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Full text of "Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, appliquée aux arts, à ..., Volume 10"

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1 



NOUVEAU 

DICTIONNAIRE 



D'HISTOIRE NATURELLE. 



£AL— EZE. 



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X'32>'2IS^S}'Ô 



Liste alphabétique des noms desÀoteurs, avec Tindication 
des matières qu'ils ont traitées. 

ma. 

BIOT. ..•!...•. Membre de VTnstUttt, — La Pfaytîqne. 

BOSC ..•,..•., Membre de V Institut» — L'Hutoire des ReptilM , des Poiitoni , dci Ve» , \ 

des G>quillefl , et la partie BoUniqut proprement dite. 
CHAPTAL. Membre de PlnstUut, —La Chimie et son application anz Arts. ^ 

DE BLAINYILLE, Professeur adjoint à la Faculté des Sâenees de Pans , Membre de la 
Société phUomaM^ue , ete, (av.) -^Ar^es d'Anatomie comparée. 

DE BONNARD..».. Ing. en chef des Mines, Secr, du Conseil gén, etc. (•>.)— Art. de Géologie. 
. DESUAREST. . . . Professeur de Zoologie à PÉeole vétérinaire d^A{foH, —Les Quadrapi- 

des ^, les C^cés elles AnimaaxfossOes. 
DU TOUR. ...... «-L'Application de la Botaniqae à PAgricnltnre et aux Arts. 

UUZARD ^ Hfembre de V Institut, -»La partie Vitérinaire. Les Animaux domesti^es. 

Le CheT. »■ LAMARCK , Membre de PInsIkut. — Gôncfayliologie^ Coqnilles , Méthode natn- 
relle, et plusieurs autres articles généraux. 

LATREILLE. ... « Membre de V Institut, — L'Hist. des Crustacés, ^es Arachnides, des Insectes. 
LEBIAN Membre de la Société PhiUmathi^ue, etc, —Quelques articles de Minéra- 
le^ et 4e l>otaDiqHeju( t. jr.) .. , ^ - , ,„ 

LUCAS tiLS Profisseur de Minéralogie , Auteur du Tableau Méthodique dee Bspeeée 

minérales, -^La Mméi yloye ; son application aux. Arts, auxManufÎBCt. 
OLIVIER ...«.,. Mamhre de ^institut, — Particulièrement lea InseeUs coléopliàreet 
PALISOT DE BEAUVOIS, Membre de VImstitut, —Divers articles de BoUnique et, de Phy- 
siologie végétale. 

PARMENTIER. . . Membre deFJnstitut, — L'A]mlication de FÉconomie rurale et domestiqua 
^l'Histoirejiatnmlle^esAiimupxetdea Vég^tafix. - ^ 

PATRIIT Membre associé de PInsUtut. --lia Géologie et la Miaér»logie en |énéral«^ 

RICHARD Membre de VInstitut, —Des articles généraux de la Botanique. 

SONNINI.. .; .. .. —Partie de l'histoii^ des Mammifires,-des Oiseaux; les diverses chasses. 

TIIOUIN. Membre de VInstUut. —L'Application de la Botanique à la culture , ay 

jardinage et à l'Économie rurale f l'Hist. des diflér. espèces de Greffes. 

TOLLARD AI va. . . -rDes articles de Phjsiolo^e végétale et de grande culture. 

.VIEILLOT Auteur de dufers ouvrages d*OnùAolo(Ae. —L'Histoire générale et par- 
ticulière des Oiseaux ^ Ipurs mjpurs, «abitudes, etc 



* VIREY, Docteur en Médecine , Prof. d^HisU tfat, , Auteur dei^f leurs ouvrages, 

—Les articles généraux d* l'Hist. naL , particulièrement de l'Homme , 
des Animaux , de leur structure , de leur physiologie et de leurs facultés 

l'VART, • 4 Membre de PInstitut, —L'Économie nUrale et domestique. 

CET OUVRAGE SE TROUVE AUSSI: 
A Paris , chec C-F.-L. PinrcKoucKs , Imp. et ÉdÎL du Dict. des Se. Méd., rue Serpente , m,^ i(i. 
A Angers, chea Fou ai ma-MA««, Libraire. 
A Bruges, ches BooAxaT^DuxoaTiBaf Imprimeur-Jibraire. 
A Bruxelles, cbe« Lkcbauikh , Du Mat et BcaTHor, Uaprimeurs-libraircs. 
A D&le , the* Jolt , Imprimeur-Libraire. 

A Gand, ches H. Dv/Aaniu et nx Bosscuxa, Imprimears-Ubraires. 
A Genève, dies Pascuoov, Imprimeur-libraire. 
A Liège, ches Dksoxa , Imprimenr>librsiire. 

A Lille, chexVAnACKkax etLiLBux, Imprimenrt-libraircs. 

A Lyon, ches Bohaibk et MAïaa, Libraires. 

A Manheim, chez Fovtaimx, Libraire. 

A Blarseille, dies Masvxxt et Mosst , Libraires. 

A Mous , <^ez Lx Roux, Libraire. 

A Rouen , cbes Fakas. aîné , et RxiiAolt , Libraircf. 

A Toulouse , dies San ac aine , Libraire. 

A Turin, ches Pic et BoccA, Libraires. 

A Verdun, ches Bxitit jeuue , libraire 



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NOUVEAU 

DICTIONNAIR 

D'HISTOIRE NATUREL!] 

APPLIQUÉE AUX ARTS, 

A FAgrlculturc y à rÉconomie rurale et domestique , 
a la Médecine , etc. 

PAR UNE SOCIÉTÉ DE NATURALISTES 
ET D'AGRICULTEURS. 

Koavelle Edition presqu^entièrement refondue et considé- 
rablement augmentée ; 

AVEC DES FIGUEE5 TIRÉES DES TROIS- RÈGNES DE LA NATyRE* 

TOME X. 



DK I.*IMPIIIMSRIE D*ABEL LANOE , RUE DE LA HARPr.. 

A PARIS, 

Chez DETERVILLE, libraire, rue haute feuille, n® 8. 



M DCCG XVII. 



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/ . 



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Indication des Pages où dois^ent être placées les 
Flanches du Tome X^ ai^ec la note de ce 
quelles représentent. 



Du. Animaux mammifères . P^g- &3 

Dauphin (Marsottm). — Dasyure à longue queue. — Di- 
delphe quatre-œil. — Echidné épineux. 

P 25. Animaux mammifères. ......... Io6' 

• Civette Fossane. —Ecureuil p^miste. ^Fouine (Marte)^ 

D i6. Animaux mammifères 128 

Elan (CeVf). —Eléphant d*Asie. 

D 19. Insectes .......: : . 2l5 

ElaphreiÎTerain. — Elophore aquatique. —Empîs livide. 
— Endomyque écarlate. — Ephémère commune. *— 
Epipone cartonnière , so^ nid ouvei*t longitudinale- 
ment. — Erodie lisse. — Erotyle bigarré. — Escarbot 
unicolor. — Eucère longicome. — Evanie appendigas- 
tre. — Eumolpe précieux. ' 

B î^l Animaux mammifères a63 

Ecureuil ordinaire. — Grand Ecureuil du Malabar. — ~ 
Entelie (Guenon). 1 

B 21. Oiseaux. 5i5' 

Echasse. —Engoulevent. — Etourneau. 



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I 



î 



D'HiStOiRE NATÛRELI 



È A tJ 



E\L£. Quaàrap^de d^ÉthîopIe, âont Ptine fait mention^? 
dans les termes siiîvans : « Il a la grandeur du cheval de rP* 
vière , la queue de Téléphant , le poil noir ou fauve , les ma- 
clioires du sanglier, des cornes de plus d^une coudée de long: 
ces cornes sont mobiles. Lorsqu^ilse bat, il les présente alter^ 
nativement droites ou obliques selon le besoin. » ( Histoire ^ 
naturelle^ traduction de Guerouit , tom. i , pag. 3og. ) A pren- 
ne cette description à la lettre, elle ne convient qii^à tin ani- 
mal imaginaire; mais son ensemble peut se rapporter aur^- 
, ttocéros éP Afrique ou rhinocéros à deux cornes , dont les cornes , 
qui ne sont point implantées dans l'os du front, ont moins 
d'immobilité que celles des antnis quadrapèdes. Voyez Rhi- 
BOCÉROS. (s.) 

EAGLE. Nom anglais de T Aigle, (v.) 

£ AGLE BAT ( Omwe-souris cdgh ). Hill donne ce nom 
à la Roussette. V. ce mot. (desm.) 

EAGLE-rLOWER. L'un ^ts nbiùs anglais de la BAt- 
SAMmS (lîllDa^/l^). (ln.) 

EAIOUTÉ. Suivant ParkiUson, à Otaïtî, bn donne ce 
nom à une Ketmie ( Hibiscus rosa-sinensis ). (liï.) 

ÏAOUTÉ et AOUTA. Nom du Mi^RiEà À papier (hkh 
ruspapyriferay L. ), à Otaïti, suivant Parkinson. (ln.) 

£AU. Fluide connu de tout le monde, qui est abon- 
damment répandu sur la surface de la terre, qui entre dans 
la composition de tous les corps organisés, et que la chimie 
l^ctire d'un grand nombre de substances minérales ^ où il 
paroft être dajo^ un état de cgmbiuaison. 




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/.; •; •> ^ F. A U 

On ayoit cru , jasqtie vers la fin da siècle dernier, que 

. r^ou étoit une matière ^/7/!? / ou un élément^ comme ou 

s'exprimoit alors ; mais les^ belles expériences faites en 1784, 

S ar£l|ivendish, et répétées ensuite par LaYoisier , Laplace ^ 
lon^e et Meunier, ont prouvé que Veau n'est pas plus 
. - .siflrale qQeTairy et qu'elk est formée de qaatre-vingt-cinq 
parnes (en poid^) d'oxygène , et de quinze parties ( en poids) 
û'hydrogène. 
^ n a été démontré qu'en faisant brûler ensemble , dans des 
es deux gaz hydrogène et oigr^ène, dans Jes 
essus, on formoit une quantité d'eau égale 
xgaz. 

ent un espace très-considérable avant leur 
* , pour former un pied cube d'Azu, il faut six 
re pieds cubes de gaz oxygène, et quinze cent 
s de gaz hydrogène, 
de gaz oxygène pèse i once 4 gros la 

;ène est un des fluides les plus légers que VbÀ 
st treize à quatorze fois plus que l'air que 

nous respirons : un pied cube de ce gaz ne pèse qu'environ 

61 grains, (pat.) 

ËAU ( Usages économ^ues). De toutes lei» substances de la 
nature , il n'en est point de plus intéressante à connohre que 
Veau, 

C'est la boisson naturelle des animaux, le véhicule de leurs 
alimensy la partie la plus essentielle de leurs liqueurs , le 
premier agent de la végétation , le ciment général, la cause 
de la dureté , de la transparence de s sels et des pierres , ide 
la formation de toiis les minéraux, ijeau enfin concom^t 
si souvent, et de tant de manières, aux besoins et aux com- 
modités de la vie , qu'il ne faut 1^2^ s'étOQner si les -philoso- 
phes anciens l'i^voient regardée comme le seul élément, le 
principe de toutes choses , et si les physiciens et les chimistes 
modernes ont recherché ayec tant d'ardeur sa nature et ses 
propriétés. 

J^çtons ^n coup d'œil rapide sur le résultat de leurs tra- 
vaux, sur lés connoissances qu'ils ont obtenues, ^n coi^si-* 
dérant Veau sous ses difîérens aspects dans L!état de glace , 
dans l'état de fluide , dans l'état de vaoeurs, dans l'état de 
gaz , en l'examinant lorsqu'elle est mélangée ou combinée 
avec d'autres corps, en Qpérant sa déconçiposition et sa re- 
composition. 

Ueau est le plus ordinairement sous Ji'état fluide dans le& 
climats tempérés. 

~ Elle est transparente , légèrement sa'pide , incolore , in— 



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EAU 3 

odore ^ pënéttrante , pesante , élastique , presque incom- 
pressible , rarement pure , nan inflanlmablc 4 quoique pou-^ 
vaut servir à l'entretien de là flamme. 

La fluidité de Vmu, coipme cdledes autres Isqsides^ tient 
principalement àU présence du calorique > dont i'eflét est 
d*etnpécher ses molécules d'adhéPtr ensem&le ,' d'obéir aut 
lois de Tattraction. : 

Lorsque Veau est in8i|nde f transpaitente , sans couleur' et 
sans odeur, elle a les principaux caractères auxquels on re- 
conuott vu^airement'Sa pureté. Mais ia chimie;,, à l'aide de 
ses agens , prouve que la naisure ne nous l^»jOB^e jamais daua 
un état de pureté parfaite ;*^ qu'outre ie calorique démontré 
par sa fhiidil;é et Tair dont on la dépouille^. et par. la ma-^ 
chine pneumatique, et par i'ébuttitiony tt pbr la coB^éla<- 
lion, elle contient encore des substances gfzeusesy salines^ 
terreuses, métalliques^ etc. 

L'^ou, à raison de l'é^xtrâme petitesse ^a^ses molécules y 
de leur indépendance réciproque , de leur mobilité ^ est ûo^ 
des liqueurs, qui se «oumet avec la phii> grande docilité et la 
plus grande exactitude , aux lois de l'hydrostatique , de cette 
partie 4e la physique ipi^^four objet la pesanteur et Téqui- 
libre des fluides. 

Elle pèse non-*seulement, quant à sa masse totale, comme 
les substances solides; mais encore les parties qui la compo- 
sent exercent leur' pesanteur indépendamment les unes des 
antres, et en tous «ens,- et 6e mettent en équilibre entre ellesv 
ou tendent toujours à s^y nàettre s de là Ut tiséorie des jetf 

La pesanteur spéci^que* de Vsim varie si&rant set degrés de 

pureté. ■ • ■'^' - -' , 

L'opinion ia plus connliune est qu^eHe eft à celle de l'air 
comme 85o ai.» . '♦• « 

C'est un cube d'eav 'distillée qmsert de point dé conipa-^ 

raison pour peser spécifiquement tocites^ le« aulre£< sAs-^ 

tances > parce quel, daiàs cet état de pureté y-ette- est idén-« 

t en tous Keux. • - 

une pierre qu'on y lanee dans une 

i nonnseulem^nt se péÊraete à cause da 

ppose ce milieu Vm^is encore eile se 

î qu^ellé se reiève , 4itt'ell>e monter 

ur son mouvement par relFelf de l'élas-^* 

leompressible. Les pbvsicîens de l'aca- 
ûoient sa compressibiiité , appuyé» sur 
ous les aiiff es physiciens r^^gardoient 



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4 E A tJ 

Maîis Mongezv ^^^^ ^^ Mémoire inséré dâus le Jourrkd 
ék Physùfue^ du mois de janrier 1778, soutient que l'eau est 
compressible , puisqu'elle est élastique , puisqu'elle est sus^ 
ceptible de .condensation. Il dit qu'elle se comporte à peu 

{>rès comme Tair comprimé violemment, qui brise souYéut 
e yaîsseau: qm le contient; qu'enfermée dans une boule de 
métal et exposée k la presse , elle cède d'abord; mais que 
bientôt elle se rétablit dans son état naturel} qu'elle pén^e 
k travers les pores dujnétal sous la forme de rosée , et que 4 
par conséquent, Texpérience foite à Florence prouve le 
contraire de ce qu'on imaginoit ^ 

Au reste , le ^egréde compreasibilité de Veau n'est riea 
en comparaison de celm de l'air, ne rassure point contre 
le danger qu'il ya de boucher des .bouteilles trop pleines, 
et ne diminue pas la résistance qu'elle oppose , comme 
toutes les autres liqueurs, à la compression; résistance sur 
laquelle sont fondées i'extracliôn àe& sucs, Texpresaioa des 
huiles, etc. 

L'^oii, dans sa i^ongélatîon y présente dés phénomènes 
particuliers. 

Exposée à une température de l'air qui répond à quelques 
degrés au-dessous de zéro du tliermomètre de Réaumur 4 
«Ue Atvitnt giace^ c'est-à-dire un corps solide, une espèce 
de verre transparent, élastique, fragile* 

La glace prend une forme régulière ou irré^ulière y sui- 
Tant l'intensité dttfiroid<|uiia produit. Par un froid de quelques 
degrés au-dessous de zéro , la congélation de Veau est une véri- 
table cristallisation qui présente des octaèdres équilatéraux^ 
M. Bosc cependa^it a vu desgrains de grêle qui offroient des cris- 
taux itocèles de plus de deux pouces de long et de six lignes 
^e large. (F.^on Mémoire ^ dans le 33.™* vol. du Journal de 
Physique,) A une température de beaucoup inférieure , Veau 
se prend en une masse informe , ;remplie de bulles d'air qui 
la rendent opaque; sa superficie est -inégale; sa pesanteur 
est spécifiquement .moindre que celle de Veau ; son volume 
est augmenté, aussi nage-t-elle Sur ce fluide. 

Les tuyaux des fontaines, qui crèvent; les pierres, les ro- 
chers, les arbres* qui se fendent; les pavés des rues qui se 
soulèvent, sont des effets de la dilatabilité, de l'expansibi- 
lité qu'acquiert Veau en prenant l'état de glace. Sa solidité 
est telle , qu'elle peut être réduite en poudre. Son élasticité 
est très-forte ; sa saveur est piquante ; elle a la propriété de 
s'évaporer ; c'est- à-dire que l'air la dissout à la longue , çt la 
fait dbparoître. 

£lle est susceptible de perdre encore de son calorique , 
naturellement, comme les autres corpà, par l'air refroidi 



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EAU S 

^latoache, oùartificldlement^ par des sels qui s*en em* 
parent pour se dissoudre. 

Il est des endroits oii les glaces sont étemelles , dans les 
hautes montagnes , sous les pôles. 

I^éou est dilatée t est réduite «in vapeurs et en gaz par le 
calorique. 

Si on Texpose au feu , dans des vaisseaux ouverts, elle se 
dilate jusqu^à ce qu'elle ait pris le mouvement de Tébullition; 
alors elle cesse d'acquérir plus de volume et de s'échauf-r 
fer, quoique l'on augmente le feu; mai$ elle se volati- 
lise; elle se réduit. en fluide connu sous le noni de va" 
peurs. 

Ce degré de cl^aleur que reçoit Veau^ à Pair libre , est ei| 
raison de la pesanteur dç Tatmosphère. Il est moindre lors- 
que Tair qui pèse sur Y eau est plus raréfié ; il est plus fort 
lorsque cet air est plus condensé* Sur le sommet très-élevé 
d'une montagne; Veau chargée d'une colonne d'air plus 
courte , moins pesante , bout plus facilement qu'au pied de 
cette montagne , elle a besoin d'un mouvement igné moins 
considérable pour être soulevée. 

Chauffée dans un appareil distillatoire , ses vapeurs refroi^ 
dies se condensent et forment Veau distUlée. 

Si on l'expose au feu dans des vaisseaux fermés^ el|e y 
prend un degré de chaleur, en détermine l'état de vapeurs 
on de gaz ; elle occupe un espace quatorze mille fois plus 
considérable que celui qu'elle occupoit sous forme de li- 
queur. 

Le fluide a^riforme dans lequel elle est changée , est pro- 
digieusement élastique et compressible ; son ressort est même 
plus puissant que celui de l'air. On le met à profit dans les 
pompes à feu. 

Q'e^t à son activité qu^est dû )e ramollissement des os dans 
la machine de Papin. C'est à sa dilatabilité qu'on doit attri- 
buer et la répulsion de l'écouviiion qui remplit tf op exacte- 
ment mie pièce decanop qu'on veut rafraîchir, et les pétille- 
meqs d'une friture , et le fracas horrible que fait un métal 
fondu en entrant dans des formes qui n'ont pas été séchées 
avec soin: ces formes crèvent, et la fonte jaillit de toutes 
parts, au grai|d dangéf des spectateurs. 

'C'est enÇn à la même cause qu'oA doit attri))uer principa- 
len^ent les explosions terribles des volcans. 

Le feu 4e ces fourneaux énormes une fois allumé , bràle- 
roit avec tranquillité, si Veau ne venoit point troubler son 
action modérée. Elle arrive au foyer ardent; elle s'y réduit 
en vapeurs : alors toutes les matières en fusion sont sout^- 



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6 EAU 

véfs, soBt tancées hors du cratère avec d^aatuijt plus ie vio- 
lence qa^elles trouvent plus de résistance au passage. 

Uenu^ pour être réduite en vapeurs , n'a pad toujours be- 
soin du feu de nos fourneaux , ou de celui des volcans. 

La sature fait en grand cette opération , par le concours 
de la chaleur de Tatmosphère et de la propriété dissolvante 
du fluide qu'elle contient. . 

L'air , en effet, joue dans cette occasion le rftle des dissol- 
vans; comme eux il se sature d'€a«; comme certains d'entre 
eux il laisse précipiter la substapce qu'il a dissoute : de là la 
pluie, la rosée, les brouillards, la neige, la grêle, qui, 
tombant sur la terre, y forment les sources,' les rivières , les 
fleuves dopt les ^aiw; vont se rendre à la mçr pour y souffrir 
la même évaporationy et donner de nouveau naissance aux 
mêmes niétéores : de sorte que par une circulation conti- 
nuelle , Veau pas^e de la mer dans r air , de l'air sur la terre j 
et de la terre à la mer. 

Cette circulation,, admise comme la cause unique de l'exis- 
tence des eaux courantes ^ on n'est point en peine d'expliquer 
çommept les eçux sont douces , quoiqu'elles viennent origi- 
nairement de la mer. L'mi^ , dans son évaporatlon, n!a pas 
1^ faculté d'entraîner les sels. 

On explique Aussi fa^cilemei^t pourquoi les sources se 
trouvent plus communément qu'ailleurs an pie^d ^e$ mon- 
tagnes. 

Ces grandes masses s'élèvent dans l'atmospbère , arrêtent 
les nuages, présen^nt plu« de surCace aux ploies et aux 
lirouiUards , se couvrent de neige ; toutes ce^ eai^, en péné-* 
Irant insensiblement les o^ontagnes, produisant au bas de& 
écoulemens perpétuels. 

Ceux qui douteroient encore que les météores aqueux 
seuls produisent cette immense quantité d'«m que les fleuves 
portent à la mer, peuvent consulter les différentes observa- 
tions météorologiques, par lesquelles on prouve qu'il tombe 
assez régulièrement chaque année trente pouces d'^aw^sur la 
surface de la terre , et que cette quantité est suffisante pour 
l'arroser et désaltérer les animaux et les végétaux. 

Ueau a bien la propriété d'éteindre le feu; mais, con- 
vertie en vapeurs ou en gaz, coraime lorsqu'elie sort d'tin 
éoUpyle pu qu'elle passe à travers un foyer très-ardent , elle 
à ta faculté de l'entretenir et d'augmenter l'action de l'air 
avec lequel on l*^auroif^ mêlée. 

IJeau entre comme partie constituante dans presque tous 
tes corps de la nature , surtout dans les végétaux et les ani- 



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EAU 7 

■[iaax.Le sang, ta sève, tontes les liqueurs, tte sont que de 
Veau qui tient quelques principes en dissolution ou en sus- 
pension. C^est Veau qui a charrié , déposé , uni , agglutiné les 
molécules de pierre»; elle est, après le calorique, le plus 
grand dissolvant de la nature; elle n^a point comme lui d'ac- 
tion sur toutes les substances; mais , par son union avec d'au- 
tres corps ^ il n'en est point qu'elle ne pubse attaquef^ 

Véhicule de tous les acides , de tous les gaz saHuâf, de tout 
les sels y. elle dissout toutes les terres, elle facilite leur cris- 
tallisation , eUe forme presque tontes les substanees nûné- 
rales. 

Les anciens chimistes ont jugé que Veau étoit un corps 
simple i parce du 'après avoir joué mi très-grand rôle dans la 
fermentation , dans la dissolution , après avoir existé sous 
une infinité de formes , après avoir servi de moyen d'union 
aux molécules dont l'agrégation forme les pierres , les os , le 
bob , après avoir enfin constitua tons les fluides des végétaux 
et des animaiyc , ils hn voy^ûent reprendre toutes ses pro^ 

$ né tés , ils pouvoient l'amener au plus haut degré de pureté, 
f ewton commença à douter de cette simplicité de Vemt. Le 
pouvoir réfringent qu'elle possède, lui fit imaginer qu'elle tes 
noit le milieu entre les c<Hrps combustibles et ceux qui ne l'é— 
toient pas. Bayen augmenta ces doutés en annonçant qu'ii 
obtenoit des produits aqueux dans 'des circonstances où H 
n'étoit guère possible de croire à la préexistence de l'eau dans 
les substances employées dans ces expériences. Maequer et 
Cavendisb observèrent qu'ils avoient obtenu de Teau dans 
la combustion des gaz hydrogène et oxygène. Enfin , Lavoir* 
sier , Laplace , Monge et Meunier ont prouvé : 

Que l'eau étoit véritablement composée ^oxygène et d'hy*- 
drogènev 

Que sa décomposition, avoit Heu par les corps eombns^ 
tibles; 

Que le produit de cette décomposition étoit de l'oxygène 
«quise fixoit dans ces corps , et de Fnydrogène quisedégageoit; 

Que sa recomposition s'opéroit par la combusti4c>n du ga? 
hydrogène par le gaz oxygène. 

Lefèvre-Gineauaperfectioflné^ le procédé par lequel on. 
Csit cette recomposition de l'eau^ 

On possède maintesant des sqppareils si parfaits , q«re douze 
«nées qnatie gros quarante-neuf grains de ces deux gaz ont 
formé douze onces quatre gros quaranteeinq grains d'eau. 

Cette découverte de la décomposition et de la redompo** 
sition de Feau , fourni* l'explication d'une infinité de phéno^ 
mènes qu'on ne pouvoit comprendre auparavant. 

On voitmiaintenaat clairement comment peut se faire Voxy. - 



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8 EAU 

flation des métaux exposés k Taction de l'eau sans )e concotir^ 
de l'air. 

L^eau se décompose , et son oxygène se combine avec les 
métaux. 

Ce que devient Teau dont on arrose les pyrites. 

Son oxygène s'unit au soufre existant dans ces substances; 
il forme de Vacide sulfurique qui dissout le métal , d'où le 
iiulfate qui paroit dans l'état d'efflorescence. 

Quel r61é elle joue dans L'éruption d'un volcan. 

Vinflammatiop qui résulte de sa décompositipn par les 
matières combustibles, ajoute aux effets terribles que pro^ 
duit sa dilatabilité. 

Pourquoi après des coups de tonnerre il tombe une pluie 
abondante. 

Les deux gaz hydrogène et oxygène existent dans la région 
des nuages ; leur mélange s'enflamme avec détonation par 
r étincelle électrique ; cette combustion produit de Peau. 

Comment l'eau sert à l'accroissement des végétaux et des 
animaux. 

Comment elle a pu seule faire croître les arbres de Van- 
helmont et de Boile. 

Il y a dans les êtres organiques une puissance capable non- 
seulement de modifier Teau, mais même de la décomposer, 
de faire entrer ses parties constituantes , et particulièrement 
son hydrogène, dans leur composition. 

La division 1^ plus naturelle qu'on puisse établir entre leai 
différentes eaux, c'est d'en former deux grandes classes. 

^.^ Les foux simples. 

2.® Les eaux composées. 

La première comprend les eaux douces ; eDe se subdivise 
en eaux de pluie , de sources, de rivières , de puits , etc. ; la 
seconde renferme toutes les eaux minérales. 

C'est dans les eaux de la première classe que les hommes 
trouv^pt leur boisson la plus ordinaire, les animaux, la seule 
qui serve à leurs besoins , et les végétauk , le principe le plus 
essentiel à leur accroissement. Il n'est question que de choisir, 
dans le nombre , celles qui remplissent le mieux cet objet. 
Ayant d'indiquer les caractères auxquels on peut les recon- 
noître , nous allons nous arrêter à quelques nuances que les 
eaux douces présentent entre elles ; nous traiterons ensuite de 
celles dont la médecine'tire un grand parti pour une foule 
d'affections et de maladies chroniques. 

Les eaux qui tombent du ciel ne contiennent presque au- 
cune substance qu'on puisse rendre sensible par les agens 
chimiques ; elles peuvent être regardées comme très-pures. 
Çalien les préféroit à toute autre pour son hydromel. Oi^ 



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EAU 9 

f stime surtout Teau de pluie recueillie dans une saison froide 
et pendant un jour tranquille, ou celle de la neige , raniassée 
au milieu d^une plaine qui en est déjà couverte. 

Dans les pays où les sources sont rares, où les rivières son^ 
éloignées, où les puits ne peuveAt ^voir lieu , on rassemble 
toutes les eaux du ciel , et on les conserve , pour le besoin , 
dans des citernes plus ou moins vastes. Là , elles se dépouil- 
lent du limon qu'elles ont entraîné de dessus les toits, et des 
corps étrangers dont elles ont purgé Patmosphère. Mais 
comme elles sont le produit des météores aqueux de toutes 
les saisons , comme elles sont renfermées, qu'elles ne peu- 
vent recevoir ce mouvement continuel qui met successiv«^ 
ment toutes les particules d'une eau courante en contact avec 
l'air , qu'elles sont mortes , suivant l'expression d'un ancien ^ 
on ne peut pas les compter^u nombre des eaux les plus sa- 
lubres. Aussi conseillons-nous de n'employer toutes ces eaux, 
soit nouvellement recueillies , soit conservées dans des ci- 
ternes , qu'après.les avoir exposées et agitées à l'air. 

Les citernes de l'Egypte ne doivent pas être confondues 
avec celles' ci-dessus ; ce sont d'immenses dépôts d'eau du 
Itil qu'on a formés pendant la cru'e de ce fleuve , et dan^lesr 
qaels on puise lorsque le Nil est bas. L'eau que ces citernes 
contiennent a acquis une parfaite limpidité sans avoir pres- 
que rien perdu des excellentes dualités qui distinguent l'eau 
nomrellement puisée dans le Nil. 

Si les eaux des nfiétéores conviennent peu sans préparation 
aux animaux, au moins sont-elles irès- avantageuses aux végé- 
taux y lorsque la nature les leur administre dans les quantités 
et dans les saisons qui leur conviennent, et de manière à les 
garantir de la réplétion ou de la maigreur. 

La pluie en été a surtout l'avantage de procurer aux arbres 
un bain aussi salutaire pour eux que celui des rivières l'est 
pour les animauk; il lave , nettoie , enlève tout ce qui obstrue 
leurs pores. 

Toutes les eaux célestes que reçoivent les montagnes 9 ou 
descendent en toirens , ou sont imbibées et filtrées par elles , 
eu donnent naissance aux sources. 

On peut confondre , sous le nom d'eaux courantes , les 
sources , les fontaines, et tous ces filets d'eau qui suintent des 
montagnes , ou jaillissent çà et là dans les plaines , et offrent 
aux habitans des cantons privés de rivières , de quoi se dés- 
ailérer, abreuver leurs bestiaux , arroser leurs jardins , et 
pourvoir à tous leurs besoins. 

La pureté de ces eaux dépend de la composition des mon- 
tagnes au pied desquelles elles sourdent , ou àes terres à tra- 
vers iesqaelles elles ont passé avant de paroître au jour. Si 



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lo EAU 

ces montagnes sont des maSses de granité on de quarz en-» 
tassées les unes sur les autres, si ces eaux météoriques se 
sont filtrées entre les intervalles de ces masses et à travers^ 
leurs débris pulvérisés 9 qui . ne leur ont rien présenté à 
dissoudre , elles sont les plus pures de toutes les eaux : on le» 
connoît sous le nom à^eaux de roches. 

Si elles tirent leur origine de montagnes seccmdiires ; si 
pendant leur filtration elles ont dissous des substances miné-^ 
raies , soit naturellement, par leur action propre, en rencon- 
trant ces substances dans 1 état salin , soit artificiellement en 
les attaquant avec le concours d'nn acide, Tacide carlxmique^ 
par exemple, alors on les nomme ou simplement eaux de 
sources ou de fontaines , quand la quantité de matières qu'elles 
tiennent en dissolution est très -peu considérable et qu'elles 
sont potables ; ou eaux minérales , lorsque ces matières y sont- 
dans des proportions telles qu'au lieu d'être alimentaires , 
elles sont médicamenteuses. 

ïiOrsque les eauoÀ dites de roches , après s'être précipitées 
du haut des montagnes, et avoir fonȎ mille cascades, se sont 
réunies dans un ruisseau conunun ayant pour lit un fond de 
la même nature que les rochers » elles ont acqms une quan« 
tité suffisante d'air atmos]^érique : alors elles sont lès plos^ 
légères , les plus limpides , les plus saines , les moins cor- 
ruptibles de toutes les eaux. 

Quand les autres eaux de sources sont éloipiées des lieox^ 
qui les ont vues naître^ que les ruisseaux qui les ckarrieat ont 
des pentes rapides , qu'Us sont hérissés de cailloux qui em-« 
barrassent leur marche , elles perdent leur gaz carboni- . 
que, laissent précipiter les sels terreux qu'elles tenoientea 
dissolution , et alors elles deviennent très-po*ables. 

Cette précipitation de substances terreuses qui a lieu d'une 
manière très-sensible dans certaines fontaines pétrifiantes ^ 
r\e peut pas se remarquer dans les ruisseaux dont nous par- 
lons , puisque leurs eaux sont si peu chargées qu'elles sont 
déjà potables. Mais elle n'en est pas moins réelle , et on se 
1^ persuadera facilement , en considérant le changement ^ 
l'amélioration que ces eaux ont éprouvée dans kur trajet, et 
en se rappelant et les incrustati(ms blanches et transparentes 
q^e Veaumarciène,nne des meilleures de celles qui se buvotent 
autrefois à Kpme , a déposées dans son aqueduc , et les sta-^ 
lactites de Veau claudknne qu'on voit dans la inême ville , et 
les tables d'albâtre tirées de l'aqueduc d'Aix, et &q&kï le sédi- 
ment gris qui , sous nos yeux , remplit les tuyaux de conduite 
de M eau d^Armeîl. 

Les eaux puisées à leurs sources , et qui par conséquent 
n'ont point voyagé, si elles sont reconnues dures et froides^ 



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EAU ,1 

*n« convienn^ent , pour la boîsson des animaux, qn^après avoir 
été agitées et exposées à l^air ; et pour les arrosemens des 
jardins , qu'après avoir séjourné dans des bassins ^ et y avoir 
été chauffées pendant plusieurii jours par les rayons du soleil. 

Lies eaux des petites rivières ont a abord les mêmes qua- 
lités que celles des sources et des ruisseaux dont nous ve- 
nons de parler , puisqu'elles appartiennent à une même ori- 
gine. Les eaux des petites rivières sont excellentes lorst- 
go'elles descendent des^ hautes montagnes, lorsque leur pente 
est rapide, leur lit garni de sable et de gravier , lorsqu'elles 
ne reçoivent aucun ruisseau qui leur porte des principes nui^ 
sibles qu'elles n'ont point la force de décomposer et de dé- 
truire. 

£lles sont de mauvaise qualité, au contraire, si leurs sources 
sont minérales , si elles passent sur des terrains schisteux ou 
volcanisés, ou dans des lieux abondans en minières ; si leur 
marche est lente , si elle est retardée encore par des mou- 
lins , des digues , des batardcaux , etc. , par des usines de 
toute espèce ; si elles passent près àes salines , si elles don- 
Peut naissance à beaucoup de plantes , si elles inondent des 
marais , si elles reçoivent les eauoi bourbeuses des étangs, si 
elles sont ombragées par des arbres qui les privent des sa- 
kit^res inSuences du soleil , si les feuilles des forêts s'y amon- 
eèlent , s'y décomposent , et augmentent la masse de leur 
limon , sî elles charrient, sans pouvoir les décomposer entiè- 
reanenl^tiMis les corpuscules orgamqaes et inorganiques que 
les Ycnts , <pie les pluies ont balayés ou emportés de dessus 
les terres , et entraînés dans leur sein. 

I^essont dcmgereuses à boire quand, diminuées , concen- 
trées dans les temps de sécheresse , elles n'offrent plus qu'une . 
vase liquide dans un état de stagnation qui facilite la putré- 
faction de cette vase , qui détermine la végétation d'une mul- 
titude de plantes , et qui attire les reptiles, les insectes ^es 
vers, lesquels, après leur mort, y portent la putriditîé ; 
enfin, quand, dans cet état d'appauvrissement ^ eUes«ser- 
vent dans les villages à rouir le chanvre et le lio , et qu'elles 
reçoivent dans les villes tous les égouts ^ toutes les immon- 
dices des dégraisseurs, des bouchers , àes tanneurs, des blan^ 
clûsseuses , des teinturiers, etc. | 

En général , les eaux les plus pures des petites rivières, 
contiennent une plus grande quantité de matières salines que 
les eaux âe& grande^ rivières. 

Cette quantité diminue k mesure qu^etles s'éloignent àes 
endroits d'où^ elles reçoivent ces substances ; elles en con- 
iteonent moîos à leur embouchure dans les fleuves , ce qui 
appme siagalièrem«nt l'opinion où nous sommes , que les 



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„ EAU 

sels sont décomposés par la même fermetafation qui anëan^ 
lit dans ces eaux les sdl>stances putrescibles anz^elles ils s« 
troayent.unis. 

Elles ont aossi , en général , on goût de yase,nne odçnf 
marécageuse , qu'elles doivent évidemment aux gaz putride^ 
résultant de la décomposition lente des corps organiques 
qu'elles contiennent, et qui en fournissent sans cesse 4® 
nouveaux. 

Ce goût , cette odeur, sont certainement dus k ces gaz, puis^ 
qu'un simple mouvement imprimé à ces eaux les emporte , 
puisque l'action èa calorique les dissipe , et que son absence 
pendiant l'hiver les fait cesser. 

Tous les médecins , depuis Hippocrate , tous les natura- 
listes f avant et depuis Pline , conseillent de choisir pour 
boisson les eaux des grandes rlvièr^es. 

EUes méritent cette préférence , parce qu^elIes sont sinon 
les plus pures, chimiquement parlant , sinon les moins char-f 
gées de substances terreuses ou salines, au moins les plus sa- 
voureuses , les plus saines et les plus appropriées à notret 
estomac par leur état de composition , ni trop , ni trop peu 
compliquée. 

Les eaux des grandes rivières doivent leur supériorité à 
une infinité de circonstances qui n'ont pas lieu pour lesi 
autres eaux\ circonstances dont les principales sont : 

|.<* D'avoir leurs sources dans les plus hautes montagnes; 

2.* D'avoir été filtrées k travers des rochers de granité e^ 
de quarz , qui ne leur PAt rien connnunîqué de nuisible ; 

S.o* D'éprouver dans leur cours , à cause de la pent^ de 
leur lit et des obstacles qu'elles rencontrent, un mouvement 
qui les empêche de se porter k aucune fermentation ; 

4..® De pouvoir noyer , disperser dans l'immeiisité de leur 
masse tous les principes de corruption que leur apportent 
les eaux des ruisseaux et des petites rivières , de manière à 
les i^ndre de nul effet , puisqu'ils n'avoient d'action que par 
leur réunion; 

S.® De couler sur des caillou^ ou sur un gravier^ qui ne 
produisent point de végétaux et ne retiennent point de vase; 

6.» De prendre et de rendre alternativement i,e l'air à 
l'atmosphère , avec lequel leur surface , sans cesse renou- 
velée , est continuellement en contact , et par-là de jouir 
des avantages d'une espèce de respiration , modifiée par les 
températures variées àes différentes saisons ; 

7.*» D'être pénétrées par la lumière dont l'action , si elle 
9e peut être démontrée ^ doit au moins être soupçonnée 



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EAU it 

JTapi^s les effets qu'elle produit sur une iofinUé d'autres 
substances , mais dont certainement le calorique doit impri* 
mer aux molécules aqueuses une agitation salutaire , un mou* 
Temem presque yital. 

On a peine à se persiiader qd'mie grande rivière fournil 
de Veau pure , quand on voit qu'elle reçoit des ruisseaux et 
des petites rivières qui lui apportent des eaux qui ont lavé dés 
montagnes 9 baigné des prairies, croupi dans des marais, dis- 
sous des substances salines , terreuses et métalliques; quand 
on la voit passer à travers de grandes villes et servir d'égoût 4 
leurs ruisseaux «bourbeux et infects; ^uand on la voit trou^ 
blée, grossie par la terre qu'une pluie abondante a délayée 
et entraînée* 

Cependant l'expérience de tous les siècles prouve que ces 
inconvéniens ne sont qu'apparens , et qu'ib ne ditjçuisent 
point la salubrité des eaux des grandes nvières* 

Il est même possible, sinon de démontrer , au moins de 
concevoir que des prétendus inconvéniens aqgmentent cette 
salubrité. • 

£0 effet, les taux des petites rivières, en arrivant dans nrl 
fleuve , n'y rencontrent plus les causes qui ont donné lieu k 
leur corruption ; elles trouvent son courant plus rapide, son 
tit plus pur ; tous les principes qu'elles charrient se délayent « 
se divisent , se dissolvent , s^anéantissent ; la vase qui les 
troobloit se précipite , les gaz putrides qui les iofectoient , 
s'échappent à l'aide du mouvement impétueux du fleuve. 

Enfin y ces eaux nouvellement associées à celle du fleuve^ 
achèvent de se peffectionner en se saturant comme elle d'air 
atmosphérique. 

La nature a tellement combiné les choses pour l'av^nt^e 
d'an fleuFe , que l'opération qui sanifie les eaux qu'une petite 
rivière lui apporte, est presque toujours complètement 
achevée avant qu^une autre rivière vienne se soumettre à une 
opération semblable; en s^orte que , avant de recominencer 
mk nouveau travail sur ïeau d'une autre rivière , il a repris 
toute sa vigueur. 

Il est même p^us fort , puisqu'il peut lui ofirir une masse 
a eau « ^e celle qu'il s'est assimilée a rendue plus consi* - 
dérable. 

B'après cette métamorphose qu' éprouvent les eaux àe% 
petites rivières à leur arrivée dans les fleuves, il est facile de 
comprendre comment se fait l'épuration des eaux des ruis- 
seaux qui se rendent à la Seine. 

Le mélange de matières putrescibles , de matières en pu- 
tréfaction , de gaz déUlères , de substances salines ^ terreuses 



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,4 E A II 

et mët.allîquf s que ces misseaux infects charrient, ce mélange 
qui révolte tous nos sens , cesse d^exister tel qu^il étoît, aussi- 
tôt qu'il se jette dans le fleuve. 

Les gaz formés se dissipent dans Tatmosphère. 

Les matières qui en âuroient formé de nouveaux , si el es 
avoient continué à être réunies , se délayent. 

Lesprincipes muqneux, gélatineux, extractife, se dissolvent, 
se détruisent; les sels non décomposés par la putréfaction et 
par leur réaction , se précipitent enfin avec le limon. Ainsi 
plus un fleuve est chargé de limon , et plus son eau est pure 
lorsqu'elle en est privée par le repos dans dés vases. 

La chimie et ^observation se sont réunies en différèns 
temps pour prouver la salubrité des eaux des grandes rivières. 
Dans la multiplicité de celles dont on fait l'analyse , nous 
nous bo Aérons à en choisir trois , parce qu'elles ont eu le 
plus grand nombre de détracteurs. 

L^une , la Moselle , dont les eaux sont si pure^ à sa source , 
étoit soupçonnée d'avoir perdu ses bonnes qualités dans son 
trajet jusqu'à Metz , parce qu'outre les égouts d'une grande 
quantité de mares , de marais , elle reçoit dans -son sein la 
veille , qui y verse du muriate de solide ; le Madon y iwanà^ 
fate de magnéme ; une multitade de sources BÛnérales, des 
sels de toutes espèces ; à peine y a~t-on trouvé quelques 
atomes de carbonate et de muriate calcaires , dont ne sont 
pas exemptes les e(^x de piuie ; tant il est vrai que les sels et 
toutes les sidistances que reçoit une grande rivière , ne peu- 
vent tenir contre ses puissans moyens d'épuration. 

Les eaux de la Seine sont généralement reconnues être 
très-bonnes avant son entrée dans Paris ; mais comme elle 
reçoit les innaftondices de cette ville , il y a des persMuies qui 
imaginent qu'elles doivent considéri^lement altéreras emÊicc. 

Leur analyse a démontré qu'il n'en étoit fîen« 

Enfin le Nil , avant son entrée eâ Egypte , reçoit les éaua^ 
d'une multitude de petites rivières exposées à toutes les cau- 
ses de corruption ; u <rharrie un limon rougeâtre qui lui donne 
un aspect dégoûtant. 

Les^ eaux du Nil épurées avec soin, examinées a« Kaire 
par des chimistes français , ont été trouvées pres^fn^e égales 
en pureté à l'eau distillée. 

Les eaux des lacs tiennent le milieu entre les eausc siag" 
natitesy et celles des ^andes rivièi'ès ; elles s'en approchent 
même lorsque les lacs so^t , comme celui de Génère , tra- 
versés par des fleuves. 

Les eaux de puas sont extrêmement variété ; il en est de 
bonnes , il en est de médiocre qualité» 



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EAU ,5 

Celles qui sont tirées de ptiits creusés dans un $o\ pur , et 
qui ont communication soit avec une bonne rivière , soit avec 
une source bien saine , ne diffèrent àes eaux les plus estimées 
que parce qu^ elles sont fades , que parce quelles manquent 
du principe volatil , du gratter des eaux courantes. 

Celles qui proviennent des puits établis dans un terrain 
gypseux , sont chargées de sulfate de chaux ; celles qui sour> 
dent dans les puits dont le sol est de la craie, contiennent 
d u carbonate, et quelquefois du muriate de chaux , des sul- 
fates de magnésie et.de la silice. 

Ces deux espèces à^eau , quoique contenant des substances 
salines , sont fades , pesantes , peu propres à la cuisson des 
légumes , de la viande, et aux autres besoins de la vie. 

Celles qu'on obtient des puits dont le fond est bourbeux, 
marécageux , imbibé de Veau de fumier, de celle des fosses 
d'aisance , doivent être considérées comme très-insalubres. 

En général, les eaux depuUs ne doivent pas être employées, 
tant pour la boisson des animaux que ' pour Tarrosement des 
terres, sans avoir ^sikli les préparations prescrites pour les 
eaux puisées immédiatement à leurs sources. 

TcUe est Tinfluence du mouvements sur Veau , qu'on a re- 
marqué que celle de puits s'améliore lorsqu'on en tire sont* 
vent et beaucoup. 

U est vrai que cette manœuvre dimltiue beaucoup leur état 
de stagnation , en obligeant sans cesse la source de remplacer 
4'ean qu'on retire du puits. 

Tcmtes les eaux qui sont |f oubles , grisâtres , jaunâtres y 
d'un goAt de bourbe , d'une odeur marécageuse , qui se trou- 
vent dans les étangs , les mares , les marais , sont excellentes 
pour l'agrictdture ; mais on tie doit s'en servir pour boisson 
que dans les cas d'une absolue nécessité , et après les avoir 

f>réparées par la filtration et l'action du charbon, ou après 
es avoir mêlées avec du vin, des acides, etc. 

Indépendamment de Veau considérée comme la boisson 
la plus "commune de l'homme , et la seule qui sert aux ani- 
maux, on sait qu'elle est le meilleur dissolvant de la matière 
nutritive ; elle s'associe , se combine si essentiellement avec 
elle, que non-seulemetit elle augmente son effet , mais qu'elle 
devient elle-même alimentaire: ainsi dans le pain elle prend 
de la solidité , forme un quart, quelquefois un tiers de son 
poids; dans la bouillie on polenta^ elle y entre pour moitié , 
de même que daps les potages : elle est donc une des parties 
coDstituanates des aliâiens principaux dont se nourrissent tous 
les peuples de la terre , et joue, par conséquent, le premier 
râle dans l^économie animale. 



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,6 E À Û 

Mais si récohoinie domestique ne parott pas avoir k si 
disposition un moyen plus simple et plus abondant pour ac- 
croître ses salutaires ressources , que i'eau^ Tart de guérir n'a 
souvent pas un agent plus puissant ; et sans vouloir faire de 
Veau une médecine universelle., un remède propre à com~ 
battre toutes les maladies , on peut avancer que dans une in- 
finité de circonstances elle produit les plus heureux effets. 

Les diverses formes que Veau est susceptible de prendre , 
depuis la consistance la plus solide jusqu^à la fluidité , en font 
varier également les effets. 

Ueau froide flatte le palais , apaise la soif, aide à la di~ 
gestion , en remontant les forces de l^estomac à un degré qui 
tonvient mieux quelquefois pour cette opération ie là nature 
que le café et les liqueurs. 

Ueau refroidie ou à la glâCe est un toùiqùe encore plus 
actif, aussi salutaire et slusèî agréable : c'est celui qu'em-^ 
ploient souvent les riches pour digérer leur^ somptuéut 
repas. 

Veau tiède relâche les viscères. 

Ij eaU dhaude excite les nausée^ , et peut , daàs beaucoup 
de cas , remplacei' les émétiques. 

Enfin Veau est dans les ai^ Uti agent souvent indisj^nsable; 
mais on ne s'accorde pas sur les qualités qu'elle doit avoif 
pour y exei^cer Finfluencc la plus avantageuse. 

On dit et on répète4èus les jours, que telle eau réussit aux 
confiseurs , aux liquoristes , aux brasseurs et aux bouilleur^ 
d'eau-de-vie ; que telle autre est propre pour les fabriques» 
de colle , d'empois et de papier ; que celle-ci convient parti- 
culièrement pour faire la pâte de porcelaine; que celle-là 
donne de l'éclat à la teinture. Nous croyons que toute eau qui 
cuit parfaitement les légumes, qui prend bien le savon , est 
également propre pour tous les arts, quelle que soit la rivière 
ou la source qui l'ont fournie « et qu'il est essentiel de ne point 
en employer d'autre* 

A la vérité, l'expérience a appris qu'il n'étoit pas absolu- 
ment nécessaire d^ avoir une eau très-aérée , trè&-dépouillée 
de substances salines et terreuses pour la boulangerie , la 
brasserie et la bouillerie; qu'on peut facilement y employer de 
Veau crue , celle de source ou de puits, parce que la manipu- 
lation, la fermentation qui ont lieu dans cette circonstancci 
sont bien capables de modifier cette eau , et de suppléer à ce 
qui lui manque. / / 

L'opinion des brasseurs et des bouilleurs sur l'influence dtf 
Veau dans leurs fabriques , n'est pas mieux fondée que celle 
des boulangers ; tous obtiendront d'excellente bière , de forte 
cau-de-vie de grains et de très-bon pain , quand ib auront 



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EAU t^ 

éBpoâé^ 9i^6pné leai% «ârâtières &*iiiie fenaratafion graduée 
et coBveiiiîble. 

Nous croyons avoir établi que c^esy|l^éut de Taîr, inter- 
posé entre les molécules de Veauj au principe qui constitue 
essentîellémettt sa légèreté et sa sapidité , qu'il faut attribuer 
son goAt particulier , et non à àe§ matières sulines ^ extrac- 
tives et terreuses qu'elle pourroit contenir; que plus tet 
air est abondant et pur, plus Veau est agréable et réunit de 
qualités. Il existe des gens doués d'un sentiment exxpiis poui* 
saisir tout d'un coup les nuances qui caractérisent la sapidité 
des e(mx; nous avons connu un buveur Xeioi qui savoit très-^ 
bien distinguer une eau de mièreà^aerec une ^aude puks ; celle 
qiHTOule sur du gi^avier ou du sable, de celle qui passe sut 
de la glaise oudu limon ^ enfin une eaujihrée de celle qui ne 
l'est pas. Toutes ces nuances dépendent de la plus on moins 
grande quantité 4'air qu^ les -eaux con^iénneqt , et de l'état 
de pureté où.cé fluide galeux se triMtve combiné. 

A Taspect des roches d'un pays ou peut juger s'il y a de 
bonnes eauoo ou non \ Il est également facile , sans le secours 
de rantilyse^ de prononcer sur leur qualité , d'après quelques 
phéoemènès , et en observant leurs effets dans l'économie 
animale. Il eM bien ceitain que si \ti habîtans d'dn pays 
quelconcpe oui le corps sain et robuste , s'ils vivent long^ 
temps sans éfré âlFectéS' d'aucune indisposition particulière 
qu'on ne puisse raisonnablement attribuera l'air ou aux ali- 
mens , on a '<dfint Ae concture en £siveur Am eaujè dont ils font 
usage pour leur boisson ^ et de prononcer qu'elles sont de 
bonne qualité. La; déjrastation est un moyen petf sûi^peur 
comioitre la bonne queditéde Veau^ l'habitude d'en foire usage 
diminue beaucoup ses impressions sur nos otigànies ; mai& 
il est facile de lés juger aux signet suivans : 

i.« D'être daire, limpide , de n'avoir aucuns «di^s nli^bfr^ 
tances qui en troublent la transparence ; 

a.® D'être sans odeur et sans couleur ; d'avoir Une saveur 
▼ive, fraîche et pénétratite , et d'offrir tlne certaine dopèeur 
sous le doigt; ; •: : . 

3.<» De bouillir aisénkent sans se troubler , ni d^o^er déd 
eorps étrangers ; 

C^ D'effectuer rapidement la cuisson des légumes, detf 
herbes et des viandes ; ; . , 

5.« De s'échauffer, de se refroidir et dé (»e^|;éleî'pt«ompte- 
ment; 

6.» l)e bî'én dîdsoudre le savon , et de4av«rparfkitàiièfit 
lelÎDge; 

7.'' De né point gâter les ^nts^ ni fatiguer Testomaéet 
resserrer le ventre \ 

1. a 



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a E AU 

8.<> De dégager beaucoup de bulles d^air, ëtaat vitemetift 
agitée dans une bouteille , ou exposée sous le récipient de la 
aiachine.pxieilaiatiqu||^ 

9.^ DVttraire ave<^cilité l'arôme 9 le goût et la saveur des 
végétaux traités à Tinstar des boissons théiformes ; 

io.<> De ne pas trop altérer le goût du vin avec lequel on 
la -mêle. 

En examinant V^at par ces différentes propriétés, on con- 
viendra qu'il n^ a guère que celle des grandes rivières qui 
les réunisse toutes ; on sentira aussi combien il est avantageux 
de la préférer quand on est à portée de s'en procurer dans 
le canton qu'on habite, et que c'est k la qualité et au renou- 
vellement fréquent d'une certaine quantité de fluide atmos- 
phérique dissous ou interposé dans Veau , qu'elle doit ses ver- 
tus dans l'usage diététique. 

Malgré les qualités supérieures reconnues aux eaux de ri- 
çièresj nous croyons devoir quelques avis aux voyageurs. 

Les fatigues d'une route, le changement de climat, de 
nourriture , d'exercice , d'habitude et de société , ont souvent 
une influence marquée sur la santé de ceux don| la constitu- 
tion est nerveuse : nous ne saurions trop les inviter , lorsqu'ils 
viennent séjourner 6our la première fois dans un endroit , 
de ne faire usage de la meilleure eau possible qu'avec circons- 
pection, et sans y mêler toujours un peu de vin, afin de s'y 
familiariser insensiblement. 

Nous ne saurions non plus trop engager les hommes qui 
js'occupent de l'hydraulique , k ne pas être aussi indifférens 
qu'ils, le. sont sur la connoissance des propriétés qui caracté- 
rise^ Id bonne qualité des eaux potables ^ et sur les moyens^ 
4e bi^n distinguer dans les endroits où il faut élever les eaux 
de puits ou les amener pour le service public , puisque la dé- 
pense ^est la même ., et que souvent il n'en coûte pas davan- 
tage pour avoir une eau de bonne qualité , que pour s'en pro^ 
cUrert une iiïédidcre. , 

Après avoir considéré Veau en général, et ensuite sous tous 
les rapports qui la rendent si précieuse pour l'homme , après 
;avoir prouvé que V^u la plus propre aux usages diététiques 
fétoit celTe des grandes rivières, et avoir établi les moyens de 
.la.recpnnoitre sans avoir recours à l'analyse chimique , il ne 
nous reste plus qu'à indiquer ceux à employer pour sa puri- 
ÇqatioQ et ds^ conseryation. , 

A l'exception des eaux de roches ou de sources^ les autres 
'ecmûç pe se présentent pas toujours avec la limpidité qu'on 
désireroit leur trouver. On a cherché , pour la leur procurer, 
des moyens capables de détruire les causes qui la leur avoient 
fait perdre. ,^ 



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EAU ,9 

. U est des eaux qui s'ë{Hirent par le repo^ seulement 

Il en est d'autres qui ont besoin de passer à trarers des 
filtres plus ou moins puissans. 

Les eaux de rivières , et surtout celles des grands fleuves ^ 

^ont souvent troublées à la suite d'im orage ou d'une grande 

crue. Elles cbarrient le Ijpion que les pluies ont entraîné de 

dessus les terres, ce qui produit une boisson désagréable 9 et 

qu'on est disposé à croire moins salubre. 

Les hommes à projets ont imaginé miHe procédés pour dé- 
barrasserPeau de ces substances étrangères^ des fontaines-fil- 
trantes de toute espèce , destinées aux riches , et que le pau- 
vre remplace par des pots à beurre 9 dans lesquels il met re- 
poser Veau jusqu'à ce que le limon soit précipité. 

Il e«t à remarquer que si , par cette simple, opération , le 

Î pauvre obtient une eau un peu moins limpide que celle dont 
e riche fait usage , il en est dédommagé eii la buvant plus 
sapide ; la filtration diminuant la quantité du principe de la 
sapidité de Veau. 

Il a d'ailleurs l'ayantage de n'avoir rien à craindre ^ ni du 
plomb ni du cuivre , qui constituent ordinairement les fon- 
taines filtrantes; 

On doit encore remarquer que le moyen adopté à Paris 

Ïiar le pauvre pour épurer Veau , est précisément c<^lui que 
es Eg]^tîens opulens emploient généralement et de préfé- 
rence pour épurer Veau du Kil , quoiqu'ils aient tous dans 
leurs jarres de terre des filtres aussi bons que cei^ ,^e nos 
pierres poreuses. 

Mais comme buveurs à'^^au habituels , leur palais est telles 
ment exercé , qu'ils ireconnoissent que Veau s'altère pir la fil-, 
tration , et qu'elle perd en saveur ce qu'elle gagne en trans- 
parence. 

Quant aux pauvres de l'Egypte , ils ne répugnent point à 
boire Veau telle qu'ils l'ont puisée ; seulement ils la refroidis- 
sent à l'aide de leurs bardacks. 

Lorsque les eaux Aes petites Ou des grandes rivières dimi- 
iment considérablement de volume dans les grandes séche- 
resses ; lorsqu'elles reçoivent , relativement à leur tnasse , 
beaucoup plus dç matières étrangères qu'elles n'eti peuvent 
décomposer; lorsqu'elles ont moins de mouvement qu'il ne 
leur en faudroit pour faciliter la décoTîipositiôn , alors elles 
ne sont pas- plus potableo que ies.eau^deiiiares, d'étangs et 
de noiarais. Elle^ ont ^ cpmrme ces eaux, besoin , pour devenir 
ssiubreSf d'un filtre assez puissant , non-seulement pour les dé- 
barrasser d^ parties hét^ôgënes qu'elles charrient, .mais en- 
core pour retenir les principes muqueux^, extraétifs, huileux, 
qu'elle contiennent > «jst pour neutraliser; ks gas résultant 



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tù E A U 

des décomposkkms commencées de toutes ces «âbstance^; 
Le fihre capable de produire cet effet , est, sans contredit, 
celui imaginé par un avocat de ProroDee , nommé Amy , et 
approuvé par r académie des sciences , en l'aimée tj^S. 

Seulement nous proposons d'ajouter par-dessus un second 
^ filtre 9 composé de diaivon et de s^ble , on d'épongés décou- 
jpée3 minces et comprimées par nn.couvercle de terre, comme 
le font Cuchet et Smith, dans les fontaines qu'ils vendent à. 
Paris. Nous insistons d'autant plus sur le second filtre de 
charbon , que l'expérience a appris aux Français , pendant 
. leur traversée de France en Egypte et d'Egypte en France, 
que le charbon avoit singulièrement la faculté de désinfecter 
Veau. 

Le moyen qu^ils employoient consïstoit à mettre une cer- 
taine quantité de charbon dans la portion d^eau fournie pour 
. les besoins dU jour, à agiter le m^ange pendant queique 
temps , et à le verser «dans des chausses de fataîne. L'eau 
liitroit claire et inodore. Ce procédé est simple , et peut, dans 
des circonstances imprévues et très-communes k la guerre , 
^ suppléer au filtre d'épongé. 

Nous divulguerons , par la méma raison , le secret que les 
charbonniers possèdent de temps immémorial pour se pro- 
curer , loin des rivières et des sources vivçs , de l'cam pota- 
ble. ILs ramassent du poussier de charbon , qu^ls jettent dans 
nne de ces petites mares , qui ne sont pas rares dans les bois , 
et bientèt ils peuvent y puiser de l'eau propre à les désal- 
térer. 

L'expficatTon des phénomènes que présentent les moyens 
d'épuration que nous venons d'inmquer , est facile à saisir. 

Dans le premier cas, le limon qui n'avoit contracté aucune 
union avec l'eau , s'est précipité à cause de sa pesanteur spé- 
cifique ) plus cônsidéranle que celle de ce fluide. 

Bans les autres cas , 6ù Feaa contenant avec le Umon 
des substances extrêmement divisées ^t légère^ , mais dont les 
parties 9 quoique très-petites, étoient cependant pltis {gros- 
sières que cellea de l'eau , elles sont restées sur le filtrée 

Ou, enfin f l'ft^u étoit combinée à des substAPçes g^sç^ises, 
. que le ,çharbi^n a retenues, ay^pf ^vec^Uesplus d'afinîté 
qu'elles n'en épient a.vep l'eau^ 

Dans nos cliiriat^ d'Europe ;, îl y a4es^aisoiiâ;Oiikili»tfort 
agrtéablç d^e boire à i|ne Itempératoreplua basse qpj&!eelle de 
l'atmosfdière, .,-,.:-- 

On se. pcocure facilement ce plaisir en plongeant, q«fetq«ie 
temps avant: le Tepas, les^ vases qui contiennent la boiBjSOn/ 
dans de l'eau del puits ^ da&s de la glace -ou 4e Ja neijge.' 



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EAU ^1 

L'usage de cette pratitjue , qiû a iHHir obj^t le rafraîchisse- 
meDt des boissons , est ua besoin de première nécessité pour 
les habitans des régions bràlantea ; mais comme ils'o^ont paé 
toujours à leur portée de» moatagfies eouvtertes de neige y il 
leur a faliu trouver un moyen pour y suppléer. 

Voici eebd qm est emfiayé en Egypte. 

Les gens rièhes de ce payn flhft* apporter chez eut, dans 
des outres , Ae l'eau puisée dan^ le Nil. Hs la font mettre 
dans de grarids pots de terre poreuse, de fijgure ovadé, sou- 
tenus sui» èes Supports faits à peu près comme ceux dé nos 
foniaines. 

L'eau , par un repos de quelaues heures , aTaissé précipi- 
ter le limon dont el^e étroit souiÛée. 

Us la distribuent dans. 46 petits yase^ de terre cuite , qa^otf 
nomme èimlaksy et qui sont: de la grandeur de nos pots à Peau. 
Ils portent ces. vases dans le lieu le plus apparent de le^ur ap~ 
partement^ et qui ^ à raison de son architecture , de ses ome^ 
mens, du marbre qui entre dans sa coi^truction , feroit a$sei( 
bien lé pendant d'une de nos cheminées. Bientôt la terre des 
bardaks est pénétrée , leur s^face se couvre d'eau y qui , em-^ 
pnintanf à celle qtii est intérieure y le calori^e dont elle. a be-* 
soin pour son ;évaporatîon , réduit celle^i ^ mie temptera* 
tuçe de si^ à.fiept degrés aur-de^fous .4e celle qu'elle avoit. 

Nous^ remfirtouenuns^-eopaisami, que lés pauvrésile fimt 
point déposer leur eaU , mais qu'ils 6BÉploient,-po«ir lai*^ 
fraîchir , 4es bardaks ^ doaaime les mhes , et que oeuKn^i ne 
recueiUéiU jamais pour lem^ kinsson l'eau c^iâ filtre diea jar- 
res : ite jugent qu'elle a éj^roové de l'ialtéralion.' 

Nous ne tarderons pas à jouir des nrêm^s avantages que les* 
Egyptiens, pour le refroidissement dé l'eau. Fourmy, occupé^ 
de la perfection dé nos poterîefs les plus cortimunes, et que 
i 'institut vient de couronner, a fabriqué^des bardais parfais 
tement Semblables , pour Teifet , à celles d'Egypte. (paeM.) 

EAtlX: MINÉRALES. On sait qu'il n'y a pas de (^ay^ en 
Europe qui ne connoissé àe^s eaucù minénues ; et si ^ dans le 
nombre , il s'en trouve de privilçglés à ce,t égard , et de plus 
favorisés que les autres, il njen est guère qui n'aient à' se 
louer de la répartition qui en a été faite v on diroit même 
qu'elle a été relative auxiesoins , et que c'est une espèce de 
compensation des maux qui .affligent rhumaïuté dans les can- 
tons oàces eaux abondent; au moins peut-on la considérer 
comme un moyen de les guérir: Mais c'est particulièrement 
à la Ff^^cc que la nature a prpdigué les eaux mlAérales d« 
toute esjpèce* ... ! • 



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Gbogle 



aj EAU 

Assez et tro^ •long-temps on les a jugées sur des guéri- 
sons assez équivoques , ou d'après àés relations qui tiennent 
du naerveilleux ;• et lorsqu'on a voulu Içs soumettre à un' 
examôn apprdfdndi , on n'a vm qu'exagération de la part des 
hommes qui lewr ont primitivement assigné des vertus ^ et' 
qu'erreur de la part dfs ceux qui imt prononcé inir la nature 
de leur&fp^iiicipes. Il n'y avait pas de inaladies chroniques , 
point d'en^rgementfjpoint d^opstructipn^, d^ainkyloses dopt 
les,eaui^(nui^éraiês ne tnompKas^ei^t ; toutes xontenoient de 
Tesprit n^ixi^éral, mêlé tantôt avec du soufre et du bitume y. 
tantôt avec au fer , du vitriol j du nitre et de l'alun ; les im^: 
pressions qu'elles produisoient sur nos organes ; étoient tou- 
jours atirîbuées à runé de ces substances , et ce qu'on sayoit 
de leurs véritables effets, h'étoît , à proprement parler, que 
Je fruit de quelques observations isolées. ' , 

L'histoire des eaux minérales h'étoît donc , avant Frédéric 
Hof&nanny qu'Hun tissu dé mensonges et d'erreurs; infidélités 
dans la décision de nos org;anes , insuffisance dés histrtimenii 
ésittés pour en déterminer la pesanteur spécifique et laténipé- 
tàturè; combinaisons et décomposition opérées par l'action du 
feu et par les réactifs : que pouvôît-on situer d'après des 
moyens sujets k autant d Incertitudes et de variations? Grâces 
aux travaux dé te grand homme -, le chaos a -été débrouillé i 
il a porté ïa lumière ààùs cette paVtie de la médecine si inté- 
ressante à perfectionner., Les procédés analytiques rei^urent 
de grandes améliorations au moment où Yenel , Çayen et 
Bergmann parurent ; cea savans ont ouvert uhe route plus 
sûre ponr pénétrer dans la composition des eaux minérales ^ 
et les chimistes qui leur ont succédé, viennent de metire la 
dernière main à ce geniçe de recherches chimiques^. qui exige 
Iç plus de ressources dans l'esprit de celui qui $'y s^pljque. 

Quoique les sciences soient maintenant fort avancées dana 
la connoissance des parties^ constituantes des corps , on auroit 
1;ort d'en conclure , comme on l'a fait , que rien n'est plu& 
facile que. d'analyser une eau minéralç , et qu'on en vient à 
bout en vàx instant , à la faveur de mielques réactifs , conlme 
s'il ne fâlloit pas employer de grandes précautions pour s'as- 
surer de la pureté de ces derniers, et une marche à suivre 
dans l'emploi qu'on en fait , prendre garde surtout aux com^ 
binaisons et aux changemens qui en résultent. Les auteurs , 
contens de ces croquis d'analyse qui n'apprennent rien , ont 
suffisamment prouvé que si nous avons en ce genre beaucoup, 
d'analyses , nous ne sommes pas aussi riches en analyses bien 
faites. 

Il reste encore des phénomènes à expKquer, des difficultés, 
il vaincre dans l'analyse des eaux minérales^ nous conseillons, 



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EAU a3 

Il ceux qnî voadroient se livrer à ce genre de travail, de 
prendre pour guide la savante analyse des eaux dé Bagnères-^ 
de-Luchon , par Bayen ; analyse qui sera à jamais un modèle 
d'exactitude , de clarté et de précision, quelles que soient les 
révolutions que la chinlie éprouve ; le pnilosophe , le natura- 
liste, le chimiste, y puiseront de nouvelles lumières ; les anti- 
quaires eux-mêmes y trouveront des monumeùs poui* l'his- 
toire. 

Mais, tout en convenant que Fexamen des eaux minérales 
est une opération préliminaire , indispensable , pour connoître 
la nature enla proportion des principes qui entrent dans leur 
composition , pour les classer, et pour pouvoir au moins pres- 
sentir les effets qu'elles doivent produire , on ne peut se re- 
foser k croire qu'il y a encore plus d'avantages à retirer dea 
observations-pratiques, qui constatent , d'une manière plus 

Sositive , leur manière d agir dans l'économie animale , et 
'opérer les guérisons. 

C'est donc en réunissant les observations -pratiques aux 
résultats de l'analyse , que les gens de l'art ootiendront le 
complément des connoissances nécessaires pour déterminer 
plus sûrement quelles sont les eaux à préférer pour le trai- 
tement des maladies , quelle est leur manière d'opérei", quels 
sont les principes qui doivent en régler l'administration , et les 
précautions indispensables pour en assurer le succès. 

Enfin , c'est le seul moyen de parvenir à réduire , par les 
faits, les vertus des eaux à leur juste valeur. Sans doute on a 
ait trop de bien et trop de mal des eaux minérales. Les uns^ 
sous le prétexte de la petite; quantité de matières qu'il faut 

Sour minéraliser une très-grknde quantité d'eau, et du peut 
'action qui doit en résulter, ont révoqué en doute leurs bonà 
effets ; les autres , exagérant leurs vertus , les ont présentées, 
conmie pouvant con4>attre et guérir tous les maux. Il est fa- 
cile de répondre à la première objection , en faisant remar- 
quer que les médicamens les plus énergiques dépendent d'un 
infiniment petit. Nous ignorons même ce qui agit dans la plu- 
part des médicamens composés : la chimie n'est pasf>arvenue- 
cncore à faire connoître en quoi consiste l'action des remè- 
des sur nous ; et jusqu'à ce que nous ayons appris à calculer 
la réaction de nos organes sur les médicamens , le médecin 
prudent ne doit prendre d'autre règle pour les administrer, 
que l'observation. D'ailleurs , pour prononcer avec connpis- 
saoce de cause, et apprécier le véritable effet des eaux miné- 
raies, il faut les voir en grand , dans leur ensemble , avec tout 
ce qui participe à l'action qu'on en attend. Qui pourroit dou- 
ter, en effet, que le régime et l'exercice que l'usage des eaux^ 
ealge 2 le changement d'air quUI suppose 9 la soustraction d<;s. 



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ai. E A U 

objets qui fomentoient p^ entretenoient peot-étre la maladie» 
rabandon d'4111 travail nuisible à la constitution particulière 
ou à Tétat actuel de la santé , les voyages, la distraction,. le 
changement dans le mode habituel de la sços3>ilîté et des 
afifections deTâmc, ne contribuent pour beaucoup au succès 
des eaux minérales ? Mais si les médecins, sojat convaincus 
que la concours de circonstances aussi favorables doit, ajouter 
à r action des remèdes , et peut servir à détruire , où du moins 
auses de maladies , il faut avouer aussi que 
on se trouve de la source , double souvent 
m moyen qu'on dédaigûeroit j[)eut~étre ^ 
; déplacer pour en faire usage,. 
IX minérales étant mieux connue» elles sont 
et plus nàétbodiquemejQi administrées. On 
s d'après leur analyse, 
r nous étendre sur les eaux minérales les 
ope, nous les diviserons ep. quatre classes : 
elles comprexîdront les e^iux si^lf^reuses ou,bépatiques,'les 
eaux ferrugineuses ou mârtiâle^s ^ les eaux gazeuses ou acidu- 
lés , enfin lés eaux salinçs./Op les distingue encore en eaux 
froides et en eaux chaudes ou tb^nqciales ^ en eaux simples et 
composées ; mais restreignons- qous ^ les caractériser d'à- 
Iprèf le principe qui y^domîne. 

Les eaux désignées sous le nom i'eàuoi sulfureuses exhalent 
assez ordinairement Todeur d'œufe couvés, et ont .^^ goût dés-* 
agréable. Ces deux qualité^ ^uiS^pt en général pour les faire 
reconnottre ; la lame d!* argent qii'op ^ plonge noircit ; mai& 
4ès%<{gi^elles ont éprouvé 1 accès, de r^ip libçe ou les premiè- 
res iijnpr'essions de la chaleur^ cette l^ene se colore ptus. 
Souvent le précÂpité qui. se forme. alo];s ,. mis sur un îo^orceau 
de fer chauué ou sur un cbarboi^ ardejQt > rép^d unie jQamme 
bleue et une vapeur suffocante. 

Dans presque toutes les e^m.àîi^s. sulfureuses , le principe 
qui les caractérise se trouve combiné et dans rétat de sulfure 
alkalin ou de sulfure de fer; le plus souvent ce dernier com- 
posé se tiouve uni au gaz hydrogène sulfuré , lequel est dis- 
soluble dans Teau. Telle est la composition de ta plupart de 
nos eaux minérales des Pyrénées et d^ toutes, celles appelées 
hépatUjIues. 

La grande volatilité de ce gaz fait que le^. eaux perdent la 
majeure partie de leur vertu, dès qu'elles sont exposées à 
l'air libre ou qu'on les transporte au loin ; alors on peut dire 
qu'elles sont déminéralisées. 

Au moyen d'un appareil pneumato-ehimiqqe < en parvient 
il retirer tout le gaz hydrogène sulfuré contenu dans ces eaux ,. 
^t l'on apprécie ensuitq la quantité du gaz^hydrogène , aii^si 



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EAU aS 

qne ceUe du soufre qui entroit dans la composilion de ce gaz.- 
Maïs pour découvrir et constater* la présence du soufre 
amsî que sa quantité dans les eaux minérales , sans qu^il soit 
nécessaire de recourir à Tévaporation ou à la distillation , on. 
y ajoute un peu de solution de cristaux de nitrate de mer- 
cure; il en résulte sur-le-champ un précipité noirâtije, lequel » 
exposé à la sublimation, donne au col de la cornue une ma- 
tière rouge quUl sufËt d^ écraser sur un papier blanc , pour 
avoir la preuve que c'est un véritable cùmabre (un suiWe de 
mercure). On peut aussi se servir du nitrate d'argent, qui 
aussitôt forme un précipité noirâtre , c'est-à-dire^ un suUiire 
d'argent, qu'il est possible de décomposer ensuite, à l'aide 
de Ta cide nitrique. 

Il est rare que les eaux ferruoineuses ou martiales contiens 
nent d'autres substances métalliques que le fer, et qu'il s'y 
trouve combiné avec un acide diÔiérent de celui connu main- 
tenant sous le nom de gaz acide carhomque. Cette vérité que 
Model , chimiste de Pétersbourg , à entrevue le premier , a 
été confirmée depuis par Bergmann, et par io%i& les chimistes 

Îui l'ont suivi ; elle ne peut donc plus être révoquée en doute. 
Cependant on en connoit aussi où le fer est combiné avec Ta*^ 
cide sulfiirique , à F aide duquel il forme un sulfate ^ ainsi qu'oA 
en voit des exemples dans la nomt^idature des^ eaux miné- 
rales les plus accréditées. 

On connoît les eaux martiales en les goûtant ; elles ont la 
saveur d'encre plus ou moins marquée \\a, noix de gall^ leur 
communique unt teinte pourpre ou noire ^ et eUes précipitent 
insensiblement le fer sous la forme d'un magma plus ou moins 
abondant. 

En général ,. les eaux niartiales ne contiennent qne du fer; 
il est fecile d'en juger par le peu d'intensité de couleur que U 
noix de galle leur communique. 

Les eaux minérales ne contiennent pas seulement des subs- 
tances fixes, il s'y trouve encore plus ai>ondanunent un prin- 
cipe volatil , un gaz qui fait fonction d'acide , et qu'on doit 
regarder comme une des substances qui contribuent le plus à 
leurs propriétés médicinales. On reconnoit ces espèces d'eaux 
à leur état pétillant et à leur saveur aigrelette. La couleur de 
la teinture de tournesol devient rougfe par Jeur mélange. 

Quoique le principe volatil des eaux ne sait, le plus ordi^ 
Dairement , que du gaz acide carbonjlque , on doit néanmoins 
s'assorer de sa nature à la faVtur d'une bougie allumée «dcat 
/a flamme s^é teint subitement si c'est du gaz ac de carboni- 
que, et qui s'allume si le principe volatil est du gaz hydrogène. 
C'est en examinant les eaux gazeuzes^ que le célèbre vend 
a commencé de fi^ier les idées sur la nature des eaux acidulés 9 



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^6 EAU 

et Coslel, en analysant les eaux de Fougues , comparaUes en 
tout point à celles' de Spa , et qui ménteroient bien d'avoir 
parmi nous la même célébrité , nous a prouvé qu'entre des 
mains babiles tous les moyens d'épreuves sont bons , et qu'il 
n'y a aucun inconvénient de les multiplier, parce que l'un 
vient à l'appui de l'autre. 

- Lorsque les eaux ont perdu les substances principales qui 
les miûéralisent, que le soufre, le fer et les gaz sont séparés ,' / 
elles contiennent souvent encore des matières salines et ter- 
reuses en dissolution. 

On reconnoît aisément les eaux salines à leur coût ; un peu 
d'eau de cbaux, lé nitrate deinercure liquide et la potasse ne 
tardent pas à manifester la nature des sels qui les constituent; 
Pévaporatîon ensuite apprend dans quelle proportion ils s'y 
trouvent. 

Il n'existe pas d'eaux minérales renfermant exclusivement 
une espèce de sel : il s'y en trouve quelquefois trois ou quatre f 
et si elles sont pourvues en outre de beaucoup d'air, elles sont 
alors vives et régères. Souvent les eaux salines contiennent 
aussi du gaz acide carbonique , et cette combinaison se ren- 
contre non-seuleùient dans beaucoup de nos sources froides, 
mais encore da«s plusieurs eaux tbermales. 
^ Le triompbe de l'analyse est là synthèse ou la recomposi- 
tion; et l'art dé guérir a cherché à en tirer parti pour augmen- 
ter les ressources de son domaine. Venel est un des premiers 
chimistes qui aient trouvé l'art d'imiter les eaux minérales 
gazeuses , en dissolvant , dans des vases fermés , du carbonate 
alcalin , qu'il décompo^oît à l'aide d^m acide. Mais tous les 
doutes sur leur nature ont été levés par la découverte de Black 
sur l'air fixe ou acide carbonique , et par les recherches suc- 
cessives des chimistes. Grâces à leurs travaux , les eaqx aci- 
dulés , les eaux hépatiques ou sulfureuses , sont maintenant 
aussi bien connues que les eaux martiales et les eaux salines. 

- Si , comme nous l'avohs observé , le changement de climat 
et d'habitudes, si l'agrément ou les fatigues du voyage in- 
fluent souvent autant sur le rétablissement de la santé , que 
le peuvent faire les eaux minérales elles-mêmes , on devroit 
se promettre des effets plus constans de l'usage des eaux miné- 
rales artificielles , que de celui des eaux que présente la nature ; 
il est certain que dans celles-ci, la (juantilé de principes actifs 
n^est pas toujours dans une proportion identique. On sait que 
des causes indéterminables, et sujettes à de grandes variations > 
jy apportent , d'une saison à l'autre , des différences assez sen- 
sibles, tandis que , relativement aux eaux minérales artificieV- 
les , l'homme de l'art qui veut les employer, est chaque jour 
Je mattre de fixer les principes dont il teut les composer, d^ai 



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EAU 27^ 

jouter à leur efficacité , et d^en diminaer Tactivitë en chan-^ 
géant les proportions 9 soit qu'il les destine à être prises en 
boisson , soit qu^il ait le dessein de les employer en bains ou 
eu douclies. Il ne faut pas même perdre 'de vue que les eaux 
minérales naturelles ne sont mises en usage que dans une sai-' 
son déterminée , tandis que celles qu'on leur substitue sont 
susceptible d^être employées dans tous les temps de Tannée. 

Quelqu'avancé que soit Tart dHmiter les eaux minérales, et 
malgré tous les avantages que nous venons d'exposer en faveur 
des eaux artificielles > nous croyons qu'on a été un peu trop 
loin , en disant que , dans cette occasion, T^^rt avoit surpassé la^ 
nature ; et en effet , le fluide aériforme qui se trouve dissous 
dans une eau ,. n'est-il pas plus actif, le soufre plus atténué , 
le fer plus pur , le calorique plus intimement comniné ? Toutes 
les substances salines et terreuses qui ont déjà été travaillées 
par la main de Tbomme , ne sauroient être comparées à celles 
que la nature destine dans son immense laboratoire à la cjomr 
position des eaux minérales. D'ailleurs , eu supposant qu'elles 
soient parfaitement semblables entre elles , comment assigner 
k chacune sa place et sa manière d'être ? L'eau elle r même 
qui en est le véhiculç , se trouve-t-elle danç un état aussi ho-, 
mogène , aussi parfait? £n supposant que les résultats de l'a- 
nalyse ne présentent aucune différence , il nous restera tou-^ 
jours à savoir si le travail de l'analyse ne les a point formées , 
comme on dit, de toutes pièces*: si réellement Tacide suUu-. 
riqoe et la soude , par exemple , ne pourroient pas , suivant 
Topinion de Modei, être charriés à part et sans former de 
combinaisons. Enfin , nous ajouterons que, dans presque tous 
les cas , l'ouvrage de la nature a toujours un degré de perfec> 
tion auquel nous ne .pourrons jamais atteindre , quand nous 
y emploierions les mêmes matériaux , et que nous connoî- 
trions parfaitement le procédé d'après lequel elle opère. 

Mais il n'y a presque que les gens aisés qui puissent pro- 
fiter des avantages qu'offrent les eaux minérales naturelles ; 
rhonune d'une fortune médiocre , le pauvre artisan , l'indi- 
gent , ne sauroient en faire usage à leur source , si elles ne se 
trouvent à leur portée ; il n'y a point d'établissement^ point 
d'asile qui leur en facilitent les moyens : en les faisant venir , 
elles perdent quelquefois toutes leurs vertus ; et , à cause de 
l'éloîgnement et des frais de transport , elles reviennent à un 
prix auquel ils ne peuvent atteindre ; souvent d'ailleurs oh a 
Besoin d'avoir des eaux minérales sous la main dans toutes les 
sikisons , parce que les malades sont hors d'état de se rendre 
à la source , où que celle-ci est peu accessible. Tous ces mo-» 
tifs doivent encourager et soutenir le zèle dans le travail pé- 
jkibh et dispendieux qu'ont exigé les recherches et les expé- 



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at^ EAU 

riences B^cèssaires k on pareil dessein , et nom ne saurions 
trop applaudir aux efforts tentés en dernier lieu dans rétablis- 
sement de MM. Thiars et Jorine , k Paris' , formé près de 
voit , pour suppléer les eai» minérales ; c'est im nouveau 
bienfait des sciences pour la société. 

Les eaux minérale» les plus répandues en France sont com- 
prises dans les quatre grandes classes que nous venons dln- 
diquer -y ce sont celles sur les propriétés desquelles les méde- 
cins ont réuni le plus de faits et d'observations. On pourroit, 
selon les cas , augmenter les proportions des principes dont 
elles sont composées, et avoir, par conséquent, des médica- 
mens plu» actifs; etc-'est en cela précisément que les eaux 
mioérâles artificielles méritent ks plus grandes considéra- 
tions.^ 

A l'égard^ deff eaux minérales simples et composées , il c$st 
poi$sibli^ d'en faire de toute espèce en leur donnant une tem^ 
pèratere approximative de celle qu'elles doiveùt avoir natu- 
rellètnéijt. Au reste , ces détails sont bien présentés par Du- 
çhanoy tfans son Traité sur les Eaux Minérales , considérées 
reîâtiveraeni: àdx drfTérens principes qui entrent dans leur 
co np position ,' et à la manière dont on peut les imiter dans 
les différ'entes ciirconstances où la saison et l'éloigneroent ne 
permettent pa^ de s'en procurer ; il seroit à désirer que l'au- 
teur enMoiinât une nouvelle, édition , pour amener cet ou- 
vrage au j^oint de perfection qu'il est très-susceptible d'at- 
teindre. 

Eaux sulfureuses. 

Sutfure de soude , ) 

Muriate de soude ,> de chaque , sm grains. 
Sul^e de chaux , } 
' Eau dé rivière. une pinte. 

onne ici la composition , est 
ouches , les injections , et en 
;urs dans lesquels on emploie 
. il s'agit d'une eau sulfureuse 
ent , on donne avec infiniment 
elle on fait dissoudre une pe- 
sulfuré , au lieu de sulfure de 
la dose de ce gaz, en raison 
donner à l'eau médicamen- 
Ltion peut remplacer les eaux 
irèges , d'Aix-la^Ch^elle , de 
vaius, etc _ 



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\ 



EAU ag 

Eaux fernsgineuses. 

Prenez siolfate de fer. 6 grains. 

SnHure àe elianx. ^ graîps. 

Sulfate de Voude. . 12 grains. 

£aa de ririère i pinte. 

¥aîtes dissoudre. 

Cette ejfl peat remplacer Teaa de Passy ; maïs sa vertu as- 
tnBgeote et trèsi-actiFe £ût qu'elle ne convient que pour cer- 
taînes naïades ; aussi préfère* t-on quelquefois les eaux dans 
lesquelles le fer est tenu en dissolution k 1» faveur du gaz 
acide carbonique. Celles-ci sont préparées en substituant.au 
sulCafte àe 1er une petite quantité de ce métal pur, divisé en 
limaille , macéré dans une eau déjà chargée du gaz indiqué 
ci-dessiK. Il seroit même possible d'imiter par ce procédé les 
eaux de Pyrmont , de Spa , de Selz, de Fougues , eic,, en 
diminuant la quantité de fer, et laissant une surabondance de 
gaz acide carbonique. 

