(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, appliquée aux arts, à l'agriculture, à l'économie rurale et domestique, à la médecine, etc"

Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing lechnical restrictions on automated querying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countiies. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http: //books. google .com/l 



Google 



A propos de ce livre 

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec 

précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en 

ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 

"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 

expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont 

trop souvent difficilement accessibles au public. 

Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir 

du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages apparienani au domaine public et de les rendre 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des 
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. 
Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez 
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimer l'attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet 
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère. 

A propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet 
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer 
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse fhttp: //book s .google . coïrïl 



e0003ai23N 



E.BIBl.RADCl.. 



C- /' 
7 



\'\^X -e ^^ 




J 



\ 



•1 

II 



NOUVEAU 

DICTIONNAIRE 



D'HISTOIRE ÎÏATIJBELLE 



CHÔ— COft. 



Liste alphabëticpe des noms desÂDteors, arec nndicatioii 

des madères qa^ils ont traitées. 

BIOT.. . ••••••• tUmhn de tlmsiUmt, —La Pl^nqac eomtê dh iu daot mi rapport! «Tct 

raUlMf* Mttreilc. 

BOSC MsmhntUFItuiUuU^VBUimrtàeênepam, do Poîstoat , «bi Ter* ; 

de* Geqailln , «t W parti* BoUn^ne ptwprcmait dke. 

CHAPTAL. ...... Mtmhrê tU PlMsdtuL —La OuBJe rt Ma applicatiim aax Art*. 

DESKAIIEST. . . . Pro/msseurde Zoologie A PA'rale t^UrituOre JPA^forU —làt» Qaaarapè- 

dcf y la* Cétacés et les Aaiaaax ib«fîlef . 

DEBLAUVYILLB, Proftsteur mdfobu àlaFtuMlU ie$ ScUmces tU Pmri* , Memhn deU 

SocUU pkihnuiti^liêe f etc. (ar.) 

DtJTOUB. •••..• Amuurd» /dusUmrt oturaget tut PAgriaUture, — L'Application ée la 

Boianiqae à f A^ricnUarc et an Arts. 

HUZARD Membre de Pliutitut, —La partie Vélériaaife. Les Aniounx domesti^es. 



LeClMT. »■ LAMARCK, HeaOr» dmPtmstàmt, — CoochjVolesie , Gofdlles , Métbode naia- 

rele, et ^lasicars aotrcs articles ginéraas. 



LATREILLE. .... Membre de VlnstUmt. — L'Histoire géoérale et particdi^ des Ovstaoés , 

des Arachoides et des Insectes. 



LEMAN, t .• Membre de la Soâiti PhUematifue, ete, ^ Qodqnes articles de Miaéia- 

logie et de botaniqne. (lv.) 

LIIGAS.VIK.S Pro/ést0urdeMaMindoçie,jimteurduTablemmMétkedifue des Btpiees 

mininUet, —La Mineralosîej son histoire et son ap^catioA aux AtU 
et attx Maûnfactiires. 

OLIVIER Membre de PIiutUMl, — Partiodi^raoMnt les Insectes coléoptères. 

PALISOT DE BEADVOIS, Membre dé PlntdUL — Dîters articles de Botam<iae et de Pliy- 

siologie végétale. 

PARMENTIER. . . Membre deClmsûaU , Auteur de plusieurs ouvrages sur V Agriculture et 

V Economie. —L'Application de CEconqjnic rurale et domestique à THi»- 
' toîrenitafelle des Aaiinaux et des'Xégétanx» 

PATRIR. . • • • . r • • Membn associé de PInstUut, —Là Géologie et la Minéralogie en général. 

RICHARD Membre dé V Institut, —Des articles généraux de la BoUnique. ^ 

SONNINI Continuateur de VHistoire naturelle de BuJ'on, —Partie de rbistoiie des 

Mamasilères, des Oiseaux ; les diverses chasses. 

THOUm.. Membre de P Institut. — L'Application de la Botanique à la cnltore, an 

fardinage et à l'Économie rurale j l'Histoire des diflérentes espèces de 
Greffes. 

TOLLARD AisL .. Professeur de Botanique et de Phjrstologie digitale, —Des articles de 

nrfsiologie végétale et de grande culture. 

VIEILLOT ••..•• Auteur de dieers ouvrages d'Oriûthologie, —'L'Histoire générale et par- 
ticulière des Oiseanx, leurs manrs, habitudes, etc. 

VIRET. ••••••«• Docteur en Médecine , Prof. d'Hist, Ifat, , Auteur de plusieurs ouvrages • 

—Les articles généraux de l'Hist. nat. , particulièrement de l'Homme . 
des Aniaanx , do leur ctrocture , de leur physiologie et de leurs facultés. 

T VART ...•••.. Membre de PInstitut. —L'Économie rurale et domestique. 
CET OUVRAGE SE TROUVE AUSSI: 

A Paris, chat C-F.-L.PA»cxoucKa, Imp. etÉdit.dnDict. desSc.Méd.,meSerpenU, n.OiCL 

A Broget, ches BooAaaT-UonoariBa , Imprimeur-libraire. 

A Bruidles, cfaea LaceAaLian , Dn Mat et BaaTaor, Iiaprimenrs-Ubraires. 

A Gand, ches H. DvjAaniir et na BosscBaa, Imprimeurs-libraires. 

A Genève, ches PAseaoon , Imprimeur-libraire» 

A Liège f chrn Dasosa , Imprimeur-libraire. ^ 

A LiUe, ches VABAcaàaa etLxbaox, Imprimeurs-libraires* 

A Lyon, ches BovAiaa et MAïaa, Libraires. 

A Manheim, ches FonTAina, Libraire. 

A Mous , dies La Roox , Libraire. 

A Ronen, ches Fakaa atoé, et RbmAdlt, Libraires. 

A Turin, chmPic et Bocca, Libraires. 

A Vordw, chMBsviT jeûnai Libraire. 



NOUVEAU 



DICTIONNAIRE 

D'fflSTOIRE NATURELLE, 



APPLIQUÉE AUX ARTS , 

A r Agriculture ^ a rÉconomîe rurale et domestique, 

à k Médecine y etc. 

PAR UNE SOCIÉTÉ DE NATURALISTES 

ET D'AGRICULTEURS- 

Nouvelle Édition presqa^entièrement refondue et considë- 

rablement augmentée ; 

ITEC DES nCUEES TUdXS SES TROIS REGTŒS DE LA NATURE. 

TOME VIL 



VS L*IMPAlMBaiB D*ABKL LAKOE, RUS DB LA HARPB. 

A PARIS, 

Chez DETERVILLE, libraire, rue hautefeuille, ii<> 8. 



M DGGG XVIL 



• • 



Indication des Pages où doii^eni être placées les 

Planches du Tome VU. ai^ec la note de ce 

... •#«• ^» ' 

gabelles représentent. 



B ^4- Animaux mammifères Pag. i6l 

Cachîcame (tatou). — Callitrîche (guenon). -^Girette. 

B 28. Plantes ' 209 

Clusier rose. -«Cocotier nucîf%re. — Gopayer officinal. 
— Goquemollier d*Amërique. 



• 



B 27. Insectes .....: 255 

Cicîndèle champêtre. —Cigale plëbëîenne. — Cimbez k 
ëpaulette. «-Cinips des chrysalides. — Cistelle sulphu- 
reuse. —Clairon des ruches. — -Clytre quadrî ponctuée. 
— Coccinelle à sept points. —Cochenille du nopal , 
mâle et femelle. «. Conops rufipède et sa tète grossie. 
— Corise striëe. •«■Criocère du lis. —Criquet stridule^ 
— Cucujus rufipède* 

B 38. Oiseaux • 342 

AvATOMis. Formes et positions de la langue du Coli- 
bri et de l' Oiseau-Mouche. [ 

B 19. Oiseaux (Colibris) 372 

Oiseau - mouche amétiste. —Oiseau -mouche rubis- 
topase. —Oiseau-mouche huppe* —Ortolan de neige. > 

B 29. Oiseaux. ..••••• 899 

Calao à casque concave. — Combattant ou Paon de mer. 
"-Crick poudre ou Meunier. 

B 26. Plantes 4^9 

Cettrau nocturne. —Chalefâi feuilles ëtrortes. «-Glatkre 
•B colonnes. — Condoré k graines rouges. 



i 



B* îo. Oiseaux • ; .' . ; . v . r. : • . . Fag: 4:94 

Cassteano^^é. •^Cardinal huyf^. -^Coq^^de r<sc&4« 

B 3^1. Coc^ilfes. ....... . . ;..... . 583 

Dénomination des parties dot Gdcplrfifts^^ cl ÂtoatomW 
des Animaux qui les habitent» 

* _» 

t * 

/ • ^— • •• ■ , ' .: ■ » 



• \ 



• • 



I 
I 

I 

I 

i 



NOUVEAU 

I 

DICTIONNAIRE 



D'HISTOIRE NATURELLE. 



fil- I • I I 



C H O 

CrtOilLI'rÈ , RosiraMa , Vieîll. ; Scolopùx, tath. (ienré 
de Tordre des Oiseaax Échassiers , et de la famille des HÉ-^ 
LONOMES. V, ces mots. Caractères : Bec plus loDg que la téte^ 




narines linéaires , situées à la basé du bec dans une rainure ; 
langue médiocre ^ filiforitoe , pointue ; tête un peu angulaire ; 
i{iiatre doigts , trois devant grêles , les extérieurs unis à là. 
base par line très-petite membrahe ; Tinteme libre ; le pos- 
térieur portant à terre sur le bout ; ongles falculaires ; ailes 
courtes , un peu concaves ; les deuxième et troisième rémiges 
les plus longues. On ne connoît que Pexlérieur des cborlites ; 
mais comme ils ont de l'analogie avec les bécassines , on peut 
soupçonner quHls ont le ihéiAe genre de vie* On les trouve 
en Afrique et àuï grandes Indes. 

Le CHORLitE DU Câp de Bonne-Esperâkcë , Bosiratula 
eapendsy Vieill. ; Scolopax capensis^ Latti. , porte cinq bandes 
sur la tète , une roussâire \ deux grises et deux blanches ; le 
manteau est d'un gris bleuâtre , mélangé d'ondes noires 4 et 
traversé par une ligne blanche ; il y a une zone noire sur le 
haut de la poitrine \ le ventre est blanc , la queue cendrée 
et rayée transversalement de noirâtre , avec quatre taches 
jaunes de chaque cdté. Longueur totale , dix pouces. 

Le Chorlite de Madagascar, pi. enl.^ n.®92a, Scohpax 
capensû, Var., Lath., n'est qu'une variété de sexe ou d'âge do 
précédent. Il a la tête et le cou roux ; deux traits au-dessus 
de l'œil, l'unbUnCi l'autre noir; on coUiier de cette derniirç 



a C H 

conlenr an bas da cou ; le dos noirâtre et gris ; les conrer-* 
tares des ailes variées de ces deux coolenrs et de roossâtre ; 
des bandes transversales noirâtres , et quatre rangs de tacbes 
ovales d^on roux clair , et entourées de noir sor les ailes et 
sar la qaeue ; le dessons da corps blanc. 

Le C^âtlTE ftE lA CnniE , Utatroàdà sinensû ^ VieîU. ; 
scahpa^sùieniis, Latr., alatète rayée de noir etdt blanc; le coa 
pî(iueté de gris blanc; le manteaa varié de tacbes et de lignes d'an 
gris-bran, bleuâtres, noires et d'an roux clair ; le dessous da 
corps blanc; im large feston noir sor la poitrine ; sa tattte un 
peu inférieure à celle de ta bécassme commune. 

Le Chorlite des Indes , Rostcatula indica , Yieill. ; Scola- 
pax indica, Lath. , a la t£te blanche , lavée de gris terreux 
sûr le sommet ; deux raies grises sur le& côtés ; la gorge et le 
ventre blancs ; le cou et la poitrine blanchâtres et tachetés 
de gris : cette ^cniière teinte règne sur le dos , le croupion 
et les petites plumes des ailes, dont les grandes ont des bandes 
transversales; le bec et les pieds sont noirs. On le trouve aux 
Indes. 

Le CaorutE TERY, hostraUda viridis ^ Tieill. ; BaUus 
èengaknsis , Lath. Oiseau peu connu , et décrit succinctement 
par Albin , qui , le premier , l'a fait connokre. On en a fait 
iin cheoatterf une bécassine et un râle , et cependant il me 
semble appartenir au genre chorUie ; c'est aux naturalistes qui 
le verront en nature, à décider si je suis dans l'erreur ; tou- 
jours est-il certain que ce n'est ni un chtmUer, ni un râle. Une 
teinte verte règne sur le dos et les ailes ; les quatre, premiè- 
res pennes sont pourprées avec des taches orangées ; le cou 
et les côtés de la tête sont bruns ; celle-ci est , sur le sommet , 
du même blanc que la poitrine, (v.) 

CHORLITO. Nomsous lequel M. de Azaraa décrltdescA^- 
paliers et des/>ti]^a5 du Paraguay, et à la suite desquels lia rangé 
une espèce qui me paroît n'appartenir à aucun genre connu. 
C'est àpeuprèsle sentiment de M. deAzara, qui la regarde 
comme oien distincte et éloignée des chorolltes , non-seule- 
ment par la conformation du bec, mais aussi par ses pieds ^ 
très-dmérens de ceux des autres. 

Cet oiseau , qu'il appelle ckorifto à tarse comprimé ^ a le bec 
(bible , droit et diminuant si sensiblement de grosseur depuis 
sa base , qu'il est très-mince à son bout; le tarse n'a pas 
une demi-ligne d'épaisseur , et il en a deux de large ; le doigt 
du milieu est joint au doigt extérieur par une membrane jus- 
qu'à la première articulation , et un peu avec l'extérieur : 
cette membrane accompagne les bords des doigts dans toute 
leur iongneur; la queue est un peu échancrée, les deux 
pennes intermédiaires étant plus courtes d'une ligne et demie 



)RO. Oiseau de rAmérique méridionale , dont 
( Voyages) a parlé le prenûer. Comme je ne l'aï 



c ao à 

qfiie lesdlx antres « et trèât-poiatuess. En voUà bien assez , je 
crois , pour constituer un genre nouveau. F. St£gaN0P£. 
CHORN. C'est le Bo&i.Eâù' chez les Tartaf es , iscluu»eàU. 

^ • (LN. ) 

CHORO. Sii^e d'Aviéri^iet décrit par M. Hmd^ldt, et 
qtûappafftientamgeiire Aii<HJAT£ouSiKG£s B6Ei.fiVA&(BE5M ) 

CHORODAMON, Bioscoridc. Cette plante se rappro- 
che de la BsBCEf hemdeum sponâyUum^ L. (ln.) 

CHOROK ou PUTOIS DE SfflÉRIE, Mustda sièi^ 
lica^ Patt. V. Maktï. (desiU.) 

CHORORO. 

M. d'Azara ( Foj _ , ^ ^ ^ 

pas va en nature,^ et que sa description ne m'instruit pas 
assez pour déterminer le genre qui lui convient dans une mé-. 
thode, je le décris isolément. De Azara place cette espèce 
à la suite de ses Yambus ( V. ce mot ) ; mais il convient 
qu'on doit l'en séparer, vu qu'il en diffère en ce qu'il a une 
qaeue, tandis que les jram^itf n'en ont pas; déplus, ilale doigt 
postérieur et les ongles plus longs ; là jambe et luie enver- 
gare plus courtes, une arête saiUante derrière le tarse; le 
bec semblable à celui i^s gallinacés; enfin , les narines et la 
langue conformées tout autrement. On rencontre cet oiseau 
solitaire dans les forêts épaisses et humides, sous le a6.' de- 
gré de latitude australe. On l'approche et on le tue difficile- 
ment , si ce ix*est au coucher du soleil , lorsqu'il marche 
dans les sentiers ^ ce qu'il fait avec grâce et la queue relevée. 

Cette espèce a le bec long de neuf lignes , épais et large 
de quatre , presque droit ; U langjoe en forme de lancette et 
on peu velue à la pointe \ l'aUe composée de vipgt pennes » 
dont la cinquième est la plus longue ; là queue garnie de 
deuze peines égales ^ excepté Textérieure , qui estpIus'cQurte 
de quatre ligpes que les autres ; huit pouces de longueur to*« 
tjjle ; la tête de couleur de café mal grillé ; le reste des par- 
tics supérieures d'une teinte ploml^ée et verdàtre , avec du 
blanc à l'extrémité de la queue et du noirâtre sur les pennes 
alaires ; un trait blanc sur l'œU , lequel s'étend jusqu'aux côtés 
de Tocciput ; les plumer de toutes les parties inférieures 
blanches ^ bordées de noir, et avec une tache triangulaire 
de cette couleur sur le milieu ; les pieds d'un blanc foussâtre ; 
le bec blanchâtre et l'iris noirâtre. {Esp. nou».) (v.) 

CHORRiESCH. Nom donaé par ks Arabes i «ne va-^ 
riété naine de TEuphorbe des anciens, eiqjhorbiamÊtitpmrmn^ li. 

GHORS. Nom persan de l'Ouns; (i>|ïaii.) 

GHORTO KADIPHE. Nen dmnépar les Grecs mo- 



4 C H 

dcrnes à une espèce de Buphthalme, tuphthatmàn rhanth^ 

mum , L. (p^'\ 

CHORYZëME, Chonzema. Genre de plantes éiabli pkr 
Labillardière , dans la diadelphie décandrie et dans la famille 
des légumineuses. Ses caractères sont : calice k deux lèvres 
et àcinqdirisions; corolle papilionacée; stîgmatesimple, aigaj 
gousse oblpngue , ventrue , à une .seule loge polysperme. 

Ce genre renferme trois à quatre espèces de sous^arbrisr^ 
seaux k feuilles alternes et à fleurs disposées en grappes axil- 
laires peu garnies, tous originaires de la Nouvelle^Hollande^ 
et qui se font remarquer par leurs feuilles épineuses en leurs 
bords tomme le houx, et pour leurs fleurs d'un jaune brillant* 

Le Choryzême À trois lobes , qui a été placé par quel- 
ques botanistes parmi les Pultenées, et appelé Pojdolobiok 
par d'autres. Il est figuré dans deux ou trois ouvrages;, entre 
autres, pi. 14^77 an Boianîcal Magasine de Gurtis. On le cul- 
tive dans nos jardins, (b.) 

CHOSCHI. Les Mongols nomment ainsi le Cembro, 
espèce de Pin. Une autre horde de Tartares, les Burétes^ 
l'appelle CfiuTSCHi. (li^.) 

CHOSTEREK et KOS. Noms tartares du Noyer , ju^ 
glatis regia , L. (LN.) 

CHOTIN. Nom qu' Adanson donne à une coquille du genre 
Cône, (b.) 

CHOTUBRE. Nomkalmoucl: de la Lote. (t)ESM.) 

CIIOU. Nom marchand de THippoPe. (b.) 

CHOU , Brassica ^ lAnn, (téiradynamie siligueuse. ) Genre 
de plantes de la famille dei» Crucifères , qui a beaucoup de 
rapports avec les moutardes et les radis, mais qui se distin- 
gue des premières par le calice fermé , et àes derniers par 
sa siHque qui n'est point renflée à sa base , ni articulée. 

Le chou a : un calice formé de quatre folioles droites, légè- 
rement bossues à leur base , rapprochées des pétales , de U' 
longueur de l'onglet , et caduques ; une corolle à quatre pé- 
tales disposés en croix ; six étamines , dont deux plus couites, 
avec quatre glandes sur le* réceptacle , deux entre chaque 
étamtne courte et le pistil, et deux entre les étamines lon- 
gues et le calice ; un ovaire supérieur , surmonté d'un style 
court et plus épais que lui. Son fîruit est une silique allon- 
gée , un peu cylindrique , légèrement comprimée et divisée 
en deux loges par une doison longitudinale , un peu plus 
longue que les valves. / Chaque loge renferme plusieurs se* 
menées rondes. 

Parmi les espèces de ce genre , qui sqnt au nombre de 
trente, on compte aujourd'hui le Navet, la Rave et la Ro- 
quette , dont Toumefort avoit fait autant de genres séparés. 



C H 5 

l^oiislei^ traiterons à leur lettre. Nous n'alloBs parler dans 
cet article que du chou proprement dit t et seulement du 
Chou cultivé , Brassica oleracea , Linn. 

Le chou tenoit, chez les anciens , le premier rang entre 
les plantes potagères. Il a été cultivé de temps immémorial 
chez presque tous les peuples ; et il présente niaintenant un 
si grand nombre de variétés , que leur exposition devient 
embarrassante. 

On distingue six races principales de choux , savoir :. 

Le colsa , qui semble représenter Fespèce naturelle , sans 
altération. 

Les choux verts y qui s^élèvent le plus et. ce pommeAt 
jamais. 

Les choux cahus , remarquables par la pomme des fj^uiUes 
qu^ils forment dans leur jeunesse. 

Les choux-fleurs , dont les rameaux et les fleurs naissantes 
forment une masse charnue et colorée très-particulière. 

id^s choux ' rwfes y dont la première tige s'épaissit em 
pomme. 

Le chou-naQety dont la racine est tubéreuse et chamuç 
tomme dans le navet. 

L CoLsA ou Chou-colsa , Brassica oleracea ajvensis , Lînn.' 
C'est le. chou qui tient le^lus de la nature sauvage. Il a une 
racine pivotante , menue et fibreuse. Quand il croît sans cul- 
ture, sa hauteur est de quinze ou dix-huit pouces , et il s'é- 
lève jusqu'à quatre ou cinq pieds quand il est cultivé. Ce 
chou pousse des tiges rameuses , grosses , munies de feuilles 
sinuées, découpées plus ou moins profondément, peu larges ; 
les inférieures sont en lyre , celles de la tige en cœur, allon- 
gées et sessiles. Il porte communément des fleurs jaunes. 

Plusieurs auteurs ont confondu mal à propos le colsa avec 
la navette. On retire , il est vrai , par expression de chacune 
de ces plantes , une huile qui forme une branche de com- 
merce ; et ces huiles , assez semblables , sont en général 
vendues sous la dénomination d^huile de navette ; mais ce 
ne sont pas ittoins deux plantes très-différentes. Le colsa ei^t 
décidément un chou, et la navette une rave. 

On cultive en grand le colsa dans les Pays-Bas, aux en- 
virons de Lille et dans d'autres cantons du nord de la France. 
Cette culture fournit dans ces pays la meilleure huile qu'on 
puisse retirer des productions du sol. Une bonne terre vé- 
gétale , et qui a de la profondeur , est celle que le colsa 
exige. On le sème ou comme le grain , ou en pépinière pour 
le replanter ensuite. C'est ordinairement au, çommei^ceincut 
de juillet que ce semis a lieu. Vers le milieu de, septembre, 
qo transplante le C0U4 r \^^ pieds doivent être espacés d^. 



6 C H O 

doazê à quinze pouces en tous sens. Après quclcfues jours, 
on les sarcle ; on remplace ceus qui n'ont pas repris ou qui 
languissent. 

La graine ei^ ordinairement mare au mois ^e juillet sui* 
vànt , quelquefois plus tard. Aussitôt que les siliques s^ouvrent, 
on coupe la plante avec une feucîlle , et on la porte en pe- 
tits faisceaux «sous des hangars aërés ^e tous côtés , pour la 
faire sécher. Quand elle est sèche , on la met en meule 
comme le blé , et on la bat ensuite dans un temps con- 
venable. 

Tout est utile ^ans le colsa. L'huile qu'om retire de sa 
graine est bonne à manger , et propre à brûler, à faire du ^ 
savon noir , à préparer les cuirs , et à fouler les étoffes de 
taine : les pains ou tourteaux dont on Pa exprimée , servent 
à nourrir et k engraisser les bestiaux de toute espèce • bœufs, 
vaches et moutons ; on les leur donne émiettés et mêlés avec 
du son ; lés vaches qui eb mangent ont du lait en abondance ; 
ces tourteaux sont encore un des meilleurs engrais pouPles 
terres destinées à recevoir les semences du colsa. Tous les 
bestiaux mangent aussi lesliouppes des pieds de cette plante, 
et la menue paille qui sort du van quand la graine est net- 
toyée. 

IL Chou vert, Brassica oleracea viridù^ Linn. Ce chou 
ne pomme jamais comme ceux de La troisième race (-les choux 
cabus ), et comprend les sous-variétés , parmi lesquelles se 
trouvent, les choux de la plus haute taille , tous plus forts que 
le colsa , et utiles par leurs feuilles. 

Le grand chou vert ou chou vert en arbre j vulgairement le chou 
cavalier, est remarquable par sa grandeur. Il a Taj^arence 
d'un arbrisseau , sans avoir rien de ligneux. On le cultive 
comme le précédent, et pour le même usage : il peut se mul« 
tiplier de bouture. n 

Le chou vert frangé , vulgairem^it le chou frisé d'Allemagne^ 
^ ou le chou à refets du Brahant, Sa ttge s'élève à la hauteur d'un 
à deux pieds, et se garnit de petites feuilles itrès-frisées , 
qui varient beaucoup pour la couleur^ et ont besoin d'être 
attendries par les gelées. On coiqpe l'extrémité de la tige qui 
porte les feuilles les plus tendres. De l' aisselle de celle» qui 
• restent, il sort , pendant l'hiver, des rejets ou broques qui sont 
très-bons. 

Le chou vert à grosse oôie. Il s'élève peu; sa tige, ses feoflles 
sont vertes , rondes , unies , épaisses ; leur côte est grosse , 
blanche , pleine , tendre. 

Le chou panrMlier ou chou vert frisé ^ vulgairement le chou 
de Sopoic , le chou de Hollande , le éhou ^&pagne. C'est une 



c n o y 

des deux races iadi^piëes comme originaires d'Italie ; sa lîge 
( ou soache radicale ) est grosse , haute d'un pied et demi , 
garnie de grandes feuilles vertes ou blondes , très-^omcées 
ou firi&ées par les bords ^ portées par des pétioles gros , coarts, 
tendres et comestibles» 

Le chou àjmcher. Il a des feuilles obloagnes, dentelées et 
crispées sur les bords. 

Il y a le 4:hou vert commun^ très-cultivé dans quelques par- . 
ties de la France , ta sartout dans le Maine. Ses feuîBes sont 
amples, ailées à leur base, ondulées, crépues et à^cAtes 
saillantes; elles servent, en été , k la nourriture des animaux, 
et pendant Thiver, lorsqu'elles ont été attendries par les ge- 
lées, on en fait usage dans la c«âs(ne. 

C'est en pépinière et au printemps qu'on sème le rJioit en 
arère^ et on le replante à la cheville dès qu'il a cinq à sept 
femlles. La terre doit être femée et profondément labourée. 
Ce chou est distingué de tous le^ autres par son caractère 
vivace ; il n'a pas besoin d'être semé et replanté chaque an«- 
née. Le chou vert commtin se cultive de la même manière y 
ainsi que le chou frisé i*ARemagne^ Les grandes feuilles de ce- 
lui-ci sont arrachées des tiges vers la fin de l'été. En octobre 9 
on commence à couper les jets que ces tiges ont poussés , 
et qui se renouvellefU pendant tout l'hiver. Les choux verts et 
les choux èlonds à grosses câtes sont semés à la fin de juin ; on 
les repique le mois suivant , et on les plaïite jusqu'au milieu 
de septembre. Le blond est plus délicat, mais il craint le 

Eand firof A ; le vert y résiste très-bien , et les gelées mêmes 
attendrissent ; quand on le fait cuire couvert de glaçons , il 
est meilleur. Le chou pancaUer s'attendrit aussi par les neiges 
et par les frimas. Ce chou est d'une grande ressource dans 
les cantons montagneux et froids. 

III. ChoU'CaBU ou Cnou POJVTIKPë, Brmsica pUrace^ capî-- 
taiaj Linn. Cette race de chou est remarquable en ce qiie les 
individus , avant le développement de leur ijlge et de leurs 
branches, ont leurs feuilles grandes , peu découpée^ , pres- 
que arrondies, concaves , et tellement rapprocjbé^es , q^^içilv.^ 
s'embrassent les unes les autres , se recouvreut jconyne les 
écailles d'unJbulbe, se con^riment fortement, et^ s'envelop- 
pant , forment une grosse tête arrondie , massive, .qjQii e^fç^- 
me pendant long-temps la tige et les branches .eu racçoivr4Di, 
lesquelles enfin n'en sortent qu'en rompant cette tê^ pu 
pomme monstrueuse. Ypici les sous-variétés principajie^ de 
ce chou ; il y çn a de plusieurs couleurs. 

Le chou pommé ilanc. C'est le «hosu Je plus pommun dans, 
toutes les parties de la France, parce qu'il est gros , feik 



8 C H O 

•difficile sar le terrain 9 et moins sensible que les autres aux 
intempéries des saisons. 

Le chou pommé de Saint-Denis ou d^AiibeivUliers, . Il diffère 
du précédent par' sa tige plus élevée , et par sa pomme un 
peu pointue à son sommet ; elle est ferme et blanche. 
C^est Fespèce la plus commune des environs de Paris. Il 
se rapproche beaucoup du suivant. 

Le chou pommé blar^ hâtif ou de Bonneuii, Ses feuilles sont 
grandes 9 arrondies 9 d'un vert lavé de bleu; sa pomme de 
grosseur médiocre, un peu aplatie au sommet, ferme et 
pleine. 

Le chou pommé frisé précoce ou d'Yorck. C^est le plus pré- 
coce des choux pommés, c^est-à-dire celui qui forme sa tête 
le plus promptement. Sa tige est fort courte ; ses feuilles, d'un 
vert clair , sont finement dentelées et un peu froncées par lea 
bords ; sa tét'e est petite , blanche , ferme : i{ es% tendre y 
doux, excellent. . 

Le chou pommé en pain de sucre ou le chou chicon. Ses feuil- 
les sont presque de la forme d'une raquette , très-concaves , 
allongées , étroites vers la queue , s'élargissant régulièrement 
jusqu'à l'extrémité , qui est arrondie. Sa pomme est à peine 
de grosseur médiocre , de la form^ d'une laitue romaine ou 
d'un cône renversé, peu ferme, souvent même un peu creuse, 
blancbe , tendre , douce , excellente. Il est un peu moins 

1 précoce que le précédent ; les amateurs le préfèrent à tous 
es autres. ^ 

Le chou pommé de Strasbourg, Il est précoce, de la seconde 
saisoq. Il a une tête sphérique , très-aplatie à son sommet , 
blanche , tendre , fort bonne. 

Le chou pommé d'Allemagne ^ ou c?i0u quintal. Il est très-peu 
«onnu en France, mais le plus cultivé en Allemagne, et celui 
qui demande le moins de soins. Ses feuilles sont d'un vert 
pâle. Aucun chou ne forme une plus grosse tête que celui-ci ; 
elle est ronde , blançhç , à nervures un peu grosses. 

Le; chou pommé rouge. Ses feuilles sont grandes , d'un pour- 
pre brun, ou yertes , avec les côtes et les nervures rouges. Ce 
chou a plusieurs sous-variétés dégénérées : il est plus d'usage 
en médecine que dans la cuisine. 

Le petit chou pommé rouge ou le knaper des Hollandais. Sa^ 
pomme est fort petite ; elle a ses feuilles entièrement teintes 
d'un rouge violet et à nervures d'un rouge moins foncé : c'est 
un excellent chou. 

Le chou pommé frisé ou le chou pommé frisé d'Allemagne. II 
ressemble au chou d Allemagne par sa force ; sa tête , qui est 

Eresque aussi grosse, est blanche, encore plus tendre çt excel-. 
Pte^ 



C H 9 

Le gros chou pommé de Milan. Sa ttge est haute et bien 
eamie de feuilles d'un vert foncé , grossièrement frisées ; il 
forme une pomme assez grosse , ferme et pleine ; il est un 
peu dur s'il n'a été attendri par les gelées. C'est le chou qui 
donne le plus de variétés. 

Dans le midi de la France ônjsème le chou pommé oucahus 
à l'entrée de l'hiver , et on le replante en mars. Quand les 
fortes gelées surviennent , on le couvre de paille. Au ,prin- 
temps, on forme des carreaux entiers avec ces choux; ils sont 

{liantes à deux pieds en tous sens sur un ados de sillon ; 
'autre ados est garni de salades ou autres menues herbes. 
Dans le nord et aux environs de Paris, on sème ce même 
chou en août , et on le plante en octobre , dans un endroit 
abrité où il passe l'hiver, en le garantissant des fortes gelées ; 
lorsqu'elles le surorennent avant qu'il ait été garanti, on. 
attend que le soleil l'ait fait dégeler, et on le couvre ensuite. 
11 est replanté en mars, et on commence à le manger en 
août. 

Tous les choux cabus ont une tendance à crever et à se 
fendre ; dès lors la pluie, pénétrant dans l'intérieur de la 
pomme, la fait pourir. Quand on la voit au point de sa gros- 
seur, on prévient cette rupture en arrachant la planté à moi- 
tié ; la végétation est ralentie par le brisement d'une partie 
de ses racines. 

IV. Chou -FLEUR et Çhou-brocolis , Brassica oleracea bo- 
t/ytis^mn. La surabondance de nourriture , dans cette race, 
au lieu de se porter , comme dans les autres , soit dans les 
feuilles , soit dans la souche ou la racine , se porte dans les 
branches naissantes de la véri|able tige , et y produit un gon- 
flement si singulier, qu'il les transforme en une masse 
épaisse ou une tête mamelonnée . charnue , blanche , ten- 
dre , en cime dense , qui ressemble en quelque sorte k un 
bouquet , et qui est fort bonne à manger. Si on laisse pousser 
cette tête jusqu'à la hauteur convenable , elle se divise , se 
ramifie , s'allonge et porte des fleurs et des fruits comme 
les autres choux. Les feuilles ^es choux-fleurs sont plus allon- 
gées que celles des choux-cabus ; et leur tête est , dans les 
belles variétés, d'un blanc éclatant. Les plus intéressantes 
variétés de cette race sont': le chou^fleur dur. commun , le 
chon-fleur du^ d'Angleterre , le chou-fleur tendre , le chou* 
brocolis commun, le chou-brocolis de Malte*^, le chou-bro- 
colis blanc. 

Le chou-fleur de Malte , celui de Hollande, celui d'Italie , ce- 
lai de Chypre et autres , ne se distinguent que par unpeuplus 
^^ un peu moins de rolome, de blancheur, de finesse , àt 



lO 



C H O 



précocité. On ^oit regretter le brocolis vivace , cultiré jadis 
en Italie , «t décrit par Colomelle et par Pline. 

CuiàiTR, — Dans une terre iÀtn amendée , le dunt^atr se 
soutient par des airosemens sans d^énérer ; il redevient 
chou lorsqa^on le néglige. Plus il s'éloigne des pays méridio— 
nam, pli» il diaûnae de grosseur et de qualilé. Ijcs deux 
espèces 9 le hâtif on tendrt, et le iardif on Atr, dans le 
Midi de la France , sont d'abord élevés sur concbe , et 
ensoite repiquées en pleine terre. Dans le nord, elles de^ 
mandent an moins deux transplantations. Le dur est semé en 
antomne , et le tendre en janvier; on les repique l'un et Tanlre 
sur une on deux coucbes, et aH.^inteB^ on les plante à 
deux pieds dans un terrain engraissé et labowé suffisamment. 
Cette plante aime Teau : elle a besoin d'être arrosée tous ies 
deux jours , après sa dernière reprise. Quand la pomme a 
acquis la grosseur du pMug , pour la faire blanchir , on la 
recouvre en liant les feuilles par Textrémité. 

On sème aussi les choux- fleurs durs en septembre , et les 
tendit depuis janvier jusqu'en mai. Dans ce dernier mois ils 
peuvent être semés en pleine terre ; mais il faut toujours les 
repiquer une fob, ou même deux, pour les arrêter et les em^ 
pêcher de monter. 

Le brocolis demande une terre substantielle , bien divisée 
et fumée. Sa culture , tant au nord qu'au midi , est à peu 
près la même que celle du chou-fleur tendre. Dans les con- 
trées chaudes de la France , les brocolis sont plus b^ix et 
plus délicats que ceux qu'on obtient à force de soins mt en* 
virons de Paris et dans les climats semblables. On mange le 
brocolis crud ou cuit , et on le confit ainsi que le chou-fleur. 

y. Chou-rave ou Chou de Siam, Brassica okracemgfmgjf* 
laides^ Linn. Dans cette race , la surabondance de nourri-* 
ture se porte à la souche ou fausse tige de la plante t et y 
produit un gonflement remarquable , qui la transforme en 
«ne masse tdbéreuse 9 succulente et bonne à manger. 

Il y a le chou-^rai^e commun « dont les feuilles sont d'ua vert 
pâle 9 et dont la tige devient une tubérosité arrondie , de 
trois à quatre pouces de diamètre , ayant une écorce verte et 
une pulpe ferme et blanche; l^chou-m^e violet, plus gros, 
plus tendre que le précédent , et qui s'en dbtii^;ue aisément 
par des traits de violet , sur les pétioles et les^rvures de ses 
ieaiUes ^ et par la même couleur wx presque toute la peau 
de son tubercule. 

CttUuhe el usage de ce dwu. -—Le tubercule du choi»-rave 
( Instrud. sur la cukute et l'usage des choux , par la Commission 
d'Agric.) est la partie de cette plante dont on faat suctowi 



s 



C H O -„ 

'tisag«. Sa chak* ou piilfMe est beaucoup .plus fermé ifat «elle 
du navet ; elle exi a la aarewr mêlée de ceUe du cken. Baeiis ' 
les années pluvieuses , ou lorsque ce chou a «été soi- 
^euseiBcnt arrosé ^ cette ^mme crue est tendre 9 cassante 
et de boa goût ; cuHe , on la mange an gras ou au mat- 
Te. Elle convient beaucoiç à la nsMirimtunè des beatiauK. 
m fait en AUemagDie un assez gratid osage de cette pro- 
duction. Dans les années eèdies^ bu lorsque lesasrtMe- 
mens sont négligés ^ «elle se durcit et dment iigiiensfe. 
Pour ravoir bonne , on sèmeipen de ce «bou à la fois , M*à 
irois «u quatre époques , depuiis le mittgu de macrsijuaqu'au 
•commencement de juin ; on les bme et on les arrose Iré- 
queflàmesit. On s'«n tsert pour la table , lor^u'Hs sont k peu 
près à demi-grosseur. Quand on cultive en grand «ette e^fiîèce 

Jour les bestiaux, on la sème à la dernière époque indîwuée. 
les rosées de la fin de l'été et de ranttomiBe, la Irameiir 
des nuits plus loagnes akms , «t les pluies assez ordmaMpes , 
les attendrissent , ^ rarement ils se coinéeat -eii celte saison. 
£n biver , on en£aît usage «ofenme îdes ^antnos racines ; sans 
être ensilés ou enterrés , 3s se ^cénserveurt -fort lopg-4«Mps 
àTabri de la gelée. Les feutUes du cbou-«i»;re peuvent être 
données aux bestiaux. 

YI. Gflou-NAV£T, Brass^a tileraûta^ napo-èrassica , Iarb. 
Il sefld>le, dans pette race, que l'espÀceducliou sok altérée et 
participante de la nature du nûpeL -Comité ^uî , 4e ohùu^naoêt 
prodmt ses feuilles à fleur de «erre ; «Mes ^oot plus ailées et 
^lus découpées que celles du ehou-^raœ , mais douces au tou- 
-cber , comme tous les cfaoux , «t assez vessemUântes a#k 
feuilles du chou à faucher^ quoique «noAus nombreuses. CeUe 
plante diffère du chou-rav% , en ce que la tige de «elui^ci est 
renflée et forme une protiâïérance au-^dessus de la terre ; 
4andâs que la protubérance que &nne ia ^tmdite lèa obourv»- 
vet est enfoncée dans la terre. Cette racine «st «pre^ipie 
ronde, de trois à quatre pouces de/diamèlt« ; >ell«! -coniient 
«ne pulpe comestible , phis ferme que celle des nairets ^hcou- 
verte d'une peau dure et épaisse. Du mîBeu des ieuiUes ra>- 
idicales, il s'élève, la seconde année , à trois «n quatre pieds, 
«me tige rameuse qui doDAe des fleurs et des graines «oomittie 
les autres cboux. Cependant .on èok Démarquer, à<iet 'égard, 
que , dans cette race et dans isL précédente , la graine «st 
t^ommunément fort grosse , «et fort petite , au jcontraire , 
dans les cbouK-Beurs. 

On ^distingue le chau-nap^toviàESkmn »et le dboU'infii^ide La- 
ponte ^ qui n'en est peut-être qu'une variété, lue preiiHef'>riefit 
-d'être décrit; le second est moins connu. Il a , il est vrai , 
l^eaucoup de ressemblance aveC'l'autve; mais ses feuîlles-sMt 



I 



„ C H O 

plas nombreuses , plos épaisses , et d'an Tert ptns fonce ; il 
pousse plasieors tiges , tandis qoe le cfaon-navet commun nVn 
produit qa'nne ; et d'ailienrs il n'a pas , comme celaî-ci, an- 
tour de sa racine , la même quantité de filets ou de fibres , 

armi lesquels s'en trouv^e souvent d'un pouce de grosseur. 

nfin, ce qui le distingue particulièrement , c'est la propriété 
qu'il possède de résister aux froids les plus rigoureux , et 
même de végéter et de prendre de l'accroissement sous la 
neige et la glace ; propriété précieuse que n'a pas ^ au même 
degré, le ebou-nayet commun. 

Le chou de Laponie est , pour ainsi dire , une plante nou- 
velle pour nous. Les Suédois l'ont d'abord cultivé avec suc- 
cès , et les Anglais en font un grand usage depuis environ 
quinze ans. Sonnini est le premier qui ait fait connottre en 
France cette précieuse plante , et qui Tait cultivée en 
grand. Ce savant éditeur de Bu£fon , a lu, en 1787, à l'Aca- 
démie des Sciences et Arts de Nancy 9 et fait imprimer de- 
puis, un mémoire intéressant sur la culture de ce chou. Pour 
faire ses expériences ,* il a choisi sa terre de Lironcourt , 
située qa Lorraine , sur les confins de la Franche-Comté et 
de. la Cnampagne. C'est un pays peu éclairé , et dont les 
h'abitans sont la plupart misérables. Ils ont vu d'abord avec 
indifféretice les essais de Sonnini ; mais bientôt, témoins de 
, la belle végétation de ce nouveau chou f que la rigueur de 
rhiver n'interrompoit pas , et de Fembonpoint du bétail qui 
, en étoit nourri , dans un moment où la disette des fourrages 
afiligeoit les campagnes , ils ont été forcés d'ouvrir les yeux 
%ttr la grande utilité de cette plante. Alors Sonnini en a dis- 
tribué gratuitement des semences à ceux qui lui en ont de- 
mandé , et insensiblement , la culture de ce végétal précieux 
s'est étendue dans la contrée. C'est ainsi que rexemple est 
plus fort que l'enseignement. Cela est surtout vrai dans Té- 
conomie rurale. 

Les ennemis des choux, en général , sont les pucerons, les 
aitises , la punaise des jardins j les limaces , les limaçons et la 
cheniUe. Celle-ci seule est plus redoutable que tous les autres. 
Plus rhiver est long dans un pays , plus on doit multiplier 
les espèces de choux qu'on peut tenir en réserve , ou celles 
.qui ne craignent point le firoid. Tels sont les choux verts ei 
blonds à grosses côtes , le colsa , le pancaUer^ le chou en arbre ^ 
sans compter le chou-na^et^ dont il a été parlé. On donne 
communément aux bestiaux les feuilles. des choux en nature ; 
ce n'est pas la phis économique ni la meilleure nourriture. . 
Voici une méthode préférable, et pratiquée avec succès. 
Dans toute erandeferme , on entretient un feu presque con- 
tinuel à la cheminée de la cuisine. Ayez toujours sur ce fea 



l 

C H ,3 

tan chaudron de la plus grande capacité; reinpl!ss6z«-Ie de 
feuIUes de ^ choux avec les grosses côtes et les tronçons ; 
qu^une certaine quantité d^ eau surnage les plantes : pour leur 
assaisonnement , jetez dans ce vaisseau quelques poignées de- 
son , un peu de sel , et surtout Teau grasse de la lavure des 
vaisselles. Lorsque les herbages seront à moitié cuits, retirez- 
les j laissez-les tiédir , et donnez-en soir et matin 4me cer- 
taine quantité aux bœufs , aux vaches , etc. , avec Teau qui 
a servi à les cuire. Il est peu de nourritures qui entretiennent 
mieux en chair le gros et le menu bétail. 

Tout le monde connott Pemploi du chou dans la cuisine f 
et la prodigieuse consommation qu'en font surtout les habi- 
tans des Mmpagnes dont il est l'aliment journalier : cet ali- 
ment est pourtant quelquefois malsain. Les choux d'été que 
Ton fait cuire et que l'on mange aussitôt après qu'ils ont été 
coupés , sont venteux et -indigestes. Ils le seront moins , ou 
point du tout , si avant de les consommer on laisse leurs 
feuilles se faner pendant plusieurs jours. Les meilleurs chou^, 
et en même temps les moins lourds à l'estomac , sont ceux 
d'hiver, que la gelée a flétris et attendris. 

Dans quelques pays , on fait sécher les choux-fleurs et on 
confit les chowxr^ommes. Les premiers dépouillés de leurs 
feuilles sont coupéis par brancnes ; on les fait bouillir deux . 
minutes dans une eau légèrement salée ; ils sont aussitôt re- 
tirés et mis à égoutter sur des claies , qu'on expose ensuite 
deux ou trois jours au soleil ; ^après ce temps , on porte les 
choux-fleurs dans un four à demi-chaud , et on les y tieni 
jusqu'à ce que leurs tronçons soient secs ; alors on les ren- 
ferme dans du papier pour les soustraire à l'humidité. 

Pour confire les choux^abus , on les divise en six ou huit 

Ïiartîes , suivant la grosseur ; ils sont jetés un moment dans 
'eau bouillante , puis retirés et plongés dans le vinaigre , 
qu'on change de temps à autre , surtout dans le commence - 
'ment, en y ajoutant un peu de sel. Ces deux préparations 

J meuvent être utiles sur mer pour les voyages de long c^urs ; 
. a première réunit l'agréable à l'utile , et la seconde est un 
remède excellent contre le scoAut. (n.) 

CHOU BATARD. Nom de I'Arabette turrite. (b.) 

CHOU CARAÏBE. C'est le Gouet sagitté. (b.) % 

CHOU DE CHIEN. C'est la Mercuriale, (b.) 

CHOU DU BRÉSIL, Cuoir caraïbe et Chou poi- 
vre. DifTérens noms que l'on donne, dans les Qes, au Gouet 
Comestible ^ arum escukntum^ L. (liï.) 



i4. C H O 

CHOU BV COCOTIER. On appelle ainsi le paquet de 
feuille» ncm iévetoppées qu'on troare an sommet de plusieurs 
etpècet de CoGOViEas , et qui se mange coaftne le chou. 
Vêy$j^ les mois Palbobb et Cocotier, (b.) 

CHOU-FUIUR. V. Chou, (b.) 

CROU-FLEUR. Nom marchand du Pocillopore coriœ 
DE DAinr de Lamarck. (b.) v 

CHOU MARIN SAUVAGE. V. Crambe maritime. 

(B.) 

CHOU DE MER. Le Lt^ero:^ âobi>ANELLE porte ce nom 
dans quelques cantons. F. ce mot. (B.) 

CnOtT PALMISTE. C'est , pour les autres palmiers, ce 
que le chou du cocotier est pour le aocotien V, au mot Pal- 
mier. (B.) 

CHOU POI\naË. Nom vulgaioe du Gouet cqmmuh. 

CHOUAN oift CHOUANT. C'eal, dan» la Bretagne et 
dans rAn)ou , 1^ nom du .Hino^' o« SfoYSH-svc. (v.) 

CHOUAN. On doMM ee noia i» 1^ Cbbtamni. V. an mof 

Cyprin, (b») > 

CHOUAN. Semence qu'on apporte du Leraat, et qui a 
un goût légèrement aigrelet: op l'emploie quelquefoisr dans la 
teinture ; c'est la graine de la Trigoneli^e fenugrec. 

M. Desvaux 9 dans le 9.® ^ de la seconde année di» Journal 
de Pharmacie 1 établît que le chow» est lat sommité des bra&* 
ches de I'Anabase a fe^^iluls de taj9ari6g. (b.) 

CHOUANA MANDARU. C'est, dans Rnmphins, la 

BaUHINU POUftPRB. ' (B.) 

CHOUART. Dans le Vend^mois, c'eat U CaausrrE 

EFFRAIE. (&) 

CHOUC. V, k gewre Corbeau, (y.) 
CHOUCA. V. CmcA». (&) / 

CHOUCADOR. V. le genre Merle, (v.) 
CHOUCALLE. V. le mot Caux. (b.) 

CHOUCARI DE LA NOUVELLE GUINÉE. Voyez 
CoRACiNE. Dans le Règnc-aiûmal , de M. Cuvîer , lescboucans 
font un genre particulier, (y.) 

CHOUCAS. F. Particle Corbeau. 

Le Choucas des Alpes. K Choquabt. 

Le Choucas proprement dit* F. le genre Corbeau. 

Le Choucas \ wc et piebs rouges. F. Coracias» 

Le ChoucaI^ chauve. F. Corachis. 



C H ^ ,5 

Le CnoccAs m la Jamaïque. Y. QmscALES, Vehsicolor 
et Basita. (v.) 
Le Choucas ikb %èl Msa bu Sud. V. Gouaone JL Faorn* 

Le Choucas be la NcmvELLE4>uiMiB. V, Coracime A 

TENTBE BATi. 

Le Choucas d^Owihée. V. Cassican koir. 

Le Choucas bes Philippines. V, Dbomgo Balicass. (t.) 

CHOUCE. Daas rtnde^ c'est la Cressebellb. (s.) 

CHOUCHETTE, CHOCOTE, CHOUETTE. Noms 
Tol^ires ào Choucas, (y.) 
CHOUCOU. V. le genre Chouette, (v.) 

CHOUCOUHOU. r. le gemre Chouette , article des 

ChOUETTES'ÉPBRTIERS. (v.) \ • 

CHOUD. Nom de I'Épicia (P&115 ahîes') chez les Tai^ 
tares-Wogulcs. (ln'.) 

CHOUDET. Nom vulgaire du Moyen-buc ou Hibou. 

(V.) 
CROUE, augmentatif de Choueite, En Lorraine, ce mot 
est la dénomination générique des oiseaux de nuit. C'est, 
aux environs de Niort , le nom du choucas, (v.) 

•CHOUE CORNEROTTE. En Bourgogne, c'est le 
nom du HiBou ou Moyen-duc (^Sinxoius)y Linn. (besm.) 

CHOUETTE, 5/yw;, Lath. Genre de rordre^ des Acci- 
piTRES , de la tribu des Nocturnes et de la famille des 
JEgoliens. V. ces mots. Caractères : bec droit à la base 
chez une seule espèce , incliné dès Fori^qe chez les autres , 
garni d'une cire molle , couverte par des plmnes sétacées , 
dirigées en avant, épais, comprimé latéralement; mandibule 
supérieure abords dilatés, crochiM , aiguë, Tinférieure droite, 
plus courte , obtuse, échancrée vers le bout; narines orbi«- 
culaires , ou ovales, ou elliptiques, cachées sous les plumes ; 
langue canalieulée , épaisse , charnue , obtuse , échancrée à 
la pointe; tête, oreilles et yeux grands.; bouche très-fendue ; 
tarses le phis souvent couverts de duvet ; quatre doigts , trois 
éevan^ et un derrière , rinlermédiaire uni au doigt externe 
par utie membrane ; cèhii^ci versatile che2 la plupart ; ongles 
très ' rétraetîles , forts , erechus et aigus ; les première , 
deuxième et troisième rémiges ordinairement dentelées sur 
les bords. * 

Ce genre est divisé en deux section» : la preimère , sous le 
nom de Chouette ; renferme les espèces qui n'ont point la tête 
garnie de deux aigrettes; la deuxième, sooscelui du niBOU',ceHes 
qui en sontpourvues. J'ai placé , an commencement de la pre«^ 
mière^ les chmeUeséperriers^ lesquelles se rapprochent davan» 



/ 



i6 C H 

tage des accipitres diurnes^ ][^ar leUr forme ^ par leurs mœu^sv 
par la longueur" de leur queue , par leurs oreilles ovales et 
recouvertes de plumes effilées qai ne viennent que de dessous 
Tœil; tandis que les chouettes et les hiboux ont la queue pro-* 
portionnellement.plus courte et les yeux entourés de plumes 
écailleuses. Ces deux divisions sont celles adoptées par Lin-^' 
nœus 9 Latham 9 etc. 

lies hiboux et les êkouettes se font remarquer par une grosse 
tète, de grands yeux dirigés en avant et entourés d'une col- 
lerette de plumes effilées , qui , d'un côté , s'étendent sur nlie 
partie du bec , et de l'autre au-delà des yeux. Tous ont une. 
grande finesse d'ouïe ; aussi les canaux semi-circulaires des 
oreilles sont plus grands chez eux que chez les accipitres 
diurnes. Les cavités attenantes à la caisse de leur tympau 
sont d'une étendue très-considérable et entourent même la 
l)ase du crâne dans V effraie \ l'orifice extérieur de l'oreille 
est fort large et posé dans une grande cavité » revêtue d'une 
peau nue, repliée en clèisôn, qu en fait une espèce de conque, 
couune dans l'homme ; des plumes du tour de .l'œil la re- 
couvrent, et contribuent à donner uU aspect de chat à la tête 
de ces oiseaux. C'est principalement d'après l'étendue de la 
collerette , la grandeur et la forme des oreilles , que M. Sa-' 
vîgny a divisé génériquement les oiseaux nocturnes. J'ai dé- 
duit , à l'article des acclpàres nocturnes , les motifs qui m'ont 
empêché d'adopter ces nouveaux genres. M. Cuvier, Règne 
ardmaly les a isolés à peu près de même, et a cité de plus des 
espèces exotiques. Comme le travail de ces deux savans na- 
turalistes présente un grand intérêt , je ne puis m' abstenir 
d'en indiquer les résultats. 

Les oiseaux de nuit composent cinq genres dans l'ouvrage 
de M. Savigny ( Oiseaux de la Syrie et de l'Egypte). Le pre- 
mier {Noctua ) a pour principaux caractères distinctifs , les 
taries laineux de toutes parts, les doigts velus jusqu'à la base 
des deux dernières phalanges ; les cercles périophthalraiques 
médiocres et peu réguliers; les oreilles externes petites ^ 
rondes et dénuées d'opercules; la tête sans aigrette. Espèce, 
la Chevêche. Dans le deuxième (^Scops)^ les tarses sont lair 
neux et écailleux par derrière ; .les cercles et les oreilles 
comme dans la première ; la tête est surmontée de deux ai- 

f;rettes. Espèce , le Petit-Duc. Dans le troisième {Bubo)^ 
es. tarses sont empennés de toutes parts , les doigts velus 
jusqu'à la base des dernières phalanges ; les cercles grands et 
iéchancrés sur les côtés du front ; les oreilles externes exces^ 
sivement grandes, arquées de manière à suivre le contour de 
(a face , çt couvertes chacune d'une valve membraneuse 9 



C H O ,7 

emplumée , qui s^oavre par son bord po$tërienr ; la tête e^t 
sarmontée de deux aigrettes. Espèces, les Hiboux moyen ^ 
et d'Egypte. Les oiseaux de la quatrième (Symium) ont les 
tarses et les doigts pareils à ceux des précédens ; les cercles 
grands , réguliers ; les oreilles grandes et operculées ; la tête 
dépourvue d'aigrette. Espèce, le Chat-huant, uluians. Dans 
la cinquième (Slrix) , les tarses sont pareils et les doigts poilus 
jusqu'aux dernières phalanges ; les cercles et les oreille» com- 
me les précédens ; la tête sans aigrette. Espèce, I'Effraie. 

Les divisions des oiseaux de proie nocturnes sont, dans le 
Bègne animal de M. Cuvîer, aunombre de sept : i.«» les Hiboux , 
otus , se distinguent en ce qu'ils ont sur le front deux aigrettes 
de plumes qu'Os relèvent à volonté; la conque de l'oreille éten- 
due en demi-cercle depuis le bec jusque Vers le sommet de la 
tête, et garnie en avant d'un opercule membraneux; les pieds 
garnis de plumes jusqu'aux ongles. Ce sont les Slrix ascalapus 
de Savigny , 0/115 , ulula et hrachyoto^ de Linn. et de Gm. 

2.' Les Chouettes ( Ulula) ont les oreilles des hiboux et 
non' les aigrettes. Ce sont les Strix titturata de Retzius et 
nehulosa de Gmelin. 

3.0 Les Effraies {Strix) portent des oreilles aussi grandes 
que celles des hiboux, et pourvues 4l'un opercule qui l'est 
encore "plus que celui de ces derniers ; leur bec ne se courbe 
que vers le bout ; leurs tarses sont emplumés , et les doigts ne 
sont que poilus ; le masque formé par les plumes effilées qui 
entourent les yeux , a plus d'étendue.. On ne counoh qu'une 
seule espèce, le Strix flammea. 

4..° Les Chats-huaNS {Symium) ont le disque de plumes 
effilées et la collerette comme les. précédeos ; mais leur 
conque se réduit à une cavité ovale qui n^occupe pas moitié 
du haut du crâne; ils n'ont point d'aigrettes, et leurs pieds sont 
emplumés jusqu'aux ongles. Ce sont les Strix aluco et stridida. 

b.^ Les Ducs {Bu6o)j qui, avec la conque aussi petite et 
le disque des plumes moins marqué que les chats-huans , pos^ 
sèdent des aigrettes ; les pieds sont emplumés jusqu'aux on- 
gles. Tek sont le Strix btibo^ et les Chouettes a aigrettes.; 

6.® Les Chevêches ( Noctua ) n'ont ni aigrettes ni conque 
de roreille évasée et enfoncée ; l'ouverture en est ovale , k 
peine plus grande que dans les autres oiseaux ; le disque de 
plumes effilées est moins grand et moins complet encore que 
dans les ducs. C'est parmi celles-ci que se trouvent les 
Chouettes éperviers, Strix funtrea^ hudsonia^ uralensis ^ 
accipitnna; et parmi celles- à queue courte, on y trouve les 
Stnx nyctea , passerinu^ tengmalmi, pygmœa, cayennensis , huhul 
et iort/uata ; quelques-nnes ont les tarses et les doigts nus ; 
Time , entrq autres ^ est Iç Strix nudipes^ 

VII. 2 



i8 C H O 

7.® Les ScOPS {Scops). Leurs oreilles sont à fleur de tête , 
les disques imparfaits, les doigts nus comme les précédens', 
et les aigrettes analogues à celles des ducs et des hiboux : ou 
ne cite encore que le Slrix scops d^Europe. 

La nature , toujours prévoyante , a placé une destruction 
plus ou moins prpmpte à côté d'une population plus ou moins 
grande. Pour balancer celle ^e ceç petilts animaux dévasta- 
teurs* des grains et des végétaux, éllè a donné à des oiseau^ 
de proie là faculté devoir aux Heures où les uns quittent leur re- 
traite pour chercher leur pâturé, et odi Tes autres se livrent au 
sommeil. Les chouettes saisissent feùr proie âù lever de Taii- 
rore' , au crépuscule tombant , et pendant là buit au clàiir de 
la lune. (Quoique les rayons du soleil les éblouissent toutes , 
il en est cependanl'quel^es-unes^les^ârjfa/^'etlesic^iretfes- 
éperviersj qui chassent pendant le jour; plusieurs des autres 
poursuivent les petits oiseaux , mais en prennent rarement', 
si ce n^est sous un ciel brumeux. Le grand-duc n^y voit que 

{»our voler à une assez grande distance ; nîàîs celte vue , que 
e trop grand éclat offusque , et qui Vèxerce si parfaitement 
à une foible clarté , ne peut percer F obscurité dVne nuit 
close. Fendant ce tenus et celui, où le soleilest siir l'horizon, 
la plupart se tiennent soit dans des trous d'arbres /ou de mu- 
railles, soit blotis sur de grosses branchés. SI on trouble leur 
repos, si on les inquiète , ils ne penvéint faire que de très- 

t petites courses ; leur vol est court , incertain,, embarrassé , et 
es petits oiseaux, qui semblent cônnoîtré leur gênante si- 
tuation, les insultent impunënient; plus ils s'aperçoivent dé 
leur embarras, plus Us redoublent leurs cris, plus ils les as- 
saillent ; les plus petits , les plus fôibles mêihe lès tourmen- 
tent avec le plus d'opiniâtreté , et sont âsçez hardis pour les 
attaquer et les frapper. Mais lorsque le. soleil est près de se 
coucher, cette audace se change eh crainte ; ils s'éloignent , 
fuient et cherchent un asile qui puisse les mettre à l'abri de la 
voracité de leurs ennemis. 



Quoique les oiseaux nocturnes ne'pàroissent pas pouvoir 
voler fort loin, l'on en voit cependant en mer à une très- 

Eande distance de tçrre. Celui, qu'a, vu Catesby . étôît entre 
s deux continens d'Afrique et d'Amérique , par les vingt-six ' 
degrés de latitude nord; ce qui supposç un poin( trè^-éloigné 
de l'un et dé l'autre. Lors de mon rétour dés États-Unis , 
au mois de septembre , étant à près «de quatre-vingts lieues 
de toute terre , un hibou vinl se. poser sur les vergues du na- 
vire : il n'étoit pas fatigué autant qu'on devoît le croire en le 
voyant aune si grande distance de terre; car, dès qu'on s'en 
approcha , il s'enfuit et ne reparut plui». 

Les chouettes et les hiboux ne se réunissent jamais es 



C H O ,9 

troupes , "et se tienneàt f aiSement en familier X)n Fes irencontrc 
presse f ôi^oiirs s'eùk , où seuléihent par paire V;omposée du 
mâle et de ta fenïelte. ^resqtfe toutes tes ès]{>ècc's qui habi- 
tent le norA <dés deox eôWtiidensâOïit Voyageuses. lies unes ni- 
chetrt dam dé^ fèntèls 'de lâcher > de muraille ou dans des 
arbres creuk ; 'd^âfitreS stfr les ^^ùtres dès "ëffifices ; d'autre^ 
sur la terré , dàhs dès tôtififes d1ïeii)è > o'ù dans des trous 
qu'elles ci'éuséftt eïlèfe-inêrtié«. Lefir ponfe est de deux à 
quatre cteufis. Les ^tîts 'ïiaissèïit couverts d'ù'h duvet épais, 
prennent d'ettx-toêto'es , hé^ tetkr naissanc#^ les sdîihfiens que 
le père et là ihère ïe\ir présentent entiers ou par lambeaur. 
Ootimè tesclibtiè>ftes |>è A vêtit ouvrir le bë'c, àsisez potrr prec- 
drc les sôUiVîs , Tes râtis , les tôirs , et que leur gosier, àussî 
ample 'et ausÀ large cjtfe l'oiïvcrturè du bec leur permet 
d'âvà!cT,Jîls ï*ê^Wgent soùveàt dès pelotes de|)oîls , de peafux 
et d'o$ tion digérés. 

QttOrqb'ofn lié cesse de i*épètèfr ^è les pis^aéx iifoctnrne» 
ne safik tfidtemèht nui^blès , et \qâ'Ss it^érifen^ , plus que 
tout autre , d'être ^Volégés , puîsrquè sains eux ttos grains et 
nos 'yégéiktx\e^ plasY^Vëciéuâ: et les plus nécessaires sèroient 
en jgrandë ][yarti<e dkruifs dans nos dhafmps "et nos greniers 
par les ^'^^ â'nriifaiàux rM^eurs, doUtiiS Se nôui^risSetit dé 
prëftrénce; ce'pèùdaWi: îeùr iftilité semble tôtijètfrs mé- 
cdtiùnk *; bni egt ^lïî^sàiit le préjugé 't[ui lèS fait prendre éA 
hoiYefar. Cèrtà/tàeS trhy)tièCtesl^6nt, aux yèrùx du Vufeaire , des 
oiifeàttt funèbres et les VÀéSsàfgèrcs de là mort , si ènes s'àrré-^ 
tent sur la'mâSson d'iâi mâîlade , et èfi elles y font entend^re 
leurs cris sinistres. Ce même p'réjtigé existe a^âsd chez les 
peuplades américaines; néanmoins il faut en excepter ceiieS 
rfe la Fldridè ^èt de là nôuvèlie Oëorgîè , qài Regardent un 
h&àu empaUié doilnme te signe dû is;àv6ir , dé là sagesse et de 
la pénétration dans TaVenir : aussi èSt-dè une tnàrqiïe dis-^ 
tînctîve réstiVée à leurs prêtres. 

Tout le moh'dë sait '<|tie îeS diViefràTeS éhasses que Ton fait 
laux petits >oisëanx àVec là chôùétie , ëft spécialement la pipée , 
sont fondées ^r Tantli^athie qtièteS pinsons, lesfooge-gorgcs, 
lestaés^ngès,lè's'fiea(is, éfc, ont ]^<^r elle; son ciî seul,tnême 
imité , suffit pdiir les faite vetdr où lés piégés 56^ tendus. 

A. Chouettes-EperQiers. 

La Gtfd</»rrt;-CAf AKXCd(ÎB, Strix liMmiàà , Linh. , Gm. ; 
5. fhUet^a , Vàr. A. , lîàth. , pi. B. 2 de^ Oiseaux d Edofards, se 
trôWve à la bài!e d'Hùdsdn. Elle a le bée et l*iris èrangés ; le 
sommèt'de la t^te blanc ; le cou et la moitié du dos d'un brun 
o^bscur , varié de blaiic ; lés ailés tachetées , et les scapu- 
Isîresray^éèâ transversalement des mêmes couleàrs; le bas du 



ao C H O 

âos et les parties postérieures tun bnm foneé, arec îles nie*» 
transTersales plus claires ; le dessous du corps blanc et tra- 
▼ersé de lignes brunes ; le dessos de la qoeœ d*ane teinte 
obscure ^ arec des raies transversales étroites et blanches , et 
le dessoos cendré ; les plomes des pieds trarersées de pe- 
tites lignes bnmes sor on fond blanc La femelle est un pea 
phu grosse ^ et a des couleurs plus claires que le mâle. Ils 
portent à la' baie d'Hudson , le nom de Gqmmcock. 

La Chouette Choucouhou , Sim^ mdiîeUa, Lath. 9 pL 89 
des Oiseaax SAftigue de M. Leraillant : sa taille égale celle 
du moyen JhtCj et son bec est presque caché dans les plumes 
qui Tentourent ; elle a Tins d'un jaune de topaze ; une plaque 
de plumes blanches sur la gorge ; tout le plumage brun , 
moins foncé en dessous , et varié de blanc ; la queue rayée 
de brun , et d'un blanc roussi en dessous ^ longue et étagée ; 
les plumes qui recouvrent les jambes sont grisâtres ; les 
ongles et le bec d'un bleu noirâtre. La femelle, est un peu plus 
grosse que le mâle , et a moins de blanc dans son plumage» 
On trouve cette espèce à l'extrémité orientale de l'AÎrique. # \ 
. La Chouette fuhèbre, Sùwfimerea^ Lath. i, pi. 3?. fig. % 
de YOmiÛwl. de Brîsson, a treize pouces de longueur ; le des- 
sus de la tête et du cou et les pennes des aues noirâtres ^ 
avec des taches blanches ; le dessus du corps et les couver • 
tures des ailes bruns , variés des mêmes taches ; le dessous 
du corps , jusqu'au ventre , blanc et rayé transversalement 
de brun ; le ventre , les couvertures iufcrieures et les pennes 
de la queue blancs et rayés de brun ; les plumes des pieds 
d'un blanc sale tacheté de brun ; le bec blanchâtre et les 
ongles gris. 

Je me suis trompé , dans V Histoire des Oiseaux de VAmé^ 
rùfue septentrionale , en rapportant cet oiseau à la Chouette né* 
ïndeuse ; car c'est une espèce très-distincte. 

La Chouette Huhul, Strix huhula, Lath. , est de la taille 
du Hibou à aigrettes courtes ; mais son corps est moins gros ; 
^on bec est plus apparent, parce qu'il est moins couvert de 
poils ; sa queue est pfos longue , et les ailes pliées ne s'é- 
tendent guère au - delà de sa première moitié ; tout sou 
plumage est varié de marques blanches sur un fond noirâtre; 
ces marques sont plus larges sur les parties inférieures du 
corps , très-petites sur la tête , arrondies eu demi-cercle à 
l'extrémité des plumes ; cette même couleur termine les pe- 
tites couvertures , les pennes secondaires des ailes. , et borde 
les primaires, qui sont d'un brun noirâtre ; la queufc , doiy^ 
les pennes sont étagées , est de la même teinte , mais, plus 
foncée et marbrée de trois bandes blanches irrégulières ;, les 

{ilumçs 4uvetQuses , qui recourrentt les tarses dans toute Uuç 



C H O ,, 

tpngaeur fusqu^anx doigts sont noirâtres et tachetëes de 
blanc ; le bec , les doigts et les ongles sont Jaunes. On la 
trouve h Cayenne; elle vole et chasse pendant le j[onr. Elle 
est figarée pi. J^i àeé Ois. d'Afrique. 

La Chouette des monts Ourals , Stnx uralensîs , Linn. ^ 
Gm.;S.fumrea, Var. B., Lath., pi. enl., n.® ^.63 de VHîsi, 
nai. de Bujfon. Tout son plumage est blanchâtre ^ avec 
une marque brune longitudinale à chaque plume : le bec d'un 
jaune de cire ; Tiris et les paupières sont noirs ; la face est 
cendrée , le croupion blanc ; les ailes sont marquetées de 
brun ; la queue est rayée de brunâtre , longue et terminée 
en forme de coin; le duvet qui couvre les pieds est d'un blanc 
sale. Cet oiseau , de la taille delà hulotte, n'est pas rare dans 
diverses contrées de la Sibérie. 

N'ayant pu comparer en nature toutes les Otouettcs-Eper- 
wèrs, je ne puis garantir qu'il n^ ait pas de doubles emplois , 
notamment parmi les Stnix funerea , hudsoma., uredeuLsis , acci- 
pitrina, et que Lathamne soit pas fondé à les réunir , en pré- 
sentant les troi5 dernières comn\e des variétés de lapremière« 

B. Chouettes proprement dites, 

La CnoifETTE ou Grani)e-€hevêche , Stnx ulula y Lath. , 
pl. enl. 4-38 , est le même oiseau que le Hi30u A aigrettes 
courtes!*. 

La Chouette d'Acadie. F, Chouette chevêchette. 

La Chouette à ailes et queue fasciées , Stnxfasaata^, 
Yieiil. Longueur , treize k quatorze pouces ; parties supé- 
rieures , gorge et poitrine brunes , avec des zigzags d'un rouge 
jaunâtre ; plumes du ventre roussâtres et tachetées longîtu- 
dinalement de brun rougeâtre sur la ti^e ; duvet des tarses 
d'un roqx pur ; quelques plumes sçapulaires d'un blanc rous-> 
sâtre; ailes brunes, les pennes primaires rayées de cette teinte- 
et de blanc , ïes secondaires à bandes transversales d'j;in brun 

Ïâle ; queu^ avec des bandes effacées en dessus , blanches et 
runes en dessous y et terminées de gris cendré ; doigts nus 
et jaunes. Cette chouette a été apportée de la Martinique. 

JLa Chouette arctique , Sirix arctica , Sparmann^yô^c. 3, 
mus. carl.^ tab. 5i , paroît être un individu de l'espèce du 
Hibou k courtes oreilles. 

La Chouette b^rIolee. F. Chouette cendrée. 

La Chouette blanche à aigrettes. F. Hibou à aigret- 
ns couchées. 

La Chouette blanche tachetée , Strix alla , Lath. , que 
Scopoli a donnée comme espèce particulière , me semble être 
une jeune chouette harfang, ËUe.se trouve <][ueIquefois en Aur 
triche et dans le Tyrol. 



33 C H O 

La CHormc boobook, Orix hoobook^ LatL Tel est Xg^ 
nom ^e cet oîscao porte à la NoaTelle-HoDaDde. Taille àè 
U grmde thamdU ; tète rajec ; dos tacbeté de jaune ; goi]ge de 
cette même couleur , ra jée et tachetée de bnm ; ventre fer- 
mgîneuz arec àts taches plos pâles et irrégolîères ; pieds 
coorerts de plqmes jannes et marqués de noir ; bec petit et 
brun. 

La Chouette bkuks , Sbix Jusca , \leilL , se trouve à 
Saint-Domingue et à Porto-Ricco , d'où ont été apportés les 
deox individus que je décris ci-après, ^ur plnmaçe est brun 
sur toutes les parties supérieures , avec quelques taches blan- 
ches en forme de larmes sur les ailes ; blanc sur les infé- 
rieures et couvert de taches brunes plus on moins grandes; 
la collerette est totalement grise chez Tun , blanchâtre près 
du bec chez Tautre ; les pennes de la queue brunes : les la* 
tcrales tachetées de blanc en dehors , de cette couleur en de- 
dans , avec de larges bandes transversales brunes ; les doigts 
velus ; le bec et les ondles couleur de corne- 

La Chouzite de CàTEN^Œ, Stria ananettsis^ Lath., pL 
énLde Buifon, n.* 44^9 ^ 1^ taille de la hulotte; les yeux 
jaunes ; tout le plumage roux , avec des lignes transversales 
fort étroites et brunes sur les parties supérieures, sur la poi- 
trine et sur le ventre ; les plume!^ de la collerette d^un blanc 
sale , et noires sur leur t^e ; le bec roogeâtre et les ongles 
noirs. Cette chouette constitue une espèce particulière j et 
non pas une variété de Veffratt.^ comme Font peusé des natu- 
ralistes. Cependant celle-ci se trouve aussi à Cayenne ^ mais 
avec un plumage plus coloré. 

La Cbouette caspi£^(:œ , Sirix ulula f Yar. , Lath. , est 
une variété d^âge du hibou à œgretits courtes. 

La Chouette cabukei , Sùixftrox , Yîeill., se trouve aq 
Paraguay. Sa longueur est de six pouces et demi ; les cAlés 
et le dessus de la tête sont d^un brun noirâtre , tacheté de 
blanchâtre ; les sonrcib blancs ; une tache noirâtre dont la 
circonférence est indiquée par de petites plumes blanches , se 
fait remarquer sur chaque c6té de Focciput ; cette partie , 
le dessus du cou et du co.rps , la queue et les couvertures 
supérieures àes ailes so^t d'un brun noirâtre ; de petites 
bandelettes transversales, interrompues, et composées de 
taches rondes et blanches sont sur les pennes caudales ; celles 
des ailes sont rayées de roussâtrç clair; les scapulaires et le 
dernier rang des moyennes couvertures , ont de petites taches 
rondes et blanches , rangées à la ûle ; la gorge , le devant 
du cou et la poitrine sont nruns , mais il y a du blanc sur la 
première partie ; le ventre est tout blanc; le dessous des 
ailes et de la queue rayé de brun et de jaune paille ; le beç 



C H O ^3 

rerdâtre ; -la langue QQjMCe. 9 et ^'iris d^un j.aane foncé. Les 
jeunes n'ont point de taches blancxies à la tête ; on remarljue 
quelques vanétés accidentelles. Chez les unes, une tçlnte 
noirâtre remplace le brun ; chez d^autres , c'est uQe nuance 
dé rouge vit ; celles-ci sopt les plus rarçs. La femelle res- 
semblé au mâle. Il n'est point , dît M. de Azara , d'oiseau 
plus vigoureux , à proportion du volume du corps , n^ p^us 
fe'roce y plus indomptable que cette chôuettç. Elle a le cou- 
rage et Tadressc de se fôurrçr sous les ailes de tous les oi-^ 
seaux y sans en excepter les dindons et leç caracaras , 4^ s'y 
attacher , de leur dévorer le côté et de les ipçttre à mort. 
Les cabureîs ne sont pas rares ; ils sç tiennent dai;i9 les 
grandes forêts , se perçheint vers le tas des arbres, et de 
préférence sur les branches cassées ou peu fouillées. Jf^eur 
ponte est de deux œufs , dans un trou de vieil arbre , sans 
apparence de nid. 
La Chouette du Canada. V. Chouette funèbre. 
La Chouette CENDRÉE , Strfx dnerea \ Lath. On trouve 
cette espèce dans les environs de la baie d'Hudson. La cou- 
leur cendrée , mélangée Âç noir , domine sur $on plun^^age; 
mais elle iipçline au brun sur les ailes et les parties supérieures 
du corps ; elle est plus pâle sur If s çuis$es \ qui ont en outre 
des lignes transversales brunes 4 le cercle de plumes qui en- 
toure la face est noir près des yeux, plus pâle au-dessus , et 
blanchâtre prè^ du bec ; le fond de chaque plume çst cendré 
avec quelques lignes noires ^ et celles qui terminent la fraise 
sont, de plus, d'une couleur de bufDe ; la disposition de ces 
teintes est telle que les yeux paroissent placés dans le milieu 
de divers cercles noirs , cendrés et roussâtres ; le bec 6st 
blanchâtre : longueur totale , dix-huit à dix-neuf pouces ; mais 
ce qui caractérise cette, espèce , c'est d'avoir une ligne éten- 
due , depuis la gorge ji^qu^à la queue , privée de plumes. 
Enfin le noir, le cendré et le Tin^n sont tellement fondus en- 
semble , qi^e le plumage ep entier parpît^ au premier cpup 
d'ceil, couvert d'une seule teinte fuligineuse. 

La Chouette cHÀT-HuÂîîT, StHx stndjula^ Lath.i pi. çnl. 
de Buflbn , h.^ 0^. Des autçurs présentent cet oiseau de 
nuit pour la femelle 6u le iéyne çle la hulotte , et celle-ci pour 
le maie. Cependant j.'^ai eu, ce printemps, en ma possession, 
quatre jeunes hulottes , prises dans le même nid, qui toutes 
ressemhloiçnt à celle-ci , si ce n'est par les différentes 
nuances qui caractérisent le prenniier âgç. Ces auteurs 
n'ayant pas déduit les raisons qui ont ^onné lieu à cette 
réunion , et n^ayant pas trouvé , dans mes observations , 
des motifs suffisans pour me ranger du sentiment de ceux 
qui nous donnent ces deux chouettes pour deux espèces 



a4 C H O 

distinctes , j'ai eu recours à un ornithologiste très-judicieux ; 
M. Bâillon , et voilà ce qu'il m'écrit. »« J'ai élevé , pendant 

Ïdusieurs années de suite, des jeunes chats-huans ^ pris dans 
e nid , et encore couverts de duvet , auquel a succédé un 
plumage roux et totalement pareil à celui des adultes ; et je 
n'en ai jamais vu avec les couleurs de la huloUe, De plus , j'ai 
tué , il y a plusieurs années , un mâle et une femelle chat- 
huant accouplés ; celle-ci ne différoit guère du mâle qu'en 
ce que la teinte rousse étoit moins vive; et celui-ci avoit, 
en outre , le cercle de plumes qui entoure les yeux ^ d'un 
roux très-ardent , sans taches entre ceux-ci et la collerette 
et du côté extérieur ; tandis que chez la femelle , cette même 

Eartie étoit d'un roux foible , avec quelques légères taches 
runes. Ayant eu, depuis, beaucoup de chats- huans , je 
n'ai ' jamais aperçu d'autres dissemblances ; elles existent 
même dans les jeunes , dès qu'ils commencent à se couvrir 
de plumes. J'ajouterai encore , qu'en ayant ouvert cinq 
ou six tués adultes , j'ai toujours trouvé chez les uns les par- 
ties sexuelles du mâle , et chez les autres celles de la fe- 
melle. » Il résulte de ces faits , qu'il y a sous la couleur rousse, 
des individus des deux sexes, et que les teintes de la hulotte , 
ne sont pas le caractère distinctif du mâle chat^huant. De 
plus , M. Bonelli , professeur d'histoire naturelle à Turin , 
a assuré à M., Bâillon que, dans le Piémont, les hulottes 
étoient très- communes, tandis que les chats -huans y 
étoient rares. C'est le contraire en Picardie ; ce qui ne de- 
vroit pas être, si réellement ces deux oiseaux étoient le mâle 
^t la femelle de la même espèce. Mais cette espèce ne seroit- 
efle pas composée de deux races? car M. Bâillon ajouta 
qu'on lui a apporté , l'année passée, deux individus tués en- 
semble ^ dont l'un étoit femelle et d'un beau roux, tandis 
que l'autre , totalement pareil à la hulotte , étoit mâle ; mais 
tous les deux plus grands de deux pouces que ceux dont il a 
été question ci-dessus. Si ces deux oiseaux étoient accouplés ^ 
il s'ensuivroit nécessairement qu'une des deux races seroit plus 
grande que l'autre ; que dans la petite , le mâle , la îtr^ 
raelle «t le jeune portent une livrée rousse , et que , dans 
l'autre, cette couleur n'est le partage que de la femelle ; alors 
les quatre jeunes hulottes que j'ai vues au printemps de cette 
année, seroient donc toutes les quatre des mâles, ce qui seroit 
bien extraordinaire dans la même nichée. Mais avant de rien 
statuer , il nous reste une vérification à faire ; c'est de s'as- - 
surer s'il y a des femelles sous le plumage de la hulotte , et 
s'il s'en trouve j je ne balance pas à croire que celle-ci et le 
chat-huant sont deux espèces très-distinctes. Au reste , ils 
n'ont pas le même cri. Celui du chat-huant est effrayant dans 



C H O a5 

le silence de la nuit ^ surtout quand îl gèle ; il ressemble au 
hurlement d^un loup , et semble exprimer les syllabes hohâ^ 
hohd y hohâ : hoholtohâ , ou houhou , houhouhiou. Celui de la 
Ymiotte exprime giœitz , gimtZj selon M. Meyer. 

On trouve des chats-huans dans toute TËurope, jusqu'aux 

terres les plus au nord. Il a de i3 à i4 pouces de longueur; les 

yeux d'un brun marron, etnon pas bleus, comme le dit BufFon ; 

les plumes de la collerette rousses; le bec d^un jauneverdâtre; le 

desgas de la tête et du corps , les couvertures des ailes et de la 

queue d'un roux ferrugineux , varié de noirAtre , de lignes 

effacées brunes , transversales et en zigzags , mélangé de 

quelques taches blanches sur la tête et les scapulaires , et vers 

l'extrémité des grandes couvertures des ailes ; le dessous du 

corps varié de blanc , de noirâtre et de roux ferrugineux, avec 

des lignes et des zigzags pareils à ceux du dessus; les pennes 

des aues et de* la queue couvertes de bandes transversales 

alternativement brunes et rousses ; les pieds garnis jusqu'aux 

ongles de plumes d'un blanc sale , avec de petits points bruns 

et roussâtres ; les ongles couleur de corne. 

La Chouette chevêche, Strix passerina^ Lath. , pi. enl. , 
n,^ 4^9 de VHisL nat de Buffon. Le domicile ordinaire de la 
chepéche est dans les masures écartées des lieux peuplés , et 
les ruines d'anciens édifices abandonnés ; on la trouve rare- 
ment dans les forets , mais assez souvent dans les églises et 
les cimetières; elle s'approche quelquefois des maisons, sur- 
tout âi. l' automne , voltige autour, et se pose sur les toits, 
où elle fait entendre un cri lugubre. Le peuple superstitieux 
l'a appelée oiseau de mort ou de cadavre , s'imaginant qu'elle 
présageoit la mort des malades , parce qu'elle se sera perchée 
par hasard sur la maison qu'il habite. Ce même préjugé 
existe aussi pour Veffraie^ etc. , le peuple ne faisant au- 
cnne distinction entre les oiseaux nocturnes. Elle a en- 
core un autre cri qu'elle répète en volant, pou y ^ott. Cette 
espèce voit, pendant le jour , beaucoup mieux que les autres 
chouettes ; elle s'exerce à la chasse des petits oiseaux , mais 
si infructueusement que ceux-ci ne craignent pas de s'en ap* 
procher , de l'insulter et de l'assaillir comme les autres. Elle 
diffère encore de ses semblables , en ce qu'elle déchire les 
petits quadrupèdes, et plume les oiseaux avant de les manger. 
La chevêche supporte long-temps la faim ; j'en ai gardé une 
pendant douze jours sans lui donner aucune nourriture , et 
elle ne me parut nullement affectée de cette abstinence ; 
mais deux jours après elle mourut. Cette espèce place son 
nid presque à nu , dans des trous de rocher ou de vieilles 
murailles , et y dépose quatre à cinq œufs arrondis et blancs. 
On la trouve dans la plus grande partie de l'Europe. Elle a 



26 C H O 

huit ppuccs de longjjcur ; le l?ç.ç çpj^câti-e isa base, et jaanâtre 
vers sorx bout ; l'iris jaune ; le deij$us de la tête br^n, avec 
ahè baode IpngltudÎQale blâncbe si^jç chaque plume ; là face 
variée de ces deux leinlés'; la gorge blanche ; le cou , la poi- 
trine, le de;ssus du corps et des ailes bruns, avec des taches. 
Uanches plus nombreuses sur U. cou ; le vçntrç brun et blanc ; 
la queue rayée transversalement de bandes roussâtres inter- 
rompues $îix u^ fond brun ; {es pie.^s couverts d^un duvet 
blanchâtre Uyé de fauve , et, les doigts velus. ^ 

\tà Chouette chevêche de PiRse, Slnoi} persica^ Yieill. 
Tfaille de n9tré chwêchey dont ce n^est peut-^trei qu''une va- 
riété; plunaiage blanchâtre, tacheté dç gris un pèult).lond; 
4oigts velus ; bec et ongles jaunâtres. 

La CuouEïTÈ CHEvÊcflETTE, Sijix pygm^a y ^Çeçbst. C'est 
dans Latham une variété de la çhquette tengmalm^ et une es- 
pèce distincte , sous le nom de strix acadiensis. fin effet, celle- 
ci est le même oiseau; maïs la prençiière ne peut âtce une va- 
riété de l'autre, dont cille diflfère par une taille pli^s petite et 
par la distribution des couleurs. Elle a sîx pouces de longueur, 
les par^içs supérieures d'un, grîs rougçâtrç foncé , varié de 
taches et de points blancs; le.$ inférieures de cette couleur ^ 
avec des taches longitudinales brunes et des raies transvjcr- 
sales sur les flancs ; la queue traversée par quatre bandes 
étroites, blanches; les pie.ds emplumés jusqu^au^ onj^çs. 
Cette chouette se trouve dans le nord des deva^ contii^iehs , 
dont elle s'écarte quelquefois, puisqu'un individu à été tué 
à Gibraltar, lequel est figuré pi. 4-6 des Oiseaux d' Afrique de 
Ijevaillant. 

La Chouette chevêchette perlée, Sinx perh^^YieilL , 
pi. a 84- dfis Oiseaux d*Afri/fue ie Leyaillant. Plumage roussâ- 
tre , parsemé de taches blanches , rondes svir la tâté et le 
derrière du cou , longitudinales sur le bôr^ i^es couvertures 
des ailes éi sur les pennés dç (a q\ieue ; j[oues et gorge d^un 
bl^c ombré de noir suif le devant du cou, qui a sur le bas 
un collier bigarré de poîr ; poitrlqe variée de brun noir sur 
un fond roux; les parties postérieures nuancées de roux sur un 
fond blanc; duvet des tarses et des doigts de cette dernière cou- 
leur ; pennes des ailes terminées par un liseré blanc , noirâ- 
tres à l'intérieur , avec des bandes rousses ; bec et ongles 
dVn brun jaunâtre. Elle se trouve au Sénégal. 

La ÇHOUf:TTE CHICUICXLI ^ Strix chlcfucMi, Latfi. Tout 
son plum£^e est yarié de fauve, de blanc, de brun et de 
noir. Ses yeux sont de cette dernière couleur, et ses paupières 
bleues, {^le se tient sur les bords du lac du Mexique. 

La CuuuETTE CHOUcôy , Sinx chouvou, Làth., pi. 38 des 
Ciseaux d'Afiique., de M. Levaillant. Le corps de cett^ 



G H O ^7 

choutUf est aJUoogé, ^ tétç j^rrondî^ , le b^ très^comt et 
noir ; les. jambçç sont petitçs ; Tiris eat d'iu^e t^Qle ordngée 
brillante ; la ^çu/b étagée ; u^ giris brqn ro^K^Âtre recouvre 
les parles smériç^res 4» corp/^ j on, rçniairqafi des tackes 
blanches, sup les aîlçs ; le dessous^ d<i ÇOjq[i9 est d'un blano 
pur; cette miopie cçulçur f9i™e des b^des tcans^rersales suc 
les pennés de ù queue ^ ^ rei^c^tionii d^s mtermé£aîres qui 
sont pare^les au dos.£ilç sç iiçouvç auÇapdeBonne'Ësp^rance. 
La Chouette ç^ss.irç^qç^^^. Y. CW.yi&Tr£ eef&aie. (v,) 
La Chouettç a cqi-L]fE^, S^ iQlW^, Daudin; Stiiac^ 
penpiçillata ^ Y^r.; \^^ n pj(. ^^j dfi^ Ois. d'Afrique de Le- 
vaîUant , est répandue dans toute rÀmérique méridionale 7 
elle a dix-sept pouççs d;e lopg\|çur totale ; le des«i& de la tÉte 
et la face noirs ; les sqiy^çùs bkoJlCS ; IftS parties supérieures 
d'un brun noirâtre; \^ çqjliçr prjç$qi^ ugir, qui prend nais- 
sance à la nuque, çf e|ito\|rç Iç bas ^ cou, 4^ la Margeur de 
dev^ pouces: une ts^çAe parole sous le bec> qui est bleuâtre 
et jaune à la poii\te ; 4ç W jjusqi^'au coUier, la gorge blan- 
che \ le reste des partie^ i^fériçw:e$ e^ ks pieds sont d'iin 
blanc roussâtre; 4'^¥irç$ 9^^ 1^^ pJlumeSi du manteau bor- 
dées de blanc 9 £^vec des raiçi^ transvecsakts de la même 
couleur; les scapulaires^ et (es. couyertures. des ailes rayées 
de gris. Lçs jeunes ont, à qu.^tte mois, le dessioius du corps 
d'un blanc roussâtre , du. poirâtre à la gorge , des plumes 
noires sur le front , et d^ brun mêJé de. i^ioirâtre sur toutes 
les parties supérieures: dans un âge plus avancé, mais tou- 
jours dans la ipiéme année, leur plumage ressenible à celui 
^de Tobeau adulte , si ce p'est qu'ils ont une large bande blan-^ 
che composée de plumes» droites qui dépassent celles de la 
tête; cette bande qui comn^ençe au bèc, se ps^rtage, an- 
delà de Tœil, en deux portions, dont Tune tourne derrière 
Toreille, et, p2^r le bas du beç^ vient se joindre de noù^ 
veau à la bande devant Toeil, et renferme une grande tache 
noire et presqi^e ronde, doAt celui-ci occupe le milieu; 
l'autre portîpn, qui consiste en plumes aiguës et décbmpô-^ 
s^es à\ leur ppintç , sp dirige vers le haut de Tocciput , où 
elle s'élargit et fprnief ^ne. petite circonférence. 

Leur première robç , k l'eJEception des ailes et de la 

2ueue, est formée de plpinçs à barbes frisées et plissées, si 
nés et si déliées, qu'à la vue et au toucher, elles paroissent 
comme du cotpn bla^nc; les plumes de la tête, implantées 

Ïierpendiculairçment, sç>nt plus serrées et irbées, et ont 
'apparence d'une houppe à poudrer, faite de duvet de cy-v 
gne ; les ailes et la qUeue sont brunes et rayées transver-* 
salement d'une tein.te plus claire; les grandes couvertures 
de^ ailes ne diffèrent qu'eu ce qu'elles ont le fond d'up 



sa c H o 

brun plus I^ger, et leur extrémité blanche; cette dernière 
eonlcur est celle des fititres couvertures, dont les plames; 
sont décomposées; là partie intérieure de Taile est brune ^, 
ainsi que quelqueis tâchés sur le haut du dos ; tout le reste 
du plumage est très^blanc , à Pexception de la face qui est 
couverte par nne tache d'un beau noir , figurée en forine de 
cœur, qui commence au ba^ de la p'^inte du bec , se pro^ 
longe par un contour jusque derrière Tœil, et retourne en 
dessus, pour se terminer k la base dA mandibules. Ntzcu^ 
ndu est le nom que cette chouette porte au Paraguay , et au- 
quel M. de Azara a ajouté , sans aigrettes ^ pour le distinguer' 
^u hibou nacunUu» 

La Chouette de Coquimbo. V: Chouette a terrier. 

La Chouette ettr aie, Suixflammea^ Lath., pi. enl. de Buff., 
n.^iioetiji^ atreize à quatorze pouces de longueur; le dessus 
du corps jaune, onde de gris, de brun, et tacheté- de points 
blancs; le dessous, blanc, marqué de points noirs; les 

ieux environnés très - régulièrement d^un cercle de plumes 
lanches , et si fines , qu'on les prendroit pour des poils ; les, 
pennes pareilles au dessus du corps; l'iris brun; le bec 
et les plumes des tarses blancs; les ongles noirâtres. Des in- 
dividus sont d'un beau jaune sur la poitrine et sur 1(* ventre , 
avec des points noirs; d'autres ont les mêmes parties d'un 
jaune uniforme ; et quelques-uns tes ont totalement blanches, 
sans aucune tache ; enfin, on en voit dont le dessous du corps, 
est roussâtre , et les points sont bruns. 

lia femelle est un peu plus grosse que le mâ(e ; se3 cou- 
leurs sont plus claires et plus distinctes. 

Cette espèce se platt daos les lieux habités et même les. 
mieux peuplés ; elle se retire pendant le jour dans les tours ^ 
les clochers, les toits des églises et les greniers des fermes ;. 
elle en sort après le coucher du soleil, et y rentre avant- son 
lever; elle vit de rats , de souris, et en détruit plus que les 
chats ; c'est pourquoi , des agriculteurs ne souffrent pas qu'oo^ 
l'inquiète, lorsqu'ils ont l'avantage d'en avoir dans leurs 
greniers. C'est dans les mêmes endroks , soit dans un trou 
4e muraille, soit sous les toits, que l'effraie pond cinq à 
six œu& blanchâtres et d'une forme allongée ; les petits sont 
tout blancs dans leur premier âge, et l'on prétend qu ils ne sont 
pas mauvais à manger au bout de trois semaine;», étant alors 
gras et bien nourris. Cette chouette des clochers doit son 
nom d'effraie à ses soufQemens ché, ckéi^ ched, chiéd, et à 
ses cris lugubres ^ra% gre, creL Son soufflement ressemble, 
dit-on, à celui d'un homme qui dort la bouche ouverte ; elle- 
pousse aussi en volant et en se reposant, différens sons aigres, 
tous, si eifrayans^ qu'elle inspire de l'horreur et de la crainte 



C H ^ 

aux gens qui la regar4leiit comnaç ua oisûaia. fi&nèbre, parce 
qu^eUe habite les cimetières et les égliacs. 

Cette espèce est très^eommnne en Europe ; on Ja tronvep 
en Suède comme en France, dans les partites septentrio- 
nales et méridionales de F Amérique 9 • dans les déserts de 
la Tartarie , dans la Perse , Tlndostan ,- et enfin dans VAusr 
tralasie ; mais elle ne porte pas partout une livrée tota- 
lement pareille : son plumage est ,> à Cayenne , plus doré 
qu'en Europe ; la face et le dessous du corps ont plus de 
mouchetures. Les individus qu'on. trouve à. la Noureller- 
Hollande ont, sur les parties supérieures , de grandes taches 
d'un brun foncé. 

La Chouette éperyi^^l. V. Chouette caparacoch. 

La Chouette VAvyE,.Sina:fiilça, Lath., se trouve à la 
Nouvelle-Zélande : taille de la chôiutte chei^éche; bec cou'*- 
leur de corne , et noir à. sa pointe ; couleur générale du 
plumage 9 fauve 9 mais presque brune sur le dessus du corps , 
et avec des taches blanches et très-pÂles sur la face. 

La Chouette VER&UGiiŒUS£9'^/rKx ntfa, Lath. 9 dont Sco- 

Îoli a fait une espèce particulière, ainsi que Latham et 
rmelin, est rapportée par M. Meyer à la chouette hubtie 
ou chat-huaat; )e crois qu'il est fondé. Voici la description 
très-succincte qu'en fait Scpppli : iris bleuâtre ; corps d'une 
couleur ferrugineuse 9 et tacheté de brun. Cet oiseau a été 
vu dans les forêts de la Carniole , près d'Idrîa. 

La Chouette de Géorgie., Strix georgica , Lath. La cou- 
leur brune qui règne sur le plumage de ce.t oiseau , est 
coupée 9 sur les parties supérieures 9 de bandes jaunâtres 9 et 
sur les inférieures 9 sur le^ ailes et la queue 9 de bandes 
blanchâtres ; elle prend une teinte rouge , et forme des raies 
longitudinales sur le ventre et les parties postérieures 9 qui 
sont d'un blanc jaunâtre; le duvet qui recouvre les pieds 
est varié de quelques points noirâtres; longueur 9 près de 
quinze pouces; bec jaune. On la trouve en Amérique, dans 
l'intérieur de la Géorgie méridionale. 

La Chouette grise, Strix lùturata^ Retzius. Taille un 
peu inférieure à celle du grand hibou; plumes des parties 
supérieures rayées en travers et en longueur 9 de brun sur 
an fond gris; les raies sont déliées sur la tête, interrom- 
pues et plus larges sur le manteau; collerette pareille, 
mais blanchâtre au-dessus, de L'œil; plumes des parties in- 
férieures blanches 9 avec une longue tache brune sur le mi- 
lieu, et de petites ondes presque imperceptibles sur le fond 
Klanc ; bec jaunâtre ; ongles bruns. Elle se trouve dans les 
montagnes du nord de la Suède. 



3o C H O 

M. Thenamntk b àontie , daiàs soin Manàèl d'OmliboIogiè, 
comme ne différant pais de là èhoûette nébuieose de l'Améri^ 
.^ue septentrionale, qu'ilprétend se trènVer aussi en Europe, 
peut-être, parce qu'il lui rapporte cette de cet article. An 
reste , M. CuVier , Règne animai^ la <^ésénte pour une espèce 
particulière , et je ie crois fondé. 

La Cbouette iiARFANG, St/rx hyctea, Latfc. pi. t8 de 
l'Hist nat. d!ê& Oîseata de l'Am. sê^i. Cette belte chottettè 
égale en grosseur te grand-duc; dcfn pt^ni^gê est d\in blanc 
éclatant sur ie front, la goi^e^ ies plubres des pieds et 
des doigts ; ptus ou moins tadieté de toux et de bràù ïioir 
sur le refte du corps; l'iris est d'un jaune très-brîllant ; le 
bec et tes ongles Sionl noirs ;'loiïgùéur totale', vingt pences. 
A mesure que cette Vhoueite avance en tge^ leè: tàcnes dis- 
paroissent, et elle finit par €tre totalemettt blaWche. Ce 

S and chasseur de lapins , de ^élmottes et de perdrix, leur 
Lt la guerre non-seulement pendant les crépuscules , tnaiii 
encore pendant le jour; car ses yeux ne sont point offus- 
qués par la lumière, ni éblouis par la neige. 

Cette espèce habite lé hord dé T Europe , is'âvance'trè^- 
rarement dans nés contrées, et e$i commune à là baie 
d'Hudson. Il n^est pas rare de voir des hàrfàïtgs dans les 
États-Unis , pendant l'hiver *, et qùeltjàèfôîs oh les rencontré 
à la Louisiane ; on trouve tettr hià dans les rocbetis es- 
carpés, ou sur de vîèùx pins ; leSHv ^ontè est de 'Aéux 
œufs blancs tachetés de noir. 

On les âh communs en Russie , àùx 'environs de rlaik, 
ainsi qu'en Sibérie ; les 'Taures les riôih'hient ioumana , e't 
les Kalmoucks , Jakhan-sckoribioà, TueV u'ne de ces chouettes 
seroit un crifne chez ces peuple^ , n6ur qùî ces oiseaux sont 
un présage de bonheur ou de tnàmeur , s'ils prennent leur 
Vol a droite où à gài^chie; ce defî^iér càté est le 'fôcfaeux. 

La ChouettÉ ntJLOTTE , Stnjc àluco , Làth. , pi. enlum. 
de Buff., n.^' 4-4^9 ^ dou:^e a quatorze polices de longueur; 
l'iris d'un noir un peu bleuâ^tre ; la face gnse ; le bec d'un 
Hanc jaunâtre ; le sommel: de ht tête ) le màntea^i et les 
couvertures des ailés d'un gns 'foncé, tacheté et rayé de 
^blanchâtre; le dessous du corps d'un blanc un peu rous- 
sâtre , avec des tadhes et des lignes ndii'es , longitudinales 
et transversales ; des banÂes rousses, nôir^es et blandlics,' 
sur les pennes des ailes e't de là queue; lès plumes du 
tarse et des' doigts ^'ointillëès de Àoir'; les couleurs des 
jeunes sont moins foncées , et lilaAchï^es vers Tabdoïnen. 
Les naturalistes ne sont pas d'accord ^r cette dhouette ; 
les uns la présentent comme le mâle dn chat -huant, et 



C H O 'it 

preiaïetkl celoi-ci.) paar lâfettirile cm «m je^ErA«.'£ii effet, pb-^ 
sieurs hulottes qae j'âiie'oéd vivantes', 'étorebt deâ ibMes , et 
)e ne pais aSsùrèr é[a''û existe de^ femelles sovs s6ii plumage ; 
c'est pourquoi je Tisok', ^iâftî ^e TÀnt fait Brîsisôn', BofTon , 
Linnaeus, Latbam, 'etc., àVèc H'aâtant plas de motifs, qiie 
j'ai eu cette année eu ma ^o^session quatre jeunes , pris 
dans te mâme nid, et qài tous quatre poitoîent la livrée 
de la hnlotte adulte, k quelques difïiérences près, qui cà- 
ractërîsettt le piremier isge, 'Son cti est bien dîfféi'ent de 
celui du chat-huant, car il exprime les syllabes ^ïo^ , gùviiz. 

La hulotte habite les hoispéiidânt l'été, se cache dan^les 
arbres creux, ou dans l'épaisseur d'un taillis, et y reste 
sans changer de place ; elle châsse et prend souvent les 
petits biseaux; mais elle rend un gr^^nd service à Tâg^icul- 
liire ,. en leur préférant les mulots et les campagnols. Lors- 
que ITilver là prive de cette nourriture , elle s'approche des 
nabitàtions, et vient dans les granges, faire une. guerre, non 
moins avantageuse pour léûr possesseur, en détruisant les 
rats et les souris. 

Elle s'empare ordinairement des nids étrangers, surtout 
de ceux àes crésserelles', des corneilles et des pies, pour 
y déposer ses œufs, qui sont souvent au nombre de quatre , 
arrondis e^ blanchâtres. 



- ♦ « 



La CHOUETTE HE l'ÎLE DE LA TrinITÉ, Slrix phaiendides ^ 
Lath.', pi. 9 de l'Hist des Ois. de.l'Amén sept., sous le 
nom de chouette phaléndide, n'a que "sîx pouces de longueur; 
le dessus du corps d'une teinte fauve , avec plusieurs taches 
blanches sur les couvertures des ailes; la face et tontes les 
parties inférieures variées de roux et de blanc; le duvet 
dés [ambes et des doigts roùssâtre; le bec et les ongles 
noirs. On là trouvé dans les grandes Àiàtilles. 

La Chouette k loiïgue queue de Sibérie. V. Chouette 

DES MONTS Ou^ALS. 

La ChouIette de Java, Strix jiwanicâ ,/LaLih. Avec une 
description, aussi succincte que. celle que M. Wurmb (Ma- 
gàsin scientifique de Lichtembêrg) donne dé cet oiseau nocturne, 
il est difficile de déterminer, si vraiment c'^cst une espèce 
particulière ; son corps eSt cendi^é , avec àé& nuances rous- 
sâtres. On VeiruaVcî^e sur fe dessus du corps des taches blan- 
ches et d'antres noifes; ces dernières seules sobt isur les 
parties inféiieùres 9 dô*nt te fond est d'iin blanc laVé de jau- 
nâtre sate, plus foncé ènv \é^ flancs. 

La CHot/fetli iouooù , Strix sînehsis ^ Lath. , se trouve à 
la Chlûe et ,à Java. Elle à seize pouces de longueur ; les 




iv^ j o w i' ^ #5ww^wt i 3» s^we -ii? *iics !inirrïî .es aimnes Un. 
<>»*»»*tt^ V .u *^e ^ in .'%'ïii '^ntriiiiieases « jiaKàes» lafiice 
tff* Kl '>#ii«i fivr ; ,4; despw 4ii cnos -tî :ine îuauie jdt îa poi~ 
fr^n^ HU» '•AtiX^svt mor^iH ; > fvstc în ti»*:-mn% in ^arps iTon 
/-.vwr ;Mvn#-îi4fr> . .iç; iiî*^ et Ji 'foeiie 3r-mt!S. ravees en tra- 
'^'i^ <'Mt«* ^f^mtt^ jMuft-p^e ^ i^raûnei^ .ie liuaK; lespitnnfis 
/W fj^r*^ 'f .M :Mi)«e \amuSbr^ «. et ies onçia^ coaieiir de 
Mv'f^, 0*t *Û9^^0i% ^W^^ à Câv^sBK . ie xnm. <ie pùmçmn 

fjff KJi'Hi^ihf /t matpipie mmr ^iSisnt «n ce «pe les plmncs 
tftiH ^9ffnnv'^*nf f 1^1 ^«mt iuitri»s : les ailes et ia ^nene bnmi- 
fr*4 \ Ut ^Hf^^r^A. t;tdîet)éi» «ie «oûr le reste «ia, pinmagie 
iMïvfW! : i-» Me et lei» plmaes <ies tarses Bftîritresw Cet <iiseaii « 
^ (>( ^ r^JMflMi. ^ABrvfve « est damé, par Ladant» 

f>^ |»IW* r^W^4^ d^%^<Mi4e dexe^laCBOClTTKA£.ir!fKITE; 

i/n iMift,fm,m; Mexfoci. V. Cbocette TOLaOQCATU. 

fx» </^/f.ltrrr. mfr9kf,^KKVt^ Sinx iariatay La4k^ ka- 
k^M (## MMyfirf;4i^(i»e» lie la ^bérie orientale. Elle a le l^c et 
f '>^k \km$4'%^ le MeMrt^y» et le tovr des jevz noirs ; le reste du 

iéM i'^mf^ft/nt miWLtVlft^ Strix nthdosa, Latk, pi. 17 
li« 17//»/. ^)» OlMiiu^ de tÀm, êepL , a près de seize ponces 
il« UfU^nt'Hr^ le ber. d^ofie teinte cendrée. Tins jaune, la fraise 
é'mt t.fuAfé tUif^ uniforme, wtc qoelqnes petites Uches 
htmipn Aum #a partie ioférienre ; le dessns da.corps et la 
oitrine linifin et farlietés de blane; les taches sont plus nom- 
t«u»oi lur 1a iétc t le cou ci la poitrine; des raies trans- 



i 



G H O 33 

versaleSf alternativement d'un bnm plus on moins clair sur 
les pennes des ailes , avec des taches d'un blanc sale sur les 
bords extérieurs , et d'un brun foncé sur les secondaires ; la 
queue rayée transversalement de brun et de blanc ; le ventre 
et le bas^ventre blanchâtres, avec des raies d'un brun ferru- 
gineux ; longitudinales sur le premier, et transversales sur le 
second, le duvet des pieds et des doigts d'une teinte pâle. 
Cette espèce habite la baie d'Hudson pendant Tété , et se 
retire .pendant l'hiver, dans les États-Unis. 

La Chouette noctuelle , Strix noctua^ La th. , n'est point 
une espèce particulière, mais une variété de la Chouette 

HULOTfTE. 

La Chouette de là NouvELLE-ZiLANDE. V, Chouette 
fauve. ^ 

La Chouette nudïpède , Strix nuàipesj Lath. , pi. i6 de 
VHist des Oiseaux de VAm\ sept. , a sept pouces et demi de 
long ; le dos d'un fauve rembruni ; les petites couvertures des 
ailes tachetées de blanc, le dessous du corps d'un blapc sale^ 
avec des taches brunâtres et lyrées ; les pieds nus et bruns , 
le bec noirâtre. Cette espèce se trouve à Porlo-Ricco et à 
Saint-Domingue. 

La Chouette oi^bulée , Strix unduloia , Lath. Cette es- 
pèce , qui se trouve dans l'île de Norfolk , a douze pouces de 
longueur ; le dessus du corps de la même couleur que le hi-^ 
hou à àigreiles courtes; les couvertures des ailes et les petites 
' plumes marquées de blanc à leur extrémité; la tête, la gorge 
et tout le dessous du corps ondulé de blanc; le bec de cou- 
leur de plomb ; les plumes du tarse jaunes, les doigts nus et 
les ongle^ noirs. 

La Petite chouette. F. Chouette, chevêche. 

La Chouette de Porto -Ricco. F. Chouette nudïpède. 

La Chouette rayée de la Chine. F. Chouette jougou.^ 

La Chouette rouge. F. Coracias. 

La Chouette rouge-brun. F. Chouette chevêchette: 

La Chouette de Saint-Domingue , Stnx dominicensis p 
Lath. , me.paroît être de l'espèce de la ChoueiTe suinda. 
F. ce mot. 

La Chouette de Sologne, Strix sologniensis ^ Lath. , n'est 
point une espèce particulière , mais bien une variété de la 
chouette hulotte. Elle a la face blanche ; la collerette et le 
sonmiet de la tête variés de taches blanches et de roussâtre ; 
le dessus du corps d'un brun noirâtre , nuancé de fauve ; le 
dessous des ailes et de la queue blanchâtre ; le bec noirâtre , 
ainsi que les ongles. 

La Chouette à sourcils blancs, Strix superciliaris^y\éil\. 
Face à^xm blanc roussâtre ; large» sourcils blancs ; bec de 

YII. 3 



34 C H O 

ccttte coukùr; parties sùpériétires dNinittiA mxrrtyù^ par sçtbé 
de petits points blancs sur la tète et dfe qicielquës mouche- 
tures arrondies sur lès âîles ; parties intérieures blanches ^ 
avec des bâtrdes transrersâles d lin hmii Aiârron , très-rares 
sur le ventre , tt nulles sfùr les parties postérieures ; doigts 
velus', bec aMongé , €oaletrr de corne jàtinâ^tre ; taille un peu 
supérieure à celle de nôtre dhèçêclte. tèt ôiseaù est àû Mu-* 
séum d^Histo^re nat^relk. Je ne cônh'ois pas son 'pkys, 

La Chouette stmoA , Striàc sutndà , Vîeîll. Nouis devons 
la connoissance de cette chôlittté à M. de Azara, ou du 
moins tk^e derscri^tioli plus détaillée dé la chouette ou grande 
chevêche de Saint-Domingue , si.^ comme le dit Sônnîni 
dans sa tradi^tion , eftes apparti^tanignt l^ufie et Tautre à U 




que 1 autre en a aeux, courtes ii est vrai, qui 
le nom de brachyotos. Le suînda n^entre point dans les bois et 
ne âe perche pas sur les ài4>res ; il fréquente les campagnes 
découvertes et abondatites en gibier, se cache dans les trous 
ou les terriers des tatous, mais îl n'en creuse pas luinrhême ; 
ce qui suffit pour ne pas le confondre avec la chouette à ter- 
rier, qui fait elle-*nème celui dtiAs lequel elle niche, et son 
seul abri dans les feftips de repos : fait que j'ai vérifié h Saint- 
Domingue: Le tuîhâa diasse uùé betfrè avant le coucher du 
soleil, volant en* ligne directe et sans discontinuité à cinq à 
six pieds au-de^ûs du sol , pour totidre sur le gibier qu'il dé- 
couvre, n est ïoitTare , et ne se voit au Paraguay qu'au 
tingt-septième ÀcJgré : cèpèùdatll on dit qu'on le trouve plus 
communément au sud.de la rivière de la Plaià. 

Il a quatorze pouces et demi dé longueur; la collerette 
noirâtre , et tachée dé ^ris rôussâtre sur lés bords , brune 
avec des lignés tf otrâtrés au celifre y avec un peu de %lanc à 
l'angle antérieur de l'ôeîl ; les piumes de la tête , de là corge 
Et du cou d^nné teinté sonïbré dans le milieu , et d'un brun 
roussàtre sur les botds ; la côulét(r dé la poitrine plus claire , 
avec des raies déliées et longitudinales ; le ventre et lès par- 
ties postérieures d'un gris roussàtre ; quelques taches noires, 
oblongues et pointues sôus l'aile ; le dessus du corps , des 
ailes et de la (|ùeiïè noirâtre , varié de brun et moucheté de 
gris roussàtre ; le bec sombre et l'iris jauiié. 

La Chouette tengiSialm, Sirix Ungmalmi^ Lath., à huit 
pouces quatre lignes de longueur; tout le corpis d'Un roux 
tcmbruni et noirâtre, £(véc des taches blanches, arrondie» 
sur la tête et sur le '.dessus du cou ; Tiris d'un jaune brillant ; 
le bec Jaune ; les pieds et les doigts couverts d'un duvet 
blanc. La femdle est un peu plus forte que le mâle ; son plu- 



C H 3S 

mage snpërîeur é^un hnm gnsitrc ; me tache noire entre 
Toeil et te bec ; les ]^arfies iiifêrie«res variées ^e blanc pur. 
Cette espèce se trouTC en Syéâe , en Nor^v^ége , en R«$sîe 
et àan& les sapkiîéres de picRÎevrspiarlîes.de TAilemagne. On 
la rencontre^ mats rarement^ dans les Vosges et dans fe Jura. 
£Ue nictie AafftB des troncs de ^piûs. Sa ponte est de deux 
œufs blancs. 

La Chouette a termeh , Sinx rmiadap»^ Vieiii. , creuse 
clie-mème letron qiii doit sen4r d'asile à sa pnigénîture. li 
est rond, ouvert à •s^n eiitrée comme celui d'un lapin, et pro- 
fond de deux pie4}s environ. Elle se plotlt dans ws endroits 
•découverts , voit à toute ^are du fouir , et se tpotpre souvent 
^aas les habitations 4eB mômes. Ëiile ne fréquente point les 
forêts , se plaît dans les savanes , n est nullemeiA sauvage ; 
mais , si on tcontHNie 4e rin^méter, €lle se réfugie 4ans 
«m terrier, id^où U estéiffîcile de la faire sortir. Sa ponite est 
•de douze OEnâs blancs , pres^fcie 'spbércA'des. 

La se«de «diffénefice «fief aie reroarquée entre le mftle et la 
femelle, 4:;onsiAe dans 4a couleur des yeux : le pren»ier les a 
d^nn jaune très-vif, etTantre d'un )aune pâle. Longueur to- 
tale^ neuf ponces et 4emi. Bande bl«iiclie e>t large en dessus 
des yeux ; deux cercles sur la face , Tun blanchâtre , Tautre 
gris; tête, dos, croupion de cette teinte, mais variée de 
points blancs sur toute la première par<4e , et «nuancée de 
roussâilre , coupée par (le grandes taches blanches et brunes 
sur des ailes , ^et enén traversée sur la que^e par «des bandes 
de ces deux -couleurs ; gorge et toutes les parties posiétieures 
marqfuées de brun snr un (bnd^Uanc , un peu «ronssôtre sur 
les-cdtés; bec d'isn blanc verdâtre etnéir surles bords; iiarses 
«t 4oîgts oonverts <d'«n dnvet gris. La chouette de Saint-Do- 
mingoe, aùitx^^enMœnsùs, a des rappoitsavec «cdle-ci; mais 
«lie -est décrite trop efoccmctenMFOt pour la bien -déienmner. 

Je rapprochent cette espèce ta CnotiETTE mù Coqvimbo 
«t rUn^3€Uit£ude M. 4e Azara. 

La ChOC>£TT£ TOI;OHtQ^|Ti<I , iStHx Éolf^àfftaÊi , Lal^. , 

•e trouve it la Noevetle-Espagne ; elle est tellement empiu- 
mée , que , bien que petite de corps , elle parent aussi gnossc 
qa'ime povAe. Son plumage eet varié de noîr , 4e yaunÀtre , 
de Uanc , fauve en des5ms ; blanc en dessous ; les «oui^eitiires 
des ailes sont noires; Tins des yeux "est >jaunàtpe. 

Le toicbiqnatlî fréquente 4e voisinage des -lacs^ powr faire 
sa nourriture de gvjmonilles et d'autres reptiles, ^ts.) 

La Chott^ETTE -VlhÉi^MHJTH^ , Strix ivapmyi^^ Iiall>. Lon- 
gaenr, dix-huit ponces ; bec noir ; iris «janne ; plumes de' la 
tétc noures à leur extrémité ;.race , joues et gorge blanches , 
ainsi qne les scapulaires et les couvertures des atks ; maiS' 



36 C H 

ceUés-d sont'agréaUement yariées de ligues trdttôversale^ ti 
de taches longitudinales d^un rongeâtre sombre; pennes 
alaires et caadales tachetées irrégulièrement, rayées de noir 
et de rouge pâle ; dos et courertnres de la 4][ueue traversés 
d^nn très-grand nombre de lignes rongea Ires; bas-ventre 
blanc; pieds converts de plumes jusqu^aux doigts , qui le sont 
eux-mêmes de poils. 

Cet oiseau habite les bois de la baie d^Hodson , y niche 
dans des tas de mousse sèche y et fait une ponte de cinq 
oeu& blancs. Les petits éclosent en mai, et portent dans 
leur premier âge un plumage blanchâtre assez uniforme ; ce 
qui suffit pour les distinguer de ceux du harfang, qui sont d'un 
brun obscur. Wapacuthu est le nom que lui donnent les na- 
turels du pays. 

La Chouette aux teux yerts, Strix syhesins, Latlu 
Scopoli donne à cette chouette la longueur du coq ; le bec jau- 
nâtre ; la face entourée d'une jolie fraise blanchâtre ^ qui s^é- 
tend d'une oreille à l'autre » en passant sur le frokit; tout le 
plumage varié de blanc et de brun ; l'iris d'un vert de mer. On 
la trouve dans la Camiole. Cet oiseau, qu'a décrit Scopoli, 
est donné par les auteurs allemands pour une variété de la 
choueUe hulotte, 

C. Chouen»-HUHmx, 

Le Hibou a aigrettes couchées , Strix gnseaia , Lath, , 
pi. enl. , n.^' 4^ , de VHîsL nai, des Oiseaux d Afrique , par Le- 
vaillant. Les faisceaux que porte cet oiseau sur la tète , sont 
composés de plumes longues , flexibles , qui ne se redressent 
que difficilement au-dessus de la ligne horizontale , et qui 
retombent aux côtés de la tête ; ils prennent naissance prés 
de la racine du bec , et , passant au-dessus des yeiK , descen- 
dent vers le bas du cou; une teinte brune rousse, finement 
rayée de lignes brunes foncées et entremêlées de taches blan- 
ches sur les ailes et la queue , c6uvre les parties supérieures 
du corps ; le dessous est blanchâtre et d'un roux léeer, avec 
des stnes fines et brunes sur la noitrine ; le bec est jaune , et 
les doigts sont brunâtres. Taille du moyen dnc« On trouve 
ce hibou à la Guyane. . 

Le Hibou a aigrettes courtes , Strif'^ hrachyotos et u/uib , 
Lath., pL enl. de Buff. , n.<> 4-3S. Les aigrettes , dont cette 
espèce est pourvue , sont si petites , et elle les relève si ra- 
rement que des auteurs la rangent parmi les chouettes à 
tête simple , et que d'autres en ont fait deux espèces , l'une 
«ous le nom de chmietUy strix ulula ^ et l'autre sous le nom de 
brachyatûs. Ce hibou a treize pouces de long , la tête et le des- 
sous du corps d'un blanc roux et varié de taches longitudinales 
brunes; la partie inférieure du dos, le croupion et les couver- 



C H O 37 

lares snpéneures de ta qaeat d'un roassâtrè mélange d*e Bnin ; 
les penn«8 des ailes rousses.-, et celles de la queue d^un blanc 
roussâtre ; toutes ont des raies transversales brunes ; les plu- 
mes qui entourent les yeux forment un cercle noirâtre ; en- 
suite elles sont d'un blanc sale mêlé de roussâtre et de brun 
foncé ; l'iris est jaune ; le bec et les ongles sont nqirs^ 

La fenielle diffère par des couleurs plus ternes , et de» ta- 
cbes moins larges: Le duvet des jeunes est d'un blanchâtre gris 
mêlé de brun. 

Cette- espèce s^approi^e peu des habitations , se tient plus 
▼olontieFs dans les rochers, les carrières , les vieux châteaux 
ahaaiiônnés , préfère les pays de montagnes., et cherche les 
lieux les plus solitaires ; elle dépose ses œufs , car elle ne fait 
nas de nid , dans des. trous de rochers.ou de murailles ruinées : 
ils sont au nombre de deux ou trois , totalement blancs , gros 
comme ceux du pigeon ramier , et parfaitement ronds. T4'au- 
noit-on pas confondu cette espèce avec une autre dans la des< 
cription que Ton fait de son nid et de sa ponte ? car des au^ 
teurs allemands nous disent qu'elle construit son nid à terre ^> 
sur les coteaux, dans les marab à tourbe , dans de grandes, 
touffes dlherbes , et que ses œufs sont inconnus. 

Ces obeaux , grands destructeurs de mulots , sont très-uti-> 
les ; iaussi les laboureurs en font grand cas. Au prinfemps , ils 
font entendre jour et nuit la syllabe gotd ^.prononcée d^un ton. 
assez doux ; et quand il doit pleuvoir, ils changent de cri , et 
semblent dire goyau. On les trouve dans toute l'Europe , et 
même à Terre-Neuve^ L'âge apporte quelques dissemblance& 
dans les couleurs et leur distribution. 

Le Hibou d'Amérique. V. Hibou cmard*. 

Le Hibou ascalaphe ou b'Egypte , Stiix ascalaphus , Sa- 
vigny , Brit. zooL a.<"« B. , III , se trouve en Ijigypte , et 
ipiefquefois en Europe , puisque Pennant dit l'avoir reçu d'E- 
cosse. IL est d'une taille inférieure à celle du grand hibou , et 
d'un quart plus grand, que celui à. aigrettes courtes. Son plu-^ 
ma£e a des rapports avec celui de ce dernier; une teinte fauve 
tachetée de brun le colore ; elle est vermiculée sur les ailes, 
et sur le dos ^ et rayé€ en travers de lignes étroites sur le 
itentre ; la queue estblanchâtre en dessous avec trois ou quatre 
raies transversales étroites et brunes ; le bec de cette couleur ;. 
les huppes courtes ; les ongles sont noirs. 

Le JilBou AâO, Strix asio , La th. , pi. ai de mon Bist. des 
Oiseauiv de L'Amérique septentrionale. Longueur de huit à neuf 
pouces ; het couleur de corne ; iris jaune ; milieu de la face 
roussâtre, avec trois cercles , le premier et le dernier noirs 
et étroits , le second plus large et blanc ; le dessus de la tête et 
du corps 9 Les ailes et la queac d; un Jbeau roux }.varié de ligues. 



38 C H O 

noires sur la lé te., le cou et les coa^^rtures des ailes , mélan-: 
gé de raies transversales brunes sur la^eue, maispea appa^ 
rentes , tadbeté akemathrement de roux et de blanc sme les 
pennes primaires , aivec une laige bande blmcbe tor le bord 
extérieur des scapulaûres ; le hairt de la gorge blanc ; la partie 
inférieure rousse et rayée longitudinale mest de brun; la poi- 
trine v'ariée de Uane ^ de nou: et de rom ; le blane occupant le 
milieu decbacpie phimc lo«giladinalenittnt, et les autres cou- 
leurs le coupant en travers ; le ventre blanc ; les flancs ta- 
chetés comme la poitrine ; les couvertures infériem^s de la 
queue blanches , avec des taches terminées en fer de lance ; 
les» pied» et les doigts couverts de plumes d'un blanc roossâ- 
tré ; les ongles de la couleur du bec. 

La femelle ne dîfifôre que par des eoulews moins vives. Ces 
oiseaux se trouvent dans rÂméiiqae septentrioïkale. 

Le Hisou BMIKAMŒKA , &rLZ hackamamB, Lath. ; rmâica y 
Gm. Le nom ^fue j'ai conservé à cette espèce est celui qu'elle 
porte dans Tfle de Ceylan, Elle a six pouces environ de lour- 
gueur totale ; des aigrettes très-fournies et d'un roux rem- 
bmni ; la tête et le manteau d'un brun noirâtre , parsemé de 
points d'un roux clair; la face^ la gorge et le dessous du 
corps roux, tirant au cendré près des yeux, et rayé en travers 
de brun s&r la première partie , avec des taches rares et ti-* 
grées sur le reste ; la collerette bordée de noir ; les couver- 
tures des ailes grises avec quelques lignes étroites noires ; les 
{lennes régulièrement barrées de cette couleur et de blanc ; 
es tarses en partie couverts de plumes , et les doigts velus ; le 
bec et les ongles couleur de corne. 

Lç Hibou blanc V. Choueitte harfâng. 

Le Hïsoe KLANC b'Islakde. y. Chouette rartaisg. 

Le ttiBOU DU Qrésii^ V, Hibou cabure. 

Le Hibou cabure^ Stnx bmsUUiaa, Lath., se trouve au 
Brésil j où il est connu sous le nom qu'on lui a conservé. 
La tête , le dessus du corps , les couvertures supérieures des 
ailes et de la queue sont d'un brun ferrugineux clair , et variés 
de taches blanches , fort petites sur la tête et le cou^ et assez 
grandes sur les couvertures; les pennes sont pareilles au dos; 
celles de la queue ont , de plus, àes zigzags blancs ; l'iris 
est jaune ; le bec et les plumes des pieds sont jaunâtres. 

Le Hibou D£ la Chine , Slrix sinemis , Lath. Grandeur 
de notre hibou commun ; dessus du corps varié de noir et de 
brun ronssâtre sur une teinte cannelle, et ondulé de lignes 
noâres sur le dos et les couvertures des ailes ; quatre bandes 
transversales d'un roux^lair , avec des taches rousses et blan- 
chaires sur les pennes ; devant du cou roux clair , avec des 
marques, noires triangulaires ; dessous du corps d'un fauve 



C H O 39 

foncé , entrecoupé d^une bande noire , longiiudînale , et di- 
visée transversalement par des raies blanches ; bec et pied^ 
noirs. 

Le Hibou choliba , Sirix choliba , Vîeill. j se trouve au 
Paraguay. 11 a huit pouces deux lign,e$ de longueur totale, les 

f dûmes des parties supérieures et ipféirieuresE noirâtres 4^ns 
e milieu et d^un brun clair pointiUç de noirâtre sur les 
bords ; les plumes des jambes , des tarses et les coi|ver- 
tures inférieures des ailes d^un roux çt^ir; les première^ 

{rennes alaires noirâtres ayec de grandes taches roussâtves» 
es autres et celles de la q^ueue hrupes.et poinUUée^; ii^ne 
grande tache noire « en forme de croissant, s'étend depuis 
la base des aigrettes jusc^u'au bas de Vouvertu^^ du bec , et 
couvre les oreilles \ uqe rangée de pi^^les blanches et ter- 
minées de noir se fait ^eiparquer sur l^a scapul^ires ; le bec 
est d'un bleu très-clair et jjau^âtre à rextrémito ; Tiri^ jaune 
9vec un peu de bleuâtre $ur son bord intérieur : il y a une 
variété dans cette espèce <]ui ne paroît pas dépendre de 
Tâge ni du sexe. Elle a du brun où \^ précédei^t a du noiri 
et du blond où il a du brun. 

Ce Jiibou se lient pendant le pur d^ns les bois tfès-to^Qus, 
où il se cache entre Içs branches ; il vien^ U nuit d^ns les ha- 
bitations champêtres , se pose sur les \çij^ et l^ murailles , 
et se laisse approcher ^u point qu^on peu^ le tuer à coups de 
pieiTe ou de bâion. Sop cri, qu'il répète fréqueipment. ex-r 
prime les syllabes Uiruram-tu-tu* Il nç fait poipt de nid « et 
pond dans un trou de vieil arbre t tro}^ œufs flancs , parr 
faitement sphéronfd^ux* M. de Â^arai qui nqus a fait cpn- 
noître cette espèce , pense que c^est l^ mém^ oiseau 4|ue 
le duc de la Nouvelle-Espagne , indiqué par Nieremberg 
sous le nom de (afçluouaili ; mais je i^ ,^is p^s du se^ti- 
nient de Sonninî , qui le considère coxf)^e éUnt dç la mèmû 
espèce que notre petit duc. 

%e HtBou pE CLoeuER. F. Chpuette effraie. 

Le Hibou commun, ^inoc.otu^y Lath.» pi. enl. de BuIE, 0.^20^ 
a treize pouces, et demi de longueur \ VaigreUe compose de 
six plumes d'an fauve brunâtre; celles de Uf^ce blanchât|-e et 
termiuées de noir ; la tête et le m^nte^u variés àf bfun , de 
roux et de blanc ; le cfoupiop et les cpuvertures 4^ la qu^uct 
f oussâtres et m^Iés d^un peu de t^run ; le devapt du cpu et 1^ 
poitrme bruns et rousi^âtres ; le ventfe s^yec des taches et des 
zigzags bri)us ; leç ail^s et 1^ queup brupes et ro^ss|itres ; les^ 
plumes des tarses de çptte deruière teipte , Iç bec et les onglesk 
poirâtfés ; les a(iles rous^e^ , variée d^ brun e\ ^e rqussâtre. 
Ce hibou est le plus commun et le plus pombreux ca 

France; i\ y reste toute V^Pôée: op le voit plu§ SQUveP 



4o C H O 

en hiver , parce qu^alors il quille les cavernes des rochers » 
les forêts des montagnes , pour descendre dans les plaines , 
s^approcher des habitations ; mais daiis Tété il est rare de 
l'y rencontrer. 

Cette espèce se trouve , non-seulement en France • mais 
dans le nord et le midi de l'Europe. On assure qu^elle se 
donne rarement la peine de faire un nid ^ ou se l'épargne 
presque en entier ; tantôt la femelle poud dans un vieux nid 
de pie , tantôt dans celui d'une buse , ou autre gros 
oiseau ; elle y dépose ordinairement quatre ou cinq oeufs 
blancs et ronds ; les petits j qui sont converti^ d'un duvet 
blanc en naissant , prennent des couleurs au bout de quinze 
jours , époque où leurs plumes commencent à paroître. Lors- 
qu'on veut élever ce hibou , il faut le prendre très-jeune ; 
autrement il refuse toute nourriture , dès qu'il est enfenné. 
Son cri est fort et s'entend de très - loin ; lorsqu'il 
s'envole il en pousse un autre aigre et soupirant , qu'on at- 
tribue à l'effort des muscles pectoraux qui , dans ce moment, 
entrent en contraction. 

On se sert de ce hibou et du chat-huant pour attirer tes 
oiseaux à la pipée , et l'on a remarqué que les gros oiseaux 
viennent plus volontiers à la voix du premier , qui est une 
espèce de cri plaintif ou de gémissement grave et allongé , 
clofvcloud j'qu*i\ ne cesse de répéter pendant la nuit; et que 
les petits oiseaux viennent en plus grand nombre au hohd , 
hohd du chat-huant, qui est prononcé d'un ton plus haut^ 
et semble une espèce d'appel. . 

Le Hibou couronné. V. Hibou de Virginie. 

Le Grand Hibou cornu d'Athènes est une variété du 
Grând-Duc ou Hibou. 

Le Hibou a cravate blanche, Otu$ alhicoUîs^ Daudin, 
est une variété du Moyen Hibou. 

Le Hibou criard , Strix mexîcana ^ Lath. , pi. 3 de THist, 
des Oiseaux de P Amérique septentrionale. Face blanchâtre ; col- 
lerette bordée de roussâtre ; et chaque plume noire dans 
son milieu ; parties supérieures du corps tachetées longi- 
tudinalement , et pointillées de noir sur un fond roux clair ; 
plumes de la gorge rousses et blanches , avec la tige noire ; 
ailes rayées transversalement de noirâtre et de cendré ; 
queue rayée irrégulièrement d'un brun-noir; dessous du 
corps ferrugineux ; poitrine tachetée de jaunâtre ; croupion 
et anus d'un blanc entremêlé de taches noires ; bord des 
premières pennes de l'aile^ crénelé ; plumes des jambes et 
des pieds d'un roux cendré ; iris couleur de safran ; bec 
jaune ; ongles noirs. 
Brissoa a décrit le mâle 9 qui est celui-ci , sous le nom 



C H O 4. 

ie hibou du Mexufu^ et a nommé la femelle hihou d*AmMque ; 
elle diffère en ce qne le noir des taches est brun foncé , et 
en ce qu'il y a du gris et plus de blanc sar son vêtement. 

Cette espèce se trouve dans l'Amérique septentrionale y 
et au Mexique. Elle a dans son plumage beaucoup de rapports 
avecle hibou commun ; mais ses couleurs sont plus nettes et 
plus tranchées. Elle a aussi des aigrettes plus longues, et elle 
est plus haut montée* , 

Le Hibou d'Egypte. V. Hibou ascalaphe. 

Le Hibou a froth? blanc, Sirix Mifrons^ La th. Gros- 
seur du petit duc; longueur, sept pouces un quart; dessus 
de la tête et du corps brun ; plumes de la face frangées de 
blanc ; deissous du corps d'un jaune fàuve , avec des bandes 
transversales brunes sur la poitrine ; taches blanches sur les 
ailes; bec noir ; ongles noirâtres. 

Un individu pris avec celui-ci et plus petit ( probablement 
le ihâle ) , diffère en ce que son plumage est noirâtre , et 
que sa face n'est point frangée de blanc. Ces oiseaux , quand 
ils sont vivans , relèvent souvent deux plumes qui sont au- 
dessus des yeux. Latham ayant examiné ces plumes sur des 
individus morts , dit qu'elles ne sont pas plus longues que 
les autres ; d'après cela , il trouve de l'analogie entre ces 
oiseaux et le duc à courtes oreilles. Ils habitent le Canada. 

Le Hibou geih^il, Strix pidchella^ Lath. Sa taille est d'un 
peu pins de neuf pouces de longueur ; le dessus de son corps 
est d'one jolie teinte grise et cendrée , tachetée de brun ferru- 
gineux et pointUlée de blanc ; on remarque des taches blan- 
ches oblongues sur les ailes ; des bandes et des points bruns 
sur la queue , dont le fond est fauve ; le, dessous du corps est 
blanchâtre et onde de quelques taches noirâtres; les ailes 
pliées dépassent le bout de la queue qui est arrondie ; les 
jambes sont revêtues d'iin duvet à tâches ondulées , et les 
ongles bruns. Cet oiseau, que Pallas a^ fait connoître, est- 
il une espèce différente du hibou scops ? 

Le GRA19D Hibou, Strix bubo, Lath.; pi. D. 14- fig- 3 de ce 
Dictionnaire j a vingt-deux pouces de longueur; les aigrettes, 
la tête , le dessus des ailes et du corps variés de fauve , de rous-* 
sâtre et de noirâtre; les plumes des narines blanchâtres et ter- 
minées de noir; celles de la face mélangées de roux, de noir 
et de gris ; la gorge blanchâtre ; le devant du cou et la poitrine 
noirâtres et roux ; le ventre avec des raies longitudinales et 
des bandes transverses noirâtres ; les couvertures du dessous 
de la queue et les plumes des tarses , variées de lignes et de 
ziffzags très-étroits et bruns sur un fond roux ; les pennes des 
aues omnes, roussâtres à l'extérieur, fauves à l'intérieur, et 
ray^s de noirâtre sur les côtés ; les deux pennes ii^termédiai^ 



^ C II o 

Tes de la queue rayées de noirâtre et de ronssitre ; les laté- 
rale sne difierent cp^en ce que da côté intérieur, yers Torigine, 
elles sont Êmires, et cette co«Iear s'étend d^aotant pins loin, 
que la plonie est pins éloignée des dem du miliea; rirîs est 
coolenr de safiraii» le kec noir, et les ongles sont noirâtres. La 
femelle diffère da mâle en ce que ses cpnleiirs sont on pen ploa 
sombres. 

Le grand lûboa nliabite que les rochers on les TieiHes tonr^ 
abandonnées, et sitoées annàessos des montagnes ; rarement 
il descend dans la plaine ; rarement 09 le yoi% perché sor les 
arbres ; il détroit d'aotant pins de ^hier , que cVst dans le 
silence de la nnit qu'il loi (ait la ebaâse ; les jennes lièTres, les 
lapereaux sont ordmairement sa pâtnre ; il se nonrrit anssi de 
taupes, de mulots , de souris , qu'il avale tout entiers, après 
leur avoir brisé', avec son bee, la tête et les os ; et an bout de 
quelques heures, il voinit les poils , les fis et la peau pelotonnés 
dans son estomac par petites masses ; il m^mge encore le^ 
chauve-souris, les serpens , les lézards , les grenouilles et les 
crapauds ; mab l'époque où ce camivore chasse avec le plu3 
d'activité et fait un plus grand carnage , c'est celle où il a des 
petits; alors son nid regorge de provisions, et c'est, de tons les 
oiseaux de proie , celui qui en rassemblé le plus pour ses petits^, 
qui sont des plus voraces. Dans l'état de captivité, on le nourrit 
de chair et de foie de bœuf ; il s'accommode volontiers de 
poissons , petits et moyens ; il les mange de la même manière 
que les petits quadrupèdes , car il dépèce les grands , et en 
rend par le bec les arêtes pelotonnées. Ces oiseaux peuvent 
se passer de boire ; cependant , quand ils sont à portée, ils 
boivent , mais se cachent , comme font plusieurs oiseanx de 
proie diurnes ; ce besoin de botre dcMt être plus rare dans les 
carnassiers, lorsqu'ils ne se nourrissent que d'animaux vivans; 
il en est de inême pour les vermivores , les insectivores , et 
ceux qui mangent des fruits suceulens. Quoique les grands- 
ducs supportent plus aisément la lumière du jour que les 
autres oiseaux nocturnes , les momens où ils chassent avec le 
plus d'avantage sont le soir et le matin , et ib le font avec 
plus de légèreté que leur grosse corpulence ne parott le per- 
mettre ; ils disputent leur proie ii divers oiseaux rapaces , se 
battent avec eux , et souvent l'enlèvent aux buses et aux mi- 
lans. Attaqué par ime troupe de corneilles , un seul en peut 
soutenir le choc, et finit souvent par les disperser; quelquefois 
môme une des assaillantes devient sa victime, surtout si le com* 
bat a lieu vers la fin du jour. Leur vol est assez élevé k l'heure 
du crépuscule , mais ordinairement ils ne volent que bas , 
position qu'exige leur manière de chasser ; et dans les autres 
heures du jour, ib ne parcourent que de petites. dbtances. 



e H O 43 

DaBS le sUenee de la mnt , leurs cris hMiad , hoiOuxà , hcûhov^ 
poùJtad 9 sont effravafis; lorsfoe cet oiseau a faim , il fait en-^ 
tendre son cri pmhoéj et dans d^antres circonstaxices, il eom« 
menée d'un ton très-haut et trè»4E»t , et lefiaât durer autant 
qa il peut être de tewpfi % feprendre haleine ; maîs^kvsqto^il 
est agité par la peuTt c'est un en trèd-désagréable, et asseï 
semblable à celui des oiseaux de proie diames. 

Oh se sevt dn doc dans la faucoimerie pour attirer le mîlai»; 
on attache au duc une queue derenard^ poiu* rendre sa figure 
encarie plus eictrarordiaaîrè : il vo^à fleur de terre , et se pose 
dans la campagne, sans se percher sur aucun arbre ^ le milan 
qui r aperçoit de k)ÎQ> arrive et s^'approche du duc, non pas 
pour U combattre ou Taltaquer, mais comme pour Tadmirer, 
et il sie tient auprès de hnrassez long-temps pour se laisser tirer 

Î^ar le chasseur f ou prendre par les oiseaux de proie qu'on 
âche ik sa poursuite ; la j^upart des faisandiers tiennent aussi 
dans leur faisanderie un duc, qu'ib mettent toujours en cage 
sar des juchoirs dans un lieu découvert , afin que les corbeaux 
et les corneilles s'assemblent autour de lui , et qu'on pmsse 
tirer et tuer un plus grand nombre de ces oiseaux criards ^ 
qui imfttiètent beaucoup les jeune» faisans; mais pour ne pas 
effrayer les faisans y, on tire les corneilles arec upe sarbacane* 
(BuUbn, article du Granb-Duc.) 

Cette espèce niche dans les cavernes de rochers ou dans 
"des trous de hautes et vieilles murailles , et quelquefois sur 
des arbres creux. Elle donne à son nid pvès de trois pieds de 
diamètre , le compose de petites branches de bois sec, qu'ettè 
entrelace de racines souples 'y et garnit l'intérieur de feuilles ; 
la ponte est d'un k trois cêuJBs , mais très-rarement de ce dernier 
nombre; leur coideur est d'un blanc grisâtre, et leur grosseur 
au-dessus d'u& œuf de poule. Les jeunes , comme ceux des 
autres oiseaux nocturnes, naissent couverts d'un duvet auquel 
succèdent les plumes , au bout de quinze jours. 

Cette espèce, moins nombreuse que celle des autres hiboux, 
est rare en France ; connue à l'automne on la voit plus com- 
munément dans les plaines , il parott qu'elle quitte alors ses 
rochers et ses montagnes ; peut-être est*ce aussi l'époque oà 
elle voyage , car l'on n'est pas' certain qu'elle reste toute TaiH 
née. Elle! est répandue sur une partie du globe. t>n l'a trouvée 
au Cap de Bonne-Ëspérance ; on la voit dans les contrées les 
plus septentrionales de l'Europe ; enfin ou la rencontre en- 
core au Kamt^chatka et dans la Sibérie. 

Le Grand Hirou rlanc sai^s aigrettes. F. Chouette 
Harfang. 

Le Graioi Hirod de Ceylan , Sinx ceykmmsîs , Lath. ; 
SL zeinolensis , Gm. ; Brown , lihist zooL , tom. 4 î habite les 



44 ^"^. . 

rochers et les bois ; ^s plumes auriculaîres' sont courtes et 
pointues ; sa longueur totale est de deux pieds ; Tiris safrané ; 
le dessus du corps d^un brun noir , plus clair et inclinant au 
jaune sur les parties inférieures; le tour des plumes de la face, 
d^un roux tirant sur le brun et rs^éMe noir ; cette dernière 
teinte Corme des lignes transversales sur les premières pennes 
des ailes et sur celles de la queue , qui , de plus , en ont de 
bjiancbejs^ et de fauves ; les pieds sont presque nus ; les ongles 
et le bec d'une couleur obscure. 

Le Hibou a gros bec, Stri% crassirostrù , Yieill. Taille du 
hibou des pins 9 mais plus allongée; aigrettes noires ; collerette' 
grisâtre oordée de noir; plumage varié de raies très-nom- 
breuses , transversales et brunes sur Un fond blanchâtre ; 
dessous des ailes et de la queue de cette teinte , avec cinq oa 
six bandelettes transversales brunes ; bec très-fort , très-gros,, 
d^un brun noirâtre; ongles de la nckéme couleur; doigts velus. 
Je ne connois pas le pays natal de ce hibou. 11 2st au Muséun» 
d^Histoire naturelle. 

Le Grakd Hibou a buppes courtes. F. Hibou asca-^- 

I^APHE. 

Le Hibou b'Italie , Asio ii(ilicvs ,. Brisson , est regardé 

Ïar cet auteur comme une variété da Moyen Duc oi» 
[iBOu commun. 

Le Hibou Jacurutu. F. Hibou Nacurotu. 

Le Hibou du Mecque. F. Hibou criard. 

Le Hibou moucheté , Slrix maculosa, YieiU. , se trouve 
an Cap de Bonne-Espérance , d'où il a été apporté vivant 
par M. Peron , à la ménagerie du Jardin du Roi. Il a le men-« 
ton , le bas-ventre , les couvertures inférieures de la queue 
et les plumes du tarse d^un beau blanc ; celte couleur règne 
aussi sur le reste du pluinage ; mais elle est couverte de mou* 
chetures brunes sur les parties supérieures du corps. 11 est 
rayé en travers de la même teinte sur. la tête ; la face , la 

Î;orge , la poitrine et le haut du ventre ; Textrémité de la col- 
erette , le toiir de Toeil , le bec et les ongles sont noirs ; sept 
bandes, alternativement brunes et blanches , traversent la 
queue ; les aigrettes sont de moyenne longueur. Taille ua 
peu au-dessus de celle du chat-huanL 

Le Hibou nagurutu , Stnx nacundu^ Yieill. , pi. enl. de 
BufT., n.^ 383, sous le nom de Mbou des terres mageilûmques. 
La dénomination sous laquelle je décris cet oiseau est celle 
qu'il porte au Paraguay, et qui me paroît être générique poup 
plusieurs chouettes ou hiboux. Les Brasiliens l'appellent ja- 
curidu. H a dix-sept pouces de longueur totale. Les parties 
supérieures d^un bruâ noirâtre rayé en zigzags et pointillé de 
bruQ clair et d un peu de roux;. les inférieures mélangées de 



Ç H 45 

lignes tf aaivcrsaJeâ blanchâtres et brunes ; les plumes des 
tarses variées de noirâtre sur un fond bnm ; les pennes des 
aUes et de la queue avec des bandelettes d'un brun noirâtre^ 
interrompues par des taches rousses et pointillées de noirâtre; 
la plume antérieiire de Paigrette n6ireet bordée de roux; un 
croissant noir q[ui part du derrière de Toeil et entoure la face ; 
une bande noire et étroite star le sourcil ; la collerette d'un 
bran clair, mêlé de roux ; Tiris jaune , la prunelle de Toeil 
bleu de ciel et entourée d'un cercle noir ; le bec noirâtre jus->- 
qu'à sa moitié t et noir dans le reste ; la cire brune et les 
aigrettes longues de trente ligoes. Le mâle et la femelle ne 

t résentent point de différences, et les jeunes leur ressem-^ 
lent dès qu'ils ont quitté le duyet qui les couvre à leur nais^ 
sance. 

