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Full text of "Nouveau dictionnaire provençal-français"



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NOUVEAU 



DICTIONNAm 



PROVENÇAL-FRANÇAIS , 



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ETIENNE GARCIN, 

MEMBRE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES. 



TOME PREMIEU. 




DRAGUIGNAN, 

CHEZ FABRE, IMPRIMEUR-LIBRAIRE. 
1841. 



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Depuis long-temps les Provençaux soupirent après un Dictionnaire 
complet de leur idiome. Nulle société n'a pu se former encore pour 
les satisfaire. 

Le nouveau Dictionnaire Provençal- Français que nous avons l'hon- 
neur d'offrir aux Provençaux , nos compatriotes, contiendra non seu- 
lement tout le Dictionnaire Acliard , et l'essenliel de celui Avril, 
avec les corrections que nous avons cru devoir y faire , mais encore 
le lann;a2:edu département du Var, et beaucoup de mots des autres 
parties de la Provence On n'en sera pas élonné quand on saura qu'il 
renferme trois ou quatre fois plus de mots que tous les autres Dic- 
tionnaires provençaux réunis. 

Nous avons quelquefois adopté la prononciation marseillaise connue 
de lous les Provençaux. C'est surtout dans l'emploi du L au lieu du R 
dans l'inlérieur de certains mots ; aussi au lieu d'écrire uno paro , uno 
escaro , uno iaoïiro ^ etc., nous avons préféré dire: uno palo , uno 
escalo . uno laouto, etc.-, d'ailleurs c'est ainsi que prononcent au- 
jourd'hui les personnes qui tiennent à avoir un bon Dictionnaire 
Provençal-Français. C'est par la même raison que dans les adjectifs 
conrroussoux , courcoussoua ; mourboux ^ mourboua ; bavarhoux , bava- 
choua . etc ; nous avons adopté le féminin en omso , courcoussouso ^ 
mourbouso , bavarhouso ^ etc.; fort peu de ceux qui prononcent diffé- 
remment auront recours à notre ouvrage. 

Loin d'imiter le Dictionnaire Avril dans la suppression du R aux 
infinitifs en ar et en ir , nous le conservons à l'exemple du Diction- 
naire Achard , modèle préférable , et des productions de Kaynouard 
et de Diouloufol, Par ce moyen il y aura une distinction entre le 
substantif^ l'adjectif et le verbe. 

Lou tourna , de vin tournât , si tournar. 
Lou mousi , de pan momit , si mousir. 

Nous ferons seulement observer que le R des infinitifs en ar ne sa 
prononce pas plus que celui terminant les infinitifs français de le 
première conjugaison. 



Nous avons renoncé à indiquer la partie de la Provence a îaqûeTTe 
la plupart des mots appartiennent. Le Dictionnaire Avril nous en a 
déiîoùlé , en ce qu'il donne au département des Basses-Alpes, des 
mots connus dans tout le déparlement du Var, et au Var, d'autres 
mots que nous rejetons sur la rive opposée du Verdon et de la Du- 
rance. Au reste , il importe fort peu de savoir à quel pays tels et tels 
mots appartiennent; l'essentiel est de les trouver à leur place, avec 
leur équivalent et leurs différentes acceptions. 

Comme notre Dictionnaire est fait pour toute la Provence, nous 
nous sommes attachés à donner beaucoup de termes de marines, et 
les noms des poissons de mer qui fréquentent nos côtes Le Dictionnaire 
d'Achard est le seul qui nous ait été de quelque secours à cet égard. 
Nous n'avons rien négligé pour satisfaire les bibliophiles qui nous ont 
engagé à nous occuper de cette nouvelle édition ; aussi tout nous fait 
espérer, qu'à l'imitation de plusieurs, ils se débarrasseront du Dic- 
tionnaire qu'ils ont déjà , pour se procurer celui que nous avons écrit 
à leur sollicitation. 

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î itf! uij fi'n àJôlwa olIuVl .aaioibr iu 

-nod'I anôVB èuoa 9up fÂR')nei''i-lBWSfm*r 
-u«j8 rrosi cibooilrro» , salait Jcqmo'i f.iu} , yu .;: r/ 'i • /.■■■ 
,Uvfk hih') ob bi)n9<>îVf i'j , lvi«ii'jA oiiunnoiJ )i(f •/ 
tHo-^fri eieni , o li/j^ 7 TFOvfib nn <!novi; iinm aiip 
¥/yiUfb e'jb alom 9bquo)i(8')d J'» , îbY liI» hi'xii'ili 

;i> li-iDKa no IxTriiip ôono>^ s^nq K'i'j.i^ fi'> n ai) f/uvin. 
- ,iù mtiUË «mI ^uoj ;>fip f)om ob ënlq ^io't sTÎrrîf» no 

^ .f^iiiti'V; 

Qtiono') 92rfiin93i6ra nniJfil'ffirtrtOTfT r;! -j*;,. nji ?'u- 
il ob umI U8 J ob iolq-i ' '> xus 

o«j$ , oi»!.^^ o«jf : 'ji'ib àlyl'Viq «no/i; Ki/viri ^.-ji'-i ^^ 
-!(<• 1a'j')nonoiq onp iaufç J«^)'o aitnlUti'h ;.'^\'> ,■ 
;)ii<;fiaoilii(] nod un tiove b imiwjii jup ^anno^/i'Xf es! 
gi!jrw[bfi K')l aasb 9»p nO«iBi îiff! ••^' ^ ■■'-•' '■■■^''J i>iii7a(Ji'l- 

^ o>.vto%?.MO')'<v»o'> , o?.wo (19 «liuirti-i! ' ,1 .!>., -...o/r, auc" • 
-àllil) Jfloinoaoïq iup x.u'jj ob n^q iiu'l ; .oJf) , o».MoMp ■ 

a^èiviio fiiloa t; aiuooo-i U\ 
: 'i; H ub «oiaas'iqqua bI «aiîb Ui/k vùimao'iïiUl b\ i 
-uoit'>in ub olqtîi^'Mil h gao/ioguo") ')! auon^'ù no Ja "< 
Inr.iionYK/l ;tb anoiJ')ubo!(( asb to . oldiii'jVriq rjHbom ^ 

(loiJafiiJaib snn mue t ' ;! o) 'iti'J Jïili.ioi; 

jf' yl in 'li]>'jjbi;'l t 1 

S' iij \\s n-i -'.niiniini aob /loi eup lo/iyado Jnoîn')[ijo- 
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ABli¥îîATII(0)lîSc 



A Actif. 

Adj Adjectif. 

Adv Adverbe. 

Agr Agriculture. 

Arch Architecture. 

Arilh Arithmétique. 

Art Article. 

Aslr Astronomie. 

Gonj ConjoDclion. 

Exp. adv Expression adverbiale. 

F Féminin. 

Fam Familier, familièrement. 

Fig Figuré , figurément. 

Fin Finance. 

Impr Imprimerie. 

Interj Interjection. 

Iron Ironiquement. 

M Masculin. 

Mar. Marine. 

Méd Médecine. 

Men Menuisier. 

Mil Militaire. 

N Neutre. 

Pal Palais. 

Par anal Par analogie. 

Par ex Par exagération. 

Par ext. ..... Par extension. 

Par imit Par imitation. 

Part.p Participe passé. 

Pop Populairement. 

Pos Possessif. 

Prép Préposition. 

Pron Pronom. 

Prov Proverbialement. 

S Substantif. 

S. et adj V Substantif et adjectif, 

S. m Substantif masculin. 

S. f Substantif féminin. 

S. m. et f Substantif masculin et féminin. 

ï Terme. 

Tan Tannerie. 

V Voyez. 

V. a Verbe actif. 

V. mon Verbe monopersonnel. 

V. n Verbe neutre. 

V. pas Verbe passif. 

V. pron Verbe pronominal. 



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n; 

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jnicnèiî J»ni': 






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©ICTIOMMAIKE 
PROVENÇAL-FRANÇAIS, 

2"^^ ÉDITION, 

CORRIGÉE ET CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTÉE 

PAR ÉTIEjMXE GARCIN , 

Membre de plusieurs Sociétés savantes. 



A , s. m. première lettre de l'al- 
phabet ; elle a le même son 
qu'en français ; elle exprime 
la troisième personne du sin- 
gulier dn présent de l'indicatif 
du verbe avoir; avec l'accent 
elle est préposition. 
A , sorte d'impératif des verbes 
aller , marcher , cheminer , etc. 
On ne s'en sert que pour exci- 
ter un âne à marcher. 
ABADAILLAT, ADO, adj. Tout 
ouvert , parlant des portes et 
des fenêtres V. Bailler. 
ABARDARNAR, v. a. Crevasser, 

parlant d'un mur. 
ABADEIRAT, ADO. y.Ahadaillai. 
ABADO. V. Dahado. 
ABAISSAMES ou Abeissamext, 
s. masc. Abaissement , état 
d'humiliation. 
ABAÏSSAR ou Abeissar , v. a. 
Abaisser , courber , ractlre plus 
bas , incliner , diminuer de la 
hauteur. Abeissar lou caquet, 
humilier . réprimer. — y. pr. 



se baisser , se courber , s'in- 
cliner. 

ABAJOUR, s. m. Contrevent, 
sorte de volet extérieur , uni 
ou à ])ersienne ; abat-jour, au- 
tre volet qui a ses pentures au 
bas et qui se déverse par le 
haut. 

ABALOOUDIR ou Abalourdtr , 
V. a. Abasourdir , étourdir, 
consterner , accabler. 

ABAXDEIRAR , v. a. Pavoiser , 
mettre tous les pavois à un 
navire. 

ABANDOUN , s. m. Abandon , 
état d'une chose abandonnée. 
A l'abandoun , adv., à l'aban- 
don , au pillage , à la merci 
du temps , des animaux , des 
passants, etc. Faire l'abandoun, 
faire l'abandonnement d'une 
créance, d'un droit, y renon- 
cer. ' 

ABANDOUNAMENT, s. m. Aban- 
donnement , délaissement en- 
tier. Dérèglement excessif dans 

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la conduite , dans les mœurs ; 
protestation. 

ABANDOUNAll , v. a. Abandon- 
ner , quitter, céder, laisser en- 
tièrement. 

ABAOUVAR, V. a. Quitter, poser 
doucement une ustensile le 
creux au-dessous. 

ABARBADOU, s. m. Pépinière 
où l'on fait prendre racine aux 
plancons. 

ABARBAR , v. a. Mettre un plant, 
une branche , un sarment en 
terre pour qu'il prenne racine. 

ABARBOULAT , ADO , adj. Fen- 
du , entr'ouvert , parlant des 
noix , des amandes , etc. , qui 
se dépouillent de leur écorcc 
extérieure, v. Esharhoulat. 

ABARIR, V. a. Garantir, préser- 
ver , conserver , mettre à l'abri 
quelque chose ; sauver , échap- 
per , préserver de la mort ce 
qui a vie. — V. n. paraître, se 
montrer , se présenter. Nen 
poou abarir en luech que noiin 
-loti guignoun eme lou det. 

ÂBAROOÙDIR , voyez Jhalooxi- 
dir. f Nota. J Ce mot ainsi 
qu'une infinité d'autres , font 
sonner un R au lieu d'un L. 
Nous avons adopté cette derniè- 
re, comme étant la plus cor- 
recte et la plus usitée dans les 
principales villes de la Proven- 
ce. Ainsi quand on ne trouvera 
f>as un mot avec le R on peut 
e chercher avec un L. 
ABARU , s. m. Bien loin , là où 
tu ne voudrais pas aller. Leissar 
tout à l'abaru, laisser tout à 
l'abandon. 
ABASANIÏ , ÏDO , adi. Pâle , lan- 
guissant , blême, aécrépit, de 
couleur jaunâtre. 
ABASIMAR , V. a. Briser, abimcr, 
mettre en pièces. — Harrasser 
de fati'^ues. 
ÀBASTANSO*, adv. Assez , c'est 



assez , il y en a suffisamment , 
arrêtez-vous. 
ABASÏAR, V. n. Suffire, être 

suffisant , y en avoir assez. 
ABASTARDlil, v. Embastardir. 
ABATAILLAR , v. Jffwlar. 
ABAOUCAR , V. n. S'apaiser , se 

calmer. 
ABAOUCAT , ADO , adj. Couvert 
de verdage , de stipe aristée , 
sorte de plante qu'on nomme 
Baouco. 
ABATENÏ , s. m. Abatant, espèce 
de volet qui s'élève ou s'abat à 
volonté. 
ABBADIE , s. f. Abbaye , monas- 
tère d'hommes ou de filles , 
gouverné par un abbé ou par 
une abbesse. Anciennement , 
cortège de l'abbé de la jeunesse . 
ABBAÏ , s. m. Abbé de la fête , 
prince d'amour, prince de la 
jeunesse. 
ABBE , s. m. Abesso , s. f. Qui 

a une abbaye. 
ABDICAR, V. n. Abdiquer, re- 
noncer à une dignité. 
ABDICATIEN, s. f. Acte par le- 
quel on renonce à une dignité. 
(Nota.) La plupart des mots en 
tien se prononcent en certains 
pays en tioxin. Nous avons cru 
bien faire d'adopter la première 
orthographe. 
ABECE, s. m. Alphabet, pre- 
mière leçon de lecture. 
ABECEDARI , s. m. Abécédaire , 
livre destiné pour apprendre 
l'alphabet. Celui qui en est en- 
core à cette leçon. 
ABEILLAR , v. L Mettre des es- 
saims dans des ruches , ou des 
ruches dans un rucher. 
ABEILLIER , s. m. Rucher , lieu 
où l'on tient des ruches à miel. 
Sorte de raisin qui attire les 
abeilles. 
ABEILLO, s. f. Abeille, mouche 
à miel. 



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ABO 



ABEISSAR , V. Jbaissar. 
ABELETRIR, v. Jpoulirounir 
ABELLANO ou Alabano , s. f . 
Amande dont la coque est fria- 
ble. A leis mans abcUanos , il a 
les mains toujours prêtes à 
frapper. 
ABEOURADOU^ s. m. Abreuvoir, 
lieu où l'on mène boire les bê- 
tes , lieu où les oiseauv vont 
boire. Mortier que le maçon 
coule entre les jointures des 
pierres de taille. 
ABEOURAGE , s. m. Breuvage , 
boisson , potion médécinale. 
Petit canal pour arroser les 
plan tt;s d'un jardin. Abreuvoir 
des animaux. 
ABEOURAR , v. a. Abreuver , 
faire boire , mener, boire. Im- 
biber la terre. Eteindre la 
chaux. Couler du mortier dans 
la jointure des pierres de (aille. 
Faire manger un poi sson d'avri 1 . 
ABEQUAR , V. a. Abéquer, met- 
tre la nourriture dans le bec 
d'un oiseau. 
ABETAR, V. a. llébèter, rendre 

stupide , hébété. 
ABETAT , ADO , adj. s. et p. p. 

Hébété , stupide. 
ABHOURRAR , v. a. Abhorrer , 

détester, avoir en horreur. 
ABIMAR et Abîme , v. Abymar 

et Abymc. 
ABISSAR , V. a. Fatiguer , ha- 
rasser de fatigue. 
AJÎJURAR, V. a. Abjurer, re- 
noncer à quelque doctrine , à 
une erreur. 
ABJURATIEN , s. f. Abjuration , 
solennelle renonciation ou ré- 
tractation d'une doctrine ou 
d'une opinion. 
ABLADAR , v. a. Semer en blé. 
Le p. p.Abladat signifie erreinté 
de fatigue, surtout en mois- 
sonnant. 



ABLASIGAR , y. Abissar. 
ABLEIGAR , v. a. Accabler , tra- 
casser. — V. n. se tapir, se blot- 
tir , se cacher dans un lieu 
étroit. 

ABLESTO , V. Dlesto. 

ABORD , s. m. Abord , action 
d'aborder quelqu'un. Abord , 
accès , il se dit proprement des 
ports où les vaisseaux peuvent 
mouiller. Z>'rt^or</, adv. D'abord. 

ABOUAS , s. m. pi. Abois, être 
aux abois , à la dernière extré- 
mité , à deux doigts de sa per- 
te. N'avoir plus de ressource. 

ABOUAT , V. Cavileou. 

ABOUCAMENT , s. m. Abouche- 
ment , action de s'aboucher. 

ABOUCAR , v.a. et pr. Aboucher, 
faire trouver deux personnes 
ensemble pour qu'elles se par- 
lent. S'aboucher. 

ABOUGNAT , ADO , adj. Pommé, 
])arlant d'un chou, d'une laitue. 
Etre les ams sur les autres , 
parlant des personnes qui se 
pressent. 

ABOUGRIT, IDO, adj. Mélanco- 
lique , de mauvaise humeur. 

AROULIR , V. a. Abolir , casser , 
annuler. 

ABOULISSAMENT , s. m. Abo- 
lissemeht , anéantissement d'u- 
ne loi. 

ABOIILIÏIEN, s. f. Abolition, 
abolissement. 

ABOUMINABLAMENT, adv. abo- 
minablement, exécra blemen t. 

ABOUMINABLE , ABLO , adj. 
Abominable, exécrable. 

ABOIJMINAÏIEN , s. f. Abomi- 
nation , exécration . 

ABOUNAMENÏ , s. m. Abonne- 
ment , convention à un prix 
fixe pour le théâtre , les jour- 
naux, la lecture des livres, etc. 
v. Candou. 

ABOUNAR , Y- a. et pr. Abonner, 
réduire à une certaine somma 



ABR 



^Do 4 «fl» 



ABft 



une chose dont le prix est in- 
certain. S'abonner, faire un 
abonnement, 
ABOUNAÏ , ADO , s. m. et f. ou 
p. p. Abonné, née, celui ou 
celle qui a pris un abonnement. 
ABOU-N DAMENT , adv. Abon- 

dammoni, avec abondance, 
ABOUNDANGÏ, s. f. Abondance, 
grande quantité , grande ré- 
colte. 
ABOUNDANT, ANTO, adj. Abon- 
dant, qui abonde, 
ABOUNDAR , v. n. Abonder , 
avoir en abondance. Au fig. 
abonder dans son sens , être 
prévenu en faveur de son opi- 
nion. 
ABOUNDOUS , OUA , adj. Abon- 
dant , ante , qvi'il y en a beau- 
coup. Ample , parlant d'un vê- 
tement. 
ABOURDABLE , BLO, adj. Abor- 
dable , accostable , qu'on peut 
aborder facilement et sans 
crainte, 
ABOURDAGE , s. m. Abordage , 

action d'aborder. 
ABOURDAR , v, a. Aborder , 
prendre terre , approcher un 
vaisseau , monter sur un bord. 
Accoster une personne. 
ABOURIGAT , ADO , adj. se dit 
des élevures sur la peau qui 
sont en apostème. 
ABOUSSAGE, s. m. Repas de 
société, goiiter où chacun four- 
nit sa portion en nature. 
ABOUTIR , V. n Aboutir, tendre 
à un but . toucher par un bout/ 
ABOUTTSSEMS, s. m. pi. Abou- 
tissants d'une affaire , d'une 
terre. 
ABOUVTAR, V. a. Dételer les 
bœufs, les détacher de l'araire 
ou de la charrue. 
ABRAMAT , s. m. Abramado , 
s. f . Avide , qui. travaille et la 
nuit et le jour , qui se fait faute 



de tout pour amasser des ri- 
chesses. 

ABRANDAR , v. a. Craindre , re- 
douter quelqu'un ou quelque 
chose. 

ABRAR, V. a. Allumer du feu , 
embraser, être tout en feu. 

AmiA^AMXT, \. Jhramat. 

ABRASAR , V. n. Allumer, em- 
l)raser, être tout en feu , par- 
lant des matières combustibles. 
Chauffer un métal jusqu'au 
rouge. V. Estamar. 

ABRASCAMEM, s. m. Ébran- 
chemcnt , action d'ébrancher 
les arbres. 

ABRASCAR , v. n. Ebrancher . 
séparer les branches d'un arbre 
à force de bras, — v. n. il s'em- 
ploie en parlant des branches 
qui se cassent par la quantité 
de fruits qu'elles portent. 

ABRASSAC ou Arbassac , s. m. 
Havre-sac, sac en peau pour 
militaire. 

ABREGEAIRE, s. m. Abrévia- 
teur , celui qui abrège quelque 
chose. 

ABREGEAMENT, s. m. Abrévia- 
tion , retranchement de quel- 
ques mots ou de quelques let- 
tres. 

ARREGEAR , v. a. Abréger , ren- 
dre plus court. 

ABREGEAT , s. m. Abrégé , écrit 
dans lequel on dit en peu de 
mots Tme chose qui pourrait 
être dite plus au long, 

ARREGUIAT , ADO , adj , Apos- 
tnmé . être en apostème. ' 

ABREGUIDURO, s, f. Abcès, 

tumeur suppurée. 
ABREGUIR (s) v. pr. S'abcéder, 

se couvrir d'apostèrae. 
ABREIGAR, v. a. Accabler, être 
tout fracassé, meurtri. Casser, 
Briser une chose. Ruiner, cri- 
bler de dettes. 

I ABREIGAT , ADO, s. m. et f. Se 



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*^ 5 -^ 



ACA 



dit d'une personne ruinée , ac- 
cablée de dettes. 

ABREVIATIEN , v. Abregeament 

ABRI , s. m. Abri , lieu où l'on 
est à couvert , où l'on est ga- 
ranti du vent et du froid. 

ABIUGOUS , OUA , adj . On le dit 
des lieux exposés au soleil et 
qui sont à l'abri. 

ABRILLANTO, v. Brillanio. 

ABRIOU , s. m. Avril , 4™" mois 
de l'année. 

ABRITAR, V. a. Abriter, mettre 
à l'abri. — V. pr. s'abriter, v. 
sonstar , assoustar. 

ABRIVAR , V. a. et pr. Tromper , 
donner un poisson d'avril. Pous- 
ser quelqu'un avec force. Pré- 
cipiter, mûrir trop tôt. — Se 
précipiter, s'élancer avec pré- 
cipitation. 

ABROUAT, s. m. Touffe d'arbus- 
tes dans un terrain mal entre- 
tenu. 

ABROUGUIR , v. act. Brouter , 
manger les sommités des plan- 
tes , des arbres. 

ABROUQUIT , IDO , adj. Abrouti, 
ie , il se dit des bois dont les 
bourgeons ont été broutés par 
les animaux. 

ABRUDIR , V. a. Ébruiter , ren- 
dre public. 

ABRUTIR , V. a. et pr. Abrutir , 
s'abrutir , se rendre compara- 
ble à la brute. 

ABRU nSSAAIENT , s. m. Abru- 
tissement, action d'abrutir. 

ABSENÇO , s. f. Absence , éloi- 
gnement du lieu de sa résidence., 
Distraction , manque d'atten- 
tion. 

ABSENT , ENTO , adj. Absent, te, 
qui n'est pas présent. 

ABSENTAR(s'),v. pr. S'absenter, 

s'éloigner d'un lieu. 
ABSINTHO, s. f. Absinthe, plante 

amère. 
ABSOULUMENT, adv. Absolu- 



ment , d'une manière absolue. 

ABSOULUT , UDO , adj. Absolu , 
ue , qui ne veut que sa propre 
volonté. 

ABSOULUTIEN , s. f. Absolution, 
bénédiction du confesseur qui 
absout le pénitent. 

ABSOLIRBAR , v. a. Absorber , 
engloutir. Consumer enlière- 
"" ment , faire disparaître. 

ABSTIXENCI ou Abstinexçcs f. 
Abstinence, privation qu'on se 
fait, principalement de manger 
des viandes , en certains jours. 

ABSTRET , E TO , Abstrait, diffi- 
cile à pénétrer , éloigné des 
idées communes. 

ABSURDE, 1)0, adj. Absurde, 
qui est évidemment contre la 
raison etcontre le sens commun. 

ABSURDITA, s. f. Absurdité, 
vice , défaut de ce qui est ab- 
surde. 

ABUCAR (s'), V. pr. se laisser 
cheoir , se laisser tomber. 

ABUS, s. m. Abus, tromperie, 
erreur. 

ABUS AIRE, s.m. Am SAUELLO, s.f. 
Abuseur , abnseuse , celui ou 
celle qui abuse , qui trompe. 

ABUSAR , V. a. et pr. Abuser , 
user mal; tromper, séduire. 
S'abuser, donner dans l'erreur. 

ABUSIOU, lEVO, adj. Abusif, ive, 
sujet aux abus , contraire aux 
règles. 

ABUSIVAMENT, adv. Abusive- 
ment, d'une manière abusive. 

ABYMAR , v. a. et pr. Abymer , 
friper , salir , perdre une chose; 
Fatiguer, harasser de fatigue ; 
ruiner , réduire i\ la misère. 

ABYME , s. m. Abyme , profon- 
deur dont on ne découvre pas 
le fond. Les abimes , l'enfer. 

ACABADO , s. f. A Vacabado , à 
mon reste , cris de certains 
marchands dcdélail qui courent 
les rues. v. Acafmment. 



ACA 



m>- 6 -^^ 



ACA 



ACABAIRE,s.m.AcABARELLO,s.f. 
ouAcAEEiRTS^ S. f. GaspUlcuF , 
euse , dissipateur , trice , qui 
inane:e tout son avoir. 

ACABAMENT,s.m. Achèvement, 
exécution entière, perfection 
d'un ouvrage. 

ACABAMR (s'), v. pr. s'incliner , 
se courber en forme de toiture. 

ACABAR , V. a. Achever , finir , 
terminer , conclure. Dissiper 
son avoir , faire banqueroute , 
être ruiné. — V. passif. Avoir 
sa santé qui dépérit. 

ACACIA , s. m. Acacia , arbre 
d'ajçrémenl. 

ACADEMICIEN , s. m. Académi- 
cien , membre d'une société de 
gens de lettres. 

ACADEMIE ou Academio , s. f. 
Académie , compagnie de per- 
sonnes qui font profession de 
belles lettres , de sciences ou de 
beaux arts. Lieu de leur réu- 
nion. Maison où Ton donne à 
jouer. Figure entière dessinée. 

ACAGNAR , v. a, et pr. Altérer , 
envenimer une plaie. S'animer, 
s'acharner contre quelqu'un. 

ACAGNARDIR , V. Jpoultrounir , 
acanardar , afeniantir. 

ACAMINAR , V. a. et pr. Ache- 
miner , mettre en marche ; 
mettre une affaire en train , 
préparer l'exécution d'un des- 
sein, être en train à l'exécuter. 

ACAMPADOU , s. m. celui ou 
celle qui entasse des trésors par 
son travail. 

ACAMPAGE , s. m. Charriage , 
transport d'une chose . 

ACAMPAIRE , s. m. Acampeiris, 
s. f. celui , celle qui transporte 
sur la tète , sur les épaules ou 
à dos de mulet , les marchan- 
dises, les récoltes , etc. Econo- 
me , qui amasse , qui entasse 
des richesses par son économie 
ou par son travail. 



ACAMPAMENÏ , s. m. Abord du 
pus, affluence d'humeurs. 

ACAMPAR, V. a. Charrier, trans- 
porter une chose d'un lieu à 
un autre. Amasser , entasser , 
s'économiser des richesses. Pren- 
dre de nouvelles forces. Gagner 
de l'appétit. Venir en suppura- 
tion . 

ACAMPAGNARDIR (s'), v. pr. 
S'ensevelir vivant à la campa- 
gne. Prendre les mœurs et les 
habitudes des gens de la cam- 
pagne. 

ACANADOUIRO , s. f. Gaule pour 
abattre le fruit de certains ar- 
bres. Fronde pour lancer des 
pierres. 

ACANAIRE, s.m. Celui qui gaule 
les arbres pour en faire tomber 
le fruit. Frondeur , celui qui 
se sert de la fronde. 

ACANAR , V. a. et pr. , Gauler 
les arbres, en abattre le fruit. 
Fronder , si l'on se sert de la 
fronde. Poursuivre à coups de 
pierre, se battre à coups de 
pierre . 

ACANARDAR (s'),v. pr. S'aca- 
gnarder , s'acoquiner , mener 
une vie fainéante. 

ACANDOURAR , v. a. et pron. 
Achalandée , procurer des cha- 
lands , une réputation , donner 
des pratiques. 

ACANISSAR, V. a. Gauler les 
ai^bres. Lâcher les chiens après 
quelqu'un, lesexciter à mordre. 

ACANTOUNAR, v. a. et pr. Accu- 
ler , pousser dans un coin ou 
contre quelque chose. Se blottir, 
se cacher dans un coin . 

ACARIATRE, TRO, adj. Aca- 
riâtre, bourru. 

ACARNAMENT , s. m. Achar- 
nement , opiniâtreté avec la- 
quelle on s'acharne. Animosité, 
opiniâtre. 

AGARNAR , V. a. et pr. Acharner. 



ACC 

exciter, animer, irriter. Don- 
ner aux bêtes le goût de la 
chair. S'acharner , s'animer 
contre quelqu'un. 

ACARKAMENT, s. m. Confron- 
tation des témoins ensemble 
ou avec l'accusé. 

ACCABL AIMENT, s. m. Accable- 
ment , surcharge d'affaires. 
Grande tristesse. 

AGCABLAÎST, NÏO, adj. Acca- 
blant, ante , qui accable ou qui 
est capable d'accabler. 

ACCABLAr , V. a. Accabler, abat- 
tre par la pesanteur , surchar- 
ger. Accabler d'injures, mal- 
traiter de coups. 

ACÇANT ou Accent, s. masc. 
Accent, élévation plus ou moins 
forte de la voix. Signe qu'on 
met sur une voyelle. 

ACÇANÏUAR , v. a. Accentuer , 
mettre des accents sur les 
voyelles. 

ACÇÀÎNTUATIEN, s. f. Accentua- 
tion , position des accents. 

ACCAPARRAMEM , s. m. Acca- 
parement , espèce de monopole. 

ACCAPARRAR, v.a. Accaparer , 
acheter ou arrher une quantité 
considérable de denrées. 

ACGAPARRUR ou AccAPARnAiRE, 
s. m. AccAPARRuso, s.f. Acca- 
pareur , euse , celui ou celle 
qui accapare. 

ACGEDIT , s. m. mot latin. La 
justice a accédé. 

AGCELERAR, v.a. Accélérer, 
augmenter la vitesse. 

AGGEPTAR, v.a. Accepter, ac- 
quiescer. 

AGGEPÏATIEN, s.f. Acceptation, 
action d'accepter. 

ACCEPTIEN , s.f. Sorte de pré- 
férence. Sens dans lequel un 
mot se prend. 

ACGEPTOUR, AccEPTAïRE, s.ra. 
Accepteur , celui qui accepte . 

ACGES, s. m. Accès, tout le temps 



7 -s 



ACC 



que la fièvre duie sans inter- 
mission . 

AGGESSOUARO , s. f. ou adj. 
Accessoire , qui suit ou accom- 
pagne le principal. Qui n'est 
regardé que comme la suite ou 
l'accompagnement. 

ACCIDENT, s. m. Accident, cas 
fortuit , ce qui arrive par 
hasard . 

AGCLAMATIEN, s.f. Acclama- 
tion , cri de joie et de félicita- 
tion. Manière de donner son 
suffrage . 

ACGLIMATAR , v. a. et pr. Accli- 
mater , s'accoutumer à la tem- 
pérature d'un nouveau climat. 

AGGLOUTIR, v. Jpplanir. 

ACCORD , s. m. Accord , conven- 
tion, accommodement, propor- 
tion, v. Accoxirdaillos . 

ACCOUASSAMENT, s.m. Accrou- 
pissement , action de s'accroupir. 

ACCOUASSAR (s') v . pr. S'accrou- 
pir , s'affaisser, v. Escagasfar. 

ACGOURLAIRE, s m. Accoupleur, 
qui accouple. 

ACCOURE AMENT , s. m. Accou- 
plement , action d'accoupler. 

ACCOURLAR, v.a. Accoupler, 
mettre par couple ; joindre en- 
semble deux animaux pour la 
génération , pour le labourage 
ou pour le trait. 

ACCOUCUADO, s. f. Accouchée , 
femme en couche, v. Paneiris. 

AGGOUCHAMENT , s. m. Accou- 
chement , action d'accoucher. 

ACCOUGHAR, v. a. Accoucher 
une femme. Accoucher , mettre 
un enfant au monde. 

AGGOLGIIUR ou Accouchaire , 
s. ra. AccoucHuso , s. f. Accou- 
cheur , euse , celui , celle qui 
exerce la profession d'accoucher 
les femmes. 

ACCOUDAR (s') v. pr. S'accouder , 
appuyer ses coudes. 

AGGOUDOUAR , s.m. Accoudoir, 



ÀCC 



*®- 8 •®* 



ÀCC 



ce qui est fait pour s'y accouder. 

ACCOUFIGNAR (s') , v. pr. S'ac- 
culer, s'entasser sans ordre. 

ACCOULADO , s. f. Accolade , 
embrasseraent. Accolade, Irait 
de plume qui sert à remplir un 
\ide. 

ACCOUMENÇAMENT , s. m. ou 
AccooiE>'ÇA>so^ s.f. Commen- 
cement, début. 

ACCOUMEXÇAR, v. a. Commen- 
cer, débuter. Agresser. Entamer 
une chose. 

ACCOUMENÇUR ou Accoumex- 

ÇAIKE, S.m. ACCOUMENÇUSO, S.f. 

Agresseur d'une dispute. En- 
tameur d'une chose. 

ACGOUMOUDABLE , BLO , adj . 
Accommodable, qui peut accom- 
moder. 

ACCOUMOUDAGE , s. m. Ravau- 
dage des bas. v. Jdouhage. 

ACCOLÎMOUDAÏRE , s. m. Accou- 
MOiJDUso , S. f. Ravaudeur , ra- 
>'àudeuse de bas. v. Adouhaire. 

ACCOUMOUDAMENTs.m.Accom- 
modement, accord d'un diffé- 
rent entre plusieurs personnes. 

ACCOUMOUDANT , TO, adjec. 
Accommodant , ante , qui est 
complaisant , d'un commerce 
aisé , avec qui l'on peut traiter 
aisément. 

ACCOUMOUDAR , v. a. Etre ac- 
commodant. Ravauder des bas. 
V. Adouhar. 

ACCOUMPAGNAIRE , s. m. Com- 
pagnon, guide. Accompagna- 
teur , musicien qui avec son 
instrument accompagne la voix 
de quelqu'un . 

ACCOUMPAGNAMENT , s. m. 
Accompagnement , action d'ac- 
compagner , musique pour ac- 
compagner. 

ACCOUMPAGNAR, v. a. Accom- 
pagner , faire compagnie à 
quelqu'un pour aller à quelque 
endroit. Guider avec son ins- 



trument la voix de la personne 
qui chante. 

ACCOUMPLIR , y. a. Accomplir , 
terminer , finir entièrement. 
S'acquitter d'un vœu. 

ACCOUMPLISSAMENT , s. maso. 
Accomplissement, terminaison. 

ACCOUQUINAR ( s' ) , v. pron. 
S'acoquiner , s'acagnarder , 
gueuser , caïmander , faire le 
fainéant, s'efféminer. 

ACGOURCHIR , v. a. Accourcir , 
rendre une chose plus courte. 
V. Escourcho. 

ACCOURDABLE , BLO , adject. 
Accordable, qu'on peut accorder. 

ACCOURDAILLOS , s. fera. pi. 
Accordailles , fiançailles. 

ACCOURDANT , ÏO", adj. Accor- 
dant , ante , qui s'accorde bien. 

ACCOURDAR , v. a. Accorder , 
mettre d'accord. Concéder , 
octroyer. — V. pr. S'accorder , 
être d'accord , vivre en bonne 
intelligence. Etre à Puni-son. 

ACCOURDOUAR, s.m. Accordeur, 
outil pour accorder les instru- 
ments de musique. 

ACCOURDUR, s.m. Accordeur, 
celui qui fait profession d'ac- 
corder les instruments de mu- 
sique. 

ACCOUSTAR , v. a. Accoster , 
s'approcher de quelqu'un , 
aboider. 

ACGOUSÏUMADO, s. f. coutume. 
A l'accoustumado , adv. A l'ac- 
coutumée, à l'ordinaire, comme 
d'habitude. 

ACCOUSÏUMAR, v. a. et pr. 
Accoutumer , habituer , avoir 
usage de faire quelque chose. 
S'accoutumer , s'habituer , s'ac- 
climater. 

ACCOUÏRAMENT , s. m. Accou- 
trement, habit de parure. 

ACCOUTRAR, v. act. et pron. 
Accoutrer , parer , orner , 
habiller. Il se dit souvent par 



ACC 



«s© 9 ©» 



ACT 



dérision , mal fagoter , se vêtir 
sans goût. 

ACCREbiTAR, V. a. et pron. 
Accréditer , mettre en crédit , 
en réputation ; donner cours ou 
faveur à quelque chose. S'ac- 
créditer, prendre crédit delà 
réputation . 

ACCREIRE , V. n. Accroire. Faire 
accroire, c'est faire croire ce 
qui n'est "pas. 

ACCROC , s. m. Accroc, déchirure 
que l'on fait en s'accrocbant. 
Accroche des avocats. Voyez 
Engamlti. 

ACCROUCHAR, v. a. et pron. 
Accrocher , attacher , arrêter à 
un clou, à un crochet. Attraper 
par adresse, gagner par finesse. 
S'accrocher , s'attacher à quel- 
que chose que ce soit. 

ACCUFL , s. m. Accueil , récep- 
tion gracieuse. 

ACCUÏLLIR , V. a. Accueillir , 
recevoir favorablement. S'ac- 
cuitlir , V. pr. Arriver avec 
peine , avec difficulté. 

ACCULAR,v.a. Acculer, pousser 
dans un lieu étroit , où l'on 
est serré, acculer contre un 
mur. V. pr. S'éculer , en par- 
lant des souliersdont le quartier 
s'afla'sse derrière le talon. 

ACCUMULAR, v. a. Accumuler, 
entasser. 

ACCUS, s. m. Point que certains 
joueurs aux cartes annoncent. 

ACCUSABLE , BLO , adj . Accu- 
sable , qui peut être accusé. 

ACCUSATRE , s. m. ^ccusarello , 
s. f. Accusateur , trice , celui 
ou celle qui forme une plainte. 

ACCUSAR, V. a. Accuser quel- 
qu'un , découvrir sa faute , son 
crime. Accuser la réception 
d'une chose. Accuser son point. 
V. pr. S'accuser de ses péchés, 
de sa faute. 

ACCUSAT, ADO, s. m. et f. 



Accusé , ée , celui , celle qu'on 
accuse de quelque faute. 

ACCUSATIEN , s. f. Accusation , 
plainte portée contrequelqu'uu. 

ACCUSA TOUR, s. m. Accmairiço, 
s.f. Accusateur, trice, celui, 
celle qui accuse. 

ACHADOU , s.m. Couperet , ins- 
trument tranchant de cuisine 
ou de charcutier pour hacher 
la viande. Hachoir , planche de 
cuisine sur laquelle on hache. 

ACI1ALAM)aR. v.a. Achalander, 
donner du crédit , de la répu- 
tation , de la vogue. 

ACIÏAPADOU , s.' m. Attrappe, 
piège que l'on tend aux ani- 
maux. Attrapoire , poisson 
d'avril. 

ACHAPAIRE, s. ra. Trompeur, 
qui se plaît à blouser les autres. 

ACHAPAR, va. Tromper, blouser, 
donner une attrapoire. V. pr. 
S'arhapnr. Se blouser , trouver 
chape chute, trouver quelque 
chose de désagréable à la place 
de ce qu'on cherchait d'avanta- 
geux.Rect'voirunpoissond'avril. 

ACHAPATORl, s.m. Attrapoire, 
pierre d'achoppement, farce que 
l'on fait pour tromper. 

ACIIAR , v.a. Hacher, couper 
menu . se servir du couperet. 

ACHARXAR, v. Ararnar. 

ACHAT ou ACHET , s. m. Achat, 
traité par lequel on achète , 
chose achetée. 

ACHETAIRE ou Achetour , 
s.m. Àcheliiso , s. f. Acheteur, 
euse , celui , celle qui achète. . 

ACHETAR , V. a. Acheter, faire 
une emplette. 

ACniPAR, V. Ârhapar. 

ACHIS , V. Harkis. 

ACIDE, DO, adj. Acide, aigre, 
sur. Serré , ée . parlant de la 
mie de pain. Il est aussi s. m. 

ACIDITA , s. f. Acidité , qualité 
de. ce qui est acide. 



ACK 

ÀCroULAR, V. a. Aciduler , ren- 
dre acide. 

ACIER , s. m. Acier , fer trempé 
et purifié. Mettre iC acier, acérer. 

ACLAPAR , V. a. et pr. Couvrir, 
enfouir ; s'enterrer , tomber 
sous des décond)res. 

ACLAPO-MOUART, s. f. Fos- 
soyeur , celui qui ensevelit les 
morts. 

ACO , adj. démonstratif. Cela. 
Jco d'aqui , ceci. Jco d'eila , 
cela. Afo , prép. , chez. 

ACOUASSAR, V. Fscagassar. 

ACOUSSEGRE, v. a. Atteindre 
à la marche , à la course , au 
travail, etc. 

ACQUERIR , v.a. Acquérir, faire 
acquisition. 

ACQIIEROIIR , s. m. Acquéreur , 
celui qui acqu'ert , qui achète. 

AQUIESSAMEM , s. m. Acquies- 
cement , act'on par laquelle on 
se soumet à quelque chose. 

ACQUfESSAR , v. n, Acqu'escer , 
déférer, céder, se soumettre. 

ACQUIS , s. m. Arqu's , esprit , 
connaissance acquise. 
. ACQUIT , s. m. Af<|uit . quittance, 
décharge. Au billard , premier 
coup pour se mettre en passe. 
Acquit d cooulien y s. m. Acquit 
à caut'on. 

ACQUIT! AMENT , s. m. Acquit- 
tement, action d'acquitter. 

ACQUITTAR, v. a. Acquitter, 
rendre quitte, libérer les dettes. 
Prononcer un arrêt qui met en 
liberté un accusé. 

ACRAPULIR (s') v. pr. Crapuîer, 
être dans la crapule. 

ACRE, ACRO, adj. Acre, p=quaul, 
mordicant , corrossif , etc. 

ACRETA , s. f. Acreté, qualité de 
ce oui est acre. 

ACROUPISSAMENT , s. f. Action 
de devenir fainéant. 

A€ROUPIR(s'), v. pr. Devenir 
fainéant» v. Escagassar. • 



10 ®> ADD 

ACRUSAR , v.a. Démolir, abattre 
une maison. 

ACTE , s. m. Acte , écrit reçu 
par un notaire. Sorte de prière. 

ACTIEN, s f . Action , tout ce que 
l'on fait. 

ACTIOUNAR , v. a. Act'onner , 
intenter un procès contre quel- 
qu'un. V. Jssiounar. 

ACTIOUNARÏ, s m. Act-onnaire, 
celui qui a une ou plusieurs 
actions dans une compagnie de 
commerce. 

ACTIF , IVO , adj. Actif, ive , qui 
agit , qui a la vertu d'agir, qui 
agit avec promptitude. Dettes 
actives sont celles dont on est 
créancier. 

ACTIVAR , v. a. Activer , mettre 
en activité. 

ACTIVITA, s.f. Activité, faculté 
active , vertu d'agir. Diligence, 
promptitude, célérité, vivacité 
dans l'act'on , dans le travail. 
Admission dans une charge, au 
service militaire. 

ACTUEL, LO, adj. Actuel, elle, 
effectif, réel. Présent, l'état 
actuel . 

ACTUELLAMEXr , adv. Actuel- 
lement, présentement. 

ACUBIER , s. m. écubier , trou 
par où le cable passe hors de 
la proue d'un vaisseau. 

ACUCHAR, \. Engarbar. 

ACUERNI, V. Cucrno. 

ACURNIER , V. Cuernier. 

ADAMOUN , adv. En haut , là 
haut. 

ADAPTAR , V. a. Adapter, appli- 
quer , ajuster une chose à une 
autre. 

ADARRE , adv. De file, de suite. 
Directement. 

ADAVAOU , adv. En bas , là bas^ 

ADDITIEN , s. f. Addition , pre- 
mière règle d'arithmétique. 

ADDITIOUNAR, v.a. Additionner, 
ajouter plusieurs- nombres. 



ADM 



«© 11 g» 



ADO 



ADDITIOUNEL, ELLO, adject. 
Additioncl , elle, qui est ou 
doit être ajouté. 
ADES, adv/J'antùt, tout-à-l'heure, 

il n'y a qu'un moment. 
ADHERENT, TO , adj. Fortement 
attaché à quelque chose. — 
S. m pi. adhérents , partisans. 

ADHERAR,v.n. Adhérer, être 
attaché à ou contre quelque 
chose : et fijç. être du sentiment 
ou du parti de quelqu'un. 
C(msent*.r à. 

ADHESIEN , s.f. Adhésion, action 
d'adhérer , acquiescement , con- 
sentement. 

ADIN , adv. Dedans , là dedans. 

ADIOU ou ADFOUSSIAS, locution 
elliptique. Adieu, pour siifnifier 
Dii'U vous g^irde , von s protège. 
s. m. Adieu , marque la sépa- 
ration, /klion un , yJdioii ilous , 
Jdiou 1res . Une fois , deux fois, 
adju|îé à la troisième fois ; ex- 
pressions dont on se sert à une 
vente à l'encan. 

ADIOUGNE , V. a. Adjoindre, 
donner un adjoint. 

ADJOINT , 8. m. AnjoiNTO , s.f. 
Adjoint, celui qui est adjoint 
à un fonctionnaire . à un maître 
de pens'on , etc. Il y a aussi 
des Adjointes dans les pen- 
sionnats de demoiselles. 

ADJUDANT, V. Jjndant. 

ADJUDICATAUI , s. m. Adjudi- 
cataire , celui à qui on adjui^e. 

AD-jUDICATlEN , s.f. Adjudica- 
tion , acte judiciaire par lequel 
on adjugée. 

ADJUGEAR , Adjuger , déclarer 
en jugement qu'une chose 
appartient à une des parties. 
Délivrer à quelqu'un un objet 

' qui se vend à l'enchère. 

ADJURAR , v.a. v. Jisconnjurar. 

ADJUR KlV?.^ ^\ .E srounjuratien . 

ADMETTRE , v. a. Admettre , 
recevoir, consentir. 



ADMINISTRAR, v.a. Administrer, 
agir , gouverner. Rendre la 
justice. Produire des témoins. 
Conférer les derniers sacrements. 
ADMLMSTRATIEN , s. f. Admi- 
nistration , conduite , gouver- 
nefnent. Administration des 
derniers sacrements. 
ADMINISTRATIF , IVO , adject. 
Admin'stral'f , ive, qui appar- 
tient à l'administrât"" publique. 
ADMINISTRATOUR, s, m. Admi- 
nistrateur , celui (|ui administre 
les affaires d'un hospice ou de 
toute autre administration. 
ADMIRAHLAMENT , adv. Admi- 
rablement , d'une manière ad- 
mirable. 
ADMIRAR , V. a. Admirer , re- 
garder avec surprise. 
ADMÏRATIEN. s.f. Admiration, 

action d'admirer. 
ADMIRA'IOUR.s.m.^rf?«?Vn/r/ço, 
s. f. Admirateur , Irice, celui , 
celle qui admire. 
ADMISSIRLE , BLO , adj. Admis- 
sible , valable , recevable. 
ADMISSIEN, s. f. Admission, 
action par laquelle on est admis. 
Réception des moyens proposés, 
des preuves fournies. 
ADOUBA DOU , s. m. Tuerie , 
lieu où les bouchers égorgent 
les bœufs . les brebis, etc. 
ADOUBA DURO, s. f. Renouage 
des membres disloqués. Racom- 
mf)dage d'une chose cassée , 
déj:radée. 
ADOURAGE , s. m. Apprètage , 
assaisonnement des mets : ra- 
commodage des vètem^'rits ou 
au très choses ; élaga'jeouémon- 
dage des arbres ; épluchage des 
haricots verts qu'on veut faire 
cuire ; castration d'un animal ; 
action de renouer un membre 
fracturé. 
ADOURAMENT , v. Jdoubage. 
ADOUBAIRE , s. m. émondeur . 



ADO 



®!5 12 (^Si 



ADV 



élagucur; renoueur; celui qui 
châtre les animaux. 

ADOUBAR , V. a. Accommoder ; 
raccommoder quelque chose de 
cassée ou de déchirée ; élaguer 
ou émonder ; renouer un mem- 
bre fracturé; châtrer un ammal; 
apprêter le diner ; frapper 
impitoyablement quelqu'un ; 
radouber un navire ; habiller 
les peaux dans une tannerie ; 
adouber , au jeu du tric-trac , 
des dames etdes échecs, loucher 
une pièce pour l'arranger et non 
pour la jouer. 

ADOUCIR , V. a. Adoucir , rendre 
doux , calmer , appaiser. 

ADOUCISSAMENÏ , s. m. Adou- 
cissement , soulagement des 
douleurs,diminut!on des peines. 

ADOUCISSENT, ÏO . adj. Adou- 
cissant , ante , remède qui 
adoucit. 

ADOULENÏIT, v. Endouhnilt. 

ADOULESCENÇO , s. f. Adoles- 
cence , l'âge de 14 ans jusqu'à 
55. Il ne se dit que des garçons. 

ADOULESCENT , s. m. et adject. 
Adolescent, jeune homme de 
14 à 25 ans. 

ADOU-\AR fs') , V. pr. S'adonner, 
s'attacher à quelque chose avec 
chaleur. 

ADOUNG , adv. alors, dans ce 
temps-là , en même temps. 

ADOUNISAR, V. a. et pr. Ado- 
niser , ajuster, parer, orner 
quelqu'un. S'adoniser. 

ADOUPTAR , V. a. Adopter , re- 
connaître quelqu'un pour son 
lils. Choisir quelque chose de 
préférence à une autre. 

ADOUPÏtEN , s. f. Adoption , 
action d'adopter. 

ADOUPTIF , IVO , adj. Adoptif , 

ive, qui est adopté. 
ADOURABLE, BLO , adj. Ado- 
rable , digne d'être adoré, 
~"'^'TRAR, v. a. Adorer , aimer 



ADOURATIEN , s. f. adoration , 

action d'adorer. 
ADOURATOUR , s.m. Adorateur, 
celui qui adore , qui aime â 
l'excès. 
ADOUSSAR, v. a. et pr. Adosser, 
mettre le dos contre quelque 
chose. 
ADRAYAR , V. Endrayar. 
ADRAYAT , DO , adject. et p. p. 
Frayé , battu , parlant d'un 
chemin ou d'un sentier. 
ADRESSAR , v.a. elpr. Adresser 
une lettre , im paquet , une 
personne à quelqu'un .S'adresser 
à quelqu'un pour lui parler. 
ADRESSO, s. f. Adresse, dexté- 
rité. Souplesse, finesse. Dési- 
gnation d'un 1 ieu , de la demeure 
d'une personne. Suscription 
qu'on met sur ledosd'unelettre. 
Dresse , hausse qu'on met à un 
soulier. 
ADRET , TO , adj. Adroit, cite , 

qui a de l'adresse. 
ADRETAlMEN'i' ou Adrechament, 
adv. Adroitement^ d'une ma- 
nière adroite. 
ADULTE , ULTO , s. m. et fera. 
Adulte , qui est parvenu à l'âge 
d'adolescence . 
ADULTERIN, INO , adj. Adul- 
térin, ine, qui est néd'adultère. 
ADULTERO , s.m. et f. Adultère, 

qui viole la foi conjugale. 
ADURRE , v.a. Amener, apporter, 
faire venir , faire transporter 
d'un lieu éloigné à un lieu plus 
rapproché. 
ADVENTIF, IVO, adj. Adventif, 
ive , biens qui viennent à quel- 
qu'un par succession collatérale, 
ou ])ar libéralité d'un étranger. 
ADVERSARI, s.m. Adversaire, 
celui qui est d'un avis opposé. 
Celui contre lequel en joue. 
ADVERSO, adj. Adverse, con- 
traire. Partie adverse , celle 
contre qui l'on plaide. 



Arr 



*© 13 <S* 



AFF 



AERAR , V. a. Aérer , donner de 
l'air à un appartement , à une 
cave. 
AERIEN , ENNE, adj. Aérien, ne, 
qui est d'air , qui appartient à 
l'air. 
AFALIOUCAT , DO , adj. Affaibli, 

abattu par la fati};ue. 

AFENASSAR , v. Jppradir. 

AFFABÏLITA, s. f. Affabilité, 

qualité d'uiî« personne affable, 

AFFABLE, adj . affable, qui reçoit 

fet qui écoute avec plaisir reux 

qui ont affaire à lui, à elle. 

AFFADIR , V. a. Affadir , rendre 

fade. 
AFFADISSAMEM , s. m. Affa- 
dissement, effet que produit 
la fadeur. 
AFFADOLUT,n)0, adj. fané, 

passé , parlant des étoffes. 
AFFAIRAT , 1)0 , adj. Affairé, ée, 

qui a bien des affaires. 
AFFAIRE , s. m. Affaire , tout ce 
qui est le sujet de quelque 
occupation. Un marché conclu. 
A'y aviè uno affaire , il y en 
a voit beaucoup , en quantité. 
AFFALAR, v. a. Affaler, faire 

baisser une manœuvre. 

AFFAMAR ou Affaminar, v. a. 

et pr. Affamer , causer la faim ; 

être affamé , avoir grand faim. 

AFFANAR (s') , v. pr. Travailler 

avec ardeur et sans relâche. 
AFFARAT, DO, adj. Hagard, 

farouche. 
AFFARDOULIT , IDO , adj. Acca- 
blé sous le jjoids , qui succombe 
sous le poid.sr. 
AFFATRASSIT , IDO , adj. Lan- 
guissant, mou, indolent, lâche. 
AFFEBLIR , va. et pr. Affiiblir , 

rendre faible , s'affaiblir. 
AFFEBLISSAMENT , sra. Affai- 
blissement , état de faiblesse. 
AFFECTATIEN, s.f. Affectation , 
attachement vicieux à dire ou 
à faire certaines choses. 



AFFEGTAR , v, a. Affecter , des- 
tiner et appliquer une chose à 
un certain usage. 
AFFECTIEN , s. f. Affection , 
amour, scntiment^jui fait qu'on 
aime une personne. 
AFFECTIOUXAR , v. a. Affec- 
tionner, aimer, avoir de l'affec- 
tion pour quelqu'un ou pour 
quelque chose. 
AFFECTLOUSAMENT , adverbe. 
A ffectueusement,d' une manière 
affectueuse. 
AFFECTIJOUX , OUSO , adject. 
Affectueux , euse , plein d'af- 
fection . 
AFFEGIT, v. Aisse , ajuffrit. 
AFFENAR , v. a. Affourrager , 
donner du fourrage aux che- 
vaux , au bétail. 
AFFEMANTIR (*') v. pr. S'aca- 
gnarder , se paresser , mener 
une vie oisive , se livrer à la 
fainéantise. 
AFFERAT, ADO, adj. et p. p. 
Affairé , qui a bien des affaires. 
AFFERMAR , v. a. Affermer , 

donner à ferme. 
AEFERMIR , v. a. Affermir , ren- 
dre ferme, stable. 
AFFESSAMENT , s. m. Affaisse- 
ment, état de ce qui est affaissé. 
AFFESSAR , v. a. Affaisser , suc- 
comber sous le faix. 
AFFETARIE , s. f. Afféterie . 
manière affectée de parler ou 
d'agir par envie de ])laire. 
AFFETAR , v. n. Affecter , faire 
ostentation de quelque chose , 
faire semblant , feindre de faire 
quelque chose. 
AFFETATIEN ou Affectatie?î , 
s.f. Affectation , attachement à 
faire ou à dire quelque chose 
d'une manière singulière et 
ridicule. 
AFFETIEN ou Affectiex , s. f. 
Affection , amour , sentiment 
de tendresse et d'attachement ; 



AFF 



4^ 14 ^V 



AFF 



ardeur, chaleur avec laquelle 
on parle ou on agit. 

AFFECTIOUNAR , v. a. Affec- 
tionner , avoir de l'affection , 
de rallàclienicnt ])Our quel- 
qu'un ; s'allciclier au travail , 
à la lecture , etc. 

AFFFCTLOUX , OUSO . adject. 
Afferlucux. euse . qui marque 
hct ur<,up d'affertum. 

AFFICAR, v.a. F'cher. enfoncer 
un ]i'eu . un clou , etc. 

AFFICIIAR, v.a. AfOcber, pla- 
carder une afficlie. Rendre 
public. — V. pr. S'afficher , 
faire parler de soi. 

AFFICHO, s.f. Affiche, placard 
que l'on met au coin des rues. 

AFFTCHUR ou Affïchatke, s. m. 
Afficheur, celui qui est chargé 
de placarder des affiches. 

AFFIDAT , 1)0 , s. m et f. et adj . 
Affidé , qui mérite la confiance, 
à qui l'on se fie. 

AFFIFLAR , v.a. Affiler, donner 
le fil à un instrument tranchant. 

AFFILTAR , v.a. Affilier, aggré- 
ger à un corps , à une société. 
^V.pr. S'affiliar. s'impat^o- 
niser dans une maison , une 
société. 

AFFILAIÏIEN, s.f. Affiliation, 
acte ])ar lequel on affilie. 

AFFIAADOU , s. m. Affinoir , 
séran , instrument au travers 
duquel on fait passer le chanvre 
pour l'affiner. 

AFFINAGE , s. m. Affinage , 
act'on d'affiner l'or. 

AFFINAR,v.a. Affiner, rendre 
plus fin , purifier. 

AFFIMTA , s.f. Affinité , degré 
de proximité qui s'acquiert par 
le mariage. 

AFFINOLÀRO , s. f. Pierre à 
affiler , à donner le fil à un 
instrument tranchant. 

AFFIRMAR , Affirmer , assurer 
avec serment. 



AFFIRMA TIEN, s. f. Affirma- 
tion , assurance. 

AFFIRMATÏF , IVO . adj . Affir- 
ma lif. ive . qui affirme. 

AFFIRMA JIVAMENr , adverbe. 
A ffirmat'vemenl. d'une manière 
affirmative. 

AIFLATAR, v. a. et pr. Appro- 
clier. rapprccherqui'!(juech()Se. 
Acrosterquelqu'uii s'approciier. 

AFFLICTIEN. s. -f . Afll.ction, 
chaîïr'n , peine d'esprit. 

AFFLIGEANT . ANTO , adject. 
Affliifeant, an te , qui afflige. 

AFFLIGEAR , v. a. et pr. Affli- 
ger, donner du chagrin. S'af- 
fliger , se chagriner. 

AFFLOURAR, v. n. Défleurir, 
parlant des arbres dont la fleur 
tombe à cause du froid , couler, 
parlant du fruit. — V^. a. Effleu- 
rer , touchera peine en passant. 

AFFLUAR. v.n. Affluer, se rendre 
en un même canal , parlant des 
eaux. Affluer , arriver en abon- 
dance , survenir en grand 
nombre , parlant des personnes 
et des choses. 

AFFLUENÇO, s.f. Affluence , 
concours et chute d'eaux , 
d'humeurs, etc. Grand concours 
de monde , grande abondance 
de biens. 

AFFOUGADURO ou Affousca- 
TiEX , S f. Empressement , 
act'on de celui qui s'empresse. 

AFFOUGAR ou Affigar ,\. a. 
Incendier ; embraser, au propre 
et au fig. — V.^ pr. S'embraser 
de la manière là plus ardente ; 
s'échauffer , s'empresser , se 
donner du mouvement pour le 
succès d'une affaire. 
AFFOLGASSAT , DO , adj. épaté, 
épatée : nez épaté, figureépatée, 
on le dit de tout ce qui s'aplatit 
comme une fouace , un pâté. 
AFFOUGAT, DO, adj. Rapide, 
violente , impétueuse . parlant 
d»s eaux . . 



AFF *E) 

AFFOULIT , ÏDO , adj. Affolé , 
excessivement passionné . 

AFFOUKTIR , v. a. Affirmer , 
assurer . souleniv, prouver avec 
opin'àlreté. 

AFFOUSCAll V. Jffmrar. 

AFFRAIIUK , v.a. Sympathiser , 
s'aimer ronmie deux frères. 

AFFUANCIHR ou Affraxqiir , 
v.a. Aifrancliir, décharger, 
exempter. 

AFFKA.NCHISSAMENT , s. m. 
Affranchissement , action d'af- 
francliir. 

AFFRAXCHIMEM , v. Jffran- 
rhisKament. \ 

AFFRFJOULÎR (s'), v.*|)r. se 
laisser saisir par le froid. Se 
refroidir , se découraefer. 

AFFREJOULiT, lUO, adj. et p.p. 
Frilleux , euse , refroidi , dé- 
couragé. 

AFFRETAMENÏ , s. m. Affrète- 
ment , convention pour le 
louasçe d'un'navire. 

AFFRÉfAR , V. a. Affréter , 
prendre un navire à louaî;c. 

AFFREÏUR, s. m. Affréteur, 
celui qui affrète un navire. 

AFFRONT , s. m. Affront . injure, 
outrage , soit de parole , soit 
de fait. 

AFFROUXTAR , v. a. Affronter , 
injurier , outrager , faire un 
affront. Affronter un danger , 
le hraver avec hardiesse et 
intrépidité. 

AFFROUNTARIE , s. f. Effron- 
terie , impudence. 

AFFROUNTAÏ , DO , s. m. et f . 
Effronté , effrontée , qui a de 
l'effronterie. 

AFFROUX, SO, adj. Affreux, se, 
hideux , horrible, effrayant. 

AFFROUSA^IEM . adv. Affreu- 
sement , cffroyabiement , beau- 
coup , en grande quantité. 

AFFUBLAMENT , s. m. Affuble- 
ment, vêtement de religieux. 



15 ®» AG 

AFFUBLAR, v.a. etpr. Affubler, 
vêtir , eouvrir, habiller. S'en- 
têter, être prévenu en faveur 
ou d'une opinion. S'alfubler, 
se couvrir. 

AFFlJi>AR , V. Fsfpieiregear. 

AFFlir.AR . V. JfJ-ongar. 

AFFl MKLIR , v. n. et pr. être 
efféminé , se passionner pour 
\e?: femmes. 

AFFUN , s. m. Sorte de corde 
pour fixer des paniers ou des 
sacs sur un bât. 

AFFIJRAT, ADO , adj. et p. p. 
Animé, ée , emporté, furieux, 
qui marche , qui court avec 
précipitation , comme un fu- 
rieux. 

AFFLIST, s. m. Affût, charpente 
sur laquelle on place une pièce 
de canon pour la faire rouler. 

AFFUSTAfiE , s. m. Tous les 
outils d'un menuisier , le-banc 
compris. 

AFFUSTAR , v, a. Affûter un 
canon . le mettre sur son affût. 

AFFUTIAOUX. s m pi. Afliquets, 
atours , ornements de mode , 
bijoux, tout ce qui sert à la 
y)arure des femmes. 

AFIN , conj. Afin , afin de. . .afin 
que. . . 

AFRIQUO , s.f. Afrique, l'une des 
cinq parties du monde. 

AGAÇAR, v.a. Agacer les dents , 
leur causer un sentiment désa- 
gréable. Agacer, picoter, exciter 
par quelques paroles , par quel- 
ques actions, par des regards, 
par des manières attrayantes. 

AGAÇARIE, s.f. Agacerie, pe- 
tites manières dont les femmes 
se servent pour s'attirer l'atten- 
tion de quelqu'un qui ne leur 
déplaît pas. 

AGACHATRE, s.m.AGACHARELLO, 
s. f. Badaud , qui s'arrête à tous 
pas pour badaudcr , pour mu- 
sarder. 



AGE 



«© 16 ^ 



AGI 



AGACHAR , v.a. Regarder, exa- 
miner. Badauder , musarder. 

AGACHO , AGACHORO , s . f . AGA- 

CHOUN , s. m. Lieu élevé d'où 
l'on découvre une grande éten- 
due de pays. Trou , lucarne 
par où l'onpeu t épier quelqu'un . 
Cabane , tonnelle faite à la hâte 
avec des branches d'arbre, d'où 
le chasseur épie les oiseaux de 
passage . 

AGACIN, s. m. Cor, durillon 
qu'une chaussure étroite occa- 
sionne aux pieds. Agacin, pousse 
du sous reil de la vigne. 

AGAFFAR , v. a. Défigurer , 
dévisager, blesser au visage. 

AGALOÙPAR, v.a. Envelopper, 
entortiller. 

AGAMOUTIR ou Agramoutir (s') 
v.pr. S'empaqueter, se tenir 
au lit dansune posture resserrée. 

AGAjNTAR , v.a.et pr. Prendre, 
saisir , empoigner , atteindre , 
attrapper quelqu'un ou quelque 
chose. Donner la main à quel- 
qu'un. Se saisir , se prendre 
aux cheveux , se battre. 

AGARANCIER , s. m. églantier, 
rosier sauvage. 

AGARRIR , v.a. Saisir, se rendre 
maître . 

AGASSO, s. f. Agace, pie, (oiseau). 

AGAST , s. m. érable champêtre, 
( arbre). 

AGATO , s.f. Agate , pierre fine , 
demi - transparente. Agathe , 
nom de femme. 

AGAVOUN ou Agoun , s. m. 
Arrête - bœuf ou Bugrande , 
( plante ) . 

AGE, s. m. Age, la durée ordi- 
naire de la vie. Grain de raisin 
ce quicx)ntient le jus et la graine. 

AGEAÏ , ADO, adj. Agé, ée , qui 
a un certain nombre d'années. 

AGENÇAMENT , s. m. Agence- 
ment , manière d'arranger , de 
mettre en ordre. 



AGEiVÇAR, v.a. etpr. Agencer, 
aj uster , arranger. S'agencer , 
se parer , se fagoter. 

AGENÇO , s.f. Agence, la charge, 
l'emploi d'agent. 

AGENT , s. m. Agent , celui qui 
est chargé de faciliter une 
affaire. 

AGERBIT , IDO, v. Agermit. 

AGERMIT , IDO , couvert de 
germe. 

AGGLOUMERAR , v. pr. S'agglo- 
mérer , s'assembler , se grossir 
par pelotons. 

AGGLUTINAR , v.a. Agglutiner, 
réunie leschairs, les consolider. 

AGGRANDIR, \. Re grandir. 

AGGRAVANT, ANTO , adjectif. 
Aggravant, an te, qui rend plus 
grief. 

AGGRAVAR , v. a. Aggraver , 
rendre plus grief. 

AGIBASSIR , v.a. etpr. Bossuer, 
se bossuer, parlant d'une cloi- 
son , où se forment des bosses. 

AGIBIS, adj. épithèle que l'on 
donne aux raisins séchés sur 
la plante. 

AGIBIT , IDO , p. p. d'Agibassir. 

AGILAMENT , adv. agilement , 
d'une manière agile. 

AGILE , ILO, adj. Agile, léger , 
dispos. 

AGILITA , s.f. Agilité, souplesse. 

AGINOUILLAR (s'), v. pr. S'age- 
nouiller, se mettre à genoux. 

AGLXOUILLOUAR , s. m. Prie- 
Dieu , sorte de meuble. 
Marche-pied , petit banc sur 
lequel on se met à genoux. 

AGIO, s. m. Agio, spéculation 
faite sur les effets de commerce. 

AGIOUTAGE, s. m. Agiotage, 
profit que l'on fait sur les effets 
publics. 

AGIOUTAR , v.n. Agioter , faire 
l'agiot. 

AGIOUÏUR, s. m. Agioteur, celui 
qui fait l'agiot. 



AGO 



«9 17 (JS$ 



AGR 



AGIR, v.n. Agir, faire quelque 
chose, sedonner du mouvement. 

AGISSENT , ENTO, adj . Agissant, 
ante , qui agit, personne offi- 
cieuse qui se donne du mouve- 
ment. 

AGITAR, V. a. et pr. Agiter, 
ébranler , secouer , remuer en 
divers sens. Discuter de part 
et d'autre. Déjeter , parlant 
d'un mur , d'un ais , d'un ou- 
vrage de menuisier. 

AGITATIEN , s. f. Agitation , 
trouble produit par les passions. 
Secousse d'un navire , d'une 
voiture. 

AGITATOUR, s. m. Agitateur, 
celui qui excite du trouble , 
de l'agitation. 

AGLANAGE , s. m. Glandée , 
récolte du gland. Panagc est 
le droit ou la permission de 
mettre des porcs dans une chè- 
née pour les nourrir de glands. 

AGLANAR , V. a. Distribuer des 
glands aux pourceaux. 

AGLAND , s. m. Gland , fruit du 
chêne. Gland de mer , sorte 
de coquillage. 

AGLEIO ou Agloio , s.f. Eglise, 
temple des fidèles catholiques. 

AGNELAR , V. n. Agneler , il se 
dit de la brebis qui met bas. 

AGNELET ou Agxeloux , s. m. 
Agnelet, petit agneau. 

AGNEOU ou AiNEOu, s.m. Agneau, 
le petit de la brebis. 

AGNIN,s. m. Agneline , laine 
des agneaux. Agnelins, peau 
des agneaux que préparent les 
mégissiers en y laissant la laine. 

AGNUS-CASTUS , v. Pebricr. 

AGOOUREGNxVDIR (s') , v. pr. 
S'acoquiner , mener une vie 
oisive , efféminée. Fréquenter 
des femmes de mauvaise vie 
et dans le commun. 

AGOUBÏLLO , s. f. Pacotille de 
petite quincaillerie. 



AGOULOUPAR ou Aloupar, r.a. 

Envelopper , couvrir , cacher 

sous un manteau. A voir l'esprit 

bien déguisé , bien dissimulé. 
AGOUMOUTIR, v. Jgramoutir. 
AGOUN , s.m. Bugrane épineux , 

anonis épineux (plante). 
AGOL'NIE ou Agom , s.f. ou m. 

Agonie , état d'une personne 

qui va mourir. 
AGOUMSANT, ANTO, s.m.etf. 

Agonisant , ante , celui , cello 

qui est â l'agonie. 
AGOUNESAR , v. n. Agoniser, 

être à l'agonie. 
AGOURINIR ou Agouregxadir , 

v. y^goouregnadir. 
AGOUSTIN, nom propre d'homme. 

Augustin. 
AGOUTADO , s. f. Oter l'eau d'un 

canal , d'un gord , d'un vivier 

pour en prendre le poisson. 
AGOLTAR,v.a. Epuiser un puits, 

tarir une source , mettre à sec. 
AGOUTAT, V. Sansn. 
AGRADAR, v.n. Agréer , plaire, 

avoir des charmes qui plaisent. 
AGRAFAR , v. a. Agrafer, atta- 
cher avec une agrafe. 
AGRAFO , V. Conrchet, Crouchet. 
AGRAMOUTIR , v. Agamoutir- 
AGRANAR . v.a. Donner du grain 

à la volaille . — v . n. Se procurer 

du grain ou de la graine pour 

semer. 
AGRANDIR., v. a. Agrandir , 

rendre plus grand. 
AGRANDISSAMENT , s. raasc. 

Agrandissement,accroissement, 

action d'agrandir. 
AGRAPIR , v. Agamoutir . 
AGRATOUNIT, v. Agroutounit. 
AGREABLiUIENT , adv. Agréa- 
blement , d'une manière agréa^ 

ble. 
AGREABLE, BLO, adj. Agréable, 

qui plaît. 
AGREAR , V. a. Agréer , trouver 



ÀGR 



agréable. Fournir un vaisseau 

de ses agrès. 
AGREAT, DO, adj. Se dit des 

figues couvertes de tartre , et 

des tonneaux garnis de tartre. 
AGREGaïIEN, s.f. Agrégation, 

association . 
AGREGEAR, v.a. Agréger, asso- 
cier quelqu'un à une société. 

complanter une terre. 
AGREMO, s. m. Houx (arbre). 
AGRENAS, V. Jgrunier. 
AGRENO, V. Jgrutio. 
AGREO, s.f. tarlre qui vient 

sur les figues ou qui se forme 

dans les tonneaux. 
ÀGREOUGEAT , 1)0 , adj. Piqué, 

irrité , qui a sujet à se plaindre. 
AGREOUGES, s.m. pi. Griefs, 

chagrins , sujet de plainte. 
AGRES , s.m.pl. Agrès , tout ce 

qui est nécessaire pour agréer 

un navire. 
AGRESSAR , v. a. Attaquer le 

premier. 
AGRESSIEN, s. f. Agression , 

action de celui qui attaque le 

premier. 
AGRESSOUR , s. m. Agresseur, 

celui qui attaque le premier. 
AGRÏCOLO, adj. Agricole, qui 

concerne l'agriculture. 
AGRICULTOUR , s.rn. Agricul- 
teur, celui qui cultive les terres. 
AGRICULTURO, s.f. Agriculture, 

art de cultiver les terres. 
AGRIFFAR, V. a. Prendre avec 

les gritîes, donner des coups 

de grifles , égratigner. 
AGRIFFIEN , Agruffien ou 

Graffien , s.m. Sorte de cerise 

que l'on nomme Rigarreau ou 

Guigne. 
AGRTFIN, s. m. Aigrefin, homme 

qui vit d'industrie. 
AGRFMOU.ANO , s.f. Aigremoine, 

( plante). 
AGRIPAR , v.a. Prendre, dérober 

subtilement ; en cachette , avec 

finesse. 



«5 18 ®» AGC 

AGROMUOURIER , s. m. Grand 
houx (arbre). 

AGRONOMO , s. m. Agronome , 
homme versé dans l'art de l'a- 
griculture. 

AGRONOMIE , s. f. Agronomie , 
art de l'agriculture. 

AGROUAGNO , V. Grouagno. 

AGUOIIAR, v.n. Couver, engen- 
drer. V. Agamoiitir. 

AGROLIEGNÀR, v. Jgamoutir. 

AGROUFIEN, v. Jgriifim. 

AGROUFIOUMER, agrtfiounier 
s.m. sorte de cerisier, bigarreau. 

AGROUMANDIR , v. a. et pr. 
Afriander , aimer les bons 
morceaux , les friandises. 

AGROUMOULIAR , v. n. Se dit 
des personnes que le froid force 
à se blottir. 

AGROPIIMOUÏIR, V . Agam outir. 

AGROUNCHAR, v. Jgamoutir. 

AGROUPIR (s'), V. pr. Se blottir 
de manière à ce que les talons 
touchent au derrière. 

AGROUTOUNIR (s'), v. pr. Se 
cacher dans une grotte , sous 
un rocher , dans un lieu obscur. 

AGRUE , s. f. Grue , oiseau de 
passage qui vole en troupe et 
en ordre. 

AGRUETTO , s. f. Griotte ou 
Aigriotte , sorte de cerise aigre- 
lette. 

AGRUFFIEN ,' V. Jgriffien. 

AGRUNIER , s. m. Prunelier ou 
prunier sauvage. 

AGRUNO , s.f. Prunelle ou prune 
sauvage. 

AGRUPÏR, V. Agronpir. 

AGRUTTIERO, s.f. Griottier ou 
aigriottier^ arbre qui porte la 
griotte. 

AGUAR , V. a. Redresser , refaire 
la pointe d'une pioche. 

AGUERRIR , v.a.etpr. Aguerrir, 
s'accoutumer à la guerre. 

AGUEIAR, V. Accueillir. 

AGUFIER, V. Agarancier. 



ÀGU 



19 



AIG 



AGUIET , s. m. Cartahu , ma- 
nœuvre que l'on passe dans une 
poulie au haut d'un mât de 
vaisseau , et qui sert à hisser 
quelque chose. 

AGUILLAT , s. m. Sanglier, sorte 
de poisson de mer. 

AGUILLADO, s. f. Aignillée de 
fil , de soie , etc. La quantité 
qu'il en faut pour enfiler à une 
aiguille . Aiguillade , gaule dont 
le lahoureur se sert pour piquer 
les hœufs et les faire marcher. 

AGUILLETO, s. f. Aiguillette, 
cordon ferré par les deux bouts 
et qui sert d'ornement aux 
gendarmes. Dégorgeoir pour 
nettoyer la lumière d'une arme 
à feu. 

AGUILLIER, s. m. Aiguillier , 
étui propre à renfermer des 
aiguilles. 

AGUILLO, s. f. Aiguille, broche 
d'acier dont on se sert pour 
coudre ou pour tricoter. Petite 
verge placée sur un cadran 
pour indiquer l'heure. Pointe 
d'un clocher , d'une pyramide , 
d'une obélisque. Outil pour 
percer la pierre. Poisson , genre 
du cheval marin , etc. Àguillo , 
peigne de Vénus , bec de grue , 
éroilium à fleur de cygne(plante) 
Argot , petite huche de bois 
mort aux extrémités des bran- 
ches de certains arbres. 

AGUILLOUN , s. m. Aiguillon , 
le piquant des mouches , des 
abeilles. Ce qui insiste à faire 
quelque chose. Pointe qui est 
au bout de l'aiguillade du la- 
boureur. Peigne de Vénus ou 
bec de grue. 

AGUILLOUN AR, V. a. Aiguillon- 
ner , piquer avec l'aiguillon. 
Au fig. Presser, rappeler con- 
tinuelleraenl à quelqu'un son 
devoir et sa promesse. 

AGUINCHAR , v. Esqueiregear. 



AH! sorte d'interjection marquant 
la surprise. Cri que l'on fait 
pour exciter un âne à marcher. 

AHIE ! sorte d'interjection qui 
marque la douleur. £^5^ plen 
de haie et de oui , il est tout 
chagrin , accablé d'inquiétude. 

AHOÙRO , s. m. Vieux mot qui 
signifie le vent. Adv. à présent, 
à cette heure , maintenant. 

AI, s. m. Ane, animal domes- 
tique. Fig. Ignorant grossier. 

AIDANÇO , s. f. Assistance , se- 
cours , protection , aumône. 

AIDO, s. m. et f. Aide , personne 
qui aide à une autre. 

AIGLO , s. f. Aigle , le roi dos 
oiseaux. 

AIGLOUN, s. m. Aiglon, le petit 
de l'aigle. 

AIGNOÇO , s. f. Meurtrissure , 
contusion , poche , coup reçu à 
la tête avec violence. 

AIGRAS, s. m. Verjus, raisin 
A'ert^ suc qu'on en retire. 

AIGRASSIERO , s. f. Verjus , 
raisin vert. 

AIGRE, s. m. Aigre, ce qui est 
acide. Jigre , levier , point 
d'appui pour le levier. Pair» 
aiyre, appuyer sur le levier 
pour soulever im lourd fardeau 
ou une pierre qu'on veut arra- 
cher. Jigre , aiyro , adj. Aigre, 
sur , acide , qui a de l'aigreur. 

AIGREGEAR, v. n. Avoir un 
goût acide. Soulever une jnerre 
un lourd fardeau avec le levier 
pour lui donner du jour. — 
v. a. Aigrirquelqu'un, le pousser 
à bout. 

AIGRETÏO, s.f. Oseille , plante 
potagère. 

AIGRINEOU , ELLO , adj. Aigre- 
let, aigret, un peu aigre. 

AIGRIR, V. a. Aigrir , rendre 
aigre , faire devenir aigre. Fig. 
Rendre plus sensible au senti- 
ment pénible . douloureux ; 



AIG 



^D» 20 *Gà< 



Aïs 



irriter. — v. pr. S'aigrir , se 
gâter en devenant aigre. On 
le dit au propre et au fig. 
AIGUADIERO , s. f. Aiguière , 
vase dans lequel on sert de l'eau 
à table, mais d'une forme diffé- 
rente que la carafe, v. Eiguar- 
dîero . 
AIGUADO, s.f. Aiguade, provision 
d'eau douce et fraîche pour un 
vaisseau. Lieu où l'on fait cette 
provision. 
AIGUAGNAS, s. m. Augmentatif 

du xnoiÂigagno. 
AIGAGNIER, s.ra. v. Aigagno. 
AIGAGXO , s.f. Rosée du soir et 

du matin. 
AIGAGNORO, s. f. Petite pluie. 
AIGUAGNOUX, OUA, adj. Cou- 
vert de rosée , mouillé par la 
rosée, sujet à conserver la rosée. 
AIGUAR , V . a. Mouiller , baigner, 
aigayer , jeter de l'eau pour 
arroser. Arranger , accommo- 
der , raccommoder , réparer. 
Frapper, maltraiter. 
AIGUARDENï,s.m Eau-de-vie, 
liqueur artificielle du vin. — 
Guildive«f>lcelle tirée du sucre. 
AIGUARDIERO ou Aiguadïero , 
s.f. Aiguière, gargoulette, 
pot à l'eau. 
AIGUASSOUX , OUA , adjectif. 
Aqueux, euse, qui a le goût 
de l'eau , qui est de la nature 
de l'eau , qui est sujet à l'eau , 
qui est imbibé d'eau. 
AIGUO, s.f. Eau , élément liquide, 
Aiguo segnado , eau bénite ; 
Aiguo quetto , eau croupie ; 
Aiguo de màrlusso , trempis ; 
Aiguo saou , soupe à l'eau salée, 
(manière d'apprêter le poisson); 
Aiguo mouarto, une eau morte, 
eau qui n'a point de mouve- 
ment , au fig. personne sombre, 
taciturne , mélancolique , qui 
montre peu de vivacité ; Aiguo- 
nafro , eau de fleur d'orange ; 



Aiguo-neou, verglas , bruine , 
Aiguo pouncho ou espouncho , 
nerbrun , bourg-épine , rham- 
poïde fructifère (plante); ^^t^^tio 
visso , versant d'une colline, 
d'un côleau. 

AIGUORO, s. f. Petite pluie. 
Rouillon ou sauce sans liaison 
et qui n'a que le goût de l'eau. 
Vin dans lequel on a mis beau- 
coup d'eau. 

AILA , AiLATE , V. Fila. 

AILASSO, V. Hailasso. 

AILLET , s. m. Ail , et au pluriel 
Aulx, (plante potagère), v. 
Ailloli . 

IILLET-FER, s. m. Ail de mon- 
tagne (plante). 

AILLOLI , s. m. Pommade à 
l'ail , faite avec de l'ail pilé et 
d'huile d'olive. Quelques-uns 
le uommenl Beurre deProvence ; 
mais cette dénomination n'a 
pas été adoptée. 

AILLURS,adv. Ailleurs, dans 
un autre lieu , d'un autre côté. 
Ifaillurs , d'ailleurs , de plus , 
outre cela. 

ALVIAR , pour ce mot et ses 
dérivés, v. Eimar. 

AUNE , pour ce mot et ses dérivés, 
V. Einè. 

AINEÏ, s. m. Anon , petit âne. 

AINIER ou AsiMER , s.m. Anier, 
celui qui conduit ou loue des 
ânes ; gardien établi pour les 
ânes. 

AIO , s. f. Sorte de corde pour 
attacher la charge d'une bête 
de somme. 

AÏSADAMENÏ, adv. Aisément, 
facilement. 

AISAï,UO, adj. Aisé, aisée, 
facile, v. Eisat^ Eisadament , 
Eisanço . 

AISE, s. m. Tonneau, futaille. 
Aise, contentement. Commo- 
dité, aisance, état commode 
et agréable. 



AJU 

AISTNO, V. Eisino. 
AISSE, SO , adj. Epithète que 
l'on donne au pain qui est aigre, 
pour avoir laissé trop lever la 
pâte , ou pour y avoir mis une 
trop grande quantité de levain. 
AISSÉLLO , s. f. Aisselle , le 
dessous du bras, à l'endroit où 
il se joint à l'épaule. 
AISSET'iO , s.f. Aissetle, essette, 
hac'hereau, outils de charpen- 
tier, de tonnelier. 
AISSO , s.f. Herminette , sorte 

de liàcUe de charpentier. 
AIUL, s. m. AiiLo, s.f. Aïeul, 
aïeule, grand-père, grand'mère, 
bisaïeul, trisaïeul, quatrième 
aïeul, cinquième aïeul, etc. 
Aïeux , signifie les ancêtres en 
général . 
AJAPROUN , expression des gens 
de la montagne , et qui signifie 
il y a quelque temps. 
AJASSAR , v.a. Coucher. Verser 
les blés. — V. pr. Se coucher , 
se gîter , se mettre au lit. 
AJ0UCAD0U,s.m.AjoucADOuiRO, 
s.f. Juchoir, bâton sur lequel 
lesoiseaux se juchent. Toumbar 
de l'ajoucadou, être extrême- 
ment étonné. 
AJOUGAR , v.a.etpr. Jucher , 
mettre sur le juchoir. Se jucher, 
parlant des oiseaux qui veulent 
dormir. 
AJOUGNE, v.a. Atteindre, attra- 
per. V. Accottssegre . 
AJOURNAMENT , s. m. Ajour- 
nement , assignation à compa- 
raître à certain jour. 
AJUDAIRE, s. m. aide , bienfai- 
teur. Paysan qui travaille à la 
journée. 
AJUDAR , V. act. et pr. aider, 
soulager , donner secours ou 
assistance. Travailler à la jour- 
née aux travaux de l'agricul- 
ture. S'aider, s'entr'aider j se 
secourir mutuellement. 



^ 21 -^ ALA 

AJUDO , s.f. aide , secours , 
assistance , renfort. A judo ! in- 
terjection pour appeler au se- 
cours. 
AJLiFFRIT , IDO , adj . Massif, ive. 
AJUGASSIT , IDO, p.p. Enjoué, 

passionné pour le jeu. 
AJUST , s. m. Ajout, alonge , 
addition. Mulet ou bœuf qu'on 
se prête pour l'accoupler avec 
celui d'un autre. 
AJUSTADOU, s. m. Jonction 
d'un ruisseau ou d'une rivière 
à une autre. 
AJUSTAMENÏ , s. m. A justement, 
manière de s'ajuster , de s'a- 
gencer. 
AJUSTAR , V. a. et pr. ajouter , 
joindre, additionner. Ajuster , 
parer , agencer. Raccorder un 
mariage rompu. Rendre un 
poids , une mesure juste. Prê- 
ter son mulet ou son bœuf 
pour l'accoupler à un autre. 
AJIJSÏIER, s. m., alonge, pièce 
mise pour alonger un rideau , 
une robe , une table , etc. abou- 
tissement. Addition. 
AJU^TORUM ou AjusTORiuM , 

V. Jjustier . 
ALABARUO, s. f. Hallebarde , 
sorte d'arme en forme de pique. 
ALABASTRO, s. f. albâtre, ma- 
tière calcaire très-blanche. 
ALABRE , s.m. Glouton, goulu, 

qui mange à l'excès. 
ALABROUN , v. Cabrian. 
ALAPHAN, V. Elephan. 
ALAMBIC, s.m. alambic, vaisseau 

qui sert â distiller. 
AL AMBIQUAR (s') , v . pr. S'alam- 
biquer l'esprit , se fatiguer par 
une trop grande application. 
ALAMOUN, s.m. Cep de charrue 

ou d'un araire. 
ALAIST , TO, s. m. et f. Char- 
latan, chervendeur, trompeur, 
effronté , hâbleur , goinfre , qui 
garde tout pour lui . qui veul 



ALE 



ï*> 22 «®* 



ALI 



tout le bénéfice de son côté. 

ALANDAR, v. a. Tromper, char- 
lalaner , surfaire par le men- 
songe et la fourberie , principa- 
lement dans un prêt ou dans 
un marché. 

ALANGOURrr,IDO, adj. Lan- 
goureux, languissant, transi 
d'amour ou de maladie. 

ALAISGUR,USO, adj. Raisonneur, 
euse , qui se rebèque. 

ALAOUGEAR,v.a. etpr. alléger, 
soulager d'un fardeau , d'un 
souci. Se vêtir légèrement. 

ALAOUSO ou Alacho , s. fém. 
Poisson de mer qui remonte 
dans les rivières. 

ALAPEDO ou AiiRArEDO , s. f. 
Lepas ou patelle , coquillage 
univalvc fort commun. 

ALARGANT, 10, adj. Géné- 
reux , euse , qui donne large- 
ment. 

ALARGAR, v. a. etpr. alarguer, 
éloigner , écarter , se tenir au 
large , à l'écart , quitter la côte, 
l'éviter. 

ALARGIR, v. a-Elargir , rendre 
plus large ; mettre hors de 
prison . 

ALARMAR, v.a. etpr. alarmer, 
donner l'alarme , donner de 
l'inquiétude, de l'émotion. S'a- 
larmer , s'épouvanter. 

ALARMO , s. f . alarme , émotion 
causée par une frayeur subite , 
cris d'alarme , sonner l'alarme, 
sonner le tocsin. 

ALASS4R, V, a- et pr. Lasser, 
fatiguer , importuner , vexer 
quelqu'un. Se lasser, se fatiguer 
soi-même . 

ALCOVO , s, f. alcove , enfonce- 
ment pratiqué dans une cham- 
bre pour y placer un lit. 

ALCYOUN ou Rluret , s. raasc. 
Alcyon , mar lin-pêcheur ( oi- 
seau). 

ALE , V. Rapugo. 



ALEGRE, V. Allègre. 

ALEIRAR (s') v.pr. S'étendre p«r 
côté. 

ALEN, V. Ualen. 

ALENO ou Areno , s. f. alêne , 
espèce de poinçon , dont on se 
sert pour percer le cuir , pour 
le coudre. 

ALENTOUR , adv. et s.pl. à l'en- 
tour, les alentours. 

ALEOU, adv. Rientôt, tout de 
suite , vite, promptement. 

ALERTO, s.f. alerte , trouble , 
qui force à se tenir sur ses 
gardes. 

ALESCAR , v.a. et pr. Parer avec 
élégance et propreté. S'ajuster, 
se parer , s'endimancher. 

ALESTIR , V. a. et pr. Disposer , 
préparer , tenir prêt. Dépécher , 
débarrasser quelqu'un , lui 
gagner son argent. Apprêter 
le dîner. S'alesiir , se tenir 
prêt. 

ALETO , s. f. Faire aleio , se dit 
d'un oiseau qui , en battant des 
ailes , se tient en l'air sans 
avancer. Aileron d'une grande 
roue de moulin, v. Lego-lego. 

ALEVIN AR , v.a. aleviner , jeter 
de l'alevin dans un étang. 

ALEVO , V. Jrçoim. 

ALGERRO , s.f. algèbre , science 
de calcul représentée par les 
lettres de l'alphabet. 

ALIRIE , s. m. alibi , mot latin 
pour exprimer la présence d'une 
personne dans un lieu éloigné 
de celui où l'on prétend. 

ALIRI-FOURANS , subst. m. pi. 
alibi-forains , mauvaise excuse, 
mauvais prétexte. 

ALIROUFIER, Aligoufier ou 
Aliboltier, s. m. Storax(arbre). 

ALICHAR , v. n. et pr. aliter , 
être au lit, garder le lit , être 
malade. Verser , parlant des 
blés couchés par la pluie. 

ALIELAR ou Altourar , v. a. 



ÂLL 



^®- 23 •®* 



ALL 



ajuster une balance , la mettre 
au poids juste. 

ALIENAR, V. a. et pr. aliéner , 
transférer à un autre la pro- 
priété d'un bien. S'aliéner , 
devenir fou. 

ALIENAT , DO , s. m. et f . adj . 
et p. p. aliéné, née, insensé , 
fou , qui a perdu la raison. 

ALIENATIEN , s. f. aliénation, 
action d'aliéner. 

ALIGNAMENÏ , s. m. aligne- 
ment , ligne que Ton tire pour 
qu'on ne la dépasse. 

ALIGNAR , V. a. et pr. aligner , 
ranger , dresser sur une ligne. 
S'aligner, se mettre en ligne. 
— Au fig. Se mesurer avec 
quelqu'un , faire assaut. 

ALIGOUFIER , v. Jliioufier. 

ALIMEiM , s. m. aliment , nour- 
riture du corps , de l'esprit, etc. 

ALIMEMAR , v. a. et pr. ali- 
menter , nourrir , fournir les 
aliments. S'alimenter, se subs- 
tan 1er . 

ALIMEMARI , adj . alimentaire , 
qui estdestiné pour lesaliments. 

ALIN, adv. Dans, dedans, là- 
dedans. 

ALIQUaNT , nom propre. Ali- 
quante , pays d'Espagne , re- 
nommé par son vin. 

ALISCAMPS , s.m.pl. Les Champs 
Elisées. 

ALISCAR (s') , v. pr, S'adoniser , 
se parer comme un damoiseau. 

ALISSANDRIE , nom propre de 
ville , Alexandrie. 

ALISSANDRO, nom propre d'hom- 
me , Alexandre. 

ALITAR, V. ÀUchar. 

ALIZIER , s. m. alizier , arbre à 
fruit. 

ALIZO , s. f . alizé , fruit de l'a- 
Jizier . 

ALLAGHAMEiST , s. m. allaite- 
ment, action d'allaiter. 

ALLAGHAR , v. act. allaiter , 



nourrir un enfant de son lait , 
lui donner à téter. 

ALLEGAR , v.a. alléguer , avan- 
cer , citer une autorité , donner 
un prétexte. 

ALLEGOURIE, s.f. allégorie, dis- 
cours ou tableau qui fait enten- 
dre ou voir quelque autre chose. 

ALLEGOURIQUaMENT , adv. 
allégoriquement, d'une manière 
allégoricpie. 

ALLEGOL'RIQUE , QUO , adject. 
allégorique, qui renferme une 
allégorie. 

ALLEGRAMENT. adv. avecgaîté, 
d'une manière dégagée. 

ALLEGRE, G RO, adj. alègre, 
réjoui , alerte , d'un esprit 
éveillé, agile . dispos , qui est 
vif, QX\]o\xè. Endnrh allègre, 
lieu prétendu fréquenté par des 
sorciers. 

ALLEGRESSO , s. f. alégresse , 
joie, contentement. 

ALLEOUGE, s. m. allège, petit 
bâtiment, sorte de tartane. 

ALLEOUGEAR, v.a.etpr. alléger, 
décharger d'une partie de son 
fardeau , soulager l'esprit ou le 
corps ; se vêtir à la légère. 

ALLEYOS ou Alleos , s. f. pi. 
allées , promenade garnie de 
plusieurs rangs d'arbre. 

ALLIAGE , s. m. alliage , union 
de métaux par la fusion. 

ALLL\NÇO , s. f. alliance , union 
par le mariage. Confédération 
qui se fait entre des états pour 
leur intérêt commun. 

ALLI\R , V. a. et pr. allier des 
métaux , mêler , incorporer 
ensemble , faire un alliage. 
S'allier par le mariage, faire 
une alliance. 

ALLTOURAR , v. Mielar. 

ALLISQUAR, v.a.etpr. Nettoyer, 
rendre propre, ajuster, agencer. 
Se parer proprement et élé- 
gamment. 



ÂLÔ 



54 



ALT 



ALLOURO , adv. alorg , en même 
temps. 

ALLOUAR , V. Jllougar. 

ALLUMAIRE , s. m. allumeur , 
celui qui est chargé d'allumer 
régulièrement des cierges , des 
réverbères, etc. 

ALLUMAR , v.a. allumer , mettre 
le feu à quelque chose de com- 
bustible ; faire dû feu ; allumer 
la lampe , la chandelle , les 
cierges, les réverbères, etc. 
éclairer le salon , la chambre , 
l'escalier , etc. aufig. allumer 
la discorde;, exciter le trouble , 
la dispute, etc. 

ALLUMAT, DO, s. m. et f. 
emporté , qui ne peut se con- 
tenir. Personne d'une grande 
avidité. 

ALLUQUAR , v. a. Regarder at- 
tentivement , fixement. 

ALLURO , s. f. allure , démarche, 
façon de marcher, tournure. 

ALLÙSIEN , s. f. allusion , figure 
par laquelle on fait sentir le 
rapport d'une personne ou 
d'une chose à une autre. 

ALLUVIEN , s. f. alluvion ,. ac- 
croissement de terrain formé 
par les eaux. 

ALMANACH , s. m. almanach , 
calendrier qui marque les mois, 
les jours , les lunaisons. — au 
fig . L'homme qui s'occupe d'as- 
trologie ou de toute autre 
science ridicule. 

ALMANAQUARIE , s. f. Sciences 
et occupations ridicules ou inu- 
tiles , projet chimérique. 

ALMANaQUIAIRE , s. m. Celui 
qui s'occupe à des inutilités ou 
à des projets illusoires. 

ALO , s. f . aile , ce qui sert aux 
oiseaux pour voler ; aile d'une 
maison , d'une armée ; portique 
^'une église ; porche , lieu 
couvert auprès d'une chapelle 



champêtre. Halle où l'on vend 
le poisson , la viande , etc. ; 
bord d'un chapeau. Si prendre 
en paou troou d'alo , prendre 
un peu trop de permission , se 
permettre un peu trop de li- 
cence. 

ALOFI , V. Vessino. 

ALONGUI, s. m. Chemin plus 
long , chemin de l'école, che- 
min de détour. Circuit , retard, 
longueur , délai pour amuser , 
pour gagner du temps. 

ALOUCHAR , V. Louehar. 

ALOUNGAMENT ou Aloungage , 
s. m. Alongement, augmenta- 
tion de longueur. 

ALOUNGAR , v.a. alonger , éten- 
dre , faire qu'une chose soit 
plus longue, faire durer plus 
long-temps ; alonger le bouil- 
lon , y ajouter de l'eau. S'alon- 
ger, s'étendre de tout son long, 
au fig. Travailler avec ardeur ; 
se mettre en ligne avec quel- 
qu'un , faire assaut ensemble. 

ALOUES ou Aloua , s. m. aloës , 
plante qui produit un suc qui 
porte le même nom. 

ALOURO , V. Jllouro. 

ALOUVETTO, s. f. Sorte d'a- 
louette (oiseau). 

ALOUVIT, IDO, adj. affamé, 
qui a toujours faim. On le dit 
des enfants qui ont toujours lo 
pain à la main. 

ALOUYEOU , s.m. aloyau , pièce 
de bœuf coupée le long du dos. 

ALOY ou Aroy , nom propre 
d'homme, Eloi. 

ALPHARET v. Ahece. 

ALPHARETIQUE , QUO , adj . 
alphabétique , qui appartient à 
l'alphabet. Per lettros alphabé- 
tiquos, par ordre alphabétique, 
parlant d'un dictionnaire, 

ALTERARLE, RLO , adj. alté- 
rable , qui peut être altéré. 



AMA 



^*>» 25 «^^ 



AMA 



ALTERATIEN , s. f. altéralion , 
grande soif. Délérioralion des 
marchandises ou des denrées. 
Changeraenl dans l'état des 
choses. 

ALTERAR^ v.a. altérer , gâter , 
frauder, frelater.— v. n. Occa- 
sionner une grande soif. 

ALÏEllNAK,v.a. alterner, placer, 
mettre l'un après l'autre. Se 
servir des mêmes terres alter- 
nativement en blé , en foin ^ 
en léi^umes. 

ALTEKXATIVAMENT , adv. al- 
ternativement , tour-à-tour , 
l'un après l'autre 

ALUC AH , v.a. Regarder, guetter, 
épier.lorgner, surveiller de loin. 

ALUE.NCHAR , v. a. Eloigner , 
écarter , placer loin , renvoyer 
une affaire assez loin. — v. pr. 
s'éloigner , quitter la place où 
l'on se trouve. 

ALUGAIRE , s. m. Renoueur , 
bailleur , chirurgien de cam- 
pagne qui , sans le moindre 
apprentissage , remet les os 
disloqués. 

ALUIN , s. m. alevin, petit pois- 
son que l'on met dans un étang 
ou dans un réservoir pour le 
peupler. 

ALUINaGE , v. Àlum. 

ALUIN A R , v.a. Mettre de l'alevin 
dans un élang. 

ALUN , s. m. alun , sel fossile 
d'un goût acide. 

ALUNAR , V. a. aluner, tremper 
dans de l'eau d'alun. 

AMABILITA, s. f. amabilité, 
caractère d'une personne ai- 
mable. 

AMADOU, V. Esqtto , Basano. 

AMADOUAIRE , s. m. amadoueur, 
fabricant d'amadou. Flatteur 

3ui calme , humanise. 
ADOUAR , V. a. amadouer , 
calmer , humaniser , désarmer 
la colère. 



AMAGADOUR , s. m. Cachette. 

AMAGAIRE , s. m. Amagarello, 
s. f. amasseur , eusc , celui , 
celle qui entasse, qui amoncelle, 
qui cache son argent. 

AMAGAR , V, a. Entasser , faire 
le magot. Entasser le feu et le 
couvrir de cendre. Cacher une 
chose , une somme. S'amagar, 
V. pr. se cacher , se blottir ; se 
mettre au lit. 

AM aI , conj. ainsi que , de même 
que , V. Abado. 

AMAItjRIR , V. act. amaigrir , 
rendre maigre, v. n. Maigrir , 
devenir maigre. 

AMAIGRISSEMENT , s. m. amai- 
grissement, état d'une personne 
qui maigrit. 

AMaLG AMAR , V. a. amalgamer, 
mêler les métaux. Mêler les 
soldats d'un corps dans un 
autre. 

A^IALGAMO , s. f. amalgame ., 
mélange de choses différentes. 

AMALISSUÏK), s. f. Petit vent 
frais et bruineuv qui ne dure 
que quelques instants. 

AMALISSIAR , V. a. Exciter , 
inspirer de la malice aux gens 
et aux bêtes — v. pr. S'ama- 
lissiar , se dit du temps qui se 
met à un petit vent frais et 
bruineux. 

AMALUGS , s. m. pi. Les hanches 
du corjîs humain et de celui 
des quadrupèdes. 

AMALUGAR , v. a. et pr. Déman- 
tibuler , froisser , détraquer , 
briser les os. 

AMANES , expression adverbiale. 
Sous la main , à portée d'être 
saisi par la main. 

AMANT ou E3iA>T, s.ra. aimant , 
pierre qui attire le fer. 

AMANT , TO , v. Amouroxix. 

AMAR , V. a. v. Eimar. 

AMAR , RO , adj, amer , araère , 
qui a de l'amertume. — au fig. 



AALV ^ 26 <^^' 

Douloureux , désagréable , dé- 
chirant. 

AMARAR , V. a. Risquer , hasar- 
der ; lâcher, exposer au danger. 

'V. 'Jvarar. 

AMARANïO , s. f. , amarante , 
fleur d'automne qui ressemble 
à un panache. Sa couleur. 

AMAREGEAR, v. Amariar. 

AMARIAR , V. n. avoir un goût 
amer. 

AMARIjVAR , V. a. amariner , 
mettre des matelots dans un 
vaisseau qu'on a pris ; ama- 
douer, rendre docile et obéis- 
sant. — V. pron. S'amarinar , 
donner dans un piège , se ha- 
sarder. 

AMAR1MER , v. Ooumarinier. 

AMARINO , V. Ooumarino. 

AMARMAR , v. Amermar. 

AMARAOUTIR ou Amalaoutir , 
V. a. et pr. abimer , rendre 
malade. S'abimer , se fracasser. 

AMAROUN , s. m. Macarron , 
sorte de pâtisserie qui a un 
goût amer. Espèce de gesse qui, 
mêlée avec le blé, communique 
de l'amertume au pain. 

AMAROUR , V. Amarzour. 

AMARRAR , V. a. amarrer , lier, 
attacher avec une amarre. — 
au fig 



AiMB 



Garrotter , lier forte- 
ment avec une corde quel- 
conque. 

AMARRO , s.f. amarre , cordage, 
servant à attacher un vaisseau 
ou quelqu'un de ses agrès. 

AMARSI , s. m. Terrain foulé. 

AMARIICS, V. Amalugs. 

AMARZOUR , s. f. amertume , 
qualité de ce qui est amer. — 
au fig. Douleur , peine , in- 
quiétude , affliction , désagré- 
ment, souci, etc. 

A]MASSAG>'0, s. f. Violent coup 
sur la tète. 

AMASSAIRE , Amasseiris, s. m. 
et f. Celui , celle qui cueille 



des feuilles de mûriers , ou qui 
ramasse des olives , des châtai- 
gnes ou des glandiS. 

AMASSaR , v. a. amasser ,• accu- 
muler, entasser, faire le magot. 
Ramasser, cueillir. Asséner, 
assomer , porter un coup rude 
et violent sur la tète. 

AMAÏAR ■ v.a. amater , humilier, 
terrasser , abattre , avoir un 
air triste et abattu. 

AMATIÏ, IDO, adj. Massif et 
pesant parce que la pâle û'a 
pas levé. 

AMATOUR , OUA , s. m. et fém. 
amateur , celui , celle qui a 
beaucoup d'attachement jmur 
quelque chose. Quelques-uns 
donnent un féminin au mot 
,Amateur et disent Amatrice ; 
mais ils n'ont pas été imités 
par la généralité. 

AMAZOUNO , s, fém. amazone , 
femme d'un courage guerrier. 
Certain vêtement de femme. 

AMRERGEO , s. f. alberge, sorte 
de pèche jaune et ferme. 

AMRERGIER, s. m. albergier , 
sorte de pécher. 

AMRITIEN, s. f. ambition , désir 
de gloire , d'honneur , de gran- 
deur , de richesse. , 

AMRIÏIOUNAR , V. a. ambition- 
ner , rechercher avec ardeur. 

AMRIÏIOUX , OLSO , adj. am- 
bitieux, euse, qui a de l'am- 
bition. 

AMBLADO, s.f. Emblée, prendre 
d'emblée, tout-à-coup et comme 
d'assaut. 

AMRLAIRE ou Amblur , s. m. 
AîMELiso , s. f. Cheval , jument 
qui va l'amble . 

AMBLO , s. f. amble , sorte de 
pas de cheval qui ne fatigue pas 
le cavalier . Ou dit Aller l'amhle , 
et non pas Aller à l'amhle. 

AMBLUR , USO, s. m. et fém. 
Iliibleur , euse^ celui , celle qui 



AME 



«SSS 27 <S^' 



AMI 



n'a que de paroles trompeuses. 

V. Amhlaire. 
AMBO , s.f- ambe , combinaison 

de deux numéros. 
AMBOUCHOUAR, s.m. ambou- 

choirs ou emboucboirs , moule 

d'une botte. 
AMBOURIGOU , s. m. Ombilic ,' 

nombril ; ajraric , champitïnon. 
AMBOUTISSOUAR , s. m.^Em- 

boutissoir, plaque de fer sur 

laquelle le ferblantier emboutit 

et estampe. 
AMBRETTO, s.f. ambrette, fleur 

du g:rand seigneur, elle al'otleur 

de l'ambre. 
AMBRIGOT, s.m. abricot, fruit 

qui tient de la prune et de la 

pèche. 
AMBRIGOUTIER, s.m. abricotier, 

arbre qui produit l'abricot. 
AMBRO , s.f. ambre, substance 

odoriférante. Amhro , s.f. ma- 

noli , grosse bouteille. 
AMBROSI ou A^iBROi Aso , nom 

propre d'homme , Ambroise. 

Estre ambroai , manger de tout 

avec un égal plaisir. 
AMBROUSIER ou ambroiaso , 

s. m. et f. ambroisie , genre 

de plante dont la feuille est 

découpée comme celle de l'ab- 
sinthe. 
AMRULANT, TO, adj. ambulant, 

an te , être en marche, changer 

continuellement de lieu, voyez 

Emlntlant, Emfndar. 
AME ou EME , prép.,avcc, en- 
semble , conjointement. ' 
AMEIGRIR, V. Amaigrir. 
AMEINAR , v.a., amener , hisser 

les voiles. Il se dit aussi du 

■ Tent lorsqu'il a un peu calmé. 

AMEIRIR (s') , v.pr. , n'être bien 

qu'avec sa mère. 
AMELE , s.f. , amande , fruit de 

ViimMuWer . -AmeU tn chadr-nto, 

amande à coque tendre. Amele 

passo (jnoudo , amande folle. 



qui n'est ni douce , ni amére. 

AMELÏAR (s') , V. p. , se blottir , 
se cacher dans un coin d'une 
manière resserrée. 

AMELIER , s. m., amandier, 
arbre qui porte l'amande. 

AMELIOURAR , v. a. et pr. , 
améliorer , bonifier , rendre 
une chose meilleure. 

AMEETOURAÏIEN , s. f., amé- 
lioration , progrès vers le bien, 
meilleur élat. 

AMELIR(s'), v.pr., se détériorer, 
parlant du blé dont le grain 
n'a presque plus que le son . 

AMENDAR , v . act . , amender , 
condamner à une amende. — 
Rendre meilleur, coiTÎger. — 
Améliorer les terres. 

AMEXDIER, V. Amelier. 

AMENDO , s. f., amende , peine 
])écuniaire. Amande, fruit de 
l'amandier. 

AMENDOUN, s.m. , amande verte 
et tendre. 

AMENDRIR, v.a., amoindrir, 
amincir , rendre mince ou 
moindre. 

AMEMTA , s.f., aménité, agré- 
ment, agrément dans les ma- 
nières. 

AMERIQUEN, QUENO, s. m. 
et f. Américain , caine ; natif , 
habitant ou venant de l'Amé- 
rique. 

AMERIQUO, s.f., Amérique., 
une des cinq parties du moud^; 

AMERMAR ou meinar , v . n.* > 
diminuer le prix. 

AMI , AMIGO , s. m. et f., amie , 
celui , celle avec qui on est lié 
d'amitié réciproque. 

AMIABLAMENT , adv. , amiable- 
merit , d'une manière amiable. 

AMIABLE , BLO , adj . , amiable , 
doux , ffracieux. 

AMIGALÂMENT, adv., amica- 
lement, d'une manière amicale. 

AMIGAOU , ALO , adj . , amical . 



AMO 

amicale, qui part de l'amitié. 

AMIDOUN , s. m. , amidon , pâte 
fai te avec la fleur de la farine 
de froment, v. Empes. 

AMIDOUNIER , s. m. , amidonnier, 
fabricant d'amidon. 

AMIGNARDIR (s'), v.pr., s'habi- 
tuer à faire des mignardises. 

AMINÇAR, V. a. , amincir , ame- 
nuiser , rendre plus délié. 

AMIRAIL ou A3IIRA0U , s. m. , 
amiral , commandant en chef 
des armées navales, grand ami- 
ral , vice-amiral , contre-amiral, 
vaisseau amiral. 

AMIRAOUÏA, s. f., amirauté, 
état ou office d'amiral . 

AMIRAR , v.a., mirer, viser à 
quelque chose avec une arme à 
feu. v. Jdmirar. 

AMISTADOUX , DOUA , adject. 
affable , caressant , affectionné, 
aimable , doucereux. 

AMISTANÇO, V. Amitù. 

AMITIE, s. f. , amitié, affection 
que l'on a pour quelqu'un. 

AMNISTIAR , V. a. , amnistier , 
accorder une amnistie. 

AMMSïlE,s.f. amnistie, par- 
don général aux rebelles et 
aux déserteurs. 

AMOULAIRE , v. Amouraire. 

AMOULAR , v. Amourar. 

AMOULOUNAR , v.a., amonceler, 
entasser, mettre en un tas, eu 
un monceau. 

AMOUN , V. Adamoun. 

AMOUNDAOU, damoun , damoux- 
DAOu , V. Adamoun. 

AMOUMEDAT , 1)0 , adj . , pécu- 
nieux , qui a beaucoup de nu- 
méraire, de monnoie. 

AMOUR , s m. , amour , sentiment 
par lequel le cœur se porte vers 
un objet qui lui paraît aimable. 

AMOURaCHAR , v.Amourrachar. 

AMOUPiAGE , s. m., aiguisement, 
action d'aiguiser un instrument 
tranchant. 



28 ®* AMO 

AMOURAIRE , s. m., émouleur, 
aiguiseur , gagne-petit. 

AMOURAR , v. a. émondre , ai- 
guiser un instrument tranchant. 
Affûter un outil de menuisier. 

AMOURÇAR, v. a. , amorcer, 
mettre l'amorce à une arme à 
feu ; amorcer , attirer le poisson 
avec de l'amorce. 

AMOURENÏ, ENTO, adj., en 
diminuant , en formant la 
pointe , devenant toujours plus 
étroit et moins large. 

AMOURE , V. Amouraire. 

AMOUREÏÏO, s. f., amourette, 
diminutif d'amour ; se marier 
par amourette , c'est faire un 
mariage inégal. 

Amoi RiîTTO , s. fém. , réséda , 
plante odoriférante; Amouretto 
fero , V. Rampochou. 

AMOURTER , s. m., mûrier , arbre 
dont la feuille sert de nourri- 
ture aux vers-à-soie. 

AMOURO, s. f., mûre, fruit du 
mûrier. Amouro de malaou ou 
amouro de présent, mûre noire ; 
Amouro deroumias ou de rouais, 
mûre de roco , sorte de fram- 
boise. 

AMOUROUN-FRISAT , s. m. , 
plante. 

AMOUROUSAMENT , adverbe , 
amoureusement, avec amour. 

AMOUROUX , OUA , adj . , amou- 
reux , euse, qui a de l'amour 
pour une personne d'une autre 
sexe , ou qui est envieux d'un 
objet quelconque. 

AMOURRACHAR ( s') v.pr. , s'a- 
mourracher.deveniramoureux, 
se prendre d'amour. 

AMOURRADURO , s. f. , action 
de provigner la vigne. 

AMOURRAR (s'), v.pr., boire 
sans le secours des mains et 
sans gobelet , boireà la fontaine, 
à une cruche , à un tonneau , 
à la bouteille , dans un ruisseau . 



AMP 



s© 29 ®5 



AMU 



elc. ; bufîeter , se dit des char- 
retiers qui percent les futailles 
qu'ils voi lurent pour boire du 
contenu; S'amourrar , donner 
du visage contre terre ou contre 
toute autre chose. 

AMOUKSEIRE , s. m. , celui qui 
éteint les lampes, les cierges, 
le feu , elc. 

AMOUKSIK , V. a. et pr. , éteindre 
les lampes , les cierges , le feu , 
les passions , les querelles , la 

ChclllX.—vi VG G te 

AMOUKSOUAR , s.m„ éteignoir, 
instrument en forme de cône 
servan t à éteindre les lampes , 
les cierges , elc. 

AMOLRTEIRAIl , v. a., garnir 
de mortier. 

AMOURTIR , V . a . , amortir , faire 
perdre la force , affaiblir les 
passions; Amoiirlir , jeter une 
boule en un endroit où l'on 
tâche de la faire arrêter sur 
place . 

AMOURTISSAMENT , s. masc. , 
amortissement, rachat, extinc- 
tion d'une rente, d'une pension. 

AMOUSSEIRE , v. Amourseire. 

AMOUSSIR, V. Amoursir. 

AMOUSSOUAR, V. Amoxirsoiiar . 

AMOUTASSÏR (s'), v. pr., se 
mettre en motte , se gruraeler. 

AMOUV IRLE , BLO , adj., amo- 
vible , qui peut être ùlé d'ime 
place , d'un poste ; qui peut 
être destitué. 

AMPANOUN , s. m., empanon , 
bout postérieur d'un brancard 
de charrette. 

AMPERI, s. m., ton d'autorité , 
empire ; Faire l'amperi , faire 
raons et merveille , faire plus 
qu'on ne pouvait espérer. 

A\IPEROUR , s. m. , empereur , 
celui qui règne dans un empire ; 
sorte de poisson , v. Pcy espaso. 

AMPHIBIE, adject., amphibie , 
animal qui vit sur la terre et 
dans l'eau. 



AMPHITHEATRE , s.m., amphi- 
théâtre , lieu élevé par gradins. 

AMPLAMENT , ad v., amplement, 
d'une manière ample. 

AMPLE , PLO , adject. , ample , 
étendu en long et en large. 

AMPLIFIAR ; V. a. , amplifier , 
étendre , augmenter par le dis- 
cours. 

AMPLIFICATIEN , s. f . , ampli- 
fication , discours par lequel on 
élend Ir; sujet qu'on traite. 

AMPLIFICATOUR , s.m., ampli- 
ficateur , celui qui amplifie. 

AMPLOUR, s. f. , ampleur, éten- 
due d'une chose ample. 

AMPOULETTO, s.f . , ampoulette, 
horloge à sable dont on se sert 
dans la marine. 

AMPOULO , s. f. , Y'^'^'tc vessie 
qui se fait sur la peau; cal us 
qui vient aux pieds et aux 
mains des gens de travail. 

AMUBLAMENT , s. m. , ameu- 
I)lement , assortiment de meu- 
bles. 

AMUBLAR , v.a., meubler , garnir 
de meubles. 

AMURAR , v.a. , amurer , bander 
des cordages. 

AMUSAIRE , AMUSARELLO , s. m. 

et fém. , amuseur , euse, diver- 
tissant, plaisant, qui divertit, 
qui réjouit, qui amuse. 

AMUSAMENT , s.m, , amusement, 
joujou,amusoire, ce qui amuse, 
ce qui sert à amuser. 

AMUSANT , ANTO , adj . , amu- 
sant , anle , qui amuse. 

AMUSAR , V. a. et pr. , amuser , 
faire perdre le temps ; divertir, 
réjouir , faire passer agréable- 
ment le temps ; repaître de 
folles espérances ; s'amuser , se 
divertir , se désennuyer. 

AMUSOUARO , s. fera. , ce qui 
amuse , ce qui distrait.* 

AMUTAR , v. a. et pr. , ameuter , 
attrouper et animer plusieurs 
personnes pour les faire agir 



ANA 



<KS 30 ^s- 



ANC 



de concert ; s'ameuter , se sou- 
lever contre l'autorité. 

AN , s m., an , année, assemblage 
de douze mois. 

ANAtiKAMO, s. m., anagrame , 
transposition de lettres d'un 
nom , en sorte qu'il en résulte 
un autre nom. 

ANALOUGIE , s. f. , analogie , 
rapport , proportion , ressem- 
blance. 

ANALOUGIQUE , QUO ' adject . , 
analogique , qui a de l'analogie, 

ANALOGUO , adj . , analogue, qui 
a de l'analogie avec une autre 
chose. 

ANALYSAI! ^ v. a. , analyser , 
faire l'analyse. 

ANALTSO , s. f . , analyse , réduc- 
tion d'une chose dans ses parties 
principales. 

ANANTS , s. m. pi. , les allants , 
ceux qui vont. 

ANAR ^ V. n. , aller , partir d'un 
lieu pour se rendre dans un 
autre , errer, se mettre en mou- 
vement, faire son chemin ; ca- 
drer , faire un bon effet ; couler 
de source , aller bien , ne pas 
choquer. 

ANARCHIE , s. f. , anarchie , état 
sans chef et sans aucune sorte 
de gouvernement ; confusion 
générale , désordre porté à 
l'excès. 

ANARCIIIQUE , QUO , adject. , 
anarchique , qui tient de l'a- 
narchie. 

ANARCHISÏO , s.m. , anarchiste, 
partisan de Panarchie. 

ANATOUMÏE , s. f. , anatomie , 
art de disséquer les parties so- 
lides des animaux. 

ANATOUMISAR, v. a. , anato- 
miser, faire l'anatomie. 

ANATOUMISÏO , s. m. , anato- 
mistc', qui est versé dans l'a- 
natomie. 

ANATS, V. -Innnt». 



ANCETROS , voy. Demnciers , 
Anciens. 

ANCHO , s. f . , anche , petite ma- 
chine que l'on adopte à des 
instruments à vent pour les 
faire resonner. Hanche , partie 
du corps de l'homme , du che- 
val , etc . , où s'emboite la cuisse ; 
]»artie du flanc d'un vaisseau 
depuis le grand cabestan jus- 
qu'il l'arcasse. 

ANCHOUA , s. m., V. Anchoxjo. 

ANCHOYO , s. f. , anchois, petit 
poisson que l'on sale ; sillon , 
maïque que fait un coup de 
gaule sur la chair ; Ave leis 
hiiils hourdaU d'anchoyos , avoir 
les yeux éraillés. 

ANCIEN , NO , s. m. et f. et adj , 
ancien , enne , qui est depuis 
long-temps, ancêtre , voy. De- 
rancier.t. 

ANCIENAMENT , adv. , ancien- 
nement, autrefois, en temps 
jadis. 

ANCIENETA , s. f . , ancienneté , 
temps reculé. 

ANCO , prépos. , chez , dans la 
maison de; 

ANCOUAS, V. rncoMffs. 

ANCOULO, s.f., contre-fort, si 
c'est en pilier ; arc-boutant , 
s'il est fait en arc ; ouvrage en 
maçonnerie pour soutenir un 
mur. 

ANCOUNO , s. f . , coin , cachette, 
lieu étroit, resserré. 

ANCRAGE , s. masc. , ancrage , 
mouillage , lieu propre pour 
mettre un vaissejiu a l'ancre. 

ANCRAR, V. a. , ancrer, jeter 
l'ancre, mouiller dans un port, 
une rade ; au lig. , s'affermir 
dans une place, dans un emploi, 
dans une maison, dans l'amitié 
de quelqu'un ,- avoir dé la for- 
tune ; encrer, mettre de l'èhére 
à Tin rouleau d'imi)rimerie. 

ANCRTER , s. m. . encrier . ta- 



ANE 



blette sur laquelle un impri- 
meur étend l'(jnrre ; petit vase 
dans lequel on "met de l'encre 
pour écrire. 

ANCRO , s. f . , ancre , grosse 
pièce de fer , dont les deux 
extrémités se terminent à deux 
branches , formant un arc : elle 
sert à fixer les vaisseaux ; 
encre , liquide noir ou de quel- 
que autre couleur , dont on se 
sert pour écrire ou pour im- 
primer. 

A^DANO, s.f. , andain , étendue 
qu'un faucheur peut couper à 
chaque pas qu'il avance ; suite, 
rangée de plusieurs choses sur 
une même ligne. 

ANDES , s. m. pi. , sortes de ma- 
nivelles en fer pour tordre les 
grosses cordes . 

ANDIVO, s. f. endive, chicorée 
des jardins ( plante polagère). 

ANDOLJRETTO , v. Handourctto. 

AXDROL'NO , s. f . , ruelle , mau- 
vaise rue ; endroit propre à se 
cacher ou à cacher quelque 
chose. 

ANDOUILLO , s. f. , andouille , 
hachis de boyaux de porc , en- 
tonné dans un plus gros bovau. 

ANDUEÇUO, V. AndouiUo/ 

ANDUOÙ , nom propre d'homme, 
Àndiol. 

ANEANTIR , V. a. et pr. , anéan- 
tir , réduire au néant ; s'anéan- 
tir , s'abafsser , s'imrailier, 

ANTANTISSAMEN r, s. m. , anéan- 
tissement , action d'anéantir. 

ANECnOTO , s. f. , anecdote , 
particularité, secrète histoire. 

ANECOL RIMENT , s. m., exté- 
nuation , inanition. 

ANECOURIR (s') , v. pr., s'exté- 
nuer , s'amaigrir , tomber d'ina- 
nition. 

ANELET , s. m. , petit anneau ; 
boucle de cheveux frisés par 
anneaux. 



•5® 31 ®* ANI 

ANEMOUNO , s. f. , anémone 
sorte de fleur printanière. 



ANEOU , s, m. , anneau , bague 
cercle rond qui sert à attacher 
quelque chose ; anneau de ri- 
deau , chainon d'une chaîne ; 
vertevelle des verroux , entra- 
von d'une entrave , bilière qui 
tient le battant d'une cloche ; 
boucle de cheveux frisés. 

ANERIE, s.f., ànerie. grande igno- 
rance de ce qu'on devrait savoir. 

ANETII , s. m. , anet , plante qui 
ressemble au fenouil . 

ANEVAGIllR (s'), v. pron., se 
mettre à la neige , parlait 'du 
temps. 

ANGE , s.m., ange , esprilcéleste : 
An(je bouffareou , ange à figure 
bouflie ; Pey an<je , ange , sorte 
de poisson , dont la peau sert 
à polir le bois. 

ANGELIQUO , nom propre de 
fenune , Angélique ; s. m., an- 
gélique (plante) ; ailj. angéli- 
que, qui appartient, qui est 
propreouqui lessembleà l'ange. 

ANGLE , s.m. , angle , rencontre 
de deux lignes qui se coupent. 

ANGOUISSO , s. ju. , angoisse , 
peine d'esprit , anxiété, afflic- 
tion , douleurs, infirmités. 

ANGUILO ou AXGIIELO , s. f . , 
anguille , poisson d'eau douce 
en forme de serj>ent. 

ANGLTLOUN, i)etit vent froid 
qui souffle du nord , et qui: est 
très-sensible. 

ANGULARI, adject. , angulaire, 
qui a. un ou plusieurs angles» 

ANIGROGIIO , s.f., anicroche , 
difficulté, embarras. , .. 

ANIMAOU ou ARiMAOU , s. m. , 
animal , être composé d'un corps 
organisé et d'une âme sensitive ; 
le cochon domestique'; homme 
stupidc, grossier, nigaud. 

ANBIAR , V. a. et pr. , animer , 
mettre l'âme dans un corps , 



ANN 



•ïss 35 '^^ 



ANT 



donner de l'action , de la viva- 
ci lé , de la vie ; s'échaufler , 
s'irriter , s'animer. 

ANIMAT lEN , V. Jfouscatien. 

ANIMOUSIÏA , s. f. , animosilé , 
haine que l'on conserve contre 
quelqu'un . 

ANIOURIR ( s' ) , V. pr. , se couvrir 
de nuages. 

ANIS , s. m., anis, plante qui 
ressemble au persil ; fruit de 
celle plante. 

ANISADO , s. f. , aniselte, eau- 
de-vie anisée, dans laquelle on 
a fait infuser de l'anis. 

ANISAR , V. a. , aniser , mettre 
une couche d'anis ; mettre , 
infuser de l'anis dans l'eau-de- 
vie. 

ANISSAR (s'), V. pr. , s'animer , 
se laisser emporter à la colère. 

ANNA DO , s. {. , année , le temps 
que le soleil emploie à parcourir 
les douze signes du zodiaque. 

ANNALOS , s. f. pi., annales , 
rapport historique rédigé par 
ordre d'années. 

ANNIVERSARI , s. m. , anniver- 
saire , service que l'on fait une 
fois chaque année. 

ANNOUBLIR , v. a. , anoblir , 
rendre noble. 

ANNOUNÇAR , v. a. , annoncer, 
faire savoir quelque chose. — 
V. pr. , s'énoncer , faire savoir 
son arrivée ; parler sans timi- 
dité et avec connaissance , ha- 
ranguer. 

ANNOUNCUTIEN , s. f. , annon- 
cialion , fête de la S'^.-Vierge. 

ANNOUNÇO , s.f., annonce, sorte 
d'avis. 

ANNOUNO , s. f . , froment ; voy. 
Nouno. 

ANNUARI , s. m. , annuaire , 
sorte de calendrier . 

ANNUEL , ELLO , adj. , annuel , 
elle , qui dure pendant un an , 
«u qui revient tous les ans. 



ANNUELLAMENT , adv. , an- 
nuellement , par chaque année. 

ANNUITA , s. f. , annuité, paie- 
ment qui se fait chaque année. 

ANNULAR , v. acl. , annuler , 
casser, abolir, rendre nul. 

ANOUGE , s. m. , agneau de six 
mois à un an. 

ANOUIT , s. f . , terre non encore 
labourée ; blé maigre qui se 
dessèche sur la plante. 

ANOUNIMO , s. m. et adj. , ano- 
nime , qui cache son nom , qui 
est sans nom , sans signature. 

ANQUO , V. Jncho. 

ANSIN oïl EXsiN , adv., ainsi , 
de cette manière. 

ANSOURLO , s. f. , ensouple , 
rouleau de bois sur lequel le 
tisseur roule le tissu en le fa- 
bricant. 

ANTAN , adv. , autrefois , jadis ; 
l'année dernière , l'an passé. 

ANTE , s.m., place , marge, large, 
étendue à pouvoir se mouvoir , 
V. Eapai. 

ANTECEDANT, s. m. et adj. , 
qui est auparavant , qui précède 
en temps. 

ANTENO , sf . , antenne , vergue. 

ANÏERIOUR , OURO , adjectif , 
antérieur , eure , qui précède 
en ordre et en temps. 

ANTERIOURAMENÏ , adv. , an- 
térieurement , précédemment. 

ANÏHIAS , s.m., anthias, poisson 
de mer dont le Capelan est une 
espèce. 

ANTIGHAMBRO, s. f., anticham- 
bre , pièce qui précède la 
chambre. 

ANTICIPAR , V. a. , prévenir , 
devancer. 

ANÏIGIPATIEN , s. f. , anticipa- 
tion , action par laquelle on 
anticipe. 

ANTIDATAR, v. a., antidater , 
mettre une antidate 

ANTIDATO , s. f. , antidate , date 



AOU 



^ 33 ®» 



AOU 



d'un ou de plusieurs jours 
avant. 

ANTIENO , s. f . , antienne , sorte 
de verset que l'on chante à 
l'église. — Au fig., triste nou- 
velle. 

ANTIFLO , hatire Vaniiflo , s. f, , 
fuir la poursuite , garder les 
champs 

ANÏIMOUANO , s.ra., antimoine, 
sorte de métal. 

ANTIPATHIE , s. f . , antipathie , 
inimitié naturelle , aversion 
pour une personne ou une chose. 

ANTIPODOS, s . m . pi . , antipodes, 
points de la terre diamétrale- 
ment opposés. 

AMTOUAILLOS , s. f. pi., anti- 
quailles , choses surannées et 
de peu de valeur. 

ANTIOUARI, s. m. , antiquaire , 
celui qui est savant dans les 
connaissances des monuments 
antiques, des médailles , etc. 

ANTIQUE , QUO , adj., antique, 
vieux , ancien. 

ANTIQUITA , s. f. , antiquité , 
les siècles les plus éloignés. 

ANTO , s.f. , pièce de bois atla- 
chée avec des liens de fer aux 
ailes des moulins à vent. 

ANTONI , nom propre d'homme 
Antoine. 

ANTORCHO , s.f. , torche, grand 
flambeau que l'on porte allumé. 

ANUECHAU(s')v.pr.,s'anuiler, 
se retirer de nuit, s'exposer à 
être surpris par la nuit. 

AOU , article composé , au , il est 

formé par à le. 
AOU , s. f . , toison d'une brebis , 
d'un mouton , la laine qu'on a 
tondue sur ces animaux. 
AOUBADO ou GOLBADO , s. f . , 

aubade. 
AOUBANS , V. Haoubans. 
AOUBARESTIER , s. m. , arba- 
létrier , celui qui se sert de 
l'arbalète . 



AOUBARESTO , s. f. , arbalète , 
sorte d'arme de trait ; taupière, 
piège pour prendre les taupes , 
V. Esperenquo. 
AOUBEN, V. Ootiben. 
AOUBENO , s. f. , aubaine , reve- 
nant bon , profit que l'on re- 
tire fortuitement. 

AOUBEQUO , s. f . , aubier , partie 
blanchâtre et molle qui est 
entre l'écorce et le bois de l'ar- 
bre. 

AOUBERGEO, s. f . , auberge, 
hôtellerie ; albcrge , sorte de 
pèche. 

AOUBERGÏER , s. m., albergîer, 
arbre qui porte l'alberge. 

AOUBERGISTO , s. m. et f . , au- 
bergiste , celui , celle qui tient 
auberge. 

AOUBERO , V. Joubro. 

AOUBEROUN , s. m. , aubron , 
ou auberon , espèce de cram- 
ponnet à peu près en fer à 
cheval qui reçoit les pênes et 
les gâchettes d'une serrure à 
pêne en bord. 

AOUBETTO , s. f. , petite aube 
du jour. 

AOUBLADO , V. Ooublado. 

AOUBLIGEAR, V. OoMigear. 

AOUBO , s.f., aube , aurore , le 
point du jour ; aube de prêtre, 
sorte de tunique blanche que 
le prêtre met avant la chasuble. 

AOUBRADO , s. f. , tout ce que 
porte l'arbre , de fleurs , de 
fruits , d'oiseaux , etc. 

AOUBRAN , V. Ooubran. 

AOUBRAR (s'), v.pr. , se mettre , 
se percher sur un arbre. 

AOUBRE , s. m. , arbre , le plus 
grand des végétaux ; mât de 
vaisseau ; arbre d'une roue de 
moulin; montant ou jumelle 
d'un pressoir. Aoubre espin , 
aubépin ou aubépine ( arbris- 
seau épineux. Àoxihre drprh , 



AOU 



34 



AOU 



cul-sur-lète , sorte de jeu d'en- 
fant , qui consiste à se tenir la 
tête à terre et les jambes en 
l'air ; Faire Vaouhre drech , 
faire l'impossible , mons et 
merveille. 

AOUBREÏ , s. m , petit arbre ; 
arbrot , branche d'arbre dé- 
pouillée de ses feuilles , sur 
laquelle' on chasse à la pipée. 

AOUBRILLOS , s. f . pi. , touffe 

fil fil 1 1 ^ f f* ï» 

AOUBRILLOUN , s. masc. , petit 
arbre. 

AOUBRO , s . f . , peuplier blanc 
( arbre ). 

AOUBROUN , V. Joubrilloun. 

AOUCASÏEN , V. Ooucasien. 

AOUCLDENT , v. Ooucident. 

AOUGIPRES , s. m., cyprès , (ar- 
bre funèbre). 

AOUCO , s.f., oie, sorte d'oiseau 
aquatique et domestique ; ou- 
tarde , oie sauvage. 

AOUDACIOUSAMENÏ , adv., au- 
dacieusement , avec audace. 

AOUDAGIOUX, OUSq, adiect. 
audacieux , euse , qui a de l'au- 
dace. 

AOUDAÇO , s. f. , audace , har- 
diesse excessive. 

AOUDIENÇO , s. f . , audience , 
séance dans laquelle les juges 
écoutent parler. 

AOUDITIEN, s.f., audition, ac- 
tion d'entendre, principalement 
les témoins. 

AOUDIÏOUARO , subst. fém. , 
auditoire, s.m. , lieu où l'on 
plaide ; assemblée de tous ceux 
qui écoutent parler en public. 

AOUDITOUR , s. m. , auditeur , 
celui qui écoute. 

AOUFEGUE , s. m. , nom que 
l'on donne à une espèce de blé. 

AOUFETO , s. f. , fille ou femme 
qui fait des cordes de sparte. 

AOUFIER , s. m. , marchand de 



sparterie ; ouvrier qui travaille 
le sparte. 

AOUFO . s. f . , sparte , sorte de 
graminée dont on fait des cabas, 
des nattes et des cordes. — au 
fig. Faire ou filar l'aoufo , être 
oisif, être sans travail, faire 
le fainéant. 

AOUGO , s.f., algue , banque , 
zostère de la Méditerranée , 
plante qui croît dans la mer 
et que les vagues jettent sur 
le rivage. 

AOUCiURAIRE , s.m. , celui qui 
fait une augure. 

AOUGURAR , v. act. , augurer, 
tirer une conjecture , un pré- 
sage. 

AOUGURO , s. f . , augure , présa- 
ge , conjecture. 

AOUJAR , V. n. , oser, avoir la 
hardiesse, la témérité de faire 
quelque chose , se hasarder , 
entreprendre hardiment. 

AOUJOURD'HUI , V. Encui. 

AOULIVAR, AouLiviER, aoulivo, 
V. Ooulivar , ooulivier , ooulivo. 

AOUMARmiER , s. m. , osier , 
franc-osier, arbrisseau qui vient 
le long des eaux , et qui pousse 
des rameaux grêles et flexibles 
dont on fait des liens et des 
paniers; v. F'eze. 

AOUMARINO , s. f. , rameaux 
de l'osier. 

AOUMENT , s. m. , augment , 
augmentation , la valeur ou la 
quantité en sus ; 4oument, adv. 
au moins. 

AOmiENTAR , V. a. , augmenter, 
accroître , rendre plus copieux ; 
devenir plus cher , plus grand , 
plus gros , plus haut , plus fort, 
plus nombreux , plus impé- 
tueux , plus riche ; obtenir un 
grade , un emploi plus élevé. 

AOUMENT AÏIEN , s.f., aug- 
mentation, action d'augmenter. 



AOU 



4® 35 ^^' 



AOU 



AOUMOUERNO ou aolmouino , 
s. f. , aumône, don que l'on 
fait aux pauvres par charité ; 
ce que t'arriho es uno aoumoiierno 
loou sies serca , ce qui t'arrive 
est un don de Dieu , tu l'as 
mérité. 

AOUMOURNIER , s. m., aumô- 
nier , celui qui distribue les 
aumônes; ecclésiastique attaché 
à la personne d'un évêque , 
d'un prince, à un régiment, etc. 

AOUNAGE , s. m. , aunage , quan- 
tité d'aunes voulues. 

AOUNAR , V. a. , auner , mesurer 
avec l'aune. 

AOUNO , s. f. , aune, sorte de 
mesure de longueur. 

AOUPARAVANT , adv. , aupara- 
vant. 

AOUPILAR , V. Ooupilar. 

AOUPILATIEiN , v. Ooupilatien. 

AOUPINAR, v. Ooupinar. 

AOUPINATIEN, v. Ooupinatien. 

AOUQUO, v. AoiKo. 

AOUQUOUN, s. m., oison, le 
petit de l'oie. 

AOURADO , s. f. , dorade , spare 
(poisson). 

AOURAILLO, V. Oouraillo. 

AOURAR , V. n. , voler , prendre 
ressort, la volée, parlant des 
oiseaux qui s'envolent. 

AOURATORI , v. Oourctori. 

AOUREILLAR, v. n., oreiller, 
prêter l'oreille , écouter atten- 
tivement. 

AOUREILLETO , v. Ooureilkto. 

AOUREILLO d'aïs s. f. , grande 
consoude ( plante ) , voy. Oou- 
veillo. 

AOUREILLUT , v. Ooureiltut. 

AOURETILLO , s . f . , toutes sortes 
de petits oiseaux. 

AOURIN, v. Oourin. 

AOIJRIPEOII , V. Oouripeou. 

AOURIVELAIRE, s. m. , batteur 
d'or. 

AOURO, s. f. , venf. 



AOUROUN , s. m., volée que fait 
un oiseau sans s'arrêter. 

AOUROUX , OUA, adj . , venteux, 
euse , qui est exposé au vent ; 
au fig. Qui se vante, qui se 
glorifie de son rang, de sa for- 
tune. 

AOURRE, s. m. , autre, autre 
chose. 

AOURRIAS, nom propre d'homme, 
Elzéard. 

AOURUELLO, v. Oouruello. 

AOURUOU, V. Oourmu. 

AOUSIDO ou AOuviDO , s. fém. , 
ouïe , sens par le moyen duquel 
nous entendons. 

AOUSIR ou AODviR, V. a., ouïr, 
entendre. 

AOUSSAR , V. Ilaoussar. 

AOUSSELIERO, s. f., volière, 
cage dans laquelle on serre des 
oiseaux . 

AOUSSEOU , V. Oousseou. 

AOUSSEÏ , s. m., troussis , pli , 
couture qu'on fait à une étoffe 
pour la rendre plus courte. 

AOIISSETÏO, v. Haousseito. 

AOUSSI , adv., aussi , pareille- 
ment , de même. 

AOUSSIN , V. Coussin. 

AOUSSO, V. Haousso. 

AOUSSOULAMENT , adv., abso- 
lument. 

AOUT A , s. masc, autel, table 
carrée sur laquelle on offre lo 
sacrifice de la messe. 

AOUÏANT, adv., autant, telle 
quantité. 

AOUTAR, V. Uaoussar. 

AOUÏEROUX, V. Haouteroux. 

AOUTORRE , V. Octobre. 

AOUTOUNADO , s. f., saison de 
l'automne , fruit de l'automne 
qui n'a pas mûri sur l'arbre. 

AOUTOUNO, s. m., automne, 
quatrième saison de l'année. 

AOUTOUR, s. m., auteur , celui 
ou celle qui a composé un ou- 
vrage , celui qui est la cause 



ÂPA 



^ 36 '<i^ 



APE 



d'une chose , d'un événement , 
V. Haoutour et Ooutour, 

AOUTOURISAR , V. a. , autoriser, 
donner autorité, donner pou- 
voir. 

AOUTOURITA, s. f. , autorité, 
puissance législative, à laquelle 
on doit être soumis. 

AOUÏRADAMENT , v. Aoutm- 

fïlBïlt 

AOUÏR AMENT, adv. , autremen t, 
d'une autre manière ; sinon , 
sans quoi. 

AOUTRE , AOUTRO, pron. et adj. 

fes , 
en 



autre , l'autre , Aontro 



aoutre coou , autrefois 
temps jadis ; v. JSaoutre. 

AOUÏRUCHO, V. Bestrussi. 

AOUTURIER , v. Hnouiurier. 

AOinURO, V. Haouluro. 

AOUVERNI , s. f., Auvergne , 
province de France. 

AOUVERNI A , s.m. , auvergnac , 
habitant de l'Auvergne. 

AOUVIDO, V. ylousido. 

AOUVIR , V. Jousir. 

AOUZIAS, V. Aourrias. 

APAILLAGE , s. m., action de 
metire de la litière ou delà 
jonchée. 

APAILLAR , V. a., faire la litière 
aux chevaux , au bétail ; faire 
la joncîiée dans la rue , dans 
la basse-cour , etc. 

APAILLUN , s. m., paille, her- 
bage , jonc ou feuillage pour 
faire la litière ou la jonchée. 

APANAGE, s. m., apanage, on 
le dit figurément des choses 
qui sont les suites et les dé- 
pendances "des autres. 

APANOUIL , s. m. , fane du blé , 
talle. 

APANOUILLAR , v. a. et pron., 
taller, v. Cahouillar . 

APANOUN , s.m., jeune pousse 
de la vigne. 

APAOURIR , v.a. et pr., appau- 
vrir, rendre pauvre ; se ruiner, 



devenir pauvre ; v. Apoourir. 

APARAR , v. a., tendre la main, 
le tablier; recevoir des coups. 

APAREILAMOUN , adv., de par 
là haut. 

APAREISSOUN, s. m. , échalas 
pour la vigne ; rame pour 
ramer les légumes. 

APAREISSOUNAR , v. a., écha- 
lasser la vigne ; ramer les lé- 
gumes. 

APARI AIRE , s . m . , appareilleur, 
ouvrier qui donne de l'apprêt 
aux chapeaux , aux bas , aux 
bonnets, etc. 

APA RI A R , v.a.et pr., apparier, 
accoupler , joindre , unir en- 
semble , associer , rendre égal ; 
s'accoupler , se comparer , se 
mesurer , se rendre égal , se 
croire égal à. . . 

APARTENENÇOS , s. fém. pi. , 
appartenances , dépendances. 

APARTENIR ou APARTOyjLAR , 

v.n., appartenir, être de droit 
à quelqu'un. 

APATHIE, s. f., apathie, état 
d'une âme qui n'est susceptible 
d'aucune émotion. 

APATHIQUE , QUO , adj . , apa- 
thique , qui est insensible à 
tout. 

APEÏRAR, v.a.et pr., apaiser , 
calmer ; assouvir sa faim , 
étancher sa soif, tarir ses lar- 
mes ; il se dit aussi d'une source 
qui tarit , et d'une terre qui 
consomme toute l'eau dont elle 
a été inondée. 

APEISANÏR , V. a . et pr . , prendre 
les mœurs , les manières et les 
usages des paysans. 

APEISAR, V. a. et pr., apaiser, 
calmer la colère ; s'adoucir ; 
ne plus pleurer. 

APENSATIF , IVO , adj ., pensif, 
ive , rêveur , qui songe , qui 
réfléchit, qui médite. 

APEOU, s. m., appeau, sifflet 



APL «5 

d'oiseleur ; oiseau servant à 

appeler les autres. 
APEOUN , s.ra. , fondement d'un 

mur, fosse que l'on fait pour 

commencer à bàlir. 
APARAMOUN , V. Jdamoun: 

APAUAVAOU ou APAREILAVAOU , 

V. Jdavnou. 

APERAQUI , adv. , là , tout près, 
pas bien loin A& là ; tout dou- 
cement , passablement , ni bien 
ni mal. 

APERGEBRE ou apercevre , 
V. a-, apercevoir, commencer 
à voir , découvrir quelqu'un 
ou quelque chose. 

API , s. m. , céleri , plante pota- 
gère. Jpi-fer , achc (plante). 
Jpi, s. f., bâche, inslrumeut 
tranchant. 

APIELAR, v.a.etpr., appuyer, 
accoler , soutenir par le moyen 
d'un appui ; s'appuyer. 

APIER ou ARETLLiER , S. masc . , 
rucher , lieu où l'on lient une 
quantité de ruches à miel. 

APIOUN , voy. Destraou , dcstra- 
rounet ,piroussin, api, picossso. 

APIÏOUAYAR, v.a.elpr., api- 
toyer , s'apitoyer , airecler de 
pitié. 

APLANAR, V. a. , aplanir, rendre 
uni ce qui était inéj^al ; aplanir, 
surmonter les obstacles et les 
difficultés ; planir , avec la 
plane ; manger tout son bien , 
dissiper son avoir. 

APLAiSTAR , V. a., arrêter quel- 
qu'un , le faire arrêter , le faire 
taire; s'arrêter, discontinuer; 
cesser dêlrê volage el libertin. 

APLATIR , V. a. , aplatir , rendre 
plat. 

APLOUMB , s. m., aplomb , ligne 
verticale ; qui ne penche ni 
d'un côté ni de l'aulre. 
APLUGIR (s'), V. pron., devenir 
pluvieux , se disposer à pleu- 
voir. 



37 <S» APO 

APOOURIR , V. a. et pr. , appau- 
vrir ; rendre pauvre ; affriter 
une terre , la rendre moins 
fertile , rendre une langue 
moins abondante. 

APOTRO , s. m. , apôtre , un des 
douze disciples. Boiian apôtro, 
hypocrite, tartufe. 

APPOUINT , s. m., appoint , la 
monnaie que l'on donne pour 
com|)léter une somme. 

APOUIMAMEM , s.ra., appoin- 
tement , gages , salaires , hono- 
raires , pension que le roi ac- 
corde . 

APOUIXTAR , V. a., appointer , 
viser à un point , envoyer sa 
boule près du but ; donner un 
appointement. 

APOULOUGIE , s. f., apologie , 
discours pour l'éloge de quel- 
qu'un. 

APOULOUGISTO , s. m., apolo- 
giste , celui qui fait l'apologie 
de quelqu'un. 

APOULTROU-MR (s') , v. proni, 
s'acaguarder , se câliner , s'ac- 
coutumer à l'oisivelé. 

APOUNCIIAIRE , s. m., celui qui 
fait la pointe à un oulil, à un 
instrument. 

APOUNCUAR , V. act. , rendre 
pointu , faire la pointe. 

APOLNCIIEIRAR , v. a., étayer 
un mur . étançonner un plan- 
cher. 

APOUNTELAR(s'), v. pr. s'acco- 
ter , s'appuyer , s'efforcer avec 
les mains ou avec les jambes 
d'ébranler une chose ou de la 
soutenir. 

APOUNTILLAR (s'), v. pron., se 
camper sur ses jambes. 

APOUPLEXIE , s. f., apoplexie, 
sorte d'accident. 

APOURTAR , v. Adurre. 

APOUSTASIAR, v. n., aposta- 
sier , commettre ' le crime d'a- 
postasie » 



APP 

APOUSTASIE , s. f. , apostasie , 
renoncement au christianisme. 

APOUSTAT, s. masc, apostat, 
celui qui renonce au christia- 
nisme , ecclésiastique qui re- 
nonce à ses vœux. 

APOUSTILLAR,v.a., aposliller, 
mettre une apostille. 

APOUSÏILLO , s. f . , apostille , 
petite note mise en marge ou 
au bas d'un écrit. 

APOUSÏOULAT, s.m., apostolat, 
ministère des apôtres, sa durée. 

APOUSÏOULIQUE , QUO , adj . , 
apostolique , qui vient des 
apôtres. 

APOUSÏROUPHAR , v. a. , apos- 
tropher , adresser la parole à 
quelqu'un pour lui dire quel- 
que chose de désagréable . 

APOUSÏUMIR , V . a . et pr . , apos- 
tumer , s'abcéder , venir en 
suppuration. 

APOÙÏICARI , s.m. , apothicaire, 
aujourd'hui pharmacien. 

APPAOURIR , v. Jpoounr. 

APPARAMMENÏ , adv. , appa- 
remment , selon les apparences, 
V rai semblablemen t-. 

APPAREIL , s. m. , appareil , 
apprêt , préparatif ; onguent , 
emplâtre qu'on applique sur 
une plaie. 

APPAREILLÂR, v.a. , appareiller, 
joindre à une chose une autre 
chose qui lui soit pareille ; 
donner des mesures justes pour 
tailler les pierres ; mettre un 
bâtiment à la voile. 

APPARENÇO , s. f. , apparence , 
extérieur , ce qui paraît au- 
dehors ; vraisemblance. 

APPARENT, TO , adj . , apparent, 
ente , qui est véritable, évident, 
manifeste. 

APPARENTAR (s'), v.pr., s'appa- 
renter, s'allier à quelqu'un. 

APPARITIEN , s. f., apparition, 
présence sensible et subite d'un 



38 <S» APP 

objet invisible par lui-même j 
action d'apparaître^ séjour d'un 
moment. 

APPARTAMENT , s. m. , appar- 
tement , toutes les pièces né- 
cessaires à un ménage , un 
étage ; le peuple entend par 
appartement une seule pièce , 
pour petite qu'elle soit, prin- 
cipalement une chambre à cou- 
cher. 

APPARTENIR , v.n. , appartenir, 
être de droit à quelqu'un. 

APPAS , s.m. pi., appas , charmes , 
attraits d'une femme; etfig., 
de la gloire, du pouvoir, etc. 

APPEISAR, V. a. et pr. , apaiser, 
adoucir , calmer la colère d'une 
personne , calmer l'agitation , 
la violence de certaines choses. 

APPEL , s. m. , appel , recours à 
un juge supérieur ; défi, cartel ; 
appellation à haute voix des 
personnes. 

APPELANT, ANTO, adj., ap- 
pellant, ante, qui appelle d'un 
jugement. 

APPEL AR, V. a. etpr., appeler, 
nommer une chose par son 
nom ; faire venir ; s'appeler , 
se nommer uji tel. — v. n. , 
former appel. 

APPEOU , s.m. , appelant, oiseau 
qui sert à en appeler un autre. 

APPESANTIR, V. a. et pron., 
appesantir , rendre pesant , 
lourd ; punir sévèrement. 

APPESANTISSAMENT , s. m. , 
appesantissement , état d'une 
personne appesantie. 

APPETISAR , V. a. , donner de 
l'appétit. 

APPETISSENT, TO, adj., appé- 
tissant , qui donne de l'appétit. 

APPETIT , s. m., appétit, désir 
ou besoin de manger. 

APPLANAR , V. Jplanar. 

APPLANTAR, v. Jplantar. 

APPLAOUDIR, V.a. , applaudir, 



APP 



^>- 39 -^ 



APP 



approuver ce que quelqu'un a 
fait ou a dit , battre des mains 
pour marquer son approbation. 
APPLAOUDISSAMENT , s. m. , 
applaudissement , action d'ap- 
plaudir. 

APPLICABLE , BLO , adj . , appli- 
cable , propre à être appliqué 
à quelque chose. 

APPLICATIEN , s.f., application, 
action d'appliquer 5 attention , 
application , action de s'appli- 
quer. 

APPLIQUAR , V. a. et pr. , appli- 
quer , coller une chose sur une 
autre ; donner , sangler un coup 
à un autre ; employer à propos 
une expression ; s'appliquer , 
porter attention. 

A\'VOmXr,v. Jpouint. 

APPOULNTAMEM , v. Jpouin- 
lament. 

APPOULNTAR , v. Jpouintar. 

APPOIJINTAT, V. Jpouintat. 

APPOURTAR , V. Murre. 

APPRECIAR, V. a., apprécier , 
mettre à prix , faire d'une 
chose le cas qu'elle mérite. 

APPRECIATIEN , s. f. , appré- 
ciation , estimation de la valeur 
ou du mérite d'une chose. 

APPREHAR , V. Jppreciar. 

APPREIIANDAR , v. a. , appré- 
hender , craindre, avoir peur , 
avoir à redouter. 

APPREHANSIEN , s. f., appré- 
hension , action d'appréhender. 

APPREXDIS , ISSO , s. m. et f. , 
apprenti , ie , celui, celle qui 
fait son apprentissage. 

APPRENDISSAGE , s. masc. , ap- 
prentissage , temps que l'on 
reste apprenti chez un maître. 

APPRENDRE , v. a. , apprendre, 
acquérir des connaissances ; 
enseigner aux autres ce que 
l'on sait. 

APPREST , s. m., apprêt , pré- 
paration. 



APPRESTAGE, s. m. , apprêt 
des viandes , assaisonnement. 

APPRESTAR , V. a. , apprêter, 
préparer un repas ; assaisonner 
des mets; mettre de l'apprêt. 

APPRESTUR , V. Jprestur. 

APPRIMAR , v.a. , faire la pointe 
à quelque chose , amincir , 
rendre plus mince. 

APPRIVADAIRE , s. m., appri- 
voiseur , celui qui apprivoise. 

APPRIVADAMEINÏ , s.m. , appri- 
voisement, action d'apprivoiser. 

APPRIVADAR , V. a. et pr., ap- 
privoiser , rendre doux , accou- 
tumer un animal à ne s'en point 
aller , à s'approcher quand on 
l'appelle ; affaiter un oiseau de 
proie , habituer une personne , 
s'habituer soi-même. 

APPROCHE, s.f., approche, il 
se dit de tout ce qui avance : à 
l'approche des fêtes. 

APPROUBAR , v. Jpprourar. 

APPROUBAÏIEN , s. f . , appro- 
bation , agrénjenl, jugement 
favorable. 

APPROUBATOUR, TRIÇO , s.m. 
et f., approbateur , trice, celui, 
celle qui approuve par quelque 
témoignage d'estime . 

APPROUCHABLE , BLO, adj., 
abordable , accessible. 

APPROUCHA>T , ANTO, apnro- 
chant , ante , qui a quelque 
ressemblance , quelque rapport. 
APPROUCIIAR , V. a. et pron. , 
approcher , mettre une chose 
proche d'une autre ; s'appro- 
cher, se rendre auprès. 
APPROUFOUNDIR , v . a . , appro- 
fondir, rendre plus profond, 
creuser plus avant. — Fig. ,. 
examiner, étudier à fond. 
APPROUPRIAR, v. a. et pr. , 
approprier,proportionner, faire 
cadrer , rendre propre à sa 
destination ; s'approprier, usur- 
per la propriété de quel quech ose. 



ARA 



^ 40 •<^ 



ARA 



APPROUVAIRE ou approubaire, 
V. Jpprouhatour . 

APPROUVAR, V. a. , approuver, 
agréer , donner son approba- 
tion ; trouver bien , autoriser. 

APPROUyiSlOUNAMEM , s.m., 
approvisionnement, fourniture 
des choses nécessaires à une 
armée , à une ville , etc. 

APPROUyiSlOUNAR , v. a. et pr., 
approvisionner, faire un appro- 
visionnement, s'approvisionner, 
faire son approvisionnement. 

APPROUXIMATIEN , s. f., ap- 

Eroximation , opération par 
jquelle on approche de la 
quantité cherchée. 

APPROUXLMAÏIF , I\ , adj . , 
approximatif, ive, par approxi- 
mation. 

APPROUXBIATIVAMENT , adv., 
approximativement, d'une ma- 
nière approximative. 

APPUI , s. m. , soutien. 

APPUY AR , V. a. et pr. , appuyer, 
accoter ; prêter son appui. 

APPUYO-MAN , s. m.,- appuye- 
main , espèce de canne dont les 
peintres se servent. 

APRES , adv . , après , l'opposé 
d'avant. 

AQUEDUC, s. masc, aqueduc, 
conduit en maçonnerie pour 
transporter les eaux. 

AQUEOU , AQUELLO , AQUELEÏS , 

pron. démonstratif , celui , 

celle, ceux. 
AQUI , AQiTTO , adv. de lieu, là, 

en cet endroit. 
AQUIPAGE , V. Equipage. 
AQUIPAMENT , V. Equipamcnt. 
AQUIPAR, V. Equipar. 
AQUO ou AQUO d'aqi'i , pron. 

démonstr. , cela, cette chose-là. 
ARARANO , s. f . , amande à coque 

friable. 
ARABE, s. m., Arabe, qui est 

de l'Arabie , ou originaire de 

l'Arabie. 



ARABESQUO , s. f., arabesque , 
dans le genre des Arabes. 

ARARIQUAT , v. Àgihis. 

ARABIE , nom propre , Arabie , 
pavs considérable de l'Asie. 

ARABREXO ou alahreno, s f., 
Salamandre, reptile du genre 
des lézards, et qui vit dans les 
lieux humides. 

ARAOAN , s. m. , avare , qui veut 
tout s'approprier • ouragan , 
sorte de tempête : v. Arrouqant. 

ARAd^'ADO, v. Taragnino. 

ARAGNAN , v. Jragnoou. 

ARAGNO, s.f. , araignée , insecte 
qui vit de mouches et d'autres 
petits animaux ; faucheux , 
sont celles qui ont le corps 
petit et les jambes fortlongues; 
vive ou araignée de mer , i)ois- 
son qui a des aiguillons noirs 
au bout des ouïes , dont la 
piqûre est venimeuse. 

ARAGNOOU , s. masc, sorte de 
raisin qu'on nomme aussi Ara- 
gnan ; sorte <le filet pour la 
pêche ; d€ux petits filets pour 
prendre des oiseaux. 

ARAGNOUX , OUA , adj . , har- 
gneux , gneuse , grogneur , 
homme de mauvaise humeur 
qui querelle tout le monde. 

ARAIRE, s.m., araire, instru- 
n)ent pour labourer la terre 
et que l'on fait traîner par des 
bœufs ou des bêtes de somme. 

ARAMOUN ou ALAMOLX, s. m., 
armon , deux pièces de bois 
qui aboutissent au timon d'une 
voiture ; cep d'un araire ou 
d'une charrue. 

ARAMBAGE ou ARRAMBAGE, S.m. 

arambage , abordage d'un vais- 
seau ennemi. 
ARAMBAR ou arrambar, v. a., 
aramber , aborder un vaisseau 
ennemi; accoster, s'approcher 
de quelqu'un ; se tirer à l'écart 
pour ne pas être heurté. 



ÀRB 



^^ 41 «^^ 



ARC 



ARAN , s. masc, airain, cuivre 
rougeâlre. Faire d'aran , faire 
de parlialilé. ^ran est aussi 
la vive ou araignée de nier ; 
V. yirarfno. 

ARANCAT, ADO, adj., qui a 
l'air maladif. 

ARANGE, ». m., orange, fruit 
de l'oranger. 

ARANGEA1)0 , s.f. , orangeade , 
eau dans laquelle on a exprimé 
du jus d'orange. 

ARANGEAÏ , s. m., orangeat , 
sottie de confiture d'orange. 

ARAiVGEARIE, s.f., orangerie , 
lieu planté d'oranger, serre où 
l'on enferme des orangers ; 
dans quelques communes on 
dit Arangearie pour un seul 
oranger. 

ARAIVGIER ou arangelier ,s.ni. 
oranger , arbre qui porte l'o- 
range. 

ARANGUÏ, s. m., serpent orvet. 

ARAPEDO, v. Alapedo. 

ARA RI , v. Uarari. 

ARASAMENÏ , s.m. , arasement, 
pièces égales eu hauteur et sans 
saillie. 

ARASAR, V. a., araser, mettre 
de niveau au mur. 

ARASSAR , V. Uarassar. 

ARASSO , Faire arasso , écarter 
la foule , faire éloigner la po- 
pulace. 

ARASTO , s. f. , grappe de raisin 
desséchée sur la plante et dé- 
garnie de ses grains. 

ARATOUARO , adj . , aratoire , 
qui sert pour l'agriculture. 

ARBARESTO , v. Aoubaresto. 

ARBASSAC , s. m. , havresac , sac 
que le militaire porte sur le dos. 

ARBITRAGE , s. m., arbitraire , 
jugement d'une affaire par 
arbitres. 

ARBTTRAR , v. a., arbitrer une 
affaire , la juger en qualité 
d'arbitre. 



ARBITRE , s. m., arbitre, celui 
qui a été choisi pour juger un 
différend en dernier ressort. 

ARBOURAR, v. a., arborer, 
planter un mât , bisser un 
pavillon , arborer un drapeau. 

ARBOURIAIRE, v. Arbonrier. 

ARBOURIAR , v.a., marauder, 
ravager la campagne pour Voler 
et manger des fruits. 

ARBOURIER, s.m., maraudeur, 
ravageur de campagne pour 
manger des fruits. 

ARBOURILLO, v. Ilarhonrillo. 

ARBOURISAR , v.n , herboriser, 
aller dans la campagne à la 
découverte des plantes. 

ARBOURISTO, s.m., botaniste, 
qui s'attache à la connaissance 
des plantes ; herboriste , qui- 
vend les plantes médéciiiales , 
les racines. 

ARRRISSEOU, s.m., arbrisseau, 
petit arbre. 

ARBUSTE , s. masc, arbuste ou 
sous-arbrisseau , plus petit 
que l'arbrisseau. 

ARBUTANT ou auboita\t, s.m., 
arc-boutant, pilier qui finit en 
demi-arc , et qui sert à soutenir 
une voûte ; pièce de fer qui 
sert pour la fermeture des 
|)orles d'entrée. 

ARC, s. m., arc, sorte d'arme 
qui sert à jeter des flèches. 
Arc d'Aoïiharesto , s.m., arrière 
voussure , terme de maçon. 
V. A rescie. 

ARC A DO, s.f., arcade, ouverture 
faite en arc ; arche d'un pont. 

ARCANCIEL , s. m. , arc-en-ciel, 
météore lumineux qui parait 
dans les airs en forme d'arc 
et de diverses couleurs. 

ARCANGE , s. masc, archange, 
ange d'un ordre supérieur. 

ARCELAR,,v. Harcclar. 

ARCEOU,s. m., arceau, petit 
arc , arc d'une voûte, v. Arescle. 



AIΠ. ^- 42 

ARCHET, V. Jrquet. 

ARCHEVESQUE , s . m . , arche- 
vêque métropolitain. 

ARCHIPOUA, s. m., hachis de 
viande. 

ARCHITECÏO, s.m., architecte, 
qui exerce l'art de bâtir , qui 
donne le plan des édifices. 

ARCHITEGTURO , s. f., archi- 
tecture , art de bâtir. 

ARCHIVERO , V. Archivisto. 

ARCIÏIVISTO , s. m., archiviste , 
gardien des archives. 

ARGHIVOS, s.f.pl., archives, 
lieu où l'on garde les anciens 
titres , les papiers d'une com- 
mune , etc. 

ARCIIO , s. f., arche , partie d'un 
pont sous laquelle l'eau passe ; 

. V. Margoun. 

ARÇOUN, s.m., courbet d'un 
bât ; arçon , se dit d'une pièce 
de bois faite en arc qui donne 
à la selle sa forme ; arçon , 
archet auquel est attaché une 
corde de boyau , et qui sert 
aux chapeliers ; v. Margoun. 

ARÇOUNAR, V. act., arçonner , 
battre le poil avec l'arçon. 

ARÇOUNUR , s. m. , arçonneur , 
ouvrier chapelier qui arçonne. 

ARD A MMENÏ , adv . , ardemment, 
avec ardeur. 

ARDENO , s.f., rhinanthe glabre, 
ou pédiculaire des marais , 
( plante). 

ARDENT , ENTO, adj., ardent , 
ente , qui est en feu , qui a de 
l'ardeur. 

ARDOS, V. Hardos. 

ARDOUASO , s.f., ardoise , pierre 
argileuse , bleuâtre ou grise , 
qui se divise en lames minces. 

ARDOUR , s.f., ardeur , chaleur 
extrême, grande vivacité. 

AREN , V. Halen , Tlarenc. 

ARENiDOU^ s.m., arenoir ; sorte 
de bâton attaché au devant 

■ d'un bât , qui sert à accrocher 



ARG 



les rênes de la bride ou la longe 
du licou. 

ARENGADO , v. Harencado. 

ARENO , s. f . , arène , colisée ou 
amphithéâtre , lieu où com- 
battait les gladiateurs ; terrain 
couvert de sable ; alêne d'un 
cordonnier ; haleine , air attiré 
et repoussé par les poumons. 

ARES , s.m. , archet de berceau, 
sorte de cercle que l'on place 
pour soutenir la couverture. 

ARESGLE, V. Ares. 

ARESTO , s. fém. , arête , os de 
poisson ; angle ou tranchant 
que font deux surfaces d'une 
pierre ; la barbe du blé. 

ARET , s.m., bélier , mouton non 
châtré ; sorte de filet pour 
prendre des oiseaux, des pois- 
sons. 

ARETIF , IVO , adj . , rétif, ive , 
on le dit des bêtes de somme 
qui s'arrêtent au lieu d'avancer. 