Eaux gazeuses. 
Prenez carbonate de sonde en cristaux. 2 gros. 

Eau de rivière i pinte. • 

Acide nuuriatiqne quantité suffisante. 

Il faut mettre le carbonate de soude dans une bouteille 
delà capacité d^une pinte, remplie d'eau, et dès qu'il y est 
introduit , et avant qu'il soit dissous , y ajouter la quantité 
d'acide muriatique nécessaire pour saturer le carbonate. On 
bouchera promptement la bouteille, afin que le gaz qui se se- 

Îare pendant l'effervescence , puisse se dissoudre dans l'eau. 
>n conçoit qu'il est important de s'être assuré préalable- 
ment , par une expérience positive , de la quantité d'acide 
qu'il faut pour saturer la soude. 

L'eaa dont on vient de donner la composition n'est pas 
Seulement gazeuse, die contient aussi une assez grande quan- 
tité de moriate de soude , pour la rendre fondante , et même 
purgative dans certiins cas ; gnaîs si l'on a besoin d'employer 
de 1 eaa simplen^nt gazeuse comme acidnle , toniqae , etc. , 
on peol Civilement saturer nne quantité donnée d'eau avec 
le gaz acide carbonique retiré d^ marbre on du carbonate 
de diâ^o^., an moyen de l'acide ralfioriqne, par le procédé 
simple connu de tous les chimistes. 

, EauiP salfnes. 
On peut ^aire des eaux salines avec plusieurs espèces de^ 



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3o EAU 

sels, tels que le muriate de soude , le sulfate de soude et le 
sulfate de magnésie. La plus simple se fait avec 

Sulfate de magnésie .^ J^ gro^ 

Eau de rivière. i pinte. 

Cette composition donne une eau amére et purgative , ana- 
logue à Peau des fontaines d'Epsom et de Sedtitz. Maïs ii est 
d^autres combinaisons salines moins actives , et dont Teffet , 
quoique plus lent , n'en est pas moins utile dans beaucoup de 
cas ; telles sont les eaux thermales de Yichy , de Bonrbonne- 
les-Bains, de Balaruc, celles de Plombières, de Lureuil, ^i^, 
qui peuvent être facilement remplacées par un mélange de 
matières salines , dans les proportions relatives suivant l'in • 
dication qu'on veut remplir. Parmi ces eaux , celles de Ba- 
laruc et de Bourbonne contiennent^ une assez forte dose de 
muriate de soude y et même du sulfate et du muriate de 
chaux y et sont par conséquent plus fondantes. Celles de 
Plombières et de Luxeuil, au contraire, n'ont que peu de prin- 
cipes salinSf et sont beaucoup moins actives, prises intérieur 
rement ; mais elles sont très~utiles en bains et en douches , 
à cause de la grande quantité de calorique qu'elles contien- 
tient. - 

Il en est des eaux minérales comme des autres médica-* 
'mens; il faut, si on veut compter sur leur efficacité, saisir le 
moment opportun de les employer dans les doses convena- 
bles et avec les précautions ^u elles exigent , soit avant , 
soit pendant, soit après leur administration; car si elles n'ap- 
portent pas toujours d'altération sensible à la santé de ceux 
qui en boivent ou indiscrètement ou sans nécessité , elles sont 
au moins dans le cas de manquer leur effet, lorsque , deve- 
nues, nécessaires , on ne met pas en pratique les moyens qui 
peuvent en assurer le succès. Le meilleur et le plus puissant 
de tous est sans contredit d'aller boire les eaux à la source , 
où elles n'ont rien perdu de leur température , de leurs prin- 
cipes et de leur activité , et où l'on peut espérer de trouver 
les conseils de l'expérience. Mais il arrive souvent que le ré- 
gime qu'on prescrit aux malades ^ loin de favoriser la réussite 
des eaux , rend souvent nul , et quelquefois préjudiciable , un 
secours que la nature semble avoir principalement destiné au 
soulagement de l'humanité. C'est donc aux gens dé l'art de 
s'informer de la manière habituelle de vivre , afin de régler 
en conséquence celle qui devra être suivie pendant l'usage 
des eaux. 

Plusieurs médecins, dominés par une routine aveugle, font 
subir à tous les malades indistinctement la même prépara- 
tion , quoique la différence des constitutions et des ^ectic^ 



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EAU 3. 

admette hesLVicofxp de modifications. La plupart sont dans Tha- 
bitade , par exemple , de faire toujours précéder Tosage des 
eaux par une purgatlon ; mais cette pratique est loin d^étre 
fondée en. principes : combien de fois la santé nVt--elle pas 
été dérangée pendant quelque temps pour une médecine pré- 
tendue de précaution , dont reflet a mis ensuite le sujet dans 
rimpnîssance de retirer des eaux minérales les avantages cer- 
tains qu'il pouvoit en espérer ! 

On conirient assez généralement qu'il ne faut conunencer 
Tusage des eaux que par un verre ou trois au plus ; par ce 
moyen, on essaye les forces ou les dispositions du malade, et 
on connoît bientôt , sans courir aucun danger , si elles lui 
conviennent ; dans ce cas , on les augmente successivement 
d^un à deux et trois verres pour chaque jour. Si^ le malade 
est épuisé par la maladie ou par les remèdes qu'on lui a ad- 
ministrés , et qu il soit frêle et débile , il est utile alors de la 
couper ; si au contraire, il est bien constitué et vigoureux, il 
faut élever la dose beaucoup plus haut : on peut même aller 
jusqu'à la quantité de trois pintes dans Tespace d'une heure 
et demie ou deux dans la matinée. 

Mais quelle que soit la dose prescrite en raison de la mala- 
die et de la constitution de Tindividu , il est de Ja prudence 
d'aller à tâtons , ayant soin de ne boire la deuxième ou iroi^ 
ftlème pinte qu'après plusieurs jours de l'usage des eaux , et 
chaque jour , la deuxième dose ne doit être prise qu'autant 
que la première est bien passée ; ainsi de swie. Pendant ce 
temps, il n'y aura rien de mieux à faire qu'à prendre mode-* 
rément de l'exercice , et à se promener, en évitant les intem- 
péries , et surtout de s'exposer trop brusquement au chaud , 
au froid et à l'humidité. 

Malgré ces précautions , il arrive quelquefois que les eaut 
les mieux indiquées opèrent une sorte de révolution dans l'éco- 
nomie animale , et qu'il survient à la suite de leur usage quel- 
ques accès de fièvre ; il ne faut pas s'en effrayer. Pour régler 
sa conduite à ce sujet , on doit observer que certaines eaux 
thermales , surtout les sulfureuses et les salines , qu^n pres- 
crit ordinairement pour détruire des maladies caractérisées 
par la foiblesse , ou par des engorgemens dans les viscères , 
ne peuvent produire les effets salutaires , qu'en augmentant 
la force de la circulation et excitant dans les organes des sé- 
crétions forcées , ce qui ne peut guère aVoir lieu sans être 
accompagné de mouvement fébrile ; mais cette fièvre , lors- 
qu'elle est modérée , est un des grands moyens dont la mé- 
dechae sait tirer parti dans les maladies chroniques^ on doit 
doDCf 4ans ce cas , recourir aux conseils du médecin, et , en 
attendant 9 interrompre l'usage des eaux jusqu'au retour de U 



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3a EAU 

santé, sauf il les reprendre ensuite arec la même confiance 
qu* auparavant. 

Un des moyens les pkis efficaces pour seconder et assurer 
les bons effets qa'(m doit attende de' l'administration des 
eaux minérales , c'est d^obsenrer un régime convenabie ]pen- 
dant leur usage ^ et d'éviter les excès en tout genre. 

Dans un mémoire publié, il y a 34. ans, sur les eaux miné-^ 
raies de Bourbon-l'Archambauit, de Vicby et du Mont-d'Or, 
Brieude discute avec beaucoup de sagacité une question dié- 
tétique très*importante , savon* si Ton doit permettre les vé* 
gétaux et les fniits aux malades , ou les tenir à une nourri^ 
lure purement animale , couMne on le fait à plusieurs sources 
fninérales : ce médecin conseftte d'adopter le régime mixte ; 
les raisons sur lesquelles il se fonde , sont que les végétaux 
«ont des alimens t^ès-sains,; que dans bien des cas ils nous 
présentent des remèdes salutaires : que l'habitude de les asso^ 
cîer à nos alimens en santé , doit être respectée en maladie ; 
que d'ailleurs mie nourriture formée du mélange des ani- 
mai» et des végétaux à laquelle on est accoiM:umé dès l'en- 
fance, doit mieux convenir à l'estomac , et être de plus facile 
digestion qu'une nourriture entièrement anûnale. Cet ou- 
vrage renfecme d'autres préceptes très-utiles sur l'adminis- 
tration des ewax. minérales ; ib sont le fruit d'une expérience 
de plusieurs années passées auprès ée$ principales sources 
des parties méridionales de la France. 

Un préjugé malheureusement trop accrédité depuis long- 
temps , c'est d'interdire le laitage à ceux qui font usage des 
eaux minérale» ; sans doute il y a bien des états de maladie 
où ce liquide ne confient pas ; maif combien d'observations 
prouvent aussi que les malades le réclament comme par ins^ 
tinct contre Tignorance ou l'esprit du système qui s'obstine à 
leur prescrire une autre boisson pour laquelle ils ont une 
aversion décidée ( Le prétexte pour lequel on défend le lait, 
est la coagulation qu'il doit éprouver par l'effet deà eaux. 
Mais cette coagulation n'a-t-elie pas lieu dans l'estomac en 
toute cîAonstance ? L'usage des eaux acidulés ou salines ne 
fait donc que l'i^célérer plus ou moins^; et en cela il peut 
faciliter souvent la digestion du lait. Yenel connoissoit une 
fenmie qui ne supportoit aucune espèce de lait , sans •l'asso^ 
cier en même temps à un acide végétal ; et on sait que dans 
rinde et en Italie , on le mêle avec parties égales de vin ou 
de suc de limon pcyir aider k le faire passer : de pareils faits 
sont assez fbéquens dans la pratique médicale. 
: L'observance d'un régime- alimentaire analogue à l'état de 
maladie , n'est pas la seule précaution nécessaire pendsuit l'u- 
fige des eaux minérales ; Û faut encore, y joindre celles qui 



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EAU 33 

concernent les autres points dé Thyglène , tels <ftie la boisson ^ 
les effets de Tair , le mouvement et le repos ^ le sommeil et 
la veille , les passions ou affections de Tâme f enfin les ma-* 
tières qui doivent être chassées du corps , et celles qui doi* 
vent y être retenues, (parm.) . . 

£AU. Comme Ton croyoit aiutrefois que les diânians et 
les perles étoient formés d'eau , Ton disoit que ces substan^ 
ces avoient ime belle eau ^ ou une eau trouble. Cette expres- 
sion est encore en usage chez les joailliers , qui Font même 
étendue àréclat plus ou moins pur des pierres précieuses ^(luc.) 

EAU DE MANTES. Liqueur ipiritueuse que les habitans 
de la Martinique préparent av«c le boi^ àxLpetk baume ^ qui- 
est le croion haUandfère. V* à l'article Crotojn. (d.) 

EAU DE RASE. C'est ThuUe essentielle, retirée par la 
distillation de la résine àupia; cette huile est en usage datis 
la peinture. V. Pin. (s.) 

EAU rORTÉ. C'est le nom qu'on donne 4 l'acide nitri- 
que impur du commerce. F. Acin£ nitrique, (luc.) 

EAU-DE-YIE* Produit de la distillation du vin , conte- 
nant de l'alcohol et de l'eau, auquel on a attribué des pro-- 
prîétés merveilleuses, d'où lui est venu son nom , et qui en. 
possède de si nuisibles. F. Algohol et Vin* (luc.) 

EAU REGALE. On donne ce nom à un mélange d'acide 
nitrique et d'acide muriatiquç ou hydrochlorique , qui a la 
propriété de dissoudre l'or. On la prépare , soit en unissant 
directement ces deux acides , soit en faisait dissoudre du 
mnriate de soude oç^ d'ammoniaque dans l'acide nitrique ; ou 
bien encore en dissolvant du nitrate de^. potasse ou salpêtre, 
dans r acide. muriatique. (LUC.) > 

EAUX CÉMENT ATOIRES. Ea^ qui contiennent du 
sulfate de cuivre en dissolution. V. Cuivre pyriteux. (luc.) 

EAUX FERRUGINEUSES ou »IARTIALES. Voyez 
plas haut , pag. 29. (luc.) 

EAUX GAZEUSES. Onnomine ainsi celles qui tien^ 
nent en dissolution divers fluides élastiques, tt notamment 
de l'acide carbonique et du g^^ hyd^^g^ne sulfuré , ce qui est 



s 



iant neçonpu que les eaux gazeuses 
de rÔipe , laissent dég^er une 
[az azote, (luc) j 

S pu SULFUREUSES. T. plus 

S. On donne ce nom aux eaux mi^ 
^squelles on prend des* bains, quoi^ 
e en boisson. Il y en a beaucoup 
n particulier les eaux de Barège ^ 



X. 



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U E B É 

celles du 'Mont-Dor^d^Aix-ta^Chapelle, fie Ltixeuil, d'Aîx 
e0 Saroia , de Leusch en Valais , si remarquables par leur 
position'; de. Spa , de Batob, de Carisbad , etc. (Luc.) 
. E-AVA. C'est, ^Otaïti^ le nom d'une espèce de Poivre 
(^PîperreAexum^. (l-N.) 

EBA'T.Prcmienep les cbîeils, est, en ter Aie de vénerie, 
les mener à ïébat (s.) 

ëBëNACÉES, GufaeoM, Ju^s. Famille dé plantes 
dont les. caractères sont : calice monopbylte , divisé à son 
sommet; corolle monopëtiley régulière, lobée ou profon- 
dément divisée , inséï'ée à.labase ou au sommet du calice \ 
étamines épif^t^es , tantôt eu nombre déterminé , égal à 
celui des diviidoas de hi corolle du double, tantôt en nom-' 
bre indéterminé , à filamens «ouveht monadelpbes ou polya- 
delpbes à leur base; ovaire simple, et ordinairement supé- 
rieur ; style presque toujours simple et: unique ; stigmate 
siinple où divisé. Le fruit, raréfùent inférieur, est une cap- 
sule ou plus souvent «ne baie muitiioculaire , à loges mono- ' 
spermes, à, graines altacbées au sommet àei loges ; le péri- 
sperme xharnu ; Tembyron droit ; les cotylédons planes ; la 
radicule supérieure ou mférieure. 

Les plantes de cette famille sont toutes exotiques , à une 
espèce près. Leur tige frutescente ou ^arborescente , pousse 
urt grand nombre de rameaux ; leurs feuilles toujours sim- 
}^ les et alternes^ sortent de bourgeons coniques , ordiiiaire— 
ment couverts 'd'écaillés ; leurs fleurs, qui paroissent avant' 
les feuilles dans quelques genres , sont en général axillàires, 
et presque toujours bermépbrodites. 

Venlenat, de qui on a emprutit.é ces expressions, rap- 
porte à cette fomHle , qui est la première de la neuvième 
classe de son Tableau du Règne oégétal^ et dont les caractères 
^mit âgurés pi. Il , n.<^ 3* du même ouvrage , six genres sous 
deux divisions : ,•/'.'■ 

' < lia première a les'étamiînes'en nombre déterminé; Savoir : 

PlAQUEMINIER , ROYÈNE, AÙBOUFIER, MALfalE.* ' * 

''La:secoilde'a[ les étamrîiiès'en nonibre îùdétérîtiiné: la' 

C AMÉLIE et le Symploque. : ' . 

'-' Jdssiè^ y réunit , dè'plus, lès genres AïîtHOLoMA, Maba,^ 

MocAî^HB^'EftE'NOXYLï:, PaUALA et LABAtA* (b.) 

EBENASTER. Rumpbius,^m^. 3, t. 6, tfôjâmè ainsi un 
iirbïeV[UÎ cfok -dans l'Inde , et qui pafott éfré un de ceux 
qui donnent I'Ebène noire. C'est le diospyro^ d^ciiiastery Rétz. 
Cenbm^ qui signifie Ebénier sàikdge iStrtoiik d<?sigrier an- 
cienneitiént le Taux Ébét^ier ou CvTisE' des AtPÉs. (IN.) 

EBENBAUM, EIFE, EIÈ. Noms àéVlr(jt(^xus baçcata\ 
en Allemafgne. (tw.) 



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E B E 35 

EBÈNE. On nomme aînsî , dans le comn^ei'cc , rlîffé- 
teuien sortes de bois qui sont pr'opres , pai* leur compacité et 
leur dureté , à recevoir un beau poli. Ils vieiinent ^n géné-^ 
rai de l'Iiide. On en distingué trois sortes priDcipaleâ : la 
noire , qui provient du Plaqueminier ÉBÈ^;E, du Plaquemï- 
NIER À BILLES, de l'EfiÉNOXYLE et du MaôOLO; la verte; 
qui estfèurriië par la BidîiON*E À ébètse. Quant à la rouge ^ ort 
né connolt pas positiVërtient son origine; mais bn peut soup- 
çonner quelle la tire dû tanionus de Rumphiiis , arbre doni 
le bois est d'un rouge btun et très-dur. 

Véèène de Crète ^ de Lii^nsum ^ est un AtïTHYLLIDE; Véôène 
des Alpes , un Cytise;; et F^^tf de Phik'enetj un Aspalath. 
On imite fort bien Ic's ébènes en colorant des bois dtirs, 
principalement celui '()u Poirier. (B.). 

ÉBÈNE DE LA JAMAÏQUE. È 
dont les feuilles ressemblent à celles du 
dans les îles. Plukenet . ( Pf^yio^. t. 8d , ) 
jamdîcensîs , et Plumier sp^rtîum. Sloà 
Vaspalatkus ; Linnueqs , à ce dernier gen 
rorarpus (^ainsl que M^irray). Brown, Jam.\ 
hrya^ que Swartz et .WUldenOiw réunisse 
même botaniste, (ln.) 
ÉBÈNE FOSSILE. V. Lignite et JayÉt; (ln.) , ^ 
ÉBÈNE JAUNE. Çest^uoe espèce de BigÎ^oi^^ , -fe/^^ 
nia Itucoocylon. (ln.) , . , i , j 

EBÈNE VERTE DE GEYLAN. Espèce d^,Pi.AQUE^ 
HlNIER ( Mospyros ebenumy On.y^omme alïsçi Eb^W v^rtb 
le Bignonia leucoxylon. (lîI.) 

ÉBÉNfERDE MONTAGNE; Ç'esf^en Amériiiùe^ 
le- BaithMa acumhata f 'h. (iMS) i . ■ 

ÉBÉNIER D'ORIENT. C*est le LsBBEœ/ e^èee du 
genre mùnosa\ Linn., rap'porttfe par AVilldenovir âife Acacies 
( acacia lehheck ). (LN.) . 

EBENITrS de Dîôscbrîdie; Suivant Adanàon , ce seroit 
le polium , espèce de GérmaKDR^Ée* ( teucrium polîïtm , L. ). 

' • ' (LTÏ.) ' 

EBÈmOXYLE, Eèenoxylunï.iyranaà artre de la CdibHin- 
cblne , à feuilles éparsies ; pétîblëes, lancéolées, très-entiè- 
res, glabres, luisantes, petites, dures et planes, à fleurs^ 
Jblaiiphes portées sur des pédoncules rameux, terrhinaux, 
qui, selon Loureiro , forme Un genre 43ns la monoécie trian- 
drie et dans la famille des ébénacées. ' 

Ce genre offre pour caractères : uiic corolle de troîspétalcs 
allongés , aigus , recourbés ; point de calice; trois étamînos 
dans les fleurs mâles » un ovaire supérieur à style'tourt , en- 



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36 E B O 

toaré d'an nectaire t en étoile ^ dans les flenrs femelles; ûbus 
baie d'an rouge jaune j orale 9 on peu aiguë j glabre , linilo^ 
jculaire et trisperme. 

Le bois de cet arbre est pesant , solide, égal, blanc, et 
son cœur est trèsHQoir. C'est, suivant Loureiro, la véritable 
ébène noire , ou mieux une des espèces d'ébène qu'on trouve 
dans le commerce. Ily a, à la Cochinchineméme, plusieurs 
arbres qui fournissent de l'ébène ; et parmi eux se trouve le 
Plaqueminier ÉBÈNE, qu'on avoit cru le fournir seul. 

On fait avec le bois de Tébénoxyle, de petits ouvrages fort 
agréables, qu'on embellit d'ivoire et de nacre de pêne. On 
regarde ;$a décoction comme atténuante , diaphorétique , et 
on l'emploie dans les rhumatismes et les douleurà vagues. 

Jussieu croit que ce genre peut être réuni aux Plaquemi- 
m£RS.D'autresbotanîstespensentqu'ildoitrétreauxMABA.(B.) 

EBENREIS , EBREIS. Noms allemands de I'Aurone 
( arlemisia ahrotanum , L. ). (lN.) 

EBENUS , Pline , Ebenum , Virgile. C'est le bois S ébène 
noire produit par divers arbres qui croissent dans l'Inde , et 
qui appartiennent aux Plaqueminiers ( diospyros ebenasler^ 
melanoxylon et ebenum ), et à Vebenoccylwn de Loureiro , genre 
qui est le même que le ferreda de Roxburgh. Le mot ebenus 
ou ebenum^ se trouve dans les langues les plus anciennes, 
avec la terminaison propre à chacune de ces langues , et dé- 
signant toujours Vébène noire ; par exemple , il existe dans les 
languesçhaldéenne, hébraïque, arabe, grecque, latine, éic.U 
^st probable que primitivement c'étoitle noni de ce bois dans 
le pays même où il croissoit. Cet ebenu&xï^A rien de commun 
avec les arbrisseaux nommés ainsi depuis, et qui croissent en 
Orient ou en .^nérique. Linnaeus avoit nommé ebenus^ un 
genre de la famme des légumineuses , adopté par quel^^ 
naturalistes , mais -qui, suivant d'autres, doit être suppri3|ié. 
Adanson T avoit déjà réuni au barba-joçis de Toumefort 
en lui conservant son nom ; mais depuis l'un et l'autre ont 
été rapportés, par Lamarck et Jussieu, SiVOLanthylUdes; réunion 
adoptée par Willdenow. On trouve néanmoins une espèce 
de ce genre ebenus placée dans les Lebbegkies. V. Ebène et 
Ebène be la Jamaïque, (ln.) 

EBERKRAUT. Nom donné aux Émlobes , en Aile-, 
magne, (ln.) 

EBERRAUT. V. Ebenreis. (ln.) 

EBERSCHE, EBSCHE. C'est, en Allemagne , le Sor- 
bier DES OISEAUX {sorbus oucupaHa^ L. ). (ln.) 

EBERWURZ. Nom allemand des Carlikes et du cor- 
ihamus corymbosus. (ln.) 

EBONI. r. Aij)ine; (b.) 



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EGA 37 

EBOU. Nomlangaedocien de rHiiBLE(«am^«ni5«^ii/if5). 

(LN.) 

EBOURGEONNEAU,EBOURGEONNEUR. 

Noms vulgaires du bowreml dans melqaes cantons de la 
France , et dans d'autres^ da ^^-^c. L*éboiirgeonneau, sni- 
vant M. Saleme^ estie/^inMii d'Ardenms. Ces dénominations 
viennent de l'habitude de couper les bourceons des arbres , 
commune à ces trois espèces d'oiseaux. F. leurs articles. (&) 

EBREIS. V. Ebenreis. (ln.) 

EBRISCHf EBRITTEN. r.EBEîOŒis. (ln.) 

EBRUN. On donne ce nom , en Bourgogne , au Seigle et 
au Froment ergoté. F. ces mou. (b.) 

EBSCHE. F Ebebsche. (ln.) 

EBULUS de Pline. C'est I'Hiêble, plante herbacée du 
genre des sureaux; ce nom lui est encore conservé ( jorniS'u* 
eus ebubis , L. ). (LN.) 

EBUR. Nom latin de I'Ivoire. F. Dents , Ivoire , Elé- 
phant, Morse, etc. (desm.) 

EBURNE , Ebuma. Genre de coquilles établi par La- 
marck, et qui a pour caractères : coquille ovale ou allongée, 
lisse, à bord droit très-entier, à ouverture oblongue, ^chancrée 
inférieurement , à columelle ombiliquée y subcanaliculée à sa 
base. 

Ce genre co.mprend quelques coquilles du genre buccin de 
Linnaeus, et a pour type le buccînum glabratum de cet auteur y 
qui est appelé vulgairement Vwoire , F. au mot Buccin, (b.) 

ECACOALT. Nom mexicain du Crotale boiquir A. (b,) 

EC AILLAIRE. Synonyme de Squamaire. (b.) 

ECAILLE. C'est ordinairement une plaque de matière 
dure , qui revêt la surface du corps de plusieurs espèces d'ani^ 
maux. Leur nature est quelquefois osseuse , quelquefois cor- 
née, ou d'une substance qui en est voisine. On pourroit dire , 
dans quelques cas , que ce sont des poils très-aplatis. 

Parmi les mammifères ou vivipares, lesf^aiagins et les poik- 
golins sont couverts d'écaillés superposées , dont la forme est 
assez analogue à celle des écailles des têtes d'artichaut; elles 
sont tranchantes et un peu pointues. Les écailles des tatous 
adhèrent à la peau dans toute leur étendue , et sont rangées 
dans un ordre régulier , comme des compartimens de mosaï* 
que. On voit aussi des lames écailleuses sur la queue des rats , 
du castor , des sarigues , des sapajous ; elles sont analogues à 
celles qui revêtent les pattes des oiseaux. On trouve sur des 
petites ailes ou moignons des manchots ( apienoéfytes ) des plu- 
mes fort courtes, dont les barbes^ collées sur Vépiderme , rea<« 
semblent à des écailljes. 



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38 EGA 

Les tortues ont des écaillés d'iine .matière comëe. Dans le 
caret elles sont superposées corame les tuiles d'un toit*^ mais 
elles tiennent à la carapace osseuse de ces khimaux', dans les/ 
autres espèces. La tortue luth, est plutôt couverte d^un cuir 
solide que d'écaillés. Les tortue^ géométrique, grecque, bour- 
bieuse, ete , -ont leur carapace coarerte d^écaiiies rangées en 
pompartimens-; chacune de celles-ci est bombée et d'une fi- 
gure régidière , souvent ornée agréablement de raies de dl^ 
verses couleurs. Les tortues caret e^t caouamie^ produisent cette 
belle matière cornée , ^u'on nomme écaille par excellence ; 
on la ramollit au feu potlrla trsfaiiler ^ et l'on peut la fondre 
comme la corne, dans Teda* bouillante. On en fait de fort 
jolies boîtes , des peignes, des manches de couteau, eicx 
' ' Il parôît <|ue les écailles des crocodiles et celles des lézards 
sont à peu près de même nature ,que celles des tatous ; leur 
disposition sur le corps est ordinairement en rangées ou 
Jitandes, soit circulaires , soit longitudinales. Chez pliisieurs 
serpens elles srf recouvrent comme des toiles, sur leur dos ; 
mais elles sont en demi-anneau sur Jeur ventre. Les serpens 
venimeux ont les écailles du dos en arête aigtie. Les écailles 
des poissons ressemblent à des ongles ;, leur milieu est plus 
épais que leurs bords , car elles croissent par ce milieu à la 
manière des os qui, comme le frontal ou les pariétaux, ont 
des centres d'ossification. La partie de ces écailjes de pois- 
sons qui n'est pas recouverte, est colorée d'une teinte métal- 
lique. Les anguilles ont des écailles si fines, qu on ne les 
aperçoit presque pas. 

Dans les poissons sclérodermes ou à peau dure , tels que 
les coffres ( Ostracion ) , les plaques étailleusçs sont des es- 
pèces d'écussons adhérens à la peau en éoifi^partimens. Celles 
de Testurgeon portent une points conique à letir milieu ; dans 
la raie bouclée, ces pointes sont recourbées en crochets 
comme les épines du rosier. Elles sont longues dans les 
diodons ou les hérissons de mer. Les roussettes, le rémora , 
. ont la peau garnie de tubercules rodes et serrés , mais non 
écailieux. 

La poussière brillante des ailes des papillons, estaussicom^ 
posée de petites écailles. 

Enfin , on nomme écailles les> j[>ellicules qui renfermient 
les bourgeons des arbres,et qui les préservent du froid ; -aussi 
ne se trouvent-elles que dans les arbres du Nord, car ceux 
du Midi n'en ont pas besoin. Telle est la prévoyance de la 
nature. 

L'écaillé dont on se sert dans les arts, est tirée des tortues 
carets^ qui ^e trouvent dïins les mers d'Asie et d'Afrique. 
Celle qu'on prend sur la çaouanne est moins belle et rnoin^ 



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EGA 39 

estimée. L^écdtlle a trois couleiirs, qui sont labloxiS,' lebniq 
et le noirâtre ; quelquefois elle est jaspée d'un brun minime ; 
sa demi-irapsparence est agréabk , maïs elle se casse faci- 
lement; au reste, on peut la spu^^r sans agent intermédiaire. 
La chaleur la fait crisper. On la redresse en la ramollissant 
dans Feau bouillante , et la mettant ensuite à la presse. On 
peut aussi la mouler lorsqu'elle est encore moUe , et en la 
pressant contre le moule de bois dur dont on reut lui fa^re 
prendre la forme. 

Pour souder T écaille , on eataille les deux pièces qu'on 
Feut réunir , en talus ; on les joint, on les entoure de papier 
épais; ensuite , avec des pinces chaufifées , on presse l'endroit 
où les deux pièces sont assemblées , jusqu^à ce qu'on sente 
Técaille s^an^oUir. On emploie auss^ l'eau bouillante pour le 
même objet. 

On colore , si l'op veut , réçaille fondue ou non fondue^, 
par le moyeu des dissolutions métalliques ; ainsi le nitrate 
de mercure pu celui 4'arg(ent » donne des tachés bnmès ou 
fauves agréables, 

La corne peut se teindre et se colorer de manière à imiter 
Fécaille ; mais elle n^'a ni s^ finesse ni sa transparence. Je^ 
crois qu'on pourrpit composer une écaille factiqe , avec de la 
corne fipe qfie l'on cploreroit; car c'est à peu près la même 
matière que celle de l'éc^ille. (viREY.) 

ECAILLE. Espèce de coquille du genre patelle , qui a la 
couleur de l'écailie, surtout lorsqu'éfle est polie. C'est le 
PaUUa testudinaria , L. (ln.) 

ECAILLE ou GRANDE ECAILtEi Oh donnp ce nom 
à un Chétodon, à un Labre, à un Pleuronecte , et pftut- 
être à I'Esocî; cayman. (b.) 

ECAILLE DE MER. C'est un des noms vulgaires des 
Pateixbs* (n£SM.) , ' 

ECAILLE MARTE. C'est le nom d'un lépidoptère noc- 
turne , du genre Arctie ( Bomîfyx caja , Fabr. ). (nÉSM.) • 

ECAILLES (^ botanique)^ Squamœ, Productions minces V 
sèches , coriaces , quelquefois coloriées , qui forment /dé- 
fendent , ou recouvrent certaines parties deîs plantes, (d.) 

EC AILLEUX. Poisson du genre Squale, (b.) . 

ECAILLEUK VIOLET. C'est le nom clonné par Geof- 
froy au }lkTm^TOi^vhVi^^Ev%^MeIonibafqvt)wfia de Fabricius. 
K HÔÇLIE. (l.) .^ 

ECARDONNEUX. On wommc «imi te Ghaudoot^rpt, 
eu Picardfe. (s-) ..i V 



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io E C H 

ECARLATE DE GRAINE. C'est le Kermès du chénc. 

(B.) 

ECASTAPHTLLE^ EcastaphyUnm. Genre ëtabU aiu^dé* 
pens âesDAiiBERGES, et renfermant qoatré espèces. 

Ses caractères consistent en un calice campanule , à deux 
lèvres ; la supérieure émarginée , et Finfériçure trifide ; la 
gousse presque ronde , ne ^'ouvrant point , et ne renfermant 
qu'une semence, (b.) 

EC ATOTOTL ou EGATOTOTOLT. Nom meidcaîn 

du H AELE HUPnS DE VlRGmiE. (V.) 

ECAUDATI. Nom latin donné par M. DumérU à la fa- 
mille quUl compose des batraciens sans queue, ou Anoures. 

(desm.) 

ECBOLIUM. Nom donné par Rivin à VAdhatoda des ha- 
bilans de Itle de Ceylan , qui est une espèce de Carman- 
TINE (^Justkia adhaloda^ L. ). Linnaeus a transporté ensuite ce 
nom à'Ecbolium à une autre espèce du même genre (^J, et> 
hoUum^ L, )f laquelle est le Curim-rcurini des Malabares. On}a 
trouve également à Ceylan. (i<N.) 

ECCREMOC ARPJS , Eccremocarpus. (ienre de plantçs 
de la didynamie angiospermie , et de la famille des BiGNO- 
KES , fort voisin des Stérocarpes , dont les caractères con« 
sistent en ui^ calice tubuleux, à (quatre ou cinq angles, à quatre 
^ ou cinq divisions presque égales; une corolle tubuleuse , 
irrégulière, rétrécie inférieurement et supérieurement , 
divisée en cinci découpures , dont les deux supérieures sont 
plus courtes et plus aiguës ; quatre étamine$ , dopt deyx 
plus courtes ; \m ovaire ovale , à style subulé , et à stig- 
mates bilobés ; une capsule oblongue , pédicellée , unîloca- 
laire et bivalve , renfermant un grand nombre de semen- 
ces lenticulaires , imbriquées , membraneuses en leurs 
bords. 

Ce genre renferme trois espèces qui croisent au Péron.(B.) 

ECHALOINE , Ascaloigne. Vieux noms français de 
rEcHALOTTE. V. ce mot. (ln.) 

ECHAliOTTE ( JUmm ascalomcum , L. )• Espèce d'o. 
gnon. EcuALOTjE d^EsP-AGNE , c'est U roç^o^bole , autre es- 
pèce d'ognon. F. Qgnon. (ln.) 

ECHARA. V. EscARE. (B.) 

ECHARDE.Nonà vulgaire du Ga^temstée ép^oçhe. 

(B.) 

ECHARDON. Nom des fruits de la Macre. (b.) 
ECHARPE ou BANDOUUïyRE. Poisson du genr« 
CsÉTOiK>i!^. ( K «et article. > (Bp5tt.) 

EGHASSE, Himantopm^Yitûl', Charaârim , liatb. Genre 



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E C H 4i 

de Tordre des Échassiers et de la famille des iEciALiTES. 
V. ces mots. Caractères : bec grêle, plos long que la tète, 
cylindrique , on peu fléchi dans le milieu , pointu ; mandi- 
bule supérieure à moitié sillonnée; narines linéaires, situées 
dans une rainure; langue courte, grêle, acnininée; tarses 
très-minces, fort lones, fleidUes, comprimés latéralement ; 
trois doigts étroits, allongés, aplatb en dessous, réunis à la 
base par une membrane, et dirigés en devant; pouce nul; la 
première rémige la plus longue de toutes. 

Les échasses se tiennent dans les marais maritimes , sur 
les rivages et sur le bord de la mer. Quoiqu'elles semblent, 
par Texcessive longueur de leurs fambes , devoir courir avec 
célérité , il en est tout autrement ; elles les ont d'une telle 
foîblesse que Pline les a comparées à un cordon , en appli- 
quant à Toiseau le nom d'htnuniiapus. Leur marche ^t lente 
et pénible ; elles sont forcées, pour s'avancer , de se tenir à 
moitié courbées. Leurs doigts aussi plats en dessous que ceux 
des oiseaux nageurs, et T étendue de la membrane qui unit le 
doigt extérieur à celui du milieu , est un fbdice certain qu'ils 
n'habitent que les terrains humides. Leur queue, très-courte, 
ne peut leur servir de gouvernail lorsqu'elles volent; 
mais elle est reihplacée, pour cette fonction, par leurs 
pieàs tendus et roidis en arrière; Elles vivent de mouches 
qui voltigent près d'elles, et de vermisseaux qu'elles saisissent 
dans la vase , à l'aide de leur long cou et de la courimre de 
leur corps et de leurs pieds. Ces oiseaux sont monogames, et - 
nichent dans les lieux sablonneux. La ponte se compose de 
cinq ou six asab; les petits quittent le nid peu de temps après 
leur naissance et prennent d'eux-mêmes la nourriture que leur 
indiquent le père et la mère. On connott aujourd'hui quatre 
espèces , dont Tune habite l'ancien continent et les trob autres 
se trouvent en Amérique. 

L'ÉCHASSE DE CaYENNB. F. ÉcHASSE A COU BLANC ET NOIR. 

L'ÉcHASSE A cou BhKJiU:^ Himoniopus alèicoUts^YieïU.; Cha-- 
raârim Huardopus^ Lath. , pi. D. ai, fig. i de ce Diction- 
naire , est répandue sur la plus grande partie du globe ; mais 
partout elle est rare : son corps est à peine aussi gros que 
celui àuplwier doré; mais sa longueur, depuis le bout du bec, 

Î'nsqu'à celui de la queue , est de quatorze pouces i, et jusqu'à 
'extrémité des doigts ; elle a la partie antérieure de la tête, 
ia gorge , le cou, la partie inférieure du dos, le croupion , 
lat poitrine , le veqtre , le haut des jambes, les couvertures 
du dessous* àe la queue, d'un beau blanc; celles de dessus et 
les pennes , à l'exception de la plus extérieure de chaque 
c6té , d'un gris clair ; te reste du plumage d'un noir lustré de 
T«tf Je bec ooî^ y ^^^ rouge, ainsi que la |rarlie nUe de la 



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i^ ECH 

jambe et les pieds ; les ongles noirâtres. La femelle diffère 
du mâle par une taille plus petite ^ et fen ce, que le blanc eaj^ 
moins pur sur le pou, et que le noir est ren^bruni. Le jeune 
a les plumes du manteau et du dessus de Tiaîle brunes et bor- 
dées de blanchâtre ; celles du sommet de la tête , de Tocci-r 
put et de la nuque d^un cendrértooîrâ^trejet frai|g<ées de blana 
«aie ; leurs pieds sont orangé% ^' 

L^ÉcHASSE À cou BLAKC ET NOJR , Hmaniopus tugricollis V 
Vieiil. , se trouve dans TÂmédqpi^ septentrionale et i 
Cayenne. £Ue a treize pouces delongueiiretdix-huitetdemi 
jusqu^au bout des doigts; le bec long de trepte lignes; lé fironl 
est blanc ainsi qu'une tache en arrière de TceiU 1^ g^^^ 9 l^t 
c^tés et le devant du. cou, la ppitriiict etjies pannes posté- 
rieures sont de la même couleur; le res^çt du plumase %s| 
noir; mais cette teinté se rembrunit sur le dos, sur les plumer 
scapulaires et. les couvertures supérieures des aiks; celles 
de la queue et les pennes sont d'un gri^ clair ; les pieds sont 
rouges , le bec noir et long de deux pouc/es et demi, 
L'ËcHÂSSE BU Mexique. V. ëchasse a. queue b^a?9cr6, 

L'ECHASSE A QUEfJE BLAI9GHE, Himant^pMs leucui^, WéHL 
Cet oiseau diffère de Véchc^sse d^Ëurope ^ par un peu plus dç 
grosseur, par trois pouces de plus de longueur et de.hiiuieur; 
ses ailes sont, en dessus et en dessous , variées de noir et de 
blanc; sa queue est toute blanche , et ses pieds ^Qnt rougeâ- 
tres. Femandez Pappelle comaUecaU» Op nef le voit ^u I^xir 
* que que pendant Thiver. . j • . 

L'EcH ASSE A QUEUE KOiRE , HinuuUopus meh^ivriis^ Yieill. ^ 
se- trouve au Paraguay ; elle n'est point, comme iV a pensé 
Sonnini , la même que celle du Mexique , qui a la queue 
blanche , tandis qu'elle Fa noire; ydiffér^ce suffisapte pour 
les séparer : les côtés et. le derrière de la tête, le dessus 
du cou, au bas duquel il y a un collier blanc, et Ijes ailes^ 
sont noirs ; le dessus de la tête e9t blaA<^ 9 et cet^e c.ouleur 
communique par Tangle delà bouche à.la gorge,au-devam du 
cou, au-dessous du corps, et ensuite au .croupion. Qu^^lque^ 
individus ont du noirâtre au li^ude noirj d'autres, -dubrun 
au Jieu de noirâtre ; ce/qu'on doit attribuera la différence de 
sexe et d'âge; les pieds sont rouges,. le bec est noir ««t l'iris; 
d'un rouge carmin. Le cri de cette espèce exprime la syllabe 
gaa^ d'un son de voix désagréable^ (v.) ' 

ECHASSERY. Variété nié Pot we d'automne C'est une 
poire moyenne ^ ovale et d'un> jâuùe VerdAtre. (i»».) 

^CRASSIERS jGralla^reSjYh'ûl iG^^, Lath. i S«^r 
trième ordre de mon Ornithologie élémentaire, — Caraçières ç 
Pieds longs ou médiocres, robustes, ou grêles ; jambes dé-r 
nuées de plumés sur leur partie infériaure , ou lçjt^09 f^^ 



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E G H 45 

.f|fielqiiefoîs h démi-im^, tarses glabres j réticule ou annelés, 
je plus souvent arrondis; deux ou trois doigts dirigés en avant, 
iefidns , rarement à pàljpnure entière, qnélqiiefois pinnés 
^ar les bords ; un on point derrière ; ongles de dvtrerse^ 
iormes, courts, médiocres, allongés, tantôt comprimés, 
.tantôt un peu aplatis , émonssés chez les ims , pointas 
chez les autres ; Tinterm^diaire quelquefois déprimé sur le 
bord interne ; pennes caudales , douze au moins , seize an 
plus , rarement nulles. La dénomination de cet ordre vient 
de ce que les oiseaux dont il se compose ont. les tarses éle- 
vés, ce qui les fait parottre comme montés sondeséckasses. 
il est divisé en deuxti'ibus ; la première (sons le nom de Di*- 
JTBiDAC^rrYLES ) renferme: les espèces qui ont deilxou trois 
doigts devant , et point en arrière ; la sec(mde.(Jes Teïra- 
dactyles) celles dont les doigts sont au nombre de quatre ; 
ces deux Iribus sont composées de quinze familles. V. Di*- 

THIDACTÏLES et Tf.T|IADA€TYLES. . 

J'ai, à Texemple de plusieurs sa vans ornithologistes^ 
rangé dans cet ordre , Vautruche , le nandu •, Vémou , le 
casoar et les outardes , parce qu'ils m'ont paru y être plus 
convenablement placés que parmi les galRnacés^ix Linnseus 
les a clashs. Latham s'est écarté de Tar^angement de Tillustre 
naturaliste suédois , en faisant , avec les quatre ftremiers^ 
un ordre particulier sous le xioni de V autruche. Tous diffè- 
.rent des gallmacé& ^ et tiennent, aux érJiassiers par leurs 
tarses élevés et leurs jambes dénuées de plume , vers le bas. 
jy ai encore placé le secrétaire^ d*" après la grande longueur 
4e ses pieds, la maigreur du bas de ses jambes, qt|0ique 
totale.fnent couverts de plumes; ce dernier attribut n'est 
pas étranger à quelques oiseaux aquatiques (les Bécasses 
et les Bloi^gios ). Il re^te encore deux espèces , ïa^ami et 
le eoriama , qui , comme les précédens , vivent éloignées 
des eaux. Quelques échassiers se rapprochent des oi« 
seaux nageurs , et semblent remplir Tintervalle de ces deux 
ordres ; en effet, les foulçues^ les f 
ont , de même -que les grèbes 9 
nagent et plongent çpmm^ eui 
awceties tiennent aux espèces \ 
antérieqrs qui sont unis par une 
ils ont les longues jambes des éc 
peuvent e.ptrer dans l'eau qu'autan 
teor dé leurs pieds , p9ti'i;'reïpqer 
leurs dôçts; les dernières ^nagent 
peuvent plonger. 

Toosles oiseaux dé Kvage sont privés d'un des plus nobles at- 
tn^ots des oiseaux terrestres: « Aucun d'ê^x^ dît P éloqueilt hîs to--. 



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1 

•^ 44 E C H 

rien de la nature ', n'a les grâces ni la gaHé des' oiseaux des 
p^ .champs ; ils ne savent point , comme ceux-ci , s'amuser û 

r se réjouir ensetaable, ni prendre de doux ébats entre eux, sur 

l laterreou dans Tair; ils ne peurent, comme les hâtes des bois, 

t se jouer dans les rameaux ; nul n'a un gosier flexible et mé- 

[ lodieux; leur voix, au contraire, est rude et bruyante ; des sons 

> rauques et forts serrent aux oiseaux de rivage à se réclamer 

f dans les marais et sur les rivages. » 

i Les autruches , les casoan , les^ outardes , les agamis , le 

secrétaire et le cariama , se tiennent toujours éloignés 
des eaux; ces deux derniers se nourrissent de serpens, 
et les autres de graines et d'herbage. Tous les autres échas- 
siers sont des oiseaux de rivage ; la plupart sont demi- 
nocturnes , faculté relative à leur subsistance , puisque c'est 
pendant les crépuscules et la nuit que les vers sortent de It 
terre ; que les insectes aquatiques et les poissons sont en 
mouvement. Les plumiers , les vanneaux , tes barges , les hé- 
€asses^ les b^assines , lestringas , les chepoliers ^ les jaca- 
nas , etc. , cherchent alors les terrains humides qui recèlent 
les animalcules , les vermisseaux, leur principale nourritare. 
Les butors j les hérons ^ les cigognes , les bihoreaux^ lesbioih 
eos y les spatules rodent dans les marais , pénètrent dans 
l'eau , où ils peuvent marcher à gué , sans mouiller leurs 
plumes , pour saisir le poisson et les reptiles aquatiques. Les 
tourne - pierres , les couriis , les ibis , les huttriers j les ùMt- 
taies , fréquentent les bords de la mer et des fleuves , pOur 
se nourrir des vers niaritimes , des petits testacés et crusta- 
cés qui se tiennent dans le sable et sous les piïBcres* Les 
grues se réclanient encore au haut des airs , lorsque leor 
demeure est déjà couverte de ténèbres. 

Les échassiers , qui font leur ponte à terre , sont presque 
tous polygames ; leurs petits quittent le nid , peu de temps 
après leur naissance , et prennent d'eux-mêmes les alimens 
que leur présente ou que leur indique la mère ; ceux qui 
nichent sur les arbres , dans des endroits élevés , sont mo- 
nogames, et nourrissent leurs petits dans le nid ; ceux-ci ne 
l'abandonnent qu'en état de voler. (V;) 
ËCHAUFFURE DES GRAINS, r. Carie, (ln,) 
ECHÉANDÏE, Echeandia, Plaatç vivacc à racines fili- 
formes > à feuilles linéaires, lancéolées ^ engainantes; à fleurs 
jaunes , disposées trois par trois su^ upe ban^pe d'nn.piedde 
haut, qui e^t originaire de l^île dejC^bat et qui se cultive 
dans nos serres. 

Cette plante a d'abord, été, placée parmi les. Aîn!Q£&iGS, 
jiont elle difiC^re par ses étaminçs eu mai^ue ; ensuite réu- 



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E C H 4S 

BÎe ans CoiAAin'HiRES ^ attenda qu^elle a une capsule pour 
froîL £lle est figurée pi. 3i3 de VOwrage sur les LUiacécSj 
de Redouté. (B.) ' ' 

ËCHËLETTE. Cest^ en Auvergne, le gnmpereau de 
munuBe , et dans le Règne tmimal de M. Cuvier, le nom d*un 
sonS'geare de la 4*^ famille des iénuirostres^ leqiiel correspond 
à mon genre Picchion. V, ce mot. (v.) 

ëCHELLE. Qnappelle Echelles du LEVAirr, lesportsde 
mer de la Méditerranée , soumis à l'empire turc , où les 
vaisseaux àe^ autres nations vont commercer* Kon dit dans 
k même sens , qu^un vaisseau fait échelle , lorsqull va mouiller 
dans un -de ces ports, (s.) 

ECHELLE DE JACOB. Nom tulgaire de la Polémoine 

BLEUE. (B.) 

ÉCHENEIS ou ECHÈNE, Echeneis. Genre de poissons 
de la division des Thoraciques , doât le caractère consbte 
à avoir la tête aplatie ou trouvée en dessus , et garnie de 
lames transversales pectinées. 

Ce genre renferme trois espèces ^ savoir : 

L^EcHÉïïÉis REMORA , qui a de seize à vingt lames à la pla- 
que de la tête , et la queue en croissant. On le trouve dans 
k Méditerranée et dans toutes les mers des latitudes chau- 
en. Il parvient rarement à plus d^un pied de long. V, pi. D. 
^^^ où il est figuré. ' 

Ce poisson, autrement appelé 5i/(?^, arrile-neftl pilote^ fut 
connu d'Aristote et'de Pline, et a joui, autrefois, d'une grande^ 
célébrité , comme possédant la faculté de pouvoir arrêter un 
navire au milieu de sa course, en se fixant à son gouvernail. 
Il est difficile de rendre raison des motifs sur lesquels un 
conte aussi absurde a pu s'accréditer ; mais on doit bien con- 
cevoir conmient il s^est perpétué lorsqu'on a lu l'éloquent 
article que Pline lui a consacré , et l'assurance avec laquelle 
il cite àes faits d'autant plus propres aie constater, qu'ils se 
lient k des événemens importans , qui se sont passés sous les 
yeux de milliers de témoins; car, selon ce naturaliste , c'est 
on échénéis rémora qui , en arrêtant le navire d'Antoine au 
commencement de la bataille d'Actium , a été la cause de la 
victoire d'Auguste, et par conséquent de tous les événemens 
poUtiques qui en ont été la suite. 

Aij^ourd'faui , ce poisson ne! jouit plus d'une aussi grande 
poissuice; mais s'il a perdu à.es qualités imaginaires, l'ob- 
servation en a fait riéconnoitre en lui de réelles , très-dignes 
de toute ^attention des scrutateurs de la nature. 

L^écbénéis /rémora a le corps allongé , couvert d'une hu-* 
meur visqueuse y et garni d^un grand nombre de petits enfon-. 



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46 È C H 

cemens ; sa tête est de moyehnc grosseur ; t^espèce de l)où- 
clier ovale qui la sannonte , se prolonge sur le dos , est en- 
touré d'un cartilage épais, et partagé transversalement par 
deux rangs de seize , dix-sept , dix-huit ^u^ dix-neuf lignes 
enfoncées, et autant d^élerées , toutes courbées du côté de 
la queue , toutes solides , osseuses , presque parallèles les 
unes aux autres, très-aplatie», couchée» obliquemewt, héris- 
sées de très-petites dents cartilagineuses , sa bouche est lar- 
ge^ sa mâchoire inférieure plus arancée que Tautre, et toutes* 
deux garnies de petites dents très-^aooibreuses. Sa langue «st 
l^rge., et également garnie,' ahisi que le palais, de petites- 
dents ; ses fbsses nasales ont deux trous ; ses qiues,'iine petite 
plaque et une grande, ouverture;, mmie d'tihe itién»brane à 
neuf rayons; son dos est rond et brun-noir, son ventjtre blan- 
châtre, et sa ligiie latérale courbe d^abord, et en^^ite: droite. 
On ne voit d'écaillés qu après la dessiccation de T animai. 
L'anus est pjus près àc la queu^ que de la tète. , , . 

La petitesse des nageoires de l'échénéis rémora nellii per- 
met pas de nager facilement , et surt<>at;rapidement , ^milieu 
des mers où il vit ; mais la nature lui ^ ^P^^e 4^^ auxiliaires 
qui jouissent de cette faculté à un ham ^egré. Ces ausiiiaires^ 
sont les baleines^ les marsouins ^ iesreçuïns^ les grandes^ tortues j 
et même les vaisseaux, lise fix^ sur leur corps par le inpyea 
de la plaque de sa tête , et se laisse conduire ainsi à Taven- 
ture , ne se détachant instantapément que lorsque §on con-* 
ducteur lâche ses excrémens , lorsqu'on jettç les ordures du 
vaisseau dans la mer , ou, lorsqu'il voit passer à sa portée des 
crabes, des coquillages et de petits 'poissons ; car il paroît 
constaté qu'il se nourrit de tous ces objets. 

Puisque ce poisson se iixe par la tête , il doit prësei^r 
souvent son ventre en l'air; maris toute position lui e^ in- 
différente. Il se tient collé it son conducteur avec taïit 
de force , qu'il est souvent fort difficile à un homme y même 
vigoureux, de Ifen détacher. Ce n'est qu'en lé «tihant de 
côté, dans le sens de l'inclinaison des lames , c^ést-^'-dire 
en le faisant glisser , quon peut y parvenir. 

On avoit îmaglné que l'échénéis âiiçoit les animanxissr 
lesquels il se trouve , et un de ses noms.vieât de éeite idée ; 
mais il n'y a aucune communication' centre son bouclier et 
son estomac. Si Ton voit q«f Iqueéois: du sang sur' les ani- 
maux où il est attaché , c'est ldi*acpi'oo i'a enlevé de £9Tce f 
et qu'en le faisant on a déchiré leur. peau. 

Lacépède , dans sfon Hist fiàtïdëi poissons ^ rappbrte qu'il 
résulte des expériences dé Cof*imerson, que l'échénéiè s'at- 
tache aux autres poissons par Jfe-itioyen des noïnbréiix'^cro- 



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cVi^Uqnl liérîssént son Ijouclïcr. J'ai àijssî observé des ëcté- 
néls Yivans; cependant je reste persuadé que' c'est eïi faisant 
le vide ^ que réchénéîs se fixé. Je, n'ai pas fait des expériences 
directes; mais j^aî saisi un écHénéis sur une ahcfe qu'on rele- 
Foit, et l'en ai vu sur un navire doublé eu cuivre ; ce qui 
se de tous lés raisonne - 

m guef <iOntre Comnier- 

sc , car il dit : « Qu'ayant 

« :lîer d^'un échénéîs vi-^ 

^< ae' force de cohésion sî 

« ie^* et même une sorte 

«* : se dissipa que lohg- 

par Commerson , c*esl 
qt :iui-là, je le confirme. 

J' ^)arer dd if^tvirë qiie je 

montois , pour courir après des haricots cuits que j'avois je- 
tés dans la mer ; et toujours ils riageoiènVsur le dos. 

Liorsqu'^un requin est harponné et amené sur le pont d'uii 
bâtiment, les écnénéis qu'il porte ne l'abandonnent pas , et 
te. laissent prendre*. Lés itiatèlôts lésitiangeiit; mais léur 
cbair passe pour sèche et de mauvais goût. 

UÉcHÉNÉis NÀUCftATE à plus de Vingt - déux paîl-eâ de 
lames à la plaque ié là iôte , et la quéiié àt-rondie. Il se 
trouve dans toutes les irters , et parvîeiit quelquefois , danâ 
celles des' pays chauds*, à la longueur de quatre à cihq 
pieds. C'est lui qù'oii'âbpe lie plus pàrliculîèi'emènt le an- 
cd^ Ses habitudes s^nt* les mêrhes que celles du pt^écé- 
dent . . '.[ 

Lacépède rapporte encore , d'après Côitiiherson , tm fait 
très-curieux, le $eul duinême genre qù'oli ait jusqu'à pré -^ 
sent observé , et qui mérite en conséquence d'être de nou- 
veau relaté ici. 

« On attache à la queue d'un naucraté yîvâiit , un annedu 
«d'un diamètre assez large ^ pour ne p^s incommoder le 
« poisson , et assez étroit pour être retenu par la nageoire 
« caudale. Une corde très-longuê tient à' cet anneau. Lors- 
« que l'échénéis est ainsi préparé , on Je renferme dans u!a 
«vase plein d'eau salée , qu'on renouvelle très-souvent, et 
« les pêcheurs mettent le vase dans leur barque'. Ils vogueni 
« eiisu(îte vers les j^arages' fr^équeUtés par les tortues marines. 
*' Ces tortues ont rhabitude. de dormir souvent à la surface 
« de i'eâu , sur laquelle elles flottent, et leur sommeil est 
« alors si léger, que Rapproche la moins bruyante d'un ba- 
"■ teau de pêchetir " sûffifoit pour les éveiller et les faire fîiîi* 
« à dé grandes distances , ou plonger ii de graiides profon- 



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48 E C H 

« denrs* » Mais Voîci le pî^e qu^on tend de loin it la pre-^ 
mière tortue que Ton aperçoit endormie : « On remet dans 
«< la mer Téchénéis garni de sa longue corde. L'*animal ^ dé— 
« livré en partie de sa captivité , cherche k s'échapper en na- 
« géant de tous côtés. On lui lâche une longueur de corde , 
c< égale à la distance qui sépare la tortue marme de la barque 
ce des pécheurs. Le naucrate^ retenu par le lien , fait d'a-^ 
<c bord de nouveaux efforts pour se soustraire à la main qui 
<c le maîtrise; sentant bientôt cependant qu'il s'agite en vain, 
« et qu'il ne peut se dégager , il parcourt tout le cercle , 
« dont la corde est, en quelque sorte, le rayon y pour ren- 
ie contrer un point d'adhésion , et par conséquent un peu de 
« repos. Il trouve cette sorte d'asile sous le plastron de la 
« tortue flottante , s'y attache fortement par le moyen de son 
« bouclier, et donne ainsi aux pécheurs , auxquels il sert de 
«t crampon , le moyen de tirer à eux la tortue , en retirant la 
« corde. » 

L'EcHÉTïÉis BAYÉ, Echendslmeota^ a moins de douze paires 
de lames à la plaque de la tête, et la queue terminée en pointe. 
Il est figuré dans le i/' vol. des Actes de la Société Idmiéenne de 
Londres. On le trouve dans la mer du Sud. L'individu décrit ^ 
n'avoit qu'un demi-pied de long. (B.) 

ECHENILLÈUR, Campephaga, Vieillot. Genre de 
l'ordre des oiseaux Sylvains et de la famille des Myo- 
ThÉres. V. ces mots. Caractères ihec large à la base, un peu 
arqué, pointu ; mandibule supérieure, échancrée et courbée 
à la pointe ; narines rondes et couvertes par les petites plu- 
mes du capistrum ; bouche ample, ciliée sur les angles ; 
langue cartilagineuse, triangulaire; ailes médiocres, à penne 
bâtarde très-courte y les deuxième et troisième rémiges les 
plus longues de toutes ; quatre doigts , trois devant , un der- 
rière; les latéraux courts et foibles; l'intermédiaire uni à 
l'externe jusqu'à la deuxième articulation, et à l'interne à la 
base ; queue étagée et fourchue dans les espèces connues. 
C'est d'après M. Levaillant que ce genre est établi ; ce «a- 
vant ornithologiste a observé en Afrique trois àts espèces 
dont cette division est composée , et indique un caractère 
qui, je crois , ne se retrouve dans aucun autre oiseau. Il con- 
siste dans la forme des plumes du croupion, dont leur tige 
est un peu prolongée , ronde et piquante. Ces oiseaux vi- 
vent des chenilles qui se trouvent snr les arbres les plus 
élevés. 

L'£CH£NliLLEUB FERBUGINEUX , Cumpephûga ferruginea , 
YieilL; Tanagra capensisj Gm. , Sparrmann , Mus. caris y pi. 
4.5 , est en desjsus d'un brun ferrugineux, et varié en dessous 
de blanc et de ferrugineux; la queue est à moitié nofc'âtre et 



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E H ^ 

jï'on r^iigeitre ferrugineux w» làA ft9m^ lîU<ijffi^ ; ie I^ec 
jaaoâtre , et les pieds noies. )i m tf^uye ^ Ça|^ ^ T^omà^-^ 
Espérance. 

i63 des Oiseaux d* Afrique; le mâle est d'un grûs M^fi.^dçi^ 
en dessn&et en dessous ; cette t^iato asA pM.s ftw^é^ ^r; les 
parties supérieures que sur ks infériiew^soi^ ^liie^p^^^^^WÇ^ 
nuance blanchâtre; les pcemièneArénEMge« «99t «b^^^^ ^ 
finement bordées debUne en dehors; ie lomniy ^tpji^^H 
bec et k front sont noks. Sa l»iUe est/ceU^ àfi^ la^^i^^^ â^ vîry 
gne ; le bec et les pieds sont noirs ; la formelle esl W. P^^ pA^ 
petite', n'a jpoînt de noir dans soA rète^i^nt ^ ^^ \^. 9W\^ 1^ 
plus extérieure de sa queue «stfirangée d^bjliaiic* ., , 

Le KiîfKiMAI^OU ]»£ AÏAnAGMP^^ 9 M(Sac^^/:«jMi I<t^. î 
pi. enl. de BufTon ^ n^<> 5^i , $ous le nom de muté gf^ 
mouche cendré de Madagascar , est dou^ par IV^ Ciiyier p^ur 
un individu de cette espèce ; je crois cette assertion fondée , 
quoique cet oiseau présente queilques dil£lreiic6S d^n$ .j|on 
plumage. 11 a huit pouces et demi de longueur; i^n chap^QH 
noirâtre courre sa tête , et s'arrondit sur le haut d» cou et 
sous le bec; le dessus du corps est cendré, et lie dessous ce44*r| 
bleu, plus pâle sur la poitrine, et presque blanc siftr leba^^e^i^ 
tre; les pennes èt% ailes sont noirâtres et bordées de c^P^é; 
celles de la quçpe sont noires et terminées degris^ esceptjé j^g 
deuxinteianëdiaires, qui sont pareilles au dos, et ont teiArbout 
noirâtre. Kinkhnanou est le nom qae cet oiseau podrt» à M#-^ 
d^asjcar. 

JLi'ÈcnENiLlEtJR Zk^ifiE ^^mpefjfiMge.fiam^'^ki)^. , pi f Q4 
des Oiseaux d'Afrique ^ est plus petit que le précédeiQit : i{ % Jj^ 
bec , les pieds et les ongles br^ns ; le dessus de la tétç $t du 
cou d'un vert olive, nuancé de gris ; cette feinte est pj#i$ pro- 
noncée sur le croupion, et tend an faune sur les scapuiUiii'^s ; 
le manteau et les couvertures supérieures dés ailes soatd'un 
gris-vert, rayé transverssdement de noirâtre; les pluies fte 
la gorge sont tachetées de même sur un fond bruor, mêlé de 
jaune ; les parties postérieures sont parçtUei , mais la eoujeur 
est plus vive sur la poitrine; les pluijaçs àit& pouv«irturej)â¥ipé-* 
rieures sopt brunâtres et hordée^ de jaune jonquiJk ei^4ehf)rj$ 
et en dedans. Les tt^ois premiè tes penpfs caudales son* e^ pe^rr 
tie noires et à^n beau jaune jonquille sur lesbpcds; lessuivanr 
tes d'un brun ojivâtre , et les deux intenf édia^ires >d'9n i^^f 
olive ; toutes ceHés-ci isont bordées de jaune, à rintériew. J^ 
rapprpche d^ cet échenilleui- le musdcapaikoior de Spannitipi « 
pi. ^6 du Mus, carls.^ lequel a le bec et les pieds noirâtres; corpg 
cendré en dpsçus, de couleur' d' ocré en desoDus; lespejunes 
dé la queoe en partie de cette .teinte^ et on par%;xe9i^é^ 

4 



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So E C H 

L'EcHEKtLLEpR KOIR ^ Compephaga mgra , Vieille, pi. i65 
des Oiseaux d^ Afrique j est le plus petit de tous ; son plu- 
mage est d'un noir lustré à reflets verts et bleus ; ses ailes 
sont d'un vert olive à l'extérieur ; le bec 9 le pied et les on- 
gles sont noirs. 

L'EcHENnxEUR OCHEACi , Compephaga oçhraeea , Vieill. ; 
musekapa ochraceaj Lath* , Mus. caris. , t. aa. Il a huit pouces 
de longueur, le bec pâle; la tête et le dos brunâtres; lesplumes 
du cou et de la poitrine étroites, pointues et d'un cendré^ 
ferrugineux ; la région des oreilles couverte d'une touffe de 

J)lumes allongées et étroites ; le ventre de couleur d'ocre ; 
es couvertures , les pennes aiaires et caudales blanches 
en dehors , noires sur le c6té intérieur et à la pointe ; la 
queue de la longueur du corps; les pieds noirs et les ongles 
îaunesP(y.) 
ECHIAS , Ciesalpin. C'est la Vipérinb. V. Ecniuv. 

(LN.) 

ECHIDME, Genre de poissons qui a été réuni aux Mu- 
rènes. Il a pour type la murène de son nom. (b.) 

ECHIDlNE^ Échidnis, Genre de Coquille établi par 
Denys-de-Montfort. Ses caractères sont : coquille libre , 
iinivalve , cloisonnée , -droite , conique , fistuleuse ; ouver- 
ture arrondie , horizontale ; sommet aigu ; cloisons plissées 
0ur les bords ; siphon continu et central. 

Une seule espèce compose ce genre. Elle parvenoit 
|usqu^à seize pieds de Long, d'^rès Tes fragmens qu'on en 
trouve en grande abondance dans les marbres primitifs de 
la vallée d'Os dans les Pyrénéen, et dans une -mine de fer 
d'Angleterre. (B.) ^ 

ECHIDNÉ. Les anciens distinguoient , par cette épi- 
thète , une nierre précieuse , tachetée et marquetée comme 
la vipère. O'étoit , sans doute, une Agate, (ln.) 

EilHLDNÉ, Echidna. Genre de mammifères, de l'ordre 
dés momirèmes de M. Geoffroy , et de la troisième tribu des 
édentés , selon M. Cùvier. 

L'une des deux espèces dont ce genre se compose, n'est 
connue que depuis 1792. Shaw la décrivit le premier 
8OUS le nom de fourmilier épineux ou de porcupîne ant-eaier 
{^NaturaUsl. miscellany ^ i^U 109). Le, nom HEchidna lui fiit 
donné ensuite par M. Cuvier( To^/. élém. des anim.) , et fut 
adopté peu après par M. de Lacépède. M. Home ayant fait 
ensuite l'aoïatomiê de l'échidné , qu'il rapprocha , avec raison, 
d'un autre animal singulier dans s^s formes, et qui a reçu ^ 
le nom ÔLormihojynchus paradoxus^ proposa de faire de ces 
deux espèces un seul genre et une seule tribu , qui pour- 
coit être regardée conuM un passage intermédiaire entre les 



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E C H 5i 

classes des mammifôres , des oiseaoz et des reptiles. Il donna 
le nom à'omiihoiymfuis hisifix k Téchidné. 

M. Geoffroy {BmiU. Soc, phiL , b.« 77 ) proposa rétablisse^ 
ment de Tordre des numotrénes^ qu'il composa des dein 
genres ormthorhpufue et échidnéf sans déterminer la place de 
cet ordre dans la série naturelle. Dans le vingt-quatrième 
volume de la première édition de ce Dicticmnaire, noua 
adoptâmes Tordre des monotrèmes, et nous le. plaçâmes 
entre les rongeurs et les édentés. M. Duméril (Zoo/. anafyL ) 
rangea les animaux qu'il comprend, â la suite de la famille des 
édentés ; ensuite Tiedman en fit un appendice â la classe des 
mammifères , et M. de Lamarck {Phihs, zool.^ en forma une 
classe particulière , à laquelle il ne donna point de nom 
particulier. 

Illiger (^Prodrom. sysi, mamnu) donne le nom de repUatia 
aux monotrèmes, auxqueb il ajoute, sous celui de pam- 
fhracbts , une tortue peu commune (Jesiuâo sçuammata Bon^ 
tu). Il change la dénomination d'échidné en celle de iachy-^ 
Cossus, * 

M. Curier (^Règne animal) partage son ordre des édentég 
en trois tribus, dont la première correspond â Tordre des 
iardîgrades de ses premiers ouvrages; la seconde â celui des 
édentés proprement dits ; et la troisième aux monotrèmes de 
H Creonroy. 

Enfin , M. de Blainrille , dans son Prodrome , regarde les 
édttdaés comme des mammifères didelphes, anomaux et fouis- 
seurs. Il pense, ainsi que M. de Lamarck, qu'on devra peut-- 
être en former une classe distincte , qui renfermeroit aussi 
Tomithorhynque. 

Les échidnés sont des animaux dont la taille approche de 
celle des hérissons. Leur forme est arrondie et leurs patte% 
sont courtes.. Leur tête est petite , conique^ plate en des- 
sous, et n'est pas séparée du corps par un cou distinct; leur mu-^ 
seau est nu, très-prolongé , cylindrique, terminé par une petite 
bouche qui renferme une langue extensible et visqueuse comme 
celle desfourmiliers et des pangplins.Leurs mâchoic^s ne pré^ 
sentent aucune dent, mais leur palais est armé de petîteiipoin^ 
tes cornées nombreuses; pomtd'oreilles externes, mais on ob^ 
serve un grand méat auditif; leurs yejixsont très-petits, ainsi 
qoe les narines , et celles-ci sont situées à l'extrémité du mur< 
seao. Leur corps est couvert d'épines nombreuses, tantôt seules 
sur le dos, tantôt entremêlées de soies assez épaisses, selon 
les espèces. Leur queue est extrêmement courte , et ne forme 
qu'un ^mple bourrelet charnu, supportant aussi des épines , 
dont la direction n'est pas la même que celle des épines du 
dos. Les pattes sont courtes , à cinq doigts armés d'ongles 



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Sa ECU 

pias oomcÔBS içaa^B el pln$ oit înoins robuàles; antfiftteaaiit^^ 
Heures, les trois onglfit dUHiiltettSûnt les pkis grands; iksoct 
trèS'^forto,^aUxi]lgéa, aplatis., x)btii3 à leur^eKlrénûté, et pres- 
se égvix entre eox ; )es à^wt autres , c^^st-àrdîre 4 l'ioteoie 
et restern^ , md à peu pms la même for^e, mais ils sob^ 
mrâis loqgs. Aux patles pocttérieures, le premiev o^e ou 
VimbêTx^e est petk, atroadt et diri£;é en ayspit^ le second y 
place sur le c^té externe, est k pèus grand de tous; il ^^t 
très-lbrt^ cana&onlé en dessous, et reconrJké tm arriièee et 
^1 dedans ; le trobième et le ipiatriôme , iclnés poâtéri^u-* 
fiement, osttia mâm^ forme que le second; mais ils sont 
moins recooiii^s^t pkis petits^ surtout le quatrième; «aie, le 
dnqnièmo, leqqiosndredetous , «ât apmndixîomme le premier. 

Dans ces animaux , les mamelles ne sont point apparentes , 
et les ^rffSMes de la généraition alMUitissent^ aikisi que les in- 
testii^ , à im cloaque çcmm^ Le bassin e^ paorvu des os 
scRinunaéraires^ appelés os wuirmpiauj& • et qu^on ne r^tronve 
que 4ans les mammsfières k bonrse de 1 Amîrlqsie^ ou dans 
tous ceux de la Nouvelle-Hollande, observés jusqu^â ce >aar^ 
le diîeci marron excepté. Ih xmt F«slomac ampde et pres- 
que globiriéux ; le cœcum médiocre , la r^rge tecminée par 
qualité tuberciries , €tc. 

On dost à M. Home les premières notions sur Tanatamie 
de ces animaux , et à M. de Blainviile de nouveaux ^fails 
quHl a insérés dans la thèse âcnitenue en 1812 , en pn^ence 
àtfi Membres de la Faculté des sciences dePams. En géné- 
ral , comme on a pu le voir an commencement de cet article., 
les naturalistes ne sont point d'accord sur la place que doi- 
vent occuper les échidnés dans la série naturellfi des êtres. 
L'ensemHe de leur organisation les rapporte priac^alement 
à la classe des mammifères ; mais on n^e peut cependant 
disconvenir qu'ils ont^ avec les oiseaux , des points de ces*- 
semblance assez frappante, quoique. d'une importance nioin- 
^e que ceux qui les ont fait ranger parmi les faremkrs. 
V. MoKO^màifEs. 

Ces animaux n'oi^ encore été trouvés qu'à la KouveUe-r 
Hollande et aussi à la Terre de Diémen et dans quelqw^s 
iles du détroit de Bass. Leur nourriture consiste en insectes 
qu'ils saisissi&nt comme le font les fourmiliers , au moyen 
de leur langue très-extensible , et enduite d'xm« saAive y}^- 
queuse. Il parok qu'ils peuvent se rouler en boule CvOniiKie 
lés hérissons. Leurs ennemis sont les dasyures. Iie^^â ongles 
très-robustes leur donnent les moyens de se cjcei^ser 4^5. 
terriers ; aussi fouissent-ils avec une extrême' célérité. Qn ve 
sait d'ailleurs rien du tout sur leur manière de vivre ,. sur 
le nombre de leurs peti^ , etc. On ne connaît pomi epc^ç^ 



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n 11 



j . DatœhjTt fmarsûian .1 3. Didefy>ke çua/re rûfJ- 



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E C H 53 

ies mameliesr des femelles , maiè elles en ont sans doute ; et 
il est rraîseitiblablê qae ces mamelles ne sont apparentes 
ifa'att temps de U gestation et de rallaifeinent ^ con^Me ceki 
a lien dans les femelles des didelpbeS. 

L4 présente 4es 6s marsti|Hiût poite à croire ^ne ces 
animant ne font pas leurs petitl^ à teitne , et cpie^ comnfê 
cbez les didelpliejs de la Secondé -section ^ ces petits pendent 
MUS le ventre ée leur mère , fixés au mamelons ^ pendant 
lin certain tefaips, sanb être reçois dans une pociie^, 
cifmme cela a iies dans les didetphes de la première g«o- 
M'oa,.daqs.les pbalangers, les kanguroos 1 etc. 

Première Espèce. — p ÉcHiDNÉ ÉPINEUX | Èchiém hystrix,^ 
Cuv. ; Myrmecophaga éculeata ^ Shaw. ( Nat, mlscelL ) et 
( General, Zàology ^ tom. i , part i, pag. 17$ , pi. S^; Or/ii- 
Viorynciiùs hystrix , Home , jVlém. sur l'anat. de réchîdné , 
TranS.jbWïos. 1802 , pi. X, (fiuUeU des sciences^ t. 3, pi XIV}. 
r. pi. D. 1 1 . de ce Drctibiihâifè. 

Dans eelni-ci y tout le e#it^^ est cduVert en ^sus de fôHes 
opines coniques, longpesd'np pouce et d'un pouce et demi, d^un 
blanc sale dans la plus grande partie de leur longueur, noires 
à leur extrémité; elles soi^t toutes dirigées en arrière, iiTex- 
ceptlon de cçUes qui spnt placées sur la q^eue, qui sont ex'- 
çessivement courtes; cellesHDÎ, au contraire, sont relevées per- 
pendiculairement. Le dessous du corps est parsemé de quel- 
ques poils roides, plus longs sur les c6tés que sous le ventre ; 
}e dessus de la tête est couvert de poUs courts et roides. A la 
base des épines du dos, on voit, en les écartant, de petits 
poils de couleur rousse ;; le^ angles sont très-grands et noirs ; 
le pied de derrière , dans je ipâle, est muni d^un aiguillon 
corné ou sixième ongle , situé tout près du talpn. 

Cette espèce se trouve particulièrement à la !Nouvelier 
Hollande , aiuç environs di| port Jaekspn* 

Deuxième Espèce. — ^ EcHIDNÉ SOYEUX ,. Ëchidna setosa ^ 
Geoffr. — ï Jiller omiàtorkynchus kysirix , Home , l^rans. 
philos. 1^2 , ||L xixi {Bull. soc. phil. , tom. 3 , pi. xv. ). 

lus grande que^la précédente , a tek 
Qt moins longs et plus arqués , plus 
dessous , et plus taillés eii pointe à 
extérîeni' ^ daÀs les pieds d« de ra- 
tière, comme sesvolêiiis^ tandis 
sens dans Téchidné épineux. Tout 
oib longs , doux et soyeux , de cou- 
_^ ^ ^^ nt les piquans dans leur j^jesque 



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54 E C H 

totalité ; les piquans de Tocciput , des flancs et de la quenè 
sont plus allongés que les autres, etc. ; ils sont renflés dams 
leur milieu , blanchâtres , terminés de brun ; là tête est 
couverte de poils jusqu^aux yeux , et même un peu en avant 
de ceux-ci, le museau est noirâtre et dépourvu de poils ; 
sur les pattes et sous le ventre ,' il n^ 21 qne des poils durs ^ 
blanchâtres , et semblables à des soies de porc. 

Les échidnés de cette espèce se trouvent à la Terre de 
Diemen et dans les îles du dét)roit de Bass. Les sauvages de 
cette contrée se font des casques avec leurs peaux. (d£5M.) 

ECHIMYS, Eddmys. Genre de mammifères de l'ordre 
des rongeurs , très-voisin de celui des Loirs , et qui a été 
établi par M. Geoffroy-St.-Hilaire. Illîger Ta également ad- 
mis dans sa méthode , sous le nom de Lonckères. 

Le lérot h qiieue dorée- d'Allamand , et de Buifon en est le 
type , et, à lui, viennent se joindre plusieurs espèces jusqu'à 
présent peu ou point connues , et qui présentent les mêmes 
caractères principaux. 

Tous ces animaux habitent l'Amérique méridionale. 

Leurs formes générales approchent encore plus de celles 
des rats que de celles des loirs. Leur corps est allongé , leur 
queue plus ou moins longue, selon les espèces, mais tou- 
jours roiide , souvent écailleuse , et dans une espèce seule- 
ment, couverte de poils très-fins ; leurs pattes de devant ont 
quatre doigts avec un moignon de pouce, et celles de der- 
rière en ont cinq, tous^armés d'ongles plus ou moins crochus. 

Conraie tous les vrais rongeurs , les échimys ont deux in- • 
cîsives et n'ont point de canines , tant en haut qu'en bas ; 
leurs maUires sont au nombre de quatre de chaque côté : 
^celles de la mâchoire inférieure présentent, chacune , quatre 
lames transverses réunies deux à deux par un bout, et 
celles de la supérieure trois lames seulement, dont deux 
sont réunies. Ces molaires ont de véritables racines, ce 
qui empêche de les confondre avec les dents composées et 
sans racines, des campagnols, des cobayes, àes ondatras, etc. 
Leur couronne , plate , offre cependant des lignes transver- 
sales, creuse^ et caillantes, dont le nombre varier selon qu'el- 
les appartiennent à la mâchoire supérieure ou à l'inférieure, 
et jamais on n'y remarque les tubercules plus ou moin^ sail- 
lans qu'on observe sur les molaires des rats proprement dits. 

Ces caractères , tirés de la forme à^s dents , conviennent 
iégalement aux loirs et aux échimys , et il s'easuit que ces ani- 
maux ont le même genre de nourriture : ils vivent principa- 
lement de fruits , auxquels ils joignent quelquefois des ra-. 
cines. 



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E C H 55 

Le nom SéMmys^ que M« Greoffroy leur adonne, signifie, 
en grec, rat épineux , parce que la plupart des espèces de ce 
genre ont en effet , parmi les poils qui recouvrem leur dos 
et surtout leurs lombes , des épines plus ou moins nom-* 
breuses , plus ou moins fortes , qui pe sont autre chose que 
des poib très-gros, aplatis,lancéQlés, carénés sur une de leurs 
faces , et en gouttière sur Ventre , terminés par une soie 
très-fine. 

Ces piquans aplatis ne se trouvent pas seulement dans ces 
animaux , mais on les observe encore dans plusieurs rats et 
notamment dans eelui qui est connu à Pondichéri sous le 
nom de perchai^ et dans une petite espèce de souris du Caire 
( mus cahirinus , Geoffr. ). On peut leur comparer encore leii 
piquans comprimés du porc-épic de Malacca de BufTon , qui 
n'est qu'un véritable rat, selon l'observation de M. de Blam^ 
ville. 

An surplus , ce caractère se retrouve, beaucoup moins sen- 
sible , il est vrai , dans nos rats d'Europe ^ chez lesquels les 
poils du*dos sont plus longs, plus roides que les autres, et 
de forme compriiçée. 

Première Esf^ce.^f'^ÂMlVYS HUPPÉ {Echimys crisiaius), Gcot 
Lérot a queub .dorée ^ Bu(f., SuppL , tom. 7, pi. 73. •— 
( Hystrix chry^uros ) , Boddaërt ,. ÉUuck. nuarmy 

Allamand , le premier, a décrit ce rongeur, qui avoitétë 
adressé de- Surinam au docteur Klockner , sans aucune notice 
ni du nom qu'on lui donnoit dans le pays , ni des lieux où il 
habitoit. 

f( Ce quadnj^de de Surinam, dit-il, ressemble au lérat par 
la taille, la figure etla forme de la queue; niais il en diffère par 
la couleur du pelage et par la fornie des oreilles. Le coips est 
de couleur marron, tirant sur le pouipre^ plus foncé aux côtés 
de la tête et sur )e dos , et plifs clair sous le ventre; cette cou* 
leur s'étend sur la queue it ^fie petites distance de son origine ; 
là les poils fins et courts qui la couvrent deviennent tout-à-fait 
noirs jusqu'à la moitié de sa longueur , où ils sont plus longs , 
et où ils prennent sans aucune nuance intermédiaire , une 
couleur orangée qu'ils gardent jusqu'à l'extrémité de la 
queue ; une longue tache de même couleur jaune orne aussi 
le (iront. ' 

La tête est fort grosse à proportion du corps ^ le museau et 
le firont sont étroits, les yeux petits ; les oreilles présentent 
une large ouverture, mais elles sont courtes et ne s'élèvent 



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56 E C H 

^às a«Hdé9Sii6 Se Wi l^e ; iSïs, ^éax b^té,s de la lë^e supérieure , 
qui est f«Ddue^ il j a uiie touffe àe poil d'un bran sombre ^ 
4ont }a: longueur surpasse eelle dé la tête ; derrière celle-ci , 
^ tout le long du dos ^ parmi leis poils donrt; Tanimal est cou- 
vert, il y en a qui sottt plats et de U longueur d'un pouce ; 
aussi ils s élèvent au-4e$sus des autres ; ils sont aussi plus roi- 
des. et.résistent davantage quaod om les touche. Ils paroissent 
sortir de petits étuis transparens ; leur nombre va en dimi- 

ts; sous le ventre, 

1 cylii^drlques et 

t ils ont presque 

se tefitaïùent en 

nitieu , lés bords 

jcfc dotitlefohd 

Sëvàirt feotitcour- 

d^èiigles tl-dchus 

et aigus ; plus haut se remarque une légère protubérance , qui 

est un pouce, sans ongle ; les jambes de derrière sont plus 

longues , et leurs piç4s ont cii^q dpigts onguiculés. La lemelle 

a huit ]^amelles. • 

La collection du Muséum d'Histoire «MUr^lte Aé Paris 
renferme un individu un peu plus grand, dont le corps a neuf 
j^ouces six ligàès dé longueur; là lête tin pén itioimdië trois 
pouééis 4 et la q/téut enVitrcHfi Àottit pouces. Tout s6/kilcdrps est 
couvert ei^desste de poik épii^é^ briins ^ éViVÉ^ttiêlés de poils 
ordinaires , roux ; le poil du ventre est dou^ et fauve ; . cette 
couleur se voit aussi sur ïcb quatre pattes; la queue est 
^jcaîUeuse , noire dans sa première moitié et terminée de 
blanc. La tête est i'un brun foncé, couverte de poils roides^ 
dirigés en arrière , avec le chanfrein marqué d'une ligne 
blatacbe lorigiiudinàié. Laiigftc tiioyeiifte du d<0S pré^ertte de 
Grands poils roides tet plats canàHclilé^ cômihe dân» lé lérot k 
queue dorée d'Allemand. Les^oils de là tète présénieiit la 
iftiéme forifne ; mafié la flàttîe élargie et pïkit est- bien plu^ 
ciyurlé et bien thôîns large , tandis c[tfe la pbtnte eft èit beau- 
coup pluslôhgtie comparàtivèlrifJtit.Cétaniàial appuië en en- 
tier la plabte du pied de derrièi'e Sût* le sbl. 

Àllamand pense que ce rqngeur doit grimper sur les 
arbres , dont il mange sans aoute les fruits. , Quant à 
la couleur de la queue, et de la ^ane de la tète, blanche 
dans rindividu empaillé de la collection du Jardin des 
Plantes, et. jaune dans celui que décrit cet auteur, il 
nous semble étje la difi^risncè né^ vient Cjfue du itiààé de pré- 

{^aratiôîi. En effet , le lérot d' Allamand étoît t'enferme dans la 
tqueur, et àvoit pu y^rendre la teinta jaune qu^on ^ rémarquée 
sur ces mêmes parties. 



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E C H By 

Geoffroy. 

Oeftè lespè^e ^ ^ eiri^e dams fo tblteciloft an Mu9é«*n . 
èàt tm^ è^s p\nÈ ^tikàèB do geAre ; stm côtpu est long A'tti 
^fi f hîs de dix pmeeÈ^ «t »« qùène* eâ â ^«âtotte et deniii 
9<m ^0^ est ëec et mide ^ m4is ^oit ^ki««M. Son pèiagé ëit 
i^iiti biWi «ftélé d)e gfb et dé jabnâti^ sur ië dw^ pretqtie rôok 
iitiiirfc^lfliitied et jâftffiâire etfi dèâtous. ' 

S>«rr le froiit , h»6 poil» Aotit disposés éft é^ ; les «ms se dt^ 
rfigeiit t*ir» te bMt du d\ë« et leî atitret vers Fxïcèîpot; et eommè 
Ufs postéHetftis sont fon longs et fort rotdé», ik*fofmettt mr le 
derrière de la tête une espèce de huppe très-remarqiiable. 

Leâ ydedft \de dsvitm dm quâtr^ doigte tftfiil«ine^ v d«tA les 
de«ii dii milieti somb^aueoa^ fdus «tbrnfës que les autres. 
liéi i^dgles s**n plm «t «to crochus comme e€f«x éë taùt«ft , 
lès éâ|pè<;:e8 de ce géhr^ /«tméuie des>génres voisiiis. Hrmit 
ilttét^ttè analogie avee tes ongles des petits sitt^s de rAit^->> 
ti^e riiéridionale; Les e)[tréihi»és p#slèrîeures sotat à cinq 
doigts atmës d'ongles âMezforcs>el oro^bos; 

La queue est nue et écaîlleuse. 