Le nacundu a trois cris différens ; le premier est une sorte 
de sifflement ; le second un son cadencé , aigre et aigu , ac-^ 
cent de la douleur ou de la colère ; par le troisième , l'oiseau 
semble prononcer son nom d'une voix forte et nasarde. C'est 

Î^ar ce cri qu'il effraie les voyageurs qui passent la nuit dans 
es grands bois ,. son unique demeure. Il fait son nid avec des 
bàchettes. à la cime des arbres très-élevés. Ce nid , qu'a vu 
M. de Aa^ara dans les environs de la rivière de la Plata^ 
est plat et spacieux. 

Ce grand-duc présente , dans son plumage, son genre de' 
vie , la position de ses aigrettes , la situation et la construc* 
tion de son nid , de grands rapports avec le hibou des puis ou 
le grand-duc de Yirgmie. Si ces deux oiseaux ne sont pas de 
la même espèce , on ne peut se refuser à les regarder comme 
deux races très-voisines, dont l'une habite le nord de l'Amé-^ 
rique^ et l'autre le sud; mais ce ne sont point des variétés de 
notre grand-hU/ou , quoique Buffon les ait présentées comme 
telles. 

Le Hibou ivagurutu tacheté, Strix macuhUa, Vieill., se 
trouve au Paraguay; il est décrit par M. d' Azara sous le nom de 
nanacumiu tacheté\ il a quatorze pouces de longueur; l'aigrette 
composée de six plumes noires , blanches , et terminées ea 
pointe ; les plumes du sommet de la tête , noires au milieu, blon-^ 
des sur les bords; celles de l'occiput , du dessus du corps, et les 
couvertures supérieures des ailes noirâtres et frangées de blanc 
jaunâtre, avec des lignes et des point;^ bruns; les pennes des 
ailes et de la queue rayées en travers de noirâtre et d'un gris 
blanchâtre pointillé de brun; la collerette de la face noire et 
rousse ; celle-ci blanche , avec un peu de noir k la paupière 
supérieure et à l'angle intérieur de l'œil, et un peu de roux 
sur les )0Ues ; le .menton blanc ; la gorge , la poitrine et les 
côtés du corps avec des taches longues et noires, sur un fond 



46 C H 

blanc; lé rentre et c^e demière conleiir; les jambes et le 
davet des tarses •d'un blanc taré de roux ; le bec aoîr ; Tiris 
coolear d'or et la ipieue étagée. 

Le HiJKKJ s JLTN , Sttix demuuxU. il «fil dbsohitiaeat semblable 
au grandHdac d'Eurof e par ses couleurs et la disposition des 
taches ; mais joelies-cl trancbeot im^s ^mr fie fond. Cet oî- 
^seaii, Ibrt^tit, a étié *m par Pailas sur4és montagnes de 
rOural et dans les coaitrées du* JiâSk; Est-ce <UBe espèce dlsr 
liacte du hihou scops ? 

Le Hibou KUDiràns ., Siri» psUopoda, pi. 22 de,rilîst. des 
Ois. de TAsuérique sepftentiianale. Bec couleur de corne; 
dessus de la tétie et du corps brun, varie detacbes blancbâtres 
«t de raies noirâtres ; pennes 4es ailes tacbetées d'un blanc 
roux ; devant du cou et poitrine d'un brun foncé , mélangé de 
points roitt; parties isiféiieuFes rayées de tioiràtre; -pieds 

gunâtres ; queue pareille aux ailes. On k trevre à Saint- 
omingu» et à Poito^RÎM^Co. 

Le Hibou ot73iou--cx)uoou. Oiseau encoire peu connu, dont 
parie Stedman dans son Voyage à Surinam et à ktGujrane^ et 
qu'on ne peut rapporter à aucune «spèee de Inbou de cette 
partie de T Amérique , la description qu^il en donne étant trop 
succincte. Il ala^rossieur^'un^pi^^een; le bec et riiis jaunes; 
les oreilles très-visibles. Un brun-eris est généralenrent ré- 
pandu surtout son plumage , excepte stir la gorge et le ventre 
qui sont d'un blanc mMé detadhes grises: 11 entre dans les 
habitations, et les Nègres le regardent ^omme un oiseau de 
mort. 

Le Petit Hibou de l^ côte be CoiMnkiAKnEL , Sîrix ro- 
romanâay Latb. Il est moins gfosd^un-tiers que le hibou com- 
mun ; parties aupérîeures d'un gris roussâtre tacheté debianc 
et de roQx ; petites pennes des ailes anec des bandes trans- 
versales de la même couleur, et bordées de rougeâtre vian- 
des pennes avec des tâches roussâtres^ dessous du corps de 
cette teinte traversée par des bandes noires Innulëes ; plumes 
des pieds rougeâtres ; bec brun ; iris jaune. 

Le Hibou des fins , StrixwrgirdAna^ Lath. , pi. a dje l'Hist. 
des Ois. de l'Amérique septentrionale , a dix-huit pouces de 
longueur; le bec d'un bnm noirâtre ; les plumes de la colle- 
rette noires et rousses à leur base; ceHes de laface variées de 
blandiâtre et de roussâtre , et à tige noire ; la cravate 
blanche; le dessus du corps mélangé de taches et de points 
noirâtres ; le cou varié de roux et de blanc , ainsi que le crou- 
pion et les couvertures supérieures de la queue , dont les 
pennes latérales sont barrées de noir ; les deux premières 
des ailes ont le bord extérieur crénelé ; le dessous du corps 
est varié de blanc , de roussâtre , avec des raies étroites , 



CAO 4y 

trattgrersales et noirâtres; tes^^damei êé la poitrine poin- 
tilléesy et termûiées-de cette âemî^re copieur; le dessous des 
pennes iadaires «t caudales blanthâtfe ^ aree des i^andes trans- 
versales noiritnàs ; les plainet ée» «tarses et dttS doigts d'un 
l>lanc roussâtre ; ies oii^es nok^. 

Baf£Miafait4e ee di^e de l'AMétî^e sepletitrîotiale une 
variété àa grand-duic d'Ëiirope, dont îl ne diffère , dit-il , 
que par les aigretles ^i partent dti liee> ttu lien de partir des 
oreilles ; mais, comme il existe d^aotre^ diâsemMaiïces assez 
manpiaiHies dans les tamle^ts et le«rr dlrstributioii , dans les 
tackes et iewr Ibrme^ «ûiisî «pie daiis la 4engfte^ et la gros- 
seur du corps , je crois qu'on en doit faire une espèce par- 
ticulière. 

Ce hibou, qui porte k la Kaie d'Hudson le nom jAe naio^ 
wokey anùsseeQ, fipéquenle «rdinakemeut les éiorèts de pins. Il 
place son aid sur -un vieil arkre 9 le compose de rameaux sees 
à reztérieor , de mousse «t d'heiè«s à i'ètttérieur. Sa ponte 
est de deux œufs d\in blanc terne. 

On assure que cette espèce se troure aussi dans la Sibérie ^ 
depuis Astracam jusqu'au KamtschasIka.Les ikalûtmis de ces 
contrées regardent son cri comme un présage AiAeste ;: cette 
opinion est aussi «celle des UAturels de l'Amérique du flerrd. 

Le HiBOUAAYB , Sirùc Kmai^ , YieUl. , a 'le hec Uaocbâtre; 
la face rousse et variée de points noirs vies aigrettes, la tête 
et le dessus du coi:ps varies de lignes étroites, transversales, 
jnunâlres , noires et d'un blanc terne ; les jpennes des ailes 
branes; le dessous du corps rayé comme le dessus sur un fond 
blanc ferrugineux ; le ventre tacheté-; les {ilumes des fMecIs 
d'un blanc roux. On le trouve dansTAmérique septentrionale. 

Le HiMfu SAKS CORME. V. Chouette HULOTTE. 

Le Hrsou soops ou le 'Petit-I>uc , Sùiiv scops j LâAi., pL 
cal. de BttfF., n.** 4^* Longueur , sept pouces trois lignes ; 
aigrettes courtes ; dessus du corps bron , mêlé de titrancea 
grisâtres et'defMvéttei>ne, de iK>ir!&tre'et de -bran ; il y a plus 
de gris sur tes parties ijE^érieures ^ côtés extérieurs des ailes 
marqués de bandes transn^rstdesd'uKi^lancirottssJftre; 'queue 
pareille au dos'^ >irîs jaune; %ec noir; plumes des pieds *d^m 
gris roussâtre mêlé de tadies 9)ruttes. IPeu d'oiseafut t^fRrent 
uoe aussi grtOifle vafriété dans les couleurs ^que ceuk:H:i ; ils 
sont tout gnis dans leur premier âge ; il y en «-de pltts4>nms 
les uns que les autres ; la couleur des^uxparoittsuivre celle 
dn plumage ; les gris Pont d^un jaunelrès-pâle ; d^autresrox^t 
couleur de noisette. On donne à cette espèce des habitudes 
différentes des autres ; elle est , dit-on, voyageuse, se réunit 
en troupe à Pautomne pour passer Thiver sous un climat 
plus doux, part quelque temps après les hirondelles 1 et re-^ 



Jid C H O 

vient à pett^ près en même ténips^ Quoique les petita-âacs 
préfèrent habiter les montagnes , ils se rassemblent volontiers 
dans les endroits où il y a plus de mulots , et rendent , par la 
destruction qu^ils en font , de grands services à Tagriculture. 
Mauduyt prétend que ce duc n'est point voyageur, mab seu- 
lement erratique ; qn^on le voit le plus souvent réuni par 
paire , mais assez rarement en troupe ; cependant d'autres 
observateurs prétendent le contraire. Il fait son nid dans les 
arbres creux, sa ponte est de deux à quatre œufs blancs. Cette 
espèce est répandue dans la plus grande partie de Pancien 
continent; mais Ton assure qu'elle ne se trouve point en 
Angleterre. 

Le Hibou des terres magellaniques. F. Hibou na-^ 

CURUTU. 

Le Hibou zorca. Cetti fait mention , dans son Hlst. luU, 
des ois. de la Sardaigne^ d^une espèce de petit~duc qui vit 
solitaire dans les lieux retirés , et qui ne découvre sa retraite 
que par ses burlemens aigres et plaintifs. Il se distingue, selon 
cet ornithologiste , par les huit ou neuf plumes de ses aigrettes 
auriculaires , son bec d'un jaune verdâtre , et ses jambes cou- 
Tertes de duvet jusqu'aux doigts, qui en sont dénués. Sa lon- 
gueur est de sept pouces. M. Cuvier ( Règne animal), le rap- 
porte à notre petit-duc y et je le crois fondé, (v.) 

CHOUETTE. V. Choucas, (v.) 

CHOUETTE DE MER. On donne ce nom, dans quel- 
ques cantons , à la lompe ou lumpe , poisson du genre Cy- 

CLOPTÈRE. (B.) 

CHOUGH. Voyez Chouc. (desm.) 

CHOUHAK et TOUCHY. Noms arabes d'une nouvelle 
espèce de Genêt (^Sparlîum thebcucum , Delisle \ qui croît en 
Nubie et dans la haute Egypte. EJle est figurée pi. 87. f. 1 , 
partie botanique de l'ouvrage sur l'Egypte, (ln.) 

CHOUKet A'AQOUL. Noms arabes d'une espèce d'As- 
PERGE (^Asparagus aphyîlus, Linn.). Les Arabes appellent en-^ 
core Chouc {Epine) le Chardon de Syrie (^Carduus syriacus ^ 
,Linn. ) , et Chouk el-gemel (^Epine de chameau ) TEcHlttOPE 
ÉPINEUX (^Echinops spinosus, Linn.). (ln.) 

CHOULAN, KOULAN ou KHOULAN. Noms kal- 
moucks et kirguis de l'onagre ou Ane sauvage, (desm.) 

CHOULOUMANOUM. Nom caraïbe du Ricin (R- 
cinus communis, Linn.). (LN.) 

CHOUPO, CHOPO. Noms portugais et espagnols du 
Peuplier {Popubis nigra^ Linn.). Les Portugais nomment le 
tremble , Choupo tremedor. (ln.) 



C H R ^ 

CHOURLES. Vieux nom français d'une espèce d'orni- 
thogale , qne Ton nonune comiHunément dame ePonze heures^ 
parce que ses fleurs s^épanonissent à onze heures du matin 
\Ormâiogahan album ^ linn. )• (ln.) 

CHOYA. Vcyez Choba« (d£SM.) 

CHOVANNA-MANDARU. Nommalabare de deux es- 
pèces de BatihAwa^ figurées par Rheede;rune est le B. varie- 
gala, Linn. (iVh. mal., t. 3a); etTautre le B.purputea^ Linn. 
(Bh. mât , t. 33). La première est Vasdira de Zanone (Hist. 
a6, t. i5). (LN.) 

CHOYKA. r. Choina. (in). 

CHRACHOLEK. Les Polonais appellent ainsi le Cor- 
moran {Pelecanus carhoy Lirni. ). (mtsH.) 

GHRAESI. Nom arabe de la Saucornb herbacée (Sa^ 
Ikmda herbacea, Linn.)* (l<N.) 

CHRISAORË, Oirysaor. Genre de Coquille établi par 
Denys de Motttfort , pour placer une espèce que Knorr a dë^ 
crite et figurée sous le nom dt vis à dÙK lames^ quoiqu'elle n'ait 
anenn rapport «TeC les Vis. 

Ses caractères sont : coquille libre, uniralve, cloisonnée | 
cellnlée dans toute sa longueur, droite , conique ; ouverture 
arrondie» horixoutale; si^hoti «Central; cloisons unies. 

Le Cheisaore brrcinien et trouve dans la moâtagne 
Sainte-Catherine, près Rouen, et à Hutenrode. Il acquiert 
de deux à troisponces de longueur^ (b.) 

CHRISTBEERE, CHRISTOPHBEERE, CHRISt 
TORENBEERE, CHRISTDORN. Autant de noms don- 
nés en Allema^^ au GrosEbuliAr épineux {Biùesgrossuiàrlai 
Linn.). (l^O - • 

CHRISTDORN. L'un des noms allemands du Paliurc 
{Bhamnus pàUurus, Linn.); d'unGROsElLLlER (^Rîbes grossu-^ 
lofùif Linn.), et de TAvwe4s^v^%(^ûniœguso(vya€anthayïAnn.), 
Ce nom signifie mine du OuisL (ln.) 

CHRISTE-MARINE. L'un des noms vulgaires de la 
Salicimms herbacée {SaUatmia herbacea^ Lins.). On Iç 
donne aussi à TInule maritime (Inuia mar^ma^ Linp.), et 
plus rarement à la BACJ3.tE (^Chrilmum marUimum'), Toutes 
ces plantes ont les feuilles charnues, (ln.) 

cThRISTIANA'-RADIS. C'est ainsi queDodonéenommé 
i' Astragale chrétien (^Asttagaiusckristiamia^^iÀxm,)^ qu'il 
regarde comme l'astragale de Sioscoride. (i^.) , , 

CHRISTIANSWURZ. Nom donné, dans quelques parr 
lies de l'Allemagne, à FOrobe TcbéREIIX. ( Qrtdim iubensus , 
Linn.). (lk.) ■ \ . 

CHRISTIE, Christia. Genre de !plantcs4 C'est le mâme 
qneleLoi>R3ÈEde Ned^ei;.t(B.)' -jm: . .. . 

Til* 4 



56 C H R 

CHRISTMASSTRIDÊ {Glaire de NoS). Nom anglais 
d'une espèce de CrustOlle ( Rueliia panicuhta , Lînn. ) qui 
croH sur les coteaux arides de la Jamaïque : elle y fleurit en 
décembre et en janvier; et, dans cette saison, ses fleurs 
rouges font un très-bel effet au milieu des buissons. Les 
Anglais nomment encore Christmass rose l'Ellébore noir 
( HéUeborus mgery, parce qu'il fleurit rers Noël f en France f 
on rappelle aussi quelquefois Fleur de Noel^ (ln.) 

CHRISïOGA en suédois, ou CHRISTOYE en da- 
nois. C'est 1' Aster amelle, nommé SLUivemeni œS de chnHf 
ainsi que plusieurs plantes de la même famille. (lK.) 

CHRISTOPHBEERE. V. Christbeere. (ln.) 

CHRISTOPHORIANA. Nom donné par Clusius, et 
Jusqu'à Toumefort, à VActœa spicatù', Linn., dite herbe d^ 
Saini-ChristopJie, Plukenet , Almag, , et Morison , nomment 
çhnstophoriana des espèces d'ARALiE (^Aralia spinosa, race» 
mosa et nudlcaulis, Linn.). Boerhaare appelle de ce nota 
V Adonis capensis , Linn. , que|f Plukenet avoit nommée int- 
peraioria. Depuis, plusieurs naturalistes en ont fait un genre 
particulier, qui a reçu les noms de anamenia et de kiuwHonia» 

(LN.) 

CHRISTORENBEERE. V. Christbeere. (ln.) 

CHRIST-THORN {Epine du christ.). Nom donné en Anr^ 

gieterre , ainsi que celui de White-thorn , à I'Aube-épink 

( Alba spina ) , espèce du genre Alisier de Linnaeus. Ce même 

arbrisseau est encpre appelé Haw-tchri^ en Angleterre. 

(LN.) 

CHRISTORN, CHRISTORNE {Epine du christ). Le 
Houx porte le premier nom en Danemarck, et le second en 
Suède. (LN.) 

CHRISTOYE. V. Christoga. (ln.) 

CHRISTWURZ. L'un des noms allemands de TEllA- 
^ORE NOIR {Hellehorus niger , Linn.). (LN.) 

CHRITHMON. Nom donné par les Grecs modernes à 
la Salicorne herbacée ou Christe-marine {SaUcon^ ka^ 
iàcea, Linn.). (en.) 

CHROKIEL. F. Caille ns Pologne, article Perdrix; 

CHROMATE. Combinaison de l'acide chromique avec 
une base alkaline , terreuse ou métallique. On ne connolt 
encore, dans l'état naturel, que les cbromates de fer et de 
plomb. (LUC.) 

Cqromate de fer. F. Fer chrom ate. 

Cqromatb de plomb, y. Plomb chromaté. (luc.) 

'CHROME. Ce nom, qui signifie aivîeur^ a été imposé 
par le saranl Hatty auméUaqueYauqnelin a décoayert daw 



C H R 5, 

k plomb ronge de Sibérie ( T. Plomb chromaté ) , à cause 
de la propriété qu^il a de colorer diverses substances miné- 
rales» 

Bepuis un travail que ce célèbre chimiste avoit fait aree 
Hacqaart ^ en 1789, sur le plomb rouge que ce dernier avoit 
rapporté de son voyage à Moscou, il soupçonnoit que ce 
mméral recéloit une substance métallique particulière. 

Enfin, dans le mois de juin 1796, il publia, dans le Jour*' 
nd des Mines ^ nJ^ 34, les détails de la découverte qu'il avoit 
£adte de ce nouveau métal, et des diverses propriétés qui 1« 
caractérisent ^ 

Le chrome est un des quatre métaux connus jusqu'ici . 
pour avoir la propriété de passer à Tétat d'acide , par leur 
combinaison avec une surabondance d'oxygène. (Les autres 
métaux acidifiables sont , l'arsenic y le tungstène , le molyb-, 
dène. ) 

Dans le plomb rouge , le chrome est à l'état diacide. Yao^ 
quelin commença d'abord' par séparer du plomb rouge cet 
acide métallique ; il .y parvint par divers moyens , et entre 
autres en faisant dissoudre le piomb rouge dans l'acide mu- 
riatique afifoibli , qui s'empare de l'oxyde de plomb, et laisse 
libre l'acide chromique qu'on obtient sous forme concrète 
par la dessiccation. 

Yauquelin parvint ensuite à réduire cet acide métallique eii 
régule ou métal parfait ; il en mit soixante-douze parties dans 
un creuset de charbon , qu'il enferma dans un creuset de por* 
celaine , rempli lui-même de poussière de charbon, et qui fut 
exposé pendant une heure- à un feu de forge très-vif, animé 
par le vent de trois tuyères; et il eut la satisfaction de trouver 
dans le creuset de charbon une masse métallique d'un gris^ 
blanc, brillante, cassanto, à la surface de laquelle il y avoit 
beaucoup de cristaux en barbe de plume de la même couleury 
et parfaitement métalliques ; cette masse pesoit quarante- 
trois parties. ^ 

Il parott, par le résultat de cette opération , que l'oxygène 
s'adhère pas avec une très-grande force à la base métallique ,' 
quoiqu'il lui soit combiné dans la proportion d'environ qua- 
rante pour eent 

Le culot métallique ayant été cassé , offîroit dans son inté- 
rieur des points compactés et formés de grains serrés, et dans 
d'autres des aiguilles entrelacées entons sens, et laissant des 
espaces videç entre elles ; ce qui ne permit pas d^en déter^ 
miner la pesanteur spécifique. 

Ce mj^ai a^ iond pçÎQt 9^ «hailumçav 9 mtoe à Faide 'd« 



/ 



Su C H R ' 

borâx, quUl coloré seulement en beau vert d'émerande, et 
en même tepps il diminue nn peu de volume. 

Il est trèà-dîfficilement attaqué par Tacide nitrique ; néan-' 
mmns Yauquelia est parvenu , à force d'opérations réitérées , 
à. le dissoviâre ^ et même à le convertir en acide , qui avoit 
tontes les propriétés de l'acide chromique natureL 

Le chrome à Tétat d'acide est d'une belle couleur rouge- 
orangée ; à l'état d^ oxyde il est d^un beau vert, et il commn- 
]|^ique ces couleurs, aveic différentes nuances , aux bases avec 
lesquelles on en fait la combinaison^ 

Vauquelin a reconnu que c'est l'oxyde de chrome qui domie 
à l'émeraude du Pérou sa riche couleur verte ; et que c'est 
Facide de ce métal qui fournit au rubis spinelle son éclatante 
couleur de feu. 

Usages du Chrome , de son oteyde et de son acide, — La fragi— 
tité du chrome , sa résistsmce à l'action du feu , et les mani- 
pulations compliquées et dispendieuses qu'il faut employer 
pour l'obtenir à l'état métallique , ne permettent guère d es- 
pérer qu'il puisse être d'une grande utilité dans les arts. 
. Il n'en sera pas de mêmér de son acide et tte son oxyde ; le 
premier par sa belle couleur vert d^émeraude , qu'il commu- 
nique aux émaux dans toute sa pureté ; le second par sa belle 
couleur rouge de cinabre, qu'il prend dans sa combinaison^ 
avec le mercure ; la couleur rouge-orangée qu'il donne avec 
le plomb; la couleur carmélite qu^il communique à l'oxyde 
d^ai^ent, peuvent les rendre précieux dans les divers genres 
de peinture. 

« Si quelque jom*, disoit Yanquelin , on trouvoit abondam-* 
ilient r acide chromique dans quelque autre combinaison que 
celle du plomb, on pourroil, en l'extrayant an moyen do 
carbonate de potasse, faire artificiellement du plomb rouge ^ 
et fournir abondamment une excellente couleur rouge orangée * 
à la peinture 

(c il y a lieu de présumer ^ ajoutoit ce célèbre chimiste y 
que le chrome , soit à l'état d'oxyde , soit à celui d'acide , se 
trouvera libre , ou engagé dans quelque autre combinaison ; 
car déjà l'analyse de 1 émeraude du Pérou m'a fait connoitre 
que sa partie colorante lui est fournie par l'oxyde de ce mé« 
tal, ce qui est un présage fort agréable pour la bonté et 1^ 
fixité de cette couleur, puisqu'on sait que l'émeraude peut 
subir le degré de feu le plus violent sans se décolorer. 

« J'ai aussi trouvé que les cristaux verts jaunâtres et velou- 
tés qui accompagnent souvent le plomb, rouge de Sibérie ^ 
sont formés de chrome et de plomb, tous deut réunis à l'état 
d'oxyde. » (^Journal des Mines , n.* o4.) 

La préiiciion de Yauquelui sur la découverte future dHme^ 



C H R 5Î 

anbstance où le chrome se troayeroit abondamment, n^a pas 
tardé à se réaliser, par la découverte qui fut faite, en 179g, 
d^nne mine de chromate de fer près de Gassin en Provence,' 
par Pontier, minéralogiste instruit, qui envoya des éclon* 
tillons de ce minéral au conseil des mines. 

îjon a découvert , à peu près dans le même temps , du 
diromate de fer en I^ïorwége ; il a pour gangue une serpen- 
tine ; et j'ai appris par Lelièvre, inspecteur général des nunes , 
que celui du Var se trouve dans une roche stéatiteose : il 
parohroit , d'après ces faits , que ce minéral se trouve , par 
préférence , dans les roches magnésiennes. 

Par l'analyse que Yauquelin a faite de la belle roche con- 




juste titre que 

cette substance du nom de smaragdite , puisqu'elle doit sa belle 
couleur verte au même principe métallique ^ qui fait tout le 
prix de l'émeraude du Pérou, (pat,) 

CHaOME FEaRuomÉ. V, Feïi CHEOyATÉ. 

CHaoHE oxYnÉ. M* Lescbevin, que la science vient de 
perdre à la suite d'une maladie longue et douloureuse , et 
auquel les naturalistes doivent l'excellente table des matières 
des. vingt-huit premiers volumes du Journal des Mines , 4 
décrit sous le nom de chrome oxydé natifs une substance ter- 
reuse colorée en vert par ce métal, qu'il a découverte, en 
x8io, dans le département de Saàne-et-Loire, où elle existe 
en veines dans une brèche ancienne. Ce savant estimable a 
été séduit sans doute par l'idée de voir le genre Chbpme re- 
présenté dans la méthode minéralogique ; car l'oxyde de 
chrome ne fait guère que la dixième partie du tout dans les 
échantillons d'un beau vert*pomme , qui sont ceux qui en 
contienpei^t le plus. 

Ce mélange est d'une couleur vert-pomme plus^ou moins 
foncée , quelquefois d'un vert-poireau ou d'un vert-jaunâtre. 
Il est rude au toucher, prdinairemenf friable et facile à racler 
avec le couteau. Sa cas&ure est terreuse , inégale et rabo-* 
tease , et sa poussière d'un vert-grisâtre pâle. 

Soumis à l'action du feu avec le verre de borax , il lui 
communique une belle couleur vert-émeraude. U n'est pas 
soluble dans l'acide nitrique.' 

H. Drapiez, de lille» a trouvé dans une variété de cette 
substance: silice 9 64; alumine, aS; oxyde de chrome, io,5; 
et 2,5 de chaux. Il y en a d'autres qui ne contiennent que a^S 
d'oxyde , suivant l'amilyse de M. Descotils. 

Le chrome oxydé d'un beau vert se trouve en veines minces 
d^one demi-ligne à trois lignes (lày millimètres) d^épaisseur. 



54 CHU 

' dans une roche granitoïde ^ à grains fins , véritable brèche 
'Composée de fragmens de feldspath d'un rouge pâle ef de 
quarz gris , avec quelques parcelles de mica noir : cette brèche 
forme le sommet de la partie sud de la montagne des Ecou- 
chets, entre le Greusot et Couches. Il se rencontre encore 
disséminé dans un quarz laiteux qui traverse la roche sur la 
pente de Test. Quant aax variétés d^nn vert sombre , elles 
sont en veines presque verticales de ce même côté , où la 
brèche est plus décomposée et à grains plus gros ; c'est là le 
gisement le plus abondant de Foxyde à différens états. Il est 
très-irare d^en trouver des masses arrondies de deux à trois 
pouces de diamètre. 

La variété de quarz translucide, colorée en vert , qui a été 
nommée calcédoine du Creusât, doit cette couleur à l'oxyde de 
chrome, ainsi que le quarz verdâtre, qui forme des veines dan» 
la roche des Êcouchets, et auquel M. Leschevin a donné, 
par cette raison , le nom de quarz hyalin chrojnifhre, ( V> son 
Mémoire , auquel nous avons emprunté les détails ci-dessus. 
Journal des Mines, t^aj^pag. 3^5 à 37o.). (tue.) 

on trouve du chrome oxydé pulvérulent avec le fer chro- 
maté de Sibérie. 

CHROMIS , Chromis. Genre de poissons établi par Ca- 
vîer, auprès de celui des Labres, et aux dépens de celui 
des Spares. Il diffère du premier par des dents nombreuses 
et courtes aux mâchoires et au pharynx ; des nageoires verti- 
cales filamenteuses;^ la ligne latérale interrompue. 

Le type de ce genre est le Petit C astagneau , Sparus chro^ 

'mis, Linn. , qu'on pêche par milliers dans la Méditerranée. 

Il réunit encTore le bolti ou labre du Nil , le labre pondue , le 

labre JUamenteux f le spore des rochers, le spare de Surinam^ le 

chaiodon deSuraie, Bloch. F. Plesiops. (b.) 

CHRONAS. Nom grec de la Truie. Foyez Cochoiv. 

CHROSCIEL. Nom polonais du Râle de terre, i{â//ifs 
crex , L. (desm.) 

CHROSCINA. Nom vulgaire donné en Pologne aux 
R03ES sauvages , iRo5a canimi, anfensis. (ln.) 

CHRPA, CHRPO WY, KWET. Noms donnés en Bo- 
hème au Bluet, Centaurea cyanus, L. Les Polonais rap- 
pellent Chabrek. (lt9.) 

CHRYLLOS. L'un des noms grecs du Cochon, (desv.) 

CHRYPHIOSPERME, Chryphiospermum. Plante an- 
nuelle de la côte occidentale d'Afrique , que Palisot-Beau- 
vois (Flore d'Oware et de Bénin) , regarde comme devant 
seule constituer un genre dans la syngénésie égale , et dans 
la famille des chicoracées. * 

Les caractères de ce geare sont, suivant lui : on calice à 



C H R 55 

trois folioles; des demi-flearons en capnclion ;des5e^mences 
sarmontëes d'nne aigrette membraneuse ; on réeeptacle garni 
de paillettes cadaques. 

Cette plante passe pour vulnéraire, (b.) 

CHRYSAEOS des Grecs. C'est le Chacal. V. Chien. 

CHRYSiETOS. Le Grand Aigle , en grec, (s.) 

CHRYSALIDE. Second état par où la chenille doit passer, 
pour parvenir à son état parfait , et paroitre sous la forme de 
papiObn, 

Nous avons vu dans Tarticle Chenille , comment ces in* 
sectes semblent pressentir de loin le changement qu'ils doi- 
vent subir , et quelles sont les précautions , (|uels sont les pro- 
cédés admirables qu'ils savent employer pour se mettre à 
Tabri de tout danger, et parvenir ^ leur nouvel état sans obs* 
tacle et avec le puis de facilité. Le derrière et les de^ix der-» 
nières pattes sont les premières parties que la chrysalide 
dégage du fourreau de chenille. La manœuvre qu'elle a em- 
ployée pour se retirer des deux ou trois derniers anneaux , 
est celle dont elle se sert pour se dégager des deux ou trois 
anneaux suivans ; elle les gonfle et les allonge en même temps, 
et ensuite elle s^en retire. Quand elle est parvenue à ne plus 
occuper que la moitié du fourreau , elle doit le distendre con^ 
sidérablement ; pour le distendre encore davantage , elle se 
gonfle plus qu'ailleurs vers les premiers anneaux , et l'enve* 
loppe se fend en dessus , vers le troisième anneau. La direc- 
tion de la fente est la même que celle dç la longueur du 
corps. Elle n'est pas plutôt ouverte que la jportion du corps 
qui y répond s'élève au-dessus de ses bords ; là, elle cesse 
d'être comprimée. Ensuite la chrysalide renfle encx>re davan- 
tage cette même partie et les parties voisines ; aussi, dans un 
clin d'œil , la fente s'agrandit , et quand elle l'est jusqu'à un 
certain point , l'insecte retire sa partie antérieure du côté de 
cette ouverture , par où il la fait sortir ; il retire de même sa 
queue , et il se trouve enfin hors de ce fourreau , dont il a eu 
tant de peine à se défaire. 

Quelques chrysalides , après avoir assez agrandi la fente , 
et après en avoir fait sortir la tête , se recourbent pour faire 
sortir leur queue par cette même ouverture ; au lieu que 
d'autres , après avoir dégagé leur tête et la partie antérieure 
de leur corps, poussent successivement la dépouille d^où 
elles veulent achever de se tirer , vers leur derrière , au bout 
duquel elle se trouve bientôt réduite en un petit paquet plissé, 
et comme chiffonné» 

L'intervalle est bien court entre le moment où la chrysa- 
lide a commencé à dégager sa queue du fourreau de chenille ^ 
et celui où elle fait sortir sa tête et tout son corps de ce £our-^ 



56 C H R 

reaa ; il est aa plàs d'une mimite. On peut 'prendre hardi-» 
ment Tinsecte entre ses doigts j quand Topération est com- 
mencée ; on ne Parrétera pas , on n'y apportera même aacan 
retardement. Pour peu que la fente de dessus le dos soit 
grande , la chrysalide achève dc«e dëponiller an milieu même 
de r esprit-de-vin , qui pourtant la £ait périr bientôt après. 

Les manœuvres que nous venons de voir employer sont 
celles de toutes les chenilles , des sphinx et des phalènes , qui 
ont leurs chrysalides coniques , cachées , et à couvert dans une 
coque plus ou moins forte. Les chrysalides des papillons , 
oblongues, anguleuses et comme armées de plusieurs pointes , 
sont à nu , attachées ordinairement par leur partie postée 
rieure , et quelquefois encore par le milieu de leur corps , à 
une hranche ou à quelque endroit saillant d'un mur , qui les 
«net à l'abri de la pluie. Toute la famille des papillons qui ne 
se servent que de quatre pattes pour marcher , dojine des 
chrysalides qui ne sont attachées que par la queue. Nous 
avons vu comment la chenille tient aux fils qu'elle a tendus , 
par ses pattes postérieures ; lorsque la peau se fend , que la 
chrysalide en sort , il faut que sa queue aille , au sortir de 
l'étui qu'elle quitte , s'implanter dans ces mêmes fils : c'est ce 
que fait la chenille ou du moins la chrysalide. Elle se tient 
accrochée à la peau qu'elle quitte , en la pinçant ; et pendant 
ce temps , elle fait une espèce de saut ^ par lequel la queue 
doit quitter sa peau et être poussée contre les fils où elle s'ac- 
croche , le tout aurisque de tomber par terre , si elle man- 
Îuoit son coup , ce qui n'arrive cependant que bien rarement. 
Linsi suspendue , elle abandonne sa peau ou sa dépouille , 
que Ton trouve souvent en un petit paquet chiffonné, encore 
attaché auprès d'elle. 

D'autres chrysalides, d'où naissent les papillons de jour 
à six pattes, et ceux qu'on appelle ptérophores ou porte- 
plumes, ont une manœuvre un peu différente. Elles sont, 
^ la vérité, attachées par la queue, ainsi que les premières; 
inais , au lieu d'être suspendues perpendiculairement la tête 
en bas , elles sont posées horizontalement, et comme atta- 
chées contre le plan du toit ou de la branche où elles son^ 
fixées, par le moyen dNm anneau ou d'une anse de fil, qui 
passe par-dessous le corps à l'endroit du corselet. Lorsqu'elles 
sortent de la peau de la chenille, elles se trouvent soutenues 

Sar le même anneau, ce qui les aide à exécuter avec plus 
e facilité l'espèce de mouvement par lequel elles tirent la 
queue de la peau qu'elles quittent , et vont l'accrocher dans 
les fils qui sont placés à cet endroit. Elles sont posées plus 
horizontalement ou plus obliquement, selon que l'anneau 
d^ fil, qui les tient suspendues, est plas court ou plus lâche. 



C H R 57 

Il y a une remarque essentielle par rapport k ces chry- 
salides : toutes sont angulaires et ont le devant de leur 
tête qui se termine en une seule pointé ou corne , en quoi 
eQes diffèrent de celles des papillons de la première fa- 
mille, dont la tête est garnie de deux pointes; il faut ex- 
cepter de cette règle générale, les chrysalides des chenilles 
cloportes, qui ne sont point angulaires pointues, mais coni^ 
qnes et ovales et comme celles des phalènes, quoiqu'elles 
soient nues et suspendues transversalement 

La chrysalide est ^d'abord molle et gluante. On peut, 
avec la pointe d^iine épingle , séparer et développer toutes 
les parties de Tinsecte parfait, mais encore foibles, sans 
consistance et sans mouvement. Quelques heures plus tard^ 
on ne peut plus faire la même opération. Cette matière 
visqueuse, qui enduit la chrysalide^ se* sèche, unit toutes 
les parties, et lui forme une espèce de peau qui devient 
dure et coriace. 'C'est sous cette enveloppe ou peau 
étrangère, que les membres de Tinsecte parfait se trouvent 
k Pabri , se fortifient et acquièrent la solicité- nécessaire. 
Des insectes de genres très-difîérens ne diffèrent pas plus 
entre eux, k nos yeux, que ne diffère le même insecte sous 
ses trois formes différentes. Cependant, cet insecte, qui 
étoit chenille , parôît, après quelques înstans, chrysalide. Il 
ne faut de même que quelques instatas pour qu'il soit pa- 
pillon. De si grands changemens , opérés si subitement , 
ont été regardés cgmme des métamorphoses semblables à 
celles que la fable raconte. De grands anatomîstes ont vu, et 
très-bien prouvé, que le papillon crott, se fortifie, que ses 
parties se développent sous la figure de cet insecte que nous 
nommons une chenille , et que Taccroissement du papillon 
se fait par un développement , comme se font ceux de tous 
les corps organisés qui nous sont connus. Ils ont fait dispa- 
roître tout le faux merveilleux dont les noms de métamor^ 
phose et de transformation donnoient des idées confuses ; 
mais en même temps i\s nous ont laissé bien du merveilleux 
réel à admirer. En nous servant encore de ces termes , il n'y 
aura plus à craindre quSls donnent de fausses idées , après 
que nous aurons observé à quoi précisément se réduisent ici 
les changemens de formes. Ba seconde métamorphose n'a plus 
rien de miraculeux, dès qu^on veut bien considérer la pre->> 
mière avec quelque attention : on reconnoît que la çhry-rr 
aalide est bien un véritable papillon , mais qui est en quelque 
sorte emmailloté. On lui trouve généralement toutes les par-r 
lies du papillon, les ailes, les pattes, les antennes, la 
trompe, etc. Mais ces parties sont posées, pliées et empa<- 
qnetées de façon qu'il n'est pas permis à la chrysalide d en 



^ 



t 
/ 



60 G H R 

long des bords qui séparent les deux côtés ou les deux faceSf 
de petites bosses, des éminences plus larges quMpaisses, qui 
finissent par des pointes aîgiies , et qui ont fait nommer ces 
chrysalides, angulaires. On a formé de celles-ci et de celles qui 
sontarrondieS) deuxclassesgénérales, dont la division s^accom- 
mode assez à la division générale des papillons : les angulai- 
res donnent toutes des papillons diurnes , et il n^ a que peu 
d^arrondies qui ne donnent pas des papillons nocturnes. La 
tête de celles de la première classe se termine quelquefbis par 
^eux parties angulaires, qui s^ écartent Tune de l'autre , et lui 
forment deux espèces de come^; ces deux parties sont 
courbées en croissant , et sont tournées en dedans ; d'autres 
n'ont, au bout de la tâte , qu'une seule partie pointue. 
Ces espèces de cornes leur foixt à toutes une coiffore sin- 
gulière , lorsqu'on les regarde du càté du ventre ; du côté 
du dos, on est encore plus frappé de la figure qu'on aperçoit 
sur quelques-unes : on y croit voir une face humaine , ou celle 
de certams masques de' satyres. Une éminence qui est aa 
milieu du dos, a autant la tonne d'un nez qu'un sculpteur 
pourroit la donner si en petit ; diverses autres petites énoi- 
nences et divers creux sont disposés de façon que l'imagina- 
tion a peu à faire pour trouver 14 un visage bien complet II 
y a d'ailleurs beaucoup d'autres variétés dans le nombre, la 
forme, la grandeur , et dans l'arrangement des éminences 

Si sont sur le reste du corps des différentes espèces de 
rysalides : quelques-unes en ont up rang d'assez petites , 
le long de chacun de leurs côtés; elles ne semblent que à^ 
épines qui partent de chaque anneau ; d'autres ont un rang 
de pareilles épines, qui commence à peu près où finit l'es- 
pèce de face humaine, et qui va jusqu'au derrière; il en 
part de la partie supérieure de. chaque anneau^ Les chry- 
salides qui en sont ainsi chargées , semblent épineuses : d'au- 
tres ont moins de ces espèces d'épines ; mais elles ont , de 
chaque côté, une ou deux plus grandes éminences angulaires,, 
qui ressemblent un peu aux ailerons des poissons. 

Les couleurs des chrysalides, au moins les couleurs de 
quelques-unes de celles de la première classe, ou des an-, 
gulaires , sont plus propres que leurs figures à leur attirer nos^ 
regards : il y en a de bien superbement vêtues; elles parois^ 
sent tout or. Cet or, plus pâle, plus verdâtre^.plus jaune 
daùs différentes espèces, a toujours le brillant et l'éclat de 
l'or bruni. L'or se trouve employé avec plus d'économie 
sur d'autres chrysalides; elles n'ont que quelques tadies 
dorées^ sur 1^ dos ou sur le ventre : on trouve de même sur 
quelques autres des taches d'argent. Celles qui n'ont ni or 
ni argent , n'ont pas des couleurs capables de les falrç remar^ 



C H R 6, 

qaer. Parmi les angalaires, il y en a pourtant qui restent 
toi^onrs d^un assez beaa vert ; d'antres sont jaunes ou jau- 
nâte^s; d'antres, sur un fond de jaune verdâtre, sont, mar- 
quées de taches noires et alignées avec ordre. Mais la couleur 
du plus grand nombre des chrysalides est brune ; elles font 
voir différeiites nuances de hrun qui tirent assez commune* 
ment sur le marron; il y a de ces nuances de brun plu» 
claires on plus foncées; il y en a même d'absolument noires et 
d'un très-beau noir, luisant et poli comme le vernis noir de 
la Chine. II y a pourtant entre les chrysalides arrondies, des 
mélanges de couleurs, comsne des taches noires snr un fond 
jaonit^e; au reste, avant ^e d'arriver à une couleur per- 
manente, elles en ont toutes eu de passagères, et la chry^ 
salide qui vient d'édore est autrement colbrée qu'elle le 
sera deux ou trois jovs après sa naissancew Mais la cou-* 
leur qu'elle a prise au boni de deux ou trois jours, elle 
la conserve tant qu'elle est chfysaiide; si par la suite on 
voit sa couleur noircir en quelques endroits , c'est qu'elle 
est morte, on prête à pérk*. £n générsd, les couleurs des 
chrysalides n'omrent rien de bien remarquable que leur 
dorure. 

On sait que c'est à la belle couleur d'or de certaines chry* 
salides, que toutes ont dû leur nom. Il avoit été réservé à 
l'illustre Kéaumur de nous découvrir l'art secret que la na- 
ture emploie pour opérer à peu de frais cette brillante déco- 
ration ; il a prouvé qu'il n'entre pas la plus petite parcelle 
d'or dans cette dorure , et qu'elle est due uniquement à une 
pratique analogue à celles ^k>«t nos ouvriers font usage dans 
la Êdiriqoe des cuirs dorés. Une membrane mince , transpa- 
rente et iégèrement colorée , appliquée immédiatement sur 
one substance d'un blanc brillant, suffit, dans les mains de 
la nature, pour produire une dorure fort supérieure à celle 
de nos beaox cuirs dorés. La chrysalide qui vient de sortir de 
sa dépouille, n'est nullement dorée , quelque parfaitement 
qn'eUe doive l'être par la suite ; à mesure que la peau se des- 
sèche et s'affermit , on lui voit prendre des nuances qui tirent 
sur le jaune, et qui ont quelque brillant. Peu k peu ces 
nuances n»ontent et deviennent de plus en ^s éclatantes ; 
enfin , en moins de vingt-quatre heures , et quelquefois au 
bout àst dk ou donze , la chrysalide paroft toute couverte 
du fInB bel or. On entrevoit assez que diverses circons- 
tances penvent contrSnier 4 rendre cette couleur d^or plus 
on moins belle sur différentes espèces , plu^ ou moins ap- 
parente sur certains endroits de la peau , et empêcher quei-< 
quefois qu'elle ne paroisse nulle part ; le pins ou moins d'é-< 
paisseur de la peau extérieure, et les variétés qu'il peut f 



64 C tî & 

tm eut violent, oa dont les fondes et les proportions ont étA 
modifiées josqu'à un certain point , se plient par degrés à ces 
changemens. Les liqneors , obligées d'enfiler de nouvelles 
routes f prennent p§pi à peu cette direction. Enfin, les vais- 
seaux qui étoient propres à la chenille, et do^ quelques-un» 
occupoient une place considéral|Ie dans son intérieur , sont 
effacés on convertis en un sédiment li^iide, que le papillon 
rejette après avoir déposé le fourreau die chrysalide. 

Nos insectes doivent rester plus on moins long-temps sons 
la forme de chrysalide. En général, les papillons de jour, dont 
la chrysalide est nue , y restent moins de temps. Presque tous 
deviennent insectes parfaits au bout de quinze ou vingt jours, 
du moins pendant Tété. U n'y a que ceux qui se sont trans- 
formés à la fin de Fantomne , qui ne subissent leur dernier 
changement qu au printemps. Au contraire , les sphinx , les 
phalènes et les autres papillons de nuit, dont la chrysalide est 
enfermée dans une coque , restent beaucoiip plus long-4emps 
dans cet état. La plupart ne deviennent insectes parfaits, qae 
l'année suivante. U y en a même qaî n'édosent qu^au boiU 
de deux, ^ trois ans, et même davantage ; plus la coque est 
dore , forte , serrée , plus ils doivent y rester. Mais la chaleur 
ou le firoid contribuent beaucoup à accélérer ou retarder leur 
sortie. On peut aussi , par une chaleur ou un firoid artificiels , 
changer à cet égard Tordre de la natnre ; il paroit prouvé par 
des expériences , que les organes de la respiration qui étoient 
nécessaires à la chenille , le sont encore an papillon dans les 
premiers temps qu'il paroit sous la forqne de chrysalide, mais 
qu'une partie de ces organes §e bouche dans la smte ; que lors- 
que le papillon s'est fortifié jusqu'à un certain point, il n'y a 
plus d'ouvertures pour lui fournir de l'air, qu'à la partie an- 
térieure de la chrysalide. On peut penser que les stigmate» 
doivent se fermer plus ou moins tard, selon que les chrysa- 
lides ont à rester plus pu moins long-temps dans cet état^ 
Tout dépend de la transpiration qu'elles ont à éprouver. 11 
suffit de la retarder ou de la hâter , pour éteindre on abréger 
la durée de leur vie ; il en est à peu près d'un œuf de poule , 
comme d'une chrysalide ; il doit aussi transpirer , et trans** 
pirer beaucoup ; si on l'enduit de vernis , ou simplement de 
graisse , on le conservera fr^^is des mois entiers, il est assez 
constaté que moins les animaux transirent , moins ils ont 
besoin de manger , et plus ils vivent long-temps. 

II est donc bien certain que la ehry^aUde n'est autre chose 
qu'un papillon, dont les parties sont qacbées.sous certaines 
enveloppes , qui les collent toutes ensemble ; qu'elle n'est 
précisément , comme on a dit, qiu'nn. papillon emmailloté. 
Dès que ce papillon aura acqpiis la.iorçe de briser se» enve- 



C H R 63 

loppes; d<^8 que 'ses' ailes et ses pattes seront devenue^ capa- 
bles de faire leurs fonctions , et que ses besoins exigeront 
qu'il se débarrasse des fourreaux qui ne lui seront pluà 
qu'incommodes, il cherchera à s'en défaire ; tontes les par- 
lies extérieiires, dev^enues libres-^ s'éteddrônt ou se plieront , 
se placeront ou s'arrangeronAcomme le demandent les usages 
auxquels elles spnt destinées. C'est là à quoi se réduit la se- 
conde me tamorpho&e ^ celle de chrysalide en papillon; et 
c'est aussi à l'atticle Papillon que nous devons renvoyer *, 
pour développer les détails qui la concernent, (o.) 

Je présenterai, à l'article Métamorphoses des iirsEcf es 
quelques nouvelles considérations sur le même sujet, (l.) 

CHRYS ALITE. Nom donné par Mercati à une espèce 
de Conm, n'AMMON V dont la surface ridée ressemble à celle 
d'une CdRTSALiDE^ (ln.) 

CHRYSAMMONITE3. Nom donné autrefois aui Cor- 
nes d'AmMON ^YRITISEES. (lN.) 

CHRYSANTELLE , ChiysaideUum. Genre établi pour 
placer la Ye&besine hutique j qui s'écarte à^s autres par 
ses caractères. . ^ ; 

Ceux de ce nouveau genre sont : un calice cylindrique, lé- ' 
gèrement ëcailleux il sa base ; les demi - fleurons de la cir-^ 
conférence courts, linéaires, à deux dents; les fleurons peu 
nombreux , la plupart stériles ; le réceptacle garni de pail- 
lettes ; les semences nues , presque cylindriques ^ cannelées^ 
entières en leurs bords, (b.). » 

CHRYSANTHÈME, Œïyiardhefnufn. Genre de plante» 
de la syngénésie polygamie superflue, et de la famille de* 
corymbifères, dont les caractères sotat d'avoir: un calice hé- 
misphérique, imbriqué, à écailles coriaces, scarieilses sui^ 
les bords, renfermant dans son centre, sur un réceptacle 
nu , des fleurons hermaphrodites , et sur ses bords des demi- 
fleurons ovales, oblongs^ ouverts, presque toujours tronquéd 
a leur sommet, femelles feililes ; les sepiences sont oblongues^ 
sans aigrettes ni rebords: 

Ce genre, dans Linnseûs, côntenbit uh grand nombre 
d'espèces , dont les unes avoîënt la fleur blanche , et d'autre* 
la fleur jaune. PlusieUf^ botanistes, entk*e autres Lamarck, 
le» ont réunies aux Matrucaires ; mais Gaertnet, Jussîeu ; 
etc. , croyent qu'on peut consefver le nom de chïysanihèmè 
ponr quelques espèces. Ainsi le caractère , tfel qu'il vient 
aétre développé , ne convient plus à toutes lès plantes de 
Unnaeos. Mais comme on est enëore dans l'usagé d'ajppeler 
ces dernières chrysanthèmes , on mentionnera ici quelques 
unes d'entre elles. Desfontaines a rétabli pouf plusieui-^ 
le genre Balsabiite de Tournefort« 

Yii. 5 



\ 



6C <3 H R 

La CflRtsAtrmtus fRûTcscEirrE a ta tige fnit«dc«iii( 

les feuilles chamaes , pinnées , trifides à leur extrémîté , Il 
divisions linéaires peu nombreuses et dentées. £Ue se tro« 
aux Canaries, et se cultive dans les jardins sous le nom! 
pyrèûiré des Canarks. Sa fleur est jaune au centre , et biancU 
à la circonférence. Elle fleurit t«ut Thiver et orne beaacoo| 
les orangeries dans cette saison. 

La Chrysanthème pii^natifide a la tige frutescente , la 
feuilles pinnées et leurs folioles dentées. £Ue est arigtDain 
du même pays que la précédente , et se cultive égalemedl 
dans nos orangeries. 

Ces deux plantes se multiplient très-facilement dé boa^ 
tures qui se font, au printemps, dans des pots qu^on plonge 
dans une couche à châssis. Un doit , par une taille métu:* 
gée , leur conserver une forme globuleuse. 

La Chrysai«thèM£ des près, Chrysanthemum îeucanâu'' 
mum^ Linn., a les feuilles oblongues, semi-amplexîcaules, 
les radicales spaiulées et dentées. Elle se trouve très-al»oih> , 
damment dans les prairies , le long des chemins , etc. Elle 1 
est vivace ; sa fleur est grande , jaune au centre , et blanche 
k la circonférence. Elle est connue vulgairement sous ie 
nom de grande margaerUe. Elle passe pour vulnéraire , dia^ 
rétique , et bcmtfe contre la difficulté de respirer, mais oaen 
fait peu d^usage. Qui n^a pas dans son enfance , joué avec 
9a fleur.** Qui, dans son âge mûr, n^a admiré le bei tVitt 
qu^elle produit dans les prairies ? 

La Chrysanthème a gorymbe a les feuilles pinnées, les 
décpupures fendues, dentelées, et les fleurs en corymhe.EUe 
se trouve dans les parties méridionales de T Europe. La Oeor 
est jaune dans son disque, et ses rayons sont blancs. 

La Chrysanthème des Indes a les feuilles ovales , sl^ 
nuées, lobées, dentelées, et les écailles du calice arrondies. 
Elle est vivace et vient de la Chine; Son disque est jaune et 
ses rayons sont pourpres. On la cultive dans l'Inde et à U 
Chine , avec un soin particulier. C'est un desomemens de» 
parterres,' et même des tables de ces contrées dap«les jours de 
fête. On la cultive également depuis quelque temps dans 
nos jard^is, où, par le semis de ses graines sur couche à 
châssis , elle a doublé et donné des variétés nombreii5e5 r 
dont les jaunes sont en ce moment les plus recherchées. 
Elle multiplie très-aisément par drageons, marcottes et même 
par boutures ; mais la gelée arrive au moment où on jouit de 
tout le luxe de sa beauté , c^est pourquoi il est bon de latcoir 
en pot pour pouvoir la rentrer aux premiers froids. El'e se 
conserve en fleur» dans une chambre , pendant une partie de 
Thiver. 



C Q R 67 

Ce^e pl^fe a une odeur ^gré^le , analogue à celle de la 
camoiBiUle, ^tune sayeur amère. yinfusioa de ses fleurs passe 
pour calmante et irésqlutlre. Oq. Peijaiplole principalement 
dans rophlh^mie. 

La CHRYSAj^THÈBlfi DES B|.£S,* Chrysaidhemum ^^fetum, 
Lmp..^ a Ie$ feuilles çimpleicipaules, obloi^es 9 dentelées, 
lesioférienres presqi^e çAspathule,fepdues ^ leur extrémité, 
£iie est apnueUcf et ce trouve cpmnHinément dans les 
champs aiigUeux et ^i\ Teau séjourne pepdapt Thiv^. £lle 
doit, d'après Gaertner^ faire partie du gepre PiatTHas. S^% 
fleurs sont jaunes. 

La ChhtsaiïTHÈiib SPiLTULÉE, Chrysan&emum mycani^ a 
ies feuilles amplcxicaules, spatulées, dentées, et les écailles 
da calice presque égales. fÂie ressemble beaucoup à la pré- 
cédente 9 est annuelle comme elle , et se trouve dans les par«- 
tles méridionales de l'Europe. 

La Chrysanthème des parterres , OirysanAemvm coro- 
nan'um , a les feuilles amplexicaules^ pînnées, profondément 
fendues , plus larges du eâté extérieur. Elle est annuelle et 
vient des parties méridionales de TEurope. On la cultive 
beaucoup dans les jardins à raison de la beauté de ses fleurs 
tf un jaune vif. Elle s'élève à la bautdur de deux pieds 9 et 
jette beaucoup de branches. On ne la multiplie que de graines 
que l'on sème au printemps, sur du terreau, dans un endroit 
abrité , et on transplante dans les parterres les jeunes pieds y 
lorsqu'ils ont cinq à six pouces de hauteur. C'est cette plante, 
qui, comme on l'a dit pliis haut, fait le type du genre actuel 

des CHRYSA^^PHÈMES. (b.) 

CHRYSANTHÉMOÏDES (qui ressemble au chrysan- 
thème). Nom donné par Toumefort^JDillen et Isnard à VOs- 
téospeime à collier (^osUospermum moniliferum^ 7 et , par Com- 
melin, à une autre espèce du même genre (O. spinescens^ W.). 
Ces deux plantes croissent au Cap de Bonne - Espérance. 

r. MONILIFERA et OSTÉOSPERME. (LN.) 

CHRYSANTHEMON et CHRYSANTHEMUM , 
JUurd'ûr, eq grec). Le Souci des ^ardij^s est ainsi nommé, 
suivant Lobel , par Dip$Qpride,, tandis que., selon le même 
auteur f cette plante e$t le Cai<tha des poètes latijus y mais 
d'autres botanistes pensejqt que le Chrysanthème des. mois- 
$0KS (chrysQTUh. segeti^n^ 1^.), ou une des espèces voisines, est 
la plante de Dioscoride. 

Toumefort a fi^cé ce Qom à ym genre de la famille .des co- 
rymbifères, auquel Lin^seus l'a conservé. Peu de n.oms ont 
été donnés à autant de plantes différentes (presque toujours 
de la mime famille ), que celui-ci. On l'appUquoit spécial»- 



68 C H ft 

ment à 4es espèces à fleurs jaunes. On troure maintenant, dans 
le genre chrisanthemiim , beaucoup' plus d'espèces à fleurs 
blanches (leucanihemum) que des* autres. 

Les genres suîvans sont ceux qui renferment les espèces 
nommées chrysardhemum par les botanistes , et qui n*appar- 
tiennent point au genre qui en porte le nom : Amélie , Aiha- 
nasie, ArctoUde, Baltimore, Bidsnt, Suphthalme, Cùiule, Souci ^ 
Chrysogonum , Cacalie , Carpesion , Camomille , Coréope , 
ÉthuUe , Helenàim, Hélianthe , Kleiïde ^ Lca^nie , Ostéosperme, 
OÛionne, Polymnie, Phaèïhuse, Pyrèlhre, Rudbèckia , SpilarUe, 
SilpJdum f Verbesine , Balsamiie^ Protées et SiaaQÎes, (ln.) 

CHRYSANTHEMOS, Nom oui , précédé de celui de 
carduus ( chardon ) ^ désigne les Scolymes dans les ou- 
vrages de Bauhin , de Dodonée , de Dodart et de "Vail- 
lent, (ln.) 

CHRYSAOR. Nom latin des coquilles dn genre Chai- 
SAORE de Denys de Montfort. (desm.) 

CHRYSAORE, Chrysaores. Genre établi par Pérou, aux 
dépens des méduses , et , depuis , réuni aux Cyanées par 
Lamarck. (b.) 

CHRYSEOS des anciens Grecs , est, suivant Belon , le 
Chacal. V. Tarticle Chien. (^.) 

CHRYSELECÏRE, ChryseleOrum, PHne. Ce mot, qui 
signifie électre doré^ en grec , désignoit une pierre j[aune sem- 
blable à de l'ambre. Il y a des auteurs qui pensent que ce 
peut être l'hyacinthe, (ln.) 

CHRYSIDES , Chrysides. Tribu ( auparavant famille des 
chrysidides) d'insectes, de l'ordre des hyménoptères, famille 
des pupivore^ , ayant pour caractères : ailes inférieures san$ 
nervures; tarière de la femelle composée des derniers anneaux 
de l'abdomen , rétractile , à la manière des tubes d'une lu- 
nette d'approche, terminée par un petit aiguillon; abdomen 
des individus du môme sexe n'ayant , le plus souvent , quç 
trois à quatre anneaux extérieurs , plat ou voûté en dessous^ 
et pouvant se replier contre la poitrine ; corps ayant alors la 
forme d'une boule. 

Les chrysides sont d^s hyménoptères qui , par la richess« 
et l'éclat de leurs couleurs , vont de pair avec les colibris ef 
les oiseaux mouches ; aussi des auteurs les ont-ils désignés 
sous le nom^e guêpes dorées. On les voit se promener, mais 
toujours dans une agitation continuelle et avec une grande 
vitesse , sur les murs et les vieux bois^ , exposés aux ardeurs 
du soleil. On les trouve aussitrès-souvebt sur les fleurs. Leurs 
antennes sont courtes, filiformes , coudées, vibratiles , el 
composées de treize articles dans les deux sexes ; les mandi- 
bules sont étroites , afquées et pointues ; les palpes maxil- 



-- 1 



G H R 69 

laîresjsont ordinaîrement pla$ longs que les labiaux, et de 
CLoq articles : les labiaux n^en ont que trois ; la languette est 
le plus souvent échancrée ; le corselet est demi-cylindrique , 
et ofifre plusieurs sutures ou lignes imprimées ; les ailes su- 
périeures ont une cellule radiale et une cellule cubitale, mais 
incomplète et jrecevarit une nervure récurrente, éloignée 
dabouàde Tailè ; T abdomen du plus grand nombre est en 
demi - ovale , irouqué à sa base , et , quoique pédicule , 
semble , au premier coup d'œil, tenir au corselet par son 
plus grand diamètre transversal ; son dernier anneau a de 
gros points enfoncés ^ et se termine par des dentelures. 

Ces insectes déposent leurs œufs dans les nids des apiaires 
3olîtaîres maçonnes ,. ou dans ceux de quelques autres nymé« 
noptères. Leurs larves dévorent celles de ces insectes. 

Geoffroy associe ces hyménoptères aux guôpes. Lînnseus 
en a formé le genre çhrysi^ , qui se diyise niaintenant de cette 
manière : 

I, Mâchoires et Ihre tiis-allongées ^formant unesqrU (£? trompe 
fléchie m dessous > le long de la pqàriiàe. 

Nota. Palpes très-petits , n^ayant que deux articles. Ab- 
domen formé extérieurement de quatre segmens dans les 
mâle^^ et de trois dans les femelles ; le terminal plus grand 
que le& autres , dans les deux sexes. 

Le genre Parnopès. 

II. Mâchoires et lèore courtes ou peu allongées , el ne formant 
mini de trompe fléchie en dessous. 

Nota. Palpes maxillaires de cinq articles ; les labiaux de 
trois. 

A. Abdomenàend-cyKadriipu ou presque demircù'çuUdre, voûté, 
îC ayant que trois segmena appœ^ns. 

* Mandibules sans dentelures , ou unîdentées , au plus , au côté 
interne ; dernier segràent extérieur de F abdomen ayant , soit un cor- 
don élcQé , sort une rangée transQerse dé gros points enfoncés , c/ , le 
vhtssQWfnii^ dentelé au bout. 

Les genres Stilbe , EucriaÉE , Chrys^s. 

*♦ Mandibules ayant deux dentelures « ou davantage , au côté 
ittteme ; abdomen uni et sans dentelures. 
\ies genres Hédichre, Elampe. 

B. Abdomen presque opdidê > point ooulé , ayant quatre à cinq 
segmena app,arens ( toujours, uni et sans dentelure au bout ). 

Le genre Clept^. - 

Ce dernier genre est le seul que M. Jurine ait adopté : il 
réunit tous les autres en un , sous le nom de chrym. Pabri- 



70 



C T[ R 



cius n'admet encore que ceux de depU et àe parriùpès ; les 
^ autres font également partie des cJirysù. (L.) 

CHRYSIDIBES, arysùffd^s. F. Chuysidês. (l.) 
CHRYSIS , Oujsis , Lat. Genre dlnsectes de PoMre des 
hyménoptères , section des térëbrans , famille des pupivores , 
tribu des chrysîdes , et distingué des autres genres qui y sont 
compris , aux caractères suivans : itiâtiâlbuleâ 11^ ayant qu^une 
crénelure ou qu'une dent au côté interne ; palmes maxillaires 
sensiblement plus longs que les labiaux, dé cinq airtides; lab- 
guette entière et arrondie. 

Les chrysis sont distingués des parûopès en ce que leurs 
mâchoires et leur lèrre ne forment point , par leur prolon- 
gement , une sorte de trompe , et que leurs palpés maxillaires 
sont composés de cinq articles. Ils diffèrent des élampes , des 
liédychres et des cleptes par leurs mandibules moins dentées, 
leur al)domen plus allongé et aysfnt souvent sur son dernier 
segment extérieur une rangée transverse de gros points en- 
foncés , mais sans cordon élevé ott bourrelet , caractère pro- 
pre aux stilbes et aux euchrées. Dans ceux-ci ^ d'ailleurs , ie^ 
palpes sont presque de la même longueur , et la latlgueite est 
bifide; leur cellule radiale est ouverte ^ au lieu qu'elle est fer-»* 
inée dans les chrysis. Ces trois genres se ressecablen^qùant 
à l'abdomen , également composé de trois segmens extéheurs 
et voûté en dessous dans les deux sexes. 

Ils ont, ainsi que les autres hyménoptères de la même 
tribu , les antennes courtes , filiformes , vibratiles ,. insérées 
près de la bouche , et composées de treize articles dans les 
deux séxes ; la tête tm peu plus large que le cofseiét , coïitre 
leauel elle s'applique ; le corselet plus long que large , demi- 
cylindrique , dont le segment postérieur se meut sur l'anté-^ 
rieur , et se termine latéralement par deux angles ptûntus; 
l'abdomen en demi-K)vale , paroissant joint au corselfH par 
toute sa largeur , le plus souvent dentelé à son extrémité pos- 
térieure , et pourvu , dans les femelles , d'une tarière rétrac- 
tile 9 formée par les derniers segmens , et composant une. suite 
de petits tuyaux , dont le dernier est armé d'un petit aiguillon i 
.c'est leur bviducte ; leurs pieds sont ie longueur moyenne : 
leurs ailés supérieures ont une cellule radial)^ très - grande ^ 
ovale , et une cellule cubitale allongée et incohiplèté. 

On a donné le nom de chrysis à ces jolis infectes , à cause 
de la beauté de leurs couleurs, qui ont Ils brillant et l'étlatdes 
pierres précieuses. On les trouve pendant l'été sur les mn* 
railles autour des vieux bois , souvent sur les fleurs. Us sont 
très-vife «t ont le vol léger. Quaod on les prend , ils se met- 
tent en boulé , courbent leur ventre en dessous , portent son 
extrcmité jusqu'à la tête, appliquent en môme temps leurs 



C TT R y, 

pattes et leurs antennes contre leur corselet , et renferment 
toutes les parties dans la cavité de leur ventre ; les femelle^ 
n'ayant qa un faux aiguillon , on peut les toucher sans craindre 
d'en être piqué ; )eurs larv^es ne son^ point connues; mais oi» 
croit qu^elles ressemblent à celles des guêpes et des sphex paf 
leur manière de rivre et par leur métamorphose. 

CflHYSfs EI9FLAMHÉ , Ouysis ignùa y Linn. , B. 33 , i3. Il a ' 
les antennes noires ; la tête d'un rert doré brillant ; tout le 
corps finement pointillé ; le corselet d'un vert doré antérieur 
rement , bleu postérieurement ; l'abdomen d'un rouge pour^ 
pre , cuivreux en dessus, dW vert brillant en dessous , do^ 
trois anneaux , dont le troisième couronné de pointes finef 
et serrées ; les pattes vertes; les tarses noirâtres ; les ailes lé- 
gèrement teintes de brun avec les nervures obscures. 

On le trouve voltigeant près des trous de murs et autour 
du vieux bois. Il est très-commun aux environs de Paris. 

CnaYSis BRUXAirr , Chysh micans ^ Degeer. Il a environ, 
trois lignes de loogwwr ; tout le corps d'un bleu verdâtre ; W 
antennes noires ; le corselet grand t allongé , chagriné ; l'ab* 
domen lisse , de trois anneaux , avec une grande tache ovale ^ 
noire , très-brillante sur le premier ; l'anus entier ; les aile»- 
sopérieures transparentes depuis leur origine jusqu'au mi^ 
lieu , avec une i%vûkt noirâtre à l'extrémité , et les nervures^ 
noires. 

Degeer , qui a trouvé cet insecte dans une galle résineuse 
du pin , présume que sa lanre s'est nourrie d'une chenille 
qu'elle renfermoit, parce qu'il a trouvé au fond de la galle 
une coque vide , d^une soie lâche , que le chrysî's avoit percée* 
pour en sortir, et les excrémens de la chenille qui avoit dis-*' 
paru, (l.) 

CHRYSIS. Nom donné par Renaulme ^ qiec. 84 ^ t. 83 «. 
au Soleil » hdUuiihm. aawms , Linn. (l^*) 

CHRYSITE. Nom que les anciens donnoient à la Pierre^ 

ȣ- TOUCHE. (BAT.) 

CURYSITIS , Dioscoride. Cette plante est rapportée zvt 
genre Ch&ysocome. (^. ce mot), (ln.) 

CHRYSITRIC£, Chiysùnx. Genre de plante de la po-- 
lygamie dîoécie, et de la famille des Grami^ie^, qui ofire* 
pour caractères': des Heurs toutes mâles sur certains pieds , et 
toutes hermaphrodites sur d'autres ; chaque fleur ayant une 
balle calicinale de deux valves, et ppur corolle un^grand nom- 
bre d^écailles sétacées « beaucoup^ d'étamines entre les; 
écailles ; lin ovaire ovale , terminé par un style à trois longs, 
stigmates velus. Le fruit est une graine ovale. 

Ce genre ne contient qu'une espèce venant du Cap de 
Bonne -Espérance. £lb a. les feuilles, des graoûnées., «t. se;^ 



7a C H R . 

fleurs sont accompagoées d'ime feuille plus comte qae les 
autres , et qui leur sert de spathe. (b.) 

CHRYSOBALAXUS iglimd d'or^ en grec.)- Nom gcné- 
riqoe, donné par Lînnsas et Jacq[iiîn, à nn arbrisseau nommé 
IcACO en Amérique , et dont on mange le finit. V. Icaqut£1U 

€HRYSOBATE. V^étatîon d'or opérée par le fcn. (PAT.) 
CHRTSO BÉRTL. M. Wemer donne ce nom à la sabs- 
tance que M. Bbîiy appelle cpnophane. V. ce mot (LUC) 
CHRTSO BERTL V. CnniaraATiE. (luc) 
CHRTSOCALIS , de Dioscoride, Cette plante est rap- 
portée i la Matricaire. (ln.) 

CHRYSOC-ANTHARUS. r. CÉTonŒnoKÉE.(MSM.) 
CHRYSOCARPOS, deDîoscoride. Cette plante est rap- 

Ï portée a^ Lies R£ par Adanson. Ce nom, qni signifie finit coa> 
enr d'*or, neparoit pas cooTenir an lierre, qni les a rouges. (ln.) 
CHRYSOCHLORE , OuysoMms. Genre de mammifè- 
res carnassiers insectif^ores, établi par M. Cuvier , et adopté 
par MM. Lacépède , Geoffroy , Duméril , Rl^er, etc. 

La seule espèce de ce genre jusqu'à présent bien connue , 
a la taille et le port d'une taupe. Sa mâcboire supérfenre a 
deux incîsires fortes et aiguës ; ceUe d'en bas en a deux sem- 
blable5 'k ces dents et qui leur correspondent ; maïs elles sont 
séparées par deux autrei très-petites qui ne paraissent être 
d'jtucune utilité. Les molaires ^périeures à une seule points 
( fausses molaires ) sont au nombre de trois , à moins qu^ôn 
ne prenne celle qui est la plus Toisine à^s incisives pour une 
canine , dont elle n'a pas la forme. On compte ensuite six 
vraies molaifes , toutes séparées les unes des autres par nn 
intervalle égal à Tépaisseur àcs molaires inférieures; leur 
forme , excepté la dernière , est triangulaire : un tubercule 
naît à c|iaque aqgle , et l'angle le plus aigu est en dedans dé 
là mâcboire , puis un quatrième tubercule natt à la base de 
cet angle ; la dernière ne présente qu'une lame mince , lé- 
gèrement écbancrée. * ' 

La mâcboire inférieure est munie de dents semblables ; on 
y compte seulement une molaire de moins. Ces molaires sont 
un peu plus minces que celles d'en baut , mais également es- 
pàcées, de sorte que c'est dans les intervalles des dents d'une 
Aiâchoire que s^introduisent les dents de l'autre mâcboire. 
{F, Cuiner.) 

Le corps est court et gros ; la tête n'est point portée par 
un cou distinct; lé museau est un peu prolongé , cartilagi- 
neux et tronqué au bout; les yeux sont si petits qu'on he peu . 
les apercevoir ; il n'y a point de conque externe de l'oreille t 
I«es pieds de devant n'ont que trois doigts, doQt l'externe enr 



C H R ,3 

T^Ioppé tout entier dans tm ongle fouissenr est d'une grosseur 
monstrueuse; les pieds de derrière enontcinq^ dont l'extérieur 
pst le plus court. Il n^ a point de ;queu&. 

• Espèce unique. — ta Chrysochlore BU Cap ou Taum bo- 
rée , Chry^hloris capensis , (veof. ; Talpa dbirica aurea , Bris- 
son ; Sorex auratas , Gmel. ; Talpa asicdica ^ Linn. , Schreber , 
Saogth, pi. i5^ , {B'rown 3,4-^; Musaraigne dorée ^ Guyier, 
tabl. de THist. nat. des anim. 

Cm animal , quin'a 'guère que quatre pouces et demi de Ion- 
meur , est consëquemtnent un peu plus petit que la taupe, 
font son> corps est couvert de poils dont la base est brune 
et Textrémité d'un vert brillant qui produit de beaux reflet^ 
métalliques lorsque Fon regarde la chrysochlore sous certains 
aspects. 

£Ue se trouve aux environs du Cap de Bonne-Espérancé, 
et nou en Sibérie, cQmme on l'a cru sur une fausse indication 
de Séba, Ses mœurs sont inconnues. Il est probable , toute- 
fois, qu'elle vit sou^.terrê ,. car elle a , comme les anipriaux 
des genres voisins , qui sppt souterrains , un des osselets du 
tarse qui se prolonge de manière ^ former ^n quelque sorte 
Qn troisième os de ravant-bras, et à donner plus de force 
au membre antérieur. , . 

Par la fçrmc de ses dents , la chrysochlore se rapproche 
principalement des scalopes , des desmans , des musaraignes 
et des hérissons, qui ont tous , ainsi que le remarque M. Gu- 
vier , deux longues incisives en avant , suivies d'autres inci- 
sive§ et de canines , toutes plus courtes que les molaires ; ce 
qui rapproche un peu ces animaux des rongeurs , et a déter- 
miné ce naturaliste à en faire une petite tribu particulière dans 

la famille des carnassiers insectivores. 

» • , . . . . .'' 

La Taupe rouge b' Amérique décrite et figuxée par Séba, 
I , pL 3a 9 fig. i\Tidpa americana tuf a , Briss. ; Talpa ruifra y 
Lino. 9 parolt appartenir k ce genre ; son poil est roux mêlé 
de cendré clair ; ses pieds n'pnt que trois doigjts à ceux de de- 
vant, et quatre à ceux de derrière qui sont à peu près égaux; 
tandis que les doigts des pieds de devant sont très-inégaux , 
Textérieur étant beaucoup, plus long que les deux autres , 
et armé d'un ongl^ plus fort et plus crochu ; le second doigt 
est plus petit ^et le troisième l'est euco^re beaucoup plus. 

£Ue est un peu plus jgrapde que \^ taupe d'Europe , avec 
la<}aeUe elle a 4'aiiUçurs beaucoup de rapports ; ses oreilles 
soDt petites et arrondies. S^ chair est bonne à manger. 

BuiTonpensoit quf*letucan de Femandezn'étoit autre que 
cette taupe rouge. aL Cuvierse refiise k admettre ce rapproche- 
jfoenij et il regarde le tuçan plutôt comme tm Rat taupe 



y4 C H R 

à càùst àé Ms deux longues dents il chaque iiii<:lioîre , etj 
âOB régime végétai, ^^hbol) 

CHRTSOCOLLE. C'est le nàA que les mcieiis na 
listes donnolent an Borax et même au Vult i>£ monta 

rest un çaHbonate de cuivre. D'après ce qae dit PL 
33 , § 26 , il paroU qu'on donnoii le nom dn chrysoc 
à tous les gobes j qn'on regardoit comme les générateurs 
' métaux. 

M. WerHer appli<pie ce nom i .un minéral cniyreox qui 
été reconnu pour un cuivre hjdraté. V. ce moi. 

Les anciens nommoient encore chrjsocolle (coBe d'or), 
substance verte et sablonneuse qu'ils employ oient pour soui 
Tor comme nous employons le borax ponr cet objet, (pat. m 

CHRTSOCOME , Chrysocoma. Genre de plantes il (le 
composées, de la syngénésie polygamie égale , et de h 
mille des CoRYMBiP£n£S, dont les caractères sont àzrA 
un calice commun ^ bémbpbériqae ^ imbriqaé d^écaille^ 

Ïointues plus ou moîn§ dentées , renfermant de nombre^ 
eurons hermaphrodites , tnbnlés et quinqnéfides , posés se 
tin réceptacle nu. Le fruit consiste en plusieurs petits se^ 
inences 'oblongues , comprimées et chargées d^une aigrette 
sessile , dont les filets sont imperceptiblement plameax. 

Les caractères de ce genre sont figurés pL 6g8 des Illustra' 
îiom de LamarcV. 

Les chrysocomes sont des plantes fitutescentes ou herba- 
cées , à feuilles simples et alternes , et à fleurs solitaires oo 
disposées en corymbes terminaux. On en connolt une riog' 
taine d'espèces , dont nue seule est dïurope. 

Parmi les espèces à tige ligneuse , on ne peut citer que la 
Chrysocome BOREE , Chrysocoma comaurea , Linn. , dont léS 
feuilles sont linéaires, glabres, écartées de la tige, àétw- 
renies sur leur dos^ toujours. vertes, et dont le pédoncule est 
droit et naiflore. Cet arbrisseau croît en Afrique , et pounroit 
être employé à J^ ornement des jardiiis dans les pays chatte f 
par Tagrément et la durée de ses fleurs. ... 

Parmi les thrysocemes à tiges herbaiiées on* doit men- 
tionner la Chrtsocome Ln^iÈnt , Ckrys^elma fynoshts ^, qui a 
les feuilles linéaires, glabres , les écailles calicmales lâches f 
qn'on trouve dans les n^ontagnes de l'Europe ; et la CiiR'f" 
SOCOME GRAMfNéE , qut a les feuilles linéaires , lancéolées, î 
trois nervures glabres , les fleurs en corymbe , et les calices 
imbriqués. Cette dernière croît dans l'Amérique septeniri^ 
nale , où je l'ai obserréé , où elle Contre des espaces eoDsi<lé- 
rables, et produit un bel effet pendant l'automne fàt ses 
fleurs jaunes. Elle s'élèVe souvent èplns de trois j^ieds. (}') 



J 




C H R yS 

jbHRTSOCOMÈ. Dioscèrîde doimoit ee ti6m et celui 
'thnsids à Une pUkite qtt*il dit être semblable à Tbysope , 
[s^élèye à la hameiir d'une palme , et dont rettrémité de 
Igè forme Uii booqaet, probablement à fleurs jaunes « 
me parbttroit Pittdiqtter le nom grec de chtysôcomè ( cbe- 
re d'ôr). Elle ^roissoit dans les lieux pierreux. Les com- 
tateurs de Dioseoride , à commencer par Pline , n'ont 
de quelle niante il s'agissoit. On a successivement pensé 
^céfOViyoïtitTeVtsÛ^ag^hÇ^mitmistadtacuncitlus, Linn. \ 
staecbas (^gnaphaHum sUtchas, L0> ^^ thie^ uâ orpin 
^m ) , etc. Suivant Columelle , ce seroit la plante nom^ 
:u^Ûe fynosSrès par Getoer, Dalechamps^ et Lobel, quiserap* 
^:pj»te à VànVis de Clnilitts , et au chrysocomaUnosyris de Linn. 
^t^iP dernier naturaliste n'étoit-il pas de ce sentiment, puis- 
. d ètw'^ comprend cette plante parmi les espèces du genre 
5ocf#4a^l il donne le nom de GftftTsccbiiAP Au reste, toute 
^ /Aciission à cet égard étant inutile, nous ^oUs bornerons 
1^ gj f^6 iremarquer que. les botanistes ont donné ce nom à 
^^ niJsâucoup de plantes qui se .trouvent maintenant dispersée^ 
^. Lcî^s 1^^ gelires , bonite , immortelle ( oDtafwdkêmufn ) , éli-^ 
„0;a:lhryse, bâccbanté , gtiapbâle , staeheline^ eapatoire , ou 
liiB^ qui forment le goure Chiiysd(:oICe établi par lintiseus* 

CHRYSODON. Gmelîïi place dan! le genre Sabelle , 
l'Sons le notn spécifique de Œfysothn^ un tuyau cylindrique 
;^,. d'un jaune sale, qui parott loger un animal voisin des Am-* 
' _^\ FfliTRrrES. (besh.) • 

CHRYSOGASTRÈ, airfsogûsiêr.\; Meîg. Genre dMn- 
^ lectes de Tordre de^ diptères, que je 'it-éunis à celui de Mi^ 
''■ lÉsiÉ. y. ce mot. (t.) 

;'; CHRYSOGONÈ , Cfaysogonum. GViit uâé petite plante 
'' delà syngéuésie polygamie nécessaire , dbikt les feuilles sont 
°^' opposées , ovales-en-cœur, velues et portées sur de longs pé- 
^1' tioies; iesâeurs jaunes, légèremeht pédonculées, et nais^ 
^ sant daps les bifiirçatio|is des rameaux. 

Ces fleurs ont ifU calice commun, c'ompos^^de cinq folioles 

; ouvertes et lancéolées , qUi renferme plusieurs fleurons ber^ 

maphrodites, tubulenit, à cinq dents, stériles i et cinqdemi* 

Oeurons femelles fertiles , à languette ^Vâl« > lAlongue^ tron<» 

qaée , placés à la circonférence. 

Le fruit coniâste è«i cinq semences solilài^es', e'ftvéloppéet 
dans un calice particulier de quatre folioles, ^f <;OUrOnnées 
d'une écaille k quatre deUtâ. 

Foyez pi. 7 13 àfii tttmtratians de Lftm^rck ^ oè cette planté 
est figurée et accompagnée d'une l9eeoérd4e espèce «du même 
genre , dont les feuilles sont obiusémçnt dentées. 



^6 CHR 

, J'ai TU la premièce espèce , la Chrtsogoive DE Yiuginif,* 
et observé. qa^eUe es% ordinaîrement acaule, c'est-à-dire, 
fpie les fleurs soat presque sessiles sur les bifiircatioiis ^es 
feuîiles qivi naissent de la racine , et qu'elle ne devient telle 
qu'elle est représentée dans Lamarçk que dans les endroit^ 
ombragés et numides , qu'elle n'adopte pas de préférence ; 
car on la trouve plus généralement dans les lieux secs et dé- 

couverts ^s r 

CHRÏSÔGONUM, en grep (^genou d'or). Dioscoride 
fait ipention, sous ce nom ,, d'une plante herbacée que Lin- 
naaus nomme leondce chrysogomm, Rauwolfius et Ray avoient 
fait ce rapprocbement avant Linnseus. Celui-ci a donné ce 
nom ensuite à une plante d^ l'Amérique septentrionale il la- 
quelle il ^voit associé le genre z//zma , qu'il en a séparé depuis. 
Âdansou ayoit réuni le chrysqgpnum^ le niélampodlum de Lin- 
nœus , et Tuvedalia ,de Jacqt^iP) eq ui^ sf u} genr^ Carqilla. 
V. Chrysqgone. (ln.) r 

. CHRYSOLACHATîOM. Pline et Dioscoride donnent 
ce nom à la B£LL£-]>aM£ {alriplex horUnsis^ Linn.). Pline 
attribue cependant à , sa plante des propriétés qui peuvent 
faire douter de l'exactitude de ce rapprochement. Adanson 
pense que ce peut être une plante de fa faipille des ehiço- 
racées et du genre des lampsanes (Japsana^ L ). (ln.) 
. ÇHRYSOLAMPE, Chrysolampus. Genre d'insectes, de 
IWdre de& hyménoptères, famille des pnpivores 9 tribu de^ 
ckalcidies, établi par M. ^laximiiien l^pinola, et qui a pour 
caf^ctères : antennes de douze articles ; abdomen attaché ^ 
Lextrémité postérieure et inférieure du métat^orax, de sept 
anneau^ dans les màfes, ef de six dans les femelles; tarière 
de ces dernières horizontale et inférieure ; pren^ier article 
des antennes logé dans une fossette du froi\t et inséré à ^ou 
p^îlieu ; cuisses postérieures simples ; abdomen pétiole. 

V cite pour exemple le diplolfpis spkndidida de son ou—, 
/•vrage sur les insectes de la Ligurie, ou des environs de 
Gènes, (l.) 

CHRYSOLAMPIS des anciens. C'est 4>eut-être l'un des 
non^s par lesquels le péridot était désigné, (ln.) 

CHuySÔLÊ , Chrysolus. Genre de coquille établi par 
X>e9pdeMontfor^aux dépens desNÀUTiLEsdeLinnseuSfd 

il diffère par une ouverture triangulaire , fermée par un dia- 

Î^hragme qui n'offre point de trou, notais qui est crénelé contre 
e tour de Is^ ^pire. 

La coqmlle qui sert de type à ce genre est presque trans- 
|KU*ente. Elle se trouve dans la Méditerranée , au voisinage 
^ livourne* Sa gros^et^* est celle dW grain de moutarde. 

(B) 



C H R 77 

CHRTSOLITHÂ. Selon .Denys de Montrorl , ce nom 
est Ton de ceux qui servent à désigner les coquillages fossiles 
du genre des Ammonites, (desm.) 

CHRYSOLITH. Nom allemand du p^nVfc^ cnstattisé. V. 
plus bas. 

CHRTSOLITHE. Les minëraiogîstes n'ont point éti 
d'accord sur la substance quHls ont appelée cluysMhe; et les 
joailliers le sont encore moins, car ils doUnent ce nom k 
tonte espèce de gemme d'une couleur jaune-verdâtre qui jouît 
d'un certain éclat, .et ik appèUent oecKto, une gemme d'un 
▼ert foible , et qui n'a que peu d'éclat. 

RomérDclisle a décrit, sous le nom de chysoUÛie ordimUre^ 
une substance jatîne verdâtre qu'on trouve en Espagne , et dont 
la forme cristalline ressemble beaucoup à celle du cristal de 
roche ; mais l'analyse a fait voir que cette chrysolithe n*é- 
toit qu'une apatite phosphatée ou chaux. V. ces mots. 

Suivant le même auteur, la chrysolithe de Saxe étolt une 
variété verdâtre de la topaze. Cependant j'ai vu des officier» 
des mines , Saxons, au service de Russie, qui étoient très^ 
instruits, et qui' donnoient le nom de chrysolithe à ce que 
Weilier a , depuis, nommé apaiUe; ainsi, ils étoient, sans le 
savoir, d'accord avec Romé-Delisle ; car on ne soupçonnoît 
pas alors qu'il y eût la moindre identité entre sa chrysolithe 
d'Espagne et 1 apatite de Saxe, qui, en effet, ne se ressem- 
blent guère extérieurement. 

La chrysolithe orientale étoît la topaze d'Orient, d^une 
teinte verdâtre. 

Les chrysolilhes du Brésil et de Sibérie étoient des va* 
riétés d'émeraudes et d'algue-marines d'une teinte jaune plus 
on moins foncée. 

Comme aucune de ces gemmes ne formoit une espèce par- 
ticulière , 'Wemer a restreint le nom de chrysolithe à la 
substance qui étoit déjà connue sous le nom de chrysoUâu 
desrolcans, et qui n'a rien de commun avec les différentes 
gemmes auj^quelles on avoit donné ce nom. 

Mais il a cru devoir assigner spécialement cette dénomi- 
nation à celle qui se présente sous une forme régulière et cris- 
tallisée. Il a donné le nom à'olwine à la matière vitreuse 
d'une couleur jaune olivâtre qui se trouve en masses irré- 
^ulières d'un volume considérable , on sous la forme de pe-* 
tits grains disséminés dans la lave ou le basalte. 

Haiiy a réuni ces deux substances sous la dénomination de 
Peridot. V, ce mot. (pm'.) 

Chrysolithe d'Espagne. V, Chaux VBoaPHATiis. 

Chrysoute bu Brésil. V. Cymophaiqs. 

Chrysolithe bu Cap. F. PREHiiiTEf 



j8 CHR 

GhRYSOLITHE ORDfKAIRE. F. CuKVX raOSFHATEE. 

Chrysolithe chatoyaîo'e. F. Cymophane. 

GhRYSOLITHE ORIENTALE. Fcyex. CoRINDON-HyALIN et 

Cymophane. 

Chrysoutbs oPAUSAirrE F, Cykophane. 

Chuysouthe ds Saxe. Variété de topaze verdâtre de 
Saxe. F. ïopa23E- 

CâRYSOLiTHE BE SiBÉRiE. Emeraude dHin jaime ver— 
dâtre ou aiguë ^marine de Sibérie. F. Aigue-marime et 
Emeraude. 

Chrysolithe des volcans. ( Oh'ome de Wçrner ). F. Pé- 

RIDOT. (LUC.) 

Chrysolithe du Vésuve. F. Idocrase. (luc.) 

CHRYSOLITHES.Onanommé ainsi autrefois despé^ 
irificatioDS pyriteuses, la pyrite (Jer sulfuré) et le mica jaune 
4*or. Mercatus donne encore ce noin aux cornes d^ammon 
pyritisées. (ln.) 

CHRYSOMALON, Chrysamalan. Genre de plantes qui 
diffère à peine des GattilIers. (b.) • 

CHRYSOMËLA (^pamme d'or). Nom donné aux Ci^ 
TRONS par Athénée, (ln.) 

CHRYSOMËLE, Chrysomela. lànn.jGenre d'însectes de 
Tordre des coléoptères, section des tétramères, famille des 
cycliques, tribu des chrysomélines. 

Les ckrysomèles ont le corps plus ou moins ovale , très— 
convexe; deux ai^es membranei^es, repliées y cachées sous 
des étuis durs ; le corselet rebordé ; les antennes insérées en- 
tre les yeux , moniliformes , plus longues que le corselet ^ 
plus courtes que le corps, composées de onze articles, dont le 
premier est un peu renflé ; la bouche munie d'une lèvre supé- 
rieure cornée , de deux mandibules cornées, voûtées , tran- 
chantes, de deux mâchoires bifides, d'une lèvre inférieure 
cornée , et de quatre antennules courtes , presque en masse ; 
enfin, les tarses composés de quatre articles courts, assez 
larges , garnis de pelotes en dessous , et dont le troisième 
est bilobé. 

Ces insectes ont beaucoup de rapports avec les altises , les 
galéruques, les criocères, les érotyles , les cassides et les 
coccinelles ; ib en sont distinguées , soit par les antennes , soU 
par le corselet, soit par les tarses. Ils diffèrent aussi des pa- 
ropsides et des doryphores, qu'on avoit confondus avec eux, 
par leurs. palpes maxillaires, dont les deux derniers sont 
presque de la même longueur, et dont le terminal est en 
forme d'ovoïde tronqué ou presque cylindrique. Leur corps 



C H R yg 

est orale ov arronâi, ce i|ai les empare ies pràsocorcà ou 
Lélodea- 

Le3 cbrysomèUs , e» général , sont asseï; petites ^ les plus 
grandes ne s'élèvept qak cinq ou six ligne & de longueur, snp 
trois on quatre de largeur. Leur forme , très-agréable et or-i 
dinairement enrichie de$ plus belles couleurs , telles qne le 
rouge d'écarlate» Ta^ur^ le bleu, le vert doré, devoit les 
faire rechercher avec empressement par les amateurs jalons, 
d'embellir leurs collections ; et les naturalistes dévoient les 
rencontrer trop fréquenunent sur leurs pas , pQur ne pas iea 
consigner dans leurs descriptions. On n'en trouve point àe 
veines ; elles sont- toutes très-ra^es , lisses, sans poils sensi- 
bles , et le brillant de leurs couleurs jouit de toute sa pureté* 
Elles vivent sur les arbres et sur lej^ plantes, se nourrissent 
de leurs feuilles, et y déposant leurs œufs. La femelle^ d^ns 

Jnelques espèces , est si féeonde , et a le ventre si rempli 
'œufs , et par conséquent si renflé , qu'à peine les élytre& 
peuvent le couvrir. 

Les larves ont six pattes écailleuses , articulées et assez lopr 
gués. Leur corps est allongé, divisé en anneaux, et terminé 
en pointe garnie au bout d'un mamelon charnu qui leur sert 
de septième patte ; elles le posent sur le plan oà elles mar^ 
chent, et comme il est ordinairement couvert d'une matière 
gluante , elles se servent de cette espèce d'empâtement peur 
le tenir fixées sur la feuille. Leur tête est ëcailteuse et arron- 
die y munie de dents, de petites antennes , et de petits barbi^ 
Ions. Plusieurs espèces de ces larves aiment à vivre en société 
sur une même feuiHe , qu'elles ropgept en compagnie. Pour 
se transfonner, elles se servent des mêmes précautions quel 
les larves des coccinelles ; elles s'attacjient quelque part, or- 
dinairement sur lell^uilles, avec le ^ainelon du derrière; 
ensuite elles font glisser la peau de larve iusqu'au bout di| 
corps , où elle reste réduite en peloton. Il y a cependant 
quelques espèces qui entrent dans la terre, -pour s'y traiisfpr*- 
mer en nymphe. 

Ces nymphes sont ordinairement de figure ovale , pfus ou 
moins allongée , et ressemblant en général à celles de beau» 
coup d'autres <*oléoptères; elles restent engagées par le der-t 
rière dans la peau de la larve réduite en pelototi, et se soutien^ 
nent uniquement par eet endroit à la feuille. Les chrysomè- 
les ne restent ordinairement sous la formé de nymphe fa» 
quelcfiies semaines, tCjt souvent que quelques jours. 

Les espèces les plus connues sont : 

La Ch&ysomèle TÉnÉBEiON. fille est aptère, nvale , très- 
Jioire , avec les antennes et les pattes violettes* Elle se trouve 
au raidi de l'Europe, par terre , dan^les bois , les haies ; les 



8o G H R 

lardins. Sa larve se nourrit de là'i^laifte.coftlitleVcâgàîreihent 
sous le nom de caille-iaitj et de toutes les plantes rubiacées : 
elle est yiolètte, très-renflée^ avec Vextrémité fauve : eUe est 
Quelquefois d^une belle .couleur bronzée : sa démarche est 

fort lourde. 

La Chrysomèle sàNGumoLsiirrE; B. 23. 14. ^ est noire, à 
élytres rugueuses avec lepr bord exteitië d^un rouge de Sang. 
£lle est commune en Europe. 

La Chrysomèle nu gahmen est ovale, d^nn vert doré 
brillant, quelquefois bleuâtre : elle se trouve i^ùr les plantes 
labiées et les graminées, (o.) 

CHRYSOMÉLINES, Chrysomelinœ , Lat Famille d'in- 
sectes de l'ordre des coléoptères, section des tétramères, 
ainsi nommée, du genre chrysotnela de Linnœus, dont elle 
se compose. Elle ne forme plus qu^une division ou tribu de 
la famille des cycliques {Bègne animal de M: Cuvier, tom. 3), 
et qui a pour caractères essentiels : antennes insérées au- 
devant des yeux ou dans rintervalte qui les sépare, et peu 
éloignées de la bouche. 

I. Antennes insérées au-deoqni des yéwt. 

Les genres : Clythre, ChlamydE , Gribouri, Eumolfev 
CoLASPE, Paropside, Doryphore , Ghrysomèle , PRA- 

SOCURE. ' 

IL Antennes insérées enffe les yeux. 

Les genres : AnoRTE, Galéruque et Altise. Voyèt ces 
mots et Cycliques, (l.) 

CHRYSOMITRES. Nom grec du Chardoî^neret, se- 
lon Aldrovande et Willughby. (v.) ' 

CHRYSOPALE. V. Cymophaot. (ubc.) 

CHRYSOPHYLLUM (feuaies d'orT^n grec.) Kom la- 
tin du genre Ca'îbiitier. On trouve dans les genres Jacqui- 
MER, Bus^ELiA et Sybéroxyle, des espèces qui avoieni 
été placées dans le genre Chrysophyixum. (ln.) 

CHRYSOPUYS , Pline. C'est la Topaze, suivant quel- 
ques auteurs, (l^.) , 

CHRYSOPHYS. C'est le nom grec de UBoKAmj Spams 
auratus. (desm.) 

CHRYSOPIE, OiTysopia. Grand arbre de Madagascar' 
qne Dupetît-Tbouars regarde comme devant former seul on 
genre dans la polyadelphie polyandrie, et dans la famille 
des millepertuis. 

Les caractères de ce genre s'expriment ainsi : un calice de 

rinq folioles colorées; une corolle de cinq pétales épais, 

. coulés, avec un appendice épais, urcéolé, divisé en cinq 



C H R 81 

lobes connivens; des étamines nombreases, r^QBÎes en plu- 
sieurs paquets; un ovaire à cinq loges, surmonté d'un style 
partagé profondément en cinq stigmates. 

Le suc de cet arbre est jaune, (b.) \ 

CHRYSOPRÂSE ou simplement PaASE (QuaAz- 
Agathe VBlask , Hatiy.). C'est une pierre qui est de la même 
nature qae le sileso, mais remarquable par sa jolie couleur 
yert de pommé ; quelquefois elle passe au vert blancbâtre , 
au vert d'olive, etc^ ; mais alors elle est moins estimée. On 
ne la trouve qu'en masse ou en fragmens îrnîguliers, et ja- 
mais sons une forme cristalline ; c'est surtout ce qui la dis^ 
tiçgae de la prase, qui est un quarz ordinaire coloré en vert 

La cbrysoprase n'a jamais que la demi-transparence de la 
calcédoine : elle est un peu moins dure que celle-ci , quoi- 
que sa densité soit plus considérable. 

Sa pesanteur spécifique est, suivant Klaproth, de 3,35o^ 
tandis que celle de la calcédoine, du silex, et des autres 
pierres de la même nature , n'eçtque d'environ a,6oOy ou 
tout an plus 2,700. 

Cet excès de pesantttir dans la cbrysoprase parott d'autant 
plus extraordinaire , ^e ses parties constituantes sont , à 
très-peu de cboses près, dans les mêmes proportions que 
dans le silex, ou pierre à fusil, dont elle ne diffère essen* 
tiellem^ent que par la petite quantité de nickel , qui lui donne 
sa couleur, mais qui ne s'y trouve oue dans la proportion 
d'un centième. Yoici les analyses de 1 vn et de l'autre , faites 
par Klaprotb. 

Silex. Cbrysoprase. 

Silice g8 Silice 96^16 

Alumine « . o,a5 Alumine. ... . . . .^ 0,08 

Chaux , . .o,5o Cbaux 0,8a* 

Oxyde de fer o,a5 Oxyde de fer. .... 0,08 

Perte i Mickel ....*... i 



100 Perte 1,86 



100 



Karsten nous apprend que la cbrysoprase se trouve à 
Kosemiitz en Silésie , dans une montagne de serpentine , au 
milieu d'une couche mêl^e d'asbeste , de talc , de litbomar- 
ge, etc. On y observe , dit-U des passages de la cbryso- 
prase àl'albopal ti^Jxïiom^Xtin. {Brochant^ iom. 1, p, a8i.) 

Les circonstances locales qtû accompagnent la cbryso«? 
vu. 6 



83 C H R 

prase de Kosemiitz ont la plus grande ressemblance arec 
celles qu'on observe dans la colline de Muzînet , près de 
Turin, où Ton trouVe les hydrophanest et dont Daussure 
donne la description ( § i3oo. ) 

La chrysoprase est fort employée en bijouterie , et produit 
un effet infiniment agréable ; malbeureusement les jolis mor- 
ceaux sont à^na fort petit volume : ils excèdent rarement on 
pouce de diamètre. 

On trouve quelquefois dans les anciennes collines volca- 
niques , des agates et des calcédoines dWe couleur verte , 
qui approcbe de celte de la chrysoprase de Kosemiitz; et, 
quand elles sont taillées, il seroit assez difficile de les dis- 
tinguer, (pat.) 

Chrysoprase d^Orient. Qn a donné ce nom à une va-« 
rlété de topaze d'un jaune verdâtre. (lug.) 

CHRYSOPS, Chrysops, Meig., Fab. Genre d'insecte» 
de l'ordre des diptères, famille des tanystomes, tribu des 
taoniens ^ et qui diffère des Taons par ses antennes sensi- 
blement plus longues que la tête, presque cylindriques, dont 
les deux premiers articles presque également longs , et le der- 
nier aussi long que les précédens réuttis , en forme de cône 
allongé , et paroissant divisé en cinq anneaux. 

L'espèce la plus connue est le Chrysops ayeuglakt. 
Chrysops cœcutiens, Tabanus cœcuUens^ LInn. , Fab. ; le 
Taon brun, à côtés du ventre jaunes et à ailes tachetées de noir, 
Geoff. Il a environ quatre lignes et demie de long. Il est 
brun , avec les yeux d'un vert doré changeant , ponctué de 
rouge; des taches triangulaires et jaunes sur le ventre, et trois 
taches brunes sur les aUes. 

Cette espèce se pose souvent sur Phomme , et le pique 
fortement. (L.) 

CHRYSOPSIDE, Chry^sopsîde. Genre d'insectes de l'or- 
be des diptères, établi par IVI. Duméril, et dans lequel il 
comprend les espèces du genre des Taons , tabanus de Lin- 
nseus, dont le troisième article des antennes est arrondi ou 
sans dent ; il est formé de ceux d'HEPTATOME , d'HjEV a- 
TOPOTE et de Chrysops de M. Meigen. Voyez ces mots, (l.) 

CHRYSOPTÊRE ou CHRYSOPTERON. C'est, à 
ce que l'on croit, un des noms que les anciens donnoient 
à la Chrysolithe, pierre quiparoît être notre Peridot, ou 
à la Chrysoprase. (ln.) 

CHRYSORRHOËA. Nom spécifique d'un Lépiboptère 
^oiCTURNE , du genre Arctie. (desm.) 

CHRYSOSPERMUM , Dioscoride. Il est rapporté au 
ieoniice ehrysogonum , Linn., plante qui semble désignée par 
boit ou dix noms différons 9 par Dioscoride. Quelques bota- 



C H R 83 

nîstes ont peïisé 'qae ce pouvoit être un des synonymes du 
CHaYSOCOME des anciens, (ln.) 

CHRYSOSPLENIXJM. Nom générique desDoRiNES, 
plantes de la famille des saxifrages. Avant Linnœus, on Tavoit 
encore donné aux Sibthorpes. Il tire son origine du grec, 
et signifie or et raie^ c^est-à-dire, plante à fleurs couleur 
d'or 9 et propre à guérir les maladies de la rate, (ln.) 

CHRYSOSTOSE , Otrysosiasus. Nom que Lacépède 
a imposé à un genre de poissons de la division des xho- 
AACHiQUES., lequel offre pour caractères : un corps et une 
queue très - conaprimés ; la plus grande hauteur de Pani- 
mal égale ou presque égale à la longueur du corps et de la 
queue pris ensemble ; point de dents aux mâchoires ; une 
seule nageoire dorsale ; les écailles très - petites ; point 
d'aiguillons au-devant de la nageoire du dos , ni de celle de 
Tanus ; plus de huit rayons à chaque thoracine. 

Ce genre n^ renferme qu'une espèce , le Chrysostose- 
LUNE, que Ton avoit placé parmi les Zées ( V. ce mot) , et 
que Duhamel appelle^omoit-Zu/zér. V. pi. B. lo , où il est figuré. 

C'est un magnifique poisson. Des reflets d'azur , de vert 
clair , d'argent , se jouent sur un fond d'or , au milieu d'un 
grand nombre de taches couleur de perle ou de saphir. Les 
nageoires sont d'un rouge éclatant. Il a la lèvre supérieure 
extensible ; la mâchoire inférieure plus longue que celle 
d'en haut ; la nageoire dorsale en forme de faulx , avec un 
ou deux rayons aiguillonnés et quarante-six articulés ; un 
rayon aiguillonné et trente-cinq articulés à l'anale ; la cau- 
dale fourchue ; ses écailles sont unies. 

Le Chrysostose-lxjne se pêche , mais très-rarement , 
dans les mers d'Europe v il acquiert quatre à cinq pi^ds de . 
long. (B.) 

CHRYSOSTROME , Chysoslromus. Lacépède a "donné 
ce nom à un genre, qu'il a établi parmi les poissons de 
la division des Jugulaires , et qui ne renferme qu'une 
espèce figurée par Rondelet y sous le noni àejiaiola. 

Le premier de CCS icthyologîstes observe que si ce poisson a 
«pielques rapports de forme et de couleurs avec le Stro- 
xnatée fiatole , il en diffère beaucoup par ses caractères , 
puisqu'il n'entre pas seulement dans la même division. F. au 
mot Stromatée. 

Ses caractères sont d'avoir le corps et la queue très-- 
hauts , très-comprimés , aplatis latéralement , et une seule 
nageoire dorsale. 

Il habitera Méditerranée , et se vend quelquefois sur les 
marchés de Rome. Des raies longitudinales interrompues , et 
des taches de différentes grandeurs , toutes brillantes de l'éclat 



84 CHU 

it Por^ parent ses larges cAtés. Sa nageoire caudale est fottf * 
chue, (b.) 

CHRYSOTOXE , Chtysoioxum , Meig. ; Mulio , Fab. 
Genre d'insecte» , de Tordre des aptères , famîUe des athé- 
ricères , tribu des syrphies , et qui se distingue des autres 
genres dont elle est composée , par les caractères suivans : 
antennes notablement phak longues que la tête , presque cy- 
lindriques , insérées sur uiie éléyatien commune du front y 
dont le h*onième et dernier article porte une éoie simple à 
sa base ; nne proémmetice sur raraacement antérieur et en 
ferme de museau de la tête *, ailes écartées» 

Ces inaectjes ont le corps presque ras^ noir, avec des 
taches jaunes, et ressemblent à des guêpes. On lesjtroure sur 
les fleurs dont ib sucent le miel , et au-dessus desquelles ils 
planent quelquefois long-4;emps. Leur vsl est rapide. 

Chrysotoxe a deux bandes, Mjtsca bicincta jjÂùn.j Deg. 
Un pea plus petit que la mouche blette de la viande ; noir , 
avec le devant de la tête, les côtés du corselet et deux bandes 
transverses et arquées sur Tabdometi , d^un jaune citron ; nne 
tache noirâtre sur les ailes. Rare aux environs de Paris. 

Ciihysotoxe a bai^delettes , Muscu fasdolata , Degeer, 
Inseci, , tom. 6 , pi. 7 , fig. i4 ; d'un tiers plus grand que le 
précédent ; noir , avec des taches sur les côtés du. corselet , 
six raies transvérses sur Tabdomen , dont les deux premières, 
la quatrième et la sixième , interrompues au milieu , jaunes ; 
écussonn ronssâtre , avec une ligne jaune transverse ; pieds 
jaunes , avec Torigine des cuisses noire. 

Ghrysotoxe ARQuiÊ, Musca atcuala^ LÂnn.^ Degeer. Cette 
espèce , qu'on confond avec la précédente , n*a que^ quatre 
bandes sur l'abdomen , et toutes interrompues et arquées ; 
le corselet a deux raies grises et courtes; l'écusson est jaune , 
avec une tache noire au milieu ; les pieds sont entièrement 
jaunes ou ' roussâtres. (L.) 

CHRlf^STE MARINE. V. Christ-makine. (ln.) 

CHRYSURE , Chrysurus, C'est le même genre de plantes 
que le Lamarckie. (b.) 

CHRYZA. Nom donné par M. Rafinesque Schmaltz , à 
un genre qu'il se propose d^ét;d>lir pour placer ïeUéàor^ trû- 
jfûlié, qui diffère des autres espèces, (lw.) 

CHTENI et KALA GRIOCHTENI. Suivant Forskaël, 
ies Grecs actuelsdonneni ces noms au peigne pointillé {pec^ 
ien variusj Ostrea , L.) Coquille commune sur nos côtes. (i*N^ 

CHU. Nom donné par les Sameïèdes au Bouleau ( Be- 
iula 4^ha). (LN.) 

CHU. Nmi cUaoii d'une eqpèee de Cb£ns {çuavtu coh- 



CHU «5 

nea , Loar. ). €i'«k un graii^ ai^bre qid erèît en Chine et en 
Cocbînehine. Son bois est très«4ilile. (liv.) 

CHU HÔA MU. C'est le nom d'an sqas-arbrisseau qui 
croît aux environs de CJanton en Chine , et que Lonreiro 
regarde comm^ une espèce de Ptéronî^i qu'il nomme P. 

TOMENTOSA. (MÎ.) ' 

CHU LIEN. A Canton en Chme , on nomme ainsi THé- 

CATOWIA PALUSTRÏS , Lour. F. HÉCATOOTE. (LN.) 

CHU TAN HOA. 'Nom chinois d'une espèce de Lis , 
qui croît en ChiBe et en Cochiachine , et qne Lonreiré rap- 
porte au Lis du Kamtschatka de Linnaeus. (£H.) 

CHU TSAOL Nom du G^AînrRE en Chine, (i^.) 

CHU-TSE. C'est le bois du Bambou^ en chinois, (fi.) 

CHUA-ME-BA-CHIA. Nom donnée erfCochincbinc, à 
rOxAUD^ coRTîicuLÉp (^OxqIîs cormcubUa, Linn.). (ln.) 

CHUA ME LA ME. C'est, en Cochinchine, TOxaude 
SENSITI^^ ( Oxaiis sensitwa^ L. ). (lîï.) 

CHUB. Pennant donne ce nom à un poisson du genre 
Cyprin , le SirigUone des pécbeyrs de Nice, (desm.) 

CHUB. Nom d'une FERCHE ^TercaphÙadelphica),{jà.) 

CHUCAS. V. Choucas , article Corbeau, (v.) 

CHUCIA ou CHIURCA. Cardan donne ces dénomi- 
nations aox Sarigues ou Bibelphes. F. ces mots. (s. et besm.) 

CHUCHIE. Nom que porte le Pécari ou Tajassu dans 
l'Amëriqne 9 selon 0¥Lédo. V. Pécari, (s. et desm.) 

CHUCHIM. Noip hébreu du Paon, (s.) 

CHUCK-WILL'S WiDOW. T. Èngouleveîît. (s.) 

CHUCtJTO on Mono Rabqn ou Mono Feo. Noms du 
Saki Cacajao , dans les Missions du Cassiquiare , selon 
M. de Humboldt. (desm.) 

CHUE. Nom du Choucas en Savoie. Çv.) 
' CHUÈBÈ. Nom du Soufre en Lorraine, (ln.) 

CHUGHETO. Nom lapguedocien de la valériane rouge 
f Espagne , ainsi nommée , parce que l'éperon de la fleur 
contient une liqueur miellée que l'on snce. (ln.) 

CHULAN. r. CpouLAN. (de^m.) 

CïïULPRY. Nom donné en Tartarie à I'Hièble ( Sam- 
bucus ehulusy Linn.). (LN.) * 

CHULL , KOLL et NAEJVGL Noms donnés par les 
TartaresOstiaks àl'EpiciA, PmiMfliw, Linn. (l?î.) 

CHULLANTAR. Nopa de la langue |eutoni<|ue, qui dé- 
signe la ÇORIANPRE. (ln.) 

CHUIJ,OT, HULLET et BELLUT. Noms^rabes de» 

CHÊNES. (LN.) 

CJHUtON eu GHELASOlSr. C'^st, selon B^, un, 
quadrupède fort commun en Tartarie, à long poil doux et 



86 CHU 

grîsAtre, dont la foarmre est esûmée en Rosnc et en Chine* 
On croit que cet animal est le Lt^ix. V. Chat, (uesm.) 

CHULTRO des Baskirs. C'est le Desmah. (desm.) 

CHUMI. Nom du Cmm en langue tentoniipie. (lu.) 

CHUMMUSUR-GEBÔSSUN. Soirant Pallas, les Kal- 
moncks appeUent ainsi rAjusTOldOCH£jCi.É]CATlT£(^4r«rfo&dUtf 
ctanadiîs, L.). (Uf.) 

CHUHPI. CVst le nom qu'Alphonse Barba donnoît an 
Platine , qu'ion regardoit alors comme nne espèce XètnerL 
V. Platike. (pat.) 

CHUN (Barète); CHAU, CHUAN , CHUN (kal- 
monck ) , désignent le Ctgtœ. (nssH.) 

CHUNCO ^ Quatcoa, (^nre de plantes établi par Rnîz 
et Payon pour placer deux arbres du Pérou , qoi se rappro- 
chent des Badamiers. 

U présente ponr caractères : nn calice campanule i cinq 
découpures caduques ; point de corolle ; dix étamines ; un 
ovaire inférieur , surmonté d^nn seul style ; une drupe mo- 
nosperme , inégalement ailée en ses bords. 

Ce genre ne diffère pas du Gimbeakat. (b.) 

CHUXDA , Rheed. , Malab. a , t. Sj. Espèce de Mo- 
BELLE {^Sۈumm\ (ln.) 

CHUNDRA. Nom donné, sur la cAte du Coromandel, i 
nne espèce d^Acacie {^Acada chunira , Willd. ). (ln.) 

CHUNGAR. Nom turc d^un oiseau encore peu connu , 
et qui habite les plaines de la Graode-Tartarie. Abulgazi* 
Khan , cité dans le tome 6 de VHistoire génémle des Voyages , 
page 60^9 dit que le chungar, appelé par les Rosses kmUhoiy 
est tottt-à-fait blanc , excepté par la tète , le bec , les ailes et 
la queue , qu^il a Sun beau rouge ; que sa chair est délicate, 
et tire , pour le goût , sur celle de la gelinotte ; qu'enfin il 
est fort rare. L'historien des Voyages présume que le chun* 
gar est une espèce de héron , nn butor ; mais, outre qu'il 
n'y a point de butor auquel la description qui précède puisse 
convenir, la bonté de la chair n'est point un attribut des 
hérons , fort mauvais gibier en général. L'on a aussi conjec- 
turé que le chungar étoit le même oiseau que le chou-kui du 
fays des Tartares-Mongols ; mais , suivant la remarque de 
*etit de la Croix , le chou-kui est un oiseau de proie , et ce 
que l'on a dit du chungar ne convient nullement aux oiseaux 
de ce genre. Il résulte de cette légère discussion , que le chun- 
gar est encore nn objet de recherches, et qu'il les appelle par 
la beauté de son plumage et le goût exquis de sa chair, (s.) 



CHU 87 

CtTNK ou CHINCHE. F. Motram;. (otsm.) 

CHUNNQ. Suivant Chabrée 9 les Péruviens donnent et 
nonoL à une sorte de pain fait avec la farine de pomme de 
t€rre. Cette plante n'étoit encore cultivée que par curiosité 
dans les jardins d^Europe , lorsque Chabrée a publié sa 
Sciagraphie des PhmUs (en 1677). (^^0 

CHUNSCHUT et KUNSCHUT. Noms donnés en 
Perse au Sésame b^ Orient (Sesamum^îieniale, Linn.). (ln.) 

CHUOI. ^om cochinchinois des Bananiers (Musa^ , 
nommé Pissang dans les Indes. Loureiro en indique cinq 
espèces, (ln.) 

CHUPALON, Adanson; CHUPALONES, Nierem- 
berg. Adanson donne ce nom à un genre quVil associe aux 
gepres Airelle (^Vûccinlum) ^ et Canneherge (^Oxycoccus)^ 
mais qui en diffère par le nombre quinaire des dents du ca- 
lice et de la corolle , et des loges des fruits , et par le nom- 
bre (10) des étamines. Dans les deux autres genres , ces par- 
ties sont quaternaires. Les fleurs sont axillaîres et en grappe, 
tandis qu'elles sont en corymbe dans le Chupalon. (ln.) 

CHUPALITLONE. Nom d'un arbuste que le mathéma- 
ticien Lacondamine à trouvé dans la province des Esme- 
raldas » au Brésil , et dont le fruit se mange. Il paroitroit , 
par la figure qu'il en donne , que c'est V Hibiscus coccineus de 
XValter, dont la capsule est beaucoup moins charnue 
que celle de Y Hibiscus esculenfus , que l'on mange en si 
grande quantité dans F Inde et en Amérique , sous le nom 
de Gombaui. V. au mot Ketmie. (b.) 

CHUPAMEL. L'un des noms portugais de l'OacBA^- 
CBE {Orobanche major), (LN.) 

CHUQUETTE. On appelle ainsi la Valériane Mâche, 
dans quelques lieux, (b.) 

GHUQUIRAGA, Johanma. Genre de plantes établi par 
Jttssieu dans la syngénésie polygamie égale 9 et dans la fa- 
mille des corymbifères. Ses caractères sont : calice commun 
imbriqué de folioles velues en dedans , scarieuses en leurs 
bords , mucronées à leur pointe ; les intérieures linéaires ; 
réceptacle plus velu; aigrettes plumeuses. 

Ce genre renferme trois espèces. Ce sont des arbris- 
seaux originaires des montagnes du Pérou , dont les feuilles 
sont éparses , ovales , aiguës , roides , pointues , très-rap- 

Erochées , et les (leurs solitaires à l'extrémité des rameaux. 
Tune est figurée dans les Illustrations dé Lamarck, Tautre 
42ms les Planiesèjuimmalcs de Humboldt, et Bonpiand. (b,) / 



88 CHU 

CHURAH. V. Pie <îaiÈGn£ aovssè du Bengale, (v.) 

CHURGE. Oiseâtt dés Indes 9 peu tonnu , dont Brissoa 
fait un Pluvier , et d'autres une Outarde, (v.) 

CHURI. Nom de 1' Autruche de Magïllak , dans TA-* 
mérique méridionale. V. MaKdu* 

CHURIGATU. NomLurète des Engoulevents, (besm.) 

CHITRLEAU. C'est le Panais sauvage, aux environs 
de Saint-Quentin, (b.) 

CHURLES. V. Chourles. (ln.) 

CHURLO. L'Ornithogale pyramibal porte ce Bom# 

(B.) 

CHURPIZA. Nom teuton des Courges , Cucurbùa. 

(LN.) 

CHURRINCHE. Nom que porte, au Paraguay^ le 

GoBE-MOUCHE HUPPÉ , DE LA RIVIÈRE DES AmàZONES. (v.) 

CHT7RWORM. L'un des noms anglais du Gryllo talpa 9 
ou Tatipe-grylîon. V. CourtiUère. (desm.) 

CHURZETA. Nom donné , en Afrique « à «me espèce 
de Chrysanthème, (ln.) 

CHUSITË. Cette substance, à laquelle M. de Saussure a 
donné le nom de ChusUe , k cause de ^a fusibilité , se trouve 
disséminée en très - petits mamelons d'un jaune de cire pâle 
ou verdâtre , dans les pores d'un basalte porphyriquè , 
brun noirâtre , de la colline de limbourg. Elle est translu- 
cide» facile à casser, tendre. Sa cassm^ est lisse, avec un 
éclat un peu gras. Elle fond au ckalumeau en. émail blanc 
jaunâtre ; les acides ne la dissolyent point , etc. ( De Sous-- 
sure , J. de Ph. de 1794-9 t. i , p. 34o.) 

M. Brard regarde cette substance et la LîmhUUe comme 
des variétés de péridot altéré. V. PérIBOT. (luc.) 

CHUS$A des Mongoles. C'est le Bouleau, Bdtia a&a^ 

L. (LN.) 

CHUTE. C'est le nom des lieux où les canards, les bé- 
casses , etc. , tombent à l'entrée de la nuit. Les chasseurs 
y c<Mistruisent une loge où ik %t cachent en ies attendant. 
V. Canaru, BécAssE. (v.) 

CHUTSCHI et CHOSCHI.- Le Pm cembro reçoit le 
premier nom chez les Buretes , et le second chez les Mon- 
gols, (ln.) 

CHUTUN. Nom kalmonck de la Dehotseixe ive Nu- 
MiDiE. r. Anthropoïde, (besm.) 

CHUVA DE BRACAMOROS de M. de Hinnboldt, 
on chwa et la rwièredes Amazones du même naturaliste. C'est 
un singe du genre Atèle de M, Geoffroy. V, ce mot (besm.) 



CIA «9 

CHUT oii Cttltf. Nom que porte, au Paraguay, la Pas- 

SEXtKË QUI AKEGAT. (Vt) 

C'HA¥EDER. Nom breton de TAtOtiEtTÈ commuke. (v.) 
CHWiLLEN. En bas-breton , c'est le synonyme d'És- 

CARBOT ou de ScAtlÀBÉ. (DESM.) . 

CH'WOIKA. Nom qu'on donne , en Bohème, à l'Eu- 
PIIORBE isuLE (Evfjhojifîa esula , Linn.). (va^*) 

CHWOSTCH. Nom russe des Pb*Les ( Eçuîsetum > 

(DESM.) 

CHYEH. Nom arabe de TArmoi^ï: de Judée ( Artemîsîa 
Judcaca , Lînp. ) , figurée pi. 43 , fi^. i , partie botanique de 
l'ouvrage sur T Egypte, (ln.) 

CHYM , CHYMCHÏMKA. Noms kamtschadales de la 
Marte zibeune. (desm.) 

CHYSCHKAL. Nom de I'Aujîîe (Seûi&«ftiiî5,iL0 chez 
le même peuple, (ln.) 

CHYSTE. Nom que quelques minéralogistes ont donné 
vaarochesfeuiUelées, V, SciliSTE. (PAT.) 

CHYTRACULIE, Cfe/^hiCTifia. Genre établi par R.Brown 
sur le Myrte chytraçujlie , et qui ne paroît pas différer du 
Calyptranthe. (b.) 

CHYYTA. C'est le nom du loup sur les bords du Jenisey, 
grand fleuve de Sibérie. T. Chiew. (desm.) 

CIA. V. Bruatît. (desm.) 

CIA-CÏAC. Nom piémoûtais du Merle a plastrom 
blanc (y.) • 

ClA-ClAT. Un àes noms pîémontaîs 4^, la HésaiïGE a 

LOIÏGVS QUEUE. (V.) 

CI.4C0L, CIACOliA ou GROlA. Noms brescians de 
la Corneille hantelée. (desm.) 

CIAFFEU, CIAFFO. Noms delà Fauvette des Alpes 
ou dfi Pégot, à T«ria. (v.) 

CIAGULA Le Choucas, espèce de Corbeau, porte ce 
•nom dans quelques parties de l'Italie, (desm.) 

CIAMBAU. V. kiA^BAU et CpDDA pail. (lis.) 

CIAMBETTA C'est, d'après Salviani, w des aorns 
îudîeas du Squale marteau , de Broussonnet ( S^juahs zy^ 
f^ana ^ Gmel. ). (sesm.) 

ClA-lVIEGLIARINA. C'est le nom que porte le Bruant 
en luiie. (s.) 

CIAMPTAL, KIAMPTAL: Nmn donné, au Sénégal, à 
«se légumineuse du genre galega^ (ln.) 

CIANO. Nom italien du Bleuet [Cerdaurea f^mm^ , L.) 
On rappelle aussi ciano àeUe biade^ c'est-à-dire , bleuet des 
aroioes. (lk.) 



go C I B 

CIA SELVATICA, CIA MONTANINA. A Gènei; 

ce sont les noms du Bruai^t fou^ Emberiza da, (desm.) 

CIATI. V. KlATI. (LN.) 

CIAUCIN. Nom pîémontais du Pouillot. (v.) 

CIAVA , CIAVES. Noms du Coragias^ dans les Alpes* 

CIBIBI. Nom de la Mésange, dans le Piémont, (v.) 

CIBICIDE, Cibicides, Genre de coquille établi aux dé- 
pens des PoLYTH^LAMES de Soldani, par Denys de Montfort. 
Il offre pour caractères : une coquille ubre, umyalve, cloison- 
née , à base aplatie , k sommet conique ^ à ouverture li— 
néaire de toute la hauteur de la coquille , et appuyée contre 
le retour de la spire ; cloisons unies. 

Ce genre ne renferme qu'une espèce, qu'on trouve en 
Italie, tant à Tétat marin qu'à Tétat fossile. Elle est presque 
microscopique. Sa forme est fort remarquable, (b.) 

CIBOLINHA. V. Cive, (ln.) 

CIBOULE et CIBOULETTE. Noms de deux espèces 
d'AiLS. (b.) 

CICADA. Nom latin de la Cigale, (desm.) 

CIC AD AIRES, Cîcadariœ^ Lat. Famille d'insectes, de 
l]ordre des hémiptères, section des homoptères, et que je 
caractérise ainsi : élytres de même consistance ; tarses à trois 
articles; antennes ordinairement très - petites , en forme 
d'alêne , de trois à six articles , et terminées par une soiel 

Cette famille embrasse les genres cicaàa elfulgora de Lin- 
nœusy ou ces insectes qu'on désigne , en général, sous le 
nom de Cigales. Les femelles ont une espèce de tarièfe 
pour déposer leurs œufs. 

Les uns ont les antennes de six articles, et trois petits yeux 
lisses. Cette division comprend les cigales porte-manne delin- 
naeus , ou le genre tetligoma de Fabricius , celui auquel nous 
réservons la dénomination propre de Cigale, Gcâda, StoU 
les appelle Cigales cha:nteuses, les mâles ayant, de chaque 
côté de la base du ventre , deux cavités particulières renfer- 
mant des organes sonores. 

Les autres cicadaires n'ont que trois articles aux antennes 
et deux peti|s yeux lisses. Leurs pieds sont, en général , pro- 
pres pour le saut. Des auteurs les* nomment Cigales muettes, 
parce qu'elles sont privées des organes du chant, qui carac^ 
térisent les mâles de la division précédente. 

Tantôt les antennes sont insérées immédiatement sous les 
yeux , et le front est souvent piDlongé en forme de museau, de 
figure variable , selon les espèces : ce sont les Fulgorelles, 
FulgoreUœ, 

Ici viennent l'es genres : Fulgorè, Asiraque , Delphax, 
Tettigomètre. J'associe au premier les suivans de Fabri* 



CI C - gi 

tins : fysira^ floia^ issus, date; j'y téxmiA encore celui que 
î'avois nommé cixie. 

Tantôt les antennes sont Insérées entre les yeux : ce sont 
les CiCABELLES OU Progig ALES , Cicodellcc, Je compose cette 
subdivision des genres : jSEtalion , Lèdre , Membrace , 
Cercope et Tettigone. Je rapporte aux Membraces les 
genres damîs, centrotus de Fabriciu§, et ceux de ckada et 
Tlî'iassus du m^me, au dernier, ou les Tettigones. Voyez 
ces mots, (l.) 

CICADELLE, Tetdgoma. M. de Lamarck désigne ainsi, 
dans son Système des Animaux sans vertèbres, un genre d'in- 
sectes hémiptères, qu^ il compose des cigales y des cercopes et 
des membraces de {fabrlcius; mais, dans son histoire des 
mêmes animaux, il donne, ainsi que je Pavois fait, le nooi 
de CiCADELLES, Gcaddlœ^ i une division de la famille *des 

CiCADAIRES. (L.) 

CICATRICULE. Synonyme Je Hille. (b.) 

CICATRISATION (végétale). Voyez ^m mot Arbre, 
Plaies et Ulcères, (tol.) 

CI ce A, Cica. Genre de plantes de la monoécie tétrandric, 
dont les caractères sont d'avoir la fleur mâle composée d^un 
calice de quatre folioles ^rrondlçs , et de quatre étamines ; 
une baie à quatre loges. 

Ce genre renferme trois espèces : le CiCCA distique , le 
CiCCA NODIFLORE et le CiccA A GRAPPES. Ce sont troIs ar- 
bres de ITnde, dont les rameaux sont simples et garnis 
de deux rangs deYeuilles alternes, ovales, lancéolées; leurs 
fleurs sont petites. 

On mange les fruits du CicCA distique, qui sont acides 
et agréables au goiit. (b.) 

CICELIDOTE. V. Cancellaire. (b.) 

CICENDIA. Adanson donne ce nom à un genre auquel 
il rapporte la genÛana JiUformis^ Linn., que les botanistes 
regardent maintenaiit comme une espèce du genre Gen- 
TIANELLE (exacum)j dont elle ne différerolt que par les di- 
visions du calice, qui ne sont point ailées , et par les graines 
sphériques. (L^r.) 

CICER. Nom donné, par les anciens, à la plante que nous 
nommons Chiche ou Pois chiche. L^on sait que Cicéron de- 
volt son nom à une petite protubérance semblable à un pois » 
qu'il avolt au nez. Le nom de cker est devenu, par la suite, 
celui de beaucoup de légumineuses différentes , mais qui ont 
néanmoins certaine ressemblance. Ainsi Ton trouve , avec 
ce nom, des ononis, des ervum {ers et lentilles')., àesgalegaj 
des astragales, des vesces, etc. Il à été fixé, par Tournefort 
et Linnaeus, au pois chiche , cicer arietinum, sous lequel cettç 



AS C I C 

plante ëtoît àéyk décrite , tt qui doit son nom 4'espèee à la 
forme de sa graine , amincie par un bout, et, de Pantre, mar« 

3 née de deux bosses courbes , qui imitent les cornes roulées 
'une tête de bélier. Quant à l'origine du mot cicer^ de3 auteurs 
prétendent qu'il est grec , et qu'il signifie FoRCB. (Lïï.) 

GICERA. Espèce de Gesse ^Lmhyruscicera^ Linn.) ainsi 
nommée par Columelk, et Dodonée. On la cultive en Es- 
pagne, (lty.) 

CICERBITA, Pline. On pense que ce naturaliste nora- 
moit ainsi un Laitroty ( «Somr^zi^ arvenstsj J^inn.). L^s laitrons 
portent encore ce nom en Italie , et ceux de grespignole^ crts- 
pine 9 cacialèpre^ etc. (ln.) 

CICERC HA et GALGANA. Noms câj^agnols d'une Gesse 
cultivée (^Lathyrus ckera^ Linn.), espèce de légnmineuse 
voisine des Vesces, appelée, en Anjou, Jarosse et Gâi- 
routte ; c'est I'Araca des Portugais, (ln.) 

CICERCULA. Genre établi par Mœnch pour placer deux 
Gesses {Lathpvs dcera^ et Laih. satÎQus, Linn.), dont la 
gousse est ovale et oblongue , portant sur la suture , qui est 
membraneuse et ailée , des graines anguleuses. Dodonée^voit 
donné déjà le nom de cicerada à la gesse cultivée , et de ciqmiy 
à l'espèce à laquelle Linnseus l'a conservé, (lti.) 

CICES. V, Chiches. (ln.) 

CIChES. V. Chiches. (ln.) 

GICHOREE. C'est ainsi qu'on nommoit autrefois la Çhi- 
<îORéE , en France, (ln.) 

CICHORIUM et CICORiUM. Noms latins des Chi- 
corées. Yentenat nous apprend que, selon plusieurs auteurs , 
ces mots viennent du grec et signifient invenio; ils auroîent été 
donnés à la chicorée , parce qu'on la trouve partout Tbéo- 
phraste , Pline et presque tous les botanistes ont conservé h 
la cbicorée son nom de dchoriumé La clycorée étoit même 
devenue le point de comparaison d'une gtande quantité de 
plantes de la même famille ; et le nom de cichorium a donné 
naissance à celui de cichoraceœ , supplique à la famille qui com- 
prend la chicorée. Toumefort, Vaillant, Linnseus et Jussieu 
ont restreint le nom de dchonum au seul genre dans lequel 
se trouvent la chicorée et l'endive. Les autres plantes qui 
ont reçu ce nom , sont maintenant dispersées dans les genres 

PlCRIBE , CrÉPIDE , ZaCII^THE et SiGESBECKIA, (LN.) 

CICL Nom qu'on donne, à la Martinique, à un Bruant 
VERT-OLIVE , Ç^Loxia indîcator , Moreau de Jonesse) , qui fait 
ronnoître par ses cris et son vol circulaire la retraite de la 

ViPÈBE FER DE LANCE. (B.) 

CICl, fclKI ou RICI et RiaNON, Dioscorîde. V. 

Ricin, (ln.) 



/ 



C I G g5 

CICIGNA, CICOLINA ou CIECOLINA. Noms lu- 
liens de r Orvet fragile, (desm.) 

CICIGNA SeloQ Cettt, c^est le nom italien du Sefs^ 
reptile saarien. (desm.) 

CICILIANA. Nom donné y en Italie , à la Toute-saink 
( Hypericum. androsœmum^ Linn. ). (ln.) 

CICINDÊLE, Gtmdehi, linn. Gente d'insectes, de 
l'ordre des coléoptères , élection des pentamères , famille des 
carnassiers, tribu des ticindelèles ^ distingué des collàtrespAt 
son corselet presque aussi long que large , et le pénultième 
article des tarses qui est entier; des mandcoresj par son abdo- 
men ) formant un carré long et arrondi postérieurement ; 
des ihériOts, par Jses palpes maxillaires mtérieurs, très- 
distincts ^ et deiï TftêgacêphaUs ^ par les palpes maxillaires 
extérieurs I plus longs ^ oo du moins aussi longs que les 
labiaux. 

Les cicîndèles ont le corps brillant ; deux ailes membra-^, 
neuses repliées sous des élytres légèrement convexes , assez 
dures , à peine rebordées ; le corselet plus étroit que les 
élytres , presque cyli&drique : la tète grande , de la largeur 
du corselet; les antennes filiformes, plus courtes que It 
torps , composées de onze articles, presque cylindriques , 
dont le premier tm peu renflé ; les yeux arrondis, très-saîl- 
lans ; la boucbe munie de deux lètres , dont la supérieure as- 
sez grande et Tinférieure tridenlée ; de deux mandibules 
grandes, arquées, multid«ntées ; de deux mâcboires sim-*- 
. ples^^et de six antennules filiformes, inégales; les pattes sont 
longues , minces et déliées ; on voit un appendice à la basé 
des cuisses postérieures ; enfin les tarses sont sétacés et com- 
posés de cinq articles. 

Les cicindèleï sont voraces et carnassières ; elles vivent 
des différens insectes qu^elles attrapent , et auxquels elles 
font une guerre continuelle. La nature devoît leur donner 
une organisation propre à remplir de pareilles habitudes. 
Aussi 1 appareil seul de leurs mandibules peut indiquer leur 
destination ; elles sont grandes , courbées en arc , et croisées 
lorsque la bouche est fermée ; mais lorsque l'insecte veut en 
faire usage , il les ouvpe , les écarte considérablement l'une 
4e Tautre , et pince très-fortement la proie dont il se saisit. 

Les cicindèles sont très agiles, courent avec beaucoup de 
▼itesse, et s'envolent avec beaucoup de légèreté, surtout 
lorsque le temps est beau et la chaleur un peu forte. Mais leur 
vol n^est pas bien grand ; elles prennent terre à peu de iy^ 
tance de l'endroit d'où elles sont parties. La plupart des es- 
pèces babitsnt ordinairement les lieux secs, arides et sablon- 



94 C I C . 

neux; â^autres fréquentent les bords sablonneux de la mer et 
des rivières. 

Nous devons à Tun de nos collaborateurs^ M. Desmaresf , 
la connoissance exacte de la larve d'une espèce indigène 9 
observée d'abord par Geoffroy, mais qu'il n'avoit pas dé- 
crite avec assez de détails. M. Desmarest l'a trouvée en abon- 
dance dans une sablonnière , située près de la mare d' Au- 
teuil , aux environs de Paris ; d'où je conjecture que cette 
larve est celle de la cicindèle hybride^ cette espèce y étant très- 
commune , et ne permettant guère à la cicindèle champêtre de 
«'y établir. 

Cette larve est longue , lorsqu'elle a pris tout son accrois- 
sement , d'environ un pouce. Son corps est linéaire , mou, 
d'un blanc sale , composé de douze anneaux , dont le pre- 
mier et la tête sont écailleux , d'un vert métallique en dessus 
et bruns en dessous ; les pieds sont aussi de la même consis- 
tance , mais de couleur brune. La tête est beaucoup plus large 
que le corps , en forme de trapèze , dont le côté postérieur 
est le plus long , et rebordée en dessus , sur les cotés et par 
derrière ; son dessous est renflé postérieurement et divisé , 
par un sillon longitudinal , en deux lobes. Elle présente deux 
antennes très-courtes , composées de quatre articles cylin- 
driques ; six petits yeux lisses , d'inégale grandeur , analogues 
à ceux de diverses aranéides , et dont les quatre plus gros 
situés à la partie supérieure et postérieure ; une bouche com- 
posée d'un labre petit et demi-circulaire , de deux mandi- 
bules très-longues et très-aiguës , de deux mâchoires , ^^jpe 
languette très-petite , et de six palpes fort courts, dont «ux 
à l'extrémité supérieure de cette dernière pièce , et les autres 
sur les mâchoires. Le premier anneau du corps est plus large 
que la. tête, et a la forme d'un bouclier grec ; il sert d'attache 
à la première paire de pattes ; les deux suivans en portent 
chacun une autre. On remarque de chaque côté des neuf der- 
niers une tache lisse et brunâtre , avec un stigmate au milieu. 
Le vaisseau dorsal est très-apparent. Le huitième anneau est 
beaucoup plus renflé que les autres, et remarquable en ce 
qu'il offre sur son dos deux tubercules charnus, couverts' de 
îpoils roussâtres , très-serrés , et munis chacun d'un petit 
crochet corné , dirigé en avant et légèrement recourbé en 
dehors. Nous verrons plus bas quel est l'usage de ces mame- 
lons et de leurs crochets. La saillie de cet anneau donne aa 
corps la forme d'un Z. Le dernier est très-petit et terminé 

Îar un foible prolongement, donnant issue au canal intestinal. 
les pattes sont courtes ; le tarse a deux articles , dont le 
dernier est armé de deux petits onglets. 

Ces larves se creusent dans la terre un trou cylindrique , 



C I G g5 

ftyant jascjtt'à dk-huit pouces de profondeur, plus large que 
le diamètre de leur corps , en employant leurs maiîdibules et 
leurs pieds. Pour le déblayer, elles chargent le dessus de leur 
léte de molécules de Içrre qu^eltes ont détachées , se re- 
tournent , grimpent peu à peu , se reposent par intervalles , 
en se cramponnant aux parois intérieures de leur habitation, 
4 Taide des deux mamelons de leur dos, et, arrivées à Torifice 
du trou, rejettent leur fardeau. Dans le moment qu'elles sont 
en embuscade , la plaque de leur tête ferme exactement et au 
niveau du sol Ventrée de leur cellule. Elles saisissent leur proie 
avec leurs mandibules, s'élancent même sur elle, et la préci- 
pitent au fond du trou, en inclinant leur tête brusquement f?t 
par un mouvement de bascule. Elles y descendent aussi très- 
promptement, au moindre danger. Si elles se trouvent trop à 
f étroit, ou que la nature du terrain, par quelque changement 
qu'il a éprouvé, ne leur soit point favorable, elles quittent leur 
domicile et s' en construisent un nouveau. Leur voracité s'étend 

i'usqu'aux autres larves de leur propre espèce qui se sont éta- 
>lies dans les mêmes lieux. M. Desmarest a trouvé au fond 
de leurs trous des débris de petits insectes, et principalement 
de petits coléoptères de la tribu des carabiques ; lorsqu'elles 
doivent changer de peau ou passer à l'état de nymphe , elles 
bouchent l'ouverture de leur cellule. 

Quelques-uns de ces faits relatifs aux habitudes des larves 
des cicindèles , m'ont été communiqués par M. Miger , qui 
a fait des recherches particulières et très-soignées sur les 
larves de plusieurs coléoptères des environs de Paris. 

ClcniDÈLE CHAMPÊTRE, Cicindda campestris , ,lÀrm. B. 27. 
I , d'un vert pré en dessus , avec le labre blanc , foiblement 
onidenté au milieu ; cinq points blancs sur chaque élytre ; 
dessous du corps d'un vert métallique , brillant : très-com- 
mune dans toute l'Europe, au printehips, et reparoissant 
même en automne. 

Cicn^DÈLE HYBRIDE, Gcindda hybrida, Linn.; Oliv., Col,, 
iom, 3, n.<^ 33, pi. i , fig. 7. Un peu plus grande que la pré- 
cédente , d'un gris verdatre , avec une teinte dorée ou cui-. 
yreuse en dessus , d'un vert luisant et doré en dessous ; une 
. raie ondée et deux taches en croisssu^ , blanches, sur chaque 
étui; suture cuivreuse; on la trouve fnrec la précédente, mais 
dans des localités plus bornées. 

ClCimiÈLE DES FORÊTS, Gcindela syhatica , Linn. ; Oliv. , 
îbid. pL I, fig. 7. Très-voisine de la précédente, et offrant 
presque les mêmes taches ; mais le dessus du corps est noir. 
Dans les bois de pins de la forêt de Fontainebleau , en Alle- 
magne , et au nord de l'Europe. 

CicnvDÈLE ALLEMAl^Dfi , Gcin^la gemumica , Linn. ; Oliv., 



96 C I G 

iba^ pi. I, fig. 9- Petite; tête et corselet bronzes; ëlytres 
Tertes 9 a^ec un petit point blanc à Tangle extérieur de leur 
base f un autre plus grand et oblong ^u milieu , et une tache 
en croissant vers T extrémité , de la inéme couleur ; dessous 
du corps cuivreux, (o. et L.) • 

CICINDELÈTES, CkmddOa , Lat Tribu ( auparavant 
famille) d'insectes, de Tordre des coléoptères, section des 
pentamèresy famille des carnassiers, ayant pour caractères : 
six palpes; pattes uniquement propres à la course; extrémités 
des mâchoires terminées par un crochet , articulé par sa base 
avec elles ; mandibules très-fortes et très-dentées. 

Les cicindelètes nous présentent, dans la manière dont 
se terminent leurs mâchonres , un caractère qui les distingue 
essentiellement des autres tribus de la famille des coléoptères 
carnassiers. C<t^ organes ont à leur extrémité un on^et ou un 
crochet qui est mu avec eux par une articulation. Dans les 
cctrahitfues et lés hydrocaniharts , Textrémité des mâchoires , 
quoique ord:nairement crochue , n'offre point d'articulation. 
Les dcindeiètes ont d'ailleurs la tète forte , de fi;ros yeux, des 
mandibules grandes et très - dentées , et la languette fort 
courte, cachée derrière le menton. Elles exécutent leurs 
mouvemens avec plus de facilité et de promptitude que les 
carabiques : elles sont éminemment carnassières dans leur 
premier et dernier état. 

Les unes ont le corselet presque aussi long que large , et 
tous les articles des tarses entiers. Les genres : Màhhcore , 

ClCINDÈLE, MÉGACÉPHALE, ThÉRATE. 

Les autres ont le corselet étroit et allongé , presque co* 
nique , et le pénultième article des tarses buobé. 

Le genre Colliuré. V. ces articles. (1.) 

CICINNURUS. Nom latin générique du M AKUCODE. F.ce 
mot. (v.) 

GICLA. Nom latin^de la Poirés, Beta ekla, Linn. (ln.) 

CICLAMINE. Nom italien des Cyclaves. (j.n.) 

CICLE , GchlcL Genre de poissons établi par Schneider 
aux dépens des Labres de Lacépède. Il se rapjproche beaur— 
coup des C Am^uàvs. Ses caractères sont : dents très-petites ^ 
très-nombreuses, très-rapprochées ; opercules sans épines et 
sans dentelures ; bouche protractile. 

Les Larres fourche^ holoïiÉpibote, etc. , entrent dans 
ce genre, (b.) 

CICLOPHORE, Ckîophorm: Genre de Coquilles éu- 
bll par Den^rs de Montfort; pour placer PHeuce volvule de 
Minier , qui fait partie des Cyclostomes de Lamarck. Se3 
caractères sont : coquille lU>re , univalve , ombiliquée , à 



spîre ilaiU^die 9 ré^Uère f ètébrf âirfdtidrs ; ouverture ronde 
ent^n^^ poWant un bœrreièt cîreulàife ; lèvres jointes. 
Ii'espj^ce qui sert de type irce ^ure a un poiice dé diamètre; 
sa conlenr est^aaiié , onrée de' fauve et de blâtie. L'animal 
«pii la fbtntey vit da|is les eabattr de l'Egypte , et en soï-tf qtiel- 
<piefois poruf fâtnrer «rar le^ fiantes cjui y cro'biieht. I! a dne 
tête fort allongée e| tàxaiïe de denxf tentacule^ oéàés à la 
pariie,'extéri)earé deieor baw. Oïi ctcnt ^*il'i4'est pas Réfma- 
phredile cknÂme cehii dèsiBMntfira; (».> 

CieiiOSFOME de Dèays *^ Moritfbtt. Td^^^î^ Cy^ 
cumxniB. (niësir.) ^ 

CICOMNAi Ett itaiveA , c'est \é nom de PO^vrt ï-ra- 
gile.(desm.) 

CIÇGÎJiA** NtA» làthi e^ géiiériittfè des Cïgogisë^. (v.) 