ARFAR , V. a. , prendre , saisir , 
enlever par force. 

ARGAIGNO, s. f., vieux fers.— 
au fig., chose qui est hors de 
service. 

ARGANEOU , s.m., ou Gigalo , 
s.f., organeau , anneau placé 
à l'extrémité de l'ancre. 

ARGEIRAS, s.m., genêt épineux 
( plante ) . 

ARGEIROLO , s.f., azérole , fruit 
aigre t , de la couleur et de la 
grosseur d'une cerise , et qui a 
plusieurs petits noyaux. 

ARGEIROULIER , s. m., azéro- 
lier , arbre qui porte l'azérole. 

ARGEIROUX ou argiloux , oua , 
adj . , argileux , euse , qui con- 
tient de l'argile. 

ARGENSAOU , s.m. , légère terre 
d'alluvion . 

ARGENT, s. m., argent, métal 
précieux , blanc , fin , pur et 
durable ; toute sorte de mon- 
naie. Argens, rivière. 



ARG 



*^- 43 -(^ 



ARxM 



Argent-viou , s. m.., vif-argent 
ou mercure , sorte de métal 
liquide. 

ARGENTAR, V. act., argenter , 
couvrir de feuilles d'argent. 

ARGENÏARIE , s. f., argenterie, 
vaisselles et autres meubles 
d'argent. 

ARGENTIER, s. m., orfèvre, 
ouvrier qui fabrique de l'ar- 
genterie. 

ARGENTIN, INO, adj., argen- 
tin , ine , qui a le son ou la 
couleur de l'argent. 

ARGENTINO , s.f., tirelire , petit 
vase en terre dans lequel les 
enfants jettent leur argent. 

ARGENTiqUX ou argentoux , 
ou A , adj., argenteux, euse , 
pécunieux , qui a beaucoup 
d'argent. 

ARGIELAS, v. ArgeUas. 

ARGIELO ou ARGiERO, s. fém., 
argile , terre compacte , grasse, 
glissante etpesante, terre glaise. 

ARGIELOUX , V. Jrgeiroux . 

ARGOT , s. masc, ergot, sorte 
d'ongle pointu qui vient au 
derrière du pied de certains 
animaux , tel que le coq. 

ARGOUSÏN , s. m., argousin , 
bas officier des galères , qui 
garde les forçats. 

ARGUE ou ARGui, s. m., cabes- 
tan , sorte de tourniquet dont 
le mouvement sert à rouler et 
à dérouler un cable. 

ARGUMENT , s.ra., argument , 
conjecture, indice, etc. 

ARGUMENTAR, v. n., argu- 
menter, prouver par des argu- 
ments. 

ARGUMENTATIEN , s. f., argu- 
mentation , manière de faire 
des arguments. 

ARGUMÈNTATOUR , s.f., ar- 
gu/ncntateur , celui qui argu- 
mente. 

ARGUS, subst. masc, argus , 



espion domestique très-clair- 
voyant. 

ARIDE, IDO, adj., aride, sec 
ou stérile. 

ARIDELLO, V. Haridello. 

ARIDITA , s. f., aridité, séche- 
resse. 

ARIGUIER , s. m., alisier , arbre 
qui porte l'alise. 

ARIGO, s. f., alise, fruit de 
l'alisier. 

ARISTOCRATIE, s. f., aristo- 
cratie , sorte de gouvernement 
dont le pouvoir est entre les 
mains des nobles. 

ARISTOCR \TIQUE , QUO , adj . , 
aristocratique , qui appartient 
à l'aristocratie. 

ARISTOCRATO, s.m. eladject., 
aristocrate , partisan de l'aris- 
tor*rîitif* 

ARITHMETICIEN, s.m., arith- 
méticien , qui sait l'arithmé- 
tique. 

ARITHMETIQUO,s.f., arithmé- 
tique , science des nombres. 

ARJAOU , s.m., mancheron d'un 
timon ou d'un gouvernail. 

ARJOOU , V. Orjui. 

ARLATENQ , QUO , s.m. et f., 
arlésien , arlésienne , habitant 
fi' A ri PS 

ARLERATRIER , s.m., martinet 
noir ( oiseau ). 

ARLEQUIN , s. masc, arlequin , 
bateleur, farceur, bouffon. 

ARLEQUINADO , s.f., bouffon- 
nerie d'arlequin , soit dans le 
jeu , soit dans les paroles. 

ARLEQUINO , s. f., arlequine , 
sorte de danse propre au per- 
sonnage d'arlequin. 

ARLERI , s. m. et f. , nigaud , 
homme sans jugement ; au 
propre , Fretin , étoffe de rebut 
et de peu de valeur. 

ARLETENQ, v. Jrlatenq. 

ARM ADO , s.f., armée, granS 
' nombre de troupes sous 



ARN *^ 44 

la conduite d'un général. 

ARMAMES T , s.f., armement, 
appareil de guerre ; ce qui sert 
à armer un vaisseau. 

ARMAR , V. a. et pr. , armer, 
fournir des armes ; s'armer , 
prendre les armes ; armer , 
équiper , agréer un vaisseau. 

ARMARI , s.f., armoire , buffet 
d'une salle à manger. 

ARMARIES , s.f. pi. , armoiries , 
armes d'une nation , d'une 
province , d'une ville ou d'une 
famille. 

ARMAÏOUR , &. m., armateur , 
celui qui arme un vaisseau en 
course ; propriétaire d'un vais- 
seau , relui qui le commande. 

ARMEiSTELO , s. f. , pimpre- 
nelle , sanguisorbe ( plante ). 

ARMETTOS ou abmos , s.f. pi., 
âmes du Purgatoire. 

AMIISTICO, s. f., armistice, 
suspension d'armes. 

ARMO , s.f., arme , instrument 

3ui sert à attaquer ou à se 
éfendre. 

ARMOOU , s. m., arrocbe , fo- 
lettes ou bonnes-dames (plante). 

ARMOUN , s. m., ansérine verte , 
( plante). 

ARMURIER , s. m., armurier , 
celui qui fabrique ou raccom- 
mode des armes. 

ARNAR , v.a., ronger, percer, 
piquer par la teigne , arlisonner, 
bois vermoulu rongé par l'ar- 
tison. 

ARNAVEOU ou ARNAVES, s.m., 
paliure, arbrisseau épineux. 

ARNES , s.m., barnais , tout ce 
qui sert à barnacber un cbeval. 

AR^ESCAMETS'T, s.m., barna- 
cbement, action d'harnacber. 

ARNESCaR , V. a. , barnacber , 
seller , brider un cbeval , lui 
mettre ses harnais. — Au fig. , 

• babiller splendidement. 

ARMER , BLIJRET ou MARTIN- 



ARP 



PESCARET , s.m., marlin-pé- 
cbeur , quelques personnes 
l'appellent Alcyon; oiseau. 

ARNO , s.f., teigne ou gerce , 
sorte d'insecte qui ronge les 
habits, les livres, les figues, etc., 
artison , qui ronge le bois. 

ARO , adv. , à présent , mainte- 
nant , à l'heure qu'il est. 

AROl , nom propre d'homme , 
Eloi. 

AROUMATIQUE , QUO , adject., 
aromatique , qui a l'odeur des 
aromates. 

AROUMATO , s. m. , aromate , 
drogue odoriférante. 

ARPAILLaN , s.m., déguenillé , 
va-nu-pieds, maraudeur. 

ARPAILLAR , v.n., cherchera 
se prendre des mains ; voler , 
marauder. 

ARPANÏ , s.ra., arpent, certaine 
étendue de terre ; sorte de 
mesure de longueur. 

ARPANTAGE , s.m. , arpentage, 
action de mesurer les terres 
avec l'arpent. 

ARPAlSÏAlRE ou ARPANTEGEAIRE 

s.m., arpenteur, celui qui 
mesure une terre , soit avec 
l'arpent , soit en lacompassant. 
Fig., qui fait de grands pas , 
qui a de longues jambes. 
ARPaNTAR ou arpaxtegear , 
v.a. , arpenter, mesurer par 
arpent ; marcher vite , faire de 
grands pas. 

ARPAM UR , V. ARPA1VTATRE . 

ARPaTEGEAR ou arpegear, 
V.n., étendre , envoyer ses 
griffes pour se défendre ; se 
débattre , envoyer les pieds et 
les mains pour se tirer d'un 
péril; V. Harpegear. 

ARPIE , s.m., harpon de batelier, 
V. Ganchou. 

ARPO ou HARPO , s. f. , griffe 
d'un animal carnassier. — Fig., 
les doigts , les mains d'un es- 



ARR 



'>3> 45 <9^ 



ARR 



cogriÉfe , de celui qui prend 
hardiment sans demander. 

ARPOUN , V. Harpoun. 

ARPOUNO , s.f. , agaric, espèce 
de champignon en forme de 
houpe ; il est bon à manger. 

ARQUaR , V. a., arquer, plier 
en arc. 

ARQUEMI , ARQUEMISO ou ARTE- 

Miso, s.f., armoise (plante). 

ARQUET , s. m., archet de violon, 
de basse ; outil qui sert à faire 
marcher le foret ; perche sus- 
pendue sur la tète du tourneur. 

ARQUIFOUX, s. m., alquifoux , 
mine de plomb ou plomb mi- 
néral . 

ARRAGIIAMENT, s. m., arra- 
chement, action d'arracher. 

ARRaCHAR , V. a., arracher, 
V. Jrranrar, derrabar ,iraire. 

ARRAMRaGE , s. m., action d'ar- 
ramber un vaisseau. 

ARRAMRAR , v. ytramhar. 

ARRAMBL \R (s'), v.pr. , se ranger 
contre une personne ou une 
chose qui puisse défendre ou 
préserver. 

ARRANCaGE , V. Jrrancament. 

ARRAXCxIRE , s. m. , arracheur, 
celui qui arrache. 

ARRAXCaMENT , s. m., arra- 
chement, action d'arracher. 

ARRaNCAR , V. a. , arracher , 
déraciner , enlever de dedans 
la terre ou d'entre les mains 
de quelcju'un ; extirper , faire 
l'extirpation. 

ARRANGEAMENT, s.m., arran- 
gement , ordre ; accommode- 
ment , état de ce qui est ar- 
rangé . 

ARRANGEAR, v. a. et pron., 
arranger, mettre dans l'ordre, 
en bon ordre ; frapper , rosser, 
mettre à la raison ; s'arranger, 
prendre une situation plus 
commode ; se mettre tranquille, 
faire un bon accommodement ; 



renouer un membre disloqué . 

ARRAPADOUIRO , s.f., rampe, 

et tout ce qui sert à se tenir 

par la main ; accroche des 

avocats. 

ARRAPaMENT, v. Jrrapadouiro. 

ARRaPaR , va., prendre, saisir. 

— v.pr., s'accrocher, se tenir 

par la main. — v.n., prendre 

feu , s'allumer ; s'attacher au 

fond de la casserole , de la 

marmite , etc. ; prendre racine , 

germer , parlant d'une plante 

qu'on a mis en terre. 

ARR A PO-F ERRE , s . m . , mani- 
(pie , ce qui sert au chapelier , 
et à la repasseuse de linge pour 
tenir le fer à la main. 

Arrapo-man , s. m., gaillet , 
sorte de grateron (phmte); 
glouteron ou bardane plante)j 
maniquc , paquet de chiffon 
dont on se sert pour saisir le 
crémaillon ou l'anse du chau- 
dron qui est sur le feu . 

ARRaRFR , v.a.etpr.. éclaircir, 
s'éclaircir, diminuer le nombre, 
rendre plus rare ; être clair- 
semé ; devenir plus liquide. 

ARRASAMEMÏ , v. Aramment. 

ARRaSAR (s'), v.pr., se blottir , 
parlant du gibier que l'on 
poursuit; V. Aramr. 

ARRaSSAR, v. Hnrmssar. 

ARR\TOLîMT , IDO , adj., ra- 
bougri , grie ; qui ne peut se 
développer. — Fig., le temps 
qui ne peut se mettre au beau. 

ARREIRAGE , s. m., arrérage, 
ce qui est dû ou échu d'une 
rente, d'une pension. 

ARREIR A R (s'), V . pr . , s'arriérer, 
demeurer derrière , tarder d'ar- 
river. 

ARREIRO , adv. , bientôt , tout- 
à-l'heure. 

ARREIROUGE , GEO , ou arrei- 
RAT , ADO , adj . et p. p., tardif 
à payer , lent à paraître , 



ARR y^ 4f7 '^ 

qai arrire apré« les antres. 

ARRENADOU , v. Arenado. 

ARRENTAMEVT , ».m., arren- 
tenent , location , actirm de 
donner on de prendre à rente ; 
oa ait aoMi /imodiation pour 
Mgnifier bail à ferme (Tnne 
terre , en grains on en argent. 

ARRENTAR on AKBE?iDAa , v.a., 
arrêter ^ affermer ^ ammlier 
nne terre; louer ^ arrentcr une 
maison , nn appartemcnfit. 

ARRE8, T. /{m. 

ARRESOUNAMENT , subst. m., 
raisonnement^ action de rai- 
sonner. 

ARR£80UNAR,T.a.,arraisonner, 
dierchOT à amener quelqu'un 
â son avis. 

ARREST , s. m., arrêt, jugonent 
d'une cour souveraine -, chien 
d'arrêt, qui s'arrête quand il 
voit le pmer. 

ARRESTAMENT, s. m., arréte- 
ment , action d'arrêter , de 
saisir qnelrpi'un ou quelque 
diose ; défense à nn débiteur 
depayer ; étancliementdusang. 

ARRÈSTAR , V. a., arrêt<^r, em- 
pêcher d'aller plus avant ; saisir 
quelqu'un ou (quelque chose; 
arrêt<;r , dévaliser quelqu'un 
sur Icdi^finin ; arrêter , ce chien 
arrête fort bien le gibier ; 
s'arrêter , v. ^ron., cesser de 
marcher , quitter ce que l'on 
avait corumenrê ; mener une 
vie plu» rêtfiiliêre ; êtancher le 
sang , nf; plu» rouler. 

ARRKS'l AT , RubHt. m., arrêté , 
iU'cWum d'une autorité. 

ARK KS r A II Ei\ , s.f . , arrestation , 
^-tiixi (l'arrêter , de saisir quel- 
qu'un. 
AKKKT , subst.m., sorte de filet 

d'o'iH^'Irîur. 
AHfUiAK , V. a., arrber , donner 

d<'<i pirrhes. 
AHRilOH , s.f.pl., arrh<*« «/«mnir* 



AllR 

que l'on donne pour assurer 
un marché. 

ARKI , s.m., erreur, mécompte, 
fautfî de calcul ; l>évuc , cacade; 
yfrri , fiort<î d'im[)ératif des 
verbes marcher , cheminer ; 
on s'en sert [K>ur exciter un 
âne à marcher. 

ABKIHAIKJ, sul)st. f., arrivée, 
moment qu'on arrive ou qu'on 
est arrivé. 

ARRIBACiË , »,f., arrivage , abord 
des vaisseaux dang un port ; 
arrivage , arrivée des marchan- 
dises par les voitures d'eau. 

ARRIBAK, v.n., arriver, appro- 
cher de la rive , aborder , par- 
venir au lieu ou l'on veut aller, 
il se dit aussi de tous les évé- 
nements de la vie. 

ARHIE , ad v., arriére , en arriére, 
reht<!r en arri«*re, en demeure, 
retourner en arriére , comman- 
dement que l'on fait à une iiète 
de somme de reculer. 

AI'il'ifKI'iA , s.m., arriéré, terme 
(len finances. 

AI'.IUKHAK, V. /Irreirar. 

ARRIERO , s.m. ou porpp, s.f., 
arri^îrc, c'est la partie du vais- 
seau qui en fait l'arriére ; 
prép., arriére, qui est derrière, 
v. /Irriè. 

ABRiRiio-.MA?r , s. f . , revers de 
main , cmipque l'on donne avec 
le nîvers ne la main ; derni/;re 
main , demi^^res cartes que l'on 
donne en jouant. 

Abbikiîo-sehoi •< , y.Beir»-»e9oun. 

ARRlMAfiE , s. m., arrimage , 
action d'arrimer un vaisft<;aii. 
Al'iHIMAR , V. act. , arrimer , 
arranj.7rr la cargaison d'un na- 
vire. 
Al'iRIMl I'. ; s. m. , arrimcur ou 
arrumeur, ofTici(;r étiibli dans 
un port fxjur arranger la car- 
gaison des vaissi;aii\. 
\nnOs V /frrhoit. 



ARS 



47 



ART 



ARROUGA^DreNT , adv. , arro- 
ffamniont , a> oo arrosance. 

ARKOlCi ANinSO ou arroigaxço 
s.f., aiTOiianoe, fierté, oraruoil. 
prt^sompliou qui foit qu'on 
s'attribiie un mcM-ito. un droit, 
«no aul(uilo qu'on n'a pas. 

ARROKiANT . TO . s. m. et f. 
et adj. . arrc^ant , hautain . 
lier . su|H»rbe. 

ARROl T.EAR (O. v, pron.. s'ar- 
roger, s'attribuer mal à propos 
quelque chose. 

ARROri> AR . v.a. et pr.. ruiner, 
causer la jH^rle des biens : se 
ruiner , manger son avoir : 
ruiuer . dèh\brer s;\ santé. 

ARROIM^H . V. a. et prt»n. , 
arnuuli r , rendre rond : s'arron- 
dir, devenir nuul. 

ARROrxniSSAMENT, subst. m. . 
arnuidisstMuent . action p;ir 
laquelle on arn>ndit : arnui- 
dissement »\>nununal . gninde 
«li\ isi(>n d'un dë|virlement. etc. 

AHIUH SAliK ou arroi svN.s.ni.. 
arnvsi^ge . canaux praliqut^ iiour 
ctmduire les eaux d'irrigattoii ; 
tem»s arrtvs;<bles. 

ARROrSAMENT . s. m. , arro«^ 
ment , action d'arroser les 
plantes. 

MUUUSAN. V. .^rroMsage. 

ARROrSAR . V. aol., arroser . 
bunuvter . jeter de l'eau par- 
dessus -. S'arri^Msar , v.pr,, se 
mouiller , nnwoir une averse. 

ARROr>(H AR , s. m. . arrt>soir . 
vas<^ fait i«our arroser les 
planlt^. 

ARSENAOr . suKst.m.. arst^nal . 
gnind k\ liment prèsd*un jwrt, 
où le roi entretient ses vais- 
stsuix et U»s choses nécessiiires 
pmir les armer. 
4RSEMC . s.m,. arsenic , poison 
violent, 

VKSICOI'N . s.m. . sorte de petite 

i'ounni dont la piqV^re est»-i«lente. 



ARSIDOU , subst. m., écurie où 

l'étalon fait sa monte. 
ARSIER , v. .^rier. 
ARSLXET , s.m. , crochet servant 

au verrier pour soutenir le fêle. 
ART , s. m., art , méthode do 

bien fiiire une chose selon 

«x^rtaines règles. 
ARTF^IISO, v. .4rqHfmiso. 
ARTEOU , s.m. , orteil , les doigts 

du pied. 
ARTICHALIER , s. masc., plant 

d'artichaut. 

ARTICHAOU ou ARQUICHAOC , 

s.m.. artichaut. 
ARTICLE . s.m., article . petite 
|virtie d'un compte . d'une fac- 
ture , clauses et conditions d'un 
marché . d'un mariage fait sans 
le stvours d'un notaire. 

ARTIOILAR . V. a., articuler / 
drtluire jwr articles : affirmer 
positivement et circtmstancîer 
un fixit : prononcer distincte- 
ment les mots syllabes par 
svllabes. 

ARtlCrLA-TIEN , s. f . , articu- 
lation , jointure des os : acttoa 
d'articuler. 

ARTIFk.1 , s. m., artifice, art , 
imluslrie . fraude , ruse , dé- 
guisement : feu d'artifice . feu 
prèjtaré avec art . en signe de 
réjouissance. 

ARTIFOEL, ELLO, adject.. 
artificiel . elle , qui se fait par 
art : il t»st opposé à naturel. 

AH ' l\ . s.m.. artificier. 

• fait des feux d'artifice. 

ARJlFkaOl'X . 01 SO. adject.. 
artificieux , euse . rusé . plein 
d 'a r t i fi»v et de fim^sse . 

ARTILLARIE . s.f. . arHIlerie , 
tout l'attirail de guerre qui 
comprend les tenons , les mor- 
tiers, les obusiere , etc.; le 
roqps des officiers qui servent 
duks l'artillerie. 

ARTILLUR. s. m., artilleiirr 



ÀSM 



9& 48 (S» 



ASS 



celui qui sert dans l'artillerie . 

ARTIMO , s.f., le dernier point 

qu'on fait à certains jeux de 

ARÏIMOUxN , s. m. , artimon , 
raàt d'un vaisseau le plus près 
de la poupe. 
ARTISAN , ARTiSANNO, s.m.etf., 
artisan, artisane, homme de 
métier , sa femme et ses en- 
fants ; chambrelan est celui 
qui travaille en chambre. 

ARTISANOT, subst. m., jeune, 
pauvre ou faible artisan . 

ARTISTAMENT , adv . , artiste- 
ment, avec art et industrie. 

ARTISTO, s. m., celui' qui cul- 
tive les arts libéraux. 

ARUDAR , v.a., mettre de l'appas 
à la marchette d'une répuce; 
gagner , vaincre , rosser , fus- 

" tiger quelqu'un. 

ARUDO , s.f., fourmi ailée qu'on 
met à la marchette d'une répuce 
pour attirer les rouges-gorges. 

ASCENDENT , s.m., ascendant, 
pouvoir, autorité, supériorité 
qu'on a sur l'esprit , sur la 
volonté de quelqu'un. 

ASCENSIEN , s.f., ascension, 
élévation , action de s'élever. 

ASÇLAR , v.a,, fêler , crevasser , 
fendre un corps solide , sans 
en séparer les parties. 

ASCLAT , A DO , s m. et f . et p. p. , 
fou , timbré ; fêlé , fendu. 

ASCLE, s.m., Asclo , s.f., partie 
d'une grosse bûche qu'on a 
fendue en long. 

ASCLO , s.f. , fêlure , fente djun 
corps dur ; v. Ascle. 

ASE ou AZE , V. Jy. 

ASILO , s.f., asile, lieu de sûreté. 

ASINIER , s.m. , ânier , celui qui 
conduit ou qui loue des ânes. 

ASMATIQUE , QUQ , s. m. et f. 
et adj., asthmatique, qui est 
sujet à l'asthme. 

ASJMO, V. Asihmo. 



ASPECT , s. m., asiiect , vue d'un 
objet ; perspective que présente 
un lieu. 

ASPERGE ou ASPERGEO , s.m., 
asperge , plante potagère ; As- 
perge- fer , orobauche vulgaire ; 
V. Ramocouniou. 

ASPERGE AR , v.a., asperger, 
jeter de l'eau avec un goupillon 
ou avec un rameau. 

ASPERSIEN ou ASPERGE , asper- 
sion , action d'asperger. 

ASPERSOUAR , s.m., aspersoir, 
goupillon , instrument avec 
lequel le prêtre fait l'aspersion. 

ASPETRO, s.m., spectre, fan- 
tôme. — Fig, , homme long , 
maigre , décharné et extrême- 
ment laid ; chose hideuse , 
effroyable. 

ASPIRANT , s.m., aspirant , celui 
qui aspire à quelque chose ; 
aspirant de marine. 

ASPIRÂR , V. n., aspirer , pré- 
tendre à quelque chose ; voyez 
ï/aspirar. 

ASPRE , PRO , adj . , âpre , désa- 
gréable au goût par sa rudesse; 
terrain ou chemin escarpé , 
raide. 

ASPROUR , s. f. , âpreté, qualité 
de ce qui est âpre ; raideur 
d'un sol escarpé. 

ASSA , interj., ohçà! marque 
l'étonnement, ou sert à com- 
mander , à encourager ; à pro- 
pos ! c'est une sorte de transi- 
tion qui sert à passer d'un sujet 
à un autre. 

ASSADOULAGNO , s. f. , voyez 
V^entrado . 

ASSADOULAR , v. a. et pron., 
rassasier , assouvir sa faim. — 
Fig. , satisfaire ses désirs , se 
rassasier , manger à son soûl ; 
être fatigué , ennuyé , lassé , 
vexé de quelqu'un ou de quel- 
que chose. ^ 

1 ASS AGE AIRE, s.m., essayeur, 



ASS ■>^' 49 «■* 

qui essaye, qui fait des essais. 

ASSAGEAK , \.a. et pr. , essayer, 
tenter , hasarder, faire un essai, 
éprouver une rhose pour en 
roiïnailre la qualité ^ s'essayer, 
s'éprouver , voir si on est ca- 
pable. 

ASSAI , s.ra., essai, épreuve qu'on 
fait d'une chose ; première 
production d'esprit. 

ASSAILLIK , V. Enmnhir. 

ASSA.XAR ou ASSAMii , v. acL, 
assainir, rendre une chose saine. 

ASSAKIAtîE , s. m, , action de 
donner le sel au menu bétail. 

ASSAIUAR , V. a. etpr., donner 
du sel au menu bétail ; rosser , 
fra])per quelqu'un , se battre 
à outrance. 

ASSAS , V. Jsses. 

ASSASSIN, s. m., assassin , celui 
qui commet un meurtre ; par 
le mot Jssassin , le peuple en- 
tend yis^unsinat. 

ASSASSINAll , v.a., assassiner, 
commettre un assassinat , un 
meurtre. 

ASSASSINAT, s. m., assassinat, 
meurtre d'une personne. 

ASSASSLNUK , s. m., a.ssassin , 
il se dit ])arliculièreraent des 
mauvais médecins ou de celui 
qui se fait surpayer. 

ASSAOUÏ , s.ra., assaut , attaque 
d'un camp , d'une place forte 
dans le dessein de l'emporter ; 
assaut , exercice qu'on exécute 
pour mesurer sa force. 

ASSEGURAIRE , v. Asstiraire. 

ASSEGL)RAN(^(3 , v. yJssuranço. 

ASSEGURAR" v. Jsmrar. 

ASSEMRLADO, s.f., assemblée, 
réunion de plusieurs personnes 
en un même lieu pour le même 
dessein . 

ASSEMBLAGE, s m. , assembla«:e, 
action d'assembler , de réunir. 

ASSEMBLAR, v. act. etpron., 
as.sembler , réunir plusieurs 



ASS 

personnes ou plusieurs choses; 
accoupler deux objets sembla- 
bles ; marier deux personnes ; 
s'assembler, se réunir. 

ASSENTIT , 11)0, v. CJiapat. 

ASSERMENTAR , v. a. , asser- 
menter, assujettir, obliger sous 
la foi du serment. 

ASSES ou ASSAS , adv. , assez , 
sufTisamment : v. Proun. 

ASSESOIJNAAIENT , subst. m. , 
assaisonnement , ingrédients 
nécessaires que l'on met à un 
ragoût , à une salade , etc. 

ASSÉSOUNAR , v.a. , assaisonner, 
accommoder un mete avec les 
ingrédients nécessaires . 

ASSÈTAR , v.a. , asseoir , mettre 
dans un siège. Asselar labtigado 
eiicuver le linge , le mettre 
dans un cuvier pour le lessiver. 
— v.pr., s'as.seoir, se mettre 
dans un siège ; prendre son 
faix , parlant d'une voûte. 

ASSETl , s. m., siège sur lequel 
on s'assied ; les trois pieds \mur 
supporter le cuvier de la lessive. 

ASSETOU.N, ^.m.ylnar d'assetonn , 
se traîner sur son cul. 

ASSIDU , UIX) , adj., assidu , ue, 
qui a une application conti- 
nuelle à quelque chose , qui 
rend des soins continuels à 
quelqu'un. 

ASSIDUIÏA , s. fera., assiduité , 
conduite, soins d'une personne 
assidue. Assidûment est sou 
adv. 

ASSIEGEANT ou assiegeaire , 
s. m., assiégeant , celui qui 
assiège une place forte ; im- 
portun qui vexe par ses de- 
mandes réitérées. 

ASSIEGEAR , v. act. , assiéger , 
faire le siège d'une ville ; im- 
portuner quelqu'un. 

ASSIETADO , s.f. . assiétée . plein 
une assiette. 



ASSIETO , s.f., assiette , manière 
d'être assis, couché, posé ; état, 
disposition de la santé , de 
l'esprit; assiette, vaisselle pla- 
te , etc. 

ASSIGNAR , V. act. , assin^ner, 
donner une assignation; indi- 
quer, faire connaître. 

ASSIGNAÏIEN, s.f., assignation, 
exploit par lequel on assigne; 
rendez-vous , indication d'une 
place. 

ASSIMILAR , V. a., assimiler, 
présenter comme semblable. 

ASSIOUNAUURO , s. f . , ajuste- 
ment , arrangement fait avec 
propreté. 

ASSIOUNAR , V. a. et pr., parer, 
arranger, adoniser, ajuster, 
agencer . 

A SSIP , s . m . , V . ^ss ipado . 

ASSIPADO, s. f , choc, heurt, 
coup que l'on donne en heur- 
tant , en bronchant ; la chose 
qu'on heurte. — Fig., rencontre 
heureuse ou malheureuse. 

ASSIPADOUIRO ; V. Jss ipado. 

ASSIPADOUR , s. m. , celui qui 
est sujet à broncher en mar- 
chant. 

ASSIPAR , V. a. et pr., heurter , 
se heurter contre quel que chose, 
broncher, rencontrer quelqu'un 
sans s'y attendre; 

ASSÏSO , s.f., assise , rang de 
pierres de taille qu'on pose 
horizontalement. 

ASSTSOS, subst.f. pi., assises, 
assemblée du jury dans une 
cour de justice pour y connaître 
des affaires criminelles. 

ASSISTAIRE , s. m. , personne 
charitable qui donne assistance. 

ASSISTANÇO , s. f., ou assïsta- 
MEXT,s.m., assistance, secours, 
aumône. , 

ASSISTANT , ANTO ,8. m. et f. , 
assistant, an le, personne pré- 
sente. 



ASS 



ASSISTAR , v.a. , assister , prêter 
secours , aider quelqu'un de 
ses conseils , de son appui , de 
son argent ; fair«; l'aumône ; 
être présent, assister. 

ASSOUCIAR , v.a. et pr., associer, 
admettre dans un corps , dans 
une société ; s'associer pour 
uneopération commerciale, etc. 

ASSOUGIAT , DO , s. m. et féni.. 
associé, ée, qui fait partie de 
la même société. 

ASSOUCIATIEN, s.f. association, 
action d'associer ou de former 
une société. 

ASSOUIDAR , v.a., terminer un 
travail , une entreprise. 

ASSOUtIX) , V. Sotiuh. 

ASSOUEAMENT , s. m., assole- 
ment, action ou manière d'as- 
soler. 

ASSOULAR, v.a., assoler, diviser 
les terres labourables en dilTé- 
ren tes soles pour lesensemencer 
ou les laisser reposer ; apaiser , 
calmer , tranquilliser. — v.pr., 
se consoler, cesser de pleurer. 

ASSOUMAR , V. a . , assommer , 
asséner , tuer d'un coup de 
masse sur la tète. — Figur. , 
abattre , incommoder, accabler, 
vexer . 

ASSOUPÏMENT ou assotpissa- 
MEXT , S. m., assoupissement , 
état d'une personne assoupie. 

ASSOUPIR , v.a. et pr., assoupir, 
endormir à demi , causer une 
indisposition prochaine au som- 
meil ; s'assoupir. 

ASSOUPISSAMENT , v. Jssou- 
piment. 

ASSOURAR , v. act., presser, 
appuyer fortement , enfoncer. 
Dourmir assourat , dormir 
profondément. La dent es as- 
sourado , la dent est ralfermie , 
ladouleur de la dent est calmée. 

ASSOURTIMENT , s. m., assor- 
timent, convenance; amas de 



ASS- ^^^ ; 

certaines choses qus conviennent 
ensemble. 

ASSOURTIR , V. a. et pr. , asgorlir, 
mettre plusieurs choses qui se 
conviennent ensemble ; s'assor- 
tir, compléter les marchandises 
de son magasin ; se marier avec 
son égale ; v. Ensourtir. 

ASSOURÏISSENÏ , EM'O , adj., 
assortissant, ante, qui convient, 
qui assortit bien. 

ASSOUSTAR , v.a. et pr., mettre 
à l'abri, à couvert; cacher une 
action criminelle ; s'abriter ; 
chercher à tenir à toutes les 
couleurs , parlant de certains 
jeuv de cartes. 

ASSOUSTO, s. f., abri , où l'on 
est à couvert de la pluie ; carte 
qui seconde un roi , une dame, 
etc. à certains jeux ; protecteur, 
protection. 

ASSUJETTIR , V. a. et pr., assu- 
jettir , soumettre , ranger sous 
sa domination ; s'assujettir aux 
caprices de quelqu'un. 

ASSUJETTISSAMENT , s. m. , 
assujettissement , étal de celui 
qui est assujetti. 

ASSUJETTISSENT . ENTO , adj., 
assujettissant , ante , qui rend 
extrêmement sujet. 

ASSUMAGE , s. m. , assaisonne- 
ment, action d'assaisonner. 

ASSUMAR , V. a. , assaisonner , 
mettre l'assaisonnement à une 
salade cuite ou crue. 

ASSURAIRE ou assirur , s. m., 
assureur , celui qui assure , qui 
iiflirme ; assureur , celui qui 
répond des marchandises , d'un 
navire , d'un domaine , etc. 

ASSURAMEiST,adv., assurément, 
certainement , sûrement. 

ASSURANÇO ou asslrenço, s. f., 
assurance, manière déparier; 
action d'assurer , bureau où 
l'on assure. 

ASSURAI! , v.a., iissin(M- . ras- 



1 î^ AIE 

surer quelqu'un , aflirmer ; 
affermir une chose ; assurer un 
navire, un domaine, une ré- 
colte , etc. 

ASSURAT , ADO , adj., assuré , 
ée , celui , celle qui a fait assu- 
rer sa maison , son navire, 
sa récolte. 

ASTE , s. m., broche, ustensile 
de cuisine long et pointu , où 
l'on passe la viande qu'on veut 
faire rôtir. 

ASTELADO , v. Bronchado. 

ASTIIMO ou ARMO , s. t., asthme, 
maladie qui gène la respiration. 

ASTHMATIQUE , IQUO , adject. , 
asthmatique , qui est sujet à 
l'asthme. 

ASTIERO , s.f. , hàtier et contre- 
hàtier , sortes de longs chenetiî 
qui soutiennent la broclte dans 
les grandes cuisines. 

ASTIQ , s. m. , astic , sorte d'ins- 
trument dont le cordoniiier se 
sert pour lisser les semelles. 

ASTRE , s. m. , astre , corpu lu- 
mineux , tels que les étoiles , 
le soleil, etc. 

ASTROLCK) ou A.sTROLOGro, s. m. 
astrologue , celui qui sadonne 
à l'astrologie. — Fig., charlatan. 
Tin ignorant qui veut faire le 
beau diseur. 

ASTROXOMO, s. m., astronome, 
celui qui étudie le mouvement 
des astres» 

ASTROUNobîïE , s. f ., astrono- 
mie, science qui enseigne la 
marche des astres. 

ASTUCIOUX , OUSO , adject. , 
astucieux , euse , qui a de l'as- 
tuce, r , 

ASTUÇO , s.f., as tuice, mauvaise 
ftnesse. i . ; , 

ATASSAT, ADO, adject., qui 
marche d'un pas solide et sans 
trop se presser. 

ATELADOUIRO , s.f., altéloire, 
cheville que l'on met au timon 



ATJl 



48® 55 @S' 



ATT 



d'une cbarrelte , pour engager 
et arrêter les traits des chevaux. 

ATELAGE, s. m. attelage, nombre 
de chevaux ou de bœufs qui sont 
nécessaires pour tirer la char- 
rette , la voiture, lacharrue, etc. 

ATELAR , V. a., atteler, mettre 
des chevaux à une charrette , à 
une charrue , à un araire , etc. 
— V. pr. , s'atteler , se mettre 
au travail. 

ATELIER, s. m., atelier, lieu où 
les artisans font leur ouvrage. 

ATERRAGE , s. m., atterrage , 
lieu où un vaisseau peutprendre 
terre. 

ATHEO , s. m. , athée , celui qui 
ne reconnaît ])oint Dieu. 

ATIAR , v. a., allumer , parlant 
de la lampe ; battre la pierre , 
faire du feu , l'allumer. 

ATIOUNAR , V. a. et pr., vêtir , 
se vêtir proprement. 

ATIQ , IQUO , adj. , éthique , 
qui est attaqué de consomption. 

ATTUM , s. m., matières combus- 
tibles , faciles à enflammer , 
telles que copeau , paille , pa- 
pier , etc. , et servant à en 
allumer d'autres. 

ATO ! sorte d'interject. , certes ! 
ô Dieu ! 

ATOU , conj . , aussi , de même _, 
pareillement , également. 

ATOUT , V. Triounflo. 

ATRÂPAR , V. a., attraper, attein- 
dre en courant . en travaillant , 
en lisant, etc. ; tromper, sur- 

_ })rendre y gagner , contracter 
une maladie ; v. pr. , s'attraper, 
trouver chape-('hute , trouver 
quelque chose de désagréable 
à la place de ce qu'on cherchait 
d'avantageux; se tenir par la 
main. 

ATROCE , OÇO , adj. , atroce , 
qui révolte. 

ATROUGITA , subst.f.; atrocité ^ 
cnormilé. 



ATTAGOIIS , s. m., petit trou- 
peau de brebis qui ont récem- 
ment agnelé. 

ATTAOUAGNO , s. f . , batterie à 
coups de pierre des enfants. 

ATTAQUAIRE , s. m., agresseur, 
celui qui attaque, qui commence 
le combat. 

ATTAQUAR. v.act., attaquer, 
assaillir , être agresseur ; com- 
mencer le combat , entamer un 
travail , une affaire , un objet; 
attaquer, citer en justice. 

ATTAQUO , s.f., attaque , action 
j)ar laquelle on attaque un 
ennemi , un adversaire ; jouer 
le premier ; attaque de goutte, 
d'apoplexie et de certaines au- 
tres maladies. 

ATTEINTO, s.f., atteinte, coup 
dont on est atteint ; porter 
atteinte , nuire. 

ATTELAGE, v. Jtdage. 

ATTELAR , v. Jtelar. 

ATTENDRE , v. Espérar. 

ATTENDRISSAMENT , s. m. , 
attendrissement , sentiment par 
lequel on s'attendrit. 

ATTENDRISSENT , ENTO, adj., 
attendrissant , aute , qui atten- 
drit. 

ATTENIR , V. a., croire facile- 
ment une chose; trouver bon 
ce qui a été fait. 

ATTENTAR , v. n., attenter , 
former une entreprise conlr»; 
les lois dans une chose capitale. 

ATTENTAT , sul)st.m., attentat , 
entreprise contre les lois. 

ATTENTIEN , s. f . , attention , 
ap])lication d'esprit. 

ATTENTIF , IVO, adj., attentif, 
ive , qui a de l'attention. 

ATTENTIOUNAT, ADO, voyez 
Jttentif. 

ATTENTO, s.f., attente, état 
de celui qui attend ; temps 
pendant lequel il a à attendre j s 
pierres d'attentes qui avancent 



ATT «(D , 

d'espace en espace à l'extrémité 

d'un mur , pour faire liaison 

avec un autre mur. 
ATTEiSUAR , v. a., diminuer les 

forces, l'embonpoint 5 rendre 

moins prrave. 
ATTENUENTO , adj . atténuante, 

qui diminue la faute. 
ATTERKAR , v. act. , atterrer , 

abattre , renverser par terre ; 

accabler , affliger ; ruiner en- 
tièrement. 
ATTESTATIEN ,s.f., attestation, 

certificat , témoignage donné 

par écrit. 
A f TESTAR , V. act., attester, 

assurer , certifier. 
ATTIEDIR, V. a., attiédir, rendre 

tiède ; diminuer le zèle , la 

ferveur. 
ATTIEDISSAMENT , s.m. , attié- 

disscment , diminution de zèle, 

de ferveur, 
ATTIRAIL , subst. m., attirail , 

terme collectif qui désigne la 

quantité de choses. 
ATTIRANT, TO , adj., attirant , 

ante , qui attire. 
ATTIRAR , v. a. , attirer , *iror 

à soi. — Fig., séduire, gagner, 

charmer , enchanter ; s'attirer, 

obtenir , gagner , mériter le 

bien ou le mal qu'on reçoit. 
KTTITRAT , 1)0 , adj . , attitré , 

attitrée, chargé d'un emploi. 
KTTITUDO , subst. f. , attitude, 

position du corps , de la tête , 

etc., etc. 
VTTRAPAR , v. Atrapar. 
VTTRAPATORI, s.m. , altrapoire, 

piège pour attraper des ani- 
maux , attrajje , tromperie , 

surprise pour les personnes. 
VTTRAPOUN , s. m. , diminutif 

iVAltrapalori ou àAch/qnttoï'i. 
aTRA\ARIR(s'), v.pr., som- 

mei 1 1er , s'endormir légèremen t. 
riTRET , s.m., attrait , ce qui 

attire asîréablement. 



î «î^' A\ A 

ATTRIBUAR , v. act. et pron. , 
attribuer , donner une qualité ; 
s'attribuer, s'arroger, s'em- 
parer . 
ATTRIBUTIEN, s. f . , attribu- 
tion , concession de quelque 
prérogative. 
ATTRISTAR , v. art. et prou. , 
attrister, rendre îrisie , devenir 
triste. 
ATTROUPADISSO , s. f . , attrou- 
pement , réunion de personnes 
sur la voie publique. 
ATTROUPAME>*T , s. m. , voyez 

Atlrovpadisso. 
ATTROUPAR(s'), v.pr., s'attrou- 
per , s'assembler en troupe. 
ATTRUYAR (s'), v. prou., se 
gorge r d'eau. / 

ATUPIR , V. a. et pr. , cajlmcr , 
éteindre une querelle , un 
grand bruit ; se calmer. 
ATLîPÎSSAiMENT , s. m. , calme, 

cessation d'un vacarme. 
ATUVEUR (s'), v.pr., se pétri- 
fier , devenir comme tuf. 
AV.AISSO, V. Raisso^, ^, . i 
AVALAIRE , s.m-, Avallso , 
s. f. , avaleur , euse , qui avale, 
qui mange goulûment , qui 
dissipe son bien en mangeant. 
AVALANCADO, s. f., terrain, 
fumier alfaissé après une pluie. 
AVALANCAR (s') , verbe pron., 
s'affaisser , parlant de la terre , 
du fumier qui s'affaissent après 
une forte pluie j faiblir par le 
mal, le jeune,, le, trayail , le 
chagrin , etc. . ' ' 
AVALAR , V. a. , avaler , faire 
passer par le gosier ; gober une 
attrapoire; souffrir,endurer une 
mortification j lancer un vais- 
seau à la mer, le mettre à flot. 
AVALIR , v.a., envahir, usurper, 
se rendre maître. — v. n. , dis- 
paraître, s'éclipser. 
AVALOUAR , s. m. , choc, outil 
de chapelier 5 v. Amlomiro, 



AVA 



im- 51 -(Bi 



AVA 



AVALOUARO, subst. m. et f., 
avaloire , pièce du harnais des 
chevaux qui leur descend der- 
rière les cuisses ; avaloire , 
grand gosier , goulu, en parlant 
d'un hommed'un grand appétit. 

AVALUR , s. m., avaleur, celui 
qui avale ; glouton , gourmand, 
gouln . 

AVANAOU, V. Retenaou. 

AVANÇADO , subst. f . , avancée , 
ouvrage avancé , qui est en 
avant des autres et les couvre ; 
c'est un terme de fortification. 

AVANÇAMENT , s. m. , avan- 
cement , ce qui avance ; progrès 
dans une science ; établissement 
de fortune. 

AVANÇAR , V. act. , avancer , 
pousser en avant. — v . n . , faire 
des progrès. — v . pr., s'avancer, 
s'approcher. 

AVANCIGU , lEVO , adj. , qu'on 
peut travailler ou ouvrer aisé- 
ment ; qu'on peut parcourir 
sans entrave. 

AVANÇO , s. f. , avance, espace 
de chemin qu'on a devant 
quelqu'un; ce qui est déjà fait 
ou préparé ; paiement qu'on 
fait avant terme ; témoignage 
d'amour ou d'afCecticm que l'on 
fait avant d'en avoir reçu. 

AV^\NCUR , s. in., charbon des 
bêtes (maladie). 

AVANIK , s. f . , avanie , injure , 
affront, insulte, outrage. 

AVANT, prép., avant. Jvant- 
veillo , s. f. , avant-veille, le 
jour qui précède la veille. — 
Jtant-hicrasso , un des jours 
qui précèdent ravant-veiUe , 
naguère , il y a peu de temps ; 
la proue d'un vaisseau , aller à 
l'avant. 

AVANTAGE, s. m., avantage, 
profit : supériorité att jeu , en 
Valent , en force , en connais- 
sance, eic. 



AVANTAGE AR , v. a. et pron. , 
avantager , donner des avan- 
tages à quelqu'un ; s'avantager, 
prendre plus qu'il ne nous re- 
vient. 

AVANTAGEOUSAMENT , adv. , 
avantageusement, avec avan- 
tage. 

AVANTAGEOUX, OUA owOUSO, 
adj . , avantageux , euse , qui 
ap])orte de l'avantage. 

AVANTURAR , v. act. et pron. , 
aventurer , hasarder , risquer. 

AVANTURIER , lERO, s.m. etf., 
aventurier , ière , personne sans 
fortune qui vit d'intrigues ; 
coureur d'aventures. 

AVANTURIOUX, OUSO , adj., 
aventureux , hasardeux , qui 
tient du hasard , qui a de la 
hardiesse. 

AVANTURO, s. f., aventure, 
accident, ce qui arrive inopi- 
nément. 

AVAOU , adv. , là-bas , en bas. 

AVAOUS , s.m. > petit chêne vert. 

AVAOUSSE , s. m. , chêne au 
kermès , ou chêne à cochenille ; 

V • (jrd TV US 

AVÂrAR , V. a. , débuter , ha- 
sarder , commencer ; envoyer 
quelque chose ; se décider ; 
donner l'eau à un moulin ; 
lâcher quelque chose ; parler 
sans réflexion et sans peser ses 
])aroles . 

AVARAS, ASSO , s. m. et f. , 
gros avare. 

AVARE , s. m. , Avaro , s. f., 
avare, qui a de l'avarice. 

AVAREGEAR, v. u., vaciller, 
chanceler , n'être pas ferme 
sur ses jambes. 

AVARER , v. n. S'en poou pai 
ararcr , il ne peut pas s'en 
défendre , s'en garantir , s'ei 
préserver, s'en débarrasser. 

AVARIAT , ADO ; adj . , avarié 
avariée , marchandises qui «n 



AVE 



4^>- 55 --^ 



AVI 



luil^iè endommagées. 
A VARICI ou AvAUiçt» , s. fém . , 
avarice, \ice qui donne trop 
d'altacbement aux richesses. 
ÂVARICIOUX, OUSO; adjecl., 
synoninie d'avare , mais bien 
])lus expressif. 
AVARIE , s.f., avarie, donmiage 
arrivé à un vaisseau ou aux 
marchandises dont il est chargé. 
AVARIR , V. a., perdre , égarer , 

dissiper une chose. 
AVARIT , IDO , adj . , être exté- 
nué, parlant d'une personne. 
AVE , s.m. , menu bétail. 
AVELAMER , s.m., avelinier , 

coudrier , noisetier. 
AVELANO ou avulag.no , s. f. , 
noisette , aveline , fruit du 
noisetier et de l'avelinier. 
AVEN , s. m., abime , trou dans 
la terre où se perdent les eaux 
qui y tombent. 
WENAR , V. a. et }»r . , alimenter 
les petites sources ; les pluies 
continuelles fout queles sources 
s'alimentent,Z,o«j>oM5 es avenat, 
le puils a source. 
AVENAT , s. m . , gruau d'avoine, 

avoine brisée et mondée. 
WENENT, ENTO, adj., avenant, 
qui a l'abord gracieux , qui a 
bon air , bonne grâce. Tout 
d'un avenant , tout de file , tout 
d'un venant. 
AVEN(jEAR , V. a. el pr. , pro- 
téger , défendre quelqu'un ; se 
venger , se protéger mutuelle- 
ment. 
AVENGUDO , subst. f., avenue, 
endroit par où l'on arrive dans 
un lieu. , , 

AVENGUÏ , UDO , adi ., élqvé , 
d'un âge à se passer de sa mère. 
AVENl, V. J'eni, 
AVEN[R>,>. m., avenir, temps 

futur. 
AVENO , s. fém. , folle avoine 
(plante) ; aulne (arbre). 



A VENT , s.m. , a vent, les quatre 
semaines qui précèdent la No6l. 

xVVENTIS , V. Jdvciiiifs. 

AVER , verbe auxiliaire , avoir , 
posstéder. F ai l'oourai, va je 
l'aurai , je l'altrapeiai , je le 
rosserai , je me vengerai de lui. 

A VER AGE , s. m. , troupeau de 
menu bétail ; dans certains 
lieux , le droit de pâturage. 

AVFJRAR , V. act. , aveindre , 

. - tirer une chose d'un lieu élevé ; 
avérer , faire \oir qu'une «hose 
est vraie. 

AVERNO . s. fém. , aulne (arbre). 

AVERSIEN , subst. f., a,version , 
haine, anti))athie. 

AVERSO, V. RaUso. 

AV^ERTIR, V. a., avertir, donner 
avis ; prévenir, instruire , in- 
former. 

AVERTIS , s. m. , avertis, celui 
qui est prévenu de ce qui doit 
lui arriver. 

AVERTISSAMENT , s. m., aver- 
tissement , avis que l'on donne 
à ({uelqu'un. 

AVERTIT, IIK), adj. , se dit 
d'un enfant qui est déjà un peu 
éle>é pour son âge. 

AVESINAR , v,act. , avoisiner ,. 
être proche , ètie voisin. 

AVETTO , s. f . , jeune abeille. 

AVÏAMENT , s. m. , achemine- 
ment, action de se mettre en 
chennn ; ( e qui est propre à 
faire atteindre à un but. 

AVIAR, v. a. et pr- , congédier , 
envoyer au travail ; se mettre 
eu chemin , partir , se rendre 
au travail. 

AVI DAMENT , adv., avidement, 
d'une manière avide. 

AVIDE , IDO , adj . , avide . qui 
désire la fortune avec ardeur. 

AVIDITA, s. f. , avidité , dé.sir 
ardent et insatiable. 

.WIECH , \ . yijaproun.. 

AVILIR , > . a. el pron. , avilir. 



AVU 



<è® 56 «C^' 



AZIJ 



rendre vil , méprisable ; s'avilir. 

AVILISSAME^T , s. f., avilis- 
sement , état d'une chose avilie. 

AVILISSENT , ENÏO , adjectif , 
avilissant, ante, cfui avilit. 

AVINAR ou AViNACHAR , V. act. , 
aviner , imbiber de vin une 
outre, un tonneau, etc. 

AVIS , s.m. , avis , avertissement ; 
opinion , sentiment. .M'es d'avis 
ou M'es adavis , il me semble. 
Annr d'avis , prendre garde ; 
V. Fis. 

AVISAR, V. a. et pr. , aviser, 
avertir , donner avis ; s'aviser , 
faire attention , garder , pren- 
dre garde ; s'apercevoir de 
quelqu'un ou de quelque chose. 

AVISAT , ADO , s . m . et f . et adj . , 
avisé , sage , prudent , circons- 
pect. 

AVIT , s. m. , cordon ombilical. 

AVITAILLAR , v. a. , avitailler , 
mettre des vivres dans une 
place qui court risque d'être 
assiégée. 

AVIVAR , V. a. , aviver , donner 
de l'éclat aux ouvrages , leur 
rendre leur première fraîcheur. 
Tems avivât, temps au vif , un 
peu froid. 

AVOUAR, V. a., avouer , con- 
fesser , reconnaître qu'une 
chose est. 

AVOUCAT, s. m., avocat , celui 
qui plaide et défend en justice 
les causes des particuliers. — 
'Au fig. , celui qui veut en 
savoir plus que les autres , un 
ignorant. 

AVbURTAMENT, s. m., avorte- 
ment , accouchement avant 
terme ; projet évanoui. 

AVOURTAR , V. n. , avorter , 
accoucher avant terme ; n'avoir 
'"'"•'4plus lieu, parlant de certain 
projet. 

AVOURTOUN , s. m., avorton , 
animal né avant terme. 



AVOUT , s. m. , août, le hui- 
tième mois de l'année. 

AVU, s.m., aveu, reconnaissance 
verbale ou par écrit d'avoir fait 
ou dit quelque chose. 

AVUGLAMENT , s. m. , aveugle- 
ment , trouble , obscurcisse- 
ment de la raison. — Adverb. , 
aveuglément , à l'aveugle , sans 
rien examiner. 

AVUGLAR , V. act., aveugler, 
rendre aveugle , priver de la 
vue ; éblouir , ôter l'usage de 
la raison et du discernement. 

— v.pr., s'aveugler, se laisser 
préoccuper. 

AVUGLE , UGLO , s. m. et f. et 
adj . , aveugle , ])rivé de la vue ; 
privé de la raison et du dis- 
cernement. 

A Y , V. Jzc. 

AY ! interj . qui marque la dou- 
leur j aie ! 

AYO , s. f. , corde qui sert , à 
l'aide des garrots , à fixer la 
charge d'une bête de somme. 

AZART), V. Hasard. 

AZARDAR , V. Hasardar. 

AZE , s.m., âne , bête de somme 
qui a de fort grandes oreilles. 

— Figur., slupide, ignorant , 
esprit lourd et grossier. 

AZENADO , V. Rastogagno. 
AZEROLO , subst. fera., azérole, 

petit fruit rouge et acide. 
AZEROULIER, subst. mascul., 

azérolier , arbre qui porte 

l'azérole. 
AZIEO, V. Jsilo. 
AZIMER , V. usinier. 
AZUR, substant. mpscul. , azur, 

sorte de coideur bleue. 
AZURAR , verbe act. , azurer , 

peindre en bleu couleur d'azur ; 

donner une légère teinte d'azur 

linge . 
AZURIN , INO , adj . , azuré , ec , 

de couleur d'azur. 



J3AB 



^). 



'^ 



BAC 



B 



<<'> 



]} , s. m., deuxième lettre de 
l'alpbabet , consonne. 

BA , terme enfantin qui signifie 
un baiser. 

BABARICOï, V. Baricot. 

BABA ROT , subst.m., cuceron , 
petit insecte qui ronge les lé- 
gumes. 

BABAROTO , s. f. , espèce d'a- 
nimal noir, gros comme un 
escarbot , qui vient dans les 
lieux bumides , cbauds et som- 
bres . 

RA13AR0UCH0UN , subst. m., 
babouin , nom que les bohé- 
miennes donnent aux petits 
enfants. 

BABAROUÏOUN, diminutif de 
Baba rot. 

BABEOU ou BAHF/r , nom propre 
de femme, Elizal)etb. 

BABI , s. m. , crapaud ( animal ) ; 
petit enfant, babouin. 

BABILLAR, v. n. , babiller, 
caqueter , bavarder , jaser , 
parler beaucoup et sans sujet. 

BABILLARD , ARDO , s.m.etf., 
babillard, arde , qui babille. 

BABILLO , s. f., babil, caquet, 
l)a\ ardage , superfluité de pa- 
roles. 

BABINO , s. f. , babine , lèvre 
des vaches, des singes, etc.; 
lèvres saillantes d'un homme. 

RABIOLOS , BABOYOS ou babolos, 
s. f. pi., babioles, sornettes, 
choses de peu d'importance. 

BABOCIIO , s. f. , masque, faux 
visage . 

BABOCIÏOU , tenue inventé pour 
exprimer la peur que l'on fait 
à un enfant , en paraissant 
toul-à-coup sans qu'il s'y at- 
tende. Faire hnhorhou , paraître 
tant soit poU;, se cacher en- 



suite pour reparaître encore. 

BABOLOS, V. Uahiolos. 

BABOOU , s. m., terme enfantin 
pour exprimer un animal , un 
pou ; le moine bourru , animal 
imaginaire. tJro.'itaiooif, homme 
à gran»! pouvoir , à grande 
connaissance , à grande for- 
tune ; V. Babochou. 

BABORD, s. m., bâbord , le 
côté gauche du navire. 

BABOUCHO, s. f., babouche, 
sorte de pantoufle. 

BABOUE . s. f., souci, peine, 
chagrin , sollicitude. 

BABOUI, s. m., babil , hâblerie, 
caquet. 

BABOUÏNAR , v. a. , tromper , 
séduire par ses paroles. 

BABOIIINUR, s. m. , hâbleur , 
qui trompe par des paroles 
séduisantes. 

BABUIRAS , s. m. , brouillard 
qui couvre la campagne. 

BACAILLAOU, s. m., bacaliau , 
merluche, morue sèche. 

BAGANALO , bacanaiiro , baca- 
\AOu , s. m. et f. , bacchanal , 
vacarme, grand bruit. 

B.iCARRA , s. m. , jeune forcé ; 
n'avoir rien à manger. 

BACELAR , BACELAIRE , v. Bar- 
celnr, Barcelaire. 

BACEOU , s. m., soufllet sur la 
joue ; battoir , morceau de bois 
dont les lavandières se servent 
pour battre le linge. 

BACHACOUN , s. m. , valet qui 
sert aux jeux de paume et de 
mail ; goujat , bouflbn ; celui , 
celle qui sert de jouet à tout 
le monde. 

BAGUAS, s.m., marre , gâchis , 
flaque , margouillis , trou d'eau 
sale , lagune , garouillas ; auge 



RVI) 



«5 08 ÛM 



lUl) 



d'un i)ressoir ; cavité qui se 
trouve sous unrodet ; les enfers 
d'un moulin à huile. 

IJACUETO , s. f. , bacchanale. 
Faire hacheio, rester long:-lemps 
à table à boire et à faire grand 
bruit. 

BACHIQUELO , subst. f., lâche , 
poltron , poulie mouillée ; ba- 
gatelle. On donne aussi ce nom 
à une sorte de beignet léger. 

BACHIQUE, QUO, adjecL, ba- 
cliique , qui appartient à 
JJacchus. j,:iii ...■ 

BAOIOQUO, #, f,,i loupe du 
bois , excroissance qui s'élève 
sur l'écorce des arbres ; tumeur 
qui se forme sur le corps à la 
suite d'un coup. 

BACÏLLO , s. f . , bacile , fenouil 
de mer, perce-pierre (plante). 

BACLAR , Y. a., bâcler, finir, 
terminer une affaire ; fermer , 
barricader une ouverture. 

BAGOUN , s. m. , porc gras ; 
lard d'un porc salé. 

BACOUNAR , v. act. , saler du 
cochon. .y(,j 

BADADIN, s. m., noyaux de 
toutes sortes de fruits. 

BADAFO , s.f . , rame sur laquelle 
on fait monter les Aers-à-soie 
pour faire les cocons. 

BADAILLAR, v. n. , bailler, 
ouvrir la bouche involontaire- 
ment, ce qui annonce l'approche 
du sommeil. 

BADAILLOUN , s. fém., haillon , 
morceau de bois que l'on met 
à traders dans la l)ouche poiu- 
empêcher de mordre ou de 
crier ; derniers mouvements 
<ie la bouche d'un animal qui 
se meurt ; sorte de pincette 
propre à remuer les grosses 
bûches du feu. 

BADAILLOUN AR , v. a. , bâillon- 
ner , mettre le haillon. 

B.VOAÏLLUN , subst. mascul. , 



bâillement, besoin de bailler. 

BADAIRE , s. m., Badauello , 
s. f., badaud, aude, niais qui 
s'amuse à tout , qui adjnire 
tout j musard , arde , qui s'ar- 
rête , qui s'amuse partctut ; 
bayeur aux corneilles, bayeuse, 
celui ou celle qui regarde avec 
avidité. 

BADAOUI) , AOUDO , v. Badaire. 

BADAOUT, s. m., bâillement, 
action de bailler. Faire leis 
badaouts , agoniser , être à 
l'agonie, ouvrir la bouche avant 
de rendre le dernier soupir. 

BADAR , V. n. , ouvrir la bouche 
j)our manger , pour parler, etc. ; 
badauder , irmsarder , bayer 
aux corneilles. Pas badar , 
tenir bouche close , ne dire 
mot, ne savoir quoi répondre. 

BADAREOU, y.Uadaire. 

BADASSO , s. f . , plantain des 
chienSjherhe aux puces(plante). 

BADIER, lERO, adi., ouverte 
entièrement , parlant d'une 
porte ou d'une fenêtre. 

BADIN, INO, adj , badin, folâtre, 
<|ui se plait à s'amuser à des 
bagatelles ou à des plaisante- 
ries. 

BADIN AGE , s. m., badinage , 
action d'un homme badin. 

BADIN AR, V. n.; badiner, fo- 
lâtrer , plaisanter ; dire un 
j)etit mensonge pour lâcher de 
le faire accroire. 

BADINO , s. f . , badine , baguette 
servant de bâton, sorte de 
gaule. 

BADOG , s. m. , moissonneur , 
celui qui coupe le blé. 

BàDOQUO , s. f. , gosse verte 
des légumes ; gaule pliée en 
arc et servant d'étui â une 
faucille ; trou fait à la tête par 
contusion. 

BADUQUAR, v.n., badauder, mu- 
sarder , niaiser^ faire le badaud. 



KAG 



4"® 59 <^ 



BAT 



BAFRAIKE, v. B ni fa ire. 

BAFRAR, V. Drafar. 

BAFRO , V. Brafo. 

BAFOUAR, v.a., l)afouer , trai- 
ter injuriciisement et avec 
mépris. 

BAGAGE , s. m., bagage , équi- 
page des voyageurs, des soldats. 
Plegar bagage , plier bagage , 
déloger , déramper. Perdre 
soun bagage , perdre son avoir. 

BAGANAÔUDO, s. f., bague- 
naude , propos vide de sens. 

BAGANARRO, v. Uagarro. 

BAGARRO , s. f . , bagarre , tu- 
multe , querelle avec grand 
bruit. 

BAGASSAR , v . n . , mener une 
vie débauchée. 

BAGASSO, s. f. , luron, bon 
grivois , femme de mauvaise 
vie. — Interj., certes! peste î 
diantre ! 

BAGATELLO, s. f., bagalelle ; 
chose de rien , de })eu tle va- 
leur ; choses obscènes. 

BAGNADO, s. f., lavée, lout 
ce qu'on lave à une seule fois ; 
action de laver. 

BAGNADURO, s.f. , mouillure, 
action de mouiller 3 état d'une 
chose mouillée. 

BAGNAGE , s. m., mouillure, 
action de mouiller. 

BAGNAR , v.a. et pr. , mouiller , 
tremper , imbiber d'eau ; se 
mouiller , se baigner , prendre 
un bain , recevoir une averse ; 
plinger , donner la première 
trempe à la mèche lorsqu'on 
fait la chandelle ; tremper une 
mèche dans l'huile avant que 
de l'allumer . Z>fl</nar la btigado; 
essanger le linge. 

BAGMER , subst. m., raessier , 
homme commis à la garde des 
fruits de la terre au temps des 
moissons ou des vendanges. 

BAGNOUAR, s. m., lieu public 



où l'on va prendre les bains ; 
mouilloir des fileuses. 

BAGXOUARO , s. f . , baignoire , 
vaisseau dans lequel on prend 
les bains ; mouilloir , petit vase 
danslcquellesiileuscsmouillent 
leurs doigts. 

BAGNOURLIAR (si), v. pron. , 
recevoir une légère humidité. 

BAGNUM , s. m., sauce ou tout 
autre liquide dans lequel on 
trempe le pain. 

BAGNUR , s. m. , baigneur , celui 
qui tient des bains publics. 

BÂCÎOUL , s.m.. babil , volubilité 
de langue , facilité de parler. 

BAGOUN, s. m. , denlelaire , 
(plante ). 

BAGUIER , subsl. 111. , laurier 
d'Apollon ( arbre } ; baguier , 
écrin , coffre pour j serrer des 
]>agues. 

BAGL'O, s. f. , bague, anneau 
(|ue l'on porte aux fktigts. 

BAGliETTO, s. f. , petite bague ; 
baguette , verge , houssine ; 
iuchoir d'une cage ; gluau , 
baguelte enduite de glu pour 
prendre des oiseaux ; bag^uette 
d'un tambour ; petite moulure 
ronde . 

BAILAR, r.mmr. 

BAILAGE oti BEîLAGE , s. masc, 
jeune nourrisson confié à une 
nourrice. 

BAILE , s.m., ntôitre berger , 
chargé du soin de plusieurs 
troupeaux. 

BAILLI-BATLLA , terme burles- 
que , bredi-breda ; on s'en sert 
pour marcpier un grand flux 
de bouche. • 

BAILO , s. fém., accoucheuse , 
sjige-femme; nourrice. ' 

BAIME ouBAOrME . s.m., baume, 
substance odoriférante. 

BAIO , s. f. , baies ; baliverne , 
sornette , faribole : baille , vais- 
seau de bois dans lequel on 



lave la vaisselle ; petit fruit 
mou et charnu de certains ar- 
bres . 

BAÏOQUO , V. Bayoquo. 

BAÏOUNETTO , s. f . , baïonnette , 
sorte de dague qu'on met au 
bout d'un fusil. 

BAISA, s. m., baiser, caresse 
qu'on se fait avec la bouche. 

BAISADURO , s. fém. , baisure , 
l'endroit où le pain a été touché 
par un autre dans le four. 

BAISAR , BAYAR ou BEISAR , V. a. 

et pr. , baiser , se baiser , faire 
des caresses en appliquant sa 
bouche ; se toucher , avoir une 
face contre l'autre. 
BAISAREOU, V. Bajareou. 

BAISEÏÏO ou BEISETTO , s. f. , 

petit baiser , c'est un terme 
enfantin. 

BAISOUNIAR , V. a. , baisotter , 
donner beaucoup de baisers. 

BAISSAIRE , s. m., aplaigneur, 
terme de fabricant de drap. 

BAISSAR ou BEissAR , V . a . , n . 
et pr. , baisser , mettre plus 
bas ^ devenir plus bas , se 
baisser, s'incliner. 

BAISSIERO ou BEisstERO , s.f. , 
bas-fond , terrain bas ; le reste 
du vin qui est dans un tonneau. 

BAISSO , s. f. , baisse , plaine , 
terre au bas d'une colline , 
d'une montagne ; baisse , dé- 
chet , diminution des effets 
publics ; diminution de prix 



BAL 



des denrées ou marchandises 
BAISUR ou BEISUR , s. masc 



baiseur , celui qui se plaît à 

baiser , qui a l'habitude de 

baiser. 
BAJANADO , s. f. , saugrenée , 

salade de haricots et autres 

légumes cuits. 
BAJANET , s. m., niais, simple 

d'esprit. 
BAIA.\0, s. f., hélice, pcson , 



sorte de limaçon gros et plat ; 
V. Bajanado. 

BAJAR , subst. m., caisse pour 
transporter les matières pour 
verrerie ; v. Baisar , beilar. 

BAJAREOU, ELLO, adj., qui 
aime à donner ou à recevoir 
des baisers. 

BAL , s.m. , bal; assemblée pour 
danser. 

BALAFRO, s.f. , balafre, grande 
blessure au visage ; cî<'atrice 
qui reste après la blessure. 

BALAIRE , LUSO , s.m. et fém., 
danseur , eusc , celui , celle 
qui danse ou qui aime à danser, 

BALAN ou BARAX , s.m. , branle, 
balancement , mouvement d'un 
corps qui se balance. — En 
terme de marine , mouvement 
d'une manœuvre qui n'est point 
amarrée . 

BALANÇADOU , s.m., escarpo- 
lette ; branloire ou bascule ; le 
premier est une espèce de siège 
suspendu par des cordes, sur 
lequel on se met pour être 
repoussé en l'air ; les deux 
derniers sont un ais ou toute 
autre pièce de bois soutenue 
par le milieu d'un essieu , de 
manière qu'en baissant un bout 
l'autre se relève. 

BALANÇAMENÏ , s. m. , balan- 
cement , hésitation ; action de 
se balancer. 

BALANÇAR , v. n. , balancer , 
hésiter , être en balance ; com- 
penser une chose par une 
autre. 

BALA^'ÇAR , BALANTAR , BALOUN- 

TAR , BODOissAR , V. a. et pr. , 
se balancer , se hausser et se 
baisser alternativement ; ba- 
lancer , être en équilibre ; pen- 
cher tantôt d'un côté , tantôt 
de l'autre. 
15 AL ANCET 10 ,sf. , pe ti te balance . 



BAL 



i&s 61 cm 



BAL 



BALANCIER , s. m., balancier . 
ouvrier qui fait les balances ; 
balancier , pièce qui par le 
balancement règle les mouve- 
ments d'une horloge , d'une 
montre , d'un danseur sur la 
corde tendue , etc. 
BALANÇO , subst. f . , balance , 
inccriilude , irrésolution ; ba- 
lance d'un compte, état final 
de compte ; excédant de l'actif 
et du passif} \. Kscandaou. 
BALANTAK, v. Balancar. 
BALAR, v.n., danser, sauter, 
faire des pas réglés et en ca- 
dence. 
BALAREOU , ELLO , v. Balaire. 
BALBllIAR, V. a., balbutier, 
exprimer d'une manière peu 
intelligible , annoncer. — Au 
iig., parler confusément , sans 
connaissance. 
BALCOUN , s. masc. , balcon , 
saillie pratiquée ea dehors des 
fenêtres, sur laquelle ou peut 
se promener. 
BALDAQUIN, s. m. , baldaquin , 
sorte de dais au-dessus d'un 
lit , d'un trône , d'un autel, etc. 
BALENO , s.f. , baleine , le plus 
gros de tous les poissons ; corne 
pliante et élastique que l'on 
retire des barbes de la baleine. 
BALENOUN , s. m., baleineau 

ou petite baleine. 
BALET, s. m., ballet , diminutif 
de bal ; danse figurée à plu- 
sieurs personnes ; troupe qui 
exécute cette dernière. 
BALI , s.m. , fleur de la giroflée , 
fleur du marronnier et du 
châtaignier. 
BALICOT ou BARicoT , subs. m., 

basilic , plante odoriférante. 
BALIN-BALAN , adv. qui ex- 
prime les mouvements des bras 
d'un homme qui se balance ; 
marcher les bras ballants. 
BALIVEOU , subst.m., baliveau . 



jeune arbre réservé lors de la 
coupe d'un taillis ; chêne au- 
dessous de quarante ans. 
BALIVERNO, s.f., baliverne, 

sornette , discours frivole. 
BALO , s.f., balle , petite boule 
de plomb pour mettre dans 
un fusil ou dans un pistolet ; 
])elotte ronde , petite boule 
élastique pourjoueràla paume ; 
paquet de marchandises lié et 
enveloppé ; balle , tampon des 
imprimeurs ; cscamotte d'un 
escamotteur. 
BALOIARO , V. Chamherro. 
BALOT , subst. m. , ballot, petite 
balle de marchandises ; tapotte 
qu'on donne à quelqu'un. 
BALOTO , s. f. , pillule , compo- 
sition médécinale réduite en 
petites boules ; boule de neige ; 
escamotte d'un joueur de go- 
belet. 
BALOUN , s.m., ballon, grosse 
balle de cuir que l'on remplit 
d'air ; ballon ou aéroslat. 
BALOUNÏAR , v. Balancdr. 
BALOURD, OURDO, s. m. et f. 
et adject., balourd, gauche, 
honnne grossier et stupidc. 
BALOURDAS, subst. m., gros 

balourd. 
BALOURDISO ou balourdarie , 
s. f. , balourdise, gaucherie. 
BALOUTAGE, s.m., ballotage , 

action de balloter. 

BAL0UTA51ENT , v. Balontagc. 

BALOUÏAR, V. act., ballotter , 

donner ses suffrages ; discuter , 

délibérer; ballotter quelqu'un , 

se jouer de lui , le renvoyer 

de l'un à l'autre sans avoir envie 

de rien faire pour lui ; tapotter 

quelqu'un ; se tapotter les uns 

les autres. 

BALOUTIN , s. m., ballotin , 

petit ballot. 
BALUN, s.m-, danse. 
BALUR , USO , V. BaJaire. 



liVN 



#«S) (52 ^ 



BAN 



BALUSTRADO, s.f., balustrade, 
assemblage de bal uslrc 5 toute 
clôture basse et à jour. 

BALUSÏRE, subst.m., balustre, 
petit pilier façonné qui sert 
d'appui. 

BALUTAIl , V. Barutar. 

BALUÏEOU, V. Baruteou. 

BAMBOCHO, s.f., débauche, 
frairie , repas d'amis ; au pi . , 
fredaines. 

BAMBOU , s. m . , bambou , canne 
de ce bois. 

BAMBOUCHAR, v.n., faire la 
débauche . 

BAMBOUCïlUR, USO , s.m.etf., 
bambocheur , euse , celui, celle 
qui fait ses fredaines. 

BAN, s. m., bain, lieu public 
où l'on prend les bains ; bai- 
gnoire ; action de se baigner ; 
ban , publication de mariage 
dans une paroisse. 

BANALIIW , subst. f., bannalité, 
droit d'entretenir des fours et 
des moulins bannaux. 

BANAREOU , ELLO , adject. , 
bannal , aile , en état de ban- 
nalité. 

BANARUT , s. m., bête portant 
cornes ; capricorne , un des 
plus grands insectes écailleux 
et volants ; cornard , ce dernier 
est un terme de mépris. 

BANARUT ,U1)0 , adj., cornu, 
cornue , qui a des cornes. 

BANASTAR , v. a. , mettre de 
gros paniers sur une bête de 
somme ; surcharger quelqu'un 
de marchandises. 

BANASTIER , v. Banestowiier. 

RANASXO , s. f . , gros panier 
pour porter à dos de mulet ; 
grande corbeille d'osier que 
des femmes portent sur la tète, 
en revenant du marché aux 
herbes ou aux fruits ; sorte de 
grand cornet fait avec des 
perches et des branches qu'on 



remplit de pierres pour resser- 
rer les torrents. 

BANASTOUN , diminutif du mot 
Banasto. 

BANASTOUNIER , subst. masc. , 
inannier , ouvrier qui fait des 
mannes et des paniers. 

BANC, s. m., banc, long siège 
sur lequel on s'assied ; établi 
sur lequel les tailleurs , les 
menuisiers et autres artisans 
travaillent ; banc ou œuvre 
des marguilliers ; tato d'une 
chaloupe , etc. 

BANCAOU ou BANQUET , s. m., 
banc de pierre. Bancaou , 
bancal , sabre de cavalier. 

BANGOUN , s. masc, petit banc; 
tréteau pour supporter quelque 
chose. 

BANDEIROUN , s. m. , dirainulii 
de Bandiero. 

BANDIERO , s. f . , bannière , 
enseigne , drapeau ; bannière 
d'une procession ; pavillon d'une 
nation. Firar bandiero , aban- 
donner une cause , tourner 
casaque . 

BANDINELLO, s. f., enveloppe 
de toile dont on couvre les 
pièces de drap ; toilette , espèce 
de toile de couleur dans la- 
quelle quelques artisans plient 
et portent leurs ouvrages. — 
Virar handinello , perdre la 
tète , l'esprit , la raison . 

BANDÏR, V. a. , bannir, exiler , 
chasser d'un pays , d'une so- 
ciété , exclure. 

BANDISSAMENT , «. m., ban- 
nissement , exclusion , exil. 

BANDIT , IDO, s.m.etf., bandit, 
homme sans aveu , vagabond , 
malfaisant, dangereux. — Adj., 
banni, ie , celui, celle qui a 
été chassé d'un lieu. 

BANDO , s.f., bande , troupe de 
gens ou d'animaux, multitude ; 
coquinaille ; bandesd'un billard j 



BAN 



^î> 03 «<^ 



BAO 



Traoucar de hando en bando , 
percer de part en part. Mettre 
en hando , mettre en pièces, en 
lambeaux . Mettre à la hando , 
coller la bille sous la bande du 
billard ; pencher un vaisseau 
d'un côté pour le nettoyer de 
l'autre. 

BANDOOU , subst. m. , espèce de 
branle qu'on exécute en dan- 
sant la mauresque. 

BANDOULIER, s.ni., bandoulier, 
brigand qui vole dans les mon- 
tagnes ; gueux, fripon. — Au 
fig., écervelé, étourdi, sans 
j ugemen t , sans prudence . 

BANDOULlEllO , s. f . , bandou- 
lière , baudrier des garde- 
terres . 

BANECiEAR , v. n. , montrer ses 
cornes ; dosser. Il se dit aussi 
des coiffes et des chapeaux 
affectés par l'humidité. 

BAiSESTlEH , v. lianastounier. 

BANESTOUN , v. Banastoun. 

BANEÏTO , s. f. , petite corne ; 
haricots en gosses. 

BAXLUE , s. f., banlieue , éten- 
due de pays autour d'une ville, 
et qui en dépend. 

BANNALIÏA, s. f . , bannalité, 
droit qu'avait un seigneur 
d'assujétir ses vassaux à l'usage 
de son moulin , de son four, etc. 

BANNAOU , ALO , adj ., bannal , 
aie , qui sert, qui est à tout le 
monde. 

BANO , s. f. , corne , partie dure 
et saillante qui croît sur le. 
front de certains animaux. 

BANQUET , s. m., banc en pierre 
sur lequel on s'assied -, banquet, 
festin , repas magnifique. 

BANQUETAR, v.n , banqueter, 
assister à un banquet. 

BANQUETTO , s.f. , chaufferette , 
sorte de boîte dans laquelle on 
met de la cendre chaude pour 
se chautfer les pieds j banquette, 



sorte de canaj)é sans dossier. 

BANQUIER , s. m. , banquier , 
celui qui tient la banque ou 
qui lient les cartes à certains 
jeux. 

BANQUO , s.f., grande maison 
de jeu ; lieu où un homme qui 
fait commerce d'argent, exerce 
sa profession ; grand banc dans 
une église ; faillite , banque- 
route. 

BANQUOROUTŒR , subst. m., 
banqueroutier, celui qui fait 
banqueroute. 

BANQUOROUTO , s. f., l)anque- 
route , insolvabilité feinte ou 
véritable d'un négociant. 

BAOU , s . m. , vaux , rocher taillé 
à pic ; falaise , rocher qui sort 
de la mer. Faire lou haon , 
tirer les filets de l'eau ; solive 
qui affermit les bordages et 
soutient les tillacs desvaisseaux . 

BAOUCH, GHO, s. m. et f., niais, 
sot, nigaud, imbécile. 

BAOUDANO, s. f. grosse toupie ; 
tripaille , bovaux des animaux. 

BAOUDRE (à); adv. , à foison, 
abondamment. 

BAOUDROl, subst. f. baudroi , 
grenouille de mer, sorte de 
poisson à graiule bouche. 

BAOUDKOUN, s. m., boulin, 
trou de l'intérieurd'un pigeon- 
nier; boulin , soliveau. 

BA0U:MIAR, v. Boonmiar. 

BAOUQUIERO, subst. f., terrain 
inculte qui ne produit que «lu 
verdage. 

BAOUQUO , s. f. stipe-aristée ou 
verdage, plante qui vient ordi- 
nairement sur les vieux talus. 
Baouqxio à plumet , stipe-em- 
pennée . 

BAOUJAR , v.n. s'élever , se tenir 
en l'air, se gonfler. On le dit 
des poches qui sont trop rem- 
plies. Bouger , remuer, s'agiter; 
souffler à la forge. 



IJAIl 



1^ 64 "-^*^' 



15 A R 



BAOUJOS , s. f. pi. , poches trop 
pleines ; gros soufilel de forge. 

RAOUJOUS, subst. m. pi., gros 
soufflet de forgeron. 

BAOUTIiESAR , nom propre 
d'homme , Ballhasar. 

BAQUET , s.m., baquet , ravier 
petit et bas. 

BARAFRO, V. Balafro. 

BARAGNAR, v. act. , clôturer 
d'épines , former une haie. 

RARAGINO, ou babagnado, s. f. 
clôture d'épines , haie vive ou 
morte. 

BAR AI, subst. m., blé bas qu'on 
balaie du tas. 

BARAILLAR, v. act., balayer, 
principalement le blé. Au lig., 
entraîner, emporter , enlever. 

BARANDRANO, s. m., manteau 
de berger. 

BARAQUAR, v. a., baraquer, 
faire des baraques. — v. pr., se 
baraquer , s'enfermer dans des 
baraques. 

BARAQUO , s.f., baraque , petite 
hutte ; échoppe, petite boutique 
en bois appuyée à un mur. 

BARAT , s. m., baraterie, trom- 
perie , fraude , marché fait 
avec fourberie. 

BARAÏAR , v.a., changer, tro- 
quer. Il signifie aussi tromper , 
séduire. 

BARAÏARIE , v. Barat. 

BARATO ou UTLO, s.f., melon, 
et tout ce qui a une apparence 
de bonté à l'extérieur, et qui 
est mauvais dans l'intérieur. 

BARBAN , s. m. , mot imaginé 
pour épouvanter les enfants ; 
v. Bahoou. 

BARBAÎSO , subst. f., galbanum 
( plante). 

BARliARA , sorte de hucment 
qu'on fait aux enfants pour 
leur faire vergogne. 

BARBARE , ARO , s. m. et f . et 
adj ., barbare , qui est de la 



Barbarie ; l)arbare , cruel , 

inhumain. 
BARBARESQ, ESQUO , adjecl., 

])arbarepqne , qui est du nord 

de l'Afrique. 
BARBARIE ou barbauio , s.f., 

Barbarie , nord de l'Afrique ; 

barbarie, inhumanité, cruauté. 
BARBARISME, s.m., barl)arisme, 

faute contre la pureté du lan- 

rrjio"e. 

BARRAROUS, s.m., épithètc 
que l'on donne à une sorte de 
raisin de couleur cerise. 

BARBEGEAR', v. a. et pron. , 
barbifier , raser, faire la barbe j 
se raser , se barbifier. 

BARBEIROOU , s. m., martinet 
noir ( oiseau ) ; petit barbier , 
garçon perruquier. 

BARBÎEOU, subst. m. barbeau 
(poisson). 

BARBET ou chin-canard , s.m., 
barbet , sorte de chien qui a 
le poil long et frisé , et qui va 
à l'eau ; barbet est aussi le nom 
du guérillas piémonlais eu 
temps de guerre. 

BARBETTO , s.f , bosse , amarre , 
de la chaloupe d'un vaisseau ; 
petite barbe. 

BARBIER , s. masc. , barbier , 
artisan qui fait la barbe ; 
barbot, celui qui rase les forçats. 

BARBIFIAR, v. Barbegear. 

BARBILLOUN, s. m., envie , 
petite peau qui se détache du 
côté de l'ongle. 

BARBO , subst. f. barbe , poil du 
menton , des joues , du visage. 
il se dit de plusieurs autres 
choses. Faire la barbe, raser* — 
Au fig. , détruire les espérances 
à quelqu'un , être plus habile , 
plus adroit que lui. Sainte- 
Barbe , lieu destiné , dans tous 
les vaisseaux , à enfermer la 
poudre . 

BARBOCANO , corbeau , grosse 



BAR 



4© 65 ®» 



TiKTx 



pierre ou pièce de bois mise en 
saillie pour soulcuir une poutre; 
barbacane , ouvertures qu'on 
laisse aux murs de terrasse , 
pour l'écoulement des eaux ; 
petites ouvertures pratiquées 
dans les murs dos forteresses , 
pour pouvoir tirer à couvert 
sur les ennemis. 

BARliOï , s. m. , barbote (poisson 
de rivière). 

BAKBOUILLADO , s. f. , œufs 
brouillés avec des truffes noires; 
macédoine , fricassée qu'on fait 
avec des articbauls , des fè- 
ves etc. 

BARBOUILLAGE , subst. masc, 
barbouillaiïe , mauvaise pein- 
ture ; griffonuaoje , vilaine 
écriture. — Au fig., discours 
embrouillé. 

BARBOUILLAIRE , subst. m., 
barbouilleur , griffonueur , 
méchant peintre , mauvais 
écrivain. 

BARBOLILLAR, v.a.etn., bar- 
l)Ouiller , peindre grossière- 
ment , salir, gâter; barbouiller, 
parler hors de propos , ne sa- 
voir ce que l'on dit. 

BARBOUILLUR , x.UarbouUtaire. 

BARBOUN , s.ra., barl)on , vieux 
barbon, homme à barbe grise. 

BARBIJUI lAlRE , s. m. , celui 
qui balbutie. 

BARBOUÏLVR, v.n. , balbutier, 
parler avec difficulté , soit par 
le défaut des organes , soit 
faute d'esprit ou de mémoire. 

BARBOUTINO, v. Bourboutino. 

BARBUT , UDO , adj., barbu, ue, 
qui a de la barbe. 

BARGADO , subst. f. , batelée, 
navée , plein un bateau , une 
barque ou un bac. 

BARD , V. Bardât. 

BARDAQUO ou bardacho , voy. 
Dourracho. 

BARDAR , V. act. , paver avec 



des dalles; barder la volaille. 

BARDAT, s. m., dalle, large 
pierre carrée et plate dont on 
pave les églises , les vestibules, 
etc.; vide qu'un escalier en- 
toure . 

BARDIS , s. m. , bardis , batardeau 

3ui empêche que l'eau entre 
ans un vaisseau que l'on 
carène , et qui est couché sur 
lecoté. ■;' ■■''' •"• ■'■ ' '" ''" 

BARDO, s. f. , bairdc , lotigiie 
selle qui n'a ni fer , ni bois , 
ni aiTon , et qui est faite de 
grosse toile piquée et bourrée ; 
V. Bastiero. 

BARDOT, s. m., bardot, petit 
muhît. 

BARDOUCUOUN , diminutif de 
Bardot. 

BARDOUILLO , s. f. , brWouille 
du jeu de tric-trac ; bavard 
impitoyable qui parle sans 
principe. 

BAREG , EGO , adject., étourdi , 
stupide. 

BARG AMOTO , s. T , bergamottè, 
sorte de poire ; sorte d'orange 
à très-bonne odeur ; boite ou 
bonbonnière faite avec l'écorce 
de la bergamotte. 

BARGEIRETTO, s.f., bcrgerette, 
jeune bergère ; bergeronnette, 
sorte de hochequeue (oiseau). 

BARGIER , lERO , s. m. et f . , 
berger, ère, celui , celle qui 
garde du menu J)élail. 

BARGOUNEGEAR , v. a., jar- 
gonner, parler imparfaitement. 

BARGUIGNAGE , s. m., bargui- 
gnage , difficulté à prendre uu 
parti . 

BARGUIGNA^, v.n. , bareuigner , 
avoir de la peine à se détermi- 
ner ; marchander quelque chose 
qu'on ne veut pas acheter. 

BA BIGOT ou BABARicoT , s. m. . 
basilic (plante odoriférante. 



BAH 



66 -^ 



BAR 



BARJACAS , augmentatif de 

Barjaire. 
BAR.IAIKE, s. m., Bakjuso ou 

Bariarello , s. f. , cehii , celle 

qui bavarde volontiers ; celui , 

celle qui travaille à briser le 

chanvre. 
BARJAR , V. act. , caqueter , 

bavarder; briser le chanvre. 
BARJELADO , s. f . , tn-mois , 

menus grains que l'on sème en 

mars ; mélange d'orge , de 

seigle et d'avoine que l'on sème 

pour nourrir les bestiaux:. 
BARJOLO , s. f. , brouette , petit 

chariot à uneroue qu'un homme 

pousse devant lui. 
BAR.IOULADO, V. Barjelado. 
BARLAN, s. m., brelan, sorte 

de jeu de cartes. 
BARLANDIER , s. m. , joueur de 

brelan . 
BARLÏC ET BARLOC , expression 

qui signifie à peu près ; de côté 

et d'autre. 
BARLLXGAOU, s. m., osselet , 

petit os à quatre faces, avec 

lequel les enfants jouent en 

guise de dé. 
BARLIXdOï , s.m., sucre fondu 

et parfumé ; on le vend par 

petite tablette. 
BARLOQUO , s. f. , berloque , 

sorte (le batterie de tambour. 
BARNABEOU, nom d'homme, 

Barnabe. 
BARNAGE , subst. m. , désordre , 

confusion, trouble, disscnlion; 

grande quantité de choses , 

grand nombre de personnes ou 

d'animaux. 
BARNIGAOU, s. masc. , sibille , 

grosse échuelle de bois propre 

à puiser le vin pour en remplir 

les barils de transport. 
BARNIS , V. ternis. 
BARNISSOTTO , s. fém. , bour- 

gessotte ou bourjassotte , sorte 

de figue de couleur violette. 



BARNISSOUAR , v. Brunissouar. 

BAROOIETRO, s.m. , baromètre, 
instrument qui indique les va- 
riations de l'air. 

BAROUN , OUiNO , s. m. et f. , 
baron , baionne , celui , celle 
qui a une baronie. 

BAROUME , s. f., baronie , fief 
d'un baron. 

BA'ROUMaR, V. Bindoussar. 

BARQLIADO , V. Barcado. 

BAR(JIIEJAR , V. n., sauter d'une 
barque à l'autre. 

BARQUEIROLO , s. f., barquette 
ou barquerollc , bâtiment mé- 
diocre de voilure , qui va sans 
mat , et de beau temps , sans 
jamais se hasarder loin de la 
côte. 

BAROUEIROUN , v. Barquier. 

BAKQUETTO , subst. f. , petite 
bar([ue , barquette ou barque- 
rolle , sorte de biscuit long et 
creux en forme d'une barque j 
manière de nager le ventre en 
l'air. 

BARQUIER, s. m., batelier, 
celui dont la profession est de 
conduire un bateau ou un bacj 
naulonier est le nom poétique. 

BAROUrOU , s. m. , bassin d'une 
fontaine , vivier d'un réservoir 
où l'on lient des poissons j fosse 
de savonnerie. 

BAUQUO, s. f., barque, petit 
bâtiment de mer; bac pour 
traverser les rivières. — Aufig., 
personne sur la promesse de 
qtii l'on ne peut se lier. 

BARRACAN, s. m., bourracan, 
sorte d'étoffe ; sorte de long 
boudin qu'on vend par tronçon. 

BARKADO , s. fém. , embargo , 
défense aux navires de sortir 
du port ; tour qu'on fait faire 
à la vis d'un pressoir à l'aide 
d'une barre. 

BARRAGE, s. m. , barrage, 
sorte de jetée en maçonnerie 



BAR 



«£> 67 <9» 



BAR 



à trarers d'une rivière pour en 
faire refluer Teau ou l'exhausser ; 
barrière pour empèclier la 
circulation. 

BARRAGOIJIN , s. m., baragouin, 
langage corrompu et inintelli- 
gible ; langage difiicile à com- 
prendre. 

BARRALEÏ , s. m . , muscari , 
espèce de jacinthe (plante), 
muscari à grappe est le petit ; 
mu«;cari a toupet est le grand. 

BARRANQUO , s.f., personne qui 
marche avec peine . c'est un 
terme de mépris. Fieillo Bar- 
ranquo , vieille dégoûtante , 
ennuyeuse. 

BARRÀOU, s. m., baril pour y 
mettre du vin qu'on transporte ; 
barillet est son diminutif, on 
s'en sert de flacon ou de bou- 
teille pour boire. 

BARRÂQLO , subst. f., baraque , 
luiUe en hois ; v. Daraquo et 
ses dérivés. 

BARRAR , V. a., barrer , fermer 
avec une barre ; (irer des barres; 
bàlonner des lignes d'écriture. 

BARUATIN , s. m. , bormet ])otir 
bonuneet pour enfant: béguin 
pour enfant à la mamelle. 

BARHATO. V. Barato. 

BARREGATRE, ARELLO, s. m. 
et f. , celui , celle qui agile les 
portes, les fenêtres, etc. 

BAUREGAR on iiAimEGEAn,v.a., 
agiter les cloches ; ouvrir , fer- 
mer et faire frapper les portes 
et fenêtres , etc. 

BARREIROL'N , s. m. , baquet 
d'un moulin à huile. 

BARRELTAIRE , s. m. , celui 
qui transporte des barils sur 
les épaules. 

BARRELIER , s. m. , boisselier , 
ouvrier (jui fait des barils , 
des boisseaux , etc. 

RARREOU , s. m., barreau, le 
corps des avocats ; espèce de 



barre qu'on met à une fenêtre, 
à une porte à claire voie ; 
barreau d'une presse d'impri- 
meur. 

BARRETTO , s.f., barrette , 
petite barre ; bàlon et dossier 
des chaises ; rais d'une roue j 
capiton , coque des vers-à-soie j 
V. Barrât hi. 

BARRI, s.m. , rempart, muraille 
qui enferme une ville , une 
place forte. — Fig. , gros nuage 
qui s'élève de l'horizon. Escaro 
barri, se dit d'une personne 
qui a la passion d'escalader les 
murs. 

BARRICADAR , v. a. et pr. , 
barricader, fai re des barricades, 
mettre derrière une porte , 
derrière une fenêtre , tout ce 
que l'on peut , pour empêcher 
qu'on les enfonce ; se barri- 
cader , s'enfermer. 

RAIllilCAR , V. Barricadar. 

BARRICIIEOU, s. m. , sorte do 
baril dans lequel on tient de 
goudron. 

BARRTELO , s. fém. , barrique ; 
barate pour faire le beurre. 

BARRI EN, V. Berri. 

BARRIERO , subst. f., barrière , 
assemblage de pièces de bois 
ou de fer qui sert à fermer un 
passage ; ligne de démarcation 
qui sépare les villes ouvertes 
de la campagne. 

BARRILLAT, s.m., barrillat , 
boisselier , tonnelier , artisan 
qui fait des futailles. 

BARRIJ.LO , s. f. , cendre de 
soude servant aux lessives des 
savonneries. 

RARIUOIT. V. Barraon. 

BARRIOLLAGE, s.m.. bariolage, 
assemblage bizarre de couleurs. 

BARRIOULAR , v. a., barioler, 
peindre de diverses couleurs 
et sans règle. 

BARRIOULÙRO , s.f. , bariolure. 



BAR 

bariolurc , mouche tare. 

BARRTOUN , v. Berri. 

BxVKRIQUO, s. fera., barrique, 
sorte de tonneau d'un grand 
volume ; caque pour les ha- 
rengs. 

BARRO , s. fém., barre , longue 
pièce de bols ou de fer; lieu 
où les avocats plaident ; tiret , 
ligne faite avec la plume ; 
juchoir du poulailler ; branloire 
du soufflet des for£i,erons ; levier 
pour soulever un corps dur ; 
jouer aux barres. 

BARROQUO , adjoct. , barroque , 
bizarre , irrégulier^ 

BARROUADO , s. f . , quantité , 
multitude , grand nombre. 

BARROUILLO ; s. f., fanfaron , 
éventé, qui ne s'amuse qu'à 
des étourderies ; sur le raison- 
nement de qui l'on ne peut se 
fier. 

BARROUL AIRE , V . Barrouliairc. 

BARROULAR , v. Barroulinr. 

BARROULI AIRE , s . m. , rôdeur , 
vagabond. 

BARROULI AR, v. n., roder, 
vagabonder, n'être jamais chez 
soi. 

BARROUN, s. m., barreau en 
bois , bâton de chaise , échelon 
d'une échelle , ranche d'un 
ranch er , juchoir d'une cage. 

BARRUGO , s. f. , verrue , poi- 
reau , sorte de durillon ou 
d'excroissance qui vient aux 
mains ou au visage. 

BARRULIAIRE , \. Barrouliairc. 

BARRULIAR , V. Barrouliar. 

BARSELAIRE , s. m. , celui qui 
a la passion de frapper ; vent 
impétueux, le Maëstral. 

BARSELAR, v.a. , battre, frapper 
à coups redoublés ; battre par 
l'agitation du vent. 

BARTALAI, subst. m. , sorte de 
chardon. 

BARÏAVELLO , s. f. , bartavelle, 



^^ 68 ^^^ BAS 

grosse perdrix rouge. 

BARÏHOUMIOU, s. m., sorte 
de poire des plus mauvaises; 
V. Bourthoiimiou. 

BARTOLO ou baiitgro , s. m., 
brocantage, marché du toutj 
échange de marchandises. 

BARTOÙLIAIRE , s. m., bro- 
canteur, teuse, qui brocante. 

BARTOULIAR , v. a. , brocanter, 
vendre ou échanger une mar- 
chandise. 

BARTOUNEGEAR , voy. Bktou-' 
nerjear. 

BARÙSCLAR , v. a. , hâler par 
le soleil , brûler par le froid. 

BARUT ( à ) , adv . , en désordre , 
çà et là. Mandar à harut , en- 
voyer bien loin , au diable , 
aux antipodes. 

BARUTAR , v.a. , bluter , passer 
la farine au bluteau. 

BARUTEOU ou baluteou, s. m., 
bluteau , sorte de moulin pour 
séparer la farine d'avec le son. 

BAS ou BASSE , s. m. , bas , 
vêtement qui couvre la jambe 
et le pied. 

BAS , BASSO , adj . , bas , basse , 
profond, creux. — ^Aufigur. , 
bas, vil, méprisable. — S. m., 
bas , opposé de haut. 

BASANAR , V. n. , acheter toute 
une partie, sans peser ni me- 
surer. 

BASANAT , ADO , tidj., basané , 
qui a le teint noirâtre, hâlé 
par le soleil. 

BASANO , s. f . , basane , peau 
de mouton pour relier les li- 
vres ; amadou pour battre du 
feu. 

BASAR, s, m., bazar, cloître 
servant de marché public; voy. 
Bartoro. 

BASAR ( si ) , v. pron. , se baser 
sur , se fonder sur ; prendre 
pour base. 

BAS-FOUND, s. m., endroit de 



BAS 



4® 69 (@» 



BAS 



la mer ou de la terre entouré 

d'élévations. 
BASILIC , s. m. , benjamin , 

enfant gâté ; de basilicon , 

parlant d'un certain onguent. 
BASIN , s. m. , basin , sorte 

d'étoffe croisée. 
BASO , s. f. , base, tout ce qui 

contient un corps par-dessus. — 

Fig., principes, fondements, 

appui. 
BASSAC, s. masc, sac, grande 

poche de toile dans laquelle on 

met des denrées. 
BASSAMENT , adv. , bassement, 

d'une manière basse. 
BASSAQUET , s. m., petit sac, 

sachet. — Fig., petit enfant. 
BASSAOUETTO , s. fém., sachet , 

petit sac ; poche de revendeuse 

suspendue au-devant de la 

ceinture ; sac à ramasser les 

feuilles pour les vers-à-soie ; 

petite paillasse. 
BASSAQUIEil , s. m. , olivier 

qui peut produire un sac d'olive. 
BASSAQUO , subst. f . , gros sac ; 

grande paillasse. 
BASSECiUE , subst. m., mouton 

d'une cloche. 
BASSELAR, v. Barselar. 
BASSEOU , subst. m., battoir , 

palette de bois avec laquelle 

on bat le linge qu'on lessive ; 

soufflet appliqué sur la joue. 
BASSES, V. 5a5. 
BASSESSO , s. f. , bassesse , 

action basse et méprisable. 
BASSET, adj. m. , basset, se dit 

dit d'un chien qui a les jambes 

courtes ; il se dit également 

de l'homme ; v. Rfbasset. 
BASSIAIRE , V. Dehassiaire. 
BASSIN, s. m., bassin , plaine 

entourée de collines ; réservoir. 

Il se dit de plusieurs choses. 
BASSINAR , v. act. , bassiner , 

fomenter une plaie ; bassiner 

le lit . le chauffer. 



BASSINET , subst. m . , bassinet 
d'une arme à fçu ; petit bassin. 

BASSINO , s. f. , bassine , bassin 
large et profond dont se servent 
les chimistes , les confiseurs ; 
cuvette d'une fontaine ; chau- 
dron où l'on fait chauffer les 
cocons pour en tirer la soie ; 
tonne d'un moulin à huile. 

BASSINOUARO , v. Escaouffo-lit. 

BASSO , s. f. , basse ou violon- 
celle , sorte d'instrument de 
musique ; basse ou basse-taille , 
partie d'une pièce de musique. 

BASSo-cotR , s. f. , basse-cour 
d'uAe maison de campagne ; 
cour d'une maison. 

BASSOCULO, s. fém. , bascule , 
machine dont un bout s'élève 
quand on pèse sur l'autre. 

BASSOMANT , s. fém., basse 
condition , gens du commun . 

BASSO-TAILLO , v. Basso. 

BASSOUN, s. m., basson, sorte 
d'instrument à vent ; celui qui 
en joue. 

BAST , s. m., bât , harnais de 
mulet. Pourtar louhasl, ex- 
pression figurée., avoir tout le 
souci du ménage , supporter 
seul la dépense. 

BASTADO , s. f. , charge d'uu 
mulet à bât. 

BASTANÇO, adv., assez. 

BASTAR , V. a., bâter, mettre 
le bât sur une bête de somme. 

BASTARD , ARÏK) , s. m. et f . 
et adj . , bâtard , arde , né hors 
légitime mariage j adultérin , 
adultérine. 

BASTARDEOU, s.m., batardeau , 
digue , cloison faite avec des 
pieux , des planches , de la 
terre pour détourner l'eau. 

BASTEJAR , v.n., charrier avec 
le bât. 

BASTIEN , nom propre d'homme, 
Bastien , Sébastien. 

BASTIDAN . ANC . s. m. et f. . 



BAS 



49- 70 •®» 



BAT 



contadin , dine , campagnard , 
arde , celui , celle qui habile 
la campagne. 

BASTIDAS , subst. m. , masure , 
maison de campagne tombée 
de vétusté ; ruines d'un vieux 
château , d'une maison de tem- 
plier , d'un monastère , d'une 
grauge , d'une champarteresse. 

BASTIDO, s.f. , bastide , maison 
de' plaisance des Provençaux , 
maison de campagne. 

BASTIDOUN, s. m., bastidouxo 
ou BASTiDETTO , S. f. , cassiue , 
petite bastide. 

BASTIER, s. m.,bàtier, ou- 
vrier qui fait des bâts. 

BASÏIERO, subst. f., bardelle , 
sorte de selle garnie de bourre. 

BASÏIME^T, s. m., bâtiment, 
maison bâtie ; navire et tous 
yaisseaux qui naviguent. 

BASTIOUN , subst. m., bastion , 
ouvrage en saillie â deux flancs 
et à deux faces d'une forte- 
resse . 

BASTIR , v. a., bâtir, édifier, 
construire un édifice quel- 
conque , le réparer ; bastir , 
former le chapeau avec des 
capades. 

BASTISSEIRK, s.m., bâtisseur, 
qui fait bâtir, qui aime à faiie 
bâtir. 

BASÏISSO , subst. f . , bâtisse , 
maçonnerie. 

BASTO, s.f., troussis qu'on fait 
au bas d'une robe , d'un ri- 
deau, etc. — Adv., assez , tout 
au plus. Basto que , conjonct., 
pourvu que. 

BASÏOUN , s.m., bâton, mor- 
ceau de bois rond et long , 
ser van t à divers usages ; j uchoir 
d'une cao'e. 

BASTOUAADO , subst. f. , bas- 
tonade , coups de bâton. 

BASTOUNAR ou iîasïounegear^ 
V. a., donner la bastonade , 



bastonner, bâtonner. 

BASTOUrsET , s. m. , bâtonnet , 
petit bâton. 

BASTOUMER , s. m. , bâtonnier, 
chef de l'ordre des avocats ; 
celui qui dans les confréries 
de pénitents porte le bâton. 

BASTOUMSTO , s.m., bâtoniste, 
celui qui sait jouer du bâton. 

BASTRINt'iO , s.m., bastringue, 
bal de guinguette. 

BATADIS, s. m., battement, 
coups redoublés , claquement 
des mains ; nombreuses em- 
preintes des pieds dans un 
terrain. 

BATADOU , s. m., batte , sorte 
de maillet an bout d'un long 
manche pour briser le plâtre , 
le gravois , etc. ; hie ou demoi- 
selle des paN eurs de rue ; 
assemblage de bâtons et de 
cordes avec lesquels on bat la 
bourre ; sorte de panier ou de 
mannequin qu'onattachc au bât 
d'im mulet ; ficelle dont on se 
sert pour faire claquer un 
fouet. 

BATAÏLLAR, v. n., batailler, 
guerroyer ; disputer long-temps 
sur une chose. 

BATAILLO , subst. f. , bataille , 
combat entre deux adversaires. 

BATAILLOUN , s.m,, bataillon , 
pi usieurs compagnies de soldats 
sous un même chef. 

BATAILLUR , s.m., batailleur , 
qui aime â batailler. 

BATAREOU, s. m., cliquet ou 
plutôt claquet d'un moulin à 
farine. 

BATARIE, s. fém., batterie , 
les canons placés sur une même 
ligne ; batterie de cuisine ; 
batterie d'un fusil , la feuille 
qui couvre le bassinet ; action 
de ceux qui se battent ; action 
de battre la caisse. 

BATEGEAR , v. a., baptiser. 



BAT 



*® 71 ®» 



BAT 



conférer le sacrement du bap- 
tême ; ondoyer un enfant ; 
bénir une cloclie ; tremper le 
vin; inonder quelqu'un, lui 
jeter de l'eau sur la tète , le 
qualifier. 
BATELADO , subst. f. , batelée , 
navée , la charge d'un bateau. 
BATELAR , v. act. , bateler , 

conduire un bateau. 
BATELET , s. m., batelet, petit 

bateau. 
BATELIER , lERO , s. m. et f. , 
batelier , ière , celui , celle qui 
conduit un bateau ou un bac 
de rivière. 
BATELUR , subst. m., bateleur, 
acteur de tréteau, escamotein*, 
jongleur , etc. 
BATEMO , s.m. , baptême , pre- 
mier sacrement des chrétiens. 
BATENT , s.m. , ballant , partie 
d'une porte qui s'ouvre eu 
deux ; battant , ])artie essen- 
tielle des métiers de tisseurs. 
BATEOU , s.m. , bateau , petite 

barque. 
BATISMAOU , ALO , adj., bap- 
tismal , qui concerne le bap- 
tême . 
BATISTERT, s.m., extrait de 
baptême ; baptistère , sorte de 
chapelle dans laquelle se trou- 
vent les fonts baptismaux. 
BATISTO, s. f. , batiste, sorte 
de toile très-fine. Nom propre 
d'homme , Baptiste. 
BATO , s. f., sabot, corne du 
pied des bêtes de somme ; le 
devant de la selle qui est de 
liéiïe. 
BATOIIAR , s. m. , aileron de 
certaines roues mues par l'eau; 
timballe , sorte de raquette , 
couverte de parchemin , pour 
jouer à la balle ; battoir, espèce 
de palette à manche court qui 
sert au même jeu ; battoir de 
lavandières. 



BATTRE, V. a. et pr., battre, 
frapper , donner des coups ; 
baguetter un habit ; se battre, 
faire la guerre ; battre la cam- 
pagne , chercher de faux 
fuyants; radoter, être dans 
le délire ; battre , mêler les 
cartes ; battre le pavé , marcher 
vîle ou beaucoup ; n'avoir d'au- 
tre occupation qu'à se promener 
dans les rues. 

BATUnO, s. f. , battude, sorte 
de filet de pêcheur ; battue , 
assemblée de chasseurs qui bat 
les bois et les taillis pour en 
faire sortir les loups , les san- 
gliers, etc. ; battue, action de 
fouetter les cocons avec un 
balai dans la bassine ; battée , 
ce qu'un relieur bat à la fois. 

BATI M ou nvTi N. s. m. , ciment 
fait avec des briques , de tuiles 
ou d(> la pouzzolane. 

BATLLMAR, v. act., cimenter, 
mettre du ciment. 

BATUMAS, s. m., brouillard, 
vapeur humide qui s'exhale 
dans l'air ou qui couvre la 
campagne. 

liAVAClilAIRE ou BAVAcnoou, 
BAVACnAïlELLO , S. m. ct fém. , 
baveux, baveuse, celui, celle 
qui jette de la bave. 

BAVACniAR, v Bavar. 

BAVAIUl'; , BAVAUELLO , voycz 
Bavnchiaire. 

BAVAR , V. n., baver, jeter de 
la bave. 

BAVARD , ARDO , subst. et adj., 
bavard , ardc , qui parle sans 
discrétion , sans ménagement. 

BAVARDAR, v. n. , bavarder , 
avoir le défaut de trop parler. 

BAVARDARÏE ou BAVAnoîsc , 
s.f. , bavarderie, bavardise , 
caractère du bavard; baliver- 
nes fausseté. 

BAVARDEGEAR , v. Bamrdar. 



BAZ 



«3 72 ®» 



BEC 



BAVARELLO , subst. f . , blénic 

( poisson ) . 

BAVAREOU , subs. m. , bavette , 
linge qu'on met sur la poitrine 
des enfants qui sont à la ma- 
melle , partie d'un tablier de 
femme , d'enfant ou d'artisan 
qui de la ceinture s'élève sur 
la poitrine. 

BAVO , s. f,, bavé, salive qui 
découle de la bouche ; bourre 
cotonneuse qui entoure le 
cocon. 

BAVOUX , OLA , adj . , baveux , 
euse , qui jette do la bave par 
la bouche ; enduit de bave. 
Bavoua , baveuse , sorte de 
poisson sans écaille. 

BAVURO , s. f. , bavure, trace 
que laissent les joints des pièces 
d'un moule ; bavochure, trace 
des traits , des contours qui ne 
sont pas nets. 

BAYAR , s. m., bard, sorte de 
civière pour porter les grosses 
pierres- ri ; 

BAYAR, V. Baisar, 

BAYAREOU, ELLO , adj., qui 
a la passion de donner et de 
recevoir des baisers i t -■ ■,-, n. ■ >. 

BAYETTO, s. f., petit baiser. 

BAYO , s. f. , baie , sorte de rade 
ou de petit golfe ; baile, sorte 
de baquet dont se servent les 
matelots dans un vaisseau ; 
baille , sorte de lavoir de cui- 
sine. 

BAYOUNETTO , v. Baiounetto. 

BAZANTAR ou mazantar , v.a., 
tirailler, secouer, pousser et 
repousser. yo firoj ofr :■.■■ 

BAZAR, V. Basat^lvAr^ ^ ': . 

BAZARUETÏO, s. f., femme 
qui veut se mêler de toutes les 
affaires, celle qui fait de faux 
rapports. - <*/ î > , 

BAZAT , V. Coutoun., . )i.\ "Vrqc 1 

BAZOCHO, s. f.; basbche, àti- 
ciennement corps des clairs des 



procureurs du parlement. 

BAROFI, s. f., stupide, sot. 
niais , qui a peu de jugement. 

BEALAGE , s. masc. , éclusée , 
quantité d'eau qui passe dans 
un biez; le biez lui-même. 

BEALIERO , s. f . , bée , trou par 
où passe l'eau qui fournit à 
un biez. 

BEAOII , s. m. , biez , canal qui 
conduit l'eau pour faire tourner 
im ou plusieurs moulins. 

BEASSO , s.f., besace , panetière 
d'un paysan , d'un berger ou 
d'un ermite. 

BEAT , AÏO , s. et adj., béat , 
bienheureux, homme ou femme 
qui mène une vie exemplaire ; 
tartufe , quand c'est par dé- 
rision. 

BEAÏIFIAR , v. a. , béatifier , 
annoncer , déclarer que quel- 
qu'un doit être honoré comme 
saint. 

BEATIFICATIEN s. f . , béatifica- 
tion , cérémonie , acte par le- 
quel le pape annonce qu'un 
mort est au nombre des bien- 
heureux. 

BEATILLOS , v. Betillos. 

BEAIIT UDO , s . f . , béatitude , 
bonheur des Saints. 

BEATOUN , diminutif de Beat. 

BEBE, s. m., colique, mal de 
ventre j terme enfantin. 

BEBO , s.f. , grosse lèvre. — Au 
fig. , moue , faire la moue , en 
avançant les lèvres , comme 
les enfants qui boudent. 

BEC, s. m., bec, la partie qui 

s tient lieu de bouche aux oi- 
seaux. — Au figuré , babil , 
caquet ; bec de plume, la partie 
la plus aiguë de la taille. Bec 
de pan, tête de pain. Bec île 
passeroun , gl<^ulairc turbit 

■ (plante). 

Bec-croi ASAT , s^. m. , bec-croisé , 
espèce de gros bec (oiseau ). 



BEÎ) 



m>- 73 .^^ 



BE(i 



BECADO , s. féni. , becquée , ce 
qu'un oiseau donne avec le bec 
à ses petits. Dounar la hecado , 
abccquer un oiseau . 

BECAR , V. a. et n., becqueter, 
manger en se servant du bec ; 
parler , babiller. 

BECARUT, UDO, adject. , qui 
se rebèque , qui réplique à tout 
propos , grand parleur ; flamant 
( oiseau aquatique). 

BECASSINO, s. f. , bécassine, 
bécassot , oiseau de la forme 
d'une bécasse. 

BECASSO , s. f., bécasse , sorte 
d'oiseau à long bec; bécasse 
de mer ou élépbant, poisson 
fort petit qui a un long bec et 
une sorte de scie du côté de la 
queue. 

BECASSOUN, V. Becassino. 

BECHARl) , s. m. boyau , ins- 
trument à deux fourcbons {wur 
cultiver la terre. 

BECHEÏ , subst. m., brochet 
( poisson). 

BECO-FIGO , s. m. , bec-figue 
(oiseau). 

BECORO , s. f. , crottin de menu 
l)élail , de lièvre , de lapin , 
de rat , etc. 

BEGOS, V. Becoro. 

BECUN ou BECU , V. Bechard. 

BECUÏ , UDO , adj. , qui a un 
bec ; chiche parlant d'une qua- 
lité de pois. 

BEDAINE , s.m. , bec-d'àne , sorte 
d'outil de menuisier pour faire 

- des mortaises. 

BEDE ou BEDELA3 , S. ui. - Ijcnèt, 
imbécile, niais. 

BEDEOU , V. Budeou. 

BEDENO , s. f., bedaine, panse, 
gros-ventre. 

BEDIGAS , ASSO , s. et adject., 
bon enf an t , bonne personne . 

BEDOT , s.m., bedeau , homme 
de peine qui sert dans une 
église catholique. Bedolo , la 



femme du bedeau. 

BEDOUEO, adj., faible, pares- 
seux , fainéant. 

BEDOULN , s. m., bédouin, 
arabe du désert. — Au fig., 
personne brune , dont le visage 
parait avoir été noirci par lo 
soleil. 

BEDOURTDO, s. f., mauviette, 
sorte d'alouette hupée, alouette 
des bois (oiseau). 

BEDOURIE, subst. m., sédiment 
d'une liqueur. 

BEDOUVIDO, V. Bedourido. 

BEDUALO , s. f . , niaise , imbé- 
cile, femme qui manque de 
jugement. 

BEELAGE , v. Bealagr. 

BEELAMENT , s. m. , bêlement , 
cri des moutons , chèvres , 
agneaux, etc. 

BEELAR , V. n., héler , jeter un 
cri , parlant des moutons , 
brebis , agneaux, etc. ; crier , 
pleurer , parlant des i>ersonnes 
et surtout des enfants à la 
mamelle. 

BEFFE , BEFFO , adj., lipeux , 
euse , qui a la lipe, la lèvre 
inférieure saillante. 

BEGIN , s. m., goret, pourceau , 
cochon , c'est un terme (enfan- 
tin ; colère , inquiétude. 

BEGNADO , subst. f . , plein une 
ara te , la charge d'un cheval 
harnaché d'une arate ou d'une 
échelette. 

BEtiNOS , s.f. pi. , arate, sorte 
de paniers j umeaux dans lequel 
on transporte à dos de mulet 
de la poterie ou des verres 
travaillés ; échelette , harnais 
d'un bât pour y accrocher à 
un touriies fagots de gerbes , 
de paillé , de foin , etc. 

BEGOUMAR , s.raasc. , premier 
lait après l'accouchement. 

BEGUDO , subst. f. méprise , 
faute commise par raégardo ; 
6 



BEI 



^S^ 74 «<» 



BEL 



"bouchon ou petit cabaret de 
campagne ; abreuvoir pour les 
mulets le long d'une roule. 

BEGUE , GUO , adject. , bègue , 
qui bégaie. 

BEGUEYAMENT, subst. raasc, 
bégaiement, action de bégayer, 

BEGUE YAR, v. n., bégayer, 
articuler mal les mots. 

BEGUIN , s. m. , béguin , sorte 
de bonnet d'enfant. 

BEGUINO , s. f., béguine , dévote 
superstitieuse. 

BEGULO , s. fém. , bégueule , 
femme qui parle à tout propos 
et imperlinemment. 

BEILAGE , s. m., nourrisson 
qu'on confie à une nourrice. 

BEILAIRE , s. masc. , celui qui 
donne ; bailleur de fonds. 

BEILAR, V. act., donner, re- 
mettre , faire passer quelque 
chose d'une main à l'autre. 

BEILETO, s.f., nourrice, celle 
qui se charge d'un nourrisson. 

BEIS on BELEis, pluriel du mot 
Beou. 

BEISADURO, s. f. , biseau ou 
besure du pain, endroit par 
où il se touche dans le four. 

BEISAR ; V. a., baiser, donner 
des baisers. Beisar patin , 
baiser le babouin , ramper au- 
près de quelqu'un. 

BEÏSAREOU , V. Baisareou. 

BEISEÏÏO ou BAIETTO, s.f., 

petit baiser, c'est un terme 

enfantin. 
BEISHUILS , subst. m., acarne 

(poisson). 
BEISOUMAR, V. a., baisolter , 

baiser à différentes reprises. 
BEISSAIRE,v. Baissairc. 
BEISSAR , V. Baissar. 
BEISSIERO, V. Baissiero. 
BEISSO , s. f., bâtonnet , sorte 

de petit bâton amenuisé par 

les deux bouts et qui sert à un 

jeu d'enfants. 



BEL , V. Beou. 

Bel-oolsseou , s. masc loriot 
( oiseau ) . 

BELAR, V. Beelar. 

BELAS , ASSO , adj . , bellissime, 
très-beau , très-belle , d'une 
figure agréable. 

BELEIME ( à ) , adv. , à prorata , 
à vue d'œil , à l'a peu près ; 
sans choix, en sorte, tel quel. 

BELEOU; V. ^f«««î. 

BELET , s. m., blueau (oiseau). 

BELIIUI , s. m., benjamin, en- 
fant gâté , personne qu'on 
aime plus que toutes les autres. 

BELIER, s. m., bélier, mâle de 
la brebis. 

BELIERME, v. Bcleime. 

BELIERO , s.f., plusieurs jours 
de beau temps. 

BELIGAS , ASSO, voy. Beri- 
(jaoudas. 

BÈLITRARIE , s.f., coquinerie, 
action d'un bélitre. 

BELITRE , TR{) , adj . , bélitro , 
mot injurieux que l'on applique 
aux gueux, aux coquins. 

BELLAS , V. Bela$. 

BELLESSO , s. f., chose qui fait 
beau Yoir , principalement une 
récolte pendante. 

BELLIQUOUX, OUSO , adject., 
belliqueux , euse , guerrier , 
martial . 

BELLO-ESÏELO, s. f., Vénus, 
étoile du matin. * 

Bello-fillo , s. f . , belle-fille , 
bru , femme du fils. 

BELLOMENO , s. fém., maladie 
des plantes légumineuses occa- 
sionnée par le ver appelé Cour- 
teliero qui ronge les racines. 

BELLO-MERO, s.f., belle-mère, 
mère de la femme ou du mari , 
seconde femme du père. 

Bello-de-m'ech , s.f., belle-de- 
nuit , plante de parterre. 

Bellos , s. f. pi., figures des 
caries , rois , dames et valets. 



BEN 



9as> 75 ®!? 



JÎEN 



Bello-sur ou bello-sorre, s.f., 
belle-sœur , celle dont on a 
épousé le frère ou la sœur , 
femme du frère ou du beau- 
frère . 

Bello-viando , s. f . , sorte de 
vesce ( plante). 

BELLOYO , s. f . , fanfreluche , 
affiquets, petite chose de rien 
qui sert pour la parure des 
femmes. 

BELLURIS ou belluros, voyez 
Deloyo. 

BELOUSAR , V . a . et pr . , blouser, 
faire aller la bille du billard 
dans la blouse. — Au figuré , 
tromper, se blouser, s'attra^ier, 
se méprendre. 

BELOIJSO, s.f., blouse, trous 
pratiqués autour de la table 
d'un billard ; sorte de blaudé 
pour les enfants et pour les 
voyageurs. 

BELUGAN, s. m. , milan de raer, 
(poisson). 

BELUGAK ou RELrfcuEGEAR.v.n., 
étinceler , répandre des étin- 
celles, des bluelles de feu. — 
Au fig. , briller , éclairer , don- 
ner un grand éclat de lumière. 

BELUGO , s. fém. , étincelle , 
bluetle ; flamèche est celle que 
fait une lampe , une chandelle ; 
fausse variole ou petite vérole ; 
fanfreluches , alTiqucts qui 
servent à la parure des femmes ; 
vanftés. A touto helugo , à ou- 
trance. S'amusar en de bclugos , 
vétiller , employer son temps 
à de vaines et légères occupa- 
tions. 

BELUGUEGEAR ; v. Bclugar. 

BELUGUEÏ ou bezuguet, eto, 
adj. , alerte, éveillé, ée. 

BELVEDERE, s. m., belvéder, 
terrasse , pavillon , tour sur 
une maison , lieu d'où l'on a 
une belle vue. 

BEiVAIELO , s.f., bien , fortune , 



richesse ; faveur , avantage , 
profit, préférence. 
BEN, s. m., bien , le contraire 
du mal ; propriété rurale , 
possession , richesse. — Adv., 
bien, beaucoup. — Interject., 
bien , très-bien , fort bien. — 
S. m., bain , v. Ban. 

Ben-aise , bex-aiso , adj . , bien- 
aise , content, satisfait; être 
de l'avis, être dans l'intention. 

BENAS, V. Benaillo. 

BENC, s.ra. , picot, petite pointe 
qui demeure sur le bois qui 
n'a pas été coupé nettement. 

BENCAIX) , subst. f. , accroc, 
déchirure qu'on se fait eu 
s'accrochant. 

BENDAGE , s. masc. , bandage , 
bandes appliquées sur les par- 
ties d'un corps malade ; brayer, 
suspensoir : bandes de fer ou 
d'autre métal qui entourent 
des roues ou autres machines. 

BENDAR , V. a. , l)ander , tendr» 
un arc , une corde ; armer ou 
apprêter un fusil , un pistolet j 
bander , couvrir les yeux. 

BENDEOU , s. m., bandeau , 
linge qu'on met autour du 
front , sur les yeux. 

BEN DIRE , subst. m., messe de 
défunt. 

BENDO, s. f. , bande, sorte de 
lien plat et large ; barde , flèche 
de lard que l'on applique sur 
les volailles qu'on fait rôtir 
sans les barder. 

BENECIIIER, s. m., bénitier, 
vase où l'on met de l'eau 
bénite. 

BENEDICITE , s.m. , bénédicité, 
prière avant le repas. 

BENEDICTIEN, s. f., bénédic- 
tion , action de bénir , recevoir 
la bénédiction ; aller au salut , 
ou aller recevoir la bénédiction 
du St-Sacrement. 

BENEDUC, s. m., orpin , reprise 



BEIN 



¥^>» 76 ««* 



BEO 



ou joubarbe de vignes (plante). 
BENEFICI , s . m. , bénéfice , gain , 
profit, émolument, exception 
favorable accordée par la loi ; 
'■*'''' bénéfice naturel, évacuation 
naturelle. 
BEN-EIMAT , ADO , s.m. et f. , 
bien-airaé , aimée , fort chéri , 
préféré. 
BENESÏR, V. a., bénir, donner 
la bénédiction, asperger, donner 
ou recevoir de l'eau bénite } 
louer Dieu. 
BENESIÏ, IDO, s. m. et f., 
; ' "bon enfant, bon bomme, bonne 
■" * "'^^^ersonne , bienheureux. — 
' ''Adj., bénit, bénite, c^est la 
■personne ou la chose qui a reçu 
la bénédiction ; béni , ie , se 
dit dans tous les autres cas. 
BEN-ESTRE,s. m., bien-être, 
fortune , richesse . Ben-estre 
vous sieeh, bien tous en soit. 
BENESTllUAR , y. act. , compli- 
' ' ' "inenter, féliciter , faire la bien- 
venue. 
BENET, s. mi y i benêt !, idiot, 
niais. BenéV, s. ïàïfîdlthmnWt 
'' de henesirév^ "''-' '"''1' ■■■•u\> 
BENFACH, s. masc., bienfait, 

service recii ou rendu. 
BENFACTOÙR , be^factrtco , 
s. m. et f. , bienfaiteur, Irice, 
i> '-'''iHcgiui ^ (,pi|g qj^,| fait des donis , 

■'"'!:. '^xi accorde des bienfaits. 
BENFASENÇO, s.f . , bienfainance, 

inclination à faire le bien r 

libéralité. 
BENFASENT, ENTO , adject., 
"' "bienfaisant , ante , qui aime à 

faire du bien. 
BEN-FOUNIV, s. m, -bien-fond , 

immeuble. ' '^^ ''^if 
BENHURANÇ6 ,-* isî.^r}t:îqbanlité 

prodigieuse, grande'abondance. 
BENHUROUX \ OUSO , s. m. et 
' f . et adj. ; bienheureux , euse, 

qui a du bonheur ; prédestiné 
BENIN , INO , à4j*.!, béfifei!, ligne, 



doux , humain , bienfaisant. 
BENJAMIN , s. m. , benjamin , 

enfant préféré. 
BENLÉOU , adv., bientôt, dans 

peu. 
BENVENGUT, UDO , adject., 

bienvenu , venue ; faire la 

bienvenue. 

BEOU ou BEL , BELLO , BELLEIS , 

adj . , beau , belle , beau ; se 
dit de tout ce qui plaît à la 
vue. Bdleis gens, parents de 
la femme ou du mari. Belleis 
gens de Diou ! certes ! 

Beoc. Faire Ion hcou-heou, faire 
la sainle-nitouche, faire la patte 
de velours. 

Beou-fïou , s. m. , beau-fils , 
gendre , mari de la fille. 

BEOr-FRERO , FKERR OU FRAIRE , 

S. m., beau-frère, celui dont 
on a épousé le frère ou la sœur, 
mari de la belle-sœur. Belleis 
gens , beau-père et belle-mère. 

BEOu-noLï , s. m. , chat-hbant , 

■ (oiseau nocturne). 

Beou-l'aigo , s. masc, buveur 
d'eau , abstème , hydropole , 
qui ne boit pas le vin. 

Begtj-derSier , s. m., lout-à-fait 
le dernier, après tous les au très. 

Beou-jfou , s. m. , beau bijou. 

Beoi -BOOiDRE , s.m., sans ordre, 
sans goût ni arrangement. 

BeOL-PERO, paire ou PERE, S.m., 

beau-père , celui dont on a 
épousé le fils ou la fille ; second 
mari de notre mère. 

BEOUPRAT , s. m., beaupré, 
mât de la proue d'un vaisseau. 

BEOURE, v.a. , boire, avaler 
un liquide, trinquer. — Subst. 
masc . , boire , ce qu'on donne 
à boire ; moment destine pour 
boire aux moissonneurs ; buvée 
que l'on donne aux cochons. 

BEOUSSO , s. f . , corbeille , ou- 
vrage demannier. 

BEOUTA, s. f., beauté, ce qui 



BEK 



«^s 77 ^^ 



BES 



est agréable à la vue , belle 
femme et d'une figure angé- 
lique. 

BEOUÏIER , s. masc. , bouvier , 
pâtre qui garde les bœufs. 

BEOUVEDERE , v. Dehfdere. 

BEQUET, s. m., béquet de la 
plume ; un petit bec ; manche 
d'un gigot. 

BEQUETAR , v. a. , becqueter , 
donner des coups de bec. 
Fruit bequetat , fruit cautérisé. 

BEQUILLO, subst. f., béquille, 
bâton court qui a une traverse 
sur laquelle on s'appuye de la 
main. 

BEQUO-FIGUO, v. Beco-ffio. 

BERBI , s. m. , dartre , maladie 
de la peau. 

BERCHO , s. f., i)etite guerre de 
deux troupes d'enfants à coups 
de pierre. 

BERDUGO, V. Darrugo. un, 

BERENGUIER, s. m., béren- 
guièrc , gros pot de chambre à 
une ou à plusieurs anses ; par 
extension , toutes sortes de 
vases inutiles ; vase en terre 
dans lequel on lessive le linge. 

BERGAMOÏTO, v. Bargamotto. 

BERGE , s. f. , terrasses qu'on 
forme dans les terres en antr 
phi théâtre. - , 

BERGElilOTTO, v. BargeiroUo. 

BERGIER , v. Bargier. 

BERICLES , s. m. pi., besicles, 
lunettes à branches qui s'atta- 
chent à la tète. 

BERTGAOUDAS , v. Bedigas. 

BERIGOULO ou hoirigollo, sf., 
sorte d'apprêt pour les ar- 
tichauts. (Hr [ . !HK, 

BERLE , s. m. , berlo , ^Tante 
qui vient au-dessus de l'eau 
douce; lenticule, petite plante 
qui flotte sur les eaux tran- 

• quilles. ■ .^ < "''' h )•;;! , -.^-li, 

BERLINO , syf.',> berWne , | sOfftfe 
de carrosse entre deux bran- 



cards pour quatre personnes ; 
division d'une diligence , entre 
le coupé et la rotonde. 

BEREO, V. Berle. 

BERLUE , subst. f. , berlue , 
éblouissement passager, bluette 
dans les yeux. — Au fig., juge- 
ment de travers. 

BERLUGAMENT , s. m. , tour- 
noiement , indisposition du 
menu bétail. 

BERNAR , V. a. , bprner , faire 
sauter sur un drap tendu , par 
amusement ou par malice. 

BERNARD , nom d'homme , 
Bernard. — S . m . Bernard l'er- 
mito , sorte d'écrévisse qui se 
niche dans les coquilles qu'il 
trouve vides» 

BERNARDO, s. f . , t^nne d'un 
moulin à huile.; 

BEROU-BEROIJ , terme dont les 

-.M bergers se servent pour appeler 
les moutons ; les brebis. 

BEROUE, B..ni., agneau faible 
ou infirme qui ue peut suivre 
le troupeau. j j • , 

BERRl, s. m., crochet de bois 
que les paysans attachent à. 
un panier poijr le suspendre j 
croc av€C lequel les serruriers 

1 .ouvrent les sorturesj bélier, 
rPaàlede la brebis. 

BERRISy s. fém. pi., filets de 
corde dans lesquels on trans- 
porte les gecbos, la paille ou 
le foin. 

BERRO, s. f. , bonnet de laine 
des gens dej la -montagne. 

BESC , fi. m. ,! ?prte de traîneau 
en bois. ,1,: 

BESCLEi m Bï:seiiN , s. m. , la 
rate des animaux. • 

BESCOUA , s. m. , bout saigneux, 
col de mouton , d'agneau , etc. 

BESCOUIRE , Vi act. , recuire, 
' «uire de nouveau , cuire une 

;, se-conde fois^ 

BESCUEGH , s. masc, biscuit . 



BET 



9B) 78 ^' 



BIC 



Eâlisseric faite avec des œufs 
attus , delà farine et du sucre, 
V. Galello. 

BESOUGNO, s. f. , bcsojrne, 
affaire que l'on doit terminer ; 
ouvrage d'un artisan. 

BESOUN, s- m. , besoin, man- 
que, disette. Faire seis besouns, 
faire ses nécessités. 

BESSAI , BULEOu , PENTURO, adv., 
peut-être, il est possible j ce 
n'est pas sûr. 

BESSOUN , OUNO , adject. , 
jumeau , jumelle , nés d'une 
même grossesse ; d'une même 
ventrée ; fruits renfermés dans 
la même enveloppe. 

BESSOUNADO, s. fém., deux 
jumeaux. 

BESTI , s. fém., bête, animal 
irraisonnable. — Figur. , bête, 
sot , idiot ; bête ou remise , 
faute que l'on fait en jouant 
à cerlains jeux de carte , et 
qui est cause qu'on double 
l'enjeu. 

BESTIALIÏA, s. f., bestialité, 
commerce avec les bêtes. 

BESTiAKÏ ott BESTivou, s. m., 
bétail, au plur. bestiaux, se 
dit de toutes sortes de bêles ; 
aumailles , ce mot désigne 
toutes les bêtes à cornes. 

BESTIAS , BRSTuou , bestiasso , 
s. m. et fém., ignare, bes- 
tiasse , ignorant, grosse bête. 
— Adject., bestial, aie, qui 
tient de la bête. 

BESÏIOUNO , s. f., bestiole , 
petite bête. — Au fig., jeune 
fille sans esprit, sans intelli- 
gence. 

BESÏISÏ ou BESTiso , subst. f . , 
bêtise , défaut d'intelligence ; 
ânerie, défaut de conduite. 

BESTUOU, V. Bestias. 

BESÏB1E>,T , adv. , bêtement , 
sottement, stupidement. 

BETÏLLOS, s. f. pi., béatilles, 



abatis , toutes sortes de petites 
choses qu'on met dans un pâté. 

BETOKABO , s. fém., betterave , 
sorte de blette à grosses racines. 

BETOUANO, s. fém., bétoine 
(plante). 

BEVEDOU , s. m., bevedouiro , 
s. f., auget, petit vase que 
l'on met dans les cages pour 
faire boire les oiseaux. 

BESUGNET, ETTO, s. m. etf. 
et adject., bigle, louche, qui 
regarde de travers, qui a la 
vue basse ; minutieux , vé- 
tilleur. 

BIAl OH BiAY , s. m., biais , 
tournure, manière dont une 
chose est faite ; adresse , esprit , 
talent , génie. De tous biais , 
de tous côtés, _ de toutes les 
façons. De liai , à travers , 
de côté , en biaisant. 

BIALAR; V. Deelar. 

BIAOU , V. Dcaou. 

BIASAU, V. n., biaiser, dé- 
tourner ; aller en biaisant ; 
passer par côté sans toucher ; 
se servir de mauvaise finesse , 
ne pas agir sincèrement, cher- 
cher de faux fuyants. 

BlASSO , V. Deasso. 

BIASUR , s. m., biaiseur , celui 
qui biaise. 

BIBEROUN , OUNO , s. m. et f . , 
biberon , one , bon buveur , 
qui aime le vin et qui en boit 
souvent et beaucoup. 

BIBLIOUÏHECARI , s. masc. , 
bibliothécaire , celui qui est 
chargé du soin des livres d'une 
bibliothèque. 

BIBLIOUTHEQUO , s . f . , biblio- 
thèque , lieu destiné à conserver 
des livres. 

BIBLO, s. f., bible, livre par 
excellence qui renferme l'an- 
cien et le nouveau testament. 

BICIIO, s. f., biche , femelle du 
cerf ; lan est le petit de la biche. 



BIG 



4S) 79 ®* 



BIL 



BICOQUO , s. fera., bicoque, 
très-petite maison, petit réduit, 
petite ville, petite place mal 
fortifiée. 

BIDAOUSSAR, v. Jiindomsar. 

BIDEÏ, s.masc, bidet, cheval 
de petite taille ; bidet, meuble 
pour femme. 

BIDOUN , s. m., bidon, vase 
en fer blanc pour l'eau. 

BIERRO , s. f . , bierre , cercueil 
sorte de caisse dans laquelle 
on porte les corps morts à la 
sépulture. Bierro ou tey , bran- 
card sur lequel on porte les 
corps morts ; bière ou bierre , 
boisson faite avec de l'orge et 
du houblon . 

BIESAR, V. Biasar. 

WEVRE, s. m., bicvre, barle , 
(oiseau de rivière). 

BIFFADURO, s.f. , chose biffée ; 
biffage, rature. 

BIFFRAR , V. Broffar. 

BIGARRADO , s. f. , bigarrade , 
orange aigre et amère. 

BIGARRADURO , s.f. , bigarrure, 
diversité , variété choquante 
dans les couleurs. 

BIGARRAT , ADO , adj . , bariolé, 
peint de différentes couleurs. 

BIGARRURO; v. Bigarraduro. 

BIGNEÏ , s. m., beignet, sorte 
de pâtisserie. 

BIGjNO ou begxo , adj . , lâche , 
poltron. 

BIGO ou BTGio , s.f., bigue , 
sorte de perche pour soutenir 
un échafaudage ou pour servir 
de guide à la bifurcation d'un 
chemin. 

BIGORNO , s.f., bigorne , sorte 
d'enclume à cornes. 

BIGOT , s. m., maie d'un pressoir 
de vendange ; fosse au fond 
d'une cave ou d'une jarrerie , 
pour recevoir le contenu des 
tonneaux, ou des jarres qui se 



cassent. — Adj . , bigot , bigote, 
faux dévot. 

BIGOURELO , s. f. , sorte de 
couture à gros points faite sans 
adresse ni mesure. 

BIGOUTARIE, s.f., bigoterie, 
vice du bigot. 

BIGOUTIAR, v. n., faire l'hy- 
pocrite , le faux dévot. 

BKiOUTISME , s. m. , bigolisme , 
caractère du bigot. 

BIJARRARIE ou buarrie , s. f., 
bizarrerie, quelque chose de 
bizarre. 

BI.TARRE , ARRO , adj . , bizarre, 
fantasque , capricieux ; extra- 
ordinaire. 

BIJOU , s. m. , bijou , ouvrage 
de bijoutier pour la parure 
d'une personne. — Fig. , bijou, 
très-jolie personne , très-joli 
ouvrage. 

BIJOUN, s. m., benjoin ou bijon, 
sorte de baume résineux ; la 
térébenlhinc. 

BIJOUTARIE , s. f., bijouterie , 
ouvrages du bijoutier, profes- 
sion de celui qui les vend. 

BIJOUTIER, s. m., bijoutier, 
ouvrier qui fait de la bijouterie, 
celui qui la vend. 

BIJOUTIERO , s. f . , vitre 5 sorte 
de coffre couvert d'une vitre , 
et dans lequel on étale de la 
bijouterie. 

BILAN, s. m., bilan, registre 
d'un commerçant , et qui con- 
tient l'état de ses dettes actives 
et passives. 

BILIOUX , OUSO , adj. , bilieux , 
euse , qui abonde en bile. — 
Au fig., colérique. ^ 

BILLAR, V. act., lier, serrer 
des balles ou autres marchan- 
dises sur une charrette à l'aide 
d'un garrot ; serrer la charge 
d'un mulet ; garrotter quel- 
qu'un. 



BIN 



<ï62i 80 *** 



BIS 



BILLARD , s. m., billard , jeu 
d'adresse j sorte de table sur 
laquelle on fait rouler lesbillesj 
local où se trouve cette table. 

BILLARDAR, v. n. , billarder , 
pousser les deux billes en même 
temps avec la masse. 

BILLET, s. m., billet , promesse 
faite sous seing privé ; petit 
écrit que l'on envoie à quel- 
qu'un. 

BILLEÏAR, v. a. , assigner par 
billet. 

BILLEÏO , s. f . , billet de loge- 
ment pour militaire ; billet 
d'avertissement du receveur 
des contributions directes. 

BÏLLO , s. fém. , bille , boule 
d'ivoire pour jouer au billard ; 
cbique ou gobille pour amuse- 
ment des enfants ; garrot pour 
serrer les cordes d'une charrette 
ou de la charge d'un mulet. 

BiLLO-vTATVDO , S. f . , espèce de 
vesce (plante). 

BILLOTO , s. f . , bâton dont on 
se sert pour commencer de faire 
tourner la vis d'un pressoir 
à huile. 

BILLOUN, subst. m., billot, 
tronçon d'arbre qu'on scie au 
long : béton qu'on pend quel- 
quefois au cou d'un chien ;coin 
qu'on pose sous le levier quand 
on veut relever quelque chose 
de lourd. 

BILO , s. f . , bile , humeur dont 
la sécrétion se fait dans le foie. 
— Au fig . , colère . 

BIMO , s. f., brebis d'un an 
accompli. 

BINDOUSSAR, v. a. et pron., 
se brandiller , se balancer , 
remuer ])ar secousses. 

BINDOUSSO ou BINDOL'SSOUAR , 

s. m.ct f., escarpolette , quand 
elle est suspendue ; balançoire 
ou bascule^ quand elle est à 



terre y appuyée sur quelque 
chose. 

BINGASSIOU , s. m. , faux corail 
blanc. 

BINAGE , s. m., binage, action 
de biner. 

BINAR , V. act., biner, donner 
un second labour à la terre ; 
biner , dire deux messes en un 
jour. 

BIOU , s. m. , buccin , coquillage 
univalve. Bio\t doou pourpre , 
nantille , autre coquillage. 
Biouharpnl ou camhut, buccin 
dans lequel se loge le bernard 
l'ermite. Biou de luno , cul-de- 
lampe nacré^ aulie coquillage. 

BIRBAR , v. neut. , gueuser , 
mendier. 

BTRDAR , V. Paimr. 

BIROUSTO, s.f., chose de peu 
de valeur. 

BISAIUL, ULO, s. m. et f. , 
bisaïeul , père de l'aïeul ; 
bisaïeule , mère de l'aïeule. 

BISBIS , s. m., bisbille , querelle, 
discussion. 

BISCAIRE , s. m., inquiet , em- 
porté, sujet à se fâcher ; homme 
qui marche tout de côté. 

BISCANT , s. m., pouvoir de 
biner , de dire deux messe» en 
un jour. De hiscant , adv. , de 
côté, de travers, manière de 
marcher. 

BISCAR, v.n., se fâcher, bisquer, 
se lamenter , se mettre en 
colère . 

BISCO , s. f . , fâcherie , inquié- 
tude. 

BISCOTO, adject., cuite deux 
fois , en parlant des châtaignes. 

BISCOU , s. m., biseau , c'est un 
terme de coutelier. Prendre nn 
hiscou ; prendre ou manger un 
morceau. 

BISCOUIL , BISCOUAL ou BESCOUAL , 

s.m. , bout saîgneux , cou d'un 



BIS 



'!S«).81 <^ 



BLA 



mouton , d'un agneau , etc. 

lilSCOURNUÏ , UDO , adject. , 
biscornu , ue , qui n'a pas de 
sens. 

CISGOUTIN, s. m., biscolin , 
sorte de petit biscuit dur et 
rond • 

BISCUCHELO, subst. f . , sorte 
de biscuit non encaissé. 

BISEGLE , subst. m. , biseigle^ 
outil de cordonnier. 

BlSEOU , s. m., biseau, petit 
talus pratique à la meule ou à 
la lime , sorte d'outil de tour- 
neur et au très ouvriers sur bois; 
morceau de bois long et étroit 
en forme de talus servant à 
l'usage des imprimeurs. 

BISET, s. m., biset, sorte de 
pigeon plus petit que le ramier. 

BISET , ETTO , adject. , coideur 
mélangée de brun et de blanc. 

BISNAGO, s.f. , bisnague, sorte 
de fenouil sauvage. 

BISO, s.f., bise, vent du nord; 
brise , petits vents frais et pé- 
riodiques dans certains parages. 

BISOUAIl , s. m., bise violente , 
vent du nord très-froid . 

BISOUTAR , V. n., prendre avec 
une carte en dessous de la 
supérieure; ne pas vouloir sur- 
monter la carte jouée. 

BISSAR , V. a., corrompre un 
cuir , le ployer. 

BISSEST , s. m. , année bissex- 
tile , année qui a 36G jours. 

BISSEXTILO, adject., bissextile, 
année qui a un jour de plus. 

BISTANFLU, s. m. , sorte de 
croquante , la même que ÇassO'^ 
dent. 

BISTOUART, ARTO, adject., 
tordu , tors , qui est de travers. 

BISTOUARTO, s. f., bistorte , 
plante et corde doublement 
tordue. 

BISTOUNORTÔ, Y. ^caoM. 

BISTOURIN, s. m., bistouri. 



instrument de cbirurgie qui 
sert à faire des incisions. 

BISTOURNAR, v.a., bistourner, 
tordre violemment les testi- 
cules; méthode de construction. 

RISTOURNAT , ADO , adj . , qui 
est tordu ; personne mal bâtie. 

BISTOURTIER , s. m., bistortier , 
sorte de pilon en bois. On s'en 
sert pour jouer au ballon ; 
rouleau de pâtissier. 

BIVAG, s. m., bivouac, bivac , 
garde extraordinaire dans un 
camp, la nuit et en plein air. 

BIVACAR , V. n. , passer la nuit 
au bivouac, en plein air. — 
Au iigur., coucher a la belle 
étoile. 

BIZARRAMENÏ, adv., bizarre- 
ment, d'une manière bizarre. 

BIZARRARIE , s. f. , bizarrerie , 
caractère de ce qui est bizarre. 

BIZARRE , ARRO, adj . , bizarre, 
extraordinaire , capricieux , 
fantasque ; hors de l'usage ou 
hors de l'ordre commun . 

BLAGAS, s. m., chéueau, ba- 
liveau , jeune chêne. — Fig. , 
sot , imbécile , niais. 

BLACASSOUxN , diminutif du 
mot Dlacas. 

BLAD,s.m., blé, grain dont 
on fait du pain , froment cul- 
tivé dont on compte plusieurs 
espèces. Dlad de Turc , maïs 
ou blé de Turquie. B lad Sar- 
rasin, sarrasin ou blé sarrasin. 
Blad de couguou, espèce d'égi- 
lops ( plante). 

BLADIÈR , s. m. et adj., blatier, 
marchand de blé. Terren bta- 
dicr , terrain propre à produire 
beaucoup de blé. 

BLADO , subst. f. , vergadèle , 
( poisson ) . 

BLAGAIRE, y.Blagur. 

BLAGAR, V. n. , bavarder, 
poirier mal à propos- 



liLA 



m>' 82 -^^^ 



BLE 



BLAGO , s. f. , babil , mi\uvais 
babil ; blague ou blaquc , sorte 
de bourse à tabac ;, vessie à 
tabac. 

BLAGUR, USO , s. m. et fém. 
et adj., babillard, ardc, qui 
ne sait point garder un secret. 

BLAI , s. m. , érable, plane, 
(arbre).— IVora propre d'homme, 
Biaise. 

BLAMABLE, BLO , adj. , blâ- 
mable , qui est digne de blâme. 

BLAMAU, V. a., blâmer, re- 
prendre, corriger, désapprouver 
une action. 

BJyAME 01* BLMME, s. m., blâme, 
sentiment ou discours par le- 
quel on désapprouve une action, 

BLANC , s. m . , blanc , une des 
couleurs des corps naturels ; 
un homme blanc , par opposi- 
tion aux hommes de couleur. 

BLANC , ANCO, adj., blanc, 
blanche. Il signifie aussi propre 
par opposition à ce qui est sale. 

BLANGADO, V. Rouado. 

BLANC ASTRE, TRO , adjcct., 
blanchâtre , tirant sur le blanc. 

BLANCHARtE , s.f., blancherie , 
lieu où l'on blanchit la cire ; 
blanchisserie , lieu où l'on 
blanchit les toiles. 

BLANCHET , s. m., blanchet , 
gros drap qui sert à garnir le 
tympan d'une presse d'impri- 
merie . 

BLANCHIER , s. m., mégissier , 
artisan qui prépare Içs, peaux 
blanches. ., ^ ii/IJOli^J 
BLANCHIMENT ,o«BLpcHi- 
ssACE , S. m., blanchiment, 
action 4p(,jbjfi^QJ^iy 4^f>|(4îiç 

chose. ^,i,j- : 'rnsiJ'S ';)b 0")i.tq 

BLANCHIR , V. Blmquir. ). \ 
BLANCHISSAGE, s. m., Jal^n- 
çhissage , action de blanchir le 
linge ; blanchisserie , lieu où 
l'on blanchit j blancherie, lieu 
l'on blanchit la cire. 



BLANCHÏSSUR , USO , s.m. et f., 
blanchisseur , euse , celui , 
celle qui blanchit. 

BLxVNCOUR , s.m., blancheur, 
qualité d'une chose blanche ; 
propreté du linge. 

BLANQUEGEAR, v. n., paraître 
blanc , tirer sur le blanc. 

BLANQUET , s. m. , blanc-raisin 
ou cérat (onguent). 

BLANQUETTO, subst. f., her- 
niole , turquette , herniaire , 
glabre (plante); sauce blanche. 

BLANQUÏAR ; v. Dtanquegear. 

BLANQUIER, s.m., ferblantier, 
ouvrier qui fait des ouvrages 
en fer blanc. 

BLANQUINEOU , ELLO , adj . , 
blanchâtre, qui tire sur le blanc. 

BLANQUm , v. a. n. et pr., 
blanchir , devenir blanc ; de- 
venir propre ; vieillir , parlant 
d'une personne ; blanchir, faire 
devenir blanc ou propre j se 
blanchir, se justifier. 

BLANCO , nom propre de femme, 
Blanche . 

BLASAR , v.a., blaser, éraousser, 
affaiblir les sens. 

BLASPHEMAR , v. Blastemar. 

BLASPHEMATOUR , v. Blaste- 
niairc.^ 

BLASPHEMO, v. Blaslemo. 

BLASTEMAÏRE , s. m. , blasphé^ 
mateur , celui qui prof 61*6 des 
blasphèmes. r 

BLASTEMAR, v.n., blasphémer, 
jurer contre le ciel , parler avec 

\ j jni^pris de Dieu ou des choses 
saintes. 

CLASTEMO , s. f . , blasph^e , 

imprécation, paroles, coiRtre les 

; cJboses saintes. ■« . '\ ? , !)'!"' ' 

BLAVEÏROOU , s. m. , bouton , 
élevure , furoncle , toutes sortes 
de tumeurs qui ue'Spnt point 
abcédées, -> ■i(i\'.r)i\ i; 

BLAY, y.^lai. / ;\,' /,' 

BLED , s.m., mèche d'une lampe. 



BLE 

(l'une chandelle ; mèche de 
cheveux mouillés 5 blette, herbe 
qui approche de la poirée , poi- 
rée sauvafçej arroche des jar- 
dins ; babil , hâblerie , ra^e de 
parler. 
BLED , DO , adj . , coti , ie , par- 
lant de certains fruits trop 
mûrs qui commencent à se 
)X)urrir ; blet , blette , se dit 
des fruits à pépin qui sont trop 
mûrs. 
BLEME , EMO , adject. , blême , 

très-pàle. 
BLEMIR , V. n., blêmir , pâlir. 
JiLEOUGE, adj . , net, éblouissant, 

éclatant de blancheur. 
BLE^UCHlAll, V. n., tomber 
de })elites g,oulles d'eau , com- 
mencer à pleuvoir. 
ULESQUIN , s: ra. , rate de l'a- 
nimal. ; - 
BLESSAR, V. aot. etpr".!, îblès^r, 
faire une blessute. — Au iig. , 
offenser quelqu'un. Se blesser, 
se faire une blessure ; avorter , 
faire une fausse coualie. 
BLESSEGEAR : v. Bldounegear. 
BLESStAIRE, V. Jiktoun. 
BLESSIAR . V. Blelounefjear. 
BLESSURO ou klessaduro, s.f., 
l)lessure , plaie , impression 
faite sur la chair à la suite 
d'un coup ; fausse couc!;.'. 
BLEST , V. Bleioun. 
BLESTO , s. fém. , quenouille de 
cbanvre , maleau de chanvre 
ou de lin dont on garnit la 
quenouillcavantfleliler ; ablais, 
dépouille du blé; fane, pre-' 
mières feuilles du blé. '' 
BLESÏOUN, s. m., partie <Pttfl 
mateau de chanvre. ; i > 
BLETO^ s.f. , gaule, housSitfe, 
petite verge dont on se sert 
pour faire marcher un cheval. 
BLETOUN , NO , s. et ad]., bègue, 
celui qui bégaye , qui grasseve. 
BLEÏ0U>L\R, y.ii^i^^é^lt: 



^S 8:i ^' BLO 

grasseyer , avoir la langue em- 
barrassée pour parler. 
BLEZIDURO, s. f . , élimure , 
état d'une étoffe usée par lu 
frottement. 
BLEZÎR , V. act., élimer , user 
du linge , une étoffe , xm habit 
par le frottement. 
BLIN , s. m. , gouttg d'eau qui 
tombe du ciel ; blin , sorte do 
pièce de bois qu'on place sous 
la quille d'un vaisseau. 
BLINACHORO, s. fém., petite 
pluie , petites gouttes qui tom- 
bent du ciel. 
BLOC , s.m. , bloc , gros morceau 
de marbie ou de pierre, tel 
qu'il sort de la carrière ; vendre 
un bloc , c'est vendre en masse 
et sans choix ; bloqué d'une 
bille , la faire entrer dans la 
blouse , sans <5[u'elle touche aux 
bandes. 'V! ' ''";■',",' .'''''" 
BLODO , s. fém., bîaude, surtout 

de toile, blouse. 
BLOU , s. m. , brou , écorce verte 
de la noix , écale des amandes , 
bogue des châtaignes. 
BLOIJNI) , DO , adj., blond, de , 
qui a les cheveux blonds ; qui 
est mvope. 
BLOUiXDET, V. Dlonndin. 
BLOi;\DIX, DL\0, s.jpi. etf. et 
adj . , blondin , ine , qui • a les 
cheveux blonds. ' 
BLOUNDIR, v. n. , blbnaîr, de- 
venir blond. 
BLOUNDO i s. f. , blonde, sorte 

de dentelle. 
BLOUQUAR , V. açt, , bdtiblérS 
mettre ou serrer une boucle ; 
1 mettre des cheveux en boucles ; 
bloquer, faire le blocus d'une 
place de guerre ; bloquer une 
lelUc , la renyerser V terme 
d'imprimerie. ; Moquer une 
bille , la faire entrer dans la 
blouse sans qu'elle touche aux 
batides' du billard. 



«OL 



«^^ 84 •<^ 



KOR 



BLOUQUO . s. f . , boucle , sorte 
d'onneau à ardillon pour serrer 
une bretelle, une courroie , etc. ; 
boucle , anneau formé par les 
cheveux ; sorte d'anneau pour 
les oreilles. 

BLUR , URO , adj., bleu , bleue , 
de la couleur du firmament. — 
s. m. . I^ bleu de Prusse , etc. 

BLURASTRE , ÏRO , adject. , 
bleuâtre, qui approche de la 
couleur bleue. 

BLUREGEAR , v. n., tirer sur 
le bleu. 

BLURET , s.ra., bluet, barbeau , 
blavéole , aubifoin , plante à 
fleur bleue qui croit ordinai- 
rement dans les blés ; martinet- 
pêcheur (oiseau). 

BLURIR , v.act. , bleuir, donner 
la couleur bleue. 

BLUTEOU, V. Baluteou. 

BLIJVEÏ , s. m. , mésange bleu 
(oiseau). 

BO ! interjection qui marque , 
tantôt l'étonnement -. que me 
dites-vous làî est-il bien vrai ! 
et tantôt le commandement : 
alte-là ! arrête-toi ! ce dernier 
ne s'adresse qu'à un mulet. 

BOCHO , s. fém., boule, corps 
solide et sphérique , dont on 
se sert pour jouer. 

BOFFJS, s. m. pi., poches qu'on 
fait faire aux joues en mangeant 
goulûment. 

IKJFFO , s . f . , bosse , contusion , 
enflure qui survient à l'endroit 
où l'on a reçu un coup ; copeau, 
ce que le rabot enlève du bois ; 
bernique , pas du tout. 

BOGO , s. fém. , bogue, petit 
poisson de mer. 

BOLI , s. m. , bol , sorte die terre 
grasse argileuse. • 

BOLO , s. f . , bol , petit vase qui 
a rem])lacé l'échuelle ; le cou- 
tenu de ce vase : j'ai pris un 
bol de thé. 



BOLUS, s. m., bol, sorte de 
médicament. 

BOMI , s. ma se, vomissement , 
besoin ou action de vomir. 

BON , adv. et interj . , bon , bien, 
à merveille. 

BONO , s. f. , bonbon , c'est un 
tenue enfantin j gouvernante 
d'enfants. 

BOOU , s. m., bœuf, taureau 
châtré ; bœuf marin ; bol , terre 
grasse argileuse ; bonne pêche. 
— Au fig., capture, butin, 
profit. 

BOOUBECHO , V. Boubecho. 

BOOUDANO , V. Booudufo. 

BOOUDRE (à) , adv. , à bauge , 
en abondance , à foison . Tenir 
tout à booudre , tenir tout en 
désordre , en confusion. Menar 
tout à hooxidre , vivre sans éco- 
nomie. 

BOOUDROI , s.m., diable de mer, 
(poisson) . 

BOOUDROUN, s. m., boulin , 
soliveau que le maçon emploie 
pour soutenir les planches d'un 
échafaudage. 

BOOUDUFO , s. f. , toupie , sorte 
de petit sabot que les enfants 
font tourner ; fille de joie. 

BOOUFIGAR,v. Boufiyar. 

BOOUTIGO , V. Boufigo. 

BOOUJAR , V. a., souffler le 
charbon pour qu'il s'allume. 

BOOUJOU, s. m., gros soufflet 
de forgeron . 

BOOUMIAN , lANO , s. m. et f . , 
bohémien , ienne , habitant de 
la Bohème ; vagabond qui cou- 
rait les pays pour deviner la 
bonne aventure. 

BOOUTHAZAR , nom d'homme , 
Balthazar. 

BOQUI, s. m., image, dessein 
grossier et mal fait. 

BORD, s. m., bord, partie qui 
termine une largeur , une éten- 
due ; berge est le bord escarpé 



BOU 



fe?>^ 85 <^ 



BOU 



d'une rivière ; pince est le bord 
d'une cloche ; bord , signifie 
aussi un navire : aller à bord. 

BORM , s. et adj., borgne , qui 
n'y voit que d'un œil ; quelques 
provençaux se servent du mot 
borni au lieu d'avugle. 

BORNO , s. f. , borne, terme, 
limite d'un champ ; borne , 
grosse pierre qui sert à em- 
pêcher les roues des voilures 
de frotter au coin des maisons 
ou de sortir du chemin. 

BOTÏO , s. f . , botte , chaussure 
de cuir qui couvre la jambe ; 
ration de foin ; dessus d'une 
voiture ; estocade , coup porté 
par un escrimeur. 

BOUA , s. m. , balise , signe 
pour indiquer les écueils. 

BOUADI , expression qui signifie 
grâce ; grâce à moi , à lui , à 
eux , etc. 

BOUAILLO, s.fém. , aumaille, 
troupeau de bêtes à r ornes. 

BOUAMO , s. f. , bohémienne. — 
Au fig. , cher vendeur , femme 
qui, en vendant, ne fait ni le 
poids ni la mesure. 

BOUAN , ANO , adj . , bon , bonne, 
qui n'est point mauvais, qui 
n'est point méchant. — S. m. , 
bon , écrit qui ordonne de dé- 
livrer une somme ou une quan- 
tité de marchandises. 

BOUANADI , V. Bouadi. 

BOUAN-I)E-DIOU ( doou ) , adv . , 
tout de bon, réellement, en 
vérité. 

BOUAN-DIOU , s. m. , Dieu ; 
crucifix ; boudieu , gros coin 
d'un scieur de long. 

BOUANHOME, s. masc., bon- 
homme , celui qui a de la 
bonhomie . Iferho de bouanhome, 
bonhomme , bouillon-blanc , 
ormin , sauge des prés;,. ,yfir- 
vaine (plantes). 

B^)UAJs'HOMlE , s.f . , bonhomie , 



bonté de cœur et simplicité de 
manières. — Auplur., propos 
simples. 

BOUAN-JOUR, s. m. , bon jour, 
jour où l'on fait sa communion. 

BOUANAMENT, adv., bonne- 
ment , de bonne foi, naïvement, 
avec simplicité. 

BOUAN-MOT , s. m. , bon mot, 
répartie fine, facétie. 

Bol AN-PROLX , sorte de souhait , 
grand bien vous fasse. 

BOUAN-RIBLE OU BOFAN-RUBI , V. 

Rubi-bouan . 

BouAX-viscLE , s. m,, altias ou 
guimauve ( plante ) . 

BOUANO , s. f., Estrc en bonano , 
être en goguette , de bonne 
humeur. Jver la bonano , être 
plus gai qu'à l'ordinaire. 

BorA>o-BRiisso , s.f., crapau- 
dine (plante). 

BouAxo-SAUJT , sorte de souhait , 
grand bien vous fasse ; tant 
mieux, tant pis pour vous. 

BouANO-voio , s.f,, bon avoglie , 
terme ironique. 

BOUANOS-HERBOS , S. f. pi., pCfSil 

( plante potagère) ; toutes sortes 
de plantes potagères. 

B(3UARD0 , s. fém. , écharde ; 
petit brin "d'un corps étranger 
qui entre dans la chair ou dans 
l'œil ; chènevottc menue qui 
tombe sous le peigne ; balayure. 

BOUAS, s. m., bois, corps ligneuxj 
une forêt. 

BOUASAGE , s. m. , boisage ; 
le bois d'une boiserie. 

BOUAS AR, V. a., boiser, garnir 
dé bois. ' • 

BOUASARTE , s. f., boiserie , 
menuiserie qui recouvré» ' ua 
mur. "" ''^* U'»r.^nKf 

BOUASSOT, s. m.,'bOislelWi', 
mesure pour le grain , le sel , 
etc. etc. *' 

BOUASSOÛN , s. f. , boisson , 
liqueur à boire; ce qu'on febi t. 



BOU 



86 



BOL' 



BOUATIER , s. m. , nmlelier , 
celui qui conduit habituelle- 
ment des mulets, v. Bouchier. 

BOUAÏIERO , s.f., l)olte de foin 
que le muletier porte en voyage. 

BOUBECHO, s. fera., boLèclie , 
hinet qui reçoit la cire qui 
coule d'une bougie. 

BOUBINO, s. f., bobine, petit 
cylindre sur lequel on dévide 
le fil , la soie , etc. 

BOUBOS , s. fém. pL, bubon , 
tumeur qui vient aux glandes 
des aines ou des aisselles ; bou- 
tons qui viennent aux lèvres. 

BOUBOU, s. m., bobo, terme 
enfantin qui signifie mal , 
coups, contusions, fièvre, etc. 

BOUBOUN , v. Bouhos. 

BOUC , s. m. , bouc , mâle non 
châtré de la chèvre : une outre, 
peau de bouc dans laquelle on 
met du liquide po^r; le , trans- 
porter. 

BOUCADO , s. f . , bouchée , plein 
la bouche ; aliments suffisants 
pour emplir la bouche ; quan- 
tité de bois qu'un faïencier met 
à la fois dans le four. 

BOUCAN , s. m., bruit, tapage , 
occasionné par le tumulte des 
voix ; boucan, lieu'de débauche. 

BOUCAN AR , V. act. , gronder , 
qucrellerquelqu'uu ; boucaner, 
faire grand bruit dans la 
maison. , 

BOUC ANEGEÀiS '^y:'B<munar . 

BOUCAOU , s. m., bocâî, grosse 
bouteille a long cou , servant 
aux chimistes ; vaisseau de 
terre dont on se sert sur mer 
pour distribuer la boisson 5 
boucant , tonneau servant à 
transporter des marcliandises. 

BOUCASSIN, s. m., boucassin , 
Sorte de toile , 

BOUCELANO , s. f.*, porcè!^.!,.^^^ 
coquille univalve. yrrnr'r'i'^'u 



élevure sur la peau occasionnée 
par la piqûre de quelque in- 
secte . % 

BOUCHAB , v.a., boucher, fermer 
un trou, un passage, une ou- 
verture ; heurter quelque (;hose 
avec le pied et la faire changer 
de place. 

BOUCHARD , s.m. , mouton qui 
a le museau noir. 

BOUCHARDAR,v.a.,boucharder, 
se servir de la boucharde . 

BOUCIIARDO, s. f., boucharde, 
ciseau de sculpteur ; marteau 
de tailleur de pierre gravé en 
relief d'une quantité de pointes. 

BOUCILVRIE , s. f., boucherie, 
lieu où l'on abat les l)estiaux 
destinés à notre nourriture ; 
lieu où l'on vend la viande. 
Fig., grand carnage , champ 
de bataille. 

BOUCHE YO , s. f. , barbu(iuet , 
écorchure ou petite gale qui 

' vient sur les bords des lèvres. 

BOUCHIER, lERO , s. m. et f., 
boucher , ère , celui , celle qui 
fait métier de tuer des bestiaux 
et de vendre la viande eu 
détail. 

