean- 
aun et de Blois, et dont Petitot s'empara avec talent. 

(A) 1405. Une croix d'or, appellée la croix de Blois, où il y a nn crucifix an mi- 
lieu, esmaillé de blanc et aux costez dudit crucifix Tymage de Notre 
Dame, esmaillé de vert et l'image de Saint Jehan esmaillée de bleu et 
est ladite croix garnie de pierreries; c'est assavoir d'un balay asâs 
sous le chef dudit crucifix, au diadème vingt neuf autres balays, dix 
huit saphirs tant grands qne petis, quinze diamens pointus et qua- 
rante deux diamens plats et deux cent soixante et cinq perles, que de 
compte que moyennes. Et sied laditte croix sur un pie de soy même, 
soutenu de quatre angels esmaillez, tenant chacun un escu désarmes 
de mondit seigneur. Pèse ensemble xiii marcs, vi onces, deux esterlins 
et oboles. (Invent, de la Sainte Ghap. de Bourges, publié par M. de 
Girardot ) 

ÉMAIL SUR RONDE BOSSE. L'orfévrerie avait émaillé la scnl- 

Eture par le procé(ié de la taille d'épargne, elle atteignit le même 
ut et varia ses effets, en lui appliquant les procédés des émaux de 
basse taille et des émaux peints. Les bijoux ainsi travaillés eurent 
un grand succès et ont conservé leur vogue. (Y. Estnail blanc.) 

(A) 1363. Une grand croix d'argent, a six ymages rondes de costé et.à ini évan* 

Sélistes sur esmail et en fault un dessoubz les piez du crucifix. (Inveat- 
u duc de Normandie.) 



ET RÉPERTOIRE. 979 

(B) 1363. Deui singes, assis sur un entablement, vestns de mantiaax esmainez, 
poisent denx marcs, vij onces et demie. 

(G) 1399. Uns tableaux d'or esmaillez de Tannimciation Nostre Dame, Saint 
Denis, Ste Agnès. St Gharlemaigne eslevés on milien , pesant quatre 
onces , cinq esterlins et sont en un estny armoyé des armes de la reyne 
Jeanne de Bourbon. (Inventaire de Charles Yl.) 

(D) — Un antre petit tableanx d*or en fasson d^une tour carrée, esmaillez par 

dehors et par dedans à craatre imaiges enleyez de Nostre Dame , Saint 
Jean, Ste Catherine et saint Fol , garnie de menne et poore pierrerie, 
pesant nne once, qoinze esterlins. 

(E) 1467. Denx flacons d*argent doré, plains et au milien un grant esmail esleyé 

où est dedens nne déesse alimonr d'or, eslerée , pesant zxxi mares. 
(Ducs de Bourgogne, 2561.) 

BSMAIL CHBU. Émanx exécutés à part sur plaqaes de pe- 
tites dimensions et sertis^ vissés on soudés sur pièces d'orfèvrerie. 
Avec le temps, ils se détachaient, étaient perdus, et les gardes des 
joyaux, en rédigeant très-laconiquement leurs inventaires, décri- 
vaient une quatre d'or, nar exemple, à esmaux cheux, c'est-à-dire 
dont les émaux d'appuque étaient tombés. (Voyez Esmail de 
pUque.) 




il est donc naturel que les documents écrits n'en fassent pas men- 
tion , et c'est par conjecture seulement qu'on neut, au milieu des 
descriptions fort peu précises des rédacteurs crinventaires, recon- 
naître des émaux cloisonnés. Je ne ferai qu'une citation. Dans 
cette description de la monture du beau et célèbre camée de la 
Sainte-Chapelle, je vois vingt émaux cloisonnés. 

(A) 1480. Item unns pnlcber camah jfeu , magnns. situatns super nnam tabn- 
lam — et in quatuor cngnis dicte tabnie de latere dicti camahyen 
snnt qnatnor potencie auri ad ymagines esmallii et litteras et in du<v- 
bns bnttis superioribus juxta dictas potencias snnt due parve cmees 
. avri esmailliate et in duobus bnttis inferioribus jnxtapreaictas poten- 
cias snnt due parve yrmaçines plate auri esmailliati similiter et de 
latere dicti camabyeu in circnitu bordature ad infra saut viginti parra 
esmaillia auri rotunda esmailliata. (Inventaire de laSainte-CbapeUe.) 
Voici la traduction en français on nne nouvelle rédaction dans l'in- 
ventaire de 1573 : Quatre potences d'or à ymages esmaillées et lettres 
et aux denx bouts d'en hanlt, près les dictes potences deux petites 
ymages plates d*or esmaillé. Semblablement du côté du dict camahien 
an tour de la bordure , par dedans, sont vingts petits esmaulx d*ojr 
londx. 

BSMAIL DE GOULOMBlir. Email de couleur gris-perlé, de I& 
teinte du plumage de la colombe (voirez Bourse et Couleurs)^ que 
nous appelons aujourd'hui gorge de pigeon. 

BSBf AIL COUVERT D*OR. J*ignore ce que signifient ces termes 
appliqués à de la vaisselle d'argent. Je citerai le passade, peut-être 
ma copié, mais tel que je le trouve dans les preuves de Y Histoire 
de Bretagne, de Dom Lobineau. 

(A) 14Si. Vetcelle d'argent, à esmanx couverts d*or, et autrement faite pour 
— j — s.^iï-'^ji î-^ — :- ^ ^ venue an chastean de 

pots, j potet, j égniftre, vj 
îretagne.) 




fSO GLOSSAIRE 

, BSMAILSIIR CUIVRE. La grosse émaillerie sur emvR a été exé- 
cutée un peu çartout. Les deux grandes fabriques se sont dévelop- 
pées dans le Limousin et sur les bords du RMn. Ceci accordé, j^ajou- 
teYai qu'en général, (|uand on rencontre dans les textes la description 
d'un oi^jet quelconque, fait en cuivre émaillé, sans désignation d'ori- 
gine , il y a tout lieu de croire qu'il vipnt de la grande fabrique dô 
Limoges. fVoyes SsmaU de Limoges.) 

(A) 1322. 1 vesael de latonn enaumaillé. (InTent. da Gimte deHerefo^.) 

(B) 1355. Il n'ouvrera ne fera ouvrer jamais diantre métal que 4e Bon or et de 

iKna argent, se ee n'est en joyaux d'égMee c<ivune tonobes, ehwses, éroit, 
euiceiViiefS ou «utr^s joyaai aeooiwtwaei à fain pouf servir sainte 
église. — (Statuts des mèstiers de Paris.) 

ISSMAIL oi^ci^M AILLÉ. Objets émaiUés qoir par l%9ag«^ont 
perdu une partie de leurs émaux. 

(A) 136Û. Inventaire du duc d'Anjjon. 402. 

ES9IA1L A DOUATEMENS. Cette locution a trait à la Xome 
donné à r&nail ert non pas à un procédé paiHciûier d'émaîlliire, 

(A) 1360. Invent, du duc d'Anjou, 89. 

(B} 1380. Une nef d'argent doré et sur les deux bouts a deux fruitelets, esmaillés 
à feuillageSi et autour de la nef a i^ esmaitx à douayemens et acnt les 
roses esiOiaiÙiées de vert et de bleu, pesant xxxig marcs. (Inventaiie éé 
Charles V.) 

fC) — Un Cousteau à manche d'argent, rond, esmaillé à, pappegaw «t II 
gaine d'argent esmaillé à douaymens. 

ES!» AIL EFFACIÉ, Ce sont des émaux usés par le frottemasL 
Les bacins reoueilUs dans nos eoUections présentent des émaux ainsi 
altérés. 

(A) 1360. Inventaire du due «FAnjon, 1, 56, 88, 419. 

ESMAIL ENLEVÉ. Je me figure qu'il s'agit, dans les deux cita* 
tiens suivantes, de figures en relief émaiUees et appliquées sur le 
corps d*an vase. (Voyez Email sur ronde bosse.) 

(A) 1353. Une c[uarte ronde, verrée et esmailliée à y mages enlevez pesant 
ix marcs, ij onces. 

{Bj 4363. Une çinte (d'argent) (piarrée, dorée et etsmaillëe à aymaruh enlevés 
qui pmse iiij marcs, vii onces. (Invent, du due de Noniundië.) 

. ESMAIL ESMAILLÉ. Le mot esmail prend, dès le xiv« siècle, sa 
Signification par métonymie, ainsi que nous l'employons de nos jours. 

(A) 1360. Des esmanx esmaillec de vert et d*azur. no 155. inventaire dudne 
d'Anjou.) 

ESMAIL (de la façon d'Espagne.) Je renvoie à l'article Esmail 
i^ Aragon, poiu'le peu que j'ai à dire sur cette fabrication espagnole^ 
dent les prôénctiëns me sont complètement inconnues. 

(A) 1380. Des joy aulx et vaisselle audit inventoire : un autre drageoir doré,' 
CQHv^rt, eipellé à vignetes et semé d'asmaolx de Ist IkifOD i^WÊ^f^i 
pesaut vii mars, vii oncea* (Comptes royauxO 

(S) 1560. Vn^poiraiart à oreillers d'or avec le bout et la çhafpe^ fa^ d!S9^ 
paigne. (Inventaire du château de FontaioebleavL) 

ESMAIL SUE FER. On appelait fers, des aiguiUettea» fenrés à 
Textremité, en cuivre, en argent et en or; ce n'est doue pas le fer^ 



en tAut que métal, qui était émaillé. J'ai dit dans la prenuèiifô partie 
(page 10), qu'on B*emailiïiit pas aiitrefois sur fer. 



BT KÉPBftTOIRB. SlSf.. 

(Aj 1469. 1a somme de sept solz six deniers tonraois, pour avoir fait deux fers 
d^esgoillettes d*or. (Comptes royaux.) 

(B) 1534. A Jaogues Poullain, orfèvre, ~ pour neuf douzaines gros fers esmail- 
les et faicts à bonileaolx , pour servir à garnir trois bonnets de velonx 
Boir pour mes dits seigneurs (d'Orléans et d^Angoulème), — xlvj liv. 
tonm. (Ciomptes royaux.) 

(G) 1599. Deux fers d'or, ^i sont de trousses de fleiches esmaillées d*or et y a 
an dessus un amour, eamy chacun de quatorze diamans, prisés cent 
escus. ^Inventaire de Gabnelle d'Estrées.) 

ESHAIL DE FRANGE. C'est^-<Lire esmaillés de flenn de lys 
aux armes de France. 

(A) 1353. Deux fermailliez armoiez de France et de Bonrgoigne. (Inventaire de 
Targenterie.) 

ifi) 1380. Un calice d*or plain, esmaiUié d*esmaulx de plite par le ponunel et 
par la tige de deux esmaulx de France. (Inventaire ae Charles Y.) 

(G) — Un calice d'or, qm a la tige esmailliée de France et le pommeau semé 
d'esmaux de plite et la patène toute pleine. 

ESMATL (figures estampées avec fond d'). L'estampage et le re- 
poussé s'aidant d'un fond d'azur émaillé , pour f ire ressortir les 
reliefs^ tel est ce travail qui date du xv« siècle et dont j'ai parié 
dans la première partie^ page 119. Il s'est continué pendant tout le 
xvi« siècle. 

(A) 1566. Ung tablean d*0T, faict i estampe, esmaillé de blanc et vert, gamy 

de oenx couvescles où est figure dedans ung cruciefiement et une ré- 
surrection; (Inventaire du château de Nevers.) 

(B) — Ung petit livre rond gamj d*or, les couvercles taillez de basse taille 

en champ d^émal, — xviy liv. t 

ESMAIL DE JOAILLERIE. Tenter de donner une idée de Tor* 
févrerie émaillée en faisant quelques citations isolées serait inutile^ 
rinventaire de Louis d'Anjou est le meilleur tableau de ce luze^ 
et tout riche qu'il est, c'est encore un tableau incomplet , car leç 
inventaires royaux sont remplis d*objets du même genre. 

SSMAIL A JOCE. J'ai parlé de ce procédé , page 100 de la 
première partie de cette notice. (Voyez Bsfnail de pUtê à jour.) 

(A) 1363. Une grande cope d*or sans couvescle et est esmaillée à jour, qui poise 

XV marcs. (Inventaire du duc de Normandie.) 

(B) 1560. Ung grant coffre d*argent doré avec des cristanlx à jour sonstenu de 

hnict ponunectes d'argent doré, iijc iiijxx iiij. (Inventaire de Fontai- 
nebleau.) 

ESMAIL (ouvrage de Juif). Les explications que je pourrais don- 
ner de ce terme ne s'appuient sur aucune donnée sériouse : les 
émaux n'étaient pas seuls ainsi qualifiés. (Voyez au mot Juif.) 

(A) 1560. Neuf enseignes d*or, que grandes ou petites, émaiJlées la pins part de 

blanc sur ung fons ouvraige de Juif. Vingt quatre antres enseignes 
d'or de plusieurs devises, faictes de demye taille, émaillées de plu^ 
sieurs sortes d*émail, — ijo xxz. (Inventaire du château de Fontai- 
uebleau.) 

(B) — Ung autre tableau rond, assez grandet, d*argent, ouvraige de Juif où 

il y a quatone figuKS d^or et émaillées, estimé — xl ft. 

(G) — Ung vase d'émail, ouvraige de juif, gatny d*or, estimé » xr k. 

SSMAIL DE LIMOGES. Je crois avoir bien démontré , dans ma 
notioe> que Témail en taille d'épargne ne fut dès rorigine un secret 

48. 



989: GI.08SA111B 

']Jour personne, et était exécuté simnltanément par tous les orfèvres, 
dans tous les pays; mais, en même temps, j'ai expligrué comment 
la ville de Limoges, abandonnant aux orfèvres rémaulerie sur les 
métaux précieux , rappliqua exclusivement au cuivre doré , avec 
une si gi'ande hardiesse de conception, avec une entente commer- 
ciale si heureuse q^u'eUe accapara ce genre de fabrication , Veit* 
l^ita en grande el y ot>tmt un tel succès (|a*eUe lui donna son 
nom, conmie Damas à la dama8qumiii>e , Dinaaekt à la éÎDAiiderie , 
Arras aux acraazi^ etc., etc. Les citations qui suivent confirment 
ces assertions. Je les' aï divisées en deux parties : la première 
comprend tout ce qui se rapporte aux émaux d'orfèvres, la se- 
conife totrt ce qid a trait aux émaux de peintres , car c'est encore 
la gloire de Lmaoges d'avoir su r^énérer Témaiilerle à la fin du 
xv« siècle, et par sa supéiiôrîté, dans ces émaux peints, d*avoïï 
imposé une seconde fois son nom à un nouveau genre d'éDaail qui 
ponvaît être exécuté aussi bien partout ailleurs. J*ai explique 
îpremière partie, p. 13) pourquoi f appelais ces nouveaux émaux 
€»8 émaux peints, et l'ai m<fiqué la ^ace qitlls avaâent au 
xvi« sièele dans le taxe domesâque, et celle qui doitkw ètreré^ 
serrée dan» lliistoiïe des aits (p. 148 et 17«}f. 

ÉMAUX d'oRFÉVRES. 

(A) U.^-12U4, Fanai lea dons de GUbert de Glanville. év^ue de Kochester, 

on cite : Des coftres à» Limoges , et le f rienj: «wy93 donne ftossi à la 
cathédrale de Rochester : hacinos de Limoges. (Re'g. Roff., 121.) 

(fi) 119^. On Ht, dans nne charte de donation, ï cette ds^tft :Ihu^tabu1iasaeneas 
snperaaratas de labore Limogis. ( Ughelini , Italia sacra , YII , 
p«g. 1«7**) 

(G) f ttti. Tltmir dt Ifemoiyga, évAqoe-M Bsris, oi&re eft don à> régiis* de* "MSi^ 
pelU^-entBrie 9Com6 Limo^icenjoes. (fiaUîa (Soist., l, 449.) 

(B) OÊê. DaaaiBftegùtre des visites faites «hx églises par âvâ^iMa» àomê d» 

SaJisbinry» m wt qu'à cette date il m trouva, à WolÉiiiglMgin» «nvlB 
Berkshire : Gmx processionalis de opère Lemovicensi ; et dans la cha- 
tttlle 4» Hnnrt) in mime comASt : ^xis depeiiAetiB sicper aMarer oiim 
Eiwbtfisliâ^ d«<Qpii«vL0«WBiioeiist. 

^isao, Hostian ^(iif»sfi»m» i«< p|3i^ mn94ii^ ^ h($i}wtar n^^aatir, Cbf » t< 
Dus pixides Tina ar^eat^ ^vq] ebopoea, yA dq omi^ Leqiionitieo, 
vel alla idonea» in qua hostise reseryentnr. (Guu n.QoQst. Do«b!V% 
]j£lmi <ïe Bleys , wuQ Ghr< iW^ WilJMns Go«^iL JKu:. 9rit.,» tome l 
p. 623.) 

(F) Jt^SiDao bacipi qui sunt de opère Lemovitioo. (Inyentaire de Fonlgnes» 
évalua d« TdtloQse, i23i. Gatel, Histolm du LaugaeAoïc, p. •M.f 

a&^itifh Do» pixidto-, una argentea Tel ebnrnea vel de opem LenMyviO^o fw 
mia BflstiiB. cofBserfentur. (Mobilier des égliaes ÎMé par les règleaiAiii> 
. âùsoopaux. Gonst. Walte4 de GantUupo, wigornensi» emji9om,.apiW>< 
Pou»u41?4fl.) 

{fi) 12ft0. Peirmde Aogo, canoniens, de^t eoolefî» AmbiaoenAi-^^o pelves 
4« onMCi LeniovioeosL «t peptan -ad usiim' jfÊt^Um». (XaibuUrium ec- 
clesis Ambianensis.) 

tir) UI|(^'Gvffl0fe de..LMMgfis. @|li«te»s. 9Qy)a]»iBes.)r 

(J) 1298. n est éttnmépé dau le WÊsikiiài&tde Sakit-jhiul : IhivcpArse taibes dt 
«8«reLemotvi<:e<i8iiqiias ded^t FnUo eiéêioiim»At9llm mffir ûtm 
'- dno candelabra cnprea de opère Limovicensi -^ nna emx de opete 
iÂmoo»i»oiim. baonlo lingoeo defâetb. 

(li^ Uia. A l»ite du xxH» siàGk, l'Inq^reaflioD étail si Mid oMuncfréti' gur'^f»* 



ET BlfcPEKTOlBE. tèZ 

^aaebiâi le mot trtmail et mwwre. On n^indigiie plus qee la pt^e- 
niiM^. Dans r/«t)«n/otr« d9* oorMmenz de la ChapeUêie /0191W, ée 
cette année, on lit : Deuï croiz de Limoiges , nng vassel de LimoigeSt 
ung Tassel à meitre ancens de Limoiges. deus grans chandeliers et ung 
pettt de Limoiges, tinç afnscencier de Limoiges. (Cet inventaire a été 
publié par M» Qnantm et Tardif dans les Annales archéoloeiqne», 
teiiMYn, p. 8».) 

(L) 1317. ItMt l'^a MtT, te l-t^jevr 4e Jqillet, envoya monsieur Hngnes d'An- 
fferon an Roy, par Gniart de Pontoise , un chanfrain doré a testes de 
uépMB» éê 1 euvre de limogi&f à deux créâtes du commandement le 
m» pcRir enveisr «m foy à'Annkâà, (Jhi Gange. Tiré des ngistres de 
la Chambre des Comptes.) 

(M^ 4117. U«n je Iftî» huit eeitlines pew faire deux tombes baules'ei iMém 
dsi Veovre de Limoges, l'une pour bmjf et Vautre pour Blanehe d'Avan- 

«or^ ma chère compaigne* (Testament de Hughes de Haria , cité par 
«Gange.) 

(N) 1382. Denx flettse de Limoges, (fvtent. de l*église Sainte-Anne de Douay.) 

(0^ ltf8. Beux petites fiertés, de onene de Limoges, esmaiUiéf , avec deux ytia- 
gis de crucifix. (Invent. d» révise de I)onay.) 

^ -« Ungpetit c«ndeller de Limoges, en solott avoir dem^run est peido. 

(Q) MfiOi ITufue pnlchet bacovhM pmiotatàs in modum ciotoni, trgenti dsanrtë^ 
nanituretiam Mxdecim esmaiUiia ad imagines. 

KBâlPX FSIMTS. 

(E)"!}!)!. Clig tableau d'arvent doré fagon d'heuree et qui s'ouvre, auquel f a 
hoict histoires d'émaU de Limoges, eràmé — xx. (, Invent. du chîteaii 
de Fontainebleau.) 

(^ ««• Un «offirat d'émail , fa^on de Lymoges, garny d'argent doré , pesant 
iy maKs, estimé, — xvxv a^ 

(H^ •<* Deux petits coffrets d'ônuin , fai^on da Lymoges, garny d'ar^a^nt deié ,, 
pesant iii marcs et demy — xxvt^ ft. 

ffîi *^ UnafraAd vaae d*émail» av asgent doré, peaant neuf marcs, ij onoes„ 

(^ -^ Ung verre d'émail blanc^ sar fond violet , avec son convercle sur as- 
glWldoré', — jut, 

(X) — Une boiste d'une sectQ;^en Caçpn de Lymoges, et une autre plus petite 
de mesme émail , — vu ft. 

(T) <— Deux boîstes dTSmail, façon de Limoges, garnies d'argent doré,— xit. 

(2)t -^ "l^ias.pendaa» d'a^mauît de^Lymog^w , les uns à rolea d'or, lesi autres 
Cai|jent« -^ xxvi *. 

(AA) — . 1|Be pai«a d'heures, garnies dV^t doré,^ oà il y a une teste de saint 
nerre, oùvraige de Limoges, estimées — viij il;. 

«- Unei seincture d'émail de Lymoges , cerclé d'or et un autre soubs ungi 
cristal cercJi^i'w, une autre dn feu roy Français deiixiesme, ung autre 
de la royne Claude en ung petit carré d'or, ung autre d'une remme 
teatve cetctt d'or et une antre d^ne ieune femme cerclé d'or, estimé 
bdiij *. 

(CCy — tVoys pélnctnres dV feu roy Flf^çotK premier et nne d*6mail de Ly- 
moges. Ung autre en nu petit rotnr, nne de la royne Leonor, une 
VBgÊÊ e jDautfflei, nne autre dftmg -fiel homme qui a ung innnet^ 
ronge, nng autre de- )a Mey4IRïcte, ooiet petitvubleauv des enffans de 



(ES) -« •Qng' grant eoflVe- dernaere db peiltea, enriehy dMstoifes de Lymoges. 

Wf VS99. fhtt draguer doré*, esmaSM dé esmal' de Limoges, poise douze livres 
^i^^i»«. te (faiieirt.dn ehAlani de New».) 



284 GLOSSAIRE 

ESMAIL MIXTE. Quand les figures épargnées en relief, mais noo 
en ronde bosse ^ se détachent sur un fond guillociié rempli d'émail 
bleu^ comme dans le reliquaire de Jeanne d'Evreux (1'^ partie , 
page 114 et n« 140), ils répondent aux descriptions suivantes. (Voyez 
Esmail d*axur,) 

(A) 1380. Uns tableaux d'ivoire, de ij pièces, garnis d*argent, très memieiDent 

ouvrez et historiez de la passion et est le champ esmaillié d*aiiir. 
(Inventaire de Ghaiies Y.) 

(B) -> Uns antres tableanz d*froire, de vi pièces, garnis d*argent, tons histo> 

riez de la vie Nostre Dame et de la passion, dont le champ est esmaiDé 
de la passion comme les antres. 
(G) 1454. Ponr nn tablean d'or, à un esmail de saincte Anne .bien» richement 
esmaillé, Tymaige esmaillée d'azur et le champ de resmail de roage 
cler; ledict esmàil bien richement çamy d'or à Tentonr et, en Isdicte 

garnison, a petites flenrs d*or esmaillées de blanc, de rouge cler et de 
len, donné ledit jour à la Royne de Secille. (Comptes royani.) 

ESMAIL DE NIELLURB. Je Suppose qu'on a lu^ dans la pre- 
mière partie de cette Notice, page 83, le chapitre des émaia de 
niellure. Je n'ai ici ^'à produire des textes. Mes citations «ont 
nombreuses, et cependant j ai soigneusement élagué, des extraits de 
mes lectures, tout ce qui m*a semblé peu significatif ou faire dou- 
ble emploi. On verra : 1» Que la nielle , c'esWà-dire un mélanee de 
soufre , de plomb et d'argent, était toujours confondu avec l'émail 
noir. Le fait d'une couverture de livre encore conservée panni les 
manuscrits de la Bibliothf^que Nationale, et décrite dans un inven- 
taire de 1480, comme niellée, ne laisse aucun doute à cet égard: 

c'est ""*'^ '"^"' """"""^ """^^^^ ^^ A»:ii^ jtji.»»..,w.» »« Xw.«:iTAa ilA 

noir. 

prêt", c'est^-dire peints. S» Que cette cféODration noire était songent 
appliquée aux joyaux avec une signification de tristesse, soit ^nr 
accompagner nn deuil, soit pour servir en temps de carême, qmest 
aussi une époque de deuil. 

(A) 1220. Gap. xxvii, lib. m. De Nigello. Gap. ixviii. De imponendo nigeDo. 

Gap. xl. De poliendo nigello. (Theophili , div. Art. scbednia ) 

(B) 1260. Li estrier d*or noiélé. (Roman d*Atis et de Prophelias.) 

(G) 1316. Une couverture à livre d^argent néellée, an pris de xxx lib. (Invent. 
de la comtesse Mahaut d*Artois.) 

(D) — Une hache néellée, à deffaire cerfs et grosses bestes, ou pris de vsols. 

(E) — I escrin de leton néellé d'argent, à grand planté d'enclastres. c*on ne 

scet estimer, mais on n'en ferait point nn tel i Paris ponr G lin. 

(F) 1360. Inventaire du duc d'Anjou. 778, 793. 

(Qt) 1363. Un rebquaire plat, d'argent, noellé et rond, à nn escnsson an mflieo 

et pend a une chaiennette. (Invent, dn duc de Normandie.) 
(H) 1380. Un hanap couvert , néellé par dehors à roys et a un roy sur le froi- 

telet, pesant vi marcs d'or. (Invent, de Gharles Y.) 
(I) — Un annel d'or, néellé, où est la croix double noire de chacun costé (A 

il a nn cruceflx d'un Camahien. 
(J) — Un saphir à huit costez, beslong, assis à jour et à, croise tte sniuM 

verge d'or esmailliée de noir à rosettes d'or. 
(K) -» Un fermail d'or,' à pendre les bourses à la (loitrine, néellé, gani dft 

iii halaiz pareUs, ii] esmerandes qnarrées et six grosses perles. 
(L) — Un autre fermail, à pendre bourses, néellé i lettres comme dessos. 
(M) » Un annel dont la verge est ennelée et y & une esmetanèB qoarrée. 




ET KÉPBRTOIRE. 385 

fl^ lSM.Uii«i Tétga d*of eamailliée de aoir. 
fO^ ^ Une lîoistef d*or névllée à aigles. 

(P) — Un ancien camahieu, à la teste d*Tin jeune homme, assis en tine verge 
A*br iaéedlée «t Mcrrlpte à lettres. 

((f) — Un camàHieti, où est ira aigle volant, assis sur nne tei^e, escrite de 
néel et h deux couronnes ou ehaston. 

(R) -*• Un calice d^argent, doré, néellé par le pommel et sur la pâte et des- 
soubz la coappe et a la pâte semée de menues perles et la patène 
taillée i un compas oii il a un gnns Bei , pesant rj msrcs, iiij onces 
et ABKdtfr. 

(S) — Une paire de bacihs à laver, parfbnds et sont néi^llés par dedans à 
iMSflleB et <rfMa!«i, on ftns des dits bacim enlassirres et ont les dits 
bacim soaagee fn demis, an dflhoi», pofor les tenir, ye^ant viij 



(T) -^ Une nef <IV»ge«i, 4ieiiée, sans eontescle, semée de piteevnéellées etde 
cristaux, donné au Roy par le pape Grégoire, pesant V «ttves, vij onces. 

{Q^ -^ AstM t«lssélle blanche appellée vaisselle de Karesne. (/« t^e t9Ut 
99Htmpitr$,) Premièrement: noe conppe verrée, nellée à fleurs de lys. 