GK^UMA. Nom anciéndè la CflôtJÉTtÉ prof^remènt âîie , 

GHiUTA ,. Cigià. Pltisknfs plamé^ de la Hemlllé ieï 
ombellifères^, remarquâmes fitt leui^ qualités snrspéctes, 
onirdçvcé'noffK. Hest'grc€ d'drigi^e", et stervoît à désigne^' 
une flûtl? ^ nti ehalatafea^^- oti Te^^â^e qui est entre lès nœad& 
d'une- caibie. TdurtftiTort , et aprèV lui Hatlelr, Gaettner, 
Jttisîeir eils^ataiandE:^ otit aynservé eé nom h la graiide clguë^^, 
qai Vm toimnv^ piorté\. et ^e LinPâfai'ils avoit chatige en celui 
dé côtdumL Gette'phbte e^ ,'dif^ofï^ celle qui a dotmié la mort 
à'Socrate; Jimiascits nmtimé dà^^ atrtf e* g^ehre que La- 
raarck et. Jusëicir oAt'appelé amdària; i\ a été dônilié ebcôré 
à la petite CicdB^ Mthma' f^nëpiuth ^ Lînn.^ par Bauhiti'^ 
etàoBceifeé^-pd-Ptakéiiet, ttiatit. 49- G 'est le dutrophyllum 
fnÊÊicagum^ Lîmr: , ^ic. (1(1.) 

ClCUÏAÎRE, GàMàHa. G«ii¥e dfc plantés dé la pen- 
tmârié â^nleetdèla fâtatfillé des ombélliféVés, do'nt les ca- 
ractères sotit d^aVcïi'lr Potftbélle universelle nulle , et les om- 
belles perâelfesimifit«s d- \iAe' collerette de tfois^ oti cinq fo- 
Kalestrée''^él!rblve8 fai te«^dtfbb*Mént quelqucfôîsi cinq pétales 
ovales, presque égaux ^ cinq étamines; un ovaire' iilféfî eut 
dcnrgé dé dent' stylé» ; utffHl^it ovbïdé, couirt, sillonné, et 
easipasédedirax' s^meiféek qUi s6riit appliquées Puife côûfré 
raotrei 

JLa plopart des bètlMlnès Tif^dérnes ayaift rétabli Tappli- 

'' 11» dit mot dtUkt'k la* véritable ciguf èes aioréieti^ Grec? ^ 
laniiaeutf aWivi masquée s^# le nom dé contiiiâ y on i^H-^ 
laent que ce genre est celuî^aj^lé <^!zhi/a'p^ Lititis^ùs/léqtiél 
est composé de trois espèces , dont detik viemnéiit db TAilôé- 
rii|»r'Mfftéfttiii>mte% et s(itir pett -connues ^ et la'^'tràisièmc 
fst larGicetJrflift^A^i^ATfQijB. 



VII. 7 



9« C I D 

Cette dernière se trouve en Eoriope, ràr le bord Aei Aâtigs,' 
des fossés et des marais ; c'est le cîdiUa virosa de Linnaeus» 
Ses feuilles sont deux fois pinnées , ses folioles dentelées , ses 
tiges hautes d'un à deux pieds , creuses intérieurement , et 
ayant leur cavité partagée par des espèces de diaphragmes. 
Ces tigjes coupées laissent suinter un suc jaunâtre, dans lequel 
résident les qualités pernicieuses de la plante : c'est un vrai 
poison pour l'homme et plusieurs espèces d'animaux. Le re* 
mède le plus s(ir contre ses effets délétères est d'abord le vo- 
missement , ensuite les acides végétaux. Il ne faut pas la con- 
fondre avec rOENAi([THE safranIe , ni avec la PHEiXA'NDaB 
AQUATIQUE 9 qui portent aussi le nom de Ciguë aquatique. 
y. ces mots, (b.) 

CICUTARIA. Nom dérivé de celui de actUa, ciguë , et 
employé par différens auteurs pour désigner les mêmes plantes 
ou les plantes de la même famille. Ce sont : le conium maeu^ 
laUim 9 Linn. , ou grande-ciguë ; le pheilandnum aquaiicum , oa 
ciguë aquatique; Yœthupa cynapium^ ou petite ciguë; et plusieurs 
cerfeuils, c^(rro/7^//f/7n.Toumefortra donné au genrelLivÊCHB 
QLigusikum'), et Lamarck, au cicuia de Linnaeus. Rivin l'avoit 
donné aux Iwéches et au cicuia^ Linn. F, Cicuta. (ln.) 

CID ARITE , Cidarites. Genre établi par Lamarck , aux dé* 
pens des Oursins. Ses caractères sont : cqip/s régulier , sphé^ 
roïde ou orbiculaire, déprimé, très-hérissé, à peau interne 
solide , testacée ou crustacée , garnie de tubercules perfo-* 
rés au sommet , sur lesquels s'articulent des épines mobiles, 
caduques, dont les plus grandes sont baccîiiformes ;'cmq 
ambulacres qui s'étendent du sommet à la bouche , ' et sont 
bordés de deux bandes multipores; bouche inférieure cen- 
trale , armée de cinq pièces osseuses, surcomposées posté- 
rieuremeiit; anus supérieur et central. 

On voit par cet exposé que les cidarites différenft de ton^ 
les autres échinides par la perforation de leurs tubercules , 
perforation qui donne passage à un muscle' destiné à faire 
mouvoir les épines j souvent fort grosses et fort longues, dont 
ils sont pourvus. 

Ce genre, auquel Lamarck ne rapporte que vingt espèces, 
mais qui en contient plus du double , se divise par la seule 
inspection, en deux groupes, les TUrbans et les Diabèmbs* 

Les premiers se reconnoissent à leur test enflé , subsphé* 
roïde , À ambulacres ondes ; les plus petites épines en lan* 
guette ; les unes distinctes , recouvrant les ambulacres, les aiH 
très entourant la base des grandes. 

Je citerai parmi eux : 

La CiDARiTE impériale, qui est presque globuleuse 
aplatie en dessus et en dessous; les ambulacres et les plu^ 



petites ëplnes entièrement violettes ; les grandes épines cylin- 
driques , vfentrues , striées à leur sommet, violettes avec des 
anneaux blancs. Darcenville Ta figurée pL aS, E. Cette belle 
espèce vit dans la Méditerranée et dans la mer Ronge. 

lia ClDARlTE PORC-£Pic\ qui est presque globuleuse , aplà* 
lie en dessus et en dessous ; les aires séparés par une ligne* 
eo zigzag ; les épines des plus gros tubercules très-longues ^ . 
striées et disposées en cinq séries. Gualtîeri Ta figurée pi. io8 , 
D. On la trouve dans TOcéan et la Méditerranée. 

Les seconds se distinguent, par leur test'orbiculaire, dé- 
primé; par leurs ambulacres droits, par leurs épines, la plu- 
part fistuleuses. 

Les plus dans le cas d^étre citées sont : 

La CiDARiTE P0RT£-CHAUM£.£lle est sphérique, déprimée, 
épineuse et sétifère; ses épines sont grêles, cylindriques, fis-- 
iuleuses , transversalement striées, rudes au toucher, cerclées 
de blanc et de vert bouteille. Leskel'a figurée pi. 4-5 , n.^ i— 5. 
Elle vient de la mer des Indes. 

La GiDARlTE RAYONNES. £lle est orbiculaire , très-apla- 
tîe , trèsTlaiige ; les aires de ses ambulacres offrent des éléva- 
tions longitudinales. Leske Ta figurée pi. 44 9 n.^ i. Elle vient 
de ia mer des Indes. Elle fait le passage entre les Oursins 
et les Astéries, (b.) 

CLDABOLLE , Cidarottus. Genre de Coquille établi par 
Denys de Montfon aux dépens des PoLYTHALAMEsde Soldanî. 
Ses caractères sont : Coquille libre , univalve , cloisonnée y' 
ea disque , k spire éminente et base aplatie , roulée en forme 
de turban ; ouverture recevant verticalement le retour de la 
spire.; cloison unie; siphon inconnu. 

Une seule espèce , à peine d'une ligne de diamètre , forme 
ce genre ; elle se fait remarquer par le singulier enchevêtre- 
ment de sa spire , enchevêtrement qui a la- forme d^un tur-- 
ban. On la trouve en grande abondance dans la Méditerra- 
née, (b.) 

CIDRÂS.Nom espagnol du Citron cédrat. V, Citron- 
nier, (ln.) 

CIDREIRA. Kom portugais de la Méusse officinale. 

(LN.) 

GIDROMEIA: (Pomme-cedra.) Nom donné en Italie à 
une variété du Cédrat. V, Citronnier, (ln.) 

GUDRONELA, Gdreray Abejtra^ OronjiL Noms espagnols- 
de la Mélisse OFFICINALE, (ln.) 

CIEBOUL ou KIEBOUL. Nom donné' par Adanson an 
genre Aristide de Linnseus, V. Aristide, (ln.) 



GIÉGA. Adanspn 4^PpPf^^ cç uqm à on genre qa^il ^tabUc, 
aux dépens du Croton ,| Lihq^ , ei ^ui çn diffècç g^ le& éta- 
miues Au npmbre de huit, .lesquelles ne sont pasrénniçspac 
leurs fitets comme dans le CROT.QNr Le Croion arçen^uxa ^ 
Lînn. , appartient k ce genre , qui n'a pas ëté adopté. Hé^ 
dîcus ^t Mœnch nomment ctéca un autre genre fonpé avec 
quelques espèces du genre Passitxoiie , Pas$. ndnima , Linn , 
s^bera$a » L. , emgust^olla ; mais^il n'a pas été adopté, (ln.) 

CIÉCÉE-ETR Crustacé des rÎTières salé«s de TAmé- 
l'ique , dont on fait usage dans le Brésil, soit en aliment, soit 
pour guérir d^nne maladie qu'on nomme nda ; c'est Vfteypode 
cowJffilaifi. que j'ai rappqrté de la Caroline , où il est extrê- 
mement abondant, (b.) 

CIECOLNIA. Nom italien de I'Orvet fragile, (desm^) 
. CI£ÇEm>£K. L'un des noms donnés par les Tartares à 
r.ANi3 ETOILE., lUwium (inisalum , L. V. Badiane, (ln.) 

ÇIEL. Le vulgaire appeOe ciel cette voûte bleue qui paroH 
daps l'air auTdessus dç nos têtes , lorsque le temps est serein^ 
et à laquelle le soleil, la lune et tous les astres semblent sus— 
peii^dus; Un, examen plus approfondi montre que ce ne sont 
n^qi4fi.4e$. apparenceâ^ La. voûte bleue n'est que Tair de l'at- 
i|\çi$|^re.qi:iît vu en masse, paroit de cette couleur. La couche 
4'air qui.U forme n'a que quelques lieues d'épaisseur, et les 
astres, situés à d^mmenses distances au-delà de cette couche,' 
dai^ le vide y parcourent librement leurs orbites étemelles. 
Le'mol de ciel ne peut convenir qu'à l'espace infini où ib soa$ 
féitapidus, (biot.) 

CïJSld DE MARLE. Nom qu'on donne, dans les houll- 
lè/es d'Apzîn » à un.e espèce de Tuf. (l9.) 

CIE-LITSU. Nom donné, en Çl^ne , au TVibubu lanugi^ 
nosm, L', plante qui croît daps toute l'Asie septentrionale. 
Ses graines. sont employées comme astringentes, antîdyssen^ 
téjriques , dans le^ iiiflaminations de la bouche etdu gosier-, 
e^ ppur arrêter les hémorragies, (lk) 
" CIÉNFUÈGOSE. V. Fugose. (b.) 

ÇIEN K^AM XU. C'est, en Chine, le Selifera gluUnosa 
de Loureiro , grand arbre qui croît aussi en Cochînchine , 
où, on le nomme bay-loi-nhat^ Le.bois sertÀ bâtir^ les feuilles 
à^ donner de la glu, et les fruits une huile siccative , avec la- 
quelle on fait de^ chandelles bu bougies, V. SisisàRS. (lm.) 

CIÈN-SAN-SAT. Espèce de Oacalie , Caealia précwn- 
bens^j Lour., qui crpît çn.ChinÇt aux environs de Canton. 

CIÏ)NT0PI{1S. L'un dç$ i)(nmes|iagBolidaGLGfflûRTE^ 

omseus asdlui, (l>£$M.) , . ' ' 



' CIÉPÉ. Nom iè rOîGî^ON, en Xdg^terre. (ta.) 
C I EilESEfe A. Nom àà Cerisier , à Vetiîse. (i>.) 
CIÊÏVtiÈ Ï>Ù ^ÉftÔU, ClERfcfe ÎÈPiNktrX DU 

P^OÙ, FLAAkBÈAtî DU PEROU, Cactus perwîanus, 
Linn. , Plante» du genrje des GACTfsas (V. ce mot), origi- 
naire du ^érbn^ où elle, croit parmi les rbc)iers plficës dans 
le f oisina|;e àê la mer. %Aè é$t dépourvue de feuilles-, et re* 
ibâr^uable par sàfoiine singulière ^t par sa hauteur ; sa racine 
est vivace , petite et fibreuse ; sa tige droite , et à sept oufaju^i 
cÂtes obtuses, se ramifie dans sa partie sup^ri^uré. La crête 
ckes càtes est garnie de faisceaux ^ composés de sept à neuf 
petites épines bruneâf, fort effilées et dîvergeniçs, qui partent 
a un éc^son cotonneux. Son écôrcè est d^un vert, gai , 
tendre , lissé ; elle recouvré une substadce charnue , .bfan-* 
châtré > pleine d^un suc glaireux, au n|ilieu de laquelle ou 
trouve lin corps ligneux ae quelques lignes d^épaisseur et 
trés-âur. La pariie inférieure de la tige perÀ èes angles et sei 
épines en vieillissant, et prend une couleur Ae bois. Ce f>eaa 
caclier porte de ti'és-grandes {leurs '^ elles sont latérales, près- 
quié sessiles, solitaites; blanchitres a leur naissance, lavées de 
pourpre à leur sommet,, et sans odeur. Chacune d'elles est 
composée aun calice à écailles charnues et vertes, d'une 
trentaine 4e pétales ovales et lancéolés , d'un grand nombre 
d'étamihes ayant leurk anthères jaùbatres , et d!un style ter- 
niiné par un stigmate qui se divise eir dix lanières étroites. 
Çett« planté fleurît pendant Tété ; sa fleur passe vUe et ne 
dure que pendant une nuit; son fi:ûit est rouge et de la gros- 
seur aune lioii ordinaire , mais il ne m&rit pas dans notre 
climat . - 

Od peut voir, au Muséum d'Histoire naturelle de Paris,' 
un superbe individu de cette espèce , (fai a environ .quarante 
pieds de hauteur ^ et environ cent vingt ans de plantation. 

Cl]Ê5S| EPÏNEtfi. r. ClERGt DU ^EkoU. (B.) 

ClEÀGE MAtlDlT. I^om vulgaire de la SIolène noire, 
qui est vài pDi§pp. (B.} ._ ^ , , 

CÏÈiVGÊ DE NOTRE -DAMÉ. La Moxène xilér 
porte ce nom. (B.) 

CÎERGÉ PASCAL. Coquille du genre des CèiRis , ou 
ètmus vîr§o^ linn. V. au înot CôïnL (b.) 

CJBTRKBW. Nom ]^ôIon«is du Peitt Tétras, Tetrao 
tetrix, (desm.) / 

eirOLOTTOôb CINFOLOTTÔ.DansOnnà, c'est 
lé n<MM iiAîtvt M Bôûvëéûii. (v.) 

CBr'OHLOT. Nort' ^iéitfoétais dtf Botr^MiètL. (^.i 



^p4. C I G 

Leors ailes sont renferqi^es Àaois êés forarpeauK, ten^t a a 
corselet qui ressentie à celui qu'elles auront soos Leur der> 
mère forme ; mais on ne ^ëconvre' point dans celles qui doi- 
vent devenir des mâles , les oTganes du diant , ni la tarière 
dans celles qni doirenl être des femelles. Ces nymphes ont 
les pattes antérieures très-remarqnables , et propres à leur 
ooFrir nn chemiii soua terre , oà on les troare quelquefois 
enfoncées à deox on trois jSeds. Lorsqu'elles oiit pris tout 
leur accroissement, ce qui n^a lieu, selon quelques auteurs, 
que Tannée après qu^eUes se sont cHançées en nymphes , et 
dès qoç les chaleurs se font sentir , eues sortent de terre , 
grimpent sur les arbres , se dépouiÛent de leur enveloppe de 
nymphe , et passent à Tétat parfait Dans le premier mo- 
ment, le^ îeones cigales sont presque entièrement vertes , 
mais peu il peu elles deviennent d'un brun noirâtre ; il pa- 
rott que sous cette dernière forme elles vivent du suc contenu 
4ans les feuilles et les jeunes branches des aibres dans les- 
quelles elles enfoncent leur trompe. 

Au rapport d'Arîstote, les Grecs mangepîent les cigales et 
faisoient servir sur leurs tables les larves de ces insectes; avant ' 
Tacconplement, ils préféroient les mâleS, et après Vacf^ou- 
plement les femelles , parce qu'elles avoient alors le ventre 
plein d'ceufs , que les Grecs trouvoient très-agréables. 

Ge genre contient plus de soixante espèces; on en trouye 
peu en' Europe , sa température n'étant pas assez chaude. 

Cigale PLÊBÉlEimE, Ckaêa pkheja^ Lmn.; Oliv., B. 27.2. 
Elle estnoîre^, tachetée de jaunâtre testacé ou verdâtre, avec 
la moitié inÎFérieure des élytres à nervures testacées, et Tautre 
à nervures noirâtres. On la trouve dans le midi de la France 
ei en Italie. 

Cig^lï: de l'ortœ, Ckadoomi^ Lmn. Corps nç^élangé , ea 
dessus , de noir et de jaunâtre , avec Içs bords A^s aniieaux 
de Tabdomen roussâtres; deux rangées de points noirâtres sur 
les élytres , dont l'es plus voisins du bord interne , plus petits. 

Cigale uéii atobe , Ckada hœmaiodes , Olîv. Elle a environ, 
deox pouces et demi de longueur ; les yeux gris ; les petits 
yeux nsses rouges ; le corselet noir, plus, ou moitié tacheté de 
jaune ; récusson jaune relevé en X ; l'abdomen noir > avec 
le bord des s^nneac^ jaune pu testacé ; les élytres beaucoup 
plus longues que Tabdomen , transparentes , avec Iç hor^ 
postérieur et les nervures près de la J>ase 9 rouges Quver- 
dâtres ; les âîl^j^ transpaifei\tcs ; les opercules noirs , bordés 
de jaunâtre ; le$ pattes jaunes avec des ^cUes noîrçs.; les 
cuisses antérieures ont trçfs éperon^ 
' On la trouve à quelques Eeues de Paris , mais plu^ partî- 
éùtièrement^dans les parties méri£onales de la i^tapce , cf 



C I G io5 

an mifi dé l^urope , &xr l«s arbres , dans les vignes..EIIe se 
faîi entea^e an eomifi^eiiceme&t de l'été. Son chftnt n'est pas 
aussi fort qafi cein de Ja i%ak plékéienne. 

CiGALB oix-'^Sfirr ANS , doada septemébeim , Linn. Eile a H 
tète aoire ; les yeux jaiqies ; le corselet noir ; le dos noir , 
liordé latéralement de ^ aune ; les élytres transparentes , bor- ' 
dées de jaune exiërieurement ; les ailes transparentes ; Tab- 
domea noir , avec le bord d^ aoneaiK dVai fauâe foncé ; les 
opercnles ovales , jaunes ; les pattes et la poitrine jaunes , ' 
arec nue teinte dVin jann^ plus Ibneé'et des taches noires. 

Cette cigaie parok en grande quantité tous les dk-*sept ans, 
dans la Pensylvanie , et fait -un tel bruit que , quand il j en a. 
plttsî^ars ensemble, on ne peut s'entendre parier, {l.) 

CIGALE DE MER. On donne ce nom à ta Squiuc 

MA9TE. (B.) 

CIGALE DIE RIVIÈRE. Nom donné par quelques au- 
teurs anciens au gerHs des tacs de Fabriçius , ou à la notonecU 
^touque de Linnseiis. (l.) 
CIGELOS. Nom grecdu BÉCASSEAtJ, (v.) 
CIGNALE ouCINGHALE- C'est le nom italien du 
sanglier. V, Cqchoh. (desm.) 

CIGîïE. r. CYiiîïB. (s.) 

CIQNI. V. Seuis ciNi, article Fkihoiixe. (t.) 

CIGOGNET, Oiconia, Briss. ; Anka, Lath. Genrede Tordre 
des oiseaiixÉoH ASSIEDS et de la famille des HÉnoni ons. (F*, ces 
mttts.) Caracièrés : bec très-long, gros^ droit , entier, un peu 
fcndu^ comprimé latéralement, pointu; mandibule supérieure 
àsillons oblitérés; narines longitudinales , linéaires et situées 
près du front; langue aiembraneuse , très^onrle , plate , trian- 
gidaire; quatre doigts allongés , trois devant , un derrière , les 
antérieurs, unis k la base par une menibrane; le pouce portant 
à terre sar plusieurs pbalMiges ; ongles courts ^ un peu apla- 
tisetobtas, IHmtermédiai^e à| bords entiers; te postérieur près- 
<l«e droit et le plus court; les troiiHèvae et quatrième rémiges 
les pkia longues 4^ toutes. 

Les ci|^nes ont été classées par linnaeus et Latham arec 
les hérons ; Brissoa les a isolées. En eflet , ceux-ci en difié- 
rent par on bec fendu jusqu^aux yeux et sillonné sur sa partie 

3érieuf e ; par hè lontr» totalement mu ; par la trancbe dén- 
ie da b0rd int^oe ^ Tongie du milieu ; par le pouce , qui 
est ctmun^ alAaché à la bas^ du doî^ inftétieur , et enin , par' 
ccluL-ci qui est totalement isolé do i1»lermédiaire. 

Ces oiseaux ont le gésier peu mnscuteux , les cœcum si 
ptÉÎto qu^on les aperçois à peine ; le larynx inférieur sans mus-' 
4a propre ; les bsoncbei fh^p k>ngoes et composées d'anneaux 



/ 



io6. C I G 

plus entiers que dans les hérons. Leurs .mandibules légères et 
larges ,.en frappant Tune contre ravitre>, produisent un clac]ne- > 
ment , presque le seul bruit que ces oiseaux font entendre. 
Les, uns nichent à la cime des arbres , les autres sur le& ro- 
chers et ap Jiaut des édifices ; Içur ponte ^est ordinairement 
de deux ou trois œufs ; les petits sont nourris dans le nid et 
ne le quittent que lorsqu'ils sont en état de voler,- Leur nour-* 
riturese.compose.de reptiles>, de poissons et d'insectes. On 
trouve des cigognes en Europe , en Asie ,' en Afrique et en 
Amérique , sur les rivages, dans les prairies , dans les marais. 
I^a ClGOGUE BLANCHE^ Ciconia alba^ Yieill. ; Ardea ckània , 
Latbu ; pi. enl* de Buff. , n.<% 866 , a trois pieds quatre pouces 
de longueur. Le bec , la partie nue de la jambe et les pieds 
sont rouges; la peau qui entpure les yeux est d'un noirroa- 
geâtre ; un blanc éclatant domine sur son corps ; les plumes 
scapulaires , les grandes couvertures des ailes sont d'un brun 
noirâtre et d^un noir changeant en violet, et les trente pen- 
nes des ailes noirâtres; les plumes du bas du cou siont lon-^ 
gués , pendantes et pointues ; les pennes des ailes forment ' 
une double échancrure , les plus rapprochées du corps étant 
presque aussi longues que les extérieures ^ et les égalant lors- 
que Paile est pliée. Dans cet état , les ailes couvrent la queue y 
et lorsqu'elles sont ouvertes ou étendues pour le v61, les plus 
grandes pennes offrent une disposition singulière; les huit ou 
neuf primaîres^se séparent les unes des autres , et paroîssent 
divergentes et détachées , de manière qu'il reste entre cha^ 
cune .un vide , ce que l'on ne voit dans aucun autre oiseaa« 
Les jeunes ne diffèrent des adultes qu'en ce que le noir des 
ailes tire au brun , et «que le bec est d'un noir rougeàtre. Aux 
environs de Samara, dans la Bulgarie, l'on trouve une ci^ 
gogne qui diffère de la commune , en ce qu'elle est totale— . 
ment blanche ; les Bulgares lui donnent le nom de sterchL 

De tous les.oiseaux qui fréquentent les rivages de la mer et 
des fleuves , les cigognes sont les plus connues ; et la cigogne 
blanche , plus célébrée qu'aucun autre , mérite cette distinc^ 
tion par ses qualités morales et les services qu'elle noiis rend. 
S.es .mœurs et &ts habitudes présentent un contraste parfait 
avec ceux de la cigogne noire , qui , farouche et sauvage , re-*-' 
cherche les déserts et les marais éloignés de toute habitation ^ 
cache son nid dans l'épaisseur des forêts , et ne se plaît que 
sur le sommet des plus hautes montagnes. La cigogne blao:- 
che, au contraire , semble née l'amie de l'homme-, partage* 
son séjour, fixe son.don^icile.sur sa maison , place son nid'sèr* 
les toits ejt les cheminées. , cherche sa pâture sur le bord des 
rivières les plus fréquentées , chasse dans nos champs et près*, 
que dans nos jardins ^ ne s'effraie point du tumulte desyilles^ 



C I G 107 

se place au milieu , s^ëtablit sur les tours 9 et partout .elle est 
respectée et bien venue. On la protège en HoUandç y et cette ^ 
protection liii est due , puistqu^elle purge ses marais et ses 
rallées humides de lézards , serpens^ grenouilles , crapauds 
et autres reptiles. Mais ce n^est pas le seul p^.uple -qai rès-' 
pecte les cigognes ; les Vauàois , conduits par le même mo- 
tif, celui.de leur grande utilité, craignent d'attenter à leur 
vie , et ont une sorte de vénération pour elles. Les. Arabes 
regardent ces oiseaux comme l'assurance de leur bonheur et 
celui de leur famille : c^est un crime que de violer en eux les 
droits de Thospitalité ; elles sont aux yeux des Turcs et des 
Orientaux , des créatures sacrées , qu^il est défendu de tuer. 
II paroit qu'à Constantinoplc elles sont tellement sous la 
sauve-garde publique , qu'elles nichent à terre ^ dans les rues 
{Lettres de lady Montagne) ; mais elles ne sont pas aussi har- 
dies dans nos contrées , puisqu'elles préfèrent toujours la po- 
sition la plus élevée pour établir leur domicile. Les Mahonié- 
tans ont la cigogne, qu'ils appellent bel-arje^ en grande estime 
et vénération ; elle est presque aussi sacrée chez, eux ^ que 
l'ibis Tétoîtcfaez les Egyptiens; et on regarderait comme pro- 
fane celui qui en tueroit ou qui. seulement les inquiétefoit* 
{Voyage de Sha(vJ) En Thessalie , il y eut peine de mort pour 
le meurtre d'un de ces oiseaux, tant ils étoient précieux au' 
pays , qu'ils purgeoient de serpens. Chez les Maures , ils doi- 
vent leur sûreté à la religion de ces peuples , qui tiennent à 
péché d'en tuer, et le défendent très-rigoureusement, à cause 
qu^ils croient qu'à la prière de Mahomet , Dieu a transformé 
en ces oiseaux une ihroupe d'Arabes qui voloient les Pèlerins 
de la Mecque ; aussi la vallée de Moukazem semble être le 
réduit de tontes les cigognes de la Barbarie , et il y en a plus 
que d'habitans , dit S.-Olon (Relation de Vempire de Maroc) . 
Enfin , on n'en mangeoit pas, chez les Romains, sans s'expo- 
ser aux railleries, du peuple. 

Son naturel est assez doux ; elle n'est ni défiante , ni sau-^ 
Tage , s^apprivoise aisément , et vit dans nos jardins ; il sem-- 
ble qu'elle ait l'idée de la propreté , car elle choisit les en- 
droits écartés pour rendre ses excrémens. Quoiqu'elle ait une« 
contenance morne , même triste , elle se livre quelquefois à 
une certaine gaîté. L'on en a vu se mêler aux jeux des cnfanSi,! 
se prêter à leurbadinage , et, dans ces amusemen»^ donner 
des preuves d'une espèce d'intelligence. La rec^onnoissànce , 
la fidélité conjugale, la piété filiale et paternellç>sont les* (qua- 
lités morales que l'on attribue à cette cigogne : il est vrai que . 
des faits viennent à Tappui 4e cette assertion , puisqu'on l'a 
vue donner des marques d'attachement pour les hôtes qui l'a-< 
Toient reçue. On assurç lei^ avoir entendues çlaquetet en pas? 



fo« C I G 

saat devant les portes^ conitnc potir atertÎT àe lefat retolir, 
el faire , en partânl ^ un sèmbtâblte cri â^àdiett. (3n tontaôtt 
leur constance k revenir tous les ans auï inénles lieux , les 
signes ée joie 9 les «Caresses que Se font le mâle et là (bitiellè, 
MTÎrés 4ur lear nid , après nti long voyàjge ; Finfidélité , ttiètûe 
les apparences c^tem ({uelqneftns la vie à laTemèRii , t^t^ 
si Ton met dansson nid des tsufs de poule , comme l'on s'en 
fait un amusement aux environs de Smyrne 9 où un |;rànd 
nombre de cigognes nichent , lorsque lés poussins sotlt écloB , 
le mâle , en voyant ces figures étraiigèrès , fait Uti bruit af- 
freux ; attire par-là autour du nid Une Tiiuititûdè d'autres ti- 
gosnes 9 qui tuent sa compagne à coups de htt , ^eiidàïlt que 
cefuî-^i pousse des cris lamentables. La cigogne à Une grande 
affection pour Ses petits ; elle les nourrît loUg-temps ^ et ne 
les quitte pas qu'elle ne leur voie assez de force pour se dé- 
fendre et se pourvoir d'eux-^mémes. Quand ils commencent 
k voleter hors du nid , et à s^ essayer dàtis les aifs , elle les 
porte sur ses ailes , les défend dans les dangers , et on l^a vUë , 
ne pouvant les sauver, préférer de périr avec eut , plutôt ^ùe 
de les abandonner. Ce fut eèf attachement qui éodta là vie 
à la cigogne de Delft , dans Tincendie de cette ville. Ayârit 
fait d'inutiles efforts pour enlever ses petits , elle se tâiésà 
brÀler avec eux. Cette vertu maternelle n'est point étrangère 
k plusieurs autres oiseaux ; mais ce qui élève celui-ci dil-deé- 
sus de tous i ce sont les pieux sentimens des jeûnes potn* Idi 
yieiix. L'oo â vu souvent des jeunes cigognes prodiguer de 
tendres soins k leurs parens trop foibles ou trop vi^ux , lebf 
apporter de la nourriture lorsqu'ils étoient languissans 6H 
affoiblis par l'âge ou la maladie. Ce touchant instinct, de 
sonlaçei^ la vieillesse^ placé dans àes cœurs bruts , n'a point 
ocbappé à l'œii observateur des anciens; la loi de nouiYir ^(*& 
parens fut faite en leur honneur, et nommée de leur nom 
chez les Grecs. Si la cigogne a été respectée ^ si elle a etï un 
évite chez les Égyptiens , si ntéme aujourd'hui le peuple est 
persuadé qa'elle apporte le bonheur à la maison où elie vient 
s'étabBr , elle le doit à ses qualités morales et bienfarsantes. 
Chez les Romains , l'apparition d'une cigogne dans les an- 
gares, signifioit union et coneorde ; soit départ , dans une ca- 
lamité, étoit du plus funeste présage. Ce préjugé étoh telle - 
smtm^ tnrsKÎné ^ qttAiûl» s"' attacha à la prise drÂctufiléé, dont 
il aitoit lever le siège , parce qu'il avoit vu des cigognes 5^éii- 
fair àé la-YiHc , éiUmenant leurs petits. 2)an$ les mérogfy/Zftes ^ 
laciçiMgtte sigÉâfiiditpîété et bienfaisance , fer tus que soi^ noni 
exprimé d^MM-uoe de^pl'us anciennes^ langifës ( Otasidû enhér 
b#en) ;; éf on en voit Tembièmef sur les médaîHés des Ro^. 
nsaia^» ifé ont mérifé kf nom de pi^ux. 



CIO loj^ 

. A Palde dW^olpuîssaol ets^t^Qu:, (^ cigpgne s'ébàve for^ 
haut et fait de très-longs voyagea^ mânue daAsies saisousora-^ 
geu^es. ]^e pox;te eq» volant la têt« Foid^ en avant, et le;s pieds 
étendue en, arrière , conifne pour lui servir de gouvernail. 
Ces oiseaux reviexui,ent en Alsace dès la fin de février ; pa-* 
rpisaent en. Suiss^e an mois de mar^ ; arrivent en Allemagnn 
dans le^ premiers jours^ de mai; et partant leur apparitîoi^ 
annonce le printemps. Chaque couple revient constamment 
ap^ mêmes lieux , se livre aussitôt aux tendres émotions de 
llan^our, et s^occupe aux travaux qu'exige le berceau dea^ 
pfîtits.; si le nid est détruit^ i( Iq reconstruit de nouveau, avec 
iç3 hf^ ifir boi$ , di^s, joncst^t d^autres kerbes dis marais « 
qji^i). épatasse eQ 0*a9de quantité ; il le pose ordinairement sur 
Ifis combles- élevés^ siir lc& créneaux des tpiirs 9 et quelquefois 
à 1# c^nie d^s plus g^^ndi arbres qfdsontanbord des eaux« 
ou à la pointe dW rocher e^arpé; mais partout il préfère 
Ifs.pQÎnt^.d^ position, qui doniinent t(m% ce qui l'environne 1^ 
et qui ne permettent pas de voir dans son nid" En France oa 
Ijl^^it Jintréfpis des roues. aM haut des tpit&pour les.epgager 
4 y pichi^ ; gçA usage- sujhsiste^ encore en. quelques Heur; ea 
HoUa^e, ron.di^pçs^.pouî cela des- caisses au faîte des édi:« 
fiç/esr La p^op^en'es^ pas a^-deli de quatre opufs, et souvent 
g^ pl^s. de deux, d'un blanc sale jaunâtre, un peu moina 
gros^^^m^a^ pins allongées qne ceux de Toie* I^ mâle les couva 
dan^l^-tenip^ <{ae la.fem^Ue va^^hor^her sapâ^^^^; lesœud 
^ci^s^l; ailJbiP^ d'un mois ; alors le-, père, et ia. mère redoor- 
l|len^.d!açUvité pour chercher et porter les alimens propres 
àleiir faille naissante i iM l^s, entajisent dans l'œsoj^hage ei 
(jss(09QaO) d'Q^il^i^Sr.d4§^g^nt à leurs petits-^ quv lesre-^ 
ccMY^Ht^en se redr^f»s4n| -Qt rendant une-espèce die sifflement* 
*^X9. par?^. ne- s'éJoi@ient jams^ifi du. nid tous deux, en^ 
semble ; et tandis que l'un est à la chasse , l'autre, se tient 
ai^ Afivirons., .ddbiout: s^r mie jamhe. , et l'^^çil to^onrs à ses 
f^àft^. Pans Wprenii^r â§^ ceux-ci sont couverts d!unduvre| 
hj^ , .e|;j;i'ayant p^ ^ncoie asse» de^ forces pour.s^ soutenir 
snf|A^SJafftf)ies , inin^f ,et gféles , ils s,e traînent dans le ni4 
tuiPhIfitm'igçnopx* l4(Hrs<|9o^ les . aîJies GQi»Lmence«t à croître , iJ^ 
i'^tfÇ^H h voïet^V au7-d^iss9s; mai^âl^^rive souvent q94 
d^WM^G^ef^eice <|uelq^Srttns.tomhent et ng p^uKentplus 
if.r^eMer; lanière, ppwr les accoutumé ^.vo)er/et à se hasar*- 
d|(fr<ia9s.b¥^:aH^ ,. l^:COi)dnit et l<s ei|0re«rpa«?'d« P«ti*«^ v«U 
çîi(q4airf^a«|^9ç die. sPY^d^mi^Uevi ,e^.l^:iraipn(|4^nA'an<md, 

BlPfbs'e^^asmir^ q^^ le^cigiignqs«HjtaJgr^4a.{aciUtéiqi]i!elltts 
opiv^à, s^(mi^mmf.% .Il6^mMl^liw^pnmtdaE^^s l'état de dor- 

J9#Hîci^., q9Pi4ll'<Mft U^ .laisse- en , epûère. Hbtftrté , . quoi- 

W'^i^^iml.plfts^Q^ daviid^tg^r-ands j^prd^» .»îta^» AU bord 



110 C I G 

d'une rivière, elplantfe d'arbres très-ëlcvés, et (poiqn'eltes 
y aient des alîmens en abondance. 

Lorsque la cigogne dort ou est en repos , elle se tient sur 
xm pied , le cou replié , la tête en arrière et couchée sur 
Tépaule : c'est souvent dans cette position qu'elle guette les 
mouvemens de quelques reptiles , qu'elle fixe d'un œil per- 
çant. Sa marche est la même que celle de la grue ; elle fait 
de grands pas mesurés; pour cela elle porte. le pied en avant 
en même temps que la jambe , ce qui lui donne l'apparence 
d'être montée sur des échasses. Cette démarche particulière 
est due à une espèce d'articulation, dans laquelle le mouve- 
ment des os s'exécute à l'aide d'un ressort. « Cette disposition 
des os, cette fixité d'articulation peut, dit Sonnini, rendre 
raison de la faculté qu'a la cigogne de maintenir le pied 
étendu sur la jambe et celle-ci sur la cuisse, pendant le vol 
ou dans la station , aussi bien que de la pubsance de dormir 
sur une seule patte , en tenant l'autre fléchie et souvent sus- 
pendue à angle droit » 

La cigogfie, agitée par quelque passion, fait claqaeter 
son bec d'un bruit sec et réitéré ; mais les deux mandibules 
ne battent vivement Pune contre l'autre que lorsque la tête 
est renversée y de manière que la mandibule extérieure se 
troute haute, et que le bec est couché presque parallèlement 
sur le dos ; le claquement se ralentit à mesure qu'elle redresse 
lé cou , et finit lorsqu'il a repris sa position naturelle : ce bruit 
est le seul qu'elle fasse entendre. Sa langue est courte et ca- 
chée à l'entrée du gosier, comme dans beaucoup d'oiseaux 
à long bec, et, ainsi qu'eux, elle avale les alimens en les je- 
tant par un certain tour de bec jusque dans la gorge. Lors- 
que ce sont des animaux trop gros, elle les triture long-temps 
et les macère dans son bec ayant de parvenir à en faire la dé- 
glutition. 

La saison du départ est vers la fin d'août ; mais avant de 

Easser d'un pays dans un autre, toutes les cigognes qui ha- 
itent un certain arrondissement, s'assemblent dans une 
ÏJaine quelque temps auparavant , et cela une fois par jour; 
orsque l'assemblée est complète, elles claquètent fréquem-* 
ment ; toutes semblent se chercher , se reconnoître et se don^ 
ner l'avis du départ général, dont le signal, dans nos con- 
trées, est le vent du nord ; mais ces assemblées ne se passent 
pas quelquefois sans tumulte et même sans combats. Le mo- 
ment du départ arrivé, elles s'élèvent toutes ensemble, et en 
peu de temps se perdent au haut des airs : ce départ est d'au- 
tant plus difficile à observer, qu'il se fait en silence et souvent 
dans la nuit; aucun cri, aucun bruit ne les indique en vo- 
lant, au contraire des grues et des oies qui crient beaucoup. 



C I G 

Ce ne peut être le ffoldqui les force de quitter nois contrées , 

{lulsque celles qu'on tient en domesticité exposées à toutes 
es injures du temps , ne paroissent nullement en souffrir ; 
mais probablement c'est pour jouir d'une nourriture plus 
abondante ou plus de leur goût', que ces oiseaux voyagent. 
L'Egypte et la JBarbarie paroissent être leï pays où ils se re- 
tirent; car à l'automne et pendant l'hiver, les plaines de ces 
contrées en sont couvertes. Cependant toutes ne quittent pas 
l'Egypte pendant l'été. Sonnini en a souvent rencontré pen- 
dant les mois de juin et de juillet, aux environs de Thèbes , 
et en a vu au milieu de l'été , dans la Haute-Egypte ; mais 
alor;5 l'on n'en voit point dans la partie septentrionale. EUeé 
s'àvancient assez dans les contrées du nord , car on les ren^ 
contre en Suède , en Russie 9 en Sibérie, et elles se trouvent 
aussi dans toute l'Asie, même au Japon, où, coiu^nie en 
Egypte , elles sont stationnaires ; mais dans tous les paya 
elles évitent les contrées désertes et les terrains arides où 
elles ne peuvent vivre. * 

Les cigocnes sont présentement rares en Italie. La Lot«- 
raine et l'Alsace sont les contrées de France où ces oiseaux 
passent en plus grand nombre ; il y en reste même beau- 
coup, surtout dans la Basse- Alsace , où ils placent leur nid 
sur les clochers. Ils passent dans les Vosges-Lorraines , en 
septembre, ainsi qu'en mars et avril, par bandes de dix à 
douze , fréquentent les prairies humides i et se retirent le 
soir sur les arbres les plus élevéis de la lisière des bois. C'est 
alors que les chasseurs qui en ont épié la marche , vont Vek 
surprendre ; ils prétendent qu'ils peuvent en tuer plusiëùr^ 
successivement sur le même arbre, avant que la bande ne 
s'éloigne. Comme il ne résulte de cette chasse aucun avan-r 
tage, puisque leur chair n'est pas assez bonne pour être 
recherchée , des lois rigoureuses devroient la prohiber,*pùis- 
qa'elie Botis prive d'un animal utile et nullement nuisible. 
4t Et cet(Hseaii,né notre ami et presque nôtre domestique; 
n'est pas fait , comme dit l'illustre Buffon , pour être notre 
victime. » 

Il paroit que , dans les étés pluvieux et froids, les cigognes 
blanches quittent - les contrées qu'elles habitent pendant 
cette saison, plutât que dans tout autre temps, puisqu'il s'en 
est rasseînblé au milieu de Pété de cette année ^ un nombre 
prodigieux, i^n loin d'Ulm, qui sont parties ensuite, comme 
elles ont coutume de faire , en automne. J'ai fait la même 
observation à Rouen , dans un été pareil et k la même épo». 
que ; mais ils étoient en petit nombre, et il <en fut tué d'autres^ 
dans un canton voisin de cette ville j où Ton en voit' très-^ 
rarement) même en automne. On a encore remarqué à 



ii^ C I G 

Dobberdan en Hollande, qii'il en estrey^nH pour ta seconde 
fois , et tjue p^rmi elles , il y en a qoi ont fait nne seeonde 
cowrée ; ce qui, d'après le téinoî§^iage dea personnes les pkB 
âgées, dénote généralement une beÛe arriére-saison. 

La Cigogne hv Bhésii*. V. Jabuiu. 

La Cigogne brune. K. Cigogne nocre» 

La Cigogne m aguaei , Ckania ameÊrkatm, Briss; ; Aréta 
jnaguariy LaJdi. , porte au Paragii»^ les noms de baguariy de 
mbaguari , de iuyufu-gouazuj et au Srésii celui de mafftari. 

Cet oiseau cherche sa prwe, non-seuteibent dans les lieds 
humides, sur le bord des rivières et deS'lâea, mais encore 
dans les terrains secs. 

n n'est ni défiadt ni farouche ; on f observe ordinairement 
seul ou- par paire; néanmoins on en iK>it de» troupeft do 
çinouante et plus , réunies dans- vue lagune ; son vot est 
qiielcpiefois très-'-éleiné, et il se perdiesuv les arbres; mais il 
^ tient communément à terre. 

Longueur totale, quarante-trois pouees-; bee blcu^^e-diel 
à s» base , et noirâtre dans le reste ; iris* d^un Uanc d^iv^k-c ; 
peau nue du tour de Toeil, rouge; pluafeage Uane, àt Texcep^t- 
tion de& pennes-, des grandes eouvert^p^ss su^rieures et dn 
fouet de Taile, dont la couleur est noire ; les angles sont da 
cette même teinte, et les pieds d'un rouge sangiân. 

Xes )eunes^ont, dans leur premier âgèv^^un^nurirfoîrâtre^ 
arecle ventre blanc; ils conservent cette livrée jusquàleur 
première mue, etilsparoîssentâ cette époque contmemar»- 
bués-^ brun et de blanc. On a&sure que cîette dg^ene sa 
montre quel^efois en Europe, et même en France. Maïs na 
Tauroit-on pas confondue avec la nôtre ? 

La Cigogne noire, Gconia nîgm, Yieill. ; Afdea msni% 
£ath., pL enl., n.<» S^g del-fful. nat de Buffom Cette cigo-^. 
gne a le bec et la peau- qui entow^e Teeil d'uit- beau rouge ; 
Tins brun ; la partie nue des jambesi, les pîeds etles'ongLes 
d'im roug^'tr^s4bncé ; le dessus de la tête, le des, le croi^* 
pion, lesépaules et les couvertures desatlcs , d'un brun chanv 
géant en violet et en vert doré ; le cou et la gorge pareils < 
la poitrine;» le ventre et les cuisses blancs; l'aiie'iGDfTinée de 
trente pennes brunes 9 les dix premièrea arec des reflets eil 
vert et les autres en violet ; la queue de même couleur qua 
le dos; grosseur du dindon' femelle' à peu «près; longucmr jus*- 
qu'au bout de la qpleoe, deux pîeds necrifpouce^^rou' quarts ^ 
et jusqu'à cshû des ongles, trois pouce» déplus. 

Les • jennes' ont le bec , la peau tioe. des yeux et les ptedi ^ 
d'un vert olivâtre ; les plumes de la4ôte etder-cett dhm roua 
bruD bordé de bl^châtre; le corps ^ ksaiiesetlaqBeua', dHin 
brannoirâlre^Tdktspaa''seBaâ>léi^.UaaAlrea'et verdAtmec 



C I G 1x3 

La solitttdé a- des attraits pour la cigogne noire ; elle fuît 
les habitations, ne fréquente que les marais écartés, place 
4Sonnid dans Tépaisseur des bois, sur de vieux arbres, par- 
ticulièrement sur les plus hauts sapins , et y dépose deux ou 
trois œufs d'un blanc sale , nuancé de rerdâtre et quelquefois 
arec quelques taches brunes. Commune dans les Alpes de 
Suisse , elle descend sur les bords du lac les moins fréquen- 
tés, y guette sa proie, vole sur les eaux, et quelquefois s'y 
plonge avec rapidité pour la saisir ; ce n'est pas sa seule 
nourriture , car elle cherche dans les herbages des montagnes» 
les limaçons, les feptiles, les scarabés et les sauterelles- 
Son vol est très-élevé, et elle monte dans les airs à une telle 
hauteur, qu'elle ne paroit p^s plus grande qu'un moineau. 
Cette espèce , moins nomJireuse et moins répandue que la 
cigogne commune , semble fuir les lieux où vit celle-ci , et 
rechercher les pays qu^elle néglige d'habiter. On la trouve , 
mais rarement^ en rologne , en Prusse et dans plusieurs 
autres endroits de l'Allemagne, même en Suède; niais elle 
est très-fréquente en Suisse et très-rare en Hollande, qui est 
la patrie chérie de la cigogne blanche ; au reste , cette cigogne 
est aussi voyageuse que l'autre ; émigré aussi lorsque la neige 
et les glaces la pftvent de sa pâture : c'est sans doute aux épo- 
ques de sa migration qu'on la voit en Lorraine ; car elle ne 
fait qu'y passer : quoique sauvage , et ne cherchant que les 
marécages^es plus déserts , l'on vient à bout de. la captiver, 
et même de la priver jusqu'à un certain point ; mais elle 
n'ofire aucune ressouice pour la^ table , car sa chair est de 
mauvais goût de ppisson, et a un fumet sauvage, (v.) 

CIGOIGNE. Nom vulgaire de la Ci&ogi^e blàivche. (v.) 

CiGONGNE.Nos aïeux écrivoient et prononçoient ainsi 
le mot Ggogne. (s.) 

CIGUE, Gcuia, Lam.; Gonium^ Liim. {Pentandrie di^ 
gynie,^ Genre de plantes de la famille des ombellifères , dont 
l'ombelle principale est garnie d'un involucre à trois ou 
cinq folioles réfléchies et membraneuses vers leur base ; les 
ombelles partielles ont chacune un involucelle d'environ trois 

Îetites folioles fendues et ne débordant point les rayons, 
^ans chaque fleur on voit cinq pétales en cœur , inégaux , 
et recourbés en dedans ; cinq étamines ainsi qu'un ovaire 
inférieur portant deux styles minces, plus longs quelles 
pétales^ et pérsistans. Le fruit e&t composé de deux se- 
mences appliquées l'une contre l'autre , courtes , hémi- 
sphériques , ayant chacune cinq cannelures crénelées ou tu- 
berculeuses. 

Dans les cinq à six espèces connues de ce genre se trouve 
la GaAi^DE CiGUE I la yécitable ciguë des anciens et des m.o- 

Yii. 8 



ti4 G I G 

dernés. On ne sait pourquoi Linnseus lui a donné le nom 
de conium maculatum ; nous croyons devoir, comme Jussiea 
et Lamarck, lui conserver celui de ckuta ^ employé par 
Tourneforl. Quoique M. Storck, célèbre médecin de Vienne, 
ait su tirer de cette plante un remède efficace en quelques 
circonstances, elle n'en a pas moins été regardée , de tout 
temps, comme un poison. Il importe donc de la bien dé- 
crire , afin qu'on ne puisse pas la confondre avec d'autres 
plantes ombeilifères, qui ont avec elle une ressemblance 
apparente , telles que le persil et le cerfeuil sauvage. 

La GRAiHDE CiGUE, Cicuta major ^ Lam.^ une racine faite en 
fuseau , longue d'un pied, grosse comme le doigt , jaunâtre en 
dehors, blanchâtre à l'intérieur, d'une odeur forte , narcotique 
et d'une saveur douceâtre. Sa tige , qui est cylindrique et fis-* 
tttleuse , s'élève à la hauteur de trois à cinq pieds ; elle est 
marquée inférieurcment de tacl^s ^'un pourpre brun ; et 
elle pousse, vers son sommet, plusieurs petites branches gar- 
nies de feuilles trois fois ailées, dont les folioles sont lancéo- 
lées, dentées , pointues, un peu luisantes et d'un vert noirâ- 
tre. Les fleurs sont blanches , et forment des ombelles très- 
ouvertes et nombreuses; il leur succède des fruits assez courts, 
presque ronds, composés de deux semences cannelées , et 
dont les cannelures sont crénelées. Cette plante est bîsan-* 
nuellé , et périt aussitôt que ses semences sont /nûres. Elle 
fleurit en juin et juillet. 

Onlatrouveen France etdans d'autrespartietf de l'Europe, 
sur le bord des haies, dans les lieux ombragés, et dans les 
prés frais et incultes. On la distingue du cerfeuil sauvage, 
i.o à son involucre universel : le cerfeuil sauvage n'en a 
point ; 2.<^ à ses semences hémisphériques et relevées de côte& 
crénelées : celles du cerfeuil sauvage sont lisses e^ allongées ; 
3.0 aux taches noirâtres dont sa tige est parsemée; la tige du 
cerfeuil sauvage est partout d'une même couleur. L'odeur 
désagréable de la ciguë et ses taches suffisent pour la distin- 
guer aussi du persil, qui , froissé entre les doigts, exhale une 
odeur aromatique , et dont Ta feuille d'ailleurs est d'un vert 
plus gai , et a un pétiole plein , tandis que celui de la ciguë 

est creux. 

La mort de Phocion et de Socrate a consacré les effets 
tiernicieux de la plante que nous venons de décrire. On ne 
doutoit point à Athènes qu'elle ne fût un poison, et l'on ne 
doit en douter nulle part. Il est cependant possible que la 
eigaë qui vient dans les climats froids ou tempérés, ait une 
propriété délétère moins active que celle qui croit dans les 
pays chauds. C'est peut-être par cette raison que les Ro- 
mains ne la regardoient pas chez eux comme yénéneusc. 



C I G ti5 

Peut-être aussi ne leur a-t^elle pas été bien connue, et ont- 
ils pris pour la ciguë quelque autre plante qui lui ressembloif , 
comme cela est arrivé souvent parmi nous. Une telle mé- 
prise , chez un peuple très-peu instruit en botanique , n'au- 
roit eu rien de surprenant , puisque dans ces temps moder- 
nes , des gens même de Tart n^ont pas ib s'en garantir^ L^au-\ 
teur des observations insérées dans la Botanique de Lyon , dit 
que plusieurs médecins se plaignant) en sa présence, de Tinu- 
tilité de la ciguë , il voulut voir^ la plante quMis employoient 
comme telle. Il trouva que c'étoit le cerfeuil bulbeux. Si ces 
méprises ont été fréquentes, faut-il s Vtonner des diverses opi- 
nions des auteurs ? Il y a quatre plantes dans la famille 
des ombellifères qui portent le nom de cigiie , savoir : celle 
dont il s^agit ici ; la petite ciguë (^œthusa cynapium^ Linn. ) , 
et deux espèces de ciguë aquatique ; Tune appelée, par La- 
marck , «Siiaii/A^ aquaUque {^phellandrium aquaiicunh , Linn.); 
l'autre , connue par les botanistes » sous le nom de dentaire 
(^cicuta virosa, LlnUi); celle-ci est vénéneuse an plus haut 
degré. Un même nom donné à plusieurs plantes , toutes 
dangereuses il est. vrai, mais pourtant différentes, a jeté 
beaucoup d'incertitude et de confusion dans les observations 
des praticiens. 

Il n^en est pas moins constaté que la grande ciguë ren- 
ferme en elle un principe de mort. Et il est en même temps 
certain que Pextrait de son suc pris intérieurement k petits 
dose , est un remède puissant contre la goutte , et peut être 
employé avec le plus grand succès dans plusieurs autres ma- 
ladies. On sait qu'il existe des plantes dans lesquelles le pois- 
son se trouve à côté de Taliment. Tel est le Mat^ioc ou Médi- 
CINIER. (r^. ces mots.) Pourquoi dans la ciguë , un remède utîlô 
et sûr ne seroit-il pas uni à un poison P L'art consiste à les s^é - 
parer. Ç^est ce qu a fait Storck. Ce médecin, si habile à trouver 
un adoucissement à nos maux dans les plantes , même les plfis 
dangereuses , sachant' que la ciguë appliquée extérieurement 
étoit résolutive et fondante, et n'ignorant pas qu'on Tavoit 
autrefois employée intérieurement dans quelques maladies , 
a cru avantageux d^en renouveler l'usage. Après en avoii^ 
éprouvé les effets sur un jeune chien, il en a fait l'essai sur 
lui-même. N'en ayant reçu aucune espèce d'incommodité l 
il a osé en faire préndre«à des gens attaqués de maux qui 
résistoient aux remèdes ordinaires. Il n'a jamais administré 
intérieurement^ que le suc de la plante épaissi en con- 
sistance d'extrait , et la plante même pulvérisée ; et il a 
toujours commencé par en prescrire une très-petite dose , 
qu'il a ensuite augmentée par degrés. Il s'est ainsi convaincu 
de l'efficacité de la ci^uë , pour résoudre les tumeurs ,' pour 



,i6 CI. M 

guérir les cancers xAtérés^ les rhumatismes ^ la goiitief et 
pour arré 1er les progrès de la gangrène ou du viras Ténérieii. 
frayez la dissertation qu^îl a publiée à ce sujet , dans la- 
quelle il indique les précautions dont on doit user dans la 
Préparation .de Textrait et dans le traitement des maladies. 
lusieurs médecins jpnt suivi son exemple ^ et ont réussi 
comme lui. Qd.) 

CIGUË. Plusieurs plantes de la famille des ombcllifèrei 
f)ortent ce nom.. Voyez Cicuta , GicuTAaiA et GicuTAïaiti 

(ln.) 
GIGUE AQUATIQUE. On appelle de ce nom le 

POELLANDRE AQUATIQUE et rOËNAKTHE SAFRANEE. (B.) 

GIGUE DES MARAIS. Cest le dtisia pirosa , Linn. 

(LN.) 

GIGUE DE SOGRATE. V. Gicuta. (ln.) 

GIGURELHA et SEGURELHA. Noms portugais de 
la sarriette ( Satureia hortensis , Linn. ). (lu.) 

GIHUATOTOLIN. La femelle du dindon s'appeUe 
ainsi au Mexique , selon Femandez; et le mâle y porte le 
nom de hucxolotL V. Dindon, (s.) 

GIJENA. En espagnol, c'est le nom du Squale mar< 
TEÀu ( Saualus zygœna , Linn. ). (desm.) 

GILIAIRE , Tnchosemum^ Hedw. Genre de plantes de 
la famille des mousses , deuxième tribu ou section des ecto- 
{logones 9 munies d^un seul péristome externe. 

Ses caractères sont : coifite courte 9 campaniforme ; oper^* 
cule long; seize dents filiformes, subulées, fendues jusqu'à 
la base; urne ovale-oblpngue, droite. Les espèces les plus 
communes sont les T. tricoides , canescens , lanuginosum , etc* 

V. BrY et DiCRANE. (P.-B.) 

CILIANTRO et GULANTRO- Noms espagnols de U 
coriandre, (ln.) 

GILIÉE. Poisson d'Amérique qui fait partie des Gen- 

TRONOTES. (B.) 

GILIER. Nom d^un poisson du genr$ Ghétodon. (b.) 
GILINDRE de Denys de Montfort. Genre de coquilles. 
V' Gylindre. (desm.) 

GtLLERCOA. Nom espagnol et portugais de TAgaric 

MOUSSERON, (desm.) 

GIMIÇALAIRE. Nom spécifique. d'un Muflier, (b.) 
GIMBER. Nom latin du genre de coquilles nommé CAHr 
BRY par Denys de Montfort. (desm.) 

GIMBEX, Cimbex. Oliv., Fab. Genre d^nsectes., de l'or^ 
dre des hyménoptères, section des térébrans , famille des 
)porte-scie , tribu àes tenthrédines ou mou<îhes à scie, et qui 
0e distingue de tous les autres genres du même ordre ai» ca- 



C I M Hy. 

ractères suivans : abdomen sessile ; antennes de cinq à sept 
articles , terminées en une massue conoïde ou ovoïde ^ ar** 
rondîe à son extrémité. 

Les cîmbex forment la première division du genre tern 
Ûiredo de Linnaeus. Greoffroy les en avoit, le premier, séparés^ 
sous les noms impropres de Frelon , Crabro ; et c^est avec 
raison qu^Olivier lui a substitué la dénomination dont nou» 
faisons usage , et qui a été adoptée par Fabricius ; mais peut^ 
être eût- il été plus convenable de conserver à ce genre « 
comme l^a fait M. Jurine ^ le nom de Unûirède^ ces insectes 
étant les plus grands de la tribu dont ils font partie. Ib ont les 
antennes courtes , de cinq à, sept articles , dont le troisième , 
beaucoup plus long que les autres , et se terminant par un 
renflement en forme de bouton ; le labre saillant et petit ; . 
les mandibules fortes, pointues, avec deux dents aiguës au 
côté interne; les palpes maxillaires filiformes 9 et guère plus 
longs que les labiaus;. Par la composition des uns et des au-> 
très , la forme des autres parties de la boucbe , celle du corps 
et de la tarière des femelles , ce genre diffère peu de ceux de 
la même tribu. L^abdomen , cependant, est proportionnelle'» 
ment plus court «t plus large ; les cuisses postérieures sont 
renflées dans plusieurs mâles ; les ailes supérieures ont deux 
cellules radiales , allongées et presque égales ; trois cellules 
cubitales, dont la troisième atteint le bout de Taile. 
Les cimbex proviennent de fausses chenilles à vingt-^eux 

{lattes , dont le corps est ras , avec des lignes où des bandes 
on|itndinales , d^une coiàeur différente de celle du fond. 

Elles se nourrissent des feuilles de diffërens arbres , sur« 
toQt de celles du saule , de Tosier, de Faune, du bouleau , 
sur lesquelles elles se tiennent ordinairement roulées en spi- 
rale. Plusieurs offrent un phénomène assez singulier ; quand 
on les touche un peu fort , elles font sortir des deux côtés de 
leur corps ui\e liqueur verdâtre , claire comme de l'eau , 
qu^elles lancent horizontalement à la distance de plus d'un 
pied. Les jets n'ont lieu que quand" on les prend sur les ar- 
bres ; si on les. enferme , elles n^en produisent plus, proba- 
blement parce que les feuilles dont on les nourrit n'ont pas 
assez d'humidité poiu* alimenter la source qui fournit cette 
liqueur ; les ouvertures qui lui donnent passage , sont situées 
au-dessus des stigmates, au son^net d'une pièce charnue 
et triangulaire. 

Vers la fin de Vétâ , les larves ont acquis leur grosseur : 
presque toutes quittent les arbres , et entrent dans la terre ; 
elles v filent une coque ovale , d'une soie g'ossière et épaisse» 
dont le tissu est semblale à de la gomme. Elles passent Thi ver 
rçiifermées dan^ leurs coques , se changcni en nymgkt$ M 



II 



8 C T 1\T 



coiamencement de Y été ou h la fin da printemps , et devien- 
r>ent insectes parfaits peu de temps après cette métamor- 
phose. Celles qui ne se cachent pas dans la terre , fixent 
leurs coques aux feuilles ou à quelques branches. 

Les cimbex ont le vol lourd , et en volant ils font un bour- 
donnement semblable à celui des abeilles et des guêpes. On 
en connoit une vingtaine d'espèces qui se trouvent presque 
toutes en Europe. 

M. Jurine divise ce genre en deux familles. Dans les es— 
pèces de la première , la*première cellule cubitale reçoit les 
deux nervures récurrentes ; les mandibules ont au côté inté~ 
rieur deux dents très-distinctes. 

On peut même subdiviser cette famille d'après le nom- 
bre des articles des antennes. 

Cimbex ]>u saule, Cimbecn amm/ur , ,Fab. ; Panz. Fauiu 
insect. Germ. fasc, 66, tab. 12. Le mâle a environ huit lignes 
de long ; la tête noire ; les antennes d'un brun noirâtre , 
avec la massue noire; le corselet d'un brun noirâtre ; Fabdo- 
men noir sur le milieu du dessus, d'un jaune rougeâtre en 
dessous et sur les côtés ; les cuisses d'un noir bleuâtre ; les 
jambes et les tarses d'un jaune-roux ; les ailes l^èrement 
teintes de brun jaunâtre. * 

La femelle diffère du mâle en ce qu'elle a le dessus de 
l'abdomen presque entièrement d'un jaune-roux : les deux 
sexes ont des poils sur la tête et sur tout le corps; ceux du 
mâle sont d un brun-roux, la fem^le n'en a de cette cou-r 
leur que sur Tabdomen : ceux de la tête et du corselet sont 
gris. 

La larve a environ un pouce de longueur : elle est d^un 
vert clair , saupoudrée d'une matière blanche , farineuse ,* 
avec une raie longitudinale d'un vert obscur sur le milieu 
du dos ; tous les anneaux, excepté le dernier, ont des rides 
transversales très-fines. Elle a vingt-deux pattes ; la tête 
lisse, d'on blanc grisâtre et les pattes blanchâtres. 

On la trouve sur . les feuilles de saule , et ordinairement 
roulée en spirale : elle est du nombre de celles qui lancent 
une liqueur quand on les touche. Elle subit ses métamor- 
phoses dans une coque de soie , luisante , d'un brun fauve 9 
qu'elle attache â une branche , y passe l'hiveo et Tinsecte 
parfait en sort à la fin du printemps suivant. 

On la trouve dans toute l'Europe. 

Cimbex \ épaulettes, Gmhex humeralîsy B. 27.3.; Ic^- 
ib/i à epauleUes^ GeofT. H a environ dix lignes de long, le de- 
vant de la têle jaune , le reste noir ; les yeux bruns ; les an- 
fennes jaunes avec les deux premiers articles courts , noirâ- 
tres , velus ; le corselet noirâtre , velu , avec mic tache jaune. 



C î M ,,5 

grande , de chaque côté de sa partie aaiérîetire « formant 
comme deux épaulettes ; le premier anneau de Fabdomen 
noir, arec une tache jaune 5ur le milieu ; le second et le qua- 
trième noirs , avec un peu de jaune sur les côtés ; les autres 
jaunes , avec une tache noire triangulaire sur le milieu ; les 
pattes brunes ; les hanches des cuisses postérieure» sdiit très^. 
grandes; les ailes sont un peu veinées de coidenrftute. 

Il habite TEurope : on le trouve aux enWrotos de Paris. 

Dans les espèces de la seconde famille » la première et 
la seconde cellules cubitales reçoivent chacune une" nervure 
récurrente. La dentelure inférieure du bord i^feme dés man- 
dibules est phis petite ou peu prononcée ; tes antennes n'ont 
toujours que cinq articles. • 

lies espèces de ceftte fanfilte sont plus petites; telles sont 
les cmbex Iceta et ohscura de Fabricius. (l.^ 

CIMBRE. C'est utie espèce de poissoâ du genre GiU>£^ 
qui habite les mers dû Nor^. (fr.) 
CIMBRE. Synonyme de !Navi€bll£- et B£ SEFrAiHE. 

(B.) 

CIME« V. Sommet, (b.) 

CIMEX, Punaise. Genre d^insectes, de Tordre des hé^ 
miptères, très-étendu dans la méthode de Linnaeus çt de 
Geoffroy. Il embrasse notre famille des GÉocoRrSES ou pu-- 
noises ierrestres {V. Gégcorises). IVous le restreignons main- 
tenant à la punaise des lits ( Gmex hdularius, Lîn'n.). Voyez 
PlTRAISE. (l.) 

CIMICAIRE, Gmicijuga. Genre de plantes de la polyan-^ 
drie tétragynie et de la famille des renoncolacéeâ , dont les 
caractères sont d'avoir un calice de quatre à cinq[ folioles ar- 
rondies , concaves , caduques; quatre petits cornets pétali- 
formes et coriaces ; une vingtaine d'étamines saillantes hora 
de la fleur ; deux à^ quatre ovaires , munis chacun d'un style 
ouvert ou recourbé, auquel le stigmate est adn^ latéralement 
et longitndinalement ; devx ou quatre capsvdeS qui s'ouvrent 
latéralement et contiennent plusieurs semences couvertes de 
petites écailles. 

Ce genre est fondé par trois plantes qui ressemblent 
beaucoup à Vaclée à grappes^ et qui s'élèvent jusqu'à la hau« 
teur d'un homme. Leurs feuilles sont une on deux fois ailées 
et ont leurs folioles ovales , dentées en scie et incisées ou 
lobées. La foliole terminale est communément à trois lobes. 
Les fleurs viennent au sommet de la plante, sur des grappes, 
rameuses à leur base. 

L'espace la plus commune crott dans la Sibérie , et a nn^ 
odeur presque insupportable de punaise , ^rtout lors^'elle 



I2# / ^. I N 

n^est pas caitivëe. Les autres sont originaires de la CaroKne* 

(B.) 

CIMICE. Nom italien de la Punaise, (besm .) 

CIMICIDES, Gmiddes, J'ai désigné ainsi une famille 
dHnsectes , de IWdre des hémiptères , composée des espèces 
du genre cimes de Linnœus , dont le bec n'a que deox ou 
trois articles idistincts , à partir de l'extrémité de la saillie re- 
cevant le labre , et dans lesquelles ce labre est court , peu, 
pu point prolongé au-delà du museau. 

Les cimicides ferment maintenant ( Règne animal , par 
M. Cuvier , tom. S ) la seitfonde division de la famille des 
GÉQGOBiSES ou punaisa terrestres, V, GÉOCORISES. (l.) 

CIMICIFUGâ ( q«i chasse les punaises ). Nom donné 
par lânnœus à un genre de plantes de la famille des renon- 
culacées ( V, CimiCâire ), qu'Adanson avoit réuni à Vactœa 
en lui dotfnai^t le nom de christophona^a ; mais ces deux 
genres diffèrent beaucoup Tun de l'autre, (ln,) 

GIMICIOTTXJM , Gœsalpin, C 'est le marrobe noir ( bal- 
iota nigra^ Linn. ). V. Ballote. (ln.) 

CIMIER ( vénerie'), La croupe du cerf et de tonte béte 
fauve f^ qui) dans la curée, s^ donne au mattre de la chasse. 

• (s-) 

CIMINALIS. Nom donné par Adanson à un genre formé 

par lui aux dépens du gentiana , Linn. , et qui comprend les 

geniiana pneumonanihe ^ ûcaulîs t\ verna^ chez lesquelles, sui-: 

vaut Adanson , les anthères sont réunies, (ln.) 

GIMINO. Nom italien du Cumin, d« la Lagœcie et du 
PETIT Pavot cornu ( Hypecoon procumbens ).^ (LN.) 

CIMOLITE ou TERRE CIl^IOLÉE. Terre bolaire 
qu'on trouve dans une île ^e l'Archipel, appelée aujpurd^hu^ 
VArgeniière , autrefois GmoUs, V. Argile, (pat.) 

CINÀ. V, CiNNA. (LN.) 

CINABRE. Minéral de couleur rouge, qui est une comr 
biiiaison naturelle du mercure avec le soufre. V, Mercure. 

(PAT.) 

CINiEDIA. Au rapport de Pline , on donnoit ce nom. 
aux pierres qu'on trouvoit dans la cervelle ( la tite ) d'un 
poisson qu'on nommoit cinœdus. (ln.) 

CINAMOME. Espèce de Laurier, (b.) 

GINANCHINE. Espèce de plante du genre Asperuls. 

• (B.) 

CINARA ou CYNARA. Nom donné à l'artichaut par 
Columelle et d'autres botanistes de ce temps. Selon Marti- 
nlus , il signifie cJùen , en grec. Il auroit été donné à cette 
niante , parce q9e les écaules 4c son calice sont poiA^ue;^ 



C I N ,„ 

et «ressemblent , jusqu^à un certain point,, aux crocs d^un 
chien. Suivant Adanson , Tartichaut ne portoit pas , chez les 
anciens ^ le nom de dnara ( V, CiRSiON ). Tournefort en 
a fait, le premier, le nom d^un genre conservé partons les 
botanistes , et Vaillant en a composé cekii de cinarocépha^ 
les (tête d^artichaut) , donné par lui à la famille très-natu- 
relle qui porte ce nom. V. Cinarocéphales. (lîï.) 

CINAROCÉPHALES, Cynarocephahz, Jussieu. TamiUe 
de plantes dont la fructification est composée de fleurs tontes 
ilosculeuses , tantôt toutes hermaphrodites, tantôt et plus ra- 
rement femelles mêlées parmi les hermaphrodites* Le calice 
commun est polyphylle sur plusieurs rangées , ou formé d*é- 
cailles épineuses ou muriquées qui se recouvrent en forme 
de tuiles. Le réceptacle commun est couvert de poib ou 
plus souvent de paillettes. Les fleurons neutres souvent ir-^ 
réguliers; les fleurons hermaphrodites quinquéfides , régu- 
liers , pentandres, avec un stigmate simple ou bifide , ordi- 
nairement articulé avec le style. Les semences sont sur- 
montées d^une aigrette sessile , »mple on plumeuse. 

Les plantes de cette famille ont une tige herbacée , ra- 
rement frutescente ; leurs feuilles sont alternes , épineuses 
ou inermes ; leurs fleurs varient dans leurs couleurs, et 
naissent ordinairement au sommet des tiges ou des ra-- 
meaux. 

Decandole , dans un travail fort étendu sur cette famille, pro- 
pose de la subdiviser en sous-familles; savoir: ECHINOPIES, 
2ul réuniroient les genres Boopis , Rolaî^dre et Echinope ; 
rUNDELIÀGÉËS, qui renfermeroient les genres Oub- 
lie et AciCARPHE ; C ARDUAGÉE , dans lesquelles se pla^ 
ceroient les genres Cardopate, Stobée, Stgkesie , Car- 
BOKCELLE , Qai^taame , Quoporbe , Arctione , Bardaiïe , 
SiLYBUM, Chardon , Sarrète , Rhapontique , Homlèpe , 
Hêtérocome , Pagourine , }t£aANTHÈH£ , Staeqeline , 

ChUQUIRAGUE, GaLACTITE, CiRSION, SAUSSUlE^ÉE,yliEUZÉE , 

Cynare, Syngarphe, Carlowitzie, Carlinè, Atrac- 
TYLE , CaupiNE, CROComLioN, Chausse-trape , Kentro- 
phylle , Bluet , Lepteranthe et Centaurée. 

Un autre travail , non* moin^ important, a été exécuté par 
le même botaniste , sur les Chigoracées à corolle labiée. 
Les genres qu'il regarde comme appartenant à cette division , 
sont : Barnadésie, Baccasie , Muhsie, Dumerilie , Cha- 

B&ÉE, ChŒTANTHÈRE, HOHOLIANTHE, PlAZIE, OnOSÉRIDE, 
ClaRIONNEE, LeUGAERIE, CHAPtALIE,DOLIGHLASIE , PeR- 

BiciON , Trixis , Proustie , N ASSAUviE , Spherogéphaije , 

Pan ARGYRE, TriPTILION , JuNGIE , PaMPHALÉE, DeKEKIB , 
jDlSVAAAOyE , POLYACHURE et LeBIB- {B^ 



,23 C I N 

CINAROÏDES. Pliikenet(Miis. Zji) a donne ce Mm 
à un très-petit arbrisseau qui croît * sur la montagne de la 
Table, au Cap de Bonne-Espérance. Ses feuilles sont dures, 
aiguës; ses tleurs forment des têtes énormes, qui ont Tap^ 
parence des grosses têtes d^artichaut Cette plante est le 
pratea cinaroides , Linn. Andrews en a donné une figure dans 
le B(damsi. repasUory , pi. 288 ; et Curtis une autre dans le 
Batanical Magazin^ pi. 770. (ln.) 

CINCHONA. Nom latin du genre quinquina. En i638, 
réponse du vice-roi du Pérou , la comtesse de Cinchon , 
attaquée d'une fièvre tierce opiniâtre , fut guérie en faisant 
usage de Técorce nommée au Pérou corteza on cascara de 
ioxa ^ aj[>pelée en Europe quinquina. G^ est du nom de cette 
comtesse que Linnaeus a formé celui du genre cinchona^ 
V, QuiîïQuiNA et Myrosperme. (ln.) 

CINCINALE , Ùncinalis. Genre de fougères étabU aux 
dépens de s Acrostiques. (b.) 

CINCINNALIS. Nom donné par les Romains au ca- 
pillaire blanc (^Àdianium capiiius Veneris, L. ) (oESM.) 

CINCINPOTOLA. Nom toscan de la grosse Mésawge 

CBARBOimiÈRE. (DESM.) 

CINCLE. Nt)ni que Buffon a imposé à une alouette de 
mer. V. Tringa. (v.) 

CINCLIDIË, Gnclidîum, Swartz. Genre de plantes de la 
famille des mousses, (b.) 

CINCLOS. C'est , dans Aristote , le nom du plus petit 
oiseau de rivage, (v.) 

CINCLXJS. Par cette dénomination latine , divers omî- 
tbologistes ont désigné différentes espèces d'oiseaux, telles 
que la petite bécassine, le tourne-pierre, la rousseroUe , 
l'alouette de mer et le merle d'eau, (s.) 

CINCO-EN-RAMA. Nom espagnol et portugais de la 
quintefeuille ( PoteniOla ratons, Linn. ). (ln.) 

CINCONO et CHINCONO. C'est le nom qu'on donne, 
en Languedoc^ à la quintefeuille {PoteniiUa repians. L.). (i«^.) 

CINDERS NATUREL , Sage. Suivant M. Brongnîart 
( Traiié de Miner. ) , c'est Tanthracite qu'on trouve aux en- 
virons de Roanne, (lîï.) 

CINE , KINE , Dioscoride. Cette plante est probable- 
ment un fragon (ruscus). (ln.) 

CINÉRAIRE, Gneraria. Genre de plantes de la syngé- 
nésie polygamie superflue , et de la famille des corymbifèreSf 



CIN ,,3 

dont les caractères sont d'aroîr nn calice commun , simple , 
polypbyllé , et dont les folioles sont à peu près d'égale 
longueur; des fleurons nombreux , hermaphrodites, tnbulés, 
qulnquéfides, réguliers , placés dans le disque, et des demi- 
fleurons femelles , ligules , placés sur la couronne ; un ré- 
ceptacle nu. Le fruit consiste en plusieurs semences oblon- 
gués , couronnées d^une aigrette de poils sessiles. 

Ce genre comprend des herbes ou des petits arbrisseaux, 
dont les feuilks sont ei:ttières ou rarement pinnatifides , sou* 
vent tomenteuses , et les fleurs ordinairement terminales. 

Les espèces les plus communes d'Europe sont : 

La Cinéraire des marais, dont les feuilles sont en co- 
lymbe ; les feuilles larges , lancéolées, dentées , sinuées, 
et la tige velue, Elle se trouve dans les lieux inarécageux. 
Elle est vivace. 

La Cinéraire bes Aipes , dont les pédoncules sont sim- 
ples et en ombelle , les feuilles caulinaires oblongues, en* 
tières , sessiles ; les radicales- ovales , presque deptées et 
très-étrfttes à leur base. On la trouve dans les bois un 
peu humides des montagnes. Elle est vivace et varie beaucoup 
selon le sol et F exposition , 

La Cinéraire maritime , qui a les pédoncules rameux , 
les feuilles velues , très-profondément découpées , et leurs 
découpures sinueuses. Elle se trouve sur le bord de la mer , 
dans les parties méridionales de TEurope. Elle méritée d'être 
einnlayée à la décoration des parterres. Elle est vivace. 

Parmi les étrangères on doit citer , 

i.<* La CrNÉRAiRE A Ft^EURS BI.EUES ; c'est la cînerana 
umeUdides de Linnaeus, 

On la cultive fréquemment dans nos orangeries, où elle 
se multiplie de boutures , et qu'elle orne par ses fleurs qui 
s^ épanouissent pendant presque toute Tannée. Ses caractères 
sont d'avoir tes pédoncules uniflores ; les feuilles opposées , 
ovales , nues , et la lige frutescente. Elle vient du Cap de 
Bonne-Espérance. 

a.« La Cinéraire ensanglantée, Gnerarta cruenta, L^ér. 
originaire des îles Canaries, et que son élégance et la vi-** 
vacité de la couleur de sa fleur rendent aussi très-propre 
à Tomement des orangeries et des appàrtemens à la fii| 
de Tbiver. Elle a les feuilles anguleuses en cœur , auriculéea 
et rouges en-dessous* 

M.^Henri Cassini a séparé ces deux dernières espèces de 
ce genre pour former son genre Agatacnée. 

Les espèces qui ont les aigrettes plumeuses ont été or- 
ganisées en titre de genre , par Gsertner , sous le nom de 
Senesille. Le nombre d'espèces qni sont connues en ce mo* 



«4 , G I N 

ment , monte à plus de soixante , la plupart d^ Afrique. Il 
en vient aussi plusieurs en Sibérie , et tnême en Europe^ 
Quelques-unes de celles d^Âf^iqueseroiente^lployées comme 
plantes d'ornement 9 si elles pouvoient passer Thirer en pleine 
terre. 

WiUdcnow a réuni à ce genre ceux appelés Dorie par 
Thunberg , et Brachiole par Forster. (b.) 

CINEnARIA, du mot latin cihw, cendre. Il a été donné 
spécialement à une belle plante qui croît sur les bords de 
la Méditerranée , remarquable par le duvet cendré dont 
elle est couverte ; c'est le cineraria mariUma , L. Ce nom' est 
devenu, depuis, celui du genre qui renferme cette espèce. 
Beaucoup d'autres plantes du même genre et d'autres genres 
de la classe des syngénèses , ont les mêmes caractères. Une 
centaurée Ta reçu comme nom spécifique. Quelques plantes, 
d'abord rapportées au genre cineraria y forment des genres 
nouveaux ( V. Ciîïéraire ) , ou sont placés maintenant dans 
les genres Séneçon et Othonne. (ln.) 

CINÈTE , Cinetus. Genre d'insectes die l'ordre d« hymé- 
noptères , section des térébrans , famille des pupivores , tribu 
des oxyures, établi par M. Jurine. 

Ces insectes se rapprochent des codres , des hélores et 
des bethyles de cet auteur, par leurs antennes insérées près 
du milieu de la face de la tête , et leurs ailes supérieures ^ 
offrant des cellules brachiales oubasilaires', et par leur cellule 
radiale ; leurs antennes sont coudées , ce qui les distingue 
des deux premiers genres ; elles sont filiformes , tandis que 
celles des bethyles sont grenues ou perfoliées ; elles sont 
composées de quinze articles dans les femelles , et de qua- 
torze dans les ,mâle3. Les mandibules des cinètes , comme 
celles des bethyles, sont légèrement bidentées. Suivant M. Ju- 
rine , 1^ cellule radiale des cinètes forme un petit triangle 
scalène,*dont le sommet est tourné vers le bout de l'aile ; 
le point des mêmes ailes est à peine visible ; le corselet n'est 
point prolongé postérieurement , ainsi que dans les codres , 
et se termine par deux petites épines ; l'abdomen est un 
peu aplati, mais moins que dans; les bethyles, et il adhère 
au corselet par un pétiole long , sillonné en^dessus , velu , et 
quelquefois arqué. Les cinètes , les bethyles et les diapries , 
ou une partie des psiles de M, Jurine , sont des insectes 
très - rapprochés dans l'ordre naturel, petits et qui ont 
été négligés par la plupart des naturalistes, (l.) ^ 

CINFOLOTTO. V. Cifolotto. (v.) 
. CINGHALE , ou CINGHIALE. Nom italien du San- 

CINQLE. Poisson d'eau douce qui fait partie des Pn^ 



E 



C I N «j5 

tSBS deLînàaeiis, et des Diptérobons de Lacépède^ mais 

Îue Cavièr croît devoir servir de type k un sous-genre 
es SciÈiïES. Les caractères de ce sous-genre sont ^ écailles 
rades ; museau saillant ; dents petites et très-nombreuses ; 
opercules épineux ; préopercùles dentelés ; deux nageoires 
dorsales , à jpeuprès égales, (b.) 

CINGULATA. Nom d'une faïkiîlle de mammifères établie 
par lUîger , et qui correspond au genre Tatou, Dasypus^ L. 

(BESM.) 

CINI. V. Serin «ni , au mot Fringille. (v.) 
CINIPS y Cynipsj Linn., Fab. Genre d'insectes, de Tordre 
des hyménoptères , section des térébrans , famille des pu« 
pivores , tribu des gallicoles. 

Geoffroy , ainsi que nous Pavons observé à l'article chai'- 
xdâîtes , désigne , mal à propos , sous le nom de diplolèpes , 
les insectes compris par Linnœus dans son genre an^ , et 
applique cette dernière dénomination à d'autres hyménop- 
tères , rangés alors avec les ichneumons. Il suppose que ces 
ezcroissjmces végétales qu'on appelle gaUes , sont produites 
^ar les uns et les autres. Les naturalistes étrangers ont suivi 
a nomenclature linnéeiine , et nous croyons devoir les 
imiter , en rendant adx insectes dont la piqûre donne nais- 
sance aux galles , leur désignation primitive , celle de cinips; 
nous croyons aussi devoir supprimer celle de âîplolèpe , qui , 

fiar le mauvais emploi qu'en a fait Fabricius , a augmenté 
a confusion de la nomenclature. 

L'article diplolèpe de la première édition de cet ouvrage^ 
est ainsi le même , aux changemens de noms près , que 
celui que nous présentons actuellement. 

On distingue les cinips des autres hyménoptères , par plu^ 
sieurs caractères : ib n'ont point de nervures aux ailes îik 
férieures, de même que les chalcidites » les oxyures et le» 
chrysides ; leurs antennes sont droites , iOliformes , ou à 
peine plus grosses vers leur ^extrémité , et ordinairement 
composées de treize à quinze articles; leurs palpes sont tou- 
jours très -courts; la tarière des femelles, très -analogue 
pour sa forme à celle des ichneumons , est logée , soit en- 
tièrement , soit du moins vers sa naissance , dans une fente 
on coulisse extérieure , pratiquée le long du ventre. Ib s'é- 
loignent ainsi des oxyures et des chrysides , où cette tarière 
est tantôt intérieure , et ne sort que par l'extrémité de l'ab* 
domen , et tantôt extérieure , mais formée avec le prolon* 
gcment de son dernier anneau ; ib difièrent aussi des chai- 
cidites à raison de leurs antennes, qui ne sont ni en massuef 
ai brisées. Leurs ailes supérieures ont d'ailleurs une cellule 
complète f longue, presque triangulaire^ ei dens 



,^ C I N 

ôii trois cellules cubitales, dont la troisième très^ande et 
atteignant le bout de Taile. J^ai séparé de ce genre les es- 
pèces qui n'ont qae deox celloles cubitales , et dont les au- 
tcnnes sont monîiiformes , et grossissent on peu rers le boat; 
ce sont les Figites. 

Les cinips ont les antennes assez longues , k articles cy- 
lindriques et de la même grosseur : leur nombre est de qua- 
torze dans les femelles , et de quinze dans les mâles ; le troi- 
sième est grand et arqué. Le corps est court, très-voàté, la 
tête étant basse , et le corselet paroissant bossu ; ils ont les 

Ïeux ovales , entiers , et trois petits yeux lisses ; les maDdi- 
ules sont tridentées ; les palpes sont un peu plus gros à 
leur extrémité ; les maxillaires ont quatre articles , et les 
labiaux trois ; la languette est presque en forme de cœur , 
arrondie ou un peu écbancrëe à son bord supérieur ; leurs 
ailes sont au nombre de quatre ; les supérieures gran- 
des , dépassent de beaucoup lextrémité postérieure de Tab- 
domen , et ont très-peu de nervures marquées. L^abdomen 
est ovalaire , comprimé , caréné , tranchant même inférieu- 
rement , et tronqué obliquement , ou très-obtus à Taons 
dans les femelles. Nous parlerons , dans un instant , de la 
tarière qu^il renferme dans les individus de ce sexe. Tous 
les anneaux de Fabdomen sont d'une consistance assez 
ferme , et qui paroit écailleuse ; les pattes sont assez fortes , 
avec les cuisses grosses , les jambes antérieures terminées 
par une pointe assez longue , et sans écfaancrure au côté 
interne*; les autres biépineuses au bout , et les tarses termi- 
nés par deux crochets unidentés , et une pelote au niilieu. 
Nous observerons encore que Pécusson est proéminent dans 
plusieurs espèces. 

L'abdomen des cinips femelles est disposé d'une manière 
très-favorable pour le jeu de la tarière. Les lames supé- 
rieures , dont chacune formé ordinairement un peu plus de 
la moitié d'un anneau ou d'un segment , font ici presque un 
tour entier , et enveloppent les lames des demi-ânneaux 
inférieurs; celle de la base est la plus grande ; les autres sont 
courtes , forment par la dilatation de leurs extrémités , ou du 
moins de quelques-unes d'elles , leur convergence aiguë et 
oblique , la carène inférieure du ventre. De la naissance de 
l'abdomen , et du milieu de sa base inférieure , part une 
petite pièce plus ou moins longue j presque cylindrique , 
écailleuse , creusée en gouttière le long du côté qui regarde 
le ventre , voulant longitudinalement entre ^les lames supé^ 
rieures duventrei à Içur point de réunion , et servant d'arête 



C I N ,^7 

k la carène de Tabdomen. La tarière , que Geoffroy appelle 
YaiguUlon , est logée , avant sa sortie , dans la rainure de cette 
pièce. Cet instrument ^ destiné à conduire les œufs , est 
mince , capillaire, de la nature de Fécaille , d'une longueur 
qui égale presque dans plusieurs celle de la circonférence 
de J^abdomen , mesurée dans sa longueur. Comme cette 
tarière est peu saillante au-dehors , ou ne Test même pas 
du tout , il est nécessaire , ru sa longueur , qu'elle se replie 
dans rintérieur de Tabdomen : en ettet , elle y forme une 
boucle ou un arc , dont la courbure s'éloigne peu de celle 
d'un cercle un peu allong'é ; elle forme un ou deux tours de 
spire. Beprésentez-yous cet instrument prenant naissance 
près du milieu de la partie supérieure et inférieure de l'ab- 
domen , se dirigeant vers son origine , en s'appliquant sur 
le tranchant supérieur et presque circulaire d'un muscle 
très-puissant) comprimé, de même qu'une corde qui sui- 
vrqit la goi^e d'une poulie ; prolongez U tarière de manière 
qu'elle gagne la partie inférieure de. l'abdomen , qu'elle glisse 
dans le canal de l'arête ; figurez-vous à l'eiLtrémité du ventre, 
au-dessous de l'anus , deux petites pièces 'demi'-cylindriques , 
courtes , creusées intérieurement en gouttière, pour recevoir 
la pointe de la tarière , et vous aurez une idée de la direction 
et de la disposition relative de cet oviducte. Les deux petites 
tiges que nous venons d'indiquer, sont beaucoup plus longues 
dans plusieurs ichneumons femelles : ce sont les deux filets 
latéraux ; elles sont , au contraire , très-courtes dans les in* 
sectes à aiguillon véritable , tels que les guêpes , les abeilles : 
ce ne sont plus que deux petites pièces en forme de style ; 
elles sont insérées sur le muscle de la tarière. 

Cette tarière n'est pas simple, comme on le croiroit au 
premier coup d'œil ; elle est creusée en ffouttière , et so|i 
extrémité est garnie de petites dents latérales , imitant celles 
d'un fer de (lèehe. C'est avec ces dents que l'insecte agran- 
dit les entailles qu'il fait soi les différentes parties des végé- 
taux , pour y placer ses œufs. Les sucs de ces végétaux s'é- 
panchant par les vaisseaux qui se trouvent ouverts dans cet 
endroit , y forment une excroissance ou tubérosité , qu'on 
appelle ^/e, dans laquelle l'œuf se trouve renfermé, et où, 
peu à peu , il accpiiert du volume et delà consistance. 11 sort de 
ces œufs de petiteslarves sans pattes écailleuses, mais souvent 
pourvues de douze ou quatorze pattes membraneuses ou ma- 
melons. Ces larves trouvent dans leur retraite de quoi se 
nourrir ; elles sucent et rongent l'intérieur de la galle , qui 
croît et prend de la solidité à mesure qu'elles en mangent 
rintérieur. 

Plusieurs de ces galles , considérées en général , ont une 



128 C I N 

cavité qui renferme mi certain nombre de larres Titrant 
en société* D^antres ont plusieurs petites cavités , entre ies-« 
quelles il y a des communications ; dans quelques autres on 
voit plus de cent cellules , dont chacune est habitée par une 
seule larve ; enfin d'autres espèces de galles n'ont qu^une 
seule cellule habitée par une larve qui vit solitaire. 

Les galles offrent de grandes variétés dans leur forme. 
V. Galles, ce sera le si^et d^un' article particulier, auquel 
nous renvoyons. Il nous suffira ici de présenter quelques 
vues générales. Les plus communes sont arrondies. Celle q[ui 
est la plus connue de toutes , qui entre dans la composition 
de l'encre, etqu^on emploie dans la teinture, est une excrois- 
sance produite par un insecte de ce genre. La couleur et la 
figure de quelques galles leur ont fait donner le nom Âes 
fruits avec lesquels elles ont une espèce de ressemblance. On 
en trouve sur le chêne , qu^on appelle gattes en pomme , en 
groseille , en pépin : on en voit qui imitent des fruits par leur 
tissu spongieux. Parmi celles qui sont dé^ forme ronde , les 
unes sont appliquées sur la plante , les autres n^ tiennent 
que par un court pédicule. Il y en a d^irrégulières, de com- 
posées et dont la structure étonne. Quelques-unes paroissent 
être une partie de la plante tuméfiée et épabsie ; telles sont 
celles qu^on voit sur le saule et T osier. Divers végétaux et 
leurs différentes parties en font voir de diversement figurées. 
Celle qu'on appelle galle chevelue ^ bàléguar^ est une pro- 
duction singulière. Son noyau est dur , solide , chargé et 
hérissé de longs filamens , détachés les uns des autres ; on 
la trouve sur le rosier sauvage , connu sous le nom à^égian-- 
tier cynorrho'don , qui quelquefois a trois ou quatre de ces 
galles. Le même arbuste en offre une antre espèce plus rare 
que celle-ci ; elle croît au bout de ses branches , où elle 
forme une masse composée d'une douzaine de petites galles 
de figures différentes. Ces deux espèces paroissent devoir leur 
origine au même insecte. La galle chevelue du rosier ren- 
ferme ordinairement des ichneumons, des chalcidites et àe^ 
cinips. Lequel de ces trois insectes a donné lieu à sa forma- 
tion ? On a été long-temps très-embarrassé pour prononcer; , 
çn est assez convaincu aujourd'hui que les espèces de deux 
de ces genres sont des parasites qui ont vécu aux dépens da 
yéritable habitant , le cinips. 

De tous les arbres, le chêne est celui sur lequel on trouve 
le plus grand nombre de ces tubérosités ; les unes ontla forme 
de petites pommes isolées ou réunies ensemble ; les autres 
aont hérissées de piquans ; il y en a de branchues : on en ▼oit 
qui ressemblent à de petits artichauts ou à des champignons. 
Des feuilles sont chargées de petites galles raboteuses , €pi 



GIN „3 

ont la forme de petitô botitoiis; d'autres feuilles du même 
arbre en portent une espèce qui ressemble à un petit gobelet 
ouvert. Il y en a d'autres qui sont aplaties , unies , (risées ; 
les unes sont ligneuses , les autres spongieuses , suivant que 
les œufs ont été insérés dans une portion de la plante ligneuse 
ou pulpeuse. Il seroit trop long de parcourir toutes les variétés 
de figures que nous offrent les excroissances dont la forme et 
la consistance paroissent dépendre de l'insecte qu'elles ren- 
ferment. 

Il n'est pas facile de donner des éclaîrcissemens sur les 
causes des variétés qu'offrent les galles , sur leur première 
formation et sur leur accroissement. La plupart augmentent 
de volume avec une rapidité surprenante. Celles de la plus 
grosse espèce croissent en peu de jours , et même , à ce qu'il 
paroft, avant que la larve soit sortie de l'œuf, de sorte que 
quand elle naît, son logement est tout fait , et n'a plus que 
peu à croître. Mais une-^ngularité digne de reniarque, et 
qu'on ne voit que dans ces insectes , c'est que les œufs des 
cinips , de même que ceux des tenthrèdes, ainsi que l'assuré 
Valisniéri , augmentent de volume ; ce qui prouveroit qu'ils 
sont entourés d'une membrane flexible , plutôt analogue à 
celle qui enveloppe les fœtus humains et ceux des quadru- 
pèdes , qu'aux coquilles des œufs les plus connus. 

Les larves prennent promptement leur accroissement , 
mais elles^restent ensuite cinq ou six mois dans la galle avant 
de se changer en nymphe. Les unes subissent cette méta- 
morphose dans la galle même, d'où elles ne sortent que sous 
la forme d'insecte parfait, après y avoir fait un petit trou ; 
les autres la quittent pour entrer dans la terre , jusqu'à ci» 
qu'elles aient pris leur dernière forme. Peu de temps après 
qu ils ont quitté leur dépouille de nymphe, ces insectes s'ac^ 
couplent , et les femelles font leur ponte. Toutes ne placent 
pas leurs œufs sur les plantes. 

Il y en a une espèce très-remarquable , qui , chez les an- 
ciens, a servi et sert encore , dans le Levant , pour la capri- 
fication ; opération qui consiste à employer ces cinips , pour 
hâter la' n^aturité de quelques svariétés de figues cultivées , 
parce q[u'on a remarqué que les figues sauvages dans lesquelles 
ils vivent , mûrissent plus tôt que les autres. - V, C aprifiga- 

TION. 

CliaPS DE LA GALLE A TEINTURE , DiploleDis gallœ tinctoriœ, 
Oliv. ; Diplolèpe de la galle à teinture , D. 6. o* Cette espèce a 
été décrite par Olivier dans son intéressant Voyage en Grèce, 
£lle a trois à quatre lignes de longueur ; le corps est d'un 
fauve très-pâle, et couvert d'un duvet soyeux et blanchâtre ; 
les yeux sont noirs ; les aii[es supérieures ont quelques uert 

\ii. 9 



,3^ CIN 

TUres bnuieâ i Pabdomen a sur le dos ode tacbe d'mi brotf 
noirâtre , très-lisse et fort luisante. 

Cet insecte éotI de la galle du LeVant ou du commerce 
qui est d^un si grand usage dans la teinture en noir, et dansla 
composition de Tencre principalement. Il est facile de se 
procurer ce çinips* On en trouve souvent de morts et de 
bien conservés , au centre des galles que l'on achète ici dans 
les boutiques. 

CiNiPS DU Chêne Tozm, Diplolepîs quercds Tozœ , Bosc, 
(journal d'histoire naturelle) 11 est on peu plus petit que le 
précédent , auquel il ressemble beatSroup. Le corps est d'un 
fauve moins pâle et moins soyeux; le» anlennes , les tarses , 
et même , à ce qu^il m'a paru , les Jambes , dans quelques- 
uns , sont obscurs ou noirâtres. Le cfor^elet a aussi quel- 
ques lignes peu apparentes , obscures 'f les- ailes supérieures 
ont des nervures noirâtres. Cette espèce diffère par-là de la 
précédente ; elle a d'ailleurs, comme elle, vroe tache noirâtre 
très-luisante et fort lisse sur le dessus de l^abdomen. 

On trouve ce cinips dans la gaUe dn Caêi^e Tozm (F, ce 
mot). Il est commun aux environs de Rayonne^ d'où il gagne 
les Landes jusqu'à Bordeaux. 

ClI^IPS DES FEUILLES DU Ch£n&, Dipiolepis guettas folii , 
Oliv. Il a près de deux lignes de long ; le corps est d'un bran 
foncé et soyeux , avec quelques espaces rougeâtres autour 
des yeux , sur le corselet et aux pattes ; l'abdomen est plus 
foncé et très-luisant : il aune petite touffe de poil^ à sa partie 
inférieure ; les antennes et les pattes ont des poifs assez 
longs ; les ailes supérieures ont des nervures noirâtres bien 
distinctes. 

Il vit sous sa forme de larve , dans une galle ronde et lisse , 
qui vient sur le revers des feuilles du chêne. Cette galle est 
commune en automne. 

Cii^iPS DU ROSIER , Biphlepis rosœ , Olîv. B a environ une 
ligne et demie de long ; le corps est noir ,. avec les pattes et 
l'abdomen, son extrémité exceptée , ferrugineux: les ailes 
sont transparentes. 

La larve vit en famille dans l'excroissance ligneuse et che- 
velue, nommée hedeguar, que produit le rosier sâuvâgei Cette 
galle renferme aussi souvent des chalcidites et des ichneu-* 
monides. 

Il est commun dans toute l'Europe. 

Cinips du li«rrb terrestre , Cymps gUchomt. Il a un peu 
plus d'une ligne de long ; le corps est très - noir , luisant , 
glabre, avec les antennes et les patHes rougeâtres ; le corselet 
est uni et marqué de deux lignes enfoncées sur le dos ; les 
cdtés et l'éçus^ou sont chagrinés ; Tabdomen est tr$s-lis«e ; 



1 



GIN t3, 

les ailes sont grandes et transparentes j les supérieures ont 
quelques nervures brunes. 

On n'avoit'pas encore bien décrit celte espèce, dont U 
larve vit dans une petite galle ronde du lierre terrestre. 

CtNiPS DU FIGUIER COMMUN , Cyidps ficus carlcœ ; Cynipà 
psenes , Linn. Nous avons lieu de croire , d'après la des^ 
cription que Pontedera et Bernard ont donnée de cet in- 
secte , que c'est un cinips. 

Cet insecte n'a guère qu'une ligne de long ; son corps est 
d'un noir luisant ; ses antennes sont longues, suivant Ponte- 
dera , noires , coudées , de onze' articles , dont le premier 
cylindrique , et les autres grenus, suivant Bernard et Olivier ; 
les ailes sont transparentes et sans taches ; les pattes sont d'un 
brun Boir ; la tête, diaprés Poiitedera , tire sur le jaunâtre, et 
le ventre de la femelle est terminé par une espèce de pointe 
tubulaire. 

La larve (Encyclopédie m^odii/ui) est blancbé, sanspattes^ 
et formée de douze anneaux. Elle se nourrh ' de Tintérieur 
des graines de la figue. La femelle dépose un œuf dans chaque 
semence , en pénétrant par Tdeil de la figue , au moment où 
elle est assez grosse pour que la fleur femelle soit sensible. 
Un mois suffît k la lardée pour parvenir à sa dernière méta- 
morphose. L'insecte sort de la graine par une ouverture qui 
suit constamment la direction du pistil. 

C'est avec ces insectes que les anciens hâtoiènt la maturité 
des figues. (V. Câïrification.) Cet usage s'est même per- 
pétué dans le Levant. 

Dans nos contrées méridionales ^ le cinips n'attaque que 
les figues sauvages. 

On trouve encore dans ces graines un autre insecte, voi- 
sin du précédent, qui est de sa taille, de couleur fauve, avec 
les yeux , les antennes , à partir du second article, et l'extré- 
mité des tarses , noirs ; les ailes sont blanches et transpa- 
rentes ; la tarière qui termine l'abdomen est une fois plus 
longue que .l^insecte , et noire. 

Grodehéù le regarde comme un ennemi de l'espièce précé- 
dente. •Bernard , qui a observé aussi le même animal, n'est 
foint de cet avis. Si le second insecte est un véritable cinips, 
opinion de ce dernier naturaliste me paroît préférable. 

Cinips des racines du Chêne, Cymps quercûs radicis , Fah- 
II est de la grandeur du précédent, d'un rouge-man;on très- 
luisant sur l'abdomen ; la tête et le corselet sont un peu 
soyeux : cette partie-ci est mélangée de noirâtre et de rou- 
geâtre ; les aiFessupé rieur es ont quelques nervures obscures j 
Tabdomen a sur le dos une petite tache transversè noire. 



i3i CIO 

Il vient d^une galle ligneuse et à plusieurs loges , qui se 
trouve sur les racines des chênes. 

ClNlPS LENTrcuL\lRE , Biplolepis lenticulaiis ^ Oliv. Cette 
espèce est plus petite , n^ ayant guère plus d^une ligue de 
longueur : elle est noire et luisante ; les ailes supérieures 
sont transparentes , avec un point obscur , marginal ; les 
pattes sont plus claires , brunes ou jaunâtres. M. Fabricius 
a nommé cette espèce cynîps longîpenms. 

La larve vit dans la galle que Réaumur appelle galle en 
champignon du chine. Elle est circulaire , aplatie , et d^ envi- 
ron une ligne et demie de diamètre. Elle est attachée au re- 
vers des feuilles de cet arbre , par un pédicule très-court ; ce 
qui la fait paroître sessile. Ces galles sont si abondantes, qu'en 
secouant les chênes , elles tombent comme de la pluie. Vers 
le mois d'octobre elles se détachent des feuilles , et passent 
l'hiver ensevelies sous les dépouilles de Tautomne. 11 n'y a 
guère plus d'une larve dans chaque lentille. L'insecte en sort 
dans les premiers jours duprintemps. Ces observations avoient 
été faites dans la ci-devant Provence , par Dantoine , qui les 
avoit communiquées à Olivier. Je les ai vérifiées aux envi- 
rons de Paris. Les chênes du bois de Boulogne offrent une 
grande quantité de ces galles. 

Ceux qui voudront connoître la figure de ce cinips et c 
du cinips du chêne tozin, pourront consulter la première dé-- 
cade des Illustrations iconographiques àe M.Antoine Coquebert. 

Voyez , pour les particularités historiques exposées à Par- 
ticle CtNiPS de la première édition de cet ouvrage , le genre 
MrsoCAMPE. Le cinips des chrysalides j représenté B. 2.7. 4- ? 
doit y être rapporté, (l.) 

CINJPSÈteS , Gni^sera. T^mlMe d'insectes de l'ordre 
des hyménoptères , que j'ai ainsi nommée , du genre Cinips 
de Geoffroy, et qu'il ne faut pas confondre aveccelui de 
Linnseus et de Fabricius , ayant la même désignation. D'à— 

i>rès la méthode que j'ai adoptée pour cet ouvrage , elle forme 
a troisième tribu, celle des Chalcidites, de notre famille 
des PuPrvoRES. Voyez ces deux mots, (l.) Ni 

CINNA, Gnna, Plante graminée , dont les tiges sont gla- \V 
bres et nombreuses , les feuilles larges et rudes au toucher, ^x,- 
la panicule rameuse, resserrée et composée d'épillets oblongs, ,: 

comprimés et uniHores. Ses caractères sont d'avoir : la balle 
extérieure de chaque épillet composée de deux valves oblon-* 
eues, comprimées, dont la plus grande est munie d'uiie barbe 
fort courte; la balle interne est pareillement bivalve, et ren- 
ferme une seule étamine et un ovaire supérieur, chargé de 
deux styles velus ; le fruit est une semence cylindrique , ren- 
fermée dans la balle florale. 



CIO ,33 

Ce genre, qnî, anjourdlmi , réunît cinq à six espèces, est 
le même qae celni qu'Âdanson a appelé Abola. Quelques 
botanistes le réunissent aux Barbons, (b.) 

CINNA, KINNA, Dioscoride. C'est probablement une 
espèce de Renoncule (^Ratamcubis acns^. Dans les onvra^ 
ges de pharmacie , de médecine et de botanique , on troure , 
décrite ou figurée sous ce nom, la racine de la Salsepareille 
'CHINA , et d'autres espèces du même genre, (ln.) 

CINNABARIS, Dioscoride. Il y a des auteurs qui pen- 
sent que c'est la Garance; d^autres que c'est le suc végétal 
appelé Sang-dragon. Les anciens nommoient encore cûi- 
naiarisj le mercure sulfuré.Pline parle de celui d' Almaden en 
Espagne , qui a conservé le nom de Cinabre. Ce mot cinna-^ 
bans tire son origine d'un mot indien , qui signifie rouge, (ln.) 

CINNAMOMUM. Nom donné, par les anciens, à la 
Cannelle (Lauruscùmamomum, Linn.), et par les botanistes 
de nos jours, à plusieurs Lauriers et à la Cannelle blanchs 
( H^inienuda candla ). (LN.) 

CINNAMON. Voyez le genre Grimpereau. (v.) 

CINNANA. Nom arabe du Cygne, (s.) 
CINNYRIS. Nom grec d'un très-petit oiseau inconnu, 
et employé par M. Cuvier pour sa division des SouimangaS. 

CINO. Nom du Cygne en Italie, (s.) 

CINOGLOSSE. r. Cynoglosse. (s.) 

CINOURA, CENOIRA, SINOUIRA, SENOURA. 

Noms donnés à la Carotte, dans diverses provinces du 

Portugal, (ln.) 
CINQ ÉPINES. Poisson du genre des Labres, (b.) 
CINQ LIGNES. On appelle ainsi un poisson du genre 

des Perches, Perça S-i/aeata^ Linn., que Lacépède a placé 

parmi ses Holocentres. (b.) ^ 

CINQ PARTS. Synonyme de Champignon a lobes, (b.) 

CINQ TACHES.Poisson du genre Coryphène. (b.) 

CINQUEFOIL, en anglais; cinquefoglio^ en italien. C'est 
la Quinte-feuille (^PaieiUtlIa repians , Linn. ). (ln.) 

CINZE, CINZO, CIME ou CIMEC. Noms languedo- 
ciens de la Punaise de lit. (desm.) 

CIO COQUE, Chiococca. Genre de plantes de la pentan- 
dne monogynie , et de la famille des rubiacces , dont les ca- 
ractères sont d'avoir ; un calice petit, à cinq dents; une 
corolle monopétale, à cinq découpures pointues et régu- 
lières; cinq étamines; un ovaire inférieur, arrondi, aplati 
lur les côtés, dont le style est filiforme et le stigmate simple 



i34 C ï P 

OU bdfide ; tme capsule arrondie, comprimée sur les côtés , 
couronnée par le caAîce^ et qai contient deux semences. 

Les ciocoques sont au nombre de six, quatre de TAmé- 
rîque méridionale , et deux des fies de la mer du Sud. Ce 
sont des arbrisseaux à feuilles opposées et stipulées, à fleurs 
disposées en grappes ou en panicules axîllaires ou termi- 
iialeÀ. L'un, Te Ciocoque a baies blanches, Chiococca ra- 
cemosa , Linn. , a pour caractère d'hêtre un peu sarmenteux, 
et d^ avoir les panicules de fleurs axîllaires. Sa racine, en 
décoction , est employée avec succès contre les rhumatismes 
et les maladies vénériennes, (b.) 

CIONE, ù'onus. Genre d^însectes de l'ordre des coléop- 
tères, section des tétramères, famille des rhinchophores, éta- 
bli par GlairvIUe , auteur de V ErUomoiogîe hebétique. 

Le genre Gione renferme tous les charansons raccour- 
cis , à forme presque globuleuse , à trompe longue et courbée, 
tels que les curculio blattariœ , scrophulaiiq^ , vei^asci, etc. 
Dans ces insectes, lés antennes sont Insérées près du milieu 
d'une trompe, ordinairement longue et menue ^ coudées, 
dc^dix articles, et dont les quatre derniers forment la massue; 
les cuisses postérieures ne sont pas propres à sauter. 

L'espèce la plus commune est le Cigne de la scrophu- 
S«AIRE, Ctonus scrophulanœ. Il est brun, avec le corselet et 
la poitrine d'un gris jaunâtre ; les élytres ont des côtes entre- 
coupées de points noirs et de gris ; la suture a deux taches com- 
munes, noires, rondes, cerclées de gris. Tune près de la 
hase, l'autre près de l'extrémité opposée. Il se trouve en 
Europe , sur les scrophulaires. (o. L.) 

' CIOTA ou CIOUTA. Variété de Raisin. T. Vigne. 

(b.) 

CIOUC. Nom piémontais du Hibou et du Scops. (y.) 

CIPA, CIPÈ, CIEPE. Noms de TOignon (^AlUum 
cœpa^ Linn.) dans quelques provinces d'Angleterre, {vs») 

CIPEL. Nom donné à I'Oignon, dans le pays de la 
Frise, royauQie de Hollande, (ln.) 

CIPERO. Nom iullen des Souchets ( Cyperus ). (l*N.) 

CIPO DE COBRA. Noni donné par les Portugais aii 
Caapeba ( Gssampdos caapeba , Linn. ). (ln.) 

CIPOLIN. Sorte de marbre rayé par grandes bandes 
de vert et de gris blanchâtre; il y en a de plusieurs variétés : 
le CiPOUN antique on statuaire , est un marbre saccharoïde, 
que qaeliqnes minéralc^stes considèrent comme une dolo— 
mie. On le place néanmoins dans la chanx carbonatée pure. 
Les anciens ont beaucoup employé ce marbre ; il pfiroft 
qa^ils le tirment de Callistos , dans Tile d'Eubëe. On en 



C I P ,35 

trouve d'approchant « en Daapklaë. Le cipoliino ' higio des 
Italiens est un marbre compacte , à fond gris-mat, avec 
des filets vert-brun très-embrouiilés. C'est un marbre an- 
tique. Ce mot cipoliino signifie ^ en Italie , oignon; il a ^té 
donné à ces marbres, à cause de la resseinblance qu'on 
a cm trouver dans la disposition de ses veines et celle des 
écailles de Toignon. V* Marbre, (ln.) 

CIPOLLA CANINA. Nom italien d'une Hyacinthe 
(^Hyacînihus comosus^ lion.), appelée vulgairement Yaciet 
et Jacinthe a toupet, (ln.) 

CIPOLLETTA. V. Cive, (ln.) 

CIPONE , Gponbna, Arbre de la Guyane, dont les feuilles 
font alternes , pétiolées, ovales, obLongues, très-entières ; les 
jeunes, couvertes de poils rougeâtres; les fleurs disposées en 
petits bouquets axillaires, fiamis à leur base de quatre à cinq 
petites écailles , bordées de poils couleur de rose. Ckacuue 
offre un calice monopbylle, velu, à cinq découpures; une 
corolle monopétale , tubuleuse^ rétrécie sons son limbe et 
(divisée en cinq lobes; trente étamines disposées sur deux 
rangs; un ovaire supérieur très-petit, ovale , surmonté d'un 
style velu , à stigmate en tête ; une baie ovale ^ noire , ren- 
fermant un poyau ligneux , à quatre loges , qui contiennent 
chacune une semence oblongue et striée. 

Lhéritier réunit ce genre à celui des Symploquès. (b.) 

CIPONIMA. Genre établi par Aublet, qui rentre dans 
i:elui nommé Symploque. V, Cipone. (ln.) 

CIPPy S VIARtJM. D'après Denys de Montfort , c'est un 
des anciens noms latins fies coquilles des genres Turritelle 
ou Vis. (j^ESM.) 

CIPRES. V. Cyprès, (s.) 

CIPRESSEI^MOS ou Mousse cyprès. En allemand , c'est 
le Lycopode des Alpes, (desm.) 
CIPRIS. V. Cypris. (desm.) . 

CIPSELUS. Nom générique du Martinet. V. ce mot. 

CIPULAZZA. Nom maltais des poissons du genre Scor- 
PÈNE. (desm.) 

CIPURE, Mariai. C'est une plante herbacée, de la fa* 
mille des iridées , dont la racine est un bulbe , dont les feuilles 
radicales sont étroites, pointues, striées; les tiges nues à 
leur base, garnies de deux feuilles à leur sommet, entre les- 
quelles sortent plusieurs Qeurspédonculées, renfermées dans 
une spatfae membraneuse. 

Chaque fleur consiste en une corolle divisée en six par- 
ties, dont trois extérieures plus grandes; trois étamines atta- 
chées au fond de la corolle; un ovaire inférieur, oblong, 



i36 C I R 

trigone, surmonté dW style épais, tnangulaîre, terminé 
par un stigmate à trois divisions ; une capsule oblongue , an- 
guleuse , à trois loges , et qui contient plusieurs semences. '■ 

Cette plante , appelée Trimésie par Salisbury , croît dans 
les savanes humides de la Guyane, (b.) 

CIQUE. C'est la même chose que le Bois amande, (b.) 

CIRCA-DWETA. Les Portugais étabUs dans l'Inde 
donnent ce nom au Tali des Brames, figuré dans YHortus 
malabaricus , 6 , /. 2^.' C'est un arbrisseau de la famille d)ea 
légumineuses. V. Tali. (ln.) 

CIRCjffilA, CIRCAIA. Dioscoride et Pline ont donné 
ces noms , dérivés de celui de Circée , célèbre magicienne , à 
une plante qu'on employoit dans les enchanteraens. Ce nom 
est demeuré ensuite à une herbe , connue autrefois sous le 
nom à! Herbe SairUrEtienne ^ qui est le Circœa luteUana^ Linn. 
V, Circée. (ln.) 

CIRCAÈTE, Grcaetus, Vieill; Falco, Lath. Genre de 
Tordre des oiseaux Accipitres, et de la famille des AcciPi- 
TRINS. Voyez ces mots. Caractères : bec robuste , garni d'une 
cire un peu velue, et droit à la base, convexe, con>primé 
latéralement ; mandibule supérieure à bords presque droits, 
crochue à la pointe ; l'inférieure droite , plus courte , obtuse ; 
narines poilues ^ ovales, transversales ; langue charnue , 
épaisse; tarses allongés, nus, forts; quatre doigts un peu 
courts, les. latéraux et le pouce à peu près égaux; les exté- 
rieurs unis à l'origine par une membrane; ongles un peu 
courts, presque d'égale longueur, peu crochus; l'interne et 
le postérieur les plus forts et les plus longs de tous ; ailes 
longues ; la première rémige plus courte que la sixième , la 
troisième la plus longue. 

Ce genre n'est composé que d'une seule espèce , connue 
sous le nom de Jean-le-blanc, Si l'on cherche à comparer cet 
oiseau , par son port et l'ensemble de $es' formes extérieures^ 
à d* autres espèces d'oiseaux de proie, l'on s'apercevra qu'il 
tient en même temps du pygargue , de la buse et du busard ; 
mais il s'éloigne plus du premier que de ceux-ci; car, comme 
dit BufTon, « il n'a de rapport au pygargue que par ses jambes 
dénuées de plumes, et par la blancheur de celles du croupion 
et de la queue ; mais il a le corps tout autrement proportionné 
et beaucoup plus gros, relativement à la grandeur, que ne 
l'est celui de l'aigle et du pygargue ; j>il tient de la buse, en 
ce que , vu de côté , et dans d'autres attitudes, il lui ressem- 
ble. Enfin il se rapproche du busard par la longueur de se% 
pieds , d'où est venue la dénomination de chef^oMer-blanche" 
queue ^ qu'on lui a donnée, par la membrane du bec et ses 
narines poilues. C'est d'après la réunion de ces attributs) que 



C I R ,37 

Je l'ai appela circa&e ( nom compose des mots frecs ih'iiuf , 
iiMand, Àirtt, w^/e). Ôes aulenrsenfonl un aigle, d'aulrcs', 
<me buse ; mais n'étant rëeliement ni l'an ni l'autre , ni même 
DQ busard, f ai cru devoir l'isoler génériqaemenl. 

Le Circaète je&k-le-blanc , Grcaëius gaJliais , Yieill. 
Falco gailicusy Lath.;pl. £. ai, fig. 3 de ce Dictionnaire. uLes 
faabttans des villages , dit Beloa , le premier naluralisie qui 
en a fait mention , connoissent nn obeau de proie , à leur 
grand dommafie, qu'ils nomment jeaD-le-blanc; carilmang^ 
leur volaille plus hardiment que le milan.... Ce jean-le-blanc 
assaut les poules des villages , et prend les oiseaux et connins ; 
car aussi est-il hardi; il fait grande destruction des perdrix, 
et mange les petits oiseaux ; car il vole à la dérobée le long des 
baies et de l'orée des forêts , somme qu'il n'y a paysan qui ne 

le connoisse Quiconque le regarde voler, advise en lui la 

sei^blance d'un héron en l'air, car il bat des ailes, et ne s'é- 
lève pas en amont, comme plusieurs autres oiseaux de proie, 
mais vole le plus souvent bas contre terre, et principalement 
soir et matin. >> ( HùL nat. des Oiseattx , pag. io3. ) A ce ta- 
bleau fidèle etpresquecompletdes habitudes du jean-le-blanc, 
on peut ajouter qu'il ne chaste guère que le malin et le soir , 
quoiqu'il vole très-bien pendant le jour; qu'outre les volailles 
qu'il peut attraper, et le menu gibier, auquel il fait une 
guerre très->active , il mange encore les mulots, les souris, les 
lézards, les grenouilles; qu'il saisit d'abord ces dernières 
avec ses ongles, et les dépèce avant de les ntanger, au lieu 
qu'il avale les souris entières, et en rend les peaux en petites 
pelotes; qu'il fait entendre une espèce desifllcment aigu; que 
son nid se troufe tantôt sur des arbres élevés, tantôt très-près 
de terre, dans les terrains couverts de bruyères, de fougères, 
de genêts et de joncs; enfin, que sa ponte est ordinairement 
de trois œufs d'un gris d'ardoise , et , selon M. Meyer, blancs, 
avec quelques taches d'un brunâtre clair. , 

Cet oiseau, qui, du temps de Belon, étoit commun en 
France, y est rare aujourd'hui; il a deux pieds de longueur 
totale ; toutes les plumes de la tête et du corps , blanches 
à l'orlgiae; le manteau et les couvertures supérieures des 
ailes d'un cendré rembruni; le dessus de la tête et toutes 
les parties Inférieures d'un blanc varie de taches rares , allo»- 

fées, et d'un brun clair; la queue carrée, traversée par des 
andes brunes en dessus, blanches en dessous; la cire, ' 
tarses et les doigts jaunes, selon BulTou; d'un gris-bleu, s 
vaniM. Meyer; le bec noir; l'iris jaune et la tête très-gros 
les ailes , en repos , dépassent un peu le bout de la queue, 
femelle paroît moins blanche parce qu'elle esl couverte, 
dessous et sur la tête, d'un plus'grand nombre de tac 




.38 C I R 

foe le Aille. Le jemme a «■ pkanee vlas feac^ 
; Li gorge , la poitrine ci le wBire fi 
pea de blaoc; les fc-iwlrr de la qo4 
pieds et les doigts dTane cowlfr 
bleoitre. (t.) 

Cl&CAÉTUS. ^OM g^Bcrifne ém JEAK-i£-HA3ic rayez, 

CiBCAETE. (t.) 

CIRCÉE, Grcm. Gesie de plantes de la dîaD^ric nfto- 
noçfmtj et de la iamîile des épilobîeiiDes , doat les carac- 
tères sont d'arozr : on calice composé de don fislioles cnra- 
leSt réfiéchîes et cadupKs; deux pétales ca coear et oorerls; 
dens étamloes plus loôgoes qae les pétales: ma ovaire iiifé- 
TÎeer, torbiiié, sonnooté d*iin strie à stigaiate échaocré; 
■ne petite c^mle pyrifi»nne, kéiissée de poils, Uocalairc, 
qui renlenne une semence dans chaîne loge. 

Ce genre cmilient deux espèces : la CnccE VCBE^ 

CÊSTC, CuTcea bâiedama j Limi., et la CimiMù islabbf., CtKea 

alfima^ Lîna. La première se tnNnre dans les bois et les liens 

cooTcrts, en Eorope et en Amérique; eDe est vnlgairenient 

appelée rioifrr mu; wMyirwnnés^parce qne, ancie n n em e n t^ on 

Temployoît beanconp dans les tncbantemens : anssi sa con- 

nmssance, les circonstances qni dévoient accompagner sa 

recbercbe et sa cueillette Cûsoient-ellespartie des articles les 

pins secrets de la «cience des Dmides. Ai^onrdlini elle a 

perdn tonte ^^ puissance surnaturelle; mais on remploie 

^lelquefois en médeône comme ▼uhtéraîre etrésoInlÎTe. (B.) 

CIRCELLE. V. Cercebelle. (s.) 

CIRCIA. Sarcelle d'été. F. Cakabd. (desk.) 

CI&COS. Nom grec , espagnol et portugais dn Busabd 

VS, M ABAIS. (t.) 

CIRCOS. Pierre citée par Pline , et dont fl ne donne 
aucune description. Bertrand, dans son Dictionnaire Ûryc- 
tolf^ijoe , appelle circos une sorte de pierre judaïque , en 
Ibnne de poire, et qni seroit une Pbinte d*Onrsin. (ln.) 

CIRCULATION. C^est une fonction assez générale dans 
les corps organisés des animaux et des végétaux Tascul aires, 
par laquelle les humeurs qn^ils contiennent éprouvent un 
mouvement, un changement continuel de place, il y a des es- 
pèces d'animaux chez lesquels Thumeur principale est mue 
constamment en un seul sens , de manière qu'elle forme un 
tour en revenant sur ses traces; c'est ce qu'on nomme chru— 
iatian, oumoupemad dradaioire. Ainsi , par exemple , le sang 
qui est descendu dans les pieds, remonte jusque dans la cavité 
Âroite dn cœur, par les veines, de là dans le poumon , à'oii 
il sort pour se rendre k la cavité gauche du cœur, lequel 
renvoie soit à la tête, $oit aux antres parties du corps. 



G I R ,33 

Cette circulation s^opère, à très-peu près 9 de la même 
manière dans Thomme , les quadrupèdes vivipares , les ce* 
tacés et les oiseaux. Le cœur est comme le tronc commun où 
viennent aboutir toutes les veines et d'où partent toutes les 
artères du corps. Mais il existe une différence remarquable 
entre Tarbre du système veineux et l'arbre du système arté- 
riel, qui viennent appuyer chacun leur tronc sur le cœur. 

Premièrement , le système veineux ramasse , par de petits 
rameaux dispersés dans toutes les parties du corps , le sang 
artériel qui a servi à le^ réparer. Ce sang est donc appauvri ; 
mais il reçoit en sa route, pour retourner au cœur, toutes les 
substances réparatrices que les sécrétions lui préparent. En- 
richi des trésors que lui fournissent la nutrition ou le chyle , 
l'absorption des lymphatiques , etc. , il s'avance vers ToreiU 
lette et le ventricule droit du cœur, qui l'envoie au poumon , 
où il se ramifie en vaisseaux capillaires extrêmement fins. Là, 
sa nature est changée par l'action de l'air (F. R£SPIRAtio]S[); 
il perd ses qualités de sang veineux ; il acquiert une couleur 
rouge éclatante ou vermeille , au lieu du rouge sombre qui 
le distinguoit. Il passe dans les extrémités capillaires de^ 
artères pulmonaires , redescend en tronc vers le cœur gau«7 
che, qui le distribue par l'aorte à tout le corps , le pousse 
jusqu'aux extrémités les plus éloignées , où il porte la nntri-* 
tion, le mouvement , la chaleur et la vie ; c'est de là quli 
est repris par les veines, comme nous Tavons dit. Ainsi , le 
sans artériel est centrifuge , le vçineux centripète. 

Il y a donc, en effet, deux systèmes sanguins, l'un vei- 
neux et noirâtre , l'autre^ artériel et rouge. Le premier tire 
son origine des rameaux capillaires de tout le corps , et vient 
aboutir aux rameaux capillaires veineux du ]poumon , en pas- 
sant par le cœur droit, qui est le principal moteur de ce fluide» 
Le second, sortant des petits rameaux artériels du poumon, se 
termine aux rameaux capillaires de tout le reste du corps , et 
son impulsion est déterminée parla contraction du ventricule 
gauche ou aortique du cœur, contraction plus puissante que 
celle de l'autre système sanguin, parce qu'elle a besoin d'eur 
yoyer le sang dans tout le corps , au lieu que la contraction du 
cœur droit ne pousse le sang veineux que dans les poumons. 

Qu'on ne soit pas surpris de nous entendre dire, cœur gau- 
che et C4Xur droit En effet, chacun de sts ventricules, garni 
de son oreillette , est un cœur parfait pour chaque système 
circulatoire. D'où il suit que lès animaux à sang rouge et chaud, 
qui ont deux ventricules au cœur, ont réellement deux cœurs 
accolés en un seul , tandis que les reptiles et les poissons, qui 
ont le sans froid et un seul ventricule , n'ont qu'un Cœur, 
Consultez l'article où nous traitons de cet organe. 

Ces deux ordres de systèmes sanguins jouissent chacun de 



i^o C I R 

leurs fonctions particulières. Tous les deux se rassemblent ett 
troncs d'autant plus considérables, qu'ils sont plus voisins du 
eœur, et se divisent d'autant plus, qu'ils s'en éloignent davan- 
tage. Chacun d'eux est donc un arbre de sang , l'un veineux 
ou noirâtre , l'autre artériel ou vermeil , lesquels ne se con- 
fondent point ; car le fluide de l'un ne peut passer dans les 
vaisseaux.de l'autre sans y changer de nature. Ainsi, dans le 
poumon , le sang noir devient rouge en entrant dans les àrtc- 
rioles soumises a l'influence de l'air ; dans le système capil- 
lairç du reste du corps, le sang rouge devient noir en entrant 
dans les vénules. Le changement de couleur s'opère donc dans 
les plus petits vaisseaux , et à chacune des extrémités corres- 
pondantes des deux arbres de sang. ( Voyez X. Bichat » AnaU 
gén, , tome 2.) L'arbre de sang rouge est le nourricier général 
du corps, de sortie qu'il s'appauvrit sans cesse; l'arbre do 
sang noir est le préparateur du sang rouge ; il s'augmente et 
s'enrichit sans relâche. L'un^ si j'ose faire cette comparaison, 
ressemble au trésor public d^ une nation qui salarie tous les 
fonctionnaires publics , qui exécute et répare tout ce qui est» 
nécessaire à Fexistence de' l'état; de même , ce système arté- 
riel nourrit tous les organes du corps. L'autre , ou le système 
veineux , est comme le fîsc et la somme des contributions pu-* 
bliques , nécessaires pour alimenter le trésor public. L ua 
donne , l'autre reçoit; mais s'il n'y a point d'équilibre ou de 
proportion entre ces deux fonctions, il s'ensuit un état maladif 
'de pléthore dans un cas, d'appauvrissement dans Tautre cas. 
Dans la jeunesse , le système artériel domine pour l'accrois- 
sement : c'est , au contraire , le système veineux qui sura- 
bonde dans la vieillesse. 

Pour que le sang ne descende point des veines dans les- 
quelles il est monté , il y a des valvules qui l'empêchent de 
rétrograder, et la pression des organes environnans le force à 
refluer vers les gros troncs veineux. II. n'en est pas de même 
du système artériel , car le cœur a communiqué au sang une 
impidsion vive que tes parois des artères augmentent encore 
en se contractant sur elles-mêmes ; de sorte que la circulation 
pourroit encore subsister pendant quelque temps, quand 
même l'action du cœur auroit cessé. Yoilà, de plus, ce qu'on 
remarque constamment chez des animaux à sang blanc, qui 
n'ont pas un cœur, mais seulement un vaisseau artériel au 
dos. Tels sont les insectes ; leur artère dorsale se contracte 
d'elle-même , ou fait la fonction du eœur. 

La circulation du sang n'est pas la même chez tes reptiles 
qui ont un cœur muni d'un seul ventricule ; elle se rapproche 
un peu de celle qui s'exécute dans le fœtus des animaux à 
sang chaud ; mais elle en diffère , en ce qu'une partie du sang^ 
va s'imprégner d'air dans des poumons cellulcux ou des braa-^ 



CIR ,4, 

chîes. Dans ce cas , la circulation nVst pas double, comme chez 
- " les espèces à sang chaud , car ce n'est qu'une petite partie du 

- sang qui se rend aux poumons; de sorte qu'elle n'égale jamais 
la quantité du sang des autres parties du corps > ainsi qu'on 
le roit dans les animaux à sang chaud. Ainsi , chez les rep- 

' tiles , des branches de la veine cave se rendent à leurs 
poumons , qui renvoient le sang dans l'aorte. Mais cette pe- 
tite portion de sang n'est qu'un épicycle dans la marche géné- 
rale de la circulation. Celle-ci s'exécute un peu différemment 

■ dans les poissons. Ils n'ont qu'une oreillette et un ventricule 
au cœur, qui reçoit le sang de tout le corps, l'envoie entière- 
ment p ar une seule artère bifurquée aux branchies (oi/Vw), des- 

I quelles ce sang sort et se réunit en un seul tronc artériel, pourse 
. distribuer dans toutes les parties. Ce tronc artériel,^ ou aorte, 
placé yers le dos , remplit la fonction d'un second cœur, bien 
qu'il n'en ait ni la forme ni le nom. V, Cœur. 

On trouve différens modes de circulation parmi les animaux 
à sang blanc. Ici ce n'est plus une liqueur rouge (excepté dans 
les vers de terre , les sangsues et autres helmintides), mais une 
espèce de lymphe blanchâtre h peu près uniforme, quoiqu'elle 
diffère prooablement dans leurs veines et leurs artères. Chez 
les sèches , il y a trois cœurs pour la circulation du sang. Le 

Îiremîer , placé au fond du sac qui renferme l'animal, envoie 
e sang à tout le corps par des artères; les veines le rapportent 
dans la veine cave , qui se divise en deux branches pour se 
i rendre aux deux autres cœurs ; ceux-«ci envoient le sang aul 
î branchies , d'où il sort pour retourner dans le premier cœur- 
Les mollusques rampans ou gastéropodes n'ont qu'un cœur, 
qui, recevant le sang des branchies , le distribue à tout le 
corps, d'où il revient dans les branchies par lés veines. Il en est 
à peu près de même chez les crustacés. Mais les insectes sont 
I pourvus d'un canal sanguin le long du dos ; cet organe sert de 
cœur ( F. l'article Cœur), et en se contractant successive- 
ment , il pousse et ramène ensuite la liqueur qui y est con- 
tenue ; car elle ne paroît pas en sortir, puisque ce canal ne 
présente aucune communication avec d'autres vaisseaux. C'est 
.' plutôt nne oscillation qu'une circulation; aussi les insectes et 
• les vers ne me parotssent point être réparés par les mêmes 
voies que les autres animaux. Je ne puis croire toutefois que 
la nutrition s'opère chez eux par une simple imbibition, 
comme on l'a prétendu , parce qu'un tel mode me paroît in- 
compatible avec la formation des faisceaux fibreux , l'allon- 
gement, l'extension de tous les organes. On ne pourroit ad- 
mettre cette supposition que dans les zoophytes , qui sont une 
masse muqueuse et molle , où l'on ne voit presque aucun or- 
gane et vaisseau circulatoire, jËn efjfet, les canaux aqueux 






ï4.a - C I R 

dont quelques genres sont munis ( les oursins, les astéries , 
les méduses) ne font pas circuler une liqueur alimentaire, 
mais seulement Teau dans laquelle ils sont plongés. 

Dans les végétaux , on observe , à la vérité , une sève as- 
cendante des racines aux tiges, et une sève descendante des 
feuilles et des tiges aux racines ; mais il n'>est point décidé 
qu^il s^exécute chez ces êtres une véritable circulation , bien 
que plusieurs naturalistes Faient admise par analogie. Voyez 
Arbre. 

Après avoir considéré la circulation dans ses diCfèrens 
modes , suivant les classes et les familles des êtres organisés • 
examinons les phénomènes particuliers qu^elle présente. 

Premièrement, dans tous les animaux che^ lesquels existe 
une véritable circulation , il y a un ou plusieurs cœurs , agens 
musculaires pour faire mouvoir le liquide réparateur. Tels 
sont rhomme , les quadrupèdes vivipares, les cétacés, les 
oiseaux 9 les reptiles, les poissons, les mollusques nus ou 
testacés, et les crustacés. Tous les autres animaux paroissent 
privés d'un système de circulation proprement dit. 

Secondement , les animaux à circulation sont tous munis 
nécessairement, soit de poumons, soit de branchies, ce qui 
forme une autre sous-division. Au contraire, tous les ani- 
maux sans cœur et sans véritable circulation ne respirent Pair 
que par des trachées ou des pores. Il en est de même des 

i plantes où Ton n'a point trouvé de vraie circulation. Mais 
es espèces d'animaux à sang chaud et les reptiles , ont des 
poumons ; la chaleur du sang paroît être toujours en rapport 
avec la quantité d'air respiré. Les poissons , les mollusques et 
tes crustacés ont des branchies ou des ouïes qui séparent 
l'air dissous dans l'eau, parce que cette dernière division 
d'animaux est presque toujours plongée dans ce liquide, taudis 
que les précédens vivent assez constamment dans l'air. Les 
teptiles qui passent une partie dé leur existence dans l'eau , 
comme les têtards de grenouilles et de salamandres , ont 
alors des branchies ; ensuite , devenant terrestres avec Tâge , 
ils ne respirent plus que par des poumons ; de là vient le 
changement de circulation qu'ils éprouvent, et que nous ex- 
posons aux mots Branchies et Respiration^. 

Troisièmement , tous les animaux pourvus d'un cœur ont 
aussi un foie ; ce qui indique un mode particulier de nutrition 
et d'assimilation, qui ne se trouve point chez les insectes , les 
vers et les zoophytes privés de cet organe. Le système ner- 
veux est , en général , plus étendu et plus considérable dans 
les espèces qui ont un cœur et une vraie circulation ; la vie 
est aussi plus longue et plus active chez la plupart ; le nombre 
des sens est supérieur à celui des autres espèces , puisqu'ils 



G I R . ,43 

ont presque tous Tor^anede Fouïe, qui manque aux animaux 
privés de cœur. Je soupçonne que ce s^ns sera découvert 
quelque jour dans les limaces et autres mollusques chez les- 
quels il n'est pas encore connu. 

On doit surtout considérer rinfluence des organes respi-^ 
ratoires sur le système de la circulation , parce qu'ils com- 
muniquent au sang des différences marquées qui le séparent 
eu deux espèces : i.® le sang rouge artériel; 2.<* le sang noir 
veineux, comme nous T avons dit ci-devant; mais les pro- 
portions respectives de ces deux sangs diffèrent suivant les 
classes d'animaux. Dans tous ceux à sang chaud, la quantité 
de l'un et de l'autre est à peu près égale ; mais la quantité de 
sans noir devient plus ahondante à mesure qu'on descend l'é- 
chelle des espèces animales, parce que l'acte de la respiration 
devient moins énergique et s'obscurcit insensiblement chez 
elles. Consultez l'article Respiration. 

A mesure que la respiration devient plus imparfaite et se 
resserre davantage, ta chaleur du sang diminue, et la circu- 
lation est plus lente ; le cœur, organe d'impulsion , est moins 
stimulé , moins actif, et les fibres du corps sont plus molles. 
Ainsi , vous verrez décrottref firritabitité musculaire à me- 
sure que vous descendrez des espèces de quadrupèdes vivi- 
pares et d'oiseaux, aux mollusques. La chaleur diminuera 
dans la même proportion ; car les oiseaux qui sont les plus 
chauds de tous les animaux , parce qu'ils respirent le plus 
abondamment, ont aussi des muscles extraordinairement irri- 
tables et mobiles , et une circulation très-rapide ; mais cette 
qualité de la fibre et cette fonction du cœur, diminuent à me- 
sure qu'on descend Vfcrs les mollusques, chez lesquels la res- 
piration est presque insensible , la chaleur à peu près égale à 
celle de l'atmosphère , la circulation lente et irrégulière , 
enfin la chair très-mollasse et visqueuse. Jl en est de même ^ 
peu près des crustacés au-dedans de leur coque. 

Dans Thomme et les animaux à sang chaud , la circulation 
est d'autant plus rapide, qu'ils sont plus voisins de leur nais- 
sance et de leur formation. A peine peut-on nombrer les con- 
tractions du cœur dans les fœtus , tant elles sont rapides; car 
elles vont au-deHt de cent quarante par minute. Il en est de 
même des petites espèces d'animaux à sang chaud. Au con- 
traire, plus les êtres appro^chent de la vieillesse et de la mort, 
moins les contractions du cœur sont nombreuses. A cet égard, 
les gros animaux sont vieux, en comparaison dés petites es- 
pèces ; car leur pouls est fort lent. Le liœuf a trente-six ou 
trente-huit pulsations par minute, le cheval trente -quatre , 
et l'éléphant encore moins; mais celles d'un pigeon, d'un 
moineau , d'une souris, sont si précipitées, qu'on n'a presque 



lU G I R 

pas le temps de les compter. Les femmes ont aussi le pouls plus 
vif que les nommes ; elles ont environ quatre-vingts pulsations 
par minute ; l'enfant naissant a communément cent trente- 
quatre pulsations par minute ; il n'en a que cent vingt à trois 
mois j cent cinq à quatre ou six ans , quatre-vingt-dix à sept 
ans 9 quatre-vingt-cinq à quinze ans; mais les teihpéramens 
font varier ensuite cette progression , car les adultes , d'un 
tempérament phlegmatique , n'ont guère que soixante pulsa- 
tions par minute , tandis que les bilieux en ont soixante-dix 
ou même plus au même âge. Pendant le sommeil , le pouls 
est aussi plus lent que dans le cours de la journée , et surtout 
le soir, car il est aussi moins agité le matin ; mais la quantité 
ordinaire des pulsations de l'homme est de soixante-dix par 
minute , comme l'avoit remarqué le célèbre Kepler. 

Les individus d'une grande taille ont aussi la circulation 
plus lente que lés petits individus. Ainsi Senac attribue quatre- 
vingt-dix pulsations par minute aux enfans hauts de deux 
pieds , quatre-vingts à ceux qui ont quatre pieds , soixante-dix 
aux hommes de cinq pieds , et soixante aux hommes de six 
pieds de haut. En effet, les géans ont tous le pouls fort lent, 
et ils sont mous et lâches. Le mouvement, la nourriture , 
augmentent l'activité de la circulation , de même que les ma- 
ladies fébriles. ( V, Bordeu , Recherches sur le pouls par rapport 
aux crises , etc. ) Pendant le sommeil , la vivacité du pouls 
décroît de dix pulsations par minute ; le froid et l'hiver la ra- 
lentissent aussi. Par une cause inversA , la chaleur et Tété 
l'augmentent. Aussi les hommes des pays chauds ont la cir- 
culation plus rapide que ceux des pays froids ; ceux-ci n'ont 
que soixante à soixante-cinq pulsations en hiver ; les Orien- 
taux en ont cent , et les habitans de l'équateur, jusqu'à cent 
vingt>par minute en été. Les colimaçons , dont le corps est , 
pour ainsi dire , toujours en hiver, à cause de sa froideur, ont 
un pouls fort lerit. Dans les passions et le travail d'esprit , le 
nombre des pulsations de Thomme est bien augmenté. L'o- 
pium le diminue, parce qu'il fait dormir et suspend T excita- 
bilité des organes. Les animaux à sang rouge et froid ont peu 
de pulsations. L'angutHe en a trente par minute , la vîpère 
vingt-huit; la tortue n'en a guère plus de treize; 

iflus le cœur est gros, proportionnellement à la masse da 
corps, plus la circulation sera prompte et rapide; c'est ce 
qu'on reconnoîtra en comparant la vitesse du sang et la masse 
du cœur dans l'homme et dans le poisson , le reptile et le 
mollusque. 

Gomme la chaleur augmente la vitesse de la circulation , el 
que le froid la diminue , les animaux qui passent l'hiver dans 
un état d'engourdissement; tels que lç9 loirs et les marmottes. 



C I R ,^5 

ont le sang dans nue sorte de stagnation ; chez eiix, la clrcu- 
ktion est cottime suspendue , ou du moins insensible. Par la 
même raison , ils respirent peu ou point du tout , et ne man- 
gent pas. Us sont dans un état purement végétal, comme la 
planttde datks la graine. Ils ont une vie en puissatice , non en 
action. Les femmes plongées datis un accès violent d'hys- 
térie, dans certaines suffocations , peutent éprouver te 
même état de stupeur. 

Souvent la circulation nVst pas d^une égale vitesse dans 
tons tes itieitibres du même individu , soit à cause d'une hé- 
miplégie, d'ujie paralysie, soit par quelque autre particularité 
on mode d'etcitatidn de chaque organe. 

NouQs verrons à l'article de la ftESPiHATtoîT , les causes de 
la diatèurdes^ animaux. Efles n'appartiennent pas directe- 
ment à la circulation, quoique , en général , les espèces aient 
plus de chaleur i mesure qae lent circulation est plus rapide ; 
mais il y a dés raisons plus immédiates de ce fait iinponant. 

La nature recèle encore bien des seèrefs dont nous n^avons 
aucune^ Connoissance. Nous ignorons, par exemple , les mo- 
difications vitales uu'eierce chaque ofgane sur le sang et la 
ccrcutatîon , lés dinérens usages du sang artériel et veineux 
dans certaines parties. Nous savons que le sang artériel est 
excitant et Vivifiam ; le s'ang veineux a âeé propriétés con- 
traires ; et s'il pénètre dans des artères , il y éteint la vie ani- 
male. Pourquoi cehii-ci est-il si abondant dans ta cavité ab- 
domiUale, le système hépatique, celui delà veine-porte, etc. ? 
Nous avons peu de données à ce sujet, et beaucoup d'hypo- 

dièses. (VIKEY.) 

CIRCULATION VÉGÉTALE. F. Arbre et Sève. 

(Toi-L.) 

CIRCUW. C'est Tun des noms de la Caille, en Sai- 
daigne. (nssM.) 

ClRCUS Brîsson (^Itègne animal) donne ce nom aux es- 
pèces de son genre accipiten , qui sont plus ordinairement dé- 
signées par celui de BtSARDS. V. ce mot: (desM.) 

CIRE. Les ornithologistes ont appelé cera en latin mo- 
derne , la membrane épaisse et charnue qui couvre la base du 
bec de plusieurs oiseaux , et paHiculièrement des oiseaux de 
proie; les méthodistes français se sont approprié cette ex- 
pression , qu'ils ont traduite par cire, (s.) 

CIRE , Cera. On a dû remarquer à l'article Abeille , 
comment cef insecte va cueillir sur les fleurs la poussière des 
étamidts , dont il fait de petits amas , et dont il charge ses 
deux pattes postérieures, pour transporte!^ ce butin à son do-» 
micile , et en construire les gâteaux. On a régardé ces petites 
pelotes confme de la cire brute ; cependant , quand on eta- 



^^ surface. 



i46 C I R 

jnine ces grains que les abeilles ont ei^eTés aux ëtamines des 
fleurs, on reconnoît aisément qu^ls ne sont pas de la cire , 
mais seulement la matière dont elle peut être composée. En 
pétrissant la cire ordinaire ^ quelque figure qu'on lui fasse 
prendre , ses parties restent toujours continues ; elle est duc- 
tile, et la petite boule que Tabeille apporte à la ruche^ ne Test 
Ea^ encore : elle ne se ramollit point entre les doigts, et s'y 
rise souvent , surtout lorsqu'elle est dépouillée de son hu- 
midité. On reconnoît toujours , k la vue simple , et encore 
mieux à la loupe, que la petite masse brute n'est qu^un assem- 
blage de grains, dont chacun, malgré les pressions réitérées, 
a conservé sa figure. En mettant une petite pelote sur de la 
cendre chaude , si elle étoit de cire^ dans un instant elle de- 
\iendroit coulante , au lieu qu'elle ne change pas de forme : 
elle jette de la fumée , se dessèche et se réduit en charbon* 
On peut faire au feu une autre expérience, qui prouve aussi 
décisivement que la cire brute n'a pas les propriétés de la vé- 
ritable : si on en forme un petit fil long que l'on présente à la 
flamme d'une bougie, il s^y allume, et brûle comme feroit un 
brin de bois sec et chargé de matière huileuse ; mais il ne 
se fond pas comme se fondroit , sans brûler, un petit rou- 
leau de cire. Cette matière également jetée dans Feau, tombe 
et reste au fond , au lieu que la cire remonte et reste à la: 



Ainsi, dans la supposition, généralemint admise anté- 
rieurement aux curieuses expériences de M. Hubert fils, qiie 
le pollen des fleurs forme la base de la cire , il est néces- 
saire que cette matière reçoive dans le corps des abeilles une 
élaboration particulière , pour qu'elle devienne de la cire 
véritable. Mais nous avons vu aux articles Abeille et Boun^ 
DON, que , suivant ce naturaliste , la poussière des étamines> 
récoltée par ces insectes , n'est destinée qu'à la nourriture de 
leurs larves ; qu'ils ne peuvent la convertir en cire , et que 
cette dernière substance n'est produite que par le miel ou 
des matières saccharines , dont là sécrétion se fait dans deà 
organes particuliers , et qui transsude par les intervalles de» 
anneaux intermédiaires de l'abdomen. 