BOUCHOUN , s.m., ce qui sert 
pour boucher les bouteilles , 
les dames-j cannes , etc.; tam- 
pon pour boucher le trou du 
dessus d'un tonneau ou celui 
du fond d'un réscr> oir ; bou- 
chon , boule d'étou{x; ou de 
toute autre chose pour couvrir 
la poudre ou le plomb d'une 
arme à feu; bouchon, sorte 
de cabaret; boule d'un bilbo- 
quet ; but ou cochonnet pour 
jouer aux boules. , 

BÔUCO , s.f . , bouche , principale 
ouverture de la tète, par où 
sort la voix et par où se reçoi- 
veut ,, les aliments, Bunco de 

V i réstoumac , creux de l'estomac. 
Ihnro brulado , bouche gercée 



BOU 



'^ 87 <^ 



liOU 



par le froid. Bonchos sourtidos^ 
lèvres enlevées. ♦ 

BOUCONI , s. masc, bouron , 
morceau ou breuvage empoi- 
sonné . 

BOUCOUN , NO , s. m. et fera., 
diminutif de Boxico. 

BOUDAIRE , USO , subst. et adi., 
boudeur , boudeuse, qui boude. 

BOUDAR , voy. Fougnar. 

BOUDARIE , s. f. , bouderie , 
artion de bouder. 

BOUDENFLE , FLO , adject. , 
enflé, éc, quia de l'enflure. 
Il se dit aussi des figues qui 
approchent de leur maturité. 
— Auiigur., enflé d'orgueil , 
enflé do sa fortune ; avoir la 
figure , le ventre , bouffi. 

BOUDIN, s. m. , boudin, boyau 
rempli de sang de porc. Il se 
dît de bien des choses qui ont 
une forme semblable à celle 
du boudin. 

BOUDÏNAR , V. Bourçiar. 

BOUDINIERO , s. f . , boudiniôrc, 
entonnoir pouT faire des bou- 
dins. ' 

BOUDIOU ! interj., certes! peste! 

BOUDISSOUN , OUNO , s.m . et f. , 
polisson, onnc , morveux , euse^ 
petit bout d'homme; x\n mar- 
mot, un enfant. 

BOUDOLl , s.m., petit homme , 
groset jouflu , pansard, ventru. 

BCHJDOUAR , s.m., boudoir, petit 
cabinet où Ton se retire pour 
être seul. '■ i ^ ■ 

BOUDOUGNO ; '4. Agiioquo. '■ 

BOUDOUÎRE, y. BoudoU: 

BOUDOURENO, s. f., chiffon, 

3u'on roule à une corde qui 
oit servir de , sous-quelic à 
une bcte de somTije. Tout yieui: 
chiffon. - ''' ' ' - /' ^"■'^■ 
BOUDOUSCLAR , v. ^ly Vlilei^léS 

ruches à miel. ' "^* ' ^ 
BOUDOUSCLO du BOtitiorsoi^b ) 
s. f . , ce qu'on enlève d'une 



ruche à miel ; mélange confus 
de miel et de cire. 

BOUDRTER, s. m., baudrier . 
large bande en écharpe pour 
porter l'épéè. 

BOUDROCiO , V. i?ott(?r6i. 

BOUDROI, s.m., crasse ,'séc(i-, 
ment d'une liqueur ; apostème ; 
sauce très-liquide et sans goût. 

BOUDROYO , s. f., vermillets, 
petits verts. 

BOUFFADO, s. fém., boufl'ée , 
halenée de vent , de vin , de 
fumée, etc., coup de vent^ 
boutade ou bouffée de colère. 

BOUFFAIRE , USO , s. m. et f . , 
souffleur , eusc ; gros mangeur, 
gastromane ; piafeur , celui qui 
veut se donner un air d'im- 
portance, en enflant ses joues 
avec le souffle de sa bouche. 

BOUFFANÏO , s. f., bouffant , 
vêtement du cou. 

BOUFFAOU , s. masc. , souffleur , 
gros souffleur , celui qui . dans 
une verrerie, est chargé des 
grosses pièces. 

BOUFFAR , V. a. et n. , souffler 
avec la bouche ou avec un 
soufflet ; bouffer ; manger vo- 
Taccmeint et goulûment; n'oser 
FOuffler , n'oser parler , n'oser 
rf'pîiquer, n'oser se plaindre. 

BOUFFAREOU, adject., bouffi, 
joufflu , boursoufflé , parlant 
dos personnes. 

BOUFFET, s.m. ; soufflet pour 
' all'amer le bois où le ç^igirbon ; 
bouffoir de boucher. ' 

BOUFFETAR^ v. a., souffleter, 
donner plusieurs petitssoufflets. 

BOUFFETï , s: m. , gras et joufflii. 

BOCFFETO , subst. f., hpuppe 
dé ïaîne qui pend à côté d'un 
mourau ou de la l)rido d'un 
mulet. 

BOUFFETOUN , s. masc, petit 
soufflet que l'6n donne stir la 
joue. 



BOU 



<^ 88 ®^ 



BOU 



BOUFFIGADURO , s. f. , bouffis- 
sure, enfïlure dans les chairs ; 
défaut d'un style ampoulé. 

BOUFFIGAR, v. n. et pron., 
bouffir , enfiler , devenir enfilé ; 
s'enffler , se boursoufiler. 

BOUFFIGO , s.f-, vessie , vésicule 
d'un animal ; ampoule qui fait 
enlever la première peau. 

BOUFFIN , s. m., poche provenant 
d'un coup violent reçu à la 
tête ; lopin , goulée , gros mor- 
ceau qu'on met dans la bouche 
et qui fait saillir les joues. 

BOUFFINAR, v.n., manger vo- 
racement et goulûment. 

BOUFFIT, IDO, adj., enfle, ce , 
bouffi , ie. 

BOUFFOUN , OUNO , s.m. et f . , 
bouffon , onne , plaisant, far- 
ceur qui divertit le public par 
ses plaisanteries ; celui qui stnt 
d'amusement et de risée aux 

BOUFFOUNADO , s. f. , bouffon- 
nerie , goguenarderie. 

BOUFFOUNAR, v.a., bouffonner, 
se jouer de quelqu'un par de 
mauvaises plaisanteries. —V.n., 
bouffonner, plaisanter, faire 
le bouffon . 

BOUFFOUNARIE, \.Bonffounado. 

BOUFFOUME , s. f., bruit d'un 
ouragan, d'un vent impétueux. 

BOUFFRE, FRO, adj., enflé, 
bouffi , boursoufîlé. 

BOUGEAR, v.n., bouger, remuer, 
se mouvoir , changer de place. 

BOUGIE ou BouGio , s. f., bougie, 
sorte de chandelle de cire pour 
éclairer dans un appartement. 

BOUGNETO , s. fém., beignet , 
tache d'huile ou de graisse. 

BOUGNETOUX, OUA , adject., 
taché d'huile ou de graisse . 

BOUGNO , subst. f. , glande , 
enflure ; bosse , élevure. — 
Fig. , poche trop pleine. 

BOUGNOUN , s. m. , pomme 



d'un chou , d'une salade. — 
magot , faire un magot. 

BOUGNOUNARj v. Ahougnar. 

BOUGNOURUT, UDO , adject., 
pommé , parlant d'une salade, 
d'un chou qui forme la pomme ; 
une figure pommée , bien por- 
tante , joues bien arrondies. 

BOUGRARIE , s.f., ruse , artifice. 

BOUHIER, s. m., bouvier, celui 
qui garde les bœufs ; laboureur, 
celui qui conduit un araire. 

BOUIGAIRE, s. m. , museau de 
cochon. — Figur. , celui qui 
mange salement , qui parle en 
grognant , qui travaille gros- 
sièrement, qui laboure mal la 
terre . 

BOUIGAR , V. a., boutir, ver- 
miller, soulever la terre et le 
fumier pour trouver de quoi 
manger , parlant du cochon et 
du sanglier. — Figur., parler 
en grognant ; labourer mal la 
terre. 

BOUIGOUN, subst. m., groin 
du cochon, boutloir du sanglier. 
— Au fig., visage sale d'un 
enfant. 

BOUIL , subst. m., bouillon, 
onde, mouvement du liquide 
qui bout. 

BOUILLENT, EN TO , adject., 
bouillant, ante , qui bout. — 
Au fig. , vif , ardent , bouilon- 
nant de colère ; cuisant, pé- 
nible. — S. m. pi. , chagrins , 
inquiétudes, sollicitudes j mas- 
sacre de gens. 

BOUILLENTS, s.m.pl., trouble, 
carnage entre armées. 

BOUILLIDO , s. fém., cuvée, 
tout le raisin que contient une 
cuve. 

BOUILLIDOU , s. m., bouillon , 
bouillonnement , eau qui sort 
de terre en bouillonnant. 

BOUILLIMENT, s. m., bouil- 
lonnement , effroi, crainte, 



BOU 



surprise qui fait l)ouillonner 
le sancç dans les veines. 
BOUILLIR , V. n., houillir, jeter 
(les bouillons ; il se dit propre- 
ment des liqueurs qui , par la 
chaleur ou par quelque fer- 
mentation , sont mises en mou- 
vement et s'élèvent en petites 
bouteilles ; il se dit aussi des 
choses que l'on fait cuire dans 
l'eau ou dans quelque autre 
liqueur. — Au fig. , bouillonner, 
être dans l'impatience , dans la 
crainte , dans l'effroi ; éprouver 
une chaleur étouffante. 

BOUILLOBAISSO , s. f. , sorte 
de ragoût qui consiste à faire 
bouillir du poisson dans de 
l'eau de la mer ou dans de l'eau 
salée. Nous pensons (jne le mot 
boxdllchaisse sera un jour adopté 
par l'académie. 

BOUILLOUN, s. m., bouillon, 
décoction de la chair des ani- 
maux qui sert à faire les po- 
I âges 5 peson d'une- balance ; 
ligue tardive ; bouillon , effet 
de l'eau qui sort de terre en 
formant des bulles. 

BoLiLLOu>'-BLA>"c , s.m., bouïUon- 
blanc (plante). 

BOUILLOUNAMENT , s. maso. , 
bouillonnement , mouvement 
d'un liquide qui bouillonne. 

BOUILLOUNAR , v.a. , bouillon- 
ner , qui commence à bouillir , 
qui jette des bouillons ; fer- 
menter avec force. 

BOUIMENC, ENCO, s. m. el f. , 
au sens fig. , homme ou femme 
de mauvaise foi dansles affaires. 

BOUIMENGUN, s.m., ladrerie, 
sordide avarice , mauvaise foi. 

BOUÏMÏAN, y.Booumian. 

BOUIN, s. m., bouchon d'une 
bouteille , d'une damc-jeanne, 
d'un Imisset de tonneau, d'une 
arme à feu ; bondon , ce qui 
.*iert à boucher la bonde d'un 



89 <S* BOU 

tonneau ou d'un réservoir ; 
tampon , bouchon de bois , de 
linge, de papier 5 figue tournée. 

BOUINAR , V. n. , bourdonner , 
faire entendre des bourdonne- 
ments , avoir la démangeaison 
de faire ou de dire quelque 
chose . 

BOUINGNAR, V. act. , boucher 
avec force, enfoncer un bou- 
chon , une boude, un tampon ; 
tamponner , boucher herméti- 
quement . 

BOUIROUN, s. m., masse de 
vers enfilés pcmr pécher les 
anguilles dans l'eau trouble. 
Faire houiroun , marauder , 
aller à la maraude. 

BOUIS, s. m., buis , sorte d'ar- 
brisseau toujours vert. 

BOUISSELIER , g.m. , boisselier, 
ouvrier qui fait des boisseaux. 

BOUISSO, s. fém. , bonde d'un 
bassin, d'un réservoir j Ixmis , 
morceau de bois concave ser- 
vant aux cordonniers j long 
mortier en boi« dans lequel on 
hache le tabac ; pièce de l)ois 
percée dans laquelle tourne 
l'arbre du rouet d'un moulin 
à huile 5 gros paquet de chanvre 
brisé. 

BOUISSOUN , s. m. , buisson , 
nom générique des arbrisseaux 
épineux. 

BOUISSOUNADO , v. Baragno , 
Ccbisso . 

BOUITAR ou BOUITEGEAR, v.n., 
boiter , être boiteux , marcher 
en boitant. 

BOUITIER, s.m., écrin, baguier, 
boite aux lancettes d'un chi- 
rurgien . 

BOUITO, s.f., boite, sorte de 
petit coffre rond ou carré, ser- 
vant à divers usages ; tabatière ; 
boite de réjouissance , tirer les 
boîtes. 



BOU 



90 «» 



BOU 



BOUITOUX, V. Goi,(joyo. 

BOUJAGAN , BOUJANcouN , bou- 
JARROUN , ouNO , S. m. et fém. , 
grivois , luron , linot , rusé , 

BOUJARluii, V. n., frapper, 
rosser quelqu'un , maltraiter à 
outrance. 

BOUJAHROUN, v. Boujacan. 

BOUJOU , s. m., sceau, sorte 
de vaisseau de bois ou de métal 

Four puiser ou pour porter de 
eau et autres liquides ; voyez 
Pouaire. 

BOUL , s. m. , sceau , sorte de 
cachet ; trace , piste du gibier. 

BOULADIS, ISSO, s. m. et f., 
terrain foulé aux pieds par les 
gens et les bêtes. 

BOULAjNGEARIE , s. fém. , bou- 
langerie , lieu où se fait le pain. 

BOULAIS GIER , lERO , s. m. et 
fém . , boulanger , ère , artisan 

3ui fait du pain et le vend au 
étail. 

BOULEGAIRE, s. m., Lomme 
qui n'a point de repos, qui 
s'agite continuellement ; per- 
sonne intrigante ; tisonneur , 
celui qni remue à chaque ins- 
tant les tisons du feu. 

BOULEGAR , v. a. , n. et pr. , 
remuer , bouger de place ; s'a- 
giter , se mouvoir , être mobile, 
se hâter, se dépêcher. 

BOULEGOUN ou boulf-gi et, sm. , 
celui qui s'agite continuelle- 
ment jusqu'à importuner ses 
voisins. 

BOULET , s. masc. , sorte de 
champignon ; agaric délicieux ; 
boulet, grosse balle pour le 
canon . 

BOULETÏO, subst. f., boulette, 
petite boule. 

BOULEVAR , s. m., boulevard , 
promenade plantée d'arbres 
autour d'une ville. 

BOULEVERSAMENT , s. m.. 



bouleversement , renversement 
avec désordre. — Au figur. , 
dérangement , désordre dans 
les affaires. 

BOULEVERSAR , v. a. , boule- 
verser , renverser entièrement , 
ruiner , abattre , mettre en 
désordre. 

BOULIE , s.f., lie du vin. 

BOULIGOULO,s.f., le meilleur 
des champignons ; manière 
d'apprêter les artichauts. 

BOULINETTO , v. Buletto. 

BOULINO , s. f, , sorte de corde. 
Faire courre la houlino , châ- 
timent qu'on fait subir aux 
matelots qui ont volé ; c'est 
tout comme si on les passait 
i)ar les verges. Anar à la bou- 
lino , c'est prendre le vent par 
côté. 

BOUL0,sf,boule,corps sphériquc, 
la boule de la terre ; la tête 
d'une personne. — Fig. , perdre 
la boule , c'est perdre l'esprit , 
la raison. 

BOULOUN , s. m. , boulon , bout 
de fer rond ou carré , dont le 
bout est taraudé ou percé. 

BOULOUNAR , v . a . , boulonner , 
arrêter avec un boulon . 

BOUMBAÏNIENT , s. m. , bom- 
bement , état de ce qui est 
bombé . 

BOUMBANCI, s.f., bombance, 
chère abondante , somptueuse , 
extraordinaire. 

BOUMBAR , V. n. , bondir ou 
rebondir , parlant d'un corps 
élastique ; bondir , parlant du 
saut des moulons, des agneaux , 
etc.j s'élancer avec précipita- 
tion ; bomber , rendre convexe. 

BOUMBARDAMENT , s. masc, 
bombardement , action de jeter 
des bombes . 

BOUMBARDEGEAR , v. a., bom- 
barder , lancer une quantité dii 
bombes . 



BOU 



4êB) 91 ®^ 



ROU 



BPUMBARDAR, voy. Boumbar- 
degear. 

BOUMBARDELIEK , voy. Sam- 

buquier. 
liOUMBARDELO , s. f., canon- 
nière, petit I>àton de sureau 
dont on a ôté la moelle et dont 
les enfants se servent pour 
chasser , par le moyen d'un 
j)islon, de petits tampons de 
iilasse ou de papier. 

BOUMBARDIER, s. m., bom- 
bardier , celui qui jette des 
bombes. 

BOUMBARDO , s. f., bombarde , 
vaisseau destiné à porter des 
mortiers pour jeter des bombes. 
— Aufig., grosse boule à jouer. 

liOUMBEGEAR, v. n. , bondir , 
faire des bonds Comme un corps 
élastique. 

BOmiBES'O, v. Douhino. 

BOUMBO , s. f. , bombe, gros 
boulet creux que l'on remplit 
de poudre et d'artifice ; flacon 
en lierre. 

BOUMBOUN , s. m. , le boire, la 
soif des enjfants. 

BOUMBOUNEGEAR ou Bolm- 
BOiJNiAn , v.n., bourdonner, 
faire des bourdonnements ; 
imiter le bruit que font les 
bourdons , les abeilles ; corner 
à l'oreille. Il signifie aussi 
bouillonner. 

BOUMIDURO , s. f. , vomissure , 
ce qu'on a vomi . 

BOUIVilR , v. act. , vomir , regor- 
ger par la bouche ; vomir des 
injures. 

BOU.MISSAMENT , s. m., vomis- 
sement , action de vomir. 

KOUNAÇO, s. fém., bonace , 
calme de la mer. 

BOUNAS , ASSO , v. Boimias. 

B0U>JAVANÏUR0 , nom propre 
d'homme , Bonaventure. " 

BOIJNBOUNIERO , s. f . , bon- 
bonnière , petite boite â bon- 



bons 3 jolie petite maison. 
BOUND , s.m., bond, saut , action 
d'un corps qui rejaillit. 

BOUiYDAIRE, s. masc, celui 
qui envoie la balle ouïe ballon,- 
emporte, qui se laisse entraîner 
à la colère. 

BOUNDAR , v.n., bondir , saillir , 
rejaillir , rebondir , faire un ou 
plusieurs bonds , effet d'un 
ballon , d'une balle , etc. ; s'em- 
porter, se laisser à la colère. 

BOUNDISS/UIENT , s. m. , bon- 
dissement, mouvement de ce 
qui bondit. 

BOUNDOUNAR ouplulôt deboux- 
DOCNAR , V. n. — Au figur., 
sanglotter , pousser des san- 
glots , répandre des larmes. 

BOUNDOUMERO, s. f. , boude 
qu'on met au fond d'une cuve. 

BOUNET , s. m., bonnet , sorte 
de coiffure pour homme ou 
pour femme. Bonnet de grana- 
dier , cabochon , sorte de co- 
({\x\\\c.Bounetdeca])elan,\ionjx{ii 
de prêtre , fusain ( arbre ) . 

BOUNETADO , s. f., bonnetade . 
révérance , salut de bonnet. 

BOUNETARIE , s. f . , bonneterie, 
ouvrage de bonnetier. 

BOUNETIER, s. m., bonnetier , 
faiseur ou vendeur de bonnets, 
de bas, de tricots, etc. 

BOUNETTO, s. f., petit bonnet. 

BOUMAS , ASSO, adj. , bonasse, 
simple et sans aucune malice. 

BOUMFACI , nom propre d'hom- 
me , Boniface. 

BOUNIFIAR, V. a. et pr., boni- 
fier, rendre meilleur : s'abonnir. 

BOUMFIG ATIEN , s . fera . , boni- 
fication , amélioration , aug- 
mentation de valeur,de produit. 

BOUNIQUET , ETÏO , adject. , 
légèrement bon , pariant des 
choses ; boniassc , parlant des 
personnes. 

BOUMTOUN, suj^t ..inul,, 



BOU 



^so 92 t<2^ 



BOU 



boni ton ( poisson de mer ). 

BOUNJOUR , s. m. , bonjour , 
salut du matin. 

BOUNSOUAR , s. masc, bonsoir, 
salut du soir. 

BOUNTA, s. f., bonté, caractère 
ou qualité de ce qui est bon. 

BOUQUET , s. m. , bouquet , 
paquet de fleurs. 

BOUQUEÏIERO, s.f. , bouquetier, 
vase dans lequel on conserve 
des fleurs ; bouquetière, femme 
qui vend des fleurs ou des 
bou([uet^. 

BOUQUETTO, s. fém. , petite 
bouche , bouche mignonne. 
Faire boitquetto, sourire , jeter 
de petits sourires. 

BOUQUIN , s. m. , bouquin , 
vieux livre de peu de valeur ; 
porte cigare j embouchure de 
pil)e. 

BOUQUINEGEAR , v. n. , bou- 
quiner , chercher de vieux 
liyreS;, feuilleter de vieux livres. 

BOUQUIMSTO, s. m., bouqui- 
niste, marchand de vieux livres. 

BOURAI, s. ni., poignée d'étoupe. 

BOURBIER, s. m., bourbier, 
lieu creux plein de boue. — 
Au fig., la crapule ; fange du 
vice ; mauvaise aifaire dont il 
est difficile de se tirer. 

BOURBO , s.f., bourbe, fange , 
boue. 

BOURBOUI, s.m. , gâchis, fange, 
boue ; bisbile , confusion , ru- 
meur. 

BOURBOUILLAR,v.a , brouiller, 

BOURBOUILLOUN , s. masc, 

brouillon , tracassier , qui sème 

le désordre. 
BOURBOUTINO , s. f., barbotine 

ou semen-contra , sorte de 

poudre pour les vers. 
BOURBOUX, OUSO, adject., 

bourbeux , euse , mêlé de 

bourbe. 



BOURDADO , s.f. , bordée, route 
que fait un vaisseau qui louvoie. 

bordée , tous les canons d'un côté 
du navire. 

BOURDAGE, s. masc, bordure , 
tout ce qui sert à border ; bor- 
dailles , planches qui couvrent 
l'extérieur d'un vaisseau; bor- 
dage , roètcment extérieur 
d'un vaisseau , en planches. 

BOURDxVR , V. a. , border, garnir 
l'extrémité d'une chose par une 
bordure ; amborder un tableau; 
dire des bourdes , des sornettes. 

BOURDAREOU , s.m., bordereau, 
livret de commis ; mémoire en 
plusieurs articles; extrait d'un 
compte. ^ 

BOURDEGEAR, v. n., bordayer 
ou bordager, courir des bordées; 
roder aux environs. 

BOURDELESO , s. f . , bordelaise, 
bouteille de la même forme 
que celles où l'on met du vin 
(le Bordeaux. ^ 

BOURDELÏERO, s. fém., bor- 
delière, petit poisson de rivière. 
— Adj. f. , bordelière, se dit 
d'une terre qui borde un terri- 
toire. 

BOURDELÏO , V. Bourdillo. 

BOURDIGAOU , v. Bourdillo. 

BOURDIGO , V. Bourdigou. 

BOURDIGOU , s. m. , bordigue 
ou borigue , filets pratiqués 
avec des roseaux et des joncs 
})our arrêter le poisson. 

BOURDILLIER, s. m., caisse 
où l'on met les balayures. 

BOURDILLO, s. f., balayure 

des maisons, des appartements. 

BOURDO, s. f., bourde, attra- 

poire, sornette. 
BOURDOUN , s. m. , bourdon , 
frelon , grosse mouche ; bour- 
don , jeu de l'orgues ; bâton de 
pèlerin; omission d'un ou de 
plusieurs mots dans la compo- 
sition d'un imprimeur. 



BOU 



93 ®«^ 



liEX 



BOURDOUNAMENT , s. masc. , 
bourdonnement , bruit que font 
les bourdons , les mouches ; 
bruissement , bruit continuel 
dans les oreilles. — Au iig.^ 
bruit sourd et confus. 
BOLllDOUNAll , V. act. , bour- 
donner , bruire comme les bour- 
dons , les mouches , etc. — 
Au lig. , faire un bruit sourd , 
confus et de désapprobation. 
BOUllDOUNET, s. m., bour- 
donnet , rouleau de charpie 
que l'on introduit dans les 
plaies. 
BOURDOUNIERO , s. f. , panto- 
quières , cordes (|ui sojit entre- 
lacées avec les haubans. 
BOURI>URO, s.f., bordure, ce. 

qui sert à border. 
BOURG, s. m., bourg, gros 

village avec marché. 
BOURGAIJO, s. f., bourgade, 
petit bourg ; faubourg d'un 
lieu. 
BOURGAR, V. neut,, tourner, 
commencer à mûrir, parlant 
des ligues. 
BOURGEOIAS , ASO , s.m.et f., 

bourgeois, oise. 
BOURGEOUASAMENT , adv. , 
bourgeoisement, d'une manière 
bourgeoise. 
BOURGEOISIE , s.f. , bourgeoisie, 

corps de bourgeois. 
BOURGEOUN , s . m . , bourgeon , 
bouton des arbres ; jeune pousse 
de l'année ; élevure au visage , 
bube , pustule . 
BOURGEOUNAR, v. n., bour- 
geonner , produire , pousser 
«les bourgeons. 
BOURGES , v.. Bourgeouas . 
BOURGLN , s. m. , bonrgin ou 
bregin , sorte de lilet pour la 
pèche. 
BOURIGEOLO, s. f. , centaurée 

étoilée 'piaule), i ; 

BOURIGO; BOURIGLO-OM iBOLR\- 



GOULO , s. fém. , champignon, 
agaric délicieux. 
BOURJAIRE , s.m. , chaufournier, 
ouvrier qui fait des fours à 
chaux. 
BOURJOUNAIRE, s.m., attiseur, 
celui qui attise le feu, une 
querelle. ' >* -( 

BOURJOUNAR , v. act. , attiser 
le feu; attiser, exciter une 
querelle. 
BOURLAR, V. act., railler quel- 
qu'un. 
BOURNAGE , s. m. , bornage , 

plantation de bornes. 
BOURNAR, v.a. et pr. , borner , 
mettre des bornes ; se borner. 
BOURNAT, ADO, p. p. etadj., 
limité, ée , parlant d'une terre. 
— Au fig., borné, bouché, 
parlant (le l'esprit d'une per- 
sonne, d'un idiot. 
BOURNEGEAIRE, s.m., bour- 

noveur, celui qui bournoie. 
BOURNEGEAR, v. n., bour- 
noyer ^ regarder d'un seul œil 
une surface pour juger de sou 
alignement ; regarder quelqu'un 
avec une lorgnette ; v.a., dé- 
grossir , dresser le parement 
d'une pierre , aplanir une pièce 
de bois. 
BOURNELAGE , s. m., action de 
renfermer l'eau dans les bois- 
seaux ou luvaux en terre. 
BOURNELAR; v. a. , placer des 
boisseaux ou tuyaux pour le 
passage de l'eau. ^ 
BOURNEOU ou, EMBOCRXEOir , 
s. m. , boisseau , sorte de tuyau 
en terre pour conduire les eaux 
d'une fontaine, d'un évier, etc. 
BOURMCLET, ETO , adject., 
myope qui a la vue basse ; 
louche , bigle , qui regarde de 
côté. ■ ■• < 

BO \]KS IG OUN , 8 . masc . , peti t 

réduit mal éclairé. 
BOUROUSCLAT , ADO , adject. , 



BOU ^ 94 

légèrement brûlé par le froid. 

BOURRACÏIO , s. f., gros flacon 
en terre ; asphodèle ( plante). 

BOURRADO, s. f. , bourrade, 
coup donné avec la crosse d'un 
fusil . 

BOURRAGE, s. m., bourrache 
( plante ). 

BOURRAIRE , s. m., chargeoir 
pour les mines ; baguette dont 
on se sert pour bourrer ; celui 
qui bourre ; chien qui forlancc 
le gibier. 

BOURRAR, V. act. , bourrer, 
rembourrer un meuble j bour- 
rer , mettre la bourre dans une 
arme à feu , l'enfoncer avec la 
baguette ; bourrer , forlancer 
le gibier , bien manger. 

BOURRAS, s. m., borax, sorte 
de sel qu'on emploie pour sou- 
der l'or et l'argent 5 drap de 
toile grossière qui sert aux 
travaux de la campagne j sorte 
de confrérie de pénitents; plus 
de deux enfants dans une fa- 
mille. 

BOURIlASQUO,s.f., bourrasque, 
orage passager. — Au figuré , 
vexations imprévues, caprices 
d'une personne. 

BOURRELAR , v. Bourrelegear . 

BOURRELEGEAR, v. act., bru- 
taliser , malmener. 

BOURRELET , s. m. , bourrelet , 
sorte de coussinet qu'on rem- 
plit de bourre ; enflures qui 
viennent sur les fleurs et qui 
sont pleines d'eau; extrémité 
de l'écorce d'un arbre qui , 
après avoir été fendue , se colle 
sur le bois. 

BOURRELIER , s.m., bourrelier, 
artisan qui fait les harnais des 
bêtes de somme ou de trait. 

BOURREOU, s.m., bourreau, 
exécuteur de la haute justice ; 
celui qui maltraite cruellement 



m BOU 

les autres ; bourrelle est le 
féminin. 

BOURREÏ, adj. m., se dit du 
vin clairet, douçâtre, qui n'a 
pas assez cuvé. 

BOURRETL\IRE , s. m., caideur 
de filosclle. 

BOURRETTO , s. f., fleuret , fil 
de soie grossier ; étoffe faite de 
ce fil ; bourre pour les bâts. 

BOURRIDO , s. fém. , bourride , 
manière d'apprêter le poisson ; 
floraison des oliviers. Courre 
lourrido , être poursuivi i)ar la 
justice ou par des ennemis. 

BOURRIGAI-FER, s.m., buglosse 
d'Italie (plante). 

BOUIUULLOUN, s.m., durillon 
d'une étoffe. 

BOURRIOUX , OUSO , adject. , 
laineux , euse , parlant d'une 
étoffe ; cotonné , née , parlant 
de certains fruits , tels que 
pêche, abricot. 

BOURRISQUEÏ, s.m., bourri- 
quet , diminutif de bourrique. 

BOURRISQUOU, s. m., bourri- 
que , âne , baudet , sorte de 
bête de somme. 

BOURRO , s. f., bourre, poil de 
certains animaux dont on se 
sert pour rembourrer des meu- 
bles , des bâts. Bourro de pa- 
radou, laveton , quand elle est 
grossière ; bourrelanisse,quand 
elle est fine. Bourro de sedo , 
bourre de soie, partie de la 
soie qu'on rebute au dé vidage 
des cocons ; bourre , fleur des 
oliviers ; bourgeons , bouton 
de la vigne ; bourre , sorte de 
jeu de carte ; v. Masso-peiriero. 

BOURROU,v. Bourrisquou. 

BOURROULAR , v.a. , brouiller , 
mettre pêle-mêle ; retourner 

BOURRUT,,UDO, s. m. et fém. 
bourru , ue , qui a l'humeur 



BOU 



4«t) 95 ffi* 



BOU 



brusque et chagrine. 

BOURSEILLAR, v. n. , bour- 
siller , délier les cordons de la 
bourse , payer , financer. 

BOURSO , s. f., bourse, petit sac 
dans lequel on tient l'argent 
qu'on veut porter sur soi ; en- 
couragement pour faciliter 
l'instruction de certains en- 
fants ; bourse , vaste local 
dans lequel les négociants se 
réunissent pour traiter affaires 
de commerce. Boiirsos, s.f .pL, 
abdomen , partie du bas-ventre 
qui contient les intestins. 

BOURSOUNADO , voy. Boussou- 
nado. 

BOURTIIOmiTOU, nom propre 
d'homme, Barthélémy. 

BOURTOULAIGO, s. f., pourpier, 
plante que l'on mange en sa- 
lade. 

BOUSCAGE , s. masc, , bocage , 
bosquet, petit boisj boisage , 
menu bois , bois coupé. 

BOUSCAR , V. act., busquer , 
chercher fortune ; attraper , 
filouter , escroquer , prendre 
par ruse ou par adresse. 

BOUSCARLO , s. fém. , fauvette , 
petit oiseau ; bouscarde , fau- 
vette '^rise. 

BOUSGAÏIER , lERO , v. Bous- 
quatier , iero. 

BOUSCOUX , V. Bousqm. 

BOUSILLAGE,s.m., bousillage, 
ouvrage mal fait. 

BOUSILLAR, v.a., bousiller, 
faire mal un ouvrage. 

BOUSILLUR, USO, s. m. et f., 
bousilleur , eusc , se dit d'un 
mauvais ouvrier. 

BOUSIN , s. m. , maison de dé- 
bauche et de prostitution ; pé- 
taudière se dit d'une société 
sans ordre , d'im lieu où chacun 
veut commander j grand bruit, 
grand vacarme. 

BOUSINAIRE ou bousïnur , s. m.. 



tapageur. — Il signifie aussi 
homme qui se plaît à tourmenter 
iGS autres 

BOUSINAR ,' V . a . , fâcher , tour- 
menter quelqu'un , le gronder , 
le quereller , ne lui donner 
aucun repos. 

BOUSQUATIER, s. m., bûcheron, 
celui qui j^availle à abattre du 
bois dans une forêt, ou qui le 
refend ou qui le charrie. 

BOUSQUAÏIERO , s. f. , bûcher, 
hangar où lieu où l'on serre 
le bois à brûler; magasin de 
bois de charpente. 

BOUSQUET , s. m. , bosquet , 
petit bois. 

BOUSQUEÏO , s. f., auzéc coni- 
fère (plante). 

BOUSQUIAR , v.n., partir , s'éva- 
der , prendre la fuite. — Fig. , 
se laisser aller à l'emportement. 

BOUSQUIN, s. m., bâtard, en- 
fant naturel. 

BOUSQUS , USO , adj., boisé , ée, 
garni de bois , touffu d'ar- 
bres , de branches , etc. 

BOUSSEGEAR, v. a. , égrener 
le chanvre ; boursiller, payer , 
délier les cordons de la bourse. 

BOUSSELANO , subsl. f., buccin, 
sorte de coquillage. Bousselano 
viranto , cornet , autre coquil- 
lage. 

BOUSSEOU , s. masc. , nom 
générique de toutes les parties 
d'un navire. 

BOUSSERLO; V. Boucerlo. 

BOUSSOLO , s. fém., boussole , 
instrument de marine pour 
diriger la route du vaisseau . 

BOUSSOUAR , s. m., bossoir 
ou bosseur , poutres mises en 
saillies â l'avant du vaisseau 
pour tirer l'ancre. 

BOUSSOUN, s. masc, bourson, 
petite poche du pantalon ou 
du gilet. 

BOUSSOUNADO, s. f., scrotum, 



BOU 



?5> 96 'G^ 



BOU 



testicules, lermo de médecine. 
BOUSSUCTJLAR, v.a., bousculer, 
fatiguer, lasser, vexer quel- 
qu'un jusqu'à l'iniportunilé. 
BOUSÏACAOU, s. m., luron, 
grivois , éveillé , qui n'est pas 
étourdi . 
BOUSÏEOU , s. masc. , fagot, de 

javelle. 
BOUSTIGAÏRE, s.m., tisonnier, 
instrument pour attiser le feu , 
celui qui l'attise ; celui qui 
dérange quelque chose du jeu 
avec le pied. 
BOUSÏIGAR, v. act., attiser le 
feu ; remuer , bouleverser , dé- 
ranger quelque chose ; inquié- 
ter , tourmenter quelqu'un. 
BOUSTIGOUN , V. Boustigaire , 

Boustacaou. 
BOUT , s. m . , bout , fm , extré- 
mité , conclusion, définition. 
Bout de fiou , brin de fil. Bout 
de courdelo , ferret d'un lacet , 
d'une aiguillette, liotit de four- 
reou d'espaso, bouterolle. 
BOUTANIQUO , s. f . , botanique, 
science sur la connaissance des 
plantes. 
BOUTANISAR , v. n., botaniser, 

chercher des plantes. 
BOUTANISTO , s. m. , botaniste, 
celui qui s'applique à la bo- 
tanique. 
BOUTAMSUR , s.m., botaniseur, 

chercheur de plantes. 
BOUTAR, s. m., tonnelier, arti- 
san qui fait des futailles. 
BOUTAR , V. a., mettre, poser , 
placer quelque chose en un lieu. 
BOUTARGO , s. f . , boulargue , 
caviar , œufs de poissons confits 
dans du vinaigre en saucisse. 
BOUTAS ou BOUTO, interj., allez ! 
va ! ne crains rien. Allez ! va ! 
tu mêla paieras. 
BOUTEILLAN, s. m., sorte de 

raisin. 
BOUTEILLA;R , v. n. , mettre le 



vin en bouteille ; chopiner , 
boire bouteille. 
BOUTEÏLLETTO , s. f . , dimi- 
nutif de /?Qwf(?î7/o. 
BOUTEILLO , s. fém. , bouteille, 
vaisseau de verre à cou long 
et étroit. 
BOUTEILLOUN, s.m., biberon, 
vase propre à faire boire les 
malades qui ne peuvent se 
dresser. 
BOUTEILLOUNO ; v. Bouteilleto. 
BOUTEOU, s. m., mollet, le 

gras de la jambe. 
BOUTIAIRE , s, masc. , celui qui 
charrie du liquide dans des ou- 
tres ; boudeur, celui qui boude. 
BOUTIAR , V. a. et n., charrier 
du liquide dans des outres ; 
bouder , faire la moue. 
BOUTICARI, s. m. , apothicaire , 
pharmacien, celui qui prépare 
et compose les remèdes. 
ROUTIER , subst. m. , bottier , 
cordonnier qui fait des bottes ; 
tonnelier ; bouvier. 
BOUTIF ARO , s . m. . espace entre 

la chemise et le sein. 
BOUTIGO, s. fém., boutique 

d'un marchand en détail. 
BOUTIGOUN, s. m. , petite bou- 
tique ; un toit à cochon. 
BOUTIGUIER, lERO, s.m. et f., 
marchand en détail , marchand 
regrattier . 
BOUTINGANSO , s. f., médica- 
ment, article de pharmacie. 
BOUTINO , s.f., bottine , petite 

botte. 
BOUTIS , s. m. , boutis , piqûre 

à l'aiguille. 
BOUTIS, ISSO, adj., cotonné, ée, 
parlant de certaines racines 
potagères. 
BOUTÔ , s. f. , tonneau, gros 
vaisseau de bois dans lequel 
on conserve le vin , et l'on 
transporte l'huile ; boute , vais- 
seau dans lequel jon conserve 



BOU M5 97 ^^ 

l'eau pour boire ; Ixirrique dans 
laquelle on conserve le tabac ; 
V. /Joutas. 

ÎJOLTO-EN-TRIN , S. m., boule- 
on-train , celui qui met en 
train. 

BoLTO-Fi ECU , s. m., boute-feu , 
celui qui excite une querelle. 

ROUTOUN , s. masc. , bouton, 
bourgeon , germe des arbres -, 
fleur non encore épanouie ; 
petit rond de métal , d'os ou 
de bois pour a Itacber ensemble 
les parties d'un vêtement ; tout 
ce qui en a la forme ; bouton , 
bulbe , élevurc sur la peau ; 
moyeu d'une roue de charrette 
ou de voiture. 

BOUTOUNAR, v. act. et pron., 
boutonner son habit, se bou- 
lonner , passer les boutons ; 
V. n., aboutir, se couvrir de 
boutons , parlant des arbres. 

BOlîTOUNAÏ, ADO, adj., se 
dit de celui ou de celle qui 
cache bien ses desseins , qui 
sait dissimuler. ^ 

BOllïqUMEKO , s. fém., bou- 
tonnière , ouverture dans la- 
quelle on passe un bouton. 

BOUTIIRO , s. fém. , bouture , 
branche que l'on fiche en terre 
pour lui faire prendre racine. 

BOIIVEIROOU , V. Bleveirooti. 

BOUVET, s. m., bouvet, sorte 
d'outil de menuisier; inseicte 
qui dévore les prés . 

BOUVINO , V. Douhino. 

BOUVOIIN, s.m., on ne l'emploie 
que dans celte phrase : Anar 
(le hoHTonn , marcher courbé , 
aller le corps baissé , se coucher 
sur le ventre. 

BOU YEO U , s . masc . , boya u , 
conduit sinueux des excré- 
ments; conduit de cuir pour 
l'eau ou le vin ; lîeU long et 
étroit. , 

BOUZAR. v. BoHJarrar. 



BRA 

BOVIRE , s. masc. , nigaud , bon 
enfant. 

BRAC , ACO , s.m. et f., braque, 
un étourdi. 

BRACO , s.f., chienne, femelle 
du chien. — S. m., braque, 
sorte de chien de chasse. 

BRACOUNAR, y. n. , braconner . 
chasser furtivement sur les 
terres d'autrui. 

BRACOUMER , s.m., braconnier, 
celui qui braconne. 

BRAGOS, s. f. plur., braque, 
drague , corde pour retenir un 
canon. Bragos dooxi bras , dor- 
mant d'une manœuvre. 

BRAGOUL,OUA, s. m. et f. 
et adject.. sale, mal propre, 
couvert de taches sur sa peau , 
s(m vêtement ousur son travail. 

BRAGOUN ou dragouN , é; ;«. , 
globulaire (plante). > 

BRAGUETIAN ou bragteto , 
s.m. , bateleur , qui monte sur 
des tréteaux [)our amuser le 
public ; marchand d'orviatan , 
marchand de remède , dentiste 
de place. 

BRAt^.UETTO , Plaire hragueto , 
s. f . , faire le bateleur. 

BRATLLADO, subst. f., plein 
la culolte. — Ah fig., ^âiidc 
lassitude. 

BRAÎLLATRE , ARELLO , s. m. 
et f., braillard, arde , brailleur, 
cuse , qui fait grand bruit en 
parlant , qui crie beaucoup et 
mal à propos . 

BRAILLAR , v. ileùt. , brailler . 
crier , parler beaucoup et mal 
à propos. 

BRAILLASSI , s. m. , qui perd 
la culotte , celui dont la culotte 
descend au-dessous de la cein- 
ture. 

BRATLLETl , v. Brailldssi. 

BRATLLEÏO, s.f., petite culotté; 
fente ati-devdnt de la culotte. 



m\ 



im- 98 -^^ 



imA 



BRÂILLIKR , subst. m. , brayer, 
ceinturon à poche pour porter 
une bannière , un drapeau ; 
braie , sorte de poche qu'on 
met au derrière des petits en- 
fants ; V. Brnillassi. 
RRAILLO , s. f. , culotte , vête- 
ment qui couvre depuis la 
ceinture jusqu'aux genoux. 
WIAILLOUN, s. m., la moitié 

d'une culotte. 
BRAILLOURIEU , \. BraUlasn. 
BRAM , s. masc. , cri , effort de 

la voix. 
BRAMADIS , ISSO , s. m. et f. , 

grand cri , criaillerie. 
BRAM AIRE , ARELLO , s. ra. et 
fém. , brailleup,, .gueulard , 
criailleur. 
BRAMAR^ v.n., brailler, braire, 
parlant d'un àne , et au fii;. 
parlant des personnes. On dit 
aussi , crier , gueuler. 
BRAiME , v. Bramadis. 
BRAMO , s. f. , brame ou brème, 
poisson d'eau douce; cresson 
d'eau ou de fontaine. 
Bramo-fa>' , s. m . , cresson sau- 
vage (plante); \. Maon-flen. 
Bramo-pan , s. masc. , affamé , 

vorace , goulu, gaslroraaue. 
Bramo-vaqi o , s. f . , colchique 

d'automne (plante). . , 

BRAISCADO , s. f . , banc d'une 
. galère auquel l'on attache les 
forçats; quantité de fruits qui 
se trouve à la même branche . 
BRATS'CAGE, s. m., branchage, 
les branches d'un arbre ; bras 
des melons, pastèques .et con- 
combres , etc. -, , . ,, 
BRÂTsCAN , s. m. , brancard , 
bras d'une charrette , d'une 
voiture. 
BRANCASSI , nom prqpre d'iipça- 

ine , Pancrace . ' '. ; j j y A ' ■ 
BRANCUT , UDO , adj^, fcranchù, 
ue, qui a beaucoup de branches. 
BRANDADO, s. f., branlement. 



agitation , remuement , se- 
cousse ; v. Branlado. 
BRANDAMENÏ, subst. masc, 

branlement, remuement. 
BRANDAR, v. act, , branler, 
remuer , mouvoir , bouger ; 
bûcher la tète ; n'être pas so- 
lide au poste ; v.pr., se bran- 
diller; y.n., locher, le fer du 
cheval ou la dent loche. 
BRAÎSDEGEAR , v. n., mettre le 

feu à la cheminée. 
BRANDIUM , s. m. , mauvais 
cuisinier. 

RRAXnO , s. f., branle ou hamac, 
lit des matelots ; cloison , mu- 
raille de division mince , en 
bois ou en bâtisse. 

BRANDOII , s. m. , branle en 
rond ; balancement ou rangage 
d'un vaisseau. 

BRANDOULAR ou bra>dollïau, 
V. n. et pr., brandiller ; so 
dandiner , se balancer. 

BRANDOUN, s. m., guidon d'une 
procession , d'une compagnie 
de soldats ; brandon , paille 
tortillée à un bâton, servant 
d'indice. 

BRANDOUNAR, v. act., bran- 
donner , planter des brandons 
dans un champ saisi. 

BRANLAR , V. Brandar. 

BilANLADO , s. f., brandade, 
ragoût de merluche fiiit avec 
de l'huile et de l'ail. 

BRANLO , V. Brando. ,,, 

BRANQUETTO , s. f . , petite 
branche, petite huche. 

BRANQUO , s. f . , branche , jet 
de bois, bras du tronc d'un 
arbre , branche d'un flambeau 
à girandole, bras d'une rivière, 
etc. etc. 

BRANTADOU , v. Halançadou. 

BRANTAR, v. Brandar. 

BRAOU, s. m., taureau, le mâle 
de la vache . 

BRAQITAR, V. act., braq^ier. 



BRA 



■35© 09 ^ 



BRE 



mirer un canon , un mortier , 
une lunette. 

BRAS, s. ra., bras , partie du 
corps qui descend de l'épaule 
à la main ; mère du rodct ou 
de la roue d'un moulin ; timon 
d'une charrette , etc. 

BRASAR , V. n. , braser , souder 
une pièce au feu. 

BRASCO,v. Coiiradouiro. 

BRASIER , s. m. , brasier , quan- 
tité de braise. 

BRASŒRO , s. f . , braisicr , 
bassin de métal où l'on met de 
la braise. 

BRASILLAR , v. n. , éparpiller 
la braise. 

BRASO , s. l'ém., braise; char- 
bons ardcnis. 

BRASSADEOU, v. Chaou 

BRASSAHO, s. fém., crabrasse- 
ment , baiser que l'on fait en 
se pressant entre les bras ; 
brassée , autant que les deux 
bras peuvent contenir ; brasse , 
mesure des marins. 

BHASSADOU . v fJrassaric. 

BRASSAOU, s. m., brassard, 
sorte de gant en bois pour 
jouer au ballon. 

BRASSAR , V. a., brasser, remuer 
à force de bras. 

BRASSARIE. s. f . , brasserie, 
lieu où l'on fait la bière. 

BRASSEC.EAR, v.n., gesticuler, 
agiter les bras en parlant ; 
tendre les bras pour tâcher 
d'accrocher quelque chose. 

BRASSELET, s. m., bracelet, 
ornement que les femmes por- 
ten t au bras. 

BRASSETO (en3,^p: i.) sous le 
bras l'un de l'auffe. 

BRASSIERO, s. f., bras d'une 
rivière. ', 

BRASSO , s. f. , brasse , mesure 
de cinq à six pieds ; bras, cor- 
dap:p amarrée ail boni «1(» lo 



vergue pour la gouverner sui- 
vant le vent. 

BRASSUR, USO, s. m. et fém., 
brasseur , euse , celui , celle qui 
fait la bière ou qui la vend en 
gros. 

BRAVACIIOU , s.m. , bravache , 
faux brave , fanfaron. 

BRAVADAIRE, s. m., celui qui 
participe à faire des décharges 
de mousqueterie dans une fèto 
patronale. 

BRAVADAR ou bravadiau , v.n., 
faire des décharges de mous- 
quetèries. 

BRAVADO , s. f., bravade , action 
de braver quelqu'un ; fête pa- 
tronale accompagnée de dé- 
charges de mousqueterie et 

- de certains jeux qui ont rapport 
à l'histoire du lieu. 

BRAVAMEXT , adv. , beaucoup , 
en quantité 5 ayec l)tàvtratie ; 
habilement. ■■■■'■■' 

BRAVAR , V. a., braver, affronter, 
ne pas craindre. 

BRAVE , AVO, g. ctadj. , brave, 
vaillant , courageux ; gros , 
grand, vigoureux; honnête, 
sage , gentil , illo. 

BRAVET , ETÏO , adj., diminutif 
de Brave. ' ' •■ ' '- 

BRAVO , interjéè^:V'î)ràvo ! fort 
bien, à merveille. 

BRAVO 11 RO , s. fém. , bravoure , 
fermeté éclatante. 

RRAVASSO,v. Braillassi. 

BRxVYER, s. m., bandage pour 
les hernieux. 

BRAVETTO , v. Brailleito. 

BRAVO , V. Braillo. 

BRECHO , s, f. , brèche , ouver- 
ture faite à une clôture , à un 
mur , à un rempart. — Fig. , 
tort , dommage ; brèche , sort» 
de marbre. 

BREGAND, V. Brigand. 

BRF.frAXDAGE . y. Brigandage. 



IJRE 



^ 100 •<^ 



«RI 



BREGÂR , V. a., frapper , rosser 

quelqu'un; briser, maquer le 

chanvre , le lin. 
BREGO , s.f., lèvre , bord, partie 

extérieure de la bouche ; voyez 

Bregouiro . 

BREGOUIRO ou BREGOUARO,S.f., 

Bregoun , s. f . , raaque , broie 
ou brisoir, instrument pour 
briser et teiller le chanvre. — 
Au fig. , les dents , la mâchoire. 

BREGOULEGEAR , v. act., {gri- 
gnoter , manger à chaque ins- 
tant des friandises. 

BREGOLINAR , bregouirar ou 
BREGAR , V. act. , maquer le 
chanvre, le lin. — Fig., manger 
avec bon appétit. 

BREGUETIAN , bragi eti ou bre- 
GUETiN , s. masc, charlatan , 
marchand d'orviétan , celui qui 
vend des remèdes sur une place 
publique. 

BREGUETO , s. f. , rôle du char- 
latan ; petite lèvre. 

BREGUIERO , v. Brussiero. 

BREIDO, V. Z?n(/o. 

BREIDOUN, V. Bridoun. 

BREIGO, s. f., parcelle, brin 
d'une chose ; un pou , pas beau- 
coup ; bribes de pain. 

BREIME , V. Brume. 

BRELOQUO , s. fém., breloque , 
bijoux suspendus à un cordon 
de montre j batterie de tam- 
bour. 

BREN , s. m. , berceau , première 
couche d'un enfant 3 son, partie 
grossière du blé. 

BREQUAR, V. n., broncher, 
faire un faux pas ; v. a. , ébré- 
cher , faire une brèche à un 
instrument tranchant. 

BREQUO , V. Dequo. 

BRES , s. m., berceau, lit d'un 
enfant nouveau-né. 

BRESCAN, y.Brcsquo. 

BRESQUO , s.f., gaufre , rayon 
de miel , gâteau de miel ; bres- 



que , les as et les dix au jeu 
de carte appelé le mariage. 

BRESSAIRE , ARELLO , s. m. 
et f. , celui, celle qui remue 
un berceau pour endormir un 
enfant. 

BRESSAR ou brensar , v. act., 
bercer , remuer le berceau d'un 
enfant. 

BRESSIERO , s. f. , table ou pieds 
en bois pour supporter le ber- 
ceau d'un enfant. 

BRET , TO , adj. , bègue , qui a 
jMiine à parler. 

BRETELLO,-v. Bricolo. 

BRETOUN , NO ,\.Bletoun , brel. 

BRF.TOUNEGEAMENT , s. m. , 
bégaiement, diiBcultéde parler. 

BRETOUNEGEAR , v. n. , bé- 
gayer, articuler mal les mots, 
répéter souvent les mêmes syl- 
labes. 

BREVET , s. ra., brevet , expé- 
dition non scellée, acte sous 
seing privé, etc. 

BREVËTAR, v. a., breveter, 
donner , accorder un brevet. 

BREVIARI , s. m. , bréviaire , 
livre d'église. 

BRI, V. Brieou , saveou. 

BRTA , V. n. , dépouiller le liège 
de sa partie raboteuse. 

BRIC-EN-BROC , adv., se prendre 
de grippe , être toujours eu 
contestation. 

BRICK , s. m., brick, petit navire 
armé . 

BRICOLO, s. f., bretelle, tissu 
pour soutenir la culotte ou le 
jupon; longe de cuir dont se 
î^erveut certains porteurs. — 
Au jeu de paume et de billard, 
bricole , est lorsque la balle 
frappe au mur ou que la bille 
donne contre la bande. Aller 
par bricole, c'est aller indi^ 
rectement. 

BRICOUALO , s. fém. , besace , 
panetière . 



BRI 



«5 101 



BRI 



BRIGOULAR , v. n. , hiicoulcr , 

jouer de bricole. 
BRID , DO , adject. , trempé , ëe, 

imbibé d'eau ; qui a reçu une 

ondée. 
BRIDAR ou BREiDAR , V. act., 

brider , mettre une bride ; 

serrer étroitement. — Au lig., 

ôler à quelqu'un la fatuité de 

se dédire. 
BRIDEOU , V. Brid. 
BRIDIER, s. m., bridier . ouvrier 

qui tait des brides. 
BRIDISSURO , s.f . , trancbe-file , 

petite ebaînette do lil blanc que 

l'on fait sur les brides , les 

selles , etc. 
BRIDO , subst. f. , bride , partie 

du barnais des bêles de somme ; 

arrêt , se dit de plusieurs points 

que les couturiers font à l'ex- 
trémité d'une ouverture ; archet 

est l'étui d'une faucille. 
BRIDOUN , s. m. , bridou , bride 

légère sans branches , petit 

mors brisé. 
BRIEOU, s. m., recoupe, ce 

qui s'emporte des pierres en 

les taillant. 
BRIFFAR , V. Braffar. 
BRIFFAOUD , DO , s. m. et f., 

grand mangeur. 
BRIFFO-SAOUSSO , s. raasc, 

grippe-sauce , galavard , goulu. 
BRIGADEOU ou brigaxdeou , 

s. m. , grumeau qui se fait dans 

la bouillie ou dans la colle de 

farine; la bouillie elle-même. 
BRIGADIER, s. m., brigadier, 

sous-officier qui commande une 

brigade. 
BRIGADO, s. fém., brigade, 

troupe de cavalerie sous un 

même chef; poste de quatre à 

cinq gendarmes. 
BRIGAND , s. m. , brigand , 

voleur sur les grands chemins ; 

soldat révolté. 
BRIGANDAGE, subst. m. . bri- 



gandage , vol sur le grand che- 
min ; déprédation , mauvaise 
administration, gaspillage. 

BRIGARjV.a., briguer, recher- 
cher par brigue ; égruger ; 
passer quelque chose à l'égru- 
geoir. 

BRIGNOLO , s. f., brignole , sorte 
de prune sèche qui vient de 
Brignoles, ville de Provence. 

BRIGO, s. f, , brigue, poursuite 
vive qu'on fait par le moyen 
de plusieurs i>ersonnes pour 
obtenir quelque chose; voyez 
Brcigo. 

BRIGOULIER, s. m., micocou- 
lier , (arbre). 

BRÎGOLXO , s. f. , micocoulon , 
fruit du micocoulier. 

BRIGUEÏO, s. f., diminutif de 
Brigo , très- petit morceau ; 
machemovurc , est le débri des 
galettes. 

BRILLANDO, s.f., brillante, 
sorte de constellation ; les trois 
premiers jours d'avril. 

BRILLANT , s. m., brillant , 
éclat, lustre; diamant taillé à 
facettes dessus et dessous. 

BRILLANT , 10, adj., brillant , 
ante , qui a de l'éclat , qui brille. 

BRILLAR , V. n. , briller, jeter 
une lumière étincelante ; avoir 
de l'éclat ; avoir de l'esprit dans 
son raisonnement ; essuyer du 
beau temps; être victorieux. 

BRIMBALAR, v. act., branler 
de côté et d'autre ; brimbaler , 
agiter par une branle réitérée , 
principalement les cloches. 

BRIMBALO , s. fém. , brimbale , 
levier d'une pompe. 

BRIMBORIUM, s. m., brimbo- 
rion , colifichet , babiole ; chose 
facile. 

BRIN, s. m., brin, ce qu'une 
graine pousse d'abord hors 
de terre ; premier jet d'un 
végétal , etr . ; chose menue , 



iU . . 



BRO «© 102 i» 

longue et flueltc. 

BRINDAIRE, s. m., hottenr, celui 
qui porte la hotte ; les ferblan- 
tiers ambulants et autres. 

BRINDO, s. f., hotte, sorte de 
panier qu'on porte sur le dos 
à l'aide de bretelles. " ',' 

BRIIVDOU , s. m . , brinde , toast , 
santé, ce que l'on boit à la 
santé. 

BRIIVO , s. f., bruine . petite pluie 
très- froide. 

BRIOCHO, s. f., brioche, espèce 
de jjâteau. 

BROUINO, V. Aouhovh. 

BRIQUET, s. m. , briquet, petite 
pièce de fer qui sert û tirer 
du feu d'une pierre ; petit sabre 
de fantassin ; peson , crochet , 
petite balance; corruption de 
bourriquet , nom d'un méchant 
sujet. 

BRIQUO , s. fém. , brique , sorte 
de carreau en terre de forme 
carré-long. On s'en sert pour 
les ouvertures des portes et 
fenêtres, ou pour paver' les 
quais , etc. 

BRlQUOïJ,v. Escaou faire. 

BRIS , ISSO , V. Brid, ido. 

BRISARELLO , s. f. , poire c^a- 
moisine. 

ERISO , s. f. , grosse carde pour 
la laine ; petits vents frais et 
périodiques ; v . Breigo . 

BRISUR ou BUÏSAiRE , s. m., gros 
mangeur. 

BROCliO, s. f., broche; se dit 
des outils longs et menus qui 
servent à soutenir certaines 
choses qu'ils traversent; voyez 
Jste. j 

BROCOLI , s. raf br(jcoli^ sOrle 
de choux. 



BRO 



BROQUO, s. f. , Het 'd'tik 'aVÎjre 
nouvellement planté ; bouture, 
marcotte pour greffer un arbre ; 
gluau pour prendredcs oiseaux; 
Baguette déyinaloifp ; broche 



qui entre dans une fiche à la 
française ; pince en fer pour 
cordier. Marrido hroco , mau- 
vais garnement, personne ou 
chose de peu de valeur. 
BROSSO, s. fém. , brosse, plan- 
che garnie de faisceaux do 

crin , etc. , pour nettoyer ; gros 

])inceau . 
BROU , s. m . , brin d'une plante ; 

sommité d'une branche; trochet 

de fruits; bouquet de fleurs 

tenant au même brin. 
BROUA, s.f , touffed'arbrisscaux, 

arbustes , aubépines, paliures , 

etc. , etc. 
BROUCADOU, s. m., brochoir, 

marteau propre à ferrer les 

chevaux. 
BROUGAÎSTAR, v. act. et n., 

brocanter , acheter , vendre , 

tro(}uer. 
BROUC ANTUR , USO , s. m . et f. , 

brocanteur , euse , celui , celle 

qui brocante. 
BROUCARl) , s. m. , brocard , 

étoffe précieuse; raillerie gros- 
sière , maligne, insultante. 
BROUC A TELLO, s.f., broca telle, 

sorte d'étoffe pour meubles. 
BROUCHAUO , s. f. , brochée , 

quantité de viande ou d'oiseaux 

qu'on fait rôtir à une broche. 
BROUCIIAGE , s. m. , brochure , 

action de brocher des livres. 
BROUCÎIAR, V. a., brocher, 

nuancer des objets de plusieurs 

couleurs sur une étoffe ; brocher 

un liv re , le coudre et le couvrir 

de papier. 
BROUCIIET, s. m., brochet, 

sorte de poisson de rivière. 
BROUCllETADO, v. Brourhado. 
BROUCIIEÏO , s. f. , brochette , 

petite broche ; viande ou petits 

oiseaux qu'elle contient. 
BROUCHUR , USO , s. m. et f . , 

relui , celle dont le métier est 

de brocher les livres = 



BRO *» 103 

BROUCHURO , s. f . , brochure , 
livre broché . 

BROUDAR, V. a., broder, faire 
de la broderie. — Fijç., mentir, 
embellir ce qu'on dit en y ajou- 
tant du sien. 

BROUDARÏE, s. f. , broderie , 
ouvra!2,e brodé, action de broder. 

BROUDUR,USO, s. m. et f., 
brodeur , brodeuse , celui , 
celle qui brode; menteur qui 
embellit un narré en y ajoutant 
du sien. 

MOUEïTO , s. f. , brouette , 
petit tombereau à une seule 
roue . 

BROLTFAR, v. a., repousser 
avec force et à petites gouttes 
un liquide qu'on a dans la 
bouche ; faire un éclat de rire. 

BROUÏ , s. m. , brouet , bouillon , 
sauce liquide. 

BROUILLADURO , s. féniin. , 
brouillerie , mésintellicfence. 

BROUILLAMINI , subst. m. , 
brouillamini , brouillerie , 
mésintelligence; affaire era- 
brouillée. 

BROUILLAR, v. a., brouiller, 
mettre mal ensemble ; broyer , 
mettre en poudre , réduire en 
pommade ; mettre péle-mèle. 

BROUILLARD , s . m. , brouillard, 
sorte de vapeur dans l'air ; 
brouillon , ce que l'on écrit 
d'abord et qu'on met ensuite 
au net; registre d'un négociant ; 
papier brouillard , papier gris 
sans colle. 

BROUILLARIE , subst. fém. , 
brouillerie . dissention , fâche- 
rie , bouderie, 

BROUILLASSARIE , v. Brouil- 
larie. 

BROUILLIDURO , v. BroulUo. 

BROUILLO, s. fém., fane du blé 
naissant , ainsi que de toutes 
les céréales ; tanne du visage , 
petites taches rousses qui vien- 



ou 
qui 



BRO 

nent sur la peau. 

BROUILLOUN , s.m., brouillon, 
celui qui se plait à brouiller 
le monde ; broyon , molette 
pour broyer les couleurs ou 
l'encre d'un imprimeur ; livre, 
papier sur lequel on écrit se» 
premières idées. 

BROUIRE, V. Broui. 

BROUMET , s. masc. , marmelade 
de viande ou de poissons très- 
cuits ; pâte de poissons corrom- 
pus pour appâter. 

BROUMO , s. fém., gourme de 
cheval , humeur épaisse que 
jette un cheval ; brume 
brouillard dans l'air ; ver 
perce obliquement les bordages 
d'un navire. 

BROUNDKIAÏLLO, v.Z?rounrfj7/o. 

BROUNDILLO , s. f. , broutille , 
brin (lu'on a retranché des 
branches d'un arbre. 

BROUN 1)0, s. fém., bourrée, 
broussaille, élagure d'un arbre; 
rame pour ramer les légumes 
ou pour y faire grimiJcr les 
vers-à-soie. 

BROUNQUADO, s.f., brouchadc, 
fauK pas que fait un cheval. 

BROUiNOUAR , v. Breqmr. 

BROUNZAR, V. act., bronzer, 
appliquer ou donner la couleur 
du bronze ; rendre velouté le 
dessus du maro(}uin. 

BROU-NZE , s. masc. , bronze , 
métal de cuivre, d'élain et de 
zinc. 

BROUNZIR, v. a., brouir , le 
froid ou le soleil brouit les 
fleurs et les jeunes bourgeons ; 
v.n., bruit, silîlemcnt que 
fait la -bajle ou la pierre jetée 
'A\cc forcç. ; " 

BROUQUET, 9. "masc. , broc, 
vaisseau pour recevoir le vin 
ou l'Jmile du pressoir ; tuyau 
qui conduit l'huile dans le broc. 

BROUQUEÏAR , v. a. , mettre un 



BRO 



^S> 104 =<2!§ 



jmu 



fausset à un tonneau , pour en 
tirer une petite quantité du 
liquide qu'il contient. 

BROUQUETO, s. f., brochette 
ou fausset, petite cheville qui 
sert à boucher un petit trou 
qu'on fait à un tonneau ; allu- 
mette , brin de chènevolte sou- 
fré par les deux bouts ; bro- 
quette ^ sorte de petit clou à 
tête pour garnir des meubles , 
des souftlets, etc. 

BROUQUIER , s. m. , lïoisselier, 
ouvrier qui fait des boisseaux , 
des brocs ; etc. 

BROUS, \. Rebrou.':. 

BROUSQUIATRE , s . m. , emporte, 
homme colère. 

BROUSQUIAR , v. n. , s'emporter 
facilement. 

BROUSSAILLO , s.f., broussaille, 
menu bois. 

BROUSSAR, v.a., dosser, par- 
lant des bêtes à cornes qui 
donnent des coups de tête ; 
brosser , frotter avec la brosse ; 
V. n. , tourner , parlant du lait 
ou d'une sauce qui se grumelle. 

BROUSSTN, V. Rebrom. 

BROUSSO , s. f. , sorte de caille- 
botte, à laquelle les provençaux 
donnent le nom de reciiHc en 
attendant qu'il soit adopté par 
l'académie. 

BROUSSOUN , s. m. , tuyau de 
fon taine , de biberon . 

BROUT , V. Brou. 

BROUTAR, V. neut., brouter, 
manger l'extrcmi té des plantes, 
des branches, des bois taillis. 

BROUTAT, ADO , adj., abrouti , 
lie , se dit des bois dont les 
bourgeons ont été détruits par 
les bestiaux. 

BROUTURO , s. fém. , bouture , 
plançon , plan tard que l'on met 
en terre pour lui faire prendre 
racine. 

BROUY AR , V . a . , broyer , réduire 



en poudre , en pommade , sou» 
la (lentj sous la molette ; vovez. 
RrouUtnr. 

BROUYUR , s. masc, broyeur , 
celui qui broie des couleurs. 

BRUC, y.Brugas. 

BRUCH ou BRUT , s. m., bruit, 
tapage , amas de plusieurs sons 
confus ; bourdonnement des 
abeilles , bruissement des 
oreilles , cliquetis des armes , 
hiement des portes , bonne ou 
mauvaise renommée, gazouille- 
ment des oiseaux , aboiement 
des chiens , hurlement des 
loups , rugissement des lions , 
mugi ment des bœufs, croasse- 
ment des grenouilles ou des 
crapauds , grognement des 
pourceaux, murmure des eaux, 
son des cloches ou de la musi- 
que , etc.; démêlé, querelle, 
contestation; sédition, 

BRUG, V. Brugas. 

Bnuc-FER , s. m. , osyris blanc 
(plante). 

BRUGAR,v. act. , flamber une 
volaille , la mettre sur la flamme 
dès qu'elle a été plumée. 

BRUGAS, s. m., bruc, bruse , 
bruyère , arbuste dont on fait 
des balais communs. 

BRULA, V. Rim , rima. 

BRULADURO, s. f., brûlure, 
action de brûler , plaie qui se 
fait par le feu ; incendie. 

BRULANT , ANTO , adj . , brû- 
lant , antc , qui brûle. — Fig. , 
vif, animé, plein de chaleur; 
dévoré par un violent désir. 

BRULAR, v.a. etpr., brûler, 
réduire en cendres. — Au fig., 
enflammer , échauffer ; se brû- 
ler, se consumer. 

BRULAT , ADO , adject. trop 
cuit , calciné , qui a l'odeur du 
brûlé. — Au figuré , cerveau 
brûle. 

BRULOT, s.iil., brûlot, Vî4is.seau 



BRU 



«5 105 ®* 



BRU 



chargé d'arliiice ; bouchée de 
pain jiarnie de poivre. 
BRULOUAR , s.m. , rôtissoire pour 

le café. 
BRULURO, s. fém., brûlure, 
action du feu , sa trace , sa 
marque. 
BRUME , s. m., sparton , corde 
de sparte assez mince ; bruine , 
brunie , brouillard , vapeur de 
l'air. 
BRUN, NO, s. m., f. et adj. , 
couleur brune , tirant sur le 
noir, teinte entre le blond et 
le noir ; brunet, ette , diminu- 
tif de brun , brune , jeune gar- 
çon , jeune UUe de couleur 
brune. 
BRUNELO , s. f. , jument de cou- 
leur grisâtre. 
BRUNIDO , s. f., vase de grés en 

forme do petite jarre. 
BRUNIR , V. a. , brunir , rendre 
brun ; c'est aussi polir un corps, 
le rendre luisant. 
BRUNÏSSOUAR , s. m. , brunis- 
soir , outil propre à brunir. 
BRUYANT , TO , adj . , bruyant , 

ante , qui fait grand bruit. 
RRUSC , s. m., ruche à miel faite 
avec récorce du liège ; vojez 
BrtKfas. 
BRUSCAMBILLO , s. f. , sorte de 
jeu de cartes ; homnic qui prête 
à rire par sa démarche. 
BRUSCAJ^IENÏ , adv., brusque- 
ment , d'une manière brusque. 
BRUSCAR , V. /irusqunr. 
BRUSQUARIE , s. f . , brusquerie, 

action de l'honnne brusque. 
BRUSQUAR , V. act. , brusquer , 
offenser par des jiarolcs rudes , 
incivih»s; brider la superficie 
d'un navire ; se fâcher facile- 
ment. 
BRUSQUE, QUO , adj., brusque, 
prompt, qui s'offense de peu 
de chose, qui parle toujours 
en insultant. 



BRUSQUET , s. m., petite caisse 
en liège , dans laquelle on tient 
les châtaignes bouillies ou le 
sel de cuisine. 

BRUSQUIAR , V. Brusquar. 

BRUSIMENT, s. m., bruisse- 
ment , bruit qu'on entend dans 
les oreilles , dans la tète. 

BRUSIR, V. n., bruire, rendre 
un son confus. 

BRUSSIERO , s.f., champ couvert 
de bruyère. 

BRUSTI , s. m. , barbon dégété, 
plante graminéc dont la racine 
est employée pour faire des 
brosses; vergette, brosse. 

RRUSTIAR, v.a., brosser, ver- 
getter , frotter avec une brosse ; 
brûler l'étoupe avant de gou- 
dronner ce qu'on a calfaté. — • 
Au lig. , gagner l'argent à quel- 
qu'un , le rosser , le rabrouer. 

BRUSTIE, s.m., brosse, vergette. 

BRUT , V. IJruch. 

BRUT , UTO , adject. , sale , mal- 
propre ; brut , ort , poids de la 
marchandise avec son embal- 
lage 5 brut, brute , âpre et 
raboteux , qui n'est pas poli et 
achevé; qui manque de poli- 
tesse. 

BRUTALAMENT, adv. , bruta- 
lement, avec brutalité. 

BRUTALISAR , s. f. , brutaliser , 
traiter quelqu'un avec rudesse, 
avec brutalité. 

BRUTALITA, s. f., brutalité, 
action brutale , vice d'un hom- 
me brutal. 

BRUTAOU, ALO, s.m. et fém. 
et adj . , brutal , aie , féroce , 
emporté , qui tient de la brute. 

BRUTAR, v. a. , salir, enduire 
de malpropreté; salir le raisin 
avec de la chaux ou du plâtre ; 
salir le sel avec du rouge ou du 
noir. 

BRUTAS , ASSO , adject. , salope , 
malpropre. 

10 



MG 



«© 106 (^ 



BUR 



BRUTICl , s.ra. , saleté , malpro- 
preté , ordure , vilainie ; ex- 
pression obscène. 

BRUTIER, s. m., butor , héron 
paresseux (oiseau aquatique). 

BRUTO-BESTI ou brito , s. f . , 
homme ignorant et grossier , 
une bête 5 brute, animal irrai- 
sonnable. 

BKUSIR , V. a. et n. , ébruiter , 
donner de la publicité ; déman- 
ger , causer des démangeaisons. 

BRYOUINO, subst. f., bryoue, 
couleuvrée, vigne blanche. 

BUAS , s. m., monceau , magot 
d'argent, v. Bue. 

BUBOÙN, V. Douloun. 

BUDEOU, s. m. , boyau, intes- 
tin ; chute du rectum ( indispo- 
sition). 

BUDGET , s. m. , budget , état 
de l'actif et du passif d'une 
grande administration finan- 
cière. 

BUE , s. f. , bouse de bœuf ou 
de vache ; crottin des bêtes de 
somme. 

BUEIRO , s. f. , noise , querelle , 
grabuge. 

BUFFET, s. m., buffet , armoire 
i)our enfermer la vaisselle , le 
linge de table , etc. 

BUFFETAR , v. n. , buffeller , 
fouiller dans le buffet j boire 
au tonneau. 

BUFFETARÏE, subst. f., buffé- 
terie, partie de l'équipement 
du soldat faite en buffle ou en 
cuir. 

BUGADAR , V. act. , lessiver le 
linge ; combuger une barrique 
en l'emplissant d'eau. 

BUGADIER, s. masc, vase de 
grés dans lequel on lessive le 
linge. 

BUGADIERO , s. f. , buanderie , 
local où l'on fait journellement 
la lessive 5 buandière, femme 
qui lessive le linge. 



BUGADO, s. fém., lessive, eau 
chaude faite avec de la cendre 
pour blanchir le linge. Coular 
ou faire la bîigado , lessiver le 
linge. — Fig. , faire une bévue , 
une ànerie, une grande perte. 

BUGADOUN , s. m. , petite quan- 
tité de linge qu'on lessive. 

BUGLO , s. f., bugle, sorte de 
plante. 

BUGLOSSO, subst. f., bugloste , 
(plante). 

BUGNO , voy. Rasquelto. 

BUGO , s. f . , bogue (poisson). 

BUIRO , v. Bneiro. 

BUISSO , s. f . , gros paquet de 
chanvre commun. 

BUISSOUN , s. masc. , buisson , 
touffe d'arbrisseaux sauvages 
et épineux. 

BUJET ou BiJGET , s. m., cloison, 
mur de division. 

BULLETIN, s. m., bulletin, 
petit billet, suffrage par écrit j 
sorte de journal. 

BULLO , s. f . , bulle , expédition 
de lettres du pape ;happelourde, 
chose mauvaiseet qui cependant 
a l'extérieur bon , tel que le 
melon ; c'est une injure , lors- 
qu'on le dit des personnes. 

BULLEGAN ou boulega^ , s.m. , 
poisson de mer ; v. GalUnetto. 

BUOU, sm., bœuf, taureau châtré; 
bouvillon , quand il est jeune. 

BUQUET , s. m. , manche d'un 
gigot; fenton , morceau de bois 
que l'on fixe par un bout dans 
un mur pour soutenir une 
planche, une tablette. 

BURALISTO , s. m. , buraliste , 
celui qui tient un bureau de 
recette, de paiement; débitant 
de tabac, de jwudre salpêtre. 

BURATO , s. f . , bure , burale , 
grosse étoffe de laine. 

BURBO , s. f . , bull>e , oignon des 
fleurs ; tripaille des poissons ; 
fesses des olives. 



BUS 



4£3>- 107 •«* 



BUT 



BURCHOU, s. m-, libage, grosse 
pierre mal taillée qu'on emploie 
dans les fondements d'un édifice. 

liUKEOU, i. m., bureau, lieu 
où se font les rereltes et les 
paiements ; grande table pour 
écrire , pour serrer des papiers ; 
secrétaire. 

BUKETTO , s. f . , petit vase où 
l'on met de l'eau ou du vin 
pour la messe. 

BURIN , s. m., burin , instrument 
d'acier propre à graver. 

BUUINAK , y. a. , buriner , gra- 
ver avec le burin. 

BURLES(^)UE, QUO, adject. , 
burlescjuc , bouffon , plaisant , 
riiible ; extravagant, bizarre, 
outré. 

BURLO, s. f. , tromperie, mo- 
querie , sornette , mensonge , 
l»ourde , conte en l'air. 

BURMI , s. m. , terrain aqueux, 
terre mol i ère. 

BURMOUX, OUSO, OUA, adj., 
y. Mourhoux. 

BURREO ou BiRBEYO, s. fém., 
beurrée, sorte de poire. 

BURRl , s. m., beurre, substance 
grasse que l'on retire du lait. 
Foundrc ou mangear soun 
hitrri , dissijwr son avoir. 

BUSCAIL , s. m. , ]»etil linceul 
qui sert à jwrter du foiuTage 
à un mulet ; v. Bxinraillos. 

BUSCAILLAR, v. n., bucherer , 
ramasser du petit bois. 

BUSCAILLOS , s. fém. pi., ou 
urscAiLS , s. m. pi. , broutilles, 
petites bùcbes. 

BUSQUEILLAR, v. Buscaillar. 

BUSQUETTO, s. f., bûchette, 
petite bûche , petit bois ; touche 
pour faire lire les enfants ou 
pour toucher un âne. Roumpre 
busquetto , rompre la paille , 
se brouiller avec quelqu'un. 



Tirar ei$ btisqucttoa 
la courte paille. 



jouer a 



BUSQUICHELLO , 9. f . . petit 
biscuit qu'on vend collé sur du 
papier blanc. 
BUSQUO, s. f., bûche, partie 
d'une branche coupée , éclat 
de bois que fait un bûcheron ; 
bûchette; brin d'herbe. Levar 
la hiixqxio , poser verticalement 
un tison du feu, ce qui annonce 
la rupture d'un mariage qu'on 
avait accordé. 

BUSSO-DEIS-PALUMS , s. f. . 
busard des marais (oiseau). 

BUST , s. m. , buste, ouvrage do 
sculpture représentant une fi- 
gure humaine qui n'a que la 
tète , les épaules et la poitrine , 
sans bras. 

BUT , s. m. , but , point où l'ott 
vise ; cochonnet des joueurs de 
boulles. De but en blanc , sans 
réflexion. 

BUTADC) , s. f. , secousse , heurt, 
choc ; butée , massif de pierres 
aux deux extrémités d'un pont. 

BUTAR , y. a., pousser rudement j 
]>ousser la jwrte ; buter , sou- 
tenir un mur avec un pilier. 

BUTAREOU, s. m., étrésillon , 
pièce de bois qu'on met entre 
deux murs pour soutenir celui 
qui déverse. 

BUTETO, s. f. , poussette, jeu 
d'enfants qui consiste à pousser 
deux épingles. 

BUTEVO, s.f., contrefort, mur, 
contre-boutant servant d'appui 
à un mur. 

BUTIX , s. m., butin, ce qu'on 
a dans la maison , ce qu'on a 
pris à l'ennemi. 

BUTINAR , y. n., butiner , faire 
du butin. 

BUTENEGEAR, v. Butinar. 

BUTO , s. f . , bute , outil de ma- 
réchal pour couper la corne. 

BiTO-FOi'AKO, s. fém. , défense , 
pièce de bois qui empéclie les 
passants d'approcher contre un 



CAB 



•H® 108 ®* 



CAn 



mur qu'on démolit, ou contre 

un vaisseau , pour empêcher 

l'approche des brûlots. 
BuTO-RODO , s. fém. , boute-roue, 

borne qu'on met au coin des 

rues , au bord des chemins. 
BUTOll , s. m . , au fig. , sot , stu- 

pide, grossier, maladroit. 
BUVABLE , BLO , adj . , buvable, 

potable, qui peut être bu. 
BlIVEIBE , USO , s. m. et fém.^ 



buveur, euse, qui boit bien. 
BUVETROT, s.m.. petit buveur. 
BU VEÎSDO . s . f . , vin de bu vende, 

vin qui vient du pressoir ; breu- 

vajje , boisson. 
BUVENO , s. f. , Jvalar nno bu- 

reno , avaler le bocon. — Fig. . 

avaler un affront. 
BUVOUNIAR, V. n. , buvolter . 

siroter, boire à petits coups et 

à chaque instant. 



C , s. m., troisième lettre d«; l'ai- 1 

pliabet , consonne. 
CABALAIBE , v. Cahalur. 
CABALARjV. n. cabaler , former 

une cal)ale ; intriguer _, tâcher 

de réussir. 
CABALO, s. f. ;, cabale, intrigue , 

complot de plusieurs ])erson- 

Ties ; société ou chambrée de 

plusieurs personnes. 

CAMALURW» EABALAIRE , S. m., 

cabaleur, intrigant, celui qui 
cabale. 
CABA?» , s. m. , manteau de ber- 
ger ou de pêcheur. 
CABANIER , s. m. , celui qui 
cliasse à la pipée , et qui se 
tient dans une petite tonnelle ; 
ie;noTant , sot , niais , slupide. 
CABAlNOjS. f., cabane, petite mai- 
son grossièrement construite ; 
tonnelle , treillage couvert de 
Yerdure ; poste pour faire la 
chasse à la pipée ; chenil , sorte 
d'abri pour les chiens ; atelier 
des vers-à-soie. 
CABANOUN, s. m., cabanon, 
petite cabane mal ou pas du tout 
fermée ; petite tonnelle. 
CABARET, s.m., cabaret, taverne, 
maison où l'on donne à boire e( 
à manger aux gens du commun 
et aux ouvriers : cabaret, pla- 
teau en tôle ou en bois vernis , 



sur lequel on sert des tasses oh 
des verres ; espèce d'aristoloche 
(plante ). 

CABARETIER , TfERO , s. m. et 
f. , cabaretier, tière, celui qui 
tient un cabaret. 

CABAS debouti{jo,s.m. etf..fond 
de boutique o« de magasin. 

CABASSUDO, s. f. , chardon Nô- 
tre-Dame ; artichaut sauvage, 
( plante. ) 

CÀBEDE , s. m., chabot, petit 
poisson d'eau douce qui a la tète 
plus grosse que le restedu corps. 

CABES , s. m. , chevet du lit , le 
côté où l'on met la tète ; traver- 
sin , oreiller long. 

CABESSO , s. f. , caboche , tète -, 
au fig. mémoire, idée , pénétra- 
tion , esprit, jugement. 

CABESTRAN , s. m. cabestan, ma- 
chine qui sert à rouler un cable 
pour enlever de gros fardeaux ; 
c'est une sorte de tour qui se 
trouve sur nu vaisseau, sur un 
moulin à farine ,^ etc. Au lig., 
virarcabestraii, perdre l'esprit, 
devenir fou. 
CABESTBE, s. m. , corde pour la 
poulie d'un fenil, ou pour aug- 
menter l'alonge du licou d'une 
bête de somme qiron attache 
en pleine campagne. 
CABISCOU ov CARisroou, s. m.. 



CAB 



^ 109 «* 



CAB 



Capiscol , doyen dans quelques 
Chapitres. 
CABLAS, s. m. , cabelas, pelil 

palan d'un navire. 
CABLE, s. m. , cable, grosse cor- 
de d'un navire , gros cordon de 
passementier ; traille, grosse 
corde qui traverse une rivière 
pour retenir un bac ; cableau , 
petit cable. 
CABOSSO o\i CABOciio , s. f . , 
tête d'une persoiuie, fain.; clou 
à grosse tète. 
CABOUESSO, s. fèni., ognon , 

bulbe des plantes. 
CABOUILLAK , v. neut. . taller , 
pousser plusieurs tuyaux, plu- 
sieurs tiges,parlantdescéréales. 
CABOUILLO, s. fémin., talle , 
pousse enracinée, rejeton , jet 
au pied d'une plan te de blé, etc. 
CABOUTAGE , s. m., cabotage, 

navigation le long des côtes. 
CABOUTAB, V. neut., caboter, 

naviguer de cote en côte. 
CABOUTLill, s. m., caboteur, 

navigateur le long des côtes. 
CABRAIKO, s. fém. , troupeau 

de chèvres. 
CABUAK (si), v. pr., se cabrer. 
On le dit d'un cheval qui se 
dresse sur ses pieds de derrière. 
— Au fig. , s'ein})orter de dépit, 
s'entêter . se mettre en colère. 
CABKABAOU , s. m., chat-huant, 

oiseau no<*turnc. 
CABBABET, v. Cabraraou. 
CABBEIBET, V. Cabraraou. 
CABREIBETTO, s. f., psoralier 

])itumineu\ (plante). 
CABBETO , s. t., iK'tite chèvre ; 
chevrette , cruche de faïence de 
pharmacie ; chevrette , sorte de 
chenet sans branche. 
CABBID , s. masc, cabri . che- 
vreau, le petit dune chèvre ; 
chèvre , machine composée de 
trois perches liées par le haut, 



et que l'on écarte par le bas , 
pour y suspendre et peser des 
colis , des marchandises , ou 
pour vanner les grains. 
CÂBRÏDAN, s. m. , frelon , sorte 
de mouche qui ressemble à la 
guêpe. 
CABBIDAR, V. u., chevroter. 
Se dit de la chèvre qui fait lo 
chevreau. 
CABBIEK, lEBO , s. m. et fém. . 
chevrier, ière , celui, celle qui 
mène paître des chèvres. 
CABIULLAOU, s.m. , engoulevan , 
tète-chèvre , oiseau nocturne 
dontlechantimite le bellement 
de la chèvre. 
CABBBIE (à), s.m. , à la chèvre- 
morte , se faire porter sur les 
épaules de quelqu'un. 
CABBIOLO, s. fém., cabriole, 
saut léger d'un danseur; saut 
du cheval, en un temps, qui 
montre ses quatre fers. 
CABRIOULAB, vu., faire une 

ou jdusieurs cabrioles. ■ 
CABRIOULET , s. m. , cabriolet , 

voiture lég«Me à deux roues. 
CABBIOULUB, s.m., cabrioleur, 

feseur de cabrioles. 
CABRK/lIN . s.m., chevron, 
pièce de bois sur laquelle ap- 
puveut les tuiles d'une toiture. 
CABRIOLNADO, v. Tnvado. 
CABBIT , V. Cnbrid. 
CABBO . s. f-, chèvre, femelle du 
menon ; épissoir , sabot , tou- 
pin , outii dccordier pour câbler 
le cordage en plusieurs fils ; 
machine de maçon propre à 
élever de lourds fardeaux ; in- 
dispositi(m causée pour avoir 
bu du vin en mangeant du 
raisin fraîchement cueilli. 
Cabro-molto. s. f. , sorte de jeu 

d'enfant. 
CABRORO . s. f., chevreuil , sorte 
de chèvre sauvage. 



CAC s» 1 

CABUU.N , 9. m. , mot collectif 
qui sort à désigner les chèvres 
en péiu'ral. 

CABUDEOU , 9. m., peloton ; fil , 
laine , soie , coton dévidés en 
rond ; manchot sauteur (oiseau). 
Es lourd coumo nti rabudfou , 
il a un grand mal de tète ; il 
e9t un gros lourdaud. 

CABUS, s. m, , provin , marcotte, 
branche de la vigne que l'on 
met dans la terre , afin qu'elle 
y prenne racine et qu'elle y 
forme une autre souche; sou- 
che mère que l'on couche pour 
servir de principale racine à 
plusieurs sarments. Caoulet ou 
coourH cahus , chou pommé 
ou cahus. 

CAlJUSSAll , Y. a., provigncr , 
marcotter la vigne , mettre un 
cep de vigne dans la terre et 
ne laisser sortir (|ue deux ou 
plusieurs sarments. — Au fig. , 
étendre m(ut quelqu'un , le 
tuer , le faire rester sur le 
carreau. 

CAliUSSELAll, V. act. , mettre 
le couvercle, couvrir avec le 
couvercle. — Au iig., inonder 
quelqu'un de la tète aux pieds. 

CAHUSSELO , s. f , couvercle 
d'une marmite, d'une casse- 
role, etc.; culture mal faite à 
la campagne , fraude que le 
paysan fait lorsqu'il n'est pas 
surveillé; lit mal fait, qu'on 
«'a pas ])ris la peine de défaire. 

CAIJUSSEOU, s. m., couvercle 
d'une boîte , d'une tabatière , 
d'un coffre, d'une caisse, d'un 
])étrin. 

CACAÏ, s. m., caca, excrément, 
terme enfantin. 

CACAN , s. m. , homme riche , 
opulent , gros richard ; châtai- 
gne , ce dernier est un terme 
d'enfant. 



10 '^* 



C.4C 



CACARA ou CAStARA , chant de 
la perdrix. 

CACARACA , s. m., chaut du coq : 
co<iuelicot , fleur rouge qui 
ressemble à la tète d'un coq ; 
noix dépouillée de sa coquille , 
parlant puérilement. — Fig., 
stupide , lourdaud. A'.? tm^^aowre 
cacaraca , c'est un pauvre hère, 
un pauvre sire , un p<;lit sujet , 
un mauvais garnement. 

CACARELETO , v. Guingtdsstlo , 
riz de par et s. 

CACARELIAR , v.n., coqueliner, 
se dit du chant du coq. — Au 
fig., crier, babiller, charrer , 
bavarder . 

CACAROUCIIOU , s. m., bout 
de certaines choses. 

CAGASSIAIRE, s. m., acheteur 
de lie d'huile. 

CACASSO, s. f., lie de l'huile , 
sédiment de cette liqueur. 

CAt^AY, s. m., besoin pressant 
de faire ses nécessités; caca, 
excrément humain ; on le dit 
aussi de toute vilainie , saleté , 
malpropreté. 

CACIIADURO , V. Quirhaduro. 

CACIIAR, V. a. et pr., cacher, 
mettre une chose en un endroit 
que personne ne la voie ; se 
cacher , se mettre en un lieu 
qu'on ne puisse vous découvrir. 
Faire cachar Ion froumage ou 
lou froumai , faire afliner le 
fromage . 

CACllAÎ, ADO, adj., dissimulé, 
lée , qui ne fait pas connaître 
sa pensée ; afliné , parlant du 
fromage ; v. Fscoundut , mlo, 

CACllELO , s. f., coup que l'on 
donne avec la pointe du pouce , 
ayant le poignet fermé. 

CACHET, s. m., cachet, petit 
sceau pour les missives, son 
empreinte. Carhcl , pain à ca- 
cheter. 



CAD i^ 111 «^i 

CACHET AR , v. a. , cacheter , 
appliquer le cachet. 

CACllEYO , s. fém. , rhubarbe 
du fromage , v. Bromsin. 

CACIUEUOS, s. f. pi., caresses, 
flatteries. 

CACIIIMBAOU, 9. m., pipe de 
marin. 

CACUO , s. f . , cache , lieu où l'on 
cache ce qu'on ne veut pas qu'il 
goit vu ou trouvé. E$(ar cacho, 
demeurer caché , paisible , re- 
tiré. 

CACHOFLO ou CAUCHOFLO, s. f., 
artichaut, fruit du Cachoufflier 
ou JrtichaUfr. 
CACnO-l'UECU, s. m., soir de la 
veille de Noël ; collation de ce 
soir ; grosse bûche qu'on met 
au feu et qui doit durer pendant 
les trois fêtes qui suivent; feu 
de joie qu'on fait à cette occa- 
sion. 
Caciio-t5trado , s . fém . , cache- 
en trée , pièce de fer qui couvre 
l'entrée d'une serrure. 
Caciio-maillo , voj. Argtntino. 
Cacho-hlskou , s. maso. , i)etit 

biscuit léger et délicat. 
CACHOT , s. m., cachot, lieu d'une 
prison , étroit , bas et obscur. 
GACHOUFLIEK, s. m., plant 

d'artichaut. 
CACHOUULIAR , v. act. , cajoler, 

faire la patte de velours. 
CACO ou CAQL'O , s. fém., lie de 
l'huile, sédiment que cette li- 
queur dépose dans les jarres. 
CACOFOUME, s.f., cacophonie, 
rencontre de sons de voix , 
d'instruments discords. 
CADABRE , s.m. , cadavre , corps 
mort. — Fig., corps languis- 
sant. Tirassar souii cadahrc , 
traîner sa vie languissante. 
Lomj cadahre , personne d'une 
hauteslatme, pàleet décharnée. 
CAD AI, s. m., chas, colle de 



CAD 

pain ou de farine pour les tis- 
serands. 

CADANÇAR , v. n., cadencer , 
faire des cadences. 

CADA>T.O , s. f. , cadence , me- 
sure du son qui règle la danse. 

CxVUAOULAR , V. a. , fermer une 
porte au loquet. 

CADAOULO , s.f., cadole, lotpiet, 
fermeture simple qui s'élève 
au moyen d'une jK^tite bascule. 
— Fig., serrure ou personne 
toute détraquée. 

CADASTRE, s. masc, cadastre , 
registre qui contient la qualité, 
l'estimation et l'étendue de cha- 
que immeuble. 

GADE , s. m. , genévrier oxindre 
ou grand genévrier (arbrisseau); 
])ron. indéfini, chaque. 

CADElilOU , CADKmou , cade- 
DiENO , juron qui revient au 
pardieu des Français*. 

CADEIRAIRE. s. m., tourneur 
ou fabricant de chaises. 

CADEIKAN, V. C«deiraire. 

CADEIRETO , s.f. , i)etite chais»; 
pour enfant. 

CADELADO , ». f., laitée, portée, 
ventrée d'une chienne. 

CADELAR , V. n. , chienner , 
mettre bas, parlantdcschienne». 

CADELAS , s. m. , jeune et gros 
chien. — Fig. , blanc-bec , jeune 
garçon , grand pour son âge. 

CADELO ou CAUEXELLO , s. L, 

calandre , charanson , ver qui 
ronge les blés. 

CADELOUN, s. m., diminutif 
de Cadeou, 

CADENAOU , s.m., cadéoas , 
j)ctite serrure mobile et porta- 
tive. 

CADENAR , V. Encadenar. 

CAJŒNEELO , s. fém. , graines . 
baies du grand genévrier ; lieu 
])lanté de cet arbrisseau. 

CADENEÏO, s. f., chaînette, 



CAJ) 



^^ 112 ^'^ 



CAF 



petite cbaiiie: tresse de cheveux. 

CADEiN'O , s. f. , chaîne, suite 

de plusieurs chaînons entrelacés 

les uns dans les autres ; épine 

du dos des animaux ; mamelle, 

petite chaîne qui lien t au collier 

des chevaux de charrette ; alga- 

non , chaîne qu'on met aux 

forçats; chaîne de til qui reçoit 

la tissure, etc. 

CADEîSOUN ! interject., est- il 

possihle. — Adv., certainement. 

CADEOU , s. niasc, jeune chien, 

jeune garçon ; vomissure d'un 

ivrogne ; matière crasse qui 

tient au-dessus des tonnes d'un 

moulin à huile. 

CADET, CADETO, s. m. etféni., 

cadet, cadette, puiné, celui, 

celle qui est né après un autre. 

CADETO , s. f . , cadette , petite 

queue de hillard. 
CADIEHO , s. f . , chaise pour 

s'asseoir; chaire à prêcher. 
CADIS , s. m. , cadis , sorte 
d'étoffe commune pour vêle- 
ment de paysan. 
CADIT ou CANDiT, iDO , adject., 
candi, stupéfait, tout étonné, 
émerveillé, ébahi, etc. 
CADOT , s. masc. , cadeau , pré- 
sent , don. 
CADRAN, s. m., cadran, surface 
divisée par heures ; horloge so- 
laire. 
CADKAR , v. u. et a. , cadrer , 
avoir de la convenance , du 
rapport, assortir ; cadrer, faire 
un carré proportionné. 
CADRAT, s. m., morceau de 
caractère servant à l'usage des 
imprimeurs. 
CADRE , s. m. , cadre , bordure 
qu'on met autour d'un tableau, 
d'un miroir, etc. 
CADUC , UQUO , adject. , caduc , 
uque, vieux, cassé. Maou ru- 
dtic,tt\n\ caduc , épilepsie . liant 
mal. 



CADUCITA , s. f., caducité, état 
d'un homme caduc. 

CADUN, IJXO, pron. indéfini, 
chacun, chacune. 

CAFARD, V lJi(joL 

CAFARDARIE , s. f . , cafarderie , 
cafardise, caractère, astuce de 
l'hvpocrite , du cafard. 

CAFÀRDEOU, diminutif du mot 
Cafard. 

CAFET, s. m., café, graine du 
cafier ; boisson faite a*'ec cette 
graine ; local dans lequel on 
donne à boire du café et autres 
boisson». 

CAFETIER, IERO,s. m. et f. , 
cafier, arbre qui produit le café; 
cafière , lieu planté de cafier ; 
cafetier, ière, celui , celle qui 
tient café. 

CAFETIERO , s. f. , cafetière , 
pot dans lequel on fait infuser 
du café. 

CAFIR, V. act., remplir, rendre 
plein, presser, serrer. Il si- 
gnifie aussi gorger de viande , 
de boisson, de richesse. Dévorer 
par les vers , les insectes , en 
fourmiller. 

CAFORNO ou CAFOuciiou , voyez 
Cafourno. 

CAFOURINEIAR ou cafourma» . 
V. n. , fouiller dans tous les 
enfoncements. 

CAFOURNO, s. f., enfoncement, 
coin , lieu retiré d'uue maison , 
lieu étroit, cachette, petit ca- 
binet i)eu éclairé , antre (ju 
crevasse d'un rocher , etc. 

CAFOURNUT , UDO, adj., creux, 
creuse , profond , enfoncé . 
étroit , serré, etc. 

CAFUECH , s. masc, chenet, 
ustensile de cheminée, sur le- 
quel on met le bois à brûler ; 
landier, est celui sur le mon- 
tant duquel on peut placer une 
assiette ; chev relie , est celui 
sans montant , ou qui n'a 



CAG 



M> 113 <s* 



CAIÏ 



fHr»inc pomme -, marmouset, est 
relui qui a pour ornement une 
fig;ure Inimaine ou d'animal ; 
feux, ne se dit que de l'orne- 
ment en cuivre ou en bronze ; 
liàtier et contre-hiUier , ne sert 
qu'aux grandes cuisines j voy. 
Astirro. 

r. VGA DO , s. f., cacade , l>évue . 
équipée , fausse spéculation , 
imprudence , lâcheté. 

CAGADOU, s. masc, latrine . 
lieu d'aisance. — Fig., maison 
mal entretenue, ruine, masure. 

CAGADURO, s. fém.. chiure de 
mouches, piqûre de puces. 

CAGAGNO,s. f., diarrhée, dé- 
voiement , courante, flux de 
ventre. — Au fig. . hichelc* , 
elfroi , grande peur. 

CAGAIUE , AUELLO . s.m. el f.. 
chienr, euse^, qui chic 

(.AGANDRE , v. Cafjandrl. 

CAGANDRIjS.m., culot ,'k der- 
nier sorti de l'œuf ou du nid ; 
le dernier né d'une famille: 
par extension , le dernier venu, 
celui qui (M'cupe la queue des 
classes, de la promenade, trunc 
course , etc. 

GAGAR , v. n. , chier . ivndro 
les gros excréments ; il est i>lus 
lionnéte dédire : aller à la selle, 
aux lieux, faire ses nécessités. 
Cagar , éhoulcv . parlant d'un 
mur ou d'un terrain qui s'é- 
boule ; fusée , bobine , volue . 
loupic^dont le iil n'a pas ét<'' 
pelotonné assez serré, et qui 
s'élMtule. 

(lAGARKL . s. masc. , mandole , 
'poisson '). 

CÀGAREI.KTO . s.f,, morcHrwle, 
plante qui vient sur h's murs ! 
et dont la feuille a la forme 
d'un champignon, et le fruit , 
du grain de riz. 

CAGARIJ.O, subsl.fém. , lieux 
d'aisance, lalriiuvlieux: femme 



qui chie , chieuse ; diarrhée , 
foire ; V. Cagarel. 

CAGIER , s. m. , cahier, feuilles 
de papiers réunies et fixées. 

CAGNAR, s. masc, . abri, lieu 
bien exposé au soleil et abrité 
des vents. 

GAGNARDTSO, s. fém., paresse , 
fainéantise. 

GAGMN, TNO . adj., malicieux , 
taquin dans ses propos jaloux , 
poussés jusqu'à l'injure. Gain, 
celui qui possède les vices de ce 
fils d'Adam , meurtrier de son 
propre frère. Cngnhi , se dit 
aussi du temps froid à cause 
d'un petit vent qui perce et 
de la bruine ou verglas qu'il 
donne. 

C.VGXO , s. f . , langueur, noncha- 
lance, bâillement, malaise occa- 
sionné par les fortes chaleurs 
el qui ùte l'envie de travailler^ 
outil <le tonnelier qui sert À 
tenir les. cercles. 

GAGNOUX , OUA , adj., cag^neux, 
cagneuse . 

CAGO-NIS ou MOU . voy. Ca- 
(jrnulrL 

GAGOSANG "" tAcosANCp, s.m. 
et f . , disscnterie , flux de sang. 

GAGOT , OTO , adj; , cagot , ote , 
faux dévot, hvpocrite. 

GAt'.OXROÛAS m r.i loi s, s. m., 
tronc ou trognon d'un chou. 

G.VGOUTARIE . s. f. , cagoterie , 
action, manière d'agir du cagot ; 
cigolismç, caractère, esprit, 
poisée du cagot. 

CAGUEGNO , s.f., épreinte , 
besoin de faire ses nécessités. 

CAHOUTAMENT , ». m. , cahot , 
saut d'une charrette ou d'une 
voilure; cabotage, mouTement 
cau.^e par les cahots. 

G AllOUTAR , V . a . et n , , cahoter, 
causer des cahots on en éprou- 
ver. 



Il 



CM 



5-S> 1 l 1 «Si< 



CAÎT 



CAilUTTO , s. f . , cyliulte , petite 
loge;hulte,cabane,maisoimette. 

CAI , s. m., balle de l'avoine, 
sorte d'épi qui ne j)roduit pas 
de grain et qui pique les \ élé- 
ments, V. Cailla. 

CAIKOU , s. m. , caïc ou saïque , 
petite barque destinécau service 
d'une galère. 

(lAlLLAOU, s. ni., caillon , pe- 
tite pierre. 

CAILLA ou CAI, s. et adjcct., 
caillé , lait coagulé. 

CAILLAR , Y. a. et pr. , cailler , 
figer , coaguler ; se cailler , se 
coaguler 5 faire enrager , impa- 
tienter quelqu'un. Ounte pa- 
piers parlount , larhos caUlount, 
où il y a des écrits , la chicane 
reste muette. — Subst. masc, 
caillé , lait ou toute autre 
matière caillée ; caillot , sang 
caillée. 

CAILLASTRAS, v. Flandrin. 

CAILLASÏRE , s. masc. , caillot 
de sang , sang caillé en petites 
masses. 

CAILLASTROUN, 
CaiUaHre. 

CÂILLETIERO , v 

CAILLETO , s. f 

l>orc, balotte qu'on fait avec 
le mou ou le foie du cochon. 
Le mot Caillette finira par être 
adopté. 

CAILLO , s. f . , caille > oiseau 
de passage ; cailleton ou caille- 
teau, petite caille. 

CAIRE, s. m., côté, le côté. 
Si virar de tout caire /se tour- 
ner de tous les côtés , dans tous 
les sens ; endroit, coin et recoin. 

CAIROUN , s. m. , pavé , pierre à 
bâtir ;v. Queiroun. 

CAISSE , s. m., graine de bromos. 

CAÏSSELA, s. m., dent molaire. 

C AïSSETIN , s . m . , caisson ser- 
vant de panier pour transporter 
à dos de mulet ; petite caisse. 



diminutif de 

. Dr u ni il 0. 
, pomme de 



CAISSIER , s. masc. , caissier , 
ouvrier qui fait des caisses ; 
commis qui tient la caisse d'un 
banquier. 

CAISSO , s. f. , caisse , sorte de 
coffre de bois propre à mettre 
des bardes ou à transporter des 
marchandises. Caissode moxiar, 
bierre ou cercueil , coffre dans 
lequel on met les morts, etc. 

CAISSOUN , s. m. , caisson , sorte 
de griinde caisse sur des roues 
pour les vivres , les munitions; 
petite caisse d'une voilure. 

CAJOULAR , v. a., cajoler, flatter, 
louer pour obtenir, pour sé- 
duire. 

CAJOULARIE , s. f. , cajolerie , 
action de cajoler. 

CAJOULUR , s. m., cajoleur, 
celui qui use de cajolerie. 

CALADACiE, s. m., pavage, ou- 
vrage du paveur. 

CALAI) AIRE , s. m. , paveur , 
ouvrier qui pave les rues. 

CALADO , s. fém. , chemin pavé ; 
pavé, pierre dont on se sert 
pour paver les rues ; cadette , 
pierre carrée qui s'enfonce assez 
profondément . 

CALADOUX , s. m. , chemin assez 
raide. 

CALAFAT , s. m . , calfat , ouvrier 
qui calfate les navires. 

CALAFATAR , v. a. , calfater , 
radouber un navire , en bou- 
chant les joints des bordages 
avec de la poix et de l'éloupe ; 
calfeutrer les portes et les fenê- 
tres pour empêcher l'air de pé- 
nélrer ; calfater l'huisset d'un 
tonneau avec du mastic et de 
l'étoupe. . 

C AL AMAN , s. m., apêtier , 
faîtage , la plus haute* poutre 
qui soutient les chevrons d'une 
toiture. Les Marseillais donnent 
le nom de Calaman à toutes 
sortes de poutre. C'est aussi 



CAL 



<S9 I {■} (S* 



CAL 



fie nom d'une plante. 
eALAM.VNDRIEK, s. raasc. , ou 
Galama>'drino , s. fém. , ger- 
manJrée ou petit cliêne (plante). 

CALAMANDRO, s. fém., cala- 
mande , étoffe lustrée d'un seul 
roté romme le satin. 

CALAMBOUK , s. m. , calera- 
bourg , mauvais jeu de mots , 
ridicule équivoque à l'aide d'bo- 
monvmes. 

CALAMIÏA, s. fém.. calamité , 
malheur public , malheurs réu- 
nis sur un ou plusieurs indi- 
vidus. 

CALAMITOUX , OUA , adj., cala- 
mileuv , euse ; il se dit des 
temps des malheurs publics , 
des calamités. . ■ i» ;: 

CALAMIIE , V. Cnrlahiue, 

(JALANÇO, s. f., temps que l'on 
reste sans rien faire , t. d'imp. 

CALANDRAR , v. a., calandrer . 
passer les étoffes à la calandre. 

CALANDRIKR , s. m., calendrier, 
ordre dos jours de Tannée, li\ re 
ou tableau qui les contient. 

CALANDRO, s. f . , calandre, 
machine q\ii sert à polir et à 
radier les défauts de certaines 
étoffes; \. CoUamlro. 

CALANQUO ou caraxouo , s. f. , 
calangiie ou carangue, petite 
baie entourée de ferres élevées. 

CALAPITO , s. f. , ivetle , faux 
pin , plante amère et fébrifuge. 

(".ALAR, v.a., donner, appli- 
quer j caler, mettre une cale 
sous un meuble ; baisser les 
voiles ; descendre. Ne rien 
faire , t. d'imprimerie. 

CALROT , s. m. , nuilet (poisson). 
I^^CALCINAR , V. a.etpr., calciner, 
'■* réduire un minéral en chaux , 
en poudre par le feu ; oxider ; 
se calciner . passer à l'état 
d'oxide , par l'action du feu ; 
se brûler: v. H^rar' inar , '■?? 
ratiin'ar. 



C A LC ARI , s . m . et adj . , calcaire , 
qui contient de la chaux , (pie 
le feu change en chaux. 
CALCLXAÏIEN, s.f. , calcination, 

action et effet de calciner. 
CALCIïOjV. Caranquo. 
CALCUL , s. m,, calcul , compte , 

supputation. 
CALCULAIRE, s. m. , calcula- 
teur , qui calcule. • 
CALCULAR , v. a. , calculer . 
compter, supputer, faire un 
calcul. — Fig., réfléchir, mé- 
diter, peser, juger. 
CALECHO , s. fém. , calèche , 

carrosse léger ; coupé. 
GALEGNAlllE, v. Carcgnaire,. 
CALEGNAR , v. Caregnar. 
CALEGNEIRÏS , v. Caregneiris. 
GALEN, s. m. , lanipii en fer ou 
lùle à laquelle on joint un long 
crochet pour le suspendre. Bat 
de calen , bal de la crapule, 
lèchefrite , ustensile decuisine^t 
ableret , sorte de lilcl 
CALENDRO , v. CadeUu. 
CALEXO , s. f. j petit lioux , 
arbre dont le fruit s'appelle 
eanelle ; jour de NoëL Es pas 
tout Van ealeno, ce n'e^l pas 
toujours fêle. / i ; 

CALLVNDRO , s. f t , calaodre , 

sorte do grosse alouette» u -. 
CALIBRE, s. m., calibre, dia- 
mètre d'tm corps , instrument 
qui sert à le mesurer ; ouver- 
ture des armes à feu ; moule 
l)our pousser les moulures. 
CALIGl , s. m., calice, coupe 
qui sert à la messe pour la 
consécration du vin ; enveloppe 
extérieure des fleurs. 
CALICOT, s. m., calicot, toile^ 
de «oton moins fine que la 
percale. ifi.- 

CALIGNAOC , \. Kaîignaou. 
CALIOUR>0 , s. f. , caliorne , 

sorte de cordage d'un navire. 
CALXIAM , s. masç;. et adj. ^ 



CAL 



calmant , ce qui calme les dou- 
leurs. 

CALMAR, V. a. et pr.^ calmer, 

, rendre calme, apaiser , se cal- 
mer, s'apaiser. ,. . 

CALME , s. m. et adj. , calme , 
bonace. — Figur. , tranquillité, 
repos. Calme, liauquille , sans 
agitation. ' , 

CALO, s.f.. cale, le lieu le plus 
bas d'un vaisseau ; lieu où les 
vaisseaux sont à l'abri ; cale , 
punition qui consiste à élever 
le coupable par des cordes et 
le laisser ensuite tomber dans 
la mer ; forme d'un chapeau 
pour y mettre des appâts |»our 
poisson. — Pron.relat., Ia(juelle. 

CÀLOBKO ou CALOMKK , s. fém. , 
couleuvre , sorte de serpent. 

CALOT , s. in. , alFaire bonne ou 
mauvaise , ce qui plaît, ce. qui 
convient. 

CALOTO , s. f . , calotte , petit 
bonnet d'enfant; calotte d'un 
prêtre ; taloche, se dit d'un 
coup de plat de main. sur la 
tète de quelqu'un. . ^- 

CALQUAS , s» m. , bâton , tricot ; 
trognon de choux ; sot, stupide, 
niais. , : 

CALOUMMAR , v. a. , calomnier, 
attaquer ; blesstn- la réputation, 
l'honneur par des calomnies. 

CALtJUMMATOUR, TRIÇO, s. 
et adj.. calomniateur ;, trice , 
celui , celle qui calomnie;, 

CALOUMNIO , s. f., calomnie , 
imputation fausse , injurieuse, 
qui bjesse la réputation , l'Iiiin- 
ueur. s. : 

CALOUMNIOÛSÀMENT , ad . , 
calomnieiisement , aYeo can 
lomuie. ^ . 

C ALOLM> lOUX , OLSb , adj^ct. , 
calomnieux . euse , qui contientj 
des calonmies. ; ! 

CALOUH, s. m., rhaleur , fffet 
du principe calori^ue.^Fig., 



UG S» CAM 

ardeur , feu , véhémence , acli- 
vilé ; nue chienne , une chatte , 
une jument, etc. sont en cha- 
leur ; une vache est en chas ; 
les bétes fauves sont en rut. 

CALOURLM, EMO, adject., 
chaleureux , reuse , qui est 
chaud , qui a de la chaleur , 
qui est ardent , actif. 

CALOUS , V. Catuitas. 

CALOUSSADO , s.f., bastonnade, 
volée de coups de bâton. 

CALUL'SSAR, v, act. et pron., 
bàlonner quelqu'un , se battre 
à coups <le bâton. 

CALOUTAIRE, s. m. et fém. et 
adj . , celui qui donne volontiers 
des taloches. 

CALOUTAK, V. a. et pr., tapo- 
ter, donner des tapes,, des ta- 
loches. 

CALOUTUR, V. Calou taire. 

CAIJJUAK, V. a., calquer, con- 
tre-tirer un dessein, le copier 
trait pour trait. 

CALQUKSO , s. fém. , fourneau 
pour dessécher ; plateau en tôle 
pour y recuire les ouvrages en 
verre. 

G AEQUO, s. m., calque, trait 
léger d'un dessein qui a été 
calqué ; copie sur un transpa- 
rent. , ; 

CALSOUX , s. m. , caleçon , sorte 
de vêtement qu'on met au-des- 
sous de la culotte. 

CALUC , adj . , louche , bigle ,. 
qui y voit de côté ; v. Lusquff. 

CALUGE , s.m. , étourdissemenl, 
ver^'^e. 

CALUSTIIADO , s. f . , mercuriale, 
réprimande, reproches qu'on 
fait à quelqu'un. 

CALUSTRAR , v.a., réprimander. 
, faire des reproches à queUm'un. 

CALVERO, s.ju.. calvaire, élé- 
vation sur laquelle est plantée 
une cr,«>i^* . .j ; ... r f , » 

CAMAlL.s'. m., camail, sorte 



CAM 

«le petit inante;»u que les «•vè- 
«[ues, clianoines , poileiit sur 
le rochet. 

CAMAMlEUr , CAMOi'MiDO o« ca- 
iiorwiLLO , sub. f. /camomille , 
(plante et sa fleur). 

CAMAKI), AUDO , adject. et s., 
eamard , arde , qui a le nez plat 
et éerasé. 

CAMBA1)(3, s.f. , gambade . saut 
que l'on fait sans art et sans 
oadence ; jambée , liste de terre 
qu'un cultivateur bêche ; en- 
jambée , Iftut ce que l'on com- 
passé avec les jambes. 

C.AMHAriE , s. m. , jambage. 

CAMBAILLOIIN, T. CambiUoun. 

CAMHAKAIX), s. m. et fém., 
caniarade, compagnon de cham- 
bre, de lit , de fortune , de 
mallieur ; compagne^, ami, amie, 
avec qui l'on vit familièrement 
et avec intimité. 

CAMliAUO T , s. m. ^ sorte' de 
crabe f crustacée^i. 

CAMHAIILT, Uno\ adj., qui a 
de longues jambes ; cjf<ïi a feéau-i 
coup de jambes. • ' 

CAMBi:, v. Catiehf. / | 

(xx\M13F.T , s. m. , chevalier, àortcj 
de pluvier ' oiseau ) . 

CAMHEf R) , s. f. , i)eti te jambe.: 
Faire la rambetto , faire le croc-; 
en-jarabe. ' ' ' j 

CAMlif (à), s. m. A cmnbi dé^ 
panoveho, â vil prix. ' 

CAMBIAU, v.a., changer, troquer, 
bro<'anter. 

CAMHIIJOl N , >^. m.. mam4io 
d'un gigot. 

CAMBIS, s. m., bois qu'o:' met 
au cou <l(i menu bétail , pour 
T suspendre une sonnaille; 

CAMBC), s. fém. , jambe, partie 
de l'anlinal depuis le trenuu 



jMsqnau pic 



/ ■/ 



course inutile. ' I 

CAMItOOl) . s. m. , pièce 'd«:boi si 



*© 117 «» C:iM 

(jui sert à suspendre ujrcochon 
mort et épi lé. 

CAMHOV ou r.A^iBROT , s. m., 
cambouis, graisse qiii sort de 
l'essieu d'une voiture et qui est 
devenue noi re par k' frottement. 

CAMBUAU , V. art., cambrer, 
doubler en arc-, cambrer un 
soulier , une planche qui se 
déjette. ' 

CAMBKAV , s. m.'i'eétealrt-eiriéie , 
sorte de mousséti ire V •- • 

CAMBKEJO, s. fcm.% cjibiiiet, 
petite chambre. • 

CAMBKO , s. fém. , chambre à 
ct>u«-her. '' 

CAMBROIISO ou camuroi a , s.f., 
femniede chautbre, domestiqu»' 
qui range les chambres et fait 
les lils. 

GAMBUSO , s. f . , lieu sur les 
A'aisseau\ où l'im tient les pro- 
visions de bouche. ■ 

CiAMKLOï, s.m., camelot, sorte 
d'étoffe. 

GAM FOU , s. Hft., chameau , grand 

quadru]H'de qui a -tHH*^ grosse; ^ q^ 
boss«i5 sur le dos ; chevron , 
chameau, poil pour fabriquer 
des chapeaux. 

CA^IIADO . s. f . , plein la che- 
mise. ■ * 

CA^^irARDO. s. f., blaude de 
vigneron oii de pressureur d'o- 

• lives. 

GAMli:, V. ('ami.-^o. 

CAMïîy, S. ^h., chemin , voie, 
route , endroit par où l'on passt; 
pour aller d'un: pays à l'autre. 
Caniin (k Sani-Jacqufs , voie 
lactée, galaxie, chemin de i^t- 
Jaccpies. . 

CAMINAIKE s. m. , C AWNEirtiis , 
s. f. , marcheiu" , cheuse, qui 
mairhe lK.'aucoup: ■ Çaminaire , 
lisière . diarriot [K>ur àp^èridre 
les entants â marclur. ' ' 

'eAMrî^AK. N. M. , di.uiinér', 



laéno 



C4M *^ 1 

marcher . s'acheminer , faire 
route. — Subst. m., manière 
de marcher. 

C A MINET , s. m. , petit chemin , 
sentier, 

CAMISADO , s. f. . grande sueur, 
grande fatigue d'une personne. 

CAMISAKT) , DO , s. m. et f., 
déguenillé, illée. 

CAMISETÏO, s.f., petite chemise. 

CAMISO, s. f. , chemise, vête- 
ment qu'on porte sur la peau. 

CAJVIISOLO, s. fém. , camisole, 
souquenille , veste longue en 
grosse toile pour paysan. 

GAMISOUN, V. Camisetto. 

CAMOMIDO ou CA3I0UM1LL0 , s.f., 

camomille ( plante et fleur ). 

CAMOUFLET , s. m., camouflet , 
affiont. 

GAMOUSINO , s. f., cramoisine, 
sorte de poire. 

CAMP, s. raasc, camp, lieu 
où une armée campe ; champ , 
terre labourable , non plantée 
ni fermée de muraille. Firhar 
lou camp, partir, déguerpir , 
prendre la fuite par des motifs 
de crainte. 

CA5IPAGNAR1) , ARDO , s. m. 
et f. , campagnard , ardej con- 
tadin, dine, qui demeure à la 
campagne. 

CAMPAGNO , s. f., campagne, 
ce qui est hors d'uue habitation 
agglomérée. 

CAMPAMENT , s. m., campement, 
action de camper. 

CAMPANEGEAR , v. n. , sonner 
les cloches. 

CAMPANETO, s.f., clochette , 
petite cloche ou clocheton ; clai- 
rine , sonnaille pour les bes- 
tiaux ; anneau bâti dans un 
mur , où l'on attache les bctes 
de somme ; campanule ou clo- 
chette , plante qu'on appelle 
aussi narcisse ; grand liseron, 
campanelle ; campanette. 



18 -^ CAX 

i CAMPAMEK , s. m , sonneur , 
celui qui sonne les cloches ; 
carrillonneur , celui qui carril- 
lonne. 

CAMP ANC , s. fém. , cloche d'une 
église ; timbre d'une horloge. 

Adioxi marteou la campano es routo, 
adieu panier vendanges sont 
faites. 

CAMPAR, v. n. et pr., camper , 
s'arrêter en un lieu ; se camper, 
se placer en un lieu. y4 campa 
long-temps , il a vécu long- 
temps. Mi vaqni ben campât , 
me voilà bien campé . me voilà 
dans une belle position , ex- 
pression ironique. 

CAMPAS, s. m., lande, terre 
vague, fraîche 5 varenne, terre 
inculte d'une vaste étendue. 

CAMPES , s. m., campêche , 
bois dur , employé pour la tein- 
ture noire et rouge. 

CAMPESTRE , ESTRO , adject. . 
champêtre , qui a rapport à la 
campagne. 

G AMPIAIRE , ARELLO, s.m.et f. , 
celui qui charrie , qui court les 
champs , qui va à la maraude , 
maraudeur^ eusc. 

GAMPIAR , v. a. et n . , charrier 
les choses du champ ; marauder, 
courir les champs. 

GAMPIER, s. m., messier, celui 
qui garde les fruits à la cam- 
pagne ; gardé-champètre ; voy. 
Campiaire. 

CAMUS, USO , adject. , camard . 
arde , nez camard ou épaté. — 
Fig., s, f. , la mort. 

GAN , s. masc chien, animal 
domestique, il y en a de iiilu- 
sieurs espèces . — Ad v . , quand . 
quand est-ce. — Prép., quant. 
— Conj., lorsque. 

GANADELO , v- Cadelo. 

CANADOUtRO, v. Jcanadouiro. 

GANAGE , s. mas. , cannage . me- 
surage par cannes. 



CAN 



<«*-> 119 ®S' 



CAX 



CANAILLO , s. fera., canaille , 
vile populace , lie du peuple. 

CANAUSAtlEiS , s.f., canalisa- 
tion , établissement d'un ou de 
plusieurs canaux. 

CANAOU, s. ni., canal , conduite 
des eaux. — Subst. f. , canaou, 
auge , dans laquelle on met la 
buvéc pour les cochons. 

CANAPE , s. ra. , canapé , sopba , 
paphos , siège à dossier sur le- 
quel plusieurs personnes peu- 
vent s'asseoir j banquette, est 
celui sans dossier, 

CAiNAUD , s. m., oiseau aquatique, 
albran , jeune canard sauvage; 
cane est la femelle du canard ; 
V. Cnnat. 

CANARD AR , v.n. , s'acoquiner , 
vivre dans la fange comme les 
canards. — Verbe pr. , se battre 
avec acliarnemeut. 

CANARDECEAR , v. Cananlar. 

CANARDIERO , s. f., canardière , 
long fusil pour cbasser aux 
canards. * 

(CANARI , s. m. , canari , serin de 
l'ileCanarie , oiseau tout jaune. 

CANASTELO , caxasto , s. fém. , 
v. Banasio. 

CANAÏ , s. m., écrille, sorte de 
claies en roseau pour arrêter 
le poisson , ou pour y mettre 
dessus des figues à sécher. 

CANAVAS, s. masc, canevas , 
dessin d'un ouvrage; grosse 
toile fort lâche. 

CANAVETTO, s. f., cantine, 
petite caisse divisée en compar- 
timents pour y placer une bou- 
teille pour le transport ; caisse 
dans laquelle on met des bou- 
teilles d'huile ; petite bouteille 
carrée pour y mettre de l'huile 
destinée pour les colonies. 

CANCAN, s. masc, cancan, 
quanquau , bruit, éclat pour 
une bagatelle; récit plein de 
médisance, rapport indiscret. 



CANCELLAR, v. a., canceller, 
biffer , barrer un écrit par 
raies tirées à différents sens. 

CANCEOU , s. m., courbetd'un 
bât. 

CANCER, s. masc, cancer, v. 
Chancre. 

CANCES, s. ra. , petit parterre 
que la charrue n'a pu labourer, 
et qu'on cultive à la pioche, 

CANCRE , s. ra. , cancre , écré- 
visse d'étang et de rivière qui 
marche en tous sens. 

CANDELABRE, subst. masc, 
candélabre, grand chandelier 
à plusieurs branches. Faire 
lou candélabre, faire l'arbre 
fourchu. 

CANDELETO, s. fera., i>etite 
chandelle, petit cierge. Can- 
deleto de ylaço , glaçon. Cordo 
garnie de crampon pour accro- 
cher l'anneau de l'ancre , lors- 
qu'elle sort de l'eau. 

CANDELIAIRE on can délier , 
fabricarit de chandelles, chan- 
delier. 

CANDELTER , s.m. , chandelier , 
ustensile pour mettre la chan- 
delle , la bougie , le cierge ; 
llambeau pour bougie , on s'en 
sert dans les appartements ; 
lampe à huile, le pied de la 
lampe. , 

CANDELO, s. f. chandelle eu 
suif ; cierge })0ur autel ; 
l)ougie . sorte de chandelle en 
cire j)our appartements. 

CANDELOUA , ou candelouso ^ 
s. fénï . , Chandeleur , Notre- 
Dame la Chandeleur. 
CANDEOU, s.m., allume, flam- 
bard , bûche desséchée au four. 
— Fig., jambe qui n'a presque 
pas de mollet. 
CANDIR , V. act., n. et pron., 
candir, faire fondre et réduire 
du sucre jusqu'à ce qu'il soit 
candi; faire geler quelqu'un ; 



CAN 



«»■ 120 -«* 



le vendre stupéfait, tout étonné, 
le* faire enrager. 

CANDir , IDO , adj . . eandi . ie , 
qui a pris consistance de glace ; 
du sucre candi. Jvrr Iris mam 
candidos , avoir les mains ge- 
lées, aussi froides que de la 
glace. Ji resta randit , j'ai 
resté stupéfait. 

CANDIAK (si).v. n., s émer- 
veiller. 

CANDIDAT, s. m., candidat, 
celui qui aspire à quelque di- 
gnité ou grade. 

CANDIDATUllO , suhst. f. , can- 
didature, prétention à une di- 
gnité. 

GANDOU ou, r.oDO , s. masc. , 
abonnement, convention à un 
prix fixe. 

CANDOIJR, s. fém., candeur, 
pureté d'âme, simplicité née 
de mœurs pures. 

CANDOUIUER , s. m. , abonné , 
chez un chirurgien, un barbier, 
un maréchal ferrant, etc.: 
jour ordinairement très-froid. 

CANEIÎAS , s. m., alcée . mauve 
sauvage ; guimauve à fleur (le 
chanvre. 

C.ANEIÎE , s. m., chanvre . plante 
dont on distingue le mâle et la 
femelle , qui porte le chènevis ; 
chanvre , filasse qu'on retire 
de son écorce. 

CAISEBIER , lERO . s. m. et f . , 
chènevière , terre où l'on sème 
du chènevis. 

CAiNECiEAGE , v. Canage. 

CANEGEAR . v. act. , canner , 
mesurer avec la canne ou avec 
toute autre mesure. 

(1\]SELAR , V. act. , canneler , 
former des cannelures. 

CANELAT , s. m. , canelas , sorte 
de dragée faite avec de l'écorce 
de citron ou de cédra. 

(]ANELO , s. f. , canelle , écorce 
intérieure du cannelier. 



CAN 
f. . cannelure 



CANELIRO , s. 

petit canal le long du fut des 
colonnes, des pilastres, etc. 

CANEOU on caneluro , s. fém., 
cannelure , petit canal le long 
du fut des colonnes, des pilas- 
tres , etc. 

CANEPIN, s. m., canepin , épi- 
devme des peaux de chèvre ou 
de mouton. 

CANESTELO , s. f . , corbeille ; 
manne , lorsqu'elle sert à y 
mettre du linge de table. 

CANESÏEOU. diminutif de Ca~ 
nestflo. 

CANETTO, s. f. , petite canne , 
])etit roseau . v. Jouquetto. 

CAXFRA],ADO, adject., cam- 
phré, phrée , qui contient du 
camphre. 

CANFRE , s.- m,, camphre , 
substance odorante. 

CAMCULO, subs. f. canicule, 
sorte de constf^llatioii; jours 
caniculaires du 21 juillet au 
23 août. 

GAiNIER , s. m., lieu planté de 
roseaux . 

CAMN, 1X0 , adj.. canine, qui 
tient du chien ; faim canine , 
excessive , désordonnée ; dents 
canines , angulaires ; rire canin, 
sardonique , moqueur. 

CANÏSSO, s. f., claie faite avec 
des roseaux servant à la sèche 
des fruits, pour y placer du 
pain dessus dans un ménage 
et à plusieurs autres choses. 

CANNEOU , s.m., roseau sauvage. 

CANO . s. f. , roseau cultivé du 
pays ; canne à sucre ; canne , 
mesure de longueur ; jonc du- 
quel on se sert pour s'y appuyer 
dessus en marchant : fêle , outil 
avec lequel on souffle le verre ; 
cane . femelle du canard ; cane- 
petière , sorte d'où larde. 

CANOT , s.m.. canot, petit bateau 



CAN ^^ n 

destiné au service d'un gros 
vaipseaii. 
CANOUN, s. m., canon, arme 
à feu pour jeter des boulets ; 
canon de fusil ; tube de porte- 
vue ; manteau d»; cbeminée ; 
canelle d'un tonneau ; tuyau 
de fontaine, d'orgues, de ro- 
seau ; tuyère d'un soufïlet. 
Me tire canonn , mettre un ton- 
neau en perce. 
CANOUNADO, s. f., canonnade, 

décharge réitérée de canons. 

CANOUNaR , V. act. , canonner , 

tirer du canon , contre une 

place, un vaisseau , etc. 

CANOUNGE , s. m. , chanoine, 

celui qui possède un canonicat. 

CANOLIMCAMENT , ady., cano- 

niquement , selon les canons. 
CANOLINICAT, s. m., canonicat , 

dignité d'un clianoine. 
CANOIINIER, s. m., canonnicr, 

soldai qui sert le canon. 
CANOÏINIQUE , QUO, adjcct., 
canonique , conforme à la dis- 
position des canons de l'église. 
CANOUNISAR, v.act. canoniser, 
déclarer quelqu'un au nombre 
des saints. 
CANOUNISATIEN, s. f., cano- 
nisation, action de canoniser. 
CANSÏ , plantation de vignes dans 
un champ clos, le long des 
murailles. 
CATS'SOUN, s. masc, chanson, 
petite pièce de poésie que l'on 
chante. 
CA>SOUNEGEAR , v. a., chan- 
sonncr , faire des chansons 
contre quelqu'un. 
CANSOUNETTO , s. f . , chanson- 
nette, petite ou courte chanson. 
CANSOUMER, s. m., chanson- 
nier , celui qui s'occupe à faire 
des chansons • livre ou recueil 
de chansons. 
CANTADIS , TSSO , s . m . et fém. , 



l «^ 



CAN 



homophonie, concert àl'unisson 
de plusieurs voix. 

CANTAIRE, TUSO, s. m. et f., 
chanteur , euse , celui , celle 
qui chante; cantatrice de l'o- 
péra ; chantre d'église, 

CANTAR , v.act. , chanter , faire 
différentes inflexions de voix ; 
louer, célébrercn verslagloire , 
les hauts faits de quelqu'un ; 
craquer, faire craquer ses doigts 
ou ses dents ; grincer les dents, 
grelotter de froid. 

CÀMARELLO , s.f., cîiauterelle, 
la plus fine des cordes de vio- 
lon ; V. Canlaire. 

CANTARfE , V. Cantadis. 

CANTARIDO , s. f . , canlbaride , 
mouche pour vésicaloirc. 

CATSTAT , s. m., grande mcsso 
de mort. 

CANTEOU, s. masc. , chanteau, 
gros morceau de pain ; côté en 
général , aller de côté , pencher 
de côté. 

CANÏIMER , lERO , s. m. et f . , 
cantinier, ière, celui, celle qui 
tient une cantine. 

CANTIiVO, s. f. , cantine, lieu 
où l'on vend du vin dans une 
caserne. 

CANTIQUO , s. fém., cantique , 
chant en couplets à l'honneur 
de la divinité ou des saints. 

CANTOBREMO , s. f. , cannelte, 
sorte de chalumeau pour hunier 
le vin des futailles. 

CANÏOUN, subst.m. , canton , 
petite contrée , certaine étendue 
de pays, juridiction d'une jus- 
tice de paix ; coin , recoin ou 
petit r(.in , enfoncement ou 
angle; carne, angle extérieur 
d'une lable, d'une caisse , etc. 

GArsTOU-NADO , s.f., refend, 
pierres de taille qui forment le 
coin des maisons; toute la partie 
du coin ; coin de théâtre. 



12 



CAO «© 

CANTOUNAMENÏ , ». masc. , 
cantonnement, s^-jour des trou- 
pes cantonnées , lieu où on les 
cantonne. 

CANTOIJNAR, v. Jcantounar. 

CANTOUNÏAR, v. n., chanter 
sans goût et quelquefois par 
dépit. 

CANTOUNIER , v. n., cantonnier, 
homme de peine employé j)ar 
le ^énie à l'entretien des roules. 

GAISTOUMEKO , s. fém. , pierre 
de coin , ce qui forme un coin ; 
tenture d'un lit sur les rideaux. 

CANUDO , V. Eoucaou. 

CAMJGI , s. masc. , odeur de 
chien ; faguénas , odeur qui 
s'exhale des personnes malades 
ou malpropres. 

CANULAR, V. a., importuner, 
vexer quelqu'un. 

CANLXO, s. fémin. , canule , 
tuyau de seringue ; importun , 
ennuyeux. 

CAOU, s. m. , chaud, chaleur, 
saison de l'été. — Subst. fera., 
chaux, pierre calcaire calcinée ; 
corde pour remorquer un na- 
vire. 

Caou , CALO, pron. relatif , lequel, 
laquelle , duquel , de laquelle , 
qui. 

Caou, caoudo, adject. , chaud , 
chaude , opposé de froid ; cha- 
leureux , euse , qui a du tem- 
pérament. 

GâOUBRE, v. Caovpre. 

CAOUCADIS , ISï^O , s. m. et f. , 
état d'un terrain sur lequel on 
a marché. 

CAOUCADO, s. f., airée, quan- 
tité de gerbes qu'on foule en 
même temps ; saison à laquelle 
on foule les gerbes. 

CAOUCADOUIRO, s. f. , fouloir, 
dans lequel on foule le raisin. 

CAOUGAGE, s. masc, foulage, 
action de fouler les gerbes ou 
le raisin. 



123 ©S- CAO 

CAOUCAIRE , s. m., fouleur 
du raisin , éventeur du blé. 

CAOUCAR, v.act., fouler aux 
pieds, fouler les gerbes, les 
raisins, etc.; plomber la terre 
lorsqu'on plante un arbre. 

CAOUCARKEN , pron. indéfini , 
quehjue chose. 

GAOUCIMER , s. m. , chau- 
fournier , ouvrier qui fait des 
fours à cliaux. 

CAOUI), V. Caou. 

GAOUDET , ETO , s. m. et fém. , 
chaud , cliaude. 

CAOUDO , s. f. , chaude , feu 
violent d'une forge, point de 
cuisson. 

CAOUDOLO , s. fém. , sorte de 
gâteau sans levain , pain azime 
des juifs. 

CAOUFAtiE , s. m. , chauffage , 
action de se chauffer ; bois 
qu'on brûle en se chauffant. 

CAOUFAIRE, s. m., chauffeur, 
celui qui souille le feu d'une 
forge. 

CAOUFAR, v.a., chauffer, ren- 
dre chaud , donner de la cha- 
leur ; V. pr., se chauffer; bas- 
siner le lit; chauffer, soufïler 
le feu dans une forge. 

C-^OUFO-LIECII , \. Escaou fo- 
ut. 

s. m., plançon de 



V. n. , chou , plante 

s. fém., chamuse , 
ramée pour mettre 



CAOULAT , 

choux. 

CAOULET , 
potagère. 

CAOUSlO , 
chaumière 

le bétail à l'abri du soleil 
crone, enfoncement sous des 
racines ou des pierres, où le 
poisson se cache. 

CAOUMOU , s. m. , comble, vo- 
lume ; qui a beaucoup de place, 
de volume. 

CAOU^'O, s.f., caverne, antre, 
grotte ; réduit obscur et sou- 
terrain d'une certaine étendue ; 



CAO 



t© 123 



(iAO 



trou dans lequel le poisson se 
cache . 

CAOUP , s. m. , cap , partie de 
terre qui s'avance dans la mer. 

GAOUPllE, V. act., contenir, 
comprendre. 

CAOUQUADIS, V. Caoueadîs. 

CAOUQUADO , V. Caoucado. 

CAOUQUADOUIRO , v. Caouca- 
doniro. 

CAOUQUAGE, v. Caoucage. 

GAOUQUAIRE, v. Caoucaire. 

CAOUQUAR , V. Caomar. 

CAOUQUEIRAiN ,s.m., tanneur , 
celui qui tanne les cuirs. 

CAOUOUETREPO , s. f. , chardon 
étoiU^ , chausse-trappe (plante). 

GAOUOUIERO, s. f. , tannerie, 
fabrique de tanneur ; pelin , 
réservoir dans lequel on met 
les cuirs dans l'eau de chaux. 

CAOURILLAT ou ciiaourillat , 
ADO, adj. , on le dit du pain 
qui est bien levé et qui a de 
grands trous dans l'intérieur. 

CAOUSaR, v.a. etn., causer, 
être cause d'une chose ; causer, 
^^s'entretenir de quelque chose , 
parler ensemble. 

CAOUSE on caouve , root pro- 
vençal dont on se sert jwur 
désigner une personne ou uue 
chose dont on ne se rappelle 
pas le nom. 

CAOIJSO ou CAOLVO , s. f., cause , 
chose. 

CAOUSSA , s. m. , chaussure , 
action de chausser. 

CAOUSSAGE, s. m., chaussage , 
enlrelien de la chaussure. 

CAOUSSA^IER, V. Caoucinier. 

CAOUSSA^'O, s. f., licou, lien 
de cuir que l'on met à la tète 
d'une bête de somme pour l'at- 
tacher. 

CAOUSSAR , V . a . et pr. , chausser, 
mettre une chaussure ; faire 
des souliers pour quelqu'un ; 
se chausser, mettre ses bas , 



ses souliers , ses bottes. 

CAOUSSETIER, lERO , s. m. 
et f. , celui , celle qui vend 
des habillements d'hommes 
confectionnés. 

CAOUSSETO , s. fèm. , bas sans 
pieds dont les paysans se ser- 
vent; marque que l'on met à 
la patte d'une poulie pour la 
reconnaître. 

CAOUSSIDO , s. f., chardon aux 
ânes ( plante ). 

GAOUSSIGAGNO, s. fém., em- 
preinte des pieds sur la partie 
foulée . 

GAOUSSIGAR,va.,fouler,marcher 
dessus le ])ied de quelqu'un. 

GAOUSSIMER , v. Caoucinier. 

GAOUSSO-PED, s. m., corne, 
chausse-pied , ce qui aide à 
chausser facilement un soulier. 

Gaoisso-trapo , voyez Caouquo- 
irapo . 

GAOUSSOS, s. f. plur., culottes 
des pavîians de la montagne. 

GAOUSSOUN , s. m. , chausson , 
semelle de bas. 

GAOUTERO , s. m. , cautère , ou- 
verture dans la chair pour y 
déterminer une suppuration. 

GAOUÏIEN, s. f., caution, celui 
qui répond , qui s'engage pour 
un autre. 

GAOUTIOUNAMENT, s. maso. , 
cautionnement , acte par lequel 
on s'oblige pour un autre. 

CAOLTÏOUNAR, v. n. , cau- 
tionner ,'. s'engager par écrit 
pour un autre. 

CAOUVAS , CAOUVASSIER , CAOU- 

VASso , s- m. et f . , fainéant , 
sans souci, qui n'est bon à rien ; 
V. Caourennado. 

GAOUVE , V». Caouse. 

GAOUVETTOS, s.f.pl., layette , 
trousseau des enfants à la ma- 
melle. 

CAOUVCv. Caouso. 

GAOUVOUN, OUNO , s. m. et f.. 



CAl' 



'iers li)'i !SSf 



GAP 



jeune personne, enfant à la 
mamelle, ou en bas âge. 
GAP, s. m., lèle, partie de l'a- 
nimal ; clias , trou d'une ai- 
guille; grande voile d'un vais- 
seau ; cap, promontoire ; grosse 
corde de (iuurette ])our fixer 
le (liargemeiû ; derrière d'une 
douille de I-aclie , de piocbe ou 
de tout autre iiislruraenl et 
outil. 
Capable , «LO , adj , , capable , 
qui a la faculté de faire quel- 
que chose. 
CAPACITA, s.f., capacité, lar- 
geur et profondeur, étendue 
d'une chose qui contient, peut 
contenir 3 contenant d'uu vase, 
d'un vaisseau , etc. — Fig. , ca- 
pacité, intelligence j étendue 
et portée de l'esprit j habileté , 
étendue de talents. 
CAPADO , s. f . , capade , laine 

arconiire ])0ur un chapeau. 
CAPÀRRAÇOUN, s. m., émou- 
<;hette , sorte de lilet dont on 
couvre un cheval pour le i)ré- 
server de la piqûre des mouclies; 
caparaçon , couverture pour 
préserver les chevaux de l'air 
ou de la poussière. 
GAPARIUÇOUNAR, v. a. , capa- 
raçonner^ mettre uncaparaçcm 
à un cheval ; le couvrir d'une 
émouchelte. 
CAPEIllOUN , s. m. , épervier , 
sorte de filet pour la pêche ; 
chapei on , faux fourreaux dans 
lesquels le cavalier porte les 
pistolets à l'arçon de la selle ; 
quantité de feuilles à imprimer 
eu sus du nombre convenu. 
GAPELADO, s.f., plein un cha- 
peau , salutation faite avec le 
("hapeau à la main. 
CAPELAN, s. m., prêtre, ecclé- 
siastique ; capelan , mauvais 
piètre ; chapelain , prêtre qui 
dessert une chapelle 3 caplan , 



capelan , gadex , petit-cœur , 
( sortes de poissons. 

CAPELAME , s. f . , chapellenie , 
terre, bénéfice d'un chapelain. 

GAPELEï , s.m. , ))etit chapeau , 
sorte de jeu d'enfant qu'on fait 
avec le cliapeau ; calotte du 
gland ; le fruit de la paliure. 

CAPELETO, s.f., petite chapelle; 
enfoncement dans un mur ren- 
fernianl un pressoir. 

CAPELIER, s. m., chapelier, 
artisan qui fait ou qui vend des 
chapeaux. 

CAPELLO , s .f. , chapelle, partie 
d'une église où il j a un autel ; 
]>etite église servant à une con- 
frérie de pénitents; église ru- 
rale ; cage d'un moulin renfer- 
niant un pressoir ; partie inté- 
rieure ou extérieure d'un four 
qui est faite en arc ; caisse 
renfermant les ornements et 
vases pour dire la messe ; co- 
peau , morceau de bois qui 
tombe sous la scie d'un me- 
nuisier. 

GAPELUT , UDO, adj . , huppé, ée, 
on le dit des oiseaux qui ont 
une huppe sur la tète. 

CAPEOU, s. m., chapeau, cou- 
verture de tête. 

GAPI AR , V . a . , en tendre , com- 
prendre , concevoir ; éplucher , 
dépouiller le colon filé de tout 
corps étranger. 
CAPILERO , s. m., capillaire, 
adiante, plante qui sert à faire 
un sirop. Capilero doourado ^ 
cétérac (plante). 
CAPILOUTADO, s.f., capilotade, 
ragoût fait de morceaux de 
viande déjà cuite. — Au %., 
Mettre en capilouiado , bri»er , 
casser, mettre en pièces, en 
morceaux. 
GAPIOUN, s. m., panetière de 

berffer. 
GAPITALÏSTO , s.m. et f. , capi- 



CAP 



4© 125 



CAP 



taliste, celui, celle qui possède 
des capitaux. 

CAPITALO,». f., capitale, ville 
principale d'un royaume , d'une 
province. Letlro capitalo , lettre 
capitale, majuscule, celle plus 
grande ;et d'une autre forme 
que la minuscule. 

CAPITAN, V. Capitani. 

CAPIÏA?sI , s. m. , capitaine , 
chef d'une compagnie de sol- 
dats ; celui qui commande un 
vaisseau. 

CAPITAR , v.n., deviner, réussir, 
bien choisir, arriver, se trouver. 

CAPITAOU , s. masc, capital, 
somme que l'on doit rembourser 
avec les intérêts j prêt que l'on 
fait à un berger sous la condi- 
tion qu'il ira passer le quartier 
d'hiver avec son troupeau dans 
la bergerie du bailleur. — Adj. 
capital, aie, principal^ aie. 

CAPITE , V. Capitou. 

GAPiTOU, s. m., chapitre, lieu 
où les chanoines tiennent leurs 
assemblées. 

CAPnOUX,OUA, adj., capi- 
teux, euse, qui porte à la tète, 
qui enivre facilement. 

C^^ITIULAR, V. n. , capituler , 
traiter des conditions pour la 
reddition d'une place. 

GAPITULARI, adj. , capitulaire , 
qui appartient à un chapitre. 

CAPITULAÏIEN , s. f. , capitula- 
tion , action de capituler ; traité 
pour la reddition d'une place. 

CÀPO, s. f. , chape d'un prêtre-, 
d'un berger ; cape , la grande 
voile d'un vaisseau , mettre à 
la cape, ne se servir que de 
cette voile. 

CAPOCHOU, V. Capouchou. 

CAPOT , s. m. , chaperon de la 
chape d'un berger ; capot , tou- 
tes les levées au jeu de piquet. 
— Fig. , demeurer capot , être 



confus en voyant ses espérances 
frustrées. 

CAPOTO, s. f., capote, espèce de 
manteau à manche pour soldat. 

CAPOU , s. m. , poche de la chape 
d'un berger j chef principal. 

CAPOUCHIN, s. m., capucin , 
sorte de religieux ; sorte de 
palanquin ou de petit palan , 
servant à divers usages dans la 
marine ; pied d'alouette (plante 
et fleurs). 

CAPOUCllINADO, s. f. ,. capuci- 
nade , plat discours de morale , 
de dévotion. 

GAPOUCillNARIE , s. f. , hypo- 
crisie , fausse dévotion. 

CAPOUCIIINO , s.f. , pied d'a- 
louette (plante et fleurs) ; capu- 
cine , religieuse de l'ordre de 
St-François ; pièce de fusil ; 
fleur potagère ; couleur qui 
ressemble à cette fleur. 

CAPOUCHOU ou CArouciiouN, 
s. m . , capuce ou capuchon , 
pièce d'étoîTe qui fait partie 
d'une chappe, d'un manteau, 
pour se couvrir la tète. 

CAPOUIliE, s. m., marteau do 
faucheur. 

CAPOULIE,v. Caponrie. 

CAPOUN , s. m. , chapon , poulet 
châtré ; capon , machine com- 
posée d'une poulie, d'unecorde 
et d'un gros croc en fer pour 
lever l'ancre ; crosselte , aven- 
tin, sarment de la vigne qu'on 
veut planter; croûte de pain 
frottée d'ail qu'on met dans la 
salade. 6'flj90tm /"cr, petit vau- 
tour, jean-le-blauc (oiseau). 

CAPOUN , OUNO, s. m. et fém. , 
capon, gueux, galopin, polis- 
son , onne. 

CAPOUNAILLO , s. fera. , gueu- 
saîlle , les polissons en général. 

CAPOUNAR, V. a., chaponner , 
châtrer un poulet ; caponner , 



CAP 



126 «5» 



CAR 



mettre le capon à une ancre ; 
V. n., user de finesse au jeu , 
faire le capon , se plier^ se sou- 
mettre à tout, prendre toutes 
sortes de formes pour parvenir 
à ses fins; faire le làcJie, le 
poltron ; rapporter , faire le 
rapporteur, dévoiler les secrets. 

CAPOUNAKIE , s. f . , polissonne- 
rie, action d'un gueux , d'un 
capon, de celui qui caponne. 

CAPOUNAS, ASSO, s. m. et f., 
grand capon , grand polisson , 
gueuse, femme de mauvaise 
conduite. 

CAPOUNASSAS, ASSO, v. Ca- 
pounas. 

CAPOUNEGEAR, v . n. , caponner, 
faire le capon. 

CAPOUNOÏ, OTO, diminutif de 
Capounas. 

CAPOURAOU, s. m., caporal, 
chef d'escouade , soldat à haute 
paie. 

CAPOURIE, s. m., chef d'une 
troupe de moissonneurs. 

CAPRICI , s. m., caprice , idée , 
fantaisie, penchant, goût, 

CAPRICIAR (si), V. pr., prendre 
du caprice, s'entêtera quelque 
chose . 

CAPRICTOUX, OUSO, adject., 
capricieux, euse, sujet à ca- 

Î>rices ; fantasque, qui ne fait 
es choses que par boutades , 
par idée. 

GAPSULO , s. fém., capsule, 
amorce pour les fusils à piston. 

CAPÏIVAR, V. act. , captiver, 
se rendre maître , s'attirer l'es- 
time , la confiance , les bonnes 
grâces; capter, se gêner de 
bien des choses, s'en priver. 

CAPTIVITA , s. fém. , captivité , 
servitude, esclavage, perte de 
la liberté. 

CAPTURAR, V. act., capturer , 
faire capture, saisir, butiner. 

CAPTURO , ». f., capture, saisis 



Sue l'on fait d'un homme ou 
e marchandises. # , i 

CAPIÎTÂGE , s. m,, écarrrage , '. 
action d'écarrir aveclahftche. 

CAPUTAIRE , s. masc, écarris- 
seur ou plutôt équarrisseur , 
celui qui équarrit une pièce 
de bois; bùdieron, celui qui 
fait du boisa brûler. 

CAPUTAR , V. act., charpcnter , 
dégauchir, équarrir , tailler le 
bois avec la hache; faire du 
bois à brûler , couper des 
brandies et en faire des bûches. 

CAQUARELETO, v. Cacaretelo. 

CAQUARELIAR, v. n., cotiue- 
liner , imiter le chant du coq; 
caqueter; imiter le chant de la 
poule. — Au fig. , caqueter, 
babiller, bavarder. 

CAQUET, s. m., caquet, babil. 
— Au pi. , rapports indiscrets, 
médisance, propos malin. 

CAQUE'] AR , V. n. , caqueter , 
babiller, parler beaucoup, v. 
Cfiarrar. 

CAQUETA RIE, s. f., caqueterie , 
action de caqueter ; v. Charro. 

CAQUETUR, V. Charraire. 

CAR , conj., car. — Subst. f. , 
chair, viande. Lacarfino, le 
teint délicat. Car , caro , adj . , 
cher, chère ; on s'en sert encore 
pour qualifier le mot ami. 

CARAlUN,s. m., inquiet. 

CARARASSO, s. f . , calebasse, 
gourde, sorte de ci trou il le ser- 
vant de bouteille, cougourde. 
Tesfo de carahasso , tête folle , 
écervelée ; v. Escarahasso. 

CARARINAR , v. a. , carabiner , 
tracer dans le canon d'un fusil 
des lignes en long ou en rond. 

CAR ARINIER , s . m . , carabinier , 
cavalier armé de carabine ; 
gendarme sarde. 
CARARINO, s. f. , sorte de petit 

mousquet. 
CARABOUQUIER, s. m., rossi- 



CAR ^^ 127 

gnol de rochers , de murailles, 
de montagnes. 
GAUARUUE ou cARABRUi, s. m., 
débri de chènevotte qui lombe 
soUs le brisoir ; chanvre grossier 
qui n'esl hon que pour faire 
des cordes; merdaille, troupe 
de petits enfants. 
CAUACOLO , s . fém . , caracole , 
mouvement en rond que fait 
un cheval au manège ; saut 
d'un cheval fougueux. 
CAUACOULAK, V. n., caracoler, 

sauter, faire des caracoles. 
CAllACTKKO , s. m. , caractère , 
signe re[)résentatif pour l'écri- 
ture , l'impression ; naturel , 
mœurs , inclination, disposition 
naturelle de l'âme ; fermeté , 
conslance, etc. 
CARAIO : V. Garafo. 
CARAFOUN, V. Carafoun. 
GARAGE, s. m., visage d'une 
personne. — Par extension , 
façade d'une édifice. 
GARAGOOU, s. m., escargot, 
sorte de limaçon dont les Pro- 
vençaux sont friands ; petit 
{)ot de terre dans lequel on fait 
a bouillie pour les enfants 
nouveaux-nés. 
CARAMANDRIE, s. fém., ger- 
ma ndrée ( plante). 
CARAMANTRAN , s. m., , voy. 

Caremantran. 
CARAMnOLO, s.f., carambole, 

action de caramboler. 
CARAMIÎOT, s. m., crevette, 
petit poisson crustacé, sorte 
d'éc ré visse. 
G ARAM MOULAGE, subst. masc, 
carambolage , action de caram- 
boler. 
CARAMBOULAR, v. n., caram- 
boler , au jeu de billard , tou- 
cher d'un même coup deux 
billes avec la sienne. 
CARAMI , s. f., chafoiu , qui a 
le visage refrogné ; inquiet , 



<a CAR 

grognard , qui se fâche facile- 
ment. 
GARA.NQUO , s. f., crique, calan- 
que, petite baie, anse, petit port 
naturel; petite rue, petit che- 
min eu pente; caranque, pois- 
son blanc et plat qui se pèche 
vers les Antilles. 
CARAR, V. a. eln., descendre. 
GARAR-FLErji, v.n. et a., mettre 

feu , incendier. 
GAIIAQUO , s. fém., cacao de 

Garaciue. 
CARAT, s. ra., carat, poids qui 
exprime le degré de finesse , 
de perfection de l'or. 
GARAVAM), s. f., caravane, 
troupe de marchands qui voya- 
gent ensenihle dans le désert ; 
nombre de vaisseaux qui vont 
de conserve. Faire seis cara- 
vnnoa , voyager beaucoup; faire 
ses bamboches , mener une vie 
déréglée. 
CARAVELO, s. f., caravelle, 
sorte de bateau à quatre voiles. 
C.VRAVEOU, s. m., creux, vide 
qu'on trouve dans le bois mort. 
CAUAVIOU , s. m., charivari, 
bruit tumultueux à l'occasion 
du mariage d'un veuf ou d'une 
veuve ; mauvaise musique ; 
querelle de petites gens. 
GAIiAYIUJU, s. masc. , caraïbe, 
nom de certains sauvages d'A- 
mérique, qui mangent la chair 
humaine. 
GARIiE. V. Canebe. 
GAUnOUN , s. m., charbon , mor- 
ceau de bois entièrement em- 
brasé , qui ne jette plus de flam- 
mes ; le même étant tout éteint; 
sorte de tumeur qui attaque les 
animaux ; maladie des grami- 
nées, carie, nielle, viceron , 
sorte de blé noir qui vient dans 
les blés ; charbon de pierre , 
sorte de charbon minéral très- 
dur ; charbon do terre minéral 



CAR 



4® 128 ^S» 



CAiR 



fossile formé par la décomposi- 
tion des véîxélaux mêlés au bi- 
tume ; lumis^non d'une lampe , 
d'une ciiandelle : c'est la partie 
de la mèche entièrement carbo- 
nisée, , 

CAlUiOUNABO, s. f. i.étméc, 
morceau de viande /principale- 
ment de mouton , cuit dans son 
jus ; haricot, s. m. , lorsqu'on 
y ajoute une garniture de 
navet, de carrotte, de pomme 
de terre , de riz, etc. ; faire uno 
carbonnaclo , ])iéparcr un hari- 
cot ; dans quelques pays on ap- 
pelle carbounodo une rouelle de 
mouton ou une tranche de gigot 
dont on veut faire une étuvée 
ou un haricot ; carhounado ou 
ehouillo ; carhonnée , grillade 
de porc, de hœufou de mouton. 

CARKOUNARÏ, s. m., artisan de 
la prétendue liberté en Italie. 

CAR80UNAT, ADO, adj. , char- 
bonné,née, attaqué du char- 
bon , blé charbonné. 

CARBOUNCLE , ou Carboun , s. 
charbon, tumeur maligne, brû- 
lante et qui approche de la na- 
ture du bubon pestilentiel. 

CARF.OUNEREÏ , s. m. , grimpe- 
reau , sorte de petit oiseau. 

CARBOUNFLE , v. CarhouncU. 

CARROUjNÎAR , V. charhouniar. 

CARliOUNIER , lERO, s. m. et f. 
charbonnier , cetui qui fait , 
qui apporte et qui vend du char- 
bon ; femme de charbonnier ; 
mineur, ouvrier qui travaille 
à l'exploitation d'une mine de 
cbarbon ou de houille. 

CARBOUNIERO , s. f. , charbon- 
nière, lieu où l'on ftiit du char- 
bon dans une forêt ; lieu oùl'on 
extrait le charbon d'une mine ; 
Carlounicro , en parlant d'un 
magasin à charbon ; prison dont 
on menaced'enfermer les enfans. 

CARBOUNILLO , s. f. , poussier. 



menu charbon ; blé charbonné , 
poussière en provenant. 

CARBOUMSAR.v. a. , carbon*- 
niser, réduire en charbon. 

CARROUrsiSATIEN, s. f, carbon- 
nisation , action de réduire en 
charbon. 

C ARBOUNOUX , OUA , adj ., char- 
bonné, ée, attaqué du charbon, 
parlant des blés ; charbonillé , 
se dit de l'effet que la nielle pro- 
duit sur les blés ; charbonné , 
sali , noirci par le charbon ; être 
imprégné de charbon. 

CARCAGNAR, v. n. inquiéter, 
fatiguer, tourmenter, impor- 
tuner, chatouiller, chagriner. 
Il se dit surtout des vieillards ; 
ris excessif que produit le cha- 
touillement. 

CARCAGNAS, s. m. , augmenta- 
tif du mot Carcarjnoro. 

CARGAGNO, s. f. , vieille femme 
grognarde. 

CARCAGNORO, s. f. gros crachat, 
matière épaisse et gluante que 
l'on expectore , v. J£scaragoou. 

CARGAGNOU , s. m. ergot , dureté 
qui vient aux jambes des coqs, 
avec laquelle ils se défendent. 

CARGAISSOUX, OUA, adj. , in- 
quiet, qui ne se trouve bien 
nulle part. Il se dit ^particu- 
lièrement des vieillards. 

GARGAN, s. m. carcan , sorte de 
collier de fer que l'on met au 
cou des criminels. 

GARGASSO , s. f. carcasse , osse- 
ment du corps d'un animal ; 
charpente d'un vaisseau , d'un 
édifice, etc. - 

GARGHOFLO , v. Cachoflo. 

GARGIIOUFLIER, v. Cachouflier. 

GARDAGHOU , s. m., ami de cœur, 
camarade intime , v. Sossi. 

GARD AIRE , s. m. , carduso ou 
CAROEïRis, s. f. , cardcur, car- 
deuse ; ouvrier, ouvrière qui 
carde la laine , le coton ^ etc. ; 



CAR ^>- 1 

fabricant de draps communs. 

CARDALINO , v. Carilelhio. 

CARDAiMOUNO , v. poumo de 
Paradis. 

CARDxVR, V. a., carder ;, peigner 
avec des cardes. 

CARDEIIUS, V. Cardaire. 

CARDELINO , s. f . , chardonneret, 
oiseau agréable par son chant, 
et de la famille du canari ; gri- 
vet , jeune chardonneret qui 
n'a pas encore pris son rouge 
et son jaune vif. 

CÂRDELLO, s. f . , laiteron on 
laitron, sortede plante qui rend 
un suc laiteux. 

CARDENILLO , v. Cardelino. 

CARDlER,s. m., cardier^ ouvrier 
qui fait les cardes. 

C ARDILAGO, s. m. sorte de pois- 
son de mer. 

CARDINAOU , s. m. , cardinal , 
prince ecclésiastique j cardinal , 
sorte d'oiseau ; adj. , cardinal , 
cardinale, principal , aie , pre- 
mier , ère. 

CARDO , s. f. , cardes, peigne d'tm 
cardeur ; cardon, variété d'arti- 
chauts , dont on mange les cô- 
tes ; carde , variété de la bête , 
côte bonne à manger de la bêle 
et d'une variété d'artichauts. 

CARDOUN, s. m., chardon, plante 
dont la léte et les feuilles sont 
garnies de piquants. Il y en a de 
plus de cent espèces , dont la 
principale est le chardon à 
bonnetier. 

CARDOUNAR, v. a. , chardonner , 
carder les drapsavtH- le chardon . 

.CAUDOUNIERO, s. f. champ semé 
de chardon à bonnetier, v. Car- 
delino. 

CARDUSO , V. Carda ire. 

CAREGNAGE, s. m. , action de 
faire l'amour , ou de caresser 
pour obtenir. 

CAREGNAIRE, Caregneiris, s. 
m. et f. , garçon ou demoiselle 



29 •« CAR 

qui fait l'amour ; personne 
bonne à marier ; fig. jeune per- 
sonne qui commence à grandir;, 
convoiteur , celui (jui calinj. 

CAREGNAR, v. a., faire l'amour, 
courtiser une personne d'un au- 
tre sexe ; câliner _, convoiter ce 
qu'on désire obtenir , caresser 
pour obtenir. 

CAREGNUN , v. Caregnage. 

GAREMANTRAN, s. m. Carémo- 
prenant ; les trois derniers jours 
de Carnaval ; mannequin qu'on 
promène dans les rues pendant 
ces trois jours, yicil careman- 
traii , être chargé d'années. 

CAREM\NTREïO,s. f., carènie- 
prenant dans sa double accep- 
tion ; ceux qui courent masqués 
par les rues ; cadeaux qu'ils re- 
çoiventen mendiant par maisons 

GAREMO , s. m , carême , les six 
semaines qui précèdent la fête 
de Pâques ; esire long coumoca- 
r^/«o, être un lendore, un lam- 
bin. Au lig. être ennuyeux par 
sa lenteur ou par sa longueur. 

GAREXAGE, s. m , carénage, lieu 
où l'on carène les vaisseaux ; 
action de caréner. 

CARENAR, V a., caréner, donner 
la carène à un vaisseau , le met- 
tre sur le côté pour le radouber. 

CARENO, s. f. , carène , quille et 
flanc d'un vaisseau jusqu'à fleur 
d'eau ; travail pour radouber . 
un vaisseau. 

GARENOS, v. Calenos. 

GARESSAIRE , caressuso , s. m. 
et f. , celui , celle qui fait des 
caresses , des flatteries. 

GARESS.YNT , ANTO , qui aime 
à caresser , qui est naturelle- 
ment porté à faire des caresses. 

GARESSAR, v. a. caresser, faire 
des caresses ; cajoler, v. pr. se 
faire des amitiés ; se régaler do 
quelque bon morceau à table. 



10 



CAR 



0® 130 ®* 



CAR 



CARESSOj, s. f, marque d'amitié; 
cajolerie ;, flatterie ; bon mor- 
ceau dont on se régale à table. 

GARESTIE, CHARESTiE,s. f.;, cher- 
té^ disette^ rareté des denrées ; 
mettre la carcstie, faire renché- 
rir , faire renchérir les denrées. 

CARFUECH, V. Cafne. 

CARGADOU, s. ra.^ lieu dans un 
vignoble où l'on entrepose le 
raisin qu'on vient de cueillir , 
et où l'on va le charger pour le 
transporter dans la cuve. 

CARGADOUIRO , v. Jffim, alUo, 
tiros. 

GARGAIRE;, cARGtsO;,s. m.ctf., 
chargeur , euse , celui , celle 
qui charge. 

C.\RGAMENÏ , s. m. , charge- 
ment , marchandises suffisantes 
pour charger un vaisseau, une 
charrette , etc. 

CARGAR , v. a. , charger , mettre 
du poids sur une personne , une 
bête de somme , une charrette 
ou un navire; charger une arme, 
y mettre les projectiles néces- 
saires; charger l'ennemi , mar- 
cher sur lui ; charger quelqu'un 
de faire quelque chose , le prier 
de faire une cojnmission. 

CARGAÏ, ADO, adj. chargé , ce , 
qui porte une charge ; yeux 
chargés , enflés , pleins d'hu- 
meurs ; couleur chargée , trop 
forte. 

CARGO, s. f . , charge, tout ce 
qu'on met dans une arme à feu ; 
action de marcher sur l'ennemi; 
navée se dit de la charge 
d'un bateau ; charge est une 
mesure de capacité pour les 
grains. Elle est composée de 
dix panaux qui équivalent à 
huit doubles décalitres ; charge, 
est aussi une mesure agraire. 

CARGUET , s. m. , chargeoir , 
pulverin , mesure de la (charge 
d'un fusil , d'un pistolet. 



CARTANDRO , v. Caliandro. 

CARIAR , v. a., carier, pourrir ; 
V. pr. se carier, se gâter, se 
pourrir par l'effet de la carie. 

CARICATURO , s. f., caricature , 
charge en peinture , en dessin ; 
et fig. , personne d'un air , d'une 
tournure ridicule. 

CARIE , s. f. , carie , pourriture 
des os , des dents , des arbres 
et des blés. 

CARILLOUN, s. m., carillon, bat- 
tement de cloches à coups pré- 
cipités, avec mesure et accord ; 
ces cloches ; l'horloge qui joue 
des airs ; airs exécutés sur des 
cloches ou par une horloge à 
carillon ; fam. , crierie, tapage. 

CARILLOUiS AR , v. a. , carillon- 
ner , sonner en carillon. 

CARILLOUNUR, s. m. , carillon- 
neur, celui qui carillonne. 

CARITA , s. m. , charité , aumône 
que l'on fait ; pain béni qu'on 
distribue à la messe à l'occasion 
de certaines fêtes ; fig. charité; 
compassion , commisération , 
j)itié. 