Troisième Espèce. — ECHIMYS ÉPINEUX, Echimys spinosus ; 
RàT épineux dé Azàra , ou ratpremiéi'TEssai èur les ifuadr, du 
Paraguay y trad. franc. ., tom. 2, p. 78. et Voyage, pi. li; 
Echirnyi roux^ Ç,\Mtt {Bè^è àmm.), iéin. i , p. i^S. 

Ce irat a sept poueèsde letigueur dej^uîs le bout du ttei 
jusqd^à Torigliie de la quéUe , et telle^d n'en a que trois tout 
au fias. Suf U tê<è et sur ses côtés , sur le corps et sur les 
flancs , ranimai est d'unèbéuleul* mélangée uuifonrtike et com- 
posée' de bi-uu obscur et' de rougeâtrc. Le dessous dte la léte 
et du corps est d'un blanc ^ale , et la queue , couverte d*tttl 
pM èUutt , épaîs et ïréèe y au ft-avers dUcjuel uu ne peut vt)ir 
îe^ éeuillés * est d'uui*mtn cAscur. 

Sur le dos , il y a deux sortes de poils -tr^s-mélangés eux- 
mêmes* Les uns sont blancs et fins; ce sont réellement des 
poîls , et les autres sont dé véritables épines.^ mpifis (lexibleç*, 
et dont les plus longues ont neuf lignes. Elles ont la forme 
d'une épée à d^ox «rahchalss, etVaréte du ihîUeb est dans le 
sens de ieur loUguenr; maisén dessous^ au lien de cetle aréte^ 
U y a une raîilare fusible. Ces épines sont blabehâtres daUs 
W trois qnaHs de leur iQngueut , puis obscures , et elles ont 
leur pointé d'nne nuaoce de ^rance oU rou^âii^. ËU^ 'Sd 
terâdinent en petil^poiis qui empftchent qu'elles: ne piquent 
et qui tombent à peignées* Un pimceiiu der.cc^ lémneft uÂèIi^ 
la partie antérieure déir<n*èitte, et l'ombrafie. Cellfe-ct s'é- 
lève de quatre lignes au-dessus de la t6te , et sa plus grande 
largeur est de neuf lignes. 
En général , la tête , le cou et le corps sont plus gros que 



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58 E C H 

dan» le rat cômminii Le mâle est un peu plus grand ipie la 

femelle. / 

. Les édiimys de cette espèce se trouvent à Cayenne et au 
Paraguay ^ et notamment entre la ville de Neemboucou et la 
rivière de la Plata. Ils font leurs trous dans les lieux secs et 
sablonneux; ils les rapprochent d^ordinaire tellement les uns 
des autres , que Ton ne peut aller sans précaution sur le 
terrain où1ls se trouvent , et fbrt souvent leurs ouf erture« 
sont entourées de sable que ces animaux ont }eté en dehors. 
Les trous que de Azara a observés étoient à.huit pouces en- 
viron sous terre , et ils avoient à peu près quatre pieds dt 
longueur. 

; Dans le» Paraguay, on appelle cet échimys angonya-y-bi-- 
goui , parce qu^on assure qu il se tient toujours dans son ré- 
duit j et qu41 vit d^ racines , et notamment qu'il cause beau- 
coup de dommages à celles de manioc. Cependant il paroît 
fuir les endroits cultivés, et il semble que c^est d'up autre ron- 
peiir dom on a voulu parler. On assure que pendant la nuit 
il fait entendre dans son trou un son qu'on peut reproduire 
par le mot coutou, etc. 

Quatrième Espèce. — - ECHlMTS k AIGUILLOIïS, Echimys his- 
piduSf GeofF. 

Sa longueur est de sept pouces et sa queue en a autant. Tout 
son corps est d'un brun roux, seulement moins foncé en des- 
sous qu'en dessus , et. d'un roux plus pur sur la tête ; le do$. 
porte uo très-grand^ombre de poils épineux, très-roides, et 
qui ont beaucoup de largeur ; leur pointe est rousse , et leur 
base brune plus ou moins foncée ; la queue est nue , écail- 
leuse, annelée. 

Cette espèce, comme les précédentes, distinguée par M. 
Geoffroy, est de l'Amérique méridiona)^; elle est conservée 
dans la collection du Muséum. 

Gnqidème Espèce, — EcHIMYS DinELPHOÏDE, ErJUmys di" 
delphoTdes^ Geoffr. 

Celle-ci, dont laconnoissance est également due à M. le pro-^ 
fesseur Geoffroy-Sain t-Hilaire, fait partie de la collection du 
Muséum d'Histoire naturelle de Paris. Elle est d'Amérique. 

Le corps a un peu moins de cinq pouces de longueur , et 
latéte n'a que dix-huit lignes ; la queue a un peu plus de cinq 
pouees. Celle-ci, couverte de poils à sa base dans l'étendue d'un 
ponce environ, a' le restant nu, écailleux et verticillé , 
comme les rats ordinaires ; ce qui lui donne quelque ressem- 
blance avec la queue dès didelphes, et surtout avec celle du 



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E C H 5à 

c^yopoUin. Les poils du dessus du dos sont aplatis et épi- 
neux, surtout ceux de la partie postérieure ; le dessous du 
corps est Jaunâtre, et les flancs sont d'un brun plus clair que 
le dos. 

Chaque poil épineux est d'abord gris-brun , ensuite mar- 
qué d^ anneaux d'un brun foncé et de roux, et son extrémité est 
brune ; les poils des moustaches sont fins , longs de deux 
pouces au moins et de couleur noire foncée, ainsi que ceux des 
sourcils et des joues. 

Cette espèce est encore remarquable par la brièveté dei 
doigts des pieds de devant, dont les ongles sont courts, assez 
forts et aigus ;. le^oucé étant k peinç visible. 

Sixième E$pècé, — EcHiMYS DE Cayenne {^Echîmys cayen- 
noms) , Geoffr. ; d'abord Rat de la Guyane , du même. 

Un individu de cette nouvelle espèce , établie par M. Geof- ^ 
firoy , fait partie de la collection du Muséum d'Histoire natu=^ 
relie de Paris. Sa longueur , mesurée depuis le bout du nés 
jusqu^à l'origine de la queue , est d'un peu moins de six pou^ 
ces , et la tête en a environ deux. Celle de sa queue ne nous 
est point connue , cette partie étant mutilée. 

te dos est d'un brun-{oux qui s'éclaircit et passe au rout 
sur la tête , les flancs , et la face externe des quatre pattes> 
Tout le dessous du corps est d'un beau blanc. Les poils du 
dos , et surtout ceux de la croupe , sont aplatis et transformés 
en piquans ; ils sont brun^ à. leur pointe et gris à leur racine. 
Ils sont entreihêlés de poils l^runs, chacun portant un anneau 
roux on fauve ^ et ayant sa pointe d'un brun foncé. Il y a sur 
la tête de semblables poils, et point d'épines. 

Dans cette espèce , comme dans la suivante, les tarses 
postérieurs sont tort allongés , ainsi que les trois doigts du 
milieu qui sont d'égale longueur entre eux. 

Septième Espèce, — EcHlMYS SOYEUX {Echîmys seiosas) , Geof- 
froy. ' • , . 

Au même M. GeoJDTroy on doit encore.la .distinction de cette 
espèce^ dont un individu est aussi çOnsenr^ dans la collecti^Hii 
du Muséum. Sa longueur mesurée 46puis l!^i(trémité du nés 
jusqu'à l'origine de la qu^pe, est de cmq ponces et demi en« 
viron , et la queue paroit la dépasser 4^un fi^ouce. Il ressem- 
ble beaucoup à l'échîmys de Cayenne.;^ inais il est d'une 
teinte plus rousse, et son poil scnamle |^s>soyeuxet nknns 
mélangé d'épines que celui de cette mémie^ espace. Le ventre 
est d'un blanc moins pur; les pieds sont terminés de blanc $ 
les tarse;5 et les doigts des pieds de derrière sont fort, allongés. 

Cet echimy s est d'Amérique, (desm.) 

£CHINAC£A. Moench ayant remarqué que U rudùec-^. 



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ïèo E C H 

ide pcurpre dHFërôft des antres espèces Ai geàre raibèclda^ 
lântt. , par son callee forhié cl'tîTl ^ÎÎP^^ '''^^ d*ècaîlfes , par 
son rëcepta'cle orale ^ couvert d'écaBlès tordes , plas lôfigti<$ 
que les fleurons, et par ses fruits couronnés et bordés dinre 
nietvibrâne foliacée et déchiquetée , éii a fait un genre parti- 
<tilier. (LN.) 

ECHINAIRE, Echinana. GèArre «e fdantés établi par 
Desfontaines dams sa Flore Ailanf^è^ potir placer la Racle 
EN TÊTE , Cenàims capiiatus , qu'il 'a trouvé to'âVoîr pas les 
toractères indiquée par Lînnaetis. 

Cens que c« célèbre professeur dMite à ce gebrè ^ sont ; 
fleurs réunies &k bôAle ; la balle ëallchiafe' le deux v^T- 
Tes et Uiflof e ; la balte florale de deux vahrès ^ dont Tetté- 
rieure a quatre ou cîùq dents en àtènes et inégales s et Tintée 
rieure , bien plus petite , a deux ou trois dents ; troris é^Ini1les ; 
un ovaire surmonté de deux styles ; une semence oblongue. 

Uéchinaire est une ^raminée annuelle de douze à quinze 

s les champs des parties 
irbariCf Un gran4 nQfnbre 

iein a donné ce nom à uq 
RSi^îS de lipnaeos r C^^ 
»ÉA$TRB$ de LÉamarcÇ (b) 
s. Suivant Adansoià , e é-^ 

a Ccichincbine à (euliles 

ôrdinauremei^t entières « 

df^sous , à (leurs portées 

raui , qui formç W 8^*"® 

rtre pour caractères : dans 
^lle, squamiforme , ovale, 
fitoéairts , itt^ales \ point 
de coroUe ; une trentaine d^étamines. Dans les piedi fC' 
meiles^ un calice à cinq à six dissions velues et ii^iêgaies; 
poim de cord^lle et tttt ovaîi^ supèrîefur bîtobé, à deux styles 
€onrtd et velus., à stigmate simple ; deux capsulies réunies , 
presque rondes , tnônospei^n^éà et veltlesl (».) 

ECHINEENS: Petite famille de ttlammirferes îûsccti^ 
Tcwes, plantigrades , que j'avoîs étàbHe dahs le Tableau rûér: 
tbodiq«e du 24.* volume de la prethîèrè édition dfe ce Bîc-|- 
tionnaire. Ses caractères principaux ëidiétit tirés de la fbttne 
poiniiie de la tète; de là présence des pîquàns nombreux 4"* 
garnissent le corps de toutes parts; du nombre des doîgM» 
qui est de cinq à chaque extrémité, etc. J'y plaçois le^ 
deux genres HÉRtssoit et Tenrec, qui diffèrent cependant 



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Ë C H fei 

ià$m t^fïM l%^k^ psiX i# i^mikti ^ le M»ke eila Ai^^iioii 

£Cm^iP£& ^om 4i!u90 soctiom 4es aiûmaïui saaa 

immolMki ^ 9(4i^ ; cor^ !^«biik»tx ou éqpurinBué , saiM lokes 

épines W|QbU^ sur des ti^cfçijl^. 

Liesgeùres qai appartîei^iiiÇpt k<^M^ sectioQ aoat : 

TANGUE. 

2.<» Cewà^uç dot^al; Ç/kS${pu{.Çy Jt*j£i,ÉOWTE, OuasiN, 

CiDARITE. (B.) 

ECHINITES. C'est le npm (pi'an donae aux oursins fos- 
sUes, ils spnt presque toiijaiirs cpnvertjç en silex , quoique 
leur coque soit daii$ son ét^t naturel ou convertie en spath 
calcaire, lies échinites fournissent la preuve la plus complète 
que ce sont des coirps m^rips qui ont formé les silex qui se 
trouvent dans la craie. F. SiLÇX et OuRjsiw. (pat.) 

ECHINOCHILE, l^chiaochifus. Genre établi par R. 
Brown , et qui diffère fort peu des Épipactïs. (b.) 

ECHINOCH^OA, Échinochloa. Genre déplantes établi 
par Palîsot-Beauvois , aux dépens des Panics. Il a pour type 
les Panics imÊTE de coq , caÊTE de corbeau , Échiné , 
SéTiGÈRfi , etc. Ses caractères sont : balle ealicinale de deux 
valves aiguës dont rinflérieure est très-petite en cornet , à sa 
base et garnie de poils , contenant deux fteurs ; l'inférieure 
mâle ounéutreauné batte de deux valves^ dont Pinférieure est 
longuement acuminée et la supérieure bifide ; la supérieure 
a une balle de deux valves coriaces , l'inférieure acuminéç ; 
desécj^mes ovales ventières. (b.) 

EGHINOCOQUE , Echimcoccus, Genre de vers întcs- 
tinauz établi par Budolpbi aux dépens des Hydatides , et 
adopté par Lamarck. Il faisoit partie des Polycéphales. 

Les caractères de ce genre sont : vessie externe kisteuse , 
pleine d'eau , contenant des ver^ très-petits , adhéreàs à^ 
sa sar£ace interne , à corps subglobuleux ou turbiné, lisse, 
à sommet muni de quatre suçoirs <^t couronné de cfo- 
cbets. 

Ce genre renferme trois espèces , I'ÉchinocoQiVe de 
Vfmmme qui vit dans son cerveau et qui cause soavent , ou la 
folie on l'imbécillité. Il pst figuré par Zeder, tab. 4 j »•*** T 
et ft 

L'Echinocoque du 5TNGE qui se trouve dans lés Viscères 
de oe^ animal. 
L'Éom's^coQvs iies vâi>éRi!!ui|tBS, qa'im FeiveMitFe d^ms- 



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6, E C H 

les viscères fles animaiix domestiipes. Il est figura par Rv-^ 
dolphî, tah. II , n.^' 5, 6 et 7. Sa petitesse est telle qu'on 
ne peut l'apercevoir Jk la vue simple. Vu au microscope , 
il paroît tout couvert de points glanduleux et bleuâtres. II 
n'est point fixé , mais nage dans le liquide de sa vésicule, (b.) 

ËGHINOCORYTE, Echinocoiytes. Genre établi par 
Leske aux dépens des OuRStKS. Il rentre dans celui ap- 
pelé Amanchits par Lamiarck. (b.) 

ECHINOCYAME, Echwocyamus. Genre établi par 
Xteske aux dépens des OuasiNS. Lamarck l'a appelé FiBu- 
LAIRE. (b.) 

ECHINODACTYLES. Ce sont des pointes d'OuRSiNs 

FOSSILES. (DESM.) 

ECHINODERMAIRES. Synon. d'EcHiNODERMES. (b.) 
ECHINODERMES. Nom donné, par Rruguières, à une 
classe de vers qui n'est composée que de deux genres , les 
OuRsms et les Astéries , mais qui sont tellement distingués 
des autres vers par leurs caractères les plus essentiels, qu'on 
a été de tout temps incerta^ du vrai lieu où ils dévoient être 
rangés dans la série naturelle des êtres. Cette classe a été 
nommée par Léach , Gorgonocéphale. 
Lamarck l'a subdivbée en ÉcHiNiDES et Rabiaires* 
Aristote et Pline , qai ont connu plusieurs espèces de ces 
genres, les ont placésparmiles/estoc^, en quoi ils ontété imités 
par beaucoup de naturalistes modernes ; cependant parmi 
ces derniers , même des plus anciens , il eu est qui, comme 
Rondelet, les ont mis parmi les zoophytes ; d'autres qui , ainsi 
que Jonston , les ont rangés 9 avec les crustacés , parmi les 
insectes. 

Linnaeus considérant que si le test des oursins les rapproche 
des coquilles , l'organisation de l'animal qui les forme eX 
leurs rapports avec les astéries^ les en éloignent, crut devoir 
les placer parmi les mollusques , dans le vobinage des iesUwés. 
Il vouloit sans doute indiquer, par cette disposition , que ces 
denrgenres formoient le passage entre les premiers et les se- 
conds ; mais par cet arrangement même , il a prouvé qu'il 
n'avoitpas suffisamment réfléchi sur toutes les données four- 
nies par leur ensemble. 

Bruguières ayant observé que si les oursins ont quelque ana- 
logie avec les iestacésysLT la nature de leur enveloppe , ils se 
rapprochent encore plus des crustacés et par cette même consi- 
dération, et par la reproduction de leurs parties coupées. , et 
par leur odeur et leur saveur ; ayant remarqué de plus que 
les tentacules prenans , dont ils sont si abondamment pour- 
vus, len as^ûadilent aui: z^ophyta ou pofypes , le même na- 



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E C H 6Î 

taraUste ne crat pas qa!'A fAt possible de les réunir, sans 
iacooTëniens , à aucun des ordres faits par Linnsnis, et en 
conséquence il en créa un particulier pour eux et les astéries^ 
qui n'en peuvent pas être séparées , comme on l'a déjà dit* 
U appela cet ordre , celui des Vers échinodermes. 

Cuvier , accoutumé à considérer anatoniiquement les r^« 
ports des êtres , voyant'que les Oursins avoient des tenta-- 
cules rétractiles et prenans, comme les ZooraYTES, les a pla- 
cés parmi eux avec les Méduses, les Holothuries, etc. 

£nfin Lamarck , sans doute frappé des nombreux incon-« 
▼éuiens de cet arrangement , a , dans son Système des Ani-^ 
maux sans vertèbres , formé une classe particulière , * sous le 
nom de radiaires , où il â placé les Oursins et les Asterues 
arec les autres Mollusques de Linnœus , que Cuvier avoit 
transportés parmi les Zoophttes. 

On peut certainement critiquer avec fondement et Cuvier 
et Lamarck. Les organes de la bouche doivent éloigner 
les oursins et les astéries des méduses et de tous les zoùphyies de 
Linnaeus : leur place la plus naturelle , en combinant l'en- 
semble de leurs caractères , seroit peut-être parmi les crus-- 
tacés ; mais comme leurs tentacules prenans les rapprochent 
évidemment des radiaires et des polypes , on croit qu'il faut , 
comme Bruguières , les mettre dans une classe particulière 
entre ces deux dernières. C'est ce que j'ai fait dans mon HisL 
aaL des Vers, servant de suite au Birffon, édition de Deterville. 
Cuvier a divisé cette classe en deux ordres, savoir : les 
péâiceUés comprenant les Astéries, les Oursins et les 
HoLOTURiES, et les non pédiceUés, où se trouvent les Mol- 
padies , les MiNiADES , les Priapules et les Siponclejs. F; 
aux mots Vers polypes et Vers radiaires. (b.) 

ECHINOLÈNE, Echinolœna. Genre de plantes établi 
par Desvaux aux dépens des Panics. Ses caractères s'ex- 
priment ainsi : une fleur mâle et une fleur hermaphrodite 
dans le même calice ; les valves de la fleur hermaphrodite, 
coriaces ; celles de la fleur mâle , membraneuses. 

Deux nouvelles espèces de ce genre, dont une est figurée ,* 
se trouvent décrites dans le superbe ouvrage de MM. d^ 
Homboldt, Bonpland et Kunth , sur les plantes de TAmé- 
lique méridionale. (B.) 

ECHINOLOBION, Echinolobium. Nom donné par Des- 
vaux à im genre qui renferme les Sainfoins d'Europe. C'est 
I'Onobrychis des autres auteurs, (b.) 

ECHINOLYTRE , Eehinofytmm. Genre établi par De^- 
vaux, pour placer le Scirpe sétacé, qui n'a qu'une seule 
étamine et l'ovaire point adhérent à la semence. 



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64 E C îl 

Ce genre n'a pas été adopté , atten<ld qu^îl rentre dans' 
celui appelé Isolèpe par R. Brown , et Fimaaistyle par 
Yahl. (B.) 

ECHINOMÉLO€ACTUS. Ousius et Lobel donnent 
ce nom à une espèce de Cierge. C^estle cactus mehcactus^ L. 
Ce nom est devenu aussi celui de ki d^ision des cacliers 
épineux et presque sphériques, comûie les melons, (ln.) 

ECHINOMÈTRES. V, Oursin, (desm.) 

ECHINOMYIE,^^//io/7iy/a. G^nre d'in§ectes, de ror4re 
des diptères, famille des alhcricères, tribu des n^uscides, 
établi par M. Duméril , et qui corrîespOnd ^ une partie de 
celui de TACHfNE , Tachma^ de Fabricius. Des cuiflerons 
très-gr4nd3 recouvrant les balanciers , de3 ailes écartées , 
des antennes presque aussi longues que la tête , mais dont le 
second article ou l'intermédiaire est le plus long de tous , 
distinguent les écfiinomyies ^es autres muscides. 

L'espèce principale Âe ce genre, PEchinomyie géante , 
(^Muscà grossa, L.); mquche géarU^ G, vj. 8, a presque la 
taille d'yn bourdon , et surpasse , sous ce rapport , toutes 
les ejspèces indigènes de la même tribu. 3Eile est npire , hé- 
rissée de poib, avec la tête jaune/les^y|epx bniqs, et Torigine 
des ailes d'un jayne roussâtre ; la soie des antenne^ est sim- 
ple. Elle bourdonne fortement, sç pose sur les fleurs, dans 
les bois Y et souvent aussi sur les b.ouise^ de vàcbe. Ces ma- 
tières servent de nourriture à sa larve. Le corps ^e celle-ci est 
jaunâtre, luisant, et en forme de cône allongé. Son extréngité 
. antérieure n'offre qu'un seul crochet , mais accompagné de 
quatre mamelons. Le bout bpposé est coupé carrément , 
avec deux plaques^ brunes , circulaires et portants des stig- 
mates; le premier anneau, celai qui vient après la tête , en 
offre aussi deux autres, un de chaque cété. La coque de sa 
nymphe est pljis grosse en devant et teimihiée par un plan y 
dont le contour a neuf côtés. 

Réaumnr nous a donné l'histoire de cet insecte dans le. 
quatrième volume de àes Mémoires. 

' R^ipportez au même genre la iachine farouche (Jera^j de 
Fabriçaus, (l.) 

ÉCHINONÉE, Echirwnea. firenre établi par Leskc , 
aux dépens des OuïisiNs. Selon Lamarck, ses caractères 
sont : corps ovoïde ou orbiculaire , concave , un peu dépri- 
mé ; ambulacres complets formés d« dix sîUons qui rayok*^ 
nent du sommet à la base ; bouche presque centime ; anus 
oblong peu éloigné de la boluche. 

L'OuRST» CYCLOSTOME scrt de type à ce genre, qçii con- 
• tient trois espèces, (b.) ' ' . 



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E G H es 

aie polygaonije, séparée ^ et de laiWilIe des cÎDarocéphales 4 
qui a pour caractères : un calice comoiun de plusieurs écailles , 
en alêne , réflécliies ou rabaf:tues sur le pédoncule , calice 
propre» pUpng, pentagoue^ iml^tiqué , écailleux et persîs« 
tant ; les fleurons nombreux , hermaphrodites, tubuléS) quin- 
quéfides , à style bifide , posé sut* un réceptacle commun glo« 
buleux , chargé de poils et de paillettes ; d^s seipences oblon^ 
gués y enveloppées dans le calice propre de chaque fleuron, 
et couronnées de poils courts formant une aigrette peu ap- 
parente. 

Ce genre renferme huit k dix espèces ., presque toutes 
propres à l'Europe a,ustraile. Ce sont des plantes herbacées , 
bisannuelles, souvent très-|;rap4e8 9 dont les feuilles sont 
alternes, épineuses, pinnatifides^ et les âe.urs réjonies en 
tête sphéri^ue , souvenii solitaires et terminales* 
Les plus communes sont : 

!si£^ Echinops ^herœepkàbts , Linn. ^ 
innatifides, légèrement velues endes-^ 
Içsspus, et dont la tige est rameuse, 
en Aileinagne et en Italie j dans les 
re beaucoup^ 

s, Echinops rUro^ Linn. , a les têtes 
globuleuses , les feuilles pinnatifides , glabres eu dessus. Elle 
crottdans les {Parties méridionales de la France, et s'élève 
au plus à deux ou trois pieds, 

IIlSxxii^ovjL 4 f£UiLLSS APAES, Echinaps stt^psu$^ Linn.i 
a les têtes de ^ems (asciciliées ,<les fleurons l^féraui: stériles , 
les feuilles pîfiuatifides etiÇOiAvertes» ^n dessus , de ppils épi-* 
neux« Elle cjroît en Espagne. 

l^'EcHiKOVE i^oniFLOBj^ «anstitue ai^urdW le ^enre Ao^ 

I<Âia>RE. V. ECHINOPUS. (b.) 

ECHINOPHORA (^PoHe épine , en gfec ). Pfaideurs plâi-i 

tes dont les feuilles ou les fruits S09I; épineiu, portent ce nom« 

IJEchinqphqmàe Çolum^Ue (£c^A- 1, p. 91 9 1.94) t «t celui de 

^cHicalisMhDaucmmuricatus^Lànné 

Founiefort, adopté par Linnaeus, 

se trouve décrit ci«riaprès ; enfin , 

; (^/m. 1. 173, f. 4.)^ est VQsb^kim 

Z^est la BucAauE épineuse, (b.) 

ïiMnaphonik Genre de plantes de la 

pentandrie ^igynie , et de la famille des ombellilères , qui 

offre pour caractères : une ombelle universelle composée ^ 

au plus 9 d'une quinzaine de rayons \ la collerette de cinq 

X. 5 



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66 E C H 

folioles lancéolées f carméesv presque aussi loiignesqii^etit ; 
4es ombelles partielles , doBt les collerettes sont aussi de 
cinq folioles lancéolées , mais inégales , les extérieures étant 
beaucoup plus grandes ; les fleurs ont cinq pétales inégatix ^ 
échancrés et ouverts; cinq Staminés ; un ovaire inférieur ^ 
oblong , d'où s'élèvent deux styles à stigmates simples ; deux 
semences oblongues, réunies , et enveloppées dans une tu- 
nique fongueuse ^ qui provient de F extrémité du rayon ou 
de la base turbinée de la collerette' partielle , et qui est cou- 
ronnée par les pointes épaissies et durcies de cette même 
collerette. 

Ge genre est composé de deux espèces propres aux parties 
maritimes de l'Europe australe ^ et dont les feuilles sont al- 
ternes et bipinnées. Ce sont : 

L'EcHmoPflORE ÉPINEUSE , qui a les folioles subUlées, ter- 
minées par des épines , et très-entières ; l'ombelle grande. 
Elle se trouve en France. 

L'Ecnr^oMORE a feuilles mettoest, qui a les feuilles 
radicales très-grandes et bipinnées ; leurs folioles dentelées ;' 
rombellè très-petite. Elle se trouve en Italie, (b.) 

ECHINOPOD A. Arbuste mentiotané par les anciens 
botanistes , et qu'ils rapportent la plupart à Veckinopus de 
Plutarque. K ce mot. O^N.) 

ECHINOPOGON, Echinopogon. Genre étabU par Pa- 
lisot-BeàUvôis, pour placer rÀGRosTiDE ovale de Labil- 
lardière. U offre pour caractères: une balle calicinale de deux 
Falves aiguës , presque égales , courtes , contenant deux 
fleurs f Tune fertile et l'autre stérile. La fertile a une balle 
de deux valves ,' dont l'inférieure est pourvue d'une soie un 
peu au-dessous de sa pointe , et la supérieure de deux dents 
à son fixtréfld^ ^ un ovaire barbu; La stérile pédicellée , ve- 
lue , claviforme. (b.) 

''ECHINOPORE, EiMnopora. Polypier des mers 
4e la Nouvelle - Hollande , qui seul, selon Lamarck, 
constitue ^un genre parmi les lamelli^ères, voisin 'des £x- 
PLAi^AiBES. Sîes cara'ctères sont : polypier pierreux » fixé , 
aplati et étendu en membrane Hbre , arrondie , foliiforme ^ 
finement striée des deux cÀtés ; surface supérieure chargée 
4e petites papilles, et en outre d'orbicules rosacés,- con^ 
vexes , très-hérissés de papilles , percés d'un ou deux trous , 
recouvrant, chacun, tme étoile lamelleuse; saillante des pa- 
rois et du fond , obstruant en partie la cavké. 

Lamarck possède ce singulier, polypier, qui' poutroit 
avoir, par son animal, quelques rapports avec lesÀARO^ 



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E C H^ 6^ 

'ÊCttlNOPUS(PiW de hérisson, en grec), lîïom donné 
anciennement à diverses espèces à^échinopes, Toumefort l'a 
rendu générique , et Linnœus, en adoptant ce genre , Fa 
appelé EcHiNOPS. Linnœus {^Hort Qiff, ) y rapportoil une 
plante que depuis il a réunie aux carihamus^ et qui forme 
mainteiîant le genre Brotera de Willdenow. uEchùtops 
fndicosus , Linn. , est le genre Rolai^dra. Ces genres et le 
boopis forment la petite famille des Echit^opées dans Decan-» 
doue. UEchinopus de Plutarque est un arbuste hérissé d'é-* 
pînes ,' peut-^tre I'Awthyllis erinacea, (ln.) 

ECHINORHIN, EchinorUnus, Sous-genre établi pai* 
Blainville , aux dépens des Squales. Son type est le Squ^v^e 
ÉPtNEUX. (b.) 

ECHINORINQUE, EcMnorymhus. Genre de vers de la 
division des intestinaux, qui présente pour caractères : ua 
corps allongé , cylindrique, ayant l'extrémité antérieure ter- 
minée par une trompe courte , rétractile , hérissée de cro- 
chets recourbés. 

Tous les vers de ce genre vivent uniquement dans l'inté- 
rieur de l'homme , des quadrupèdes , des oiseaux , des pois^ 
sons. Elles se fixent, souvent pour toute leur vie, dans un trou 
qu'elles forment aux tégumens des intestins , aux parois des-* 
quels elles sont fixées par les crochets qui arment la partie antéy 
rieure de leur corps. Le nombre de ces crochets varie dans cha- 
Gone d'elles. Quelques-unes en ont des centaines , régulière-* 
ment ou irrégulièrement disposés ; d'autres n'en ont qu'ua 
très-petit nombre. 

Il paroît que les à^htnorinquês percent souvent, d'outre ea 
outre 7 les intestins où ils sont logés , et par-là exposent à 
périr l'animal aux dépens duquel lls#vivent ; mais les carac- 
tères des espèces ont été plus étudiés que leurs moeurs , et 
on n'a, à cet égard, que des observations vagues et incom- 
plètes, lisse nourrissent ou du suc gastrique et pancréatique 
qui coule dans les intestins , du des humeurs lymphatiques 
qui filtrent du canal intestinal , et que l'irritation produite pat 
leurs crochets , fait fluer en plus grande quantité dans l'en- 
droit où ils se sont fixés. 

On a cru distinguer le mâle de la femelle dans des espèces 
de ce genre ; on a. pris pour des œufs de petits corps ovi- 
formes qui se voient fréquemment dan^ leur intérieur ; mais 
on doit avouer, cependant, que leur génération est aussi 
peu connue que celle des autres Vers iIntestinaux. 

Mon genre Hépatoxyle , ainsi que le genre Sagittulk 
de Bastiani ont quelques .rapports avec celui-ci. 



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1 



es E C H 

On connott soucante-deux espèces i^éçhimninquep'^ la plu- 
part due» aux recherches de MuUer. Aucim auteur françab \ 
n^en a mentiooné. Les principales aont : ^ 

L'EcHUïORiNQUE BicoENE. Il est ovale , 2^1ati, termbé en 
pointe en aT2mt et en arrière ; la partie antérieure un peu 
plus renflée et garnie de crochets nombreux, la partie pos- 
térieure ridée , glabre et accompagnée de charpie côté d'une 
corne membraneuse , recourbée ^ plus longue que le corps. 
Il est sorti 4^s intestins d'un homme. 

Sa figure se trouve dans les Ai^ de la Sodàé acadénûque 
des Sciences , ^nnét ijSi. 

L'EcHiNORiNQUE DE LA SOURIS, qui est rugueux, blanc, 
et a un seul rang de crochets à la trompe. 11 a été établi 
comme genre, sous le nom d'HcERUQUE, par Goëze, à raison 
de la déposition de ses crochets et de sa bouche non rétrac- 
tile. Il se trouve dans les intestins de la souris. 

L'EcHiNORn^QUE GÉANT, qui est très-blanc , dont le coa 
est nul , la trompe en tète réta^actile , portant plusieurs ran- 
gées de crochets , et les mamelons suçans nos. Il se troore 
dans les cochons. C'est le seul qui soit connu dans les ani- 
maux domestiques. 

L'EcHiNORiNQUE nu HIBOU , qui a le corps un peu ridé , 
opaque , et la trompe très-épaisse. U se trouve dans les in- 
testins du hibou hulotte. 

L'Eghinorinque de la macreuse, qui est rouge , dont la 
poitrine et la trompe sont garnies de crochets , le cou long 
et uni. U se trouve èaps Les intestins de la naacrense. 

L^EcHmoRiNQUE DE LA GRENOUILLE , qui est bleu y a deui 
filamens blancs et très-minces à la trcMnpe. Il se troave en 
grand nombre dans Les intestins des grenouilles. 

L'EcfliNpRiNQUE EN ^Avx, qui a la trompe longqe , et 
garnie de plusieurs rang3 de crochets , avec une ligne anté- 
rieure et un point postérieur tr^Mupar^iis. U se trouve dans 
les intestins de la salamandre. 

L'EcHiNORiN^E UNÉOLÉ a dos ligfffes brunes transver- 
sales sur le dos, interrompues dans leur nûlieu. U se trouve 
dans les intestins des morues. 

L^EcHiNORiNQUE DE LA PLIE a la trompe poiutue , et V ex- 
trémité postérieure terminée par un cercle élevé. Il se trouve 
dans les intestins de la plie. 

L'ECHINORINQUE A QUATRE TROMPES est blanc , a la queue 
ronde , rentrant dans le corps , et la trompe à quatre bran- 
ches. Il se trouve sur le foie du saumon , et peut former un 
genrepropre. 

L'EcHiNORiNQUE DU BROCHET a le corps demi-transpa- 
rent et uni. Il se trouve dans les intestms du brochet. 



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E C H 69 

L'EcHiNORmQUE ou Pic est figuré pi. D- 20 de ce Dic- 
tionnaire, (b.) 

ÉCHINOTES. Nom qwe Clusius donne au Bondyjc 
(Guilandina horiduc ^ 1j. ). (LN.) 

ECHINUS. Nom latin du Hérisson, du grec Echinas. 
V. Hérisson, (s.) 

ECHINUS. Nom latin des Oursins. ( V. ce mot. ) 

(l>£Slt.) 
ECHINUS. Barrère donne ce nom à V AUamanda cathat^ 
ika^ L. ; et Prosper Alpii:i à un StaTICE , SUxdct echmus^ L* 

F, ËCHINE. (LN.) 

ECHIOCHILON,&/Kwi:Ài/oR. Plante deBsrt>arie, à tige 
frutienleùse, à rameatii héHssés, à fetfrtles sdbuléesetâpresau 
toucher , à fleurs réunies dans Faisselle àes feuilles , laquelle 
ferme un genre dans la pentandrie monogynie et dans la fa^i 
mille des borraginéès. Ce genre présente pour caractères : un 
calice dirisé en quatre parties ; une coi^olte bilabiée , à lèvre 
supérieure à deux, et rinfêrieure à trois lobes; citfq étamines; 
un ovaire supérieur sumàfonté d'un style simple ; quatre se- 
mences. K Dcsfcmtàineis , FI. atl. , tab. 47. (b.) 
; ECHIOÏDE , EcMoiâès. Genre de plantes formé par Ri- 
vin , et réuni aux Lycopsidës par limisèus. Desfontaînes , 
dans sa Flore atiahiique , Ta ^étaMi , et lui a donné pour ca- 
ractères: a^ cafHce persistant , renflé èf à cinq divisions; une 
corolle infîindibuliforme , à cinq divisions ; cinq étamines non 
sailiantteîsb; un c^aftre à quatre lobes , du centre desquels s'é- 
lève un style ^lû^le ; quatre semences renfermées aii /ond 
du calice. • 

Ce genre, appelé NONÉB par Moencb, coriiprend deux es- 
pèces, et a potn* type le fycapsùk vésici^aire^ eckidides vioïacea, 

(B.) 

EGHIO'ÏDES.FlusieursT)lantes de la fatriiHe des borra- 

flnéês ont été ainsi appelées à cause d'une certaine ressem- 
lance avec la Vipérine (^Echiuni), Ijêcfddide de Columelle se 
rappoftté à deux eiJpèces de Gremil (Lihospermuin aivense^ L., 
è t L. ûprtium, VaHï.) Rivîn étend ce nom au Lycopside des champs 
et au Lycùpside jpésiculaire , lequel constitue atfe&uite autre es- 
pèce , TEcHioïDE de Tournefort adopté par M. Desfontaînes^ 
décrit ci- dessus ati tnot EchIOïoe, et qui eôt le 7iom;a de 
Moén<ih. Ce dernier naturaliste nomme échi'dïdès le myositis 
Linn., réduit aux d^eux espèces M. palusérh et M. annua. (l.) 

ECHION, Echion, Nom donné par Poli à l'animal des 
coquilles bivalves , du genre des Anomies de Linnaèus. Ses 
caractères consilent à n'avoir ni siphôh, ni pied, mais des 
branchies séparées; un abdomen ovale , coinj^imé ; le ïnuscl^ 
transversal attafché à une saillie rayonnante. 



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,0 E C H 

JJanomie pelure çfognon , figurée avec des détails très-pré- 
cieux d'anatomie, pli 3o , d.<> i et suivantes de l'ouvrage de 
ce savant , sur les téstacés des Deuï-Siciles , lui sert de 
type. (B.) 
ÏCHIQUIER. V. Papillon, (s.) 
E^CHlTE^Echûes, Genre de plante de la pentandrie mo- 
nogynie , et de la famille des apocinées , qui offre pour ca- 
ractères : un calice divisé en cinq parties ; une corolle mono- 
})étale , infundibuliforjne , beaucoup plus longue que le ca- 
ice , à limbe divisé en cinq découpures très-ouvertes ; cinq 
glandes environnant les ovaires ; cinq étamines non saillantes; 
deux ovaires supérieurs, decbacun desquels naît un seul style, 
terminé par un stigmate à deux lobes ; deux follicules longs , 
communément grêles, droits , uniloculaires , univalves , con- 
tenant des semences couronnées d'une longue aigrette , et 
imbriquées autour d'un placenta libre et longitudinal. , 
. Ce genre comprend plus de trente espèces originaires des 
parties cbaudes de F Amérique , de l'Asie et de l'Afrique» Ce 
sont des plantes la plupart lactescentes, ligueuses, sarmen- 
teuses, dont les feuilles sont simples et opposées , etles fleurs 
en corymbes ou en épis axillaires ou terminaux. 

Les plus remarquables sont » 
; L'EcHiTE BiFLORE , qui a la tige sarmeuteuse, les feuilles 
oblongues , et les fleurs géminées. Elle . se trouve à Saint- 
Domingue. > 

L'EcHlTE CAMPANULES , Echàes suberecta ^ lÂnu» ^ àoni les 
liges sont à peine volubles , les pédoncules rameux , et les 
feuilles çvales et mucronées. Elle croît à Saint-Domingue. 

L'EcHiTE A OMBELLE a les fleurs en ombelle , les tiges vo- 
lubles , et les feuilles ovales-obtuseSrJElle se trouve avec les 
précédentes. 

VEcHiTE RAMPANTE a les pédonculcs rameux et bifides ; 
les feuilles linéaires , lancéolées. Elle se trouve à Saint-Do- 
mingue. Elle n'est pas laiteuse. 

L'EcHiTE LAPPULACÉE a les pédoncules ramemç^hispides, 
et les fruits bérissés , k leurs deux extrémités , de poils recour- 
. bés. Elle se trouve à Saint-Domingue , et grimpe sur les 
arbres. 

I^'EcHiTE YERTiciu^ÉE, EchUes scholaris ^ Linn., est droite 
et arborescente ; ses feuilles sont oblongues , et presque ver- 
ticillées ; ses firuits filiformes , et e^^trémement longs. Elle 
croît dans les Indes , et est laiteuse. 

Le bois de cet arbre , qui parvient à une grosseur assez^ 
considérable , est très-usité aux Indes pour les usages écono- 
miques, et surtout pour fournir les tablettes, propres à écrire, 
dont on se sert dans les <coles. Il est blanc et fort tendre, 



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E G H y< 

On attribue à . son écorce beaaco^p de propriétés^ médi- 
cinales. 

L'ËCHITE ANTIVENÉRIENNË, Echiies sfphiUUcQ , Linn. , ajes 
feuilles ovales , presque pétioles , très-anie<s ; les p^nlcules 
dichotomes , et les fleurs en épis. - Elle croît à Surinam, où. 
sa décoctioQ. .est usitée contre le$ maladies vénériennes. 

UËCBITE DIFFORME a été rapportée , par moi , de la. Ga^ 
roUne , où elle grimpe sur les arbres , et répand le soir une 
odeur agréable.. Ses feuilles inférieures sont presque linéak-es, 
et les feuilles supérieures presque ovales ; ses pédoncules sont 
encorymbe. » 

Les genres Strophante ef Pârscksie^ ont ëtéétablis/aux 
dépens de celui-cL V. Eghium. (b.) 

EGHIUM, d'un mot grec ifii signifie Vipère. L'on avoit 
donné ce nom à certaine plante, parceque ses graines avoient 
quelque ressemblance avec laléte de ce reptile, oubienparce 
que la plante étoit un remède pour euérir la morsure de la 
vipère. Nicandeîr rapporte que, Alcibiade ayant été mordu 
par une v/père , exprima sur la pUie le suc de. récbian, qu'il 
en but et évita ainsi la mortr Dioseoride n'admet qu^un éofuoni 
et Pline dçu^, d' après j^umei^ius qu'il cite. Il reste àsavoir s'il 
s'agit ici de notre vipérine, ^commune ou d'une autre espèce 
du genre ETcHiun 4e Tourn^fptt, adopté par Linuœqs(F. Vin 
PÉRiNE) , ce qui ne paroftpas prouvé; mais il parOÎt bien que cc^ 
peot être une borraginée, de méipe que VécfiUes de Dioseoride, 
nom qui est devenu celui d'un genre établi par Jacquin ., et) 
qui ap^rtient à la famille des apocînées. Les plantes étran-. 

fères au genre ecA/zim et qui en ont recule nom,, sont,, i.^ par, 
^auhinetles botanistes anciens, X^sMyosatis awensis, L.,, apu^ 
la^Lt.^ et le lyçopsispuUa ; a.^ par Ray, le Pulmonariamarùùna ;. 
3.^ par I^rosper Alpin et Morisson , Vonosma smpltcissima ; 
4.** parHaller ,1e fyco)»5warp^w5w. (ln.) 

EGHMÉÈ ;,^c^mi?a. Plante du Pérou , qi 
rhexaqdrîe mpnogynie et dans. la famille des ; 
un genre, dont le caractère consiste en un calice 
térieur inférieur , trifide , ' campanule , avec 
sions muctonées ; l'intérieur supérieur , aussi i 
parties ; une corolle de trois pétales , avec deux < 

â la basé de chacun ; six étamines ; un ovaire à sl^ , 

et à stigmate tripartite ; une capsule ovale , triloculaire , tri- 
valve , contenant plusieurs semences ovales, (b.) 

ÉGHO. Son qui est répété une ou plusieurs fois k la fa- 
veur d'une disposition particulière d'un local qui réfléchit les 
rayons sonores , de, manière à produire sur l'organe de l'ouïcr 
à peu près la même sensation que le son direct. 



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ya E C H 

On donne aussi le nom d'ëcho au liéo même qui a la pro*- 
priété de répéter distinctement les sons. 

L'écho n'a lieu qu'en plein air : les endroits fermés , quelT 
que vastes^ qu'ils soient , sont sonores ou résqnrkmsj mais ils 
ne forment point d'écho qui répète distinctement les sons. 

C'est surtout dans les vallons que se trouvent les échos, 

Iirobahlement par la répercussion dés sons d'un coteau à 
/autre. 

On en trouve quelquefois en rase «ampagtie , près à'niM 
bâtimfsnt isolé \ et Ton a Fémarqiié à cette occasion une 
singularité ; c'est qu'un des côtés du bâtiment fait écho , tan-^ 
j^is qMë les aiutres n^ produisent point le mémse efEst, quoique 
rien ne fasse soupçonner la cause de cette dilïërence. 

Il y a des échos , surtout* ^ns les forêts et dans les en- 
droits remplis de rochers , qui répètent plusieurs fois le 
m^e mot 9 ou qui répètent une seule fois mi certain nombre 
de syllabes. 

Le premier de ces effets paroit avoir Heu lorsque les sur- 
faces propres à réfléchJr le son, se trouvent directement op- 
posé^e^ et asse% près les unes des antres. Il arrive alors , à 
Fégard des sons , à peu près la même èhose qui arrive à l'é- 
gard d'une iumière qu'on met entre deux mîroii*è placés vis- 
à-vis l'un de r autre , et dont l'image estréfléchic un grand 
liombre de fois. 

V L'autre effet est dû sans doute à ce «Jué là sUrface qui ré- 
fléchit le son', ée trouve placée à une distance a^sez consi- 
dérable , pour qu^on ait le t(tfîhps de prononcer pftsieurs 
mots 'avant que le àon y sdit parvenu ; et h mesure que les 
mots y arrivent successivement , Ils sont renvoyés dans le 
même ordre. 

ar d'entendre répéter ses 
l'on à cessé de, parler, 
mervêiiléiix de plusieurs 
Lommes de poids ; mais 
Qcbrè^ On a reconnu qu'il 
l'exagération, 
sur Ta Théhdîde de Stace 
Bhin,prës de Cphlent^, 
lême paot. 

année 1710 ) , fait men- 
îrdun entre deux grosses 
l'eivîron cent cinquante 
ieux tours , et qu'on pro- 
'entepd répéter une dou-f 
zame ae lois. ' 



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E C I 73 

Si Ton en croît le doctcfar Plott , il existe dans le parc de 
H^oodsloock^ en Angleterre, un écho qui, à la vérité, ne répète 
pais plnsiears fois la même chose 5 mab qui peut réciter de 
suite jasqo'è yingt ^Uabes. 

La BibUoÛièque hrUamiique^ n.<> 70 9 fait mention d'mi écho 
formé par lés r(]»thérs à^Andenhach^ en Bohème : il est sur- 
font remarquaÉile par la singularité du local. 

Dans un espace d^enriron sept lieues de circonférence, on 
Toît ce que l'auteur appelle une fw^de roé^iers t c'est un as- 
semblage de piliers <lééél6t à dent centfr^pie^ d'élévation , 
et qui ressemblent de lèi^ ta dnè arîliëè de géans. 

Ces rochers sont d'titi srès tendre V disposé par couches 
horizontales ; on Voit qu'ils ont fait partie d'uile montagne 
dont une portion sid^èiste epeore^ Ce grès a été silloiàtié et 
découpé par les eaux , de manière qu'un grand nombre de 
ces rocfeers ont la forine d'un cAne renversé , dont le pivot 
qui les supporte n^a qu'un très-petit diamètre. 

Cet assemblage singulier forme uUe espèce de labyrinthe 
dont les sentiers innombrables et tortueux sont quelquefois 
telléiAent resserrés -, ^qu'on peut à peine y trouver un pas- 
sage. 

Vers l'extréitiité de cette réunion de rochers , se trouve 
un écho qui répète sept syllabes jusqu'à trois fois. Cet écho 
est prompt et sec dans sa manière de répéter ; sUr quoi 
l'auteur observe qu'aucun écho ne répète le son précisé- 
ment tel qu'il a été produit. Il le modifié , suivant que les 
surfaces qui le réfléchissent sont nues Où couvertes de fo- 
rêts. (Pat.) 

ECHTRE i EtAtrus. Plante herbacée , épineuse , de la 
Coehinchine 9 dont Loureiro a fait un genre , mais qu'on 
peut suppoàer n'être autre que T AaoEiioNE ne Mexique, 
dont elle diffère par l'absence du calice , qui, étatit trèsi-ca- 
dnc dans cette dernière plante , n'auroit pas été observé par 
ce naturaliste, (b.) 

EC'HWEDER. Nom bas-bretoti de rALOUEti* coii- 
imHÉ. (vj. 

ËCIDIE, Mcîdium, Genre de plantes établi par Persôon , 
aax dépens des I^^SSE-IOUPS de Linnaeus. Il renferme une 
soixantaine d'espèces , toutes se trôùvabt sur les feuilles et 
les jeuiies tiges des piatltes , aux dépens dësîquèlles eHés vivent. 
Elles paroissent d'^abord Comme dé simples tuberèulès , qui 
5 ouvrent à leur somtnet et offrent dans leur intérieur une 
poussière entremêlée de filaméns. 

De tous les Champignons parasites iNTEaNEs(F.ce mot), 
les écidies, après les Urèdes et les PoccmES , sont ceux qui 
se rencontrent le plus fréquemment, et par suite sont les plus 



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74 E C I 

dans le cas S* être Tém^Lt^nés par lés naturalistes. Il arrire fré- 
quemment que leur abondance est telle qu'ils empêchent 1^ 
complet développement des plantes , et occasionent leur 
mort, ou au moins mettent obstacle à la fécondation de leurs 
germes ou à la maturité de leurs fruits. 

. Tantôt les tubercules des écidies sont épars, tantôt iJs sont 
disposés en anneaux , tantôt ils sont amoncelés en paquets. . 

Les espèces les plus connues de ce genre sont : 

L'ÉcmiE DE LA B<HïG£. Elle croit solitaire sur la surface 
inférieure des^euilles de la Ronce des haies , en Congie de 
tubercule blanc avec un point jaune au centre. 

L'Écibie des Chicoracées. On la trouve également éparse 
sur les tige^ et les feuilles des chicoracées , principalement 
du Scorsonère et du Salsifis. Elle est d'abord jaune , et. 
devieçit ensuit^ noire. 

L'EciDiE DES EuPHcmBES. Elle couvre quelquefois les feuil- 
les et les tiges des Euphorbes , principalement de celle à 
Feuilles de cyprès , et les empêche de se développer. Elle 
est jaune. 

_ Li'EciDiE DE l'Epine viNETTE se voit très-fréquemment sur 
les jeunes pousses , les feuilles , et même les fruits de l'épine 
vinette , et lui nuit beaucoup. Elle est jaune , à peu .près 
comme la Rouelle des blés, ce qui a concouru , sans, doute , 
à faire croire qu'elle donnoit lieu à la production de cette 
dernière. ... 

L'ÉciDiE EN GRILLAGE , lycoperdon cancdlatum « L. 9 crott 
sous les feuilles deç poiriiçrs y en gros tubercules jaunes à sur- 
face inégale. Il est des jardins qu'elle infeste au point d'être 
obligé de renoncer à y cultiver ces arbres qui i\'y donnent que 
peu. ou point de fruit. J'ai cherché à la faire disparoître. ^ en 
enlevant tous les ans 9. avant leur développement complet^ les 
feuilles qui en montroient , dans la persuasion que j'empâ- 
cherois leur reproduction ; mais cela ne m'a pas réussi. 

Les Ecidies de l'Amelanchier , du Néflier, de I'Aubé- 
Pi^E , i^semblent beaucoup ^ la précédente , m^is parois- 
sent distinctes. Elles nuisent aussi , sans doute , aux arbres 
q^i les nourrissent. (B.) 

ECITON , £citoflL J'ai désigné ainsi, dans mon Histoire 
naturelle des crustacés' et des insectes , un genre d'insectes ^ 
de l'ordre des hyménoptères , de la tribu des foxmicaires « 
ayant pour caractères : un aiguillon d^s les, mâles et les fe- 
melles ; pédicule, d^ l'abdomen forqié de deux nœuds ; man- 
dibules , du moins dans les neutres, étf'oites et fort allongées, 
presque parallèles etcrocJiues. 

Les espèces dont il se compose sont toutes exotiques et par- 
ticulières à l'Amérique méridionale et à la NouveUe-Hol-» 



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E C L 75 

lande. Telles sont les fourmis : gulosa yforficaia, roiitaia , ha^ 
mata de T entomologie systématique de FàJ>riciu8. Il les a réu^ 
nies , dans son Système des Piézates^ à quelques autres espè^ 
ces 9 ayant des mandibules semblables , mais dont le pédicule 
de TaËdomen n'est formé que d'un segment , en forme d^é- 
cailles , celles qui composoient mon genre Odo^tomaque; 
ce groupe est pour lui le genre Myrmecia. Youjant simpli* 
£er ma méthode 9 et réduire le nombre desgenres, j'ai en- 
suite réuni ( Gêner, crusi. et ïnsect ) les odontomaques aux po- 
nères , et les écitons aux attes de Fabricius et, à mon genre 
jwfrmica, M. Walcfcenaer ayant donné avant lui le nom èioUe 
k un genre d'aranéides , celui que j'avois appelé sàUique ^ il 
me paroît nécessaire de supprimer cette première d^nombia- 
tion. V. CEcoDOME et les articles Pomère et Myemigç. (t.) 

£CLÂIR. Ce nom désigne Tapparition subite de lumière 
qui précède le bruit de la foudre. Cette lumière est vraisem- 
blablement causée par l'explosion chimique qui s'opère en un 
instant, (biot.) 

ECLAIRE. Nom vulgaire de la Chélidoine commune (b.) 

ECLAIRETÏE. C'est la Renoncule ficaire, (b.) 

ECLATANT. Dénomination sous laquelle on a décrit plu> 
sieurs oiseaux à plumage briilant^t à reflets. V. entre autres, 
ks genres Souï-manga et Merle, (v.) 

ECLBAER. C'est la Parisette, jPam quadrifoUa^ enDa; 
nemarck. (LN.) 

ECLIPSE* Interrruption momentanée que nous obser- 
vons dans la lumière d'un astre , qui est occasionée par l'in-^ 
terposition d'un corps céleste opaque. 

On en. distingue trois espèces : i.** Les éclipses de soleil « 
({ui arrivent quand la lune se trouve précisément entre la 
terre et le soleil , de manière qu'elle empêche une partie de 
sts rayons d'arriver jusqu'à nous. 

2.<^ Les éclipses de lune , quand la terre se trouve entre le 
soleil et la lune , de manière à empêcher celle-ci de recevoir 
les4*ayons du soleil 9 sur une partie ou sur la totalité de son 
disque. 

3.» Les éclipses des satellites de Jupiter ou de Saturne. Elles 
ont lieu lorsque la planète principale se trouve interposée en- 
tre le soleil et quelqu'un de ses satellites. 

Quand les étoiles sont cachées momentanément par la lune 
ou par une planète , c'est une eS]^èce d'éclipsé , à laquelle on 
donne le nom à* occultation. 

Lorsque Mercure ou Vénus passent entre le soleil et la 
terre , de manière que le centre de ces planètes se troure à 
peu près sur la même ligne que le centre du soleil et de la 
terre > il y ^ tme véritable éclipse de soleil; mais qui est im-. 



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jS E C L 

perceptible , et qa^on oîomikie simplement passage. On aper-^ 

Î|oit alors la planète comme une tache noire et rôttde derant 
e disque du soleil. 

Les éclipses de soleil proprement dites , sont ou partielles 
ou centrales : elles sont partielles quand la lune se trouve 
jAaLcée un peu obliquement entre le soleil et nous , de façon 
qu'elle ne cache qu'une partie de son disque. 

Elles sont centrales ou annulaires , lorsque le soleil ^ la 
lune et la terre se trouvent sur la tnéme ligne droite. On les ' 
appelle ahnuMres , attendu que le disque apparent du soleil 
étant un peu plus large que celui de la lune , on voit débor- 
der la surface du soleil tout autour , de manière à former un 
anneau Imnineux. 

Les éclipses de soleil ne peuvent arriver que lorsque la lune 
est nouvelle , et au moment où elle se trouve en conjonction 
avec le Soleil. 

Les éclipses de lune sont ou partielles ou totales : elles 
sont partielles quand l'ombre de la terre ne tombe que sur 
une portion de la lune. Elles sont totales quand la fune se 
trouve toute entière dans le cône ténébreux que forme l'om- 
bre de là té^re ; ce qui arrive lorsque le soleil , la terre et la 
lune se trouvent traversés parr une même ligne droite. 

Les éclipses de lune n'arrivent que lorsqu'elle est dans son 
plein , et en opposition avec le soleil. 

Les éclipses des satellites , principalement de ceux de Jupi- 
ter, sont éxttèmemetft fréquentes, attendu qu'ils tournent fort 
vite autour -de celte planète , et à peu de chose près dans lé 
même plan. Comme on peut observer dans le méfMie instant 
ces édipses sur différcns points de la surface de la tei^re , elles 
fbumlsseirt un moyen très-coramodfe pour déterminer la lon-^ 
gitude ou la différence des méridiens de ces mêmes Houx. V. 

ECLIPTIQUE. (PAT.) 

ECLIPTE, EcUpia. Genre de niantes delasyngénésle po- 
lygamie superflue, et de la famîHe des CoRtMBiPÈRES , qui 
à pour carfadfères : on câltce cbmmun , polyphylle, formé de 
deux rangs de folioles lancéolées , presque égales ; detà fleu- 
rons hermafphrodïtes , quadrifides et tétrandrès au centre ; 
des demi-fleurdrts tiombreux et à languette étroite à la cir- 
conférence ; un réceptacle garni de paillettes fort étroites ; 
pltlsieuns semences cnAcfâ^ties , comprimées dans le disque ; 
irigones à la circonférence^ èrénelées et sans dents m ai- 
grettes. 

Ce genre comprend sept & huit plantes herbacées , atitrael- 
ïes, naturelles aux partiel châudcis de llnde et de l'Améri- 
que ; leurs feulHes sont opposées , rudes au toux:hei^ , et leurs 
fleurs pédonçttlées, axîHaîres ou terminales. 



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E C Li t^j 

Les deux plus communes dam les jardins 9 sont : 
L'EcLiPTE DROITE, qui a la tige droite et les feuilles pres- 
que connées. Elle se trouve en Amérique. 

L'EçLiPTE COUCHÉE a la tige coi^u^hée , les feuilles légère- 
ment ondulées et presque péUolées. Elle vient de Tlnde. 

Le genre Meyère a été établi aux dépens de eeluî-ci qui, 
d^m autre cât^^ réclame celui appelé Miceélion par Fors- 
kaël. (B.) 

EctiFTA y du motlatin EcUpUca- Humphîus nomme ectip- 
ta-daun , unç espèce particiUière dn genre Ecurrs ci-dessus^ 
que Loureiro rapporte k tort à Tédipte droite , V. Co-muc, et 
qui sans doute est la plante que les habitans de Ternate re- 
gardent coqime un excrément produit par le soleil , lorsqu'il 
est éclipsé. 

Le genre Eclipta est réuni au bîdim dans Toumefort. 
Lânn^us l'avoit d'abord confondu avec le yeriesîna. Avant lui 
DUlen et Vaillant l'ont créé sous le nom à' mpatonophalacron^ 
et Forskaëlaprès^^sous celui à^mîcwdiumX^fimÀ/era de Swartz 
a fait partie des Ècliftes. (j^n.) 

ECLIPTIQUE. C'est te cjerçle que parcourt la terre dans 
son mouvement annuel aiitqur du soleil 9 ei dooi dn suppose 
que le plan pa^se par le centre d« soleil et par celui de la 
terre. 

Le plan de ce cercle n'est pQÎat pavaUèle à celui de l'équa- 
teur y i^ forment entre etix un 9Rgle d^environ «î 4eg;rés et 
demi ; c'est ce qu'on nomme V obliquité di téclipU^ptâ. 

SI le plan de l'équateiv et celui de Técliptique s^econfon^ 
doient par leur paralléUsime , c'est-à-dire » si v% point de la 
surface de la terre , é^jalement distant des dei^ p^Up« 9. par- 
couroit dans son mouveo^ent diurm le même plaa qu« le ceur- 
tre de la terre parcourt dans son mouvenieot annuel j H n'y 
auroit nul cbangement de sai^pn;s, : l'équinioxe serait perpé- 
tuel. 

C'est donc l'obliquité qui existe entre Véqi^afeup et VécUpH- 
que qui opère les changemens de saisons. ^ 

L'obliquité de VécUptique n'a pas toujours été la même ; 
des observations exactes , faites îî y a 4000 ans par les Cbal- 
déens, prouvent qu'elle étoit alors de 2^ degrés : eltè est main- 
tenant de 23 degrés 28 mÈB. Toutes les observations qui se 
sont faites entre ces deux époques, font voir qu'elle dimi- 
mte Hef^véofk 36 secqnées par siècle ; maièles astronomes 
OM trouva qtt« ees varia^ns ne peuvent s'étesdre qu'à un 
petit nombre de degrés. 

Ce cercle porte le nomd'^^ii/!/^ue,,païCe que les éclipses 
de soleil et de lune ne peuvent arriver que lorsque la lune se 
trouve à peu près dans le plan de ce cercle , au moment de 



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78 ECO 

sa conjonction ou de soti opposition, ce qui n'âfrive qlie rai^e-^ 
ment, attendu que le cercle qu'elle décrit elle-même dans 
sa marche autour de la^erre n'est point parallèle à VécUptique^ 
et lui est incliné de 5 degrés : elle le coupe deux fois par mois, 
et l'on appelle ces intersections les nœuds de la lune. Il faut 
donc , pour qu'il y ait une éclipse , la réunion de ces deux 
conditions : que la lune soit dans l'un de ses nœuds , et en 
conjonction ou opposition. Si c'est en conjonction^ il y a éclipse 
de soleil^ parce qu'alors la lune se trouve entre le soleil et la 
terre; si la lune est en opposition, c'est elle-même qui est 
éclipsée par la terre , qui se trouve entre elle et le soleil. 

(PAT.) 

ECLOGITE. Ce nom qui signifie choix, élection, a été . 
donné par M. Haiiy , à une roche de San-Alpe, en Styrie, 
qui est composée de disthène et de diallage , minéraux assez 
communs isolément et qui n'ont encore été rencontrés asso- 
ciés ensemble que dans un seul endroit. V. Diallage. (lug.) 

ECLOPE, Èclopes. Nom d'un genre de plantes de la syn- 
génésie polygamie superflue, qui a beaucoup d'afBnité avec 
les ATHAKASESetavecles Relhaî^ies. Il a pour caractères : ua 
calice ovale , oblong , imbriqué d'écaîUes cartilagineuses , à 
appendices scarieux au sommet; des fleurons hermaphrodites 
au centre, et des demi-fleurons fertiles, ovales et entiers à la 
circonférence , tous portés sur un réceptacle chargé de pail- 
lettes; des semences couronnées par une aigrette de trois à 
cinq folioles courtes. 

Ce genre , qui a été établi par Banks et fixé par Gaert- 
ner , contient deux espèces , dont les feuilles sont alternes et 
linéaires , et les fleurs disposées encorymbes terminaux. Elles 
sont frutescentes , et originaires , à ce qu'on croit, du Cap de 
Bonne-Espérance, (b.) 

ECLOTORIPA des anciens Egyptiens. C'est proba- 
blement une espèce d'AMARANTHE. (ln.) 

ECLUSEAU , EcLUsïAU. Noms vulgaires d'une espèce 
d'AGARiG. Il est synonyme de Coulemelle, (b.) 

ECOBUSE. La Canghe GESPiTEUSE porte ce nom aux 
environs de Nantes. (B.) 

. ECONOME. Nom d'un ropgeur du genre,. des Cai^ipa- 
GNOLS. V. ce mpt. (desm.) 

ECORCE, CorieoB. Vêtement ou partie enveloppante de 
la racine , de la tige et des branches d'un arbre ou de toute- 
autre plante. F. Arbre, (d.) 

ECORCECARYOCASTINE. C'est celle du Winté- 
biaiscannelle.(b.) 

ECORCEDE CITRON. Coquille du genre Cône, (b.) 



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E C R Aq 

Î.CORCE ÈLUTÉRIENNE. On donne quelquefois ce 
nom à la cascariUe, V, au mot CHoton. (b.) 
ECORCE DE GIROFLE. C'est celle du Giroflier, (b.) 
EGORGE DES JESUITES. V, Quinquina, (b.) 
EGORGE D'ORANGE CoquiUe du genre Gône. (b.) 
EGORGE SANS PAREILLE. G'cst celle du Drimis 

AROMATIQUE, (b.) 

EGORGHÉ. G'est le Gône str^jê, (b.) 
EGORGHEUR. V, Pie-grièche écorcheur. (v.) 
ÉCORGHEUR GENDRE (grand). G'est, dans Albin, 

le nom de la Pie-griâghe grise, (v.) 
EGORGHEUR DE MADAGASCAR. F. Vanga.(v.) 
ÉCORGHEUR À TÊTE ROUGE. Dans Albin, c'est 

le nom de la Pie-griêche rousse, (v.) 

EGOSSONEUX. Nom vulgaire du Bouvreuil et du 

Pic^vbrt. (v.) 

EGOUFLE, ESGOUFLE. Noms vulgaires du Milan- 

(V.) , 
ECOURGEON ou ESCOURGEON. Noms vulgaires 

d'une variété d'ORGE. (b.) 
EGREGELLE. Nom donné à laCRESSERELLE, dans quel-^ 

qucs cantons de la France. F. ce mot. (s.) 

ECREVISSE, Astacus, Fab. Genre de crustacés de l'èr- 
dre des décapodes, famille des macroures, tribu des ho- 
mards, ayant pour caractères : quatre antennes insérées pres- 
que sur la même ligne ; les intermédiaires ten^inées par deux 
filets ; pédoncule des latérales nu, avec des- saillies en forme 
d'écaillés ou de dents; les six pieds antérieurs terminés en 
pinces. 

Nous avons vu aux articles crustacés et déaapodes , que Lin- 
naeus comprenoit dans son genre cancer , nos trois premiers 
ordres de crustacés , et même quelques espèces des suivans. 
Gronovius , par l'établissement des genres astùcus et sqmUa , 
et les caractères dont il fit usage, opéra un changement deve- 
nu nécessaire. C'est à lui que l'on doit la distinction des crus* 
tacés, en ceux qui ont les yeux pédicules, et en ceux où ces or- 
ganes sont sessiles. Il a distingué, le premier, le genre Hippa\ 
fions le nom ffEmenia. Celui à^Astacus est composé d^s 
antres décapodes macroures, et de nos stomapodes. Celui 
qu'il nomme sçUii/e , répond à lios amphipodes , et celui 
à^omscus à nos isopodes. Enfin , il forma ^ avec le monocle 
pofyphème de Linnaeus , un nouveau genre , sous la déaomi- 
nation de xiphogure , qu'on auroit dÀ préférer , en toute ma- 
nière , il celle dé lhmdc<f employée par Muller. Prenant pour 



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So E C R 

base le nombre des pieds, Degeer restreignit le genfe aâatui 
de Gronovias à nos décapodes macroures , et composa celui 
de squille , non-seuleipent àts sV>ia[^appdes , naais encore des 
amphipodes et des isopodes qui ont quatre antennes. Fabri^ 
cius ^ ErUom. sysiem. ) , institua quelques nouvelles coupes 
génériques, et celle à' laquelle il conserva le nom à'astacus^ 
renferme notre section àes salicoques et celle des homards , 
à l'exception des scyllares. Mais ayant, ensuiie ms k profit 
les travaux de Daliotff sur les crustacés, il ne comprit 
plus ( SuppL Eniom. System. ), dans son genre jOs^cus^ que les 
espèces appelées communément éqfwissi^ et hom^^^ celles 
que les anciens désignoient sous les no^is- à'astfleuSf i(elepk^ 
tus^ et peut-être àe Ua { F. la Disseitatîoq critique de M< 
Cuvier sur les espèces d'écrevisses. connues ^es^ anciens), 
et qu'il ne faut pas confondre , comme on. Vi f^t, 
avec les gammaru^ , ou plutôt les cammarus , de quelques au- 
tres. M. Léach a séparé des écrevisses , celle de Norwégc, 
et en a formé le genre nephrops ; mais quoique les caractères 
qu'il lui assigne soient exacts, le genre des écrevisses, tel 
qu'il est dans Fabricius, n'est pas assez étendu, pourqp'i' 
soit nécessaire d'introduire une nouvelle coupe. 

Ce genre , à raison de l'espèce fluviatile qui se trouve dans 
toute rËurope , et que Ton mange partout , est un des plus 
généralement connus et des plus étudiés parmi cerne 4es crus- 
tacés, il «est p€^ d'ouvrages sur l'histoire des |K>iis03Q|$ ou ^es 
i9$eete$, da^s lesquels on ne loi ait consacré hp ch^gp^e par- 
ticulier, depuis Ar^t^e , qui en a p^Jé le pf'emier , jusqa'^ 
«ejo^r. . 

hd corselet des écrevisses est ^ peji.pr^s cylindrique; 1< 
4eva|it 4e leur t^te «8t p^longé^ii l^ec «ou çn iQpgue pointe 
horizontale , aplatie et armée d'épines. Leurs yeux sont placés 
à cdté de cette partie. \\& opt U foria^ d'ip^ d^i-globe porté 
sur une espèce de fourreau cylindrique , att|M:hé à w muscle 
iioirt et nerveux , au moy^ui duqii^l ils sppt mobiles , et peuvent 
rentrer où sortir à volonté d'^pe cavité o4 ils sopt ^itués^ 
ÏAtre les yeux se trouvent les antennep^ Les extérieipres,q^ 
sont k filet conique; et fort déliées à leur pointe, sont ordn 
nairement avossi kyagp^ qoe le eoips, dirisfé^es en ipi ff^^ 
pombre d'articles , et portées s»r une |»ase mobile copopo- 
sée de trois gros articles , açccm^aguéesd^? pièces écailleuses 
et de poils. 

Les intermédiaires , beaucoup plus eojirles^ sont ^^^^^ 
con^osées de deux filets sé^cés , parties aussi eom»^^ 
nombre de petits articles , et porti^s sur un p.édoncule com^ 
omn^ et formés de trois articles assez gros. Les parties de 
la boudie ne diCGèreut pas essentiellement de celles des cra-' 



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mm 



f 



E Ç R 8/ î 

lies; tùiàlÉ'^ ainsi que dabs>les autres macroures , les pî^ds- 1 

mâdioires extérieurs sont proportionnellement plus étroite et j^ 

pins long3< Les mâchoires de la seconde paire sont découpées 
en six lanières , et les niandibules sont dentelées. n 

L^esiomac^ de même que celui des crustacés fournis d^uii J 

test, est placé dans la tête même» aii dessus dû pharynx; il ^ 

est composé 'de fortes meitibranes et coiitient trois dents * 

écailleuses ,• armées^ de poitites , et situées de manière à pou- ) 

Toir se réunir et broyer lés matières soumises à leur tritu- ^ f 

ration. Elles sont absolument indépendantes des màndâ)ules. ^ 

L'estomac se décharge dans l'intestin , vaisseau cartilagineux 
qui se dirige, en ligne droite , le long de la queue , et aboutit \ 

à Fanus , situé à son extrémité hiféneure. T 

La queue de l'écrevisse fait la moitié* de Pànimal. Elle est ii 

composée de six pièces , plus convexes en dessus qu'en des- % :| 

sous y et articulées entre elles par le moyen de membranes . ] 

flexibles. Les anneaipc ont , en-dessous , des parties remar-^ | 

qoableâi attachées' près dé leur bprd extérieur. On les.nomme % 1 

lesJUets. Ils varient en noAibre et èh figure dans les deux sexes, 
et sont mobiles 'Sur leur base. C'est à ces filets que l'écrevisse 
femeUe àttadie ses œufis, et il est proba'ble qiîè ceux du mâle 
servent à quelque chose dans l*acte de la génération ; mais ' 

comme on n'a pas encore observé raccouplem.ent àts écre- 
visses , on ne sait rien de positif à cet égard, ta queue est 
tenmnée pai* cinq pièces plates, minces , ovales,. un peu 
convexes» eH dëlssus et concave^ en dessous ^ .àrtici^Iées au 
dernier anneaii dé la queue. Ce sont de yëritaÈHes pa- 
geokes. O'iest à la base de celle du milieu, en ^i^ssqus , 
qa'ek l'anus. ' ' ' i, , 

Cette queue est indifféremment, taùtôt étendue , t^n^t re- 
courbée ou pliéè en dessous. \ • . , :' 

Le système musculaire des écrevisses , ainsi iquç celui des 
autres décap^ées , se borne a\i mouvement d^s la queue ^ des 
pattes et des organes de la manducation; car dans cette 
classé, il n'y a pas de muscle pour mouvoir la tête sm- 
le corselet , puisque ces deux pièces sont soudées ensemble* 
Lés muscles qui meuvent la queue ont une. can£iM:matiQïl 
très-singulière ; ils forment deux masses distinguées^. l'une de 
Vautre par le canal intestinal. La masse supérieure est. com- 
posée de trois sortes de fibres, qui servent à porter Ja queue 
de droite à gauche, et à la relever ou à l'abaisser seion qu'ils ^ 
agissent ensemble ou séparément. La masse [ inférieure est 
J>eancoup plus compliquée , et sert au mouvement idofrak:oes-' 
«oires de la queue. / ., , . ' ; ^^ ^ 

Chacune des articulalîoQS des pattes a dix» muscles i tm 

X. ' 



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«a E C R 

flécUsseur et un estettseor, qui tarient selon le llea okîk 
sont placés. 

Couverture des branchies est placée sons la paitie anté^ 
rieure et latérale dutest ducorselet. Oftvoiifacileiiieiiiractiofi 
inspiratoire etexpiratoire de ces anigiauT ^ soit qu'on les ^e 
deTeau, soit qu'on les y remette. Dai^sTun ou Vauirtccat^j U 
se produit un petit bruit occasioné par l'emrée.de Feavou la 
«ortie des bulles d'air qui viennent crever k leur ootertùre. 

Les pattes des écrevisses ont leiv* attache le loog.dudessoaâ 
du coi^, à une peau dure et écaUleuse. iies deux anténeores, 
ou les pinces > sont fort longues et fort grosses. £Ues soat dii* 
visées en cinq parties^ de formes in^ales^et articulées entre 
elles par des membranes. La plus étoigiiée du corps , ou la 
cinquième 9 s'appelle la main ou la sort. Cette main est ovsle, 
convexe des deux côtés , et tuberculeuse* En avant elle edt 
munie de deux parties coniques , aplaties , qu'on Aomine 
les doigts, et qui se terminent par un petit crochet trè$*f oiiitii« 
L'extérieur est immobile , et n'est que le pfplongem^ at" 
ténue de la main ; mais l'intérieur est mobile et articulé i^ 
manière à pouvoir s'écarter ou s'approdher de l'être t à la 
volctnté de l'animal. Le dedans de cette pii^ce est rempli d'une 
masse de chair, qui a dans son milieu un cartilage pbt. C'est 
avec les pinces que l'écrevisse prend sa ^oie ; elle leiemploîe 
aussi comme un moyen de défense, ainsi qu'on peut s'en asso^ 
reren lui présentant quelque chose lorsqu'elle est dMisIeaii^ 
Elle serre avec tant de force, que pour là fairi; J^pbefpriseit 
font hii casser la patte ou lui briller la.quiçuQ. 

Les huit autres pattes sont longpes , effilées (çt^ivisées f tks* 
cune , en cinq articles un peu aplatis'. Les depx premièivi 
paires sont terminées par de très-petites pinçef , organisées 
comme les doists des grandes; mais c'est leur doigt extérieitf 
qui est mobile. Les autres sont terminées par un ongle simplet 
crochu et poinftu. 

Les pattes des écrevisses de l'un et de Tautre sexe ont 
encore une particularité àts plus remarquables , c'est d'être 
le siège des oi^aiies de la génération. 

On peut d'abord distinguer le sexe d^une écrevisse en b 
regardant en dessous. 

lies organes du mâle sont placés à la base du premier ar- 
ticle des deux pattes postérieures. Ils sont indiqués par une 
cavité arrondie , remplie par une ma;5se diamue où se termi- 
neût les vusseaux sperms^ques. 

L'écrevisse femeÛe présente , an mCme article des deux 
pattes de la tmsième paire , une grande ouverture ovale , 
qui est faite pour donner passage aux œufs. Les deux ovaires 
aboutisient à oette ouverture» S^^reles pattes 4e ^troisième 



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e: c R 83 

et de là i^aaâri&mé pairefs , on yoix sw k àeucn» éa eor^ nnt 
pla^e écaillease , élerée , famée comme par éewi pièces 
trian^^ams , ioises koat k bout Dam la femtUe , cette 
placpe se trouve courerte^ au temps je la ponte, d'une ma*- 
tière calcaire jannâtre , qui y twnt foitement , «t qœ Roè'sel 
9l soupçonnée être la semence àa mÂle. U nous a è^Bué sur 
ces crises des 4^îls intëressans, et dont voici le résiamé : 

£n descendant vers le nnlien da corps , on trouve le tes- 
ticnk divisé en trois parties , demc «n avant et one j^ grosse 
en arrière ^ etttfe c6 tesâcuk et l'orifice de laqoeue, se voit le 
cœar, d'mne couleur i^andaiâtre, d'une femc approchant 
de la pentagone ^ duquel sortent quatre vaisMam , trois en 
avant et un «n arrière. Derrière et mar les cAtés du cœur , 
existent des vaisseaux blancs qui 'occupent un assea grand 
espace , mais qm ne ^ont pas, dûs tons les tenips, de }a même 
grosseur. Ces vaisseaux ont avec les testicules me liaison qui 
«e permet pas de doiiter qu'ils ne soient les t/aisseaux sémîr- 
naax du mile. Dans la £en^Ue , cette mèmepartie est remplie 
par les ovaires qui , lorsqu'ils som gonfles par les ekùfs , 
iiccnpent encore un plus grapd espace aux dépens des 
branchies. 

Hies-vaisse^px spermatiipies , dont <m vient de parler , se 
gonfi^t beaucoup dans le temps ^pii précède ^'accouplement, 
ils vaut a|KMitir à la racine des deux pattes postérieures, àde 
gros tubercules qm spnt les organes extérieure de la généra- 
tion d^ mâle. On n'a aucune observation relaiîve au mode 
d'emploi de ces parties. 

Dans lés femelles , il part , de l'ovaire , demc gros vaisseaux: 
qui v^nt aboutir directement à la première articcdation des 
pie4s du aaëteii. Cet ovaif e , qu'on trouve en tout temps , mais 
qui n'est remarquable que lorsqu'il est rempli ê^ix/êih , paro^t ^ 
cauBme le testicule du màley ccm^posé de trois parties. H ren-^ 
ferme toi^ours trois espèces d'^ufe, ^u mieux des eei^ de 
trois grandeurs différesttes. Ceux qui sont le plus avancés sont 
plus grands et différemment colorés que les autres. 

L'œuf, en sortant de l'ovaire , est attaché à «a tt, e< reste 
un instant pendapt en dehors ; UAais la mève , «m combant 
fortement la ^eue,le tire et l'attache ii un de ceé^ petits filets 
xù et dbi fM Km d^nt cHe est garnie. Elle sait énsiïît^ le^ faire 
passef d'ttn iiet à uà autre par ^e moyeii de saë pattes , e$ 
cela de ipanièfe ^ue les œnù aont égaienÀent ^suibués sur 
tous. Ces œub sont attachés par la seule glu^n^sâté ^ leur 
fil, mais lenr attache ei$t fortifiée par les poii^ ^bnt ies filetô 
sont garnis et atftour desquels îl cfstentoiitifié. 

Yoîci '*eé qm Sj»I^ «-apporte de l'accoup Wment des écre- 
fMas>^iir4»Aiid'aulirtti. Loi:sipiele«ile attaque lafen^elle'. 



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*i 84 . E C R 

I elle se renverse sur le dos; et alors ils s'embrâsseiii triètf-» 

étroitement par le moyen des pattes et de la queue; aprèi^ 
quoi , au bout de deux mois , ia femeUe se trouve Ûiargée 
d'œufs. , , . . 

Les ëcrevisses en pondent \m grand nombre , qu'elles 
I ont, comme nous venons deie voir^ Part d'attacher aux-filets 

• mobiles qui se trouvent au-dessous de leur quelle, et qu'elles 

I y portent constamment jusqu'à ce qn^ les petits édosent II 

■ va apparence que ces œufe croissent et augmentent en vo^ 

lume , tandis qu'ils sont ainsi altackés k ces filet». Ib -sont 
^1 renfermés dans une espèce de sac , qui est une 'continuation 

il de leur, piédiculê membraneux. Chaque filet, ainsi diargé^ 

;î représente d'autant mieux de petites grappes de raisin ^ que 

1 la couleur des oeufs est d'im. brun rougeâtre.' 

if Lorsque les petites écrevisses éelosent , elles sont transpa^ 

J rentes, extrêmement molles ^ ma» en tout semblables aux 

9 grosses. Conrnie leur délicatesse. les exposerait , les premier» 

' jours de leur nabsance, à des dangers sans non^rr^, qu'elles 

i ont même bien de la peine à éviter plus tard ^ là sage nators 

^ leur a donné encore, pour q\ielque temps, une retraite sous 

la queue de leur mère. Il n'est personne qui n'ait été dans le 
cas de manger des écrevisses ainsi garnies de petits. Lorsque 
la mère est tranquille dans l'ëau , on voit sortir ces petites 
écrevisses d'entreses jambes , et se hasarder de ratoper aatour 
d'elle , et puis , au moment du danger, se retirer toutes en- 
semble dans leur asile. Il semble que la mère les avertisse 
de ce qu'elles doivent craindre , car ce n'est jamais sans motifs 
qu'elles fuient ainsi. Elles abandonnent cependant leur mère 
peu à peu, à mesure qu'elles grandissent, et l'on n'en voit 

ÎAns guère avec elle vers la fin de la première quinzaine après 
eur naissance. 

. La couleur des écrevisses est d'tm bran verdâtra dans 
celles des rivières et d'un brun rougeâtre taché de bleu oh 
d'autre couleur, dans celles de mer; mais quelle que soit leur 
couleur pendant la vie , elle devient toujours d'un rouge foncé 
par la cuisson ou l'action des acides. 

Un des iaits les plus étonnans que nous présente l'histoire 
' des , écrevisses «t probablement de presque tous les autres 
crastacés, c'est que quand les pinces ou les pattes sont irom- 
pues ou arrachées par quelque accident , il leue en r^spooisse 
4e nouvelles aumême endroit. Il est même des espèetss qui 
tiennent Sii p^eu.à leurs membres, qu'il suffit dé les toiicb.ei' 9 
4e le$ li^ttreprèg du fieu, même uniquement «de leurf^ire 
craindre un d^^tger-^tpour les déterminer à les abandonner 
en partie ou en totalité; Le fait est sigénécalenaent; connu, 
que personne ne s>^ avisé djs le révoquer en 4oute*..Le$ «kfir 



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E C R 85 

tiens ^ en moins Arîstotc et Wtae, en parU&t ; m^îsce n'est 
que dans ces derniers temps qu^on en a chercha Fexpli- 
cation. • " > ^'' l .- <: i 

Rëaànwry àqttirhistoîr^i»âlureite doitiAe st tt^mbfeuses 
déeoeyeHès., jsstle premier triait tenté' dds expériences 
pour s'assnrçr. :directem«nt des moyens que la nature em- 
ploie pour la reproduction des paMes^^s éorêvisses. 

Ce célèbre pnysicîen dotipa éo«iiie les pâUes^ à des crabes, à 
des écrcTissés , et les mît ^sàa% t6s -bateaux' cdc^erts qui corn*-' 
muniquent avec l'eau [dans une^porii^on de leur étendue , et 
qni5Ôn%>destipésà can$erverilâ^ poisson en. vie. An bout de 
qad^piesBMÀSy il>vit deiMAiTjelleA jambes qui étoient venues 
en place' dea anciennes; et tqui , à la* grandeur près , étoient 
parfaitement semblaibbiB. aur'^utres. ' 

.Le temps nécessairepouria reproduction des nouvelles 
jambes n'a rien de fixe v elles* croissent d'autant pkis vite que 
la saison est plus chaude e[t que l'animal est ^ihieux nourri. 
Diverses circonstances «Tendent -encore dette reproduction 
plus ou mojns pr(»npte; une'des pkis essetitieUe^ est {^endroit 
où la rupture a été faiie. Lé point de r^iinion de la seconde" 
artienlationavec la troisième f Qst lèUefi ^oà ia- jambe se casse 
le pius faEciSsment, e^ oèla reproduction «n la plus raipide.' 
Là , il y a plnsieuirs sutuvës qml sembtetit^istinctes des attîcù- 
latioi» ; c'est à ces suturés ^isurtéut à eelltr^daintliiea, que la 
séparation* se faite: Il es(inéii«e^phisieurfir?icyas«acés qui v lors- 
qu'on les blesse à (jfèélqiies autres ^parties de leurs pattes ^ 
cassait eûi^-mèmes le res;taii;t àicette sntureypour faciliter la 
réparation de leur perte. . ; ; ! s^ 

■Ce qui mérite id^êtrerfemarquéf c'est Hpi'iLft^en renaît , à 
ebaque jambe , que précisément celqu'ILfaut pour la t;om- 
pléter. ' i > 

Sr c'est pendant l'élé qi:|'on> a dassé la'patïe* d'un crabe ou 
d'une écrevisse , et qu'un jour oà deuxa^ès on ei^mine les 
cbangemens'qui se sont opérés , on voit une espèce' de mem-^ 
brane nn peu rougeâtre qui recouvre les cbairS/ Quatre à 
cinq jom^s après , cette membrane prend Une surface un peu 
convexe , semblable à celle d'un- segment de sphère ; ensuite 
elle devient conique et s'allonge de plus en plus, k mesure que 
la patte qui pousse dessous se développe; enfin elle se déchire 
et la janibe paroft. Elle est alors motle^^^mais peu de jouri 
après , eUeest revêtue d'une écaille aussi dure que celle de 
l'ancienne jambe. 11 ne lui manque que la grosseur et la 
longneur , et elle les acquiert ^avec le temps, car à chaque 
changement de peau elle augmente dans une. proportion 
plus rapide que celle des pattes qui sont à lem* point de 
croissance^ 



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) 86 E C R 

^ Réawnùr a cherèbé k expU^verfe» eaoèeÀ ié xxité repro^ 

1 ductiaii des partiie3des ëereVisset. li se dengtaiïde si , à là base 

12 de chaque jambe, il y a une provision de jambes nouvelles t 

^ I comme i»m ties ^fods il y a iui« d^t^otis la dient de kût.qai 

doit tomber un .jo^r ; si une écrei^îsse jpent r^aivr la perte 
de se^jambe^d'iine manière indéfiaie, on si après fiiel^s 
reproductions elle en ésï ine2tt>aUe:( «te; $ etc; - . 