Cependant , la cire et le miel , soumis à l'analyse chimi- 
que , présentent , dans leurs élémens , des différences re- 
marquables. Quelles que soient ces difficultés contre l'opi- 
nion de ilL Hubeit fils, ses expériences nous paroissent avoir 
été faites avec ce soin et cette sagacité qui distinguent cet ha- 
bile observateur. M. Lombard, dans la cinquième édition 
de son Manuel des Propriétaires des Abeilles^ rapporte un nou- 
veau fait qui vient à l'appui de la théorie de M. Hubert. 
Jjih Chevreuil s'occupe actuellement d'une nouvelle analyse 



C I R ,47 

chimiqae die ces deux substances. Il nous 'en fera probable- 
ment connoître les résultats^ et nous espérons être à temps 
i'en donner l'extrait à rariicle Miel. (g. l.) 

CIRI APOA. Nom brasilîen d'un Crabe rapporté sans 
doute à toit à Tespècé du Crabe mé^ai^E ( Cancer mœnas ]. 
. (desm.) 

CIRIE. Nom languedocien du Cerisier, (lïï';) 

CmiEGO , GÉRASA et CIRIEGIO. Noms donné» 
en Italie au Cerisier, (ln.) 

CIRIER. L'Agric couleur de cire de Jacquln porte ce 
nom en France, (b.) 

CIRIER. On donne ce nom à deux ou trois arbret^ dont 
les fruits donnent, par ébullition , une substance analogue à 
la cire et bonne à brûler lorsqu'elle est fabriquée en bougie. 
C'est à l'espèce de Gale qui croît dans rAmérique s^-^ 
tentrîonale ciu'il est appliqué le plus communément, (b.) 

CIRKELbAUM. L'un des noms allemands du pin saur- 
vage (P/iiM5 syhestris , L. ). (tw.) 

CIRLO. C'est, en Italie, le BruaKT zizi; etcirlo tnaUole 
Bruant fou. (s.) 

CIRLUS. V, Bruant: (desm.) 

CIRÔN, Siro. On désigne vulgairement, sôus ce nom, ^ 
Les plus petits insectes, et particulièrement les espèces du 
genre acarus de Linnseus. Cette dénomination est restreinte , 
dans notre méthode , à un genre d'arachnides trachéennes , 
de la Emilie des holètres, et de la tribu des phalangiens. Oa 
le distingue à ses mandibules saillantes , presque aussi lon- 
gues que le #orps, et à «es yeux écartés, sok sessiles , soit 
portés chacun sur un tubercule. « 

L'espèce 4'après laquelle j'ai établi ce genre , le Ciron 
ROUGEatre , Siro rubens , est d'un rouge pâle , arec les pieds * 
plus clairs. Je l'ai trouvée , dans les départemens méridio- 
naux de la France , au pied des arbres , sous la mousse. Elle 
est représentée pi. 6, fig. 2 du premier volume de mon 
Gênera crustac. et insectorum. Elle se rapproche à\i phaîangium 
rv6«ii5 d'Herman; et l'on peut rapporter au même genre 
les acares qu'il nomme crasssipes et iesludinarius. Son genre 
dron est le même que celui ^t^e tiOus nommons hdelle, V. son 
Mémoire a^érologiqut. (l.) 

CIROS. Nom webch de la l'ose sauvage ( Rosa canina , 
linn. ). (ln.) 

CIRPO et ESCIRPO. Noms espagnols des scirpes 
(srûvu;). (l^.) 

CIRQUE. Les géologues ont donné ce nom k des espaces 
circulaires ou elliptiques , qui sont environnés d'enceintes'de 
rochers abn^tes^ ou même de montagnes escarpées. Ces en-* 



f 



ti$ C I R 

ceintes^ qui QAt qa^Iifuc^îs âeip eu irci$ lieiies de (eireonfil-» 
rence^ ont quelque ressemblance avec les petits ouvrage» des 
hommes qui portent le même iiom. EUes se ti'ouNrent dai» la 
partie centrale et la plus élevée àe» ehaines de inontagnes pri- 
mitives; et c^est un d!es faits giéologiqittes le» {dus propres à jeter 
du jour svff la formation de cet ordre de montagnes ; mais il 
paroît quUl a été jusqu^ici eoi]^eri â'iMft voile impénétrable ; 
îe lâcherai dQ le soulever da^s un traité particulier de géolo- 
gie. (patJ) 

M. Faujas a donné la deicriptioa et la iguro du cirque 
basaltique d^Arhuacregs j dans l'île de Mobl^ V«ne de» Hé- 
brides. V. le t. 9 de s«» K$$imàa GégiQgm^ pL 29. (luc.) 

CIRQUINCHUM ou CIRQUINÇON. Nom que l'on 
donne communément au iateu à dix-huk bandés de la Nou— 
velfe-Espagne , et que Buffoo a adopté peur distinguer cette 
espèce des autres. V. Tatou, (besm.) 

CIRRHE. Synonyme de Vrille, (b.) 

CIRRJH.INE , Citrhinus. Souse-genre introduit, par Cuvier^ 
parfuilesEsocES, pour placer rEsocE cmaEUit de Blocbt 
Ses caractères sont : nageoire dorsale grande ; barbillon^ 
sur le ni^iUeu de la lèvre supérieure. (B.) 

CIRRHIPODES on CIRRHIPÉBES. On a donné ce 
Qom à un groupe d'animaux intermédiaires par leur organi-^ 
aation entre les mollusques et les insectes , et qui composent 
le genre An ATtFE ( amUifa , Linn. y (i>E$if .) 

CIRRHITE, drrhiius. Poisson de la mer de%Indes ^ dont 
..on doit la connoissançe à Comme rson. Il est. de la division 
des Abdojminaux, mais a de grands rapports de forme a^c 
les Tboracins , ressemblant beaucoup aux Hôlocentbes 
ou aux Perches. Le genre qu'il forme a pour caractères: 
sept rayons à la membrane des branchies , le dernier très-^ 
éloigné des autres ; des barbillons réunisi par une membrane^ 
et placés auprès de la '^pectorale , de manière à. représenter 
une nageoire semblable à cette dernière, (b.) 

C IRRITES des anciens. Pierres qu'ojatrouvolt dan^ l'es--' 
tomac de Tépervier : on leur attribuoit les mêmes vertus 
qu'aux autres pierres ou calculs qu'on retlroit du corps d'au* 
très animaux, (ln.) 

CIRSE 9 Qrsiumj Gaertn. Nom donné , par Toumefort,. 
à quelques espèces de Charboi^i; et de Si^Bratules , dont 
les calices ne sont pas épineux. Aujourd'hui ce genre est réta-« 
bli par quelques botanistes qui le précisent , en ajoutant au 
caractère de Toume£6rt , celui d'avoir des aigrettes plu- 
nvçu^e^ et im réceptacle couvert 4e paÂUQttfi^.Lea cicses cenr-- 



C î s ,4g 

meiitioBnées so4is le nom de Gha&don. (s.) 

CIRSE BEAM. Nom doim^ au cerisier dae» ^!^a^ 
ottBtoBs de l^À<igfte*erre. (ln.) 

CIRSÈLË, GrseKum^ Gettre de planta établi p2rr<iâétlnèt 
n est de la i^yngénésie polygamie égale, et a pour caractères; 
un calice imbriqoé de folioles épineoses ou non épineuses ; 
mi réceptacle chargé d'écaîlles joyeuses^ les fletirs dîi disaue 
hermaphrodites e^ celles de la circonférence femibiles et lin* 
gttlées ; les semences sont toutes semblables et leurs aigrettes 
sont plttmeuseâ. Ce genre est ttn dédotibkment des Atrâû- 
TTLIDES , et a pour type rAtïiAcVrtiDE msbTmttKE , Atrac-* 
tylis canceUata^ Linn. Il a aussi été fait par Âllioni, «ous. 
le nom d^AcARi^E. (b.) 

CIRSION, CIRSIUM, Dioscoridc, Plîne, etc. Ce, 
nom étoit donné à une plante épineuse à laquelle on attri- 
bnoit la vertu de guérir les Varices, cirsos en grec. Suivanti 
quelques auteurs, cette plante seroil le ^«tto/i^ arvenm, L. 
Toumefort en a fait le nom d^]a genre que Linaaeus avoit 
réuni auit chardons {^cûtéuus)^ qu^Adanson avoit confondu 
avec Tartichaut , et que Yentenat a rétabli de nouveau. F. 
CiRSE. Au reste , d'autres plantes de la syngénésie ont reçu 
ce nom ; elles sont jplacées maintenant dans les genres Ser-*». 

RATULE, LlATRlS, ChARJDON ( COTc/l/UJ ) , QuEKOUILLE ( oraH 

cus\ (LN.) 

CIRTODAIRE. Nom donné, parDaudin, aux GLVa-. 
MÈRES de Lamarck. (b.) 

CIRUELO* Nom^ espagnol duprumer (pnmusdomêstica^ 
Linn. ). (ln.) 

CIlS , Cis, Genre d^insectes , de Tordre des coléoptères y 
section des tétramères , famille des xylophages. 

Latreille a formé ce genre de plusieurs insectes , qui 
avoient été placés parmi les vrillettes et les dermestes, et qui 
cependant s^en éloignent beaucoup par leurs caractères, et 
même par leurs habitudes* 

Ijcurs tarses n'ont que quatre articles ; leurs antennes n'en» 
offrent que dix , et se terminent en massue perfoliée ; leurii 
palpes maxillaires sont beaucoup plus grands que les IsiiisLUKj 
et plus gros à leur extrémité ; ceux-ci sont presque sétacés ; 
le«r corps est ovale, rebordé et déprimé ; la tête , qui s^en- 
fonce en partie dans le corselet , présente , dans plusieurs 
mâles 9 deux petites émipences, comme celle de plusieurs. 
mâles d'hétéromères , qui se nourrissent des mêmes substan- 
ces qv'ènx'; le corselet est large ; les pieds sont courts , avec 
lea trois preipaier» articles des tarses égaux et velus. 



i5q C I s 

Les cis sont très-petîts et ont des couleurs sombres ; on 
les trouve à la fin de Phiver, et au commencement du prin- 
temps , dans les bolets coriaces, qui croissent sur les saules, 
les vieuK troncs de chênes ; ils y sont quelquefois en grande 
quantité , et se tiennent à la partie inférieure du bolet ; dès 
^ qu^on s^approche pour les prendre , ils replient leurs pattes et 

leurs antennes contre leur corps et se laissent tomber. 

L'espèce de ce genre, la plus commune aux environs de 
Paris , et qu'on trouve au printemps , est le Cis nu Bolet ; 
il est d^un brun obscur ; son corselet et ses élytres présentent 
de légers reflets soyeux ; ses pattes sont testacées. Il faut rap- 
porter au même genre Vanobium redculaiwn de Fabricins , 
espèce que Ton trouve dans la forétde Fontainebleau, (q.-l/) 
GIS. Nom polonais de V\î(taxus baccata, L.). (lt^O 
CIS , CISTRÉ, SAVEL ou TAPARAS. Noçis que l'on 
donne , en Languedoc , à une roche graveleuse de granité 
calciné, qui s'émie facilement et qui sert à amender les 
terres. ( L. d. Sauvage. ) (ln.) 

CISARUM. F. SisARUM , Chervi , Berle. (ln.) 
CISERRE, SISI;RRE. Noms vulgaires de la Grive 

DRAINE. (Y.) 

CISHE. Nom vulgaire du Cycnç. (v.) 

CISIOLA ou CISIOLETA, Nom vénitien des hiron- 
delles, (desm.) 

CISNE. C'est le Cygne, en espagnol et en portugais : 
on remploie aussi par corruption en France et en Italie. 

(de^m.) 

CISSA. Nom grec de la Pie. (v.) 

GiSSAMPELOS ( Vigne-Uerre^ en grec). Nom appliqué , 
par les anciens, à upe plante quierimpoit comme la vigne, 
et dont les feuilles étoient semblables à celles du lierre. L'oi| 
a pensé que ce pouvoit être le liseron des champs ou le lise- 
ron althéoïde ( cdnQohidus alûiedides , L. ) et les persicaires 
lisseroile et des buissons (^pofygonum cowohuhts etàumetorum. 
Linn.). V, Fuchsius, Lécluse, Lobel, Dodonée et Adanson. 
Linnœus a donné ce nom à un genre de la famille Ats Mé- 
NISPERMES , dont les espèces sont sarmenteuses , et dont au- 
cune n'a été connue des anciens. V, Pareire. (ln.) 

CISSANTHEMON , Dioscoride. L'un des noms donnés 
par les Grecs, anciens au Cyclaiîïe. (ln.) 

GISSARON. Adanson regarde comme une espèce de 
ciste , la plante ainsi nommée par Dioscoride. (LN.) 

CISSION , de* Dioscoride. Cet^e plante paroit être une 
espèce d'asclépiade. (ln.) 

CISSITE, Gssiies. Lat. Genre d'insectes, ne formant 
plus qu'une division dans celui d'HoRiE. V* Ce mot. (L.) 



C I s ,5i 

CISSIUS. Pline dit que le cîssitb >ëtoit tme pierre Llan- 
che dans laquelle on voyoit comme des feuilles de lierre. 
On ne^ sait de quelle pierre il a voulu parler : elle s^appeloit 
encore cittUes et ciytes, (ln.) 

CISSOPHYLLUM.(/««/fe de lierre). Dioscoride don- 
noit ce nom à un cyciame , et peut-être au Cyclamen hede- 
rafoKum^ L. (ln.) 

CISSOPlà. Nom générique du Pillurion. V. ce mot, 

CISSOS. Nom grec du lierre , que les Latins appeloient 
âssus et hedera. Linnœus en a fait le nom d^un genre (Achit), 
dans lequel il ne se trouve que des plantes inconnues h 
Dioscoride , Pline , etc. Tournefort et Adansdn avoient con- 
sidéré ce genre cissus comme ne devant pas être séparé de 
celai de la vigne. La salvadore de Perse a été décrite comme 
une espèce du genre cissus de Linnseus, par Fprskaël (cîssu» 
or&oiva). (ln.) 

VlISTE , Gstus- Genre de plantes de la polyandrie mono- 
gynie , et de la famille des cistoïdes , dont les caractères sont 
d avoir : un calice à cinq folioles ovales , pointues , dont 
deux sont extérieures et souvent plus petites ; cinq pétales 
arrondis ou en cœur, très-ouverts et disposés en rose; uni 
grand nombre d'étamines; un ovaire supérieur, arrondi , à 
style court, à stigmate en tête aplatie; une capsule obronde 
ou ovale , environnée par le calice, s^ouvrant en trois, en cinq 
ou en dix valves , unilocalaire ou divisée en autant de loges 
que de valves, et contenant des semences petites et nom- 
breuses. 

Tournefort avoît fait deux genres 9 des plantes qui com- 
posent aujourd'hui celui des cistes. Voyez au mot Héliat^- 

THÈME. 

Quelques botanistes ont voulu, dans ces derniers temps , 
renouveler cette séparation ; mais ils n'ont pas été écoulés. 
Quoi qu'il en soit^ on reconnoît généralement la nécessité de 
faire deux sections dans ce genre , qui contient près de cent 
espèces. 

Les cistes sont principalement propres aux parties méri- 
dionales de TEurope , et surtout à l'Espagne. On n'en con- 
noît que quatre en Amérique , et pas un seul dans l'Inde, la 
Chine , et les îles qui en dépendent. Les bords asiatiques et 
africains de la Méditerranée en fournissent aussi. - 

Les grande^ espèces de cistes servent, en Espagne , de 
bois à br&ler, et on retire , de quelques-uns , une résine 
odorante connue sous le nom de laudanum; mais , en général, 
ils sont d'une bien petite utilité pour Thomme. Si leurs 
fleurs étoient plus durables , beaucoup seroient propres à 



,5, C I S 

^tre tvfifXoyées daps les jar^ii^ d'^rp^emeia; maii quelques 
lieare^ le$ voient naître et périr. .G«peii4ant on y eulUre flu- 
sieurs de lear« espècejs, siutoi^tde celles qui eopsenreiit leurs 
feuilles et qui craignent le moins la (el^e. Certaines ontleors 
étamimes i^it^les, ^ plaint qn'op les voit tonvisnt agitées 
sans causes apparentes* 

Parmi les cistes proprement dits, et dont la fleur e^t rouge,, 
il fant distinguer : 

Le Ciste velu. Arbrisseau agréable , celui qui ^t le plos 
connu ou le plus evi^Loyé dax|S{les jardins d ornement ^ ei 
qai croit naturelleni^nt oan^ les parties méridionales de r£a-! 
rope. Ses caractères sent d'âtre frutescent , sans stipules , 
et d'avoir les * feuilles ovalcj^ , pétiplées , hérissées ; les pé- 
doncules longs et uniflores. 

Le Ciste be Crète, qui est frutescent, sans stipules, 
dont les feuilles sont ovales , pétiolées, rugueuses , hérissées, 
ondulées sur leurs bords ; les pédoncules courts , unifloriis ^ 
le^ feuilles calicinales veines , et terminées en pointe. C^est 
de c'ette espèce que Ton tire le Imuianum dans Vue de Candie, 
où il croît abondamment 

Le laudanum est une résine gluante « dW roux noirâtre , 
et d'une odeur assez agréable, que l'on emploie en médecine, 
extérieurement, comme émolUent, attâanant, et intérieure- 
uient, comme ^string^nt, fortifiant et calmant. Elle entre 
dans plusieurs emplâtres, dans les pastilles odorantes, etdana 
la thériaque. Les habUans de TArckipel egk portent souvent i^ 
la main pour en respirer le parfiim. On la croit spécifique 
contre la peste. » 

Pour récolter cette rjésinei on promène, pendant les plus^ 
grandes chaleurs de l'anpée et dm )our, sur les cistes, des la- 
nières de cuir attachées à un bâton. La matière résineuse 
fluide , qui transpire des feuilles de ces arbustes , s'y attache , 
et on larâclè avec un couteau. Un homme peut, parce moyen, 
en ramasser jusqu'à deux livres par jour. 

Parmi les cistes proprement dits , dont la fleur est blanche, 
il faut citer : 

Le Ciste a keuili«ps de laurier , lé Ciste de Chypre, 
et le Ciste lapanifère, qui ont beaucoup de rapports en- 
tre eux. Les caractères de ce dernier sont d'être frutc^ent, 
sans stipules; 4'^VQiK' les feuilles presque sessiles , connées , 
lancéolées, liné<)ires, glabres en dessus, velues en dessous, 
les pédoncules uniflores et garnis de bractées. Cette espèce 
couvre en Espagne des cantons fort étendus, ainsi que je l'ai 
remarqué pendant mon voyage dans ce pays. Les extréoûlés 
dQ ses rameaux , et leurs feuilles , sont garnies d'une résine 
gluante, plusaboudante pendant Tété; c'est un véritable /01M&1- 



<! I $ iS3 

KDPAle |i jl^ ^wfacf 4^ l'^ea9 9 ^ ^^ T-eiHieille aisameiit. On 
J'emploie 4^113 le p^fs# mais elle esX peu estkaée- ^« pi. B- 
16 pu cetarhrisAçau ^si figuré. 

P^rmi les cistes ^41i<ipt}ièBPM)« k feaiUes dépûonrnes de $JÙ^ 
pilles et à tiges liga^ip^es , se Ironveiil : 

LeCiSl^ h OKHi^ik» 4ojai les le«iUes «ont opposées, 
linéaires 9 reeoi^rbéeîf .e<i leurs bords 9 et les flei»rs en om«- 
beUe i^ r&xtrémté des rameaux. C'est ua sous-arbrisseau tpi 
vie^ ea touffe 9*et <fui n^est pas sans agrément au moment 
0^ il est eu âeur. Il se tr-ouve dans les parties méridionales de 
la France , et très-con^munément à Fontainebleau près Par- 
ris, lieu où croissent beaucoup d'autres plantes que 9 comme 
celle-ci , on ne trouve plus qu'à cent lieues au midi. 

I4 Cî^TE ÀFEUilLES ï)É MYRTE, quî cst coucbé, frutes- 
cent, et dont lés feuilles sont ovales, oblongues, aiguës, 
blancbes en dessous , yertes et relues en dessus , et les fleurs 
en ombelle. Cette espèce se trouve dans la partie intérieure 
de la France, sur les collines arides. 

Le ÇiST% ^ FEUILLES MEï^UES, dont les feuilles sont li^ 
méaires et^ alternes, celles de la base plus courtes , et le pé- 
dpi)cule upiflorçt Cette espèce se trouve dans les pays secs et 
pierreux , dans les sablés arides de Fontainebleau. 

Panao^ les cist/es béliantbèmes k feuilles dépourvues de stir 
pules et k Uges herbacées, ou compte ; 

La Ciste tâgbé, qu'on rencontre très-abondamment dans 
toate la France, sur le lM>rd des bois dont le sol est aride et 
sablonneux. Ses caractères sont d'avoir la tiga rameuse, les 
feuilles opposées, lancéolées, velues, à trois nervures, les 
Taureaux presque sans-bractées. U est annuel, et sa fleur est 
jaune avec une tache pourpre à la base de chaque pétale. 
Cett<^ fleur ue dure épanpuie qu'une heure ou deux.^ 

Le Ciste de la Caroline, dont Vcntenat a publié une 
figure dans son Recueil des plantes du jardin de Cels , et qui , 
ainsi que je l'ai observé dans son pays natal , ne se trouve 
que dans les sables les plus arides. Ses caractères sont d'avoir 
les feuilles radicales presque rondes , et celles de la tige al- 
teme.s, ovales , lancéolées et velues. 

Les cistes hélianthème^ à feuilles accompagnées de^ sti- 
pulas et à tiges ligneuses , qu'on doit principalement citer, 
sont ; 

Le Ciste hiêliakthème proprement dît , quî est couché, 
dont les feuilles sont oblongues, repliées, blanches en des- 
sous , dont le calice est très -velu, et les fleurs jaunes. C'est 



i54 C I wS 

le plus commun de tous : on le trouve sur les collines sèches 
de rintérieurde laFrance, qu'il couvre quelquefois de ses fleurs. 
U y est presque toujours accompagné du Ciste barbu, qui a 
les fleurs blanches , les feuilles vertes des deux côtés , et qui 
-est barbu dans toutes ses parties , mais qui du reste lui res- 
semble complètement par sa manière d'être. 

Parmi les cistes à tiges herbacées de cette division , il n^en 
est point qui soit dans le cas d^étre cité préférablement aa 
Ciste d^Egypte , dont les feuilles sont linéaires , pétiolées , 
le calice renflé et plus grand que la corolle : il est annuel. 

Cavanilles a figuré un grand nombre |de cistes dans ses 
Icônes plantarum, (b.) 

CISTÉES. Synonyme de Cistoïdes. (b,) 

CISTÈLE , CîsUla. Geoffroy désigne ainsi un genre 
d'insectes, de l'ordre des coléoptères , que presque tous les 
autres entomologistes nomment , avec Linnseus , bprhus y 
Bybuhe {Voy, ce mot) ; mais il est un autre genre du même 
ordre, auquel Fabricius a transporté la dénomination de 
cistèle, et c'est' celui dont il s'agit dans cet article. Il appar- 
tient à la famille des sténélytres, section des hétéromèreç. 
Il se distingue des autres de la même famille, par se3 tarses 9 
dont tous les articles sont simples et ses mandibules sans 
fissure ou échancrure à leur extrémité, ou terminées par une 
seule dent formant la pointe. Ce genre a de l'affimté avec 
celui des hélops. Les antennes et les palpes varient un peu, 
selon les espèces ; je n'ai point trouvé de limites précises 
entre cette coupe générique et celle des Allegules, aile- 
cula , qui en a été démembrée. 

Les cistèles ont le corps allongé, peu convexe ; les élytres 
coriaces , légèrement flexibles à leur extrémité , et deux 
ailes membraneuses , repliées ; le corselet un peu rebordé ; 
les antennes filiformes , de la longueur de la moitié du corps, 
composées de onze articles, dont le second court, et les 
suîvans coniques ; la tête distincte , plus étroite que le cor- 
^selet; la bouche composée de deux lèvres, dont l'inférieure 
bifide ; de deux mandibules simples, cornées ; de deux mâ- 
choires bifides ; de quatre antennules filiformes ; enfin les 
tarses filiformes, composés dé cinq articles aux quatre pattes 
antérieures , et seulement de quatre aux postérieures. 

Ces insectes ont été confondus avec les chrysomèles, les 
ténébrions et les mordelles ; leS; antennes et les tarses les 
en distinguent suffisamment. 

Les cistèles fréquentent les fleurs et volent avec assez de 
facilité : leurs larves sont encore inconnues. 






ers ,55 

Paniii un assez grand nombre d^éspèces décrites , les plus 
connues sont : 

La Céramboïo£ ; elle est noire ; le corselet est rétréci an<! 
tériearement ; les élytres sont striées , testacées. 

La SuLPHUREUSE , pi. ]g. 37 , 5 , est jaune , à élytres sul- 
phureuses. 

La MuRiNE est noire y à élytres , antennes et pattes tes- 
tacées. (o. etL.) 

CISTÉLÉNIES, Gstdemœ. Lat. Famille d'insectes co- 
léoptères , composée àR% genres : Œdemère, Cistèle et 
Rhinomacer ; elle est maintenant réunie à celle des Stetïe* 
tYTRES. ( Voyez ce mot. ) (l.) 

CISTENBEAM. Nom du châtaignier dans la langue 
teutonique. (Lif.) 

CISTICÂPNOS , Cistkapnos. Genre établi aux dépens 
des fometerres. Il a pour type^ la Fumeterre yésicui^euse. 
U n'a pas été adbpté. (b.) 

CISTICERQUE. V. Cysticerque. 

CISTOÏDE. Plukenet (iWa/i/. 5o, tom. ifi, f. 3 ) donne^ 
ce nom à un arbrisseau du Cap de Bonne-Espérance , qui 
est le mahemia yerticiilata^ L. Il a été encore appliqué à une 
espèce de Turnèbe , fumera cistdides , L. ; à une Herse , 
tribidus cîsidides , L. Toutes ces plantes ressemblent aux cis- 
tes , surtout par la délicatesse et la couleur jaune de leurs 
fleurs. Ce nom est aussi celui d'une petite famille également 
appelée des héiiarUkèmes 9 et qui comprend le genre ciste, (ln.) 

CISTOIDES, Gsioùleœ , Jussieu. Famille de plantes , 
dont les caractères de la fructification sont : un calice à cinq 
divbions ; une corolle formée de cinq pétales ; des étamines 
nombreuses ; un ovaire simple , à style unique , à stigmate 
simple ; une capsule polysperme , uniloculaire et unîvalve , 
ou multiloculaire et-multivaive ; à valves séminîfères le long 
de leur partie, moyenne ; à placenta septiforme ou linéaire ; 
des semences nombreuses , petites j k périsperme charnu , à 
embryon roulé en spirale ou à*radicule simplement courbée 
sur les lobes. 

Les plantes de cette famille ont leur tige frutescente, 
subfrutescente ou herbacée, et poi:tent des feuilles simples, 
presque ioujours Opposées , munies ou dépourvues de sti- 
pules ', les fleurs, d'un aspect a^éable , sont communément 
disposées en grappes terminales , ou presque en ombelle 
corymbiforme. La durée de l'existence de ces fleurs est très- 
courte; leurs pétales ouverts en rose , se détachent ordinaire- 
ntent le jo^r pu ils se sopt épaqouiç.. 



i56 C I T > 

Veotcnat ra|i|M»rie 1 cette laniiie, qui est h dix-nen^ 
TÎème de la treizième classe de son Tabùau du Rh^ne vêgêUd^ 
dont \t^& caractères sont ignrés pL 17, n.» 5 <fai même oa- 
vrage , duquel on a emprunté l'expression ci -dessus , seu-* 
lement trois genres ; encore le dernier ne lui convient - il 
qa*en partie : ce sont le Ciste , HtlÉLiANTHÈME ei la YiO- 

LETTE. (B.) 

CISTRAS. Marne et tnf , en langnedociên. (lu.) 
CISTRE. Nom que les liérgers du Mcsin doment à 

TÂÉTSUSE a FEUfUfS €APIU«AU&£S. (b.) 

CISTRE. r. Cis. (LU.) 

CISTULE. Sorte de tubercule creux , qui naft sur les 
Lichens , se déchire dans sa maturité , et laisse voir au centre 
des fibres qui supportent les bourgeons sérainiformes , aa 
moyen desquels la reproduction s'opère (b.) 

CISTUS. N(Mn latin du genre CisrrE. Il vient du mot 
grec d$tos , qui servait à désigner un arbAsseau. On croît 
que le dslos et le kistawi de Dioscoride , sont deux espèces 
du genre ciste de Linnaens , 'dont les nombreuses e^^ces 
portent le nom de cistus et de chamaecistus , dans presqua 
tous les anciens ouvrages de botanique. Il y a encore des 

filantes qui , par leur ressemblance avec les cistes , soit par 
e port, soit par les fleurs, ont reçu ce nom. Ce sont des 
azalées, des kalmies, à.^ ledons, des diosma, une turnère 
iumera ulmifoUa , X<« 9 ^^ télèpke , teUphium imperati, des ^i*r 
dromèdes et des rosages. F. Ciste et HÉUAimiÈME. (ln.) 

CITâMBEL. Nom malabare d'une espèce de Nym^ 

Îbaea ( N. sUHata , IVîlld. Andr. bot t. 33o ) , figurée par 
Ihéede , Mal. 11 , tab. a 7. (ln.) 
CITA-MERDU. (Rhéed. Mal.j , t. ai.) Nom malabare 
d^une espèce de ménisperme Çpumspermum cordîfoiium^ WiUd.) 

(LH.) 

CITELLUS. Quelques anciens auteurs désignent par ce 
nom la Maamotte souslic (desm.) 

CITERNE. Réservoir où Ton conserve Teau de pfane 9 
dans les lieux où Fon est privé des eaux de source. (PiiT.) 

CITHAREXYLLUM, bois de guiltare en grec. Nom 
latin du genre Guittabin. Plukenet Ta donné , le premier, k 
une espèce de ce genre (^€iihar. cmemun, 1j. ). lônnans Ta 
rendu ensuite générique, (ln.) 

CITHARINE, (Marims. Sous-genre de poussons étdbli 
ar Cuvier parmi les Salmones, sous la considération de 
a bouche déprimée , dont le bord supérieur est formé en 
entier par les intermazillaires ; des maxillaires sans dents* 



i 



C I T , rSy 

Le Seerasaoie ciTilAiiKB, de GèdEfri»y , pi. 5, de la 
partie des poissons du grand ouvrage de la Commission 
d'Egypte , sert de type à ce sous-|«nre. (b.) 

CITLI. C'est , à la NouveUe-Éspagne , le Tapétï. (s.) 

CITOCACION. L'un des Boma donnés parles Romains 

à la camélée ( Cneorum tricaccom^ L. ). (iJ(.) 

CITRAGCA, CETRACCA, Nom» italiens du cétérach 
{aspîemum ceteracb 9 L )« (UESli.) 

CITRAGO. Gesaer dconoit ce nom à la mélisse : on 
sait €fie cette plainte a l'odeur do cîiro». (ln.) 

CITRANGULA. Caesalpin donne ce nom à une variété 
acre du citron, (ln.) 

CITREOLLUS , Caesalpin. C'est une variété du melon. 

CITREUM, Tournefort. V. Cïtrus. (ln.) 

CITRIA, MALA CITRIA. Noms donnés au cédrat, va- 
riété du citron. V, Citïiownier. Suivant Lobel , ce seroit 
le cédros ai Théophrastc. (i.N.) 

CITRIL. V. Serin cini et Venturon, article Frin- 

fiILLE. (V.) 

CITRINELLE. DénomînafîoQ que des ornithologistes 
ont <lonDétt au bruant de France. V. Bruant proprement 
^it. (s.) 

CITRO et PASTECO. Noms languedociens d*une sorte 
4e melon, dont ht chair est ferme et verdâtre , et que ton 
confit au sacre et au moût, (ln.) 

CITROBALANUS, Daléch. C'est le Myrobolan citrin. 

(JLN.) 

CITROENKRUID. Nom hollandais de la méFisse ofïï- 

cinale. (ln.) 

CiTROMYNTA. Nom donné, en suédois, à la menthe 

ou banme des jardins (^méntha gentUis^ L. ). (ln.^ 

CITRON. N'om fraonçaîs ^pe^Hié^rhamné^ de Linn. (l.) 
CITRON. Nom que porte le fruit du CiTRQQfNiBR. (d.) 
CITRON DE MER. Nom vulgwre. des Boris, (dessi.^ 
CITRON DE TERRE, C'est I'Ananaâ (r) 
CITRON AD E , CITRONELLE. Noms vu^«*es de la 

mélisse (^melissa officinalis ^ L. ), et d'une espèce d'armoise, 

{artèmUia aèroianum, L. ). Ces deux plantes ^ sujctoiit latpre-" 
miére , ont une odeur de citron assez forte.. (LN.) 
CITRONE. Nom italien des Citrons, (ln.) 
CITRONELLE. r. CiTRONADE. 

On appelle aussi de ce nom, la ]$l£Ailss£ CfffiClNiXE^ 
et à Cayenne , le Goyatier. (b.) 



i5« C I T 

CITRONEM KRANT. L'un des noms allemands de la 
mélisse officinale, (ln.) « 

CITRONNIER, CUrus meéUca^ Linn. Arbffe du genre 
des Oranqers , originaire des pays chauds des deux conti- 
nens, et appartenant à la famille des Hespéridées. Quoique 
les différences spécifiques qui existent enIVe le citronnier et 
l'oranger soient bien caractérisées; comme ces deux ar- 
Jbres se ressemblent beaucoup , non-seulement par le port , 
mais par plusieurs de leurs parties ; comme ils offrent d'ail- 
leurs dans la beauté , le parfum et Femploi de leurs fleurs et 
de leurs fruits , une foule de rapprochemens qu'il seroit dif- 
ficile de présenter d'une manière agréable et sans se ré- 
péter , si l'un et l'autre étoient traités séparément ; comme 
enfin leur culture est à peu près la même en Europe et 
dans leur pays natal, j'ai cru devoir les réunir dans un 
même article , pour l'avantage de ce Dictionnaire et du 
lecteur. Vqy, l'article Oraitger. (d.) 

CITROSME , Cùrosma. Genre de plantes de la dioécie 
icosandrie , dont les caractères consistent en un calice cam-^ 
panulé ou urcéolé , dont le limbe a quatre ou huit dents ; 
dans les fleurs mâles, sept à soixante étamines ovales , 
aplaties, pétaliformes ; dans les fleurs femelles, trois à dix 
ovaires supérieurs, à styles tubulés et à stigmates simples. 

Le fruit est une baie ovale , charnue , ombiliquée , re- 
couverte par le calice , couronnée par son limbe , unilocu- 
laire , se déchirant inégalement et avec élasticité pour 
la dispersion des semences , et contenant de trois à dix se- 
mences ovales, osseuses, à demi-enveloppées dans une 
arille charnue. 

Ce genre , qui a été établi par Ruiz et Pavon , contient 
sept espèces d'arbrisseaux du Pérou , qui exhalent une odeur 
de citron, (b.) 

, CiTROtJILLE. Espèce du genre Courge, (b.) 

CITROUNELLA. Nom donné , en Languedoc , k la 
Mélisse officinale, (ln.) i 

CITRULLUS. Nom latin de la CitrouiUe. K Ci- 
trouille, (lk.) 

CITRUM. Différens botanistes anciens nomment ainsi 
le Citronnier {CUrus medica* ). (L^*) 

CITRUS. Nom latin du genre CiTROimiER , dans lequel 
Linnseus a placé également TOranger. Selon quelques au- 
teurs , le mot de Citrus dérive de celui d'une ville' d'A^e , 
appelée Gtria , Gtrea, V, Orai^ger. (ln.) 



CIV ,53 

CITTA. Nom arménien du Chat, (desm.) 

C ITT A y GUa. Nom donné par Loureiro à un genre ^ 
qa^il a établi sur le DOLic brûlant , figuré par Kumphiuà 
sons le nom de Lohus litioralis. C'est le Mucuna d'Adanson. 
V.90JAC. (b.) 

CITTITES. V. CissiTis. (lis.) 

CITULE, Ctula. Poisson de la Méditerranée que Cuvier 
regarde comme devant former un sous-genre parmi les Ca- 
RANX, sous la considération que les premiers rayons des na- 
geoires dorsales et anales sont allongés en faux. Ce poisson 
n^a encore été ni décrit m figuré, (b.) 

CIUCIO. C'est un des noms de l'AifE, en italien, (desm.) 

CIXJFOLOTTO. L'un des noms italiens des Bou- 
vreuils, (desm.) 

CIURO. Nom portugais de I'Ecureuil. (bssM.) 

CIUS. Nom de la Hulotte sur les Alpes et du Scops, 
dans les pays piémontais que l'on appelle les Langues, (v.) 

CIVADE. Nom du Crai^çok vulgaire. C'est aussi une 
variété d' Avoine, (b.) 

C I VAD ode MAR- (Avoine de mer). C'est le nom 
languedocien des Crevettes 9 crustacés du genre PaljEmon. 

(desm.) 

CIVE ou CIVETTE. Nom d'une espèce cultivée du 
genre Ail. La Cive est vivace ^ se plante ordinairement en 
bordure , et se multiplie par séparation des oignons. Ses ca- 
ractères sont/assez difficiles à exprimer ; mais on la recon- 
noit facilement à sa hauteur , qui ne surpasse pas un defài-^ 
pied , lors même qu'elle est en (leur. Son goût est doux et 
aromatique. Cette espèce {AUium sckœnoprasum , Linn.) , est 
appelée en Angleterre, Cwes , Chives; en Portugal, CeboUnha 
dlngtiierra ; en Espagne , CiboUna ; et en Italie , Gpoletta et 
Veita. F, Ail. (b.) 

CIVELLE. On donne ce nom , sur la Loire-Inférieure, 
au Petrgmyzon branchiale , qu'on y prend en immense 
quantité , et que les pauvres consomment. Quelques per- 
sonnes pensent que c'est une espèce particulière d'Anguille 
qui ne devient jamais plus grosse, (b.) 

CIVETTA. Nom italien de la Chouette commune , 
Si/ix ulula , Linn. ). (desm.) 

CIVETTE, Vwerra, Linn., Erxleb. , Cuv. Genre de 
juanunifères carnassiers» digitigrades^ ayant pour caractères: 



.6o C I V 

six încisîres à chaque mâchoire, placiées sur une même ligne ; 
deux canines assez forte» et coniques ; six molaif es de chaque 
câté, à la mâchoire supérieure, savoif , trois fausses mo-* 
laires un peu coniques et comprimées, une carnassière ^ 
grande, tranchante, aiguë et presque tricuspide,. et 4kux 
tuberculeuses; six molaires également à la mâchoire infé- 
rieure ^ savoir : quatre fausses ' molaires ^ dont une tombe 
le plus souveiit; une carnassière forte, hi<^ttspîde, avec deux 
tid>ercules dm côté interne; une seule tuberculeuse fort 
grande. Le corps est de moyenne taille, svelte ; k tête lon- 
gue, le museam pointu; la langue recouverte de papilles 
cornées , conune celle àe& chats ; fa pupille Se contractant 
en une ligne transversale ; le» oreiHei» courtes , arrondies et 
droites ; les mamelles tantôt au nombre de six , savoir : 
quatre pectorales et deux ventrales ; tantôt au nombre de 
quatre, toutes yentrales; tous les pieds à cinq doigts , dont 
les ongles sont à demi rétractiles ; la cptevie longue , à peu 
■gréa cylindrique, non prenante ; un petit catcwutj etc. 

Dans ces animans , on trouve , entre ks organes de la 
génération et Tanos, une poche plus ou moins considérable 
ou un simple enfoncement de la peau qui renferme une ma- 
tière grasse très-odorante, connue sous le n'om de faux musc 
«Osée civette, 

V Tons ces caraetèrei^ se raipporient 2(ux e^ceâ eoniprbes 
ar Linnaeus dans son genre vwerra , genre dans lequel Gme- 
et les, autres nomenclateurs ont fait entrer ensuite àes 
animaux qui sont de véritables martes; tandis qu'il» ont 
placé dans le genre des martes, des animaux qui appar- 
tiennent aux vwerra de Linnseus. 

MM. Geoffroy et Cuvîer avoiene d^àbord partagé ces 
vîoerra en deux genres distincts, savoir : les Mangoustes 
( Ichneumon ) et les Civettes ( Vwerra ) , en renvoyant aux 
genres des martes et de3 moufettes^ les espèces qui leur con-> 
venoient; et nous avions formé d'une espèce^ le genre su^ 
ricaie , auquel lUiger a donné depuis le nom de Ryzacna. 

Dans son Règne anîmaè^ M. Cuvier remarquant que tous 
ces animaux présentent les mêmes caractères dans le nom- 
bre, la forme et la disposition de leurs dents, et la présence 
d^une poche plus ou moins étendue , plus ou moins divisée 
sous fa queue , les réunit de nouveau , sous le nom gé- 
nérique de Civettes, Vwerra. [Néanmoins il les partage en 
quatre groupes distincts, auxquels il assigne les caractères 
suivans : i." les cwettes proprement dites : poche profonde, 
située entre Fanus et les organes de la génération , et divisée 
en deux sacs, se remplissant d^une pommade abondante, d^une 
forte odeur musquée î 2.® losgcncUes : poche ise réduisant à 



K' 



li. !4. 





i 



) 



3 ('hie/h' . 



' C I V ,6i 

on enfoncement' ïégér, formé' par ik sàîllîë ^ës glandes; et 
presque sans excrétion sensible , quoiqu'il y ait nii^e odeur 
très- manifeste v 3.** les mangoustes : poche volumineuse sim- 
ple, ayant Tanus percé datis sa profondeur ; 4-** ^és surica/es , 
semblables aux mangoustes, mais n'ayant que quatre doigts 
à tous les pieds. 

On ne peut disconvenir, en'effef, que tous ces aniihaut 
ne soient très^voi^kifs l'es uns dies autres par leur organisation; 
cepiendanit>teis'genet^és et lés gi\^éttés semblent avoir un de- 
gré de ressethblàtfcë plus* intime entre elles. Les mangoustes 
et les saricates aussi, se* rapprochent davantage les unes des 
autres. Il y a danisie port, dans là forme de la queue, et 
jasque dans les couleurs du pelage , des caractères qui lîie 
parois^eiaft encorb sulBsans pour faire séparer ces deux réu- 
nions d'animaux , et je trouve,, de plus , dans la considération 
an nombre des dèiets, dés moti£s suffisails pour sulidiyiser 
la dernière. 

J'admets donc lés getires surîcate , mangouste et givettç, 
en laissant dans ce dteti/ier les deux premiers groupjpes dis- 
tingués* par M.Cuviei', ceux des civettes et des genettes. 

Tous ces animaux sont dç .moyenne et méipe de petite 
taille; leur robe, dcmtlefond est gris ou fauve, est tou- 
jours ncarquéi; de bandes plus fpnoées et symétriques, ou de 
séries de tachés disposées- iavec régularité, comme celles 
des chats; quelquefois L'épine dorsale, est garnie de poils 
longs et susceptibles de former conune une sorte de crinière , 
lo^squ^ils se hérissent'. 

Ils habitent tous les contrées chaudes Sl^ Tancien conti-^ 
nent , telles que TÂfriqùe et Tlndè. Une seule esjjëce se 
trouve quelquefois en Europe, surtout en Espagne, et' se 
rencontre* rarement dans la France inéridionale. 

Leur nourriture consiste', cotntwe cfelle des martes, eii pe- 
tits animaux qu'ils poursuivent avec beaucoup d'activité. 

; 
* ' • 

Premier sous-genre. — Les CIVETTES proprement 
dites, à poche^rofondê f dwisée en deux sacs. 

Première Espèhe! •*♦- La CiTÉTTr proprement dite , Vïoerra 

Cuvier, Méi 

ta civette a deux pieds quatre pouces de longueur. envi- 
ron, depuis le bout du museau jusqu à lorigipe de la queue $ 
sa hauteur auprès des iépaules est à peu près d un pied ; sa 
tête a six pouces , et sa queue quinze pouces de longueur ; son 
museau est plus pointu que celui de la marte, mais moins 
que celui du renard; ses oreiQes sont arrondies et courtes; 

y il. II 



ôheita, Lititi., Erxléb.*, la CivfeTTk, tiuffin, tom. ^Vfî.'Sif 
\B)àg. dd'Mus:'; pi. p. ai dé de' Dictionnaire. 






i6a C I V 

« 

ses lèvres sont garnies de lopguefl moustaches; le poil qui té^ 
couvre le corps est assez long et on peu grossier, surtout ce* 
lui du derrière du cpu et de la ligne dorsale ^ ^i est suscep- 
tible de se relever et de former une crinière qui s* étend 
jusqu'à Textrémité de la queue. Le fond de la couleur est un 
grb blanchâtre; toute la ligne dorsale est d'un noir-brun; 
les flancs sont marqués de taches irrégulières de la même 
couleur , plus grandes sur la croupe et le côté extérieur des 
cuisses qu'ailleurs; la gorge est aussi brune, avec dés bandes 
obliques de chaque côté du cou; la tête est d'un gris blan- 
ch|itre, avec le menton, les joues et le tour des yeux bruns; 
la qu'eue est brune, avec quelques taches plus claires vers sa 
base ; le ventre est blanchâtre. 

Les deux se^ces ont une bourse semblable , située entre les 
parties de la génération et Tanus : cette bourse , qui s'ouvre 
au-dehors par une fente longitudinale, est ainsi décrite par 
M. Cuvier ( Ménag. du Mus. ) : « Cette fente extériefire conduit 
dans deux cavités pouvant contenir chacune une amande ; leur 
paroi interne est légèrement velue , et percée de plusieurs 
trous qui conduisent chacun dans un follicule ovale pro- 
fond de quelques lignes, et dont la surface concave est elle- 
même percée de beaucoup de pores ; c'est de ces pores que 
naît la substance odoriférante ; elle remplit le follicule , et , 
lorsque celui-ci est comprimé, elle en sort, sous forme de 
rermicdli, pour pénétrer dans la grande bourse. Tous ces 
follicules sont enveloppés par une tunique membraneuse qui 
reçoit beaucoup de vaisseaux sanguins , et cette tunique est, 
à son tour, recouverte par un muscle qui vient du pubis, 
et qui peut comprimer tous les follicules, et, avec eux, la 
bourse entière, à laquelle ils s'attachent : c'estpar cette com- 
pression que l'animal se débarrasse du superflu de son par^ 
fum. On a remarqué qu'outre la matière odorante, il s^en 
produit une autre qui prend la forme de soies roides , et qui 
se mêle à la première. La civette a , de plus, de chaque cété 
de l'anus, un petit trou d'où il découle une liqueur noirâtre 
et très-puante^ » 

La matière que renferment ces poches, a un parfum si 
fort , qu'il se communique à toutes les .j^rtîes de l'animal ; 
le poil en est imbu , et la peau pénétrée au point que l'odeur 
s'en conserve long-temps après la mort, et que de son vivant 
on ne peut en soutenir la violence, surtout si l'on est ren- 
fermé dans le même lieu. Lorsqu'on l'échaufié en l'irritant,, 
l'odeur s'exalte encore davantage, et sa sueur même, très- 
fortement plumée , est, dit -on, mais sans doute à tort, 
recueillie, et sert à falsifier le vrai parfum, ou, du moins , 
à^en augmenter le volume. Les mâle«r fournissent plus de. 



C I V ,63 

j^omniadé qae les feiheilesi mais Todeur de celles-ci est. 
àa double plus fotie , selon quelques auteurs. 

Les civettes soût naturelle ment farouches « et même un peu 
féroiîes; cependant on les apprivoise facilement, au moins 
assez pour les approcher et les manier sans grand danger ; 
6Ues sont agiles et même légères, quoique leur corps soit 
assez épais ; elles sautent comme les chats et peuvent aussi 
courir comme les chiens ; ellos vivent de chasse , surpren- 
nent et poursuivent les petits animaux, et surtout les oiseaux 3 
elles cherchent, comme les .renards, à entrer dans les 
basse * cours pour emporter les volailles ; leurs yeux brillent 
la nuit, et il est à croire qu'elles voyent dans Tobscurité. 
Lorsque les animaux leur manquent , elles mangent des ra-> 
cines et des fruits : elles boivent peu , et n'habitent pas dans 
les terres humides; elles se tiennent volontiers dans les sables 
brùlans et dans les montagnes arides, filles produisent en 
assez grand nombre. Elles ont la voix plus forte et la lan- 
gue moins rude que le chat ; leur cri ressemble assez à celui 
d'un chien eii colère. 

On appelle en français, cwetté^ l'humeur olictdeuse et 
parfumée que l'on tire de tous l^s animaux de ce genre ; 
on la nomme zibet ou algaUia en Arabie, aux Indes et dans le 
LeydHdÉH l'on en fait un plus grand usage qu'en Europe. Ou 
ne s^MM presque plus dans notre médecine , où el|^ ctoit 
employée en teinture , comme stimulant et antispasmodique. 
Les parfumeurs s'en servent encore quelquefois et la font 
entf*er principalement dans la poudfe de Chypre ; les mar- 
chands de tabacs en parfument des tabacs de choix; et les 
confiseurs en font entrer, dans la composition des pastilles 
et autres dragées odorantes. 

Pour recueillir le parfum, les Nègres de Guinée, les In- 
diens et les Levantins mettent l'animal dans une cage étroite/ 
où il ne peut se tourner; ils ouvrent la cage par le bout, 
tirent l'animal par la queue > le contraignent à demeurer 
dans cette situation , en mettant un bâton à travers les bar- 
reaux de la cage 9 au moyen duquel ils lui gênent les jambes 
de derrière; ensuite ils foiit entrer une petite cuiller dans le 
sac qui contient le parfum ; ils raclent avec soin toutes les 
parois intérieures de ce sac , et mettent la matière qu'ils en 
tirciit dans un vase qu'ils recouvrent avec soin ; cette opé- 
ration se répète deux où trois fois par semaine. La quantité 
de l'humeur odorante dépend beaucoup de la qualité de la 
nourriture et de l'appétit de Fanimal; il en rend d'autant 
plus, qu'il est mieux et plus délicatement nourri; de la 
chair crue et hachée , du riz , dé petits animaux , des oiseaux y 
de la jeune volaille, et ^surtout du pc^ijsson, sont ks mets 



i64 G I V 

quUl faut loi offrir . et varier de manière à entretenir sa- 
santé et exciter son goût; il lai fant on peu d^eaa ; et quoiqu'il 
boire rarement, il urine fréquemment, et Ton ne distingue 
pas le mâle de la femelle à leur manière de pisser* Les ci- 
vettes , quoique originaires des contriées les plus chaudes de 
TAfrique, peuvent cependant vivre dans les pays tempé- 
rés et même froids, pourvu qu'on les défende avec soia des 
injures de Pair, et qu'on leur donne, des allmens succulens et. 
choisis : on en nourrit, selon l&uffon^ un assez grand nom- 
bre en Hollande , où l'on fait commerce de leur paifn|n. La 
civette faite à Amsterdam est 'préférable à celle qui vient da 
Levant ou des Indes, qui est ordinairement m,oins pure : 
celle qu'on tire de Guinée, où l'animal est plus commun que 
dans aucune contrée de l'Afrique , seroit la meilleure de tou- 
tes, si les Nègres, ainsi que les aut^s peuples qui en font le. 
commerce , ne la falsifioient en y mêlant des sucs de végé- 
taux, comme dxf. laudanum , du storax et d'autres drogues, 
balsamiques et odoriférantes. 

Les Nègres du Darfourh placent dans la poche à musc de> 
ces animaux, un petit morceau de beurre , ou d'autres coros 
gras; ils les irritent, ensuite les frappent, ce. qui accélère la. 
sécrétion de la matière odorante, laquelle se mêle aucorps 
gras, et le pénètre tellement qu'il a presque. autant dMÉ|fe[^^ 
là pommade elle-même. Les femmes du Darfourh IBPIRen 
ce beurt'e imprégné de civette , pour huiler leurs cheveux. 

La civette a reçu quelquefois le nom de chat-rcùfeUe et de- 
chat-musqué; les habitans du Congo l'appellent nzfitsi on mime. - 
£n Ethiopie, elle porte le nom de kankan^ et en. Guinée y* 
celui àe'kasior. 

La civette , par la forme de son corps , et «surtout par la 
crinière que l'on remarque tout le long de son dos , a quel- 
ques traits de ressemblance avec Vhyhu; aussi Belon l'a-t^l 
regardée comme étant Vhyauia des anciens. Un autre auteur 
l'a prise pouur le pardaUSf qui, selon les savantes recherches 
de M. Cuvier, est bien notre panthère. 

Deuxième Espèce. — Le ZiB£TH ou ZiBET, Vù^enu zièeUa, 
' Linn. ; le Zibeth, BufT. , tom. 9, pi. 3i, / 

L'on a long-temps confondu cet animal avec la civette , 
parce qu'il a , comme ce dernier quadrupède , près des par- 
ties de la génération , une poche qui contient une humeur, 
huileuse e't odoriférante, qui entre dans les parfums. Mais, 
quoiqi^e indépendamment de cette conformité dans le pro- 
,dait, ces deux^animaux se ressemblent ençqre sous dlau^res 
rapports, ils n'en forment pa§ moins, ainsi que Ta reconnu 
Buffon , deux espèces distinctes et séparées. Le pelage du 



C I V ,G5 

nbeih est cendre, avec des ondes noires; et sa queue est 
marquée d'anneaux alternativement de ces deux couleucs ; U 
a le museau moins gros , les oreilles plus longues et plus 
larges , le poil plms court et moins roide , la queue beaucoup 
plus longue, etc. 

Le zSbeth habite , comme la civette, les contrées moyennes 
de l'Afrique , et c'est à tort, ainsi que Ta remarqué M. Cu- 
vièr, que Buffon a voulu établir entre ces deux espèces une 
distinction de climats qu'ail n'est pas possible d'admettre'. 
« Il est bien vrai, dit-il, que la civette se trouve en Afrique ; 
maiis îl n'est pas prouvé qu'elle n'existe que là , ni qu'elle y 
existe seule; on pourroit même douter qu'il y ait aucune 
preuve certaine que le zibeth vient de l'Asie. » Les zibetbs 
figurés dans les ouvrages de Gesner, la Peyronie et Belon , 
étoîent tous des animaux d'Afrique. 

Nous n'ajouterons rien à ce que nous venons de rapporter 
au sujet des habitudes et de la liqueur onctueuse de cet ani- 
mal , parce qu'elles sont les mômes dans le zibeth. 

Second sous -genre. — Les GENETTÈS, poches ré- 

duiles à un l^er enfoncement. 

Twùième Espèce. — La Genette, F'ioerraeeneÛa, Lînn. ; la 
Genette , Buîif. ; tom. g, pi. 36; ÙQéUeâeMàUica^ Sonherat, 
yÎQerra malaccensùr^ Gm. ; la Genette du Cap y Buff., tom. 8, 
b1. 58 ; le Chat bizaam de Vosmaer; vwerra Ugrina, Gmel. ; 
la Genette de France de Buffon, Suppl. tom. 3; la Genette noire ^ 
mal à propos figurée sous le nom àe Genette de France, Suppl., 
tom. o , pi. 4-7* 

La genette est beaucoup plus petite que la civette. La 
longueur de son corps est; de dix-huit pouces environ ; cellç 
de la queue presque égale; la hauteur du train de devant 
n'est que de sept à huit pouces. 

Sa forme allongée, ses pattes courtes, la font ressembler 
jusqu'à un certain point aux martes, comme la taille haute 
et la crinière de la civette, rapprochent cet animal des 
hyènes. 

Le museau de la geiiette est très-aigu ; ses oreilles sont 
pointues; sa fourrure, composée d^un poil doux, est d'uii 
cendré brillant taché de noir ; ces tacnes sont tellement 
rapprochées vers le dos , qu'elles paroissent former des ban- 
des continues , qui s'étendent tout le long du corps ; une de 
ces bandes va depuis la tête, le long du cou et de l'épine 
du do^jusqu'à la queue, autour.de laquelle sont six ou huit 
anneaux noirs, sur un fond gris clair; le bout en est noir ; 



.66 . C t V 

au-dessous 4e chaque œîl est une taclie blanche ^ très*appa<» 
rente. Le museau est noirâtre ; le front est marqué d une 
lîgtfb 4e la même couleur , ainsi que le dessus de enaque œil. 
Une bande oblique , partant de celle du dos , se voit sur cha- 
que épaule. Les taches des flancs sont disposées en séries lonr 
gitudiuales et se portent sur les cuisses; elles sont moins 
sefrées près du ventre que vers le dos; le ventre est gris; les 
pattes antérietires grises en avant et brunes en arrière ; les 
posiéneures sont brunes avec le pied gris. 

Le mâle a la tête plus grosse que la femelle^ et son pelaee 
est d^un gris plus foncé. Dans les deux sexes, la ligne dorsale 
noire est formée de poils plus longs qui font une sorte de cri- 
nière à peine sensible depuis le col jusqu'à la base de la queue. 

La synonymie de cette espèce est très-confuse. Les natu-r 
ralîstes ont distingué plusieurs animaux que M. Cuvîer regarde 
comme n^étant que des variétés de la genette, ou des genettes 
mal déentes. 

Le premier, celui que nous venons de décrire, es! consî* 
déré par ce naturaliste comme étant la véritable genette. Il ha- 
bite les environs du Cap de Bonne-Espérance , sur toute la 
c^te occidentale d'Afrique , en Barbarie , en Espagne , e% 
même dans les parties méridionales de la France. 

Quoique vivant de proie , il est d'un naturel doux ; il s'ha- 
bitue , comme le chat, à la domesticité, et c^mme lui , il 
fait |a guerre aux rats et aux souris ; c'est de là que lui sout 
venus les noms de rhai de Çqnstantiiiople , de chai d'Espagfie , 
et de chatgenette. Beldn di^ qu'à Pépoque de son voyage au Le-^ 
vant, il y avoit dans les maisons de Constantinople des ge- 
nettes aussi privées que des chats. Elles sont assez corn-* 
mîmes dans le Levant et dans l'Asie mineure; elles se tiennent 
ordinairement dans les lieux humides et près des ruisseaux ; 
elles creusent, à-peu-près cqmmeles lapins, des terriers, dans 
lesquels elles passent Thiver. 

Deux genettes qui ont vécu à la ménagerie étoient d'un 
naturel triste et taciturne. Elles dormoient tout le jour cou- 
chées en boule Tune surTautre , s'agitoient et couroient dans 
leurs cages pendant toute la nuit. On les nourrissoit de viande; 
elles buvoient peu; leur accouplement avoit lieu à la manière 
des chats, en criant horriblement , et le mâle mordant la fe- 
melle au chignon. On a lieu de croire que la gestation de celle-r 
c\ a duré quatre mois ; e|l^ n'a fait qu'un seul petit , qui étoit 
n^arqué comme ses parens. La voix du mâle rcssembloit à 
celle d'un jeune chat 

Les/nciens n'ont point connu la genette^ Ainsi l'on peut 
supposer qu'elle a été transportée en Grèce et en Natoiie, où 
elle est maintenant assez inultipliée ^ depuis le femps d'Aria-? 



■ c I V ,67 

tote. Isidore de SëvIilB, auteur du septième siècle, paroît 
être , «selon M. Cuvier , le premier qui en ait parlé. 

Le second animal qui doit être rapporté à Fespèce de la 
genette est, selon M. Cuvier^ celui que BuiFon a représenté 
diaprés un très-mauvais dessin de Sonnerat (suppl. tome 7, 
pi. 58), sous le nom de Genette du Cap. C'est le vherra 
malaecêRsis de Gmelin. Dans la première édition de ce Dic^ 
tionnaire, M. Sonnini croit retrouver, dans cette figure , 
celle de la fossane de Madagascar, 

Le troisième est le Chat BiSAÂtti de Vo^maër, vwerra ti- 
gnna , Gmel. , à tort décrit , dans la première édition de ce 
Dictionnaire , comme appartenant au genre des chats, et 
figuré pi. A. 22, fig. 2.. M. Çuvier fait observer que le mot 
hollandais qui correspond à chat musqué est bîsaani katjé , ce 
qui indique un rapport avec là genette 9 dont Todeur est 
forte, quoique sa poche ne soit pas développée autant que 
celle des civettes : il remarque aussi que sa description offre 
une ressemblance si frappante avec celle de la genette , qu'il 
affirmeroit presque l'identité du bisaam avec elle. 

Ce bisaam (du Cap de B6nne-£spérance) est, selon 
Vosmaër , à peu près de la grandeur du chat domestique. La 
couleur dommante par tout le corps est le gris cendré clair 
rehaussé de taches brunes. Au milieu du dos , règne une raie 
noire jusqu'à la queue, qui est à bandes noirea et blanches ; 
mais la pointe en est noire ou d'un brun très-foncé. Les pattes 
de devant «t de derrière sont brunes en dedans , et grises, 
tachetées de blanc *en dehors ; le ventre et la poitrine sont 
d'un gris cendré. Aux deux côtés de là tête et sur le nez, se 
Toieiit des raies brunes ; au bout du nez et sous les yeux , il y 
a des taches blanches. Les oreilles rondes et droites sont 
couvertes de poils courts et gris; le nez est noir, et de chaque 
côté sont plusieurs longs poils bruns et blancs. Les pattes 
sont armées de petites griffes blanches et crochues qui se re- 
tirent en dedans. 

Le quatrième animal est moins certainement une genette que 
les trois précédens ; c'est k Chat du Cap, de Forster (rm/z5. 
phâûs. tome 7^1) ; felis capensi^ , Gmel. La figure qu'en donne 
ce naturaliste, marquée de taches et de lignes noires sur 
un fond plus clair, n'est pas assez caractérisée pour qu'il 
soit possible de la considérer plutôt comme étant celle d'un 
ekat que celle d'une genette. M. Cuvier , dans l^artîcle 
genette de la Ménagères du Muséum , ïa regarde conlme 
appartenant à ce dernier animal ; cependant , dans sou 
MémQÎr» sur les Espèces de chats ^ il abandonne cette con« 
îecture , pour ne voir dans l'animal décrit par Forster ^ 



i68 C I V 



qua'ua clut^ très-Toism àa serrai ffAtnqae : nuûs dans son 
liègne animai,, îk revient à sa première idée, et ne remar- 
que point de différence sensible entre la geneltc et le chat 
du Cap , de Forster. Néanmoins, il me semble qu'yen consi- 
dérant attentâFemeot la £gare donné par Forster et copiée 
par Shaw , on troaire, .entre T animal qo'elle représente 
et la genetie , quelques différences susceptibles d'être 
apprécîtées ; ainsi , Ton n'y remarque point les taches 
blanches du dessous des yeux que l'on obserre dans ce der-> 
nier animal ; les bandes du cou sont plus marquées et moins 
obliques; la croupe et les cuisses ofirent des lignes noires 
qu'on ne voit pas dans la ge nette , et enfin les taches des 
côtés du corps sont plus irrégnliéres et plus irrégulièrement 
placées que celles de cet animal. Nous croyons donc pouvoir 
considérer, au moins, ce chat du Cap^ comme un animal 
différent de la genette ; mais nous ne saurions nous décider 
à le placer plutôt dans le genre des civettes que dans celui 
des chats , d'après la seule inspection de sa figure. 

Malgré cette incertitude, nous avons cru devoir 9 dans no- 
tre article chat , adopter le rapprochement que fait M. Cu- 
vier, entre cet animal et une espèce de serval, dans son Mé^ 
moire sur les Espèces dç citais* Voyez Chât. 

La geneUe de France ne diffère de la genette ordinaire 
qu'en ce que le fond de son pelage est plus jaunâtre et que 
les taches àts côtés du corps sont moins nombreuses et moins 
régulièrement disposées en lignes longitudinales. 

Ce n'est point,selon M.Cuvier, à cette genette de notre pays, 
qui se trouve principalepient dans le Rouergue et le Poitou , 
mais qui n'y est cependant pas commnne, que Ton doitrappor^ 
ter la figure d'une genette noire représentée dans le tome 7, pL 
58 dessuppl^ens de Buffon , sous le nom à^gen/dle de France. 
Cet animal, qui paroît réellement appartenir aune espèce par-< 
ticullère , avoit vingt pouces de longueur sur sept pouces et 
demi de hauteur ; il avoit le dessus du cou plus fourni de 
poil que l'autre genette ; celui de tout le corps étoit ai|ssi 
plus long ; les anneaux circulaires de la queue étoient moins 
/ distincts, et même il n'y avoit point d'anneaux du tout aii-delà 

du tiers de la queue ; le nez étoit noir et les narines très-ar- 
quées; au-dessus du nez s'étendoit une raie noire qui se prolon- 

Êeoit entre les yeux, et étoit accompagnée de deux bandes 
lanchâtres. Il y avoit une tache blanche au--dessus de l'œil, et 
une bande blanche ^u-dessous. Les oreilles étoient noires, mais 
plus allongées et moins noires a la base que les oreilles de 
Ta genette de France. Le poil du corps étoit d'up blanc-gris^ 



C I V ,65 

mêlé de grands poilsnolrs , doiitle refktparcûssiHtformer des 
ondes' noires; le dessuis du dos étoit ray^ et moucheté de noir; 
le reste du corps moucheté de même 9 ma^s d^wa noir plus 
foible ; le dessous du ventre blanc ; les jao^es et les. cuisses 
noires; les pattfis ^^uites ^ la queue étoit -dans le. premier 
tiers de sa longueur ie la couleur du coq^s, rayée de petits 
anneaux noirs assez mal terminés, et dans les deux autres 
tiers étoit noire jusqu'* à l'extrémité. » 

Ceiie genette^ qoe i'on montroit à Paris, en tyys, étoit 
farouche et cbencbmt à mordre. :- on n'a pti savoir de quel 
pays ^Ue venolt. 

Quatrihne Espice. •— La FosSANE {^vwerra fossa , Linn.); la 
fotsane^'.HvX.^ tome ^, pi. 36. 

Liai fossane est de la forme et de la grandeur de la genette ; 
elle lui ressemble assez par la disposition des couleurs de son 
poiletparquelques autres caractères. Le fond de son pelage est 
gris-roux et marqué de quatre lignes longitudinales de tache;» 
brunes , de chaque côté ; la tête est plus claire ; la queue est 
roussâtre et marquée d'anneaux d'un brun roux ; tout le des- 
sous du corps est d*un gris jaunâtre peu foncé. La poche à 
odeur est encore^ moins apparente que celle des genettes ; 
mais on assure cependant que la fossane mâle étant en cha- 
leur, répand une forte odeur de musc. 

Cet animal a les mœurs de la fouine : Il mange de la viande 
et des fruits ; mais II préfère les derniers, surtout les bana^ 
nés. Il est très-sauvage, fort difficile à aprivoîser; et quoi- 
quMleré jeune , il conservé toujours un air et un caractère 
de férocité , remarquables dans un animal qui se nourrit 
plmAt de fruit que de proie vivante. 

Cette espèce se trouve en Afrique , en Asie et à Mada- 
gascar, fuie a reçu de quelques-uits le nom de genette cU 
Madagascar, 

Cinquième Espèce. -— La Civette A bandeau {vwerra fas" 
ciaid), Geofif. 

Cette, espace , dont unç dépouille est conservée dans les 
ealeries du Muséum d'histoire naturelle, est de la grandeur de 
la fouine ; son corps est d'un jaune clair, avec des taches 
d'un brun-marron , peu séparées les unes des autres , et 
disposées par lignes longitudmales sur le dos et les flancs ; le 
bout de son museau , sa mâchoire inférieure et un bandeau 
qui passe sur les yeux et un peu en avant des oreilles , son^ 
d'un blanc jaunâtre : la gbrge , la poitrine et le ventre sont 
d'un gris fauve uniforme ; l'extrémité de la queue et les pattes 
sont d'un brun foncé. 



I70 CI V 

Cet Animal , dont la patrie est inconnae i a qaelqae rap- 
port avec la genette noire^ figurée par erreur, par BufTon , 
sous le nom de genette. de France , tome 3 , pi. 4-7- {Vqjfei 
Tespèce de la gjenette.) 

Une peau bourrée , qui faisoît partie de la même collée-» 
lion , et étoît étiquetée grande chette deJa^at ^toît très-sem- 
blable à celle de la civette à bandeau , pour les proportions 
^ du corps , quoiqu'un peu moindres > et pour la 4ispûsition 
4es couleurs , à cela près que tout ce qui est brun-màrron 
dans la civette à baqdeau, étpit noirdans celle de Java, 

Sixième Espèce. — - La Civette de l'Ih be ( viperra mdica ) , 
GeofE 

Cette espèce, également du Muséum d'bistoire naturelle, 
a été rapportée de Plnde par Sonnerat. Elle est de la gran- 
deur de la genette ou de la fossane, mais plus allongée com-- . 
parativement , et plus haute sur Jambes, avec la queue plus 
courte. Tout son corps est d'un blanc jaunâtre, marqué sar 
le dos de huit bandes brunes non interrompues , mais con- 
fondues vers le cou ; les flancs 3ont chargés de trois ou quatre li- 
Snes de points bruns parallèles à celles du dos ; le cou , en 
essous , présente deux lignes transversales brunes ; le dessus 
de la tête est d'un gris-brun uniforme ; le tour des yeux brun ; 
les lèvres et le menton blancs ; la queue annelée de brun et 
de blanc jaunâtre, et brune à la pointe ; les pieds bruns; le 
poil rude. 

Un autre animal , conservé dans la même collection sous 
le nom de petite genette de Jaça , est en effet beaucoup plus 
petit que la civette de l'Inde, et présente les mêmes taches 
et les mêmes lignes sur le dos, les flancs, la gorge et la queue; 
mais ces lignes et ces taches sont beaucoup moins appa- 
rentes. On pourroit soupçonner que ce serait lim jeune in-i 
dividu. 

On n'a point d'autres renseignemens sur cette espèce. 

Septième Espèce. — La Civette rayée ou Putois rayé de 
l'Inde, Buffon, suppl. tome 7, pi. 67 (^viperra fasdata") j 
Gmelin. 

Sonnerat a donné la description et la figure d^un petit 
mammifère qu'il a nommé chai sawage de Vbide ( Voyage ituco 
Indes et à la Otiite ) , mais que Buffon a rapproché du putois 
d'Europe , sans néanmoins que l'on puisse le ranger dans le 
même genre , puisque tous ses caractères le rapportent aa 
genre dçs civettes et à la division des genettes. Il ressemble 
a^ putois par la taille , la forme allongée du corps et celle des 
oreilles ; mais ses ongles sont longs et crochus comme ceux- 
des chats. Il a la tête et la queue d'un brun faute ; le tour 



n T A 



Ç L A 17 

des yeux ^ le dessous da ,nez , les joaeSf le dessous de la ma-, 
choire inférieure et la face îotenie des jambes de devant, 
d'an fauve pile ; lebout du nez noir; six larges bandes noires 
et cinq blancbâtres plus étroites y qui s^étendent alternatif 
rement sur la longueur du corps ; tov^ le dessons du ventre 
d^un blanc sale. Sonnerai a trouvé ce quadrupède à la côte 
de Coromandét. 

Pallas a décrit , sous le nom de vi»ena hermaphrodita , un 
quadrupède de Barbarie qui nous est totalement inconnu , 
et qui , par un de ses caractères , parott en effet se rappro- 
cher des genettes. 11 est d^une taille intermédiaire entre celle^ 
de la civette et celle de la genette. Son museau , sa gorge , 
ses moustaches et ses pieds sont noirs ; il a une tache blanche 
au-dessous des yeux; ses poib sont cendrés à la base et 
noirs à la pointe ; le dos est marqué de trois bandes longitu- 
dinales noires ; la queue est un peu plus longue que le corps , 
noire k Textrémité; enfin, Ton remarque un double pli de 
la peau, qui est fine en cet endroit ^ entre les organes de la 
génération et Tanus. 

C'est surtout cette dernière conformation qui porte & ran^- 
ger cet animal dana le genre des civettes ; mais avant de le 
placer sur la ligne des espèces bien déterminées , il sera 
nécessaire d'en bien connoître les dents. 

CIVICH. Nom du Moineau Frïquet , à Turin, (v.) 

CIVIÈRE. Nom du Bouvaeuil dans quelques cantons. 

CIXIE, Godus, Genre d'insectes. V. Fulgore. (l.) 

ClYTES. Foyez CissiTE. (LN.) 

CLABAUDEtJK. Les cbasseurs disent <iu'un chien cou- 
rant clabaude^ ou qu'il est clabaudeur^ quand il rabat les mêmes 
voies, et ne peut aller avec les autres chiens, (s.) 

CIABAUDS (CHIENS). Chiens de chasse auxquels les 
oreilles passent le nez de beaucoup. L'on prétend que les 
chiens clabauds sont moins vigoureux , toutes choses égales, 
que les autres chiens courans. (s.) 

CLACLA. Nom qu'on a imposé à la Grive litorne, d'a- 
près son cri. (v.) 

CLADION, Cladiun^. Genre de plantes établi par 
K. Brown aux dépens des Choins. C'est le même que le 
Marisque. (b.) 

CLADODE , Oadodes. Arbrisseau à feuilles alternes^ lan- 
céolées , glabres , rugueuses-; à fleurs petites , disposées en 
grappes terminales , qui forme un genre dans la nionoécie 
polyaqdrie et dans la famille des euphorbes. 



17a 'C L A 

Ce genre ofiré pénr €arâctér«s : dn c^Kce & quatre fôlîôle^ 
ovalejs , concaveâ ; point de confie ; htiit étâmin^s à filets 
tneipbranefn^ clans tes flenrb «lâies ; iln ovaire supénênr , 
tngoae , à 4r6ia .stigmates oblcMàgs et ' sessiïes dans les te- 
meiles ; une capsule fnresqne nnide, k trrns lobés, à Irofs 
Iqges 9 et à trms v^fcs, inenosperftieii. 

Le cladode ' se trouve dans les forêts de la Cotbîndnne. 

CLADONIE , Cladoméh Genre éfabK par Hoflinann ans 
dépens des liiCHEKS deXinnaeuB. Il rentre dans le genre ScT* 
PHiPuoRE de Yentçnat. Il est. figuré pi. dS des Piantœ lickê^ 
nosœ du premier de ces auteurs. Achard et Persoon l'ont di- 
visé en deux autres genres , BoiESiTCB.et IsiDiON. (B.) 

CLADOSTYLE , CbdostyUs. Plante annuelle de TAmé- 
rlque méridionale, ^i seule, selon Htimboldt et BonJ^laiid^ 
forme un genre dans la pentandrie digynie et dans la fainillè 
des liserons. ^. PUuUes équinoxiaUs, 

Les caractères dje ce genre sont: caUoe à cinq folioles lan-* 
céolées ; corolle presque campanulée , ; à cinq déconpurtes 
profondes ; capsule. unÛoculaire qui ne s'ouvre pas et qui ne 
contient qu'aune semence, (b.) 

CLiEFERWYRT et THRlLEFE. Noms donnés, dans 
quelques provinces d'Angleterre , aux Ilk^tuls Ç^trifolùan^^ 

(ln.) 
CLAEHJOLAIRACH. Nom donil« à la pierre d'aigle 
(ou aëilté) dans quelques provinces d'Angleterre, (ln.) 

CLAIRETTE. Dans quelques endroits, on nonnne ainsi 
la MACHE {valerianà locusta ^ Linn. ). (ln.) ^ , 

CLAIRON, aems, Geoff. Geiire d'insecte^ de l'ordre des 
coléoptères , section des penta'mères , famille des claVi- 
cornes. 

Linnaeus n'ayant établi son genre attdàhus que d'après la 
considération de la forme des antennes et de celle de la tête, 
y a réuni plusieurs insectes très-disparates. Geoffroy en a 
sépai-é les espèces qiii lui étoient connues et qui se trouvent 
aux environs de Paris , en deux genres , ceux ^e clairon et de. 
hecmare. Il a placé le premier dans la division de ceux qui ont 
quatre articles à tbos les tarses ; et en <^(îet , dans les espèces 
qu'il mentionne, le premier article étant fort court et caché 
sous le- second, on n'en distingué d'abord que quatre ; mais 
comme il n'en existe pas moins , et qu'il est même très-appa- 
rent , tant en dessus qu'en dessous , dans d'autres espèces et 
dans les tilles , genre très-voisin*, Les clatroils doivent être 
placés dans la section des pentamères ou de ceux qtii ont cinq 
« articles à tous les tarses. Ce genre, à Raison des changemens 
qu'il a subis , â diminué d'étendue , et fait maintenant partie 



C Ij a 173 

d'une trlbaoa sousr^VQ^il^'» ^^CXAQLQNÊ^.^F. iieniot), et 
qui a pour caractère^: ta|^s^S:f vuu» ea dessus j du^'pak'oissant 
avoir qae quaire articles : Ta^^aiilrdemiîer aussi grand que le 
précédent et pareillen^ent bib^béi ; amieBiies à articles ititer- 
médiaires très-courts ;.les tiroÂS: derniers' transjrersiaux, réunie 
en une naassue^formaiitUQ triangle reaversé. 9 tronquée obU^ 
quement au bput , et pointuie à Tangl^ interne du sommet ; 
dernier article des palpes^ maiiU^iriesciiii peu plus grande en 
forme de triangle rei|vQr«^', allongé ). le même des labiaux 
beaucoup plu^ gran49 ayantû figure d!uiiebaj:he. ILeurcorselel 
est presque cyIindriq9Q, c^ quifes dîs^ngiedes nécrobies^ et les 
rapproche des apil^ oyi^ài^noliQ^^ àt Fabrieius'; mais ici les 
veux n^opt point d'échançrure cOmàie^ceuxdes clairons* 

Ce naturaliste, p^r<dant de vjdus lQS,es|ièces dont Geoffroy 
coinposoit ce gepçe ,. cKiwprend.daps oeint auquel il a con-^ . 
serve le même nom, des^espèces dont le*deiviier n'avoit point 
parlé, de sorte que les^ clairons d§ FabtâoiÉis.ne.sont plus ceux 
de Tentomologiste français,, et fom^ntile genre. /rûr^ûdl^ J'ai 
rejeté cette dénomination- comme ^Qsiv£., et mon genre 
clairon ne diffère de celui de GeolTroy , que- par l'exclusion 
de quelques espèces. Olivier , dans son Histoire des coléûp^ 
(ères ( tom. 4 9 n.? 76 ), n'admet. que le ^nrenéerobie ou celui* 
de corynète de PayJkulI et de fabrieius. Les notoxes^ les tri-» 
chodes et les clairons proprement dits de celui-ci, ne forment 
que des sections du genre clairon^ considéré sbus un point de 
yue plus général. Nous remarqueronç cependant que ces in- 
sectes présentent quelques. différences dans leurs habitudes*. 
Ainsi , les opiles et les ihqna^imes opcren) leurs métamorphoses 
dans les troncs cariés des arbres ou, dans le vieux bois ^ et 
c'est sur. ces corps qp'il faut les cherche^ , IbrsquMls sont en 
état parfait II n^en est pas de même des clairons , comme 
aous allons le voir. 

Ces insectes ont le corps allongé , presque cylindrlqiie^ 
plus étroit en devant; le^ antennes à peu près de la longueur 
du corselet; la tête assez large , avec les yeux ovales , échan^ 
crés au cAté intérieur, et peu saiUans; le corselet allongé, 
plus étroit que lesélytpes^ surtout postérieurement; Pécusr* 
son trèS"petit, et arrondi en arrière-; les élytres étroites,. de 
la longueur de FâbdoiUen , cônviexes, et recouvrant deux 
ailes ; les pieds de longueur moyenne , et dont lés postérieurs 
ont, dans les. ntâles* de quelques espèces, les cuisses plus 
fortes ; les articles intermédiaires des tarses sont larges, gar- 
nis de peioteii^ur dessous , et biiobés^ - ^ ' 

Ces coléoptèros dont soutint hérissés de poils , etrgéné-^ 
raieu^ent orj^é^ de couleurs vives* et brillantes', disposées par 
bandes transrejrs^s^sur.les élytres. On.ks tisouve sur les fleurs. 






tjjf C L A 

Lorsqu'on les saisit , ils inclinait leur tète , feplient leur^ 
pattes et contrefont le mort. Ils voient cependant avec assez 
de iéeèreté ; mais ce qui doit le {Uns fixer notre attention , ce 
sont leurs larves , bien moins remarquables par elies-tnéihes 
que par les lieux qu'elles habitent. Celle du CLAinoN APiToaE 
{Trichodes apiarius^ Fab., Syst. eieuL), s'introduit dans les nid^ 
de lamégachille des murs (F*. MÉGAGfiii.E) , trouve le moyen 
de percer leur^ cellules, et sait se mettre à 1 abri de leur ai- 
guillon, pour se nourrir sans crainte de leurs larves et de leurs 
nymphes. Elle est d'un beau rouge , et est munie de six p'attes 
courtes » écailleuses , et de deux petits croc)iets également 
ëcailleox , placés près du derrière : il lui faut environ un an 
pour se transformer en insecte parfait ; c'est dans le même 
lieu où elle a vécu et pris son accroissement qu'elle subit ses 
métamorphoses. Quoique muni d'anneaux et d'élytres dont 
la dureté peut le garantir, on ne conçoit pas comment Tin- 
secte parfaitpeutallerdéposer ses œufs dans le domicile de ces 
aptaires^ sans être au moins répoussé par le nombre de ces 
insectes , s'il n'est blessé par leurs piqûres. 

On a cru que cette apiaire ramassoit elle-même les œufs de ce 
clairon parmi les étamines des fleurs , et qu'elle les transport 
toit dans son habitation avec la cire qu'elle y apporte ; cette 
conjecture n'est pas invraisemblable , mais elle ne peut «être 
adoptée avant que l'observation ait prononcé d'une manière 
plus positive. 

La' larve d'une autre espèce ( clems alçeariits ) détruit celles 
de notre abeille domestique. 

Lé Clairon apiyore , Qerus apianus , Oliv. , Col, , t. 4 9 
n.* 76, pi. I , fig. 5 , Â. 6 ; Tnchodes apianus, Fab. Il est 
bleu. Ses ^ytres sont rouges, avec trois bandes bleues, dont 
la dernière tout-à-fait terminale. On ne voit point de tache 
carrée de cette couleur autour de l'écusson. On le trouve eu 
Ew^ope suf les fleurs. 

Le Clairon des ruches , Cierus ali^earius j B. 27. 6. et le^ 
Clairon à bandes rouges j Geoff. ; Trichodes ahearius ^ Fa- 
bricius. Il diffère du précédent, en ce que l'on voit une tache 
bleue carrée à l'écusson, et que la dernière bande bleue des 
élytres est placée avant le bout. Il se trouve en France et eit 
Allemagne, (o.l.) ^ 

Voyez j pour les autres espèces. mentionnées au même ar- 
ticle dans la première édition, le genre TbaMasime. 

CLAIRONES, ClefU, Lat. Tribu ou sous-^famille d'in- 
sectes , de l'oTdre des coléoptères ^ «eotion des pentamères ^ 
Camille des clavicomes , et que je distingue des autres tiibos 
qui y sont compri&es , aux curaçtires suivant s antennes ^os-iK- 



C L A 175 

Biâsanl insensibléiiieiit bu temûnées eH mâssBe , quelquefois 
pectînées daos les uns y presque filiformes et presque entiè- 
rement en scie dans les autres ; corps allongé , pfesqne cy*- 
lindrique ^ plus étroit en devant; abdomen mou, en carré, 
plus ou moins allongé , recouvert par les élytres ; articles in- 
termédiaires des tarses bilobés et membraneux en dessous ; 
palpes saillans ; les labiaux aussi longs ou plus allongés que 
tes précédens, et terminés le plus souvent en massuç. 

La dénomination de cette soiis-familie dérive de celle du 
genre primitif dont elle est formée , celui dé Clairon , Clerus, 
établi par Geoffroy, et qull avoit placé parmi les tétramères. 
{V. cet article.) Leur corps est allongé et cylindracé ; les an- 
tennes scmt plus courtes que lui , de onze articles , dont les 
trois derniers forment ordinairement une massue. La tête 
sVnfoifce jusqu'aux yeux dans le corselet 9 et s*incline , du 
moiùs, lorsqu'on saisit Tinsecte ; .les yeux ont une petite 
échadcmre intérieure dans beaucoup d'espèces. La bouche 
est composée d'un labre, de deux mandibules cornées , re-^ 
fendues ou écbancrées à leur pointe ; de deux mâchoires ter- 
minées par deux lobes velus ; d'une languette membraneuse , 
allongée ^ élargie et échancrée au sommet , paroissant an- 
nelée , et n'ayant à sa base qu'un menton très-court ; et de 
quatre palpes avancés , souvent renflés à leur extrémité , et 
dont deux maxillaires et deux labiaux. Le corselet est presque 
cylindrique dans les uns , presque en cœur ou en demi-cercle 
dans les autres , maïs resserré postérieureitoent dans ceux-ci 
comme dans ceux-là ; les élytres sont étroites et recouvrent 
entièrement le dessus de l'abdomen ; les articles intermé- 
diaires des tarses sont bilobés dans tous. It parott que les fe- 
melles déposent leurs œufs dans les lieux qui servent de re- 
traite à des larves de divers insectes , afin que celles-ci ser- 
vent de nourriture à leur postérité. Ayant subi leurs trans- 
formations , les clairones gagnent les fleurs , pour en suctr 
le miel, ou se tiennent sur les arbres, le vieux bois, dans 
lesquels elles avoient vécu. Elles inclinent leurs antennes el 
leurs pieds , et replient leurs pattes , lorsqu'on les prend. 

Cette tribu se compose des genres suivans : 

I. Tarses ayant cinq articles trh-distincls , tant en dessus quen 
dessous. 

Les genres : Ctlydre , Tillé. 

II . Tarses ne paroissant aomr, vus en dessus , que qua^ ou menu 
que trois articles bien distincts, 

, A. Le quatrième ou Voffanirdemier article *des tarses aussi grand 
que le précédent ^pareillement bilobé et très-distinct. 

Les genres : rHANASi9i£ , Opile ^ Clairon. 



176 r! Tj A 

B . VtMnd-âeimierarlkîèdes tarses^ ou h quatrième^ heaucouppbsê 
petit que le précédent , cae?ié entre ses lobes et peu apparent dans guei" 
queS'Uns ^ entier. 

Les genres : Énoplie , NÉcaoBlE. V. ces articles, (l.) 

CLAITONIA , Ad&nson. {V, Claytowe.) Ce nom est dé- 
rivé de celui d^un botaniste anglais auquel Grono¥iiis'(Yîrg. a 5*) 
dédia Tune des espèces de ce genre, qnUl avoit découvert en 
Yirg'inîe , Clayionîa virginina, (ln.) 

CLAMATGRIA (AVIS). Pline rapporte que quelques 
Latins donnoient cette dénomination à un oiseau gue d'autres 
nommoienl prohièiiona {Hisi. mU, Ub. 10, cap. ib). Guénaii 
de Montbeillard présume que c'est notre ^ITTeile. J'a- 
voue que cette conjecture ne me paroît pas très* -« fondée» 

CLANCULUS. Nom latin adopté par Benys de Mont^ 
tort pour le genre Bouton , qu'il établit sur le Trochus pha-^ 
momcus de Linnaeus. F. Toupie, (desm.) 

CLANDESTINE, Lathrœa. Genre de plantes de la di- 
dynamie angiospermie , et de la famille des orobanchoïdes y 
dont les caractères sont : un calice monopbylle à qua- 
tre divisions ; une corolle monopétale , tubulée y à bord 
labié ou divisé en lobes inégaux ; quatre étamines à anthères 
barbues , et dont deux sont plus courtes ; . un ovaire snpé^ 
rieur y globuleux ou ovale, légèrement aplati, ayant à sa 
base une glande comprimée , et surmonté d'un style courbé 
vers son sommet , à stigmate épais , tronqué et incliné ; une 
capsule ovoïde, avec une pointe à son sommet , uniloculaire , 
bivalve etpolysperme ; les graines tiennent à des placenta 
fixés aiix parois de la capsule. 

Les clandestines formoient trois genres dans Toufnefôrt , 
et , en effet, leurs espèces diffèreni'beauroup paria forme dé 
la corolle ; toutes sont des plantes parasites , c'est-à-dire 
qui vivent sur les autres. On en compte quatre espèces : 

La Cl\ND£STI]S£ a fleurs droites y Lathrœa chtndestina y 
\finvk. , dont les tiges sont rameuses , cachées dans la terre ^ 
et les fleurs droites et solitaires. Cette plante se* trouve dàni»' 
les bois exposés au nord. Elle est assez difficile à rencontrer^ 
attendu qu'il n'y a que ses fleurs d'apparentes, et qué« sou- 
icent encore elles sont cachées par des feuilles ou de la 
mousse. Elle passoit jadis pour un puissant* en^ménagogue. 
Daléchamp rapporte qu'elle rendit , en sa présence ^ apte h 
la conception , une femme de plus de cinquante ans , qui 
avoit perdu ses règles depuis long-temps. 

La Claiidestine a fleurs pendantes, Lathrœa sqwmuma^ 
Linn. , dont la tige est simple , couverte d'écaillés , la co-^ 
rolle penchée , et la lèvre inférieure trifide. Celle-ci s^élère 



C L A 177 

de cinq à sît ponces. Elle se trouve dans les mêmes endroits 
que la précédente. 

La Clandestine du PoRTtJGAL , Lathrœa phdipœa , doqt 
litige est très-simple, maltinore , la gorge de la corolle ren- 
flée , le limb'c petit , ouvert et à cinq dents. Elle forme le, 
genre Phei^ipée de Tournefort , qui Ta découverte en Portu- 
gal; genre que Desfontaines a rétabli. 

La Clandestine du Levant, Lathrœa amUahim , Lînn. , 
dont la lèvre de la corolle est labiée et entière. Elle forme 
le genre «AImblaIe ^e Tournefort , qui Ta trouvée dans le 
Levant. (B.) 

CLANGULA.Dénominatîonlatîne, que les ornithologis- 
tes ont appliquée au Garrot, à cause du bruit que cet oiseau fait 
entendre dans son vol, en battant et faisant sifFlerTair avec 
ses ailes très-fermes et musculeuses. F*. Canard (i arhgt. (s.) 

CLAPIER. Endroit destiné k élever et nourrir des lapins. 
On appelle aussi lapins de clapier^ ou simplement clapiers^ les 
lapins élevés dans ces sortes d^endroits. (s.) 4 

CLAQUET DE LAZARE. Nom vulgaire d'une co- 
quille du genre SPONDifc {Spondybisgœderopusj L.). (ln.) 

CLAQUETTE. K Cliquette, (r.) 

CLARIA , de Relon. V. Lote. (desm.) 

CLARIAS , de GronoviuS. C'est un Sii^uRE ( Siiurus an^ 
guillans). (desm.) ^ 

CLARIONIE, Clanonîa. Genre de plantes établi par 
Lagasca. Ses caractères sont : calice imbriqué dé folioles . 
membraneuses en leur bord ; fleurons extérieurs plus grands^ 
tous hermaphrodites, bilabîés, à limbe intérieur bipartite et 
contourné ; réceptacle nu ,. ponctué , quelquefois cilié ; ai- 
grette ;5essile, velue , les soies dentées. 

La Perdicxe de Magellan sert de type k ce genre , qui 
renferme plusieurs espèces, (b.) 

CLARISIE, Qansîa. Genre de plantes de la dioécie 
diandrie , et de la famille des amentacées , qui présente 
pour caractères dans lés fleurs mâles : un chaton filiforme , 
imbriqué d'écaillés uniflôres, ou couvrant chacune deux éta- 
mines* Dans les fleurs femelles, qui sont au nombre de 
deux sur chaque grappe , un calice très-petit, écailleux, 
sur lequel est un ovaire ovale , surmonté de deut styles su- 
bulés , à stigmates simples. 

Le fmit est une drupe ovale, contenant une seule se- 
mence. 

Ce genre renferme deux arbres du Pérou, (b.) 

CLARKiE, 'CfarWa. Plante vivace de l'Amérique sep- 
tentrionale , à tige droite , à feuilles alternes linéaires , à 
fleurs roses axiUaires et solitaires , qui seul constitue un genre 

Ml. AU 



178 Ç L A 

dans Toctandrie monogynie y et dans la famille des épilo^ 
i)ieaiies. 

Les caractères de ce genre , selon Pursh^ Flort de V Amé- 
rique septentrionale , sont : calice tubulé à quatre divisions ; 
corolle de quatre pétales à trois lobés; quatre des filamens 
stériles; capsule à quatre loges, (b.) ^ 

CLARY. Nom anglais de la Sauge des PaÉs ( salidapra- 

tensîsy L. )• (l'^O 

CLASSE, r. Botanique, (b.) 

CLASTE , ClasUi. Genre établi par Commerspn pour 
placer un arbre de Tîle de Bourbon , dont le bois est très- 
fragile. C^est la Casé AIRE fragile de Jussieu (b.) 

CLAIE, V. Cluss. (ln.) 

CLATHRE, Claihrus* Genre de plantes cryptogames, 
de la famille des champignons , dont le caractère est d^a - 
voir des rameaux charnus , cylindriques , disposés en treil- 
lage et formant une espèce de voûte. 

On ne connoit qu^une seule espèce de clatfare , qui se 
trouve dans les lieux sablonneux, dans les bois arides de» 

S parties méridionales de TEurope. Ite naissant, il est ren- 
ermé dans un volva blane , qui se déchire k son sommet ef 
le laisse sortir sous la fofkne de rameaux , rouge-vermillon, 
qui se croisent et forment de larges mailles. La substance 
de ces rameaux est très-poreuse , et renferme , ainsi que le 
volva , une gelée qui se résout en eau extrêmement fétide „ 
et qui entiraîne les semences. Il varie beaucoup. 

J^ai observé , en Caroline , un clathre entièrement sem^ 
blable à celui-ci , mais qui n'a jamais que quatre branches 
qui se réunissent à leur sommet. Il est figuré dans la plan- 
che ci- jointe, B. a6 , et dans les Mémoires de P Académie dé 
Berlin, (B.) 

CLATIR. Ce mot ( en vénerie ) exprime le cri redoublé 
du chien courant, lorsqu^il s^approche du gibier dont il suit 
la voie, (s.) 

CLAUDÉE , Qaudea. Genre de plantes établi par La- 
mouroux dans son Essai sur les Tkalassiophyies , pour placer 
tme plante fort voisine des Yarecs , qui croît dans les mers^ 
de la Nouvelle-Hollande , et quHl a figurée pi. 8 de Touvrage* 
|>récité. 

Ses caractères sont : tubercules en forme de silique ak 
longée, attachées aux nervures par les deux extrémité^. 

La singulière disposition de la fructification de la claudée ^ 
Télégânce de son port , la variété de ses couleurs , la ren- 
dent un objet digne d'attention. Il faut voir la figure pour 
•*en faire une idée exacte, (b.) 

GLAUJOT* ^Qm vulgaire du Gouet dans quelques UjisXf. 



L« J^ A '79 

CLAUSENE y Qausena, Genre de plaotes de Toctandrie 
monogynie , et dé la famille des hespéridées , établi par Jus- 
siea. Il a poar caractères : un calice à quatre dents ; une go« 
rolle de quatre pétales ; huit étamines dont la base est fort 
lai^e ; un ovaire supérieur , surmonté d'un style à stigmate 
siinple. Le fruit est une capsule. 

Ce genre ne contiept qu'une espèce qui vient de Java ^ 
dont les feuilles sont ovales, lancéolées , et les fleurs dispo- 
sées en panîcules lâches, (b.) 

CLAUSILIE , QoMsiUà. Genre de coquilles , de la di- 
vision des univalves , qu'a établi Drapamaud aux dépens 
àes Maillots de Lamarck. Yoyez son Tableau des mollus- 
ques de France. 

Le caractère de ce nouveau genre est principalement tiré 
d'une lame presque droite , et d'un osselet oblong, élastique, 
un peu contoamé en spirale , échancré à son sommet , et 
dont la base va s'attacher sur la columelle, au commen- 
cement de Favant-demier tour, (b.) 

CLAUSULIË , Qausulus. Genre de coquille établi par 
Denys de Montfort. Ses caractères sont : coquille libre unî- 
vaive , cloisonnée et cellulée , globulaire et contournée en 
spirale ; le dernier tour de spire renfermant tous les autres ; 
ouverture sérîale , cellulée , étroite ^ de toute la longueur 
de la coquille ; cloisons unies et sériales. 

Là coquille qui sert de type à ce genre ^ st Ia forme d'un 
melon , et son diamètre surpasse à peine une ligne. On la 
trouve dans les pierres de plusieurs parties de l'Allemagne. 
Denys de Montfort la regarde comme formée par autant de 
tuyaux roulés en spirale , qu'il y a de stries transversales ^ 
tuyaux toujours en nombre pair , et s'ouvrant en gueule de 
four; ses côtes , ajoute-t-il , indiquent les cloisons, et 
font de ces tuyaux autant de coquijles cloisonnées , et par 
leur réunion , une coquille cellulée. Ce genre jette donc un 
grand jour sur la structure des coquilles ceilulées , structure 
qui n'a pas encore été expliquée d'une manière satbfaisante(B.) 
CLAVA-HERCULIS ( Miwsiii? d'Hercule). C'est le nom 
d'une espèce de Clavalier , L. (^zanthoxylum cla^a-hercuUs). 
Elle doit ce nom aux épines nombreuses dont elle est hé- 
rissée, (ln.) 

CLAVAIRE, Ooffona. Genre de plantes cryptogames , 
de la famille des champignons. C'est une substance coriace 
ou sabéreuse , quelquefois tendre , charnue et fragile ^ tantôt 
taillée en massue , tantôt divisée en rameaux qui s'élèvent 
dans une direction verticale. 

Les genres Mébisme , Géoglossb , Acrosverbie , Ra- 
VAJilB et Sphérie 9 ont été établis aux dépens de celui c^. 



C L ^ 




4dllS *Ut iK^iUrs 





p#Mr. . a i:i Aa<«5 4es msc et 
i»dt4. e» fneraé . die 

iJmm,^ tM «Mif4e« aotre €b «e^aasetcs defton^ f.llr m'a 

#ar<r <ia«M vei k^t >ai»i i— l ' a t 

FariM i<r» ciaraîrea io«t la dbaâr cal leaAre d IragBe ^ 

La C>i.4^A»& rjMAULOîDC. ^ csi trèj ■ ■>IIfc,MaM^ or- 

A*a^ei»^«t eiMPf<»ée^ar «a yrWmiwlwT fei ■■! wi g^ 
fc^4»f ^ eylMrMfae»5 fcri t cstreiaceaf sa» s'amnn—mtr. On 
IN? la UffmttfmemK la tetre , iam les Wts, prwd^esieBt 
4;»/M ee«f «ie ln^rei. On la coa»oh ^as les prcmaccs, sons 
U% fHwmm ^ memie, §atâtBm^ èarée-de-Umc , hnwfmfmia\ÙL ^ 
i^i^dU^ ehéfdmé ^ ffiedê^de'€ù^ ^ etc. On la mai^ en fricassée 
^ ^/«let t A 1^ ianee Manche , en sala^ etc. 

1^ CtATAiftE ct3VfKtt ne difiîh^ presqœ de la précé- 
d#tfie 9 «pK par ta coolenr cendrée ; mais c^est une espèce 
dîuinetr. Rllc e«t figorée pL 354 des Champq^mms de Èul- 
liard' On la mange sons le nom de matoie grise geaddée. 

La Clavaiii£ putillaims est la plus grande de ce genre , 
et ne i^ient qtie sor la terre. Elle est toajoors sîmple, glabre 
et eff forme de massoe. Son sommet se fend ordînairement 
dan» la iriei liesse. 

Vayei , pour les antres claraire» , le premier rolome des 
Traitée de$ Champignong^ de BoUiard et de Paalet, qnl les 
ont décrite» et figurées* (b.) 

CLAVAIRE, CloMuia. Genre de plantes établi par Sud- 
houftCf Néréide tiesi>atanisies y aux dépens des Y arecs de Lin- 
nmus ; se» caractères sont : froride filiforme cylindrique ; ra- 
meaux touffu»; frutification terminale en forme de massue. 

Ce genre rentre dans la seconde 5cction da gem;e Gigar- 



C L A ^ 1»» 

TIKE de Lamouroux. Il rcnfernçie une seule espèce , k Varec 
CÉSPiTEUX, figuré pi. la du grand ouvrage du même auteur. 

ÇLAVAIRî; NOSTOC. Paulet a donné ce nom au 
Gymnospor^îïge. Qb..) . . , 

CLAVAIRES. TRUFFONS. Pai^let donne ce nom à 
iSes Clavaires , de consistance fem^e et à saveur, de trulfe. 
Les plus connues sont la Clayaire lakgu£ BESÈRPSirr et 

TErGOT DU SEI|>LE. (b.) s .... ♦ 

CLAYALIER, ZanÛioxylum. Genre de plantes, de la 
dioécie pentandrie , et d(ç la famillç des térébmthacées , ou 
inieux des zanthoxylées ^i dont les caractères sont d'avoir un 
calice âe cinq folioles oyales, qui renferiney sur les ; pieds 
inâles , cinq étamines , et sur les pieds femelles , trois oUh 
cinqdvairesy distincts, supérieurs^ chargés chacun d'un style 
saillant, dont le stigmate est en. tête ; trpîs. ou cinq petites 
capsules ovales, p^diculçès,. bivalves ^uniloculaires, conte-* 
haut chacune une ^aine arrondie et luisante.» 

Les clavaliersourent une quinzaine d'espèces, toutes ap--^ 
pârtenantes à rAmérique. Cq sont des. arhres de moyenne 
grandeur , dont les tigçs . et les hrânches . sont garnies d^ 
redoutables épines , les feuilles ^lées avec une impaire , et 
parsemées de points transparcns. Leurs fleurs sont axillaires, 
£asciculées bu disposées en grappes, et le nombre des par-^*- 
ties de leur fructification est disposé à varier par avorte- 
ment. 

Le Clavalier ramiflore , zanthoocyîuFn randflorum j 
Mich. , croît dans le Canada , et fructifie fort bien, en pleine 
terre , dans le climat de Paris. On l'appelle vulgairement le 
frêne épineux dans nos jardins où on la cultive fréquemment. 
Ses caractères sont d'avoir les feuilles pinnées , les folioles 
ovales , lancéolées , très-entières. Cette espèce passe , dans 
le Canada , pour un puissant sudorifique et diurétique. Se» 
graines et leurs capsules répandent une odeur agréable. 

Le Clavalier des Aktilles , vulgairement a)ppelé le hoh 
épineux jaune , dont les caractères sont d'avoir les feuilles 
pînnées; les folioles ovales, oblongues, aiguës, largement 
crénelées et ponctuées; l'écorce de cette espèce est employée, 
il Saint-Domingue , pour teindre en jaune , et on la regarde 
comme un excellent, fébrifuge. 

Le Clavalier de la Caroline, dont les caractères sont 
d^ avoir les feuilles pinnées ^ les folioles pétiolées , ovales , 
lancéolées , dentelées ; le tronc chargé d'épines noduleuses. 
C'est le zanihoxylum fraximfoUum de quelques auteurs. 

J'ai observé cette espèce en Caroline , où elle est comr- 
mune ^ mais sur les bords de la mer seule ment. Son tronc 



Sa C L A 



I03 



B*élère peu, «t est comrert d^épines ccMirtcs etlai^ges ^lû 
ne tiennent qa'à l'écorce. Ses rameaux sont également épi- 
neux. Ses feuilles sont parsemées d^atrîcales en forme de 
points transparens qai contiennent une faoiie essentielle d^one 
odear agréable , et qne la chalenr fait exhaler à la distance 
de hnit on dix toises de rayon. On s'en sert poor apaiser le 
mal de dents. Ces feuilles sont souvent dévorées par la che- 
nille du papillon thoas et du grilloo obscur, tons deux vÎTant 
exclusivement il leurs dépens. Cet aibre est plutôt polygame 
que monoï^e. Les rameaux polygames sont épineux, et 
c^eux femelles sans épines, (b.) 

CLAVATULE, Qants. Genre de coquilles établi par 
Deiiys de Montfort dans le voisinage des Vis. Ses caractères 
sont : coquille libre , univalve , turricuiée on conique; spire 
régulière , aiguë ; ouverture allongée ; columelle chargée 
d'une dent dans sa partie supérieure ; lèvre extérieure tran- 
chante, oblique , échancrée dans le haut ; base échancrée. 

Parmi les espèces assez nombreuses qui entrent dans ce 
genre, la Clayatdle flammulée, figurée dans Seba, mus. 3, 
tab. 60 , n.* ^9 9 peut être citée conune type. C'est une co- 
quille de couleur terne , dont la longueur n'atteint pas trois 
pouces , et qui vit sur les côtes d'Afrique. (B.) 

CLAYE. Synonyme de Taif le. (b.) 

ÇLAYÉL. Nom espagnol des Œillets ( A'anAus ). 

(ln.) 

CLAVEL DE MUERTO , CLAVELON , CfaiW de 
Jnfha. Ce sont les noms qu'on donne , en Espagne , aux 
Œillets d'Inde ou Tagètes ( Tagetes , Linn. ). (ln.) 

CLAYELADE. Nom vulgaire de la Raie bouclée. 

CLAVELLAIRE; Oopellana. Nom qu'Olivier et M. de 
Ijamarck avoient d'abord donné à un genre d'insectes, qu'on 
ilésigne aujourd'hui sous la dénomination de Cimbex. Voyez 
ce mot. (l.) 

CLAVELLINA HORTENSENom espagnol de I'Œil- 
LET des jardins ( Dianihus caryophyllus , L. ). [v^.^ 

CLAVELLOS et CLAVOS DE ESPÉTIA. Noms 
(ïspaenols du clou de girofle. V, Giroflier, (ln.) 

CLAVICÈRE. Genre d'insectes. V. Cératine. (l.) 

CLAVICORNES, a^wcc/nk» , Lat. Famille d'insectes, 
(le Tordre des coléoptères, section des pentamères, ayapt 
pour caractères : quatre palpes; élylres recouvrant entière- 
jiieut la majeure partie du dessus de Tabdomen ; antennes 
grossissant insensiblement vers leur extrémité, ou termi— 
nées en massue, de formes diverses , mais point composées 



G L A i83 

de lames en feaîllets et pllcatiles , et toujours sensiblement 
plus longues quç les palpes maxillaires. 

Ces insectes se nourrissent y sous la forme de larves 9 et 
souvent en état parfait , de matières aniihales. L^insertion 
des antennes est nue ou placée sous une légère saillie des 
bords latéraux de la tête ; Textrémité antérieure de cette 
partie du corps se termine presque toujours au niveau de 
l'origine des mandibules. 

I. Palpes maœillaires hngs et avancés dans les uns; les labiaux 
plus grands ou aussi grands que les précédens et terminés en massue^ 
dam les autres; corps allongé ; tête et corselet plus étroits que les 
élytres. 

A. Tête dégagée; palpes maxillaires longs ; abdomen ovdide , 
embrassé par les éfytres ; tarses à articles simples. 

TribcJ. Les Palpeurs, Palpatores. 

B. TAe s^enfonçant postérieurement dans U corselet; palpes 
maxilliaires à peine plus longs que les labiaux ; abdomen en carré 
longf ou cylindixicé; pénultième article des tarses bilobé. 

Tribu II. Les Clairoïïes , Oerii. 

II. Palpes maxillaires courts ou de longueur moyenne , et plus 
grands que les labiaux; corps ocale ou arrondi dans les uns , oblong 
dans les autres 9 a»ec le corselet de la largeur des éfytres ^ du moins 
à sa base, 

A. Mandibules aussi longues au moins que la iéte ; antennes 
irès^oudées ( toujours courtes et en massue solide ) ; les quatre der- 
niers pieds plus écartés entre eux à leur naissance que les deux an- 
térieurs. 

Nota. Corps presque carré 9 ^ tête reçue dans une échan- 
cmrc du corselet ; élytres tronquées ; pieds contractiles ; 
jambes dentées. 

Tr}BU III. Les HfSTÉRiBES, Histerides. 

B. Mandibules plus courtes que la tête , droites ou peu coudées ; 
tous les pieds séparés j à leur naissaïuie , par des intervalles égaux, 

* Antennes plus longues que la tété , de dix à onze articles 
distincts , grossissant insensiblement vers leur extrémité , ou termi- 
nées en une massue soit solide^ soit petfoliée^ d'un à cinq articles. 

Tribu IV. Les Peltoïdes , Peltoides. 
Tribu Y. Les Nitibulaires , Nitidulariœ, 
Tribu YI. Les Bermestiks , Derme&tini, 
Tribu YII. Les Byrrqieiss, Byrrhii. 
** Antennes plus courtes ou guère plus longues que la tête , de 
sis à sept articles dans les uns , en ayant dwantage dans les çutres. 



i8/, C L A 

jnaîs formant j depuis la irpisième, une massue deniMe êfi^scie ou éii 

fuseau* 

Tribu YlII. Les MACftOQAOEYLES , MacroékutyU. V. ces 
roots. (X..) 

CLAVICULES. Nom Aorné anciefinement aux Ba- 
guettes d'oursins PÉTRIFIÉES. (LN.) 

CLAVIERS. On appelle ainsi Je Labiée varié, (b.) 
CLWIGÈRE, Qa^iger, PreysL, Illiger. Geére d'insec- 
tes, de Tordre des coléoptères, de la section et de la famille 
àe& dimères , ayant pour caractères : tarses terminés par un 
^ul crochet; antennes grossissant insensiblement vers leur 
extrémité, de six articles , dont les derniers perfoliés; bouche 
simplement composée de de^x très-petites mâchoires , por- 
tant chacune un palpe très-coprt , de deux il trois articles. 

On ne connoît encore qu^une espèce de ce sipgalier genre. 
Elle est très-petite , entièrement roussâtre , ayec les élylres 
courtes. Elle se rapproche , pour le port , des psélaphes. Elle 
se trouve en Allemagne , et a été figurée par vreysler, dans 
son Histoire des insectes de la Bohème, et par le docteur 
Panzer, dans /sa Faune <des insectes de F Allemagne , Fasc. 
59, tab. 3. (l.) 

CLAYI JE , Clavija. Genre de plantes de la polygamie 
dioécie , qui offre pour caractères : un calice de cinq folioles 
presque rondes ; une corolle en roue , avec cinq saillies in-? 
térieures oblongucs, et un limbe divisé en cinq parties pres- 
que rondes. Dans les fleurs mâles, un tube. membraneux à 
dix dents , couvrant le germe et entourant cinq ét^tmines ; 
dans les fleurs femelles point de tube , cinq étamînes stériles; 
un germe supérieur ovale y à stigmate, sessile et ombiliifaé ; 
une baie globuleuse , fragile , uniloculaire , renfermant une 
seule semence réniforme , très-dure,^ enveloppée d^une pulpe 
et insérée à un réceptacle charnu. 

Les fleurs hermaphrodites et les fleurs mâles sont sur des 
pieds différcns.- 

Ce genre contient quatre espèces d^ arbrisseaux propres ai| 
Pérou, (b.) 

CL AYIP ALPES , Qaoopalpaia^ Lat. Famille d'insectes, 
de Tordre des coléoptères, section des tétramères, ayant pour 
caractères : premiers articles des tarses garnis de brosses en 
dessous; le pénultième bifide; antennes terminées en masisue 
perfoliée ; mâchoires ay ant'au côté interne un crochet écailleux. 

Leur corps est le plus souvent de forme ovale ou arrondi, 
quelquefois même hémisphérique et bombé , avec les an- 
tennes courtes; les mandibules' échancrées ou dentées à 
leur pointe ; les palpes plus gros à leur exlr^nité , et le 



C L A ,8à 

deraîer article des maxtUaires très - grand , transversal j 
comprimé , presque en croissant. La manière dont les 
mandibules sont terminées, la dent cornée et intérieure 
des mâchoires , nous indiquent que ces insectes sont i['on^ 
geurs. La ][)lupart des espèces indigènes se trouvent, en 
effet, dans les bolets qui naissent sur les troncs des arbres ou 
sous 'les écorces. i 

-Cette famille comprend les genres suivans : Erotyle, 
Triplax , ÏRiTOME , Lai9Guri£ , Phalacre. V, CCS mots ^ 
ainsi que ceux d^iËGriHE , de CtYFÉASTRE et d^ÂGATHiniE* 

(L.) 

OLAVUS. Nom latin des coquilles du genre Clavatumî 
de Den)rs de Montfort. (desm.) 

CLAÏTONEi Claytorda, Genre de plantes de la pentan- 
drie monogynie et de la famille des portulacées, dont les 
caractères sont d^ avoir : un calice de deux folioles opposées 
et ovales ; cinq pétales presque en cceur et onguiculés ; cing 
étamines; un ovaire supérieur, turbiné, chargé d^un style 
dont le stigmate est trifide ; une capsule arrondie, trivalve, 
pniloculaire , et qui contient trois semences. 

de genre réunit six espèces , dont cinq croissent natH«> 
rellement dans TAmérique , et Tautre dans la Sibérie. Cette 
dernière a servi à rétablissement du genre Limnie. Il y a déjà 
long-temps que ftlies d'Afrique en sont séparées et for- 
ment le genre Portulagaire. Toutes, principalement la 
Claytot»ï£ a feuilles perfgliées, peuvent se manger crues 
en salad^ , ou cuites avec des viandes , positivement comme 
le poui^ier. 

Les claytones sont de petites plantes à feuilles radicales.^ 
à hampe munie de deux feuilles à sa base <, et multiflore à 
$on sommet. Elles ne présentent rien de remarquable, (b.) 

CLËAVEJIS , GoosE grass et Goose grease. Ncxns an»* 
glais du Gratfjiok ( Galium aparme, Linn. ). (ln.) 

CLEF. Ce mot a deux acceptions différentes parmi les * 
chasseurs : en vénerie , Ton appelle clefs de meute les chiens 
les meilleurs et les plus sàrs ; en fauconnerie , les chfs sont 
les oAgles des doigts postérieurs des otseavix de proie, (s.) 

CLEF DE MONTRE. Nom vulgaire de la LuNAlRt 

AI^MUEIiLE. (B.) 

CLEMA , d^ Dioscoride. Cette plante est rapportée aux 
EuFRORBES par Adanson. (l^) , 

CLEMATIS ( petite vigae , en grec ). Dioscoride , et 
Pline après lui, ont consacré ce nom à une plante sar- 
menteuse que Ton croit être notre clématit e (Ciemails iHtalbdy 
mais rien n^est moin^ certain. Les anciens botanistes i'ont^ 



i86 CLE 

donné i des plantes tont-ih-iait difierentcs , et qm n^aroicnt 
de commim qoc leur tige sarmeoteose oo Tolobîle. linnaeus 
Ta fixé définitireinentàiugenre de la Cunille des renoncules 
( V, Clématite \ Les antres genres qui lenfierment des es- 
pèces nommées clématis par les anteors, sont : YcmouiEa 
\Stijchiun) , Pe&tehche {yiaca\ Faaiigipaii]£K [TlundeTa\ 
PAULUfiE, BAUHnoE, Baïustaibe, Atragène, Bigboke 
Passiflore, Pareire (^CUsampdos)^ Ophioxtloiv, Aristo- 
loche, etc. (lk.) 

CLÉMATITE , VIORNE , CUmaiis , Lînn. ( Polyan- 
drie polygynie. ) Genre de plantes de Fa famille des renon- 
enlacées , dans lequel la flear a quatre pétales , quelquefois 
cinq ( sans calice ) , avec des étamines nombreuses , et 
plusieurs styles persîstans , allongés ^ souvent soyeux on 
plumeux , et de forme différente dans la plupart des espèces. 
Le firuit est composé de plusieurs semences or^es , compri- 
mées , rapprochées en tête , et surmontées chacune d'un 
style. V. Atragèiœ et Yiticelle. Dans ce genre , qui a des 
rapports avec les pîgamons, se trouvent des plantes herba- 
cées et ligneuses , la plupart sarmenteuses , et toutes ayant 
leurs feuilles opposées. Parmi les quarante espèces con- 
nues , on distingue les suivantes. 

La Clématite des haies , Clematîs vîialba , Lînn. Plante 
vivace 9 très-commune en Europe dans lq|i haies et daus les 
buissons. Ses feuilles sont ailées , et composées ordinaire- 
ment de cinq folioles en cœur ; les pétioles 9 ainsi que dans 
la plus grande partie des autres espèces , se roulent et se 
tortillent en manière de vrille. Ses fleurs blanchâtres forment, 
au mois de juin , des bouquets plus singuliers que beaux 9 
mais d'une odeur agréable. Elles sont suivies de semences 
plates 9 et terminées chacune par une lougue aigrette torse 9 
soyeuse et blanche. 

On cultive peu cette plante dans les jardins. Ses jeunes 
pousses se mangent en guise d'asperges , dans quelques can- 
tons d'Italie , leur principe délétère étant dissoluble dans 
Teau. Avec ses tiges sarmenteuses 9 on fait des liens 9 de 
jolis paniers et des ruches de mouches à miel. Ses feuilles 
écrasées sont propres à guérir la teigne 9 et à nettoyer les 
ulcères sordides ; elles sont aussi caustiques et vésicatoîres ; 
appliquées sur la peau 9 quand elles sont récentes et frois^ 
sées 9 elles Tenflamment. Quelques mendians en font usage 9 
pour produire sur différentes parties de leur corps de larges 
excoriations 9 qu^ils étalent aux yeux du public9 afin d'exciter 
sa pîlié 9 e% qu'ils guérissent ensuite avec ^ des feuilles de 
poirée. C'est ce qui a fait donner à cette clématite les poms 
vulgairçs iï herbe aux giieux^ et de inomc des pauvres. 



CLE ,87 

La Clématite ODORAin'E 9 C/(Simift5^am7nii/a, Lion. Elle 
cstvivace, et croît parmi les haies dans le midi de la France, 
en Suisse , en Italie ; ses sarmens sont nombreux et grim- 
pans ; ses feuilles simples , entières et en forme de lance ; 
les inférieures deux fois ailées. Ses fleurs , blanches et odo- 
rantes, produisent des semences ayant une queue plumeuse. 

La Clématite de Bourbon , CUmaiis maunUana , Lam. 
Espèce sarmenteuse et grimpante , à tige ligneuse , et à 
feuilles ternées, dont les folioles sont dentées et presque en 
forme de cœur. Ses fleurs viennent latéralement sur des ra- 
meaux courts et pendans ; elles ont quatre pétales ellip- 
tiques , blanchâtres et velus ; et les semences qui leur suc- 
cèdent , portent une queue plumeuse de la longueur à peu . 
près de deux pouces. Cette plante croît à Tîle de Bourbon , 
dans les bois ; elle y porte le nom de vigne de Salomon. On 
s'en sert en guise de mouches cantharides. 

La Clématite a vrilles, Qematls clrrliosa, Linn. Elle 
a des feuilles simples , et une tige ligneuse qui pousse beau- 
coup de sarmens cylindriques et grimpans. Ses fleurs blan- 
châtres ou de couleur herbacée , viennent sur les côtés des 
branches, sont solitaires sur chaque pédoncule, et ont un petit 
calice. Cette plante fleurît ordinairement au milieu de Thi- 
ver. Elle est originaire d'Espagne et du Portugal. Comme 
sts feuilles restent vertes toute Tannée , on peut remployer 
à décorer le3 treillages et les murs. On la multiplie en 
marcotant , en automne , ses rejetons de Tannée. 

La Clématite de Mahon, Qematîs balearica » Mus. 
Fort jolie espèce qu'on trouve à Minorque ; elle es{ li- 
gneuse et grimpante ; ses feuilles composées de folioles dé- 
icoupées très-fiqement , et ses fleurs blanchâtres , à pétales 
oblongs et parsemés à Tintérieur de taches rouges , la dis- 
tinguent de toutes les autres espèces. On peut la multiplier 
de la même manière que la précédente. 

La Clématite a feuilles simples, Clematis ifdegrifolia ^ 
Lina. Celle-ci croît naturellement dans la Hongrie et la Tar- 
tarie , et mérite d'être employée à la décoration des jardins. 
Ses fleurs sont grandes et d'un beau bleu en dedans, blan- 
châtres et veloutée» en dehors; elles paroissent au mois de 
juin ; et quand elles sont passées , les semences qui les rem- 
placent forment avec leurs queues une houppe soyeuse et ar- 
gentée. Cette plante a des feuilles ovales, lancéolées, simples 
et sessiles. Elle est vivace par ses racines, et c'est en les 
divisant qu'on la multiplie. Presque tous les sols et toutes 
les situations lui conviennent. 

La Clématite BLEUE , Clematis viticeila jJJnn. C'est la plus 



y^' 




M* 



mé à des plan 
commun que \ 
fixé définitive I 
'. Clématite ^ 
:es nommées < 
trychnos') , Per 
ULi^iE , Bal 

.5SIFLORE , PaI 

CHE, etc. (ln.) 
CLÊMATITI 
ie polygynie.) ^ 
lacées , dans le. 
aq ( sans calice 
usî^eurs styles [; 
umeux , et de foi 
e firuit est compo 
léeSy rajpprochée 
yle. F. Atragè> 
ipports avec les p 
ies et ligneuses , 
!urs feuilles opp< 
lies , on distingue 
La Clématite 
Ivacc 9 très-com 
uissons. Ses fei- 
lent de cinq fol 
I plus grande p 
3rtillentenma' 
u mois de juii 
nais d^une od^ 
liâtes , et ten 
oyeuse et bla 
On cultive 
lousses se n 
ons d'Italie 
'eau. Avei 
jUs panie' 
crasëes s 
icères S( 
}pliquét 
es , eJI 
nr pr 
oaa 



f 







■ A 



f 




CL I 



lOl 



9 



oi par lequel Geoffroy a désigné un genre d'Insectes 

•Ire de3 coléoptères, f-. CLAiaoN. (l.) 

. THRA , Théophraste. C'est le nom que les Grecs 

-Qt à Valnus des Latins, notre AuN£. Linnseus a ap- 

dm, un genre de la même famille que les bruyères, 

.outes les espèces sont .originaires d'Amérique ou de 

et, par conséquent, inconnues aux anciens. Adan- 

>r éviter cette faute, nomme junia^ la cldhra de Lin- 

^'HRA , Cldhra. Genre de plantes de la décandrie 
ie et de la famille des bicornes, dont les carac- 
t : un calice à cinq divisions, velues en dehors; 
les obtus ; dix étamines, dont les anthères sont 

; un oràire supérieur chargé d'un style persis-. 
;mate trifide ; une capsule globuleuse , environ- 
ne calice , triloculaire , trivalve , eft qui contient 

cmences anguleuses. 

à réum les Tiniers à ce genre. 
*hra renferment six espèces, dont cinq de l' Amè- 
ne de Madère. La plus connue est le Clethra a 
d'aune. C'est un joli arbrisseau qui s'élève d'une 
lus, est très-garni de rameaux, qui tous portent à 
'mité des fleurs blanches en épis. Les feuilles sont 
fntelées , légèrement pubescentes en dessous. Il 
ireliement dans la Virginie et la Caroline, aux 
• ides sans être marécageux , où, ainsi que je m'en 

it assuré, il couvre quelquefois des espaces consi- 

)n le cultive en Europe , dans les jardips , et 
tlplie par graines, par marcottes et par division des 
\s. (b.) 
MRIA. Synonyme de Clathre, dans Hill. (b.) 

TRI TE. Nom donné autrefois à du bois pétrifié 

isoit être celui de 1' Aune (betula alnus^ L).Les pierres 

ntoientdes empreintes de feuilles de cet arbre étoient 

it appelées detrites. (ln.) 

i'TE. C'est ainsi que se nomme I'Ayocette en Pi- 

iTERA, KLEIERA. Adanson avoit appliqué ce nom 
re polypremum de Linn. Thunberg l'a donné ensuite 
>re du Japon, qui est une espèce de Ternstroemee» 

(LN.) 

TERE, CZc^^nz. Arbuste du Japon qui, selon Thu|i- 
"rme seul un genre dans la polyandrie monogynie. 
'enre présente pour caractère : un calice àcinqdécou- 

cinq pétales ; un grand nombre d'étamines insérées, 
vaire ; un ovaire supérieur surmonté d'un style à stig- 



îûâ C Li I 

mate échancfë; nne capsule enrelopjt^e par le calice , qui 
subsiste, à deux valves et à deux logels.F". Ternstroémie.(b.) 

CLIBADIE, Ciibadîum, Genre de plantes à fleurs conx- 
posées^ àè la monoécie pentandrîe , quia pour caractères: 
un calice commun imbrique ; les mâles avec des corolles à 
cinq découpures dans le disque , et les femelles avec des co- 
rolles lingulëes à la circonférence. Le fruit est une baie om- 
biliquée. 

Ce genre ne contient qu^une espèce ; c^est une plante de 
Surinam , dont les feuilles sont opposées ; ovales et en- 
tières ; les pédoncules opposés , le calice commun violet 
dans sa maturité, et les fleurons fétides, (b.) 

^ ' 

CLIB ADION ^ Dioscoride. Cette plante est rapportée à 
le Pariétaire, (ln.) 

GLIPFORTE , Qtfforda. Oenise de plantes , de la dioé- 
cie polyandrie et de la famille des rosacées , dont les carac- 
tères sont : un calice de trois folioles ovales , pointues , 
coriaces , contenant , dans les pieds mâles y une trentaine 
d^étamines dont les anthères sont didymes , et dans les 
pieds femelles un ovaire inférieur , oblong , chargé de deux 
styles plumeux à sigmate simple ; une petite capsulé' oblon- 
gue 9 presque cylindrique , couronnée , biloculaire , et qui 
contient une semence linéaire dans chaque loge. 

Les cUjfortes sont des arbrisseaux à feuilles alternes , sim- 
ples ou temées, engainantes à leur base ; à fleurs axîllaires, 
presque sessiles et de peu d^apparence. On en compte une 
vingtaine d'espèces, toutes propres au Cap de Bonne-Espé- 
rance , et dont peu sont cultivées en Europe. La plus com- 
mune ou mieux celle qui se conserve le plus facilement dans 
les jardins de botanique , est la Clifforte à feuilles de 
HOUX , dont les caractères sont d^avoir les feuilles presque 
en- cœur et dentées* C'est un> petit arbrisseau d'un à deux 
pieds de haut dont les (leurs sont verdâtres. (R.) 

Linnseus a consacré ce genre à ClîfTôrt, hollandais ins-* 
fruit, qui lui avoit ouvert sa nombreuse bibliothèque et son 
riche jardin et qui a concouru ainsi à protéger ses premiers 
as dans la carrière des sciences naturelles. Linneeus pu— 
lia, en lySfi, en un vol. in-foL , et sous le titre de Musa 
Clijfortiana ^ et en 1 787 , sous celui à^HoHus QijfQrtitmus , 
les plantes cultivées dans le jardin que cet illustre HoUan-: 
dais 9 que Linnseus. pouvoit nommer son bienfaiteur,- possé-^ 
doit. à H-artecamp près de Harlem, (lin.) 

CLIFTONIA , Banks. C'est le coàUkcnana de Frazcr, et 
le MYLOCARïuai dç WiJldenow. V* ce mot. (ln.) 



i 



C L I ,g3 

CLÎGNOT. r. MotTEUX, article des troquets, (v.) 
CLIMACIUM , Weber et Mohl. F. Gradule. (b.) 
CLINANTHë. Nom nouvellement donné aux récep* 

tacles coniques des fleurs composées et autres ; réceptacles 

qu'on considère comme une continuité du pédoncule. 
Il y a un clinanthe dans les Coréopes , dans les ScA- 

BIEVSES, dans ]es Dorstènes, etc. (b.) 

CLINCHE. Quelques auteurs ont désigné par ce nom, 

le Chinche. V, ce mot. (s.) 

CLINE, Cli'nus. Sous-genre de poissons établi par Cuvier 

aux dépens des Blennies. Ses caractères sont : dents cour-^ 

tes , disposées sur trois rangées, dont la première est 

plus grande. 

Les BxEUiNlES MOUTELLE , SOURCILLEUSE , AIGUË , AUBI- 

FREDI , etc. , entrent dans ce sous-genre. (B.) 

CL1NOCÊRE, Clinocera. Genre d insectes de Tordre 
des diplères ^ établi par M. Meigen. Il lui donne pour ca- 
ractères : antennes avancées , de trois articles , dont les deux 
premiers sphéroïdaux , le troisième, conique, avec une soie 
descendante au bout ; ailes couchées sur le corps. La forme 
de ses antennes indique qu'il est voisin des leptis de Fa-« 
brîcins , qu'il appartient à notre famille des tanysiomes , 
tribu ou sous-famille des rhagionides ^ et qu'il y forme, avec le 
lepii's vermileo , une division particulière , à raison de ses ailes 
croisées sur le corps. M. Meigen ne cite qu'une espèce , 
la Clivocère voire, clinocera nîgra. Voyez sou ouvrage, 
sur les diptères , iom, 1,2.* part, , iab. 14. 1 fig* 20— a5. (i.) 
CLINOPODË , Œnopodium. Genre de plantes de la 
didynamie gymnospermie , et de la famille des labiées , 
dont les caractères sont': un calice monophylle, cylin- 
drique, un peu courbé, il cinq dents très-aiguës et inégales | 
qui se partagent en deux lèvres ; une corolle monopélale ^ 
labiée , à tube un peu plus long que le calice , s'évasaut en 
un limbe à deux lèvres, dont la supérieure est cour e, droite, 
on peu relevée et à deux divisions, et Tinférieure à trois 
lobes , dont celui du milieu est le plus large et échancré ; 
quatre étamines , dont deux plus grandes ; quatre ovaires 
supérieurs , entre lesquels s élève un style filiforme . dont le 
stigmate est simple. Le fruit est compose de quatre semences 
nues , ovales , et attachées au fond du calice, qui est un peu 
renflé inferienrement , et contracté à son orifice. 

Ce genre comprend trois espèces , toutes vivaces et odo- 
rantes. Il en renfermoit autrefois un plus grand nombre qui ont 
été employées à former les genres Hypiis et Pycnantheme. 
Le Clit^opode commun a pour caractères : des fleurs en 
tète 9 presque rondes , hérissées de Ibngs poils 9 et des brac-- 

VU. l3 



iQ^. C< L I 

, tées sétacées. Cette plantes e trouve dans les lieux secs et mon- 
iueux : elle passe pour aromatique , céphaliqnc et tonique. 

Le Gliivopode blanchates est beaucoup plus grand que 
le précédent , a les feuilles velues en dessous, les yerticilles 
des têtes aplatis;, et les bractées lancéolées. Celui-ci croit 
dans les parties mérîdî<males de l'Amérique septentrionale , 
aux lieux secs et découverts. 

La troisième espèce vient d'Egypte , et ressemble beau- 
coup à la première, (b.) 

CLINOPODIUM et CLINOPODION, PUddeîU.m 
grec. Dioscoride et Pline appeloient ainsi une plante labiée ^ 
qui , suivant la plupart des botanistes commentateurs , seroit 
notre Clenopode vulgaire {^cKnopoéUwn pulgare). Ce nom a 
été donné aussi k desziziphora, des monardes, des sarriettes 
{siUureia)j des cbataires Qmpeia\ des thvms, des brunelles 
{pruneUd)^ à la cléonie , auxbartsies, auxA//?^ Jacq., à des 
phiomides, aux Pycnantèmes et au Comète, (ln.) 

CLINOTROCOS, Théopbraste. C'est I'Ébable ,. sui- 
vant Adanson. O^n.) 

CLIO , CHo. Genre de la classe des vers mollusques, dont 
les caractères sont d'avoir le corps contenu dans un sac 
oblong , turbttié , muni supérieurement de deux ailes bran- 
chiales , membraneuses , opposées Tone k l'autre ; la tête 
saillante entre les ailes , séparée du corps par un étrangle- 
ment et formée de deux tubercules , entre lesquels est la 
bouche ; deux tentacules courts insérés sur la tète. V. pi. A. 
a8, où il est figuré. 
' Linnœus avoît réuni, sous ce genre , des ^aaj^j^rr 4 £o- 

Eiilles et des animaux sans coquilles. Bruguières , Cuvier et 
amarck les en ont séparés. J'ai réuni les premiers avec les 
Hyales. 

Les espèces cpi sont restées ^^ns ce genre , sont seu- 
lement au nombre de quatre , dont une seule est commune { 
c'est le Clio boréal, dont les caractères sont d'avoir le 
corps gélatineux , transparent , les nageoires presque trian- 
gulaires , et la queue pointue., C'est un animal vaguant dans 
la haute mer, comme les méduses y et extrêmement multiplié 
dans les parages qui lui conviennent; mais ce n'est que dans 
les temps les plus calmes , et seulement pendant les heures 
les plus chaudes de la journée , qu'il se ùît apercevoir k la 
surnice de l'eau, où il semble Ae parottre que pour dispa- 
roître. Il se meut au moyen de ses deux nageoires qui, 
d'après l'observation de Cuvier , lui tiennent lieu de bran- 
chies, ou du moins ont un tissu vasodaire quipentle faire croire; 
pour se mouvoir il les rapproche pointe contre pointe , et les 
écarte ensuite rapidenotent Outre les ailes * il y a trob petits 



C L I ,g5 

lobes , situés un peu plus bas. Le manteau enveloppe le de* 
Tant du corps. Les parties de la génération sont semblables 
Scelles de Tescargot ; le Système nerveux presque le même. 

Îue dans la Laplysie. Iln^y a qu'un cœur situé au côté gauche» 
)n voit par-là , dit Cuvier , que les cSos appartiennent aus 
gastéropodes f c'est-à-dire , aux mottusques de la division des 
iimaçoms, quoiqu'ils n'aient pas un pied propre à ramper* 
V. la belle anatomie de cet animal , qu'il a publiée dans 
le premier cahier des Annales du Musémn d'Hisioire natwrdU 
de Paris. Voy. aussi » dans le même recueil , le travail de 
Blainville qui l'a pour objet ; travail aussi complet que possible* 

Les dios servent de nourriture aux baleines et à une grande 
quantité de poissons et d-oiseaux de nner. 

Les genres CLÉonoaE , Cymbulu et LiMAcniE se rap- 
prochent infiniment de celui-ci. (b.) 

CLIQUETTE ou CLAQUETTE DE LÉPREUX , 
ou DE LADRE. Ce sont des noms vulgaires de l'huître épi^ 
neose (Spondylus gosderopWf L.) V. Spomdylb. (ln.) 

CLISE. r. Cluss. (lm.) 

CLISIPHONTE , Oid^umUs. Genre de coquille établi 
par Denys de Montfort. Ses caractères sont les suivans 2 
coquille libre , univalve , cloisonnée, en disque , contournée 
en spirale , mamelonnée sur les deux centres ; le dernier 
tour de spire renfermant tous les autres ; ^os caréné et 
armé ; ouverture triangulaire , ouverte^ recevant dans son mi« 
lieu le retour de la spire; cloisons unies, percées par un siphon. 

Ce genre renferme plusieurs espèces. Une de la mer des 
Indes a six lignes de diamètre. Une de la Méditerranée n'a, 
qu'un tiers de ligne. Cette dernière est figurée dans F ouvrage 
de Soldani. (b.) 

CLITELLAIRE, CUuUaia. Genre d'insectes de Meigen, 
et le même que celui nommé par nous Éphippie. V. et mot. 

(L.) 

CLITHON , CUikon. Genre de Coquilles établi par De*^ 
nys de Uontfort, et précédemment par Klein , sous le nom 
d Ubcé. Ses caractères sont : coquille libre, univalve, à spire 
régulière , écrasée ; point d'oml^ilic ; ouverture entière , ar- 
rondie, évasée, perpendiculaire à Thorizon; columelle tran« 
chante chargée d'une ou de plusieurs dents ; lèvre extérieure 
tranchante. 

Ce genre renferme plusieurs espèces , toutes fluviatiles et 
armées de longues épines sur les tours dé leur spire ; celle 
qui lui sert de type est la Nérite couboiine de Linnœus' (la 
nérite épineuse des marchands), qui se trouve aux tles de 
France et de Bourbon , et dans l'Inde. Elle est noire , et sa 
longueur est d'un pouce. 



196 ^' T^ T 

Léach en figure une belle eispèce , pi. io4 de ses Mé-*- 
langes de Zoologie, (b.) 

CLITORË, ClUoria, Genre de plantes de la dîadelphie dé- 
. candrie, et de la famille des légumineuses ; ses caractères 
sont : un calice monophylle , droit , tubulcux , à cinq divi- 
sions ; une corolle papilionacée , composée d'un étendard 
très-grand ^ droit , étendu , obtus , avec une légère écban- 
crure ; de deux ailes oblongues , plus courtes que l'étendard ; 
d'une carène encore plus courte et arquée ; dix étamines, dont 
neuf réunies à leur base ; un ovaire supérieur oblong , cbargé 
d'un style à stigmate obtus ; une gausse longue , linéaire , le 
plus souvent aplatie, terminée par une pointe en alêne, unilo- 
culaire, bivalve, et qui contient plusieurs semences réniformes. 

C e genre comprend une quinzaine d'espèces , en plus grande 

Îartie d^ Amérique , et en moindre partie des Grandes-Indes. 
!e sont des herbes à racines vivaces, à tiges volubles, à feuil- 
les tentées ou ailées , avec une impaire , à folioles articulées , 
stipulées et aristéesàleurbase. Les pédoncules axillaires, ordi- 
nairement bifiores ; les fleurs grandes et plus ou moins bleues. 

La Clitors de Ternate a les fleurs les plus grandes , et 
du bleu le plus intense. C'est une très-belle plante , originaire 
de rinde , où on la cultive pour l'ornement. Ses caractères 
sont d'avoir les feuilles pidnées, les folioles un peu ovales, 
^t rinvolucre de deux feuilles arrondies. On emploie ses 
fleurs pour teindre en bleu les boissons et les alimens dans 
les repas de cérémonie. 

La Clitore de Virginie , qui a pour caractères les feuil- 
les temées , et les calices géminés et campanules ; ses fleuri 
sont médiocrement grandes et d'un bleu pâle. Elle est très- 
commune dans les bois de la Caroline , où elle est en fleur une 
grande partie de Tannée. Elle y produit un fort agréable 
effet , ainsi que je l'ai fréquemment observé. 

Les autres sont beaucoup moins connues y et par copsé-» 
quent moins dans le cas d'être citées ici. 

PoiteaUf dans un travail qu'il a présenté à l'Institut , pro-» 

Eose y d'après Brown et Michaux, de diviser ce genre en deux. 
les espèces dont le calice est en cloche , dont l'étendard est 
très-ouvert , muni d'un éperon à sa base extérieure et dont lo 
style est glabre, resteroient dans le genre Clitore ; et celles 
dont le calice est en tube, dont l'étendard est roulé en cornet ^ 
sans protubérance à sa base, dont le style est cilié en dessous, 
seroient des Gal'acties. (b.) 

CLITORIA, Linnaeus. V. Clitore. Ce genre de légu- 
mineuses avoit d'abord été nommé par Breyn et Dillen , 
ctitorius. Âdanson a proposé de l'appeler iematea, (ln.) 

CLITORIS. V. ÔROANESSExuELS^SfiXEet Vagin.(virey.) 



C L O ,gy 

CUVINE, Oinna. Lat., Clairv., Bon. Genre d'insectes, 
de l'ordre des coléoptères , se<^tion des pentamères , famille 
des carnassiers ^ tribu des carabiques. Ces insectes avoient 
été réunis aii^ scarites; msis ils en difTèrent sous plusieurs 
rapports : leur labre est membraneux ou légèrement coriace . 
et sans dentelures ; leurs mandibules sont beaucoup plus 
courtes que la tête et sans dents au côté interne ; leur kin- 
guette s'élève au-delà de l'écbancrure du menton , et se 
termine comme celle des harpales , par deux oreillettes la- 
térales 9 et une division intermédiaire , tronquée ou obtuse« 
Ces insectes ont d^ailleurs la physionomie des scarites; mais leur 
corps est cependant un peu plus épais. Ils habitent les lieux 
humides 9 et se tiennent cachés dans la terre. Toutes les es- 
pèces connues sont de très-petite taillCf. 

Quelques-unes n'ontpasde dentelures au bord extérieur diês 
deux premières jambes ; mais les deux épines de leur extré- 
mité sont fort longues. M. Bonelli a formée avec ces es- 
pèces , le genre dîschirius» 

L'espèce la plus commune en Europe 9 est la Glivine 
Arenaire , scarites arenariusy Fab.^ Oliv. Elle est brune ou 
noirâtre , avec des impressions sur le milieu du front , la 
coupe du corselet presque carrée , les élytres striées et à , 
stries ponctuées. V. Discbirie. (o. et l.) 

CLOCHE-BLANCHE. Nom vulgaire de la Nivéole, (b,) 

CLOCHER CHINOIS. Coquille du genre Cérite (b.) 

CLOCHETTE. Ce nom est donné vulgairement à des 
liserons 9 à des narcisses et à des campanules , qui tous 
le doivent à la forme de leur corolle. La clochette des bois 
est le narcissits pseudonareissus ; la clochette des blés, le 
coiwohuius aïvensh ; la clochette des murs est le campaaula 
roiundifoUa^ Lt (li^O 

CLOCHETTE. Nom donné à quelques espèces de ba- 
lanes ou glands de mer , et principalement au balane bala« 
noïde de Bruguières. (lv.) 

CLOCHETTE. Nom vulgaire d'une coquîUe du genre 
Calypteee, caJyptrœa ajpiestris, (p^SM.') 

CLOCHETTE (petite). On donne ce nom , en français, 
à VAgan'ctts campanulatus de LinnaeuSj figuré pi. 12 <, n,^^ i et 
2 j du Bofankon de Vaillant, (b.) 

CLOFHF. V. Clofys , ci-après, (s.) 

CLOFYS. C'est, selon Drapper, un oiseau tout noir et 

de la grosseur d'un étourneau , qui se trouve en Afrique et 

s'y nourrit de fourmis. Il passe , parmi les nègres, pour 

un oiseau de mauvais augure , et lorsqu'ils veulent prédire 

, une «lort funeste à quelqu'un , ils 4i^ent que le clofys a 



,98 C L O • 

chanM sor Ini. Je ne puis m^expllqner an siqet ie cet oiseav 
noir et sinistre ; je ne le connols pas. (s.) 

CLOISON, Dissepimadum. Membrane plus oa moins 
épaisse qui traverse entièrement , ou ep partie, la cavité 
du p£Bi€\RPE. V. ce mot et le mot Valve, (n.) 

CLOMENA. M. Pallsot Beauvois donne ce nom à un 
genre qu^il établit dans la famille des graminées et qui com- 
prend une setile espèce qui croh au F^rou. Ellle a le port 
des agrosHs , Linn. ; mais elle sVn éloigne par sa glnme 
inférieure tridentée et sa soie terminale placée entre les deux 
dents qui terminent la paillette inférieure : caractères qui^ 
suivant M. Palîssot de Éeauvob, distinguent cette plante de 
tons les genres connus, (ln.) 

CLOMIUM, KLOMION. C'est un genre qu'Adanson a 
établi dans la famille des chardons, et qui n^a pas été 
adopté. Il y rapporte une plante à feuilles entières et épineuses; 
à fleurs solitaires terminales , dont les écailles du calice sont 
en épines droites à leur extrémité , les écailles du réceptacle 
fendues^ et les aigrettes des semences longues : cette plante 
est une espèce de Ciase. (ln.) 

CLOMPAN. C^est un arbrisseau sarmenteux , de la fa- 
mille des légumineuses, dont les feuilles sont alternes, ai- 
lées avec une impaire. Ses fleurs viennent en panicules 
terminales , et sont diadélphiques. Ses fruits sont de 
petites gousses semi-lunaires, ventrues vers leur bord, 
convexes, d'un rouge écarlate en dehors, et monospermes. 

Cette liane croit dans les M oluques et dans la Guyane , 
près des rivières , et peut servir à fiire des berceaux capa- 
bles de donner un ombrage Impénétrable (b.) 

CLOMPANUS. Rnmphlusnoniine ainsi trois plantesdont 
deux Tong-Chu , sterculia, La première est figurée , tab. 107, 
vol. 3; c^estle Kaailues Malabahes, sUrcuUafelidà\ L.; la se- 
conde est le C AVAL AN BES M AL AB ARES, OU le BaLAH GflAS , 
sterculia balanghas , L. ; la troisième. V. Clompan. 