(T) — Un hamip, d*argeiit blanc par dedans , péellé par dehors à fleurs de 
lys. 

(I) — U^ gobelet d'argent blano par dedtas, par dehors néellé à flenf» de 

lys, sur le fritelet une perle. 
(T) <«« UnH saMière dTairgeot blanc, néellé paf dehers à fleurs ds lys et sur te 

fritelet une langue de serpent. 
(Z) «^ Deui vieils baeins à laver, de vieille faoen, verrez» néellex par dedans. 
(AA) •>- Use nef d^ap^ent blanc, néellée par dehors. 
(BB) -- Deux chandeliers d'argent, vérez , à osteaux, néelez des xij mois de 

IHn, à iij sei^pentetles pour pieds, pesant xix marcs, iiij onces. 
(CC) — Uns très petitz tableaux, de xiij pièces, néeUées dî'un costé et d'autre 

de diverses ytita^s, pesans une once, iij esterlins. 
(M))1399 J!Jhs tabkarux d^or, paint d'enluminenre, par dedans de nostre seigneur 

despendn de la croix d'nn costé et Nostre Dame et S. Jean de l'autre, 

néellez au dos des armes de Monseigneur de Berry, pesant trois marcs, 

six onces, cinq esterlins. (Inventaire de Charles yC) 
(EE) 1467, Ung gobelet Couvert, ouquel a xiiii antres gobelets d'or que graia 

que petis, semés, taillés et esmaillés ae noir. (Ducs de Bourg., 2277.) 

W — Une pfle de gobelez d'or, entrant l'un dedens l'autre , où il y en a 
qninze qui sont taillés et esmaillés de noir. (Ducs de Bourg., 2280.) 

^W}1495.Et de alio latere dicti textus euvangeliorum est similitndo quatuor 
envangelistarum et sanctus Johannes in medio scribens in uno libro 
et in soperiod ]^rte dictoriun euvançeliorum est unus angélus tenene 
nnum rotulum ja <jno seribitar : Yeriram caro factum est. Queanidem 
ymagines supra dicte snnt omnes nigellate et dédit dictum librum 
iLaronts quintns sicut apparet per litteram scriptam supra dictum la- 
tas» Lé YDlume est eneore tel qu'on le décrit dans eet inventaire, se»* 
lement on parle plus ktin de fermoirs sur lesquels sont fixés due^ 
esmaillia de nigellatura, et ces fermoirs ont été rompus et sont pei^ 
dus. L'inventaire, rédigé en français un siècle pins tard (1573), deerit 
ees figures et remaivoe comne le* latin : lesqiielz v mages devant dicta 
■ont toQB néeslez. (Inventaire de la Sainte^apelie de FariSi.) 

(HH^». D'une autre couverture de livles, il est dit : Munitus in cireuUuplu- 
ribus esmailliis de neeslura. Et l'inventaire de i 573 traduit ainsi: 
gamy autour d'esmanlx de néesleure. 

W — Parvus bacnhis pastoralis coopertns argento, multum tentii, — etha^ 
bet srtb crotono unaip pMgnée, galice, de eupro deanrato, ses'esmallKiS 




â8ê GL09SAIRB 



esmaiUi 



(JJ) 1536. Ung petit tableau d*or, eu Vxat costé nostre Dame de pilié^ 

de couleurs, et à Taotre costé S. Kerre esmaillé de noir. (InTentain 
de Gharles-Quint.) 

(KK) i560. Une enseigne d^or, ovaUe, à laquelle y a nne bataille de petites figu- 
res montées sur petits cbevaulx esmaillez de blanc et antonr nngdemy 
son, taillé d'espargne, esmaillé de noir. (Inventaire daCbiteande 
Fontainebleau.) 

(LL) — Ung tableau de veloax noir, bordé d'or et couyert dedonxe hist(»nsd« 

taille d^espargne, émaiUé de noir, — il ft. 
(MM) — Ung tableau rond d'or, qui s'oayre, servant à mectre reliqaes et y a 

de^us une nunciacion émaillée de noir, — il it. 
(NN) — Une netite monstre d*or, quarrée, émaillée de noir, enrichie parle toor 

de rnnis et le dessus, de petits diamenti, estimée , — > c n. 
(00) — Une enseigne sur une grande cornaline , cerclée d^or, émaiUée de noi^ 

et au dedans ung cheval émaillé de blanc, marchant sur le corps d^ 

homme, estimée, — il ft. 
(FP) — Ung petit cymeterre , aiant la poignée et le fourreau d'or néllé, tout 

couvert de maulvais rubiz spineUes et rouelles et turquoises et Ait 

donné au roy Henry par feu MS. le marescnal Strossy. 
(00) — Deux trompes d'argent, nellé et doré, sans antre garniture. 
{RB) — Une boiste d'émail à fonda noir et dessus ung feuillage violet et fleois 

blenes. 
{SS) — Douze enseignes d'or, de taille d'espargne, émaillées de blanc et noir. 
(TT) 1564. Anssy mon nepveu , Loys de Brezé , pour la bonne amour (juHU 

congnen que je luy ay porté et pour avoyr souvenance de moy^ je io][ 

donne ung diamant pointu, esmaillé de noir, le plus gros qne j'aye qui 

soit pointu. (Testament de Diane de Poictiers ) 
(UU) 1566. Ung livre d'or, les feuillets d'or escripts, taillé d'esmail noir. (InvenL 

dn chasteau de Nevers.) 

ESMAIL (façon du pallays.) Cette qualification ne parait qn'an 
ivi« siècle. Je ne sais à quel procédé elle s'applique. Est-ce rm 
genre d'émail propre aux orfèvres établis dans le Palais ou dans ses 
environs? On sait que ce grand édifice avec ses abords fut, an 
moyen àçe, et resta , jusqu'au xvni® siècle , une sorte de Palais- 
Royal industriel. Ses galeries^ ses escaliers, ses cours étaient remi)bs 
de boi (tiques, et la librairie y conserva, jusqu'à notre siècle, sa prin- 
cipale résidence. 

(A) 1560. Vingt sept enseignes d'or, de plusieurs émanlx, fa^jon dn palajf> 

(Inventaire in chasteau de Fontameblean.) 

(B) — Yin^ trois enseinies d'or, à jour, façon du pallays, deui autres d'or» 

aussi façon dn puays, faictes en tables d'acte. 

. ESMAIL PAR PIÈGES. Cest-à-dire exécuté à part sur plaqœ 
de petite dimension, serti^ vissé et soudé ensuite sur un ouvia^ 
d'orfèvrerie. ( Voyez Esmaux de plitê.) 

ESMAIL PENDANT. Petits écussons émaillés. 
(A) 1353. Un languier, sens pié, de la façon d'un arbre, tout doré, à esmau de 
France pendans, pesant vi marcs, une once. (Comptas royaux.) 

ESMAIL DE PLIQVE, de pliie et d'oplite , c'est-à-dire d*api^ 
^e. Émaux exécutés sur plaques de petites dimensions, etmontj» 
de manière à pouvoir être vissés, sertis ou soudés sur vMWf 
d'orfèvrerie, ou même cousus sur étoffe. Avant d'avoir réuni tons 
les textes que je cite ici, j'avais rédieé une discussion en ^*^^ 
la signification de ce terme ; elle m'a bientôt paru un hors-d oeuvre, 
je la supprime. Dans ce travail, j'avais fait des articles à partponr 



BT BiPERTOIRB. :28T 

ies^éctentes applications des émaux de plite^ j'ai trouYé depuis 
({u'Û y avait inconvénient à scinder cette réunion de citations et à 
interrompre la suite chronologique. La lecture de ces textes, de tant 
de provenances diverses et d'une loneue série d'années^ sera pour 
tout éAidit attentif la meilleure base d'une opinion éclairée. (Voyez 
la première partie de cette notice, page 12^ et dans ce Répertoire les 
articles : Or ae pUte et Orfèvrerie prêt à mettre esmatUx, ) 

(A) 1316. y heoapSj semés d'esmaus, pesans ixv mars, y onces, y esterlins, 

valent ciyiij liv. ii s. (Comptes royaux.) 

(B) — De Eruonf de Mont Êspillouer, iij henaps. sartis d^esmans, pesans 

zv mars, ij onces, Tii esterlins et maille, vallent Ixxvi liy. x s. 

(G) 1328. ij bious (?) d*argent, dorés, à esmans de plice on fons, prisié Ixxrij Uv. 
(Inventaire de la royne Gémence.) 

(D) Ifôl.Denz aignières, Tune esmaillée, l'antre semée d*esmanx. (Comptes 
royaux. ) 

(S) 1352. (Toyez an mot Chapel la description entière d*). Un chapel de bièvre 
(lontie) — semé parray de grosses perles de compte, de pièces d'es- 
manx de plicte, et nn antre chapel aie bièvre à boutons de perles or- 
froisié de oisete et de pièces esmailliées. 



- 




(H) — Pierre des Livres, orfèvre, pour iiij marcs, vj onces, x esterlins d*ar- 

Ssnt à faire la garnison de deux grans colliers garnis de grans pièces 
'argent dorées et faites d'orbevoyes et d'esmauîx sartiz, a cerfs enle- 
vez, à manteaulx esmaillé des armes du dit seigneur pour ij grans 
cbieas alans, — xix escus. (Comptes royaux. Bibliothèque de sir Th. 
Fhillipps.) 

(I)i360.InveiiUire du duc d'Anjou, 199, 515, 516, 572, 655. 

(/) 1363. Une coupe d'or à couvescle, du sacre, aujL armes dedans de la royne 
Jebanne de Bourgongne , semée d'esmaux de plique, à pierres et à 
perles, et le pot de mesme. pesant xv marcs, y\ onces et en faut deux 
balais qui estoient sur le intelet. (Inventaire au duc de Normandie.) 

(K) — Une antre coupe d*or, à couvescle, haut assise et en sa pâte a vj lion> 
ceanx semez d esmaux de plique et de gimay (?) et poise vij marcs et 
deniy. 

(L) — Une aiguière d'or, semée d'esmaux de plique et de rubis et de menues 
perles, et poise vij marcs et demy. 

(M) — Un petit gobelet d^or, à nn biberon d'or, semé d^esmaux, des armes d» 
France, de Bourgongne et d*£vreux, pesans 1 marc et demy. 

(N) — Une coupe d'or, esmaillée de plique, à esmeraudes et à rubis d'Alexan- 
dre et semée de perles. 

(0) -. Une aignière d'or de mesme. 

(P) -. Une autre plus petite aiguière de semblable façon. 

(Q) — Une longue coupe d*or, semée d'esmaux d'opÛque et à saphirs et à 
grenaz. 

{&) — Une quarte d'or pleine de laquelle l'émail du couvescle est chenz, qui 
poise vj marcs. 

(8) 1380. Un calice d'or, qui a la tige esmailliée aux armes de France et un pom- 
mel à esmaulx de plite, pesant iij marcs, v esterlins d'or. (Inventaire 
de Charles Y.) 



It^ OLOSSAIIB ' 

<(t) l)8a^ tJfe graiid calice d'w, paar les pAate dé Ift daapMti ta iDy, on 
pommel do^mel a yj esniaux vom» d*esmaui de plite. 

iesches , à esmanlx par pièces, pesant viii marcs^ tj[ oneas» 
<^Y^ ^ Une eeupe d'or. Minée d'eamatx de pUte et de pentrie, -*iiesiot i 

mascfi» dieiuie onee dV. 
(X) — Une a«^ ceu^^ dV,.sur un luoli pied» assise «u six lionceau^ m^ 

mée d'esmaux de plite, garnie de grenaz et de saphirs , pesant Tq 

marcs, iij onces d'or. 
nr\ — Un hanap dW, assis sur un trépié, gvmy de perles, ml)is d*AlexmdrB 

et d^merandes et est semé d'esmaidx de plile ,. pesant yj marcs, ij 

onces d'or. 
■m — Un hanap d*or plain, à comrescte et a, an f6nds dn hanap^ n&efiisiil 

de plite et an couvescle nu phis petit et est le fraltelet d*iin balay, 

deesofi, Iij saphirs et ii| grosses pênes, pesai^t iiij maros, tij eaces et 

demie, 
f àJiy -^ Vt» aiguière d*or à voseï d^emotlx de j^teeft • tm frwtelet énV^p- 

tites perles et nn saphir, pesant nij mansi demie enc*. 
TBB) — "De^iX barris f^ariU) d'or, semet d*esmft«x de ûfitu et de pefles et sont 

les tissns (les courroies poar les snspendre) ae Myv ifioè) pesant ivj 

mares» 
ICC) — Ua pot qaarré, Ion? et gresle', eemaâllié d'esfeMUK 4t pUto, pesant vi^ 

marcs, ^ onces et demie d'or. 
(DD) — iTne pinte semée d'esmanlx de- plite et a sapMM envifmntèt derobis 
^ j^Âlexandre et de peiies, pesant vij marcs tf\>Ci 

fEEi — Une basse nef, a deni anneaux ani denx bonts qui tienfient à deoi 

testes de lyon, semée d*esntanx de plite, pesant xx Maies ^r et deioi« 

once. « 

(Vf) ^ Une auatte ^6t, semée d'esmanlx de plite, ton aftnes du France et 

d*Angleterre, pesant vj marcs, tj onces d'or. 
U3£r\ — • tJne couppe d'or, toute esmailliée d'esmaax de plite et a une annoo- 
^^ ciation nostre Dame ou fons dedans, pesant viij marcs, iii|. onces. 
(HH) — Un hanap d'or ~- on fons est nn grand esmail de phte et pin<[, petiis 

environ^ pesant ij mai%s, v onces. 
/XI). — Une mitre sur champ de pertes, garnie de saphiïs, de plttftiénM'^f>«' 

ries et d'esmaulx de plite. 
(liV «^ Une «onpe, semée d'esmanx de plite, ecânetâe de rozettes et est te 

pommel de quatre jousteurs et dedans deux eâMata* âè ptttte, pesa» 

TO marcs et demie d'argent. 
(KK) — Un chappel de bieure, d'escarlatte, orfraisié dfe bîsette d V, à perles, 

à chastons„ à esmaiix de plite et à un laz de soye aznrét. 
fLL) — Un joyau d'or, où est Nostre Seigneur ysaanl d'tui s^tfettA^ teiHlt 

nne croix en sa main, lecpel sépulchre est soostêiia de r homâus ar- 
mes et est ledit sépulchre esmajllié d'esmanx de plite, garnis d'ert»- 

raudes, perles et rnbis d'Alexandre, pesaDimunatc, Ti oatts^ estenms. 
fMSy— Une ceinture sur un Wane tissu — et sont 1a bowhr e* le morto' 

d'esmanx de plite. 
iNN) — Un coustel, à nne allemelle (lans*) «sauBe» q^ale suuMibe djflsmijx 

de plite, à roses Terineilles et blanches et est la gaine toute d or, w- 

maUlée de France pesant tout v onces, xij esterlins. 
(00) — Un long scel d'argent, doré sur le rond, esmaillié d*esmaiix dfe pw» 

et au bout a une teste d'une comeline où est escrit, Ate Maria entoor, 
. pesant iij (mces d'argent. 
(PPH396. Une esguière d'or, a esmaulx rons, en manière â'e«nattli»de pUço*» 

(Ducs de Bonrgogne, n» 5737.) 
(OQ) 139». Une paire de badns d*o*, à lavet mains, aulei»^ ôhaflttn desquett 

a un Tont esmaU de plite, environné de six plus petits esluinx de pute, 



BT BIÂPEVTOIRF. ''Sll9 

«qm MeiPieineiir de Beny donm au Roy l*an 9i mVIl disira à H^Ue, 
pesant dix Iraiot marcs, irois onces et dearre SVr. flntentaire de 
Chattes VI.) j , ^ 

)(B&)'i399^liniioyaa, oan^liqoalrettiAs bien totitté, de^Menne œart^ où est une 
porte assise sur on pillier et dedans la porte est le «owonnement et y 
4anlt reamail de la moictyé* de Jadite porte. 

M ^ Un grand hanap d*OT, à pié et à eoD?escle, 'esmalllé'pcr dsliors à pam« 
res de roses vertes «t Ûann^es par oianiëve d^esmaiix de {dit» it le 
iretelet par juanière d'une cootoime d'«i^per»ar-<-etile dimna au Roy 
monseigneur d'Orléans et poise dix marcs et damye ffoce dV)r. 

KIT) •- XJn,petttluu(HU[> d'or, àpié et à couTesde; et.dome^esmitix blancs et 
vers par manière de plite, à un fieetelet d'nne roM 9BffBy,d'un saphir 
et su menues perles, pesant quatre maies, oing <«cea. 

tUCO — A Jean Brun, orfèvre — .pour vi fenneiUets d'urd*«Be sorte gainif de 
pierrerie et vi loups d'or esmaillés de leur couleur et attaches à icenx 
tenneiUetc et pour 10 autres loups d'or esmaillés fiemblaJ;»)enient, que 
ledit sei^enr (le duc d'Osléans) a l'ait prendre de luiet attacher sça» 
voir : les it à .iz autres fermeillea d'or ,pn8 d'autres mawhans. (Ducs de 
Bourgogne, no 5906.) 

(T?^ — A Jehan deDi^e, oiYëvre, ponr un gobelet d'argent. Bonr Je salaire iie 
>0hisâm Garpentier, orfèvre, de un esmail armoyé des. armes db^ a 
■ville (âeTonmsy) qmin mis au couviècle dudit gobelet par dessus. 
(INmjb^ de Boargogne, tome T, page xeiv.) 

'(TT) iWB. Deux'baolns d'mr àifaatone esmauit de plistre, deâens ung'esttiy. 
fDuce de^upgogne, n» 61 ii.) 

(ZE)1410. Ung gobelet d'or, tontplain et boutonné d'èsmail de plistre, à bon- 
tons eslevés, le fretelet <ror tout plain. (Ducs de Bourgogne, n. 6i84.) 

t%B)'i416/Gnecoupped'oretd'esmattlx de pélite couverte, garnie de petites 
'esmeraudes, rubis d'Alixandeie et menues perles, laquelle Monseigneur 
acheta dn Grand Albert, orfèvre, demourantà Paris,<*prisée» vi« liy.t. 
garent, idn 4<ic «le Seny ;) 

tiO) — Vu petit tafbleau d^oTyOùil y a un ymage de saint I^ys, rov de France» 
^t d*esmatili de p«1ite, gamy de pecrerie, c'est assavoir ae xi balays, 
trois saphirs et xxxij perles et au dessus une teste Jecte de-camahieu , 
lequel tableau ainsi tait et gamycomme dit est, l'amiral donna a 
Iklonseigneur ou mois d'avril m.cccc.viii,pri8é mil fr. 

(AD) — Un gobelet d'or et d'esmaulx de pelite« couvert, ouvré très richement 

de plusieurs leurettes et de pluneurs couleurs à jomr — iiijexv liv. t. 

(AE) — Dix esmauU de pelite, enchâssez en argent, — pfisé vij liv. t. 

'j[AP} — tfue jn^ant salière d'agaihe, garnie d'or et sur le pié et couvercle a es-> 
ibsm de pélite, garnie de pierrerie, —.( suit le détail 4]es pierres ) 

Vn^i^e liv. t. 

(A6) — tJne couppe d*or et d'esmauh^e palite, BonireEte, igamie de petites es-> 
meraudes, rubis — prisié, vie liv. t. 

li&H) -» TJne salière d'or et de cnstal, le pié otrcoaverdefde laquelle sont d'es- 
maulx de pelite, garnie de deux i)alais, deux saphirs et huit grosses 
perles — ijcxxv liv. t. 

(AI) " Tki hanap de cristal, gamy d'ftrgent doré, avecques :1e mé et sur le 
couvercle a six esmaulx de pelite et .ou ions une rose enleTee— xxx liv. t. 

^(AJ) — Vint esmaulx d'or, esmailliez de rouge clerc des preux et piM)f(Os,(||ui 
sont yssns de deux bacins d'or, prisés vijcxxxi liv. v sois t. 

'Uft)-^ Deux gransipièoes d'esmaulx d'or, plates et quatrées,, tiès richement 
fianaillées,.aiii sont d'on gnant tableau d^er, bien peMint, en façon d'un 
(livre, esmajîlé dedans, très richement de phisieucs ymasres de la vie et 
^aaéon noetve Seignenr et de NMtoeDame, prisée «riiie fiv. t. 

M') «^ liij esmaulx de pelite, en loumge, -six autres «amanlx de peUtejMDc- 
qnMs un «istal oreux à six pans, en fa^n d'une' cuvette, lesquelles 
choses sont parties d'une sauère de cassi oine — xxv s. t. 

49 



^90 GLOSSAIRE 

(AM)1416.Giiiq pièces plates d'or, esmaillées de plusieurs ymagesy^sontyssiies 
de plusieurs tableaux d*or esmaillés. — ije,iîij» Hy. t. . 

{AN) 1456. A Henry lé Backere, orfèvre^ demourant à Broiuelles,— ponr avoir 
refait la couyerture d*nne salière d'or d*esmaîl de pûstre. (Dncs de 
Bourgogne, 1809.) 

(AO) 1467. Deux grans pote d'argent doré — et an dessus des manches a qiiatn 
esmeraulx rons et en Fautre deux et il en fault deui. (D. de B.^ 2444.) 

(AP) — Ung ffrousequin de cristal, — et au fons du couyercle a ung esmail 
d*ttn nlason en palitre. (Dncs de Bourgogne, 2750.) 

(AQ) — Une mitre , dont le champ est semé de perles et est brodée d*argent 
doré, semé dessus de pierrerie — et est la brodare du hault de petis 
angles tenant petis esmeaulx de plicque et au dessus deux saphin 
perchés, garnis de petites perles à rentonr. (Ducs de Boui^ogne, 2208.) 

AB) — Une miotre semée de perles , brodée d^argent doré — et est garnie snr 
lemillieude Tiij fermeilles de grans et d^autres plusieurs petis, les 
grans garnis d'esmail de plicque et les petis garnis de petis granas et 
saphirs et est la brodeure d*en hault garnis de petis paons, les uns 
d'argent doré et les autres esmaillés d'azur. (Ducs de Bourg., 2208.} 

(AS) — Ung gobelet d'esmail de plicque, gamy d'or. (D. de B., no 2364.) 

{AT) — Ung drageoir d'argent doré, ou milieu duquel a ung chappelet de 
fleurs , taillé et esmaillé et le pommeau du milieu aussi esmaillé de 
petis esmaulx et fleuss de lys. (Ducs de Bourgogne, 2412.) 

(AU) — Douze tasses d'argent, dorées , à sonages et à couvercle et aux fops a 
des branches eslevés, poinçonnée autour etenchaseune ung esmail 
d'or, là où il y a ung apostrê, pesans ensemble xxxij marcs, v onces et 
demie. (Ducs de Bourgogne, 2493.) 

(AV) 1480. Una pulcra mittra de broderia — et est dicta mittra in circuita per 
extremitates pluribus parvis esmaiUijs de plicqua et pluribus parvis vit- 
tris. (Inventaire de la Sainte-Ghapeile.) 

(AX) — Item unus pnlcher calix , multum dives , de auro . cum sua patena, 
cujus calicis patena est totaliter esmailliata esmailîio de plicqaa, per 
qnod videtur dies et est similiter dictus calix esmailliatus esmailho de 
plicqua ad extra. Yoici la rédaction française de 1573 : Un beau calice 
d'or, fort riche, avec sa patène , laquelle est toute esmailée d'esmanli 
de plic(](ne par où l'on véoit le jour et est semblablement ledit calice 
esmaillé par dehors. 

(AZ) — Deux petits bassins de chapelle au fonds de chacun desquels y a sept 
esmaulx ^p. plicque. 

(BA) 1498. Une mittre semée de perles, gapnye d'argent doré tout autour et au 

fest faicte à feaillaige, en laqueue a plusieurs pierres comme amatesta, 
safirs , grenetz et plusieurs esmaulx de plicque et semblablement les 

Sendans gamiz, pesans xv marcs, iij onces, ij gr. d'argent. (Inventaire 
e la royne Anne de Bretagne.) 

(BB) — Deux grans potz à vin godronnez, l'un godron doré et Tautr»; blanc, 

dont Itlu des dits esmaux est cheu, lequel est dedans l'un desdits pots. 

(BCj — A Pierre Oiiincauld , orphèyre , pour avoir fait cinç[ rondz esmaulx, 
armoyez des armes de ceste ville (Arras) appropriez et assis snr 1^ 
dictes troys pièces de vaisselle •— assavoir lesdicts deux flacons " et 
ledict drageoir. (Comptes de la ville d' Arras.) 

iJBD) 1499. Unff drageouer d'argent, doré, la couppe de cristal et au meillien 
d'iceUe a ung grant esmaÛl escript et en iceluy esmaill a pluaenrs 
personnaiges, arbres et bestes, la couverture aussi dorée à plasieors 
esmaulx, le champ camoyssé, le pié et le baston de mesme, le pom- 
meau d'icelui fait à matzonnerie et personnaiges, le tout d'argeni 
doré et le pié à jour. (Inventaire de la reine- Anne de Bretagne.) 

<BE) 1507. Ung calice d'argent doré, en la platine duquel i'ung crucifix d'es- 
mail, le pommeau goderonné, à hnit esmaux d'azur; en chacan son 



J 



ET BéPERTOIRE. 2dl 

estoille aVecqnes sa platine et ou milieu de laquelle est rapporté nos* 
tre Seigneur à ung esmail. (Idem.) 

(BF) 1536. Une conppe d'esmail de plyck, garnye d'or, aiant à la pnugnie ud« 
fleur de lys et sur le fretelet troys perles et ung balais perché. (Inven- 
taire de (jharles-Qnint.) 

(BO) 1560. Une coffre d*argent doré, enrichy d'émail de bastaille (basse taille) 
et de boutons d*émail deplicque, — Ixij ft. (In vent, de Fontainebleau.) 

(BH) — Une sallière d^émail de plicqne, garnie d*or, pesant j m., ij onces 1/2, 
— vi» *. 

(BI) — Ung ffrant bonnet de veloux noir, gamy de perles et de boutons d'é- 
mau de plique, estimé — 1 it. 

(BJ) — Une espée à ranticque> ayant la garde, la poignée et le bout d*esmail 
de plicque, le fourreau et une escbarpe de cuyr fait à broderie d*or tiré. 

(BK) 1573. A M. Bicbard Tnutain , orfèvre à Paris, sur le pont au change, à 
l'enseigne des trois coquilles, — pour ung mirouer de cristal de roche 
enrechy et couvert d'or, avec la cnesne à pandre, le tout esmaillé d'es> 
mail de plicque et eamy de quatre esmerauldes, — ije Ivj liv., x sols. 
(Comptes de la ducnesse de Lorraine.) 

ESHAIL DE PLITE A JOUR. J'ai traité^ dans la première par- 
tie, pa^e 100^ des émaux cloisomiés à jour^ je cite ici des émaux 
d'applique à jour. On conçoit qu'il était facile d'évider et de décou- 

Ser des plaques de petites' dimensions, de les émailler avec soin et 
eles sertir ou souder ensuite sur des pièces d'orfèvrerie de grandes 
dimensions. Appliqué au verre ou au cristal^ c'était une sorte d'en- 
Teloppe en forme de treillis à jour. 

(A) 1380. Une grande conppe d'or, sans couvescle, à esmauxde plite à jour, 

pesant xv marcs a 'or. (Inventaire de Charles V.) 

(B) ~ Une très belle conppe d*or et très bien ouvrée, à esmaux de plite ft 

jour, et est le hanap d'icelle à esmaux à jour et le pommeau ouvré à 
maçonnerie bien délié à petites ymages et est le pied assis sur six lyon- 
ceaax, pesant xiiij marcs, vj onces d'or. 

(C) — Un couteau à manche d'yvire, ouvré à ymagettes et est ledit manche 

couvert d'un estuy cloant d'argent doré et a en l'allemelle (la lame) 
du dit coutel, une longue roye à esmaux de plite ouvrée à jour. 

(D) 1420. Ung très riche voirre, tout fait d'esmail de pelistre à jour, qui se met 

en trois pièces, c'est assavoir le corps de voirre, le couvescle dessus et 
le pié, onquel a en la poignée une fleur de lis, faicte dudit esmail d« 
pefistre, tous bordés cPor. (Ducs de Bourgogne, 4217.) 