Les antennes ^ lesantfenMieé et les atAchotres: repoussent 
comme les patles; mais il t'^ea est (lais deoàéme^ ta^nèuei 
la mort est toujoarsia suite, d« «on aBàputatioi»./ 

lies crustacé» qoi tirent j^usieiisa «aâéei et qiiî gfroftsissént 
pendant toute teiir:vie, sont dépendait envèlqpfiéafCOféflie 
on t'a déjà dit, d'une er oâfte solide , incapable .Aesi^distetidre 
sans se rompre , par conséquent. rdan^letea» êto nrettré wi 
obstacle insvârmoittable À leur heecoîsseéKent'^ m la nattire n'y 
avoit pourvu par u^ moyen quày: »^il rjost kioônà. snipcenant 
que celui de la veptroductién des ^atiu v n'en est pas moins 
digne des méditations des obserràlevrs^ tanature. Ce moyen 
est le. d^psPttiUesAftént et la i^eprodaQliQa aoanqlle v complète 
et instantanée ^ de leur r&be de l'^alméè |iréèédi»ite. 

Lorsqu'à la fid dm prihtèmp^ latnaisftaiieé d^nne: mnltikile 
d'aûimanui a fourni aÉx ctmstacés iite. ^qie faniUé ^ se fifo^ 
curer, qu'ils se troutjent frdp à Fétroitidaa» leur aktcienàe es^ 
Yélpppev iliae ftthnét enine lew.tês^etleiir chair > un inti»'-^ 
vallé vide quiangnente de nianâère qttesi^ à< cette- épo^, ea 
presse leur dOs,:one'ap«*f oit qu'il flëdafliSQ^s le dèigt^etpeo 
^près on les trouve as!»: une:|^aa.aaoileî, et 'Ota voit ^kaosles 
environs les restes de l'ancienne. . » 

, Ces fait» dut 'été coiiiius de; tout temps ; mais ^^'e^ encore 
' à Réaumur qu'na.d^it de les aivoir csoi^tat^ pat.de& e:^^^ 
riences directes. 

• Gél homme. oélèbi^ nût, 2n priAlèApa ^' dest éei'evisfces 
daïis des bohes fWfeées êe trons^ qu'il plaça dwsla lînèré s 
et dans des bocaux qu'il laissa dans son cri>inet. 

Il observa que lor^u'une écrivisse veut changer de peao^ 
elle frotte »es pattes Tune coAtre4'a«tre , et se dome de 
grâttds mon^emens. Après oes préparatifs , elle gonfle «en 
cofp» j^us qu'à l'ordmaire , et le premier des segasens de i^ 
queue parott phiè écarté de s^ eotaelei. hei membraae qel 
lésait se brise ^ et soU nouveau eorp$ jf>ap6lc. . . 

Lei» écrevisses ne travaillent pas à se débarrASAô^ de lear 
test imnaédiatemebt après qœ la rvpture précédeniea étéiBiîéi 
eUes restent, quelque temps en repas. Elles reeom aieDCca^S 
ensuite à agiter leuâ jambes et toàtes lears autres parties* 
Finftn , V4iistalit; étant arrrivé oà elles crcâent ponvoif se tirer 
d'un habit incommode , elles gonflent et elles soûlèrent) plaa 



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E C R 87 

qa^à ror<yAââre ^ le» parties retoirrerles par le corselet , qui 
s'élève^ s^ëloigne de rorigim des jambes et se décollé. Alors 
ia membraote qui le retcaoit lost le loue des bords du rentre 
se brise. Il ne reste attaché que vers la bouche. 

De ce nKHiMmt il ne faut niof qu'un demi-quart dlieure 
pour que Téorèvisse soit eBdèreuent dépouillée. 

Le eorsèlet étant soulevé à un èertain point ^ on voit son 
bord s'éUigncÉF de la première jpaire des pattes. L'écrevisse 
tire en ce moment sa tête en arrière ; elle dégage ses yeux de 
leurs étms^elle déeage tn même temps toutes Ses autres parties 
du dev^mut^^ ia tète. Enfin, à averses astres reprises , après 
des aai^wrenieâs réitérés, eUe dép^dllle où une des grosses 
jambes ^* on toute^ 1^ jand^es d'un côté, ott quelques-unes 
seulement; car cette opération ne se fait pas d'une manière 
nnifprme d^ toutes les éérevisses. Il y a quelquefois des 
jaiabes aï difficiles à dépémlkr^ qu'elles se rompent^ Tout ce 
u^yailesl éxti^nïenientrAde ponr ks écrevissès ; et Réauntur 
en a vtf aewrent onmrirdaa^s l'opération, surfout des jeunes. 

Lorsque If & jambes sont dégagées , l'écrevisse se débarrasse 
de 6<m corselet; elle étend bta^qoeMént sa queue, et, par ce 
mouvemenl, ^^en dâuirrkwr ausiri. 

Après cette dernière action de vigueur^ l'écrevisse tombe 
dttos.m»egamdefoiblesBe« SKiJaMji^s sont si moites, qu'elles 
se piieBt OQpnne un papier mouxUé. Si pomtant on appuie lé 
dbigt^m* isoA dos, on sent ses chairs beaucoup plus solides 
qoCmé^ n'étoient auparârml. L^état convubif des muscles est 
peut-être ta cause de ceue dweté contre nature. 

Quand le corselet est uik fois soulevé , et que les écrevissès 
ont commencé à déga;;er leurs pattes, rien n^est capable de 
les àrré^erv Béàinnur en a souvent retiré de l'eau , dans l'in-- 
tention dk lèâ coaserver à moitié dépouillées, et elles acbe- 
Toiem^r.mâlgH lui ^ de mon* entre ses mains. 

Gertainemesft U est dtttdte de eoncevoit comment t^ttte$ 
ees partial se détachent Réàmnnr a remarqué une humeur 
gUireuseqni faumecie l'intervadle entre l'ancienne et la nou- 
velle écaille , et qui doit concourir à faciliter leur séparation. 

Lecaqn'on jette les yeuatsurla dépouille d'une écrevisse, il 
ne kii manque rien à res:térieun Le cartikge qui sert an 
mauvèmmit du doigt mobile s'y trouve même. Chaque poii 
éloit une ^aine qui reeouvrditun «utre poil. Les articulations 
inftrîenres des jambes qui sont plus p^tes que les supérieu- 
res , sont partagée)» en deux dims levir longueur |^ar mie suture 
^î s'écarte dans l'opérativntt , mais qn'eai ne voit pas lorsque 
l'animal est en vie. 

L'analyse chnmiqae dntestdes écrevissès prouve que c'est de 
la gélatine unie à dé la terre Ciilcaire i la seule dfffi^rence qu'il 



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i» E C R 

y ^ît entre cehiî-ci et celui d^& coquillages, cVstme, Akm ce 
dernier, il y a beaucoup de ^rre calcaire et peu de gélothie , 
letque , d^i^s le premier, il y a beaucoup de gélatine et peu 

de terre calcaire. ^ 

, Si<m allasse Técreylsse courerte d^nne meudivAie uolie , 
elle ne reste pas long-itemps dans cet état. £il :ringt-quatre 
heures eUe prend souvent ta^ consistance* de rancîexnie ; ce- 
pendant ce n^est ordinairement qu'au bout ée^eék à trois 
jours. '. 

Les écrevisses prêtes à muer ont.toufQurs dieuat pierres^ , 
connues sous le nom d'yeux iêcrenssesy qui sont ^placées aux 
côtés de Festomac , mais qui ne se voient plu» ii eelleftqm ont 
mué. n résulte encore des expériences dè^éaumur et antres, 
que ces pierres sont destinées à fournir la matière ota mie par- 
tie de la matière du test; car , si le lendemaînidelamue, lors-, 
que le test n'est encore qu'à moitié durci, ^onouinre une éct^ 
vi^e , on remarque que ces prétendus yeux sonti^Aiinoésde 
moitié ;,si on l'puvre le troisième jour, on n'eu voit plus qa'àn 
atonie , ensuite plus du tout Ce moyen employé parla nature 
pçur. consolider promptement J'enveloppe d?un animal ex- 
posé , lorsqu'il est no, à. un graoïd nombrç de damgers, est 
très-dig^ de remarque. . :: ^ 

Le même Réaumur a mesuré des écrevisses avant et après 
la mue , et a acquis la preuve qu'eus augmentoient ^mron 
d'un cinquième. Il ne dit pas si cette augmentation est la 
même à tous les âges ; maïs il est probable qu'elle est décrois- 
sante. On en. peut conclure que ces animaux croiissent iivec 
lenteur { et, en effet , les pêcheurs rapportent qu'une- éo^irisse 
de sept à huit ans est à peine marchande. .. 

Les écrevisses de rivières se plaisent prÎDc^alement dans 
les eaux courantes et pierreuses des montagnes; Oh lestrottv« 
aussi dans les lacs et les étangs ; mais là, leur chair, à moins 
que ces amas d'eau ne soient alimentés par des sources voi- 
sines , n'.est pas aussi bonne. Elles se cachent pendant ie jour 
dans des trous qu'elles se creusent, ousous des pierres, àts 
racines d'arbres, etc. . ' 

Il est extrêmement difficile de peupler d' écrevisses p** ™^r 
sea^ , et encore plus im réservoir dans lequel il n'y en avoit 
. point. Peu d'apimaux aquatiques sont plus délicats sur la na- 
ture de l'eau dans laquée ik doivent vivre. On les a vues , 
à la suite de ces transports, sortir de l'eau (chose qu'elles 
ne font jamais , quoiqu'on l'ait avancé , dans leur euisscatt 
natal ) , et venir n^ourir sur la terre. C'est surtout lorsqu on 
les prend dans une eau vive pour les mettre dans une eau 
stagnante , qu'on remarque cet effet , quoique cette eau ne 
leur soit pas mortelle , et puisque souvent il y en à déjà, v* 



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E C R «9 

n'est qa?iL forée idd sMiifier.des indMénsv'Q^M pairient à 
en accoutumer quelqne^MMis :à leur nouv^ll^ Miitâtion. Les 
.^oles eaux qui leur.spMtiit' irédUeibent tttorlelle» V soiit celles 
qui sQUt <^u état actuel <3e putréfaction.' ^ :) • '^ t ' * 
It^ éçr^mSiaes 9 cieni[ime tous les. autres «¥U9ia<M , neiireut 
qae de substances a«iiiiAlfia;U<8ttrès^bbalrfé<|eé è^ est par 
4Beia^ctit«de id*obs«nra^u. qu^ou la dit leur dft^j'yù manger 
4es.vég^tw^»,.To^t cd qufeUes p^vest «^isir* fettr est bo^^ 
q^'il soî).>^ii vie ,. qu'il, sottt corrom^vr^Eà -cas de tlisettc , 
et surtpi^t iorsqu'^Uie^ «baaçeîtt de rpleaff ; Mies se than^ 
gevkt .folâtre elles. Le^pefitsfiQisaMisyrerpetitâ côqmllagéis,^lels 
iary;es à'insect,e« » et iwt ce qui-^se noie dans tes eaux , forme 
ia.l^asç deleui: ^sistaxKié|»ftn^tF'^érËlli0S retient Fhirer 
eiitier sai^ m^g^^ pu siiiks< presque rimr mangea: Elles tmt 
p<H]r. ^unemis, j^esqiie tous, ks mtmanr qurfrëqueifte^âit-le^ 
^ux, ou qiûy ^abîte^iit.cmatamment^ leb^çiéfs lonli'es,le^ 
jats d'e^^ ies.^eaiML aqilatiqueB, les* poissons^ voraces ; \ti 
larges d'insec^ , i9tc.:CrêpeiidaBt y.coaaimeelles'maltipliëtit 
Jb^auçoupy.jetque Jç «oïabre dfiflenirsenûémis, diminue à me- 
aur^ qp.'^les,2^yani$e]a»eB àgey-c'cst^à^direififeUes acquièrent 
^e^laiqrfçe , il suffît de ne pas pocher pet|dflinl=quelquei^ an- 
nées un ruiss^^mépuisér^et de Teille» sui<4eslotitres et les 
béronsy^popr qu'il y ^ti.ait'autamqu'auparai^iït< Leur nôWi^ry 
»e bprpQi^Uifeat cependa^-Fa^ter^ diaprés la massé de 
sobsi^tai^ce^ qu'^llespenvant se pixAruiieri' !" ' • - 

..|jes'éçreiV4S4êsde.»er aiment les c^tes pierréU6é^, bù^ty 9 
diisroc^^Rs, dai)sli3srfis»uiies desquels ellespùisi^etit se caièner: 
. J&Jles.s^ ,trpi|¥ekit4an0 presque 4otttes^les( mers', etne"s6)iii 
;p(>ip( :rai1^ ^^t U» cètesd'ËurppecrQttelques indi^dus al- 
teigp^ \u\ç tf^ille gigaâatesque ; ΀«i'en ^ va ^i avbvent tirôî$ 
j^edf^^.long^,;. . '■, r t/v .. ' ..'>'■ 

La pêche des ëcrevisses de rivières se fait de» plùsieurs'fa^ 

fins^La plus usitée consisté à les prendre pendant le jour , 
la naaiii , dans les tcoûs jejksaus les pierrûs où elles se retiréîjt ; 
ou, pendant la nuit, av.cfi desflambeaax^' lorsqu'elles ^eT^ 
cJiie^ leur npurrilupei.' La manière la plus agréable ,' cft qui 
ibunût^plus de belles* piècese,' est' celle dans laquelle o^ 
emploie les appâts^ Pourli^airô', ouatcta^he un filet au pom^ 
toaç4':Qi> cercle de fer, oui d& toute autre matière pesante , et 
ôn.fi&çjiU milieu ^e.cC fikl tinjq»orcewra de riande quélëoé^ 
que \ i^ plus puante estia mveilleure ; le «cercle est alVait^hé' làuii 
long l^to^tpArle.moj^n dé trois ficelles. On le met dans IVàu 
iia brune ^iépoqueoî^les ëcrevisses quittent leurs trous. Il n*y 
^st pa^ long-4emps ^ qu'on les voit accourir à Todeur on h la 
vue de la viapde, sur laquelle elles se jettent avec avidité. Alors 
on l^ve le bâton, on retire le filet, et on choisit les plus grosses.* 



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gp E C R 

'xppdi^e en {^^âtit la riande iaii.:oCBlre à'uii idiçox d^épines. 
Xies ^cj^yii^ftes-'^ en voahuitrattrntdcè^ «'«mbarradfteiit esut 
les branches , et lorscpi'<M[ireUlw4^la^ot'til î ^^^ «pelqae- 
XoIspluMe^n^^oinaiftes dedaaœ. C'est fVteeiptlêineiit eft^té 
ujiae cet$e maniire depécliier leJf anrâBtageHse* 
\.Xeaécrev;Î99es peuvent être consefvëespfeisîelwi^jottrsilo»- 
<|ui'i]; ne faU f as trop càaisrà ^ dmàAwpttiters où M a mis des 
herbes Irajichea, teUes^nede foiiâe ,' oo da&siiÉfbaiittef eâll 
ii'y a qae quelques i%nes tdPean en hatitettr. Sll ^ m avoît 
^ez pour ^^'eiles en fiisnnt cofifiertèls^ elks péirh^nt ^ 
|M:a.de;noiaess> pance qse i^ ;granâe ëoiAMimatî6À d^ër 
mi!elles foot, iie'lear!périn|^pa^:de ti^^ daiis nM èati qifi 
n^tpfra en grande masse on comhMelteâmntfëiiéttî^éléie. 
^ lies !^ri&¥ii^^: de mer ne se mM%(»t gtfèire ^ bèuiffie^ 
dans Ife^ de mer^ et ensoiie àssàiftMriéés avec de Phiiile , dû 
yî^ÀigcerOA 4tt.p^im^Vitiak cetieud'eaù d<Wicè se trâitefor* 
ment:, sur U llbble des victaes , en tm g^attd nétid«re de itiea 
,^ La pWs sifio^pîe manièredeks apprèieï'^ ë^, èotoriA^ èèlaai^- 
riji^ tpuioHTSflâ plus «tantagensesoustons les r^ppoHs et celfe 
qu^pn .^oaplpie \e pkisgénéraieneiH; elle conéisté à tes ioty 
tre en yae dam iln,oliaM4ron <|ù se tpon^ dn tti^à%i*è affidfî- 
bU4'«^ etfofrteweniasàabonné-dèsei'^ de pOivte,dé'ifavB|i, 
de UaricTt de.m^caàe^ etc. Qmftqncs f|èt*!^niies lè^lc^ 
cuire dans le vin 'blanc. On/ est dUigé^^iès niktti^aafnieà 
¥Îet piai;<^e^e/si^n léa jetoit âaBrUttfne«lridé}àbè^BiaJte , 
âè^iq^VlWfHîntiroteal rinM^s»tt.^nfie4ë là chaiëiik^^ èHci 
ça^erçiÎQnt.leiirs pattes.^ dost ki cpnBeKrâlsd6 eM «tiie i^ 
cenditioaes qu'on<etogè-lonm'oB les sert S0t la t^ë.Q^ai^ 
pu le^ m9t.sur le jfo^„ dans Fean freidie ^ ^UèB j^ltimeàX »^ 
de ressentir une douleur assez rire pour àroî^ rècoMis ai 
nioyen violent prédté. ' *; 

On £aiit ausaid^scddKs d^éenen^s^ c'est^à^dk^ ^tAi Ift 
pi|e dans un i^ior^er , «t qu'on «9ai|iteée , eeaÉiftte as^ts^otafoe* 
ment., le résultat de 'oeHe «fiérsfio». 

L^ coulis d'écretîssés tsnt ime saie«r cft mttfie «M^ àèm^ 
^igféable i^fax se icoittiaumquetrès^dlettientatttaiiQleJMïtlsi 
aussi sont-ils Irèsrryantés par les goÉunnëtSh ' 

, On n'a pas de )K>anes observations wmt IViff^è ^MtMfm 
deSiétrevisaes imais «n dit <|ue ietor tliatf n«nrrît bèâucmit^t 
et. formé ua aliment assez, aùiëde^ maift qiiise digëHi ilîfficî^ 
lement. On ks tegarde en tnèdectne comme propt^ à ptt^- 
fier le sang , à disposer les hamevrs alor >é«arétion$, ^ ^^^* 
mecks oscillations des iF^s)M>aiK et lé ton Hëi'sèfidès.f éfttiA 
^M>t , comme un remède incisif et teniqne* Oft %t^ do^dtie , ^ 
ce Uire , dans les maladies de la pea» , dont le earactèlv tlt^ 



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E C R M 

pas inflftmmatoire. On |éft i^mp^îf ttcott dans les ôbsthic^ 
tîons , les cachexies , la le9€L0phl<gmatif^ la bouffissure , «te. 
Mais leur atilUé aiédiciiMle e^ré4iiii&'è ime bien petite im- 
portance dans la ^ouT-eUe dDctrine i et les jenats mééctiab 
ne les ordonnent fnèi^ ^e pour àmuseï^ des. maUdes âçun- 
ginàirès. 

Dans les «rands fleuves do ta Rutôiç asiati^iie^ telf que le 
I>bn, le VoJ^a , etc. t il y. a des écrerisses d'une prodigieuse 
candeur, ^'on ne p écbeipié {^onr jatciir jâucapieh^fi^ Quind 
on en a pns une certaine quantité, on les entasse pour les 
Êiii-ep^urir^ «t lorsque jl€)9td^0X${^jAtt<îtiéilîiié6^eém- 
j»lète, on en lave le résultat àgrande eau. J^pyettééjCtriomk 
plus pesantes^ tombât, an iond. O9 leè qxpoit^ tUtÉ pièces, 
«fui dni joui pendant plusifêiirs siècjçs d'u^e si grande réfivh- 
tadon , et qui sont encore 4 recherchée^ daos^ldspjt^^s sooinis 
aux préjugés, ne sontjplys estimées en Europf q|if çoinme 
lé pW petit mbrcéàu Se craie , et si on en tro^i^ç ^nç^i'^ dans 
les boutic|ues d'apothicaireà , c'^s^ par..^ r^^ de^'an^cien 



Les diverses esp^«s dVcrevisses dçmorpoiftQiit^^ A^ins 
tûtgairès, ^^érens^d^s.h'omi^ scientifiqutSf par.is^e d'uflç 
cttèùr de ïinnseus; aia^si notre ioos^tn'f^st^piIsJQamxsri^-' 
fnarus de ce tiâturaiiste^. maU 1^ foncer marfnusji le^auM3f^ 
hàmàrus eist le crustac^ que nous ' appelons en français h^ 
gousU, et qui fait partie du |;enre PAi4in7RKi <J;^^ t^ tnm. ) 
Au reste, les voyagéujl^ .çH9Jt g^néralen^nt ^ppg^lLéCFepis»é»i 
tous les gros crustacés a longue qtteiie, et il.&eroit certainer 
ment impossible de d^^T0,uifier te cliaos ift leur spMinylftie^ 
M oé voiuoit r^ntrèprendrc. , . . . ., . 

Les principales espèces s<^ t t-^ .» . . . :( j 

L'£ciè^v]|ss£ HOaiàJEU) ^. ^4^0x2111 marhm^ ^ Faè;> isttt te «ôf^ 
selet est uni, le rostre deUté' Utéra^ettient^ ^^rwôntiPé dmAlè 
dent à sa base si]|périeiirei EjU^ ^\i figâr9ë:dâ«lu4a£bi9%â^ Iti- 
iafuUqve ^e Peonao^ ^.tab. |o^ % ii ^.«t a^e larbuyiÉr.dsBis èet 
iners d^Êurope. \ ^ .^^ .//.• ^ ' ;...:v,.i^ r.ii'jrv.; , -- 

L'£cR£yis3E nxs rivières j|..<^^f«sjfl^^^^'F:ab. ;dbnt 
le corselet est uni , le rostre denté latéf^lemeiït/'v «t kibaâe 
avec une seuledent de chaque côté. ÊUe es^t figueéedansèsa»^ 
coup d^ouvrages , él se trouve dans les riv^^pe^de l'Ënrdpe et 
du nord de r Asie. ... ; - v. i 

L'£cR£Viss£ ns 6ARTôN,y45^aai5£artoi}îi, Fab.;D.i5,4.9 de 
cet ounwe a le corselet uni, lerofttre court « Itguj fe ^i^igMet 
(lentelé. Ëfle es| figurée dans rff&f. mU.des Cnuiei^ £ma*t 
faite au Buffon , émUon de ]!)ete<Tille, nL 11 ^£ig.' ji. £1i^. se 
troore dans les eaux douces de T Amérique septentrionale |. 



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»» ECU 

^'où je Tat rapporlëe; EUif ressiâttàblé beaucoup à Vàrevissê 

flufUmle^ «t se tnaiDgc comme eilef. 

- L'EcREYissE HOHWioifiHKS ^ Astacm nbnvegicus , TaB. , a 

le corselet épineux Seà devaât ^ les pmces prismatiques , lears 

.aodes épineux. £Ue est igorét âaps Herîbst , tàb. a6 , fi^. 3, 

Elle se trouve dans les mers du Nord. (b. l.^ 

ECRITUfiË: E^ècede VEifËcm: {perça scriba ^ Lînn.> 
-^ ■'*■''«- ' - (f^) 

ECRITURE ARABIQUE, rqr. Echiture chinoise, 

- , ECRITURE CHINOISE. Cà^ïUe 4a gem^e Vénus, 
\divénm lUténit, (^?f • , . 

• ECRITURE GRECQUE C'est le nom d'une coquîUc 
^u même genre ( venm casirensfsy<, (B.) 
ECRIVAIN, r. ÉCRITURE. (DESM.) 

ECROUELLE. Nom. vulgaire 4e la CREyK'rrJS i)ES ruis- 
seaux (^»?k:i?i*/>iifeaî, LWn.). (b.) 

ECSTÔKfON tfe Dioscoride. iSynonyme de VElUbo^ 
RDS du même auteur, (ln.) 

ECTOPOGONES, Ectopo^oni; P:1S. Nom donné ai« 
plantes de la secondéiribn o|i setlloti dé là famille des mous- 
ses, dont Torifice de Prirne ,ést garni de dents qui composent 
le péristome externe.) Cei plantes sont privée^ 4c périslome 
intemte. (ï^.B.) " 

ECTROSiE; B^tràsid. Gënre'dfe plantes de la polygamie 

, iriandrie et' delà faihille des graminées ^ qui réunit deux es-f 

pèces de la Nouvelfe-Hottajade. ^ .. 

'R. Browri, à qui on doit rétabEssemêntdecegenreî w 

donne pour caractères : un calice' de deux valves «^^^^J^' 
contenant plusieurs fleurs disposées sur deux riàngs , 1 1"*^' 
rieurei seul» Jiénriaj^rôdite ; la Valvé extérieure de la coroUc 
ftQtmdntée d^une aigrette simple, (b:) 

ECUBEBRATTENSBOURG. CRÀîaEFOSS^tEqtton 
tcôuve prèsîidti Brattensboiîi-fft,' datis la Laponie suédoise , 
et sur laquelle Stolbaeus a pimlié une dissertation. (bO 
' ECUELLEv Oouan {Histpiscmm) dotae ce nom aa 
£sqaé forme par k jonction des deux nageoires ^^? j 
•qu'on observô'^âsinë (Quelques poissons, eir notamment dans 
kpodogasUi t>u porU-écu^e. (BËSlit.) 

ECUELLE D'EAU. Nom vulgaire de THydrocotyi^ 

! ECULA. Poissofnde la mér Rouge décrit par Fprskaci, 
et que Bloek a réuni aux Zéss. (b.) 

ECUME-DE-MER, Meenchaum, 'Werner. Substance. 
magnésienne qui se taille au couteau conime la pierre a 



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E C U g^ 

WA9 et qui ne se dissout aucimemei^t ni ne peut se pétrir 
làans l'eau. 

DeBorn laplacç au rai^g des talcs ^ quoique son tissu ni sa 
cassure ne présentent rien d'écailleux ; il la désigne $ous le 
nom de iolc tentux blanc très-léger >]ispongieux. . 

« Cette terre , dit-il,» diffère des autres Tariétés du taîc^ en, 
« ce que son tii^u est plus tenace et plus spongieux. Elle est 
« très-blanche, fine et onctueuse autoudb^r^ Les Turcs. tf»i 
<c taillera des pipes à fumer ^ connues sous le nom X écume- 
u de-mer. Aprè5 avpir été sculptée et cuite, dans Thuile, elle 
« acquiert une couleur j^^unâtre. M. CronstedtparohT avoir 
« désignée par lenoiJpL de kejf^falj et Ta raipgée j^ajcmi les or- 
« giles liûiomarges. On ;a ^u depuis , qu'elle est^ çor^oisée de par- 
« Ues presque égales de sfSce et de mag^sie.» Q Catal, ^ tom. t , 
paç.a44. J.A, I.) ; . . 

Les pipes d'écume^de-ffîtir sont un objet dç Uixq chez les 
Oriemtaux et chez les peuples du Nord^ siirtput quand, par^ 
nn long usage, elles ont acquis une l>elie couleur; de café , cei 
qui leur donne un très-grand ^rix aux, y eux àes amateurs, 
qui ont soin flejes frotter, d^ çûçe de temps en temps^ pour 
leur faire prendre cette teinte. 

Qpaxid récume-de^mei^ esj^ ile la/pli|^ parfaite qualité , on 
voit lefeiià travers lapipe;^el^.se ranaïqllif ; assez pour qu^on 
puîssç y pi^quer ujoe aig^le^ j'^o ai vu de c^te espèce.; 

Cette ^uJ^^tance résiste iong-temps à l'action du .feu. |I1 y a. 
des pipes d'écu9ie-dç:7ii9'€sr, qui .passent de père en iiîs, quoi- 
qu'on s'en serve du m^t^n a^spir.. , f 

L'écome-^e-mer se trj^uve , en divers endroits, de la Nato-r 
lie, et notainment d^ns 1^ otioi^tagne^ d'Ësi^kischqbir, derrière 
Prose , d'pil|,Qni l'expédie, soit en grosses piagçies, soit en 
morceaux pi:opres,^ foire »dies pipes, qui sont trèsHTecherchées 
dansleLQVi9ni,)2^in$ji;,W,en Uollaude et en Russie. « Cçjlte 
terre, dit JVL Ignatz^^e^rei^i^er, est, au sortir de la carrière, 
molle, pesante ^ in^ûsj^r^s ^yoir été, exposée ^x impressions 
de l'air, elle devient di^-e et d'i^ift légèreté s^rpren^te,. fiUer 
prendle poli et reçoit toutes les formes qi^.:l^ !i^j^eaU(Ou le 
tour veuiejDt lui donner*. &l>oii lui fait £fubir V'4^!ioi?t. du feu „ 
elle prend une dureté considérable, ^et sa lég^^^^^ fl^gn^eut^y 
L'exploitation de cette terpe.&it vivre six 4)U:^efjl/,p^nis, ou- 
vriers ^ et produit à la ville d'Ësekischebir un rey^w annuel 
de 35o,ooo fr. au .U[ioins , etc. ( Magasin em^clopédi^ue de 
1808, tom.. 5, pag. 192.) On, en trouve, aussi en Allemagne; 
maisfelle est moins estimée ^que cellje du. L^v^t., ; • 

U ne, faut pas confondre l'écume - de - n^^r.axec l'û/gï/^^ 
Caastandnople^ dont parle DeBorn ( C<i/^, ^qm. .i^pag- ^aa. 
J.B.6)., et dont on .fait en/rttrqi|ie. le^,|>,i^çs çommunesi 



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94 ECU 

({«iis<mtâ\in«cbli{étirtOiigeâtre. BU«s ^ fabri^jnent comme 
les pipes de Hollande , et les plus belles , soit apcietijies on 
récentes , n'ont pas la centième partie de la Tâlenr des pipes 
d^écaiiie--deHBer qui ont passé à la couleur bruàe. Voy, Ma« 

G5ÉSIÉ CARBONATÉE SILICIFÈHE 9 et CHAtX CARBONATES NA- 
CRÉE. (Pat. fet Luc.) 

ECUMË-DË-SfËR. On donne ce nom à un prodaildc 
te décomposition des V^eiecs, et àunAfiCYON. (b.) 

£CUM£ DE TERRE, 5r;i«i^<-/vfe des Allemands. Subs- 
tance calcaire , que plusieurs hd>iles minéralogîstei» regar- 
dent comme mie yariété de Va^àrïc minéral. Sa conteur 
est le blanc-f)»tmâtre ou verditre; sa «ont^xtart estlamel^ 
ieuse; ses lamés sont trè^-minceé et flexAiles; eUesontsn 
éclat nacré. Diaprés Texamen cpié Wiegkb a hh dé éette 
substance , ce n'est autre chose qu'un carôonftte de chmtio, 

V écume de titre se trouve dans les fissures de iqurimes 
iboDtagnes calcaires ^ près de Géra ^n fiCisnië, et ëth- 
leben en Thuringe. K Chaux ChK^o^krÈS, kacrée. (pat.) 

ECUME PRIMTANIÊIIË. Homenr r^ssemblaist à àt 
la salive que répandent des krvei^ de Cergopes. V. ce mot. 

(M 
ECUREUIL, 5<uiiTO5, Linn. , Bris. , Cuv. , Geof., Hl, etc. 
Genre de mammifères, de Tordre des.rongeurs , caractérisée 
par leur petite taille; leurs devts incisives ^ au iftaad>re àt 
deux à chaque n^chéire, dont les supér^ures sont plates et 
en biseau et lés inférieures mguës et'c^Mnpriméesîlatférale^ 
ment vers leurpointe; leurs molaires à couronne tdl>ercakHsei 
dont le nombre téi de quatre de chaque cété des éenxflaâ- 
cboires ( et une cinquième à cette d'en liatit éiiiês le jcufie 
âge ) ; lenrs doigts long^ et bien séparés , armés d'ongles ero^ 
chus, au nombre de cinq aux |^eds de derrière et de quatre 
seulement à ceux de devant, qui, en 0utre , ont un eboigtkHi 
de pouce, en forme de tubérccde et &imé^dW<Higte d^ 
tus et court; leur queue longue et cottreite ddnà f^titë sa 
longueur de poils le plus souvent diri^s Si' droite et à gaotbe 
tior un même pl^m , ce qm la rend distique. Ils ont dés ëk^ 
vicules complètes , un ceecum, huit niamelles, A(mië€tA^li^ 
la poitrine et six sous le ventre, içtc. . trr. • 

Ces petits animaux sont évîdeiinfiênt conférmés pônf 
grimper ; leurs extrémités postérieuresl)eaucoup pluis lofigWi 
que les antérieures sont di^K)sées pour embrasser les braih 
ehes des arbres. Il§ sont vife et très^-dertes; leurs yeux so«t 
grands; leurs oi^eiHes assez déreloppées et quelquefois ter-, 
minées par des bouquets de poils assez longs. Ils sepournV 
sent princijpaléTpent de fruits secs qu'ils portent à la bo«'^ 
che avec Içs msàois i habitent les grandes foréu , se contft 



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ECU 95 

laro^ifitim nid ^r&b cane âei$aifn*es les |iliis éW^s ;' font 
chaque année quatre à cinq petits-, etc.' ' * \^ 

I>ew espèces senlemept, dont Illiger ^ ftiit son ^îi^re 
tamia , paroissent vivre dans des terriers qu^ elles se creusant 
et où elles plaçant des provisions , ^'éUes transportent au 
moyen d'ana^oues dont leur bouche est pourvue. / ' "* 
. On trouve les différentes espèces d'ëcureuits en Ëi^-ope , 
en Amérique , en Afrique et en Asie. Xe CQntinent de U 
NouveUe^ftollande n'eki a ofifert atthiiùe. 

Les rongeurs du genre des polatouches, très-voisin de 
celoî-ci» diâèrent deà écnreuib par les exj^ansions de lapea^ 
de le^rs fbp€$< qui leur forment comme une sorte de jpara^ 
chi|t4S lonsqu'iU s'élancent id?un arbi^ à Tautre. ( V. YOhK- 
70i?GH£. Les e^èces d'écureuils éta|it'tï*ès-nombreuse$ /nous 
les subdiviserais, d'après M. Ctivîëi'i'en plusieurs petits 
groçqpes» . . , . , 

I.«« Sectign..— . EcuBBijiLS pi?^p#ement dît». Caractères: 

{Queue ^ique : pmfU à^ ghd^oti^,^ 




de; 

1>. 17 deee Diettomiàire: 

Léçoreuil vulgaire présente plusieurs y^ïpL^tés tr^s-i^war- 
faaUes. Dans nos contrées son pelage est toujours , eft 4<B§r 
ans, d'un roux plus ou mpins vif; ces oreilles sont ten^ijoi^es 
|MM- on pinceau de poils de la méfme cQule«r; Iespx>iis^ ses 
cAtés^ présentent quelques antieaux bruii^ et d'autres i^lan- 
ehâtoes. Le ventre est d'im beau blanc ; |a queue est en 
dessus de la eoateiir du dos, mais en çless^ous, se$ p^ils pjt- 
fineni des anneaux alternativement blanchâtres et brooset^iii^ 
lear pointe rousse. Sa taille ordinaire, est ilç fej^ ^ juû^ poju*- 
ces environ. Quelques in4ividus sont dW^oùk Ji^ÊiUoriKie. Tel 
est l'écureuil ^e PËurope teipperée. 

Le nord de TAfté et de quelques cpi^trées de l'Europe of- 
fre la «rariété dont la fourrure e^t çonpue $0»^ le n^iH« de 
p0«Br^ et lort^ employée. Cellcnci présente les pin^^eaii;^ ^9$ 
«rei&s; mais son pèta^^aïie de couïeui' selon lès s^jsq^St ^ 
birer, eUeeçtd'un çns ipârdoise piqueté ^biaiaç|iâtr^,,^jb5iT 
91e ^o9 étMit marqué d'anneaux altematlremeiit gris<$M||if 
et gns Uancfaâtre ; en été, elle est rousse en 4essus etWaj»^ 
che en déftsoûs , et se rapproche tout-à-fait je laVariéjUé «Om- 
mitMi^C?est prindpàléitiëtir en Russie.^ en Xap^onie 5)J4'q|» 
iktimcêfmik* Stti* les boMs du fl^çiiye .K,<^$iiv^ , d^t^jct de 

^«^W^dedéeiii^ ; Wàîs Vers îes environs du fleuve Oby , 



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j6 ECU: 

elk acquiert uie l^le^te cgsi^îi6ràhyé{'^eiir iôfl pelage kf 
A'ùrî gris plus argenté. Enfin, sur les rive* idujJenissey et de 
TAngar, elle, prend une teinte '. plus, : obscure ^ ^ et un poil 
moins épais. . . ' - . « • -^ ^ 

Le nord ofiçè encore une vari^t^ tonte noire;,' de Véeu-^ 
rettil aux oreilles barbues; et elle. sie. trouve spécialement 
aux environs du lac Baïkal. 

Ëtifin, on a trouvé des. écureuils albinos , dcrot le poil 
étoit partout d'un blanc p^r , et dont les yeux étoientroëéSf 
en France, en Russie et en Sibérie. , , 
'L'écui'euil est , sans contredit , Tim des plos jolis ijuadra- 
; mais ses babitudes sont, encore plu» remar- 
formçs ; il est , > lafois^ le symbole de Tac- 
ustrie et de la propretés AT état saàvage, il 
> loin dek habitations, dans les ibréts dune 
le , ef construit son nid ou sa bauge dan$ les 
enfourchures des branches des arbres les plus élevés. Ce nid, 
composé de mousse et de petits morceaux de bois , est tou- 
jours de forme sphérique et ouvert par le Kaut; il est d'une 
texture telle , que l'air froid , ni l'eau dujciel , ne p^aveat le 
pénétrer. C'est dans.cètte demeure ciueréçurçùil d^rltlaplui 
grande partie du jour ; c'est aussi ta que la femeUè.metbas 
4roisou quatre petits vers la fin de i|aaiâule çomm^jacemeot 
de juin. ,...,.: > ^ 

L'écureuil, qui h'ést jamais attçîn^t^. comme le loir^^^^ 
Tiarmotte, d'un sommeil léthargique, se fait des uroVisiow 
•d'hiver assex considérables , lesquelles çpnsistent^ipQurro'^ 
«dniaire, suivant les pays qu'il habite /ei[i npîset^e» ^, noi^t 
amandes, glands, faînes, semences de pins ^ etc. U les pi&ce 
dans les' cavités des arbres lès plqs^ voisins de rsonîhabita- 
^èn, et il sait' toujours bien Içs , retrouver au .besoin, lors- 
que les frimas couvrent la terre et qu'ij i|e pejUt plus espérer 
de trOBfvfer sttr|>lâce des vivres frais. ,. . ^ 
* La* défriarche de-Pécureuil est des p^^ JEn un.clin 

d'œil, il parcourt toutes lés brâpches de plusieurs arbres» 
afin' d-échapper aux poursuites du chasseur, et toujours il a 
sôiû'dé se pkcer de façon à (^jrç en vue le. moms. possible- 
11 marche mal , ou plutôt il ne i(^arx:hepas , maisriit .^^^ncc 
très-rapidement , lorsqu'il est à. terre , au inoyen de , petto 
sauts très-virement répétés , ou de bonds assez coW*^''?^^* 
relativement à sa petite taille. Lorsqu'il saute de bi'aûch® ^" 
^irattche, sa belle queue lui sert comme. 4e.p^r^pbHt^' 

' Quelque fo^qtf e je puisse gyoir dans ie^ éçji^it^ dfï.Liu»*"^' 
déKlein^ dé Schseffér et de negnard; qjjiélqii^ adrwsfei^^J^ 
sois disposé à accorder aux'écureiiils^^ j^^ j)^ p\*is ipe/d^^^f 
miner à leur îreconnoître ^^Qzi^'i^ài^pan^iDjM*V<^^^ 



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E C tJ à? 

ilèr^ aÎBèi qàe ces auteurs l'ont aratic^, de passer iuie rivière 
sur uoe écorce d^arbre en cuise de bateau, >en faisant de leuc*- 
queue une sorte de voîle. J'aimè mieux croire que , comme 
les écureuils d'Amérique dont parle le royageur Weldf 
ils se mettent siniplfment à. la nage , et que leur queue ^ 
très-touffue et très-iégère , leur sert de gouvernail. 

Le plus souyent T écureuil se tient à demi-assii^ sur les ta- 
lons, les pattes de devant pendantes , le dos arqué ^ers les 
épaules et la > queue relevée sur. la tète en forme de pana- 
che. C'est dans cette posture qu'il mange, en portant la 
nourriture à ^3^ bouche et ej^ la retournant, avec beaucoup 
de facilité au moyeç de ^s pattes de devant. Lorsqu'il 
écoute^ sa queue est basse et sert de point d'appui à son 
corps, qui, alors, est parfaitement droit. Dans cette der- 
nière posture , l'écureuil a quelque rapport avec les kan-^ 
guroos. 

C'est vers la fin Ae l'hiver que Técureuil mue ; alors sa 
^eue et ses oreilles sont presque entièrement dégarnies de 
ces longs poils , qui Jbnt son principal ornement. Ce n'est 
que vers le milieu de Tété qu'il reprend une fourrure nou- 
Telle. C'est la hase de la -queue et la partie antérieure des 
oreilles qui se garnissent d'abord. ^ 

La Voix de fécureuil ressemble beaucoup à celle du co« 
ehon-d'Inde. C'est un sifflement aigu qui se fait entendre de 
très4oin , ou bien une sorte de grognement qu'il n'emploie 
que pour marquer son impatience. 

L'écureuil est d'une grande propreté ; il entretient son poil 
lissé et luisant en le léchant , en le peignant avec ses ongles 
du en passant ses pattes dessus. Lorsqu'il nettoie ses pattes 
de devant , il soutient toujour;^ l'une avec l'autre , et les 
thange ahernativement déposition aVec assez de vitesse^ de 
iaçon qu'il semble se frotter les mains. Il a bien soin de né 
faire aucune ordure dans sa bauge , et lorsqu'il est en capti- 
vité^ c'est toujours <ians sa cage qu'il laisse échapper ses 
urines, et jamais dans s'a cal)ane. Aussi est-'il toujours très- 
pressé de se vider lorsqu'on le laisse sortir. 

Bi.Barringttoà-^tiblié quelques notes assez curieuères'sur 
les écureuibappriVôisés. Il a observé entre autres choses que 
ces animaux, en dansant dans leur cage, battent, en quel^ 
que manière ^ la mesure , et observent là cadence la* plus 
régulière , en ne changeant jamais de mouvement qu'après un 
intervalle de repos. 

Cette danse est , sans doute , pour ces animaux une sorte 
4e divertissement. J'ai vu souvent un écureuil libre dans 
une chambre, rentrer volontairement dans sa jprisoip poiv? 
£ttre mouvoir son toiimi^uet* 



X. 



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98 ECU 

U. B^irringtett fi Aussi très)-kien thterwé^e Ifs édfrcvils 
aiooeiit i oe placer sur des surfaces unies ^ telles ^pie ia ton* 
Tertare à'tm livra, une labk d^acajou, etc. J'ai nnaryé 
de plm qu'ils aiment la firal^henr et^lls ^rdoTent «ne ^ 
tisUctiou non équivioque à se coucher À^at ventre liir le«iâr- 
bre poli. 

Les écureuils ne lâchent {amaSs ce'qu'ib mit dans hors 
pattes, pour receroir même les aliieiens quUls aiment le 
plus, avant d* avoir d'abord cherché à eacher ce qu'ils tien- 
nent. Cette manie de cacher parott inhérente au caractère 
de ces animaux ; ils cachent même ce qu'ils àht dans leor 
cabane, sons la mousse dont on compose ordinairement 
leur lit. 

Les écureuils détrmsent tout ce qu'3s trouvent lorsaa'on 
leur laisse une liberté illimitée. Il leur arrive aussi quelque- 
fois de mordre jusqu'au sang, mai3 ce n'est que lorsqu'on les 
irrite , ou lorsqu'il leur prend quelques accès de gsîté ; en- 
core ne mordent-ib pas tout le monde indistinctement; fû 
même cru remarquer qu'ils diobissent de préférence les 
pen^nnes tpn paraissent les craindre. Au surplus , le ca- 
ractère de ces smimaux varie ccftisidérablement M. Barriog- 
ton, qui Içs a beaucoup études , dit milieu a vu ^e sauvages, 
de familiers , de gais , de sérieux, de méch^ns , de doux» 
d^obéi^ans , de volontaires, etc. 

Us ne produisent jamais en captivité. 

La chair de l'écureuil est bonne à mangen La fourrure de 
la variété commune , c'est-à-dire celle de notre pays , n'est 
.nullement estimée, tandis que celle de la variété swvanteest 
assez recherchée. 

Les poiJs de la queue de récureuil. serrent à faire dcs^pîn- 
ceaux. X 

-Deuxième fip Je».— Ecureuil gïus , Sciurusmureus , Idpn ; 
PETTt-éniS de Buffon. Quadr. %, lO, pi. ^5.^^ Ecureuil fris, i^ 
laCaroKne Cuvîcr , ( R%ne anim. ). 

U a le dessus ducoips d'un|;ris légèrement na^ de £sni^<:'> 
sa tête est d'ungris ferrugineux; tes cdtés du eoi^sQatit de lacoo- 
leur du dos ; le ventre qs^ blanc ; U queue très-tenfifoe, i^ 

Çis Inèlé d'une légère teinte Camve; les oreilles so^tinaberbes. 
ous les poils sont ar4oii$és à leur base , exeep^ ceux de la 
queue ; sur le dos, ils sont annelés de jaune otivîire et de 
brun , cette couleur étant terminale. 

Cet écureuil , auquel Buffon a transporté le nom ^ 
jidkngris^ n'est cependant pas le petitrgris, des fourreurs; 
ceiui--ci, ainsi que nous Tavcms dit^ sl'est qpa^Eme sioiplc 



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ECU 3, 

variété .4ê^ Féturtuit^ ndgftire f fei iie #6 trmtre t|«e 4an$.l'««r 
cie^^QiltbvBfif . 

L'éèaréùtâ^iris est tiQÎs^U^liLS^ài^d^pie^lmfl'Etaro]^» 
T<mt lé ièétfsas de s(m 'covps est diia |;r(0 4e Uè^e im :peu 
foncé ^ ià tète seukinéiit e0t â^oto-fiiaTe pûtquété.die PMilrt ises. 
flancs àwàt Ae ià iraule«r du dos ; et û'oùt pc^int eétte : teinte 
fa«iFe iq[iie Ttm ncftmiiye/Siirceta âe l'éevk'étà A&.ÙilG^aUiiè; 
'sonY«litre etf'intéirielir.de» fftUesde devant.éontrd'iiB beéa 
blanc \ l'inténcur des ùuîssès 'efit d'nû- Uanc salèy tirant §àt 
le cendré. ^ 

. La mâchoire inférieure et le dessous d|i c<hi sopt blancs ; 
les oreilles sont couvertes à leur bord intérieur depoiU 
courts d'un fauve dut- , 



«^u II ucpu5C SCS» pruvisiuua». 



tuSf ^pac,.iwi. 7ni/£.:^,i/<' aimée, 4*®.ca)i^;$r6wn., jVop. 
re/^ ]r«nn, ;\ Eçufêmf à.masquej, Cwf.^ïtègf^. ^iiuçe^.) - , 

ÎMre\ (HÈ à'rmitïéif'ïbAté; 1sk tété ié^' itééjéiiH fiôifë';' 
È^ im^M et 9é» (ol^èSlI^â éô«it tdiijdiifs blâficâ. 

U^t, d^bé^ûëoôp^,i(ta9igf'dnd^i'éè«»ë<Mlâ*E«t¥(^«. Sa 
loncbént lieieâtii-éé êfe^h ^ bout diii lié^ fmpi^àtèi^é^ité 
de la ^ué i est ^H ^eu ]^t«is ^ dèià j^éÀiiJjé Jîafûètm 
de son corps est^ d'environ trois pouces. ^ 

En desfeuè t il variie depuis le griâ clair }iisqii'aU noir le 
plus foncé, sans a«K:un mélange d'autres teintes ; mais cons-^ 
tamment le bout de son nez et l'extrémité de ses oreiUes^ 



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à ,00 ECU 

sont d'un hlxac 'assez par ; et le sommet de sa ttte d'an noir 
foncé. Ces caractères distinguent V écureuil capUtmU de Mku- 
reuU gtis V dé VécMtuil de la CaroUne et de V écureuil noir. Le 
* premier, d'uite coalear gënéralement assez semblàbk, n'a 

*! cependattt pas^ledessos de* la tète noir , et ses oreilles sont 

courertessiderj^oilsgris. Le second ;:asBez voisin de celai-ci, 
diffère d'ailleani de l'écureml capistrate par la coaleur géné- 
rale de son. pelage ,' tirant un peu sbr:ie jgpris fauve. Enfin / 
récureailneoir est eïitièrement de cette coaleur , ainsi qae 
ses oreilles et le bout de son museau (i)« 

; ' La variété gHëe étant la p\às comhiune , nous la décri- 

rons comme type de Feépèce. ' ^ ' • "^ 

I^a tête , à l'exception des , oreilles , du bout du nez et de 
la ihâchoire inférieure ,. est 'conveïte de jpoils entièrement 
noirs : on remarque une petite teinte roussâtre dans Tînté- 

'r rieur de r< " ollis de la bouche. 

Le dos e piqueté de blanc , ce qui esi 

; produit pà te couleur V que l'on retnarquc 

sur chacur es sont d'un gris plus clair , et 

l le dessous lanc sale. La partie exlérieure 

. des membi îsque aussi foncé que celui an 

f dos ; l'inté 5 extrémités sont blanches. On 

■ remarque Jivid'uSi, sur les métacarpes et 

i sur les métatarses une fâche d'un gris-noir très-foncé, 

La queue est aussi longue que le cprps et bien fournie. En 
4ess9s, elle est d'un gris-noir piqueté de blanc;. en dessous? 
elle est d'un gris blanchâtre , avec vmb l>ordure noire ioQgi' 
tudinale, prc^duité par les anneaux de cette couleur, que 
Con , remarque vei^s la < partie intçïrmédiaire de chacun aei 
poils. 

Brown a figuré la variété noire. IlxCest pas h notre cob- 
noissance que l^Tanété grîsè art encore ^té yepféSèûtéé. 

M. Bosc a observé cet écnrèud aux environs de Gharle^bwia, 
dans, la Caroline. Il ne se rencontre que dans les iieiix les 
plus secs f et' se tient toujours sur les pinA oéî les érables» 
dpnt les semences lui servent de nourriture; Il entrée en; clia- 
If ur au mois, de janvier , et les petits sortent de leur bauge 
vers le mois de'mars. Sa chair est excellente); aussi lui fait^n 

le guerre cpntinuelle; maifi c0mmi9.iL a le coupd'ieil et 



l'ouïe extrêmement fins , il n'est pas 4;puiours facile de l'at- 
teindre. X'Orsqu'il voit un chasseur, U s^ aplatit le pïos qn'i' 

^ ; — ' ■ ' if : i t n< ■ .1 '■ ••' n ' " ' *^ 

(t) M. Cuvier {Èègne animal ) penteqtie l'ëciiretiU de la Caroline 
et V écureuil noir p ne $ODt peut-éitre que de simples yarté(és <te cette 
espèce. 



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ECU 101 

peat sur une grosse branche , et reste dans cette position , 
quel que soit le nombre de coups de fusils qu^on lui envoie, 
jusqu'il ce qu'il ait été blessé. 

Iles renards , les chats-tigres , les serpens à sonnettes et 
quelques oiseaux de proie en détruisent beaucoup. 

Nota, Les écureuils grjs et noirâtre dont parle BufTon 
Aans Thistoire naturelle du petU-gris , et dont il ne parle que 
d'après Jean de Laët (^Descript, des lad. ocdd, p. 88), me pa« 
roissent appartenir à cette espèce , ainsi que les écureuils 
noirs de Weld. (JT. t. a , p. aoa.) 

Quatnème Espèce, — ECUREUIL DE la Caroline, Se, car 
iiflmîerisis , IJ!nrÈ. ; Càrolîha $guirrel , Pennant; Bosc, Joumai 
d'Hîst, nat. , tom. 2 , pi. 2g. 

Cet écureuil a le dessus du corps d'un gris ferrugineux , 
piqueté de noir ; les cMés fauves ; le ventre blanc; la queue 
brune , piquetée , de. noir et bordée de blanc; les oreilles sans 
pinceaux de poils à l'extrémité. 

Cette espècç a les plus grands rapports avec celles de Té- 
cureuil capistrate et de l'écureij^^gris. Cependant nous avons 
TU que l'écureuil capistrate se cMStinfi;uoit principatemxent de 
tous les autres par sa tête noire , le bout de son nez et de 
les oreilles, de couleur blanche^ etqne d'ailleurs il n'y 9^ 
aucun mélange de roux dans le fond de son pelage. ^Aécur- 
rcuil gris est à peu près semblable pour les couleurs à celui 
de la Caroline ; mais la couleur fauve , au lieu de dominer 
sur les flancs, se retrouve seulement sur la tête. D^ailleurs, 
Fécureuil de la Caroline est de moitié plus petit que lesdeui^ 
autres; car sa taille ne surpasse pas de beaucoup celle de 
l'écureuil d'Europe. 

La partie supérieure de la tête et dfi cou , ainsi que le 
dos, sont couverts de poils gris ^;1a base y et ensuite par- 
tagés en deux ou trois zones alternativement fauves et noires, 
ce qui produit iine teinte générale d'un gris nolràtr/e tirant sur 
le fauve. ' > 

Cette couleur est piquetée de blanc sur. Ie3 côtés du cou 
et sur les hanches. 

Les flancs n'ont point de blanc , et sont très-peu piquetés 
de noir, ce qui leur laisse la teinte fauve dans presque toute 
sa pureté. 

Le ventre est blanc , les jambes et les tarses sont couverts 
de poils noirs k la base et blancs à l'extrémité. On voit' quel- 
quefois sur les pieds de derrière une tache fauve oblongue. 

Les côtés de, la tête et le mu&eau sont roussâtres ; le^ 
oreilles «ont arrondies^ à poil fort court, blanchâtre à la 
base,^ rougeâtre à Textrémitié^ JLies mouâUche^ sont noires. 



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I 



i 

î 

'i loa ECU 

k La queue e^ ée la longdeùr àùcoirm, el composëè de pb% 

marques 4e zobcs aheitiativeniefit raurés et noires; ils sont 

E toujours terminés de blanc. La partie âeire et la partie feave 

sont égales , et comprennent la moitié de la longueur du 
poil ; de sorte que lorsque la queue est aplatie ,' elïe parott 
être de chaque cAté £\4sée en trois routeurs , fauve j noire , 
^ blaniehe. 

Cet écureuil , que l'on trouve en "VîrMtie et en CaroMne , 
habite de préférence les mvamps et fes raflées des montagnes. 
Il se nourrit des fruits des grands arikres sur les'quek il se 
tiept cM-dioairement. Loi?$qu'il est a^yetû de Taf pr.pche df un 
çba&ççur ^ au Hei» de se l^apîir çoimne Fécuf euil çsfpi^^^ sur 
la branche où il se trouve , il se laisse toaiber à te^e, e^ v^ 
se cacher àaj^s les brQussailles voisines. Sa chaûr est estimée. 

camtSf Hemandez? 

H a le dessus dû CQvps d'un noit foncé ; la poitrine , le 
ventre et les Rapcs d'un noiH brunâtre ; la qpeue d:e la cou- 
leur du dos ; les oreiltes noires, et sans pinceaux de poib à 
I Féxtr^éqaîté. 

Il e^t de la taîHe de FécutémI ordinaire. Son dos ^ le dessus 
( 4è sa fête , i;a queue et Tex^réTuité de ses quatre j^attes sont 

I rëcouifèrfe ffbn poil noît» trîès-foncé, sa^ aucun mélange de 

ï roux ovL dfi feuye., La gorge ,. la poitrine et le ventre sont 

I d^in dqir tirant sur le Airun. Les pdils des flancs sont noirs ^ 

j et ont chacun tm anneau brun , ce qui diminue sur ces par- 

[ ties riîitenfiîté de la couleur noire ; les oreiHes sont courtes , 

I e^ne so^t point garnies de longs. poils, comme celles de la 

I variété noire de récureuU d'Europe. 

des oreilles , ainsï que lé bout du nez., sont noires comme 
te reste de la tète. Ce c'ai^acfèrfe sert à diiStîiiguer cet écu- 
reuil de la variété'noîre de IVcureiiil capistriàte /dsms laquelle 
ces parties sont de coulepr blanche. 

Son pelage se compose a'dn ftutre bfcin ef serré', traversé 

S^r les longs poils qui sont seuU apparens au d<^hors. Chacun 
e ceWx-ci est brun ^ ^^ t^acîne , niarqué ensuite d^lne teinte 
phis cfàîresnv une pfctîté étëiidue, et terminé dfe noir. Ceux 
de la partie postérieure du dns sont les plus longs et t^ut 
npîrs , ainsi que ceux qai couvrent la tète. 

Cette espèce ^ été confondue avec cetîîç dé Pétureuîï ca- 
pîsjtrate , par presque tous lés auteurs.,, et» notaniment jar 
Èrxteben et par Snaw. M; Cjivier (^Bèjgne tmthudydlt qu'il 
pourr.oit bien n'être, ainsi que^ l*<écureuît àe la Caroline , 
quhme simple variété *dfe Vécuhnùl capistrate. Cependant 



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ECU loJ 

iOA e^stcnce ne ma parott paa âotttease j pimqae le cabinet 
du Muséam en possède luk indÎTida qpû a été apporté de VAr 
méri^K septentrionale. 

oenter^ Geo& Cette espèce t qui fait pAitie i^ l^GoUeetion. 
àsL Maséum d^Histoire naturelle de Patiaf.' 3k lia ^skm d» 
corps d'un Won roussâtre pîfueté^^ noir \ ki ventre roù( 
la qaeae de la couleur du dodir Cauire à rezlrémilé ; le» 
oreilles imberbes. 

L'écureuil à ventre roux est de la taille de cefuî d'Eu- 
rope , auquel il ressemble beaucoup d'ailleiu-s. £a dessus , 
il est d'un brun roussâtre piqijieté de noir 9 et cette couleur 
s'étend sur la tête , les ftancs^ et les pattesr Tous les |joi^ 
api recouvrent .ces diffi^rentes parties sont d'un gris ard^sé ji 
leur racine , puis bruns clairs ou jaunâtres ^ et terminés de 
br»^. La mâchoire inférieure^ le dessous du cot(, là gorge ^ 
levenfre^t Pintérieur d^s pattes sont d'un rôui assez pur. 
Lec<>uest cmnme marqué de ftgnes transversales brui^âtres. 

Le» moustaches soirt noires et aussi longues que la tête \ 
les oretHes sont ityassStres et couvertes de poils courts ; lé^ 
eUrémités des pattes sont d'un brun foncé, sans mélange 
èeùaire. 

La qneife est toufBxe , brune à^sa base , fauve à Pexté- 
fieur. 

Cet éeuiienil est de rAmérioue septentrionale.' Ses habî* 
tudes sotrt encore entièrei;nent incon;Dues. , 

Septièms Espiç4*^^^e«'iknmh^co^uhUJm^ Sdwms nmmgo^ 
iust Linnv ; Q yii ^n U ^e atiçêk§nap«iphfHy seu €»ziioc<aeqmlh'nj Fei> 
nandez ; Coquallin , Buifon , tom. i3 , pi. x3. > 

Le dessus de son corps est yarié de roux, de noir et de 
bmn ; son venti^. est d'un roux orangé , sa queue de la cou^ 
leur du corps , légèrcmtent métée de bla<ic vers son extré- 
mité , ses oreilles imberbes. # 

Le coquaHin , qai me parott fort voisin du précédent , est 
presque deux £ars phxs grand que T écureuil d^urope. Le 
dessus et Fes cAtés de sa tête sont dWe belle couleur noire , 
avec quelques teintes dé rpux ou d'orangé , principale- 
ment sur les joues. Le bout du nez et les oreilles sont 
blancs. Le derrière de la tête , le dessus et les côtés du cou , 
le dos, lesxAtés du corps, la queue et ta partie extérieure 
des meml;?res sont variés de roux , de noir et de brun. La 
\:p^Vie est légèrement mêlée de brun à ^on extrémité. Tout 
ïe dessous du corps, c'est-^-dîre , la mâchoire inférieure , 
le dessousidu cou, la gorge, la poitrine, le ventre et la 



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^ol^ ECU 

partie Interne des quatre pattes sonl d-im ronz' or^oigë. Les 

inoustaçhes et les ongles soi|t pQirs. 

Si les rensëîgireineos que donne Buffon sur. les habitudes 
de cet animal , sont exacts , « le coquallin ne monte pas sur 
les arbres ; 41 habite, confme Técureuil suisse , dans des trous 
et sous les racines des arbres ; il y fait sa* b auge ^ et y élève 
^s petits; il tiemplit aussi son domicile de grains et de 
fruits pour s'en nourrir pendant i'htver; il est défiant et rusé , 
€t même assez farouche pour ne ^jamais s'apprivoiser. Il pa— 
rott que le coquallin ne se trouve que dans lès parties méri- 
dionales de rÀmérique. ...... 

' Huitième Espèce: -~ EcUREÛIL BU Malabar ( Sckirus tnaxi- 
mus et macrourus ; Omel ; JjécureuH du Malabar , Sonnerat. 
F. t. a , pi. 87, Buffon, suppt. , t. 7, pi. 73 ; Sciurus 
macrourus, Fennant, Ind, zooLy pi. i). V. pi. D. 17 de ce Dict. 

Cet animal , décrit par Sonnerat , e% que nous réunirons , 
atinsi que M.. Cuvier fç propose , à celui que Pesant ap- 
pelle Se, macrourus, est le plus grand du genre ; sa taille égale 
celle d'un chat. Le dessus de sa tête 9 ainsi qu'une bande qui 

I^asse derrière }a joue j ses ojreilles , sa nuque , ses flancs et 
e milieu de sondps soi^t d'un rpux^bmn trèsivif; ses épaules ^ 
5à croupe , ses cuisses et sa queue sont d'un beau noir; soa 
ventre , la partie interne 4e ses jambes 4e derrière , ses jam- 
bes de devant presque dans leur entier 9 sa poitrine y le des-r 
sous de spn cou et le bout d^ son museau sont d'un assez beau 
jaune ; ses oreilles sont couvertes de poib d'un roux-brun. 

Les poils noîrs sont plus clairs à leur base qu'à l'extrémité ; 
les bruns ne présentent cette couleur qu'à leur poiiite, seule- 
ment l'origine en est noire ; les. jaunes sont brunâtres près 
de la peau, ^ 

Il est du Malabar. ' 

JJ Ecureuil à lort^e mieue , figuré par Pennant, se trouve, 
selon cet auteur , à Ceylan et dans le Malabar , oi^ il port^ 
le nom de âandoleana ou de rœiffa, 

« Il est prejsque trois fois plus grand que l'écureuil d'Europe. 
Le dessus de sa tété et 4e son 4os sont noirs, et le dessous^ 
du corps est jaune ; ses oreilles sont garnies de poils noirs ; 
on voit une taché jaune entre les oreilles et une bande noire 
çur chaque joue ; la partie supérieure àes pieds est couverte 
de poils noirs. » 

<c La queue a près de deux fols la longueur du corps , très;- 
fournie en poil , et de couleur grise. » 

Sonnerat rapporte que Vecureuil au Malabar habite sub- 
ies palmiersji et se plail surtout au suc iiaiteux des noix de 
coco. 



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ECU ,o5 

Jfew^&me Espèeé,^^vKBViL de Madagascar (Sriums ma- 
dagttscane^tsis f Shaw. ) ; écureuil de Madagascar , BufFon, sup.' 
tom. 7 , pi. 63. 

U a le dessos du corps d^an noir foncé ; les jones et le des- 
sous du cou d'un blanc jaunâtre; le ventre d'un brun jaunâtre; 
la queue noire , les oreilles imberbes. 

Cet écureuil , très-voisin du précédent , est au moins du 
double en grosseur de Ti^cureuil d'Europe; tout le dessus de 
son corps et de sa tète, ainsi que la partie externe des jambes 
de devant et de celles de derrière , sont d'un noir très-foncé ; 
les joues, le dessus du cou et la face interae des jambes de 
devant sont d'ua blanc jaunâtre ; le ventre et le dedans des 
oreilles sont d'un brun mêlé de jaune. 

La queue est plus longue que le corps , peu touffue et cou- 
verte de poils noirs. 

Il habite Madagascar. 

Dixième Espèce. — *EcUR£UlL A TÊTE BLAVCHB ( Sciurus al-- 
biceps Geoffr. ) , de la collection du Muséum. Rapporté de 
Java , p^ff M. lieschenault-de-Latour. 

Cet écureuil a un pied de longueur environ. Son pelage est 
bnmen dessus avec l'extrémité des poils jaunâtre; sa queue y 
longue d'un pied couverte de poils disposés sur deux rangs , 
est brune en dessus et jaunâtre çn dessous; sa tête, sa gorge i 
son ventre et la partie antérieure et interne des jambes de 
devant sont d^un blanc jaunâtre; les jambes postérieures et la 
partie ei^eme des antérieures sont brunes comme le dessus 
de la queue ; le bout des pattes de devant est également brun 
foncé. 

Un autre écureuil de la même collection , par la disposi- 
tion de ses couleurs , paroît se rapprocher de celui-ci. Il est 
d'un Srun foncé , surtout sur les flancs ; sa queue est noire à 
la base et jaune à l'extréYnité ; sa tête est en dessus d'un brun 
moins foncé que le dos ; sa goi^e est d'un gris jaunâtre ainsi 
que le devant des pattes antérieures, dont les extrémités 
sont noires. 

onzième Espèce. — EcuREUlL BICOLÔR {Sciurus bicolore , 
Sparmann , Act soc. goih. ; S.ja^anensis , Schreber, Sâeugth. 
pi. ai6. 

Cet écureuil , que je ne connois que par la description 
qu^en a donnée Sparmann, est, en apparence, asse2 voisin 
de l'écureuil d'Europe. Son corps est roux ; sa queue , gar- 
nie de poils distiques i est fauve , ainsi que le dessous de sou 
corps et de sa Jête ; Iç tour des yeux est noir ; les oreilles 
sont iniberbei^. 



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,o& ECU 

neatus^t Geoffray. 

Cet écureuil , rapporté de Java, par M. Lesckenault^-La^ 
tour 9 a sept pojOGés ei^vûrùi^deloiigiiettr, et s»c|iie«fcc eat un peu 
plus eeurlie. Son dos et ses âaocs^ootd'im bma-gris, pifaeté 
et jaunâtre ; sur chaque «âté^ celle couieur est traversée loii>- 
giludinaJkiaeiit pav uéit handft blanche étroite , qui se rend 
de Véfomle i la base de la cuisse v 1% dessous àa yentre et le 
dedans des quatre pattes son* recouverts de poils jasmÂtres, 
daBA la pointe est kruniire ; cem des parties supérieures et 
latérales- du corps, sont gris pcès du corps et ensuite narqués 
d'anneaux hmim et ^ae -^ ^livàlres , qei les font panàtre 
piquetées. 

':La queue a ses potb assez ctmrta , bruns, asnelésct ter- 
Wnés de jaune sale. 

Treizième Espèce. — Ecureuil barbâresôtte ( S'daras getu- 
Imj Liftn,) ; hbmHmmqfjmy Buffon, te». iô>pL 37; Mt 
MnpedjS^^drrel^VemmavàySfhxwy ttc. . •' 

Cet écureuil a le dessus ii« corps brun arec quatre lignes 
kbnehes lon^udiBàb^s ; le ventre btane ; la qaene d^un cen- 
dré roussâtre^ variée de noir ; tes oreilles iinb«fbts. 

Il est d^uo bon tiers plus petiit qne Vécnreuil d'Europe. Le 
desd4i6 de sa tête et de soa corps, la partie* extérieure de ses 
pattes soB^ dfun biwi« légèveinen& teint decen^é , sortoulla 
queue , qui est en outre v^iée d» notr -^ le dos est nuerqué è» 
finalre bandes hTansfaes , deux de chaque cÀlé , lesquelles sV 
tendJent depuis Tépanàe josqu^à For%ine de la qoene , néan* 
moins sans se réunir ; les pattes sont d^un brun peu foncé et 
m^lé de roussMre* Les côt^s sont aussi de cette couleur v ^^ 
ventre est blanc; les yeui^ sont noûrs;. les orbites blanches ; 
ks oreilles trèS'^oiurtes ; et le chacifireia pkis acq^ qat celui 
de Técureuil palmiste. 

On le ^o»ve dans F Afrique boréale ,. notamment en Bar- 
barie. OnPindique aussi en Asie; ^t c'est à torique LiiinaeQS 
dit qu il se trouve en Amérique. 

Ses habitudes ^ontle& niâmes que^ celles da Técureuil pal- 
nûste. V. ci-açrès» 

Quatorzième Espèce. — EcuREUIL PALMISTE , Se. palmanm y 
anfli QUxsiiyExQiîc,^ p, ^ 12 ; le Palmiste , 
. 26. 

torps bruaouTonxmété de gris,, avectroi^ 
5S d'un blanc jaunâtre ; le ventre d'u» 
lueue rous&âtjpe en dessusi , blancbâtre et 
dessous ; les oreilles imberbes» 
11 ressemble beaucoup au barbaresque ; son corps a cm) 



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D . aÔ . 




f^'-^e ,/el. 



7^\iirsa/ti^ 



2 . ^r//reu^7 Pûlmzjie > 
'3 . Foni/U' ' 



D/'oitet Jcu^- 



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jTlooglp., 






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ECU ,07 

fooces de looftcw, «t 9» qv^^ie sk. L» dessus de sft^léte, le 
fond du pelage de son dos et sfi^ fiane^sanl d'un bmn rous* 
sâtrç naêlé de gris. Le dos ej$t marfué d'une ligne longitudi- 
iHled'«A blanc légèrement teint de jaui^âtre : sur diacpie flanc 
oDToit 9j$m uixç ligne sei]i;Lblable ^ et Pennant assure qu'il y 
69 a quelquefois deux. Le ventre est d'un blanc un peu jau- 
fiâtre. La queue est à sa facesuf érieure de la couleur du dos et 
du dessus de la tête : en dessous, elle est blanchâtre et bor- 
dée suivai^t sa longueur , d'une ligne noire de chaque côté. 
n habke l'Afrique*^ notamment le Sénégal et les îles du 
Cap-Vert, et aussi, dît-on, en Asie. lise nourrit des fruits 
da palmier. 

Û.»« Sectwiïl -^ EiCVifiEUiLS TAXIAS. Caractères : èouehê 
fiomvue d'ubajouâSL Qmme distàj/ue. 

Quinzième Espèce. — - Ecureuil suisse , Sciurus striatus j 
liîna ; le Suisse , Buff , tom. 10 , pi. a8. 

U a Ij? de«a«$ 4ii eorM d'ua brun fauve t ^vec ein^ raies 
IjMl^^iiiJHBalesbilfî^est; ks c^s feuves; La croupe rouase; le 
vesiirQ Uane i b^q^en^e médiocre^ fauve el bordée de noir en 
<lKi»M)i»-^ les oreiller wbêrbes. 

Vémtmi imsn^. a^ewviron ci^q, pouces, de longueur , et sa 

qttene seulement trois. Le dessus de sa tête est couvert de 

P^fed^itf roux bruft dan» la plus grande paaiie de leur ten- 

|wv, et te^min^s de now. Cette couleur, qui entoure les 

jeox , se change fûsensiblement en €»«▼« sur les jotKs : on 

remairçAe cepe^dapt une ligne, plus foncée au-dessous de 

civ9^ Q^ ,, et un point noir entre i:elui;ci et TorelUe, qui 

e^ ^$302; ^tendue et couverte de poils très-fins , de couleur 

brune. 

Sur le dos , depuis la nuque jusqu'à la croupe , on re- 
marque une raie d\ih brun foncé , et sur les flancs , à six et 
huit lignes de distance de celle-cî deux autres raies de la même 
equleur, séparées Tune de l'autre par une troisième raie d*un 
hlanc jaunâtre. , . 

L'espace compris entre ta raie du dd^'èt là jpuremîère raie 
des flancs, seulement depuis la nuque jusqu'à. la croupe , est 
d'nn gris-brun : tous tes poils qui s'y tro^uvent sont bruns à 
leur base, ensuite blancs , et sont terminés de noir. 

^Les épaules et les pattes de devant jusqu'à la première 
jointure , sont d'un fauve obscurl La partie dés flancs, com- 
prise entre la seconde raie et le ventre , est d'un fauve 
pur. 

La croupe , sur laquelle ne s'étendent pas l'es raies dti dos 
^des ffaacs, bt partie- extérieure des cuisses^ rextrémité 



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,o8 ECU 

des pattes de derrière, les environs de i*âtiiis et la base de 
la queue sont d'un roux assez vif.' 

Le ventre , la poitrine , le dessous du cou et . la mâchoir^ 
inférieure sont blancs. La queue est d'un brun-noir en dessus* 
et- en dessous , elle est rousse avec une bordure noire. 

Je pense qu'il faut réunir à l'espèce de l'écureuil suisse le 
sciurus mexîcanus à'FjTTdehen. En effet , on ne, peut compter 
sur la description de Seba, dans laquelle on trouve... 
Caiida in quatuor fissa ramos termînatur ? Et , d'ailleurfs , on 
ne peut comparer sûrement cette description avec celle de 
l'écureuil suisse. 

L'écureuil suisse se trouve depuis les contrées les plas 
froides du nord de l'Amérique , jusqu'au climat tempéré de 
la Caroline , et dans l'Asie , depuis le Kama jusqu'à l'extré- 
mité de la Sibérie. Il monte rarement sur les arbres ; mais 
il se creuse sous leurs racines un terrier à deux ouvertures 
avec autant de branches latérales qu'il lui en faut pour placer 
ses provisions d'hiver , qui consistent en semences d'arbres 
verts de toute espèce. Il les transporte, au moyen de poches, 
ou d^abajoues dont sa bouche est munie > comme celle de 
tous les rongeurs qui composent le genre des Hamstebs. 
( V. ce mot. ) Lorsqu'on le prend , il mord crueUemeiit. 

Seizième Espèce. «-<- Ecureuil de. Hudson , Sciurus'budso-' 
niusj liinn., rorsk. ^ Jct.angl.^ tom. 7a ; Pallas, Noq. ^* 
gUr. , p. 376; sciurus vulgaris; Van £., Erxleb* 

Le dessus dé son corps et de sa tête sont d'un brun roussâtre; 
son ventre est blanc ; il a une ligne noire bien marquée sur 
les flancs ; sa queue est médiocre , de la couleur du tofps , 
bordée de noir ; ses oreilles sont imberbes. 

Il est un peu plus petit que l'écureuil d'Europe , et sa 
quéuç est aussi comparativement plus courte que celle de 
cet animal. En dessus, il est d'un brun rousçâtre plus, ou 
moîi^s foncé , plus ou moins piqueté de noir. Le dessus de la 
tête et la partie extérieure des membres sont de la même 
couleur , mais d'une teinte un peu plus claire.' La mâchoire 
inférieure , le dessous du cou , la poitrine , le ventre et rin- 
térieur des cuisses sont d'un blanc sale, légèrement teint 
de jaunâtre. 

On remarque sur les flancs une ligne noire bien formée t 
ui sépare la couleur du dos de celle du ventre. La queue » 
e la couleur du corps , est bordée de noir. Les moustaches 
sont noires et très-longues. • 

XI habite seulement les contrées les plus froides de TAmé- 



l 



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E^C U ,09 

riqae septentrionale. M. Bosc ne l'a jamait rencontré à la 
Caroline. Il parott qu'il faîl ^e» provisions comme récureoil 
suisse. 

III."»« Section. — Ecubeuils GijERLmGUETs. Caractères : 
point d*ahajoues. Queue ronde lum distique, 

Diùo-sqptième Espèce.^^'RcmiEViL de Là Guyahe, Se, cbs^ 
tuons f Linn. ; le Grand guerUnguet de Bnff.^ tnqppl. tom. 7. pi. 
65. Mfoocus guerîingus ^ Sfaaw. Gen. ZooL 

Le dessus dû corps de^cet écureuil, estd^un brun marron; 
son ventre et sa poitrine sont roussâtres ; sa queue est de la 
couleur du corps , marquée de bimdes^ indécises, brunes et 
fauves , noire à l'extrémité ; les oreilles sont imberbes. 

Il est à peu près de la grosseur de Uéçureml d'Europe et 
de la même forme ; mais sa queue n'est pas à beaucbiip près 
aussi tonfibie qsie celle de cet animal. Tout le dessus de son 
corps est d'un brun marron , «moins foncé sur les joues et les 
flancs qu'ailleurs. Le dessous du cou, la poitrine, leiventre 
et le dedans des cuisses sont d'un rOUx blancbâtre. 

La queue est couverte de poils également distribués sur 
toutes ses facei^ ; l'extrémité en est terminée par des poils 
noirs. Les moustaches sont noires : on voit aussi quelques 
longs poils de cette couleur sur la face interne 4e l'avant-bras* 

On le trouve à la Guyane , où il se nourrit de fruits de pal* 
nûers.Il grimpe très-lestement sur les arbres, où néanmoins 
il ne se tient pas constamment, car on le voit. souvent courir 
à terre. 

Dùjc-hmtihne Espice.^^lEcvnEViLT^km ^ Sc.dusHIusj GeofE; 
Petii GuerUnguet^ éuff. , suppl. , tom. 7. pi. 4o. 

Le dessus de son corps eist brun , mêlé de {aunâtre et dç 
cendré; sa' poitrine' est d'un gris de souris; son ventre fauve;. 
c9i queue de la couleur du dos ; ses oreilles imberbes. ' 

Ce petit animal, envoyé de la Guyane par Sennini de 
Hanoncour , n'a guère plus de trois pouces de longueur. Sa 
queue est dé la longueur du corps. 

Le dessus de sa tête, son dos , ses flancs , son ventre et sst 
qneae , sont couverts de poils bruns dans leur plus grande partie, 
et d'un jaune cendré à leur extrémité , ce qui produit une- 
teinte générale d'un brun légèrement lavé de jaune ou de 
cendré. La poitrine, et le haiut 4n ventre sont d'un gris de 
souris, mêlé de roux; le b^is-ventre et la face interne des 
caisses sont d'un fauve foncé; l'intérieur des oreilles est 
aussi garni de petits poib de cette couleur ; mais ces poils 
Qe foraient pas le pinceau comme ceux qui décorent les 
oreilles de l'écureuil d'Europe. 



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tto ECU 

Les mbustâclk^ sont ç6i^ei$. I^ès bn^ïi l^t tt^j^f^f^. A 
Cay«tme , ^ ^k Mimâl (porte ïeiAôm A« Mrfife bdk. 

Dior-nemième Espèce. -— EcUREtriL X BAiq)£S BLANCps^ 
' Sdunis cdbtwlttatas , ï)eW. Ï)ab5 tëtte noûvtélfe espèce ;^t 
dessus da -corps êiit testaeë otï irotissiife , àveift une ligne 
blanclie de tdiaqpieoôté; la qaeneeilst ronde >> péikmoA. dis- 
tiques, ttoirè^ hn^it oti testaeée à sa bA»e> tet kiotrcià Peilré' 
mité; les oreilles ioibisrbes. 

Je crois pèiuroir TaïKporter à eette espèce Vtkm^milMe'^fngi 
de Sonnerai ;^ Sdurusda^tkaMcmy Gmtl» ^ et4eiw antres ftiii- 
maBx, dont on est depBi» kMlig*4e«^ft déskpé aous kt mmià^t^ 
cureuilJbssoyeMr (^Sc. €ridèépm\t^^'iiA^wécÙ9n'êm 'ilhiaétài 
d'Histoire nalmUe ; sans disote >, à tatise de T-aUb^Hent 
excessif de ses ongles; mais ril j a lieu de 4roiré <que oèt 
allongonei^ est produit par ledéûitti d^excrcioé dûis cet 
animal , comtne cela se voit cbaipM jonr pour lès jécortaik 
^ no«re pays, renfermes long^amps dans dei cages tit^ 
petites et sana UMniiqast. . 

Tan a; Ecnteoil de Gîttgi, 5c. àibod&aks dsdhfhichéts; 
lie, ieàacBus, cauàâ toià nigrâ,' vttutré stétinefUo ^ SoWëWt, 
Vayngt, tom. 2 , pa^. 1:^0. ■ ' ; 

Cet éctti*etia est im peu pM* g^ratid que^kti A^Blri^. 
£<i dés^ii»» it est d'mi gri^ iierfeux ^ ostée boudeur j^la^ «Uire 
gousie Tertre et sur U pâi<tie lâttiriaote dès ^(pftembm) 1» 
flaûcà^ 90»t-«riarqijMéti d^mti^batMte Icittgitirifo)^ bk^idiev' ^ 
cette couleur se retrouve autour des yeux. Sa queue parolctoètt 
noire, quoiqu'elle soit naéUe de^fjBclqiies po^ Uancs»^ 

Il se trouve ^ Giogi», , ^ . - , •: ,.... î^- 

Var. Ê. Çcureuil fossoyeur, Scîurus^/db^ftMi^eT^li^Qifm, 

Muséum. . vM./\.- ■ •'. ■:.';;- •■ o-^ .'. •/ • -' 

Jlest i pejapr^ de la taiUfi de ï'4<^r^tt^;^'^rijSi^e^. I^ 
^sus de son. corps let de sa tâte sont d'wae couleur mêlais 
gée de jaunâtre et de brun; ^onireBtr^ est d'un blaBC sal€ ? 
sa queue est ,de.la çoulew du dosr;. ses; flancs sont Hiar;^és 
d'une bande losgilijidinajie >lâMBN^e* âfft or^eilil^'^Rt trè&^ 
courtes. -, . -... ^;-„ . 

. Il est pni^aUeuei^t de l'Indet ? . ' : 
• Vâr. C. Ecureuil à bandei^ blkudhl» , AîAiw* êib&ftàm 
ftropriè diâtas. Sciurus rufù piseus^ Cêiuâà âùrio cùncohtéi^ 
nigra; v^ntte Me. 

Il est un peu plus grand que réeurwril tf Eordpe.Lé^è«^ 
de son dos , lapartie extérieure de ses pattes et la plusgifâii^é 
partie de sa queue sont d'un faute gnsâtre. Les flancs sort 



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ECU ui 

t«5tt ^ crfttÉ fi^diient ;> ii],a» 4»i remarque sur cbatikii une 
bande blanche kmj^tadkiait ^ q» s'étend de Tëpauk au 
comiiieiicfraieifl ittia^tubse. La mâdi^f e înlérieore , le des- 
sous du cou , la gorge , le ventre , la partie intérieure dei^ 
cmisEB et Ici txitétaAéM ûe% pattes ^Mmt ann blanc assez pur. 
L'extrémité de la queue ,: les oagiàs et lés flftpostadies âçnl 

' li «st its ilndes oritKtafcM^ 

ECUREUIL A (aiANDE QUEUE XS, macroûms, 
Penn.). ^. l'espèce de TEcuaEUiL W Malabar, dans Tar- 
, tide EituaEOiL. (î)fi5M.) 

£€UKEUIL À RAIES de Pallas. <î^est TEcureuil 
fdssv de l'ancien continent, (besm.) 

ECUREUIL BÉS PALMIERS. K Vespèce de TEcu- 
REUiL PALMISTE , dans ^article EciniEUiL. (besm.) ^ 

fiÇUREUtL DU CANADA, r. respèce de I'Eccreuii. 
oftïs ô,Ms faftîcle Ecureuil, (desm.) 

ECtJRlÉUïL (PETIT) DÉ LA CAROLINE. Edwards 
donne ce nom àPEcuREUiL suisse d'Amérique. V, c^te es-;, 
pèce dans rartide Ecureuil, (desm.) 
. ECUREUIL DE GiNGI, F. l'espèce de I'E^urewil 
A SAND^ PLANCHES, dans l'aride Ecureuil, (desm.) 
Ij^UREUIL DE MADA&ASCAR , «S^m^^nad^ 
iiciu^9 rGmel. CWtl!Alr£ràYB. ^. ceittot« (j^sm.} 

ECUREUIL GRIS (grand). V. l'espèce de rEcu- 
MEvtL 0111$ , •danS' l'itrticle Ecurhusl: (t>EsiA.) 

ECUREUIL GUERLÏNGUET(grawÇ). r. Pespècé 
de l^EcuRiuiL de iâ Girtf AKE dans l^rlrcie EcpREuiL. Le 
Mtît'GirBliLm^UfiT se t^porte à I'Ecureuil nain, (desm.) 
ECUREUIL JAtJNE, Sdums flouas. Linn. Ce nom à 
été dèené k uo éoureuit' peu connu , de i' Amérique méri- 
dionid/e. li a ia 'qoeiée ronde comme tes guerlingaets. Sa 
taîtte est de tOMKtié'ifioins ibrte que celle de Tétdilremt ml* 
gai^ V tenu 9(m pelage «éi faune ; les ^ktës de poils seule:^ 
sont blanches. ^ , , 

ECUREmt^ORANGÉ. On a qpiêlq^^^ donné ce 

oom'à rEc0M:uiL goquJalmn. K4'ftrticleÉ€UREmL.(i>Esid[.) 

ECCREUIL^ETlT^GRtS; F: ïe^ eàpèces de ï'Ecu- 

REUiL VULGAIRE et de l'EcuREUiL GRTS , dabs l'articIé Ecu- 

mSTOL. (Ô«»K.) 

ECUREUIL PEtFT-GRIS DE SIBÉRIE. T. l'es- 
pèce de l*Ec0aW!L VULGAIRE, dans Tart. Ecureuil, (desm.) 