CARITABLAMENT , adv. , chari- 
tablement , par charité, par 
compassion. 

CA.RITABLE , BLO , adj. , chari- 
table, qui fait l'aumône, qui a 
de la charité pour son prochain. 

CARIVENT, ENÏO, adj. cher, 
chère : on le dit de celui qui 
vend fort cher. , v. Chcrivendi. 

CARLAMUE s. f. chalumeau , tu- 
yau (lont les enfants font de 
sortes de flageolets. 

CARLEMUSO , s. f . , cornemuse , 
sorte d'instrument de musique. 

CARLE , s, propre d'homme , 
Charles. 

CARLINO , s. f. , carline , sorte 
de plante. 

CARMANÏRAN, v. Caremantran: 

CARME , s. m. , carme , religieux. 

CARMELITO, s. f . , carmélite. 



1 



CAR 



131 



GAK 



sorte de religieuse ; couleur 
ebàtain-clair. 

CARMIN , s. m. ^ carmin , matière 
colorante rouge , de la coche- 
nille. 

CARMO , s. m. , carme , double 
quatre, au jeu du trictrac. 

CARN, s. f. , chair , viande, pulpe. 

CARNAGE, s. m. , carnage , mas- 
sacre d'hommes à la guerre ; 
tuerie de bètes à la chasse. 

CARNAMUE, v. Carlamm. 

CARNASSIEN , s. f . , carnation , 
couleur de la peau du visage , 
des chairs. 

CARNASSIER, lERO , adject. , 
carnassier , ière , qui se nourrit 
de chair , qui mange volontiers 
la viande ; Carnivore. 

CARNASSO, s. f. , échancrure , 
• recoupe , rognure de tannerie. 

CARNAVAL , s. m. , carnaval, 
temps depuis les Rois jusqu'au 
carême ; temps destiné aux 
divertissements. 

CARNAVELO, suhst. f., cervelh», 
il ne se dit qu'en plaisantant. 
Aver Ion diable eis carnacelos , 
avoir le diable dans le corps : 
cuire excessivement, parlant 
des oignons crus. 

CARNET , s. m. , carnet , livre 
en blanc sur lequel on prend 
des notes. 

CARNEÏÏO , diminutif de Carn. 

CARNIER, s. m., carnier , car- 
nassière, sac en peau que le 
chasseur porte à la chasse. 

CARNILLET , s. maso., béheu- 
blanc (plante). 

CARNILLO , suhst. f. , viande 
de boucherie. 

CARNO , s.fém., fruit à pépin 
séchés au soleil par tranches. 

CARO, s. f. , visage. Si levar la 
raro, se défigurer, se meurtrir 
le visage. 

CARORRO, V. Conlobri. 

CAROC.NO . s. f . , charogne , hètv 



morte ; bête qui n'est plus bonne 
à travailler ; carogne , personne 
qui n'est capable de rien faire ; 
femme méchante , débauchée. 
CARPAS , s. m., le dessus de 

la tète. 
CARPENADO , s. f., bataille où 

l'on se tiraille les cheveux. 
CARPENAILLO, v. Carpenado. 
CARPENAR ou carpignau, v.a. 
etpr., tirailler les cheveux à 
quelqu'un ; se battre en se ti- 
raillant les cheveux; se déses- 
pérer, s'arracher les cheveux. 
CARPO , s. fém. , carpe , poisson 
d'eau douce ; carpeau ou car- 
pillon , petite carpe. — Adject. , 
meuble , parlant de la terre ou 
de la pâle , lorsqu'elle se tra- 
vaille facilement; V. Escarp-.K 
CARPOURAOU, voy. Capouraou. 
CARRAIUN , V. Carabin. 
CARRARINIER, v Carabinier cl 

ses dérivés par une r. 
CARRACO , s. fém. , coqueluche, 
gros rhume des enfants, moi- 
sissure des oignons en terre. 
CARRACOUS , OUA , adject. , 

phlhisique , étique. 
CARRAFETO, s. f., petite ca- 
rafe. 
CARRAFO, voy. Carafo et ses 

dérivés par une r seulement. 
CARRAFOUR , s. m. , carrefour, 
endroit où des rues , des che- 
mins se croisent. 
CARRAIRO, suhst. f., carraire ; 
ce mot quoique non encore 
approuvé , est très-nécessaire 
pour désigner un chemin affecté 
aux troupeaux de menu bétail. 
CARRAMENT , adv. , carrément , 

en carré, à angles droits. 
CARRAR, v.a.,pr.et n., carrer, 
donner une figure carrée , ren- 
dre carré. 6't carrar , se carrer, 
faire le fier , se montrer avec 
arrogance. Piaffer, faire piaffe, 
ostentation. Se <aver , se dit 



CAR 



132 <^' 



CAIl 



d'un joueur qui met de l'argeiil 
ou def> fiches devant lui , voy. 
Quarrar. 

CARRAT , ADO , adj . , carré , ée , 
qui a quatre côtés et quatre 
angles droits. 

CARRATÉOU, v. Carreteou. 

CARRE , s. masc. , char d'Orion , 
constellation formée par trois 
étoiles; pressoir pour les ven- 
danges ; V. Carri. 

CARREGEAGE ou caregeage , 
s. m., charroi, charriage, ac- 
tion de charrier , de transpor- 
ter ; prix du charroi. 

CARREGEAIRE , s.m. , celui qui 
charrie , qui transporte. 

CARREGEAR , V. act. , charrier, 
voiturer , transporter; traîner 
avec soi . 

CARREIRÔOU , s. m. , petite 
rue, ruelle; sentier. 

CARREJOOU , s. m. , petit ruis- 
seau, v. Courrejooxi. 

ÇARRELAR , v.act., carreler, 
mettre des carreaux , orner , 
diviser en carreaux; v. Ma- 
lounar , malounage , maloun. 

CARRELET, s. m. , carrelet, 
grosse aiguille carrée; partie 
d'une balle coupée en plusieurs 
morceaux. 

CARRELO , s. f. , poulie ; petite 
roue qui tient dans une chape 
par le moyen d'un bouton ; on 
s'en sert pour élever de lourds 
fardeaux; roouffle, est celle à 
deux roues, v. Palan.— ^Y\^. , 
uno vieillo carrclo maoti ouncho, 
se dit d'une personne toujours 
maladive. 

CARREOU , s. m. , carreau , une 
des couleurs du jeu de cartes ; 
grand oreiller carré; fer à re- 
passer des tailleurs; brique ou 
mal Ion carré ; case d'un da- 
mier ; carreau de vitre, etc. 

CARRET , s. m. , curoir , instru- 
ment pour nettoyer lesoc d'une 



charrue ; ornière d'un chemin. 
— Adj . , Camin carret , chemin 
roulior. 

CARRETADO, s. f., charretée, 
la charge d'une charrette. 

CARRETEOU, s. m., quartaut, 
petite pièce qui contient le 
quart d'un tonneau de vin ; 
licrçon, lorsqu'il contient de la 
bière. 

CARRETIER , s. m. , charretier, 
celui qui conduit une charrette 
et qui en fait profession. 

CARHETO , s. fém. , charrette , 
sorte de voilure à deux roues 
pour le transport des marchan- 
dises ; binard , est celle à quatre 
roues égales ; baquet , celle sans 
ridelle ; chartil , celle plus lon- 
gue que les charrettes ordî^ 
naires. 

CARRETOUN, s.m., camion, 
diminutif de charrette. 

CARRI, s.m., éfourceau , sorte 
de charrette à hautes roues , 
pour charrier sur des chaînes 
de grosses pierres ou de grosses 
pièces de bois ; chariot , planche 
ou châssis qui sert à assembler 
les tourons pour en faire de 
grosses cordes ou des cables ; 
chariot sur quatre roues qui , 
dans une scierie, tient le billot 
qu'on scie ; char d'Orion , sorte 
de constellation. 

CARRIAGE ou carhu âge, voyez 
Carreage. 

CARRIERO, s. f., rue , chemin, 
entre deux lignes de maisons; 
ruelle , petite rue. Curriero 
veiriero, barres, jeu de course 
auquel s'exercent les jeunes- 
gens. . 

CARRINCARRA, s.m., crefielje, r 
sorte de moulinet. / 

CARRIOLO, s. f., carriole, &orte 
de charrette couverte. 

CARRO , s. f., cave, carre, 
argent ou fiches qu'un joueur 



CAR 



<S£) l 



mot (levant lui. 

GAKKOSSO, s. f., can-ossc, sorlo 
(le voiture suspendue pour le 
voyai^e. 

CAKRÔUBI , s. f. , carroube ou 
rarroujtçe (fruit). 

CAHROUBIEK, s.m., carroubier, 
arbre qui porte la carroube. 

GARROUNAR , v. a. , bri(jueter 
une muraille , contrefaire la 
bri(|ue avec un enduit do la 
couleur. 

CARROUSSIER, subsl. masc, 
carrossier, ouvrier qui fait des 
carrosses. 

CARRUAR, V. Carregear. 

CARRUHI, V. Carroubi. 

CARRUOU , s. m., esp(îco de 
chariot pour apprendre les en- 
fants à marcher. 

CARRURO , s. fém,, carrure, la 
largeur du dos par les épaules 
et un peu au-dessous. 

CARSALADIER , v. Charcutier. 

CARSALADO , s. f., chair salée, 
chair de porc. 

CARTABLE , s. m. , grand por- 
tefeuille , pour y serrer des 
desseins, des gravures, etc. 

CARTAOU, s. m., canne, sorte 
de mesure. 

CARTEIRADO, s.f., carterée, 
sorte de mesure d'étendue. 

CARTEIROUN, V. Qnorteiroun. 

CARÏEOU , s. m., cartel , défi 
à un homme pour un duel. 

CARTIER, s. m. , carlier, celui 
qui fait ou qui vend des caries 
à jouer; bloe de pierre ; qua- 
trième partie de certaines cho- 
ses , d'agneau, do mouton; 
derrière d'un soulier; phase 
de la lune ; ce qu'on paye tous 
les trois mois ; certaine étendue 

' d'une ville , d'un territoire, etc. 

CARTO , s. f. , carte à jouer , 
carte routière , carte géogra- 
phique, carte marine ou nau- 
tique; contrat de mariage. 



33 ®» CAS 

CARTOUGHO , s. f . , cartouche , 
charge en rouleau d'une arme 
a feu. — Subst. m. , voleur 
rusé , tel qu'un nommé Car- 
touche . 

CARTOUN , s. m. , carton , carte 
grosse et forte, faite de papier 
haché et collé ; volume de cartes 
In.Irographiques ; chevron , so- 
live , soliveau ; fragment d'une 
carte à jouer; quartier de la 
lune. 

CARTOUNADO, v. Trevado. 

CARTOUNAR , V. a., cartonner, 
revêtir d'un carton. 

CARTOUMER , s. m., cartonnier, 
celui qui cartonne , qui fait ou 
qui vend des cartons. 

CARTULARl, s. masc, carlu^ 
laire, recueil de papiers d'un 
monastère, d'une église ; recueil 
de chart(;s anciennes. 

CARVT, s. masc, carvi, sorte 
de plante. 

CAS, s. masc, cas, accident, 
aventure, conjoncture, occa- 
sion ; fait arrivé ou supposé ; 
chas, trou d'une aiguille, tète 
d'une épingle. — Suhst.f., cas, 
tac , clavelée , maladie des mou- 
tons et des brebis. 

CASANIER , lERO , adject., ca- 
sanier , ière , qui ne sort pres- 
que pas de son logis. 

CASAOU, s. m., lieu d'aisance , 
lalrine; vieille masure. 

CASAQUIN , s. m., casaquin , 
sorte de casaque. — Au fig., 
l'échiné d'une personne. 

CASAQUO, s. f. , casa{iuc, sorte 
d'hahit long et large ; partie du 
vêtement de la femme. — Fig. , 
Tirar casaqno , tourner casa- 
que , changer d'opinion , de 
parti , trahir quelqu'un , son 
roi , sa patrie. 

CASAR , V. act., caser, mettre 
en case ; au fig. , emprisonner ; 
V. pr., se caser, s'établir, se 



CAS ^)- 134 •<^ 

placer; v. n., au Irirtrac , 
remplir une case avec deux da- 
mes ; on dit aussi faire une 
case. 

CASGADO , s. fém. , cascade , 
chute d'eau. 

GASGAILLAR, v. a., secouer 
fortement une personne ou un 
arbre. 

CASCAILLO, V. Cascaveou. 

CASCAILLOUN, s. m., tique, 
insecte qui attaque le menu 
bétail ; groseiller épineux , 
plante. 

CASCAIRE, s. masc. , celui qui 
secoue ; gauleur , lorsqu'il gaule 
les arbres pour en détacher les 
fruits. 

CASCAR, V. a., secouer le linge, 
un sac , un panier , etc. , pour 
en faire tomber la poussière et 
tout ce qu'ils peuvent contenir; 
secouer un arbre , le gauler 
pour en détacher le fruit; dé- 
fleurir , parlant de la fleur des 
arbres ; passer, couler , parlant 
des autres fleurs. Faire casrar, 
faire tomber quelqu'un ou quel- 
que chose, 

CASCAHELEÏ, ETTO , s. m., 
f. et adj. , freluquet, esprit 
léger. 

CASCARTAR , v. n. , cacaber, 
parlant du chant de la perdrix, 

CASCARILLO, s. f., cascarille 
ou charril , écorce ligneuse qui 
nous vient du Pérou. 

CASGARO , Mioou , miaou , mots 
inventés pour exprimer léchant 
de la caille. 

CASGAVELAR, v. n. , jaser, 
babiller , bavarder , ébruiter 
ce qu'on devrait tenir secret. 

CASGAVELO, s. f., vampire des 
champs. 

CASGAVEOU, s. m., grelot, 
sorte de sonnette ronde. — Au 
iig. , freluquet , qui n'a que de 
folies en tète ; femme coquelte, 



CAS 

volage , d'une grande légèreté ; 
tapageur, qui fait plus de bruit 
que de besogne. 

GASCOU , s. m., casque , armure 
défensive qui couvre la tête. 

GASGUN, pron. indéfini , chacun, 
chacune; v. Cadun. 

CASERNAMENT , s. m., caser- 
nement, action de caserner. 

GASERNAR , v. a., caserner, 
loger dans des casernes. 

GASERNO , s. f. , caserne, local 
affecté au logement des soldats. 

G A SI , V. Quasi. 

GASO,s. f. , case, demeure, ha- 
bitation , maison ; case , carré 
de l'échiquier , du damier ; flè- 
che d'un trictrac ; deux dames 
sur la même flèche. 

GASOMATO , s. f . , casemate , 
lieu voûté sur terre , pour dé- 
fendre la courtine et les fossés 
d'une fortification. 

GASPI , adv. qui marque la sur- 
prise , certes ! peste ! 

CASPIÏELO ou CASPiTENo , voy. 
Casfii. 

GASQUETO, s. f. , casquette, 
coifl"iire pour homme. 

GASOUILLOUN, v. Lingasto. 

GASQUOU , V. Cascou. 

GASSADO , s. fém. , cassade , 
propos vrais , mais insultants , 
qu'une personne masquée dit 
à quelqu'un pour le mortifier. 

GASSAFÙ , s. m., fronde à plu- 
sieurs mailles pour lancer des 
pierres. 

GASSAIRE , s. m. , chasseur , 
celui qui aime on qui va à la 
chasse. 

GASSAÏROT, s. masc. , mauvais 
chasseur. 

CASSANT , TO , adject. , cassant , 
fragile. 

CASSAR, V. a. , chasser, pour- 
suivre , aller à la chasse ; 
casser, rompre, abolir, annu- 
ler, rendre nul. 



CAS 



135 



CAS 



CASSAÏIEN , s. f. , cassation , 
acte juridique qui annule un 
jugement, une procédure, un 
acte. 

GASSEROLO, s. f. , ustensile de 
cuisine; v. Poualoun. 

CASSEKOUN, V. Cassoulelo. 

CASSETADO, s. f., poêlonnée, 
plein un poêlon. 

CASSETIN , s. m. , cassetin , 
chacun des carrés de la casse 
d'imprimerie. 

CASSETO , s. f. , cassette , petite 
caisse. 

CASSI ow CANEFici , s. m., casse, 
gousse longue etboiseuse dont 
on fait usage dans les phar- 
macies. 

CASSIAN , nom propre d'homme , 
Cassien. 

CASSIER ou CASSILLIER , s. m. , 
acacia des jardiniers , arbre qui 
porte la cassie. 

CASSIO on CASsiLLO , s.f., cassie, 
fleur jaune odoriférante. 

CASSO, s.f., chasse, action de 
chasser , gibier provenant de la 
chasse ; poêlon en airain à long 
manche ; grande cuiller en fer 
pour transvaser le verre ; casse, 
action de casser , de briser ; 
casse , caisse partagée en divers 
petits carrés , dont chacun con- 
tient une sorte de lettre d'un 
même caractère. 

CASSODENT , s. m. , craquelin , 
espèce de pâtisserie qui craque 
sous les dénis en la mangeant. 

CASSOLO, s. f., grande terrine 
plate dans laquelle on fait cuire 
au four difl'ércnts mets; petit 
auget qui tient au cliquet d'un 
moulin à farine , et qui reçoit 
le grain de la trémie. 

CASSOU , rien du tout , voyez 
Caspi . 

CASSOUARO , s. f., pièce de bois 
en arc d'un araire. 



CASSOULETO , s. f., cassolette, 
vase dans lequel on brûle des 
parfums ; v. Cassoutoun. 

CASSOULOUN, s. m., cornet, 
petit vase en tôle dans lequel 
on met de la cendre chaude , 
et que l'on met ensuite dans 
une chaufferette. 

CASSOUNADO, s. f. , cassonade, 
sucre qui n'est pas raffiné. 

CASTAGNADO, s. fém., régal 
qu'on fait avec des châtaignes. 

CASÏAGNEÏOS , v. Castagnolos. 

CASÏAGMER , s. m. , châtai- 
gner , grand arbre qui porte 
des châtaignes. Castagnier fer, 
marronnier d'Inde , arbre qui 
donne un fort ombrage. 

GASTAGNO , s. f. , châtaigne, 
fruit du châtaignier; les plus 
belles s'appellent des marrons. 
Castagne biscoto , châtaigne 
cuite deux fois dans le vin 
blanc. Castagne pisto , châtai- 
gne blanche, séchée sur la peau . 

CASTAGNOLOS , s. fém. pi. , 
castagnettes , instrument de 
percussion , en usage chez les 
Espagnols. 

CASTAGNOUS , s. m., casta- 
gneux , oiseau aquatique. 

CASTAN , adj . , châtain , couleur 
châtain. 

CASTANIERO ou castagmero , 
s.f., poêle percée, dans laquelle 
on fait rôtir des châtaignes. 

CASTEGEAR , v. n. , acheter 
des brebis pour les revendre , 
après les avoir engraissées. 

CASTELARAS,v. 6ast?/«5. 

GASÏELAS, s. m., ruine d'un 
vieux château, d'un vieux mo- 
nastère , d'une maison de tem- 
ijlier etc. 

CASïELEGÊAR , v.n., cousiner, 
aller d'une bastide ou d'un 
château à l'autre pour escroquer 

CASÏELET , s, m., petit château j 



CAT 



^>» 13(3 O 



CAL 



la rângelte, jeu d'enfants. 

CASTEOU , s.m. , cbàleau , mai- 
son (le plaisance d'un seigneur. 

CASTEÏA, V. Chastela. 

CASÏIAR, V. Castigar. 

CASÏIGAMENÏ, s. m., chàli- 
tnent , peine , punition. 

CASÏIGAK , v.a., rhàlier, punir, 
corriger, faire subir un châ- 
timent. 

CASTO, s. f. , caste, race, fa- 
mille , lignée. Marrido rasto , 
mauvaise race ; enfant mal né , 
qui a reçu une mauvaise édu- 
cation . 

CASTOR , s. m. , castor, chapeau 
trés-fm fait avec du poil de 
castor; castor, animal amphi- 
bie ; V. Fibre. 

CASUEL, s. m. , casuel , revenu 
d'une charge, d'une terre. — 
Adj . , casuel , elle , qui écheoi t 
fortuitement. 

CAT , CATO, s. m.et f. , matou, 
chat , chatte , femelle du chat. 

CATACAN , adv. , tout de suite, 
sur le champ , à l'instant. 

CATAR, Yoy. Cruhir. 

CATECHIERME , s. masc. , caté- 
chisme , instruction sur les 
dogmes de la foi catholique. 

CATAFALQUO ou catafaucoit , 
s. m., catafalque, représenta- 
lion d'un tombeau. 

CATAGAN , s. masc, catogan, 
touffe que l'on faisait jadis des 
cheveux de la queue. / 

CATALANAT, adj. m., «i^e^ du 
chapeau relevée. \ 

CATALOGO, s. m., catalogue, 
liste, énumération faite avec 
ordre. 

CATAPLAME , platacamus ou 
CATAPLAMus, S. m., Cataplasme, 
médicament externe. 

CATARACTO ou catarasso , 
s.f. , cataracte, maladie des 
yeux; chute d'eau qui se fait 
avec violence. 



CATARINETTO , s. f., coccinelle, 
bète-à-I)ieu, petit insecte rouge. 

CATARINO , nom de femme , 
Catherine. 

CATAROT , s. m. , homme lu- 
natique , sujet à des folies, à 
des Caiurris , voyez ce mot. 

CATARRI, s. m., catarrhe, fluxion 
qui tombe sur une partie du 
corps; apoplexie, carus, ma- 
ladie soporeuse. 

CATARROUX , OUSO , adject. , 
catarrheux^ euse qui est sujet 
au catarrhe. 

CAT A S , s. m. , gros matou , gros 
chat. — Fi^ , sournois , caché , 
dissimulé , rusé , lin matois, 

C.\TASTROPIIO , s. f., catas- 
trophe , lin malheureuse, évé- 
nement funeste. 

CATECni^AR , v. a. , catéchiser , 
fig. et fam., tâcher de persua- 
der ; exhorter , endoctriner , 
instruire. 

CATEGOURICAMENT , adv. , 
catégoriquement , d'une ma- 
nière catégorique. 

CATEGOURÎE, s. f., catégorie, 
ordre , rang , classe dans la- 
quelle on range des choses de 
différentes espèces, du même 
^tore et de même nature ; 
sorte, nature , qualité. 

CATEGOURIQUE, QUO, adj., 
catégorique , dans l'ordre pré- 
cis , à propos , celon la raison , 
clair , sans équivoque. 

CATELAN , s. m., nom d'une 
espèce de raisin noir. 

CAT-FER, s. m., chat sauvage , 
chat putois , ainsi nomme â 
cause de sa puanteur. 

CATIIEDRALO , s.f., cathédrale, 

, principale église où est le siège 
d'un évêque. 

CATHOULIQUE , QUO , adject. , 
catholique , qui appartient à 
la religion suivant l'église ro- 
maine. Fig. qui se conduit avec 



CAÏ 



137 ®» 



GAV 



conscience ; qui n'est pas frau- 
dé , de bon aloi. 

CATIGOU , s. m., chatouillement, 
action de chatouiller, 

CATIGOURAR, v.a., chatouiller, 
faire du chatouillement. 

GATIN , s. f. , catot, mot inju- 
rieux qui désigne une femme 
de mauvaise vie ; nom propre 
de femme, diminutif de Cathe- 
rine. 

CAÏIOU , Catiol vo , s. m. et f., 
et adject., fin, rusé, malin, 
méchant comme un chat ; 
adroit, dissimulé. 

CATO,s.f. , c'est le même que 
Catin. 

CATO, s.f., chatte, femelle du 
chat. 

CAïO-CENDROULETO , s. f . , 
cendrillon, demoiselle qui ne 
quitte jamais le coin du feu, 
qui s'amuse avec la cendre . 

CATO-MIAOURO, ou Cato- 
Mouisso , s. f. , chattemite , 
hypocrite qui affecte , pour 
tromper, un air doux , humble 
et flatteur. 

CATO-SOURNO ou Cato-sour- 
]VETTO,s.f. , sournois, dissi- 
mulé , hypocrite. 

CATOULICAMENT , adv . catho- 
liquemeut , d'une manière con- 
forme aux principes de l'église 
catholique. 

CATOULICÏSME, s. m., catho- 
licisme , la religion catholique. 

CATOULICITA, s.f., catholicité, 
tous les pays catholiques. 

CATOULIQUÈ, v. Cathoulique. 

CATOUN, s. mascul., chaton, 
jeune ou petit chat ; folles- 
fleurs des noyers, coudriers, 
saules, etc ; trou à un vête- 
ment de femme, occasionné 
par la brûlure d'une bluette. 

CATOUNIERO, s.f., chatière, 
trou du chat , trou par où le 
chat passe. 



GATRAN , s.m. Iloli de cairan , 
huile de cade. 

GAVALAR , v. Encavalar. 

GAVALARIE , s.f., cavalerie, 
troupe de soldats à cheval . 

G AVAL AS, s.m., gros cheval , 
vieux et maigre. 

GAVALGADO, s.f., cavalcade, 
promenade d'un certain nom- 
bre de gens à cheval . 

GAVALEÏ, s. m. , chevalet, ma- 
chine dont la plupart des arti- 
sans se servent pour soutenir 
leur besogne ; chevalet d'un 
violon , ce qui tient les cordes 
relevées ; trémie des mesureurs 
de grains ; représentation , 
tombeau figuré , couvert d'un 
drap mortuaire , dans une 
église. 

GAVALIER , s . m . et f . , cavalier, 
soldat de cavalerie ; cavalier , 
ière, écuyer , ère , qui se tient 
bien à cheval ; danseur. 

GAVALIERAMENT, adv., cava- 
lièrement, lestement, libre- 
ment ; sans égard , avec hau- 
teur, brusquerie, hardiesse. 

GAVaLO, s.f., cavale, jument- 
poisson , sorte de maquereau. 

GAVALOT, Cavaloto, s. m. et 
f . , diminutif de cheval et de 
jument, 

GAVALOUN, OUNO , v. Cavalot. 

GAVALUN, s.m., bêtes cheva- 
lines, chevaux et cavales. 

GAVAOU, s.m., cheval, animal 
domestique ; fil que les dévi- 
deuses à l'aspe placent sur une 
autre broche ; pièce de bois qui 
traverse la meule d'une huilerie. 

GAVAOUGADURO , s. f., voyez 
Cavaoucamenî. 

GAVAOUCAMENT , s.m., enche- 
vauchement d'une chose sur 
l'autre. 

GAV^OUCAR, v.a. et pr., che- 
vaucher, surmonter les uns sur 
les autres , se mettre à cheval . 

n 



CAV 



CAVAOUCOUN(à)adv., à cali- 
fourchon , jambe (Ic-çà jambe 
(Ic-Uî, à cheval. 

CAVAR^v. a., creuser, cavcr , 
miuer, efTondrer, fouir pro- 
fondément; crever les yeux ; 
V. pr., se caver^ faire sa cave, 
à certains jeux , mettre devant 
«oi de l'argent ou des fiches 
pour faire face aux paiements. 

GAVERNO, s.f., caverne , espace 
creux dans des montagnes ou 
dans des rochers ; fig. retraite 
des voleurs. 

CAVERNOUX, OUA, adjectif, 
caverneux, cuse, rempli de 
cavernes ; fig. , qui renferme 
de petites cavités. 

CAVESSOUN, s. m., cavcçon ou 
civcsson , petit cercle de fer 
que l'on met sur le museau 
d'un cheval fougueux pour le 
<'on tenir. 

CAVIGNEGEAR , v.a. , fouiller , 
<'hercher avec le doigt dans 
le nez., dans les oreilles , etc. 

CAVILLAIRE, s.m., celui qui 
enfonce des chevilles ; planteur 
de salades on autres plantes 
en se servant du plantoir ; celui 
qui Irafugc un ccheveau de 
coton ; au fig. , chicaneur , vé- 
tilleur. 

CAVILLAR, v. act., cheviller, 
enfoncer des chevilles ; planter, 
se servir du plan loir ; trafuger 
un écheveau de coton. 

CAVILLIER , s. masc., porte- 
manteau , morceau de bois 
garni de chevilles auxquelles 
on suspend des robes , des 
habits , des manteaux. 

CAVILLO, s.f., cheville, mor- 
ceau de bois amenuisé , servant 
de clou pourfixerlesmortaises; 
plantoir.morceaudebuispointu 
pour planter des salades ; atté- 
loire , cheville ronde qu'on met 
dans le limon des charrettes ou 



f^ 138 <^ CED 

d'un araire; chicane, vétille ; 
par extension, chicaneur, vé- 
tillcur; accroche d'un avocat. 

CWILLOUN, s. m., surmulet, 
poisson qu'on nomme aussi 
barbarin ou moil. 

GAVIÏA , s.f., cavité, creux, 
vide dans un corps solide. 

CAVOUMAR, V. Carar, Cavi- 
gnegear. 

CAVURM, V. Cavila. 

CAYETIERO , V. Brunîdo. 

CAZERNAR, cazeîixo, voy. Ca- 
scrnar , Cascrno. 

CEAG, s.ra., la moindre discus- 
sion , le moindre désaccord. ^ — 
Interj., tais-toi! tum'hébêtcs! 

CEBETO, s. f. , jeunes oignons 
avec la queue verte; petit oi- 
gnon. 

CERILLOUN , subst. m . , oignon. 

CERILLO, voy. Baragno. 

CERO,s.f. , oignon ou ognon, 
plante potagère. Celol interj., 
assez! c'est assez, je ne puis 
lutter. 

CEEOULAT, s. masc., plant 
d'ognon. 

CEGAlL, CECATLLOUN , v. Sccail , 
Secnilloun. 

GEGANÇO, CECAR, v. Sccanço , 
Secar. 

CEDAR, V. n., céder, se sou- 
mettre ; V. a . , lâcher , donner, 
se désemparer de ce qu'on 
possède. 

GEEOUN ou cETOux, s.m., fil 
qu'on passe dans les chairs 
qu'on veut mettre en suppu- 
ration. 

m., cédrat, sorte 



m., cèdre, grand 



GEDRAT, s. 

de citron. 
CEDRO, s. 

arbre. 
CEDULAR, céduîer, v.a, donner 

une citation devant un tribunal. 
CE])ULO,sf,cédule,billet portant 

citation devant un tribunal. 
GEGARES, V. Nello, 



CEM 



CEILLO, V. Cillo. 
OEIUO , s. f . , grive-drienne , 
oisea.li. 
' CEIROUN , s . m . , ancicinne petite 
. monnaie de l'iovence. 
CELET, CELO, V. dcdct , Scclo. 
CELEBRANT, s. m., cciéhrant;, 

•prêtre qui officie. 
CELEIUIAR , Vvact. , célébrer , 
rendre célèbre j.officier, dire 
la {îrand'raesse. 
GELEBRATIEN, s.f,, célébra- 
tion , action de célébrer. 
CELEBRE, BRO , adj., célèbre, 

quia de la célébrité. 
CELEBRITA, s. f., célébrité, 
réputation , renommée favo- 
rable. 
CELERIÏA, s.f., célérité, vi- 
tesse, dilif^ence; promptitude 
d'exécution. 
CELESTE , TO , adj . , céleste , 
de Dieu, qui vient de Dieu^ 
qui appartient au ciel. 
CELIBAT, s. m., célibat, élat 

d'une ))ersonnenon mariée. 
CELIBATÀRI , s. m. et adj . , céli- 
bataire, qui vit dans le célibat. 
CELLIER, s, m., cellier, lieu 
au rez-de-chaussée où l'on serre 
le vin et les provisions. 
GELLULO, s.f., cellule, petit 
Ioj:is d'un religieux ou d'une 
religieuse. 
CEMENAIRE, s. m., semeur, 
celui qui sèmej temps propre 
aux semailles. 
CEMENAR, v.a., semer, ense- 
mencer la terre; v.n., essai- 
mer , parlant d'un essaim qui 
est cbassé de la ruche par les 
jeunes abeilles, ou delà larve 
de certains insectes qui crèvent 
et donnent naissance à un 
grand nombre d'individus ; 
V . pr. , se laisser chcoir , tomber 
]jar terre. 
CEMENCIER, s. m., sac dans' 



«> 139 «» CEN 

lequel on porte le blé pour 
semence. 

CEJMENÇO , s . f . , semence , grains 
propres j)our être semés ; se- 
mailles , époque à laquelle ou 
sème . 

CEMENOUAR, s. m., semoir, 
instrument avec lequel on sème. 

CEMENTERI, s. m., cimetière , 
lieu où l'on enterre les morts. 

CE.MO, s.f. , déchet, diminution, 
vide d'un tonneau de vin qui 
n'a pas été bien rempli. 

CEN , V. Seii. 

CEN ADO , s. f., souper, repas 
du soir. Faire ccnado , courir 
la nuit dans les champs et y 
voler des fruits. Cenado ^ tout 
ce que l'on peut placer eutro 
le sein et la chemisa. 

CENCUAR , v. a., ceindre, en- 
tourer d'une bande pour serrer 
le ventre ou toute au..v.' chose; 
sangler, donner un c:ap da 
fouet ; serrer fortement avec 
un lieu ; cerner , couper eu 
rond l'écorce d'un arbre pour 
le faire mourir; v. pron., se 
ceindre le corps , se mettre uutt 
(•einture. 
CENCHO, s.f. , enceinte, sorto 
dépêche qu'on fait en poussant 



le 
que 



j^ros poissou dans une calan- 



CENCIE, s. m., récipient des es- 
sences. 

CEN DR ADO , s.f., lessive qu'on 
fait aux olives ou aux pois 
chiches. 

CENDRE, s. m., cendre, f.. le 
débris des choses que le feu a 
consumées ; charrée , se dit de 
celle qui a déjà été lessivée. 

CENDRIER, s. m., lieu où l'on 
dépose la cendre^ 

CENDRILLOUX , OUA , adject. , 
cendreux , cuse , couvert de 
cendre. 



CEN 



•s® 140 ^» 



CEO 



CENDROULIAR , v . n . , tisonner 
les cendres par désœuvrement. 

CENDROULIER, LETO , s. m. 
et f . , tisonnier , celui qui re- 
mue les tisons ; il signifie aussi 
celui qui est toujours dans la 
cendre. 

CENDROUX, OUA, v. Cen- 
drilloux. 

CENILLO, s. m., poussière de la 
cendre ou des balayures. 

CENO , s. f . , cène , cérémonie qui 
se fait le Jeudi-Saint. 

CENS, s. m., cens, revenu né- 
cessaire pour prendre part aux 
affaires publiques , et être élec- 
teur ou éligible. 

CENSALLAGE , s . m . , courtage , 
entremise et salaire d'un cour- 
tier ; censurage du liquide. 

CENSARIE , s.f., censarie, tout 
ce qui est du courtage. 

CENSAROTI, s. m., ceux qui 
font le courtage sans y être au- 
torisés. 

CENSAT , ADO , adj . , censé , ée, 
estimé, respecté. 

CENSO, s.f., cens, rente que 
certains biens devaient au sei- 
gneur ; cens , revenu nécessaire 
pour prendre part aux affaires 
publiques; chiffon qu'on brûle 
pour étouffer les abeilles. 

CENSOUR , s. m., censeur, celui 
qui censure un ouvrage ; celui 
qui inspecte et surveille l'en- 
seignement dans un collège. 

CENSUEL, ELLO , censuel , elle, 
qui a rapport au cens. 

CENSURAÎRE , v. Censour. 

CENSURAR, V. a., censurer, 
faire la critique d'un ouvrage 
ou de la conduite de quelqu'un. 

CENSURO, s.f., censure, action 
de censurer. 

CENT , adj . numéral , cent ; il est 
quelquefois s.m. , un cent. 

CENTAOURÏ, s.m., centaurée, 
(plante). 



CENTENARI, s.m., centenaire, 
personne qui est âgée de cent 
ans. 

GENTENAOU, Centanier, cen- 
TENiER , S. m., centaine, un 
cent environ. 

GENTENO, s.f., sentène, lien 
d'un écheveau , v. Centenaou. 

CENTIEME, EMO , s.m. et f. et 
adj . , centième , nombre d'ordre 
de cent. 

CENTIMO, s.m., centime, la 
centième partie d'un franc. 

CENTRAL , ALO , adj ., central , 
aie , qui est dans le centre. 

CENTRaLISAR, v.a., centra- 
liser, réunir au centre, dans 
un centre commun. 

CENTRALISATIEN , s.f., cen- 
tralisation , réunion au centre ; 
par extension , réunion de pou- 
voir de l'autorité dans un petit 
nombre de personnes. 

CENTRE, s., m., centre, le mi- 
lieu. 

CENTUPLAR, v.n., centupler, 
rendre cent fois plus grand. 

CENTUPLE , s. m. , centuple , 
cent fois autant. 

CENTURO, s.f., ceinture, le 
tour du milieu du corps ; partie 
du vêtement qui s'attache au 
milieu du corps. 

CENTUROUN, s.m., ceinturon , 
sorte de ceinture en peau ou eu 
cuir. 

CEOU, s.m., ciel. Ceoti-fin, 
ciel clair, terme de marins. 

CEOU , V. Seou , Sceou. 

CEOUCLAGE, sm., action de 
relier un tonneau , d'y mettre 
des cercles : sarclage du blé, etc. 

CEOUCLAIRE , CEOUCLUSO , 
s. m. et f., sarcleur, euse, ce- 
lui , celle qui sarcle. 

CEOUCLAR , v.a. , cercler, relier 
un tonneau, y mettre des cer- 
cles; sarcler le blé, le pré, etc. 

CEOUCLE , s.m., cercle en fer. 



CER 



141 



CER 



cerceau en bois, tout ce qui 
entoure une futaille , etc. ; au 
fig., degré de folie ^ vergettcs 
d'un tambour. 

CEOUCLET, s. m., petit poisson 
de mer. 

CEPEYOUN, s. m., souchet, 
partie brisée de la souche d'un 
arbre. 

CEPO , s.f. , souche d'un arbre; 
s. m. pi., sorte de lien qu'on 
met aux jambes d'un criminel 
dans un cachot. 

CEPOUN, s. m., billot court et 
épais servant de siège , ou pour 
y écarrir le bois ou pour y cou- 
per la viande ; chouquet , e?t 
celui sur lequel le bourreau 
tranchait la tête à un criminel; 
mouton; bois d'une cloche. 

CEQUO , s . f . , cayes , roches à 
fleur d'eau . Faire une cequo , 
dormir , demeurer trop long- 
temps eu un lieu. 

GERAS, s.m. , fromage frais salé 
qui tire sur le jaune. 

GERAT , s.m., cérat, pommade 
dont la cire et l'huile font la 
base. 

GERCAR et ses dérivés, v. Cer- 
quar et ses dérivés. 

CERCLE , s.m. , cercle , réunion 
d'amis , de sociétaires. 

GEREMOUNIE , s.f. , cérémonie , 
démonstration extérieure de 
politesse ; culte extérieur. 

CEREMOUNIOUX, OUSO,adj., 
cérémonieux , euse , qui fait 
beaucoup de cérémonie. 

CERENTO , s. f . , guigsier, oiseau 
qui niche dans la terre. 

GERE, s.m., cerf, bête fauve 
dont la biche est la femelle ; 
cerf-volant, machine de papier 
tendu sur des baguettes, qu'on 
élève en l'air au moyen d'une 
ficelle. 

CERIEYO, v. Grafionn. 



CERISIER, s.m., cerisier, arbre 
qui porte la cerise. 

CERNI , s. m., assortiment de 
certaines marchandises venues 
du Levant. 

CERNISSAGE, s.m., action de 
faire du cernL 

CERO , v. Cerento et Sciro. 

CERQUAIRE, CERQUSO, s.m. 
et f , chercheur , chercheuse , 
celui, celle qui cherche ; hydros- 
cope, est celui qui se sert de 
la baguette pour découvrir les 
sources. 

CERQUAR, v.a., chercher, se 
donner du mouvement pour 
trouver ; chercher dispute. 

CERQUO-POUS, s m., croc-à- 
puits, croc à une ou plusieurs 
branches pour retirer quelque 
chose du fond d'un puits. 

CERÏEN, s m., certain, chose 
certaine ; adject. , certain , ne , 
vrai , sur-indubitable. 

CERÏENAMENT, adv., certai- 
nement, assurément, sans au- 
cun doute. 

CERÏIFIAR ou CERTIFICAR, v.a., 
certifier, assurer, attester la 
vérité. 

CERTIFICAT, s.m., certificat, 
attestation par écrit. 

CERTITUDO, s.f., certitude, 
a.ssurance pleine et entière. 

CERTOS , adv. , certes , certaine- 
ment, en vérité. 

CERUSO, s.f., céruse, oxide 
blanc de plomb. 

CERVELAS, s. masc, cervelas, 
saucisse grosse et courte. 

CERVELLO,s.f., cervelle, voy. 
moualo. 

CERVEOU, s.m., cerveau, ce 
qui est renfermé sous le crâne. 

CERVOULANTO, s.f., cerf-vo- 
lant , sorte d'escarbot ; on donne 
aussi ce nom à un châssis garni 
de papier que les enfants font 
voltiirer en l'air. 



aiA «^ 142 

CESAllI , nom propre d'horaïue , 
Césairc. 

CESSAR , v.n. , cesser , disconli- 
lîucr ; laisser une chose com- 
mencée ; se taire. 

CESSAïlEN, s. f., cessation, 
discontiniiatloii. 

CESSIEN , s . f . , cession , acte par 
lequel on cède ses droits. 

CESSIOUNARI, s. m., cession- 
nairc , celui à qui ou a fait une 
cession. 

CESSO , SANS cEsso , expression 
adverbiale , sans cesse , tou- 
jours, sans interruption. 

CETERAG , s.m., célérac(plante). 

CEVADILLO, s. f., cévadille, 
petite orge du Sénégal. 

CEZE , s. m., cicérole , pois- 
cliiche ( légume ) ; seize , nom 
de nombre. 

CHABAOUl), s. m., chabot, petit 
poisson d'eau douce. 

CHABENSO , s.f. , le bien qu'on 
possède; débit aisé d'une mar- 
chandise. Bouscar chabenso , 
chercher fortune ; il signilie 
aussi s'approvisionner. 

GHABESTRE , s.m. , longe pour 
une béte de somme. 

CHABIR, V. a., vendre, se dé- 
fairede certaines marchandises; 
établir , marier une fille , s'en 
débarrasser. 

CHABLOT , s.m., cableau , cha- 
bleau, cincenelle , corde qui 
sert à remonter les bateaux sur 
les rivières. 

CIIABRACO, s.f., chabraque, 
sorte de caparaçon. 

CHA BRILL ANT , "s . m . , frelon , 
sorte de grosse mouche. 

CHABRO , s.f., chèvre, femelle 
du bouc. 

CH4BR00U, s.m., chevreau, 
petit de la chèvre. 

CÎIACELAS, s.m., chasselas, 
sorte de raisin blanc. 

CHACÎIARAS, g. m., se dit d'une 



CIÎA 

femme ou d'une fille qui se 
tient mal et qui n'a pas plus de 
bon sens qu'un enfant. 

CHAFAOU, voy. Lchaffaou. 

CHA(ïRÏ?> , s.m.. chagrin , peine, 
inquiétude , allliction ; adject. , 
chagrin , chagrine, triste, mé- 
lancolique. 

CHAGRINAR , v. a. et pr., cha- 
griner , inquiéter, causer de 
l'affliction ; se chagriner. 

CHAINE, s. m-, chêne, arbre 
qui porte le gland. 

GHAITO , s.f., caquet, babil. 

GHAJO , V. GraiUo. 

GlIALANl), s. m., pratique qui 
vient acheter. 

GHALANDAR , v. Jchalandar. 

GIIALAR, V. a., regarder avec 
un porte-vue ; jeter la vue sur 
un objet avec admiration ; 
v.pr. , se délecter , se réjouir , 
s'ébattre. 

GHALEMIE , v. Carlamue. 

CîIALOTO , s.f., échalolte, sorte 
d'oignon ou plutôt d'ail. 

GlIALOU , s.m. , plaisir, conten- 
tement, régal; lunette d'ap- 
proche , poite-vue ; un schall , 
grand mouchoir de cou pour 
femme. 

GilALOUPO, s. f., chaloupe, 
I)ateau léger pour le service 
des vaisseaux. 

GHALUMl'.OU , V. Charlamuc 

GlIAMADO, s.f., chamade, son 
de trompette pour appeler ou 
poiu" annoncer. 

GUAMADURO, s.f., action de 
demander qu'on joue une cou- 
leur , à certains jeux de cartes. 

CIÏAMAILLAR (si), v. pr., se 
chamailler, disputer, contes- 
ter sur les objets de peu d'im- 
portance, se chapitrer. 

GîIAMAR , v. a., appeler, faire 
venir quelqu'un ; demander , 
en jouant une carte qu'on joue 
de la même couleur. 



GHA 



46) t43 O» 



ClIA 



CITAMARRAU , v.a , chan^.arrer; 
au fig., couvrir, charger d'or- 
nements. 

CHAMARRURO, s. f., chamar- 
rure , manière de chamarrer. 

CIIAMAS , nom propre d'hi mmc, 
Amant. 

ClIAMATAN, s. m. , chamailîis , 
vacarme , criaillcrie , grande 
querelle. 

CTIAJIATAR , V. Chnmailîar. 

CHAVIRA RD , DO , adj . , cagneux, 
hancrochc, bancal , qui a les 
jambes torses en dedans ou en 
dehors. 

ClIAMBETROUN, s. m., voyez 
Chnmhcrro. 

CITAMRERLAN , s.m. , charabrc- 
lan , ouvrier qui travaille en 
chambre. 

CHAMBERRO, s. f., baloiro ou 
talonnicrc , morceau de vieux 
chapeau ou de chiffon dont les 
paysans qui piochent envelop- 
pent leur pied ; c'est aussi un 
soulier de corde. 

CTIAMRRADO, s.f., chambrée, 
quantité de personnes ou de 
choses qni remplissent une 
chambre; société d'amis, lieu 
de Icnr réunion. 

CHAMBRAN , s m., chambranle , 
ornement en bois formant le 
cadre qu'on met à une porte 
intérienro. 

CIÏAMBRO , s. f., chambre , pièce 
d'un appartement , pièce où 
Von couche ; v. Chambrado. 

CIIAMBREIROUN , s. m., petite 
servante , celle qui fait les em- 
plois les plus vils. 

CHAMBRETTO , v. Camlntto, 

CIIAMBRT, s. masc, écrevisse, 
poisson crustacé. 

CIIAMRRIERO , s . f. , chambrière, 
servante de petite condition ; 
épontillc, support d'une char- 
rette ; main , ce qu'on accroche 
au crémaillon pour descendre , 



sans se brùîer , la marmite do 
dessus le feu ; petit ruban pour 
tenir la quenouille en état pen- 
dant qu'on fde. 

ClIAMBRTSTO, s.m., membre 
d'une chambrée. 

CIÎAMRRO . V. Cnmlro. 

CHAMBROUN, OUNO, s.m. et 
f . , diminutif de chambre. 

CÎIAMECISSO, s. f., lierre ler- 
rostr-^ (plante). 

CTTAMETTO, s.f., carie qu'on 
joue et aui sert à demander 
qu'on attaque de sa cotileur ; 
action déjouer cette carte. 

CnAMïE,v. Ca^nk. 

ClIAMINEYO, s.f., cheminée, 
endroit où l'on fait le feu dans 
les maiscns. 

CIIAMOUA , sm, chamois , animal 
sauvage ; peau préparée de cet 
animal ; sa couleur. 

CHAMP, s. m., champ, espace 
de terre cultivée ; au pi., les 
champs , la campagne. 

CHAAIRAGO, v, Qmtarro. 

CIIAMPEIRAR, v.a., rechercher 
avec avidité ; aller chercher 
quelqu'un dans les lieux pier- 
reux; V. Eaqnevregear. 

CIIAMPESTRE , adj . , champêtre, 
éloigné des villes, des habita- 
tions ; qui appartient aux 
champs. 

CIIAMPIGNOUN , voy. Bouriglo, 
Pifjnen , Jmlourlgoit. 

CIIAMPÏEN , s. m., champion, 
celui qui est ferme à son tra- 
vail , qui ne recule jamais. 

CIIAMPORNI, s.fémin., sotte, 
nigaude, bestiasse. 

CIIANÇO , CDAXCELAn , V. Chanso, 
Chamdar. 

CIUNCRE, s.m., chancre, hu- 
meur maligne et dangereuse. 

CIIANFRAN , s.m., allure gaucho 
et grossière , qui annonce tou- 
jours une personne du peuple. 

CIIANFRIN, s.m., chanfrein, 



GHA 



144 



ClU 



la partie du devant de la tête 
du cheval , qui va depuis le 
front jusqu'au nez. 

CHANGE, s. m., change^ troc 
d'une chose contre une autre ; 
banque ; lieu d'escompte , com- 
merce^ local du changeur ; Hg. 
donner , prendre le change , 
tromper , se tromper ; rendre 
le change^ raillerie pour rail- 
lerie. 

CHANGEAIRE , USO , s.m. et f., 
changeur, euse , brocanteur, 
euse , échangeur ; une personne 
changeante , qui aime changer. 

CHANGE AMENÏ, s m., chan- 
gement , action de changer, de 
brocanter , de renouveler, 

CHANGEANT , 10 , adj . , chan- 
geant, an te, variable , muable, 
qui change aisément. 

CHANGEAK, v. act., changer, 
troquer, brocanter , se défaire 
d'une chose pour en prendre 
une autre; changer de maison, 
déménager, déloyer. Si chan- 
gear , v.pr., changer de linge, 
de vêtement, s'endimancher. 

CHANGEUR, s.m., changeur, 
celui qui échange les vieilles 
monnaies ou les monnaies 
élran gères con tre celles de cours. 

CHANGE ou CHANGE, s. masc, 
échange , troc ; bureau où l'on 
fait le change des monnaies. 

CHANSELANï , ÏO , adj . , chan- 
celant , lante , qui chancelle , 
qui vacille ; au fig., irrésolu , 
mal assuré , chancelant. 

CHANSELAR, v n., chanceler, 
n'être pas ferme sur ses pieds , 
vaciller, n'être pas ferme dans 
sa résolution, ne savoir quel 
parti prendre. 

CHANSELIAIRE,LUSO, s. m. 
et f . , celui , celle qui est tou- 
jours en balance et ne sait ja- 
mais à quoi se déterminer. 

CH ANSO , s . f . chance, heureuse 



fortune qui arrive à quelqu'un ; 
fig . et fam . , disgrâce^ malheur, 
déplaisir. 

CHANSOUS , OUSO , adj . , chan- 
ceux , euse , heureux ou mal- 
heureux , qui est en chance , 
en bonheur , qui est favorisé 
du sort; dont le résultat est 
incertain. 

CHANT, s.m., chant, élévation 
et inflection de voix sur diffé- 
rents tons et avec modulations ; 
ramage des oiseaux ; division 
d'un poème. 

CHANTEOU on CHANTEE, s. m. , 
coin d'une pièce carrée ; le 
côté d'une chose, passer de 
côté , poser de côté. 

CHANTIER, s. m., chantier, lieu 
où l'on construit un vaisseau , 
une bâtisse , etc. ; magasin de 
bois en pile. 

CHANTILLOUN, s. m. , échan- 
tillon , montre d'une chose; 
au fig . , aperçu du savoir , du 
caractère. 

CHANTOUNIAR, v. n. , chan- 
tiller , fredonner une chanson . 

CHANTOURNAR, v. n. , chan- 
tourner, couper ou vider en 
rond. 

CHANTRE, s.m., chantre , qui 
chante ou lutrin ; un poète; le 
chantre d'Enée , Virgile ; chan- 
teurs qui sont à l'opéra ou cou- 
rant les rues. 

CH AOU , s.m., chaud , chaleur ; 
il faut, c'est un terme des 
montagnes. 

CHAOUCHAR, v.n., patrouiller, 
mettre le pied dans l'eau, avoir 
touchél'eau avec ses vêtements ; 
saucer, tremper dans la sauce. 

CHAOUCHOLO, s.f., soupe au 
vin; fadaise, niaiserie, sor- 
nettes. 

CHAOUDEOU, s.m., échaudé, 
espèce de pâtisserie faite en 
rond. 



CHA 



145 



Œk 



CHAOUFO ; voy. Caouffo. , 

CHAOUMAR , V . n . , chsHJmer , 
attendre quelqu'un avec impa- 
tience , ne rien vendre faute de 
chaland, ne point agir, rester 
oisif, manquer de travail, n'a- 
voir rien à faire ; faire reposer 
le menu bétail pendant la cha- 
leur ; vieillir sans pouvoir se 
marier. 

CHAOUMIERO , s. f . , chaumière, 
lieu où l'on fait reposer le bé- 
tail ; maison rustique couverte 
de chaume. 

CHAOUMILLO, s.f., marmaille, 
grand nombre d'enfanls. 

CHAOUMO, s.f., heures où les 
troupeaux se reposent pendant 
le jour, 

CHAOUPET, s.f., bisbille, que- 
relle, batterie, désordre, ru- 
meur. 

CIIAOUPIN, s. m., manie de se 
disputer, colère qui porte au 
désespoir. V. Chagrin. 

CHAOUPINAGE, s. m., action de 
se disputer, de se battre 3 tra- 
vail mal fait. 

CHAOUPINAR , V . a . , chiffonner, 
éparpiller ; tirailler par les 
cheveux; v.pr., se battre, se 
prendre aux cheveux, se ti- 
railleries cheveux; v.n.^cho- 
piner, boire chopine. 

CHAOURE , v.pr., se soucier, 
falloir, importer que l'on fasse 
quelque chose; v. Cooulet. 

CHAOURILLAR, v.n., prêter 
l'oreille , écouter sans se mon- 
trer. 

CHAOUSTR , v. Choousir, 

CHAOUVE, VO, adj., chauve, 
dégarni de cheveux. 

CHAOUVURO, s.f., chiaiuveté, 
calvitie. 

CHAPADURO , s. f . , fêlure, fente 
d'un vase fêlé ; au fig . , folie , 
aliénation d'esprit. 

CHAPATRE ou esclapaikk. s.m. , 



bûcheron, celui qui fend I9 
bois à brûler. 

CHAPAR, V. a. , refendre du 
bois , fêler quelque chose. 

CHAPAT , ADO , adj . , fêlé, ée ; 
fou , folle. 

CHAPEL, s.m.jV. Capeou. 

CHAPELET, s. m., chapelet, 
prières qu'on récite à l'aide 
d'un chapelet, certain nombre 
de grains enfilés ; grano de 
chapelet , larme de Job , fruit 
d'une plante de ce nom. 

CHAPELIER , V. Capelier. 

CHAPEOU , V. Capeou. 

CHAPITAR , V. Chapiirar. 

CHAPITEOU, s. m., chapiteau , 
le haut d'une colonne ; la 
pièce supérieure de l'alambic. 

CHAPITAR, v.n. et pr. , con- 
tester; disputer avec acharne- 
ment. 

CHAPITRE, s m., chapitre, as- 
semblée de chanoines , lieu de 
l'assemblée ; une des parties 
qui divisent certains livres; 
sujet dont on parle dans une 
versation. 

CHAPLADIS, s. m., dégât, a- 
battu , ee qui a été coupé ; au 
fig., grand carnage. 

CHAPLAIRE, s. m., celui qui 
taille en pièces ; celui qui bâche 
des plantes pour être jonchées; 
bûcheron qui refend le bois; 
chaplaire , rhapluso, celui, celle 
qui déchire la réputation d'une 
personne absente ; marchand 
de cuir en détail. 

CHAPLAR, V . a . , couper, bâcher, 
réduire en petits morceaux ; 
chapeler, se dit du pin qu'on 
coupe pour mettre dans la 
soupe; v.pr., se couper, se 
faire des entailles ; si chaplar , 
se déchirer, parlant des étofTes . 

CHAPLE , V. chapladis. 

CHAPLUN , s.m. , quantité de ce 
qui a été haché, abattu 3 cha- 
12 



t, 



CflA 



140 



CHA 



rançon des oliviers , insecte 
qui ronge la feuille. 

CHAPOLIj s. propre d'homme , 
Hypolile ; s.ra., rhapoutie ou 
rhubarbe des moines (plante) , 
au fis;. , fou , écervelé. 

CHAPOUIRE, V. Capouire. 

CHAPORNl, V. Chapat 

CHAPUTAIRE , chaputabello , 
s. m. etf. ; celui, celle qui se 
plaît à couper par petits mor- 
ceaux ; aufig. ,qui médit d'une 
personne absente , qui délracte. 

CHAPUTAR, V. a., écarrir le 
bois ; couper à petits morceaux; 
au fig., détracler , médire 
d'une personne absente ; bou- 
siller un ouvrage. 

CHAR, s. m., char, sorte de 
voiture. 

CHA R AMELIAR, v.a., charmer, 
enchanter , rendre joyeux ; 
goûter la plus grande volupté, 
le plus grand plaisir. 

CHARAMOULAÏ , voy. Cherou- 
coulat. 

CHARAVARIN , CHARIVARI , cha- 
RAViou OU CARAViou , s.masc, 
charivari , bruit confus de poê- 
les , de chaudrons , de sonnail- 
les, etc., avec cris et huées, 
lors du second mariage d'une 
personne; fam., mauvaise mu- 
sique. 
CHARAVIRAR , v.n., culbuter, 
faire la culbute , tomber à la 
renverse. 
CHARBOUNIAR, ou charbou- 
^fEGEAR , V.a., noircir avec du 
charbon ; v.n., tisonner ; faire 
cuire des châtaignes, pommes 
de terre, etc. sur les charbons 
ou sous la cendre chaude. 
CHARROUiNlAiRE , charbounta- 
RELO, s. m. et f , celui , celle 
qui se plaît à faire cuire des 
choses sous la cendre chaude 
ou le charbon j v. Carhoun et 
ses dérivé». 



CHÂRCUTARIE ,s.f., charcuterie, 
état , commerce de charcutier. 
CHARCUTIAR, v.a., charcuter, 
couper en petits morceaux; 
mutiler , parlant d'une per- 
sonne, d'un cheval, etc. 
CHARGUTIARE , s. m., celui qui 
se plaît à couper en petits mor- 
ceaux; fig-, mauvais chirurgien. 
CHARCUTIER , ERO , s. m. et f., 
charcutier , ère, celui qui vend 
de la charcuterie , de la chair de 
porc frais , du cochon salé , etc. 
CHARGEAR, v.a., charger, im- 
poser une chajge, une condi- 
tion ; donner le soin , la con- 
duite, la charge de. .confiera. . 
de charger , prendre le soin , la 
conduite, s'obliger, s'engagera. 
CHARGEO, s f., charge, emploi, 
office, dignité; soin, garde, 
commission , ordre donné. 
CHARGEOTO, s. f., diminutif 

de Chargea. 
CHARGEUR, s. m., chargeur, 

propriétaire d'une cargaison. 
CHA RIT A, V. Carita. 
CHARITE , s.f., charité, maison, 
hôpital pour les enfants trouvés. 
CHARITOUN, CHARTTOUNO, sm f., 
enfant trouvé , qui a été reçu 
dans une maison de charité. 
CHARLATAN , ANO , s.m. et f., 
babillard , arde , hâbleur , euse, 
V. Bregueiian. 
CHARLAÏANARIE , s.f., char- 
latanerie, charlatanisme, vice 
du babillard , du hâbleur. 
CHARLATTO, s.f., chanlatte , 
pièce de bois qu'on attache vers 
l'extrémité des chevrons, pour 
soutenir deux ou trois rangg 
de tuiles placées afin d'écarter 
la pluie d'un mur de façade. 
CHARMAIRE , muso , s.m! et f., 
charmeur , euse , celui qui 
charme , sorcier. 
CHARMANT, ANTO, charmant, 
ante, agréable, qui plaît, qui 



CHA 



K" 147 •<*< 



CHA 



fait plaisir à voir j s. f. et fam., 
femme de mauvaise vie. 
CHARMAR , v. a. , charmer, faire 
beaucoup de plaisir, satisfaire, 
séduire, enchanter, humaniser 3 
v.pr., se délecter. 
CHARME , s. ra . , charme , appas, 

attrait, séduction. 
CHARNEL, ELLO , adj . , charnel, 
qui appartient à la chair , aux 
sens matériels. 
CHARNIERO, s.f., charnière, 
deux pièces enclavées par une 
broche et mobiles. 
CHARNIGAIRE, s. m., homme 
qui court les femmes , qui fré- 
quente les lieux de débauche. 
CHARMGOU, s. m., charnaigre, 

sorte de chien de chasse. 
CHARNUÏ , UDO , adj . , charnu , 

qui a beaucoup de chair. 
CHAROSPO,s.f., femme de mau- 
vaise vie, prostituée. 
CHARPAIRE, s. m., celui qui 
endéve ; endévé , impatient , 
emporté. 
CHARPANTARIE , s.f., char- 
penterie , ouvrage de charpen- 
tier. 
CHARPANTIER, s. m., ouvrier 

qui travaille à la charpente. 
CHARPANTO, s.f., charpente, 
ouvrage fait de grosses pièces 
de bois assemblées. 
CHARPAR , V . n . , endêver , avoir 
grand dépit de quelque chose. 
CHARPIN , s . ra . , pelade , gra- 
telle , maladie qui fait tomber 
le poil aux animaux ; inquié- 
tude , mauvaise humeur, rage 
qui livre l'homme à l'emporte- 
ment. 
ÇHARPINAR(si), v.pr., se dé- 
ij. sespérer de ne pouvoir venger 

sa colère , pester, jalouser. 
GHARPmOUX, OUA, adj., qui 
est attaqué de la pelade ou 
gratelle; qui est sujet àse fà- 
rher avec rag^e. 



CHARRADIS,s.m,, Gharradisso, 
s.f., bisbille , grande conversa- 
tion entre plusieurs personnes ; 
bavardage , babil , caquet ; long 
discours, paroles superflues. 
CHARR ADO , s . f . , causette , con- 
versation ; charrade , sortç d'é- 
nigme , jeu de mots. 

CHARRAmE, USO , s. m. et f., 
babillard , jaseur , bavard , 
prand parleur, qui caquette; 
olibrius , qui veut faire l'en- 
tendu , tandis qu'il n'est qu'un 
ignorant; alarmiste, celui qui 
sème de fausses nouvelles alar- 
mantes. 

CHARRAR, v.n., parler beau- 
coup , caqueter , babiller , cau- 
ser, s'entretenir avecquelqu'un. 

GHARRIOT , s. raasc, chariot, 
voiture à quatre roues , propre 
à charrier-, char ; planche mon- 
tée par le cordier. 

GHARRO,s.f., babil, mauvais 
babil, rage de parler , qui n'est 
bon à se défendre qu'avec la 
langue. 

CHARROUN, s. m., charron, 
artisan qui fait des charrettes, 

CHARROUMAR , v . n . , babiller, 
bavarder. 

CHARRUE, s.f., charrue pour 
labourer , elle est plus lourd» 
que l'araire. 

CHARRUN , v. Charro. 

CHARÏO , s.f. , charte, constitu- 
tion qu'on donne à une monar- 
chie ; chartre , titres anciens ; 
papiers relatifs à l'histoire ; loi» 
consti tutionnelles. 

CHARÏROUSO , s. f., chartreuse^ 
couvent de chartreux. 

CHARTROUX, OUSO, s. m. et 
f., chartreux, chartreuse , re- 
ligieux , euse, de l'ordre de 
Saint-Bruno. 

GHARUP, adj., hideux, laid, 
horrible, qui cause l'épouvante, 
la terreur. 



CHA 



46> 

CHASCUN , CHACUN , V. Cadun. 

CHASPAIRE, s. m., ARELLO , 
s. fém., celui, celle qui aime 
palper ; talonneur , lambin , 
qui est difficile à se décider. 

CHASPAR, V. a., toucher légè- 
rement , manier , patiner ; 
fouiller dans les poches ; tâton- 
ner , réfléchir long-temps avant 
de se décider; aller à ta ton. 

CHASPOUN, s. m. Jnar de chas- 
poun , aller à l'aveuglette , en 
tâtonnant, 

CHASPOUNIAIRE, v. Chaspaîre. 

CHASPOUNIAR, v. a., manier 
sans délicatesse ni retenue ; 
V. Mastrouillar , Chaspar. 

CHASSAR, v.a., chasser, faire 
sortir d'un lieu par violence , 
mettre dehors par force, con- 
gédier , renvoyer ; mener, faire 
marcher devant soi ; enfoncer , 
faire entrer par force en frap- 
pant, etc. 

CHASSIS, s. m.;, châssis, tout 
assemblage de fer ou de bois 
destiné à environner un corps 
et à le contenir 5 partie mobile 
d'une croisée , qu'on garnit de 
verre ou de papier ; feuille d'un 
parevent. 

CHASSO , s.f . , ficelle qu'on atta- 
che au bout d'un fouet ; chasse, 
sorte de reliquaire ; chasse , 
ligne sur laquelle on arrête une 
baie , un balon au second bond. 

CHASSOUAR , chassoir , outil 
pour faire descendre les cer- 
ceaux ( terme de tonnelier ). 

CHASTAMENT, adv., chaste- 
ment , avec chasteté. 
CHASTE , ÏO , adject. , chaste , 

qui vit chastement. 
CHASïETA. s.f., chasteté , vertu 
morale , par laquelle nous mo- 
dérons tous les désirs déréglés 
de la chair. 



148 



CHE 



CHASTRO,^v. Turgo. 
GHASUBLdr*s.f., chas 



uble 



or- 



nement du prêtre lorsqu'il dit 
la messe. 

CHAT , CHATO, s. m. et fém., 
jeune garçon , jeune fille. 

CHATIMENT, s. m., châtiment, 
punition , correction , peine 
infligée, soufferte par une faute. 

CHATTO, s. f., chatte, femelle 
du chat ; chatte , barque qui 
sert à charger ou à décharger 
les vaisseaux ; jatte , sorte de 
plat dans lequel on sert les mets 
sur une table. 

CHAVIRAR , v.n., chavirer, on 
le dit d'un bateau qui se ren- 
verse, 

CHAVOU, Chavo , s.m. et f.et. 
adj . , chauve , qui n'a pas dé 
cheveux. 

CHECHIER , s.m. jujubier, ar- 
bre qui porte la jujube. 

CHECHOU, s.m., jujube, fruit 
du jujubier ; coup d'arrière- 
main , terme de jeu de mail. 

CHEF , s. m. , chef , celui qui a 
la supériorité sur les autres. 

CHEF-D'UVRO ou chef-d'obro , 
s.m., chef-d'œuvre, ouvrage 
supérieur aux autres, 

CHEF-LUE, s. raasc, chef-lieu , 
lieu principal d'un départe- 
menPvâll'un arrondissement , 
d'uiî^tlfeon. 

CHEINAÔU , s.m., sorte d'anneau 
fermé par une clavette pour 
l'araire nommé Frachis. 

CHEMINE YO, s. f., cheminée, 
endroit dans une pièce d'appar- 
tement où l'on fait du feu ; 
tuyau de cheminée , vide dans 
un mur par où la fumée s'élève 
jusque sur le toit. 

CHEMISO , V. Camiè. 

CHEMISETTO, s.f., diminutif 
de chemise , chemisette. 

CHENAOU , s.m. , écheno , bassin 
de terre très-sèche, où le fon- 

'*' deur fait couler le métal , pour 
aller de là dans le moule. 



CHI 



149 



CHI 



CHEiNEC ou cnEiVEcuN , s. m., 
consomption d'une personne 
ou d'une arbre qui dépérit. En 
parlant des enfants, on dit, 
tomber en chartre, 

CHENEQUIAR , v . n . , tomber en 
consomption ; cbémer, tomber 
en chartre ; dépérir. 

CHENUT , adj .m. , excellent, de 
première qualité, excellentis- 
sime. 

CHER , sf., chair. Cher depouarc, 
viande de cochon , porc frais. 
Cher de gallino , chair de poule, 
effet que produit le frisson ou 
l'effroi sur la peau d'une per- 
sonne. 

CHEUFUIL , s. masc, cerfeuil , 
plante potagère. 

CHER m , V. a., chérir, aimer 
tendrement, beaucoup. 

CHERIVENDI , s.m. et f . , cher- 
vendeur , euse, survendeur. 

CHEROMOULAT, s. m., voyez 
^moulaire. 

CHERPO, s.f., écharpe, large 
bande d'étoffe servant à plu- 
sieurs usages. yJver lou bras en 
cherpo, avoir le bras en équerre 
et soutenu par une suspensoire. 

CHERUBIN , s . masc . , chérubin , 
ange du second ordre. 

CUERUBINAnÔ, s. f., cirure , 
sorte de mélange de cire et de 
suif dont le cordonnier frotte 
les bottes et les souliers. 

CHERUI, s. m., plante dont la 
racine est bonne à manger. 

CHEVELURO, s.f., chevelure , 
les poils de la tète ; petites ra- 
cines , filaments j rayons d'une 
comète. 

CHEVU, sra,cheveu, poildela tète. 

CHEZ, prép. , chez , en la maison 
de , à la demeure , au^pays de. 

CHIANVRI , s.m. , cigale de mer. 

CHIC, s. m., chic, oiseau du 
genre buant. Lou fimiou a fa 
rhic , le fusil a raté, a fait crac. 



Chic-Jaol'ne, s.masc., bruant > 
(oiseau). 

Cbtc-Perdrix , s.m., proyard ou 
broyard (oiseau). 

CHIGADO, s.f., ramage, chant, 
de quelques oiseaux ; fig , ca- 
quet, babil, longue conversa- 
tion, 

CHIC AIRE , s. masc., oiseau qui 
chante comme le buaut; sorte ^^ 
de grive; mâcheur de tabac; / ' 
au fig., babillard, bavard, 
blagueur, qui n'a quedu caquet. 

CHICANAIRE, USO, s m. etf.. 
chicaneur, euse, qui chicane, 
vétilleur , euse ; ergoteur , poin- 
tilleux. 

CHICANAR, v.n. , chicaner, er- 
goter , pointiller , disputer sans 
cesse , critiquer mal à propos , 
se servir de détours et de sub- 
tilités captieuses. 

CHICANARIE, s. f., mauvaise 
chicane , ergoterie , subtilité 
captieuse , abus des procédures; 
fam . , petites difficultés , petites 
objections. 

CHICANUR , V. Chicanaire. 

CHICAR, v.a., màcherdu tabac; 
v.n., se dit du chant d'une 
sorte de grive ; au fig . , chiquer, 
manger , faire son repas ; jaser, 
babiller, caquetter. 

CHICHIRIBELLI,s.m., chiffon 
qu'on suspend à l'habit de quel- 
qu'un pour le faire servir de 
risée aux enfants et aux sots. 

CIHCHOU, adj . , échars , écharse; 
chiche , qui dépense le moins 
qu'on peut , être avare. 

CHICHOUNAIRE , s.m., homme 
chiche , qui lésine. 

CHIGHOUNAR, v.n., lésiner, 
être chiche, trop épargnant. 

CHICHOUNARIE , s.f., lésinerie, 
vice de l'homme chiche , avare. 

CHICHOUNET , diminutif du mot 
Chichou. 

CHICHOUîmYAR , v. Chic(nin<tr. 



cm 



150 «• 



^I 



CHICHOURLIER, s.m , jujubier, 
arbre qui porte la jujube. 

CHICHOURLO , s. fém., jujube, 
fruit du jujubier. 

CHICO, s.f., mâchicatoire , pin- 
cée de tabac qu'on mâche ; au 
fiof., babil, blague, caquet. 

CHICOT, s. raasc, chicot^ reste 
d'une dent. 

CHICOUTAIRE, USO , s.m. et fc, 
qui chicote, qui trouve à redire 
à tout. 

CHICOUTAR , V. n. et pr. , chi- 
coter , ballotter , combattre , 
vétiller, discuter; critiquer une 
personne , se disputer ; feston- 
ner , couper en festons ; déchi- 
queter des étoffes ; ruiner une 
pièce de bois à coups de hache. 

CHICOUTARIE , s.f . , chicoterie, 
action de chicoter. 

CHIER , Ghtero , adj . , cher , qui 
coûte beaucoup , qui est ten- 
drement aimé; adv., cher, à 
un prix très-haut. 

CHIER AMENT , adv . , chèrement, 
tendrement; à haut prix. 

CHIERO , s.f. , chère, régal bon 
ou mauvais; manière dont on 
est servi à table. 

CHIERTA, s. f., cherté, prix 
excessif. 

CHIFFOUN, y.Esirasso. 

GHIFFOUNAR , v a . , chiffonner, 
bouchonner, froisser dulingC;, 
une étoffe; fig., inquiéter, 
tourmenter j chiffonné, née, 
irrégulier, mais agréable en 
parlant du visage d'une femme. 

CHIFFOUNIER , sm. , chiffonnier, 
celui qui ramasse des chiffons. 

CHIFFOUMERO, s. f., chiffon- 
nière, meuble pour les chiffons. 

CHIFFRAIRE , USO , s.m. et f., 
chiffreur, arithméticien, qui 
sait chiffrer; au fig., qui en- 
dêve, qui jure , qui gronde. 

CHIFFRAR , V . n . , chiffrer , faire 
une rôjflo d'arithmétique: au 



fig. , s'inquiéter, s'impatienter. 

CHIFFRO , s . m . , chiffre , carac- 
tère dont on se sert pour mar- 
quer les nombres ; premières 
règles d'arithmétique ; chiffre , 
lettres initiales des noms entre- 
lacées. 

CHILAIRE, s.m., chasseur qui 
se sert du pipeau. 

CHILAR, v.a., piper, se servir 
du pipeau pour attirer les oi- 
seaux , principalement les 
grives. 

CHILEÏ , s.m. , pipeau , sorte de 
sifflet qui appelle les oiseaux 
en imitant leurs ramages ; 
courcaillet est celui qui sert 
pour attirer les cailles. 

CHILO , s.f., pipée , chasse aux 
oiseaux qu'on attire surunar- 
brot à l'aide d'un pipeau. 

CHIMAIRE, s.m., buveur, qui 
boit bien et beaucoup. 

CHIMAR, v.n. , lamper , boire à 
long trait, boire beaucoup. 

CHIMARRAIRE , s. m., grilToiH 
neur, barbouilleur de papier. 

CHIMARRAR , v . a . , chamarrer , 
orner un habit de galons de 
différentes couleurs ; charbon- 
ner un mur , griffonner en 
écri van t . barbouiller du papier. 

CHIMARRURO , s.f ., chamarrure, 
manière de chamarrer , de 
griffonner en écrivant. 

CHIMERIQUAMENT, adv., chi- 
mériquement. 

CHIMERIQUE, QUO, adjectif, 
chimérique, qui se repaît de 
chimères; sans fondement. 

CHIMERO, s.f., chimère, ima- 
gination vaine et sans fonde- 
ment. 

CHIMIE, s. f. , chimie, science 
qui apprend à connaître l'action 
intime des corps. 

CHIMIQUE, QUO , adj., chimi- 
que , qui appartient à la chimie. 

CHIMISTO, s. m., chimiste. 



CHI 



fâo 151 «« 



CHO 



celui qui fait des opérations de 
chimie ; adj . , chimique , qui 
concerne la chimie, 

CHIN , s.m., chien , animal do- 
mestique. Chin courant, cla- 
bant. Chin lebrier , lévrier. 
Chin basset, basset. Chin d'un 
fusiou , chien d'un fusil. Estre 
chin et cat, être en caslille , 
n'être jamais d'accord. Voyez 
Beis hueits. 

CHINAR, v.a., chiner, donner 
des couleurs différentes à une 
étoffe. 

CHFNEÏTO , s. f . , petite chienne. 

CHINCHOURLINO,s.f., berge- 
ronnette , oiseau blanc et noir 
qui suit les troupeaux, de menu 
bétail. 

CHïNO,s.f. , chienne, femelle 
du chien ; une lice est la chienne 
destinée à faire race pour la 
chasse ; Chine , grand royaume 
dans l'Asie. 

CHINQUAR, V. n., chinquer , 
boire du vin en débauche , 
chopiner. 

CHIPOUÏADURO, CHiPOUTARîE , 
CHiPOUTAGE , s. m., vé tille , 
barguigneric. 

CHIPOUTAK , V. a., chipoter, 
faire peu à peu .«t lentement ; 
véliller , barguigner. 

CHIPOUTUR , USO, s. m. et f., 
chipolier, celui qui chipote, 
qui aime à chipoter. 

CniQ , s.m. , sorte d'oiseau dont 
le nom vient du son de sa voix. 

CHIOU A R, v.a., chiquer , mâ- 
cher du tabac; v.n., manger, 
style pop. appeler parson chant. 

CHIQUET, s.m. , chiquet , petite 
parcelle; un petit coup de vin 
qu'on boi t après le repas. Mettre 
soun chiquet d tout , se mêler de 
ce qui ne nous regarde ; mot 
qu'on avance sans être demandé. 

CHTQUETO, s. f., modèl^ pour 
former un baril ; pas dû tout, 
sorte de locution enfantine. 



CHIQUO, s. fém., chiquenaude; 
chique , cocon défectueux ; 
chique, espèce de tabac à mâ- 
cher ; mâcliicatoire , drogue â 
mâcher. 

CHIRIVENDI, V. Cherivendi. 

CHIROUN, s.m., ciron, artison 
ou artuson, ver qui ronge le 
bois; fig., chiron , remord, in- 
quiétude, ver rongeur de la 
conscience. 

CHIROUNAT, ADO, adi., rongé 
par le ciron , par î'artison, 
vermoulu. 

CHIVÂLETÏO, s. fém., cheval 
fendu , sorte de jeu d'enfants 
sautant sur le dos d'un d'en- 
tr'eux. 

CHIVALIER , s.m., chevalier, 
qui est d'un ordre de chevalerie. 

CHIVAOU ou CAVAOU , s. masc, 
cheval , animal domestique ser- 
vant â porter son maître. 

CHIVAOU-FRUS, s.m , cheval- 
frux ou cheval fringant , repré- 
sentation d'un cheval que le 
cavalier porte suspendu à sa 
ceinture dans certains diver- 
tissements. 

CHOC , s . m, , choc , heurt de deux 
corps; choc ou choque, outil 
de cuivre qui sert à donner au 
feutre la forme du chapeau. 

CHOCOLAT ou chicoulat, s.m., 
chocolat, composition alimen- 
taire faite avec le cacao , le 
sucre , la canelle et la vanille. 

CHOCOLATIER ou chicoulatier 
s.m., fabricant de chocolat. 

CHOCOLATIERO ou chicoula- 
TiERO , s.f. , chocolatière, vase 
dans lequel on fait dissoudre 
du chocolat. 

CHO DE, V. Chooudeou. 

CHOOUCHOLO , s.f., bagatelle , 
vétille, niaiserie. 

CHOOUDELIER, lERO, s.m. et 
fém., fabricant d'échaudés. 

CH0OUDE0K^,s. m., échaudé , 



CHO 



*a> 162 



CHR 



sorte de pâtisserie de forme 
ronde et vide au milieu. 

CHOOURET , V. Cooulet. 

CHOOUSIK , V a. , choisir , faire 
choix , donner la préférence. 

CHASPf) , V. Charospn. 

CHOSSO, s.f., poule qui a des 
pou«s'ns. 

CHOOUCtlOURAR, v a., £:arder 
un enfant au bras ; garder un 
cochon, un âne ou tout autre 
animal qu'on laisse divaguer. 

CHOUAS, s. m., choix, action 
de choisir, préférence, ce dont 
on a fait choix : marchandise 
de première qualité. 

CHOUGANÏ, ANÏO , adj., cho- 
cant , ante , offensant , désa- 
gréable , déplaisant^ il se dit 
surtout des choses. 

CHOUCAR , v.a., choquer, offen- 
ser , déplaire. 

CHOUCARIE , s.f., ce qui choque, 
qui offense, qui déplaît , paroles 
insultantes, offensantes. 

CHOUILLO, s.f., émincée, char- 
bonnée, morceau coupé mince 
de chair maigre qu on fait 
griller. 

CHOUN ou Chou, goret, petit 
cochon ; on se sert aussi de ces 
mots pour l'appeler. 

CHOUN A R , V. Pounar. 

CHOUNCHOUN , s. m., jeu de la 
Vendôme (terme vulgaire). 

CHOU.NET , diminutif de Choun. 

CHOUNO , s.f., plongeon forcé 
qu'on fait faire à quelqu'iin en 
le poussant au fond de l'eau. 

CHOUPLAR , v.a., détendre un 
piégc, abattre une embûche; 
au fig., v.pr. Si chonplar leis 
degts , se compromettre, tomber 
dans un piège; v. a., saisir 
quelqu'un , le prendre en fla- 
grant délit. 

CHOUPLO, p. p. f., détendu-^ 
abbàttu , parlant d'un piège 
ou d'une attrape. 



CHOUQUAR, v.act., choquer, 
blesser la vue ; offenser , dé- 
plaire par de mauvais propos ; 
choquer le verre , toucher les 
verres en portant une santé. 

CHOUQUEÏ,s masc, hoquet, 
mouvement convulsif du dia- 
phragme avec bruit; hoquet 
de la mort, hoquet qui survient 
aux mourants ; chouquets , 
billot plat et presque carré qui 
couvre la tète d'un mât ; on 
l'appelle aussi chuquet, bloc, 
tète de mort. 

CHOURL\R , v . a . Faire chouriar, 
jeter , faire envoler une chose , 
pour qu'on ne puisse plus l'a- 
voir. 

CHREMO, s. m., le Saint-Chrême, 
huile sacrée qui sert à l'admi- 
nistration des sacrements. 

CHRESTIAN , AISO , s.m. et f. , 
chrétien , enne , qui est baptisé 
et qui professe la religion de 
.lèsus-Christ. 

CHRESÏÏANAMENT , adverbe , 
chrétiennement, d'une manière 
chrétienne. 

CHRESÏIANTA , s . f . , chrétienté, 
tous les chrétiens répandus sur 
la terre ; tous les pays où la 
religion chrétienne est professée 

Bot-Chrétien, s.m., bon-chré- 
tien , sorte de grosse poire. 

CHRIST . s. masc. , Jésus-Christ ; 
crucifix , image du Christ cru- 
cilié. 

CHRISTIANISME , s. m., chris- 
tianisme, religion qui reconnaît 
N.-S.-J.-C. pour son fondateur. 

CHRISTOOU , s. propre d'homme, 
Christophe. 

CHRISTOU , v. Chrut. 

CHROUNIQUO , s.f. . chronique, 
mémoire qui contient ce qui 
s'est passé dans tel temps ou 
dans tel lieu ; chronique scan- 
daleuse, mauvais bruits, dis- 
cours diffamatoire , médisance. 



ac 



nterj., 
taisez- 

garder 



CHUCHAR , roy, Churlar. 

CIIUCHOUNIAR , v.n. , chucho- 
ter, parler bas à Voreillc en 
présence de quelqu'un. 

CIIUCHOUNARIE, s.f., chucho- 
terie , action de chuchoter. 

ClIUCHOUNTAÏRE , s. m., chu- 
choteur, celui qui a l'habitude 
de chuchoter ; f. chuchoteusc. 

CITUCHUT , à la chuchut , adv., 
en cachette , en secret , avec 

λcu de bruit , clandestineiucnt, 
URLAR, v.a., fumer, boire, 
trinquer avec excès. 
CIIURLOU , s. m., la churge , 

oiseau. 
CHUSCLAR (s'en) , v.pr. , se soû- 
ler pour avoir lro{) bu. 

CHUT , CIIUTOU , CULTES , 

chut ! paix ! silence ! 
voivs ! tais-loi ! 

CIÏUTIR, v.n.,se taire, 

le silence , rester secret , ne 
dire mot ; finir, ne plus agir, 

ClIUTO^, s.f. , chute, action de 
tomber, mouvement de ce qui 
tombe ; fig. passage subit d'un 
état supérieur à un état infé- 
rieur ; décadence , malheur , 
rui»e, disgrâce , etc. 

CHUÏOU , s. m., rancune, désir 
de so venger, attendre le mo- 
ment favorable pour se venger. 

CTBLO, s.f., cible ou cibe, 
planche ou but contre lequel 
on tire. 

GI^OU ARO , ou ciYOUA-RO , s . m . , 
ciboire , vase dans lequel on 
gartle les hosties consacrées. 

GICAR , CICA0P , cïGAOu , voyez 
Sic.vou. 

CICATKTÇO, s. f., cicatrice, mar- 
que des plaies ou des ulcères; 
iîg. d'une injure , d'une ca- 
lomnie. 

CICATRISAR, v.n. etp. cicatriser, 
faire des cicatrices, se cicariser, 
se former ençicatrice. 

CTCERO, ciccro, caract. d'imp. 



^ï* 153 «ea CIL 

CTCORÏ , s . m . , chicorée , plan te 
un peu amère que Ton mange 
en salade, 

eiEL , ou CEOU, s. m,, ciel, pa- 
radis , l'empirée , le firmament; 
Ciel-ouvert. V. Salibert. 

CTERGE, s. m., cierge, chan- 
delle de cire qu'on brûle dans 
les églises ; cierge-pascal , etc. 

CÏERGIER , s m.,ciner, ouvrier 
qui fait des cierges et des bou- 
gies. 

GlERO, s.f., cire , matière molle 
et jaunâtre qui reste du travail 
des abeilles, après qu'on, a ex- 
primé le miel. 

CJETTO , voy. Mctlo. 

CIGAL ASTRE , mâle de la cigale, 
celle qui a la voix rauque. 

CIGALOUN, LETTO, dimmulif 
de cigalastré et de cigalo. 

CIGALO , s f . ^ cigale , insecte 
qui chante pendant les fortes 
chaleurs de l'été ; organçau de 
l'ancre , anneau par lequel 
l'ancre est suspendue; sorte de 
langoùte ; croquinole , ou chi- 
quenaude qu'on donne sous le 
nez. 

CIGARO, s. m., cigare, ou cigarre, 
tabac roulé propre â fumer. 

CIGARUSO, s.f., femme qui 
fait dos cigares. 

CTGNE on CIGNU, s.m., cygne, 
oiseau aquatique, blane, (jui 
a le cou fort long. 

eiGOUAT , s m., chicot, mor- 
ceau d'une den^t rompue ; ar- 
got , petit rejeton d'un arbre. 

GÏGOUGNO, s.f. , cigogne (oiseau) 
cigogneau, est le petit de la 
cigogne. 

CIGOUTAR, v.a., argoter,,CQu- 
per les argots à un arbre. 

CIGUO , s.f., ciguë, jJaxUe vé- 
néneuse ; son suc. 



ÇILICI, s. m., cilice, vêtement 
fait de crin que l'on porte en 
esprit da pénitence. 

13 



cm 



154 ®* 



cm 



CIMEOU, s. m. ^ cime, partie su- 
périeure d'une tige d'arbre ; 
arbrot , lorsqu'elle est dé- 
pouillée de ses feuilles et* sur 
laquelle les oiseaux viennent se 
])ercher; il en est qu'on garnit 
de gluots; au fig.^ altrapoire, 
happelourde , ce qui sert à at- 
tirer un homme dans un pan- 
neau , dans une tromperie. 
CIMENT, s. m., ciment, sorte 
de mortier liant ; sorte de bri- 
que, morceaux de tuile ou de 
brique pulvérisés. 
CIMENTAR , V. a., cimenter, lier 
avec du ciment ; au fig.,|lier so- 
lidement^ lier d'amitié. 
CIMO,s.f. , cime, la partie la 
plus élevée d'une montagne , 
d'un clocher, d'un arbre , etc. 
CIMOOU , s. m., chanvre le plus 

grossier. 
GIN , s.m. , nœud du bois. 
CINABRE , s.m., cinabre, com- 
binaison de soufre et de mer- 
cure. 
CINA S , s . m . , aubépine , arbuste 

épineux. 
CINDRAR ou ciNTRAR , V . a . , cin- 
trer, faire un cintre. 
CINDRE ou CINTRE , s.m . , cintre, 
fig. en arcade , charpente qui 
soutient la maçonnerie d'une 
voûte , d'un arceau avant que 
l'on pose la clef. 
CINIER, voy. Cinas. 
CINO, s.f. , pommette, fruit de 

l'aubépine. 
CÏNOUX, OUA, adj., noueux, 
euse , en parlant du bois qui a 
beaucoup de nœuds. 
CINQ', adj , num., cinq , le nom- 
bre qui est entre quatre et sixj 
s.m. , cinq de cœur, de pique , 
de carreau , etc. 
CINQUANTENO, s.f., cinquan- 
taine , le nombre de cinquante. 
CINQUANTIEME , EMO , adject. 
num. d'ordre ; cinquantième. 



CINQUANTIERS, s.m.pl., en- 
traves en fer qu'on met aux 
pieds d'un criminel dans une 
prison. 
CINQUANTO, adj. num., cin- 
quante , cinq dixaines. 
CINQUIEMAMENT, adv., cin- 
quièmement , en cinquième 
lieu. 
CINQUIEME, MO, adj. num., 
cinquième 5 s.f., la cinquième 
partie. 
CINSAIRE, s.m., furet, sondeur, 
se dit particulièrement de celui 
qui fait demander en mariage 
toutes les demoiselles au-dessus 
' de sa portée. 

GINSAR, v.a., fureter, sonder, 
chercher dans tous les coins et 
recoins , frapper à toutes les 
portes , ne rien négliger pour 
découvrir , pour rencontrer , 
pour obtenir ce que l'on désire. 
CINSO , voy. Sinso. 
CINTRAGE, s.m., cintrage, ac- 
tion de former un cintre. 
GIN TRAR , V . a . , cintrer, faire un' 

cintre. 
CINTRE , s.m., cintre , forme 
demi - circulaire , courbure 
d'une voûte , règle pour cin- 
trer, arcade de bois pour bâtir 
en voûte. 
CIRAGE, s.m., cirage, action 
de cirer j cire appliquée sur 
quelque chose , préparation 
qu'on applique sur la chaus- 
sure. 
CIRAMPO, s.f., bise, bisoir, 
petit vent très-frais j vent cou- 
lis. 
GIRAR, v.a., cirer, appliquer le 

cirage. 
GIRGOUNFERANÇO , s . f . , cir- 
conférence, ligne qui fait le 
tour d'un cercle. 
CIRGOUNSPEGT, ECTO , adject., 
circonspect , ecte , qu'il prend 
garde à ce qu'il dit , à ce qu'il 



CIS 

fait , discret , prudent , retenu. 
CmCOUNSPEGTIEN, s.f. , cir- 
conspection , piudence , rete- 
nue, discrétion. 
CIRCOUNSTAISCIAR, v.a., cir- 
constancier, marquer;, détailler 
les circonstances. 
CmCOUNSTAiSÇO ; s. f,, circon- 
stance , époque , événement ; 
particularité qui accompagne 
un fait , une nouvelle. 
CIRCOUNVESIN , INO , adj., cir- 
convoisoin, ine, qui est auprès , 
autour , proche , environnant. 
CIRCUIT, s. m., circuit, enceinte, 
tour ; au fig., préambule, tout 
ce qu'on dit avant d'en venir au 
fait. 
CIRCULARI , adjectif , circu- 
laire; rond, qui va en rond, 
qui a rapport au cercle; et 
subst. fém.; lettre-circulaire, 
une circulaire , par laquelle on 
informe plusieurs personnes 
d'une même chose. 
CIRCULAR, v.n. , circuler, se 
mouvoir circulairement ; avoir 
cours , passer d'une main à 
l'autre , de bouche en bouche. 
CIRCULATIEN, s. f , circulation, 

mouvement qui circule. 
CIRO , s . f . , cire , partie molle et 
jaunâtre qui reste du travail de 
l'abeille , après qu'on a extrait 
le miel ; chassie des yeux. 
CÏROUX , voy. Lagagnoux. 
CIRURGIE , voy, Cirurgio. 
CIRURGIEN , s . m . , chirurgien , 
celui qui professe la chirurgie; 
Cirurgienno , s.f. , femme du 
chirurgien. 
CIRURGIO, s.f., chirurgie, art 
de traiter les maladies par l'o- 
pération de la main. 
CISAILLOS, s.f. pi., cisailles, 
grands ciseaux pour couper la 
tolc , le fer, le cuivre en feuille. 
CISELAR , v.a., ciseler, former 
sur le métal de dessins , se ser- 



155 O» CIÏ 

vir du ciseau , travailler avec 
le ciseau. 
CISELEÏ , s. m. , ciselet, diminu- 
tif de ciseau. 
CISELUR, s.ra., ciseleur, ouvrier 

qui cisèle. 
CISELURO, s.f., ciselure, ou- 
vrage du ciseleur. 
CISEOU , s. m., instrument plat 
et tranchant d'un bout, pour 
travailler le bois , la pierre , le 
marbre , les métaux. 
CISEOUX , s. m. pi. , ciseaux, 
instrument à deux branches et 
à deux mobiles sur une axe ; 
forfe , forces, forcettes, sont 
ceux pour tondre les bètes ou 
raser les draps. 
CISOUAROS , s. f. pi. , cisoirs , 
pourcouper le métal en feuille, 
espèces de gros ciseaux montés 
en pied. 
CISSAR , v.a. , baudir un chien , 
l'exciter à se battre, à sauter 
sur une personne. 
CÏSTRE, s. m., méum , pied de 

griffon , plante. 
CÏSTRO , s.f., manne, berceau 
en osier , pour y coucher les 
nourrissons. 
CITA, s.f. cité, ville murée; 
partie plus ancienne de quel- 
ques villes. 
CITADELO, s.f., citadelle, for- 
teresse qui domine la ville et 
la campagne. 
CITADIN , INO , s. m. et f., ci- 
tadin , qui habite dans la ville. 
CITAR, v.a., citer, alléguer un 
passage ; assigner de compa- 
raître devant un juge. 
CITATIEN , s.f., citation , allé- 
gation ; exploit d'assignation. 
CITERNO , s.f., citerne, réser- 
voir, souterrain d'eau de pluie; 
citerneauest une petite citerne. 
CITISO, s. f. , citise , arbris- 
seau. 
CITOUYEN, ENNO, s.m.etf., 



CÎV 



156 



CLA 



ciloycn , cnne, habitant d'une 
ville , d'un pays libre. 

CITUOUN, s.ra-, cilron, fruit 
du .citronnier; âdj., citron, 
citrin , citrine, qui est de cou- 
leur de citron. 

CITUOUNELLO , s . f . , mélisse , 
citTagon , citronnelles, vulné- 
raire qui a l'odeur du citron. 

CITROUMER, s. m., citronnier, 
arbre qui produit le citron. 

CIVADIER , s m., sorte de me- 
sure pour l'avoine; dans les 
hôtelleries , taxe que l'on donne 
à un cheval ; le mot Civadier 
ne portant pas un caractère de 
proscription , pourrait être 
adopté. 

CIVADIEllO, s.f., terrain semé 
d'avoine ; voile qu'on met au 
mât de beaupré. 

CIVABiLLO , s.f., cévadille, 
sorte de grain qui , réduit en 
poudre , tue le pou. 

CIVADO, s.f., avoine, plante 
fromentée dont les chevaux 
sont très-friands ; civade est 
ime variété d'avoine ; Civado- 
fèro, fausse-avoine ou follc- 
avorne. 

CIVARIOU , s.ra., civelle, pois- 
son de rivière. 

CIVIER , s. m., civet, sorte de 
ragoût fait avec du lièvre. 

CIVIERO, ou EissiviEuo, s.f., 
civière , machine à porter des 
fardeaux. 

CIVIL, ILO, adj., civil, qui 
regarde les citoyens ; opposé à 
militaire , a criminel ; honnête, 
poli , bien élevé. 

GIVILAMENï, adv., civilement, 
en matière civile j avec civilité, 
politesse. ' 

CIVILISATIî:N,s.f . , civilisation, 
action de civiliser; ses effets; 
état de ce qui est civilisé. 

CIVILISAR, v. a., civiliser, ren- 
dre civil, honnête, sociable, 
polir les mœurs. 



CIVILÏTA ou CIVILITE, s. f. , ci- 
vilité, politpsse , honnêteté^ 
manières civiles. 

CIVIQUE, OUO, adj. , civique , 
qui concerne le citoj'^en. 

CLABAOUDAIRE , s.m. , clabau- 
deur, celui qui clabaude , qui 
criaille. 

CL ABAOUDAR , v . n . , clabauder, 
criailler ; faire comme le chien 
de chasse qui aboie fréquem- 
ment en poursuivant le gibier. 

CLAFIR , v.a. , emplir comme 
une fourmillière ; au p.p., 
couvert de poux , de gales ; 
charge de fruits , etc. 

CLAÏRANO, s.f., éclaircie, endroit 
du ciel qui , dans des nuages , 
paraît un peu clair ou serein. 

CLAMOUR , s.f. , clameur, grand 
cri . cri ridicule, cri public. 

CLANDESTIN , INO , adj . , clan- 
destin , qui se fait en cachette. 

CLANDESTINAMENT , adv. , 
clandestinement , d'une ma- 
nière clandestine. 

CLAOU, s.f., clef, instrument 
de fer ou d'acier pour ouvrir ou 
fermer-une serrure , pour mon- 
ter une montre ; pierre pour 
fermer une voûte, etc.; lou 
qukhar de la claou , coup déci- 
sif, moment périlleux ; s. m., 
clos, terre cultivée, entourée 
de murailles; bois taillis, tirant, 
barre de fer pour tenir une 
poutre. 

CLAOUSO, s.f., clause, partie 
d'un acte , qui contient une dis- 
position particulière. 

CLAOUSOUN, s.f., cloison, ce 
qui entoure le plâtre d'une 
serrure ; Peiro claousoun ^ bou- 
tisse , pierre qu'on place dans 
un mur suivant sa longueur, 
de sorte que sa largeur paraît 
en dehors. 

CLAOUVISSO, s.f., came, co- 
quille bivalve ; toutes sortes de 
coquillages; bivalves. 



cIa 



^v 157 «<^ 



CLA 



CLAP , s . m . , blocaille , éclat de 
pierre. 

CLAPASSILLO , s . f . , pelilcs bio- 
cailles. 

CLAPIEU, s.ra. , tas , amas, mon- 
ceau de pierres , de blocailles ; 
])ar extension , attias de bois , 
de terre , de tout ce qui est en- 

CLAPOUmO, s.f., clapier, trou 

où les lapins se retirent, 
CLAQUAME.NÏ, s. m., claque- 
ment , bruit des dents , des 
mains qui s'entrechoquent. 

CLAQUAR, V. n ., claquer, donner 
une ou des claques ; applaudir 
des mains. 

CLAQUO, s.f., claque-, coup de 
plat de main. 

CLAQUR,ouCLAQUAIUE, s. m., 
claqueur , individu ])ayê pour 
applavidir au spectacle ; fig., 
louangeur, servile et vénal. 

CLAK, AUO, adj., clair, éclai- 
rant , lumineux , serein ; clair, 
facile à comprendre 5 s. m. , 
clair , opposé de l'obscur ; s . m . 
pi., glas^ sonnerie pour les 
morts. 

GLARAMENT , adv ., clairement, 
d'une manière claire. 

CLARET , ETTO , adj . , clairet , 
épithôte du vin rouge , dont la 
couleur n'est pas foncée. 

CLARETTO , s. f . , clarette , sorte 
de raisin blanc dont on fait un 
vin du môme nom. 

CLARIFIAR , v.a., clarifier, ren- 
dre clair un liquide. 

CLARIFICATIEN, s.f., clarifi- 
cation , action de clarifier. 

CLARINEÏÏO, s.f., clarinette, 
sorte d'instrument de musique. 

CLARO , s.f., glaire , blanc 
d'oeuf. 

CLARÏA, s.f., clarté, elTet de 
la lumière, sj)lcndeur transpa- 
rente ; fig., effet du choix et de 
l'emploi des termes. 



CLAIRVOUYENÇO . s.f., claii^ 
voyance , sagacité , pénétration 
d'esprit dans les affaires. 
CLAIRYOïrVENT , ENTO , adj . , 
clairvoyant, ante, qai a de la 
clairvoyance ; éclairé , intelli- 
gent , pénétrant. 
CX-AS, s. m., glas, sonnerie mor- 
tuaire. 
CLASSAMEiNT, s. m. , classe- 
ment, action de classer/distri- 
bution par ordre. 
CLASSAR, v.a., classer, ranger, 

distribuer par classe. 
CLASSIFICATIEN , s.f., classifi- 
cation , ordre , distribution par 
classe 
CLASSIQUE , QUO , adj . , classi- 
que , qui a 1-apporl aux classes. 
CLASSO, s.f., classe, rang, 
nombre de jeunes gens qui su- 
bisseivt leur sort pour la con- 
scription ; tcime relatif à gen- 
re ou à espèce ; différentes salles 
et différentes éludes dans un 
collège , etc. 
CLASTRO, s. f., presbytère, mai- 
son curiale. 
GLATIR, v. Glatir. 
CLAVAR, v.a. , fermer, serrer avec 
la clef, fermer à clef, parlant 
d'une serrure ; claver une voû- 
te . y mettre !a clef. 
CLAVARI;, s.f. , longue et grosse 

dent. 
CLA VELA DO , s . f . , raie bouclée, 

poisson de mer plat. 
CLAVELAR, v.a. clouer, atta- 
cher avec des clous ; cloiJter, 
mettre beaucoup de clous pour 
ornement. 
CLAVEOU , s.m. , cîcuàplancbcj 
rivet , gras clou à tète forme 
de chamjiignon ; clou à fferrer, 
pour bêtes de somme ; cloufe 
pour souliers ; clou ou furoncle, 
sorte de tumeur ; claveau , 
sorte de |vetilcvérol« des mou- 
lons. 



CLI 



158 



CLO 



CLAVETTO , s.f. , clavette , pe- 
tit morceau de fer plat qui sert 
à fixer un boulon; esse, ou 
cheville de fer qui retient la 
roue d'une charrette. 

CLAVICULO , s.f., clavicule , 
terme d'anatomie. 

CLAVIER, s. m.;, clavier, rangée 
de touches d'un orgue, d'un 
forte-piano, etc., clavier, chaî- 
ne d'acier , d'argent ou d'or , 
servant à tenir plusieurs clefs 
ensemble. 

CLAVIERO , s. f.,cloutière, ins- 
trument propre à former la 
tête des clous; ferrière, sac 
dans lequel on porte tout ce qui 
est nécessaire pour ferrer un 
mulet ou un cheval. 

CLEDAS, ou CLEDAT, s. m., 
barreaux de fer , grillage que 
l'on met aux fenêtres ; claire- 
voie , barres de fer qui servent 
de portes aux campagnes. 

CLEDIS, V. Cledas. 

CLEDO, s.f,, claie d'un parc à 
brebis, voy. Clédas , Canisso, 

CLEIOUN, CLEISOUN, CLER- 
GEOUN , s. m., enfant de 
chœur, clerc d'église. 

CLEMENÇO, s.f., clémence, 
vertu qui porte à pardonner; 
c'est aussi un nom de femme. 

CLEMENT , ENTO , adj., clé- 
ment, ente,, qui a de la clé- 
mence. 

CLER, s. m., clerc de procureur, 
de notaire, d'église. 

CLERGE , s.m. , clergé, le corps 
des ecclésiastiques. 

CLEROUN, s.m., clairon, sorte 
de trompette à son aigu et 
çant. 

CLIG-CLAC, s.m., cliquetis, 
bruit des armes tranchantes. 

CLIGBAR , voy. Clicher, t. d'im- 
primerie , tirer sur le métal en 
fusion^ avec ou sans moule, 



une empreinte de caractères 
mobiles ou déjà stéréotypés. 

CLICHE, s.m., cliché, format, 
matrice , planche obtenue eu 
clichant , terme d'imp. 

CLIGHUR, s.m., clicheur, ou- 
vrier qui cliché. 

CLIGLETÏOS, ouCLIQUETTOS, 
s.f. pi., cliquettes, instrument 
fait avec de petites planches et 
dont on se sert en guise de 
casca guet tes. 

CLIQLO , voy. Cliquo. 

CLIANT, s.m., client, celui que 
défend un avocat. 

CLIENÏELLO , s.f. , clientelle , 
tous les clients d'un avocat. 

CLIMAT, s.m., climat, tempé- 
rature , degré de froid ou de 
chaleur propre à un pays. 

CLIN, CLINO, ou CLINQUO, 
adj., courbé, baissé; penché j 
marcher courbé , aller en ta- 
pinois. 

CLIQUETO , ou CLIQUET , s. f . 
et m., cliquet, battant d'un 
moulin à farine. 

CLIQUO, s.f., clique, coterie, 
société de gens mal famés. 

CLOCHO, voy. Campano. 

CLOOUVlSSO,voy. Claouvisso. 

CLOT, s.m., terrain en plaine; 
adj . , Clôt , Cloto , plain , uni , 
meuble qui ne vacille pas. 

CLOUASOUN, V. Budget. 

CLOUAT , voy. Clôt. 

CLOUATRAR, v. a. , cloîtrer, 
enfermer dans un cloître. 

CLOUPIN-CLOUPAN , exp . adv . , 
clopin , clopan , en clopinant. 

CLOUATRO , s . f . , cloître, galerie 
carrée d'un monastère; cou- 
vent, vie monastique. 

CLOUCIIAR, v.n., sonner, ap- 
peler quelqu'un avec la clo- 
chette.; clocher, boîter ; clo- 
cher, choquer, ne pas s'assor- 
tir. 

CLOUCHIER ou CLOUQUIER , 



COF 



159 



CON 



s. m., clocher, lieu où l'on 
pend les cloches d'une église. 

CLOUPINAR, v.n., clopiner, 
marcher avec peine et en clo- 
chant un peu. 

CLOUÏURAR , v.a., clôturer, 

clore , fermer. 
' CLOUTURp , s . f . , clôturer , ac- 
', 4iûn d© clore , enceinte de 
i murs , de haies ; arrêté d'un 
compte ; fin d'une discussion , 
d'une séance ; dernière repré- 
sentation d'un spectacle. 

CLUGAR , V . a . , fermer les yeux ; 
jouer à cligne musette. 

CLUGOUN, s. m., les yeux ban- 
dés. 

CLUIS , s . m . , glui , paille longue 
du seigle. 

CLUMASGLE, s. m., crémaillère, 
pièce de fer à anneaux ou à 
crans, à laquelle on suspend 
la marmite. 

CLUSSIR ou CLUISSE , v.n., 
glousser , faire des glousse- 
ments , en parlant de la poule 
qui veut couver ou appeler ses 
petits. 

CO , prép. , chez , d la maison de , 
au pays de , etc . , 

COCHOU , s. m., coche, sorte de 
gros bateau qui navigue sur le 
Rhône. 

COCO , s. m., coco, fruit du co- 
cotier ; coque du Levant , sorte 
« de graine qui empoisonne le 
poisson et qui tue les poux; 
tablette d'osier où les paysans 
tiennent leurs verres ; A ni 
coco ni moco , il n'a ni sou ni 
maille. 

COCODRIL , s . m . , crocodile , 
animal amphibie ; fig. , per- 
sonne d'une grande vivacité. 

CODOU, s. m.,, code , recueil des 
lois , constitutions , etc. 

COFFO, s.f. , forme d'un cha- 

Î)eau ; garniture intérieure de 
a forme. 



COFFRE, s. m., coffre, meuble 
en forme de malle. 

COLERA, s . m . , choléra-morbus, 
maladie quelquefois épidémi- 
que. 

COLERINO, s.f., cholérine, di- 
minutif de choléra. 

COLERIQUE, QUO, s. m. et 
f . , cholérique , qui est atteint 
du choléra-morbus. 

COHABITATIEN, s.f., cohabi- 
tation , état des époux vivant 
ensemble. 

COHABITAR , v.n., cohabi ter , 
vivre ensemble comme mari et 
femme. 

COHERITIER, s. m., cohéritier, 
tière , celui , celle qui hérite 
avec un ou plusieurs autres. 

COLIS, s. m., colis , balle, caisse 
ou barrique qu'on embarque. 

COLO, s.f., liaison d'amitié j 
s'entendre , se protéger au jeu 
de billard ; le contre de la 
bande du billard; colle, ma- 
tière factice et tenace pour 
coller. 

COLORETTO, s.f., colerette, 
espèce de collet dont les fem- 
mes et les enfants se servent. 

COLOPHANO, s.f., colophane, 
résine dont les musiciens frot- 
tent leurs archets. 

GOME , s . m . , comité , officier des 
chiourmes. 

COMPTE , s. m. , compte , calcul, 
supputation. 

COMTE , s. m., comte, celui qui 
possède un comté. 

CONQUO, s.f., coquille, auge 
ou bassin d'une fontaine. 

CONSOU, s. m., consul, officier 
dans une place maritime qui 
représente nn souverain étran- 
ger. 

CONTE, s. m., conte, histoire 
fabuleuse ou fausse. 

CONTOROLE , s . m . , contrôle , 
enregistrement. 



CON «>• 160 

CONTOROUL AR , v . a . , con trô- 
1er, enregistrer. 

CONTOROULUR, s. m., contrô- 
leur, celui qui contrôle. 

CONTRO, prép. , contre, à l'op- 
posé , A'is-à-vis de , auprès , 
tout près ; s.m. , concurrence, 
faire la concurrence. 

CONTROBANDO, s-, f., contre- 
bande , contravention aux 
droits j aufig. , enlever clan- 
destinement des denrées à ses 
parents pour les vendre en 
cachette j violer les lois conju- 
gales. 

CONTRORANDUR, s. m., con- 
trebandier , celui qui fait la 
contrebande par profession. 

CONTROBASSO, s. f., contre- 
basse, sorto d'instrument de 
musique. 

CON.TRO-COOU , s.m., contre- 
coup , répercussion d'un corps 
sur un autre; au fig., suite, 
effet, influence pour quelqu'un, 
d'un événement malheureux 
arrivé à un autre. 

CONTRODANSO , s. f., contre- 
danse , danse à ligures q«i 
s'exécute ordinairement à huit 
personnes. 

COiNTRODïRE , v.a. , contredire, 
contester , dire le contraire ; 
v.pr., se contredire, dire ou 
écrire des contradictions. 

CQNTRODISENT , ENTO, con- 
tredisant , ante , qui contT:edit , 
qui aime à contrediro. 

CONTRODIT,s. m., contredit, 
réponse contre ce qui a été dit ; 
adv., sans contredit, certaine- 
ment , sans difficulté. 

CONTROFACH, ACIIO, adject., 
controfait , aite , imité , falsifié ; 
malfait, difforme. 

CONTROFAGTIEN ou Contro- 
FAÇOUN , S. f. , contrefaçon, 
fraude en contrefaisant, impri- 
mant, fabricant, etc. au prc- 



COO 

judice de celui qui en a le droit, 

CÔNTROFACTOUR , s. m., con- 
trefacteur, celui qui contrefait 
un livre, une gravure, etc. 

CONTROFATRE, v. act., contre- 
faire, imiter, représenter en 
imitant; copier les autres pour 
les ridiculiser; v.pr. , se rendre 
difforme ; déguiser son carac- 
tère , dissimuler , feindre. 

CONTRO-FENESTRO , s. fém., 
contrevent, volet qui s'ouvre 
en dehors d'une fenêtre. 

CONTRO-JOUR, s. m., contre- 
jour , lumière opposée à quel- 
que objet. 

CONTRO-MESTRE, s.m., contre- 
maître , officier de marine , qui 
est l'aide du maître. 

CONTRO-M ARQUO , s . f . , con tro- 
marquc , seconde ou troisième 
marque ; billet qu'on donne eu 
échange d'un billet d'entrée. 

CŒNTR'ORDRE, s. m., contre- 
ordre, contrc-nïandement, or- 
dre contraire. 

C0NTR6-PES, s. m., contre- 
poids , poids qui sert à contre- 
balancer d'autres poids. 

CONTRO-PEOU, s. m., contre- 
pi il , sens contraire à celui 
dont le poil est couché; au fig., 
à rebours , à contre-sons. 

CONTRO-POUISOUN , s. masc, 
contre-poison, antidote, remède 
contre le poison. 

CONTRO-SIGNAR , v.a., contre- 
signe!: , signer au-dessus d'un 
supérieur , signer l'adresse 
d'une lettre. 

CONÏRO-TEMPS , s.m., contre- 
temps; accident imprévu qui 
dérange un projet. 1 

CONTRO-VEiST , voyez Coniro^ 

CONTROYERSO, s.f., cohIto- 
verso , dispute sur des ai>tîcles 
de foi. 

COOU ou Cop , s . m . , coup, choc 



e> 



161 
d'un 



coo 

plus ou moins violent 
corps qui nous frappe. 

COOUCADIS, ISSO, s. m. et f., 
étendue de terre ou de plantes 
foulées aux pieds. 

COOUCAGNO omCoucagno, s.f., 
cocagne , pays imaginaire où 
tout abonde , où rien ne man- 
que. Est coucagno , il est facile, 
il est commode , il est aisé ; 
mât de cocagne, flèche d'un 
arbre au haut de laquelle on 
attache un prix. 

COOUDEIKOUN, s. m., petit 
chaudron. 

COOU-D'HUEIL , s. m., coup- 
d'œil , regard, clin-d'œil , petit 
instant. 

COOUDIERO, s.f., chaudière, 
sorte d'ustensile en airain. 

COOUMOUR , s.m., grand volu- 
me, grand tumulte, grand 
nombre ou grande quantité de 
choses. 

COOUQUILLADO , voyez Caou- 
quillado. 

COOURET , s.m. , choux , plante 
potagère. Coouref ^on, choux- 
fleur. 

COOUSSIDO, s.f., serratule des 
champs , ciron des champs , 
chardon crépu. 

COOUSSIGADURO , s.f., foulure, 
empreinte des pieds sur la par- 
tie foulée. 

COOUSSIGAR, V. act., fouler, 
appuyer , mettre le pied dessus. 

COOUTAOU, s. m., fléau, gau- 

^ che , sans adresse , sans bon 
sens , qui ne donne que des 
désagréments , parlant d'une 
personne; v. Capitaou. 

COOUÏERISAR , v.a., cautériser, 
brûler les chairs avec un caus- 
tique. 

COOUTERO, s.masc, cautère, 
ouverture dans la chair , pour 
y déterminer une suppuration. 

COOUTIEN, s.f., caution, ga- 



•O COS 

rantie ; celui qui s'oblige pour 
un autre. 

COOUTIOUNAMENT , s. masc, 
cautionnement, somme, bien 
qui sert de cautionnement. 

COOUTIOUNAR, v. a., caution- 
ner , se rendre caution pour 
quelqu'un , répondre quelque 
chose. 

COOUTO , s.f., cotisation, quo- 
tité que l'on paye. 

COOUVASSO, s. fém., bête de 
somme qui n'est plus bonne à 
travailler ; par extension , per- 
sonne qui n'est bonne à rien , 
un fainéant. 

COP , V. Coou. 

COQUEÏTO , s. fém., coquette, 
femme qui a de la coquetterie. 

COQUO , s.f., coque , faux pli 
qui se fait à une corde qui est 
trop tordue ; en terme enfantin, 
une noix. 

GOR-DE-CHASSO, s. masc, cor 
dont on se sert à la chasse ; 
cor , instrument de musique en 
cuivre. 

CORMARIN , s. m., cormoran, 
oiseau aquatique. 

CORNO , s. f . , corne , partie dure 
qui sort de la tête de certains 
animaux; chausse-pied, mor- 
ceau de corne pour chausser 
les souliers ; corne du pied des 
chevaux. 

CORP, s. masc, corp, corbeau, 
sorte de poisson. 

GORPOU , s . m . , grande poche 
d'un filet, compartiment d'une 
madrague. 

CORPS , s.m. , corps , partie ma- 
térielle de l'homme ou de l'a- 
nimal ; il se dit de plusieurs 
autres choses. 

CORSO U , s. m. , vesce blanche , 
plante et légume. 

COSTO, s.f., soie plate qui sert 
à faire de la broderie sur le« 
étoffét, 

14 



cou 



162 



COU 



COTO,v. Coouto. 

COUA, s.f., queue, prolonge- 
ment de la colonne vertébrale 
chez les quadrupèdes ; partie 
du corps qui suit l'anus, extré- 
mité du corps des oiseaux ; 
partie alongée des fleurs et des 
fruits , etc. etc. 

CouA-DE-SARTAN , S. f . , têtard, 
nymphe de la grenouille. 

COUADAT ! interj., certes ! peste ! 

COUADENO , V. Couadai. 

COUADIR (si), V. pr., se blossir, 
parlant d'un fruit à pépin qui 
commence à se gâter ; colir , 
blesser le fruit. 

COUADIS , ÏSSO , adj . , coti , îe, 
parlant d'un fruit qui se gâte , 
couvi , parlant d'un œuf qui 
se gâte, 

COUADO ou CoiTAGNO , s, fém., 
quantité d'œufs qu'on met à 
couver ; couvée , quantité d'oi- 
seaux de basse-cour nés à la 
fois sous la même mère. 

COUAL, s. m., cou d'une per- 
sonne ou d'un animal ; gouleau 
d'une bouteille ; col d'une che- 
mise et de tout autre objet de 
toilette. 

COUALEVO, s.f., faire coualèvo, 
faire la bascule, entraîner la 
balance. 

COUALO , s. f. , colline, petite 
montagne, colle, matière fac- 
tice et tenace pour coller. 

COUAL-VERT , s.m., couvert , 
cerelle, sorte de petit canard 

, sauvage, 

COUALISAR (si) , V. pr. , se coa- 
liser , se réunir pour s'opposer 
à. . ., pour former un parti. 

CQUALISATIEN, s.f., coalisa- 
tion , ligue de diverses puis- 
sajices , réunion de partis. 

COUANCHO , s.f., bergeron- 
nette jaune , oiseau. 

CQUA^ , s . m . , chceu r, ensemble 

^. des personnes qui chantent, 



morceau de chantqu'ellcs chan- 
tent , endroit dans une église 
où elles chantent 5 cœur, or- 
gane conoïde, principal agent 
delà circulation du sang ; force, 
vigueur, courage , valeur, bra- 
voure, intrépidité; affection, 
faculté d'aimer, etc. , grande 
caisse de charcutier, dans la- 
quelle on épile les cochons 
morts ; cœur, une des quatre 
couleurs d'un jeu de cartes ; 
v.a., couver, faire éclore des 
poulets , des dindons et autres 
oiseaux. 

COUARCHO , s.f., couveuse , 
poule qui couve. 

COUARDO, s.f., corde, tortîs 
de substances flexibles et al- 
longées , telles que chanvre , 
lin , soie , etc. ; gros fil de boyau 
pour certains instruments de 
musique ; tabac roulé et lié ; 
huniers, cord âges qu'on jette 
aux vaisseaux qui veulent en 
aborder nn autre ; chabots , 
menus cordages dont les ma- 
çons se servent pour attacher 
les échasses et les baliveaux 
qui leur servent à s'échafauder; 
long morceau de saucisse ; 
douze douzaines de moules de 
boutons passés à un fil. 

COUARELLO , voy. Couancho. 

COUARROU, s.m., malotru, 
paysan grossier. 

COUAS , s. m., petite cabane 
de chaume qu'on établit pour 
garder les fruits de la campa- 
gne ; maison basse et écrasée. 

COUASSO, s.f., sébille en bois 
ou en liège , quelquefois la 
moitié d'une courge vide; on 
s'en sert pour jeter de l'eau sur 
de jeunes plantes. 

COUASTO, s.f., côte , os long , 
courbé et plat sur les parties 
latérales de la poitrine; ce qui 
en a la forme , penchant d'une 



I 



cou 



163 



COU 



inoiitague , d'une colline ; ter- 
res qui s'étendent le long de 
la mer ; prolongation du Péden- 
cule , nervure d'une feuille. 

CODAT , ATO , adj . , coi , coite , 
se tenir coi , demeurer coi , 
tranquille , paisible ; être stu- 
péfait, étonné , candi , tout in- 
terdit , émerveillé. 

COUATAIl , ou. Caloltar , v.a. 
et pr., talocher, donner des 
taloches. 

COUATO , s. f., occiput, le der- 
rière de la tète, taloche, coup de 
f)lat de main à la tôle ou à 
'occiput. 

COUBLET , s. m., couplet, stro- 
phe d'une chanson ; couplet , 
sorte de charnière en fer. 

COUULO , s. f. , couple d'ani- 
maux , tous les chevaux qu'on 
atlèle à une charrette , tresse 
d'oignons ou d'aulx. V. Rès. 

COUCADOUIRO, s.f., lit, cou- 
che. V. Liccli. 

COUGAGNO , voy. Cooucagno. 

COUCAR , voy. Couchar. 

COUCHADO ,' ou CoLCADO , s.f . , 
couchée , lieu ou l'on couche 
en voyageant ; retraite, tanière; 
gîte du lièvre ; accouchée , 
femme en couche. 

COUGHAINT, s. m., couchant, 
ouest, endroit de l'horizon où 
le soleil paraît se coucher. 

COUCHAR , V a. et pr. , coucher, 
mettre au lit, se coucher, 
étendre quelqu'un ou quelque 
chose à terre ou sur un plan 
uni , écrire ses pensées , ses 
accords sur un papier; Cou- 
char quoouqun , chasser, taire 
partir d'un endroit , mettre 
dehors, chasser devant soi, 
poursuivre ; couchar fouaro , 
découcher ; coucher, faire une 
masse au jeu ; couchar léi mous- 
cos , é moucher un cheval; cou- 
char la paslo , quitter, cesser, 
discontinuer de pétrir. 



COUCilEIROUN , s. m., pâte du 
levain que l'on rafraîchit en y 
ajoutant de la farine. 

COÙCÏIETÏO, s. f., couchette, 
bois de lit ou petit lit. 

COUCIIIER , s.m., cocher, celui 
qui conduit une voiture, une 
diligence , un carosse. 

COUCHIERO , adj . , pouarlo cou- 
chiero , ])orte cochère , dans la- 
quelle il peut entrer une voi- 
ture, une diligence, une char- 
rette , etc. 

COUCUO, s.f., couche, enduit 
que l'on étend, soit au pin- 
ceau , soit de toute autre ma- 
nière, couche de terre, couche 
de fumier; adv., anar de cou- 
cho , marcher, agir d'une ma- 
nière très-pressée ; accouche- 
ment, bon ou mauvais, être 
encore en couche, faussecouche. 

COUCHO-CAREMO , s.m., cre- 
selle, si c'est une sorte de mou- 
linet ; mail , si c'est un maillet. 

COUCHO-MOUSCO , s.m., vo- 
lette, émouchoir. 

COUCIIOUIRE, UIRO, adj., qui 
file vite , qui va avec presse , 
qui se vend facilement, qui 
consume avec rapidité. 

COUCHOUIRO , s . f . , légume que 
l'on cuit facilement. 

COUCHOUNAILLO , s.f., du 
porc frais; gens sales, parlant 
salement et sans retenue. 

COUCUOUNAR, V. Pourqueyar. 

C0UC110UN.\R1E , s.f. , vilainic, 
cochonnerie , saleté. 

COUCHOUS , OUA , adj . , qui est 
pressé, qui fait tout à la hâte, 
qui agit prompteraeut. . 

COUCOUiMAR, s.m., coquemar, 
pot en airain ou en terre pour 
faire chauffer l'eau. - j 

COUCpUMASSO, ou CorLOUROu- c/ 
MASSO , S.f., concombre sau- / 
vage , plante qui vient dans 
les lieux incultes; on l'appelle 
aussi moiiordiquc élastique. 



cou 



164 



COU 



COUCOUMBRASSO, v. Coucou- 
hrasso. 

COUCOUMBRE, s. m., concom- 
bre;, plante potagère; Coun- 
coumhre maou fach , molette ; 
cornichon, se dit des petits 
qu'on met confire dans du vi- 
naigre ; Sies un eotincoumhre , 
lu est un sot , un nigaud, etc. 

COUCOUMEOU , Cassoux , Cas , 
s.m. , bouton , mamelon d'une 
toupie. 

COUCOUN , s.m., cocon, sorte 
de coque qui enferme le ver-à- 
soie quand il a achevé de filer; 
coucoun , œuf de poule , terme 
enfantin. 

COUCOUNAT, ADO, adj., gâté 
par de petits soins , on le dit 
des enfants qu'on dodine trop. 

COUGOUNEGEAR , v.a., dodi- 
ner quelqu'un , le conserver 
avec une attention gênante. 

COUCOUNEÏ , s. m. , enfant gâté, 
qui fait tout avec lenteur , qui 
n'a pas de santé pour avoir été 
conservé avec trop de précau- 
tion ; homme efféminé , mou , 
délicat. 

COUCOUiMER, s.m., coquetier, 
celui qui va vendre les œufs 
dans les villes , aux marchés. 

COUCOUNIERO, s. f., coquetier, 
vase dans lequel on met l'œuf 
qu'on mange à la coque. 

COUCOUREOU, s.m. , niais, im- 
bécile ; adj . , se dit du soleil 
quand il ne brille pas comme à 
l'ordinaire. 

COUCOUROUNASSO, voy. Cou- 
coumasso. 

COUCOURELETTO, \. Escudo. 

COUCOURROUS, s. m., troled'Eu- 
rope, plante. 

COUCOURUCHAT, ADO , adj., 
avec le comble , parlant d'une 
mesure. 

COUCOURUCHOU , ou Coucou- 
ROucHOir , s.m. , comble d'une 



mesure, pointe, sommet d'une 
montagne, cime d'un arbre 
qui aboutit en pointe ; en gé- 
néral tout ce qui se termine en 
pointe; coqueluche, sorte de 
toux à laquelle les enfants sont 
assujétis, 

COUCUILLADO, s.f., huppe, 
touffe de plumes sur la tête de 
certains oiseaux; yCouquillado. 

COUDAR , v.a., couder, plier en 
coude. 

COUDE , s.m . , coude , la partie 
extérieure du bras à l'endroit 
où il se plie , un angle obtus. 

COUPEGEAR, v.n.eta., cou- 
doyer, donner des coups de 
coude , heurter avec le coude . 

COUDENO , s.f . , couenne , peau 
épaisse du cochon et du mar- 
cassin ; au fig., échine d'une 
personne. 

COUDIE , s. m. , étui qu'un fau- 
clieur porte à sa ceinture et 
dans lequel il tient dans l'eau 
la pierre à aiguiser; au fig., 
personne qui ne quitte jamais 
quelqu'un , qui le suit partout. 

COUDOUELO, s.f., niais, im- 
bécile. 

COUDOUITRE, s.m., assem- 
blage de pièces mises les unes 
sur les autres et cousues à gros 
points. 

COUDOULET, s.m., caillou, 
petite pierre, blocaille; pom- 
me de pin qui n'a pas encore 
atteint toutson développement; 
Coudoulet, CoudoulianOj s. m. 
et f . , niais , imbécile , bon 
enfant. 

COUDOUN, s.m., coing, fruit 
du cognassier; au fig , peine, 
chagrin , serrement de cœur, 
grand chagrin ; Coudoun fez , 
un cognasse, coing sauvage; 
sot , imbécile, bon enfant. 

COUDOUNAR, v.a., attraper 
quelqu'un, tromper. 



cou t© 165 

COUDODNAT, s. m., colignac , 
sorte de confiture de coing avec 
du moût de raisin. 

COUDOUMER, s. m., cognas- 
sier, arbre qui porte le coing ; 
coudonnier, en est ujie espèce. 

COUEDE ou CouEDOU , voy. Man- 
quan. 

COUEL , V. Coual. 

COUELO , V. Coualo. 

COUER , V. Conar. 

COUET , V. CouaU 

COUFFADO, s. f., plein une 
manne. 

COUFFIN , s.m. , cabas , sorte de 
panier de sparte fait en rond , 
avec deux anses , pour y serrer 
des marchandises ou pour tran- 
sporter des choses ; scoufin , 
dans lequel on pressure la pâle 
des olives; couffln, panier de 
feuilles de palmier noir. 

COUFFO, s.f. , manne, panier 
d'osier fait en rond avec deux 
poignées, servant à transporter 
de la terre , des pierrailles , du 
fumier sur la têle ; cofin , sorte 
de sac long et large, fait de 
feuilles de palmier ; gros panier 
d'osier dans lequel les boulan- 
gers portent le pain à leurs pra- 
tiques ; panier dans lequel les 
marins tiennent les galettes et 
les biscuits ; Couffo est encore 
un mot injurieux qui signifie 
sot, imbécile; fille de mauvaise 
vie. 

COUFFOURUS, USO, adject., 
creux , euse , concave , pro- 
fond. 

COUFFRAR , v.a. , coffrer^ saisir, 
emprisonner. 

COUFFRET, s. m., petit coffre, 
coffret. 

COUFFRETTER, s.m., coffretier, 
artisan qui fait et vend des 
coffres. 

COUGNAC, s.m., Cognac, eau- 
de-vie de Cognac. 



COU 



COUGNAR , v.a., caler, mettre 
une cale sous le pied d'un 
meuble qui vacille ; se presser, 
frapper pour enfoncer, faire 
entrer, faire joindre , cogner 
un clou , une cheville , etc. 

COUGNAS , ASSO , s.m.etfém., 
cognât, beau-frère, belle-sœur, 
surtout du côté des femmes. 

COUGNET, s.m., coin, morceau 
de fer qui sert à refendre le 
bois ; ébuard , lorsque ce coin 
est en bois; cale, ce que l'on met 
sous le pied d'un meuble sur 
un plancher inégal; partie d'un 
bas qui touche à la partie de la 
jambe. 

COUGMERO , s.f., cognée, 
sorte de hache pour refendre 
le bois; entaille faite à une 
Ijierre qu'on \eul briser ; re- 
coin où le vent entasse de la 
neige. 

COUGOUMAS ou Cougoumasso , 
voy. Coiiroumasso. 

COUGOURDAÏ , ADO , adject., 
cordé , voy. Bouiis. 

COUGOURDEÏO , s. f. , Cou- 
(iOURDOux, S.m., diminutif de 
Cougourdo. i 

COUGOURDIER , s.m. , ei4reuil- 
1er , plante qui porte la ci- 
trouille ou la courge. 

COUCOURUO, s. f., citrouille 
est celle bonne à manger, 
courge , celle dont le fruit sert 
à y serrer de la graine ou au- 
tres objets ; Cougourde ou Gour- 
de, est une calebasse dans la- 
quelle on met du vin pour 
boire ; Cougourdeito , courge à 
limbe droit. 

COUCOURDOUN, v. Cougourdeto. 

COUGUOU, s.m., coucou, oi- 
seau qui pond dans le nid d'un 

COUGUYADO , V. Coucmllado. 
COUHÏER , ERO , adj . , étonné , 
sot , attrapé. 



cou 



m)- 166 



COU 



COUHUE, s.f., cohues figur. et 
fam., assemblée tumultueuse; 
Jurande foule. 

COUI , Coui-GuizARD , s. masc, 
espèce de canard sauvage. Co7ii, 
petite fourmie venimeuse. 

COUIENï , p. pr., cuisant, pi- 
quant ; subtil , pénétrant ; vif , 
parlant du froid. 

COUIFFAGE, s. m., coiffure, 
action de coiffer. 

COUIFFAR , v.a. et pr. , coiffer , 
ranger la coiffure ; coiffer une 
bouteille , mettre une enve- 
loppe sur le bouchon ; se coiffer j 
au 11g., s'amouracher, se pré- 
venir en faveur de quelqu'un. 

COUIFFO , s. f . , coiffe , couver- 
ture de tète pour femme ; dou- 
blure de la forme d'un chapeau 
pour homme ou pour femme. 

COUIFRE, s. m., souche d'un 
arbre. 

COUIFFUR, USO, s. m. et fém., 
coiffeur , euse , celui ou celle 
qui coiffe. 

GOUIFFURO , s.f , coiffure , tout 
ce qui sert à couvrir, à orner 
la tête , surtout d'une femme , 
manière de l'orner ; arrange- 
ment des cheveux, les cheveux 
eux-mêmes. 

GOUIMAR, v. n. et pr., mûrir, 
mitonner ; il se dit principale- 
ment des olives entassées. 

COUIN, s. m., opinion, parti. 
Sian doou même coin , nous 
pensons de la même manière. 

GOUINâR , v.a., cuisiner, cuire, 
apprêter, préparer les ali- 
ments par le moyen du feu . 

GOUmO, V. Coudeno. 

COUIRE , V . a. , cuire , faire cuire, 
donner un degré de cuisson ; 
v.n., donner des douleurs cui- 
santes , piquantes , donner des 
cuissons. 

COUIS,ISSO, adj., coti, cotie, 
parlant de certains fruits dont 



la maturité ressemble à celle 
de la corme. 

GOUlSOUN,s.f., cuisson, sen- 
sation piquante et douloureuse. 

COUISSE, s. m., grosse foUrmi 
noire. 

COUISSIN, s. m., coussin, sac 
qui contient des plumes, de la 
laine , du crin , etc. , sur lequel 
on se repose ; carreau qu'on met 
sur le pied d'un lit, sur le tra- 
versin , sur un canapé, etc. 

GOUISSIISET, s. m., coussinet, 
petit coussin. 

GOUISSIMERO, s. f., fourreau 
d'un coussin. 

GOUJOUNGLO, s. f., corde qui 
passe sur le cou du bœuf pour 
le tenir sous le joug. 

GoULABOURATOUR , s. m., col- 
laborateur , celui qui travaille 
de concert avec un ou plusieurs 
autres , à un ouvrage , un livre. 

COULA DO, s.f., Collât, s. m., 
coulé, pas de danse 3 révérence, 
sUlut. Coulado , morceau d'un 
mur tombé 3 muraille ou terre 
éboulée. 

GOULADURO , s . f . , eau sale dans 
laquelle on a çuil des légumes; 
eau qui s'est enfuie par une fente. 

GOULADOU , s. m., pissot, bout 
de linge ou de rame que l'on 
met au fond d'un cuvier de la 
lessive ; pissote est le tuyau 
en roseau qu'on y met. 

COULAIRE , s . m . , sor le de tamis 
pour passer le lait. 

GOULANGHO, s.f., avalanche, 
chute des neiges qui se déta- 
chent des montagnes. 

COULAR , v.a., couler, filtrer, 
passer à travers un linge , un 
filtre ; couler , glisser , se mou- 
voir comme l'eau et le liquide; 
couler dans un moule. Coular 
la bug ado , lessiver le linge. 
Couku loufiou, décruer le fil; 
voy. Coullan. 



cou 



^ 1G7 8» 



COU 



COULAS, s. m., collier des che- 
vaux d'altelaîçc ; un long cou. 

COULATEIUOU, ALO, adjecL, 
collatéral , aie , qui concerne la 
parenté hors de la ligne directe; 
s. m., collatéral, parent hors 
de la liî?ne directe. 

COULAÏIEN, s. fera., collation, 
repas léger qui se fait le soir. 

COULATIOUNAR , v. a., colla- 
tionner , conférer une copie 
avec l'original , deux écrits 
semblables ; examiner , vérifier 
si un livre est complet. 

COULECÏO , s.f., collecte, quête 
pour les pauvres. 

COULECTIEN , s.f., collection , 
recueil de passages , etc. ; com- 
pilation ; recueil de choses ana- 
logues. 

COULEGE, s . m . , collège , mai- 
son publique où l'on enseigne 
les sciences et les langues. 

COULEGIAOU, s. m., écolier 
d'un collège. 

COULEGO , s. masc, collègue, 
compagnon en dignité , en ma- 
gistrature , en fonction , en 
mission. 

COULERETTO , s . f . , collerette , 
partie du vêtement autour du 
cou , sorte de collet de mousse- 
line qui couvre la gorge et les 
épaules. 

COULERIQUE, QUO, cholérique, 
atteint du cholèra,v. fou/erou.r. 

COULERO, s. f., colère, vice 
qui porte l'homme à s'inquié- 
ter, à s'impatienter. 

COULEROUX, OUA, adj., colère, 
colérique , qui se met en colère 
aisément. 

COULET , s m . , monticule , pe- 
tite élévation de terre, dimi- 
nutif de colline. 

COULETAR, V. act., colleter, 
saisir au collet. 

COULETOUN , dimin. de Coukt. 

COULIER, s. m., collier, orne- 



ment du cou des personnes ; 
voy. Coulas. 

COULTNO , V. Coualo. 

COULIQUO , s.f., colique, dou- 
leur que l'on ressent dans l'in- 
testin. 

COULIS, s. m., coulis, jus tiré 
par expression qu'on répand 
suri es ragoûts. 

COULISSO , s. f. , coulisse, rai- 
nure faite dans un dormant 
pour y faire courir un volet ; 
volet (ians cette rainure ; déco- 
rations mobiles sur le» côtés 
d'un théâtre ; etc. 

COULLAGE , s. m., collage , ac- 
tion de coller ; ses effets. 

COULLANT, ANTO, adjectif, 
collant , ante , qui colle, un 
pantalon collant, fort étroit, 
qui semble collé sur la chair ; 
gluant, ante. 

COULLAR , v.a. , coller , joindre 
deux choses , les lier par le 
moyen de la colle ; placer la 
bille contre la band« d'im 
billard. 

COULLET , s.m. , collet , rabat , 
ornement du cou des prêtres, 
des gens de robe. 

COULLET AR , v.a. et pr. , colle- 
ter, prendre au collet pour 
terrasser, se battre en se pre- 
nant au collet. 

COULLUR, s.m., colleur, celui 
qui fait des cartons, qui colle 
du papier, 

COULOBRI, s. fèm. , couleuvre , 
reptile venimeux ; petit serpent 
d'eau douce." 

COULLOUCAR , v . a . , colloquer , 
ranger les créanciers par ordre 
de paiement. 

COULLOUCATIEN , s. f., collo- 
cation , action par laquelle on 
range des créanciers dans l'or- 
dre suivant lequel ils doivent 
être payés. 

COULOUMAR , verbe acttf , pré- 



cou 



168 



COU 



cipiter, jeter du haut en bas. 

COULOUMBAOUDO , s.f., sorte 
d'oiseau semblable au bec-figue. 

COULOUMBET , s. masc, petite 
pierre longue que l'on place 
aux angles d'une bâtisse. Jugar 
oou cotiloiimhet , jouer à cloche- 
pied , sauter sur un seul pied. 

COULOUMBIER , v. Pigeounier. 

COULOUMBIERO , s. fera., cora- 
brière , filet pour prendre des 
thons et autres gros poissons. 

COULOUMBIN, s.m., colombin, 
rouleau de terre glaise pétrie 
que le faïencier met sur le bord 
d'une assiette^ pour la rendre 
plus solide. 

COULOUMBINO , s.f., colombine, 
fiente des pigeons , des poules 
et autres oiseaux. 

COULOUMBO, s. f., colombe, 
pigeon blanc , pigeon ramier. 

COULOUMBRINO , ou Coulou- 
BRiNO, s.f., couleuvine, sorte 
de canon fort gros et qui envoie 
le boulet bien loin ; canonnière, 
morceau de bois de sureau ou 
autre percé en long , dans lequel 
les enfants mettent deux bou- 
chons qui , à l'aide d'un repous- 
soir et de la cona pression d'air, 
font sortir avec explosion le 
premier mis. 

COULOUN , s . m . , colon , cultiva- 
teur, habitant des Colonies. 

COULOUNADO, s.f., colonade , 
suite , rangée de colonnes ser- 
vant d'ornement à un grand 
édifice. 

COULOUNIAL , ALO , adjectif, 
colonial , aie , qui concerne les 
colonies , qui vient des Colonies. 

COULOUNIE, s. fém.. Colonie, 
nombre de personnes des deux 
sexes envoyées dans un pays 
pour l'habiter , le peupler ; ce 
pays ; peuplade d'émigrés , lieu 
où ils se sont établis. 

COULOUNISAR , v . a . , coloniser, 



établir une ou plusieurs colonies. 

COULOUNISATIEN , s. f . , colo- 
nisation , action de coloniser. 

COULOUNO , s f . , colonne , sorte 
de pilier rond ; division d'une 
armée en ligne ; fig., appui, 
soutien d'un état. 

COULOUQUINTO, s. fém., colo- 
quinte, pomme très amère dont 
la pulpe est un violent purgatif. 

COULOUR, s. f., couleur, im- 
pression sur l'organe de la vue, 
produite par la lumière ; dro- 
gues que les peintres emploient 
dans la peinture. 

COULOURAR, V. act., colorer, 
donner la ou de la couleur j 
figur., donner une belle appa- 
rence à ce qui est mauvais, 
répréhensible, criminel ; v. pr., 
se colorer , prendre de la cou- 
leur , en recevoir. 

COULOURIAR, V. a., colorier, 
donner les couleurs ; employer 
les couleurs dans un tableau j 
mettre les couleurs à une es- 
tampe. 

COULOURIS, s.m., coloris, mé- 
lange, fonte de couleurs; leur 
effet , leur contraste , leur en- 
semble, leur harmonie; fig., 
il se dit aussi du stile , des pen- 
sées etc. 

COULOURISTO , s.m. , coloriste, 
peintre qui entend bien le co- 
loris. 

COULOUSSADO , s.f., sorte d'a- 
louette, oiseau. 

COULOUSSAOU, ALO , adject., 
colossal , aie , qui surpasse de 
beaucoup los proportions ordi- 
naires ; de grandeur démesurée. 

COULOSSO, s. masc, colosse, 
statue d'une grandeur déme- 
surée; figur. et fam., homme 
d'une grandeur et d'une gros- 
seur extraordinaire. 



cou 



169 



COU 



COULPOllRTAGE , s.m. , colpor- 
tasse état, métier du colporteur. 

COULPOURÏAR, v.a., colporter, 
porter çà et là pour vendre ; 
fig. et fam.> débiter, raconter 
partout. 

COULPOURTUR, s.m., colpor- 
teur, celui qui fait métier de 
colporter, 

COUMAIRE , s. fém. , commère , 
celle qui a tenu un enfant sur 
les fonts de baptême , elle est 
la commère du père et de la 
mère de l'enfant , elle l'est 
aussi du parrain ; la mère nour- 
rice ; en certains pays , com- 
mère se dit d'une demoiselle 
qui a assisté au mariage d'une 
de ses camarades , et est la 
commère du jeune homme qui 
l'a conduite sous son bras ; une 
fine commère est celle qui sait 
bien diriger ses affaires , qui 
ne se laisse pas tromper ; pro- 
lectrice. 

COUMANDAMENT, s. m., com- 
mandement , ordre donné par 
celui qui commande. 

COUMANDANT, s.m., comman- 
dant, chef de bataillon , celui 
2ui commande dans une place; 
g. et fam., celui qui, dans 
une réunion , dans une société 
s'arroge le droit de commander; 
dans ce dernier cas il se prend 
de mauvaise part ; fam. , com- 
mandante, femme d'un com- 
mandant. 

COUMANDAR, va., commander, 
ordonner , prescrire. 

COUMANDO , s. f . , commande , 
commission pour envoyer des 
marchandises. Caouvo de coxi- 
mando , chose faite pour une 
pratique autrement confection- 
née qu'une chose de pacotille. 

COUMANDOUR , s . m . , comman- 
deur , chevalier pourvu d'une 
commanderie. 



COUMBAT , s.m,, combat , action 
de combattre , de se battre , 
d'attaquer , de se défendre ; 
figur., dispute, contestation; 
lutte , opposition; état d'agita- 
tion , de trouble , de souffrance; 
efforts que l'âme est obligée de 
faire pour résister aux peines, 
aux chagrins , etc. 

COUMBAÏTANT , s. raasc, com- 
battant , soldat faisant partie 
d'une armée en campagne. 

COUMBATTRE, v.a. et n. , com- 
battre , attaquer , se défendre 
en portant des coups; lutter; 
figur. , s'opposer , résister à . . . , 
disputer , réprimer, etc. 

COUMBEN , adv., combien, quelle 
quantité , quelle durée : de quel 
prix , quel degré ; à quel point. 

COUMBINA , s . m . , combiné , mé- 
lange, composition chimique; 
entendu , convenu , machina- 
tion , calcul fait d'avance. 

COUMBINAIRE, ARELLO, s.m. 
et f. , combineur, euse, calcu- 
lateur , trice. 

COUMBINAR, V. a., combiner, 
calculer , bien prendre ses me- 
sures , faire , opérer une com- 
binaison ; associer selon un cer- 
tain ordre. 

COUMBINEGEAIRE , v. Coumbi- 
nairc. 

GOUMBINEGEAR, v. Coumhinar. 

COUMBINESOUN , s. f., assem- 
blage etdisposition de plusieurs 
choses d'après un plan ; talent, 
action de combiner ; t. de ma- 
thém . , manière de prendre des 
données ; t. de chimie , union 
intime des parties qui- forment 
un composé. 

GOUMBLAR, v. act., combler, 
remplir un vide , un creux ; 
au fig. , combler , prodiguer 
de bien et d'honneur. 

COUMBLE , s . m., comble , ce qui 

15 



cou 



170 ®» 



COU 



peut tenir au-dessus des bords 
d'un vase , d'une mesure pour 
les solives , et en dépasse le 
contenu ; faite d'un bâtiment , 
d'un édifice ; fig- , dernier sur- 
croît , dernière période ; le plus 
haut degré, le plus haut point; 
pour surcroît. 

COUMBO , s.f., CoriMBAOu , s.m., 
vallon , petite vallée , gorge qui 
se trouve entre des montagnes 
et des collines. 

COUMP.OUIUU, v.n. , consumer, 
bri'lcr à force de trop bouillir. 

COLMHUSÏIBLE, s.m. et ad j., 
combustible , tout ce qui sert à 
entretenir le feu ; qui a la pro- 
priété de brûler. 

COUMBUSTIEN,s. f., combus- 
tion , action de brûler entière- 
ment ; entière décomposition 
d'une chose par l'action du feu ; 
figur., grand désordre, grand 
tumulte dans le pt*uple, dans 
« une assemblée , etc. 

COUMEDI ou CouMEDio , s. f. , 
comédie , pièce de théâtre ; lieu 
où l'on joue la comédie, théâ- 
tre ; salle de spectacle; au fig. , 
action plaisante ou ridicule; 
fig. , hypocrisie; feinte. 

C0UME1)IEN, ENO, s.m. et î., 
comédien , ienne , celui ou celle 
dont la profession est de jouer 
la comédie ; charlatans qui font 
des farces sur des tréteaux ; 
figur., celui qui feint avec art 
des sentiments, des passions 
qu'il n'a pas. 

COUMEIRAGE, s. m., commé- 
rage , conduite , propos de 
commère. 
COUMEMOURESOUN , s . fém . , 
commémoraison, mémoire d'un 
Saint 
COUMENÇAMENT , subs. masc, 
commencement , principe , ori- 
gine , action de commencer. 

COUMENÇANT , s . m . , commen- 



çant , celui qui est aux premiers 
éléments d'une science, d'un 
art. 

COUMENÇANSO, v. Coumença- 
ment. 

COUMENÇAR , v.a., commencer, 
entreprendre, entamer, ébau- 
cher , faire ce qui doit être fait 
d'abord , attaquer le premier , 
être l'agresseur ; débuter; nais- 
sance, origine. 

COUMENÇOÙN, s.m., chose 
commencée autrefois et qui 
peut encore servir ; le haut d'un 
vieux bas auquel on veut re- 
faire la partie du pied. 

COUMENT ARl , s . m . , commen- 
taire, observations et éclaircis- 
sements sur un livre pour en 
faciliter l'intelligence, 

COUMERCANT, v. Négouciant. 

COUMERCIAL , ALO , adjectif, 
commercial, aie, au pi. com- 
merciaux , qui appartient au 
commerce. 

COUMERÇO , s.m., commerce , 
négoce , trafic de marchandises. 

COUÀIERO, V. Coumaire. 

COUMESÏIRLE, s.m., comesti- 
ble , aliment solide ; au plur., 
vivres. 

COUMETTANT, s.m., commet- 
tant, celui qui a confié ses 
intérêts à quelqu'un ; celui qui 
charge un autre d'une affaire. 

COUMETO, s.f., comète, corps 
lumineux qui paraît au ciel 
avec une traînée de lumière 
que l'on nomme barbe , cheve- 
lure, queue. 

COUMIÇO , s. m., comice, on 
donne aujourd'hui ce nom à 
celui ou à ceux qui s'attachent 
généreusement à propager les 
meilleurs procédés d'agricul- 
ture ; les comices agricoles. 
COUI^IETTRE , V . n . , commettre, 
faire, commettre un péché, un 
crime, une sottise; compro- 



cou 



«V 171 "®* 



COU 



mettre, exposer j donner com- 
mission pour une chose de quel- 
que importance. 

COUMÎQUAMENT, adv., comi- 
quement , d'une manière comi- 
que , plaisante. 

COUMIQUE , QUO, adj . , comique, 
qui regarde la comédie ; par 
extension , plaisant facétieux ; 
s. m., comique, genre , style , 
auteur, acteur comique. 

COUMÏS, s. m., commis , employé 
subal terne et amovible dans une 
administration , chez un finan- 
cier , un homme de loi , un né- 
gociant , etc. 

COUMISERATIEN , s.f. , commi- 
sération, vif intérêt que l'on 
prend au sort des malheureux ; 
pitié , compassion. 

COUMISSARÏ , s.m., commissaire, 
celui qui est commis par le roi ; 
celui qui est chargé de la police 
d'une ville , d'une société , d'un 
hal, etc. 

COUMISSIEN, s.f., commission, 
charge que l'on donne à quel- 
qu'un de faire quelque chose. 
Jver l'esprit en coumissien , être 
préoccupé , parlant de l'esprit. 

COUMISSIOUNAR , v. . , com- 
missionner donner commission, 

COUMISSIOUNARI , s.m., com- 
missionnaire , celui que l'on 
charge d'une commission ; né- 
gociant qui achète ou vend dos 
marchandises pour le compte 
de son correspondant. 

COUlVHïE, s.m., comité , réunion 
de quelques membres d'une 
assemblée | commis pour l'exa- 
men d'une affaire j fam., société 
peu nombreuse. 
COUMO , adv. et conj . , comme , 
de même que , ainsi que, dans 
le temps que ; comment , de 
quelle sorte , de quelle manière. 
COUMODE , DO , adj . , aisé , qui 
vit dans une certame aisance. 



COUMODO, s. fém., commode, 
meuble à tiroir pour y serrer 
du linge. 
COllMOU , s.m., comble , volume. 
COUMOU DAMENT, adv., com- 
modément, d'une manière fa- 
cile, aisée; accommodement, 
• transaction. 

COUMOUDAR, v.a , terminer, 
transiger, finir une affaire à 
l'amiable ; raccommoder une 
chose dégradée, un vêtement 
déchiré ; apprêter les mets , 
cuisiner etc 
COUMOUDITA*, s.f., commodité, 
facilité , aisance ; au plur . , les 
latrines. 
COUMOULUN, s.m., petit mon- 
ceau . petit tas. 
COUMOUÏIEN , s.f., commotion, 
secousse, agitation; ébranle- 
ment violent ; fig., agitation 
vive et soudaine des esprits. 
COUMPAGNIE , s.f. , compagnie, 
assemblée de plusieurs person- 
nes; société entre marchands ; 
troupe de gens de guerre , de 
perdrix , etc. Faire coumpagnie, 
faire compagnie. 
COUMPAGNO; s.f., compagne, 
épouse , fille ou femme qui fait 
compagnie à une autre ; associar 
tion de plusieurs troupeaux en 
un seul pour le mener paître 
au lointain ; en terme de ma- 
rine, est la soute au pain , re- 
tranchement fait à fond de cale 
pour y serrer le biscuit. 
COUMPAGNOUN, s.m., compa- 
gnon, celui qui accompagne, 
camarade , ouvrier qui a fini 
son apprentissage, et qui tra- 
vaille sous un maître , compa- 
gnon du devoir. 
COUMPAGNOUNAGE, s. masc, 
compagnonnage, le temps qu'on 
est compagnon dans un métier; 
société d'ouvriers. 
COUMPAIRE ou CoiPAiRE/sm., 



cou 



172 



COU 



compère, celui qui remplit les 
mêmes fonctions de la commèrej 
V. Connut ïre. 

COUMPAIRAGE , s. m., corapé- 
rage, action semblable à celle 
du commérage ; v. Coumeiraqe, 

COUMPAN, CouMPANso, s. m. 
et fera., nom que se donnent 
ceux qui ont été marguilliers 
ensemble ou qui ont appartenu 
â la même confrérie. 

COUMPaNAGE, s. m., portion 
que l'on donne aux membres 
d'une communauté , aux pen- 
sionnaires d'un collège. Est de 
coumpanagc , on ne peut ni on 
ne doit en manger beaucoup. 

COUMPANEGEAR (si) , v. pron. , 
ménager sa viande , son fruit 
avec le pain , en sorte que l'un 
dure autant que l'autre. 

COUMPARABLE, BLO, adj., com- 
parable, qui peut être comparé. 

COUMPARANT, s. m., compa- 
rant , acte par lequel on com- 
parait devant un juge. 

COUMPARAR, v.a., comparer, 
mettre en comparaison. 

COUMPARAÏIVAMENÏ , adv., 
comparativement, par compa- 
raison à. . . 

COUMPAREISSE , v. n . , compa- 
raître ; en terme de pratique , 
comparoir. 

COUMPARESOUN, s.f., compa- 
raison , action de comparer , 
ressemblance, similitude^ con- 
formité. 

COUMPARTIMENT , s.m., com- 
partiment, assemblage symé- 
trique de figures, de choses 
pour orner. 
COUMPARUTIEN , s.f., compa- 
rution , action de comparaître. 
COUMPAS, s m., compas, ins- 
trument propre à tracer, à dé- 
crire des cercles; mesure des 
cordonniers; boussole des vais- 
seaux. 



COUMPASSAR,v.a., compasser, 
mesurer avec le compas : par 
extension, mesurer à grands 
pas un terrain. 

COUMPASSIEN , s.f. , compassion, 
pitié, commisération. 

COUMPAÏIBILITA , s. f., com- 
patibilité , qualité de ce qui est 
compatible; convenance, har- 
monie. 

CGUMPATIBLE, BLO , adjectif, 
compatible , qui peutcompatir; 
qui peut convenir, s'accorder 
avec un autre. 

COUMPATIR, V. n., compatir, 
avoir pitié, compassion d'une 
personne. 

COUMPATISSENT, ENTO, adj., 
compatissant , sensible , qui 
compatit; indulgent. 

COllMPAÏRlOïO , s . m . et adj . , 
compatriote , qui est du même 
pays. 

COUMPEIRAGE, v. Cotipeirage 
et ses dérivés. 

COUMPENSAR , v . a. , compenser, 
faire une compensation, dé- 
dommager, balancer le désa- 
vantage, la perte. 

COUMPÉNSATIEN , s. f., com- 
pensation, action de compenser, 
chose compensée , dédomma- 
gement. 

COUMPEÏAR, V. n., revenir, 
concerner , peser , être à la 
charge. 

COUMPETENÇO , s. f. , compé- 
tence , droit de connaître d'une 
affaire ; concurrence^ prétention 
d'égalité. 

COUMPEÏEINT, ENTO , adjectif, 
compétent , ente , qui est dû , 
suffisant, convenable. 

COUMPETITOUR, s.m., compé- 
titeur , celui qui brigue une di- 
gnité , un emploi , etc. avec un 
ou plusieursautres; concurrent. 

COUMPILATIEN, s.m., compi- 
lation , passage , morceaux 



cou 



173 



COD 



d'auteurs pris çâ et là et réunis 
en corps d'ouvrage. 
COUMPILATOUR, CouMPiLAiRE , 
s. m., compilateur, celui qui 
a l'habitude de compiler; au- 
teur d'une compilation. 
COUMPILAR, va. etn., compiler, 
faire iinecompilalion, des com- 
pilations. 
COUMPLAIRE, Y. n. et pron., 
complaire , se conformer au 
goût des autres. 
COUMPLANTAR, v. act., com- 
planter, planter une terre en 
complant. 
COUMPLEMKNT , s.m. , complé- 
ment, ce qui s'ajoute à une 
chose pour la rendre complète. 
COUMPLEÎSTO, s. f. , complainte, 
lamentation , chant d'une per- 
sonne qu'on va faire mourir, 
COIIMPLESENÇO, s.f., complai- 
sance , facilité de caractère ; 
condescendance outrée ou hon- 
nête aux volontés d'autrui. 
COUMPLESEM, ENTO , adj., 
complaisant, ante, qui a de la 
complaisance; s.m., celui qui 
se prête à tout par intérêt. 
COUMPLEÏ , ETTO , adj., com- 
plet, parfait, achevé, à qvioi il 
ne manque rien ; accompli. 
COUMPLETAMEÎST . adv -, com- 
plètement , entièrement, d'une 
manière complète, 
COUMPLEÏ AR,v a , compléter, 

rendre complet ; accomplir. 
COUMPLEXlEN,s. fém., com- 
plexion , constitution du corps, 
tempérament. 
COUMPLICAR , v. a., compliquer, 
rendre embrouillé, mêler, réu- 
nir ensemble plusieurs choses. 
COUMPLICATIEN , s.f., compli- 
cation, assemblage de plusieurs 
choses de différente nature. 
GOUMPLICI , s. m., complice, 
qui a pris part au crime d'un 
autre. 



COl^IPLÎCITA, s.f., complicité, 
participation au crime d'un 
autre. 
COUMPLIMENÏ, s.m., compli- 
ment, félicitation, paroles obli- 
geantes. 
COLIMPLIMENTAR , v. a., com- 
plimenter, faire un compliment 
à quelqu'un. 
COUMPLIMENTUR , USO , s.m. 
et f., complimenteur, euse, qui 
fait trop de compliments. 
COUMPLIOS , s f .pi . , coraplies , 
dernière partie de l'office divin. 
COUMPLIT, V. Coumplet. 
COUMPLOT , s.m., complot , 
mauvais desseins projetés entre 
plusieurs personnes. 
COUMPLOUTAIRE , voy. Coum- 

ploutur. 
COUMPLOUTAR , v. a., complo- 
ter, faire un complot, 
COUMPLOUÏUR , s . m . , complo- 
teur, celui qui complote. 
COUMPOSÏO , s. f., compote , 
sorte de confiture préparée sur 
le champ avec des fruits de la 
saison. 
COUMPOURTAR, v.a. et pr., 
comporter, permettre, souffrir; 
se comporter, se conduire, vivre 
de telle ou de telle manière. 
COUMPOUSA, s. m., composé, 
résultat de l'union , du mélange 
de plusieurs parties ; adj . , for- 
mé de plusieurs parties ; Hom- 
me composé^ qui a ou qui af- 
fecte d'avoir un air froid, grave, 
sérieux, réservé, circonspect. 
GOUMPOUSAR , v.a., composer, 
faire un ouvrage; en t. d'imp., 
ranger les lettres pour former 
des mots. 
COUMPOUSITO , s. m. et adj., 
composite, ordre d'architecture, 
composé du corinthien et de 
l'ionique. 
COUMPOUSITIEN , s.f., compo- 
sition , action de composer quel- 



cou 



174 



COU 



que chose , ses effets ; mélange, 
et incorporation de drogues ; 
action de composer un ouvrage 
d'esprit; t. d'imp. arrangement 
des caractères. 

COUMPOUSITOUR , s. m. , com- 
positeur, ouvrier imprimeur 
qui compose. 

COUMPOUSTIER , s. m., compo- 
tier, vase élégant dans lequel 
on sert de la compote. 

COUMPqUSTUR , s. m., compos- 
teur, instrument de fer dans 
lequel on range les lettres pour 
former des mots et des lignes. 

COUMPREENSIEN, s. f., com- 
préhension , facilité de com- 
prendre. 

COUMPRENDRE, y. a., com- 
prendre , concevoir ; contenir, 
renfermer. 

COUMPRESSO , s. f., compresse , 
linge plié en plusieurs doubles 
que l'on applique sur les plaies. 

COUMPRIMAR,v. a., comprimer, 
presseravec violence, resserrer ; 
fig. , empêcher d'éclater, d'agir. 

COUMPROUMES , s.m. , compro- 
mis , soumission à l'arbitrage , 
acte qui le contient. 

COUMPROUMETÏRE, v . a. et pr . , 
compromettre , mettre dans 
l'embarras, exposer à des désa- 
gréments , à des chances fâ- 
cheuses ; se compromettre , ex- 
poser son crédit ou son hon- 
neur; outrepasser ses pouvoirs, 
sa mission. 

COUMPTABILITA , s. f., compta- 
bilité , art d'établir, de rendre 
ses comptes ; état du compta- 
ble etc. 

COUMPTÀBLE, ABLO, adjectif , 
comptable , qui est tenu de 
rendre compte ; fig. , qui doit 
compte de . 

COUMPTANT , s. m., comptant , 
espèces sonnantes^ argentcomp- 
tant,réel, effectif, qu'on donne^ 
qu'on reçoit sur-le-champ. 



COUMPTAR, V. a., compter, as- 
sembler des comptes, calculer, 
supputer ; solder , payer ; répu- 
ter, estimer, regarder comme... 
v.n., faire nombre, être de 
nombre ; faire fond sur. . .etc. 

COUMPTUR, use, s. m. etf., 
compteur , euse , celui , celle 
qui compte. 

COUMPTOUAR , s.m. , comptoir, 
longue table à tiroir chez un 
marchand , pour peser , mon- 
trer, détailler les marchandises; 
bureau d'un caissier, d'un fi- 
nancier ; par extension, éta- 
blissement , bureau général 
européen pour le commerce 
dans les Indes. 

COUMPULSAR, V. a., compulser, 
lire un écrit pour voir s'il est 
conforme à l'original. 

COL'MPULSOUAROS , s. f. pi., 
compulsoires , acte qui com- 
pulse. 

COUMUAR, V. a. , commuer , 
changer, adoucir une peine. 

COUMUN , UNO , adj . , commun , 
dont l'usage appartient à plu- 
sieurs ; qui n'est pas rare , qui 
est de bas prix, peu recherché; 
il est aussi s.m., ce qui appar- 
tient à plusieurs. 

COUMUNAMENÏ , adv . , commu- 
nément, ordinairement , géné- 
ralement. 

COUMUNAOU , ALO , adj . , com- 
munal , aie, qui appartient-à 
la Commune. 

COUMUNAOUTA , s. f . , commu- 
nauté , société religieuse des 
personnes qui vivent ensemble ; 
société de biens entre deux ou 
plusieurs personnes. 

COUMUNIG ABLE , ABLO , adj . , 
commun icable , qui peut se 
communiquer, dont on peut 
faire part. 

COUMUNICAR, V. a., commu- 
niquer, rendre commun à . . . . 
transmettre ; donner conBais- 



cou 



«> 175 •« 



COU 



iance , faire pari de...; v.n., 
avoir relation , commerce ; 
aboutir l'un dans l'autre, en 
parlant des appartements, des 
chemins, des rivières, etc., 
v.p. , se communiquer , entrer 
volontiers en conversation, être 
familier, communicatif. 

COUMUNICATIEN, s. f . , commu- 
nication , action de commu- 
niquer. 

COUMUNICATIF , IVO , adject. , 
communicatif, ive , qui aime 
à se communiquer, à faire part 
aux autres de ses sentiments, 
de ses lumières. 

COUMUNIAR, v.n. communier, 
recevoir la communion , le sa- 
crement de l'Eucharistie. 

COUMUNIEN, s.f., communion, 
action de communier , récep- 
tion de l'Eucharistie ; union de 
plusieurs dans une même foi. 

COUMUNO , s.f., assemblage 
d'habitants d'un même pays, 
local; maison où s'assemblent 
les autorités d'une commune. 

COUMTAT , s. m., comtat, comté. 

COUMTESSO, s. f. , comtesse, 
femme d'un comte. 

COU^OAVE , VO , adj . , concave, 
creux et rond. 

COUNCAVITA , concavité, ce qui 
est concave. 

COUNGEBRE, v. a., concevoir , 
devenir enceinte ; concevoir, 
comprendre , saisir , penser , 
imaginer une chose; v.pr., se 
concevoir, être facile à com- 
prendre. 

COUNCEDAR, v.a., concéder, 
accorder , octroyer une grâce , 
des droits . des privilèges. 

COUNCENTRAR, v.a. .concentrer, 
réunir au centre , à un centre, 
réunir sur un seul point; fig., 
concentrer sa douleur, sa co- 
lère , la cacher , n'en rien faire 
paraître j v . pr . , se concentrer, 



être triste, mélancolique, mé- 
ditatif, être à soi , penser trop 
à soi. 

COUNCENTRATIEN, s.f., con- 
centration, action de concen- 
trer. 

COUNCEPTIEN, s.f., conception, 
facilité de concevoir, de com- 
prendre. 

COUNCERNANT , p. pr., concer- 
nant , qui concerne; sur, tou- 
chant , au sujet de. . . 

COUNCERN A R , v . a . , concerner, 
regarder, appartenir, avoir rap- 
port à. . . 