CLOMPARIUS. r. Clomanus. (ln.) 
CLONIS ou CLONISSE. Nom d'une vVémus. (b^) 
CLOPORTE, Oniscus, Genre de crustacés, qui, considéré 
dans toute Tétendue que lui a donnée Llnnaçus , embrasse 
notre ordre des Isopodes ; mais est restreint aujourd'hui aux 
espèces du même ordre ayant pour caractères. : branchies 
renfermées dans les premières écailles placées sous la queue; 
quatre antennes , dont les latérales seules bien apparentes , 
de huit articles , et recouvertes , à leur base , par les bords 
latéraux de la tête ; les deux appendices latéraux ou extérieurs 
du bout de la queue , beaucoup plus grands que les inter- 
médiaires. Ce genre iait partie de la section ou tribu des 



/ 



C L O igg 

ptéryg3>ranches, et compose ^ avec les lîgies, les philoscies, 
les porcellions et les armadilles , une division trè^-naturelle, 
dont j'exposerai les caractères communs 9 à rarticle Clopor- 
TiBES. Dans ces deux derniers genres , les antennes exté- 
rieures ont un article de moins : les ligies en ont quatre 
très-apparentes , et la dernière pièce des précédentes est 
divisée en un grand nombre de petits anneaux ; dans les 
philoscies , les mêmes antennes ont leur origine découverte, 
et les quatre appendices caudaux sont coniques, saillans 
et presque égaux. 

Ce sont, en général , d'assez petks crustacés , qui se 
montrent rarement pendant le jour ; ils se tiennent ordi* 
nairement dans les endroits humides , sous des pierres , 
dans les fentes des murailles, dans les caves, et s'enfon- 
cent dans la terre. Us semblent fuir la lumière et l'ardeur 
du soleil. Us marchent lentement ; mais quand ils sont 
poursmvis , ils« cherchent à se sauver en fuyant ; alors , ils 
courent assez vite. 

Us se nourrissent de différentes matières , attaquent et 
rongent les fruits de toute espèce tombés sur terre ^ et maur 
gent aussi les feuilles des plantes. Degeer a vu de petits clo- 

Srtes en manger un gros de leur espèce , qui étort ren- 
mé avec eux ; ce qui prouve qu'ils sont carnassiers. 
Les femelles pondent des œufs qui éclosent , pour ainsi 
dire , dans leur corps ; elles les portent dans une espèce de 
sac ovale , mince et flexible, placé en dessous de leur corps, 
et s^étendant depuis la tête jusque vers la cinquième paire 
de pattes. Lorsque les petits sont entièrement lormés , pour 
leur donner une libre sortie, la mère ouvre le sac ou 
ovaire, auquel il se &it une fente longitudinale et trois 
transversales ; alors les petits sortent en foule , en se pres- 
sant les uns sur les autres , et après leur sortie , la mère 
referme son ovaire. Suivant quelques auteurs, ces crustacés 
étoient ovipares ; mais Gfeoffroy paroît êtredisposé aies croire 
ovipares et vivipases ; c'est-^-dire* qu'il ne se forme point de 
petits vivans dans le corps de la mère, mais des œufs, et 
qn^an lieu de les répandre au-dehors, elle les fait passer dans 
l'espèce de poche membraneuse qu'elle a sous Le corps ; que 
là elle les couve en quelque manière jusqu'à ce que les petits y 
étant formés sortent de cette poche. A leur naissance , les 
petits sont d'un blanc jaunâtre , et ne diffèrent de leur mère 
qu'en. ce qu'ils ont proportionnellemeut la tête beaucoup pjus 
grande , et les antennes plus grosses ; ils naissent ordinaire'^ 
ment vers la fin de l'été. Des observations ont fait voir que ces 
crustacés nouvellement nés, ont, à leur naissance, deux pattes 
et un anneau de moins , et n'acqaièrent toutes leurs parties > 



200 C L O ' 

qu^après plusieurs mues ; ils n^ont encore que douze patttis 
après la première , qui a lieu au bout de quelques jours. 

Les cloportes sont d'un, grand usage en médecine. On les 
donne , soit en substance , soit en infusion ; on les re- 
garde comme diurétiques et apéritifs ; écrasés et appliqués, 
en cataplasme , ils sont quelquefois salutaires dans Fesqui- 
nancie. L^ espèce qui se retire dans les fentes des murs , 
dans les lieux humides et nitreux, est employée de préférence 
aux cloportes qui vivent dans les champs ou sous Técôrce 
des arbres , ceux-ci notant pas aussi efficaces. 

Cloporte ordikaire , Oniscus asellus^ Linn. ., d^un cendré 
noirâtre et inégal en dessus , avec de petites taches jaunâtres 
le long du dos ; un^ rangée longitudinale de tacfîes de chaque 
côté f et les bords extérieurs des anneaux d^un jaunâtre pâle ; 
les ^appendices inférieurs et intermédiaires de la queue dé-* 
passent la pièce supérieure et terminale du corps. 

Je pense qu41 faut regarder comme synonyme de cette 
espèce : 

Le cloporte fleuré par Geofifroy , iom. 2 ^ p/. aa , Jlg, 1 , et 
qu'il distingue amsi : Oniscus lams^ cinerem ^ JUwo mgroque 
lalus, (l.; 

CLOPORTE DE MER, On donne ce nom aux Osca- 
BRI0I7S et à quelques crustacés des genres Ligie , Sphe-^ 
ROMES, etc. F. ces mots. 

On le donne aussi à une Porcelaine, (b.) 
CLOPORTIDES , Oniscides , Lat. Crustacés de l'ordre 
des isopodes , tribu des ptérygihranches ^ et y composant une 
division spéciale distincte par ses antennes , dont les inter^ 
médiaires sont fort courtes , cachées, ou très-peu apparentes. 
Linnseus comprit dans le genre ùnîscus les espèces ter- 
restres et aquatiques. Geoffroy en- sépara , sous le nom 
à^asdle, une espèce qui vit dans les eaux douces^ etDegeer 
la plaça 9 ainsi que celles qui sont marines, avec les^^u^^. 
Ces mêmes oniscus , tant des eaux douces que des eaux sa- 
lées , formèrent ensuite le genre cpnoihoa de Fabricius 9 et 
quMl mit dans la classe des crustacés (^sts agonaies^ , tandis 
que son genre oniscus devint partie intégrante de son ordre 
des mitosaies ; mais il a distingué ensuite des cymoûioa , les 
Hgies , les idotées, et en a composé , ainsi qu'avec les oniscus 
et les monoculus^ Tordre des pofygonates. Les oniscus aquatiques 
ou les cymoihoa primitifs de Fabricius, sont des aselles pour > 
Olivier (^EncycL mélh,). Dans son Tableau élémentaire de Vhis- 
ioire naturdle des animaux , M. Cuvier fit immédiatement suc- 
céder aux crustacés macroures , le genre oniscus de Linnseus, 
en le divisant en deux sous-genres , les asdles et les cloportes 
proprement dits. Dans ses Leçons d'anaiomie cqmparée , il dé-r 



Ù- 



tî- 






rir: 
\6 



C L O 301 

tache du premier , sous le nom de cymoAoe, les espèces ma- 
rines, et ces trois genres forment sa première famille de la 
classe des insectes, celle des pofygnaihes. M. de Lamarck 
( Système des animaux sans vertèbres. ) adopta le genre ligie de 
Fabricius , celui de cyame que j^avois formé , etlesrangea, 
ainsi que les aselles ^t les cloportes d'Olivier, avec ses crustacés 
sessiliocles. J' a vois aperçu moi-même, depuis long -temps 
( Précis des caract, génér. des insectes ), les rapports qui existent 
entre les crustacés et les cloportides ; et mon ordre des my- 
riapodes , qui vient , sans intermédiaire « à la suite de mon 
ordre des crustacés, renferme exclusivement lesgenres: aselle, 
cyame , cloporicy juîe et scolopendre , dont la bouche nous offre 
plusieurs mâchoires , caractère distinctif des crustacés. 

Quoique , dans des ouvrages postérieurs , j'aie placé , soil 
avec les insectes , soit avec les arachnides , les genres dérivés 
de celui à'oniscus , je n'ai pas moins continué de suivre cette 
série naturelle. Ce sont mes Tetracères, divisés en deux 
familles , les aseliotes et les cloportides. 

Je donne le nom de cloportides au groupe qui comprend 
les cloportes de Linnœus , respirant Tair d une manière im* 
médiate , ou qui ont des branchies analogues , quant à leurs 




long. Ils ont le corps ovale ) plat en dessous, convexe en des- 
sus , susceptible de contraction , et composé d'une tête et de 
treize anneaux. Les sept premiers portent chacun une paire 
de pattes simples et terminées par un onglet : les six derniers 
anneaux forment une sorte de queue , garnie, en dessous, de 
cinq paires d'écaillés ou de fausses pattes sous-caudaies, imbri- 
quées graduellement sur deux rangées longitudinales. Les pre- 
mières , ou les plus voisines des pattes proprement dites , 
^^ renferment dans leur intérieur les organes dé la respiration, 
^ et sont le siège de ceux du sexe. 

Ces écailles ou ces feuillets ont la figure d'un triangle cur- 
viligne rectangle , large , et dont le cdté , servant de base , 
est implanté sur Tanneau dont il dépend. On aperçoit sur 
les quatre premiers , dans la plupart des espèces, une tache 
is^t d'un blanc plus intense et plus vif, qui s'étend depuis l'angle 
(ft' extérieur de la base du feuillet jusques vers son milieu. Si on 
f^ examine ces taches au jour , on découvre qu'elles sont for- 
/liii niées par une multitude infinie de fibrilles , agglomérées en 
soC' une sorte de rosette ou de petite houppe aplatie et multifide 
i^N sur ses bords ; elles représentent ^ petit paquet de byssus. 
p(^ Sous le bord postérieur du feuillet , est un évasement relevé 
[[d(' sur ses bords, transversal, en demi-ovale ou en forme de 



209 G li O 

triangle allongé, et flans lequel on dëconrre nn^ cantë péné- 
trant la doplicatnre de Técaille ; c'est par cette ouyertore 
que Pair s^insinne dans k^ cloportes et les porcellions. 
Hais les deux preipiers feuillets ont ckacnn dans les anna« 
dilles , quatre petits trous circulaires et disposés sur une 
lipie transversale , comme ceux d'une flûte. Je n'ai pu en 
distinguer que deux aux deux feuillets suivans# Les mêmes 
écailles ne m'ont para offrir dans les ligies , que de petits 
grains jaunâtres , occuqpant leur carité intérieure. 

Begeer aroit observé , à l'égard des aselles et des idotées ^ 
qneles premiers feuilletsprésentoient des diffiérencessexuelles. 
On les retrouve aussi dans les cloportides. Ainsi les mâles , 
du moins ceux de plusieurs espèces , ont quatre appendices , 
de la consistance et de la couleur àes feuillets, mais plus 
étroits , plus longs , et presque en forme de soie , situés par 
paires , dans l'entre^eux des quatre premier» feuillets ; ceux - 
de la seconde paire sont plus grêles. Le corps est terminé 
postérieurement par d'autres appendices, en forme de stylets 
ou de pointes ,soit au nombre de quatre, et composés chacun 
de deux articles , dont celui de la base très-court, soit an 
nombre de deux, mais formés d'une tige, à l'extrémité 
de laquelle s'articidentdeux petits corps allonges , et d'un seul 
article, en manière de fourche ; les ligies sont dans ce cas. 
J'ai vu sortir de l'extrémité de ces appendices une humeur 
visqueuse et gluante , sous la forme d'un fil très-délié. 

La tête des oniscides est transverse, plus étroite que le corps, 
et s'embotee dans une échancrure du premier segment. Elle 
a, de chaque côté, deux yeux formés d'un grand nombre 
de petits grains réunis. I^ bouche est composée d'un labre; 
d'une sorte d'épiglotte située ao-desso«s ; de d«nx mandibules 
cornées , épaisses k leur base , trè»<omprimées , crochues à 
la pointe et k dentelures irréguiières ; de deux paires de mâr 
choires étroites , alloi^ées , dont celles de la première au 
moins finement dentelées à leur extrémité , et dont celles du 
second ranç, on les plus inférieures , servent de g^ine aux 
deux supéneores ou tes recouvrent ; enfin , les deux an- 
tres pièces extérieures s'appKquent sur toutes les autres, en 
forme de feuillets , contigos au bord interne , et terminés par 
une saillie conique ou triangulaire , offrant quelques articula- 
tions, et semblable àuopalpe. Ces deuxpièces tiennent lieu de . 
lèvre, et sont les premières mâchoires auxiliaires dans la mé- 
thode de M. Savigny . On peut les considérer comme des pieds- 
mâchoires, ou plutôt comme des mâchoires-pieds, ou mâchoires 
labiales. 

Telle est la composition générale et extérieure des 
cloportides. Leur cœur ressemble , par sa forme étroite et 



C L O 2o3 

allongée, an vaisseau dorsal des insectes. II commence k être 
bien sensible vers le cinquième annean , à partir de la tête. 

Je ne parlerai point de leurs habitudes : elles sont , en 
général , les mêmes qne ceUes des autres àopodes et des clo- 
portes. (V. ces mots. ) 

M. Cuvier a publié dans le Jaunud d'HiOùire NaL , 1793 , 
plusieurs observations curieuses sur ces animaux. EUes ont 
réveillé l'attention des naturalistes et préparé les travaux qui 
ont éclairci ce sujet. Ijcs chportides comprennent les genres 
LiGiE, PHaos€iE, Cloportk, PoaoEixiOK et Ahmasille. 
V. ces mots, (l.) 

CLOQUE. F. Arbms (Malawe des), (toi,.) 

CLOR, CYLOR et CNAU.'R. Noms donnés, dans la 
province de Galles, k la Chàtaioiœ wê, tehrb ou Terre- 

NOIX. (BuniwnhiilhocasUmum^\j.y(}^^ 

CLOSTEROCÈRESouFUSICORNES.FamiUe d'in- 
sectes, de L'ordre de& lépidoptères, ainsi nommiéc' par 
M. Buméiii , et qui comprend le genre sfhm de Linoaus* 
V. Crépusculaires, (l.) 

CLOTHO, Goûioy WalcL Genre d'ayacbnides , de 
l'ordre des pulmonaires , famiUe des aranéîdes , ou des fi- 
leusesf section des tubltèles, distin^ des autres genres qu'elle 
renferme , par les caractères suivanas : huit yeux; les deux 
filières supérieures beaucoup plus longes qpe les autres; pieds 
peu différeos en grandeur : la quatrième plaire , ensuite la 
seconde , puis la troisième , un peu plus longues ; mâchoires 
inclinées sur la lèvre , dont la forme est triangulaire; 

Par la longueur des filières supérieures , ce g^re ano- 
mal vient se pTacer dans notre section des aranéides tubitèlcs. 
Les yeux sont trèsr-ramassés: et forment deux lignes arquées en 
arrière, et presque égales ; les quatre de la rangée postérieure 
sont rapprochés deux par deux. Les mâc|ioires se penchent 
sur la fovre , comme dans les drasses et les thomises. Les 
mandibules sont très-petites et fort inclinées. Les palpes , 
presque aussi gros que les pattes , ont leur insertion au côté 
extérieur des mâchoires , et l'ong^t qui les termine n'a pas 
de dentehires sen^le& Le cof ps , par sa forme courte, large 
et aplatie , par celle du corselet, qui a la figura d'un rein ou 
d'an croissant, nous présente d'autres traits d« ressem- 
blance avec les thomises. Les pattes sont robustes. 

J'avois publié ce genre ( Gen, Oust, el Insect. , tom. i , 
nag 371 ) , d'après des notes que M. WalckenaèY avoit eu 
fa complaisance de me communiquer. L'espèce d'après la- 
quelle le genre a été établi , se trouve aux environs de Mont- 
{►ellier , en Espagne , et même en Egypte. Son corps est 
ong d'environ cinq lignes. Le corselet est d'un brun noi- 



ao4. C L O 

râtfe , bordé de jaune pâle , dans quelqaes individus ; Tab- 
domen est ovale , terminé en pointe', d^un noir velouté , 
avec cinq points jaunâtres , placés sur le dos , de la manière 
suivante : 2 , a , i. Les palpes et les pieds sont d'un bnm- 
marron. Cette aranéide porte le nom de celui qui Ta dé- 
couverte , M. Durand ( Clotho de Durand) , qui a fait une 
étude spéciale des productions naturelles de plusieurs con- 
trées de TÂfrique septentrionale où il a voyagé, (l.) 

CLOTHO , Qoûio. Genre de coquille établi par Faujas 
de Saint-Fonds , dans les Annales Ai Muséum» Il offre pour 
caractères : Coquille bivalve , équivalve, presque équila- 
térale , striée transversalement ; charnière à une dent bifide , 
un peu comprimée , recourbée en crochet sur chaque valve; 
une dent plus large que Tautre ; deuz impressions muscu- 
laires ; ligament intérieur» 

Ce genre a été établi sur une coquille fossile existant dans 
les roches de Ciion, près Loriol. 11 se rapproche des Cor-* 
BULEs, mais sts valves sont égales. Ce qui rend'cette coquille 
remarquable , c'est qu'elle a vécu dans l'intérieur d'une 
Cardite , qui elle-même perçoit les pierres, (b.) 

CLOTHONIE , Qathonia. Genre de reptile ophidien,. éta- 
bli par Daudin , pour placer le Boa anguiforme de Schnei- 
der , qui s'écarte des autres. Ses caractères sont : un rang 
longitudinal d'écaillés plus grandes sous le corps; descrochets 
venimeux. Ce genre est regardé comme mal fondé , par quel- 
ques naturalistes, (b.) 

CLOTS. Nom anglais de la Bardane. (ln.) 
CLOU. Nom de plusiéhrs coquilles des genres Cérite 
et Vis. (b.) 

Clou DE DIEU. Nom vulgaire du Rubanier droit, (b.) 

CLOU DOBE. On a donné ce nom à I'âgarig fragile 
deLinnseus, figuré dans Vaillant , pi* <i» ^-^^ ^6, 17 et 18. 

(B.) 

CLOU DE GIROFLE. C'est le calice , au mieux la fleur 
non développée du Giroflier, (q.) 

CLOU DE PâLA. C'est aussi le calice, ou mieux la fleur 
non développée du Drymis. (b.) 

CLOU MÈRE DE GIROFLE. C'est le fruit desséché 
du Giroflier, (s.) 

CLOUDET. Nom vulgaire du Hibou commun, dans di- 
verses provinces, (v.) 

CLOU VA. C'est, à la Chine, et dans quelques autres pays 
adjacens , le cormoran , que l'on y dresse à prendre le poisson, 
r. Cormoran, (s.) 



C L U 2o5 

CLOVE PINK. Nom anglais de TCEiliet des jardins , 
(Dîanihus caryophyllus^ L.),quiestégâlemeiitnomméc/o(;^^iZ^- 
flocxfer; July-Flocoer. (ln.) 

CLOVER. Nom anglais des Trèfles, TnfoUum , et spé- 
cialement du trèfle des prés, (ln.) 

CLUACINA^Pline. C'est le Myrte, selon Adanson.(LN.) 
CLUBIONE, Qubiona.h^t, Walck. Genre d'arachni- 
des j de l'ordre des pulmonaires^ famille des aranéides^ sec- 
tion des tubitèles , distinct des autres de la même division par 
ces caractères : huit yeux ; filières extérieures presque de lon- 
gueur égale ; mâchoires droites , élargies à leur base exté- 
rieure y pour l'insertion des palpes , et arrondies à leur extré- 
mité ; lèvre en carré long. 

Leslongueurs respectives des pattes varient dans ce genre; la 
première paire, et ensuite la quatrième , sont communément 
les plus grandes; mais dansquelques espèces , cette dernière , 
et puis la première ou la seconde, surpassent les autres. La 
disposition générale des yeux présente aussi quelques modi-v 
fications particulières ; les deux de chaque extrémité latéral(^ 
sont ordinairement plus éloignés l'un de l'autre que dans les 
argyronètes, que je considère comme des tubitèles, mais 
aquatiques. 

Clubione soyeuse, Quhùma holosericea^ Lat., Walck; Hisi. 
des Aran^ ^fosc. 4f tab. 3, la fem. ; araneaholosericea , Linn. , 
Deg. , Oliv. ; la quatrième paire de pattes , la seconde en- 
suite, puis la première , plus longues ; les deitf yeux mitoyens 
de la ligne postérieure beaucoup plus écartés entre eux que 
les deux corréspondans de la ligne antérieui;e ; mandibules 
avancées , noirâtres ; tronc d'un jaune verdâtre avec la parlie 
antérieure d'un brun foncé ; abdomen ovale , allongé , d'uii 
gris satiné , avec quatre points enfoncés au milieu du dos ; 
corps long de près de cinq lignes. Cette espèce est très-com-^ 
mune sous les vieilles écorces des arbres, des pieux, etc. L'a- 
raignée décrite par Lister , pag. 7&, sous le titre 28 , et qu'on 
cite comme synonyme , me paroît différente. ^ 

Clubione nourrice 9 Cliibionanutrix , Latr. , Walck. Pre- 
mière paire de pattes , la dernière ensuite , plus longues ; les 
quatre yeux intermédiaires formant presque un carré parfait ; 
les autres rapprochés par paires sur une petite. éminence ; 
corselet et pattes roussâtres ; abdomen d'un vert. jaunâtre, 
avec une bande plus obscure le long du dos ; le dernier ar- 
ticle des palpes du mâle en forme de bouton ovoïde, pointu, 
noir, veliï , et accompagné, à sa base, de deux crochets 
inégaux. 

Commune > vers la fin de l'été , aux environs de Paris , 



ao6 GLU 

sur les têtes du panicaut dés champs ou du Chardon BoUmâ^ 
dont elle plie les feuilles pour la construction de son nid. 

Clubione atroce , Clubiona airox , Lat., Walck. ; Anmea 
atrox^ Deg.9 Oliy.; Ust aran.^ tU. 21. Première paire de 
pattes 9 la quatrième ensuite 9 plus longues ; les fuatre yens 
mtermédiaires formant un carré un peu plus large postérieu- 
rement qu^en devant ; les quatre autres rapprochés par 
paires , une de chaque côté » sur une élévation , 'et dans une 
direction oblique ; coqps brun; corselet plus foncé , et très- 
bombé en devant ; abdomen noirâtre , avec une tache carrée 
noire 9 bordée de jaunâtre , sur la partie antérieure du dos. 

Cette espèce habite les cavités des vieux murs 9 les fentes 
des lambris et des croisées , et se trouve jusque dans les toits 
les plus élevés des églises 9 au sommet des tours. Elle y passe 
Thiver , renfermée dans sa toile 9 en sort cependant quel- 
quefois si la saison est pluvieuse ou si elle n^ est pas en sft- 
reté. Lister remarqué que les fils du réseau ^ dont rentrée de 
son habitation est environnée , «ont d^épaisseur inégale , 
semblables à de la soie , nop tordus et d^un blanc mat. 
Ayant ouvert 9 vers la mi-juin , plusieurs^ nids de cette es- 
pèce 9 il trouva dans chacun* d^eux un cocon d^nn tissu pe« 
serré 9 et ne renfermant qu'un petit nombre d'œvfii. Ces 
oeufs étoieïit blanchâtres, sans adhérence entre eux, et petits, 
k raison de la grosseur de Tanimal. Une femelle, renfermée 
avec la scolopendre queue-fourchue , vint à bout , i force de 
morsures et en s'attachant aux plaies qu'elle suçoit , de la 
faire périr. Le même naturaliste a vu mourir, dans un instant, 
une mouche assez grande que cette aranéide avoit saisie k 
Touverture de sa cellule 9 et qu'elle n' avoit piquée qu'une 
fois, (l.) 

CLUNIPEDES. Les ornithologistes appellent ainsi lés 
oiseaux qui ont les pieds placés près de Tanus et en parde ca- 
chés dans Fabdomen. (y.) 

CLUNCH. Schiste argileux qui contient du minerai de 
fer en rognons (fer carbonate compacte terreux ) qui accom- 
pagne ordinairement la houille en Angleterre, (lu.) 

CLUPAIf ODON 9 aupanodon. Genre de poissons éta-- 
bli par Lacépède aux dépens des Clupés de Linnseus. Il 
ofiire pour caractères : plus de trois rayons à la membrane 
des branchies ; le ventre caréné ; la carène du v(entre dente- 
lée ou très-aiguë ; la nageoire de Tanus séparée de celle de 
la queue ; une seule nageoire sur le dt>s ; point de dents aux 
mâchoires. 

Lacépède rapporte six espèces à ce genre , dont les plus 
importantes à connohre ont pour noms spécifiques Call— 
LEux Tassart, Pilchaed et i^HI^^0IS• V. au mot CLUPi.(B.) 



C L U «>7 

CLUPÉ, Qupea. Genre de pfMSsons de la division des 
Abdominaux , qui présente pour caractères : un corps com- 
primé , à ventre dentelé, et cow«rt. d^écailles de moyenne 
grandeur ; une bouche garnie de petites dents ; une cavité ou 
un enfopcement oUong au-dessus de la tête ; huit rayons à 
la membrane des ouïes. 

Il suffit de nommer les principales espèces de ce genre , 
tels que le Hajieng , la Sardine', T Anchois et TAlose , pour 
en donner une idée. U n'est personne qui ne sache de quelle 
importance est la p£che de ces poissons pour les peuples de 
TEurope , et qui n'ait fait des vœux pour son extension. . 

Les détails dans lesquels je suis entré aux mots précités , 
me dispensent de plus grands développemens. En consé- 
quence t }t me borne au simple exposé des caractères qui 
distinguent quelques-unes des dix-sept espèces de Clupés. 

Le Glupé haaeng , Qi^aa hànaguSf Linh. , a la mâchoire 
inférieure plus longue que la supéneure, et la nageoire anale 
composée de dix-sept rayons. 

Le OlI7PÉ saedine , Ùupea spraius, Linn. , a la mâchoire 
inférieure plus longue que la simérieure , et la nageoire anale 
composée de dix-neuf rayons. On le trouve dans Tes mers du 
Nord et dans la Méditerranée. Il est de moitié plus petit 
que le bareng , mab lui ressemble du reste extrêmement, soit 
dans sa forme, soitdans ses mceurs. F. pl.B. ao, où il est figuré. 

Le Ctvvà ALOSE , Clupea alosa , Linn. , a la mâchoire su^ 
périeure fendue à son extrémité 9 et le corps tacheté de noir. 
On le trouve dans les mers de TEorope et de T Asie septen- 
trionale et dans les rivières y affluentes, ^u'il remonte. U 
parvient à une longueur de deux à trois pieds. 

Le QjAJVk ANCHOIS , Clupea encrassicolus , Linn. , a la mâ- 
choire supérieure plus longue que rinférieure. On le pêche 
dans toutes les mers d'Europe , principalement dans la Mé- 
diterranée. Il parvient rarement à plus de trois pouces de 
long. 

Le Clttpé apauke , Qupea cyprinoides^ Linn. , a le dernier 
rayon de la nageoire dorsale très-long , Tanale composée 
de vingt-quatre rayons , et l'abdomen obtus. Il habite dans 
les mers d'entre les Tropiques ^ et remonte les rivières. Sa 
grandeur est quelquefois de douze pieds : son caractère spé- 
cifique r éloigne des autres espèces de ce genre, pour le rap^ 
procber des Cypains. Il a des dents , quoique plusieurs au- 
teurs lui en aient refiisé. 

La CXiiJPÉE FEINTE et la Clupée rousse diffèrent peu de 
l'alose avec laquelle ils sont confondus généralemeiit. On les 
pèche à l'embouchure de la Seine. La première a le corps 
plus rond , la tête moins aplatie , la lèvre inférieure plus 



io8 C L U 

longue , la carène de son ventre moins fortement AetkXée. 
Sa femelle se nomme Pucelle à Paris. On en a formé un 
genre particulier , sous les noms de Serpe et de Gastéro- 

PLÈQUE. 

Le Glvpé cailleux-tassart , Qt^ea tnssa^ Linn. , a le 
dernier rayon de la nageoire, dorsale très long ; la nageoire 
anale droite et composée de vingt-huit rayons, il habite les 
mers d^ Amérique et de Tlnde. U remonte les fleuves « atteint 
à peine la longueur d'un pied , et a une chair sapide , qu'on 
ne recherche cependant pas , à raison de la grande quantité 
d'arêtes qu^elle contient. Il devient quelquefois un poison 
aux Antilles , où il est commun ; les uns disent parce qu'il 
niange le fruit du mancenilier , les autres ^ parce qu'il vit sur 
des écueils où il y a des mines de enivre. U est il désirer que 
Ton fasse des recherches positives sur la cause réelle de cet 
effet, r. Astérie et Moule. Il sert actuellement de type au 
genre Clupanodon de Lacépède. 

Le Clupé de la Cfir^E a la bouche édentée et le rayon 
inférieur de la membrane branchiale tronqué. 11 est figuré 
dans Bloch y sous le nom de hareng de la Chine, U se trouve 
dans les mers d'Asie , surtout de la Chine , en aussi grande 
quantité que le hareng ordinaire dans celles d'Europe , mais 
il est peu estimé. Une grande partie de ceux qu'on prend sur 
la côte de Malabar, est employée à fumer les champs de 
riz. U se trouve aussi dans les mers d'Amérique. Sa longueur 
est de dix pouces. 

Le Clupé pichard a la nageoire du dos placée au centre 
de gravité du corps , et a dix-huit rayons â la nageoire anale. 
U habite les mers d'Europe, On le voit arriver, au milieu àe 
l'été , en troupes innombrables , sur les côtes d'Angleterre , 
où on le pêche et on le sale pour le mettre dans le com- 
merce , positivement comme le hareng , dont il diffère fort 
peu. On dit sa chair préférable à celle de ce dernier. Il fait 
partie des Clupai^ooons. 

Le Clupé bakbe d'argent, Qupea aihermoidesj Linn., a 
une large bande argentée de chaque côté, et trente-cinq rayons 
à la nageoire de l'anus. Il se trouve dans la mer des Indes 
et la Méditerranée , et parvient à la longueur de cinq k six 
pouces. Sa chair e%t grasse et de bon goût. Il est bien distin- 
gué de Vatherîne par ses caractères. 

La Clupée myste forme aujourd'hui le genre Mtste. (b.) 

CLUSE. (^Fauconnene,) Le cri du fauconnier pour exciter 
les chiens quand l'oiseau de vol a remis la perdrix dans un 
buisson : l'on dit en ce sens cluser. (s.) 

CLUSEAU. Nom vulgaire de 1' Agarig élevé, que Von 
mange, daois beaucoup de lieux, (b.) 



B.28. 



(Varier ro^e . 3 . Cooayi . 

(oi-otcer itti^/hie^ . ■ ^ . CoauetihoUier cÙ^nv. 



GLU .0, 

CLUSSAU. Syneayitt^ de Coi.i7MKI.ijb. (b.) 

CLlXSiA. Genre de plante de la famille des gattiftres. 
F. 'Ci^SiER. Ce nom a été encore donné an decianarta èar- 
iana ^' lÂm, Vïmnlet fat le premier qui consacra le nom 
de I Énbise à un genre de plantes. L^Ëcluse, né à Arras, 
911 :<5!»&,: COKi^ipipporain des Gesner et des Baubin, illustra 
comme eux le i6> siècle par sestraranxen botanique. II 
avoUun^'nvéTipiFe pn^digieuse ; xooaoissoit iin.grand nom- 
bre delangjies, et avoit beaucoup voyagé. S|es , noiigybreu]^ 
ouvrages sopt remarquables encore, de. nos yours , par ia iné~ 
thode , l'exactitude , la précision et Telégance de9 desçrip- 
tion» def|plant;çs. Ses Fluides d'Espagr^eel de Pofionnie sont deux 
modèles en ce genre , qui contribi^èr:exH beaucoup k perfee^ 
tionner Tétude de là hotamquç.-(iiN.) ■ . - 

CLUSiER 7 Cki&a. Genne, de plantes dé la polygamie 
tnonoécie , et de la famille des gatlifère», dont le$ cairac* 
tères soAl d'avoir : un calice îmbriqjué de plusieurs fbbole^ 
ovales ^ arroflydies , coÀcaves et pei^istantes; : quatre à cinq 
p^talçs i^rrpa^îs ; up. grand nombre d^étaiÀines dont les an-» 
tb^r^es so^t adoées- «^commet àt& filameQs^ lui. QvaÎFÇ;.9u-f 
j^érieur, ovale, cyiVi4*-i4|ue ^ dépourvu d^ style^.surâsiQnié 
d'09; stigmate, épais et en étoile. 

Les fleui^s femelles ont , au lien d'étamines 4 éuloùr dé 
Tovaire , nue rangée épaisse de corpuscules oblongis , pointus^ 
courbés vers le stigmate. 

Le fruit est une grosse capsule, Couronnée par le stigmate, 
ttiarquée en dehors de plusieurs sillons , qui s'ouvre en cinq 
À d(Mizè panneaux , et ^ui contient , dans un par'eil nombre 
de le^'s, dès' semences nombreuses, ovales , enveiioppées 
dans uôe pulpe-.et attachées à un réceptacle columniforme 
et siMonné. ' 

Les cfiisièr& sont des arbres parasites, propres aux hxx^ 
filles. Leurs feuilles sont opposées , obtuses , coriaces.; Içurs 
fleurs solitaires, géminées et ternées et leurs pédoncules 
fnilifis de petites bractées. . On en compte quatre espèces 
dont font partie : 

Le Cx4USi£Eii03£. Il apour caractères : une coroUe de sL( pé^ 
taies roses, et des feuilLe3épais6es etspatulées. Toiitjes cespar^ 
tles sont remplies d'un suc visqueux, laiteuxj qui roussit àPair, et. 
dont on se sert pour panser les plaies des chevaux et poui? gou-^ 
dronnef les vaisseaux. On Tappelle Jiguier maudit marron à 
Saint-Domingue. Il crqît souvent sur des arbres moins gros que 
lai ;. mais alors i^i^e partie de ses racines gagne la terre pour y 
trouver plus de nourriture. Fo^. pi. B. :t8, où il est figuré. 

. yii. 14 



au C» ij Y , 

Les clypéastres qui ont Tanus près da bord^ et dont le type 
est rOuASiN aosAcé. 

Les clypéas^es qui ont l'anosprisde laLoçft;!^, ^t dont U 
type est rOuAsm Fsntapore. 

JDîx espèces , dont la moitié fosi^iles , se rapportent à ce 
genre, (b.) 

CLTPÉOIA. Petit bouclier, ei| latin. I^innaeas. a con- 
sacré ce nom au Jonthlas?! de Tournefort , à cause de la 
forme de ses fruits. 

Ce genre diffère à peine des afyssum. V. ci-après ^ ClY- 
PÉOLE. Plusieurs autres plantes crucifères ont reçu ce nom. 
V. Peltaire et Biscutelle. (ln.) 

CLYPÉOLË, Qypeola. Grenre de plantes de U tétradv- 
namie siliculeuse, e^ de la famille àt& crucifères, dbnt Les 
caractères sont d'avoir un calice de quatre folioles ovales ,, 
oblongues , droites et caduques ; quatre pétales oblongs «t 
entiers; six étamines, dont deux plus courtes; un ovaire si»* 
pé rieur, arrondi, comprimé , chargé d'un style simple, dont 
le stigmate est obtus ; une silicule fort petite , orbiculaire , 
aplatie 9 à une seule loge , qui ne contient qu'une se- 
mence. 

Le genre Clypéole a été plus ou moins nombreux, selon 

2ue Ton y a réuni les Peltâires de Linnaeus , qui n'en dif-- 
^rent que parce que leur silique est ovée au rebours , et 
Îuelques espèces d'ALYSSES qui s'écartent un peu des autres, 
în dernier lieu, Willdenow n'y a laissé qu une seule es- 
pèce , la Clypéoi<e alissoïde , Qypeola jonlhlaspi, Linn. , 
petite plante anuelle, qui croh en Italie, et dans tes sables 
des parties méridionales de la France, dont les fleurs sont 
jaunes et disposées en épis temûnaux ; les fçuilles spatulées 
et velues. Elle forme dans la Fiore du Plémonij d'AlHoni , le 
genre Fossélinie. V. ce mot. (b.) 

CLYPEUS. Cfaaneron. V. Bouche imes Insecte3. (desm.) 
CLYTE, Cfytus. Urenre d'insectes, de l'ordre des coléop- 
tères, formé par Fabricius aux dépens de celui des CaI- 
XiiDiES. La languette, suivant lui, est bifide dans ceux-ci, 
tandis qu'elle est tronquée et entière dans les clyles. Mais la 
bouche des insectes de ces deux genres ne pous a pomt paru 
offrir de différences appréciables. Les olytes ne s'éloignent 
des callidies que par leur corselet plus élevé ou presque 
globuleux , et leurs antennes souvent moins sétacées ou pres- 
que filiformes. Nous conservons ce dernier genre tel qn^il 
a été formé dans le principe , en y Causant simplement deux 
divisions. V, Callidie. (o. et l.) 

CLYTIA, Camerarius. C'est la Maubelli;, Croton tmcto^ 
riimiy Linn. (ln.) 



C L Y ^,3 

CLTTIÈ, CfyHa. Genre de Polypiers, ftablî par Lamou- 

rouxy aux dépens des Sertulâires. Seii caractères sont; 

polypier phytoïde , rameux , filiforme , volubile ou grim- 

. pant ; èélittles campanuiëes , pédiculées ; pédicules ordinaî« 

remeiit longs et contournés. 

Six espèces entrent dans ce genre , dont cin^ appartien-- 
nent aux ïners de TEurope : ce sont les Sertulâires verti- 

GILLÉE, VOLUBLE , SyRINGA , OviFÈRE , et RUGUËUSE , 

toutes figurées par Ellîs ; la sixième , la Clytie urnigère , 
Tient de la Nouvelle-Hollande, et est figuréie pi. S de Tou- 
vrage de Lamouroux. (b.) 

CLTTRE , Cfythra. Genre d'insectes, de l'ordre des co- 
léoptères , section des tétraméres , fanfiiUe des cycliques. Ses 
antennes itisérées au-devant des yeux , écartées , courtes et 
en soie ; son corps presque cylindrique , et là l'extrémité an- 
térieure duquel la tête est enfoncée verticaleitient , le dis* 
tinguent des autres getires de la même famille. 

ju^^ icfyuts ont le corps à peu près cylindrique ; le^ élytres 
coriacées , dures , convexes , et recouvrant deux ailes mem- 
braneuses et repliées ; le corselet rebôrdé , et presque de la 
largeur dés élyttes; latéte assez lairge, enfoncée verticalement 
dans le corselet.; les àntènti'es en scie , plus courtes que la 
moitié du corps, composées de onze articles; la bouche 
composée de deux lèvres , dont la supérieure échancrée , et 
l'inférieure simple; de deux mandibules arquées , bidentées; 
de deux mâchoires divisées en deux , et de quatre antennules 
inégales ; enfin , quatre articles aux tarses , dont les trois 
premiers garnis de brosses ; le troîsîètne biloJbé , le qua- 
trième arqué , mince , un peu renflé à ^on extrémiië , et 
ferminé par dtux ongles crochus , às^ez fôtts. 

Ces insectes ont été confondus avec li^griboiàis ; ils éti dif- 
fèretit par les antennes, les mandibule^, et parles antennules. 
Quoique peu riches en couleurs brillantes et variées , les 
clyttes n'en paroissetit pas moins assez âg/éablës à la vue. 
Elles ne s'élèvent pas à une graiideui: bien remarquable. 
Les plus grandes espèces connues ont à peine ûx ligneà de 
long : leur vol n'est pas bien agile , et on peut les preiidre 
facuettient. Elles fréquentent les fléurs. 06 les trouvé plus 
ordinairement sur lés fleurs des chênes* 

Parmi un assez grand nombre d'espèces de clyirés dé- 
crites , les plus connues sont : la Qùadri^onctuéé. Elle est 
noire , avec les élytres rouges , et deux points noirs sur 
chaque. Sa larve vit dans un tuyau d'une ntatièrè assez so- 
lide , ridée à sa surface extérieure , presque cylindrique ^ 
ferme et arrondie postérieurement , ouverte à l'autre bout , 
et qu'elle transporte avec elle en inarchànt. 



ai4 C N I 

La TniQEKTËE. Elle est d'un noir bleuâtre lubant , h 
ëlytres jaunes i sans taches ; à pattes antérieures très- 
longes. 

£a iiOï^oiMATŒ est bronzée ; les élytres sont jauaâtrec t 
avec un petit point noir â la base ; les pattes antérieuresi 
sont longues. 

La BucÉPHALE est bleue , avec la bouche ^ les côtés du 
corselet et les pattes rouge^tres. (o. l.) 

CNAUtFFRENGIGt. Nom gallois du Nqyer. Cln.) 

CNAUR. K Clor. (liî.) 

CNAVEL. r. Gnavelle. (tN.) 

CNECUS. Nom que Gesner donne au Cabthame des 
teinturiers (^Carthamus linctoHuSj L.). Fallopius nomme 
cjiecum cette plante , et carthamum sts graines. Celles-ci sont 
aussi appelées cardamum, V. C^icus. (ln.) 

CNEMIDOTUS. Nom donné par llliger à un genre 
d^insectes de ^' ordre dçs Coléoptères , qui avoit été établi 
par Latreille sous le npm de Haliple, ^aliplus. Voyez ce 
mot. (p.) 

ÇNÈKION, Dioscoride. Cette plante est regardée 
comme notre marjolaine , Origamim majorana, (ln.) 

CNEORUM. Théophraste et Dioscoride donnoient ce 
HonT) qui signifie, en grec, acre ou caustique j à upe plante 

?u'on s'accorde à regarder comme une espèce de DaphiïE 
jD. cneorum , L. ), qui a effectivement \tk feuilles acres. 
Linnaeus nomme c^eom^ la Camélée. V. ce motl Celle-ci 
est le chamœlea des anciens et de to.us les botanistes anté- 
rieurs à Linnseus. Le cneorum blanc de Bauhin est une es- 
pèce de LiSEROlï (Convolçulus cneorum) k feuilles soyeuses 
et blanches , tandis que dans le Daphne cneorum elles sont vert- 
sombre , et noircissent en desséchant, (ln.) 

CNEPOLOGOS. Nom grec du Hoche-queue-Lavan-: 

niÈRE. (V.) 

CNESTRON de Théophraste. Espèce de plante aussi 
nommée cneorum. V, ce mot, (ln.) 

CNIC. Nom vulgaire du bonduc, Gyillandina boiidluc.Çh^J) 
CNICUM. G^nre établi par Cussoi^ dans la famille des 

Î^mbellifères , et qui n'a pas été adopté. Les espèces en sont 
ispersées dans les genres ihapsi et aihàmante. V, Jussieu, 
Gêner. pL (ln.) 

ÇNICUS , KNIKOS. Théophraste , Dioscoride et Pline , 
d'après tous les commentateurs , nommoient . ainsi le car- 
thame cultivé (^carihamusHnctorius).V\\rk% nous apprend que, 
de son temps, (Vespasien étant empereur), la culture 
du carthame étoit particulière à TEgypte , pour Thulle 
qu'on retiroit des graines de cette plante. Cette culture ne 



G N O „5 

s^eM étendue en Europe qa^an temps des Maures ,- épo- 
qae à laquelle le adcus y fnt introduit ^ avec le nom de 
carfahm que donnoient les Maures à ses graines ^ et qui 
est Torigine du mot carthame. Toumefort eonsenra soi- 
gneusement le nom de cmats au genre dans lequel il plaçoit 
le carthame. Linnaeus, en partageant ce genre en trois^ appela 
l'un cmats ^ l'autre airacfylis ^ et le troisième cartkamus , 
qui renferme le cmcus des anciens. Première confusion» 

Une seconde cause de désordre dans la synonymie de ces 
plantes ^ c'est que ces trois genres de Linnœus, mal caractérisés 
pour les espèces qu'il y rapporte , ont donné naissance à 
plusieurs antres dans lesquels se retrouvent des plantes aussi 
nommées cnicus; tels sont f outre les précédens , les genres 
AcARNE , Carduvcelle, Centaurée , Serratule, Cir- 
sioN , Carline f Gnicus et Carthame. (ln.) 

ÇNIDE d'Hîppocrate. Çestrortîe, suivant Adanson.(LN.) 

CNIPA j Hermann. C'est le sayonnier , Sapindus sapa^ 
noria , L. (1*11.) 

CNIQUIER , QUÉNIC , POIS QUÉNIQUES et 
CËII^ DE CHAT. Di£férens noms du Bonbuc {GmUan£iia 
hunduc j L. ), ou Chicot, (ln.) 

CNODALON , Cnodalqn , I^at. Genre d'insectes , de 
l'ordre des coléoptères , section des hétéromères , famille 
des taxîcomes , ayant pour caractères ; palpes maxillaires 
plus grands que les labiaux , avec le derpier article en forme 
de hache ; antennes terminées par six articles plus grands . 
transversaux, comprimés, et presque en dents de scie au c6iç 
intérieur ; corps ovale , très-convexe ; l'ayant-stemum pro- 
longé en arrière , en forme de pointe ou dé corne. 

Ce genre ne doit pas être confondu avec les cnodidons de 
Fabrîcius , qui ne me semblent pas différer essentielle- 
ment des hélops. 

Je ne connoîs encore qu'une espèce de cnodalon , 
celle que j'ai appelée Vert , vîride , figurée , iom. i , 
pL \o ^jpg- 7 1 de mon Gênera , et qui est encore représentée 
dans cet ouvrage, sous le nom de cnodalon azuré^ B. 21. G. 
C'est peut-être Yltêlops morbîUosus de Fabricius. Cet insecte 
a sept lignes de long ; tout son corps est d'un beau vert 
luisant , particulièrement sur les élytres , ayec une teinte 
d'un bleu violet ; sa tête est en carré long , avec la bou- 
che , les derniers articles des antennes et les yeux noirs ; 
fits éiytres ont des stries longitudinales , formées par de 
très-gros points enfoncés et allongés ; ^es tarses sont vio- 
lets. — Il se trouve à Saint-Domingue , d'où il ^ été rap- 
porté par M. Palisot de Beauvoîs. (l.) 

CNODtJLON, Cnoduhny Fab. Genre d'insectes , de 



ai6 C O A 

Tordre des coléoptères , et mû ne nous parott pas difl&e^ 
essentiellement de celui des Hélops. V. ce mot. (L.) 

CNOPODION. Nom donné par Dioscoride à une plante 
qui paroit être la renouée (^Pofygonum etncularè), (W,) 

CO. Plante de la Chine , dont on retire une filasse propre 
à la fabrication àe$ toiles. Il est très-probable fue c'est la 

CORETTE CAPSUIiAIRE. (B.) 

CO et SUÇA. Noms donnés, à Brescia , en Italie , an« 
Courges {CucuH^ùês.), (ln.) 

COA. F. Nemoptère. (desbi.) 

COA. Nom donné par Plumier à detil: arbris^aux sar- 
fiienteux d^ Amérique , qui i-cntrent dans le genre que Lin-» 
nœus nomme Hippocratea. Ce sont les Hipp. poluèilù, Linn., 
tt eomosa , Sw. V. Bejuco. (ln.) 

COACH. Le Corbeau à Madagascar, (s.) 

COACTO on QUATTO de Vosmaër. C'est I'Atèle 

COAITA. (DESM.) 

COAITA. Sli^e d^Amérique^ du genre Atèle. V. ce 

mot. (DESM.) 

CO AK. C'est le nom que les Anglais donnent à la houâle 
qu'on à fart lirûler, en la préservant du contact de Tair, pour 
la réduire en charbon. C'est ce qu^on appelle charbon désoufré 
dans les usines des environs de Lyoïi , et notamment à la 
fonderie de cuivre de Saint-Bel. 

Par cette opération, la houille devient propre à fondre. les 
métaux^ et peut remplacer le charbon de bois. Dans les fon- 
deries de Caron , en Ecosse, l'on a imaeiné lïn procédé très- 
avantageux , en opérant en même temps le grillage de la mine 
de fer , et la conversion dé la houille en coak. <r Les deux 
minéraux sont entassés pêle-mêle en longs monceaux en dos 
d^âne, auxquels on met le feu, et qu'on éteint ensuite en le 
couvrant de terre et de poussier , lorsque le soufre et les 
parties bitumineuses sont dissipés par la première combus- 
tion. Il est très-important que cette opération préalable soit 
bien faite ; car il suffit d^une très-petite quantité de minéral 
non grillé , introduite dans le haut fourneau , pour détériorer 
toute une fonte. » BîbL bràan,^ n.^ i^o. ^ 

Cette combustion préalable à l'air libre est nécessaire 
quand la houille contient du soufre ; mais quand elle en est 
exempte , comme celle des environs de Lyon , il faut, dès le 
commencement de l'opération, couvrir de terre les monceaux 
de houille , et n'y conserver qu'un léser courant d'air, pour 
entretenir la combustion de la partie bitumineuse, (pat.) 

COAL-FISH , en anglais. C'est le nom du Coui9 i es- 
pèce de GadE , Gadus carbonarius , Linn. (DESM.) 



G O A 21^ 

GOALHALEIT£;N<mi e^agnol au Gaillet jadi^e, Ga^ 
Uum ^unan. (ln.) 
'GOANAN AM. Espèce Hmoeira indiqué par Aublet (b.) 

GOANËNEPILLI , d'Hernandez. G'ést le &om mexicain 
d^uoe espèce de Pa^sifuoee 9 Passiflora normalis , L. , que les 
Espanols du Metique nommeiit œfUrâyefoa. (ln.) 

GO APIA et GAAPIA. Noms brasiliens d'tm MtLLl;)?ÈA- 
TDis , Hypeiicum hàcdfénOn^ L. V, G A API A. (tK.) 

COAPOI6A. G'cst le GOPAÏEE. (B.) 
CÔARH. V. GOWARCH. (LN.) 

GOASE , Viàenu màlpeada , GmeL Mammifère ainsi ap- 
pelé par Bnfîbn , et rapproché par lui et les autres auteurs 
qui root suivi , dés MouFFfiTTES de rAâiërique. C'est une 
espèce fiictice qu'on aura établie d'après Un coati mal coii'- 
serve, ainsi qtté le pensent d'A^ara et M*. CuTiêr. (1)ESM.) 

GO ATI, NasuA^ Storr, Guv.; Un^^ Brissott; Ficertà^ 
Linn. Genre de mammifères camassierB , plantigrades , as- 
ses voisins des ours et ainsi caractérisés : six incisives à chaque 
michoire ; deux canines, fortes^ a&guleu^^s et aiguës ; six mo- 
laires de chaque côté , en haut et en bas , placées immédiat 
tèment après les canines , les trois premières ( ou fausses 
molaires ) ai^ës , et les trois dernières tuberculeuses ; nez 
très-allongé et formant unie espèce de trompe mobile ; mu- 
seau tronqaé obliquement , et dont le bord supérieur est saii^ 
lant ; langue lisse ; oreilles petites , ovales ; pieds à cinq 
doigts demi -palmés et munis d^ongles très-forts ; plsmtes 
nues ; cpieue longue , couverte de poils , non prenante ; six 
mamelles ventrales) point de gros intestins ni de cœcum, etc. 

Ges animaux, long^temps placés dans le genre dès ours , 
en ont été retirés par Storr ; ils sont tous de rAmériqUe' 
méridionale. Leurs habitudes diffèrent peu de celles des 
renards et de3 fouines , mais ils sont beaucoup plus lents que 
ces animaux; ils se creusent des terriers avec leurs fbrtèsgriSbs 
et grimpent avec assez de facilité sur lés arbres : ils répandent 
une odeur très-forte et désagréable. 

Première Espèce. — Le CoATl, Nasua quaye^ GeoKir. ; Fz— 
oerraquasjê^ Linn. ; le Cqah isoiAATftE , Buff^n > t. 8, pi. 4^ ; 
le 6<nMift' d'Azara. 

Cèlui-^ci a le poil généra'lement d'un roux tlbh*àtTé àveè la 
queue annelée de brun et de fauve. Sa longueur , théstirée 
depuis Textrémité dn museau jusqu'à Torigine dé la quéuè , 
est d'environ deux pieds; celle de la tête est de plu;^ de six 
pouces. La hauteur au train de devant est de onze pouces , 
et au train de derrière de treize pouteâ. Là queue a vingt 
pouces et demi de lon^. Tout le dessus du corps est brujîâtlre' 



ai8 C O A 

le museau e% toute la partie antérieure de la tête sont 
d^un brun-noir : il y a une petite tache blanchâtre au-dessous 
de Tceil , une autre en arrière de Fangle postérieur, et une 
bande qui part de ce même angle et contourne l^ceil. La 
)èyre inférieure est npire , et le dessus de la mâchoire 
blanc ; cette couleur va, par Tàngle de la bouche, occnperla 
moitié de la lèvre supérieure. Tout le dessous de la gorge et 
du ventre est jaunâtre. Partout Textrémité des poik est noi-^ 
râtre; les quatre pieds sont noirâtres , Toreillo aussi, ex- 
cepté sa bordure et son intérieur, qui sont blancs. 

Le poil est très-serré , doux , et telui de la ^eue est plus 
long et plus touffuL 

La femelle a les^ mêmes couleurs que le mâle. Dans les 
Jeunes , le desisous du cou est blanchâtre , et le ventre gris. 

Quelques individus des deux sexes diffèrent des autres , en 
ce que la gorge , tout le dessus et tout le dessous de T animal 
ses flancs et sop front sont grisâtres , avec des poils dont les 
pointes sont noires , et enfin) en ce que les quatre pieds sont 
d'un noir très^foncé , et (^nt Tiatérieur de Toreille est aussi 
de ce même noir. 

Le coati se trouve au Brésil et au^ Paraguay; il se nourrit 
4e chair et de sang, et, comme les différentes espèces du 
genre des martes , il égorge les -petits animaux , les volailles, 
mauge )es œufs, cherche les nids d'oiseaux; et c'est proba-r 
blement par cette conformité de naturel qu'on a regardé le 
coati comme une espèce de petit renard. 

On assure que les coatis produisent ordinairement trois 

Ï petits ; ils se foQt des tanières en terre comme les renards ^ 
eur chair a un mauvais goût de venaison,^ mais -on peut faire 
de leurs peaux d'assez b«Ues fourrures; ils s'apprivoisent facile?* 
ifient; ils deyienneiit niéme très-caressans, etils sont, dit-on, 
sujets à manger leur queue, ainsi que les sapajous , les gue- 
lions , et la plupart des autres animaux à longue queue de« 
climats chauds. LorsquMls ont pris cette habitude sangui- 
naire , on ne peut pas les en corriger ; ils continuent de ron-. 
ger leur queue et finissent par mourir, quelque soin et quelque 
nourriture qu'on puisse leur donner. 

D'Azara dit que les coatis se tiennent de préférence dan» 
]es bois ; qu'ils ne sont pas rares au Paraguay ni dans les Mis- 
sions ; qu'ils vont seuls ou p^r paires , ou en petites troupes ; 
qu'ils grimpent facilement aux arbres, d'où ils se laissenl 
tomber comme des corps aban donnés , lorsque par des coups 
ils reconnpissent qu'on cherche à abattre l'arbrç ou qa'QR 
feint de le faire. 

Au Paraguay, on élève ordinairement les coatis dans les, 
maisons ; mais on ^ $oij[i de les attacher, parce qu'Us grin\- 



C O A ,,g 

pênt partout, mieux ^e le chat , çt qa^il n'est rien quMls ne 
fe^Qument et qu'ils ne mettent en confusion. Ils maifgent du 
pain, de la chair crue et cuite j des fruits , en un mot , de tout* 
D'Azara en a vu saisir des poussins et des poules, les tuer et 
en manger un peu , en cominençant par le has du cou. Pour 
manger, ils mettent Içurs deux pieds de devant sur la viande , 
^t la déchirem avec les ongles sans se servir de leurs pieds 
pour porter à leur bquche , comme le font le3 chats. Ils boi- 
vent à la manière des chiens , mais ils ont le soin de relever 
l'extrémité de leur museau hors de F eau. Ils sopt joueurs , 
aiment qu'on les gratte et qu'on les caresse ; ifiais ils ne 
prennent de véritable affection pour personne. Ils ne sont 
plantigrades que lorsqu'ils se reposent ; dans la inarche , le 
talon est toujours relevé, (jeur voix est un sifflement aigu. Les 
femelles font quatre à cinq petits à chaque portée, etc. 

Seconde Espèce. — - Le Coati RCOX, ywerra nasua^ Linn. , 
Schreb. , pi. ii8. Cette espèce est d'unVoux vif, plus foncé 
sur la ligne dorsale que sur les flancs. La partie antérieure de 
la tête est plus brune , ainsi que les pattes, dont le brun est 
encore plus foncé ; le dessous du corps est fauve ; la queuç 
est annexée de brun-fauve et de jaunâtre. 

Cette espèce ne diffère de la précédente que par sa teinte 
d'un roux presque uniforme dans toutes les partie^ du corps. 
Elle habite le même pays. 

Troisième Espèce. — Le CoATl BRUN, Fùferra narica^ Linn. ; 
Coaiibrun ou Coati mqmMj, Buff., tom. 8, pi. 4-8- Ce coati est 
d'uii gris^brun sur tout le corps, à l'exception du devant et des 
côtés de la tête , et des pieds qui sont d'un brun-noir ; et oq 
retrouve près des yeux les mêmes taches blanches qu'au coati 
noirâtre. La (j(ueue ne présente point d'anneaux apparens; elle 
estroussâtre^ plus brune à l'extrémité , et noirâtre à sa base. 
BuflTon dit qu'il y a sur cette queue les mêmes anneaux que 
sur celle des deux espèces précédentes ; mais qii'à la vérité 
ils ne sont presque point apparens, étant étroits , et formés 
teintes 4e brun et de fauve. 

Dans cette espèce , les poils diffèrent de cemç du cc{ati no,i-) 
râtre etda[coati roux, ep ce que leur base est brune; qu'ils ont 
ensuite un anneau qoir , et que la pointe en est d^un jaune gri-. 
sâtre 9 tandis qu'ils sont terminés de noir-brun dans le pre- 
mier f et spnt presque uniformément roux dans le second* Ce 
caractère , quoique généralement constant, ne pourroit ce- 
pendant suffire pour distinguer ces trois espèces; car on re- 
marque sur les poils de quelques coatis à queue annelée , de 
^mbiables anneaux noirs , avant la points qui est jaunâtre. 

£a général j tous les ai^îipaux de ce çenr<; se r^s$emblen|^ 



âaO C B 

tellement , qae leurs espèces ne saaîroîeftt encore être regar- 
dées comme bien caractérisées. BufFon et d^ Azara même sont 
d'aTÎs qu^il n*en eikte <iuWe seule. 

Le nom de coaii mondé ou monâi^ attribué à la dernière 
espèce de ce genre par Marcgrare , signifie coali soUinM , et 
désigne ainsi une habitude et non un caractère de confor- 
mation y de taille, on de couleur, et d^ A^arà assure que les coatis 
qui vont seuls , sont tout èimplement des m.âles qui aban-« 
donnent la société à'^i autres coatis, pour tâcher de ren- 
contrer des femelles dans des endroits écartés. 

Deux peaux de coati falsifiées et défigurées, ont fait étà« 
blir par BufTon deux fausses espèces de mammifères,: l^un# 
<est son coase^ rapporté au vwerra vulpecula de Gmelin , et 
l'autre son iamandua , (Suppl. , tom. 3 , pi. 56), ou myrmeoo-^ 
phaga striiOa de Shaw. (UESlf .) ^ 

COATI (PETIT). C'est un jeune individu de l'espèce da 
çoaU roux , qui avoit d'abord été regardé comme formant une 
espèce distincte , et qu'on avbit rapporté ensuite à la petite 
fouine de la Gitane de BuQbn. (desm.) 

COATLI d'Hemandez , ou Bois ïtéphrétique. C'est le 
' Campèchë , Hœmaioxylum campechianum , L. C^N.) 
^COB WEB, r. GoBE^MOucHE. (desm.) 

COBALT. Métal de couleur blanche , solide , dur et 
cassant ; légèrement ductile à chaud : il se brise sous le mar- 
teau ; l'on peut même le pulvériser. Sa cassure présente un 
grain fin et serré. 

Sa pesanteur spécifique est à peu près la même que celle 
du cuivre fondu ; Bergman l'a trouvée d'environ 7,700 ; Bris-* 
son , de 7,8ii9;'HaUy, de 8,5384* 

Ce métal n'est un objet d'utilité que par son otyde , ^i â 
la propriété de donner aux verres et aùt émaux une ^omeuir 
bleue , parfaitement belle , et qui résiste à toute la violence 
du feu. On Temployoît à cet usage bien lons-tettlps avant de 
savoir que là tnatière qui fournissoit ce beau bleu îdl un 
métal. (Les anciens Egyptiens s'en seryoient pouî* colorer 
les émaux bleus dont ils ornoient les cercueils de leurs 4no-« 
mies; mais on ienore d'où ils le tirôient. Soti usage, en Eu- 
rope, remonte à l'époque du quinzième siècle.) Ce futBrandt^ 
célèbre chimiste suédois, qui, lé premier, obtint le régule de 
cobalt, et qui fit cohnoitre la plupart de ses propriétés dan» 
les Mémoires de VAcad. d'Upsat , en 1783. Lehman , en 1761 j 
Bergman, en 1 780 , Tasi^aert ^ en 1798,' et VauqUelin, en 
1800, se sont également occupés de ce métal. 
' Le cobalt exposé âU feu ne se fond pas aiséiliènt , mai» 
seulement quatid il a été potlésé jus^tt'iiNi rougeblanè. Si on 
)fe fait refroida^ avec |»récauti^l^, M l'oblielkt cristallisé sous U 



C O B jai 

forme d'aiguilLes entassées les mies sur les autres , que Hon^ 
gei comparolt à des amas de prismes basalti<|ues. 

Dans les travaux en grand , il cristallise quelquefois en 
cubes. Romé-Delisle en possédoit un échantillon qui présen- . 
toit cette forme ; il étoit dans un culot de speiss , c^est le nom 
<|ii'oa donne , en Saxe , an régule métallique qui se rassem- 
ble an fond des grands creusets , dans lesqueb on préparé le 
anab ou verre bleu de cobalt. 

Plusieurs chimistes ont reconnu que le cobalt le plus pur^ 
et qui pe contenoit p^^ un atome de fer , possédoit les pro- 
priétés magnétiques , de même que le nickel. 'VVensel 2^ 
fait des barreaux de cobalt qui attiroient d^autre cobalt ; e^ 
Tassaçrt a obtenu, sous les yeux de Yauquelin^ dçs culots dq 
ce métal qm attiroient le fer aimanté. - 

Le cobalt a heai|çoup d^aiSnité poui? Toxygène , et précis 
pile la plupart de$ autres métaux de leucs dissolutions. 11 est 
susceptible d'offrir trois degrés d'oxydatipn ; mais on ignore 
eucorç quelles sout les quantités particulières d^ oxygène que 
ses oxydes renferment ( Théttard ). Il est soluble a^ec 
eOfervescencç dans rai;ide oifriquisp. 

On. le trouve toujours daa^ la nature 9 mêlé ou- combiné 
avec différentes substances, notamment avec l'arsenic^ le 
loufire , le fer, le nickel. 

Pour le débarrasser de ces matières, ou du moins de celles 
fui sont volatiles , on lui fait sabir un violent grillage dans 
des fourneaux qui,' aboutissent à de longues cheminées tor- 
tueuses où se sublime Toxyde d'arsenic, et c'est de là qu^ 
prorient tout Tarsenic qu'on trouve dans le commerce. 

\joayde de cobalt qui reste après le grillage est d'une couleur 
grise noirâtre^ et on lui donne, dans cet état, le nom de saffre. 

On le mêle avec une certaine quantité de sable quarzeu^ 
et de potasse , on le fait fonAre , et Ton obtient un verre bleu 
n foncé qu'il paroît presque noir. 

Ce verre , tant qu'il est en masse , est appelé smfiU ; qusmd 
3 est réduit en poudre extrétnement fine ,. il porte le nom 
S azur, II y en a de difïérens degrés de finesse , qu'on dés^e^ 
irès-^improprement sous les noms d'azur de premier £eu , de 
deux feux, de trois feux, etc.; car ces différentes qualités s'ob- 
tiennent par le simple lavage, et non par le moyeu des four-* 
Beaux. Li azur du premier est le plus fin , c'est celui qui de- 
meuré suspendu dans l'eau qu'on décante de la partie supé- 
rieure des tonneaux où se fait le lavage. L'azur de deux feux 
est celui qui provient de la partie moyenne destonneaux , etc. 

Cet azur , connu sou^ le nom de bieu d'empois j est em- 



f»2» C Ô ft 

ployé ààûs te blandhîsâaeé ordînafre da linge , et dans le^ 
blanchisseries des toiles ^ linons , batistes ^ tnousselines, pour 
en relever la blancheur par une légère teinte azarée. On s'en 
sert au même usage dan^ les papeteries» 

.11 est excellent pour la peinture eA détrempe et pour la 
peinture en émail ; mais malheureusement il se refuse k toute 
combinaison avec les matières grasses , et il ne peut être em- 
ployé dans la peinture à l'huile, Où il rémplaceroit Poutre- 
mer, dont le prix est aussi excessif que celui de Tazur est 
modique. V. Bleu de Cobalt. 

La priticipalë èonsommation de cette matière , soit à Té- . 
tat de saftre, soit à Fétat d^àzur^ se fait dans les verreries , 
dans les manufactui'es de faïence et de porcelaine , pour le» 
belles couleurs bleues de toutes les nuances , depuis le bleu 
de saphir jusqu'au bleu azuré. 

On évahie la consommation des saffres , smaHs et . azurs , 
en France , à quatre cents milliers , qui coûtent depuis jà 
jusqu'à 600 francs le quintal. 

La Saxe et la Bohème sont les pays qui en fournissent 
la plus grande partie , qui se prépare dans les fabriques de 
Schnéeberg , en Saxe , et dans celles de Platten et de Joa~ 
chimstal, en Bohème; leur produit annuel est d'environ 
mille quintaux, 

La propriété que possède l'oxyde de cobalt de colorer en 
bleu les matières vitrifiées , fournit un moyen facile de recon- 
lioître sa présence dans un minei'ai quelconque. Il suffit d'en 
exposer tin fragment à la flamme du chalumeau avec un peu 
de borax ; il lui donne aussitôt une teinte bleue , quelque pe- 
tite que soit la quantité de cobalt contenue dans ^échantillon 
soumis à cet essai. 

L'oxyde dé cobalt, outre les propriétés qui le rendent pré- 
cieux dans les' arts, possède encore celle de former une eacre 
de sympathie qui présente un phénomène curieux, et dont 
on n'a pas encore , ce me semble, donné d'explication bien 
satisfaisante. 

On fait digérer dans l'acide nitro-muriatique ( où eaù ré-' 
gale ) une petite quantité de safTre , et quand l'acide a dis- 
Sous l'oxyde de cobalt , on trace avec cette dissolution le^ 
caractères et les figures qu'on juge à propos ; quand tout est 
sec , rien ne paroit ; mais si l'on fait un peu chauffer le papier, 
alors tout ce qu'on a tracé devient d'une jolie couleur verte , 
qui s'évanouît à mesure que le papier se refroidit , et qui 
reparoit toutes les fois qu'on l'expose à la chaleur. 

iJn artiste ingénieux a su tirer parti d^une manière fort 
agréable de cette singulière propriété ; il a dessiné sur de^ 
écrans», avec ks couleurs ordinaires, des paysages d'hiver où 



C O B isS 

■ 

la terre et les arbres ëtoîent dépouillés dé rerdare. Il a passé 
la dissplution de cobalt sur le gazon , et a dessiné le feuillage 
des arbres avec la mâme dissolution. 

tjes personnes qui tenaient ensuite ces écrans devant le 
feu , Toyoîent avec surprise le tableau de Tbiyer devenir dans 
leurs mains Tîmago du printemps. 

Le cobalt ne se trouve point dans la nature à Tétat de 
métal pur : il est toujours combiné avec d^autres substances f 
et surtout avec Tarsenic et Foi^gène. On compte aujour- 
d'hui sit espèces dans ce genre, qui sont: le cohait arsenical ^ 
le cobail giis , le cobaâ sulfuré ^ le citait oxydé ^ le cobali arse- 
nialé et le cobdlt sulfaté. V. plus bas. (PAT. et ltjc.) 

Des gttes du Côball. — Le profond minéralogiste Dé Born, 
qui connoissoiî fort bien la marche de la nature dans ses 
ateliers souterrains , fait sur le (iobait une observation im- 
portai^tè : « Les mines de cobalt , dit-il , se trouvent ordinai- 
rement dans les fiions métalliques , avec les mines d'argent.' 
Dès que les filons de cobalt, et en général tous les filons qiii 
contiennent des substances combinées avec de l'arsenic , se 
joignent aux filons ferrugineux^ il se forme des mines très*- 
riches en argent, m . 

Cette remarque est si éqnsiânte et si générale, qu'on ne 

«auroit la considérer comme l'effet du. hasard ;. et des faits 

de cette nature méritent toute l'attention de ceux qui font 

une étude sérieuse de l'histoire naturelle àes. substances 

minérales. 

Les principales mines de cobalt se trouvent aux environs 
de Schnéeberg et d'Annaijberg ^ en Saxe ; à Joacbimsthal , en 
Bohème ; à Schmœlnitz, en Hongrie; à Tunaberg, en Suède; 
k Riegelsdorf , dans le pays de Hesse. Celle de la vallée de 
Gistam, dans les Pyrénées espagnoles, a long-temps alimjenté 
les fabriques de safTre et de smalt de Saxe. 

Cette mine est dans une montagne très-élevée , composée 
d^une roche feuilletée , où domine le feld-spath : c'est une 
espèce dé gneiss mêlé de bancs de schiste qiiar^eux et de 
scniste micacé. 

Vers la région moyenne de la montagae , du coté dé 
l'ouest, il existe un banc dç schiste argileux noir, friable , 
souvent bitumineux de vingt à trente pieds d'épaisseur dû 
cdté du midi , et de soixante du côté du nord. Il a pour mur 
un banc de feld-^spath rouge , et pour tûit , des coucheâ 
de pierre calcaire. 

Ce haut de schiste est traversé par des veines de cobalt ^ 
dirigées sur six heures , c'est-à-dire , de Pest à l'ouest : elles 
vont en s'élârgîssant depuis trois à quatre lignes jusqu'à 
cinq pieds et plus.. 



àii C O B 

Près du four , c^est un cobalt iefr«ui, mété ÂWre |aane 
ATec du cobalt noir fuHgîneux ; vient ensuite un cobalt brun 
et merde d'oie ; et enfin, une mine compacté de cobalt arse- 
nical. Lés parois des filonssonteUes-^mémes pénétrées de co« 
balt. 

Il y a tel de ces $lons dont on a te^iré cînct à six cents 
quintaux de minerai pur, compacte , à graip d^açier. 

Les Pyrénées françaises n^en sont pas dépourvues, et Ton 
peut espérer d^y faire d'heureuses découvertes en ce genre^ 
surtout dans la contrée appelée le Omanmge, Le savant ob- 
servateur Dietricb dit qu^à deux ou .trois llei:^es au nord de 
Saint-Gaudens^ et de Martre, j^ux environs du village de 
Saint-Lary, on trouve à la surface du sol, dajis une étendue 
At deut lieues , une mine de cobalt teifreuse noirCf mêlée de 
mansanèse. Ce minerai se présente en fragmens arroc^dÂs^ ce 
^i;ii uiit présumer qu^il a été roulé par le« eaux; et, em caS'-* 
nant ces rognons , on y remar(|ue une ga^gi;^ q^uai^QUSte fui 
;^emble avoir fait partie d'un fiïon^ 

I>an& la vallée de Lucbon , tes espérances seroient encore 
mieux fondées. Le comte de Beust a trouvé , près du village 
de Juset , sur la rive droite de la Pique , un filon de cobalt 
régulier dans une gangue quarzeuse, au pied de la montagne 
de' Chédau. Il est encaissé dans un scbiste ferrugineux, qui 
ibisert de mur et de toit : la montagne même est toute schis-^ 
teuse. Les environs de Luz promettent aussi du minerai de 
cobalt 

M. de Beust a formé un établissement considérable pour ki 
fabrication des saffres, smalts et azurs , prèsdu village de Samt-. 
Mamet, dans la vallée de Luchon , où 1 on traite le cobalt dea 
Pyrénées françaises , avec celui des mines espagnoles , dojgii 
M. de Beust a obtenu la concession jusqu^en 1804. (^J)ieiriGh^ 
t. I y p. 294 et suiv. ) 

. Nous avons également plusieurs filons de cobalt dans lea 
Vosges; notamment celui de la mine de Chrétien, dans le val 
de l^bliunoux, prés de Sainte-Marle-aux-^tines. <c Ce filon de 
cobalt, dit M. de Dietricb, est dirigé sur dix heures, et in-^ 
cliné à r occident ; il conserve , sans se déranger, cette. dk*ee-< 
tiqn et cette pente , sur une longue^ur de plius de deux cents 
toîses... On en a tiré beaucoup d'argent natif et du cobalt spé^* 
culaire dans du spath calcaire... Les travaux le^ p)us bas, où 
l^on. astsure qu^il subsiste si^ pouces de ovine de cobalt n^as- 
sive , sont inférieurs de trente toises au sol de la galerie 4q 
Chrétien. Si Ton avoit pris,^ de la galerie profonde du vallon 
de Phaunoux, une traverse pour rencontrer cei» ouvrages (qni 



^ 



C O B aaS 

sont actaeUemânt mondés), on les anroît mis k sec , an moins 
jiisqu'aa-dessons du sol de Teftension qui prend naissance 
au premier puitsi » {Ibidj tom. a , pag. 164..) 

Il y a un autre filon de cobalt dans la montagne qui ter- 
mine au midi le vallon de Fertru; Sa- gangue est également 
an spath calcaire blanc ; et il y a dans le voisinage , un filoa 
d'argent , nommé la mine du Four à pain. ( Ibid. pag. 187. ) . 

Le val de Villes , qui est aussi dans les Vosges , a des mines 
d^où Ton tirpit autrefois de Targent et du cobalt; mais elles 
sont maintenant abandonnées. {Ibid. p. 197. ) 

Nous avons encore du cobalt dans la mine d'argent d' Aile- 
mont, en Dauphiné, et le minerai connu sous le nom de 
mine d'argent merde d'oie qu'on y a trouvé assez abondam- 
ment, est très-riche en cobalt. Le savant minéralogiste Schrei- 
ber, qui en a fait l'analyse , en a retiré : 

Cobalt il3,oo 

Arsenic . 20,75 

Argent 13,75 

Mercure .4^75 

Fer. . . . , 3, 5 

Acide salfurique i5,25 

Perte o,4.5 



100 



Le cobalt paroft être une richesse minérale particulière à 
l'Europe. Rien n'annonce qu'on en ait trouvé dans le Nou- 
veau-Monde ; et les exportations considérables que font les 
Hollandais en smalt et azur , aux Indes et en Cbine , prouvent 
que ces contrées sont privées de cobalt. Les anciens Egyp- 
tiens en ont fait usage ; mais on ne sait point de quel pays ils 
le tiroient. 

Bergman 9 en parlant des mines de cobalt, dans sa Géo- 
graphie physique, rapporte un fait qui paroît intéressant pour 
la théorie des filons en général. 

(t Le cobalt , dit-il , se trouve dans les mîiies. de Suède , 
en filons étroits , qui , tantôt s'élargissant , et tantôt se con- 
tractant, ont reçu de cette disposition le nom de chapelets. » 
( Joum. des Mîn.y n.^ 16, pag. 33.) 

Saussure a plusieurs fois observé la même disposition dans 
des roches primitives qui ne contenoient rien de. métallique ^ 
notamment dans une colline située au pied du Mont-Cenis^ 
et qui est composée de couches alternatives de schiste et de 

Îùerre calcaire. « Ce qu'il y a de remarquable ici , dit-il, c'est 
a forme des couches de pierre calcaire que ce schiste sépare« 

vu. i5 



*a« C O B 

Chicane 3e ces couches se renfle et s^ amincit snceessirement 
avec une sorte de régularité ; en sorte que sa coupe yerticale 

J résente lUmage d^une espèce de chapelet. La même couche 
ien suivie , qui a vingt pouces d'épaisseur dans un endroit , 
;i^amincit peu à peu; en sorte qu'à quatre ou cinq pieds de là y 
elle n'a plus que trois pouces ; et ensuite , elle se renfle de 
nouveau, pour s'amincir encore. » (§ iai3. ) 

Le rapprochement de ces deux observations me semble 
fournir une preuve très-forte en faveur de l'opinion des mi- 
neurs , qui pensent que les molécules métalliques qui com- 
posent les filons , ont peu à peu pris la place des molécules 
de la roche. 

Il y avoit sans doute dans les montagnes de Suède des cou- 
ches de roches en chapelet comme au pied du Mont-Cenis i 
et la nature , par une modification peut-être fort légère , m 
converti ces couches pierreuses en filons de cobalt. 

Les montagnes primitives ne sont pas les seules qui renfer- 
ment des mines de ce genre. Il y a , dans la Hesse , des cou^ 
ches secondaires qui sont riches en cobalt ; et les mines de 
Riegelsdorff , entre antres , présentent des faits curieux. 

On trouve f à la profondeur d'environ deux cents pieds, une 
couche immense, à peu près horizontale, d'une ardoise cui^ 
vreuse où Ton voit beaucoup d'empreintes de poissons , et 
qui devient d'autant plus riche en cuivre , que les empreinte» 
y sont plus abondantes. 

Cette couche d'ardoise , évidemment secondaire ^ est re» 
couverte de plusieurs couches de pierre calcaire ; et enfin ^ 
par des dépôts tertiaires. 

La masse entière de ces couches est coupée verticalement 
par diffère ns filons de cobalt qui sont très-réguliers et accom* 
pagnes de leurs salbandes. Ces filons ont depuis quelques lignes . 
jusqu'à sept à huit pieds d'épaisseur, et se prolongent de rest 
à r ouest, dans une étendue de cinq à six cents toises et plus : 
et ce qu'il y de remarquable, c'est que le minerai de cobalt 
ne se trouve que dans la profondeur des filons et dans le voi« 
sinage du schiste cuivreux. 

Ce même ordre de choses continue jusqu'à de grandes dis-> 
tances ; car les mines de Bieber, dans le comté de Hananv 
présentent le même phénomène. {Journal des Mines, ii»<^ 27. ) 

(PAT.) 

COBALT ARSENIATÉ, Hatty. (Mine de cobalt en 
^fflorescence , ou Fleurs de cobalt , Romé-Delisie ; Oxyde 
de cobalt rouge , De Born ; Roiher Erdkobalt, Wemer ; Ko^ 
haùhbliiili y Karsten; Cobalt terreux rouge , Brochant ). Com- 
binaison de l'oxyde de cobalt avec l'acide arsenique , dont le 
principal caractère çst emprunté de |ia coulft^r rouge ^ tirant 



C O B .,y 

iiti' le Violet^ jointe à la faculté qû'ette j^aftage atecles autres 
mines de ce mêlai , de colorer en bleu le rerre de borax. 

On le trouve en aiguilles, radiées d'une belle couleur violette , 
ou en petits mamelons sur le quarz , dans plusieurs mines de 
la Saxe et de la Thuringe, mais beaucoup plus communément 
sous la forme de simples efllorescences d'un rouge plus 
ou moins foncé à la surface des autres mines de cobalt , 
et notamment du cobalt arsenical. Il accomjj>agne souvent le 
nickel arsenical ou oxydé , le bismuth, etc. Il colore en rouge 
violet, ou en rose , le quarz et la baryte sulfatée, sur lesquels 
oi^ le rencontre aussi en cristaux prismatiques aciculaires 
ou en grains brillans. Suivant M. Haiiy, ce sont des prismes 
hexaèdres , terminés par des sommets à £aicettes obliques. 

M. Bucholz ayant analysé une variété de cobalt arseniaté 
acîculaire, j a trouvé , sur loo parties : oxyde de cobalt, 3g ; 
acide arsenique, 38, et eau, 23. 

Il en vient de beaux échantillons des mines du Furstem-^ 
berg et de la Thiv'inge, de Saxe, de Schemnitz en Hon- 
grie , et d'Allemont en France. On le Rencontre également en 
Angleterre, à Alva , dans le Stirlinghshire ; à Brougtbon , dans 
les mines de plomb de Qifton', près de Tendrum, et à 
Dolcoath , en Cornouailles (^Jameson) ; à Modum , en Nor-* 
vrége; en Silésie, etc.^ 

COBAIiT AKSETHIATÈ TERREUX ARGENTIFÈRE, 

Haiiy. ( Mine d'argent merde d'ôie , Ganseholiges SUber des 
mineurs allemands; Cobalt merdoie, Brongniart. ) Ce mé- 
lange, dont nous avons déjà parlé k Tarticle Argei^t 
MERDE d'oie , doit ce nom à la couleur qu'il présente com- 
munément; l'argent s'y trouve quelquefois en quantité nota- 
ble. Il se rencontre plus particulièrement dans les mines de 
Sd^emnitz, en Hongrie, et dans celle d'AUemont ( V. ci- 
dessus, p. aaS)) sous la forme de masses terreuses, friables, 
tl'un jaune verdâtre , mélangées de brun et de rougeâtre, ren^ 
fermant soit de l'argent sulfuré , soit des filets d'argent natif: 
on Fexploite comme mine de ce métal. 

COBALT ARSENICAL, Haiiy. C'est la plus com- 
mune des mines de ce genre. Elle offre deux variétés très- 
distinctes que l'on peut considérer comme des sous-espèces , 
mais qui ne diffèrent essentiellement entre elles que par 
l'éclat argentin de l'une et la couleur ordinairement grise 
ou gris-noirâtre de l'antre. Cette dernière contient une plus 

Érande quantité d'arsenic et de fer que le cobali blanc. On ne 
ï trouve pas comme hii sous des formes régulières ; elle est 
ordinairement en masse , et rarement en concrétions. On a 
réuni quelquefois à cette espèce le cobalt éclatant de Tuna- 
berg (cobalt gris^ Hoify), qui présente une composition k 



»,8 . C O B 

peu près semblable 9 mais àqnt le tissa est lamelléux ^ tâYidls 
que celui du coball arsenical est compacte ou à grain trè^fiù. 

Ces mines ont porté toutes trois les noms de Cobalt arst- 
nicaly Cobalt sulfureux , Cobalt gris^ Cobalt blanc , Cobalt écla- 
tant , CobiUt spéculaire y etc. ; ce qui n'a pas peu contribué à 
les faire confondre entre elles. 

I. Le Cobalt arsenical blanc ou argentin de M. Haiiy 
{JVelsser^pelsskopaU , Werner) est d'un blanc d'argent, sur- 
tout à sa surface ; sa cassure est à grain fin et serré, et sa pe- 
sauteur spécifique de 7,7207 suivant M. Haliy, et seulement 
6,2173 d'après M. Kopp. , 

Exposé au feu du cbalumeau, il laisse dégager d'abondantes 
vapeurs arsenicales , et le fragment devient attirable 'à Tai-^ 
mant. Fondu avec le verre de borax , il lui communique une 
belle couleur bleue. Il se dif sont dans l'acide nitrique 9 en y 
occasionnant une vive effervescence. 

Ses formes sont peu variées et dérivent soit du cube , soit 
de l'octaèdre. La variété cubo-octaèdre est celle soù$ laquelle 
il se rencontre le plus fréquemment. Ses cristaux sont assez 
nets , et ordinairement groupés sur le cobalt arsenical en 
masse. La plupart viennent de Bohème 9 de Saxe , de Thu- 
rixige et de Styrie. 

Les filons d'Allemont et du Prieuré fournissent aussi dé 
]beaux cristaux de cette substance , qui s'y trouve souvent 
en grandes masses y et contient quelquefois de l'argent, (/fer- 
ricari de Thury. ) 

II. Le Cobalt arsenisalgris o^sl gris-noirâtre (Grauer Speiss- 
kabalif W.) présente à peu près tous les caractères de la pre- ' 
mière sous-espèce ; seulement il est plus léger , sa pesanteur 
spécifique n'étant que de 6,43o6 suivant M. Kopp, et au moins 
5,5ii. Il est aussi très-cassant , et répand, quand on le 
frappe , une odeur d'ail plu5 forte que le cobalt blanc. 

Kous avons dit plus haut qu'il n'affectoit point de formes 
régulières. Il compose quelquefois des espèces de grappes ou 
de mamelons ; le plus souvent il est en masse. 

Le cobalt arsenkal appartient à la fois aux terrains primi- 
tifs et à ceux de formation postérieure ; mais il est' moins 
commun dans ces derniers. Il est en veines dans le granité, en 
Souabe; danslegneiss, en Bohème^ en Saxe et à Allemonten 
France; dans le schiste argileux , en Cornouailles , etc. Les 
couches de schiste marno - bitumineux de la Tharinge en 
renferment également. 

,On le trouve fréquemment avec le nickel arsenical , 
dont il partage les gisemens , le bismuth et' les autres 
mines de cobalt. Il accompagne encore- dans les veines diffé- 
ipentes Qiines , et notamment l'argent natif , l'argent sulfuré. 



C B 329 

Fargent rouge , l'arsenic natif, le cuivre pyrîteux , le fer sul- 
faré 9 etc. ; le quarz, la chaux carbonatée , le hraunspath et 
la baryte sulfatée lui servent de gangues. Il abonde plus par- 
ticalièrement en Bohème , en Saxe et en Suède. V, plus 
haut, p. aa3. 

Cobalt arsenical argentifère. Le cobalt arsenical des 
filons d'ÂUemont , département de l'Isère , contient quelque- 
fois de Targent, d'après l'observation de M. Héricart de 
Thury , rapportée plus haut. 

COBALT ÉCLATANT. Cobalt gris, Haûy ; Cobalt 
arsenical à tissu lamelleux et Cobalt gris, Romé-Delisle ; Co- 
balt cristallisé de Tunaberg ; Glanzkohalt^ Werner ; Cobalt 
éclatant , Brochant. Ce minéral a aussi porté les noms de 
Cobalibhmc^ Cobalt arsenical , etc., empruntés , soit de la cou- 
leur de ses cristaux, soit dé sa composition ; en effet , il n'en 
diffère essentiellement que par son tissu très-lamelleux ; car, 
à l'exception du fer, ses principes constituans sont à peu près 
les mêmes. 

Sa couleur est le blanc , nuancé de jaunâtre ou de gris ; 
celle du cobalt arsenical argentin est plutôt bleuâtre , et ses 
cristaux se divisent parallèlement aux faces d^un cube. 

Il étincelle aussi souvent , par le choc du briquet , en don- 
nant l'odeur d'ail. Sa pesanteur spécifique varie, d'après les 
auteurs , de 4^,9411 à 6,4.509. 

Ses caractères chimiques sont à peu près les mêmes que 
ceux de l'espèce précédente : cent parties contiennent , selon 
M.Klaproth: cobalt, 44)0; arsenic, 55,5 ; et soufre, o,5; et 
suivant M. Tassaert: arsenic, 49; cobalt, 36,66; fer, 5,66 ; 
et soufre , 6,5o. Il y a eu 2,18 de perte. 

ISous n'avons encore aucune analyse exacte 4u cobalt 
arsenical cristallisé à tissu compacte. 

Les formes cristallines du cobalt éclatant semblent s'être 
modelées sur celles du fer sulfuré ordinaire , et dépendent 
aussi de trois décroîssemens , dont les directions se croisent 
à angle droit , sur les faces qui composent un mêuie angle 
solide du cube primitif Cela prouve seulement , dit M. Haiiy , 
que ces deux minéraux se sont trouvés, pendant leur forma- 
tion , dans des circonstances qui ont lieu rarement à l'égard 
des substances dont le lioyau est un cube. 

La variété primàwe (cubique) est une des j>lus rares. On le 
trouve ordinairement en cristaux cuho^odécaèdres , en dodé- 
caèdres , en octaèdres et en' icosaèdres : la dernière a sa surface 
composée de vingt triangles. Le cobalt éclatant est presque 
toujours cristallisé. On le trouve principalement à Tunaberg 
en Suède , où il est engagé dans une chaux carbonatée lami- 
naire, qui renferme aussi du cuivre pyrîteux et est elle-même 



a3o , C O B 

encaissée dans le talc schistein);. Suiratit Jameson, cette es- 
pèce de cobal eûste également à Skutenid, paroisse de Sio-^ 
dum y en Norwége , et en petite quantité à Querbach , en 
Silésie ? 

Cobalt aesenicâl rougeatre. F. Nickel arsenical. 

Cobalt arsemco-sulfureux. F. Cobalt éclatant ou 
Cobalt gris. 

Cobalt blanc. On a donné ce nom tantôt an Cobalt arse^ 
mcalet tantôt au Cohahgris, F, Cqbalt arsenical argentin* 

Cobalt GRIS. F. Cobalt éclatant. 

Cobalt herdoie. F. Cobalt arseniaté terreux argen- 
tifère. 

Cobalt noir. F. Cobalt oxydé noir. 

COBALT OXYDÉ NOIR, Hauy. ( Chaia de col>aU 
noire, R. D. ; Cobalt pur oxygéné , Oxyde de cobalt noir , 
de B. ; Cobalt yitrenx ou scoriacé; Schivaner Erdkobali, W.; 
Cobalt terreux noir , Broch. ) Ce minerai de cobalt, qni est 
assez rare , est ordinairement en masses terreuses plus oa 
moins compactes , quelquefois très-friables , on même fuli* 
gineuses ou ressemblant à de la suie , et d'une couleur noire. 
Cependant on le trouve aussi en concrétions mamelonnées , 
à cassure luisante ou résinoïde , mais beaucoup moins com- 
munément. 

Il est noir , se dissout dans Pacide muriatiqne , et colorer 
en bleu le verre de borax. Etant chauffé , il donne assez sou- 
vent Todeur arsenicale. Les variétés terreuses deviennent 
éclatantes aux endroits frottés avec un corps dur et uni. 

Le cobalt oxydé noir se trouve avec le cobalt arsenical et 
le cobalt arseniaté , dont il partage les gisemens et les asso* 
ciations. Il est en veines dans le schiste argileux , avec le 
quarz , en Bavière ; et dans le çranite , sur la baryte sulfa^ 
tée , à Wittichen en Souabe. Il abonde à AUemopt , où on 
le rencontre dans les filons les plus riches : il y est associé à 
Targent. Il se trouve encore à Kitzbichel , dans le Tyrol , et 
à Saalfeld en Thuringe ; en Angleterre , dans le Cheshire, et 
aux environs de Dublin , en Saxe ^ dans le Tyrol , eu Au-- 
triche, etc. 

Il renferme peu de matières étrangères ; aussi , en le fon- 
dant avec du sable quarzeux et de la potasse , il donne un 
-^lalt de la plus grande beauté. 

Cobalt oxydé ferrifère. Nous avons réuni , sous 
cette dénomination, les divers minerais de cobeUt terreux^ 
d^une couleur jaunâtre ou brune, que les Allemands désignent 
sous les noms de Gdber et Brauner Enâkobah ; Cobalt oxydé 
[aune et Cobalt oxydé brun de M. Brongniart. 

Ils sont ordinairement en masses terr<euses ou di^séinî&ée^) 



C O B ^3, 

et plus rarement superficiels. Exposés à Taction du chalumeau. 
Ils deviennent attîrables , et colorent le verre de borax en 
bleu. Leur couleur varie du japnâtre au jaune-roussâtre j au 
brim et au brun-noirâtre. 

Le cobalt oxydé ferrifère brun se trouve , en assez grande 
quantité , à Saalfeld en Thuringe et à Kamsdorf en Saxe , 
dans les filons de montagnes à couches ; à Alpirsbach dans 
le ^Wurtemberg et à AUemont , dans des montagnes primi- 
tives : il y est accompagné d^ autres variétés de cobaà terreux , 
surtout du rouge et du noir. Le cobalt jaune , que Ton a aussi 
nommé cobaii blanc , se rencontre dans les mêmes lieux que 
le brun , mais il y est beaucoup plus rare. (Brochant) 

Suivant le même savant, le cobalt vert , indiqué par quel- 
ques minéralogistes, est un mélange de cuivre carbonate ter- 
reux , ou de nickel oxydé , avec up peu d'oxyde de cobalt : il 
en vient de Saalfeld en Thuringe. 

Cobalt spéculaire. On a donné plus particulièrement ce 
nom à une variété massive de Cobalt arsenical , à surface' 
lisse et miroitante ; quelquefois aussi au Cobalt oxydé noir , 
à cassure résinoïde. 

COBALT SULFATÉ. On avoit regardé anciennement 
comme un sulfate de cobalt y une substance saline trouvée à 
!Neusolh en Haute-Hongrie, sous la forme de concrétions 
d^une couleur rose ; mais elles ont été reconnues depuis pour 
un sulfate de magnésie renfermant 7 pour 100 d'oxyde de 

cobalt V> MaGIIESIE sulfatée COBAUUfÈRE. 

Cette dénomination s^applique. be^Koup mieux \ un mi-* 
néral découvert, il y a quelques années, à Bieber en Hanau, 
et dont M. le docteur Kopp a publié la description et l'ana- 
lyse dans le Manuel de minéralogie de M. Leonhard , pour 
1807. 

Ce sel a une couleur rouge de chair ; sa saveur est stip^ 
tique. Il est tendre , peu pesant , et sans forme déterminée. 

Ilcontient : oxyde de cobalt, 38,71; acide sulfurique, 17974» 
et eau, ^i?^^. 

Le cobalt oxydé terreux et la baryte sulCatée laminaire lui 
servoient de gangue. 

COBALT SULFURÉ. M. Hisinger , savant chimiste 
suédois , . a décrit sous ce nom , dans le tome 83.^ des Anncdes 
de Chimie , une nouvelle espèce de mine de cobalt qui se 
trouve en Suède , et qui ne contient point d'arsenic. 

Yoici les caractères qu'il lui assigne : 

Sa couleur est le gris-blanchâtre ou le gris d'acier elair; 
son tissu compacte et sa cassure inégale , à grains d'un écla^ 
métallique , certains morceaux présentent des indices d'uuf 
cristallisation confuse. 



a3« Ç O B 

Traité au chalumeau, on sent le soufre , mais pas d^odeur 
arsenicale. Le fragment fond en un globule fragile , gris-noirâ- 
tre brillant en dehors et gris-blanchâtre en dedans. Il donpe, 
après la calcinaUon , un verre bleu avec le borax, et un bou- 
ton métallique blanc qui est attirable à Taimant, quand il a 
été rougi. 

U est soluble dans Pacide nitrique , arec dégagement de 
gaz nitreux , en laissant un résidu blanchâtre dans la liqueur 
qui est d'abord rosée et ensuite brune. 

Cent parties de cobalt sulfuré contiennent : 

Cobalt '. iZ^:io 

Cuivre « i4-94<) 

Ter 3,53 

Soufre. • V 38,5o 

Gangtfe . o,33 

Perte o, 4 

xoo,oo 

Le cobalt sulfuré est rare ; on Ta trouvé à !Nya-Bastnaes 
ou dans les mines de Saint-Gorans , près de Riddarhyttan 
en Suède, associé au cuivre pyriteux jaune verdâtre et à l'am- 
phibole fibreux verdâtre , formant un nid dans le gneiss.^ 

C'est le KobcUtkies de Haùssman et le Cobalt-pyrites de 
Jameson. 

Cobalt terreux^ brun ou jaune. F. Cobalt oxyiik 

FERRIFÈRE. ^ 

Cobalt terreux rouge. V. Cobalt arseniaté. 

Cobalt testace. F. Arsenic natif. 

Cobalt be Tunaberg. F. Cobalt éclatant ou Cobalt 

GRIS. 

Cobalt tricoté. Variété du Cobalt arsenical dendritique 
noirâtre , à rameaux entrelacés , renfermant beaucoup d'ar- 
senic et quelquefois de l'argent' rouge. Elle vient de àchun- 
berg en Saxe. On 1 a aussi nommée argent noir. 

Cobalt vert. Nickel arseniaté mélangé de Cobalt oxydé. 

V. C, 0X\ï)É FERRIFÈRE. 

Cobalt vitreux. F. Cobalt oxydé noir RESiNo*à>£. 

(lug.) 
COBAYA ouCAVIA COBAYA. V. Cobaye, (s.) 
COBAYE, Cobqya^ Cuyier; 6boMi, Linn., Gmel., lUig.; 
'Anœma^ Fréd. Cuv. Genre de mammifères rongeurs, dé- 
membré du genre Cabiai ou ca^ia de Lînnaeus, par M. Fré- 
déric Cuvier. U est ainsi caractérisé : Deux incisives â cha- 
que mâchoire, les inférieures comprimées latéralement et 
arrondies à leur face antérieure ; point de canines ; quatre 



C O B 233 

molaires composées et sans racines 9 cle chaque câté àè& deux 
mâchoires, ayant toutes, à peu de chose près, la même 
forme et la même grandeur ; elles sont à couronne plate , 
avec des. replis de Témail, plus nombreux en dedans qu'en 
dehors à la mâchoire inférieure ., et , au contraire , plus 
nombreux en dehors qu^en dedans à la mâchoire d'en haut; 
museau peu prolongé, comprimé; lèvre supérieure entière; 
point d abajoues ; oreilles arrondies , médiocres ; point de 
queue; pieds courts, les antérieurs à quatre doigts, les pos- 
térieurs à trois seulement, non palmés; corps court et ra- 
massé , de pietite taille ; clavicules rudimentaires , etc. ; deux 
mamelles abdominales seulement , etc. 

Espèce unû/ue, — Le CoCHOT^ d'Inde, Caoia cobaya, Linn.; 
le Cochon d'Inde, Buiïbn, tom. 8, pi. i ; I'Aperea. d'Azara, 
caçia aperea , Linn. , Gmel. 

Les traits les plus marqués de la conformation extérieure 
du cochon d'Inde, sont : d'être court et trapu, avec le cou 
si gros qu'on ne le distingue pas du corps ; d'avoir les oreilles 
plus larges que hautes , droites , nues , transparentes et ca- 
chées en grande partie par les poUs du dessus de la tête; les 
veux ronds , gros et saillans ; la tête et le museau sembla- 
bles à la tête et au museau du lapin; les dents incisi- 
ves , comme celles du rat ; la queue nulle ; enfin , le poil 
lisse , lopg , dur , mais que l'on compare , assez mal à pro- 
pos, aux soies du cochon. La couleur de ce poil n'est pas la 
même dans tous les individus; les uns sont entièrement blancs, 
et d'autres ont, sur un fond blanc, de larges taches noires, 
ou d'un fauve plus ou moins foncé. 

Cette espèce, dont le pays natal est le Brésil, aussi bien 
que quelques autres parties de l'Amérique méridionale , vit 
et multiplie à peu près dans tous les pays où on Ta trans- 
portée, excepté néanmoins dans ceux où le froid est trop 
rigoureux : mais il s'en faut bien que cette acquisition soit 
aussi importante qu'elle a ,été facile. La chair du cochon 
d'Inde , quoique chargée de graisse , est fade et insipide ; sa 
peau n'a presque aucune valeur. Cependant, je ne crois pas 
que l'on ait encore tenté en France d'élever les cochons 
d'Inde, autrement que renfermés très-étroilement dans quel- 
que coin de nos maisons , où ils sont privés du grand air et 
de la chaleur du soleil; en sorte que, à vrai dire, ils ne 
sont pas encore acclimatés dans nos pays. Des essais en ce 
genre ne seroient vraisemblablement pas infructueux; l'é- 
conomie rurale y trouveroit uiie nouvelle branche d'indus- 
trie et de nouveaux profits. La chair des cochons d'Inde , 
génér^emen^ dédaignée, ^cqucrroit le fumet qui lui man-< 



,34 C O B 

que, et fournlroit avec abondance une nouvelle ressource 
pour nos tablesl II ne s^agiroit que d^accoutumer, par degirës, 
ces petits animaux, à vivre en plein air ^ dans des enclos spa«- 
cieux, dans des garepnes, où ils trouveroient la nourriture 
qui leur convient , avec la précaution de leur ménager desi 
abris contre le froid et Thumidité auxquels ils sont très- 
sensibles, et qui les font périr, ainsi que de les défendre 
contre les cbats et les autres animaux carnassiers , auxquels 
ils ne savent pas même opposer la fuite , seule défense de 
l'extrême faiblesse. Les bénéfices d^une garenne de cette es* 
pèce ne me paroissent pas douteux, et la petitesse du cochon 
d'Inde seroit amplement compensée par sa prodigieuse mul- 
tiplication. 

Il est d'un tempérament si précoce et si chaud, qu'il peut 
produire cinq ou six semaines après sa naissance : l'on a va 
des femelles mettre bas à deux mois d'âge; elles ne portent 
que trois semaines , n'allaitent leurs petits que pendant douze 
ou quinze jours, reprennent le mâle , et les chassent, au plus 
tard , trois semaines après avoir mis bas. Les premières por- 
tées Ae sont que de quatre ou cinq petits; les autres , de sept 
ou huit, quelquefois de dix ou onze. Ainsi, une paire de co- 
chons d'Inde peut fournir en un an, près d'un naiillier d'in- 
dividus. 

Leur sommeil est court , mais fréquent ; ils ne l'interrom- 

fient , que pour maneer et. jouir ; également gourmands et 
ascifs , c'est à satisfaire ces deux penchans , que se bornent 
toutes leurs facultés et presque toutes leurs sensations. « Ils 
« sont, dit Buffon, naturellement doux et privés; ils ne font 
M aucun mal , mais ils sont également incapables de bien ; 
« ils ne s'attachent point; doux par tempérament, dociles 
« par foiblesse, presque insensibles à tout, ils ont Tair d'au- 
« tomates montés pour la propagation, faits seulement pour 
« figurer une espèce. » ' 

On nourrit ces petits animaux avec toute sorte d'herbes et 
de fruits, du son, de la farine, du pain, etc.; Ils aiment 
le persil de préférence à toutes les plantes ; ils ne boivent 
jamais, et cependant ils urinent beaucoup; ils ont un gro- 
gnement semblable à celui d'un petit cochon de lait , un 
léger murmure d'amour et un cri aigu de douleur* Dans 
beaucoup d'endroits, on est dans la persuasion que les sou- 
ris ni les rats ne viennent jamais où il y a des cochons 
d'Inde, (s.) 

\- Tout porte à penser que le type sauvage de l'espèce do 
cochon dinde ^ est Vaperec^^ animsd décrit imparfaitement par 
les premiers naturalistes qiii nous ont fait connoitre les pro- 
ductions du Nouveau - Monde I mais sur lequel d'Âzar« 



C O B 235 

nous a donné des notions positives. Cet animal, cpi se trouve 
au Brésil et au Paraguay, tient beaucoup du cochon d^Inde; 
mais il ne produit qu'une fois par an , et ses portées ne 
sont que d'un ou de deux petits; la longueur de son corps 
est de dix pouces trois quarts ; ses jambes, courtes, ont quatre 
doiets aux pieds de devant et trois à ceux de derrière ; ses 
oreilles longues d'un pouce, sont flexibles, arrondies, avec 
une échancrure au milieu, et nues à T extérieur; quelques 
longs poils forment des moustaches au museau ; la paupière 
et les^ lèvres sont nues ; la bouche ressemble à celle du Vat. 
L'orifice des parties de la génération du mâle a la forme 
d'une vulve , dans les lèvres apparentes de laquelle sont deux 
testicules que le tact y fait trouver. On ne voit que l'issue de 
la verge , qui est recourbée , et dont la pointe est tournée 
en arrière ; la femelle n'a que deux mamelles ; le dos , le 
dessous de la goi^e , de la tête et du corps sont blanchâ- 
tres. Il y a des individus tout blancs. 

Uaperta se recèle dans les trous des rochers, où il n'est 
point difficile à prendre ; on le chasse comme un très-bon 
gibier; il abonde au Brésil et au Paraguay; il court assez 
vite; il est fort doux et il s'apprivoise très -facilement. 

(desm.) 

COBBÉ ou KOBBOË. Nom donné , ii Ceylan , à une 
espèce de sumac , Wms cohbé. (ln.) 

COBEBAS. Nom portugais du Cubèb&, espèce de Poi- 
▼K£. V, ce mot (lh.) 

GOBÉE , X}ohœa. Plante grimpante à feuilles alternes ^ 
ailées sans Impaire , terminées par une vrille dichotome ; à 
fleurs solitaires y axUlaires, grandes, violettes, qui vient de 
l'Amérique méridionale , et dont Cavanilles a fait un genre 
nouveau dans la pentandrie monogynie. 

Ses caractères sont : un calièe à cinq côtes et âi cinq divi«- 
sions ouvertes ; une corolle infiindibuliforme , à tube très^ 
long , à limbe campanule à cinq divisions ouvertes , créne^ 
lées; cinq étamînes déclinées, à anthères vacillantes ; un 
ovaire supérieur , entouré , à sa base , d'un disque penta- 
gone, À style surmonté de trois il cinq stigmates subulés; une 
capsule triloculaire qui renferme plusieurs semences. 

Cette plante est aujourd hui cultivée dans presque toutes les 
orangeries de Paris, et s'y fait remarquer par la longueur de 
sts tiges 'et la grandeur de ses fleurs, (in la multiplie de 
graines , de marcottes et de boutures. Elle se conserve sou^ 
vent plusieurs années en pleine terre lorsqu'elle est plantée 
à une bonne exposition , et donne tous les printemps de 
fort longues guirlandes , susceptibles d*élre disposées d'4IM 
manière très-agréabk. (b.) 



236 C O 3î 

COBELoii COBELLE. Couleuvre d'Amërlquc. (b). 
. COBILAR. En Ukraine, c'est le nom de TEpeiche , 
espèce de Pic , Pkus major, (desm:) 

COBIO. L'un des noms donnés en Portugal à I'Euphor- 

BIA CHARACIAS , L. (LN.) 

COBIOS, Dîoscoride; Cobium, Pline. C'est un Tithy- 
MALE , suivant Âdanson , c'est-à-dîre , une espèce d^eu- 
phorbe , et peut-^tre la même que celle nommée cohio en 
Portugal, (ltï.) 

COBITE, Cobitis. Genre de poissons de la famille des 
Abdominaux , dont les caractères consistent à avoir la léte 
aplatie ; les yeux presque au sommet et rapprochés ; point 
de dents ; le corps cylindrique et très-allongé. 

Bloch et Lacépède ont modifié le car^^ctère de ce genre , et 
en ont retranché plusieurs espècespour former les genres Ana- 
BLÈPE, MiSGURNE et FuNDULE. Le genre Butyrin s'en rap- 
proche beaucoup. Ainsi , ce ne sont pas les cobîtes de Lin- 
nœus dont il est ici question; mais ceux de Lacépède , qui sont 
au nombre de trois. 

Le CoBiTE LOCHE FRANCHE , X^obitis harèoiula , Linn. , a 
six barbillons , tous à la lèvre supérieure , et point de 
pointes devant les yeux. V. pi. B^ 20 , où il est figuré. Il se 
trouve dans presque tous les ruisseaux et les rivières dont 
l'eau est pure , surtout dans les pays de montagne. Il n'a 
guères que trois pouces de long ; sa bouche n'a pas' de 
dents; son corps est visqueux, couvert d'écaillés à peine 
visibles , et marbfé de gris ; sa chair très - délicate , est 
fort recherchée des gourmets, surtout au printemps et en 
automne ; c'est pourquoi , non-seulement on cherche conti- 
nuellement à le prendre à .la. nasse , au filet ou de toute 
^utre manière , mais on en forme des viviers où on en trouve 
en tout temps. Voici le procédé que Bloch indique comme 
employé en Allemagne. 

On fait une fosse , de huit pieds de long et de moitié de 
profondeur et de larg;eur, au milieu d'un ruisseau d'eau vive , 
dont le fond soit caillouteux (car ce poisson meurt dans l'éau 
stagnante), et on la garnit de planches percées ou de claies , 
de manière qu'il y ait un demi-pied d'intervalle entre ces 
planches et les côtés , afin de pouvoir y entasser du fumier 
de mouton. Les cobites Zo^^fs' que l'on met dans ces fosses et 
que Ton garantit de la dent des rats d^eau et autres ennemis , 
trouvent une nourriture abondante dans le suc du fumier 6a 
dans les vers qui s'y forment, multiplient et engraissent à 
un point incroyable. On peut ausiâi utilement leur donner du 
pain de chenevis ou de pavot. Ponrbien faire , il faut avoir 



C O C a37 

trois fossés ', une pour lé frai , une pour Talvîn ; et la troi- 
sième pour Pengrais. 

Lorsqu'on veut transporter ce poisson , il faut choisir un 
temps froid , et tenir l'eau dans laquelle il est, dans une agi- 
tation continuelle. 

Les loches franches sont extrêmement communes dans toutes 
les rivières "et les ruisseaux de rintérieur de la France , oik. 
elles sont connues sous le pom de mouielie et de barboUe y 
jranche barhoUe, etc. On a trouvé des poissons fossiles très- 
semblabi^s à cette loche ^ ainsi qu'à respèce précédente , à 
OËningen , près Constance* 

Le CoBlTE LOCHE DE' RIVIÈRE , CobUîs Uznîa ^ Linn. , a six 
barbilldnsy dont deuxàla lèvre supérieure , et une épine four- 
chue auprè$' de chaque œil: Il est figuré dans Bloch , pi. 3i ; 
dans le Buffon de Detervillè , pi. 5, pag. loo, et dans un' 
grand nombre d'autres auteurs. Il se trouve dans les rivières ^ 
et atteint rarement cinq pouces de long , n'a point de dents , ' 
est\ brun- en dessus et jaune en dessous , avec des taches 
brunes latérales ; ses mœurs se rapprochent beaucoup de ' 
celles du précédent ; mais il est bien plus vif : sa chair passe 
pour dure et de mauvais goût. 

Le CoBiTE TROIS BARBILLONS sc trouvc dans les ruisseaux 
des environs de Rouen , où il a été observé par Noë'l. Le co-' 
bite hétéroclite rentre dans le genre Poégilie de Schneid. (b.) 

COBOLT. r. Cobalt, (pat.) 

CO BO XIT.Nomcochinchinoisdn sphœrantHus cocîiinchi- 
nensis , Lour» Plante herbacée qui croît dans les moissons et^ 
les jardins en Chine, et en Cochinchine. Elle est émoUiente , 
résolutive et réfrigérante. Son suc est employé pour calmer 
les inflammations du gosier et comme ophthalmique. (ln.) 

COBRA. Nom de la Vipère naja, (b.) 

COBRELEIRA et PAO DE COBRELOS. Noms por- 
tugais d'un vomiquier , Strychnos coîubrina , L. (LN.) 

COBRESIE , Kobresia. Genre de piaîites' établi aux dé- 
pens des Laiches. On Tavoit aussi, appelé y}ioc?M2> et efyncu 
Il a pour type lé carev beUardL Ses caractères con- 
sistent : en des fleurs monoïques ; les mâles et les femelles 
réunies sur les mêmes épis. Dans lès mâles , une seule 
écaille recouvrant trois étamineis ; dans les femelles deUx 
écailles , dont une concave, enveloppant l'ovaire qui est sur- 
monté d'un stylé à trois signiates. Les semences sont tri- 
gones et non renfermées "dans un urcéole. (b.) 

COBRINHA AQUATICA. Nom portugais du Dra- 
GONEAU ^ Gordius açuatîcus. (desm.) 

COC, COCKILLOC. Nom du Coq en Basse -Bre- 
tagne, (v.) 






c 



34o C O C 

corps allongé, de figure conique, dimmnant vers le derrière^ 
et divisé en douze anneaux. Le premier anneau , moins large f 
mais plus long que les suivans, est ovale , aplati en dessus , 
et couvert d?une peau écailleuse, ou du moins coriace et dure, 
ayant Tair d'un petit corselet. La peau des autres anneaux 
est membraneuse; mais le second et le troisième ont chacuiv 
deux plaques ovales , de couleur plus foncée que le reste , qui 
sont aussi écailleuses. Dans quelques espèces, tous les an- 
neaux sont hérissés d^épines en dessus et vers les côtés ; dans 
d^ autres, ils ont des tubercules élevés et coniques, tous hé- 
rissés de petites pointes en forme d^ épines mousses ; tandis 

e d^autres encore ont la peau toute lisse et sans épines. 

e dernier anneau est petit , et la larve en fait souvent sor- 
tir un mamelon charnu et assez gros, qu^elle appuie quel- 
quefois sur le plan de position , et qui alors lui sert comme 
d'une septième patte. Tout le dessous du corps est garni de - 
beaucoup de poil. 

La tête est petite, écailleuse, un peu aplatie , et à côn* 
tours arrondis. Elle a deux petites antennes courtes , coni- 
ques , et divisées en articulations ; deux lèvres ; quatre bar- 
billons, dont les deux extérieurs sont grands et gros, et divisés 
en cinq parties ; mais les deux autres sont très-courts et 
coniques. Les mâchoires , qui sont placées entre les lèvres , 
sont couleur de marron, et garnies de dentelures au bout. 
Des poils se voient par-ci par-là sur la tête et sur les autres 
parties du corps. , 

Les six pattes écailleuses ,.assez longues et presque de gros- 
seur égale dans toute leur étiendue, sont divisées en trois par- 
ties , mais leur conformation est assez différente de celle des 
pattes de plusieurs autres larves hexapodes. La première par- 
tie , unie au corps , est courte et grosse ; la seconde est lon- 
gue et cylindrique ; et la troisième est semblable à la pré- 
cédente en grosseur et à peu près en longueur. Le bout de 
la p^tte est aussi gros que le reste , et terminé par un cro- 
chet unique, en forme d^ ongle d'oiseau. Sur les deux longues 
parties des pattes il y a plusieurs poils, les uns longs, et les 
autres courts; mais ce qu'il y a de singulier, c'est que les pe- 
tits poils qui se trouvent en grand nombre vers le bout de la 
patte du côté intérieur, sont plus gros au bout qu'ailleurs ; ils 
sont terminés comme par une petite massue allongée , et ils 
sont transparens : il faut se servir d'un microscope à liqueur 
pour voir tout cela. Comme ces larves adhèrent fortement 
aux objets sur lesquels elles marchent , on seroit tenté de 
croire que ces poils en massue pourroient bien fournir quel- 
que matière gluante propre à fixer d'autant mieux les pattes, 
quoique les crochets servent principalement à cet usage* 



C O C a^, 

Ces larves vivent sur les plantes et sur les arbres de toute 
espèce , chargés de pucerons , qui forment leur unique nour- 
riture. Elles sont très-voraces^ et consomment un grand 
nombre de ces petits insectes idont elles se saisissent avec les 

{>attes de devant, et qu^ elles portent ainsi à la bouche pour 
es manger : elles les tiennent alors fixés au moyen dés deus 
grands barbillons. Elles ne s^ épargnent pas même les unes les 
autreà y et s'éntre-mangent quand elles le peuvent : rassem- 
blées, dans un même poudrier , les petites et les plus foibles 
deviennent souvent la proie des plus fortes. Pour se transfor-- 
mer, elles s^attachent sur les feuilles , sur les branches, avec 
le mamelon charnu du derrière , d'où elles font sortir çné 
liqueur gluante qui le colle contre le plan de position ; au 
bout de deux ou trois jours, elles se défont de leur peau , et 
paroîssent sous la forme de nymphes. -EUes^ font glisser la 
peau peu à peu vers le derrière , où elle se ramassé en 
peloton , dans lequel la nymphe reste engagée par le bout 
du corps, r 

Les nymphes sont brdinairenkent tachetées dé noir et 
d^autres couleurs, ei le seul mouvement qu^elles se don-* 
nent, c'est que de temps en temps, et particulièrement quand 
on les touche , elles haussent et baissent le corps alternative- 
ment ; souvent elles se redressent perpendiculairemeiit sur lé 
derrière, et restent quelques instans dans cette position , le 
derrière servant comme de charnière au coips; mais dans 
l'inaction , la tête repose sur le plan de position. Les coc- 
cinelles quittent l'enveloppe de nymphe ; souvent au bout de 
six jours 4 d'autres fois après dix ou onze. Nouvellement*sor^ 
ties de cette enveloppe , les élytres sont ordinairement d^un 
blanc sale et jaunâtre, sans aucune tache, et elles sont alors 
de consistance molle et flexible ; mais k mesure qu?elles s'en- 
durcissent par l'action de l'air extérieur, les taches commen- 
cent peu à peu à ^afohre. Le dessous' du corps est du même 
blanc jaunâtre au commencement; mais au bout de quelques 
heures 4 cette couleur devient noire, jaune ^ rouge '^ selon les 
différentes espèces. ' ^ ■ 

Le genre des CôcctNELtES comprend plus de cent èin- 
quante espèces distinctes ; les plus connues sont : 

La Coccil^ELLE SEPT POINTS, B. 27.8; noirè ; deux points 
sur la tête ^ et deux taches sur le corselet, jaunes; élytres 
rou^s, avec .trois points'noîrs sur chaque, et un autre com- 
mun aux deux, sous l'écussoiL On lui a attribué une vertii 
odontalgîque. .Cette espèce est très-commune et entre sou- 
vent dans les maisons. 

La Coccinelle biponctuéE i ette est noire avec^le^ bord^ 
711. iC 



a42 O O C 

de l^abdomen ronges ; les ëlytres sont rouges arer. deux pofaits 
noir». 

La GoccEBCUXE du hopal; elle a la tite et te corselet d'ua 
poîr luisant, sans taches; Les ëlytres sont AOires, lisses , avec 
une tache rouge au milieu de chaque. Sa lanre tîI dans Vlir 
mérique méridionale , sur le nopal, emctus toeheuiUifer^ et s# 
nourrit de la cochenille, (o. et l.) 

COCCIS. On donne ee nom, à SaintrDomingue , à trois 
plantes dont les racines eicitent le Toviissement , et portent 
en conséquence ie nom de faux jpéeanianha : elles appar«» 
tiennent au genre Crustoixjb^ La phis cmplojrée est la cnu* 
toile Uthértuse, (B.) 

COCCO. Nom donné, àla Jamaïque, à différentes es- 

I^èces de <^ou£T ( arum ) et de Calaoion , dont on maiige 
es racines, et dont les femlles senrent à Bonrrir les co^ 
chons. (ln.) 

COCCOCIPSILUSi. Brown donne ce nm Ik un ar- 
brisseau de la Jama!Aq[ue, dont il fait un genre qulAjdansoa 
nomme sieelmm^, et qui, suivant Willdenowet PeroooB^est 
le m^me qoue ie/emelia de Commersqp, Juasieu, Lamarck* 
F; Cocipsîi,e. (tîî.) 

COCCOBÉË, COCCODEA, Palisot Beaura». Genre 
de plantes de la famille des algues, première tribu ou sec- 
ftiondes lh\omE9. 

Ces plantes les plus simples de tontes celles qui sont eon- 
aues, qui serapprochent le plus des dernières classes des ani- 
maux, se présentent sous une forme gélatîneose dfrersement' 
colorée; examinées au microscope,0n ne Toîtqn'na mucilage, 
sans aucune espèce de filamens , mucilage parsemé de cor- 
puscules ovales il extrémités arrondies , contenant chacun 
pfaiâeurs autres corpuscules plus petits et de même forme. 
Les deux espèces les plus coînmones sont : 
I .^ La CoccooÉE s ANGUisoE, qui courre le bas dea murailles 
exposées à Thumidité et au nord : elle se présent» aavs forme 
d'une membrane gélatinense, d'un ronge fonesé ou couleur de 
sang. C'est le Thelephora san§uinea , Pers. 

^.» La CoGÇODÉE VERTE; elle croît par flocons dans les 

bouteilles ou les carafes dans lesquelles on laisse séjourner 

de Peau (p.-b.) 

COCCODRILLO. En italien, le Crocodile^ (desvO 

COCCOLlTHE(^W%aairf)rCe mot veut dire pierre à 

noyaux. C'est un minéral de couleur verte foncée , formi 

d'un as;$emblage de grains qui n'ont entre eux que peu d'a^- 

héreoce. Quelques-uns présentent Tapparence de cristaux^ 

dont les angles solides e^ les] bords auroient été oblitérés. 

jtt. Haiiy, en les diviiStnl mécaniquement, en a retiré des 



C O C ,43 

prkiBef à <fïàtre p«ns, à pcà près fc^r^«ttdic«tatre« «ntr^ 
eux , de ga et de 88. Cette observation , jointe aux autreS) 
wapriëtés de ce minéral y sl détenmiië 6a réunion avec le 
PTBOtàiiB. FI. ce mot. 
% Vauifiielia a retiré de cent parties : 

Sîtice 6o 

Chaux. . « . . i4 

Magnésie . ». lo 

Alumine. • • ^ . • « i^S 

Oxyde de fer. « • ^ • • • 7 

Oqrde de manganèse ....« •« 3 

Perte 4,5 

xoo 

La ct^ct^olHhe se trotire dans les mines de fer de Sndermai; 
nié et'd^ i^s' Bûns d^Arandal, en Norwége. (pat. et Luc. ) 

GOCCOLOBIS. Nom dmmé par Brown à un genre de 
plantes delà JamaCî^e, dontLinnœns fit d'dbord des espèces 
de pofygonumj puis egd genre qu'il nomma inrifera ( du noni 
donné parPiukenet ) , et qu'il changea ensuite en celui de 
€ovcotd^: Piuttiîer et Adanson ont appelé ce genre guiabara. 
V. Raisiniea. (ln.) 

COCCOîWLEA, Théophraste. C'est le Fustbt ( Bhm 
eotôM^, Linn. ). (lAf.) 

COCCOON. Nom donné, à la Jamalïqne, Si une espèce 
té iSlfrdtlWi^ (^Mfmoea scandensy Linn. ) qui rentre dans le 
genre Acacie de Wîlldenow, et qui est le gigahèium de 
Krown. Cette plante légumîneuse est remarquable par la 
ioBguenr de ses gousses qui ont six et huit pieds. Il ne fan^ 
pas la confondre arec lefa^Ulea cordiJoUay que Brown nomme 
Tantidote èé Cogqook. f lk.) 

COCCO -> PLUMBS {pnmecoeo'). Nom donné, à la 
Jamaïque; au fruit du chrysobalanus icaeo, L. V. le A^ITS. (LU.) 

C0CCO6 CNIBIOS, Dioseoride. C'est la Tatmelée, 
espèce de Daps!?é, suivant Adanson. (iM.) 

COCCOTHRAUSTES delaphipartâesomithologisles» 
est le Onos^BEG. Quelques-uns ont appliqué lamêmedéno- 
minaiton anCAftiMNAL, auBoirvEEmL, an VEitmEH, etc. (v.) 

COCCOYËGClA. Vvm des noms italiens du veut Duc 

COCCU , COQU. Noms vulgaires du Coucou, (f .) 
COGCI7LUS. Nom donné, dans les pharmacopées et 
dans les anciens ouvrages dé botanique, à la Coque du Lia- 
VATTî, Méfdspermum cocadttSj linn. Plukenet l'a étendu à 
ûenrs autres espèces du même genre, (liï.) 



^44 C C 

COGCUS. Nom latin des insectes du genre Cochekille« 

GOCGUS, COGCUM. Les Latins donnoient ce nom à 
une plante qui produisoit certains petits grains^ qai .ont été re-* 
gardés comme des insectes ou comme des semences. Ges grains 
senroient pour teindre en pourpre. Des excrément de poules, 
qui avoient mangé de ces grains , se trourant teints en pour- 
pre 9 donnèrent ridée de les empfoyer en teinture. Leur nom 
de coccus a donné naissance à V àa]ectii ' coccineus (^écàrlaitef 
cramoisi). On les appeloit aussi karmas^ qui étoit leUr nom 
carthaginois , ou bien dérivé de celui de Giiarine , ville du pays 
des Sardesy où , suivant Pline, Ton teignit d^abord la laine 
en pourpre. L'on ignore quelle. peut être cette plante , qui, à 
beaucoup d'égards, pourrpit être le Ghêne kermès ou Go- 
CHENILLIER , Quercus coccifera. (ln.) 

GOGGYGRIA. Théophraste donne encore ce nom an 
FusTET (jR^ii5 cotînusy Lion.). Pline nomme cette même 
plante cotiaus et coccygiia. Ge. dernier mot a d onné naissance^ 
à celui de Gogcigrue. (ln.) 

GOGGYMELEA, Théophraste. G'est le Prunier ou une 
de ses variétés, (lîî.) 

GOGCYSUS.Nomgénérîque des GôuLicous. Fccmot-(vO 

GOGGYX. Nom grec du Coucou, (v!) 

GOGHE. Nom vulgaire de la Truie., V. Gochou. (s.) 

GOGHE ou GOGHERELLE. Synonyme de Golu- 
mellè. V. Agaric ÉLEVÉ, (b.) 
GOGHELERIEU, GOCHELIVIER. Noms vulgaires 

de rALOUETTE LULU. (V.) 

GOGHELIVIER et GOCHELIVIEU. Dénominations 
vulgaires, sous lesquelles on connoît, en Sologne, le Çuje- 

LIER. (s.) 

GOGHËNE, En France, et spécialement aux. environs 
de Ghartres , on donne ce nom au Sorbier sauvage, Sorèus 
aucuparia, Linn. (^N.) 

GOGHENILLE, Coccus, Grènre d'insectes» de Tordre des 
hémiptères, section des homoptères, famille des gallin- 
sectes , et dont les caractères sont : tarses d^un article , et 
terminéspar un seul crochet; mâl% dépourvu de bec, n^ayant 
que deus ailes qui se recouvrent horizontalement sur 
le corps ; son abdomen terminé par deux soies ; femelle 
aptère , munie Sxm bec ; antennes filiformes ou sétacées p 
de onie articles. 

Les cochenilles sont de très-petits et de très-frêles insectes, 
et singulièrement remarquables par les différences de for-^ 
mes des sexes. Les mâles ont le corps allongé , la tête ronde, 
des yeux petits , des antennes assea^ longues et de onze 



N 



C O C a45 

articles distiiiets; ils n^diit point d'ôrgànes de la màndu- 
cattoa appareBs ;' leur corselet est arrondi , et sert d'attache 
k d%ùt aâes longues , horizont|tles , couchées l'une sur l'autre, 
à nervures très-^fiflefs ; leur abdomen est sessile , conique, et 
terminé par une pointe bivalre , renfermant l'organe fécon- 
dateur , et accoùipiagné de deux filets longs et dirèrgens. Les 
femelles ont, dans leur premier âge, le corps * ovalaire , 
aptère , plat , avec les aiitennes courtes , k articles peu dis- 
tincts , communënotent au nombre de< onze ; une tète en 
demi-cercle , des yeu^ également petits comme ceux dea 
mâles, un corselet peu distinct et appliqué contre l'abdomen, 
qui est formé d'une suite d'anneaux. Leur bouche consiste 
en un petit bec presque conique , très-rcodlt, inséré entre les 
premières et secondes pattes., presque perpendiculaire ^ 
formé d'une gahie dont les articles sont peu distincts, et d'Un 
guçoir de trois soies. C'est par le moyen, de ce bec qu'elles 
se nourrissent du suc des végétaux , auxquels eUes sont 
très-nuisibles par leur grande multiplicité. Ces individus 
se fixent, à l'époque de leurs amours, sur la plante ou 
l'arbre qui leur sert d'habitation, lieur corps se gonfle pro- 
digieusement , prend la forme d'une galle qui met à couvert 
les petits , et cesse d'être animé* 

Ce changement extraordinaire qui s'opère dans les indi- 
vidus de ce sexe , a fait nommer ces petits animaux gaitin- 
sectes. Nous observerons cependant qu'à proprement parler, 
cette dénomination n'est appliquée par Réaumur et quel- 
ques autres auteurs qui l'ont suivi, qu aux insectes de cette fa-» 
mille, dont les femelles, en état de galle, ne présentent aucune 
apparence d'anneau , et dont la forme , sous ce rapport , 
s'éloigne encore davantage de celle d'un insecte. Les fe- 
melles qui ne conservent pas , lorsqu'elles sont parvenues à 
cette métamorphose , des vestiges de leur figure primitive , 
telles que les femelles des cochenilles , sont, pour Kéauniur, 
des progallinsectes , ou de faux gailinsectes. Cette distinct 
tion a servi de base aux genres Kermès et Cochenille, 
de Geoffroy. On fera attention , à F égard de cette dénomi- 
nation de kermès , que les insectes auxquels Linnœus l'a 
-donnée , sont différens de ceux du même nom du natura- 
liste précédent et d'Olivier. Les chenues de Linnaeus sont 
pour ces derniers , ainsi que pour moi , des psylles. 

Je ne doute pas qu'on n'acquière , avec l'observation , 
de nouvelles preuves de la division naturelle des gailinsectes 
ou des kermès, et des progallinsectes ou des cochenilles. Mais 
forcé de m' arrêter à l'état actuel de la science , ne devant 
offrir, comme méthodiste , que des coupes bien tranchées, 
îe troave de grands obstacles à tracer exactenient U lign^ 



:Hfi C O C 

4e dëmarcatkm de» kermès et àtM cocbemUee; Les g^li»-* 
aectes très-^tniBéfié* n^offirkwit pas iial«reUenei»l des se^-* 
mens amnlairei et tf antre» ir^tiges de lesr fbnne piimi^ 
tire ; les gaUlnsectes fensieUes « dosl les pentes serval moins 
Yioaûfreases, seront aBSsi mom» yetummeuses ; eUes ^vcmh 
Teront moins d'expansxbililé d^ms lew peau ( lev. lotme 
sera moins bombée et ph» approchtnte de celle èa pfc-^ 
mier i^ ; leurs anneam ne setcmt pas dès lors oblitérés. 
Qtt^oft parcoure les figure» des différenSes sortes d^ espèces 
de kermès et de gallÎBsefteSf et Ton ven-a salis peine qu'il f 
a xd one grande variété de fermes. Comment 9 après cda^ 
troirrer àR% caractères clairs et distincts ? Les miles des 
kentfès et des cosliemUes sont teUemcnt semUahtes^ fn'oa 
peut en eoadiire Vîdemité générifoet dn moins juscp^'è ce 
foTofi ait de nomrelles obserrations à ce s^et. Jo de fais 
donc ^'on seul genre des kermès et des cocbeitiUes ^ k 
l'eiemple de Limuens» J'ai cependant cm ponroir laisser 
snbsister encore dans on oiirrage de la nature de celm«-cif 
les dena divisions génénques^ soit pour me conformer 4 
Fopinion générale , soil pom^ ne pas rendre cet article trop 
long par la réunion de denc 

Les cochenilles , de même fue les kermès , passent une 
grande partie de leur vie attacbées à l'écorce des arbres 
dont elles tirent le suc avec leur trompe ^ sans faire de 
monvemeni sensible ; une fois fixées dano un endroit , . elles 
ne le quittent ]^us, elles s'y acconplent^ grossissent, font 
leur ponte et meurent ; leurs petits restent pendamt quelque 
temps sous leur coiys , comme les«*petits kermès sons cekii 
de leur mère. Ce qui distingue , comme nous Tavons déjà 
dit , ces insectes àë% kermès , c'est que tes cochenilles h-^ 
melles 9 en prenant de l'accroissement^ conservent ton- 
îours la figure d'un animal , au Ueo que les kermès perdent 
"entièrement la forme d'insncte ^ pour prendre celle d'une 
baie on d'une galle. 

On trouve ordinairement les cockcBilles dans les bifar- 
cations et an-dessons des petites bvanebes des arbres; elles ' 
ofit acquis toute leur grosseur veVs la fin du printemps ou 
au commencement de l'été. Alors elles reaseasbleiit à une 
petite masse convexe , plus ou moins ovale, à laquelle on 
ne distinsfue , même mrwc la loupe , ni la tète ni les pattes , 
mais seulement les segmens qui divisent le corps^ Quelques 
espèces sent couvertes d'un duvet cotonnenz, qui forme une 
espèce de nid , dans 'ieqnet une |»artie du corps de l'insecte 
est logé ; ce duvet sert aussi à recevonr la ponte. Les oeubt 
dont chaque femelle fait plusieurs miUicrs , sortent du corps 
de la mère par une ouverture placée à l'extrémité de l'ab- 



C O C 3^7 

domeii , et ils repassent sous son yentre font y être cmi^és. 
Après la ponte , le corps de la itfère se desséche , ses denx 
membranes s^apiatissent et forment une espèce de compte 
où les osnfs sont renfermés. Si on écrase ces œab snr da 
papier Uanc f le pins grand nombre le colore en ronge plus 
ou moins foncé. Après la mort de la mère , le» petites co^ 
chenilles ne tardent pas à sortir de dcsscra» son corps; dès 
qu'elles ont asses de force > elles se répandent snr les feuilles 
tendres pour en tirer le soc a^rec kur trompe. Dans leur 
jeunesse ^ au tant qu'ettes sont son» la forme de tarte , elles 
sont assez rires et dangent de {^ace ; maig pour passer à 
lenr dernière forme , les femelles se faent, restent immc» 
biles 9 passent rUyer et s'accooplent ait ]pintemps» 

Les mâles sont bien moins nombreux et moins connus 
que les femelles , auquellca ils ressemblent arant de sabir 
leur métamorphose ; filés comme elles snr la plante sans 
prendre de iDonrritore ni ■ d'accroissement ^ lenr pean se 
dorcit et derient une coque dans laquelle s'opènér le chan- 

Eementqni les distingue quand ils ^ont insectes parfaits. Sous 
sur noorelle forme , ils sont trèa-diffiérens des femelles ; 
leur corps est de moitié pins petit ^ et ila ont deoz ailes assez 
grandes. On les trouve rarement, parce qn'ib ne tirent pas 
long-temps après s'être accouplés^ I)ès qu'un mMê a acquis 
des ailes ^ M s'approche dei^femelles , se promène plusieurs 
fois snr le corps de celle qu'il a choisie arant de la féconder; 
ensuite il introduit sonora;ane générateur, qui est un cro^ 
chet recourbé, sitoé k restrémité de T^domen , dans la 
partie aexnelle de la compagne ^de ses ptairirs; et dès qu'il 
a satinait au yosn de la natnre, il périt. Les femelfea 
grossissent , et elles ne tardent pas k faire leur ponte. 

De Soutes les cochenilles , il n'y a que deux espèces qui 
soient employées dans les arts ; les autres ne son} connues 
;^e par les dégâts qu'elles font- sur plusieurs régétaux , les 
orangers , les figuiers , l'olivier notamment. 

C'est au Nooreau-Monde que nous derons la cochenille 
la phis préciense , celle arec laquelle on fait les plus belles 
teintures de tomes lea nuances d'écarlate et de pourpre. Cet 
insecte feornit une branche de commerce si considérable , 
qu'en 1736, on en apponoit en Europe sept cent mille 
litres pesant, qui coûtoient plus de quinze nrittions de 
France^ ( VoyeA^ à cet égard , le Voyage de M. h hatun de 
Humèoide.) Pendant long-temps on l'a employée sans la con- 
noftre « sans savoir ce quVUe étoît , et il paroft démontré 1 
par pittsiénrs passages de Pline , que ce naturaliste croyoit, 
avec le vulgaire, que le Coccus, ou plutôt le kermès , que 
Ton tiroit du Portugal ^ de la Sardaigne , de l'Asie mineure 



2^8 C O C 

etd^Àfrique, étoît le- fruit d'an arbre; mais ceurqni Font 
observé depuis avec des yeux attentifs , ont bientèt soup- 
çonné que c'était un animal. ' ■ " ^ 

On élève la cochenille du commerce , la. cochenille 
de nopal j ou du cactier^ au Mexique , seul' pays connu où 
on la récolte. On l'apporte en Europe sous la forme de 
petits grains^ de figure irrégulière, communément cotnvexe d^un 
c6té^ suc lequel on aperçoit des espèces decannelurtes^ concave 
de l'autre , avec des enfoncemens plus ou moins profonds. 
La couleur de celle qui est la*plus estimée , est d'un gris ar-; 
doisé mêlé d<t rougeâtre , et couverte d'une poussière blanche. 
On distingue deux espèces de cochenilles , la cochcniilé^Jitte , 
connue sous le nom de mestàfue ^ .-pxrùe qu'on en faife des 
récoltes à Métèque, dan&la province de la Honduras, et la 
cocheniiU syhestre. ou sauvage-, On~ n'obtient la première qu'au 
moyen du soin. qu'on prend pour l'élever sur des plantes 
qu'on cultive. On ramasse l'autre sur des plantes qui crois- 
sent natufiellement , comme on. ramasse le. kermès sur des 
arbustes qui se multiplient sans. le. secours dès hommes. On 
i^ore encore si la cochenille mestèque et la cochenille syl- 
vestre sont deux espèce» différentes v on sait seulement que 
cette dernière est moins clière , parce qu'elle, fonmit moins 
de teinture ; ce que M. Thierry de Mcnonville attribue , 
non à r infériorité de. sa^couletir , mab à la quantité de 
matière cotonneuse qui la couvre ^ et qui , en augmentant 
son poids., absorbe une partie de sa couleur. 

La pUnte sur laquelle on élève la cochenille fine , est le 
nopalli de$ Indiisns. On Ta nommé en France, o^uiilûi, 
figuier d'Inde^ raquette ^ cardasse , wpaL Les botanistes dis- 
tinguent aujourd'hui ce cactier de celui qui porte les noms 
précédens. Sea articulations sont peu épineuses , ' ovales- 
oblongues , comprimées et- charnues. Sa fleur est petite , et 
d'un rouge de sang. C'est au sttc de cette plante qu'on at- 
tribue la couleur de la cochenille. Les Indiens du Mexique 
mangent son fruit et celui de la plupart des cactiers , ainsi 
que les bourgeons de leurs fleurs., Ce -cactier se reproduit de 
bouture, il sort 4^ ses feuilles qu'on met en terre. Sa cul-* 
ture consiste à arracher les mauvaises herbes qui Tenviren-* 
nent. On peut le planter dans les terres argileuses , ffra«» 
veleuses, ou remplies de cailloux; mais il réussit mieux dans 
un bon terrain, surtout quand il est à l'abri des vents du 
nord. Cet arbuste croit promptement ; en six ans il acquiert 
plusieurs pieds de haut , et il est en état de nourrie la co-» 
chenille dix-huit mois après qu'il a été planté ; mais il faut 
le renouveler au bout de six ans , parce que. plus il est jeune 
plus il convient à la cochenille. On ne voit ce nc^al nulle 



COC 2^9 

jpart dans le$ campagnes depuis Tegaahacan }tuup!h Gaaxàca ; - 
il ne se trouve que dans les jardins de ces contrées et à 
Saint- Juan del Rey. En 17879 il existoit aussi à Saînt-r 
Domingue , ainsi que celui nommé par les Indiens nopal de 
Costale. 

Les Indiens de Guazaca et d'Oxaca qui se livrent à la.cifl- 
ture de la cochenille y plantent , auprès de leurs habitations ^ 
des nopals, et ils nomment les plantations des nopaleries ; , 
les plus considérables n'ont qu^un arpent et demi ou dçux 
arpens au plus. Un seul homme suffit pour en entretenir unç. 
en bon état. On sème la cochenille sur les nopals , vers 
le i5 d'octobre 9 époque du> retour de la belle saison au 
Mexique. Cette opération consiste à placer sur les plantes 
les femelles qui ont déjà quelques petits. Ces femelles sont 
des cochenilles de la derni^ère récolte , qt^e les Indiens gar- 
dent sur des branches 4^ nopal, qu'ils conservent dans leur 
habitation pendant les pluies , qui feroient périr ces in- 
sectes s'ils les laissoieiit dehors ; cependant, dans quelques, 
cantons , ils restent dans les nopaleries ^ où l'on a soin de 
les garantir des intempéries de l'air avec des nattes. 

La manière de semer les cochenilles 9 est de mettre huit 
ou dix femelles dans un petit nid , fait avec une espèce de 
filasse qu'on tire des pétioles des feuilles du palmier ou 
toute autre matière cotonneuse. On place les nids entre les 
feuilles des nopals ; on le^ assujettit aux épines dont elles 
sont armées , et on a soin de tourner le fond du nid du . 
côté du soleil levant pour faire éclore pfomntement la pe- 
tite famille. Il sort des nids un. grand ndmhre de coche- 
nilles, car chaque femelle en fait des, milliers, qui ne sont, 
pas plus grosses que la pointe d'une épingle , de couleur 
rouge , couverte de poussière blanche. Les jeunes coche- 
nilles se répandent promptemç^t sur les feuilles , et tardent 
peu à s'y a^acher \ quand elles se sont fixées , si par quel-, 
que événement elles soi^t dérangées , leur trompe , qui est 
enfoncée dans la plante , se rompt 9 et elles périssent. 

Les femelles vivent environ deux mpis , et les mâles la 
moitié moins ^ Içs uns et les autres res^tent dix jours sous la 
forme de larve , quinze sous ceUe de nymphe , et ensuite de- 
viennent insectes parf^ts, propres à se reproduire* Les 
femelles , en changeant d^état , ne changent pas, de forme ; 
elles quittent seulement leur peau pour en prendre. une 
autre , au lieu que les mâles sortent de leur dépouille de 
nymphes avec des ailes. Jusqu'à cette époque , rien ne les 
distingue des femelles , si ce n'est qu'ils sont de moitié plus 
petits; 'devenus insectes ailés, ils s'accouplent et meurent. 
Les femelles qui vivent encore un mois après avoir étç 



xSà C o c 

féconiées , cannent ie V»ccTOïs$emttii Mtidaftt tt temps ; 

' et elles périssant après avoir donné naissance i leors pe- 
tits. 

Il y, a, selon M. Thierry, sir gënéradons de ces in- 
sectes par an ; Voja pourroit les recueillir tontes « si les 
Ïlui'es ne dérangeoient et ne détnrisoient leor postérité. 
lais tous les auteurs s'accordent sor le nombre des ré- 
c'olies , qui l;st de trois chaque année. La première se fait 
vers le milieu de décembre , et ta dernière dans te mois de 
mai. Dans la première, on eiilère les nids de dessos les 
nopals , pour en retirer les nières qn^on y avoit mises f 
et qui sont mortes. On attend , pom* foire la seconde ré- 
colte , que les cochenilles commencent à faire leurs petits. 
Pour cette opération , on se sert d^un couteau dont le tran- 
chant et la pointe sont émoussées. Pour ne point endom- 
mager la plante , on passe la lame du couteau entre Técorce 
du nopal et les cochenilles, pour les faire tomber dans un 
vase ; ensuite on les fait sécher. 

Les Indiens ont plusieurs procédés pour fhire périr ces 
insectes , qu'ils se hâtent de faire mourir , crainte de perdre 
ime partie de leur récolte. Les mères , quoique détachées 
âci plantes , peuvent encore vivre quelques |ours et faire 
leurs petits 2 ces petits se disperseroient bientôt, etseroient 
autant de déduit sur le poids de la cochenille qui a été ra- 
massée. Quelques Indiens mettent les cochenilles dans une 
corbeille, les plongent ensuite dans l'eau bouillante t et 
après les avoir récrées, tes exposent au soleil ponr les faire 
sécher ; d'autres les mettent dans un four chand, on sur des 
plaques échauflfées ; mais il parott nue la meilleure ma- 

. nière est Femploi de Peau houîitattte. C'est de ces différentes 
méthodes de faire mourir les cochenilles , que dép^dent 
principalement les différentes couleurs de celles qu'on ap- 
porte en Europe. Les cochenilles vivantes étant couvertes 
d'une poudre blanche, celles qu*on fait périr dans l'eau, y 
perdent une partie de cette poudre; elles paroissent ensuite 
d'un brun rouge ; on les appelle renagriâa. Celles qu'on fait 
périr dans les fours ne perdent point cette poudre ; elles 
restent d'an gris cendré ; on leur donne le nom de jar- 
peada. Celles qu'on fait mourir sur des plaques , deviennent 
noirâtres, comme épilées; on les appelle negra. 

Les mères mortes qui ont été tirées des nids posés sur les 
nopals, perdent plus de leur poids en séchant , que n'en per- 
dent les cochenilles qui ont été prises vivantes et pleines de 
petits. En faisant sécher quatre livres des premières, on les 
réduit à une livre , et trois livres des autres ne perdent que 
les deui tiers k lade^içcation. Quand les cochenilles sont des- 



C C -.5, 

sëcbëe», (m petit les garder reiifinriii<ei^ àainÈ des coRire» de 
biris pendant de^ »iècleft, sans qu'elles se gitciit etsans qn^elles 
perdient rien de lenr propriété tinctoriale. 

La cochenille sylvestre est ittoin» grosse que la cockenille 
fine ^ tout son corps, excepté k dessous dn corselet^ est coch 
vert d 'ime matière cotonneuse ^ blandbe 9 une et visqoense , 
et il est bordé de poils tout autour* Huit Jours après qu'elle 
s'est filée , les poils et la matière cotonneuse s'allongent et se 
collent sur la plante 9 de sorte qu'on croit y voir autant de 
petits flocons blancs qu'il y a d'imectes : ici ^ les uns sont sé- 
parés des autres ; là , on en voit une centaine qui sont grou- 
pés ensemble. Le groupe augmente de rolume à proportion 
de r^ge , et tient telleinetot à la plante ^ que quand on veut 
détacher \ar coehentlle cm laisse sur la plante une partie du 
coton qui la courre. 