(B) 1480. Yoyez, dans l'article précédent, la citation AX. 

ESMAIL ROUGE CLAIR. J'ai dit ce qu'étaient les émaux blancs, 
des figures en ronde bosse émaillée d'émail blanc, les émaux d'azur, 
dfiB émaux dont les fig:nre6 épargnées en relief se dessinaient par le 
brillant du métal au mâieu d'un champ d'azur; je pourrais parler 
des émaux d<'. coideur, mais ils ne constituent pas un genre à part. 
La citation suivante est introduite ici pour expliquer ma réserve. 

(A) 1380. Un annel esmaillié de rouge clair où il a une esmeraude assise à filet. 
(Inventaire de Charles Y.) 

ESMAUX SARDix et Sartis. Émaux exécutés sur des placpiesde 
petite dimension^ et settis ensuite sur des pièces d'orfévrene aux 
places ménagées. (Voyez Esmaux de plite.) 

ESMAIL SEMi. C'est encore une variante des émaux de plite 
<ni d'wplique^ et, quand il est question des lyeures des émaux se- 
mées de pnisieurs chatons (Invent. d'Anjou, n« 428 ), ce sont évi- 
demment les liens ou encadrements qui servaient à fixer les émaux 



293 GLOSSAIRE 

semés sur. la pièiee d'or férrerie,. eux-mèmea semésde pieif eries fixées 
dans des chatons. 

[A) l'316. Oinq faenaps, semés d'esmanx. (Comptes royani.) 

(B) 1353. Une coupe d'or semée d*ésmaiu de plicte, de pedes d'Orient, etc. 

(Comptes royaux.) 
(G)' — Une aiguière d'or, semée d'esmaux de plicte. 

(D) — Une nef dorée, semée d'esmaux. aux armes de Vailois. 

(E) 1360. Inrent. du duc d'Anjou. 7, 21, 32, 87, 102, 107, lll-, 1«7, W5, 167, 

168, 199, 274, 275, 285 à 287, 290, 294, 296, 306, 32&, a65,, â67,.3G9(, 
370 à 378, 385,399,400, etc. 

ESM'AIL ]>E BASSE TAILLE. Il faut comprendre; sous cette» 
dénomination, les émaux de basse taille (jue i*ai décrits, page 103 
de la Notice, et les émaux mixtes dont j'ai pané, page 115. Les ré^ 
dacteurs des inventaires ne faisaient pas de différence entre eux, et 
je suis porté à croire que les émaux mixtes, la véritable fabrication 
française, dominaient dans le nombre. Je me réfère aux dtations 
suivântes,'elles servent de commentaire au texte de la première par- 
tie. Quelque nombreuses qu'elles soient , j'aurais pu en décuplerle 
nombre, mais je n'ai extrait» de mes lectures que ce qui m'a paru 
significatif et porter avec soi une lumière nouvelle; 

<A) 1348. A Thomas Angvetin, orfèvre, pour la façon d'un çobelet — iiliv. 
vii s. p. (Comptes royaux.) — A Régnant Hune, esmailleur, pour taU- 
Her et esmailier les tîiï esmanx — ciiij s. p. Pour un estuy audit go- 
belet. 

(B) 1363é Item unus pulcherrimus calix aureus cum sua patena aurea nobîliS' 
sime esmaillata esmaldis aureis. (Ap. Du Cange.} 

(G) 13S0. Un banap d*or, à couvescle, à souage, à un esmail rond ou fons de 
France et au milieu la leste Dieu sur rouge clair, et ou fons du cou- 
vescle et le fniitelet esmaillié de France, pesant iij marcs, deux onces 
d'or. (Inventaire de Charles V.) 

(B^ — Une verge d'or, toute noire, esmaillée de blanc à lettres. 

(E) — Une autre verge d'or esmaillée de blanc et d'Ynde. 

^P) — Uns tableaux d'ai^ent, esmaillez dedans et dehors, et a un crucefir oo 
milieu, pesant vii marcs, ij onces. 

(G) — Un reliquaire , ouvrant à deux portes, — et sont les portes esmaillées 
par dedans de la passion et par dessus a, sur chacune porte, un cama- 
oien bellong. 

{H). 1391. A Guillaume Arode, pour avoir rappareillié et mis à point un petit 
tsJ^leau d'or de madame Ysabel de France, ouquel il a d'un costé es^ 
maillié Tanonciation Nostre Dame et Sainte Marguerite et <i'autreco«te' 
l'image Nostre Dame et Sainte Katherine — xvi liv. xtî Sw (GoiDj^tes 
royaux.) 

(I) 1393. Pour la broderie faitte en et sur deux houppelandes — pour le K«y» 
NS. et pour MS. le duc d'Orléans (un chemin, fiffuré en broderie, cou- 
rait sur la manche gauche), et y a, sur icelui chemin, un cheval d or 
mi cousu de rouge qui fait manière de cheval échappé, assis surle 
dessiu desdites manches et pend au col de chascun cheval un coisr 
d'or, d'orfavrerie, où il a en chascun xvi lettres peodans qui dieût : 
J*ayme la plus belle et deux cosses de genestes pendans eu chacua 
d'iceulx colUers, Tune esmaillée de blanc et l'autre de vert. (Comptes 
royaoxi) 

( J) 4394. De Perrin Hune* orfèfvre, uns tableaux d'or à esmaslx d'une ajinii*' 
ciacion. (Le^Dttes de Bourgogne, no 5648.) 

(^) ldd>. Donxcossea pendassau bout de couronuesj l^aneesaalUié à»iAsiK 



BT RÉPERTOIRE. 393 

etrautre de vert, pour asseoir au col de denz tigres, fais de broderie 
snr les manches senestres de deux houppelandes. ^Comptes royaux.) 
(L) 1399. Uns tableaux d^or, à six pisnons, esmaillez d'un costé et d'autre de la 
passion et sont les pignons Dordés de perles et d'un costé est Taunnu* 
dation et d'autre un cnicifiement etyfault le cmcefix, pesant un 
marc, cinq onces. (Inventaire de Charles YI.) 

(K) — Uns tableaux d'or^ esmaillé de Tanounciation Nostre Dame par dehors 
et par dedans un jmage de Nostre Dame et de St. Jehan Baptiste, en- 
vironnez de menue pierrerie, pesant trois onces, cinq esterhns. 

(N) — Un fermail d'or, esmaillé d'azur, des noms des trois roys d'une part 
et ave Maria d'autre. 

(0) 1405. Un grant tabernacle, d'argent, doré, où il v a un image de saint 
Georges i cheval, tenant sous luy un serpent, lermant à huissels, es- 
mailles dedans et dehors de plusieurs histoires. (Invent, de la Sainte- 
Chapelle de Bourges.) 

[f ) 1420. Une tablettes d'argent dorées et esmailliées à plusieurs ymaiges qui 
furent achettées en Ast. (Dacs de Bourgogne, n^ 6269 ) 

IQ] 1467. Une paix d'or,^faicte en façon de fleurs de lys, armoyé à champ d'es- 
mail des armes de Monseigneur. (Ducs de Bourgogne, 2043.) 

(R) — Ung petit reliquaire d'or à toumelles, où il a tout autour quatre ymai- 
ges, couverts de esmail dessus, — pesant iij onces. (Ducs de Èoui- 
gogne, 2110.) 

(S) 1498. Un grant dragouer d'argent, doré, à troys pièces au melieu et par les 
bon esmaillé à grans esmaulx d'or, le tout Taict à godrons et aux hors 
du bacin à unze coquilles et au dessoubz du pié les. armes de Lavaj, 
pesant zxxj marcs, une once d'argent. (Inventoire de la royne Anne 
de Bretagne. 

(T) 1510. Ung livre d'ystoires, sans escripture, couvert d'argent doré et es- 
maillé, savoir est la Transfiguration d'ung cousté et la Résurrection de 
l'autre, avec les armes du Aoy et de Mons^. par dedans sur argent 
blanc. (Inventaire du cardinal Georges I d'Amboise.) 

(U) — Ung ornement d'or esmaillé, dedensunç petit tableau, fermant à deux 
gnychetz, tout doré, le dit ornement faict à^tits ymages esmailletz, 
estunés de xxx à xl escus. 

(T) — Deux erans esgnières d'argent doré, dont les deux semblables, à es- 
mail <r argent, pesant xxj m demye once et les deux autres esmail d'or, 
pesant xx m vij o, qui est ensemble xlj m -yij o demye. 

(X) — Une beau bassin d'argent, doré et esmaillié de rouge cler, semé à mé- 
dailles sur le bord, pesant xv m ig o demye. 

(T) — Une esgniëre longue, de mesme fasson du dit bassin, pesant iz m j o 
demie. 

(Z) — Ung sainct Mattin d'argent, doré et esmaillé, faict dessus un pont levis, 
pesant ▼ », v •, ij gros demi. 

(AA) — Une grande paix d'argent, doré et esmaillé, en mode d'un arc triump- 
faut, où nostre Dame est fi^rée par devant, et par derrière S. Hie- 
rosme, pesant iiij ">, vj o, vij gr. 

(BB) — Deux grans chandeliers d'argent, doré, partie esmaillez, pesant en^ 
semble xxiij m, iiij » demye. 

(GG) — Ung grant bassin plat, d'argent, esmaillé, le bord doré où sont semées 
les armes de Mons^. en esmail, pesant xlij m, iiij o. 

(BB) — Une couppe couverte, d'argent doré, esmaillée ens et hors, ix m, ij o. 

(EE) — Une couppe, esmaillée dedans et dehors, atout son couvercle d'argent 

doré. 
(FF) — Une coup&'d'argent, esmaillée dedans et dehors, à personnaiges. 

(60) 1528. A Renault Damet, orfèvre, demeurant à Paris (328 liv. t.), pour son 
payement d'un petit coihe d^argent doré , taillé en esmaillé de basse 

49. 



294 GI4O88A.IRK 

taille, lequel le Roy NS. a prins de luy pour en faire et disposer à son 
plaisir etvoulloiff. (Comptes royaux.) 

(HH) 1536. Ung {letit livret d*or, sans feullet (c'est-à-dire n'ayant ou» sa 
couverture), aUis à l'ouverture d'une costé a nostre Dame et en l'autre 
sainte Barbé, eemaillée de basse taule, ledit livret a deux- fermilletz, 
dont Tung est perdu. (Inventaire de Charles-Quint.) 

(ÏJ) — tJng petit tableau d'or, en forme de table d'autel, fennant à deux ou» 
vrans, ou miliflu duquel est, en esmalUure de basse taille, le cruci- 
fiement. ' 

(JJ) — Ung autre petit ^tableau d'or, esmaillé de bleu, aiant au milieu l'^^maigo 
de S. Jehan, à cler vnve fermant et à l'autre costé est la {>rmse ae 
nostre Seigneur au jardin d'Olivet, faict à esmail de basse taille, ung 
bord'à l'entout do ait* tableau esmaillé de noir, à ung fillet d'or. 

(EK) — Ung petit taUeau d'or, esmaillé de bien, aiant au milieu l'ymaige de 
S. Jehan, à clère voye fennant et à l'autre costé est la j^rinse de nostre 
Seigneur au iardin d'Olivet, fait à esmail de basse taille, ung bord à 
Tentour du dict tableau esmaillé de noir à ung ftllet d'or. 

(LL)1560. Unff petit tableau d'or qui se ferme, où il y a ung crucifiment 
émaillé de bastaille , enrichy de petites emerauldes,— estimé cxij ih 
(Inventaire des meubles du cnasteau de Fontainebleau.) 

(9M) — Ung'Coffi*e d'argent doré, gamy de doaze tables d'émai) de bastaille 
fort anciennes, emailié de plusieurs couleurs, soustenu sur quatre 
lyons, — cft. 

(NK) — Deux grandes burettes d'émail bastaille d'argent doré, — xiiij tf . 

(00) — Deux petitz tableaux, .l'un quarré et l'autre rond, d'esmail de basse 
taille, SUT or, sur ung fous de toille d'argent, gamy d'or, estimé— ii ft. 

(PP) — Quatorze petitz tableaux d'or pendans, emaillez de basse taille, et de 
l'antre costé ouvrage de fil, dont l'ung est deffoncé» pesant v onces et 
demye, — xliij it, 

(Qû) — Deux petites paires d'hévéa games d'or et des istoiresesmalllées de 
bastaille. 

(RR) 1573. Ung petit calice d'argent véré^ le nied à dix pand8.el sur l'ung dei* 
nans y a ung esoyûl deibaaMtitaiUe. (Inventaire dsla âaiate*€hapelle 
de Paris.) 

ESMAIL DE BASSE TAll/LK EN AROENT. Ce sont, la plu- 
part du temps des émaux mixtes, cepeudaut il y eut, et nous avons 
conservé des émaux travaillés en basse taille sur argent; leur 
aspect est froid. (Voyez, première partie, p. 106 etn" 125.) 

{A.) 1363. Uns tabliaux d'argent esmailUa, ouqwl les ii^ Roys offrent à N. D.> 
et sont ornez de perles et pierres pesans environ x marcs, iij. onces et 
demie. (Inventaire du duc de Normandie.) 

(B) — Un grand tambliaux d'argent esmaillez, où il a . l'image de la Trinité 
et de S. Estienne, pesant environ xxv marcs. 

(G) 1573. Quatre esmaulx d'argent, de basse taille , esmaillez d'azur et autres 
couleurs, dont a l'ung ung dieu le père et à l'antre une nostre Dame, 
assiz sur toille et bordez de menues perles et aux deux aultres S. Pierre 
et S. Plul. (Inventaire de la Sainte-Chapelle de Paris.) 

ïiSMAlL EN TAILLE Dîj^PARONE. Tant que la.grande fal)rH 
que de Limoges suivit sa vieille roBtine, on appela tous ses pro- 
duits des éBiaux< de Limoges, et cette habitude se conserva encore, 
lorsqu'elle eut entièrement changé ses. procédés, transformant en 
^naux de peintres ses émaux d'orfèvres. Mais les connaisseurs, et 
plus encore les gardes de joyaux chargés de dresser le-s inventaires, 
comprirent bientôt la nécessité de distinguer, entre les œavres de 
limoges, «^es. qui étaient de Taneien procédô> etœUes qui appar- 



ET HfiAEBTOIBE. ^95 

tenaient au nouveau. C'est alors qu'on voit apparaître le terme * 
d*émail en taille d'épargne à côté de celui d'émail de basse taille. 

[A^ 1467. Ung autre eobelet d'or, où il y a entaillé et esmaillé à Tentoar Fis* 
toire de St. Oreorge^ comme il tue le serpent -> pesant xij marcs, 1 o. 
T est. (Bues de Bourgogne, 3281.) 

(B) 1498. Une crosse d'argent doré, taillée et esmaillée en quatre pièces. 

(Inventaire de la royne Anne de Bretagne.) 

(C) 1560. Une boeste à six pans serrant à mettre le nain à chanter, taillée à 

Tentonr et dessus et dedans, à ymages de taule d'espargne, le champ 
d'azoTi (Inventaire de FontaineBlean.) 

(Il) _ Ung petit pendant de* taille d'espargne et an dedans nng cmciiiment. 

(Idffn.) 
(B) 1566. Ung ei^niUitr d'or, taiHé d'espargne émaillé de noir — xiiiilrr. U 

(Inventaire du château de Nevers*) 

(F) — Une pomme d'or platte, taillée d'espargne, émaillée de noir et n^., 
nne rose d'esmail nlanc jose au meillen — xxii liv. t. (Idem.) 

(0) 1573. Le tuyau du dict calice est à six carrés et y a ung pommeau ouqnel 
sont les armes dti Roy, en douze esmaolx, aux armes de France et six 
lozanges dont les trois esmaillées de blanc et les trois autres de rouge 
clair semé de petits k ooronués et petits trefBes, le tout espargné. 
IcaUi!? calice garni de sa. platène au fondz de laonoelle est l'image de 
la Trinité, esmaillée de ronge clair, de basse taiUe et autour du bord 
six esmaufx, esquels sont six ap^stres aussi de basse taille -> et der* 
rière lesdits esmaulx sont coronnes taillées et espargnées sans esmail. 
(Trésor de la Sainte-Chapelle.) 

(H) 1660. Besongne de taille, c'est à dh-e gravée et historiée avec le burin. 
Besongne ou taille d*e8pargDe, quand le fonds est d'argent, le relief 
doré. ^Etienne Bine t. Les Merv. delà nature.) 

ESMAIL TURQUIN. Émail bleu. (Voyez aussi Esmail d'azur et 
Bmail c<mlornbin,) 

(A) 1560. Une paire de patenostres d'esmail turquin. (Inventaire du château 

de Fontainebleau.) 
-^ Betn boistes- d'émail bfteo avec uag compartiment dessus d'argent 

dofféy xi -fi* 
— Une boista d'argent doré, émailLée d'ung faeillaige verd et violet —v ^. 

BmAll^ vsé'. C'est* un émail rayé, terni, fatigué par le frotte- 
ment. (Yxjjei Esmail effàeié.) 

(A) 1560. Ung escriptoire d'émail usé , blanc et noir. (Inventaire de Fontai- 
nebleau.) 

EMAIL IMITANT LES VITRAUX. C'est seulement une fan- 
taisie d'orfèvre, mais elle méritait d'être citée. 

(A) 1417. Un gobelet d'argent doré, couvert, ouvré de tabernacles et fenestrages 
d'argent blanc et d'esmail et de plusieurs couleurs en manière de 
voimères, séant sur trois ours d'argent doré, et sur le fretelet a un 
autre ours — Ixv liv. t. (Inventaire du dnc de Berry.) 

ESHAILLIÉ. Le mot émaillé, pris dans racception de teint de 
plusieurs nuances brillantes, est assez moderne on le voit poindre 
au xv» siècle (voyez Tissu, D], puis devenir poétique, puis vulgaire, 
et enfin tomber dans le burlesque, lorsque M. de Gustine décrit les 
belles plaines de la Normandie , émaillées de bœufs. Émaillé d'ima- 
ges, c^st-à-dire orné d'images exécutées en émail. 

m 1353- Une aiguière esmailliée d'ymages, pesant iv marcs, j once. (Inven- 
taire de l'argenterye.) 

BSMAlLiJilÈ AU DOS. Dans la citation suivante, cette exprès- 



296 . GLOSSAIAB 

sion marque tout simplement que la plaque d'or^ ciselée d'un obié, 
était émaillée au reyers ou au dos. 

(A) 1380. Un antre tablean d*or plat, à nn crnceflx enlevé ou milieu, saraisde 
rubis d* Alexandre , de perles et d^esmerandes , esmaillié an nos de la 
Passion et poise i marc, i once d'or. (Inventaire de Charles Y.) 

ESMAlLLli AU FONS. Cette expression revient très-souvent 
dans les inventaires^ car l'habileté des émaHleurs surmontait toutes 
les difficultés et parvenait à orner une pièce d'orfèvrerie et dehors, 
et dedans, et dessus^ et dessous. Quand la pièce était trop profonde, 
ou d'une matière qui ne supportait pas la haute température du 
four^ comme le cristal^ on appliquait au fond^ en l'y rivant, une 
plaque émaillée , ou bien on doublait intérieurement toute la pièce 
d'un revêtement de métal émaiUé. 
(A) 1360. Inventaire du Duc d'Anjon, 45. 

BSMAILLÉ EN OUVRAGE TORDANT. On comprend , sans 
qu'il soit besoin de l'expliquer^ cette locution d'ailleurs asseï 
moderne. 

(A) 1536. Deux petites bouteilles d*or longuettes, faictes en mode de flolles, es- 

maillées en ouvraige tordant de diverses couleurs. (Inventaire de 
Gharles-Qnint.) 

(B) — Ung petit flaccon d*or à deux hances , aussi esmaillé en ouvraige tor- 

dant, de rouge, blancq et verd. 

ESMAlLLlÊ DES DEUX PARTS. Les rédacteurs des inventaires 
ne mettaient pas^ à employer les expressions techniques , le soin 
que nous exigeons aujourdliui. Dans la citation suivante . on ne 
peut discerner si la croix était faite de deux plaques de métal 
émaillées chacune sur une seule face ou d'une seule plaque émaillée 
des deux parts. L'un et l'autre modes seraient d'une exécution 
possible. 

(A) 1363. Une croisette esmaillée de deux parts. (Inv. du duc de Normandie.) 

ESMAILLEUR. J'ai dit^ dans la première partie de cette notice, 
que rémaillerie n'avait pas constitué un corps de métier, non plus 
que la niellure; j'ai insisté sur la liberté qui était laissée à chaque 
orfèvre d'associer à ses pièces martelées, ciselées et gravées, cette 




cien registre de taille que nous possédions) contient cinq esmailleurs 




. quoiqu us nerassent en réalité que 

Je dirai la même cnose de Garnot, qui prit le titre d'émailleur en 
allant s'établir sur le pont au Change : Item Dominus Rex (1317) 
concessit Garnoto esmaiUiatori unum operatorium supra mor 




ce procédé, on ne se fût pas adressé à différents métiers, et particu- 
lièrement aux orfèvres, le mot esmaillator serait revenu oians les 
textes plutôt mille fois qu'une. C'est avec cette signification que s'in- 
titulent encore les six orfèvres dont il est fait mention dans mes ex- 
traits. Ce sont les seuls que j'aie rencontrés dans mes lectures. 



ET RÉPERTOIRE. 2j97 

parmi, les noms mnombrables d'orfèvres auxquels ou paye les pièces 
les ][)lu8 richement émaillées. Dans ces textes, un émaïUenr et uil 
émailleuT orfèvre sont tout simplement des orfèvres qui s'occupent 
d*émaillerie comme dans les passages suivants : <f A Pierre le Char- 
ron, esmailleur orfèvre, bourgois de Paris^ pour sa paine et façon 
de taiUier et esmaillier les manches et vuroUes de quatre paires 
de cousteaux. — A deux paintres pour avoir pourtrait et paint les 
armes de mondit Seigneur et ma dite Dame , pour bailler au dit 
Pierre Ib Charron pour estnailler iceulx couteaulx. » Année 1436. 
(Les Durs de Bourgogne, Études sur les arts, n^ 1192 ) « A Tho- 
massin l'esmaillenr, pour avoir esmaillé unggrant collier (no 1200).» 
On reconnaît, dans ces citations, deux orfèvres que les peintres eux- 
mêmes sont obligés d'aider. Le passage suivant, emprunté à Du 
Gange, a aussi son importance dans cette discussion : « Leguel 
de Gennes ne fti oncques de mestier, mais estoit tant subtif et 
Imaginatif que il faisoit orfavreries d'or et d*argent, esmailleries 
et autres choses , comme se il eust esté maistre. » (Lit. remiss., 
an. 1417.) Ces mentions d*émailleurs ainsi commentées et mises de 
oôlé, la mfiiHeure preuve que je puisse donner de la non-existence 
d'un corps de métier, c'est 1 absence, de toute déposition d'émaiJ* 
leur dans le livre des métiers d'Etienne Boileau, c'est-à-dire 
dans le reeistre où ce magistrat fit insérer sous ses yeux, vers l'an- 
née 1260, les dépositions des maîtres jurés de tous les métiers. S'il 
y avait eu des émailleurs et un métier d'émailleur, le prud'homme 
de cette corporation n'aurait pas manqué de se rendre, comme les 
antres, au Ghâtelet, pour déclarer et faire enregistrer les us et cou- 
tumes de sem métier. Il avait tout intérêt à le faire , qu'on le re- 
Biarque bien; la mesure arrêtée par le prévost de Paris n'était nul- 
lemttit' fiscale, elle était réglementaire et entièrement conçue dans 
llntérèt des industriels. En effet, Boileau n'a pas discuté les us et 
coutumes des métiers, il les a fait enregistrer dans une forme claire, 
précise, uniforme, mais entièrement conforme à la déclaration faite 
par les maîtres jurés sous la foi du serment. Les métiers avaient 
tout avantage à faire enregistrer, c'est^à-(\ire à rendre obligatoires 
les règles qu'ils avaient eux-mêmes établies, et puisque l'èmaille- 
rie ne s'est pas présentée , c'est qu'elle était comprise dans diffé- 
rents métiers et plus particulièrement dans l'orfèvrerie. La même 
observation ressort de l'examen des statuts des corps de métiers 
dans lé midi de la France. Ainsi, à Montpellier, les Dauradors, qui 
se transforment plus tard en argentiers , sont les orfèvres du pays, 
et ils avaient leurs règlements dès le commencement du xiii® siècle. 
L''émaillerie est évidemment comprise dans leurs attributions, puis- 
qu'elle n'est mentionnée nulle part ailleurs, et qu'on cite déjà des 
ouvrages émaillés et bon nombre d'artistes de Limoges inconrorés 
dans te métier des orfèvres. J'en dirai autant des Pays-Bas : nous 
avons un diplôme de 1361, signé par les cinquante-quatre métiers 
de Bruges, nous avons un accord passé entre eux en 1407, et aucun 
émailleur n'y figure, aucun n'y est mentionné. On pourrait objecter 
que là, comme a Paris, les grands corps de métier se présentèrent 
seuls. C'est une erreur. Outre les orfèvres (titre xi : Des orfèvres et 
daVordmunce de leur mestier)^ on vit affluer au Ghâtelet: « les po- 
tiers d^estain (in), les ouvriers de toutes menues ouevres que on 
fait d'estain ou de plom à Paris (iiv), les fèvres cousteliers (xvi). 



^98 GLOSSAIRE 

les coustelliers faiseurs de manches fivii), les patenotriers d*os et 
de cor (xxviii), les patenotriers de corail et de coquilles (xxvin), les 
patenotriers d'ambre et de gest (xii), les fondeurs et les moUeurs: 
c'est de cens qui font boucles, mordans, fremeaux, aneaux d'archal 
et de quoivre (xli), les fremailliers de laiton et cens qui font fire- 
meaus à livres (lui) , les patrenostriers et faisiers de boudetes à 
saulers (xluiJ, » et tant d'autres menus métiers, qui auraient passé 
après l'émaillerie, si cet art n'avait pas été du domaine général et 
propre à tous les métiers oui voulaient remployer. Le prévôt de 
Pans dut même enregistrer le dire des « cristalliers et des pierriers 
de pierres natureus (titre xxx).» Ce métier, jusqu'à un certam 
point, aurait pu comprendre l'émaillerie, car le cas est prévu où il 
fabrique des pierres fausses en verre coloré : « Nus ne puet ne ne 
doit joindre voire en couleur de cristal pour tainture ne pour pain- 
ture nule cpiar l'œvre en est t'ause et doit estre quassée et despé- 
ciée. » (Voir aussi une ordonnance de 1331 contre les ouvriers de 
pierres verrines qui fabriquaient des pierres fines fausses. ) Ainsi 
donc, puisque, dans une organisation ou les métiers se subdivisent à 
Tinfini, où les couteliers pour la lame forment une corporation, tan- 
dis que les couteliers pour le manche en font une autre, ou les fai- 
seurs de chapelets composent trois corps de métiers, les émailleurs 
ne paraissent pas, il est évident que cet art est laissé à la disposition 
de tous ceux qui ont intérêt à en faire usage. Lorsqu'on défend aux 
peintres et aux selliers de fabriquer les clous ânadllés de leurs 
selles : « Nus ne puet ne ne doit mètre en œvre cloz d'evoire ne 
d'esmail de quelqiie manière que ce soit, » ce n'était pas pi:ohiber 
l'emploi de 1 émail, c'était réserver ces clous de sellier à ceux qui 
avaient le privilège de les fabriquer , et qui sans prendre le titre 
d'émailleurs, les émaillaient. Trois siècles passèrent sur cet état de 
choses, on sait quels furent la marche et les progrès des émaux. Au 
xvi® siècle , l'émaillerie ( j'entendS/ non pas les émaux peints à li- 
moges, mais les bijoux émaillés en tout pays) eut sa grande vogue, 
et 1 on comprend qu'alors un certain nombre d'orfèvres, travaillant 
spécialement et uniquement en ce genre, demandèrent à former une 
corporation. On lit ce qui suit dans un recueil du dernier siècle : 
« Les émailleurs font un corps qui doit sa création à Charles IX, 
par im édit du 6 juillet 1566, renouvelé en 1571, confirmé sous 
Henri III, Henri IV et registre au Châtelet en 1600. » Sur les requêtes 
respectives des maîtres de cette communauté et des maîtres verriers- 
fs^enciers, Louis XV les réunit, par un arrêt du conseil, en 1706, 

Sour ne faire à l'avenir qu'un seul et même corps, sans toutefois 
éroger à leurs statuts ni qualité particulière. 