COUiNCERT , s. m . , concert, har- 
monie de voix, d'instruments ; 
lieu où l'on entend un concert; 
fîg. , intelligence de personnes, 
union de choses qui concourent 
avec ordre et précision à une 
même fin; adv., de concert, 
d'intelligence. 

COUNGERTAR, v.a., concerter, 
conférer ensemble pour l'exé- 
cution d'un projet; V. pr., se 
concerter, s'entendre, convenir 
de la manière dont on agira. 

COUNCESSIEN, s.f., concession, 
action de concéder ; don que 
fait un souverain d'une terre. 

COUNGESSIOUNARI, s.ra.et f., 
concessionnaire , celui , celle 
qui a obtenu une concession. 

GOUXGEVABLE, RLO, adj., con- 
cevable, que l'on peut com- 
prendre , concevoir. 

GOUXGHAR , v.a. , salir, se salir. 

GOUNGIERGE, s. m., concierge, 
garde d'un hôtel, d'un château, 
d'un palais , d'un édifice, d'une 
prison. 

COUNGIERGARIE, s.f., concier- 
gerie, charge, fonction , loge- 
ment de concierge ; prison. 

COUNG[LO, s. m., concile, as- 
semblée légitime de prélats ca- 
tholiques pour délibérer. 

COUNCILIAR, v.a., concilier, 



cou *0 176 

accorder ensemble des person- 
nes ou des choses qui étaient 
ou paraissaient être contraires ; 
v.pr.,se concilier, s'acquérir, 
se gagjner, s'attirer, s'accorder 
ensemble sur un différend. 

COUNCILIATOUR , ÏRIÇO , adj. 
et s., conciliateur, trice , qui 
concilie les personnes , les lois. 

COUNCILIAÏIEN , s. f., concilia- 
tion, action de concilier des per- 
sonnes , de mettre fin à leurs 
contestations. 

COUNCIS, ISO, adj., concis, ise, 
court , serré. 

COUXCISIEÎN , s. f., concision , 
qualité du style concis. 

COUNCIÏOUYÈN , ENO, s. m. 
et f . , concitoyen , enne , ci- 
toyen d'une même nation, d'une 
môme ville qu'un autre. 

COUNCLUANÏ , ANTO , adject., 
concluant , ante , qui prouve 
évidemment ce qu'on a avancé. 

COUNGLUKRE, v.a.et n., con- 
clure , achever, terminer, venir 
à la conclusion ; convenir de. . . 
arrêter ses conditions , déter- 
miner, inférer de. . . , tirer une 
conséquence; prouver, proposer 
la fin de ses demandes , donner 
des conclusions. 

COUNCLUSIEN , s . f . , conclusion , 
action de conclure , fin d'une 
affaire , résumé , fin d'un dis- 
cours , conséquence d'un rai- 
sonnement ; adv . , enfin , bref, 
conclusion. 

COUNCOURDANÇO , s. f., con- 
cordance , rapport , conve- 
nance. 

COUNCORDO , s. f., concorde , 
conformité de volontés , union, 
paix , bonne intelligence. 

COUNCOURDAR, v.n., concor- 
der, être d'accord , tendre au 
même but. 

COUNCOURIR, v.n., concourir 
à.., coopérer, produire un effet. 



COU 

conjointement avec une autro 
cause , s'unir pour une fin j 
être en concurrence. 

COUNCOURS , s . m . , concours , 
action de concourir ; affluence 
de monde. 

COlL\CURlNAGE,s.m., concu- 
binage , état d'un homme et 
d'une femme qui vivent ensem- 
ble comme époux sans être 
mariés. 

COUiXCURINO , s.f., concubine , 
celle qui, sans être mariée avec 
un homme , vit avec lui comme 
si elle l'était. 

COUNCURRENÇO , s.f., concur- 
rence, action de concourir à 
un but ; prétention de plu- 
sieurs personnes à la même 
chose ; jusqu'à la concurrence 
de. . . , jusqu'au nombre , jus- 
qu'à la valeur de. . . 

COUNCURRENT , s. m. , concur- 
rent, celui qui concourt pour la 
même chose , qui est en concur- 
rence avec une ou plusieurs 
personnes. 

COUNCUSSIEN, s.f., concussion, 
vexation , exaction commise 
par un homme revêtu d'une 
charge publique. 

COUNCUSSIOUNARI, s. m., con- 
cussionnaire , celui qui est cou- 
pable de concussion. 

COUNDANABLE , BLO , adject., 
qui mérite d'être condamné. 

COUNDAMNA , s.m., condamné, 
celui qui a subi une condam- 
nation. 

COUNDAMNAR, v.a.et pr., con- 
damner, désigner , reconnaître 
coupable un accusé ; blâmer, 
désapprouver ; condamner une 
porte , une fenêtre , la fermer 
de manière qu'on ne puisse plus 
l'ouvrir ; se condamner, avouer 
sa faute. 

COUNDAMNATIEN , s.f., con- 



cou 



177 ®» 



COU 



damnation /jugement qui con- 
damne , peine qu'il inflige. 

GOUNDESGENDENÇO , s. f. , 
condescendance , complaisance 
qui fait qu'on se rend aux sen- 
timents, aux volontés n'autrui. 

COUNDESCENDRE , v. n. , con- 
descendre , se rendre aux vo- 
lontés d'autrui, compatir aux 

COUNDISCÏPLE , s. m., condis- 
ciple, compagnon d'étude. 

COUNDITIEN, s. f., condition, 
clause , charge , obligation 
moyennant lesquelles on fait 
une chose , personne de condi- 
tion , de basse condition , do- 
mesticité. 

COIJNDIÏIOUNAR , v. a., con- 
ditionner^ emballer une chose 
avec soin et précaution. 

COUNDinOUNELLAMENT, ad., 
conditionnellement , avec con- 
dition , sous la condition. 

COUNDOUIR, v.a., assaisonner 
et retourner la salade. 

COUNDOULEANÇO, s.f., con- 
doléance , témoignage de dou- 
leur, d'affliction, de regrets. 

COUNDRIOU , DRIEVO, adj., 
dangereux , euse , parlant d'un 
mauvais pas, d'un mauvais 
jour, d'une mauvaise saison. 

GOUNDUCH, s. m. , aqueduc, 
canal par lequel passe une 
grande quantité d'eau, conduit, 
quand la quantité est moindre ; 
évier, celui qui conduit les 
eaux sales d'uue auge de cui- 
sine ; égout , qui conduit les 
eaux d'une rue ou d'un che- 
min. 

GOIlNnUCHAR , V. Coundurre. 

GOUNDDCHO ou Gounduito, s. 
f., conduite, manière d'agir, 
de se comporter; action de 
conduire. 

COUNDUGTOUR, s. m., con- 
ducteur, c^lui qui conduit. 



COUNDUIRE , V. Condurre. 
GOUNDURRE , v.a. et pr., con- 
duire, mener, guider; accom- 
pagner l'eau par un conduit , 
un canal ; se conduire, se com- 
porter. 
GOUNEISSE , V. Counouisse. 
GOUNEISSENÇO , s.f., connais- 
sance , action de connaître ; 
connaissance , jugement ; au 
pi., connaissances, amis , per- 
sonnes avec qui l'on est en re- 
lation. 
GOUNEÏSSEIRE , v. Couneissur. 
COUNEISSUR , SUSO , s. m. et 
f., connaisseur, euse, qui se 
connaît aux choses. 
GOUNFEGTIEN, s. f., confec- 
tion , achèvement , action de 
faire , d'achever. 
GOUNFEGÏIOUNAR , v.a., con^ 
fectionner , faire , fabriquer , 
achever. 
GOUNFEDERÂ. s.m. , confédéré- 
allié par confédération. 
GOUNFEDERAR (si) , v. pr., se 
confédérer, se liguer ensemble, 
se former en confédération. 
GOU\FEI)ERATIEN,s.f., con- 
fédération , alliance , ligue. 
GOUNFERANÇO, s. f., confé- 
rence, en tretien de plusieurs sur 
une afl'aire ; discussion , assem- 
blée pour conférer; instruction 
ecclésiastique. 
GOU\FERAR, v.a., comparer, 
coUationner ; donner, accorder 
des honneurs , des dignités ; 
raisonner , parler ensemble 
d'une afl'aire. 
GOUNFESSAR , v.a.et pr., con- 
fesser quelqu'un , se confesser, 
faire l'aveu de ses fautes. 
GOUNFESSIEN , s. f . , confession, 

aveu de ses fautes. 
GOUNFESSIOUNAÏ , s. m. , 
confessionnal , sorte d'armoire 
dans laquelle le prêtre se place 
pour confesser. 

16 



cou 



*® 178 ®* 



COïï 



COUNFESSO, s.f., confession , 
action de confesser. Esire en 
counfesso , être au confes- 
sionnal. 

COUNFESSOUR , s. m. , confes- 
seur, celui qui confesse. 

COUNFIANÇO , s f., confiance, 
assurance qu'on a de la pro- 
bité d'une personne , espérance 
ferme d'un bien que l'on at- 
tend. 

COUNFIANT , ANTO , adj . , con- 
fiant , ante , disposé , porté à 
la confiance ; présomptueux , 
hardi. 

COUNFIAR , v.a.et pr., confier, 
soumettre à la garde , au soin, 
à la fidélité , à la discrétion ; 
se confier, se lier, se faire mu- 
tuellement des confidences, etc 

COU]NFIDAMMENT,adv., con- 
fidemment, en confidence. 

COUNFIDANÇO ou Counfidenço, 
s.f., confidence, action de dé- 
couvrir un secret à quelqu'un. 

COUNFIDENT , ENTO , s.m. et 
f . , confident , ente , celui à 
qui l'on confie ses secrets. 

COUNFmENïIEL , ELLO, adj., 
qu'on dit ou qu'on écrit en con- 
fidence. 

COUNFIDENTIELLAMENT, adv. 
confidentiellement, d'une ma- 
nière confidentielle. 

COUNFINAR , v.a. , confiner, ré- 
léguer, bannir, rester comme 
en prison. 

COUNFINS, s. m.pl., confins, li- 

, mites, extrémités d'un pays > 
d'une contrée. 

COUNFIR , v.a., confire, assai- 
sonner les fruits avec du sucre, 
du miel , du vinaigre ; ne point 
quitter sa chambre, ses appar- 
tements, rester trop séden- 
taire. 

COUNFIRMAR, v.a., confirmer, 
donner le sacrement de la Con- 
firmation, assurer une nouvelle. 



COUNFIRMATIEN , s.f., con- 
firmation, un des sept Sacre- 
ments ; assurance d'une nou- 
velle. 

COUNFISCAR , v.a, confisquer, 
adjuger au fisc , pour cause de 
contravention ; s'emparer d'une 
chose pour punir quelqu'un. 

COUNFISCATIEN , s.f., confis- 
cation , action de confisquer. 

COUNFISSUR , s.m., confiseur, 
celui qui confit, qui fait et 
vend des confitures , des dra- 
gées ; confiturier , celui qui 
vend des confitures. 

COUNFIT , IDO , adj . , très- 
mur, confit , ite , des figues 
confites. 

COllNFOURO ,s f., confiture, 
fruits confits. 

COUiNFIZAR , v.n., familiariser, 
être familier , vivre familière- 
ment et sans gêne avec une 
personne. 

CO UNFIZUR , s . m . , bomme fa- 
milier, qui parle avec fami- 
liarité. 

COUNFORME , MO , adj., con- 
forme , qui a la même forme, 
semblable , analogue , en har- 
monie. 

GOUNFOUNDRE, v.a., confon- 
dre, mêler, brouiller plusieurs 
choses ensemble , prendre une 
personne ou une chose pour 
une autre. 

COUNFOURMAMENT, adv., con- 
formément, d'une manière con- 
forme à. . . . 

COUNFOURMAR, v.a. et pr., 
conformer, rendre conforme , 
se conformer, s'assujétir à la 
façon de penser à la volonté 
des autres , aux usages d'un 
lieu ; Homme hen coimfourmat , 
homme bien conformé, dont le 
corps est suivant les propor- 
tions ordinaires de la nature. 

COUNFOURMATIEN , s.f., cou- 



cou « 1 

formation, manière dont un 
corps est conformé. 

COUNFOURMIÏA , s.f. , confor- 
mité , rapport , ressemblance 
entre deux choses conformes; 
soumission ; adv., conformé- 
ment à. . . . 

COUNFOURÏAR , v.a, conforter, 
fortifier, corroborer. 

COUNFRERO , s.m., confrère, 
membre d'une association reli- 
gieuse , d'une même compa- 
gnie, d'une même profession; 
travaillant à une même opé- 
ration. 

COUNFRONT , s. m., tenant , 
aboutissant d'un champ, d'une 
propriété rurale. 

COUNFROUNTAR , v. a., con- 
fronter , conférer une chose 
avec une autre ; confronter des 
témoins , une pièce avec l'é- 
chantillon ; deux pièces d'écri- 
ture , etc. ; Counfrountar ^ con- 
finer, être limitrophe. 

COUNFROUNÏAÏIEN, s.f., con- 
frontation des témoins avec 
l'accusé, ou de tout autre 
chose. 

COUNFUS , USO , confus , hon- 
teux , embarrassé; confondu , 
brouillé. 

COUNFUSAMENT , adv., confu- 
sément , d'une manière con- 
fuse. 

COUNFUSIEN, s. m., confusion, 
mélange, confus; honte , dé- 
sordre , trouble. 

COUNGEDIAR, v. a., congédier, 
renvoyer quelqu'un, lui donner 
son congé. 

COUNGIE , s. m., congé, per- 
mission d'aller, de se retirer. 

COUNGOUSTAR (si),v.pr., se dé- 
lecter, savourer le plaisir, siro- 
ter la boisson. 

COUNGREAIRE , s. m., cor- 
royeur, celui qui donne la pré- 
piiratioD aux cuirs. 



79 



COtJ 



COUNGREAR , ou Cocîïgruar , 
v.a., engendrer les poux , la 
vermine, etc., corroyer les 
peaux. 

COUNGREG.\NISTO, s.m. et f., 
congréganiste , celui , celle 
qui est d'une congrégation 
laïque. 

COUNGREGATIEN , s. f., con- 
grégation , corps de personnes 
vivant sous une même règle ; 
espèce de confrérie dirigée 
d'après certains statuts ; salle , 
chapelle des congréganistes. 

COUNGRES , s.m., congrès, as- 
semblée de souverains , d'am- 
bassadeurs pour traiter des 
questions de haute politique. 

COUNILLIERO , s. f., rabouil- 
1ères , trous ou terrier que les 
lapins creusent peu profondé- 
ment pour y faire leurs petits. 

COUNILLOUN , diminutif de 
Couniou. 

COlIMOLî , s.m., lapin ; on l'ap- 
pelait autrefois conil. 

COUNJECTURAR , v.a., conjec- 
turer, former des conjectures , 
inférer sur des probabilités. 

COUNJECÏURO, s. f., conjec- 
ture, jugement probable , opi- 
nion fondée sur des apparences 
ou vraisemblances dans les 
choses incertaines , obscures. 

COUNJOINTAMENT , adv., con- 
jointement , de concert. 

COUNJOINTS , s.m. pi. , époux. 

COUNJUGAR , v.a. , conjuguer , 
marquer les inflexions et les 
terminaisons des verbes. 

COUNJUGUESOUN , s.f., conju- 
gaison , arrangement suivi de 
toutes les terminaisons d'un 
verbe. 

COUNJURA, s. masc, conjuré , 
membre d'une conspiration. 

COUNJURAR , v.a., et n., con- 
jurer , conspirer , former un 
complot , un« conjuration ; 



cou 



180 «s» 



COU 



prier instamment, supplier avec 

CONJURAÏIEN, s.f., conjura- 
tion , conspiration , complot 
contre l'état , le souverain. 

COUNOUISSABLE , BLO , adj., 
connaissable , aisé à connaître. 

COUNOUISSE, v.a. et pr., con- 
naître , avoir connaissance. 

COUNOUISSENÇO , s.f., con- 
naissance , exercices des fa- 
cultés de l'âme ; idée , notion , 
savoir, faculté de bien juger; 

f)ersonne que Ton connaît , re- 
ation de société. 

COUNOUISSUR, USO, s.m.et f. 
et adj . , connaisseur , euse , qui 
se connaît à .... , ou en quel- 
que chose , qui s'y entend. 

COUNQUERAÎSÏ , s. m., conqué- 
rant , celui qui fait , qui a fait 
des conquêtes , de grandes con- 
quêtes, qui a conquis beau- 
coup de pays. 

COUNQUEUIR, v.a., conquérir, 
acquérir par les armes; âgur. , 
gagner, conquérir l'estime , les 
cœurs. 

COUNQUETO , diminutif du mot 
Conquo. 

CouîSQUETO , s. fém., conquête, 
ce qu'on a conquis. 

COUNSACUÂR , v.a., consacrer, 
prononcer les paroles sacramen- 
telles sur le pain et le vin , à la 
messe ; dédier à Dieu avec cer- 
taines cérémonies ; dévouer un 
individu à Dieu par analogie , 
dévouer , destiner , sacrifier ; 
V . pr . , se consacrer , se dévouer 
tout entier à. .. 

COUNSACRATIEN , s.f., consé- 
cration , action de consacrer. 

COUNSANGUIN, INO , adjectif, 
consanguin, ine, il se dit des 
frères et des sœurs de père seu- 
lement. 

COUNSCIENCIOUSAMENT, adv.. 



consciencieusement , en con- 
science , de bonne foi. 

COUNSÇIEÎSCIOUX , SO , adj., 
consciencieux, euse, qui a la 
conscience délicate. 

COUNSCIENÇO , s f., conscience, 
sentiment intérieur par lequel 
on se rend témoignage du bien 
ou du mal qu'on fait; poitri- 
nière , outil en forme de plaque 
que certains artisans mettent 
sur leur estomac pour le pré- 
server d'une blessure. 

GOUNSCRIPTIEN, s.f., conscrip- 
tion , enrôlement fixé par la 
loi; levée des jeunes gens ap- 
pelés au service militaire. 

COUNSCRIT , s. m., conscrit, 
celui qui est sujet à la conscrip- 
tion ; celui que le sort appelle 
au service militaire; soldat ré- 
cemment incorporé. 

COUNSECTJÏIF , IVO , adjectif , 
consécutif, ive , qui se suit 
immédiatementdans l'ordre des 
temps. 

COUNSECUTIVAMENT , adv., 
consécutivement, sans inter- 
ruption. 

COUNSEGAOU, s.m., méteil, fro- 
ment et seigle mêlés ense.Tible. 

COUNSEILLAR, v.a., conseiller, 
donner conseil. 

COUNSEILLIER , s. masc, con- 
seiller , officier d'une grande 
cour ; celui qui donne conseil , 
en ce dernier cas , on dit égale- 
menlCounseillaire^Counseillur, 

COUNSEILLURS, subst. m. pi., 
conseilleurs; fam., celui qui a 
la manie de donner des conseils. 

COUNSEILLAIRES , voy. Coun- 
scillwrs • 

COUNSENT , ENTO , adjectif , 
consentant, ante , qui consent, 
qui est consentant, qui ac- 
quiesce; complice; qui a part 
à un crime. 



cou 



^> 181 «<^ 



COU 



COUNSENTAMENT,s.m., con- 
sentement , acquiescement à 
une chose. 

COUNSENTIR , v.n., consentir , 
donner son consentement. 

COUNSEOU , s. m. /conseil, avis 
que l'on donne à quelqu'un sur 
ce qu'il doit faire; assemblée 
des conseillers municipaux. 

COUNSEQUAMMENT , adverbe , 
conséquemment , par consé- 
quent. 

COUNSEQUANÇO , s . f ., consé- 
quence , conclusion tirée de 
quelques principes; les suites 
d'une affaire ; de conséquence , 
considérable , importante. 

CODNSEQUANÏ, ANÏO, adject., 
conséquent , ente , qui agit , 
qui raisonne conséquemment, 
d'une manière juste et raison- 
nable, relativement aux prin- 
cipes qu'on s'est formé. Un ben 
conséquant , considérable, sous 
le rapport de l'étendue , impor- 
tant, sous le rapport du produit. 
Uno sounio consequanto , une 
somme considérable. 

COUNSERVAR , v. a. et pron. , 
conserver , garder soigneuse- 
ment , préserver de danger. 

COUNSERVAÏIEN, s.f , conser- 
vation , action et effet de con- 
server , état de ce qui est con- 
SGrvé 

COUNSÊRVATOUARO , s. m., 
conservatoire , école gratuite 
pour l'enseignement de la mu- 
sique , de la déclamation , etc. 

COUNSERVATOUR, TRÏÇO, s. 
et adj . , conservateur , trice , 
qui conserve, protège. 

COUNSERVO , s. f., conserve , 
sorte de confiture ; lunettes pour 
conserver la vue. Jnar de coun- 
serro , aller de compagnie , t. 
de marine. De counservo , qui 
se conserve long-temps , qui 
n'est pas sujet à se gâter. 



COUNSIDERABLAMENT , adv . , 
considérablement, beaucoup. 

COUNSIDERABLE , BLO , adj . , 
considérable , remarquable j 
d'une grande étendue. 

COUNSIDERANT, s. m., consi- 
dérant , motifs énoncés d'un 
jugement, d'un arrêté, d'une 
loi. 

COUNSIDERAR, v.a., considé- 
rer , regarder avec attention j 
estimer , avoir égard. 

COUNSIDERAÏIEN, s f., consi- 
dération, attention, importance, 
poids et autorité. 

COUNSIGNAR, v.a., consigner, 
mettre en dépôt , mettre sur 
jeu ; donner une consigne , un 
ordre à une sentinelle, mettre 
sous la consigne. 

COUNSICNATIEN , s. f., consi- 
gnation , dépôt public d'argent 
ou d'autres choses. 

COIINSIGNO, s.fém., consigne, 
ordre donné à une sentinelle , 
défense de laisser passer par tel 
ou tel autre endroit ; consigne, 
petite maison à l'entrée d'un 
port, pour recevoir les déposi- 
tions des navires qui arrivent. 

COUNSISÏANÇO , s.f., consis- 
tance , épaississement ; état 
d'un fluide épaissi; état de sta- 
bilité , de solidité au physique 
et au moral. 

COUNSISTAR , v . n . . consister à , 
être composé de, formé dcj 
être de telle ou telle nature. 

COUNSOLO, s. f., console, pièce 
saillante qui soutient quelque 
chose. 

COUNSORTS, s. m. pi., consorts, 
ceux qui ont un même intérêt 
dans une affaire. 

COUiNSOULAR, v. a. et pron., 
consoler , donner de la conso- 
lation, du soulagement à l'afflic- 
tion. 

COUNSOULATIEN, s. f., conso- 



cou 



182 



COU 



lation , soulagement ; recon- 
naissance qu'on paye à certains 
jeux de cartes 

COUNSOULATOUR , TRIÇO , s . 
et adj., consolateur, trice, qui 
console. 

COUiNSOULIDAR , v. a., conso- 
lider, rendre solide 5 au fig., 
affermir ; assigner un fonds 
au paiement d'une dette publi- 
que. 

COUxNSOULIDATIEN, s.f., con- 
solidation, action par laquelle 
une chose est consolidée. 

COUNSOllMA , V. Counsuma. 

COUNSOUMATIEN , s.f., con- 
sommation , action de consom- 
mer, ce que l'on consomme ha- 
bituellement, grand usage que 
l'on fait de certaines denrées. 

COUNSPIRAR, v.n., conspirer , 
s'unir d'esprit et de volonté 
pour un même dessein , faire 
une conspiration contre l'état. 

COUNSPIRATIEN, s.f., conspi- 
ration , conjuration , entre- 
prise secrète de plusieurs con- 
tre l'état; fam., trame contre 
des particuliers. 

COUNSPIRATOUR, s. m., conspi- 
rateur, celui conspire ou qui a 
conspiré contre l'état. 

COUNSTAMMENÏ,adv, constam- 
ment , avec constance , fermeté, 
persévérance ; invariablement. 

COUNSÏANÇO , s.f., constance, 
fermeté d'âme ; persévérance 
dans ses résolutions. 

COUNSTANT, ANTO, adject., 
constant, ante, qui a de la 
constance j persévérant, inva- 
riable. 

COUNSTATAR , v.a. , constater, 
établir la vérité d'un fait. 

COUNSTELLATIEN , s.f., cons- 
tellation , assemblage d'étoiles 
fixes. 

COUNSTERNAR, v.»., conster- 



ner, causer, produire It conS" 
ternation. 

COUNSTERNATIEN , s . f . , cons- 
ternation , élonnement avec 
abattement de courage 3 frayeur 
muette. 

COUNSÏIPAR , v.a., constiper, 
causer la constipation. 

COUNSTIPATIEN , s.f., consti- 
pation, état d'une personne qui 
ne peut aller librement à la 
selle. 

COUNSTITUAR, v.a., consli tuer, 
composer un tout , faire con- 
sister en. . . , établir, mettre en 
prison; v.pr., se constituer, 
se mettre , s'établir ; se donner 
une constitution , une organi- 
sation. 

COUNSTITUAT, ADO, adject., 
constitué, ée, de telle com- 
plexion , homme bien ou mal 
constitué; autorités constituées, 
établies par la constitution, par 
les lois de l'état. 

COUNSTITUTIEN , s.f., consti- 
tution, statuts, ordonnances, 
règlements , fixation du pou- 
voir, lois fondamentales, pacte 
social ; établissement , création 
d'une rente ; manière d'être de 
tous les organes du corps hu- 
main ; tempérament. 

COUNSTITUÏIOUNEL , ELLO , 
s. et adj., constitutionnel, elle, 
partisan de la constitution ; 
qui est conforme , qui a rap- 
port à la constitution Je l'état. 

COUNSTIÏUTIOUNELLAMENT , 
adv., constitutionnellement , 
d'une manière conforme à la 
constitution d'un état. 

COUNSTREGNE , v.a., contrain- 
dre , obliger par violence ; 
v. Coustrech , Coiistregne, 

GOUNSTRENTO, s. fém., con- 
trainte , sorte d'exploit pour 
payer les contributions; ordra 



P cou «^ 183 

de saisir forcément quelqu'un 
pour le forcer à payer. 

COUNSTRUCTIEN, s.f., cons- 
truction , action de construire, 
arrangement des parties d'un 
édifice , des. membres d'une 
phrase , etc. 

COUNSTRUCTOUR , s.m. , cons- 
tructeur, celui qui construit. 

COUNSïRUniE, v.act., cons- 
truire , bâtir, élever un palais , 
un édifice ; faire, construire un 
vaisseau; fig., arranger les 
mots , les phrases selon les rè- 
gles et l'usage. 

C.OUNSULAT , s. m., consulat , 
dignité, charge de consul. 

COUNSULTAR , v.a., oonsulter, 
prendre avis , conseil ou ins- 
truction de. . . , V. pr. , se con- 
sulter, examiner ce qu'on doit 
faire, délibérer. 

COUNSULTAÏIEN, v. Counsulto. 

COUNSULTO, s.f., consultation, 
d'un médecin ou d'un avocat. 

COUNSUMAR, v.a., consommer, 
finir, user des denrées, consu- 
mer, dissiper, détruire, ébouil- 
lir, réduire à rien , brûler. 

COUNSUMA , s. m., consume, 
bouillon succulent d'une viande 
extrêmement cuite. 

COUNSUMATIEN, V. Counso^- 
matien 

COUNSUMI, s.m., chagrin, sol- 
licitude , souci , rongement 
d'esprit. 

COUNTACT, s.m., conctact , 
attouchement de deux corps ; 
fig. , conformité, ressemblance 
d'opinion , etc. 

COUNTADOU, s.m., comptoir, 
table sur laquelle les mar- 
chands comptent l'argent qu'ils 
reçoivent. 

œUNTAGl'oUX, OUSO, adj., 
contagieux , euse, qui se prend, 
se communique par contagion ; 
fi?- > <!"• gâte l'espri t, les mœurs, 



COU 

en parlant des erreurs, dei 
vices. 

COUNTAGÏOUN , s. f., conta- 
gion , communication d'une 
maladie par le conctact ou les 
miasmes, fig., communication 
d'un vice , d'une hérésie , d'un 
préj iigé, d'un mauvais goût, etc. 

COUNïXiRE , CouxTLSo, s.m. 

COUNTAMPOREN , ENO , s. et 
f., contemporain , aine , du 
même temps , historien con- 
temporain, qui a écrit l'histoire 
de son temps. 

et f . , conteur, narrateur, celui 
qui raconte ; compteur, celui 
qui compte , qui calcule , qui 
forme des projets. 

COUNTAR , v.a., conter, racon- 
ter des nouvelles, débiter des 
faussetés ; compter, calculer, 
supputer j épeler les mots en 
lisant. 

COUNTEMPLAIRE , s.m., con- 
templateur , trice , admirateur, 
personne qui regarde ce qui se 
passe devant elle. 

COUNTEMPLAR , v.a., contem- 
pler, considérer avec admira- 
tion ; méditer, être en contem- 
plation. 

COUNTEMPLATIEN , s.f., con- 
templation, action par laquelle 
on contemple. 

COUNTENENCÏ , s. f., conte- 
nance, posture, maintien ; ca- 
pacité d'un vase, d'un vaisseau. 

COUNÏENENT, s. m., conte- 
nant , ce qui contient , ren- 
fermé en soi , l'opposé de con- 
tenu ; adj . , la partie conte- 
nante. 

COUNTENGUDO , s. f. , étendue 
d'une terre, d'un territoire, etc. 

COUNTENGUT , s.m., contenu, 
tout ce qui est contenu, tout 
ce qu'un vase , un vaisseau con- 
tient. 

COUNTENIR , T. Tenir, 



■iM, 



COD 



184 



COD 



COUNTENT , ENTO, adj., con- 
tent , satisfait, qui ne de- 
mande rien au-dessus , qui est 
content de son sort ; c'est aussi 
une sorte de jeu de cartes où 
l'on change jusqu'à ce que Ton 
soit contint. 

COUNTENÏAMENT , sm., con- 
tentement , satisfaction, état 
d'une personne contente. 

COUNTENTAH , Accountentar , 
V. a. , contenter, satisfaire, 
rendre content ; v . pr. , se con- 
tenter, se satisfaire j assouvir 
sa colère ou sa rage. 

COU N TESTA BLE , BLO , adj., 
contestable , qui peut être con- 
testi^. 

COUNTESTAR ou Countrestar, 
v.n , contester, disputer, con- 
trarier , être d'un avis diffé- 
rent. 

COUNTESTATIEN , s. f., con- 
testation, dispute, altercation, 
querelle. 

COUNTESTO , V. Couniestatien . 

COUNTIER , s. m., leis countiers 
sont les douze jours qui précè- 
dent la Noël. 

COUNTINENT , s. f., continent , 
grande étendue de terre ren- 
fermant plusieurs états ; adv., 
incontinent !, tout de suite , 
d'abord , sans interruption. 

GOUMTINENTAOU , ALO, adj., 
continental , aie , qui concerne 
le continent. 

COUNTIiNGEANT , s. m., con- 
tingent , part que chacun doit 
fournir ou recevoir. 

GOUNTINUAR, v.a., continuer, 
poursuivre une chose com- 
mencée : prolonger, durer. 

COUiNTINUATIEN , s.f , conti- 
nuation , action de continuer. 

COUiNTlNllEL, ELLO, adj., con- 
tinuel , elle , qui ne cesse pas , 
suite de ce qui est commencé. 

COUWTINUELLAMENT , adv. , 



continuellement , sans inter- 
ruption. 

COUNTOUAR , y. Couniadou. 

COI) N TOUR , s. m., contour, 
circuit, enceinte; tours en di- 
vers sens ; trait , ligne qui ren- 
ferme une figure. 

COONTOURNAR, v.a., contour- 
ner, marquer le contour. 

COUNTOURSIEN , s f . , contor* 
sion , mouvement violent des 
muscles et des membres, gri- 
mace , attitude , gestes forcés. 

COUNTRACTANT , ANTO , s. et 
adj., contractant, ante, qui 
contracte. 

COUNTRACTAR , v a., contrac- 
ter, faire un contrat, une 
convention ; former des liai- 
sons , acquérir des habitudes , 
gagner une maladiej contracter 
des dettes. 

COIINTRADICTIEN , .s.f., con-^ 
tradiction , opposition d'opi- 
nions , de sentiments , d'idées , 
etc. ; paroles qui l'expriment. 

COU N TR A I >ICT( )UR . s . m . , con- 
tradicteur, celui qui contrarie. 

COUNTRADO ou Incou>'trado , 
s.f., contrée , certaine étendue 
de pays. 

COUNTRARI , s. m. et adj. , con- 
traire , opposé. Faire de roun" 
trari , faire des dégâts, briser, 
casser, dégrader quelque chosej 
contrarier, fatiguer par de pe- 
tites malices. 

COUNTKARIAR, v.a , contra- 
rier, contredire , parler, agir 
contre les idées, le désir d'au- 
trui ; traverser dans les des- 
seins; faire obstacle, en par- 
lant des vents et des courants 
qui s'opposent à la marche 
d'un navire ; v. pr., se con- 
trarier, , être opposé , se con- 
tredire. 

COUNTRARIETAjS.f., contra- 
riété, opposition entre deux 



cou 



•>M 185 »S^ 



COU 



choses contraires ; obstacle , 
empêchement, difficulté. 
COUNTRARIOUX ou Countra- 
Rivoux, VOUA, adjec, contra- 
riant , qui a un esprit de con- 

COUNTRASTAR, v.n., contras- 
ter, être en opposition. 

COUNTRASTO, s. m., contraste, 
différence des caractères, de 
l'esprit, des sentiments, des 
passions. 

COUNTRAT , s. m., contrat, con- 
vention faite entre deux ou 
plusieurs personnes. 

COUNTR ATTAR , v n . , con tracter, 
passer un contrat ; contracter , 
acquérir une habitude. 

COUNTR AVENTIEN, s. f., con- 
travention , infraction à une 
loi , à un arrêt. 

COUNTREFAIRE, v. Refaire. 

COUNTRENTO, s. f., contrainte, 
violence qu'on exerce envers 
quelqu'un pour le faire agir 
contre son gré; retenue par 
crainte, respect, bienséance; 
contrainte, acte judiciaire pour 
contraindre. 

COUNTRESTAR , v. CounUstar, 

COUNTRIBUARLE , BLO, s. m. 
et f., contribuable, celui qui 
est soumis é payer une contri- 
bution. 

COUNTRIBUAR, v. n., contri- 
buer , avoir part au paiement, 
à l'exécution d'une chose. 

COUNTRIBUTARI, s. et adj., 
contributaire , qui paiera sa 
part d'un impôt , d'une charge. 

COUNTRIBUTIEN , s . f . , contri- 
bution , imposition , levée d'im- 
pôt. 

COUNTRISTAR, v.a., contrister, 
donner du chagrin, rendre triste. 

COUNTRIT, ITO, adi., contrit, 
ite , qui a un ^rand regret d'a- 
voir offensé Dieu. 

COUNTRITIEN, s.f., cx)ntrition. 



regret et douleur d'avoir offensé 
Dieu. 

COUNTUGNO , V, CouMuni. 

COUNTUNI, s.f., continuité, 
durée du temps; adv., d la 
countuni ou à la longo , à la 
longue , à force de continuer. 

COUNTUGNIAR, v. Couniinmr. 

COUNTUMAÇO , s . f . , contumace, 
refus de répondre', défaut de 
comparaître d'un accusé; s.m. 
et adj . , accusé qui ne compa- 
raît point. 

COUNTUSIEN, s.f., contusion , 
blessure sans solutiou de con- 
tinuité ; meurtrissure. 

COUNVALESCENT , ENTO , adj . 
convalescent, ente , qui est en 
convalescence. 

COUNVALESCENÇO, s.f., con- 
valescence , état d'une personne 
qui sort de maladie. 

COUNVENABL AMENT , adverbe, 
convenablement , d'une ma- 
nière convenable. 

COUNVENABLE , BLO, adject., 
convenable , qui convient. 

COUNVENCRE ou Counvincee , 
v.a. etpr., convaincre, per- 
suader. 

COUNVENENÇO, s.fém., conve- 
nance, rapport, conformité. 

COUNVENENT, ENTO, adj., 
convenant , ante , conforme , 
sortable , bienséant. 

COUN VENIR, V. n., convenir, 
être au gré, rester d'accord; 
v.pr., se convenir, se plaire. 

COUNVENTIEN, s.f., conven-. 
tion , accord , engagement ver- 
bal ou par écrit. 

COUNVENTIOUNEL, ELLO, adj. 
conventionnel , elle , en vertu 
d'une convention. 

COUNVENTIOUNELLAMENT , 
adv. , conventionnellement , 
sous ou par convention. 

17 



cou 



<>fâ 186 &&■<»■ 



COU 



COUNVERSAR , v . n . , converser , 
s'entretenir familièrement avec 
quelqu'un. 
COUNVERSATIEN , s. f., con- 
versation , entretien familier. 
COUNVERSIBLE , BLO , conver- 
sible, qui peut être converti. 
COUNVERSIEN, s.f., conversion, 
changement de croyance , re- 
noncementâ unefausse religion. 
COUNVERÏIR, V. act. et pron., 
changer une chose en une au- 
tre ; convertir , ramener au 
sein de l'église ; se convertir. 
COUNVERÏIT , IDO , s . m . et f . . 
converti , tic , celui , celle qui 
a abjuré unefausse religion. 
COUNVEXO, adjec, convexe, 
courbe à l'extérieur ; l'opposé , 
le dessus de concave. 
COUNVICTIEN , s. f . , conviction, 
preuve incontestable, son effet 
sur l'esprit. 
COUNVIDAR, v.a., prier, invi- 
ter quelqu'un à un diné ou à 
toute autre partie de plaisir. 
COUNVIDAÏ, s. masc, convié , 
convive, celui qui a été invité 
à un festin. 
COUNVINGANT, ANTO, adj., 
convaincant, ante, qui a la 
force ou les qualités pour con- 
vaincre. 
COUNVI^GRE, v.a., convaincre, 
réduire par le raisonnement , 
par des preuves évidentes, à 
demeurer d'accord d'une vérité, 
d'un fait ; v.pr. , se convaincre, 
s'assurer de la vérité, de la 
réalité. 
COUN VOUA , s . masc . , convoi , 
transport de provisions pour 
un camp , une place ; ces pro- 
visions, leur escorte j flotille 
de mer , sa charge, son escorte ; 
flotte marchande escortée ; 
transport d'un corps mort ; 
cortège qui l'accompagne à la 
sépulture. 



COUNVOUAÏAR , v.a., convoiter, 
désirer avec avidité , avec une 
passion déréglée. 

GOUiWOUATISO , s f., convoi- 
tisQ, désir ardent, immodéré 
de la possession ; cupidité. 

COUNVOUCAR, v.a., convoquer, 
inviter les membres d'un corps 
à se réunir. 

COUNVOUCATIEN, s.f., convo- 
cation , ordre de se réunir , de 

COUNVULSIÊN , s.f., convulsion, 
perversion (juelconque des mou- 
vements animaux j fig., mou- 
vements violents causés par les 
passions. 

COUNVULSIF , IVO , convulsif, 
ive , adj . , qui est accompagné 
de convulsions. 

COUORP, V. Courpaias. 

COUOUPERAR, v.n., coopérer, 
opérer conjointement avec un 
autre , participer à une action. 

COUOUPERATIEN , s . f . , coopé- 
ration , action de coopérer. 

COUOUPERATOUR , s. m., coo- 
pérateur , celui qui coopère à 
une action. 

COUOURDOUNAR , v.a., coor- 
donner , combiner l'arrange- 
ment , les rapports , les disposer 
convenablement pour un but. 

COUP, s. m., mortier en métal 
pour égruger des matières pour 
verrerie. 

COUPABLE, BLO, s. m. et f. 
et adj . , coupable , qui a com- 
mis quelque faute , quelque 
crime. 

COUPABURO, s.fém., coupure , 
effet d'un instrument qui coupe j 
écorchure d'un enfant à la ma- 
melle ; gerçure des lèvres j dé- 
chirure d'un vêtement , du 
linge , du papier , etc. 

COUPAIRE, s. m., coupeur, dé- 
coupeur, celui qui coupe ou 
qui découpe j v. Coumpaire. 



cou 



COUPAR , v.a., couper , trancher;, 
séparer avec un instrument 
tranchant , diviser un jeu de 
cartes en deux paquets ; couper 
une maladie , l'arrêter ; couper 
.chemin, prendre un chemin 
plus court; V. pr. , se couper , 
se faire une entaille ; s'écorcher, 
parlant des enfants à la mamelle. 
COUPAT, s. masc, hastarêche, 
cabriolet au devant d'une voi- 
ture ; on l'appelle aussi le coupé. 
COUPET, V. Coupât^ Coutet. 
GOUPETEGEAIRE , s.m. , déchi- 
queteur, celui qui a la manie 
de couper par petits morceaux, 
COUPEÏEGEAR , ou Cocpete- 
LEGEAR , v.act , déchiqueter, 
couper en petits morctaux. 
COUPIAIRE , ARELLO , sm.et f, 
copiste, celui , celle qui copie. 
COUPIAR , V. act., copier, faire 

une copie , tirer une copie. 
COUPIE o^f Coipio , s . f . , copie , 
écrit transcrit d'après un autre, 
imitation desoriginaux en pein- 
ture ou en sculpture; citation 
à témoin ; manuscrit qu'on 
donne à un imprimeur pour 
être imprimé. 
COUPIOUSAME]ST,adv., copieu- 
sement , abondamment , beau- 
coup. 
COUPIOUX, SO , adj., copieux, 

cuse, abondant , ample. 
C0UPISTO,v. Coupiaire. 
COUPO, s. fém., coupe, vase à 
boire , la plus haute partie d'un 
calice ; coupe , action de couper 
des arbres, un habit, des sou- 
liers , etc. ; abattage d'une forêt; 
coupe, mesure pour le liquide 
dans certains pays. Coupo , 
bassin d'une balance. 
Coupo-BOURGEOUN , S. m., coupe- 
bourgeon , liset , petit insecte 
de couleur verte , gros comme 
une punaise , qui fait beaucoup 
de mal dans un versrer. 



o|^ 187 ^^ 
Cocpo 



COU 



CAViLLO , s. masc , scie a 
cheville dont se servent les 
menuisiers. 

Col PO-MOU, s.m., veste courte. 

Coupo-GORGEO . s. masc. , coupe- 
gorge , lieu élroit où l'on risque 
d'être assassiné. 

Coupo-J ARRET , subst . m . , couptv 
jarret, assassin , pendeur , bri- 
gand. 

Coupo-PED, s.m., perce-oreille, 
forficule , insecte de la famille 
des coureurs. 

Goupo-POLARRE, v. Taillo-pouarrc . 

Coupo-SEBO, V. Taillo-seho. 

Coupo-VENT, V, fooussilloun. 

COUQUET , adject. ylnar d ped 
couquet , aller à cloche-pied , 
sauter sur un seul pied. 

GOUQUETAKIE, s.f , coquette- 
rie , dans un homme , dessein 
de plaire à plusieurs femmes ; 
dans une femme , désir immo- 
déré de plaire à plusieurs hom- 
mes ; moyens employés pour y 
réusssir. 

COUQUILLADO, s. f., alouette 
huppée, oiseau. 

COUQUILLAGE, s.m., coquilla- 
ge, poisson à coquille, amas 
de coquilles, 

COUQUiLLO, s fém., coquille, 
enveloppe pierreuse des mollus- 
ques tcstacés ; sa figure ; roque 
d'un œuf, d'une noix ; t. d'imp. 
lettre déplacée du cassetin ou 
employée pour une autre. 

COUQUIN, INO, s.m. et adj., 
coquin , ine ; le féminin est 
plus injurieux. 

COUQUINAILLO, ^s.f., troupe 
de coquins , coquinaille. 

GOUQUINARIE .s.f., coquinerie, 
action de coquin. 

COUR , s. f . , cour , palais du roi , 
siège de justice; cour,, espace 
découvert faisant partie d'une 
maison , d'un château ; faire 



^i 



CO0 



♦W 188 ^^ 



CO0 



la eour aux grands , faire l'a- 
mour aux dames. 

COURADELO , ou Couradodîî , 
V. Levadeto. 

COURADO, s.f., mou de bœuf, 
fressure de mouton ; s.Coulado. 

COURADETO , v. Levadeto. 

COURADOU ou CouLADOu , s.m., 
buanderie, lieu où l'on lessive 
le linge. 

COURADOUIRO, s.f., ais creux 
qu'on place sous un gros panier 
dans lequel on lessive le linge. 

COURADOUJN , V. Levadetto. 

COURAGE, s.m., courage, bra- 
voure, intrépidité, vertu qui 
fait braver les dangers. 

COURAGEOUX, OUA, adject., 
courageux , euse , qui a du 
courage. 

COURANTO , s.fém.. courante , 
sorte de danse ; diarrhée , flux 
de ventre. 

COURAOU,s.m., corail, auçl., 
coraux , sorte de production 
de la mer ; cœur d'une pastèque. 

COIIRASSOUN, s.m., cœur, 
petit cœur. 

COURBAR , v.a , courber , ren- 
dre courbe ; cambrer. 

COURBATURO, s.f., courbature, 
courbure , état d'une chose 
courbée. 

COURBE , BO , adject. , courbé , 
courbée. 

COURBEILLO , v. Gourheillo. 

GOURBETTO , s . f . . courbette , 
salut, révérence. 

COURBEILLOUN , s.m., corbil- 
lon , sorte de jeu et de petite 
corbeille. 

COURBO, s. f., corbeau, mor- 
ceau de fer qui sert à soutenir 
une pièce de bois qui supporte 
les soliveaux ; courbe , pièces 
de bois cintrée des charpen- 
tiers. 
COURBURO , V. Courbatura. 
GOURRELET , a . m, , petit corset, 



petit gilet; au fig., le cœur^ 

COURCHOÛN, s. m., guignon , 
morceau de pain coupé de bout, 
du côté le mieux cuit, 

COURCOUSSAR , v. Courgoussar, 

COURCOUSSOUN, v. Courgous- 
soun. 

COURGOUSSOUNAT, voy. Cour- 
goussat. 

GOURDAGE , s.m., cordage, nom 
générique de toutes les cordes 
employées à un vaisseau. 

GOURDALENO, s.m., asthma- 
tique , qui est atteint d^un 
asthme. 

COURDAR (si), v.pr., se corder, 
on le dit des raves et autres ra- 
cines qui durcissent. 

GOURDARIE, s.f., corderie, 
lieu où l'on file les cordes. 

COURDEILLAR, v. n., filer, la 
pâte file. 

COURDEILLAT , s.m., cordillat, 
sorte de drap grossier. 

COURDELAR , v.a. , lacer, serrer 
avec un lacet. 

GOURDELO, s.f., lacet , cor- 
don de fil de soie dont les fem- 
mes se servent. 

GOURDEOU , s.m., cordeau, pe- 
tite corde dont se servent les 
jardiniers, les maçons pour 
aligner ; longue courroie qui 
sert à diriger les chevaux d'une 
charrette; tortillons en bois 
qu'on place vers la flèche d'un 
araire et dans lesquels passent 
les cordeaux pour diriger les 
bœufs ou chevaux. 

GOURDETTO , s.f., cordette , 
petite corde. 

COURDIALAMENT , adj., cordia- 
ment , avec cordialité. 

GOURDI ALITA , s.f . , cordialité, 
affection tendre et sincère. 

GOURDIAOU , subst. mascul., 
cordial, liqueur cordiale, ami 
de cœur. 



CÔtï 



oW 189 W^ 



COH 



C0URDIER,8.m., cordier, arti- 
san qui fait des cordes. 

CODRDIN, s. m., dague àprévôt, 
corde nouée pour frapper ceux 
qui , sur un vaisseau , commet- 
tent quelque faute grave. 

COURDOUN , s.m. , cordon , une 
des petites cordes dont une des 

Î)lus grosses est composée ; 
aisse , cordon d'un chapeau , 
touron d'un câble , décoration 
que donne le souverain , etc. 
COURDOUNET , s.m., petit cor- 
don. 
COURDOUNIER, s.m., cordon- 
nier, artisan qui fait des sou- 
liers j le fém. est cordonnière ; 
punaise à aviron ; gerris qui 
nage entre deux eaux et sur le 
dos. 
COURDURADO, s. f., aiguillée 
de fil ou de soie ; au fig . , long 
somme que l'on fait sans s'é- 
veiller. 
COURDURAGE, s.m., action de 

coudre. 
COURDURAGNO , v. Courdurado. 
COURDURAR , v. a., coudre , 
attacher, joindre plusieurs cho- 
ses ensemble avec du fil j les 
cordonniers disent quelquefois 
piquer. 
COURDURIERO, s. f., coutu- 
rière, celle qui travaille en 
couture. 
COURDURO, s.f., couture, as- 
semblage de deux choses par le 
moyen du fil; sature d'une 
plaie. 
COURET, s.m., cœur du mou- 
ton , du veau, etc. 
COURGOUSSAT, ADO, adject., 
rongé , percé des vers , ver- 
moulu , verreux ; cossonné par- 
lant des légumes. 
COURGOUSSOUN, s.m. , cosson, 
charençon qui attaque les lé- 
gumes , le blé ; bouton de vi- 
gne , nouveau sarmant. 



GOURGOUSSOUX, OUA, v. Cour^ 

goussat. 
COURIANDRO , s.f., coriandre, 
semence ronde et aromatique. 
COURIAS, ASSO , adj . , coriace , 
dur comme du cuir , difficile d 
mâcher, parlant de la viande. 
COURLIOU, s.m., courlis, oi- 
seau. 
GOUBNAR , verbe neut. , forhuir , 
ddnner du cor, t. de chasse j 
corner, sonner d'un cornet, 
d'une corne ; corner aux oreil- 
les , répéter pour insinuer, 
bourdonnement dans les oreil- 
les. 
GOURNET, s. m., cornet, petit 
cor; cornet à jouer aux dés , 
cornet à bonbon. 
COURNIGHO, s.f., corniche, 

ornement d'architecture. 
COURNICHOUN, s.m., corni- 
chon , petite corne ; cornichon, 
petit concombre. 
COURNIERO, s. f., cornière, 
canal qui se trouve à la join- 
ture de deux toits et qni en 
reçoit les eaux, poutre qui ^ 
porte le couvert et qui parait ' 
dans l'angle au coin d'une rue, 
GOURNILLOUN, s. m., petite 
(Corne , cornichon ; cosse de 
fève avant que le grain soit 
formé. 
COURNIOU , s.m. , cosses de pois 
lorsqu'elles sont encore jeunes 
et tendres. 
GOURNUDO , s f . , bénaut , vase 
en bois , cerclé et avec deux 
anses , servant à transporter les 
vendanges à dos de mulet ; 
oreillons , maladie dans les 
glandes chez les enfants. 
GOURNUDOUN, s. m., baquet, 

diminutif du bénaut. 
COURNUT , UDO , adj . , cornu , ue, 
qui a des cornes ; pan cournu , 
pain mal fait , mal coupé , qui 
n'a pas une jolie tournure. 



cou 



*^ 190 C«^ 



COU 



ÇOURIORO, s. f., liseron des 
champs, plante. 

GOUKO, ronjonct., quand , voy. 
Qu'houro. 

GOUROUGNAR , v.n., charger la 
quenouille, y mettre le chanvre. 

COUROUGNEÏO , s.f., petit pa- 
quet de chanvre propre à être 
filé , quenouilléc. 

GOUROUGNIERO , s. f., attache 
de papier, de parchemin pour 
lier le chanvre à la quenouille. 

COUROUGNO , s.f., quenouille , 
bâton ou roseau auquel on 
roule le chanvre pour filer; 
pilier qui soutient les marches 
d'un escalier. 

COUROUMP, s. m., sorte de pain 
long et rond. 

GOUROUNAMENT, s. m., cou- 
ronnement , action de cou- 
ronner. 

GOUROUNAR, v.a., couronner, 
mettre la couronne sur la tête, 
faire roi , couronner un ou- 
vrage, lui décerner le prix. 

G0UROUN0,s.f., couronne, ce 
que les souverains portent sur 
la tête , ce qui en a la forme 
ou qui sert au même usage. 

GOUROUX , OUA , adj , propre, 
d'une grande propreté, d-un 
air de fraîcheur. 

COURPATA, s. m., corbeau, 
oiseau noir. 

COURPOURASSO , v. Courpoii- 
ranço. 

COURPOURANÇO , s.f., corpu- 
lence , étendue , volume d'un 
corps. 

GOURPOURAOU , s.m., corporal, 
linge qui sert au prêtre pour 
y mettre dessus le calice et 
l'hostie pendant la messe. 

GOURPOURATIEN , s.f., corpo- 
ration , association autorisée 
de gens de même profession , 
de même état de vie. 

GOURPOUREL , ELLO , adject . , 



corporel , elle , qui concerne le 
corps. 

GOURRAIRO , s. f., rigole , 
écouloirpar où coulent les eaux 
de pluie du haut des monta- 
gnes ; trajet de chemin : jn- 
gar lou courre iVeici à Arles. 

COURRECT, EGTO, adj., cor- 
rect, ecte, sans faute, selon 
les règles , où il n'y a rien à 
reprendre. 

GOURREGTAMENT , adv., cor- 
rectement, selon les règles , 
sans faute. 

GOURREGTIEN, s. f., correc- 
tion , action de corriger, répri- 
mande , punition. 

GOURREGÏOUR , s. m., correc- 
teur, celui qui corrige. 

COURREGTIOUNEL, ELLO, ad., 
correctionnel, elle, qui appar- 
tient à la correction. 

GOURREDÏS, V. Courreire. 

GOURREDOU , s . m . , allée , pas- 
sage long et étroit par lequel 
on entre dans un corps de logis; 
veisseou d courredou^ vaisseau 

GOURREGÊ\R, v.a., corroyer 
les cuirs ; cerner les arbres , 
faire une cerne au tour, lui 
enlever une bande d'écorce 
tout au tour ; v. Courrigear. 

GOURREGEO, s. f., courroie, 
lanière de cuir , étrivières pour 
étriers , chapelets quand elles 
tiennent à Tétrier ; cerne , 
bande d'écorce qu'on enlève au 
tour d'un arbre. 

GOURREGEOUN, s. m., cordon 
pour serrer les souliers. 

GOURREGEOLO, s. f., petit 
liseron; plante fort commune. 

GOURREIRE , Gourruso , s.m. 
et f., coureur, euse , qui a 
le talent et l'adresse de courir ; 
libertin, fainéant, qui ne fait 
que roder. 

GOURRE.IOOU on Garrejoou , 



cou 



<4é 191 ^^ 



COU 



s. m., évier, conduit par où 
passent les eaux d'une cuisine 
ou d'un puits pour se rendre 
dans la rue. 

COUKRELÏOU, s.ra., courlis, 
oiseau aquatique. 

COURRENCUINO , s.f., alouette, 
pipi , oiseau. 

COURRENT , ENTO , adj., cou- 
rant, ante, qui court, qui a 
cours ; le prix courant ; s. m., 
exposition au courant d'air ; au 
pi., les courants, les mouve- 
ments progressifs des eaux de 
la mer qui , en certains lieux , 
portent du même côté ; cou- 
lisses dans lesquelles passent les 
roues du chariot d'une scierie. 

COURRENÏILLO , s.f., petite 
table qui se transporte pour les 
différents usages du ménage ; 
oiseau qui ressemble assez à 
l'alouette et qui a un collier 
noir ; coureur, qui ne peut rester 
longtemps dans le même en- 
droit, qui aime à battre le 
pavé. 

COURRENTO, s.f., diarrhée, 
flux du ventre , adj . , courante, 
qui court, l'année courante. 

COURRESPOU ANDRE, v . n. , cor- 
respondre , répondre de son 
côté par sentiments, par actions, 
à l'affection , aux bonnes in- 
tentions de. . . ; avoir une cor- 
respondance de lettres avec 
quelqu'un ; en parlant des cho- 
ses , convenir , être conforme ; 
V . pr . , se rapporter , symétriser 
ensemble. 

COURRESPOUDENÇO , s. fém., 
correspondance , action de cor- 
respondre , conformité ; com- 
merce de lettres n'ayant pour 
objet que des affaires , ces mê- 
mes lettres. 

COURRESPOUNDENT , s. m., 
correspondant, celui avec qui 
l'on est en commerce réglé 



de lettres pour affaires j tuteur 
du fils d'un colon. 

COURRETAGE , s.m. , courtage, 
profession de courtier, droit 
qu'il exige. 

GOURRETIER, s.m., courtier , 
entremetteur de ventes et 
achats ; fripier , fripière , qui 
vend et qui achète de vieilles 
bardes ; maquignon , celui qui 
fait vendre des chevaux ; par 
extension , celui qui fait ven- 
dre des hommes pour le rem- 
placement militaire. 

COURRIER , s. masc. , courrier , 
celui dont la profession est de 
courir la poste et de porter des 
dépèches en diligence ; lettres 
qu'on prépare pour envoyer. 

COURRIGEAR, v. a., corriger, 
reprendre, réprimander ; châ- 
tier ; faire perdre des défauts 
et des mauvaises habitudes j 
ôter ce qui est défectueux ; 
réparer; v. pr., se corriger, 
s'amender , devenir meilleur. 

COURRIOU, v. Carruou. 

COURROUMPRE, v. a. et pr., 
corrompre , altérer , gâter , 
débaucher , gagner à force 
d'argent ou de promesses. 

COURROUSSAR (si), v. pron., 
se courroucer , se mettre en 
courroux ; v. a., irriter quoi- 
qu'un, 

COURROUX, s. m., courroux, 
irritation , colère. 

COURRUOU, v. Carruou. 

GOURRUPÏOUR, TRIÇO, s. et 
adj . , corrupteur , corruptrice , 
qui corrompt l'espri t, les mœurs. 

COURRUPÏIBLE , BLO, adj., 
corruptible , sujet à corruption. 

COURRUPTIEN, s.f., corruption, 
action par laquelle une chose 
se corrompt, s'altère, se dé- 
prave, se putréfie. 

COURSAGE, subst.m., corsage, 
taille du corps humain, depuis 



cou 



<^ 192 M^ 



COU 



les épaules jusqu'aux hanches; 

partie du vêtement qui la 

couvre. 
COURSARI , V. Coussari. 
COURSELET , v. Sambîc. 
COURSET, s. m., corset pour 

femme , gilet pour homme. 
COURT, TO, adj., court, qui 

n'est pas long. 
COURTEGE , s. m., cortège, suite 

de personnes qui accompagnent 

en cérémonie. 
COURTES, V. Courtouas. 
COURTET» ETO , s.m. et fém., 

diminutif de court. 
COURTIOU, s. m., petit parc 

devant une étableà brebis j en- 
tresol. 
COURTINAGE, s. m., garniture 

du lit , assemblage des rideaux. 
COURTINAT , ADO , p. p., on 

le dit d'un lit garni de ses ri- 

flPAII V 

COURTINO, s.f., rideau d'un 
lit. 

COURTISAN , ANO , s . m . et f . , 
seigneur et dame qui font partie 
de la cour d'un prince. 

COURTISAR, V. a., courtiser, 
faire la cour à quelqu'un. 

COURTO-ALENO, s. m., asthme, 
maladie. 

COURTOT , s.m., courtaud , qui 
est de petite taille; garçon de 
boutique , garçon marchand. 

COURTOUAS, ASO , adj., civil , 
affable , courtois , gracieux. 

COURUGIANO , s.m., cépola , 
poisson. 

COURVADO, s.f., corvée, tra- 
vail , service gratuit et forcé ; 
démarche pénible et désagréa- 
ble , fatigue. 

COURVETTO, s. f., corvette, 
vaisseau léger au dessous de 20 
canons. 

COUS , s. m . , étage d'une maison, 
le rez-de-chaussée non compris; 
salle d'un hôpital. 



COUSIN, INO, s.m. et f., cousin, 
cousine , les fils de l'oncle ou de 
la tante ; cousin , insecte. 

COUSINAGE , s. m., apprétage , 
accomodage, action de faire 
cuire ce qu'on doit manger. 

COUSINAR, v. a., cuisiner, ap- 
prêter les mets , les faire cuire , 
cousiner, se qualifier du titre 
de cousin. 

COUSINEGEAR , v.a. , cousiner, 
appeler cousin , se traiter de 
cousin. 

COUSINIER, CousiNiERO, s. m. 
etfém., cuisinier, cuisinière, 
celui et celle qui apprêtent â 
manger. Cousinier macarri , 
cuisinier du diable , cuisinier 
d'Eden , qui empoisonna le 
diable, c'est-à-dire mauvais 
cuisinier. 

COUSINIERO , V. Zinziniêro. 

COUSOUS, s. m., propriété cou- 
verte en bois et en pâturage 
dans la Crau d'Arles. 

COUSSAOUDO, s. f., prêle ou 
queue de cheval , plante avec 
laquelle on fait des lavettes 
pour écurer la vaisselle. 

COUSSARI , s . m . , corsaire , vais- 
seau armé en course , le capi- 
taine de ce vaisseau , écumeurs 
de mer se dit de l'équipage. 

COUSSEGEAR, v.n., roder, se 
mouvoir avec agilité. 

GOUSSET, s.m., sébille, v. Re- 
cebedouiro , Barnigaou. 

COUSSIAR, voyer Jccoussegre y 
Jjougne, 

COUSSO , s. f.. Prendre cousso, 
prendre écousse, reculer pour 
mieux sauter. 

COUSSOOUDO , v. Coussaoudou. 

COUSSOUS , v. Cousons. 

COUSSUT, UDO, adj., cossu, 
cossue, fig. et fam., qui est 
riche. 

COUST , s.m. , coût d'une chose , 
le prix , la valeur. 



cou 



•>%^ 193 n-> 



COU 



GOUSTA , s.m. , côté , la partie 
à droite ou la partie à gauche. 

COUSÏANT , adject., coûtant, 
prix coûtant , ce qu'une chose 
a coûté ; V. Counstant. 

COUSTAR , v.n., coûter, valoir, 
être de prixj être désagréahle, 
pénible, mortifiant , doulou- 
reux. 

COUSTEGEAR, v. n., côtoyer, 
suivre la côte. 

COUSTELETTO, s. f., côtelette 
de porc , de mouton , d'agneau, 
une côte garnie de sa chair. 

COUSTELINO, V. Salado-fero. 

COUSTIBLAIRE, s. m., bâton 
pour frapper ; celui qui s'en 
sert contre quelqu'un, 

COUSTIBLAR, v.a. , châtier, ros- 
ser, frapper rudement quel- 
qu'un 5 constiper, n'avoir pas le 
ventre libre. 

COUSTIC, s.m., cautère^ adj., 
caustique. 

COUSTICITA, s. f., causticité, 
qualité de ce qui brûle, cr»-- 
rode; fig., penchant â criti- 
quer, inclination à dire ou â 
écrire des choses mordantes. 

COUSÏIER, ERO, adject., qui 
donne à côté , qui ne vise pas 
juste , on le dit particulière- 
ment des joueurs de boule. 

COUSÏIOUX, lOUVO, adj., coû- 
teux , dispendieux , qui coûte 
cher, qui oblige à faire de la 
dépense. 

COUSïIQUE , s.m., caustique , 
sel alcali , remède corrosif. 

COUSTIQUE , QUO , adj . , caus- 
tique, qui brûle, qui désorganise 
les substances animales; fig., 
mordant , satirique. 

GOUSÏOUARO , s. f., espade, 
sorte de sabre de bois dont se 
servent les cordiers pour affi- 
ner le chanvre sur le chevalet. 

COUSÏOUIRAR , v.a. , affiner le 
chan>Te à coups d'espade. 



COUSÏOUIRO, v.Coustouaro, 

COUSTRECH , ECHO , adj . , serré , 
pressé , lié fortement. 

COUSTREGNE, v. act., serrer, 
presser, lier avec force; con- 
traindre , forcer, obliger. 

COUSTUMADO, s. f., usage, habi- 
tude d'une chose. ^ la coustw- 
mado , à l'accoutumée , selon 
l'usage et l'habitude. Estrecom- 
tumat , être costumé. 

COUSTUMAR , V. a. et pr., cos- 
tumer, se costumer, v. AccouS' 
tumar. 

COUSTUMIER , lERO , adj., qui 
tient aux anciens usages, à ses 
habitudes. 

COUSTUMO , s.fém. , coutume , 
usage, habitude: costume, mise, 
habillement distinclif. 

COUTAOU , s.m., coteau, pen- 
chant d'une colline du haut en 
bas ; colline dans sa longueur. 

COUTAR , s.m., escargot , sorte 
de limaçon. 

COUTAR , v.a., coter, marquer 
par lettres ou par nombre , 
par cote, des pièces, etc., 
numéroter, marquer le N° d'un 
chapitre, 

COUTARIE, s. f., coterie, so- 
ciété de famille, de quartier, 
de plaisir, d'inlrigue. 

COUTELAS , s. masc, coutelas, 
grand couteau , épée courte. 

COUTELEGEAR (si), v. pr., se 
battre â coups de couteaux. 

COUTELET, s. m., petit cou- 
teau ; glaïeul commun , plante. 

COUTELIER, s. m., coutelier, 
ouvrier qui fait des couteaux, 
des ciseaux , des rasoirs, etc. 

COUTELIERO, s.f., coutelière, 
étui dans lequel on renferme 
des couteaux. 

COUTELO , s.f., sorte d'épée. 

COUTELOUN, s.m., petit cou- 
teau. 

COUTEOU , s.m., couteau, îijs- 

18 



cou 



♦44 194 *§<»• 



CRA 



M. 



ti'ument tranchant dont ou se 
sert particulièrement à table. 
CouleoU'Serro , scie à main ; 
Couteou , glaïeul , flambe, sorte 
de plante. 

COUTEÏ, s. m., cou, particuliê- 
ment celui des quadrupèdes. 

COUTIGADURO, s.f., chàtouil , 
action de chatouiller. 

COUTIGAR, V. Trùjourar. 

COUTIGO, s.f., chàtouil, cha- 
touillement. 

COUÏIGOUS, OUA, adj., cha- 
touilleux , euse. 

COUTILLOUN , s. m. , cotillon , 
jupe de dessous. 

COUTISAR(si) , v.pr., se cotiser, 
se taxer soi-même pour une 
dépense commune ou don. 

COUTOUN, s. m., coton , plante 
dont le fruit produit une espèce 
de laine propre à être filée. 
Coutoun en ramo, coton en laine, 
est celui qui n'est point cardé ; 
coton en rame , celui qui a été 
cardé en feuilles plates ; on 
appelle aussi coton une matière 
blanche qui s'attache à la fleur 
des oliviers. 

COUTOUNADO , s.f. , colonnade, 
étoffe de coton en général. 

COUÏOUNAR (si), v.pr. , se co- 
tonner , se couvrir de coton , 
de duvet en parlant des joues, 
des étoffes , des fruits , des oli- 
viers; devenir mou et spon- 
gieux en parlant des oranges 
et des racines potagères. 

COUTOUNAT, ADO, adj., cordé, 
on leditdes raves, des navets qui 
durcissent; cheveux colonnes, 
courts et crépus comme ceux 
des nè"''res. 

COUÏOUNEÏ, s.f., cotonnade , 
étoff'e rayée faite de coton ou fil 
et colon. 

COUTOUNIER, s. m., cotonnier, 
arbuste qui produit le coton. 

COUTOUNINO, s.f., cotonine, 



sorte de toile faite avec du groi 
coton. 

COUTOUYAR , V . act . , côtoyer , 
aller de côte en côte , le long 
d'une côte , d'un bois , d'une 
rivière; aller côte à côte do 
quelqu'un. 

COUÏRIER,v. braire. 

COUTROLO, s.f., femme à la- 
quelle on se fie légèrement. 

COUVENT , s.m. , couvent , mo- 
nastère d'hommes ou de filles, 

COUVENTIAOU owCouventuagu, 
adj . , religieux qui habite dans 
un couvent. 

COUVERT , s m . , couvercle d'un 
pot , d'une boîte ; couvert , 
toit , couverture d'une maison ; 
cuiller et fourchette , place 
d'une personne à table ; mettre 
le couvert, c'est mettre sur table 
tout ce qu'il faut, les mets ex- 
ceptés. 

COUVERTETO, v. Couvertoun, 

COUVERTO, s.f., couverture 
d'un li t, linge ou lé d'étoff'e qu'on 
étend sur une planche à pain. 

COUVERTOUN, s. masc, petite 
couverture. 

COUVRO-PIED, s. m., couvre- 
pied , petite couverture qui 
n'occupe que la par lie inférieure 
du lit. 

COUVENT, ENTO , adject., qui 
cuit, qui pique, qui pénètre , 
cuisant. Froumage couyçnt , 
fromage affiné. 

CRAC , interj . , crac , bruit d'une 
chose qui se rompt; zeste ; su- 
bitement. Lou fusiou a fach 
crac , le fusil a raté. 

CRAC A RIE , s. fém. , craquerie , 
menterie. 

CRACAR, v.n., craquer , mentir, 
hàbler. 

CRACUR , s.m., craqueur, men- 
teur , hâbleur ; ces trois mots 
sont populaires. 

CRACHAR, V. Escupir. 



CRE 



oM 195 M^ 



GRE 



CRACHAT , V. Escupîégno. 

CRACHOUAR, s. m., crachoir, 
vaisseau de faïence dans lequel 
on garde les crachats. 

CRAGIIOUÎSIAK, v.n., crachoter, 
cracher à cljaque instant et 
sans besoin. 

CRANARIE , s. f . , bravacherie , 
jactance frivole d'un faux brave. 

CRANCRAN, s. m., gimbelelle , 
sorte de pâtisserie j mauvaise 
vieille. 

CRANO , s. inasc, crâne, boîte 
osseuse qui renferme le cerveau; 
fig. et fam. , bravache , fanfa- 
ron , écervelé , tapageur. 

CRAPULO , s. f . , crapule , débau- 
che vile et continuelle j fam., 
ceux qui s'y livrent. 

CRASSAILLO, subst. f., lie du 
peuple, gueusaille. 

CRASSO, s.f., crasse, ordure, 
saleté ; lie du peuple , gueu- 
saille. Crassod'holi , lie d'huile. 

CRASSOUX , OUA , adjectif , 
crasseux, euse, plein , couvert 
de crasse ; fig. et fam . , sordi- 
dement avare. 

CRAVAN, s. m., pousse-pieds , 
coquillage qui s'attache aux 
vaisseaux. 

CREANCIER, lERO, s.m. etf., 
créancier, ière, celui, celle à 
qui l'on doit de l'argent. 

CREANÇO , s.f., créance , ce qui 
nous est dû ; titre du créancier ; 
instruction secrète à un envoyé. 

CREAR , V . a . , créer , produire y 
donner l'être , tirer du néant ; 
inventer, imaginer , composer 
un ouvrage. 

CREATIEN, subst. f., création, 
action de créer , acte par lequel 
on crée. 

CREAÏOUR , s. m., créateur , 
celui qui crée ; Dieu ; inventeur. 

CREATURO , subst. f. , créature , 
être créé; protégé , homme dé- 
voué à (fiielqu'un. 



CREATUROUN, s.m., fœtus, 
enfant né avant terme; enfant 
nouveau-né. 

CREBADURO, s.f., crevasse, 
action de crever ou de se crevas- 
ser ; une hernie. 

CREBAMENT, s.m., crève-cœur, 
grand déplaisir. Maou créba- 
ment, que la peste t'élouffe, 
que ton cœur n'éprouve aucune 
consolation , aucun soulage- 
ment. 

GREBAR, v. act., crever une 
chose , lui faire un trou ; v.n. 
crever , s'entr'ouvrir , se cre- 
vasser , mourir ; lâcher un vent 
par en bas. 

CREBASSAR, v. act. et pron., 
crevasser , s'entr'ouvrir. 

CREBO-COUAR, s.m., crève- 
cœur , grand déplaisir, grande 
mortification mêlée de dépit. 

CRECIIO , s f . , crèche , repré- 
sentation de la nais.sance du 
Messie. 

CREDANÇO, s.fém., crédence, 
sorte de buffet ou d'armoire ; 
table où l'on met ce qui dépend 
du service de l'autel. 

CREDIT, s.m., crédit, réputa- 
tion 011 l'on est d'être solvable ; 
autorité , considération. Crouti%- 
par à crédit , a<iietcr â crédit , 
sans argent. 

CREOITAR , verbe a., créditer , 
écrire sur son journal ce qu'on 
doit payer à quelqu'un ou ce 
qu'il a payé. 

CREDULE, v. Creireou. 

CREGNE, V. a., craindre, redou- 
ter , appréhender. 

CREGNENSO , subst. f. , crainte , 
appréhension , timidité. 

GREGNEOU , ELO , adj . , craintif, 
ive, timide, qui a des égards , 
de l'obéissance. 

CREI, s. m., croît, augmenta- 
tion de famille ou de bétail . 

CREIDAIRE, subst. m., crieur. 



CRE 



*4^ 196 &i*> 



CRE 



friailleur, grondeur, querel- 
leur ; crieur public. 

CREIDAR, v.a., crier , appeler j 
criailler , gronder , quereller ; 
publier à son de trompe. 

CREIDO, s. f. , criée devant la 
justice, publication à sonde 
trompe , publication des bans 
de mariage. 

CREIRE , v.act.. croire, ajouter 
foi à quelque chose. 

CREIREOU, ELLO, adj., cré- 
dule, qui croit facilement , qui 
se laisse persuader aisément. 

CREISSE, v.n., croître, aug- 
menter , prendre de l'accroisse- 
ment ; verbe a. , augmenter , 
ajouter. 

CREISSEN, V. Levame. 

CREISSENÇO , s.f. , croissance, 
augmentation. Creissenço de 
cher, excroissance qui vient 
dans une plaie , dans les diffé- 
rentes parties du corps. 

CREISSOUN , s. masc. , cresson , 
plante aquatique. 

CREISSUDO-DE-BOUAS , s.f., 
écrue , bois nouvellement crus 
sur des champs. 

CREMADURO , s.f , brûlure , ce 
qui est brûlé. 

CREMAR , V . a . et pr . , brûler ^ 
se brûler ; se couvrir de crème, 
parlant du lait. 

CREMESIN , INO , adj., cramoisi , 
qui est rouge foncé. 

CREMESIiS'O , s.f., craraoisine , 
sorte de poire d'été. 

CREMO,s.f., crème de lait, 
partie du lait qui sert à faire 
le beurre ; on fait de la crème 
de latt , de pain , de riz , etc. , 
et des liqueurs qu'on appelle 
crème de 

CREMOUR ou Cremasour , s.f. , 
acrimonie , aigreur qui se fait 
sentir au gosier. 

CKENELAR , v. act., créneler , 
façonner en créneau ; denteler. 



CRENELURO,s. f., crénélure, 
dentelure en forme de cré- 
neaux. 

CRENEOU , s.m., créneau , dents, 
vides égaux par intervalles au 
haut des murs d'une citadelle ; 
ouverture au fourneau des 
potiers. 

CRENILLAMENÏ , s.m. , hiement, 
bruit que fait une machine qui 
élève un gros fardeau , une 
poulie, une porte qui tourne 
sur ses gonds. 

CRENILLAR , v . n. , crier , gémir, 
faire des hiements; au figuré , 
gronder, grogner, murmurer. 

CRENILLET, subs.m., grillon, 
insecte qui fait un bruit aigu 
et perçant ; sauterelle , femelle, 
dont le cri lui sort de l'échiné ; -^ j 
cornillet, cucubale béhen, plan- // 
te ; grognard, grognon. 

CRENtiO DX , OUVO , adj ecti f , 
craintif, ive , timide, honteux, 
vergogneux. 

CREiSÏO, subst. fém., crainte, 
appréhension , timidité , honte, 
vergogne. Lou soiileou H fach 
rrento , le soleil l'éblouit. 

CRENTODX , v. Crentioux. 

CREOLO, s. m. et f., créole. 
Européen né en Amérique. 

CREPUSCULO, s.m., créjiuscule, 
lumière faible qui précède le 
soleil levant ou suit le soleil 
couchant jusqu'à la nuit close. 

CRESEIRE, V. Creireou. 

CRESPAR (si) , v.pr. , se crêper , 
faire friser ses cheveux; crêper, 
se dit de certaines étoffes qui 
se gâtent lorsqu'elles essuyent 
la pluie. 

CRESPEOU, s.m., riblette au 
lard ; crêpe au sucre, pâte frite 
et plate. 

CRESPIMENT , s.m., crépi. 

CRESPIN, s. propre d'homaae , 
Crépin ; petit panier dans lequel 
les cordonniers tiennent leur 



CRE 



o|^ 197 M^ 



cat 



fil. Sant-Crespin , v. Frmquin. 

CRESPINO, s. f . , coiffe à réseau 
dont les femmes génoises se 
couvrent la tète; coiffe de peau 
qui couvre la tête des enfants 
qui naissent coiffés; crépine, 
toile de graisse sur la panne 
des agneaux , des cochons , etc. 

CRESPIR, v.a., crépir, enduire 
un mur avec du plâtre , du 
ciment ou du mortier. 

CRESPISSAGE ,s.m.,crépissure, 
action de crépir ; crépir. 

CRESPO, s. m., crêpe, étoffe 
claire et légère pour le deuil. 

CRESÏADURO , s. f., castration ; 
couture grossièrement faite eu 
passant le fil par-dessus. 

CRESÏAIRE, s. m., cbâtreur , 
celui qui châtre, qui fait la 
castration. 

CRESÏAR , V . a . , châtrer , rendre 
eunuque; hongrer un cheval , 
un cochon ; châtrer des melons 
et autres plantes, leur couper 
le bout des jets ; enlever par 
le couvercle d'une ruche , une 
partie des rayons de miel. 

CRESTAT , s. m., castrat, celui 
qui a essuyé la castration. 

CRESTEN , s.m., chaperon d'une 
muraille, le haut d'une mu- 
raille de clôture fait en forme 
de toit ; le faîte d'un édilicr. 

CRESTERI , s . m . , clystèrc , re- 
mède , lavement. 

CRESTERISAR , v. a. et pron., 
clystériser, donner ou prendre 
des lavements. 

CRESTIAN, v. Chrestian. 

CRESTO , s . f . , crête , excrois- 
sance charnue qui naît sur la 
tète des poules ; cicatrice qui 
reste sur la peau ; clavère , es- 
pèce de champignon. Cresto- 
pounr , sorte de chalumeau. 

CRESTOUN, s.m., menon châtré 
jeune. 

CREY,v. Crei. 



CREYOUN , s.m. , crayon , subs- 
tance terreuse, pierreuse et 
minérale servant à dessiner ou 
à crayonner. 

CREYOUNAR , v.a., crayonner, 
tracer , dessiner au crayon. 

CREZINEÏÏO , s.fém. , cressell.e 
dont on se sert pour faire du 
bruit aux trois derniers jours 
de la semaine sainte. 

CRIC , s.m , cric, machine pro- 
pre à lever des fardeaux. 

CRID AR et ses dérivés, v. Creidar. 

CRIME , s.m., ciime, action qui 
mérite punition. 

CRIMINEOU , ELLO , s.m. etf. 
et adj . , criminel , elle , qui a 
commis un crime. 

CRIMINELLAMENT , adverbe , 
criminellement, d'une manière 
criminelle. 

CRIN , s.m., crin , poil des che- 
chevaux , des ânes ;, des porcs. 

CRIMERO, s. f., crinière, crin 
long qui est sur le cou du cheval, 
du lion , etc. 

CRIOU, s.m., la petite alouette , 
la locustelle , oiseau. 

CRIS, \. Brame. 

CRISO,s.f., crise, changement 
subit qui arrive dans les ma- 
ladies. 

CRISPAR , v.a., crisper, causer 
de la crispation. 

CRISPATIEN, s.f., crispation, 
contraction des nerfs, 

CRÏSTAIL ou Cristaou , s. m., 
cristal , pierre précieuse qui 
ressemble à la glace , la plus 
belle qualité de verre. 

CRISTALISAR , v . a . et pr . , cris- 
tal iser, congeler , réduire en 
cristal ; se cristaliser , se former 
en cristal. 

CRISTALISATIEN , s.f.,crista- 
lisation , action de cristaliser. 

CRISTERI , v. Cresteri. 

CRITIQUÂR, v.a., critiquer, 
censurer) trouver à redire. 



CRO 



o«4 lî>8 ^o- 



CRO 



CRITIQUE , QUq, adj . , critique, 
dangereux , épineux j qui aime 
à critiquer. 

CRITIQUO, s.f., critique, cen- 
sure d'une personne ou d'un 
ouvrage. 

CROC on Crochou, s. m., croc, 
crochet, tout ce qui est crochu. 

CROGHO , s.f. , croche , note de 
nausique dont la queue est ter- 
minée par un crochet ; potence 
qu'une personne estropiée place 
sous son aisselle. 

CROIO , s. f . , craie , terre blan- 
che j fig . , croyance , présomp- 
tion. 

GROS , s.f., creux; fosse pour 
enterrer les morts. 

GROSSO, s.f., crosse, partie 
courbe du fût d'un fusil qu'en 
applique sur l'épaule ; bâton 
pastoral d'un évèque. 

GROTO , s.f . , cave, endroit sou- 
terrain où l'on enferme le vin; 
voûte , crotte ; éclaboussure de 
fange et de boue ; crottin. 

CROÙAS, v, Cros. 

GROUASAMENÏ, s.f., croise- 
ment , mouvement de deux 
corps qui se croisent , action de 
croiser les races des animaux. 

GROUASAR , V a., croiser, met- 
tre, placer, disposer en croix, 
traverser un chemin , rayer en 
marquant d'une croix, apparier 
des animaux de deux races ; 
fig., traverser quelqu'un dans 
ses desseins; v.n., avoir un 
côté qui passe sur l'autre; en 
parlant des vêtements ; faire 
une course en mer pour donner 
la chasse , pour intercepter. 

CROUASIERO, s.f., croisière, 
vaisseau qui croise , espace de 
mer dans lequel il croise. 

CROUASSANT , s . m . , croissant , 
figure de la nouvelle lune. 

GRÔUGANÏO , s . f . , croçiuante , 
sorte de pâtisserie qui craque 
sous la dent. 



GROUCHET, s. m., agrafe qui 
s'accroche à une mailletle ; 
crochet se dit de plusieurs cho- 
ses ; clavier est ce crochet qui 
tient une chaîne à laquelle les 
femmes suspendent leurs ci- 
seaux ; ragot , crochet d'étalage, 
t. de charretier. 

CROUGHETAR, v.a., agrafer, 
lier avec une agrafe , croche- 
ter, ouvrir une serrure avec un 
crochet pour voler. 

GROUGHETUK , s. m . , croche- 
teur, porte-faix qui se sert du 
crochet. 

CROUCUÏ, UDO, adj., crochu , 
crochue , qui se termine en 
forme de croc. 

GROUISSES, s. m. pi., sorte de 
pâle bouillie , composée de fa- 
rine, de noix , de fromage, etc., 
qu'on mange principalement à 
la collation de la veille de 
Noël. 

GROULAR . v. a., crouler, tomber 
en s'aflaissanl. 

CROUMPAIRE, s. m., acheteur, 
acquéreur , chaland. 

GROUMPAR , v.a., acheter, ac- 
quérir , faire emplette. 

GROUPATAS,v. Courpatas. 

CROUPIR , V. groupir. 

CROUQUAR , v.a., croquer , es- 
camoter finement; dérober avec 
adresse ; faire un croquis , une 
esquisse; croquer le marmot, 
attendre à la porte ; manger 
des choses qui craquent; fig., 
à croquer, très jolie ; v.n., 
croquer, faire du bruit avec les 
dents. 

GROUS ou Groux , s.f., croix , la 
croix de J.-C, tout ce qui en a 
la forme ; au fig., peines, 
chagrins, afflictions, sollicitu- 
des. Un cooup de croux , une 
mort , la mort de quelqu'un. 

GROUSADURO, s.f., croisure , 
I tissu d'une étoffe croisée. 

CROUSAR, v.a., croiser, mettre 



CRO 



*44 199 ^^ 



CRU 



en forme de croix , faire passer 
l'un sur l'autre, traverser quel- 
que chose ; v. Crouasar. 

CROUSENS, V. Crouisse. 

CKOUSEÏ ou Crousset, s. m., 
fossette ; petit creux qui se 
forme au milieu des joues. 

CROUSEÏTO , s. f . , jeu d'enfants 
qui consiste à pousser des épin- 
gles l'une sur l'autre. 

CROUSIERO, s.f., croisée, fe- 
nêtre , oiivertuie pour donner 
du jour dans un appartement ; 
croisière , navire qui croise de- 
vant un port, sur une côte ; 
croisillon d'une croix ; trépied 
de bois sur lequel on place un 
cuvier de lessive. 

CROUSSÏLLOUN, s. m., croisil- 
lon , la traverse d'une croix. 

CROUSTADO, s.f., un pâté, la 
croûte d'un pâté. 

CROUSÏ AR (si) , v . pr . , se croùter, 
se couvrir de croûte. 

CROUSTAS, s. m., grosse croû- 
te qui couvre une tumeur. 

CROUSTEGEAR,v.a. et n., crous- 
tiller, manger de la croûte, gri- 
gnoter, ronger la croiite d'un 
pain , d'un pâté j écroùter un 
pain. 

CROUSTET, s. m., croûton , pe- 
tit morceau de pain coupé aux 
extrémi tés» 

CROUSTILLAR , v. Croustegcar. 

CROUSTTLLOUS , OUA , adject., 
croustilleux , fin, malicieux; 
on le dit aussi d'une chose pé- 
nible. 

CROUSTO, s.f., croûte, ce qui 
couvre la mied'un pain; en gén. 
enveloppe dure qui entoure ou 

3 ui couvre une chose, croûte 
e la terre, d'un pàlé, d'une 
tumeur, etc., sorte de biscuit; 
mauvaise peinture. 
CROUTAR, V. act., faire une 
cave , une voûte ; crotter, cou- 
vrir de crotte , se crotter. 



CROUTAT , ADO . adj . , crotté , 
tée, être rempli ou sali do 
crotte j voûté, tée, ayant une 
cave. 

CROUTOUN , s.m., petite cave , 
cachot d'une prison ; cul de 
basse fosse. 

CROUVES,v. Crnveou. 

CROUYARLE, ABLO , croyable, 
qui doit, qui peut être cru. 

CROUYANÇO , s.f., croyance, 
ce que l'on croit. 

CROUYANÏ, s. m., croyant, 
celui qui croit sa religion , ce 
qu'elle enseigne. 

CRUBESSELAR, v. Cabusselar. 

CRURESSELLO, v. Cabiissello. 

CRUBESSEOU , v. Cabusseou. 

CRUBIR, v.a. et pr., couvrir, 
mettre le couvercle , la couver- 
ture ; se couvrir , mettre son 
chapeau , se vêtir de fourrure ; 
se mettre à couvert ; se préva- 
loir; s'obscurcir parlant du so- 
leil. 

CRUCIR, v. a. , briser sous la 
dent. 

CRUGIFIAR , v.a., crucifier, atta- 
cher à une croix. 

CRUCIFIX, s. m., crucifix, fi- 
gure de J. - C, attachée à la 
croix. 

CRUDAMMENT , adv., crûment, 
d'une manière crue , dure, §ans 
ménagement. 

CRUDIÏA, s. f., crudité , qua- 
lité de ce qui est cru. 

CRUEL , ELLO , adj . , cruel , in- 
humain , barbare, sans pitié, 
ni compassion ; cruelle , dou- 
leur violente , aiguë ; femme 
sans tendresse , sans amour. 

CRUELLAMENT, adv., cruelle- 
ment, avec cruauté. 

CRUEOU, \. Cruel. 

CRUOUTA , s.f.. cruauté , inhu- 
manité, action cruelle; par 
extension, dureté, rigueur, 
insensibilité. 



CCE 



of6 200 ^^ 



cm 



CRUS, USO, adj., cru, qui 
n'est pas cuit 5 écru^ qui n'est 
pas blanchi , parlant de la 
toile ou du fil ; s. m., cru, ter- 
rain , vin de mon cru , blé de 
mon cru ; creux , euse , qui est 
concave. 

CRUT,UDO, cru, crue, qui n'est 
pas cuit. 

CRUSAR, V. Cavar. 

CRUSET, s. m., creuset, vais- 
seau en terre pour fondre la 
matière j fig., épreuve de la 
vertu. 

CRUSSANTELLO , s. f., carti- 
lage , partie du corps de l'ani- 
mal qui s'ossifie chez les vieil- 
lards. 

CRU VELAR , V . a . , cribler, pas- 
ser au crible. 

CRUVELET., s . m . , diminutif de 
Cruveou , petit crible. 

CRUVELIER, s. m., boisselier, 
ouvrier qui fait les boisseaux, 
les tambours , les cribles , les 
tamis. 

CRUVEOU, s,m., crible, il y en a 
de différentes dimensions ; co- 
ques d'œufs , de noix, d'aman- 
des ; coquilles de limaçons , 
V. Crueou. 

eu CAR , va., cuber, réduire un 
solide en cube , élever un nom- 
bre en cube. 

CUBE , CuBO , s.m. , cube , solide 
faces carrées égales. 

CUBERSELAR , v. Cabusselar. 

CUBERSELLO, v. Cabussello. 

CUBERSEOU , V. Cabusseou. 

CUBERT , V. Couvert. 

CuBERT , ERTO , V. Couvert, erte. 

Clberto , V. Couverte. 

CuBERTOux , V. Couvertoun. 

CUCO , s . f , tas de billots dans 
une forêt , au bord de l'eau ou 
prés d'une scierie. 

CUEGH , GUEGHO , p. p. et adj . , 
cuit , cuite. Jquelo persouno 



est euecho ; cette personne est 
perdue , elle s'en va inourant. 

GUEGHO, s. f., cuite, tout le 
savon qu'on fabrique à une 
seule fois ; fournée , tout ce 
qu'on cuit à la fois dans un 
four ; cuisson , signifie qu'il se 
cuit facilement : ces légumes 
sont d'une bonne cuisson. 

CUER, s.m., cuir, peau desaui- 
meaux corroyée. 

GUERLO , s . f . , molette , poulie 
de bois traversée par un fer 
crochu , qui sert à retordre les 
fils et les cordes. 

CUERNIER, s.m., cornouiller, 
arbre qui porte la cornouille. 

CUERNO, s. f., cornouille, 
fruit du cornouiller. 

CUILLERAS, s. masc, laceret, 
petite tarière des charpentiers ; 
tarière des charrons ; bourdon- 
nière des tonneliers ; canard â 
large bec. 

CUILLEIRE, USO, s. m. et f., 
cueilleur , euse , celui , celle 
qui cueille sur les arbres ; ra- 
masseur , euse , qui ramasse à 
terre. Cueilleire d'holi , maître 
valet dans une huilerie. 

CmLLEIRET,subst. m., petite 
cuiller , cuiller à café ; petite 
bondonnière des tonneliers. 

CUILLETO, s.fém., cueillette, 
récolte annuelle des fruits ; 
olivaison, saison où se fait la 
récolte des olives; produit d'une 
quête. 

GUILLIER, s.m., cuiller à pot, 
à ragoût , à soupe , à café ; 
aileron, brindelle d'une roue. 

GUILLIERO , s.f., cuiller à pot. 

CUILLIR, v.a., cueillir, déta- 
cher des arbres la feuille, la 
fleur ou le fruit; ramasser ce 
qui est tombé. Aqueou vin 
cuille fouarso aïgo , ce vin porte 
beaucoup d'eau. Cuiîlir nno 



CUL 



<^ 201 ^^ 



cuo 



maillo , reprendre une maille. 
Si cuillir, se relever quand 
on est tombé. Cuillir coulera , 
V. Cargar coulero. 

CUIRASSAR, verbe act. et pr., 
cuirasser, revètird'unecuirasse. 

CUIRASSIER, s. m., cuirassier, 
cavalier revêtu d'une cuirasse. 

CUIRASSO , s.f. , cuirasse , sorte 
d'armure qui couvre le corps. 

CUISINAR, v.n., cuisiner, ap- 
prêter les viandes , faire la cui- 
sine. 

CUISINIER , V. Coiisinîer. 

CUISINO , s.f. , cuisine, endroit, 
pièce d'une maison où l'on ap- 
prête les mets. 

CUISSO, s f., cuisse, partie du 
corps depuis la ceinture jus- 

au'au genou ; cuissot, cuisse 
'une bête fauve. 

CUISSOUN , s.f., cuisson, action, 
façon de cuire ; peine , soin 
pour faire cuire ; leur prix ; 
douleur du mal qui cuit. 

CUISTRE, TRO, s.m. et fém., 
cuistre, ignorant, grossier; on 
le dit aussi pour avare à l'excès. 

CUIVRAR, v.a., cuivrer , couvrir 
avec du cuivre. 

CUIVRE, s.m.j cuivre, métal 
rougeâtre. 

CUL ADO , s.f. , culée, massif de 
pierres qui contient la dernière 
arche et la poussée d'un pont. 

CULAR , v. n., culer, aller en 
arrière , t. de marine. 

CULASSO ou Cl LATTO, s. fém., 
partie de derrière d'un fusil , 
d'un canon. 

CULRUTAR , V. act. , culbuter , 
renverser quelqu'un cul par- 
dessus tête; fig., ruiner, dé- 
truire la fortune , faire faire 
la culbute. 

CULBUTO, s.f., culbute, saut 
fait cul par-dessus tête; chute, 
au propre et au iig. 

CULEIROUN, s. masc, culeron , 



partie de la croupière qui en- 
toure la queue du cheval ; linge 
que l'on place entre les cuisses 
d'un nourrisson pour retenir 
ses ordures. 

CULOTO, s.m., culotte, toute 
la partie de derrière d'un lièvre 
rôti; auplur., \oj. Brayos y 
Caoussos. 

CULOUÏAR , verbe a. , culoUer , 

mettre euculotte, noircir une pipe. 

CULTE, s.m., culte, honneur 
qu'on rend à Dieu par des actes 
de religion. 

CULTIVABLE, BLO , adj . , culti- 
vable , propre à être cultivé. 

CULTIVAR , verbe a . , cultiver , 
donner la culture aux terres ; 
à l'esprit ; étudier les sciences. 

CULTIVATOUR, s.m., cultiva- 
teur , celui qui cultive la terre. 

CULTURO, s.f., culture, tra- 
vaux qu'on donne à la terre , 
à l'esprit. 

CUiMASCLE, V. Clumascle. 

CUMUL AR, V. a., cumuler, as- 
sembler , réunir plusieurs cho- 
ses comme emplois , traite- 
ments, etc. 

CUO , sorte d'adj . Est quaou^u'un 
cuo, c'est quelqu'un que je ne 
veux pas nommer. 

CUOU, s.m., cul, dos, le der- 
rière, la partie qui comprend 
les fesses et le fondement. 
Faire cuou , dissiper son avoir, 
faire de mauvaises affaires. 
Cuou de 60 uttg^o, garde-bouti- 
que , marchandises qui sont 
depuis long-temps dans une 
boutique et qu'on ne peut pas 
vendre. Estre cuou et camiè , 
être liés d'étroite amitié. Cuou 
de cabro , branche de vigne que 
l'on a laissée plus longue que 
les autres en taillant la vigne. 
Cuou de mestresso , pli qui se 
fait au milieu d'un chapeau 
pour n'avoir pas été travaillé 
19 



CUR 



*^ 202 If^ 



CUR 



avec l'eau bien «chaude. Cuou 
oou vent y cul au vent, c'est 
mettre vent en poupe dans un 
temps orageux, sans voiles. 
Cuou de lampi , cul-de-lampe. 
Cuou hlanc , cul blanc , oiseau. 
Cuou rousset , rouge-queue , oi- 
seau. Cuou-de-sac , cul-de-sac , 
rue qui n'a point d'issue. Cuou 
depoulo , cul de poule , grimace 
que l'on fait en avançant les 
lèvres et en les pressant, on 
le dit de même de la pointe des 
doigts d'une main lorsqu'ils se 
touchent. Cuou de la laouvo , 
selle , donner la selle , faire 
donner du derrière sur une 
seletle ou sur une pierre. 
CUPIDITA, s. f., cupidité, désir 
immodéré , avidité d'argent , 
de richesses. 
CUQUET , s . m . , mi te , espèce 
de petit ver qui vit dans cer- 
tains fromages. Cuquet , ver 
qui dévore la viande. 
CURA, s. m., curé, prêtre qui 

dirige une cure. 
CURAGE, s. m., curage, action 
de curer, son effet, ses frais. 
CURAILLAR, v.a., curer, ba- 
layer, nettoyer. 
CURAILLO, s. fém., balayure ; 
brebis vieille et hors de ser- 
vice; v. Curassoou. 
CURAIRE , s m., cureur, celui 
qui nettoie un puits, une fosse, 
un biez, etc. 
CURAR, v.a., nettoyer, curer, 
ôter les ordures , ce qui obstrue 
un ruisseau , un biez , une 
fosse ; ronger un os. 
CURASSOOU, s. m., sédiment 
d'une liqueur ; rebut d'une 
marchandise , balayure. 
CURATARIE, s. f., tannerie, 
lieu propre à tanner les cuirs ; 
les cuirs , comme marchandise. 
CURATELLO, s. f., curatelle, 



charge et pouvoir du curateur. 
CURAÏIER, s.m,, tanneur , celui 
qui tanne les cuirs , ou qui 
fait le commerce des cuirs. 
CURBIR, V. Crubir. 
CURETO , s. f. , curoir, ce qui 
sert pour curer la pioche j le 
soc de la charrue, etc. 
CURAÏOUR, TRIÇO, s.m. et f., 
curateur , trice, administrateur 
judiciaire des biens d'un mi- 
neur émancipé, d'un majeur 
interdit , d'une succession va- 
cante, etc. 
CURIAL , ALO , adj . , curial , aie, 

qui appartient au curé. 
CURIOUX, OUSO, s. et adject., 
curieux , euse , qui veut tout 
voir , tout savoir j chose belle 
à voir. 
CURIOUSITA, s. f., curiosité, 
chose qui mérite d'être vuej 
vice d'un homme curieux. 
CURLET, V. Cuerto. 
CURNI, V. Cuernier. 
CURO, s. fera., cure, bénéfice à 
charge d'âmes j cure, guérison 
d'une maladie. 
CuRO-FUECH , s . m . , tisonnier , 
fer coudé qui sert à nettoyer 
le feu. 
CuRO-MOu, V. Cago-niou. 
CuRO-oouREiLLO , S. m., percc- 
oreille , servant à nettoyer l'in- 
térieur des oreilles. 
CuRO-DENT , s. m., cure-dent, 
instrument propre à nettoyer 
les dents. 
CuRO-poussiou , s. m., fourche 
en fer propre à enlever le fu- 
mier. 
CuRO-PRiVA , s . m . , drague , ins- 
trument dont se servent ceux 
qui curent les puits, les la- 
trines, etc. 
CURUN , s. m., plâtras, gravois, 

I décombres, tout ce qui a été 
enlevé en curant. 



DAM 



<>« 203 ^t> 



DAM 



CUSTODI, s. m., custode, pa- 
villon, couverture du ciboire. 
Mettre lou bouan Diou en cus- 
todi , mettre la réserve sur uu 
reposoir le jour du jeudi-saiut. 

CUVAK, V. a., cuver son vin, 
le laisser dans la cuve ; au fig., 
donner le temps à un ivrogne 



de se désenivrer. 

CUVETTO, s.f., cuvette, petit 
bassin de faïence , pour se laver 
les mains. 

CYLINDRE, s. m., cylindre, 
solide rond , long et droit ; 
rouleau pour aplanir les ter- 
res. 



D 



D, 8. m., la quatrième lettre de 

l'alphabet , consonne. 
DABADO , V. Debado. 
DABAS, adv., là bas, en bas, 

en dessous. 
D'ABORD, s.m., ady., d'abord, 

tout de suite , aussitôt. 
DAGAR, v.a., daguer, poignar- 
der , percer à coups de dague. 
DAGO,s.f., dague, poignard, 
sorte d'espadon que portent les 
assassins. 
DAGOU , D AGI ET , Daguetoij , 

V. Dago. 
DAGUEÏAR, V. Vagar. 
DAÏL, s.m., Daillo, subst. f., 
faux , instrument tranchant 
pour couper le foin des prés. 
DAILLAGE , s.m., fauchage, 
action de faucher j salaire du 
faucheur. 
DAILLAIRE, V. Segaïre. 
DAILLAR, V. Segar. 
D'AILLURS, adv., d'ailleurs, 

de plus , outre cela. 
DAINE, s.m., le danle , poisson. 
DAISE, adv., doucement, lente- 
ment ; prendre garde en passant 
de heurter, de faire du mal. 
DA.TA , adv., déjà, sitôt. 
DALICAT, V. Délicat. 
DAMAR , V. act. , damer , mettre 
une dame sur l'autre , t. du jeu 
de dames; damer le pion à 
quelqu'un , le supplanter . 
DAMAS, s. m., damas, sorte 
d'étoffe en soie ; sorte de sabre 



d'acier fin et bien trempé. 
DAMASSAR, v. act., damasser , 
faire des ornements en façon 
de damas. 
DAMASSURO, s f., Damassage, 
s. m., damassure, ouvrage j 
façon d'une étoffe damassée. 
DAMEISELETÏO , s. f., jeune 
demoiselle , petite demoiselle ; 
jeune artisanne dont la mise » 
est élégante ; . la libellulipe , r/ 
espèce de grosse mouche qui 
donne la chasse aux papillons ; 
camion , très-petite épingle. 
DAMEISELLO , s.f. , demoiselle, 
fille de famille honnête, fille 
bien élevée ; insecte à grandes 
ailes qui vit au bord des eaux ; 
demoiselle ou hie , outil de pa- 
veur , pour battre les pavés ; 
lisse de porte hauban, t. de 
marine. 
DAMEISELOTO , s. fém., petite 

demoiselle; t. de mépris. 
DAMEISEOU , s.m. , damoiseau , 

i'eune efféminé , qui affecte 
>eaucoup d'élégance dans la 
parure , cherche à plaire aux 
dames, se vante de leurs faveurs. 

DAMEN , adv., tenir damen , ob- 
server, guetter, épier, sur- 
veiller. 

DAMIER, s. m., sorte de jeu 
divisé en carrés noirs et blancs, 
sur lequel on joue aux dames. 

DAMNABLE , BLO , adj . , dam- 
nable , qui mérite damnation , 



DAN 



oM 204 ^fo- 



DAR 



qui l'allire; pernicieux, abo- 
minable. 

DAMiNAR(si),v.pr.,se damner, se 
conduire de manière à mériter 
la damnation. 

DAMNAT , ADO , subsl. et adj ., 
damné, ée, qui est en enfer. 

DAMNAÏIEN, s.f., damnation , 
condamnation à l'enfer ; puni- 
lion des damnes. 

DAMO , subst. f. , dame, femme 
mariée, hors de la classe du 
peuple; carte à jouer qui re- 
présente une femme ; pièce 
ronde et plate pour jouer aux 
dames ou au trictrac , deuxiè- 
me pièce des échecs à laquelle 
on donne aussi le nom de reine. 

Damo-janno, s.f., dame-jeanne, 
grosse bouteille couverte de 
sparte ou d'osier. 

DAMOUN 011 Damoundagu , adv. 
là haut, en haut; du côté d'a- 
mon , en sus du chemin , de 
l'endroit où l'on se trouve. 

DAMOUNDAOU, \oy. Damoun , 
Dessamoun. 

DANAR ou Damîîar , verbe a. , 
damner , condamner aux peines 
de l'enfer. Souffrir coxtmo uno 
amo damnado , souffrir comme 
un enragé; v.pr., se damner, 
se désoler. Est un damnât, 
c'est un manvais sujet. 

DANAÏIEN , V. Damnatien. 

DAN-DAN ou Daîiin-daeax ,^ sm., 
din-dan , son des cloches . 

DANDINAR, v. n. et pr., dan- 
diner , balancer son corps faute 
de contenance ; porter son corps 
de côté et d'autre. 

DANDRAILLAR, v.neut., trem- 
blotter, avoir le froid de la 
fièvre. 

DANGEÏROUSAMENT , adverbe, 
dangereusement, d'une manière 
dangereuse , avec danger et 
péril. 

DANGEIROUX , OUSO, adject.. 



dangereux , euse , périlleux , 
qui met en danger. 

DANGIER, s. m., danger, péril , 
risque . 

DANOUAS, s.m., danois, chien 
d'origine danoise , à poil ras , 
le plus souvent noir et blanc; 
adj., habitant du Danemark. 

DANSAIRE, ARELLO, s. m. et 
fém., danseur, euse, qui aime 
la danse , qui danse ; danso- 
mane, qui a la manie de danser. 

DANSAR , V . n . , danser , mouvoir 
le corps en cadence , au son des 
voix ou des instruments ; v.a., 
danser l'anglaise, la gavotte, etc. 

DANSARIE , s.f., dansomanie , 
passion de danser ; bruit de 
dause qui se fait entendre pen- 
dant la nuit. 

DANSO, s.f., danse, pas mesurés, 
mouvement cadencé du corps , 
au son de la voix ou des ins- 
truments; fig., être en danse , 
être engagé dans une affaire , 
une intrigue, etc. 

DANSUN , sm., passion de danser; 
danse de Saint Guy, lachorée, 
maladie. 

DANSUR , USO, V. Dansaire. 

DANÏELIAIRE, s.m., marchand 
de dentelles. 

DANTULLO, s.f., dentelle, ou- 
vrage à jour de fil, de soie, etc.; 
petit réseau à mailles fines , 
entremêlé ou bordé de desseins 
du même fil. 

DAPES , adv . , près , auprès , tout 
près , non loin. 

DARADEL , v. Darado , Taradel. 

DARADO, s.f., alaterne , filaria, 
plante. 

DARAR, V. Dounar , Betlar. 

DARBOUNIER , s . m . , taupière , 
piège en forme d'arbalette pour 
prendre les taupes . 

DARBOUNIERO , s. f., taupinière 
ou taupée , monticule de terre 
que la taupe fait sur son trou. 



DAR 



*^ 205 ^^ 



DAV 



DARBOUS, s. m., taupe, petit 
animal qui gît dans la terre et 
qui n'y voit pas beaucoup ; 
curoir en fer, au bout de l'ai- 
guillade , et servant à curer le 
soc d'une charrue. 

DARBQUSSIER, s. ra. , arbousier, 
arbre qui porte l'arbouse. 

DARBOUSSIERO, s.fém., lieu 
planté d'arbousiers ; plante épi- 
neuse que l'on nomme commu- 
nément herbe aux sorciers , 
c'est la stramonée ou pomme 
épineuse. 

DARBOUSSO , s. fém. , arbouse , 
fruit de l'arbousier. 

DARD, s. m., dard , épieu armé 
par un bout, et qu'on lance 
avec la main. 

DARDAILLAR, v. n., darder, 
de ses rayons, parlant du so- 
leil ; financer, payer forcément^ 
délier sa bourse ; darder , dou- 
leur qui donne desélancements. 

DARDAILLOUN, s. m., ardillon, 
fer pointu au centre d'une bou- 
cle ; cuisse de noix ; dardillon , 
languette piquante de l'hame- 
çon. 

DARDAR , v. Dardaillar. 

DARDENAR, v.ncut., financer, 
paver forcément. 

DARDENARI, V. Dardenoux. 

DARDENO , s.f., pièce de mon- 
naie de deux liards ou 2 centi- 
mes et demi. Pitlo dardeno , 
s. m., grippe-son 5 taquin, 
avare. 

DARDENOUX , OUSO , adject. , 
pécunieux , euse , qui a du 
numéraire , qui est riche. 

DARlN-DARA?s,adv., tout dou- 
cement , ni bien ni mal , aller 
se brandillant. 

DARNAGAS, s. m., piegrièche, 
darganasse , oiseau ; butor , 
homme sans finesse, sans ju- 
gement. 

DARNAR , v . a . , fendre , couper. 



diviser en plusieurs pièces ; 
blesser , meurtrir , faire une 
contusion. 

DARNIER , V. Darrier. 

DARNO, s. f., feuille du pin j 
cuisse de noix. 

DARRE, adv., de suite, de file, 
directement, tout d'un avenant, 
sans interruption 5 sans choix. 

DARRIER , lERO , s. et adj., 
dernier , ière , qui vient après 
les autres ; le derrière , le pos- 
térieur; sur le derrière. 

DARSO, s. f., darse, darsine , 
partie intérieure d'un port où 
les vaisseaux sont le plus à 
l'abri ; endroit de l'arsenal où 
l'on enferme les galères ou ses 
munitions. 

DARTRE, s. m., darlrp, genre / 
de phlegmasies ©ptaasées ; ul- euh 
cère à la croupe , à la tète du ' 
cheval. 

DARTROUX , OUSO , s. et adj . , 
dartreux , euse , celui qui est 
afleclé de dartres ; qui a des 
dartres , qui est de la nature 
des dartres. 

DAS, s. m., dé à jouer, morceau 
d'ivoire carré avec un numéro 
sur chaque face , pour jouer 
princii)alement au trictrac j 
balourd , niais , hébété. 

DASHAOU , adv . , là haut , voyez 
Damoun» 

DATAR, v.act., dater, mettre, 
la date ; porter la date. 

DATI, s.masc, datte, fruit du 
dattier ou palmier ; datte ou 
dail , coquillage que l'on trouve 
dans une pierre marneuse dure. 

DATIER, s. m., dattier ou pal- 
mier , arbre qui porte la datte , 
et dont la feuille est la palme. 

DATO, s.f. , date, indication du 
jour précis auquel une chose 
s'est passée. 

DAVANT , prépos., devant, en 
présence, en face, vis-à-vis, 



DEB 



<^ 206 >H 



D£B 



à l'opposé , ce qui est au-devant, 
â l'opposé du derrière ; aupa- 
ravant. 

DAVANCIER, lERÇ . s. m. et 
fém. , devancier , ière , ancêtre, 
qui a existé avant nous. 

DAVANDARNIER , adv. , devant- 
derrière, sans devant derrière. 

DAVANTAGE , adv. , davantage , 
plus , en plus grand nombre , 
en plus grande quantité , 
plus long-temps. 

DAVANÏEIRASSO, v. Avaniei- 

TCLSSO • 

Dy^VANT-HIER , adv., avant hier, 
lejour qui a précédé celui d'hier. 

DAVAÎSTIER, s, m., poitrinière, 
pièce de bois ou de cuir que 
certains ouvriers mettent sur 
leur poitrine , pour empêcher 
que les outils qu'ils appuyent 
contre , ne les blessent. 

DAVAOU, adv., en bas, là bas , 
en dessous; le côté d'aval. 

DAVIS, sorte à'hii. M'est d'avis 
ou m'e$t adavis , il me semble, 
il me paraît convenable , je 
crois, je me figure, etc. Anar 
avis , prendre garde , se tenir 
sur ses gardes , se méfier , etc. 

DAVIÏ , s. m., sergent eu bois 
ou en fer , dont les menuisiers 
se servent pour serrer les pièces 
qu'ils ont assemblées. 

DE , prép. , de , ce mot contracté 
avec l'article,, fait du^ des. 

DEBACLAR, verbea., débacler, 
débarrasser un port, ôter ce 
qui gêne , encombre. 

DEBADO , conjonct. , pourtant , 
cependant, néanmoins, toute- 
fois. Debado que, quoique. 

DEBAGOULAR , v . n . , débagou- 
1er , vomir ; fig. , dire indiscrè- 
tement tout ce qui vient â la 
bouche. 

DEBALAGE, s. m., déballage, 
action de déballer. 

DEBALAIRE, s. m., déballeur, 



celui qui déballe des marchan- 
dises , principalement de celles 
qu'on veut faire purifier par 
l'air. 

DEBALAR, v. Desbalar, 

DEBANADOU , et eu quelque en- 
droit Debanaire , s. m., dévi- 
doir à pied , instrument qui 
sert à dévider, v. Escaou. 

DEBANADURO, s. fém., fil jjue 
l'on dévide ou quel'onadévidéj 
le dévidage. 

DEBANAGE, s. m., dévidage, 
action de dévider. 

DEBANAIRE , v. Dehanadou. 

DEBANAIRIS , ou Debanuso , 
s.f., dévideuse , celle qui dé- 
vide ; en parlant d'un homme, 
on dit, dévideur. 

DEBANAR, verbe a., dévider, 
mettre du fil, de la soie, du 
coton , etc. en écheveaux ou 
en peloton. Debanar , v. n., 
tomber d'un lieu élevé , faire 
la culbute , mourir. 

DEBANCAR , v. a. , débanquer , 
gagner tout l'argent de la ban- 
que ou du banquier 5 fig . , forcer 
quelqu'un à quitter son poste, 
à s'en aller. 

DEBANDADO, s.f., déroute, 
défile ; fuite , débandade. 

DEBANDAR (si), v.pr., prendre 
la débandade , la déroute , la 
défile , la fuite. 

DEBANOUIRO, v. Débanadou. 

DEBAOUCHAIRE , CHUSO , s. 
m. et f., débaucheur, débau- 
cheuse , qui débauche . 

DEBAOUCHAR , v.a., débaucher, 
jeter daus la débauche , le vice, 
le libertinage ; corrompre la 
fidélité , la vertu de quelqu'un ; 
faire quitter le devoir , le tra- 
vail , le service, etc. ; v.pr., se 
débaucher, se jeter dans la 
débauche. 

DEBAOUCHAT , ADO , s. et adj., 
débauché , livré à la débauche. 



DEB 



<^ 207 W^ 



DEB 



DEBAOUCHO , s . f . , débauche , 
excès dans le boire etle manger j 
dérèglement , libertinage. 

DEBAOUSSADO, s. f., nouvelle 
mariée mal assortie. 

BEBAOUSSADOU, s. m., préci- 
pice , mauvais chemin ; passage 
dangereux. 

DEBAOUSSAB, v. a. et pron., 
précipiter , tomber dans un 
précipice , tomber à terre , se 
laisser choir ; fig., débouter 
en justice , faire perdre le pro- 
cès à quelqu'un ; mal marier , 
mal assortir une femme en la 
mariant. 

DEBARAGNAB, v. a., enlever 
la haie morte , les épines, ron- 
ces et baliures qui clôturent 
une terre, qui bouchent un 
passage ; v. Desgamachar. 

DEBARAR ou Debaratar , v.a., 
vendre à bon marché , à bas 
prix. 

DEBARBOUILLAR , v.a. et pr., 
débarbouiller le visage. 

DEBARQUAMENT , subst. m., 
débanquement , action de dé- 
barquer ; troupes de débarque- 
ment destinées à une descente 
sur le territoire ennemi ; dé- 
barquer, moment du débar- 
quement. 

DEBARDAR, v. a., décarreler 
une pièce d'appartement , dé- 
tacher les dalles d'un vestibule. 

DEBARLUGAR (si), v. pr., se 
déciller les yeux , y voir plus 
clairement que par le passé , 
n'avoir plus la berlue. 

DEBARRAR , v.n., ôter la barre; 
dévisser les pressoirs de ven- 
dange et les pressoirs à huile ; 
se laisser aller à l'emportement. 

DEBARRASSAMENT , subst . m . , 
enlèvement de ce qui embar- 
rasse ; action de débarrasser. 

DEBARRASSAR, v.act., débar- 
rasser, ôter, enlever ce qui 



gêne, obstrue, etc.'; tirer 
d'embarras , délivrer de ce qui 
importune , de ce qui est in- 
commode, nuisible, dangereux; 
v.pr., se débarrasser, se déli- 
vrer de ce qui gène, nuit, fait 
obstacle, se défaire d'une mar- 
chandise, d'une fille , etc. 

DEBARTAVELAT , ADO, adj., 
écervelé , étourdi , homme sans 
prudence, un demi-fou. 

DEBARTA VIAT , v. Debartamlat. 

DEBASSAIRE, s. m., sorte de 
mésange, oiseau. 

DEBASSIAIRE, s. m., fabricant 
de bas ; marchand de bas , de 
bonnet , etc. 

DEBASTADOjS. fém., volée de 
coups. 

DEBASTADOU , s. m., tablette 
dans une écurie , sur laquelle 
on dépose les bâts et les bar- 
delles. 

DEBASTAR , v.a. , débâter , ôter 
le bât à une bête de somme ; 
v.pr., Si debastar , gagner 
l'acquit , faire payer à un autre 
ce que l'on a perdu au jeu. 

DEBAT, s. m., débat, contesta- 
tion , différend , le temps que 
durent, devant une cour d'as- 
sises , la plaidoirie des avocats 
et le réquisitoire du ministère 
public. 

DEBAÏEGEAR, v. a. et pron., 
débaptiser , changer de nom. 

DEBATTRE (si), v. pr., se dé- 
battre , contester sur quoi l'on 
dispute ; s'agiter , se tourmen- 
ter ; disputer long-temps la 
partie , l'avantage. 

DEBENDADO, \. Debandado. 

DEBENDAMENT , s . m . , déban- 
dement, action de débander, 

DEBENDAR, v.a,, débander, 
détendre un arc ; dévisser un 
pressoir à huile. 

DEBEQUIGNAIRE , ARELLO , 
s. m. et f., picotier , iére , qui 



DEB 



^>m 208 ^^ 



DEB 



attaque par des paroles insul- 
tantes , qui élève de mauvaises 
contestations , qui se dispute 
volontiers. 
DEBEQUIGNAR (si), v. pr., se 
picoter , s'attaquer par des pa- 
roles. 
DEBEQUIGNARIE , s. f., pico- 
terie , paroles dites maligne- 
ment l'un contre l'autre. 
DEBESGOMPTE, subst.m., mé- 
compte, erreur décompte. 
DEBESCOUMPTAR, v. n., mé- 
compter, faire une erreur de 
compte ; faire un faux calcul , 
se méprendre. 
DEBIFFAR, v.a. et pr., débiffer, 
affaiblir, déranger , gâter ; être 
débraillé. 
DEBIFAT , ADO , adj . , débiffé , 
délabré, dégradé, dérangé j 
affaibli; débraillé. 
DEBILLAR, v. act., dégarotter 
une charge ; défaire une corde 
qui serre les marchandises 
chargées sur une charrette ; 
dévisser un pressoir à huile en 
se servant du court levier. 
DEBILLARDAR , v.a., débillar- 
der , dégrossir une pièce de 
bois. 
DEBIT ou Debito, s. m. et f., 
débit, vente, trafic; bureau 
de débit de tabac. 
DEBITANT , s.m et f. , débitant, 
débitante , qui débite une mar- 
chandise, qui vend en détail , 
principalement aux soumis à 
la régie des contributions indi- 
rectes . 
DEBITAR, v.a., débiter, vendre 
à différentes personnes ; fig., 
donner des nouvelles ; déclamer; 
( ouper de la besogne aux ou- 
vriers et la leur distribuer ; 
détacher un tour que le câble 
fait sur les bittes , t. de marine. 
DEBITOUR , TRIÇO , subst. m., 
débiteur , tricc , celui , celle qui 
doit de l'argent à un autre. 



DEBLAY , s.m., déblai , action 
de déblayer; enlèvement des 
terres, etc. pour niveler un 
terrain ; l'opposé de remblai ; 
famil., débarras; ce qu'on en- 
lève. 

DEBLAYAR, v.act., déblayer, 
débarrasser, enlever ce qui 
gène , faire le déblai. 

DEBLOUCAGE , s.m. , déblocage , 
action de débloquer, t. d'imp. 

DEBLOUC AR , v . a . , débloquer , 
ôter le blocus d'une place forte, 
d'un port, etc.; effet d'une 
bille de billard qui sort de la 
blouse ; ôter les lettres blo- 
quées, t. d'imp.; déboucler, 
défaire, ôter les boucles. 

DEBLUCI , V. Destruci. 

DEBOOUSSAR , v. Debaoussar. 

DEBOUARO, s.m., déboire, 
démenti; chagrin, affront de 
n'avoir pas réussi. 

DEBORD, s. m., débordement, 
action de déborder , de sortir 
de ses bords , en parlant d'un 
fleuve , d'une rivière ; fig. , dé- 
luge de. . . 

DEBOUGAMENT , s . m . , débou- 
quement, action de débouquer. 

DEBOUCAR , v.n., débouquer , 
se dit d'un navire qui sort d'un 
détroit, d'un canal. 

DEBOUGAT , ADO , adject. , mal 
embouché , dissolu , libre dans 
ses discours , tenir des conver- 
sations obscènes. 

DEBOUCHA , s.m., débouché ou 
déboucher , moyen de se dé- 
faire des marchandises , endroit 
par où elles s'écoulent à l'ex- 
térieur ; extrémité d'un défilé ; 
fig. et fam. , voie pour arriver 
à une place , à un emploi ; 
moyen de succès ; expédient. 

DEBÔUGHAMENT , s. m., dé- 
bouchement , action de débou- 
cher. 

DEBOUCHAR , v.a. , déboucher , 
ôter ce qui bouche ; évacuer , 



DEB 



*>|^ 209 ^lo- 



DEB 



ôter ce qui obstrue ; v . n . , sor- 
tir d'un défilé. 

DEBOUGNAR , v.a . , déboucher, 
débonder, débondonner, enle- 
ver le bouchon , la bonde , le 
tampon. 

DEBOUINAR , v.a., détacher du 
figuier toutes les figues à peine 
tournées; déboucher, enlever 
le bouchon , le tampon , la 
bonde ; figur. , pleuvoir abon- 
damment j pleurer à chaudes 
larmes. 

DEBOUIRE , s. m., déboire, 
mauvais goût qui reste d'une 
liqueur après qu'on l'a bue ; 
saveur détestable ; escaufignon, 
mauvaise odeur occasionnée 
par la transpiration ; fig., dé- 
boire , chagrin , dégoût , mor- 
tification, 

DEBOUISSAR, V. Debougmr. 

DEBOUITAR, V. a. et pronom., 
déboîter , disloquer un os ; 
déjoindre la menuiserie. 

DEBOUNAIRE , adj . , débonnaire, 
bienfaisant, doux et bon jus- 
qu'à la faiblesse ; fam., mari 
qui souffre patiemment l'in- 
conduite de sa femme. 

DEBOURDAMENÏ , s.m., débor- 
dement, élévations des eaux 
d'une rivière au-dessus de son 
lit; irruption d'un peuple dans 
un pays où il s'établit et qu'il 
ravage; dissolution des mœurs. 

DEBOÙRDAR, va., déborder, 
ôter le bord , la bordure , dé- 
border l'ennemi , passer la 
ligne; V. n., passer le bord 
ou les bords ; dépasser en par- 
lant des étoffes ; sortir hors du 
bord , en parlant des fleuves , 
des rivières ; v.pr., se déborder^ 
sortir de son lit , parlant d'un 
fleuve , d'une rivière. 

DEBOURINAR, v. Descatalanar . 

DEBOURRAR ou Debourrir, v.a. 
enlever la bourre des oliviers ; 



ébourgeonner , ôter les bour- 
geons de la vigne ; v . n . , parler 
un peu trop librement , sans 
trop de retenue ; mettre ou 
offrir un prix , une condition 
disproportionnée. 

DEBOURSAMENT , s.m,, débour- 
sement , action de débourser ; 
les débours , argent que l'on a 
avancé. 

DEBOURSAR, v.a., débourser, 
compter de l'argent , faire des 
dépenses , tirer de l'argent de 
sa poche , de sa bourse. 

DEBOURSAT , s . m . , déboursé , 
ce que l'on a payé ; argent 
avancé , ce que l'on a fourni 
pour quelqu'un. 

DEBOUSCAR, v. act., déboiser 
une forêt ; débucher , sortir du 
bois ; débusquer , dénicher 
quelqu'un , le trouver au lieu 
où il s'était caché ; débusquer, 
chasser l'ennemi d'un poste 
avantageux. 

DEBOUSSAR, v.a., débousser, 
démarrer la bosse qui retient 
le câble d'un vaisseau. 

DEBOUSSELAR, v.a., égrainer, 
faire sortir les graines d'une 
plante , les grains d'un épi , 
d'une cosse ; on le dit principa- 
lement du chenevis, graine du 
chanvre. 

DEBOUÏAR, v.a., débouter, 
décheoir quelqu'un de la dc- 
nande qu'il avait formée en 
justice. 

DÈBOUTOUNAR , v. a., débou- 
tonner , défaire les boutons , 
les faire sortir des boutonnières. 

DEBR.\ÏLLAR, v. Debrayar. 

DEBOUTTAR, v. act. et pron., 
débotter, ôter les bottes. 

DEBRANDAGNAT, y, Espillan- 
drat. 

DEBRANDO, s. f., décadence, 
état de déclin , commencement 

20 



DEB 



<4^ 210 N<^ 



DEC 



de ruine. Prend la debrando , il 
prend la défile, la déconfiture, 
la débandade , etc. 

DEBRASSAÏ , ADO , s. et adj., 
qui n'a qu'un seul ou point de 
bras. 

DEBRAYAR , ou Debraillar , 
V. a., déculotter^ v.pr., mettre 
bas sa culotte ; v.n., débrailler, 
avoir la poitrine découverte. 

DEBREDOUILLAR, V. a. et n., 
ôter la bredouille , la faire 
ôter, t. de trictrac. 

DEBREGAR (si), v.pr., se dévi- 
sager, tomber la figure pre- 
mière , se rompre la mâchoire , 
se fendre les lèvres en tombant, 
se meurtrir la figure. 

DEBREIDAIRE , s.ra., débrideur, 
homme expéditif ; qui a un bon 
appétit. 

DEBREIDAR, v. a., débrider, 
ôter la bride à un cheval ; 
v.n., manger avidement. 

DEBRIS, s. m., débris, restes 
d'un vaisseau qui a fait nau- 
frage , d'un repas , de tout ce 
qui a été mis en pièces ; décom- 
bres d'une bâtisse; rhubarbe 
de fromage, 

DEBROUAIRE, s. m., faucon , 
quand il a la forme d'une fau- 
cille ; vouge, quand il ressem- 
ble à une serpe ; c'est un ins- 
trument pour couper les toulTes 
de ronces, paliurès , etc. 

DEBROUAR , v. a., couper avec 
la vouge ou le faucon les touffes 
d'arbustes ou de ronces ; cueillir 
les olives , les détacher avec la 
main . 

DEBROUILL AME NT , subst . m . , 
débrouillement , action de dé- 
brouiller , de démêler. 

DEBROUILLAR, v.a., débrouil- 
ler , démêler , mettre de l'ordre 
dans les choses qui étaient en 
confusion ; tirer un sens d'une 
chose obscure , l'interpréter ; 



v.pr., se débrouiller , devenir 
facile à comprendre. * 

DEBROUTAR, v.a., ébourgeon- 
ner, ôter les bourgeons aux 
vignes, aux arbres; abroutir , 
parlant des bourgeons que le 
bétail mange. 

DEBRUISSAT , ADO , adj., qui 
a la diarrhée avec de grandes 
douleurs , parlant des enfants. 

DEBUSGAR , v. Debouscar. 

DEBUT , s . m . , début , commen- 
cement , principe , premier 
abord; premier pas dans une 
carrière. 

DEBUTANT, ANTO, s.m. etf., 
débutant, ante, celui qui dé- 
bute. 

DEBUTAR , V . a . , V . n . , débuter, 
commencer un discours , jouer 
la comédie pour la première 
fois dans un pays ; faire les 
premières démarches dans une 
profession. Debuiar uno hocho ^ 
débuter , ôter du but, enlever 
la boule près du but. 

DEÇA , v. Dedeça. 

DECADANÇO, s.f., décadence, 
disposition à la chute ; déclin , 
dépérissement; tendance à la 
ruine, état de ce qui y tend. 

DECALITRO, s. m., décalitre, 
dix litres. 

DEC AMETRO , s . m . , décamètre, 
dix mètres. 

DECATIGNAR, v. Degaiignar. 

DECEDAR , V. n . , décéder , mou- 
rir de mort naturelle ; il ne se 
dit que des personnes. 

DECEMBRE ou Dezembre , s.m., 
décembre , le dernier mois de 
l'année. 

DECEMMENT , adv., décejnment, 
avec décence , d'une manière 
décente. 

DECENÇO , s . f . , décence , bien- 
séance, honnêteté extérieure;, 
convenance. 

DECENDRIAR , v . a . , décintrer , 



DEC 



o§« 211 ^^ 



DEC 



ôter les cintres d'une voûte. 

DECES , s. m., décès, mort na- 
turelle d'une personne. 

DE-CE-QUE , conj . , parce que , 
à cause que , de ce que. 

DEGERNAK, v. a., décerner, 
ordonner, accorder juridique- 
ment, par autorité publique. 

DECESSAR , V. Cessar. 

DEÇUE ANÇO , s.f., déchéance , 
perte d'un droit. 

DECHET, s. m., déchet, dimi- 
nution en qualité, en quantité, 
en valeur d'une marchandise. 

DECHETAR, v.n., se détériorer, 
devenir moindre en qualité , 
quantité et valeur. 

DECIIIFRABLE, BLO , adject., 
déchiffrable , que l'on peut 
déchiffrer. 

DECHIFFRATRE, s.m., déchif- 
freur , celui qui déchiffre , ex- 
plique un chiffre , un écrit 
obscur , difficile à lire ou à 
traduire. 

DECHIFFRAMENT, suhst. m., 
déchiffrement, action de dé- 
chiffrer ; cliose déchiffrée. 

DECIIIFFRAR , v. a., déchiffrer, 
lire, expliquer un écrit en 
chiffres , lire ce qui est mal 
écrit; expliquer des écritures 
antiques, etc.; fig., pénétrer 
quelque chose de difficile , 
d'obscur, d'embrouillé; par- 
venir à connaître le caractère 
d'une personne. 

DECHIRADURO , s . f., déchirure, 
ce qui est déchiré. 

DECHIRAMENT, s.m., déchi- 
rement , action de déchirer ; 
rupture ; douleur vive et amère. 

DECHIRANT , ANTO , adjectif , 
déchirant , ante , qui navre , 
qui déchire le cœur. 

DECHIRAR, V. £'s/rassar. 

DECnURRE , V. n., déchoir, 
tomber dans un état moindre , 
pire. 



DECHIRURO, s.f., déchirure, 
rupture faite en déchirant, 

DECIDAMENT, adv., décidé- 
ment , d'une manière décidée ; 
absolument. 

DECIDAR, v.a., décider, enga- 
ger , déterminer quelqu'un à 
faire quelque chose; décider 
une question ; v.pr,, se décider, 
se déterminer , se rendre. 

DECIDAT, ADO , subst. etadj., 
déeidé , ée , résolu , d'un carac- 
tère ferme. 

DECIMAOU , ALO , adj . , déci- 
mal , aie, composé de 10*% de 
100'» , de lOOO^s etc. d'unité; 
fraction décimale, calcul dé- 
cimal ; s.f . , décimale , fraction 
décimale, 

DECIMAR, V. act., décimer, 
prendre la dixième partie ; 
punir un soldat pris au sort 
un sur dix ; écimer, éboupper , 
étèter , couper la tète à un 
arbre. 

DECIMO, subst. m., décime, la 
dixième partie d'un franc. 

DECniETRO , s. m. , décimètre , 
dixième du mètre. 

DECIMOUTAR, v.a., étèter les 
piaules ; ébarber les plumes , 
le papier , etc. 

DECINDRADOU, s.m., décin- 
troir, marteau à deux taillants 
des maçons. 

DECINDRAR, v.a., décinlrer , 
ôter les cintres d'une arche , 
d'une voûte. 

DECISIEN, s.f., décision , réso- 
lution prise ; jugement pro- 
noncé. 

DECISIF , IVO , adj . , décisif, ive, 
qui décide, qui termine. 

DECLAMAÏRE, ARELLO,s.m. 
et f . , déclamateur , trice , qui 
déclame bien. 

DECLAMAR , v, act. , déclamer , 
prononcer à vqIx haute et d'un 
ton d'orateur. 



DEC 



o%^ 212 ^%^ 



DED 



DECLAMATIEN, s.f., déclama- 
tion , action de déclamer. 

DECLARAR, v. act., déclarer, 
manifester , faire connaître ; 
v.pr., se déclarer , se mani- 
fester , prendre parti 3 s'avouer 
coupable, 

DECLARATIEN , s.f. , déclara- 
tion , action de déclarer. 

DECLIN, s. m.;, déclin, état d'une 
chose qui penche vers sa fin. 

DECLINAR , V. neut. , décliner , 
pencher vers sa fin ; incliner 
d'un côté ou d'autre ; v,a., dé- 
cliner, faire une déclinaison; 
décliner un nom , le faire passer 
par tous les cas ; décliner son 
nom , se nommer , se faire 
connaître ; s'éloigner de l'équa- 
teur : s'éloigner du nord. 

DECLIN AÏOUARO , s. m,, décli- 
natoire , moyens qu'on allègue 
pour décliner la juridiction 
d'un tribunal. 

DECLirsESOUN , s.f., déclinai- 
son, éloignement des astres 
par rapport à l'équateur ; action 
de décliner. 

DECO, V. Dcquo. 

DECOUGNOUAR, s. m., déco- 
gnoir, pièce de bois faite en 
forme de coin , pour serrer et 
desserrer les formes , t. d'imp. 

DECOUMBRAMENÏ , subst. m., 
décombrement, aclion d'enlever 
les décombres ou ee qui en- 
combre. 

DECOUMBRAR , v. a., découvrir 
une maison , en ôter le toît ; 
nettoYer, enlever lesdécombres. 

DEC0UMBRE3 , subst- ra.plur., 
décomlfres , restes d'une démo- 
lition ; menues pierres , plâ- 
tras . etc. 

DECOÙNFITURO , s.f., décon- 
fiture , enlière défaite , des- 
Iruction ; fig., ruine entière 
d'un négociant : état d'un dé- 
biteur insolvable. 



DECOUPAIRE , V. Decoiipur. 

DECOUPAR , V. act., découper, 
couper en petites pièces , dé- 
pecer un bœuf, du gibier , 
une volaille. 

DECOUPLAT, ADO, adjectif, 
découplé, ée, jeune personne 
de belle taile ; éveillé, dégourdi, 
alerte. 

DECOUPUR , s. m., découpeur , 
celui qui découpe, qui dépèce. 

DECOUPURO , s . f . , découpure . 
taillade faite pour ornement à 
du papier, aune étoffe, etc.; 
chose , figure , image découpée. 

DECOURAR, V. act., décorer, 
orner, parer. 

DECOURATIEN , s.f., décoration, 
embellissement, ornement en 
peinture , sculpture, architec- 
ture ; marque de dignité , 
d'honneur ; au pi. , ce qui , au 
théâtre , imite le lieu de la 
scèué ; décor , aclion de décorer 
un appartement , ce qui sert à 
décorer, orner. 

DECOURAïqUR, s. m., décora- 
teur, celui qui fait des déco- 
rations de fêtes , de théâtre, etc. 

DECRET, s. m., décret, ordon- 
nance. 

DECRETAR, v.act., décréter, 
faire une ordonnance. 

DECROUTAR , v. a., décrotter , 
ôter la crotte des souliers, des 
bottes. 

DECROUTOUAR, s. m., décro- 
toire, brosse pour décrotter. 

DECROUTUR ou Degroti , s.m. , 
décrolteur , celni qui fait pro- 
fess ion de décrotter. 

DEOAILLAR, v. act., faner, 
étendre le foin qu'on vient de 
couper rompre les andains. 

DEDAMAR,v.n., dédamer, ôter 
les dames , ôter les pions des 
plus basses cases du damier. 

DEDAOU , s.m., dé à coudre; 
doiglicr, tuyaux de roseau que 



i 



DED 



o§^ 213 ^^ 



DEF 



les moissonneurs mettent à 
leurs doigts ; paumelle , pour 
coudre les voiles ; poutier de 
tireur d'or. 

DEDAOURAR, v. a., dédorer, 
enlever la dorure. 

DEDAVAOU , V. Davaou. 

DEDEÇ A , adv . , deçà , en deçà , 
de ce côté , plus près. 

DEDEGNAR, v. a. et n., dédai- 
gner , marquer du dédain ; 
mépriser 5 ne pas vouloir par 
mépris. 

DEDEGNOUSAMENT , adverbe , 
dédaigneusement, avec dédain, 
mépris. 

DEDEGNOUX, OUSO , adjectif, 
dédaigneux, euse, qui marque 
du dédain , qui dédaigne. 

DEDELA, adv., delà, en delà, 
de l'autre côté , plus loin. 

DEDEN , s. m., dédain , sorte de 
mépris exprimé par le ton , le 
geste , les regards , le maintien. 

DEDENTAT , ADO , adjectif , 
édenté , qui n'a plus de dents , 
ou qui lui en manque beaucoup. 

DEDIAR, V. a., dédier, consa- 
crer au culte divin ; mettre 
sous l'invocation d'un Saint ; 
adresser un livre , un ouvrage 
par une dédicace ; v. pron., se 
dédier , se consacrer à 

DEDÎCAÇO, s. f., dédicace, action 
de consacrer une église ; épilre 
dédicatoire qu'on met au com- 
mencement d'un ouvrage litté- 
raire. 

DEDICATOUARO , adj . , dédica- 
toire , se dit d'une lettre par 
laquelle on dédie un ouvrage 
d'esprit. ~ 

DEDINS, prép., dedans, dans 
l'intérieur, l'opposé de dehors. 

DEDIRE (si), v. pr., se dédire, 
se rétracter , manquer à sa 
parole. 

DEDlï, s. m., dédit, désaveu , 
révocation d'une parole donnée. 



c'est aussi une peine stipulée 
dans un marché contre celui 
qui ne veut pas le tenir. 

DEDOOUMAGEAMEiNÏ , s. m., 
dédommagement , réparation 
d'un dommage. 

DEDOOUMAGEAR , y. act., dé- 
dommager, indemniser, réparer 
un dommage. 

DEDOOURAR, v. a. et p.on., 
dédorer , effacer , ôter , enlever 
la dorure. 

DEDOUBLAR , v.a., dédoubler, 
ôter la doublure ; partager en 
deux. 

DEDUCTIEN, s. f., déduction , 
soustraction , rabais. 

DEDUIRE, v.a., déduire, sous- 
traire , rabattre d'une somme. 

DEESSO , s.f.^ dée>se , fausse 
divinité du sexe féminin ; au 
fig., une jolie femme ou de- 
njoiselle. 

DEF AGI! , ACHO , adj . , défait , 
ai te, abattu 3 amaigri ; atténué; 
exténué. 

DEFADURO, s.f., dislocation, 
luxation d'un membre, d'un 
os. 

DEFAILLENÇO , s.f., défaillence, 
faiblesse , évanouissement. 

DEFAILLENT, ENTO, adject., 
défaillant, ante, qui défaillit , 
qui dépérit ; s.m. , celui qui ne 
comparait point sur l'assigna- 
tion. 

DEFAILLIR, V. neut , défaillir , 
manquer ; dépérir , s'aiTaiblir , 
tomber en faiblesse. 

DEFAIRE , V . act. , défaire, dé- 
truire ce qui est fait ; vaincre, 
metlre en déroute ; tailler en 
pièces un ennemi ; v. pr., se 
défaire, se débarrasser ; se cor- 
riger; se démettre, se déboîter. 

DEFALQUAR, v.a., défalquer , 
rabattre, déduire une somme 
d'une plus considérable. 

DEFANGAR (si), v. pr., s'ôler 



DEF 



oK 214 ^f* 



DEF 



la fange , la boue ; se tirer de 
la fange. 

DEFAOUÏ, s. m., défaut, im- 
perfection , manque , vice ; 
défaut , manquement. 

DEFAOUTAR , v.n., dépromettre, 
faire défaut , ne pas se rendre 
au lieu indiqué ; il se dit par- 
ticulièrement du journalier qui 
dégage sa parole donnée. 

DEFARDO, s.f., défaite, soula- 
gement, action de se débar- 
rasser; reste d'une marchan- 
dise , d'une denrée. 

DEFARFOUILLAR (si), v. pr., 
se défaire d'une marchandise 
surannée; se tirer d'une mau- 
vaise affaire, d'un mauvais pas , 
d'un méchant créancier. 

DEFARRAR , v.a.etpr., déferrer, 
ôter les fers des pieds des che- 
vaux ; ôter les ferrements d'un 
ouvrage de menuiserie ; se 
déferrer , on ne le dit que d'une 
bête de somme qui perd un ou 
plusieurs de ses fers. 

DEFARROUILLAR, v. act., dé- 
verrouiller , tirer le verrou 
d'une porte pour l'ouvrir ; voy. 
Defarfouillar. 

DEFAVOUR , s. fém. , défaveur , 
cessation de faveur, état de 
celui qui n'est plus en faveur. 

DEF AVOURABLAMENT , adv . , 
défavorblement^ d'une manière 
défavorable. 

DEFAVOURABLE , BLO , adj . , 
défavorable , préjudiciable , 
désavantageux, qui n'est point 
favorable. 

DEFECÏIEN, s.f., défection, 
abandonnement d'un parti , 
désertion. 

DEFEGTUOUSAMENT , adv. , 
défectueusement , d'une ma- 
nière défectueuse. 

DEFECTUOUSIÏA , s . f . , défec- 
tuosité, défaut, manquement 
en quelque chose. 



DEFECTUOUX , OUSO , adject . , 
défectueux , euse , qui a des 
défauts , qui n'a pas les qualités 
requises. 

DEFENDOUR, s. m., défendeur, 
celui qui défend une cause. 

DEFENDRE, v.a. et pr., défen- 
dre , protéger , garder ; empê- 
cher de faire une chose ; se 
défendre, combattre, repousser 
celui qui nous attaque. 

DEFENSABLE, BLO, adjectif, 
défensable, il se dit d'un héri- 
tage dont la jouissance n'est 
pas commune ou qui est en 
défends. 

DEFENSIVO , s. f . , défensive , 
simpledisposi lion à se défendre; 
l'opposé d'offensive. 

DEFENSO, subst. f., défense, 
prohibition ; plaidoirie d'un 
défenseur , prétexte qu'il avan- 
ce. Estre en défenso , être en 
défends , parlant d'un bois dont 
on a défendu la coupe; être 
sur la défensive , parlant d'une 
personne qui se tient en mesure 
de se défendre ; au pi . , défenses 
désigne les longues dénis d'un 
sanglier > et les pièces de bois 
que le maçon appuie contre un 
mur de façade pour indiquer 
aux passants qu'il y a danger 
et péril d'en approcher. 

DEFENSOUR , s . m . , défenseur , 
celui qui défend un accusé. 

DEFER, sorte d adj . , désagréable, 
étrange , rude. Jquo m'est ben 
de fer , cela m'est sensible , 
étrange, je ne puis m'y habi- 
tuer. 

DEFERAR , v.a. , déférer, accor- 
der des honneurs. 

DEFERENÇO, s. f., déférence, 
égards , "respects , condescen- 
dance. 

DEFERRAR, v. act., déferrer , 
ôter le fer , le ferrament ; v-pr,, 
se déferrer , perdre son fer. 



D^F 



*^ 215 ^^ 



DEF 



DEFESSEGEAR (si) , v. pr., se 
dé|;agcr , se débarrasser , se 
délivrer d'entre les mains de 
quelqu'un qui serre de près, 

DEFETO, s.f., défaite, déroule 
d'une armée , de troupes ; ex- 
cuse artificieuse. 

DEFI , s.m. , défi , provocation , 
en général ; appel à un combat 
singulier; cartel. 

DEFIÂNÇO, subst. f., défiance, 
soupçon , crainte d'être trompé; 
méfiance , manque de confiance 
dans ses forces, ses talents, 
son courage , etc. 

DEFIANT , ANTO , adj . , défiant, 
ante, soupçonneux, qui craint 
qu'on ne le trompe. 

DEFIAR (si), V. pr., se défier, 
prendre garde , avoir de la 
défiance , ne pas trop se fier. 

DEFIAT , s . m . , homme méchant, 
double , dissimulé , dangereux, 
dont on doit se méfier. 

DEFICIT, s.m., déficit, ce qui 
manque. 

DEFIDAR , v.a. , défier , faire un 
défi. Defidar , v .pr. , demander 
trêve , renoncer au combat ; 
prendre du repos, discontinuer 
de jouer. 

DEFIGURAR, v. Desfigurar. 

DEFILA, s.m., défilé, passage 
étroit; fig., situation difficile; 
effilé, fil qu'on a effilé d'un 
tissu. 

DEFILAR , v.a. , défiler , ôter le 
fil passé dans quelque chose ; 
effiler , défaire un tissu fil d fil ; 
aller à la file ; figur. et famil. , 
mourir successivement ; v.pr., 
se défiler, quitter le fil, se 
découdre; s'effiler, s'en aller 
par fil ; V. Effilar et ses dérivés. 

DEFILO.s.f., tout d'une file, 
tout d'une avenue. Prendre la 
défilo , défiler , s'en aller à la 
file ; mourir successivement ; 
s'user , n'être bientôt plus por- 



table, parlant d'un vêtement. 

DEFINAR , V. Defidar. 

DEFINIR, v.a., définir , marquer, 
déterminer précisément , ex- 
pliquer clairement , exactement 
la nature, l'essence d'une chose. 

DEFINITIEN, s.f., définition, 
fin , terme d'une chose. 

DEFINITIF , lyo , adj . , définitif, 
ive , qui décide , règle , déter- 
mine ; exp. adv., enfin, pour 
finir ; par jugement définitif. 

DEFINITIVAMENT , adverbe , 
définitivement , enfin , tout-à- 
fait ; en jugement définitif. 

DEFIQUEGEAR, v.a., craindre 
quelqu'un. 

DEFISAR (si), v. pr., se défier 
d'un être méchant , cruel et 
dangereux. 

DEFIT , s.m. , défi , provocation 
au combat; gageure, pari. 

DEFLOURAR, v.a., défleurir, 
ôter la fleur ; ôter le meilleur , 
le plus beau d'une marchandise^ 
déflorer, ôter la virginité. 

DEFOUARO, adv. , dehors , à la 
rue. Estre defouaro, être absent, 
en voyage ; s.m., le dehors , 
la partie extérieure. 

DEFOUNÇAR , v. a., défoncer , 
ôter le fonds d'un tonneau , etc. 
eflbndrer, fouiller profondément 
un terrain ; fouler aux pieds 
le cuir après qu'on l'a mouillé , 
terme de tanneur 

DEFOUNDRE , v. a., démolir , 
débâtir un édifice ; découdre ce 
qui est cousu ; abattre , défaire 
ce qui est construit. 

DEFOURMAR , v.a. , déformer , 
gâter la forme d'un chapeau , 
d'un soulier ; ôter la forme ; 
V. pr . , se déformer , perdre sa 
forme. 

DEFOURNAR , v.a. , défourner , 
ôter du four. 

DEFOURRELAR , v . a. , déferler , 
délier les voiles pour les mettre 



DEG 



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DEG 



au vent , défourreler , tirer 
l'épée , le sabre de dedans son 
fourreau. 

DEFREY AR , v . a . , défrayer , 
payer la dépense que quelqu'un 
a faite pour nous, dédommajîer. 

DEFRICHAMENÏ , s. m., défri- 
chement, action de défricher j 
terrain défriché. 

DEFRICHAR, V. act., défricher 
disposer pour la culture une 
terre inculte. 

DEFROUNGIR , v.a. , défroncer , 
ôter, défaire les plis qui fron- 
cent ; fig. , défroncer le sourcil, 
se dérider le front, prendre un 
air serein. 

DEFROUQUAR , v.a. , déf roquer, 
ôter le froc ; faire quitter à un 
reli{2;ieux sa profession. 

DEFROUQUAT , s.ra. , défroqué, 
celui qui a quitté la vie mona- 
cale ; celui qui a quitté la sou- 
tane et l'état ecclésiastique. 

DEFRUTTI, s. m., defructu , 
repas en pique-nique entre des 
amis ; repas qu'on fait après 
avoir tué le cochon ; grande 
consommation de vivres. 

DEFRUTU oit Defurutu , voyez 
Defrnti. 

DEFUGAR (si), v. pr., perdre 
son feu , apaiser son feu, 

DEFUGIR, v.a., fuir, échapper, 
se détourner d'un endroit. 

DEFUILLAR, v.a., défeuiller , 
ôter les feuilles ; v . pr . , perdre 
ses feuilles. 

DEFURUTU, V. Defrutti. 

DEGAFAR , v.n. , faire un effort 
avec la barre d'un pressoir à 
huile , afin de la faire entrer 
facilement dans le trou de la 
vis. 

DEGAGE AMENT, s. m., déga- 

, gement , action de dégager ; 
effet , état d'une chose dégagée. 

DEGAGEAR , v. act., dégager, 
retirer quelque chose que l'on 



avait mise en gage ; dégager 
un soldat , obtenir son congé ; 
dégager sa parole , annuler un 
engagement verbal ; v.pr., se 
dégager , se débarrasser de 
toute entrave. Homme dégageât, 
dégourdi, alerte, éveillé. 

DEG AIL , s.m. , dégât , consom- 
mation de vivres qui se fait 
avec prodigalité ou sans néces- 
sité ; agatis, dommage causé 
par le bétail. Oou degail , au 
rebut , au dégât , au fumier. 

DEGAILLAR , v.a., gâter , friper, 
user ; dissiper , prodiguer. 

DEGAILLEÏ , diminutif de De- 
gaillier. 

DÈG ATELIER , ÏERO , s.m. etf., 
fripeur, euse, dissipateur, trice, 
prodigue ; mauvais ménager. 

DEGANDAOULAR , voy. Desca- 
daoular. 

DEGANEGEAR , v . imp . , tomber 
de petites gouttes d'eau , com- 
mencer de pleuvoir ; bruiner , 
tomber une petite pluie très- 
froide. 

DEGAMBIAT, lÂDO , adjectif, 
gauche , maladroit, sans biais , 
sans adresse , sans goût ni 
Jugement. 

DEGAOUBIAT, v. Deganubiat. 

DEGAOUCHIR.v a., dégauchir, 
ôter l'irrégularité du bois , etc. 
le redresser; figur. et fara., 
rendre moins gauche , moins 
maladroit ; v . pr. , se dégauchir, 
devenir moins gauche. 

DEG AOUCHISS AMENT , s. m. , 
dégauchissement , action de 
dégauchir. 

DEGAOURIGN AR , v . a . , couper 
maladroitement un poisson , 
une pièce de rôti , les bâcher 
au lieu de les dépecer propre- 
ment. 

DEGARAMBRI , sorte d'adjectif , 
déjeté, gauche, rempli d'irré- 
gularité. 



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DEGARGAILLAR , v.a. etpr., 
débiffer , affaiblir, déranger, 
gâter ; disloquer. 

DEGARNIR, V. act., dégarnir , 
ôter la garniture , ce qui garnit, 
ce qui orne , ce qui meuble , 
ce qui défend ; dégarnir un 
vaisseau , en ôter les agrès ; 
désunir un mât , le dégarnir de 
l'état, des manœuvres et des 
cordages ; détaler un magasin, 
une boutique de marchand ; 
déparer un autel, etc. 

DEGATIGNAR (si) , v. pr., se 
disputer , se quereller , être 
en contestation. 

DEGEL AIRE, s m., grand feu, 
feu ardent, bon abri, bonne 
exposition au soleil. 

DEGELAR , v, Deglaçar. 

DEGELAR , verbe a. , n. et pr. , 
dégeler , faire fondre ce qui est 
gelé , cesser d'être gelé. 

DEGENERAR , v.n. , dégénérer, 
ne pas suivre l'exemple de ses 
ancêtres ; s'abâtardir ; ne plus 
porter de bons, de beaux fruits. 

DEGENERAÏIEN , s.f . , dégéné- 
ration, action de dégénérer, 
ses effets , son état. 

DEGEOU , s m . , dégel , fonte des 
neiges et des glaces. 

DEGERIR, V. a. et n., digérer, 
faire la digestion ; fig. , ne pou- 
voir se figurer un événement , 
souffrir patiemment, sans rien 
témoigner ; examiner , méditer, 
se remplir, se pénétrer de. . 

DEGEKMIR, verbe act., ôter le 
germe; v.pr., se dégarnir de 
germe. 

DEGIÏAR , V . a . , élever un enfant 
à la mamelle , ou après qu'il 
est sevré ; pourvoir à sa nourri- 
ture et à ses besoins. 

DEGLAÇAR , v . a. , dégeler, faire 
fondre ce qui est gelé ; v.n. et 
impersonnel , éprouver l'in- 
fluence du dégel ', V . neut . , se 



dégeler , cesser d'être gelé. 

DEGLANIR ou Deglenir ( si ) , 
v.pr., s'ébarouir , s'entr'ouvrir, 
on le dit des futailles dont les 
douves se désunissent par la 
sécheresse ou l'ardeur du soleil. 

DEGLATIR, v.a., soulager, dé- 
livrer quelqu'un des insectes 
qui le dévorent. 

DEGLEIAR , v.n., vomir , dégo- 
biUer. 

DEGLEIN, s. m., exténuement , 
état d'une personne exténuée ; 
vomissement. 

DEGLEIS, EISO, adj., exténué, 
exténuée. 

DEGLENAR, v.a. et n., égosser 
les légumes ; cueillir les olives 
à la main; au fig., mourir. 

DEGLENIT, IDO, adj. et p. p. 
du verbe Deglanir. 

DEGLEIKE , v.n. , maigrir d'em- 
bonpoint; vomir. 

DEGLEY, v. Deglcin. 

DEGOUAL , s. m., précipice, 
mauvais chemin, mauvais pavé, 
où l'on peut tomber facilement. 

DEGNAR , v.n., daigner, avoir 
pour agréable ; faire la faveur 
de ... , condescendre à. . . 

DEGOUASAR , v.n., dégoiser, 
parler mal à propos, parler 
beaucoup , jaser ; v. pr., se 
dégoiser, perdre sa simplicité 
d'esprit. 

DEGOUBILL AR , v,a. , dégobiller, 
vomir ; v . n. , dévoiler un secret, 
, parler trop ensuite des insinua- 
tions auxquelles on s'est laissé 
prendre. 

DEGOUBILLURO , s.f., dégo- 
billis, matières dégobillées. 

DEGOUFAR, v. act., dérober 
quelque chose ; écaler , enlever 
les écales des légumes et la 
peau du grain du raisin; dé- 
gonder , ôter une porte de 
dessus ses gonds. 



21 



DEG 



*'%^ 218 <^ 



DEG 



DEGOULAR /v . n . , faire tomber, 
faire choir , jeler par lerre ; 
mourir, tuer; v.pr., se pré- 
cipiter, tomber, se jeter par 
terre. 
DEGOUNFLAR, v. a. et prou., 
dégonfler , faire cesser le gon- 
flement. 
DEGOURDIR, v.a., dégourdir, 
ôter l'engourdissement ; faire 
chaufl"er un peu ; fig. et fara. , 
façonner , polir ^ déniaiser , 
maniérer 5 v.pr. , se dégourdir, 
se défaire de sa simplicité, de 
sa gaucherie ; perdre de sa mo- 
destie , de sa pudeur. 
DEGOURDISSAMENT, s.m. , dé- 
gourdissement, cessation d'en- 
gourdissement. 
DEGOURDIT, IDO, s. et adjec, 
dégourdi , die, éveillé , fin , 
rusé, fam. 
DEGOURGEAMENT , s . m . , dé- 
gorgement , action de dégorger; 
épanchement des eaux et des 
immondices retenues , etc. 
DEGOURGEAR, v. a., dégorger, 
déboucher, débarrasser ce qui 
était engorgé , etc.; v.n., se 
déboucher, se déborder, en par- 
lant d'un égoût , d'un canal , 
etc.; V. pron., se déboucher, 
s'épancher , s'écouler. 
DEGOUST , s.m., dégoût, man- 
que d'appétit; fig., déplaisir , 
ennui , chagrin , aversion. 
DEGOUSÏAMENÏ, s.m. , dégoû- 
tement , action de ce qui répu- 
gne , dégoûte ; de ce qui donne 
du déplaisir. 
DEGOUSÏAINT, ANTO, adject., 
dégoûtant , an te , qui donne du 
dégoût; fort sale; figur.;, qui 
donne du déplaisir , de la répu- 
gnance , dit l'a version. 
DEGOUSÏAR , V. a . , dégoûter , 
occasionner du dégoût , en- 
nuyer ; V. pr., se dégoûter, 
prendre du dégoût, de l'aversiou 
pour une chose. 



DEGOUSTAT , ADO , adj., dé- 
goûté , ée , difficile , délicat. 
DEGOUT, s.m., goûte d'eau ou 

de quelque autre liquide. 
DEGOUTAMENT, s.m. découle- 
ment d'un liquide; figur., dé- 
mangeaison de parler. 
DEGOUTAR, v.n., dégoutter, 
découler, couler goutleà goutte; 
fig.; avoir la démangeaison de 
dire quelque chose de forte ou 
d'esseritielle. 
DEGOUVAR, v.act., écaler les 
légumes ; ôter la peau aux 
grains du raisin. 
DEGOUYAT, ADO, adj., libre , 
aisé dans ses manières ; pris 
de mauvaise part, il signifie 
déguenillé , mal mis , malpro- 
pre. 
DEGRADAR, v.a., dégrader, 
démettre d'un grade , d'une 
fonction avec ignominie; désho- 
norer, avilir ; faire du dégât ; 
causer la dégradation; v.pr., 
se dégrader , s'avilir. 
DEGRADATIEN , s.f., dégrada- 
tion , action de dégrader ; des- 
titution ignominieuse d'un gra- 
de , d'une fonction , etc. ; me- 
sure , acte qui la prononce ; 
dégât dans les bois, etc.; dé- 
périssement dans une maison ; 
fig., avilissement. 
DEGRANAR , verbe a. , égrener, 
faire sortir le grain de l'épi , 
la graine de la capsule ; déta- 
cher les grains de la grappe j 
ôter le grain de la trémie du 
moulin ou de l'airée qu'on vient 
à peine de fouler ; ôter les 
olives ou la pâte de la grande 
auge d'une huilerie. 
DEGRAPPAGE,s.m., égrappage, C 

action d'égrapper. 
DEGRAPPAR, v. a., égrapper 
du raisin , ainsi que tout ce 
qui est en grappe. 
DEGRAVAMÈNT, s.m., dégrè- 
vement, action de dégrever. 



DEG 



oî^ 219 ^f* 



DEG 



DEGRAVAR, v. a., dégrever, 
exempter quelqu'un de payer 
une partie d'une imposition 
jugée trop forte j enlever la 
grave , le gravois. 
DEGRE, subst. masc, degré; 
chacune des marches d'un es- 
calier; figur., augmentation 
ou diminution ; extension suc» 
cessive ; terme d'une qna- 
lilé morale ; moyen d'élé- 
vation , emploi , litre, etc. qui 
conduisent à un grade supé- 
rieur ; parentage ; éloignement 
ou proximité de la souche com- 
mune ; division d'une ligne , 
d'un instrument gradué ; por- 
tion d'un cercle. 
DEGREISSAGE , s. m., dégrais- 
sage , action de dégraisser , 
d'ùter la graisse , le gras. 
DEGREISSAR, v. Desgraissar. 
DEGREISSUR , s.m., dégraisseur, 
celui qui dégraisse les étoffes. 
DEGRINGOULAR , v. a. etn., 
dégringoler, sauter, descendre 
vite et malgré soi; faire une 
chute , perdre son emploi , sa 
fortune, sa dignité , sa puis- 
sance. 
DEGRISAR , v.a. , dégriser, faire 
passer l'ivresse ; fig. et fam., 
fairccesserrillusion, le charme. 
DEGROUSSAGE, s.m., dégros- 
sage , action de dégrossir. 
DEGROUSSAR , ou Degroi ssm , 
v.a., dégrossir, donner une 
première façon à un ouvrage ; 
dégrossir une affaire ; donner 
les premiers éléments d'une 
science , d'un art, d'un métier 
à une personne ; passer le 
chanvre à un séran fort gros. 
DEGROUSSOUAR , s.m., sorte 
de peigne en fer pour passer 
le chanvre. 
DEGRUEILLAR ou Deguuyar , 
va., écaler les noix , les aman- 



des ; écosser les pois , les fèves, 
les haricots. 
DEGRUNAR, v.a., écosser les 
légumes ; v.pr. , Si degrunar , 
se détacher par peti ts morceaux , 
par parcelles. 
DEGUAR, V. a., émousser un 
outil, un instrument tranchant. 
DEGUENO ou Degueino , s. f., 
dégaine , façon , tournure , 
démarche , conduite , conte- 
nance , manière d'agir , de se 
présenter, de parler dont on 
n'augure pas bien. 
DEGUEINAR, v.a., dégainer, 
tirer de la gaine , du fourreau. 
DEGUEMLLAT , ADO , adject. , 
déguenillé, ée, tout couvert 
de haillons , dont les habits 
sont en lambeaux. 
DEGUERPIR, y.n., déguerpir, 
quitter un lieu par force ou 
par crainte. 
DEGUERPISSAMENÏ , subs.m., 
déguerpissement , action de 
déguerpir. 
DEGIJISAMENT, s.m., déguise- 
ment, action de déguiser, état 
d'une personne déguisée. 
DEGIIISAR , v.a. , déguiser, tra- 
vestir à rendre méconnaissable ; 
figur., cacher sous des formes 
trompeuses ; altérer la réalité , 
la vérité ; apprêter le bouilli 
ou autres viandes cuites, en 
leur faisant une sauce ; v. pr., 
se déguiser, se masquer; fig., 
cacher son caractère , ses vues ; 
feindre , se montrer autre que 
l'on est. 
DEGULAR, v.a-, vomir, dégo- 
billcr ; fig. , dégueuler , déceler 
im secret. 
DEGUN , pron. ind. , personne , 
nul , aucun , ni l'un ni l'autre. 
DEHOUiNTAT , ADO , adjectif , 
débouté, ée, insensible à la 
honte; effronté. 



DEL 



oW 5520 «^ 



DEL 



DEIDIER, s. propre d'homme , 

Didier. 
DEIMAR , v.a. , dîmer, recueillir 

la dime. 
DEIME, s. m., la dîme, dixième 

partie des fruits qu'on donnait 

à l'église. 
DEEVIIERjS.m., DeimierOjS.L, 

dîmeur, celui qui est chargé 

de percevoir la dime ; la femme 

dudîmeurj petite bourrique. 
DEIS, art. contracté, des; il est 

formé delà prép. de et de l'art. 

les. 
DEJA , adverbe , déjà , dès cette 

heure, dès l'heure dont on 

parle; auparavant. 
DEJOUGAMENT, s. m., déjuc, 

temps du lever des poules et 

autres oiseaux. 
DEJOUCAR, v. a., déjucher, 

faire descendre les poules du 

juchoir ; fig . et fam . , déplacer, 

chasser d'un lieu élevé; v.n., 

Quitter le juchoir ; fig. et fam . , 
éguerpir d'un lieu élevé. 
DEJÔUGNE, V. a., déjoindre, 
déjointer , séparer ce qui était 
joint; désateler les bêtes de 
trait, les chevaux et les bœufs 
de l'araire ou de la charrue ; 
v . pr , , se déjoindre , se séparer, 
en parlant de ce qui était joint. 

DEJUGAR, v.a., déjouer, tra- 
verser , rendre vains les efforts, 
le plan , les desseins de quel- 
qu'un, d'un parti , d'Une cabale; 
v.n., déjouer, jouer mal, 
n'être pas à son jeu. 

DEJUNAR , V . n . , déjeuner , faire 
le repas du matin; s. m., dé- 
jeuner ou déjeimé , petit repas 
du matin. Déjuna dinatouaro , 
déjeuné-diné, grand déjeuné 
qui tient lieu de diné. 

DELARRAMENT, s. m., déla- 
brement , situation d'un corps , 
d'une santé ; d'une maison , 
d'une fortune,etc, qui périclite ; 
état d'une chose délabrée. 



DELABRAR, v. act., délabrer , 
mettre en lambeaux ; fig. mettre 
en désordre , en mauvais état , 
ruiner; v. pr., se délabrer, 
tomber dans le délabrement; 
se meurtrir le visage. 

DELABRE, s. m., délabrement, 
désastre, malheur, calamité. 

DELASSAMENT, s.m., délasse- 
ment , repos , relâche après 
le travail. 

DELASSAR , v.a. , délasser, ôter 
la lassitude; figur., récréer; 
v.pr., se délasser , prendre du 
repos. 

DELE ou Délai, s.m., délai, 
retardement, remise à un autre 
temps. 

DELAYAR, v.a., délayer, dé- 
tremper , rendre fluide. 

DELEGADURO, s. f., dénoue- 
ment , conclusion d'une affaire; 
plaisir, contentement. 

DELEGAR , v.a., déléguer, dé- 
puter , commettre quelqu'un ; 
mettre d'accord , réconcilier 
deux personnes ; v. pron., se 
délecter, se plaire à quelque 
chose ; s'impatienter de ne pas 
voir faire ni arriver ce qu'on 
voudrait; se fondre comme du 
beurre , du plomb , etc. 