Quoique cette cochenille croisse naturellement sur un cac-^ 
tier épineux , les Indiens là cuittrem comme la cochenille fine , 
et rélèvent sur le nopal des ^dins « parce que sa récolte 
est plus facile» Le plus habile ouvrier n'en pjBut recueillir, sur 
les opuntia épineux , une assez grande quantité chaque jour 
pour en faire deux onces quand elle est desséchée ; an lieu 
qu'il peut en faire tfob livres sèches quand il la récolte sur le 
nopal des jardins. Les caltivatenrs y trouvent encore un autre 
avantage : c'est qu'élevée sm* cette plante^ elle devient presque 
anssi grosse que la cochenille fine 9 et qu'à mesure qu'elle se 
reproduit^ eue perd une partie de sa matière cotonneuse. 
Comme ce nopâ et celui ce Castille râississent dans nos co^ 
lonies , et qu'on assure que la chenille sylvestre s'y trouve 
dans plusieurs cantons^ on doit désirer que les colons se li- 
vrent k sa culture ^ afiîa d'établir une nouvelke branche de 
commerce entre eus et les habîtans de la métropole. 

Il y a une espèce de codienille qui ne vit que dans les pays 
firoida 9 qu'elle parott préférer aux pays tempérés ; elle habite 
la Pologne. Autrefois, avant que celle du Mexique fiEh^ connue ^ 
ott l'employ oit pour la teinture : les récokes ^ qui n'étoîent ni 
aussi abondantes , ni aussi faciles que celles de la vraie coche^ 
niile étoient moins sniries. Cette cochenille est connue sous 
le nom de cùccug lindarms Pdankus; en firançab , graine if^ 
rMrk4e de Pologne, On la trouve suh la racine de la plante que 
le célèbre botaniste Ray a nommée poèfgoman cocdfentm , et 
que Toumefort croit être son akhemiUa gtammêo faUo , flore 
majan* Quelques auteurs prétendent qu'on trouve la mdme 
graine d'écarlate , ou une semblable , sur la racine dn ide-- 
rmMm verenniê ^ de la pîloselle ^ de la piu^renelle et de ta 

f pariétaire.. On ramasse cette graine an commencement 4e 
'été ; chaque grain est alors à peu près sphérique ^ d'une 



\ 



\ 



s5i C Ç 

couleur de p6urpre ; les plus forts sont de ta grosseur d*ngf 
graia de poivre ; ehacon , a-t-on dit , est logé en partie dans 
une espèce de calice , comme un gland Test dans le sien ; le- 
dehors de cette enveloppe est raboteux ; l'intérieur est poli : 
on ne trouve cpielquefois qu'un ou deux de ces grains sur la 
plante , quelqoefoia plus àe- quarante. Des observations ont 
fait voir qu'il sort de ces petits grains des insectes qui ont deux 
antennes et six paties ; qu'au bout de quelques jours , ces in- 
sectes se raccourcissent , cessent de marcher \ et que lorsqu'ils 
sont devenus immobiles, leur corps se couvre d'un duvet co* 
tonneux, semblable à celui qui entoure le corps de la coche- 
nille de l'orme. Les mâles de cette espèce sont semblables 
aux mâles de certaines espèces de kermès , et s'accouplent* 
comme les autres cochenilles. On a observé q«e les femelles 
ne se couvrent de duvet qu'après avoir été fécondées , et que- 
celles qui ne l'ont ptoint été, restent presque nues. Les unes 
et les autres cependant font des œufs ; mais il n'y a que ceux' 
des premières^qui donnent des petits. Ce qui distingue cette- 
cochenille des antres espèces*, c'est qu'après avoir été^ ronde 
et immobile, elle peut mouvoir ses pattes et changer de forme» 
de ronde devenir oblongue. On ne fait la récolte de cet in- 
secte que tous les deux ans , aussitôt après le solstice d'été, 
parce qu'alors il est plein d'un suc de couleur pourpre. Oo- 
se sert , pour cette opération , d'une espèce de oéche , avec 
laquelle on lève la plante de terre pour en détacher la coche- 
nille ; et ensuite on repose la plante ii la même place , crainte 
de la détruire. Quand on à séparé la cochenille de la terre, 
par le moyen d'un crible , on l'arrose de vinaigre ou d'eau 
chaude , et ensuite on l'expose au soleil pour la faire mourir 
et sécher. On dit que les Turcs et les Arméniens achètent 
cette drogue, et s'en servent pour teindre la soie , la laine , . 
le cuir , le maroquin et la queue de leurs chevaux , et que les. 
femmes en tirent un^s teinture avec du jus de citron ou du vin , 
et s'en servent pour se rougir l'extrémité des pieds et des 
mains. On dit aussi qu'autrefois ces peuples achetoientce coc" 
eus fort cher, et qu'ils l'employoient avec moitié de coche- 
liille du Mexique pour teindre les draps en écarlate ; que de 
la teinture de cet insecte , extraite avec le jus de citron , ou 
avec une lessive d'alun , on peut , avec de la craie , faire une 
espèce de laque susceptible d'être employée dans la peinture , 
et que si on y ajoute de la gomme arabique , elle est aussi 
belle que la laque de Florence ; et enfin que le suc exprimé 
des coques du polygonum sert en médecine aux mêmes usa- 
ges que le kermès. Malgré toutes les propriétés de cette co- 
chenille, on ne se sert plus actuellement, pour les belles, 
teintures , que de celle du Mexique. 



C O C i53 

£n Kussie , les habitans tirent aussi une teinture erahioi- 
iie d^une espèce de cochenille indigène ; on^n'a point encojre 
essayé rcn France de s'en procurer de celles qui sont si nai- 
sibles aux orangers et autres arbres ; peut-être donneroient- 
ellesune couleur qai^ sans avoir la beauté de la cochenille 
d'Amérique , pourroit être de quelque utilité. Selon quelques 
.auteurs, c'est aussi à une cochenille que nous devons la laque y 
espèce de gomme qui vient des Indes orientales ; mais on n'en 
a aucune preuve bien positive. V. Laqve^ 

L^orme nourrit une espèce de cochenille qui a beaucoup 
de ressemblance avec celle du nopal ; on la trouvée princi- 
. paiement dans les bifurcations des branches qui ont un ou 
deux ans. Yers le milieu de Pété, les cochenilles qui ont pris 
toute leur, grosseur , ressemblent à une petite masse ovale , 
convexe , d un rouge brun , qui a environ une ligne de lon- 
gueur ; elles sont entourées d'une espèce de cordon blanc et 
cotonneux , qui ne laisse à découvert que la partie supérieure 
du corps : cette matière contient le ventre de l'insecte et sert 
de nidaux petits. Réaumur croit les femeltîes vivipares; mais, 
selon Geoffroy , elles sont ovipares. Vers le milieu de juillet', 
on trouve dans les nids un grand nombre de petits vivans , 
d'un blanc jaunâtre ; ils ont deux antennes , six pattes courtes, 
avec lesquelles ils marchent assez vite. Il y a apparence qu'un 
jour ou deuf, après sa naisstPUQce , chaque petit quitte le nid 
pour courir sur les branches d^ orme, où l'on en découvre 
une grande quantité ; mais ils ne sont pas long-temps sans s'y 
fixer. Leur accroissement , comme dans les autres espèces -, 
n'a lieu qu'après l'hiver : au commeffcement du printemps y 
leur coi^ est un peu rougeâtre ; chaque anneau est bordé de 
poils gris et courts , qui disparoissent pour faire place à la 
matière cotonneuse qui forme le nid. Il paroit vraiseinblable 
que cette matière s'échappe du corps de l'insecte comme il eft 
sort 4e celui du puceron et du kermès ; les oeufs , en sortant 
du corps de la mère , passent sous son ventre k mesure , et les 
petits la quittent lorsqu'ils ont assez de force pour se rendre 
sur les branches. Dès que la femelle a fini sa ponte, elle meurt, 
se dessèche , et par la suite tombe du nid. 

Onconnoit une trentaine d'espèces de ce genre, et qu'on 
trouve presque toutes en Europe. 

La (JocHENiLLE DU FIGUIER COMMUN , Coccus Jicus cancœ 
(Oliv., Entycl. màh., et Bem., Mém. iPHisi, iui/.> Elle e^ 
ovale , convexe , de couleur cendrée , avec une Ûgne^circu- 
laire à sa partie supérieure , d'où partent plusieurs autres 
lignes qui vont aboutir à la circonférence. Son mile- n'est pa» 
encore eonna 



aSi C G 

Oa la tfottre au midi de TEorope H iêns tout le Levant. 
Ces iosecteft prodiiUent le fim maarab effet sur les fignien ; 
ilg les dewècheot eo pomp^^i le wc de ces arbres^ el en 
occasiona ot Tesctrari^atioa d'une grande partie de ia aère $ 
anasi ceux qui en sont infestéa 4epiiia queliqae iemps, .perdeflat 
leurs feaillea de «leUknre heure qne^ ies xatre^ Dana lesnon*- 
veaiix jela t TiolervaUe dea ncnoda deTÎenl chaque axuiée ploa 
l^tit; le nonhcn «des figpiea diaciiaae , les fimks iomheac la 
plupart sans mûrir ; les tenilies et lea branchea ae contreni dn 
tacbea noireg $ F^corceae détacha el s'^aiUe ; enfin lorsque 
les arbres sont parrenua à un certain degré de ibibksae, lîl*- 
Ter açhère de lesdétmîre. On a employélDeauoaap dç nnyeaa 
pour se délÎTrer de ces cidcheniUea x leur pe« d'efficacité 
priHHre quUla ne sont pas auSUana. Qiiel^iea cvkiratnuiB 
frottent tes branches et les fentUes «réc d« rînaigre et de In 
lie d'huile ; m;9iii^ la poatérité nombrense de ces tnaeetes annrk 
i toua lea moyens qu'on emploie pour les détniire. Ce n'eat 
que pendant llÛTer qu'on poorroit les attaquer avec avantaee, 
en frottant a^ee un Unge les jets où ils se trooreiM , et en les 
écrasant, on bien en les déuchantavec un couteau ou arec 
un morceau de bois un peu tranchant ; cette opération, qni 
ae seroit ni coûteuse ni longpie « aerntt d'autant plus êàêée 
dans cette aataon^ qu^'alors la cochenâlle tient peu à Tarbre. 

Celles qui s'attadieni aux figues , croissent plus lapîde^ 
ment ^e les autres. On n'ose gf^uèine manger lea figues qui 
en sont atta^oéea , parce ffu'on ne peut les caeillir sans écra- 
iser quelqu'im de ces insecles , et il en sort une matiène 
épaisse , rougeâtre , %ii est rebutante» Coninae oa a aoin 
de Remuer lea fignes sur les claies , et comme lea liens qui 
retiennent les codienillns s'afiaiblîsseQt arec eUesn on ne 
doit pas iètre aurpria qu'elles ae diétacbent faeilfmfsK des 
figues q«e l'on fait sécher» 

La femelle est orale ^ oUongue , couverte d'une ponaaière 
farineuse; ses anneaux ont, sur les cdtéa, des appendices , et 
les deux derniers fiirment «ne espèce de queue. Le mdie est 
petit ; il a ies antennes longes ; le corps et les pattes rases , 
courerts d'une poussière farineuse ; m ailes et les filets de 
la queue d'un blanc de neige. 

Cette espèce est originaire du Sénégal > d'oi elle a été ap- 
portée en £Arope sur des plantes « et a'eit mnhipltéc dans les 
aerres. 

CoaHeNiixn de l'ouvieu^ Cocemakçfi^ Oiir.^ Bem. 

hà femelle est orale^ d<nnbnin ronge pkis on moins fon- 
cé , avec des nervures élevées^ irréguuères. Le naÂle n'est 
pas connu. 



B.27 




3. fWAw ti tfiaaMM. w. fhirtiiem-ittliji/piriHf.rji. l'orij-e jfn'fr . 
4- ('«V^' tinr i%i-»niii,i^. a. t'arfieni^ dit iionnf \i». ('fr'i'iire i/ir /l'-r ■ 



'4- f •«,;>,„..■ ,;,/i;.^./e . 



C O C ^55 

Op U tr<9«re à(m$ !«• ^artÎM mérMionatesde'la France ci 
ea Italie 9 (lar ToUvier : i^lle ne tanche jamw âu £nih de cel 
arbre. Les petits , pea après èire né» » se rtfpoadent enr la 
partie ioféneure de# feciillet et lur lea jeuiies ponsses , qu'ils 
abaii4oD|ieDt iQnsqa'ib reukat «e fixer; lis font beamcoap de 
tort aux otîyier» 9 parc^ qu'ils moltiplietttpmdigtenseaieiity 
tt aa^oa ne peut pas ea Mtloyer les arbnes eoauae le figuier. 

£Uekilbit4 ausii sur le myrte et le pkyilirea. 

GoCHBinixs DE l'oa AMQsa^ Ottem lu^feriêam^ Lian. , Fab.| 
fiieoluiiy* 

La Heinelle estOTale^ eUongae, d'un bnai husaiit ; elle a 
«se échaBcrnre à sa partie pestéiienre. 

Les orangers , les eîtronoiers et les antres aflnres 3e cette 
famille , ^nt attaipiés par ces insectes. Leur nombre est si 
considérable , que souvent ils font languir les arbres et 
nuisent k leur production. 

CocflEHaU nn nopaIiv Coauêoaedj Linn.^ pi. B. ^7 , 9; 
mh\t et feinallei Le mAU est irès«>pef it ^ et a les antennes 
■soins longnes qne le corps; le corps allonge, dUvoi ronge foncé, 
tenntaé par deux soies asae£ looBigaes , dvreiipntes ; les ailes 
grandes 9 Uanehes t couchées et croisées' sur fabdwieii ; les 
pattes asies longues. 

La femelle, qoi est dn dooble pins grosse que le mâle, 
cal à peu près de la grosseur d'un petit pois; quand elle 
a pris tont son accroissement , elle est d^on brun foncé , 
tcnnrerte d*une poussière blâncbe ; elle a les antennes cour- 
tes ; le «orps apiatî' en dessons, convexe en dessus , bordé, 
eree les segmens des anneaux assex nMirqués ; les pattes 
courtes. 

On la trouve au Meûque, d^oii on Tapporte en Europe : 
elle sert à faire la belle teinture écariate. Nous renvoyons aux 
généralités, pour voir la manière dont ie3 Indiens élèvent 
et récoltent cet insecte. 

J*aî observé que les petits ie la CoçhemOesyhestrt desserres 
du Jardin des riantes , k Paris , étoient renfermés chacun 
dans une petite coque blanche, étroite et cylindnqae. 

CocBET^iLLEFÂRmËùsE,' Cucaisforinosus, Linn. On trouve 
cette cochenille en Europe, snr les brandies d^anne. J^e^er 
Ta décrite et figoréie datis le tome sixième de ses Mémoires. 
Le corps de la fcfmefle est , suivant loi 9 ovale, un peu dé- 
priitté ^ lo'ng d' environ deux lip;nes, d nn brun rougeâtre , et 
couvert en dessus d'une poussière blanche. Il est divisé en 
qaatarca. anneaux assex distinets. Les cAtés sont garnis de 
plusieurs petites touffes d^un duvet blanc et cotom^eux. Le<^ 
antennes et hts pattes sont coartcs et bennes. 



â56 C O C 

Cette cochenille se recouvre presque entièrement, étant 
fixée , d^une couche de matière* blanche et cotonneuse 9 qui 
ê^étendméme du côté de Tanus , beaucoup au-delà ^e cette 
extrémité du corps. Les œufs sont déposés dans cette liichée 
molle , et accumulés les uns sur les autres. Ils trouvent ainsi 
, à la fois une. couche et une couverture qui garantissent leur 
frêle existence. La ponte finie , la mèi'e périt et se dessèche 
peu à peu. Degeér a dépouillé une dé ces cochenilles de la 
matière cotonneuse qui couvroit son. dos ; une couche sem- 
blable 9 quoique moins épaisse , a reparu le lendemain ^ 
preuve que la nature a pourvu ces animaux d^une quantité 
assez considérable de cette matière. Comme elle est un peu 
gluante , il arrive que , lorsqu'on veut la prendre , plusieurs 
de ses fils restent adhérens à la feuille où se tient 1 insecte ^ 
Ou à son corps lui-même» 

Remarques, Nous aurions pu donner plus d^ étendue à cet 
article, en mentionnant surtout iin grand nombre d^espèces f 

glus connues, par la plante 'qu'elles habitent que par leurs 
abjitudes ; mais nous croyons avoir suffisamment rempli le 
but que nous nous sommes proposé... Que les entomologistes 
s'occupent moins* de-nomenclature; qu'ils s'attachent à con* 
noître les mœurs si singulières des gallinsectes; qu'ils' tentent 
particulièrement, des expériences relatives à l'utilité que l'on 
pourroit retirer de nos espèces indigènes; et mes vœux, qm 
sont, je crois, ceux de tout bon citoyen, seront satisfaits. Le 
gouvernement a le plus grand intérêt à favoriser ces tenta- 
tives. Il me paroît assez démontré que nous pouvons cesser 
d'être tributaires de TEspagne pour cette branche de com- 
merce. La cochenille syhesire se perpétue dans les serres du 
Jardin des Plantes de Paris ; pourquoi ne porteroit-on pas 
ses regards sur ce genre de culture , auquel d'heureuses cir- 
constances' semblent nous inviter? J!engageroîs encore les 
naturalistes, où lés hommes éclairés, qui habitent les Indes 
orientales, à étudier une autre sorte àt cochenille i^tsi particu- 
lière à ces contrées , et qui est infiniment supérieure pour la 
grandeur ii celle du Mexique. J'en juge par un individu que 
Mac , zélé naturaliste , a envoyé au Muséum d'Histoire 
iiaturelle. (t.) 
COCHENILLE DE PROVENCE. rox«zKERM[Ès (l.) 
COCHENILLE DÛ CHARACIAS. V. Dort^és^je, (l.) 
COCHENILÉLÊIRA. Nom portugais, du Caçtier a 

COCHË-PIERRE. Nom vulgaire du «aDS^BBC:B'£v^ 

KOPE. (V.) ; : • ; 

COCHER. PoissQA du genre Cuétobok. (b.) * 



c O C iS^ 

COCHÈVIER. C'est, en Sologne , rAtoûETTE lulu. 

COCHEVIS. V. Alouette, (v.) 

COCÛEVIS DU SÉNÉGAL. V. ALOtJETTE grisette. 

(s.) 
GOCHICAT. Nom que Ton donne à un Toucan du 

Mexique, (v.) 

COCHILITES 6u COCHLITES. Les anciens orycto- 
^raphes employoient ce moi. d'une manière générale , pour 
désigner toutes les coquilles univalyes pétrifiées. Il est tom~ 
bé en désuétude. (B.) 

COCHIN. Marsden, Hist de Sumatra ^ dit qu^on troùlre, 
dans cette île, une variété de Chats que les habitans appel- 
lent CoCHlîï. Elle est particulièrement remarquable par la 
forme de la queue , dont l'extrémité porte un bouquet de 
poils , en forme de houppe , et qui est comme échancrée de 
distance en distance, (s.) 

COCHITENACALT. Nom mexicain du Toucan a 
'coluer. (\.) 

CbCHITOTOLT. Nom d'un oiseau du Mexique , décrit 
d'après Séba, que Brisson appelle Promérops orangé, (y.) 

COCHLE, Cochhis. (xenre de vers intestins, établi par 
•Zecter pour placer le Cucullan ascaroïde de Lînnseus , qui 
s'écarte des autres par ses caractères. Ceux de ce nouveau 
genre sont : corps aminci en devant, annelé à la façon des 
coquilles; bouche rétractile. 

Ce genre a été réuni aux Liorinques par Rudolpbi. (b.) 

COCHLEA MARGARITIFERA des Latins. C'est le 
Nautile flambé, (desm.) 

CGC HLEARIA , du mot latin cochîear , qUi signifie cuil- 
ler. Il paroît que Matthîole a fixé ce nom au CRA^^soN 
commun; à cause de la forme des feuilles; il est devenu 
ensuite celui du genre. Plusieurs Camelines et plusieurs 
Graves, ont été classées avec les CransoNs. (ln.) 

COCHLEARIUS. Dénomination latine que Brisson a 
donnée au Savacou. Charleton appelle la spatule, cochiearia 
plaUola. F. Spatule, (s.) 

COCHLEATA. C'est le nom que donne.Rivin ii une pe- 
tite Luzerne {Medicago lupulina^ Linn ), et à une autre espèce 
voisine, dont les légumes sont contournés en spirale, (ln.) 

COCHLITES. r. C0C.H1L1TES. (pai.) 

COCHO. On a donné ce nom à la Perruche a gorge 
HOUGE et à une variété du Perroquet crick a tête bleue. 
Séba applique cette même dénomination à une Perruche 

JAUNE. (V.) 



:i58 C O C 

COCHOCHATL* Nom soos lequel est décrit un oiseatadn 
Mexique y qui est jaune, blanc, roux, et on peu plus grand 
que le chardonneret, (v.) 

' CQCHON, Sus. Genrç de mammifères, de Tordre deJ 
Pachydermes , ainsi caractérisé : six incisives à chaque mâ^ 
f:||oire ; deux canines (crochets ou dépenses), une de chaque cÂté^, 
très-fortes y arquées , trigones et quelquefois fort longues et 
reçQurhées à leur extrémité ; vingt-quatre ou vingt-huit mo- 
laires en tout (six ou sept de chaque coté, aux d^mmâchoires^ 
dont les antérieures ^ont plus ou moins comprimées , et les 
postérieures à couronne tuberculeuse; nez prolongé, cartî- 
lagineux, tronqué au bout et renfermant un petit os particulier 
appelé os du boutoir'^ oreilles médiocres ; yeux petits ; corps 
couvert de poils roides et longs , nommés soies , assez rares ; . 
queue courte et grêle ; les quatre pieds tétradactyles, les deux 
doigts du milieu étant les plus grands, appuyant seuls sur le 
sol, et munis de sabots assezforts : dix mamelles ventrales , etc. 

Ce genre d'animaux ne renferme maintenant que trois 
espèces distinctes, savoir : i.^ le sanglier et le cochon; a.^ le , 
babiroussa ou cochon cerf^ et 3.^ le sanglier de Madagascar oa 
sanglier à masifue de M. Frédéric Cuvier, auxquelles conviens 
nent, en entier, les caractères que nous venons de détailler» 
Linnseus et les autres naturalistes nom^nclateurs y joignoient 
plusieurs espèces que M. Frédéric Cuvier a proposé d^en sépa- 
rer, avee raison, diaprés les caractères qu'elles présentent ^ 
pour en former deux genres particuliers, qu'il nomme phasco^ 
chcsre et dicolylêç. 

Les phascochœres qnt les mftchelières composées de cy- 
lindres jointe ensemble- par une matière corticale, à peu près 
comme le sont les lames transverses de celles de F éléphant, 
et se poussant aussi d'arrière en avant. Leur crâne est large; 
leurs défenses arrondies, dirigées de c6té, en en haut, et d'une 
grandeur effrayante; sur chacune de leurs joues, pend un 
grand lobe charnu, qui achève de rendre leur figure hideuse ; 
ils n'ont que deux incisives en haut et six en bas ( Cuv., Règne 
animal). Le sanglier du Cap-Vert et le sanglier dit d'Étliio- 
ple, qui, d'ailleurs, sont peut-étre de la même espèce, ap- 
partiennent à ce genre. F. PHASCOCHŒaES. 

Les dicotyles ou pécaris ont les incisives et les molaires sem- 
blables à celles des cochons proprement dits ; leurs canines , 
beaucoup plus foibles et plus courtes , ne sortent point de la 
bo^iche. Ils n'ont pas de queue, ni de doigt externe au pied 
de derrière. On remarque sur leurs lombes une ouverture 
glanduleuse, de laquelle sort une humeur fétide. Ils se rap- 
prochent des ruminans par leur estomac divisé en plusieurs 
poches, et par leurs os métacarpiens et métatarsiens des 



C O C a59 

doigts dn milieu , qui sont soudés ( Cwr. , Rigne ardmal). Deux 
espèces seulement appartiennent à ce genre : le pécari à 
collier ou pâtira ( dicot, ior^uaiuSf Cuv.) , et le tagnicati ou ta- 
jassou ( dicot labiaius, Cuv. ) 

Dans cet article , nous Ue traiterons que des trois espèces 
particulières au genre des cochons, qui, toutes, sont origi- 
naires de Tancien continent, et présentent des habitudes 
naturelles très-semblables. Ces animaux, dont le cuir est épais 
et la graisse abondante , recherchent les lieux humides et la 
fange , pour s'y vautrer. Quoique tminivores , ils se nour- 
rissent principalement, dans Tétat de nature, de fruits 
et de racines , qu^ils se proeurent en fouillant la terre avec 
leur mnseau ou boutoir ; ils soitt très-gloutons et très-vo- 
races; leur naturel est plutôt sauvage que féroce. Les fe- 
melles font un assez grand nombre de petits , surtout dans 
Tétat de domesticité , etc. 

Première Espèce. — Le Sanolibr, Sus scrofa fenté^ le Co- 
CHON ou PoaCf Sus scpqfa domestieus, Linn., Buffon , tom. 5 , 
pl. 14. et 17. 

Le sanglier est le cochon sauoage , c'est-à-dire , tel qu'il existe 
dans la nature. Nos cochons domestiques «forment des races 
qui ne sont dues qu'à Tindustrie des hommes, et qui ne 
peuvent se maiptenir que par leurs soins : elles appartiennent 
tout entières à Tart; le sanglier est le cochon delà nature. 

Dans l'un et l'autre de ces animaux, la tête ou la hure est 



■t. 




terminé , au-devant de la mâchoire supérieure , par un carti- 
lage plat, arrondi,nu, marqué de petits points, et qui déborde, 
par les côtés et surtout par le haut, la peau de la mâchoire ; 
c'est* le boutoir. Il est percé par les deux ouvertures petites 
et rondes des narines, entre lesquelles est renfermé, dans le 
milieu dn boutoir , un petit os qui sert de base et de poîpt 
d'appui à cette partie. La lèvre inférieure tst plus courte et plus 
pointue que la supérieure ; les mâchoires sont munies de qua- 
rante-quatre dents;savoir : six incisives, deux canines et quatorze 
molaires, sept de chaque côté dans chacune des mâchoires; 
les six incisives de la mâchoire supérieure, au lieu d'être 
tranchantes comme celles d'en bas, sont longues, cylindriques 
et émoussées à la pointe , en sorte qu'elles forment un angle 
droit avec celles de la mâchoire inférieure, et qu'elles ne 
^'appliquent que très-obliquement les unes sur les autres par 
leurs extrémités. Une autre singularité , c'est que de ces dents 
inctfires de U mâchoire supérieure , les deux du milieu ne se 



:,6o CGC 

touchent que par leur extrémité, et sont fort éloignées Tuiiè 
de r autre à leur racine. 

Les quatre dents canines, auxquelles on a donné le nom 
de défenses dans le sanglier, et celui de crochets dans le cochon 
domestique , croissent pendant la vie de Tanimal, sortent an- 
dehors à côté de la houche , et font remonter la lèvre supé- 
rieure en se recourbant en haut en portion de cercle ; elles 
sont très-profondément enfoncées dans l'alvéole^ La truie, 
aussi bien que le eochon coupé, ont des dents canines à la 
mâchoire inférieure; mais elles croissent beaucoup moins 
que celles des mâles , et ne sortent presque point au-dehors^ 

Au-dessous de la mâchoire inférieure , est une verrue 
sert de base à cinq longues soies ; le cou est gros , et si court 
que la tête touche presque les épaules ; le cochon la porté 
toujours très-basse , et de manière qu'on ne lui voit point 
de poitrail ; le corps est épais et la croupe avalée ; la queue 
est mince , de longueur moyenne , pendante , et recoquillée 
à son origine , avec quelques sinuosités dans le reste de sa 
longueur. Ce n'est que quand Tanimal a plus de six semaiikes, 
que sa queue commence à se contourner en haut^ d'Un côté 
ou de l'autre. 

Les jambes de devant sont fort basses ; les pieds ont quatre 
doigts, quoiqu'il n'en paroisse que deux à l'extérieur; les 
deux doigts du milieu sont plus longs que les autres , et ont 
chacun un sabot qui porte sur la terre ; les deux autres doigts, 
beaucoup plus courts, ont leur troisième ou dernière pha- 
lange revêtue d une corne pareille à celle des sabots ; mais 
elle est placée plus haut^ à l'endroit où sont les ergots des 
ruminans. Quelques auteurs ont parlé de cochons soltpèdes , 
c'est-à-dire , qui ont le sabot d'une seule pièce , comme les 
chevaux et les ânes. Axistote dit que l'on voyoit de ces co- 
chons à sabots entiers et solides dans la Pœonie , dans l'IUy'» 
rie et dans quelques autres contrées (Hû/. animai.,, lib. a, 
cap. 7). Pline en fait aussi mention (Hisi, nai, ,iib. 11, c, 4>6). 
L'on en a vu en Angleterre et en Flandre (Gesner, Quadrup,); 
et Linnaeus assure qu'ils sont fort communs en Suède, parti- 
culièrement aux environs d'Upsal (Amemï. acad, , tom. x , 
pag. i4.i)< Mais rien ne prouve suffisamment l'existence de 
ces animaux singuliers. 

De grosses soies , droites et pliantes , et d'une substance 
presque cartilagineuse, couvrent les cochons ; les plus grosses 
et les plus longues forment une sorte de crinière sur le som-^ 
met de la tête , le long du cou, sur le garrot et le corps , jus- 
qu'à la croupe. Ces soies se divisent à l'extrémité en plusieurs 
filets qui ont de six à huit lignes de longueur ;.en les écartant, 
ou peut partager ch^ique soie d'un bout à l'autre. Le groin 



C C aGi 

^t les cAt^s de ïa tête , de même que le Tentre et le tronçon 
^e la queue, sont presque nus. 

Lies cochons ont une graisse diffërente de celle de presque 
tons les autres quadrupèdes , et semblable à celle des cétacés, 
qui est seulement plus huileuse; leur: lard' recouvre partout 
la chair-, et forme entre elle et la peau, une couche épaisse, 
distincte et continue. La langue est parsemée de petits grains 
blancs, et le palais traversé par plusieurs sillon3 larges et pro- 
fonds. L^estomac est fort ample ; de plus ^ le grand cul-de-sac 
«e prolonge en haut, se recourbe et se termine en forme de 
capuchon. Une membrane ridée tapisse une partie de Tinté- 
rieur de l'estomae-, le reste est revê^ d^un velouté bien aen- 
$ible. Les- intestins ont beaucoup de vohime , et le colon fait 
plusieurs circonvolutions avant de se joindre SLurectwn. Quatre 
lobes composent le foie ; la vésicule du fiel^ est obloneue ; la 
rate a presque toujours beaucoup de longueur et trois faces 
longitudinales. Lecœur placé obliquement est plus ou moins 
allongé , comme plus ou moins pointu. Les testicules du mâle 
sont fort gros, la verge est aplatie et le gland allongé et 
pointa ; le gland du clitoris de la femelle ou de la truie a la 
même forme , il est seulement plus petit ; la vulve se termine 
en pointe ; Forifice de la matrice est peu apparent , mais se$ 
cornes sont très-longues et font un grand nombre de circon^ 
volutions. 

Tels sont les détails d^organîsatîon qui sont communs^ à 
tous les cochons , tant à. Tétat domestique qu'à Tétat de na- 
tore. Néanmoins il existe entre ces animaux des différences 
telles qu'il nous paroît convenable de traiter leur histoire se-* 
parement. 

§ L Du Porc sauvage ou Sanglier; 

Il a la tète plus allongée que celle àes cochons domesti^ 
ques , la partie inférieure du chanfrein plus arquée , les dé* 
fenses plus grandes et plus tranchantes,. les oreilles plus 
courtes et un peu arrondies , les soies plus grosses et plus 
profondément implantées dans le cuir ; la queue est courte 
et droite. /Indépendamment des soies dures et pliantes dont 
le sanglier est hérissé , il est, de plus, revêtu sur différentes. 
parties de son corps , où dans ses différens âges , d'un poil 
doux et frisé , à peu près comme de la laine , qui est entre 
les soies ^ et dont la couleur est ou jaunâtre , ou cendrée ou 
noirâtre. 

Dans le premier âge , et même avant la naissance , àè$ 
que le poil commence à croître sur le fœtus, le. sangKer 
est rayé de bandes longitudinales , alternativement d^un 
lauve clair et d'un fauve brun, aur un fond de couleur mêlé 



262 C C 

de blanc , de braa et de fauve. C^est ce que les chassenfi 
nomment la Iwrée; le petit sanglier ou Marcassin , la con-* 
serve jusqu à Tâce de six mois. Adulte, cet animal a le groin, 
les oreilles, le bas des jambes et le bout de la queue de cou* 
leur noire ; un mélange de blanc et de jaune couvre la tète ^ 
et Ton y aperçoit une. nuance noire en quelques endroits. 
Le dos ne présente, sur les soies serrées et courbées en ar-* 
rière, qu^im brun roussâtre , auquel se mêle du blanc sur les 
lianes et sous le ventre. 

Le naturel des sangliers participe de la rudesse de leur ex- 
térieur. Leurs mouvemens sont brusques et leurs inclinations 
faroucbes. Doués d'une grande force , ils Taccoilipagnent 
de beaucoup de hardiesse. Quoique , à parler exactement , 
ils ne soient pas Carnassiers, leurs actionls n'en |K)rtent pas 
moins Tempreinte de la dureté et de la violence , et ils se 
rendent souvent redoutables aux chiens et aux chasseurs* 
C'est depuis trois jusqu'à cinq ans que ces animaux sont le 
plus à craindre, parce qu'alors leurs défenses sont extrême- 
ment tranchantes. Plus vieux , ces défenses se courbent et 
coupent moins, ce que les chasseurs ex^ifment par l'épi* 
ihète de nùréa^ qu'ils donnent alors aux sangliers. 

C'e^t dans la sombre épaissenr des forêts et dans les endroits 
humides que le sanglier passe ordinairement là jonmée. La 
place où il reste couché est connue par les chasseurs sons le 
nom de bauge. Il en sort le soir pour chercher sa nourriture , 
qui se compose communément de glands, de châtaignes et 
d'autres fruits sauvages, aussi bien que de racines et dç grains ; 
i\ fouille la terre plus profondément que le cochon et presque 
toujours en ligne droite, au lieu que- le cochon fouille de côté 
et d'autre. Lorsqu'il vit dans jSits cantons abondans en gibier, 
il dévore les jeunes lapins qu^il va chercher au fond du ter- 
rier, les levrauts, les perdrix et leurs œufs. Les champs, les 
prés, les vignçs qui avoisinent les bois sont souvent dévastés 

Ïiar les sangliers , qui y font de grands ravages dans une nuit. 
1 n'y a pas d'autre moyen de se débarrasser de ces terribles 
dévastateurs , que de s'armer et de leur faire la chasse. 

Les sangliers ne sont pas des animaux sédentaires; ils 
voyagent souvent et passent d'un pays à un autre , afin d^ 
trouver une. subsistance abondante. Leurs ém%rations ont 
lieu en aiftomne et en' hiver , et ils arrivei{if quelquefois de 
fort loin , après avoir traversé les fleuves et les grandes ri- 
vières , soit à la nage , soit en hiver sur la glace. Us crient peu , 
mais lorsquHls sont surpris ou effrayéis , ils Sôùiftént avec vio- 
lence. L'époque du rut est au mois de décembre ; c'est un mo- 
ment de furetH* et de rudes combats entre les mâles. La laie ou 
la femelle porte pendant quatre mois et quelques jours, et elle 



C O C ^63 

met bas depuis trois}a9qii'à huit on neuf petits qu'elle allaite 
durant trois ou quatre mois. Si on les attaque , la mère denent 
terrîLle ^ et elle se précipite avec foreur pour les défendre* 
La famille , le père excepté ^ vît long-temps réunie ; elle se 
mêle à d^autres familles qui forment une troupe plus ou 
moins nombreuse ^ composée de laies arec leurs marcassins , 
et de jeunes mâles qui n'ont pas atteint trois ans , et dont les 
défenses sont encore foibles. Quand ces derniers se sentent 
pourvus d^armes qui les rassurent et les mettent dans le cas 
de compter sur leurs forces , ils quittent la troupe pour vivre 
seuls. Alors le sanglier n'a plus recodrs ni à Fassistance de ses 
semblables , ni ài ^industrie. S'il se serft blessé dans sa fuite , il 
sWrête , menace 9 charge , combat , intimide les homities et 
les chiens 9 les blesse, et s'ouvre souvent de vive force un pas- 
sage qui lui permet ettcorë de fuir, jusqu'à ce que pressé de 
nouveau il fasse tête à Ses ennemis > dont plusieurs devien- 
nent ses victimes. 

L'espèce du sanelier se trouve dans les contrées tempérées 
de l'Europe et de l'Asie. Elle n'existe pas en Angleterre ni 
au nord de la mer Baltique; Frédéric I.^' , roi de Suède , l'a 
introduite dans l'île d'GËland. Il parott certain que la vie or- 
naire de ces animaux est de vingt-cinq à trente ans. 

On mange peu de vieux sangliers. Leur chair est dure , 
sèche , pesante ; il n'y a que la hure qui soit bonne. Le mar- 
cassin est un gibier nn et délicat, ainsi que le jeune sanglier 
d'un an. Les anciens étoient dans l'usage de soumettre à la 
castration les marcassins qu'ils pouvoiënt enlever à leur 
mère , et de les lâcher dans les bois, où ces animaux mutilés 
grossissoient plus que les autres et acquéroient une saveur et 
on fomet qui les rendoient préférables aux cochons domes- 
tiques; Les chasseurs coupent les testiciiles du sanglier qu'ils 
viennent de tuer; sans cette précaution , tout l'animâl con- 
tracteroit ^une odeur désagréable , qui empécheroit de le 
manger. 

Cfiasie du Sanglier. 'f^ A.yxiki d'entrer dans quelques détails 
sur les différentes tfianières de chasser les sangliers , il faut 
d'abord indiquer les différens noms que les chasseurs don- 
nent à ces animaux aux différentes époques de leur vie. 

Jusqu'à six mois , le sanglier s'appelle marcassin ; de six 
mois à un an I on le nomme bête rousse ; entre un an et deux, 
on lui donn^le nom de hite de compagnie ; après deux ans, 
il se nomme ragoi ; à trois ans , c'est un sanglier à son tiers an; 
à quatre , un quarianier; et passé ce temps , c'est un vieux 
sanglier^ un porc entier: dans quelques pays on l'appelle cn^ 
core soUtairij tXpieU hermite quand il est très-vieux. 



a^ c 0- c , 

11 faut encore savoir que le ragot , le tiers-an et le quarta- 
nier sont plus redoutables pour les chiens que les sangliers 
plus vieux , parce <{ue les défenses de ceux-ci se recourbent 
et cessent d être dangereuses, à moins que , sentant le besoin 
qu'ils en ont lorsque déjà ils ont été chassés , ils ne s'avisent 
de les rompre contre des troncs d'arbres ou des rochers. 

On juge àç lâge d un sanglier par ses traces ou Timpression 
de ses pieds , qui offrent des différences dans la forme , la graur 
deur, et parce que suivant V âge ou le sexe, il pose les pieds 
de derrière en dedans ou en dehors à côté de la trace des 
pieds de devant ; ce qui sert encore à distinguer le sanglier 
du porc do/nestique, qui pose toujours ses pieds postérieurs 
derrière les traces de ceux de devant et dans la môme direc- 
tion. Avec de Thabitude on peut apercevoir des différences 
sensibles entre la trace du sanglier et celle de la laie ou fe- 
melle. Le premier a les pinces plus grosses , la sole , les gar- 
des et le talon plus larges , les allures plus longues et plus asr 
surées. 

On connott encore Tâge du sanglier par ses boutis , c^est-^à•r 

dire, les trous qu^ll fait enterre pour y chercher sa nourriture.. 

Gomme le sanglier fouille toujours devant lui , on juge de 

sa grosseur par la largeur du trou qu'il fait en fouillant, et 

qui est toujours la mesure juste de sa tête. 

11 est bon de ne pas ignorer que les sapgliers , qui presque 
en tout temps habitent les forts les plus épais et les plus 
fourrés d'un bois , changent cependant ie demeure , suivant 
les saisons. En été , ils s approchent du ho.r4 des forêts , pour 
être à portée des grains et des vignes où ils fourragent pen- 
dant la nuit, et de quelques mares. où ils vont se rafcîachir 
pendant le jour; ce qui s'appelle prendre lesouil : en automne , 
ils se retirent dans les futaies , pour y manger le gland et 1^ 
fahie : en hiver , ils s'enfoncent dans le bois , pour y vivre de 
vers , de racines , etc. 

La bauge qui est Tendroit où le sanglier se retire dan^ les 
broussailles ou dans le plus épais du bois , ainsi que le souil 
ou Tendroit bourbeux où il se vautre lorsque surtout il est 
attaqué par les insectes , servent encore à reconnoître l^^e 
d'un sanglier par l'étendue de l'impression qu'a faite soo 
corps sur la terre ou dans le bourbier. 

Enfin on juge de son âge par ses laissées ou fientes , qui sont 
plus ou moins grosses , suivant que l'animàl est plus ou moins 
vieux. 

Telles sont les connoissances préliminaires quUl faut avoir 
pour forcer le sanglier ; espèce de chasse qui suppose un 
train de vénerie ; chasse dangereuse , qui ne réussit bien 
qu'à l'aide de dogues ou de gros chiens de basse-çour qu'on a 



C C a6S 

dressés k coiffer le sAng^iér , c'est-à-dîre , à le prendre et à le 
retenir forlement par les oreilles ^ en attendant que le chas-- 
seur vienne lui enfoncer un coutelas au défaut de l'épaule , 
ou le tirer avec un fusil chargé de balles ou d^un lingot. 

Mais, pour le commun des chasseurs qui ne peuvent avoir 
une vénerie , et qui ne veulent pas forcer le sanglier, mais 
3eulement le tirer , il suffit d^avoir quelques bons et forts li- 
miers , ou des mâtins avee lesquels plusieurs traqueurs votit 
droit ^ la b^uge du sanglier , en faisant attention d^y arriver 
30U5 le vent, tandis que {es tireurs vont se placer au-dessus 
dans les routes ou sur les bords des bois, et ont soin de ne 
tirer que lorsqu'ils aperçoivent la bête bien distinctement , 
jafin d^éviter les accidens et d être sûrs de leur coup; car sUls 
le manquent , ils sont souvent exposés à vofr Tanimal courir 
3ur eux , et à en être grièvement blessés. 

11 e^t une autre manière de chasser le sanglier, mais qui 
exige beaucoup d^avance et de dépense. On environne de 
toile une partie de la forêt à une certaine distance de la re- 
traite de ranimai. On raccourcit peu à peu cette enceinte ; 
on chasse le sanglier jusque vers une extrémité , près de la- 
quelle se placept le^ tireurs , de manière à ne pas manquer 
leur coup. 

Par cette manière de traquer, et à F aide de bons chîens , 
on prend de jeunes sangliers vivans pour en peupler les can- 
tons où Top désire en avoir- 

On tire le sanglier à 1 affût , en se plaçant la nuit à portée 
dW champ de blé , d^une vigne , ou d^une futaie de chêne ^ 
ou enfin d^une mare , après avoir reconnu d'avance les traces 
ou les laissée^ de Tanimal , et en se plaçant toujours sous le 
vent. 

Pour le tuer à TafTÀt, on peut Fattirer dans une clairière 
où il n'y auroit pas de glands , en y répandant de ces fruits 
quelques jours de suite avant la nuit destinée à Taffût. (s.) 

§ 2. Du Porc domestique, ou Cochon. 

Ce n^étoit pas assez pour Phomme en société , d'avoir sou* 
inisdes espèces d'animaux qui paroissoient indomptables; d'a- 
yoir fait du chenal ^ fougueux et superbe , le compagnon de 
^es travaux , de ses voyages , de ses combats ; d'avoir appli- 
qué à l'agriculture la masse et la force du bœuf; d'avoir cher- 
ché à travers les précipices des rochers les plus hauts et les 
plus escarpés , le. bélier et la chèçre , pour en former, au mi- 
lieu de ses habitations champêtres , des • colonies toujours 
prêtes à lui fournir une nourriture abondante et lés matières 
de sesvétemens; ce n'étoit pas assez d'avoir su modifier ^ 
f^doi^cir, chainger le naturel féroce et carnassier du chien ^ 



a66 C O C 

au point S*en faire le gnîde et la dâense de ses troupeaux ^ 



tade ne rebutent point , qai , Inconsolable de la perte de son 
maître, en suit les restes inanimés, s'eiTcrrce de le rappeler 
à la vie par des cris lamentarbles , refnsé quelquefois de quit- 
ter la tombe qui le sépare de Tunique objet de son affection , 
et Y périt victime de son attacbement et de sa douleur. Ces 
sortes de conquête», auxquelles on ne peut comparer celles 
qne la violence arracbe et que les flots de sang arrosent, sont 
une démonstration évidente de tâf supéHorité de la nature de 
Tbomme , du pouvoir que lui donne son génie , et des res- 
sources fécondes de son imagination. Si , par son organisa- 
tion physique , il se rapproche deâ animaux , combien ne 
s^ëlève>t-il pas au-dessus d'eux , par cel^i inéme qu^il peut 
chanser à son gré leur naturel , rendre esclaves les espèces 
les plus sauvages et les phrs indociles , et les réduire à n'avoir 
plus d'autre volonté que la sienne ? En effet , vit-on jamais 
une de ces espècfss, de quelque instinct qu'on la suppose 
douée , s'en attacher nne aiatre et s'en servir pour son utilité 
ou ses plaisirs P La force n'est à cet égard d'aucun secours ; la 
plupart des espèces que Tbomme s'est appropriées , possèdent 
de plus grands moyens de puissance physique ; mais elles ont 
dû céder au pouvoir de l'esprit , à son industrieuse activité 
et à eelte supériorité d'intelligence , émanation de la Di- 
vinité, et qu'aucune autre créature n'a la gloire de partager. 

Des succès multipliés firent naître dans l'homme le désir 
de les multiplier encore ; c'est ainsi qu'après avoir subju^é 
les espèces les plus utiles , et satisfait à ses besoins les plus 
pressans, il voulut que l'abondance régnât autour de lui , et 
que d'autres animaux devinssent également ses tributaires. 
C'est ainsi qu'il tira le sanglier des forêts , et que par ses 
soins , ainsi que par le choix et l'abondance de la nourriture, 
il rendit la chair de cet anitnai l'alimeni le plus commun et 
en même temps le plus savoureux, (s.) 

L'espèce du cochon , asservie depuis long-tetfïpi , élevée 
avec des soins difiérens,sous des climats variés, a dû nécessai- 
rement recevoir de nombreuses modifications ; aussi les races 
qu'elle présenté soAt-élles fort multipliées.Nous nous conten- 
tercms de passer en revue les principales de ces races, dont 
trois , celles du cochon de Siam , du cochon de Guinée et da 
cochon comntun , et le sangHer, ont produit toutes les autres 
par leurs croisemens. 

i.° Le cochon de Siam ou porc chinois. Il est'jplus petit que 
Iq coclion commun , a les jambes courtes et le corps allongé. 



C O C 267 

Il a très-peu de soîes ; la partie postérieure ie son dos en est 
entièrement dépourvue ; sa queue est très-courte et pendante. 
Ce porc est tantôt noir , tantôt, gris foncé , quelquefois à 
bandes noires , rarement blanc. Il a les of eilles petites , le 
cou plus long , plus épais ) et le boutoir plus rdccout-cl t(ûe leâ 
autres races de pott&. Il est très -fécond, aitne la pro- 
prêté, et âa chair est plus blaliébe et plus délicate c^iie telle 
des autres races. Les Ghiiiois , qui ont beaucotrp de goûi pour 
la chair du cochon ^ élèvent de nombreux troupeaux de cette 
race , que , par cette raison , Ton a aussi nomfnée cochon dé 
Ja Chine. Les derniers navigateurs Font retrouvée dans les fies 
Ae la mer du Sud^ et c^est , arec le chien, les deux seuleà 
espèces d^ animaux que les insulaires y élèvent en domesticité. 
2.® Le cochon de Guinée^ dont les auteurs systématiques ont 
fait une espèce particulière (^sus porcns , L. ) , n'est cepen- 
dant qu'une race dans Tespèce du cochon. Il a la même gfos- 
aeur que le cochon de Siam , et le poil co^rt, roux , brillant 
plus fiÎD et plus doux que celui des autres ôochons. Il n'a point 
de soies sur le dos ; le côu seulement et la croupe près de 
la queue sont couverts de poils , un peu plus longs que ceux 
du reste du corps. Ce £oehon diffère encore du nôtre par sa 
tête moins grosse , ses oreilles longues , minces et très-poin- 
tues , et par sa longue queue sans poils , et qui touche presque 
à terre. 

3.<* Le cochon commun on cochon à grandes oreilles (^susscrofa 
domesiicus, L.) difftre principalement de la race sauvage 9 
ou plutôt de la souche même de l'espèce , en ce que ses dé- 
fenses sont plvs petites que celles du sanglier 9 en ce que ses 
oreilles sont phn longues , plus pointues et à demi-pendan- 
tes, et en ce que sa couleur est, pour l'ordinaire , d'un blant 
jaunâtre terne , plus communément sans taches , maïs quel-t 
quefois avec des taches noires, irrégulières ; il y a aussi plu- 
sieurs de ces animaux qui itont presque tout noirs. 

Cette race , également répandue en France , en Allema- 
gne et en Angleterre , offre différentes sortes d^ abâtardisse- 
ment , parmi lesquelles certaines méritent plus particulière- 
ment l'attention des agriculteurs. Elfes ont été décrites par 
M. Yiborg , professeur de l'école vétérinaire de Copenhague , 
dans un Mémoire couronné par la Société d^ agriculture de 
Paris, et inséré dans son recueil pour l'année 18149 et c'est 
d'anrès ce Mémoire que nous allons les indiquer ici. 

Quelques-unes de ces variétés prennent une taille extraor- 
dinaire , donnent beaucoiip de lard et de graisse ; de ce nom- 
bre sont le gros jporc anglais , le normafnd, le danois et l'al- 
lemand. D'autres sont très-petites et très-fécondes , comme 
le porc chinois et le pore noir à jambes courtes. Certaines 



,68. C O C 

aussi 9ont moyennes, comme le porc noir bigarre , et celui 
de Mongoiîtz. 

De toutes ces variétés, on préfère celles qui donnent le 
plus grand produit en Urd et en graisse , dans le temps le 
plus court et avec le moins de fourrage. 

Porr$ de la grartdç race anglaise. Ils sont caractérisés par des 
oreilles longues pendantes , un corps très-allongé , les côtes 
larges , une teinte gri^-blanc ou j^aupe-blanc , rarement bi- 
garrée. Us acquièrent une taille considérable , et leur poids 
s'élève jusqu'à mille et douze cents livres. M. Viborg fait en- 
core mention de deux autres races particulières à l'Angle-* 
terre , dont l'une , celle des porcs de nobles , a été produite 
par le soin de M. Kortrîght , à faire croiser le porc chinois et 
le porcsauQOgeàeVAménqvLe septentrionale (sanglier d'Eu- 
rope trausporté daps ce continent) : elle est de petite stature; 
sa hure est courte et pointue ; sa nuque bien garnie de soies, 
ces oreilles petites , courte^ et droites ; son cou épais et très-r 
saillant par en bas ; son corps allongé ; ses jambes courtes ; 
^a croupe longue ,. large et arrondie ; ses cuisses larges. Elle 
a beaucoup de ressemblance avec le porc de Siam , si ce n'est 
qu'elle est blanche et qu'elle a une plus belle structure que 
celui-ci. La seconde race qui a été produite par l'économe 
anglais M. Witt , résulte du croisement du porc anglais et 
du porc chinois. Elle est ^lus grande que celle de M. Kdr-r 
tright ; sa hure est droite et fine, ses oreilles un peu saillan- 
tes, de grandeur moyenne ; son cou épais, rond, garni en 
haut de soies , et saillant par en bas ; ses épaules larges et 
fortes ; ses flancs larges ; son dos droit et dépourvu de soies ; 
sa croupe longue , large et arrondie ; son corps allongé ; les 
jambes courtes ; les soies d'un blanc luisant. Elle est très- 
féconde , grandit rapidement , et s'eiigraisse facilement. 

Porc danois. EnDanemarck , il se trouve en général deux 
races de porcs; une plus grande dans le Jutland, et âne 
plus petite en Zélande. Le porc du Jutland a le corps allongé 
et le dos un . peu courbé ; il a en. même temps de longues 
jambes et il est un peu oreillard : il donne dans la seconde 
année deux cents à trois cents livres de lard. Il s'exporte an- 
nuellement du Jutland dix mille de ces porcs et douze -cent 
milliers de lard. 

Le porc de Zélande est petit ; il a des oreilles relevées , un 
corps raccourci et un dos fortement garni de soies. Dans la 
seconde année de l'engrais, il pèse cent à cent cinquante 
livres, et plus tard, il peut rendre, comme porc gras, de 
cent soixante à deux cent quarante livres de lard. 

Porc suédois mi-sawage. C'est un métis du ^nos porc avec 'le 
sanglier; il est de Suède , mais il s'en est aussi trouvé en 



C O C ,69 

Daiiemarck. Il a la hure large et le boutoir retroussé , des 
oreilles presque redressées, le corps allongé ; les jambes 
longues. Son caractère est très-féroce. 

Lies porcs de la Pologne et delà Russie sont roux Ou jaunes ,' 
et ne deviennent jamais plus grands que les marcassins de nos 
forêts. • 

Fore pie. La race de porcs tachetés prend sans doiite son 
origine dans un croisement du porc domestique avec celui 
de Siam ou le noir k jaiùbes courtes , ou avec le sanglier.^ 
On la trouve dans quelques contrées d^ Allemagne , d'Angle- 
terre et du D.anemarck , et elle diffère peu du porc domes- 
tique commun. A Berkshire, en Angleterre, les fermiers 
donnent la préférence à cette race, parce que les os en sont 
petits et qu'elle s^engraisse rapidement. 

Porc turc ou de Mongolitz, On appelle ainsi une racé de 
porcs qui viennent de la Croatie , de la Bosnie et des pro^ 
vinces voisines de Vienne. Us se distinguent par des oreilles 
courtes , redressées et pointuesr , par une hure raccourcie et 
mince , par des jambes courtes et fines , qui portent un corps 
dont la longueur excède de peu la hauteur, et par des ;$oîe5^ 
minces et frisées , d'une couleur grise ou gris foncé , rare-- 
ment noire , et plus rarement encore rouge-brun. Les porcs 
de lait sont gris-blancs ou rouge-bruns , avec des bandes 
noires le long de la partie dorsale des côtes. Ce porc qui 
s'engraisse en moitié moins de temps que notre porc com- 
mun , atteint un poids de trois cents à quatre cents livres. Il 
est indigène dans la Turquie européenne , d'où il en vient 
des troupes nombreuses, qui sont conduites en Hongrie, où 
on le connoit à cause de cela sous lé nom de porc turc. 

Porc noir à jambes- courtes , ou cochon ras. Il ressemble beau-> 
coup au porc de Siam et au porc chinois : il est noir, à 
jambes courtes , à tête raccourcie , à mâchoires épaisses. Son 
front est rabougri ; le dessus de ses yeux marqué de plis ; son 
cou épais et fort ; son poitrail vigoureux; son dos large et 
droit , dépourvu ie soies *, ses jambes fortes ; son corps rond 
et allongé ; sa peau très-mince ; ses soies minces et courtes^ 
ses flancs presque nus et sa queue droite ; ses oreilles courtes, 
un peu pointues et presque relevées. Cette race est ordinai^ 
rement noire ; il en existe pourtant des individus d'une 
couleur rouge de feu. On la trouvé en Espagne, en Calabre, 
en Toscane , en Savoie , en France , et dans d'autres pays 
de l'Europe , comme aussi dans les climats chauds de l' Amé-» 
irlque ; mais la n^eilleure variété de cette race , se trouve , 
à ce qu'oaprétend , en Portugal. C'est avec la chair de ce 
cochon que l'on fait les saucissons renommés de Bologne. 
Dans beaucoup de nos provinces de l'Ouest , on nour-' 



• I 



*70 ^ ^ ^ 

y>it une race de cockon , qui , klat différence pris de la quao^ 
^té de poil y de la, couleur de la peau et de la grosseur de 
ranimai , réunit les mêmes avantages. 

Les coebons dt Baronne sont également noirs , et approchent 
{beaucoup dc^ ^^^''^ ^7^f^/ on appelle cette race cochons 
àesboîs; elle est très-comrbune dans les Landes. Lorsqu^on 
les engraisse , ils ne peuvent plus marcher ; leur chair est 
4élicate et rechercbie. 

Les cochofis de Francgy considérés par rapport k la cou^ 
(leur, présentent trois variétés principales : la première est 
noire et très-commune vers le midi ; la seconde est blanche^ 
jet se rencontre particulièrement au nord : elle est très-com- 
inune en Westphalie, quoique moins brune et plus élancée ; 
enfin, la troisième est pie, ou pie noire, ou pie blanche , et 
plus généralement répandue au centre de la France : les 
roux paraissant les plus estimés. 

Dans les diverses races de cochons qui se trouvent dans 
potre pays, il y en a trois bien distinctes, et toutes trois 
bonnes sous le rapport de l'économie rurale; la première 
est celle de Normandie ou de la Vallée d'Auge, où se trouve 
la racepure. Presque dans tout le nord , Touest et le centre 
de la France, elle est croisée, et forme avec des variétés 
infij^ies 9 ce qu'on appelle le codion commun. Les caractères 
de la race pure sont : la tète petite et très-pointue ; les oreil- 
les étroites ; le corps long et épais ; le poil blanc et peu aboli' 
dant; les pattes minces; les os petits. Elle se nourrit très- 
\ntn avec du trèfle, de la luzerne , du sainfoin et autres 
lierbes; elle prend bien la sraisse, et parvient au poids de 
plus de 600 livres. La deuxième race est le cochon hhinc du 
Faiiffu. Il a la tête longue et grosse ; le front saillant et coupé 
drpit ; l'oreille large et pendante ; le corps allongé ; le poil 
irude; les pattes larges et fortes; lexorps long, et de gros 
PS, Son plus grand poids n'excède pas 5oo livres. La troi- 
sième race est celle dite du Périgord, Elle a le poil noir et 
rude ; le cou est court et gros ; le corps large et très-ramassé. 
On a trouvé que cette race donnoit plus de profit croisée 
avec celle du Poitou, et c'est de ce croisement qu'est sortie 
la race pie , qui est maintenant très-répandue dans le midi 
de la France, et qui est excellente. 

En général , il n'est guère de pays de Tancien continent oà 
l'on n'élève des cochons ; ils se plaisent et réussissent par^ 
tout, excepté dans les contrées très-froides , et ils viennent, 
fi^néralement pariant, plus gros au midi qu'au nord. Les 
Européens ont transporté ces animaux dans le Nouveau- 
Monde ; ils s'y sont multipliés, et sont devenus sauvages en 
beaucoup d'endroits. (d££M.) 



. C O C . '7» 

La dorée de la vie des cochons est de quinze à vingt ans ; 
mais il est rare qu'on les laisse vivre aussi long-temps ; leur 
accroissement dure pendant quatre à cinq ans , et peut-être 
aa-delà. Ces animaux pei^vent s^accoupler àè& l'âge de neuf 
mois ou d'un an ; ils sont d'un tempérament très^lascif et 
d'une luiure furielise. La truie eat presque toi^ours en cha- 
leur ; quoique pleine 9 elle recherche les approches du mâle^ 
et siielle n'est pas satisfaite ^ on la voit s'agiter avec excès, se 
vautrer dans la l^oue., e% riépandre une liqueur blanchâtre. 
Dans ces* sortes d'accès y la truie sonfifre, dit-^n, les appro*- 
ches d'un mâle de différente espèce , tel qi^e le ^hien. 

La gestation est d'epvirou quatre mois^ hientÀt après avoir 
mis bas Y la truie recherche le mâle 9 en sorte qu'elle fait deux 
portées par an; la première n^estpas nombreuse, et les petits 
sont foibles. Quoiqu'elle n'ait que dix > mamelles, souvent 
moins et Jamais plps, elle produltfré^uemment quinze», dix-huit 
et même vingt petits. L'on assure qu'il y a^des exemples de 
truies qui en ont mis bas, en line seule fois, jusqu'à trente-sept. 
Le maréchal de Yauban n'a pas diédaigné de faire le calcul 
estimatif des produits préstunés d'une truie ordinaire pen- 
dant l'espace de dix aimées. Ce grand homme avoit intitulé 
son travail, la Cochonnme^ et il fait partie de douze volumes 
in-folio , mamiscrits, fruits de méditations profondes, et qu'il 
appeloit st^ oisioelés, Yauban n'a pas compris les cochons 
mâles dans son calcul , bien qu'on en suppose autant que de 
femelles dans cha^e ventrée. Il faut observer, en outre, que 
toutes les ventrées ne sont également estimées dans cette sup- 
putation, qu'à sif cochons chacune , mâles et femelles corn- 

ris , quoique , pour l'ordinaire, elles soient plus nombreuses. 

e résultat est que la production d'une seu^ truie , en onze 
années de temps, équivalentes à dix générations, donne six 
millions quatre cent trente-quatre mille huit cent trente; 
hait cochons ; en compte rond , et en dtaiit pour les acci- 
dens , les maladies et la part des loups, quatre cents trente* 
quatre mille huit cent trente-huit, restera à faire état de six 
millions de cochons , qui est ajitant qu'il y en peut avoir en 
France. Si on poussoit cela, dit Yauban , jusqu'à la douzième 
génération , 11 y en auroit autant que toute l'Europe pour- 
roit en nourrir; et si on continuoit à le pousser seulement 
jusqu'à la seizième, il est certain qu'il y auroit de quoi en 
peupler toute la terre abondamment. L on a vu ces années 
dernières, en Angleterre, un exemple surprenant de la fé- 
condité et du rapport d'une truie , appartenante à M. Tho- 
mas Richdale, à Kegwrorth, dans le comté de Leicester. 
Cette truie avoit produit, en 1797,^ trois cent cinquante- 
cinq petite ea vingt portée». Quatre ans auparavant , elle 



E 



a^» C Ô G 

avolt àéysL fait deux cent cinq petits en douze portées , et elle 
■a. eu huit portées depuis cette époque. Elle fit -dans là pre- 
mière , vingt-deux petits ; quinze dans la seconde ; dix-sept 
dans la troisième ; dix-neuf dans la quatrième; y'mgt-quatre 
dans la cinquième ; quinze dans la sixième ; seize dans la sep- 
tième, etringt-deux dans la huitième. Si Ton ajoute ce pro-^ 
duit aux deux cent cinq petits qu elle atroit faits précedem-^ 
ment , on trouvera trois cent cinquante-ciiiq petils eu tout ; 
elle en a allaité dix à la fois. En preilant le terme moyen , oà 
a vendu ceux des huit dernières portées, seize schellings l'un 
dans Pautre, ce qui fait soixante-quatre livres sterlings , les- 
quelles ajoutées à quatre-vingt-six livres sterling qu^avoient 
Ï produit les douze précédentes , font en tout cent cinquante 
ivres sterlings. Au printemps de 1797, cette truie allaitoit 
3a vingtième portée {Bibliot. britan. , n.'^ l^i ). 

Ainsi , quelque consommation qu'on puisse faire des co- 
chons , la fécondité de Pespèce et les soins rendront toujours 
leur multiplication assez facile pour qu'il y en ait un assez 
grand nomhre, de manière à fournir au besoin de fous. Leur 
éducation et leur nourriture sont d'ailleurs fort aisées , et il 
n'est guère dliahitans de la campagne qui ne puissent élever 
un cochon par an , et se pro.urer par-U un aliment succu- 
lent et peu dispendieux. L'on connoît les profits que Ton tiré 
du cochon, et combien Tusage de sa chair, de son lard^ de 
sa graisse, etc., est répandu ; et cet usage date de l'antiquité. 
Aussi les anciens sacrifioient-ils cet animal àCérès , la déesse 
des moissons. Dans Tîle de Crète , les cOchons étoient regar- 
dés comme des aniniaux sacrés. A Rome , Ton en fais oit un 
cas particulier , et Ton s'y occupoit beaucoup de l'art de les 
élever et de les engraisser, art que les auteurs latins d'éco> 
nomie rustique ont nommé porcidaiio, Sous les empereurs, 
le luxe de la gloutonnerie , chez les Romains , fut porté à 
l'excès et même jusqu'à la cruauté la plus dégoûtante. Parmi 
les riches , il y avoit deux manières renommées d'apprêter 
les cochons ; l'une consistoit à servir un de ces animaux tout 
entier, dont un côté étoit rôti et l'autre bouilli ; la secondé 
manière s^appeloit à la troyenne, par allusion au cheval de 
l'roie , dont l'intérieur étoit rempli de combattans ; celui dû 
cochon, d'où l'on avoit tiré les intestins et les viscères , se 
farcissoit de victimes de toute espèce , comme de grives ^ de 
bec-figues , d'huîtres , etc. ; le tout arrosé de bon vin et du 
jus le plus exquis. L'appareil de la préparation de ce cochon 
troyen entraînoit des dépenses si considérables , qu'il devint 
le motif d'une loi somptuaire ; mais il n'y en eut point qui Re- 
fendit les moyens barbares, employés dans les mêmes temps , 
pour mettre à mort les cochons ^ dans la vue de donner plus 



/■ 



COC i^ 

4e:saveup à leur chaifi/jOti'ne «peut ^ sans frémir, se rappeler 
ces anecdotes dWe «horrible gourmandise. Tantô.t on fouloic 
aux pieds le yentre d'une, truiei^réte à mettre «bas , et on ia 
faisoît monrir dans les «ourme^les plus affretix, afin , disoit-* 
on, de rendre sa chair» «ttctUei de ses petkspius délicate ; tan-* 
tôt on p assoit des. tel^s r.ouges dans le corps de Tanimal vivant y 
tantôt. . ..Maistironâ le.j::ideaAi*siir des atrocités qui avilîssenb 
l'espèce humaine , la r^endent «odieuse , et -feroient presque 

rousir.delui appartenue ; «t . . . * ' 

Il paroîti.que^ chez nos ancêtres^ le cochon étoit la nourri^ 
tare la plus ordinaire, et ia plus .estimée ; la loi salique traité 
du cochon phis au long que id'aucun autre animal domestiqtie , 
et un chapitre entier roule entiièremeiit sur le larcin des porcs ^ 
dejurtisporconan, Spùs les pi^m^ers rois-^de France ^1^ prin4 
cipale dot des églises- consistojt dans la dîme des porcs ; le fisd 
avoit ses porche/s aussi bien que les particuliers ; enfin , la 
viande de porc étoit un aliment si ordinaire' en France , que 
les plats destinés à la.sèrvir sur les- tables se hommoient bacco^ 
niques , de l'ancien mot baccun ou baéon i quisignifioit un porc 
engraissé. G *est encoile la nourriture journalière de la plus 
, grande partie des habitans.de nos campagnefs^ qui j sans le lard 
et les autres pièces de porc dont ils s'approvisionnenty seroient 
réduits à manger leur pain sèc. Le jour que. le villageois tue 
son cochon est k peu près .un jour.de fête ; il distribue àes por^ 
lions de la menue dépouille à sas voisins et à ses amis ; les 
morceaux de choix, sont offerts aux personnes que l'on ho^ 
nore ; et dans les longues soirées de Thiver^ l'on se rassemble 
près d'un grand feu , à la lueur d'une Iam.pe rustique > au- 
tour d'une table cotivertede viande de cochon et de. bouteilles 
de vin nouveau ; une )oie un peu srosse ^.mais franche et na-' 
turelte , préside à ces repas ; tandis que toute gaité est bannie ' 
de ces réunions brillantes, de ces festins fastueux , commandés 
par la dédaigneuse opulence , et apprêtés par le luxe , où tout 
est artifice , depuis les propos des convives , le.maintien et le 
sourire de la beauté , }usqu!aux mets, dont les tables sont dél^ 
Corées plutôt que chargées. 

C'est en hiver que la viande de porc acquiert une meilleure 
qualité ; c^est aussi pour les égorger dans cette saison que , dans 
nos pays , l'on engraisse les cochons. Leur chair est' moitis 
ferme et 9ioins saine en été ; plus le climat, est chaud , moins, 
elle est bonne ; et je me suis aperçu qu'en Egypte , en Syrie., 
et même dans les parties méridionales de la 6rèce , où la race 
des porcs tient plus du cochon de Chine ou de Siam que de la 
race commune, leur viande , très-blanche , très- délicate y 
mais en même temps très-cfaargée de graisse ^ fatigue les es-^ 
tomacs les pl«« robudtos. CeU s««l p«at y f^ire considérer c«ti 

vil. ' ib 



à^i 



c o c 



aliment comnie pérnicSenx , et en etpliqaer la proscription 

t prononcée par les législateurs de TOrient, à commencer par 
es prêtres de l'ancienne Egypte. Une pareille abstinence avoît 
sans doute son principe dans des préceptes d^hygiène , .indis- 
pensables sous un ciel brftlant. Il n'étoit permis aux Égyp- 
tiens de manger du cocbon qu'une seule fois l'année , au jour 
de la fête delà lune^ et ils en sacrifioient un grand nombre 
à cette planète. Dans les autres temps , si quelqu'un venoit 
à toucher un de ces animaux, ne fùt-^e qu'en passant , il de- 
voit se plonger dans le Mil avec ses yêtemens. Les gardiens 
des troupeaux de cochons formoieni une classe isolée que la 
société rejotoit; l'entrée des temples leur étoit interdite , aussi 
bien que l'alliance avec d'autres familles. Cette aversion pour 
les cochons s^est transmise jusqu^aux Égyptiens modernes ; 
les Copies ne s'en nourrissent jamais , non plus que tons les 
sectateurs de la religion de Mahomet ; et Içs Juîfis , qui ont 

{^ris en Egypte l'horreur pour le cochon , l'ont conservée dans 
es pays moins chauds , où cet animal est un des plus utiles 
pour la subsistance des hommes. 

Si l'e^^périence n'aroil 
chair du porc n'est point 

cet animal à fouiller dan» jic^ i.«o u viuut^a r%,o y^va lusc^^ca, 
et à dévorer les choses les plus dégoûtantes , il eût été difficile 
de se défendre de quelque répugnance. La gourmandise des 
cochons est en effet grossière et brutale ; ils sont même arides 
de sang et de chair sanguinolente et fraîche , puisqu'ils man- 

fent quelquefois leurs petits , et même les enfans au berceau, 
lès qu ils trouvent quelque chose de succulent et d'onctueux, 
ils le lèchent et finissent bientôt par l'avaler. A ces goûts im> 
inondes t le cochon joint un naturel grossier; il n'a aucune 
sensibilité dans le goût ni dans le toucher , et la rudesse de 
son poil) comme la dureté de sa peau , semblent influer sur 
ton naturel. Cependant ses autres sens sont bons ; il est même 
susceptible de ressentir les impressions de T atmosphère : on 
le voit , à l'approche de l'orage , quitter le troupeau , et courir, 
sans se détourner , ni s'arrêter , mais toujours en criant jus- 
qu'à la porte de l'étable. Il reconnoît son habitation , iatx 
aussi bien que tout autre animal domestique ; lorsqn^il est 
bien soigné et traité avec ménagement , il peut donner des 
marques de docilité , d'intelligence et même de reconnois- 
aance ; enfin quelle que soit la grossièreté slupide que Ton at- 
tribue généralement aux cochons , j'en ai vu qui étoieat de- 
▼enns très-familiers et même caressans; mais ces monvemens 
d'une sorte de senâbilité ne peuvent avoir d'intérêt que pour 
Tobsenrateur ; les caresses ne sont aimables qu'autant qu'elles 
mvBLt accompagnées d'une physionomie où le sentimcot se 



C O C ^75 

peinte eiÀ-wRexions 4^ voix qui semblent rexprîmer, et Ton 
sait combien la figure du cochon est dure , igaoble, rebu- 
tante , et que son grognement n^a rien que de désagréable. 

Outre ce grognement ordiqalre , lé cochon jette encore un 
autre cri ; la femelle se fait entendre plus souvent que le 
mile ; les jeunes crient le pluis et le plus haut. Tous ont la 
même roideur dans les mQuvemens ; ils peuvent à peine plier 
les jambes et le corps , ils n'ont aucune agilité, et dans leur 
course ^ ils ont toujours Tair Contraint. 

Un exemple remarquable de la docilité du cochon , est 
celui que pr>ésentent quelques cantpns de TEcosse, et parti- 
culièrement le Murray-Shire. Là , cet animal si brut ,'et au- 
quel on ne reconnoît ailleurs que la propriété d être bon à 
mangen, rend des sefvices.d^un tout autre genre , et auxquels 
il ne paroissoit pas destiné ; on Ty fait travailler comme une 
bête de trait , et il n'est pas rare de voii" dans cette contrée un 

Ietit cheval , un âne et un cochon attelés à la même charrue. 
Jne loi des Hibreux défendoit de pareilles associations dans 
la Cultufe des terres , et partout où on les rencontre , elles 
sont on sigae certain d'une agriculture languissante et de la 
pauvreté du evltivaieur. 

Conduits dans les bois^ les cochons mangent les glands , 
les faînes et d'axitres fruits sauvages ; dans les campagnes , 
ils ramassent le grain après les moissons , fouillent la terre 
avec leur boutoir , pour y chercher les vers et plusieurs es r 

(lèces de racines ^ comme celles de la carotte sauvage et de 
ai gesse tubéreuse^ qu'en Lorraine on nomme irochm^r. Us sont 
aussi très-avides de la racine de foudre ( Piens (iquUma ) , et 
c'est , avec les glands , la nourriture qu'on leur donne en 
Esclavonie , pour les engraisse;r* Ils l'echercbeni aussi les 
truffes avec ardem*. A Madète , où le cochon est un mets 
estimé , on attribue l'excelient goût d? sa chair aux racines 
de fougète qu'il trouve sur les mont^tgnes. L'on assise , mais 
faussement , que le poivre fait mourir les cochons } et ils ont 
une forte aversion poUrtoutes les drogues aromatiques. Mais 
«ne observation importante en économie rurale , et. à la- 
quelle nos cultivateurs ne. font % qtie \r. Stacbe , aucune atten- 
tioa y quoiqu'elle pmsse être de quelque influence sur les 
maladies dubétail, est celle que Oodin-des-Odonais .a faite 
au Pérou ; il assure que dans les gofges4es montagnes de cette 
partie de l'Amérique , où le bétail «aît , croît et pâture ep 
liberté , on a grand soin d'éloigner les cochons des endroits 
où paissent les bestiaux, parce qu'on y est dans la persua- 
sion qu'en broutant l'berbe , ces animaux déposent une 
bave qui est fort préjudiciabla taota^ gros qu'au menu 
bétaiL 



ayS C O C 

, Les cochons , nourris largement , denenneat bientôt gras; 
' leur embonpoint augmente tellement , qu'on en a vu ne pou- 
voir plus marcher, ni presque se remuer, et devenir dune 
grosseur énorme. M. Coilinson, de la société. royale de Lon- 
dres, écrivit, en 17679 ^ Buffon, qu'un cochon tué en Ghes- 
ter-Shire pesoit SSo livres ; savoir : l'un des cÀtés 3i3 livres^- 
l'autre côté 3i4 livres, et la tête, l'épine du dos , la graisse 
intérieure , les intestins , etc. , 2o3 livres. L'on faisoit voir , 
ces années dernières , k Paris , un cochon qui pesoit 998 liv* 
On a tué en Angleterre, des cochons d'un poids considé- 
rable, par exemple, de io3i livres, et mime de K247 ^^ 
vres de notre poids. 

Les procédés en nsaee pour engraisser les cochons, sont 
relatifs au climat, aux localités et surtout à la nature des 
productions. Ici je quitte la plume , et la remets à un grand- 
maître dans toutes les parties d'économie; il va tracer, d'une 
main habile et exercée , les soins qu'exige et les pro&ts que 
donne une espèce d'animaux, qui fait une de nos principales' 
richesses agricoles, (s.) 

GocHOTï ( Économie rurale), -^ Le cochon offre des ressour- 
ces incalculables; il appartient à tous les climarts, prospère 
dans toutes les contrées, et est, parmi les animauxde basse- 
cour, le moins difficile dans le choix de la nourriture. Con~ 
tent de tout, pourvu qu'il soit plein , il n'y a point d'alimens, 
même ceux que rebutent les autres animaux , qu'il n'appro- 
prie à sa constitution physique. Son éducation est aisée; ii 
multiplie infiniment , et les services qu'il rend après sa mort^ 
^e saurolent être contestés. Qui ne sent pas-, en effet , le prix 
d'avoir toujours à la ferme, une viande prête à devenir un 
mets fondamental du repas, ou à assaisonner les herbages, 
les légumes et les racines potagères y dont l'usage convient si 
évidemment aux hommes livrés à des travaux et 'à des exer- 
cices pénibles, par conséquent aux cultivateurs ? • - 

Il n'est pas douteux que s'il'falloit acheter, 'ii un certain 
taux , ce que , généralement ^ les cochons, consomment avant 
d'être en état d'entrer dans^le saloir,- on ne dût craindre 
que leur éducation rapportât inoins de profit, que les autre» 
animaux qu'on engraisseroit. Les Anglais 4 qui: ont le plus 
recherché combien cette branche de l'économie! rurale pour 
voit devenir productive , n'ont rien- ouli^ié peur l'améliorer, 
et aujourd'hui, il n'y a pais une seule famille , en Angleterre , 
demeurant à la 'campagne,. qui n'engraisse, pour sqn usage 
domestique , un ou plusieurs cochons. Si nous sc^mes^ à cet 
égard, moisis avancés, il faut en faire le reproche .à nos agri- 
culteurs. La plupart ne proportionnent, psis le. nombre .de 

^Qchons qu'ils pçuvçni élever arec les r^sâçvuccçâ locaks^ Ih 



G O G ^mm 

dédaignent de feire cboix des meilleures espèces ; ils n^ ap- 
précient pas suffisamment les dépenses qu^ils font, avec le 
produit net qu'ils en retirent, et quelquefois ils s'en rapportent 
trop facilement à des agens secondaires. 

Persuadé que l'idée dans laquelle on est assez générale- 
ment, que le cochon est d'an entretien dispendieux, estFou-^ 
vrage de la prévention , Mamont a fait un calcul bien simple, 
d'après une suite d'expériences. Ce cultivateur, distingué des 
environs de Paris 9 suppose un particulier , habitant d'une 
ville où le fumier seroit compté pour rien, et que ce parti- 
culier n'aura ni lavures , ni débris de cuisine à jeter; il sup- 
pose qu'il est privé de la ressource d'acheter des racines, des 
herbages, du marc de bière et d'amidon^ du pain de suif, des 
tourteaux ou marcs de semences huileuses , etc. , et qu,'il se 
trouve réduit à l'absolue nécessité de nourrir ses cochons avec du 
son et de la farine , qu'il achètera aux prix courans ; la ques- 
tion , dans ce cas, est de sayoir s'il y trouvera du profit. 

Dépense, "^Achdit d'un cochon de six mois , de belle 
•espèce. . ^ 20 L 

De six il douze mois, il consommera, pour être très^ 
bien noîurri , ~ boisseau de son , à dix sous le boisseau. . 4-^ 

Dedouze àdixrhuitmois, f boisseau, 7 farine d'orge 
et i de son ; la farine à i liv. le boisseau 60 

Pour achever un engrais parfait , il faudra 36 bois- 
seaux de farine pure 9 à une liv* 3G 

Total de la dépense i&i 

' ■ 

Un cochon nourri de cette manière, pèsera au moins 
4.00 livres,, et la livre , seulement à dix sous , donnera pour 
les soins, comme on voit, 89 livres. 

Races de cochons. — I^ous renvoyons à la partie d'histoire 
naturelle de cet article , pour la description des races de 
porcs les plus répandues. 

Gudx des verrats et de la truie. «— La prospérité d'un trou- 
peau à% cochons dépend particulièrement du choix du mâle : 
un bon verrat est le soutien des races. Pour que celui destiné 
il peupler la basse-cour réunisse les qualités convenables , il 
faut qu'il ait les yeux petits et ardens, la tête grosse y le cou 
erand et gros, les jambes courtes et grosses, le corps long, 
le dos droit et large, les soies épaisses : un seul peut suffire 
à vingt truies ; mais il convient de le borner à seize , afin 
d'avoir une postérité plus robuste. Quoiqu'ils soient amoureux 
àés Vitsfi de six mois , dans tous les pays où on élève beau- 
coup de cochons, les verrats ne servent les femelles que 
4epois l'âge de huit mois jusqu'à celui de dix-huit. A cette 
époque , ils commencent à devenir méchaus -, et. à 4qux ans.. 



/ 



27» C O G 

il n'y en à point qui ne soient dangereux et féroces : àaêak 
lorsqu^on veut envoyer un troupeau de cochons à la glandée^ 
choisît-on exprès un rieux verrat; c'est un gardien s&c contre 
Tattaque des loups. 

11 faut choisir une truie conformée sur le modèle du verrat, 
d'un naturel tranquille et d'une race féconde Elle doit avoir 
le corps allongé, les reins et les épaules larges , ainsi que les 
oreilles , le ventre aniple, les mamelles longues et nombreu- 
ses , les soies naturellement douces. Une truie peut devenir 
mère au bout d'une année , et on a vu des femelles de l'es^ 
pèce de la Chine , donner de très-beaux produits à l'âge 
de huit mois. 

Habitations des Cochons. *-^ La propreté contribue beau- 
coup à l'engrais des cochons ; aussi doit-on être très-attentif 
à leur procurer des habitations commodes et chaudes ; ces 
toits à porcs , c'est le nom propre , ont une porte faite de plan-» 
ches, suspendue en forn^e de cloche , que ces animaux ou- 
vrent eux mêmes pour aller déposer leur fumier dans une pe-? 
tite cour exposée au soleil qui accompagne toujours leur éta« 
ble , dont les murailles sont percées d'autatit de trous qu il y 
a d'animaux ; une auge est fixée au-dehors le long de ces ou* 
vertures , et c'est dans cette auge qu'on }eur donne à 
fnanger. 

Chaque truie^ cochonnière , chaque cochon k l'engrais , les 
jeunes cochons, les cochons malades, doivent nécessairement 
avoir une loge séparée ; il doit se trouver des citernes pour 
recevoir les lavures , le lait de beurre , le petit-lait, en sorte 
qu'elles puissent être vidées dans toutes les auges à la fois; un 
conduit doit être pratiqué entre la laiterie et la citerne pour 
conduire ces matières de l'une à l'autre ; une chaudière dans 
un endroit séparé, pour préparer la nourriture d'engrais. 
Tous ces objets doivent être placés et distribués de manière 
à rendre commode et économique le service du bétail ; mais 
^ans nos grandes et moyennes fermes , on néglige trop les 
bâtimens destinés à la demeure des cochons. 

Pour les fermiers qui se disposent à nourrir beaucoup de 
cochons , leur bénéfice sera plus assuré , en destinant une 
cour séparée de celle à fumier, pour les contenir lorsqu'ils 
ne seront pas à la porcherie ou aux champs; mais u esf 
nécessaire que cette cour ait une mare. 

Il est essentiel, plus qu'on ne pense , de mettre dans les 
habitations des cochons , et même dans les cours où on les 
lient, des poteaux contre lesquels ces animaux puissent se 
trotter et se nettoyer parfaitement le poil. C^est de cette 
opiération dont tous les animaux ont besoin, que dépendeiif 
souvent leur santé et la facilité de les engraisser. 



C O C ,75. 

• On est AHez généralement dans l'opmîon que les codions . 
se plaisent dans Fordure , parce qu^ils paroissent trouver da 
plaisir à se rautrer dans la fange , et c^est peut-être là une 
des causes, du peu d^atténtion qu'où donne à leur entretien 
et au renouvellement de leur litière; mais des expériences 
comparatives faites en grand ,' ont suffisamment démontré 
que ces animaux n'engraisseront jamais bien , si , renfermés 
sous leur toit , ils sont forcés de se coucher, dans leur fiente; 
ils s'agitent sans cesse , détruisent leurs cloisons, et dépéris- 
sent malgré la bonne nourriture. 

Fumier des Cochons, '^-* Dans leur éducation, un point pr!jB->' 
cipal , c'est que leur étable et leur cctur soient bien couvertes 
de litière renouvelée fréquemment. On ne sauroit croire 
combien ces soins contribuent À les faire devenir gras et forts 
en peu de temps , à rendre la chair plus fine , plus ferme 9 
et à les conserver dans un état de santé parfaite. 

Un dédommagement de la paille employée, c'est le*fii^ 
mier abondant qu'on en retire. Cet engrais n'est pas moins 
actif que celui des autres ammaux de la basse-cour. Les au* 
teurs qui croient qu'il est dangereux et brûle les plantes , l'au-^ 
ront vraisemblablement employé frais et sans mélange ; car 
si , pour s'en servir , on attend qu'il ait fermenté , et qu'on 
l'associe ^ec un autre fumier, il produit un trèé'-bon effet 
sur les terres compactes, argileuses, qu'on appelle assez im- 
proprement terres froides. On sait qu'en Angleterre, le co^ 
chon mis au parc dans des clos semés de trèfle , amende bien 
le terrain , et le met en état de rapporter de beau froment. 
Mamont a éprouvé que ce fumier, bien consommé, étoit 
très-favorable à la végétation des légumes. 

De Vaecouplement et de la gestation de la Truie. — » La truie 
est , pour ainsi dire , en chaleur pendant toute l'année , et né 
fuit point l'approche du mâle , quoiqu'elle soit pleine ; cet 
état est caractérisé par des accès et par des mouvemens con« 
vnbifs qui ne cessent que quand elle s'est vautrée dans la 
boue. Quand elle n'a pas de penchant à prendre le verrat 
dans le temps qui convient le mieux , on l'y excite , en mè* 
lant à la nourriture du matin et du soir , un peu d'avoine 
grillée. La truie est-elle trop en rut ? On la tempère , en 
ajoutant à son manger quelques herbes relâchantes , telles 
que la laitue , la poirée , la pimprenelle , etc. 

Lorsqu'on veut que la truie en chaleur soit fécondée , il 
faut l'enfermer avec le verrat; car, laissée avec les autres 
cachons , elles les tourmenteroit et les fatigueroit. Elle porte 
• cent treize jours , et met bas le cent quatorzième , ou, comme 
on dit vulgairement , trois mois , trois semaines et trois 
|ours. L'époque la plus avantageuse pour la faire sortir. 



/ 



/^ 



^ c o c 

quand on se proposé é'ëFëver Ui pelitâ f est depuis le roifi^u 
de novembre jusqu^au mois de juin. Ils ont alors le lemps de' 
se. développer,, de se fortifier avant Thiver, et' souvent de 
Insister aux rigueurs de la saison. Si , au contraire, l6& co- 
chonnets sont destin.es pour la boucherie , on doit s'attacher 
à les faire naître* dans toutes les saisons ok ils se vendent le 
mieux. ' ^ 

: On sait qu'abandonnée à sa fécondité naturelle 9 une truie 
auroît jusqulà trois portées, dans' le cercle de quatîorze mois. 
Mais quel en seroit le résultat? Je ne saurois assez blâmer la 
cupidité tBsatiahle, qui, rapprochant ainsi les portées , fa— 
tigue et épuise les mères. En ne leur donnant le mâle que' 
deux fois Tannée , les petits auront alors le triple avantage 
de naître plus fortà, et de téter plus long-temps iine mère 
l^lus robuste. Une thiiç conçoit presque toujours dès la pre- 
mière fois qu'elle a pris le verrat. Il est bon cependant- de les 
iaîfiseil ensemble, pfendant quelques ijoiirs. 
; Le terme de la fécondité* des frnies^^va plus loin que* celui 
des verrats. Il fautJ'iiiterrompre vers iar. sixième année. X 
cinq ans, le^ verrats :ne doivent phis iâtre gardés pour le 
service de la basse-cour. Il faut les châtrer l'un et l'autre. 
Sans cette opération^ ils prèndroient mal l'engrais ;* leur 
chair seroit dare et dé mauvaise qu'alitée 

Aussitôt qu'on est assuré que la femelle est pleine , il faut 
en séparer le verrat, dans la crainte qu'il ne la morde et^ ne 
la fasse avorter. On doit empêcher surtout qu'il n'es appro- 
che quand elle met bas , par la raison qu'il pourroit se- jeter 
sur sa progéniture ^ et manger quclques-'-uns des nouveau- 
nés. 

• Dans cet état, elle exige encore d^aùtres soins particuliers ; 
«ne nourriture plus souvent répétée qu'aux autres , sansr 
néanmoins trop l'engraisser; car alors elle seroit exposée à 
perdre la vie en cochonnant, ou. à ne pas avoir assez de lait 
pour la famille naissante. Mais l'inconvénient le plus ordi-' 
naire , c'est qu'elle devient lâche et pesante , et que lorsqu'elle 
se couche sur ses petits , elle les étouffe plutôt que de lès re- 
lever. 

On renouvelle souvent la litière , qu'on tient peu épaisse; 
son toit reste ouvert pour lui donner du repos à son gré. Il 
suffit seulement de l'y tenir renfermée deux ou trois jours 
avant qu'elle mette bas, de lui donner une bonne litière de 
paille douce et fine. On reconnaît d'avance cette époque, par 
le lait qui commence à arriver aux mamelles; et si- la truie 
est en liberté , elle l'annonce immédiatement en transportant 
dans son toit des pailles avec lesquelles elle se prépare une 
litière commode. « . 



/ 



do C 28, 

' Lar portée ê§t ordIi)aî¥-ement de dix 2i' iônie petits ; mais 
il est prouvé ^ par l'expérience , que c'est une erreur de 
choisir des truies fécondes a l'excès , et qu'il y a un béné- 
fice assuré à ne pas faire nourrir trop dé cochonnets par 
la même mère ; que les portées composées de huit k neuf 
petits, sont' beaucoup meilleures que celles de douze et au-- 
dessus , parce qu'ils naissent plus gros , que la mère les 
nourrit mieux , et se fatigue moins. 

Au moment de la délivrance , on fortifie la mère en hii 
donnant un mélange d'eau tiède, de lait et d'orge ramollie 
par la cuisson de l'eau. On met ensuite à sa disposition 
tout ce qui sort de la cuisine et de la laiterie ; mais la nour- 
rilure la plus ordinaire , après que la truie a mis bas , con- 
siste , inatin et soir , en un picotin d'orge cuite ou moulue^ 
auquel succède une eau blanche composée de deux bonnes 
poignées de son sur un seau d'eau tièdei Au bout de quinze 
jours , si la saison le permet , on envoie la truie aux champs. 

Lorsqu'on craint que la truie , qui vient de cochonner 
pour la première fois , ne mange ses petits , on peut pré- 
venir cet accident par deux moyens : le premier, c'est d^ 
lui fournir une nourriture surabondante les deux où trois pre- 
miers jours qui précèdent celui du part ; le second, de frotter 
le dos des jeunes cochons , aussitôt après le part , avec une 
éponge trempée dans une infusion d'aloes ou de coloquinte» 
' Des cochonnets ou jeunes roc^o/M.— Il faut visiter les cochon- 
nets qui tettenl , nourrir amplement la truie avec des ra- 
cines cuites , telles que navets , pommes-de-tenre dans du 
petit-lait et mêlées avec de la farine d'orge : ce mélange lui 
donne beaucoup de lait, et on lui laisse pour boisson de 
l'eau blanche dans un baquet peu profond , parce que sou- 
vent il arrive que les cochonnets y montent , et pourroîent 
s'y noyer. 

Dans le cas oi!i la portée seroît très-nombreuse , comme 
de quinze à dix-huit petits , quoique ta mère n'ait que douze 
mamelles , la fermière ne souffrira pas que la mère allaite 
plus de trois semaines : alors elle doit en supprimer, et 
les supprimés portent le nom de cochons de lait , dont il 
est aisé de se défaire, parce qu'à cet âge leur chair est plusr 
molle , plus délicate , plus savoureuse que quand ils n'ont 
au plus que quinze jours. 

Pour cet effet, on saisit le moment où la truie est absente,, 
ou on la fait sortir de son toit , en flattant sa gourmandise 
par quelques poignées de grains ; sans quoi , il seroit dif^ 
ficile de se défendre de sa colère. On garde les mâles de 
préférence pour élever , parce qi^'ils deviennent ordinaire- 
ment plus forts , et se vendent toujours mieux que les k^ 



aSa C G 

melles. Huit à dix saffisent à la mère, q«i, soulagée davs sent 
allaitement , augmente d^autant la force de la famille des élus. 

A mesure que les cochons se développent, on leur donne, 
quinze jours après leur naissance , du petit-lait chaud , 
dans lequel on délaie de la farine d^orge , de seigle et de 
maïs y k proportion de leur croissance et autant qu'ils peu* 
vent en digérer. 

Il est difficile d^élever de jeunes cochons quand on n'a 
pas de laiterie : s'ils souffrent dans le premier âge , il est 
rare qu'ils parviennent à une certaine grosseur^ Beaucoup 
de pays , dépourvus de cette ressource y y supj;iléent par 
de la farine délayée dans Peau. 

On commence à sevrer les cochonnets , en leur donnant,' 
en Tabsence de la truie , du lait caillé chaud , en les lais- 
sant aller dans la cour et aux champs , pour les accoutumer 
insensiUlement à la nourriture ordinaire , et à suivre la 
mère. Le mois étant révolu , on augmente leur nourriture, 
en ajoutant du lait , de la farine d'orge , ou du son plus on 
moins gras ; on mêle à ces repas, des choux, des pommes- 
de-terre et autres racines potagères cuites, en continuant 
Hla les faire manger à part pendant plusieurs mois , afin de 
leur administrer une nourriture meilleure et plus abondante 
qu'aux cochons de la basse-cour, qui pourroient, en la leur 
disputant, les estropier. 

. Il suffit ordinairement que la truie allaite ses petits pen- 
dant deux ^moîft ; un plus long espace de temps la fatigue- 
roit trop et Tépuiseroit, de. sorte qu'elle seroit malade à 
une seconde portée. A cettç époque , ils peuvent se passer 
de la mère. Uusage de la laitue, est avantageux pour les 
truies qui ont des petits ; il accélère le sevrage de quinze 
jours , et offire un moyen d'épargner du lait et du grain. 

Ce n'est absolument qu'en soignant et nourrissant bien 
les cochonnets , qu'on parvient à avoir des élèves de bonne 
qualité. Quand la truie a fait plusieurs portées et qu'elle est 
grasse , elle se nomme coche ^ et les cochonnets ne s'appel- 
lent cochons qu'après avoir subi l'opération qui leur enlève 
}a faculté de se reproduire. 

Nourriture des cochons, — * Les cochons s'accommodent d« 

{presque toutes les substances qu'on leur présente , soit que 
e règne végétal les ait fournies, ou qu'elles aient été tirées 
du règne animal. Il faut toujours avoir grand soin d'en mo- 
dérer la quantité, jusqu à l'instaQt où Ton veut leur faire 
prendre graisse. 

Les fruits que les vents ont abattus, ceux qui sont gâtés 
en partie , les choux , les navets , les carottes , le lait de 
heurrei le lait caillé, les pois, les fèves ) les tripailles, Ic»^ 



C O C 283 

lavures de vaisselle., le son ^ les graines de toute espèce , le 
trèfle , la luzerne ; ees dififérentes matières conviennent éga-i 
lement à lejir nourriture. 

L^expérience prouve journellement que les cochons pré^ 
férent les alimens^à demi-cuits , chauds et un peu ifermentést 
aux allmenscrus et froids. Mais quelles que soient la forme et 
la nature de la subsistance employée j il convient de la mé- 
langer avec d^autres pour perfectionner Tengrais, qui ja- 
mais n^a plus de succès» qu^au moyen d^alimens diversifiés* 
Les cochons nourris dans les chalets , sur les Alpes , avec 
du lait pur, ne fournissent jamais qu'un lard mollasse et 
une chair qm ne gonfle pas au pot. 

Comme les cochons sont naturellement gourmands, in-* 
dociles , difficiles à conduire , un homme ne peut en sur-, 
veiller plus d^une soixantaine aux champs. 

La principale attention , pour gouverner ce bétail , c'est 
d'empêcher , au moyen de fossés et de haies hérissées' d'é-* 
pînes . qu^Il ne fasse des dégâts en entrant dans les jardins ^ 
à les éloigner des terrains cultivés , pour ne les conduire que 
sur les jachères , sur les friches, dans les bois et dans les en- 
droits marécageux , où ils trouvent des vers de terre , ainsi 
que des racines sauvages, telles que carottes, panais, etc. , 
et autres qu'ils se procurent en fouillant la terre à l'aide de leur 
boutoir. IVIais une précaution qu'on doit observer, c'est de 
les faire manger amplement avant qti'îls ne se rendent aux 
champs, sans quoi ils romproient les naies des clos où ils se-* 
roient renfermés, pour courir dévaster les grains : c'est même 
pour leur en ôter la puissance qu'on leur donne des jougs. En 
Amérique , on leur suspend au cou des triangles de bois dont 
la base est plus large que les côtés ^ «t qui, ne les gênant 
point pour chercher leur nourriture, les empêchent de péné- 
trer à travers les clôtures. 

On les laisse paître deux fois par jour, à commjencer au 
mois de mars jusqu'à celui de septembre, le matin, dès que 
la rosée est dissipée , jusqu'à midi, et depuis deux heures jus- 
qu'an soir: en hiver, ils ne sortent qu'une fois, encore at- 
tend-on qu'il fasse beau temps. 11 faiit bien prendre garde , 
quand on lâche les cochons, qu'ils ne mangent Therfae à dis-* 
crétÛDu , surtout au printemps, car Ils'en seroient bientôt in- 
commodés. Un champ de trèfle et de luzerne est très-nour- 
rissant pour eux. 

Les truies nourries avec ces plantes abondent en lail; 
leurs petits prennent en peu temps le goût pour cette nour« 
riture, qui leur réussit également bien. Mais il faut toujours 
leur donner , avec cette nourriture , un peu d'eau blanche 
pu du petit-lait 



a86 C C 

goears au sommeil ; aîllears on est datisThabita^e d'associer 
à leur mangeailfe ordinaire , tantôt un peu de semences de 
juscpiiame , et tantôt celle de siramonium on pomme opinasse ; 
il y a certains endroits où on leur casse les dents incisives , 
et d^ autres où on leur fend les narines, dans la vue toujours 
de prévenir leur agitation ^ de rendre leurs dégâts moin» 
fréquens, et de les faire arriver plus promptement à Tétai 
désiré ; enfin pour disposer plus promptement encore le co- 
chon à prendre graisse , une saignée est quelquefois à pro- 
pos ; mais Tessentiel , on le répète 9 est qu^ils soient tenua 
proprement, qu'ils aient une litière renoi^elée fréquemment^ 
et qu'ils soient placés à Tabri de la lumière, du bruit ^ et de 
tout autre objet capable d'émouvoir leurs sens. 

Une quatrième et dernière condition pour engraisser les 
cochons destinés à fournir le petitr'salé et le lard, c'est de leur 
dispenser la nourriture ainsi que la boisson sous des formes 
convenables et à des heures réglées ; il faut donc , sur toutes 
choses , ne pas oublier de les y disposer, en ne les nourrissant 
d'abord que foiblement les deux ou trois premiers jours qui 
précèdent leur entrée sous le toit pour n'en plus sortir : ce 
préparatoire excite la faim chez ces animaux, distend leurs 
viscères , les détermine à manger plus goulûment 

Dès qu'ils laissent de leur mangeaille et que leur appétit 
diminue sensiblement , ils ne tardent guère k réunir toute» 
les qualités nécessaires pour entrer dans le saloir : il ne faut 
pas difliérer de les tuer. 

Un grand moyen d'engrais peu dispendieux , mais pra-« 
ticable seulement dans le voisinage des dois, ce sont les fruits 
sauvages et particulièrement le gland, que les cochons mangent 
avec plaisir ; ces animaux, à leur retour du bois, n'ont besoin 
que d'une eau blanche ou même d'eau pure. Les cochons à la 
fcânée ne donnent qu'un lard jaune , mou , de peu de garde ^ 
^[ui fond à la première chaleur , et leur chair prend mal le 
sel. Dans les cantons où l'on cultive le pavot , le colsat , la 
inavette , le lin , etc. , pour en exprimer l'huile , on donne le 
marc ou tourteaux aux cochons , etce tnanger bien dirigé 
procure un graâd profit : on leur donné- aussi le marc de 
pommes-de- terre quand on en a préparé la fécule. 

Les cochons aiment les racines potagères ; elles réussissent 
it cet égard par-dessus tout autre aliment; et dans le nombre 
des substances propres à suppléer les grains^ on doit les re- 
•garder -comme les plus nourrissantes et les moins coûteuses s 
<mpeot les leur administrer -crues ou cuites, avec la précau- 
tion de les diviser par tranches menues, et d'en régler tou«^ 
îoprs la quantité suif la force et la constitution de Tanimal. 

Mais une racine facile à se procurer partout, c^estla pomme'* . 



C O C ,87 

de-terre; elle convient ftingaiîéreinent anx cochons ; et aux 
Tues qa^on a de les engraisser promptement et à peu de frais. 
On peut conduire ces animaux plusieurs jours de suite dans 
le champ où on a récolte cette plante ; en fouillant la terre , 
ils y trouvent les tubercules, qui ont. échappé aux ouvriers, 
et qui, sans cet emploi, seroient absolument perdus ; mais 
en soumettant ces pommes-de-terre au pressoir , comme les 
pommes à cidre , il en résulte un marc farineux qui, séché 
au soleil, et mis en réserve, peut offrir, dans toutes les sai- 
sons , une excellente nourriture d^ engrais. Les carottes , la 
betterave champêtre, les topinambours et les panais ne sont 
pas moins recherchés par les cochons que les pommes-de- 
terre ; Us les mangent .avec la même avidité. Mais nous ne 
saunons assez le répéter , quoique les ratines soient toutes 
excellentes pour la nourriture des cochons, on ne parviendra 
jamais à les engraisser promptement et efficacement , qu^en 
faisant cuire ces racines et les mêlant avec un peu de farine 
et des pains de suif , etc. 

Quoique tous les grains farineux soient , sans contredit , 
les matières les plus propres à concourir à Tengrais des ani- 
maux , puisqu'elles renferment le plus de nourriture sous un 
moindre volume , il a fallu choisir parmi les céréales et les 
légumineuxy ceux qui sont les moins chers dans les cantons 
qu'on habite. Au Midi , c'est le maïs ; au Nord, c'est l'orge, 
les pois, les fèves et les haricots. Il ne faut pas les donner en 
entier , à moins qu'ils ne soient gonflés par un commence-^ 
ment de cuisson; mais au moment où l'on touche au terme 
de l'engrais et que l'animal n'a plus une grande énergie , il 
faut faire moudre grossièrement ces semences sans les bluter, 
en délayer la farine dans Teau, et la convertir par la cuisson 
en une oouillie claire qu'on épaissit à mesure qu'on approche 
du terme de l'engrais. 

Un excellent moyen d'administrer les grains aux cochons , 
est de les laisser tremper pendant vingt-quatre heures : ensuite, 
on les fait bouillir ; ils absorbent une grande quantité d'eau. 
JiOrsqu'lls sont bien gonflés, et qu'ils s'écrasent sous le doigt', 
on les met dans une cuve où ils fenneittent pendant deux jours 
avant de les faire distribuer : cette manière est beaucoup plus 
profitable que de les moudre. On en fait autant pottr les lé- 
gumes. (PARM.) ; 

Poisons H ennemis des eorhons. ^* On a remarqué - qu'ià 
mesure que les cochons se nourrissent de la semence de vesce, 
ils maigrissent , leur chair disparoît , et ils 'finissent par la 
consomption. Les habitant' des campagîles disent alors que 
leurs cochons sont brûlés. 

Divers auteurs rapportent ^e Tanserlne ronge , celle de 



a88 C O G 

muraille et la hilsràe (^chenopodium tvbrum^ murate^ hfhnr-> 
dum) tuent les porcs, et que ces animaux rebutent Tanserine 
bon-henry (C bonus-henricusy^ ainsi que Tanserine £iûde 
(C vuharia ). M. Erik Yiborg a fait à ce sujet plusieurs. expé- 
riences qui ont prouvé que ces diverses espèces d^anserines 
ne sont pas des poisons pour les porcs ; «sais que ce sont 
des plantes dont ces animaux ne se soucient pas , ou dont ib 
ne mangent que lorsqu'elles sont jeunes.. 

Les cochons évitent de manger difTérens champignons , tels 
que r agaric moucheté ou fausse oronge , Tagaric tue-mouche, 
Tagaric à tête large j etc. ; mais il leur arrive quelquefois d'a- 
valer avec les feuilles de chêne un champignon parasite sur 
ces feuilles , le sclerotium fusdculaium de Schumacher y et 
alors ils ne tardent pas à périr , s'ils en ont mangé, une cer- 
taine quantité. Il y a une quarantaine d'années il se manifesta 
dans un parc impérial des environs de Vienne , une maladie 
parmi les sangliers , qui enleva principalement les marcassins 
ou gorets. On reconnut que les feuilles de chêne qui recou- 
vroient entièrement le sol étoient couvertes de petits champi- 
gnons , jonchés à leurs surfaces , comme des grains de sable , 
et des expériences faîtes sur des porcs et des gorets domes- 
tiques, prouvèrent leurs funestes effets par la mort de ceux de 
ces animaux qui en avoient mangé. 

Le poivre, le lin et le sarrasin ont été regardés, par les 
physiciens anciens, comme des poisons mortels pour les 
porcs. Abildgaar a prouvé que cette opinion étoit erronée 
pour le poivre. Les porcs peuvent l'avaler en grains entiers 
sans en être incommodés ; mais , donnée en poudre , cette 
substance peut , par le picotement mécanique qu'elle occa- 
sione à là trachée-artère , ' causer la mort de ces animaux. 
Quant au lin et au sarrasin , M. Yiborg s'est assuré que tout 
ce qu'on a avancé sur leur prétendue qualité vénéneuse, est 
également dénué de fondement. Le jeune lin est même un « 
aliment agréable aux porcs. 

L'aconit napel ou aconit bleu ( acamium napellus ) , est un 
poison également actif pour les chevaux et pour les porcs 
que la faim porte à en manger. 

On avoit dit aussi que le taupe ~ grillon oti courtiiière , 
ainsi que la -salamandre , étoient des ennemis de& cochons , 
et qu'ils leur causoient une maladie putride , . dont ils mou- 
roient. M. Yiborg a donné à des pori:s, des courlilières et 
des salamandres écrasées, qu'ib ont mangées sans épropver 
le moindre accident. 

C'est un vieux dicton qu'on trouve chez les anciens auteurs 
qui traitent du porc , que quand le vif-argent est inêlé habi- 
tuellement danjs le fpurra^e^ il neutralise la propension amou* 



' co C ,83 

rense de la' traie , et l'empêcKe * d'entrer en chdleur; mais 
des expériences faites parle' même vétérinaire, ont prouvé 
qae 'Cet effet n'a pas lieu; 

Ce seroit ici le lieu de' parler des maladies du cochon ; 
mais, afin de suivre Tordre que nous avons adopté dans cette 
.nouvelle édition , nous devons renvoyer , pour cet objet à 
Tarticle' Médecine vétérinaire, où Ton traitera des prin- 
cipales maladies qui attaquent les animaux domestiques, et 
des moyens de guérison les plus efficaces employés contre 
elles, (desm.) /. 

Usages économiques des cochons, — Tout sert dans le cochon : 
la chair nouvelle, fumée :0u salée, le sang^ les intestins , les 
viscères , les pieds , la langue , les oreilles , la tête , la graisse ^ 
le krd, parent les festins de nos grandes communes , et de- 
viennent souvent la base et llunique' ressource des meilleurs 
repas champêtres. Les soies dont ces animaux sont recouverts 
fournissent des vergettes-.et des pinceaux; leur peau fortifie 
les malles ; on en fait des cribles , et Ton s^en sert pour les 
selles et les hamois : elle fait de bonnes semelles. £n Es- 
pagne , o^ en fait des outres pour le vin. Pour être tannée, 
elle exige plus . d'écorce et plus de temps que les peaux dçs 
autres animaux. Enfin , le fumier de la litière des cochons 
est trèjs - recommandé pour Tcngrais des terres légères et 
sèches, f 

. Salaison du porc, — " La viande de porc se sale très-bien , et 
offre de grandes ressources dans les voyages de long cpurs^ 
^ans les armées de terre, et de mer, dans tous les ménages, 
.et surtout au printemps, où le cochon frais est ordinairement 
fort cher. Mais on doit observer que le choix du sel n'est pas 
ici une chose indifférente pour la bonté des viandes conser- 
.vées par ce moyen antiputride ^ et que c'est à celui qui pro- 
vient. de la fontaine de balies, que les salages de la Bigqrre 
et du BéarPi, connus sous le. nom de jambon de Bayoane ^ 
doivent lejir juste réputation. 

La saisoi^ la plus favorable pour saler indistincte noient 
toutes les viandes, est l hiver; préparées dans un autre temps, 
elles ne sont pas cusceptibles.de conservation. Le porc n'ab^i 
sorbe jamais plus de sel qu'il n'en faut, pourvu qu'il soit par- 
faitement sec , bien égrugé , et qu'on ne le laisse point avec 
des épices et des aromates, à moins cependant qu'on n'ait 
dessein de mariner la viande, c'est-à-dire, de Tattendrir et 
de lui ôter son goût sauvageon à la faveur du vinaigre. 

Dès que le porc est tué^, refroidi et découpé, on garnit 1^ 

' fond du saloir d'une bonne couche de sel; on étend chaque 

morceau après l'avoir bien frotté tout autour de sel ; on fait 

un premier lit des plus gros morceaux , sur lesquels on en 

\ii. IQ 



2ÛO Li U C 

jette encore, puis vm Bttù^i, et Htdsi de sùkt; led autres 
pièces les moins en chair, comme oreilles, téteâ et pieds 
occupent le dessus. Le tout étant distribué et arrangé , on 
recouvre la partie supérieure d^un lit copiéiix de sel ; on 
ferme exactement le saloir de maiiière k «empêcher l'accès 
de Tair extérieur pendant six semaines environ. 

S'il y a des morceaux qui ne prennent point le sel ^ on les 
tetire snr-le -champ, et on met les parties saines dans un nou- 
vel assaisonnement de vinaîf^re et de sel ; six jours après on 
tes sort de la cuve ; on les examine pour la dernière fois ; et 
qnand on s'aperçoit qu'ils sont légèrement compnmés , on 
les met en barriques , en plaçant une légère couche de sel 
entre chaque morceau. Dans les petits ménases où Ton sale 
quelques livres de cochon , on a le soin d examiner si la 
iriande n'est pas trop salée au moment de s'en, servir ; alors 
en la retirant du saloir, on la trempe an moment dans Teaa 
bouillante , et on la suspend au plancher ou bien à la cher 
minée , où elle sèehe insensiblement. 

Cuisson du jambon. -^ On enveloppe lé jambon d'une toile 
claire , et on le met dans une marmite de capacité requise et 
garnie de son couvercle ; oh fait en sorte que la itiarmité soit 
suffisannnent remplie d'eau pour que le jambon treittpe à 
l'aise : on y ajoute aussitôt des carottes , du thym , du lau- 
rier , un bouquet de persil , dans lequel se trouvent trois à 
quatre clous de giroBe , deux gousses d'ail , et quelques oi- 
gnons. Une attention essentielle pendant les cinq à s'ùl heures 
que dure cette cuisson , c'est d'aVoir soin que le feu i^e soit 
pas vif ^ et que la liqueur frémisse seulement et ne bouille ja- 
mais. Quand on approche de la cuisson , on essaye si nn tuyau 
de paille entre et pénètre jusqu'au fond du jambon , t^est le 
signe auquel oh reconnoît qu'il est cuit. Alors on ajoute en- 
viron un demi'seticr d'eau-de-vie, et la marmitte demeure 
«ncore un quart d'heure sur lé feu ; te jambon qu'on retire 
ensuite se désosse facilement et peut être mis sur nn plat. Oli 
lui laisse la peau pour qu'il se conserve frais autant qu'il dure. 

La décoction ou le bouillon qui reste peut servir À cnire 
une tête de veau qui est très-délicate , sans aucune autre addi- 
tion ; enfin , si on fait cuire dans le liquide restant une poi- 
trine de mouton , et dans le temps des légumes, une {^urée 
de pois , de fèves dé marais , on est assuré d^avoir un èitcèHent 
potage an pain ou au riz. (parAi.) 

Deuxième Espèce^ -~ Le BaBiroussa ou Porc cornu, Sus 
habyroussaj Linn. 

Le Babiroussa , Buff. , suppl. , tom. 3 , pi. 12 et pi. A, 
i^ai de ce Dictionnaire. Babyroussa ou Bobirooesa , dans la 



X 



C O C i^i 

langae de «^elqnés îles de 1^ Océan indien, veut dire cochon-^ 
cerf^ et ce nom , appliqué à i^anîmal dont il est question , 
désigne les deux quadrupèdes airec lesquels il a des traits 
de ressemblance ; mais il en a bien plus af ec le cochon 
qu^avec le cerf, dont il n'a guère que la grandeur , la forme 
élancée du corps , la longueur et le peu de* grosseur des 




'exception de quelques soies lâches semées sûr son dos ; une 
touffe dé laine termine sa queue longue et contournée ; 
mais la singulière disposition de ses dents canines , le dis^ 
tingue de tous les autres quadrupèdes. 

De ces dents danines , les deux de là mâchoire inférieure 
sont semblables aux défenses du sanglier, et les deux autres, 

Sui partent de la mâchoire supérieure , percent le dessus 
u museau , se dirigent d^abord droit en haut , et ensuite se 
recourbent en arrière en demi-cercle , jusqu^au dessous des 
yeux , et j s* allongeant \ mesure que Tanimal vieillit , ren- 
trent quelquefois dans Tos frontal. Ces énormes défenses qui 
donnent a*u babironssa une physionomie fort extraordinaire , 
et qui souvent ont été prises pour des cdmes , sont d'un 
très-bel ivoire , plus net , plus fin , mais moins dur , et par 
conséquent moins susceptible d'un beau poli que Tivoiré 
de Véléphant, Elles sont un attribut particulier au mâle de 
Fespèce. On dit quHl s^en sert pour s'accrocher aux branches 
des arbres , reposer ainsi sa tête et dormir debout. 

Les jambes de devant sont plus courtes que celles de 
derrière : ce qui rend la marche du babiroussa un peu lente 
et heurtée. Le pelage est d'un cendré tirant sur le rous- 
àiirt , et plus <m moins mêlé de noir. 

Le babiroussa va pat troupes comme le sanglier: il ne vit 
que d'herbes et de feuilles de bananier ei d'autres arbres ; il 
ne touche pas aux fruits sauvages ni aux racines, et i) n'entre 
jamais dans les jardins pour manger dés légumes. C'est un 
animal presque toujours silencieux, et lorsqu'il se fait enten- 
dre*, mais rarement , c^est par un cri semblable au grogne- 
ment du cochon. Il a l'odorat extrêmement fin ; il évente de 
loin son ennemi en se dressant ordinairement contre un ar- 
bre : il exhalé une odeur forte qui le décèle. Quand les chiens 
le poursuivent de trop près , il court se jeter à la mer , où il 
nage et plonge avec beaucoup de facilité : il y peut faire de 
longs trajets et passer d'une île à une autre. Sa chair a plutôt 
le goût de la* viande du cerf que de celle du cochon ; elle four- 
nit peu de lard , et les Indiens la regardent comme très-sa* 
vouretiise et très^déliéate* 



\ 



aQ3 C O C 

On trotire lesbabiroussa^s en quantité dans lesforéts de l'île 
de Java et des Célèbes, à Vue de Bouro ou Booro, près d'Am- 
hoîne , et dans d'autres îles de la mer de Tlnde. On ne sait 
d'après quelle autorité Erxleb en assure que l'on n'en voit point 
$urle continent (^y5^ regn. animal, ^i^, *9o)» Valentyn, le 
seul auteur qui ait donné des détails sur l'histoire naturelle 
du babiroussa {Descnpt des Indes or.y vol. 3), lie dit rien de 
j^emblable ; ce sçroit un fait fort singulier; mais le contraire 
paroît prouvé. Robert Lade dit que les Hollandais rapportçnt 
4e Ëstrila , des dents de sangliers qui sont plus belles que 
celles de l'éléphant (tom. i , p. 121 de la traduct française) ; 
or, ces dents ne peuvent appartenir qu'aux babironssas. 
, Séba a Vu lui-même plus de cinquante têtes de ces animaux, 
que des vaisseaux hollandais avoient apportées de différentes 
parties de l'Inde. 

L'on a beaucoup de peine ^ garder long-tenips les babi-^ 

roussas en domesticité, quoiqu'ils soient doux et faciles à ap-« 

privoiser. Valentyn n'en vit qu'un à Batavia , et un autre à 

Amboine :ce dernier approchoit lorsqu'on l'appeloît, et se lais- 

X aoit toucher et caresser; on le nourrissoit de riz; maïs il 

. aimoit le poisson par-dessus toute autre chose. 

Ce quadrupède étoit connu dés anciens. iiElien en fait 
mention sous le nom de ietracheros , qui signifie animal à 
quatre cornes (^Hist. des animaux^ Ih. i, chap, 10); et c'est 

Probablement cette même espèce de sangliers des Indes , que 
iine a désignée , d'après de fausses notions, comme ayant 
à la mâchoire deux dents longues d'une coudée , et deux 
autres qui lui sortent du front, comme des cornes de veau. 
QHisL nai. , lib. 8 , cap, 5.) 

Troisième Espèce. — Le Sanguer de Madagascar , Dau-* 
benton, DescripL du Cab., n.» iS85 ; Sus africanus ^ Schreb,, 
pi. 327; le Sangliier A MASQUE ; Sus laivaius^ Fred. Cuv, ,: 
G. Cuv. ( Règne animal. ) 

Cette espèce a beaucoup de rapport avec celle du cochon 
ordinaire par ses formes générales , et par le nombre et la 
disposition de ses dents : ses défenses ne sont pas plus saillantes 
que celles de notre sanglier ; mais elle est fort remarquable 
par la protubérance assez volumineuse qu'on remarque de 
chaque côté de son museau, un peu au-delà des canines , 
et qui renferme dans son intérieur un renflement des os de. 
cette partie. 

On la trouve k Madagascar et dans la partie de l'Afrique 
qui avoisine cette île. (desm.) 

' COCHOND'AMÉRIQUÊ Dénomination sous laquelle 
on a désigné le Pécari. F, ce mot. (s.) 



CGC ,9^ 

COCHON BAS. Race particulière de cochon. Quelque- 
"fois aussi cVst le nom que Fon donne au cochon dé Siam. 
V. Cochon, (s. et desm.) 

COCHON DES BOIS. Le Pécari , dans notre coionîe 
de la Guyane, (s.) 

COCHON -CERF ou BABIROUSSA, Espèce du 
genre Cochon, (pesm.) 

COCHON DE CHINE ou COCHON DE SIAM., 

Race de cochon, (s.) 

COCHON CHINOIS. F. Cochon de Siam. (s.) 
COCHON CORNU. Animal imaginaire, (s.) 

COCHON CUIRASSÉ. Les Espagnols de T Amérique, 
désignent ainsi les totous, selon le capitaine Wood, dans son 
Voyage à travers le détroit de Magellan , à la suite du voyage de 
Dampierre , tom. 4-9 P* i^^* (s*) 

COCHON D'EAU de Desmarch^is (Voyages). C'est le 
Cabiai. V ce mot. (desm.) 

COCHON DE FÉR.Nom que les colons du^ Cap de 
Bonne-Espérance donnent au PoRC-iprc. (s.) 

COCHON DE GUINÉE. Race de Cochon. Voyez ce 
«mot. (sO 

COCHON DE GUINÉE. C'est aussi le nom donné im^ 
proprement au cochon d'Inde ou cobaye, V. ce mot. (desm.) 

COCHON D'INDE. Petitmammifère de l'ordre desron- 
geurS) placé avec plusieurs autres animaux dans le genre cavia 
de Linnœus , sous le nom de caoia, cobaya , et qui en. a été 
retiré depuis peu, pour former un genre p,articulier , sous le 
nom de Cobaye, (desm.) 

COCHON DES INDES. Le même que le cochon dû 
$iam. (s.) 

COCHON DE LAIT! Petit cochon qtii tette encore et 
qui n'a point été coupé, (s.) 

COCHON MARIN, Phoca porcîna , Molina, Hist, nat. 
du Chili, Quadrupède du genre des Phoques , qui se montre, 
mais rarement, sur la côte du Chili. Lesn»éthodistes le regar- 
dent comme de la même espèce que le phoque lion marin. 
Cependant Molina , de qui l'on tient quelques notions sur 
cet animal , le distingue expressément du lion marin , dont 
il diffère , en ce que ses oreilles sont plus relevées que celles 
de cet animal 9 et que son museau plus allongé ressemble au. 
groin du cochon. Il a les pieds antérieurs divisés en cmq 
îoigts bien distincts, quoique couverts par uue membrane, (s.i 



594 C O G 

COCHON ajARRON. Cochon traiçisportë d'Earope en 
Amérique t ^t qui y est devenu «auv^g^. lî a repris lesiiabir 
tudes et la férocité de son origine, c^ est-à-dire, da sanglier* 
En langage créole, marron signifie yî^d^, sawi^ge; et on 
rapplique également aux hommes qui se sont spustraits k 
Tesclavage , et aiix animaux qui échappent à la domesticité. 

(s.) 

COCHON DE MER. Dénomination vulgaire et fausse 
du Cochon s'Ii^be et du Marsouin. V, Dauphin. ($.) 

COCHON DE MER. On donne ce nom à I'Ostracion 
TRiGONEy parce quHl fait entendre nn bruit ou un grognement 
analogue à celui àvL cochon, (b.) 

COCHON ÎJOIR de Barrère (Fr. équinox.). C'est le 
Pécar;. V. ce mot. (desm.) 

COCHON (Petit) des Blés. V. Hamster, (desw.) 

COCHON RâS. Race de cochons commune en Italie. 

(s.) 

COCHON SANGLIER. C'est ainsi me les gens de U 
f^ampagne en Bourgogne nomment le sanglier, (s.) 

COCHON SAUVAGE. F. Cochon marron, (msm.) 

COCHON DE SIAM ou COCHON DE CHINE, 

Race particulière de Cochon. F. ce mot. (s.) 

COCHON DE TERRE, Mjrmccophaga capensis. Cest 
^n mammifère de l'ordredesédentés, qui habite T Afrique mé- 
ridionale. Il ressemble beaucoup aux fourmiliers, dont il a la 
longue langue ; mais ses mâchoires sont pourvues de dents 
molaires, dont la structure est toute particulière. La forme 
de sa tête et ses longues oreilles , ainsi que son poil ras, le 
font ressembler un peu au cochon. Ses doigts antérieurs sont 
au nombre de quatre , et les postérieurs, au nombre de cinq , 
tons armés de fortes griffes aplaties et propres k fouiller 
}a terre. V. Oryctérope. ("s.) 

COCHONNET. Petit cochon, lorsqu'il a été coupé. 

(s.) 

COCHONS FOSSILES. On n'a point encore trouvé 
d'ossemens fossiles de cochons paroissant appartenir à des 
espèces différentes de la nâtre. Les tourbières ont offert 
quelques dents de ces animaux , dont la substance étoit noir* 
eié , et l'on en a rencontré dans le sable des bords de la 
Seine , à une profondeur assez considérable , lorsqu'on fai- 
soit les fouilles nécessaires pour rétablissement de la culée 
dupontd'Iéna, du côté de l'Ecole militaire, (desm.) 

ÇOCHUAN, COUCHOUAN. Noms vulgaires de la 
Marouette. (v.) "* 



G O C ' ,95 

COCHWT. Nom faoIlaBdais du Coucou d'Europç. 
COCIFROIDE, eoDLAiNATîï ♦ Beilbhay, Grobialu$. 
Noms du Pavot y dans différente^ provincçç d'Angleterre. 

COCIHELOS. Nom portugais d'un Cotylet ( Cofykdan 
umbilicusj Linn. ). (ln.) 

COGIPSILE , Coccosipsiium. Plante herbacée, rampante | 
cylindrique, rameuse, k feuilles opposées, pétiolées, ovales 
et entières ; à fleurs axillaires , presque sessiles , et ramassée^ 
par petits paquets alternes, qui forme un genre daps U 
létrandrie itionogynie y et de la famille des rubiacées. 

Chaque fleur a un calice divisé en quatre parties ; une co-» 
Folle monopétale, tubulée, à quatre diviâ^ons; quatre étar 
mines égales ; un ovaire inférieur, sirrondi , chargé d'un style 
simple à deux stigmates oblongs. 

lie fruit est une baie sphérique , renflée^ couronnée par 
les découpures du calice, biloculaire, et qui contient de 
petites semences comprimées, attachées à \bl cloison* 

Cette plante crott dan$ les Antilles et à Cayenne. Qn lui 
a réuni, depuis, les Fernels de Lamarck, ainsi qu'un NA-t 
CIBE d'Aublet et une Condalie de Ruiz et Pavon; ce qu^ 
a porté à cinq le nombre des espèces du genre Cocipsii^e. (b.) 

COCK CHAPFER. Nrnn allemand de VheHx scaraèœun 
de Linnseus ; Cochlea hnhrhim , Rumph. , dont M. Denys de 
Montfbrt fait son genre Scarabe. (desm.) 

CQCKATOO. V. Kakatoès et Perroquet, (desm.) 

COCKATQON. Nom anglais du Kakatoès, (y.) 
COCKATRICE. Nom anglais 4» reptile Saurien qui 
forme le genrç Basiug. (desm.) 

CPCKLE. Nom qu'on donne, en Cornouailles, à I'Amt 
SHIBOLE que renfermentplusieurs espèces de granités de cette 
province de l'Angleterre. (iN.) 

COCKLÈS. Nom anglais.de U CoQU? DU Levant {Me- 
nispemum coccuhês^ Linn. ). (ln.) 

COCKILLOC. V. Coc. (v.) ; 

COCKOLINDU. Nom finlandais du ]VIila«(. (desh.) 
COCK-PADDLE. L'un des noms anglais du CYgLOÇ-: 

«ITÈRE LUMP. (DESM.) 

COCKROACHES. L'un des noms anglais du Cloporte 
ORDINAIRE , Oniscus aseUus. (desm.) 

COCKRECOS. C'est un Râle du Brésil, selon Dam- 
pierre , Voyage autour du Monde ^ tom. 3, pag. 3x5. (s.) 

COCK'S-COMB. Nom anglais des Cocrètes ilUiiimr. 
Aus) et d^ quek|ues Mélai|PX&£s. (ln.) 



agB C O C 

COCK'S COMB. Nom anglais d*une coquille appelée la 

CaÊTL DE COQ, 0a£ILLË DE COCHON, etc. {Mjiilus cns/agoiH^ 

Lînn.). (ln.) 

COCK'S-FOOT {Pied de coç). En Angleterre, on donne 
ce nom h plusieurs GaAMmÉES, et principalement auDAC^ 
TYLE PELOTOJSNE et aux deux plantes que nous qommons 
Sanguinaire et Pied de poule {^Panicum crusgalU et saj^gui- 
nale ). (ln.) -, 

COCK'S HEAD. L'un desnoms anglais de rÉsPARCETTB . 

( Hedysarum onobrychis^ Linn. ). (LN.) 

COCK'S TAIL. Nom anglais d'une Houqus ( Hokus 
mollis y Linn.). (LN.) 

COCLËZ. Ajicien nom français de l'Anémone des jar- 
dins, (ln.) 

COCNOS. Nom du Courlis en Pçrsc. (s.) 

COCO. Nom syriaque du Coucou, (s.) 

COCO. r. Cocotier, (s.) . : 

COCO. C'élst, à Cayenne., lePiMÉLÉODE bagre. (b.) 
COCO. Espèce de. Tulipier (^Uriùdendrum coco y Lour.). 
F. Fula-coco. (ln.) , . 

COCO DES MALDIVES. Fruit du Rondier des Se- 

CHELLES. (B.) 

COCOCHATL. Oiseau du Mexique, blanc et roux, un 
peu plus grand que le Chardonneret, (v.) 

COCOL Nom brasilien du Héron huppé de Cayenne. 

r 

(V.) 

COCOLOBIS, Pline. C'étoitune sorte de Raisin d'Es- 

jpagne. (ln.) 

COCOMERO. Nom italien des Concombres ( Cucumis ) ; 
CocoMfRELLO est cèlui du momordica ekUerium , Linn. ). (liN.) 

COCON, r. Bombix, Vers à soie- (l.) 

COCOSTOL. V, XocHiTOL. (v.) 

COCOTIER, Cocos. Genre de plantes de la monoécie 
hexandrie, et de la famille des palmiers , qui présente pour 
caractères : une spathe monophylle; un spadix rameux, 
qui supporte un grand nombre de (leurs, à corolle de 
six pétales presque égaux , dont les unes , placées au som- 
met , ont six étaminejs à anthères sagittées et un pistil qui 
avorte ; et les autres , moins nombreuses et placées à la 
base , sont femelles , c'est-à-dire , ont un ovaire supérieur^ 
arrondi , dépourvu de style , ou chargé de trois stigmates 
ou d'un stigmate trilobé. Le fruit est une drupe très-grande j 
coriace , fibreuse 9 qui renferme un noyau monospermè 
très-dur , d'une seule pièce , marqué de trois sutures sail-* 
lantes et creusé à sa base de trois trous inégaux. 



C O C 297 

Ce genre renfermé six à sept espèces d'arbres , toutes 
utiles sous plusieurs rapports, mais dont une, principale-- 
ment , peut être regardée comme un des plus précieux dons 
de la nature pour les hàbitans des pays où elle se trouve. C'est 
le Cocotier proprement dit , le cocos nucifera de Linnseus. 
Vùyei pi. B. 28 , où il est figuré. 

Cet arbre croît naturellement dans les Indes , en Afrique 
et en Amérique. Son tronc, qui s'élève jusqu'à soixante pieds 
de hauteur, est couronné par un faisceau de dix à douze 
feuilles de dix à douze pieds de long , sur trois ou quatre de 
large, composéde deux rangs de folioles ensiformes.Cesfeuil-* 
les sont droites dans leur jeunesse et horizontales dans leur vieil- 
lesse. On voit au centre du faisceau un bourgeon droit, poin- 
tu, tendre, qu on nomme chou , et qui est très-bon à manger; 
et à la base interné des feuilles inférieures, de grandes spathes 
ovales, pointues , qui donnent issue à unç panicule qu'on ap- 
pelle régime^ et qui est chargée de fleurs jaunâtres. A ces fleurs 
succèdent des fruits de la grosseur d'une tête d'homme , lisses 
à l'extérieur , et contenant une ama*nde à chair blanche et 
ferme' comme celle de la noisette , dont elle a un peu le goût, 
entourée, avant sa maturité, d'une liqueur claire , agréable 
et rafraîchissante. 

Ce palmier croît lentement, mais il vit fort long-temps 
et fructifie régulièrement deux ou trois fois l'année. Lors-» 
qu'on coupe l'extrémité de ses spathes encore jeunes, il 
distille de la plaie une liqueur blanche , douce , d'un goût 
très-agréable , qui se rcéueiile dans des vases. C'est cette 
liqueur qu'on appelle vin de palmier^ et dont on fait un 
grand usage en boisson dans Tlnde. Elle est très - douce 
quand elle est fraîche , devient plus rafraîchissante lors- 
qu'elle commence à s'aigrir ; nàais dans l'espace de vingt- 
quatre heures , elle devient si aigre , qu'on n'en peut plus 
faire usage. Lorsqu'on la concentre par Tébullition , dans 
sa fraîcheur , et qu'on y joint un peu de chaux vive , on en 
tire un sucre impur dont on fait des confitures. Lorsqu'on 
la distille , au bout de douze heures , elle fournit une assez 
bonne eau-de-vie. 

Les fruits du cocotier, à moitié jnûrs, contiennent une 
grande quantité d'e^au claire , odorante , et fort agréable 
au goût. Il y en a qlii en foufnissent jusqu'à trois ou quatre 
livres. Lorsqu'ils sont complètement mûrs , il n'y en a plus 
qu'une petite quantité dans le milieu de leur amande. Celte 
amande , comme on l'a déjà dit , est bonne à manger , et 
a le goût de noisette. On en peut faire des émulsions, en 
exprimer le jus pour l'usage de la cuisine. On en extrait 
uqe huile qui égale çn bonté celle d'amande douce quand* 



298 c o c 

elle est fraîche , et dont on fait preçqae exchisîyement usage 
dans les Indes, (ipir^u'ellç yleillU, ellQw^çstplmltaKiDe qae 
pour la peinture. 

Une analyse çi^niiqiie de l<a poi^ de oocQ, f^ite par 
M. Tromsdo;*f , coi^^tç qu'elle contient iw liquida aqueux 
et beaucoup d^huile grasse, d^albun^ii^ çt de principe mucQSO-. 
sacré, toutes matières ei^tréinemefitnQurnssÀiitcs. Ce qui ex- 
plique le grand usage qu'en font, comme ^i^aent, tous lest 
peuples intertropicaux. 

On polit I4 poque ligneuse qui renferme Tamande dont il 
Tient a être question ^ et on en fabrique un grand nombre de 
\ petits meubles fort agréables. Dieppe faisait, et fait même 
encore lin grand commerce du produit de ce travail. Dan^ 
le pays , cette; coque, coupée en deux , sert de ya$e pour 
conserver les liquides ou pour les mcsuret*. 

L'écorce extérieure ou le brou , qu'on nomme caine , esl 
garnie de filamens , ou d'une sorte de bourre 4ont on fa- 
brique des câble« et des cordages pour les vaisseaux , dont 
on tire tous les usages auxquels est propre Fétoupe du chan-r 
vre, que même elle remplace avant jigeusement, puisqu'elle 
Be se pourit p^ si vite. « 

Les feuilles du cocotier s'emploient pour écrire, pour 
couvrir les maisons, pour faire des nattes, des paniers et 
autres ustensiles d'économie usuelle. 

Enfin, le bois, qui est très-dur, sert à faire un grand 
Bombre d'objets d'utilité domestique. 

Ainsi aucune des parties de cet arbre précieux n'est perdue 
pour l'bomme ; aussi le conserve-t-il , le ménage-t-il plus 
qu'aucun autre. Il est des cantons où on le cultive avec le 
plus grand soin , où on se fait un scrupule de couper son 
chou pour le manger , parce que cette opération le fait imT 
manquablement périr. 

On rempliroit des volumes , si Ton vouloit mentionner tout 
ce qu'on a écrit à son sujet ; mais les bornes de cet ouvrage 
obligent à s'en tenir au simple exposé qu'on vient de lire , 
quelque sec qu'il puisse paroître à ceux qui; ont entendu faire 
son éloge aux Européens revenus des Indes ou de l'^mé- 
rique. F. au mot Palmier. 

Le Cocotier nu Brésil, Cocos biUyrac^, forme uq 
grand et bel arbre dont le tronc est plus gros et la cime plus, 
vaste que dans le précédent. Ses feuilles sont ailées et munies, 
de deux rangs de folioles simples. Il croit dans l'Amérique 
méridionale. Les babitans en écrasent les fruits et les jettent 
dans l'eau. Par cette simple opération , trois fois répétée, san^ 
le secoiu*s de la presse ni celui du feu , ib retirent toute l'huile ^ 



G O G 2Q>j 

on la partie bntireuse qai ëtoit contenue dans l'amande , e% 
qui rient nager à la surface du li<{uide. On fait un grand usage 
de cette huile dans Téconomie domestique et en médecine ; 
mais elle n'est bonne que lorsqu'elle est récente. 

Le CocoTlER^ A CAKKE , Cocos gidnêensis y Linn. , est très- 
épineux , a les feuilles distantes et les racines rampantes. Il 
croit dans T Amérique méridionale ; et c'est par erreur qu'il a 
été appelé de Guinée.. Sa tige est de l'épaisseur du pouce çt de 
la hauteur de dix pieds , garnie dans toute sa longueur d^é«- 

C'nes trè^nomb'reuse^. Les habitans font une sorte de vin avec 
suc acide de seu fruits, et des cannes avec ses tiges. De là 
le nom de paimier-^anne , qu'il porte à Tabago ; et celui d'à- 
SHnrorcanne , qu'il reçoit à Cayenne. 

)l y a encore, dans les mêmes pays, un cocotier épineux , 
qu'pn appelle vulgairement ^Tvii^ro» , et qui est figuré pi. 169 
<!es Plantes américaines de Jacquin. Il se rapproche beaucoup 
du précédent. Un palmier dont le fruit e9t amer s'y troQve 
ég£)lein^nt , et porte le nom de pabmsie amer. ^ 

Le Cocotier miVK forme actuellement un genre. F. au mot 
NiPA. (b) 

COCOTIER DE MER. Espèce de Palmier du genre 
Roin>iEii , Borassus flabeliiformis , L- (i^tn.) 

COCOTLI où COCÔÏZIN. Nom mexicain de la Pe- 
tite Tourterelle , Columbapasserina, d'après demandez. 

(DESBf.) 

COGO-TUMBA. F. Carim-tumba. (b.) 
GOCOTZIN. Nom mexicain d'une petite Tourterelle. 
V. Pigeon, (y.) ' ] ' 

GOCOU, pour Coucou, en vieux français, (s.) 

COCOUÀN. Nom vulgaire 4e la Marouette en Nor- 
mandie. F. ce mot''(v.) 

COCOXIHUITL. Nom mexicain de la Boccone fEu- 
tescente , BocconiafnUescens , L. ^ suivant Hernandez. (lil) 

COCO. V. Coq. (v.) , 

GOCQ LÉZARD. C'est TIguane vulgaire, (b.) 

COCRÈTE, Ifhinanius. Genre de plantes, de la didyna- 
mie ongiospermie , et de lai famiUe des rhinanthoïdes, dout 
les caractères sont : un calice monopbylle persistant e( 
i quatre divisions, dont deux plus prou)pdesqiye les autres^ 
une corolle monopétale , tubuleuse , labiée, ayant sa lèvre 
.supérieure voûtée, courbée en avant, concave, légèrement 
binde , et l'inférieure plus large et à trois lobes ; quatre éta~ 
mines didynamiques , qui portent des anthères barbues an-> 
térîcurement et bifides postérieurement ; un ovaire supérieur, 
ovale , chargé d'un style un peu plus long que les étamines | 



\ 



3qo C oc 

,ct astigmate obtus et penché; une capsule ovale ^ eoni^ 
prlmée> biloculair^, bivalve , à cloison opposée aux pan^ 
neaux , et qui contient plusieurs semences quel<{uefois en^ 
tourées d^un rebord membraneux^ 

Lamarck, Jussieu etYentenat. réunissent à ce genre les 
'Bartsies de Linnseus. V, ce mot. 

Les cocrètes, au moyen de cette réunion, renferment dix- 
huit à vingt espèces , dont la plupart sont d^Ëm'Ope. Les plus 
communes ou les plus remarquables sont : 

La CoCRÈTE DES PRES, Rhinonthus crisia gaUi^ Linn. , vu!- 
gairement appelée la crête de coq. C'est une plante annuelle ^ 
à tiges quadrangulaires, à feuilles opposées, sessiles, allon- 
gées, dentées en crête de coq. Les fleurs forment on ép2 
.terminal , muni de larges bractées. La corolle est jaune^ avec 
deux appendices bleuâtres il son somUaet Cette plante croît 
dans les prés , qu'elle détériore souvent par son abondance. 
Le moyen de la détruire , c'est de l'arracher avec exactitude 
d(mx ou trois années de suite , an moment de sa floraison. On 
la dît vulfiéraire. 

Haller en a fait un genre sous le nom d'ALECTOROLePHE; 

La CocRÉTE DES Ai«P£S, Battsia alpina^ Linn. , est vivace 
et crott dans les montagnes élevées de la Suisse et de la La- 
ponie, etc. Ses caractères sont d^ avoir : les feuilles opposées^ 

Îresque en cœur, obtusément dentées, les florales colorées. 
111e formoit le genre Bartsie de Linnaeus. V. ce mot. 

La CocRÈTE TRIXAGE a la lèvre inférieure de la corolle 
plus longue que la supérieure , la division intermédiaire oh-* 
tuse et plus longue que les latérales ; le calice velu ; les feuilles 
opposées et obtusément dentées ; la tige simple. Elle se 
trouve dans les lieux humides des parties méridionales de 
l'Europe. AUioni en fait un genre sous le nom de Bel- 

LARDE. 

La CoCRÈTE ÉLÉPHANTOÏDE et la CoCRÈTE ORIENTALE 

avoient été regardées, par Tournefort, comme devant for- 
mer un genre particulier, auquel il avoit donné le nom Xélé-^ 
phant^ parce que la lèvre supérieure de leur corolle ressemble 
à une corne grêle , arquée en devant , et terminée par une 
li'èjï^petite lame ovale, qui lui donne l'aspect d'une trompe 
d'éléphant. Elles se trouvent en Italie et dans le Levant. Ce 
sont de très-belles plantes. 

La CocRÈTE GLAUQUE a été indiquée comme type d'm^ 
genre appelé Gymnai^dre et Laggtis. (B.) 

COCRICO. C'est, dans plusieurs cantons, le nom qa^ 
porte le Pavot des champs, (ln.) 



C O D 3oi 

COCwS. Cest-la même cliose que Coc\gnes. (s.) 

COCTANA. Pline dosne ce oom à une yariété de Figues. 

(ln.) 

CO-CU. Nom que l'on donne , en Cochinchîne, k phi- 
sieurs Souchets , cypenis, et particulièrement au Souchet a 
RACIKES TUBÉREUSES RONDES^ cyperus rotundus^ L. , dont les 
tubërosîtés sont employée^ conim,e diurétiques , emména- 
gognes et vulnéraires, (ln.) 

COCU et COUCOU. Noms vulgaires de la Primevère 
PRINTANIÈRE, primula veris^ Linn. (LN.) 

COCUE. Ancien nom français de la Grande-Cigue , 
conium maculatum , L. V. CicutatRE. (liI.) 

COCtJJUS. MoufFet (/iw^cif.) donne ce nom à un insecte 
d'Amérique qui est une espèce de taupin , Eiater noctUucus. 

(DESBt.) 

COCUT ou COGUL. Nom du Coutcoû sur la lisière des 
Pyrénées orientales , et dans la Catalogne, (desm.) 

CO-CUT-LON. Nom d'une espèce de Lamier , qui 
croît dans la Cochinchine, et qui se trouve aussi en Chine et 
au Japon. C'est le lamiimi garganicum , Thunb. Jap. (ln.) 

CODAGAM. V. CoDAGEN. (b.) 

COD AGA-PALA. Nom malabare du Laurose antidys- 
(|ENTÉRIQUE, Nerîum aniidyssenUricum , L. (LN.) 

CODAGEN, Rheede Malab. lo, t. 46. Nom malabare 
d^une espèce d'HYDROCOTiLE, HydrocotUe asiàtica , L. , plante 
qui se trouve non-seulement dans toute TAsîe , mais aussi 
4ans les îles de l'Amérique , à la Jamaïque , etc. (ln.) 

CODALIAN. Nom gallois de la Belladone^ Jiropa 
ieUadoTia , Linn. (ln.) 

CODAPAIL. V. CoBOPAiL. (b.) . 

CODARI, Codarium. Arbre de Guinée à feuilles pétiolées^ 
pinnées et alternes, k folioles alternes ou opposées , ovales y 
coriaces, et à grandes panicules terminales , formant, dans 
la diandrie monogynie , un genre qui avoit été confoildu avec 
le DiALi, et qui offre pour caractères : un calice de cinq fo- 
lioles; un seul pétale linéaire attacbé à un nectaire orbiculaipe 
et légèrement concave ; deux étamihes ; un ovaire supérieur 
pédiceilé presque rond, surmonté d'un style recourbé ; un lé-* 
gume ovale, de la grandeur d'une fève, rempli d'une pulpe fari^ 
nense et acide, et contenant ordinairement trois semences, (b.) 

CODA-PILAVA. C'est la Morinde a feuilles de ci- 
tronnier, (b) 

CODDA-PANNA. Nom que l'on donne, au Malabar, à 
l'un des plus beaux Palmiers connus, Corypha umbracuiifera, 
L. ; nonmié vulgairement /a/i)90< Jd Ceylàn; grand palmier éven- 
tail; pomme de boche, (ln.) 



So4 C D 

GOBONIOKv CoJonium. Nom d'an genre de planter 
appelé autrement Schœpfie. (b.) 

CODOPAIL, Pi5ifia. Plante qui flptte à la surface de FetfU, 
à la manière des lenticules et des marsUes , et qu^on trouve dan& 
les eaux stagnantes des régions méridionales de TAmérique , 
de l'Asie et en Egypte. 

Ses racines sont nombreuses , enfoncées danjs l'eau même, 
et adhèfent quelquefois au rivage. 

Ses feuilles sont toutes radicales, et disposées en rosette 
qui nage sur la surface de l'eau. Elles sont cunéiformes, obtuses 
et quelquefois un peu échanicrées, dentelées, nerveuses en 
dessous. 

Ses fleurs sont axîllaires, solitaires, presque sessîle^ et 
blanchâtres. Chacune consiste çp un calice monophylle , tu- 
buleux à sa base , velu en dehors, et dont le bord, tronqué 
obliquement en oreille d'âne, est entier et resserré, vers 
son milieu, par un pli de chaque côté ; en un filament simpiie, 
•muni à sa base d'une membrane circulaire , attaché à la pa- 
roi interne du calice , et couronné, à son sommet ,^ de huit 
à dix anthères disposées en cercle ;; en. un ovaire obloog , 
adné longitudinalement à la paroi interne et dorsale du ca- 
lice, chargé d'un dtyle court, épais, à stigmate un peu en 
plateau. 