ECUREUIL DE TERRE. On a donné, ce nom à 
VEcbKEVlié SUIS)» , dont lUiger a fait son genre Tamias^ 



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11^ E D E 

Sarce qa^il fait sa bao^e en terré y et qa'3 tH i h manière 
es hamsters. V. Tarticle EcuR£UiL. (desm.> 
ECUREUIL VOLANT. C'est lePoLATOuciiE. V. ce 

mot. (PESM.) 

ECUREUIL VOLANT (grand). C'est le Tactih^ 
espèce *\u genre Polatouche. (DESm.) 

ECUREU IL A PINCEAU , Scàoys paudUatus. Le doc- 
teur Léacb doooe ce nom à un écm^oil qni ne diffère prâit, 
ainsi qu il le reconnoît lai*méme dans m^ emOunif de VEoh 

ÂEUIL PALMISTE. (DESM.) 

ECUR EU IL. C'est un Lutjan dé Lacépède. (b.) 
ECUSSON , ScuUUum, Pièce pli|s ou moins petite , trisn- 
gulaire ou en cœur, qui est attacbée au milieu de la partie 

Îostérîeure du corselet des insectes, et se prolonge vers la 
ase interne des'ailes et àe& élytres. 

La plupart des insectes ne sont point pourvus d'éncsMs. 
On n'en trouve point dans les lépidoptères , les hytnénoptkmf 
les néçroptères , les diptères et les aptères ; mais on en troure 
dans presque tous les rtdéoptères ipt dans la moitié des hénd' 
ptères. Dans les hyménoptères^ les diptères et dans les hénaptèni 
qui manquent àecusson , on a pris mal à propos pour cette 
pièce , la partie postérieure du corselet , ou plutôt la partie 
supérieure de la poitrine ou du dos. On a regardé de même 
aussi peu exactement, conune Jtusson , le prolongement da 
corselet de quelques criquets , et la dilatation du même cor-^ 
selet des membraces. 

li'écusson est ordinairement petit y et souvent peu appa^ 
f-ent ; mais dans quelques hémiptères , ou dans quelques pu- 
naises , il est si grand qu'il recouvre entièrement rabdomen* 
Cette pièce est considérée relativement à ses proportions y la 
forme, sa surface et son extrémité, (o^) 

ECUSSON. On désigne parce mot , en conchyliologie^ 
un espace qui est renfermé dans l'intérieur du corselet de 
quelques coquilles bivalv^es , et qui en est distingué par a» 
diangement de couleur ou par des stries. V. CoQUaxE et as 
mot Vénus, (b.) 

ECUSSON. r. l'article Gbeffe au mot Aebbe. (d.) 

ECUSSON FOSSILE. Ce sont des fragmens d'ifcMiô» 
bu à^oùrsins fossiles y .qui ont la forme que ce nom iodiqoc* 
V. an mot Oursin, (b.) 

^ EBÀLOPAT. Espèce de Ronce , Bubrn saxaiUis , ain» 
nommée dans le Mordwan, province de Russie. (VS-^ ' 

EDCHER. Suivant Forskaël, les Arabes appellent ainsi I* 
Cacalie odorante , Cacalia odora. (LN.) 

£D£CHIA deLessUng. C'est on arbrisseau rapporte 



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E D E „j 

par Vahl i la GuettâRBK a petites fleurs , Gueiiarda par^ 
QÎflora , aii>risseau qui crott dans les îles Sàinfe-Crohc et 
Monfeirat , en Amëriqne ; et par Jacquin à son Laugeria 
odoraia , également dés Iles, (ln.) 
EDDER. Nom de FEider, en Nonvëge. (s.) 
EDELESCHE L'nn des noms allemands da Frêot , 
Fraxinus èxtêlsior , L. (ln.) 

, EDELGESTEIN et EnELstEm. Nohis dés Gemmes on • 
Pierres précieuses , en allemand, (ln.) 

EDELSPATH. C'est , en Allemagne, lé nom d'une Va-^ 
riété du Feldspath , qui a la transparence des Gemmes ^- 
èt qui est voisine de la piertt dt lune, (ln.) 
EDELSTEINE. V. Emlgrstei*. (ln.) 
EDENTÊS. Famille àé mammifères onguîénlés, qui 
éomprend non-séuIemcnt ceux de ces animaux dont les ma- 
choires sont totalement dépourvues de dents, Comme les 
Fourmiliers d'Amérique, les PANGOLtRsetlesPBATAGn^s de 
TAfirique et de l'Asie , et les EcBiDNÉs de fa Nouvette-Hol-* 
lande , mais encore d'autres ^ chez lesqueb on n'observe 
qa^une seule sorte de dents , ou deux sortes seuleàient , et 
jamais d'incisives. Ainsi , les Brâdypes ont des mobires et ' 
des canines , et les Tatous , les Orycïeropes et les Orni-- 
THORINQUES n'ont qué des molaires , dont la structure est 
toute particulière dans les deux derniers genres^ F. ces mots» 
Parmi les mammifères à sabot , ou parmi les amphibies / 
on remarque des combinaisons de dents assez analogues à 
celles-ci. 

C'est à cet ordre des édentés, qu'on rapporte le^and 
animal fossile du Paragtiay (MEGATHÉRruM) , et celui dont 
an a trouvé dés débris dans des cavernes calcaires de l'Amé-^ 
Hque septentrionale , le Mêgàlonyx : l'un comme Tautre ^ 
Iroisins des bradypes , par tes parties du squelette , qu'on af 
pu observer, (ikesm.) 

EDER. r. Canard eider. (t.) 

EDER, Œdera. Genre de plantes^ quia desrappôits ave<ii 
les Ablctôtides, et qui comprend des arbustes à feuilles sim-^ 
pics , opposées ou alternes , et à fleurs solitaires , termi- 
nales , remarquables en ce ^e ledi' calice commun ren- 
ferme des calices partieuHers phirifiores. 

Chaque fleur a un calice commun ou knbriqué de fo-^ 
lioles ovales, lancéolées, pointues,- dentii^ulées, et lanu-) 
£Îneuses , à pointes écartées. Les calices particuliers sont 
* formés de quelques folioles as^et semblables aux paillettes du 
réceptacle , et renferment chacun plusieurs fleurettes , dont 
les unes sont des fleurons hermaphrodites, quinquéfides^ et 
les autres des demi-flettrons femelles, à laàguette ovale plus 



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ii4 E F F 

courte cfue le tube qui la soutient. Le réceptadle commun est 

chargé de paillettes , et le fruit consbte en plusieurs semenceii 

obiongues, couronnées de plusieurs paillettes courtes et 

pointues. 

Ce genre contient trois espèces , toutes du Cap de Bonne- 
Espérance ; la plus commune est Véder à feuilles recourbées , 
dont les feuilles sont presque opposées , linéaires^ recour- 
« bées , ciliées et dentelées en leurs bords , quoique glabres en 
leur surface. Elle croit dans les lieux sablonneux, (b.) 

EDERA et ELLERA. Noms italiens du LiEaRs, Vhedera 
des Latins. V. ce mot. (ln.) 

EDERDON. V. Edredon. (desm.) 

EDESSE , Edesse. Genre d'insectes de M. Fabricius , 
que nous réunbsons à celui de Pentatome. (l.) « 

EDINL\S. Cette plante de Dioscoride est rapportée aux 
Cotises, (ln.) 

EDOLIO. î^m d'un Coucou du Cap de Bonne-Espé- 
rance, (v.) ^ 

EDOIJUS. Nom générique des DroKgos^ dans le. 
12^71^ animal de M. Cuvier. (v.) 

EDOUARD E , Eàvardia. Genre établi par Salisburry , 
. pour placer les Sophores teth apter a et a pe tites feuilles, 
ainsi qu'un autre arbrisseau des îles Sandwicb. II diffère du 
SoPHORE principalement par la connivence des pétales , ca- 
ractère, qui est, selon Poiret, d'une fort petite importance.(B.) 

EDREDON. Duvet de TEider. (s.) 

ÉDUCATION DES ANIMAUX DOMESTIQUES, 
Économie rurale. On désigne ainsi Fart d'élever les animaux 
domestiques et de les dresser ou instruire de manière à pou- 
voir en tirer les plus grands avantages possibles ^ soit en les 
considérant comme d^utiles compagnons de Thomme dans 
ses travaux , soit en les envisageant sous d'autres rapports 
non moins intéressans pour lui. V. F article Animal noMES- 
TIQUE , dans lequel nous avons traité cet important objet. . 
V. aussi les articles qui concernent chacun de nos principaux 
animaux domestiques, (yv^t.) 

EDYOSMON, de Discoride. C'est la Menthe. (LN.> 

EDYOTIS. V. Hedyotis , L. (ln.) 

EDYSARON. V. Hedysarum. (ln.) 

EEG , EEGR. Nom du Chêne , Quercus robur , en Dane-^ 
marck et en Norwége. (ln.) 

EELVER ou FELVER. Nom turc du Merle, (v.) 

EENHIORNING. Nom hollandais du Narwal. (desm,) 

EFFER, F. Eftosechin. (ln.) 



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E F F 1,5 

EFFARVATTE. T. Fauvette. (v.J 

EFFÉMINATION. F. DégénéraI-ioiît. LVffémînatîon 
se dit plas particulièrement des individus masculins dont les 
facultés génératrices sont foîbles ou épuisées par des excès^. 
Il naît quelquefois aussi des mâles imparfaits dont les organes 
sexuels ne prennent point assez de développement et de vi- 
gueur à l'époque de la puberté. Les individus soumis à la 
castration , ou dont on froisse, dans T enfance., les testi- 
cules , sont émasculés ou efféminés. Ils se rapprochent , en 
effet , de la nature des femelles conïmc tous les ëuiïuques. 
f^* te mot et Castration. (yiREY.) 

ÈFFEUILLAISON ACCIDENTELLE. F. Arbre , 
maladies des arbres, (tol.) 

EFFLORESCÊNdES. Végétations sab'nesquîse forment 

à la surface de certains terrains et de certaines roches. Les 

déserts de Sibérie se couvrent tous les ans à efjlorescences de 

sel d'epsom ou sulfate de magnésie ; les sables d'Egypte , de Si- 

Bérie et d'Arabie Se couvrent à^ efjlorescences de nairon ; les 

murs des souterrains se (Couvrent à'efflorescencesrdtreuses; les 

schistes pyrîteux se couvrent ^ ejjlorescences vitrîoliques par la 

décomposition des pyrites , qui arrive avec le concours de 

l'air et de Thumidité : le soufre qu'elles contiennent se 

change alors en acide sulfurique, et forme, avec le fer, le sel 

qu'on Homme vitriol^ couperose ou sulfate de fer. On dit aussi , 

mais assess improprement , que les sels neutres tombent en 

efflorescence , lorsqu'ils perdent leur eau de cristallisation , et 

deviennent farineux, comme cela arrive au carbonate de 

sonde , et aux sels vitrioliques , tels que le sulfate de soude , 

le sulfate de magnésie , le sulfate d'alumine , les sulfates mé-^ 

talliques , etc. Lorsque l'arsenic combiné avec le cobalt passe 

il l'état d'acide ^ il tbrtne avec ce métal des efftorescences sa-- 

Unes y qui sont un arséniate dé cobalt de couleur rose , coçnu 

sous le nom de fleurs de cobalt, (pat.) • 

EFFODIENTIA {Fouisseurs). Dsius son Prodromus 
mammaUum'y llliger donne ce nom à son neuvième ordre 
de mammifères , qui renferme les édentés ordinaires de 
M. Cuvier, c'est-à-dire , les Tatous, les Oryctéropes , les 
Fourmiliers et les Pangolins. Cet ordre est ainsi carac- 
térisé : point d'incisives ; point de canines ; souvent point 
de molaires : celles-ci , lorsqu'elles existent , tantôt simples , 
tantôt de substance fibreuse ; mamelles visibles ; organes de 
la génération plus ou moins éloignés de l'anus ; pieds am- 
bulatoires ( sans pouces ), armés d'ongles crochus^ propresf 



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,i6 EGA 

à ouvrir et déchirer les nids de fourmis blanches oa lama 
dont ces animaux font leur principale nourrHure. (D£Sif.) 

EFFRAYE. T. Chouette ei Engouleveiït. (v.) 

EFINGRIGO et FRINGEGO. C'est, à la Jamaïque, 
les noms du pisonia aculeata, (liï.) 

EFTOSECHIN. Nom donné anciennement à la Car- 
UNE par les Égyptiens, (ln.) 

EGAGROPILE. Mot formé de deux noms, dont l'un est 
grec, et l'autre est latin ; digos , génitif d'oia? , mot grec qui si- 
gnifie chiçre; et pilum^ poil. En effet , les égagropUes sont da 
Eoil de chèvre ou d'un autre animal ruminant. Souvent les 
œufs , les chèvres , les gazelles , les cerfe , les chevreuils , les 
chamois se lèchent le corps , et enlèvent avec leur langue 
des poils qu'ils avalent. Ceux-ci ne pouvant se digérer dam 
l'estomac , s'y rassemblent , s'y pelotonnent par la viscosité 
de la salive , s'y entremêlent , et foripent des masses arron- 
dies de la grosseur d'un oeuf, plus ou moins ; ce sont des^^a- 
gropUes qui restent dans la panse ou le premier estomac des 
ruminans. Quelquefois ces boules sont enduites d'une couche 
brunâtre et luisante , analogue aux bézoards ;. mais le plus sou- 
vent elles sont velues et d'un tissu feutré : leur couleur est 
fauve. On en a trouvé une grosse comme la tête d'un homme. 

C'est surtout dans Vysard on chamois (^AntUop. rupicaprùj 
Ltinn.) que se trouvent les égagropiles les plus récKerchées. On 
en a fait jadis usage en médecine, et J. H.. Yelsch a publié 
un livre m-4-^ assez épais sur cçs pelotes de poils {de c^agro- 
piiis^ Vindob. 1660, iii-4° fig.)- ^ prétend que les fibres li- 
gneuses du meum (espèce de plante ombellifère qui croît ààns 
les montagnes, et qui a une forte odeur, athamarUa meum, 
JLinn.) , entrent aussi dans la composition des égagrojâks , et 
leur donnent quelques vertus médicales ; on les appelle hé- 
zocurds de poils , bézqards d'Allemagne * m^is on ne les recherche 
plus aujourd'hui que par curiosité. Leur intérieur contient 
quelquefois des fibres de plantes mangées par les animaux 
ruminans. V. Bezoard et Calcul, (virey.) 

EGAGROPILE DE MER. Ce sont des boules de la gros- 
seur d'une pomme, qui sont répétées très-^ondamment par 
la mer sur les riv^zes , près de Marseille:, et autres ports de 
la Méditerratiée. On savoit cpie c'étoit le résultat de la dé- 
composition des feuilles de Xsi^zosÛre marine o/a algue de merdes 
anciens ; mais on croyoit que la simple action à^s flots pou- 
voit les réunir et les conformer en boule^ Drapamaud a prou- 
vé que leur origine étoit dans l'estomac des poissons qui les 
rejettent couune indigestibles : ainsi, à leur nature près, elle^ 
put une conformité complète avec les égagropUes smmàitît.ifi'y 



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E G E liy 

,EGALURES. En fauconnerie , ce sont les tnotichetare^ 
in dos d^un oiseau de vol. Un oiseau égalé est un oiseau nunT 
cheté. (s.) 

EGANO. Le Bouleau ( hdula Ma ) porte ce nom à Ve-J 
nise , et le Faux-ébénieii ( cytisus labumum,}i dans d'au- 
tres endroits d'Italie, (ttï.) 

EGELE, et ÊGELBAUM. Le Sorbibr bes oiseaux 
(iS. aucupima) et un Alisier (^craiœgu$ lorminaUs)^ portent 
ces noms en Àllema^e. (ln.) 

EGELGRASS. Nom donné, en Hollande, kYoïMêiicum 
osdfragum y h* F, JÎARTHÈCE* (LK.) 

EGELHORN t% EGëLHURHN; -pfôms douïiéà, etï 
Allemagne , au StratiotBê aidtdes ^"^fiàntt qui croît dans le» 
ruisse»!!, et qui est (^OlftllInlne dans le nord de rEurope.(Li^.) 

EGELKOLËN. W'oiri hollandais âesranunculus flammuli^ 
et lingua^ que nous appelons grande et i*ÈtitÊÏ)ouvE. (ln.) 

EGELKRAUt: C'est, en Allemagw , je nom de k Pe^ 
TITE DouVE , espèce de Renoncule {.ranumvtusfiamnkUa) ; 
de la NûMMULAliiÈ ( ty$imachia nummuîana ^ L. ) » et dtt 
Plantain aquatique {alismà plantage^ L. ), Ces trois plan- 
tes sont égaleitient appelées egelpfenîng, (ln.) 

EGELNKRAtJT. lia NtîMMULAiHE ( lysiàtachia manmu^ 
Ima ) porte encore ce nona ep Allemagne, (ln.) 

EGEMISTEL. Nom. du Gui (yà«;&m^d^^> en Dane- 
marck. (tN.) ^^ } ' " 

ÉGEON ^ j^^Pteenre de crustacés, de l'ordre des dé- 
èapodes , fartrfUe des macroures , section Aes saliçoques, éta- 
bli par M. Risso, et qui a pour caractères : antennes mi- 
toyeimes à ^bis filets; preffiière paire de pieds monodactyle 
et la seconde dîdactyle ; point d'avancement , en forme de 
htc^ à l'extrémité antérieui^e du test. 

La »e«ik espèce A€tA%ë^ rÈcÉûNcul^A^sÉ (E, loncaius)^ 
Oliv. ZooL adnat taL. 3, fig. i., est longue d'environ quinte 
%[iei, ale^estfon dur v^'t» blanc foogéàtre, pohiiMlé de 
pourpre, et offre sept rsn^ëas longitudhialeii d'épiàes, cbur^ 
bées eu avanft. JUs yeuil^scmt féûi^j rapfrt'ochés et presque 
séssîles; les aiMennes evtérkme^ softf If es; ~ longues avee 
VécaMé latérale triattgabire et ciliée; lè^ infermédiairè« 
sont courtes et poihses, les pieds -mtcboîrèS inféï-feurs 
sont allongée çl garnis:; atissi de poils i la tr<$isîème paire 
de pieds esl lonçie et^éfle; les deint dernières sont épaisses, 
un peu velues!,; et tîerminéets par de» cr<^hets ai|^. Lés ta-r 
Itlette^ de la ^ei^e optlelir surface inégale et^coiMte eiiselét 



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M? • E G I ^ 

oa scalplée. L^^'feoiltets de là nageoire , qui les termine, soiil 
ovales et ciliés; celui du milieu finît en pointe. 

Ce cmstacé se trouve dans la rivière de Nice et dans le 
golfe Adriatique , à une assez grande profondeur, ne s'ap- 
proche des cotes que pendant l'été , est rusé et difficile à 
prendre. Il fait son séjour sur les fonds rocailleux. La femelle 
dépose, en juin, et dans les endroits couverts de plantes ma- 
rines, ses osvSs^ qui sont au nombre de deux à trois cents, et 
rougeâtres. La chair de ce cmstacé est moins estimée que 
;Celle des palémonf . 

Je n'ai point vu ce genre. Il me paroft avoisiner, dans Tor- 
dre naturel,, les. Pénées et les CràNgohs. (l.) 

EGEONE, Egeon. Genre de coquille établi parDenysde 
Montfort, pour placer un fossile de deux lignes de diamètre, 
qu'on trouve en grande quantité dans les roches calcaires de 
Transylvanie. 11 a de très-grands rapports avec les Nummu- 
LITES. Ses caractères sont : coquille libre, univalve , cloison- 
née et cellulée , lenliculaire ; test extérieurement strié et tu- 
bercule ou criblé en rayons recouvrant la spire ip^crleure ; 
bouche inconnue; dos caréné, (b.) 

EGERAN. ^Minéral qui se trouve à Eger en bohème, 
d'où lui est venu son nom , et qui est regardé en Allemagne 
comme une substance particulière. 

M. De Monteiro , minéralogiste portugais d'un grand mé- 
rite et dont nous aurons plusieurs occasions de citer les ob- 
servations , s'est assuré qu'il n'est qu'u^^ariété Sldocnse* 
F. ce mot. (LUC.) ^B 

EGER-ARPA. L'Obge des murs (fco^Km miinnifiii) porte 
ce nom en Hongrie, (ln.) 

ÉGÉRIE, Egeriaj Léach. Genre de crusUcés. FoyezBo- 

ÇLÉE. (l.,) 

EGERITE. V. jŒgérite. (b.) 

EGHELO. Nom donné, à Trente en Tyrol, à Vana^ 
fétide. (LN.) 

EGIALITE, EgialHis. Arbrisseaude la Nouvelle-HolUnde 
qui seul , selon R. Brown , constitue un genre dans la pen- 
tandrie pentagynie et d^ns la famille des plombaginées. 

Ce genre est caractérisé par un calice coriace , plissé , 
anguleux , à cinq dçnts ; par cinq pétales rapprochas par 
leurs onglets ; par une capsule monosperme évalve. (b.) 

EGILOPS y MgUops. Genre de plantes de la polygamie 
monoécie, et de la famille des graminées , qui présente pour 
caractères des épilletssessiles, contenant le plus souvent trois 
^urs , dont deux sont hermaphrodites , et la troisième , qui 



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E G I Iig 

est intennédiaire , m&le et stérile ; chaque épîUet renfermé 
dans mie balle calicinale fort grande, formée de deux valves 
•valesy cartilagineuses , nerveuses , comme trompiées , ter- 
minées par deux ou trois barbes, et chaque fleur a une balle 
florale de deux valves, dont Textérieure est terminée par deux 
on trois barbes , et Tintérieure simplement mucronée ^^lles 
oQt toutes trois étamines, et les fleurs hermaphrodites ont , 
déplus, un ovaire supérieur , surmonté de deux styles velus. 
La semence est ovale, allongée, et profondément sillonnée 
d'un côté. 

Ce genre comprend cinq à six espèces , qni ont les fleurs 
disposées en épb courts , et les barbes divergentes. On les 
trouve dans les parties méridionales de TËurope , où elles 
croissent dan^ }e$ terrains secs çt incultes. Elles sont an- 
puelles. 

liCS deux plus connues sont i 

L'Egilops ovale , qui aies épis ovales, et toutes les balles 
calicînales ayec trois barbes; et FEgilops allongé , qui a 
les épis allongés et les balles calicinales inférieures à deux 
barbes. Ils viennent tous deux en France, (b.) 

EGINETIE, AUgindla Genre de plantes établi par Gava- 
i^es, et qui renferme deux espèces dont une appartient au 
genre Carphale , et l'autre au genre Oldenlande. (b.) 

EGIPAN. Les apciens donnoient ce nom à des esprits ou 
Mns qui rôdoient, selon txxt, dans les forêts et les campa- 
gnes. On les disoH fils de Jupiter, ou de Pan et Vie sa femme 
^a. Les satyres portoîent aussi le même nom. Les poètes 
et les peintres représentoient ces divinités champêtres sous 
la forme d'hommes et de femmes , moitié boucs , avec des 
cornes à la tête et des* pieds de chèvre. Le mot égîpan ou agi- 
pan est grec , et signifie pan chhre. Ces idées théoiogiques pa- 
roissent dériver de celles des Egyptiens, qui adoroient le bouc 
^ Mendès. Moïse défend aux juifs , dans le désert , de sacri- 
fier aax vdus (il désigne ainsi les boucs), et porte des peines 
contre les femn^es qui auroient l'infamie de se prostituer à 
ces animaux, comme on en voyoit des exemples chez les 
E^tîens , au rapport d^Hérodote , témoin oculaire. 

Ces divinités champêtres des anciens remplaçoient nos 
i^^ nos farfadets , nos lutins, nos esprits , nos revenans et 
roême les sorciers, les loups-garoux et mille autfes inven- 
tions de l'esprit humain. Ces idées se trouvent dans tous les 
pays; elles nous découvrent le foible des hommes et leur 
ignorance. 

Les égipans àts anciens étoient des dieux très-lascifs ; il y 
*^oit , sek>A> Pline , une nation à^^ipans eu Ethiopie. Les 



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jao E G R 

égipans des forêts se plaisoient à fouer de la flàte msticpeiMel 
à danser au son des chalumeaux ; ils cherchoient à fouir de9 
bergères , ^t célébroient des fêtes champêtres. Virgile fait 
imiter la danse des satyres ou des égioans par ses bergers : 

Saltantes satyros imitabîtur Âlphesibaeus. 

Véglpan 4e Pline (L 5. c. i , et 1. 6, c. 3o^ est ime e^pice 
de singe , à ce qu^îl nous paroft. (yirey.) 

EGLANTIER. Nom spécifique d'un RosiEft. Plusieurs ey 

λèces de Rosi£R$ sauvages portent aussi ce nom. Tels sent 
es rasa cammij rubiginosa^ eglanUria^ Linn. (LK.) 

EGLE , Mgle, Genre de plantes établi par Correa , pour 
placer le Tapier marmelos, qui, selon lui, diffère des autres 
par un calice k cinq dents ; une corolle de cinq pétales ; une 
baie elobuleuse, hérissée , et à dix loges monospermes, (b.) 

EGLEFIN. Nom spécifique d'un poisson du genre Gade. 
V. ce mot. (b.) 

EGNÈ de Dioscoride. C'est probablement le Pastel 
Qsatis tinctoria,). (ln.) 

EGO ou HÉGO. l^^om de la jument , en lan^edocien. 

(DESl^.) 

EGOPHTALMOS. Les anciens donnoient ce nom à 
pnc pierre qui nous est inconque, (desm.) 

EGOPOGON , tgopogon. Plante vivace de l'Amérique 
xnérîdîonale ^ qui seule constitue un genre dans la poJiygaxniQ 
triandrie , et dans.la famille des graminées. 

Ce genre a pour caractères : troiç fleurs pédicellées, r^p-" 
prochées , les deux latérales mâles , Tintermédiaire herma- 
phrodite ; cette dernière composée de deux valves calicina- 
les , bifides à leur sommet ; une arête dans le milieu de l'é- 
çhancrure ; une corolle de deux valves , T extérieure çunnon- 
%ée de trois arêtes , Tintérieure de deux, (b.) 

EGOU. Çest , en Languedoc , le nom de THiàRix, plante 
du genre ies sureaux. Ses feuilles et $es fleurs sont résolutives t 
et Pon prépare avec ses fruits une sorte de confitucç bonne 
employer contre le dévoiemeqt. (JW*.) 

EGOUtlN. Coquille du genre des'yqLUTE3. C'est h ^ 
futa pqflida. (B.) 

ÈGRES. Nom des Groseiu^ier^, en Hongrie. (H^-) 

EGREFIN. V. Eglefin. (d:psji.) * 

EG]^IS|:E. Poudre de di^maurqu'o» oWefit en fir^ttwrt 
4eux diamahs Fun contre l'autre. C'est la seule n^atière q^ 
piiisse servir à tailler le diai^aam ; ai^cwie autre substance J^^ 
^ourroU Tezitax^r, Qn empJioie ^ssi l'égri^e pour scier w* 



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E H R Tt2t 

pierres Orientales qui exigent un temps considérable pour être 
sciées par le moyen de Téinéril ou du spath adamantin. Elle 
est connue parmi les lapidaires, sous le nom de poudre, V, 

DlAMAT«iT. {VAH.) 

EGUILLE. On donne ce nom auSPARC orphie et à P Am- 

MOBYT^ APPAt. (B.) 

EGUILLE A BERGER. C'est le scandiaopecten venais, L. 
r, Cerf^uii.. (ln.) 

EGUILLE et EGUILLETTE. Noms de 1' Orphie , Esoc^ 
ftelhm. (desmO 

EGUILLE ROUGE. Petit Agaric des environs de Paria 
qm se reconnoît à ss^ couleur rouge de carmin , çt au mame« 
Ion central de son chapeau. Il est fifiuré pi. xao du Traité des 
champignons, de Paulet, (b,) 

EGUILLETTE ou AIGUILLETTE. Nom donné pat 
Goëdart à une chenille qui vit sur la ronce, (l.) 

JEGUILLETTE. C'est le Cer?j&uil peig^ ni: venus. 

EGUXiA.* Pline nomm^ ainsi une certaine préparation de 
çoufre , doi|t la finn^e servoit à blancbif 1<{ linge. Visage des 
piècbe^ $ai|fréçs esqste encore à Napk» pour Uancbir lesbas 
de soie, (ltî.) 

EHLE, EHLEIN, EHELINSBEERK Noms aMe- 
mands du JVIerisi:^ k graypes et d'un Ausi«a , Crêimgit^t 
larminàlis. (liN.) 

£HLEINB AUM' Nom allasiand du Crt^gus iamèù^aiU. 

EHLEN. V. Helxeh. (ln.) 

EHELllSfSBEERE. r. Ehle.(ln.) 

EHINGERT;Nom du TaotSiŒ dans quelques pvtîes d« 
I* Allemagne, (ln.) 

EHOLOCHON. Selon Georgi, les Tartares- Rurales 
donnent ce nom au Roseau a balais, Arundophragmte^.Ç^V^.^ 

EHRE, EHRENHOLZ. Noms allemands de PEra^WS 
champêtre , Acer carppestre , L. (lw.) 

EHRENHOL2L V, Emie. (ln.) 

EHRENPREISS. Les Véroniques sout aini^ a^^jM^es 
en Allemaine^ (XiN.) 

EHRETIA. Brown (Jiw»0 donna le premier ce n^m à un 
genre de plante {V. Cabrih^et) adopté par linnaens «t Adan- 
son. Il le dédia à Ehret , peîntre-jardîmçr ançlais , qui publia 
en 1760 un choix de figures coloriées des plantes curieuses 
cultivées à cette époque à Londres. Le texte ftit fait par ChiTacq. 
Trevir. Il fit parohre ensuite à Nuremberg, en ^ux volumes 
in-folio 9 les gravure» des diverses ^^s q«l paroiss^it dans \^ 



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fia E I E 

cours de Fannëe. Ces deux ouvrages ^ et surtout lé premier 
30iit ^ pour les figures , des cheËs-d'œuvre de ce temps. Le 

f;eiire Ehretia de linnœus a des rapports avec les Sebestie&s 
coriia), carmona , maripa , fyciwuj beurreria , etc.; et plusieurs 
de ces espèces sont rapportées k ces genres. V^ Cabrill^t. 

(LN.) 

EHRHâRDIâ. Scèpolia donné ce nom à VajoQea d'Âo- 
blet , qui est le douglassia de Schreber , que les botanistes réu- 
nissent maintenant aux Lauriers, (ln.) 

EHRHARTE, Efwharta. Genre de plantes de Thexandrie 
monogynie , et de la famille des Ghaminées , qui a pour ca- 
ractères : une balle calicinale uniflore , formée par deux valves 
opposées , courtes et naviculatres ; une balle florale double | 
c est- à-dire , composée d^une externe , à valves oblongues f 
obtuses, naviculaires , ridées transversalement sur les 
côtés ) et d^une interne également de deux valves , mais très- 
glabres et inégales ; un petit godet à bords frangés , con- 
tenant les parties de la fructification ; six étamines ; un 
ovaire supérieur , ovale , un peu comprimé , chargé d^un 
style court , k stigmate simple , muni de quatre barbes , 
et déchiré à son soinmet. Le fruit est une semence nue, 
ovale et glabre. 

Ce genre semble être formé de deux fleurs de MéuQUE 
réunies , dont une n'auroit pas de pistil. Il est composé d'une 
douzaine d'espèces , qui presque toutes viennent du Cap de 
Bonne-Espérance. IXeux ont les fleurs monogynes , et trois 
les ont digynes , ce qui les écarte un peu des caractères cités , 
et confirme l'observation ci-dessus. Ces plantes sont très-rares 
dans les écoles de botanique. L'une d'elles , I'Ehrharte a 
FLEURS penchées , Ehrhorta mOa^s , Willd. , a été décrite par 
Ilichard, sous le nom de Trochère striée. L'EfiRHARiV 
STiPoïDE de LabiUardière constitue aujourd'hui ^e genre Mi- 
ÇaOLiBNE. (r.) 

EIAKÂD. Nom de I'Agrostèsie des blés, Agrostema 
githago , en Esthonie. (ln.) 

EIBE, EISENBAUM. Noms allemands de I'Ip, (lh,) 
' EIBISGHBEEKE F. Erersche. (ln.) 

EISCHBIRLE et EISCHBELE. V. Egèie. (ln.) 

EICHE. Nom allemand du Chêne , Quercus robw. (ln.) 

EIDELOOS. C'est, en Hollande , le nom du Pm^icaui^ 
maritime , Eryngium mandmum , L. (LN.) 

EIDER. r. Canard eider. (v.) 

EIE V. Brenraum. (ln.) 
. EIENBAUM et EISENBAUM, F. Ewe. (ln.) 



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E I s ,a3 

EIGELBEERE. C'est , en ADemagne , le Myrtille , Foc- 
eimum myrtUbis , L. (LN.) 

EIK et EIKEBOOM. Nom hoUandais du CniNE. (ln.) 

EILEN. L'un des noms allemands de TAuke, BeàUa alnusi 
Linn. (ln.) 

EINBEERE. C'est, en Allemagne , Tun des noms delà 
Parisette , Pans auatbifolia , L. {ln.) 

EINBLATT. En Allemagne , on nomme aînsî deux plan- 
tes : l'une est le pamassia paluslris , et Tautre mae espèce de 
Muguet , cowallaria bîfolia , Lion. (LN.) 

EI^ER et EINKORN. Ce sont, en allemand , les noms 
J'une espèce de Froment {trkicum monococcum ^ h.y. (LN.) 

EINGIAROSE. C'est k Comarei ( co/wûnim /iflàirfr^ ) , 
en Danemarck. (ln.) 

EINHORN. M2irieus (^Spîlzherg) appelle ainsi le Nar- 
WHAL; ce nom est équivalent de^ celui de monodon, ou uni- 
corne, (desm ) 

EiNKORN r.EiNER.(LN.) 

EINIR, EINISBER. En Islande , ce sont les noms du 
Genévrier commun, (ln.) 

EINS C est TAnis (pimpinella anisum) , en Allemagne. (ln.) 

EIRA ou Eyra. Mammifère carnassier du genre des chats, 
décrit par Don Félix de Azara!, dans son. Essai sur le$ Quadru- 
pèdes au Paraguay, J^. Particle Chat, (dje^m.) , 

EIRA. Nom portugais du Lierre, (ln.) 

EISEN. Nom allemand du Fer. (ln.) 

EISENBEERB AUM, L'un des noms du Troène et de 
FAlisier TOiiMiNALE , en Allemagne, (ln.) 

EISEN-GLANZ ou GALÈNE DE FER. Variété de 
mine de fer micacée, formée d'un assemblage de lames ap- 
pliquées les unes sur lesauttes, qui imitent à un certainpoint 
la calène de plomb, r. Fer oligiste. (pat.) 

ËL5EN-GLIMMER. Mica de fer ou mine de fer mica- 
cée , grise, que quelques auteurs confondent avec Xeferspèm- 
hàre^ quoique celuî-ct soit, formé dans les témoins volcani- 
ques ^ et que le fer micacé se trouve dans les terrains primi- 
^: quelques auteurs allemands rappellent aussi EtsEN-MAN; 

F. FsROLIGIgTB. (pat.) 

EISENHÀRT et EISENHERZ La Verveine offici- 
nale, porte ^ en Allemagne, c^s noms^et ci^ux de eisenritch 
tftràe e£sen'ch.(w.)^ t ' .*. , : ., 

EISENHUT et EISENHUTLEIN:' NcJm» allemands 
des AcoNlTsi. (ln.) r 

EISENKIESEL. Caillou FERRUGitmux, Quarz gras 
très-chargé de fer , et qui est d'une couleur brune , rougeâ- 
tre ou janne. F. Quarz-hyalin rubigineux, (luc.) 



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124 E J A 

. EISENKRAUT. Plusieurs plantes portent ce nom en 
Allemagne : ce sont la Verveine officinale, la Crépibb 
DES TOITS, la CiV^PAVniNfi \iii9\3ZLLE (^Slachys annum) et le 
VÉLAR OTFiCi^kh X^fy^f^^^fn.ojfidnale). (LJiJ) 

EISEN-MAN. F. Eisen-glimmer. (pat.) 

:EISENPATHER et EiSERPEDEN. Diverses espèces 
de likiCEE (carex) portent ces noms en Allemagne, (ln.) 

EISENr-RAM* Hématite friable réduite en paillettes bril- 
lantes , ou mine ^.fer micacée rouge. Elle est douce ou onc- 
tueuse sous le doîgt. (pat.) 

; EISENWURZEL. Nom donné; en Allemagne, à la 
Centaurée-scabieuse (Ontoffiiftf tcabiosa^ L. ). (ln.) 
, EISERPEDEN. V. Eisen^athar. (ln.) 

EISEWICH et EISENWEICH. V. Eisenûart. (ln.) 

EISHOLZEICHE. V. EicHE. (£N.) 

EISLEBEN. Nom allemand doBEHEN (^cucubalas behen, 

L.). (LN.) 

EISNAGH. Les Allemands donnent ce nom au Selin des 
XARAIS {sdikumpahâstre^ L. ). (tN.) 

EISPATH pu Spath de glagç. Nom donné par M. Wer- 
ner à une substance pierreuse , blanche , en lame^ miroitan- 
tes et entrè-crplsées, qui accompagna la néphéline au Vé- 
suve ^ ôt dont on ne connott pas bien la véritable natnfe ; ce 
n'est peut-être qu'une variété de feldspath ? (LtJC.) 

EISPERBEERE. L'un des noms allemands àts Gro- 
seilliers, (lh.) 

ElSVOGÈL. Nom allemand di» Martin-pêcheur, (v.) 

EIZENi F.,Çg^le,(ln.) .. , ; 

ÉJACULATIOW» <î'est-iir4ir^ éiHission. Mol eihployé 
pour désigner 'la. s wûé de diverses Barétions dm cdrpfli, teis 
que le sperme^ le Wt^ (a salÎTC* En tfl^, les coadmtsexeré^ 
tews des ^l^nde^q^. préparent oes.to«ieurs, sont s«6ceptî- 
Ues d-éreati^Md.^ dWgastt^ ^ oudetei^on nerveuse, soit par 
quelque slhii|]^ant^€ii un^ tUilUlioil , é^\X par la Yivacité dû 
VimaginjbSkOA' G'$5t^«in$i qu'on a v^.kt si^îve éjaciilée à l'as^ 
pf ci a un mets qvK eét^le l'apnétit et' Caât v€mr l'em à la U^ 
che. De même l'approche de la bouche d'un nnwrnsaeiei dM 
sein de la nrère ^ut.l'attâife^^feit souvent. j^iUir le bit du 
mamelon. Les soogea volupiuçui^, eo^tàe Rapproche di'niss 
femme, peuvent causer l'émission de la semeUcé ; ttirméca^ 
iMâme pariiû«Ji#t cMtribue davatifateè; à jeet;efl€*f que pour 
les sécrétions précédentes de la salive et dtf Wrt; caftr ks 
modèles ètts éj^utatciufs^ dr U v^fg/e V om( ^ gonflement des 
caverneux et ischto^^pwbi^M , , coiHriJwont p^ le^r pression 
à forcer le sperme des véaicnles sé^djiales' ^sorliir «fvec àssci 



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E K E ,a5 

ie force par Pcnrèthre ; pour être lancé dans l'utems àe^ 
femelles. V. Génération. 

Véjaculadan se dit aussi, en histoire naturelle, de rémission 
me de Teau lancée par les ascidies, lorsque la main du pé-» 
cheor les saisit. Car ces mollusques se resserrant sur eux- 
mêmes avec force , font jaillir Teay renfermée dans leurs ca- 
vités , de sorte qu'elle inonde souvent le visage du pécheur 
Îii reste ébahi et donne à Tanimal le temps de s'esquivejf. 
'est encore au moyen de semblables éjaculatlons d'eau que 
les salpa et d'autres mollusques acéphales nus s'avancent 
dans la mer; car comme le canon ^ en tirant, est repoussé 
en arrière par l'effort de la détonation , de même le mollus- 
que, l'holoUiurie, qui lancent subitement leur eau intérieure, 
sont refoulés en arrière , ce qui étant répété , devicQt une 
manière de progression. 

Des chenules de plusieurs bondijx é^culent aussi un ve- 
DÎn sur les animaux et les personnes qui veulent les saiâr. Le 
crapaud se gonflant d'air, dans sa colère, comprime sa vessie 
et lance son urine que l'on a crue, ii tort, vénéneuse. 

On pourroit encore nommer êfaaiiation , la prestesse avec 
laquelle le caméléon lance sa lan^gœ ghuHirte sur ks insectes, 
{our les y attacher , et ensuite la retire pour les avaler, 
ue même les pics et plusieurs oiseaux dont la langue est 
accompagnée de Iposs moscles ca/rtilag^aeux qui se recourbent 
jusqu'au derrière de la tête, peuvent subitement éjaculer cette 
langue entre les fentes des arbres pour percer les, insectes et 
les vermisseaux dont ils se nourrissent. 

On appellera encore éjaculaiÎQny les détonatim» fréquen- 
tes des carabes fiilminans ou bombardiers , insectes coléop- 
tères qui écartent leurs ennemis en leur lançant avec bruit 
une v^q^eur acre et pénétrante. F. Brachyne. (vinKx.) 

£K. Le Chêne porte ce nom en Suède, (ln.) 

EKAWERYA. Nom de I'Ophioxyle SEap£NTiN( (^hù>- 
xylum serpeniînum)^ à Ccylan, (ln.) 

EKEBERG, Ekebergia. 4rbre du Cap de Bonne-Er- 
rance, qui forme un genre dans la décandrie monogynie. Il 
est élevé , a les feuilles éparses , ramassées aux extrémités des 
rameaux, pétiolées , ailées avec une impaire ; elles sont com- 
posées de trois paires de folioles sessiles, oblongnes, acumi- 
liits et glabres. Ses fleurs sont blanches» panicolé^, axillai* 
res ou terminales. 

Chacune de ces fleurs a un calice monophylle campanule ^ 
à quatre divisions obtuses ; quatre pétales oblongs , obtus et 
cotonneux en dehors , avec un anneau eh couronne autour 
de Tovaire; dur étamines pubescentes; un ovaire supérieur 
chargé d'un style court, à stigmate en tête. 



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Le firuit est une baîe globuleuse^ de la grosseur d'une noi- 
j!»etie , et qui contient cinq semences oblongues. 

Quelques auteurs réunissent ce genre aux Trichilies. (b.) 

EKKOPTOGASTER. Herbst donne ce |iom au genre 
ScoLYTE de Geoffroy» nommé Hylésinus par Fabricius. 
F. ces mots. (o.> 

EKOERT. C'est ^ en Scanîe, province de Suède, le nom 
du Mélampyre des prés, (ln.) 

EKGRA. V. KoRE. (ln.) 

EKORNSBAER. C'est, en Norwége, une espèce de 
Muguet {çonvallana hifoUa , L. ). (LN<) 

ELA-CALLI. Nom donné par les Malabares à une es- 
pèce d'EuPHORBE ( Euphorhia ntrdfoUa, L. ) ; c'est le Ugu— 
laria de Rumphius. Amb. 4- ^ t. 4o. (li9.) 

XLjgËAGNOIJDES,£%fi^{, Jussien. Famille de plantes 
dont les caractères sont : calice roonophylle , tubuleux ; 
corolle nulle ; étamines en nombre déterminé , insé- 
rées au sommet du tube du calice ; ovaire inférieur à 
style unique , dont le stigmate est ordinairemenf simple ; 
une noix ou une baie monosperme , dont Tembryon est 
droit ; 1^ radicule supérieure ou inférieure , et le péri- 
sperme cbarnu. 

Les plantes qui appartiennent à cette famille sont, pour 
la plupart, des arbres ou des arbrisseaux en général tortus et 
assez toufiius. ' Les feuilles qui sortent de boutons coniques , 
nus et sans écailles , sont simples , communément alternes , 
et persistent , dans quelques espèces, pendant tout l'hiver. Les 
fleurs presque toujours hermaphrodite , rarement déclives , 
affectent différentes dispositions. 

Ventenat, de qui on a emprunté les expressions ci-dessus, 
rapporte six genres à cette famille , qui est la première de la 
sixième classe de son Tableau du règne végétal^ et dont les ca- 
ractères sont figurés pi. 6 , n.® 3 du même ouvrage \ savoir : 
Thésie , RouvET , Argousiér , Châlef et Tupelo. Voy. 
ces mots, (b.) 

ELiffiAGNUS (^parerU de VoUoîer ^ en grec.) C'étoit, 
chez les Anciens , le nom d'un arbre qui ressembloit à 
TOlivier, On croit que ce peut être le Chalef, et le genre 
4e cette dernière plante en a reçu le nom à^Elaagnus, (ln.) 

EL/EOCARPUS, de deux mots grecs , qui signifîentyruii^ 
et ojwier, Burmann et Linnseus ont créé ce nom pour de- 
signer un arbre de Flnde , dont les fruits ressemblent à ceux 
à^Valwier. C'est le pinn-kara des Malabares et le ganitrus de 
Rumphe. Linnaus Ta conservé au genre que cette plante 



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E L A i2^ 

t^OBstituef et qur est peut-être le type â'one fandllle particu- 
liaîre mtermédiaire entre les orangers et les tiliacées. Le dice- 
ra^ Forsk., et lepaUsna^ L., rentrent, suivant quelques bota- 
niste;^ , dans le genre deocarpus, V. Gawitre. (ln.) 

EUiEOCOCCA de Commerson. C'est le DaYAnnas 
OLÉIFÈRE de Lamarck, dont les fruits donnent de Thuile^ c'est 
ce qu'exprime le nom grec Elœococca. (ln.) 

ELiËODENDRUM, Boisdolbe^ en grec. Jacquin donne 
ce nom à un arbre dont Commerson et Jussien ont fait le 
genre BubenUa , conni| à TIle-de^France sous les dénomi- 
nations de Bois-d^oUoe et de Bois-rouge, Cet arbre est décrit 
i l'article Olitetier. (ln.) 

EijaEOLITHE ( de Klaproth.) V. Fettsteiih ou Pierre- 
grasse (LUC.) 

EUÉPRINON. Nom donné , en Crète , à I'Alaterne , 
(^Bhamnus alaiemus) suivant Belon , les feuilles de cet ar- 
brisseau ayant des rapports avec celles de l'yeuse ( Prinos des . 
Grecs ) et celles de l'olivier ( Eiiïa des Grecs. ). (ln.) 

ELAIA. Nom de I'Olivier chez les Grecs, (ln.) 

ELAIAGNON de Théophraste. Suivant Lobel , ce seroit 
VAgneau chaste , arbrisseau du genre Gattiher ( VUex ). 

* (LN.) 

ELAIS. Nom grec de I'Olivier. Jacquin et Linnseus l'ont 
donné à un Palmier qui croît en Guinée , naturalisé dans 
l'Amérique méridionale , et dont les fruits fournissent une 
huile comestible. Ce palmier ( Elms-guineensis , Jacq. Amer. 
t. 172 )^ et un autre, Eldis occidentalisa Swartz, de la Ja- 
maïque , forment le genre Elaïs y et portent le nom d'A- 
voiRA. V. ce mot. (ln.) 

ELAMPE , Elampus. Genre d'insectes, de l'ordre des hy-- 
ménoptères , section des térébrans , fapiile des pupivores , 
tribu des chirysides , établi par M. Maxûmilien Spinola. Il 
est très-voisin de celui èiHédychre ( V. ce mot ) , et n'en 
diffère que par la languette qui est entière et arrondie à son 
extrémité. L'espace supérieur de l'arrière-tronc , situé au- 
dessous de l'écusson , se prolonge en forme d'épine , plane 
en dessus ; l'abdomen se termme un peu en pointe. Les 
sdles supérieures diffèrent aussi, mais légèrement, de celles 
des hédychres. Ce genre est établi sur l'insecte nommé par 
Fabricius , Chrysis de Panzer , et que ce dernier a représenté 
dans sa Faune des insectes d'Allemagne , fasc. 5i , tah, 11. 
M. Amédée Lepelletier, dans sa Monographie des insectes de 
cette tribu , observés en France, le place avec les hédychres 
(Hedychrum spina\ Cette espèce est très-petite , bleue, lui- 
sante , avec l'abdomen vert. Elle est tare aux environs de 
Paris, (i.) 



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12» E L A 

ELAN. Grand mammifère rammant ; da nord de PEa^ 
rope de i'Asie , et de T Amérique , remarquable par sa taille 
qui égale au moins celle du cheval , par les vastes bois dont 
la tête du mâle est armée , et qui consistent en une large 
empaumure garnie d'andouiliers nombreux au bord externe. 

En Amérique , cet animal porte le nom à' Orignal. V. à 
rarticle Cerf , utic description plus complète de Vélan , fi- 
guré pL*D. x6 de ce Dictionnaire, (desm.) 

ELAN I>*AFIIIQUE. On a donné ce nom à l' Antilope 

BUBALE. (DESM.) 

ELAN des Anglc(^-Amérîcaîns/ C'est le Cerf, pu (Jànâda 
( C. Canadensis^ Gm.; Ceiy, sirpng^oceros ), Schreb ; r46, A et 
1^7, f. C. r-^àuHfhot Cerï. (MSM.) 

ELAN DU Cap^de-Botîîœ-Espérancç. C'estle Coudous de 
Buffos, ooMntil»È CAimA. K éè deriiîer article. (dEsm.) 

ELAN^GAZELLE. V. Elan bu Cap. (nESUf.) 

ELANCEUR. Oiseau d'Afriaue ^ mal décrit dans quelques 
voyages , où on lui donne aussi le nom d'OËiL de bœuf, (s.) 

ELANUdv NomlatÎH et générique du Couhyer. (v.) 

ELAPHICOÏÏ j Dioscoride. Cette plante se rapporte an 
genre Pastmaca; suivant Adanson. (ln.) 

ELAt^HINiB de, Dioscoride. Syponyme de son Elle- 
boros..(ln.) 

ELAPHIOK, Dioscoride. Cest probablement le M©-4 
FLIER commun ( jintirrhùmm mapi&y. (Llff;) 

ELAPHOBOSCON de Dioscoride. Sèhm Adanson , 
cette plante de Dioscoride serait une des espèces^ du genre 
Panais , et suivant d^ autres botanistes, VAtIhanktfUa liifmoiîsi 
ou un Èuphmmi ou U IMtàm ( kgasii&am laÉtfalium) y ou 

ELAPHOBOSCUS. f^. 1êaWo«oscow. (lk:) 

S , Chameau-Ceif. p'énomination 
IfattMole a d^é^igné te Lama, (s.) 
B. Mercatus ( MetaU, , p^ge Ss^. r ^^ 
mne cç noni à un corpsi, fossile 
g;nient de corne de cerf pétrifiée, 
peut èïre un polypier cOralIoïde 

ELAPHOSCORODON de Dioscoride. Espèce d'ÂiB. 

ELAPQOS. C'est le 4om employé par les Grecs pour 
désigner le Cerf. Voy. ce mot (^esm.) 
ELAPHfiË , J^pkrui , Fab. Genre A'îkMecteis r de Tordi^ 



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D. 16. 



A'/(/// . ^ . J^/<Y?/?anl ' 



y . /"./tr/i . 



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E L A 12g 

ies coUoptères , section des p^aUffloèrea^ famille àes carnas- 
siers 9 tribu des carabiqae^ 9 ayantpour caractères : éiytres 
entières on sans troncature ; jambes antérieures feiblement 
éckancrées au câté interne : écb^icrure linéaire et inférieure ; 
Idi^ette saillante , membraneuse ou légèrement coriace, à 
trois dirisions , dmit les latérales plus petites, et en forme 
d^oreillettes ou de dents ; le milieu du bord supérieur de 1 ii^- 
termédiaire pointu ; mâchoires peu <^ point cUiées extérieur 
renent ; antennes f^ossissan^ insensiblement vers leur extré- 
mité, composées d'articles courts , en forme de cône renversé; 
yeux gros et saillans. 

Leiélaplnres ont un peu la physionomie des cicindèles, 
soit par la forme générale du «orps , soit par leurs couleurs , 
la saillie de leuvs ycMx et la célérité de leurs mouv^mensa Mais 
d'aatres caractères , et plus essentiels, nous paroissent les en 
éh\ffk&r , et lea rapprocher de ces car^i^es de notre sixième 
section ^ noufr ciMBduisentpar nuances aux faydrocanthares. 
On ae les Èromre <|ue 4aBs les lieux humides et sur les bords 
des mares ^ des riirîères ; ils y courent avec une extrême 
vitesse et s^ nourrisseiM; de petits insectes , et probablement 
de larves a^|iftati«pies. O/i n'a pas encore observé leurs meta- 
moi^boses. 

Noos en séparons , avec M. Duanéril , les e^p^èces dont 
les palpes extérieurs sont terminas par im article proportion- 
nellement plus court et plus gros , dont le labre est arrondi 
ea demi-cercle , et 4pi ont le corselet carré. F. Notiophile. 

ËLAPURË RIVERAIN , £%>&nfô npcmm.y Fab., D. 19. i. de 
cet ouvrage. U est long d^e&vkon trois lignes , d^un vert bril- 
lant et foncé en dessous, d'un cjûvrma mat et bronaé en des- 
sus , très-pointiUé 1 avec des impressions ou des cicatrices ar- 
rondies, vertes, ayant le centre un peu éievé et rougeâAre ; 
une tache cuivreuse , luisante et polie près de la su^ore. 

Commun en Europe. 
. ElAPHRE viXGm^vyijEl^ruBiiUgUuisuSyTshr', éiaphreri" , 
pcroi/i, Oliv., Col. t. 2 , n.® 04, pi. i. 9 % i. ; «n peu plus 
grand et plus foncé que le précédent , avec les éiytres plus 
inégales et les bords des cicatrices élevés. On le trouve dans 
les mêmes lieux , mais moins communément. 

iji'Elaphre a^uaH^ue mentionné dans la première édition de 
cet ouvrage , est une espèce de Notiophile , et Vék^t:e fia- 
bipède qu'on y a aussi cité est un Bembuhon. V. ces mots, (l.) 
ËLAPflKlE, Élapkrùtm. Genre de plantes de Foctandrie 
niOQogynie. U est formé par un arbuste dont les fleurs sont 
disposées en petites panicules à Fextrémâté des rameaux , et 
paroissent avant le développement complet des feuilles : ces 
dernières sont ailées avec impaire ; leurs folioles sont ovales 9 

^- 9 



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,3o E L A 

sessîles et obtusément dentelées ; leur pétiole commiui est 
élargi dans rintenralle des folioles. Ce genre a été réunraux 
Fagariers. (b.) 

ëLAPHRIÉNS , Elaphru.3^ay(ns désigné ainsi, dans mon 
Gênera crust et insect. , une division de la famille des carabi- 
ques , composée desjgenres ëlaphre et Bembibion. V. Ca- 

RABIQUES. (L.) 

EL APS, Elaps. Genre de sèrpens établi par Schneider , 
aux dépens àt$ Vipères , dont il diffère parce que les espè- 
ces qui y entrent ne peuvent dilater leur tête. La VIPÈRE lem- 
NISCATE sert de type à ce genre. (B.) 

ELASMOTHÉRIUM. Nom donné nâr Fischer, diasles 
Mémoires de la Société impériale de Moscou , à un animai 
de Tancien monde , dont les mâchoires ont été trouvées fos- 
siles en Sibérie. 

Cet animal avoit la tête allongée , sans dents incisives oa 
canines , mais il offroit vingt dents molaires à lames con- 
tournées. Il appartient donc à un genre particulier , voisin ^ 
d'un côté , àts Tatous et des Fourmiliers , et de l'autre, 
àt^ Eléphatïs et des Rhinocéros, (desm.) 

ÉLASTICITÉ, ou RESSORT. Propriété que possèdent 
certains corps de se rétablir spontanément et avec effort dans 
leur premier état , lorsqu'ils cessent d'être comprimés ou ten- 
dus. Parmi les substances minérales , ce sont les métaux qui 
jouissent le plus éminemment de cette faculté. 

Il y a quelques pierres qui sont élastiques. V. Chaux CAR- 

BONATÉE MAGISTÉSIFÈRE et MARBRE. (PAT.) 

ELATE. Les Grecs désignoient par le mot élaie la gafne 
qui enveloppe la grappe des fleurs femelles du Dattier. 
Théophraste nomme date le Sapin, et Linnseus un palmier 
Indes orientales. V. Indel. (ln.) 

ELATE-TELEJA. J. Bauhiki donne ce nom au Sapin, 
Pinus picea , L. (ln.) 

ELATER. Nom latin des insectes compris dans le genre 
Taupin. V, ce mot. (o.) 

ELATERIDES. Tribu d'insectes. Foy«z* Serricornes. 

ELATERIE , Elatenum. Genre de plantes de la monoe- 
cie monandrie , et de la famille des cucurbitacées , ({ui pré- 
sente , sur le même pied , des fleurs unisexuelles , composées 
d'une corolle monopétale , hypocratériforme , à tube cylindri- 
que et à limbe partagé en cmq découpures lancéolées , on- 
vertes, avec une petite dent. Les mâles ont une seule éta- 
mine ; et les femelles un ovaire inférieur , hérissé , duquel 
s'élève un style qui s'épaissit insensiblement , et se termine 
en un stigmate en tête. 



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E L A ,3i 

Le fruit est une baie pea charnue , cor'^e , liniloculaire , 
eapsulaire, hérissée de pointes molles , et qui s'ouvre avec 
étasticité en deux valves. Cette baie contient , dans une pulpe 
aqueuse^ plusieurs semences ovales, anguleuses et compriméesè 

On compte deux espèces de ce genre , dont la plus com- 
mune , est TËLATÉRIE DE Cârthagène , qui a les feuilles en 
cœur et anguleuses , les pédoncules mâles multiflores ^ et les 
femelles uniflores. Cette pla^fl croît dans TAmérique méri- 
dionale ; elle est annuelle et grimpante. 

ELATERIUM. D'après Toumefort, Adanson et beau- 
coup d'autres botanistes célèbres, l'on ne peut presque pas 
.douter que ïelatenon mentionné par Théophraste et parDios- 
coride , ne soit cette plante que nous nommons la Momor^ 
BIQUE À FRUITS HÉRISSÉS ( momordica elaierium , L. ) , qui 
croit dans le midi de l'Europe et en Afrique , et dont les 
fruits , appelés dans les boutiques âatérion^ sont remarqua- ' 
blés par l'élasticité avec laquelle ils s'ouvrent et laissent 
échapper les graines,, comlne un jet, par un petit trou 
voisin du pédoncule. Ce dernier caractère a engagé Boër- 
haave , Adanson , et Moench après eux, à distinguer cette 
espèce des autres momordiques chez lesquelles |e fruit se dé- 
chire irrégulièrement lorsqu'il s'ouvre ; ils en ont fait leur 
genre Elaierium , qu'on ne doit pas confondre avec V Elaierium 
de Jacquin , qui , quoique de la même famille , n'a aucun 
rapport avec la plante dont il est ici question. V, Elate- v 
JUE. (ln.) 

ELATIKANTO. Nom brame du patsjoUi des Malabares. 
V. ce mot. (ln.) 

ELATINE , JS/iiûiMî. Genre de plantes de l'octandrie té- 
tragynie , et de la famille des cariophyllées , qui présente 
pour caractères : un calice de quatre folioles ovales , arron- 
dies, persistantes ; quatre pétales ovales , obtus , et ouverts ; ' 
huit étamines ; un ovaire supérieur , orbiciilaire , surmonté 
de quatre styles à stigmates simples ; une capsule globuleuse , 
aplatie , divisée intérieurement en quatre loges qui s'ouvrent 

Car quatre valves , et qui contiennent des semences nom- 
reuses. 

Ce genre (Contient deux espèces, toutes deux propres' à 
TEurope , et dont les parties de la fructification varient queU 
quefob en nombre. Leurs fleurs sont disposées dans les aissel- 
les des feuilles, et très-petites : l'une , I'Elatine conjuguée y 
Eladnehydropiper^ Linn., a les feuilles opposées; l'autre , l'E^ 
tATiiŒV£RTiGiLLÉE,£2aà/z«a/$i/2^z5frzim , Linn. , les a comme 
son nom l'indique. La première est annuelle , et la seconde* 
▼itace ; toutes deux sont aquatiques, (b.) 

ELATIIHEé Dioscoride , Pline et Gallien désignent une 



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i3-i E L C 

espèce d^hèrbe p^ ce noiA. Les botanisles Tariént Kesitoii]^ 
sur cette plante , et ont pris pour elle Far.NuiiaMui.AiRE , kr 
Tekrette, la Rekouée^Ic Liseron i>es cmamps^ EiAtERiuii 
(momordica) , des Cer alstes , la Véronique a feuiiae de ser^ 
POLET , la Gesse des blés {Laâiyrus aphaea) , et plos géné- 
ralement deux espèces de Lin aires : ïtûiùe ÇyAnârrhinumela- 
tine) est I'Elatine mAlb ^ Tautre (VAntirrhimm spwiùm) est 
I'Elatine FEMELlF, aLVLSsinoÉllÊBkée.pérork'que femelle^ par Do- 
donée et Lobel. Le genre Elatinë de Liimaens ^ décrit plus 
haut , n'a aucmi rapport avec les plantes cî-desstls. C'est IW- 
sinastrum de Tommefort et de VaiMant , dphtrt il a changé le 
nom.L élatme de Dillen adopté par Medicns^ pois par Moencb, 
est établi sûr les Linairbs , Andrtkinum , et comprend les es- 
pèces à corolhs ëperoimée et à fruit càpsâlaife , mafrqoé de 
deux lignes opposées , à detdi radves entières et deni loges 
polyspermles. Les semences sont 0blon|;iies et nigaensas. On 
y rapporte les deux anUtThim, daUne et spuriwn , et la Cym- 
BALAiRÊ , Antirthinûm cymhuhuia , L. F*. Linaria. (ln.) 

ELATINE. Nom spétifi«pie d'une Cabipaicule. (ln.) 

ELATITE. Nom anden appëc[tié par les uns ^xmb^ pé- 
trifié^ dont la contexture est anato^e à cette du sapin, et par 
les autres , tantôt à l'hématHe, tantôt à la sanguine {Did. es 
foss. de Bertrand), (desm.) 

ELATOSTÈME , Elatostemà. Genre de platites quîparoft 
se rapprocher des DOrstènes , et auquel Forster, (jui T* 
établi, assigne pour caractères : fleurs unisexuellesi et mo- 
noïques ; les mâles areè une coroMe à cinq divisions , sans 
calice, et cinq étamines; les femelles, ramassées sur un 
réceptacle commun , sans calice ni corolle , ou n'offrant 
qu'un style court , divisé en trois btàttchëii , à stigmates bi- 
fides. 

Le friiît est composé de capsulés très-petites , oblofigues, 
bivalves et monospermes , qui sont portées sur le réceptacle 
tommun qui se change en une baie globuleuse , comiHe dans 
le fraisier. 

Forster èîte, sans les décrire^ deux espèces de ce genre: 
I'Elatqstème PÉDONCULE , qui cSt pentandr^ , et l'EtÀTOS- 
TÈME sessile , qui est tétrandre. (B.) 

EL AVE. Expression d'usage en vénerie , pour désigner nn 
chien où une bêle à poil lâche , mou et blafard : le poil éla»e 
est un signe de foiblesse. (s.) 

EL-B\KHRAH et DEHOREG. Noms arabes de la 
. Vesce , Fi^ia satiQu , L. (LN.) 

ELBERKEN. L'un des noms allemands du Frai^b^^* 
Fragaria vesça, L. (LN.) 



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E L E i33 

ELBION. B'ancîens voyageurs disent que c'est, ^la Gôte- 
ÏOr, le nom du Ccm::hon. F. ce mot.| (s.) 

£LBW£IDE. Nom de TOsiBa BUifC , SoUqg pîminaUs^ 
€0 Âilemagne. (ln.) 

ELBYNION. F. Elbia. (ln.) 

ËLGâJA , JSlc^ija^ Grand arbre 4^ Arabie dont les fruits 
sont odoransy et servent dans les parfuims et dans la mé4ecine. 
Sesfemlles sont alternes, ailées avec impaire , à pétiole velu^ 
à folioles avales sans stipules ; ses fleurs viennent en corymbes 
âiillaires , serrés et bractiCères ; chacu3« a un calice mono- 
{Jiylle, campanule, velu, à cinq divisions arrondies et épais- 
ses ; cinq pétales linéaires , velus sur les bords ; dix étamines 
connées à l«ur base , -velues à leur sommet ;. un ovaire no?ft 
apparent ,^ portant un style velu à stigmate en tête. 

Le fi^t est une capsule avoïde , tngone , cotonneuse , tri- 
YalTe , triloculaire , lacuneuse en dehors , et qui contient, dans 
chaque loge 9 d«QX semences oblongues , convexes sur leurdos^. 
et aplaties $iir les cât^s. 

Gs gienr/e a été réuni ai»: TaiCHiUSlis, par Yabl- (B.) 

ELCE.. C'est , en Iulie , I'Yeuse , espèce de cMne. (ln.> 

£LE|{. L'élan , en langue celtique, (s.) 

ELCINA. Nom italien de ïYexjse. (ln.) 

ELCOZTOTOLT. Nom d'une espèce de Merle, qui se 
troave non-seulement au Mexique, selon Hemandez, mais 
«icore au Brésil , suivant Marcgrave. (s.) 

EL-DAKAR. V. Nakhleh. (ln.) 

ELDERTR|:E. C'est le Sureau , <n Angleterre, (ln.) 

ELDIA et ELBYNION. Noms donnés par Dioscoride à 
TOrigan de CïiÈTÇ ou DlcïAME DE Crète , Donuné en- 
core albymon. ( LN.) 

ELEACHNTJS. Mot corrompu à'Eleagm^s (F. ce mot). 
Burmann , Z^l, , t. 89 , £ 2 , s'en est servi pour désigner le 
Chalef à. larges feuuxes , Eieagnus Uuifrb'a. (ln.) 

ELEAGNUS. V. El^agnus. (ln.) 

ELECTRE, Ekctra. Genre établi par M* Lainouroux^ 
aox dépens des Flustres. Ses caractères sont: polypier ra^ 
meqx; cellules campanules, ciliées en leurs bords, et verM- 
tillées. 

Une seule espèce compose ce g^enre : c'est^a Flustre ver-ht 
TiduiiE., dont la couleur est violette pendiapt la vie de l'a- 
MiaL On la trouve, dan^s les mers d'Europe. ]Le naturaliste 
précité l'a %urée pi. > de $on importance Histoire des poly- 
piers coralligènes flexible^, (b.) 

^ ÉLECTRICITÉ. On appelle ainsi un principe invisible ^ 
ttU»gS>lft, impondérable , ^ui jouje un trèfrgraAd rôle dan& 



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i34 E L E 

les phénomènes de la nature ; c'est toi qui produit le tonnerre, 
la secousse fulminante de la torpille , et les éclairs, et les 
foudres qui partent des nuages de fumée formés au-dessasdes 
volcans. Le moyen le plus simple d'exciter l'électricité, c'est 
de frotter un morceau d'ambre , ou de verre , ou de cire 
d'Espagne , contre une étoffe de laine. Ces substances ac- 
quièrent aussitôt la propriété d'attirer les corps légers qu'on 
leur présente ; il en part des étincelles lumineuses , et elles 
produisent plusieurs autres phénomènes que la physique ob- 
serve et décrit. On a reconnu ainsi qu'il y a deux principes 
électriques distincts , qui se développent , par exemple , en 
frottant contre une étoffe de laine , soit du verre , soit de la 
résine. C'est pourquoi on les a distingués par les dénomina- 
tions d'électricité vitrée et d'électricité résineuse. Dans l'état 
naturel des corps ils existent réunis^ et se neutralisent mutuel- 
lement jusqu'à ce que l'action extérieure de quelque corps 
électrisé les sépare , en attirant l'un et repoussant l'autre. Cha- 
cun de ces principes est formé de parties qui se repoussent entre 
elles et attirent celles de l'autre principe , suivant la même 
loi que les attractions célestes, c'est-à-dire, suivant la raison 
inverse du carré de la distance. Quand on a établi par l'ex- 
périence les lois de l'équilibre de ces deux principes, de leur 
distribution sur les corps , de leur transmission quand ils sont 
en mouvement , on parvient à les fixer , à les condenser , ï 
les diriger. On opère ainsi des explosions toutes semblable^ 
à celles de la foudre , et on les préyient par des pointes ; ce 
qui a appris à prévenir aussi celles de la foudre par les para- 
tonnerres, qui ne sont que des conducteurs métalliques poin- 
tus, élevés sur les toits des édifices pour décharger rélectri; 
cité de l'atmosphère , et la conduire dans des puits ou dans 
des lieux humides par des communications métalliques , Tes- 
périence ayant appris que l'une et l'autre électricité se meu- 
vent très-facilement sur la surface des métaux et dans l'inté- 
rieur même de leur substance. Toutefois , quoiqu'on sache 
ainsi soutirer et absorber l'électricité des nuages , on ignore 
comment cette électricité s'y excite , et il n'y a à, cet 
égard , que des conjectures. Il est également certain qiw 
l'électricité joue un grand rôle dans les phénomènes chimp- 
ques ; car elle opère des combinaisons et en défait d'autres ; 
• on sait même , à l'aide d'un admirable appareil , découvert 
par Volta et appelé colonne électrique , exciter des courans 
électriques continus,qui opèrent les décompositions chimiques 
les plus énergiques; mais on ignore comment T électricité agit 
dans cette circonstance. On sait aussi que certains animaux 
exercent des fonctions électriques , et qu'ils les exercent à 
l'aide d'un appareil analogue à la colonne de Yolta; m^s ®* 



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E L E \ i35 

n^est pas encore parvenu à en exécuter de semblables; de 
même qu'on n'a pas imité Pœil , quoiqu'on sache que c'est 
on instrument d'optique ; ni expliqué l'oreille , quoiqu'elle 
soit évidemment un instrument fondé ^la théorie des sons. 
Il est vrabemblable que beaucoup à' Jmtt ê actions vitales , 
dans les animaux et les végétaux , sont opérées par àes forces 
électriques; mais on ne sait ni comment ces forces s'exci- 
tent dans les êtres vivans, ni comment elles peuvent y êtrt 
mises en jeu. 

Il y a aussi des minéraux qui deviennent électriques quand 
on les échauffe : de ce nombre sont la tourmaline^ la topaze, 
le zinc oxydé. Alors, une ou plusieurs, de leurs parties ma- 
nifestent l'électricité vitrée et les autres l'électricité résineuse; 
de sorte que l'effet total se réduit à une simple décomposition 
de l'électricité naturelle à€ ces substances , qui j s'opérant 
dans chaque particule j mais d'une manière inégale , pro- 
duit des résultantes sensibles , 4X)mme cela *a lieu dans les 
particules des aimans. 

Plus, de détails sur les phénomènes électriques seroient dé* 
placés dans un ouvrage pareil à celul-ei. On peut consulter 
à cet égard mon Traité de physique. J'ajouterai seulement 
que le mot électricité vient du grec Af»r^«y qui signifie Ambre^ 
parce que les anciens avoient remarqué la propriété qu'avoit 
cette substance d'attirer des corps légers quand elle étoit 
frottée ; mais ils n'avoient pas été plus loin que cette ob- 
servation ; et la science , comme l'étude de l'électricité , est 
toute moderne, (biot.) 

ELECTRIQUES (Poissons). V. aux mots Raie, Tor* 
PILLE , Silure, Gymnote , etc. (desm.) 

ÉLECTROMÈTRE. Ce nom semble désigner un ins- 
trument propre à mesurer l'électricité ; mais on l'applique 
plus communément à un appareil qui est seulement diestiné 
à la rendre sensible ; et qu'il seroit plus exact d'appeler 
dectroscape. Le plus connu de ces instrumens est formé do 
deux brins de paille légers et droits , suspendus par le haut 
à un anneau métallique et pendans librement dans un vase 
de verre fermé de toutes parts. L'anneau métallique est sur- 
monté d'une tige qui sort du vase et se termine par un bou- 
lon , un crochet , ou une pointe que l'on met en contact 
avec la source d'électricité que l'on veut observer. Dès 
fspst la quantité communiquée est suffisante , les pailles qui la 
ressentent s'écartent l'une de l'autre , parce que les corps 
électrisés de même manière , se repoussent; et cet écart, 
selon qu'il est plus ou moins considérable , indique que 
l'électricité qui en est la cause , a une plus grande ou une 
moindce iatensîté^ On peut ensuite étudier cette électricité 



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i36 E L E 

par les méthodes que la physique indique , et déterminer st 
nature ; on peut aussi employer cet appareil à la détermina- 
tion de Texist^ce et de la nature de ^électricité atmosphé- 
rique , car rexpéiÉH||e fait connoître que cette électricité est 
très^ariable dan^JB^lifférentes couches de l^atmosphère ; 
pour cela on substitue an boulon de rélectromètre une fine 
tige de métal , longue de plusieurs pieds et terminée par une 
pointe que Ton élère âù-dessus de sa tête dans un endroit 
où r atmosphère circule^ librement. Cette pointe soutire 
VélectncitédelaconcheoùelkplongelespailleschaTgéeSyeton 
détermine ensuite la nature de r électricité qui les fait diverger. 

Lorsqu'on veut se tnettre en communication avec des cou- 
ehes d'air encore plus hantes , on peut avoir une corde mé- 
tallique très-fine , terminée d'une part par une boule , de 
l'autre par un anneau à ressort que Ton enroule autour de 
la tige de Télectromètre. On jette la boule en Pair ; elle en- 
traîne le fil , le déploie , transmet de l'électricité à Télec- 
tromètre le long de sa surface , et son mouvement continué 
détache enfin Panneau ; de sorte que Télectromètre redeve- 
nant isolé , conserve cette électricité. De Saussure , dans 
ses voyages aux Alpes j a souvent étudié F électricité atmos- 
phérique , à l'aide de cet appareil ingénieux. (BIOT.) 

ELÈCTROPHO RE. Instrumentpropre à conserver long- 
temps l'électricité qu'on lui a donnée. Il est composé de deux 
plateaux métalliques , qui ont une forme circulaire. L'un 
d'eux, appelé le gâteau^ est recouvert , d'un côté seulement, 
d'une couche de ^matière résineuse que l'on ëlectrise en la 
frappant avec une peau de chat bien sèche; l'autre ^ qui se 
nonmie conducteur, porte à son centre une colonne de verre qui 
sert il l'isoler. On peut faire en bois les deux plateaux, 
pourvu qu'on prenne la précaution d'y coller une feuille 
d'étain. (pat.) 

ELECTRUM. Nom donné par les minéralogistes alle- 
mands , ail mélange naturel d'or et d'argent natif qui se 
trouve dans quelques mines. 

Les anciens donnoient ce nom à un mélange artificiel de 
ces deux métaux. C'ëtoit probablement ce que nous appelons 
vermeil^ c'est-à-dire de l'argent simplement dûré\ car on 
ne conçoit pas trop l'idée qu'on auroit pu avoir de faire un 
pareil alliage , puisqu'un métal composé de deux tiers d'or 
et d'un tiers d'argent , laisse à peine apercevoir une teinte 
jaunâtre , et paroîtroit plutôt un argent impur qu'un alliage 
aussi précieux. . 

On donnoit aussi à l'ambre jaune le nom'd'^/sc/rtim, ce 
qui confinne pleinement «e que |e viens de dire; car un 
mélange intihtie d'or et d'at^ent n'auroit poittt eu la cou- 



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E L E / ,3; 

leur àvL succin y k moins que ce ne fito que de Tor presque 
pur. (pat.) V. Or argental. 

ELECTRUM des Anciens. Dioscoride dit que Vekcirum 
qae nous pensons être F Ambre ou Suggin , est une gomme 
produite par le peuplier. Pline le compare à une résine pro- 
daite par un arbre semblable à celui qui fournit la poix, (ln.) 

ELEIDONE, Eiedona. Genre d'insectes , de Tordre des 
coléoptères , section des hétéromèrc^s.y et de 1» famille des 
taxlcomes. 

Ce genre , formé par Latreille , est composé de plusieurs 
espèces tirées du gtnre opatre. Iljiger , en reconnoissant aussi 
rezistence de ce genre j lui a donné le nom de boUtophage ,. 
que tous les auteurs allemands ont adopté. 

Les éUdones se rapprochent beaucoup des diapères par les 
caractères pris du nombre des articles des tarses , par ceux 
des différentes parties de la boucbc , et par les habitudes. 

Ces insectes , généralement petits et de couleur obscure, 
ont les antennes arquées , en masse formée de sept articles 
comprimés , saillans , dont le dernier est assez grand ; la 
lèvre supérieure est petite ; le dernier article des palpes est 
cylindrique , allongé. «Le corps est ovalaire , convexe et ar- 
rondi par-dessus. La tête est inclinée ; le corselet est grand y 
^îbbeux. I^es élytres sont dures j voûtées , de la grandeur de 
T^domen ; les jambes antérieures sont menues , cylindri- 
ques. Les tarses des deux premières paires de pattes sont 
composés de cinq articles ; ceux de la dernière paire le sont 
de quatre seulement.' 

Les élédones se trouvent dans les champi^ons pouris ^ 
et paroissent se nourrir de leur substance. Leur larve est 
inconnue. Parmi les espèces 4e ce genre , nous distingue- 
rons: 

L*£ledon£ CORNU, Bolitophagus comutus , Fab. C'est la plus 
grande ; elle a six lignes ée lonpieur sur trois de largeur ; 
tout son corps est noir et couvert de rugosités , placées sy-' 
métnquement. Le corselet du mâle est armé de deux cor* 
nés rugueuses ^ pointues sur leur côté interne , dirigées en 
aivant et ua peu courbées ; le chaperon est aussi armé de deux 
petites cornes droites , réunies à leur base. Le corselet de la 

Welle ne présente que deux tubercules à la place des grandes 

cornes du mâle. CeUes du chaperon n'existent pas. Cet in-* 

secte a été rapporté de la Caroline par M. Bosc, qui Ta trouvé 

dans les champignons. 
L'ËLEBONE AGiUGOLE^ BoUtotfhogti» mgricola (wi plutôt 4^zin^ 

ocob) , Fab. , est Pune des plus petites. Elle est ookre ; son 

corselet est lisse ; ses élytres sont striées. On la trouve aux 

^YiroAs de Paris , dans les bolets, (o, l.) 



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i38 E L E 

ÉLÉGANTE STRIÉE. Nom doni|é par Geofii-oy à une 
coquille du genre hélice de Linnseust figurée dans Dargenvilie^ 
Appendice^ P^*99 %• 9- L'animai de cette coquille , obsenre 
Geoffroy , est pourvu de deux dards vénëbeux qui sont reih 
fermés dans deux poches différentes , tandis que les autres 
n'en ont qu'un seul. 

Drapamaud Ta fait entrer dans son genre cyclostome , au- 
quel elle sertf pour ainsi dire, de type. V, aux mots Cyclos- 
tome , HÉLICE et Coquillage, (b.) 

ELEGIE, Elegia. Plante qui ressemble au jonc , c'est-à- 
dire , qui est composée d'un faisceau de tiges roides ^ simples , 
cylindriques 9 à peine feuillées et terminées par une spathe 
renfermant des fleurs disposées en épis. 

Cette plante , qui aroit été placée par Linnseus parmi les 
Restio, forme , selon Thunberg , un genre dans la dioécie 
triandrie , dont les caractères consistent : dans les pieds mi- 
les , en un calice de six valves inégales et en trois étamines; 
dans les pieds femelles, en un calice semblable et un ovaire 
à trois styles. 

Le fruit est une capsule \ trois loges, (b.) 

ELÉITIS de Dioscoride. C'est un des noms de la Parié- 
taire, (ln.) 

ELELISPHACON , Dioscoride. Cette plante paroft 
être une Sauge, (ln.) 

ÉLÉMENS. Principes qu'on suppose 5im/7i^, et qui ser- 
vent à former les différens corps qui existent. On a cru , jus- 
qu'à ces derniers temps', qu'il n'y avoit que quatre élémens 
simples^ le feu, Tair , l'eau et la terre. Mais la chimie mo- 
derne a fait voir qu'il existoit plusieurs terres qui paroissent 
être aussi des substances simples, et qui poss^ent cbacttoe» 
des propriétés distinctives. Elle a fait voir que l'eau est 
composée de deux parties en volume de gaz hydrogène contre 
une de gaz d' oxygène; que l'air atmosphérique est composé de 
vingt et une paiiies d'oxygène , de soixante et dix-huit parti(îs 
d'azote et d'un peu d'acide carbonique , le tout à l'état de gaz* 
A l'égard du feu ou du calorique , on ne sauroit affirmer s'il 
est simple ou composé ; mais comme la lumière avec laquelle 
il a la plus grande analogie, est évidemment composée d'une 
infinité de rayons qui ont des proprié tés distinctes, il y a heu 
de croire que le calorique n'est pas plus simple que les autres 
prétendus élémens ; et peut-être il n'existe rien qui soit yén- 
tablement simple.' Mais oili se terminera donc la composition 
des substances qui peuvent tomber sous nos sensi*... C'est le 
secret de la nature, (pat.) 

ÉLÉMENTAIRE ( Pierre), Lapk dtmeniariu^ D'^* 



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E L E ,39 

ciens lîthologistes ont donné ce nom bizarre à une pierre qui 
est de quatre couleurs ( achates elemerUarius seu quadricoîor , 
Bertr., Dict. des fossiles ). V. Onyx, (desm.) 

£L£MI. Résines que l'on tire du ^alsamier élémifèhe 
et du B ALSAMiER DE Ceylan. L'une et l'autre sont jaunâtres, 
ordinairement molles , d'une odeur aromatique forte et peu 
agréable. On les regarde comme fondantes , détersives , cal- 
maiites et antigangreneuses. On les fait entrer dans le baume 
d^arcœus, etc. (b.) 

ELEMI. Âdanson donne ce nom au genre que Linnseus 
avoit d'abord nommé £l4^B(lIF]ËRA( ^07^. CUJf,^^ puis amyris. 
V. Balsamier. (ln.) 

ELEMIFÈRE ; Elemfera. Genre de plantes établi par 
Commerson, réuni d'abord aux Jacquiers , et ensuite avec 
ces derniers aux Balsamiers. (b.) 

ELEN. On appelle ainsi, en Allemagne , leRoSEAU çt TE^ 
I.YME àes sables, (ln.) 

ELENDSBLUT. C'est le Bois*gentil, Dû/>Aiïe mezereum 
dans quelques parties de l'Allemagne, (ln.) 

ELENDSELLENT. Nom du Panicaut (J&yw^umcûin- 
pestre ) en Allemagne, (ln.) 

ELENGI des.Slalabares. C'est le MiMUsqps elengi, L. 
Adanson en a fait le nom du genre, (ln.) 

ELENION , Dioscoride. F. Helenion. (ln.) 

EL-ENTÀYEH. T.Naiçhlçh. (ln.) 

ELEOCHARIS, Eleochans, Genre de plantes établi par 
B. Broiyn , pour placer quelques Scirpes , qui diffèrent des 
autres par les caractères de leur fructification, (b.) 

ELÉOCHRYSUM. V. Elichrysum. (ln.) 

ELÉODON. Nom que donnoit Aristote aux Sèches qui 
n'ont qu'une rangée de ventouses sur leurs tentacules. Cu- 
vier propose d'en faire un sous - genre dans les Poul- 
pes , qui auroit pour type le poulpe musqué de Rondelet , 
figuré dans les Mémoires de la Société d'Histoire naturelle 
de Paris, (b.) 

ELiEOMELL Baume fort épais qui vient d'Arabie, 
mais dont on ignore l'origine. On l'employoit autrefois pour 
faire évacuer , par les selles , les humeurs crues et bilieuses; 
mais comme les malades qui s'en servoient étoient attaqués 
d'engourdissemens et perdoient leurs forces , on l'a aban- 
donné, (b.) 

ELEOSELINON. Nom donné à I'Ache ( Apium graQe- 
ole^s ). V, Céleri, (ln.) 

ELEOTRIS, Eleotrls. Genre de poissons établi par* 
Gronovius , niais depuis réuni aux Gobies. Cuvier en fait 
aujourd'hui çin sous-genre auquel il donne pour caractère^ : 



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i^o ï^ L E 

d'avaîr les nageoires ventrales parfaitement distinctes ; les 
yeux écartés et six rayons à la membrane des ouïes. 

La GoBiE NOIRE sert de type à ce genre qui parott devoir 
réunir six ou huit espèces , toutes d^eau douce et originaires 
des pays intertropicaux (B.) 

ËLEPHANT, Elephas. Genre de mammifères , de Tor- 
dre des pachydermes (ou à peaux épaisses), ainsi que 
les hippopotames y les rhinocéros et autres quadrupède» 
de taille énorme ou colossale ; les tapirs , les cochons et 
d^autres espèces de moindre grosseur , maïs ayant les mêmes 
caractères généraux de formes et d'habitudes, appartiennenten- 
core à cette division de grandsquadrupèdes. V. Fachyi^irmes. 

Les éléphans ou mammifères à trompe et à défenses , 
Proboscidiens de Cuvier Ç^Bègru anim,^ t. i , p. aaS), for- 
ment une sous-division dans la grande classe des quadru- 
pèdes et les distinguent à plusieurs ^ards des autres pachy- 
dermes. Leurs caractères d'organisation sont extrêmement 
remarquables ; ils consistent en une trompe ou nez très -al- 
longé Y très-mobile , cylindrique , aplati en dessous , percé 
de deux .tuyaux à Tintérieur dans sa longueur , organe mer- 
veilleux de Todorat et de la préhension ou du tact , qae 
nous décrirons pl«K loin ; ensuite en deux longues dents oa 
défenses d'ivoire qui prennent racine à l'os incisif ou inter- 
maxillaire de la mâchoire supérieure , sortent de la gueule 
aux côtés de la trompe , et se relèvent , s'allongent quel- 
quefois de plusieurs pieds. En outre , les os incisifs étant 
vastes pour contenir les racines de telles défenses , les na- 
rines de l'animal se trouvent placées près du sommet de la 
tête , et les cavités nasales communiquent et se, déploient 
«ntre plusieurs parois du criUie. Aussi les éléphans ont une 
tête d'apparStnce volumineuse , bien que leur cerveau, comme 
nous le disons plus loin , ne soit pas très-considérable à pro- 
f>ortion de leiir grosseur ; mais cette lourde tête ne pouroit 
itre portée sur un long cou , aussi l'éléphant a le col très- 
court , et de plus 9 il a un ligament suspenseur qui , s'atta- 
chant aux apophyses des vertèbres dorsales , vient se* fer 
à la crête occipitale pour soutenir la tête. 