DELEGUE ou Délégua, s. m., 
délégué; porteur d'une délé- 
gation. 

DELEOUGEAR, v. Jlleougear. 

DELESTAR , v.a., délester, ôter 
le lest d'un vaisseau. 

DELIAR, v.a., délier, défaire 
le nœud , le lien ; détacher ce 
qui est lié ; fig., dégager d'un 
serment, d'une promesse; ab- 
soudre ; V. Enierar. 

DELIAT, ADO, s. et adject. 
dégourdi, fin, adroit, sub- 
til, pénétrant; grêle, mince, 
délié. 

DELIASSAR, v.a., désaccoupler, 
dépaqueter , défaire du linge 
accouplé. 



DEL 



■*>« 221 ^f-»- 



DEM 



DELIBERAR, y. a. et'n., déli- 
bérer , examiner, discuter le 
pour et le contre, résoudre. 

DELIBERAT, ADO, s. etadj., 
délibéré , aisé , libre , déter- 
miné. 

DELIBERATIEN, s.f., délibéra- 
tion, cbose délibérée ; discussion 
avant la résolution. 

DELICAT, ADO, adj., délicat, 
ate;, agréable au goût, délicieux ; 
fig. , difficile à contenter ; sus- 
ceptible , aisé à blesser ; prompt 
à s'alarmer ; scrupuleux ; faible, 
qui a besoin de ménagement ; 
fin , déliée fragile; qui a de la 
légèreté, de la grâce, etc. 

DELICATAMENT, adv., délica- 
tement , avec délicatesse. 

DELICATESSO, s.f., délicatesse, 
qualité de ce qui est délicat , 
légèreté, dextérité, adresse; 
finesse et justesse d'esprit j sus- 
ceptibilité , scrupule. 

DELICIS , s.m. pi. , délices , vo- 
lupté , plaisir ; ce qui le donne; 
au sing., plaisir vif , volupté 
pure. 

DELICÏOUSAMENT, adv., déli- 
cieusement , avec délices, d'une 
manière délicieuse. 

DELICIOUS , OUSO , adj . , dé- 
licieux , euse , extrêmement 
agréable ; exquis , parfait. 

DELIOURAR , v. Délivrar. 

DELIRAR , v.n. , délirer, être en 
délire. 

DELIRO, s.m., délire, égare- 
ment d'esprit causé par la ma- 
ladie ; au fig. , trouble violent 
d'une imagination exaltée. 

DELIT , s.m., délit , grave con- 
travention aux lois. 

DELIVRANÇO , s.f., délivrance, 
action de mettre en liberté; 
action d'allouer ce qu'on vend 
aux enchères publiques , ad- 
judication. 

DELIVRAR, v. a., délivrer, met- 



tre en liberté ; affranchir d'un 
mal , d'un danger ; débarasser 
d'un importun , d'un être in- 
commode, nuisible; livrer, met- 
tre entre les mains ; adjuger un 
objet en vente ; accoucher j 
v.pr., se délivrer, se débar- 
rasser. 

DELOOUGEAR, v. a., alléger, 
soulager quelqu'un ou quelque 
chose d'un poids, d'un fardeau. 

DELOUGEAMENT, s. m., délo- 
gement , action de déloger , 
changement de logis ; départ 
des gens de guerre , décampe- 
ment. 

DELOUGEAR, v.act., déloger, 
faire quitter un logis, un poste, 
une place ; v . n . , quitter un lo- 
gement, sortir d'un lieu , se re- 
tirer ; quitter un poste , un 
camp. 

DELOUYOUTA , s.f., déloyauté, 
manque de foi , perfidie. 

DELUBRADO, s. f., inondation, 
débordement d'une rivière. 

DELT]GAR,v. Desmahigar. 

DELUGAT , ADO , adj., écervelé, 
qui a l'esprit léger, évaporé. 

DELUGI,s.m., déluge, grande 
inondation , débordement uni- 
versel des eaux; fig., grande 
quantité d'eau. 

DELUSTRAR, v. a., délustrer, 
ôtcr le lustre. 

DEMAGAR, v.a., froisser, chif- 
fonner , bouchonner une étoffe, 
du linge , un habit , etc. 

DEMAILLOUTAR, v.a., démail- 
loter , ôter le maillot à un en- 
fant. 

DEMALOUNAR, y. a., décarre- 
ler , ôter les briques du plan- 
cher, d'un appartement. 

DEMALUGAR, v. a., détraquer, 
démettre les os, déboîter. 

DEMALUGAT, ADO, adj., re- 
muant , chagrin , inquiet , qui 
n'est jamais dans la même place. 



DEM 



■0^ 222 »f> 



DEM 



DEMAMAR , v.a., sevrer un en- 
fant, priver un nourisson du 
lait de sa mère. 

DEMAN, adv.;, demain , le jour 
suivant, ^près deman, après 
demain, 

DEMANCHAMENT , s. m., dé- 
manchement, action de déman- 
cher. 

DEMANCIIAR , v. a., démancher, 
ôter le manche; v.n., t. de 
musique , démancher, avancer 
la main vers le chevalet, au 
haut du manche ; v.pr , se dé- 
mancher, se séparer du manche; 
au fig., aller mal , en parlant 
d'une affaire ; se dessaisir de 
ce qui nous est utile pour le ven- 
dre ou le prêter. Pouadi pas 
men demanchar , je ne peux pas 
le céder, m'en dessaisir. 

DEMANCIPAR, v.a., émanciper, 
mettre hors de tutelle , hors de 
la puissance paternelle ; v pr., 
s'émanciper , prendre trop de 
liherté, de licence j v. s'Espas- 
sar. 

DEMANCIPATIEN , v. Emanci- 
patien. 

DEMANDAIRE , ANDUSO , s.m. 
et f . , celui , celle qui demande 
souvent, importun. 

DEM AND AR , v.a.et n. , deman- 
der, prier pour obtenir ; ques- 
tionner , interroger, chercher 
quelqu'un pour le voir, former 
une demande en justice ; men- 
dier son pain; mander quel- 
qu'un , le faire venir ; contre- 
mander , lui faire dire de ne 
point pétrir, t. de boulanger. 

DEMANDET , ETTO , v. Deman- 
daire. 

DEMANDO, s. f., demande , ac- 
tion de demander ; chose de- 
mandée ; question , interroga- 
tion , action intentée en justice, 

DEMANDURoM Demandour, s.m ;, 



demandeur, eusc , celui qui 
forme une demande en justice. 

DEMANEGEAR-, y.act., enlever 
l'anse à un chaudron, une 
cruche , un panier, etc. 

DEMANGEAMENT, v. Deman- 
gesoun. 

DEMANGEAR, v.n., démanger, 
avoir, éprouver, causer, exciter 
la démangeaison; fig., avoir 
grande envie. 

DEMANGESOUN, s.f., déman- 
geaison, picotement entre cuir 
etchair , qui excite à se gratter, 
fig. , envie immodérée. 

DEMANTENIR (si) , v . pr . , se lais- 
ser aller des mains et des pieds; 
se dessaisir d'un objet ; lâcher 
sa proie ; donner son bien avant 
que de mourir ; sacrifier ses 
droits, dégénérer; se déman- 
teler , tomber en ruine. 

DEMANÏIBULAR, v.a. et fam. 
rompre , démonter, mettre en 
pièces. 

DEMANTirJULE , s. m., homme 
défait , disloqué , exténué. 

DEMARCHO , s.f., démarche, 
allure , manière , façon de mar- 
cher; fig., tentative, manière 
d'agir, procédé , conduite. 

DEMARGADO , s.f., fuite , dé- 
guerpissement , émigration. 

DEMARGADURO , s. f . , folie, ex- 
travagance , emportement , dé- 
sespoir, transport; état d'une 
personne qui manque à son de- 
voir ; démarche aiïectée d'une 
personne. 

DEMARGAR , v.n. , fuir, décam- 
per, s'émigrer ; au fig., faire 
des folies, des extravagances, 
manquer à son devoir ; v. De- 
manchar, Fugir. 

DEMARGOULAR, v. Degittar. 

DEMARIDAR, v. a. et pr., dé- 
marier, séparer deux époux en 
justice, divorcer. 



DEM 



<^ 223 ^So- 



DEM 



DEMARQUAR , v.a., ôter la mar- 
que ou les marques, ôter les 
points marqués par des fiches ; 
au jeu de l'impériale on dit dé- 
badiner; V. n. , démarquer , 
n'avoir plus de marque , en 
parlant d'un cheval. 

DEMARRAGE, s. m., démarrage, 
action d'ôterdes amarres ; mou- 
vement , agitation qui les 
rompt. 

DEMARRAR, V. a., démarrer, 
détacher, ôter les amarres ; v. 
n., quitter l'ancrage, partir; 
Demarrar, ôter la pâte des oli- 
ves de la grande auge d'une 
huilerie. 

DEMASGARAR, v. a., débar- 
bouiller, dénoircir, ôter les tâ- 
ches noires ; déhâler, ôter la 
noircissure occassionnée par la 
hâle du soleil. 

DEMASCLAGE , s. m. , action et 
salaire pour enlever la pre- 
mière écorce du chêne-liége. 

DEMASCLAR, v.a., enlever au 
chêne-liége sa première écorce. 

DEMASIAR, v.act., bousiller, 
faire mal un ouvrage ; fig. , être 
chagrin , être dans le mal-aise , 
avoir un je ne sais quoi qui ôte 
la force et l'envie de travailler. 

DEMASIAT, ADO, adj., dégue- 
nillé, mal habillé, démesuré, 
excessif; hors de son assiette 
ordinaire. 

DEMASQUAR , v.a . , démasquer, 
ôter le masque à quelqu'un ; fig., 
faire connaître un homme tel 
qu'il est , ôter les fausses appa- 
rences de vertu ; enlever ce qui 
masque, ce qui cache; v.pr., 
se démasquer, se découvrir, se 
faire connaître en naturel. 

DEMASTIQUAR, v.a., démasti- 
quer, ôter, enlever le mastic. 

DEM ATA R, verbe act., démâter, 
abattre ou rompre le ou les 
mâts. 



DEMATIN, s. etadv., le matin , 
ce matin , partie du jour avant 
midi. 

DEMBALAR , v. Desembalar. 

DEMEFISAR,v. Me/îsar. 

DEMELET , s.ra., contestation, 
différend, brouillerie , démêlé , 
dispute. 

DEMKLAR , v a . , démêler, sépa- 
rer ce qui est mêlé ; fîg., aper- 
cevoir , reconnaître ; séparer , 
distinguer ; débrouiller, éclair- 
cir; v.pr., se démêler, se dé- 
brouiller. 

DEMELOUAR, s. m., démêloir, 
peigne à démêler. 

DEMEMBUAMENT , s. m., dé- 
memhrcment , action de dé- 
membrer, seseff^ets, chose dé- 
membrée ; division , partage. 

DEMEMBRAR, v.a., démembrer, 
arracher , séparer les membres 
d'un corps; fig , séparer, divi- 
ser , détacher une ou plusieurs 
parties. 

DEMEINAGEAMENÏ , s.ra. , dé- 
ménagement, transport de meu- 
bles d'un logement à un autre; 
fam., sortie d'un lieu. 

DEMEINAGEAR, v.a. et n., dé- 
ménager, porter des meubles 
d'un logement à un autre; 
changer de demeure ; fam , 
quitter promplement un lieu , 
en sortir par force. 

DEMEIRAR , v. a., ratisser, en- 
lever le bois qui tient à l'écorce 
du chêne-liége. 

DEMEMOURIAR, V. a., faire 
perdre la mémoire , démonter, 
déconcerter quelqu'un , le met- 
tre hors d'état d'agir. 

DEMEMOURIAÏ , ADO , s. et 
adj . , oublieux , étourdi , sans 
mémoire , qui oublie facile- 
ment. 

DEM EN, s. m. y^nar en demen , 
en moins , aller de mal en 
pire , reculer au lieu d'avancer , 



DEM 



<^ 224 ^^ 



DEM 



diminuer sa fortune , dissiper 
son avoir. 

DEMENA, s.masc, mouvement 
des parties du corps , des dé- 
marches , des affaires d'une 
personne , d'un gouvernement. 

DEMENAR (si) , v.pr. , se déme- 
ner, se débattre, s'agiter, se 
dépêcher , se donner beaucoup 
de peine , de mouvement pour 
faire réussir une chose. 

DEMINE , V. Démena, 

DEMENIR ou Démunir , y. a. , di- 
minuer , rendre plus petit , 
amoindrir, retranctier en par- 
tie ; v.n., devenir moindre. 

DEMENIÏIEN, s.f., diminution, 
amoindrissement, rabais. 

DEMENTEGAR, v.a., oublier, 
perdre la mémoire d'une chose. 

DEMENTI, s. masc, démenti, 
négation formelle et outra- 
geante de ce qu'un autre nous 
dit, ou a dit avant nous. 

DEMENTIR , v. act., démentir , 
dire qu'on a menti ; être 
d'un avis contraire, prouver le 
contraire, v.pr., se démentir, 
se dédire , se relâcher ; s'écarter 
de son caractère , déchoir de 
sou état. 

DEMESCLAR , v. Demelar. 

DEMESURAT, ADO, adj., dé- 
mesuré , ée , hors de la mesure 
ordinaire; fig., excessif, ex- 
traordinaice. 

DEMETTRE, v.act., démettre, 
disloquer, déplacer les os ; fig., 
déposer, destituer, v. pr., se 
démettre , se défaire de sa 
charge, de son emploi, de sa 
dignité 

DEMI ou MiECH , s . f . , demie , 
la demi-heure a sonné. 

DEMIEI ou Demiech, s m., demi- 
pot, demi -mesure pour le li- 
quide. 

DEMIEI, DEMIE YO, adj., demi- 
plein , demi-pleine , parlant 



d'un vase, d'une futaille, d'une 
mesure , etc. 

DEMIEYAR , v.a. et pr., emplir 
ou désemplira demi. 

DEMISSIEN, s. fém., démission , 
acte par lequel on se démet 
d'une charge. 

DEMISSIOUNARI , s. m., démis- 
sionnaire , celui qui a donné sa 
démission ; celui à qui on a 
fait un abandon. 

DEMITTO, s.f., démittes , sorte 
de toile de coton. 

DEMONI,s.m., démon, lutin, 
espiègle , tapageur ; personne 
qui fait de son corps et de ses 
mains tout ce qu'elle veut. 

DEMOUARDRE, V a. , démordre, 
lâcher ce qu'on tient entre les 
dents; fig., départir d'une en- 
entreprise , d'un dessein. 

DEMOUARO, s.f. , demeure, ha- 
bitation, domicile, lieu que 
l'on habite j état de perma- 
nence , etc. 

DEMOULIR,v.a., démolir, dé- 
truire , abattre pièce à pièce un 
ouvrage d'architecture , de ma- 
çonnerie. 

DE'MOULISSUR, s. m., démo- 
lisseur, celui qui démolit. 

DEMOULITIEN , démolition , ac^ 
tion de démolir ; au pi., maté- 
riaux, décombres qui en pro- 
viennent. 

DEMOUN , V. Demoni. 

DEMOUNETISAR, v.a., démo- 
nétiser, ôter à un papier, à une 
espèce la valeur d'une monnaie. 

DEMOUNTAR , v. a., démonter , 
ôter la monture , renverser, 
jeter son cavalier par terre ; dé- 
sassembler les parties d'un toutj 
fig. , mettre en désordre , trou- 
bler, déconcerter, rendre in- 
terdit, mettre hors d'état de 
répondre, d'agir; ôter un ca- 
non de dessus l'affût ; fig., ren- 
verser les projets de quelqu'un; 



DEM 



o« 225 &§<• 



DEN 



v.pr., se démonter, se désas- 
sembler, pouvoir être déjoint. 

DEMOURANT, adj., demeurant, 
qui demeure , réside. 

DEMOUNSÏRAR, v. Demoustrar. 

DEMOURALISAR , va., démo- 
raliser , rendre immoral , cor- 
rompre les mœurs j v.pr., se 
Sfàter, se corrompre. 

DÉMOURALISAÏIEN, s.f., dé- 
moralisation , action de démo- 
raliser, état de cette action, 

DEMOURAR, v. n., demeurer, 
faire sa demeure , sa résidence; 
être permanent, tarder; s'ar- 
rêter ; ])ersisler ; rester, etc. 

DEMOURENAR, v.a., dévisser, 
défaire une vis, desserrer une 
vis. 

DEMOURRAR, v.a., meurtrir la 
figure ; fîg. , égueuler une cru- 
che, casser la partie par où 
l'on fait couler l'eau ; v. pr., 
se meurtrir la figure, 

DEMOURSAIRE, s. m., battoir 
pour détacher le verre du fêle. 

DEMOUSCLOURAR , v.a., ôter 
(^ la cfoche d'un fuseau de fileuse 
à la quenouille. 

DEMOUSGLOUROUNAR, v.act., 
ôter le crochet en fil de fer qui 
se trouve au bout d'un fuseau 
de fileuse. 

DEMOUSTRAIRE,v. Demouslra- 
tour. 

DEMOUSTRAR, v.a. démontrer, 
prouver d'une manière évi- 
dente , témoigner par des mar- 
ques extérieures ; enseignant 
en mellant sous les yeux. 

DEMOUSTRATIEN, s.f. , démons- 
tration, preuve évidente et con- 
vaincante ; raisonnement fondé 
sur l'évidence ; leçon d'une 
science expérimentale ; marque, 
témoignage d'amitié, d'appro- 
bation ou d'improbation , de 
satisfaction ou de mécontente 
ment. 



DEMOUSTRATOUR , s. m., dé 
monstrateur, celui qui démon- 
tre. 
DEMOUTAR, v. a., égravillon- 
ner, lever un arbre en motte 
et lui enlever une partie de sa 
motte de terre avant de le re- 
planter. 
DEMUBLAR , v. a., démeubler , 
ôter les meubles , dégarnir de 
meubles. 
DEMUGAR , v.a., démêler les 

cheveux. 
DEMUNIR, v.a., démunir, ôter 
les munitions; diminuer, bais- 
ser les prix , réduire le nom- 
bre , consumer, absorber. 
DExMURANCO, v. Demouaro. 
DEN A RR AT, ADO, s. et adj., 
sans nez , qui n'a point de nezj 
fig., qui n'a point d'odorat; 
qui prend les affronts pour des 
compliments. 
DENATURALISAR , y. Dena- 

turar. 
DENATURAR, v.a., dénaturer, 
changer la nature d'une chose ; 
v.pr., se dénaturer, perdre ses 
bonnes qualités. 
DENATUR.\T, ADO , s. et adj., 
dénaturé, ée, qui n'a pas les 
sentiments qu'inspire la naturej 
contraire à la nature , à ses 
affections. 
DENEGRIR , v. act., dénoircir, 

ôter le noir d'un objet. 
DENEGATIEN , s.f., dénégation, 

action de nier en justice. 
DENEMBRAR, v. OouhUdar. - 
DENICIIAR ou Denisar, v.act., 
dénicher, ôter des oiseaux de 
leur nid ; fig., chasser de leur 
poste des ennemis , des bri- 
gands ; découvrir sa retraite , 
demeure ; ôter de sa niche ; 
v.pr., s'évader , s'enfuir, se 
dénicher. 
DENIEIRORO , v. Argentino. 
DENIER , s. m., dénier, ancienne 
22 



DEN 



<4« 226 ^So 



DEN 



Îièce de monnaie qui valait la 
ouzième partie d'un sou ou 
cinq centimes d'aujourd'hui. 
Achetar un dénier d'aigo , ache- 
ter un tuyau d'eau de la cir- 
conférence d'un dénier. 

DENIESAR ,v.a., déniaiser, ren- 
dre quelqu'un moins niais , 
moins simple , plus fin , plus 
rusé qu'il n'était ; tromper , 
voler, duper un niais j v.pr., 
devenir moins simple, plus fin. 

DEMGRAR , v. act., dénigrer, 
travailler à diminuer le mérite 
de quelqu'un ou de quelque 
chose, à les rendre méprisa- 
bles. 

DENOUARCIR, v.a,, ôterlenoirj 
débàler, ôter la hâle du soleil. 

DENOUDAR,v. Denousar. 

BENOUMAR , v. a. , dénommer , 
désigner par le nom , par un 
nom , nommer et comprendre 
dans un acte. 

DENOUMBELAR , v. pr., dislo- 
quer, déjoindre les os , érein- 
ter, 

DENÔUMBRAMENT, s. m., dé- 
nombrement , compte exact et 
détaillé des parties d'un tout. 

DENOUNÇAR, v. a., dénoncer, 
faire connaître, déclarer, pu- 
blier; déférer en justice ou se- 
crètement, porter accusation 
contre 

DENOUNCIATOUR, s. m., dé- 
nonciateur, celui qui dénonce, 
accuse ; délateur. 

DENOUNÇO, s.f., dénonciation, 
délation, accusation faite en 
justice. 

DENOUSAR, v.a., dénouer, dé- 
faire un nœud, figur., rendre 
plus souple ; démêler , déve- 
lopper ; v . pr . , se dénouer , se 
lâcher, se défaire, en parlant 
d'un nœud ; devenir plus sou- 
ple , en parlant des membres ; 
se démêler , se dévelop|)Br , se 



terminer, en parlant d'une in- 
trigue ; rompre le silence , en 
parlant de la langue. 

DENOUÏAR , v a., dénoter, dé- 
signer, marquer, indiquer, être 
le signe de. . . 

DENÏ , s. f., dent, partie du 
corps de l'animal qui sert à 
inciser, mordre , broyer les ali- 
ments , ce qui en a à peu près la 
forme ; brèche d'un couteau 
et de tout instrument tran- 
chant; cran d'une crémaillère 
et des objets qui lui ressem- 
blent. Cooup de dent, coup de 
dent , sarcasme, mot piquant, 
trait de médisance , morsure ; 
bien manger , faire un bon 
repas. Dent de lach^ de l'ani- 
mosité, de la rancune, du res- 
sentiment. Dent de l'huil ^ dent 
œillère. Dent gastado ou pour- 
rido , dent cariée, 

DENTADO , s. f., coup de dent, 
morsure, empreinte des dents. 

DENTAR , v.a., examiner l'âge 
des animaux par l'inspection 
des dents. 

DENTELAT OM Dentat , adject., 
tout ce qui a des dents. 

DENTELIAIRE , s. masc, mar- 
chand de dentelles. 

DENTI ott Dente , s. m., mar- 
mot, dentale, dente, poisson 
qui ressemble à la dorade. 

DENTILLOUN ou Dentouno , di- 
minutif de Z)e»^ 

DENTIS , s . masc . , ononis des 
champs , plante. 

DENTISTO , s.m. , dentiste , chi- 
rurgien qui s'occupe du traite- 
ment des dents. 

DENTITIEN, s. f., dentition, 
sortie naturelle des dents. 

DENUAMENT , s. masc, dénue- 
ment, privation entière des 
choses nécessaires ou réputées 
telles. 

DENUAR , v.a., dénuer , priver j 



DEP 



<^ 227 ^^ 



DER 



dépouiller, mettre dans le dé- 
nueraent. 

DENUCAK , Y. Ensucar. 

DEOURE, RO, adj., sensible, 
douillet , délicat , qu'un rien 
l'incommode , l'inquiète , le 
blesse , etc. 

DEOURRE, V. a., devoir, être 
obligé de payer, d'acquitter une 
dette ; être obligé à quelque 
chose par la loi , la nature , la 
religion , le devoir, la justice , 
la bienséance , la laison , la re- 
connaissance ; être redevable , 
avoir de l'obligation, v.neut., 
avoir des dettes ; avoir de l'in- 
tention ; v.pr., se devoir réci- 
proquement; être tenu de se 
dévouer, de se sacrifier. 

DEOUTE, s m., dette, ce qui 
est dû . Dette active , est ce 
qu'on nous doit. Dette passive , 
est ce que nous devons. 

DEPART , v. Partenço. 

DEPENI)E>JCl , s. fera., dépen- 
dance, état de soumissioalibre, 
forcée, sujétion, subordina- 
tion ; au pi. , parties d'un bien, 
d'une maison , d'une affaire , 
qui tiennent à la partie princi- 
pale. 

DEPENDENT , ENTO, adj. , dé- 
pendant, ante, qui dépend, 
est subordonné. 

DEPENDRE, v.n., dépendre, 
être subordonné à quelqu'un , 
être dans la dépendance, sous 
l'autorité , la domination , l'in- 
fluence; relever de. . . , prove- 
nir, procéder de. . . 

DEPLOURARLE , BLO , adject. , 
déplorable, digne de compas- 
sion , en parlant des choses. 

DEPLOURAR , v.act. , déplorer , 
plaindre vivement, gémir sur... 

DEPOST , s.m., dépôt , action de 
déposer, chose déposée , ce qui 
est confié à la garde de quel- 
qu'un , lieu où l'on dé{K)se , 



maison de dépôt ou dit dé- 
tention. 

DEPOUSAR, v.a., déposer, pri- 
ver d'une charge, d'une di- 
gnité, de la souveraineté; quit- 
ter , confier , mettre en dépôt ; 
dire en témoignage ce qu'on 
sait, faire une déposition ; v. 
pr. , se rasseoir, en parlant d'un 
liquide qui laisse tomber son 
sédiment. 

DEPOUSITARÏ, s. m., déposi- 
taire, celui, celle k qui l'on 
confie un dépôt, un secret, etc. 

DEPOUSITIEN, s.f., déposition, 
témoignage en justice. 

DEPUTAR, V. a , députer, en- 
voyer comme député , envoyer 
des députés. 

DEPUTAT , s. m. , député , en- 
voyé d'un corps constitué, d'un 
prince, d'une province, etc., 
avec commission. 

DEPtfTATIEN, s.f., dépu talion, 
envoi de députés, réunion de 
ces députés. 

DEQUE , s,m., avoir, fortune, ri- 
chesse d'une personne. A pas 
lou deque , il n'a pas du bien , 
de la fortune. De que , de quoi ? 
que demandez - vous? Lia pat 
de que , cela ne vaut pas la 
peine. 

DEQUITTAR , v. Desquittar. 

DEQUO , s.f., brèche faite à un 
instrument tranchant; figur., 
brèche à la réputation ; mala- 
dies chroniques , défauts ca- 
chés. 

DER ARAIRE, s. m ., arracheur, 
celui qui arrache. 

DERABAR, v. a., arracher, dé- 
tacher avec effort ; ôter , sépa- 
rer par force , détourner quel- 
qu'un de ses habitudes; sous- 
traire , tirer adroitement ; fig., 
obtenir avec peine , etc., v. pr., 
s'arracher quelque chose , se 
tirer d'un lieu , etc. 



DER 



•*^ 228 ^S^ 



DER 



DERACINAR, v. act., déraciner, 
arracher de terre une plante , 
un arbre avec sa racine; fig., 
extirper , ôter un vice , un 
abus, un cor , etc. 

DERAMAIRE, Deramuso, s. m. 
et f., celui , celle qui effeuille 
les arbres ou les vignes. 

DERAMAR, v.a., effeuiller, dé- 

f)ouiller les arbres, la vigne de 
eurs feuilles. 

DERAiNGEAMENT, s masc, dé- 
rangement , action de déran- 
ger; désordre , confusion; état 
des choses dérangées. 

DERANGE AR, v. a., déranger, 
ôter de son rang , de sa place ; 
troubler l'ordre ; lig • , causer 
de l'embarras , interrompre 
dans les occupations, détour- 
ner de l'observation des de- 
voirs ; v.pr. , se déranger , sor- 
tir de chez soi , du lieu où l'on 
est , de la place que l'on 
occupe ; cesser d'avoir une 
bonne conduite; fig., être mal 
dans ses affaires. 

DERANGEAT, ADO, adj., dé- 
rangé , ée , qui a une mauvaise 
conduite , dont les affaires sont 
en mauvais état ; déréglée , en 
parlant d'une montre , d'une 
horloge , etc. 

DERAOURAIRE, s.m. , voleur, 
celui qui vole ; ravisseur, celui 
qui fait un enlèvement. 

DERAOUBAMENÏ, s. m., enlè- 
vement , action d'enlever des 
objets volés ; une fille qu'on 
enlève de la maison pater- 
nelle. 

DERAOUBAR , v. act., dérober , 
voler en cachette ; fig- , cacher, 
soustraire; faire un enlève- 
ment; v.pr., se dérober, se 
sauver de quelque chose , l'évi- 
ter, s'y soustraire ; quitter une 
compagnie sans rien dire, dis- 
paraître. 



DERAPEGAR, v. a. etpr., dé- 
coller, se décoller, se détacher. 

DERATAT , ADO , adj . , dératé , 
ée ; au fig. , qui court très-vite, 
dégourdi , éveillé. 

DERBAGE , s.m., action d'éher- 
ber une terre. 

DERBAIRE , Derbuso , s.m. et f., 
celui , celle, chargée d'éherber, 
d'arracher les herbes parasites. 

DERBAR , V. a., éherber, arra- 
cher les mauvaises herbes qui 
se trouvent dans les semis. 

DERBOUS, v./^rtr6oM5. 

DERECHEF , adv., derechef , de 
nouveau , une seconde fois. 

DEREDTR , v.a.,déroidir, désen- 
gourdir, ôter la roideur; v.pr., 
perdre sa roideur. 

DEREGLAMENT , s.m., dérègle- 
ment, état des choses déré- 
glées ; désordre des idées , de 
l'imagination , conduite déré- 
glée ; adv., dérèglement, sans 
règle , sans modération , sans 
retenue. 

DEREGLAT, ADO , adj., déréglé, 
glée , qui n'est pas selon le 
cours ordinaire des choses de la 
nature et de l'art ; contraire aux 
règles de la morale. 

DERÉNAR, V. a., éreinter, fou- 
ler ou rompre les reins. 

DERESOUNABLE , BLO , adj., 
déraisonnable , qui manque de 
raison , qui ne s'accorde pas 
avec la raison. 

DERESOUNAMENT , s. m., dé- 
raisonnement, discours dérai- 
sonnable. 

DERESOUNAR, v. n., déraison- 
ner, tenir des discours dénués 
de raison. 

DEREVERTEGAR, v. Revertegar. 

DERISIEN, s.f., dérision, mo- 
querie araère. 

DERISOUARO, adj . , dérisoire , 
fait par dérision. 

DERIVAR , v . n . , dériver , s'éloi- 



DER 



<>U 229 Wo" 



DES 



gner du bord , s'écarter de sa 
route, en parlant d'un vaisseau; 

figur. , venir de , procéder 

comme d'une source , tirer son 
origine. 

DERIVATIEN, s.f., dérivation , 
origine qu'un mot tire d'un 
autre ; détour des eaux. 

DERLIN-DERLÏN, s.m.,dindan, 
son d'une cloche. 

DERNIER, ERO, adj., dernier, 
ère, s. et adj., qui est après 
tous les autres. 

DERIVlERAMENT,adv., derniè- 
rement, depuis peU; il n'y a pas 
lon^- temps. 

DEROUGEAR, v. a., déroger, 
statuer quelque chose de con- 
traire à. . ., agir d'une manière 
contraire à.... ; changer un 
mal , faire une chose qui en- 
traîne dérogeance. 

DEROUILLAR, v. DerouUlouire . 

DEROUILLOUIRE, y. a., dé- 
rouiller, ôter la rouille; figur., 
polir, façonner l'esprit, les ma- 
nières; v.pr., se dérouiller, 
perdre la rouille; fig., se fa- 
çonner ; dégourdir ses jambes. 

DÉROUISSAR, V. a., enlever les 
ronces , les couper , les arra- 
cher. 

DEROULAR , v. act., dérouler, 
étendre ce qui était roulé; 
v.pr., se dérouler, s'étendre. 

DEROUMIAR, v. Derouissnr. 

DEROLTAR, v. act., dérouter, 
détourner quelqu'un de sa 
route , de son chemin ; fig., dé- 
ranger les vues , les projets de 
quelqu'un, rompre ses mesures, 
le déconcerter. 

DERTEISSE,v.a., détisser, dé- 
faire un tissu. 

DERRUPIÏ , IDO , adj . , délabré, 
détruit à moitié , qui tombe en 
ruine; et en parlant d'un 
champ , inculte , qui tombe en 
friche. 



DERTI , V. Berhi. 

DES, s. m., dais , sorte de baî- 
dequin portatif pour couvrir le 
prêtre qui porte le Saint-Sacre- 
ment de l'Eucharistie , dais 
paroissial; dix, carte à jouer 
qui a dix marques ; adj . numé- 
ral cardinal , dix, la dixième 
partie de cent ; prép., dès. Des 
enqui\ dès aujourd'hui; conj., 
dès que , aussi tôt que , puisque. 

DESABUSAMENÏ, s. m., désa- 
busement, action de désabuser. 

DESABUSA R , v.a. et pr., désa- 
buser, détromper, tirer d'er- 
reur. 

DESACCORD , s . m . , désaccord , 
destruction de l'accord ;discord, 
en parlant d'un instrument de 
musique; discordant, en par- 
lant de ses sons ; fig . , désac- 
cord , désunion des esprits , 
des sentiments; différence d'o- 
pinion ; n'être pas d'accord sur 
le prix d'un marché que l'on 
traite. 

DESACCOURDAR , v.a., désac- 
corder, détruire l'accord d'un 
instrument; figur., détruire 
l'harmonie ; rompre les accords 
d'un mariage projeté , retirer 
sa promesse. 

DESACCOUBLAR , v.a., désac- 
coupler, séparer ce qui était 
accouplé. 

DESACCOUSTUMAR, v.a., dé- 
saccoutumer, faire perdre une 
habitude , une coutume ; v.pr., 
se déshabituer. 

DESACHALANDAR , y. a., dé- 
chalander , ôter , faire perdre , 
écarter les chalands , les pra- 
tiques. 

DESAFFECTÏOUNAR , v. act. et 
pr. , désafToctionner, ôter, faire 
perdre l'affection. 

DESAGRADAR , v. Desplaire. 

DESAGRAMENÏ, s. m., désa- 
grément , cho*se désagréable , 



DES 



<^ 230 ^to 



DES 



fam., défaut de la personne , 
du visage. 

DESAGREABLE , BLO, adject., 
désagréable , qui n'est pas 
agréable, qui déplaît , qui 
cause de l'embarras , de l'en- 
nui, delà tristesse, delà peine, 
ducbagrin. 

DESAGKEABLAMENT, adverb., 
désagréablement , d'une ma- 
nière désagréable. 

DESAIGAU ou Deseigar , v.a., 
défaire , déranger , déplacer , 
désajuster. 

DESAJUSTAR , v. a., désajuster, 
déranger , défaire ce qui est 
ajusté. 

DESALLIAR(si) , v.pr., se désal- 
lier, se marier sans convenance 
de mœurs, d'état, d'opinion. 

DES A LIER A R , v. n. et pron., 
désaltérer, ôter, otancher la 
soif, 

DESAMPARAR , v. n . , désempa- 
rer, quitter, abandonner le lieu 
où l'on est; v.pr., se désem- 
parer d'une chose, en aban- 
donner la possession. 

DESANAT,ADO, adj., défait, 
pâle, exténué , blasé. 

DESANCRAR, v. a. et n., dé- 
sancrer, lever l'ancre, t. de 
marine; ôter l'encre du rou- 
leau , t. d'imp. 

DESAPPAKIAR, v. a., désappa- 
rier, désappareiller , séparer ce 
qui est par couple ou par paire. 

DESAPPOUINTAMENÏ , s. m., 
désappointement , action de 
désappointer, son effet; man- 
quement de parole, contre- 
temps. 

DES\PPOUINÏAR , V. a. , désap- 
pointer , rayer du rôle ; fig., 
manquer de parole à quelqu'un; 
frustrer dans ses espérances , 
contrarier , tromper dans l'at- 
tente. 

DESAPPOUINÏAT , ADO, adj., 



désappointé , ée , dérouté , con- 
trarié, trompé. 

DESAPPROUBATIEN , s. f., dé 
sapprobalion , action de désap 
prouver, improbation. 

DESAPPROUBATOUR , ÏRIÇO , 
désapprobateur, trice, qui dé- 
sapprouve. 

DESAPPROUVAR, v. a., désap- 
prouver , ne pas approuver , 
trouver mauvais , blâmer, con- 
damner. 

DESARBOURAR , y. a., désar- 
borer, ôter le pavillon , abattre 
le mât. 

DESARÇOUNAR , v . act. , désar- 
çonner, mettre hors des arçons; 
fig. et fam., confondre quel- 
qu'un dans une dispute , le 
mettre hors d'état de répondre. 

DESARGENTA R , v.a. et pron., 
désargenter, ôter l'argent d'une 
chose argentée ; dégarnir quel- 
qu'un d'argent ; dépenser tout 
son numéraire. 

DESARMAMENÏ, s. m., désar- 
mement , action de désarmer 
quelqu'un , des gens armés, de 
dégréer un vaisseau ; licencie- 
ment des troupes. 

DESARMAK, v.a., ôter les ar- 
mes; figur., apaiser , calmer ; 
t. d'escrime , faire sauter l'épée 
de la main de son adversaire ; 
t. de marine, désarmer un vais- 
seau , le dégarnir de ses agrès, 
de son équipage , de son artil- 
lerie ; v.n., poser les armes, 
cesser la guerre. 

DESARRIMAR, v.a., désarrimer, 
défaire , changer l'arrimage 
d'un vaisseau. 

DESARROUA, s, m., désarroi^ 
désordre dans les affaires, ren- 
versement de fortune. 

DESARTAR , v. Descrtar. 

DESASSEMBLAR , v.a. et pron., 
désassembler, d»^ oindre ce qui 
est assemblé. 



DES 



<^ 231 ^^ 



DES 



DESASSESOUNÂR , v.a., déssai- 
sonner, changer les terres la- 
bourables en prairies , les prai- 
ries en terres labourables ; 
faire perdre aux oliviers , par 
la taille oul'élagage, l'année 
de leur bonne récolle. 

DESASSOUCIAR, V. a. et pron., 
désassocier, rayer quelqu'un de 
la liste des associés. 

DESASSOIIRTIK, v.a. et pron., 
ôter, déplacer les choses assor- 
ties , n'être plus assorti , n'a- 
voir pas son assortiment com- 
plet ;figur., être mal marié, 
n'être pas uni à son égal. 

DESASSÛRAll , v.a., désassurer, 
ne plus vouloir contribuer pour 
l'assurance de son immeuble. 

DESASTRE, s. m., désastre, ac- 
cident funeste, grand malheur. 

DESASTROUX , OUSO , adject., 
désastreux , euse, funeste, très- 
malheureux, 

DESAÏELAR , v. act., dételer, 
défaire les traits qui tiennent 
les chevaux atelés. 

DESAVANTAGE, s. m., désa- 
vantage, infériorité dans le 
combat , le démêlé , la dispute, 
la concurrence , la compétence ; 
ce qu'on a au-dessous d'un 
autre ; dommage , préjudice. 

DESAVANTAGEAR , v. a., ôter 
l'avantage , cause du dommage, 

DESAVAN TAGEOUSAMENT, ad., 
désavantageusement , avec dé- 
savantage. 

DESAVANTAGEOUX , OUSO , 
adj., désavantageux, euse, qui 
cause du désavantage ; poste , 
position désavantageuse , mal 
choisie , difficile à défendre. 

DESAVIAIRE, s. m., celui qui 
se plaît à troubler, à persécuter 
les autres; fig., gros vent qui 
désole la campagne. 

DESAVIAR,v.a., troubler, dé- 
router, désorienter, poursui- 



vre avec acharnement quel- 
qu'un , lui faire perdre sou 
bien , son argent , sa fortune ; 
V. passif , être troublé , avoir 
perdu la carte , l'esprit , ne sa- 
voir ce qu'on fait , faire tout de 
travers ; être désœuvré. 

DESAVOUAR , v.a. , désavouer , 
nier d'avoir dit ou fait quelque 
chose, ne vouloir pas recon- 
naître pour sien ; désapprouver, 
condamner. 

DESAVU, s. m., désaveu , action 
ou acte par lequel on désavoue. 

DESAVUGLAR, v. a., désaveu- 
gler, détromper, tirer d'une 
erreur profonde. 

DESBARBAR, v. act., ébarber , 
ôter le superflu , (Mer la cheve- 
lure ou la superficie des arbres. 

DESBARGADOU, s. m., débar- 
cadour, lieu propre à débar- 
quer les marchandises. 

DERARCAMENT, s. m., débar- 
quement, action de débarquer. 

DESBARQUAR , v.a., débarquer, 
faire sortir d'un vaisseau et 
mettre à terre; v.neut., sortir 
d'un vaisseau. 

DESBARQUAT, ADO , adj., dé- 
barqué , quée, nouveau débar- 
qué , étranger nouvellement 
arrivé, 

DESBARRAR , v. Deharrar. 

DESBATAR , v.a. , dessoler, ôter 
la sole du pied d'un cheval. 

DESBOUNDAR , v .a. , débonder, 
ôter la bonde. 

DESBOURDAR , v. Dehourdar. 

DESBRANDAGNAT, ADO, adj., 
déguenillé , ée , qui a les habits 
chifl"onnés, déchirés ou mis 
sans ordre. 

DESBRASS.AT , ADO, s.m.et f., 
qui n'a point de bras ou qu'un 
seul bras. 

DESBUILLAR , v.a. , démêler les 
cheveux, débrouiller ce qui est 
embrouillé. 



DES 



o«^ 232 ^ 



DES 



DESCABANAR, v. a., démonter 
les ateliers des vers-à-soie , en- 
lever les rames sur lesquelles 
ils ont placé leurs cocons. 

DESG4BUSSELAR, v.a., décou- 
vrir, enlever, Lisser le cou- 
vercle. 

DESCACHETAR ou Debollar , 
v.a., décacheter, ouvrir ce qui 
est cacheté , rompre le cachet, 

DESGADAOULAR , V. a., ôter , 
hisser le loquet qui tient une 
porte fermée. 

DESCADEN4R , v.a., déchaîner, 
briser, défaire, ôter une chaîne 
qui lie un homme, un animal. 

DESCAISSAR , v. a. , décaisser, 
tirer, ôter d'une caisse. 

DESCALADAIRE , s. m., homme 
de peine qui détache les pavés 
qu'on vetit réparer ; fig., hom- 
me du peuple qu'on fait ameu- 
ter pour maltraiter les citoyens 
paisibles. 

DESGALA DAR,v.act., dépaver 
une rue ou tout autre endroit 
qu'on veutréparerà neuf; fi<^., 
mano^er avec un grand appétit. 

DESCALOUTAR, v.a., décalo- 
ter, ôter le dessus, la calotte. 

DESGAMBIAR, v a., échanger, 
broquanter, faire un échange ; 
échanger par mégarde. 

DESGAMPAIRE, s. m., répan- 
deur, dissipateur , celui qui, 
par son inconduite , dissipe son 
avoir. 

DESGAMPÂMENT , s. m., décam- 
pement, action de décamper;, 
levée d'un camp. 

DESGAMPAR , v.a. , dissiper son 
avoir; v. n., décamper, lever 
le camp ; fam. , s'enfuir. 

DESGAMPASSIR, déchaumer, dé- 
fricher , rendre labourable une 
terre , une friche. 

DESGANGELLAR , v.a., cancel- 
ler , annuler un acte , un écrit 
quelconque en le biffant. 



DESCANTAR , v.n. , déchanter , 
rabattre de ses prétentions, de 
ses espérances ; changer d'avis , 
de sentiment. 

DESGAOUNAR , v.a., faire sortir 
le bétail de dessous la ramée, 
sorte d'établedansla campagne. 

DESGAOUS, AOUSSO , adject., 
déchaussé , ée , nu-pieds ; dont 
les fondations ou les racines 
sont à découvert. 

DESGAOUSSANAR, v.a. et pr., 
déchevêtrer, délicoter , ôter le 
licou; fig., émanciper, donner 
à un enfant la liberté de se 
conduire selon son gré. 

DESGAOUSSAR , v.a., déchaus- 
ser, ôter la chaussure ; dégar- 
nir le pied , la base , les fon- 
dations , la souche , les racines; 
v.pron., se déchausser, ôter sa 
chaussure. 

DESGAPELAR , v.a., enlever le 
chapeau de dessus la tête ; effet 
produit par le vent. 

DESGAPITAR, v. a., décapiter, 
couper la tète, exécuter une 
sentence. 

DESCARAT, ADO, adj., défi- 
guré , qui a la figure meurtrie, 
contrefaite. 

DESGAREMAR (si) , v.pr. , se dé- 
carêmer, faire gras pendant le 
carême , rompre l'abstinence. 

DESGARGADOU, s. m., déchar- 
geoir , rouleau sur lequel le 
tisseur roule la toile ou l'étoffe 
qu'il a faite; déchargeoir, est 
aussi le cuvier ou la construc- 
tion dans laquelle le vigneron 
dépose le raisin. 

DESGARGAIRE, s. m., déchar- 
geur, celui qui décharge. 

DESGARGAMENT, s. m., déchar- 
gement, action de décharger. 

DÉSGARGAR, v.a., décharger, 
ôter la charge , débarrasser d'un 
fardeau , ôter du poids ; quit- 
tancer sur un registre ; rouler 



DES 



<^ 233 «♦ 



DES 



la toile sur le déchargeoir; 
donner, asséner un coup, etc. 

DESCARGO , s. fém . , décharge , 
action de décharger des mar- 
chandises ; lieu de dépôt où 
l'on met ce dont l'usage n'est 
pas habituel ; coups d'armes à 
feu tirés à la fois ; acte par le- 
quel on décharge d'une obliga- 
tion ; déposition des témoins en 
faveur de l'accusé , etc. 

DESGARGO-BARRIOU, y.Escam- 
po-harrion. 

DESCARNAR, v.a., décharner , 
61er la chair de dessus les os , 
ôter l'embonpoint, amaigrir; 
écharner, enlever la chair des 
peaux , t. de tann.; déchausser, 
enlever la terre qui chausse un 
arbre , une pierre, nn mur, etc. 

DESGARRELAR , v.a., décarre- 
ler , ôter les carreaux d'un ap- 
partement. 

DESGARRAR , v. Descavar. 

DESGASSAR, v.a., chasser, dé- 
placer, supplanter quelqu'un. 

DESGASSOULAR, v. n. , débon- 
donner, pleuvoir enfin; se met- 
tre à pleurer. Senso descassou- 
lar^ sans interruption, conti- 
nuellement. 

DESGATALANAR , v.a. ^ abattre 
les bords d'un chapeau de 
prêtre. 

DESGAVAR , v.act. , décavcr , ga- 
gner toute la cave d'un joueur. 

DESCAVILLAR, v.a., déchasser, 
enlever les chevilles. 

DESCAZAR , v.a. , tirer quelqu'un 
de sa demeure, de sa retraite, 
de songite ; quitter la case, t.jeu 

DESCENCHAR , v.a. , relâcher le 
lien , ôter la ceinture qui ceint 
le ventre. 

DESGENDRE, v.a., descendre, 
transporter en bas , mettre plus 
bas y suivre le cotirs , la pente ; 
v.n . . se mouvoir, aller» s'éten- 
dre de haut efft bas ; fai?è T«e 



descente; déchoir; s'abaisjwM- , 
s'humilier; tirer son origine. 

DESGENTO ou Descendudo , s.f,, 
descente , action de descendre ; 
mouvement, chute de ce qui 
descend , pente par laquelle on 
descend;irruptiond'enneniispar 
mer;visite des lieux sur les côtes 
par autorité de justice; sapes, 
travaux , tuyaux qui descen- 
dent ; fig. et fam. , Descentode 
gavai , bon appétit. 

DESGHALANDAIRE , s. masc. . 
gâte -métier, qui vend à vil 
prix ; il signifie aussi celui qui 
fait fuir les acheteurs, 

DESGHALANDAR , v.a., désa- 
chalander , décréditer , faire 
perdre les pratiques, éloignet 
ceux qui ont accoutumé d'ache- 
ter chez im marchand. 

DESCHANGE AR , v.a., échanger, 
faire un échange , prendre un 
objet d'un autre en échange du 
sien , ou faire le contraire ; 
v.n., si deschangear , quitter 
son vêtement de parure pour 
reprendre celui du négligé. 

DESCHEINAR, v.a. , déchaîner, 
ôter, détacher de la chaîne; fig., 
exciter, animer , irriter contre. . ; 
v.pr., rompre sa chaîne, s'em- 
porter; poétiq., souffler avec 
violence , en parlant des vents. 

DESCLAOURE , v. a., déclorre , 
dé parquer, faire sortir le bétail 
du parc ; rompre , ôter la clô- 
ture ; dénouer raiguilletle ; 
prétendu nitaléfice. 

DESGLAPAR, v. act., déterrer, 
découvrir ; montrer ce qui est 
caché , faire une découverte. 

DESCLAPAT , ADO , s.m. et f. , 
déterré , ée , mort , morte , 
qu'on vient de déterrer , qui a 
la figure d'un mort. 

DESGLAPASSIEN, Malo-dbsclà- 
ïATiEî» ! interj;. , mate - peste ! 
c'est une sorte d« juron, 
23 



DES 



*^ 234 Ho 



DES 



DESCLASSAU, v. a., déclasser, 
retirer d'une classe. 

DESCLAVAR, v.a., ouvrira clef, 
faire reculer le pêne d'une ser- 
rure , ôler la clef d'une voûte , 
d'un arceau. 

DESCLAVELAR , v . a. , déclouer, 
déclouler, enlever les clous. 

DESCLIMAÏAR, v.a. etpron., 
déclimater, déshabituer un ani- 
mal , une plante de son climat 
naturel. 

DESCLOUAR, v.a., désenclouer, 
tirer un clou du pied d'un 
cheval , de la lumière d'un 
canon . 

DESCOOUSSANAR , v. Descaous- 
sanar. 

DESCOUAR, v.neut., cesser de 
couver ; on le dit de la poule 
qui quille les œufs qu'elle 
couvait. 

Descouar, s. m., dégoût, aver- 
sion , répugnance que l'on a 
pour certaines personnes ou 
pour certains aliments. 

DESCOUCHAR, v.n., découcher, 
coucher hors de chez soi , de 
son logis , de son lit. 

DESCOUCOUNAR, v.act., déta- 
cher les cocons des rames ou 
des ateliers des vers à soie. 

DESGOUFFINAR , v.n., accou- 
cher secrètement. 

DESCOUIFFAR , v . a ., décoiffer , 
ôler la coiffe , déranger la coif- 
fure. 

DESCOUIRE , v.a., décuire, ren- 
dre les confitures , les sirops 
moins cuits en y mettant de 
l'eau ; remédier à l'excès de 
MMssion; v.pr., se décuire, se 
liquéfier. 
DESCOULAR , v.act. , décoller , 
détacher ce qui est collé ; dé- 
capiter , séparer la tète du 
corps. 
DESCOULETAR, v.a.,n. et pr., 
décolleter, découvrir la gorge ; 



détacher le col d'un vêtemcnl. 

DESCOULOURAR , v . a . et pron. , 
décolorer, effacer , ôler la cou- 
leur ; se ternir, perdre sa cou- 
leur. 

DESCOUMAiNDAR , vacL, dé- 
commander, conlremander une 
commande. 

DESCOUMPASSAR , v.a., gagner 
le devant, franchir en sautant 
ou en faisant un pas ; aller plus 
loin qu'un autre; vaincre à la 
course , au travail , à l'élude. 

DESCOUMPOUSAR , v.a., dé- 
composer , réduire un corps , 
séparer les parties qui le com- 
posent; v.pr., se décomposer, 
se dissoudre ; figur., éprouver 
une grande altération , en par- 
lant du visage, des traits. 

DESGOUMPOUSITIEN, s. fém., 
décomposilion, destruction d'un 
corps par la séparation des 
principes qui le constituent; 
dissolution du sang , action de 
décomposer. 

DESCOUMPÏAR, v.a., décomp- 
ter , rabattre d'une somme , 
déduire. 

DESGOUNGERTAR, v.a. et pr., 
déconcerter; figur., troubler 
quelqu'un , l'embarrasser, l'in- 
terdire , lui faire perdre conte- 
nance 3 rompre des mesures 
prises. 

DESGOUNFOURTAR (û) , y . pr. , 
se désespérer , s'impatienter , 
se déconcerter, perdre espoir. 

DESCOUNOUISSE , v.a., mécon- 
naître , ne pas reconnaître , dé- 
savouer ; v.pr., se méconnaî- 
tre, oublier ce qu'on a été. 

DESGOUNSEILL AIRE , s . masc. , 
celui qui se plaît à déconseiller. 

DESGOUNSEILLAR , v. a., dé- 
conseiller, dissuader, détour- 
ner ; persuader de ne pas faire 
une chose. 

DESGOUNSIDERAR, v. a., dé- 



DES 



-^^ 235 «*♦ 



DES 



teonsidérer, enlever, ôler la con- 
sidération , l'eslime; v.pr., se 
déconsidérer, se priver par sa 
conduite, de la considération 
dont on jouit. 

DESGOUNTENANÇAR , v.act. et 
pr., décontenancer, perdre ou 
faire perdre contenance. 

DESCOUllAGEAIRE , s. m., ce- 
lui qui se plaît à décourager les 
autres. 

DESCOURAGEAMENT , s.masc, 
découragement, action et effet 
de décourager. 

DESCOURAGEANT , ANTO, adj , 
décourageant , eante , qui dé- 
courage. 

DESCOÙRAGEAR , v.a , décou- 
rager, ôtcr le courage; dégoû- 
ter, ôter le goût de faire quel- 
que eboso ; v.pr., se découra- 
ger, se dégoûter, s'ôter le cou- 
rage. 

DESCOUKATRE, s. m., lâche, 
qui renonce à ce doiit il s'était 
flatté de faire. 

DESCOURAR, v.n., se dédire, 
faire le lâche ; ne pouvoir sui- 
vre les autres , perdre ses forces, 
ne pouvoir aller avant , tomber 
dans l'inanition ; v. Descoura- 
gear. 

DESCqURDELAR , v.a., délacer, 
défaire un lacet ; décorder, dé- 
tortiller une corde. 

DESCOURDURADURO , s . f . , dé- 
cousure , partie décousue , en- 
droit décousu de quelque linge , 
étoffe. 

DECOURnURAR , v.act., décou- 
dre , défaire une chose cousue ; 
v.n., en découdre, en venir 
aux raaids; faire une chose 
avec vivacité , avec feu ; v pr., 
se découdre , se défaire , eu par- 
lant des coutures , et fam. , aller 
mal. 

DESCOURDURAT, ADO , adjec, 
décousu, ne, dont la couture 



est défaite ; style décousu, sans 
liaison , sans ordre ^ sans fixité 
dans les idées. 

DESGOURÏINAR , v. n., vider les 
scouflins , leur ôter les gri- 
gnons qu'on vient de pressurer. 

DESCOUSÏUMAR , ou Desiccgus- 
TUMAR, V. a. et pr., déshabi- 
tuer , faire perdre l'habitude 
d'une chose. 

DESCOUVERÏ , V. Descubcrt. 

DESCOUVERTO, v. Descnberto. 

DESCRASSAR , v.a., décrasser, 
ôter la crasse ; épurer, nettoyer j 
fig. , polir un homme grossier, 
mal élevé. 

DESCREOIT , s.m. , décri , perte 
du crédit , de la réputation , da 
l'estime, etc. 

DESCREDITAR, v.a. etpr., dé- 
créditer , ôter , faire perdre lo 
crédit; fig., l'estime, l'auto- 
rité , la considération. 

DESCREISSE, v. n ., décroître , 
diminuer. 

DESGREISSENÇO , s. f . , décrois - 
sèment , diminution , décrue , 
quantité dont une chose a décru. 

DESCRESPIR , V. act., enlever 
l'enduit d'un mur. 

DESCRESPlï , IDO , adj., décré- 
pit , ite , qui est arrivé à l'âge 
de la décrépitude ; qui n'a plus 
son enduite de mortier, en par- 
lant d'un mur, dune muraille. 

DESCRESTAR , v.a., écrèter, 
enlever la crête. 

DESCRIDAR, v.a., décrier quel- 
qu'un , parler mal de lui , lui 
faire perdre la réputation , l'es- 
time où il était. ~*. 

DESCROUÂSAR , v. a., décroi- 
ser, changer le pli descapades , 
t. de chapelier; défaire ce qui 
est croisé , ce qui croise. 

DESCROUCHETAR , v. a . , décro- 
cheter, ôter quelque chose d'un 
croc , dégrafer , défaire une 
agrafe. 



DES 



*4« 236 >io- 



DES 



DESCROUSTAR, v.act., écrou- 
ler, ôter la croûte d'un pain, 
d'un pâle, d'une plaie, etc.; 
ôler l'enduit du plâtre ou du 
mortier qui recouvre une vieille 
muraille. 

DE8CHUBESSELAR , v. a., ôter, 
découvrir, enlever le couvercle. 

DESCRUBIR , v.act., découvrir, 
faire une découverte , une 
trouvaille ; enlever une couver- 
ture , le couvercle , la toiture. 
Descrubir lou greissier^ décou- 
vrir ou dérouler les claies sur 
lesquelles sont les figues qu'on 
a mis à sécher ; v.pr., se dé- 
couvrir, mettre bas son cha- 
peau, montrer sa nudité, enle- 
ver la couverture qui le couvre. 

DESCRUSAR, v.a., décruer du 
fil , de la toile ; décreuser de 
la soie. 

DESCUBERT , ERTO , adj . , dé- 
couvert , erte , qui n'est point 
ou qui n'est plus couvert; que 
l'on a inventé ; à découvert, 
exprès, adv., sans être couvert, 
sans que rien garantisse; fig., 
sans déguisement , sans détour, 
manifestement. 

DESCUBERT ou Descoi vert , s. 
m . , 'quarré de mouton . partie 
qui est au-dessous de l'épaule 
et qui contient les principales 
côtes , V. Salibert. 

DESCUBERÏO , s.f. , découverte, 
action de découvrir ; chose ren- 
contrée à force de recherches ; 
invention, 

DESCUDELAR, v. n., débagou- 
1er, dire indiscrètement tout ce 
qui vient à la bouche. 

DESCUNCHIAR, v.a., choquer 
le bon goût , la décence ; v . n . , 
être mal vêtu , mal agencé. 

DESCURBIR , V. Descrubir. 

DESDEGNAR , v • a . , dédaigner , 
marquer dudédain^ 

DESDEGNOUSAMENT , adverbe , 



dédaigneusement , avec dédain. 

DESDEGNOUX , OUSO, adject., 
dédaigneux , euse , qui marque 
du dédain , du mépris. 

DESDEN, s. m., dédain, sorte 
' de mépris , aversion pour ce 
qu'on dédaigne. 

DESDIRE , V. Dédire. 

DESEiMBALAGE , s. m., désem- 
ballage, ouverture d'un ballot , 
etc., en ôtant la toile d'embal- 
lage. 

DESEMBALAR , v. act., désera- 
baller, tirer, ôter d'une balle 
tout ce qu'elle contient. 

DESEMBARQUAÎ^IENÏ , s.masc, 
désembarquement , action de 
désembarquer. 

DESEMBARQUx\R , v.a., désem^ 
barquer, tirer hors du vaisseau 
avant le départ ou à l'arrivée. 

DESEMBARASSAR , v.a. et pr. , 
désembarrasser , tirer de l'em- 
OR m S 

DESEMBUILLAR , v. DesbuiUar. 

DESEMPACHAR , v.a. et pron., 
débarrasser, dégager, ôter les 
entraves ; débrouiller. 

DESEMPARAMENT , s. m., dé- 
semparement , action de désem- 
parer. 

DESAMPARAR, v. n., quitter, 
abandonner le lieu où l'on est ; 
v.a., donner, céder en avan- 
cement d'hoirie ou moyennant 
une pension ; v.pr., céder sa 
propriété; se laisser aller des 
pieds et des mains, se laisser 
choir. 

DESEMPESAR, v.a., désempe- 
ser, ôter l'empois du linge en le 
faisant tremper. 

DESEMPLIR , V. et pr., désem- 
plir , vider en partie ; se vider, 
devenir moins plein. 

DESEMBASTAR, v. Debastar. 

DESEMBRAYAR , v. Debrayar. 

DESEMBUILLAR, V. Debuillar. 

DESENCHANTAMENT , s. m., 



DES 



<^ 237 W^ 



DES 



désenchantement y action de dé- 
senchanter ; son effet. 

DESENGHANTAR , v. a., désen- 
chanter , rompre l'enchante- 
ment , le détruire j fig. , guérir 
d'une passion. 

DESENCHEINAIl , v.a. et pron., 
désenchaîner , ôter les chaînes. 

DESENDOUllMIR , v.a. et pr., 
désendormir, réveiller , ôter le 
sommeil ; perdre son engour- 
dissement , n'être plus en- 
gourdi, parlant des mains et 
des pieds qui semblent perclus. 

DESENFANG AU , v . a . et pron . , 
désemhourher, tirer hors de la 
houe , de la fange. 

DESENFLAR , v . a . , n . et pron . , 
désenfler, ôter l'enflure; cesser 
d'être enflé. 

DESENFLURO , s . f . , désenflure , 
cessation , dissipation d'enflure. 

DESENGAGEAR, v.a. et pron. , 
dégager, retirer un gage ; tirer 
d'une mauvaise affaire, d'un 
mauvais pas ; désenrôler, obte- 
nir son congé; retirer sa parole 
donnée. 

DESENGAVACHAR , v.a., déga- 
ger une clef embarrassée dans 
une serrure. 

DESENGAVAGEAR, v.a., déga- 
ger le gosier, en retirer ce qui 
le bouchait. 

DESENGOURGEAR, v. act., dé- 
gorger, déboucher un conduit, 
un évier , tout ce qui est sujet 
à s'engorger. 

DESENMASOUAR (si) , v.pr., se 
démasquer, quitter le masque., 
le travestissement, v. Desen- 
sourcelar. 

DESENNUYAR , v.a. et pr., dé- 
sennuyer, chasser , ôter , dissi- 
per l'ennui ; se divertir, perdre 
l'ennui. 

DESENRAOUMAR , v.a. et pr., 
désenrhumer, chasser ,ôter,faire 
cesser le rhume. 



DESENROUILLOUIRE , v. act. 
et pr. , dérouiller, ôter la rouille; 
dégourdir ses membres enrai- 
dils. 

DESENROULAMENT, s.m., dé- 
senrôlement , action de désen- 
rôler. 

DESENROULAR , v . a . et pron . , 
désenrôler, ôter du rôle ; accor- 
der , obtenir le congé d'un 
soldat. 

DESENROUAR, v. a. et pron., 
déscnrouer, ôter l'enrouement, 
cesser d'être enroué. 

DESENSOURGELAMENT , s.m., 
désensorcellement , action de 
désensorceler. 

DESENSOURGELAR , v.a., dé- 
sensorceler, délivrer de l'ensor- 
cellement ; fig., guérir d'une 
passion. 

DESENSOURÏIR , v. act., désas- 
sortir, ôter, déplacer des choses 
îmsortios. 

DESENTERRAR , v.a., désense- 
velir un corps mort, exhumer; 
déterrer ce qu'on a enterré, ce 
qu'on a recouvertde terre ; fig., 
dénicher qu(?lqu'un qu'on ne 
savait ce qu'il était devenu. 

DESENTESTAR , v . a et pr . , dé - 
senlêter, faire perdre l'entête- 
ment ; soulager d'un grand mal 
de tête occasionnée par la va- 
peur du charbon. 

DESENTOURÏILLAR , v.a. et 
pr., désentorliller , défaire ce 
qui est entortillé. 

DESEiSTRAVAR , v.a., désen- 
traver, ôter les entraves. 

DESE?sUBRIAR , v.a. et n, dé- 
senivrer , ôter, faire cesser l'i- 
vresse. 

DESENVIRAOUTAR , v. a., dé- 
rouler, défaire une sangle, une 
ceinture , ce qui environne ou 
entoure un corps quelconque. 

DESExNVISQUAR , v . a . et pron . , 
dégluer, ôter la glu; lig., se: 



DES 



*^ 538 ^H- 



DES 



défaire de quelque importun, 
de quelque mauvaise affaire ou 
d'une marchandise de rebut. 

DESERT, s. m., désert , lieu in- 
habité , terre inculte 5 figur., 
grjande solitude ; adj., désert, 
te, inhabité, inculte, éloigné 
des hommes; abandonné, né- 
gligé, mal peuplé, mal fré- 
quenté , où il se trouve peu de 
personnes. 

DESERTAR, v. act., déserter, 
abandonner un lieu ; v. n , se 
retirer d'un lieu , s'en aller , 
s'enfuir ; quitter le service mi- 
litaire sans permission ni congé. 

DESERTiEN\ s. f., désertion, 
action de déserter. 

DESERTUR, s. m., déserteur, 
soldat qui déserte, qui a dé- 
serté ; fig. , celui qui abandonne 
une société, un parti, une 
opinion , etc. 

DESESGAR, v.act., enlever les 
amorces pour prendre les pois- 
sons. 

DESESGAT , ADO , adj . et subs., 
personne qui n'a point d'odo- 
rat ; au fig. celle qui ne craint 
pas les affronts ni les sots com- 
pliments. 

DESESPER ADO ( à la ) , exprès . 
adv . , à la désespérade , en dé- 
sespéré. 

DESESPERANT , ANTO , adject. , 
désespérant , ante , qui jette 
dans le désespoir ; très - affli- 
geant. 

DESESPERAR, v.a., désespérer, 
faire perdre l'espérance, cau- 
ser le désespoir ; tourmenter, 
affliger vivement; v.n., perdre 
l'espérance , cesser d'espérer. 

DESESPOUAR, s. m., désespoir, 
perte de toute espérance ; dé- 
couragement, abattement de 
l'àrae dans la douleur, délire de 
la douleur, chagrin violent, 

DESFACHAR (si), v. pr., se dé- 



fàcher, se dépiquer , s'apaiser , 
cesser d'être fâché. 

DESFAIRE , v.a. et pr., défaire, 
détruire ce qui était fait ; se 
défaire , se débarrasser ; tom- 
ber en pièces. 

DESFAOUFIL AR , v . a . et pron . , 
effiler, défiler ; défaufiler. 

DESFARFOUILLAR (si) , v. pr., 
se dépêtrer, se défaire , se dé- 
ban asscr. 

DESFERKAR, v.act., déferrer, 
ôter les ferrements à un ou- 
vrage de menuiserie, ôter les 
fers à un cheval ; v pr. , se dé- 
ferrer, perdre les fers. 

DESFIANÇO , s. fém., défiance , 
action de se défier. 

DESFIDAR, v.a. et pr., défier 

3uelqu'un , lui proposer un défi; 
emander trêve, un instant do 
repos. 

DESFILAR, V. a. etpr., effiler, 
faire de la charpie, séparer le» 
fils d'un tissu ; v. Deflar. 

DESFISAR (si), v.pr., se défier, 
ne pas se fier. 

DESFLOURAR , v.a. et pr., dé- 
fleurir, faire tomber la fleur de 
certains fruits ; ôter les plus 
beaux fruits et ne laisser que 
le rebut ; déflorer , enlever la 
virginité. 

DESFOUGAR (si) , v.pr., se cal- 
mer , s'apaiser , passer sa 
fougue. 

DESFOUNCAR , v. Defounçar. 

DESFOURMAR , va. et pr., dé- 
former, ôter la forme de de- 
dans un chapeau , un soulier, 
etc., gâter la forme , la tour- 
nure. 

DESFOURTUNAT , ADO, s. et 
adj., infortuné, ée , sans for- 
lune. 

DESFRISAR , v . a . et pr . , défri- 
ser, déranger la frisure. 

DESFROUNCIR, v.a. et pr., dé- 
froncer, déplisser, ôter les plis; 



DES 



*-?« 239 H-* 



DES 



défroncer le sourcil , dérider le 
front , le visage , effacer les 
rides. 

DESFUGAR (si), v.pr., éteindre 
son feu , son ardeur, ses désirs, 
son appétit. 

DESFUILLAR, v.a. et pron.. ef- 
feuiller , détacher les feuilles 
d'un arbre , d'une fleur. 

DESGAMACUAR (si) , v. pr. et a., 
se dépêtrer, se débrouiller . se 
débarrasser des marchandises 
dont on est surchar;^é. 

DESGAOUBIAÏ , ADO , subst.et 
adj. , maladroit, qui n'a ni 
adresse , ni goût , ni jugement. 

DESGARGAILLAR , v. a. et pr. , 
détraquer , déranger une 
machine , une futaille , voyez 
Gargaou. 

DESGARGAMELAR (si) , v. pr. , 
s'égosiller , crier de toute sa 
force. 

DESGRACI , s.f., disgrâce, perte, 
privation des bonnes grâces 
d'une personne puissante , d'un 
supérieur; infortune, malheur. 

DESGRACI AR , v:a., disgracier, 
cesser de favoriser, priver de sa 
protection , de ses bonnes grâ- 
ces. 

DESGRACÏAT , ADO , s. et adj . , 
disgracié , ée , qui est tombé 
dans la disgrâce ; défiaruré , qui 
a quelque chose de difforme sur 
le corps. 

DESGRACIOUX , OUSO , adject., 
désagréable. 

DESGRAISSAR , v.act., dégrais- 
ser , ôter la graisse , faire dis- 
paraître les taches de graisse ; 
fouler une étoffe pour en faire 
sortir la graisse ou l'huile ; fig., 
et fam., ôter une partie des 
richesses. 

DESGRAISSUR , s. m., dégrais- 
seur, celui qui dégraisse les 
étoffes. 



DESGRUEILLAR, v. a., dégos- 
ser ou écaler les légumes. 

DESGRUPIR , v. Descrabir. 

DESHABILLAR, V. a., désha- 
biller, ôter les vêtements, la 
parure ; v.pr., se déshabiller ; 
au fig. , donner dans son vivant 
son bien à ses enfants. 

DESH4RILLET, s. m., désha- 
billé , habillement d'une fem- 
me chez elle, habillement de 
paysanne ; le peuple le dit d'un 
habillement d'homme. 

DESHABITAT , ADO, adj., in- 
habité , autrefois déshabité , 
qui n'est pas ou plus habité. 

DESHABITUAR, v.a. etpron., 
déshabituer, faire perdre une 
habitude, se désaccoutumer de.. 

DESHALENAR (si) , v. pr., per- 
dre haleine à force de courir 
ou de marcher vite. 

DESHARNESCAR , v.a., déshar- 
nacher, ôter les harnais. 

DESHERIÏAR , v.a , déshériter, 
priver d'une succession , d'une 
hérédité. 

DESHOUXESTE , TO , adj . , dé- 
shonnêle. contraireàla pudeur, 
à la bienséance , à rhonnêletê. 

DESIIOUNESÏETA, s.f., déshon- 
nèlelé , rire de ce qui est dé- 
shonnète. 

DESHOUNOUR , s. m., déshon- 
neur , honte, opprobre, in- 
famie. 

DESHOUNOUR ANT, ANTO, adj ., 
déshonorant, anle , qui désho- 
nore 

DESHOUNOIIRAR, v.a. etpr., 
déshonorer , perdre d'honneur , 
de réputation ; diffamer , se 
déshonorer , se couvrir de 
honte par une conduite, une 
action , des discours indignes. 

DESIEME , V. Dezième. 

DESIGNAR , V. a., désigner, dé- 
noter par des signes précis , 
par des expressions , des mar- 



DES 



o« 240 W* 



DES 



qucs qui font connaître, dis- 
tinguer ; nommer , destiner à 
une dignité. 

DESIGNAT l EN , s. f., désigna- 
tion , action de désigner. 

DESINFÊCTaR , V. a., désinfec- 
ter , ôter l'infection , la mau- 
vaise odeur qui produit le 
miasme. 

DESINFECTIEN , s.f., désinfec- 
tion , action de désinfecter , 
d'ôter l'infection. 

DESINTERESSAMENT, s.masc, 
désintéressement, détachement, 
oubli , sacrifice de son propre 
intérêt. 

DESINTERESS.\T , ADO , adj . , 
désintéressé, ée, qui ne fait 
rien , qui n'est pas uni par in- 
térêt . par passion. 

DESINVITAR , V. a., désinviter, 
révoquer une invitation. 

DESIR , s. m. , désir , souhait , 
mouvement de la volonté pour 
une chose qui nous manque. 

DESIRABLE, BLO , adj., dési- 
rable , qui mérite d'être désiré. 

DESIKAR , v.a., désirer, sou- 
haiter, former des vœux , por- 
ter ses désirs vers.... 

DESISTAMENT, s. m., désiste- 
ment , action de se désister ; 
acte qui le constate. 

DESÏSTAR (si), v. pr., se désis- 
ter, se départir . renoncer à..... 

DESMAÏLLOUTAR, v. Demail- 
loufar. 

DESMALOUNAR , v.a., décaErre- 
1er , détacher les briques ou 
les carreaux qui couvrent un 
plancher. 

DESMALUCtADURO , s. f., dé- 
boîtement des os. 

DESMALUGAR , v. a., déboîter, 
disloquer les os ; déjoindre un 
ouvrage de menuiserie. 

DESMANCHAR , v. Demmchar. 

DEMANGIPAR , r.a. , émanciper, 
mettre un mine»r en état de 



jouir de ses revenus , v.pr., 
s'émanciper, se donner trop de 
licence , sortir des bornes de 
son devoir ; se distraire , se ré- 
créer à la promenade pour se 
délasser de ses occupations 
journalières ou pour améliorer 

Sel SrtflLp 

DESMANTIBULAR , v. Deman- 
tib'ular. 

DESMARIDAR , v.a. et pr. , dé- 
marier , déclarer un mariage 
nul. 

DESMARQUAR, v.act., démaN 
quer, ôter une ou des marques. 

DESMEMBRAR , v.a., démem- 
brer , arracher les membres 
d'un corps, séparer, diviser un 
tout en différentes parties. 

DESMENTEGAR (si) , v.pr. , ou- 
blier une chose , en perdre le 
souvenir, ne se la rappeler. 

DESMENTIR , v.act. , démentir , 
donner un démenti , faire voir 
ou soutenir quelque chose qui 
n'est pas vraie ; v.pr., se dé- 
mentir, se rétracter j figur., se 
relâcher. 

DEMENTIT, s. m., Demextido , 
s.f., démenti , paroles parlés- 
quelles on dit à quelqu'un qu'il 
en a menti ^ injure que reçoit 
une personne qui ne peut par- 
venir à ses fins. 

DESMUBLAR , v.a. , démeubler , 
ôter les meubles d'une maison , 
d'une cave, etc. 

DESNOUSAR , v. Dmousar. 

DESOOUBEIR , v. n., désobéir , 
ne pas obéir, refuser obéis- 
sance , faire contre l'ordre de. . . 

DESOOUBEISSENÇO , s.f , dé- 
sobéissance, refus, refus d'o- 
béir. 

DESOOUBEISSENT, ENTO, adj . , 
désobéissant , ante , qui déso- 
béit ^ qui a l'habitiwle det dé- 
sobéir. 

DESOOUBLIGEAR , v. »•> déso- 



DES 



*^i 241 ^^ 



DEt? 



bliffer, faire du déplaisir , faire 
de la peine, rendre un mauvais 
service. 

DESOOUCUPAT , ADO , adjectif, 
désoccupé , ée , sans occupation, 
qui n'a rien à faire. 

DESOOUCUPATIEN , subsl. fém. , 
désoccupation , état d'une per- 
sonne désoccupée. 

DESOOUREILLAÏ , ADO , adj., 
essoreillcr , couper les oreilles 
à un chien. 

DESOITASSAR , v. a., désosser , 
ôter les os d'une volaille, de 
la viande , etc. 

DESOULANT , ANTO , adj . , dé- 
solant, ante, qui désole, cause 
une grande affliction ; par ext., 
qui fatijçue , ennuie à l'excès. 

DESOULAU, verb.act., désoler, 
ruiner, ravager, détruire ; affli- 
ger extrêmement ; par extens. , 
attrister, ennuyer, importuner 
à l'excès. 

DESOULATÏEN, s. f., désola- 
tion , ruine entière , destruc- 
lion totale ; extrême affliction. 

DESOULAÏOUK , s.masc, déso- 
lateur, celui qui désole , ravage, 
détruit. 

DESOUSSAMENT, s.m., désosse- 
ment . action de désosser. 

DESPACHAR, v.act., dépêcher, 
hâter, faire prompleracnt; ex- 
pédier, envoyer quelqu'un avec 
des ordres , des dépêches ; ven- 
dre , contenter un acheteur ; 
débarrasser , décharger, quel- 
qu'un , vider quelque chose ; 
fam , tuer 3 v.p. , se dépêcher, 
se bâter. 

DESPACHO , s. f . , dépêche, lettre 
d'à flaires importantes ou pu- 
bliques; aji plur., correspon- 
dance épistolairc. 

DESPAILLAR. v.a., dépailler, 
défaire la paille d'une chaise. 

DESPATLLOUIRE(si),v.pr., fig. 
se débarrasser, se dépêtrer ctc 
re qui importune. 



DESPALAT , ADO , adj., déhan- 
ché , cheval qui a les hanche* 
rompues , disloquées. 

DESPAMPADURO,s.f., feuilles 
qu'on a ôlées de la vigne. 

DESPAMPAGE , s. masc, action 
d'épamprer la vigne. 

DESPAMPAR , v.act , épamprer 
la vigne, lui ôter la feuille. 

DESPAMPO, S.f., DESPAMPAT, 

s m , époque de la chute des 
feuilles. 

DESPANAR (si) , v.pr. , ps^dre 
l'habitude de manger beaircoup 
de pain 

DESPaNHAOUSSAR (si), v.pr., 
se trousser, relever ses jupes , 
son pantalon , les manches, etc. 

DESPaOUSAR, V. a., détacher 
ce qu'on a fixé à une autre 
chose ; détacher les boulons , les 
manches d'un habit, les ta- 
bleaux d'un mur, les vitres 
d'une fenêtre, les portes , les 
fenêtres d'un mur , etc. , v . pr., 
se détacher. 

DESPAQUETAR , y. a. et prnn., 
dépaqueter, défaire un paquet, 
une chose empaquetée. 

DESPARAIl, V.a., dégarnir un 
autel ; détaler le devant d'un 
magasin ; ôter ce qui pare , ren- 
dre moins agréable. 

DESPAREISSÈ, v.n., disparaî- 
tre, s'évanouir, cesser de pa- 
raître , se lever de devant. 

DESPAREISSOUNAR, v.a.% arra- 
cher, ôter les échalasà la vigne; 
dans quelques pays , déramer 
les légumes. 

DESPARIAR, v.act., déparier, 
ôter une chose de la paire ; sé- 
parer l'oiseau mâle de la fe- 
melle ; dépareiller, ôter une des 
deux choses pareilles ; désas- 
sortir. 

DESPARTER, ERO, adj., déparié, 
dépareillé ; impair, mégal, dis-- 
parate. 



21 



DES 



<4« 245 Ho 



DES 



DESPARJUNAR (si) , v. pr. , rom- 
pre le jeûne. 

DESPARLAR, v.n., déraisonner, 
extravaguer , parler mal , tenir 
des discours indécents ou hors 
de propos. 

DESPARPELAR (si), v.pr., des- 
siller, fatiguer ses yeux pour 
lire, pour travaillera un petit 
jour , pour regarder un objet 
éloigné ; se frotter les paupières 
en s'éveillant, s'ôter la chassie 
des yeux. 

DESPÀRRADO, v. Esparrado. 

DESPARRAR, v. n., débuter, 
commencer un discours , voyez 
Esparrar. 

DESPART (en), adv., à part, 
séparément ; v. Départ. 

DESPARTAMENT , s. m., dépar- 
tement, branche d'administra- 
tion , étendue de territoire ad- 
ministrés par un préfet. 

DESPARTAMENTAOU , ALO , 
adj., départemental , aie, du 
département , qui y a rapport. 

DESPARTIR (si), v. pr., se dé- 
partir, se désister ; rompre un 
partage , l'annuler j disséminer 
une chose. 

DESPASSAR, v.a., dépasser, re- 
tirer ce qui était passé dans un 
anneau , un œillet , etc., défi- 
ler une aiguille , la désenfiler ; 
passer outre, au-delà , devan- 
cer. Despassar lou chapelet , im- 
patienter; v.pr., se dépayser, 
se dépasser, se désenfiler, se 
surpasser. 

DESPASTEL AR, va., ouvrir à 
clef une serrure , faire sortir le 
pêne de dedans la gâche. 

DESPASTELAT , ADO , adjectif , 
ouvert, qui n'est point fermé 
à clef, parlant d'une serrure; 
fig. , excessif, ardent , terrible, 
parlant d'une fièvre ou de 
toute autre douleur. 
DESPEAR(si), v.pr., se dit de 



cet enfant, de ce domestimie, 
de cette servante qui profite du 
moment où il n'est pas aperçu 
pour attraper un morceau de 
friandise et le manger subite- 
ment en cachette. 

DESPECOUILLAR, v.a., enlever 
la queue aux fruits. 

DESPECOULAT , ADO, adject. , 
qui n'a pas de pieds , à qui il 
manque un pied , parlant d'un 
meuble. 

DESPEGAR, v.a. etpron.,dé' 
poiser , décoller , détachef} co 
qui tient avec de la poix ou 
avec de la colle ; fig., se tirer 
d'un lieu , d'une mauvaise af- 
faire , d'une mauvaise com- 
pagnie. 

DESPKGOUIRE , v. Despcgar. 

DESPEILLAR , v. Espeillar. 

DESPEiTRÏNAT, v. Despiessat. 

DESPEISAR, v.act. etpr., dé- 
payser, tirer quelqu'un de son 
pays , faire changer de pays , 
de logis, et ext. d'habitude; 
forlonger, t. de chasse , forcer 
un lévrier , un sanglier, etc. à 
quitter son pays ordinaire ; fig. , 
écarter du but , donner le 
change , dérouter. 

DESPENAT, ADO, adj., qui a 
une descente de boyaux. 

DESPENDOURIAR , v.a. , dépen- 
dre, décrocheter quelque chose 
d'appendue, de suspendue. 

DESPENDRE, v. Despendouriar 
et Despensar. 

DESPENS, s. m., dépens, frais 
que l'on fait dans la poursuite 
d'une affaire, ce que l'on a 
dépensé. 

DESPENSAR, v. a., dépenser, 
faire de la dépense , acheter, 
employer son argent. 

DESPEiNSAIRE , Despendeihe , 
6. m. et adj., dépensier, ère, 
qui aîrae à dépenser, à prodi- 
guer son argent. 



DES 



<-» 243 «<»^ 



DES 



DESPENSO, s.f., dépense, eiu- 

Floi d'argent j office, lieu où 
on serre la garniture et la 
fournituredelalableà manger; 
se raetlre en dépense , dépenser 
plus que de coutume , et fig., 
faire de l'esprit , parler beau- 
coup. 

DESPKREOU, adv. , de lui-même, 
seul , sans le secours de per- 
sonne. 

DESPESS4R , v.a., dépiéccr, dé- 
membrer, mettre en pièces, en 
lambeaux , en morceaux. 

DESPETIS\R , v.n. et pr., ôler 
l'appétit, perdre l'appétit. 

DESPETOUIKE (si), y. pr., se 
tirer d'un mauvais lieu , d'une 
manvaise affaire, d'une mau- 
vaise compagnie. 

DESPICHAK (si) , se débrailler , 
se découvrir la poitrine. 

DESPINAR, V. a., arracher les 
épines. 

DESPINTAR, v.a., déi)eindre . 
décrire , faire le détail , la des- 
cription , le tableau , le por- 
trait d'une personne , d'un 
lieu , donner le signalement. 

DESPIOUSELAR , v. act., dépu- 
celer , déflorer, faire perdre la 
virginité. 

DESPlï , s.m. , dépit , sgitation 
d'impatience ; chagrin mêlé de 
colère. 

DESPITAR, v.a., dépiter, muti- 
ner, causer du dépit; v.pr., se 
dépiter, prendre du dépit ; agir 
avec dépit. 

DESPLAÇAME.NT , s. m. , dépla- 
cement , action de déplacer , 
changement de place. 

DESPLAÇAR, v.a. et pr., dé- 
placer, ôter une chose de sa 
Îilacc ; déplacer quelqu'un , 
'ôter de sa place , de son 
emploi. 

DESPLAÇAT , ADO, adject., dé- 
placé , ée , qui n'est pas à pa 



place , mal placé , privé de son 
emploi , peu convenable , incon- 
venant. 

desplaire, v. n., déplaire , 
ne plaire pas, être désagréable ; 
donner du chagrin , du dégoût ; 
fâcher, offenser; v.pr , être à 
charge à soi-même, se chagri- 
ner, s'ennuyer en un lieu , s'y 
trouver mal à son aise. 

DESPLAMAR, v.a., déplanter, 
ôter de terre pour planter 
ailleurs. 

DESPLEGAGE, s.m., déplier, 
action de déplier. 

DESPLEGAR, v. act., déplier, 
étendre ce qui était plié; fig.^ 
étaler, faire montre; v.pr., se 
montrer, se manifester. 

DESPLESIR , s m., déplaisir, 
chagrin , affliction , douleur 
d'âme, mécontentement, dépit. 

DESPLISSA R, V. a. et pr., dé- 
plisser, défaire les plis faits à 
l'aiguille ; effacer les plis d'une 
étoffe, cette marque qui reste 
à l'endroit où elle a été pliée. 

DESPOUDERAR, v.a., déchirer 
les habits , friper les meubles, 
estropier quelqu'un, lui l)riser 
les os ou lui faire une blessure; 
V . pr . , s'écorcher , s'estropier ; 
s'inquiéter fortement , pleurer 
à chaudes larmes. 

DESPOULIR , v.a. et pr.. dépolir, 
ôter, faire perdre le poli. 

DESPOUNCHaR , v.a. et pron., 
épointer ou émousser la pointe 
d'un clou , d'un crayon , d'un 
couteau , etc. 

DESPOUPA R , v.a. et pron . , dé- 
tacher la pulpe des os , voyez 
Demamar. 

DESPOURTAR, v.a. déporter', 
bannir, conduire au lieu d'exil, 

DESPOLRTAÏIEN , s.f., dépor- 
tation , exil dans une colonie. 

DESPOURVU , UDO , adject., dé- 
pourvu, lie , privé ; exp. adv,. 



DES 



-«^6 244 »f* 



DES 



au dépourvu , inopinément , 
ians être pourvu, préparé ou 
en garde. 

DESPOUSSEDAU , v. a., dépos- 
séder, ôter à quelqu'un ce qu'il 
possède; v.pr., se chagriner, 
se désespérer, être dans les plus 
vives alarmes. 

DESPOUSSESSIEN, s.f., dépos- 
session , action de dépo.sséder. 

DESPOUSÏAR, v. a., déposter, 
chasser de son poste. 

DESPUILLAMENT, s.raasc, dé- 

f>ouiUement, action de dépouil- 
er, de se dépouiller . connais- 
sance qu'on prend d'un scrutin 
après une élection. 

DESPUAVAR, v.act., dépraver, 
corrompre, pervertir les mœurs, 
les goûts. 

DESPRAVAÏIEN, s. f., dépra- 
vation , corruption , pervertis- 
sement. 

DESPRKCIAR, V. a., déprécier, 
rabaisser le mérite de quel- 
qu'un, le prix, la valeur de 
quelque chose. 

DESPRECIATIEN , s f., dépré- 
ciation , action de déprécier. 

DESPRESSAR , v.a , dépresser , 
ôter de la presse. 

DESPROUMETTRE , v.act., dé- 
prometlre, révoquer une pro- 
messe. 

DESPUiixAR , v.a. , dépouiller, 
déshabiller, ôter de force les 
vêlements , ôter la peau , la 
chair, l'écorce , les feuilles , les 
fruits , etc. ; priver, dénuer. 

DESPUIS ou Despuis lors , adv. 
et prép. , depuis cette époque , 
depuis ce jour, ce moment. 

DESPUPLAMENÏ, s.m., dépeu- 
plement , action de dépeupler, 
ses effets, état d'un pays dé- 
peuplé. 

DESPUPLAR, va., dépeupler, 
dégarnir un pays d'habitants , 
il se dit aus^i des haras, des 



ménageries , des pigeonniers , 
des basses-cour, des étangs, 
des rivières , des bois , des pé- 
pinières , etc. 

DESQUAISSAR , v.a., décaisser, 
tirer d'une caisse. 

DESQUILLAR, v.act., abattre, 
faire tomber quelque chose 
placée sur une hauteur , déju- 
cher quelqu'un , faire tomber, 
tuer un oiseau perché sur un 
arbre. 

DESQUITTAR, v.act., délivrer 
une quittance; v.pr., se rac- 
quitter, se faire quille, se re- 
faire d'une perte , gagner au 
jeu ce qu'on avait perdu. 

DESRAMaR , V. a. , effeuiller un 
arbre, épamprer la vigne, leur 
enlever la feuille, la pampre. 

DESRO UL AR , v act. et pr , dé- 
rouler, étendre une chose roulée. 

DESSA , V. Deça> 

DESSaCAR, v.a. et pr., vider 
un sac ; faire une chute, tomber, 
se laisser choir. 

DESSALAR , V. a., ôter la salure 
d'une viande. 

DESSAOUDAR, v.a. etpr., des- 
souder, ôter, fondre la soudure. 

DESARRAR , v.a. et pr., desser- 
rer, lâcher ce qui est serré, 

DESSEGUR, adv.. bien sûr, très* 
sûr, assurément, en vérité. 

DESSEIG , s. m., tournis, tour- 
noiement , maladie du menu 
bétail ; ensorcellement , pré- 
tendu malélice jelé sur une 
personne ou sur un troupeau. 

DESSEfGAR, v. act., déranger 
une montre ou tout autre mé- 
canisme; ensorceler le menu 
bétail. 

DESSELAR , v.a., desseler, ôter 
la selle de dessus un cheval. 

DESSENAÏ, ADO, s. et adj., 
qui manque de sens , imbécile, 
insensé, qui n'a point de juge- 
ment. 



Î>ES 

DESSENCHAR , v . a . , décei ndre , 
ôter une ceinture , lâcher un 
lien. 
DESSENGLAR, v.a. et pr.,des- 
sangler, ôter, lâcher une sangle 
qui serre. 
DESSENTARÏE , s.f., dissenterie, 

flux de sang. 
DESSEOUCLAR , v.a., ôter les 

cercles , les cerceaux. 
DESSEOUCLAÏ , ADO , adjectif , 
qui n'a plus les cercles , les 
cerceaux ; fig. , fou , espiègle. 
DESSEPxVRAR , v. a. et pr., sé- 
parer , écarter , éloigner plu- 
sieurs personnes ou plusieurs 
choses les unes des autres ; 
cesser d'être uni, de ne faire 
qu'un corps ; se dissoudre , par- 
lant d'une société , d'une assem- 
blée, d'une réunionquelconque. 
DESSEPARATIEN , s.f., sépara- 
lion , action de séparer, état, 
effet de celle action ; séparation 
de corps entre époux , dissolu- 
tion d'une assemblée, d'une si;- 
ciété , d'un cercle , d'une réu- 
nion. 
DESSERT , s . m . , dessert , frui ts, 
sucrerie, etc. servis à la lin 
du repas ; le moment de les 
manger. 
D ESSE RIO , s. fera., desserte, 
graillon , restes d'un repas ; 
mets ôlés de dessus la table 
pendant ou après le repas. 
DESSERVANT, s.raasc, desser- 
vant, celui qui dessert une 
cure à la place du titulaire. 
DESSER VELAT, ADO, adject., 
écervelé , étourdi , demi - fou , 
qui n'a pas toute la raison qui 
lui convient. 
DESSERVIR , v.a. , ôter les mets 
de dessus la table ; faire le ser- 
vice d'une cure ; nuire à quel- 
qu'un , lui rendre un mauvais 
office, en médire auprès de ses 
supérieurs. 



^^ 245 Ho- DES 

DESSESIR (si) , v.pr., se dessai- 
sir , relâcher, abandonner ce 
qu'on avait en possession , en 
nantissement, etc. 
DESSESOUNAR, v.act., dessai- 
sonner, changer l'ordre aimuel 
de la culture ; changer le mo- 
ment de la floraison ou l'année 
de la fructification des arbres. 
DESSlNAIRE,v Dessinatour. 
DESSINAR , V. a., dessiner, tra- 
cer, faire le premier trait d'une 
figure, faire un dessin. 
DESSINATOUR, s. masc, dessi- 
nateur, celui qui sait dessiner, 
qui dessine , qui en fait sa pro- 
fession, 
DESSOUFLOURAR , v.a., pren- 
dre l'élite, la fleur, ce qu'il y a 
de plus beau , de plus frais et 
de meilleur, v. Deflourar. 
DESSOULAR , v. Desiatar. 
DESSOUTAR , v. Dissoutnr. 
DESSOUTI , s. m., surprise, ac- 
tion par laquelle on surprend. 
DESSOUTO. adv., dessous, par 
dessous. Mettre dessus-dessoutOy 
mettre sens dessus - dessous; 
s. SI., le dessous, l'opposé du 
dessus. 
DESSUS, adv., dessus, par-des- 
sus , au-dessus. Dessus de l'ai'yo, 
superficie ou surface de l'eau ; 
s. m., dessus, partie supérieure, 
la plus haute ; force , vigueur 
recouvrée ; avantage, supério- 
rité etc. 
DESTÀCAMENT, s. masc, déta- 
chement, action de détacher; 
lig., dégagement d'une passion, 
d'une opinion , de tout ce qui 
attache l'âme ; troupe de sol- 
dats détachés d'un corps pour 
une expédition , tic. 
DESTACAR , v.a., détacher, sé- 
parer ce qui était attaché ou 
joint , dégager ce qui attache , 
ôter, défair(*ce qui sert à atta- 
cher , envoyer en course un d«- 



DES 



o« 246 H-* 



Dn 



lâchement de troupes; v.pr., 
se détacher, se dél ier, se défaire, 
se séparer ; ligur., se dégager 
d'une passion , cesser d'aimer , 
de prendre intérêt à. . ., d'être 
captivé par 

DESTAGNAÏ, ADO , adj . , gercé, 
entr'ouvert, on le dit du bois 
que la sécheresse fend. 

DESTAMJîOUULIAU , voyez Ma- 
trassar. 

DESTA>CAR , v.act. , débarror , 
ôter la barre qui ferme une 
porte par derrière ou qui em- 

{)éche la roue d'un moulin à 
uiile de tourner. 
DESTANSIAR , v a. et pr., dé- 
ranger , débifFer , v. Desaviar, 
Demasiar. 
DESTANÏAUIAR , v. Dcstansiar. 

DESTAPAR, v.a. et pr., débou- 
cher , débonder, ôter le bou- 
chon , la bonde ; détaper , dé- 
boucher un canon pour le 
tirer ; découvrir , ôter le cou- 
vercle , la couverture ; figur., 
découvrir, faire une découverte, 
trouver quelqu'un ou quelque 
chose qu'on avait eu soin de 
cacher. 

DESÏAQUAU , v. Destacar. 

DESÏARIGNADOUIROohDesta- 

BAGNlNAUOtlBO , S.f., hoUSSC , 

balai au bout d'une perche 
pour enlever les toiles d'a- 
raignée, 

DESïAKIGNAÏRE ou Destara- 
GN1NA1RE , 6. masc, celui qui 
housse les appartements. 

DfcSïARIGNAK ou Destaragm- 
NAR , v.a., housser, enlever les 
toiles d'araignée en se servant 
de la housse. 

DESTAURAR, v.act., déterrer, 
retirer de terre , exhumer ; 
figur., découvrir une personne 
peu connue, qui ne voulait 
]ja« être connue, q\ii était diffi- 1 



cile à trouver, une chose qui 
était cachée. 

DESTARRO , s. f . , diminution du 
prix des denrées. 

DESTEGNE , v.a. etpr., détein- 
dre, faire passer la couleur, 
ôter la couleur , la teinture -, 
se déteindre , se décharger. 

DESTENDRE, v.a. et pron., dé- 
tendre , relâcher , détacher ce 
qui est tendu ; fig., se distraira 
aj)rès une grande , une forte , 
une longue application ; ramas- 
ser ce qui est étendu. , 

DE^IENEMBRAR , v. DenemhrarA 

DÈSTENTO , s . f . , détente , pièce ^ 
du ressort d'un fusil pour le 
faire partir ; petit levier qui 
fait partir la sonnerie d'une 
horloge ; pour désigner un 
avare , on dit qu'il est dur à la 
détente , c'est-à-dire qu'il n'aime 
pas à délier les cordons de sa 
bourse. 

DESTEOULISSAR oii Destaciu- 
LissAR , V. a., découvrir une 
maison , en ôter les tuiles. 

DESTERITA , s. f., dextérité, 
adresse des mains , de l'esprit. 

DESTERMINAT, ADO , s. et adj., 
déterminé, homme méchant, 
capable de tout. 

DESÏESTADURO , s.f., marc de 
raisin qu'on ôte du dessus de 
la cuvée , v. Ei'ssootirat. 

DESTESTAR, v.a., été 1er, cou- 
per la tête à un arbre , à une 
plante ; décapiter un homme. 

DESTILLADOU, s. m., distille- 
rie, atelier du distillateur; la- 
boratoire , lieu où travaille le 
chimiste. 

DISTILLAIRE, s. m., distilla- 
teur , celui qui s'occupe à dis- 
tiller. 

DES'] ILLATOUR , v. Distillaïre. 

DESTÏMBÔURUAR , v.a. elpr., 
détraquer une machine , l'es- 
tomac d'une personne , unn 



T)KS 



**« 247 M-» 



DES 



wontre, etc. ; fig., détourner 
quelqu'un , rempécher de faire 
ses fonctions civiles , ses devoirs 
religieux. , etc. 

DESTINADO, s.f., destinée, le 
destin, fatalité , sort , vie , fin 
de la vie ; au pi ■ , suite d'événe- 
ments qui remplissent la vie. 

DESTINA R , v.a. , destiner , dé- 
terminer la destination ; v.n., 
avoir dessein, se proposer de 
faire j v pr., fixer sa destina- 
tion , ^tre dans l'intention de 
l'exercer. 

DESTINATIEN , s . f . , destination, 
emploi projeté d'une personne 
ou d'une chose , pour un objet, 
un usage déterminé ; lieu où 
l'on renà , où l'on expédie quel- 
que chose. 

DESTÏNGUAR , v.a., distinguer, 
discerner par les sens , par l'o- 
pération de l'esprit ; remarquer 
une personne , une chose parmi 
d'autres et la préférer, l'élever 
au-dessus; v.pr., se distinguer, 
se signaler, se faire connaître 
d'une manière très - avanta- 
geuse. 

DESTÏNTARRAR , voy. Destim- 
bourliar. 

DESTOOULISSAR , v . a. , enlever 
les tuiles d'une toiture. 

DESTOUARSE ou Destouasse , 
va., détordre , déplier, détor- 
tiller une chose tordue. 

DESTOURDATRE , BUSO, s. m. 
et f . , importun, qui interrompt 
du travail. 

DESTOURBAR, y.a. etpr., dé- 
tourner, distraire, interrompre 
quelqu'un de ses occupations. 

DESTOURBÏER, s. m., interrup- 
tion , temps importun qui em- 
pêche de travailler; dérange- 
ment, ce qui distrait du travail. 

DESTOURBO, V. Destourbier, 

DESTOURNAR , v.a. , détourner, 
écarter du chemin , du devoir ; 



tourner ailleurs , vers un nutni 
côté ; changer le cours ; sous- 
traire en fraude j v.n., quitter 
le droit chemin ; v.pr. , prendre 
un chemin plus long , changer 
de route ; v. Desiourbar. 

DESÏOURTILLAR , v.a., détor- 
tiller , défaire ce qui est tortillé, 
le mettre dans son premier état. 

DESTOUSCAR , v.a., débusquer, 
chasser l'ennemi d'un poste 
avantageux; figur. et famil., 
déposséder quelqu'un do son 
emploi ; débucher, faire sortir 
du bois, en parlant des chas- 
seurs ; en sortir, en parlant des 
bètcs fauves ou des lièvres. 

DESTRACAR, v. Dcmantibular. 

DESTRAGNAR, v. Desiourbar. 

DESÏRANSOUNAR, v. Destres- 
sounar, 

DESÏRaOU , s f., bâche , cognée, 
instrument tranchant â long 
manche du bûcheron , du sa- 
peur, etc. 

DESTRAOUCAIRE , CUSO, s.ra. 
et f. , dénicheur, euse, celui , 
celle qui découvre quelqu'un 
dans sa retraite , ou des objets 
que d'autres ne sauraient trou- 
ver, ni se procurer. 

DESTRAOUCAR, v.a., dénicher, 
fig. et fam., découvrir la de- 
meure et la retraite de quel- 
qu'un ; se procurer ce que d'au- 
tres ne sauraient trouver. 

DESTRAROUN, s. m., hache à 
manche court. 

DESTRAROUNET, subst.masc, 
hachette , hachereau , petite 
co"née. 

DESÎRASSOUNAR , v. Destres- 
sounar. 

DESTRACTAR , v. a. , délracter , 
médire , parler mal de quel- 
qu'un ; traiter indignement une 
personne absente. 

DÉSÏRE , s. m., extase, ravisse- 
ment, qui est ébahi. 



DES ^^ 248 

MSTRECH , s.ra., détroit, bras 
de mer étroit entre deux terres; 
travail , machine de bois à 
quatre piliers , dans laquelle les 
maréchaux enferment les che- 
vaux qui ne se laissent pas 
ferrer facilement ; pressoir pour 
les vendanges. 

DESTHEG^JADO, s.f., marc de 
raisin qu'on a pressure en une 
seule fois. 

DESTREGNAGE, s. m., pressu- 
ra2:e des vendanges. 

DESTREGNAlKE, s.ra.,pressu- 
reur , ouvrier qui fait aller le 
pressoir à vin. 

DESTREGNAR, va., pressurer les 
vendanges; dévisser un pressoir. 

DESTREGNE , v. Destregnar. 

DESTREMPAR,v.a.,«létremper, 
délayer dans un liquide ; étein- 
dre la chaux; ôter la trempe 
de l'acier. 

DESTRESSOUNAR, v. a., inter- 
rompre le sommeil , éveiller 
mal à propos ; faire perdre aux 
enfants leurs heures habituelles 
pour le sommeil. 

DESTKIAR, V. a., distinguer, 
reconnaître, découvrir, aper- 
cevoir distinctement ou d'une 
manière presque imperceptible; 
mettre de la différence, discer- 
ner , déchiffrer une écriture 
ancienne ou presque illigible. 

DESTRrER , s m-, ferrier ou 
ferreticr, gros marteau dont 
les maréchaux se servent pour 



ajouter le fer sur l'enclume; 

menon , bouc , conducteur d'un 

troupeau, 
DESTR[GAK, V.a., débarrasser, 

tirer d'intrigue, d'embarras; 

empêcher , détourner , arrêter 

quelqu'un de ses occupations ; 

v.pr , se dépêcher , mettre plus 

de zèle . dlutivité. 
DESÏROUMPAR, v. a., détrom- 
per, désabuser, tirer d'erreur; 

verbe pronom . , se détromper , 



^^ DET 

se désabuser , sortir d'erreur. 

DESTROUNAIRE , s. m., détrô- 
neur, révolutionnaire , qui agit 
pour détrôner son roi. 

DESTROUNAMENÏ , subst. m. , 
détrônement, action de détrô- 
ner. 

DESÏROUNAR, v.a., détrôner , 
chasser , déposséder du trône ; 
dépouiller de la souveraineté. 

DESTROUSSAR , v.a., détrousser, 
détacher, laisser ou faire re- 
tomber ce qui était troussé ; 
iig etfam,, voler sur la voie 
publique et par force. 

DESTROUSSUR, s. m., détrous- 
seur , voleur qui détrousse les 
passants. 

DESTRUCI ou Destrussi, s. m., 
autruche , oiseau qui a les pieds 
et le cou fort longs ; s . m . et f . , 
fripeur, destructeur, celui ou 
celle qui n'a point de soin de 
ses vêlements, 

DESTRUG TIEN , s.f., destruction, 
action de détruire. 

DESTRUIRE, v.a., détruire, 
démolir, renverser, abattre; 
Iig., ruiner; faire disparaître, 
anéantir; v.pr., se détruire, 
se tuer, s'anéantir mutuelle- 
ment; en parlant des choses, 
tomber en ruine. 

DESVARIAR, v.n., radoter, ne 
savoir ce que l'on dit. 

DEÏ , s . m . , doigt , une des cinq 
parties de la main ou du pied • 
on le dit quelquefois pour un 
travers de doigt. 

DETAIL, s. m., détail, énumé- 
ration , étendue des circons- 
tances d'une action : division 
d'une chose en plusieurs mor- 
ceaux ; vente par petites parties. 

DETAILLAR, v. act., détailler, 
vendre au détail, à petits poids, 
à petites mesures ; faire l'énu- 
mération , raconter avec détail. 

DETAILLUR , ou Détaillant , 
s. m., détailleur, détaillant, 



DET 



<^ 240 ^^ 



DEV 



qui détaille , qui vend au détail. 

DETENGUÏ, s. m., détenu, pri- 
sonnier qui est dans la maison 
de détention. 

DETENIR , v.a. , détenir , garder 
contre le droit ; v.pr. , se déte- 
nir, se contenir. 

DETENTIEN , s.f., détention, 
captivité, prison. 

DETEIUOURAK , v.a. et pr. , dé- 
tériorer , dégrader , gâter , ren- 
dre pire. 

DETERIOURATIEN , s.f., dété- 
rioration , état de ce qui est 
détérioré. 

DETERMÏNATIEN , suLst . fém . , 
détermination, résolution prise 
après avoir balancé entre deux 
partis. 

DEÏERMINAR , v.a., détermi- 
ner, fixer un point de diffi- 
culté ; résoudre , faire résoudie; 
former, prendre ou faire pren- 
dre une résolution; v.n., con- 
clure, fixer; v.pr., se déter- 
miner, se décider, prendre un 
parti , une résolution. 

DETERMINAT, s . m . , déterminé, 
homme jnéchant, capable de 
tout; adj., résolu, fixe, fixé; 
hardi , courageux , intrépide. 

DETESTABLAMENT, adv., dé- 
lestablement , d'une manière 
détestable. 

DETESTABLE, BLO, adj., dé- 
testable, qui doit être détesté ; 
exécrable , très-mauvais dans 
son genre. 

DETESTAR, va. et pr., détes- 
ter, avoir en horreur, s'abhor- 
rer l'un l'autre. 

DETESTATIEN, s.f., détesla- 
tion , horreur d'une chose , té- 
moignage de cette horreur. 

DETET,s.m.,v. Butteto. 

DETOUR, s. m., détour, sinuo- 
sité; endroit qui va en tour- 
nant , circuit ; fig. , adresse 
pour parvenir à ses fins ; sub- 



tilité , subterfuge ; au pi. , vues 
secrètes, moyens cachés. 

DETRAS, s. m., derrière, op- 
posé de devant} prép. et adv. 
par derrière. 

DETRESSO, s.f., détresse, vive 
angoisse , extrême danger , 
grand besoin. 

DETRIMENT, s m., détriment, 
perte, dommage, préjudice. 

DETRITAR , v.n., détritcr, ex- 
traire l'huile des olives. 

DEVAGADO, s.f., sorte de ri- 
gaudon. A la dévagado, dans le 
trouble , le dérangement. 

DEVAGAMENT , s. m., désolc- 
raent, trouble, alarme. 

DEVAGAR, verbe n., troubler, 
agiter, persécuter , faire fâcher; 
verbe pr., se désoler, s'impa- 
tienter , sortir de son assiette 
ordinaire. 

DEVAGAT , ADO , subst. cl adj. 
diablotin , étourdi , écervelé , 
importun qui vexe, qui tour- 
mente , qui fait impatienter. 

DEVALADO , subst. f. , descente, 
chemin qui va en descendant , 
action de descendre. Prendre la 
devalado^ prendre la déroute , 
la défile ; la descente. 

DEVALANCAT, ADO, adjectif, 
débauché ; v. Dcspalat. 

DEVALISAIRE, s. m., dévaliseur, 
voleur de grand chemin , celui 
qui dévalise les voyageurs. 

DEVALISAR , v.a.\ dévaliser , 
voler les voyageurs sur le che- 
min. 

DEVALAR, verbe n. , descendre, 
dévaler, aller en descendant. 

DEVANCIERS, s. m. pi., devan- 
ciers , ancêtres, aïeux. 

DEVARGAR, v.act., défiler les 
chandelles , les ôter des broches. 

DEVARGOUGNAR (si) , v.pr. se 

débouter, perdre la honte, la 

timidité, cesser d'avoir de la 

vergogne ; dévergonder , se 

55 



DEV 



*^ 250 >^ 



DEV 



conduire indécemment sans 
honte , sans se cacher. 

DEVARTEGAR, v. Derevertegar. 

DEVASTAR, v.act., dévaster, 
piller, saccager, ruiner un pays, 
une contrée, etc. 

DEVASTATIEN, s.f., dévastation, 
action de dévaster, état d'un 
pays dévasté. 

DEVASTATOUR , TRIÇO, s. et a. , 
dévastateur, trice, qui dévaste; 
se dit des personnes etdes choses. 

DEVEILLAR , verbe act. et pr. , 
éveiller, s'éveiller, discontinuer 
son somme; fig., prendre un 
peu de vivacité. 

DEVELOUPAMEN , s m . , déve- 
loppement , action de dévelop- 
per , ses effets. 

DEVELOUPAR, v.a., dévelop- 
per, ôter l'enveloppe, défaire 
ce qui était enveloppé, déployé; 
figurém., éclaircir, expliquer, 
débrouiller ; donner de la force, 
augmenter; v.pr., se dévelop- 
per, prendre de l'accroissement, 
s'éclaircir, se débrouiller. 

DEVEN , s . m . , commune , bois et 
terres qui appartiennent à une 
communauté , et où chaque 
habitant a le droit d'envoyer 
paître ses bestiaux , de couper 
du bois pour son Usage ; défends, 
bois dont on a défendu la coupe 
et l'entrée aux bestiaux. 

DEVENGUDO, ou Devendudo , 
s.f., terrain en défense contre 
la vaine pâture , fourrage qu'on 
y ramasse , fourrage qui vient 
naturellement dans les terres 
en jachères. 

DEVENIR , verbe n., devenir , 
commencer à être ce qu'on 
n'était pas; fig., avoir telle ou 
telle destinée. 

DEVENTAR , verbe n. , déventer, 
brasser les voiles au vent pour 
les empêcher de porter; t. de 
marine. 



DEVER , s.m . , devoir , ce qu'on 
est obligé de faire ; devers , 

prép. du côté de avoir par 

devers soi, en sa possession; 
au pi . j civilités , respects, hom- 
mages ; derniers devoirs, hon- 
neurs funèbres. 

DEVER, vcrb act., devoir, être 
obligé à payer, à acquitter une 
dette ; être obligé à quelque 
chose par la loi , la nature , la 
justice , la raison , la recon- 
naissance; être redevable, avoir 
obligation à. . . ; v . n . , avoir des 
dettes; v.pr, se devoir, être 
tenu de se dévouer , de se sa- 
crifier à... 

DEVERTEGAR, y. a., cueillir un 
fruit avant qu'il soit mur ; fig., 
marier dans un âge trop jeune. 

DEVERGOUNDAGE, s.m., dé- 
vergondage , vie de dévergondé. 

DEVERGOUNDAR (si) , v.pr., se 
dévergonder, s'abandonner au 
libertinage, perdre toute pu- 
deur , toute retenue. 

DEVERGOUNDAÏ , ADO, s. et 
adject., dévergondé, dée, sans 
honte, sans pudeur, de mœurs 
scandaleusement licencieuses. 

DEVESSAR , V . a . , tourner une 
chose à l'envers, sens dessus 
dessous , renverser quelqu'un ; 
v.pr., tomber à la renverse, 
faire la culbute. 

DEVESTIR, v.a., dévêtir, ôter 
les vêtements; v.pr., se dé- 
pouiller, quitter ses vêtements. 

DEVIAR, v.act. et pr., dévier, 
détourner , écarter de la route , 
du chemin ; au fig. , de la jus- 
tice , des principes. 

DEVINAIRE , Dévinuso , s.m. et 
f., devineur, devineuse, devi- 
neresse ; dévinairé d'aigo ; hy- 
droscope, celui qui prétend 
deviner l'eau qui est sous terre, j 
Dévinairé doou Luc , celui qui a 
devine ce qu'il voit; devin. 



J 



DEV 



ou 251 H^ 



DIA 



celui qui se donne pour prédire 
les choses à venir , et découvrir 
les choses cachées. 

DEVINAR, v.a. et n., deviner, 
découvrir ce qui est caché , pré- 
dire l'avenir, juger par con- 
jectures. 

DEVINET, subst.m., l^aguette 
d«Vkteresse. ^" • /»'■""(/ .■ 

DEVIIUR,v.a. et pr., culbuter, 
tourner sens dessus-dessous , 
devirer, reculer au lieu d'a- 
vancer, parlant d'un cable. 

DEVIS , s m. , devis , état détaillé 
de ce que doit coûter un ou- 
vrage d'architecture , de menui- 
serie , de serrurerie, 

DEVISAR , verbe act., déviser, 
s'entretenir familièrement. 

DEVISGAR, verbe a., dégluer, 
enlever la glu; v.pr.,se tirer 
d'une mauvaise affaire , d'un 
embarras. 

DEVISO , subst. f . , dévise , fijjure 
allégorique accompagnée de pa- 
roles, pour exprimer une pen- 
sée , un sentiment , ces paroles, 
mot choisi , maxime que l'on 
s'applique. 

DEVOT, DÉvoTO, subst. etadj., 
dévot , qui a de la dévotion, qui 
excite à la dévotion , pieux. 

DEVOUALAR , v.act. , dévoiler , 
hausser, lever, ôter le voile; 
fîg. , découvrir ce qui étai t caché, 
dévoiler un secret; v.pr., se 
dévoiler, ôter son voile; fig., 
se découvrir. 

DEVOUAMENT, s. m., dévoue- 
ment, entier abandon uement 
aux volontés, au service d'un 
autre. 

DEVOUAR(si),v.pr.,sedévouer, 
se consacrer entièrement , se 
livrer sans réserve. 

DEVOURANT , ANÏO, adj. dévo- 
rant , ante, qui dévore; s-ra. , 

, dévorant, sorte de compagnon 
ouvrier. 



DEVOURAR , verbe. a., dévorer , 
déchirer sa proie avec les dents 
et manger , parlant des antro- 
pophages ou des bêtes féroces; 
îig., tourmenter en parlant de 
la soif, de la faim ; consumer 
en parlant des flammes , du 
chagrin , des passions , etc . ; dé- 
vorer des yeux , regarder avec 
avidité , amour, passion, con- 
cupiscence ; v.a. et n., manger 
avidement. 

DEVOUTAMENT , adv., dévote- 
ment , avec dévotion , pieuse- 
ment. 

DEVOUÏIEN , s.fém. , dévotion , 
piété , attachement aux croyan- 
ces et aux pratiques religieuses, 
amour de Dieu. 

DEXTERITA , s.fém., dextérité, 

DEZEMB.\NESÏAR , verbe act., 
décharger les paniers de dessus 
le bat, les vider ; v. Dchastar. 

DEZEMBRE , subst., décembre , 
dernier mois de l'année. 

DEZENO, s.f., dizaine, total de 
ce qui est composé de dix. 

DEZIEMAMENT , adv., dixième- 
ment, en dixième lieu. 

DEZIEME, MO, adj., dixième, 
celui qui suit immédiatement le 
neuvième. 

D'IIAOU ou Dashaou , subst.m , 
v. Damonn. 

D'HERBAGE , subst.m., action 
d'éherber, d'arracher les plan tes 
parasites. 

D'HERBAR , v a. , éherber , arra- 
cher les mauvaises herbes dans 
un semis. 

DIABLAMENT, adv., diablement, 
excessivement , avec profusion . 

DIABLARIE, s.fém., diablerie, 
sortilège , maléfice ; fam. mau- 
vais elTet dont on ignore la 
cause , chose cachée , dange- 
reuse ; bumeur criarde. 

DIABLE , s.ui. , diable , démon , 
esprit malin, génie infernal^ 



DIÂ 



oW 25^ W^ 



mr 



1^ 



salan ; fig. , homme méchant , 
eolère, déterminé, qui réussit 
dans ce qu'il y a de plusdifficilc. 
espiègle, infatigable, etc. Dia- 
ble dé la faro , diable à quatre. 
Diable dé mar , foulque de mer, 
poule d'eau noire. 

DIABLESSO, s.fém., diablesse, 
femme méchante , acariâtre : 
bonne femme, bonne personne. 

DÏABLOUN ou Diabloutin , s.m.. 
diablotin, petit diable j fig., 
méchant enfant. 

DIÂBOULIQUAMENT, adv., dia- 
boliquement , d'une manière 
excessivement méchante. 

DiATiOULIQUE, QUO, adj., dia- 
bolique, qui est, qui vient du 
diable; fig,, très-méchant, très- 
mauvais dans son genre. 

DÏACOUNAT , s.m., diaconat, le 
second des ordres sacrés. 

DÎACIIE, s.m., diacre, celui qui 
est parvenu au diaconat, 

01 A DEMO , s.m., diadème, ban- 
deau royal; fig-, la royauté ; or- 
nementde tète pour les femmes. 

DÏALECTO, sui)st m., dialecte, 
idiome , langage d'un pays , 
d'une ville, dérivé de la langue 
nationale. 

DIALOGUO, subst.m., dialogue , 
entrelien entre deux ou plu- 
sieurs personnes. 

DIALOUGIJAR , v.a., dialoguer , 
mettre en dialogue , faire parler 
des interlocuteurs dans un ou- 
vrage d'esprit. 

DIAMANT , s.m., diamant, pu^rre 
précieuse la plus fine, la plus 
pure , la plus dur^ , la plus 
brillante, f*-pkis^ pesante de 
toutes les matières connues ; 
carbone pur ; pierre qui lui 
ressemble ; petit instrument 
pour couper le verre. 

DiAMEïUALAMENT. adv., dia- 
métralement, directement op- 
posa. 



DIAMETRO , s.masc. , diamètre , 
ligne qui coupe un cercle en 
deux parties égales, en passant 
par son centre. 

DI ANCHE, V. Diantre. 

DiANO, s.f. , diane, batterie du 
tambour au point du jour. 

DIANTRE , s. et interj. , diantre, 
pour diable : et qui diantre vous 
pousse à vous faire imprimer ; 
ô certes ! peste ! adv.Niavièun 
diantre, il y en avait beaucoup, 
en grande quantité. Li an servi 
un diantre de pasli, on lui a 
servi un pâté tellement gros. 

mKO[],\. Diantre. 

DIAPASOUN, g. fera., diapason , 
instrument â deux branches 
d'acier pour donner le ton. 

DIARRHEE, s.f., diarrhée, flux 
de ventre. 

DICTA 1)0 , s. f . , dictée , ce qu'on 
dicte , action de dicter , ce qu'on 
écrit sous la dictée. 

DICTA R , v.a., prononcer mot à 
mot pour faire écrire ; suggérer 
à quelqu'un ce qu'il doit dire; 
prescrire, donner des lois. 

DICTIOUNARI , s.m., diction- 
naire , recueil alphabétique des 
mots d'une langue , d'une 
science , etc.; fig., homme très- 
érudit. 

DIDO, subst. propre de femme, 
abrégé de Marguerite. 

DIFFAMAR , verbe a. , diffamer , 
décrier , déshonorer , perdre de 
réputation. 

DIFFAMATIEN, s.f., diffama* 
tion, action de diffamer, ses 
effets, propos diffamants. 

DîFFAM ATOUARO, adj . , diffama- 
toire, qui diffame, qui attaque 
la réputation d'autrui. 

DIFFAM ATOUR, s.m., diffama- 
teur , celui qui diffame, qui 
décrie. 

DIFFERAR , verbe acl. , différer , 
retarder , renvoyer , remettre A 



DIF 



■*^ 253 M^ 



DIL 



un autre temps; v.n., tarder; 
être dissemblable, n'être pas de 
même avis. 

DIFFERENGI, v. Différenco. 

DIFFERENCIAR, v. a-, marquer 
la différence, distinguer, mettre 
de la différence entre trou- 
ver , exprimer la différence 
d'une quantité par le calcul 
différentiel. 

DIFFEKENÇO , s. f . , différence , 
diversité , dissemblance , dis- 
tinction, 

DIFFERENT), s. m., différend, 
contestation, débat, querelle; 
la chose contestée. 

DIFFERENT , ENTO, ad j., dif- 
férent, ente, qui diffère ; dis- 
semblable. 

DIFFERENTAMENT , adv., dif- 
féremment, d'une manière dif- 
férente. 

DIFFICILAMENT , adv., diffici- 
lement , avec diffculté , avec 
peine. 

DIFFICILE , s.masc. , difficile , ce 
qu'il y a de pénible , de malaisé ; 
adj., pénible, plein d'obstacle, 
de difficultés ; embarrassant ; 
qui est délicat sur le choix , 
sévère , peu indulgent , peu 
facile à contenter; temps diffi- 
ciles , temps de calamité , de 
misère publique. 

DIFFICULTA , s . f . , difficul lé ; ce 
qui rend malaisé , fait empê- 
chement, obstacle, objection, 
question , doute , contestation , 
démêlé; exp.adv., sans diffi- 
culté , indubitablement , volon- 
tiers. 

DIFFICULÏUOUSAMENT , adv. , 
difficultueusemcnt , avec diffi- 
culté. 

DIFFICULTUOUX , OUSO , adj . , 
difficul tueux, euse , qui se rend 
difficile surtout, qui allègue, 
oppose des difficultés. 

DIFFORME , MO, adj., difforme, 



laid , défiguré , mal formé, mat 
fait , mal proportionné , qui 
choque la vue. 

DIFFOURMH'A , s. f., difformité, 
défaut remarquable dans la 
forme , dans les proportions ; 
laideur. 

DIGERAR,v.a. et n., digérer, 
faire la digestion des aliments ; 
fig., souffrir patiemment, sans 
rien témoigner ; examiner, mé- 
diter, se remplir, se pénétrer 
de 

DIGESTIEN , s. fém . , digestion , 
coction , décomposition des ali- 
ments dans l'estomac. 

DIGNAMENT , adv. , dignement, 
selon cequ'on mérite, très-bien, 
noblement, avec dignité. 

DIGNE, DIGNO , adj . , digne, qui 
mérite. 

DIGNITA , s.f., dignité, mérite, 
importance , gravité , noblesse 
dans les manières, dans le lan- 
gage , élévation de pensée , 
charge considérable, distinction 
éminente. 

DIGNITARI , s. m. , dignitaire, ce- 
lui qui est revêtu d'une dignité. 

DIGUO, s.f , digue, chaussée, 
amas de terre, de bois, etc., 
contre l'eau , les flots, etc.; fig., 
obstacle. 

DIJOOU , s. m., jeudi , cinquième 
jour de la semaine. 

DILAPIDAR, v.act., dilapider, 
dépenser follement, avec désor- 
dre , voler les deniers publics. 

DILAPIDATIEN, s f., dilapida- 
tion , dépense folle , désordon- 
née ; vol des deniers publics. 

DÎLATAR , V . a . et pr. , dilater , 
étendre, élargir; fig., dilater 
le cœur, le satisfaire. 

DILIGENCI, subst.f., diligence , 
célérité dans l'exécution, acti- 
vité, promptitude; soin, re- 
cherche exacte ; voiture plus 
rapide que les autres, grande 



DL\ 



*>H 251 M*» 



DIP 



voi ture publique ; au pi . , pour- 
suite. 

DILIGENT, ENTO , adj ., diligent, 
ente, expéditif , prompt, vigi- 
lant; laborieux, assidu à l'ou- 
vrage- 

DILIGENTAR , v.act. , n. et pr. , 
diligenler, faire agir avec dili- 
gence; se hâter, se diligenler. 

DILUN , s.m. , lundi, second jour 
de la semaine. 

DIMAR, s.m , mardi, troisième 
jour de la semaine. 

DIMECRE, subst m , mercredi, 
quatrième jour de la semaine. 

DIMENGHE , s.m., dimanche , 
premier jour de la semaine, 
consacré à Dieu. 

DIMENSIEN, s.f., dimension, 
étendue des corps ; au pi . , me- 
sures pour le succès ; il faut 
prendre ses dimensions. 

DIMINUAR, v.art., diminuer, 
rendre plus petit , amoindrir, 
retrancher en partie; verbe n., 
devenir moindre ; baisser le 
prix ; se consumer , s'évaporer. 

DIMINUTIF, s.m., diminutif, 
chose qui est en petit ce qu'une 
autre est en grand. 

DIMINUTIEN, s.f., diminution, 
amoindrissement , retranche- 
ment des parties , rétrécisse- 
ment ; rabais ; évaporation , ce 
qui s'est consumé. 

DIN , s.masc, son, tintement 
d'une cloche ou de tout autre 
métal ; prép., dans , dedans , en 
dedans. 

DINADO , s. f . , dinée , lieu où un 
voyageur dine , heure à laquelle 
on dine ; nombre de personnes 
qui dinent ensemble. 

DINAR, s.m., diner, ou diné, 
second et principal repas de la 
journée, mets qui le composent. 

DINAR, v.n., diner, prendre le 
repas appelé diner ou diné. 

DINATOUARO, adj., dinatoire , 



qui a rapport au diner, heure 
dinatoire ; déjeuner dinatoire. 

DINDAR , v.n., tinter, sonner, 
bruit que font les métaux en 
les heurtant contre un corps 
dur. 

DINDAS, subst. m., coq d'Inde , 
dindon; vieux mâle de la dinde. 

DINDIER, DINDIERO, s.m. et 
f., dindonnier , ère , gardien 
de dindons. 

DINDILLAR , v. Dindar. 

DINDINAR , V. Dindar. 

DINDO , s . f . , dinde, poule d'Inde, 
oiseau de basse-cour. 

DINDOULETTO , v. Handouretto. 

DINDOULIERO, s.fém., éclaire, 
grande chélidoine , plante. 

DINDOULO , V. Chichonrlo. 

DINDOUN , s.m., dindonneau ,. 
jeune dinde; fig. et fam., din- 
don , sot , niais , imbécile. 

DINTRE, prép. , dans, dedans. 

DIOU,s.m., Dieu, le premier, 
le souverain êlre par qui tout 
existe ; être unique , éternel , 
incompréhensible ; le principe 
et le modéra leur de toute chose; 
au pi., dieux , les divinités du 
paganisme; interj.. Dieu! bon 
Dieu ! grand Dieu ! etc., excla- 
mations abusives, le nom de 
Dieu ne devant jamais être pro- 
noncé en vain. 

DIOUGESO, s.m., diocèse , éten- 
due, ressort de la juridiction 
d'un évèque. 

DIOUVEILLE , locution , Dieu 
veuille que Dieu le veuille. 

DIl'LOMO, subst. m , diplôme, 
charte , acte public , lettres 
patentes ; litre émané d'une 
compagnie; brevet d'adoption. 

DIPLOUxMACIE, s.f., diplomatie, 
science des rapports des états 
entre eux , et de leurs intérêts 
resnecli fs. 

DIPLOIIMATO , s . m . , diplomale, 
celui qui s'occupe de diplomatie, 



DIS 



oî# 255 »t^ 



DIS 



qui est versé dans la diplomatie. 

DIRE , subst.ra. , dire , rapport , 
assertion j ce qu'une partie 
avance. 
DIRE , v.a., dire^ parler, expri- 
mer , énoncer , expliquer, faire 
entendre par la parole^ racon- 
ter; gronder, blâmer ; prescrire, 
ordonner; avertir, instruire, 
prédire; proposer, offrir un 
prix ; lire la leçon ; répondre aux 
questions du catéchisme. 

DIRECT , TO , adj . , direct , te , 
qui va tout droit, sans détour , 
dont rien n'interrompt la suite. 

DIRECT AMENÏ , adv., directe- 
ment, en ligne droite, sans 
intermédiaire , entièrement op- 
posé. 

DIRECTIEN, s. fém., direction, 
conduite , emploi du directeur ; 
pays , affaires sous son adminis- 
tration; sa maison, ses bureaux. 

DIRECTOUR, s. m., directeur, 
celui qui conduit, règle, dirige, 
préside , administre ; président 
de certaines compagnies ; con- 
fesseur , celui qui a soin de la 
conscience de quelqu'un. 

DIRECTRIÇO , s . f . , directrice , 
celle qui conduit, dirige ; supé- 
rieure des novices. 

DIRIGEAR , verbe act , diriger , 
tourner vers avoir la direc- 
tion , l'administration de 

conduire, régler; verb.pr.^ se 
diriger, prendre de soi-même 
la direction que l'on suit ; mar- 
cher , s'élever vers 

DISANT, ad]. Soîia disant, soi- 
disant , se prétendant , se don- 
nant pour 

DISGERNAMENT, s. m., discer- 
nement, action , faculté de 
discerner ; justesse d'esprit. 

DISCERNAR, v.act., discerner, 
distinguer, juger par compa- 
raison ; faire la différence. 

DISCIPLE, s. m., disciple, celui 



qui apprend d'un maître une 
science , un art libéral ; celui 
qui suit la doctrine de... disci- 
ple de Jésus-Christ, d'Aristote, 
de Platon , etc. 

DISGIPLINARLE , BLO , adject. , 
disciplinablc, susceptible d'être 
discipliné. 

DISCIPLINAR , v.a., discipliner, 
régler, instruire , former ; tenir 
dans l'ordre, soumettre à la 
discipline ; dégrader un arbre , 
lui casser des branches ; fusti- 
ger , se fustiger. 

DISCIPLINO . s . fém . , discipline, 
instruction , éducation , con- 
duite , règle de vie , règlement, 
ordre; instrumentde pénitence, 
coups appliqués avec. 

DISCORDO, subst.f., discorde, 
discussion , division entre les 
personnes, ce qui est un sujet 
de division , pomme de discorde. 

DISCOUNTINUAR,v.a., discon- 
tinuer , interrompre , ne pas 
continuer une chose commen- 
cée. 

DISCOUNTINUATIEN , subst . f . , 
discontinualion , interruption , 
cessation pour un temps. 

DISCOUNVENIR, v.n., discon- 
venir, ne pas tomber, ne pas 
demeurer d'accord d'une chose. 

DISCOURDANÇO , s.f., discor- 
dance, qualité de ce qui est 
discordant. 

DISCOURDANT, ANTO, adject., 
discordant, an te, qui n'est point 
d'accord ; fig., qui ne peut s'ac- 
corder ; incompatible. 

DISCOURS , subst . m . , discours , 
propos ; assemblage de i)aroles 
pour exprimer une pensée ; 
développement de ce qu'on 
pense ; harangue , oraison , ou- 
vrage oratoire en vers ou en 
prose ; entretien. 

DISCREDITAR, v.a. , discréditer , 
faire perdre , 6ter le crédit. 



DIS 



<>« S56 Wo 



DIS 



DISCRET, ETO, adj., discret, 
ètc, avisé , prudent, judicieux; 
sage , retenu dans ses paroles , 
ses actions ; fidèles au secret. 

DISGREÏAMENT , ad v., discrète- 
ment , avec discrétion. 

D ISCRETIEN , s. f . , discrétion , 
circonspection , prudence ; ju- 
dicieuse retenue dans les paro- 
les , dans les actions , habitude 
de garder un secret. 

DISCRETIOUNARI , adj . , discré- 
tionnaire , qui n'étant limité 
par aucune loi , est laissé à la 
discrétion de.., 

DISCULPAR, verbe act. et pr., 
disculper , justilier d'une chose 
imputée ; se disculper. 

DISCULPAÏIEN, s.f., disculpa- 
tion , action de disculper ou de 
se disculper. 

DISCUSSIEN , s.f., discussion, 
examen ; opinions contraires 
soutenues de part et d'autres par 
le raisonnement ; contestation , 
dispute. 

DISGUTAIRE, s. m., celui qui 
aime à discujer , à soutenir une 
discussion. 

DISGUTAR, verbe a., discuter, 
examiner avec soin, voirie pour 
et le contre; disputer, con- 
tester. 

DISETTO,s.f., disette, manque, 
rareté de vivres; besoin de choses 
nécessaires. 

DISGRACI, s.f., disgrâce, perte, 
privation des bonnes grâces 
d'une personne puissante, d'un 
supérieur , infortune, malheur. 

DISGRACIAR , v.act., disgracier, 
cesser de favoriser ; priver de 
sa protection , de ses bonnes 
grâces. 

DISGRACIAT , ADO , adj . , dis- 
gracié , ée , qui a encouru une 
disgrâce ; défiguré , qui a quel- 
que chose de difforme. 

DISGR/^GIOUSAMENT, adverb., 



disgracieusement , d'une ma- 
nière disgracieuse. 

DISGRACIOUX,OUSO, adject., 
disgracieux, euse, désagréable. 

DISLOUQUAR, va. et pr., dis- 
loquer , démettre , déboîter les 
os ; troubler la cervelle, 

DISPAREISSE , v.n., disparaître, 
cesser de paraître ; se retirer 
promplement, se cacher ; en par- 
lant des choses , s'éclipser , 
s'évanouir , se dissiper , ne se 
trouver plus ; ne point laisser do 
traces ; être détruit, cesser d'ê- 
tre , n'exister plus. 

DISPARITIEN, s.f., disparition, 
action de disparaître. 

DISPENSAR, v.a. et pr., dis- 
penser , excepter de la règle , 
exempter. 

DISPENSO , subst.f,, dispense, 
exemption de la règle ordinaire; 
permission, 

DISPERSAR, v.act., disperser, 
répandre , jeter çà et là ; dis- 
tribuer en divers lieux, séparer 
les personnes en les envoyant 
en divers lieux , mettre en dé- 
sordre , dissiper, 

DISPERSIEN, s.f., dispersion, 
action de disperser. 

DISPOS , adj . , dispos , léger , 
agile ; en bonne santé. 

DISPOUNIBILITA , s.f., dispo- 
nibilité , qualité , état de ce qui 
est disponible. 

DISPOUNiBLE, BLO, adj., dis- 
ponible, dont on peut dispo- 
ser 

DISPOUSAR, verb.a., disposer , 
arranger, mettre dansun certain 
ordre ; préparer à . . . engager 
à. . . portera. . . ; v.n., faire ce 
que l'on veut de... vendre, 
aliéner, donner; verb. pr., se 
préparer à... 

DISPOUSITIEN, s.f., disposition, 
état des choses mises dans un 
certain ordre; arrangement , 



t)tS 

pouvoir, autorité, faculté, droit 
et action de disposer d'une 
chose ; volonté , résolution ; ap- 
titude, inclination, penchant, 



la 



santé 3 
au pi., 



état actuel , état de 
convention d'un acte 
préparatifs. 

DISPKOUPOURTIEN , subst. f., 
disproportion , manque de pro- 
portion , disparité j disconve- 
nance. 

DISPROUPOURTIOUNAT , ADO , 
adj . , disproportionné , née, qui 
manque-de proportion de con- 
venance. 

DISPUÏAIRE, s. m., dispuleur , 
celui qui aime à disputer. 

DISPUTAR, verb.act. , disputer , 
contester; fig., tâcher d'em- 
porter , de ravir , d'enlever ; 
V . n . , être en débat, en querelle; 
ap;iter des questions , v.pr.,se 
disputer , avoir contestation , 
querelle; prétendre concurrem- 
ment à une chose , combattre 
pour l'avoir. 

DISPUTO, s.f., dispute, débat, 
contestation , querelle. 

DISSATO , s.m. , samedi, dernier 
jour de la semaine. 

DISSEMINAR , v.a. , disséminer, 
semer , répandre çà et là , 
éparpiller, fig., répandre des 
erreurs ])ar écrit. 

DISSENSIEN, s.f., dissension, 
discorde, querelle par opposi- 
tion^ diversité de sentiments, 
d'intérêts. 

DISSEQUAIRE, s.masc, dissé- 
queur, celui qui dissèque. 

DISSERET , s.m. , guiguon , être 
dans le guiguon. 

DISSEQUAR , v.act., disséquer, 
faire l'anatomie d'un corps or- 
ganisé. 

DISSERTAR , verb.n., disserter, 
faire une dissertation sur. . . . 
discourir. 

DISSERTATIEN , s.f., disserta- 



^^ 557 «♦ DIS 

lion , examen attentif, de vive 
voix , ou par écrit , d'une ques- 
tion , etc. 

DISSLMULAIRE , DissiMûlouso , 
subst.m. et f., dissimulateur, 
dissimulatrice , celui , celle qui 
dissimule. 

DISSIMULAR , v.a., dissimuler , 
cacher , déguiser ; faire sera» 
blant de ne pas remarquer , de 
ne pas ressentir ; v.n., feindre; 
v pr . . se cacher à soi-même. 

DISSIMULAT . ADO, adj . , dissi- 
mule , lée , fin , déguisé , artifi- 
cieux , couvert , qui ne dévoile 
passes sentiments. 

DISSIMULATIEN , s.f., dissimu- 
lation , action de dissimuler ; 
art, soin de cacher ses senti- 
ment , ses projets ; leurs dégui- 
sements. 

DISSIPAR , verb . acl . , dissiper , 
consumer en prodigalité ; faire 
cesser , apaiser ; disperser , 
écarter ; chasser , détourner 
l'esprit de. . . délasser l'esprit , 
ou le détourner de l'application; 
nuire au recueillement ; v.pr . , 
se dissiper, se distraire, prendre 
de la dissipation ; s'évanouir , 
disparaître ; se dissiper. 

DISSIPAT , ADO , adj . . dissipé , 
ée, trop répandu dans le monde, 
entièrement livré aux plaisirs ; 
])eu capable d'application. 

DISSIPATIEN . s.f., dissipation , 
action de dissiper, ou de se 
dissiper. 

DISSIPATOUR , DissiPATRiço , s. 
m. etfém., dissipateur, trice, 
prodigue , celui qui dissipe son 
bien. 

DISSOUDRE , verb. a. et pron., 
dissoudre , pénétrer et diviser 
un corps solide ; décomposer en 
dispersant les parties ; fig., 
abolir , congédier ; rompre , 
déclarer nul. 

DISSOULUTIEN, s.f., dissolu- 



DIS 



o^ 258 >l^ 



DIS 



lion , séparation des parties 
d'un corps qui se dissout ; rup- 
ture du lien conjugal , d'une 
société de commerce , d'une 
assemblée, d'un cercle d'amis; 
dérèglement des mœurs , in- 
continence , débauche. 

DISSOUTAR, v.a., surprendre, 
tromper la religion d'un ma- 
gistrat ; découvrir quelqu'un 
qui aurait voulu être inconnu , 
ignoré ; surprendre en flagrant 
délit. 

DISSUADAR, v.a., dissuader , dé- 
tourner quelqu'un d'un dessein. 

DISSUASIEN, s.f., dissuasion, 
cflet des discours, des raisons 
qui dissuadent. 

DISTAÎsÇO , subst . f . , distance , 
intervalle d'un point à un autre; 
éloignement, espace entre les 
objets ; fig . , différence de rang, 
de mérite, de fortune, etc., 
inégalité entre. . . 

DISTILLAIRE , v. Distillatour. 

DISTILLAR, va., distiller, tirer 
le suc, l'esprit par l'alambic ; 
fig., verser, épancher, répan- 
dre; v.n., tomber goutte à gout- 
te; fig. et fam., bien calculer un 
coup et le bien réussir; t. de 
joueur. 

DISTILLARIE, s.f., distillerie, 
lieu, local où se font les distil- 
lations. 

DISTILLATIEN , s.f., distilla- 
tion, action de distiller, chose 
distillée. 

DISTILLATOUR, s. m., distilla- 
teur , celui qui fait profession 
de distiller ; celui qui fabrique 
des liqueurs. 

DISTINGTAMENT , adv., distinc- 
tement, d'une manièredistincte, 
clairement. 

DISTINGTIEN, s.f., distinction, 
action de distinguer; marque 
extérieure qui sert à distinguer; 
division, séparation, différence; 



préférence, égard ; prérogative, 
singularité, noblesse ; mérite; 
illustration , supériorité, etc. 
DISTINGUAR, v.a., distinguer, 
discerner par les sens , par l'o- 
j)ération de l'esprit ; mettre de 
la différence , de la distinction , 
entre. . . ; remarquer une per- 
sonne, une chose parmi d'autres 
etla préférer, l'élever au-dessus; 
v.pr., se distinguer, se faire 
connaître d'une manière très- 
avantageuse ; se signaler. 
DISTRACTIEN , s.f. , distraction, 
inapplication , inattention mo- 
mentanée ; moyende sedistraire 
de l'ennui, des regrets, de la 
douleur; démembrement, sé- 
paration d'une partie d'avec le 
tout. 
DISTRAIRE, v.act., distraire, 
séparer , tirer , ôter une partie 
d'un tout; détourner de l'ar- 
gent , des effets, etc.; fig., 
détourner de quelque applica- 
tion , d'un dessein , d'une pen- 
sée, des chagrins , etc.; v.pr., 
perdre l'aptitude, prendre des 
délassements , se divertir. 
DISTRET , lîTO , adj . , distrait , 
aile, qui a peu d'attention à ce 
qu'il dit, à ce qu'il fait. 
DISTRIBUAR, v.a., distribuer, 
disposer , ranger , mettre en 
ordre ; partager entre plusieurs; 
départir. 
DISTRIBUTIEN, s.f., distribu- 
tion , action de distribuer ; ses 
effets ; ordonnance, disposition, 
arrangement des objets , des 
couleurs , des jours. 
DISTRIBUTOUR , TRIÇO, s. m. 
et f , distributeur , trice , celui 
qui distribue. 
DISTRIGAR, v.act., donner de 
l'occupation , de la sollicitude , 
du trouble ; forcer quelqu'un à 
se donner des mouvements, à 
être d'une grande activité. 



DIV 



ot4 259 frf* 



DIV 



DISTRIGAT , ADO , adj . , qui a 
l'estomac dérangé ; qui a perdu 
la tranquillité , qui est Irès-oc- 
cupé , très-pressé. 

DISURjS.m., diseur, celui qui 
dit;fam., beau diseur, celui 
qui affecte de bien parler ; 
beau parleur ; pindariseur, qui 
parle avec affectation , et se sert 
de termes trop recherchés. 

DIT, DICnO, adj., dit, dite, 
prononcé , conclu , décidé , sur- 
nommé. 

DITON , s . m . , dire , bruit public, 
renommée, chronique scanda- 
leuse. 

DIVAG AR , verb , n . , divaguer , 
s'écarter de son sujet , de la 
question agitée , aller cà et là. 

DIVAG ATIEN , s. f . , divagation , 
écart de son sujet , de son but , 
de la question. 

DIVENDRE, subst-m., vendredi, 
sixième jour de la semaine. 

DIVERSIFIER , v.a. , diversiûer, 
varier, changer de plusieurs 
manières. 

DIVERSIEN , s. fém. , diversion , 
action de détourner, par la- 
quelle on détourne. 

DIVERSITA, s fém., diversité, 
variété , différence. 

DIVERT IR , verb. «net. , divertir , 
délou mer, distrairede. . . ; voler, 
dérober , dérober à son profit ; 
v.a. et n., désennuyer, réjouir, 
récréer; v.pr., se divertir, se 
désennuyer , s'amuser en fai- 
sant. . . 

DIVERÏISSAMENT , subst.m., 
divertissement , plaisir hon- 
nête , récréation ; action de 
détourner à son profit. 

DIVERTISSENT, ENTO , adj., 
divertissant , an te , qui divertit, 
récrée , léjouit , amuse. 

DIVIN, DiviNO , adject., divin, 
divine , de Dieu , qui lui appar- 
tient , qui y a rapport , en pro- 



vient; excellent en son genre. 

DIVINAMENT, adv , divinement, 
par la vertu , la puissance 
divine; fig., excellemment, 
parfaitement. 

DIVINATIEN, s.f., divination , 
art prétendu de prédire l'avenir, 
moyen pour le mettre en pra^ 
tique. 

DIVINATOUARO, adj., divina- 
toire, delà divination; baguette 
divinatoire. 

DIVINISAR , v.act. , diviniser , 
reconnaître pour divin ^ fig., 
exalter outre mesure. 

DIVINITA , subst.fém., divinité, 
essence, nature divine; Dieu 
même; Dieu, déesse des Païens; 
femme extrêmement belle ; t. 
poétique. 

DIVISAR,v.a., diviser, partager, 
séparer par partie , rompre ; 
fig., désunir, mettre en dis- 
corde , semer la division ; v.pr.» 
se diviser, se partager en plu- 
sieurs ; cesser d'être unis. 

DIVISIBLE, BLO, adj., divisi- 
ble , qu'on peut diviser. 

DIVISIEN , s. f . , division , action 
de diviser ; séparation , partage 
d'un tout en parties ; portion 
d'un tout; fig. , mésintelligence, 
désunion , discorde ; règle d'a- 
rithmétique; partie d'un corps 
d'armée, d'un ordre de bataille, 
d'un bataillon en mouvement ; 
partie d'une armée navale , 
d'une escadre , etc. 

DIVISOUR, subst.m., diviseur , 
nombre par lequel on divise. 

DIVORÇO, s. m., divorce, rup- 
ture légale d'un mariage ; fig. . 
renoncement volontaire et ab- 
.solu ; désunion. 

DIVOURÇ AR, v.n. , divorcer, faire 
divorce. 

DIVOURÇAT , ADO , s. et adj., 
divorcé, ée, qui a fait divorce. 

DÏVULGAR , v.a., divulguer. 



DOO 



-»^ 2G0 »«-* 



DOU 



rendre public ce qui étaitsecret. 

t)OBO, subst.f. , étuvée , daube , 
sorte de manière d'apprêter une 
volaille, et surtout de la viande 
de bœuf. 

DOGOU, subst.m., dogue , gros 
chien de garde; fig.," personne 
redoutable. 

DOjMIîS'O, s. m., domino, sorte 
d'habit de bal ; sorte de jeu. 

DONO , s.f. , narcisse, plante et 
fleur; une femme, une de- 
moiselle. 

DOOU, art. contracté , du ; s. m., 
deuil , vêtements noirs en signe 
de tristesse que nous cause la 
mort d'un parent; ornements , 
étoffes de deuil; fig'., affliction, 
tristesse. 

DOOUMAGE, s. m., dommage, 
perte qui est causée à quelqu'un 
par un autre ; dégât dans une 
terre; c'est dommage, il est 
fâcheux ; c'est une perte , un 
malheur. 

DOOUMEN , adv. , du moins. 

DOOUPHIN, s.masc, dauphin, 
gros poisson de mer; le mar- 
souin ; l'époulard ; le fils aîné 
des rois de France ; la femme 
est la dauphine. 

DOOUKADO , V. Daoïirado. 

DOOllRAGE, s.masc, action de 
dorer ; dorage , couche légère 
de jaune d'œuf sur la pâtisserie. 

DOOURAU , v.a., dorer, enduire, 
couvrir d'or ; mettre du jaune 
d'œuf sur de la pâtisserie. 

DOOURUll, s. m., doreur, celui 
dont le métier est de dorer. 

DOOURUPiO, s.f., dorure, or 
mince appliqué sur un ouvrage, 
couleur qui l'imite ; art de do- 
rer; appareil de jaune d'œuf; 
t. de pâtissier. 

DOOUSSO , s.f. , gousse, cosse , 
enveloppe des grains et des 
graines. 

r>ÔOriTEMPS QUE, adv., pen- 



dant que , dans le temps que. 

DOÏO, s.f., DOT, s. m., dot, une 
dot , bien apporté par la femme 
en mariage , ou par un« reli- 
gieuse au couvent. 

DOOUTRES, pr. indéOni, quel- 
ques, plusieurs, quelques-uns. 

DOUAI, s. m., taureau, bœuf 
non châtré. 

DOUANIER, s. m., douanier, com- 
mis de la douane. 

DOUANO, s.f., douane, bureau 
de visite des marchandises et 
d'acquit des droits ; ses droits. 

DOUAR , v.a. , douer, avantager, 
favoriser , orner, pourvoir de... 
il se dit des dons naturels et 
célestes. 

DOUBADOU, s. m., boucherie, 
tuerie, abattoir, lieu où l'on 
égorge les bœufs, les mou- 
tons , etc. 

DOUBLAGE , s. m., doublage , 
union de deux fils. 

DOUBLAMENT, adv., double- 
ment, le double, deux fois 
autant ; pour deux raisons , en 
deux manières; s. m., action 
de doubler ; de plier en deux. 

DOUBLAR , V a., doubler, mettre 
le double ; augmenter au dou- 
ble; mettre une doublure; plier 
une pièce de bois , de fer, etc.; 
fausser , tortuer une clef ; 
dompter, habituer au travail ; 
doubler une bille , la faire aller 
et revenir ; doubler le pas, aller 
plus vite ; vcrb.pron. , devenir 
double ; travailler avec ardeur, 
avec activité. 

DOUBLE, s. m., double, une 
fois autant. 

DOUBLE, BLO, adj., double, 
qui pèse , contient, vaut une 
fois plus; qui est fait, répété 
deux fois ; qui a son pareil â 
côté ; qui a plus de force , de 
vertu ; fig. , dissimulé , traître, 
perfide. 



DOU 



o-^ 261 ^^ 



DOU 



DOUBLET, s. m., doublet , t. de 
trictrac , même point amené par 
chaque dé ; t. de billard , bille 
faite après avoir frappé à la 
bande. 

DOUBLIS , s.m. , antenne des 
moulins à vent , longue perche 
qui sert à soutenir les échelons 
sur lesquels on étend la voile. 

DOUBLO, s.fém., double louis, 
aujourd'hui , pièce de quarante 
francs; gras double, tripe de 
bœuf; V. Jjiistadou. 

DOUBLOUN , s.masc, doublon, 
phrase, mot répété mal à pro- 
pos ; t. d'impr. 

DOUBLUR, USO, s.m. etfém., 
doubleur, euse, celui qui dou- 
ble la laine, la soie, le coton 
sur le rouet. 

DOUBLURO , s.f., doublure , ce 
qui sert à doubler , garnir , 
fortifier en dessous une étoffe ; 
acteur qui en double un autre. 

DOUÇAMENT , adv., doucement, 
délicatement, lentement, com- 
modément, agréablement, sa- 
gement, mûrement , sans pré- 
cipitation ; mollement, lâche- 
ment; sans éclat; avec peu de 
bruit ; sans bruit. 

DOUÇASTBE , TllO , adj . , dou- 
ceâtre , d'un doux fade. 

DOUCEROUX, OUSO, adjectif, 
doucereux, euse, doux sans être 
agréable; fig., d'une douceur 
aflectée, étudiée; d'une galan- 
terie fade. 

DOUCETTO , subst. f . , doucette , 
mâche, plante. 

DOUCIIO, s.f., douche, épan- 
chement d'eau versée d'une 
certaine hauteur sur une partie 
malade pour la guérir. 

DOUCÏLAMENÏ, adverb., docile- 
ment , avec docilité, soumis- 
sion. 

DOUCILE. LO, adject., docile, 
doux, «oumip , facile à gouver- 



ner, propre à recevoir l'ins- 
truction. 

DOUCÏLITA , subst. f. , docilité , 
qualité qui rend docile, soumis. 

DOUCINAS , v. Douçaslre. 

DOUCINO , subst . fém . , doucinc , 
moulure ondoyante , moitié 
convexe et moitié concave ; 
rabot â moulures. 

DOUÇOUR, subst. f., douceur, 
qualité de ce qui est doux , 
saveur douce ; vertu qui modère 
l'honneur , l'impatience , l'irri- 
tabilité , la colère . ce qui flatto 
les sens ; choix des mots cou- 
lants, harmonieux; fam., aises; 
friandises ; petits profits ; au 
plur., cajoleries amoureuses; 
paroles amoureuses. 

DOUCTOUR, s.masc. docteur, 
celui qui est parvenu dans une 
université au plus haut degré 
d'une faculté. 

DOUCTRLNARI , s.m., doctri- 
naire, religieux de la doctrine 
chrétienne ; partisan de théorieK 
politiques abstraites. 

DOUCTRINO, s.fém., doctrine , 
connaissances acquises, savoir, 
érudition; sentiments, maxi- 
mes; système que l'on enseigne; 
congrégation religieuse chargée 
de l'instruction de la jeunesse; 
instruction sur le catéchisme 
qu'on fait aux enfants destinés 
à la première communion. 

DOUDU, DUO , adj., dodu, due. 
gras, potelé. 

DOUCiE , adj . , numéral , douze , 
deux fois six. 

DOUGEiNO , subst. f., douzaine . 
nombre collectif qui comprend 
douze choses de même nature. 

DOUGIEMAMENÏ , ad. , douziè- 
mement, en douzième lieu. 

DOUGIEAJE, MO, adj., douzième, 
celui qui suit immédiatement le 
onzième. 

DOUGO , s.f., douve , rhacun« 



DOU 



*4^ 262 «^ 



DOU 



des planches cintrées qui ser- 
vent à la construction d'un 
tonneau ; digue , mur latéral 
d'un canal. 

DOUGUIN, s. m., doguln, petit 
dogue. 

DOUILLET,ETTO,adj., douillet, 
ctter, trop délicat , qu'un rien 
incommode. 

DOUILLETAR (si) , vorb.pr., se 
dorloter, sedodiner. 

DOULENÏ, ENÏO, adj., dolent, 
ente, malheureux, infortuné, 
affligé, triste j style fam. et 
plaisant. 

DOULIO, s.f. , lambeau, mor- 
ceau d'une étoffe déchirée , fig., 
pauvreté, misère, mendicité. 

DOULOUR, s.f., douleur, mal 
du corps ou de l'esprit ; sensa- 
tion pénible ; idée qui serre , 
déchire le cœur, 

DOULOUROUSAMENT , adverb. , 
douloureuscment,avec douleur. 

DOULOUROUX, OUSO, adject., 
douloureux , euse , qui cause, 
qui marque de la douleur; très- 
sensible. 

DOUN , subst . m . , don , présent , 
gratiGcation , libéralité , lar- 
gesse ; grâce, avantage, faveur, 
faculté, talent, aptitude à. . . . 

DOUNADO , s.f. , donnée , base ; 
aperçu d'une chose ; endroit 
propre à jeter dessus la boule 
qu'on veut approcher du but ; 
maisons que l'on fréquente ha- 
bituellement. 

DOUNAIRE, s.masc, donneur, 
celui qni donne ; qui communi- 
que; celui qui jette bien sa 
boule à l'endroit convenable 
pour l'approcher du but; fam., 
donneuse est la femme qui 
donne. 

DOUNAR , V . a . , donner , faire 
don , faire présent , gratifier 
dp. . . confier , mettre entre les 
mains ; appliquer un coup ; ap- 



porter, présenter quelque cho- 
se ; offrir , proposer un prix ; 
inspirer une passion ,- suggérer 
une idée ; montrer l'exemple ; 
prescrire des lois ; assigner, in- 
diquer , fixer l'heure , etc. 

DOUN ATARI, s. m., donataire, 
celui , celle à qui on fait un don 
par donation. 

DOUNATIEN, s.fém., donation, 
don fait par acte public , cet 
acte. 

DOUNATOUR, s. m., donateur , 
celui qui fait une donation. 

DOUNDOUN , s . f . , grosse gagui , 
grosse maman ; femme chargée 
d'embonpoint. 

DOUNO, s.f., donne, distribu- 
tion des cartes ; t. de joueur ; 
au pi . , legs , ce qu'on lègue par 
testament. 

DOUNTE , adverb. , où , d'où , en 
quel endroit. 

DOUNUR , V. Donnairè. 

DOUNZELLO, s.f., donzelle, t. 
de mépris, fille ou femme d'état 
médiocre et de mœurs sus- 
pectes. 

DOURGUETTO, diminutif de 
dourgo, 

DOURGO, s.f., biberon , sorte 
de cruche à bec , avec .anse 
derrière , et anse au-dessus. 

DOURÏLLO, v. Doulio. 

DOURLOUTAR, v.act., traiter, 
délicatement , avec complai- 
sance; verb.pr., se délicater , 
chercher , prendre ses aises. 

DOURMANT ou Dourment, s . m. . 
dormant, châssis de bois qui 
encadre une porte , une fenê- 
tre , et qu'on scelle dans le mur. 

DOURMlASSO, subst. f. etadj., 
dormeur, dormeuse, qui dort 
volontiers et souvent. 

DOURMÏDO, v. Pcnec. 

DOURMÏLLET , s. m., dormir , 
mou vemen t imperceptible d'une 
toupie qui tourne. 



DOU 



<^ 263 »♦ 



DRA 



])OURMILLOUN , v. DourmiUet. 

DOURMILLOUSO , ou Dormil- 
Liouso , nom donné à la tor- 
pille , poisson. 

DOURMILLOUX , OUSO , adj . , 
qui est à moitié endormi , qui 
n'est pas encore bien éveillé. 

DOURMIOU , V. DourmiUouso. 

DOURMIR , s.m. , dormir, état de 
celui qui dort, qui sommeille. 

DouRMiR, v.n.. dormir , repo- 
ser , être dans le sommeil ; fig., 
agir lentement, négligemment; 
ne pas couler , parlant des eaux. 

DOURMIÏORI ou DOURMITOROUM, 

s. m., dormi tif, somnifère, 
ce qui facilite à dormir ; 
opium , paison. 

DOURMEIRE , Dourmlso , s. et 
adj.,v. Dourmiasso. 

DOURMILLUN, s. m., maladie 
qui excite au sommeil. 

DOURMUSO , s.fém. , dormeuse , 
sorte de canapé sur lequel on 
peut s'étendre comme dans un 
lit. 

DOUS , Doisso , adject., doux, 
douce , qui n'a rien d'amer , 
d'aigre, de piquant, d'âpre, de 
salé , qui est agréable au goût ; 
par analogie, qui flatte l'ima- 
gination , l'esprit, le cœur; 
tranquille, paisible; traitable, 
bumain, clément , aflable. 

DOUS , Douas , Douis , adj . nu- 
méral , deux. 

DOUSIEM AMENT , adv . , deuxiè- 
mement , en second lieu. 

DOUTAIRE , DouTuso , s. et adj., 
douteur . euse , celui qui doute 
babituellemcnt. 

DOUTANÇO, subst. fém., doute 
accompagné de cr^iinte, 

DOUTAR , verb.n. , douter , être 
dans le doute , dans l'incerti- 
tude ; v.pr. , soupçonner , pré- 
voir; pressentir; v. a., doter, 
donner , établir une dot , faire 
une dot. 



DOUTE, s. m., doute, incerti- 
tude , irrésolution. Senso doute, 
locution adverb., sans doute, 
selon toutes les apparences ; 
assurément, certes. 

DOUTOUX , OUSO , adject. , dou- 
teux, euse, incertain, dont il 
y a lieu de douter ; dont la 
chance est équivoque. 

DOUVO , s.f . , douve , renoncule 
des prés. 

DOU YEN , s. m., doyen, le plus 
ancien d'âge. 

DRAGEYO, subst. fém., dragée, 
amande , petit fruit , ctc , en- 
touré de sucre durci, menu 
plomb pour la chasse. 

DRAGOUN, subst. m., dragon, 
monstre fabuleux , ailé , armé 
de grifles et à queue de serpent; 
soldat qui porte un casque, et 
qui combat a pied et à cheval ; 
ijgur., femme d'une vertu fa- 
rouche. 

DRAGOUNO , s.fém., dragonne, 
femme méchante , emportée; 
ornement de la jioignée d'un 
sabre , d'une épéc. 

DR AIL , s. m., gros crible pour 
les grains. 

DRAILLAIRE, s. m., cribleur , 
vanneur, celui qui se sert du 
crible. 

DRAILLAR , v.a. , cribler, passer 
le grain au crible; verb.pr., 
s'endrailler , prendre , suivre 
un sentier. 

DRAILLO, s.f., sentier, petit 
chemin , trace faite avec lei 
pieds. 

DRAILLOOU, ou Draïlleiroot , 
diminutif de draillo. 

DRAMATIQUE , QUO , adj., dra- 
matique, qui appartient aux 
compositions théâtrales , qui est 
fait pour le théâtre , qui tra- 
vaille pour le théâtre ; style 
dramatique, rempli d'images 
vives et éloquentes. 



DRE 



*^ 264 C«C-* 



DRÔ 



Î^RAMÔ , s.masc. , drame , terme 
générigue pour exprimer toute 
sorte d'action théâtrale ; plus 
particulièrement , ouvrage dra- 
matique larmoyant, tragédie 
bourgeoise. 

DRAP, s. m., drap, étoffe fine 
en laine. 

DRAPAR , V . a , draper , couvrir 
orner, garnir de drap; repré- 
senter les draperies, les vête- 
ments d'une ligure; fig. etlîim., 
dire beaucoup de mal de quel- 
qu'un , le railler, 

DRAPARIE, s.f., commerce de 
draps : draps divers ; ornements 
d'étoffes ; représentation des 
vêtements, des étoffes. 

DRAPEOU . subst.m., drapeau , 
haillon vieux, morceaudeliuge, 
d'étoffe ; fig. , femme de mau- 
vaise vie tombée dans la cra- 
pule ; drapeau , enseigue d'in- 
fanterie. 

DRAPIER, subst.m-, drapier, 
fabricant , marchand de draps ; 
drapièrc est la femme de ce 
dernier. 

DRAYAR, v.a.,drayer, travail- 
ler avec la drayoircj v. Draillar 
et ses dérivés. 

DR A Y ARC , subst.f., drayure, 
morceau de cuir tanné , enlevé 
de la peau du côté de la chair. 

DRAYO , V. Draillo. 

DRAYOUARO ,s.fém., drayoire, 
couteau à revers pour enlever 
la chair ; t. de corroyeur. 

URE QUE , adv. , dès que , aussi- 
tôt que. 

DRECH, Drecho, adj., droit, 
juste , équitable ; droit , direc- 
tement ; en face , vis-à-vis ; au 
cordeau ; droit, côté opposé du 
gauche ; debout , être sur ses 
jambes ; droit , n'être point 
courbé , ni arqué ; s . m . , droit, 
iusliceque l'on rend ; étude des 
loi». Faire Vaouhre drech, faire 



l'arbre fourchu , jeu d'enfant { 
fig., faire l'impossible, faire 
nions et merveille. 

DRECIIIER , ERO , s. et adject. , 
droitier , ère, qui se sert de la 
main droite. 

DRECHIERO (en), s.f., en droite 
ligne, directement, sans faire 
de circuit; figur., suivre le» 
régies de la justice. 

DRÉISSADOU , s.ra. , dresseur , 
tuyaux de fer creux pour re- 
dresser les cardes; celui qui 
dresse, prépare, arrange, etc. 

DREISSAR, v.a., dresser, lever, 
tenir droit, monter un lit, 
tendre un piège, élever un 
autel , applanir un ouvrage , 
composer un contract ; ins- 
truire, façonner, former un 
écolier , un soldat , un animal, 
etc.; hérisser les poils, les crins, 
les cheveux, les plumes, les 
écailles , les pointes , les pi- 
quants, etc. v.pr. se le ver droit, 
se mettre debout. 

DREISSOUAR, s. m., dressoir, 
buffet à découvert pour égout- 
ter la vaisselle ; buffet pour 
préparer le service. 

DRES QUE , v. Drè que. 

DROGUO , s . f . , drogue, matière» 
premières pour les médica- 
ments , ingrédients pour tein- 
dre , etc.; fig. et fam., chose 
fort mauvaise ; marchandise d» 
rebut. 

DROGOMAN, s. m., drogman , 
interprèle , interprète dans le» 
échelles du Levant. 

DROLE, DROLO, s.ra., garçon, 
fille , enfant. Un drolé de corps ^ 
un homme plaisant ; person- 
nage rusé , malenclin , faquin , 
insolent; mauvais sujet; adj., 
plaisant , gaillard , original , 
risible , divertissant. 

DROUGAR , v.a., droguer , médi- 
camenter , purger avec des dro- 



DiJG 



^ti} 26i) ^s-> 



guesj falsifier; v.pr., se mé- 
dicametiler avec des drogues. 

DROUGAPJE, s.f. , droguerie, 
toutes sortes de drogues, com- 
merce de drogues ; marchandi- 
ses de rebut, 

DKOUGUISÏO, s. m., droguiste, 
celui qui vend des drogues. 

DROUGUR, USO,s.m., etfém., 
drogueur , médecin qui drogue; 
celui qui ne vend que de la 
mauvaise marchandise. 

DROULARIE , s.fém., drôlerie . 
chose drôle , bouffonnerie, trait 
de gaillardise. 

DROULET , EÏTO , diminutif de 
drôle , drolo. 

DROUMABARl, s. m., droma- 
daire, espèce de chameau. 

DRUBIR , v.a. , ouvrir , faire que 
ce qui était fermé ne le soit plus. 