(A) 1323. Yiij noyembris, ^r den. solntis Stephano de Atrio, esmaillyatori, 

pro qainque capuciis broudatis cnm pellis, de opère Anglie, pro regina 
ei de mandato sao — ijc xl liv. (Comptes royaux.) 

(B) 1348. Pour ij mil iiijc xviij estellins d*or à xx karaz dont il a esté faitz on 

Sobelet à couvercle pour ledit seigneur, ledit gobelet esmaillé ou fons 
es armes d*iceli seigneur (le duc de Normandie) — valent lesdit» 
ijm iiijcXYiii estellins, ij mars, j unce et viii estellins d'or fin— ingxxxvi 
UT. xii s. p.— A Thomas Angiietin, orfèvre, pour la façon dudit gobe- 
let ix liv. vii s. p. — A Iny ponr alier ledit gobelet — Ixv s. p. — 
A Regnanlt Hune, esmaillenr, pour taillier et esmailler lesdiz esmau 
ciiij s. p. (Comptes royaux.) 



BT RÉPBaTOlBB. 999 

(G) 1349. Mercnrii zyiij die novembris predicti Johanni Medici, esmaillatori 
parisiensis, çer façone ctjiisdam taxecte per eum facte pro reponendo 
ngillum régis, xriij Ut. iij s. -vi d. (Comptes royaux.) 

(D) 1353. ARegmer Hne (le même mie Regnaolt HaDe)f «smailleur, pour tailler 

et ésmailler les armes du Roy — ciiij s. p. (Comptes royaux.) 

(E) 1435. A Pierre le Charron, esmailleur orfèvre, bourgois de Paris, pour sa 

]^sme et fa^n de taiilier et esmaillier les manches et virolles de 
li^ paires de coasteaux, à taillier sur table. (Ducs de Bourgogne, 1192.) 

(F) — > A Thomassin, resmaillevr, demourant à Bruxelles — pour avoir es- 

maillé ung nant collier, pour le roy d^armes de la Thoison dV, aux 
armes de MDS. — xxxvi fr. (Ducs deBonrgogne, 1200.) 

ESHAILLEURE. Fait en email. Une inscription d'émaillenre, 
celle dont les lettres ressortent par la couleur de Témail qui les 
remplit. 

(A) 1408. Deux flacons dW, en façon de coquille de Saint Jacques — et a, en la 

pense d'une part, — un^ Charlemaine enlevé assis sur une terrasse, de 
vert esmaille, à ung Saint Jaques, issant d'une nue ung roleau on est 
escript d'esmailleure : Charles va délivrer Espaigne. (Ducs de Bour^ 
gogne, no6112.) 

(B) 1454. Pour un plumail d'or à mettre sur une salade — et pour la façon et 

esmaiUeure de chacun marc, quinze livres tournois ^ valent pour 
lesdits deux marcs, ij onces, ij gros. — xxxiiij fr. li^ s. iiij den. 
(Comptes royaux.) 

(G) 1536. Une plattine d'or, en manière de targe, où que dessus est Tymage de 

Sainte Marguerite enesmaillore. (Invent, de Charles-Quint.) 

KSMBRAUDES. Corindon hyalin Tert.Pour être belle^ Témeraude 
doit avoir la couleur vert-pré très-pure. Cette pierre précieuse était 
connue dans l'antiquité et employée alors dans des dimensions dont 
nous n'avons pas d^exemple; au moyen à^e^ on en mettait partout^ 
et elles figurent dans tous les inventaires^ dans toutes les de- 
scriptions d'objets d'orfèvrerie. Comme le commerce s'en açprovi- 
sionnait à Alexandrie^ elles prenaient (quelquefois le nom de cette 
ville. Les mines du Pérou fournissent aujourd'hui les plus belles. 

(A) 1349. Tons cils qui vous ont veu, vous compèrent à l'esmeraude qui fait 

tous cuer resjouir. (Guill. de Machault à Agnès de Navarre.) 

(B) 1360. Invent, du duc d'Anjou. Esmeraudes d'Alexandrie, 516. . . 

(G) 1416. Une grant esmeraude bien tenure, horzeuvre, glacée, prisée xiiliv. t. 

(Inventaire du duc de Berry.) 
(B) — Un annel d'or où il a une esmeraude quarrée, taillée d'une teste de 

royne, — Ivi liv. t. v s. 
^ 1536. Ung petit coffret noir où sont esté trouvez les esmerauldes des Indes 

crues que s'ensuy vent, premiers aucunes pièces d 'esmerauldes taillées. 

fil tout plus de 500 pièces. (Invent, de Gnarles Quint.) 

ESMOUCHOIR. C'est le Flahellum. Une longue bande de par- 
chemin , pliée régulièrement et fixée au point de réunion de deux 
longs manches gui^ en se renversant dos à dos, la développent en 
forme d'éventail rond. Inutile de faire Thistoire et de démontrer 
Vorigine orientale et byzantine de cet éventail qui devint un in- 
strument du service divin , après avoir été un meuble domestique, 
dans des contrées où l'abondance des mouches le rendait néces- 
saire rârtout. Venu d'Orient avec les pèlerins et les croisés qui 
sanctifiaient toutes leurs importations par la valeur inestimable de 
leur origine, cet éventail fut adopté dans l'église, avec une significa- 
tion symbolique qui compensait son inutilité sous des latitudes où 



300 i:Lt)S«ATllB 

les mouches, pendant les sept huitiènies de rannée^nlDCOimnodeiit 
personne et ne contrarient en rien le sa^nt sacrifice. Les citations 
oui suivent, les n^piatures et des .flaJbeUa conservés dans nos ool- 
lectionsi, {Krounant que l'usage s*en établit partout«t.6e.GO(aserva en 
J'rance assez <tacd. L'église grecque l'a maintenu, iet, il figore/ancare 
^dansla messe du pape, à titre de souvenir d'un vieil usage. Le mot 
6smouchoir s'appfiauait à ce flabellum saoré^ aus^bienaii^réven- 
tail avec leauel on écartait les mouches dans la vie ipmee. L'artiiike 
FlabeUitm de Du Gange m'a permis d'abréger beaueoup eelui-ci. 

(A) 831. Flabellum argenteumad rnuscas a sacrificiis abigendas. '(InTentaire de 

St. Riqaiar.) 
ifi) lâl4. Jj flidMlla deisnrto (lefàco?) et perguaeno (Ozswn.'eiscleaflS'Saram. 
Inyent. de Salisbury.) 

.(C) i^O. Flabellam factom de serico let anro ad repoUendas .moscsa et ifih 
jnunda. inventaire de r4glise d'Amiens.) 

^)i2M. Unnm onisoatorinm de pennis paTonoin. (InTootaiie degt.Faiild(! 

Londres*) 
(E) 1316. Un esmouchoir, à tont le manche d*argen&. )(Inveut.<de-tacomtes8« 

BfobaDt d'ArtoiSi) 

<F) (328. XJn esmoaehouer de soye brondié, vis. "p. (InTeiitafn de la royne 

Glémenoe.) 
(G) 1 346. Unnm flabellum de serico, cum virga ebumea. (lurent. 'de Hochester.) 

f H) — Unus autem ministromm qui semper duo esse flebent, stans ciim fla- 
i)ello'prope sacerdotem, ex qno mnscamm infestatio exurgere incipit, 
donec finiatnr, easarcere a saoriiicio etab altari4miabipR)i«natot« 
non negligit. (Goosnet. Gluniac.) 

( I) iâ&a. Ik) iCapeUa. Ihio flagella pro muscis lugasdia. (lavtBBt. d^aMkM 
Fxance, reine d'Angleterre.) 

ii) 1372. .Kn eemottcboir de drap d'or, à fleur de lis, (e8ft«t«lé des ranaes^ie 
France et de J^avarr^, a un Gaston d'yroire et de.£eirte, posé ffUcMips 
d'or. (Compte du testament de la royne Jehanne crahtreux.) 

XK) 13K0. Un esmoucbouer rond, qui se ploye, an yroiie , aux armes de TrwBt 
et de Kavarre, à un manche d'ybenus. (Invent, du roy QiarlesT.) 

^) — Trois bannières, on esmouchoers, de euir ouvré, éoittles devx ont les 
mandhes d'argent dorez. 

(M) — Deux 'bsinières de France, pour esmoucber leHoy^qmnd il tUt àtdfle, 

'Senées deifleora de lys brodées de perles. 
(N) 1384. Le suppliant trouva d'aventure un esventonr'âe^ttmes,'Aiiquel il es- 

venta le feu, où l'on faisoit laditte iansse maannye. «(listlKS de r^ii.) 
(0) 1395*. Manubrium flabelli argenteum deauratum, ex 4ono (Mi. Newton 

thesaorani , cnm ymagine «piscopi in fine enamedly, pond'tv tHVC> 

(Inveirt. de J. If ewton, trésorier de la Cbth. d'ïkirok.) 
{H) 1429. J mnscifugium fie pecok. (Invent. delaOhapelle4e'W.'fteter,aU)é 

de Bnry j^. Bdmnnd.) 

KjQ) 1484. Pour s'esmouidker ma ^eme awa lUrbean 

Et de ma peau tabounns on fera. 

(Test, de la muUe Ba»be»n. H.^Baisle.) 

(B) i49a. For a bessnme of pekoks Jfetbers, iv d. (Comptes de "WaihextvnAt 

dans le Suffolk.) 
(S) 1588*. Onluy mettolt. à la main droitte, un instrument qui s*e8teiidoft et 
se replioit en y donnant seulement un eoup de doigt, q«e«mi8 «pp«: 
Ions ici un esventail.; il estoit d'un velin aoni défioflleiiieHt déeoje 
qu'il estoit possible, avec de la dentelle à l'entour ide fandUe étdv. 
Il estoit assez grand, car cela devoit een^r comme d'an parasol -ponr 
•se conserver du hasle et pour donner quelque rafraisdbissemtntrà^e 
teint délicat. (Llsle des hermaphrodites.) 



ET RÉPEttTOtRB. 301 

tl^ IftM. A U reise Séonor un énrenUil arec an miroir dedans, tons garnis d^ 
^rreries de grande yaleur. (Brantôme.) 

fl^lGO^. Hdtie, in eoolesia romana, cnm snmmos pontifex solemniter célébra* 
taras prooedit, dno flabella ex pennis paTouum compacta hînc indtt 
porljuitaî» sed nidlw eonun intra missam naos est. (Bons. Her. litarg^ 

' VÊPÉ^. J'ai exclu les armes de ce Répertoire : les citations qui 
vA^eat Tiennent ici comme descriptions d'objets d'orfèvrerie. Èit 
géç^l. les épées d'usage étaient simples; celles qu'on ornait, 
e^éiaient ces grandes épées à deux mains qu'on portait devant toof 
îwnme. ou toute corporation, qui avait droit de haute justice. Ou 
ne confondra pas celles-là avec répée du bourreau, à extrémité cslt^ 
tée^Bi avec l'épée de combat, qm était toujoure simple, et qu'éa 
appelait aussi, jusqu'en plein xvii« siècle, espée & deux mains. 

ft) IM2. Voar faire et forger la ganrison tonte blanche d'nne espée dont Pal»> 
nele estott à fenestares. f€!bmpte9 reyanx.) 

(B) 1393. Poor la garoison d'an pommeau d'nne espée, où fl y a esmaillé mi 
kmp d'an fiosté et de rantre* nn poro espy. [D. do B., no 9568.7 

(G) UM. Uhe-riitlUe espée, dont le fonnel est d'argent esma^é do phuleoM 
persoBAÛgas et béates et d'an ti&u de soye Teft» garny de Mnaie^ffs 
cloQS d'axgent doré, prisée xTÏij ttv. t. (biventaire 4a dîne de Berry.) 

(I^)I4W(. Une 'rès belle esj^e, gaïaùe d'of, ton^ esiii«iUée de blanc. (Aat i» 
la Salle.) 

M IM7. Le Boy ne bougea de la fe«estie d'oè il leMidAîi un wldiil 917 jootti^ 
de Tespée ï deai mains. (Ménioires de Dubois.) * 

ISIPéB A PARER . de parement ou de parure, c'est-à-dire, no^ 
|«B une épée de combat, ni une arme destinée à parer les coups, 
inals une éjiée à mettre ^vec ua costmne de parade^ une épée 
*iciie. 

(J^|16» Une 68pée à p^irer, giuesûe d*4irgent,. 1^ pornoel et le poing esmaiUé'. 
(ïnventîir s royaux.) 

(B) U50. Le sire de S. Treille, grand escuyer d'escuyerie dn Roy et bailUf de 
BeiTy, — portoit en esehvrpe Ifil grande espée de pareoMnt dn Boy, 
dont le pommeau, la croix, tai blonqne, le morgent et la booterolle m 
1» gmûie f ttoit oo«.verte de veioBi tmié, semé de f ears de lis d'or d^ 
brodnre. (Jionstrelet.) 

KSPÈRE. Sphère et aiissi Astielailte, ainsi qu'on s'en eonvainc 
en tisa<it la desciij^tion de la reliure d'une Bible dans riny^otaire 
des ducs de Bourbon, et une autre description de cette même reliure 
dans l'inventaire du duc de Beny. 

(1) 1^77. Une couppe d'or très finement esmaillée de l'espère du ciel, où estoit 
tgoré le zodiipie. (Cftyron. de NangîB.) 

^ iU^ Et deffUB Vim des aïs a un quadran d'argent deré et tes dôme signes 
àl'eniTiyon et desso& l'autre ais a une aatralabe avec plnsieura eaci^ 
torw. (Gat. de U Bibliothèque d« dqe de Berry.) 

.i^5|3^ La belle Bible dn d<ic de Berry, çanye à deux Cormane, ^ petk 
^ ymâses esmailkii.et une espèce afi nuljien* Oibliotbèqne des dues de 
Bourbon.) 

(1^) — Le livre de l'espère, ensemble troys Hyres du ciel et du moûde trans- 
latez en franco». (Idem.) 

ESPERONS. Les épetone pcnysTaiOBi^ à la r^eur être exclus de 
ce Bépertoire, eomme appartenant; seît à Farmure, soit à Téquipe- 
JMrL IU premiâiit dans ces deux cas une ceotaine impottanoe , se 
liant sôus plus d'un rapport à l'existence des droits de la cbevaleTie 
et de la nonlesse , dKwt» ausqnels pjrétendait le pFètse^, Im-méîâe', 

20 



^02 GL03SAIRS 

lorsqu*il les portait hors de Téglise et jusque sur les desrés àfi l;aa* 
tel. A les considérer sous le rapport de la matière et de la forme , 
ou voit qu'ils sont exécutés en or et en argent; qu'il y en a de faits 
à la mode orientale, d'autres exécutés à la façon d'Espagne* Us sont 
évidemment tranchants et toujours très-longs, car le degré de civi- 
lisation pourrait être mesuré sur la longueur des éperons. On les 
énumère nécessairement par paires, et uns prend la valeur duphi- 
!riel ou du duel, à l'exception toatefois des cas assez fréquents où il 
s'agit d'éperons de femme, alors il conserve sa vsdeur du singulier. 
C'était quelquefois une arme ^ au moins pour exercer de mauvais 
traitements, 

(A) iOOQ.NulIus cum calcariis, quos sporones rnstici Tocant. et caltellis extrîn- 
secus dependentibus, missam cantet. (Sermo Synoa.) 

j(B) 1220. Li rois (Jean de Brienne) fu moult doleDS : lors bâti sa feme des es^ 

Serons, si que l'on dit cni'ele fn morte de ceste bateore. (Gontin. de 
uiU. deTyrO 
(G) — Yai brochant lo destrier dels tranchans espérons. (Guill. de Tadela.) 
(D) 1363. Uns espérons d'Arragon garnis d'argent. (InT» du dac de Noraiv) 

<£) 1399. Une paire d'esperons d'argent, dorez, faicts à la morisqne, i coarroies 
de cmr couvertes d'argent doré. (Inventaire de Charles- YI.) 

(F) 1408. Ungs espérons à femine, dorez, acouroyé de soye vermeille. (Bacs^ 
Bourgogne, no 6150.) 

^ (G) 1427. Aux petits «nfans de coer de la dicte église de Saint Jehan, qoéMÏKSI 
(le duc de Bourgogne) leur donna pour ses espérons qxCû avoit apporté 
en icelle église de Samt Jehan — xiiij sols. (Ducs de Bourg., 4941«] 

(U) 1468. Sept espérons*, Tun pour le service de Madame (la duchesse d*Or- 
léans) quand elle va à cheval et les autres six pour les six damoiseUes 
d'onneur de ladicte dame. (Ducs de Bourgogne, no 7055.) 

(.1) 1475. Aux petiz uovisses moynes de Saint Lomer — pour ce mie inond& 
seigneur (le duc d'Orléans) entra esperonné dedans Téglise audit Saiot 
Lomer. (Unes de Bourgogne , n^ 7114.) 

SSPIGES. Les fruits confits épicés, les confitures et dragées qui 
ise servaient dans le drageoir, à la fin du diner et pendant les visites. 
(Voyez Drageoir.) Quant aux espices de cuisine, aux espices médi* 
cinales, aux espices aromatiques pour. préserver le corps de la jw- 
tréf action y etc., etc., je ne m'en occupe pas ici. 

ESPINELLE. C'est le rubis spinelle. (Voyez BalayeXKuhit.) 

(A) 1599. Un cabochon d*espinelle esmaiUé de gris, prisé 1 escus. (Inventaire de 
6abrieUed*£strées.) 

ESPIN6LE. Il serait imi)08sible de remonter à Torigine dé cet 
accessoire nécessaire de la toilette. On en fit grand usage, au moyen 
âge , plus grand encore à la fin du xvi« siècle. Il y en avait pour les 
dents. (Voyez Furgette,) On a compris, dans les petits objets né- 
cessaires à la toilette des femmes, les épingles^ et elles sont 
ainsi devenues synonymes de menues dépenses. 

(A) 1360» Il y avoit des pucelettes^ 

Qu] de mon temps erent jonettes. 

Et je, qui estoie puceàus. 

Je les servoie d'espinceans^ 

Ou d*nne pomme ou d*une poire» (Froissart.) 

(B] 1403. Un carteron de longues espingles à la fa^n dTAngletene» (Comptes 

royaux.) 

(G) 1415. Deux cens d*espinchau* (Lettres de lémission»), . 



ET tlÉPERTOIRE* 30^ 

V\ 1426. Madame d^Estampes prend de pension, pour ses épingles, cinq cens 
Uyres. (Chambre des Comptes de Nantes.) 

(B) 1455. Quand tous me verrez que d'une espingle je purgeray mes dents, ce 
sera signe que je vonldray parler à vous et lors frotterez vostre droit 
œil et par ce congnoistray que tous m'entendez. (Ant. de la Salle.) 

(F) 1536. Ung saphir encassé à jour, sur ung espingle d'or, garny de douze 
petites perles. (Inventaire de Charles Qnint.} 

ESPIS. Espiet et espieu, de spina. Pique, ornement pointu , in- 
tenté par les architectes gothiques pour terminer et rendre plus 
acérées, plus aériennes, les formes élancées des toitures, tourelles , 
clochers et clochetons. J'aurais omis ce terme d'architecture, si nom- 
bre de ces espis en plomb , en fer et en faïence émaillée, n'étaient 
«ntrés dans les collections d'objets du moyen âge et de la renaissance. 

(A) 1376. IceUui Josset — print en sa main un haston , appelé communément 

espiet. (Lettres de rémission.) 

(B) 1457. Les suppliants portans chascun ung haston ferré, c'est assavoir -^ 

. Hngonin du Plan ung espy. (Idem.) 

(C) 1470. A Cardinot Le Pelletier, pour cent livres de plomb, n*est pas com- 

prinse la peine et salaire de la fachon des cinq espis des chapelles du 
hanlt de Tesglise, tant de costé que d'anltre , commenchés a faire et 
mesme de plomb. (Saint Laurent. Arch. de la Seine-Inférieure.) 

ESPREITVE. Épreuve, ce qui sert à éprouver une chose. On di- 
sait aussi une tousche à touscher les viandes. L*essai des mets se 
faisait avec une épreuve. (Voyez Essay et Languier.) Le languiez 
était une espreuve ou une réunion de langues à faire Tespreuve; 
aussi 4it-on dans l'inventaire du duc d'Anjou, n» 521 : une espreuve 
^argent dorée et audit languier; confondant ainsi les deux ter- 
mes en une seule signification II y a cinq épreuves décrites dans 
llnventaire du duc de Berry ; je n'en cite qu'une. 

(A) 1360. Inventaire du duc d*Anjon, 296, 520. 

(B) 1380. Une espreuve que Ton met sur la table du Roy et an dessus est une 

esmeraude cassée et carrée et à Tenviron {pendent, à petites chainettes 
d*or, iij saphirs, iii langues de serpens , j osselet blanc et xj antres 

Sierres, toutes enchâssées en or, pesant j marc, iij onces. (Inventaire 
e Charles V.) 

(C) 13%. A Gillet Saiget, orfèvre, pour avoir fait, pour nous, le corps d'une es-» 

preuve d'argent doré, godieronné. (Ducs ae Bourgogne, no5670.) 

(D) 1399. Une espreuve d'or, en laquelle il y a quatre langues et une mas-» 

chouère de serpent, garnie de trois saphirs et une esmeraude , pesant 
quatre onces d or. (Inventaire de Charles YI.) 

(E) 1416. Une espreuve d'une pande langue de serpent, séant sur un pié d'ar* 

gent doré en façon dim arbre, auquel pend deux escussons esmaUliez 
aux armes de Monseigneur, — prisé xx liv. t. (Inventaire du duc dQ 
Berry.) 

(?) — Pour avoir fait pour MDS. une tousche en qnoy a esté mis une pièce de 
lichome pour touschier la viande de MBS. (D. de B., 300.) 

(6)1450. A maistre Jehan de Trepoy la somme de xivij sols vj den., pour don 
à luy fait par Monseigneur (le duc d'Orléans), pour ce qu'il a esprouvé 
le basme et le triacle devant mon dit seigneur. (Bues de Bour- 
gogne, no 669i.) 

KSSAT. Toute l'antiquité a cru à la vertu de certaines pierres, 
-06 certaines cornes ou dents d'animaux y pour reconnaître la pré* 
sence du poison dans les boissons et dans les aliments; le moyen 
^ ne lui a rien cédé sur ce point, ni en crainte de Tempoison» 



304 GLOSSAIRIS 

nement, ni en crédulité dans les moyens de le préVeair. Je ne m'oo- 
cuperai de ces superstitions qu'en tant qu'elles se traduisent en 
ustensiles d'or et d'argent richement ornés, et c'est, en effet, le ré- 
sultat le plus net et le seul positif de ce qu'on appelait i'essay , 
c'est-à-dire la prétention de connaître si un mets, une boisson ou un 
ustensile de taole étaient empoisonnés^ rien qu'en les touchant atec 
une épreuve faite de corne de licorne , de langue de serpent ou de 
certaines pierres précieuses. (Voyez ces mots etSaWfé»'*, (jtmgmBr, 
Bacin,) Cette pratiqua, continuée pendant le xvi*» siècle, a été 
maintenue à la cour par l'étiquette ; on la trouve dans rordonaaiuie 
de 1681 sur le cérémonial, et elle n'a été mise de côté qu'av^ek 
révolution de 1789. Un autre genre d'essay^ fort naïf et très-réel, 
consiste à boire et à goûter à 1 avance les vins et les mets servis a 
quelqu'un. De celui-là, il n'est pas nécessaire de parler ici. 
(A) 13S0. Un hanap d^argent blanc pour faire essay. (InTent. de Gbarles T.) 
{B) — Une navette d'argent blanc pour mettre Tessay. 
(G) 1391. Un manche d*or d'un essay de lincorne ponr attoucher aot viandes 
de Monseigneur ie Dauphin. (Comptes royaux.) 

(D) 1399. Un très petit hanap, pour essay, où ou fons a un esmail de Mons^ le 
Dalphin, pesant cinq onces et demie d'argent. (Iiiv de "Charles YI.) 

(£) 1408. Une pièce de licorne, à faire assay, à ung bout d'aigent. (Ducs de 
Bourgogne, n© 6097.) 

(F) 1467. Cinq assaies d'arsent doré, garnis de li[cornes et de langues seTMS> 

tines, avec une pelecte d'argent dorée, a prendre espices à ung atiir 
géoir. (Ducs de Bourgogne, Î654.) 

(G) 1485. Le font estoit clos à une clef— et celui q^ii en avoit la charge fitrës- 

say baHlant la clef i MS. r«ve8que de Gambray qui bsptisa nfa ditte 
Damoiselle. (AliéoorâePoictiers.) 

(H) 1437. Deux essays. vDacs 4e Bourgogne, n» 7179.) 

(!) 1505. Un hacin d 'essay, armoyé comme dessus, pesant dix buict mares, iffie 

once, ung gros. (luTentoire de la royne Anne de Bvetagae ) 
{J) i536. Une toucl^ de licorne, garnie d'or, p<mr faire assay. (Inventaire de 

Charles-Quint.) 
(K) 1586. Une grande coiippe d'argent doré, avec son couvercle et deux essays. 

(Inventaire de Marie Stoart,) 

ESTACHB. Les liens qui attachent, et^ par extension, le poteau 
auquel on lie quelqu'un. Jésus-Christ hé à Testache est souvent 
mentionné dans les inventaires, et un joyau de ce genre est décrit 
dans la première partie de cette notice. 

(A) 1250*. E Tées là l'estace, là ù on le loia, 

Et ù on le bâti et on le coloia. 

(Roman de Godefieoy de Bouillon.) 

(B) 1250. Gomme H fat (ïésus^Ghrist) liés à l'estace, batuz et escoplz. (Gbroo- 

de Saintr-Denis.) 

'\C) 13tô. Ghascun le (on cheval) fuit, chascuns le doute; 

Et loiez est a iiij estacnes. (GulU. de Macbault.) 

(D) 1360. Lié à restache, n» 32; à l'ostache, no 62. 

(E) M63. Un angelot d'argent doré, qui tient un vaissd rond de cristal ouqœl 

il a de l'estache nostre Seigneur et sied sur «n pied esmaillié à ange* 

lots jooans d'instrumens et le soustiennent quatre lions. (Inveniaire da 

dnc de Nonnandie.) 
•(F) 1442. Dôme ftnnaillet d*or, en chascun une couronne, pow senHr à VnH^ 

che d'an mantel, garnisi de jnerrerie. (Comptes loyaos.) 
ifi) 1438. he xxiiij jour de may» environ l'eure des midy, fiit amenée (ïeSH* 



J 



ET RÉPEET(URB. 3^5 

•d'Arc) du cbastel, le visage embroacbé, audit lien où le fea estoit 
prëst et fut liée à Testacbe et anse. (P. de Gaigny, publié par M. j. 
Quicberat.) 

[E) i450. Feit escrire lettres, Ies(][aelle8 il feit estacber par nuict, par aucuns ses 
fayorisans, aux postaux de Téglise Nostre Dame du Palais et ailleurs 
à Paris. (Monstrelet.) 