Les éléphans manquent de dents incisives inférieures ; jl^ 
ont deux mamelles situées sur la poitrine , ce qui les dis* 
tingue des autres pachydermes et les rapprocheroit à cet 
ég2grddes primates^ quadrumanes et chéiroptères ; ils ontemq 
doigts à tous leurs pieds , bien qu'il n'en paroisse guère que 
trois ongles au-dehors , parce que leurs os sont encroûtés 
d'une .soie ou épiderme extrêmemept épais;se ou calleuse; 
cependant les pieds de derrière des éléphans d'Asie portent 
an quatrième ongle , mais petit. 



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E L E ,4, 

Les ëlëplians ont un estoii\ac ample, maïs simple, arec on 
coeciun trè&^vaste et des intestins non moins étendus , parce 
tpie ces gros quadriiq^des , vivant uniquement de substances 
végétales , ont besoin d^une énorme capacité pour se nourrir^ 
et ils n^ avalent pas moins de deux à trois cents livres d'alf* 
mens par jour. Leurs depts molaires, à couronne plate, sont 
formées de nombreuses lames parallèles , ainsi que celles 
des rongeurs pour mieux broyer les substances végétales ; ils 
manquent de canines et même des incisives , puisque feiurs 
déienses n'en font pas la fonction proprement dite. 

Lamanière dont les dents lùâcbelîères des éléphans s'accrois- 
sent et se renouvellent diffère de celles des autres animaux; ces 
molaires étant composées de lames d^émail posées de champ 
et réunies Tune à l'autre par une substance moins dure ou 
corticale , la dent grossit par la naissance de nouvelles lames 
qui naissent au fond de cbaque mâchoire. Ainsi ) quand la 
mâchelière la pfaiâ antérieure est usée, il s'en forme une autre 
derrière qui la pousse. Les éléphans changent ainsâ de dents 
plusieurs fois dans leur vie. Qwmt* à leurs défensël , elles 
ne tombent qu'une fois comme les dents de lait. 

Outre les deux espèces d'éléphans co«ntis et ^e nous dé- 
crirons plus loin, il parote que d'autres onik existé jadis; tels 
que l'éléphant couvert de poils , les tins en grosses Acâes , 
d'autres lameux , dont M. Adams a recueilli le ca4avre , 
en 1807, dans les glaces de l'embondiure de la Lena, en 
Sibérie. Enfin, les mastodontes, dont les ossomens fossiles 
trouvés dans les deux Amériques, ont été décrits par M. Cu- 
vier ( V, Mastodonte) , avoient aussi la trompe , les défenses 
et les principaux traits d'organisation des éléphans ; mais 
avec des molaires plus anguleuses , le grinid natastodonte ou 
l'animal fossile de l'Ohio ne cédott point en taille à l'élé-- 
phnnt , et peut-être le surpassoit en volume. Pennaiit a c«n^ 
je^luré {Sy/èops. of^iadmpeâs , p. 92 ), que cet animal pou- 
volt encore se troutnei^ dans les solitudes vastes et ignorées 
àè l'Amérique septentrionale , aux sources du Missouri et 
du Mississipi, et il pense ^e c'est de lui que parlent les 
sadvagiss eti faisant mention du Père um^ hœïrfs^ Toutefois ies 
explorations récentes dtes Ai^lo-Américain» dans ces contrées 
n'ont rien appris à ce sujet. D'ailleurs tous ces éno^rmes 
quadrupèdes à peau épaisse et {NPesque nue , et devant crain- 
dre le froid , puisque nos éléphans ( comme les rhinocéros 
et les kîppopolames) ne sortent pas 4t& «ropicpies, ou pé- 
riment «i l'on ne les garantit 'pas des hivers , tous , disons- 
nous ^ paroissent plutôt faits pour rivre dans les climaru 
chauds etaumilieu d'une riche végétation. Ils ne trouveroieirt 
pas de nourriture et de plantes suffisantes en hiver et en Si- 



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ï^a E L E 

bériesurtoat , car à peine la tyre s'y couvre de mousses et 
de bruyères rabougries. Nous ne pouvons donc point adoptet 
la supposition du savant Cuvier, ni admettre que ces qua^ 
drupèdes aient pu y subsister; supposition d'ailleurs qui 
n'est destinée qu'à facilker une hypothèse de géologie. Nous 
traiterons de ce fait plus en détail dans la suite de cet ar- 
ticle. 

IgL nature , en créant les êtres vivans , a voulu varier ses 
œuvres et enrichir ses domaines de tout ce qui étoit possible 
dans l'univers. Elle a donné à Vaigle la puissance de s'élever 
dans les cieux ; elle a ordonné au serpent de ramper sous la 
bruyère, au poisson de se cacher sous Tonde , et au quadru-^ 
pède de bondir de joie sur la verdure de la terre. ' Sa main 
toute -puissante arrondit la masse colossale des baleines et 
des éléphans , en même temps qu'elle dispose les vaissèaui 
et les muscles du ciron et de la mitte. Dans le règne végétal, 
elk crée Pimménse baobab et la mousse invisible : partout 
elle étend son bras protecteur sur le foible et met un frein à 
la forci des espèces puissantes. Elle ne permet pas à ses 
créatures d'envahir la terre , et se réserre , pour elle seule , 
le sceptre de l'univers. 

Les extrêmes de grosseur ne sont pas plus excessif que ne 
le sont les extrêmes de petitesse , parmi les corps organisés. 
L'homme est une espèce de milieu entre eux : et il semble 
que ces excès de grandeur et d'exiguité ne soient que des 
osciUations de la matière animée. Il y a même beaucoup 
plus de distance de l'homme à Tanimaicule microscopique, 
que de l'homme à la plus énorme baleine. Mais ces extrêmes 
paroissent jouer un moins grand rôle dans la nature que les 
espèces intern^édiaires, qui, étant mieux proportionnées pour 
agir, remplissent des fonctions plus importantes sur la terre* 
La baleine et l'éléphant végètent sur la terre ; leurs généra- 
tions se succèdent sans laisser d'autres vestiges de leur exis- 
tence que les pesans débris dont ils fatiguent la terre. Les 
animalcules naissent et périssent chaque jour comme s'ils 
n'existoient pas. Les animaux intermédiaires de ces deux 
extrêmes de la chatne de vie , paroissent avoir plus d'utilité 
générale dans la nature , et remplir des fonctions plus im- 
portantes. L'homme , placé à leur tête , vit non-seulement 
dans l'individu , mais même dans l'espèce et pour tous les 
âges. 

D'ailleurs, le nombre des individus , dans les races colos- 
sales et microscopiques, est efi raison inverse de la grandeur. 
Qu'il existe sur le globe terrestre deux cent mille éléphans 
et cent mille baleines , voilà ce qu'on peut supposer de plus 
vraisenoblable ; mais quelques gouttes d'eau putréfiée nous 



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E L E ,43 

fomniront un plus grand nombre d'animalcules tnicrosco- 
pîqnes ; combien de milliards en renferme donc tout TO- 
céan? 

L'étendue de Tintelligence n'est point en rapport avec la 
matière vivante. Une fourmi a plus d'instinct , peut - être , 
qu'une baleine , et l'esprit du chien ne le cède point à celui 
de l'élépbant ; car , quoique tout le monde soit assez disposé 
à reconnoître dans ce monstrueux animal une grande intelli- 
gence , nous prouverons facilement dans cet article qu'on lui 
en a beaucoup trop accordé. 

Des espèces connues d'éléphans vwans actuellement^ et des races 
perdues, — On voit aujourd'hui plusieurs espèces et même 
des variétés ou races particulières d'éléphans, indépendam- 
ment de ces os fossiles d'éléphans inconnus ou de masto* 
doutes, qui présentent des espèces bien distinctes ( V, Mém, 
de M. CuQÎer dans ceux dç V Institut , tom. 2 ^ p, ^ et sq: , et 
Rech, sur les ossemens fossiles , tom. il.*).) Il y a surtout deux 
espèces vivantes qui diffèrent entre elles par plusieurs ca- 
ractères, ifon moins que par la partie du monde qu'elles ha- 
bitent. 

I .^ Le Grand Éléphant d'Asie ou des Indes, Elephasindicus 
( Cup.f Mém. instit., tom. 2, p» 21); Buffon., Hist nat. , tom, xi, 
édit. du Louvre, in-4»®9 p« 1 9 et SuppL^ t, m ; VElepIias maxi- 
mus , Linn. F. pi. 6. de ce Dict., se remarque par sa taille plus 
élevée que celle de l'éléphant ^^ Afrique , une couleur de peau 
moins brune et par une plus grande docilité ; mais il a de 
plus , pour caractères distinctifs ^ le crâne exhaussé par deux 
bosses pyramidales, un front creusé et concave; les cou- 
ronnes de ses dénis molaires sont des bandes transversales , 
ondoyantes et parallèles ; ses oreilles Larges paroissent l'être 
moins cependant que dans l'éléphant d'Afrique , ce qui , du 
reste, est variable. La tête paroît aussi plus oblongue , les 
défenses sont en général moins volumineuses^ surtout chez 
les femelles qui n'en portent que de courtes , que chez les 
éiépbans africains. Cette espèce asiatique se trouve , comme 
noa& le verrons plus en détail, dans presque tout le midi de 
l'Asie et dans les îles adjacentes , telles que «Geylan , Bor- 
néo-^ Java , etc. Elle est souvent réduite en domesticité ; 
bien qu'on ne la propage point en cet état^ non qu'elle re- 
fuse de s'y accoupler, comme on l'avoit prétendu, en lui sup- 
posant des idées de pudeur et d'amour d'indépendance qu'on 
n'y remarque pas réellement. Il paroît que les éléphans albinos 
ou blancs etblafards, plusfoibies, plus dociles, sfi rencontrent 
dans cette espèce , plus communément que dans celle d'A- 
frique. , • \o . 
a.« L'ÉLÉPHANT d'Afrique ^ Elephas africanus , Cuvier , 



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iU E L E 

Bègne amm. , tom. i ^ p. à3i ; Heph. eap&nsis (Jdem^ Mém, 
de rinM, , tom* a , p. 21; et Perrault, Mem. pour servir à 
rMst, des anim. ). Il a le front convexe , reculé , încUné et 
aplati en arrière , de grandes oi^tles ; ses dents molaires 
ont des couronnes, des crêtes rhoiiiboïdales ou en losanges; 
ses défenses ou morfil sont très-grandes et deviennent la base 
d'un commerce lucratif à la Côte-d'Or et en Guinée ; les 
Nègres ne font la chasse k ces éléphans que pour obtenir 
leur ivoire et peut-être aussi pour se nourrir de leur clwiir , 
de la manière dont nous le dirons ; mais ils ne l«s rédmseBt 
point en domesticité. Ce n'est pas que Péléphani d^ Afrique 
soit plus indomptable que pelui d'Asie , car les Pbéâtciens, 
les Carthaginois ( comme on le &ait par Texpédîtioii d'Âa- 
nihal en Italie , et même celle de Pyrrhus ) âavoient em- 
ployer cet animal dans leurs guerre;^; et les Romains, dans 
leurs jeux publics , aboient des élé^ans privés qu'on leur en- 
voyoit d' Afrifue. 

On croît toutefois que l'éléphant d'Asie* se trouve aussi 
sur les câtes orientales d^ Afrique, et malgré les £versitésde 
taille et de quelques formes particulières entre ces deux es- 
^ces , 9 seroit possible qu'elles se joignissent. Nous avons 
vu, eu effets à là ménagerie de Paris , un petit éléplia&t qui 
^toft probablement de l'espèce d'Afrique , et qui montoit 
une feneile de l'^spèee à Asie , ^oîque plus grande que 

Indëpesdamment deces deist espèces fui p«ut-4tre ne sont 
que de Inmptes races , malgré les caractères que lïous venons 
de leur assigner, il ^r a des variétés dont nous parlerons. On 
trouve aussi une grande quantité d'ossemens , en divers paya, 
de l'ancien et da nouvel hémisphère , qui ont bien certaine- 
itient jqppartenu k une on plusieurs espèces d'éléphans. Les 
dents molaires de ces ossemens fossiles ont des lames minces 
tA droites et iort nombreuses ; leurs incisives se montrent 
quelquefois d'une dimension énorme ; le menton ou Textré' 
snité de la nvâdioire inférieixre est petit ou obtus. On trou- 
rera à la smte de notre article, le détail des* recherches 
faites sur les ossemens fossiles de ces animaux. Nous ren- 
verrons À l'article Mastowcnte pour un autre genre d'élé- 
phans , dont les caractères ostéoiogiques ont ét^ établis paf 
M. Cuvier. 

Le mammout des Sibériens est l'éléphant fossile , dont 
l'ivoire encore recherché , se trouve quelquefois teint en 
ileu ^r le phosphate de fer (Toxyde du fer s'étant en partie 
«ttbstitué à U chaux dans le phosphate calcaire de ses dents); 
on en obtient alors des turquoises. Suivant les peuples de w 
Sibérie 9 le mammout est yu inmiense animal , qui vit »ous 



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E L £ 145 



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ïZ6 È L E 



Ci 



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E X T: i47 

VktêrîevLfàes os du clpâne , qui* kiigni^nf<> k ce point le vt)lu- 
mfe de lalêie die ce qliadnii)è^é'. Comrn^ elle est Mânmoins 
f(/itpesfaD|^, ttttloiig tou. ii^aùroîtpais palà soutenir; h na- 
tWiea dàWc Mfàttèurcir leiratsde levier qui la Supporte; mais 




thimetit: La trompe àe^V&êphànîÇjfi^bosdts) est uAe sorte de 
tuVaàc^tn^iie aplati eii^'deisîSèuS V^c^ctisë întériéufeinetit^us 
salôDgètëur en '(8e^ canau*. LeS'^afrèîs intérieures sont revê- 

fùèé^ àHk^fpiés ikie esp 

n/qàeiit àVeti lè^ tlNiùs du 

valfuje. ii^ lùâtlèf-ède là 

à deiu* ordres de' fiiftes; I 

rieiire à ia' peatt , totottii 

contraçtanrt, elles ëlargiss 

tres\ qui sont {ongitudina 

péeu tduiS'sefasv.et^â laV 

fortoeùt^diîs mîftielr» de ù 

ûe Bbres'iWïtAsLWeé: C'est 

place là tÉiAiiïV A l'eitrénii 

du de languette *qâî sert d 

ment que il'^lëphànt mont 

We rîvalisci^^vëc^a'inftàin 

spirale portï^isaî^t^j^^tirt 

h sa gueulé.^ làilgiië est 

deux côtësMë la' mâëhoir^ 

incisives , Icàgiifes , airroni 

en haut. ir*y ar daiis^çKâ 

mokûres , à èoni^ôh^ës p 

des matières' Végëtalësi Ai 

d%erbes, 4^ feuUlâçe's , c 

nës'àauYa^ès. ' Avec ses dé 

fè^gétatix; ètTend Vi^ tènfdi 

Ses intestins sont longs e 

lès herbîvorésîÇBéiïrie c< 

les tet-faiùs'âqiièux ; 5a constHtitibti est 'rtiôlle , flasque',' pâ<ti 

(ense* ; * son ' tèfmflétîâïhènl 'est i^tui'ellcittiént jible^àtii^ue : 

voîlà |foi^-<|ùoi 'S^ ^dërhàrcKfe , 'Ses nteti^cînéns oiàt qurfqu^ 

thàsé de t>ésâm;^*iSe' grossier, â'rexc^^ de ceux de sa 

tromjpei Skus cet admirable itistrumeiit', l'ëlëphant-^isèroitune 

Mie stàjlidfe et birùlîaië' comme lè AlbiDlcë>os; ^spiPtoï^ps^/est 

d'aune contèxtiiré'iiùssî grossière \ MS Organes 'soùf^ excepté 

sa trompe ,' àui^$i îiiformes , et ses sens au^si îA^ji)aTfi!îts//iNous 

avons vaplùs Kàul que son cerveau «étoit fort étroit, bien* que 

sa tête parût irés-grosse ; il est rare, parlthl les ahiteàùx^ qu^ 



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i48 E L E 

retendue àe la cei^ellç iie,.f;orre$poiide pdê arec le degré de 
Uur. intelUgeoce.^ussi quand on jugé l'éléphapt en lai-mé^ 
me , 01^ n'y l'^co^^.^o^t qu'un Animal peu supérieur aux au- 
tres ; «ar on a beaucoup trop exagéré son esprH. Tonte son 
intelligence çst dans sa jUoinpe:^ et c'est à elle ^eule qu'il doit 
ses plus brillantes. qualités. Xiuffon a fort bien remarqué qae 
ie sens de l'odorat étoit réuni dan$ CCft organe au^ens du tou- 
cher ).. et quç cette union de â^ux,S)en8 ^ssa^t simultané- 
ment ^4Qit donner sur tous le^ corps des notions ^ns exactes, 
que.si çbftciu^ d'eux étoit seiîl. D'ailleur« Ja trompe ^de l'^é- 
phant e9t:trè^-sensible,;. des rameaux nerveux considî^ables 
de la cinquième paire €;t 4e las^ème, viennent 5!y^paiip.uir ; 
en putre ,- son extrême ^xiitilité s'appliqiiaQt , àssçz exacte- 
ment à tous les objeUt ea^cendle toucher. p)us .payait C'est 
dpn<* principalement dans cet organe que réside Tesprit, le ' 
sçntifnentde l'animal; le reste ^ cojrps est une masse brute, 
inforine, i^nç matière gr^sière , un poidSr inutile .f. il est re- 
couvert 4^tme peau épsus^e, .dure et raboteuse commeVécorce 
d'unvaicbre^ qui se fendille si Ton n'a pas le ,aoin de Thui- 
pecteir ou^ de la gr^iiss^r; sa couleur est grisç» s^e.,; etJiV 
inimal cherche à la couyrir de iaoge; il. se plonge, c^m- 
xn^ les cochons, dans des i>ourbiers; il.est mal propice et 
birutal; .il mangje goulûment et avec excès. Dans rétat. sau- 
vage ,, il. détruit encore plais, qu'il ne mange. Lprs<iu'il entre 
/çn nombre dans, quelque cl\an^deriz*,4ans quelquq planta* 
lion d(^ cannes i sucre , il brise et détruit tout ; il écrase avec 
ses pieds., arracbe.avec sa trompe ; il couche .l/ers cannes , en 
^.rouUjpt sur e^es, à' peu près comme un, châtrai qui se cou- 
che dans un pré; car tes cannes à sucre, quoique grossfis 
de plus de deux ponces de diamètre et fautes' de dix-huit à 
vingt; fij^^s, qu^oiau^» garnies de feuiUe^ trè$-cotix>antes , ne 
sont pour des éléph^ns, qu'une espèce d'hei;be qu'Us écrasent 
façH^inent D'ailleurs, m aiment beaucoup leur saveur su- 
crée, et les Indiens sont obligés d'écarter ces robuste^ qua- 
drupèdes de leurs plantations , en les épouvantant par de 

tjours en troupes assez nom- 
es , près des bois, des mare- 
t pa^méçbans et n^ cherchent 
ipçnt qu'à manger. Quelque- 
et renversent ies cabaiies àt$ 
une fouçmilièiie; mais ils ne 
n ne les irrite* ,£p ce cas ils 
itraitent beaucoup avec leur 
>mmes qu'ils peuvent atteiû- 
llement des détours , et que 
ir agilité > on peut quelque-. 



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hl jj E i^Q 

fois les éviter. D'aiUears^ ils sont râncuDicfsirtW kourien- 
dent long-temps des,1>ffenses, à, ce qu'on asàWre: (Jaoii^u^ils ne 
Soient pas timides, ils nemontreiit pas le grand tioar âge des 
animaux carnivores ; ils entrent en furie , miàis ils sont bien- 
tôt fatigués, parce que leur taille énorme érige l^eancoup, de vi- 
gueur fnusciilaire. Plus un animal est grosymcfins il a' relative- 
ment de force; celle-ci n'augihente guère quï'icômthe le ckr^ 
ré, tandis que la masse au^ente coinmeles etiliesi Paf>xem^ 
pie, une hirondelle a beaucoup de vigueur musculaire, éômme* 
on le vôit^ar son vol puissant; mais si lanjiéine proportion 
de force, relativemient au volume^ setrouvoitd^anstécorpsde 
l'éléphant, qui est peut-être cent milfe fois j^tts'çrpè que rhî-' 
rondelle , sa force seroit invincible: H déraicjiûêroit facilement 
des montagnes, il tordroit les plus erqà chênes comme de la 

{^>aille. La proportion dé forëé dimmpie donc à mei^ùre que 
e volume du corps augmenté, et vire t'end:XJn hanneton ^^ine 
{}ucèj ont beaucoup de force pour leuir granjSeur; tandis que 
a baleine si massive, si énorme, devient pourtant là nroie de 
quelques pécheurs. Si l'on supposoit quelque animal deuk ou' 
trois foiîs plus gros que laf laleiàe , il ne se pourroît pas 
même remuer; voilà pourquoi la nature s'est imposé des bor- 
nes dans la grosseur des anîmaui , tandis qu'elle à dfvise leur 
petitesse ]presque à l'infini. "' ! . 

La forme de l'éléphant est peu agcéable, ses coîntiour^sont! 
mal dessinés, son corps n'a aucune gr^té", il 3i àe grosses 
jambes, ihinces dans leur milieu, larges et plates vers la 
plante ; chaque pied a cinq doigts réunis. Le train de de- 
vant est plifs haut que celui de derrière. Ses oreilles sonf^deux 
larges peaux échancrées, brunes et ridées, qui tapissent pour 
ainsi dire chaque cfeté de la tête. La lèvre idférieure finît 
en pointe; la queue est longue et porte quelques grosses soies 
roides et noirâtres vers soii eitrémîté seulement ; toute la 

Ïean du corps est nue» fl'i^ri gris brunâtre et pleine de rides 
6teuse3 conime répidér<ne;4es arbres. Entre lé^ deux jambes 
de devant sont placées^ lesf deux papîHesdèsniamelles* La ver- 
ge ,âu mâle est reuferm^e dans un fburreau^ et lorsqu'elle en- 
tre en éredticiu, elle përifl presque à terre, quoiqu'elle ne sur- 
passe guère en taille celle du eheï^cJ^. La vulve de la femelle est 
plâcéÉf très-bas sony lévchtre; Le mâle delà mén^r^erie du Jar- 
diii ieii Plantes dé P^ris^ entroit Souvent en érection, sollicité 
par les <éare$ses de sa fémèUe, qui pfessoit albr$ ses mamelles 
de i^a trompé , et l'ettti'èlàçbit avec celle du mâle; ensuite ils 

Îioussoient quelques dià d'amour, monloientsurle dosPun 4e 
'autre , abalssôientleur croupe, et souvent le mâle éjacu- 
^ loitime grande quantité dé sperme limpide. Au temps du rut , 

}ui étoit le mois de mars'pour Péléphant mâle , raiort à Paris 
ans fhirer de l'an Xou t8o2 y cetr animal étoit hii trait ahlc , 



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iSo EfL-E 

înf je ser serrer le gland 
e. ^mettre laseiDence. 
f de chaque côté dé la 
omme une. ècbrçliiire , 
re.Vers le milieu du 
;ç ouverture se ferme, 
t DiVs^ donc yas ditté- 
\. observations récentes 
e cet animal s^accou- 
aiçcouplèment s'oînère 
pèaes , sans s^ çs^c^er 
, depuis 1 79a jusqu^en 
Tiperah, province du 
airt. i et 2 , pag. 3i et 
dont il fut téiçnpin, £n 
I rut» dans un enclos 
, on, leur distrioua des 
chaoffans , comme des 
Ils prirent biept^t une 
.^e caressèrent â:!ônti- 
^ ai| soir on attaçh^ la 
encore. Desi gardiens 
î par le inâle. Le len- 
e des spectateur$ , elle 
:c le tapitaine R. Burl;e. 
couplement, qu^.fi^tt 
[is toutes ses circons- 
[è. Elle auroit été cpu~ 
verte une cinquième fois dans l'espace .de seize beurcis^^ si Ton 
n'eût pas empêché cette dernière , de peur d'ènçryer ces 
animaux. (Corse, Philos, irons. , 17999 parjt..i^ pag. ^^^..et 
Biblioth. hriùmn.^ t 12 , n.®* 9i-q4ï P^« 194-3 ^^6^ ^^q» )' -^^ 
a vu des femelles recevoir le mile avant Vâgp de 3eize an^^.et 



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y ~ E' L E ,5, 

d^éléphans tluroît deux ansv mais y {Karoîl qn'eUe s'éten4 
beaucoup ii|oIns> etquVU^ surpaie peu celle de la vach^ 
onde 1^ chaïkielletqaiestdf ^ à douze mois; Chaque parlée 
est d'uQ petit, rar^ement , ^e dieui:. XiC jeune, élépbant suce 
la mamol^d^sam^re avec saguenlc^et non a^e sa trompe, 
commun l'avoH ciu {1 par^t que Vallaitemealidure un on 
.deuiç ans. -.\ < î - , ^...'i ..= ,: 

Dans Féiat de lAertë, les éfé^fjhims vivent «n.trp^peis ou en 
compafi^ies; ils nagent fortbiçn;, parce que leur, cojçps est 
très-¥olaniineux. Lprsqu'il^entr^enb ,4aqs defS e^li^pr^tibades , 
ils élèvent leur trompe foi^ respirer Tair à, leurt^i^e ^.tÀudis 
que leur corps, est eptièren^ent subpiergé« Oli pciurroit de 
même .adapter aux narineftjde nos.filiopgear^ un^tf^^MA 4e»ble 
qui coiiiHàuniqueroit avec, fair , ^ndis qj^'il^ s^oient sous^ 
Tean : ce xnoyeit serait peut-être ^plu& cQjpvsen^lifle que/icelui 
de la cloche V je, m'étonne qu'oa^'enh fess» p|i&J[>e$s^^Ott^ 
qu'on ne le mette pa^.en usage« -, î u^'^ 

Les. défenses, des ^^t^Aoii^. variât liea9QQUjpieii*igrôssç»r 
et en qualité ; on en trouv^ du poids dejii^iiv^iiQhaqu^; 
mais ces cas sont extraordinaires,; ce $oxkisixxi^nt>:\e$(lep/Mm 
d'Afrique qui fournissent les phislxewi et les p|m grosses dé- 
fenses. On di^i^c^e ^plusieurs .$Qi^ft d'iyoiip^ pu m^rfil.; 
celui qu'on s^pfi^ïX^imniPfn es$ Jkp(t^,.e^tiinii^.!^ ^, l'article 
Ivoi&E. ) Qn ejx^bâ^ w^ g^ànd ^mmer^e au jGon^ yen: Gui- 
née, ank Sénégal, à (a côte des.iDent^ , au ;pays. d'Acray 
d'Anté, au Benjn. , à Rio ^df^Xlali^^rA) À la c^4?Oc ♦ ete. 
V. Bosmap, Fo^ffge en Quinde^ p»':^43i;« Di^eniieir p. io4 KJ^e?- 
»aîre,.rqîc4?y<^»P-97- V :..,., . . 

On troujKe . des élé^ha^^ , npnnSçuleiAeRt dans. VKme mirtr 
dionale , comm^ au Qeugale ^ ^ G^(;hin, ^u Malabar v. au. 
Tonquin, à Siam, au JP^^à Ceyiftu 4 àrJ9d^,^^yi|x Philtpr 
pines ; piais. au^si dap^ pç^^tque |;Qute |/A$riqiM^y .en Nigrâtié^ 
ÇD Abyssinie ,eA £ibi<^ie î «tJiisqttVl^rs les teinres du Cap« 
,de Bonne-Ëspér^^e 5 quoique çeundlA^ik]!]^ «^nt d'une 
autre espèce que ceux d'A;$ie«^.aiM| certains^ jLii^i^i ils «oifr 
mênae si abppd^ , qu'il est étopnant d'y Iv^t àlPttWïearrdoft^^^ 
Wtipiipfl/s. Un vieillard 4e 8i ,ans > qw4VP«t é^bion ebajsseur, 
assuroittàif* Tbnpbprg Ô Vi9yag* J«wf. /ï|»f>,. t ja^.ip;:64')K|ii'il 
.^bs^oH i4$9 qu^<re ou cm{Mipfuim^v:\wvit4eS' ^'lUket fpk il 
;«»^4lîypÎEk 1tuétrT?iBft-d^i]çlrdaïWim^ î^^ 
.çççapos^s: df^ tiîftis^ p^ti^s d<& ploqlb-, ?si|i^ un« d.'ié|^fl^:et 
^iûpè$ent qM^re oac«s*:.le ol^âieHr.dPÂli^ker^.la p^ik'ine. 
M^ftdansi l'A^ic^iPù Jiçs 4lyé0«is;i^p9%.flu»^d^ 
piliers-:, :^ rM'.^Ç^ttiteiite ♦demies tr^^n^^ 4#ai(vsii4uei, yoioi 
«owmen^ o^vlpunifaH la , db9Sa^> idi^ii5^l^'B«|ig^ -< qui ferme 
«ne enceintatde. |)ieu3;'£ni^an^.fvn.5siâc4i^ îon .l'appelle 



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iSa E ii E 

6«s Cl ér^Sés V vont chercher lés élépham Khrés dans les fo - 
rets et les attirent dàlis rcncelnte \\^ on lest attache fortement , 
on leur refuse U nourriture, <m Icfs dompte jusqu'à ce quUls 
deviennent souples et obéissais; Uaitiour pour les femelies 
privés aide encore k subjuguer les koomkeei oit éléfihans sou- 
^ges : ils ^ont bieiitôt privés. S'ils «s'échappent et r^ument 
dans leurs forêts , ils se laissent reprendre au même piëge 
^U^on teuràypit tendu; souvent inéme il suffit que le comak 
aille lestt^ouver dans les feréis et leur parle d'une voix im- 
périeuse en les menaçant, poùt qu'ils viennent se remettre 
paisiblement sous le |6ug de Thomnie/^ Corse , AsiaUc re^ 
sêarch. tom. 3 , art. X , p. %^ij et suiv. ) Le père Tachard 
assure i^issi que les <tf^pmi)i^ sauvages se laissent prendre au 
royaume' de; aiam par lès^ éléphans femeUes. {^Second voy,f 
p. 35âetsuiîr.) Une heure après avoir été pris , ils sont déjà 
traittables^ dit-ii 9 et f oiiiittonte sur leur dos : en moins de 
quinze jours ils sont entièreiHent apprivoisés. Quelquefois on 
envoie «m jgrand nombre de traqueurs dans les bois , pour 
épouvanter tes 'ëéphàns par des cris, des flambeaux , du ca- 
non , des feux d'drtifiee ', etc. V on cerne une forêt , on se rap- 
{^pocbe'^ o«*^t|ferme les élépham qu'on y trouve, et on les 
brce: à entrer' dans une enceinte , rà ils sont attachés , em- 
prisonnés et domptés : entré les palissades de f enceinte , on 
hoiiime peut aisément j^dsser pour ^^échapper , tandis que 
r^^f^j^n^ y est retenu dé force. Quelques nababs ou princes 
de rift^ostan , font autrement la chasse ^vjl Hépham ; ils les 
entourent dfuU grand nombre èi éléphans prwéa\^ et les prennent 
de vive force ou les tuent. Des chasseurs adroits savent les 
saî^ avec' des cordes à nœuds ooùlans , ou leur couper les 
jarrets. £n Afrique , les pauvres nègres se cotitentent de 
creuser desrfosses* qu'ils recouvrent de feuillages , pour tâ- 
cher d'y «attraper quelques éléphans; ils les tuent ensuite à 
coups de flèdhes et de «agaies. Bruce nous apprend qu'il se 
trouve'dani l'Aby^inie des hothmes bruns qui vivent dans les 
bois de la ehair des animaux qu'ils tuent ; ils sont fort adroits , 
vifs^eftagiM/ Onles nomme â^^^ers, c'est-à-dire, èoupe-jar- 
rets , parce* qutk «arrêtent ainsi les éléphans , en les poursui- 
vant à ^hevâd V nUs ^ • et le' sabre à la ^main rils votit les éxci* 
ter ; lws<^ t^^^^feôW tourt sur^ eux s, ib fiticnr ,• rêvietùient 
ptfr-wr prompt détOUit'^i lui coupent les tendt»ns du talon; 
• ensuite on achèv>é^^)'Mimalf à -grands coups de zagaies , on 
hà énièive'sds déi<!nses^ ,ip«itâ ou découpe sa <^âir en lanières 
et eft-iMRi^iHet^sV qu'on lait ^her aU soleil et qu'on mange 
crue. A îtlé de Ceyiâu on envoie des femelles privées pour 
saisir lesni^^sartiyages'et les domptërton eu vient aisééient 
à b^t ^ar la faim ,' parce que ces animaux sont- fort gouhis.' 
iiet pr4nc^ lèdiena mondrwt principalem^ânt leur loiç^ 



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E L E i55 

par le grand nombre des éUphans qu^ils entretUnlient pour 
lear service. Il y en a bien vingt mille individus privés dans 
le royaume de Sîam. Depuis un temps immémorial les In- 
diens ont apprivoisé cet animal , et s'en sont servi â la guerre 
pour porter des tours de liois pleines de gens de trait et 
d'autres combattans. Les princes , les roi 
bat qae sur ces animaux ,, qui, pénétrai) 
nemis avec furie ^ y pbirtoient le ravage 
en amena dans la guerre contre les Rôni; 
bal , qui lem: fit traverser les Alpes ; et 1 
BÎérement que des ossemens d*élépbans, 
poavoient être tévtk de ij^elquès-uniï des 
morts dans ce voyage. Cependant les ti 
Crées' et dès Romains apprirent bientAt ; 
de défense, en' s'attacbant à détruire' les 
animaux , qu'ils reçardoient d^abord coi 
lorsqu'Alexandre Te Grand vainquit Porus , il fit passer en 
Europe les premiers Méphans et les premiers perroquets qu'on 
y ait vus. Homère , qqi fait mention de l'ivoire , ne parle pas 
de Tanimal qui le produit ; c'est Hérodote qui l'a nommé le 
premier. Curius Dehiatus , qui vainquit PyrrhUs /montra le 
premier des éléphans dans nome. Aujoura'hui que les armes 
Uea ont remplacé les traits , on ne peut phis se servir à^éié- 
ffutns^ parce qu'ils redoutent le bruit et la flamme ; c'est même 
par le moyen de pétards , de fusées et antres feux d'artifice, 
^^on causé de la terreur à ces animaux; de telle sorte Qu'ils 
portent le trouble , l'effroi et l'embarras dans leurs propres 
rangs •, aussi a-t-on cessé de s'en servir : on ne les emploi^ 
plus qu'^ des travaux domestiques, oupour étaler sa puissance 
et son luxe. Le Grand-Mogol en npurrîssoit plusieurs mîl- 
Kcrs,ainsi que leisroisdeSiam» de Pégu, du Tonqûin, de Co- 
chin , dé Maduré , de NarsingUe , dû Bisnagar , e^c. Oh les 
couvre de riches bàrnois , on les peint, on met dès anneaux 
d'or à' leurs défenses, on suspend des ûiimAtts à léiirs oretiles, 
on les sert en vaisselle d'or et d'argent. Un «!fej9Aflirf apprivoisée * 
se vend coinmnnéinent mille à douze cents francs , et se 
paye qdël<piefois jusqu'il cinq et dix mille francs dans Tlnde \ 
«efon sa beauté ^i sa grandeur , qui varie depuis bnit |usqu''â 
^Ottz'e pieds. Mais sa nourriture exige une assez grande dé- 
pcnse; on lui donne , onitre de Pherbe et du feuillage , dû 
ï^» ûcs fruité, de^racînes, du jpain, du sucre , et des échauf- 
fent , comme du polvbe , du gingembre , de là muscade , et 
«nrtotit de l'arak ou de Teau-de-vië^dcTiz, qu'il mme beau- 
eonp. Vâépbara sert dans les Indes ' à transporter des far- 
deaux, ou bien oh remploie comme monture. Lès femmes 
«es grands , renfermées dans des éèpèçes de cages à Irèillis 
appelées mcdembers^ $oni poriées par dica éléphans dans les 



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p54 *E L E 

;6z vive ,nLai^.j!i^ est pas douce, 
inbla^l^fï^ K^^^s ^^^ yaiçseaii. 
; posé sur jfeur coa , et avec 119 
iquç et les dirige ,à^ son gré : le 
it çiiiyr;e un ci^a»^ t^goureqx an 
•girt 'rarement , et iingrime for- 
Is ,jçVs, grâces ^ans les terrain» 



élég^ant co.ûte fcuit> dix francs 
aucoupie vm \. Teaurdci-vî^, lej 



ite d|^ tabae^.et quçlqueCpi&oi 
!île elparoît tort gai; sa. boisson 
givaïè toujours trpubk^ et qu'il 
noyenljdç sa trompe » ^àns la- 
1 déboucKe, forf bien, 'avec sa 
il peut aussi tourner une clef , 
îr une boucle ^ ^nouer une 
choses ^ue nous faisons avec la 

^ ,_ put ce dont on le charge , wœ 

briser ou; endommager le moindre objet ; il apprend à se 
charger lui-même, avec sa trompe et à se Âéchaiger ; il tra- 
vaille avec beaucoup d^adresse. Lorsque son rçmak veut 
monter sur son côu , il lève, une jantbe, de devant pô\W w* 
servir d'écjielon ; il saisit quelquefois un eiP&pt >> un hpm»« 
ivec sa trompe ^ et le posé sijr son dos san$ lui fa,îre de mal, 
car cet animal est très-doux. Il aime beaucoup se baigner» 
ensuite se ] couvrir de poussière ; H sait cUa^ser les moucnes 
qui le piquent malgré P.éps^sseixr de sa ^eau ; il se sert 
pour .cela de rameaux d'arbres ou d'uhe gerbe de paille. 

Cet animal, si gros .i;edoute beaucpup le| tigre, dont la 
seule odeur le fs^it trembler et fuir de toutes ^scs forG(^. ^^ 
a vu a^n rçi des Indes l^e combattre un tigre contre 1^»* 
iéiëpj^2|ns plastronnes, oui eurent bien de la peiî^ ^.^.?, 
feiidr^ contre ce terrible quadrupède , si cruel et si ague- 

tses ^é- 
•puent-, à 

i,et<piw 
d'il4pf^ 

on Gpr* 

)f !^^^ 
so^en- 

4n sans 



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ELE ,55 



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ÏJes ç 

nâitf ) p 



ses cns . 

siqae fa 

élonnen 

par des 

éléflïm 

rLythme 

paroisio: 
Usa) 

gagé de ; 

sentoitsi 
feaJUage, 
de gloire 
telles qm 
«c purifie 
compatriotes ^ les couvroit de poussière et de rameaux^ 

{>learoit leur mort ^ ce tirait les flècljes de leur oorps^ p^nspit 
ears plaie^s comme les plus habiles chirurgiens , etc. On lui 
avoit jencQjre accordé la chasteté e^ des seutimens nobles et 
élcvé^. I^ès,Indiens^; imbus du 4ogm<^.de la .métempsycose ^ 
P^sei^t que les. âmes des héros > des. grande rois » animent 
le corps des éléphâns : voiJè pourquoi iU.lçs rëspi^ctent et les 
fconorept. X^es ëléphaosblaoc;^^ npii.sopt jfort rares , passent 
pour des êtres presque divine, quo,iqueJç.ui:s qualités soient 
tien inférieures à celles des autres jéléphaps. Toutes cesiidées 
^e perfection n'ont pu étreinspiré^;^ quç, par l'admiration 
d'on aussi vaste et aussi étonnant quadrupiède.; la religion 
^a fétichisme a dû encore augmentçr cette admiration ; on a 



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ise E LE 

nreiit 9 ie son organisation , ei non Ae sa vertu. La mollesse 
de ;son caractère est visible dans la oian^ière dont on Vappri- 
voise ; la faim le dompte ; il oublié dans l'esclavage ses corn- 
pagnons ; il obéit sans murmure à la volonté du maître; 11 
n'ose résister ; il est foible et timide : tandis que le Iîob pris 
vieux, demeure indomptable ; il ne voit dans Phoimne qae 
^n tyran. La faim ne le rend pas rampant et lâche; ilsV 
idigne de ses fers et meurt avec un caractère libre. 

La colère de T éléphant n'est qu'une fureur passagère, 
parce qu'elle n'est pas dans son caractère / de même qae 
dans tous les herbivores* D'ailleurs' les quadrupèdes aq[uati- 
ques , vivant de végétaux, sont tous d'une habitude de corps 
molle et flasque , ce qui le^ rend lourds' et incapables d'agir 
avec beaucoup de vigueur , de sorte que leur naturel est 
ob]||té de suivre la pente de leur physique ; c'est ce qu'il ne 
fatra|imais perdre de vue dans l'histoire des animaux. Tous 
obéissent aux impulsions physiques , bien pltitôt qu'an mo- 
ta\ , dont ils sont presque entièrement pi^rivés. Le penchanl 
4'un ànitnal pour la société de Thomnie n'est point im 
penchant naturel ; c'est un asservissement de l'individu, qû 
Jironve la foiblesse de son carattère : les animaux les plus 
courageux , les plus robustes , dédaignent la présence de 
l'homme , fuient sa société , qui ne leur promet qu!un dor 




rapprochés ; jc est qu 1 
daëlle , leur impuissance, de se défendre , s'ils ne sont en 
nombîre : de même des étriaingèrs qui veulent voyager en 
Afrique , se rassemblent ien caravanes sans se cotiuottre, 
sans av^ir entre eux là moindre liaison d'amitié , et se sépa- 
rent ly)rsque le danger est passé; La docilité , la soumission 
de l'éléphant , ne prouvent donc que l'inertie de sa natore. 
Quoique gfand et lort , il devient la proie du lion et du tigres 
il les fuit, éi les redoute à l'excès. Dans l'état sauvage, ses 
inclinations natureltès ne sont pas supérieures h celles d'no 
rhinocéros, d'un Iik^popotame ^ d'un* cochon et des antres 
espèces analogneis. il n'a ni l'intelligence du castor, nif*' 

ntédudùcD' 

son intefli- 

Le^àfpto 

es pièges où 

déKcals en 

lature lenr a 

alimens pc^ 

sont mèra^ 

ie, on evff^ 



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E Ij E 167 

dVux tes plii5 grands lenrices ; JIs Tendent leur travail au 
prix de leur gourmandise j ils se gourement par rappéilt , 




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,58 . E L E 

temps des cxeinpilcs Aé rengcancé et de- fcrptÏÏîbé : cepen^ 
diant son naturel est doux quand ion ne Pirme^pàs/ On ilbsi. 
trait à saluefr son ihaftire^ à se ^rendre' s6bpl|é , obéîasanl , et 

îi r ' * ' ' " 

Boiiceur. 
mouvoir e 




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Cest surtout dans Tes cantons inférieurs de la Lena, dans 



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des terrains de toarbe, ^"^on en tronré en^ nombre extraor- 
dinaire. Il est aujourd'hui bors de doute ^ par la coinparaison 
dé ces okseknetis aVec ceux du squelette de Téléphant , qu^ils 
sont de' même genre. Les défenses, leist dents, lé crâne, 
les os de toutes les parties du corps s'y trouvent en abon- 
dance. £n beaucoup d'endroits d Allemagne , de ■ Pologne 
et de Russie , l'ivoire fossile est fort commun, et on en 
trouve dans tous les cabinets des curieux, dans toutes les 
officines des pharmaciens , sous' le nom à' Ebtw fossile. Lu 
paysans sibériens s^ima^inent ^u'il vient d'un grabd a)ùm^ 
vivant sous terre , et qu'ils nomitient. Mammoufli; i\ a, il- 
gefnt-ils, quatre à cinq aunes dé hauteur et trois brassés àt 
longueur; sa couleur est gi'isàtre;^a tête fort lotgae; son 
front très-large ; it a des comesi qu'il peut mouvoir et' croiser 
comme il veut : il a la faculté de s'étendre considérableinnent^ 
et de s^ resserrer en un très-'petit volume ; on nç le voit 
îaàiais vivant , mais on l^ tire encore saignant et ëcordé 
du sein Aes glaces ou de la ter^. Les Chinois , au rapport 
de M. Klaprothy savant âanV là langue de ce peupte, ont 
quelque idée du même fait ; leurs livres parlent d'une sourîs« 
grande cohlkne un buflle, fivadi sous terré, et dbût'lé^ osse- 
ihens se peiïvent mettre en àéjxvté dans Ie« art$.\Ce$iabIes 
ne mériteroient aucune attention , si elles ne rappeloîentpas 
.l'histoire des Mùmmouffis ùïxjtêpHahs fossiles, 

Pallas , et avant lui S. G. Gmélià, àvbient dît qùiij le terme 
Mammou^^ittiX àe^Mama, ij[ûï'|àfeiî$e terre. (F. aussi Syllog. 
dissertationum et obsÎErvai. sacrariiè Théodore de Hase^3réinet 
1731, in-8.», dans lequel buvrtige il traite ^ MamrtiuA , seu 
Maman^.qtiod amràal in rtgio^Xis septektrioniilibus iuh Urré 
pi^ére référant:) - • • . 

Rien, à cet égard, liVst 'tilttS rèmarqUabJe que le mé- 
moire de 'RlésiûS', naturaliste v^ûi^ le célèbre éléphanU^' 
couvert tout entier , en 1807 ^ dans les glaces situées près 
de Temnoucbure de la Lena , par M. Adams, et place *^ 
cabinet de Pétersbourg. ( F. Meni.'dcàJ. impér. As^ Sciences à 
Pétersbouîg , tom. 5 V p. it6 et ^uîv.TLe Squelette jr^jf^*^ */ 
cet animia a ses 6s', en géiléral ^ pms irobustes et j^ltis épais 
que ceuiç de nos éléj^hans indien^; et* quoique montrai»; f^ 
te défaut de soudure dés épiphyses, queranîmalétoît en- 
core jeune, îl présente' une plus hante taiUe que îé^^^ 
{' »hans actùellement'vivails; ce qui est èommiin ausCsj* ^^^^ 
es autres osseikien» fossiles de iccfté ésTpféce,'^qïii^étt)|tjÈtrc 
énorme, comparée à nos èlénhans actuels; • \ Uu 

' ^ Le mammo^h de MM. Adams etTîlésîus avoif^eiaé- 
fensestrè^-toiiguesfV'iinê d'elles porte qiffnze pieds; êll«s$oni 
très-cottrb^es en bâtft; les ahéoles dés bifilaires sont jpfûs^^' 



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E L E ,6i 

i6i^ëes,piàâ divergentes; le crâne est plus prolongé que dans 
les éJéphans indiens ; et afin de supporter cette énorme 
tête, il a faUn que les apophyses dés vertèbres dorsales fussent 
plus élevées , pour donner de pkis fortes attaches aux mus^ 
des cervico-spinaux , et que les Vertèbres du col fussent 
plus courtes , etc. 

Cet éléphant fut trouvé gelé , ayant encore ses chairs , et 
sa peau qui étoit couverte de poils de deux sortes. Lorsqu'on 
lefitdégel)er pour le préparer^ des chiens mangèrent de cette 
chair non putréfiée , qui, sans doute, avoit plusieurs milliers 
d'années de conservation. 

Les poils de la peau les phis rudes ^toient de gros crins 
on soies brunes , qui , sur 1 épine du dos , avoient une or- 
chine de long , ou plus de deux pieds et quelqlies pouces , et 
sembloient une crinière. Entre ces soies , i» leur racine , étoit 
une laine grossière comme de la bourre épaisse, et de couleur 
ronssâtre. 

Ces faits prouvent, selon M. Cuvier {Jourmd des Saçans , 
janvier 1817), que, tion- seulement Téléphant fossile diffé- 
roit des espèces actuelles , mais que son pays natal étoit le 
Mord y i^isqne la nature Tavoit suffisamment vêtu pour le 
garantir de la froidure^ tandis que nos éléphans actuels qui 
' dt la peaa nué (sauf quelques poib rares) ne vivent pas na- 
turellement hors des tropiques. 

Quoique, au premier abord, cette explication semble bien 
suffisante pour rendre raison de ces débris d' éléphans au 
Kord, elle ne soutient pas toutefois la rigueur d'un examen 
approfondi. On ne sauroit contester que cette espèce fossile ne 
^i différente de celles actuellement vivantes , et qu'elle ne 
fût habitante de pays moins chauds que les tropiques. Tout 
cela*est évident sans doute ; mais qu'on nous explique pour- 
quoi ces énormes quadrupèdes ne vivent plus dans la Sibérie 
actnellemetit ? Les déserts de ces contrées tt'offrent-ils pas 
asset de sécurité àces anîmaufx? Sont-ce de pauvres Tschut- 
chis qui les ont détruits? Si ce font , comme on n'en peut 
douter, les froids épouvantables qu'on ressent chaque hiver 
dans la Sibérie actuelle ; si c'est le défaut de végétaux et de 
nourriture abondante , parmi ces arides steppes, qui dàrent 
anéantir ces races gigantesques , par la faim et le froid , les 
régions dti Nord ont donc beaucoup changé de température ! 
Et comment ? à quelle époque ? 

Il falloit que jadis ces terres , maintenant . si stériles , 
fussent fécondes, ce qui ne se voit nulle part sans chaleur , 
sans influence vive de la Ittmière , et ainsi sans une autre 
exposition astronomique par rapport au soleil. L'axe du globe 

X. i L 



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i€2 E L E 

a-t^fl cliangé ? mais àlora i^équilibre des mers et toute h 
constitutioii actuelle des climats terrestres durent être fort 
cUfférens de ce que nous observons aujourd'hui Donc le 
poil des éléphans fossiles ne rend pas une raison suffisante 
de tout , comme on le prétend. 

De plus , ces éléphans durent Stre nombreux « et subsister 
pendant plusieurs générations sur les rivages aujourd'hui les 
plus rigoureux , les plus insoutenables par le froid , près des 
mers glaciales. Il y a des millions de dents d'ivoire et d'au- 
tres ossemens de ces éléphans, épars^non-seulement vers le 
Don ou le Tanaïs , et le Wolga ; mais qu'on suive le cours 
du JaSk , de la Dwhia , de l'Oby , de l'Irtisch^ du Jenisey ; 
qu'on parcoure les contrées de Tobolsk>, de Tom , de CluH 
tanga, d'Ângafa, l'Indigirska , la Lena , la Kolyma , les rives 
de la mer d' Anadyr , etc. >; on verra même des îles entières^ 
telles que celles Laichov et d'autres , composées , pour ainsi 
parler , de ces ossemens ; k peine creuse-t-on un puits » dans 
ces régions glaciales , s^ans rencontrer quelques débris de ces 
quadrupèdes ; donc ils ont existé dans une prodigieuse po- 
pulation , ou pendant bien des siècles 9 sur ces terrains qui 
sont maintenant couverts de neiges et de frimas pendant huit 
mois 9 au moins , chaque année. (^. Sauer, dans VEccpédSiion 
du capkame Billings, p. i3o (en allemand), et VaHas^Nordisàhe 
Beytrage^ 7. banà. seù» laS, et Gabriel Sarytsdief , Eocpedit,^ etc. 

Il est très-important pour l'histoire naturelle de notre 
planète , de reconnoître ce qui a pu faire ainsi réunir tant 
d'ossemens de si grands animaux. Déjà l'ivoire fossile et les 
ossemens d'éléphans étoient connus des anciens naturalistes. 
On en lit des preuves dans le traité de lapidibus de Théo- 
phraste , p. a 10 , et dans V Histoire naturelle de Pline , lib, 36 , 
cap. 8. Mais qui a pu rassembler ainsi en Russie , en Sibé- 
rie , en Allemagne , en Pologne , en Italie, en France, dans 
l'Amérique septentrionale , aussi bien qu'au Kamtschatka , 
cette foule d'os , qu'on ne peut méconnoître pour être ceux 
d'éléphans? Hartenfels, d#ns son El^hantographia, Tentzel, 
Klein ^ SJoorr, Marsigli, Rzaczynski, Beyschlag^ Scara- 
roucci , Wedelius, en citent une loule d'exemples, ainsi que 
lés Transactions philosophiques , les Mémoires d^ l' Académie des 
Sciences , le Journal de Pkysique , le Voyage de Pallas , etc. , 
recueillis dans les Recherches sur les ossemens fossiles de M. Ca- 
vier , tom. a. Les bords de l'Obio , comme les environs àé 
Porentrui , le midi et le nord de la France , offrent encore 
des débris d'éléphans , ou d'animaux qui s'en rapprochent 
beaucoup , comme les mastodontes , etc. 

Mais l'on répondra que la froidure , même très-intense. 



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E L E i63 

n'empêche point la tie des 'gros animant; que le» baleines , 
les cachalots et les. narwhals se réfiigîent entre les glaces 
inaccessibles des pôles ; que de grands phoques , que d'é- 
normes morses et vaches marines vivent fort bien sur Tes 
parages de ces mers glaciales , et dorment sur les roches de 
daces ^ comme les stellères ( voisines des dugongs ) ; que 
réléphant marin (^Phoca leomna, Linn. ) des régions aus- 
trales , de la Nouvelle-Zélande , du Chili ^ de la Terre-de- 
Ten, long de vingt-cinq pieds, ayant une trompe ridée, qui 
se gonUe dans la colère (Pérou, Foyage^ ta, pi. 82. ) ; 
^eles grands lions marins (^Phocajvhaia^ Gmel.) se jouent 
<lans les flots des plus froides mers polaires , et n'en ont que 
plos dégraisse, d'huile et de volume dans toutes leurs dimen- 
sions corporelles ; qu^enfin , sous le rapport dje la grandeur 
des animaux , ces régions si froides peuvent lutter avec avan- 
tage contre les éléphans i les rhinocéros , les hippopotames , 
les girafifes , etc. , ^ des tropiques les plus ardens. Rien né 
doit donc s'opposer , dira-t-on , à l'existence possible des 
éléphans , des mastodontes et d'autres quadrupèdes gigan- 
tesques en Sibérie et dans le nord de l'Amérique , et fl ne 
ùat pas remuer l'axe du globe pour quelques ossemens. 

Cependant une coi^sidération toute simple doit faire sus- 
pendre, à c^t égard, notre jugement. Ces grandes espèces , 
actuellement vivantes; dans les régions polaires , sont toutes 
aquatiques , comme les. cétacés , les morses et les phoques ; 
tontes se nourrissent de substances animales, de mollusques , 
de poisson» , mêlés quelquefois aussi de fucus et de va- 
recs ; ainsi une nourriture animale fortifie davantage que 
des alimens purement végétaux. Des plantes , d'ailleurs, ne 
peuvent se trouver assez abondamment sur un sol couveit de 
neiges, pour sustenter de vastes éléphans, des rhinocéros, 
même en petit nombre ; puisque les hommes et les animaux 
de ces contrées polaires si désolées , si stériles , ne pour- 
roient pas subsister , sans les animaux marins , sans les pois** 
sons qui fournissent une pâture suffisante. Or , les éléphans 
^t les rhinocéros , par la conformation de leurs, ^ei^ts et de 
leurs intestins , restent herbivores , et il ne peut pas sub- 
Aster habituellement de crands quadrupèdes où manquent les 
végétaux, où quelques lichens et des mousses soutiennent diffi- 
cilement la vie des rennes, celle des lemmings et d' autres ron- 
geurs obligés de faire des provisions souterraines pendai^^ de 
n longs hivers. 

Nous avons peine à croire ^ d'ailleurs , qu'une froidure si 
fiente qu'elle fait tomber de sphacèle dès membres , ou 
les doigt$ , 1« nez i des Lapons , des Sampïèdes » pût épar- 



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i64 E L E 

gner II trompe délicate des élépËans. Ceux de ces immaiix^ 
qu on a trouvés encore avec leur chair, ne prouvent-ils pas 
q]^41s ont été surpris par un froid subit , et que les flots des 
grands fleuves ont pu les entraîner^ des déserts de la Haute 
Asie , vers les rivages de la mer glaciale ? S'il existoît donc 
jadis 4e ces grands quadrupèdes , couverts de poils, dans des 
régions froides, ce seroit vers le Thibet, les déserts du Cobjr 
et de ChamÀ , moins froids que la Sibérie , et peut-être à 
des époques très - reculées , où notre planète étoit moins 
froide qu'elle ne l'est aujourd'hui dans ces régions. Noos ne 
pouvons pas établir avec certitude les causes de ces change 
mens , nlab ils se rattachent probablement à la même cause 
qui couvre aussi nos cpntinens de tant de débris de coqoil- 
lages dont les analogues vivans existent dans- les mers des 
tropiques. V. Coquillages. 

Etablîça-t-on, en effet, d'après Gmelin, liîner. siUr.t 
lom. 1 , p. i57 ; Tatischtschev , de ossièus neammonieis , àm 
les Mém. de l'académie d'Upsal ; et aussi Messerschmidt , 
Philos. Trans. , tom. 4o , n.» 446 ; ou d'après Isbrand-Ides ^ 
Strahlenberg, Lebrun, dans leurs Voyages^ ouBuffon,dans 
son Histoire naturelle^ que tous ces ossemen:? ont été trans- 
portés par des alluvions ou des déluges dans le Nord f AdojH 
tera-t-on l'hypothèse de Pallas, iVw. Comment Petrop. , 1 13 
et 17, où il suppose que l'Océan des Indes, soulevé par 
d'immenses explosions volcaniques , s'est pi'écipité snr le 

I^ôle du Nord, en balayant toutes les productions des Indes, 
es éléphans, les rhinocéros , etc. , qui s'y trouvent entassés 
aujourd'hui ? Ensuite le froid les ayant saisis , leurS chairs 
même se seront conservées. C'est ainsi, disent encore avec 
Païîas , Gmelin , Steller , Georgi , etc. , que les Sibériens 
conservent, àts années entières, du poisson frais., ou d'autre* 
substances , en les tenant gelées. 

Quoi qu'il en soit , les éléphans actuels ne peiîivc»t nnUc- 
ment supporter la froidure, même celle assez modérée »« 
nos climats , pendant Thiver le plus ordinaire , puisque lo» 
de ceux de la rnénagerîe de Paris , quoique lo:gé chaoflc- 
ment et commodément, pendant l'hiver de 1801 à 1802, «* 
mort d'une péripneumonie. Quelle Catastrophe a donc p*; 
confiner sur nos contînens les débris de ces aniiflanï^jF^ 
habitent exclusivement la zone torride de l' Ancîeot-M'tfttde • 
Qubls prodigieux espaces de temps ont dû s'écouler ètf^ 
que ces vastes quadrupèdes ont disparu de tous les ch***® 
qui recèlent leurs ossemenS P II falloit donc que 1^ ^.^'^ 
fût *alors bien différente de ce qu'elle est aujourd'hui- ^^ 
seulement on trouve des débris d'éléphans dans ks t0^^^ 



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E L E i6S 

que noi:» avons citées , mail encore des ossemeni d'autr^eâ 
aoîmauz de familles analogues y tels que de& rhinocéros, des 
tapir9f etc. Pallas rapporte atîtssi , dans ses Voyages , qu'on . 
troava , en Sibérie , une tête et un pied de rhinocéros 
ayant encore toute leur chair et leut peau. Voyez Rhi-- 
]t0€£ii05« M fut trouvé, en 1771 , sur le Vilhouï, dans le 
gouvernement d^Irkoutsk, Pallas, Noq. Cammeni, PeiropoL 
toi». i3t p. 4-3g. La glace perpétuelle de ce climat les avoît 
pu CQBserrer un nombre d'années très-co^dérable. Mais ceci 
îndi^ aussi que ta catastrophe qui a détruit ces animaux, 
a ià être soudaine. La froide Tartarte étoit-elle doncaupara-^ 
vant aussi chaude que les eUmats des tropiques ? Si Ton con^ 
sidère que nous marchona.sûr les Vdébris d'un monde anté^ 
rieur ; que tant de forêts eoserelies ^^tant d'ossemens- d'ani-* 
maux, tant de ceuches de coquillages , tant de felrrains dé- 

tosés par les eaux , agités par les volcans ^ bouleversés par 
:s tremblemens de terre , nous attestent ks grands chan- 
gemens de ia terre , nous ne devons pas tant noils hâter de? 
former des systèmes, de géologie. Qu^elle est ancienne ,.la 
planète que nous habitons Combien elle à dâi changer de 
fois, et combien eUedoitse transforme rencoredansk cours, 
démesuré des siècles! Qtie sont auprès d'elle cinq à sixmil-*. 
liers d'années ? Nous lie sommes que d'hier sur la tore , et 
cependant il nous faut , par ta pensée , percer dani les ténè«« 
bres du passé et de Tavénir^ dans ces deuxabiine5 entre les- 
quels nous sommes placés , et où nous allons nous engloutir 
à jamais. , . . 

Il parolt. donc que la^ plnpart de ces éléplians, aujourd'hui 
fossiles , étoient ph» gros et plu& grands^, et surtout d'une 
autre espèce que ceur cfui vkent à présent ; de même que 
les haleintea d'autrefois étoièiit plua puissantes que. mettes de 
Bos mers actuelles, (i^. notre article Baleinil) La guerre 
que l'hoflMKie a déclarée à <xs animaux , les . empêche de 
parvenir à une longtfe. vieillesse et à tout iei développement 
de leur masse. Les os et les dents fossiles d'âéphans nous 
aiUQOBcentdes animaux de vingt et même vingtK^mq pieds de 
hauteur, gros et longs à proportion; nous ne voydns ried 
de semblable à présent sur la terre. Est-ce ^e les anciens 
iges du monde anroient été gplus favorables à la vie des 
animaux et à celle des hommes , comme ta G^ièse le rap- 
porte des premiers habitans de la terre ^ aux temps obscurs 
des Jarèd et des Madiusaktn ; temps eitfoncés dans ^ne nuit 
profonde , et où l'esprit trouve peu de fonds pour se fteposen 
Est-ce que les générations des êtres mortels se seroient abâ^ 
Urdie$ dans la longue carrière àsà âges? ,V. DiGÉNÉSfATiOK. . 



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i66 E L E 

Nous n^aurîons qae des conjectures à imaginer, an défaut 
de l^histoîre du monde ; mais ces témoignages des réyolutioDs 
de la terre , ces antiques médailles des siècles qui nous ont 
précédés , doivent nous faire penser que , sur ce globe , la 
nature €St sujette à de grands changemens , et que nous ne 
devons point assurer en téméraires tant de suppositions et de 
systèmes , que les livres les plus révérés et. les plus antiques 
nous ont transmis. Comme un villageois , qui n^est jamais 
sorti de son pays , ^ peut pas croire que le monde soit si 
vaste , et ^i étrange en certains climats , de même , ne pou- 
vant pas sortir de notre siècle et de notre temps , nous 
tenons souvent à tort pour des fables et pour des choses im- 
possibles tout ce que nous enseignent ces vieux moniimens 
des catastrophes du moqde. (virey.) 

ELÉPHAN5 FOSSILES. Les nombreux débris d'ëlé- 
phans que l'on a rencontrés dans une infinité de lieux , et 
surtout dans des terrains meubles on d'alluvion , ont en gé- 
néral été rapportés à ces animaux ; mais comme , avant 
M. Covier , on n'avoit point reconnu les différences^ très- 
marquées qui existent entre leurs espèces vivantes,- on n'avoit 
également pas été à^méme d'apprécier celles qui les dis- 
tinguent aussi de l'espèce fossile. Il étoit encore réservé à 
ce savant illustre de rét2d>lir cette dernière , et d'en faire 
eônnottre les caractères particuliers. 

Depuis Théophraste jusqu'à nos jours , les ouvrages ren- 
ferment des notices noinbreuse& sur les ossemens d'éléphans 
découverts dans l'Asie septentrionale et en Europe , où les 
espèces vivantes n'ont été amenées qu'à compter du temps 
d'Alexandre. Ces ossemens, le plus souvent, étoient regardés 
comme des os de géans et de héros. On crut successivement 
retrouver les restes SArdêe^ ^EnUUe oxkXOtusy û'Epandrey 
de Ttuiobochus , etc. L'Italie et la Grèce en ont offert dans 
beaucoup de lieux ; mais , dans ces contrées , on pouvoit les 
confondre avec les os des espèces vivantes , puisque les Ma-* 
cédoniens et les Romains avoient possédé un grand nombre 
de ces animaux. Il n'en étoit pas de même des autres par- 
ties de l'Europe et de l'Asie , où l'on n^à jamais vu d'élé- 
phans que deloin en loin, et en très-petit non^re; etcepen^ 
dant ces contrées ne sont pa^ plus dépourvues d'ossemens 
que l'Italie et la Grèce. > 

Ceux qui ont été recueillis en France , sont notamment 
assez nombreux. Il est certain, dit M. Çuvier, que le pré* 
tendu géant trouvé sous Charles VU, en i4.56 , dans la ba- 
ronnîe de Crusol , près Valence., étoit un éléphant, et il est 
probable que celui qui fiit déterré , sons liOuis^I , au bourg 



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E L E xfiy 

ïc Saînt-Pcyrat , encore près de Valence, et dont parle 
£!œUiis BliOdigikius, étoit de La même espèce. C'est aussi en 
Bacqphiné 9 près du château de Cbanmont , on de Lan^n , 
entre les villes de Montricaut , Serre et Saint-Antome , 
^e s- est trouvé celui de tous les squelettes fossiles qui a 
donné Keu à plus de contestations , le fameux TèutoBochus , 
sujet des longues disputes^ d'Habicot et die Riolan. Une 
nolaîre d^él^phant (îit trouvée , en 176b , près de Saint- 
Valier, à demi-quart de lieue duKhdne; une mâchoire îxxt éga- 
lement recueillie à Pimoisson , près de Riez (Basses-Alpes): 
M. SToulavie parle d'un squelette presque entier , découvert 
dans les environs de Lavoûte ( Ardèehe ) , dans des attérisr- 
semens voisins du -Rbâne^ M. Faujàs décrit une défense trou- 
vée dans la commune d'Ari>es, près Villeneuve de Berg, au 
pied des Monts-Cbirons (même département) , à cinq pieds 
de profondeur, dans un tafa volcanique. 

On trouve beaucoup)^ d'autres débris d*éléphans, en^se 
rapprochant des Pyrénées. La Montagne-Noire en recèle 
une quantité dans ses pentes, notamment aux environs de^Gàs« 
tclnaadary ^ à Gailkc enAlbigeois, auprès dé Toulouse; près 
du château d'Alan-, résidence des évéquesduComminges^etc 
Il y a au Muséum une portion d'omoplate , déterrée à 
trois lieues au-delà de Châlons-sur-^Sadne , dli câté de 
Tournus. Les ouvriers qui travaillent au canal du Centre , 
ont récemment déc?ouvert un amas d'os d^éléphans dans la 
même province , près de Chagn^. On » trouvé dans plu- 
sieurs endroits , aux environs d'Àuieerre', et tf^amment au 
Pont-de-Pierre , des mâchelières plus ou moins entières, qui 
sont , à n'en pas douter , des mâchoires d-éléphans.. A Fou- 
vent , près de Gray ( Saône) , et dans lé Porentrui , on en a 
rencontré également des amas assez considérables. 

Les environs de Paris en ont offert à Argenteuil, à Meu^ 
don ^ dsois la forêt de Bondi , pires Se vrans ; à Giérard-, en 
Brie , à une lieue de Grecy,. etc. 

On a trouvé une mâcheiière d- éléphant sous te lit de fa 
Moselle, près de Pont-à-Monsson , et un germe d'une de ces 
mêmes dents , aux environs de Metz>. 

La Bernique en a offert, principalement aux environs d'An- 
vers , de vilvorde , de Bruge , de Louvain ^ de Nonnen- 
weyer, e^. La vaUée du Rhin- fourmillé de ces ossemens , 
et notamment auprès de Bâle et de Strasbourg-*, et là, comme 
partout , ils sont enfouis dans les sables et autres terres 
d'alluvion des rives de ce fieuve« 

L'Allemagne est, sans contredit, le pays de l'Europe où 
foa a- trouvé le plus, d'os d'éléphans fossiles ,. non pas, 



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968 EL E 

peut-être , dit M. Cuyîer , qu'elle en recèle pluâ que lea 
autres contrées , mais parce qu'il n'y a , dans cet empire , 
pour ainsi. dire, aucun canton sans quelq^ homme instruit 
et capable de recueillir et de faire eonnottre ce qui s'y 
trouve d'intéressant. Nous nous dispenserons de nommer ici 
les lieux nombreux où on les a rencontrés. En Pologne, on en 
a trouvé également dans le(^ bassins delaVisf^e etduDnîester, 

Les Iles Britanniques qui , par leur position « n'ont pas 
dà recevoir d'éléphans vivans , en oifr^nt un grairà nombre 
de fossiles , et il n'est pas jusqu'à l'Islande qui n^en ait. 

Mais , de tous les pays du oionde , celui <|ui a le plus £Sumi 
ie ces dépouilles, c^est le vaste enq^re de Russie, et sur^ 
tout celles de ses provinces où Ton devoit le moins s'at-r 
tendre à en trouver, les parties les plus glacées 4e la Sibérie; 
ces contrées , au rappoit des voyageurs « fourmillent , pour 
ainsi dire , de ces monstrueux débris ; et ce phénomène y est 
si général , que les habitans ont forgé une fable pour l'expli- 
quer , et qu'ils ont supposé que. ces os proviennent d'un 
grand animal souterrain vivant à la manière des taupes , 
mais ne pouvant voir impunément la lumière du joinr. Ils 
ont nommé cet animal MammorU ou Mammovth. 

Les défenses de ces éléphans sont connues sou&Je nom de 
cornes de mammoni (^mammQnioçakàsi^ ^ et sont si nombreuses 
et si bien conservées , surtout danis les contrées septentrio- 
nales, qu'on les emploie aux mêmes mages que l'ivoire 
frais , et qu'elles font un article de commerce important* Ce 
sont prmcif^ment les berges des Seuves qui ont leur em- 
bouchure dans la mer du Nord, depuis la Vistuie jusques au 
{promontoire des Tschutchis , tels que le Volga ^ la I^éna , 
'Indigirska , le Jenissey , l'Ob , et Içs rivières qui s'y jet^ 
tent , notamment l'Irtisçh , ainsi que les rivages de la mer 
d'Ana^r, mi en fournissent le plus* 

Feu Fatnn pensoit que tous ces éléphans avoient élé ame-. 
nés des Indes par les fleuves qui s'approchent d^ mon- 
tages du Tbibet ; mais M. Guvier, qui n'admet point cette 
hypothèse , fait remarquer que Flrtifich seule est dans ce 
cas , tandis que tous les autres descendent , pour la plu^ 
part , de nKmtagnes très-froides de la Tailarie ciiinoise* 

« On en trouve à toutes les latitudes ^ ajoute^t^il ; et c'es^ 
du Nord que vient le m*eilleur ivoire » parce . qu^il a été 
moins exposé à l'action des élémens. 

« Ce qui , indépendamment de cette prodigieuse abon- 
dance , exduroit toute idée d'expéditions conduites par deç. 
hommes , c'est que , en queloues endroits , ces os s<mt réu- 
nis à une quantité innombrable d'os d'autres animaux sau- 



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E II E iGg 

v^es 9 grands ,et petits. Les os sont généralement dispersés, 
et ce n'est que dans un petit nombre de lieux qu^on a trouvé 
ies squelettes .complets , comme dans une sorte de sépulcre 
de sable. Ce qui est bien remarmiabl^ encore « c^eM qu^on 
les trouve souvent dans , ou sous des couches remplies de. 
corps mai:^ns , comme dés coquilles , des gloasopètre^ , et* 
autres ^ selon le récit de Pallas ; mais une particmarité , qui 
n'est pas moins frappante., c'est que , en quelques endroits , 
on a découvert des os d^élépbans qiû comervoient encore 
des Jambeàu;c de clxair , pu aaulres parûe« inolles , le plus, 
souF^nt au milieu des .gl^^ces y qui les préservoient 4^ ^9 
décomposition. . .: . ' 

H Un dputeroit peut-êtye dç ces ftiits., s'ils ft'étqient con- 
firmés, 1'^ par un squelette du même genr^ , ^ Fautbenticité 
duquel rien ne manque ; celui du rhinocéros rentier., dât^cré 
avec ses chairs , sa peau et son poil ,. .auprès du YiUiQui, en, 
1^71, dont nous devons à Pallas une relation circon^^n^ 
cjée, et dont la tête et les pieds sojpt. encore, conservés à 
Pétersbourg , et a.*' pfir la découverte plufiî récente , faite en 
1807 par ^' Adams, dans tes glaces de T^i^ahouchure de 
la Lena , d'un m^^munputh .entier dont la chair étoit con- 
servée , ainsi que la p^au qui étoit coi^vcri^ d'un (?utre 
^yais et de long poils roi^es. (i) Ç&sfmt^ proi^çetU tous en- 
^bkj que c*0stu^ reQoUUiQn subite qid a enUrré ce^ éknmoM 
mofmmens. . .■ ,' ... 

« Le^ lieux ^c^. plus méridionaux de TA^e , où Ton ait 
dit jusqu'à présent avoir trouvé dès os fossiles d'élépbaps ^. 
sont la m^r d'Âr^, et leç bords, du Sihou pu- Ja^^artes , et .en 
eénéral il est singulier qu^ou i|e déterre poi^iit de ces os, dans 
les climats oh les éléphans que nous connoi^sQX^ vivent habi- 
tuellement^ tandis qu'ils ^nt 1^ con^n^ui^s à des latitudes 
qu'aucun de (ces animaux ne poarroit<sopp9rter. » 

L'Amérique , outre les ossemens du grand animai de, 
rOhioj appelé mastodonte par M. Cuvier, et que BufiËon 
regardoit coipme des i^ébris ,d'él^pl?i^P^f oflVe encore bien 
réellement des ossemi-ens de mammouts,^ en tout semUabU^ 
à ceux dé Sibérie* Ils sontplus abondans au Nord , u^aÂâ on 
les rencontre aussi dans le Sud, et M.,de Humboidt a rap^t^ 
porté des fragmens de d^utsmolaires trouvés à Hue-Huetoca^ 
F^ de Mexico , et une pointe de défei^se de la Villa de Ibarra , 
province de Quito , au Pérou , ^ xi\j toises de hauteur au^; 
^tssxïs du niveau de la mer. 
• . , — , — ^^ ^ — • — , — «^ 

(i) Cet élëphant fossile a été recueilli d^mn le cabinet de Pétes- 
t>ourg. La coÛectionibi Muséum de Paris possède une touffe de poils 
çl de bourre ou feutre qui lui appart^cat. 



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x'jo E Ij E 

La Barbarie a offert quelcpies fragmens de molaires de 
ces mêmes éléphaus fossiles. 

Il nous reste à faire connottre les diffîérences principales 
observées par M. Gnyier , entre Télépliant fossile ou mam- 
mont, et les ëléphans rivans. 

' L'Éléphant fossile , Elephas pnmogemus , BlomenBaiA, 
a le crâne allongé ; le front concare ; les alvéoles des défenses 
très-longaes ; la mâchoire inférieure obtuse ; les mâchelières 
pins larges que celles des espèces d* Asie et d'Afrique , mai^ 
qnées de rubans transversaux d'émail plus serrés. 

On ne trouve ses os que dans l'état fossile ; personne 
n'en a vu dans l'état frais, qui fussent semblables à ceux des 
siens par lesquels il se distingue , et l'on n'a point vu, dans 
l'état fossile 9 les os des deux espèces vivantes. 

On trouve ces os dans beaucoup de pays, mais mieux con- 
servés dans ceux du Nord qu'ailleurs. 

L'éléphant fossile ressembloit à l'espèce des* Indes plos 
qu'à celle d'Afrique. Il dîfféroit néanmoins delà première par 
les mâchelières à rubans phis nombreux et plus étroits chezloi, 
les formes de sa mâchoire inférieure , qu'il avoit plus obtuse, 
et par celles dé beaucoup d'autres os, mais surtout par la 
lon^eurdes alvéoles de ses défenses. 

Ce dernier caractère devoit modifier singulièrement la 
figure et l'organisation de sa trompe, et hii donner une phy- 
sionomie beaucoup plus différente de celle de l'espèce des 
Indes , qu'on auroit dû s'y attendre d'après la ressemblance 
du reste de leurs os. 

Il paroît que dans cette espèce les défenses étoient généra- 
lement grandes et arquées. ( r) Il n'y a point de preuve qu'elles 
aient beaucoup différé selon les sexes ou les races. 

La taille n'étoit pas beaucoup au-dessus de celle à la- 
quelle l'espèce des Indes peut atteindre : elle pàroft avoir es 
des formes en général encore plus trapues. 

On ne peut savoir quelle étoit la grandeur de ses oreilles , 
la couleur de sa peau , ni le nombre ordinaire de ses on^es, 
encore nkoins quelles étoient ses habitudes naturelles. 

Mais il est bien certain, par ses débrisf , que^p étoit une 
espèce plus différente de celle de l'Inde que Fâyc ne Vest dtt 
<^valy ou le chacatl ^* l'isatis , du loup et du ^nard. 

Il n'y a , selon M. Cuvier , rien d'impossible à ce qu'elle 
ait pu supporter un climat qui feroit périr celle des Indes,. 

fi) La collection du Muséam de Paris , renferme la plus grande 
défense qu'on ait encore découverte. "^ '• a été trouvée près de Romfi 
par MIVL Larochefoucauld et IXesma «sst. Elle avoit dix pieds delpoQ 
sur huit pouces de diamètre quoiqa*eUe ne fat plus.entière.. 



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E L E 171 

c'est- à-dîrc le climat de la Sibérie ; et c'est ce que Semble 
prouver le poils épais dont elle étoit couverte. Néanmoins j 
cette opinion est susceptible de quelques objections. F. Élé- 
phant. ( Exêr. des Mém. de M. CuQÎer. ) 

Quant- aux différences qu'elle présente avec l'espèce d'A- 
fnque, elles consistent principalement dans la forme du 
crâne qui est arrondi dans celle-ci, et dans celle des mo- 
laires , dont la couronne , au lieu de présenter des rubans 
d'émail étroits et nombreux y n'offre que quelques losanges 
transverales. (desm.) 

ELEPHANT. Poisson du genre Centkisque , leXknirisque 
bécasse. (B.) 

ELEPHANT DE MER. On a donné ce nom à deux qua- 
drupèdes amphibies fort différens Tun de l'autre : 1,^ au 
morse à cause de sa grande taille et de ses défenses analo- 
gues à celles de Téléphant ; 2.® au phoque à museau ridé , à 
cause de l'espèce de trompe qui termine le museau de ce 
grand animal. F. Morse et Phoque, (besm.) 

EliEPHANTOPE , Elephantopus. Genre de plantes de 
la syngénésie polygamie agrégée, qui offre pour caractères: 
un calice «commun, composé de trois folioles ovales, 
renfernàanl plusieurs calices particuliers quadriflores. Cha- 
que calice particulier est ovale , oblong , imbriqué d'é- 
cailles étroites , lancéolées , serrées , droites et pointues. Ces 
écailles enveloppent chacune trois, et plus souvent quatre 
fleurons ti:d>ulés , quinquéfides , posés sur un réceptacle nu. 

Le fitnt consiste en plusieurs semences oblongues , un peu 
comprimées , couronnées de plusieurs barbes sétacées non 
ouvertes. 

Ce genre contient trois espèces : l'ELÉPHATqroPE a fleurs 
^RinNALES, Elephantopus sc(^er^ Linn., qui a tes feuilles ovales, 
ohlongties, rugueuses, velues et dentées; les fleurs en têtes 
terminales; il se troune dans l'Inde ; I'Eléphantope to- 
MENTEUX, qui se rapprodie infiniment du précédent, et qui 
se trouve en- Amérique dans les lieux ombragés, où je l'ai 
fréquemment observé ; TEléphantope a epis , qui a les 
feuihes lan>>éolées et les fleurs disposées en épi axillaire. Ce 
dernier se ti^uve à Saint-Domingue, (b*) 

ELEPH ArTTUSIE,£2Ép^a/itorfa. f^Hre de Palmier, pro- 
pre au Pérou, qui; renferme deux espèce^, l'une à petit et l'autre 
à gros fruit. Ses caractères consistent à être dioïque ; à avoir dans 
les fleurs mâles àts étamines nombreuses , et dans lesileurs 
femelles un ovaire à style de cinq ou six divisions ; un grand 
nombre de fruits monos^^ 'thnes. 
l-es deux espèces de ee"^ genre ont des feuilles pinnées, très- 



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171 EL K 

f;randes. Leurs fruits renferment, lors^Hls sMXl )etmes, une 
iqoeur avec laquelle les voyageurs se rafraîchissent ; on les 
mange quand ils sont mûrs. 

Ce genre a été appelé Phytejuas par Ruiai et Pavon. (b.) 
ELÉPHAS, ELEPHANTUS. Noms Utins de TEii- 

PIANT. (PESM.) 

ËLEPHAS. Toumefort ayant observé <(»c plpsîeurses^ 

Îèces de Cocrètjels (rhînattikus) avoîent la l^vre supérieure de 
i corolle plus étroite et prolongée en forme de trompe d^é- 
léphant , en a fait son genre Élépuas. Avant lai, Bauhin et 
d^aiitres botanistes avaient nommé ainsi Tane de ces espèces 
le Rtitnanihus orienêales. (LN.) 

ELETTARi Deux espèces d'AMOitfES sont ainsi bo»- 
mées au Malabar, L'une , I'Amome rampant (Amomim re^ 
pensy W.) est figurée pi. 4 et 5, vol. n de VUartu^ malor 
iarhm de Rheede ; Tautre , figurée plântbe 6 du même oih 
vrage , est rAMOMï graine de Paradis ( Jmomum gnmm 
paradiéi^ Linn.), espèce très-voisine du Caïidamome (-^m©- 
mmm eoféim^Mum , Linn. ). (hn,) 

: Dans le dixième volume des Transa^iom de ta Société 
linnéenne de Londres ^ on a proposé d'éublir un fienre 
£i4;Ttari, pour jplacer cette dernière planle , et quelques 
autres espèces d'amomes* (B.) 

ELEUSINE, EfeiftSMic. Genre de plantes établi par Gart^ 
»er, et dont le type est la CniTBLiB COHACAN, Cyt^urus c&^ 
ra€<na4Sf Linn. Il diffère du genre CrétïXle , ]^rincipalemcnl 
l^rceque les 8eurs des espèces qui le composent n'ont point de 
réceptacle propre. Il aé té adopté parla plupart des botanistes. 

Le genre Leptochloa lui enlève des espèces, (b.) 

EliUTHERANïHÈRE , Eteuikeranthera. Nouréaa 
genre de plantes établi par Poiteau dans la syngénésie i et 
dans la famille des çoryn^bifères. Il offre pour caractères: un 
calice commun à cinq folioles égaler ; un réceptacle couvert 
de paillettes ciliées au sommet, et portant quatre à neuf flc^f 
tons bermapbrodites, ciliés ; desétamines distinçteside^gr^^ 
nés hérissées de glandes^ et couronnées. 

Ce genre ne renferme qn^une espèce, l'EliBiJlBÉitAW^ 
THÈRE À FEUILLES OVALES , «tti e&l une herbe étalée » « 
feuilles ovales , opposées, et à fleurs génoônées, qu'on troufe 
à Saint-Domingue, (b.) 

ELEUTHÈRAïES,£feiiM^nïte. Première classeou pre- 
mier ordre des insectes du Système EidomcliQgiqtie de ï'^^ 
cius, et qu'il caractérise ainsi: mAeboire nue, lib*e, porU» 
des palpes. Ce signalement, loin d'être exclusif, p^»* ^*P^ 
fliq,uer à tous les insectes m&oheura. Cet ordre comyr«»« 



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ELU 1^3 

tons les tidé^Ûns ^ et est àvn&é en dix sections dans son 
dernier ouvrage : elle ne Tétoît qu^en six dans les précédens. 

Section x. Antennes posées sar un bec long et corné. 

Section a. Antennes en massue lamellée* 

Segtioii 3. Antennes en massue perfôliée* 

Section 4- Antennes en massue solide* 

Section 5. Antennes fiabeltiformes. 

Section 6. Antennes qui vont en grossksant» 

Section 7. Antennes cylindriques* 

Section o. Antennes moniliformes. 

Section g. Antennes filiformes; 

Section io. Antennes sétacées. 

Les éleuthérates sont des insectes hexapodes, ponrviu de 
deux antennes, très-souvent de deux ailes ^ et toujours de 
deux élytres. Leur bouche^ d'où le caractère de la classe est 
tiré, est munie d'une lèvre supérieure (labre, lahrum)^ qui 
est horizontale et placée à la partie sop6ieore ; de deux man- 
dibules transversales^ cornées, fortes , souvent dentées , pla^ 
cées une de chaque côté ; de deux mâchoires transversales , 
cornées ou membraneuses, unidentées , bifides ou entières , 
I^açées au-dessous des mâchoires , et portant deux ou quap 
tre palpes; et d*une lèvre inférieure, formée d'une pièce 
ordinairement crastacée, le mentxMa, metHum , et portant une 
languette, iigula^ membraneuse, sur laquelle sont insérés 
deux autres palpes. Quant aux autres caractères, et tout ce 
qui peut avoir rapport à kur histoire j V. Coléoptèke. (o.l.) 

ELÉtJTHËKlË , maàhena , Br. Uenre de plantes de la 
famille des mousses , quatrième tribu ou section , les Dmo-^ 
FO^ONES munies de deux péristomes. 

Les caractères de ce genre, qui a été réuni aux Neckéries 
par Hedwig , sont : coiffie cucuUifarme ; opercule conique 
plus ou moins aigu ; seize dents lancéolées au péristome ex^ 
terne , toutes celles du péristome interne libres. C^e^ par ce 
dernier caractère que les éleuthériesse distinguent des Les JOÊES 
et des HwNEs. rp. B>^ 

ELEUTiHEROPODES. Famille de poiSdoteétd^Uepar 
Dnméril , et qui renferme ceux des thorachiques qui ont IcfS 
branchies complètes , le corps arrondi , les nageoires paires 
infériearement distinctes. 

Les genres qui lui appartiemetitsont : EcBiNEïbE , Gouo- 

MOROïnE et GOBIOAIOKE. (B.) 