Le fruit est une capsule ovale , comprimée, uniloculaire, 
gui contient plusieurs semences attachées longitudinalement 
au côté de la capsule^ qui adhéroit au calice. 

Ainsi donc cette plante est de la gynandrie, et paroft 
fort voisine, paf ses caractères, des AristolocR£S; mais ce- 
pendant il est encore douteux qu'elle appartienne à cette 
famille. 

Le codopàil ou les codopails , car il est probable qu'il y 
en â plusieurs, espèces, jouissent au pltii$ haut degré de la 
faculté d'absorber le carboné et l'azote , qui proviennent de 
la ■ décomposition des végétaux et des animaux. C'est un 
des plus puîssàns producteurs d'air pur qiiî existe. Bârtrani 
a fait sur cela des observations cùrîeusies, dans son Voyagé 
en Floride , pays où cette pïante couvre d'immenses es- 
paces d'eau', où elle est si serrée , qu'elle s'oppose à la na- 
vigation. 

LoureirO â décrit cette même plante différemment , 
dans sa Flore ^e la Cocfiinchine ^ sous le nom de zala. Il lui 
donne une corolle monopétale , lingulée ^ sans calice ; un 
nectaire de deux folioles ; huit ou dix étamines réunies à 
leur base , et séparées de la corolle et du nectaire ; une 
follicule oblon^e ,> bossue , obtuse , uniloculaire* et poly-<- 
sperme. Ain^i elle doit être placée, comme Schreber «t 



C E 3o5 

autres râVoienI ié]k dît, dans la faiùîUe des Orcèidées. 

(B.) 

CODORNIZ. Nom ésjlagnol et potttigaîs de la Caille^ 
Teirao côtutidx , Linn. (£fÉSM.) 

CODOT. C'est ainsi qu'Adatisona nomme ttîie eoquitleî 
bivalve du genre VetsUS ; c'est la VENtJs AéTicùléé. (6.) 

GODUVÔ. Nom braiùe du CxtC-îïAREGAM desMala- 
bareSy c'est- à-^dire, du Grenadier, suivant J. Burmana; 

(LN.) 

CODWARTH. Nom qu'on donne à la Belladone ^ 
Airopa hdktdona^ dans \û pays de Galles, (ln.) 

COECILIE, CiB6Ï/ia. Genre de reptiles de lâfan^iille des 
Serpens, dont le caractère est d'avoir la peau nue , et pour- 
vue d^une rangée longitudinale de plis, et deux tentacules à 
la lèvre supérieure. 

Deux espèces composent ce genre ; elles paroîssent se rap- 
procher des Amphisbênes , mais être dépourvues de plaques 
ou d'écailles sur la tête , et avoir les plis ou rides infmimeni 
petits. 




qu 

et ( , . , 

de la (été , ïes vertèbres, la forme et la position de l'anus, 
ïa forme du cœur et dé la vessie, le^ en rapprochent plus que 
des Serpens. 

Au reste, on ne sait rien iics mœurs àt^cœcUics^' ifùtoMlitt 
deux viennent des parties les plus chaudes de l'Amérique et 
de rinde. Leur fonoe semble devoir faire supposer qu'elles 

vivent dans l'eau. 

LaC(ECiLiE ihlAKEiCœcUiaienia£ulaÉa, est d'un brun bleuâtre, 
et a environ cent trente-einq rides. On lui donne ud pied 
de longueur sur un pouce de diamètre, Elle se tt'cfayû en 

Amérique. 

La Cœcilie visqueuse est brune, aVeo une ligne blanche 
de chaque côté. Elle a trois cent cinquante rîdes , et est vis- 
queuse. Elle se trouve dans l'Inde et en Amérique. (B.y 

COËFFE ^ Cafypira. Membrane en formie d'éteignoir, qui 
recouvre la fructification des mousses , et qui tombe natu- 
rellement lorsque leurs semences sont arrivées à maptilrit^. 
Foyez aux mots Plante, Mousse et B<y¥ANiQV£. (b.) 

COEG BENNOG. Noua gailèw de la sar^m , espèce 
de Clupée. (desm.) 

COELACHNE. V. Cablacht^b. (ln.) 

COELAT SAGU. Nom malais dii Cycas des Indes (cy^ 
Ca3 circinalis , L.). (ln.) 

Vil. ^^ 



3o8 C O E 

Le cdendon prûprenieiil mt, cuand» des Brasiliens, hmiz- 
tlaauUzm àe$^txMïns ^ (^sarigue épineux d^Hernandez), ou 
couiy des Guaranis du Paraguay, a été confondu par le plus 
grandnombre de& auteurs, avec l'espèce suivante, sons le nom 
commun de hystri» prekensilis. Cependant Brisson et Bu^oa 
en ont fait connoître les différeQces^ et la description que 
d'Âzara a donnée du couiy a levé tous les doutes à cet égard. 

Selon cet auteur « le couiy a vingt pouces environ de lon- 
gueur, et sa queijie , qui n^en a que neuf 9 est extrêmement 
grosse et vigoureuse à sa base, et nue seulement dans les 
qt^atre derniers pouces de son extrëmilé. Les épines qui re- 
couvrent tes différentes parties du corps , sont jaunâtres dans 
leur première moitié , ensuite obscures et terminées aussi de 
^nnàtre ; les poils sans épines <|ui garnirent le& quatre jam- 
bes et toulefi les parties inférieures de Tanimai scmt obscurs 
d<^ls leur première moitié et bruns dMis la seconde. 

La tête ressemble à celle d^un porc-épic; les dents incisives 
sont jaunes; les yeux très-petits et peu saillans; le bout du 
museaç rond ; les moustaches grandes et nombreuses ; 
les oreilles rondes et obtuses , entièrement couvertes par * 
des épines courtes. Sur te chanfrein , sont des épines durits , 
aiguës ; l'occiput en présente de plus longues ; toutes celles 
qui recouvrent le dessus du dos ont deux pouces , mais elles 
ne sont pas aussi fortes que celles de la tête; sur tes hanches 
et sur la queue il y a beaucoup d'épines , sans mélangé de 
poil : ces épines sont longues d un pouce , mais plus fortes , 
aiguës et droites ; et parmi elles-mêmes , les unes sont trans- 
versales ou obliques, par rapport' ailix autres, et confusément 
disposées. Ces épines des hanches, ou les plus fortes, ne se 
voient que lorsque Fanimal veut se défendre , parce qu'alors 
il élè1% les épines de Tépaule , et écarte celles â^s côtés du 
corps et de la queue. 

Cette description, et )a ligure dd coendou de Buffon , suf- 
fisent pour donnef une idée exacte de cet animal , qui n^'ha- 
bite que TAmérique méridionale. Il est rare an Paraguay, 
oïlr à^Atso'St Ta observé. Il se tient sur les plus grands aigres , 
où il va avec beaucoup de tranquillité sur les plus petites 
branches et sur tes troncs ; il grmfpe- avec faciKté4 Tande de 
sesfiattes, et ne se sert de sa queue prenante que pour- des-* 
cendre. Lorsqu'il est à terre , sa démarche est lente. En 
général c'est un animai sédentaire et qui ne prend de num- 
vement que lorsqu'il a faim. Sa nourriture coa^isie en fcuiis , 
en feuilles et en fleurs de végétau;^. 

£n captivité , il ne boit point et mange peu ; il ne &it au- 
cun cas de la chair qu'09 lui. présente , et aime à. ^^ec sa 



G O E • Sog 

B&umturè. D'Aïara en avôît ttti qui màngeoîl avec délices des 
morceaux de boîs de saule et de la cire vierge. Cet animal se 
perehoit sur le bord d'^un volet de fenêtre , en se fixant par 
ses pieds de derrîèfe seulement, et couH^ant son corps en 
avant ^ avec les pattes de devant jointes en Taif ; il restoit 
ainsi immobile des journées entières. Il soutenoît sa nourri-* 
lare avec les pieds de devant , comme Vagouti^ et se grattoit 
avec ses quatre pattes successivement, torsqu'e les puces le 
tourmentoîent. Il paroît que les femelles font leurs' petits 
dans la dernière saison de Tannée ; car d'Asara trouva, dans 
le corps d^une femelle qu^il ouvrit au mois de septembre , un 
seul petit couvert d*^ines comme la mère , miiis de couleuf 
de paille. 

Parmi les ennemis du coeiidou, il paroît qu^on d^it comp^ 
ter le jaguar <; et ce qui le fait présumer, c^est que les tt* 
crémens de cette grande espèce de chat sont quelquefois 
remplis de piquans, qui sortent tels qu'ils soât entrés et sans 
la moindre altération. 

Buffbn , en parlant du col^ndou , rapporte , fl^âprès les 
voyageurs , qu'on en distingue deux espèces , une grande et 
une petite , dont il ne donne point les caractères distinctifs , 
et qui ne sont peut-être que celles que nous distinguons dans 
cet article. Il dit que ces animaux sont plutôt carnassiers que 
frugivores , ce qui est eh contradiction avec les observations 
de d' Azara ; et il ajoute qu'ils cherchent à surprendre les oi- 
seaux, les petits animaux et les volailles; ce qui n'est pas 
certain', puisque. H e mandez assure que Vhoitzilacuatzïn ne 
se nourrit que de fruits. Tout doit porter, au contraire, à faire 
penser que le coendoii vit seulement de matières végétales , 
puisque son cœcum est aussi développé que celui des lapins et 
autres rongeurs tout- à-fait herbivores , et que ses dents mo- 
laires sont à couronne plate comme celles de ces animaux. 

Il paroît que la vraie patrie du coendou proprement dit est 
le* Brésil , le Paraguay et le Mexique. 

Seconde Espèce. La CoENDOU a longue (^eve (^hystni pre-^ 
hensilis')^ Linn. 

Le coendou à longue queue , Buffon , tome 7, pi. 
Grand porc-épic d'Amérique (Brîsson, hysirtx caudâ Ion- 
gissimàf tenui medietaU extremâ aculeorum experle, Ounco-r 
cacheiro deshabitans de la Louisiane. 

Celui-ci est le plus commun clans les collections de Paris ^ 
où il est généralement regardé comme étant le coendou pro- 
prement dit. Cependant il est plus grand que cet animal , 
puisque la longueur de son corps est de vingt-quatre pouces 
environ. Sa queue esf surtout plus longue , puisqu'elle a uq 



3i2 C Q E 

animal , vivait i\ine vie commune 9 des peitits vers gascep- 
tibles de contraction çt même de rétraction dans l'intérieur. 
. V. Hydatib^ et Cénure. (b.) 

CÛËïlAND JE. Nom javan du Piali des Iii^de^ , Dlalium 
ipdwum. ftNk) 

CQËJ^ÈBA (Guira). C'est, dans Marcgrave, le nom 
brasilien du GuiT-cviT NOia et B|«£U. (v.) 

COERI ULOSEN. Nom donné , par les Tartares Kal- 
moucks, au PEUPiiEft lioia (^Populus mgmi Linn.)- (ln.) 

COESCOES ou CUSOS. C'est, s^lon Valentyn, U 
nom du Phalakqer, à Amboine, Ce nom a été employé par 
M. de Laçépède , pour désigner U genre entier àts Pha- 

XiANÛ^RS. (BESM.) 

COESÙOëS, qu'on prononce Counous, est le nom 
d'un mammifère ruminant du gçnre des Ai^tiix^pes , et que 
BufTon a désigné sous le nom impropre de Co^doma. (oesm.) 

CŒSIOMORE. r.CiE^lOMORE. (DESM.) 
COESION. V. CiESION. (DESM.) 

CGEUR. Il n'est, dans les animaux, aucun organe à qui 
l'on ait donné autant d'importance qu'ai^cçeur. C'est là 
qu^on a placé le foyer de ta yie , et même l'Âme ou Tesprit 
qui anime les créatures vivantes. Chtz les hommes , on l'a 
regardé comme le siège de to^s les sentimens moraux et le 
centre de toutes les passions. Chez tous les quadrumèdes^ 
les oiseaux, les reptiles, les poissons, il a paru être le fon- 
dement de l'existence , l'organç primitif dont tous les autres 
dépendent, et le dernier qui perd la vie. Cette haute préro- 
gative qu'on lui a depuis long-temps accordée , existe-t-elle 
en efïet ? Nous allons l'examiner. 

Premièrement, le cœur est un organe exclusif aux animaux, 
m^ais qui ne se trouve pas dans tous. Âiosi les animalcules 
microscopiques (i), les aoophytes , comme les époqges, gor- 
gones, isis, antipathes, madrépores, n^iillépores , tubipores , 
cellépor«s , etc. ; les coraux , corallines , pennatules , eafia 
les nombreux polypes d'eau douce ( kydnx ) ; les animaux 
marins , connus sous le nom de méduses ou oriUs de mer^ Ao- 
hturiês , actinks ^ qui ont tous une organi&atiop circulaire et 
rayonnante , qui leur a mérité le nom gépérique de rodiuires; 
\&% oursins , les étoiles de mer, radiaires testacés ; tous ces 
animaux, dis-je, n'ont aucun organe qu'on puisse appeler 

(i) Tels sont les monades y proiées, enchelidês^ çiàn'a , cyelides , 
paramécies f ceroires, Uucophres^ etc. Aucun de ces animalcules n* est 
(lourvu d'un cauir. Ce que des observateurs ont pris pour xmcœur dans 
les fiorticiilîes , les rotifsres et autres animalcules, n'est que leur esto- 
mac , comme on s*en est bien a&suré depui$. Voyez MuUer infusoria , 
prœ/at, , etc. ^ 



C O E 3i3 

cœur, Ofl B'obsenrc aucune yéritaUe circulation chez eux ; ils 
n'ont pas de sang^ mais uue liqueur lymphatique qui sUnsi- 
nue dans toutes leurs parties, et qui ne paroît rien autre que 
Teau dans laquelle vivent ces animaux. On a pensé quHls ne 
ae uourrissoient que par imbibition ; mais cette manière de 
concevoir un acte de la vie , ne peut convenir qn'k des 
corps bruts ; car il est nécessaire que le principe vital réa- 
gisse sur les substances alimentaires et les liqueurs qui les 
charrient dans le corps animal pour les assimiler. 

Après ces animaux, les derniers de Téchelle dépêtres , et 
cejpendant les plus féconds , viennent les vers ou les annélide§ 
qui n^ont pas de véritable cœur. Un long tube susceptible de 
contractions successives dans soja, étendue et de dilatations 
dans des temps inégaux, est le seul organe qui remplisse 
quelque fonctixm analogue à celle du cœur.. Ce n^est cepei^- 
dant pas un vrai cœur , et il n Y a pas de circulation bien 
complète , quoique ce vaisseau contienne une liquetir. 

Tels sont les vers de terre , sang-sues , dragonneaux , etc. ; 
mais il est d^autres annélides plus compliqués que Ton peut 
nommer helminthîdes, les tubicoles, amphitrites,etc., qui ont 
un double système de vaisseaux circulatoires , l'artériel et le 
veineux , mais sans cœur musculaire. l 

Les insectes vrais ont à peu près la même organisation înté^ 
ri cure que les précédens ouïes vers^ c'est-à-dire, qu'ils n'ont 
pas un cœur, mais un vaisseau qui semble en tenir lieu. 
Ainsi, c'est un organe long et grêle dans la chenille , la sco~ 
lopendre , Péphémère. Dans le papillon, c'est une sorte de 
vaisseau noueux ou inégal, selon Malpighi, Swammerdam et 
Lyonnet. 

Dans les crustacés, tels que les écrevisses, crabes, lan- 
goustes^ etc., que des naturalistes avaient rangé parmi les in- 
sectes, mais qui font une classe à part , on trouve un vérita- 
ble cœur, c'est-à-dire , un muscle creux et contractile qui re- 
çoit le sang et qui le refoule dans les vaisseaux. Il en doit être 
ée même des cirrhlpèdes , animaux vivant dans les conques 
anatîfères et les balanites. Il est remarquable qu'où le cœur 
commence dans le règne animal, on aperçoit aussi le foie 
ou un organe qui en tient lieu, et un mode plus parfait de res- 
piration; car tous les êtres qui ont un cœur respirent, soit par 
des poumons, soit par des branchies, c'est-à-dire, àes feuillets 
ou. des lamkelles qui réçoivenl Tinfluenee de l'air sur leurs faces 
Bombreuses. Cette observation devient plus sensible dans les 
mollusques , commie les sèclies , les iknaees , et les coquillages 
iinivalvefi , teb que l'escargot, le buccin , les cornets, les puce- 
lages ou povcelaines ; et les coquillages bivalves, commie 1» 
moule f l'huître, lie peigne, ht venus, lestarets et les térébra-» 



3i4 C O E 

fuies 9 etc. Le cœur est sîûgnlièrettieiit placi dans plusieurs* 
bivalves; il est traverse par Taims dans les moules, etc. 

Le cœur des sèches est partagé en trois portions séparées ; 
maïs chez les autres mollusques il est unique , et n'a qu'une 
keule oreillette et un ventricule 9 selon Lister, Willis et 
M. Cuvier. 

Celui des poissons, quoique plus parfait que celui des pré- 
(édens , n'a cependant qu'une oreillette et un ventricule ; 
mab le bulbe de Tarière qui en sort est renflé , et sert d'une 
Seconde oreillette pour pousser le sang dans les branchies 
qu'on appelle vulgairement les ornes, rjï outre , l'aorte qui 
reçoit le sang de retour des branchies, se contracte comme 
tan second cœur pour envoyer le sang à tout le cprps. 

Dans les reptiles, c'est-ii-dire , les quadrupèdes ovipares 
et les serpens , le cœur a diverses conformations , cependant 
il n'a qu'un ventricule ; mais l'oreillette est tantôt double, 
tomme ians les tortues, les lézards , surtout chez le croco- 
dile, le caméléon et dans les grenouilles; tantôt simple, cotnme 
parmi les serpens. Ainsi, les anciennes divisions des animaux 
établies sur la forme du cœur et sur le nombre des oreil- 
lettes y ne sont pas exactes et fondées sur la nature. 

Le cœur des obeaux, des cétacés et des quadrupèdes vivi*- 
pares, est pourvu de deux oreillettes et de deux cavitéscomme 
celui de Thomme : tous ces êtres ont un système de respira^ 
tion plus vaste et plue parfait que celui de tous les autres 
animaux ; c'est pourquoi leur degré de chaleur est plus con- 
sidérable, et on les appelle des animaux à sang chaud, car 
tous les autres sont plus ou moins froids, et surpassent de très-^ 
peu le degré de la température atmosphérique. Nous en 
exposerons la raisonii Tarticlê Rcspieation. 

Chez les animaux à sang chaud , une grande quantité de 
cette liqueur est mise en contact avec l'air dans le poumon , 
«t en revient dans le cœur du côté gauche ou du ventricule 
aortique , pour être distribuée par tout le corps 9 au moyen 
des artères qui s'y ramifient; les veines ramaient ce sang 
dans le cœur du côté droit ou ventricule pulmilinaire, avec 
les altérations qu'il a subies dans son cours et le mélange du 
chyle. Nous examinons cet objet à l'article de la CiacuLA^ 
TiON , auquel on peut recourir. 

Le cœur n'est un organe essentiel à là vie que dans quel- 
ques classes du règne animal , puisque les aut^s existent , 
bien sans lui : on a même vu des poissons , des grenouilles , 
des serpens subsister pendant plusieurs jours après que leur 
cœur avoit été arraché de leurs entrailles. Les pulsations di| 
cœur^ c'est*à-^dire , ses mouvemens.de systole et de diastole» 



Ç O E S,5 

sont plus ou moins prompts dans les diverses classes d^anî- 
mauz ; ils sont lents et inégaux chez les reptiles , très-rapides 
chez les oiseaux, parce que ceux-ci respirent beaucoup d'air, 
et les précédens,très-peu.Le cœur n^est pas le seul agent de la 
circulation du sang, car les artères sont pourvues d'une force 
oscillatoire et contractile , qui aide à refouler le sang dans 
les plus petits canaux; cette même force ne paroit pas exister 
dans les veines , quoiqu'elles ramènent le sang au centre * 
commun de la circulation. 

On voit très-peu de nerfs dans le cœur, de sorte que la 
cause de son action paroît être une irritabilité , une activité 
qui lui est propre , et dont la cause n'est point soumise à 
notre volonté, puisque nous ne pouvons ni arrêter ni aug^ 
menter par elle seule l'action du cœur. Behrends a même 
soutenu que le cœur ne recevoit aucun nerf; mais le célèbre 
Scarpa a fait voir que cet organe en recevoit surtout des ra- 
meaux de la huitième paire ou pneumo-gastrique ^ et Legal- 
lois a démontré que les nerfs spinaux innuoient aussi sur ses, 
contractions et son irritabilité. 

D'ailleurs , cette activité propre semble assez visible dans 
le cœur des animaux à sang froid, tel que celui des reptiles 
et des poissons, qui se contracte encore long-temps après 
avoir été arraché du corps de l'animal. Celui d'up saumon 
battoit vingt-quatre heures après sa séparation ; celui de la 
tortue se contracte après trente heures : on a vu celui d'une 
vipère se nH)uvoir encorde après cinquante heures, suivant 
Fabricius de Hllden. Il en est à peu près de même pour le 
cœur des escargots , d'après l'expérience de Lister. 

Les anciens avoient imaginé que cet organe étoit le ré- 
servoir d'un feu inné , idée suivie aussi par Descartes. Syl- 
vins de le Boë prétendit expliquer l'action du cœur par je ne 
sais quelle effervescence ; otahl y plaça une sorte d'âme, etc. 

Toutes les affections morales dont nous plaçons la «cause 
dans le cœur, n'y existent pas réellement, puisque cet organe 
est peu sensible par lui-même ; mais ces passions portent 
leur affection sur ce muscle ; c'est ainsi que , dans la colère , 
le cœur bat avec une extrême violence, il palpite dans l'amour, 
il se ralentit dans la crainte , etc. Mais les sensations de dou« 
leur ou de plaisir , les émotions , les frissonnemens que nous 
éprouvons dans les entrailles , et qui se disséminent au loin 
dans Téconomie animale , attaquen.t principalement le sys- 
tème nerveux du nerf grand-sympathique qui parcourt le 
bas-ventre, et communique des rameaux au cœur. Les mou- 
vemens extraordinaires de cet organe dans les passions, vien- 
nent ainsi des nerfs abdominaux , ^t surtout du plexus semi- 
lunaire on opisto-^astrlque , placé derrière l'estomac vers le 



3i6 C O G 

cardia, oùnons ressentons les plus fortes secousses des pjs^ 
sioBs. K. Tarticie Sensibilité k ce sujet. (via£Y.) 

COEUR. Dargenvîlle et antres conchyiiologistes fran- 
çais donnent ce nom à une famille de coquillages bivalves 9 
dont la forme approche de celle qu^on est convenu de don- 
ner au cœur ; et comme cette forme convient à des coquil- 
les fort différentes les unes des antres par les caractères 
de leur chaisière, il se trouve des cœurs dans plusieurs genres, 
tels que ceux Gardite , Bucarde , Arche , Htppope , 
Vénus , etc. 

Il y. a beaucoup de coquilles qui portent , chez les mar- 
chands, des noms qui commencent par celui de cœur. On 
n'en détaillera ici que quelques-uns , attendu que le plus 
grand nombre se rapportent aux genres précités, (b.) 

COEUR DE BOEUF. Fruit de deux espèces de Conos- 
soLisas. (b.) 

COEUR DE LA JAMAÏQUE , Arca senilîs, L. Espèce 
de Coquille bivalve. V. Arche, (lw.) 

COEUR DE SAINT THOMAS. Semence de PAcacib 

GRIMPANTE. (B.) 

CŒUR DES INDES, Arcafuaca. Espèce de coquille 
dn genre des Arches, (ln.) 

COEUR DES INDES. C'est le fruit du Corinde. (b.) 

COEUR EN ARCHE , Arca aniùjuata , L. Nom marchand 
d^une coquille, appelée encore Cœur en carène, (ln.) 

COEUR EN CARÈNE. C'est I'Archb de Noé. (desm.) 

COEUR MARIN , de Davila. C'est un oursin du genre 
Spatangue , Echinus purpureus , Linn. (DESlf.) 

COFARE. Nom donné , par Adanson , au Murex 
COMMUN, de Linn. V. Rocher, (b.) 

COFER de Locsling. C'est le Symplocos de la Martini- 
que, (ln.) 

COFFEA. Nom latin du genre Café', il tire son origine 
du mot arabe Coffé. (ln.) 

COFFRE. Poissons du genre Ostracion. (b.) 

COFFRE. ( Vénerie). Ce qui reste du cerf, du daîm et du 
eheimeml , après qu'on en a enlevé les membres, (s.) 

COFFERSHELL. Nom anglais de la Nasse arcu- 

LAIRE. (DESM.) 

COFRE. En espagnol et en portugais , f'est le nom de 
la Nasse arculaire. (desm.) 



C T 3,7 

GOG. Un des noms saroyardisâu C©Q. (y.) 
COG. Le Coucou porte ce nom en Norwége. (msm.) 
COGGYGRIA, de PKne. V. CoccygriA. (ln.) 
COGOGO. Nom imposé par M. de Azara à une Fau- 
vette du Paraguay. V. ce mot. (v.) 

COGOMBRO. Nom espagnol dès ^Gosk:omb&es« (IiN.) 

COGSRAN. L'un des^ noms gallob du Choucas, tsif^ct 
de Corbeau, (desm.) 

C(K;UJADA marina. Nom espagnol du Blenhis 
coQuuxade. (desm.) 

COHINË. E^èce du genre Caiebassier. (b.) 

COHOMBRILLO. En espagnol , c'est le nom du Mo- 
mordica elatfrium ou Concombre sauvage. Foy. MoMOiu^i- 
QUE. (ln.) 

COHOMBRO et PEPINO. Noms espagnols du Cok- 
COMBBE, Cucumis satwuSf L. (l7«.) ' 

COIATA. V. CoAiTA et Atèles. (desm.) 

COICLINAT. Nom qu'on domie , en Cornouailles 9 i 
iiae espèce d' Angélique ^ AngeUca archaiigelica, (jl^J) 

COIFFE DE CAMBRAI. C'esl l'un des Mms mar- 
diands de FArgomaute papyracs. (oesm.) 

COIFFE JAUNE. Nom généraKsé par BufFon à dei 
C A ROUGES et à àes Troupiales. (v). 
COIFFE NOIRE. ^. Némosie. (t.) 

COIGNASSIER ou COIGNIER , Cy^nla , Juss. ; Pyms 
cydoma^ Linn. {icosandrie pentagyiue). Petit arbre de la fa- 
mille des rosacées, qui souvent' n'est pas plus haut qu^ua ar- 
brisseau, et que l'on met au rang des arbres fruitiers. Il 
donne son nom à un genre qui se rapproche Beaucoup de 
celui des Poiriers. Ses fleurs sont solitaires , presque sessilcs 
et disposées en rose. Elles viennentjaux extrémités des ra- 
meaux. Chacune d'elles est composée d^un calice â rînq âly\- 
iious grandes et dentées, d^une coroUe à cinq pétales, d'en* 
viron vingt étàmines , et de cinq styles distin.cts , velus à ieur 
base , terminés par autant de stigmates. Son fruit, qu'on ap- 
pelle coings est une espèce de pomme ou de poire assez 
grosse 9 dont la peau est cotonneuse et d'une belle couleur 
jaune ^ et dont la chair est un peu acide e t. odorante. II est 
4îvi&é intérieurement en cinq loges qui renferment plusieurs 
çemenees dures et calleuses^ 1 

ï^ecoignassitr commun est un arbre moyen , qui croft nata- 
rellement dans le Midi de l'Europe. Il a un t^pnc souvent 



3i8 COI 

tortueux et noueux ^^qul est revêtu d'une écorce épaisse^ cen* 
drée en dehors, et rougeâtre en dedans. Son bois est jaunâtre 
et assez dur , ses feuilles sont pétiolées , simples , très-en- 
tières , couvertes, d^un duvet fin, et blanchâtres en dessous.- 
Son fruit a une odeur forte , et une saveur mêlée d^âpreté et 
d'acidité. Cet arbre fleurit au mois de mai. Le coignassier de 
Portugal en est une variété plus grande dans toutes ses par- 
ties , et préférable à cultiver ^ mais qui demande un meilleur 
terrain. Il porte des fruits oblongs ou' arrondis, plus ou moins 
gros, plus ou. moins parfui^és, selon Tespèce de terrain qui 
les a produits. Dans un soi riche et humide , ces fruits ont 
plus de volume , mais ils sont aqueux et inodores ; ils sont 
plus petits , mais aromatiques , dans un terrain rocailleux 
et sec. Ainsi, en élevant cet arbre, suivez Tindication de la 
nature. 

Cet arbre sert communément à fous les jardiniers de sujet 
pour greffer plusieurs espèces de poiriers , surtout ceux d'été 
et à poires fondantes. Ce ne sont pas seulement les rejetons 
nombreux que fournissent ses souches , qui ont porté les pé^ 
piniéristes à lui donner à cet égard la préférence sur les 
poiriers sauvageons ; ils y ont été déterminés aussi par d'au- 
tres raisons. Les poiriers greffés sur co^osjiVr poussent moins 
de bois que les autres , s'élèvent moins haut , sont plus aisé- 
ment contenus en. espalier, donnent enfin du fruit plus 
promptement ; et , comme on aime à jouir , l'impatieuce des 
acheteurs d'un côté, et de l'autre l'intérêt des vendeurs, tout 
a concouru à faire adopter cette espèce de greffe qui réunit 
plusieurs avantages , il est vrai , mais qui pourtant n'est' pas 
sans inconvéniens. Le plus grand de tous est d'avoir des 
arbres qui durent moins que ceux greffés sur franc ; ils sont 
aussi moins vigoureux et moins élevés ; et leur disproportion 
avec ceux-ci , en hauteur et en force , est souvent contraire 
à leurs progrès ou à leur renouvellement ; elle offre en même 
temns , dans les vergers ou espaliers , une inégalité désa- 
gréable à la vue. D'ailleurs les poires d'hiver réussissent mal 
par cette greffe , et sont plus sujettes à se crevasser. 

On peut multiplier le coignissier de plusieurs manières ; 
il faut choisir. La voie du semis est négligée comme trop 
longue : restent les marcottes et les boutures. Ces deux 
moyens sont bons ; en employant l'un ou l'autre , on se 
procure d'excellents sujets pour les pépinières. Les marcottes 

{meuvent être faites en tout temps , mais mieux en hiver. On 
es transplante l'hiver suivant. On plante les boutures aa 
commencement du printemps , à demeure ou en pépinière ; 
et quand elles sont assez fortes , on les greffe en écusson 
•u à œil dormant. On gireffe au^si le coignassier sur le poi-* 



rier. Si on a la patience de semer , on Joit préférer 

la chair da fruit est plus tendre , plus parfamée, mS 
grareleuse que celle du coing ordinaire. *^ElIe prend une 
belle couleur pourpre quand elle est cuite. C'est le meil- 
leur des coings pour les marmelades eties confitures 

On taille peu ces arbres ; il sufiBt de supprimer les bran^ 
ches gourmandes et les bourgeons qui se croisent, afin oue 
leur tête ne soit pas trop garnie de bois , ce mri est contr2re 
i toutes les espèces d'arbres fruitiers. contraire 

Le fruit du coing est astringent , et aes semences sont très, 
mucilagineu^îs. Il n'est pas. bon cru , mais on le maL« 
cuit, en compote, en gelée : on en fait iine liqueur , du Tin 
et un sirop. * ' " 

:,,î''**'^'' *ff *'î'°'' *"°P? ' **" <^'^*'^« «» P*«ne «erre dans les 
ardins de Pans , un coignassier venant de la Chine , dont 

les feudles sont très-ovales serrées, les fleurs rouges et le 
fruit très-gros. C'est un arbre très-élégant , mais dont le fruit 
est inférieur i celui dont il vient d'étre%uestion. ThouinTn 
a donné une description très-détaiUée et une très-belle figure 
dans les Annales du Muséum. On le cultive positivement 
comme le précédent (d.) *^ 'vcmeni 

COIGNIER. Nom altéré du Coignassier. (b.) 

COILANTHA, Renaume. jC'est la Gentiane vovrvui . 
fr. purpurea , L. (ln.) * 

COILOTAPALUS.Nom donné par Brown (fl«A /««.), 

d Oviedo , et que Loeflmg nomma le premier cecropia, nom 
qm est devenu celm d'un genre de la famiUe des orties .com- 
prenant trois espèces. F. Coulekin. Adanson appeloit ce 
genre ambaiba, du nom donné par Marcgrave i ime autre 

COIL9PH YLLUM. Morison décrit , sous ce nom , dans 
son Histoire des plantes, deux espèces de Sarracèné : ce 
sont les sarracem'a fiam et sar, purpurea , L. (ln.) 

COIN. Les fauconniers appellent coin les plumes latérales 
de la queue des oiseaux de proie; l'on dit les deux premières , 
les deux secondes de chaque coin ; les deux pennes intermé- 
diaires prennent le nom de couçertes. (s.) 

COINBHILE. Nom gallois du Bois-punais ou Coa- 
WUILLER SANGUIN , Comus sanguinea , L. (ln.) 

COING. C'est le fruit du Coignassier. V. ce mot. (ln.) 

COING DE MER, Colognia marina àes Italiens. C'est 
«ne espèce d'ALCYON , Alcjfomum cydonium. (desm.) 



3ao . C O T 

COINS y Crocs ou Crochets, Oh donne ces divers noms 
aux dents canines des quadrupèdes. (IKESM.) 

COIPATLIS.Nom mexicain d'une plante mentionnée par 
Hemandez, et qui paroît aroir beaucoup de rapport avec une 
espèce de syngénèse qui croit à !a Jamaïque, dont la tige un 
peu velue s élève à six ou sept pieds, et est garnie de feuIIIefS 
vehies et ovales. C'est la SautolIi^b, n.<^ 3 , de Brown. (/fû^. 
Jam.) (ln.) 

COIPOU ou COYPU. Grande espèce de rat de l'Amé- 
rique Méridionale , qui fait psH-tîe du genre Hydrohys de 
M. Gieoffroy. V. ce mot (desm.) 

COIRCE. L'un des noms de FAvoIne dans le pays de 
Garlles. (LN.) 

COIREAMAN. Nom de la Coriandre , cultivée dans 
quelques endroits de l'Angleterre. (Liv.) 

COIRUOHO. En Finlande, c'est I'Absinthe. (ln.) 

COITE Ç^Dlosconde). Synonyme du mot ClcUTA. F. Ca- 
tapsyxis Tln.^ 

COIWU où/KOI WU. Nom du Bouleau iBeiuia alba , 
L.) en Finlande, (ln.) 

COIX. Nom latin du genre Larmier. C'étoit chez les an-* 
ciens celui d'un Palmier, (ln*) 
COJA METL. r. Pécari, (desm.) 

COJUMERO. Nom du Eamantin , k la Guyane espa- 
gnole, (desm.) 

COL. Les habitans des Alpes donnent ce nom aux pas- 
sages que la nature a ouverts entre les sommets des mon- 
tagnes qui forment la partie centrale d'une grande chaîne. 
Ce sont ces mêmes passages qui sont appelés poris dans les 
Pyrénées. 

Le célèbre Saussure fait sur ïes cols des Alpes une remar- 
que générale qui me paroît avoir besoin d'explication. Il dit 
( § 5oi ) cpie presque toujours dans ces cols , la roule passe 
sur les tranches ou sommités de couches d'ardoises verticales ; 
et il ajoute que ces ardoises se trouvent placées entre les mon* 
tagnes prinutwes et les Boontagnes secondaires. Sur quoi* il 
est important d'observer que lorsqu'il tenok ce langage ^ il 
étoit prévenu j d'après l'opânion de Buffon , qtte toute pierre 
calcaire étoit secondaire. Mais la description quHl donne lui— 
même de ces pierres calcaires, dont les couches sont presque 
verticales et alternent avec des couches^ de schistes quarzeux 
et micacés , ne laisse pas douter un instant que ces couches 
calcaires ne soient elles-mêmes primitives; c'est ce qu'il ne 
faut jamais perdre de vue en lisant là première moitié des 
Voyages de cet illustre observateur \ car dans la seconde ^ il 



- * 

I 



I 



COL 32i 

reconnott très-bîen que ces sortes de couches calcaires sont 
véritablement primitives ( ou de transition ). 

Quant à 4a circonstance relative aux ardoises qui se trou^ 
vent constamment dans ces hauts passages , la raison en est 
fort simple , car^^es cols nVxistent que parce qu^il y- avoit là 
des ardoises. 

Lorsqu'il s'est trouyé , comme cela se voit fréquemment , 
an assemblage de couches schisteuses du ardoises primitives 
k peu près verticales , appuyées d'un côté contre les cou- 
ches granitoïdes du noyau de la montagne , et flanquées de 
l'autre par des couches de calcaiVe primitif, les eaux qui 
descendoient *du sommet' granitique, ont trouvé beaucoup 
de facilité à s'infiltrer dans les couches feuilletées du schiste , 
et à opérer successivement sa destruction ; tandis que les ro- 
ches granitoïdes et les bancs calcaires leur offroient beaucoup 
plus de résistance. 

Il devoit donc arriver à la longue , que ces deux espèces 
déroches formassent à droite et à gauche une saillie au-dessus 
de ces ardoises , que les eaux et les autres agens extérieurs 
attaquoient avec plus de facilité. 

Ainsi, quoique dans le principe ces ardoises is"* élevassent 
presque aussi haut que les couches granitoïdes , et plus haut 
que les couches calcaires , elles se trouvent aujourdhui beau- 
coup plus basses que les unes et les autres ; mais c'est par la 
seule raison qu'elles ont été plus échancrées'' par la main du 
temps, (pat.) 

Nous ajoutons ici -, d'après V Annuaire du Bureau des lon-^ 
gltudés, les hauteurs auxquelles s'élèvent au-dessus du ni- 
veau de la mer, les points culminans des principaux passages 
des Alpes , qui conduisent d'Allemagne , de Suisse et de 

France en Italie ; ainsi que ceux par lesquels on va de 

France en Espagne. 

Passages des Alpes. 

mètres. 

Passage du Mont-Cervin • . . • . • • . 3^i.io . 

— — de Fura 2,53o 

du Col de Seigàe 2,4.61 

du grand Saint-Bernard 2,^^28 

du Col Ferrét ......... 2,821 

du petit Saint-Bernard 2,193 

du Saint-Gothard. ...'... 2,075 

du Mont-Cenis. ...*•«... 2,066 

du Simplon .. 4 .••••• . 2yOo5 

du SplUgen 1,925 

Ml. 21 



3aa COL 

mitres; 
de la Poste du Mont-Genis. • • ; • I9906 
du Col de Tende ••«•»••• '^79^ 
des Taures de Rastadt , • • . • • i^SSg 
du Brenner ^yi^o 

Passages des Ty renées* 

I^ort de Pinède '. â,5i6 

de Garamîe a,333 

— de Cavarère. • . • ^9259 

Passage de Tourmalet . • • ^1X94 

(LUC.) 

COLA. On appelle ainsi TAlose. (b.) 
COLA ANCHA. Nom espagnol d^un Serpent à large 
queue ^ ou Plature. (desm.) 

COLARIS. C'est, dans le Bigne animal, le nom de la 
division des Rolles. (v.) 

COLAS. Nom que Ton donne au Coebeau , parce qp'il 
apprend facilement à prononcer ce mot. (v.) 

COLASP£ , Colaspis , F^b. Genre d'insectes , de Tordre 
des coléoptères , section des télramères ^ Camille des cy- 
cliques. 

Les antennes des colaspes sont insérées au-devant des yeux , 
ce qui distingue ces insectes , soit des galéruques et des attises ^ 
soit des criocères , des hispes et des cassîdes. Elles se termi-' 
nent par quatre à cinq articles plus allokigés que les précé- 
dens et d'une forme un peu différente 9 de même que dans 
les eumolpes ; mais leurs palpes sont filiformes avec le der- 
nier article presque conique. Leur corps est plus court et 
{»lus arrondi f ce qui les rapproche des chrysomèlcs: Mais 
es antennes de ces derniers coléoptères sont plus courtes 
et grenues ; leur tête est avancée et non presque verticale 
comme celles des eumolpes et des colaspes ; Textrémité de 
leurs mandibules est obtuse ou peu avancée en pointe , 
tandis qu'elles se terminent par une forte dent dans les deux 
genres précédens 9 et daQs quelques autres analogues. 

Les colaspes se trouvent plus particulièrement en Amé- 
rique ,. et doivent avoir les habitudes des autres insectes de 
la même famille. 

CoLASPE FLAYIC0R19E , Colaspis flooicomù , Fab. Olir. , 

CoL , iom. 5, pag, 881 , pi, \'^fig» 1 9 5 , a. h, , de grandeur 

moyenne ; verte -; antennes et pattes jaunes ; élytres siUon- 

nées, avec des rangées de points dans les sillons. A Cayenne. 

CoLASPE TaÉs-NOlRE , Colospîs atra , Oliv. , ibid, pag. 887 , 

pi, 2 ffy;^ 22 i Colaspis barbara , Fab< ; ovale { très - noire » 



COL 3a3 

poinlilleé ^ àtec la baâe des antéBnes fauve. Dans les dé- 
parteraens méridionaux de la France et en Barbarie, (l.) 

CO LASSO. Nom brame d'une espèce de Barrelièrb 
mï croit dans 1 Inde , et que les Malabares appellent 
.COLETTA VBETLA , Barletia prioniUs , L. (l^N.) 

COLCANAUTHLI. C'est, dans Fernandez , le nom 
de la Sar€ëll£ housse A longue queue femelle. V, Sâr- 

CELLE Tv ^ 

COLCÂNAUHTUGIOUHT. Espèce de Canard du 
Mexique, (s.) ' 

COLCHICACÉES. FamiUe de plantes établie parDe- 
candolle. Elle ne diffère pas de celle des Melanthacëes de 
R Brown. (b.) 

COLCHICON, Colchicum , Dioscoride , Pline. Plante 
qui croissoit abondamment en Colchîde. Ses propriétés ont 
de Tanalogie avec celles du colchique commun ou tue-chien ^ 
ce qui fait que beaucoup d'auteurs n'ont pas balancé à voir 
dans le colchicum des anciens , notre Colchique. V. ce mot^. 
Ayant Linnœus , les botanistes confondoient avec les col- 
cbiques le bulboco je printanier , YammaryUde â^automne et 
la mérendère, (LN.) 

COLCHIQUE, Colchicum^ Linn. Qiexandrie trigynie). 
Genre de 'plantes de la famille des Colchic âgées de Ue^ 
candoUe t et dans lequel les fleurs , qui ont l'aspect de 
celles du safran 9 sont dépourvues de calice ; la qoroUe est 
inonopétaie et en clocbe ; elle a le limbe profondément 
divisé en six segmens égaux, ovales, lancéolés, et un très- 
long tube qui part immédiatement de la racine ; au sommet à 
peu près de ce tube sont insérées six étamines, plus courtes ' 
que les divisions de la corolle , et dont les antbères sont ob^ 
longues , mobiles et à quatre valvules ; l'ovaire est ^upérieur^ 
il est situé sur la racine même au foi)d du tube , et il soutient 
trois styles minces» qui en parcourent toute la longueur , et 
qui s^élèveat un peu au-dessus des étamines. Le fruit est unç 
capsule formée de trois loges uniloculaires-et polyspermes , 
réunies à leur partie inférieure, légèrementséparées vers. leur 
sommet, qui est pointu, et s'ouvrant chacune par me suture 
intérieure , aux bords de laquelU sont confusément attachées 
des graines rondes et ridées. Fqyeji iiainarck, Illu^r. ^ Genr. 
pi. 2167. 

Les botanistes eonnoissent trois espèces de eofçh'i/ue : le 
Colchique commun ou d'automne ; celui de AIqi^tagne, et 
le Colchique panache. 

Colchique d'automne, Colchique commun, Safran 
des PRES , Tue-chien, Colchicum auiumnale, Linn. C'est une 
plante singuUète par la manière dont elle s'offre d'abord à nos 



324 COL 

yeux , et par le long întefyàllè qui sépare ^ëpoque de la fi?- 
condatîon de son germe de celle- de son développement. Se» 
fleurs sortent de terre en automne , et ses Quilles , ainsi que 
ses fruits^ ne paroissent qu^ an printemps. Ainsi l'ovaire fécondé 
avant l'hiver passe toute cette saison sous la terre avec la ra- 
cine qui le porte. Cette racine est un bulbe charnu à peu près 
aussi gros que celui de la tulipe. Chaque année -après avoir 
produit sa fleur, il périt et se trouve remplacé par un bulbe 
latéral auquel il a donné naissance , et qu'il a nourri pendant 
les premiers jours. C'est ce nouveau bulbe qui doit produire 
des fleurs Tannée suivante. Ces fleurs partent immédiatement 
de laVacine, et s'élèvent insensiblement jusqu'à la hauteur 
d'environ quatre à cinq pouces avec dès tubes minces et très- 
allonges; elles «ont de la même forme que celles du safran^ 
mais plus grosses ; elles n'ont point de calice , si ce n'est quel-* 
ques spalhes informes ; et leur corolle , dont la couleur varie 
par la culture , est ordinairement d'un bleu incarnat à gorge 
jaune. A la fin de Thiver, du sein même du bulbe , s'élèvent, 
trois ou quatre feuilles lancéolées, entières, d'un vert foncé , 
plissées l'une sur l'autre en dessous, et longues de cinq à six 
pouces sur un pouce environ de largeur. 

Le colchique croît naturellement dans les prairies basses et 
humides de l'Europe , quelquefois sur les montagnes ; on dît 
qu'il étoit jadis très-commun dans la Cokhide , d'où lui vient 
sans doute son nom. Le bulbe du Colchique est un poison qu'on 
emploie quelquefois contre les loups et les renards : de là le 
nom de Tue4oup et Tue-chien qu'il porte. On en fait usage en 
médecine principalem<»nt contre la goutte. Sa propriété vé- 
néneuse est plus intense au printemps qu'à aucune autre époque 
de l'année. Cela n'empêche pas qu'on en retire , en la râpant 
dans Teau , une fécule nutritive très-saine , qu'on utiliseroit 
sans doute , si elle ne revenoit pas à un trop haut prix. 

On peut relever l'oignon du colchique au mois de juillet , et 
ne le replanter qu'au milieu du mois d'août. On doit l'en- 
foncer de trois pouces an moins , à cause de sa grosseur. Toute 
terre lui convient , ainsi que toute exposition , excepté celle 
du midi. Il n'est pas nécessaire de le relever tous les ans ; on 
le laisse, ordinairement en terre pendant trois ou quatre ans. 
Il produit beaucoup de cayeux. Il réussit très-bien à l'ombre 
des arbres , et la gelée la plus forte ne lui fait aucun tort. 

Colchique de mowtagîs'e , Colchicum montanum , Linn. Il 
croît dans les montagnes de la Suisse et en Espagne. Sa flenr 
est rougeâtre. Elle paroît en automne , avant les feuilles, qui 
se montrent peu après , et persistent communément pendant 
l'hiver. 

Co|.€HIQU£ PÂl^ACHÉ DE L'ÎLE DE ChIO, Colchicum varie- 



COL 325 

f^aturn^ Lînn. C'est tme espèce intéressante par la beauté de sa 
fleur , dont le limbe , ample et ouvert , est marqué de petits 
carreaux en forme de damier , comme la fritUlaire méléagre. 
Ses feuilles se déretoppent quand la fleur est passée ; elles 
ont leurs bords ondulés, (d.) 

Colchique jaune. C'est TAmaryllis jaune, (b.) 
Colchique oriental. C'est le même que le Colchique 
panaché. Ses bulbes sont connus sous le nom à'hermodacfyle. 
Ces bulbes purgent par haut et par bas lorsqu'ils sont frais ; 
mais lorsqu'ils sont desséjchés et rôtis , on les mange sans in- 
convénient. Les femmes, eti Syrie et en Egypte , en font une 
grande consommation dans la vue de s'engraisser, (b.) 

COLCOTAR FOSSILE. Oxyde de fer provenant de la 
décomposition des pynies martiales , et qui contiennent de l'a- 
cide sulfurique. On trouve cette substance dans des couches 
d'argile pyriteuse qui ont demeuré quelque temps exposées à 
l'action de l'atmosphère, (pat.), 

COLCUICUILTU. Nom mezicaln d'un Colin. Voyez 
le genre Perdeix. (y.) 

COLDENE, Coidema. Plante de Ta tétrandrie tétragy-: 
nie et de ta famille des borraginées. Ses caractères sont 
d'avoir : les racines annuelles ; les tiges cylindriques , hé- 
rissées de poils blancs, et couchées sur la terre ; les feuilles 
alternes, ovoïdes, crénelées dans leur contour, plissées et 
inégales h leur base , et chargées de poils blancs. 

Les fleurs sont petites, sessiles , axillaîres, composées de 
quatre folioles ovales , lancéolées, hérissées de poils ; la 
corolle est menopétale, infùndibuliforme , de la longueur du 
calice, à limbe ouvert et obtus; renfermant quatre étamineé 
insérées à son tube ; quatre ovaires supérieurs , ovales , se 
terminant chacun par un style persistant, à stigmate simple. 

Le fruit consiste en deux semences bilocutaires , mucro- 
nées à leur sommet, hérissées de poils courts, aplaties 
du cftté où elles se joignent, et formant ensemble quatre 
lobes réguliers. 

Cette plante croît dans les. Indes Orientales. (Ê.) 

COLDOR. Nom imposé par M. Levaillant k une Fau- 
vette d'Afrique, (v.) 

COLÉ, Coleus. Plante herbacée, à racine vîvace, ram- 

Jiante, à- tige presque cylindrique, velue, à feuilles opposées, 
ôngnement pétiolées, charnues, presque en cœur, obtuses, 
crénelées , velues , blanchâtres , à fleurs rougeâtres , verticit- 
)ées , sur de longs épis terminaux. 

Cette plante forme, dans la didynamie gymnospermie , et 
dans k famille des labiées ^ un genre qui ofiBre pour carao 



3a6 COL 

tères : un calice bilabîë , à lèvre supérieure quadrifide 9 à 
lèvre inférieure, lancéolée y très-entière, recourbée et plus 
longue; une xorolle bilabiée, à lèvre supérieure relevée ^ 
courte y obtuse, quadrifide; à lèvre inférieure ovale, con-- 
cave , entière et deux fois plus longue ; quatre étamines in- 
sérées au tube de la corolle, réunies dans une moitié de 
leur longueur , et dont deux sont plus courtes ; un ovaire 
supérieur, surmonté d'un style qui entre dans le tube formé 
|>ar les étaitiines et à stigmate bifide; le fruit est composé 
de quatre semences ovales, renfermées au fond du calice. 

Le colé croit dans presque toute TAsie orientale , aux lieux 
humides. Toutes ses parties sont odorantes, et regardées 
comme toniquèâ , céphaliques et résolutives^ On en ordonne 
l'infusion dans Tàsthme, la toiix , les convulsions épileptiques 
«t autres. On les fait entrer comme assaisonnement dans 
)es aliniens. Loureiro a fait connoître une seconde espèce 
de ce genre, (b.) 

COLEBRILLA. !Nom du Yer de Guinée à Curaçao. 

. (desm.) 

GOLEBROOKIE, Colebrookia. Genre établi par Smith 
pour ]^acer deux GlobBéeâ qui diffèrent peu des autres, (b.) 

COXEMEL Synonyme de Coulemelle, (b.) 

COLËMOUSÉ. Nom anglais de la petite Charbonïïière 
ou Mésange a tête noire, (v.) 

COLENICUI. Nom mexicain d'un Gallinacé, que je 
soupçonne être le Colin hohui , diaprés son plumage , brtin 
sur le dos , gris et noir sur le ventre , blanc sur la gorge et sur 
les sourcils. Voye^ T article Colin, au mot Perdrix, (y.) 

COLENIC UILTIE , de Femandez. Voyez l'article pré- 

COLÉOPTÈRES, CokopUra, Lînn. ; ELeuiheraia, Fâb. 
Cinquième ordre de notre classe des insectes, ayant pour 
caractères : quatre ailes , dont les deux supérieures en forme 
d'étuis; des mandibules et des mâchoires pour la mastica- 
tion; ailes supérieures pliées simplement en travers; étuis 
crustacés et à suture droite. 

Les camctères qui distinguent cet ordre 9 sont si appa- 
rens et si naturels qu'ils n'échappèrent point à T observation 
des premiers naturalistes. Ils désignèrent ces insectes, tant6t 
sous le nom latin et composé de vaginipenruB^ tantôt sous 
celui de coléoptères j dérivé. du grec, et qui a la même si- 
gnification : ailes à èUUs ou engaiifiées, Linnaeus leur associa , 
d'abord, \e&forficules ou perce-ordlles^ \es blattes ^ les saulerelles 
et autres insectes analogues, dont les étuis sont moins solides, 
plutôt coriaces que crustacés , et dont les ailes sont pliées ou 
plissées longUudinalement. Il les transpeurta ensuite dans l'or- 



COL 3a7 

Are àes hémiptères; mais Degeer les en sépara et en forma un 
Ordre particulier, celui des dermaptères^ dénomination qu^on 
a changée en celle à^ orthoptères, et qui a prévalu parmi les 
naturalistes français. 

De tous les Insectes, les coléoptères sont les plus nom^ 
breux et leur mieux connus; les formes singulières , les coup- 
leurs brillantes ou agréables que présentent plusieurs de leurs 
espèces ; le volume de leur corps ; la consistance plus solide 
de leurs tégumens , qui rend leur conservation plus facile ; 
les avantages nombreux que Tétude retire de Jia variété de 
formes de leurs organes extérieurs , etc. , leur ont mérité 
l'attention particulière des naturalistes. En effet, les hymé- 
noptères , les hémiptères', les diptères, les aptères, sont bien 
moins connus que ne le sont les coléoptères. Les entomolo- 
gistes se plaigneni, avec quelque fondement, que les voyageurs 
n'envoient ou ne rapportent presque , de leurs voyages , que 
des lépidoptères et des coléoptères; encore, parmi ceux-ci, 
choisissent - ils ordinairement les espèces un peu grosses, 
et négligent-ils celles qui n'ont que deux ou trois lignes de 
longueur , à moins qu'elles ne soient brillantes, ou qu'elles 
n'aient une forme remarquable. 

La tête des coléoptères ofire deux antennes, dont la forme 
et l'inaertion varient selon les genres , et composées ordi- 
nairement de onze articles ; deux yeux à facettes ; une bou-* 
che formée d'un labre, de deux mandibules cornées, de 
deux mâchoires portant chacune 4m ou deux palpes , et d'une 
lèvre de deux pièces, dont rinCérieure, plus solide, est ap* 
pelée menton y et dont la supérieure, le plus souvent mem- 
braneuse , a reçu le nom de languette et porte deux palpes • \t$ 
labiaux; ceux des mâchoires, ou les maxillaires , sont, coqime 
nous l'avons dit plus haut , au nombre de deux ou de quatre ; 
les intérieurs, lorsqu'il y en a quatre, n'ont jamais plus de 
deux articles; les extérieurs, soit dans ce cas, soit lorsqu'ils 
sont solitaires, n'en ont pas au-delà de quatre ; on en compte 
un de moins aux palpes de la lèvre. Les formes et les pro- 
portions de ces organes varient aussi , suivant les coupes gé- 
nériques. Les maxillaires ont toujours leur insertion près 
de l'extrémité supérieure et dorsale des mâchoires. Ces der- 
nières parties sont, le plus souvent, crustacées ou cornées 
intérieurement , et se terminent par un ou deux lobes mem- 
braneux ou coriaces, plus ou moins velus, et qui concourent 
À la déglutition. 

Tous les coléoptères connus sontprîvés d'yeux lisses (pcelli^ 
Mtemmata). Le tronc est divisé ep deux parties; Tune anté- 
rieure , plus grande et plus solide , entièrement découverte, 
portant la première paire de pieds » et que Toa désigne habl- 



323 COL . 

^uelIemcBt par le nom de cofselet ( thorax ). La seconcle par- 
tie est intimement unie avec Fabdom^n, et lui sert de sup- 
Î>ort, ainsi qu'aux au'res organes du mouvement. Degeer 
'appelle, d'une manière assez impropre, le dos (^dorsum). 
Elle s'emboîte en devant dans Ja cavité intérieure du corselet ^ 
par le moyen d'uii très-court pédicule , qui forme , pour ses 
mouvemens, une sorte de pivot, et sur le dessus duquel Toi^ 
voit une petite pièce tnangulaii^e , crustacée , plus ou moins 
avancée, selon sa grandeur, entre les élytres, l'écusson (^scu-f 
ieUum ). Le dessous du tronc est ce qu'on appelle la poitrine 
( pectus ) , et dont la partie mitoyenne et longitudinale , com- 
prise entre Ijes pattes, est Ip sternum (^siemum). La surface 
de la poitrine est composée de deux aires distinctes ; l'une , 
antérieure, forme le dessous du corselet; c'est l'avant- poi- 
trine; l'autre, ou la postérieure, sera l'ari*îère-poitrine ; de 
là aussi les distinctions d' avant-sternum et d' arrière-sternum; 
l'un ou l'autre s'avancent quelquefois en forme de cornes j 
comme dans les cétoines, lesi taupins, etc. 

Les élytres , ou les étuis , et les ailes prennent nais- 
sance sur les bords latéraux et supérieurs de l'arrière-thorax 
ou de cette partie que Degeer nomme le dos; les élytres 
sont'crustacées et, dans le repos, s'appliquent l'une contre 
l'autre , par leur bord interne , ou la suture , et toujours 
dans une situation borizontale ; elles cachent presque 
toujours les ailes» qui sont larges et pliée& transversale- 
ment. 

Chacune de ces élytres a la figure d^unc écaille plus on 
moins épaisse , concave en dessous , allongée , et plus ou 
moins rétrécie en pointe à son extrémité postérieure. 

Les ailes sont repliées transversalement sur elles-mêmes 
caractère qui les distingue de celles des autres insectes 
ailés , et cachées sous les élytres , lorsque l'insecte n'en 
fait pas usage ; mais lorsqu'il vetit voler , il écarte laté- 
ralement les élytres et déploie les ailes. Les élytres ou- 
vertes et assez écartées pour ne pas gêner le jeu des ailes , 
contribuent par leur position horizontale , et par leur con- 
cavité, à faciliter le vol; elles ne font cepei^dant aucun 
mouvement , tandis que les ailes seules sont mises en j|eu ^ 
^t , en frappant l'air , occasionent le vol. Les ailes des 
coléoptères ne sont pas en proportion avec le poids de leur 
corps ; elles ne sont pas assez grandes , et elles ne sont pas 
mues par des muscles assez vigoureux , ce qui fait que ces in- 
sectes volent très-mal , et qu'ils s'élèvent avec quelque diffi- 
culté. Leur vol est court , incertain , mal assuré et pesant ; 
ils frappent l'air fréquemment et le moindre vent les abat% 



COL 3iv$ 

Quélquès-uns même ne peuvent faire nsage de leurs ailes 
que quand Taîr est parfaitement calme. Quelques autres ^ 
dont le corps est plus léger , s'élèvent et volent avec un 
peu plus de facilité , surtout lorsque le temps est chaud et 
sec; mais leur vol est court, quoique fréquent. Aucun coléop- 
tère d'ailleurs ne peut yoler que vent arrière , et jamais con- 
tre le vent. 

Un grand nombre de coléoptères fait très-peu , ou même 
ne fait point du tout usage de ses ailes. Ces insectes se trans- 
portent d^un lieu à un autre , ou en marchant ou en sautant» 
Mais quelques-uns manquent entièrement d'ailes: les élytreis 
sont alors réunies par leur suture , et elles ne peuvent pas 
s'ouvrir. Cette exception , qui ne porte que sur quelques 
espèces , ne rend pas la classification des coléoptères dou- 
teuse , puisqu'il n'est pas nécessaire d'examiner les ailes ; 
il suffit de faire attention aux élytres , qui ne manquent ja- 
mais , pour distinguer , au premier aspect , un coléoptère 
de tous lés autres insectes. ITn très-petit nombre, tels que 
les nécydcdes , les siaphyllns , et quelques mordelies , ont les 
élytres si courtes , qu'elles peuvent à peine cacher leurs 
ailes. Ces élytres cependant, quelque courtes qu'elles soient^ 
n^en existent pas moins , et se font aisément reconnoître 
par leur forme 9 leur consistance et leur position. 

L'abdomen est sessile , ou uni au tronc par sa plus grande 
largeur ; il est nu en dessous , et recouvert en-dessus par les 
ailes et les élytres. ; il est composé de cinq à six anneaux, ou 
segmens , qui rentrent un peu les uns dans les autres , et 

Sermettent^ au moyen d'une membrane qui les lie, les 
ivers mouvemens qu'il doit exécuter; il est dur, crustacé 
et convexe en dessous ; il est mou , aplati ou concave en 
dessus. Le dernier anneau est ouvert à son extrémité, pour 
donner issue aux excrémens et aux parties de ,1a généra-^ 
tion. 

Les pieds , au nombre de six , sont composés de quatre 
pièces principales , la hanche , la cuisse , la jambe , le 
doigt ou le tarse. La hanche est toujours formée de deux par-' 
ties , et dont la radicale , prolongée latéralement , s'incor- 
pore avec la poitrine , et fait partie de son tégument. Les 
deux pièces suivantes sont inarticulées ; mais le tarse , ou le 
doigt , offre un nombre d'articles qui varie d'un à cinq ; le 
dernier est terminé par deux crochets. 

Les coléoptères passent , ainsi que tous les insectes ailés ^ 
par quatre formes différentes ; celle à'œuf^ celle de ieuve ^ 
celle de nymphe, et enfin celle à^ insecte parfait. 

Tous les coléoptères sont ou mâles ou femelles ; aucun 
n'est hermaphrodite , c'est-à-dire , pourvu des deux sexes ^ 



33o COL 

et aucun n'en est privé , ainsi qu'on le remarque dans mi 
grand nombre d'hyménoptères. Les parties de la génération 
sont placées à l'extrémité du ventre , et cachées dans le der- 
nier anneau. Ces insectes sont ovipyares , et leur accouple- 
ment est absolument nécessaire pour leur reproduction ; 
mais cet accouplement ne peut avoir lieu que lorsqu'ils 
sont parvenus à leur dernier état, c'est-à-dire , lorsqu'ils, 
sont insectes parfaits. La durée de la vie est très - courte 
dans leur dernier état ; les mâles périssent immédia- 
tement après leur accouplement , et les femelles aussitôt que 
leur ponte est finie. Ainsi , tous ceux qui se sont accouplés 
dans le courant du printemps ou de Tété , périssent peu de 
temps ajprès ; ceux ^ au contraire , qui , nés en automne , 
n'ont pas eu le temps de s'accoupler et de se reproduire 
avant l'hiver , survivent , pour là plupart , k cette saison , 
s'accouplent dès la fin de l'hiver, et périssent bientôt après. 
Ces insectes ne s'accouplent qu'une seule fois, et cette fois 
suffit pour féconder tous les œufs de la femelle , dont le 
nombre est souvent très-considérable. La durée de Taccou- 
plement est ordinairement de plusieurs heures, souvent d'un 

iour, et quelquefois de deux. Le mâle est placé sur le dos de 
a femelle , et ne fait aucun mouvement ; la femelle reste le 
plus souvent tranquille, ou si elle marche , elle emporte alors 
le mâle avec elle. Lés parties de la génération sont placées 
à l'extrémité de l'abdomen , et cachées dans le dernier an- 
neau ; elles ont leur issue par la même ouverture que celle de 
l'anus. Si on comprime un peu fortement le ventre du mâle, 
on fait sortir un corps charnu , assez gros , au bout duquel se 
trouve un autre corps fort mince, presque cylindrique, de 
substance presque cornée , à chaque côté duquel on voit une 
espèce de crochet , destiné sans doute à retenir la femelle 
pendant la copulation. Les parties génitales extérieures de la 
femelle consistent en une ouverture destinée à recevoir la 
partie du mâle. Cette ouverture est simple dans les espèces 
qui déposent leurs œufs sur les feuilles des végétaux ; elle 
est accompagnée d'une espèce de tarière dans celles qui les 
placent dans le bois, dans la terre ou dans quelque corps 
solide. 

Les femelles , ainsi que nous l'avons dit , font leur pontç 
peu de temps après leur accouplement ; elles ne peuvent 
prendre aucun soin de leurs œufs, puisqu'elles périssent 
aussitôt après 'leur ponte; mais elles ne manquent jamais 
de les placer à portée de la nourriture qui convient aux 
larves qui doivent en sortir. Les chrysomèles) les altises, les 
coccinelles, placent leurs œufs sur les arbres et les plantes; 
les dermestes 9 les anthrènes 9 choisissent les substances ani- 



COL 33ï 

maies ; les nécrophores , les boucliers , quelques stâphylîns ^ 
les déposent dans les cadavres en putréfaction ; les diapères, 
les pœdèreSf les tritomes, les confient à des agarics, des 
champignons ; l'es bruches, les charansons, piquent les gous- 
ses, les siliquesy les graines des plantes , et y déposent leurs 
œufis ; les hannetons , les cétoines, les mylabres, les cantha- 
rides, les enfoncent dans la terre; les bousiers, la plupart 
des staphylins , les sphéridies, les placent' dans le fumier et' 
les matières végétales en^ putréfaction; les capricornes , les 
leptures , les lucanes , les buprestes , les taupins , les dépo- 
sent dans la substance même du bois dont la larve se nourrit; 
les hydrophiles, les dytiques, font leur ponte dans Teau 
stagnante , ou» dont le cours est peu rapide. Aucun de ces 
œufs n^a besoin d^incubation ; ils éclosent par la seule cha- 
leur de Tatmosphère , et la larve qui en sort, à portée de la 
nourriture qui lui convient ^ n^a besoin d^ aucun secours ; elle 
vit dans le même lieu, jusqu'à ce que , parvenue à son der- 
nier état, d^ autres besoins Tobligent à mener un autre genre 
de vie. 

Les œufs varient un peu quant à la forme , la consistance 
et la couleur ; ils sont ovales , ou allongés , ou aplatis par 
les deux bouts ; ils sont le plus souvent sphériques. Leur enye* 
loppe est assez dure sans être friable ; elle est membraneuse 
ou coriace , et quelquefois d'une substance presque cornée* 
Leur couleur est ordinairement blanchâtre , ou pâle , ou jau- 
nâtre , quelquefois brune , et rarement bleuâtre. Ceux qui 
doivent être attachés à la surface de quelque corps , tels qu9 
les feuilles ou les tiges des végétaux, sont empreints d'une 
humeur visqueuse qui sèche bientdt à l'air , mais qui a servi 
k les fixer. 

La multiplication des coléoptères n'est pas la même dans 
tous les genres ; elle est innombrable dans quelques-uns , tels 
que les hannetons, les carabes, les dermestes, les charansons, 
les cantharides , les chrysomèles, les altises , les coccinelles. 
£lle l'est beaucoup moins dans quelques autres, tels que les bu- 
prestes, les taupins , les capricornes , les nécydales, les clai- 
rons. Quelques autres , peut-être , ne nous paroissent très-peu' 
nombreux, que parce qu'ils échappent davantage à nos re- 
cherches, soit par leur manière de vivre, soît par leur peti- 
tesse. 

Le second état sous lequel se présentent les coléoptères , 
est celui de larve. Ces larves ont le corps composé de douze 
il treize anneaux assez distincts, dont ïe premier, ou celui 
qui vient immédiatement après la tête , est ordinairement 
plus grand que les. sui vans. Elles ont, pour la plupart, six 
pattes écaiUeuses^ suspendues par paires, aux trois pre- 



332 COL 

-miersannéaut. Quelques-unes en sont cependant d^pourvueii^^ 
et ces organes y sont remplacés par de petits mamelonsw 
Leur tête est écailleuse , offre souvent deux petites antennes 
de forme conique, composées d^un petit nombre d^articies, 
et deux groupes de petits grains , situés sur les côtés > et sem- 
blables à de petits yeux lisses. Mais les organes de la vision, 
proprement dits , sont cacbés i^ous plu'sieurs enveloppes , et 
rînsecte n^ voit point encore dans cet état. Il a , de chaque 
côié du corps, neuf stigmates , au moyen desquels Tair né- 
cessaire à sa respiration y est introduit. 

Les coléoptères , ainsi que les autres insectes , pren^ 
nent tout leur accroissement sous la forme de larve ; ils ne 
croissent plus dans le dernier état , et ils vii«:'nt bien plus 
long-tenips dans Tétat de larve , que dans celui dUnsecte 
parfait. Quelques-uns ne demeurent que fort peu de temps 
sous la forme de larve, tandis que d'autres y restent plu— 
sieurs années. En général , les larves qui se nourrissent de 
feuilles de végétaux, telles que les cbrysomèles , les aitises j 
les criocères, ne restent guère plus d^un mois sous cette 
forme ; celles, au contraire , qui vivent de la substance du 
bois , ou qui , enfoncées dans la terre , se nourrissent de ra- 
cines de végétaux, y restent une, deux, trois années, ou 
même davantage. Dans tous les pays froids et tempérés, les 
coléoptères passent Thiver ou sous la for^e d'œuf, ou sous 
celle de larve, ou enfin sous celle de nymphe. Ceux qui le 
passent sous la forme d^œuf sont ceux qui vivent peu sous 
la forme- de larve; ils naissent, croissent ^ se reproduisent 
et meurent dans le courant de la belle saison. Les coléop- 
tères qui passent Thiver sous la forme de larve ou de nymphe 
sont ceux qui vivent beaucoup plus que les autres, sous ces 
àexjoi dernières forihes ; ils se nourrissent de ta substance da 
bois , ou vivent dans la terre. 

Les larves muent ou changent plusieurs fois de peau avant 
de se transformer en nymphe. Cette opération s'exécute de 
la même manière dans toutes ; la peau se fend longitudinale-- 
ment sur le dos, et la larve sort peu à peu de son enveloppe, 
en détachant successivement toutes les parties du corps. Elle 
se prépare à cette opération par une abstinence plus ou moins 
longue, et elle ne reprend de la nourriture que quelque temps 
après. Les larves des coléoptères muent ordinairement trois 
ou quatre fois avant de se changer en nymphe. 

Toutes les larves ne sont pas également connues ; celles 
qui vivent sur les plantes, celles dont les mues et les méta- 
morphoses s'exécutent à découvert sur ces mêmes végétaux, 
sont beaucoup mieux connues que celles qui vivent dans le 
bois à demi-pouri, ou qiii se nourrissent, dans la terre^ de: 



€ O L 333 

racines àe' vëg^taux. La plupart échappent à nos regards par 
leur petitesse 9 et sont plutôt connues par les dégâts qu^elles 
font k nos boiseries 9 que par la forme de leur corps. 

Les larves sont, en général, tr^s-voraces; leur accroisse- 
ment est d^ autant plus prompt que leur nourriture est plus 
abondante, et que la chaleur de l'atmosphère est plus grande. 
Quelques-unes passent Thiver sans prendre presque aucune 
nourriture , et sans croître sensiblement ; mais , dès que le 
retour de la chaleur les a ranimées, elles prennent une quan- 
tité considérable de nourriture , et leur accroissement est 
{ prompt. Leur bouche est munie d'instrumens analogues à 
eur manière de vivre ; celles qui se nourrissent de feuilles ou 
d'autres substances molles , ont les mandibules bien moins 
dures et mues par des muscles moins forts, que celles^ qui se 
nourrissent de la substance du bois. Celles qui vivent dans 
les cadavres ont des mandibules presque membraneuses , et 
elles fpnt sortir de leur bouche une liqueur propre à ra- 
mollir et à hâter la putréfaction des chairs. 

Les nymph^ des coléoptères ne prennent point de nour- 
riture , et ne font aucun mouvement. Toutes les parties ex- 
térieures du corps de Tinsecté parfait se montrent à travers la 
peau qui le recouvre ; elles restent pendant quelque temps 
dans cet état , après quoi elles quittent leur peau de nymphe , 
. et se montrent sous la forme d'insecte parfait. Quelques-unes 
sont cachées dans la terre , et enfermées dans une espèce de 
coque que la larve a construite (les hannetons). D'autres res^ 
tent ques , et fixées par leur anus à quelques plantes ou autres 
corps ( les coccinelles ). 

on élève difficilement les larves des coléoptères , à cause de 
leur manière de vivre. 11 est presque impossible de nourrir celles 
qui se plaisent dans les cadavres et dans les bouses, celles qui 
rongent les tiges et les racines des plantes , celles qui vivent 
dans la terre. On peut élever avec la farine de seigle ou de 
froment, les larves qui se nourrissent de la substance du bois; 
mais il est très-rare qu'elles parviennent k l'état parfait. Quel- 
ques-unes se changent assez bien en nymphes , mais elles pé-^ 
rissent ordinairement sous cette forme. 

Dans leur premier âge , les insectes ont besoin d^une nour^ 
riture abondante , pour que leur corps se développe , et 
prenne tout son accroissement ; dans leur dernier âge , ces 
insectes ne croissent plus. Le plus grand nombre ne prend 
plus d'alimens , et ne semble occupé que du soin de se 
reproduire et de perpétuer son espèce. ^ 

On connoît les ravages que les bruches et les calandres 
font aux différentes graines ; mais c'est uniquement dans l'é- 
tat de larre <pe ces insectes rongent U substance farineuse 



33it COL 

de ces graimes. On a avancé que les charansons des blés ruU 
gairemeni connus sous le nom de calandres^ font encore bien 
du tort aux grains dans leur dernier état. L'observation dé- 
montre qn^ib ne prennent alors que peu ou même point de 
nourriture solide , qu'ils cherchent à s'accoupler aussitôt 
après leur dernière métamorphose , et à faire leur ponte sur 
les mêmes grains. Le charanson , dans son dernier état , n'est 
' donc à redouter qu'à cause de sa ponte. (F. Calambré). 

Les andirènes), les dermestes, qui , dans leur premier état, 
rongent les pelleteries et toutes les substances animales , se 
contentent du nectar des fleurs, lorsqu'ils sont devenus insec- 
tes parfaits. Les femelles seules retournent aux cadavres pour 
y faire leur ponte. Les larves des cétoines, si nuisibles aux ra- 
cines des plantes , ne vivent plus que du suc conteiïu dans 
les fleurs , lorsqu'elles sont parvenues à leur dernier état. Les 
priones , les capricornes , les leptures , les buprestes , les tau- 
pins et tant d'autres , attaquent la substance du bois dans leur 
état de larve ; tandis que l'insecte parfait ne se trouve plus^ 
que sur les fle\irs et sur le tronc des arbres , auxquels il ne 
fait aucun tort. Les criocères, les altîses, leachrysomèles, les 
galéruques, sont bien plus nuisibles auxplantes dont elles ron- 
gent les feuilles, dans leur premier ainsi que dans leur dernier 
état. La larve du ténébrîon molitor se nourrit de la farine de 
froment ou de seigle , et l'insecte parfait , qu'on trouve fré- 
quemment dans les maisons , ne touche plus à ces substan- 
ces. Le clairon apivore ne fait aucun mal aux abeilles, tandis 
que sa larve vit dans les nids des abeilles maçonnes , et se 
nourrit des larves et des nymphes de ces insectes. Les cocci* 
nelles ne sont redoutables aux pucerons et aux cochenilles , 
que sous la forme de larves ; 1 insecte parfait n'est presque 
point malfaisant. 

' Parmi les insectes carnassiers , on remarque le scarite , le 
carabe , la cicindèle.PJusieurs gros scarabés et différens autres 
petits iusectes , ayant été renfermés dans une boite , avec le 
scarite géant , celui-ci avoit tout mis en pièces le lendemain » 
et en avoit dévoré une grande partie. Les carabes et les ci- 
cindèles font la guerre aux autres petits insectes ; ils les attra- 
pent à la course , les saisissent avec leurs longues mandibules, 
et les dévorent. Ces insectes sont aussi carnassiers sous l'une 
que sous l'autre forme. 

Les coléoptères sont répanduspartout ; on les rencontre cou- 
rant sur la terre ou sur le sable ; on les trouve dans les fientes 
des animaux, dans la terre , sous les pierres , à la racine des 
plantes , dans les troncs des arbres morts , ou même vivans « 
dans les boiseries , dans les charpentes , dans les cadavres 
frais, ou dans les substances animales desséchées ; on les voit 



COL 335 

fréquemment sur les fleurs et sur les feuilles des plantes et 
des arbres. 

La bouche de tous les coléoptères est munie de mandi^ 
bules plus ou moins grosses , plus ou moins fortes , et plus 
ou moins longues et dentées , suivant la nourriture dont ils 
font usage. Quelques-uns cependant paroissent manquer de 
mandibules ; du moins sont-elles petites , membraneuses , 
incapables de servir à Tinsecte : ce sont les espèces qui ne 
prennent aucune nourriture , ou qui vivent du suc répandu 
sur les fleurs, telles que les cétoines. Les bousiers, qui ne se 
trouvent que dans les fientes humides des animaux, et qui ne 
prennent pas d^autre nourriture , qui se contentent de sucer 
cette matière presque liquide , dans^laquelle ils vivent, n'ont 
aussi point de mandibules solides. 

On ne trouve , parmi les coléoptères , aucun insecte ve« 
liimeux: aucun n'est armé d'aiguillon , aucun ne pique , au- 
cun n'est dangereux pour l'homme ou les quadrupèdes. Ce- 
pendant quelques-uns mordent ou pincent fortement lors- 
qu'on les saisit, tels que les scarites, les carabes , les cicin- 
dèles , le manticore. 

Aucun coléoptère n'est employé dans les arts. Nous croyons 
cependant que quelques-uns pourroîent y être de quelque 
utilité. Leméloë proscarabé fait sortir de (abouche et des ar- 
ticulations des pattes , lorsqu'on le prend , une liqueur gom- 
«no-résineuse, d'une belle couleur jaune orangée , quipour- 
roit être employée dans la peinture où dans la teinture : cet 
insecte est grois et abondant. On pourroit aussi extraire de la 
plupart des insectes, tels que les mylabr«s , les carabes , les 
cantharides , un sel utile dans la médecine^ dans les arts et 
surtout dans la teinture. 

Le brillant métallique de quelles cétoines t d'un grand 
nombre de buprestes, les belles couleurs de quelques charan- 
sons, de quelques carabes, pourroient servir à faire des ou* 
vrages de bijouterie , qui ne le céderoient pas pour l' éclat à 
tout ce que l'argent , l'or , l'azur et les pierres précieuses 
nous présentent. Plusieurs amateurs ont fait monter des 
bagues avec le charanson royal , dont les couleurs d'or 
très-brillant , de vert doré , d'azur et de pourpre , font 
le plus bel effet. Les Indiens emploient quelques-uns de ces 
insectes comme ornement ; les femmes en font des espèce^ 
de colliers, des pendans d'oreilles , des guirlandes , dont elles 
se parent. 

Les Romains servoient sur leurs tables les larves de qfiel-i- 
ques espèces de coléoptères, tels que le cerf-volant , les gros 
capricornes, qu'ils retiroîent du bois des vieux chênes, et qu'ils 
noorrissoient et engraissoient avec de U farine. Les Amérl- 



336 * COL 

caîns elles Indiens regardent aussi les larves .des charansons 
palmistes (^calandre) ciomme un mets délicat. 

Les cantharides fournissent à la médecine un de ses plus 

f^uissans remèdes. Une espèce de mylabre est employé par 
es Chinois , comme vcsicatoire , ainsi qu'il Tétoit par les 
anciens. On est porté à croire que les carabes pourroîent 
aussi servir aux mêmes usages , et les vertus du niéloë pros- 
çarabé égalent au moins celtes des cantharides. 
Nous divisons cet ordre en cinq sections : 
i.<> Peotamères. Cinq articles à tous les tarses : elle com- 
prend les familles suivantes : Carnassiers, Brachélytres ^ 
Serricornes, Clavicortses, Pajlpicornes, Lamellicornes. 

2.^ HÉTÉROMÈres. Cinq articles aux quatre tarses antérieurs ^ 
quatre aux deux derniers. MÉLASOMES, Taxicornes, StÉNÉ-^ 
LYTRES , ÏRACHÉLIDES. 

3.<> TÉTRAMÈRES. Quatre articles h hus les tarses, RfllïîCHO- 
PHORES , XyLOPHAGES , PlATYSOMÈS , LONGiCORNES , Eu- 

poBEs , Cycliques , Clavipalpes. 

4..® TrimÈRES. Trois articles à tous les tarses. AvUltlva AGES j 

FUNGICOLES. 

5.^ DlMÈRES. Deux articles à tous les tarses. Dimères. 

Suivant les observations de M. Leclerck de Laval , le der- 
meste armadille de Degeer n'ai qu^m seul article à tous les 
tarses. Il formeroit alors une autre section , celle des Mono- 
KÈRES. V. ces mots. (o. et l.) 

COLÉOPTILE. Sorte de cavité dans laquelle est logée 
la Plumule, soit avant , soit pendant la Germination. Voy. 
ces. mots et celui de Fruit, (b.) 

COLEORAMPHES, Coleoramphi. FamiUe de l'ordre des 
oiseaux échassiers , et de la tribu des Tétradactyles. V. ces 
imots. Caractères : pteàs médiocres, épais; tarses réticulés; 
doigts externes unis à la base par une membrane ; pouce 
élevé de terre ; bec couvert à l'origine d'une gaîne cornée ; 
douze rectrices. Cette famille ne . renferme que le genre 
Chionis. V* ce mot. (v.> 

COLEORHIZE. On a donné ce nom à une cavité dans 
laquelle se loge quelquefois la Radicule. V. ce mot et celui 
de Fruit, (b.) 

COLERETTE, ou COLLERETTE. Folioles quî ac- 
compagnent souvent les Ombelles et les Ombellules. On ne 
-doit pas les distinguer de TInvolucre. (b.) 

COLETTA VEETLA. Nom malabare du Jasmin bes 
JmiESÇ^BarleriaprioniliSf L.). F". BarreliÈRE. (ln.) 

COLEJON. Nom espagnol du Cflot d'Orient, Brùssica 
orisntalis, L. (ln.) 



COL 33x 

COLEUVRÉE. C^est la Bryone COMMUNE, Bryonia alba- 

COLGRAVE. L'un des noms du Corbeau (6'o/vu5 corax).' 

COLHERADO. En pôriugaîs, c'est le nom de la Spa- 
tule COULEUR DE ROSE ^ PluUUea ajaja. (besm.) 

COLHES et COWES. Noms espagnols des Choux. 

COLIADE, Coiiasy Fab. Genre d'insectes, de Tordre des 
lépidoptères , famille des diurnes, tribu des papilionîdes , et 
distingué des autres genres qu'elle renferme , aux caractères 
suivans : 

Crochets des tarses saillans ou très-apparens ; paljpes in^ 
férieurs ( ou les extérieurs ) velus ou garnis d'écaillés jus- 
qu'à leur sommet ; six pieds propres à la course dans les 
deux sexes ; ailés inférieures sans échancrure à leur bord 
interne, prolongées sous l'abdomen et lui formant un canal ; 
palpes inférieurs très-comprimés, le dernier article beaucoup 
plus court que le précédent ; antennes courtes , terminées 
graduellement en. une massue, formant un cône renversé. 

Par la saillie, des crochets de leurs tarses, leurs palpes 
extérieurs velus ^ les coliades s'éloignent clés polyommates 
et des érycines , ou de ces lépidoptices diurnes qu'on dé- 
signe communément sous le nom di argus; Leurs chenilles 
et leurs chrysalides n'ont point d'ailleurs cette forme ovale 
ou de cloportçs, qui caractérise les précédens dans ces deux 
états. Les coliades ont six pieds semblables , ce qui les 
rapproche dçs papillons proprement dits , des parnassiens et 
des thaïs ; mais ils en sont distingués par la forme et la 
disposition de leurs ailes inférieures , ainsi que par les cro- 
chets unidentés ou bifides de leurs tarses ; ils diffèrent enfin 
des piérides ou des lépidoptères diurnes , appelés dandîdes 
blanches , telsT que les Brassicaires , quant aux palpes et avx 
antennes. Ce genre embrasse la quatorzième famille des 
papillons de M. Ochsenhejm^r* celle qu'il nomme les da- 
nmdes jaunes , et dont les chenilles «ont le ventre ou le des- 
sous du corps plus pâle , pallldi-çentres. 

CoLiADE CITRON , PapiUo rhamm^ Lînn. ; le Canon , GeoCT. ; 
Engram. , Pap. d^Europ, , pi. Liii , n-.® iio , a — c. Cette es- 
pèce est très - reconnoissàble à la forme de ses ailes qui ont 
chacmie un angle curviligne , et à leur couleur d'un citron 
yerdâtre dans les mâles , d'un blanc vétdâtrc dans les fe- 
melles ; le milieu de chaque aile a un point rougeâtre ; on 
en voit aussi de petits au bord postérieur. 

La (^enille est verte , avec ^une ligne plus pâle de chaque 
côté du ventre, et de petites pointes noires, coniques, écail- 
leuses sur le dos. Ses anneaux semblent avoir plusieurs in- 
cisions. Le devant du corps est gros et arrondi , et la partie 
postérieure est aplatie. Pour se reposer, cette chenille ta- 

VII. 22 



338 • C O L 

pisse de soie une fi^nille , y cramponne ses pieds , et ëlève. 
sa partie antérieure. Elle vit sur le nerprun purgatif, la 
bourdaine , etc. 

La chysalîdê est renflée au. milieu, jaunâtre, arec une 
raie plus claire , et une tache d*un rouge terne de chaque 
côté. Le lien qui la retient est très-lâdie , et ses deux bouts 
partent d^un même point. Ce papillon est commun en Eu— 
rope , ^veme souyent , et paroît alors dès le mois de férrier 
ou de mars. 

CoLiADE CLÉOPATRE , PopUio Cicopoira^ Linn. ; variété du 
cUron, Engram. , Pap. d'Euroo. , pi. uil , n.» iio,/, ^. Cette 
espèce n'est distinguée de la précédente que par la tache 
aurore qui courre le disque de ses ailes supérieures , et le 
défaut de point ferrugineux sur cette partie. 

Elle se trouve dans le midi de TEurope et en Barbarie. 
Engramelle s'est mépris en croyant que Degeer avoit en , 
en Suède , cette espèce , d'une chenille qu'il avoit élevée. 
Le lépidoptère du naturaliste suédois n'est qu'une variété 
mâle du citron , dont les ailes supérieures ont bien leur dis- 
que d'un jaune orangé vif, mais qui ont le point ferrugineux 
du C, cUron , et qui ne se voit point dans le coUixie Qéopi^tre* 
Cette méprise a engagé Engramelle à ne faire de cette es- 
pèce qu'une variété du citron. 

CoLiADE SOUCI, PapUio £e2u5a, Fab. ; \t Souci ^ Geofif. 



A^ U mâle; JB, lafemeUe; Engram. , ni. uv , n.^ m. ^— ^ ; 
pL Lxxix, supnL XXV , Jig, m./, ^. Le dessus des ailes est 
souci , mêlé de vert sur les inférieures , avec une laige bor- 
dure d'un brun presque noir, tacheté de jaune dans la fe- 
melle ; les supérieures ont un point noir vers leur milieu , 
et les inférieures un point souci foncé ; le dessous des supé- 
rieures est souci ou d'un blgnç verdâtre , suivant les sexes , 
avec un point noir au milieu ; près du bord postérieur , 
sont trois points noirs et%ix petits yeux à pruneUe argentée 
et iris rouge , le tout sur une ligne transversale , et sur un 
fond vert dans quelques individu^ ; le dessous des inférieures 
est d'un jaune verdâtre , avec deux yeux réunis , dont Fun 
plus petit , au milieu , formé d'un point noir , argenté dans 
son milieu , et renfermé dans un cercle rouge ; près d« bord 
postérieur est une ligne de très-petits yeux presque sembla- 
bles , au nombre de sept environ ; les quatre ailes ont leur 
bord rouge tant en dessus qu'en dessous. 

Il se trouve en Europe , à U fin de l'été. 

CoLlABE AURORE , P. Awrova^ Fab.,Ochs.; leYERTUMllEy 
Engram. i^/dl , ni. 8. 111/ SiJippl, fig. m. QuinL 11 est un peu 
plus grand que le précédent. Le fond du dessus des ailes est 
d'un fauve très-yif tirant sur le rouge ; et la tache noire des 



COL 339 

«opërieareâ forine en dessous une espèce de petit œil. Cette 
espèce est rare , et ne se trouve que dans quelques mon- 
tagnes très-élevées de rAllemagne , et en Sibérie. 

CouÀDE MYRMIDONE, P. Myrmidone^ Ésp., Htibn., Ochs. ; 
le Safrane , Ençram., îbid,, pi. 78, Si^pL xxiv.«, fig. m , 
a. h. bis, Très*voisin du précédent, mais plus petit : le fauve 
^u dessus des ailes a un reflet bleuâtre ; la bordure noire a 
moins d^étendue ; le dessous des inférieures n^ofire point cette 
rangée de points oculaires , que Ton voit à ces mêmes ailes, 
4ans les deux espèces précédentes. Il se trouve en Hongrie. 

CoUABE GHRYSOTHÈME , P. Ouysothemây Esp. , Hiibn. , 
Ochs.; rORAVGi , Engram. , îbûL , pi. 88, xxiy.« Sùppl. , fig. 
111 j a, b. ter. he fond du dessus de 'ses ailes est plus dur 
que celui des ailes du Souci , glacé plus 6u moins de verdâtre 
dans les femelles ; la bordure des supérieures est d^un gris 
foncé 9 coupé de traits noirs dans le mâle. La tache noire du 
dessus des ailes supérieures est ocùlée en dessous, ainsi 
que dans les deux espèces précédentes. A cela près, il diffère 
peu du C. Souci. Il se trouve en Hongrie. 

CoLlADE PHIGOMONE, P. Phicomone^ Esp., Htftn. , Ochs. ; 
le Candide, Engram. , ibid. , pi. 79, xxv\« Suppl. , fig. 113 , 
a. b. c. bis. Le dessus des ailes est d'un blanc jaunâtre , avec 
du noir à la base et vers le limbe postérieur, où le fond jau- 
nâtre se détache , par Topposition de ces deux couleurs , en 
manière de bande transverse ; les supérieures ont un gros 
point noir , comme dans les précédens ; leur dessous est 
oianchâtre , avec Textrémité jaune ; le point noir j forme un 
petit œil ; la même surface des inférieures est jaune , avec uu 
on deux points* argentés , au milieu de leur disque. I>ans les 
montagnes élevées de la France , de TAllemagne , etc. 

Cqliade nVALE , P. HyaU^ Linn., Fab. , Ochs. ; le Souci ^ 
Geoff. par, C. ; le Soufré , Engram. , ibid. , pi. 79 , St^pL 
xxy^ , fig. tid , li e.f. Il a le dessus â^% ailes jaunâtre ; le 
limbe postérieur des supérieures est noir , avec une rangée 
de petites taches de la couleur du fond ; le milieu des infé- 
rieures est marqué d^une tache jaune et arrondie. Le dessus 
des quatre ailes ne diffère de celui du C. Souci ^ qu^en ce 
que les supérieures , â Fesception des bords amérieurs et 
postérieurs, sont jaunâtres, et q^ le point noir est oeulé. 

Dans toute T Europe. 

Cou ade paljbno , P. Pakem f lÀna. , Fab. , Ochs. ; P. 
Eunpome, Esp^, Hdbn.;' le Soùtaire, Engram. , ibid.j pi. 6 , 
SisppL ni.*, fig. 1 1 1 , a. è. quaier. Le dessus àts ailes supérieure s 
est faune ou jaunâtre , avec le limbe postérieur noir , et 
point ou peu tacheté ; les supérieures ont sur les deux côtés , 
près du milieu du bord antérieur , une petite tache oculairt : 



â;o COL 

le dessous des quatre ailes est jaune , ayec une teinté ver^* 
.dâtre près du bout ; les inférieures n^ont quWe seule tache 
placée au centre , en forme de point, et argentée. 

£n Suède , en Allemagne , et dans les contrées monta- 
gneuses de la ï^rance^ (l.) 

COLIART. Nom vulgaire de la Raie Bâtis* (b.) 
COLIAS. Nom spécifique d^une espèce de. Scombre. 
• V. ce mot. (desm.) 

CO LIBELLE. Nom du Cucubale Bjèhen , dans les en- 
.Tirons de Perpignan , où on mange ses feuilles y au rapport 
,de Decandolle. (b.) 

COLIBRI , Twchilus , Lath. Genre de l'ordre des oi- 
seaux SylvauïS, et de la famille des ânthomises. F, ce& 
imots. Caractères : bec grêle , droit chez les uns ,. arqué chez 
les autres , plus long que la tête , entier , . dentelé dans une 
seule espèce, garni à la base de petites plumes et déprimé 
. en dessus , tubulé vers le bout et finissant en pointe ; man- 
dibule supérieure couvrant les bords de Tinférieure ; boiiche 
très-petite; narines linéaires, couvertes en dessus d'une mem- 
;brane renflée, ouvertes et situées vers la base du bec; langue 
susceptible de s'allonger, entière, à la base , divisée en deux 
filets, depuis le milieu jusqu'à la pointe ; pieds impropres à la 
marche; tarses très-courts, grêles, emplumés, au moins par 
derrière^ plus courts que le doigt du milieu ; quatre doigts 
séparés dès la base > trois devant , un derrière ; ongles courts, 
très-rétra'ctiles , très-crochus, fort aigus ; ailes très-longues^ 
étroites; la première rémige la plus longue de toutes, et ter* 
minée en forme de faux ; toutes les autres étagées jusqu'à la 
dernière penne secondaire , qui est la plus courte de toutes ; 
queue composée de dix pennes. Ce genre est divisé en deux 
sections ; la première contient^ sous le nom de colibris y les 
espèces qui ont le bec Oéchi en arc ; et la seconde , sous la 
dénomination à^oiseaux-tmouches^ celles qui ont le bec droit. 
•C'est dans celle-ci que se trouve l'espèce nouvelle et rare 
dont la mandibule est finement dentelée en scie sur les bords. 
Les colibris et les oiseaux-mouches que je n'ai vus ni en nature ^ 
i^i figurés , sont indiqués par un astérisque. 

Ce n'est que dans les contrées les plus chaudes de l'Amé^ 
rique que se trouvent les colibris et les oiseaux-mouches ; 
presque tous sout confinés entre les tropiques ; ceux qui s'en 
éloignent, ne séjournent soi|§ les zones tempérées que pen- 
3ant l'été ; ils suivent le soleil , s'avancent et se retirent avec 
lui. Des deux espèces qui se trouvent dans l'Amérique sep- 
tentrionale , l'une pénètre jusqu'au Canada , et l'autre , dans 
le nord-ouest, jusqu'au 54..*^ degré et la minutes de latitude , 
joù Mackensie l'a rencontrée. Celles de l'Amérique raéridio- 



C O L ^ 3/,t 

nale né s^éloignent pas autant àes tropiques ; càr'M. de A^ar a' 
nous assure qu'ils n'outre-passent pas le 35.^ degré de latitude 
sud , et que parmi les oîseaux-^mouches qu^on voit à- Bueno m 
Ayres , il en e^t qui y sont sédentaires ; tandis que les mets 
et le sasin , les seuls qui se plaisent dans le nord, n^ restent 
pas pendant Thiver. 

Quoique des voyageurs aient pris pour des colibris , des 
oiseaux d'un plumage aussi brillant et qui vivent de la même- 
manière ^ dans les contrées chaudes de i' ancien mondes it 
est certam qu'il n'y en a point , ni dans les' îles de la mer 
Pacifique , ni dans les Terres australes , telles que la Nou- 
velle-T-Hollande et la Nouvelle-^Zélande. C'est done en Atné- 
rique que la Nature a fixé un de ses cKefs-d'œuvre. Pro- 
digue envers eux , elle les a comblés dé tou^ les dons 
qu'elle n'a fait que 'partager aux autres oiseaux : prestesse, 
^grâce, fraîcheur et velouté des fleurs , poli des métaux, 
éclat des pierres les plus précieuses , elle a tout réuni sur 
ses petits favoris. Aussi les Indiens frappés de l'éclat et 
du feu que rendent les couleurs de ces oiseaux , leur* 
avoient donné les noms de rayons ou cheœux du iùleU; nbn_ 
seulement ces couleurs brillent sur leur plumage \ ^^{5 
encore elles ont la propriété de présenter une variété d ^ 
nuances très-différentes , selon la direction de la lumière ; e 
cette propriété est due à la forme particulière des plumes ett 
des barbes. V, le mot Couleur. Tous emploient -les- 
mêmes matériaux pour la construction de leur nid; la, 
plupart le font dans les mêmes endroits , et chaque couvée^ 
n'est que de deux œufs. Le mâle et la femelle partagent le 
travail du nid et de l'incubation : ce nid est composé de di- 
verses sortes de coton , ou d'une bourre soyeuse recueillie 
sur les fleurs } son tissu est si fort , qu'il a la conisistance d'une 
peau douce et épaisse. Les oiseaux-mouches l'attachent indif- 
féremment à un seul brin d'oranger, de citronnier, de ca- 
fier , à des feuilles même , et quelquefois à un fétu qui pend 
de la couverture de quelque cai^e. Les colibris le posent ordi- 
nairement sur une brandie d'arbre plus ou moins forte , et 
toujours l'extérieur est couvert de lichens pareils à ceux qui 
croissent sur l'arbre où il est posé. 

Leur vol est continu, bourdonnant,, et 'tellement rapide 
qu'on n'aperçoit nullement le mouvement à^ ailes , dont le 
battement est si vif, que l'oiseau s' arrêtant dans les airs , p^- 
roît non-seulement immobile , maïs tout-à-fait sans action. 
C)n le voit s'arrêter ainsi quelques instans devant une fleur , 
partir comme un trait pour aller à une autre , et les visiter^ 
toutes en plongeant sa langue dans leur sein , afin d'y saisir sa 
nourriture. Jamais ces oiseaux ne marchent ni se posent à» 



34a C 0-L 

t^rre. lU passent U nuit et le temps de lâ phi» forte chaleur àa 
jour perchés sarune branthe^-et souyent sur la ploA grosse. Pour 
Tordinaire 9 ils ne font entendre de cris que quand ils quittent 
iine plante ou un aii>re en fleur , pour en rechercher un autre. 
Ce cri s^ compose des syllabes tère , prononcées d'un son 
de voix plus ou moins fort , plus ou moins aigu. Ces oiseaux 
sont solitaires 9 et s'il y en a un qui soit sur un arbre 9 d'autres 
n'en approchent pas ; mais ils se rassemblent souvent , vol- 
tigent en nombre , et se croisent sans cesse avec une extrême 
rapidité au-dessus des plantes et- des arbrisseaux en (leurs. 
Ils se battent entre eux avec acharnement , et disparoissent 
sans qu'on puisse voir l'issue du combat ; ils ne montrent pas 
moins de courage pour attaquer les autres oiseaux qui vien- 
nent près de leur nid ; quelquefois ils les assaillent sans nio- 
tif 9 les mettent en fuite 9 et même les poursuivent. Les mo« 
queurs9 les pipiris sont souvent forcés de céder à un colibri 
l'arbre sur lequel ils sont perchés. 

Leur langue , dit Marcgrave, est composée de deux fibres 
creuses $ formant un petit canal , divisé vers le bout en deux 
petits file^ ; elle a 9 selon Labat 9 la forme d'une trompe , 
dont e)le fait les fonctions ; l'oiseatl U darde 9 hors de son 
bec 9 par un mécanisme de l'os hyoïde 9 semblable à celui de 
la langue du pic. Cette observation 9 sur celle des oiseaux— 
mouches 9 est confirmée par un anatombte célèbre 9 M. Yicq 
d'Azir^ qui, après avoir examiné la langue , l'os hyoïde et les 
fibres musculaires qui servent à ses mouvemens 9 a reconnu 
que la disposition de ces parties étoit la même que dans les 
pics. Comme on aura, au moyen de la gravure 9 une ex- 
position beaucoup plus parfaite et plus satisfaisante de la si- 
tuation 9 des fonoaes et du mécanisme des langues du colibri 
et de l'oiseau-moiiche, qu'il ne seroit possible de la faire par 
le discours 9 on a destiné une planche pour cfi sujet 9 avec 
d'autant plus de motifs que ces langues n'ont pas encore été 
dessinées telles que nous les présentons. 

Eivpiîçatîon de la planche B. 38 de ce Dictionnaire. 

(i^ Tête de colibri , ayant la langue sortie hors du bec , 
vue de profil. On a supprimé la peau pour montrer les deux 
branches a, a de Vos hyoïde , qui se recourbent en arrière 
p^r-dessus le crâne, de manière à atteindre la racine.du bec ; 
ces deux branches sont , sur la tête , écartées l'une de l'autre 
jusque sur le capistrum où elles se réunissent ; elles dardent , 
comme dans, le pic 9 la langue par un mécanisme semblable. 
' (a) La même tète 9 vue en dessus. 

(3) La même retournée ou vue par dessous. 




foijneitefj'ofiùûrut^ /a/^/tçuc té/ Co&èn efdr l'our^tmoacàe 



COL 3^ 

(4) La Iânfi;ae grossie , séparée de la tête , vue en dessus, 
—a a, branches postérieures des cornes de l'os hyoïde.-— 
h b , leurs branches antérieures.— c , Tos hyoïde lui-même J 
-«J, la langue.— «f le larynx. 

(5) La même langue retournée. 

(6) Tronçon de la langue qui est formée de dent canaux 
cartilagineux réunis dans leur longueur. Ce tronçon est va en 
dessus et très-grossi. 

(7) Le même , va en dessous.^ 

(8) Extrémité de la langue divisée en deox filets , convexes ; 
à Fextérleur , concaves en dedans. 

(g) Tête X oiseau - mouche , la langue tirée hors du bec « 
Tue en dessus. 

(10) La même ^ vue en dessous. ' 

(11) La langue séparée du bec et grossie , vue en dessus* 

(12) Tronçon de la langue grossi, également vu en dessus. 
(i3) Le même tronçon retourné. 

Nota. Les cinq figures 9 à i3 correspondent aux figures a^ 
3, 4^ 6 ^^ 7 9 représentant la langue du coUbri, L'organisation 
est analogue , et les mêmes parties y sont indiquées par les 
mêmes lettres. 

(14.) Les deux filets réunis et formant un tuba creux et tels 
qu'ils sont toujours quand l'oiseau darde sa lanfi[ue dans lesfleurs. 
Je viens de dire que la langue du colibri ou de l'oiseau- 
mouche étoit dans une grande partie de sa longueur compo- 
sée de deux canaux ou fibres creuses appliqués l'un contre l^u^ 
tre ; c'est aussi le sentiment de Marcgrave et de Labat qui les 
ont observés dans leur pays natal, die Brisson et de Buffon, 
Quant à moi, quoique je n'aie examiné que des laides des* 
séchées depuis long-temps, auxquelles j'ai fait en sorte de ren- 
dre leur (orme naturelle en les humectant , j'ai cependant 
vu de même que les ornithologistes ci-dessus. Au reste , si 
je me suis trompé , les naturalistes qui auront occasion de 
disséquer la langue d'un colibri fraîchement tué, sopt, je crois^ 
les seuls qui peuvenj^^ avec fondement, indiquer mes erreurs. 

La langue des souimangas est , d'après les observations de 
M. LevalUant et les miennes , conformée de même que celle 
des colibris ; peut-être doit-on en dire autant de la langue de 
plusieurs guàrf^mis et héoraUdres qui , comme ceox-ci , la dar-* 
dent hors du bec dans le calice des fleors. Mais nous man- 
quons de renseignemens à ce sujet. 

Les naturalistes et les anatomistes que j'ai cités, sont d'ac- 
cord sur la langue de ces oiseaux; mais il en est autrement pour 
leur nourriture. Garcillaco, Gonfara, Hernandez, Clusiusv 
Nieremberg, Marcgrave, Sloane, Catesby, FeuilJée, Labat, 
Dutertre | le général Davies (cité par Latham) s'accordent k 



344 COL 

^re, ce qne faî Tn mm-mêmcj qn'îls pIoTigent leur langue 
èaOÈa le calice des fiéars pour en tirer les sucs. 

DoR Félix de Azara ^ tout en contenant qu'ils s'en noor- 
rissent , soupçonne qn'îls ont d^antres moyens de s'alimenr- 
ter ; poîsqne , dit-4i , aux environs de la rivière de la Plata , 
oà ii en reste tonte Tannée , et on il' n'y a ni bosquets ni 
fleurs pendant Thiver , il en a vu dans cette saison visiter les 
toiles d'araignées, et qn^il lui a semblé qu'ils mangeoîent 
ces insectes. Il ajoute , à Tappui de ce soupçon , que le P. 
M. Fr. Isidore Gnerra^ homme très-digne de foi, qui a 
noorri plnsienrs hers-fieurs , hn a certifié cp'il les avoit vus 
■lawer des araignées ; mais il n'exclut pas totalement le suc 
des (leurs, comme Fa fait Badier, qui a. observé les colibris 
et les oîseanx-moocbes à la Guadeloupe. Cet observateur noos 
assure que leur langue ne leur sert que pour attraper les pe- 
tits insectes dans le caHce des fleurs , et que ceux qu'il a 
noorris pendant six semaines avec du sirop , dans lequel il 
émiettoit du biscuit , ont toujours été en dégénérant , que 
leur santé s'aflfoiblissoît d^un jour à Tantre , et qu^enfin la 
mort est sm te nue . 11 ajoute qu'à cette époque il les a ou- 
verts, et qu'il a trouvé du sqcre cristallisé dans leurs boyaux, 
et qu'une partie de ces mêmes boyaux avoit perdu de sa flexi- 
bilité , s'étott endurcie et étoit devenue cassante. Toutes les 
personnes citées ci -dessus ont étudié les oiseaux-mouches 
et les colibris dans leur pays natal ; de tous , il n^y en a 
qne deux qui les font vivre d'insectes, et Badier est le seul 
qui ait exclu le suc des fleurs. J'ai aussi observé ces oiseaux 
dans la nature vivante ; je conviens qu'ils peuvent aspirer de 
très-petits insectes , qui se trouvent quelquefois au fond du 
calice lorsqu'ils en pompent le suc , et de plus , comme le 
conjecture M. de Azara , la poussière contenue dans les 
sommets des étamines ; mais , quoicjue j'en' aie tué beaucoup 
an moment oà ils prenoient leur nourriture , jeli'ai jamais 
trouvé dans leur œsophage , ni dans leur estomac, aucun àé- 
Lris d'insectes ; ce qui m'a fait croire que leur nourriture 
principale consiste dans le suc mielleux des fleurs , que Ton 
remplace avec succès par le sirop , quoi qu'en dise Badier , 
ou par du sucre fondu. £n eflet, nous voyons, i.® dans le 
Voyage aux îles d'Amérique , parLabat, que le P. Mont- 
didier a conservé pendant cinq â six mois des oiseaux-mou- 
cbes huppés , et leur a ft^it élever leurs petits dans son ap- 
partement , en leur donnant , pour nourriture , une pâtée 
très-fine et presque claire^ faite avec du biscuit, du vin 
d'^Ëspagne et du sucre , dont ils prenoient la substance en 
passant leur langue dessus ; mais le miel a paru préférable 
à cet aliment, parce qu'il se rapproche davantage de cenec- 



COL 345 

târ délîcàt qu'ils recueillent sur les fleurs. i.<* Latham cite 
un fmt qui , quoique très- extraordinaire , est appuyé de té- 
moignages irréprochables. Non-seulement des colibris ont été 
apportés vivans en Angleterre , mais une femelle prise sur 
son nid a couvé ses œufs en captivité. « Un jeune homme , 
dit Latham , peu de jours avant son départ de la Jamaïque 

Î)our l'Angleterre , surprît une femelle colibri qui couvoit ; 
'ayant prise et désirant se procurer le nid sans l'endommager, 
il coupa la branche sur laquelle îlétoit, et apporta le tout 
abord du navire. La femelle se familiarisa assez pour ne pas 
refuser la nourriture qu'on lui présentoit ; elle vécut de miel 
et continua de couver avec une telle assiduité , que les œufs 
sont éclos durant le voyage ; mais elle survécut peu à la nais* 
sance de ses deux petits , qui arrivèrent vivans en Angleterre^ 
Tous les deux y ont vécu quelque temps chez lady Hamon , 
et l'un n'est mort que deux mois après son arrivée. Ces char- 
mâds oiseaux s'étoient tellement apprivoisés , qu'ils vènoient 
prendre leur nourritui*e sur les lèvres de leur maîtresse. 
JLétir espèce , le hausse-col-veti , est très-commune à la Ja- 
maïque et à Saint-Domingue. 3.» Le général Davies , cité 
par le même auteur , ayant pris adultes plusieurs oiseaux- 
mouches rubis, les a conservés vivans pendant quatre mois 9' 
en leur donnant pour nourriture du miel ou du sirop, ou un 
mélange de sucre brut et d'eau, qu'il mettoit dans le fond 
du calice de fleurs artificielles , faites en forme de pipe , et 
dont les couleurs et l'arrangement approchoient de la nature,; 
le plus possible. 4-® Enfin , suivant M. de Azara , don Pedro 
Melo de Portugal , goirverneur du Paraguay , conserva un 
bec-fleur, pris adulte , pendant quatre mois. Cet oiseau étoit 
si familier , qu'il connoissoit fort bien son mattre , auquel il 
donnoit des baisers et autour duquel il voltigeoit pour de- 
mander à manger. Alors don Melo prenoit un vase de sirop 
très-clair, et il le penchoitun peu, afin que le bec-fleur pût 
y plonger sa langue ; il lui donnoit auâsi de temps en temps 
quelques fleurs. Avec ces précautions , cet oiseau vécut aussi 
bien que dans les campagnes , jusqu'à ce qu'il pérît par la 
négligence d'un domestique pendant l'absence de son maître. 
Il résulte de ces faits que le suc des fleurs est une nourriture 
propre aux colibris et aux oiseaux-mouches ; qu'il peut se 
remplacer par du miel, du sucre en fusion ou du sirop , et 
que si ce dernier aliment s'est cristallisé dans les boyaux des 
oiseaihunourris par Badier , il n'en est pas résulté le même 
effet pour ceux qui ont été élevés.pàr les personnes dont il 
vient d'être cpiestion. 

Il est inutile de répéter toutes les petites merveilles que 
rimagination a voulu ajouter à l'histoire des colibris. Meta- 



346 COL 

morphoses, engourdissemÊiit pendant ta manvaisé saison f 
mort et résurrection avec les fleurs ; et cela dans des pays où 
il n'y a point de saison sans fleurs ; toutes ces fictions ont été 
rejetées par les naturalistes sensés. 

Manière de faire la chasse aux Colibris et aux Oiseaux^mouches^ 
«— Ces oiseaux paroissent peu défians , et se laissent appro- 
cher jusqu^à cinq à six pas , et même plus près ^ de manière 
qu'on peut les prendre, en se plaçant dans un buisson 
fleuri , avec une verge enduite d'une gomme gluante à la 
main. Il suffit de les toucher, lorsqu'ils bourdonnent devant 
une fleur ; mais il faut un coup d'œil juste , car ils sont dans 
^n mouvement continuel. Cette manière de les prendre a 
l'inconvénient de gâter leurs phimes ; c'est pourquoi toute 
chasse où l'on se sert de glu doit être rejetée, puisque ce 
n'est que pour avoir leur habit qu'on leur fait la guerre. Ou 
les tue en leur lançant Ats petits pois avec une sarbacane , 
ce qui demande une grande adresse « on les abat aussi en les 
inondant avec de Teau lancée par une seringue : du sable 
mis au lieu de plomb dans un fusu ou un pistolet les tue ^ j«t 
même en tirant de très-près, l'explosion de la poudre suffit 
seule pour les étourdir et les faire tomber. J'ai eu recours k 
deux autres méthodes qui ne sont pas sujettes à endommager 
leur riche {fumage : pour l'une l'on se sert du filet nommé 
U>ile i^ araignée ou arcugne (F. Bbc-figue), dont on entoure 
les arbrisseaux et les plantes en fleurs à un pied ou deux de 
distance ; l'autf e consiste à se servir d'une gaze verte en 
forme de filet à papillons ; mais cette manière demande de 
la patience , et ne peut être mise en usage que sur les plantes 
et les arbrisseaux nains. Il faut d'ailleurs se tenir caché ; car 
quoique l'oiseau se laisse approcher de très-près , il n'en est 
pas moins sur ses gardes ; tandis qu'il suce les fleurs, il a 
toujours l'œil aux aguets, afin de voir tout ce qui se passe au* 
tour de lui , et aussitôt que quelque chose l'offusque , il jette 
un cri et disparoit Pour avoir quelque succès dans cette 
chasse , qui sç fait ordinairement dans un jardin , il faut cons- 
truire une petite niche la plus basse possible , avec les plantes 
et les arbrisseaux voisins , et de là envelopper l'oiseau avec 
le filet , de la même manière que l'on prend les papillons^ 
Cette chasse peut se faire dans tous les lieux où il y a des 
plantes en fleur ; mais afin de les forcer à venir ii celles où 
est la niche, Ton a soin de détruire toutes les autres. 
Pour plus de facilité ^ Ton construit avec ài^^ feuillages frais^ 
une petite hutte ambulante qu'on transporte dans les lieux 
où Ton voit un plus|prand nombre de ces oiseaux* 



COL. 3^7 

A. Bec arqué. 

* Le Colibri Acutipenne , TrochUus caudocutus , Vieill , 
a les pennes de la ^ueue très-pointues, les latérales fort 
étroites , les deux du milieu de 9 lignes plus courtes que Tes- 
térieure , et les autres également étagées.. De la forme des 

Sennes caudales, est venu le nom de cola de them^ que 
l. de Azara a imposé à ce colibri du Paraguay. Sa longueur 
totale est de cinq pouces un tiers ; il a le bec noir ; les plumes 
de la gorge et du haut du cou d^un très-beau blâne , et cha-^ 
cune marquée d^un petit point noir ; le reste du devant du 
cou et de la poitrine d'un bleu d'émail à neflets éclatans ; le» 
couvertures inférieures et les pennes de la queue bleues sous 
un aspect , d^un vert de mer sous un autre ; le dessus de la 
tête brun ; ses c6tés , et toutes les parties supérieures du 
corps d'un vert doré ; le ventre blanc ; les pennes des ailes , 
comme che^ presque tous les oiseaux-^moucbes et les coli-- 
bris , Sntk noir bleuâtre. 

Le CouBRi d'Asiboine. C'est le Souihakqa p'Amboinr.: 

Le Colibri Arlequiiï , TrochUut muàkohr^ Itath*» pL 

des Oiseaux dorés. Le vêtement de ce petit oiseau :^emble 
être formé de pièces de rapport , comme Thabit d'arlequin* 
Il a da vert sur la tête , la gorge , le devant du cou , ki 
poitrine , le milieu du dos et les couvertures supérieures 
des ailes ; une large bande bleue enU'e l'angle postérieur 
de l'œil et la nuque ; dn noir entrq ce^te è^ande et le 
haut du do3 V du rouge de carmin ai| ventre ; du brun sur 
le dos f le croupion ^ les ailes et les pennes latérales de la 
queue ; enfin , du violet tendre sur les autres. L'edseau entier 
est long de quatre pouces et demi, 

* Le Colibri Azara , Trochilu$ Jzam, YleiU. Tête 
mordorée en deisus , et. brune sur les côtés ; manteau à\m 
veH bleuAtre sous un aspect , d'un vert doré aous un autre ; 
devant du coq^ et poitrine d^un brun clair ^ ayec une bande- 
lette blanche et longitudinale sur celle-ci } côtés des parties 
inférieures à fcQets dorés ; queue i^pe« pçè& pareille au dos , 
avec les deox pennes ^torales tera^înée^ dje blanc *i: bec noir ; 
longueur totale , ouatfe pouces cinq siid^me^. 

Il se trouve au Paraguay , ^t M. de A^iara le nomme dti 
BlancodeBaxo, 

Le Colibri bleu , Trwàilus cyantm f Latbu 9 n'est point 
une espèce particulière. V. Colibri grenat. 

Le Colibri bleu nu Mexiqur, de Briss. , est un Gurc-Gurr. 

Le CouBRi DU Brésil. Y. Colibri a pieds vfrus. 

Le Colibri briv blanc , TrodiUm supeniUosus , Lalb. » 
pL 17 et 18 de VHifi, des Colibris d'Audebert, a le bec long 



3it8 d O L 

de vingt lignes ; toutes les parties supérieures d'un verfi. 
olive doré ; deux traits Lianes sur les côtés de la tête , Tun 
au-dessus de Pœil et l'autre au-dessous ; toutes les parties 
inférieures grises ; les ailes d'un brun-violet; les deux penne» 
intermédiaires de la queue dépassent les autres d'un pouce ; 
elles sont vertes à leur base , verdàtres dans le milieu et 
blanches dans le reste ; toutes les autres sont étagéés , d'un 
brun^-verf , et terminées par du blanc jaunâtre ; le bec et 
les pieds noirâtres. Les jeunes ont les plumes de la tête et 
du corps bcfrdées de gris à l'extrémité. 

Cette espèce se trouve à la Guyane. Des individus , hou- 
Tellement apportés de l'île de la Trinité , diffèj^nt du pré- 
cédent , en ce que les bandes des côtés de la tête sont , ainsi 
que le milieu de la gorge , d'une teinte jaunâtre. 

Le Colibri BRiN-Bi.£tJ est un de ces oiseaux décrits et 
figurés par Séba , que l'on ne peut déterminer avec certi- 
tude ; c est pourquoi je l'ai isolé. V, BrtN-tBLÇU. 

Le Colibri brun, TrochUus Juscub ^ Vieill. , se trouve an 
Brésil. Il est brun sur toutes les parties supérieures, sur le 
devant du cou et sur la poitrine ; on remarque sur le dessus du 
corps quelques foibles reflets verts ; la gorge est noire dans 
le milieu et bordée par une bandelette brune qui part de la 
mandibule inférieure ; les flancs , le ventre et le bas-ventre 
sont blancs , ainsi qu'une grande partie des pennes caudales, 
dont les couvertures inférieures sont brunes ; lès ailes sont 
d^un violet sdmbre ; le bec est npit et le tarse vêtu jusqu'aux 
doigts. Longueur totale , quatre pouces trois lignes. 

* Le Colibri a casque pourpré , TrochUus galeniusj 
Lafb. Une buppe pourpre orne la tête de cet oiseau ; le de^-r 
sus du corps est vert doré, le dessous aurore ; les ailes et la 
qttene sont brunes. On trouve ce colibri au Chili. 

Le Colibri cendré , TrochUus cir^reus , Lath. , pi. 5 des. 
Oiseaux dorés. Un vert brillant à reflets dorés couvre les par- 
ties supérieures ; la gorge , la poitrine et le ventre sont d'un 
gris cepdré très-pur. Il y a à l'angle postérieur de l'œil une 
petite tache blanche ; les ailes sont noirâtres , avec un reflet 
violet ; les pennes intermédiaires de la queue entièrement 
d'un vert foncé ; les deux suivantes yertes dans leur première 
moitié , ensuite noir bleuâtre , et frangées de blanc k leur 
extrémité ; les autres sont d'un noir brillant et terminées de 
même. Le bec est brun en dessous et noir en dessus \ les 
pieds et les ongles sont de cette dernière teinte. Longueur- 
totale , cinq pouces six lignes. 

Le Colibri du Chili. V, Colibri a casque pourpré. 

Le Colibri a collier rouge , Ti^fdlus ieucurus , Lath. , 
pi. n.o 356 des Oiseaux d*Ethards, Sa longueur totaliç est 



D» 



COL 5^9 

•d^cnviroil quatre pouces six lîgdes ; il a le bec iioirâtre , et 
les pieds blanchâtres ; le dessus du corps , la gorge , la 
poitrine , les petites couvertures des ailes d^un vert bru- 
nâtre , à reflets cuivrés et dorés ; un demi-collier rouge au 
bas du cou ; le ventre , les couvertures inférieures de La 
queue d^un blanc-gris ; les ailes d'un pourpre foncé ; les 
pennes intermédiaires de la queue pareilles au dos ; les au- 
tres blanches et un peu nuancées de brun À leur extrémité. 
On trouve ce colibri à Surinam. Il est très-rare ; je ne Fai 
jamais vu en nature. 

Le Colibri a cravate noire , Trochiiusmgncollîs,Yiei\\., 
a la gorge , le devant du cou et le milieu de la poitrine d'un 
noir velouté ; les côtés de ces parties , le ventre , les cou- 
vertures inférieures de la queue^ le dessus de la tête , du cou^ 
du corps* et des ailes d'un vert doré ; les pennes des ailes 
et de la queue violettes ; le bec et les pieds noirs. Il est de la 
taille du colibri k plastron noir , avec lequel on pourroit le 
confondre , d'après les rapports que présente leur plumage ; 
mais celui à cravate noire a le bec plus court et plus gros à 
la base. On le trouve au Brésil. Il a des rapports avec Te co^ 
libri à plastron noir ; mais celui-ci diffère en ce qu'il a les 
càtés du cou et de la poitrine d'un beau bleu. 

Le Colibri a cravate verte , TrochUus galons, Lath. ; 
Troohllus macidatus ^ Gm. » est un jeune Colibri hausse-col vert ^ 
'qui commence à se parer des couleurs de l'adulte. 

♦ Le Colibri a face orangée , Trochilus ful^if^ns , 
Lath. , a un peu plus.de trois pouces de longueur; le bec 
noir , et blanc à sa pointe ; les plumes de l'occiput un peu 
allongées; le plumage généralement noirâtre, avec quelques 
reflets bleus, si ce n'est sur le ventre ; une tache orangée entre 
le bec et l'œil ; le menton de cette même teinte , ainsi que 
les bords extérieurs des ailes , sur toute leur longueur ; la 
queue bleue en dessus , et d'une couleur orangée en dessous ; 
les pieds noirs. Latham , qui le premier a décrit cet oiseau , 
ignore de quel pays il est. Ses couleurs indiquent plutôt une 
femelle ou un jeune Souimanga. 

* Le Colibri a front jaune , Trochitus flaoifrons , Lath. 
Tout ce que l'on sait /de cet oiseau, c'est qu'il vit dans les 
contrées australes de l'Amérique ; trois couleurs dominent 
sur son plumage ; le jaune sur le front , le vert sur le corps 
et les couvertures des ailes ; le noir sur les pennes alaires et 
caudales. Est-ce bien un Colibn ? 

Le Colibri a gorge bleue, pi. 66 des -Oiseaux dorés. 
Quoique j'aie indiqué cet oiseau sous une dénomination par- 
ticulière , je ne prétends pas le donner pour une espèce 
4Âstincte , mais comme un jeune dont la race n'est pas con- 



35o C O L 

nue. Son plamage offre' de Tanalogie arec le Colibri \ rtttt 
tre piqueté ; un vert sombre règne sur la tête , les c6tés et 
le dessus du cou ; il .se change en vert doré sur le manteau ; 
les ailes soQt d^un violet noirâtre ; la gorge, et la poitrine ya* 
riées de bleu et de blanc ; les parties postérieures blanches ; 
les pennés de la queue d^un vert brillant en dessus , d'un 
violet bronzé en dessous , et terminées de blanc , avec une 
tache d'un bleu noirâtre vers le bout ^ le bec et les pieds sont 
poirs. Longueur totale , quatre pouces un tiers. 
Le Colibri a gobge et chovpion bxjsus. V. Soum anga 

JAUNÂTRE. 

Le CouBRi A GORGE carmih , TrocMus gulans , Lath. , 
pL aCjS des Oiseaux d'EdtwMrds, es% le ColibUi grenat, sons 
on plumage qui n'a pas encore acquis toute sa perfection. 

lue Colibri a gorge grenat , TrockUus granatmus , Lath. 
Latham a donné ce colibri comme une espèce distincte du 
grenat. Cependant il me semble , . d'après sa description , 
que c'est le même oiseau , mais vu sous un aspect diffé-* 
rent. F. Colibri grenat. 

Le Colibri a gorge rouge d'Edwards est ^OISEA1^- 

MOUCHE RUBIS. 

Le Grand Colibri. Nom donné par Dntertre au Coubei 

GRENAT. 

Le Colibri grenat, TrochUus gnmatàmsy Lath. ; TrochUus 
auratus, Gmel. ; Oiseaux dorés, pi. 4- de VHisL des Coiibns 
d'Audebert. La tête , le cou , le dos et le ventre.de cet oiseaa 
sont d'un noir-bleu ; les couvertures supérieures et inférieures 
de la queue d'un vert doré très-brillant ; la gorge , le devant 
du cou jusqu'à la poitrine pourprés ; les pennes des ailes d'un 
tert doré , celles de la queue d'un vert-noir ; enfin le bec et 
les pieds noirs. Longueur, quatre pouces et demi. La fe— 
melle a des reflets moins brillans et moins variés ; le haut de 
la poitrine^, le ventre et les ailes bruns. 

Le Colibri haussetGOl doré, TrochUus auntlentus , Ande- 
beft, pi. la et i3 des Oiseaux donés.Qnoiqae cet oiseau ait des 
rapports avec le hausse-col vert , on le distingue par sa taille 
plus petite , par son bec plus court , et des teintes différentes ; 
le dessus de la tête et du cou , le dos et le croupion sont 
d'un vert obscur doré ; les couvertures de la queue vertes ; 
les pennes d'un brun verdâtre; les latérales violettes et ter- 
minées de bleu; un beau vert doré couvre la gorge, et on 
léger reflet bleu paroît sur les côtés d|i cou ; la poitrine est 
noire ; cette couleur s'étend jusque sous le ventre, oà elle 
prend une teinte brunâtre ; un mélange de veit et de doré 
colore les côtés du corps ; le bec et les pieds sont noirs. 

La femelle a le dessus de la tête brun ; le dessus do cou et 



G P L 35i 

àoL eorpsi les pennes intermédiaires de la qaeue, d'an bran 
vert peu doré ; les pennes latérales d'un roussâtre obscur 
dans leur première moitié '^ lé reste est d'un noir violet , et 
leur extrémité blanche; le dessous du bec 9, la gorge et la 

{>oitrine sont d'un grisâtre qui devient obscur sur le ventre ; 
e bec et les pieds sont noirs. On rencontre cette espèce dans 
rtle de Porto'-Ricco. 

Le COLIB&I HAUSSB-COL A QUEUE FOURCHUE, TrorMus 

àeganSf Audebert, Oiseaunit dorés, pi. i4 de VHisl. dès CoHbris^ 
est vert sur le dessus du corps ; cette teinte est très-brillante 
sur la gorse , les côtés du cou et du corps ; une tache d'un 
noir de velours couvre la poitrine , et s'étend jusque sous le 
ventre ; la queue est d'un noir violet et fourchue ; 'les plumes 
des jambes sont blanches et les doigts noirs; le bec est noir 
en dessus y et d'un blanc jaunâtre en dessous dans deux tiers 
de sa longueur. 

Les jeunes ont la gorge et le cou d'un gris-blanc sale ; ceéte 
couleur se rembrunit sur la poitrine et le ventre de certains 
individus ; le dessus du corps vert doré ; les pennes àt% aUes 
6t de la queue d'im brun foncé. Cette espèce, qui se trouve 
k Saint-JDomingue, se platt sur la lisière des forêts, et se 
perche de préférence à la cime des grands arbres. 

Le Colibri hausse-col vert, 'uvchUuspedomiiSf Lath. ; 
iroch, gramineus ^ Gm., pi. £. io,fig. 3 de ce Dictionnaire, à 
le dessus du corps d'un vert obscur peu doré ; la queue vio- 
lette ; les ailes d'un noir violet ; la gorge et les côtés du cou 
d'un vert foncé très-brillant ; une grande tache d'un noir ve- 
louté sur la poitrine ; les côtés du corps et le ventre d'an 
vert noir un peu doré (dans quelles individus le bas-ventre 
est blanc); le bec est très4ong et noir; les pieds sont de la 
même couleur. La îemelle indiquée par Buffon, est un jeune 
en mue qui commence à prendre les couleurs d« l'adulte. Il 
«n est de même du Colibri a queue violette ^ Trochilus 
nàidus, Lath. , pi. 11 des Oiseaux dorés, ainsi que du Colibri 
A CRAVATE verte, TrochUus gukuis^ Lath. , pi. 10 des 
Oiseaux dorés; mais la femelle, que Buffon donne à celui-ci, 
est ane espèce distincte, décrite ci-après, sons la dénomi- 
nation de coUbnàpiedspéius. Enfin, les CqlibIûs vert perlé, 
Trochiàis dominicus , et à PLASTRON blavc, Troch. mm^gmir 
ùweuSf sont des jeunes dans leur premier âge. Je dois remar- 
quer que Buffon n'a décrit le premier que d'après Brisson, 
et qae c^est à tort qu'il le dit guère plus grand que l'oiseau- 
mouche hiippé, puisqu'il a, selon Brisson, réellement quatre 
pouces deux lignes, tandis que celui-ci n'a que trois pouces; 
différence très-{;rande chez des oiseaux d'une petite taille. 
Les jeunes diffèrent des adultes en ce qu'ils ont la gorge et 



35a COL 

tontes les parties posiétîeiires d^an gris de perle, foncé snr 
les nos , presque blanc chez les antres ; le iMâ-rentre de cette 
conlenr, ainsi que rextréniité des pennes latérales de la 
qnene. 

On troore tons ces oiseaux à Saint-Domingue , à Porti>- 
Rîcco et à la Guyane. 

* Le CouBRi HUPPÉ , TrochUus paradtxus^ Lath. Une belle 
huppe, composée de plumes étroites et longues, pare la 
tête de cet oiseau du Mexique, et retombe sur le cou; son 
plumage est en général d^un beau rouge , à Texception dc& 
c ouvertur es et des pennes des ailes qui sont bleues ; les plu- 
mes du milieu de la queue outre-passent de beaucoup les 
autres ; longueur totale , huit pouces et demi. Est-ce bien un 
colibri? 

* Le CouBEl A HUPPE DOREE, TrocMMis crisiaitBus , Lath. 
Ce très-petit colibri, qui n^a guère plus de deux pouces de 
longueur , est remarquable par une huppe épaisse qui part du 
sommet de la tête. Cette huppe est d'un beau vert à reflets 
dorés, ainsi que le reste du plumage, à Texception des ailes 
et de la queue qui sont noires. La femelle est d'un brun 
▼erdâtre en dessus, et blanchâtre en dessous, arec quelques 
taches noirâtres sur la poitrine. 

Le CouBai des Ikdes est le Soum anga bleu des Indes 
ou de Madagascar. 

Le Colibri de la Jamaïque. V. Colibri a PLASTRotf 
HOIR. 

Le Colibri a loiïgue queue de Cayeniœ. V. Coubri 
brin-blanc. 

Le Colibri k longue queue du Mexique* V. Colibri 
brin-bleu. 

Le Colibri du Mexique. V. Colibri vert et noir. 

Le Coubri multicolor. V. Colibri arlequin. 

Le, Colibri a pieds yétus, TrochUus hirsuius, pi. ao des 
Oiseaux dorés , a été donné mal à propos pour une variété du 
colibri à ventre roussâtre. C^est une espèce très-distincte qui 
en diffère par son bec beaucoup plus long et plus gros , par 
sa taille qui est celle du colibri brin-blanc femelle, et enfin 
par sa queue autrement conformée. Le dessus de la tête est 
brun ; le dessus du cou, le dos , les couvertures des ailes et \ts 
deux pennes intermédiaires de la queue , sont d^un verl doré ; 
le dessous du corps est d'un roux-jaune ; les trois premières 
pennes de la queue sont ferrugineuses dans les deux premiers 
tiers , le reste est noir et terminé de blanc ; la mandibule in- 
férieure d'un blanc jaunâtre ; les pieds sont couverts de plu- 
mes rousses ; les doigts et les ongles blancs. Le jeune (pi. 68 
des Oiseaux dorés) a le dessus de la là le , du cou et les penucs 



COL 353 

des aîles brun, avec quelques reflets cuîvreux.Cètte coùlêiirest 
plus foncée sur les oreilles, d'un Ion vert brillant sur lecorps, 
et tend au violet sur les pennes. Une teinte rousse, plus^ou 
moins claire , domine sur les parties inférieures et les plumes 
qui recouvrent les pieds; les pennes de la queue sont verte* 
en dessus , d'un roux, vif en dessous , depuis leur naissance 
jusqu'à leur moitié ; ensuite d'un noir violet terminé de 
blanc. Longueur totale, quatre pouces et demi; bec, quatorze 
lignes, noir en dessus etàla pointe, jaunâtre en dessous; doigU 
d'un jaune. blancbâtre ; ongles noirs. 
Le PETIT Colibri de Dutertre, est 1' Oiseau -mouche 

HUPPE. 

Le petit. Colibri du Brésil, Trockilus tkaumantias^ Latb., 
pi. enl. de Bufr.,,iL<^ 600, fîg. i , a deux pouces dix lignes de 
longueur totale ; tout le plumage d'un vert doré , à Fexccp- 
tion de l'aile qui est violette ou brune. On remarque une pe- 
tite tache blanche au bas-ventre , et- un petit bord de cette 
même couleur aux plumes de U queue ^ plus large sur les 
deux extérieures dont elle couvre la moitié. ' 

Cette espèce se trouve au Brésil. Màuduyt lui rapporte un 
individu qu'il a reçu de Cayenne. Il en diiîère en ce que le 
vert doré du dessus de son corps n'a pas autant d'éclat, et que 
les parties inférieures sont d'un roussâtre terne. 

Le petit Colibri bruis d'£dwards est rOiSEÂU-MOucuE 
POURPRE , de Buffon. 

Le PETIT Colibri de laGuyane-T-petit Colibri duBrésil. 

Le Colibri piqueté. V. Colibri Zitzil. 

Le Colibri a plastro^ ^lm^c^' Trochilus margaritacem ^ 
Lath., pi. 16 des Oiseaux dorés ^ est un jeune de l'espèce du 
Colibri a hausse-col vert. 

Le Colibri a plastron ihoir, TrocMus mango, Lath. ,' 
pi. 7 des Oiseaux dorés ^ .Si la gorge, le devant du cou, la. poi- 
trine et te ventre du plus beau noir velouté ; tout le dessus 
du corps vert doré ; une bande longitudinale bleue s'étend 
sur les côtés du cou et remonte ju^qu^aux coins du bec ; les 
ailes sont d'un noir violet ; les pennes de la queue d'un roux 
pourpré ; le bec et les pieds noirs; longueur, quatre pouces. 
Cette espèce se trouve aijuL Grandes-Antilles. 

Le Colibri a plastron violet, Trochilus mango, Var., 
Lath., pi. 7 des Oiseaux dorés j est, selon moi, une variété 
du Colibri a hausse-col vert, laquelle n'en diffère es- 
sentiellement qu'en ce qu'une teinte violette est répandue 
sur sa poitrine et sur son ventre^ 

* Le Colibri quadricolor , Trochilus guadricolor, Yîeill. 
Devant du cou , une partie des côtés de la tête et poitrine , 
d^un bleu turquin presque noir, br^lant, et bordé sur cha*-' 

"VII. 23 



354 COL 

que c6ii d^an bleu d^ëmail ; dessas du coa et du corps d'un 
vert doré I tête noirâtre ; queue Tiolette et terminée de noir; 
bec un peu gros et légèrement courbé. Longueur totale, quatre 
pouces cinq lignes environ. C'est le iunpa deBaxo , de M. de 
Azara. Il se trouve au Paraguay. 
Le^ Colibri a qmvz blâjnche d'Edwards est le Colibhi 

A COLLIEE ROUGE. 

Le Colibri a quece blanche et -verte , TrocMus vMàisy 
Oiseaux dorés ^ pi. 4-1 • Cette espèce,* que j'ai fait connoftre, 
se trouve à la Guyane à l'île de la Trinité, mais elle y est rare*. 
Longueur, environ quatre pouces et demi; bec un peu courbé , 
noir en dessus et à la pointe, blanc en dessous ; dessus de la 
tête d'un brun verdâtre; ligne blanche au-^dessiis des yeux; par- 
ties supérieures d'un vert doré très-éclatant*, gorge et poitrine 
d^un vert-jaune à reflets très4>rillans ; ventre vert doré dans 
sa partie antérieure , d'un gris brillant mélangé de vert dans 
sa partie inférieure; couvertures du dessous de la queue 
blanches et dorées à leur extrémité ; pennes des ailes d'un 
brun-roux; queue mélangée de vert et de blanc, à Texception 
des intermédiaires qui sont entièrement vertes ; pieds de cour 
leur jaunâtre ; queue arrondie. 

t Le Colibri a queue tourchue. Nom par lequel les habî^ 
tans de Cayenne désignent le Colibri topaze , diaprés sa 
manière de porter les deux longues plumes de sa queue. 

Le Colibri a queue violette , TrofMus mmus , Lath. ; 
Troch, aibus , Gm. , pi. 1 1 des Oiseaux 'dorés , est un jeune 
colibri hausse-col vert , qui commence à prendre les couleurs 
de r adulte. 

Le Colibri rouge bubpé a longue queue bu Mexique. 
V. Colibri huppé. 

Le ColibUi rouge a lokgue queue de Surinam. V. Co- 
libri topaze. 

Le Colibri de Saikt-Domihgue est un jeune de l'es- 
pèce du Colibri rau$S£>-€ol vert. 

Le Colibri ^£ Surinam. F. Colibri a collier roOge. 

* Le Colibri a tête, bemi-collier et queue pourprés, 
Trochilus tortpudus^ Lath. Le pays de cet oiseau n^est pas 
connu. Il a le dessus de la tête pourpre , la gorge et le dos 
verts; un demi-collier d'un beau bleu sur le bas du cou; les 
ailes d'un pourpre foncé ; la queue de la même teinte et 
fourchue. 

» Le Colibri a tête noirâtre, TrocMus atrîcapîttus , 
Vieill. , se trouve au Paraguay. Bec un peu gros , très-légè- 
rement courbé ; plumes de la tête noirâtres, largement bor- 
dées de roux chez les jeunes ; celles des parties supérieures 
du cou et du corps, d'un v«rt doré , frangées de, roux chez les 



COL 355 

mêmes; un point blanchâtre derrière Vœll chez quelques indi-' 
yidus; une bande dW noir velouté, depuis le dessous dubed 
jusqu'à la queue 9 et bordée de blanc sur chaque côté ; les 
deux pennes intermédiaires de la queue vertes, les autres 
d'un très-beau , violet rougeâtre avec une tache bleu^ vers 
l'extrémité qui est blanche. M. de Azara l'appelle d^/y^ia;^ 
#2^7tt a io largo. 

Le Colibri a tête noire, TrochUus pofytmusj Lath. pL ijàcs 
Ois, dorés. La Jamaïque pàrott être la patrie de ce beau colibri; 
mais îlyeât très-rare. Les plumes qui recouvrent sa tête sont 
longues^ etd'nnnoiràreflets bleuâtres; le pli de l'aile est blanc; 
un vert éclatant à reflets doré», règne sur le dessus du corps, et 
jette des reflets bleus sur la gorge, la poitrine et le ventre. Un 
violet tirant au brun et à reflets bleuâtres colore les ailes et 
la queue. Celle-ci est étagée et fourchue en même temps ; 
les dent pennes latérales outrè-passent la plus longue des 
autres de près de deux pouces ; le bec est jaune et les pied^ 
sont noirs. Longueur totale , cinq pouces et demi. 

La femelle aie bec noir en ^dessus et blanc en dessous dans 
la moitié de sa longueur; le sommet de la tête d'un brun noi- 
râtre; le dessus du corps pareil à celui du mâle; le dessous 
blanc ; cette couleur est marbrée de vert sur les côtés du 
cou ; les piunf es de la queue sont de cette dernière teinte et 
d'égale longueur ; toutes , excepté les deux intermédiaires , 
sont à moitié blam^hes. Tel est l'individu que Latham soup- 
çonne être la femelle du colibri à tête noire. 

Le Colibri a tête noire et a longue queue d'Edwards, 
est le Colibri A TÊTE NOIRE. 

* Le Colibri a têtb orangée, Trochîlus aunmiius, Lath. 
L'on ne connoît de cet oiseau que le plumage ; il a la tête 
orangée , la gorge et la poitrine jaunes; le dos et le ventre 
d'un brun foncé ; les ailes pourpres et la queue d^un ferru- 
gineux clair. N'est-ce pas un souimanga.? 

Le Colibri topaze, Trochîlus peliof Lath.pl. 2 et 3 des Ois. 
dorés. Si, parmi ces oiseaux brillans, il en est un qui mérite le 
prix de la beauté, c'est sans contredit ce colibri :jl joint ii une 
taille svelte et élégante les coiJeurs les plus riches. Une plaque 
tojiaze très-brillante couvre la gorge et le devant du cou ; 
vue de côté , elle paroît d'un beau vert doré , et vue en des- 
sous, elle est d'un vert pur ; un noir velouté teint le dessus de 
la tôte^ entoure les yeux et encadre la plaque d'or ; les côtés 
du cou et le haut du dos sont d'un rouge-pourpré foncé très- 
brillant: cette belle couleur est enrichie de reflets dorés sur le 
ventre et sur le dos ; un roux aurore se remarque sur le bas d^ 
dos et le croupion; les ailes sont brunes avec un reflet violet ; 
les pennes latérales de la queue rousses, et les intermédiaires , 



355 COL 

qui sont tr^longaes et étroites^ soat d^an noîr rlolet. Lon^ 

faear^ y compris les deux brins, prés de sept poncer et demi; 
ec noir ; pieds et ongles blancs ( bruns dans quelques indi- 
vidus ). Ce colibri a deux variétés. Uon distingue la première 
par plusieurs plumes blancbes , éparses çà et là sur le dessus 
et le dessous du corps. La seconde , qui est due à Tâge , a la 
gorge d*un vert très-brillant , sans aucun reflet de couleur 
lopaze; généralement tout son plumage est à reflets dorés. 
La femelle a la gorge marquée d^une tache d^or rouge ; toul 
le plumage d^nn vert-brun cuivreux; la queue arrondie , d'une 
couleur dorée sur les quatre pennes intermédiaires, et rousse 
sur les autres. 

Les colibris-topazes se tiennent de préférence sur les bords 
des fleuves de la Guyane française , et ordinairement dans 
l'intérieur du pays, où Ton en voit souvent et en assez grand 
nombre. Us se perchent sur les branches peu élevées des ar- 
bres qui bordent les rivières, et sur celles qui sont dessé- 
chées et qui flottent sur Peau , dont ils rasent la surface à la 
manière des hirondelles. Le mâle porte les deux brins de la 
queue, non en ligne droite, mais croisés, d'où est' venu le 
nom de coUbri à queue fourchue que lui donnent les colons. 

♦ Le Petit Colibri varié, TrochUus exUis^ Laih. Si cet 
oiseau existe réellement tel qu'on le décrit, c'est bien le 
plus petit des colibris. Sa longueur n'est pas d'un pouce et 
demi , et son poids est au-dessous de cinquante grains. Sur 
sa tête s'élève une petite huppe verte à sa base , et d'un or 
très-éclatant à son sommet ; un brun verdâtre à reflets d'un 
rouge brillant couvre le corps , et un beau noir teint les ailes 
et la queue. Il habite la Guyane. 

Le Colibri au ventre blai^c d'Edwards , est I'Oiseau- 
MOUCHE A collier, OU la Jacobine. 

Le Colibri a ventre noir , TrochUus atrigaster^ VieilL 
{^Oiseaux dorés ^ pi. 6S: ) Le plumage de ce colibri offre des 
rapports avec celui du vert et noir ; mais il est privé de la 
plaque bleue qu^a celui-ci sur la poitrine. Comme il habite 
aussi le Mexique , ne seroit-ce pas sa femelle ? car celle qui 
est indiquée par Buffonp'est caractérisée que par la privation 
d'une petite tache blanche au bas du ventre ; ce qui ne me 
semble pas suffisant, puisque cette tache manque à un grand 
nombre de peaux desséchées de la plupart des colibris qui la 

Sortent lorsqu'ils sont vivans. Quoi qu'il en soit , un vert 
riliant à reflets métalliques couvre la tête, le dessus du corps 
et le haut de la gorge, dont le reste est, ainsi que les parties 
postérieures, d'un noir foiblement pourpré; le bas-ventre 
est blanc ; les ailes et la queue d'un violet noirâtre ; le bec 
et les pieds noirs. Longueur totale , trois pouces trois quarts. 



COL 35 

ïie Colibri A VENTRE piqpeté, Trochllus punctatus, Lath. 
( Oiseaux dorés , pi. 8. ) Le mélange de couleurs ternes / et le 
rert peu brillant qui règne sur le plumage dé ce colibri , ne 
laisse aucun doute qu'il ne soit une femelle où un jeune ; mais 
il n*est pas facile de déterminer à quelle espèce il appartient. 
Il a quelques rapports arec le zitzit% mais il en diffère par sa 
taille qui est trè's-inférieure ; de plus , il est beaucoup moins 

]Hqueté de blanc. Ce colibri a le dessus de la tête et du corps , 
es couvertures des ailes et les deux pennes intermédiaires 
de la queue d *un vert peu doré ; les pennes des ailes d'un brun 
noirâtre avec uii reflet violet ; les latérales de la queue noires , 
bordées et terminées de blanc; le dessous du corps d'un gris- 
brun plus foncé sur la poitrine que sur la gorge ; sur celle-ci 
les plumes sont bordées de brun; elles le sont de blanc sur les 
autres parties.Longueur,quatre pouces; bec et pieds noirâtres. 
Le Colibri vert, Trùtchilus vîridis (^Oiseaux dorés, pi. i5)^, 
-est entièrement vert, à Texception des ailes qui sont noirâ- 
tres, et de la queue qui est bleue; les plumes qui entourent 
le bec sont d'une teinte un peu plus obscure; et les huit 

Eennes latérales de la queue ont leur extrémité frangée de 
lanc ; le bec et les pieds sont noirs. On le trouve à Porto- 
Hicco et à Saiiit-Domingue. 