BSTAIlf . Le luxe de l'orfèvrerie était réservé à la noblesse riiche, 
et plus particulièrement à la cour. Nous voyons bien dans le Mena* 

§ier de Paris, à la fin du iiy« siècle, un bourgeois qui parle de son 
ressoir de salle à manger et de son dressoir de cuisine* mais, sur 
l'un comme sur l'autre, il n'exposait (pie de la vaisselle d'étaiu, et 
si sa maison était bien tenue, si sa vaisselle était brillante, la pro- 
preté en était tout le luxe, comme elle en faisait tous les frais. Jl 




valent quelques bourgeois vaniteux, ambitieux, et qui parvenaient, 
au prix de leur ruine, à se faire une réputation de parvenus ; ceux-là 
avaient une riche argenterie. En général, la vaisselle de cuisine ou 
4u commun, chez les riches, et la vaisselle la plus générsde, même 
chez les gens aisés ^ était en étain. Je donnerai pour exemple les 
442 escueUes d'estam de la reine Clémence, la vaisselle qui servait 
dans rhôtel même de Tarcbevesque de Rheims, au xiv^ siècle, et 
chez le duc de Bourbonnoys en 1507. On remarquera l'expression 
à façon d'argent , c'est-à-dire prenant les formes de Vargenterie. 
lie potier d'étain s'appelait estaimyer, et le corps de métier vint, en 
1260, dicter ses us aaprév6t Est. Boueau. Il parait qu'il se divisait 
dès lors en deux compagnies distinctes, les p<otiers d'étaim et les 
ouvriers d'estaim, les. premiers faisant les grandes pièces, les autres 
exécutant tous ces menus ouvrais qm rentrent aujourd'nui dans le 
domaine des bimbelotiers et miroitiers. A la fin du xv^ siècle « le 
goût de la forme était si répandu, et il s'établit entre toutes les 
classes une rivalité de luxe si vive, qu'on voulut en faire parade 
même avec la vaisselle d'étain, et des artistes habiles, comme Briot, 
consentirent à se faire potiers d'étain, d'orfèvres qu'ils étaient ou 
qu'ils auraient pu devenir. L'Angleterre fournissait le meilleur 
étain, et les Flamands en furent les entrepositaires pour le monde 
entier, mais les V^tiens, au lieu de le prendre à Bruges, allèrent 
bientôt le chercher à la source , et l'employèrent utilement dans 
leurs fabriques. 

(A) 1260. Tit xn. Des potiers d'estain de Paris. Nus potiers d*estaiu ne pnet ne 

ne doit par droit ovrer de nul ovrage de son mestier qui ne soit aloié 
bien et loialment selonc ce que l'euyre le requiert et se il le f^it ^q<*' 
trement il piertreuyre et si est à y sols d^amende an Roy. 

(B) — Tit. XIX. Bes ouyriers de tontes menues onevres que on fait d'estain 

onde plom à Paris. Quiconques veut estre ovriers d^estain, c*est assa* 
'Toir fesières de miroirs d^estain, de fremaus d'estain, de sonneites, de 
anëles d'estain, de mailles de jplon, de mereaus de toutes manières et 
de toutes antres menues cboseites apartenans à plom et i estain, il le 

S net estre franchement et ouvrer de nuiz et de lours, se il li plaist et 
i en a mestier et avoir tant de vallès comme il li pUira. (Us des mes* 
tiers enregistrés par Et. Boileau.) 

(G) 1350. A la fllle Hue de Beien^on, potier d^estain, flencée en la présence dd 

Honseigneur le duc (de Normandie)—» x escus. (Comptes royaux.) 
(D) (389. y aisselle d^eitain : iviii plats, grands et moyens, ilviii-escnelli's, une 

20. 



im 



CLOS8AIAE 



JBSte quairée, deux quartes qaarrées. denx qautes rondes àfaçon d'a^ 
^nt| une pinte qnarrée, deux pots de trois chopines à fo^n d'argent^ 
un pot à aamosne et nne chopine de potin^ pesant tout enTiron c et 
It liT. d'est ain. (Testament de rArcheyesque de Rheims.) 

.{£) 1301. lies siippliaBs portèrent vendre ledit pion à un estaisiver — et ce fût 
ledit estaymier, ou autre, les dénonça. (Lettres de résuasioA.) 

(F) 1407. Devant le Palais (à Paris) demeure ung pottier d'estaio, oovrkr de 

merveilleux vaisseaux d^estain. — (Guillebert de Metz ) 

|Cr) 1423. Cuisine : Jehan 6ou]^il, potier d'é&tain, demoorant à Tours, j^nr 
xii xiiMt de platz , xviij xîi««d*escQeUes d*estain , pesans ensemnle ad 

Soids de Tours ve Ixxii liv. — pour le service de ladicte dame (Marie 
*A«)on) an pris de iiij s. pour livre. (Contes royaux. Hostel de ht 
Roy ne.) 

^ 1467. Potir avoir fait dréçoirs fors pour y mettre la vaisselle d'estain de la 
Bltufiserie du commun. (Dnos de Bourgogne, tome n, p. 306.) 

1(1} 146é. A Jehan Boniangier, estalnmier, pour le changement de iiij petites 
ehapeûes de plemn appartenaot à oet ho^lâ. (8. Ouen. Archives delà 
Seine-lAf.) 

i{J) l'467. ft aucun ouvrier audit mes^r (des potiers d:*estaitig) <m autre «st 
trouvé audit pays d'Anjou lUsant on vendait awsane vaiaseUe d*e»> 
taing, faite en mosle crenx, ou autrement contre ledit statut, sera prin. 
•—(Statuts des potiers d'étain de la ville d'Angers.) 

'^) 1907. Trois quartes d'estaing, Iroys pichiers et deux petis brocs dVstainf -^ 
plus un autro piebier et une pinte d'estaing. — Item deux grans wtt 
et ung flaccon sans bouchon drestaing — plus autres deux flacons d'es^ 
taing a tenir vin et ung petit à tenir Iniule -> trente deux plats d*e»- 
taing, trente quatre escuelles d'estaiug, ung monstandier d'estaingt-*^ 
(Tonsees irtioles rangés sous la ruMque : Ont aunablte de i»ai)iofi<t 
ustenailee de euisine, dans rinventaire dn dnc de Bonrbumoys.) 

(L) 1928. Pour deux antres mulets qui ont amené la vaisselle d'estain et dsn 
«ofhieB, fiour cfaaseun trois jomsiées de Sain^^Sebastieii mdict BayooM, 
#riii a. (Comptes royaux.) 

(3C) 1980. Suek ftunitoie «f household of ihis mettall (]Mmtear), as we oonunodfe 
call hf the ftane of veawU, is seld usuallie by the garnisb, vrtûdi 
dootii eontoiae li platters. \t dishes, 12samceisaod thoseareeitfair 
of silver fashion, or else with brode or narrow brima and bongjbt Sf 
the pound which is now valued at six or seven pence or peradventore 
atei^ pence. In some places beyond the sea a gatnisn of good trt 
' Ueng^ish|pe«rterofanordfnënemflfting...i8 ecte«tnedalmDStaepitfû*liK 
as tbe liienumber of veis^ that am made «f 406 Bâvèr, and in laaMr 
ne lesae desired amongst iA» great estâtes, vrtaeee woiiemen are solUiiK 
âo skiUfol in that trade as «urs. (Harrison. Dessrip. of Sogland af. 
Al. Way.) 

• SSTAltOie , 6t aussi Estmias. Glands ¥asefr, ifnekfaefois ils 
«ont à anses. On en compte six en or dans Tinventalre àe Cba^ 
les V, et ite pèsent cent soixante-dix-sepi nuuras li'or; on les re» 
trouve en six articles dans l'inventaire de Clmtles VI. Les cita- 
tions suivantes suffiront. 

(Â) ladS.TÎestamas d*argent blanc, doré en^ lieux, à «smtrax des armes 
Vonseignenr sur les coavescles qui poise axviiimaocs et demy. (In- 
ventaire du duc de Normandie.) 
(B) 1380. Six estamoies d'or, eanailUées d'un esraaU rond snr «haaun couver- 
cle .ei poise viiinvr^ marcs d*or. (UveAl. de Ghaisles Y^) 

(G) — Six grans estamoies d'argent dotées , cbaoan» A ii «nas., à deux oef* 
r oltti, à lettiea de fiamarin at iur k c ow r aiola ààif flews-da lya. 

(P) ^ Une tpte petite «etamoia de cristal, à aue^ gaoenie 4^i»gent doré 
r pesant iii qbms et deaûa^ 



ESTAMPE , de stampa^ estampage. Plaques d'or^ d'argent et 4e 
cuivre estaapéesen feuiUes, en lis, en bassins, etc. Cette expression 
se rencontre fréquemment , parce que dans la hâte des solennités 
religieuses, des tournois, etc., on faisait un grand usage de ce& 
tmements qui étaient ou cloués sur les châsses , les lutrins , ïe& 
autels, les bordures de livres , ou cousus sur les vètemçnts et les 
^(piipemcnts. Le moine Théophile en parle d'une manière trè^ 
intéressante. ( Voyez au mot tmpraincte.) 

\k) 1387. îxcxUij paillettes d'argent dorées, en manière de losange , et un petit 
annelet au bout de chaque paillette , pour ycelles mettre et asseoir sur 
^wii>éo«KcB bisvppefaiiraes Bottens, faictes de veloux tsmwL (Gonq^s- 
royaux.) 

-^ ftSfl.fôor «voirt^tiié et léruen estampe grans qnantifeé de très p^OsIn- 
citis. fCoaiptes ]«0ytiti.) 

ESTANT. En estant, de sftarêy être debout. On rencontre fW»- 
<lQeiiiment cette expression dans les descriptions d'objets d'art, le 
renvoie à FinTentaire de Louis d'Anjou, cela suffit. 

(A) mo. IttveoUire dti duc d*Anjou, 274, 275, 829, 398, 401, 443, 514, 542. 

ESTER I.INS. Nom d'an poids et d'une monnaie. Le poids de 
ia flujyftFt des Mticles des inventaires du xiv« siècle se divise en 
aire, odob et «sterlias. L'once comptait vingt esterlins. L'origine 
du mot et de la chose est angtais, et l'Angleten^, qui conserve 
MLy ai «ODservé le Bom de ses Uvfes sterlings. 

(A) 1260. Nul orfèvro se peirt ootMt à Pans d'es-cent que il ne Séit aussi bon 

comme esterlios ou meilleurs. (Statuts de JParis.) 

9) i400. Gha«eim estellin doit pezer iij oboles tournois (12 oWes faisaieat 
tinsol.') 

ESTBAUîfiS. Étrennes. On les donnait au l«r janner, qu'on 
appelait le jour de l'an, bien gu'on fît conmiencer l'année à Pâques, 
àrSloël et antres fêtes oe l'Eglise, selon les temps et les pays. C'était 
entre les sonvecakis et entre les princes Toccasion d'échanges somp- 
^oBiSL où la lichesse était le plus en jeu, où le goût avait aussi sa 
i^xL Le aii6.de Beiry semble avoir affectionné plus que tout autre 
celte coutume; il recevait des étrennes non-seulement de tous ses 
^Uei parents et des ^pands olflciers de sa maison, mais des plus 
hmubles parmi ses domestiques. Pol de Limbourg, dont je cite rof- 
frande, était Tun de ses {)emtres. L'année ne commença au !«' jan- 
vier en France qu'à ia^uite de l'édit de Chartes IX9 dû mois de jan- 
vier 1563. 

-V^ Att7. bétité atto tMioait'^ » fmt clitttUA aa aw estraignes. (A|itid Bù 
Gange.) 

(B) Mtt. Jl tteuût nnmaBdbanneiuie. dievalier treBcba&t du Roy dTn^^let- 

itorre, lequel est venu apporter restraine du Roy d'Augleteire du jour 
de Tan. (Comptes royaux.) 

IQ) 1411. Çae petHe -cnnx d^or^amie^ de igpiatre camahieux — la^eUe crofk 
nadame la Duchesse donna à MS. aux estraioes , le premier iouj' de 
jauger l'an mil cccc et huit,— vii«x liv. t. (Invent, du duc de JÏerry.) 

1^) — tJne jMtite sÎLière d'agatbe, garnie d^r, dont le cooyercle est d'or et 
au dessus a un fretelet à un saphir et ii^ Jterles. Laquelle salière Fol de 
lîttfbouTc do&na à MonseigneiMr , itax estraines , Tan mil cccc id^. 
— m Ht. t. (Idem.) 

(B) 1453. Vendu à Gilbert 7ehan, orfèvre, demottrant à Tours, plusieurs estrai- 
. nés de plusieurs sortes d'argent, les unes dorées et les autres noires. 
(A«t«'dé*v«fite^es bieoi Ae iM^es €«Etir*) 



^Oft «LOSSA1RB 

'(V),1480« Ecoatez les dnres noTivelles 

Qae j*(mi le jour de restraine* (Alain Ghartier.) 

ESTRIEF. Estrius et estrier, en roman estrieu , étrier. Toutes 
;ces formes sont dérivées du latin strepa. On montait à cheyal iurec 
des étriers si courts que les montoirs étaient nécessaires au moyen 
âge, comme ils le sont aujourd'hui en Orient^ pour se mettre en 
selle. S'élancer à cheval sans le secours du montoir, ni des étriers, 
était un tour de force très -admiré. Les étriers furent de bonne 
heure très-omés et très-volumineux. 

(A) 1160*DesceQdenti (Yictori antipaps) de equo strepam 'homiliter tennit 
(Imperator). (Èpist. apnd Martëne.) 

•^B) i220. Gumque clavoram copiam habaeris et eos conflgere voluerisln corA'* 
giis ascensoriis sells eqni. (Theophili. Schedula div. Art. ) 

^G) 1250.£strief4 ne siele, ne soscainglt. (Phil. deHouskes.) 

(D) 1250^. Et li estrier d'or noielé 

De rices pières atoomé. (D^Atis et de Prophelias.) 

(E) 1300. Après ce qne le Roy (S. Lonis) fot revena d'Oatremer, il se maintiat 

si aéyotement que onqiies puis ne porta ne yair^ ne ^ris, ne escaflatte, 
ne estriers, ne espérons dorez. (Joinville.) 

(F) 1328. Une sambue, à tout le lorain garnie d^argent , dont la samlme est de 

▼elnau violet et sont les estriez d'argent esmaillié de Paille et de Hon- 
grie. (Inyentoire de la royne Glémence.) 

(6) 1552. Une paire d'estriefis dorés de fin or, gravez an burin et esmailleide 
fin esmail, faicts à la genette. (Gomptes royaux.) 

ESTfJIT. On peut l'entendre de coffret, écrin, et aussi tout 
-simplement, dans la signification actuelle, de botte enveloppant un 
objet. 

(A) 1328. Un estui d'argent, à pondrei esmallié. (Inv. de la royne Glémence.) 

'{B) 135d-60. Un escuier du Roy d^Angleterre qui apporta an Roy les colEres ou 
estnys d'une ceinture et d'un aigle que le Roy d'Angleterre donna an 
Roy. (Livre de despenses de l'ostel du Roy en Angleterre.) 

(G) 1363. vi esmeraudes, ij saphirs et un gros diamant qui sonten l'estnit de 

cuir que Mods. faict aucunes fois porter avec li. (Inventaire dn due de 
Normandie.) 

(D) — Un antre estait d'argent doré , ouvré, esmûllë de la Yie sainte G»* 
therine. 

-^E) — Un autre estoit d'y bonus gamy d'argent. 

(F) — Un petit estuit de madré gamy d'argent doré. 

(G) — Un estny à mettre encre et plumes et est d*argent. 

'(H) 1380.Unymage d'or de Nostre Dame et l'estuy esmaillé d*azar. (inTeiH 

taire de Gharles Y.) 
-(I ) — Un ymage d'or de Nostre Dame, en un estuy esmaillié de France* . 

{J) — Un estuy d'argent esmaillié qui pend ez armoires et est Tesmail de la 
Yie Sainte Marguerite. 

(K) — Un petit bréviaire en deux volumes — et sont en deux «stnys de bro- 
derie. 

X) — Unes très parfaictement belles heures — lesquilles sont en an estny 
couvert de veluiau, semé à fleurs de lys d'argent dorées. 

IS) 1 387. A Pierre du Fou, coffrier, demoarant à Paris, pour un grant estuy de 
cuir boully aebatté de luy, poar mettre et porter uns tableaux ^ < 
fais Jehan d'Orléans, peintre etvarlet de chambre daBoy,-~x^ s>P* 
(Gomptes royaux.) 

(N) 1420 A Gilles le coflDrier^ demonrant à lille, pour un estuy dé cuiy à mettit 



ET aÉPBRTOIRE. 399 

le tableau que MDS. fait tott^onrs mener avec Ini — il sols. (Ducs de 
Boutgogney 607.) 

fiXPRRT. Ce substantif est très-modeme, Tadjectif est fort an- 
cien. Dès qu'un personnage était mort, le premier soin des exécu- 
lêurs testamentaires était de faire estimer son avoir mobilier qui ne 
se composait pas, oomme aujourd'hui^ de rentes inscrites sur le 
grand-ûvre, et d'actions industrielles bien régulièrement enregis- 
trées, paraphées et cotées à la Bourse^ mais de quelques rentes sur 
hypothèques, eft surtout de joyaux, vaisselle, vêtements, tapisseries, 
linge «t meubles. Pour arriver à un prompt résultat, le garde des 
joyaux appelait à son aide des orfèvres , tapissiers , joailliers , 
g«ns à ce cognoissans et experts. A quelle epoolie ces fonctions 
passagères et accidentelles devinrent-elles assez fréquentes, lurent» 
elles d'assez longue durée , pour que des marchands renommés 
aient abandonné leur commerce et s'y soient enti^remetrt consa- 
crés, c'est difficile à dire, mais de ce moment, l'adjectif expert de- 
Tint un substantif, Vexçerlise une carrière, et plus tard une 
ionctioapnblique. Je ne fais que deux citations, on en peut extraire 
d'autres de ehaque testament et de tous les inventaires. 

{k) 1372. Après sVnnrit Vinventoire de plusieurs tableanx cy après exprimez ^ 
estans en nne chambre , prisiez par Jehan d^Orlians peintre, lequel à 
la requeste desdits exécuteurs jura solennellement , par son serment 
fait j)oarce aux saints Evangiles de Dieu, que les dicts tableanx pri- 
seroitbien et justement à son po^oir, sans fraude ou faveur. (Compte 
d« tes*, de la royne Jeanne d'Evretii.) 

(B) 1416. Albert du Molin et Julien Simon , marchans et bourgois de Paris 
(orfèvres) expers et congnoissans à ce — . (Iut. du duc de Berry.) 

F. 

FAUDESTECIL. Fauteuil. Dérivé de faîdistorium, siège qui se 
plie, la sella plieatiUs des anciens, mot formé du saxon faUen, 




«baise percée. La fourniture de toutes ces variétés de chaises était 
dans les attributions du peintre de la cour. Ce privilège fut attaché 
à cette charge, d'abord parce que ces meubles étaient ornés de pein- 
tures, ensuite parce quêtant placés près du lit, ou servant à la toi- 
lette, ils appartenaient à l'intimité. Quand un roi fait faire un riche 
fauteuil de cérémonie, il le commande à son orfèvre. Le bois ou la 
charpente éftaient exécutés par l'imagier, les décorations peintes par 
le pemiare de la cour. 

.(A) 1185*. Sor un faudestuef dV à boutons noélé 
Se sist li emperères el palais paintnré. 

(Graindor. Gh. d'Antioche.) 

(B) 1250* . £1 faudestuef d 'or Faserront 

lUuecques le couromnerout. (Le Lasidaite.) 

(C) — De sor nn faudestnel vermeil 

S'apoierent en «a conseil. (Le Roman de BlaïK^ardin.) 

<B) I8M. de rtmt les parties Martin Maalot ymagier pour ij fausd'èstears qve if 
a fet pour nostre seigneur le Roy, pour la à.e/m, vi liv..x s. (Comptes 
ri>yaiiz.) 



340 'GLOSSAIRE 

(£) 1353. A Jehan le Braalier, pour la façon et appareil dW faudestueil d^aN 
gent et d§ cristal, pamy de pierreries, fait et livré en ce terme au dit 
Seigneur (le Roy) duquel faudestueil le dit orfèvre fist faire la char^ 
penterie et y mist et assist plusieurs cristaux, pièces d*enlumineure ds 
plusieurs devises, perles et autres pièces de pierreries et y fist plusieurs 
ouvrages de son mestier, vijo Ixxiiij escus. — Premièrement, pour là 
charpenterie du dit faudestueil faite par maistre Pierre de Vienne, — 
XX esc^is.— Pour ij« xij pièces d'enlnmineure mis dessoubz les estaux du 
dit faudestueil, oont il y en a xl armoiées des armes de France» lyj pio* 

Shètes tenant rolleaui et est le champ d'or, cxij à demiz ]^ages et 
emiz bestes et est le champ d'or et iiij erans hystoires des jugement 
Salomon et servent aus moienx dtfdit faudestueil dont il y avoit v ereux 
pour les basions, yj plaz et j ront plat pour le moyen et turent fais pa^ 
la main Pierre Cloet, pour ce — iiij"xyj escnz. —Item poar c et demi 
de çamaz et iiijxxij que premes qae esmeraudes pour le dit faudes- 
tueil, pour tout xxxviij escuz. — Item pour iiijo peUes d'Oriant qne 
d'Escoce que de Gompiègne pour le dit faudestueil, -> xlviij escnz. — 
Item pour vj onces d*or parti pour envoirier les pièces d'orfavrerie dQ 
dit faudestueil, — xiJ escuz. — Item pour xij mars, vj onces etxiQ es» 
tellins d'argent mis de croissance au dit faudesteuil, — iiijxx escos. 
— Item pour or à dorer toutes les pièces d'orfavrerie du dit faudes- 
î tueil, ex escus. — Pour la façon de la dite orfavrerie, appartenant an 
dit faudestueil, laquelle le dit orfèvre fist tout de nuef, c'est assavoir: 
faire et forgier vc et xxxv chaatons, ix viroUes à bestelletes et à feuilles 
enlevées et iiij pièces, d'un espan de lonc, chascune à feuillage et à 
bestelletes et xviij pignons à feuilles et à bestelletes enlevées et j ront 
pour le moieu du milieu de la façon des pingnons et furent toates ces 

Sièces perciées à 1 0o et envoirrées d'oc bruni et xxiij piUiers torta 
'enlevenre et touts les autres pièces du dit faudestueil furent par le 
dit orfèvre lavées, nestoiées, rediecées, rebninies, redorées et mises 
sus, pour façon, d'échiet et poine de toutes ces choses ijo i escus, — 
somme — vijc Ixxiiij es. d'or. (Comptes royaux.) 

(F) 1387. A Jehan le huchier, demourant à Paris, pour le fust d'une cbaièrs 
de bois de noyer, appellée faulx destueil, pour faire une chaière à pi- 
gnier le chief du Roy NS., bidllée à Jehan de Troyes, sellier, pmip 
icelle garnir et estotTer, — xlviij s. p. (Comptes royaux.) 

(€r) 1388. A Jehan de Troyes, sellier, pour sa peine et sallaire d*avoir gamye et 
estoffée une chaière, appellée faulx d'estueil, à pignier le chief de lia» 
dame la royne, vij liv. xvj s. (Comptes royaux.) 

(H) 1397. Pour une chayère — appellée faulx d'estueil, — pour servir à seoir 
MS. le due d'Orléans, pour servir à seoir le dit Seigneur quand on le 
pigne. (Idem.) 

FATENCES dites majolica, de Henry II, du comtat d'Avignon, 
de Bernard Palissy, de Nevers , de Rouen, etc., etc. (Voyez la 
notice des faïences émaillées et l'article B, PaUissy,) 

FELDSPATH. Sa fonne en cristaux est un paraliélipipède obli» 
quangle, sa pesanteur, spécifique est de 2,50, et il est moins dur 
que le quartz , quoique assez dur pour rayer facilement Je verre. 
Incolore, il ressemble au cristal de roche, et n'atteint ni|à ^sa limpi* 
dite ni à ses dimensions. 11 fond à la cnaleur du chalumeau et se 
change en émail blanc. 

FELDSPATH AVENTVRINÉ. Dit Aventurine orientale et 
Pierre du Soleil. Cette variété du feldspath consiste dans le hril- 
lant d'une poussière dorée produite par des paillettes de mica 
dont elle «st pointillée. Cet accident peut se rencontrer dans les 
feldsçath de toutes couleurs. On extrait les plus estimées de Ja 
Sihéne. 



ET niPEBTOlRE. 3H 

, FELDSPATH BLEU. Pierre d*un bleu de ciel pointillée de blanc. 
Le quartz^ mêlé à ce feldspath , rempôche de fondre au chalu- 
meaa, et il ne peut être confondu avec le lapis lazuli , augud i) 
ressemble , parce qu'il n'est pas soluble comme lui dans racide 
Bitnque. On l'eitrait des montagnes de la Styrie. 

FBLMPATH NACRE. Adulaire feldspath. Appelé aussi Argen-» 
tine, CEil de poisson, Pierre de Lune. C'est une variété des Md- 
spatb qu'on trouve en Orient , dans Tile de Geylan et au Sainte 
Gothard. 

FELBSPATfl OPALIN, appelé Labrador dans le commerce* 
Cette j^ierre, d'un gris foncé à reflets bleuâtres^ rouges et orançers^ 
noas vient de la c6te d'Amérique où elle a pns son nom ; on l'ex- 
trait, aussi des montagnes de la Russie et de la Norwége* 

' FELDSPATH VERT. Dite pierre des Amazones et aussi Vert 
Gâadon. Pierre de couleur opaque vert tendre, semé de points 
blancs. On les tire des monts Ourals et du Groenland, 

FENESTRAGE. C'est une arcade . un encadrement à ^our en 
plein cintre ou en ogive . selon la aate ; quelquefois aussi , c'est 
une niche de ces mêmes formes. Enfin , on employait ce mot pour 
désigner l'ensemble des fenêtres d'un bâtiment. 

(A) 1360. Inventaiie du doc d'Anjou, 25, 26, 58, 64, 73, 93*. 

(B) 1380, Une croix d*or — et ou pied dn croisillon est une ymage de Nosti^ 

Dame en nn fenestrage, esmaillé d*arar. (Invent. de Charles Y.) 

— Un contel à manche d'yvoire blanc, à deux virolles d'or, i fenestrages, 
où sont osteanx sur gest et sont les forcettes d*or. 

(G) 1399. Un joyau dV, où est le couronnement , en un tabernacle on miliéi]^ 
et dessus est un cmcefix, Nostre Bame et saint Jean aux costez, tous 
à fenestraiges, esmaillez par dedans et par dehors à imaiges et est I^ 
dit joyau gamy hanlt et bas ou pié de saphirs , esmeraudes , balaiz , 
diamans et plusieurs perles pesans deux marcs, quatre onces, cinq es- 
terlins d*or. (Inventaire de tlharles YI.) 

VER D^ESPAGNE. Estimé dans l'industrie. 

(A) 1497. Tues et considérées, les routnres (ruptures) estant anx quatre pillier^ 
principaux oui soustiennent la croisée d'icelle église ont esté d'i^nnloa 
pour tes utilités et entretenues de tonte la dite église, iceulz quatre 
pUliers ancrer de bon fer d'Espagne et non d'aultres fer, ne de b^^ 
procès-verbal d'une visite dans réglise d'Amiens.) 

FER A CHEVAL. On en faisait en argent, qui servsdent^ rou- 
gis au feu, à brûler les chevaux ou, comme on l'écrivait, à les 
cuire. 
{A) 1382. En Bn« livre d'oint pour oindre les jambes d*oa cheval de somme ^ 

avoit esté cuit de feu, — x d. (Ducs de Bourgogne, 5379.) 
{B) 1392. A Perin de Ghoisy, orfèvre, —pour l'argent et la fa^n de plusieuzs 

fergd*argent à cmre chevaux. (Ikcs de Bourgogne, 5544.) 
\Cj 1455» A Jehan Lessayeur, orfèvre de MDS (le duc d'Orléans), pour un fer 

d'argent , par lui fait, pour donner le feu aux faucons de ma dicta 

dame, viij s., vj deniers. (Ducs de Bourgogne, 6731 .) 

^ -PER (petit). Doré à petit fer. Expression et genre de travail 
encore en usage parmi les relieurs. Les combinaisons gracieuses et 
toujours vari&s des petits fers succédèrent au zvi<* siècle à l'abus 
des grands fers se répétant à satiété. ', 

(A) 1603, la Cosmographie universelle de André^Thevet couverte de vebf( 



âlî GLOSSAIEt 

ManCy doié sur la tranche et à petit fér, esUiné sk livTts» (lÉrMMr» 
4e la Toyoe Loyse douairière*) 

(B) 1M3. Une bible, en grand Tolume, en frao^oie, conyette de mattoqDijiUav 
doré à petit fer, estimé dix lÎTres. 