DKUDET, ETTO, diminutif de 
drut. 

DRUÏ , DRUDO , adj . , dru , fort, 
vigoureux ; semer dru , semer 
épais. 

DUIŒRÏ , ERÏO , adj . , ouvert , 
ouverte, qui n'est point fermé ; 
fig.,qui a delà facilite à retenir 
par cœur, à recevoir de l'ins- 
truction. 

DUC , DUCHESSO , s.m. et fém., 
duc, duchesse , titre de dignité. 

DUEÏLLO, s.f., douille, manche 
creux d'une bayonnelle , d'une 
pique ; trou d'une pi«X"he , d'un 
hoyjiu , et de plusieurs autres 
instruments aratoires, dans 
lequel on passe un manche. 

DUEL , subst.m. , duel , combat 
d^homme à homme , proscrit 
()ar les lois divines et humaines. 

DUELISÏO , s.m.,duélisle, celui 
qui est coupable d'un duel, qui 
aime à se battre en duel. 

DUGANEOU, s.m., petit duc, 
oiseau; fig., niais, imbécile, 
nigaud. 

DUGOU , s.m., gros duc , oiseau; 



DUR 
sot, lourdeau , iai- 



fig., niais 
bécile. 

DUILLO, V. Dueillo. 

DUNOS, s.f. pi., dunes, monti- 
cules sablonneux sur les bords 
de la mer. 

DUNETTO , s.f . , dunette, le plus 
haut étage de l'arrière d'un 
grand vaisseau. 

DUO , s . raasc . , duo , morceau de 
musique pour deux instru- 
ments , deux voix ; paroles 
chantées à deux. 

DUPAR, v.act., du[)er , tromper 
habilement ; en faire accroire. 

DUPARIE, s.f., duperie, ce qui 
fait que l'on est dupe ; sottise à 
ses dépens. 

DUPO , s.f., dupe , celui qui est 
trompé ; facile à tromper. 

DUR, DURO, adj., dur, dure, 
ferme , solide ; l'opposé de ten- 
dre ; rude, sévère, insensible, 
inhumain ; difficile à instruire , 
à persuader, à éclairer ; temps 
dur, de misère. 

DURARLE, BLO , adj . , durable , 
qui doit durer long-temps. 

DURADEOU , s. masc. , philariii À 
larges feuilles. 

DURADO , s.fém. , durée, temps 
que dure , a duré ou durera une 
chose. 

DURAIL , adj . , dure , qualité do 
certaines pèches et de certaines 
cerises dont la chair est ferme. 

DURAILLO , s.fém., bigarreau . 
sorte de cerise, fruit du bigar- 
raudier. 

DURAMENT, adv., durement, 
d'une manière dure, avec du^- 
relé , rudesse. ' .•iii'>j , 

DURANT, prép., durant, j^n- 
dant , V. Dura il. 

DURAR , v.n., durer , continuer 
d'être ; être d'un long usage ; 
se prolonger tro)). 

DUR BEC , s.m., gn»s-bec , pinson 
roTrtl; oiseau. 

*)7 



KBE 



*^ 266 H^ 



EBU 



mmBEC,EQUO, adjecl., sot, 
dupe, niais, nigaud, imbécile. 

DURBIR , V. Drubir, 

DURCIR, verb.a. et pr., durcir , 
rendre dur ; le devenir. 

DURET , ETTO , adject. , duret, 
ette, un peu dur. 

DllRETA , s . f . , dureté , fermeté , 
solidité, figur., insensibilité, 
rudesse, inhumanité. 

DURGAN, s. m., barbeau ;, meu- 
nier, poisson de rivière. 

DDRIER, ERO, adject., sourd 
d'oreille ; difficile à concevoir , 
à retenir ce qu'on lui dit ; dur à 
apprendre, difficile à s'ouvrir ; 
fig., qui ne paye pas volon- 
tiers. 



DURILLOUN, s. m., durillo« , 
petit calus. 

DURO, s.fém., dure , par terre; 
fig., dans un mauvais lit. 

DUVET, s.masc, duvet, menue 
plume douce , molle , courte et 
délicate; poil follet avant la 
barbe ; espèce de coton sur cer- 
taines plantes, sur certain* 
fruits. 

DYNASTIE , s.f. , dynastie, suite 
de rois , de princes d'une même 
race, qui ont régné dans le 
même pays. 

DYSSENTARIE, s.f., dyssento- 
rie , dévoiement avec douleur* 
d'entrailles; espèce de flux de 
sanç. 



E. 



E , voyelle , cinquième lettre de 
l'alphabet. 

EBAFAT, ADO , adj . , ébahi, hie, 
étonné , surpris. 

.KBAOUCHAR, v. a. ébaucher, 
faire une ébauche. 

EBAOUGHO , sub. f., ébauche , 
premier trait , premier essai , 
ouvrage grossièrement com- 
mencé , où les parties princi- 
pales sont indiquées. 

EBARBAR, v. a.,ébarber, ôter 
les parties inégales et super- 
flues du papier. 

EBARBURO, s. fém., ébarbure , 
rognure du papier qu'on ébarbe. 

EBATS, s. m. pi., ébats, passe- 
temps ; divertissement ; loisir, 

EBE, adv. d'affirmation, oui, 
vous le dites, vous l'avez deviné. 

EBENISTÂRIE , s . f . ébénisterie, 
métier , ouvrage, commerce de 
l'ébéniste. 

J:BENIST0, sub. m., ébéniste, 
celui qui travaille en marque- 



EBENO^s.f., ébène, bois noir 
très-dur, très-pesant de l'ébé- 
nier. 

EBETAT , V. Metat. 

EBLOUIR, verb.act., éblouir, 
troubler la vue par une trop 
grande lumière ; empêcher de 
voir par un édat trop vif; fig., 
surprendre l'esprit par quelque 
cbose de brillant , de spécieux ; 
tenter , séduire , tromper , don- 
ner le change. 

EBLOUISSENT, ENTO, adject. 
éblouissant, anle , qui éblouit. 

EBOULAMENT,sul)t.m. éboule- 
ment, chute de ce qui s'éboule. 

EBOULAR, Y. a. et pr., ébouler, 
s'ébouler, tomber en s'affais- 
sanl , il se dit surtout des terres. 

EBOULIS, s. m. éboulis, chose 
éboulie. 

EBRIAR et ses dérivés, v. Ubriar. 

EBRUDIR,v.a. et pr., ébruiter, 
rendre public; divulguer. 

EBULLITIEN, s.f., ébullition , 
mouvement d'un liquide qui 



ECH 



*^ 267 >f* 



Eeo 



bout; êlevnres, lâches rouges 
sur la peau. 

ECERVELAT, adv. v. Desser- 
vêlai. 

ECIIAFAOUD , ou CHAFAOU» , s . 
m . , cchafaud , sorte de théâtre 
en charpente, pour le supplice 
public (les condamnés ; v. Esla- 
gièro. 

ECHAFAOUDAGE , s. m. écha- 
faudage , construction des écha- 
fauds pourbàtir^ badigeonner. 

ECHAFAOUDAR, v.a. échafau- 
der, dresser des échafauds pour 
bâtir. 

ECHAINGE , V . a . , échange , troc, 
brocantage, change d'une chose 
pour une autre. 

ECHANGEAR, v.a. échanger, 
faire un échange. 

EGHAmiLLOUiN , s. m. échan- 
tillon, partie d'une chose quel- 
conque qui sert de montre , 
fig., petit ouvrage pour faire 
juger du mérite de son auteur. 

ECHEANÇO subst.f, échéance, 
terme du paiement d'une dette. 

ECHEC, s. m. échec, t. du jeu 
des échecs, attaque à une pièce, 
surtout d'un roi ; t . de guerre , 
défaite, grande perte de troupe; 
fig., atteinte à la fortune , à la 
réputation, etc., tenir en échec, 
tenir dans la crainte d'une at- 
taque, d'un siège; fig., tenir 
en respect , en suspens ; empo- 
cher d'agir, au plur., jeu des 
échecs. 

ECHERPO , ou CHERPO , subsl. f . , 
écharpe , bande d'étoffe , cein- 
ture avec pendant ou nœud 
saillant; vêlement, ornement 
de femmes sur les épaules; ban- 
dage destiné à soutenir la main 
et l'avant bras. 

ECHIQUIER, s. m., échiquier, 
tablier divise en 64 carrés de 
deux couleurs, pour jouer aux 
êchcrs. 



ECHOUAR, v.a. et n., échouer, 
donner sur le sable , sur u» 
écueil , dans un endroit où il y 
a trop peu d'eau pour flotter ; 
fig. , ne pas réussir , en parlant 
des personnes, des projets , dw 
entreprises, etc., verb.pron., 
s'échouer, donner volontaire- 
ment sur le sable, etc. 

ECHURRE, v.n., échoir, a ni ver 
à temps prélixe; arriver par 
succession , donation ; arriver 
par cas fortuit , par sort , etc. 

ECHUT , UDO , adj . , échvi , ne . 

Î|ue le terme de l'échéance est 
ini. 

ECLESIASTÏQUE, subst.masc. 
ecclésiastique , chacun de ceux 
qui font partie du clergé. 

ECO , s.m. ,écho,réfléchissemcnl 
et répétition du son; lieu où il 
se fait ; fig. , celui qui répète c« 
qu'un autre dit, 

EGONOMO , subst.m., économe, 
celui, celle qui a soin delà 
dépense d'une maison ; celui 
qui régit un domaine, un éta- 
blissement public ; ménager ; 
qiii épargne la dépense. 

ECOUNOUMIE , s. f . , économie . 
ordje, règle pour la dépense ., 
dans le ménage; argent épar- 
gné . ce que l'on épargne. 

EGOU.NOUMIQUE, QUO , adj., 
économique, qui concerne l'éco- 
nomie, le gouvernement d'une 
famille ; qui tend à l'économie, 
é|)argne la dépense. 

ECOUNOUMIQUAxMENÏ , adv . , 
économiquement, avec écono- 
mie. 

ECOUNOUMISAIRE, subst. m., 
économe , bon ménager , qui 
épargne la dépense. 

ECOUNOUx\ilSAR , v.a., écono- 
miser, administrer, gouverner 
avec économie; épargner , mé- 
nager. 

EGOUNOUMISTO, s.m., écono- 



EFF 



*^« 268 ^t^ 



EFF 



miste, celui qui s'occupe de 
l'économie politique , du com- 
merce, de l'agriculture, etc. 

ECRAN , s. m . , écran , sorte de 
meuble pour se garantir de 
l'ardeur du feu ; fig. , personne 
qui nous fait ombrage , dont la 
présence nous importune. 

EClIIL,s.m., écueil,rocber dans 
la mer; fig., chose dangereuse 
pour la vertu , • l'honneur , la 
fortune, les talents , etc. ; chose 
capable de faire péricliter. 

EDIFIAÎSÏ, ANÏO, adj . , édifiant, 
ante , qui porte à la vertu, à la 
piété , par l'exemple , le dis- 
cours. 

EDIFIAR, v.act., édifier, bâtir, 
construire ; parler à la vertu , 
par les exemples , les discours ; 
satisfaire par ses procédés ; 
donner bonne opinion de soi . 

EDIFICAÏIEN , s.f. , édification, 
action de construire un édifice, 
un temple ; fig., action d'édi- 
fier , de donner le bon exemple. 

EDIFIGI , s.m. , édifice, palais , 
temple , bâtiment considérable, 
public. 

EDIT, s.m , édil,loi, ordon- 
nance du souverain. 

EDIÏIEN, subst.féra., édition, 
publication d'un livre, impres- 
sion ; tous les exemplaires d'un 
livre , d'un ouvrage. 

EDITOUR, s.m., éditeur, celui 
qui revoit l'ouvrage d'un autre, 
en dirige l'impression ; qui 
publie un livre. 

EDL'CAR , v . a . , faire l'éducation; 
en style populaire , éduquer. 

EDUCAT , ADO, adj., pop., édu- 
qué , qui a reçu de l'éducation . 

EDU CATIEN, s.f., éducation, 
soin pour élever , instruire , 
pour former l'esprit et les 
mœurs. 

EFFAÇADURO . s.f., effaçure , 
ce qui est effacé; rature, biffure. 



EFFAÇAR, v.a., effacer , ùterla 
figure , l'image , l'empreinte , la 
couleur , les traits , etc. ; rayer, 
raturer ; fig-, faire pardonner; 
faire oublier ; réparer. 

EFFARAR,v.a , effarer, trou- 
bler quelqu'un de manière à ce 
que son air , ses yeux soient ha- 
gards; le mettre hors de lui ; v. 
pr., s'effarer, perdre contenance, 

EFFARAT , ADO , adj . , effaré , 
ée , tout troublé, hors de soi. 

EFFAROUGEAR, v.a., effarou- 
cher, effrayer , faire fuir , éloi- 
gner; fig. , donner l'alamie à... 
donner de Téloignement , du 
dégoût ; rendre moins trai table; 
v.pr., s'effrayer subitement, 
s'alarmer subitement , s'effa- 
roucher. 

EFFECTIF , IVO , adj . , effectif , 
ive, qui est réelleir.ent et de 
fait; qui tient sa promesse. 

EFFECTIVAMENT , ad v., effec- 
tivement, en effet, réellement. 

EFFECTUAR, v.act., effectuer, 
mettre à effet; réaliser, faire. 

EFFEMINAR, v.a., elféminer, 
amollir, rendre faible comme 
une femme; faire perdre les 
goûts, les manières mâles ; 
v.pr., s'efféminer, emprunter 
les manières des femmes. 

EFFEMINAT , ADO , adj., effé- 
miné, ée, voluptueux, amolli 
parles plaisirs; faible comme 
une femme. 

EFFERVESCENÇO,s.f., efferves- 
cence; fig., ardeur, impétuosité 
passagère. 

EFFET , s.m., effe t , résul lat , 
produitd'une cause ; exécution, 
chose effective, lettrede change, 
billet, etc.; apparence, éclat 
d'un ouvrage , l'impression qu'il 
doit faire ; au pi , portion des 
propriétés , meiibles , bardes ; 
adv. , en effet , effectivement , 
réellement. 



EFF 

FFFICAÇAMENT , adv. , efficace- 
ment, d'une manière efficace. 

EFFICACI , ÇO , adj . , efficace , 
qui produit son effet. 

EFFICACrrA, s.f., efficacité, 
force , vertu pour produire un 
effet. 

EFFIGIE ou Effîgio , subst f., 
effii^ie , représentation d'une 
personne , image , portrait ; 
exécuter en effigie , c'est sup- 
plicier un mannequin sous le 
nom et à la place d'un coupable 
en fuite. 

EFFILA, s. masc, effilé , petite 
frange de fil ou de soie. 

EFFILAR, v.a., effiler, défaire 
un tissu fil à fil 5 t. de perru- 
quier, dégarnir, couper en 
pointe ; affiler , donner le fil à 
un instrument tranchant; v. 
pr. , s'effiler , s'en aller {wr fil. 

EFFILAT, ADO, adj., affilé, 
ée , qui a la langue bien affilée, 
qui parle avec volubilité de 
langue. 

EFFILURO, s.f., effilurc, fils 
ôtés d'une étoffe , d'un tissu. 

EFFLANQUAH, verb.a. et pr., 
efflanquer , rendre maigre ; 
maigrir. 

EFFLANQUAT, ADO, adjecl., 
efflanqué, ée , grand et maigre. 

EFFLOURAR , v.act., effleurer , 
n'enlever que la superficie; fig., 
toucher légèrement ; traiter un 
sujet sans l'approfondir, en par- 
ler su[)erficiellenient. 

EFFLOURAT, ADO, adj., fusée, 
en parlant de la chaux, 

EFFORT, s. m., effort, action 
faite en s'efforçant, trop forte 
extension des muscles ; tour de 
reins. 

EFFOURÇAR (s'), v.pr., s'effor- 
cer , employer toutes ses forces 
pour faire une chose , toute son 
industrie pour une fin ; tâcher 
de... 



<^ 269 C*îo EGA 

EFFRACTIEN, s.f., effraction, 
rupture , fracture faite par un 
voleur pour dérober. 

EFFRAI, s.f., effroi, frayeur, 
terreur , épouvante ; figur., ce 
qui la cause. 

EFFREYARLAMENT , adverb. , 
effroyablement , d'une manière 
effroyable , excessive, prodi- 
gieuse. 

EFFREYARLE, RLO , adject., 
effroyable , qui cause l'effroi ; 
très-difforme ; excessif , éton- 
nant, prodigieux, 

EFFREYAINT, ANTO, adject., 
effrayant , anle , qui effraie , 
cause la frayeur. 

EFFREYAR , verb.act. et pron. , 
effrayer , donner , prendre de 
la frayeur. 

EFFROÙNTARIE , v. Jffroun- 

EFFROUNTAT , v. Jffrountat. 

EFFUSIEiV, subst. f., effusion, 
action de répandre un liquide . 
épanchement, fig. , vive et sin- 
cère démonstration de confi- 
ance' et d'amitié. 

EGALAMENT , adv., également, 
d'une manière égale, autant, 
pareillement. 

EGALAR, v.a., égaler , rendre 
égal ; rendre uni , être égal à. . . 
assimilera ..; v.pr., s'égaler, 
se croire, se prétendre égal à..., 
s'assimiler à . . , devenir égal à.. 

EGALISAR , verb.a., égaliser, 
rendre uni, rendre égal, parifil, 
semblable. 

EGALISATIEN, s.f. , égalisation, 
action d'égaliser des lots. 

EGALITA , s f . , égalité , confor- 
mité , paiité , rapport entre les 
choses égales ; droits égaux , 
uniformité. 

EGAOU, s.m. , égal , personne de 
même qualité, condition, rang. 

EGAOU , EGALO , adject. , égal , 
égale , pareil , le même en na- 



ËilO 



<^ 570 H-^ 



EIC 



lure y en qiialilé , en quantité ; 
uniforme. 
EGARAMENT , s.ra., égarement, 
écart de son chemin par mé- 

Srise, fig., erreur, aliénation 
'esprit; amour déraisonnable, 
au pi . , dérèglement de mœurs, 
désordre des passions. 

EGARAR, v.a., égarer, mettre, 
tirer hors du droit chemin, fig., 
Jeter dans l'erreur , écarter des 
principevS, des règles; perdre 
pour le moment, v.pr , s'éga- 
rer , se tromper de chemin , se 
fourvoyer, fig., donner dans 
l'erreur; par anal . , s'écarter du 
sujet que Ton traite. 

EGARD, s. m., égard, attention 
particulière à . . . , avoir égard , 
prendre en considération, au 
pi., marque d'estime; atten- 
tions ; respect , déférence , etc. 

EGAYAR,v.a. et pr., égayer, 
rendre gai -. s'égayer , se dis- 
traire, se réjouir. 

EGEISO , s . f . , égl ise , temple des 
chrétiens ; assemblée des fidèles 
gouvernés par de légitimes pas- 
teurs. 

ËGLOGO, sf , églogue, petitpoème 
pastoral , dialogue des bergers. 

EGO, v. HèguQ. 

EGOUISME , s . m . , égoïsme , dé- 
faut, vice de l'égoïste. 

EGOUÏSÏO , s . m . et f . , égoïste , 
celui qui ne parle , ne s'occupe 
que de soi , fait un dieu de sa 
personne et lui sacrifie tout, au 
pi. , Pyrrhoniens outrés. 

EGOURGEADOUR , v. Esgour- 
geadour. 

EGOURGEAIRE, oit Egoïirgeur, 
subst.m., égorgeur, celui qui 
égorge . assassine. 

EGOURGEAR , v.a., égorger , 
couper la gorge , et par ext. 
tuer, massacrer^ fig., ruiner, 
voler quelqu'un ; lui porter un 
préjudice considérable. 



EGOUSILLAR (s') , v. pr. s'égo- 
siller, criera s'en faire mal au 
gosier; chanter beaucoup et 
fort haut ; il se dit aussi de& 
oiseaux. 

EGOUT , on Agout , s. m. , égouf , 
chute , écoulement , conduite 
des eaux, de la pluie , des im- 
mondices ; cloaque ; tuiles qui 
débordent les toits; endroit où 
se rend ce qu'il y a d'impur; 
table , planche , tuyau pour 
faire égoutter. 

EGOUTTAR, ou Escolbre, v.a., 
égoutter, faire écouler l'eau, ctc 
goutte à goutte, v.a. et pr., 
s'égouttcr. 

EGU, EGUO,adj. aigu, aiguc , 
pointu ; un accent aigu qui va 
de gauche à droite; une voix 
aiguë , claire et perçante. 

EGUAR, v.a., faire la pointe à 
un outil ou à un instrument. 

El , ou Eh ! iuterject. d'admira- 
tion . eh ! . 

E1BARRAYAR, v. Espandir. 

EIBARGHADURO , s . f . , brèche , 
écornure. 

EIBARCHAR, v.act., ébrècher, 
faire une brèche à un instru- 
ment tranchant; écorner une 
pierre ; égueuler un vase quel- 
conque , mais fragile. 

EIBLOU, V. GrueiUo. 

EIBLOUAR, OM DlGRUElLLAR , T. 

a. , écaler , ôter l'écale. 

EIBOUDENAR, V. Ahadarnar. 

EIBOUSSELAR, V. Dolomsdnr. 

EÎBRIAR, V. Etnbreigar. 

EIRROUTAR, v. Debroutar. 

EIBUSCADO, v. Rehroundagr. 

EIBUSGAIRE, v. Rehroundaire. . 

EIBUSCAR, v. Rebroundar. 

EICELLO, V. Eissello. 

EICETTO, s.f., hachette, ins- 
trument tranchant avec un long 
manche. 

EICHALIESSE, s. m. pi., escalier. 
les degrés _, les marches d'un 



EIG 



*^ 571 »^ 



EIL 



pscalier, terme de monlaiçne. 

KIGIE , adv. ici , t. de montagne. 

EICIVIERO, s. f., civière, sorte 
de petit brancard qui sert à 
porter des pierres ou autres 
objets. 

EIFLOURADOS, s.f.pl., {gerçu- 
res aux mamelles d'une femme 
qui nourrit. 

KIFLOURAR, v. Deflonrar , Ef- 
flourar , Casquar. 

EIFOUROIIADURO , s. f., fou- 
lure, contusion , blessure d'un 
meml>re foulé. 

EIFOURCIIAR , verb.act. et pr., 
fouler , se fouler un membre. 

EIFOUGASSAT, v. Escagassat. 

EIFOURNIAR , v. Fourniar. 

EIFOURNlAOU,y. Fourniou. 

EIFRAYUNAR, v. Enfrioiinar. 

EIGADIERO , subst f., aiguière , 
sorte de vase dans lequel on sert 
de l'eau pour laver les mains, 

ETGADO, s.f. , aiguade , provi- 
sion d'eau douce que l'on fait 
pour un vaisseau qui vient à 
en manquer dans le cours de 
son voyage. 

EIGAGNADO, v. Eigagnas. 

EIG A G AGN A S , s . m . , augmen- 
latif du mot Eigagno. 

EIGAGNIARjV. Eiganegear. 

EIGAGNIE, V. Eigagno. 

EIGAGNO , s.f., rosée , petite 
pluie fraîche qui tombe le ma- 
lin ; vapeurs de la terre. 

EIGAGNOLO, s.f., petite pluie. 

EIGAGNOUX, OUA, adj., im- 
bibé, humecté par la rosée. 

EIGAILLÏER, ERO, s.ra. et f., 

celui , celle qui , dans une airée, 

avance la paille et les épis sous 

' les pieds des chevaux pour être 

foulés. 

EIGANEGEAR, v.n., tomber de 
petites gouttes d'eau. 

EIGARIER , s. m., gardien des 
eaux d'arrosage ; celui qui passe 
sur ses épaules les personiM?s qui 



veulent traverser une rivière; 
amurgue , eau de végétation qui 
se trouve dans l'olive; eau qui 
s'est écoulée ; eau qui se trouve 
dans la lie de l'huile. 

EIGLARI, s m., alerte, épou- 
vante , alarme. 

EIGLARI AT, ADO, adj. et ». 
écervelé , fou , égaré , effaré. 

EIGLOUAIRE. EIGLOUARELLO 
subst. m . et f . , celui , celle qui 
égrène le chanvre ; qui détache 
les olives de l'arbre à la main, 

EIGLOUAR, v.act., égrener le 
chanvre , cueillir 1(« olives à la 
main et non du bout des doigts. 

EIGOOURIGNAR , v . Charcutiar^ 
tailler , découper mal-propre- 
ment la viande, une volaille. 

EIGRAS, s. m., verjus, raisin 
vert. 

EIGKEJAU, v. Aigrejar. 

EIGRETO, v. Aigreto. 

EIGROUVEILLAR , v. EêcrwvtU- 
lar , et ses dérivés. 

EIGRUILLAR, v.act. monder, 
gruer, ôter la petite peau qui 
couvre le grain de l'orge , d« 
l'épautre, etc. 

EIGUESTRE,v. Mourbùna:. 

EIGUETTO, v. Aigueito. 

EIGUIER, s.m., lavoir de cui- 
sine; auge, est le bassin en 
pierrô ou en bâtisse ; évier est 
le canal par lequel s'écoulent 
les eaux de l'auge 

EIGUlERO,v. Eigadiéro. 

EIL A , ou EiLATO , adv. de lieu , 
là , en cet endroit. 

EILAMOUN, adv. de lieu, là 
haut. 

EILABAS,oM EiLAWou^ adv. de 
lieu , là bas. 

EILANETRAR , v . a . , déchirer , en 
parlant du linge et des étoffe» 
\(ui se déchirent facilement à 
cause de leur usure ou de leur 
mauvaise qualité. 



KIS 



<-^ 272 vîo- 



EIS 



lilLANDRE , V . Escarchudxiro. 

EIMABLE, BLO, adj . aimable, 
qui a la qualité de se faire 
aimer. 

EIMAR, V. Aimar. 

EIME, à bel cime^ adv. en bloc, 
sans choix , sans peser , ni me- 
surer. 

EIMOOUVE, verb.a., mouvoir, 
donner un labour à la terre d'un 
pot , d'une caisse. 

EINANAR (s'), v.pr., s'en aller, 
partir, prendre la fuite , quitter 
le lieu ou l'on est ; se déverser , 
en parlant d'un mur. 

EINE, EINEO, s. et adj., aîné, 
aince , le premier né , celui né 
avant un autre. 

EINESSO , subst. f . , aînesse , qui 
concerne l'aîné d'une famille. 

EIRENAR, voy. Derenar et ses 
dérivés. 

EIRO, adv.de temps, actuelle- 
ment, à présent, maintenant^ 
en ce moment. 

EIS, art. contracté, aux , il est 
formé par à les. 

EISABEOU , nom })ropr . de fem- 
me , Elisabeth , Isabeau. 

EISADAMENT , adv. , aisément , 
facilement. 

EISANÇO , s f . , aisance , certaine 
facilité dans les actions , les 
discours , les manières ; état des 
personnes qui ont des biens, 
des revenus, au pi., lieux d'ai- 
sance , lieu pratiqué dans une 
maison pour y faire ses néces- 
sités ; daiis les hôtels c'est le 
n» 100. 

EISAT , ADO , adj . aisé , ée , qui 
se fait sans peine , sans effort ; 
commode. Èisat, adv., oui cer- 
tainement. 

EISINAR, v.a., placer, mettre 
du vin , de l'huile dans des fu- 
tailles , dans des jarres , dans de 
grosses bouteilles, etc. pour l'y 
conserver. 



EISINO, s.f., futaille, jarre, 
grosse bouteille, etc., pour y 
mettre et y conserver du vin , 
de l'huile, etc. Marrido ou tristo 
eisino , mauvais garnement , 
pauvre sujet. 

EISO, y. Lezo. 

EISSA , adv. de lieu , par ci , de 
ce côté-ci. 

EISSABAS, adv. de lieu, ici bas, 
là bas , à l'endroit où je suis. 

EISSADETO , s.f., serfouette do 
balayeur de rue. 

EISSADO, s.f., houe, instru- 
ment d'agriculture j marre, sorte 
de pioche. 

EISSA DOUN, s. m., pic , instru- 
ment en fer de la forme, mais 
plus gros que le sarcloir , ])our 
arracher des pierres ; v. Eissa- 
dounei. 

EISSADOUNET , s.m. , sarcloir , 
instrument pour arracher les 
plantes parasites dans les semis, 
c'est un diminutif du pic. 

EISSAGAR, v. Enfumar la bu- 
gado. 

EISSALE , s.m. , vent opposé au 
vent largo. 

EISSAM, ou EissAME , subst. m. 
essaim , volée d'abeilles qui 
sortent d^ine ruche pour aller 
se loger ailleurs. 

EISSAMAR , verb n . , essaimer , 
faire , produire un essaim. 

EISSAMOUN, adv. de lieu, ici, 
en haut, où je suis. 

EISSAOU, V. Magaou. 

EISSAOUGO , s.f. , sorte de filet 
pour la pêche , on donne aussi 
ce nom au bateau qui porte ce 
filet. 

EISSAOUNET , v. Eissadounet. 

EISSAOURAN , v . Eissugan . 

EISSAOURAR , ou Eissoourar , 
V.a., aérer nn appartement. 

EÏSSAR , V. Ileissar. 

EISSARIADO, subst. f., ravine, 
torrent qui descend avec impé- 



EÎS 



♦^ 273 H^ 



ÉLÀ 



tuosilé des montagnes après 
une grosse pluie. 

EISSAlUADUliO , s.f., absence 
d'esprit, distraction en parlant. 

EISSAKTAR (s';, v.pr., rester 
court , battre la campagne > 
parler hors de propos. 

EISSARMAR, y. Espooumounar, 
égousillnr, 

EISSARRIAR, v.act., charrier, 
creuser, en parlant des eaux 
pluviales qui , dans leur im- 
pétuosité, creusent les terres, 
et entraînent les arbres et les 
rochers. 

EISSAHRIADO subst.f., ravine; 
plein un Eissarris , v. ce mot. 

EISSARRIS , ou ElSSARRlENS , s. 

m. pi., sorte de cabas jumeau 
en sparte qu'on met en guise de 
paniers sur une béte de somme, 
et dans lesquels on serre des 
paquets , ou l'on porte du fu- 
mier ; faute de terme français 
on pourrait bien adopter celui 
à'yssarris , d'Enserrés, ne por- 
tant pas en eux un caractère de 
proscription. 

EISSAliT, gubst.m. , essart, terre 
défrichée ; sorte de grand four- 
neau que l'on fait dans la cam- 
pagne pour la combustion des 
terres ; terre défrichée , qu'on 
a essartée; faira d'eissart, es- 
sarter, défricher les terres. 

EissAUT, s. m., ravin, creux causé 
par une ravine. 

EISSAVAOU, v. Etssabas. 

EISSE, V. Eicet. 

EISSEGEAR , v. Sustar, 

EISSEILLAR, V. Esquillar. 

EISSELO,v. Jisseto. 

EISSERO, s.ra., sorte de vejil 
sud-est. 

EISSERVO, 6.(., action de bien 
gouverner un vaisseau dans sa 
route; lig., perdre la tète, ne 
savoir où l'on est , courir à sa 
perte. 



EISSETO , s.f. , hachereau , oqtU 
de tonnelier. 

EISSI , ou EissiTo , adv. de lieu, 
ici , en ce lieu , en cet endroit. 

EISSIAM , subst m., mélange de 
plusieurs herbes qu'on faitcuiro 
et qu'on mange en guise de sa- 
lade , V. Esquichun^ 

EISSIOU , s -m., essieu, pièce de 
bois ou de fer qui passe par le 
moyeu des roues des voitures , 
des charrettes. 

EISSO , ou EissoTO , pron. dé-r 
monstratif , ceci , cette chose-ci. 

EISSOUN, s. m., plongeon , saut 

3u'on fait dans l'eau , au fond 
e l'eau, v. Eissadoun, 
EÏSSOUR , s . m . , bouillon , petîtft 

source , surgeon d'eau qui sort 

de terre. 
ETSSU , V, Sec , Sequo. 
EISSURLIAR, v. Ooublidar. 
EISSUGH, EissucHO, adj.,seCj 

sèche, qui a été sèche; fig., 

maigre, exténué, 
EISSUGAN , s . m . , essui, lieu aéré 

où l'on met sécher le savon à 

peine fabriqué , et les cuirs 

?u'on vient de tanner. 
SUGAR, verb act., essuyer, 
sécher ; souffrir , endurer les 
affronts, les sottises, les injures, 
le mauvais temps , etc. 

EISSUGOMAN , v. Touarqupman. 

ElâSL'Q, V. ismncA. 

EIVACHAR, v.a., t. demoiss., 
couper çà et là le blé qui est 
mûr; v.pr., s'ébouler; couler , 
se renverser en parlant des ter- 
res , des murs de soutennement. 

ELAGAGË , subst.m., élagaçe, 
action d'élaguer, son produit. 

ELAGAR, v.a., élaguer, retran- 
cher les branches inutiles; fig. , 
ôter les inutilités, les stïper^ 
fluités d'un ouvrage d'esprit. 

ELAN, s.masc, élan , action 4,e 
s'élancer ; mouvement subît ei 
rapide avec effort. 



ELE 



oM 274 ^ 



ELI 



ELANÇAMENT, s. m., élance- 
ment, action de faire un élan ; 
impression d'une douleur subite 
et passagère; v. Lançado. 

ELANÇAR , verb. n., élancer, 
éprouver des élancements; v. 
pr., se jeter en avant ; se lancer 
avec impétuosité, 

ELANÇAT, ADO, adj., élancé, 
ée , qui a la taille trop affilée ; 
cheval élancé , efflanqué; arbre 
élancé , haut et peu gros. 

ELARGIR, v.a. et pr., élargir, 
rendre plus large , étendre , 
fig. , mettre hors de prison. 

ELARGISSAMENÏ , s. m., élar- 
gissement, augmentation de 
largeur ; fig. , mise en liberté. 

ELASTICITA. s.f., élasticité , 
propriété des corps élastiques. 

ELASTIQUE, QUO , adj . , élasti- 
que , qui a du ressort , qui le 
produit ; qui se redresse , réagit 
après la pression. 

ELBUF, s. m., elbeuf, drap fa- 
briqué à Elbeuf en Normandie. 

ELECTIEN, subst.f., élection, 
action d'élire; choix au con- 
cours des suffrages ; action 
d'élire un domicile. 

ELEGTOUR , subst.m. , électeur, 
celui qui élit, ou a le droit 
d'élire. 

ELECTOURAOU , ALO , adject., 
électoral , aie , de l'électeur , 
des électeurs. 

ELEGTRICITA, s. f. , électricité, 
propriété d'attraction ou de ré- 
pulsion des corps ; fluide élec- 
trique. 

ELECTRIQUE , QUO , adj . , élec- 
trique , de l'électricité. 

ELECTRISAR, v.a., électriser, 
développer, communiquer la 
faculté électrique ; fig-, animer, 
enflammer. 

ELEGTRISATIEN , s.f., électri- 
sation , action , manière d'élec- 
triser, 



ELEFANT , s. m., éléphant, le 
plus grand, le plus gros et le 
plus intelligent des quadru- 
pèdes. 

ELEGAMMENT, adv. élégam- 
ment, avec élégance. 

ELEGANÇO , subst. f . , élégance , 
recherche , grâce et noblesse 
dans la parure, dans les ma- 
nières, dans le discours, etc. 

ELEGANT, ANTO, s. et adj., 
élégant, ante,qui est recher- 
ché dans son air, son ton, sa 
parure ; qui a de l'élégance. 

ELEGANTISO , s.f., élégance, 
vice de l'élégant. 

ELEGIE, subst.f. , élégie, petit 
poème triste et tendre. 

ELEIS, pron.pers., eux, elles. 

ELEMENT , s . m . , élément , corps 
simple qui entre dans la com- 
position des corps mixtes, au 
pi., principe d'un art , d'une 
science. 

ELEMENT ARI , adj., élémen- 
taire, qui appartient à l'élé- 
ment, le constitue; qui contient 
les éléments d'une science. 

ELEVAR, v.a., élever, hausser, 
mettre , porter , rendre , faire 
monter plus haut; nourrir, 
soigner la jeunesse; instruire, 
donner l'éducation; il se dit 
aussi des animaux et d£S plantes. 

ELEVATIEN, s. f., élévation, 
action d'élever; ses effets; mo- 
ment de la messe où le prêtre 
élève l'hostie ; fig., action de 
s'élever, de parvenir à un haut 
degré de fortune, de dignité, 
de puissance , etc. 

ELEVO, s. m. et f. , élève , éco- 
lier, disciple, celui que l'on 
a instruit dans une science. 

ELEXIR, s. m., élixir, liqueur 
spiritueuse; extrait de plusieurs 
substances. 

ELIGIBLE , BLO , adj . , éligible , 
qui peut être élu. 



EMA 



*>?« 275 ^^ 



EMB 



ELITO , s.f. , élite, choix; ce 
qu'il y a de meilleur, d'excel- 
lent , de plus digne d'être choisi 
dans un genre. 

ELLO, pr.pers., elle, plur., elles. 

ELOGE, OM Elogeo , s. m., éloge^ 
louange d'une personne ou 
d'une chose. 

ELOUAGNAMENT , s m . , éloi- 
gnemenl, action d'éloigner, de 
s'éloigner; dislance de lieu ou 
de temps; lointain; fig., ab- 
sence ; antipathie, aversion ; 
négligence, oubli. 

ELOUAGNAR , v.a., éloigner, 
écarter un être d'un autre; re- 
tarder; v.pr., s'éloigner, se 
retirer, s'absenter, éviter une 
l)ersonne, la fuir. 

ELOUAGNAT, ADO, adj., éloi- 
gné , ée , qui est loin , au loin , 
dans le lointain. 

ELOUQUANÇO , s. f . , éloquence , 
art , talent de bien dire , de per- 
suader, d'émouvoir, de tou- 
cher , de convaincre. 

ELOUQUANÏ, ANÏO, adj. élo- 
quent, ente, qui s'énonce avec 
éloquence ; plein d'expression. 

ELU , s . m . , élu , prédestiné à la 
gloire éternelle; fig., appelé â 
un avantage , en général. 

ELUDAR, va., éluder, éviter avec 
adresse ; rendre vain, sans elï'et. 

EMAIL, s. m., émail , composi- 
tion de verre calciné , de mé- 
taux, de sels, appliquée sur 
lin métal ; ouvrage émaillé ; 
iig., variété de couleurs, de 
fleurs. 

EMAILL AR , verb . a . , émailler , 
couvrir, onier d'émail; fig., 
orner , embellir de fleurs. 

EMANA R , V . a . , émaner , tirer sa 
source , son origine , découler , 
procéder de ... . 

EMANATIEN , s.f., émanation, 
action d'émaner ; au pi. . exha- 
laisons , écoulements. 



EMA.\GIPAR, v.a., émanciper, 
mettre hors de tutelle , hors de 
la puissance paternelle; v.pr., 
s'émanciper, prendre trop de 
liberté , de licence. 

EMANCIPAÏIEN , s.f., émanci- 
pation , acte qui émancipe. 

EMANT , s.m. , aimant , minéral 
ferrugineux, qui attire le fer, 
l'acier , etc. 

EMANTAR , v.act. , aimanter, 
frotter d'aimant. 

EMARGEAMENT, s.m., émar- 
gement , action d'émarger ; ce 
qui est émargé; fig., action 
d'écrire sur la marge , ce qu'on 
y a écrit. 

EMARGEAR , v.act. , émarger , 
couper la marge; fi^., porter 
en marge , écrire sur la marge. 

EMBAROLÎLNAR , V. a., cmba- 
bouiner , emboiser , enjôler , 
engager à. . . par des flat- 
teries. 

EMBADO, V. Dabado. 

EMBAIMAR , v. EmBaoussemar. 

EMBAISSOS , s. f . pi . , ce qu'on 
pèse avec la marchandise, et 
qu'il faut ensuite déduire du 
poids. 

EiMBALLx\DOUIRO, subst.fém., 
aiguille d'emballeur. 

EMBALLAGE, s.m., emballage, 
action d'emballer; ce qui sert 
à....; ce qu'il en coûte pour em- 
baller. 

EMBALLAIRE, \. Emballur. 

EMBALL.\R, v.act.. erabalU;r , 
mettre dans une balle; empa- 
queter; V. Embarar, 

EMBALLUN,s.m., toile d'cmbal- 
lag:e. 

EMBALLUR, s.m., emballeur, 
celui qui emballe. 

EMBALLAOUSIR, v.a. , étour- 
dir , troubler , saisir de peur. 

EMB aNAR , V . a . , dosser , donner 
un coup de cornes. 

EiMBANASTAR, v.a., charger 



teMit 



^ 276 W-* 



EMB 



iiir une bête de somme des pa- 
niers à fumier; v. Ëmbaragar. 
3EMBANDAR, v.a.;, renvoyer, se 
débarrasser de quelqu'un ou de 
quelque chose ; emporter , VO' 
1er , entraîner quelque chose , 
ravir, enlever. 

EMBAINDO, s.fém. , mettre em- 
bando , briser^ fripper, mettre 
en lambeaux, en désordre. 

EMBAOUCHAGE , s . m . , embau- 
chage , action d'embaucher. 

EMBAOUCHAR, v.a., embau- 
cher , engager un ouvrier ; 
enrôler par adresse ; mettre 
l'embouchoir dans une botte. 

EMBAOUGIIOUAR, s. m., em- 
bouchoir , forme d'une botte. 

EMBAOUMAMENT, s. m., em- 
bautiiement, action d'embau- 
jTiel' un corps mort. 

EMBAOUMAR, v.a., embaumer, 
iréifaplîr de baume, etc., un 
corps mort, pour empêcher sa 
corruption; v. Emhaoussemar. 

EMBAOUMUR , s.masc. embau- 
meur, celui qui embaume les 
corps. 

EMBAOUSSEMAR , v.a. et li. 
embaumer, répandre une odeur 
suave. 

EMBARAGNAR, verb.a. et pr., 
embarrasser , se surcharger de 
marchandises , de ce qui n'est 
plus de vente , d'un embarras ; 
V. Baragnat. 

EMBARAR , verb.act. entraîner , 
emporter , par l'effet du vent , 
de l'eau , etc. 

ÉMBARATAR, verb.act. et pr., 
tromper quelqu'un en lui ven- 
dant une chose mauvaise pour 
bonne ; se tromper soi-même ; 
V. Embular, Embastar. 

EMBARBADOU, s. m. lieu où 
l'on met un plant pour qu'il y 
prenne racine. 

EMBARBAR , verb . a . , mettre un 
garment ; Une bouture , un 



plançon en terre pour qu'il y 
prenne racine. 

EMBARBACHAR (s'), v pr., se 
masquer, couvrir son visage 
d'un masque. 

EMBARCADOUR , s. m . , embar- 
cadère, lieu propre â s'embar- 
quer. 

EMBARCAR , v. Embarquât. 

EiMBA R CATIEN , s . f . , embarca- 
tion , petit bâtiment, navire en 
général. 

EMBARDAR (s'), v.pr. s'embar- 
dor, t. de marine, s'éloigner; 
se jeter d'un côté ou d'un autre. 

EMBARGO, subst.m., embargo, 
défense faite aux navires do 
sortir d'un port. 

EMBARLUGAR, v.a., éblouir, 
frapper les yeux d'un trop 
grand éclat; fig., éblouir en 
offrant une grande somme ou 
eu faisant de belles promesses. 

EMBARNAGE, s. m. nouement 
de l'aiguillette, prétendu ma- 
léfice. 

EMBARNAR, verb.act., faire le 
nouement de Taiguillette é^ 
quelqu'un. 

EMBARNISSAR, v.a., vernisser , 
couvrir de vernis; fig. gluer j 
poisser , enduire de quelque 
chosede gluant ; salir un vase, 
ime pièce de vaisselle; v.pr., 
se salir les mains, s'embrener. 

EMBARRAR^ v.a., enrayer une 
charrette avec une barre de 
bois ; v.h., pousser une barre 
de bois dans la vis d'un pressoir. 

EMBARRAS, s m., embarras, 
obstacle dans un chemin , dans 
un passage, etc ; fig., confu- 
sion de choses difficiles à dé- 
brouiller ; incertitude; irréso^ 
lution dans le parti à prendre ; 
peine causée par une multitude 
d'affaires, etc.;fîg.fam., grande 
importance qu'on met À de pe- 
tites choses. 



EMB 



*^ 277 »** 



EMB 



EMBARRASSANT, ANTO, adj. 
erabarassant, ante, qui cause 
de l'embarras. 

EMBARRASSAR, v.a., embar- 
rasser , causer , donner de l'em- 
barras, v.pr., s'enibarrasser , 
s'entortiller, s'empêtrer dans... 
g'inquléler , se mettre en peine 
de. . ,, s'engager dans une af- 
faire ; s'emplir , en parlant de 
la poitrine, des canaux , etc. , 
se troubler , en parlant de l'es- 
prit ; s'eiatrecouper dans sa dé- 
position. 

EMBARRASSAT , ADO, p. p., 
embarrassé , ée ; Embarras- 
sado ^ se dit d'une femme en- 
ceinte , dans l'état de grossesse. 

EMBARRIAR , verb.act. et pr., 
entourer d'un mur de défense 5 
fig., paraître de forts nuages 
sur l'horizon. 

EMBASSADO, s.f., ambassade, 
charge , emploi , fonction d'am- 
bassadeur ; sa suite. 

EMBASSADOUR, s. m. ambas- 
sadeur , envoyé d'un souverain^ 
d'une puissance auprès d'un 
autre souverain, avec un ca- 
ractère de représentation ; la 
femme est ambassadrice. 

EMBASTAR , subst.m. , embàler, 
mettre le bât à une béte de 
sommé; fig. elfara., charger 
quelqu'un d'une chose incom- 
mode ; v.pr., jouera l'acquit, 
tâcher de faire payer à l'un ce 
qu'on aperdu avec l'autre. Parte 
pas lou pur qu'embasio , il ne 
part pas aussi promptemenl 
qu'il semblait l'annoncer, il est 
très-lambin dans ses opéra- 
tions. 

EMBASTARDIR , v . a . , abâtardir, 
faire dégénérer , corrompre , 
altérer le naturel; fig., v.pr., 
dégénérer , déchoir. 

EMBASTAR DISSAMENT, subst. 
masculin , abâtardissement , 



altération d'une chose qui dé- 
choit de son état naturel. 

EMBATAILLOUNAR, v.a. em- 
bataillonner, mettre en batail- 
lon , incorporer dans UJi batail- 
lon. 

EMBATTAGE , s. m . , embattage, 
application de bandes de fer sur 
une roue. 

EMBATTOUAR, s. m., embat- 
toir, fosse pour mettre lestoues 
et les embattre. 

EMBATTRE, v.acl., embattre, 
couvrir une roue de bandes de 
fer , t. de charron. 

EMBATTUxMAR, v.a., cimenter, 
bâtir ou boucher avec du ci- 
ment nommé en provençal Bat- 
lum. 

EMBE, V. Eme. 

EMBEGUINAR (s'), v.pr. , s'era- 
béguiner , mettre un béguin , 
un bonnet ; s'éraé ni ton filer , 
s'empaqueter la tète; fig. et 
fam . , mettre dans la tète, dans 
l'esprit ; s'entêter ; s'enticber ; 
s'amouracher follement d'une 
personne qui ne nous assortit 
pas. 

EMBEGAT, At)0, adj., dessé- 
chée, ée , liquide qui a été con- 
sumé par le vent , par l'air, ou 
par l'ardeur du soleil ; il se dit 
aussi d'une couture qu'on a 



laissé éboire. 
EMBELLIR , v« 



verb.act. n. et pr., 
embellir, rendre beau, plus 
beau ; orner, parer; orner aux 
dépens de la vérité. 

EMBELLISSAMENT , s. m. era- 
bellisement, action d'embellir; 
ce qui embellit ; ornement. 

EMBENDELAR, verb. a., serrer 
avec une ou plusieurs bandes. 

EMBEOURE (s'), V. pr., s'éboire, 
parlant d'une couture; se com- 
buger , parlant de l'eau qu'on 
met dans une futaille trop sè- 
>che, desséchée, consumée pai^ 



EMB 



<-?« 578 ^^ 



ËMB 



l'aclion de l'air, du vent, du 
soleil , du feu; s'imbiber; s'in- 
filtrer dans les pores de la terre 
ou d'un forps solide. 

EMBESÏIAR (s') , v.pr. , faire des 
bêtes , t. de joueurs de cartes. 

EMBET.\R, verb. a., bébéter, 
abêtir; ennuyer, importuner; 
vexer quelqu'un, 

F.MBIBAU, verb.act., imbiber, 
abreuver , pénétrer d'un li- 
quide ; tremper bien une chose 
parla quantité de liquide. 

EMBKîU , s.ra., ambigu, repas 
où l'on sert tous les mets à la 
fois , même letlessert. 

EMBIJOUNAR , v.a. , oindre avec 
du benjoin. 

EMBLADAR, v.act. emblaver, 
semer une terre en blé ; attirer 
les moineaux par les grains de 
blé qu'on laisse expressément. 

EMBLADO (d'), expr.adv., d'em- 
blée , de plein saut ; du premier 
effort ; sans difficulté , sans 

EMBOqUEUMAR,. v.a. , empuan- 
tir, infecter; répandre , com- 
muniquer une mauvaise odeur; 
fig., enjôler, tromper par des 
paroles séduisantes ; v. Em- 
baoussemar. 

EMBOUARO (s'), v.pr. s'imbiber, 
t. de peinture, v. Embeonre. 

EMBOUASAR, v.a., emboiser, 
engager par de petites fia tteries. 

EMBOUASIJR , s.m. , emboiseur, 
charlatan, hâbleur, celui qui 
emboise 

EMBOUBINAR , v.act. , bobiner , 
mettre le fil en bobine. 

EMBOUAWOUtNT, s.m., em- 
bonpoint , état d'une personne 
en bonne santé et un peu grasse. 

EMBOUBOUINAR, \ Emhouasar. 

EMBOUCAR , V a , , emboucher , 
mettre à la bouche ; manger , 
avaler , mettre dans la bouche. 

EMBOUCHOUAR, s.m,, embou- 



choir , moule sur lequel on 
fait une botte ; le bout d'un cor, 
d'une trompette , etc., par le- 
quel on souffle. 

EMBOUGHURO, s.m., embou- 
chure, ouverture d'un canon , 
d'un vase, etc. ; manière d'em- 
boucher un instrument à vent , 
partie où on l'embouche; en-, 
trée d'un fleuve, d'une rivière 
dans la mer. 

EMBOUDOUSCLAR , v act., en- 
duire quelqu'un ou quelque 
chose avec le résidu du miel ; 
fig., s'embrener. 

EMBUGIAR, ou Cirar, v.act., 
bougicr , passer de la cire sur 
les bords d'une étoffe pour l'em- 
l)êcher de se défiler. 

EMBOUILLENTAR, v.a. et pr., 
ébouillanter, échauder, jeter 
de l'eau bouillante dessus quel- 
qu'un ou quelque chose ; fig . , 
tromper, échauder. 

EMBOUISSOUNIR (s'), verb.pr. , 
s'engager dans les ronces, les 
paliures; fig., 's'engager dans 
des affaires pénibles , désagréa- 
bles ; V. Engahiar ^ Baragnar. 

EMBOUISSOUNIT , IDO , adj . , se 
dit d'un arbre qui a un extrême 
besoin d'être émondé. 

EMBOUITAMEiNT , s . m . , emboî- 
tement , état de ce qui est em- 
boîté , en général. 

EMBOUÏTAR, v.a. cl pr., em- 
boîter, enchâsser \um chose 
dans une autre; met're dans 
une boîte. 

EMEOUITURO , s . f . , eraboîture , 
action d'emboîter ; ses effets ; 
endroit oi\ les os, les choses 
s'emboîtent. 

EMBOUNIR, verb. a., ennuyer, 
dégoûter , fatiguer l'esprit par 
des choses désagréables. 

EMBOURBAR, v.a. et pr. em- 
bourber , mettre quelqu'un , 
une chose dans un bourbier, 



EMB 



o§^ 279 ^^ 



EMH 



dans la boue, la bourbe , elc. , 
fig., engager quelqu'un , dans 
une mauvaise affaire. 
^Î^BOUUIGOU, s. m., champi- 
gnon , agaric délicieux ; toules 
sortes de champignon ; nombril 
ou ombilic. 

EMBOURMAMENT , subst. m., 
éblouissement, difficnllédevoir 
causée par trop de lumière. 

EMBOURNLAR , v . a . , éborgner , 
crever ou faire mal à un œil, 
brûler l'œil ou la pousse des 
arbres, des vignes, etc., fig., 
séduire quelqu'un avec de l'ar- 
gent; éblouir par des promesses 
flatteuses, le peuple dit Em- 
bourniar, pour aveugler ; v.pr., 
s'Embourniar ^ fatiguer sa vue 
pour distinguer un objet éloi- 
gné ou imperceptible. 

ÈMBOURSAR , v . a . , embourser , 
mettre en bourse. 

EMBOURUN,s.ra., volume que 
fait une chose ; embarras que 
fait une personne. 

EMBOUSCADO, s. f., embuscade, 
embûche dans im lieu couvert , 
dans un bois, pour surprendre 
l'ennemi. 

EMBOUSGAR (s'), v.pr. , s'embus- 
quer , se mettre en embus- 
cade. 

EMBOUSSAR, v.a., embosser, 
fixer contre le vent ou le cou- 
rant; amarrer; présenter sa 
batterie ; t. de marine. 

EMBOUSSEL.\R , v.a., égrener , 
enlever la graine de certaines 
plantes. 

EMBOUT AIRE , s.m. , entonnoir, 
pour mettre le liquide en bar- 
rique, en bouteille, etc., boudi- 
nlére , pour faire les boudins , 
V. Embut. ■ 

EMBOUTAR, v.ii., entonner, 
emplir un tonneau ou une 
outre; enfutailler, emplir des 
futailles. 



EMBOUTETLLAR, v.a., mettre 
le vin , la liqueur en bouteille. 

EMBRAGAR, v.a., embraquer, 
tirer à force de bras une corde 
dans le vaisseau. 

EMBRAILLAR , v. Embrayar. 

EMBRANCAMENT , s.m., em- 
branchement, réunion de che- 
mins ; fig., ce qui imite dans 
ses divisions les ramifications 
dos branches. 

EMBRA^GAR, v.a., étroncon- 
ner , couper toutes les branches 
d'un arbre ; élaguer un arbre; 
ramer des légumes , v . pr . , se 
brancher, se percher sur une 
branche. 

EMBRANL , nu Embranlo , s.m., 
ébranlement , secousse. 

EMBRANLAMENT , s.m . , ébran- 
lement , effet d'une commotion, 
secousse; fig., agitation vio- 
lente. 

EMBRANLAR, va, ébfanler, 
ôter la solidité, l'aplomb, la 
fermeté par des secousses ; tou- 
cher , émouvoir , attendrir ; 
étonner ; faire chanceler le cou- 
rage, la vertu, etc., verb.pr., 
s'ébranler, commencer à s'é- 
mouvoir ; commencer à se mou- 
voir pour avancer ou fuir , t. 
militaire. 

EMBRASAMENT, s m.> embra- 
sement, grand incendie; fig. , 
sédition , désordre, révolution, 
grand trouble dans un état ; 
trouble de l'àme ; feu des pas- 
sions; ébrasement , t. d'archi- 
tecture, V. Embrasuro. 

EMRRASAR, v.a. et pr., em- 
braser , mettre en feu ; prendre 
feu. 

EMBRASSADO, s.f , embras- 
sade , action de deux personnes 
qui s'embrassent. 

EMBRASSAMENT , s.m., em- 
brassement , action d'embras- 
ser, de s'embrasser. 



EMB 



*>f^ 280 ^^ 



EME 



EMBRASSAR, t. a., embrasser, 
serrer, étreindre dans ses brasj 
fig , ceindre , environner ; con- 
tenir, renfermer ; prendre soin, 
s'occuper de ... , v . pr . , s'em- 
brasser, se presser dans les 
bras l'un de l'autre. 

EMBRASUBO, s.f., embrasure, 
ouverture dans un mur , pour 
le canon ; espace , vide d'une 
fenêtre , d'une porte. 

EMBRAYADURO, v. Embraya- 
ment. 

EMBRAYAMENT, s. m., agence- 
ment , manière de s'agencer, 
de s'ajuster, de se vêtir. 

EMBRAYAR, v.a. et pr., mettre 
la culotte , se culotter. 

EMBREIGAR, v.act., émier le 
pain , briser , réduire en petits 
morceaux ; v.pr., se fracasser, 
se mettre en pièces, v. Mrei- 
gar. 

EMBRIAGO, subst.f., doronie, 
plante; v. Lancièro. 

EMBRICAR (s'), v.pr., se pren- 
dre de bric et de broc , se pren- 
dre en grippe. 

EMBRRiAR , V. Embrigar. 

EMBROIL , s.masc, embrouille- 
ment , confusion, embarras; 
brouillerie , imbroglio. 

EMRROUCHAR, v.a., embrocher, 
mettre en mià la broche ; pop., 
passer l'épée à travers le corps 
de quelqu'un. 

EMBROUILLAMENT, V. Emhroil. 

EMBROUILLA R, verb.a., em- 
brouiller , mettre de lia confu- 
sion , de l'obscurité; v.pron., 
s'embrouiller y perdre le fil de 
ses pensées , de son discours. 

EMBROUILLAT , ADO , adject. , 
embrouillé , ée , obscur, confus; 
temps embrouillé , sombre , 
brumeux, chargé de vapeurs 
épaisses. 

EMBROUMAT , ADO , adj . , em- 
brumé , ée , chargé de vapeurs , 



de brouillards , t. de marine ; 
attaqué de quelque incommodité 
ou maladie sérieuse. 

EMBROUNCAT, ADO, adj., in- 
quiet, d'humeur chagrine; v. 
Embrounchar. 

EMBROUNGHAR, v . a ., heurter, 
choquer , rencontrer rudement 
un corps dur , une personne , 
une bêle , etc . ; v . pron . , se fâ- 
cher, s'irriter , s'offenser de 
peu de chose; se prendre en 
grippe. 

EMBROUNDAR, v.a., ramer lea 
légumes , le» vers à soie. 

EMBRUM, subst.ra., le soir, an 
commencement de la nuit ; 
l'obscurité du soir, sur le tard, 
la brune. 

EMBRUNQUAR, v. Embrounchar. 

EMBRUTIR, v.a., salir, tâcher, 
souiller. 

EMBUGADAR, v.a., essanger le 
linge , le lessive^:. 

EMBUGAR, v.a., abreuver de? 
tonneaux ; combuger , remplir 
des futailles pour les imbiber. 

EMBUIL , subst.ra., imbroglio, 
confusion , embrouillement. 

EMBUILLAR , verb.act., mêler , 
brouiller; on ledit des cheveux^ 
du fil , de la soie en écheveaux ; 
faire un brouillis (le fils. 

EMBULAR, verb.a-, tromper, 
séduire , enjôler ; attraper , du- 
per, surprendre; v pr., faire 
une mauvaise acquisi lion ; ache- 
ter un mauvais melon; ûg., 
mal réussir en mariage. 

EM BUT , s . m . , chan te pleure , 
gros entonnoir en bois ou en 
métal pour emplir les tonneaux; 
V. Aten. 

EMBUSCADO, v. Embouscado. 

EMBUSCAR , v. Embouscar. 

EME , prép . , avec , parmi, accom- 
pagné de.... par le moyen 
de... 

EMENDOULO, s.f., raendole , 



EMM 



<^ 281 ^%^ 



EMP 



poisson semblable à la baugue , 
mais plus petit. 
EMEKVEILLAU , verb.a. et pr. , 
émerveiller, donner de l'admi- 
ration. 
EMÏGRANT , ANTO , adj . , émi- 
p^rant, qui émigré. 

EMIGKAU , verb. n., émigrer , 
abandonner son pays pour se 
réfugier dans un autre. 

EMIGRAT , ADO , subst. et adj . . 
émigré, ée, qui a abandonné 
son pavs. 

EMIGRATIEN, s. f., émigration, 
action d'émigrer ; ses effets. 

EMINENÇO, s.fém , éminence, 
hauteur, lieu élevé j petite 
hauteur. 

EMISSAKI , subst. m. , émissaire , 
envoyé secret pour épier , son- 
der , etc. 

EMMAGASINAR , va., emma- 
gasiner, mettre en magasin. 

EMMAlGRISSAxMENï , subst.m., 
amaigrissement, état de celui 
qui est maigre. 

EMMAILLOUÏAR , v.act., em- 
maillotter , mettre au maillot. 

EMMANCHAMENÏ , subst.m., 
emmanchement , action de met- 
tre un manche. 

EMMANGHAR, v.act , emman- 
cher , mettre un manche. 

EMMANGUURO, s.f., emman- 
chure, ouverture d'un habit, 
d'une robe , pour y adopter les 
manches ; partie échancrée au 
haut pour y attacher l'épau- 
lette. 

EMMANDAR , v.a., congédier, 
renvoyer quelqu'un, lui signi- 
fier de s'en aller , de partir. 

EMMANETAR, v.a., emmenot- 
ter , mettre les menottes. 

E.MMANTELAR.verb.a. et pr., 
couvrir , se couvrir d'un man- 
teau. 

EMMIELAR , v. àct . , emmieller , 
enduire de miel. 



EMMOUTASSIR , v . n . , se former 

en mottes; s'engrumeler. 
EMMUSELAR , v . a . , emmuseler, 

mettre une muselière, 
EMMUSQUAR, verb.act. et pr., 
emmusquer, parfumer de musc. 

EiMOGO , avec cela ; eh bien ! 

EMOOURRE , v.act., émouvoir, 
mettre en mouvement , faire 
mouvoir j secouer , agiter ; fig., 
exciter, soulever les passions , 
les esprits ; causer de l'émotion, 
du trouble , de l'altération dans 
l'âme, dans l'esprit; toucher 
vivement; v.pr., s'émouvoir , 
s'agiter, se soulever, se trou- 
bler; se sentir ému, être touché. 

EMOULUMENT, s. m., émolu- 
ment, gain, protit , avantage , 
pi . , appointements ; casuel d'un 
emploi. 

EMOIJNDAR , V . act . , émonder , 
couper les branches superflues. 

EAIOUNDUR, s. m., émondeur, 
celui qui émonde. 

EMOUÏIEN , subst. f. , émotion , 
mouvement dans les esprits, 
dans l'âme ; altération , trouble, 
agitation. 

EMOUSTILLAR, v.a. et pron., 
émousliller, stimuler; donner 
de la gaité, de la vivacité. 

EMPACll, V. Knipachament. 

EMPACHADOUIRO , v. Empa- 
clmment. 

EMPAGHAMENT, s.m , empê- 
chement , obstacle , opposition , 
ce qui gène , contrarie. 

EWPAGliAR , V act. , empêcher , 
apporter de l'opposition ; faire , 
mettre obstacle à. . . verb.pr., 
s'empêcher, s'abstenir, se dé- 
fendre; se mêler de ce qui ne 
nous regarde ; s'embrouiller , 
s'embarrasser. 

EMPACHIER, s.m., importun, 
celui , celle dont la présence 
empêche d'agir j v. Empacha- 
ment, 

29 



ËMP <^^ 282 \»«^ 

EMPACHOUIRO » v, Empacha- 
douiro. 

EMPACHOURLOUX. OUSO, adj . , 
difficile, embrouillé; très-em- 
barrassant, difficile à résoudre, 

EMPACHUN , V. Empachiè. 

EMPAILLAR, v.a., empailler, 
garnir , envelopper, remplir de 
paille; v.pr., fijj., se coucher, 
se mettre au lit, dormir sur la 
paille. 

EMPAILLOUIRE (s'), v.pr., se 
vautrer sur la paille , se garnir 
les cheveux, le vêtement de 
paille. 

EMPAILLUR, USO, s. m. etf., 
empailleur , euse , celui, celle 
qui empaille. 

EMPALAR, va., empaler, en- 
foncer uu pieu aigu par le 
fondoraenlet le faire sortir par 
les épaules. 

EMPALIFICâR, (s), v.pr.. se 
piaffer , se carrer dans un fau- 
teuil , s'y asseoir avec un air de 
fierté. 

EMPANACHER, verh a. etpr., 
empanacher, garnir d'un pa- 

EMPAOÙMAR, verb.act. et pr., 
souffleter quelqu'un, se souf- 
fleter. 

EMPAOURIR, verb.act. et pr., 
appauvrir , ruiner quelqu'un ; 
devenir pauvre. 

EMPAOUÏAR, verb.act. etpr., 
couvrir de boue , de fange , de 
terre très-humide ; s'embour- 
ber , s'enfoncer dans la boue. 

EMPAOUVADOU , s. m., fosse de 

tfîTÎTIGrîC • 

EMPAOUVAR, va., rouler en 
fosse, t. de tanneur; mettre 
les cuirs dans le tan, pour en 
faire tomber le poil. 

EMPAPOULAR, verb.a. et pr., 
empiffrer , faire manger exces- 
sivement ; manger avec excès ; 
fig. , repaître , flatter quelqu'un 



EMP 

d'un fol espoir, d'un faux r<C 
sultat. 

EMPAQUETAR , v.a. , empaque- 
ter, mettre en paquet, embal- 
ler, serrer, envelopper; v.pr., 
se bien envelopper. 

EMPARAR (s') , V. pr . , s'emparer, 
se saisir d'une chose, s'en rendre 
maître ; l'envahir , l'occuper ; 
fig., asservir, dominer, maî- 
triser. 

EMPARENÏAR (s'), v.pr., s'ap- 
paren ter, s'allier par le mariage, 
se faire parent. 

EMPaSSAR , V . a. , avaler, gober, 
faire descendre par le gosier 
dans l'estomac. 

EMPASÏAMENT , subst. maso . , 
empâtement , «iclion d'empâter, 
état, effet. 

EMPASTAR, verb.a., empâter, 
remplir, couvrirde pâte ; rendre 
pâteux; nourrir la volaille avec 
des pâtes; v.pr., se salir avec 
de la pâle, ou de la colle de 
farine ; manger des aliments 
pâteux. 

EMPAÏAR , verb . a . , mettre du 
chiffon sur une partie blessée. 

EMPEBRAR, v.a. et pr., faire 
manger quelque chose trop 
poivrée ; fig., prendre du mal 
par la communication. 

EMPEDIR, verb.a., empêtrer, 
embrouiller, v. Embaratar , 
ctïibctdv , 

EMPEDIT , IDO , adject., in- 
défini , irrésolu ; embarrassé du 
choix. 

EMPEGAR, v.a., poisser, coller, 
attacher avec de la poix , de la 
colle ; v.pr. , se coller , se salir 
avec de la colle, de la poix ; 
s'enivrer, se soûler, .se griser, 
tomber dans l'état d'ivresse. 

EMPEGUAIRE, s. m., brouillon, 
celui qui excite une querelle. 

EMPEGUAR, verb.a., pousser; 
engager à faire quelque chose ; 



EMP ^« 283 

animer une querelle ; pousser 

tant soil peu la porte. 
EMPEGOUMIT , IDO . adj., sale , 

crasseux ; noir comme de lu 

poix ; enduit de poix. 
EMPEGOUIRE (s') , verb.pr., se 

poisser, se coller, se salir avec 

de la poix. 
EMPEGOIJKIAR , v. Empégouire. 
EMPEGOUYAT, V. Empegat. 
EMPEIUAMENT, suhst. masc, 

empierrement, lit de pierres 

sous l'aire du gravier pour le 

consolider. 
EMPEIRAR » verb . a . , empierrer, 

faire un lit de pierres sur les 

routes et chemins. 
EMPENCH , CHO , adj . , ontr'ou- 

vert, entrebâillé ; à demi fermé. 
EMPENCHO , subst.f. , secousse, 

mou vemen t par lequel on |>ousse 

rudement , on ébranle un 

corps. 
EMPEOUNAR, verb. a., jeter les 

fondements d'un mur. 
EMPERI, s. m., faire l'empèri , 

faire mons et merveilles ; faire 

plus qu'on avait lieu d'espérer. 
EMPEROUR, s. m., empereur, 

souverain d'un empire , chef de 

rois ; c'est aussi un poisson à 

museau en épée , un papillon de 

jour , un serpent d'Amérique. 
EMPES , subst . m . , empois , colle 

d'amidon. 
EMPESAGE, s. m., empesage, 

action d'empeser le linge , de 

basser l'ourdissure d'une pièce 

d'étoffe de laine. 
EMPESAIRE, USO, s. m. et f . , 

empeseur, euse ; celui, celle 

qui empèse; basseur, qui basse. 
EMPESA R ,v. a., empeser, passer 

à l'empois ; basser l'ourdissure 

d'une pièce d'étoffe en laine , 

avec de la colle forte. 
EMPESAT , ADO , adj . , empesé , 

ée , passé à l'empois; figur., 

personne empesée , qui a un air 



^^ EMP 

composé, des manières affec- 
tées ; style empesé , où il y a 
trop d'arrangement , d'exacti- 
tude. 

EMPESTAR, v.act., empester, 
infecter de peste, de mal con- 
tagieux ; fig., répandre, com- 
muniquer une odeur fétide , 
empuantie; v.pr. , prendre du 
mal par la communication. 

EMPETUAR (s') , v pr., s'embar^ 
rasscr , se surcharger, se mettre 
dans l'embarras. 

EMPHASO, subst.f., emphase, 

f)ompe affectée , déplacée , dans 
e style , la prononciation , le 
discours. 

EMPIEGNAR (s'), v.pr., metlre- 
l'empeigne. 

EMPIEGNO , s.fém., empeigne , 
dessus et côtés du soulier , t. de 
cordonnier : goût , volonté , 
caprice ; gage , aliénation pour 
un certain temps; action d'en- 
gaijer , de mettre en gage^ 

EMPIELVR, verb. act., empiler, 
mettre en pile; entoiser, lors- 
qu'on empile une chose pour 
être toisée. 

EMPIERAR, verb.n., empirer, 
devenir pire, en plus mauvais 
elal ; v. Empilar. 

EMPIEÏAR , v.a. et n., empiéter, 
usurper sur un terrain; fig., 
entreprendre au préjudice de... 

EMPIFFRAR , verb.act. et pron. , 
empiffrer , faire manger exces- 
sivement ; rendre très-gras. 

EMPIGNAR, verb acl., pousser, 
excitera mal faire. 

EMPIMPOUNAT , v. Enchmclat. 

EMPIRAI'» , v.a. et n., empirer , 
rendre pire ; le devenir. 

EMPIRO , subst masc. , empire , 
monarchie puissante et plbv 
grande qu'un royaume ; son 
étendue, sa durée ; droit , pou- 
voir , puissance , autorité , pou- 
voir de maîtriser. 



EMP *-^ 284 

ËMPLAÇAMENÏ , subst.masc, 
emplacement, place propre à 
bâtir, à planter , etc. 

EMPLASÏUAR , v.act . donner . 
appliquer un soufflet ; garnir 
de plâtre, salir avec du plâtre 
ou avec toute autre chose ; v. 
pr , s'engluer , s'empâter, s'em- 
brener , elc. 

EMPLASTKE, s m., emplâtre, 
médicament externe, solide, 
glulineux, se ramolissant par 
la chaleur; lig.fam., personne 
infirme, malsaine, incapable 
d'agir ; par exl., imbécile, sans 
jugement , sans conception ; 
soufflet qu'on applique sur la 
joue; importun. 

EjVIPLEGAR , V act. , employer , 
mettre en usage, se servir de... 
en parlant des personnes, don- 
ner de l'ouvrage , de l'occupa- 
tion , un emploi ; verb.pron , 
s'occuper, s'appliquera... faire 
des démarches pour... solliciter 
on faveur de... 

EMPLEGAÏ, s. masc, employé , 
celui qui a un emploi ; commis 
de bureau ; douanier, commis 
des droits réunis. 

EMPLEÏTO, s.fém., emplette, 
achat de marchandises ; ces 
marchandises. 

EMPLIR, V. a. et pr., emplir, 
rendre plein . devenir plein ; 
engrosser une femme , pop. 

EMPLISSAGE, subst. m., action 
d'emplir. 

EMPLOIIA , s . m . , emploi , usage 
que l'on fait d'une chose ; place 
avec appointeraent ; mention 
d'une somme , d'un article dans 
un compte; placement d'argent; 
rôle d'un comédien. 

EMPLOUMBADURO , subst.fém., 
épissure, entrelacement de deux 
bouts de corde , que l'on fait au 
lieu d'un nœud. 

EMPLOUMDAR , v.art., épisser, 



EMP 

ajouter , entrelacer une corde ; 
plomber une malle, une caisse, 
une barrique. 

EMPLUMACIIAR , v.act. , empa- 
nacher , garnir d'un panache. 

EMPLUMASSAR , v.a. et pron., 
emplumer , garnir de plumes : 
se couvrir de plumes. 

EMPOUA RTO-PEÇO , subst . m . , 
emporte-pièce, instrument pour 
découper et qui emporte la 
pièce. 

EMPOUCHAÏRE, s etadj . , celui, 
celle qui a la manie d'emplir ses 
poches . 

EMPOUCHAR , v.a. , empocher . 
mettre en poche ; avidité. 

EMPOUCIHNAR (s') , v.pron., se 
soûler , se griser , s'enivrer. 

EMPOUGNAR , v.a., empoigner, 
prendre et serrer avec la main ; 
v.pr , se saisir l'un l'autre, se 
battre , se lutter. 

EMPOUISOUNAIREouEmpouyou- 
NATRE , S m., empoisonneur-, 
celui qui empoisonne ; par ext. 
et fam., mauvais cuisinier, 
pharmacien. 

EMPOUISOUNAMENT , ou Em- 
rOLYOLNAMENT , S. m., aclion 
d'empoisonner , ensemble des 
effets produits par un poison. 

EMPOUISOUNAR ou Empouyou- 
NAR , verb.act., empoisonner, 
donner du poison pour tuer, ou 
pour altérer le tempérament; 
fig., corrompre l'esprit ou les 
mœurs; v.n., répandre une 
odeur fétide, morbi tique ; v. 
pr., s'empoisonner, se tuer, se 
faire périr par le poison. 

¥M1?0\]L0 ,\. Jmpoulo. 

EMPOURTAMENT , subst . masc. , 
emportement, colère; mouve- 
ment déréglé, violent, causé 
par une passion. 

EMPOURTAR , v.a. , emporter , 
enlever , ôter d'un lieu ; porter 
dehors ; gagner , obtenir , sje 



EMP 

rendre maître ; jeter l'àme dans 
un arcès , parlant des passions ; 
exceller, prévaloir, v.pr.,se 
livrer, s'abandonnera de vio- 
lents mouvements de colère. 

EMPOURTAT , ADO , s. et adj . , 
emporté, ée, violent, colère, 
fougueux. 

EMPOUTAU, verb a. ^empoter, 
mettre en pot. 

EMPREiSTO ou Empritsto , s.f. , 
empreinte, impression, marque. 

EMPRESSA M EM , subst.masc, 
empressement, action de s'em- 
presser ; mouvement de celui 
qui recbercbe avec ardeur une 
chose ; bâte de faire ou de dire. 

EMPRESSA R (s'), v.pron. , s'em- 
pres.ser , agir avec un zèle actif; 
se donner beaucoup de mouve- 
ment. 

EMPRESSAT, ADO, adj., em- 
pressé, ée, qui agit avec ardeur; 
qui veut tout faire. 

EMPRINCIPIAR, v.a., commen- 
cer, entreprendre , débuter de 
faire une chose; v.pr , s'atta- 
quer, se disputer, se prendre 
de grippe. 

EMPRISOUNAMENT , subsl . m . , 
emprisonnement, action d'em- 
prisonner, son effet; état du 
prisonnier. 

EMPRISOUNAR, v.act., empri- 
sonner, mettre en prison. 

EMPRUNT, subst.m., emprunt, 
action d'emprunter ; chose , 
somme empruntée 

EMPRUNTAIRE, USO, s. m. et 
fém., emprunteur, euse, qui 
emprunte. 

EMPRUNTAR , v.a., emprunter, 
demander et recevoir un prêt ; 
fig , tirer d'ailleurs, se servir 
de ce qui est à ou d'un autre. 

EMPRUNTAT, ADO, adj., em- 
prunté, ée , embarrassé , con- 
traint; qui n'est pas naturel; 
faux , déguisé. 



o« 285 «o ENA 

EMPUNAISIR (s'), verb. pr., se 
remplir , s'infester de punaises. 

EMPURADOU, s. m., fourgon, 
tisonneur , instrument pour 
fourgonner le feu ; lig., celui 
qui imite à faire quelque chose 
qui n'est pas bien , brouillon , 
qui anime une querelle. 

EMPURAIRE, V. Kmpuradou. 

EMPURAR , v.a. , tiser , attiser , 
pousser dans le feu ; fig- , ani- 
mer une querelle , pousser les 
persormcs à se battre , à so 
disputer , à plaider, etc. ; exci- 
ter les chiens à se niordre. 

EMPURET , ou Empluoux , v. 
Ewpnradou. 

EMULATIEN. s.f., émulation , 
désir noble d'égaler , de surpas- 
ser quelqu'un dans quelque 
chose de louable ; rivalité dans 
le bien. 

EMULO, subst.m et f . , émule, 
concurrent, antagoniste. 

EMUTAR , v.a. etpr., ameuter, 
porter au trouble , à la sédition, 
au soulèvement. 

EMUTO, s.f., émeute, tumulte 
séditieux, soulèvement popu- 
laire. 

EN , prép. , en , il sert à marquer 
le lieu, le temps, l'état, la 
manière, le motif, la fin , l'oc- 
cupation ; adverbt'de lieu , en , 
je m'en retournerai seule et 
désespérée ; pron. relatif, en, 
je ne hais point la vie , et j'en 
aime l'usage. 

ENAIGRIR, s. Aigrir. 

ENAMOURAT , ADO . adjecl., 
amoureux , euse , épris d'a- 
mour. 

ENAMOURENT, adv.. en dimi- 
nuant d'épaisseur ou de largeur, 
formant le biseau. 

ENANAR (s'), v.pr.. s'en aller, 
partir, quitter un lieu pour se 
rendre à un autre. 

ENAOURRAR (s'), verb. pr., se 



ENC 



<^ 286 Mo 



ENC 



brancher, se mettre sur un 
arbre; monter sur un arbre. 

ENAOUllAR(s'). v.pr. , s'envoler, 
s'essorer, prendre son essor; 
être emporté en l'air par le vent. 

ENARGUAK (s"), v.pr., s'enor- 
gueillir, être lier , hautain. 

ENARQUAT, V . Marqxiillat. 

ENAHQUIAR (s'), verb pr., se 
percher; se relever sur ses 
pieds; se rengorger, exhausser 
sa taille , se brancher, se placer 
sur un arbre . sur une élévation 
pour mieux voir. 

ENARQUILLAR (s'), verb. pr., se 
relever, se redresser. 

ENARQUILLAT , ADO , adject., 
redressé , relevé , hérissé, fier , 
superbe , hautain. 

ENC A ou EiNCARO, adv., encore, 
encor. 

ENCAlîANAR, v.act., ramer les 
vers à soie ; v. pron . , s'encapu- 
chonner ; se couvrir d'un man- 
teau appelé caban ; figur., se 
couvrir, se charger de nuages, 
parlant du ciel. 

ENCABRAR (s'), v.pr., s'enche- 
vêtrer, en parlant du cheval ; 
lig . , se cabrer , se roidir contre 
quelqu'un ; s'emporter de dépit, 
de colère. 

ENCADAISSAR , v. a., mettre le 
chas à la toile qu'on tisse. 

ENCADENAR , v.a., enchaîner , 
lier avec des chaînes. 

ENCADRAMENT , s. m., enca- 
drement , action d'encadrer; ses 
effets . 

ENCADRAR , verb a. , ejicadrer , 
mettre dans un cadre ; entourer 
d'ornements en forme de cadre. 

ENCAFOURNAR , verb. a. et pr., 
cacher dans un lieu secret et 
difficile à trouver ; enfoncer bien 
avant dans un trou, une cavité, 
une cache. 

ENCAGNAR , v.a. et pr., provo- 
quer, exciter à la vengeance ; 



se provoquer comme les chiens. 

ENCAISSAMENT, s m., encais- 
sement, action , art d'encaisser , 
charpente encaisse, tranchée 
remplie de cailloux pour une 
route. 

ENCAISSAR, v.act , encaisser, 
mettre en caisse ; fig. et fam., 
concevoir , comprendre , devi- 
ner , se figurer une chose , une 
raison , un motif, etc. 

ENCALAR (s') , v.pr., s'engraver, 
s'engager dans le sable; fig., 
rester court , être arrêté par un 
obstacle. 

ENCAMBADO , s f . , enjambée , 
espace quel'on enjambe ; action 
d'enjamber. 

ENCAMBAR , ou Encambalar , v. 
a. , enjamber , étendre la jarab& 
pour la poser en delà , se mettre 
à califourchon, enjamber un 
cheval. 

ENCAMINAR, v.a., acheminer , 
mettre dans la route , dans le 
chemin , dans la voie; fig., 
mettre en train , en état de 
pouvoir réussir ; v.pr. , s'ache- 
miner , se mettre en marche ; 
fig., être sur le chemin de la 
fortune. 

ENCAN , s . m . , encan , cri publ ic 
pour vendre à l'enchère ; vente 
qui se fait ainsi. 

ENCANAILL AR (s') , verb . pron. , 
s'encanailler , fréquenter de la 
canaille ; s'allier avec de la ca- 
naille. 

ENCANTAIRE, s. m., celui qui 
fait une vente à l'encan ; en- 
chanteur, celui qui enchante 
par son chant , par son babil. 

ENCANTAMENT, s. m., action 
de vendre à l'encan ; enchante- 
ment, sortilège, action d'en- 
chanter. 

ENCANTAR, verb. a., vendre à 
l'encan; verb. passif, être en- 
chanté, émerveillé; verb.act., 



KNC 



■^^ 287 ^^ 



me 



enchanter, charmer quelqu'un. 

KNCAOUNAR (s'), verh.pr., se 

cacher, parlant du poisson ou 

des anfjjuilles, \. Entraoucar. 

ENCAOUTAli, verb. a., notifier , 

signifier à quelqu'un par écrit. 

ENCAOUVO, s.f,, cause, objet, 

motif d'un événement. 
ENGAP , s m , tas , enclume de 
faucheur , marteau de faucheur 
et de meunier, premier repas 
que reçoit un paysan qui va 
faire la moisson. 

ENC^PAR , v.a , ôter les coches 
d'une faux ; dresser la meule 
d'un moulin à farine , redresser 
une pièce de faïence ; tig., ai- 
guiser ses dents , faire un pre- 
mier repas aux frais d'anirui , 
l. des paysans qui vont faire la 
moisson hors de leur pays , com- 
mencer une affaire, une dis- 
pute; v. Encoulir. 

ENGAPARRAR, v.a., accaparer, 
arrher , donner des arrhes ; 
louer , arrêter quelqu'un. 

ENCAPARRUR , s.m, accapareur, 
celui qui accapare. 

ENCAPOLCHOUNAR (s'), v.pr., 
s'encapuchonner , se couvrir la 
tète d'un capuchon. 

ENCARAR, v.a., se mettre une 
chose en tête , former un projet 
juste ou chimérique. 

ENCARAT, ADO, adi., inquiet , 
bourru , toujours de mauvaise 
humeur , qui accueille le monde 
avec rudesse. 

ENG AREN AR , v . act . , donner le 
le suif à un vaisseau, 

ENCARNAR (s') , v.pron., s'atta- 
cher, prendre racine dans les 
chairs comme fait un chan- 
cre. 

ENCARO, adv., encore, encor. 
Encaro béat, encaro gaou , en- 
core bien heureux. 

ENGARTAR, verb. a., gommer , 
apprêter, cylindrer les étoffes. 



ENGARÏOUNAR, v.act., mettre 
dans des cartons. 

ENGAÏUINAR (s'), verb.pr., se 
fâcher, s'inquiéter, s'impatien- 
ter, s'enrager. 

ENCAVALaR, v.a , entasser la 
grosse paille en l'éventant à 
l'aire. 

Encavalar (s'), verb.prun., s'en- 
chevaucher, se mettre à cali- 
fourchon, jambe deçà , jambe 
delà. 

ENGaVAOUGADURO , subst. f . , 
enchevauchure , jonction par 
recouvrement , par feuillure. 

ENGAVAOUGAR,v a., entraver 
une chose, v. Encavalar. 

ENCEINTO , s. f . , enceinte , tour, 
circuit, clôture ; adj., femme 
enceinte , femme grosse, 

ENGEX, adv. , ensemble, l'un avec 
l'autre. 

ENGE.XS, V. Inrens. 

E.XGENSAMENT , s. m., encen- 
sement , action d'encenser. 

ENCEjN'SAR, ou Incensar, v.a., 
encenser, donner de l'encens 
avec l'encensoir; fig., louer, 
flatter. 

ENGENSOUAR, s. m., encensoir, 
cassolette suspendue dans la- 
qucîlle on brûle de l'encens. 

ENi.ERVELAT, v. Decervelat. 

ENGHANCRAR , v. a. , échancrer, 
couper , tailler , vider en forme 
de demi-cercle, décroissant, v. 
Encarnar. 

ENGHANTAIRE , TARELLO, v. 
Enchanlur. 

ENGHANTAMENT , subst. masc, 
enchantement, effet des char- 
mes magiques ; fig. . ce qui est 
surprenant, merveilleux ; plai- 
sir vif, ravissement. 

ENGHANTAR, v.a., enchanter , 
charmer , ensorceler par la 
magie; figur., surprendre, sé- 
duire, charmer, ravir. 

ENCHANTAT , ADO , adj . , plein 



ENC 



o^ 288 ^^ 



ENC 



d'enchantement; mervtilleux , 
extraordinaire ; parexag., très- 
satisfait, transporté de joie. 

ENCHAMUK, USO, s. et adj., 
enchanteur, eiise, qui enchante; 
fig.,qui séduit par de belles 
paroles , par arlilice ; qui ravit, 
transporte. 

ENCH40URE (s') , v.pr . ne pas 
se soucier, se moquer de... 

ENCHAOïnAR, V. Enrhaouré. 

ENCHAOUVAK ou Encuaouviar, 
V. Enrliaoure. 

ENCH K 1» A K , V. Encapar. 

ENCHaSSAK, v.a , enchâsser, 
niellre dans une châsse. 

ENCHASSO. s. f . , chapo; mouffle, 
ou caisse d'une poulie ; forcet , 
ficelle propre à faire claquer un 
fouet ; mèche d'un fouet. 

ENCHEINAMENÏ , subst.raasc , 
enchaînement: figur , liaison, 
connexion, suite de choses de 
même nature , de même qua- 
lité. 

ENCHEINAH, v.a., enchaîner, 
lier, attacher avec une chaîne ; 
figr , retenir, captiver ; v.pr., 
se lier par pr:messe; s'épren- 
dre d'amour , se marier ; tra- 
vailler à se rendre esclave. 

ENCHERIR, verb a., enchérir, 
mettre une enchère ; faire une 
oflfre plus forte; rendre plus 
cher . hausser le prix. 

ENCHERO, s f., enchère, offre, 
au-dessus d'un autre, pour 
acheter ou louer ; folle enchère, 
offre au-dessus de la valeur; 
peine de celui qui l'a faite sans 
y satisfaire. 

ENCHICHINAR (s'), v. Enchus- 
elar. 

ENCHUSCLAR (s') , verb.pron., 
s'enivrer, se soûler; fig., avoir 
perdu la raison, le jugement. 

ENCIAN, ou Encieiv, no, adj., 
ancien , ne , qui vivait ou qui se 



passait dans des temps éloignés 
de celui où nous vivons. 

ENCIAK , ou Ensiar, v.n., faire 
envie, faire des envieux. Faou 
mai enciar que piétar ^ il vaut 
mieux se faire des envieux que 
d'exciter la commisération. 

ENC[0, oit Ensio, s.f. , envie, 
jalousie, déplaisir que l'on res- 
sent du bien d'aulrui. 

ENCIRAR , verb.act., encirer, 
end ti ire . imbiber de cire. 

ENGIVOUX , VOUA , adject. , en- 
vieux, jaloux, qui porte envie, 
qui a de la jalousie. 

ENCLAOU , subst.masc., enclos, 
enceinte de murs, de haies, 
etc.; espace qu'elle renferme. 

ENCLAOURE, v.act., enclore, 
clore de murs, de fossés , de 
haies, etc. ; enclaver, enfermer; 
parquer le menu bétail ; arrêter 
ôter l'eau d'un moulin à farine, 
l'empêcher de moudre ; v pr. , 
s'enfermer , se rendre casanier, 
ne pas sortir , v. Enclaouvar. 

ENCLAOUVAGE , s. m, noue- 
ment de l'aiguillette, prétendu 
maléfice , action d'arrêter un 
moulin. 

ENCLAOUVAR , v.a. , ensorceler, 
nouer, faire le nouement de 
l'aiguillette à deux nouveaux 
époux ; V. Enclaoure. 

ENCLASTR'O, s.f., grand cercle 
qui entoure les meules d'un 
moulin à farine et supporte le 
tambour ; châssis d'un ciel de 
lit ; chaton d'une bague. 

ENCLAVAR , verb. a. , enclaver , 
enfermer, enclore une chose 
dans une autre ; enclouer un 
canon , un cheval. 

ENCLIN . INO , adject., enclin , 
naturellement porté à... 

ENCLOUATRAR, v act. encloi- 
trer, mettre dans un cloître. 

ENGLOUTIR, verb. a. et pron.. 



ENC 



<'«^ 289 '^> 



ENC 



bossuer un cliaudion , une cas- 
serole, etc.; fausser une clef. 

E.XGLOUTISSURO , s.f., bosse 
que l'on fait à une ustensile de 
métal. 

ENGLUMI, s. m. et f., enclume, 
masse de fer sur laquelle on bat 
les métaux ; enclumeau est une 
petite enclume ; encluinelte est 
une petite enclume sur une 
bûche. 

ENCO, ou Aquo , prép., chez, à 
la maison de. . . au pays de. . 
en ou dans l'esprit de. . . s.f., 
canelle de tonneaux; sorte de 
robinet. 

ENGOUAS, ou Engoues, s.masc. 

fil., maux de cœur, principa- 
ement d'une femme enceinte. 
A dé maoux enrouas , elle a des 
maux de cœur. 

ENCOUAÏAR, verb.a. et pron., 
donner des taloches, des coups 
de plat de main au derrière de 
la tète. 

ENCOUBIR, verb.act., assaillir 
quelqu'un. 

ENGOUBIT , IDO , adj . , assailli , 
ie , par les enfants, la canaille, 
les chiens , les puces , la mi- 
sère etc. 

ENGOÙBLÀR , v.a. , entraver un 
cheval, un mulet, lui mettre 
les entraves aux pieds; iigur., 
marier de jeunes gens volages j 
V. Enressar. 

ENCOUBLOS, s.f. pi., entraves, 
fers ou liens qu'on met aux 
pieds des chevaux , pour les 
empêcher de courir ; entravons 
sont les anneaux des entraves. 

ENCOUFAR, v.act., emplir une 
manne ', sorte de panier à deux 
mains. 

ENCOUFFRAR , v.a. , encoCfrer , 
serrer dans un coffre , surtout 
par avarice , ou par friponnerie; 
iig. etfam. . mettre en prison, 
coffrer. 



ENCOUFINAR, v.a., emplir un 
ou des cabas ; encabasser. 

ENGOUGNURO, s.f., encognure, 
ou encoignure , coin , angle do 
deux murailles ; meuble qu'on 
V place. 

ENGOUGOURDAR, y.F.nuhriar. 

Encougoubdar (s'en), v. pr., 
s'attraper, se blouser. 

ENCOULO , subs.f., contre-fort, 
pilier butant pour soutenir un 
mur qui se déverse ;arc-butant, 
s'il a la forme d'un arc. 

ENGOULURO, s. fém., encolure, 
partie du cheval , de la tète aux 
épaules et au poitrail ; chez 
l'homme, partie inférieure du 
cou et supérieure delà poitrine; 
fîg. etiron., air, apparence. 

ENGOUMBRA^rr.NT , subst.m. , 
encombrement, action d'encom- 
brer ; ses effets. 

ENGOUMBRA R , v . act . , encom- 
brer, embarrasser de décom- 
bres, de gravois. 

ENGOUMBRr, s. m., encombre , 
embarras; empêchement, con- 

ENCOUPLOS, V. Encoublos. 

ENCOUQUAR, v.a., jeter de la 
coque dans un gord , un lac , un 
étang pour étourdir, enivrer le 
poisson, 

ENGOURAGEAMENT , subst.m.. 
encouragement, ce qui encou- 
rage. 

ENGOURAGEAR, v.act., encou- 
rager, donner du courage , 
animer, exciter, 

ENGOURCHIR , v . a . , raccourcir, 
rendre plus court. 

ENGOURDAR, v.a., enchevêtrer, 
mettre un licou à une bête de 
somme ; v. Encourdetar. 

ENGOURDAT , s . m . , grosse toile 
qui sert pour le ménage el dont 
on fait des serviettes. 

ENGOURDELAR, v.a. et pron., 
lacer , serrer avec un lacet. 
30 



» 



K.Ni. <-**! 290 H-* 

KNXOURDETAR , v.u., lorder , 
lier ou entortiller avec une 
corde ; rouler une ficelle autour 
d'une toupie. 

ENCOUROUGNAR , v . act. et n . , 
charger une quenouille de ma- 
nière à liler. 

ENCOURTINÂR , y.act. , mettre 
la pâte des olives dans les 
scouflins. 

îKNCOUTRADURO , subst.raasc, 
V. Accoutrament. 

ENCOUTRAR , v. Accoutrar. 

ENCRAGE, s. m., ancrage, lieu 
propre et commode pour jeter 
l'ancre. 

iENCRAR, v.act., ancrer, Jeter 
l'ancre, mettre un vaisseau â 
l'ancre ; e«crer , mettre beau- 
coup d'encre au rouleau , t. 
d'imprimerie. 

ENCRASSOUIRE, v.a., encras- 
ser, rendre crasseux; vpr., 
s'encrasser, se remplir de crasse; 
fjgur. et fam , se mésallier , se 
rouiller l'esprit. 

ENCRE, ENCRO, adj., brun, 
obscur, sombre , qui tire sur le 
noir, qui approche de la couleur 
deVencre. 

ENCREIRE , verb.act. , accroire , 
ajouter foi à quelque chose. 

ENCRENILLAR, verb.a. etpr., 
embrouiller les cheveux , les 
crins, les fils , la filasse , elc.^ 
ébouriffer, «e crampiller, 

ENGRIMINAR , v.a., incrhiiiner, 
accuser d'un crime. 

ENCRIMINAÏIEN , s.f . , iuct4^i- 



nation , action d'incriminer. 
ENCROUCAR, verb.a. etpron., 

accrocher , suspendre à un croc; 

attraper par ruse ou par finesse; 

v.pr., s'accrocher. 
ENCROUCUR , s.masc. , escroc , 

celui qui ne s'enrichit que de 

rapines . 
ENCROUSIADURO , sf. , fil qui 

se croise en faisant la toile. 



END 

ENCROUSTAR, v.a., incruster, 
mettre en croûte; v.pr., s'en- 
croûter, se couvrir d'unecroùte. 

ENCROUÏAIRE, s.m., encaveur, 
celui qui encave. 

ENCROUTAR, v.art., encaver , 
mettre et arranger dans une 
cave des vins , etc. 

ENGRUENCEOU , v. Rigounceou. 

ENCUI, adv., aujourd'hui. 

ENGUmASSAR, verb.a. et pr.. 
encairasser, mettre, se couvrir 
d'une cuirasse. 

ENCUNTAR, y.act,, publier les 
bans de mariage ; tout ce qu'on 
annonce au prône. 

ENGURASSAR(s'), v.pr., s'écu- 
1er , V. Accular. 

ENCYCLOUPEDIE , subst.fém., 
encyclopédie, enchaînement de 
toutes les sciences ; ouvrage qui 
traite de toutes les sciences. 

ENDAISSAR, v.act., formeriez 
andains , t. de faucheur. 

ENDAMEISELIT, IDO, adject., 
paré comme une demoiselle. 

ENDAM, s. m., andain, étendue 
qu'un faucheur coupe d'un seul 
coup de faux. 

ENDEDIRE, verb.n., dédire, se 
dédire , se rétracter , dégager sa 
parole. 

ENDEGAR, verb.act., agencer, 
ajuster, mettre en ordre ; rac- 
commoder , rapièceler ; figur., 
critiquer , sottiser, faire de vifs 
reproches contre une personne 
absente ; maltraiter cruelle- 
ment, etc. 

ENDELA , adv . , de l'autre côté , 
mais plus loin qu'un autre en- 
droit éloigné. 
ENDEOUTAR , verb.act. et pr. , 
endetter , causer des dettes , 
charger de dettes ; s'endetter , 
faire des dettes; fig., se com- 
promettre , s'exposer à une re- 
présaille , à une vengeance. 
ENDES, s. m., v. Trespeds. 



END 



<^ 291 vH> 



END 



EMUABLAR, v.n., cndiabler , 
enrager; faire endiabler, tour- 

' menter, s'endiabler , être dans 
l'impatience , dans le tourment. 

ENDIABLAT , ADO ; adj . , endia- 
blé, ée, furieux, enragé, très- 
méchant, 

KNDIAXO, V. Indieno. 

ENDIGATIEN , v. Indicatien. 

ENDIGESÏ, v.Indigest. 

ENDIGESTIEN, v. Indegestien. 

ENDIMENGIIAR (s'), verb.pr., 
s'endimancher, mettre ses plus 
beaux babits. 

ENDIQUAR , V. Indiquar. 

ENDFSPOUSAR , v. Indispousar. 

ENDISPOUSITIEN, v. Tndis^pou- 
sitien. 

ENDISSO , V. Indico. 

ENDOOUMAGEAMENT , s. m., 
endoramagement,dctërioration, 
altération, 

ENDOOUMAGEAR, v.a. etpr., 
endommager , causer du dom- 
mage à une chose; se détériorer. 

ENDOOUÏRINAR , v.a., endoc- 
triner , cathéchiser , enseigner 
une doctrine , une science ; fig. 
et fam., faire la leçon à quel- 
♦lu'un sur ce qu'il doit dire ou 
faire. 

ENDOULENTIR, v.pron., avoir 
des douleurs, devenir sensible. 

KNDOULEMIT. IDO, adject., 
endolori , ie , qui ressent de la 
douleur. 

ENDOUNAR , v.a. et pr. , donner 
de l'ampleur, s'étendre, s'é- 
larjîir , s'alonger, s'entr'ouvrir. 

ENDÔURMIR, v.a.. endormir, 
faire dormir; par ext., engour- 
dir ; figur. et fam., ennuyer 
beaucoup ; amuser pour trom- 
per, pour empêcher d'agir; v. 
pr., s'endormir, s'abandonner 
au sommeil ; fig., négliger une 
affaire ; manquer d'ac livité . de 
vigil;»nce. d'allenfion : croupir. 

F.M>r»fHS.\>f}.\T. ^ .n.,(Midos- 



sement, signature écrite an 
dos d'un billet , etc., qui obligu 
de le rembourser faute de paie- 
ment. 

ENDOUSSAR, v.a., mettre sur 
. son dos; fig., mettre une affaire 
sur le compte de quelqu'un ; 
mettre l'endossement ; former 
la rondeur du dos d'un livre . 
t. de relieur. 

ENDOUSSUR, s. m., endosseitr , 
celui qui endosse un billet. 

ENDRAILLAR , verb.act. et pr. , 
mettre en chemin , faire partir; 
s'acheminer , se mettre en mar- 
che, prendre ou suivre un 
sentier. 

ENDREGll, s. m., endroit, beau 
côté d'une étoffe ; l'opposé d'en- 
vers ; le recto d'un feuillet ; lieu 
natal , patrie , sens trivial ; lieu , 
place ; partie d'une espace, d'un 
corps, et figur., d'un ouvrage 
d'esprit , etc. 

ENDREGHIERO, ou Endrechiro, 
adv., directement, en droitu 
ligne. 

ENDROUNO, s.fém., femme oui 
connait la demeure , v. An- 
droiino. 

ENDRUDIR , verb.act. et pron., 
amender, engraisser , bonifier 
par des engrais, en parlant des 
terres; croître avec vigueur . 
prospérer, en parlant des plan- 
tes ; s'engraisser , perdre de 
l'embonpoint, en parlant des 
personnes et des animaux. 

ENDURANT , A N TO , adj . , en- 
durant , ante , patient , qui 
souffre aisément les contrarié- 
tés , les injures. 

ENDURAR, verb.act., endurer, 
souffrir , supporter avec pa- 
tience ; fam. . permettre. 

ENDURGIR , verb.a. , endurcir , 
rendre dur , fort , robuste , e* 
fig., insensible , impitoyable, 
v.pr.. -l'f'ndnnir . devenir dur. 



ENF 



s'accoutumer à <;e qui est dur , 
fâcheux, désagréable, etc. 

ElSDURGISSAMEiNÏ , subst. m . , 
endurcissement, augmentation 
de la consistance , de la densité 
d'un corps; figur., dureté du 
cœur; état d'une âme qui n'a 
plus de sentiment pour la vertu, 
pour les choses de Dieu ; opi- 
niâtreté stupide dans le mal. 

ENDUÏ, s. m., enduit , couche 
de mortier , de plâtre ou de 
toute autre matière appliquée 
sur un mur. 

ENEBRIAR , v. Enubriar. 

ENEMBRANÇO , s. f . , mémoire , 
souvenir, facilité de se rappe- 
ler. 

ENEMBRAR (s'), verb.pron., se 
rappeler , se souvenir , avoir 
mémoire de quelque chose.. 

ENENOS", s.m. , innocent, niais, 
hébété. 

EÎSEQUELIT , ou Eneqlebit , 
IDO, adj., exténué, maigre , 
pâle, défait. 

ENEQU ELIjVI ENT , s.m. , exté- 
nucmcnt, faiblesse causée par 
défaut de nourriture. 

ENERGIE, s.f. , énergie, force, 
efficace , vertu ; fermeté de 
caractère, courage; force, vi- 
gueur de l'expression , fermeté 
du style. 

ETsERGIQUAMENT , adv., éner- 
giquement, avec énergie. 

ENERGIQUE, QLIO, adj., éner- 
gique , qui a , où il y a de 
l'énergie, 

ENERVAR , v.a. et pr., énerver, 
affaiblir beaucoup, s'énerver. 

ENESBEOURE , v. Esheoure. 

ENFAIMOUNAR , v. Friounar. 

ENFAISSADURO,s.f., fagotage, 
action de lier un fagot ; et fig. , 
de s'agencer, de s'ajuster. 

ENFAISSAR, v.act., mettre en 
fagot ; fagoter , mal agencer, 

ENFANCO , s. f . , enfance, âge i 



<^ 292 «^ ENF 

l'homme depuis la naissance 
jusqu'à douze ans ou environ ; 
commencement des choses sus- 
ceptibles d'accroissement et de 
progrès; être en enfance, n'a- 
voir plus l'âge de la raison. 

ENFANGAR , verb act. et pron . , 
embourber , pousser ou tomber 
dans un bourbier; figur., fair« 
un mauvais marché, une mau- 
vaise acquisition. 

ENFANT, s.m., enfant, individu 
de l'espèce humaine , depuis le 
moment de la conception jus- 
qu'à l'âge de dix à douze ans ; 
iils ou fille par relation au père 
etâ la mère ; petit-fils et arrière 
petit-fils ; descendants, en gé- 
néral. 

ENFANTAMENT, s.m., enfan- 
tement, action d'enfanter, 

ENFANTAR , verb. a , enfanter , 
accoucher d'un enfant; iigur., 
produire avec effort. 

ENFANTELET, v. Enfantet. 

ENFANTET , s.m. , jeune enfant, 
jeune garçon , qui a des maniè- 
res enfantines , puériles. 

ENFANTIN , INO , adj . , enfantin, 
ine, puéril , puérile , d'enfant." 

ENFANTISO, s.f., enfantillage , 
puérilité , paroles , manières 
qui ne conviennent qu'à un 
enfant. 

ENFANTOUN , v. Enfantet. 

ENFANTOURIER , ERO, adj.. 
qui anime les enfants , qui joue 
volontiers avec eux. 

ENFAOUCHAR , v.act., fouler . 
offenser les nerfsoules tendons, 
par une contorsion, par un 
effort. 

ENFARIGOUTAR, V. Fagoutar. 

ENFARINADOUIRO, v. Enfar- 
nadouiro. 

ENFARINAR, verb. a. et pron., 
enfariner, poudrer, .se jnmdrer 
de farine; fig. ctfam., s'cnlèter 
de.... 



âge de 



KM 



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ENF 



KNFÂlUiS'lEKO , subsl. f . , huche 
d'un moulin à farine. 

KNFARMAR , v.act , enfermer , 
mettre un être dans un lieu 
d'où on ne ijeutsbrlir ni s'ôterj 
mettre dans une maison de 
force, de correction, dans un 
hôpital des foux ; serrer sous 
fermeture ; environner , clore 
de toutes parts; v.pron., s'en- 
fermer , tirer la porte sur soi ; 
se retirer pour ne recevoir per- 
sonne; se retirer dans un cloître; 
s'enfermer dans une place pour 
la défendre. 

ENFARMAT , s. masc . , enfermé , 
sentir l'enfermé, l'escaulignouj 
sentir mauvais, fau|e d'air. 

ENFARNADOUIRO , s . f . , boîle à 
farine, t. de cuisine. 

ENFARNAR , v. Enfarinar. 

ENFARRIAR. v.a., charger de 
fer, en parlant d'un prisonnier. 

ENFARROUILLAR (s'), v. pr , 
s'enferrer , se jeter sur un fer 
aigu, sur une arme; figur. , se 
nuire inconsidérément à soi- 
même, se contredire , se cou- 
per; se surcharger de marchan- 
dises; prêter de l'argent à un 
débiteur; s'exposer dans une 
mauvaise affaire. 

ENFATUAÏ, ADO, adj . , infalné, 
ée , prévenu en sa faveur. 

ENFEISSAR, verb.act., former, 
diviser un terrain en planches ; 
s'accoutrer mal , se mal fagoter; 
gagner au jeu , v. Enfaissar. 

EiS'FERMAR, v. Enfarmar. 

ENFER, v. Infer. 

ENFENIERAR , v . a. , serrer dans 
un fenil , dans un grenier à 
foin. 

ENFERRAILLAR , v. Enfar- 
rouiUar. 

ENFESTOULIAR , v. Endimm- 
char. 

KNFESTOULIAl , ADO , adjort. . 



endimanché, orné, paré, ajusté 
comme en un jour de fêle. 

ENFETAIREjS.ra., ennuyeux, 
importun. 

ENFETANT , adject. , ennuyant , 
qui fatigue et importune par le 
bruit. 

ENFETAR , verba., ennuyer, 
importuner, inquiéter, vexer , 
être insipide. 

ENFETARIE, subst.f., ennui, 
inquiétude, souci , peine d'es- 
prit, importunité. 

ENFIELAGNAR, v.a., enfiler, 
attacher avec du fil les fruits 
qu'on veut suspendre pour les 
conserver. 

ENFILADO, subst.f., enfilade, 
longue suite de choses sur uiie 
même ligne ; fig. , suite de rai- 
sonnements, de phrases ; de 
mots , etc. 

K NFILAR , v.a., enfiler , passer 
un fil par un trou, passer de 
part en part , traverser ; suivre 
une ligne droite , un chemin ; 
fig. et pop., tromper en ven- 
dant de la mauvaise marchan- 
dise, etc. 

ENFIN , adv. , enfin , finalement, 
après tout ; pour conclure; bref; 
en un mot. 

ENFLAMMAR, verb.act. etpr., 
enflammer, allumer , mettre en 
feu , en flamme , embraser ; 
figur., échauffer , causer de la 
chaleur, de l'ardeur; donner 
de l'amour; exciter les passions; 
irriter. 

ENFLANQUADO, s.f., fara. et 
pop , algarade, bourrasque, 
rej)r(»ches violents. 

ENFEAR, v.act., enfler, grossir 
une chose en la remplissant de 
vent, de lluide , etc., bouffer, 
c'est enfler un bœuf, un mou- 
ton , un agneau pour en déla- 
rhcr facilement la peau; fig., 



FJNl 



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EN F 



augmenter ; v . prun . y s'enfler , 
augmenter de grosseur, cl« vo- 
lume; lig., céder aux mouve- 
ments do la vanité , s'enor- 
gueillir. 

ENFLE , ENFLO , adj ., enflé, ée, 
qui a de l'enflure. 

ENFLOUR , subst . fém . , enflure , 
tumeur , grosseur , bouffissure, 
fig., vanité, orgueil; vice du 
style ampoulé. 

ENFLOURAT , ADO , adj , fleu- 
rissant , ante , qui se porte bien, 
dont la physionomie annonce 
la santé. 

ENFOUIRAR (s'), v.pr . s'em- 
brener, se salir avec des ma- 
tières fécales, liquides. 

ENFOUNÇAMENT , subst. masc, 
enfoncement, action d'enfoncer^ 
partie la plus reculée ; ce qui 

f>arait le plu? éloigné dans un 
ointain. 

lîNFOUNÇAR , v.a n. et pron., 
enfoncer , pousser vers le fond ; 
faire pénétrer bien avant; bïi- 
ser, rompre une porte, un 
plancher, etc , en poussant, 
en pesant; enfoncer un batail- 
lon , une armée , les percer, les 
rompre , les renverser en don- 
nant dedans; débouter les es- 
pérances de quelqu'un ; 1 ni faire 
perdre son procès , être enfoncé 
dans une élection ; s'enfoncer 
dans ses études. 

ENFOUNGEAR , v. Enfonncar. 

ENFOURCAMENT , subst. m., 
enfourchement , bifi'urcalion 
d'un chemin. 

ENFOURCAR , v.a. , enfourcher, 
monter à clieval, s'y mettre à 
califourchon , jambe deçà, jam- 
be delà. 

ENFOURNAUO , s. f . , enfournée, 
action de mettre le pain dans le 
four. 

E>'FOURNAMENT . subsl.niasc, 
«nfoiirnemenl , action de plarcM- 



la poterie, la faïence, les bri- 
ques , les tuiles dans un four. 
EiNFOURNAR , v.a. , enfourner , 
mettre dans le four, dans le 
fourneau ; fig. et fam., perdre 
un point qu'on aurait pu gagner, 
t. de joueur de carte. 
ENFOURNIAR, verb.act. et n. , 
dénicher des oiseaux; qujtter 
son nid. 
ENFOURN UR, s. m. , enfourneur. 
celui qui enfourne; lig., mau- 
vais joueur à la quadretto. 

ENFOÛTERL AR , v . a et pron . , 
frapper, battre ^ rosser quel- 
qu'un, remporter une victoire 
sur l'ennemi ; fig. , attaquer par 
devant la justice. 

ENFRAGANAR . v. Empestar. 

ENFREGEOULIT , 11)0, adjjecl , 
frilleux, euse , qui éprouve du 
froid. 

ENFRENAR (s'), v.pr., se trou- 
bler , s'étonner , être interdit. 

ENFRIOUNAR, verb a. et pr., 
réduire en poudre quelque chose 
dé sec et de cassant ; emietler 
du pain. 

ENFRESQUIERAR , verb. act.. 
arroser , humecter la terre , luf 
donner le degré d'humidité né- 
cessaire ; V a. etpr., refroidir,, 
devenir froid, se mettre aa 
froid. 

ExXFREïUIRIS , iSSO, v. Um- 
fruUier, 

ENFROUNDA DO , s . fém . , effou- 
drée , sorte de tranchée que l'oit 
fait pour bien remuer la terre 
ou pour planter la viiïne. 

ENFROUNDAR , v.a . , eft"oudrer. 
labourer, piocher la terre plus 
profondément que de coutume. 

ENFRUNTAR , v. Frustar. 

ENFUGIR (s'), v.pr., s'enfuir, 
fuir, prendre la fuite, s'évader. 

ENFUMAR, v.act. et pr., enfu- 
mer, noircir, incommoder par 
la fumôp : remplir d;» fumée ; 



ENG 



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ENG 



s'enfumer. Knfamar la hutjoAo, 
essanger , laver du linge sale , 
avant de le lessiver. 

TÎNFUST, s.masc, hampe, bois 
d'une hallebarde ; bois du cou- 
teau qui sert à rogner les livres 
ou les papiers sur la presse du 
relieur ou du papetier. 

ENGA BEL AR , verb . n . , au fig . , 
remplir ses coffres, faire le 
magot; par e.\t., se servir 
copieusement dans son assiette. 

ENGABIAR , verb . act. , encager , 
mettre en cage; figur., empri- 
sonner , mettre en prison. 

ENGABINOUYAR, \.Engabiar. 

ENGABIOULAR , v. Engahillou- 
nar. 

ENGAGEANT, ANÏO , adject., 
engageant , ante , insinuant , 
attrayant ; qui flatte , attire , 
engage insensiblement. 

ENGAGEAMENT , s.m. , engage- 
ment , action d'engager ; ses 
effets ; ce à quoi on s'est engagé; 

f)romesse, lien, union qui ùte 
a liberté; attachement, liaison; 
enrôlement , son prix ; petit 
combat. 

ENG AGEAR , verb . a . , engager , 
donner pour assurance ; mettre 
en gage ; provoquer , commen- 
cer une querelle, un petit com- 
bat ; engager à. . . , déterminer 
par la persuasion ; inviter , 
exciter à... obliger à... engager 
son cœur ; aimer , engager sa 
foi , s'obliger par serment ; en- 
rôler ; v.pr., s'engager, former, 
contracter un engagement; s'en- 
detter , s'obliger pour quelqu'un; 
pénétrer en marchant ; s'embar- 
rasser dans. . ., s'enrôler, etc. 

ENGAGEAT, s.masc., engagé, 
celui qui est , qui s'est engagé. 

ENGAMACHAR, verb. a. etpr., 
embarrasser une serrure , la 
détraquer ; surcharger de mar- 
chandises . s'empêtrer ; brouil- 



ler, s'entrecouper dans sa dépo- 
sition , dans son discours. 

ENGAMAR , v. Engavaissar , en- 
raoumar. 

ENGAMBI, subst.niasc, détour, 
prétexte, difficulté, croc-cn- 
jambe, raison spécieuse; ani- 
croche des avocats. Qu a fach la 
lei a fach l'engambi , celui qui 
a fait la loi , a fait aussi les 
exceptions. 

ENGAMBO , s. fém . , coque , t. de 
marine , gros pli qui se fait à 
une corde , parce qu'elle est trop 
forte, ou parce qu'on n'a pas 
eu attention de la détordre : v . 
Ingambo. 

ENGANAR, v.a. et pr., tromper, 
abuser , rendre dupe ; donner 
du mauvais lait à un nourrisson, 
se tromper, se blouser , avoir 
mal choisi , avoir pris le mau- 
vais lot. La gouro l'a cnganat , 
la friandise l'a tenté, il a tout 
mangé sans rien garder à per- 
sonne. 

ENGANIOU , OUVO , adject. , sé- 
duisant , fourbe , trompeur. 

ENGANO, v. Engambi. 

ENGAOUBIAT, ADO, adject., 
adroit, rempli d'adresse; ingé- 
nieux , industrieux. 

ENGAOUCHIR. verb. a. etpr.. 
déjeter , parlant du bois , d'une 
cloison ; se courber , se retirer . 

ENGAOUGNAR, v. a., imiter, 
contrefaire , par manière d'in- 
sulte , le ton et la voix de quel- 
qu'un. 

ENGAOUTAR, v.a , souffleter , 
donner un soufflet. Engaoutar 
• M» fusiou , mettre un fusil en 
joue. 

ENGAR , s . m . , hangar , appentis; 
remise pour les charrettes, etc. 

ENGARAMBRIAR , v. Engaou- 
chir. 

ENGARBAR , v.act., engerber , 
mettre en gerbe : f(>rmer le ger- 



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EN(i 



bier ; mettre les gerbes les unes 
sur les autres. 

ENGARBEIRAR, v.a., engerber, 
former un gerbier de forme 
longue. 

ENGARBEIROUNAR , verb . act . , 
engerber, former un gerbier 
de forme ronde ; araeuloner le 
foin , la paille. 

ENGARDAR (s') , verb.pron., se 
garder, se donner de garde, se 
préserver de quelque chose , de 
quelque action. 

ENGARGAILLAR , v.act., enja- 
bler , t. de tonnelier , mettre les 
fonds dans les rainures des 
douves. 

ENGARGASSAR (s'), v.pr., se 
gorger, manger trop; s'engouer, 
manger avidement. 

ENGARRAR, v.a., faire entrer 
les thons dans les dernières 
chambres de la madrague. 

ENGAVACHAR, v.act., embar- 
rasser une clef dans une serrure. 

ENGAVAGEAR(s'), verb.pron., 
s'engouer, s'engorger , boucher 
le passage du gosier; fig., se 
surcharger de marchandises , il 
se dit aussi d'un canal, d'un 
tuyau obstrué. 

ENGAVAISSAR , v. Engavagear 
et engavar. 

ENGA VAR , verb . act . , engaver , 
donner à manger à un pigeon- 
neau ; gaver une dinde , figur., 
gorger quelqu'un. 

ENGA VEL AR , v.a., enjaveler , 
mettre des sarments en javelles. 

ENGEANÇAR, verb. act. et pr., 
agencer , arranger , ajuster , 
disposer, parer, mettre en ordre 
de petites choses ; fam. et iron., 
embarrasser de quelqu'un. 

ENGEANÇO, s. fém., engeance , 
race , en parlant des volatiles , 
des animaux et des hommes ; 
en mauvaise part, méchante 
race. 



ENGENDRAR, v.a., engendrer , 
produire son semblable , en 
parlant des hommes et des ani- 
maux mâles; figur. et iron., 
s'engendrer, prendre un gendre. 

ENGENIOUX, OUSO, adject., 
ingénieux, qui a du génie, de 
l'adresse. 

ENGEOURGIADURO , subst. f . , 
fagotage , mauvais accoutre- 
ment d'une personne. 

ENGEOURGIAR , verb. a. et pr. , 
fagoter , accoutrer , habiller de 
travers ; s'habiller sans goût , 
sans ordre , sans adresse. 

EMPIEGNO , V. Garoï. 

ENGIEN, s. m., engin; sorte de 
machine compliquée servant à 
soutenir ou à lever des fardeaux; 
quelques personnes se servent 
abusivement du mot Engin , 
pour désigner une usine, 

ENGIMBRADURO, s.f., accou- 
trement mal fait. 

ENGIMBRAR, ou Engimbriar , 
v. p. etpr., mal fagoter, mal 
accoutrer. 

ENGINAR (s') , v.pr. , vivre d'in- 
dustrie, trouver le moyen de 
pourvoir à ses besoins ; s'ingi- 
ver , s'induslrier. 

ENGlï TAR , V. Engaouchir. 

EINGIVANO , s.f. , génie, adresse, 
imagination naturelle. 

ENGIVAR (s'), v.pr., s'ingiver , 
s'industrier, entreprendre quel- 
que chose pour gagner de l'ar- 
gent. 

ENGIVOUX, OUA, adj., ingé- 
nieux , adroit , plein d'adresse , 
de génie. 

ENGLOUBAR , v.act. , englober , 
réunir plusieurs choses pour en 
former un tout; comprendre 
dans. . . 

ENGLOUTIR, v.a., engloutir, 
avaler gloutonnement; par ext. , 
absorber , faire disparaître ; 
figur., consumer, dissiper; v. 



ENG 

pt . s'engloutir , s'absorber , se 
perdro. dans.. . . 

ENGOUAME-Vr, s. m., engoue- 
ment, embarras causé par ce 
qui engoue ; fig., entêtement ; 
préoccupation. amour , admira- 
tion outrés et irréfléchis. 

ENGOUAR, v.a. et pr. , engouer, 
embarrasser le gosier ; s'en- 
gouer, prendre de l'engouement. 

ENGOOUSSIK, V. Embnillar. 

ENGOUISSO , s. f., angoisse, état 
de peine , de douleur pressante, 
de détresse , d'anxiété ; sufib- 
cation avec palpitation et dé- 
tres.««. 

ENGOULAR , on Engolîi.vr , v.a. , 
prendre tout d'un coup avec la 
gueule; pop., mettre le tout 
dans la bouche ; avaler, gober. 

ENGOURîUll, v.a., engourdir, 
rendre gourd , comme perclus , 
sans mouvement, sans senti- 
ment ; V . pr. , s'engourdir ; fig. , 
diminuer d'activité. 

ENGOUUDISSAMENÏ , subsl.m., 
engourdissement , action d'en- 
gourdir. 

ENGOURGAR, v a., engorger,; 
Sg., tromper, faire accroire, 
faire manger un poisson d'avril; 
V. Naqear^ Enqourgear. 

E.NGOURGEAMENÏ , subst.m , 
engorgement , embarras dans 
un canal , vin tuyau , un vis- 
cère , etc. ; lig. , embarras dans 
l'administration des finances. 

ENGRAI , s.m. , engrais, fumier, 
etc. , dont on amende les terres, 
pâturage gras , où l'on met cer- 
tains animaux s'engraisser ; ce 
qu'on donne aux volailles pour 
les engraisser ; auge dans la- 
quelle on donne à manger aux 
cochons ; lig., Est un pouarc d 
Vengrai , c'est un cochon à 
l'auge , c'est-à-dire qu'il n'a 
d'autre souci que celui de man- 
ger , parlant de l'homme. 



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ENGKAISSAMENÏ , subst.masç., 
engraissement, action d'engraifr- 
ser les bestiaux, la terre; sesi 
effets ; action d'enduire de 
graisse, 

EiSGRAlSSAR, v.a. , engraisser , 
rendre, faire devenir gras, 
souiller de graisse; rendre un 
terrain fertile par les amende- 
ments ; verb.n. , devenir gras ; 
devenir sale, crasseux ; v.pr. , 
s'engraisser , devenir gras ; s'en- 
crasser; s'épaissir, en parlant 
des liqueurs; figur., faire de 
grands profits, s'enrichir. 

ENGRAiNAQE, s.m., engrenage, 
disposition des roues qui s'en- 
grènent. 

ENGRANAR, v.act,, engrainer, 
ou engrener , donner du grain 
aux chevaux, d la volaille; 
verser du grain dans la trémie 
d'un moulir. à farine; verser des 
olives dans la grande auge d une 
huilerie; fig., bavarder, ba- 
biller, être en train à parler; 
v.n. et pr , entrer lune dans 
l'autre, en parlant des dents 
des rou;;s. 

Enguaîîah , v.a.. accoutumer à la 
graine , en parlant des oiseaux. 

ENGRANIAIRE, s m., graine- 
tier , marchand de grains ou de 
graines. 

ENGRAISIIRO, s.f. , engrenure , 
dents de roue , entrant dans le» 
dents d'une autre roue. 

ENGRA VaMENT , s.m., engra- 
vemcnt , état d'un bateau en- 
gravé, action de couvrir un che- 
min , une placeavec du gravier. 

ENGRAVAR , v.a., engraver, en- 
gager un bateau dans le sable; 
couvrir de gravier; verb.pr., 
s'engraver dans le sable , par- 
lant d'un bateau ; so repentir , 
avoir du regret. 

ENGREILLAR, v.act., empiler 
des planches, des soliveaux, etc. 
30 



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ENGREISSAR , v. Engraissar. 

ENGRISAR , V. Si grisar, 

ENGRUMELAR , v. Emmoufassir. 

EiNGROUMANDHl , verb.a., af- 
friander , rendre friand , gour- 
mand; v.pr.,devenirgourmand, 
s'affriander. 

ENGROUSSAR , ou Engroussïr , 
V act., engrosser, rendre une 
femme enceinte ; engrossir , de- 
venir gros. 

ENGRUMELAR (s'), verb.pron , 
s'cngrameler, se met Ire en gru- 
meaux. 

ENGRUNAR, v. Dégrunar. 

ENGUE, s m., aine, partie du 
corps de l'homme , entre le bas 
ventre et le haut des cuisses. 

ENGUEINAR, v.aft., engaîner, 
mettre dans une gaine. 

ENGUEINÏ, subst. m., onguent, 
médicament d'une consistance 
molle, qui s'applique à l'exté- 
rieur. Engueni de mesire Ar- 
naoud, onguent miton mitaine, 
qui ne fait ni bien ni mal , qui 
n'a ni vice ni vertu. 

ENGUENTAR , verb.a. et pron. , 
tromper, vendre de la mauvaise 
marchandise, de la drogue, 
donner, prendre du mal ; s'em- 
brener , se salir les doigts. 

ENGUENTIAIRE , s.masc. fig., 
trompeur, charlatan ; marchand 
qui ne vend que de la drogue. 

ENGUENTIER, s. m., trompeur, 
enjôleur; vendeur d'orviélan. 

ENGUETAR , v.a. etpr., guétrer, 
mettre des guêtres ; se guétrer. 

ENGULAR , v. Engoular. 

ENGUSAIRE, s.m., enjôleur, 
trompeur, hâbleur, homme de 
mauvaise foi. 

ENGUSAR , v.a. , cajoler, trom- 

. per , séduire, surprendre la 
bonne foi de quelqu'un. 

ENGUSUR,v. Engmaire, 

ENIUOUSSÂR, verb.act. etpr., 
hausser , élever , exhausser , 



relever , placer plus haut, dans 
une meilleure condition. 

EMIERRAU, verb.a., melirc !c 
bétail au fourrage vert, mettre 
au vert ; verb.pr. fig. et fam., 
manger de l'herbage. 

ENIERAR , vcrb a., étendre les 
gerbes dans une aire pour les 
faire sécher. 

ENIGMAÏIQUE , QUO , a . , énig- 
malique, q>ii lient de l'énigme. 

ENir.MAÏïQUAMENT . adverb., 
énigmaliquomenl, d'une ma- 
ni'''ro énigmatique, 

ENÏGMO , s.f. , énigme , descrip- 
tion d'une chose en termes qui 
la déguisent , la rendent difficile 
à deviner ; fig. , discours, chose 
difficile à comprendre. 

ENJAMRRIAR, v.act. et pron., 
ajuster, engeancer. 

EN.FAN1)RAR, v. Engeandrar. 

EN.IARRAR , v.act. , mettre dans 
des jarres ; figur. , comprendre 
concevoir , mettre dans son es- 
prit. Le mol Enjarrcr ne serait 
pas indigne d'être adopté. 

EM-IOULIVAR , v.a., enjoliver, 
rendre joli , parer, orner. 

ENJOUNCAR, v.act. et pron., 
enrhumer, principalement du 
cerveau . 

ENJOURGEAR, \. Engeourgcar. 

EN.fUGUIÏ , ÏDO , adj , enjoué , 
folâtre, qui aime beaucoup àso 
divertir ou à jouer. 

EN.JUILLAR, verb.act. et pron.. 
étourdir par l'effet de l'ivraie ; 
assénir, étourdir d'un coup 
violent sur la tête. 

ENJIISCL AR (s') , v . pr . , se soûler, 
se griser. 

ENLA,adv., plusloindece côlélâ. 

ENLABRAR , v.act. , souffleter , 
donner un soufflet. 

ENLAÇAR, v.a., enlacer, mêler, 
passer dans des lacets , des cor- 
dons l'un dans l'autre; figur., 
surprendre, embarrasser, v. 



ENL 



<4i 299 b^ 



ENM 



f)r., s'enlacer , passer l'un dans 
'autre , parlant des branches , 
des racines, etc. 
ENLAIDIR , \ .a. cl n. , enlaidir , 
rendre , devenir laid , plus laid. 

ENLAIDISSAMENT , subst m., 
enlaidissement, action d'enlai- 
dir ; état d'une iwrsonne qui 
enlaidit. 

ENLEVAMEM , s.inasc, enlève- 
ment, action d'enlever une 
j)ersonne ou une chose , ses 
effets ; rapt , ravissement. 

ENLEVAK, v.a., enlever, lever 
en haut ; ravir , emmener, em- 
porter; ôter de dessus, faire 
disparaître, acheter tout à la 
hâtej enlever une place, un 
poste , s'en rendre maître; fig. , 
transporter d'admiration; v.pr, 
s'enlever, se détacher en parlant 
de la peau, de l'ccorce , etc.; 
ligur. et fam., s'emporter, se 
mettre en colère, 

ENLIASSAK , v.a,, accoupler du 
menu linge ; mettre des papiers 
en liasse. 

ENLlGNAÎilENï , s . m . , cnlignc- 
ment, état de ce qui est en- 
ligné. 

ENUGNAR, verh.a., cnligner, 
placer sur «ne même ligne, 
mettre en ligne, aligner, ni- 
veler. 

ENLOUllDIK , V act., alourdir, 
appesantir, rendre lourd; étour- 
dir, abasourdir, causer des 
vertiges. 

ENLUCKAR (s') , v . pr . , prendre 
un violent rhume de cerveau. 

ENLUE , advcrb. , nulle part , en 
aucun lieu , dansaucun endroit, 
dans nul pays. 

ENLUMINAR, v.a., enluminer, 
colorier une estampe, un des- 
sein , sans tacher les traits ; 
rendrele teintrougc. enflanïmê. 

ENLUEGO, au lieu de... à la 
place de . . . 



ENMANCHAR, v.act., emmarr- 
cher , mettre un manche ; fig- , 
affaire , procès , etc., mal em- 
manché , mal entamé, mal 
dirige , mal conçu. 
ENMAKDAR, v.act*., congédier, 
renvoyer, éconduire quelqu'un; 
répudier, en parlant de sa pro- 
pre femme. 
ENMANTELAR,v a. et pron., 
couvrir, se couvrir d'un man- 
teau. 
ENMARDAll, v.act., erabrener, 
salir de matière fécale, dans le 
style populaire, enmerder, t. 
de mépris qui signifie , se mo- 
quer de quelqu'un, ne pas crain- 
dre ses menaces , ses pouvoirs. 
ENMARDOUiRE, v.a. et pron., 
embrener, salir avec de la ma- 
tière fécale» 
ENMARGUAR, V. Enmancftar. 
EKMASGAR , verb.act. et prou. , 
masquer, se masquer; se cou- 
vrir d'un masque. 
ENMEIGRIR, yerb.a. et prou., 
maigrir, diminuer son embon- 
point; amaigrir, i*endrc maigre; 
rendre moins épais ; amaigrir 
une pièce de bois , la travailler 
pour diminuer son épaisseur. 
ENMEIG RISSAMENT , subst . m. , 
amaigrissement , diminution 
d'embonpoint. 
ENMERDAR , v. Enmarddr. 
ENMOUARSO, subst. f., amorce 

d'une arme à feu. 
ENMOUCHOUNAR , v.a. elpr., 
chiffonner , bouchonner , frois- 
ser , mettre comme un bouchon 
de linge ; se blottir dans un lit 
ou dans un coin. 
ENMOULOUNAR, v a., amon- 
celer, entasser, mettre en un 
tas ; tasser du blé ; ameulonner 
le foin , le mettre en meule ; 
envelioter le foin , le ipeltre en 
veliotte ; entoiser , c'est faire un 
Lis de ce qui doit cire me- 



ENÎî 



*^ 300 ^^ 



FNO 



snré à In toise . au mètre , etc. 

EISMOUURAILLAK , verb.act., 
emplir le mourau avec du four- 
rage ; mettre les morailles à une 
bête de somme. 

ENMOUHSAH , v.act., amorcer , 
mettre l'amorce à ime arme à 
feu. 

ENMOURSIR , verb.a. etpron., 
éteindre le feu , la lampe ; au 
figur., les passions, une que- 
relle . etc. 

ENMOURSOUAR, subst. masc, 
éleignoir , sorte de cône pour 
éteindre les lampes, les cier- 
ges, etc. 

EISMOUSTOUIRE, v.n. et pron., 
salir, se salir avec du moût de 
raisin. 

ENMURAILLAR, v. Muraihlar. 

ENNEGRIR , v. Mascarar. 

ENNEMI, s.m , ennemi, celai 
qui hait quelqu'un , qui lui veut 
du mal , avec lequel on est en 
guerre. 

ENNEMICAR (s*) , verb.pron . , se 
brou i M or, se faire des ennemis. 

ENNEMIfî, IGO, adj.. ennemi . 
ie, qui appartient au parti op- 
posé; qui a de l'aversion, de 
l'antipathie j qui est opposé ou 
forme un contraste ; qui nuit. 

ENNIERAR (s') , v.pr., se couvrir 
de puces, être assailli par les 
puces. 

ENNOUBLIR, v.act., anoblir, 
rendre noble ; ennoblir , donner 
de l'éclat, rendre plus distin- 
gué , plus illustre. 

ENNUT , s.m., ennui . langueur, 
déplaisir de l'esprit fatigué , 
rebuté, inactif ou mécontent; 
au pi., sou<'is , déplaisirs, cha- 
grins. 

ENNUYANT, A rn'O, adj., en- 
nuyant, antc , qui ennuie ac- 
tuellement: ennuyeux, cu^e , 
qui ennuie l'.abiluellemenf. 

ENN^YAR, vcrb.art. et pron., 



ennu>or , causer de l'ennui, 
preniïre de l'ennui , de dégoût ; 
trouver le temps long. 

ENNUYOUSAMENT , adv., en- 
nuyeusement , avec ennui , dé- 
plaisir , dégoût. 

ENNUYOUX, OUA , v. Ennvyanl. 

ENORMAMENT , adv. , énormé- 
ment, d'une manière énorme, 
excessivement. 

ENORME , MO , adjecl . , énorme,, 
excessif en grandeur, en gros- 
seur; figur., affreux , qui fait 
horreur. 

ENORMITA, ou Enocrmita , s.f . , 
énorraité , excès de grandeur,, 
fig , atrocité, 

ENOUNÇAR, verb.a. et pron., 
énoncer, exprimer sa pensée , 
bien ou mal. 

ENOUNCfATIEN . s.f., énoncia- 
tion, manière de s'énoncer, de 
s'exprimer ; ce qui est énoncé. 

ENOURGUILLTR , verb.a. etpr., 
enorgueillir, rendre orgueil- 
leux : s'enorgueillir de... tirer 
vanité de... 

ENPAPOULAR , verb.act., faire 
manger la soupe, la bouillie; 
et parext., faire manger, re- 
paître. 

ENPENTIR (s'), verb.pron , se 
re])entir;, avoir du regret d'une 
faule. 

ENQUEFRABO , s. fém., combat 
d'enfants i\ coups de pierre. 

ENQUEIRAR , v.a. et pr., pour- 
suivre, se poursuivre à coups 
de pierre. 

ENQUEFSSA R , v.a., encaisser , 
mettre en caisse ; v. Enquiessar. 

ENQUESTO, s.f., enquête, re- 
cherche qui se fait par ordre 
de justice , en matière civile.. 

ENQUIESSAR , v . a . , concevoi r , 
comprendre, saisir ce qu'on, 
nous dit. 

ENQU'UY, adv., aujourd'hui. 

EN OU f ET. ETO. .-»(!] ef nibçt.» 



ENR <4« 301 H-> 

inquiet, ète, qui a de l'inquié- 
tude , du chagrin , de la mau- 
vaise humeur. 

ENQUIETAR, v. a., inquiéter, 
tourmenter , affliger ; v. 'pr. , 
s'inquiéter^ se chagriner, se 
laisser aller à l'inquiétude. 

ENQUIETUDO, s.f., inquiétude, 
trouble de l'âme causé par l'in- 
certitude , la crainte , les pas- 
sions, un malaise . etc.; impa- 
tience ; agitation d'esprit. 

ENQUILA , adv . , loin , de ce côté. 
Faïti enqnila , écarte-toi , éloi- 
gne-toi , va plus loin. 

ENQUILAMOLN , adv., en haut, 
là haut , assez loin , sur la 
montagne , dans la haute Pro- 
vence . 

ENQUILAVÂOU ou Enqiilabas , 
adv. , en bas , là bas , assez bas, 
dans la basse Provence. 

ENQIIISSA , adv. , plus près , vers 
moi , de ce côté. 

ENQUISSAMOUN , adv., ici, en 
haut, sur la hautour où je me 
trouve. 

ENQUISSAVAOlî ou Enqï t?saras, 
adv., ici , en bas, dans le bas 
fond où je me trouve. 

ENQUIÏRaNAR , V. act.. gou- 
dronner, enduire de goudron. 

ENRABf , snbst. m., sollicitude, 
«hagrin, fâcherie, désagrémonl: 
peine d'esprit: misère, diffi- 
culfé, peine inconcevable. 

ENRABIADO, s. f , denlelaire 
d'Europe, plante. y^lVenrahiado, 
loc. adv. , à la précipitée , avec 
presse , dans la sollicitude. 
Tasiar de la vaco enraliado , 
mener pendant quelques temps 
une vie pénible. 

ENBABTAR (s') , v.pr , s'enrager , 
devenir en rage ; au fig., s'em- 
porter, sefàchcr, s'impatienter. 

ENBACTNAB , v.n. et pr.. enra- 
ciner, prendre racine. 

EINRAGEAB, v.n.. enrager, être 



ENR 



saisi de la rage ; fig. et famil , 
avoir un besoin pressant, une 
douleur fougueuse, un dépit 
violent ; être saisi de colère 
contre. . . , faire enrager , tour- 
menter excessivement. 

ENRAGEAT, ADO, s. et adject. , 
enragé , ée , qui a la rage ; fig. , 
fougueux, impétueux ; violent. 

ENBAOL'MAR on Enraoimassab, 
v a. etpr., enrhumer, procu- 
rer le rhume : s'enrhumer , 
sai.sir un rhume. 

ENR ASAMENT,s.m., ara sèment, 
t. de maçon et de menuisier , 
pièces égales en hauteur, unies 
et sans saillies ; dernière assise 
d'un mur arrivé à .sa hauteur ; 
assise d'attente. 

ENRASAR , v.a. , araser , mettre 
de niveau un mur; couper en 
j)arlie le bout d'une planche et 
conserver assez d'épaisseur pour 
faire des tenons. 

ENRAYAR , verbe act. , enrayer, 
arrêter une des roues d'une 
charrette ou d'une voilure , afin 
qu'el le ne roule pas à la desc£n te. 

KxNREDEIRAT, ADO, arriéré, 
qui doit des arrérages ; qui est 
obéré, et dont les affaires sont 
dérangées. 

ENKEG.ÀB , v.a., enraver , tracer 
le premier sillon : mettre le soc 
de l'araire dans la raie du sillon; 
mettre en ligne ; planter en 
ligne ; cnfil(!r un chemin , un 
sentier; enfiler un compliment. 

ENREGIMENTAR .v.a., enrégi- 
menter , former un régiment , 
v incorporer. 

ENREGISTRAMENT . subst.m., 
enregistrement, action d'enre- 
gistrer: transcription d'un acte 
dans un registre ; impôt sur les 
actes: administration, bureaux 
pour sa lecctte. 

ENREGISTRAR, v.a , enregis- 
trer, mettre, portv^r sur un 



EN 3 



registre pour rendre plus au- 
thentique. 
ENKEILLAR, v.a., mettre le 
soc à une charrue, à une araire ; 
piquer les bœufs avec la pointe 
(lu soc. Semblar cnreillat , sem- 
bler être entre des éclisses , ne 
pouvoir se plier, se courber, 
ûg. et fam. v. Enregar. 
ENRESTAK, v. act.. enlacer, 
corder, former des guirlandes 
d'oiffnons ou d'aulx, 
ENUrcHlR , v.a. et pr., enrichir, 
rendre riche ; fig., orner, en 
général. 
ENllOUAK, V. a., n. et pron., 
enrouer , rendre la voix rauque, 
la gêner ; perdre la netteté , 
l'usage libre de la voix. 
ENIIOUILLIK, v.a., rouiller, 
faire venir la rouille; v.pron., 
se rouiller , prendre la rouille. 
ENKOUILLOUIRE, v EnrouUlir. 
ENKOUISSAll, V. act. et pron., 
garnir de ronces , s'accrocher à 
des ronces. 
ENllOUISSAT , ADO , adj . , pris , 
embarrassé dans des ronces ; 
garni , entouré de ronces. 
KNUOULAMENT, s. m., enrou- 
lement, ce qui est tourné en 
spirale ; enrôlement , action 
d'enrôler, de s'enrôler, acte 
qui la constate, 
ENROyLAK, v.a., rouler une 
chose dans une autre ; former 
un rouleau en pliant; enrôler, 
mettre sur le rôle des gens de 
guerre ou de mer ; v pr. , s'en- 
rôler , se faire soldat ; fam. , se 
faire recevoir dans une société. 
ENUOULUK , s. m., enrôlcur , 

<elui qui enrôle. 
ENHOIJMEYAR ou Enroumiau , 

vov. Knrouissar. 
EiV SA BLAMENT, s. m., ensable- 
ment, assablement , amas de 
sable formé par un courant 
d'ean ou par k; vent ; sablcmcnt. 



302 W> ENS 

action de 'sabler un chemin , 
une promenade, etc. 
ENSAm.AR , v. acl., assàbler , 
remplir de sable; ensabler, 
faire échouer sur le sable ; sa- 
bler , couvrir de sable une 
allée , un chemin , etc. ; v.pr. , 
s'ensabler , é(-houer sur le sable. 
ENSACU)OLimO, s f., garot de 
meunier pour entasser la farine 
dans un sac. 
ENSACA^KE, s. m., ensacheur , 
celui qui met dans les sacs ; 
fig. et fam., cheval qui fatigue 
son cavalier jiar sa marche 
lourde, 
ENSACAR, subst. m. , ensacher, 
mettre dans un grand sac ; en- 
tasser , en secouant le sac pour 
(^u'il contienne davantage ; lig. 
abattre le dîné en sautant ; 
tasser , serrer , comprimer la 
terre , la fouler ; la iduie a tassé 
la terre. 
EA SAFRAN AR , v . a., ensafraner, 

teindre avec du safran. 
ENS AN GLAN TA R , v . a . , ensan- 
glanter , souiller , remplir , 
couvrir de sang. 
ENSAOIJNIGAR, v. ensamjlaninr. 
ENSAOUNOUIRE, voy. Ensan- 

glantar. 
ENSAOURENGAR, v. a., faire 
blanchir la viande d'un ragoût. 
ENSARDINAR , v.act. , frapper , 
rosser, battre, châtier quel- 
qu'un ; sillonner son corps à 
coups de gaule. 
ENSARRAR , v .act. , enserrer , 
mettre dans une serre ; enfer- 
mer , enclore ; emprisonner ; 
serrer dans une armoire, fer- 
mer, mettre sous clef. 
ENSARRI , Y. Eissarri. 
ENSARTAR , v. Enserlar. 
ENSKl)AR,v.a.,ensoyer. mettre 
de la soie , crin du sanglier , au 
bout d'un ligneul , |Kmr pouvoir 
c<»u«Ji*e facilomonl un soulier. 



ENS <^ 303 ?!-> 

ENSEGNAMENT, s. m., ensei- 
gnement, action , ait (l'ensei- 
gner ; profession, condition de 
celui qui enseigne. 

ENSEGNAR, v. act., enseigner, 
instruire ; montrer une science, 
un art; indiquer, donner con- 
naissance de. . . 

ENSEGNO , suhsl.m., enseigne, 
porte-drapeau ; enseigne de 
vaisseau , sous-lieutenant ; s.f. 
enseigne , marque , indice pour 
faire reconnaître une chcjse ; 
tableau , figure à la porte d'une 
bôlelleric,d'un marchand , etc. 

ENSEM . V. Ensemble. 

ENSEMBLE, s. m., ensemble, 
réunion des parties d'un tout ; 
union , harmonie ; adv , l'un 
avec l'autre, les uns avec les 
autres. 

ENSEMENÇxVMENT, subsl. m., 
ensemencement , action d'en- 
semencer. 

ENSEMENÇAR,v.a., ensemencer, 
jeter la semence en terre. S'cn- 
semençar , v. pr. , se procurer 
de la semence , d'une semence 
particulière. 

EN SENTIR (s') , v.pr., se ressen- 
tir, avoir ressenti les eflets de; 
se fêler , être un jmîu fêlé ; s'user 
en partie. 

ENSEQUESTRAR, v. a., séques- 
trer, mettre en séquestre. 

ENSERTNGAR , v. Scrinfjar. 

ENSERT, s. m., greffe, ente, 
scion d'arbre greffé sur un 
autre ;fig., ajout .pièce rappor- 
tée d'un bois, d'une étoffe diffé- 
rente. 

ENSERTAGE, s.m., entement, 
action de greffer. 

ENSERTAR , ou Ensertir , v.a., 
greffer, enter, faire une ente ; 
fig., refaire à neuf la partie usée 
des bas ou des gants tricotés. 

ENSEVELIR, v.act., ensevelir, 
envelopper un corps mort dans 



ENS 

un <lrap, etc. ; figur. , dérober 
aux regards, à la connaissance, 
etc.; v.pron., s'ensevelir, se 
retirer dans une entière soli- 
tude, ou dans un lieu où Ton 
est sans utilité, sans occasion 
de montrer son mérite; s'ense- 
velir dans le sommeil, dormir 
profondément; .s'ensevelir sous 
les ruines d'une ville , se faire 
tuer en la défendant, jusqu'àJa 
dernière extrémité. 

EXSEVELISSAMENT, subst.m.. 
ensevelissement action d'ense- 
velir , ses effets. 

ENSIAR, v.a. , désirer , envier , 
souhaiter , ambitionner ce qui 
nous flatte, /^oou mai ensiar 
que pieta , il vaut mieux faire 
des envieux que d'exciter la 
commisération. 

ENSIE , s.f., envie , jalousie. 

ENSÏGNAMENT. v. /in-se^namen/. 

ENSIGiNAR, v. Knnegnar. 

ENSKiNO, y.Enfrf/no. 

ENSIMAR, v.a.,rig., allrapper 
quelqu'un , lui faire manger un 
poisson d'avril. S'ensimar , 
v.pr. , se percher au baul d'un 
arbre; fig., s'attraper. 

ENSIN, ou ExsiTO , adv.,ainsj, 
de cette manière , comme cela. 

ENSIOU , OUVO , adj . , envieux , 
ousc, qui désire do ce qu'il n"a 
pas. 

ENSIVOUX , OUA , adj., jaloux , 
envieux de tout ce qu'on voit. 

ENSOOUGAR, v.n.. sillonner, 
tracer des sillons d'espace. 

ENSOUPLO, s.m. et fém., en- 
souple , rouleau des métiers de 
tisseur. 

ENSOUPRAR , vcrb . a . , soufrer , 
couvrir de soufre, tremper dans 
le soufre fondu ; mécher un 
tonneau; verb.pron., respirer 
l'odeur du soufre. 

ENSOURCELLAMENT , s.raasc, 
ensorcellement, action d'ensor- 



ENT ^-^ 301 5»2o 

celer ; son effet ; maléfice , 
charme, enchanlement. 
ENSOURCELAK, v.a., ensorce- 
ler, donnev par un prétendu 
sortilège , une maladie , une 
maladie extraordinaire de corps 
et d'esprit; jeter un sort sur 
quelqu'un; lig. fam., inspirer 
un violent amour. 
ENSOUHDIU , V. n . , assourdir , 
rendre sourd ; "crier fortement 
aux oreilles de quelqu'un; aba- 
sourdir. 
ENSOUKTIR (s'), v.pr., se tirer 
d'un péril , d'un mauvais pas, 
d'une mauvaise affaire^ s'en 
sortir. 
ENSOUSSIAR (s') , v . pr . , se sou- 
cier, se mettre en peine, s'in- 
quiéter ; désirer avec impatience 
et souci. 
ENSOUSSITAR , v. Ensoussiar. 
ENSURRAR, verb.a., mettre du 

liéi:çe à un filet , l. de pêcheur. 
ENSÙGADO , v. ducado. 
ENSUCAR , verb.a., asséner, as- 
sommer en frappant sur la tête. 
ENSUITO, adv., ensuite, après , 
à la suite de. . ., conj . , après , 
par suite. 
ENSUIVENT, adv., ensuivant, 

suivant , qui suit. 
ENSUIVRE (s'), v.n. , s'ensuivre, 
suivre , être après ; dériver , 
procéder, venir de..., suivre 
immédiatement. 
ENTaBLAMENT, s. m., entable- 
ment, saillie du mur sous le 
toit; architrave, frise et cor- 
niche réunies. 
ENTABLAR (s') , v. Entaoular. 
ENTAIL, s. m., entaillo , s.fém., 
entaille , entaillure , coche faite 
dans une pièce de bois pour y 
emboîter un autre ; dents d'une 
scie ; coches qui se font dans les 
fiasques , au derrière de l'affût 
des canons; coupure, incision 
faite sur la chair 



ENT 

ENTAÏLLAR, v.act., entailler, 
faire une entaille; soumettre 
un immeuble à la taille , au 
droit de contribution ; fixation 
de ce (ja'il doit payer ; tailler 
une pièce de bois , une* pierre , 
en sorte qu'une autre puisse s'y 
emboîter. 

ENTAMADURO. s.f., entame, 
premier morceau d'un pain ; 
entamure^ légère incision ;écor- 
churo. 

ENTAMENADURO , v. Entama- 
duro. 

ENTAMENAIRE , s. m., celui qui 
a la manie d'entamer, qui en- 
tame" 

ENTAMENAR, v.a., entamer, 
faire ^une petite déchirure , une 
petite incision ; ôter une petite 
partie d'un tout; v.pr., s'écor- 
cher , faire une écorchure ; fig., 
entamer , commencer une con- 
versation , im procès , une be- 
metlre un tonneau en 



sogne ,• 
perce. 



ENTANDOOUMEN, adv. conj., 
cependant , dans cet intervalle, 
en attendant. 

ENTANT , V. Entanterin. 

ENTANTERIN, adv., en atten- 
dant , pendant que cela se passe. 

ENTAN'iON, adv.^ néanmoins, 
toutefois. ' 

ENTAOULAR (s') , verb pron . , se 
mettre à table , passer à table 
pour manger , boire , ou jouer ; 
s'attabler si c'est pour assez de 
temps. 

ENTARRAMENT, v. Enterra- 
menl. 

ENTARRAR . v. Enlerrar. 

EN TARRO-MOUART, v. Enierro- 
moiiart. 

ENTARROUIRE , v.a., couvrir , 
salir de terre ; v . pr . , se salir de 
terre; fam. et pop., devenir 
propriétaire terrier. 

ENTARTAGAR, verb. n,, être 



ENT 



*^« 305 ^^ 



ENT 



clourili par le soleil; figur., 
éblouir, enrhaoter une per- 
sonne, s'en faire aimer avec 
passion. 

ENTASSAR, verb.a., entas'ser, 
mellre en tas ; entoiser le fu- 
mier; fig;., accumuler, amasser 
en grande quantité. 

ENÏENDAMENT, subst. raasc, 
entendement , faculté de l'âme 
par laquelle elle conçoit, con- 
naît et comprend ; sens , juge- 
ment; audition des témoins. 

ENTENDRE, v.act., entendre, 
recevoir l'impression des sons 

Par l'organe de l'ouïe , prêter 
oreille et prendre la patience 
d'écouter ; figur. , comprendre , 
concevoir en son esprit, etc., 
v.n., prétendre , vouloir; avoir 
intention; v.pr-, s'entendre, 
se comprendre; être d'intelli- 
gence , d'accord ; agir de con- 
cert, avec un autre, etc. ^ 
doublé entendre, à double en- 
lente. 

ENTENDUT, s.masc., entendu , 
faire l'entendu , le capable, le 
suffisant , l'important ; c'est un 
entendu, un accord fait parmi 
eux. 

ENTENDUT, UDO, adject., en- 
tendu, due, ouï, conçu; fig., 
intelligent, babile. 

ENTENO , s.f., antenne , vergue, 
volant d'un moulin .à vent. 

ENTERIGO, s.f., agacementdes 
dents, ^ver entigo, avoir les 
dents agacées ; fig., ne pouvoir 
espérer d'avoir ce qu'on désire , 
ce qui plaît beaucoup, ce qui 
est au-dessus de nos moyens. 

ENTERIGOU , v. Enterigo. 

EINTERINAR , v . act . , entériner , 
accorder, approuver judiciai- 
rement ; ratifier légalement , 
juridiquement; admettre, oc- 
troyer, 

ENTERRAMENT, s. m., enterre- 



ment , action de mettre en terre; 
inhumation , funérailles ; frais 
des funérailles. 

ENTERRAR, verb.a., inhumer , 
mettre en terre un corps mort ; 
enfouir, enterrer , déposer, ca- 
cher dans la terre; verb.pr., 
s'enterrer; fig. , s'enterrer tout 
vivant, se retirer du monde. 
Enierrar leis apis , butter les 
céleris. 

ENTERRO-MOUART , subst. m. , 
fossoyeur, celui qui ouvre les 
fosses et qui enterre les morts. 

ENTERROUIRE (s'), v.pron., se 
salir avec de la terre. 

ENTERROUGATIEN , subst. f., 
interrogation, action d'inter- 
roger. 

ENTERROUGEAR , v.a., inter- 
roger, questionner, adresser, 
des questions , des demandes. 

ENTERVAR (s'), v.pr., s'infor- 
mer , prendre des renseigne- 
ments, des informations. 

ENTESTAMENT, subst. roasc, 
entêtement, abeurteraent, at- 
tachement opiniâtre à son opi- 
nion, à son goût; préoccupation, 

ENTESTAR, v.a. et n., entêter, 
faire mal à la tête par des 
vapeurs , des odeurs ; v . pron . , 
s'entêter , s'opiniàtrer , s'obsti- 
ner, se prévenir, se préoccuper. 

ENTESTARDIR, v.a. et pron., 
s'obstiner , s'entêter , s'opinià- 
trer, etc., mettre de l'enlêle- 
ment, s'aheurter. 

ENTESTAT , ADO , adj . , entêté, 
ée, qui a de l'entêtement. 

ENTHOUSIASMAR , v . a . et pr . , 
enthousiasmer , charmer , ravir 
en admiration ; devenir enthou- 
siaste. 

ENTHOUSIASMO , s m. et fém. , 
enthousiasme , mouvement ex- 
traordinaire de l'âme préoccu- 
Îiée ; exaltation de l'esprit et de 
'imagination ; transport , ad- 
31 



ENT 



<>« 306 «-> 



ENT 



mira tion outrée ; sortede délire, 
de fanatisme. 

ENÏHOUSIASTO , s m. , enthou- 
siaste, celui qui se prévient 
aisément et fortement pour 
quelque chose; admirateur ou- 
tré ; visionnaire , fanatique. 

ENTICHAMENT , s m., entiche- 
ment , action de s'enticher. 

ENTICHAR(s'), v.pron.,fig. et 
fam ., enticher , adopter forte- 
ment une opinion ; prendre un 
goût prononcé pour. . . ; conce- 
voir une haute idée d'un mérite 
imaginaire. 

ENTICHAT , ADO, s. et adject., 
entiché , ée, opiniâtrement at- 
taché à. . ., personne qui s'opi- 
niâtre facilement. 

ENTICLE, V. Déridé. 

ENTIER , ERO , adj . , entier, ère, 
complet, qui a toutes ses par- 
ties ; obstiné , opiniâtre ; s. m., 
chose entière en tout, un en- 
tier; adv., en entier , entière- 
ment. 

ENTIERAMENT , adv., entière- 
ment , totalement , en entier , 
tout-^-fait. 

ENTIMAR , v. Iniimar. 

ENTIME, v. Intimé. 

ENTIMIDAR , v. Intimidar. 

ENTINAR , verb.act., encuver, 
mettre la vendange en cuve. 

ENTINELAR, verb.act., mettre 
le linge dans un cuvier à les- 
sive. 

ENTINTERIN.v. Entanterin. 

ENTIRAMENT, s. m., entraîne- 
ment, effet de la force d'un 
poids qui entraine. 

ENTIRAR , verb . act . , entraîner , 
traîner avec soi , entraîner une 
balance , une bascule. 

ENTORSO , subst.fém., entorse, 
distention violente et subite des 
nerfs d'une personne, surtout 
du pied. 

ENTOUALAGE, m Entelage , 



subst.m., entoilage, toile qui 
soutient une dentelle. 

ENTOUASAU, v.act., eriloiser, 
mettre en tas carrés pour toiser. 

ENTOUINAR , verb. a. et pron., 
agencer , ajuster avec goût , ^ 
soin et délicatesse. 

ENTOUNAR, v.act., entonner, 
mettre sur le ton ; former avec 
justesse les sons et les inter- 
valles; chanter le commence- 
ment d'un air , les premières 
paroles d'une hymne. 

ENTOUNOUAR, s.m. , entonnoir, 
instrument évasé par le haut et 
muni d'un tuyau, pour enton- 
ner un liquide ; tout ce qui en 
a la ressemblance ou la forme. 

ENTOUR , s.m., en tour, environ, 
circuit , adv., à l'entour, aux 
environs, autour, à côté, près 
de soi. 

ENTOURAGE, s.m., entourage, 
tout ce qui entoure; ornement 
an tour ; fig , en tours de quel- 
qu'un. 

ENTOURAR, verb. a., entourer, 
ceindre, environner; figur., 
former le cortège, la société, 
etc.; se réunir, s'empresser au 
tour de quelqu'un; verb.pr., 
s'entourer , réunir, rassembler 
autour de soi. 

ENTOURNAR, v.a., rapporter, 
rendre , retourner une chose ; 
v . pr . , s'en retourner , venir ou 
retourner sur ses pas , rebrous- 
ser chemin. 

ËNTOURTILL AMENT , s . masc . , 
entortillement , action d'entor- 
tiller, de s'entortiller; figur., 
embarras du style. 

ËNTOURTILL AR , v.a , entor- 
tiller , envelopper en -tortillant 
dans ou autour; fig., embar- 
rasser le style, le sens, etc., 
v.pr., s'entortiller, s'envelop- 
per en tortillant. 

ENTOURTIR , verb . a. et pron . , 



Em 



o%i 307 ff^ 



ENt 



tortuer , rendre tortu ; tortuer 

un clou ; forcer ou fausser une 

clef. 
ENTRAGHEIRAR (s') , v.pr., se 

fagotter , se mal ajuster. 
ENTRACII, ACHO, adj., élevé, 

3ui peut se passer de la mère , 
e soins, de culture, en par- 
lant des gens , des animaux et 
des végétaux; arraché, tiré 
d'un danger , d'un mauvais pas. 

ENTR'AGTE , s . raasc . ^ entr'acte , 
intervalle en Iredeux actes d'une 
pièce de théâtre ; ce qui le rem- 
plit. 

ENTRAILLOS, subst.fém. pi., 
entrailles , parties intérieures 
du corps de l'animal ; intestins^ 
boyaux, viscères; par ext., 
extérieur ; lieux les plus pro- 
fonds ; les abîmes de la terre , 
etc.; fig., affection, tendresse, 
cœur. 

ENTRAINAMENÏ , v. Entreina- 
ment. 

ENTRAINAR , v. Entreinar. 

ENTRAIRE, v.a. et pr., retirer 
quelqu'un ou quelque chose 
d'un lieu ou d'une affaire dan- 
gereuse, d'un péril ; élever un 
jeune enfant jusqu'à un âge où 
H puisse se suffire. 

ENÏRAMBLAR, v.n., enchevê- 
trer, en parlant des pieds des 
chevaux ; fig. ,étre embarrassé, 
ne savoir quelle détermination 
prend re. 

ENTRAOUCAR, v.acr., mettre, 
cacher dans un trou , dans un 
enfoncement; figur. et fam., 
établir quelqu'un , lui procurer 
un emploi , un poste avanta- 
geux ; v.pr. , se cacher dans un 
enfoncement, se terrer dans un 
trou, fig., s'insinuer, s'intro- 
duire dans une affaire. 

ENÏRAPAR (s') , V . pron . , mettre 
son jned dans un trou en mar- 
chant , s'entraver à une chose, 
s'enchevêtrer. 



ENTRAT , ADO , adj . , élevé , qui 
peut se suffire , parlant d'une 
personne qui pour son âge, a 
acquis beaucoup de raison , et 
la faculté de marcher sans 
appui. 
ENTRA Vx\R , verb . a . , entraver , 
mettre des entraves; v.pron., 
heurter, broncher, s'enchevê- 
trer. 
ENTRAVESSAR, v.a. et pron., 
mettre à travers ; traverser , 
mettre des entraves à un projet', 
Entravessar leis souliers , tour- 
ner , parlant de la semelle ; 
éculer , parlant du talon. 

ENTRAVOS, s.f.pl., entraves, 
liens aux pieds des chevaux 
pour les empêcher de s'enfuir ; 
fig. , empêchement, obstacles , 
chaînes. 

ENTRE , prép. , entre , au milieu 
ou à-peu-près , parmi , dans , 
en. 

ENTREBADIER, ERO, adject., 
entre-baillé , ée , qui n'est pas 
tout-à-fait ouvert. 

ENTRECHAOU , s.m. , entrechat, 
saut léger , en croisant les jam- 
bes à plusieurs reprises. 

ENTRECHOUGAR (s'), v.pron., 
s'entre-choquer , se choquer l'un 
l'autre j fig. , se contredire avec 
aigreur , s'opposer l'un à l'autre 
pour se nuire. 

ENTRECOUALO, s. fém., entre- 
mont, terrain entre deux mon- 
tagnes , deux collines, etc. 

EiNTRECOUPAR , v . act . , couper 
er^ divers endroits; fig,, inter- 
rompre ; V .pr. , s'entrecouper , 
se couper , se blesser les pieds 
en marchant, en parlant «les 
chevaux, etc.; s'interrompre 
dans son discours, se couper 
dans sa déposition. 

ENTREDOUX , s. m . , entre-deux^ 
ce qui est entre deux choses avec 
relation ou contiguité ; adv.y. 
entre l'un et l'autre. 



ENT 



^^ 30S 1^-=* 



ENT 



ENÏREFEÏOS , s . f . pi ur . , cntre- 
failes, dans ou sur ces entre- 
faites , pendant ce teraps-lâ. 

ENTREFOUIRE , v . a . , serfouet- 
ter, ou serfbuir, mouvoir la 
terre avec le serfouet ; donner 
un petit labour aux plantes; 
mouvoir un pot à fleurs. 

ENTRKFOULIT, IDO, adject., 
folâtre, badin, facétieux. , ea- 
joué , trés-gai. 

EJNÏREINAMENT, s. m., entraî- 
nement, action d'entraîner; 
ligurcm., force ^ effet, attrait, 
charme de ce qui entraîne ; état 
de ce qui est entraîné; il si- 
gnifie aussi l'action de se mettre 
en train, de commencer un tra- 
vail , un mouvement, une ac- 
tion quelconque. 

ENTREINAR, vact., entraîner, 
traîner avec soi ; figur. , attirer 
violemment vers; faire qu'on 
s'abandonne à un sentiment 
involontaire; causer, occasion- 
ner ; mettre quelqu'un ou quel- 
que chose en train , en mou- 
vement; mettre une personne 
en état de travailler pour son 
propre compte. S'cntreinar , 
Terb.pron., se mettre en train, 
commencer d'agir. 

ENTREE AÇAR, v.a. et pron., 
entrelacer , enlacer l'un dans 
l'autre. 

ENTREEARDAR, v.act., entre- 
larder, piquer de lard une 
viande, entrelarder un ouvrage, 
y insérer des citations, des 
vers etc. • 

ENTRELARDAT, ADO, adject., 
entrelardé , ée , mêlé de gras et 
de maigre; figur., cntre-mêlé 
de. . . 

ENTRELUSIR, v.n., entre-luire, 
lin're à demi , imparfaitement. 

ENTREMAILLADO , subst.fém., 
Irémail , sorte de filet qu'on 
tend à travers dans les rivières 
' pour prendre du poisson. 



ENTREMAN, prépos., entre les, 
mains, dans les mains, à la 
disposition de. . . 

ENTREMARCHAR , verb.a. , dé- 
tourner , faire disparaître fur- 
tivement une chose en se la 
faisant passer de l'un à l'autre. 

ENTREMELAR, verb.a., mêler 
des choses avec d'autres ; mêler 
parmi ; mêler les cartes ; em- 
hrouiller les cheveux , une af- 
faire , verb.pr. , s'entremêler, 
s'entremettre , s'ingérer , se 
mêler d'une chose dont on n'a 
que faire. 

ENTREMOULIT, IDO, adject., 
frilleux , euse , qui grelotte de 
froid. 

ENTREMETS, s.m. , entremets , 
ce qu'on sert après le rôti, avant 
le dessert. 

ENTREMETTEIRE , v. Entre- 
mettur. 

ENTéREMETTRE (sO, verb.pr., 
s'entremettre, se mêler de... 
s'employer pour l'intérêt d'au- 
trui , pour concilier. 