ELEUTHEROPOMES. Famffle de poissons étabhe 
par Duméril , pour placer ceux quï sont cartilagineux , dont 
les branchies sont operculées sans membranes , qui ont qua-» 
tre nageoires p^ûres et la bouche sous le museau« 



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,74 ELI 

Les genres qû entrent dans cette famille sont: PÉGA^sSy 

ACIPENSÈRE et toLYODON. (B.) 

jËLFEXIN&.Nom de la Seslerie BLEVE(seslenacœrulea\ 
en Suède, (ln.) 

ELFIL ou ËI.PHIL. Nom de TEléphant en Orient, (s.) 

ELFWEIDE. V. Elbweide. (ln.) 

ELGEBAUM. T. Egele. (ln.) 

ELGGRAES. C'est le nom de la Reine des prés ( spima 
uJmana ) , en Sudermanie , province de Suède, (ln.) 

EL-HACHYCH et Charâneq. Noms arabes du chanvre. 
L^emploi de cette plante pour obtenir la filasse , est incon- 
nu en Egypte ; les pharmaciens se servent de ses feuilles 
pour faire des liqueurs enivrantes, (ln.) 

EL-HANNE. V, Henné, (ln.) 

ÉLIAMTÈME. T. Helianthemum. (ln.) 

ELICE, Théophraste. C'est le Saule, (ln.) 

ELICHRTSE, Elichrysum. Genre de plantes, de la syn- 

Î;énésie polygamie superflue , et de la famille des corymbi- 
ères , qui a été établi par Gsertner , et adopté par les autres 
botanistes. Il estformé aux dépensdes genres Gnaphale, Fi- 
lage et XÉRANTHÊME de Linnaeus , et comprend une dou- 
zaine d'espèces. 

' Ses caractères sont: mi calice commun à écailles obtuses , 
scarieuses , ordinairement colorées et inégales ; tous les fleu- 
rons hermaphrodites et quinquéfides ; àes semences à aigrettes 
sessilés, simples , quelquefois dentées ou ciliées. 

Les espèces de ce genre sont comprises parmji celles des 
genres auxquels elles appartenoient ci-devant. 

Willdenow n'a fait entrer que des Xéranthèmes dans ce 
genre, (b.) 

ELICHRYSO-AFFINIS. Herma^m, Plukenet etMo- 
lison , nomment ainsi le tarchonanthus camphoratità , L. (ln.) 

ELICHRYSOÏDES. F. Helichrysoïdes. (ln.) 

ELICHRYSON {Or des maikus , en grec> Théophraste et 
Dioscoride nomment ainsi une plante qui croissoit dans les 
marécages, et dont les fleurs étoient d'un jaupe d'or. Il paroît 
que c'est Vamaranthus de Galien et VaureÙa de Gaza. Adan- 
son cite ces végétaux au nombre de ceux qu'il ramène à son 
^enre élichryson^ie même queVéb'chrysum de Toumefort, qui 
comprend les espèces à réceptacle nu des genres f^naphaUum j 
a>eraFUhemum et conyza àe Linnœus. On a rapproché aussi 
l'ancien élychrysoriy de la Tanaisie ANNUELLE , du Stœchas 
( ghaphalium stctchas ) , de I'Aghillée ager ATE^ . etc. Depuis, 
ce nom diversement écrit , eliochrysos , helichrysum , deochry-* 
ium j efychrysum , a été appliqué à beaucoup d^ végétaux à 



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ËLL ,7 

HétiFS faunes , disperses dans les genres ÂTHiiKAJSE, Tânai- 
siE, Filages, Naphale, Xeranthemum, STJEHEimE , 
CflKYSOGOME , Tarchonante , CoNYSE , Paylica , et dans 
des geiires faits aux dépens de ceux-ci. 

L elichrysum de Lamarck et de Gaertner répond k Veb'chry- 
sum de Toumeforl ; mais celui de Willdenow en diffère un 
peu. V. £li€hrys£. (ln.) -, 

ELIDË, JEfo. Nom donné par Fabricius à un genre d'hy- 
ménoptères, formé de mâles des ScouES et de Myzines, re- 
marquables par leur forme étroite et allongée. F. Ces deux 
articles. (L.) 

ELIDË de Dioscoride. Plante rapportée par Adanson an 

J«nre Smilax, dont plusieurs espèces croissent dans le midi 
e l'Europe et en Barbarie, (ln.) 

ELIFACOS ou ELISFACOS. C'est la Sauge («i&>Ai 
• oJficinaUs) ^ en Mauritanie, (ln.) 

ELIMUS. V. Elyme et Elymon. (ln.) 

£LIO, ELIAW. Nom du Lierre, en Basse-Brelagne; 

• (LN.) 

ELIOCARMOS. Reneaulme appelle ainsi la Dame 
I>'oi9ZE HEURES ( onuthogoUum umbeUatum , L. ). (LN^) 
ELIOCHRYSOS. V. Elichrysum. (ln.) 
ELIOTROPE. V. HÉLIOTROPE, (ln.) 
ELITRES. V. ELYtREs. (s.) 

ELKJE. L'Elan en anglais. (V. ce mot). Elk est le cygne 
sauiHige, V. Cygne, (s.) 

ELKERKEDON. Mot persan qui signifie porte corne ^ et 
-qui est le nom du Rhinocéros. V, ce mot. (s.) 

ELKIALGEBER. Nom arabe du Romarin, (ln.) 
ELLA, Elenio et Enida. Noms italiens de l'AuNÉE (iijwiii 
hdenium^ L. ). (LN.) 

ELLEBORE. T. au mot Hellébore, (b.) 
ELLEBORE BLANC. T. Varaire. (ln.) 
ELLÉBORINE, «S^m/^w. Genre de plantes , de la gy- 
nandrie diandrie , et de la famille des orchidées , qui a pour 
caractères : une corolle de six pièces , dont cinq sont ovales ^ 
lancéolées y presque égales , et la sixième ou len.ectaire, con- 
cave à sa base, et en languette ovale et réfléchie à son som- 
met; deux étamines à mamens fort courts, et à anthères 
droites , situées dans les cavités du style ; un ovaire oblong, 
înféiieor , du quel s'élève un style épais et obtus , avec deux 
cavités distinctes; une capsule ovale, turbinée ou oblongue, 
un peatrigone, à trois côtes ou arêtes longitudinales, s'ou* 



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ij^S E L L 

vrant par trois valves , et qui contient dans uike Seule logé 

des semences nombreuses. 

Ce genre renferme quinzeouseize espèces, la plupart d'Ea- 
rope. Ce sont des plantes à racines batbeuses, k feuilles al- 
ternes, engatnées ouamplexicaules, communément nenrea- 
ses, et à fleurs disposées en grappe terminale. Les plus com- 
munes sont: 

L'ELLÉBOfiiNE A FEUILLES LARGES, quî a les bulbes fibreat, 
les feuilles ovales et les fleurs penchées. Eile crott en Europe 
dans les bois et autres lieux couverts. 

L'Elléboeine des Marais, qui a les bulbes fibreux, l«s 
feuilles ensiformes , les fleurs penchées, et leur nectaire ter- 
miné par un appendice obtus , presque en cœur. Elle se 
trouve dans les marais. 

L'Elléborine rouge , qui a les bulbes tibreux , les feuilles 
ensiformes , les fleurs droites etla lèvre du nectaire aiguë. Elle * 
crott dans les montagnes élevées. 

L'Elléborine à languette , qui a les bulbes presqaé 
ronds , la lèvre du nectaire trifide , iiguë et plus lon^e qae 
les pétales. Elle se trouve dans les parties méridionales dé 
r Europe. 

Swartz , dans sa Monographie des orchidées , a légère- 
ment modifié les caractères de cç genre , et lui a eûleré plu- 
sieurs espèces pour les placer dans d'autres , tels que Dise , 
Epipactis , LiModore , Néottie et Cymbidie. (b5 

ELLÉBORINE de Dioscoride. Synonyme de son Epi- 
pactis, plante rapportée aux orchidées et au genre nommé 
actuellement Epipactis, L. F. HELLEBORmE. (ln.) 

ELLEBOROS des Grecs , Ellebqrus des Latins. Veyei 
Helleborus. (ln.) 

ÊLLEBORUM. Synonyme d'HsLLEBORUs. V. ce mot 

(LK.) 

ELLEND. Nom allemand,de I'Elak, F. ce mot. (s.) 
ELLER. L'un des noms, allemands de I'Aune (betuk 
abius , L. ). (ln.) 

ELLER A. . Les Italiens douaient ce nom au LierRE* 1^^ 
iDtomment le Houx , ellera ^inosa, (uï.) 
ELLIGHRYSUM. V. ÉLicitRYsuM, L. (ln.) 
ELLIPSOLITE , EUipsoUtes. Genre de coquille , établi 
par Denys de Montfort, aux dépens des PLANUt-tTES de 
jLamarck. Ses caractères sont: coquille libre , «nivalvc , 
cloisonnée , en ellipse , et contournée en spirale ; tous les 
tours de spire apparens; boucbe arrondie, recevant, dans son 
milieu, le retour de la spire ; cloischas unies, percées p^r ^ 
«enl trou. 



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E L M i„j 

Ce genre renferme sept à huit espèces , toutes fossIle;s, et 
se trouvant dans les pierres calcaires d'ancienne forma- 
tion. On les connoît sous le nom vulgaire de Cornes d'ammon 
elliptiques, (b.) 

ELLISIE , Etlisia. Plante annuelle de Virginie , à fçuilles 
alternes , péliolées , profondément pinnaiiiides , à pétioles 
^Ispides , à découpures pointues , avec une dent de chaque 
côté ; à fleurs pédonculées , solitaires , penchées , blanches , 
parsemées de points rouges , qui forme un genre dans la 
pentandrie monogynie , et, dans ^ famille des Sebeste- 

NIERS. 

Ce genra a pour caractères î un calice monophylle , per- 
sistant , plus grand que lu corolle 9 et divisé , au-delà de 
moitié , en cinq découpures ovales , pointues ; une coroMe 
monopétale , campanulée , à cinq découpures émoussées ; 
cinq étamines ; un ovaire supérieur ovale , conique , velu ^ 
chargé d'un style à stigmate simple ; une capsule charnue , 
scrotiforme , hispide , bivalve j imparfaitement quadrilo^u— 
laire , et qui contient quatre semences sphériques , noires et 
chagrinées, (b.) 

ELLISIA. Nom donné par Lînnseus, Brown et Loefling^i 
à un arbre de la Jamaïque qui , se rapprochant beaucoup da 
genre Duranta^ y a été réuni. Linnseùs a transporté depuis ce 
nom à la plante décrite ci-dessus , qui est le Nyctelea de 
Scopoli. Cfe noni d'E/foix^rappelle celui de J. Ellis , natu- 
raliste anglais ,. auteur d'une excellente histoire des Coral- 
Unes et dés Madrépores, et à la mémoire duquel Brown et 
Liinnœus (17^5) avoient consacré les deux genres cités, (ln.) 

ELLORN. L'un des noms du Sureau , en Allemagne. 

(LN.) 

ELLORTON. Tîom vulgaire , dans la Haute-Marne^ 
de r Agaric meurtrier {Agaricus necalor)^ espèce extrême- 
ment dangereuse, (b.) . 

ELM. Noms anglais, allemand et danois de I'Orme (Ul- ' 
mus campestris). (ln.) 

ELMIS , Elnds. Genre d'insectes , de l'ordre des coléop- 
tères, section des pentamères,. famille' des clavicornes, tribu 
des byrrhiens* 

Ce genre , établi parJLatreîlle, se rapproche beaucoup de 
celai des Dryops; cepftidant il en diffère par la forme des 
antennes ; elles sont,* dans le premier, presque filiformes, de 
la longueur du corselet , simples et libres ; dans les dryops ^ 
elles sont presque en massue et en scie, logées dans une ca- 
vité sous les yeux, et à peine de la longueur de la tête ; elles 
ont , en outre , un article de la base très-dilaté , ce qui fait 
paroitre l'antenne comme bifide. 



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tjê E L O 

Le corps des elmîs est ovalaire , convexe el bomté en 
dessus , plat en dessous ; la tête est petite , enfoncée jusques 
aux yeux dans le corselet , et la bouche se renferme, dans 
une mentonnière formée, par le sternum ; les yeux sont peu 
^ saillans ; le corselet est presque carré , élevé dans son 

* disque , avec les côtés déprimés , élargis et un peu rebordés; 

S Técusson est très-petit et arrondi ; les élytres sont voûtées |l 

\ embrassent Tabdomen et recouvrent deux ailes ; les bords 

I sont aigus ; les pattes sont assez grandes , avec les cuisses 

oblongùes )et renflées ; ks jambes sont allongées , presque 
cylindriques 9 sans épines ; les tarses sont longs , compo- 
sés de cmq articles , dont les quatre premiers très-courts , 
égaux , et le dernier beaucoup plïis grand , renflé vers le 
bout, et terminé par deux forts crochets arqués. 

L'Elmis de Maugé, Emis MûugetU ^ Lat. , Hist nat as 
Fourmis , Mém, , p. 3g5> pi. la , fig. 6 , est noirâtre en des- 
sus , cendré en dessous ; on voit deux lignes élevées sur le 
corselet , et plusieurs sur les élytres. 

Mangé avoit trouvé cet insecte sous une pierre , dans un 
ruisseau des environs de Fontainebleau. 

On en connoit quelques autres espèces, telles que VElmis 
deWolckmar(D/twci« Wolckman\ Panz., ÎFaun, lnsect,Germ.<, 
fasc. 7 , tab. 40 5 «* VElmis de Dargeîas. V. Latreille , Gêner. 
Cnist. et Inseci, , toiù. 2 , p. 5o et 5i. 

Ces insectes sont tous très-petite , et vivent dans les ruis- 
seaux , sous les pierres , auxquelles on les trouve attachés 
jpar leurs pattes. 

Le même genre a été reproduit dans le Magasin entomo- 
loffque d'Uliger (1806), sous le nom de Limnius. Il paroît 
que le Pamus obscurus de Fabridus est congénère. (L.) 

ELODE , Elodes, Lat. ; Cyphon , Payk. , Fab. Genre d'in- 
sectes , de Tordre des coléoptères , section des pentamères , 
famille des serricomes , tribu des cébrionates. 

Les élodes se distinguent des autres serricomes , jfar les 
caractères suivans : corps arrondi , généralement bombé et 
mou ; antennes "Èlifortnes et simples ; mandibules entières et 
couvertes ; palpes filiformes et dont les labiaux sont comme 
fourchus à leur extrémité ; pénultième article des tarses « 
bilobé. # 

Ces coléoptères sont de petite taïue , et se tiennent sur 
les plantes des bords des étangs et des mares : ils sont très- 
agiles. Fabricîus les avoit confondus avec les cistèles et les 
faléruques ; mais ils en diffèrent, non-seulement par le nom- 
re des articles des tarses , mais encore par les organes de 
la manducation. 

lUiger en a séparé 9 sous le nom génériqiie de scirtesy 



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E L O 



les espèces qm , pai' la grosseur de lenrs cuisses posté 
rieures ont la faculuî de sauter, et ressemblem à des 
aJ tises. (F. Scirte. ) Je citerai I'Eiode ohis , CvbaS 
gnseus T.h. , dont le corps est noir , avec les élyfS et 
ks pieds roussâtres; I'Elode pubescent , Gyphon pùbesce,^ 
Fab. , qm est gris, avec la tête et l'abdôuîen noirâfrVs np' 
LODE BOEDE , ayant le corps noir, arec le devant et les côtés 
du corselet jaunes ; VEu>A livide , Crphoh IMdus f2, 
dont le corps est hyide , avec les antennes noirâtr«. ' 
y Mode paie, aienuonnë dans la première édition de ce 
Dictionnaire , est une espèce d'Hélops. 

v7f\i^^'n^'^t^f^"1'^^ Tarticle ScniTE. (i.) 

J.v:c7 I • j \T'' ^' P'*"***' P™P^** par Adanson pour 
diviser celui des Millepertuis: il auroit pour tvpé le Mir 

LEPERTOis AQUATIQUE et renfermeroittous ceux à trois styles" 

Il n a pas encore été adopté , «ais il le sera sans doute Éienl 

tôt; car lesœiUeperluis deviennent si nombreux, one déÎÀ 

ELODEE, £?«*w.*lante aquatique, à feuilles simples 
verticUées, à fleu,^ éparses et solitaires, enveloppéerKè 
spathe, qui, selon M.chaax, Mare de rAméri^^^u^^ 
forme un genre dans la triandrie monogynie ""onaie^ 

Ce g«!nre offre pour caractères : un calite dont le limbe 
est partage en s« parties pétaliformes ; point de corôÏÏe • 
s« etammes «Iternativement grandes et petites; uS ovaire 
inférwur, à trois stigmates bifides-, «ne capsule éva ve, r^îll 
mant ua petat aowbre de semences oblongwes. 

JRicbard, dans son beau travail sur les HYDRocHARTnifï.c 
^^^T -fer/ij^ ««e. .8x0, a jointdSS; 

JiLiODIE. Synoarme de Serpicule. f b "i 

ELOENDKO î4m é„ Laurier ros'e Nerium oleander, 
en Espj^ et en Portugal, (lm.) ' 

ELOPE, Elaps. Genre de poissons de la division J^c 
Abbominaux, dont le caractère consiste en trente Mvom 
au moins à la membrane branchiale ; une plaque osseu^ 
au^es«,usde la mâchoire inférieure ; la nagSre do;! 
«de oppos^ aux ventraJi-s. Il ne renferme qu'une espèce 
I'Elope leza«, Elaps >ann^, qm se trouve^ dans les me« 
d Amérique. On ne sait rien sur ses mœurs. T ni D , / !vA 
ilestfigwé. '^•pi. u. 240Ù 

yélope Utard ne diffère presque des Salmones que par 
1 absence d'une nageoire adipeuse sur le dos. Il a la t^i^ 
çompnmée, longue et un peu aplatie du ham , sans écaUles • 
la mâchoire inféneure est plus longue que la supérieure eî 
çUes sont , ain«i que tout l'intérieur de la bouclie, amées 



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iSo E L 

d'un grand nombre de petites dents ; les os des lèvres sbttt 
longs , et leur bord est un peu dentelé ; les narines sont 
doubles ; les opercules unis , et composés de deux feuillets ; 
l'ouverture des ouïes grande ; la ligne latérale droite ^ et 
l'anus une fois aussi loin de la tête que de la queue , qui est 
fourchue, (b.) 

ÈLOPHILE, Ehphilusj Meig.<ienre d'ihsectes de l'ordre 
des diptères , famille des athéncèfes , tribu des syrphies j 
aérant pour caractères : antennes sensiblement plus cour- 
tes que la tête ; une éminence en forme de tubercule, 
sur le museau ; antennes écartées , ayant leur palette on 
dernier article aussi longue ou plus loâgue que large, 
avec la soie insérée au-dessus de la jointure de cet article 
avec le précédent. 

Ces diptères sont moins velus que cens de quelques autres 

Îenres de la même tribu , et qui ont de l'affinité avec liii. 
^éaumur a nommé leurs larves pers à queue de rat Elles 
-vivent dans les eaux bourbeuses et marécageuses ; elles sont 
de couleur blanchâtre , mais ordittairement couvertes de 
boue ; le dessous de leur corps est garni de six paires de 
iliamelons charnus, qui font l'office dejpattes. Ce que ces 
larves ont de plus singulier , c'est une longue queue com- 
posée de deux tuyaux qui rentrent l'un dans l'autre et dont le 
second leur sert pour respirer l'air. Comme ces tuyaux ren- 
trent l'in dans l'autre ^vec facilité , la queue a quelquefois cinq 
pouces d'étendue quand la larve les allonge autant qu'il est pos-< 
sible, grandeur qui contraste avec celle de son corps, qui n'a que 
y ou 8 lignes de long. L'intérieur du coips présentedeuxgrosses 
trachées très-brillantes , et qui , vers l'origine de la queue , 
forment des plexus très-nombreux et dans une agitation con- 
tinuelle. La nourriture de ces larves consiste en des fragmeDS 
de feuilles pouries et beaucoup d'autres matières corrom- 
pues qui se trouvent dans les eaux ; quoiqu'elles habitent or- 
dinairement au milieu d'une boue d'une puanteur insuppor-- 
table, elles peuvent cependant vivre dans des endroits moins fé- 
tides , car on en trouve quelquefois dans les mares et les étangs. 
Les vaisseaux qui se rempliissent d'eau pluviale contien- 
nent un grand nombre de ces larveç , et dont les queues s'éle- 
vant à la surface du liquide , .présentent l'aspect de filets de 
racines. Ces larves sortent de l'eau et s'enfoncent dans 1a 
terre pour se métamorphoser en nymphes ; la forme de la 
coque diffère beaucoup de celle de la larve ; la queue se rac- 
courcit ; le corps devient plus gros , et il nait, à la tête de la 
coque, quatre cornes qui forment une espèce de carré ; elle* 
servent à la nymphe pour respirer, et répondent % quatre 
stigmates qui sontsur le corselet de l'insecte. Lorsque la saison 



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E L ,81 

est favorable v cette espèce de syrphe quitte sa dépouille de 
nymphe huit ou dix jours après le changement de la larve. 

L'espèce la plus commune , surtout en automne/ est 
TÉlophile a forme d'abeille ,, Musca tenax , Linn. ; 09 la 
prendroit , au premier coup d'œil , pour cet insecte. Son corps 
est brun , couvert de poils fins, d'un gris jaunâtre 9 avec une 
raie noire sur le front ; deux à quatre taches roussâtres de 
chaque côté de la base de Tabdomen 

Sa larve vit dans les eaux bourbeuses , les latrines et les 
égouts ; on dit qu'elle est si vivace , que la compression la 
plus forte ne peut la faire périr. L.'insecte parfait se trouve 
sur les fleurs. 

Fabricius l'a placé dans le genre Eristale , de même que 
les espèces suivantes : Pendulus , floreus , arbu^rum , glaucius i 
ruficomîs , qui sont des élophiles dans ma méthode, (l.) 

ELQPHORE, Elophorus, Fab. Genre d'insectes, de 
Fordre des coléoptères , section des pentamères , famille de* 
palpicomes , tribu des hydrophiliens. 

Les éiophares ofiX le corps oblong ; deux élytres coriaces 
qui recouvrent deux ailes membraneuses ^ repliées ; le cor^ 
selet ordinairement sillonné; les antennes courtes, en massue; . 
les mandibules simples ; les mâchoires unidentées , avec quatre 
palpes filiformes; enfin > cinq articles aux tarses , dont lepre^ 
mler très-court ,^' à peine distinct. 

Ces insectes diffèrent des boucliers par les antennes ; des 
dermestes , par les mandibules et les mâchoires ; des hydro^ 
philes , par les mandibules , les mâchoires , lea palpes et les 
tarses. 

Les étophores sont de petits insectes qui vivent dans Feau 4. 
et nagent ordinairement à la surface , où. ils se tiennent sur 
la lentille d'eau , la conferve , et autres plantes aquatiques» 
Sielon Schrank , ils se nourrissent des larves d'autres insectes 
et des dépouilles des grenouilles. On a remarqué que quand 
cet insecte se trouve dans l'eau, il cache toujours ses antennes 
au-dessous de la tête , et ne fait paroître que lés barbillons , 
qu'il tient dans un mouvement continuel; mais quand il 
marche sur le sec , il avance d'abord les antennes. La larve 
est entièrement inconnue. 

Ce genre est peu nombreux en espjèces. Nous citerons » 
comme ie plus connu , I'Elophore aquatique , Elophoru& 
aquadcus ,' r ah. ,. D. ig , 2 : il a jusqu'à trois lignes de long ; 
les antennes, et les palpes sont fauves ^ la tête est noire ; 
le corselet est d'un gris obscur , plus ou moins bronzé , cha-* 
Çriné , et marqué de cinq sillons longitudinaux ; les élytres^ 
^nt grisâtres , avec des rangées de points enfoncés ; le de&^ 



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i83 E L s 

sous .du corps c^noîr ; les pattes sont fauves. Il se trouve en 
Europe , dans les eaux douces et stagnantes, (o.) 

EliOPS de Commerson. Ce sont des poissons acantho- 
ptépygicns, voisins des labres , et placés dans le genre Gom- 
VBOSE par M. Lacépède. (besm.) 

ELOPTOS. Nom grec du Courlis, (v.) 

ELOTOïOTL. Oiseau du Mexique , de la grosseur da 
chardonneret , blanc ou bleuâtre , et à queue noire. Fernan- 
dez ajoute que VélokO^tiiïx sur les pnontagnes , ne chante 

toint , et n'est pas mauvais à manger. ( Hist Noq. Hhp. ) 
[ne indication aussi vague ne permet pas de rapporter cet 
oiseau à aucune espèce connue ; cependant Buffon a cru 
pouvoir le regarder comme le Pipit bleu. 

Femandez fait encore mention d'un autre oiseau éîotoioûy 
qui paroît être une espèc*e de Barge; V. ce mot. (s.) 

ELPE, Elpel. Noms allemands du Mérisibr a grappes 
( Prunus padus. ). (ln.) 

ELPHIDE , Elphidium, Genre de coquille établi par De- 
nysde Montfort, auxdépens des Nautiles de Lînnseus, dont 
il diffère par sa bouche triangulaire recouverte par un dia- 
phragme , et percée près du bec. 

L'espèce qui sert de type à ce genre a été trouvée par 
Fichtel et Mol , dans les éponges de la Méditerranée. 

Cette coquille ne présentant point de bouche , il y a Jiea 
de croire que l'animal qui la forme Tenveloppoit complè- 
tement, (b.) 

ELPHIS. C'est l'un àes noms de I'Eléphant. (s.) 

ELPOUT. Nom anglais du Gi^DE lotte, (b.^ 

ELRIZEN. V. Egèle. (ln.) 

ËLS, ELSEN. C'est I'Absinthe , en Allemagne, (ln.) 

ELSE et ELST. V. Eller. (ln.) 

ELSEBAUM. L'un Aqs noms allemands de la Bourgène. 
( Rhamnus franguh ). (ln.) 

ELSEN. F. Els. (ln.) 

ELSENBEER. C'est le nom des Merisiers ( prunus 
actlum ♦ et »r. padus ) en Allemagne, (ln.) 

ELSHOLTZIE , EiskoHzia, Genre de plantes de ladîdy- 
namie gymnospermie , établi par Willdenow , et qui com- 

Îrend deux espèces, que Lamarck avoit réunies auxHvssoPES. 
iCS caractères de ce genre sont d'avoir : un calice tubuleux, à 
cinq dents ; une corolle de deux lèvres , la supérieure à quatre 
dents , et l'inférieure plus longue , entière , ou légèrement 
crénelée ; quatre étamines écartées , dont deux plus courtes ; 
un ovaire supérieur , terminé par un style simple ; quatre 
sentences unies , ,ovoïdes , et placées au fond du calice. 
Les deux plantes qui composent ce genre, ont les feuilles 



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E L Y ,85 

Opposées , ovales , dentées ; les fleurs disposées eti épi ter* 
miaâl, tournées d'un seul côtévet accompagnées de bractées 
fort remarquables. 

La plus connue est rËLSHOLTZlE £iv ciiête^ que Pétrin a 
rapportée des bords du lac Baïkal , et qui est figurée sous le 
nom de meniha Patrini^ dans les Noi|veaux Actes de {' Acadé- 
mie de Pétersbourg.Cest une plante annuelle, d'iine odeur 
aromatique 4 forte 9 mais agréfUe. On la cul^v^ dansl^sjarr 
dois de Paris, (b.) 

ËLSKRUID. Nom hpllandai^ de la Suiui^ai]^ aqua«v 
tique. (liN.) 

ELSOTA. Adapson donne ci} nom an genre Secpripacà 
de Jacquin , Linnasus et Brown , Jam* (lnO 

£ST£R-BAU1VL Le MEaismn à qhafpês et TAuhe por-* 
tent ce nom en Allemagne, (ln^) 

IÇLTEN. V. Elu», (ln.) 

ELU. Nom br^me àa^ FAi;o-i$RQKÂ des Malabar^s. ( V, 
ce mot et Cavelu. (lh.) 

ELUMOS , V. ELYiîcm. (us.) 

ELUTHERIA ,, Brovvn (^Jamaùfue)^ ^ d^nii^c^i^ômi 
un ^rbre d'Amérique , qiU y est appelé Bois de crecoM^^X boi$ 
de musc: c^t$i\t GuarêaUichUùMes de Linnani^. (ln.) 

ELUTERION. Riçb. Sorte d<e Yw\% U ne diffère pas da 
Reghate de MirbeL (b.) 

ELUTEmE , BuUriiL (ienre réuni aux CtuTt^. (b.) 

ELVASIE , Èlifosia. Genre de plantes établi par Decan- 
doUe, dansro<:tandrie mopogynie et dans la Camille des Oichr 
nacées. Ses caractères sont : calîcç de quatre parties; corolle 
de qiiatre pétales; étamÎQes pourvues d'anthères oyMeç» s'ou^ 
vrant ps^r deux fentes. 

Une seule espèce compose ce genre : e^est un arbre da 
Brésil , à fe^illei^ veinées et à Qeurs disposées e|i grappes 
terminales «qu'on appelle Elvasi]^ a feuiio^]^ ni^GALABA.Elle 
est figurée pi. 3i , vol. 17 des Annales du Muséiîw&9 ^ la s^iite 
du Mémoire de ))ecandolle sur ks Oghkacées. (b.) 

ELVEKONGE. C'est, en Norwége^le nom^duPATuani 
aquatique , Poa aqmtUfi^* l^ (i^n*) 

ELYËl^E. Scopoli donne ce nom à la TaÉMBLi«E nos^ 

TOC. Tb ^ 

ELVELLE. V. Helvelle. (p.) 

ELWANDU. Nom d'un singe féroce, à Ceylan, V. Lo- 

WANBO. (s.) 

ELXEN , Elxbear. C'est le nom du MERisiEa a obappes 
( Prunus padus ) , en Allemagne, (ln.) 
ELXINE. F. Hemine. (ln.) 
ÏJ^YCHRYSE, J^ychysm. V. Immortelub. (b.) 



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tSi E L Y 

ELYCHRYSUM. V. Elichrysum. (ln.) 

ELYMAGROSTIS. Ce nom a été donné anciennement 
à plusieurs espèces du genre Panis, entre autres ^nxpamcum 
^îride , i>efitrJUaium et Haîicum. (ln.) 

ELYME , Etymus ^ lAnxï. { Triandrie digynie.yGtme de* 
plantes , de la fanriille des graminées , qui a beaucoup de 
rapports avec les Orges, et dont les fleurs sont disposées en 
épi, composé d'épillets sessil^s^ situés deux ou trois en- 
semble sur chaque dent de Taxe ; chaque épîUet a une 
espèce de calice formé de deux balles unilatérales, di- 
vergentes et rapprochées à là base ; il renfenne deux ou plu- 
sieurs fleurs. La' balle florale de chaque fleura deux valves; 
l'intérieure plane et courte ; Textérieuré grande , pointue et 
souvent terminée par une barbe; entre ^es barbet sont trois 
étamînes à anthères oï)longues , deux styles velus astigmates 
simples , et un ovaire supérieur qui se change en une graine 
allongée et enveloppée dans la balle florale. 

Les Elymes sont des plantes herbacées , la plupart vîvaces. 
On en compte une vingtaine d'espèces , parmi lesquelles se 
distingirè<tt 1 Elyme de Sibérie ^Efymus sibmcus, Linn., dont 
les feuilles sont un peu rudes sur leurs bords , et les épis ton- 
jours penchés ; TElyme du Ch^KD\^ Elymùs canadensis^ Linn., 
à épillets velus , lâches , et munis de très-longues barbes; FE- 
XYME de Virginie , Efymus virginkus , Linn. , qui a son épi 
droit , serré et assez court , avec des épillets rapprochés les 
uns des autres ; TElyme d'Europe, Eiymus europœus^ Linn. , 
qui croît sur les bords des bois , et aux lieux ombragés àt$ 
ïnontagnes , en Suisse , en France , en Âllemagpe et en An- 
Igleterre : on en a lait le genre Cuvière; TElyme fluet de 
la Sibérie, Efymus fener^ L. F. , dont les barbes sont souvent 
fléchies ien zigzag ; TElyme tête de Méduse , Efymus capid 
M^dusœ, Linn., qui a une tige menue , haïAe d'un pied , ter* 
minée par un épi long ; il vient en Portugal et en Espagne , 
aux lieux maritimes; TElyme herissoï^né , Efymus hystrh^ 
Linn. , qu'on trouve dans la Virginie : ses épillets n'ont point 
de balle criicinale ou d'involucre ; aussi Willdenov*^ T^- 
t-il ô'tée de ce genre pour former celiii qu'il a appelé As- 
PRELLE ; TElymedes SABLES , Efymus arenariusy Linn. , très- 
belle espèce d'Europe , qui se plaît dans les sables et sur les 
dunes des bords de la mer : sa tige est articulée , feuillée et 
-hante de deux ou trois pieds ; sa racine vîvace et rampante ; 
ses feuilles longues , striées et d'une couleur glauque très-re- 
marquable , ainâi que toutes les parties de la plante ; ses épis 
sont droits , blanchâtres , un peu cotonneux , et ont de sept 
à neuf pouces de longueur. Cette graminée végète bien aux 
bords de la mer; elle fixe les sables^ leur donne de la cousis^ 



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E L Y ,8S 

tance : par ses racines extrêmement longues et extrêmement 
nombreuses. On devroit, par cette raison, la multiplier sur 
les côtes basses et sablonneuses de la France , telles que les 
danes qui se trouvent entre Bayonne et la pointe de Grave à 
Tembouchure de la Gironde, (d.) 

ELYMON et ELYMUS, Théophraste, Dîoscoride, etc., 
synonyme de Panicum^ nom du Panis^ ou d'une plante 
dont la graine pouvoît servir à faire du pain. Linnseus a 
transporté le nom d'Efymus à un genre particulier de gra- 
minée (F. Elyme) qui est le Sistospelos d'Âdanson. luEfymus 
de Mitchel est le Galega virginiana de Linnseus. (ln.) 

ELYNA. Scbrader donne ce nom au genre Kobresîa de 
Willdenow, que Wulfen proposoit d'appeler Froelichia. 
Ce genre est très-voisin des Lâighes {Carex), (ln.) 

ELYO^IJRE j Eiyonurus, Genre de plantes, établi par 
Willdenow sur une seule espèce originaire de l'Amérique 
méridionale, et figurée pi. 62 du superbe ouvrage de MM. de 
Hamboldt, Bonpland et Kunth sur les plantes de cette 
contrée. Il est de la polygamie monoécie , et de la famille 
des graminées. Ses caractères sont : balle calicinale d'une 
seule valve, bifide à son extrémité, et contenant deux fleurs, 
l'one hermaphrodite, sessile , à deux valves florales ,. l'autre 
mâle et pédicellée. (b.) 

ELY TRAIRE , Efytraria. Plante vîvace , à feuilles radî- 
taies , ovales, oblongues , sinuées à leur base ; à hampe éle« 
vée , couverte d'écaillés alternes , aiguës et amplexicaules ; 
^ fleurs blanchâtres, disposées ei^épis terminaux, et ac- 
conipaçnées de bractées semblables aux écailles des tiges , 
mais plus grandes. 

Cette plante , qui se trouve dans les lieux humides et dé- 
couverts de l'Amérique septentrionale , forme , selon Mi- 
chaux (^Flore de ce pays) , un genre dans la diandrie mono- 
gynie , et dans la famille dés Acanthes , fort voisin de celui 
des Carmantines, genre appelé Tubiflore par Walter : la 
Carmantxne naine s'y réunit. Il offre pour caractères : unca*< 
lice coriace , divisé en quatre parties ; une corolle tuberculeuse 
i deux lèvres presque égales ; la supérieure à deux divisions 
relevées, Tinférieure à trois divisions évasées; deux étamines 
fertiles et deux stériles; un ovaire supérieur à style capillaire 
élargi , ovale ; une capsule oblongue , à deux loges et à deux 
valves , contenant un petit^nombre de semences, (b.) 

ELY TRE , Elylrum, Mot dérivé du grec , qui signifie étui, 
ft par lequel on désigne l'enveloppe qui couvre les ailes des 
insectes plus particulièrement compris dans l'ordre des Co*- 

lÉOPTÈRES. 

^ous pouvons ici rendre un nouvel honunage à cette grande 



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,86 E L y 

vérité énoncée en bî^toire naturelle , que dans la nature tout 
se Hç par ied gradations successivea et insensibles. En effet , 
s^if «^ des infectes dont toutes tes ailes sont flexibles et pour 
ainsi dire à nu, il en est dont les attes supérieures commen- 
çant par perdre une partie, de leur flexibilité , et acquérant 
insensiblement plus de solidité dans d^aUtres insectes^ for^ 
ment enfin une enveloppe coriace et dure y et ne sont plus vé^ 
litablement que les éfyéres ou les étuis des ailes inférieures : 
ainsi les hémptèrts présentent les premières traces des ëy- 
ires ; elles deviennent plus marquées dans les orthoptères , et 
achèvent de se former dana les coléoptèrts. Non -^ seulement 
eétié gradation s^observe manifestement dans le passage de 
ces diuérens ordres^ mais on peut encore Tobs^rver dans lé 
passage des différens genres. Les ailes supérieures de la plu- 
part des hémiptèrtSy tels que les pucerons , les psiles , les cigales, 
sont d'abord simplement membraneuses , et diffèrent peu^ 
pour la consistance^ des ailes inférieures. Elles i^ont déjà plus 
dures çt légèren^nt coriaces dans les iettigones , les mevém- 
cisy les fiilgores j la nahnede , la comc. Les punaises ont des 
étuis asses coriaces depuis la base juscpie vers le milieu , et 
membraneux depnis le nuliea jusqu'à l'extrémité : on peut 
remarq^iier que ces ^iw» sont en croix, et que la partie coriace 
est celle qui n'est pas croisée. Dans les orthoptères , les étiut 
devenus ^us durs que ceux des hémiptères: , forment entière- 
ment une espèce de parchemin coriace : dans ces insectes^ 
quelquefois t'^ui est beaucoup plus court que Faile; lUdîs 
alors la partie extérieure de celle-ci, ou le premier pli qo* 
couvre tous les autres lorsqu'elle est fermée , est coriace , et 
peut tenir lieu dV/ia au reste de l'aile. On trouve dans les 
coléoptères de téritables éfytres » c'est-à--dire des éttd^ très- 
durs , convexes , et réunis supérieurenient l'un à l'autre par 
une ligne droite , nonimée suture ; ces étuis , dans quelques 
espèces, de buprestes et de charansons , sont si durs , qu'on ne 
peut les percer que diffîcilement avec une épingle forte. 

Nous avons sans doute k faire mention de l'usage et de 
l'utilité auxquels les éfytres peuvent servir. Le nom i»^"*^ 
de ces parties désigne assez que c'est pour garantir l«s aile* 
qu'elles recouvrent; elles servent en n^me temps à garaatic 
le corps de l'insecte : on diroit même que c'est plutôt fovt 
cette dernière destination qu'elles sont formées ; car w ou 
elles sont les plus dures et les plus solides , l'insecte qui en 
est pourvu se sert très-peii de ses ailes , qui sont e^P®"^^ 
si bien garanties. Ainsi , dans les hémiptères , les ailes ^^V\ 
Heures concourent au vol avec les ailes inférieures ; mais étam 
un peu moins souples , elles doivent être déjà moins propr« 
•que les dernières à remplir leur office. Dans les orthoptères i, 



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E L Y ,87 

ces ailes supérieures ayant encore plus de consistance et moins 
de souplesse , commencent à servir véritablement d'étui aux 
aîles inférieures , et doivent se mouvoir dans le vol avec en- 
core moins d'agilité , jusqu'à ce que , ayant acquis toute leur 
dureté dans les coléopthes , elles doivent perdre entièrement 
le nom d^àiles , et ne recevoir que celui A^élytres, Ces élytres y 
dans ces derniers insecteà , ne concourent point du tout au 
vol par lé«r mouvement; quand l'insecte doit voler, elles 
s'ouvrent , s'écartent latéralement pour donner aux ailes la 
liberté de leur ^u , et restent dans la même' position sans se 
moavoir , tant qve k vol dure. Il paroto qu'elles doivent peu 
serrir à favoriser F action du vol^ puisque les coléoptères sont 
\t$ iasectes foi volent avec le moins de vites^ et de durée, ou 
qui , le plus souvent , ne font âucnn usage de leurs ailes ; il y 
en a même qnelques'-uns , parmi ces derniers , qui n'ont que 
les élytres , et sont sans ailes au-dessous. On peut remarquer 
qu'alors ces éfytres sont intimement réunies à leur suture y sans 
pouvoir se séparer. 

Si nous passons maintenant à l'usage et à l'utilité des élytres ^ 
par rapport à la icience , nous devons dire qiie ces parties 
avec les ailes ont servi 4 Linnaeus , et à presque tous les ento- 
mologistes qui ont écrit après iui, de moyens' propres à clas- 
ser ou faire distinguer les insectes ; et il est vrai de dire qu'aux 
cime partie du corps ne présente autant de caractères pour 
désigner et faire connoître ces espèces , que les élytres. En ef- 
fet, çUes fournissent de grandes différences et bien sensibles^ 
non-seulement dans les couleurs, mais encore dans leurs pro- 
portions , dans leur forme , daiis leur consistance , dans leurs 
surfaces , dans-leurs bords et dans leur extréi^ité. V. Ailes. 

(O.) 

ELYTRES. On a donné ce nom aux organes particu- 
liers des plantes Agames , qui renferment des Bourgeons 
$GMi!9iFpRM£s , lorsque ces organes sont renfermés plusieurs 
ensemble dans une enveloppe commune, presque semblable 
^eox. (b.) 

ELYTRIGIE, Elyirigîa, Genre dé graminées, établi par 
Desyaox , et qui rentre dans celui appelé Agropyron pai^ 
ralisot-Beauvois. (B.) * 

KLYTROPAPPE , Elytropappus. (;enre de plantes , éta- 
MlparH. Cassini , pour placer l'ÏMMORTEHiE HisPiDE d^ 
Willdenow qui a une aigrette double ; l'intérieure Ipngue 
et plnmeuse ; l'extérieure courte , formant une gaîne mem- 
nraneuse, campaniforme , imitant un calice dont le bord 
€st sinué. (b.) 

ELYTROPHORE , Efytrophorus. Plante graminée de 



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i88 E M B 

rinde» qui â servi à Palisot-BeàuvcHs de %ype pour rétablis- 
sement d'un genre. 

Ce genre offre pour caractères 4^s épiikts sessiles,rasseiiir 
hlés «n boule , les inférieurs un peu écartés ; des. învolucres 
partiels de plusieurs folioles lancéolées; une balle calicinale de 
deux valves aiguës , renfermant de trois à six fleurs , cbacune 
composée d'une balle de deux valves; l'inférieure naviculaire, 
renUée, subulée ; la supérieure divisée en deux parties., dont 
le sommet est mucroné. (b.) 
ELZE , ELZBEERE et ELZBAUM. r. Egèle. (m) 
ELZERINE , Elzerina. Polypier frondescent, dichotome, 
cylindrique , non articulé , dont les cellules ont de grandes 
ouvertures ovales, non saillantes, éparses surtoute la surface, 
qui a été trouvée sur la côte de Timor, par Pérou et Lesueur, 
et qui a servi à Lamouroux pour établir un genre voisin des 
Flustres. 

Ce polypier, qui appartient à Tordre des Cellariées, est 
figuré pL 2 de l'ouvrage de l'auteur précité sur lesprodac- 
lions mannes flexibles de cette classe, (b.) 
EMA. Nom portugais de I'Autruche. (v..) 
EMAIL VOLCANIQUK F. Verre de volcan, (luc.) 
EMAILLURES. Les fauccmniers appellent ainsi les lâ- 
ches rousses des pennes des oiseaux de vol. (s.) 

EMAN et EMEM. Noms du Chêne, en Tartarie. (ln.) 
EMARGINATIROSTRES. Nom latin de la famille 
d'oiseaux, appelée Crénirostres ou Glyphoramphes , par 
M. Duméril. F. ces mots, (desm.) 

EMARGINULE , Emar^ula. Genre de coquilles éu- 
bli par Lamarck,^ et dont les caractères sont d'être en forme 
de bouclier coniq\ie, à sommet incliné, concave en dessous, 
avec le bord postérieur fendu ou échancré. 

Il comprend on petit nombre d'espèces qui faisoient 
partie du genre Patelle de Linnaeus. Il a pour type 1* 
pcOella fissura de cet auteur , vulgairement appelée l'^wifl*'^' 

EMATAB^I. C'est, au Mexique , l'un des noms du Ro- 
COUYER ( bixa ordlana^ L. ). (ln.) 

EMBACTRON, Dioscoride. C'est le Dictamnus du 
même auteur, (ln.) 

EMBAUMEMENT. {F. Momie.) L'on conserve les corps 
des animaux en les rendant incorruptibles , ou bien en les 
imprégnant de substances capables d'empêcber leur putré- 
faction. Cet objet est rempli par quatre moyens, i.® De dessé- 
cher les corps; la seule dessiccation suffit pour produire des 
momies naturelles, comme on en trouve dans les déserts o.t 
l'Afrique ; car les hommes qui y sont surpris- par les ven 



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E M B 189 

1)rt&ans qaî transportent des nuées de sable fin , périssent et 
sont desséchés dans ce sable. 2.^ Par la transformation des 
muscles de la chair en matière blanche , graisseuse , que les 
chimistes nomment adipocire. Tel est l'état des cadavres 
humains plongés sous Feau ou dans des terrains humides ou 
privés du contact de Fair. Tels éteient aussi les cadarres des 
c&arniers des Innocens de Paris. 3.<» Par le tannage ou la des- 
siccation dans des poudres de plantes astringentes et aroma^ 
tiques; mais la seule poudre de tan est excellente pour cet 
ohjet Les baumes et les résines odorantes empêchent le con- 
tact de l'air , et arrêtent ainsi les progrès de la putréfaction. 
Ce dernier moyen est surtout pratiqué pour divers objets 
d'histoire naturelle. 4-^ Enfin, dans des liqueurs, comme 
Tesprît-de-vin , ou les eaux chargées d'alun , de sel marin ^ 
ou même de carbonate de soude ounatron. Tous ces moyens 
sont plus ou moins utiles selon les circonstances , mais ne 
sont pas aussi parfaits que celui qu'on emploie maintenant 
pour le corps humain , par exemple. > 

M. le professeur Chaussier a trouvé que comme le subli- 
mé corrosif ( muriate de deutoxide de mercure ) avoit la 
propriété de coaguler la plupart des humeurs animales et 
même de se conibiner avec les substances azotées, et d'en 
former un corps imputrescible , il appliqua ce moyen à la 
conservation des cadavres , des pièces anatomiques. Pour cet 
effet, on place dam une quantité d'eau distillée, un nouet 
contenant du sublimé corrosif, et l'on plonge dans cette eaa 
le corps que l'on veut conserver. Cette immersion sera pro- 
longée pendant quelques semaines, et l'on ajoutera suffisam- 
ment de sublimé pour que toute la matière animale en soit 
imprégnée à fond; il est convenable , pour cet effet, d'en- 
tr'ouvrir les parties trop épaisses. J^sl forme se conserve très- 
exactement; les chairs se durcissent, se resserrent, sans 
perdre leur forme et leur aspect. 

On peut ensuite retirer de cette eau mercurielle, le corps, 
le laisser sécher; il ne se gâtera pas > et loin que les insectes 
^attaquent, il les feroit périr: ils seroient empoisonnés par 
le sublimé. 

Pour prévenir toutefois les détériorations que l'air cause 
^ la surface des coips , on peut les enduire d'un vernis aro- 
matique , par exemple de storax et de térébenthine dissons 
^ans de l'alcool ou esprit-de-vin. On peut encore ajouter à 
cette momification , par l'eau de sublimé , un second embau- 
mement ; les corps momifiés peuvent être recouverts de pou- 
dres astringentes et tannantes , telles que le tan , etc. 

La conservation des reptiles , des poissons , des moUns- 
Vies et zoophyteS) dans de l'esprit-de-vin, est di;»pendieuse. 



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igo E M B . 

et cet alcool s^évapore , îaunît , etc. Il faut le remplacer! 
L'adoption des dissolutions de sublimé dans l'eau, peut et 
doit être plus avantageuse , sous dirers rapports ; néanmoios 
ellea Pinconvénient d'altérer plusieurs couleurs et teintes des 
animaux , ou de les blanchir, (v irey.) 

ëMBÉLIA. RetB donne ce nom à la Salvador bë Pee- 
SE ) plante que Forskaèl a prise pour une espèce d' Achit 
(cissus)^ et que Linnseus, avant d'en faire un geflre distinct, 
avoit confondue avec les Rivinia. (lîi.) 
■ EMBELIE , Embdia, Synonyme de BiBELiEft. (b.) 

EMBERGOOSE. Nom que porte le Ploi^geon imbrim, 
dans les îles Orcades, (v.) 

EMBERIZA. C'est, dans les auteurs latins. Je nom géné- 
rique àt% Bruants, (v.) 

EMBERIZE A CINQ COULEURS. V. Bruawt aqua- 
tique. (V.) 

EMBEY. Arbrisseau rampant avec lequel on fabrique àt^ 
cordes , au Brésil. J'ignore quel est le genre dans lequel il 
se place, (b.) 

EMBHC, Emblica, Genre de plantes de la monoécie 
triandrie, établi par Gaertner pour placer le phylîanthus em- 
blica àt Linnœus, a qui il a trouvé des caractères distincts 
des autres Phyllanthes. Cet arbre de l'Inde, a en effet une 
capsule drupacée un peu différente , mais pas assez cepen- 
dant pour mériter d^en faire un genre particulier. 

C'est son fruit qui est connu cbez les droguistes sous le nom 

de MiROBOLAN EMBLIC. (B.) 

EIVIBOLE, £m^/ii5. Genre de cbam[rignons établi par 
Batsch d'après Haller, et depuis réuni aux STEHOmTfiS et 
aux Trichies. (b.) 

EMBOLINEde Pline. Ce nom paroh être celui d'une 
espèce d'ELLÉBORlNE. V. Epipactis. (ln.) 

EMBOLUCRUM. Nom que les Romains donnoient i 
la Cuscute, (ln.) 

EMBOTHRION, Efnb<ahrmm. Cyemû déplantes de la 
tétrandrie monogynie et de là famille des protétoïdes , qiû 
présente pour caractères: une corolle monopétale, tubolei^t 
grêle , longue y un peu courbée, qui se partage quelquefois, 
jusqu^à sa base , en quatre découpures linéaires , obtuses , 
concaves à leur sommet ; quatre étamines attachées au soin- 
met de la corolle; un ovaire supérieur, oblong, presque li- 
néaire, légèrement courbé , se terminant en un style à stig- 
mate épais; un ibUicule oblonç, presque cylindrique , pédi- 



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E M B ,g, 

cnlë sot son féceptacle , acuminé par le style qui persiste , 
coriace, s'èuvrant d'un seul côté, unîloculaire , et qai con- 
tient plusieurs semences comprimées, munies, 4W c^té , 
d'ane aile mince et membraneuse. 

Ce genre qui a des rapports très-màrqués âreales Bank- 
siEset les PaoTÉES, est remarquable en ce que la corolle des 
espèces qui ne s'ouvre qu'après la fécondation, contient 
une vingtaine d'espèces originaires de la Nouvelle-Hollande 
ou du Pérou. Ce sont des arbrisseaux k feuilles simples 
et k fleurs alternes , disposées en grappes ou en ombelles, 
II5 sont encore rares dans nos jardins ; mais , sans doute , 
ne tarderont pas à s'y multiplier, car ils naissent dans 
on climat analogue à celui de la France. Parmi eut il faut 
remarquer: 

L'ËMBOTHRiOK LAKCÉOLÉ, qui a les feuilles linéaires, 
lancéolées, très - entières. Il se trouve sur 1«5 montagnes 
du Chili. Ses semences réduites en farine, ont servi , dans 
one expédition , à nourrir l'armée espagnole. 

L'ËMBOTHRION ÉMARGINÉ, qui a les feuilles oblongues, 
émarginées, très-entières. Ses fleurs sont si belles, qu'elles 
servent à orner les temples les jours de fêtes , et ses feuilles 
pilées sont propres k apaiser les Aiaux de dents. Il croît au 
rérou. 

Le genre Grevillée a enlevé quelques espèces \ celui-cL 

D'après R. Brown, ce genre ne doit contenir que deux 
espèces : les Embothrion rouge et lancéolé ,• toutes deux 
originaires du Cbîli, Celles de la Nouvelle-Hollande consti- 
tuent les genres Oréocalle , Teï^^pée et Lomatie. (b.) 

EMBRASEMENT SOUTERRAIN. Si l'on entend sous 
te nom les phénomènes volcaniques (lesquels ne sont nul- 
lement dus à un embra^emient de matières combustibles' 
comme on l'a cru jusqu'à ce jour (F. au mot Volcaï^.); 
si l'on entend un embrasement de houille, je dirai que 
c'est un incendie ordinaire, occasioné presque toujours par 
Tiniprudence des travailleurs ; et quand une fois il a fait des 
progrès, il est très-difficile de l'éteindre. ïl est Infiniment 
rare que ces embrasemens arrivent spontanément. Quelque 
Pyritense que soit la houille , il faudroit le concours d un air 
beaucoup plus libre que celui des souterrains pour y occa- 
sioner une effervescence capable de produire l'inflammation. 

Une circonstance (entre mille autres^qui distingue essen- 
tiellement les embrasemens de la houille, d'avec les phéno- 
mènes volcaniques , c'est que les premiers occasionent tou- 
joars des affaissemens de terrain proportionnés à l'épaisseur 
des couches qui ont été dévorées par le feu; tandis que jamais 
autour des volcans, il ne s'est fait le plus petit affaissement. 



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tgl E M B 

quoique les matières Tomies aient forme des montagnes inn 
tnenses , et couvert de vastes contrées d^un nouveau sol de 
cent pieds et plus d^ épaisseur : ce qui prouve évidemment 
qu'il nV à rien de commun entre les embrâsemens propre* 
ment dits et les phénomènes volcaniques. fPAT.) 
EMBRIAIGO. Nom languedocien du Narcisse des vm, 

(LR.) 

EMBRIEIGUAS. Aux environs de Montpellier, on 
nomme ainsi VOrchis mono , L. (ln.) 

EMBROSI. Nom que les anciens Egjrptiens donnoient 
à la Laitue, (ln.) 

EMBRUNE. S^onyme d'AiRELLE. (b.) 

EMBRYON , Émbryo, C'est ainsi qu'on nomme le jeune 
animal qui se forme dans le sein maternel. On l'appelle aussi 
fcUus ; mais le mot embryon indique plus particulièrement les 
premiers rudimens du nouvel animal , et pour ainsi dire , le 
produit immédiat de la conception. 11 y a des embryons dans 
les quadrupèdes vivipares , les cétacés , les oiseaux , les rep- 
tiles , les poissons , les mollusques , les crustacés et les in- 
sectes. Mais comme plusieurs vers et presque tous les zoo- 
phytes se reproduisent de boutures ou gemmules, de même 
que les plantes , ils n'ont pas d^embryons ; car ceux-ci sup- 
posent 1 existence d'un œuf ou d'une graine. Ainsi les plantes 
qui se propagent par des semences ont des embryons dans 
ces mêmes semences. Qu'est-ce que le germe d'une graine, 
sinon l'embryon de la plante future ? Si l'on pouvoit dis- 
tinguer exactement toutes les parties d'un embryon , malgré 
leur petitesse , l'on y trouveroit tous les organes de rindividu 
qui doit en être formé. En partant de ce principe , des phy- 
siologistes , et surtout Cbarles Bonnet , ont soutenu que les 
germes de tous les êtres ont existé de tout temps emboîtés les 
uns dans les autres malgré leur incommensurable petitesse; 
mais quoique cette ténmté soit excessive ^ puisque ces germes 
sont composés de parties et d^organes , il faut que ceux-ci 
soient encore plus petits que le tout ; d'où il suit qu'il £aat 
admettre la division de la matière à l'infini. Prenons un 
exemple. Une seule plante de tabac ou de pavot peut donner 
trois à' quatre mille graines assez petites ; or , il faut que 
chacune de ces graines contienne non-seulement les rudimens 
de la plante qu'elle doit produire , mais encore les graines 
qui en sortiront , avec toute leur génération jusqu'à la fin du 
monde , jusqu'à Tinfinité ; de sorte qu'on pourroit ainsi mul- 
tiplier^ pour ainsi dire, l'infini par l'infini. On sent jusqu'où 
mène une pareille opinion , et combien elle est monstrueuse. 
D'autres ont dit: L'embryon se forme par parties dans le 
corps de la mère : c'est ce qu'ils rxomxatnXVépigénise, Par 



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E M B. ,g3 

exemple , dans l'homme , le cœdr , disent-ils ^ se forme le 
premier ; ensuite les artères et les veines ; pub les nerfs , les 
muscles , les os , les membranes , etc. , qui viennent se super- 
poser et s'agencer les uns 4yns les autres. Mais ce n'est point 
là la marche de la nature ; elle jette ses ceuvres en moule 
d'an seul jet , c'est ce qu'on reconnoît à la symétrie , à la 
sage conformation de toutes ses productions^ Je voudrob 
bien qu'on fît attention , en effet , qu^un seul oi^gane d'un 
indiTidu est tellement approprié à tout le corps , que celui 
d'an antre individu de ta même espèce ne .lui peut point 
exactement convenir ; Aue le visage d'un homme convient à 
sa nature, et non pas à celle d'un autre homme ; qu'il y a 
autant de différence dans toutes les autres parties du corps , 
quoique le vulgaire n.'y fasse pas attention ; qu'un phlegma- 
tique a tout son corps également phlegmatique , et le san- 
guin est partout sanguin ; que tous les organes de la femme 
correspondent à sa constitution , à son état de femme , et 
non à cdui de l'homme ; enfin , que tout être a une nature 
particulière et unique ; ce qui seroit impossible si le corps 
étoit coihposé de parties faites à plusieurs reprises, et sans 
mie pins^ance uniforme qui agisse de concert. 

D'autres disent : Ne voyez-vous pas que nous nous déve- 
loppons peu à peu ; que nos organes , d'abord impercep- 
tibles , s'étendent , s'agrandissent , s'accroissent ^ et que 1 Wo- 
buiott est le fondement de la génération ? Que cherchez-vous 
davantage ?. Fort bien ; vous ne nous apprenez rien de neuf , 
en noua assurant que le fœtus grandit ; Aie labor, hoc opus» 
Voyons un- peu comment vous nous T expliquerez , et c'est ce 
qu'on n'a jpa faire. 

N'est-il pas clair » comme le soutiennent Blumenbach et 
d'autres physiologistes , que c'est une force formatrice , un 
nisusformatiQus , qui organise l'embryon F Belle découverte , 
qui nous apprend que le foetus se forme, parce qu'il se 
forme ! C'^st conune si i'otn disoit ^ la pierre tombe , parce 
qu'elle tombe. . / \ 

Les vers spcrmatiques plaisent-ils davantage ? Voyez-les 
fourmiller sous la lentille du microscope , avec Hartsoeker 
et'Leuwenhoëk. Insinués dans la matrice , ils sont portés 
Tcrs l'ovaire par les trompes de Fallope 4 là, il faut se dis- 
puter entre eux à qui entrera seul dans l'œuf pour s'y déve- 
lopper. Enfin, le plus fort ou le plits adroit sW insinue , et 
voiÈi la conception ; le reste va de soi-même. Il y a toujours 
one petite difficulté : comment se sont organisés ces vers dans 
la semence ? d'où viennent-ils f ou plutôt existent-ils réelle- 
ment? et pourquoi tant de milliers d'animalcules , tous ca- 
pables de se développer pour produire un seul individu ? 

X. l3 



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194 E M B . , 

Un philosoplie plus profond, BuSbn ; tous répondra : Ce 
que TOUS prenez pour de petits anîmauz n'est autre chose 
ipi'une multitude de molécules organiques , extraites de toutes 
les parties du père et de la mère^ et qui consenrent une dis- 
position à se réunir suivant Porganisation de F être duquel ils 
émanent. Ib sont en quelque sorte figurés par un moule in- 
térieur qui les dispose. Ainsi , dans la semence 9 il y a des 
molécules qui viennent de l'œil, de la boudie , de la tête, 
du coeur, des membres , etc. , du père et de la mère, et qm 
tendent il se réunir , à former les mêmes parties desquelles 
sortent ces molécules , et dotit elles ^nt retenu la forme ou le 
moule. Yoilà une idée très-ingénieuse, puisée néanmoins 
dans rhypothèse d'Hippocrate et celle de Démocrite ; 
mais enfin , il suit de ce système , que les parties qui man- 
quent aux parens ne doivent pas se trouver dans renfant , 
puisqu'elles n'ont pu fournir leur contingent de molécules or- 
ganiques. Or , nous voyons que les Juifs circoncis produisent 
toujours des enfans mâles avec leur prépuce ; que des père 
et mère , tous deux , soit manchots , soit bossus , soit ooi- 
teux , etc. , engendrent des enfans bien conformés. Jjepapil*- 
Ion produit des chenilles qui ont de tout autres oi^ganes que 
lui. 

A ce sjrstème, succède Maupertuis qui dit : Tout s'opère 
par Tattraction. Les molécules organisantes sont attirées rers 
tan centre ; par exemple , le nez attire les deux yeux, la mais 
attire les doigts , le corps attire les bras et les jambes; absi, 
l'attraction est une loi qui s'applique aux animaux de même 
qu'aux planètes et aux soleils. A la bonne heure ; mais dai- 
gnez nous montrer tomment se forme le tissu entrelacé des 
organes et la force secrète qui nous fait vivre. 

Selon d'autres : nous somtnes d'abord une petite plante, 
nous nous animalisons peu à peu ; nous sommes d'abord des 
espèces de polypes , ensuite des insectes , pois des poissons, 
puis des reptiles , enfin , des hommes. Mats d'où vient cette 
plante ? comnient s'est-elle fyrmée ? 

Ne seroit-cè point par cristallisation ? dit quelque mjy- 
deme. Mettez un acide et un alkali , yoUk un sel qui cnS' 
tallise : eh bien ! supposez qu'il en est de même dans lesle^ 
menées de l'homme et de la femme , car il faut 191e celle ci 
en ait. Ce système n'a pas fait plus de fortune que le moy^ 
indiqué par ParaCelse , pour faire de petits hommes dansifli 
matras. il prenoit pour cela du sperme et du sang menstruel, 
qu'il mettoit dans une fiole enfoncée dans le maiét diand. 

Un fameux anatomiste^anglais, Harvey, avoit dit qae tout 
ce qui existe vient d'un œuf ou d'une graine (excepté les bou- 
tures des plantes ou des zoofbyies) , et ce fait anatomiff^^ 



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EMB .js 

est resté seul «a v^iiev 4^ d^l^s de tous les syslifftes ; mais 
cet œuf mystérieik ne nous apprend rien sur le poDcipe de 
la ff^nératu^. Quapd nous admettr^Mis a^ec^ Le^ wciens , le 
mélange des semences, ^en secoosnaG»is|>Iu$.d7aoc^? Si nous 
recevons quie lout est renc^i 4e genn^s -d^s 4a ^atuire » que 
nous les prenons avec la j^oiuritiire , ^ue c^sgei^H^es ne cher- 
eh'ent qu'un Meu eoavenabk.à leur 4év€i<i^peinem^ .sekin le 
système de la ^panspermie , ^t^i par A^a^agore et soutenu 
parPerrauH, iiOgan, etc. ; quelles obscurités »e nous en- 
toorerost pas encore-j^Si^ious i'eGoppoi3$oias oue J'eo^ryon 
n'est qu'une émanat^n de4a)inère, ejt que le pvère .donne 
seolemettt Texcitement vital, Aes diSàsxi^^ ^r^om -relies 
ndindresP Qu^l que Sjojt le s^y^ièvQie qu'on »dP|Ae:> lès 4Mres 
le xenversent sans êjtre plus ^p^^ux-n^ôme». \i ^^^t as- 
sister k la formation desôtr^s-^On a miivi av^ç^^c^ctitude le 
déveloMemem du poulie^ d#i^j^:œuf, dupj^iÛpndansU che- 
telle etia dbrysal^; «nftift^ftnn'aTu qu'pn^l^vdjOppement , 
et voUà tout : Je yrewearvmotpïir de la g(in^çatijiHi reste ton- 
jotirs cacbé* Jl y a donc quelque chose au^dQs«u»4e J'intelli- 
gence hamaine da»s c^t^e lor 9»*a^iap d^ ^j^es^^iea Yak on 
veut rapprofondâr, c'c^t un ^bl«ie d^s le^Ëti^,ftu.)ne!voit que 
k maki de Dieu ; carri^ ne ii>erQitplus idi^dequede sup- 
poser avec E^icure ^ qiie:l!aveu^iforce d« J^^ard préside à 
la géBération des ^^rps YÎv^s qui sonjt.|9r|^MMSés avec tant 
de prévoyanoeet de ^sa^se.. Ilxie fautpAS s^oir le^aens cora- 
mua^infiins iOsonsJe dice , .^o«ir l'a^swer aufourdlun ^ et les 
générations équivoques révoltent la raison. F. à l'artiele des 
Coft^ t)ftGA^il»És , ce ique «ous avolis dit:>à)ce 'SjUjet. 

Aiquoi hmk s^appesantlr âttr le mystère deia faDnatîbn des 
êtres , sâas espérance de l'expliquer ? N^e >vaut - il pas mieux 
observer les opératiooB. Ae la natune , auli^At qii'îl «st peni|is 
à l'ceil humain de lies. apercevoir? No^ ^y^n^s k l'article de 
la GéHÉ&AYiON , ce iqir'ti«itpeut'étdi>lir de fJus certaifi sur ce 
mystérieiH: objet de tan^de recherches» > 

il paroit d'abord 4pie >l'embj^rionji'eatqil'»ne extension du 
coiyide lafemeMe, etqn'il n'est point produit par le mile. 
Par exeiBide ;41 est ceitt^in que Paeâ^eadâteAanslapotile av>ec 
toutes ^es parties , av.2mt la fécondation. Les pUikes n'diit- 
cUes pas déjà leurs graines idans le péficai^^i tandis que k/ 
étammea n'ont pas encove épandié Itfur poussière fteondante 
sur le pistil ? La cîcatricule ne se trouve-t-elle pas dans l'cBuf 
iofécond, de. l'aveu même du célèbre Harvey? Oh découvre 
^jà les linéa^nens du £itttf animal, dans Pœuf des raies , des 
grenouilles, des tortues. Je conviens que la vie est commu- 
niquée parle mâle ; mais il ne donne paslui-même la matière 
formatrice ; il peut seulement modifier p dans les métis , l'or- 



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i^ Ê M s 

^aifisalîoii prifDÎtive que la femelle a donûëe antérieureAiellI 
au fœtiK. 

On obserre même des fiiits phis étonnans dam les insectes , 
djHis les ïoophytes. Les^polypes^ les coraux, ne sont ni mâles 
ni fenielles ; -ce sont des animaux qui se tnaltiplient de bou- 
ture , de même qu^me branche verte de saule , plantée en 
terre , forme un nouveau saule, quoique les deux sexes soient 
séparas dans ces aii>res. Gequi est plus frappant encore , c^est 
que Charles Bonnet, Refyger, Geoffroy, Ginanni, Bouipiet, 
néaumur , Trembley et Lyennet , ont vu des pucerons sortis 
de leurs mères sans runion des tnâles , {Produire eux-mêmes 
d'autres pucerons sans le concodr^ des mâles. Cle fait curieux 
a été si bien observé et détaillé par des hommesdignes de foi 
et sans intérêt d'em imposer, qu'on n^en peut plus douter. La 
preuve en est même facile , parce que dans un certain temps 
de l'été tous les pucerons ^nt femelles , sans exception , de 
sorte qu'ils ne peuvent être fécondés par des mâles. Ceux-ci 
ne«OQt produits qu'après trois ou quatre générations , et fé- 
condent les œufs destmés à passer rWer, pour se développer 
au printemps suivant Les pucerons IbmeHes ont doinc la puis- 
sance de former seuls des êtres sembladilesà euxP Yoîci com^ 
• ment ce fait ^explique : Lorsque les mâles fécondent les fe- 
melles , ils communiquent non-seulement la vie aux em- 
bryons contenus dans tes œufs , mais encore un surcroît de 
vitalité qui doit suffire pour animer 4es générations subsé- 

£ lentes. Ils donnent la vie de Tespèce outre la vie de lin- 
vidu. 

La femelle test donc le tfonc primitif des espèces vivantes, 
dont le mâle n^est que le fécondateur. L'embryon n'est donc 
rien autre chose qu'une branche de la tige maternelle , quel 
que soit le principe qui le forme. F. l'article Génération. 

Tout être organisé , soit animal , soit végétal , commence sa 
vie par un état gélatineux , qu'on Toit prendre peu à peu de 
la consistance et développer ses organes. Si nous n'aperce- 
vons pas toutes les partiçs des jeunes feetus , c'est qu'il en est 
de transparentes , qui échappent ainsi à notre^ vue. Il n'est 
donc pas exact de dire que le cœur, la tête et«ia moelle épi- 
nière f sont formés les premiers dans les fœtus des animaux à 
sang rouge et vertébrés ; mais il faut dire seulement que tel 
est l'ordre dans lequel ces organes commencent à devenir n- 
sibles. 

Dans le produit de la conception humaine » au bout de 
trente-^me heures , il apparoh au miUeu d'un mucilage gluti- 
neux , des rudimens' imparfaits du cordon ombilical , et le 
point vital du cœur (^Punctum saUens d'^Ajrîstote). Après cId*- 
quante^huit heures | les artères carotidea sont visibles ; nuis 



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E Bf E tgy. 

Pi^iite dorsale peut s'apercevoir lorsque Tembryott n^a que 
dix-huit heures d'existeioce ; à peine garde-t-il une figure dé-«^ 
terminée , car il n'a nulle consistance , nulle couleur , nulle 
odeur , et même nuUe saveur , dans ces premiers instans^ 
Bientôt le suc nourricier de la nfère vient a£fermir et déve- 
lopper successivement tous tes organes de Fembryon. V. Tar- 
tide Fœtus. 

On peut suivre, la formation du poufet dans Tœuf , pour- 
voir comment les parties prennent de la consistance, en s'a* 
lamentant peu à peu; comment elles s'agrandissent^ se forti- 
fient; commentle sangse forme dans les vaisseaux du germe,; 
et le jaune de VasâS entre dans la cavité abdominale du poulet, 
^ui croif oit que cet œuf que nous mangeons ne soit rien autre 
chose que du sang, des os, des membranes, des^.musctes, de» 
nerfs, des intestins d^un poulet ?' Gomment se £aiit - il que la 
chimie ne paisse en extraire une seid:e goutte de sang , aucune 
molécule ^os ou de chair véritables P Cependant rien n'est 
ajouté à cet œuf que la chaleur. Quel changement étrange 
dans la nature de ces matières \ et pourquoi ce changement 
est~il tout-à^fait difiGérent , quand il lui manque une goutte- 
lette de Thumeur prolifique du coq ? Telle est la profondeur 
des lois dé lanatiM^e, qu'elle confond noire raison ; de même 
que nos sens se troublent lorsque nous considérons un im^ 
nense abhne sous nos jj^eds. 

CansuUez, les articles Fœtus , GÉKÉavTiOK. (vi]|£Y;) 

EMBRYON, r. Semence. (i>.) 

£MBR¥OPT£R£ , Embryopteris. Genre it plantes éta- 
bli par Gœrtner , sur le frmt seulement C'est le MAAOïiO d& 
Iiamarck(C0paiiîZte). V. PLiLQUEMiNiERé (b.) 

EMÉ. Nom indien du Casoar. (yCy « 

EMEIN. T.Eman.ClnO 

EMERAUDE (Ormih. ) V. Sahaik. (Ti> 

EMERAUDE- AMÉTHYSTE. V. la section *» Oi- 
seaux-mouches-, au mot Coubri. (y.) 

EMERAUDE. Cette pierre^ connue de tout le monde ^ 
occime unrane très-distingué parmlceUes que t'imanommées 
précieuses. EUe le doit à sa belle couleur verte et à la rivacité 
de son éclat On la place immédiatement après le diamant 
et le rubis ; le saplûrjt la topaze viennentensuite. V* au mot 
Pierres précieuses,* 

Théophcaste,. qui en park sous le nom de Smaragdos^^ dit 
qu'elle communique sa couleur verte à l'eau dans laquelle o» 
fat plonge , et qu'elle est bonne pour les yeux , d'où vient que 
plusieurs.ea portent des cachets gravés, pour les regarder de 
temps en temps^ Pline ^ qui L'i» décrite sous les noms de timo^ 
viaUs^ dei smara$(ius> et de gcnuna neromaoaj, ajoute plusieuob 



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«)8 E M E 

traits à celt^ descrit^on, qui finit ressortir toirtes les tfnaiiUB 
de cet^|^eiiiipfte;il vafite surtout la beauté de sa coulearvertef 
à laquelle ou ne peut comparer que telle d^ût la nature, au 
retour du printemps ^ décore les arbres et les^ prairies. « La 
lumère qii'eUé lauce , dit-il , semble briUaoter Taîr qui Tea- 
vironite , et tekidre par son irradiation Teau dans laquelle on 
la plonge ; elle est toujours belle , toujours éclatante ^ smt 
qu'elle pétille soAs le soleil, soit qu'eUe lâise. dans l'onze, 
ou même qu'elle brille daiis 1» nuit à la lumière des Qam« 
beaux. » ( HiM. nat. ^ liv. S^..) Enfin ^ tous les auteurs qui en 
ont parlé apsès eut , s'accordent à faire FéWe de cette pierre. 
Éoëce de Èoot , en particulier^ rj^porte £ort au long toutes 
les qualités vraies ou prétendue» de Fén^rande, cpûocciq^oit 
aussi un rang distingué p^nti les 2«ialéttes , et dont on a 
employé la poudre en piiarviâcie, oà elle entroit àxs^ 
la composition de la tbéri^aïque. On a dit ,. etAve autres rêve* 
ries , que , pendue au cou ^ elle préservoit du naal caduc , .et 
faisoil évanouir les terreurs paniques ; qu'étant liée à la 
cuisse d'uKe femme en travail , elle hâtoit l'ei^nteiiïent ; 
tandis que , placée sur son ventre , elle le retardéit. Une de 
ses vertus les plus précieuses , étoit de conserver la chasteté 
et de trahir l'adultère; elle avoit aussi k.propriété de rendre» 
éloquent celui qui la portoit y et de loi domer la connqissance 
de l'avenir , en même temps qu'elle préservoit des att»iues 
des démons, remédioit aux morsures venîmeuseâ , etc. , etc. 
Revenons à Ttiistoire naturelle de cette pierre. 

L'espèce ËHiERikUte, telle qu'elle est établie aujourd'hui, 
comprend l'émerâude proprement dite , et les var^tés de ce 
minéral, auxquelles on a donné les noms àeBénlei à^ Aiguë-- 
marine , lesquelles n'en diffèrent en effet que par la natore 
de leur principe colorant. 

Wallérius avoit déjà rapprpéhé ces diverses substan- 
ces, avec lesquelles il confondoit, il est vrai , le péiâot^ et 
M. Haiiy fait voir que leur forme primitive étoit entièrement 
semblable. M. Wemer lès regarde cependant encore comme 
deux espèces distinctes ^ d'après cette considération que Vér 
meraude a ses pans lisses , tandis que ceux du béril sont or- 
dinairement striés longiti^Linalement ; ce qui n'a pourtant 
pas toujours lieu. Il nomme la premiène st^maragd et la Bt- 
conde beryll. ' 

ML Bron^lart donne k l'espèce dont il s'agit , le nom de 
béril j et la divise en deux sous'-espèces , dont l'une comprend 
les variétés d'un vert pur , sous la dénomination de héni eme-^ 
rnude, et V^aiire celle d'un bleu verdâtre ou d'un vert pâle» 
ou ja unâtres , sous celle de èéril^a%uâ manne. 

Le béril et i'émerande ont ét4 décrite avec bcaiicpop * 



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j: M E ,g^ 

soin par Dolomiea , qai les regardoit alors comme deux es- 
pèces distinctes , dans le t. a da Magasin encyclopédùpte , et 
dans le t. 3 du Journal des ndnes^ où il a , en quelque sorte , 
apaisé la matière , en rapportant tout ce qi|î étoit connu sur 
ces minéraux : nous lui ayons emprunté une partie à^s dé> 
taib relatifs à ces diverses variétés. 

Caradires de VespUct. — - Sa pesanteur spécifique est ii peu 
près la même que celle du quan, environ 2,7; elle raye le 
Terre, et q[nelquefois, mais bien rarement le quarz. 

\jt& cristaux transp^yens ont la réfraction double et leur 
£>nne primitive est un prisme hexaèdre régulier, dont les pans 
lont des carrés, quand il est ramené à ses. véritables dimen- 
sions. C'est aussi la forme dominante des cristaux secondai- 
res 9 dans lesquels les arêtes du prisme et de la base , ainsi 
foe les angles solides» sont modifiés de différentes manières^ 
par ^i^ facettes. V, plus bas. 

Leur cassure transversale est ondulée et brillante. Ceux 
que Ton a appelés héfUs et aiguë-marine, sont sujets i des 
accidens singuliers de configuration , qui ont été décrits par 
U. Patrin au mot AiGUE-MAaiiΠ( t. i , p. 289 ). 

Sa couleur wsctie , du vçrt pur , plus ou iQoins foncé , au 
bleuâtre , au bleu-verdâtre , au jaune et au roussâtre ( ces 
dernières teintes appartiennent aux variétés nommées dujso- 
iithes du Brésil et de Sibérie , par M. Patrin ) ; il y en a aussi . 
d'entièrement blanches, et c'est là véritablement le type de 
l'espèce. Cependant on préférera toujours une émeraude 
transparente, colorée en vert par le chrome, et même une ai- 
gae-marine, à cette variété Umpîde. 

Exposée à l'action du feu , elle fond en un verre blanc , * 
ui peu écumant ; avec le borax, elle fond sans bouillonner. 
U. Vauquelin y a découvert la présence d'une terre nou- 
velle, qui entre oans sa composition pour i3 ou i4 centiè- 
mes , et à laquelle il a donné le nom de gludne , d'après la 
propriété qu'Û lui a reconnue de former avec les acides des 
combinaisons sucrées : ghkus^ en grec , signifie «icwa?, suc^ 
V. QhvcnaL 

Vènemude ^ Pérou et Vaigue-marineJk Sibérie^ d'après les 
analyses de ce savant , renferment ;. 

' La première, La seconde, 

i^ce ...... 6^5o 68 

Aiuimne. .... 16,00 iS 

Glncyne. • ••• . iS^oa i4 

Oxyde de chrome 3,a5 o 

Oxyde de fer . • 0,0a . 1 

Chaux i;,6o ^ 

Ëaiit *..^ a,oo o 

100,35. lOO 



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300 E M E 

Variéié^ déformes. — M. HatLy en a décrit haït dans son 
Traité de minéralogie ;rsiA\s on en connoît actuellement daran- 
tage. Elles sont communes à toutes les teintes ; seulement, 
comme nous Taii^ns déjà fait observer plus haut , p. ig8, les 
variétés vertes ont leurs pans lisses, tandis que les autres ont 
les leurs ordinairement striés , et quelquefois cannelés longi- 
tudinalement ; nous allons indiquer les plus simples. 

I.» Émeraude primiUoe; le prisme hexaèdre régulier. 

U est très-rar& d'en trouver qui* soient terminées des deux 
bouts par une face plane ^ Tune def deux extrémités étant 

Jiresque toujours engagée dans la gangue : ceci s'applique éga- 
ement aux autres variétés , et en général à la plupart des 
cristaux. Les six faces du prisme sont quelquefois alternative- 
ment larges et étroites , ou hien il est comprimé. Certains 
prismes d'émeraude de Sibérie étant cassés , paroissent for-^ 
mes de lames parallèles , concentriques , assez faciles à sé- 
parer; tandis que d'autres ont un tissu vitreux «uniforme. II 
y en a aussi qui sont formés de Tassemblage de sept prisme» 
hexaèdres, dont six sont groupés autour d'un prisme central; 
de coudés , d'articulés , etc. 

a.® --* pendodéeaèdre ; la variété précédente , dont , ks, 
arêtes du pçisme sont remplacées pai* des facettes. 

3.^— épointée ; prisme à six pans, dans lequel tes angles 
solides sont tronqués et présentent chacun une facette trian- 
gulaire. 

4.^ — * annulaire ; les arêtes au contour des bases sont rem- 
placées par des faces qui forment , par leur réunion , une 
sorte d'anneau. 

5.® — rhombifire ; combinsûson des deux variétés précé- 
dentes , qui produit des rhombes sur les angles solides du. 
prisme à six pans. 

6.0 — ^ cylindrôide ; en prismes déformés ou arpondispar des 
cannelures. 

7.®-— amorphe ou en fragmens arrondis , tels qu'on en 
trouve dans le lit de certaines rivières. 

Gisemens et pays. — Les émei*audes reconnues jusqu'ici 

?our telles dans le commerce , c'est-à-dire celles qui sont d'une 
elle couleur verte , viennent du Pérou; et parmi les endroits 
qui en fournissent aujourd'hui le plus abondamment, on dé- 
signe la juridiction de Santa-Fé et la vallée de Tunca , entre 
les montagnes de la nouvelle Grenade et de Popayan. Ces 
émeraudes s'y trouvent en venais dans l'amphibole schisteux , 
suivant M. de Humboldt, dans le schiste argileux, e|; suivant 
Dolomieu, dans des cavités du granité. ïlles sont souvent 
groupées avec des cristaux de quarz ^ de mica , et plusieurs 
ont leur surface parsemée de cristaux de fer sulfuré. On ei^ 



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E M E aot 

▼(Ht anssi qui sont enveloppées de chanx carbonatée. La chaux 
floatée et la chaux sulfatée les accompagnent encore ; et si, 
dans certains cas ^ leur formation paroit ancienne , dans 
d'aatres elle semble asse2S récente. 11 s'en rencontre égale^ 
lement dans ce pays en fragmens roulés. Lamine de Manta, 
d'où ont été tirées les plus belles , est épuisée. Il paroît bien 
certain qg^'il a été trouvé des énieraudes vertes autre part 
qu'au Pérou, notamment en Egypte ( V^ ci-dessous )»| mais 
on ne connèît plus les lieux où elles se rencontrent. On a dé- 
cooFert récemment en Bavière une variété de cette substance, 
en petits cristaux prismatiques , d'un assez beau vert , enga- 
gés dans un mica schistoïde. Nous en avons vu un taillé et 
monté en bague , qui faisoit un assez joli effet, quoiqu'il fût 
on peu louche* 

Qaant aux variétés transparentes ou opaques, connues 
sons les nonas de hértl et à^aigue-marmê , on les trouve en 
cristaux dans les cavités de certains granités , et en particu- 
lier de celui que l'on a nommé graphique , à cause de la dis- 
position de ses cristaux de quarz. Elles "y ont pour gangue , 
soit une argile ferrumneuse , soit le quarz ou d'autres subs- 
tances. On voit qu'eUes appartiennent aux teirains primitifs. 

Les granités des environs de Limoges et ceux dés environs 
de Nantes , en contiennent de blanchâtres. On en trouve de 
semblables à SvVizel en Bavière , en Espagne , en Angle- 
terre , en Amérique et ailleurs. Les terrains d'alluvion en 
renferment également, etnotamment ceux duBrésil ,d^#ù il en 
rientde transparentes, colorées , soit en jaune, soit en bleu pâle. 

M. le docteur Granville , de la Société géologique de 
Londres , nous apprend que la plupart des aiguë - marines 
tmployés en bijoux dans ce pays, y sont apportés du Brésil. 

' . (LUC.) 

Les émeraudesde Sibérie se trouvent en trois endroits dif- 
férens de cette vast^ contrée , à cinq cents lieues environ les 
^ des antres: le* ^emier est dans les monts Oural , à vingt- 
cinq lieues au nord d'Ekaterinbourg. Eties y sont d'un petit 
Tolome , mais d'une jolie couleur.* 

Le second est dans les monts Altaï, entre l'0b et l'Irtisch : 
ce* sont des aigue-marines d'une couleur mélangée de vert et 
ic bleu. On en trouve de gros prismes , mais qui sont éxtrê- 
■^cment impurs , et même d'une forme très-irrégulière : j'en 
** reporté un tronçon de cinq pouces de long sur quatre et 
^emi de diamètre , mais il est mêlé de quarz. 
t Le troisième gîte , qui est le plus riche et le plus intéres- 
wnt, est dans la partie orientale de la Sibérie , qui est an- 
^elàdulacBaïkal , et qui porte le nom âeDaourie. La montagne 
^ on les trouve est à cinquante degrés de latitade , à pea 



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2o% E M E 

près soas le même méridien que Pëldn. £U« est loule grani- 
tique j et ojn la nomme Odon-Tchelon , ce qui veut dire, en 
langue mojigale , trôupecmx péirifiésj parce qvke ses pentes 
sont couvertes de blocs de granité blanchâtre, ^ai, de loin, 
ressemblent à des troupeaux. * 

Quand i^ai visité cette montagne au mois de jûllet 1785, 
on y avoit exploité récemment trois gîtes différens^mais qui 
étoieni presque totalement épuisés : Ce que j'en ai apporté 
de plus beau, je Tai reçu des officiers des mines de ce can- 
ton, et surtout de M. âarbot de Mamy , d'origine française, 
qui étoit un des chefs de cette administration. 

Les trois mines X Odork-Tchdon sont vers le sommet it 
U montagne , et donnent chacune des émerandes d'une es- 
pèce particulière. La moins élevée a pour gangue un détritus 
de granit , mêlé d'une argile extrêmement ferrugineuse , et 
parsemées de grains et de rognons de irolfram. Les émerandes 

}r sont disséminées sans ordre ^ elles sont d'un fort petit To- 
urne , et à' peine de deux ou trois lignes de diamètre sur un 
pouce de longueur. Leur couleur est d'on* jaune de topaze , 
mêlé d'une temte verdâtre: je les appelle chysoUies. Le même 
filon contient quelques groupes de petites topazes. 