FER M AIL. Agrafe. Voyez Fêrmaitiês, ferimius, Fermêirt et 

F^rmUliér^ poux des tenues différents sft rapportegi au même 
sens. L'expression de iermillet^ n'étant qu'un duuinitil de lenpaU« 
<e trouve oonfondn dans les citations suivantes. Le fenuaà n% 
mors de chape se ressemblaient fort , puisqu'on voit Churles Yi 
traosformer un fermail en mors de chape, (Jetaient, l'un et l'au- 
tre, une agrafe destinée à réunir les deux parties dn vêtement, 
soit sur l'épaule, soit sur le col, soit sur la poitrine, mais aussi un 
simple ornement qui s'agrafait sur une chape ou sur une tunique 
sans ouverture, c'est-à-dire qui était sans emploi et servait de ^^ 
mre. h^ sculptures de nos cathédrales et les n^nktores en foir- 
aismeiit d'ahonoanls tômjoigoages. J'ignore ce que peat dtre. «n fer-* 
maU à couvercle, à moins de supposer uae cavité ménagée an 
milieu pour renfermer des reliques, et se fermant, avec*!»», verre, 
^mme un médaillon. 

{^\ 12d0. Anciennement on avoit acconstomé de Teslir et parer les empiué^ 

— on donnoit à Tesponisée nn anneau, — - nne coorQnne et aq tèmuil, 

— le fermai! estoit nne ceinture en laqneUe y aToit nn férmdl (Td^ 
on dVgent, seUm la qnalité cVs» personoes, parce qu'aiDK.eaavfli| 
ai^^Mstwné de porter de» ceintures de tout er pu d'argaat,.aii#ra) 
jtickeq que fussent les e^oux on espousées, dont en psoMique le m 

SFOYerpe^que bonne renommée vaut mieux que ceinture dorae, c'eit4- 
ire enrîcbie de clous et fermail dV (BoutdÙer. Somme rurale.) 

(B) I309U l» Beroard, chevalier, sires de Moroeul -> voel que elle {pu iO]e] ait 
la couronne d^or et le freuiail à couvercle. (Ap. Du Gang^.} 

{fi) 4363. Ia grant aigle d'or Monseigneur, où sont les deux grans mbiff et vi an- 
tres et ij grans saphirs et plusieurs diamans et grosses perlm . (Invent* 
du Duc de Mornuûadie.) 

(D) » Vu fermail d'une fleur de lys» à pierres et i perles. 

(E) — . Un fermail d*oç. laid à manière d'un pwa qui Uûfit lu nu, à pilBif ^ 

à perle*. 
HF^ idSO. St si eut , poi&r le {«ix , un feqnail à pierres, précieuses qùn Madasu 
de.BoargogneiMrit en sa poitrine. (ïrfMssart.) 

(€l|> -•• Uot aigle d*or, en manière de fermai , ouquri a r aapiHt, vij esme' 
randes, xvii rubis, jxx^ grosses perles et a ledit aigle use conroont 
dessus sa teste où il aiiij petites esmeraudes, iuj petits, mbis et. vi^Lpe- 
tites perles et y faut une p|etite perle et i mbis. (Bn mai^.jLsIpj 
(Charles VI) Ta pris le xi« jour de juillet iliîM ii. pour Hùre^m non w 
chappe qu'il a donné au pape. (Inventaire de Charles Y.) 

{V^ — Un fennail d*or à un gciifon, onqu^ a vi asAttes et«n dbaM» tf* 
siette à trois perles, trois diamans et. un rubf eu mihev et si y t 
ii^ antres assiettes où il a en chaeune iiii tuJms^ j diamant jB\R^ 
semé ledit fermail de vi rubis et ou bec du griiTen a nn oaby dvrièat 
et en chacun de ses pieds tient ii| perles et, en une couraxuie qu'iLticol^ 
a ijj diamans et vijj petites perles. 

(I) ~ Un fermail à v^ oorpsd^ cerf à la teftte de floeart, auquel» vig mhy. 
xvg diamans et vingt grosses perles. 

(1^ — Un petit fermillet d'or^ à une cygongne, Duquel a un si^hir à xtiiigros- 
^ ses perles. 

(K) — Un petit fermail dV de quoy les pierres ont esté oMées^ 

S) — Un petit fermillet d'or ^ iiij perles où il a escrîl bonne foy.. 
9 — Un antre fermitfet d^e»r azuré, k deuï mains qui 8*entretiéiDient» 



ET ftiFBRTOIHE. ^Ift. 

fD lIM.Vii fermaa d'or. I pendre les bonnes i la poitrine, escrit de lettrée, des 
noms aux trote Roys de Gonlongne, gamy de qnatve lîalays l.iï^ dia- 



^ *- tfoe croix à Tiii peilest ii|j balais et j faj^ûr^ laquelle j^end k on fer- 
melllet oà sqm ^) s^iillUp» i J^al^y et u peueiu 

(0) •*- Et si enst ponr fe prix nn fermail à pierres précieilBei» ^ne FT^^iry^ 
de Bourgogne prit en sa poitrine. (Vroissart.) 

(l^lill.ll«i-p*tlviHia<dl]Él d^/A une tarierefH, esmaiUée dqdens un soltfB/ 
qui tient nn rolet. (Ihu» de Boargogne, n. 5459.) 

{Q) — Un fermail d*Qr, à un dain esmaillé de Manc on^piel a nn rolet et IbW 
1res «sofiplie ^ dteni : plnthanH. (Does de Bourgogne, n. 5455.) 

(9^ ▼«• Un teiMil d^or, A «ne d«n«^ WMiiUé« qni tientnae faeiMet Mipdttt 
«be«et Uw^ anpfj» d*elle. (I^pips de Bourgogne, ». 5i56<) 

im -^ UnpetitXBmaildV»|^nQeMetefttiii«Blw*«ÉI*.(|D*.deB.«(Mb7.) 
(T) TT Y7a peli^ ife?m«U» à i«i »mmHi fiWMÎtté de Une. (». de B^ MS«.>. 
(11)1397. Un fermail à la semblance des deox rois de France ei de>Beka|gne.' 
Ohics de ^pnrgogpei, $>907«) 

(inAMFiNB (|ldA«)4imQA le Bf» àsoQjileMi éaMB0ir.gMivr 4e ptovres pré- 
twnpc^ t ftTec nn trks ricbe lenmUet. Et te toy d'^Âgleteere ^konna â' 
son père on antre feroMllet qpi avoit esté an fim roy lean et estoit 
le pins riche de tous les dons qni axaie9t. es^, Uj^ («hwénal des 

Ursms.) 

n^tlDf .'lAl ferme^et d*er penv peodre clefc et bonnes pour la royne d^An^ 
gMene. tnwnf»oi itojmi.) 

(Zyimd.Uag femftail d'or, fait en manitre 4*ine tontflle nomée, esmafllée de 
bb»c, SBirnir d'nn grée balay dessonba, et desraa a «off assex gras 
^IliiniluiA mlHe' ^ pfiisienrs fijces. (Dots de Boiogogoe, 41 3A.) 

(Qt4(tJ^«iir «>irdûel (CMrles YII) on cbapain de Uenre ^aa, f«>n« 
4e antin^ '^^wmy r^ et sur le d«f «ut etoit v^ petit femail svrlefQel il 

flKMAiiui^t 49¥smv, 4â taui^g foni«^, (lui deTODaitfiit la g»»* 

(A)i|ll.,Gipiie par olDiieno» fois il enaft esté fesaU de iflire mariage -«ii 
Mijkbiei^ane fiepvaillea, ne formai^. it'euNWt pae: eaté'Mir ee wtn^ 
OC^fttea oe fémiasiojLt) 

WM?t<bpov w, bej^ m^,Vfmi' f Iw ample de ma ipoer |«a tm 
enToiseeme9.t et non fxojf le çMrtvop aidant de gm^er peDtes ler^ 
mailles, car qni trop conYoicte de prendre dons ne gaignier telles pe-. 
tites fermailles, par tels jeux, maintes en sont... (Leuhev. de la Tour. 
Jhmig. deadtammes.) 

(I) MHI.Qeané Ha orant %ev, trent one fennaille de conrmtm accort, que le 
premier qui direit oyl, paieroit Peseot. {Lettres de rémissîon.^ 

vnvâlis. Vdets cp4, en se foitmasit, leconvrenit u» tajidean ou 
vnmirQir^ Le mot Clouant ét^t employé da^as le m^uije ^&us, et le. 
mot OuM-ant exprime la mèmisidée^ hm UP sens oUl^^i. J'aurais 
pa»Mns(Ufficuli$^ jQuttll^lier les citations, mais il m> pdru saîûn 
tant d^en faire une pour chaque acception, et je VaîextcAite, avec 
i&teaUoji;i, du même dwument. 

Ui^34kV^g< petit tiiUiaik4'<ft, lea dena (nwaMdB eriatal d» roche, dedens 
lequel tablean est nne notre Hanie, anm oostee deux tom^ qoi tien- 
i^onA une 6o«r«iMV^ iw sa te^teu (tA?e9taipe de GbeiiaerO ; 

9fi ^ Ung antre tableen wyde, qei se oune à deox demi clonans, ouvré de 
4Mne>«Mrre»gB à il d^or ta aict et à V^itae eeeté« «ne nmin Dame es- 
maiUié de plusieurs couleurs et à Tentonr d» bord est esorftpt : 3fater 
Dei^memente ipei, ^^^ et in btopa Ji)or|ift. ^ 

(0 «» Ung petit tablean d*or, en forme de table d*autet, fermaat à-deox on 

24 



J'U glossairI: 

.• * ■ 

vrans, on milieu duqnelest, en esmaillure de basse taillerie crucifia 
ment. En Tnng des onyrans la descente de Nostre Seigneur de la croix 
et à Tantre la résurrection, et au dehors sur les dits oarrans est la fla>, 
gellation et coronation de mesmei et i l'autre costé est coinm^ 
nostre Seigneur porte sa croix, en ouvrage esleyé. 

■ PEftBlAUS. Voyez FermoWs, 

(A) 1394. Une bible «n latin, couverte de cuir rouge» à quatre fermant doiM 

ësmaillez. (Ducs de Bourgogne, no 5626.1 

(9) i47t. Dessus si ayoient leurs manteaux 

Fermans à môult riches fermaux. (Martial de Paris.) 

FËRMILLIÈRES. G'étaientde petites agrafes et peut-être des citi>' 
Ghets dans le çenre de ce que nous appelons des mousquetons. 
Tantôt elles retiennent des anneaux sur une ceinture, ou bien sur' 
une bourse. Exceptionnellement, fermeillet signîflAit la même diosè. 
(Voyea FwmaiX. ) 

(A) 1319. Lyenardin Hamon, qui avoit appendu ans boutons ou fennillère de 

son jupon ou autre garnement, une boursete. (Lettres de rémission.) 

(B) 1380. Une ceinture d'un tissu de soye tannée et n*y a que la boucle et le 

mordant et v^j fermillières avec annelet à mettre le coustel, non pesé. 
(Inventaire de Charles Y;) 

. FERMOIRS. Terme employé plus particulièrement pour dé^ 
gnér les agrafes qui fermaient les livres manuscrits, le uarcheinio 
exigeant une pression assez forte entre les ais de bois de la relinte. 
Quand le manuscrit n'était pas relié et restait en cahier, nofi tyé, il 
se fermait avec des lanières^ (Voyez ce mot.) Quand il était relié, 
û se fermait de deux manières différentes^ oif avec des oouitœeK 
qui^ cousues d'un côté de la reliure et se terminant à rextirémitépar 
un morceau de métal troué, venaient se fixer sur un bouton qui for- 
mait saillie sur Tais opposé^ ou avec des fermoir» de métal $ à 
charnières, dont nous faisons encore usage, et qui sont d'iBH 
pratique moins ancienne; on les appelait aussi, aans ce ca8,ctei 
crochets. Au reste, rien n'était précis et arrêté dans la lan^ du 
moyen âge ; si le fermoir était raffrafe des livres. Texpression di 
lërmail^ qui désigne Tagrafe des vêtements^ s'appliquait également 
à la fermeture des Uvres^ ainsi que son pluriel fermaus et son diffli- 
ûutif fermillet, 

(A) 1352. Les parties de Jehan le Braillier, orféyre du Roy, pour deux paii^ 
de fermouers d'areent, esmailles à fleurs de lys, baillai i Jehan dt 
Montmartre, son enlumineur. (Comptes royaux.) 

(,B) 1380. Un petit greel dont le second feuillet se commence : manifeitfA^ 
fermoirs chargent, ësmaillez de France. (luTentaire de Charles Yi) 

(G) — Un petit messel à Tusage de S. I>omeniqne, sans note , à deux fei^ 
moirs d'argent, esmailliez de France. 

(D) — Un évangelier — et sont les fermoirs d*argent dorez des anaiuéi 

France tous desesmailles. 

(E) — Un grand journal bien escrit et de- grosse lettre bien enlondné etbif- 

torié de blanc et de noir, — et a fwBuAn eanaiUei et une petili 
pippe esmaillée sur le demy rond. 

(F) — Un bréviaire entier, très bien -escrit-, sans notes et a les deux femurfff 

d*or, à tissu d'or trait, et ou fermoiraen chacun nn rnby d'AlexanAÉ 
et ii^ perles, «t est la pippe d*or à un balay et à ij perles^ en un estaj 
fort fermant à serrure. 

iCr) — Un très petit bréviaire, — et y a deux petits fermoirs dV)^ i char- 
nières nééllei. . ' 



ET.I^ÉPERTqiRB. -^49 

(H) 1380. Un petit, bréviaire, très bien escript, — et ferme à ij crochets d'argent 
dorez. 

(I) — Un gros sanltier, nommé le psanltier St. Lovs, — fermant, à ij fe?- 
moirs d'or néellez k flenrs de lys, pendans à deux laz de soye et à 
deux gros boutons de perles et une petite pippe d'or. 

t J) "— Unes très parfaictement belles heures, très noblement escrites d'or çt 
d'axur, — et sont les fermoirs d*or en façon de crochet et a en cha- 
cun un balay à iiij grosses perles et a une* très belle pippe d'or où sont 
nu saphir, ij balays et iiij grosses perles. 

JK) ^384-85. Pour ung cent de fermours à livres. C'est assavoir: xxv pour les 
'• Jbibles, xxv pour les petits livres et demi cent^wur les saltiers, les an- 

tiphoniers et les grées, faiz par Jehan le potier (c'est-à-dire le fon- 
deur), demorant en la grant me. (Comptes de l'égbse de Tr^yyes^) 

(L) 1389. Deux fermoirs d'argent à façon de bras. (D. de B., 5466.) 

(1I)13W.A Pierre Blondel, orfèvre, —pour deux fermouers, tous d'argent 
esmaiUez, pour mettre ou livre de Boëce. (D. de B., n» 5698.) 

(N) 1397. A Josset Desture, orfèvre, -r- pour vint paires de fennouers d'argent, 
dorez et esmaillez aiu armes du duc d'Orléans. (Ducs de Bour- 
gogne, n» .5779.) f 

(0] 1399. Une bible en françois, en deux volumes, que le roy Charles le Qnint 
faisoit porter avec luy et en chacun volume a quatre fermoirs esinail- 
lez de France à imaiges. (Inventaire de Charles VI.) 

j(f ) 14i0. Unes heures de nostre 'Dame, — fermans les dites heures à deux bras 
et deiix mains d'or yssans de deux nues, fermans les dites heures en 
une boiste de satin vermeil. (Ducs de Bourgogne, n* 6190.) 
(Q) 1412-16. Une très belle bible escripte en françois,— à deux fermouers d'ar- 

giut dorez, esmaillez de Adam et Eve.*( Inventaire du duc Jehan de 
erry.) 

<ft) -r^ Le Roman de la Rose, — et est couvert de cuir rouge empraint, fer- 
mant à deux fermouers d'areent dorez esquels a escript : Le Romans 
de la Rose, et sont les tissus de soye noire et sur chacune aiz a v bonV 
Ions d'argent dorez. . 

(S) ,— Un petit livre en latin, — des lamentacions de la morl du roy Charle- 
maigne, couvert de cuir vermeil houssié et par dessus nue chemise d^ 
drap de damas noir doublé de tiercelin vermeil, garni de deux fer- 
mouers d'or, où il a, en l'un un ours et eu l'autre un cigne , tenans 
chacun un escuçon esmaillé aux armes de Monseigneur. 

(T) — Un livre des croniques de France, fait par maistre Jehan Froissart,.-r 
cottvert de cuir rouge housse et fermant à quatre fermoers de laiton, 
à façon" de croche tz, il 1. 1. 

•(U) 1430. Un marchant apporta au suçpliant unes hei^s pour y faire un fer 
millet d'argent. (Lettres de remission.) 

VERROXNERIE. Quand on vit, au moyen âge, l'homme se cou-i- 
▼Tir de fer, et toute son. industrie s'appliquer à imaginer des coif- 
fores de fer, des masques de. fer, des gants de fer, quand toute 
jtistice, toute humanité plia sous la brutalité de ces hommes cou- 
verts die fer, on dut croire que l'âge de fer était venu. Cet âge eut 
tependant ses artistes habiles, qui saisirent, au milieu de l'unique 
prëoccupation d'une défense assurée^ quelques instincts d'éléçance, 
•^ en dlveloppèreni lé goût. A celui qui aimait ses armes, ils les 
<^lèreBt avec talent; à celui-là qui désirait se faire coimaitre sous 
8on a/mure, ils imaginèrent des formes de casque plus élégantes, 
jàes écus, dés arçons de selle mieux ornés; ils n'6tèrent nen a la 
«ûiBté dfiJa déf^e, ils ajotutèrent à la beauté de Tarmure. L*art 
«'empara ainsi du fer, et ta ferronnerie devint un art, en France , à 
A&e epo(|uç où elle était un simple métier dans le . reste de TEu-?» 



'3t6 etossAtiiK 

ro{)e. A notre imitation^ on è*y appliqua dans d'au&res pays, et 
TAllemagne acquit de bonne heure une réputatàoa naéritôe, qu'elle 
conserva jusques assez avant dans le xvii« ^iècte^ ^ ne parlerai pas 
des allures dams ce R^ertoiré . je porte mon attention unique>^ 
ment sur la ferronnerie appliquée aux coffres î^ooSïeiA, &ihi paih 
tures de portes, aux grilles» aux treillis, aux semues et à leuis 
clefs, à tous les ufittnsilesenfia de ia-vie pti¥ée> €lf Je YéttVoie à ces 
différents articles. 

Flihilé. C'est-à-fire garni de métal à rextcènûté. {V^ez TIm 
eiMofàant,) 

(A)i4l6^Poiir kmift 6hrtc«M hm^b d» dMïlxnu d^stf^tifitt — Viij éHens, (fin» 
de Bonfgogkie» 396.) 

. (B) US5.La veit sainte 4*ug)tiaMi bien, ferré dV, UOH U de&iaingâit. {àhU 
de là Salle.) 

PBâr et Ferm. Frappé, de f^ire. 

(A)139d.Un plat d'argent blanc, signé de trois esciiaoïiSi •feroB' env le bortà 
armes. (Ducs de Boorgogne, no 8907.) 

FIEE DE MAILLES. Fer de maillea, nonr te distuxguer de fier 
de i)lattes, c'est-ànlire des plaques de fer, dont on composait, 
ainsi cfu'avec des anneaux de maille, les armures et les couvert^»- 
res de chevaux. 

(A) 1358.IJ paires de couTretures de chevans de fier de mailles et une paireée 
convretnres de fier de plattes. (tnV. da Hamas de Mons.defiaynnatr.) 

FIEETE. Quand il n'est pas question du privilège de saint 
Honudn à Rouen, la fierté esttoirt nmplenkent une diAssev Jbe mOt 
a été et est resté pai-tioulièrement en usage axas le nord de la France 
«t en Angleterre. 

(A) 1250*. Quant à Arras la fierté Tint 

Moult biatt miracles y avixlt. (Gauthier de Goiiacy.) 

X6) 1306. Le roT Loys commanda que Féglise Saint^Deais furt décenverte eiK 
droit les nettes que son iMble père, le roy Bagobert avmt fait couvrir 
par dehors d^argent pnr par grande devocion et commanda que il fost 
desparti aux poyres. (Chron. de Tabbaye de Saint^-Deiiis.) 

(G) Et si enclos et encagiés 

Corne un cors saint en une fiertew (GuiH. Guisfft.) 

(D) 1355. Je devise à Seint Thomas de Hereford on ymaoe de Nostre Badl» 
d'^argent surorté. d*estre (a) taché sur son Merte. (Test. d*£lisabeth dé 
Glare, fille dn Comte de Gloucester.) 

-^E] 1375. Les MTOrnemens des smteh doivent estre ferretez, escrin^ à it^n» 
etaoble^TesseaiR^^Jèh; Odulaio* Tted* dir li^« DiTrAKli.) 

{¥) 1382. Hma fiertés de Umoges. (Inveot des reliques de Tiglise Saiote^int^ 
de 9enay<^ 

<G) — > Ufl» amU fierté de Notre Ditee en laqiMlte Mentiij apefttèll^ f^ 
Tert d^ai^eiit et yii {^tiaea d- argent esmailties ^au c%pitiel 4b l*"^ 
fierté. 

](H) -« Le fierté saint Morant i- laquelle faulinae plattte d^argeat êuVvm»l^ 

<I ) «— tJne fierté de leton doré, à xw^ esmaax et t bevftolu de jchiAAo^ ^ 
le bras Saint Estienne. 

FILLAHÈEES. Ce qu'on appelte, de nos jours, i»»UcMB^àB^ 
Elles étaient iréellàs ou' imitées par la peinture et par la^âiKliut 
sur un vaseet sontcouvesale* 
iA) U5S. Pdttr iv pièces de cendal des larges pear faire de eeqf ta!! dril iN^ 






ET JRÉPJB.BTPl^B. 31*7; 

tières arinoyez aux armM d^Espagne et de Bourbon (pour une chambrer 
"à parer. Comptes royaux.) 

fB) la^O.Filiatières qui pendent à un hanap. (In-vent. du Duc de Normandie.) 

(G) — Au dedans du couvescle a une fllatière esmaillée d^aziir. 

FIBANCE. On disait : faire finance, c'est-à-dire échanger contrç 
djè l'argent des objets de valeur, et le mot comme le fait revien'- 
lent sans cesse à une époque où, depuis le roi jusqu'au manant, 
tons étaient aux expédients. Les quatr,e citations suivantes sont 
prises au hasard dans le nombre si grand qu'on en pourrait faire^ 
et en lisant les documents , on se dira que si Ton consignait de 
pareils faits dans des actes authentiques , les roueries qu'on n'en-» 
legistrait pas ne devaient rien avoir 4e bien édifiant. 

(A) 1431. Four avoir mené de Lille àYalenciennes, en deux panniers, sur uns 

cheval , certains joyaux appartenant à MDS (le duc de Bourgognéi 

. pour sur iceulx faire finances. — iig francs , iii sols. (D. de B. 909.) 

(^} 1459. Tandis que le seigneur de léans s*efforçoit de faire finance de plu> 
sieurs choses pour festoyer son boste. (Cent Nouvelles nouvelle».) 

(G) — J*ay ung affaire qui me touche beaucoup , si vous fault engaiger tous 
nos joy aulx— et oailla ce qu'elle avoit d'argent, ses verges, ses lissus,^ 
certaines bourses estofféeslnen richement. (Idem.) . 

(fi) 1S33. Ledit seigneur (François 1er) poor.demonrer c[nicte envers Emmanuel 
Riccio de la somme de 4,694 esciis soleil , à hiy deue par ledit sei> 
gneur, pour vente de perles qu'il luy a délivrées et mises en ses mains, 
Iny a permis qu'il puisse faire entrer en ce royaume jusqu'au nombre 
de deux mil trois cent quarante sept pièces de veloux de toutes couÎt 
leurs, tant cramoysi que autre, drap de soye de manufaicture de 
Gennes , saxis pour ce payer l'impôt de deux escus par pièce. (G. roy.) 

FIOLE, et phiole, dérivé du grec çioXy], bouteille. 

(A) 1300. A ma table servoit Ten, devant mes chevaliers, d*nne grant phiole de 

' vin et d'une ^ant phiole d'yaue; si le tremproient si comme ils vou~. 
loient. (Joinville.) 

(B) 1396. Une fiole d'or, à mectre eaue rose, assfse sur une terrasse, esmaillée 
t . de vert — et sur ladite terrasse deux loups et on millieu de ladicte 

fiole deux mirouers garnis autour de xxiiij perles. (D. de B., 5735.) 

FiZONOilIE. Physionomie. Son étude précède . ou au moins 
m>fflpagne, l'étude de la ressemblance; c'est le fondement sérieux 
du portrait.' Cette considération motive les citations suivantes. 

(A) 1298. Et encore vos di ge entr'aus a maint sajes d'une art qe s'apelle fiso-. 
nomie , ce est de ccmostre les homes et les femes , lor qualités , e ce ' 
sunt buen ou mauves, et ce eonnoissent, ils véen l'ome ou lafeme. 
(Marco Polo.) 

(9) 1350?*. Renart est unebeste de petite estature et a le poil roux et a la.queçe- 
longue et moussue et a mauvaise flsonomie. (Modus et Racio.) 

(G) 1389. Icelles jeunes femmes monstrèrent aux diz sergens enseignes de la fi» 
sonomie et estât dudit Estienne , afin qu'ils le cognussent mieulz. 
(Lettres dé rénnssion.) 

IÇ) ^80,. Avan1| que se Téduii^c , il avoit près de sa personne ce grand hypor 
chràtiste et anatomiste, voir fisiouomiste , Andi;é YesaliasI médecin' 
flamand, très fameux , natif de Bruielles , qui s^advaU^a dfé lu} dire 
sonvent qu'il n^avoit plus guère à vivre. (.Brantôme.) 

^fLACOKS. Bouteilles à panse évasée et plate, qu'on portait à- 
l'aide de courroies, et qui, par cette raison, étaient enregisti^es dans 
les inventaires avec les barils. La bouteille en verre, décrite dans 
la première partie de cette notice^ donnera ndée dé la forine du 
Mtmei expaqnera comment bouteilles et flacons se confondaient. 



ta matlièl^ ûe les boucher^ les flacons àtec nik'CCftîferdè à Vls^ les 
l»puteill^ avec un bouchon^ étabUssak entre etix une dkti&eiioau 
(voyez Pîasqtus,) 

U)1360^T6Dt«ii« d» dac d'Anjon, 151 à 166» 257,^23 à »84. 

{)6)i 363. Dent flacon» d'or à deux esmaiu, ehacua des atmes MonfieioifiDr 1|| 
Pdc, i ii coorroyes de soye ferrées d*or. poisenf tout ensenaSle isri) 
Ukarcif ^ ôntefi. (Intentàm» dû duc dé NARnà'ttdle.) 

(d) t^dO. lUetÙL gfands flacons, tons ésmaitlez, à dëûî aftsés de serpent; ftoi tinns 
d*afgiéùt dé Cfptëy eB&âmifet tôat a« Itmg, maû&t V) MaM» et lé» 
4étaa le pajie Grég6lré a^i roy Jéàt. (limf&iiàfM de GlwrfM'^i) 

(0) -^ td bel tiWû, d^argént ûbfé, é^ttaifié, qtti anUe ati80'^o|tttt eV 
un annél aii^ b<mf «f^ psif le pied qpiMre^ botlitti!*' qttl bcih«AV| ]MMalF 

(B^ «^ SMit p6«i1ii <lte(»l da baHl»=d*a«gMt bhMa. 