ENTREMETTUR, USO, s.m. et 
f., entremetteur, euse, celui, 
celle qui s'entremet, qui s'em- 
ploie dans une alfaire entre des^ 
personnes ; femme qui se niêle 
d'un commerce illicite. 

ENTREMIEYO, subst.f., trémie- 
d'un moulin à farine, v. En- 

ENTREMISO, s.f., entremise, 
action de s'entremettre ; aide ,. 
moyen, secours, ministère, 
médiation parlaquelle une chos» 
se fait. 

ENTREMITAN , s. m. , au milieu, 
entre deux. 

EN TREMOU ILLO, y.Eniremieyo . 

ENTREMOULIT, IDO, adject., 
tout tremblant, tout frilleux, 
tremblottant, grelottant. 

ENTREMOUNIÏ, IDO, adject., 
troublé, entreprs . chancelîint, 
embarrassé. 



ENT 



<>f4 309 f^ 



ENT 



ENTHENAR , v.a. et pr., tresser, 
enlacer , enlrelarer , se toplil- 
lernaturenement, delui-même. 

ENTKEPAOU , ou Entrepost , 
s m., entrepôt, lieu, magasin 
où l'on met en dépôt des mar- 
chandises; décharge, lieu où 
l'on entrepose quelque chose 
pour qu'elle ne gène pas ail- 
leurs. Per entrepaon, pour le 
moment, pour en atlerdanl. 

EMREPAOUSAMENT , s. m., 
action d'entreposer, droit que 
l'on paye. 

ENÏKEPAOUSAR , v.a., entre- 
poser , mettre dans un entrepôt, 
dans un magasin , des marchan- 
dises destinées pour un autre 
lieu; mettre en un lieu de dépôt; 
poser un fardeau. 

ENÏREPAOUSUR , s. m., entre- 
poseur, commis à l'entrepôt; 
commis qui vend aux débitants. 

ENÏREPAS, s. masc, en trépas , 
amble rompu , allure défec- 
tueuse. 

ENTRE-PES, entre les pieds, hors 
de sa place , qui gène le passage. 

EINTREPRE^DRE, v.a., entre- 
prendre, prendre la résolution 
de faire...; commencer; s'en- 
gager à une chose , se charger 
de l'exécution de, . . à certaines 
conditions ; entreprendre quel- 
qu'un , le railler , l'attaquer de 
fait ou de paroles ; v.pr., s'at- 
taquer ; se disputer ; se couper 
dans son discours , dans sa dé- 
position , etc. 

ENTREPRENEIRE , s m., entre- 
preneur, qui a la manie d'en- 
treprendre. 

ENTREPRENENT , EM . adj . , 
entreprenant, antc, qui a de 
la hardiesse danssesentreprises, 
de la témérité dans ses desseins ; 
qui ne trouve d'empêchement 
à rien , qui va d'une entreprise 
à l'autre sans s'arrêter. 



ENTREPRENLÎR , USQ, s. m. et 
fém., entrepreneur, euse, celui 
qui se charge à forfait de l'exé- 
cution d'un ouvrage considéra- 
ble , d'une grande fourniture. 

ENTREPRES, ESSO, adjectif, 
entrepris, ise, embarrassé, qui 
ne sait quoi répondre , qui ne 
sait à quoi se décider, indécis, 

ENÏKEPRISO. subst.f., dessein 
d'exécuter, exécution; ce que 
l'on a entrepris , ce qu'on est 
chargé de faire a forfait ; usur- 
pation ; violence attentatoire. 

ENTRESiGNE, subst. m., indice 
presque imperceptible , légère 
démonslialioH; marque, signo 
de ce qui se passe, de ce qui 
doit bientôt arriver. 

ENTRESOL , subs . m . , entresol , 
étage entre le rez-de-chaussée 
et le premier , logement pris 
sur la hauteur d'un étage. 

ErsTRESSEN TIMENT , s. masc, 
petit acx^ès de fièvre , petite 
douleur, réminiscence; ressen- 
tir une secousse de tremblement 
de terre, etc. 

ENTRESSEiNTlR (s'), v. pron., 
ressentir une secousse; se for- 
mer une fêlure. 

E^TRETANT, adv., cependant, 
entr'autros choses. 

ENTRETENAMENT , subst . m . , 
entretènement , entreprise du 
pavé des rues , des grandes 
routes, etc. ; entretien , subsis- 
tance; ce qu'on doit donner à 
quelqu'un pour la nourriture 
et l'habillement. 

ENTRETEJSEIRE ou Entbetekl a 
s m., entre teneur, celui qui, 
entretient tine femme ; celui 
chargé d'une entretènement. 

ENTRETENGUT, UBO, set adj„ 
entretenu ; fille , femme en- 
tretenue, dont un amant pay« 
la dépense; un entretenu. 

ENTRETENIR .v.a., entretenir. 



ENT 



<^ 310 >fr» 



ENV 



tenir en bon état ; fournir à la 
subsistance ; faire subsister , 
rendre durable ; entretenir , 
tenir conversation avec . . ; v. 
pr., s'entretenir, se conserver ; 
se fournir de. . , , parler, cou 
verser ensemble. 

ENTRETIEN, s. m., entrelien, 
action d'entretenir; subsistan- 
ces et vêlements ; ce qu'on dé- 
pense , ce qu'on fournit pour 
subsistances, etc. pour main- 
tenir une chose en bon état j 
conversation. 

ENTREVADIS, s.m , herbe aux 
gueux ou clématie, plante. 

ENTREVAOU , s . m . , entrevous , 
intervalle d'une solive à l'autre 
dans un plancher. 

ENTREVARIR (s'), v. pron., 
s'assoupir par un pelil somme ; 
sommeiller 

ENTREVEIRE , v.a. , entrevoir , 
voir imparfaitement ou en pas- 
sant ; commencer à voir dans 
l'éloignement; fig., se former 
une idée légère de.. .; v.pr., 
s'entrevoir, se rendre visite; 
se voir à peine ; se voir peu de 
temps ensemble ; avoir une en- 
trevue . 

ENTREVISTO, s.f., entrevue, 
visite, rencontre concertée pour 
se voir, parler d'affaires. 

ENTRIGANT, ANTO, subst. et 
adj., intrigant , ante, porté à 
l'intrigue ; qui intrigue habi- 
tuellement; machinateur d'in- 
trigues; brouillon, cabaleur. 

ENTRIGUAR , v.act. , intriguer , 
inquiéter , donner du souci , 
causer de la défiance , inspirer 
des soupçons ; embarrasser ; 
tracasser, troubler ; v • n . , faire 
des intrigues ; v . pr . , se donner 
beaucoup de peine pour réussir, 
s'intriguer. 

ENTRTGUO, subst. f., intrigue , 
pratique secrète pour ou contre 



le succès ; machination, menée, 
cabale ; embarras , incident fâ- 
cheux ; commerce secret de 
galanterie ; incidents d'une 
pièce de théâtre. 

ENTROUNAR, v.a., empuantir, 
infecter, répandre une odeur 
fétide. 

ENTROUVERT, ERTO, adject., 
eutr' ouvert, erte, un peu ou- 
vert. 

ENTROUVRIR, v.act., en tr'ou^ 
vrir,^ ouvrir un peu. 

ENUBRIAR, v.a. etpr., enivrer, 
faire boire à quelqu'un trop de 
boisson , lui faire manger du 
pain d'ivraie ; se soûler , s'eni- 
vrer se {iriser. 

ENUMÈRAR., v.a., énumérer, 
dénombrer. 

ENUMERATIEN, s.f., énumé* 
ration , dénombrement. 

ENUMERATOUR , s . m . , .énumé- 
rateur, celui qui fait une énu^ 
mération , qui dénombre. 

ENUNO , adject. , Restar enuno , 
rester tranquille ; user ses imr 
porlunités. 

ENUQUQ, subst. m., eunuque, 
homme mutilé; garde du sé- 
rail. 

ENVAHIR, verb.act., envahir, 
usurper, prendre par force, 
par iraude, injustement, 

ENVAHÏSSAMENT, s. m., enva- 
hissement, action d'envahir. 

ENVAHISSUR, s. m., envahis- 
seur , celui qui envahit, 

ENVAN, adv., envain , vaine- 
ment, inutilement; vaguement, 
à tout hasard. 

Envan , subst . m . , élan , essor , 
écousse, mouvement violent et 
subit donné à quelque chose 
que l'on veut balancer , lancer, 
jeter, faire aller plus vilement; 
adverb., en vain, vainement, 
inutilement. 

ENVANT, s.m , auvent, petit 



ENV 



<-H 311 ^^ 



vim 



toit en saillie au-dessus de la 
porte d'une boutique pour la 
garantie de la pluie; sévéronde, 
partie du toit qui passe au 
dehors d'une muraille. 

ENVAOUTAR , v. Emiraoutar. 

ENVARGEIRAR, v.a., former 
lin verger , planter une terre , 
la garnir d'arbres, principale- 
ment des oliviers. 

ENVARGEÏRAT , ADO , part. p. , 
comptante, ée, d'arbres frui- 
tiers ; terre fournie d'oliviers. 

ENVARTEGAR, ou Envartouil- 
LAR , v.act. et pr. , entortiller , 
entourner , envelopper dans 
quelque chose; se rouler, s'af- 
fubler dans un manteau, dans 
sa couverture. 

ENVASAMENT , s.masc. , évase- 
ment , état de ce qui est évasé. 

ENVASAR , V a., évaser, élargir 
une ouverture. 

ENVEADAS, augmentatif d'iî'n- 
veat. 

ENVEADISO, s.fém., inquiétude 
d'un enfant gâté. 

ENVEADUN, v. Enveadiso. 

ENVEAÏ, ADO, s. m. et fém., 
enfant gâté, qui s'inquiète 
lorsqu'on ne veut pas le com- 
plaire. 

ENVEGEAR, verb act., envier, 
souhaiter pour soi ; porter envie 
à. . . être envieux de. . . 

ENVEGEO, s.f., envie, désir 
d'avoir ce qu'on n'a pas ; désir , 
"volonté ; disposition à. ., appétit 
dépravé ; signe apporté en nais- 
sant; malacie, maladie des 
femmes enceintes. 

ENVEGEOUX, OUSO, adj., en- 
vieux , euse , qui porte envie , 
tjui est tourmenté par l'envie; 
qui estjaloux de. . . 

ENVELOPPO, s.f., enveloppe, 
ce qui sert à envelopper; papier 
plié, cacheté, dans lequel on 
enferme une lettre 



ENVELOUPPAMENÏ, subst.m. . 
enveloppement, action d'enve- 
lopper. 

ENVELOUPPAR, verb. a., enve- 
lopper, mettre autour de quel- 
que chose une étoffe , un linge , 
etc.; mettre dans une enve- 
loppe ; fig. , comprendre dans... 
environner de toutes parts, 
cerner; v.pr., se couvrir, sa 
revêtir de. . s'envelopper. 

ENVENIMAR, v.a., envenimer, 
infecter de venin , le communi- 
quer ; rendre une plaie doulou- 
reuse , difficile à guérir ; aigrir, 
irriter l'esprit. 

EN VENIR (s'), v.pr., s'ébouler, 
tomber en ruine , parlant d'un 
mur qui se déverse, qui tombe 
en ruine , d'une maison déla- 
brée près de s'écrouler ; s'en 
retourner , s'en revenir , venir, 
revenir sur ses pas, parlant des 
personnes ou des animaux. 

ENVENTAR (s') , v.pron., avoir 
été altéré par le vent, que le 
vent s'y est introduit , se gâter 
par le contact de l'air. 

EN VENTAT , ADO , adj . , qui a 
de l'évent, en parlant du vin 
gâté par l'introduction de l'air 
dans la futaille, éventé, éven- 
tée , se dit de toute autre chose, 

ENVENTARI, v. Inventari. 

ENVENTOURIAR , v. Inventou^ 
riar. 

ENVENTRAR, v.a., éventrer, 
fendre le ventre , en tirer les 
intestins. 

ENVERGAR, v.a., enverguer, 
attacher les vergues aux voiles; 
au fig. , endosser , recevoir sur 
son dos. 

ENVERGURO , s. f . , envergure , 
largeur des voiles d'un bâti- 
ment; étendue des ailes dé- 
ployées d'un oiseau. 

ENVERINAR , v. Envenimar. 

ENVERS , s m . , envers , côté le 



Elnv 



-f>l»3 312 ^ê^ 



im 



moins l)eau d'une étofFe, d'un 
rouleau de papier peint, etc., 
côte du replis de la couverlurc 
du linge, d'un bas etc., sens 
contraire 3 prép. , à l'égaid de : 
cxp.adv., à l'envers du v.ôlù 
opposé à l'endroit , en gens 
contraire , le dessus dessous , 
fig. , en désordre ; avoir l'esprit 
à l'envers , manquer de sens 
commun. 
ENVESSAll, V. Envenir ,revc$- 

sar. 
ENVEZINAR(s'), v.pr., s'avoi- 

siner , s'entourer de voisins. 
ENVINACHAK, verb.a., aviner, 

imbiber de vin. 
ENVINAR (s'), v.pr.,s'aviner, 
se dit du marc du raisin qui 
s'imbibe de vin dans la cuve. 
ENVIRAOUTAR, v.a., environ- 
ner, entourer, mettre à l'en- 
tour, cerner quelqu'un, qucl- 
qu 'end roi t. 
ENVIKOUN , prép., et adverb., 
environ , à-peu-près , presque ; 
subst.mpl., environs, lieux 
d'alentour , circonvoisins. 
ENYIUOUNANT, ANTO, adj., 
environnant, ante, qui est au 
tour, qui environne, circon- 
voisin. 
ENVIllOUNAR, v.a., environ- 
ner , entourer , enfermer ; être 
au tour de. . . 
ENVISAGEAR , v . a . , envisager , 
regarder au visage, en face; 
fig. , considérer en esprit. 
ENVISCAR,v.a.,gluer, mettre 
de la glu ou quelque chose de 
gluant ; faire des gluaux et les 
placer pour prendre des oi- 
seaux ; v.pron., s'engluer , se 
salir les doigts avec quelque 
chose de glaçant ; fig ■ et fam. , 
s'embrener ; altrapper quelque 
maladie parla communication, 
ENVITATIEN, v. Imilaiien. 
ENVIÏAR, V. Ini^itor. 



ENVOUA , s.m , envoi, action 
d'envoyer ; chose envoyée ; 
adresse d'un ouvrage de poésie. 

ENV OULAR (s'), v. pr. , s'envoler, 
prendre son vol, s'enfuir en 
volant; parext, , être emporté 
par le vent; fig., passer rapi- 
deflient. 

EJNVOUYAR, verb.a , envoyer, 
dépêcher à ou vers; donner 
ordre d'aller ; faire l'envoi , un 
envoi ; faire porter , parvenir ; 
pousser vers. 

EOU, ELLO, ELLEIS, pron. 
pers., lui , elle, eux. 

EOUME, subst.m., nom propre 
d'homme Etme. Fuech sant 
Eoume, feu St.-Elme , Castor 
et Pollux, feux follets qui pa- 
raissent entourer les vaisseaux 
dans le gros temps , ou après la 
tempête. 

EOURRE , s.m., lierre, arbris- 
seau qui croit et rampe le long 
des murailles , ou qui s'attache 
aux branches de quelques ar- 
bres. 

EOUVE owEorsE, s.m.,chène- 
vert, arbre qui porte des glands; 
yeuse en est une espèce. 

EOUVIEUO , s. f . , chênaie , forêt 
de chênes-verts ou de yeuses. 

EPACTO , s fém . , épacte , jours 
supplémentaires pour égaler 
l'année lunaire à l'année solaire. 

EPELAR , v.a, épeler, nommer 
les lettres de l'alphabet ; les 
assembler, pour en former des 
syllabes, des mots,épelcr un 
mot. 

EPELATIEN, s. fém., épellalion, 
action , art d'épeler. 

EPERDUMENÏ, adv., éperdu- 
ment, violemment, passionné- 
ment. 

EPH EMERO , ad j . , éphémère , 

3ui ne dure qu'un jour ; de peu 

EPICURIEN, EN NO, s, et adj.. 



KPl 



*-%i 5i3 '^-^ 



KQU 



ppicurieu , enne , de la doctrine 
d'épicuro ; par exl., homme vo- 
luptueux ; a donné aux plaisirs 
des sens. 

EPIDEMIE, subst.f., épidémie , 
maladie qui attaque un grand 
nombre de personne dans le 
même temps et dans le même 
lieu , et qui dépend d'une cause 
générale survenue accidentale- 
ment; figur., mœurs , liabitu- 
des , etc. , qui pervertissent en 
se communiquant. 

EPIDEMIQUE, QUO, adj.. épi- 
démique , qui tient de l'épi- 
raie. 

EPIDERMO , s . fera . , épiderrac , 
première peau et la plus mince 
de l'animal :iîur peau , cuticule; 
peau anime des plantes, dos 
coquilles , etc. 

EPIGRAMO, s.f., épigramme, 
petite pièce de vers terminé par 
une pensée saillante; mots pi- 
quants mis en rimes; par ext., 
trait mordant, critique, lancé 
dans la conversation ou par 
écrit. 

EPIGRAPUO , s f . , épigraphe , 
inscription d'une édifice; sen- 
tance, devise à la tête d'un 
livre. 

EPILEPSIE , s.f., épilepsie , mal 
caduc, haut mal , sorte de ma- 
ladie, nerveuse et convulsive 
qui prend tout-à-coup. 

EPILEPTIQUE, QUO, adject., 
épileptique , qui tient de l'épi- 
lepsie ; subst.m. et f., qui est 
attaqué de ce mal. 

EPILOUGAR, v.a. eln., épilo- 
guer, trouvera redire sur des 
rimes ; censurer ; fam. 

EPU^OUGUR , s.m. . épilogueur, 
celui qui aime à épilogux^r; fara. 

EPIPHANIE, s.fém., Epiphanie, 
fétede la manifestation de J.-C. 
aux Gentils ; fête de l'adoration 
<les Mages , jour des Rois. 



EPIQUE , QUO , adject . , épique , 
qui raconte une action histori- 
que . héroïque , embellie d'épi- 
sodes, de fictions, de merveil- 
leux. 

EPISODO , s.m. , épisode, action, 
histoire incidente à l'action 
principale dans un poème , une 
pièce de théâtre , un roman , 
un tableau. 

EPISTOULARI , adj., épistolaire, 
de l'épître , des lettres. 

EPITAPIIO, subst.f., épitaphe , 
inscription d'un tombeau , ou 
faite i>our y être mise ; petite 
pièce de vers sur la mort de 
quelqu'un. 

EPITALAMO, s.m., épitalame . 
poème à l'occasion d'un ma- 
riage ; éloge des mariés. 

EPITHETO, subst.f., épithète, 
terme qui désigne la qualité du 
nom auquel il se rapporte. 

EPITRO , s.f., épitre, discours 
en vers adressé à quelqu'un , à 
un être personnifié; petit dis- 
cours d'un apôtre qui se lit d 
la messe avant l'évangile; fam., 
lettre; épitre dédicatoire par 
laquelle on dédie à quelqu'un. 

EPOQUO , s. fém. , époque , date, 
point fixe dans l'histoire ; par 
ext., portion de temps passé, 
présent et à venir ; faire épo- 
que , se dit de quelque •action , 
de quelque circonstance remar- 
quable. 

EPURAR, V. a., apurer, rendre 
pur, plus pur. 

EPURATIEN, s.f., épuration, 
action d'épurer une société, 
une réunion , etc. , par le ren- 
voi des opposants , des sus- 
pects , etc. ; ses effets. 

EQUATOTIR , s.m., équateur , 
grand cercle de la sphère dont 
tous points stmt également éloi- 
gnés des pôles. 

EQUESTRO , adj ,, équestre , il se 
32 



EQU 



<--?« ;J14 ^> 



Esn 



dit (l'une slalue reprcsontant 
un homme à cheval. 

EQUILIBRE, s. m., équilihre , 
étal des choses pesées eu ba- 
lance , cl d'un poids égal ; fig., 
égalité de force, de poids, 
d'importance, de valeur; ba- 
lancier, long bâton pour se 
tenir en équilibre sur une 
corde. 

EQUINOXO, s. m., équinoxe, 
temps où les jours sont égaux 
aux nuits. 

EQUINOUXIAL , ALO , adjecL, 
équinoxial , aie , de l'équinoxi . 

EQUÏPADO, subsl.f., équipée, 
action , démarche indiscrète ; 
entreprise téméraire et sans 
succès. 

EQUIPAGE , s.masc, équipage , 
train , suite de valets, de cïie- 
vaux , carosses , bardes , ete. ; 
charrette avec tousses chevaux; 
tout ce qui sert pour le trans- 
port par terre ou par eau ; train 
d'artillerie, charrois, etc.; sol- 
dats, matelots qui montent un 
vaisseau. 

EQUIPAME.NT, s. ni., équipe- 
ment , action d'équiper un sol- 
dat ; ses effets ; ce qu'il en 
coûte ; tout ce qui est nécessaire 
pour manœuvrer , armer un 
vaisseau. 

EQUIPAR, verb.act., équiper, 
pourvoir de tout ce qui est né- 
cessaire ; v.pr. , s'équiper. 

EQUITABLE, BLO, adj., équi- 
table, qui a de l'équité ; con- 
forme à l'équité. 

EQUITABLAMENÏ, adv. , équi- 
tablément, avec équité, justice. 

EQUITAT,s.f. , équité, droiture; 
justice tempérée, adoucie; vertu 
qui nous porte à rendre à cha- 
cun ce qui lui appartient. 

EQUlVALEiNT, s. m., éttuiva- 
lent, qui équivaut, qui est de 
même prix ou valeur. 



EQUiyOQUO , subst.m. et fém. , 
équivoque , mot , locution à 
double sens; adj., quia, qui 
peut recevoir deux sens; qui 
n'est point suffisamment carac- 
térisé; douteux; suspect. 

EBAHI, 11)0, adj., ébahi, sur- 
pris, étonné, émerveillé. 

ESBALOURDIR , v.a. , étourdir, 
abalourdir ; ébobi, émerveiller. 

ESBALOUVIR , V. Eshalourdir. 

ESBARBAR, v.a., ébarber, ôter 
les bavures des objets qui sor- 
tent d'un moule; ébarber le 
papier , rogner les bords. 

ESBARBOULAT, V. Abarboulat. 

ESBARLUGAR, v.act., éblouir 
par une grande clarté ; fasciner 
par de belles paroles ou par des 
promesses avantageuses. 

ESBEHIGAR, v. Embarlugar. 

ESBEOURE, v.n. et pr. Faire 
esbeoure , faire en sorte , en 
cousant deux lés d'étoffe , que 
l'un finisse avant l'autre; em- 
boire, se dit des couleurs qui 
s'imbibent dans la toile ou dans 
le bois sur lequel on les ap- 
plique. 

ESJilAl (en) , adverb., de biais , 
obliquement, de travers, à 
contre -sens, qui prend une 
fausse direction. 

ESBIERROU, subst.m., huissier 
gendarmes, recors, tous ceux 
qui sont aux ordres de la jus- 
tice. 

ESBIGNAÏRE, s. m., celui qui 
s'esquiche au jeu du reversi. 

ESBIGNAR (s'), v.pr., s'esqui- 
cher , ne pas s'exposer à faire 
la levée ; il ne se dit qu'en par- 
lant du jeu du reversi. 

ESBOUILLENTAR, v.a. etpr., 
échauder, faire blanchir dan.s 
l'eau bouillante; jeter de l'eau 
bouillante dessus; au figur., 
échauder, -fairequ'une personne 
perde dans une affaire; s'échau- 



ESC 



*4« 315 ôH 



ESC 



der , se brûler avec de l'eau 
bouillante. 

EMBOUILLIR, verb.n. et pron., 
ébouillir , diminuer en bouil- 
lant. 

EMBIUMASSAU,v. Encalastrar. 

ESBRANQUAU , v.a., ébrancher, 
rompre les branches d'un arbre. 

ESBRILLAOUOAR , v. Embar- 
lugar. 

ESBROUT AR , V . a . , ébourgeon- 
ner.ôterles bourgeois inutiles 

ESBRUDIR , verb.act. , ébruiter , 
publier , annoncer quelque 
chose que l'on devait cacher. 

ESBURB AR , verb . acl . , vider , 
nettoyer le poisson j vider une 
volaille. 

ESBURÏAR, v. Esburbar. 

ESC A, v. Tonte sca. 

ENCABASSxVR, v.a., iHèter un 
arbre , couper toutes ses bran- 
ches ; tailler la vigne jusqu'au 
pied. 

ESCA BELE TTO , s . f . , sellette , 
sorte de siège sur trois pieds. 

ESCABEOU, s.masc, escabeau, 
siège de bois sans bras ni dos- 
sier. 

ESCABIOUSO, s.f., Fcabieuse, 
plante. 

ESCA BISSAT , ADO , adj . , ruiné, 
qui n'a plus de bien , ni crédit. 

ESCABOUAT , on Escabrouat , 
s. m., troupeau de menu bétail. 

ESCABROUX, OUA, adj., sca- 
breux, raboteux, en parlant 
des chemins ; bizarre , har- 
gneux , intraitable , difficile à 
contenter. 

ENCACAGNAR , v. u . et pr. , rire 
aux éclats. 

ESCADRILLO , s f . , escadrille , 
petite escadre. 

ESCADRO, s.f., escadre, plu- 
sieurs vaisseaux réunis sous un 
même chef; l'une des trois di- 
visions navales. 

ESCADKOUN, s. m., escadron, 



troupe de cavalerie, faisant 
partie d'un régiment, et com- 
posée ordinairement de quatre 
compagnies ; petit corps de ca- 
valerie rangé pour le combat. 

ESCADROUNAR , v.n., escadron- 
ner , se ranger en escadron. 

ESGAFAGNADURO , subst.fém., 
écachure , action de rendre une 
chose écachée. 

ESCAFAGNAR, v.a., écacher, 
écraser quelque chose sous un 
poids lourd. 

ESC AFFI , subst . masc . , chagrin , 
inquiétude. Parlar d'escaffi , 
parler avec ironie ; feinte , mo- 
querie. 

ESCAFFIAR, verb. a., mépriser, 
rejeter , rebuter , dédaigner ; 
contre-faire par moquerie. 

ESCAFFINAR, v.a., chiffonner, 
fripper, bouchonner , mépriser, 
rebuter; v. Escnfagnar. 

ESGAFIGNOUN , s.masc, relent, 
puanteur qui s'exhale des pieds 
de certaines personnes. 

ESC.AFUE, V. Cafuc. 

ESCAGASSAMENÏ , subst. masc, 
affaissement d'un mur, d'une 
bâtisse ; accroupissement d'une 
personne. 

ESCAGASSAR (s') , verb.pr.. se 
blottir , s'accroupir , en parlant 
d'une personne; s'acculer en 
parlant du derrière d'un sou- 
lier ; s'affaisser , en parlant d'un 
mur ; se surbaisser , en parlant 
d'une voijte, etc. 

ESCAGASSAT, ADO, adject., 
épaté, en parlant du nez; c'est 
aussi le p.p. du v. Escagassar. 

ESCAGNETTO , s.fém. , écagne , 
portion d'un écheveau de soie. 

ESCAGNAR , v . act . , éche voter , 
former des échevaux, mettre 
en échevaux, 

ESCAGNO, s.f., écheveau, de 
fil, de soie, de rotnn . etc.; 
as^pr" . ou d(''\ idoir ;i main. 



ESC 
KSC AILLA R, verh.a. 



*>n 316 ►s^ 



ESC 



écailler, 
séparer par écailles ; fêler , cas- 
ser des œufs; fêler un objet, 
quelconque; v.pr., s'ccailler, 
on le dit des lableairx dont la 
couleur se détache par écailles,- 
tomber par écailles , par par- 
celles. 

ESCAILLO, subst.fém., écaille, 
chacune des petites pièces se- 
rbes, laminées et luisantes 
qui couvrent la peau des pois- 
sons et de certaines reptiles ; 
coquille dure des teslarées ; 
éclat , recoupe que le ciseau 
détache d'une pierre; fêlure. 

ESGAILLOUN, s. m., cerneau, 
moitié d'une noix fraîche , dé^ 
tachée de la coquille. 

ESCAIRE, s. m., équerre, ins- 
trument qui sert à tirerun angle 
droit. 

ESCAILLOLO , subst f . , esca- 
joUe , espèced'alpistedu levant 
(plante); taie, pierre transpa- 
rente qui sesépare par feuillets. 

ESGALABUOUX, v, Escabroux. 

ESCALADAU , v.act. , escalader , 
monter avec une échelle dans 
une maison , sur un mur , atta- 
quer , emporter par maladie. 

ESGALADO , s.f . , escalade, action 
d'escalader une place: assaut 
d'une place avec des échelles. 

ESCALAR , verb.a.^ monter l'é- 
chelle , grimper sur un arbre . 
escalader un mur , un rempart; 
gravir une montagne , une hau- 
teur. 

ESCALETO, s.f., petite échelle; 
nompareille^ petit ruban fort 
étroit. 

ESCALIER, s. m., degrés inté- 
rieur d'une maison pour mon ter 
et descendre; marche, degré 
d'un escalier, gradin d'un au- 
tel ; aufig. , ce qui est raboteux 
et qui imite des marches ou 
degrés. 



ESC.\LO , s.f., échelle, machine 
de boisqui sertà monter contre 
un mur , sur un arbre ; il y eiï 
a aussi en corde ; Echelles , 
villes du Levant où les français 
font le commerce. Faire escalo, 
relâcher dans un port. 

ESCALO-RARRI , s m., grimpe- 
reau , oiseau ; figur. , personne' 
qui grimpe bien et par passion 
sur des arbres, des murs , etc. 

ESGALO-FENOUIL, snbst. m., 
grimpereau , petit oiseau. 

ESCALOUN, subst. m., échelon, 
petite pièce de bois qui traverse 
une échelle, et qui sert de- 
degré pour monter; ranche 
d'un rancher ; tout ce qui en a 
la forme; ce qui va par de- 
grés. 

ESCALOUNAR, v.a., échelon- 
ner, ranger en échelrjns, par- 
tant des troupes. 

ESGALUSÏRADO , s f . , mépris . 
dédain, vive réprimande, vif 
reproche , mercuriale. 

ESC A LUSTRA R , v .a. , mépriser» 
rembarrer , rejeter , repousser 
avec dédain , avec mépris. 

ESCAMRALAR (s'), owS'sscalam- 
BRAR ; V. Escranquar. 

ESCAMfTO, s fém., escamelte, 
toile de colon du Levant , plus 
lâche que la démilo. 

ESCAMOUNEO, s.f., scamonée , 
résine qui nous vient duLevant. 

ESCAMOUSSAR, v.n., finir de 
filer le chanvre delà quenouille , 

ESCAMOUSSOUN, subt. masc, 
commencement d'un peloton Ac. 
fil,, qu'on forme ordinairement 
sur un gros étui ou sur un 
tuyau de roseau. 

ESCAMOUÏAGE , s. m . , escamo- 
tage , art, action d'escamoter. 

ESCAMOUÏAR , v.act., escamo- 
ter, changer, faire disparaître 
quelque chose par un tour de 
main sans qu'on s'en aperçoive. 



ESC 



*>« 31 



figur. et fam. , dérober subite- 
ment sans être vu. 

ESCAMOUTUR, USO,subst.m. 
et féni., escamoteur , celui qui 
escamote. 

ESCAMPAIRE , v. Ikscampaire. 

ESCAMPAMENT , ou Escampage, 
s. m. , épanchement , action de 
répandre du liquide, 

ESCAMPAR, verb.acl. et pron. , 
épancher , répandre un liquide; 
figur., dissiper son avoir; s'en 
fuir , prendre de la poudre d'es- 
campette ; pop. 

ESGAMPI, ESCAMPO, s. m. et 
f. , faux prétexte, excuse. 

ESCAMPILLAR , v.a., dispercer, 
éparpiller, dissiper. 

ESCAMPO, V. Ëscampi. 

ESCAMPO-BARRIOU , subst.m., 
pet -en-gueule, sorte de jeu 
d'enfant. 

ESCAN , V. Escaon. 

ESGANCÏ, V. Tawres. 

ESCANDAILLADO, s.f., courte 
apparition du soleil â travers 
des nuages. 

ESCANDAILLAIRE , suhst. m. , 
élaloneur , celui qui mesure les 
tonneaux, qui vérifie les poids 
et les mesures. 

ESCANDAILLAR , v . a . , jauger , 
mesurer, étaloner, échantiller. 

ESGAIN'DAILLET, s.m., peson, 
petite balance. 

ESCANDAILLOUN , v. Escan- 
daillet. 

ESCANDALE , s.m., scandale , 
occasion de péché ; mauvais 
exemple qu'on donne au public. 

ESGANDALISAR, v.a. et pron., 
scandaliser , donner un sujet 
de scandale ; se scandaliser , 
avoir de l'indignation d'un dis- 
cours, d'une action qui est 
contre la décence. 

ESCANDALIER, s.m. , celui qui 
mesure à scandai , qui vend le 
■»in à litre. 



7 ^^ FSC 

ESCANDALISAK, v.a. . scandali- 
ser, donner du scandale ; v.pr., 
prendre du scandale ; voir , 
entendre avec indignation. 

ESGAÎSDALOUSAMÈNT , adv.. 
scandaleusement , avec scan- 
dale , d'une manière scanda- 
leuse. 

ESGANDALOUX, OIJSO, adj., 
scandaleux , euso , qui cause du 
scandale 

ESGANDAOU, s.masc, balance 
romaine, instrument qui sert 
pour peser , scandai , sorte de 
mesure pour le liquide. 

ESGANDILLADO , v. Escandail- 
lado. 

ESGANDILLOUN, v. Caraï. 

ESGANDOU , s.m., esclandre, 
malheur, accident qui fait de 
l'éclat , et qui est accompagné 
de quelque honte. 

ESGAiNDUELÏ , subst.masc, mol 
générique qui désire les petites 
mesures pour le liquide. Man- 
geur sonn ben en escandueli , 
dissiper son avoir peu-à-peu. 

ESGANOS. s f.pl., cri maillon , 
double crochet en fer qu'on 
suspend à la crimaillère avec la 
marmitte. 

ESGANTO-BARNAT , subst.m. , 
bandit, scélérat, mauvais sujet. 

ESGAOU , s.m., aspe, dévidoir 
à main , sur lequel on dévide le 
fil du fuseau, pour former un 
écheveau. 

ESGAOUDAR, v. Embouillentar. 

ESGAOUFADOU , v. Escaoufaire. 

ESGAOUFAIRE, s.m., coquemar, 
vase de terre dans lequel ou 
fait chauffer l'eau. 

ESGAOUFAMEXT, subst.masc. , 
échauffement, action d'échauf- 
fer, de s'échauffer, effet de ces 
deux actions. 

ESCAOUFANT, ANÏO, adject. , 
échauffant , anle , qui échauffe. 

ESCAOUFAR , V . art . , échauffer, 



ESC *>l^ 318 ^H- 

rendre chaud ; enflammer ; 
v.pr., s'échauffer, s'enflammer, 
s'animer. 

ESCAOUFESTRE, s.masc. , mal- 
heur, trouble, échauflburrée , 
désastre, événement sinistre, 
entreprise téméraire et mal- 
heureuse. 

ESCAOUFEÏTO , s.f. , réchaud , 
ustensile , dans lequel on lient 
de la braise pour tenir un plat 
chaud , ou pour y allumer la 
pipe. 

ESCAOUFIT , subst.m., relent , 
odeur dégoûtante que contraste 
un mets enfermé ; odeur d'une 
chambre qu'on n'a pas la pré- 
caution d'aérer. 

ESCAOUFO-LIECIl, ou Escaou- 
I" o-LiT , subst . m . , bassinoire , 
ustensile de cuivre qui sert à 
chaufler le lit. 

ESCAOUMAU, v.a., écailler le 
poisson, en enlever les écailles. 

ESC AOUME , subst . m . , échome , 
lolet , petite cheville de bois 
qni sert dans les bateaux à con- 
tenir la rame. 

ESCAOUMO , subst. f. , écaille du 
poisson. 

ESCAOUPUE , s . masc . , fermoir , 
espèce de biseau très-tranchant 
sans biseau; échop, petite pointe 
en fer pour graver sur le verni 
dur. 

ESCAPADO , subst. f. , escapade , 
action du cheval qui s'emporte; 
fig. et fam., échappée; action 
inconsidérée par bou tade ; fui te, 
évasion. 

ESCAPAMEiNT, s. m., évasion, 
action d'échapper , de prendre 
la fuite, d'éviter un danger, 
un péril. 

ESCAPAMOUNTADO , subst. f , 
^emportement , mouvement vio- 
lent causé par une passion. 

ESCAPAU , verb.act., cscjuiver , 
échapper . cvilcr; verb.n.^ se 



ESC 

dérober , s'échapper , s'évader ^ 
se sauver de. . . ; fig., s'oublier, 
s'écarter du devoir. 

ESCAPATORI, s.masc. , échapa- 
toire , substerfuge , défaite , 
excuse fine et adroite. 

ESCAPELETTO, s.fém., cloche- 
pied, aller en sautant sur un 
seul pied. 

ESCAPO, adj. Est escapOy être 
sauve , n'avoir plus de danger 
à craindre. 

ESCAPOU, v. Escapo. 

ESCAPOELARI, \. Escapulero. 

ESGAPOULOUN , s. m., coupon, 
petit reste d'une pièce d'élolfe , 
en terme de mépris , commis 
marchand. 

ESCAPOURAR , v.a., équarrir , 
enlever avec la hache ; v. Ca- 
putar. 

ESCAPULÏERO , s.f., scapulaire, 
pièce d'étofl'e qui descend de- 
puis l'épaule en bas, tant de- 
vant que derrière. 

ESCAR, v.a.-, appâter, mettre 
l'appât à un hameau ; v. Tout 
escar. 

ESCARABASSAT, ADO, adj. et 
p.p., crevassé, ée , rempli de 

CFGVnSSGS. 

ESGARABASSO, s.f., crevasse 
des mains ou qui vient auv 
mains. 

ESCAR ABILLAR (s') , verb . pr . , 
s'égayer , s'évertuer , se déga- 
ger, se déuiaiser. 

ESCURABILLAT, ADO, adject., 
escarbillard , arde , éveillé , 
alerte, gai. 

ESGARABILLETO, s.f., Colin- 
Maillard , jeu d'enfants. 

ESGARAGOOU, s. m., escargot, 
sorte de limaçon. 

ESCARAGOT , v. Escaragoou. 

ESCARAILLAR, verb. a., épar- 
piller, écarter, jeter ça et là 
des choses menues et légères ; 
('(■arquiller les jiunbes ; épar- 



ESC 



o^ 319 5l-> 



Eî^C 



piller les cendres, la braise, le 
l'eu. 

ESCARAMIÂ (s'), verb.pron. , se 
refroguer , se faire des plis au 
front , qui marque le mécon- 
tentement ; V. Engaougnar. 

ESCARAMOUCHADO , v. Esca- 
ramoucho. 

ESCARAMOUCHAR , v.n., escar- 
moucher , combattre par escar- 
moucbe. 

ESCAR AMOUCHUR , subst . m . , 
escarraoucheur , celui qui va à 
l'escarmouche. 

ESCAR AMOUCHO , subst. masc. , 
escarmouche, combat de partis 
détachés de deux armées voi- 
sines. 

ESCAR AVAI, s. m., escarbot, 
fouille-merde , genre d'insectes 
coléoptères. 

ESGARAVAT, s. m., escarbot, 
scarabée ; blâte , insectes de la 
famille des coureurs. 

ESCARBUÏO , V. Boumhardelo. 

ESCARBASSO , v. Escarabasso. 

ESCARCAGNAR , v.n., rire aux 
éclats , éclater le rire, 

ESCARCELO, s.f., bête maigre 
et exténuée ; taquin , personne 
avare et vétilleuse ; personne 
ridicule par sa manière de mar- 
chander jusqu'à une vétille. 

ESCARGHADURO , subst. fém., 
déchirure, accroc. 

ESCARCHAR, verb.a. et pron., 
déchirer, mettre en lambeaux; 
se déchirer , s'accrocher. 

ESCARCINAR (s') , v. pr . , s'épou- 
monner,en criant ou en pleu- 
rant. 

ESCARÇOllN, s. masc, caleçon , 
vêtement de toile sous la cu- 
lotte. 

ESCARDASSAR , va., cardas- 
ser , écharper la bourre , la 
laine avec la cardasse; figur., 
battre, étriller quelqu'un, se 
tirailler les cheveux. 



ESCARIER, V. 5f/w7H«Vr, 

ESCARFADURO , s f . , elTaçuri? , 
ce qui a été effacé. 

ESCARF AR , v . a . , effacer, rayer, 
raturer ce qui est écrit; fig., 
détruire l'idée d'une chose. 

ESCARFESSAR , v. Escarfar. 

ESCARFUECH , v. Cafue. 

ESCARLATINO , adj . , scarlatine, 
fièvre scarlatine accompagnée 
de rougeur à la peau. 

ESCARLATO, s.fém., écarlate, 
couleur rouge et brillante ; 
étoffe teinte de celte couleur. 

ESCARMOUNIR (s') , v.pron. , se 
confiner, mourir d'ennui, d'im- 
patience , d'amour. 

ESCARNADOU , s . m . , drayoire , 
boutoir, couteau à deux man- 
ches, servant aux tanneurs et 
aux corroyeurs. 

ESGARNAR, v.a., drayer, ôter 
de dessus le cuir la chair qui y 
est encore attachée. 

ESCARPAMENT, s. m., escarpe- 
ment, pente raide; t. de forti- 
fication. 

l'.SCARPAT, ADO , adj., escarpé, 
])ée, coupé â pic de haut en 
bas. 

ESCARPIDO, s.f., charpie, fil 
d'une toile usée dont on fait 
des plumasseaux. 

ESCARPILLAR , v. Esparpillar. 

ESCARPIN , subst . m . , escarpin , 
soulier qui n'a qu'une semelle 
fort-mince ; coup d'escarpin , 
est une longue course à pieds. 

ESCARPIGNÀDO, v. Grafignado. 

ESCARPINAR ou Escarpignar , 
V. Carpinar. 

ESCARPIR, verb.a.. faire de la 
charpie , ameubler la terre , 
rirocher la pâte , mêlep les 
cartes. 

ESCARPO, s.f., carpe , i)oisson. 
d'eau douce ; escarpe , terme de 
fortification , pente du fossé dw 
côté de la place. 



ESi: 



<^« 320 C«l<» 



ESC 



ESCARPOUISSAR (s) , verb pr. , 
s'efforcer , faire tous ses efforts, 
employer toutes ses forces pour 
venir à bout d'une chose. 

ESGÂRPOUN, s.m., carpillon , 
carpeau, petite carpe. 

ESCARQUAILLAR, v.a., écarter, 
dispercer ça et là; éparpillar; 
écarquiller ; écarter ses jambes. 

ESCARRANAS , s.masc, terrain 
très - penchant , chemin très- 
raide. 

ESC A R R A SSAR , v . a . , cardasser , 
déchirer la laine avec la car- 
dasse; v.pr., se battre en se 
tiraillant les cheveux. 

ESCARASSO , s . fém . , cardasse , 
grosse carde pour déchirer la 
laine, avant de la faire passer 
sous des cardes plus fines. 

ESCARRASSOUN , s.m., rancher, 
sorte d'échelle; formée par une 
pièce de bois , garnie de che- 
villes traversales, appelées /^an- 
ches. 

ESCARRO, subsl.fém., équarre 
(poisson) ; escarre ou esrbare , 
croûte noire sur la peau , une 
plaie, par l'application d'un 
caustique, ou par une humeur 
acre. 

EscARRO, s. fém., écart, faute, 
erreur, principalement dans 
les calculs. 

ESCARROUIRE , v.a., chasser , 
mettre en fuite quelqu'un. 

ESCARSET , v. Pourtadou. 

ESCARSO,v. Tc/iasso. 

ESGARÏ , s . m ;, écart , action de 
s'écarter en général; figur., 
dérégleiUt^nt d'imagination ou 
de conduite; erreur; faute 
grave ; écart, séparation subite 
du bras du cheval d'avec son 
corps ; adv. , à l'écart , à part , 
en un lieu détourné, écarté, 
mettre à l'écart , faire abstrac- 
tion de... 

E.SCARTAR, verb.act., écarter, 



détourner d'une direction ; sé- 
parer, faire en aller, faire 
éloigner ; disperser, mettre de 
côté des cartes pour en prendre 
d'autres ; v.a. et n., éparpiller 
le plomb , écarter, en parlant 
d'un fusil ; v.pr., se détacher, 
ne plus se joindre , s'éloigner , 
se détourner ; se blesser en ou- 
vrant les caisses outre nature. 

ESCARTEIRAR ou Escartelar , 
v.a., écarteler , tirer à quatre 
quartiers. 

ESCARÏO, subst.f. . éparvin ou 
épervin, tumeur dure aux jar- 
rets du cheval ; solandre, ulcêi e 
au pli du jarret du cheval ; 
crevasse qui vient aux mains. 

ESCAS , ESGASSO , adject . , qui 
manque de quelque chose , qui 
est en défaut. IJ ten l'argent 
fiscas , il lui donne peu d'argent. 
Ma scicnço si trobo escasxo , ma 
science est en défaut. Tout es- 
cas , ad verb. , à peine , il n'y a 
qu'un instant. 

ESGASSAMENT, adverb., guère, 
tant soil peu, pas beaucoup. 

ESGASSO, s.f. , escasse , pièce 
de bois sur la contre-quille d'un 
vaisseau ; échasse , long bâton 
au bas duquel il y a une espèce 
d'étrier , et qui sert à passer les 
rivières , les marais, etc.; mar- 
cher sur des échasses. 

ESGATAR , verb.n. , dériver, se 
laisser aller à la dérive , au gré 
du vent ; t. de marine. Escaiar, 
tirer l'eau d'une source pour la 
conduire par un canal. 

ESGAVADURO , s.f., échancrure, 
entournure, coupure faite eu 
dedans en forme de demi-cercle. 

ESGA VAR , verb . a . , échancrer , 
évider, tailler en forme de 
croissant ; t. de couturier. 

ESCAVASSIEN , s. fém. , excava- 
tion , action de creuser ; creux 
dans un terrain. 



EîsC 



oH 321 ^S'*' 



ESC 



ESCAVENO, s.f., appdt qu'on 
met à un hameçon. 

ESCAVILLOS, sûbst.f., jasmin 
jaune , plante qui vient le long 
des haies ; v. Abringo. 

ESCAYORO , s. f . , al piste , plaole 
qui produit le grain pour nour- 
rir le canari. 

ESCIIARPAR , v.act., écharper , 
donner un coup d'estramaçon ; 
faire une grande blessure; 
tailler en pièces. 

ESCHÂSSO , V. Escasso. 

ESCHEVELAT, ADO,adject. et 
p.p., ëchevelé , ée, qui a les 
cheveux en désordre. 

ESCLABOUSSAR , verb . n ., écla- 
bousser . faire jaillir de la boue 
sur. . . V, Espouscor. 

ESCLAROUSSURO , s.fém., éda- 
boussiirc, boue que l'on fait 
jaillir, tache de crotte sur les 
vêtements. 

ESGLADAMT, IDO . adject., dé- 
joint, te, en parlant des fu- 
tailles cntr'ouvertes par la sé- 
cheresse; fig., maladif, valé- 
tudinaire; tête fêlée, 

ESCLADURO, s.f., fêlure, fente 
d'une chose fêlée ou crevassée. 

ESCLAFAR, v.act., appliquer, 
donner rudement un coup à 
quelqu'un. 

ESCLANDOU, v. Escandou. 

ESCLANDRE, s. m., esclandre, 
accident qui fait de l'éclat et est 
accompagné de honte, querelle 
à grand bruit, en public; ac- 
tion qui occasionne du scan- 
dale. 

ESCLANÏIR, verb.n., résonner, 
retentir, rendre un son écla- 
tant. 

ESGLAOU, V. J^sc/aro. 

ESCLAPAIRE,s.m., bûcheron, 
celui qui fend le bois à brûler. 

ESCLAPaR , verb. a. , fendre une 
rhose quelconque , surtout fen- 
dre le l)ois à brûler. 



ESCLAPO , s fém., éclat, partie 
d'une bûche fendue en long; 
fig. et fara. Estuno bello esctapn 
d'home , c'est un beau brin 
d'homme. 

ESCLAPO-HOUAS , v . Esclapaire. 

ESCLAR, verb a., fêler, fendre 
quelque chose de dur sans que 
les parties se séparent* v. Us- 
clar. 

ESCLARAGE , s m., éclairage, 
illumination journalière. 

ESCLARAR , v .a. , éclairer, jeter 
de la lumière , répandre de la 
clarté ; établir , entretenir l'é- 
clairage ; accompagner avec une 
lumière ; iig- , éclairer , donner 
de l'instruction , des lumières ; 
de l'intelligence, de la clarté à 
l'esprit ; informer , avertir quel- 
<ju'uu de ce qu'il ignorait, le 
détromper, lui faire voir clair; 
v.pr. , s'éclairer, s'acquérir do 
la lumière. 

ESCLARCIR , verb a., éclaircir, 
rendre clair , plus clair : donner 
le lustre; polir; rendre moins 
épais; diminuer le nombre; 
fig . , rendre évident , clair , in- 
telligible; résoudre «n doute , 
une difficulté; v.pr., s'éclair- 
cir , devenir , redevenir clair , 
fig. , s'instruire de. . . s'éclairer 
de. . . ; V. Esclarzir. 

ESCLARCISSAMENÏ , subst.m., 
éclaircissement, explication de 
ce qui est obscur ; explication 
dans les querelles. 

ESCLARUR , s fém., éclaireur, 
soldat qui va à la découverte. 

ESCLARZIR, v.act, égayer un 
arbre , le débarrasser des bran- 
ches et des tigesqui l'élouffent; 
v. EsclavcÎT • 

ESCLARZIADO, s.f., rayon du 
soleil , jet de lumière , qui perce 
à travers des nuages dans un 
temps pluvieux ; sorte d'éclair 
qui se montre en été, pendant 
3H 



ESC 



<'l« 322 H-^ 



ESC 



la nuit, par un tomps serein. 

ESCLAT, s.masc, éclat, pièce, 
partie d'un morceau de bois 
brisé , rompu en long ; partie 
détachée û'un solide ; vive lu- 
mière , vive clarté ; pompe, ma- 
gnificence; splendeur, gloire; 
rumeur , scandale ; querelle , 
rupture, grand bruit, 

ESCLAT , ADO , adj . , fêlé, fêlée; 
fig., fou, folle. 

ESCLATAJVÏ, ANTO, adjectif, 
éclatant, ante , qui a de l'éclat. 

ESCLATAR, verb.n., éclater, se 
rompre, se briser par éclat; 
avoir de l'éclat , briller, frapper 
les yeux ; faire un grand bruit, 
faire de l'éclat ; s'emporter en 
reproches; v.pr., s'éclater, se 
rompre par éclats , se fendre en 
éclats. Esclatar, forcer une 
maison , une porte , pour voler, 
ou pour pénétrer dans l'inté- 
rieur. 

ESCLAVAGE , s.m. , esclavage , 
servitude ; condition , état d'un 
esclave ; figurera. , soumission , 
grande dépendance , assujétis- 
sement extrême. 

ESCJ^AVO, s. et adj ., esclave , 
qui a perdu sa liberté , qui est 
en servitude , sous la puissance 
d'un maître ; figurém. , qui est 
courbé sous le joug du despo- 
tisme; attachée un emploi^ un 
travail un devoir , etc. 

ESCLARZIERO, s.f., clairière, 
lieu dégarni d'arbre dans une 
forêt. 

ESCLEMBO, V. Esquierlo. 

ESCLERGIERO , v. Eselarziero. 

ESGLIPSAR, verb.a., éclipser, 
intercepter la lumière d'un as- 
tre ; et fig., effacer, en parlant 
du talent ; v.pron., s'éclipser, 
souffrir l'éclipsé; fig., s'absen- 
ter , disparaître. 

ESCLO, s f., agaric, sorte de 
plante parasite dont on fait de 
l'amadou ; fente , fêlure. 



ESCLO , v. Asdo. 

ESCLOT , s.m., sabot, soulier 
de bois , ou dont la semelle est 
en bois. 

ESCLOUPAT , ADO, adj., échopé, 
pée, impotent, qui marche avec 
peine et difficulté. 

ESCLUSADO, s.f., éclusée, ce 
qui coule d'eau quand on ouvre 
une écluse. 

ESCLUSO, s.f., écluse, clôture 
et porte pour retenir et lâcher 
à volonté l'eau d'un canal; cette 
porte se hausse et se baisse , ou 
s'ouvre latéralement. 

ESCLUSSl , s.m., éclipse, obs- 
curcissement d'un astre, par 
l'interposition d'une planète ; 
fig., obscurcissement momen- 
tané ; disparition subite ; es- 
clandre , grand éclat , grand 
bruit. 

ESCO, s.f. , amadou, agariedont 
on se sert pour tirer du feu ; 
amorce pour prendre du pois- 
son ; figurém. et fam., amorce, 
attrapoire. 

ESCOLO, s. fera., école, lieu où 
l'on enseigne îilire, à écrire, 
etc.; lieu où l'on enseigne la 
théologie, le droit, la médecine, 
la philosophie , les sciences, les 
arts, etc , secte, doctrine de 
quelques particuliers. Escolo 
polilechniquo , école destinée à 
former des élèves pour l'artil- 
lerie, le génie militaire et les 
autres branches du service pu- 
blic. Escolo Normalo , école 
normale, où des citoyens, déjà 
instruits dans les sciences uti- 
les , doivent se former à l'art 
de l'enseignement. 

ESCOLOPANDRO, s.fém., scolo- 
pendre , genre d'insectes my- 
riapodes ; espèce de vers marins, 
hideux, phosphoriques ; plante 
médicinale. 

ESCOMPTE , s> masc. , escompte , 
remise que fait au payeur celui 



ESC 



01$ 323 ^i<^ 



ESC 



qui veut être payé avant l'é- 
chéance 

ESCOllÇO, s.f., écorce, partie 
des végétaux qui enveloppe 
leurs racines , leurs tiges , leurs 
branches ; peau épaisse de cer- 
tains fruits; lig., superficie, 
apparence. Trabaillar à l'cs- 
eor§o , écorcer les branches du 
chêne pour faire de la tannée ; 
"brou est l'écale verte des noix. 

ESCORSONERO , s.f. , scorsonère, 
plante potagère dont on mange 
la racine. 

ESCORÏO , s.f . , escorte , troupe, 
suite de gardes, de courtisans, 
d'amis , de gens qui escortent, 

3ui accompagnent ; vaisseaux 
e guerre qui accompagnent 
d'autres navires. 

ESCOT, s. m., écot , quote-part 
que chacun doit pour un repas 
commun ; dépense de table dans 
un lieu public; étoffe. 

ESCOTTO, s.f., écoute, tribune 
fermée ; corde qu'on amarre 
au bout des voiles par en bas. 

ESCOUADO , s.fém., escouade, 
détachement d'une compagnie 
d'infanterie commandée par un 
sous-officier. 

ESCOU ANTRE, s. m., rencontre , 
se trouver par hasard face à 
face avec quelqu'un ; journée 
de travail que les paysans se 
prêtent mutuellement. 

ESCOUBADURO , s.f-, balayure, 
ce que l'on ramasse dans les 
rues , dans les maisons avec le 
balai. 

ESCOUBAILLIER, subst.masc, 
balayeur de rues par profession , 

ESGOUBAILLOUN, s.m., écou- 
villon , chiffon qui sert à ba- 
layer l'intérieur d'un four à 
pain , à nettoyer un canon. 

ESCOUBAIRE , s.m. , balayeur , 
celui qui balaye. 

ESCOIIBAR, v.â., balayer, oler 



les ordures avec un balai ; écou- 
villonner , se servir de l'écou- 
villon ; fig. et fam., faire rafle, 
gagner tout l'argent d'une par- 
tie. 

ESCOUBETAR, v.a , vergetter , 
brosser, épousseter un habit, 
un meuble. 

ESCOUBETÏO, s.f., petit balai ; 
s'il est en plume , on dit , 
plu ma il , plumasseau. 

ESCOUBILLAR, v.a., balayer 
les rues. 

ESCOUBILLIER , v. Escoubaillier 

ESCOUBO, s.f., balai, instru- 
ment qui sert à nettoyer, à 
enlever ce qui est à terre ; 
houssoir pour les meubles. 

EâCOUGOUGNAR (s'), v.pr., s« 
blottir. 

ESCOUDEN , s.m., dosse, plan^ 
che sciée d'un seul côté. 

ESCOUDO , s.f., sorte de marteau 
tranchant qui sert à piquer le 
moellon , le grès , ou à tailler 
la pierre coquillière ; les pier- 
riers s'en servent pour faire 
des entailles aux blocs de pierre 
qu'ils veulent fendre à l'aide 
de coin. 

ESCOUET , s. masc, courson , 
branche de la vigne que l'on 
taille plus ou moins longue. 

ESCOUFREYO , s . fém. , écofrai , 
table sur laquelle les cordon- 
niers taillent les empeignes des 
souliers. 

ESCOUGRIFOU, s.m., escogriffe, 
homme qui prend hardiment , 
sans demander; grand esco- 
griffe signifie homme grand et 
mal fait. 

ESCOUIRE, v.act., rosser, bé- 
tonner quelqu'un. 

ESCOUIRE(s'), v.pr. , s'excorier, 
s'écorcher la peau, en parlant 
des enfants et des personnes 
qui, ayant beaucoup d'erabon 
point s'écorchcnt dans les plit 



KSC 



<-î^ 324 



ESC 



de la chair; verb.act., rosser, 
battre violemment quelqu'un. 

ESCOULADOLf, s. m., éj,^oattoir, 
table sur laquelle on met la 
vaisselle à égouler. 

ESCOULADl'KOS, subst. f. pi., 
effondriiles, baquelures. 

ESCOIJLAMENT, s.m., écoule- 
raent, flux, mouvement de ce 
qui s'écoule, en général; quan- 
ti té d'eau fournie dans un temjjs 
par un tuyau, etc. 

ESCOULAR (s'), v.r., s'écouler, 
couler d'un lieu dans un autre; 
il se dit fig., de la foule, de 
l'argent , de la marchandise, du 
temps , etc. 

ESCOULL\N, s.masc. , maître 
d'école, instituteur primaire; 
il signifie aussi un écolier. 

ESGOULEER, ERO , sm. etf., 
écolier, ère, qui apprend sous 
un maître, qui va à l'école. 

KSCOULIO. V. Escourillo. 

ESCOULOURIT, IDO . adject., 
décoloré , on le dit des person- 
nes et des étoffes dont les cou- 
leurs sont fanées. 

ES<:OUMROUILLAR , verb.a. et 
pr., troubler, effrayer, épou- 
vanlpr. 

ESCOUMIiOUILLIR , va, con- 
sumer par l'ébulition. 

ENCOllMBOUIRA DO, subst fera., 
augmenta tif d'Escoumtouire. 

ESCOUM ROUIRA R (s') , v . pr . , se 
troubler , s'effrayer ;, prendre 
l'épouvante. 

ESCOUMBOUIRE, s. m., effroi', 
épouvante, trouble, alarme. 

ESCOUMROURIR (s'), verb.pr., 
s'effrayer, s'alarmer, prendre 
de l'épouvante. 

ESCOUMENGEAK ou Escuîmen- 
GEAR , verb . a . , excommunier , 
séparer , priver de la conamu- 
nion des (idèUs. 

ESCOUM FSSO, s.fém... pagrnrc. 
[»ari. 



ESCOUMETTRE , ou l'scoi met- 
TAR , v.a. , gager , parier, faire 
une gageure, un pari. 

ESCOUMPISSAR (s'j, v.pr., se 
tremper dans ses urines , ce qui 
arrive à un jeune enfant ou à 
une personne sujette à des in- 
continences d'urine. 

ESCOUMPÏAR , V. a . , escompter, 
faire l'escompte. 

ESCOUNDAGE, v. Escoundudo. 

ESCOU.M)AGEO, s.f., cachette, 
cache, lieu où l'on cache quel- 
qu'un ou quelque chose. 

ESCOUiNDEDOU, subst. f. , lieu , 
coin, recoin où l'on peut se 
cacher, où l'on peut cacher 
quelque chose. 

ESCOUMJOUN (d'), adveib., en 
cachet te, secrètement, à l'insu 
de tout le monde, aller en ta- 
pinois. 

ESCOUM)RE, verb.a., cacher, 
serrer dans une cache ; v.pr., 
se cacher, ne point se montrer> 
cesser de s'acculer, se blottir 
en un coin , se tapir , se raser , 
en parlant du lièvre qui se ca* 
che. Jtigar d s'escoundre , jouer 
à digne-musette. 

ESCOUM)UDO (à 1') , ad verb. , en 
cichelte, secrètement. 

ESCOUNDUDOS, s.f.plur, jeu 
d'enfants , cligne-musette. 

ESCOUMLLAR (s'), v.pron.,se 
blottir à un recoin pour s'y tenir 
caché. 
ESCOUNJURAMEM , subst . m . , 
adjuration; autrefois on disait 
aussi, exorcision. 
ESGOUNJllRAR, v.a., adjurer, 
conjurer le? chenilles , les nua- 
ges, le mauvais temps; exorci- 
ser les démons, les sorciers, etc. 
ESCOUM PISSADOU, subst. m., 
clifoire, sorte de seringue en 
roseau , dont les enfants se ser- 
vent pour je(er de î'oau. 
ESCOUNSEOU, v. fiifjmim(on. 



ESC 



■«=l« 325 ^i'> 



ESC 



ESCOUNTRAU, v.a., rencontrer, 
faire une rencontre ; se racquil- 
ler des avances faites ou reçues; 
rendre les journées de travail 
qu'on devait. 

ESCOUPEÏO, s.fém., escopette, 
arnae à feu que l'on portait en 
bandoulière. 

ESGOURBUT, s.masc, scorbut, 
maladie des gens de mer, qui 
attaque les «ïencives. 
r ESCODUB/TIQUE, QUO, adj . , 
scorbutique, de la nature du 
scorbut. 

ESCOLÎICIIATRE, s.masc, éco-- 
cbeur , celui qui éiorche ; celui 
qui prend toujours le plus court 
chemin. 

ESCOURCHAR , va., écorcber , 
dépouiller les animaux de leur 
peau ; faire une écorchure, dc- 
cliirer une partie de la peau 
d'un animal, ou de l'écorce d'un 
arbre ; fi^. et fam. , faire payer 
trop cher ; parler mal*unc lan- 
gue ; faire une impression dé- 
sagréable au goût, à l'oreiile ; 
v.pr., s'écorcher, s'enlever de 
la peau , se faire une écoi cliure. 

ESCOURGllIR , va. , accourcir , 
prendre un court chemin. 

ESCOURGIIO, subst. f . , chemin 
raccourci , chemin pbis court. 
Esconrclio , écousse , prendre de 
l'écousse , reculer plusieurs pas 
en arrière pour sauter plus 
avant. 

ESCOURGHOLO , s. m . et fém . , 
il ne s'emploie au fig. que pour 
désigner un avare. 

ESGOURCHUR , s m., écorcheur, 
celui qui éforche les bêtes, 
équarrisseur ; mauvais barbier; 
tigur. et fam., hôtelier, mar- 
chand, médecin, avocat, qui 
exige trop. 

ESCOURCHURO , s.f., écorchure, 
enlèvement partiel de la peau ; 
endroit de la peau écorchéo. 



ESGOURDAR , verb. a., oublier, 
perdre la mémoire d'une chose. 

ESGOURENGO, s.fém., flux de 
ventre, diarrhée. 

ESCOURNADURO, V Esconrnuro. 

ESGOURNAR, v.act., rompre la 
corne, les angles ; Iig., dimi- 
nuer, faire perdre une portion 
de... 

ESGOURNURO, s.f., éclat em- 
porté de l'angle d'une pierre , 
d'un marbre, etc. 

ESCOURNIFLUR, s. m., écorni- 
fleur , celui qui mange aux dé- 
pens d'autrui , qui cherche de 
bons repas. 

ESCOURPEiNO, s.f., escorpène, 
sorte de poisson. 

ESGOURPIEN, s. m., scorpion, 
insecte venimeux (jui pique 
avec sa queue. 

ESGOURRAOU, s m., sorte de 
térébenthine qui découle du 
mélèze. 

ESGOURRE, vcrb.act., écouler, 
égoutter. Escourrc Ui bouteillo , 
t*iix (jitnllos ^ vider la bouteille, 
l(S burcltcs; V. Esrouhxr. 

ESGOURRE, >erb.a., échapper, 
parlant d'une maille du bas 
que l'on tricote. L no mailla 
(scourudo, une maille échappée. 

ESGOURRIGUDO, s f., échap- 
pée, action imprudente d'une 
pejsonne qui mange à ses de- 
voirs. 

ENCOURREGEADO, v. Esrru- 
veillailuro. 

ESCOURREGEAR , vojez Escru- 
reillar. 

ESGOURRIDURO , v. Escour- 
rillo^. 

ESGOtIBRILLOS . subst. f. plur. . 
baquetures, elTondrilles d'une 
bouteille, d'un ba<iuet, d'un 
seau ; ce qui s'est écoulé ou 
égoutté : égoultures, dernières, 
gouttes <pii tombent de ce que 
l'on fait égoutter. 



ESC 



o§^ 32t) 9s-> 



ESC 



ESGOURRIMENT , subst. masc , 
écoulement, ce qui s'écoule ou 
qui s'est écoulé. 

ESCOURÏEGADOU, subst. m., 
écorcherie , tuerie , lieu où l'on 
écorche les bêtes ; fîg[. et fana., 
hôtellerie où l'on fait payer 
trop cher ; action de faire payer 
trop cher : concussion , vol. 

ESCOURÏEGNAIRE, v. Escour- 

ch'HT* 

ESCOURTEGAR , v.a. , écorcher; 
V. Escourchar. 

ESGOURÏIN, s.raasc, scouffin, 
sac de jonc à deux ouvertures , 
qu'on remplit de pâte d'olives 
écrasées pour la pressure. 

ESCOURllN AR , v. Encourlinar. 

ESCOUSSEGEAIRE , subst. m., 
celui qui bat le blé , soit à l'aire 
soit en grange. 

ESGOUSSEGEAR , v.a., battre 
le blé avec un fléau. 

ESCOUSSOUN , s . m . , fléau dont 
on se sert pour battre le blé. 

ESCOUÏ, s. m. Faire l'escout , 
faire la sourde oreille , feindre 
de ne pas entendre, ne pas ré- 
pondre à l'appel. 

ESCOUTAIRE , ESCOUÏUSO , 
s. m. et f., écouteur, écouteuse, 
celui, celle qui écoute; il se 
prend de mauvaise part. 

ESCOUTAR, v.a., écouter, ouïr 
avec attention ; prêter l'oreillej 
ouïr en général ; fig. , écouter , 
acquiescer , faire son profit d'un 
avis, d'une sage remontrance , 
etc.; v.pron., s'écouter, avoir 
trop grand soin de soi ; s'écou ter 
parler , parler avec lenteur et 
alTectation. 

ESCOUTO , s . fém . , écoute , lieu 
d'où l'on écoute , d'où l'on en- 
tend sans être vu ; religieuse 
qui écoute. 

ESCOUTOUN , s . m . Jnar (Tescou- 
loun , aller par écout , être aux 
écoutes, mapcher à la chut-chut. 



ESGRACHAR , v.act. , écacher ,, 
écraser ; détriter les olives , 
fouler les raisins. 

ESCRANCAR, v.a., pas. etpr., 
écarquiller, écarter les jambes. 

ESCRANCHAR, v. S'escagassar. 

ESCRAS, s.m., crachat, matière 
que l'on expectore , et qui est 
plus épaisse que la salive. 

ESCRASAMENÏ, s.m., écrase- 
ment , action d'écraser , état de 
ce qui est écrasé. 

ESGRASAR , v.a. , écraser, briser 
et aplatir par le poids, par un 
effort ; par ex t., fatigué par un 
j)oids très-lourd ; fig., surpasser 
de beaucoup; nuire à l'éclat; 
empêcher de paraître ; anéantir 
j)ar la victoire. 

ESCRASSAR (s'), v.pr., s'effacer, 
tenir le corps dans la position 
qui donne le plus de grâce, 

ESCREIDAR(s'), v.pr., s'écrier, 
faire un grand cri , une excla- 
mation. 

ESCREISSENÇO , s.f., excrois- 
sance de chair, superflu! té qui 
s'engendre dans quelque partie 
du corps de l'animal. 

ESCRET , ETTO , adj . , pur, ure, 
sans mélange. 

ESCRIBAN , V. Escrivan. 

ESCRIBASSIAR, v.n., écrivas- 
ser , écrivailler , écrire sans art, 
sans connaissance. 

ESCRIBASSIER, s.m., écrivas- 
sier, écrivailleur, mauvais écri- 
vain , scribe. 

ESGRIBO , s . m . , scrijie , écrivain 
copiste, t. ironique. 

ESCRICHO , adj . Figo escricho , 
figue gercée. 

ESCRIMAR (s'), v.pr., s'escrimer, 
se défendre avec ardeur; sou- 
tenir une discussion, etc., s'é- 
vertuer. 

ESCRTMO , s . f . , escrime , art de 
faire des armes. 

ESCRIMUR , s. masc. , escrimeur. 



ESC 



o§^ 327 §?-> 



ESC 



relui qui entend l'arl de faire 
des armes. 

ESGKIOURE, verb.act., écrire, 
tracer , former , figurer des 
lettres, des caractères ; posséder 
l'art de l'écriture; orthogra- 
phier, faire une lettre, une 
missive ; mettre ses pensées , 
ses souvenirs par écrit; com- 
poser i\n ouvrage d'esprit ; em- 
j)loyer un style ; v . pron . , s'or- 
thographier, devoir être écrit 

. de telle manière; au récipro- 
que, correspondre. 

ESCRIT, s. m., écrit, acte por- 
tant promesse ou convention; 
livre ; ce qui est écrit en géné- 
ral ; au plur., ouvrages d'im 
auteur , d'un poète ; livres , 
traités, manuscrits, etc. 

ESCRITEOU, s.masc, écriteau, 
papier, bois, etc., couvert 
d'une annonce en gros carac- 
tères. 

ESCRITORI , s . m . , écritoire , ce 
qui contient les choses néces- 
saire pour écrire; vase pour 
l'écriture , encrier. 

ESCRIÏURO , subst.f., écriture, 
caractères écrits; manière de 
former les lettres ; écrit ; au 
sing. et au plur., la parole de 
Dieu; les livres saints; livres 
de négoce; leur tenue; écrits 
produits pour défendre une 
cause. 

ESCRIVAN, s.masc, écrivain, 
celui qui écrit en général ; 
maître d'écriture; homme qui 
écrit pour le public moyennant 
un salaire ; homme de lettres , 
auteur ; officier qui lient regis- 
tre de tout ce qu'il y a dans un 
vaisseau et de la dépense ; écri- 
vailleur, écrivassier, mauvais 
écrivain , qui écrit mal. 

ESCROC , s . )n . , escroc, voleur qui 
emploie la fourberie , l'artifice, 
l'imprudence ; adroit fripon. 



ESCROFO , s.fém. , t. de mépris, 
homme ou femme remplie d'hu- 
meurs scrofuleuses , qui a des 
glandes au cou. 

ESCROLOS, s.f.pl., écrouelles, 
humeurs froides avec tumeurs 
à la gorge, aux glandes. 

ESCROROS, s.f., sorte d'insecte 
crustacé qui vit dans l'eau de 
source , de fontaine , et qui 
s'attache à la peau comme une 
sangsue. 

ESCROU , s . m . , écrou , trou dan» 
lequel tourne la vis. 

ESCROUAR, va., écrouer, ins- 
crire à son arrivée un prison- 
nier sur le registre de la geôle. 

ESCROULAMENÏ, s.m., écrou- 
lement, action de s'écrouler; 
éboulement total ou partiel de 
terre, de murs, d'édiiices. 

ESCROULAR (s'), verbe pron , 
s'écrouler, tomber subitement 
par l'affaissement des bases ; 
îig., s'anéantir. 

ESCROUQUAR , v . a . , escroquer, 
attraper , voler par fourberie , 
par artifice. 

ESCROUQUARIE , s. f., escro- 
querie, action d'escroquer. 

ESCROUQUR, USO , s.m. et f., 
escroqueur, eusc, celui, celle 
qui escroque. 

ESCROUSSAOU , v. Aresdc. 

ESGRUKÏENTIR , v.a., grincer 
les dents; v.pr., s'impatienter; 
vn-, être exténué. 

ESCRUPULO, s.m., scrupule, 
scrupule, doute, inquiétude, 
trouble de la conscience qui fait 
regarder comme faute ce qui 
ne l'est pas , ou comme crime 
une faute légère ; grande déli- 
catesse en matière de mœurs , 
d'opinions, de procédés; grande 
répugnance qu'on sent à faire , 
à dire. . . , grande exactitude à 
remplir ses devoirs , à observer 
les règles, etc. 



ESC 



t-!^ 32S H-^ 



l'SC 



lî SCRUPULOUSAMENT , adv . ; 
scrupuleusement , avec scru- 
pule. 
ESCRUPULOUX , OUA , adjecl. , 
scrupuleux , euse , qui a , qui 
affecte des scrupules ; très- 
exact , minutieux . 
ESCRUÏ ATOUU , s . m . . srru (a- 
teur , examinateur clairvoyant, 
observateur qui approfondit ; 
membre d'une assemblée appelé 
à la vériûcalion du scrutin. 

ESCRUTIN, subst. m., scrutin, 
élection , admission , délibéra- 
tion par suffrages sccrels ; suf- 
frage secret ; billet plié ou 
roulé qui le contient. 
ESCRUVEILLADURO , subst. f. , 
éraflure, légère écorcliure de 
la peau d'un animal ou d'un 
arbre. 
ESCRUVEILLAR , v.a. et pron . , 
écorcher , quand on enlève la 
peau en totalité ou en partie ; 
érafler , déchirer légèrement 
la peau avec quelque chose de 
dur ; écroûter, enlever la croûte 
d'un mal . 

ESCRUVELET , s.m . , épervier , 
oiseau de proie; escroc, filou. 

ESCU , s . m . , écu , ancienne pièce 
de monnaie de 3 livres et de G 
livres ; on dit encore : cent écus 
pour trois cents francs , et mille 
écus pour trois mille francs. 

ESCUAR , v.a. et pr., racquitter, 
se faire quitte en comprenant 
tout ce qui était dû à chacun. 

ESCUBACi s.m., scubac, liqueur 
spi ri tueuse dont la base est le 
safran. 

ESCULDELADO, s.f., écuellée, 
plein une écuelle. 

ESCUDELAR, v.a., verser dans 
les écuelles ; figur., manger , 
dissiper son avoir ; v. descudelar. 

ESCUDELASSO, s.f., grande 
écuelle. 

ESCIJDELETTO , ,<5ubst.f., petite 



écuelle ; il signifie aussi , réco- 
che t , bond que fait une pierre 
plate ou un tesson jeté oblique- 
ment sur la surface de l'eau. 

ESCUDELIER, s.m., égoultoir, 
lable , tablette où l'on met 
égoutter la vaisselle j dressoir , 
espèce de lable. 

ESCUDELO , s.f. , écuelle , sorte 
de vaisselle dp métal ou de 
faïence, dans laquelle on sert 
du bouillon , de la soupe ou de 
la tisane aux malades ; gueuse , 
gueusette où les cordonniers 
tiennent le noir. 

ESCUDELOUN, s.m., tesson, 
morceau de vaisselle fine ou 
commune qu'on jette. 

ESCUBET owEsTLCHET, s. m., 
épithème, emplâtre que l'on 
applique sur le bas-ventre , sur 
le creux de l'estomac. Escudet , 
nombril de Vénus , plante. 

ESCUETL , V. Estcou. 

ESCULAPO, s.raasc, csculape, 
médecin. 

ESCULTAR, V. act., sculpter, 
graver au ciseau sur bois , sur 
pierre ou sur métal . 

ESCULTUR, s. m., sculpteur, 
ouvrier qui grave en relief, 
qui travaille en sculpture. 

ESGULTURO, s.f.^ sculpture, 
art de sculpter. 

ESGUMAIRE, s.m., écumeur , 
celui qui écume, qui enlève 
l'écume, 

ESCUMANT , ANTO , adjectif , 
écumant, anle, qui écume, 
qui est couvert d'écume . 

ESCUMAR, V. a., écumer , ôter 
l'écume; fig. et fara , prendre 
Çà «t là ; écumer les marmites , 
faire le parasite ; écumer les 
mers , exercer la piraterie ; 
V. neut. , jeter de l'écume, en 
parlant de la mer, d'un liquide, 
d'un animal ; donner des signes 
d'une colère, d'une fureur ex- 



ESC 



«^ 32i^ *!-> 



ESF 



ESCUMENGE, subst. m., Escu- 
MENGEO,s.f. , adjuration des 
chenilles , des nuages, du mau- 
vais temps ; excommunication, 
foudres du Vatican; hurlement 
d'un chat irrité ; au fig., jure- 
ment, blasphème. 

ESCUMENGEAU, v. act., faire 
l'adjuration ; excommunier ; 
analhématiser ^ fig., faire des 
imprécations. 

ESCUMERGEAR , v. escumengear. 

ESCUMO, 8.f., écume, mousse 
blanchâtre sur un liquide agité; 
sueur en flocon du cheval ; 
bave du cheval , du chien , etc. 
scorie des métaux en fusion. 

ESGUMOUARO , s.f., écumoire , 
sorte de cuiller plate et percée 
de plusieurs trous, qui sert à 
écumer. 

ESCUMOUX, OUA, adject., écu- 
nieux, euse , plein, couvert 
d'écume, qui la jette, qui la 
pousse. 

ESCUMUR , v. Escumaire. 

ESCUPAIRE , V. Escupcire. 

ESGUPEIRE , EIRIS , s. m. et f . , 
cracheur , euse , qui crache 
souvent. 

ESCUPIDOU , s . m. , crachoir , 
lieu où l'on crache ; vase propre 
à recevoir les crachais. 

ESGOPIEGNO , EscupiGNO, Escu- 
piiGNO, 8.f. , crachat, salive 
que l'on rejette par la bouche. 

ESGUPIGNOUN , subst m., petit 
crachat. 

ESCUPIR , v.a., cracher, jeter 
la salive hors la bouche ; ex- 
pectorer, si la salive est épaisse 
et gluante.; au fig., jeter en 
dehors. Aquelo estoffo efcu^'pe 
l'holi , cette étoffe rejèle l'huile. 
Faire parler; foou iachnr de 
faire escupir aqueou témoin , il 
faut tâcher de faire parler ce 
témoin , de lui faire divulguer 
son secret. 



ESGUPOUNIAR , v .a. , crachoter, 
jeter sa salive à chaque instant 
et sans besoin. 

ESCURAGE , subsl. m. , écurage , 
action d'écurer , nettoiement. 

ESGURANCIER, subst.masc. , es- 
quinancie, inflammation de la 
gorge. 

ESCURAR , v.a., écurer , frotter, 
nettoyer la vaisselle, la batte- 
rie de cuisine. Escurar lou 
gavai, expectorer, boire la 
tisane. 

ESCUSAR , v a., excuser , rece- 
voir des excuses ; v. pr . , s'ex- 
cuser ; faire des excuses. 

ESGUSO , s. f. , excuse, raison 
que l'on apporte pour s'excuser 
ou pour excuser quelqu'un. 

ESCUSSAR . V. Hevertegar. 

ESCUSSOUN, s. m., écusson , 
écu des armoiries ; platine â 
l'entrée d'une serrure; orne- 
ment à l'arrière d'un vaisseau ; 
manière de greffer par incision 
entre l'écorce et le bois ; partie 
du corselet des coléoptères. 
Ensertar à t'esciissoun , écus- 
sonner , greffer en écussun. 

ESCUT IS50LÎN , à pi<iue-nique , 
chacun payant son écot. 

ESFAÇADURO , s. f . , cffaçure , 
ce qui est effacé, raturé. 

ESFAGAR , v a. , effacer , ôter la 
figure , l'image , l'impression , 
la couleur, les traits, etc., 
rayer, raturer; figur-, faire 
pardonner, faire oublier; ré- 
parer ; surpasser en qualité : 
faire perdre le souvenir ; tenir 
une partie du corps dans la 
position qui donne le moins de 
prise et le plus de grâce é un 
escrimeur , à un danseur , etc. 

ESFLOURAR , v. Afflourar. 

ESFOOUCHAOURO, v. Entorso. 

ESFOOUGHAR , v. Entoursar. 

ESFORT , s. m., effort, action 
faite en «s'efforçant; produit, 
34 



ESG 



oS# 330 W<^ 



ESP 



effet, résultat de re que l'on 
fait en s'efforçant ; peine , fa- 
tigue, travail ; emploi de toutes 
ses forces , ses facultés , ses 
moyens; trop forte extension 
des muscles. 

ESFOUGASSAT, ADO, adject., 
aplati , écrasé j épaté en par- 
lant du nez plat et large. 

ESFOUIRAIRE, s. m., gouet , 
sorte de raisin blanc dont la 
peau se déchire très-facile- 
ment. 

ESFOUIRAR(s'), v.pr., aller à 
la selle par diarrhée , t. bas j 
fig. , avoir peur , ne pas accep- 
ter un défi ; on dit aussi Si 
cagar eis hraillos. . 

ESFRAY, s.ra., frayeur, terreur, 
épouvante; et fig., ce qui la 
cause. 

ESFRAYAR , v. a., effrayer , 
donner de la frayeur, v.pron., 
s'effrayer, prendre delà frayeur 

ESGLARI , s. m., effraie, oiseau 
nocturne. 

ESGLARIAT , ADO , adj., effaré, 
emporté , troublé , hors de soi , 
ressembler à la fui te de l'effraie, 
s. m. et f. , fou , écervelc. 

ESGOURGEADOU , s.m. , tuerie, 
abattoir, lieu où l'on égorge le 
bétail ; fig., coupe-gorge, pas- 
sage dangereux où l'on craint 
d'être dévalisé ou assassiné ; 
auberge où l'on fait surpayer. 

ESGOURGEAR, v.a., égorger, 
couper la gorge ; par ext., tuer, 
massacrer; fig., ruiner, voler 
quelqu'un , lui porter un pré- 
judice considérable. 

ESGOURGEUR , s.m., égorgeur, 
celui qui égorge. 

FSGOUSILLAR (s'), v.pr.; s'égo- 
siller , crier à s'en faire mal au 
gosier; chanter beaucoup et 
fort haut. 

ESGRISSAR, verb.a., égriser, 
frotter deux pierres l'une con- 



tre l'autre pour les unir ou les 
polir. 

ESIPERO , V. Arsipero. 

ESMADRIT , IDO , adj . , étonné , 
stupéfait , surpris , ébahi. 

ESMILLAR, v.act.,smiller, pi- 
quer la smille. 

ESMILLO , V. Escoudo. 

ESMUOllRRE, verb.a. et pron., 
émouvoir, remuer, toucher, 
exciter, échauffer; il signifie 
aussi jachéier, donner le pre- 
mier labour à la terre. 

ESPAÇAR, V.a., espacer, mettre 
de l'espace , de la distance en- 
tre. . . t. d'imprim. mettre des 
espaces. 

ESPACI , V. Espaço, 

ESP ACIER, s.m., évier, conduit 
par où l'on fait passer les lavu- 
res d'une cuisine ; rigole d'un 
chemin qui jette les eaux dans 
la propriété voisine ; bée , ou- 
verture d'un biez ou d'un canal 
. d'irrigation par où coule l'eau 
qui fait aller un moulin , ou 
qui arrose une étendue de terre; 
vanne, planche qui sert à arrêter 
le cours d'un ruisseau ou en 
détourner l'eau. 

ESPACIOUSAMENT , adv., spa- 
cieusement, en grande espace , 
au large. 

ESPACIOUX , OUSO , adj . , spa- 
cieux, euse, étendue vaste, 
ne se dit que des lieux. 

ESPAÇO, s.f., espace, étendue 
illimitée; immensité, vide; 
lieu , place , emplacement ; ca- 
pacité ; longueur , largeur , pro- 
fondeur , hauteur ; distance 
locale de deux choses; étendue 
de temps ; aire d'une figure ; 
t. d'imprimerie , petite lame 
entre les mots ; t. de mécanique, 
ligne droite par un point mo- 
bile; V. Beaou. 

ESPADASSIN, s.m., spadassin, 
bretteur, ferrailleur. 



ESP 



*^ 331 Wo 



ESP 



ESPAGNO , s . propre , Espagne , 
royaume le plus au midi de 
l'Europe. 

ESPAGNOOU, s. m., épagneul , 
chien de chasse de race espa- 
gnole; s. etadj., celui qui est 
né eu Espagne ; gendarmes ; 
bluettes qui sortent du feu en 
pétillant. 

ESPAGNOOU , OLO , s.m. et f. , 
espagnol , oie, celui . celle qui 
est née en Espagne ; d'Espagne. 

ESPAGNOULADO, voy. Espam- 
panado^ 

ESPAGNOULET , s . m . , scouûn , 
même celui pour pressurer la 
pâte des olives. 

ESPAGNOULETTO, subst.fém., 
espagnolette , serrure de fenê- 
tre à longue tige, crochets et 
bascule. 

ESPAIjS.m., espace, étendue, 
vide ; place , emplacement , 
marge , etc. 

ESPAILLAR , v.n. , ôter superfi- 
ciellement la paille du dessus 
d'une airée pour mettre le grain 
à découvert. 

ESPAIMAR, v.a., épouvanter, 
donner l'épouvante; verb.n., 
tomber en espasme , en pamois- 
son; verb.pr., s'alarmer, s'ef- 
frayer, s'épouvanter. 

ESPAIME , s . masc. , épouvante , 
terreur ; espasme , pamoisson , 
évanouissement, convulsion. 

ESPALAR, verb.act., épauler, 
rompre , démettre , disloquer 
l'épaule. 

EsPALAR (s'), v.pron. , s'éreinter, 
se rompre les reins , se déboîter 
les épaules. 

ESPALASSO, s f., augmentatif 
d'espalo. 

ESPALEGEAIRE , s.m., homme 
partial , qui favorise le crime , 
qui cache le défaut d'un autre , 



qui protège le malfaiteur 
ESPALEGEAR, v.ad 



ppauler. 



favoriser , faire de la partialité, 
excuser les défauts de quelqu'un 
et lui faire grâce. 

ESPALETÏO ou Espouletto , 
s.f. , épaulette, partie de cer- 
tains vêtements sur l'épaule ; 
galon d'or ou d'argent sur l'é- 
paule d'un officier militaire. 

ESPALIER-, subst. m., espalier , 
arbre en éventail contre un 
mur, ou non ; suite de ces ar- 
bres ; mur qu'ils garnissent. 

ESPALIERO , subst.f., épaulette 
d'un corps de femme. 

ESPALO, s.f., épaule, partie la 
plus élevée du bras chez l'hom- 
me , et de la jambe de devant 
chez les quadrupèdes. 

ESPALOUFFIT, IDG , adj., transi 
de froid , engourdi ; échevelé , 
mal peignée ; hérissé , oiseau 
qui hérisse ses plumes étant 
malade^ 

ESPALUT, UDO, adj., qui a de 
grandes, de larges épaules. 

ESPAMPAILLAR , v. SampaiUar. 

ESPAMPAN ADO , s . f . , rodomon- 
tade, vanterie. 

ESPAN, subst.masc, curoir des 
alambics. 

ESPANDIR, verb. a., épanouir; 
v.pr. , s'épanouir, se déplier , 
s'ouvrir, en parlant des fleurs; 
se déborder, en parlant d'une 
rivière. 

ESPAN DTSSAMENT , subst. m., 
épanouissement, action de s'é- 
panouir. 

ESPANSAR, verb.act. et pron., 
éventrer, fendre le ventre; 
s'ouvrir le ventre. 

ESPANTAR (s') , v.pr., s'ébahir, 
être surpris , émerveillé, rester 
en extase. 

ESPANTAT, ADO, adj., surpris, 
ébahi, étonné , stupéfait. 

ESPANTELAR, verb.a., et pr., 
fendre, se dit de la branche 
d'un arbre que le poids du fruit 



ESP 



*^i 335 Ȃ^ 



ESP 



ou du corps de l'homme fait 
fendre , et sépare presque du 
reste de l'arbre. 

ESPAOU , V. Espooiu 

ESPAOULAMENT , s m. , épau- 
lemenl^ portfon d'un mur qui 
sert à soutenir un terrain ; plu- 
sieurs planches mises en pente 
et relevées pour couvrir quel- 
que chose. 

ESPAOULAR, V. Espalar. 

ESPAOUKIR , V . a . , épouvanter , 
donner de la frayeur j faire 
peur, rendre peureux. 

ESPAOIISSADO, V. Espoussad». 

ESPAOUSSAGE, v. Espoussage. 

ESPAOUSSAR , V. Espoussar^ 

ESPAOUSSETAR , voy. Espous- 
sticit* 

ESPAOUSSOSALADO, s.masc, 
panier d'osier , de fer-blanc ou 
de fil de fer dans lequel on met 
la salade qu'on vient de laver 
pour la faire couler. 

KSPAOUÏIR, V. EspoouHr. 

ESPAOUTO, s.f., épcedecor- 
dier, sorte de couteau de bois 
qui sert à serrer les sangles, etc. 
les bourreliers s'en servent. 

ESPAR ADOU, V. Sounaillo. 

ESPARAVIE , V. Esparvie. 

ESPARCEIL , s. m., esparcette , 
sainfoin; cparcct, espèce de 
sainfoin dont la graine tient 
lieu d'avoine. 

ESPARCEOU , V. Esparceil: 

ESPARCEIV V. Esparceil. 

ESPARFIERAT, ADO, adject., 
rusé , fin matois. 

ESPAR(iIR , V. Esparpaillar. 

ESPARGNATRE, v. Espargnet. 

ESPARGNAR, v. act. , épargner, 
user d'épargne , d'économie ; 
ménager; employer avec ré- 
serve ; figurém . , ne pas traiter 
rigoureusement. 

ESPARGNET,ETTO, subst.m. 
et féni., économe, qui ne fait 
point de folle dépense : avare , 
éporgneux, euse. 



ESPARGNO, subst.f., épargne, 
économie dans la dépense; fig., 
dans l'emploi du temps; bobè- 
che, binet d'un chandelier ou 
d'une lampe à huile. 

ESPARGO ou Herbo de pakets, 
s. fém., pariétaire , plante qui 
croit le long des vieux murs. 

ESPARGOULO , v. Espargo. 

ESPAR.IURAR(s'), v.pr., jurer 
»a foi. 

ESIWRJUS , subst. m . , j urement 
qu'on fait sur sa foi. 

ESPARLfCAR (s'), verb.pr., se 
lécher les lèvres ou les doigts. 

ESPARLINGAR (s') , v pron . , se 
rengorger, présenter sa gorge 
avec fierté ; se parer avec élé- 
gance. 

ESPARLINGUAR (s'), verb.pr. , 
s'éteintlre , s'éparpiller ; être 
mince, délié, amaigri , long et 
décharné. 

ESPARLOUNGAR , v.a. et pr., 
alonger , étendre ; étendre les 
bras en baillant. 

ESPARMAR , verb.a. , csparmer, 
enduire de suif un vaisseau ; 
par est , graisser les souliers. 

ESPARPAILLAR , verb.a., épar- 
paillcr , épandre çâ et là ; dis- 
jierser ; figur . , éparpiller son 
argent, l'employer à de folles 
dépenses; v.pr., s'éveiller en 
se frottant les yeux; s'épar- 
piller , se disséminer. , 

ESPARR ADO, subst.f., glissade- 
qu'on fait en marchant ; échap- 
pade > inconvenance dite invo- 
lontairement ; décharge de 
coups de canon. 

ESPARRAR, v.n., glisser, faire 
un faux pas; parler hors de 
propos ; s'échapper. 

ESPARRO, s.f., éparts, morceaux 
de bois plats qui joignent les 
deux limons d'une voiture , et 
les assujettissent à pareille dis- 
tance. 

ESPART , V. Amifo^ 



ESP 



<4^ 333 »i*> 



ESI' 



ESPARTARIE, s f., spartcrie , 

ouvrages faits avec de sparte ; 

lieu où on les fait, art de les 

faire. 

ESPARÏIR , verb . acl. , épandre , 

disséminer, éparpiller. 
ESPARVIER , s.masc. , épervier, 

oiseau de proie. 
ESPASIER , s . ra . , fourbisseur , 
celui qui fait ou qui vend des 
épées. 
ESPASO, subst.f. , épée, arme 
offensive et défensive , à longue 
lame^ ordinairement triangu- 
laire ; outil de rordier , de bour- 
r«lier, etc., épée do mer ou 
d'espadon , sorte de petite ba- 
leine. 
ESPASSAR (s'), verb.pron., se 
promener , se dissiper , se dis- 
traire ; v. Espacar. 
ESPATULO, s.f., spatule, ins- 
trument rond par un bout , 
plat par l'autre, servant au 
pharmacien et au peintre. 
ESPAVANT, s. m., épouvante, 

trouble, effroi. 
ESPAVANTAR, v. Espavardar. 
ESPAVANTO , v. Espavant. 
ESPAVARDAOU, s.m„ épou van- 
tail , haillon suspendu pour 
épouvanter les oiseaux ; fig. et 
fam., personne laide à faire 
peur, ce qui fait peur sans être 
nuisible. 
ESPAVARDAR, v.act. et pron., 
épouvanter , effrayer , faire 
peur, 
ESPECI , s . fém . , épice , drogue 
aromatique chaude et piquante; 
le poivre, le girofle, le gingem- 
bre, la muscade, la canelle etc. ; 
au pi., ancien droit alloué aux 
juges pour un procès par écrit; 
figurém., sédiment d'une li- 
queur. 
ESPECI ARIE , s.fém. , épicerie , 
toutes les épiées, sucre, café, 
m1el. drogues exotiques, subs- 



tances végétales , aromatiques ^ 
venant des Indes. 

ËSPECÏER, s m., épicier, celui 
qui vend des épices. 

ESPECIFIAR, v.act., spécifier, 
déterminer , désigner nommé- 
ment ; particulariser, exprimer 
en détail. 

ESPECIFIQUE, s.m., spécifique, 
médicament dont l'effet est cer- 
tain, remède infaillible; adj., 
propre spécialement à. . . 

ESPECIMKN, s.m., spécimen, 
exemple, modèle. 

ESPECIOUSAME-M , ad v., spé- 
cieusement, d'une manière spé- 
cieuse, avecapparence de véri té. 

ESPECIOUX, OUSO, adj., spé- 
cieux , cu.se , qui a une appa- 
rence de vérité et de justice. 

ESPEÇO, s.f., espèce, division 
d'êtres après le genre ; sorte 
d'êtres; sorte, dans un sens abs- 
trait ; fam.elironiqu. , désigne 
l'apparence; espèce de valet, 
de commis, etc., l'imperfection, 
la médiocrité, l'approximation 
imparfaite; espèce d'auteur, 
d'artiste, de diamant; au pi., 
argent monnoyé ; dans l'eucha- 
ristie , apparence du pain et du 
vinaprèsla transsubstantiation. 

KSPECTACLE, s.m., spectacle ^ 
tout ce qui attire , fixe les re- 
gards, l'attention; représenta- 
tion théâtrale; cérémonie pu- 
blique, jeux publics, réjouis- 
sance publique ; chose affreuse, 
énoime, qui borne la vue, qui 
wcupe un grand espace. 

ESPECÏATOUR , TRIÇO, s.m. et 
f., spectateur, trice, témoin 
©culaire; celui qui est présent 

à celui qui assiste à une 

représentation théâtrale; celut 
qui assisteà une cérémonie san.s, 
y prendre part; fig., celui qui 
regarde . observe sans agir. 
l'SPKCÏRE ou E.spECTRO, s.m. _ 



ESP 



^U 334 ^^ 



ESP 



spectre, fantôme, figure ef- 
frayante qu'on croit voir;fig. 
et fam . , personne grande, mai- 
gre et hâve. 

ESPEGULAIRE, s.m., spécula- 
teur , celui qui fait des opéra- 
tions de finances, de commerce; 
homme qui lésine sur tout. 

ESPECULAfl , verb a. , spéculer, 
méditer profondément sur. . . . 
faire, d'après certaines proba- 
bilités , des projets , des opéra- 
tions de finance , de commerce. 

ESPECULATIEN , s. fém , spécu- 
lation, action de spéculer, en 
général ; observation exacte ; 
réflexion , méditation ; vues po- 
litiques; calculs; projets de 
finance , de commerce. 

ESPEGULAÏOUH, s. m., spécula- 
teur, qui observe les astres et les 
phénomènes du ciel; ou dit aussi 
observateur ; v. Espéculaire. 

ESPECUL ATIF , IVO , adjecl . , 
spéculatif, ive, consistant en 
spéculation. 

ESPECULATIVAMENT , advcrb., 
spéculalivement, d'une ma- 
nière spéculative. 

ESPEDIR, voyez Expedir et ses 
dérivés ; cherchez aussi par EX 
tous les mots que vous ne trou- 
verez pas par ES. 

ESPEILLANDRAT, ADO, s. et 
adj ., déguenillé, ée, dont les 
vêtements sont en lambeaux. 

ESPEILLAR, v.ii'scoMrc/<ar et ses 
dérivés. 

ESPEILL AT ou EsPEiLLOTi, s.m-., 
déguenillé , gueux en guenille, 

ESPEILLOFI, subst. et adject., 
échevelé, stupéfait; v. Espcillat 

ESPEILLOTI , s. m . , enfant dont 
les vêtements sont presque tou- 
jours déchirés. 

ESPEIREGAR, ou Esperlgar , 
va., épierrer , ùter les pierres 
d'un champ ; v pr . , se battre à 
coups de pierre. 



ESPELIDO, s.fém., éclosion, ce 
qui éclot en une seule fois. 

ESPELIR , v.act., éclore, sortir 
de l'œuf, de la coque; figur., 
Poou pas espslir lou plourar , il 
a le cœur gros , et il ne peut pas 
pleurer. Espelisse, parle. 

ESPELOUFFIT, IDO, adj., fril- 
leux, euse, qui ne peut s'ôter 
le froid même à un bon abri. 

ESPELUCAR, v.act., éplucher, 
rechercher ce qu'il peut y avoir 
de mauvais dans une chose. 

ESPENAT, ADO, adj., dégue- 
nillé , gueux en guenille. 

ESPENGHO, s.f. , nagée , espace 
que l'on parcourt en nageant 
par un seul mouvement des 
bras et des jambes ; pause que 
l'on fait en buvant , comme si 
l'on sirotait la boisson. 

ESPENDIR, v.a., ébruiter, pu- 
blier une nouvelle , un secret. 

ESPENDOUI, v. Moco. 

ESPEiNTO , v. Esquierlo. 

ESPEOUILLADOU, s.m., abri , 
lieu où les gueux vont s'é- 
pouiller pendant l'hiver. 

ESPEOUILLAR, v. a. et pron., 
épouiller , trier les poux à une 
personne , à un animal ; trier 
le gai-insecte des figuiers , des 
oliviers, etc. 

ESPEOUTO, subst. f., épée de 
cordiers , couteau de bois dont 
les cordiers et les bourreliers 
se servent pour serrer les san- 
gles. 

ESPEOUTRE , ou Espeoutro , 
s.m. , épeautre , espèce de fro- 
ment. 

ESPEPIOUNAIRE , s.m., celui 
qui tue les poux à la volaille 
ou aux plantes ; fig. , vétiller , 
épiloguer; éplucher; épier. 

ESPERANÇO, s.f., espérance, 
attente de ce qu'on désire et 
qu'on croit qui arrivera ; objet 
d'espoir ; personne , être de qui 



ESP 



*-§« 335 ^^ 



ESP 



l'en espère ; l'une des trois 
vertus théologales; espoir du 
paradis. 
ESPERAR , V. a. et n. , espérer , 
être dans l'attente d'un bien , 
avoir l'espérance de. . .ou en.. . 
attendre quelqu'un ou quel- 

?|ue chose. Espero qu'esperaras, 
àçon de parler jK)ur désigner 
une piiTsonne qui attend long- 
temps. 

ESPEKCET , V. Esperceil. 

ESPERENCO , s.f., reginglette , 
repuce , argon , piège pour 
prendre des oiseaux au moyen 
d'un bâton plié en arc , d'un 
fil doublé et d'une raarchette à 
laquelle on met de l'appât. 

ESPEREOU (d') , façon de parler 
adverbiale, de lui-même. Man- 
geo d'espereou , il mange seul „ 
on le dit des enfants et des 
oiseaux. 

ESPERIT , nom propre d'homme, 
Esprit. 

ESPERO, s. f. affût, lieu où le 
chasseur se poste pour attendre 
le gibier. 

ESPEROUN, subst. m., éperon , 
branche de métal armée d'une 
molette, qui se fixe aux talons 
du cavalier pour piquer et ai- 
guillonner le cheval; figur., 
rides au coin de l'œil en vieil- 
lissant ; ergot de coqs , des 
chiens à la patte de devant ; 
ouvrage en pointe pour rompre 
la violence du cours de l'eau ; 
fortification en angle saillant ; 

Proue d'une galère , partie de 
avant du vaisseau , en pointe. 

ESPES, s. m., accroc, déchirure 
faite à un habillement ; homme 
lourd , stupide. 

ESPES , SO , adj . , épais , épaisse, 
qui a de l'épaisseur; dru , serré, 
en grand nombre ; qui manque 
de fluidité, moins clair, qui a 
une certaine consistance ; fig. , 



lourd , pesant , grossier ; per- 
sonne d'une intelligence épaisse. 

ESPESSAGE , s. m., action de 
fendre le bois à briller 

ESPESSAIRE, V. Esclapaire. 

ESPESSAR , va., rompre , briser, 
dépecer; fendre le bois à brû- 
ler; fig., battre à outrance; 
vaincre son ennemi , son adver- 
saire ; lui gagner tout son ar- 
gent. 

ESPESSARIE, s. f., sédiment 
d'une liqueur , ce qui est épais 
dans un liquide. 

ESPESSAÏ , ADO , p. p. Estre 
espessat , être brisé , rompu , 
tout fracassé; être éreinté de 
fatigues. 

ESPESSIR, V. act., n. et pron., 
épaissir , rendre épais , devenir 
épais. 

ESPESSISSAMENÏ , subst . m . , 
épaississement , étal de ce qui 
est épais ; condensation. 

ESPESSOUR, s.f., épaisseur, 
profondeur d'un solide ; état 
de ce qui est dru , serré ; épais- 
seur d'un bois , l'endroit où 
les arbres sont le plus serrés ; 
densité , en parlant de l'air , 
des brouillards, etc. 

ESPETACLE.s.m ,spectacle,tout 
ce qui attire , fixe les regards , 
l'attention, représentation théâ- 
trale ; cérémonie publique, jeux 
publics. 

ESPETATOUR , s.m., spectateur, 
témoin oculaire ; celui qui est 
présent à. . ., celui qui assiste 
à une représentation théâtrale; 
celui qui assiste à une cérémo- 
nie , sans y prendre part. 

ESPEÏOURRIDO, s.f , vacarme, 
grand bruit pour peu de chose ; 
V. Espoutarrado. 

ESPERMO , subst. m., sperme, 
semence dont l'animal est en- 
gendré. 

ESPHERIQUO,^dj., sphérique, 



ESP 



<^^l^ 336 ^H 



ESP 



Yond comme une sphère , qui 
appartient à la sphère. 

ESPfJERO , s.f., sphère , machine 
rondo et mobile, composée de 
cercles qui représentent ceux 
que Von imagine être dans le 
ciel ; fig., étendue de pouvoir , 
de g;én e , de talent , de connais- 
sance , etc. ; sortir de sa sphère, 
sortir des bornes de sa condition. 

KSPIAK^ V. Espinchar. 

ESPIC , s. niasc. , aspic , sorte de 
plante odoriférante du genre 
des lavandes. 

ESPIEGLARIE, s. f. , espièglerie, 
action d'espiègle , manière d'en- 
fant. 

ESPIEGLE , s. et adj . , espiègle , 
vif, malin , subtil, éveillé, en 
pariant d'un enfant. 

ESPIEN , s m . , espion , celui qui 
épie, qui fait métier d'épier les 
ennemis ; mouchard de la police. 

ESPIESSAR (s'), v.pr., se ren- 
gorger , avancer la gorge. 

ESPIGADO, s.f., Li a une hello 
espîgado , les blés ont de beaux 
épis . 

ESPlGAï, s m., quantité d'épis 
à terre , épis qui n'ont pas été 
bien foulés. 

ESPIG AOU , s . m , laiche , mau- 
vaise herbe qui naît dans les 
prés. 

ESPIGO , s f ., épi , tète du tuyau 
de blé qui renferme le grain . 

ESPIGOUN, s. m., tampon de 
bois au fond d'une cuve. 

ESPILLANDKAT, ». et adject., 
déguenillé , mal vêtu , qui a 
les habits déchirés. 

ESPIMPOtîNAIBE , subst. m., 
vétilleurs , tatillon , éplucheur. 

ESPIMPOUNEGEAIRE , v. Es- 
pipiounaire. 

ESPÏMPOUNEGEAR , verbe a., 
vétiller, tatillonner, éplucher 
jusqu'à la moindre chose. 

EsPINAï , épiniers , bois fourrés 



d'épines où se retirent les bète* 
noires. 

ESPINAR (s*) , v.pr., se piquer , 
prendre une ou des épines j 
ligur., donner dans un piège, 
dans un panneau ; v a . , garnir 
de ronces et d'épines. 

ESPINARI), subst. m., épinard , 
herbage que l'on mange cuit, 
sa plante , de la feuille des 
arroches annuelle ou vivace. 

ESPINARGUET, s m., épinoche, 
petit poisson de rivière. 

ESPINCHAIRE , s. m., qui guette, 
qui épie , guetteur , qui guigne 
sans trop se montrer. 

ESPLNCHxiR, v.a., épier, obser- 
ver, regarder d'un endroit où 
l'on ue peut être aperçu ; guet- 
ter, guigner du coin de l'œil. 

ESPINETÏO, s. fém., épinette , 
sorte de petit clavecin j petite 
épine , petit piquant ; figur. 
homme méchant et rusé. 

ESPINGOULAT , ADO , adject., 
garni d'épingles. 

ESPINGOULIAR (s'), v. pron., 
s'ajuster avec un extrême soin, 
de manière à ce qu'il ne manque 
pas une épingle. 

ESPINO; s.f., épine, arbrisseau 
à piquants 5 corps aigu adhé- 
rent à une plante; vertèbres 
du dos ; fig. et fam., chose très- 
pénible; empêchements, obs- 
tacles , difficultés ; personne 
revêche. Marrido espino , pie- 
grièche, esprit mordant, satiri- 
que ; être sur les épines , très- 
Iroublé, brûler d'impatience; 
marcher sur des épines, être 
enterré de difficultés. 

ESPINO-BLANGO, s.f., aubépine, 
épine-blanche,arbusteépineux. 

ESPINOLO ou EsPLT^GOLO , voy. 
Esplingo. 

ESPIOUNAGE , s.m, , espionnage, 
action , métier d'espion. 

ESPIOUiNAU, V. art. espionner; 



ESP 



oJï 337 §^fo 



ESP 



êpionuer , faire le métier d'es- 
pion ; épier , observer les ac- 
tions de. . . 

ESPIPIOUiNEGEAR ou Espipiou- 
NiAR,v.n., éplucher, épilo- 
guer, lalillonnerj entrer dans 
toutes sortes de petits détails. 

ESPIPIOUNEGEAIRE ou Esw- 
piouNAiiiE , s.m. , talilîonneur, 
épilogueur , celui qui vétille, 
qui spécule sur un rien. 

ESPIRAIL , s.m., soupirail , ou- 
verture pour donner de l'air à 
un souterrain , une cave , une 
salle de spectacle , etc. 

EspiRAiL, subst.m., spiral, petit 
ressort en spirale, terme d'hor- 
lopjcrie. 

ESPIRALO , s.f., spirale , courbe 
qui , à mesure qu'elle tourne , 
s'éloigne toujours davanlaf^e 
de son centre ; tuyau en spirale 
pour élever l'eau- 

ESPIRAOU , voy. Espirail. 

ESPIRAR , verbe n., suinter , 
transsuder par une voie imper- 
ceptible, parlant d'une futaille, 
d'une cuve, d'un réservoir qui 
perd le liquide qu'il contient ; 
mourir . en ce sens , v. Expirar. 

ESPIRIÏUEL, s.m., spirituel, 
ce qui regarde la religion, le 
salut des âmes , par oj)posi tion 
atemporel; adj . ,qui est esprit , 
incorporel, par opposition à 
matériel , qni regarde l'âme , 
la religion; qui a de l'esprit ; 
dit, fait avec esprit. 

ESPIRIÏUELLAMENT , adverbe, 
spiri tucllemen t , en espri t , avec 
esprit. 

ESPIRITUOUX , OUSO , adject , 
spiirilueux, euse, qui a^ beau- 
coup d'esprit ; subtil , péné- 
trant. 

ESPIRO, s. f., fausset, petite 
cheville qui sert à boucher le 
trou que l'ou a fait à un ton- 
neau pour goûter le vin. 



ESPITALIER , s . m . , hospitalier, 
qui a soin d'un hôpital. 

ESPITAOU,s.m., hôpital , hos- 
pice civil , militaire, des foux , 

• dans laquelle on reçoit et l'on 
soigne les malades pauvres ; 
sorte de jeu de cartes. 

ESPITOURAN, s.m., marchette, 
V. Espercnco ; figur. nigaud. 

ESPIÏOURIDO, s f., vacarme, 
grand bruit; coup de tète. 

ESPLANADO, s.f.. esplanade, 
lieu aplani devant des fortifi- 
cations , des maisons, etc.; 
passage ; parapet du chemin 
couvert. 

ESPLAY , s.m., emplacement, 
espace de terre dans lequel on 
peut faire bâtir ; v. Eipay. 

ESPLENDIR . V. Resplendir. 

ESPLENDOUR ou Espla>doi'r , 
s.f., splendeur, grand éclat 
de lumière; figur. grand éclat 
d'honneur , de gloire ; pompe, 
magnificence. 

ESPLENTO , V. Esquierlo. 

ESPL1GAR, V. acl , expliquer, 
donner l'explication d'une cho- 
se ; V, Explicar et ses dérivés. 

ESPLINGO, s.f., épingle, petit 
brin de fil de métal avec tète 
et pointe. 

ESPLIxNGOLO, v. Esplingo. 

ESPLINGOULIAR, v.a. , enlever 
les épingles; enlever les argots 
d'un arbre. 

ESPLINGOULIER , s.m., étui 
dans lequel on ne lient que des 
épingles. 

ESPLOUMBAR,v n-, surplom- 
ber , être hors de l'aplomb. 

ESPLOURAT, ADO, adject, 
éploré , 63 ; une mère éplorée , 
qui est en pleurs. 

ESPLUGH A I RE , s. m. , épi ucheur, 
euse , celui, celle qui épluche. 

ESPLUCHAR , V . a . , éplucher , 
nettoyer, trier; ôter ce qu'il 
V a de gâté. ; fig., rechercher 
35 



ESP 



<-§^ 338 ^> 



ESP 



avec malice et curiusilé les dé- 
fauts , le* fautes dans un ou- 
vrage d'esprit, dans la vie de 
quelqu'un . 

ESPLUCHUKOS, s.f.pl., épUi- 
chures , ordures ôtées en éplu- 
chant. 

ESPLUMASSAR , v. a. cl pr. , 
plumer, arracher les plumes à 
un oiseau ; se déplumer. 

ESPOOU , s.m. , volue , fusée de 
tisserand , épollin , ne le con- 
fondez pas avec espolin , celui- 
ci est le tuyau de roseau sur 
lequel on roule la tissure , tan- 
dis que les premiers sont l'es- 
polin chargé de sa tissure. 

ESPOOUFIR , V, Espoufir. 

ESPOOULAR, V. Espalegear. 

ESPOOURIR, V. a. et pr., effa- 
roucher, intimider, effrayer, 
épouvanter , inspirer do la 
crainte , de la déOance. 

ESPOOUSSAR, V. Espoussar. 

ESPOOUTAR, V. Espoourir. 

ESPOOUTIGNÂR ,y.Escafagnar. 

ESPOOUÏIR , verbe a. , écraser , 
réduire comme une pâte , éca- 
cher. 

ESPOUAR , subst.m., espérance 
fondée sur de grands objets ; 
personne, être de qui , en qui 
l'on espère. 

Espoi AR , verbe a., épuiser une 
source, un gor , im réservoir, 
une jarre , etc. 5 v. Espuisar. 

ESPOUDASSAR , v . a . , tailler 
grossièrement la vigne , lui 
donner les perchis. 

ESPOUFAR, V. a., étouffer un 
enfant, un vent, etc.; éclater 
le rire; v.pr., fuir, s'évader , 
se sauver , décamper à la faveur 
de la nuit et secrètement ; s'é- 
pouffer , pouffer de rire. 

ESPOUGNE , V. act., brasser, 
foulée la pâte , terme de bou- 
langer . 

ESPOULADOUjS.m., guindre , 



petit instrument qui sert à 
dévider la soie. 

ESPOULAIRE, s.m., rouet ser- 
vant à rouler la trame ou l'é- 
pouelle ; époulleur , espoleur , 
euse , celui , celle qui roule la 
tissure sur l'espolin. 

ESPOULAR, v.neut., faire des 
volues , rouler l'époulle sur 
l'espolin. • 

ESPOULIAR, v.a., spolier, dé- 
posséder par fraude ou par 
violence. 

ESPqULIATIEN , s. f., spoliation, 
action de spolier. 

ESPOULIATOUR , s. et adjectif, 
spoliateur, trice, celui qui 
spolie , qui a spolié. 

ESPOUxMOUNAR , v. a. et pr., 
époumonner , se fatiguer les 
poumons. 

ESPOUMPIDURO , s. f., action 
de se gonfler , gonflement. 

ESPOUMPIR, v.act. et pron., 
gonfler , se gonfler , s'imbiber , 
se remplir d'un liquide ; en 
parlant du pain que l'on met 
dans du bouillon ; fig-, s'enfler 
de gloire , d'orgueil , se com- 
plaire , se délecter , être tout 
en joie. 

ESPOUMPISSAR (s'), v. pr., se 
gonfler, s'enfler. 

ESPOUNCH, s.m., picotement, 
.piquant du vin qui commence 
à s'aigrir, l'^in espounch, vin 
aigrelet , qui pique. 

ESPOUNGHO, s.f., jet de lait , 
la première pointe de lait d'une 
nourrice qui allaite. 

ESPOUNGAR , v.a., laver avec 
une éponge ; faire avaler un 
morceau d'épongé. 

ESPOUNGIOUX^ OUSO , adject., 
spongieux , euse , de la nature 
de l'éponge, dont la structure 
poreuse ressemble à celle de 
l'éponge; qui absorbe les li- 
quides . 



ESP 



<-*% 339 n-^ 



ESP 



ESPOUNGO , s. f . , éponge , corps 
marin dans lequel l'eau s'im- 
bibe ; bézoard animal , pierre 
qu'on trouve dans le sang du 
porc en le ballant; fig., celui 
ou celle qui boit beaucoup. 

ESPOUNGOUX , OUA , adjectif , 
spongieux , euse , qui est de la 
nature des éponges. 

ESPOUNTANAMENÏ , adverbe , 
spontanément , d'une manière 
spontanée ; de soi-même , de 
son propre gré. 

ESPOUNTANAT , ADO , adject., 
spontané, ée, que l'on fait, 
que l'on dit volontairement j 
libre, volontaire. 

ESPOUNTOUN , s . m . , esponton , 
sorte de demi-pique que por- 
taient les officiers d'infanterie. 

ESPOURAIRE , V. Espoutaire. 

ESPOURAR , V. Espoular. 

ESPOURET , s. m., fuseau pour 
faire les dentelles. 

ESPOUTIN, V. Escourlin. 

ESPOUSAILLOS , subst. f. pi., 
épousailles , célébration du ma- 
riage, t. pop. 

ESPOUSAIRE, s.m., épouseur, 
celui qui doit épouser. 

ESPOUSAR , verbe a., épouser, 
prendre en mariage pour femme 
ou pour mari ; fig., s'allacher 
par choix...., prendre parti 
pour...; v.pr., s'épouser, se 
marier, se prendre en mariage ; 
v. E.rpousar. 

ESPOUSG, s.m., éclaboussure , 
rejaillissement d'eau , de boue. 

ERPOUSCADURO , v. Espomc. 

ESPOUSGAIRE, s.m., clifoire , 
sorte de seringue en roseau 
dont les enfants se servent pour 
s'amuser ; escoup , pelle creuse 
pour jeter de l'eau sur les 
plantes, les toiles, etcl ; fig.. 
c^lui qui s'emporte facilement. 

ESPOUSGAR , v . a . , éclaboijsscr , 
faire rejaillir de l'eau ou de |:i 



boue sur quelqu'un ; saupou- 
drer de sel, de poivre, etc.; 
fig., s'emporter, se mettre en 
colère. 

ESPOUS'O, s. f., épouse, celle 
qui est unie à un homme par 
les liens du mariage. 

ESPOUSSADO , s.f. , secousse à 
un arbre pour en faire détacher 
le fruit; figur., réprimande, 
correction , châtiment que l'on 
fait aux enfants par des coups. 

ESPOUSSAGE, s.m., action de 
secouer un arbre, !e linge à 
moitié sec, etc: 

ESPOUSSAR, v.act., secouer le 
linge, un habit; fig., frapper 
quelqu'un à coups redoublés. 

ESPOUSSETAR, v.act., épous- 
seter , battre , vergetter , hous- 
ser,époudrer un vieux tableau, 
un meuble et tout ce qui est 
dévoré par la poussière ; fam. , 
battre quelqu'un. 

ESPOUSSEÏÏO , s.f., époussetle, 
vergette , houssoir , pluraail 
pour épousseter ; morceau d'é- 
toffe pour épouvanter les che- 
vaux. 

ESPOUÏARRADO , s.f., boutade, 
caprice ; on le ditau figuré d'un 
orage , d'uncoup de vent subtil 
et violent; c'est encore l'actiot 
de verser un liquide hors d'up 
port. 

ESPOUVANTABLAMENÏ , adv. , 
épouvantablemout , d'une ma- 
nière épouvantable, extrême- 
ment, excessivement. 

ESPOUVANÏARLE , BLO , adj . , 
épouvantable , qui cause l'épou- 
vante; et par ext., étonnant, 
incroyable, étrange, excessif. 

ESPOUVANTAOU , subst. masc. , 
épouvantail , haillon suspendu 
pour épouvanter les oiseaux ; 
fig. et fam., personne laide à 
faire peur ; rtMpii fait pour sans 
(Mro luiisible. 



ESP 

ESPOUVANÏAII, v.act., épou- 
vanter, causer de l'épouvante; 
v.pr-, s'épouvanter, prendre 
de l'épouvante. 
ESPOUVANTO, s. f., épouvante, 
terreur soudaine causée par 
quoique chose d'imprévu. 
ESPOUX, OUSO, s.masc. et f., 
époux, épouse, celui qui est 
marié ; au plur. , les époux > si- 
s;nifie le mari et la femme. 
ESPRAGNAR, v. Espargnar. 
ESPHAGNO , V. Espargno. 
ESPllAVANT , s.m. , épouvante , 
trouble, tout ce qui sert à 
épouvanter. 
ESPRAVANTAOU , voyez Espou- 

vantaou. 
ESPRIT , s . m . , cspri t , substance 
incorporelle, anj^e, démon, 
revenant; âme de l'iiomme ; 
faculté de l'âme; faculté intel- 
lectuelle; faculté en conception, 
discernement , sagacité ; faculté 
de créer , de combiner des idées, 
subtilité d'imagination; apti- 
tude, caractère, manière d'agir, 
de voir, etc. ; fluide très-subtil, 
vapeur très-volatile , etc. iss- 
prit entravcssat ou de travers , 
esprit de contradiction. 
ESPRTTOUN , s.m. , enfant d'une 

grande v-ivacité. 
ESPROV^O , s. f . , épreuve , essai, 
expérience qu'on fait de quel- 
que chose; t. d'imprim. feuille 
tirée pour la correction ; pre- 
mière feuille qu'on tire d'une 
estampe, etc. 
ESPROUVAR, v.act., éprouver, 
essayer, connaître par expé- 
rience. 
ESPROuVaï, ado, adjectif, 
éprouvé , vée, inaltérable, iné- 
branlable. 
ESPROUVEïTO , s . fém . , éprou- 
velte , machine pour éprouver 
la poudre; il signifie aussi plu- 
sieurs autres choses. 



340 U-> ESO 

ESPLTISAMENT , s.masc, épui- 
sement, état de ce qui est 
épuisé ; perle des forces de 
corps, d'esprit ; il se dit aussi 
des finances épuisées par des 
dépenses excessives. 
ESPUISAR, v.a., épuiser, tarir, 
mettre à sec ; prendre tout ; 
affaiblir beaucoup, figur.,ne 
rien oublier, mettre tout en 
œuvre; v.pr., s'épuiser, être 
tari; finir, perdre ses forces; 
détruire son tempérament par 
des excès; t. de libraire, se 
vendre jusqu'au dernier exem- 
plaire, en parlant d'une édition, 
Espuisar uno terra , effriter une 
terre. 

ESPURGAR (s'),v.pr. ,se purger, 
parlant du temps et des nuages, 
mais en parlant d'une personne, 
ii signifie : soulager son cœur , 
son dépit, en plaintes, injures, 
reproches , etc. 

ESQUA1RE , subst.m , équerre , 
instrument pour tracer des an- 
gles droits ; ce qui en a la forme. 

ESQUAR, v.a., amorcer, mettre 
une amorce pour prendre du 
poisson ou des oiseaux. 

ESQUARRIR, v.act., équarrir, 
tailler en angles droits. 

ESQUARRISSAGE, subst.masc, 
équarrisage, état de ce qui est 
équarri , peine et frais pour 
équarrir. 

ESQUARRISSAMENT . s.masc. , 
équarrissement, action d'équar- 
rir; ses effets. 

ESQUARISSUR , v. Caputaire. 

ESQUARTETRAR, v.a., écarte- 
Icr, mettre à quatre quartiers. 

ESQUEIRADO, v. Esqucircjado. 

ESQUEIRAR , s.masc, soliveau, 
pièce de bois refendue en long; 
on s'en sert poxir forraer des 
planchers. 

ESQUEIREJADO , s.f., batterie 
à coups de pierre. 



ESQ <ll 3il H- 

ESQUEIREJAIIŒS, s. m. plur., 
polissons qui se battent à coups 
de pierre. 

FSQUEIKEJAR , v.arl. et pron. , 
poursuivre quelqu'un à coups 
de pierre ; se battre à coups de 
pierre. 

ESQUELETTO, s.f., squelette, 
ossementsdécbarnés conservant 
leur situation naturelle; cada- 
vre décharné; carnasse; lig., 
personne extrêmement maigre. 

ESQUERINCIIOUN, subst.raasc, 
personne mince, fluette. 

ESQUERUIÏ , IDO, adj . , maigre, 
fluet , décharné. 

ESQUICHADO, s. fera., coup de 
pouce qu'on donne aux oiseaux 
pour les étoufl'er , pression , 
compression. 

ESQUICHADURO, v. Quickaduro, 
esquichado. 

ESQUICHAIRE , s . m . , celui qui 
presse, qui exprime certains 
traits pour en extraire le jus. 
Esquichun , celui qui évite de 
faire la levée au reversi. 

ESQUIGHAMUEÏ, s.m., tenesme, 
envie fréquente et presque inu- 
tile d'aller à la selle ; épreinte , 
etTorl que l'on fait pour aller à 

ESQUIClï' ANCHO YO , s . m . et f . , 
pince-maille, pince-mathieu , 
relui, celle qui fait paraître 
son avarice jusque dans les 
moindres choses. 

ESQUICHAR , verbe a . , presser , 
serrer, exprifner pour avoir le 
suc ; écacher, prendre les chairs 
entre deux corps durs; v.pr., 
faire de grands efl'orts pour 
aller à la selle ; t. de jeu de 
reversi, s'esquicher, éviter de 
faire la levée. 

ESQUICIIAT , ADO , adj . , avare, 
qui ne donne rien à personne , 
vétilleux. 

ESQUICII(3-B0UQUETT0 ou És- 



ESQ 

quicho-Pachaou , s. m. elf. , 
vétilleux, qui s'attache à des 
minuties; avare à l'excès. 
ESQUICIIOUiN , s. m., pinçon, 
coup de pouce pour presser les 
chairs jusqu'au sang ; action de 
serrer, de presser avec eflbr t. 
ESQUIELAMENT , \.QuM(i^nent. 
ESQUIELAR , v. Quiclar. 
ESQUIER , s m. , briquet, batte- 
feu ; boite dans laquelle on 
tient le briquet, la pierre et 
l'amadou. 
ESQUIER AIRE , s . m . , frondeur, 
celui qui se sert de la fronde ; 
qui lance , poursuit à coups 
de pierre. 
ESQUIERAR , v. Esqueircgear. 
ESQUIERLO , s . fém . , écharde , 
petit éclat de bois qui entre 
dans la chair. 
ESQUIF, s. raasc, esquif, petit 
bateau pour le service d'un 
vaisseau; petit canot. 
E^QUIFOU, s.m., vêtement très- 
court et très-étroit. 
EsQMFOU , s . m . , fluet , mince , 
qui n'a pas de l'embonpoint : 
délicat; V. Esquif. 
ESQUILANGIE, v. Galets. 
ESQUILLADO, s.f., glissade, 
chute qu'on fait en glissant ; 
trace que le pied fait en glissant 
ESQUILEAR , v . a . , glisser , faire 
une glissade ; v.pr., s'enfuir , 
s'évader. 
ESQUINADO, subst. f., cancre, 
homard , poisson crustacé du 
genre des langoustes ; grande 
lassitude ; coups de bâton reçus 
sur l'échiné, 
ESQUINADOU, s. m., couperet , 
grand couteau de bûcher ou de 
cuisine, qui sert à dépecer la 
grosse viande. 
ESQUINANCIE ou Esquïrancie ^ 

s.f., esquinancie. 
ESQUINAOU , s . ra . , mère-lai ne-, 
ou échevcau de laine blanchn 



ESQ 



Hi 342 *€-»• 



ESS 



qu'on veut faire teindre; mère- 
laine , la laine la plus fine qui 
se tond sur la brebis, 

ESQUINAR, y. act., échiner, 
rompre l'échiné, tuer, assom- 
mer , ruiner quelqu'un , lui 
enlever, lui gagner tout son 
argent; v. pr., s'éreinter, se 
ruiner, 

ESQUINAT, ADO, adj. et p. p , 
très-bas , très-fatigué j ruiné , 
qui a beaucoup perdu au jeu 
ou au commerce. 

ESQUINETTO, s.f., petite échine. 
Faire esquinetto , faire la tortue, 
la courte échelle ; prêter l'épaule 
à quelqu'un pour atteindre à 
un point élevé. 

ESQUINO, s.f., échine, dos, 
partie du derrière depuis le cou 
jusqu'à l'os du croupion. Es- 
quino d'aï, dos de bahut ou 
dos d'âne, chemin, sol élevé 
en long vers le milieu , pour 
faire facilemen t écouler leseaux 
de chaque côté. 

ESQUINTAll , V . act . , éreinter , 
déchirer, mettre en lambeau xj 
V. Carpenar. 

ESQUIPOÏ,s.m., esquipot, petit 
tronc mouvant , dans lequel on 
met de l'argent pour le distri- 
buer. 

ESQUIK AR , verb . n . , grimper 
comme un écureuil. 

ESQUIRLAR, verb. n., glapir 
comme font les petits chiens , 
lespetitsenfants,les lapins, etc. 

ESQU[RLAT , ADO , adj . , aigre , 
cassée , parlant du cri , de la 
voix. 

ESQUIRLO, s.f.,squirre, tumeur 
indolente qui se forme dans 
différentes parties du corps. 

ESQUIROOU, s masc, écureuil, 
petit quadrupède d'une grande 
vivacité. 

ESQUISSAR , verb . a . , esquisser, 
faire uneescpiisse 



ESQUISSO, subst.f., esquisse, 
ébauche d'un ouvrage de pein- 
ture , de sculpture , ou d'un 
ouvrage d'esprit. 

ESQUIVAR, v.a. etn., esquiver, 
éviter adroitement un coup, un 
choc , une personne , une ren- 
contre , une affaire ; verb.pr. , 
s'esquiver, se tirer promptement 
et subtilement d'un lieu , d'un 
embarras; s'enfuira la dérobée. 

ESQUO ou Esco , s.f., amorce, 
appas pour prendre du poisson 
ou des oiseaux ; amadou. 

ESQURANCIE , s.f., esquinancie, 
inflammation delà gorge. 

ESSAï , s.ra. , essai , épreuve que 
l'on fait d'une chose , expé- 
rience; tentative ; première pro- 
duction d'un homme de lettre ; 
traité, ouvrage où l'auteur 
donne ses idées sur un sujet , 
sans trop l'approfondir ; échan- 
tillon, montre d'une marchan- 
dise; opération pour juger le 
métal. 

ESSAVAR, v.a., essayer, faire 
l'essai , un essai , l'épreuve ; 
tenter une chose , faire ses ef- 
forts , tâcher de. . . voir si l'on 
pourrait s'accommoder d'une 
chose; v.pr., s'essayer, faire 
l'épreuve de ses forces, de son 
adresse, de son talent, etc., 
voir si une partie du vêtement 
est faite de mesure. 

ESSAYUR , subst.m., essayeur , 
employé de la monnaie qui fait 
l'essai des métaux. 

ESSE , s . m . , ers , plante légumi- 
neuse dont le grain a la forme 
de la vesce ; être , usage , divi- 
sion, subdivision , avenue d'une 
maison; état, manière d'être. 
Est toujours lou même esse , il 
est toujours le même. Parlar 
toujours lou même esse , tenir 
toujours le même raisonnement, 
le même langage. 



EST 



343 ^«o 



EST 



E3SENÇ0, s. f., essence, ce qui 
constitue la nature d'une chose; 
huile aromatique , très-subtile, 
obtenue des plantes et des fleurs 
par distillation. 

ESSENTIEL, ELLO , adj., es- 
sentiel , elle , absolument néces- 
saire. 

ESSENTIELLAMENT , adverb , 
essentiellement, solidement; en 
matière impDrlante. 

ESSIOU , s . m . , essieu , axe, pièce 
qui traverse les roues. 

ESSIVOUX , OUSO , adject. , en- 
vieux , eusc ; V. Envcyoux, 

ESSO , subst. f . , esse , morceau , 
chevillé , porte-vis , etc. , de fer 
en forme de S , crochet du fléau 
d'une balance. 

ESSOUFLAMENT, s.f., essouf- 
flement, état laborieux de la 
respiration. 

ESSOUFLAR , v . a . et pron . , es- 
souffler , mettre hors d'haleine ; 
la perdre en courant. 

ESSUYADOU , V. Essuyo-man. 

ESSUYAR , V . a . , essuyer , ôter 
l'eau, la sueur, la poussière, etc. 
en frottant , sécher avec un 
linge, une éponge, etc. , essuyer 
les larmes , consoler ; fig . , être 
exposé à. . . endurer, souff'rir , 
subir les affronts , les repro- 
ches 3 v.pr., s'essuyer, s'ôter 
l'eau, la sueur, la poussière, etc. 

ESSUYO-MAN, s.masc., essuie- 
main , linge pour essuyer les, 
mains. 

EST , s. m., est, l'un des quatre 

f>oints cardinaux, le levant, 
'orient; vent qui en vient. 
ESTABILITA , s . fém . , stabilité , 

qualité de ce qui est stable , 

état de permanence. 
ESTABLE, BLO, adj., stable, 

qui est dans un état, dans une 

situation ferme ; fig . , durable, 

permanente. 
ESTABLADO , s.fém. , plein une 

écurie. 



ESTABLAGE, s»m., établage, 
droit qu'on paye pour la place, 
l'attache d'un cheval dans une 
écurie. 

ESTABLAR, verb.act., établer, 
mettre dans un étable, dans 
une écurie. 

ESTABLARIES , s.f.pl. , quantité 
d'étables ou d'écuries réunies. 

ESTABLE, s masc, écurie, lieu 
couvert où l'on enferme les bê- 
tes de somme ; étable , celui 
pour les bètes à cornes ; vache- 
rie, quand ce n'est que pour les 
vaches ; stablat, habitation dans 
un étable , où l'on s'enferme 
pendant l'hiver , séparé des 
bestiaux par une barrière. 

ESTABLISSAMENT , subst. m., 
établissement , action d'établir 
son effet ; poste , demeure , état, 
condition avantageuse ; tout 
établissement; institution, com- 
mencement; au plur., marque 
pour distinguer les pièces de 
menuiserie , mariage d'une per- 
sonne. 

ESTABLIR , v.a., établir , rendre 
stable , fixer; donner commen- 
cement à...; mettre dans un 
état , un emploi avantageux ; 
prouvrer une condition stable , 
indépendante ; fonder , former, 
composer , créer ; nommer , 
constituer; déduire, exposer 
un fait; marier quelqu'un ; 
verb.pr., se fixer en un lieu; 
se faire un établissement; se 
marier. 

ESTABLOUN, diminutif d'^"*- 
table. 

ESTABOURAR, verb.a. et pr., 
ressuyer , ressuer ; sécher de 
nouveau ; perdre l'humidité , 
sécher à demi. 

ESTABOURNIT, IDO,, adject., 
stupéfait à perdre le senti- 
ment. 

ESTAC, s.masc, lien, attache, 
ficelle qui sert à lier. 



EST 



<^ 34 i ^> 



KST 



ESÏACÂMEN1> s. m., attache- 
ment , lien d'amitié. 
ESÏACAR, v.a., lier, attacher, 
ficeler, fig., obliger par acte, 
ou par intérêt. Foou estacar 
rai ounte vooii lou mesire, il 
faut contenter celui qui paye ; 
v.pr., s'attacher, se lier; au 
fig,, prendre de l'attacljement 
pour quelqu'un , pour quelque 
lieu , pour quelque chose ; v. 
passif, être intéressé, tenir 
beaucoup à ses intérêts. 
ESTAGAT, ADO, s. et adjcct., 
avare, intéressé, chiche, trop 
attaché à l'argent, à ses intérêts. 
ESïACHIN , s. m., sorte de jeu 
de cartes , surnommé piquet de 
cordonniers. 
ESTACO , s.f., attache , ficelle , 
cordon, lien ; attachement, ami- 
tié étroite , aflfection; mouillage 
sur la côte. 
ESTADIS , ISSO , adj . , éventé , 
passé , parlant de la viande et 
du poisson qui a de l'odeur du 
gâté; couvé parlant d'un œuf 
pourri. 
ESTAFAN , s . propre d'homme ; 

Etienne. 
ESÏAFETTO, s.fém., estafette, 
courrier d'une poste à l'autre. 
ESÏAFIER, ERO, s.m. et fém., 
gaillard , arde , grivois , oise , 
luron , onne , bon ou méchant 
sujet. Marrit estafer , méchant 
sujet , mauvais garnement ; 
grand laquais ; souteneur de 
mauvais lieu. 
ESTAFO, s. m. Tastar Vestafo , 
sonder le terrain , sonder le 
cœur d'une personne , étudier 
ses prétentions ; essayer pour 
connaître les intentions de, . . 
étudier le moyen de réussir. 
ESTAGE , s. maso. , étage, espace 
«utre deux planchers; figur., 
degré d'élévation, état, condi- 
tion. 



ESTAGEAN, s. m., collocataire 
d'une maison. Marrit estagean, 
méchant sujet , mauvais garne- 
ment. 

ESTAGEAR , v . n . , échafauder , 
dresser des échafamds , des 
échafaudages pour bâtir. 

ESÏAGIERÔS, s.f., étagères, 
tablettes rangées par étage ; 
rayond'une bibliothèque; écha- 
faud , ou échafaudage des ma- 
çons. 

ESTAGiNANT, ANTO, adject., 

stagnant , te, qui ne coule point 

en parlant des eaux. ; figur. et 

'fam.,qui ne fait aucun progrés. 

ESTAGNAR , v. n . , stagner , être 
en stagnation. 

EsTAGXAR ,verb.acl. , combuger , 
remplir d'eau une futaille avant 
de s'en servir; l'imbiber avec 
du vin ; y faire une étuve pour 
resserrer les pores du bois et 
les jointures des douves. Es- 
iancli, estagno, est le p.p. de 
ce verbe. 

ESTAGNATIEN , s . fém . , stagna- 
tion , état des eaux qui ne cou- 
lent pas; fig. et fam., état des 
choses dont la marche est sus- 
pendue ; état du sang , des hu- 
meurs qui circulent lentement. 

ESTAIGNAR , v. Estagnar. 

ESïAIïO , s . fém . , faire estaito , 
exercer un nourrisson à mar- 
cher ; s'accroupir à une certaine 
distance pour l'appeler à soi."^ 

ESTALAGE, subst.m., étalage, 
exposition des marchandises à 
vendre , marchandises étalées 
pour la montre ; droit d'étaler, 
son prix ; fig. et fam. , ajuste- 
ment , parure, surtout des fem- 
mes ; montre affectée , action 
de montrer avec affectation, 
ostentation. 
ESTALAIRE, s.masc, étaleur, 

petit marchand qui étale. 
ESÏALAR, v.a., étaler, exposer 



EST 



ol€ 345 ^^ 



EST 



*n vente; dos marchandises ; 
étendre , déployer ; fig., mon- 
trer avec ostentation ; faire pa- 
rade. 
ESTAMAGE, s. m., étamage , 
action d'étamer , état de ce qui 
est étamé. 
ESTAMAIRE, s. m., étameur, 

celui qui étame. 
ESTAMAK, v.a., étamer , en- 
dnire d'élain fondu le dedans 
des vaisseaux de cuivre , de 
fer ; mettre le tain à une glace ; 
V. Estagnar. 
ESTAME, s.ra., étaim, partie la 

plus fine de la laine cardée. 
ESTAMENA ou EsTAME>AY,sra., 
genou , pièce de bois qui s'em- 
pâte sur les varangues d'un 
navire. 
ESTAMÏNO , s. f ., étamine , sorte 
d'étoffe mince et claire pour 
passer la poudre , la farine , etc. 
ESTAMPAR , v.act., étaraper, 
faire une empreinte d'une ma- 
tière dure et gravée sur une 
bien molle. Etamper , t. de 
chapelier , passer les pièces à 
plat; étamper, percer un fer 
de cheval ; faire prendre à une 
pièce d'horlogerie la figure 
d'une autre. 
ESTAMPEOtJ, s. m., marchand 
d'estampe ; crierie , bruit , va- 
carme ; faiseur d'embarras. 
ESTAMPILLAR, v.a., estam- 
piller , marquer avec une es- 
tampille. 
ESTAMPILLO, s.f., estampille, 
marque , signature apposée par 
impression. 
ESTAMPIN , s.m. , smille , sorte 
de marteau à deux tranchants. 
ESTAMPO , s. f . , estampe , image 
imprimée avec une planche 
gravée ; outil pour estamper ; 
étampe, poinçon pour former 
là tête du clou , d'épingle , 
pour marquer le fer. 



ESTAN , s. m., étain , métal blanc, 
très-léger, Irès-fusiblc. 

ESTAINAILLAR , v. EstenaîllaK 

ESTANAILLOS, v. EstenaiUos. 

ESTANG , GO , on Estacino , adj , 
€ombugé , ée , en parlant d'une 
futaille ; t'tanché, ée , en par- 
lant de toute autre chose. 

ESTAPsGADOUIRO , s f., bran- 
loi re de la vanne d'un moulin 
à huile ; V. Esianco. 

ESTANCAR , v. act. , étancher , 
arrêter l'écoulement d'un li- 
quide qui fuit, tel que l'eau, 
le sang , les larmes, etc. ; fig. , 
ai)aiser , satisfaire ; étancher la 
soif , et par anal, la soif de 
l'or, etc.; v. Estagnar. 

ESTANCI, s.masc, étage d'une 
maison. 

ESTANGO , s.f. , vanne, planche 
qu'on met à travers un biez ou 
un canal d'irrigation pour arrê- 
ter le cours de l'eau , arrête- 
pâte , planche qu'on met à tra- 
vers dans un pétrin pour em- 
pêcher la pâte de s'étendre. 

EST.ANÇO , s.f. , stance, nombre 
déterminé de vers formant un 
complet; petit poème composé 
de plusieurs de ces couplets. 

ESTANGOUN , s. masc . , élancon , 
pièce de bois pour soutenir un 
mur qui se déverse ; ne le con- 
fondez pas avec étai , qu'on 
place verticalement pour sup- 
porter un plancher , etc. 
ESTANGOUNAR, v.a., étançon- 
ner, soutenir, fixer avec des 
étançons ; étayer , soutenir , 
fixer avec des étais. 
ESTANDARD, s.ra., étendard, 

enseigne de guerre. 
ESTANG, s. m., étang, grand 
amas d'eau sans cours , où l'on 
nourrit ordinairement du pois- 
son. 
ESTANGOUIRAR (s'), verb.pr.-, 
se câliner , se tenir mynchalàm- 
36 



EST 



*^ 346 ^§o 



EST 



ment étendu ou assis à un abri, 
au coin du ftu , etc. 

ESTAOU DET , s . masc . , tréteau , 
petit banc de maçons , serru- 
riers etc. 

ESTAPOUNAR, v.a., augmen- 
tatif de tappar; couvrir, enve- 
lopper , fermer , serrer ; v . pr . , 
s'envelopper dans un manteau , 
sous la couverture , etc. 

ESTAQUET , E TTO , s . m . , peti le 
attache; v. Taito. 

ESTAR , verb.n. , demeurer , ha- 
biter; rester, tarder , devenir. 

ESTAR DO, s.f., outarde, sorte 
d'oie sauvage. 

ESTARNIR, V. Esparpaillar. 

ESTARPAMENT, s. m., action 
des poules grattant la terre , ou 
des personnes éparpillant le 
feu, la cendre ou toute autre 
chose. 

ESTARPAR, yerb a., gratter la 
terre , éparpiller le feu , la cen- 
dre , le fumier, etc.; au fig., 
faire une marche forcée. 

ESTASAR , v.a., jauger, mesu- 
rer un tonneau. 

ESTASIAIRE, s. m., jaugeur , 
celui qui jauge , qui mesure la 
capacité d'un tonneau, 

ESTATIEN, s.f., station, pause , 
demeure de peu de durée en 
un lieu ; lieu où l'on s'arrête ; 
courte résidence ; poste fixe ; 
visite des églises ou chapelles 
désignées pour gagner les in- 
dulgences ; prières qu'on lit ou 
qu'on récite ; étendue de mer 
que parcourt un vaisseau en 
croisière. 

ESTATIOUNAR, v.n., station- 
ner , faire station , s'arrêter à... 

ESTATIOUNARI , subst. et adj . , 
stationnaire, vaisseau en sta- 
tion , à poste fixe ; figur. , qui 
demeure toujours au même 
point, qui ne fait pas de progrès. 

ESTATISTIQUO, s.f., statisti- 



que, économie politique; ta- 
bleau de l'étendue, de la po- 
pulation , des revenus , du com- 
merce, etc. d'un pays; adj., 
qui a pour objet la statistique. 

ESiATUARÏ, s. m., statuaire, 
sculpteur qui fait des statues; 
adj . , propre à faire des statues, 
qui porte une statue. 

ESTATUE , s.f., statue, figure 
humaine, entière et de plein 
relief, en métal, en marbre, 
en pierre, etc. , figur. et fam. , 
personne qui a les mouvements 
lents et gênés ; femme belle 
mais sans esprit. 

ESTATUAR , v.a. et n. , statuer , 
ordonner , décider, régler. 

ESTATUQUO, s. m., statu-quo , 
état des choses qui demeure 
toujours le même. 

ESTATURO, s.f., stature, hau- 
teur de la taille. 

ESTATUT , s. m., statut, règle 
pour la conduite d'une compa- 
gnie , d'un ordre , etc. 

ESTA VANIR , v.n., s'évanouir , 
tomber en svncope. 

ESTAVOUIRAR, v. Eslangouirar 

ESTAY , s. m. , étai , gros cable , 
gros cordage ; t. de marine. 

ESTEG , s. masc, les êtres d'une 
maison ; c'est aussi le nom d'un 
jeu de cartes. Faire l'estec , se 
mourir. 

ESTEGTXE , va. et pr., étrangler, 
engouer , éteindre; v. Estran- 
gtar , enmoursir. 

ESTEGNOU AR , s .m . , éteignoir, 
petit instrument à cornet pour 
éteindre une chandelle, une 
lampe, etc.; fig., ennemi des 
lumières ; ce qui s'oppose à leur 
progrès , parai ise le bon sens. 

ESTELAR , verb . a . , éclisser un 
membre fracturé; v.a. et pr., 
garnir, se garnir d'étoiles, 

ESTELETTO, s. fera., vermicelle 
plat, sorte de pâte pour le potage 



EST 



<=l^ 317 C«^ 



EST 



I 



ESTELO, subst.f. , étoile, astre 
lumineux, qui brille au ciel pen- 
dant la nuit, ce qui en a la 
forme ; son influence prélen- 
due ; fortune , destinée ; pièce 
d'artifice ; marque blanche sur 
le front d'un cheval , etc. , etc. 

ESTELOS, subslant.fém.plur.^ 
pelisses ou atelies , morceaux 
de bois qu'on emploie pour rac- 
commoder un membre fracturé; 
chevilles de bois qui embrassent 
le cou du bœuf à l'araire , et 
qui tiennent au joug ; copeaux, 
éclats de bois faits à coups de 
bâche. 

ESTELOUN, s. m., petit copeau 
fait à la hache. 

ESTKNAÏLLAR, V a., tenailler , 
arracher, déchirer, tourmen- 
ter avec de tenailles ardentes. 

ESTENAILLO,s.fém., tenaille, 
instrument de fer pour saisir, 
arracher. 

ESTENCH , ESTENCIIO , adject., 
exténué, ée, sans force ni vi- 
gueur , voix affaiblie ])ar le 
mal ; gros , serré , parlant du 
cœur. 

ESTENDAGE, s. m., étendage, 
assemblage de cordes sur les- 
quelleson faitsécher les feuilles 
fraichement imprimées; séchoir 
pour le linge; action d'étendre 
quelque chose ; essai d'une tan- 
nerie; fannage, action d'éten- 
dre l'herbe : salaire du faneur. 

ESTENDAGEO, s.f., quantité 
de choses étendues ; développe- 
ment des troupes et de tout ce 
qui tient une grande étendue. 

ESTEiNDEDOU , ou Estendou , 
s. m., séchoir pour le linge. 

ESTENDEIRE, s m., étendeur, 
celui qui est chargé d'étencjje , 
ou d'éparpiller; faneur pour 
Iherbe. 

ESTENDOUAR , s.m. , étendoir , 
loral , cordes , perche pour éten- 



dre; t. d'imp. instrument pouf 
placer les feuilles sur l'éten- 
dage. 

ESTÈNDUE, verb.a., étendre, 
déployer en long et en large ; 
alonger, élargir, donner plus de 
surface ; augmenter , agrandir ; 
faner l'herbe , le foin , l'étendre 
pour le faire sécher; exposer, 
suspendre en l'air ; renverser 
par terre; v.pr., s'étendre, 
tenir un espace ; s'agrandir , at- 
teindre à aller jusqu'à..., 

durer , alonger ses membres ; 
se coucher tout de son long ; 
épandredu fumier , l'éparpiller 
pour le faire enfouir; hâler 
le chanvre au sortir du rouloir. 

ESTENDUDO , s. fém. , étendue , 
dimension en longueur, lar- 
geur, profondeur, superficie; 
espace (le temps ou de lieu ; 
fig. , force , durée de l'autorité, 
du pouvoir, etc.; longueur d'un 
discours , d'un raisonnement. 

ESTENOUGRAPHIAR, verb a. 
et n . , sténographier , écrire au 
fur et à mesure ce que quel- 
qu'un dit. 

ESTENOUGRAPIIIE, subst. f . , 
sténographie , art d'écrire aussi 
vite que l'on parle. 

ESTENOUGRAPIIIQUE , QUO , 
adj. , sténographique , qui ap- 
partient à la sténographie. 

ESTENOUGRAPIIO , subst. m., 
sténographe , celui qui est versé 
dans la sténographie. 

ESTENTOR, subst. m., stentor, 
capitaine grec reconnu par la 
force de sa voix ; et par anal., 
voix de stentor, très-forte. 

ESTEOU , s m . , écueil , banc de 
sable, rocher contre lequel les 
vaisseaux vont échouer. 

ESTEQUO , s f , atelle , morceau 
de bois dont les potiers se ser- 
vent pour donner la forme aux 
pièces de faïence ou de poterie. 



EST 



<^ 318 ^^ 



EST 



ESTEUEOTIPAR , v.a., stéréo- 
lyper, convertir enfermes so- 
lides des formes composées en 
caractères mobiles ; imprimer 
vin ouvrage par les procédés de 
la stéréolypie. 

ESTEHEOTIPAGE , subst.masc. , 
sléréotypage , action de stéréo- 
typer. 

ESTEREOTYPO, s. m., stéréo- 
type , livre imprimé par les 
procédés delà stéréotypie; adj., 
qui a été stéréotypé, 

ESTEKEOTIPIE , s . fém . , stéréo- 
typie , art de stéréolvper. 

ESTERIGOUSSAU , verb a . , sa- 
bouler, liouspiller quelqu'un; 
v.pron., se traîner par terre, 
se liouspiller, se déchirer, se 
froisser les habillements avec 
dépit. 

ESTEIULE, LO, adj., stérile, 
qui ne produit pas de fruit, 
([uoique de nature à en porter; 
femme et femelle qu'un vice 
de conformation empêche de 
devenir mère; par ext., année 
stérile qui ne donne point de 
récolte, esprit stérile, qui ne 
produit rien par lui-même; 
sujet stérile , qui fournit peu à 
l'imagination^ etc. 

ESTERÏUTA, s. fém., stérilité, 
infécondité , qualité de ce qui 
est stérile. 

ESTERLING, s masc, sterling, 
monnaie de compte anglaise. 

ESTERNUD, s.m. , éternument, 
mouvement subit et convulsif 
des muscles expirateurs. 

ESTERNUDAIRE, s.masc. , éter- 
nueur, celui qui éternue sou- 
vent. 

ESTERNUDAR , v . n . , éternuer , 

faire un éternument. 
ESTERNIR, V. Estendre. 

ESTEVE , s . propre d'homme , 

Etienne. 
ESTEVO , subst f , mancheron , 



partie de la charrue ou de l'a- 
raire que le laboureur tient à 
la main; figur. l'enir l'estèvo 
drecho à quooitquun , surveiller 
de près quelqu'un, le faire 
conduire avec sagesse , le forcer 
à bien faire. Eslèvo est aussi le 
timon d'un navire. 
ESTIBLADO, s.f., élimure du 
linge, friperie d'une étoffe, d'un 
meuble , etc. 
ESTIBLADOU , v. Estihlaire. 
ESTIBLAIRE, s.m. , étrichoir ou 
polissoir , morceau de drap qui 
serre le fil qu'on dévide ; lavette 
de cordier. 
ESTICAISÇO, subst. f., façon de 
faire, manièred'agir ; dextérité, 
biai , tournure, fam. et pop. 
ESÏICATIEN, s.f., instigation , 
sollicitation; vue, intention 
d'obliger , d'être utile. 
ESTIERO OM AsTiERO, subst. f., 
liàtier, grand chenet de cui- 
sine; contre-hàtier , est celui 
qui sert à écarter la broche du 
feu. 
ESTIGÂR , v.a. , exciter, provo- 
quer, irriter, inciter à faire, à 
agir. 
ESTIGATIEN, s.m., excitation ,, 
provocation, incitation , action 
de pousser à faire , à agir. 
ESTILO-DE-GREN,s.m.,stil de 
grain , couleur jaune pour la 
peinture. 
ESTIiMABLE, BLO, adj., esti- 
mable , digne d'estime. 
ESTIMADOU , s.m. , estimateur, 
celui qui prise une chose, en 
détermine la valeur, fig., celui 
qui sait apprécier. 
ESTIMA IRE , V. Estimadou. 
ESTIMAR , v.a. , estimer, priser, 
évaluer, faire cas de. . . . v.a. 
*t n., présumer , croire , penser 
que . . ; V . pr . , s'estimer , faire 
cas de soi , se croire heureux. 
S'eslimar miès , préférer, aimer 



EST 



oM 349 

l'estime l'uu 
uns pour les 



mieux ; avoir de 
pour l'autre, les 
autres. 
ESTIMATIEN, s. f., estimation , 

évaluation, prisée. 
ESTIMATIF , IVO , adject. , esti- 
matif , ive, d'estimation d'ou- 
vrage. 
ESTIMATOUR , v. Esîimadou, 
ESTIMO , s f., estime, cas, état 
que l'on fait de. . ., opinion fa- 
vorable. Vendre soun hen à 
l'estimo , faire uno estimo , ven- 
dre son bien à l'estimation , 
faire une estimation. 

ESTIMULANT, s.m. , stimulant, 
remède qui excite; fig., ce qui 
stipule, excite, aiguillonne; 
adj., qui a la vertu d'exciter, 
de ranimer, de réveiller. 

ESTTjMULAR, verb.a. stimuler, 
exciter, animer, aiguillonner. 

ESTIMULATIEN , s f . , stimula- 
tion , action des stimulants. 

ESTIMULATOUR , TRIÇO , adj . , 
stimulateur, triée, qui stimule. 

ESTIOU, s.masc, été, saison la 
plus chaude de l'année , du 
21 juin au 21 septembre. 

ESTIPULAR, verb.a., stipuler, 
faire une stipulation , convenir 
(fue . . 

ESTIPULATÏEN , s f . , stipula- 
lion , clause, condition, con- 
vention. 

ESTIQUAR, va, attentera la 
vie de quelqu'un. 

ESTIRADO, V. Estiro. 

ESTIRAGE, subst.m., étirage, 
action , salaire pour étirer le 
linge , pour alonger le fesjr. 

ESTIRAIRE , s raasc, celui qui 
aime à alonger ses bras en 
baillant. 

ESTIRAR , V. a., détirer, étirer , 
étendre en tirant , repasser le 
linge , étendre ; verb. pron . , 
s'alonger , s'étendre ; grandir 
beaucoup. S'cstirar la peou , 



>i^ EST 

fatiguer beaucoup , travailler 



sans relâche , durement. 
ESTIRO, s.f., étendue de che- 
min , longue course, grand coup 
de collier, du point de dépari 
à celui où l'on veut arriver. 
ESTIRUSO, s.fém., repasseuse, 
détireuse , celle qui étire le 
linge en y passant un fer chaud 
dessus. 

ESTIVAGE, s.m., arrimage d'un 
bâtiment ; arrangement de» 
choses; action démettre le viu 
et autres liqueurs dans des fu- 
tailles ; pacage d'été pour le 
menu bétail. 

ESTIVAOU, s. raasc, houseaux, 
bottes que portent les pécheurs 
dans les étangs. 

ESTIVAOUSSES, subst m. pi., 
bas en étoffe que portent les 
gens de nos montagnes. 

ESTIVAR, verb.act., arrimer, 
arranger un vaisseau ; mettre 
le vin d'une cuve dans des ton- 
neaux, ou d'un tonneau dans 
de petites futailles ou dans de 
grosses bouteilles. 

ESTIV^O , s. fém . , estive , contre- 
poids qu'on donne à un bâti- 
ment pour balancer la charge ; 
futaille en bois , en terre ou en 
verre. 

ESTOC , s.m., étau , instrument 
pour serrer l'ouvrage que l'on 
travaille. 

ESTOCOFI, subst.m., stokfiche , 
espèce de morue salée ; flgur. , 
maigre , sec , parlant d'une per- 
sonne ou d'un animal. 

ESTOFO, s.f., étoffe, tissu de 
soie , de fil , de laine propre à 
en faire des habits; communé- 
ment on entend l'étoffe en soie, 
et le drap commun. 

ESTOLO, s.fém., étole, longue 
bande d'étoffe, ornement que 
le prêtre porte par dessus l'aube 
ou le surplis 



ESP 
ESTOO, V. Estoc. 



ESTORl, s.m , natte grossière, 
faite de jonc ou de sparte, on 
s'en sert de lapis pour sous les 
pieds ou pour couvrir des arbres 
en hiver. 

ESrOU, adj. démonstratif, ce, 
celui. Estou matin , estou sero , 
ce matin, ce soir. 

ESTOUHIOUN , V. Rcsloublc. 

ESïOUiiLOUN , V. Restoiibte. 

ESTOIJCADO, s.fém , estocade, 
botte, coup d'épée alongé. 

ESTOUFADO , subsl.f , étuvée , 
apprêt d'une viande dans un 
pot bien couvert. 

ESTOUFAMENÏ , s.m. , t^toufTe- 
ment, action d'otoulTer; suffo- 
cation . oppression , difllcullé 
de respirer. 

ESÏOI'FAGE , s.m. , écbaudage, 
action d'échauder les cocons. 

ESTOUFAK, verb a., étouffer, 
suffoquer, ôler la respiration; 
tuer en suffoquant; éteindre 
au moyen d'u» étouffoir; par 
ext., accabler; fig., arrêter, 
cacher , dompter ; dissiper, dc- 
Iruireunequerelle, une erreur, 
un bruit, etc.; v.n., respirer 
avec peine , mourir par un obs- 
tacle de la respiration, étouf- 
fer de rire, de colère , etc. 

ESTOUFEGAR, v.act. etpron., 
embarrasser le passage du go- 
sier ; prendre ou se donner le 
cochemar. 

ESTOUFUGÏ, V. Estoufamcnt. 

ESTOUFOUAR , s m., étouffoir, 
ustensile en forme de cloche ou 
de boîte pour étouffer le char- 
bon . 

ESÏOUMAG , s.masc, estomac , 
partie intérieure du corps, qui 
reçoit et digère les aliment»; 
partie extérieure qui y répond. 

ESTOUMAGAOU , ALO , adject. , 
stomacal , aie , bon pour l'es- 
tomac. 



*^ 350 &H ESP 

ESTOUMAGiilQUE , QUO , adj . , 
stomachique , qui appartient 
à l'estomac, qui fortifie l'es- 
tomac. 

ESTUUMAGADO, s.f., au fig., 
colère, chagrin, inquiétude, 
serrement de cœur. 

EST0UMA(;AR (s'), v.pron., au 
fig. , se chagriner , s'inquiéter, 
prendre une grande colère. 

ESTOUMAGOUN, s m., diminu- 
tif d'esfoumac. 

ESTOUMPAR, v.a., estomper, 
étendre le trait d'un dessin avec 
l'estompe; dessiner avec l'es- 
tompe avec des couleurs en 
poudre. 

ESTOUMPO , subst. f. , estompe , 
rouleau de peau ou de papier, 
coupé en pointe, pour estomper. 

ESTOUNAMMENT , ady., éton- 
namment, d'une manière éton- 
nante. 

ESÏOUNAMENT , s.m., étonne- 
ment, ébranlement, secousse; 
figur., surprise que cause une 
chose inattendue : admiration. 

ESTOUNANT, ANTO, adject., 
étonnant, ante , Cjui surprend, 
étonne; homme étonnant, ex- 
traordinaire, même en mal. 

ESÏOIJNAR, verb. a., étonner, 
ébranler par une forte commo- 
tion ; au moral , causer de i'é- 
tonnement ; surprendre par 
quelque chose d'inopiné ; v.pr., 
s'étonner , être surpris, trouver 
étrange. 



ESTOUPADO, s.f , topique que 
l'ou applique sur les meurtris- 
sures ; on le fait avec de i'étoupe, 
de l'eau-de-vie , et autres in- 
grédients. 

ESTOUPAR , verb act. , élouper , 
garnir d'éloupe, boucher avec 
de I'étoupe. 

ESTOUPETTO, s.f., regayure, 
ce qui reste dans le regayoir. 



EST *l« 351 »§->' 

ESTOUPIAÏ, ADO, adj., fou, 

outré , ridicule. 
ESTOUPIERO, s f., élouperie, 

toile faite d'éloupe ; voy. Scr- 

pilliero. 
ESTOUPIELAR, verb.a., étou- 

piller , garnir les artifices , d'é- 

loupilles. 
ESTOLIPILLO, s.f., étoupille , 
coton filé et roulé 



EST 



mèche de 
dans la poudre. 
ESTOUPIN, subst.ra., étoupin, 
peloton d'étoupe ou de filasse 
qui sert à bourrer le canon ; 
figuréni. , gros morceau , grosse 
bouchée. 
ESÏOUPINAR, verb.n., manger 
avidement, goulûment, se 
bourrer , remplir extraordinai- 
rement sa bouche. 
ESTOUPO, s.f., étoupe, rebut 
de la filasse, du chanvre , du 
lin; capiton, quand c'est celle 
de la soie. 
ESTOUPOUiNOUX, OUSO, voyez 

Estoi'ponx, 
ESTOUPOUX, POUA, adj., qui 
est grossier comme l'étoupe ; 
qui participe de la nature de 
l'étoupe ; coriace en parlant de 
la viande; cotonneux, en par- 
lant des fruits, et des gosses 
des légumes ; matériel , lourd , 
pesant, en parlantdes hommes. 
ESTOUQUEOU, subsl.m., petite 
cloison de fer qui tient les cloi- 
sons des serrures , et qui porte 
leurs rivures. 
ESTOUKDAKIE , s.f., étourderie, 
action d'étourdi; caractère de 
l'étourdi. 
ESTOUKDIR , verb.a. , étourdir , 
causer dans le cerveau un ébran- 
lement qui en trouble ou en 
suspend les fonctions ; par ext., 
fatiguer, incommoder par le 
bruit; fîg., causer de l'étonne- 
1^ ment , de l'embarras ; empêcher 
wk de réfléchir à. . . , sur . . . 



ESTOURDISSAMEÎST , subsl.m., 
étourdissement , eflet de l'ac- 
tion qui étourdit; fig., trouble 
d'esprit, causé par un malheur, 
une mauvaise nouvelle ; mala- 
die qui attaque les bestiaux. 
ESÏOUIUHT, 11)0 , s. etadject., 
étourdi , die , qui agit avec im- 
prudence , avec précipitation, 
sans considérer les suites de ce 
qu'il fait. 
ESTOUUCEOUN, s.m., estur- 
geon , grand poisson de mer qui 
monte les rivières. 
ESTOL'RNEOU , s.m., étourneau, 
sansonnet, oiseau qui va en 
troupe ; il est noiràtreet tacheté 
de gris; figur. et fam., jeune 
présomptueux. 
ESTOURN IG , v. Estermid. 
ESTOURMGAR, v. Esternudar, 
il signifie aussi frapper fort sur 
quelqu'un. 
ESTOIJRNTGATURO, ou Estoiu- 
NiGATOUi , S.m. , slernutaloire, 
qui excite l'éternument. 
ESTOUSSADO , s.f., contorsion, 
effort , mouvement violent qui 
lord les muscles, les membres 
d'une personne. 
ESTRACHAN , ANO, adj., an- 
gleux , euse , on le dit des noix 
qui ne se détachent pas facile- 
ment de la coque; fig., avare , 
taquin. 
ESTRAGALO , s. fém,, astragale, 
ornement d'architecture, fait 
en forme de baguette. 
ESTRAGOUN, s.m., estragon, 
plante potagère qui a le goût 
piquùnt, 
ESTRAI, s.masc, étai, cordage 
attaché par im bout, à la tête 
de chaque mât, et qui descend 
diagonalement de l'arrière à 
l'avant. 
ESTRAILLAR, v.a., éparpiller, 
égarer , perdre ; disperser , ré- 
pandre çà et là ; parsemer. 



EST 



<^« 3r)2 ?t^ 



EST 



ESTRALUNAT , ADO, s etadj., 
lunatique, qui n'a pas tout son 
bon sens. 

ESTRAMAS , s.œ. , chute rude et 
violente. 

ESTKAMASSAR (s') , v.pron. , se 
laisser choir, sj laisser tomber, 
donner un coup violent dans sa 
chute. 

ESTRAMBALAT , ADO , subst. et 
adject , écervelé , lée , suj«t à 
faire de petites folies. 

ESTRAMBOT, subst. m., folie, 
extravagance ; enthousiasme , 
transport de joie. 

ESTRAMPALAR (s'),v.pr., s'é- 
carquiller, écarter beauc