Le Colibri a ventre roussatre, TrocMlus brasiliensis ; 
Latham , Oiseaux dorés , pi. 19. Tout le dessus du corps de 
cet oiseau est d'un vert-olive doré; tout le dessous d'un jaune- 
gris ( d'un bleu roussatre dans l'individu décrit par Buffon ). 
On remarque un trait noir au coin de l'œil, et au-dessous un 
trait blanc ; la queue est d'un noir-\iolet à reflets verts dorés ^ 
et terminée de blanc ; Içs pennes sont étagées et pointues ; 
les d^ux intermédiaires dépassent les autres d'un demi-pouce, 
et sont totalement blanches dans cette partie. Le bec est fin , 
long, et blanc jaunâtre en dessous; les pieds couverts de 
plumes ; les doigts bruns; grosseur de l'oiseâu-mouche rubis, 
liongueur totale, quatre pouces ; du bec, treize lignes ; de la 
queue , un pouce neuf lignes. C'est par erreur qu'Audebert a 
fait de cet oiseau un jeune du brin-blanç. On le trouve .au 
Brésil et i Cayenne. 

Le Colibri vert et bleu d'Edvirards, estFOisEAU-MoucHE 

ÉMERAUDE-AMÉTHYSTE de Buffon. 

Le Colibri vert a longue queue d'Edwards, est l'Oi- 

SEAU-MOUCHE A TÈTE BLEUE. 

Le Colibri vert et noir , Trochiîus holosericeus , Lath. 
( Oiseaux dorés,, pi. 6), se trouve non-seulement au Mexique et 
à la Guyane , mais encore à Saint-Domingue et à Porto- 
Ricco. Il a quatre pouces de longueur; le dessus de la tête et 
da cou I le dos et les courertores des ailes d'un vert doré ; 



3Go COL 

^orge , devant du cou , poitrine et couvertures inférieures dé 
sa queue d'un cendré obscur ; pennes des ailes violettes; queue 
étagée , avec une tâche blanche à l'extrémité des deux pen- 
nes latérales, une tache bleue sur les deux intermédiaires , et 
les autres de cette couleur. Il se trouve au Pai^aguay. M. de 
Aza;ra l'appelle del cmicienio-obscuro debaxo. 

L'Oiseau -MOUCHE a collier , TrocMlus mellworus y Lath. , 
Oiseaux dorés ^ pi. 23 , égale en grandeur l'oiseau -mouche i 
larges tuyaux : il a le bec noir ; la tête et la gorge bleues ; cette 
couleur prend une nuance de vert doré sur la poitrine , les 
flancs et le cou; un demi-collier blanc sépare celui-ci du dos 
qui est , ainsi que lès couvertures des ailes , d'un vert doré ; 
les pennes sont d'un bleu-violet ; les grandes couvertures su- 
périeures de la queue d'un vert doré , et presque aussi lon- 
gues que les pennes caudales , qui sont blanches ainsi que le 
ventre ; toutes ont à leur extrémité une frange noire; les pieds 
sont pareils au bec. 

Une. variété d'âge (pi. 24. du même ouvrage) a quatre ]^ou- 
ces huit lignes de longueur ; le dessus de la tête et du cou , le 
dos , le croupion et les petites couvertures des ailes , variés 
de vert et de bleu; la gorge l'est de gris, de bleu et de blanc ; 
lésgfahdes couvertures et les pennes d'un brun-violet; les pen- 
nes de la queue d'un vert doré , bleues vers l'extrémité , et 
bordées de blanc ; le bec et les pieds noirs. 

Jj Oiseau-mouche à gorge tachetée , pi. 22 des Oiseaux dorés , 
est un jeune de cette espèce , lequel a les plumes de la tête et 
du manteau d^un vert-brun , plus foncé sur le dos , et bordées 
de gris-blanc; celles de la gorge vertes avec une bordure pa- 
reille ; la poitrine et le ventre blaiics et mouchetés de brun- 
vert brillant ; les couvertures inférieures de la queue d'un gris- 
blanc ; les petites du dessus de l'aile vertes; les pennes d'un 
brun violet ; celles de la queue d'un vert sombre ; les latéra- 
les bordées et terminées de blanc. Ces oiseaux se présentent 
encore à diverses époques de leur âge sous des nuances dif- 
férentes : tel est celui décrit par Buffon sous la même déno- 
mination, et la variété des ornithologistes modernes. Celle- 
ci a le plumage en dessus d'un vert à reflets cuivreux ; la gorge 
et le devant du cou d'un vert doré; chaque plume frangée de 
gris ; le reste du dessous du corps , y compris les couvertures 
inférieures de la queue , blanc ; le oas-ventre paroît couvert 
de duvet au lieu de plumes ; les pennes sont d'un bleu foncé ; 
la queue est d'un noir verdâtre. 

L'OiSEAu-MOUCHE A COU MOUCHETÉ , Trochûus mocuiaius , 
Lath., est un' jeune ipâle ruhîs. 

L'OlSEAU-MOUCHE A CRAVATE DORÉE DE CaYENIŒ, Tro- 

chiius leucogaster^ Lath. ^ pi enl. de BufiT. 67 a ^ ^. 3 , est un 



COL 36, 

)«une mâle de Pêspèce du rui>i»-topaze qui commence à pren- 
dre la livrée des adultes. 

♦ L'OlSEAU-MOOCBE 'A CROUPION, AILES ET QUEUE POURJ 

PRÉS, TrochUus obscurus^ Lath. , a quatre j^ouçe's de longueur; 
le dessfis de la tête , jusqu'aux yeux , de couleur obscure ; la 
fiorge d'un vert brillant ; le dessus du cou , le haut du dos d'un 
bleu foncé , le milieu du dos vert; sa partie inférieure,' le 
croupion , la queue et les jambes , d'un pourpre obscur ; la 
poitrine , le ventre et les couvertures des atles , d'un bleu 
pourpré ;'lç bec brun et les pieds noirs. Latham, qui le pre- 
mier a décrit cet oiseau, ne dit pas quel pays il habite. 

♦L' Oiseau-mouche éclatant, TrochUus spîendidus ^YïtiW,^ 
a trois pouces et demi de longueur ; le bec incarnat , et à 
pointe noire ; toutes les parties supérieures d'un vert doré 
éclatant ;• un point blanc derrière l'œil ; la gorge , le devant 
du cou et la queue d'un bleu foncé et uniforme ; le ventre 
' Uanc ; le reste du plumage comme le dos , mais moins bril- 
lant^;, la queue fourchue. 11 se trouve au Paraguay ; c'est le 
mashello de M. de Azara. 

L' Oiseau-mouche émeraude- améthyste, TrochUus ou- 
rissia^ Lath., pi. enLn.<* aay,f.'3. Un vert d'émeraude éclatant 
«t doré couvre la gorge et le devant du cou ; un beau bleu 
•d'améthiste domine sur la poitrinf et le haut du dos; sa partie 
inférieure est d'un brun à reflets vert-dorés ; le ventre blanc ; 
l'aile noirâtre ; la queue d'un noir luisant , fourchue , et un 
peu plus longue que les ailes ; longueur, près de quatre pou- 
ces. On trouve cet oiseau-mouche dans la Guyane. 

L'Oiseau -MOUCHE escarboucle, Trochilus carhunculus ^ 
Lath. ^•'pl. 5 des Oiseaux dorés , est un individu de l'espèce de 
l'oiseau-mouche Rubis-topaze. 

L'Oiseau -mouche a gorge bleue, TrochUm cœruleus ^ 
Yieill. , Oiseaux dorés , pi. l^o , tom; x , a trois pouces cinq 
lignes de longueur; le dessus du bec noir, le dessous. brun 
faunâtre ; le naut de la gorge d'un bleu de saphir, lorsque 
Toiseau se présente de face'; vu de côté y la gorge paroît 
brune , et d'un brun pourpré si elle est placée plus bas que 
l'œil ; le devant du cou , la poitrine et le ventre sont d un 
beau vert glacé , à reflets bleus sur les câtés du éou ; un vert- 
brun , enrichi de reflets rougeâtres et cuivrés , couvre le som- 
met de la tête , le dessus du cou et du corps, les couvertures 
àes ailes et de la queue \ les pennes des ailes sont d'un violet- 
noir ; celles de la queue d'un bleu d'indigo mélangé de vert, 
«t les pieds noirs. Cette espèce se trouve à Cayenne ; elle a 
beaucoup de rapport avec la variété ou l'espèce très-voi- 
sine du saphir émeraude^ dont parle Buffon. 

L'Oi$£AU:: mouche a gorge et poitrine vertes y Tra- 



303 c a L , 

chilus maculaius^ Ohéoux dorés ^ pL 44- ? VleîU.^ aie dessus àk 
la tête d'un brun peu doré ; ia gorge et la poitrine d'un beau 
vert doré ; le dessus du cou , le dos et les couvertures supé- 
rieures de la queue d'un brun verdâtre 9 plus brillant sur ces 
dernières; .au bas de la poîtrine est un trait blanc qui la 
partage dans son milieu, qui s'élargit sur le ventre , et occupe 
jentièrement la partie postérieure, couvre les jambes etunepar- 
tie du bas-ventre; les couvertures'inCérieures de la queue sont 
d'un gris doré ; les pennes intermédiaires d^un vert bronzé « 
,Ies latérales terminées par une bordure roussâtre; les pieds 
bruns ; le bec d'un bnin-jaane à sa base , noir à la pointe , 
et d'un blanc jaunâtre en dessous. Longueur, trois pinces ^ 
buit lignes. Cet oiseau est commun à Cayenne. Est-de une 
jespéce particulière ? 

L'OlSEAU-MOUCHE A GORGE DOEÉE DU BeÉSIL» V. OiSEAU- 
JtfOUCHE RUBIS-TOPAZE. ' 

^ L'Oiseau -MoucttE a gorge rouge be IiA Carouke.* 

V. OiSEAU-MOUCàE RUBIS. 

L'OiSEAU-MOUCHE a gorge rouge de CaY ENNEp . F". Ol- 
.SEAU-MOUCHE RUBIS. . 

* L'OlSEAU-MOUGHE A GORGE ROUSSE, TrOCllUus ruficolUs^ 

Yieill. , babite le Paraguay. Toutes les parties supérieures^ 
le devant du cou , la poitrine et les côtés du corps sont d'un 
vert doré , mélangé de brun sur les parties inférieures ; la 

f;orge est d'un roux un peu rembruni , et la queue de. la cou- 
eur dç la topaze ; ses couvertures inférieures sont dorées ; 
de ses pennes , l'extérieure de cbaque côté et les deux du mir 
lien sont les plus courtes ; le bec est couleur de chair et noir 
à la pointe , qui est presque insensiblement courbée. Lon- 
gueur totale , quatre pouces. 

Un individu présumé un jeune ou une femelle , diffère 
du précédent en ce qu^il a la mandibule supérieure et la 
moitié de Pinférieure noire ; le reste est rouge ; les pennes 
caudales d'une teinte d'or bruni, sans mélange de vert, les 
trois latérales avec une petite tache jaune à Textrémité.ï les 
côtés de la tête d'un brun clair; la gorge et la poitriqe cou- 
leur de cannelle. Longueur totale , trois pouces neuf lignes. 
M. de Azara appelle le premier M pecho de camia , et le 
.second del cola de iopacio, 

L'OlSEAU-MOUCBB A GORGE TACHETÉE, pi. ad deS Ois^OUX 

dorés i est un jeune de l'espèce de I'Ouiau-moVciie a 

COLLIER. 

L'Oiseau-mouchb a gorge topaze n' Amérique et ns 
Cayentve. V. Oiseau-mouche rubis-topaze. 
L'Oiseau-mouche a gorge tofaze nu Brésil, r..QiSEAV- 

MOUGHE RUBiS-TOPAZE. 



COL 365 

I/OrSEAU-M(WCHE À GORGE ET VENTRE BLAÏ^CS , Trùchilus 
Uucogaster^ Lath. , pi. 43 des Oiseaux dorés , a trois pouces 
onze lignes de long ; le bec noir en dessus , blanchâtre en 
dessous , et noirâtre à la pointe ; le dessus de la tête brunît 
vert avec des reflets dorés, ainsi que les côtés du cou, de la 

Î;orge et de la poitrine dont le milieu est blanc ; cette cou-» 
eur couvre en entier )e ventre et les parties, postérieures | 
les pennes des ailes sont d'un vert-brun , se changeant en 
iioir violet vers leur bout ; celles de la queue sont pareilles, 
mais le vert est éclatant sur ks intermédiaires ; les pieds 
sont bruns. On trouve cet oiseau à Cayenney où U est asset 
commun. 

Cet oise,au-mouche , ainsi que celui à gorge et poitrine 
vertes \, me paroissent des jeunes de Tespèce de Toiseau- 
mouche tout vert; cependant ce n^est de ma part qu^une 
conjecture. 

L' Oiseau-mouche a gorge verte, TrochUus mdUsugus^ 
Lath. , pL 39 des Oiseaux dorés , a trois pouces de long; le bec 
noir ; tout le plumage en dessus dW vert doré , changeant 
en brun sous différcns jours ; la gorge, les côtés et le devant 
du cou d'u&e belle couleur verte , a reflets dorés , bleus et 
violets ; la poitrine , le ventre et les petites couvertures da 
dessous des ailes d^un vert-jaune doré ; le bas-ventre blanc ; 
les ailes d'un noir violet ; les couvertures inférieures de la 
queue d'un vert brillant et à reflets bleus ; les pennes d'une 
~xouleur d'acier poli, à reflets d'un bleu violet;)^ les pieds 
couverts de plumes brunes , jusqu'aux doigts qui sont noirs 
ainsi que les ongles. 

La femelle ne diffère qu'en ce que ses couleurs jettent des 
reflets beaucoup moins éclatans. Les jeunes ont la tête et le 
dessus du corpsmélangé debrun-noir et de vert doré; la gorge 
et la poitrine sont des mêmes couleurs; le ventre est d'un 
brun foncé; le bas-ventre blanc; les ailes et U queue pareilles 
à celles des vieux. Le plumage des jeunes suffit pour qu'on ne 
pnisse confondre cette espèce avec celle de Toisean-mouche 
à ventre gris , dont les petits ressemblent à leur mère qui est 
d'un vert doré sombre en dessus et d'un gris sale en dessous. 
Ces oiseaux se trouvent À Cayenne, à Porto-Ricco^ et dans 
le sud de Saint-Domingui^. 

L-OlSEAU-MoUCHE A GOSIER BLEU. V. OlSEAU-MoUCHB 
A GORGE BLEUE. , 

. L'OiSEAU-MoucHB A GOSIER BORÉ , pi. i& des OiSeouxdo^ 
rés^ est un jeune mâle Rvbis-topaze , qui commence ii 
prendre la livrée de son sexe. 
Le GRAND Oiseau-Mouche or CATEîiîfE. V. Oiseau- 

MOIÎÇHE A pREILI^, 



364 COL 

♦ Le PLUS GRA^o Oiseau-Mouche , Trochiius maximus^ 
Lath. y a près de huit pouces de longueur ; le bec moitié plus 
long que la tète ; le plumage éclatant ; le dessus de la tête , 
les pennes des ailes et de la queue bleuâtres; l'occiput, le 
dos , la poitrine , le croupion et les couvertures des ailes 
d'un verdâtre doré ; la gorgé d'un blanc de neige; le bas- 
▼entre d'une couleur de rouille , et la queue pointue. On 
ignore le pays qu'babite ce colibri , figuré tji>. 2 , n.<> 2 , 
mus. Lesk. , n.« 76. 

. L'OisEAU-MoucHE , dit le Grand-Rubis. V. Oiseau- 
Mouche A QUEUE ROUSSE. 

L' Oiseau-Mouche de la Guyane. V. Oiseau-Mouche 

VERT ET CRAMOISI. 

. L' Oiseau-Mouche Hupre-col, Trochiius omatus , Lath. , 
pi. ^9 des Oiseaux êorés: Une jolie huppe d'un rouge vif 
qui pare la tête , et d'assez longues plumes qui partent des 
côtés du cou, font de cet oiseau un des plus beaux de ce 
genre: ces plumes du cou, qui se dirigent en arrière lors- 
qu'il les relève , sont au nombre de quatorze , et de longueur 
inégale ; les plus longues ont onze lignes , et les plus courtes 
ne dépassent presque pas les autr.es plumes du cou; mais on 
les distingue aisément par leur forme et leurs reflets. Le bec 
est roux à sa base , noir à son extrémité , et couvert de plu- 
mes jusqu'au quart de sa longueur ; le front d'un vert brillant; 
la huppe d'un roux très-vif; l'occiput et le dos sont d'un 
brun vert doré ; les plumes du croupion et àts couvertures de 
la qucùe brunes à l'extérieur et rousses à l'intérieur ; les 
pennes d'un roux obscur bordé de brun ; les plumes du bec, 
de la gorge et de la poitrine d'un vert éclatant; et brunes 
sous un autre aspect; le ventre est d'un vert-brun très-brillant; 
le bas-ventre d'un gris sale; les ailes sont d'un brun-violet ; les 
longues plumes du cou rousses , un peu fauves vers leur 
extrémité , et terminées par une paillette qui , vue dans un 
certain, jour, est d'un vert doré ; une bande transversale d'un 
blanc jaunâtre se fait remarquer sur le bas du dos; les pieds 
sont d'un firis noirâtre : longueur , deux pouces sept lignes. 
La femelle n'est point huppée , et est privée de longues 

f dûmes sur le cou; la bande transversale du dos estroussâtre; 
e dessus de la tête , du cou et du dos est d'un vert bronzé ^ 
filus sombre sur lesinciput; le croupion est d'un rouge doré; 
e dessous du corps roux et tacheté de vert ; les pennes de la 
queue sont rousses à leur base , et d'un vert noir à leur extré-^ 
mité , excepté les deux intermédiaires qui sont de cette der- 
nière couleur. On distingue la jeune femelle , en ce qu^elle 
n'a point de bande sur le croupion ; mais les jeunes mâles 
pnt les plumes du cou plus longues que les autres, sons Titre 



COL 365 

i beaucoup près , autant que celles des vieux, et elles sont de 
la couleur du dos. On prouve cette espèce à la Guyane. Les 
mâles parfaits sont rares dans les collections. 

L' Oiseau-mouche huppé, Trochilusxnstatus ^ Lath. , pi. B. 
iq, fig. 3 de ce Dictionnaire. Une jolie huppe d'un vert doré» 
changeant en. bleu et en brun sous différens jours , s'élève sur 
la tête de ce charmant oiseau qui n'a guère que trois pon- 
ces de longueur; le dessus àa corps est brun à reflets verts 
et or; cette même teinte, un peu veloutée , est répandue sur 
toutes les parties inférieures, avec quelques jets vert-dorés; 
elle prend un ton violet sur les pennes des ailes et de la queue 
dont les deux intermédiaires, sont pareilles au dos; le bec est 
couvert de petites plumes vertes et brillantes presque jusqu'à 
la moitié de sa longueur; les pieds le sont de plumes brunes 
jusqu^aux doigts , qui sont noirs ainsi que les mandibules ; la 
gorge est d'un brun cendré. 

La femelle est un. peu plus petite que le mâle et n'a point 
de huppe ; les plumes de la tête pnt seulement plus de lon- 
gueur qu'elles n'en ont ordinairement dans ces oiseaux ; ses 
couleurs sont sombres; le bec est brun et couvert de plàmes 
de la même teinte ; ce brun , un peu doré , domine sur la tête 
et le dessus du corps , prend un ton violet sur les ailes et la 
queue dont l'extrémité est blanche , excepté sur les deux 
pennes intermédiaires j la gorge et toutes les parties posté- 
rieures sont d'un blanc sale ; sts pieds sont pareils à ceux 
du mâle. Cette jolie petite espèce qu'on voit rarement à 
Cayenne, qui est nombreuse à la Martinique et à la Gua- 
deloupe, ne se trouve pas dans les grandes Antilles ; elle se 
plaît près des habitations, fréquente les jardins , même 
dans les villes , et ne- craint point d'y nicher. Elle attache 
son nid aune petite branche de citronnier, d'oranger, de 
jasmin , même à un brin de paille saillant d'une couver^ 
lure. Ces oiseaux ont un tel attachement pour leurs petits , 
qu'ils les suivent si on les leur enlève, les soignent et les nour^ 
rissent jusque dans les appartemens , où ils passent volon- 
tiers la nuit avec eux. 

L' Oiseau-mouche a huppe bleue, Trochiluspilealusj Lath., 

Troch. punicus^ Linnseus, édit. i3. Oiseaux doi^s ^ pi. 63, t. i. 
A l'exception de la huppe , qui est d'un bleu éclatant, le plu- 
mage de cet oiseau est d'un brun pâle , plus foncé sur les 
ailes et la queue. Se6 dimensions sont un peu au - dessous 
de celles de l'oiseau - mouche huppé, à l'espèce duquel il 
'me paroit appartenir comme variété accidentelle. 

L'Oiseau -MOUCHE, dit la Jacobine. F. Oiseau-mouche 
A coLLisa. 

L'OlSEAÙ-MOUCHE A IiARGES TyYAVX , TroçMm laUpenrUs ^ 



3G8 COL 

marbrëe àe blanc et de briui rouâsâtre ; liii point Uanc est 
derrière rœii; longueur totale, quatre ponces et demi. Cette 
espèce babite le Paraguay^ et est décrite, par M. de Azara^ 
sous le nom del pintado. 

L'Oiseau - MOUCHE Maugé, TroMbts meutgœm ^ Oiseaux 
dorés, pi. 37. Nous devons la connoissance de cette espèce 
au naturaliste Mangé ^ qui Ta rapportée de Porto-Ricco. Le 
mâle a trois pouces f ept lignes de long ; le bec noir en des- 
sus, jaunâtre en dessous; les parties supérieures d^on beau 
yert doré ; les inférieures de la même couleur et à reflets 
bleus et violets; Je bas-ventre blanc; les pennes des ailes 
et de la queue d'un noir velouté, changeant en bleu-violet; 
la queue mr peu fourchue ; les pieds noirs. 

La femelle est un peu plus petite ; le dessus de la tête , le 
cou , le dos , le croupion , les couvertures àts ailes et de la 
queue sont d'un vert cuivré , .peu doré ; le haut de la gorge 
est d'un blanc sale ; cette teinte est parsemée de quelques ta-* 
ches vertes sur la poitrine et sur le ventre ; les pennes alaîres 
sont brunes; les intermédiaires de la queue vertes; les deux 
les plus extérieures de cette couleur à la base, ensuite grises , 
bleues et terminées de gris-blanc , les autres bleues à leur ex- 
trémité ; les pieds bruns ; enfin le bec est noirâtre. 

L'OiSEAU-MOUCHE A ORBiiXES y TrocMus ountuSy Lath. , 
Oîseauo} dorés ^fl, 25« Ce bel oiseau tire sa dénomination 
de deux pinceaux de plumes qui s'étendent en arrière des 
oreilles, et qui sont deux fois au moins plus longues que 
celles qui les avoisinent; l'un de ces faisceaux est d'un vert 
d'émeraude , et l'autre d'un violet améthyste ; une tache d'un 
noir velouté passe sous l'œil et s'étend au-delà* ; un yevt doré 
éclatant dominé sur la tête , le^ cou et le dessus du corps ; 
cette même couleur est encore: plus brillante sur les cou- 
vertures de la queue ; la gorge , le devant du cou et tout 
le dessous^ du corps sont d un blanc de neige , ainsi que les 
trois pennes les plus extérieures de chaque côté de la queue ; 
les quatre intermédiaires sont d'un bleu noir; celles des ailes 
noirâtres ; le bec et les pieds noirs. Longueur, quatre pouces 
et demi. 

La femelle^ pi. 26 des Oiseaux dorés ^ a le loritm et les joues 
couverts d'une marqua noire qui s'étend sur les côtés de la 
eorge ; celle-ci ettoul;es les parties postérieures sont d'un beau 
blanc parsemé de taches peu prononcées .et de couleur noi- 
râtre; le dessus de la tête et toutes les parties supérieures sont 
d'un vert doré brillant ; les deux pennes intermédiaires de la 
queue d'un bleu-noir; du reste elle ressemble au mâle. La 
variété dont parle Latham ne diffère de celui-ci qu'en ce que 
le trait qui p4$sQ sqvs les ye\a est pourpre et terminé de bleu. 



COL 369 

L'0't5EM7-MOUCHE OR- VERT Trochilus piridissimus , Lath. , 
C3t , selon moi ^ de l'espèce de T Oiseau-Mouche tout 

VERT. 

Le Petit Oiseau-mouche à queue fourchue de Cayenne. 
Voyez Oiseau-mouche améthyste, pi. B. 19, fig. i, du Dic- 
tionnaire. 

Le plus petit OîséAu-mouche , Trochilus mimmus^ Latb. 
De tons les oiseaux , celuî-ci est le plus petit ; il n'a que 
seize à dix-sept lignes de longueur^ et son poids n'est que 
de vingt grains. Le mâle a le bec noir ; les pieds brtins ; la 
tÔte et le dessus du corps d'un vert brillant ; le dessous gris- 
bhnc ; les ailes d'un brun violet ; les pennes intermédiaires 
de la queue d'un noir bleuâtre , les latérales grises dans une 
partie de leur longueur , et terminées de blanc. La femelle 
est d'une taille un peu inférieure ^ et diffère du mâle en ce 
que le dessus du corps est d'un brun-vert , avec quelques 
reflets briilans sur les couvertures des ailes , et en ce que le 
dessous du coi^s est d'un gris sale.' Ces oiseaux se trouvent 
aux Antilles et à la Guyane. 

L'Oiseau -mouche A poitrike bleue, de Surinam. K 

OiSEAU-MOUCHE ÉMERAUDE AMÉTHYSTE. 

L'OlSEAU-MoUCHE A PLAQUE DORÉE SUR LA GORGE , est 

un jeune mâle Rubis-Topaze. 

* L'Oiseau -mouche pourpré, Trochilus ruber^ Lath. 
Trois pouces environ font sa longueur ; le dessus de la tête 
et du corps , les couvertures des ailes et de la queue sont 
d'un brun sombre , mélangé de jaunâtre ; les côtés de la tête 
et le dessous du corps d'un ronge bai-éclair , avec quelques 
reflets violets ou pourprés , et quelques taches noirâtres sur 
la poitrine ; un trait brun est au-dessous des yeux ; cette cou- 
leur se change en violet sur les ailes et la queue , excepté 
sur les deux pennes intermédiaires de celle-ci ; le bec est noir 
en dessus , et couleur de chair en dessous ; les pieds noirs. 
On trouve cet oiseau à Surinam. 

♦ L' Oiseau-mouche a queue azurée, Trochilus cyanurus; 
Vieill. , a le dessus de la tête ^ du cou et du corps, les cou- 
vertures supérieures et inférieures des ailes et le devant dti 
cou d'un vert doré un peu terne ; le front d'un brun noirâtre 
qui paroit mélangé d'or , sous un aspect ; l'oreille noirâtre ^ 
la gorge et les parties postérieures marbrées de brun et de 
blanchâtre ; la queue bleue , fourchue et composée de pen- 
nes très-fournies de barbes ; l'extérieure de chaque côté est 
plus longue de trois lignes que la suivante. 

La femelle ou le jeune a des teintes plus foibles et les 
•vu. * 24 



370 COL 

couyertures da dessous de la queue d'un bnm mêlé de blan-^ 
châtre. M. de Âzara donne à cette espèce , qui se trouve au 
Paraguay , le nom de cola azul con seno. / 

♦ L'Oiseau mouche a queuefourcque du Brésil, T.glaw 
eopîs, Lath., a quatre pouces six lignes de longueur ; le dessus 
de la tête d'un bleu violet ; le dessus et le dessous du corps , 
les couvertures supérieures et inférieures de, la queue , les 
petites couvertures des ailes , d'un vert doré brillant ; les 
jambes brunes *, une tache blanche vers Tanus ; les grandes 
couvertures des ailes d'un noir verdâtre ; les pennes d'uot 
brun-violet ; la queue , chez les uns , d'un beau bleu-violet ^ 
chez les autres, couleur d^acier poli ; le bec noir ; les pieds 
couverts de plumes brunes , terminées de blanchâtre. 

L'Oiseau-mOuche a queue fourchue de Cayeiq^e. F". 
Oiseau-mouche a longue queue d'acier bruni^ 

L'Oiseau - mouche a queue fourchue de la Jamaïque^ 
y. Colibri a tête noire. 

L'OlSEAU-MOUCHE A QUEUE I^OUSSE OU le GrAND RuBIS i 

Trochilus ruficaudatu$j\iei\\.^ Oiseaux dorés ^ pi. ay ; a quatre 
poucestroîs lignes de longueur ; le bec noir; les paities supé- 
rieures grises, excepté le bas du dos, qui est d'un noir très-peo 
doré ; les couvertures des ailes d'un brun-rouge doré ; les 

grandes pennes brunes ; les plus courtes rousses, avec une 
ordure plus foncée ; le haut de la gorge de couleur obscure ; 
le reste de la gorge d'un rouge de feu trés-vîf; le devant du cou 
et la poitrine d'un vert changeant en gros bleu sur le ventre ; 
les pennes de la queue rousses et bordées de blanc ; les pieds 
noirs. 

La femelle ou le jeune , dans son premier âge , pi. ^8 , 
de l'Histoire des Oiseaux dorés sous le nom à^ oiseau-mou- 
che brun-gris, a le dessus du corps brun, le dessous gris, 
plus foncé sur le ventre ; les pennes intermédiaires de la 
queue d'un brun-vert ; les autres rousses à la base , ensuite 
noires et terminées de blanc. On trouve dette espèce , à 
Cayenne , mais elle y est rare. 

L' Oiseau-mouche A raquettes, Trochilus pFaiurus, Lath., 
Oiseaux dorés , pi. 98 , se distingue de ses congénères par 
la première penne de chaque côté de la queue, laquelle 
est conformée comme une raquette; ces deux plumes sont dé- 
nuées de barbes dans là partie qui excède les autres , et se 
termine par une sorte d'éventail rond. La grosseur de cet 
oiseau est celle du huppe-col, et sa longueur de trois pouces 
deux lignes, de la pointe du bec à l'extrémité des pennes in- 
termédiaires de la queue, et de quatre pouces jusqu'au bout 
des latérales ; les plumes de la base de la mandibule infér 



COL 371 

neure sont noires; la gorge et la poitrine sont d^un riche vert 
d'émeraude ; le ventre est d'un brun-noir; les parties posté- 
rieares sont blanches ; un vert doré bronzé colore le dessus 
de la tête, du cou , du corps et les petites couvertures des 
ailes , dont les pennes sont d'un brun-violet ; celles de la 
queue d'un brun verdâtrie ; les huit pennes intermédiaires se 
terminent en pointe , et toutes ont la tige grosse et jaunâtre. 
Cette espèce se trouve à la Guyane , où elle, est très-rare. ' 

L'OlS£AU-MOUCHE RAYÉ. V. OiSEAU-MOUCHE A CALOTTE 
BRUT9E. 

. L'OlSEAU-MOUCHE aUBIS, Trochiluscolu6ns,Ijaith,y Oiseaux 
^rés, pL 3f . Ce charmant oiseau s'avance dans l'Amérique 
septentrionale jusqu^au Canada^ y arrive dans le mois de mai, 
à l'époque où les pêchers sotit en fleur ,, et la quitte au mois 
de septembre , pour passer l'hiver au Mexique , et dans les 
Grandes-Antilles, 

Le mâle a trois pouces quatre lignes de longueur ; le des- 
sus de la tête et le dos d'un vert doré , plus brillant vers le 
croupion ; la poitrine et le ventre d'un gris-blanc et d'un gris 
noirâtre; les pennes des ailes brunes, avec une tige très-forte 
et saillante ; la queue noire et fourchue ; les pennes inter- 
médiaires de la couleur du croupion ; lar gorge d'un rouge 
éclatant ; le bec d'un jaune obscur et brun à la pointe ; les 
pieds étant de cette dernière couleur. La femelle , pi. 32 , 
diffère du mâle par des couleurs ternes et par sa queue qui 
est d'une autre forme; ayant les pennes arrondies par le bout 
et égales entre elles; le front est d'un vert-bnm-gris ; le cou 
en dessus , le dos et le croupion , sont d'un vert doré ; les 
couvertures supérieures vertes, ainsi que les pennes intermé- 
diaires de la queue ; les latérales sont de cette couleur à leur 
base, noires au milieu, et blanches à l'extrémité ; les pennes 
des ailes noirâtres ; la gorge., le devant du c6u e^ le dessous 
du corps d'un gris-blanc ; le bec et les pieds noirs. 

Le jeune mâle, pi. 33, a le dessus de la tête, du cou et du 
corps brun et peu doré; le dessous dii corps d'un gris-blanc; la 
queue non fourchue; il y a de petits points rouges sur la gorge, 
qui est pareille aux parties inférieures. La jeune femelle ne 
diffère qu'en ce qu^elle est privée de ces points rouges ; c'est 
leiomineo de Gmelin. 

L'Oise AU-MOUCRE RtTBIS-ÉMTER AUDE , Trockilus rubineiis, 
Lath. , pi. enlum. de ïHist. riat, du Buffon , n.^ ^^769 fig- 4* 
Quatre pouces quatre lignes font la longueur de cet oiseau- 
mouche , dont la gorge est d'un rubis éclatant ou couleur de 
cuivre de rosette, suivant les aspects; la tête, le cou, le devant 
cl le dessus du corps sont d'un vert d'émeraude, à reflets do- 



3;a COL ' 

rés ; les grandes coarcrtares des ailes rousses c;t bordées d'utt 
bran-violet , ainsi que les pennes et celles de la queue ; le 
bec et les pieds sont noirs. On trouve cet oiseau au Brésil et 
à la Guyane. 

L'Oiseau -HOUcaE rvBis- topaze, TrocMus moschUus^ 
Lath., pi. B. 199 f. a de ce Dictionnaire. Le mâle est un 
des plus beaux oiseaux de cette brillante famille ; les petites 
plumes qui recouvrent le bec dans près de sa moitié , celles 
de la tété et de l'occiput, vtijss en face, ont Téclat du rubis ; 
vues de côté , elles sont d'un pourpre sombre ; celles de la 
gorge et du devant du cou , vues de face , ont le brillant de la 
topaze, et vues de côté, elles sont d'un vert leloïkibre ; la partie 
inférieure de la poitrine et le ventre sont noirs; le bas-ventre 
a deux petites tacbes blanches sur les côtés ; le -dessus du cou 

'et du corps, les couvertures des ailes et de la queue sont 
noirs , avec quelques reflets verts ; les pennes des ailes d'un 
brun changeant en violet ; les couvertures inférieures de la 
queue rousses ; les pennes d'un brun-roux pourpré , et ter^ 

minées de brun-noir ; le bec et les pieds noirâtres. 

Cette espèce varie dans la taille et dans le plus ou moins 
id^éclatdans ses couleurs. L'oiseau-mouche à huppe de rubis, 
d'Edwards, pi. 34-4 9 et celui de la planche enl. de BufFon, 
64.0 , fig. I , sont un peu plus petits ; la huppe du premier 
n'est pas naturelle ; les plumes de la tête , qui sont ordinaire- 
ment longues , se sont trouvées hérissées dans l'individu 
5}ui a servi de modèle. 

La femelle, pi. 55 des Ois. dorés, a le dessus delà tête et du 
corps d'un vert cuivré; les petites couvertures des aileset celles 
delà queue d'un vert doré;les pennes d'un violet sombre; celles 
du milieu de la queue pareilles aux couvertures ; les autres 
rousses , tachetées de noir, et changeantes en violet bronzé 
vers leur extrémité ; la gorge et le dessous du corps gris ; le 
bec et les pieds bruns. Cette femelle, dans son jeune âge, est 
rOiSEAU-MOUCBE A VEKTRE GEts de Cayenue, TrochUus 
pegasus , Lath.; et celle indiquée par Bufibn , Mauduyt, etc., 
est un jeune mâle pris à l'époque de la mue. Celui-ci , 
ligure pi. 3ot a le dessus du corps brun, plus clair sur la tête, 
(^t mélangé de quelques taches rouges; la gorge et la poi- 
trine blanches , et coupées par le muieu d'une bande longitu- 
dinale de couleur de topaze; le ventre brun, tacheté de 
blanc sur les côtés. Dans un âge moins avancé , le jeune 
mâle , pi. 4-6 , n'a qu'une tache rouge sur la gorge , et tout 
son plumage ressemble assez à celui de la femelle ; enfin chez 
le même , avant la mue , pi. 56, la gorge est tachetée de brun, 



B.19- 







COL 375 

ht dessons du corps est d'nn gris sale; le dessus' d'un vert cuîyf é 
sombre; et ^extrémité des pennes de la queue d'abord noire, 
ensuite blanche. 

Cette espèce se trouve à Gayenne et an Brésil. 

L'OisEAU-MOUCHE DE Saikt-Domingue. Voyez Oiseau- 
mouche A vei^tre gris. 

L'OlSAU-MOUCHE SAPHIR, TrocMus saphinnus^ Lath., pi. 35 
des Oiseaux dorés , a trois pouces et demi de longueur ; le 
bec blanc avec sa pointe noire ; le dessus de la tête et du 
corps d'un vert doré brillant ; le haut de la gorge roux ; le 
devant du cou et la poitrine d'un riche bleu de saphir, avec 
des reflets violets ; le ventre pareil au dos ; deux petites 
taches blanches près de Fanus; les petites et les grandes 
cou'^ertures des ailes d'un brun doré ; les pennes brjuies ; 
les couvertures inférieures de la queue d'un roux foncé ; les* 
pennes du milieu d'un brun doré ; les autres rousses en des- 
sus , d'un violet rembruni en dessous ; les pieds bruns. Cet 
individu, me parott être une femelle ou un jeune mâle dans 
sa deuxième année. Le mâle parfait, ibid.^ pi- ^7, diffère en ce 
que la couleur rousse du menton est remplacée parun bleu écla- 
tantqui s'étendsurtoute la gorge, le dessus delatête, le devant 
du cou et la poitrine, avec des reflets du plus beau violet; F oc- 
ciput, le dessus ducouetdu corps sont de couleur de cuivre de 
rosette à reflets d'or ; le bas de la poitrine , le ventre et les 
couvertures inférieures de la queue d'un beau noir à reflets 
verts ; les Hancs pareils au dos ; la queue est d'un bleu-noir : 
longueur , taille , bec et pieds pareils au précédent. 

Le îeuqe.( lïû/., pi. 58. y ai les parties supérieures d'un vert 
cuivré sombre ; les inférieures d'un gris mélangé de noir ; 
quelques pl\imes bleues sur la gorge , le menton d'un roux 
pâle ; lés pennes des ailes et de la queue brunes ; les laté- 
rales de cette dernière bordées de gris ; le bec brun en des- 
sus , d'un blanc jaunâtre en dessous , et les pieds noirâtres. 
Cet oîaeaa , avant sa première mue , a la tête et les au- 
tres parties supérieures d'un brun^vert ; le dessous du corps 
d'un falaac sale ; les couvertures de la queue d'un gris foncé ; 
les pennes vertes , depuis leur origine jusqu'à leur moitié ; 
d'un brun violet dans la reste , et terminées de gris. D'autres 
individus , k peu près du même âge , ont la poitrine verte , 
la goiige d'un. bleu obscur ; cette teinte forme des taches 
sombres qui percent à travers le gris dont chaque plume est 
terminée. 

On trouve cet oiseau à Cayenne et à la Guyane. 

L'OlSEAU-MOUCHE SAPHIR-ÉMERAUDE , Tiv€hilus licolor^ 



374 COL 

Laih. 9 Oiseaux dorés , pi. 36. Cet oiseaii , dont les deux cou-» 
leurs principales lai ont mérité le nom de deux pierres prér^ 
cieuses , a la tête et la gorge d'un bleu de saphir éclatant , 
qui se fond avec le vert d'émeraude glacé et à reflets dorés 
qui brille sur la poitrine, le ventre, le dessus du cou et le dos; 
les plumes scapulaires , les couvertures de$ ailes, le croupion 
et les couvertures. de la queue sont d'un bleu-violet; les in- 
férieures d'un vîolet-noir doré ; les pennes d^iin bléu-violet 
en dessus et en dessous , se changeant , sous un certain 
four , en noir velouté ; les pennes des ailes noires ; les pieds 
de ceite couleur, ainsi que le dessus du bec, dont le des- 
sous est d'un blanc jaunâtre dans les deux tiers ; longueur , 
près de quatre pouces ; queue un peu fourchue. 

Cette espèce se trouve à la Guadeloupe et à la Marti- 
nique. 

L'OiSEAU-MoucHE SASIN , Trpchllus collajis , Lath. , pi. 6i 
et 62 des Oiseaux dorés , se trouve à la baie de Nootka , où 
il porte le nom de SasinneerSosin, Le mâle a la tête dSin 
vert doré brillant, inclinant à Tolive ; le dessus du corps 
d^une teinte de cannelle pâle ; les couvertures des ailes d'un 
verdâlre brillant ; la gorge et le hapt de la poitrine de cou- 
leur de rubis , k reflets d*un vert olive éclatant ; les plumes 
allongées du cou, mobiles, comme celles du Huppe-col, mais 
un peu moins longues ; les ailes d'un brun pourpré; la poitrine 
rougeâtre ; les parties inférieures rousses ; les pennes de là 
queue couleur de cannelle , assez larges et pointues ; le bec 
et les pieds noirâtres. Longueur , trois pouces deux lignes. 
La femelle n'a point de plumes longues sur le coù ; sa gor^e 
est seulement tachetée de roux, et les pennes latérales delà 
queue sont terminées de blanc. 

L'Oiseau -MOUCHE de Surinam. V. Oiseau -motohb 

POURPRÉ. 

LOiSEAU'MOUCHE j}E H ABKGO^ Trochilus iobogensi^, hsilk. 
F.O1SEAU-MOUCHE Maugé. 

* L Oiseau-mouche aux tempes blanches, TroehUus lew- 
cocroiaphiis , Vieill. , est très-commun au Paraguay. Il a ^ 
8iir les côtés de la tête , deux bandelettes , l'une blanchâtre , 
qui s'éteiidi depuis l'angle postérieur de l'œil jusqu'au cAté 
de l'occiput, et l'autre noirâtre au-dessons ; la çorgc ^ 
le devant du cou et la poitrine blanchâtres ; le ventre Uanc ; 
les côtés du corps , les couvertures inférieures et supérieures 
des ailes , le dessus de la tête , du cou et du corps d'un vert 
doré ; les pennes de la queue d'un bleu presque noir , aivec 
une tache blanchâtre à l'extrémité desdeux latérales de chaque 
£Ôté ; le bec moitié rouge et moitié noir Longueur toV^e « 



COL 375 

tf ô(s pouces cinq lignés. Il n^ ^ point de différence entre le 
mâle et la femelle. Le nid est composé à Textérienr de pe- 
tites feuilles sèches et de brins d'ëcorces minces , liés avec 
des filaniens qui paroissent de la laine , et garni de coton 
en dedans. Ces oiseaux l'attachent communément par la 
pointe au-dessus de Textrëmité d^un petit rameau vertical , ou 
il demi détaché de ceux dont on couvre les cabanes champê- 
tres ^. ou tenant à quelque arbre* C'est le »enes blainchas 
de. M. de. Azara. 

♦ L'OiSEAU-MouçHB A t4te BLEUE , TrQchUus cyonocê^ 
phabis ^ Lath. Cet oiseiiu , décrit par Molina ( Hist. ntjiU du 
Chili) y n'est pas , dit ce naturaliste , plus gros qu^une noix ; 
sa ^éte est d'un bleu doré ; son dos d'un vert éclatant ; les 
ailes et la queue sont d'un beau bleu , avec des lignes pour-* 
prées ; le ventre est orangé ; le bec blanchâtre , et la queue 
trois fois plus; longue que le cprps.. 

L'OlSEAUrMOUGHE. A TÊTE OBSCURE, V. OiSÇAU-MÙUCHE 
A CROUPION , AILE ET QUEUE POUEPRES. 

VOiSEAU-MOUCHE TOUT VERT , TrochUus piriàissimm^ Gm, 
VaT,, Lath. Oiseaux dorés ^ pi. 4-o.'Un vert glacé à reflets 
d'or sur la gorge et la poitrine , sombre sur la tête, brillant 
sur le cou et le dos , trèsréclatant sur le crouj^ion , les cou- 
vertures supérieures des ailes, celles de la queue etsespenneSf 
est la couleur dominante du plumage de cet oiseau; lés aileç 
sont d'un violet rembruni ; le bas-ventre et les couvertures 
inférieures de la queue sont blancs et tachetés de vert ; le beç 
est brun en dessus et jaunâtre en dessous ; la queue un peu 
arrondie ; longueur, quatre pouces environ. On en voit une 
variété qui n'en diffère que par sa queue violette. 

Cet oiseau-mouche est bien celui représenté dans Edvïrards, 

pi. 36o , / I, lequel n'en diffère que par la couleur des parties 

inférieures qui reflètent en bleu ; mais ce n'est point l'Or vert 

de Buffon , qui n'a que deux pouces de longueur , et la 

* queue un peu fourchue, 

L'OlSEAU-MOUCHE A VEÏÏTRE BLAKC. V. OiSEAU-MOUCHÈ 
A GORGE ET VENTRE BLAl^CS. . 

L'OlSEAU-MOUCHE A VENTRE GRIS DE CaYENNE , Trochilus 

pegasus, Lath. , est une jeune femelle. V. Rubis-Topaze. 

L'OisEAu-rMoucHE VER'^-jpoRÉ est uu jeune Oiseau- 
mouche TOUT VERT. 

* L'OlSEAU-MOUCHE VERT ET CRAMOISI , TrocMus guia- 

nensis , Lath. Sa longueur est d'un peu plus de deux pouces ; 
le bec- est noir, long et menu; le sommet de la tête orn( 
d'une petite huppe rouge ; les plumes de la poitrine sont de 
cette couleur { celles du dessus du cou et du dos , d'un vert 



376 COL 

doré , ainsi que les couvertures supérieures des ailes ; iesr 
pennes des ailes et de la queue mélangées de vert, de roiuge 
et de pourpre sombre. Bancroft, qui a fait connoître cet 
oiseau, dit qu'il est très-commun à la Guyane^ Cependant oa 
ne Ta pas encore vu dans les nombreuses collections qu^on 
apporte de celte contrée. 

L'Oiseau - MOUCHE YiEiLLOT. C'est, dans TéfitiiHi de 
Bufibn par Sonnini , F Oiseau-mouche GaANi>*RuBi$. '•■ 

L' Oiseau-mouche violet a queue FouncHtrÈ ^' Trochilùs 
furcatus , Latk , Oiseaux dorés , pi. il^ Le dessus dé la tête et 
du cou est d'un vert doré , changeanit en brun ^ -selon Tiftci- 
dence de la lumière ; le haut du dos , la poitrine et le ventre 
sont d'un bleu violet très-éclatant ; les plume» scapulaîres 
d'un vert brillant changeant en violet ; les couvertures supé- 
rieures des ailes et de la queUe d'un vert doré ; les flancs 
noirs et mélangés de violet ; les côtés du bas-ventre blancs ; 
les couvertures inférieures de la queue variées de blanc et de 
noir; les pennes d'un iioir-bleu; la plus extérieure de chaque 
côt^st longue d'un pouce six.lîgiies; les autres vont en dé- 
croissant jusqu'aux intermédiaires , les phis courtes de tontes, 
ce qui rmà la queue fourchue : longueur, quatre pouces. Cet 
oiseau habite la Guyane, et est commun à Cayenne. Latham 
et Gmelin se trompent en le donnant pour un TrochSus à bec 
- a que,' (V.) 

COLICKWORT. L'un des noms anglais du Perce- 
PIER , uiphahes aivensis , L. (L'N.) , * 

COLIFLOR. Le Chou-fleur , en espagnol, (ln.) 

COLIMAÇON. Dans quelques cantons on donne et nonpi 
aux HÉLICES TERRESTRES, et dans d'autrcs , aux Limaces. 

COLIN. Nom généralisé à des petits Gallinacés de l'A- 
mérique, qui ont des rapport^ avec la petkinx et avec, la 
caille, V, le genre Perdrix, article des Colins. Selon donne 
le même nom aux goélands grisart, varié, à manteau noir, etc^ 

(V.) 

COLIN. On appelle ainsi la'MoRUB noire, (b.) 
COLIN-NOIR. JHom yul^àirç àç la poule d'eau, V, Gal- 

LÎNULE. (V.) 

COLINABA. Nom espagnol du Chou-rave. V. Chou. 

COLINGA. r. Cotinga; Cv.) ' 

COLINIANE. Nom brame du Zerumbet, espèce du 
genre Amome. (ln.) 

COLINÏL. V. KoLiNiL. (LN.y -, ,': . 



COL ^77 

COLIOU , Colius^ Lath. Genre de Tordre des oiseaux 
Sylyains , et de la famille des GRÂi^nroRES. Voy. ces mots. 
Caractères : bec épais à la base , convexe en dessus ^ un peu 
aplati en dessous , entier ; mandibule supérieure un peu flé- 
chie en arC) courbée à la pointe, couvrant les bords de Tinfé- 
rîeure ; celle-ci droite , plus courte ; narines rondes , petites, 
Cciebées sous des plumes dirigées en avant ; langue courte , 
cartilagineuse, aplatie, lacérée à la pointe; quatre doigts, 
totalement séparés , trois devant , un derrière ; pouce arti-* 
calé sur le côté interne du tarse , court , versatile ; ongles 
très- arqués, le postérieur le plus court de tous; ailes à penne, 
bâtarde y courte ; les deuxième et troisième rémiges les plus 
longues de toutes. Ce. genre est -composé de huit espèces. 

Les colious vivent en familles , et chaque famille niche dans 
le même buisson. Us dorment suspendus aux branches , la 
tête en bas , et pressés les uns contre les autres , marchent 
comme les martinets, en s'appuyantsurla longueur du tarse, 
et grimpent, à la manière des perroquets, en s^ aidant de leur 
bec. Ils vivent de fruits, de graines, de bourgeons d^aji>res et 
des pousses tendres des plantes potagères. Ces oiseaux appar- 
tiennent à Tancien continent , et se trouvent dans les contrées 
chaudes de l'Afrique et de, TÂsie. 

Le CoLioir BU Câp DE BoisrNE-JBsPERÂNCE , Colius capensis, 
Lath. , pi. enl. de BufT. , n.<* sSa , iig. i,. Il a dix pouces trois 
lignes de longueur totale ; le bec gris à la base^ noirâtre ver» 
le bout ; la tète , la gorge , le cou et la poitrine d'un cendré 
nuancé d'une teinte vineuse; le dosblanc, les scapulaîres et le 
dessus des ailes d'un cendré pur; une tache rougeâtre sur le crour 
pion; les couvertures supérieures de la queue aunmarron pour- 
pré ; le ventre et les parties postérieures d'un blanc sale ; le; 
grandes couvertures subulaires noires'; les pennes cendrées à 
rextérieur, brunes dans le reste; celles de la queue grises; les 
latérales bordées de blanc ; les deux intermédiaires noires , 
longues de six pouces neuf lignes, les autres étagées; les pieds 
gris et les ongles noirâtres. M. Levaillant regarde comme un 
inclivida de. la même espèce le colius erythropus de Gmelin , 
ou le coUus leuconothus de Latham. En efîet, celui-ci nVi\ dî^ 
fère qu'en ce,quele dos est d'un marron pourpré avec une 
bande blanche dans le milieu , laquelle s'étend jusqu'à là 
queue. II. a les pieds d'un jaune rougeâtre , et une huppe plus 
prononcée ^que chez le collou du Cap. Cet oiseau est figuré 
pi. 25j de l'Ornithologie d'Afrique. 

Le Couou À CROUPION AOUGE, Colius eiyÛtropygèiSyyieill,; 
Laxiacnstaiuj Lath. se trouve en Afrique.^ et particulière- 



/ 



J78 COL 

ment en Ethiopie. Il a nné huppe ronge sur le front ; la pol^ 
l^rine , le croupion et les pieds de cette cQulenr ; le reste da 
corps d'an gris-blanc; les pennes de la qneae cendrées , et 
lesdenx intermédiaires da double plus longues qne les airires. 
La femelle diffère du mile en ce que sa huppe et sa poitrine 
«ont blanchâtres. 

Le CoLiou A DOS BLÂSC , CoUus kucanoùts , Lalfa. F. Co- 
uou BU Caf. 

Le CoLiou A GORGE NOIRB , CoBus n%ncoBis , Tîeill., pL 
aSj des Oiseaux d'Afrique, est de la grosseur ^proyer, et 
a quatorze pouces de longueur totale ; le front , la gorge et 
le devant du cou sont noirs ; la huppe d'un gris vineux âair; 
le dessus du coa et le madteau d'un brun uniforme, plus 
foncé sur les ailes ; les côtés du cou , la poitrine et les flancs 
du même brun, et rayés transversalement d'un noir lavé ; le 
ventre et les parties postérieures d'un brun roussâtre; le bec 
d'un blanc jaunâtre ; les pieds d'un ronge vif ; les ongles 
noirs. Il se trouve à Malimbe. 

Le CoLiou HUPPÉ DU Sénégal, CoUussenegaknsis, Lath. , 
pL enL de Buff. , n.^ 282, fig. a , a la huppe, la tête, la 
gorge et toutes les parties postérieures , le bas du dos , le 
croupion et les couvertures de la queue d^un gris clair , un 
peu vineux ; le haut du dos et les couvertures des ailes d'un 
gris un peu plus foncé ; la nuque d'un beau bien céleste ; les 
pennes de la queue d'un gris tirant au bleu; celles des ailes 
d'un gris brun à l'extérieur et rousses en dedans ; la queue 
étagée ; le bec d'un gris-blanc en dessus , noir à la pointe et 
en dessous -, les pieds gris et les ongles bruns. Longueur to- 
tale , douze pouces. 

Le CoLiou DE l'île Panay , CoUus panayensk^ Lath. V. 

COUOU RAYÉ. 

Le CoLiou DES Indes, Colim indicusj Lath., est un peu plus; 
grand que celui du Cap de Bonne-Espérance ; son plumage 
est cendré en dessus , et roux en dessons ; le front et la 
gorge sont jaunes ; l'espace compris entre le bec et l'œil et 
le tour des yeux , de la même couleur et dénué de plumes ; 
le bec est rouge k sa base et noir dans le reste ; les pieds 
sont rouges , et les ongles noirâtres. 

Le CoLiou A JOUES aouGES , Coims erythromelon',y\eiïl. « 

se trouve en Afrique , dans le pays des Cafres. Il a la région 

dés yeux dénuée de plumes, et rouge ; le bec blanc à la base, 

noir vers^le bout et endessîous ; toutes les parties supArîenrr s 

,d*un gris verdâtre , les inférieures d'un gris vip^ox ; les cou- 



vl O Ij ' 379 • 

vertures inférieures des ailes et une partie des pennes de 
couleur rousse ; les pieds gris et les ongles noirs. 

Le CoLiou RAYÉ , CoUus stnatus , Lath. , a treize pouces 
de longueur totale ; le bec noir en dessus et noirâtre en 
dessous ; la gorge rayée de brun sur un fond gris roussâtre ; 
le ventre l'est également de brun sur un fondroux; le dessus di| 
corps d'un gris terne légèrement nuancé d'une couleur lîlas 
qui devient plus rougeâtre sur le croupion ; la queue verte , 
et tout'à-fait semblable à celle des autres coKous, 

On rapproche de ce coliou celui de Tîle Panay^ Colius 
•pojiayen&is , Lath. , comme un individu de la même espèce. Il 
a la tête , le cou , le dos , les ailes et la queue d'un gris 
cendré , teinté de jaune ; la poitrine rayée de noir en tra^ 
yécs ; le bas-ventre et le dessus de la queue roussâtres. 

Le CoLiou VERT ^ , Colius ^indis , Lath. Ce coliou de la 
Kouvelle-Hollande a la grosseur du rruuwis, et onze pouces 
de longueur ; la queue étagée ; le front et les paupières d'un 
noir foncé ; les ailes et la queue noirâtres ; le reste du plu^ 
mage d'un vert éclatant , et le bec noir, (v.) 

COLIROJO. En espagnol , c'est le Rossic^ol de mu- 
railles, (desm.) 

COLIUS. C'est, dans Linnaeus , le nom générique du 
Coliou. V. ce mot. (v.) 

COLIVICOU. C'est , dans l'Ornithologie de Salerne, le 
nom du Tacco. V. ce mot. (v.) 

COLJE. Nom donné, à Timor, au Rondier , Bo7y»5«j 
fiahelliformis , espèce de palmier, (ln.) 

COLL , COLLEN CYL. Noms gallois du Noisetier 
on Coudrier, Corylus oodlana , Linn. (ln.) 

COLL ADO A, Colladoa. Plante graminée dont le chaume 
est rameux, haut de quatre pieds, les feuilles velues, avec une 

S aîné ample, rétrécie à son extrémité , qui forme un genre 
ans la polygamie triandrîe . 
Ce genre a pour caractères : un calice d'une seule balle, 
profondément divisé en deux parties ovales , et contenant 
trois fleurs , dont Tintermédiaire est niâle , et les autres her- 
maphrodites ; chaque fleur a une corolle bivalve , à valve3 
lancéolées , carénées dans les hermaphrodites ; trois éta- 
mines dans les mâles ; trois étamines et deux styles dans les 
hermaphrodites; une semence aiguë. 

La colladoa croît dans les lieux humides de l'île de Min- 
danao. Elle paroît devoir être réunie aux Tripsacs. (b.) 
COLLAGLION. Nom du Fgrficule perce-oreille , 
. dans la principauté de Galles , en Angleterre, (desm.) 



38a COL 

« 

long que le second; trois cellules cubitales, dont hi seconde 
et la troisième reçoivent chacune une nervure récurrente. 

Les colletés et les prosopes forment, dans la tribu des an- 
drenètes, une section particulière, distincte, i.^' par sa lan- 
guette , dont la division intermédiaire est évasée et échancrée 
à la manière d^un cœur , comme dans les guêpes et beaucoup 
d'autres hyménoptères de la famille des fouisseurs ; 2.^ par 
leurs antennes, dont le troisième article et les suivans for- 
ment, du moins dans les femelles, une massue allongée, 
presque cylindrique ; 3.^ par leur abdomen ovoïdo-conique , 
et non ovalaire , ainsi que Test celui des autres andrenètes. 
Les colletés diffèrent en plusieurs points des prosopes : elles 
ont trois cellules cubitales; le troisième article de leurs an- 
tennes est plus allongé que le second; leurs mandibules 
. ont une forte dent sous leur extrémité ; leur corps est garni 
de poil ou de duvet. Les prosopes sont parasites, tandis que les 
colletés pourvoient, avec des soins et des travaux dignes d^at- 
tention , à la conservation de leur racé. 

Le nom de colleté vient d'un mot grec qui répond à celui 
de colleur de notre langue. On sentira la raison de cette dé- 
nomination , lorsqu^on connoîtra la manière dont les insectes 
de ce genre font leur nid. 

Réaumur a bien observé les parties de la bouche d'une es- 
pèce de ce genre, de celle qui nous sert de iype^ apis succincta^ 
Linn. Il nous a dépeint encore , avec son talent ordinaire , 
les moyens qu'elle emploie dans la construction du berceau 
de ses petits ; c'est son abeille qui fait son nid de membranes 
soyeuses. Ce nid est composé de plusieurs cellules en forme 
de dés, enchâssées habilement les unes dans les autres , et 
qui n'ont pas d'enveloppe commune ; chaque cellule est faite 
de deux ou trois membranes d'une finesse inexprimable, ap- 
pliquées Tune sur l'autre. Examinées au microscope , ces 
membranes n'offrent rien qui puisse faire soupçonner qu'elles 
ont été prises sur des plantes ; elles paroissent d une soie pure, 
belle et blanche. Les abeilles ne filant point, quelle est donc 
l'origine d'une matière si lustrée , et qui a autant de finesse 
et de blancheur ? Si on examine attentivement la cavité de 
la terre où le nid est renfermé , on la voit enduite d'une lé- 
gère couche de matière lustrée , semblable à celle des cel- 
lules, et que l'on peut comparer à la bave visqueuse que les 
limaçons répandent sur les lieux où ils passent : c'est une 
. sorte de glu ou de gomme , dont nos insectes ont une ample 
provision, et qu'ils mettent en œuvre avec une grande indus- 
trie; mais l'obscurité dans laquelle ils travaillent, n'a pas 
permis encore de les surprendre à l'ouvrage. Ces cellules , 
malgré leur finesse ^ ne laissant pas d'avoir assez de con- 



COL 383 

sistance pojar pouvoir être touchées sans qu^on altère leur 
fo rme ; la pâtée qu'elles contiennent soutient d'ailleurs leurs 
pa rois : une espèce de cire un peu détrempée , ou qui ne Test 
même pas du tout ^ telle est la nature de cette pâtée , qui sert 
de nourriture aux larVes qai habitent solitairement chaque 
. cellule. Elles mettent, dans la consommation qu'elles en 
font, une espèce d'intelligence ; car, pour consenrer intacts 
les murs de leur habitation , elles ne creusent leur pâtée que 
perpendiculairement, et s'y pratiquent ainsi un petit tuyau qui 
en occupe l'axe. Ce tuyau s'agrandit à proportion que les 
reclus croissent en âge : tout est consommé lorsqu'ils arrivent 
aux parois. 

CoiiLÈTE CEINTUREE > Colletés succinctaj D. i. 6; Megilla ca^ 
lendarum^ Fab., le mâle ; ejusd, , Andrena succîncta^ la femelle. 

Cet insecte est long d'environ quatre lignes; le devant de 
la tête et le corselet sont couverts d'un duvet d'un gris jau- 
nâtre ; les ailes supérieures sont un peu obscures ; l'2d)domeB 
est conique, noir, avec le bord postérieur des anneaux gris; 
cette couleur est formée par un duvet ; la bande du premier 
anneau est plus étroite , ne paroît même presque pas au mî^ 
lieu ; les côtés de cet anneau | sa base et les pattes ont des 
poils grisâtres. 

. M. Cuvier est le premier auteur qui ait décrit cette es- 
pèce après Réaumur : c'est son hylée gluUneux. 

Kirby l'appelle Mditta succincta. (l.) 

COLLEÏTIER , Colletda, Genre de plantes de la pen- 
tandrie monogynie , et de la famille des rhamnoïdes , doni 
les caractères sont d'avoir : iln calice monophylle, urcéolé , 
à limbe quinquéfide, réfléchi; quatre écailles pëtaliformes 
dans une des espèces; cinq étamines; un ovaire supérieur 
trigone , à style cylindrique , à stigmate trilobé ; une capsule 
à trois coques f posées sur la base du calice qui persiste, co- 
hérentes entre elles , et monospermes. 

Ce genre contient quatre espèces. Ce sont des arbrisseaux 
très-épineux, à rameaux opposés, presque sans feuilles, ^ 
fleurs solitaires ou ramassées par petits paquets , situées dans 
les aisselles des épines qui sont opposées en croix. 

Elles viennent toutes de l'Amérique méridionale, et une 
dMles est cultivée dans le jardin de Cels; c'est celle qui a 
des écailles pétaliformes. (b.) 

COLLI des Chinois ^Aleiris chinensis. On le nomme aussi 
HoUir-ray. (ln.) 

COLLIBRANCHE. C'est le Sphabranche à long bec 
de Bloch. 

Lacépède n'en a pas fait mention ; mais il se rapproche 
infiniment 4^ $on geure C(GCIU£. (b.) 



m COL 

COLLIER. Paisson an genre ChétoiK)». (b.) 

COLLIER NOIR. Nom d'une Fauvette du Paraguay. 
Vcfyez ce mot» (v.) 

COLLIER ROUGE. C'est, dans la Traduction de 
l'Histoire des Oiseaux du Paraguay, de M. de Âzara, le nom 
du Jawru. (v.) 

COLLIGUâT, Coliiguaja, Arbrisseau du Chili, qui s'é- 
lève à la- hauteur d'un homme, dont les feuilles sont oppo- 
sées, lancéolées, denticulées, charnues et persistantes, et 
dont les Heurs sont monoïques, incomplètes et disposées sur 
des chatons axillaires. 

Les fleurs mâles garnissent la partie supérieure des du- 
tons, et consistent en un calice à quatre-dirisions et en huit 
étamines. 

Les fleurs femelles sont situées en dessous, et ont un calice 
également à quatre divisions , et un ovaire ciiargé de trois 
styles. Il leur succède des capsules triangulaires, élastiques, 
qui contiennent trois semences arrondies, de la grosseur d'un 
pois. 

Le bois de cet arbrisseau sent la rose , au rapport de Mo- 
lina , auquel on doit sa description, (b.) 

COLLINARIA, Ehrhart. C'est le Kœleria dePersoon 
et Decandolle , genre qui a pour type le Paturim creté , 
Poa cristaia^ Linn. (LT9.) • 

COLLINE. Elévation de terre qui n'a, pour Pordlnalre, 
que deux ou trois cents pieds perpendiculaires. La colline 
de Montmartre est décorée du nom de montagne, (pat.) 

COLLINSONE , CoUinsonia, Genre de plantes de la 
diandrie monogynie ^ et de la famille des labiées , do&t 
les caractères sont : un calice monophylle , campanule , 
court , persistant , à cinq dents inégales ; une corolle ma- 
nopétale , infundibuliforme , beaucoup plus longue que le ca- 
lice , irrégulière , à lèvre supérieure presque nulle et divisée 
en cinq parties ; à lèvre inférieure grande , frangée , parta- 
gée en beaucoup de découpures capillaires ; deux ëtamioes 
plus longues que la corolle ; un ovaire supérieur, quadrîUe, 
charg;é d'une grosse glande et d'un style sétacé , aussi lon$ 
que les étamines , kiclîné , purpurin , à stigmate bifide *, une 
semence globuleuse , située au fond du calice. 

11 y a trois espèces de Collinsones , toutes propres i 
l'Amérique septentrionale. Ce sont des plantes TÎTaces, à 
tiges tétragones , à feuilles opposées , à fleurs disposées eo 
panicules terminaux. La plus connue des trois est la Colliv 
SONE DU Canada , qui se cultive dans plusieurs iardins <le 
botanique, et dont le caractère est d'être glabre dans toutes 
ses parties , et d'avoir les feuiltes ovales. 



G O L â8S 

La racine de la CciiLnvaoiqs B&ECOtE a la v^rlu de/ceU^ du 
GouET ssRPSNTAiRfi^ et se TCBd sQuvent aous son Hora. (q.) 

COLLIROSTRES ,. ou AUCHÉNORINQUES , fa^ 
mille d'ijasectes , de TcNrdre des héœifitères , établie par ' 
M.I>uiQéril, daas sa^ Zoologie analytique^' et compoâée du 
genre Cicada ou Cigale die iiinnanis. V, ClCAJDAiKEâk (jL) 

GOLLIS HES CHINOIS. C'est le DRAGOisisnEB bêla 
Crire, Dracœnatermmalis^ linn. Quelques botanistes Foat 
placé parmi les Ai^ETRis. (B.) 

COJULIURE, Colliuris, Latr. ; Q^ris , Fab. Geare 
dMnsectes , de l'ordre des coléoptères 9 section des penta--* 
mères , famille des carnassiers , tribu des cicindelètes. 

Quelques coléoptères , de la famille des carnassiers , et 
la piup^art exotiques , sont remarquables par la forme étroite 
et allongée de. leur corselet 9 de sorte que leur tête semble 
être portée sur un long cou. Tels sont les coiliures de Be- 
geer , nos coiliures proprement dits , les agrès et les oda- 
canthes. Ce naturaliste ayautnégligé, comme on le faisoit gé- 
néralement, de son temps T examen des orgues masticateurs^ 
il étoit facile de rapporter à son genre coliiure les espèces de 
la mâfme famille qui offrent le même port, quoique ceis 
parties soient essentiellement différentes. C'est ainsi que , 
dans moa Précis des caractères gétiériques des insectes , 
j'ai considéré la cicipdèle aptère d'Olivier comme étant 
un coliiure. Mais Tinsecte d'après lequel Dègeer a établi 
ce genre , appartient à la tribu des carabiq^ies , et i^e 
parQÎ(' devoir être réuni aux agrès de Eabricius. IVles col-* 
liures ne doivent donc pas être confondus avec ceux de 
Degeer. Ils se rapprochent des cicindèles 9 et des man- 
ticore's \. par leurs, mâchoires terminées en griffe , ou un 
ongle articulé , par la consistance , la forme et la peti*- 
tesse de leur languette , ainsi qu'à raison de leurs mandi- 
bules et de la grosseur de leurs yeux ; 'mais leur corselet es.t 
long , étroit , presque coniaue ou ovoïde , et le péuultièaie 
article de leurs tarses est bitobé. 

Fabricius , qui a substitué à la dénomination primitive de 
ce genre , celle de Collyrîs , en décrit trois espèces. !Nous 
avons représenté ici la première , le Colliure longicolle , 
CoUùiris Idngicollis, pi. B. aj, ^ ; Colfyris longiçolUs , S'ab. Il est 
ailé , d'un bleu azuré , avec les cuisses rouges ; les étuis 
sont échancrés à leur extrémité. Il se trouve au Bengale. Le 
Colfyris optera de Fabricius ^ qui babite aus^ les Indes- 
OHentales , est aptère , très-noir ^ avec les étuis soudés et 
rofiueux dans leur milieu ; ses cuisses sout fauves. 

La cicindèle aptère d'Olivier, que j'ai placée dans le 
même genre , poorroit çn être séparée. Ses antennes sont 



386 COL 

filiformef 9 tan^ qv^elles gronîsMiit Ter» le boat , dans lei 
deux espèces précédentes. Ses palpes maxillaires extérieurs 
sont beaucoup plus courts que les labiaux , et le dernier ar- 
ticle àe» uns et des autres est presque cylindrique ; ce même 
article est triangulaire et comprimé dans les autres coUiures; 
enfin le port est un peu différent. 

Le CoUyiis fomdcaria de Fabricins m^est inconnu. Il se 
trouve dans l'Amérique méridionale, (l.) 

COLLOCOCCUS. Synonyme de Sesbah. (b.) 
COLLOTORTO. L*un des noms italiens du ToacOL 
(yunx iorquilia, L.). (DESM.) 

COLLITRIE. Un des noms génériques des PiE-KiaiÈCHSS. 

La CoLLURiE ardoisée. - ' } ' 

La CoLLURiE boréale. - - f -., , **• ^^ ^ 

La CoLLuaiE bnme > ^- *« 8"™ PŒ^wÈcau. 

La CoLLuaiE de Nootka. . ^ 

COLLURIO. Nom spécifique latin d'une espèce de PiE« 
<niIÈCH£. Lamus coUurio. (DESM.) 

COLLURIONS , CoUunones. Famille de Tordre des oi- 
seaux Sylvah^s et de la tribu des Anisodactyles. V. ce4 
mots. Caracthes: pieds médiocres ^ un peu grêles; tarses 
annelés , nus ; doigts extérieurs quelquefois réunis jusqu'au 
milieu, ordinairement à la base seule ; pouce grêle ; bec un 
peu robuste , convexe , comprimé par les côtés ; mandibule 
supérieure dentée ou écbancrée , souvent crochue ; Tinfé- 
rieure à pointe retroussée , très-aîguë 9 quelquefois entaillée ; 
douze rectrices. Cette famille est composée des genres PiE- 
grièghe, Falconeixe, Spabacte, Lanion, Batara , PlL- 
i«URioN , BaoNGO , Yanga , Bagadais , G0NOLEK y Lak* 
GBAiEiï. V. ces mots, (v.) 

COLLURIENS. Nom donné par moi , à certains oi- 
seaux du genre des Taiïgaras (F. ce mot) , qui se rappro- 
chent beaucoup des pîe-grièches par la forme de leur bec, 
et parmi lesquels on distingue Fobeau silencieux (arranon de 

yicillot). (DESM.) 

COLLYBITE. F. l'article Pouiixor, au mot Fauvette. 

(v.) 
COLLYRION. Nom grec de la PiE-GaiÈCHE. (v.) 
COLLTRIS. r. CoLuuBE. (l.) 

COLMA. Nom sous lequel Buffbn a décrit an de ses 
PouBMiLiEas. F, ce mot. (v.) 

COLMASE. L'un des noms anglais de la mésange grosse 
charbonnière (parus major), (desm.) 

ÇOLI^UD, Oiseau 4u genre CoaACiifE. F, ce mot. (v.) 



COL 387 

COLOBACHNE {ènaUle tronquée , en grec). Plante gra- 
minée que M. P. de Beauvols sépare da genre polypogou 
(jfofypogonvaginatumf Willd. et Pers.)) poar en faire un parti- 
culier, qallcaractérise par les ralves de la glume inégales, su^ 
bulées, et par la yalve inférieure de laglume intérieure, mu-* 
nie d^une arête coriace et torse qui natt de sa base, (lt^.) 

COLOBE , Colobus, lilig., Geoff. ; Simia, Penn. , Schr, 
Bodd. , Shaw. Genre de mammifères , de l'ordre des qua- 
drumanes et de la famille des singes , établi par lUiger suf 
deux espèces peu connues , et adopté depuis par M. Geof-- 

froy. 

Ce dernier naturaliste place le genre colobe dans le grouppâ 
des singes catarrhins , ou de Fancîen continent , c'est-à-dire , 
ceui dont les narines sont séparées par une mince cloison, et 
qui ont cinq molaires seulement , de chaque côté des deux 
m&choires. 

Les colobes ont le museau court; le front déprimé Sangle 
facial iion évalué) ; le corps allongé et menu ; les extrémités 
grêles ; les doigts peu Içngs ; le pouce postérieur écarté et 
très-reculé en arrière ; la queue plus longue que le corps , 
très-menue , non prenante des callosités F Mais leur carac-^ 
tère le plus saillant est d'avoir les mqfns antérieures à quatre 
doigts^ sans pouce ^ comme les Atèles de l'Amérique méri- 
dionale. 

Ces animaux habitent la c6te de Guinée , en Afrique : 
leurs habitudes sont inconnues. 

Première Espèce. — Le Colobb a. camail , Colohus poïyco- 
mos^ Geoff.; FuU boUom.^ Pennant; Simia polycomos , Schr.^ 
pi, 10 D. ; Guenon à camail, BufT., suppL, t. j, fig. 17 ; Si-' 
mia comosa , Shaw. 

Buffon décrit ainsi cette espèce singulière de singe : cr Le 
sommet de la tète , le tour de la face , le cou , les épaules 
et la poitrine de cette guenon, sont couverts d'un poil long, 
touftu , flottant, d'un jaune mêlé de noir, qui forme une sorte 
de camail. Elle a trois pieds de hauteur lorsqu'elle est debout 
sur ses pieds de derrière ; elle a la face noire ; le corps , les 
bras et les jambes sont garnis d^un poil très-court , luisant et 
d'un beau noir ; ce qui fait ressortir la couleur de la queue, 

3ui est d'un blanc de neige , et qui se termine par une touffe 
e poils également blancs. Les membres de cet animal sont 
très-déliés ; il n'a que quatre doigts aux mains , comme le 
coaïla {V. Atèles) , dont il diffère cependant par un ^rand 
nombre de caractères , et principalement par les abajoues 
et par sa queue qui n'est pomt prenante. 
Clette espèce de colobe habite dans les foréu de Sierra* 



388 COL 

£eona en Gvinie, où les Nègres lai âonnelit le nom it Roi Jet 
finges^ apparemment à cause de la beauté de ses cooleurs et à 
cause dey son camail, qui représente une sorte de diadème ; ^ 
ils estiment fort sa fourrure « dont ik se font des omeàiens 9 
et qu'ils emploieiltt aussi à différens usages. 

Seconde Espèce:-^ Le CoLOBE FEREUOmEUX , Colobus fer- 
ruginosus^ GeofT.; Baymonhey , t^enn.; autre Guenon, Buff., 
Suppl.) tome 7, pag. 64 ; Slmiajèrruginea , Shâw. 

Cette espèce, que Pennant a fait cbnnoître, a été apportée 
du même pays que le colohe àôàmail^ et elle lui ressemble par 
ses membres déliés , par la longueur et le peu, de grosseur de 
$a queue , et surtout en ce qa^elle a cinq doîgis aux pieds d« 
derrière , et qu^elle n^en a que quatre aux ple4$ de devant; 
$on poil est noir au-dessus dé la tête et sur les jambes , bai 
foncé sur le dos , et d^un bai très-clair sur les joues , le des- 
sous du corps et la face intérieure, des jambi^^ et àçs bras. 

Buffon, qui la décrit ainsi ^'après Pennant , la regard* 
comme une variété de l'espèce précédente. (DBSiii.) 

COLOBION. Nom donné , par Rotb , k na genre de 
plantes depuis appelé Taainci£. (b.) 

COLOBIQUE,) Cotohicm^ Genre d^msectes, de Tordra 
des cotéoptères , section des pentamères , famille des clavî^ 
cornés , tribu des nitiduiaires, et qui a pour caractères; an^ 
tenne^ terminées en une massue solide , orbicoilaire , de deux 
articles ; i>ouche recouverte, par un avancement arrondi et en 
forme de chaperon de F extrémité antérieure de .la tête ; 
corps ovale et déprimé ; élytres recouvrant eutîèremeni 
le dessus de Tabdomen. 

Ces coléoptères ressemblent beaucoup aux nîtidules , et 
surtout aux pellis de Fabricius ; mais leurs mandibules et leur 
labre sont cachés sous une espèce de chaperon plat et 
demi-circulaire. La massue de leurs antennes n'est d'ailleurs 
composée que de deux articles , qui sont étroitement unis ^ 
et la font paroître comme d'une seule pièce ; Ijear troisièmo 
article est encore beaucoup plus long que le suivant. 

Le CoLOBiQUE BOEDÉ , Cûlohiçus nmrginaius , Lat., Gçaer, 
crusL eiinsecU^ tome i , tab. 16 , fig, i , et tome 2, pag. xo^ 
est long d'environ deux lignes , ovale-oblong, noirâtre , avec 
les antennes , le bord extérieur de la tête et du corselet d'uir 
brun fauve ; le dessus du corps est parsemé dç petites écaille^ 
grises ; les élytres ont des stries fqrrpées par des points* Oit 
trouve cet insecte aux environs de Paris, sous les écorces 
des ormes. Rossi paroît Tavôir connu (julidula hùia^. Le i2&- 
mesie lunule de Paykull est peut-être du même genre. (Û) 
COLOCASE. C'est le Gouet ombiùqué. Cb) ' 



COL - 389 

COLO-COLO. V. CoLocoLLÀ, (desm.) 

COIiO-COLO, Nom d'ane espèce de Pélican , peut-^ 
être le PÉUCAN Bamt de Sonnerât , ^i se trouve dans les 
Philippines. (B.) 

COLOCOLLA où COLO - COLO. Espèce de mam- 
mifère dii genre des Chats 9 do Chili,, décrite par Mo- 
lina. (desm.) 

COLOGHIERNI. Dans Ttle de Crète y on a^eUe ainsi 
une espèce de ChâEbon* (ut.) 

COLOCYNTIDA ^ de la BîMe , CohuynOds àts Grecs et 
des Latins. C*est la COLOQtiiNTE , espèce du geiiré des Qo^^ 
COMBRES, atcumiSf remarquable par Tamertume de son 
fruit (ln;) 

COLOITIA, Co^^a, Théqphrâste. L^on croit que cette 
plante est le Baguex^ aubier. F. Colutea. (ln.) 

COLOM. En languedocien , c'est le nom des PiGSoivs 
ou Colombes, (besm.) 

COLOMBA. V. CbULOHBA. (b£sm.) 

CpLOM;ëADE. Nom d'une fauvette de Provence qui 
n'est pas déterminée, (v.) 

COLOMB AR. Nom que MM. Levaillant et Themminck 
ont imposé k une.divîsiop des pigeons, qui correspond à mon 
genre ïrérotï, V. ce mot. (v.) 

COLOMB ARIO od Â5TORE. Noms itaKens de TAu- 
TOUR f Falco pahmibarius , Liiin. (BESM.) 

COLOMB ASSE ou COL13MBASSE. Un des noms 
vulgaires des URiVES braine et litorne. (v.) 

COLOMBE. V. PiGÉON. (Quelques auteurs , et not^m-^ 
'ment EdWards , ont donné le nom de colombe de Groenland 
et de colombe tachetée aii petit Guillemot rayé, (s.) 

COLOMBEIN. Nôtû tulgaire du Toùrnè-Pierre , en 
Picardie, (v.) 

COLOMBELLE^, Cb/irniicOï. Genre de coquilles uni- 
valves , établi par Làniârck aux dépens des Volutes de Lin- 
nseus. Ses caractères sdiït d'avoit* la spire courte; là base- 
de Touverluré plus du moins échahtrée et sans caiial ; un 
rebnemèiit à la partie interne dti bord drdit. et des plis ou. 
des dents à la coloilielle. 

On peut se former une idée de ce genre dans Adanson ^ 
pi. 9 , ^. aq , où se trouve figurée là volute marchande de Lin- 
naeus , qui lui sert de type. On y verra aiissi la âgure de 
son animal ,. dont la tête est munie de deux tentacules , por- 
tant les Veux au-dessous de leur partie moyenne; le manteau 



X 



Sgo COL 

forme un tube au-dessus de ]a tète pour la respiration , et le 
pied est muni d'un petit opercule fort mince, (b.) 

COLOMBÇTTÈ. Nom vulgaire de Vugancus canMdus ^ 
figuré par ScheCfer, pi. aaS. (b.) 

GOLOMBI-GALLINE. Nomgënerimie que M. Levaîl- 
lant a imposé au Goura, au Pigeon de Nicobar, etc. , d^a- 
près quelques rapports avec les gallinacés, (v.) 

COLOMBINA. L'un des noms italiens de la draine , 
yTurdus vîscwoTus , espèce de Griye. (desm.) 

COLOMBINE. L'on nomme ainsi la fiente de pigeon. 
C'est de tous les fumiers le plus chaud et le plus actif , que 
l'on ne doit employer qu'avec ménagement. £n Normandie , 
la colomhine &*2X^e{\e poulnée. (s.) 

COLOMB IINE. L'ângholie vulgaire, un PiGAMONet 
une variété d'ANÉmonÈ portent ce nom. (b.) 

COLOMBINS , Coîumbîni. Famille de l'ordre des oi- 
seaux S^LYAms et de la tribu des ÀNisODACtYLES. V. ces 
mots. Qiracières. Pieds courts ou médiocres; tarses réticulés ; 
doigts antérieurs totalement séparés , cpielquefois réunis à la 
base par une petite membrane ; ongles courts | pointus ; bec 
garni à l'origine d'une membrane molle renflée , incliné 
ou crochu à la pointe; rectriccs , quatorze au plus , douze 
au moins. Cette famille se compose des genres TrÉROK, 
Pigeon, Goura. V, ces noms, (v.) 

COLOMBITE. Nom donné par M. Hattchet à un miné- 
ral du Massachussets dans lequel il avoît cru reconnottre 
Texistence d'un nouveau métal , qu'il appeloit Cohmbfutn, et 
que M. 'WoUaston a reconnu depuis pour être le même que 
celui du Tantalite! V. Colowbium et TANTAiiE oxydé, (luc.) 

COLOMBIUM ou COLUMBIUM. M. Wpllaston ayant 
soumis aux mêmes épreuves le Tantalke et le ColombiU , en 
a conclu que le nouveau métal appelé Tanialùan par M. £cke* 
berg, et le Coîombium de M. Hattchet , sont un même métaL 
La seule différence qui existe ^ dit-il , entre les deux miné* 
raux qui le fournissent est celle de leur pesanteur spécifique, 
qui est de 7)9^3 pour le Tantalùe , et de 5,918 pour le Co- 
lomhUe. (Ann. de Ch. , t. 76 , p. 67. ) V, Tantale, (luc.) 

COLOMBO^ Colombo. Plante à racine tubéreuse , fiisi- 
forme , à tige grimpante , cylindrique , velue , à feuilles al- 
ternes, pétiolces, en cœur, ^ cinq lobes aigus, entiers, à 
fleurs portées sur des grappes axillaircs , accompagnées de 
bractées, dont on ne connoît que les fleurs mâles et qui paroh 
devoir constituer un genre dans la dioécie hexandrie et dans 
la famille à^& ménispermes , si voisin de celui de ce nom, que 
Lamarck l'y a réuni sous le nom de mémsperme palmé. Ses ca- 
ractères sont : calice de six folioles, dont trois intérieures ; co- 



COL ^ i^i 

YoUe 3e six pëtales charnus, obtus,' concaves; six étanûnes 
à peine plus longues que la corolle. 

Cette plante , qui est figurée pi. $ du dixième vol. des Re^ 
cherches asiatiques^ a une racine éminemment amère , et con- 
tient un tiers d*amidon et un tiers de matière animale. L'ex^ 
périence des médecins anglais , leur a appris qu^elle étoit un 
excellent antiseptique, et qu'elle arrêtoit; les vomissemens 
£t les diarrhées les plus désespérées. On commence à la 
trouver dans nos pharmacies, (b.) 

COLOMNÉK, Columnea. Genre de plantes de la didyna- 
mie angiospermie , et de la famille des personnées, dont 
les caractères sont : un calice monophylle , divisé en chaq 

tartîes étroites ; une corolle monopétale , infundibuliibrme » 
eaucoup plus grande que le calice , à limbe à cinq lobes un 
peu inégaux; quatre étamines, dont deux plus grandes à 
anthères rapprochées et jointes comme en couronne ; un 
ovaire supérieur , ovale , chargé d'un style aussi long que la 
corolle, à stigmates à deux lobes ; une capsule globuleuse , 
charnue , environnée à sa base parle calice, biloculaire , et 
contenant des semences oblongues , menues et nombreuses^ 
Les <:o/om/i^5 sont des plantes herbacées, vivaces, dont 
les feuilles sont opposées , les fleurs souvent solitaires , tou-^. 
jours axillaires , et d'un rouge vif. On en compte neuf espèces 

Îui se rapprochent beaucoup des Sesâmes, des Gesnèhes, des 
(UCHNÈRES. L'une d'elles a servi à établir le genre appelé 
Cyrille par Lhéritier; une autre forme celui nommé AcHi- 
HÈNES et DiCEROS. Ce sont d'assez belles plantes pour être 
employées à l'ornement de nos jardins. V, Columnea (b.) 

COLON. Nom d'un Moucherolle du Paraguay. V. ce 
mot. (v.) 

COLONIE, Colorda. Arbre à feuilles alternes , presque 
itessiles , ovales , lancéolées , dentées , très-grandes , à fleurs 
rougeàtres disposées en grappes solitaires et axillaires , quel-< 
quefois en panicule , lequel forme un genre dans la gynan-* 
drie polyandrie y ou la polyandrie monogvnie. 

Ce genre , qui a été établi par Cavanilles, offre pour ca-^ 
f actères : un calice de cinq folioles linéaires , caduques et co- 
lorées intérieurement; une corolle de cinq pétales accom-^ 
pagnes d'une écaille à leur base ; une colonne pentagone 
portant les organes de la génération ; un grand nombre d' éta- 
mines insérées au sommet de cette colonne ; un ovaire glo^ 
buleux, tétragone, inséré à son centre, et portant un style 
plus long que les étamines et à stigmate simple ; une drupQ 
globuleuse à quatre ailes repliées , s' ouvrant en quatre parties, 
qui, chacune, contiennent deux semences ovales. 
W Colonie a feuilles dentées, quePerspon a appela 



399 COL 

CoLtmBfE , clp^ dans les^ lies PhîBppîiies : H dSS&re deé 
iiMVYiEKS par son froît. (B.) * 

COLONNEA. V. Oaloimea et<^AiAmDi£.(LN.) 

COLONNE TORSE. Coquille qm passe pour flnvîatne , 
et ma fait partie dn genre BuLtMC de Bmgaière. (b.) 

COLONNES ARTICULÉES de Knorr. PétrificatÎDii , 
filacée ancienpemeât parmi les orthoceradUs ^ et doot Denys 
àt Montfort fait son genre TÉLÉBOïtE. (DE&Bt.) 

COLOPHANE (Bois »e). V. Gomart. (b.) 
, COLOPHANIA et COLÔPHONION , Dioscoridc, 
Ce9t an LtSEROrv , Qm^chviits secamone^ Linn. (ln.) 

COLOPHERME, Calophermum. Genre de plantés de la 
famille des r.onferves , établi sur nne espèce vivant dans la 
mer de Sicile, la Colopoerme ixocculeuse , par Rafi- 
fiesque , et dont les caractères consistent en des filamens 
cloisonnés , à gongrles terminaux et solitaires. (B.) 

COLOPHON. Nom par leqtrelT)n désigne nn gros oiseaq 
aquatique du Pérou 9 que Ton soupçonne ^tre un héron, (v.) 

COLOPHONE ou COLOPHANE. ]Rom donné à orie 
préparation de térébenthine, dont les joueurs d'instrumens à 
cordes de boyau se servent pour frotter leur archet. Cette 
substance est quelquefois employée en médecine, (d.) 

COLOPHÔNITE. Variété de -grenat d'un jaune roos- 
sâtre 9 ou brun , ayant un aspect luisant analogue à celui de 
la résine appelée colophojte. Elle a été trouvée d^abord 4 
Arendal , en Norwége ; il en vient également de Tile de 
Ceylan, où on la trouve 2tux environs des villages de Manka- 
délie et de Mankavitte, à Malura {Bournon), M. G. Santieii 
a aussi trouvé en Toscane. V. Grehat résinite. (luc.) 

COLOQtJINELLE ou FAUSSE COLOQUINTE, 
r. au mot Courge, (b.) 

COLOQUINTE ou CONCOMBRE AMER^ Cucu^ 
pus colocyntkiSf Linn. Plante annuelle et rampante , du genre 
des Concombres ( V. ce mot ) , qui croh abondamment dans 
les îles de TArchipel, et sur les côtes maritimes du Levant, 
Sa racine, qui est neu fibreuse et faite en forme du fuseau , 
pousse des tiges grêles , anguleuses, hérissées de poils courts , 
et garnies de feuilles rudes , blanchâtres , velues et très-dé- 
çoupées. Les fleurs sont petites , solitaires et jaunâtres : elles 
viennent, ainsiqueles vrilles, aux aisselles des feuilles. Aux 
(leurs femelles succèdent des fruits sphériques, lisses, et de 
i la grosseur du poing ; ijs sont jaunâtres dans leur maturité , 

ont une écorce mince et dure , et contiennent une pulpe fon- 
gueuse et blanche d'une amertume insupportable. On nous 
apporte d'Alep cette pulpe desséchée. Elle est acre au goût, 
çxcite des naifsées, et blesse lé gosier. C'est un violent pur- 



COL 395 

gaUf , àôrst on ne Hé sert que dans lés cas désespérés , et 
qa^ii faut employer toujours avec une grande circonspection, 
il cause des eiFets dangereux qu^ilpeut produire. Les graines 
que contient la pulpe sont plates , dures , un peu grises , 
roussâtres €t de la grandeur de celles du concombre. Comme 
celles-ci , elles sont huileuses , douces , émulsires et rafrat- 
chissantes. "-- 

La coloquinte , selon Bourgeois , est le meilleur et le plus 
sûr de tous les vermifuges ; elle est surtout spécifique contre 
le ténia ou ver plat , et contre les aJOfections soporeuses. Hoff- 
mann la regarde comme un poison : lellé est, suivant lui, dan- 
gereuse; en ce qu^elle ébranle, trouble Testomac, les viscères 
et les nerfs; ç;lle brise, les petites veines, en fait sortir le saog, 
corrode les intestins , et leur cause de cruelles douleurs, (d.) 

COLOS. r. COLUS.^DESBÏ.) , 

COLOSTIS. On rapporte cette plante^ des anciens, à là 
Pyrèthre. (lK.) 

COLOSTOS , Qusius, V. Costus. (lîï.) 

COH^OUASSE. V. Calouasse. (s.) 

COLPOON. Berger, dans ses Descriptions des plante» 
du Cap de Bonne-Espérancé ; figure le côlpoon, arbre dont 
il fait un genre nommé fusanus par Linn«u» , et (Jui , aepuia , 
a été réuni au ihestam par presque tous les botanistes, attendu 
que le nombre de chaque partie de la fleur varie entre quatre 
et cinq. Il y a encore dans le genre F\J$Aitï {eoonymus) un 
arbrisseau du Cap, qui porte le nom de Colpoon. [i.^.) 

COLSA. Nom vulgaire d'une espèce de Chou , que l'on 
cultive pour la graine, dont on retire une hmle dun grand 
usage dans les arts. (B.) 

COLT. En anglais , c'est le PouLAiw. (desm.) 

COLTRAICHE. Nom du Pingouin {alcaiorda)^ dans la 
principauté de Galles, en Angleterre, (besm.) . 

COLTSFOOT. Nom de FAsaret du Canada, en Yir- 

^* COLT'S-ÎOOT. Nom anglais d'un Tussilage ( Twd-- 
iagofwfarajhmn.).(hJ!{.) 
xTOLtlBÈB. Nom latin des Couleuvres, (desm.) 

COLUBRL r. Colibri, (s.) 

COLUBRIN. Nom spécifique d'un Anguis. (b.) 
. COLUBRIN A. Nom italien et espagnol de la Bistort* 
(^Pofygomtm bùtortû, Unn.). Les Espagnols donnent encore 
ce nom à la racine de Vophiorhiza mungos , Linn. (ln.) 

COLUBRINE. F. Serfmitine. (pat.) 

COLUBWNE, Colubrina. Genre de poisson établi par 
î^acépède dans la dirîaîon des Abdominaux , très-voism de# 



394 COL 

CoBiTES. Il offre pour caractères : tête très-allongëe et re~ 
▼êtae d'écaillés semblables à celles de la tétè des cooleu- 
▼res ; corps très-allongé ; point de nageoire dorsale. 

Ce genre ne contient qn'one espèce qui vient de la Chine, 
et qui doit avoir beaucoup de rapports de mœurs avec les 

COLUBRiNE et COULEUVRÉE. C'est la Bryoïi» 
BLANCHE ( Bryonia alha , L.) dont les fleurs sont blanchâtres 
et les fruits noirs, (ln.) 

COLUBRINUM, Bumphms. Colubrinum lignum , y. 
Bois de couleuvre , Vomiquier. (lw.) 

COLUDDLYS. Nom gallois de la Menthe pouliot 
( menûia puU§^um , L. ). (LN.) 

COLUlVffiA. Nom latin et géne'rique du Pigeon, (v.) 

COLUMBA. Nom donné , par les Romains^ au GrREMiir 
{JiÛwspaTnum ). (LN.) 

COLUMBASSE. V, Colombasse. (v.) , 

COLUMBÉE. Nom donné, par Salisbury , au genre de 
filantes appelé Dombeye par LamarcL (b.) 

COLUMBELLIER. Animal de la Colombelle. Il a un 
opercule , deux tentacules portant les yeux dans leur milieu, 

dOluVMKVE ^ Columbia. Nom donné, par Persoon, aa 
Colonie de Cavanilles. (b.) 

COLUMBITE. r. Colombite. (LN.) 

COLUMBIUM. V. Colombium. (ln.) 

COLUMBO. r. Colombo. (B.) 

COLUMELLE. C'est la partie inférieure de la lèvre gau- 
che des coquines. Voyez à la suite du mot Coquille , l'expli- 
cation de ce mot, et de tous ceux qui ont rapport aux diverses 
parties des testacés. (b,) 

•COLUMELLE , Columella. Arbrisseau grimpant , à ra- 
meaux dichotomes,àfeuil]espédiaires, à folioles ovales, créne- 
lées et velues; à fleurs blanches, portées sur des pétioles di- 
chotomes et latéraux , qui forme un genre dans la tétrandrie 
monogynîe. 

Ce genre offre ]pour caractères : un calice monophylle, 
presque tronqué et persistant; une corolle de quatre pé- 
tales, allongés et recourbés , avec un tube à quatre sillons ; 
quatre étammes attachées aux bords du calice et enfoncées 
dans les sillons du tube ; un ovaire supérieur h style épais , et 
à stigmate simple ; une baie presque ronde ^ à deux loges et 
à deux semences , formée par le calice qui s'est accru. 

La columelle croît à la Cochinchine. (b.) 

• COLUMELLE, Columeila. Genre de plantes établi par 
Rui^ Ht Pavon , pour placer deux arbres, du Pérou. 



COL 395 

Les caractères de ce genre sont : calice à cinq découpures ; 
corolle supérieure en roue ; deux anthères plissées ; une cap* 
sole à deux valves doublées. (B.) 

COLUMELLE. Petite colonne qui s'élève du fond de 
Fume des Mousses jusqu!à son orifice , et qui est regardée, 
par quelques botanistes , comme le placenta dés bourgeons 
séminîformes des plantes de cette famille. (B.) 

COLUMELLEE , ColumeUea. Plante du Cap de Bonne- 
Espérance qui , selon Jacquin , forme seule un genre dans la 
syngénésie égale , et dans la famille des Coryhbifères. 

Ce genre présente pour caractères : un calice cylindrique 
imbriqué ; des fleurs flosculeuses ^ celles de la circonférence 
entières ; des semences surmontées d'un rebord denté; un ré- 
ceptacle nu et alvéolaire-, (b.) 

COLUMELLUS. Wolfart (Hist nai. delà Hesse inférieure) 
appelle Gblumellus turbinatus un polypier fossile , madrepora 
iurbinata de Linnaeus , ou madrepora irochiformis de Pallas , 
qui fait partie du genre Tdrbinolie de LamarcL (i)£sM.) 

COLUMESTRUM. Les Romains donnoient ce nom k 
1' Aconit, (ln.) 

COLUMNEA. Nom latin du genre CoIiOMVEE. ( F. ce 
mot. ) Plumier désigna, pa^ ce nom un genre qu'il fonda sur 
une plante ligneuse grimpante , qui croît dans les bois bumi- 
des de la Guyane et des îles. Linnœus y en l'adoptant, fit re- 
marquer que rAcHiMEi^ES de Brown (Jam.) avoitJ>eau- 
coup de rapport avec le columnea. Depuis , des deux es- 
pèces à^achimènes décrites par Brown , Tune a été rapport 
tée au columnea i^dit Swartz et Willdenpw, et l'autre qui 
j avoit été rapportée par Lamarck, a été, considérée par ScO" 
poli comme une buchnère , par Svirartz comme une gesnérie , 
tnfin par Lhéritier, comme un genre distinct qu'il nomme 
tyrilla, etadoptéparWilldenow. Enfin le coî^mneahngifolùt^ 
linn. , qui croh dans l'Inde, forme legenreoi^ftijn^neide Wabl 
et de Willdenowy qu'on auroit dû nommer autrement, puis- 
qu'elle n'a jamais fait partie du genre achimènes de Brown , 
et ce nom eût mieux convenu à la place de i^n/Ziii, déjà donné par 
Lbéritier à un arbre de l'Amérique septentrionale que tous les 
botanistes ne rapportent pas augenre£fra.F. ColomKee. (ln.) 
^ CO-LUOI-MEO , Cocbipchine , TI-TAI7-TSAO, Chine- 
ïtoms d'une plante que Loureiro nommé Scabieuse , Scàb' 
toch'nchinensis , et qui est béchique et adoucbsante. (i<N.) 

COLUPPA. Nom donné , sur la côte du Malabar, Il un« 
f spèce d'iLLECEBRUM , liiecebrum sessiie , L. Q^-) 

COLURNA. Espèce.de NoiSETisa ou Coujmueji, Cary- 
(u9 cobuva 9 L. (ln .) 



SgG C H O 

COLUS 'de Strâbon. C'est FAntiiope saïga, (desm.) 

COLUTEA, COLYTEA , KOLOITIA des anciens. 
Cette plante est , suivant la plus commone opinion , notre Ba* 
GUEN AUjDiBi^. Plaute nomme cqfytmm les goUSses du colutea.Vlu.'*. 
sieurs auteurs croient quUl s'agit ici de Tathre de Judée. Tour- 
• nefort a fixé ce notn au genre^ qui comprend le baguenaudier : 
Ton trouve néan'mqins daûs les genres sophora^ cœsaipi'ma , co- 
rouilla , iruh'gofera ^siUherlandia \ colutia , siditra et iessertia , des 
plantes nommées colùtea , dont quelques-unes ont été séparées 
du genreBAG.U£î9AyDi£R, et qui toutes, n'ont de comonun que 
d^appartenir à la même famille , celle des légumineuses.CLN.) 

COLUTËA BASTÀRDA. Kom portugais d'une Coao^ 
KiLLE, ^ro?u7/ac(iD0?u2/a^ L. (liK.) . 

COLUTIA. Genre établi par Médiçus , et adopté par 
' Mœnch 9 pour placer le B AGU£NAlJDl£a d'Étbiojpie, Colutea finira 
tescens^ Linn., qui difTèrê des autres espèces de baguenaudier s, 
par son calice cylindrique et par sa corolle papilionàcée, dont 
fés ailes sont extrêihème'nt petites et la carène beaucoup plus 
longue que Télendard. (ln.) 

COLU VRINE DE VIRGINIE. C'est là racine d'une e^ 
pèce à^ aristoloche , qui croît dans l'Amérique septentrionale , 
et qu'on dii être un puissant alexipharm.aqne. On l'appelle 
aussi radnèâé sriagroâ. C'est probablement telle de Î'Aeis- 
TOLOGHE seutoOTaiHê. V, cfe mot. (ft.) 

COLVERt. *^6hi piêmbntais du CAiïAfei) SoucteT. (v.) 

COLY. Ndm anglais des CoLiotJs. (ntSM.) 

COLYDlE ; CofyéUum , Fab. Genre d'insectes, de Pdrdrè 
. dés colébplèrè^9 sbctîôif des tétraitières , famille des iylo- 
pha^és , ayant ^biir Caractères : arrteiâès de ohze Micleâ 
dîstincti^ , dont les troiè defniecâ forment une masàtiè brus- 
que et perféliéé ; palpes très-courts , tlerminés par un aiticle 
Jilus gros et ih-éàqué ; corps ayant une fbrme presque linéaire 
étt tyliiidH^è. 

'Le genre IW d*OfiVîclr étoît cditi]^osé de beaucoup d'în- 
Tièctés três-^fféreliife ^ Udn-seulemént , pai* les ^antennes , leà 
parties de la bouché ^'âiaià encoi'é ^di^ le iiombre des article^ 
dé^ tarées; Fabricius a essayé d'éclaircir ce sujet par xktk 
travail s|)ccial qui est imprimé dans lés Actes de la âociété 
' d'Histoire naturelle de Paris. Le genre , dorit il s'agît ici;- 
s'y troute sous le iioih dé tjrkmium; ihais dans son système 
des'éleiithératès, il a téforiàé bette -déndminatioii et adopté 
celle de côlj^iani ^ employée, par Herbst, 

Les cofydlêâi ëia le corps allongé , très-étroit^ et presque 

' linéaire ; leS àbtennes à peine .pluâ longues que la tétè i 

insérées séus sès^ rébords latéraux , et tehninées i>nisi}oe- 

ment en une massue courte , perfoliée et de troi^ articles^ 



C O M 397 

U tètç tsèi^btûse en j^vant, ou comme tronquée ; le labre 
irés-petit7 extërieur^ transversal ^t linéaire ; lés mandibules 
bifides oubidentées à Içur pointe ; les palpés courts et ter- 
minés en massue ; les mâchoires bilobées , et dont la divl^ 
ftion intérieure est petite et en forme dé dent ; la languette cOi- 
riace^ en carré transversal et entière; le menton presque 
semblable -, le corselet long etiétroit ; et les tarses à quatre 
artii^es simples. ' > 

Ces insectes se tiennent sous les écorces des vieux arbres^ 
L'espèce la mieux connue est le Golydie allongé, Cofydium 
^hagatum. Fab.; IpsaUongé^ Oliv. Goléff. tom. a. n.<> 18. pi. 3: 
Jig, ij: a. b, 11 est petit , noir , ponctué , avec les antennes et 
lés piçds d'un brup-marron ; le corselet est une fois plus long 
que large, avec trois sillons; lef étuis ont chacun quatre 
côtes , avec deux rangées, de points dans les intervalles. Cet 
insecte a été réuni aux tritomesjaar Thunberg.On le trouve, 
mais rarement, aux environs de Paris. Le ColypieWloniœ, 
Cofydhim sulcalumàe Fabricius, et qui*e3tla même espèce 
que 2ron TaoGOSSiTS silloitné, est fauve , avec des sillons 
'sur le corselet. U habite Us mêmes localités, (l.) 

COLYMBÈTE. F. Dytique, (l.) 

COLYMBUS. C'est, dans Linnseus, le nom générique 
des Grèbes^ des Plongeons et des Guillemots ; mais dans. 
Latham ^ c'est seulement celui des Plongeons ; et dans lé 
Prodromus d'Illlger, celui' des Grèbes, (v.)' 

COLYTEA. Mpm que les apdens donnaient au Ba- 
guenavdier. (ln.) 

COUA-AHKEA'^iau^elure d'or). Traduction latine du 
mot grec Chrysocomaf, C'est le nom d^uiie espèce de Cbryso- 
come (^ Chrysocoma coma aurea, L. ). J. Commelin , liur- 
mann , Boerhaave, Font donné à des plantes de la classe 
des composées , et qui rentrent dans les genres chryso- 
come* athanasie et gnaphale. (ln.) 

COMA et COME , Dioscoride» C'est un salsifis ( Trago^ 
pogon , Linn. ). (ln.) 
• COMACON de Théophraste. C'est la Muscade, (ln.) 

COMADREIA. Nom espagnol de la Belette, quadru- 
pède du genre des Martes, (desm.) 

COitlALTECATLL Nom mexicain de I'Echasse. (v.) 

CO&UNA. r. KOMANA. (LN.) 

. COMANDA GUIRA. Nom donné , au Brésil , au Ca- 
4ANy planta; légumineuse. V. Cajan. (ln.) 

CO]VL\R£T, Comamm. .Gonre àe plantes, de Ticosandrie 
polygynie , et de la famille des rosacées , dont les ca- 
ractères sont : un calice persistant et divisé en dix par 




grand 

ovales , terminés , chacun , par un style court à stigmate 
pointu, pprté sur un réceptacle très-grand , ovale , spon- 
gieux , persistant. Les semences sont ovales , aiguës , et coi»- 
vrent le réceptacle. - 

Ce genre ne comprend qu^une espèce , qui ^ est une herbe' 
vivace à feuilles alternes , composées de cinq folioles oblon- 
gues, dentées , inégales, portées sur des pétioles , s'élargis^ 
sant k leur base pou% encrasser la tige , qui est ordinaire- 
ment k moitié couchée ; les feuilles supérieures sont ordi- 
nairement temées. Les pédoncules sont paucîflores ^ azil--' 
laires et terminaux» 

Cette plante croît dans les marais , et est regardée comme 
fébrifuge. £lle se rapproche beaucoup des PoTEKfiXLES , 
avec lesquelles quelques auteurs Tout placée, (b.) 

COMAROÏDES. Séguier ( Féron, , i , p. 4-97 ) » nomme 
ainsi une Potentille , PotentUla nitida , Linn. (ln.) 

COMARON , Comaros, Théophraste. C'est I'Aubousieb. 
{^Arbutus unedo , L. ). (ln.) \ 

COMARUM. Linnaeus donne ce nom an ^Comaret v 
plante qu^Adanson nommoit Pancwia , n'ayant pas voulu loi 
conserver un nom déjà employé par les anciens pour dési- 
gner PArbousier. Roth a réuni an Comarum de Linnseos le 
î^raisier stérile du même auteur, (lt^.) 

COMATUL£,Co/na/i//a. Genre de radiaires établi par La- 
marckaux dépens desAsT£RlES,etqui rentre dans celui appelé 
Alecto par Nodder. Ses caractères sont : corps orbiculaire, 
déprimé, rayonné; k rayons de deux sortes, c'est-à-dire, dor- 
saux et marginaux, tous munis d'articulations calcaires; rayons 
dorsaux très-simples, filiformes, cirrheux, petits, rangés en 
couronne sur le dos du disque ; rayons marginaux toujours 
pinnés , beaucoup plus grands que les rayons simples ; leurs 
pinnules inférieures allongées , abaissées en dessous , entou-< 
rantle disque ventral; bouche inférieure, centrale , isolée , 
membraneuse, saillante. 

Ce^enre renferme huit espèces, dont' la plus connue est 
la CoMATULE MTJLTI-RAY0NI9EE, figurée par Linck, Siellf 
tqh. aa, n.® 3o. 

Pérou , auquel nous devons plusieurs espèces nouvelles 
de ce genre, a observé qu'elles se servoient de leurs 
rayons dorsaux pour se suspendre • aux Y arecs ou aux Pc- 
l«YPi£RS rameux, et, ainsi ^^ées, prendre leur proie par leiut 
rayons latéraux. 



J^-^.9- 





a. (hm^iffitiit ffit Paon li 



C M 5g9, 

Il eêX probaUe c(Ue T AiNtElïON de Freminville se rapporte 
i ce genre, (b.) 

COMAUREA. r. Coma Àurea. (lw.) 

CO-MAY. Loureiro nous apprend que c'est, en CochîiH 
chine, le nom d'une gramînée, commune en ce pays et en. 
Chine, partout sur le bord des chemins, et très-incommode 
parce qu'elle s^attache aux habits et qu'on l'arrache* diffici- 
lement. Loureiro la nomme raphîstmiaUs^ et la regarde comme 
le Cussu àe Bumphius {Amb. lo. t. 5, f. i ) , que Linnseua 
rapporte au panicum colonum, (ln.) 

COMBA-SOU. Voyez le genre Fringille. (v.) 

COMBATTANT, pi. B. 29, fig. 2 de ce Dictionnaire- 
Nom que l'on a donné à un oiseau de rivage , parce que ,< 
an printemps, les mâles se livrent des combats à outrance 

{»our la possession des femelles, et, même en captivité , pour, 
a possession d'un petit espace de terrain , qu'ils se sont 
approprié. Ces combats ont encore lieu pour leur nourriture ^ 
qu il faut leur donner paHiculièrement. M^ Cuvier , Règne 
ammalj en fait, une division particulière des Maubèches et 
des Alouettes de mer , quoique les combaUans aient le bec 
<:qnformé de même que ceux-K:i; mais ils en. diffèrent par la 
palmure des doigts extérieur;», qui est aussi considérable que 
dans les Chevaliers. Voyez le genre Trikga. (y.) 

COMBBIBD ou Oiseau peigiye. Labat indique sous ce 
nom un gros oiseau du Sénégal, lequel a la taille du coq-^ 
dinde , la tête et le cou couverts d'un long duvet frisé par 
le bout , et qui , en faisant la roue , développe des plumes 
d'un noir d'ébène et d'autres d'un blanc d'ivoire. On soup- 
connue que c'est une Outarde, (v.) 

COMBEBE. r. Poivre cubèbe. (ln.) 

COMBILIUM, Bumphius, Amb, 9, t. ia6. C'est le Bios- 
ciorea aculeaia^ Linn.y espèce d'IcïïAME. (li9.) 

COMBLETTE ( Vénerie). Division des doigts du cerf, 
I4 fente du milieu de son pied, (s.) 

COMBBET. V. Chigomier. (b.) 

COMBBETACÉES. FamMe de plantes proposée par 
R. Brown, et qui a pour type le genre Chigomier, qui ne 
convient qu'imparfaitement à celle des Myrtes, (b.) 

COMBRETUM, Pline. Cette plante paroît être le Jonc 
caAB^ÊTRE, Jimai5cam^^(m, Linn., ou une espèce voisine, 
et qui fait partie du nouveau genre LuzuLA(Ji//ii7o/V/<?f, Adans.). 
Depuis , Lœflling a appelé ainsi le Chigomier ( Voyez ce 
mot), et Linnseus l'a conservé à ce genre , nommé ^tia 
par Adanson. M. R. Brown propose une nouvelle famille 
des combret^cées , où se trooveroient réunis les genres Com* 



i0o C Q M 

BRETUM, Linn. (^Pémza^ ComiD.; Cr&tana, Sonn.)^ Cacou- 
CIA 9 Aublet ( Schousbaa , W illd. ; Hambergera , Scop. ) ; 
Lagtjncularia , Gœrt., Fil,; Getonia, Roxb.; Conocabpus, 
QuiSQOALis^ Linn., et les genres de la deuxième section de 
la famille des éléagnées ou chalefs de Jossieu , tels que les 
BuciDA ( Grignon ) , TëRMIKALIA ( Badamier ) , etc. {hV.) 

COMIËPHOIIË, Comephorus. Genre de poissons, établi 
par Lacépède, dans la division des Abodss, wur placer une 
espèce que Pallasa découverte dans le lac JSaïkal, et qu'il 
avoit réunie aux Callionymes de Linnaeus, quoiqu'elle ne fût 
{jas même de cette division, n^ayant pas de nageoire» au^e- 
vant dç Tanus. 

L'expression caractéristique de ce genre est : corps allongé 
et comprimé ; tête et ouverture de la bouche très-grandes; 
museau large et déprimé ; dents très-petites ; deux iiageoîres 
dorsales, dont plusieurs rayons de la seconde sontganûs de 
longs filamens. 

Le CoMEPHORE B a¥kal a une mâcboire inférieure saîllantet 
et armée , ainsi que la supérieure , excepté à son sommet , 
de petites dents crochues. Son corps est enduit d'une huile 
Irèsr-abondante. Il habitç, Fhiver, les profondeurs du lac 
B^ïkal, et s'approche. Pété, en troupes nombreuses, de ses 
bords. Il peut , à'raison de la longueur de ses nageoires pec- 
torales» égale à la moitié de celle du corps, parcourir dans 
l'air des espaces assez étendus, comme les exoceU et autres 
poissons mhms* (B.) 

COMËSPËRME, Comesperka. Genre de plantes de la 
diadelphie octandrie , et de la famille des rhinanthoïdes, qui 
renferme cinq espèces d'arbustes de la Nouvelle-Hollande, 
à feuilles alternes très-petites , et à fleurs disposées en épis 

, terminaux, décrits et figurés par Labillardière , dans son su- 
Jperbe ouvrage sur les plantes de ce pays. Il a pour carac- 
tères : un calice divisé en cinq parties, dont deux. pins gran- 
des ; une corolle irrégulière , à lèvre supérieure échancrée , 
et à lèvre inférieure concave ; deux filamens d'étaipines au- 
dessus de chacun desquels ^nt. implantées quatre aQtkères 

, tubùleuses et obliquement tronquées; un ovaire supérieur 
surmonté d'un style à stigmate bifide ; une capsule aplatie , 
plus large à son sommet, biioculaire, bivalve, renfermant 
deux semences entourées de poils très-longs. • 

Ce genre se rapproche de celui des Polyqala. (jB^y 

COMETE j Comètes. Petite plante des Indes , A- feuilles 
ovales , lancéolées , entières ; à fleurs axillaires ou termi*- 
nales , alternes et longueiment pédonculées , qui forme un 
genre dans U tétrandrie mouogyuie^ 



C O M 4oi 

Ses Caractères sont : «ne collerette t^traphylle , triflore , 
k folioles oblongues > égales , ciliées et hispides ; un calice 
tétraphylle, à folioles égales et de la longueur de la collerette ; 
point de corolle ; quatre étamines égales ; un ovaire supé- 
rieur arrondi , à style terminé par un stigmate trifide ; une 
capsule à trois coques y qui ne contiennent chacune qu'une 
seule semence, (b.) 

COMETES. Ce sont des corps célestes , dont les mou-< 
▼emens sont fort dififérens de ceux des planètes. Il y en a 
qaelques-unes qn'on sait tourner autour du soleil , et par 
analogie j on juge qu'elles sont toutes dans le même cas ; 
mais ce mouvement s'exécute dans des ellipses excessive-^ . 
ment excentriques ^ de sorte que dans une période de leur 
révolution, elles se trouvent très-voisines du soleil, et très-^; 
éloignées dans ui^e autre. 

D'ailleurs , elles ne suivent point, comme les planètes ^ 
la route du zodiaque ; leur marche est dirigée en toutes sortes 
de sens. , 

Les comètes ne sont point lumineuses par elles - mêmes : 
elles empruntent du soleil la lumière qu'elles nous envoient. 
La comète de 174^ semble en fournir la preuve; ellen'é- 
toit éclairée qu'à moitié , comme la lune dans ses quartiers. 

Ordinairement les comètes sont accompagnées d'une es- 
pèce de vapeur un peu lumineuse , à laquelle on donne di-* 
Tcrs noms , suivant sa situation. Quand elle suit la comète , 
on la nomme ^uei/^/. quand elle la précède, on l'appelle 
iarbe; et cheoelure quand elle l'environne. 

Il y a des comètes qui sont privées de cette espèce d'atmo- 
iphère , et la cause en est fort peu connue. 

On ignore le nombre des comètes. En 1801 , on n'en a 
encore découvert que 91. On présume qu^il en existe plu- 
sieurs centaines ^ et peut-être un bien plus grand nombre. Il 
y en a quelques-unes dont oa croit connottre la révolution ; 
mais on n'en est à peu près certain qu'à l'égard d'une seule : 
c'est celle qui a paru en i4.56, i53i , 1607, i68a et 1739. 




pu épn 

elle s'est trouvée voisine. 

Les comètes ont quelquefois yin mouvement apparent 
d'une rapidité prodigieuse. Celle de ^t^^^ parcourut , en un 
jour, lao degrés. Celle de 1760, entre le 7 et le 8 de janvier, 
changea de 4^ degrés et demi en longitude; et il y a d'autres 
exemples d'une vitesse à peu près semblable. 

Les comètes dont l'apparition a. été la plus longue , sont 
celle de l'an 64 » sous l'empire de Néron ; ççlle de 6o4 , au 

MU 2i6 



403^ 



C O M 



temps de Jifahomet ; celle de la^o, lors de VîmipUoi^ d^ 
TamerLan. Ces trQis comètes furent yisible& {^çnd^l six 

mois. 

Celles de lyag et de 177^ ont été pareilleqije^t Q^r^s 
pendant s\i^ mois. 
. Ceilç 4e 1769 p^ii^^ pei^%nt prèsdç <|uatre mois. 

On voit quelquefois plusieurs comètes en même temps ; le 
Il février 1760, on en voyoit deux, et il y en a d^autres 
exemples. 

La gr'andeur apparente des comètes vari^ beaucosp. Si 
Ton en croit ce que dit Sénèque , après la mort de S^mé- 
trius , roi de Syne (cent quarante ans ayant Tère vulgaire ), 
il parut une congèle aussi grande que le soleil. Son disque , 
div-il , étoît d^ abord rouge et enflammé , et sa lumière assez 
éclatante pour triompher de la nuit ; ensuite sa grandeur 
diminua insensiblement , et son éclat s^aâbibUl ; enfin elle 
disparut totalement* (£< vu , ch. xv. ) 

Celle de i556 , observée par Ticho-Brahé , étoit environ 
quatre fois grande comme Vénus. 

Il y en a d'autres qui sont si petites , ou si fort éloignées 
de nous , qu'on ne peut les voir qu'avec le secours de6 lu- 
nettes. 

Dans leur longue révolution , les comètes sont quelquefois 
très-près du soleil. Celle de 1680 , qui fut $i remarquable , 
se trouva dans son périhélie si près de cet astre , <pie l'espace 
qui l'en séparoit n'étoit que la sixième partie du diamètre du 
soleil : elle en étoit çQnséquçmment 166. fois, plu^ vo.i^ine 
que nous. 

On présun^e que la queue des c(M;nètes es( produite par t|ne 
atmosphère de vapeurs qui s'élève de leur noyau. « qjaaiul 
ellesi éprouvent une prodigieuj&e chaleur dans le voi&inage du 
soleil Y et Ton a regardé comm/e une preuve de cetjbe hypo- 
thèse 9. la queue de la coittète de i6ào , qui fut incompara- 
l^lement plus étendu^ et plus lumineuse après sop périhélie 
qu'auparavant. 

Cette queue , vue de t^ari^ « paroijsoit occuper dans^l|e ci^l 
une étendue de 63. degrés ; et obs-ervée de Constai)tin<mle j 
sa longueur étoit , suivant Cassini, dç 99 di^grés, e'estrà^dtr^ t 
qu'elle occupoit tout juste la moitié 4^ la. calotte du ciel. 

D'après la supposition qiie le soleil est un globede ff^q , 
et que la chaleur qui en émane est en raison inverse 4?i 
carré des. distances, on avoit^alculé que cette comète avoit^ 
dû éprouver, dans sa plus grande proximité du soleil, un. 
degré de chaleur ^000 fois plus coasidi^able que celle 4^un 
fer rooge. 



C O M 4o3 

Mais il paroît plu$ probable de suppos€r , avec Herscbel , 
que le soleil est un corps purement lumineux , et ni|ilement 
un globe de feu; et les comètes sont sans doute constituées 
de manière qu'elles n'éprouvent ni un excès de chaleur dan» 
leur voisinage du soleil /ni un excès de froid daa» leur pius 
grand éloîgnement de cet astre. 

Il semble même que nous en ayons la preuve aép» le» 
yeux ; car , ^ans notre globe ^ nous voyons que la temprfrar^ 
ture est à peu près la mémt dans les deux hémisphères, peu-» 
dant les saisons correspondantes , quoique rhémisphère tms^ 
trai soit , pendant son été , d'environ; doàze cent mille iieue^ 
plus voisin du soleil , que nousrne somvies pendant le nâtré ^ 
et que, pendant son hiver, il en soit plus éloigné que nous èé 
la même quantité. Mais , bien loin d'avoir des hivers exce^ 
sivement rudes » et àes étés excessivement. brùlans, touf ce 
que nous apprennent les voyageurs prouve que dans ces de« 
saisons , la température est moins extrême au détroit de Mas- 
gellan y que dans les contrées boréales de l'ancien continent; 

. , (PAT.) 

COMETES, de Dioscoride. C'est le nom d'une espèce été 
h'thymaieon A//i^or^tf.*Burmann et Linneeus Tont donné- ensuite 
à une plante annuelle qui croît aux envir<M)s dé Suratév 
V. Comète, (ln.) 

CGMÉTITE. Portion détachée d'une espèce d'ENCRi- 
NITE FOSSILE , qui ressemble à une comète, (b.) 

COMFREY. Nom anglais de la grande consoude , ^^- 
phytum officinale , Littn. (ln.) 

COMINHOS, COMINO et C0MINO. Nonls italien, 
espagnol et portugais du Cumin. On les donne ayssi à la 
LaGO£C|£ {Jagotda ctmunoîdès')^, plus connue sous celui de 
Faixx Cumin, (ln.) 

COMIMIA. r..SvHkc. (JB.) 

GOMMA. Oiseau d^ Afrique , indiqué par Dapper; son 
pliimago est fort beau; il a le cou* i^rt, l^s ailes r<kiges 
et la queue noire, (s.) 

COMMANDEUR. îîom imposé à liii (iisfeau de l'Amé- 
rique ', parce qu'il a sur la partie atitérietire de l'aile une 
belle marque rouce. V. TROUnALE COMMAnoêur. (v.) 

COMMELINA, du nom de Joseph Oommelin , bota- 
niste hollandais', qui vivoit vers le nfiilieu du; dix -septième 
siècle. Nous lui deyons le bel ouvrage de RHeédè, Iforius 
MakAancus , auquel il ajouta des Commentaires, Il étbît con-i 
temporain de Tournefort , de Rivin et de Plumier. Son nômi a 
été donné parce dernier et par Dillea , à un genre quile porte 



ioi COM 

encore.(F.CottMEilim), et dont plusieurs espèces ont servi de 
type à divers genres , tels que hedtvigia , Medic. , antUemm « 
ïï^royrck^campèlia^ etc. ; ou bien ont été rapportés au genre 
Ephémère {^iraâescanda), (ln.) 

COMMëLINE , Commdina, Genre de plantes de la 
triandrie monogynîe , et de la famille de son nom , dont les 
caractères sont : i.^ un calice de trois folioles concaves ; 
a.^ trois pétales plus grands que le calice , onguiculés , sou- 
vent inégaux ; 3.^ trois étamines fertiles et trois dépourvues 
4^dnthères, qui soutiennent trois glandes disposées en croix ; 
^.^ un ovaire supérieur, arrondi , chargé d'un style courbé, à 
stigmate simple , penché ou en crochet ; capsule trilocnlaire, 
trivalve ,- et qui contient trois semences ou deux , lorsqu'une 
^ts loges avorte. « 

\ Les plantes de ce genre sont des herbes exotiques , ii ra-- 
çines vivaces, à feuilles d'abord renfermées dans une gaîne 
qui ne tarde pas à se fendre, à rameaux spathacés à leur base; ; 
à pédoncules axillaires ou terminaux; portant une ou plu- 
\sienrs fleurs 9 renfermées , en naissant ^ dans des bractées 
cordiformes , pliées en deux, et comme spathacées. 

On les divise en commélines qui ont les pétales très-iné* 
gaux ^ et en commélines qui ont les pétales presque égaux. 

La plus connue de la première division, est : 

La CoMMÉLiNE coMMUKE, dont les feuilles sont ovales » 
lancéolées , aiguës; la tige rampante et glabre ; les pétales 
bleus. Elle croît en Amérique et au Japon. On la cultive dans 
beaucoup de jardins en Europe. Kempfer rapporte qu'on 
mêle ses pétales avec du son de riz mouillé , et qu'on en ex- 
prime une liqueur bleue , dans laquelle on teint les cartes. 
On en mange les feuilles à la Cochinchine , soit crues , soit 
cuites. Elles y passent pour rafraîchissantes au premier 
degré. 

Les plus communes de la seconde division, sont : 

La ComMéline de Yirgit^ie , dont les feuilles sont lan- 
céolées , un peu pétiolées , qui a la gorge barbue , la tiga 
droite , les fleurs bleues. Elle se trouve dans la Virginie. 

La CoMMÉLiNE TUBÉREUSE a la racine tubéreuse. Elle s» 
trouve à la Cochinchine , où on mange ses racines ^ que 
t Loureiro dit être très-sapides. 

La CoMMÉLlNE BACGIFÈRE, Commdina zanonia , qui crott 
à Cayenne, et dont les fruits sont des baies , constitue au— 
|ourd'hui le genre Campelie. 

La CoMOfÉLiNE médicinale a les pétales égaux , les 
feuilles subulées , glabres et sessiles. Elle ^ trouve à la Co- 
chinchine, où on emploie ses racines, qui sont tubéreuses , 
4ans les tisanes rafraîchissantes et émoUleutes. On les re- 



C O M 4o5 

Î\SLràe principalement coinine spécifiques dans les strangurles, 
es dyssenteries,Ies faux catarrhes, dans la pleurésie, Pasthme 
et la toux. 

Huit espèces nouvelles de ce genre sont mentionnées dans 
le bel ouvrage de MM. de Humboldt , Bonpland et Kunth , 
sur les plantes de TAmérique méridionale. 

Depuis, R. Brown a établi le genre Aneilème , pour pla- 
cer quelques espèces qui n'ont point de bractées., (B.) 

COMMËLINËËS/ Famille de plantes établie par R. 
Brown. Elle a pour type le genre qui lui donne son nom. (b.) 

• COMMERSON > Cbmm^nsomia. Arbre de moyenne gran-% 
deur , dont les rameaux sont lanugineux , les feuilles akemès, 
pétiolées, ovales, pointues , dentées , d'un vert noirâtre en 
dessus , lani^iffinettses et blanchâtres en dessous ; les fleurs 
très-petites , blanches , axillaires et paniculées. Il forme un 
genre dans la pentandrie pentagynic et dans la famille des 
buttnëriacées. 

. Chaque fleur a un calice monophylle , à cinq découpures j; 
^ne corolle à cinq pétales linéaires , élargis k leur base de 
chaque côté ; un anneau qninquéfide , à. découpures lancéo- 
lées ; cinq corpuscules filiformes, velus, qui sortent, d'entre 
les divisions de cet anneau ; cinq étamines ; un ovaire supé- 
rieur globuleux i velu , à cinq côtes , chargé de cinq styles 
droits, filiformes , courts , à stigmates globuleux. 

Le fruit est une capsule arrondie, dure , à cinq. logçs di- 
spermes , et hérissée de filets longs et plumeux. 

Cet arbre croît dans les Moluques et à Otahiti. 

On a aussi donné ce nom au rOLYCARD^ et au Butoi^ic.. 

(B.) 

COMMIER , Commia. Arbre à feuilles alternes , lancéo- 
lées, très^entières , glabres, recourbées, à fleurs disposées 
en grappes de chatons axillaires et terminales, et qui forme 
un genre dans la dioécie monandrie. 

Ce genre présente pour caractères, dans les chatons mâles : 
des écailles obtuses , cachant chacune une étamine ; dans les 
chatons femelles, un calice de trois folioles aiguës et persis- 
tantes ; point de corolle ; un ovaire supérieur à trois styles 
courts et à stigmates épais ; une capsule à trois lobes et k 
trois loges monospermes et bâillantes. 

Le commier se trouve sur les côtes de la Cochinchine. Il 
transsude de son écorce , avec abondance , une gomme 
blanche, qui est émétique, purgative et fondante. On l'enft 
ploie quelquefois en médecine , dans les hydropisies et les 
obstructions ; mais elle demande à être administrée avec 
prudence, car ses effets peuvent être dangereux, (b.) 



COMMIPHORE, Çommiphùra. Arbuste de Madagascar, 
à feuiUes ^tenfees, pétioUe« 9 obioag«eSf aiguës , deatées , 
glabres, avec des appendices à leur base; à fleurs jaunes , 
^«iUes, gréupées sur iesrainiiââiis airàHt la pousse des feuilles. 

Cet arbuste forme , selon Jacqnin, dans la dîoécle octan- 
4rie 9 un genrie dont *les caractères sont connus seulement 
dans les pieds mâles. Les (leurs ont un calice à quatre dents , 
une corolle de quatre pétales, et huit ëtamines.(B.) 

COMOGLADE , Comociadia. Genre de plantes de la 
ti-îandrie monogynie, et de la £amilU des térébinthacées , 
Ibrl Toisia des Pi£aAtfKi£s et des AKTin£Stt6â« ILa pour ta- 
raclère« : un calice monophylle, colora 9 à troi^ découpures ; 
trois pétales ovales, pointus; trois étamines; on ovaire supé^ 
sieor, ovale , dépourvu de style , à stigmate simple et obtus ; 
une baie oblongue , obtuse , légèrement courbée , marquée 
de irois points au sommet^ et ^ contient im noyan. 

Les comoclades sont des arbres des parties léë plus cliau- 
des de l'Amérique , dont les feuilles sont ailées avec une ira* 
paire , les folieks opposées , values et dentées , ou glabres 
et entières, et les fleurs axillaires ,' disposées en grappes pa-^ 
diculées. Tous donnent, par incisioti, un suc visqueux qui 
noircit au contact de Tair , teint en cette codleur lorsqu'il est 
employé au sortir de lar blessure , -et répaùd une odeur des 
plus fétides. 

On en compte quatre espèces 9 jpnt font partie : 

La COMOCliAOE A tE^ÛlLLES |:NTIÈE£S et la GoMQCL/VDE A 

FEUILLE^ DENTÉES 9 40At Ui noiTis indiquent les caractères. 
La preqaièré est dioique ; la dernière passe pour être un 
poison pour ccu|x qui dorment, sous son ombrage. I4SL décQc- 
tion de ses feuilles teint la peau en notr. La CoMoetAJ^E faux 
BRESILET s<^rt à la teinture 9 soùs le nom de brésUél. Elles se 
trouvent .daïis les tles de P Amérique, (fl.) 

COMOPL Nom brame d'uûe Jtjssie (Jussùza repensy L.). 

(EN.) 

CÔMOLENGtA (Rumph. Amb. g, tab^ i43). C'est le 
]P£P0I9 ( CucurhUa, pepo 9 l^xa^r )^ culuvé iaj^ 1,Qute TAsie. 

COMPAGNON. G'est le Mm, d'un Gaa^pawol 4e Si- 
bérie 9 tnus sodalU \ PalUs. V. Camragnol. (dessi.) 

COMPAGNON BLANG. Voyez luYcmiièt dioTque. 

COMPAS se ALLOP. Nom anglais de la Scblb, esBèco 
de coquille du genre des peignes (^ Pecten pkuronecfes ^ Lk. ) 
^^sirea , L. ). (lN.) 



C O M 407 

GOMPSBE8. Nom liû« Ton imM aux oiseaux k pieds 
palniëi. Yy.) 

COMPERE-GUILLERET. Ndtti vulgaire du Proitee 
dabft Itê étiVllrdiis de Niort, (v.) 

COMPÈRE-LORIOT. Une des dëHomitiatioiii vul- 
Mitek dii Loriot, (s.) 

COMPOSÉES. Gi*àtidè fàittîild dé plàiitéâ , dont lés 
fleur» Éént formées pAt là rétiiiioh dé i^eln^ fleurs t>àHi€U- 
lières, êifi^d6ées sur le même rébeptâcie, et enveloppées par 
iinealieetOiBnluB^ fermé lui<inême d'toeôu j^lusi^urs tôiioies, 
d^une ou plusieurs écailles , fleurs ayant en outre bUé cOf oU« 
iHOnopétale ibsérée sut Tovàli-e , et lés étaminés réunies par 
leurs anthères, 

Juàslett et Ventenat , d'après Yailiani , ont Subdivisé 
cette faihille en trois autres, savoir : les Ghicoragées , les 
GnvAROcÉPRALRS et les GoRYHBiFÈRES. T. au mot Plante , 
Texplicalion des termes particuliers que rerganiséiîon ^& 
llUntes de cette famille d forcé de créer 4 et le dëvel(9{i-»- 
pement des ingénieuses divisions que Linne^us y a faites^ di- 
TisioDs qài feront toUjdurà F admiration Aes observateurs de 
la nature. (sO 

GOMPTONIE4 Comfriofda, Ai^brisseàa rânieUx^ velu, 

!;arni dé beaucoup de feuilles alternes , oblotigues , l^resqiiè 
ittéai^es4 pinnatifides, ou découpées dans toute leur lon- 
gueur, de chaque cAté , en lobes nombreux , alternes, courts, 
arrondis ou obtus, à stiperficie parsemée de poihts glandu- 
leux et luisans , qui avoit été jusqu'à présent cultivé dans leii 
jardins des ctirieilx , sous le nonl de liquidambar à feuUteà de 
çéléfoch Qiquidamhar aspleriifolia t Linn. ). LeS anciens bô- 
nistesPavoient rangé parmi les Galees, avec lesiquelsil a, en 
effet, plus de rapports qu'avec le genre oJiLînnseusravoitniis. 
La comptonîe est de la monoécie polyandrie , et de la fa-<- 
nqiiUe des amentacèes. Ses caractères sont d'avoir les chatons 
mâles cylindriques , couverts d'écaillés imbriquées , répifor- 
mes , acuminées , concaves , lâches , uniflores ., caduques ; 
chaque fleur ayant un calice à deux divisions , plus court que 
l'écaillé , et renfermant trois étamines bifurqué es , ou à deux 
anthères. Les chatons femelles sont ovoïdes , couverts d' égail- 
les plus serrées que celles du mâle , mais du reste sembla- 
bles. Chaque fleur est formée par un calice à six divisions fili- 
formes et opposées par paire, beaucoup plus long que l'écaiile 
qui fentôure, et un ovaire arrondi surmonté de deux styles 
capillaires à stigmates simples. 

Le fruit est une noix elliptique , luisante , uniloculaire et 
YDOnoâperme. ^ 

Cet arbuste croît dans les lieux humides et ombragés de 



4o8 C O M 

r Amérique septentrionale. Il est très-rare que ses tiges res^ 
tent vivantes trois annécis de suite ^ ainsi que je l'ai observé 
dans la Caroline , le nouveau bois, sortant des racines , chas- 
sant le vieux , comme dans les ronces ; aussi a-t-il toujours l'air 
délicat ou malade. Jl est également rare quUl porte du fruit, 
quoiqu^il soit toujours couvert de fleurs. Il n'acquiert pas , 
dans nos jardins , des principes vitaux plus puissans que dans 
son pays natal , car on le perd souvent au moment oè on 
le croit le mieux portant. Il se multiplie de marcottes et de 
racines. Son écorce s'emploie aux £tats-Unis contre la 
diarrhée, (b.) 

COMSAREN. L'un des noms de la Bruiïelle ( T?nk- 
nella vidgaris » Linn. ) en Norwége. 0^.) 

CO MUG. Nom donné, par les Cochinchinoîs, à VEcUpia 
erecta , Linn. , ou à une espèce voisine ( Rumph. Amb. lo , 
t. i8, fig. I ). Le jus de cette herbe annuelle sert pour 
tûjddre les cheveux des hommes , ou le poil des animaux , 
en noir, et de cet usage lui vient son nom , qu'on pourroit 
traduire par herbe à encre, V, EcLiPTE. (LN.) 

CONABIBY. Nom guyanais de l'AuTOUR bb Gateniœ. 

(s.) 

CONAMI. Arbuste de Cayenne, de la dîoécie polyan- 
drie , dont Aublet a fait un genre qui a pour caractères : un 
calice divisé en six parties ; point de corolle ; un grand nom- 
br;e d'étamines dans les fleurs mâles ; un ovaire ovale stné , 
à style bifide et à stigmate velu, dans les fleurs femelles; 
une capsule à six loges. 

On a depuis réuni cet arbuste au genre des PHYLLAin^flES^ 
Voyez aussi Baillère. (b.) 

CONANA. Nom de deux arbres de Cayenne, dont un 
«st une espèce dWvoiRA , et l'autre n'est pas connu par 
ses caractères botaniques. 

Le fruit de ce dernier est jaune, et contient quatre graines 
entourées d'une pellicule aigrelette, tirant un peu sur le goût 
de la grenade. Les sauvages font une boisson de ce fruit, et 
les sangliers le recherchent beaucoup. Il est très - possible 
que ce soit une espèce de Corossol. (b.) 

CONANAM. V. AvoiRA. (b.) 

CONANI. C'est la Baillère. (b.) 

CON ANTHÈRE, Conanihera, Genre de plantes établi 
dans rhexandrie monogynie, et de la famille des narcisses. 
Il offre pour caractères : une corolle de six pétales recourbés; 
six étamines à anthères réunies en cône ; un ovaire inférieur 
surmonté d'un style simple ; une capsule oblongue , à trois 
loges et à trois valves, contenant quelques semences arrondies. 



C N 409 

' Ce genre renfermé deux espèces propres an Pérou , dont 
one avoît été placée parmi les Aothébics, et avoit servi à 
établir le genre Echéandie. (b.) 

^ CONCA DE MORU. En Sardaîgne , c'est le nom de 
1 HlROimEiXE DE FENÊTRE , Hinmdû urbica , Linn» (desm.) 

CONCANAUHTLI. Espèce de canard du Mexique, (s.) 
. CONCEPTACLE. Sorte de Fruit. La Follicule d« 
I>ëcandolIe n'en dîfifère pas. (b.) 

CONCEPTACLE. Synonyme de Cupule , ou organes 
de la reproduction des LiCHEîïS. On en distingue de dix 
sortes, savoir : le Pelta, la Scutelle; TOrbïlle, la Pa« 
TEixuLE , la Mammaule , le Céphalode , la Gyrome , le 
CrtOBULE, le PiLiDioN et la Cistulew (b.) 

CONCEVEIBE, ConceQeîba. C'est un arbre de moyenne 
grandeur, à fleurs incomplètes , dont les feuilles sont alter- 
nes, ovales, oblongues, acuminées, dentées^ cendrées en 
:dessouâ; les stipules petites , géminées et caduques; les fleuri 
disoosées en épi terminal , et unisexuelles. 

La fleur mâle n'est pas connue. 

Chaque fleur femelle a un calice monophylle, charnu, tri- 
gone inférieurement, muni de trois grosses glandes à sa base, 
et de cinq dents en son bord , au bas de chacune desquelles 
est encore une glande; un ovaire supérieur, triangulaire 9 
surmonté de trois stigmates épais, concaves, courbés en 
dedans et partagés par un sillon. 

^ Le fruit est une capsule globuleuse, à trois côtes et k trois 
sillons , divisée intérieurement en trois loges, et s'ouvrant 
en trois valves , ^dont chacune se divise en deux. Chaque loge 
contieptune graine arrondie, environnée d'une matière pul- 
peuse , blanche , douce et bonne à manger. 

Cet arbre croît dans la Guyane, au bord des rivières. 
Lorsqu^on entame son éçorce, ou qu'on arrache ses feuilles, 
il en découle un suc verdâtre. (b.) 
CONCHA. F. Conque, (ln.) 

CONCHELAS, Conghelhos, Conchelo, Consilhos- 
Divers noms espagnols du Cotylet ombiliqué ou Nom- 
bril DE VÉNUS , Cotylédon Vmhilicus , Linn. (ln.) 

CONCHIFERES (les), Conch^enz» On a donné réceny- 
ment ce nom , comme classicpie , à de nombreux animaux 
que Ton ne distinguoit pas des mollusques , à ceux que Ton 
appeloit moilusques acéphales. 

Les conclu/ères sont effectivement présentés, dans VHisimrt 
naturelle des Animaux sans vertèbres^ comme constituant une 
classe particulière d'animaux qu'il faut séparer des mollus- 
ques, parce qu'ils en diffèrent considérablement par deg 



4io C N 

particularités iudj^omiitcd At levRr organisation, et fi^arce que 
cette organisation offire nn pian qui leur est partioilier et 
exclusif. Quoique plus voisins des moUus^es par ieutis rap* 
ports, *ils paroissent intmnédiaires entré ceut-ci et les tu- 
hîclers. 

Ces animaui^ sont généralement testâtes , misasses, inar-r 
ticulés, sans \éte, sans yeux, et ont la bouche cachée, 
toujours dépourvue de parties dures. Leur corps est entière^ 
jnent enveloppé dans un manteau ample , qui se compose 
de deux grands lobes , soit libres, soit réuiiîs par-devant. Leurs 
branchies sont, en général, grandes, doubles, symétriques, ex-« 
ternes, et sont placées en dehors, eiitrè le corps et le manteau, 
une ou deux de chaque c6té. Elles ressemblent k des feuillets 
membraneux, très-mînces, taillés en demi-lune, et formés 
par un tissu de vaissëauï repliés comine des tuyatcc d'orgue 
et unis les uns aut adttes. ' 

Ces ipémel^ animaux possèdent un système complet de 
circulation. Ils ont un cœur petit, plus difficile à apercevoir 
que celui des mollusques, placé vers le dos de ranimai ^ 
des vaisseaux artériels et des vaisseaux veineux. Leur foie 
eist volumineux, embrasse Testotnac et une grande paHie du 
canal alimentaire. Ils paroissent hermaphrodites , se repro- 
duisent sans accouplement, et sans doute se snffisettt à eux- 
mêmes, ou se fécondent par la voie du fluide enviroimant, 
qui sert dé véhiculé aux matières fécondantes. 

Tous les conchifères ont une coquille bivalve , c*est-à-dlre, 
sont revêtus entièrement ou en partie, d'une enveloppe solide, 
inorganique, testacée, extérieure, toujours formée de deux 
pièces 9 soit uniques, soit principales. Ces pièces sont oppo* 
sées l'une à l'autre, jointes ensemble par un point on une 
portion de leur bord inférieur, fixées ou réutiies par dti li-> 
gament coriace, et véritablement articulées en chaisière. 
Elles constituent la coquille tout-à-fait particulièfe âe ces 
animaux. Dans beaucoup de conchifères, la charnière de 
la coquille est affermie par des protubérances testacées, aux- 
quelles on a donné le nom de dents s les nues sont appelées 
cardinales^ lorsqu'elles sont situées Mtm les crochets des 
valves; les autres, étant placées sur les c6tés, ont élë noan-t 
mées dénis hténdes. Mats nt les premières , ni lés secondes 
n'existent pas toujours^ ni taa)oars simultanément. Quant 
an ligament coriace qui maintient les valves daiis leur si- 
tuation , comme il est très-élastique , il sert ansû à ctaivrir 
l'a coquiHe, et , pour cela, il suffit que Fanii»al reUebe son 
muscle ou ses muscles d'attache. 

Les conehifèns se divisent en deux orâres ifui , easemble. 
ambrassent seize familles. Voici l'énoncé des oréres^ et des 



C O N ^„ 

familles ie cette clââde f dont cm trouverA les déTeloppemeos 
dans V Histoire naturelle des aniifnaux sans vertèbres, 

Obdre I.^' Conchifères dimyaires. --^ Ils ont au mains deux 
muscles d^ attache. Leur coquille offre intérieurement 
deux impressions musculaires, séparées et latérales. 

(i) Coquille éqniralve. 

(a) Conchifères crassipèdes. ^ 

Leur manteau est en général fermé par-derant ) pu la co« 
quille fermée e&t bâillante par les côtés, ou son ligament 
est extérieur. 

Les pholadaires. Les myaires. 
Les lithophages. Les mactracëes» 
Les solénacées. ^