(P) »- tma j^tîts flattons, tons plaSjâs, à^àï^firà TStxae, l' ittêttM éàae rose, 

pÊBmÊt iij iMtd», iM} 6wm, 
<6) -^ jJNRnrgrmâiP flacon»^ «a MÇMà d^^cMm^lk^ ètf^ftni âiO|>liiitt»«smail]et 

IW' k» dettL^oel^ peMiil bsiawsif iuj onowei âAtni** 

ifty ••- Btw^com d^SMIAIf, êsstéêf «n'fhçotf dé M«e«r^deilÉy (ffieiièllées à m 
esmail de No6tf«']9eigae»p<4iii-8'«pf>aii«t ait Xigd^altiè» ««'«nrantre 
«V» d«Q« qui Inii» i n» l^ et SMlçeBAui » «d> tiisy ^«èbyv^lko)^ 
tfé«i pMMAt xwj maM&>' 

(!) »4e7.9é»cflaéon»d'»ifge«t âoté^ «<to«t'tti0>MlBil(tnii'»<fi]g6«étvertede 
ca«tttv{Dii«»d« Bôm^gn», iB6».) 

it) ^ ])6ttx tfatt%«flfacOtagd*â»g^tatdM^,»ët)t«bt'ic»ttli11toOiiâC^ 
Alttfe. (4864') 

(k]PYà02.' A ]ilaihieii le Taclier, orfévte, démontant à Pàrk, ponr deux flaieaUs 
d'ar£eBt^l^itf1<Maiit«lt«piai».e»Vaa1Mttoi«->^i4Mrifc Vè 8«<(4ltÉi^ 
de» dttcs^ de' Lorraioe») 

mi%3êi tfam^flacBmâ^ngent blanchi qMli'doMsMdrStnite't donné à rem» 
perenr, de Tung oes costez annoyë anx armes-dèrBavl^refe^ et à Tantie 
eo8t4 il •«< OQvre -naa le miUeuj eà il se penltmeclte p<dn etcbii? Ml' 
i^tiiXf eié rau*re le fin, p^nL a^ deux semir«s i&mngtij m>dV 
^nitioit.aij (»M$* (iaventairede GliarîesF(Kiwt«) 

(]() 1582. On ferme bont^iUes à boncl^na et flaccons à vis. (Taboorot») • 
(JSr).16lO.Ie TOUS a?eft^ doeîes buTeursi ^ tous a]mfliMiis.(ils seiitJ 
Taîsseaaiiérmaàs àyis), Toiisséreien sûré^^ \M Moyëii 2U 

FfJkMB^AU. Les torches de cire qu'on portait à la main, ^H^; 
4e. fiamn^ âamme, on appelait flaiid)eaax. ayant été diminuées œ 
wKMS&asty entxèreiftt dans tes gran(te ohanâeiieiis^u'iOiènMnma dès 
lors chandelliers à flambeaux et^ pour faire plusi cé«âi()Mâlbeanx. 
|4')'144li Getltiltt libMe eëfa ooëtat» tii torcSiiilii tfaCttbeBfiB'ét' M|giâv {Ek^ 

eerîes» Andè^. ap* l>a iiliitge:} 
(^ nî(Wi^Tf#ie eliatideHlers à flari^anlx. (Gompn*» rôya«t.) 
(CSytîItt. Françok ÔnyaM, orféVté du ftoy,-pottfèttrJi£îrfemfeiitde déni flan- 

beanlx. (Quittance. Arch. nationalesT) 
(D^IWT. I^g cha^elïier d'^gëiit, fàiôt efi ly0n, pâftattt ittg flàtube^i fA M 

gdéttTO, CCoitipté& rù)f axt.) 

FLASQCBS. Be /{(i»c» et /ltf«e<t^ iliLoon) en aU^ùanâ #V»tcft«. 

(A>iM0«DeuxJi8(|i»s d'argent, tfMidrOJiflliM mvM dtftfitt* eMtfiiltt/Uj^ 
^s^ naBaat eâwlÀbte «br ■* (invtatatrr. 4« ^mifgm'U #*wPP 
d'Ajnnoiae.) 

(Q)^560^.A lents boudons pendoit.un petit eserit» contentint It nM^iear J» 
ûw»r avoit cause defon^r tent Toyajro, ila^voient swijpBi ^^Pf'^'''^ 
• des miinteanx courts et le fla^e à là ceintorê. (Tfi.'rblèiigo.] 




ET AÉPBRTO^Rft. 31^ 

PLBUU ARTIFICIELLE^. Les fleoTS imitées en métal se 
sont sëufeb MOÉet^ééÈ, et c'est d'elles seules dont je pomrai 
lifbCCUpet d^tlts ce Répertoire. L'éniail donnait la coulem* à Yot- 
févie nabile, qui étudiait la nature pour l'imiter fidèlement. 

(A) iSSO.Ontre le présent du fniit, Mit en fit vit à TemM^etir ^ an roi dl!^ 
pagne d^iin ramean de victoire, teat emaiUé ae verd, ms branches 
toutes chargées de grosses perles et pierreries et qpà étoit fort iMan à 
tbir«t in6stimal»Ii9. (Btflntdme.) 

FLECES OE LT», d'Apre» le tlf. DepiHls là Ébiïc de lis , qui 
t^Mi^aii dfOMe sur sa tife dev«it' H sainte Vierge , au motnê'nt Se 
FAttËcmeiKIiOft^ jnsqtfàtix fleurs de lis déëslnéeâ sur les ôarreaux 
du sol ; depuis les fleurs de lis du sceptre et de la couronne ju^ 
quIuûL flétirs de lis dti drap mortuaire ; deptds les fleurs de lis, 
rklhôs loyâut transformés enpaiîc, en agrafe de chape^ etc., jus- 
Qu'aux fleurs de lis gravées en relief dans le far,, et qui servaient 
S fOdJ^ii^ à chaud Tes arbres de la forèt^ les cuisses des chevaux 
et ré)paule des criminels, ce signç héraldi^» a piomené,- pendant 
IBS xiii^f »v«| x¥* et xTi* siècles > s» graeieuse «Inoaelte sur toute» 
le<.(Sttrret hnma&nfts du beau pay* de Frailee, san» oompter les 
kîitations du dehors. Je m« siûs éceupé aâlleurs de fixer les yarià* 
lÉMi» é» sa loADie et de Techeielier ses ongioes ; je ne veux parler 
m ^^' dtt dotible cafÂdère qtii Itd est assigné dans la citation 
MSyantie. la fléor dells d'armoirie, héraldique ou de conventiozkw 
eCla nettr de lis a^rès lef vif ou d'après nature. C'est un fait d'autant 
tnitf <;tErtetdf; q^'u vient eh aide,.bieh que d'une date peu reculée» 
i rteplicàtibfl Va plus naturelle de Tongine de la fleur de tis. 

(4)4A5i. ?<mr fûre lat fonier une onUUer dVnr, dont le manche eiijt esqnatteilé 
Arflenrt'de litdwamerie et deHennde lia ftprtiÉ te vif et sont enver- 
rez d*azar et de rouge cler et an bout d^en hanlt ttn chasfel , en ]a-> 
Selle cuillier est entré ii onces, v esterlinad'or à xxq carats pour ée- 
ié et fa^on, xlv liv. (Comptes tt^alir.) 

FLMViàETv C'est le voile flottant qui entoure la coifltire, d'ori- 
pûe allemande , appelée Hennin et qui s'en échappe; c'est aussi 
une coiffure. (Voyez Uennith)^ 

(J(y tMO.Vllé'dittie k nn'fi0l|nàrrf.tIAtent. dn duc ^Ânjou, n. 381.) 
ÇB^m\%rVfé»^fédêi^€Hétm'k «tf<)tihi«t"dMâlék & Vi manière d*Alemaingne. 
- (lii«eAl.'d« due de Bevry.) 

VdisrK et fVi^n. Briquet; La làine de fër qui, é!a choc de la 



urwvttXBamB me jvriMU, parue que i viwyiMrm » eu cmii ouipai-^^ rut 

Vm/ÉàVmiSbAt»^ dror et d'ftKent émaiUé. PhlliptM) le Bon avait le 
pressentiment du eairactère inflÂtulnabte dé son fil^^ lorsqu'il prit 
pôvEf èeViâele'fM8il,9e'tai8saBt sedtkbre^ur l'ancienne forn^e de ce 
Driquet, qui figurait un B, l'initiale de Bourgogne, et par le jet de 
ses éàd«llleS' qui représente en peut là ffradte de Jupiter. Il le 
nnditfQpiiîairef en impiiBaBt h ses orfèvres» piètres, bit)detltyét 
sc«i|itoanLlatàdlie dele r^iélersnji tontes Alokî(. Par evtensioily 
on. appeUë foisii la pierre à ai^ùsev. 

(A»10ge4âU)llt'|M#iciiilliV6l'fiitiUe«-^¥d6lU<» gàffiée fouesU. (Biot. Jo&. 
d»«aulMdia.> 



{B)1250% UtnsO. " : ^ 

A aiguiser rpstil. (L'oustillei^eiifc âu TiU^ôiu) 
(G) 1380. Un foisil d'argent, ayec son estavi pesant unmaie/^Til Mices^ (lofeot^ 

de Charlçs Vl) 

(0) — Un foisil d^argent doré, ciselé entonr, et est le convescle esmaillé de$ 

armes de France, pesant avec le foisil, un marc, vi onces. 

{E) 1399. Un foisil d'argent, esmaillé à fleurs de lys, pendant à un laz de soycj 
non pesé, car il y a trdp de fer. (Invent, de Charles VI.) 

(F) 1421. Quatre grans estandars — snr cfaascun desquels avoit un grant fnnl 

et la pierre qui y appartient, avec plusieurs flambes et estineeUei 
selon la devise d« Monseigneur.' (Ducs dé Bour^gAe, n. 618.) 

(G) — Un char paint de vert -r et par dessus semé et emplie dé fusils «t'fl^i* 

bez de lin or et la pierre et les esclas d'argent, à la devise des estan- 
dars de Monseigneur. (Ducs de Bourgogne, n. 619.) 
(H) 1426. Item dix pennons de Jttacture, armoyet à ses armes — et au bout dean 
dites armes ung grant fusil d'or et le caillou d'argent. (Duos de Bour* 
gogne, 8Î8.) 

(1) 1467. Une couppe d'or on il y a à Tentour — du fritelet trois fnsilz et âsà 

flambes esmaillées de rougej clerc et dessus les armes de Monseigneur 
(Ducs de Bourgogne, 2271.) 
(J) — Une autre couppe d'or, toute pleine, où 11 y a sur le convescle des 
fuzilz et des flambes esmaillées de noir. (Ducs de Bourgogne, 2273.) 

(JK) — Une couppe d'or, où il y a dedens les armes de MS., et âedêqsle 
couvercle et au fritelet trdls fusilz, les caillontz esmaiUés et une p^ite 
nuée dont il part des flambles esmaiUées de rouge cler et au dessins I^ 
armes de MS., pesant iij m., iiij onces, iv est. (Ducs de Boui^.^ 2270.). 

(1) — Huit fusilz d'or, servans au manteau de MS. de .l'ordre de ia Toison» 
chascun gamy d'un dyamant pointu, d'un rubis et de xij perlésJes 

(' unes plus grandes que les autres, tout pesant 1 marc, y onces, [Diiei 

de Bourgogne, 3095.) 

(M).1620.L'escu (que Constantin est sensé avoir donné à sa capitale) dem0^' 
les,* à la croix d'or cantonnée de quatre B grecs qu'on appelle nuil^ 
(And. Favyn.) 

' TOISSELLE , corbeille à fromages,. 

(A) 1300*. Querre li coviendroit henas et«scuelles . 

Et platiaus et foisselles, grans gastes et menues. (FabKanx.) 

(B) — Li saut à grans ^ors la cervelle 

Si comme fait de la foissele 

Le lait qoand on fait le fromage. (Ovide cité par Borel.> 

{Ç) 1360. Foisselle d'argent à v pertnis. (Inventaire du doc d'Anjou, n* 773.) 

FONTAINE. Les fontaines étaient un des tbëmes fayoris de 
TcH'féyrerie ^-iOn en Yoit des descriptions dans tous les inventaires. 
Je n'en citerai que deux qui se complètent par le hanap, la qoait» 
et le gobelet^ groupés autour d'elles. 

(A) 1353. Une grant fontaine, en guise d'un cbastel, à pilliers de maçomielie» 
à hommes à armes entour, avec le hanap et une qnarte » seméd à^: 
maux; tout pesant Ix mar(«. (Inventaire de l'argenterie.) 

ÇS) -^ Une fontaine de crisUl, à iij brides, avec le gobellet de cristal dessus, 
à couvercle. 

(G) 1360. Invent, du duc d'Anjou, 89, 188, 335, ,336, 337^ 339, 393, 48(1^ 

PONTE. La fonte des métaux, du bronze surtout, est une Wt 
^ ce grand héritage que tous les peuples reçurent ae Tanti(ïtnté$ 
et si quelqu'un d'entre eux a, .par moment, 'négligé- ce legapre*» 
çieux , aucun ne s'en est dessaisi complètement. C'est ainsi W: 
nous découvrons, chaque jour et dans chaque pays, des moBoment» 



iÊBommigXîfAmmeiRt tàe pmtiqne eonfitttnte bièfl que mëàetlte 
dcr r«t da Itmcfeor. Snppoiser que im ouvrieirs antitietit attende 
' k fwm^ôsm (mvtteH bytantitis potir se livret à tet art, <^sf attti- 
Inuratot Greos dACdsstaatinople ]^us dlnfluenee qu'ils â'éu ont en, 
ifest ftÉi^ à notre art national nn tort non mérité. La descHptiion dès 
moanments vant mieux ici que des textes d'ailleurs pen esrplicites 
eltbi1lni9e8.>J'; reviendrai, (voyez Suger, le moine Tné<^pMe^ etc.) 

INlBt:ES^ Forcoâces et Forcettes, CiseaUJi, dont nous avons con- 
Sieh^ Fbroeps pour désigner les instruments de chirur^e qui ont 
Idfoittte et ïe iùécauisme des ciseaux sans en avoir TacticMi tran* 
ehattie. 

(A) tiSO^. Ce 'te nuisent les tiens fils qae tu edises et prennes teqnel m tu 
Tondras de ces deux choses , ou que tes neveux soient mis en reLgion 
et tmûne de t»s foHes, ou que m toieUt dcclt dé éeilé és^À (tdiMK 
nique de Saint-Denis.) 

(I) iSSÔ*. Xjbs lignilles pomgasxit 

Si les foMes trancbanz. (L'Ons^feméflt an Ymaifi.) 

(G) l^M. ôr à consteaulx or i forcettes. (Enst. Deschamps.) 

(1)) fdd^.Leiraél ^rrinet men et tettipté de convoitise rongna d'nne fbrcésôe 
ttaam deadii Hinku. (iiettres de réalseionO 

F«RfiL. Gare-dent* Voyez FurgetU, 
(A) 134a. Un fbnd d'argent de 4enti. (Inventaire de Fierté Gav^ton.) 

' Fdt^iT^ Le goût des anâmaât dodtia naissance à ces petits 
fonet^ véritablas j03raiix, qui n'eicduaient pas les vrais fouets de 
9etttét b^TÉ , qiknd besoin était de s^n servir pour chasser les 
^MeiA'M appttrteiarents. I^s ribauds et leur roi interdisaient de 
B même manièfe àUx intrus rentrée de l'hôtel royal. Rien lie 
ttoime initfia rWée dft contraste d^élégaitte et de désordre qui té^ 
gnaieat dans «ne habitation du lûi^yen âge que la vue d'une dcK 
nenre onentale^ celle d'un pacha au Caire ou à Damas. 

(A) 1380. Un fouet d*yroire , à trois pommeaux d'or, esmaillés des armes dfe 

là fôyte leaime de BottrboA , à iiî|j ehàietmeà d*or. (Inrefitaifé de 
OhaiMfi T.) 

(B) -^ Vn fénéi^ dont le mânfebe éêt é'tnCf S iiî pomeaiix garnis de pétrrerié et 

an boit da dit mancbe^ a un gros saphir carré et fait le dit mancb» 

<!adtfan et a, en la ehassouère^ vnj hou tons à xviij perles grosses, pe^ 

tant ij Enrcs^J onee» ij eflieilinSk 
•(G) 1446. Pour tj gtins fooez de nerf^ de benf, gamia de nosseaspiniettes, dé> 

livrées auz varies et sens de la chambre dUoelle dame (la Koyse) ponr 

chsuser les chiens. (Comptes royaux.) 
(9) ^ 1^ fbnex dé cristal, garnis d*argent doré, esmailliez de diverses gui- 

ses, ouvres à chastea>iï et antfes choses, — Il lir. t. (Inventaire db 

dM<âti6erry.) 

At4M« QMt #9110440 erista), imy è»4eni bonts d'argent doré et de fiertés, 
^ dont U n*en fault nnlles et se a nenf boulons de perles, ^sant en-^ 
«ttkbte V 0. (DoM de Betugogn», 3196.) 

F»OBeili£TTB. Quand je vois Périelès ^ Aloibiade et leB plus 
délicats de ce beau temps de la Grèce, manger avec leurs doigts> 
après s'être lÀtéS^ il est vtsÔ}, domme on le faisait au moyen âge, et 
^ coUMttKy comme nos pèrèk que la cuiller pour s'aider : quand, 
^ beau temj[)s d'Au^ste, à Tq^oque des raffinements du luxe, les 
y^n^ Martial^ d'Onde et autres poètes de bonne maison ne laisseUl 
pu douter qu'on mangeait à Rome avec ses doigts; quand enfin je 



r9||2 fii«ossAi»B 

lis dans Plntargne des règles de d-vilité à observer en mangeaftt 
avec ses doigts, je me dis que la propreté est chose conventionnelle, 

?iie se servir de ses doigts^ en mangeant, n'est nne saleté que àepxàB 
introduction des fourâiettes , enfin que juger une civilisation ijar 
' l'usage de cet ustensile de la table, c est la mal juger. Et, en efl'et, 
. cette propreté est d'autant plus chose conventionnelle que c'est 
dans rhomme une vertu acquise, le témoignage d'une civilisatlcm 
avancée, le luxe d'un peuple. Au moyen âge, comme de nos jours 
en Orient, on tenait plus à l'éclat qtfà la propreté. P^ir la même 
raison, on avait, pour puiser dans son assiette les mets liquides, 
des cuillers, mais en petit nombre , une par personne pour tout le 
dîner, et pas de fourchette. On mangeait la viande . le çoisson, 
tous les mets solides avec ses doigts, et les délicats donnaient d^ 
règles pour s'en servir proprement. Et cependant , dira-t-on , les 
fourchettes étaient inventées. Certainement : ainsi Pierre Gaveston, 
le favori d'Edouard II , qui avait soixante^ieuf cuillers d'argent , 
possédait aussi trois fourchettes, seulement elles étaient réservées 
pùur mengier poires. En 1328, on trouvait dans l'avoir de la royne 
,. Clémence de Hongrie une. trentaine de cuillers et une fourchette 
d'or. La reine Jeanne d'Évreux laissa, en mourant, une four- 
chette soigneusement enfermée dans im étui et soixanteH]uatre 
cuillers. En 1389, madame la duchesse de Touraine avait neuf 
douzaines de cuillers d'argent et deux fourchettes d'argent doré. 
•Charles Y, enfin, avait des fomrehettes en or avec des mandies en 
pierres précieuses, mais à quoi servaient ces rares fourchettes? 
a faire de ces grillades de fromage d'Auvergne et de Bresse qu'on 
; mangeait avec du sucre et de la cannelle en poudre. BSaint fro- 
mage à rostiff dit le Roman de Claris, On avait donc, deis le 
.xiii« siècle, des fourchettes pour quelques mets exceptionnels; on 
.n'en avait pas pour la règle commune. Or, je parle de la cour la 

S lus élégante , de la cour de France et de ses satellites , les cours 
. es princes d Anjou, de Bourgogne, de Berri, d'Orléans, etc.; dans 
les classes aisées on n*en avait d'aucune sorte. Je ne puis m'étendre 
sur ce iK)int; je me réfère aux citations variées que j'ai recueillies 
avec soin , à ce que j'ai dit ailleurs d'usages semblables encore 
maintenus en Orient (VOrient et le Moyen âge, France littéraire, 
oct. et nov. 1883), et du véritable développement de la fourchette 
et de la cuiller, au xvn» siècle, sous l'influence d'un illustre déli- 
cat, de M. de Montausier. (Palais Mazarin, note 374.) Pris dans le 
sens de petite fourche, le mot fourchette avait quelques significa- 
tions différentes que j'indique. On trouvera aux mots Bacin$ à lor 
ver, Escuelles, etc., d'autres indications^ 

(A) 1.297. n y a une fourchette décrite dans rinyantaire d'Edouard I. 

(B) 1306. ij peti2 ganieaux et une forche d*argeat à trère soupes. (Inventaire de 

Jean, duc de Bretagne.) 
(G) 1313. Trois furchestes d*argent pnr mangier poires. (Inv. de P. Gaveston.) 
(D) 1316. Item vessiaos de cuisine, c'est assavoir : — ij .enilUen perciées; (In- 
ventaire de la comtesse Mahaut d'Artois.) 
<£) 1327. Une petite cuillerette. (Ducs de Bourgogne, vfi 5319.) 
(F) 1328. iiii petites cuilliers de cristal, t petites broches de eouiail et ^ twm 

pnsié tout, Ixx 8. (Inventoire de la royne démenoe.) 
46) "^ ij cnlliers et une fourchete d'or qui vindrent dfi YeaAaaéfiiaoam 
'— valent ^xxi liv. 



ET IIHPBBT01RB. 3t|' 

(iB).i35i; Pobr faire et forgiér une cniUier d'or et an beat d*en hault un chas- 
tel. (Comptes royaux.) 

(I) 1351*. Set nefer on fjghe ^ fleache « beest ne fowld more than two lyngers 
. and a thombe. (The Boke of Keraynge.) 

[l; 1352. Pour rappareiller et ressouder une cuiller d'argent de cuisine. (G. roy.) 
(K) tSÔOi tuTentaire du dnc d'A^jou> 112, 220» 221, 162, 757. — Une cnillier 
perciée, n^ 756. 

(141360. Onqnes ne 'nj>lusgrant ordure " • 

Que de mangier en ces plateaux 
Be fustaille, ou chascans, com veaux , 
A sa barbe, et sa main brouillie. (Eust. I>eschamps.) 

(K) 1363..17ne cuiller d*or et une fourchette et aux deux bouts deux saphirs. 
(Inventaire du duc de Normandie.) 

(R)1372. Une cullière et une fourchette d'or, pesant une once et xvi esterlinSé . 

prisié xi francs dV. (Gomp. du test, de la royne Jehanne d*£vreux.) 
(Ô) — Une cuillère d^argent percée, sans le manche qui est de bois , prisié 

xxij francs. 

(P) 1380. Une cnillier et une fourchette d*or où il y. a il balays et x perles, et 
poise q onces, T esterlins d*or. (Inventaire de Charles V.) 

! (0) — Deux cuillières d*or dont Tun grand, l'autre petite , dont l'une est à 

\. biberon. 

I (R) w Une grand cnillier d*or à un saphir au bout* 

(S) — Une fourchette d*or à manche tuers et un saphir percié au bout, pe-* 
saut X esterlins. 

(Il — Deux petites cuillers d'argent doré à espioes» 

JJH) — Trois chevaliers et trois escuyers de brie faicts en manière de four^r 
chettes, c'est à scavoir trois olans et trois dores pour faire les rostien 
de fourmage pour le Roy, pesant j marc, ii^ onces. 

(y) «- Une cuiller percée , une cuiller pleine , un haaet et une saUière aux 
armes Monsr le Dalphin , pesans x marcs,, vi onces. 

(X) 1389. Deux cuillierset deax fonrchetes d'argent dores, neufdosaines de 
cuiUiers d'argent blanc. (Oo ne voit dans ce riche inventaire que ces 
deux fourchettes.) (Ducs de Boorgogne, n® 5474.) 

(T) -i- A Perrin Bon Homme, orfèvre , pour une cuiller d'or. (Ducs de Bouf* 
gogne,n<>5483.) 

^ — Pour la vente d'une cuillière^ une espreuve, une fourchette d'or. 
(Ducs de Bourgogne, n« 5485.) 

(W) 'l390.Pou^ avoir rappareillié une fourchette d'or pour Madame la ducheàse 
d'Orléans, à prendre la souppe ou vin , c'est assavoir refait l'an des 
fourcherons. (Comptes royaux.) 

(Ak) 1412. Une cuiller de pierre serpentine, dont lé manche est de cristal , garnie 
d'or avec une petite forchete; tout en un estny de cuir. (G. royaux.) 

lÏBB) «^ Item une cuiller de cristal, à un manche ployant en deux pièces. 

(gG) — Une cullier de comeline à un manche d'aigent doré. 

(DD) 14l6. Une cuiller de cristal , à un manche ployant en deux pièces , en un 

estuy de cuir — vi liv. t. (Invent, du doc de Berry.) 
(EE) ^ Une broche de cristal, garnie d'or^ pour mengier des frèses» en la^' 

quelle a cinq perles — x liv. t. 
(^ ^ Une f»etite cuiller-, une fourchette avecques une curedentd'or, viij liVb U 

(G6) — Une cuiller, un coustel, une fourchette, un poinçon, une cureoreille et 
une euredent, tout de cristal , garnj d'or, en un sttty de cuir et aw 
bout de chacun a une perle — * xxxij liv. t. 

^H) — Quatre fourchettes d'ai^nt, à manches de cristal , dedans un estoy 
de cuir — vi liv. t. 

(il) — A Audebert Gatin, changeur et bourgeois de Paris ) i liv* x s. t» à luf 



IHgDA —le jonr de ses nopces. 
(d[ J) -9 ïïoe ci^r de coroie, eu vADstuy de ouir g^ray d'^ngent, le s. t, 
(EK^ ~ Une cuiller de coraelioA» à nnnumckê d'aigent éoné, «a «b «ttny de 

cuir, j^nsé^ xl M» U 
(U<) — IJiie cqilUer d*ef, à <»ml6 q«e«e^iM9»4iUée ^n^ acRiM d» l^u IC9 ^. 

conte d'Estampes, t s. t. 

(MM) 1420. Une bien petite fcnnâietto d1i»r, KmÊWâië ^rtUSé, pour JMogisr, 
mêmes. (Dues de Bougogae, 4137.) 

(NN) U23. Denz foorqu^ftes à pendre les philatièrea. f^nreo^ire du Tréaor de 

AcMiay.) 

(00) 1427. 'Une (jraadê frarqaette éHurgent, à prendra 1^ moores, Msant nae 
once, Ti esterlins parisis. (Dncs de Bourgogne, MOé.) 

(VW) 445». Un eetny à foreetteé, t«. t. (Dbcs de Bourgogne, n. 67^3.) 
(QQ) 1402. Et n*y restoitrien de f^ulte (au dîner donné aux ambassaiienrs an- 
giaiis par le dnc de Bourgogne) ^ fors qi'il n'y avoit autant de booches 

«onr mangier comme il y avoit des doigts es mïlns tfet mangeurs. 
ont le aerfice dn dressoiv se fit «n faiBefle 4»iSe. (Or. QbaBteUuaJ) < 

<RR) 1463. Une cuiller d*or nour le Roy -^ dont le maneke est dt j^leite seipen* 
tine à BK^ané^. (tibaptes royanz.), 

(SS) — Une xijB* de cuillers d'argent pour icellui seigneur. (Mem.) 

(TT) 1467. Une cuiller de cristal à manefaed'or. (Bues de B e w ge g ite, 2337.)* 

^XJffl^ . 6iBlq enflBtrs d* cristal , garnies ou miHen d*or, esmaill^s dfim aÔA. 
(Ducs de Bourgogne, 2338. D y a dans ce même inventaire îi. desexip» 
tion de 30 cnitIeoaé*arge«t blase, du n. 27M à 2718.) 

(YT) -*- Une petite looKhette de eiistal,.ganiT«d*otei dBqàatè ^erias astow. 
lisant ii o. (Bus de Bourgogne, 9m.\ 

(XX) 1589. Premièrement ife ne tonchoient jamais la Ttaade «veeles nifeiiis mais 
amc des fourehstteii, Us la portoient jusque dan; lawr bombe, «n i^ 
longeant le ool «t 1« (nrps sur leur assiette» «- Ilsia prenoient (U sa- 
Mi) me des foursbeties, car il est défendu ei| ee pays 1| 4^ tWfi^ 
^ Ti^e a¥ec l^s meûis, ^elque dijlbiile à psen^ «uftSk soit et 
ayment mieu.:^ <pie ce petit tostroment foorcbu tooebe 4 ^mf bouche 
au^ leurs doigte, jX<'Mle ^9^ ^ecQlaphrodite4. Ç^ept une «§tire de )^ 
Cour de Henry ta.) 

(TT)I599 Peu cnill^ersdje f«r« servans à pot, prisée» ensemble n «^ G^yentate 
de Gabrielle d^Bstrées.) 

(ZZ) — Ciaq çuiilM^. ^t buict fourchettes 4*arg6nt, mifiaA.t ^v»mW ^MVVWr 
sept onces — xi escus, m sols. 

(AB) ^ Un rocher garny de branches de corail et de nacqoes de perles, au 
bout (lesquelles y a à chacun un couteau, une cipllier et d^fojpfcbet^ 
au uQinbre de chacun une douzaine gm font en tout trms douzaine^ 
Le dit rocher sert de fontaine quand ron yenlt. Audit rochep il m^- 
que d'un curedont, prisé xix escus. 

FOURME. UQbanc, et son diminutif Formet, un escabeau, im 
tabouret de bois. 

i^\ ^300. Ififja^l je tronvé pa^illem^i^t arm^ et 41^ iffiA ««sacbcsn^rs d*«i-, 
tour lui, séans sur formes. (Joinville.) 

<]|) 1365. Poor m twoie»^ ti^i/9 d^ donin^ pieds ^ trois de «iipt pieda de itm^f^ 
(domptes des batimens royanz.) 

^ w. Ponç gu4rante six tables fournies de tréteaux et qn^r^^te 9IZ founnes , 
ii^xz francs d*or, valent Ixiiij liv. par. 

pemilfi. fepMre, eu plutôt son site» 

iA) 1398. Une fourme de maçonnerie sur deux mayaeanlK. (6oBHite M U oba- 
. pelle du moiui^èDS des GélMtiw.) 



BT IliPSaTCMBE. ^S|t( 

f^VJlEBE. Gamir, de là Fexpression de fonnruTe appUqnée pair 
4a[teii8ioD aia peaux velues qui servaient à doubler les vêtements 
d'hiver. On fourrait une robe avec du satin aussi bien qu'avec du 
]^\rffi^^ un coffret était dit imtté de ceadàl, q^ de taflétae^ quand 
il était garni de cette étoffe. 

mAlN. Frein, le mors et laMde. Les mors étaient souvent fail^ 
M aigent et en argent doré, c'étaienjt des produits de l'orfévreriè , 
bien que d'une orfèvrerie spéciale. Je ne suivrai pas ce mot dans 
m, 4^<Te]^s4CjQ^1.ioBS qui sont Textrasion de sa première âgoiftca- 
im. Ainsi on reçût des coups d^e f rain et 4^ élnvièares, parce qob 
les courroies qui s'a;|t^G^aient aj^ Jmn, aussi bien que celles qui 
jeteiudent lese^efs, f^rvaient à oes foattgaUoniK 

(AlUIN). Le jlay (S. Loni^ leorok aei mosages au Ykil (4»' la Montagne) «t 
li renvoia grant foison de joiaiw, ^eseariateSi oonpes d'or et trains a'as- 
gent. (Joinville.) > 1 

FRÈTE. Losange, fretté, losajugé. >Le niot «est resté en usage 
dm k langue du tikason. 

^ià)ilW.BrCH(#ie0 4aeiéespar manière dé frète. '(Enlacées de manière , en te 
croisant diagonalement, à former des losanges. &vçnt. dndncd^Â^j/jp, 

FIIIVfiLv Firtet^tift et auM Friiitelet. Bodion en forme de fruit, 
de <£mitdet qu fielit fruit, qui sanxMmte les icouvardes, soit d'un 
vase, soit d'one cbàsse, et qui se met À l^exto^émité d'un couteau. Il 
était parfois ,$i yç^l^mineux, qu'on pouvait, dansi^es difO^reates^ar- 
tie^, retrqpve): çi^core nn bouton. La (^itaUon (B) conduit à la véri- 
ta<)le étymologjie, 

(A)1360.ï^yentai^e du ^ucd'Aj^jou, ^8, 69, 71. t - 

(B) 1380. Une ymage ide Nostre Daipe — et son enfant tient en sa ijaain jçf. 

fmitelet par manière j^e sceptre. (IjiYent, dje Charles V.) 
(G)13l|fii.A Simmojaet,^ ,^, 9rfèyre ,'poar sa paine et sallaire d'avoir rassis 
uqe grosse perle sur te fniitelet dn gobelet d'fur de madame l^.BoyiW* 
-«o^el il a'^faift-mie broche d*or, de son or, qui ttent ladite perle, pQvr 
or et façon xfi s..p.(Clompt«6 royaoK*)^ 

(D) liw'.9éwr Bn-MtcAet n«rf d^argent doré , mis et assis au bout d*an manche 
de brésil de Cousteau. (Dncs de Bourgogne, 6734.) 

FBONTIER. Frontel et aussi frontelet. Ornement du front, en 
forme de diadème. 

(A) t360. Qui flUe a , n'est pas i.rq^s 

Terre lui fault premièreniMit..., 
■ .. ' 1labe6,Joy.aulx, or etaiRcat...' 

f^^n ,yer, giis, cbAp^l fdVwNpif , 
r(mtpuU> .couronne : he ineu! ^el gay, 
Taisselle,' plas, escuelles, pos 
'Jamais fille ne mariray. (Eust. Beschamps.) 

fB) 1380. Un froiilier, garny d*or, onquel a jij balays, iliiij grosses perles et 
xxxiii diamans, lequel fut à la royne Jeanne de Bourbon, pesant 
yii onces. (loirBQtiài!» de Gliarles ¥.) 

(C) 13S3. Un fMtit fiDonte^ de peiAes. (Oontrat de mariage cité par Dn Gange.) 

(B) 1460. Une frontière à.wpmsée «ftrniQ. 40il«»r)e8* (Lettnos, de rémission.) , 

FRUITIISM. Vases OU plats à servir les fruits. Je laisse de c6té 
le titre de Tofficiev debouehe qui prenait soin du fruit, et denfl «fljt 
l^t mapti^ rflaÂs rQrdoQUAiiQ» pe. 11»(g»l de 'S. Loms 'eu 4^1. 
(Voyez Tranchoir et Platelets,) 



996 GLOftSAlKE 

(4]Ji599.Denx grandx fruitiers d'argent diellé. venneil doté , penéiioar, 

S osant trente six marcs — prisé iiijeuxij escus. (Inyent. de Ganielte 
*£strées.) 

FCMIGACIONS. J'aidit, à Farticle Parfums, ^elcpies mots soi 
le goût qu'on avait ^ au iDo;jreu âge, pour les funuçatiions; an mot 
Paletie, j'ai parlé de la manière dont on les répandait dans les salles. 

(A.; i4i6.Un petit sac de toille, 'où il a plusieurs pierres pour faire famigscioiis , 
prise XI s. t. (Inventaire du duc de Berry.) 

FUBGBTTE. (Voyez CouiêUt, Espmgle^ FuêmwAt et E$qfiiar 
lettes à nettoier dens.) L'usage de se curer les dents n'était pas 
seulement la conséquence d*unl)esoin, c'était le résultat d'une mode 
et, déjà au xw* siècle, d'une attitude de grand air. Il y avait des 
<mre-aents qui portaient à Tune des extrémités un cure-oreille. Oa 
s'en servait à table et dans les salons. 

(A) 1260*. B^isoers, forces et gnignoeres 

EscQtetes et fnrgoeres. (Fabliaux.) 

(B) iSSO.TJn petit eontelet, à façon de fùrgette à fnr^ér dens et i cnrer oreilles 

et a le manctie esmaillé de vert, pesant iiij esterlins d*or. (Inventairs 
de Charles Y.) 

(G) 1427 .Un petit fusequoir de dens d*argent. (Dncs de Bourgogne, 5108.) 
FUR6IEB. Fouiller. (Voyez FurgetU, Ongle et CouteM,) 

(A) 1390. Robert d^touterille, cheTalier, seigneur de Valemont , lui esbatdat 
et furgent ses ongles d*nn petit coùstel. (Lettres de rémission.) 




Nous avons perdu le verbe fuster, nous avons conservé futUger. 

(A) 1250*. Et qu'ils fustèrent et bâtirent 

£t puis en la crouiz le pendirent. 

(Le Roman du Saint-Graal.) 

(B) 1260. Quilliers de bois on de fust. (Registre d'Est. Boilean.) 
(G) 1369*. Le pont de fust de l'isle Nostre Dame. 

(Gompte de Simon Gaucher.) 

G. 

GALACE (œuvre de). Les rubis d'Alexandrie n'étaient point 
extraits de ses rochers, mais ils nous venaient de son port par les 
navires du commerce. De môme la bijouterie de Galace, oui œuvre 
de Galace, qui me semble être une damasquinerie, était un produit 
de l'industne orientale qui nous arrivait, aux xiv<» et xv<> siècles, 
du port d'Aias (Lajaz, le Glaza de Marco Polo, Galace et Galice des 
poëtes), c'est-à-dire la place commerciale restée la plus active peu- 
oant et après nos revers en Orient. 

(A) 1180*. Et donna à cescnn, por ^n que gré Tor face. 

j aniel de fin or de ruevre de Galace. (1% Roman d^Alexandn.) 

(B) «•- Une coupe d*or fin a li rois demandée 

D^ffiuvre gidacienne fn par tems noelée. (Idem.) 

(G) 1190. Geignent espées de Tovre de Galice. (Les Enfances YineuL) 

GALIE et Galiot, vaisseau. Les nefs sont ainsi nommées dans 
plusieurs inventaires. (Voyez Nef, Navette et Caraque.) 



ET lÉI^BBTOIRK. 3f7 

GANTS. L'art du brodeur et de l'orfèvre s'empara atissî des gants, 
c'està ce titre, et dans cette limite, qu'ils figurent dans ce Répertoire. 

(A^1352.XlTiij bontons d'or ponr deux paires de gants de chien , couvers de 
ehevrotin* garais an Dont de ît bontons de perles. (Comptes royaux.) 

(B) 1424. Uns autres'' petits gans à prélat , de broderie sur champ d'or et sont 
tous plains à esmanx et y faut plusieurs perles , prisez Ixsolz par. 
(Inventaire de la chappelle de Charles YI.) 

6ABDE MENGlER. C'était le titre d'un vallet de cuisine, mais' 
ce mot désignait aussi le garde-manger tel que nous Tavons, seu- 
lement plus orné, et encore certain ustensile de table, dans le 
genre de nos cloches à couvrir les mete pour les conserver chauds. 

(A)'1389.Gnarda manlaris dus, argenti albi, cum duabus testisleonum et 
serratora intaUata ad litteras grscas et aliis operagiis. (Ap. Murator.) 

(B) 1397. A Guillaume TireTerge , pour un estuy de cuirboully armoyé, ponr 
mettre un garde mengier fait en façon de deux pâlies à deux ance8> 
— iiy liv. p. (Comptes royaux.) 

(G) 1407. A Jehan Tarenne , chaneenr, pour avoir fait faire et forgier un grant 
garde mengier, couvert a'argent blanc, à deux ances et un gros annel 
sur le couvescle, signés en plnsieurs lieux à ovseaux, hachiez à fleurs^ 
de liz, pour ce — viijzx xv uv. x s. vj den. (Idem.) 

GABNIMENT, de garnir. Tout ce qui garnit la toilette d'une^per- 
somie en pièces die vêtements, en armes, en joyaux, ou une chambre 
debrodene, en pièces de tapisseries, ou une cnapelle, en habits sa»^ 
cerdotaux. Une robe de six gamimens est ce que nous appelons un 
habillement de six pièces, et les costumes du moyen âge, comme 
teux de rOrient, entassaient, avec une telle profusion, vêtements 
snr vêtements, qu'on en comptait jusqu'à quatorze dans une toi- 
lette complète. 

(A) 1250*. Que nul evesque puisse rien oter du lien (l'abbaye de Saint-Denis) 

ne prendre né calices, né garniment d'autel, né textes. (Chroniques 
de S. Denis.) 

(B) 1351. Pour monseigneur le duc de Bonrgongne ponr fourrer une robe de 

iiij garnemens que ledit seigneur ot à la feste de Pasqnes. (C<ni^)td9 
royaux.) 

6ATNE. Chaque chose avait son étui ou sa gaine, étuys et gaine» 
tellement riches , qu'il fallait d'autres étuis, d'autres gaines pour 
préserver celles-là. On ne s'étonnera donc pas de trouver à Paris, au 
xm" siècle, deux corporations de métier pour cette seule besogne. 
Je dte les principaux passades des us de ces métiers, j'ai été aussi 
sobie d'autres citations que j'en pouvais être prodigue. 

(A)1260.Tit. Ixv. Des gaaîgniers de fouriaoi : Qniconques vueut estre gaai-»- 
niers-fnrreliers, ne ouvrier de cuir bouiÙ en la ville de Paris et en U 
banlieue esti^ le puet — Tnit li ménestrel audit mestier puent ouvrer 
de vache on de buef et de cheval et de ane et de veel, tant seulement, 
sanz mètre nul autre cuir en hnèvre, ne viez ne nonvel - Nus mestr» 
du mestier desnsdit ne puet faire fourrel ne cofiniau, ne autre estni^ 
s'il n'a double fonz desns et desouz. 

Tit. Ixvi. Des garaisenrs de gaaines et faiseurs de viroles de bens et de 
coispeaus de laiton , d'archal et de qnoivre. — Quicon^es veut estce 
fesièresde viroles de heus et de pommiaus et de garnisières à espéea 
et à coutiaus de laiton et d'archal nuef et viez, a Paris estre le puet 
franchement portant qu'il oevre as us et as coutumes de Paris. (Us des 
mestiers recueillis par le prévost de Paris.) 

(8)1352, Pour une gaine entaillée à ymages d'or, (Comptes royatit.) 



aSi . «LGasAïas 

(G) 1353. Foav une gayne d'argeat, etnlalDiéft à fmugety à ftmt in cootel ipà 

est de la forge Maoloe. (Idem.) 

(Bj 1432. A Geoi^ de Yigne , gaaisnier et ouvrier dVtûav pour tMg eslfti ûè 
cuir pour une des oefz de parement de HBS.iiii liv. pow 1^ estois de 
cuir pour deux dés dragouers de parement, xl s. pour iiij ^tuis 4^ 
chanaèHiers pour sa cnappelle, iiii liv. r s. pottr deux' gaaiâiies de 
daghe8,x&. (Bues de Bôûrgoig^, 1123.) r ' 

. GESTONS. Voyez Gectouers, 

(A) iSSO.On lit snr un jeibn : Gectons : de : la : chambcç : des acomptes — 
de : mottseigneiir : le : duc : d^Orléans. ^ 

^ GEMME. Ce mot fut employé dès le xiii« siècle! dims son as^ 
demie acception de pierres fines soumises à. TaelôoE de Ift taiUe. 
Le3 anciens en avaient une nomenclatm^ d'aibtant plus étendhe 
(^a'une nuance et un accident suffisaient pour motiver un nouveaa 
nom. ]LaL classification scientifique en a beaucoup réduit la Ifête. J'ai 
cîru ne devoir introduire dans ce Répertoire que cellies dont la col- 
lection de bijoux du Louvre ofllre quelque écnanttlTon ou fui flooft 
àtées clairement dama de^ documents du moyeâ âge. 

(A) 134b. Se ce ne sont aucun trésor 

De gemmes, de monnoie ou d^or 

Qui sont en prison on en.aerrei ^ (âuil^ de Kachttlt) 

. GisniB. L6S dépenses ded couches royales étaient très-considé* 
ïables, parce que la royne profitait de cette occasion d'augmenter' 
sa garde-robe en se faisant faire une quantité de Vêtements d'éti- 
quette qui , étant très-larges, lui servaient plus tatd à d'autres 
VBima, et ne lui coûtaient rien^ se trouvant portés dans les comptes 
de ta gésine. ... 

(A) 138S.Four le sallaire d^avoir amené, en leurs broiKttes, de l'ostel IflGchiel dn 
SabloB en TostcA du êàt argentier, la' somme dA iiljm hv. t. potir eon- 

« yertir et emi>loier au fait de la gésine 4e la dieletiaadamefa Boyne, 

pour ce — viij s. p. (Comptes royaux.) 

• GIBfroeBllS. Jetons. Si l'on n'avait pas, depuis ractttiqoité jus^ 
qtfà' la 'première scène dd Malade tmaginairê, la preuve qu'il a 
existé une manière de compter en nature et par unités; qu'on a 
Ixouvée plus commode et aussi prompte que la manière d€ com})tèr 
krr|^ume à la main, en nombres repréisentés par dès IHstt^ et 
dblffres de convention, on ne croirait ^às que leë jetons aient |8 
avoir une si ancienne origine ni use si loftgne'^xïstenee'. Le faft 
«3t oeitain. Je laisse de côté Tantiqmté. Au i« siècle de notre èr0, 
commencent les jetons de cuivre , au xrr« siètile le& jelCHis d'ar- 
gent^ au xv« les, jetons d'or.. Le mot parait pour la preiiaère fois sur 
un jeton du xni« siècle dans la foime de getouers, puis dans celle 
oe geetouers et auccessivement jectoivs, geots, jets et jetions, en 
omettant tomt ce que Tindifiérenee pour une^onhè^^^he flïe a an- 
Hjrisé de variantes. Lé mot est dérivé de jetd*, toatfce qd'àchaçrae 
somme, o& jetait sur la tablç autant de 66é pièces que le cbiffire 
énoncé, puis on additionnait à la fin du chapitre.^ ]^ss£^des je- 
tftùs, ainsi: que fîndiqiife cette légende même d'un jetpn : Jcy,. comptés 
éï gectés bieUy car la fin fera vostre compte. Ce n'est pas seulement 
à la Gomplicatioil^ des comptes, ou- à Tbabitude deveiiue plus géné^ 
raie d'une boilne comptabilité, que les jetons durent leur immense 
développement^ c'est a la vanité, ce puissant mobile de llimnamté. 
£n effet, fs^riquer deg jetons à sa devise, à son nom, à nes armes, 



BT JléPBATOIAE. 3j[^ 

étaiLiiQ lâger dédomma^meat au dioit de frappa moimaie, droit 
* tant envié, tant regrette et perdu irrâvocablemeiit. Qui se serait 
Kfiu|é cette satisfaction ? Honunes et femmes, grands et petits, tout 
le monde eut ses jetons et s'ingénia pour créer l'occasion d'en aug- 
menter le nombre et d'en varier les types, soit en les spécialisant 
toctf diaque nature de service, soit en en donnant des bourses pleines 
a tous ses officiers comptables , à tous ses fenniers. Ayant atteint 
eett« banalité, le jeton n'eut plus de caractère , et le conmierce M 
Ota toute physionomie en remplaçant te noble cri d^armes par des 
devises banales et assez sottes 4^ traînent également sur tous les 
urtensiles et meubles de la vie privée au moyen âge, on par desi 
çtiOAs pris dans Fusage même du jeton, ou enfin, mais plus tard, 
ftai des séries de sujets historiques. 

(Â)i372.IUj*'iij gettouers d*argent, prisé i^j fraoes ^t demy. (Compte dn' 
te^. de la Royne Jeanne d'Evrenx.] 

0) 1416. ^Qur on comptoer de bois pour ledit commis (celui qui fut chargé de ^ 
îedette deâ biens du duc deBerry), — xxx s. t. (Inv. da dnc de Berry» 

(G} — Pour iije de getons à vii sols vi d. t. le cent; valent xx^ sols yi den, t, 
(Idem.) 

(1^)1474. La tient le Doc fen la cbambre des finances) bien souvent , et ne se 
cloejit nuis comptes sans Inv ou sans son sceu. — Lny mesmes il sie4 
an bont du bureau, jecte et calcule c(Hnme les antres, et nW a diÎFé^ 
rence en eux, en iceluy exercice, sinon iiue le Duc jecte enjeets dV 
et le> autres de jects d!^argent. (Olivier de la Marche. Estât du Duc.) 

— lies maistres d'hostel, le maistre de la chambre aux deniers, le contre» 
loUeu]^ jeetent et calculent icelles parties et suf ce sont misBè les 
sommes et pour ce faict» ont tous les ans chasenn d'enx^ pour <ul 
ipiarcq^ de jects d*argent, aux armes et devises du Prince» 

yÈ)i530.Qaste or throwe «^ ject. <., m. 

— Gountofs, to caste a count with — - ject %. m. jecton, s« m. 
— » Coontev, a çonntyng house, comptoyr, s. m. (Palsgrave.) . 

(V) iMiL lij« gectons »ux armes et devises de la Royne, qni ont servy durant 
la présente année à HS. de Nevers, contrerolleur de Targenteriei que 
à mademcdaéttii Dugogier à calculer les dépences dHoeae. (GoB^i 
royaux.). 

(6) 11^96. Les •]u>iirjti89n8 sont 8embl|bles anx jets desquels on use pour conter* 
(H, Estiènne.) 

61BECli|IJB. Qibaisier et Gibecier> transformé par les Ànglai$ 
en Gypcyeré. Une espèce de bourse large et aplatie ^ dont les. mi- 
idatoreà et la sculpture des xui« et xiv<> siècles nous ont conserve 
les modèles. Hommes et liemmes les portaient. Ce mot désigna aussi 
le sac au gibier» (Voye? J^touj/erfl.) 

(A) 1828. Une petite gibecière de Teuvre d*£ngleterre , lx«, p. (Invent^deU 

royne Çiémenoe.) 
1B)13IS.A Estienne Gastel, ameurier et broudeur de MS. le Dauphin, — 

pour la fa^n de deux gibecières faites et dyaprées de menues perlefHi 

(Comptes royaux.) 
(G) 1392. An ane.ace and gipsere ail of silie, 

Hing[ at hià girdle, -white as morow milke» (Ghauees.) < 
(D)i3M, Une bourse de drap de soye, faicte par manière de gibecière ) à peL# 

dre à Tescharpe d^ln pellerin. (Inventaire de GharlesVI.) 
(E) 1410. Pour deux gibessières de toille vermeille , garnies, Tune de fersd^ 

laiton doré, estoffée d*or de Ghippre et de soie de plusieurs couleurs et 

Tantre de fers blans, et estoffée ae fll d'argent blanc et de soies Comihe 

dessus— pour servir à porter après ledit seigneur en cèste saison d9* 
. gibisr. (Conpteiayal|âtéparll»Doil6t4'Àreq.) 

22. 



(l^'Uîi. >«to»«*ir'iî8j gibecières hn prisée' t 's. t! den. Iji di&ec (Bas toi 

(S) l440^%pByeoé , OasaidUe. (Proai^tedna {ktfmlo^.) 

(«) lirfT; Ift^»a^«ût-i- fÊàat nng gibecier de (ïnir, oimiel a^ii tÉM cédtfle. 
(iietords de rësÔBÊioïkt) , < 

(J) 14«^ ITiig pitirgibasj5ierd'«,ft[it à fsèondè^toam© , t tiâë petft» Bidnctim, 
^ . . paMoiii 4ii4e8 esciliant (Doct ée Bongo||iie, «I87v) 
(K). -r U»g «ittw gibàssier, bcadé de É d'or«t gaAy«« phiaein» ^es. 
(t) — Utfè |»e1itB gibessière dièr, faite de fil hik^z. (Ducs de Bdurg., 3113.) 
{|l) . 4^.iUae gibttsièt« de toUle Wàaachè', à iing fert d'argent doré et y a dm 
pendans à deiix houppes. (Bacs de Eott^gÊBt^Ki^ . 

iNM^^** . 1^ f«UMt unemod gibaeier, 

Plain de rouelleeée letoB, 
« ' Lequel son oiatstre faolcooier 

Attachoiiq|aboutd,'4ingbaston* (y«afiM0ledfrClefaiUart.) 
(0)1480* li^wïegajlanttiredefaic^ 

De dedeos sa gibecière, 
JJae («ourse d'argent légièie , ^ 
■ ^ . gniêstoît pleine de méreàux.^ fyilîbii.)' 

(f) 1530. Les cnrieni, tant amis qu'enoeaii^ doditsieu dî^perooa, aeconroient 
ânsdits petits oryeurs et pocteurs de Uiasés pow tw ce «ne tf estoit et 
«n afihetéveat) lesquels voya^ le titre. deboorsoieat de leuns gU)!»- 
cjeres .pour en faiie l'achat. (Brantôme,) - . 

fiiBK. G«et» et Jeite. La courroiie attecbée aiyr^îamlDes des fan- 
ceas^ près de leurs serres, et qm lés retenait. Un petil noïnbre de 
citations suffira pottt montrer leur richespe. Dans une autre ac- 
ception, c'étaient les fers des prisoûhiér^, wa& je n'ai pas à ffl'eà 
occuper. , * ■ 

(^,.i24f)jUU>àciaela dicnntvjvqàod ciam.eisjacimifaEfaU;oxieset^tbiQte 

ad prâdam. (Prederieïf. De arte Venamdi.) 
(1^ m?. ¥ow ?<««^i»perl«s de » conpttt pour faire vîi^ !|k»> b»îitoos de peiies 

pour Madame la Royne, lesquels elle a donnés au Roy jio«tM^igMaur 

royanx.) -• ? 

~Jeitf.'C*ést le feldspath qui, comjé en feuilleB biùï5es; faltfè»' 
aè vitres; on rencontre souvent oes tableaux remplis de i^diqtf* 
ainsi coùterts; lè^ titrée des manuscrits étaient i^cëersutlè platée 
la reliure . dans un,petit encadrement de métal^ et on lès recourrait 
ai^ec-'rfùgîf'ottdtelacofti^. > m . 

(A) 1380.Uns tableau de deux pièces qnarrées où sont phisieTiTS reliques . t/t» 

Vertes de gif. (Invenitaire de Charles T,). . ,. 

(B) 1399. Deux tableaux de boys , qui sont de gi/^ par djâda9»{»Iiua&d« Jteliqoei* 

(Inventaire de Charles YL) . . a 

6i<AB<^. QrtiHff résinfte. C'est le cortodon^sol des miné- 
ratoflisteSj^iffite piehvflne, de la nature de* opiÂesv maà»mÊ^iàm 
douée de ses qualités éelÀfâàltes. Oé l«'lS!t6'wméÉaié^ nwlitagDes 

i(^ fêûmm&A Yi^e, ;. ^ ^ 

. QLÀciÉ. ie ne> trouve celte expression que dans Flnvenfaire de 
Caiaries y et dans cehii du duc de Berry. On peut «roire fulelle est 
particulière à leurs réé»ete«rrs^ ^déent, dBai»O9ië0ciiÉ«it8, das 



I 



smgibm bkk&fis gtodas» des. diamants glaciez, t'csI-À-dire^ je sup- 
pose^ taillés en tàwle ou ea miroirs, et non ]^en fose on en brillant^ 
eoaumé oa fit plus tard^niasTOodis et polis en cabochon, comiBe oà 
les façonna de tont temps. 

(ft) i98<^.Uiie eroix où il a r gnw baisis totm glaolez et iiij angélos à l*eiïvtron« - 
(latetttaire d» Ane de B(nvy ) 

(S)"! 4f 6.tla anfitïiftt d'or, atidncl a une petite rochette de saphir noà polie — 
H 8. t. (Inveirtaifd dtt die de Bérry;) 

^ ^ XHk9 grnat àafière^ t^tty d'an* giios balay cabocboû glfi;etti. 

GLOBE. Bonle ronde surmontée d*ùne couronne, celle-ei d'une 
'-« <Syint>ole de la. puissance souveraine, adapte et porté avejo 



cette signiflcationnaff les empereurs romains, deptusX^laxadalla, et par 
te»«mpereurs de rOrient et de l'Occident. 

GOBELET. On disait aussi gobel, dérivé petit-étre de coupe, cum* 
el en éinxinT^f eobelet. C'était «m vase à bmre qu'on servait à ta^w 
aœ&mpagné de raiguière,^ ou lyien ii était consacré à prendre mé^ 
decine, et alors isolé. La forme était celle d'une coupe, quand il 
stvaStrlin ptcdî célic (f uù M, ÉrettAOltaot facilement dans un étui, 
qnaiid il n'avait pas de pied. Il y en avait à biBeron, et comme 
tBÈy fft fei^éW^rtcttofi de pot a eau; il y en avait à couvercle 
lÉMl que iBiT «Ejtiiière; Ifs étaient exécutes en or et en argent^ 
quelqiwfois en cristal Ou en vierre, rarement en matières précieuses, 
îkBos lés intérieurs de médiocre aisance, on en avait ^oi étain. 

(â^ f 345. À TlMMias de lengres, orfèvre, pour on gobelet à conyicle, doré et 

esmaSHé. (B