Le second gîte , situé un peu plus haut, mais à quatre 
cents toises de distance , est une espèce de filon rempK 
d'argile micacée , d'où l'on tire des prismes d'un fort volume 
et d'une belle cristallisation. J'en ai de superbes échantilious 
de seyt k huit pouces de longueur sur plus de deux ponces 
de diamètre. Leur couleur est un-vert tendre, sans mélange 
de bleu ni de jaune : je leur ai laissé le nom à^émerawks. 

Le troisième gîte est sur la crête même de la montagne :1a 
gangue est une argile blanche, durcie, dans laquelle se trouve 
abondamment disséminée la pyrite arsenicale qui semble y 
être pétrie avec Targile , et qui ne se présenté jamais sons la 
forme cristalline. ^ 

Les émeraude» de cette mine sont d'me couleur blcuitrci 
ordinairement mêlée d'une légère teinte de vert, ce. qui 1»" 
fait donner le nom de béril on $ aigue-mantie , que j'ai txû 
devoir lui conserver. Quelquefois elles sont d'un beau bleu 
de ciel pur et sans mélange , qui joue le saphir. On adonne 
le nom de ^^rj^-omnfti/ tantôt à ces aigue-marines bleues, et 
tantôt à une variété de topaze couleur d'aigue-^marine. 1^ 
plus petites sont cristallisées en prismes hexaèdres ; les autres 
sont cylindriques ou fortement cannelées. . 

J'ai donné de plus amples détails swr cen gemmes, dans e 
Journal de Phys. ( af>rU 1 791 ,71. 289 ei suh. ) et dans mon n^ 
toire naturelle des Minérau» ( tom. a , p. aa et suiv. )• , 

Qaelques naturalistes ont dit que i'émeraude éioitpifiV'^ 



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E M E ao3 

mcenU par la chaleur; ^'autres ont nié le fait ; et les ans et les 
autres peuvent avoir raison , d'après les échantillons qu ils ont 
soumis à leurs expériences. 

Les émeraudes, su^out celles de Sil>érie , ont souvent pour 
gangue le spath fluor. 

Il seroit très-possible que ces deux substances , dont on 
veit que la formation a été simultanée , se fussent quelque^ 
fois un peu mêlées. Cela m^ paroît d'autant plus probable 
quebe<aicoupd!émeraudes impures renferment des lames de 
quarz ; elles pourroient à plus forte raison contenir des mo- 
lécolei imperceptibles de spath fluor , et alors il ne seroit pas 
surprenant qu'elles devinssent lumineuses par la chaleur. 

On trouve au Brésil des émeraudesqui , d'après la descrip- 
tion qu'en donne Rômé^Delisle (/. a, ;?. aSS)^ sont sem^ 
blables pour la forme et là couleur à celles du premier ghe 
^Odon-Tchelon^ dont j'ai parlé ci-dessus, et auxquelles j'ai 
donné le nom de chtysolHes. 

On avok mal à propos donné le nom à'émeraudes du Brésil 
k des cristaux ^*une teinte verte obscure. On a recoimn que 
c'étoit une toiurmaline;^ 

Plusieurs auteurs, tqlsque Boëce de Bootet Jean de Laët, 
ont distingué les émeraudes en orientales et occûi^Uales » et 
ils caractérisent les premières par leur jeu brillant et leur 
excessive dureté. La même distinction est encore admise au- 
jourd'hui dans le commerce de joaillerie ; et l'on observe que 
la pierre dite émeraude orienlale est d'un vert moins foncé , 
et presque toujours mêlé d'une teinte assez vive. 

Mais ces pierres. précieuses ne sont nullement des éme- 
raudes : ce sont des variétés du saphir. On sait que celui-ci 
et la topaze d'Orient ne sont qu'une seule et même substance, 
ainsi que le rubb. On a des échantillons qui présentent ces 
trois couleurs réunies , mais distinctes. Il n'est donc nulle- 
ment surprenant qu'elles se trouvent quelquefois mélan- 
gées, et c'est^ en effet, ce qui arrive fort souvent ^ de là vient 
i*^ la vermeille onmdaU ou rubis orangé , par un mélange de 
jaune et de rouge ; ^,^ Vamélkysie orientale , par un mélange 
de rouge etde bleu; 3.* Vémeraudeorienialej par un mélange de 
lien et de jaune, r. ComiNDON. 

Si l'on donne le nom Sàmèrauie à cette gemme orientale , 
^ la snrpasy de beaucoup en mérite, il est arrivé bien plus 
fréquemment encore, dç décorer de ce nom des substances 
n?inérales qui n'ont que la couleur de l'émeraude, sans par-^ 
i^er son éclat et sa dureté. 

lies anciens comptoient douze e^ces d'émeraades , parmi 
lesquelles ils comprenolent toutes les substances minérales 
ie coukwr verte , .même le jaspe. Q^X ce qui a £ût croire 



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*o4 E M E 

au célèbre Dutens , que la véritable émerande ne leur éimt 
pas connue , et que c'étoît une production particulière ait 
rtouveau-Monde. • 

Mais celles de Sibérie prouvent suffisamment que l'an- 
cien continent n'étoit point privé de cette pierre précieuse y 
.puisque celle-ci ne diffère de celle du Pérou 'que par une 
couleur moins belle ; mais on sait que la couleur n'est pres- 
que toujours qu'une modification accidentelle dans tes^ sobs- 
fances «pierreuses. !l^armîles émeraudes n^me du Péroo^ 
il s'en trouve d'une teinte très-foibl^ i et quelques-unes sont 
totalement décolorées , ainsi que l'atteste te jésmie d'Acosta 
qui avmt été dans le pays. «J'en ai vu, dOit-il, quelques- 
« unes qui étoient moiâé àhnches et moitié pertes , et Vautra. 
« toutes Manches. » (Hist, nat, des Ind» Paris, 1600, p. i57.) 

Garcilasso de la Yega dit la même chose , et d^nne ma- 
nière qui n'est peut-être pas aussi dépourvue de sens qu'on 
le croiroit. « L émeraude y suivant lui , a besoin de se mArir 
*• comme le fruit : elle commence par être bàinche^ ensuite elle 
« devient d'un vert obscur » ...» {Hisi, des Incas, 1. 11, p. 289.) 
Il attribue ce changement de couleur à l'action du soleil, et 
tous les faits viennent à l'appui de son opinion, puisqu'il est 
bien connu qne les pierres colorées, le sont d'une teinte 
bien plus vive entre les tropiques que dans les eontrées 
plus éloignées de l'équateur. Or les émeraudes du Pérou 
naissent immédiatement sous la ligne : deux fois par an, le 
soleil lance des rayons perpendîcuiatres sur le sol qui les 
nourrit ; il n'est donc pas surprenant qu^elles soient ^lus 
richement colorées que celles qui se forment sous le triste 
ciel dé la Sibérie (i). 

On a même remarqué dans celles-ci , que c'étoient cons- 
tamment les plus vobines delà surface du sol , qui setrOQ" 
voient être les plus belles ; et qu'au-dessous , tlles étoient 
fort inférieures en couleur et ^ême en pureté» 

Les contrées méridionales de l'Ancien- Monde fouissoient 
k cet égaré du n^éme avantage que le Péroi» ; aussi voyons^ 
nous qu'une émeraude , qui est bien certainement de Tan^ 
cien continent , est d'une couleur an moins aussi foncée 
qu'aucune émeraude du Pérou. C'est celle qui servoit d^or- 
nement à la tiar'e du pape Jules lï ^ et qu'on a vue au Mu- 
séum d'Histoire tiaturelle de Paris. Or , ce yipe est mort 
en i5i3 , et le Pérou ne fut découvert et conquis par Fra^' 
çois Pizare, qu'en i54S* 

Il n'est donc pas douteux qu'il existoit des émeraudes en 
Europe avant la découverte du NouVseau-Mondev D'atUeurs , 

(i) Cette opinion de la maturité des pierres* gemmes colorée» « 
celle des Indiens, mais n*est adoptée par aucun naturaliste, (^vcj 



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E M E ,o5 

la manière dont Plinç en a parlé , ne permet pas de douter 
qa^il ne connût la véritable émeraude. Dans To^^re des 
pierres pr^ieuses^ il la place immédiatement après le dia- 
mant .et les perle^. Il s^extasie sur la beauté ravissante de sa 
couleur verte , plus parfaite , dit-il ^ que dans audune autre 
production de la nature. 11 exalte le jeu d.e s^s rayons ver- 
doyans qui se jouent dans Tair qui l'environne , et qui sem- 
blent communiquer sa couleur à Pc^au dans laquelle on la 
plonge. Il ajoute que j de. peur de Taltérer, on étoit con- 
rena ^ par une sorte dlaccord unanime , de ne jamais rien 
graver sur cette pie;rre, 

(Voilà 9 sans doute, pourquoi il est si rare de trouver 
desémeraudes gravées. antiques. Cependant , le naturaliste 
romain rapporte q^e les Grecs Tont quelquefois employée 
à cet usage. Cette pierre étoit à un tel degré d'estime chez 
les anciens , que , lorsque Lucullusi , n célèbre par se& ri- 
chesses et par son luxe> quitu F Egypte , Ptolémée , occa^ 
du soin de lui plaire , ne trouva rien de plus précieux à lui 
offirir qu'ime émeraude sur laquelle étoit grj^vé son portrait, 
et Wil portoit au doigt. Doiomieu. ) ' . 

Quelquefois on lui donnoit une forme cftncave, et il pa- 
roit que Ton s'en servoit comme d'une lorgnette propre à 
diminuer les objets ; car il me semble qu'il n'y a pas d'autre 
manière d'expliquer ce que dit Pline de l'empereur Néron , 
qui regardoit les combats des gladiateurs avec une éme- 
raude. (X*3. 37 , lé.) 

Mais ce qui prouve , plus que tout le reste , que Pline 
parloit de la véritable émeraude , c^est la comparaison qu'il 
fait du béni avec cette pierre. 

Il paroît, dit>il, que les bérils sont de la même natfire 

Îne ('émeraude, ou du moins d'une nature fort approchante, 
l ajoute que les lapidaires lui donnent la forme d'un pr£sme 
hex^dre , et qu^on .pense qu'ils sont ainsi formés naturelle- 
ment. Il ajoute encore qu'ib ont les mêmes défauts que l'éme* 
raude. Enfin , il nous apprend une chpse intéressante pour 
llustoire des arts , c'est 'que les Indiens avoient le secret 
d'imiter plusieurs pierres précieuses, et notannneint le béril> 

{>ar le moyen du cristal de roche, auquel ils savoient donner 
es couleurs de ces différentes gemmes. (2^. 3^, ao.) 

A l'égard des pierres vertes d'un ^os volume , c'f^t k tort 
qa'onaprétenduqueThéophrasteet Pline les avoient regar- 
dées comme des émeraudes. Théophrast^e dit expressément 
que l'émeraude est une pierre très-rare et; d'un fort petit 
volume. 11 ajoute qu'elle a , comme le: succin^ la propriété 
d'attirer les corps légers , ce qui ne peut convenir qu'à une 
(^lame. Enfin il se moque de robéîisque formé de quatre 



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s,o6 E M E 

émeraodedt dont parlent ks Commentaires âes rois d^Egyptei 
et il di4 nettement que de semblables- émeraad<^ne se troa^ 
vent que dans les livres. ( Hûl, p. 87 et loS.) 

Pline n^étoit pas plus crédule à cet égard « tet en parla^ 
de la colonne qu'on voy oit dans le temple d'Hercule à Tyr, 
' du temps de Tbéophraste, et qu'on prétendoit être une éme- 
raude , il dit formellement que c'étoit bien plutôt une fausse * 
émeraude (^pseudosmaragdusy {Ltè. Sy, 19.) 

Dans nos temps modernes , on a roulu pareillement faire 

{casser pour des émeraudes , des substances qui n'en ont qae 
'apparence. Tel est le fameux plat du trésar de Gênes ( H 
sacro caUno dismercddo orieniale)^ qu'on ne voyoit cra^eo vertu 
d'un décret du sénat , €t dans lequel M. de la Condamine 
observa des bulles d'air qui prouvoient , d'une manière éyi- 
dente , que le sacro eatino sortoit d'un (bur de verrerie. 

Telle est encore la table d'émeraude de deux pieds de 
long sur un pouce d'épaisseur , qu'on fit voir À M. Coxe 
dans le trésor de Fabb^^e de Reicbenan, près de Constance, 
et que ce voyageur éclairé reconnut pour un spalfh fltior d'un 
assez beau vert. 

Quelques nafuralites ont cBt qu'il en ëtoit de même des 
pierres appelées émeraudes-morUlons,y émeraudes de CarÛuigène 
ou nègres-cartes. Ils pensent que t^e sont des cristaux octaèdres 
. de spath fluor. 

Ces émeraudes-mofîllons sont les rebuts et les petits 
fragmens d' émeraudes qu'on permettoit àn% Nègresde faire 
chercher par leurs enfans , dans les déblais de la mine, après * 
qu'on avoit enlevé tout ce qu'il y avoit de meilleur. Ces re- 
buts , arrivés en Europe , sont vendus' k la livre à de petit? 
lapidaires V qui tâchent d'en tirer quelques pierres qui sont 
toujours de peu de valeur. 

ai, parmi les émeraudes-morillons, l'on a trouvé des cris- 
taux octaèdres de spath fluor , c'est qu'ils s'y sont glissés ac- 
cidentellement par l'ignorante des enf^ns qui les ont recueil- 
lis, croyatat que c'étoient desfiragpnei» d'émeraudes. 

J'ai déjà observé plus haut, que celui qui se trouve en- 
tremêlé dans les groupes d'émerandês de Sibérie , dont les 
cristaux entrelaces 'né laissent pas facilement distinguer les 
formes , leur ressemble si parfaitement , que des mméralo- 
gifftes y«ont été trompes; il a fallu la pointe du couteau pour 
-distinguer ces deux substances par là différence de dureté. 

J'ajouterai que, dans ces mêmes groupes, l'on voit de pe- 
tits cristaux isolés , qui sont toujours engagés^ dans un mica 
faune à grands feuillets , qui semble tomber en décomposi- 
tion , et qui se trouve fréquemment avec les émeraudes. Ces 
-feéts cristaux , dont les uns sont presque limpides , its au- 



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Ë M E r ^ 3^y 

tresverdâtres , et quehjpMfois tirant sar le TÎokt, paroissent 
âvon* toutes les propriétés du spadi fluor: ils mit le m^me 
degré de dureté 9 la pointe éa couteau ks raye iacileiAefit : 
ils sont émiueiBineut pbosphorei£ceiis par le frottement, de 
même que par la chaleur ; leur £prme est celle d'un octaè- 
dre un peu allongé. (PAT.) 

Les émerattdes yertes sont d'aut^at ^kis^estmiées, qu'elles 
sont pins pures ; mais il «st rare d'eh trônrer qui soient k la 
fois d'une belle Couleur et sans défauts* Elles sont -ordinaî- 
rement remplies de jardinages ou ^ glaces qui les obscur- 
cissent et nuisent à leur jeu. Cependant ^ on passe quelque- 
fois par-dessus certains accide^i en £m«r de la ^auté de 
la teinte ; c'est même la sçule pierre à laquelle on soufîre 
quelques imperfections , tant elle «st agrëabfe «t amie de 
rceil. Les émeraudes s'allie# très-bien aînée le diaiiaant; on 
les porte en bagues et en iépiB|;les montées à jour ou enchâs* 
sées dans Tor , soit seules «> soit entou^éies , en colliers , etc. 
Les éineraudes d'uû vert foncé paroissent noires à la lumière. 

Leur prix varie beaucoup ; la vivacité de* la couleur ou 
son yelouté , la pureté , le pbis ou «oins de fond de la 
pierre , appoint une ^^nde différence dans leur valeur. 

Les émeràodes se Rendent au carat etpar parties , depuis 
dix sous jusqu^à cent firancs le carat , suîvatH la qualité. Ùnè 
pierre p^^He du poids de a grains vaut ^o fr. ; de 3 grains , 
70 fr.; et de 4 grains ou d'un carat ^ de 100 à i^o fr.<]elles 
qui pèsent plus d^im cai^ «ont vendues-^ la pièce, et dans la 
proportion suivante , ^and elles joignent une bonile Torme 
à une beQe teinte; savoir; de 8 grains, 24ofr.;'de 1 5 grains, 
teinte claire, 700 fr.; de même p^ids, teinte veloutée, tSoo 
fr. ; de ao grains , environ aooô fr. • . 

La belle émeraude de a^ grains que possédoit M. leUfifar- 
qnîs de Drée, a été vendue a^ob ir. Au-delà d'un certain 
volume, surtout quand elles sont pures , il n^y à plus de règle 
^t pour leiïr estimation ( iVio/i^ d!? M. Champion^) 

Mous avons indiqué la valeur des aîgue-marines , en pa|^ 
lant de cette sorte de|;emme (t. i,,^p. ^i.}) pous ajoute- 
rons ici que tes bérils d'un bleu de ciel foncé^ qui unissent à 
cette teinte une grande pureté et un vif édati sont très-cfaers, 
et qu'il y en a de jaunes qui im^ent assez l^ien la ftopazie 
orientale , et d'autres d'un vert jaunâtre analogie i celui di» 

Péridot. V. AlGUE^MARItïE. (LUC.) 

£h£aa*ud£ i« Sibérie. Ferber a Ammé ce nom à une 
substance très-différente, de rémeraMide, ^ laquelle elle 
ressemble seulement par sa belle couleur verte. V. I>i0F- 
ïASE et Cuivre. 



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ao8 . E M E 

Emeeaude du Cap. F. Prehîote. 

Emeraude fausse, ou Priue d'Emeraube. La chaux 
fluatée d'une belle coideur verte , est communément déco- 
rée de ce nom , <jue l'on a appliqué aussi au FMspaÛi ved^ 
à la Otrysoprase et au Plama de Wemer. V% ces mots. 

Emeraude du Brésil. On trouve décrite sous ce nom , 
dans les .anciens ouvrages de minéralogie , une varîété'de 
Tourmaline j d'un vert bleuâtre plus ou moins foncé, qui se 
trouve, au Brésil , où Ton rencontre aussi d«s Aigtie-ma- 
rines transparentes, d'un bleu-verdâtre mais où Ton n'a 
pas encore découvert la variété d'émeraude d'un beau vert^ 
qiii porte plus particulièrement le nom Sémerauàe. 

EmERAUDSS de CaRTHAGÈKE 9 MoRItiLONS , ou NÈGRESi^ 

Cartes. V. plus baut , p. 206. 

Emeraude occidentale. Elle est d'un vert plus clair 
que celui de la variété dite orientale^ et quelquefois d'mie 
teinte si gaie / qu'on la préfère à cette dernière qui tire on 
peu sur le noir. 

Emeraude orieotale, ou de vieille roche. G'e^tPé- 
meraude d'un vert foncé velouté , que l'on dgsigne ordinai- 
rement ainsi. Cependant quelques lapidaires ont encore 
nommé Emeraude orientale , une variété de Corindon-^iyalio 
d'une belle couleur verte. F. CoRiNDOX. 

EMERÂUDINE (Delamétberie ). Minéral dSme beUe 
couleur verte y regardé d'abord comme une pierre , et qui 
forme aujourd'hui une espèce particulière dans le genre 
Cuifw. V. CuiVrb-dioptase. (luc.) 

EMERAUDINE. Geoffroy domie ce nom i la Cétoine 

DORÉE. (O.) y . 

EMERAUDITE. Daubenton donnoit ce nom à la variété 
de DiaUage , que Saussure avoit appelée d'abord smafa^" 
dite, à cause de sa couleur. V. Diaixage. (luc.) 

EMÉRE, Emerus. Genre de plantes éubli par Toumefort, 
réuni par Linnœus aux Coroi^illes, quoique sa gousse soit 
cylindrique et non articulée. Il a été rétabli dans ces derniers 
tenons. ^.) 

ËMERIL. On plaçoit anciennement cette substance parmi 
les mines de fer; mais ce métal fait k peine la vingtième parue 
de son poids ; on a reconnu depub quelques années qu'elle 
appartenoit à la classe des substances pierreuses « et n'étoit 
qu'une variété de Corindon. 

La jpropriété la plus remarquable de YémerU^ et qui le refla 
d'un SI grand usage dans les arts, c'est l'extrême dureté àts 
particules cpù le composent, dureté qui se conserve toute en- 
tière, même quand 1'^«?t7 a été réduit en- poudre imp^-' 
pablc. 



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E M E ,09 

Cette poudre a la propriété de mordre sur les corps lés 
plus durs , même sur tes gemmes orientales: c'est avec la 
poudre d'émeril qu'on scie et qu'on taille le rubis 9 le saphir, 
et toutes les autres pierres précieuses , à Texceptipu du dia- 
mant seul^ qui né peut être taillé que par sa propre poussière, 
qui ne s'obtient elle-même qu'en frottant deux diamans l'un 
contre l'autre. 

liémerû sert également à dégrossir la surface de tous les 
corps durs 'qu'on destine à recevoir le poli. On en fait un 
grand usagé dans toutes les manufactures où. l'on polît les 
^aces , comme celle du faubourg Saint-Antoine à Barîs. On 
commence le travail avec du grès pilé : on emploie ensuite 
VmerUy et enfin le tfipolî et. la potée. 

La pondre à!émeril qu'on emploie , ,doit avoir différens de- 
grés de finesse , suivant là nature des matières sur lesquelles 
on travaille. Plus elles sont dures , et plus la poudré êHémeril 
doit être fine. Si, au contraire, on employoit un émM fin avec 
une matière telle que le verre, ses mcflécules seroient bientôt 
masquées par la substance même qu'elles en auroien^ déta- 
chée , et n'auroient plus aucun effet. 

Pour obt€fnir ces différentes poudres iiémerU^ après qu'il 
a été pulvérisé dans des mortiers de fer fondu , on emploie 
des lavages réitérés v de la même manière que pour avoir dû 
bleu d'azur de différens degrés de finesse. On trouve les dé^ 
tails minutieux de cette manipulation dans tous les recueils 
Tthûfs aux artSi 

La plus grande partie de l'^rw^n/ qu'on emploie en France, 
nous est fournie par l'Angleterre ; il vient originairement de 
Naxos , dans l'Arcbîpel , et est préparé pour les arts dans* 
\t$ îles de Jersey et de Gnemefsey , sur les côtes de Nomfan^ 
die ; la poudre qui en provient est de couleur de cendre. 

Le meilleur émerilse trouve en Espagne, près d'Aicocer en 
Estramadure, dans une montagne nommée Larèsj composée 
d'un grès quarzeux. Les rognons à'émeril qu'il contient sont 
noirs , et ressemblent , suivant Bowles , aux brunissoirs d'hé- 
matite. Il ne paroit point grenu et sa cassure est Usse : on 
prétend qu'il contient de l'or. 

IjérnerU du Parmesan passe dans le commerce pour, émenl 
d'Espagne '; il ^t intérieurement d'une couleur cendrée^ et 
sa cassure est grenue. . . ' 

Le célèbre chimiste anglais^ S. Tennant, a lu à la Société 
royale , ea 1802 , un mémoire tendant à prouver que Vémenl 
n'est autre chose que le spath cuUanandn ou corindon^ l'analyse 
qu'il a faite de VémerU lui ayant donné à peu près les mêmes 
ïésoltats que le corindon, V. ce mot. • 
On a quelquefois donné ce nom à!émerU^ et employé comme 

X. 14 



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aïo E M E 

# tel, certaines roches quarzeuses auxquelles le fer parott corn* 

* biné dans an état particulier et qui forme une combinaison 
i d'une très-grande dureté. (Pat.) 

j EMERILLON, pL D. i8, f. 3, de ce Bictbimaire. Nom 

H imposé au plus petit oiseau de proie d'Europe, dont od a 

• fait trois espèces sous les noms de redUêr^ à^émerÙhn àesnabh 
ralistes , et à'émenllon des fauconniers. Le premier est le mâle 
aràneé en âge, ef les deux autres ie& indinâus mâle et femelle 
adultes. F. Faucon ÉMERiLLcm. 

Les ÉMBRtLi.ONS des Antilles, de la CaroUne, de Gayeime, 
de Saint-I>omingue, sont tous des individus de la même es- 
pèce. V. Faucon mal-fini. 

L'Emerillonbu Bengale. V, Petit Faucon nu Bengale. 

L'Émerilloï^ bleu est le même. 

L^Ëmerillon DE Malte. F. Epervier minulle. 

L'IÊmebjllon DE Sibérie. F. Faucon roitelet. 

L'Émsaillon tiny. V. Faucon tint. 

L'Emewllon varié est un jeune de Tespèce du Faucon 

DES PIGEONS. (V.) 

EMERITE, Emetita. Genre de crustacés , de Tordre des 
décapodes, famille des macromres, établi par GronoTioS) 
dans la description qu^il a publiée des animaux de son cabi- 
net {^gazophyladum ). Il en cite et figure deux espèces lAytt- 
mière se rapporte an genre Mppa de Fabridkis ^ qui a £ut uo 
double emploi , en distinguant mal à propos de cefie-çi 
( hippa emerùus ) IVspèce qu'il iDommé adactfîa; pour étakHr 
une opposition entre elles, il a donné ua faux carac- 
tère à la première, en disant que le dernier article de sâ 
queue étoit orolide. La seconde emèce d^émérite de Gropo- 
vins appartient à mon genre rtrmpèoô, Elk est dis&wt^de celle 
que j'appelle foriter, et se trouve sur les cdtes de lar Martâni^c t 
d'où eue a été rapportée par M. Moreau de Jonfiè» , e^f 
respondant de l'Institut , auquel je témoigne ici ma reconnois- 
sance pomr le don qu'il m'a faitde ce crustacé et de plusieur» 
insectes des Attelles. F. HiFBEetRxfiiipÈirB. (l.) 

EMERUS {Coronmaemerus, Linn.). Ari^issea« nMsrel 
aux parties méridionales de l'Europe, et cultivé dsuM les 
jardins d'agrément. C'est le seamdaea oo 1^^^ iâtaié des 
jardiniers. Il a été classé avec les CoRONiLLES par lapli^^ 
des botanistes qui ont suivi Liniaaeus; mais il s'en distin^ie 
par sts légumes subûlés contenant des graine» cyUndriqu^f 
par ses pétales onguiculés €t par deux cattosiités situées à U 
base de l'onglet de l'étendard. Ces caractères ont para sw»' 
, sans à Tournefort , Adanson, Miller, Moencb, Desvaoi, 
pour faire un genre particulier de l'emems^ qui défère co <>"' 



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E M O au 

tre^par jon port, Ae toittés les a«brei «ipèces 4e icoroiiiUes* 
r. cemot(LN.) 
mÈ&Ey&nesa^ Fab. Genre d'insectes litfmiplèffeâ. K 

PWMÈIE. (h.) 

£MEU; ( Fcurez EaL) Bârrère le nomme imyou Aneu à 
long cou, \ .. . ^ 

Les âuiconnsers toimenf: k nom S!ém$u k U fiente des 
oiseaux de roL JËn^tti^ on émeuéùp^ est Tactioa de rendre son 
excrément, (s.) 

EMIAUiiE. Snr nos c6tes de Picardie Ton connoft la 
gmhmaudte cmMe ommôueke à fieis Uei^^ 80«&k nomde 
i^mdtémiauk; et \2LpHUe mùuOU tenàréê y. aous ceiuî.àe petiàé 
éimauk. (s.) 

EMIDE. V. EmcMu (b.) 

EUIGRATION. En omitliologie » ce mot signifie le pas- 
Mge aimiiel et régulier des oiseaia , d'«ne c<»ltrée à nno autre; 

y. flÉbOEATION et OiSlAU. (s.) 

EMIONITIS. V. HEMicmiTta. 

EMISSOIcË , Musùlusk Sons-genre proposé par Cimer « 
parmi les S^ALESt et qui a pour* type Tespèee de ce nom. 

(^) i 

EMITES. Pierre Uanche dont quelques auteurs ancien^ 

OQtparié , et qui partit être un AlbIt&b OY?S£inL (pat.) . 

OiMANES de Bioscoride. Synonyme^ son Biqscya* 

»OS.(MI.) 

EMM A-TUS. La FumeteeeS OKnGiHALK est ainsi nom- 
née en Estitonie. (lK.) 
EMMERING^EMMERITZ. Noms suisses du Beuant. 

.1 (B.) 

EMO-GODIUM. Nom kafanonk du G^ybefeuilu i 
^vn %Lzv^ Loniceracûàvieaf tu {hn,) '. ^ . 

EMOI. Nom q^écifiqne d'un poisson èa genre PoLYidiiiiB^ 
1«'oE tronre dans la mer du Sud. C'est le pofyn^àmm plebeius 
^ BroQssonnct. F. au mot Poi.YixÈM£. (m) 

EMOSSE. C'est là Beslèee tïqi.acée,^ arbrisseau quyt 
croit à U Guyane, (w.) : > 

E-MOTOO. Selon Parkioson, les habitans d'OKaïtl don«^ 
aeitt ce nom an melastonut nudabaihrka^ linn* (LIï.i)i; 

£llOU , JOnmdiusy YieiU. ; Caauariusr Lath. -(^^re^ de 
l'orère des éclias»eni ettie lia famille des MéaiSTAl^. V^ ee» 
■lou. 

Canetires: bec droitt à bords très-dépnmés ; un peu :ca-i 
réuéen^dessus, arrondi à la pointe ; narines graa^s » con^t 
▼eries d'une membrane^- ouvertes sur le maieu dubec; lan-, 
gae..... ; tête simple et emjdnmée jusqu'à un certain Ige ; gorge. 
Btte; pieds robustes, très-longs; jambes diarou^ft jusqu'aux, 
talons ; trois doigts dirigés en ayant ^^ dont les latéraus 



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tii Ë M O 

sont d'égale Umgàettr; potu^e nul; ongles presque égâjutttitt 
peu obtus ; rémiges et rectrices nulles. Ce oenre n'est eom"» 
fbsé qde d'une sieiile espèce qnéXatham a classée aveclé ca^ 
soar; mais en comparant les attributs de ces deux H)iseaux, on 
saisira facilement les caractèiiiès (cpd Tes distinguent com-^ 
piétement. Voyez Casoar. 

< Cette espèce est pélygamo'V bss p^tib qv^ent le md et 
mangent seub dès leur naissance.^ m ont les yeux ouvehs ao 
sortir de l'œuf. Ou ne la trouVe qu'à la Nouvelle-Hoilaiide , 
où elle se compose de deux races ^onti'nné surpassé en baiH 
teurlaphis grande autrac|ie ^ et dont le plumage est totale- 
nkent rbusràtre. La seconde est celle décrite ci-après. 

L'Emou noir, Drommus aier, Vieill. {jCasucaim iVowft-» 
HoUaneUœ , Lath., pi. 90 des Nai. Mise, , et pL pag. 129 do 
WTiUt's Joumaiyïyzvislt nombre dés oiseaux curiéut qae 
l'on découvre àla NoaTelLe-Hollande , l'émon se fait distin- 

fuer par sa haute stature et par des caractères particulier»* 
4us grand que le easoar des Indes , il n'a guère moins de six 
pieds de haut dans son était parfait ; il est plus ^lévé sàr ses 
ïambes i et son cou es^ plus allongé ; mais ce qui le sépare 
plus distinctement du casoar asiatique , c'est que sa tête n^est 
point chargée d'un casque osseux, ni le devant de soncoa 
accompagné de deux caroncules charnues; ses ailes sont en" 
€Ore plus (^ourtesret à peine apparentes; elled ifont pas de 
piquans, elles sont revêtues de plumes semblables à celles dit 
corps ; enfin , il eii diffère encore en ce que le doigt intérieur 
n'est point sensiblement plus court que l'externe, et que Ton^ 
de ce doigt n'est'pas, comme dans le casoar d'Asie, àa àaéAe 
plus long que les autres , et acuminé. 

Toutes àfespltttoessdntsoycusesét ont leur extrémité re- 
courbée : elles s'étendent jusque près de la gorge ; et lapeant 
^ peu près nue, dubant du cou, est d'une couleur bleuet 
mais sans rides ni hàdiures^ Sur la tête sont des pkunets clair^ 
semées assez semblables à des'poils, et variées de gris et de 
brun , aussi bien qiie celle» «ibaibaf dû coii et de toutes les 
parties supérieures ; mais k mesure t[ue'cet oiseau avance 
en isèi, le» plumes de la tête tt du haut duxoti disp^oissent 
et laissen^t à découvert là peau , qui est de la couleur de la 
gorge. Les^pluines du dessous du borps put une teinte blandU' 
^e. Xie bec, dontiafoorme se rappi^oche.de celle dii bée de 
l'autruche, est tout noir; et les pieds, qui sont bruns, ont des 
dentelures saillàmè» lef^loiig de leur face postérieure^ Il p^- 
rott'que T^mou est long-temps aVant de parvenir à toute sa 
Croissance, car les individus vivans qui sont depuis plusieurs 
années à la ména&erie sont encore bien loin d'atteindre 1^ 
bauteur que nous avons indiquée ci^'dessus. Les jeunes 1 dan» 



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E M P „3 

knr ppemière année , sont entièrement couverts de plumes 
grises , brunes et d^un blanc sale. 

L'émou est plus léger à la course que le lévrier le plus 
alerte; il a , comme le casoar de Flnde^ le naturel très-fa- 
rouche, et il s< nourrit également de végétaux; sa cbair a un 
goût approchant de celle du bœuf, (y^ 

EMOUGHET. Les oiseleurs de Paris appellent ainsi la 
tmenUe , et particulièrement la femelle de cette espèce» 
C-est aussi Vépeivier mâle, (s.) 

EMPABUNl^O. A Congo , c'est le nom que porte un 
^dnipède , qui est , suivant toute apparence , le JBubale, 
V, ce mot (s.) 

EMPA CASSA ou PA CASSA. C'est le nom qu'on donne^ 
ï Congo , à un animal assez mal décria par les voyageurs ^ 
mais qui cependant parottâtrele Bc9Fl£, ou peut-être leBu^^ 
BAUE, r. ce mot. (desm.) 

EMPAILLAGE des animaux pour les collections et les 
Musées d'histoire naturelle. V, Taxidermie, (v.) 

EMPALANGA. Quadrupède d'Afirique , mal décrit par 
f aociens voyageurs ; c'est vraisemblablement le Buffle. 
r. ce mot ($.) 

EMPAPHOS. Nom que les Caffres donnent au Gkou. 
F. l'article AxrriLpPE. (s.) 

EMPAUMURE. C'est le haut de la A*^ , c'est-à-dire , 
du bois du cerf tl du chevreuil^ qui est large , renversé et ter- 
miné pfic plusieurs andouUlers rangés comme les doigts d'une 
l^in. Ce ne sont que les cerfs dix cors et les vieux chevreuils 
qui ont des empcmmures , que l'on appelle aussi quelquefois 
porte-chandeliers. V, Cerf. 

Dans un autre sen^, l'on dit , «n vénerie 9 que les chiens 
mpaumeni la voie] lorsqu'ilsr^tonibent sur la voie du gibier. et 
la prennent, (s,) 

KM.PËRÊ 13 A. Dénomination donnée, par quelques-uns, 
au roiielet , à cause du petit et brillant diadème dont sa tète 
est couronnée. V. Roitelet, (s.) 

EMPEREUR. Nom vulgaire du Xiphiàs espadok. (b.) 

EMPEREUR. Nom donné, par quelques entomologistes, 
au papiUon appelé par Linnaeus^ pap. paphia^ le tabac d'£s* 
pfl^ de Geoffroy. V. Aeginîœ. (l.) 

EMPEREUR. On appeille ainsi le Boa devin, (b.) 

EMPEIŒUR, Imperaior. Genre de Coquilles établi par 
Denys-de-Montfort , pour placer la Toupie-Empereur figu- 
rée par Chemnitz , pi. 1 78 et 1 74.. Ses caractères sont : coquille 
libre « univalve , à spire régulière , toitée, à carène armée , 
ombilvipiée ; ouverture anguleuse , entière ; cplumelle ép^i- 
poQîe ; lèfre eictérieure tfanchant^. 



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j ài4 E M P 

La belle coquOle ^ sert de type à ce genre , vient èe U 
Nouvelle-Zélande. Elle a trois ponces de diamètre ; sa cou* 
leur est vîneose. (b*) 

EMPEREUR DU JAPON. Poisson du genre des ÙA- 
•roDONS de Linnseus et des HoLACAirrBES de Lacëpède. T. 

au mot HOLAGAT^THE. (b.) 

EMPETRUM. Pline dit «pie I'EmfbtrUm est une plante 
qm croissoit dans tes lieux pierreos ( m petrù ) et sur les plm 
hautes montagnes* Cette manière d'être est commime khem» 
coup de végétaux ; aussi plnsiem^ d'entre eux ont-ils été pris 
pour Tanciei^ empètnan ^e Pline etdeDioscoride. Tragos pre« 
noit pour tel la Heb)niair£ ; Rondelet et Lobel , la Gristi- 
MAAiîŒ , aithmum maniinmm que Lobel désigne aussi par 
calcifraga, Chabrée transporte ce dernier nom et celui dW 
petrum , à Vherbaieni^Uis des Narbonnais , c'est-i-dire , à la 
globulaire turbitb (jglob. tàypwn). D'autresnaturalistes , comme 
Toumefort et Adanson , ont fixé , avec plus de raison , 
ce nom Sempetrum^ à la Gamaaiiœ ; et Linnseus en a fait 
celui du genre. V^ Camariiœ. 

Rumphius ( Amb. S, t. 169), nonmie empetnsmaalosmf 
une espèce de Bégone ( Bégonia tuberosaj Dr.) 9 qui croît à 
Amboine, et dans les îles Célèbes. (ln.) 

EMPIDES , Empides. Tribu (auparavant famille ) d'iù- 
sectes 9 de Tordre des diptères , famille des tanystomes , ayant 
pour caractères: antennes de deux ou trois articles 9 dont le 
dernier sans divisions ; trompe saillante , en forme de beCf 
cylindrique ou conique , renfermant un suçoir de plusieurs 
^ soies ; corps allongé ; balanciers nus ; ailes couchées sur le 
corps ; tête arrondie ou presque globuleuse , dont une f«randc 

Sartie est occupée par les yeux ; trompe perpendiculaire ou 
ingée en arrière. 

Ces diptères sont de petite taille et vivent de proie 9 et son* 
vent aussi du suc des fleurs ; leurs antennes sont courtes et 
toujours terminées par une soie. La trompe est souvent lon- 
gue ; Tabdômen est ordinairement, du moins dans les fem^U^^ 
d'une figure conique. Ils forment les genres Empis et SiQ^^' 
V. ces articles et celui de Tachyuromyis. (i.) • 

EMPIRÉE. V. Empyrke. (s.) .. 

EMPIS, Empis, linn. Genre d'îtasectes, de l'ordre d^ dip- 
tères, famille des tanystomes, tribu des empides. Ses ca- 
. ractères sont : trompe saillante., presque cylind*^* ^ 
perpendiculaire ; suçoir de quattre soies ; antennes de iro 
pièces principales, dont la dernière conique, subulée, sunno 
tée d'une petite pièce , finissant en pointe roide ; tète P^*. ' 
arrondie , séparée du corselet par un cou mince ; yc«« *»*' jg| 
occupant une partie de U tête ; point d'yeux lisses y c<>'*^ 



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D. 



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J)e*r0ve^ tlel. 




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MoiéisJ^ 



7. JbnM/ina^ert^n^iàtdihalff^ 
jo . jEtrcar/fo/^ * rt/ticoior • 



2.. Jl/û/f/fore a^ini/i'^ite ' 



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E M P „5 

arrondi , bossa ; âikftovales , ordinairemeiitpliis grandes que 
Fabdomen , croisées et couchées ; balanciers allongés, termi- 
nés par un bouton arrondi ; abdomen cylindi^que ou coni- 
que { pattes longues ; tarses à deux crochets et à deux pelotes. 

hcs empiê ont beaucoup de rapporté avec ie& asUes tt les 
bomhUIes : elles sont de grandeur moyenne , can^issières , se 
nourrissent de monches et d'autres petits io^ctes , qu'elles 
aaÎMssent avec leurs pattes , et qu'elles sucent a^ec leur 
trompe. On les trouve souvent accouplées : le mAIe ^ pendant 
racconplement,estsurle dos 4ç saCuneUe,etqaelqu€Ïoisoccu« " 
pé k sucer une mouche. La larve de ces insectes est inconnue. 

Cegenre est composé d'une vingtaine d'espècesqu^on trouve 

Îresque toutes en Ëur<^. £lle$n offrent rien deremarquable. 
'ai fait dans ce genre deux divisions : 
La première comprenoit les espèces àonX le premier ar- 
ticle de»^antennes est aussi long et]^us longque le second; dont 
le dernier est combo^oubvilé , avec on style court , assez roide 
au bout et dont lès palpes sont relevés, et courts relativement 
à la trompe^ qui est ^ns longue que la tétc ; ce sont les empis 
proprement dits : dans la secondé division , le premier article 
des anteimes est très-petit , et les palpes sont cachés sur la 
trompe. F. SftQUE. 

Empis Livins , Emfik IMâa^ D. 19. 3. Linn. Fab. EHe est 
d'un cendré livide , avec <|uéiq^s poib noirs ; le corselet a 
trois lignes tongitudinâleis jioif^es.; les pattes sont d'un fauve 
obscur, avec les tarses noirs; les ailes sont transparentes, avec 
ia base roussâtre. Cette espèce est Vtuiie à aiks réticulées de 
Geoffroy. Elle est longue de près de quatre ligues. 
L'Empis boréale f Empis horeaUsy Linn. Fab. 
£lle varie pour la gHaindéur ; ordinairement elle a cinq li- 
gnes de long; tout le corps noir, sans taches; le corselet gros,, 
élevé ; Tabdomen mince, allongé , pointu à Textrémlté ; celui 
du mâle est terminé par deux crochets : celui de la femelle , 
par deux petites pièces mobiles ; ses ailes sont très-grandes , 
d'an brun obscur , avec le bord extérieur roussâtre ; ses pattes 
sont rousses ; et T extrémité ^es cuisses , celle des jambes et 
les tarses sont noirs. On la trouve au nord de l'Europe. M. Mei- 
gen en avoit d'abord formé un genre particulier, sous le nom 
de platyptère, 

y Empis maure , Empis maura. Elle a enriron une ligne 
et demie de longueur ; la trompe grosse et courte ; tout le 
corps noir , sans taches; les pattes noires; le premier article 
des tarses antérieure, gros , ovale ; les ailes beaucoup plus 
longues que le corps, blanches, avec le bord extérieur obscuur ^ 
4epub le milieu jusqu'à l'extr^jOiité. 



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3i6 E M P 

On la trouve dans toute l'Europe , sur les fleurs. Suivant 
Fabricius, elle voltige enbourdonnant sur les eaux stagnantes. 

Cette espèce est Yeisile noir à pieds de deoanten massue ^ de 
Geoffroy. ♦ 

L'Empis PET9NIPÈDE, Empis permipesy Linn.,Fab. Elle est 
presque de la grosseur de V empis Uçide, Le corps est noir, sans 
tachés ; les pattes postérieures ont les cuisses et lesjand)es 
garnies de cils , et comme pennées. Elle se trouve en Europe. 
On en rencontre une variété beaucoup plus petite, (l.) 

EMPLEVRE, Emplemtm. Arbrisseau du Cap de Bonne-* 
Espérance , dont les feuilles sont alternes , linéaires, poinr 
tues , très-glabres , légèrement dentelées en leurs bords , 
munies d'un point glanduleux et transparent à chaque den? 
telure , et dont les fleurs sont petites, f^seicnlées et axillaires. 
Il forme seul un genre dans la tétrandrie monogynie et dans 
la famille des xanthoxylées. 

Chaque fleur ofïire : un calice jmonophylle , tétragone» 

Î;landuleux, à quatre lobes émoussés ; quatre étamines dont 
es anthères sont munies d'une glande à leur sommet ; un 
ovaire supérieur , oblong , à stigmate glanduleux. 

Le fruit est une capsule oblongue , médiocrement compri- 
mée , presque en sabre , terminée par une corne aplatie* 
£Ue est uniloculaire , s'ouvre d'un seul cdté ; et contient une 
sem ence ovale, noire , luisante , enfermée dans une tunique 
propre, coriace, bivalve , et qui s'ouvre avec élasticité. 

F. DiOSMA. (B.) 

EMPOISSONNEMENT DES ÉTANGS. Beaucoup 
d'espèces de poissons peuvent être employées à peupler un 
étang; mais, en France, on est dans l'usage de se borner à la 
carpe , à la tanche , à la perche , au brochet , à la truite et à 
l'anguille , sans y comprendre les petits poissons, tels que les 
chevanes ,. goujons , ablettes , etc. , qui ne servent qu'à nour- 
rir ceux de cette liste , qui sont voraces. 

La carpe est , de tous , 1^ plus avantageux à employer, et 
sous le rapport de la niultiplication , sous celui de la rapi- 
dité de sa croissance, et sous celui de la facilité de son trans- 
port au lieu de la consommatién. 

On estime qu'on peut mettre dix-huit k vingt milliers 
d'alvin dans un étang de cent arpens; mais il y a des 
étangs beaucoup plus propres que d'autres à nourrir un 
grand nombre de poissons. C'est à l'expérience à guider le 
raisonnement , lorsqu'on est dans le cas de faire cette opé- 
ration. 

Pour avoir de quoi empoissonner les grands étangs , il c&i 
très-avantageux d'en former de petits, qu'on nomme carpières 
ou aiçinières. Dans ces derniers on ne met que des carpes de 



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EMP .,, 

moyenne grosseur ^ qui soient sans vicçs de conformation j 
et plus de femelles que de mâles. Il faut surveiller ces petits 
étangs dans le temps du frai , pour empêcher les animaux 
domestiques de fouler les herbes sur lesquelles les œufs sont 
(déposés , surtout écarter les animaux sauvages , comme la 
loutre, et les oiseaux, tels que le héron et le canard, qui 
mangent les jeunes carpes. On trouver^ , au mot Poisson ^ 
les données théoriques qu'on peut désirer sur cet article , 
et au mot Etang, les résultats de l'expérience, (b.) 

EMPONDRE. On donne ce nom , à l'Ile-de-France , 
aax bases des pétioles desséchés des feuilles de palmistes , 
bases qui ont la forme d'une grande cuvette , et qui servent 
i tenir les alimens liquides , et à beaucoup d'nsages domes- 
tiques. V. au mot Palmier, (b.) 

EMPREINTES ou TYPOLITHES. Ce sont les ves- 
tiges que laissent svr les couches pierreuses , certains corps 
organisés de peu d'épaisseur , comme les feuilles d'arbres y 
les plantes , les insectes , etc. Les empreintes diffèrent des 
pétrifications et des fossiles , en ce que ceux-ci présentent la 
isubstance même des corps organisés qui furent jadis enfouis; 
au lieu ^ue les empreintes n'en offrent ordinairement que 
l'image , et le corps lui-même a été détruit. 

Les empreintes sont extrêmement abondantes dans les 
couches schisteuses qui accompagnent les charbons de terre ; 
et ce sont presque toujours des plantes exotiques qu'elles 
nous présentent. Voyez l'article Houille. 

Les empreintes , en général , sont d'une très-haute anti- 
quité, puisqu'elles rémonlept à l'époque où la mercouvroit 
encore les continens actuels. ^ 

Les plus récentes peut-être qui existent , sont celles que 
Faujas a découvertes en 1800 , parmi les volcans éteints du 
Vivarais, à peu de distance S. O. de Privas. Ces empreintes 
sont dans une matière schisteuse d'un gris blanchâtre , qui 
a l'apparence d'une marne, mais que Faujas assure contenir 
beaucoup de molécules quarzeuses; et cela ne seroit pas 
surprenait, puisqu'il y a des argi|es où la silice entre pour 
plus' des deux tiers. Cette matière schisteuse est adhérente à 
nntafa volcanique de la même Couleur, et qui, suivant mon 
<>pinion, lui est contemporain et a la même origine. Ce tufa, 
^^ttis son lieu natal , est couvert de laves basaltiques et au- 
tres, dont la masse est, suivant Faujas, d'une épaisseur de 
douze cents pieds. 

Ces empreintes offrent des productions européennes , 
contre l'ordinaire de ces sortes de faits géologiques. On y 
reconnoît facilement des feuilles de châtaignier , d'érable 
de Montpellier, de peuplier blanc , de saule ^ de bouleau^ 



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2x8 EMU . 

un cône de pin sylvestre, et même an insecte d'eanAouce, que 
' Fabiicius et Latreille ont reconnu pour Thydrophile commun. 

Ce fait intéressant prouve qu^à Tépoque où ces corps or- 
ganisés ont été enfouis , la mer , par sa diminution gra- 
(foelle , étoit presque descendue k son niveau actuel , et ne 
baignoit plus que la^ baie des volcans du Vivarais ; lears 
flancs étoient déjà couverts à^tme riche végétatioDi comme 
sont aujourdliui lé Vésuve et TËtna. 

Le lieu où se trouvent les enfreintes formoit probable- 
ment un petit golfe où se rendoient les eaux courantes du 
voisinage, qui y transportoient les feuilles des aiiires qui 
bordoient leurs rivages. 

La matière terreuse , qui forme des couches extrêmement 
minces entre lesquelles se trouvent les feuilles , a été pro- 
duite par des émanations sousnnarines, semblables à celles à 
qui toutes les couches secondaires doivent leur orig^e, ainsi 
que je Tcxpose au mot Yolcaiï. 

Les cendres volcaniques , qui, suivant Tusage, ont précédé 
Ténq^tion des laves , ont abondamment couvert le golfe ; 
elles se sont peu à peu précipitées au fond , et ont formé le 
tufa qui couvre la matière schisteuse : les laves sont venaes 
ensuite , et ont couvert successivement le tufa de leur masse 
énorme, (pat.) i 

On trouve des empreintes de poissons dans différens 
lieux, entre des couches de pierre calcaire fétide et dans des 
schistes argileux. Les plus remarquables par leur belle con- 
servation , sont celles de Monte-jBolca , dans le Yéronais , 
dont il existe, à Paris, deux séries magnifiques; une au Muséum) 
et la deuxième dans la collection de M. le marquis De Drée, qai 
est aussi la plus riche en typolithes de tous genres. V» Poissons 

FOSSILES. fLUC.) 

£MPUo£ , Empusa, lUiger a ainsi nommé un genre d^or* 
thoptères , composé des espèces de mantis de Fabricius , 
dont les mâles ont les antennes pectinées : le front , dans 
les deux sexes, se prolongeant en forme de pointe ou de 
corne. Le corselet est ordinairement grêle , à rexception de 
son extrémité antérieure. I^es cuisses des quatre pieds posté- 
rieurs se terminent inférieurement par un lobe^membraneux, 
une sorte de manchette. C^est ce que Ton voit dans les man- 
tis : mèndica^ flabelUcoraiSf gongylodes , pauperaùig pectmicor' 
nis , etc. On n^en trouve qu'une seule en Europe , et que 
Fabricius a confondue avec celle qu'il nonmie paup€rûia.(h.) 

£MP YRÉË. C'est le nom que les anciens astronomes don- 
noient à la partie la plus élevée de ce qu'on nomme le CiELy 
qui n'est autre chose que l'espace sans bornes. dans l.çqa<^l 
ii(^euvent une infinité de soieiis e\ de monàes. (pat.) 



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E N C V :ii9 

£HREK£. C'est , en Hongrie , VÀthamanta cervaria. (lN.) 
EMUJAK. Les Tartares- Jakutes nommçnt ainsi la grande 

riHPRElŒLLE, Sangnîsorba ojfficinaUs. (jUSi,) 
EMYDE, Emys, Genre établi aux dépens des Tortues ^^ 

et qui comprend toutes celles qui vivent dans les eam douces. 

Ses caractères consistent en des mÂchoires cornées et tran« 

riiantes ; des pattes à doigts mobiles et réunis par une mem» 

brame, (b.) 

EMYDO-SAtJRIENS. Nom de Tordre étabUpar Blain- 
Tille, pour placer les Crocodiles. K Emyde et Sau*ikks.(b.) 

EBflYS. F. Emtde. (desm.) 

ENCiSELIES. ipi appelle ainsi les Pezizbs. (b.) 

ENAK. Nom lapon de rOcRS BRim mâle, (desm.) 

ENANTE. F. CEnanthe. (ln.) 

ENARGÉE , Enm^ea. Genre de plantes étsMipar Ganrt* 
ner , et que Jussieu et Lamarck ont appelé C aixixène. V, et 
mot (b.) 

ENARTHROCARPE, Enarihrocarpm. Genre établi ]par 
Labiliardière , dans la famille At% .crucifères , pour placer 
une plante annuelle qu'il a observée sur le Liban, et qui se 
rapprocbe du Rabis. 

Ses caractères sont : calice fermé ; fruit articulé , se brisant 
ï chaque articulation après la maturité du firuit. 

Gettç plante est figurée pi. % de la dn^mème Décade d!es 
plantes rares de Syrie, (b.) 

ENC ALYPTE , Encafypta. Genre de plantesicryptogames, 
de la famille des Mousses, dont les caractères consistent à 
être monoïques ; à avoir pour fleur femelle une urne cylin- 
dracée « à péristome de seize dents étroites , un peu redres- 
sées , à coiffe campanulée ; une fleur mâle axhlaire , en ferme 
de bouton. Hedwig l'a appelé Léersib. F. aux mots Bry et 
. MocssK. 

Ce. genre, qui renferme des Grimies de Swartz, coq* 
tient douze espèces , dans Y Œwre pos^ume i Hedfvig , publié 
par Sch^aegrichen. (b.) 

ENCARDITE. Nom àt^ Bvgardes fossiles, (b.) 

ENCEINTE. Terme de vénerie, qui signifie le lieu où 
le valet de limier a détourné les hêtes , et dont il marque la 
circonférence par des brancbes brisées, (s.) 

ENCELADE. Genre d'insectes coléoptères carnassiers^ 
de la tribu dés carabiques y établi par M. jBonellî , mais qui , 
selon M.*Latreille {Règne anim.)^ doit jètre réuni à celui des 
SiAGONEs, dont il ne diffère que par des considérations peu 
imporuntes. (desm.) 



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a» E N G 

ENCELIE , Egècelia. Plante i^'tîge rameuse , \ femllei 
alternes, p^tiolées, ovales, entières, un pea nerrenses, 
pubescentes, à fleurs radiées , jaunes , pédonculées , axilf 
laires. ou terminales , qui forme un genre dans la syngénésie 
volygamîe frustranée, et dans la faipille des corymbifères, 
wrt voisins des Coréopes. 

Ce genre aussi appelé Paltmsie a popr iraractères : un es* 
fice commun , court, imbriqué de folioles ovales , lancéolées, 
I4çhes et pubescentes ; de$s fleurons hermap^irodites tubuleux, 
quînquéfidesy à stigmates bifides; des demi-fleurons stériles, 
à languette laiçe , ovale , trifide ou quinquéfide , situés à sa 
circonférence ; tous ces fleuroné et demi-fleurons sont posés 
sur un récefptacle commun chargé de i^illettes concares, 
qui les embrassent par le côté. 

Le fruit consiste en plusieurs semences ovales , compri- 
mées^, planes , ciliées sur leurs bords , échancrées à Ijsof 
^nunet , renfermées chacune dans une paillette. 

Cette plante croît naturellement au Pérou , et se cultive 
dans les écolei^ de bo^nique. Elle est vivacc. (b.) 
. Ce genre établi par Adanson, adopté par Jussieu et Cava-r 
niltei», a été nommé Pallasia par Aiton. Ce deraier nèn^ 
a prévalu. Celui d'ËNCELiÀ dérive du nom d'un botaniste al* 
lemand. (ln.) 

ENCENS ou OLIB AN , Thus aut Olibimum. Subsixact 
résineuse <]u*on brAle communément dans les églises poar en 
purifier l'air et pour honorer laDivinité.'Son odeur ne ressemn 
ble à aucune «autre; elle est arqmatique, à la fois pénétrante 
et douce, c'est-à-dire très-agréable : elle inspire ou rappelle 
toujours. des idées religieu3es. Les botanistes ont long-temps 
knoré quel est Tarbre d'où découle cette résine précieuse, 
Linnaeus a avancé, sans preuve , que c'étoit le genévrier àe 
LycU qui la donnoit ; Desfontaines croyoît que c'étoit le 




qui 

Il résulte des informations que prit Bruce , dans son voyage 
en Abyssinie , qu'elle vient dans la partie de l'Afrique exté-^ 
rieure au détroit de Babel-Mandel c'est-à-dire , dans le 
royaume d'Adel , d'où elle est transportée à Moka , et achc-r 
fée par les Arabes et les Anglais de l'Inde , qui l'envoient 
ensuite en Europe , soit par TEgypte et la Turquie, spitpar 
le Cap de Bonne-Espérance. 

L'encens est une substance sèche , concrète çt fragile, 
d'un jaune pâle ou blanchâtre , à peine demi-transparente » 
farineuse en dehors , brillante en dedans , d'une savefur méi 



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ENC «, 

^ôcrémént Icrc et âmère. Lorsqu'on la jette single feui 
il devient aussitôt ardent ; il exhale une rapéui^^rbitiati^eV 
et tépsaiâ mredlamme vive qui a pemé k è'êt^ùàrt. Si on* le 
met sous la dent , il se brise «n petits «iOMi^tafmaiiB il né s^ 
réonit pas comme le mastic , et on ne peut le rOuier eoihme 
toidan^la boudie^ parce qu^U s'attacnéàtix dents. U'enc&u 
est soluble presse en aussi grande quantité dans Peau qui; 
dans Tesprit-de-'vin ; il se dissout aussi dans les jaunes d'œufis^' 
la bile et la salive. 

Beanu^ap de^résines b^ifrantés portant le nom à'çicens^ 
telles que celles des Genévriers communs et de Lycie , du 

TftUTjL A QUATRE iTAtVES , de CftLOROXYI^ DUPADA, du 

BjERiom > des divenJ sortes de PiN , etc. (».) 

ENCENS. Quelques arbres verts., tels que àe&pins, et sur- 
tout le Genévrier a l'encens , Juwperus tîiurifera, portent ce 
noiri. (iN.) 

ENCENS D'EAU. Nom donné quelquefois au Selin des 
marais , «Sf/ihuin pa/i£s/ré. (ln.) 

ENCÉNSlÉR. C'est, le ?wma/;Mï ofBçipal^ qulr^an'd^ 
lorsqu'on le brûle ,Fôdeur /Je rencen3..(LN.) ,^ 

ENCÉPHALE, des mots grecs i^ dedans, \^\.%î^0aiytéUf^ 
se dit du Cerveau .de Tbon^in^ie et des animaux. V, ce v^pt. 

ENC EPHAIiO IDES. Les anciens oryctographes appe- 
loient ainsi les madrépar^ pétrifiés, qui rentrent dans le genres 
IÎeandrine de Lamarck. (b.) 

ENCHËLIDË, Mnn^tkJ t^enr^ de veçs-de la dîvîâioû dès 
IiiŒUSOiRES. Ses car^ct^r^sont : apimal^cylindracé , très-sim- 
ple,, qui diffère deg/VipRiONS çn ce qu'il est gros et court, 
tandis que ces derniers sont grêles ei^aUongés. Plusieurs de 
ses espèces se rapprochent des Leucofhke^', mais elles sont 
dépcfurruesde poU^ ;/d'aii|r^,. des Cyclioes ,: mais él^s'ne 
sont pas aplaties. Eu général , elles varient de< forme. V* lé 

mot AjNIMALCULE. ' ; « . ' 

Les eocbelides se trouvent principalement dans les eaux 
eotrompues et dans le& eaux pures gardées I6ng~temps dans 
le m^« vase. Elles sont rares dans les infusions végétales^ 
On n'en a observé qu'un petit nombre d'espèces: daiis l'eaii 
de mer. Muller ea a décrit vingt-sept , parmi lesqù^estov 
peut remarquer comme plus communes : r - . 

L'E^CHELiDE VERTE , qui est presque Cylindrique , et dont 
rexurémitë antérieure est tronquée obUquement. Elle se trouve 
dans4?ean. gardée. • 

L'ËsiOHÉLtDE 0VAi;£ cst Cylindrique , ovioïde ^ diaphane y 
l^lissée longitudinalement. Elle se trouve dans l'eau gardie» 

VËÈICHEUDE €0Ri9E<r tèx en forme de tasse , et son extré- 



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4^3 E N C 

mit^ antérieure çif tronquée. Elle âe troure dans Tiii^ioit 
àncijeniie de foi0« 

UENcOfiOinE CQunÉE est allongée t obtuse en arast, et ter-* 
minée e|i arrive par ime qoeue dùqphaBe. Ella se troufe daai 
Teau de» marais» 

L']E1ncb£U])e spatule est cylindrûpie t et son extrémité 
antérieure est aplatie en forme de spatole et diaphane. Elle 
i^e trouve dans ks marais. . ^ 

L^Enchelibe papille est en forme de cane renversé , et sa 
face antérieure est;terminée par un mamâlon* Elle se troUTc 
dans i^au de fumier. 

L^Encheude pitseau est figurée pi. Tk. ao de ee Dici (s.) 

ENCHELYOPE ^ Enehefyoj^. Genre de poissons ^abU 
par Schneider > aux dépens des (xADEs^ et qui réunit les sous- 
genres appelés Lotte , Moustelle et Baosme. ~ 

Ce nom a aussi été appliqué par Gronovius , il la Blenkik 
vivipare , qui forme le genre Zo arecs de Cimer. (b.) 

ENCHOIS. r. Anchois, (b.). 

ENCH.YLENE , Enchylœna. Genre de plantes établi par 
R. Brown , dans la pentandrie dîgynîe , et dans la feiilîlle des 
arroches , pour placer deux arbustes qu^il a découlera à la 
NouwRe-Hollandc. 

Les carafctères de ce cenre sont : calice persistant et se con^ 
vertissant en baie divisée jusqu*à sa moitié en cinq découpu- 
res ; point de corolle ; une semence comprimée à un seul té' 
gument. (B.) » .^ . 

- ENCINA. Nom espagnol de TYeitse , Qumrjiia Oeuf. (W) 

ENCIOVA. Nom italien de FAircttOis. (!»sm.) 

ENCORVAD A. C'est , en Espagne ; te nom tfwe CoRO- 
1IILI.B, Coronilla secwidaea, L. (lk) 

ENCOUBERT. r. au mot Tkrov. (s.) 

ENGRASIGHOLUS. Nom de PAiiCBOis, selon Roih 
delet. (nesMFO 

ENCRIER. Ce nom se donne , dans quelcpes lieuir» il*A- 
OARic ATRAiŒfrrAiRiâ qiu se fiond e» noir, (b.) 

ENCRIERSFARINEUX. FamiHedecbampJgwi» éta- 
blie par Pauletf pour pUcer les AsARies de lAsmmmr^ 
«e résohrent en Uqueur noire dans leur vieillesse t et dont le ehi^ 
peau, q« n'aprâitd'épaiBsem*, est d'one forme conique fort 
allongée , dont la sur£uïe est ccraverte d'une espèce êe f^^t 
dont les lames sont noires et le pédicule trè»-Iong et trèfrgrâle. 

Cinq espèces entreqt dans cette famtUe i savcôr : le QiaV'' 

PIGNON DU FUMIER, la ClOCHETTE AL'ENGRE, le GSiàSKDii!^^ 

«NotH al'biïcre, les MàMEhVÊS al'xmcrs et lesCËcv^i^^^ 
M r!sk@bs ou Pisse xwek. 



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E N G ^ ,,3 

ENCRIERS A PLEURS. Autre famine, de chanipignons 
établie par le même botaniste , dans le même genre , et €fit 
lUffère de la précédente par la forme plus orale , par la plus 
graadehauteur, par la disposition à être écailleuse et à rester 
colletée des espèces qui la composent. 
Deux espèces se rangent dans cette faeiniille; satoir:le ChaK' 

KGNOW TYPHOÏDE Ct la ToUFFE AllG£?rrm£ (B.) 

ENCRIERS SEC&Paulet^signe ainsi les ChaWigi^iib 
DE COUCHE. F, ce rtiot. (b.) 

ENCRINE 9 Enminus. Genre de polypiers , qm a pour car; 
ractères une tige osseuse ou pierreuse , ramifiée en ombelle 
à son sommet j articulée ainsi que ses irameaux , recouverte 
d'une membrane , et ayant ses rameaux garnis dNioe ou plu- 
sieurs rangées de tubes nolypifères. 

Cuvier place les eruînnes parmi les Écnii9onEEME5, et lev 
considère comme des Eurialii portées sur mie tige arti->' 
culée. 

Onn^a encore trouvé dans l'état natorel qu'une seule espèce 
de ce genre : c'est celle qui a été appelée pdlauer mam par 
Gvettard, et qu'Ellis a décrite dans une dissertation en 1764.* 
Elle a la tige quadrangulaire , haute d^envirM trois pieds, sur 
quatre à cinq lignes de large ; on hn voit, à des distances à 
peu près égales , des verticilles de quatre branches rondes , 
articulées , de trois à quatre pouces de long , sur une ligne de 
diamètre, et dont on ne peut deviner Fns^. Du som-* 
met de cette tige partent six rameaux principaux, ronds « 
également articulés , Jongs de quatre pouces, et larges de 
trois lignes , qui se subdivisent en deux ou trois rameaux 
secondaires , parfaitement semblables aux premiers , ct ^lii 
leur sont presque parallèles : tous ces rameaux sont ganns , 
du côté intérieur, de deux rangées de tubes articulés ^ poly- 
pifères, selon Lamarck, et d'autant plus longs qu'ils sont puis 
éloignés du sommet. q 

Ce singulier ainiiaal auroit besoin d'être étudié en pUce „ 
car sa conformation donne lieu à d^ittipartantes réOexions. 
Il $e*trouve dans la mer des Antilles , d'oeil a été envoyé en 
France et en Angleterre. On en voit un exemplaire au Mu- 
séum d'Histoire r-*'™"-^ ^-^ ^-^-^ 

Mais si on ne 
tat naturel, on eii 
n^oins entiers , el 
parlearforme, ai 
mement différen 
sous les noms d'« 
ticulations, et i 
avant qu'on connût leur origine. On en trouve de rondes et 



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ft.i È N i) ^ 

unies t de rendes el striiées en lai^ge j on cannelées , de stnees 
dn centre à la circonférence ^ etc., etc. ; de plus 09 moins 
hantes ; de carrées , de pentagones , d'hexagones , dont les 
côtés sont ou droits , on bombés , ou creusés en arc , on crea^ 
ses en angles , c'estr-à-dîre , étoiles ; toutes Caisoient par^ 
de tiges qui aroient donc ces formes. U y en a qui sont per- 
cées à leur centre « d'autres bombées d'un côté et concayes 
de l'autre , d'autres avec des cercles concentriques en saillie 
d'un côté et en creux de l'autre. Il y en a un à tige ronde, 
gravé dans le Journal de physique de février 1 785 y et qui , par 
sa belle conservation , mérite l'attention des cwieux : il a 
été trouvé en Angleterre dans un schiste. Il y en a un antre 
plus anciennemoit connu , qui a été appelé iiHum lapUeim, 
dont la partie supérieure est gravée pli. D. ao. On peat 
Toii! chez Faujas le dessin de grandeur nàtàrelle d'un antre 
cncrine fossile à tige ronds 9 différent de celui mentionné 
plus haut , qui a plus d'une toise de long : c'est la plus belle 
pièce f en ce génref , qui soit conncie. Eatûik il paarott ^ amsi 
que fe l'ai déjà annoncé , que les esj^èces étoient extrêffle- | 
ment nombreuses d ^ms l'ancienne mer , car on trouve de ieors | 
dépouilles dans beaucoup de pays calcaires de formation assez 1 
ancienne.. Peut-être que celles actuellement existantes le 
^ont également^ car on soupçonne que tontes habitent les 
profondeurs de l'océan , lieu où elles peuvent rester étef" 
nellement ignorées des hommes. On doit faire des voeox 
pour que quelque naturaliste fasse une monographie de ce i 
genres, si intéressant et si peuconnu. V, Ektroque. (b«) ^ 

ENCRINITES et ENCRINUS. Ce sont les Encrwes Î 
fossiles. V. l'article précédent, (b.) 

ENCYRTE, Eruyrtus, Lat. Genre d'insectes, dé Fordrc 
des hyménoptères , section des térébrans , famille des pirfpi- 
trores , tribu àe^ chalcidites, ayant pour caractères : antennes 
coudées , composées de neuf à dix articles serrés , et dont les 
derniers comprimés , plus larges : celai du bout très-oblos ; 
tête très-concave à son pohit d*insertion , bord sujpérieor ai- 
gu; mandibules sans dentelures au côté interne; écnsso9 
grand ;• abdomen tfès-court , triangulaire. 

J'ai établi ce genre sur Vkhnêûmon infidos de Rossiy qnî 
me'paroit avoir été figuré par Schellenbeqg, dans son ouvrage 
Sur les diptèreSf pi. i4 9 avec les noms de mira mucora, 

M. de Brébisson , qui a étudié avec beaucoup de soin les 
espèces de cette tribu et de celle des oxyures | a découvert 
d'autres espèces du même genre, (i.) 

'EKDACÏN y Endacùms. Genre de plantes, de la famille 
ides Champigkohs, établi par M. Rafinesque , sor une seok 



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t 



END aaS 

kspice^ TEndacike TEmrmuER^orîgînaifede Sicile, etfigoré 
^ar Boccone, pi. la. Il offre pour caractères : chapeaa d'à-* 

ord charnu intérieurement, ensuite granuleux et se remplis*; 
àaot de gongyles grenus. 

On dit qu'on emploie sa pulpe, qui est bleue, à teindre la 
laloe en pourpre, (b.) 

ENDÉRBITSCH. Les Ostîaks, horde tartare, nomment 
ainsi le SoRBiEK des oiseaux , Sorùus aacuparia. (ln.) 

ENDIANDRE, Endiandra. Arbrisseau de la NoUyelle-» 
Hollande, qui, selon M. Brown, forme Seul un genre dans 
U triandrie monogynie et dans la famille des lauriers. 

Les caractères de ce genre, sont : un calice à six déeou^. 
pares égales , glanduleuses k leur orifice ; une baiev (b^) 

ENDIVE. jNom vulgaire d'une espèce de Chicoré£. (b.) 

END l VI A. Nom latm d'une espèee de Chicobée. Quel-« 

Îles botanistes l'ont donné encore à plusieurs espèces de 
AiTUE, entre autres à la SCAROijs et à la Laitue Vireuss.^ 
Us les ont aussi nommées Eiydivioia. (liï.) * 

ENDIVIE-COROAL. Nom belge du madrepora tactuca 
de Pallas, ou CoNcha FimoiFORMis, Seba, Thés. lll. , tab*^ 

8g, fig: lO. (DESM.) 

ENDIVIOLE. Variété d'ENBivi à feuilles frisées, (tw.ï 

ENDOBRANGHES.Fam. de pen formée par M. Dumé- 
ni, et qui comprend les Ai^iWLinES de M.deLamarck, ou Vers 
IsANG ROUGE, de M. Guvier,dont les organes respiratoires ne 
sont point apparens au dehors. Lo/s genres contenus dans cett9 
famiue, sont les suivans : Natade, Lombric, Thalassèms^ 
Dragotvneau , Sangsue et Plat^ aire. 

La classe des vers, selon M. Duméril, n'est autre que cell^ 
des annelides de M. de Lamarck. Il a caractérisé ainsi cef 
animaux : sans vertèbres, munis dé vaisseaux^ de nerfs, etpri-* 
Vés de membres articulés, (desm.) 

ENDOCARPE. C'est la partie mitoyenne des péricarpes^ 
qui s'appelle chair dans la pêche, pulpe dans le r^sin. yoyu 
Fruit, (b.) 

ENDOCARPE, Enâocarpon. Genre de plantes crypto«^ 
games, dé la famille des algues, établi aux dépens des Li-* 
chet^s de Linnaeus , et qui enlève plusieurs espèces au genro 
Bermatodée de Ventenat. Il présente pour caractères ! des 
tubercules logés et cachés dans la substance même des frondes^ 
présentant de petites protubérances il sa surface , et se mon-» 
. tram, avec Tâge, percé d'un petit trou; des frondes cartila- 
gîaeuses, dures, roides ou comme crustacées, arrondies |( 
presque en bouclier, le plus souvent séparées ou rassemblées^ 
et plus ou moins flexueuses et lîssës en dessous. 

Le type de ce genre est le lichen mimaUis de lannœns^ 

X i5 



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aaS END 

On doit à Fischer, àâns les Mémoires ^es nàtaralisleài ié 
Moscou 9 une dissertation surc6 genre et autres voisins, à la 
suite de laauelle il propose rétablissement d'un nouveau genre 
qu'il appelle Polycère. V^ ce root, (b.) 

ENDOGONE, Endogone.Gtnt(i de plantes de la classe des 
anandres , 3.® ordre ou sect., les gc^iéromyces , proposé par 
M. Link, et ayant pour caractères :foriùe presque globuleuse, 
floconeuse extérieurement, granuleuse en dedans; sporidies 
fenferrtiées dans une enveloppe particulière. (P.B.) 

ENDOMYOUE, Endomycm. Gisnre d'insectes, de Tordre 
ction des trimères 9 famille des fungicolesi 
ervi de type à ce genre , établi par Bd. Pay- 
mile écarlate. Fabrîcîus, en adoptant le 
f- a joint cinq autres espèèes , dont deux 
; trois, autres avoient d'abord été placées 
?. • ' 

s endomyques sont de la longueur de la 
t composées d^articles , pour la plupart 
es ; les trois derniers sont plus grands, 
nent presque une massue triangulaire. Le 
est aussi plus grand ; celui qui termine ks 
knaxillaires est tronqué» 

Le corps de ces insectes est ordinairement petit et de forme 
OvaI?àrc ^ les couleurs sont vives et brillantes et toujours dis- 
posées d'une manière tranchée; la bouche est avancée ; les 
yeux sontunjpeu allongés ; le corselet estpresque carré , plane 
et plus étroit que l'abdomen ; l'abdomen est de forme arron- 
die et recouvert par des élytres dures qui le dépassent à son 
extrémité ; tous les tarses sont composés de trois articles dont 
le pénultième est bifide. 

Quelques espèces se trouvent sur le bois mort et sous les 
écorces; d'autres babiteni dans les champignons, etnotam- 
jnent dans les vesse-loups ; mais la pbpart de celles-ci for- 
ment un floitre genre , cehiî de fycoperdine. On ignore d'aU- 
leurs l'histoire de leurs métamorphoses. 

L'ÈNDOMYQtJE ÉCARLATE, Endomychus coccmeusj Fab. , D» 
xg , 4- f ^s* ^'^"^ rouge sanguin , avec une tache noire sur fe 
corselet, et deux autres de la même couleur sur chaque ély- 
tre. On le trouve sur le bouleau, le coudrier , etc. 

Les epdpmyques porte-croix, çuadripusUJé et celui du fyco' 
perâan , mentionnés au même article , dans la première édi- 
tion de cet ouvrage, sont du genre LYCOPEïiDfitiSE de Làtreille. 

r.c^mot. (p.L.) , ^ ^, ^ 

ENDORMEUR ouPRENEUR DEMOUOflES. C^;^ 
le nom de la Cresserells en Beauce , suivant M. Salerne. 

' (s.) 



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E N F ,,7 



ENDORMIE. Nom donné à la Stramoikê. (b.) 
ENDQURMIDOUIRO. Nom languedocien de la Jus- 

QUiAHE^ de la Stramoi^^I de toutes les plantes narcotiques , 

par exemple, le PAVoaw.) 

ENDRACH , HumSmm. Grand et gros arbre dont le boîs 
est pesant , dur comme du fer^ et presque incorruptible. Il 
se trouve à Madagascar. Ses feuilles sont simples , éparses , 
oyales-oblongues , obtuses, et ses fleurs sont grandes, soli- 
taires , axillaires , terminales , portées sur des pédoncules 
munis de deux petites dents opposées. Cet arbre forme seul, 
dans la pentandrie monogynie , un genre qui a pour carac*- 
tères : !.• un calice de ci|iq folioles ovales, arrondies , per- 
sistantes; «.*» une corolle monopétale, campanulée , plissée , 
velue extérieurement , à limbe presque entier; 3.® cinq éta- ^ 

piines à filamens longs et légèrement courbés ; 4-^ nn ovaire 
supérieur arrondi, posé sur un disque épais , surmonté d^qn 
style filiforme, eoiirbé en arc et à stigmate échancré ; 5.o une 
capsule ou une coque ligneuse , ovale^ arrondie , glabre , ] 

un peu élevée au-^dessus du calice. Cette capsule est bilocu- { 

laire, et contient, dans chaque loge , deux semences ovales , ^ 

trigones. " . * 

Ce genre a été appelé Thouinije par Smith dans ses IconeSf j 

tab. 7, et depuis, Smithie par Gmelin. (b.) 

ENDRINO. C'est, en Espagne, le Prunelluhi nOir 
{pnmus spkiosa), (LU.) 

ENDRO. C'est la Garaî^çe en Géorgie , province d*Asïc. 
' . (tîC.) 

ENDROGNÉ. Synonyme d'ORONGE. (b.) 

ENE, EN^iR. iSfoms danois du GenévrieA coiimutr 
{Jumperus communis ) , appelé en Suède enbraed , enbuske et 
«nfcier. (ln.) > 

ENEB. Nom arabe de la yîmt tViUspimfent^ linn.) (lu.) 

ENEB ELr-DYB ( Bamn de loup ). Nom arabe de la Mo- 
EELle noire ( Solanummgnmi^lj)et de ses variétés. Cette 
plante a été retrouvée par.Brown dans le Dar-Four, royiùi- 
me d'Afrique , an midi de l'Egypte. (LN.) 

ENEBRO. Nom espagnol du Genévrier, (ln.) 

ENEGLA. C'est I'AméthYSTE dans la langue cbaldéenne. 
Les I^ébreux nommoient cette pierre AcaLAMAH( Ëx^d. ^ 

XXVUI, 19, et XXXIX, 12 ).(LN.) 

ENELDO. Nom espagnol de I'Aneth ohor^t: (^Aneihum 

|7»p»ifais). (ln.) 
ENEMION de Diescoride. C'^st I'Anémone. (ln.) 
ENFANT. Consulte* l'article de I'Hommë^ dans lequel 

R0U5 traitons cet. objet en grand détail, (virey.) 



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àaft E N O 

ENFANT DU DIABLE. Dénomîn^Ioii vulgaire împo^ 
^e à plusieurs mammifères du genre des Mouffettes. V.ce 
mot. Le père Charlevoix a donn^J^e nom à un quadrupède 
qui parott être le Chinche. (s.) '*.* . 

ENFANT EN »LVILLOT. >/Maillot. (b.) 

ENFERMÉS. Famille de mollusques acéphales, pourvoi 
de coquilles. 

Ses caractères sont.: manteau ouvert par te bout antérieur ^ 
ou vers son milieu seulement, pour le passage du pied, et 
prolongé de l'autre bout en un tube double qui sort de la co- 
quille , laquelle est toujours plus ou moins bâillante par ses 
deux extrémités. 

Les mollusques de cette famille vivent presque tous en- 
foncés dans le sable, dans la vase , dans la pierre , dans 
les bois. V. Mollusque^, Bivalves et Coquilles, (b.) 

ENFLE-BOEUF. Les bergers et les cultivateurs firaoçais 
donnent ce nom sta cambe doré , parce qu^ils prétendent qoe 
cet insecte fait enfler les bestiaux qui en ont avalé quelqaes- 
ims par hasard. Les Grecs donnoient k ce carabe le nom de 
buprestis 9 qui signifie à peu près la même chose. M. Latreille 
présume que le bupresU des anciens étoit plutôt un Meloé. 
V. ce mot (o.) 

ÉNFOURCHURE. En vénerie , c'est l'extrémité duboif 
du cerf, lorsqu'il se divise et fait la fourche, (s.) 

ENFUMÉ. C'est un des noms du Chétodon fobgeror; 
UPT. ce mot. (b.) 

ENFUME. F. l'article Amphisbène ( AmpJusbcmafuHé" 
nosa). (DESM.) 

ENuALD.Nom danois des Linaigrettes. (ln.) 

ENGALLO. r. Engalo. (s.) 

ENGALO ou ENGULO. Dapper dit que les nègres it 
Congo et d'Aneole appellent de ce nom unsangller kénoroit» 
défenses, dont les Portugais font grand cas, pour la gaérisos 
de plusieurs maladies. Cet ertgaio est vraisemblablement le 
Saiïglier d'Afrique. F. ce mot. (s.) 

ENGANE. La Salicorne frutescente porte ce nom^ 
l'embouchure du Rhône, (b.) 

ENGANG. Leshabitans de Sumatra nomment ainsi k 
Calao rhinocéros, (s.) 

ENGAOUBO. Nom languedocien d'une variété d'AiciU 
ou Terre a foulon , qui sert à dégrabser les draps, (tw) 

ENGDUUN. Ccst,enNorwége,lenomdesLiNAiGiintï5 
J Enophonan , Lînn. ). (ln.) 

ENGEBLOMME. Nom danois du Populaqi (^^ 
paluaris^h.)(tSi,) 



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E N G * \^ 

ENGEBUNKE. C'cst,cn Norwégc^U Canchb en gazon, 
'Aira cmpUosa , L. (ln.) 
£NG£KIMS et ËNGETROLI>. Nomsdanoîsde la Pé- 

DICULAIRE DES MARAIS. (LN.) 

ENGEKNOP. C'est, enDanemarek, la. Sgabieuse Moas- 
BU-DIABLE {Seahiosa succisa ^ L.). (LN.) 

ENGEKOGLAR. C'est, eu Danemardc, la Jacée ( Cm- 
tauna jacea , L. ) (LN.) 
EN&ELBLUMENCHEN. Nom donné, dans^ quelques. 

parties de TÂllemagne, au Pied-de-ghat, GnaphaUum dhi- 

cm , L. (lnO 

ENGELCHEN. L^un des noms allemands du Narcisse 
DES POÈTES {Narcissus poeticuSf L. ). (ln.) 

ENGELKRAUT et ENGELSTRANDZ WURS.Nomà 
donpés, en Allemagne, à TArnica mqntana , L. (ln.) 

ENGELSKGBiES. Ces le Statice commun ( Siatke an 
vnria ) en Daneiparck. (ln.) 

£NGf;LELOK,Cestle Géranium des prés, euDane- 
marck. (ln.) 

ENGELSTRANDZWURZ. V. Engelkraut. (ln.) 

ENGELTORN. Nom danois de I'Églantier. (ln.) 

ENGELTRANK. Nom allemand de I'Agripaume, Léo- 
liwvs cardiaca , L. (LN.) 

ENGELURT. C'est FAngélique en Danemarck. (ln.) 

ENGELWURZ. Ce nom allemand désigne plusieurs 
ierbes , entre autres l'Angélique , la Gentiane croisette ,, le 
h\uk à feuilles de canri, la Podagraire, le Cerfeuil mus- 
que , etc* , etc. (ln.) 

ENGETROLD. Fay. Engekims. (ln.) 

ENGIN. Équipage pour une chasse quelconque : c'est aussi • 
tout filet ou tout instrument àe pêche, (s.) 

ENGIS , Engiis, Fabricius donne ce nom à un nouveau 
genre d'insectes qu'il compose de plusieurs espèces dHps , et; 
dont l'une d'elles est le dacné humerai. Il y a joint aussi le 
f^f€etophagus sangidakoUis de son Enkimologie systénuxUquê. F. 
Dacné. (0.) 

ENGLANTINO et AGALANCIÉ.Noms des Rosiers 

SAUTAGES OU ÉGLANTIERS , CU LaUguedoc. (LN.) 

ENGNELLIKE. C'est, en Danemarck, le nom de 
VQElLLET D£LTO*lDE , DiarUhus ddUddes. (LN.) 

ENGOl. V. Engri. C&.) 

ENGORDO. Graminée du Brésil , qui est cultivée pour 
la nourriture des chevaux qu'elle engraisse, comme son nom 
1 indique. J'ignore à quel genre elle appartient, (b.) 

ENGOS. C'est I'Hièble ^ en Portugal, (ln.) 



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a3o E N G 

ENGOUANE-.PA5TRE. Dénomination vulgaire de la 
itwandière , dans les environs de Montpellier, (s.) 

ENGOULEVENT, Caprimulgus, Lath. Genre de 
Tordre des oiseaux Sylvains et de la famille des Gheli- 
DONS. V. ces mots. Caractères : bec petit, très--déprimé et 
gami, à la base, de soips divergentes; mandibule supérieure i 
pointe iDomprlmée , écbancrée et^ crocbue ; Tinférieure re- 
troussée vers le bout ; narines larges , closes par une mem-* 
brane et k ouverture en tube , langue étroite , cartilagineuse, 
entière , pointue et selon lUigei;,, susceptible de se lancer; 
bouche très-fendue et très-ample ; tarses courts, en partie 
emplumés; quatre doigts, trois devant, réunis à la base par 
une petite membrane ; un derrière grêle, articulé de côté, et 
versatile ; ongle intermédiaire , dentelé sur le bord interne 
chez la plupart; tête aplatie; cou très-court; oreilles très- 
amples; yeux^ands ; ailes longues ; la deuxième ou la troi- 
sième rémige la plus lon^e; queue de diverses formes, car- 
rée , écbancrée, cunéiforme. J'ai distrait de ce genre le 
GRAt^D Engoulevent de Cayenne^cimnmu^usgrandisi pour en 
composer un nouveau sous le nom d Ibijau, parce qu'il offre 
dans son bec et ses doig):s des caractères particuliers et étran- 
gers aux autres engouleçem, 11 en est de même, d^une espèce 
de TAustralasie dont M. Cuvier a fait le type d'une nouvelle 
division. V. PoDARGUE. Je soupçonne qu il en est encore 
d'autres de cette nouvelle partie du monde dans le même cas 
que celui-K:i ; mais on ne peut les déternainer si on ne les voit 
en nature. 

Quand Gueneau-de~Montbeillard écrivoit qu'une sexlt 
espèce de ce genre étoit établie dans les trob parties de l'an- 
cien continent, il ignoroit que l'Afrique et l'Asie avoient aussi 
leurs engoideoensy car il n'auroft pas regardé la race euro- 
péenne comme une race étrangère séparée de sa tige , exilée, 
transportée par quelque cas fortuit dans un autre univers, et 
dont la race mère avoit fixé sa principale résidence en Amé- 
rique. En effet , on trouve des engoiûevens, non-seulement 
dans l'ancien et dans le nouveau continent , mais encore dans 
l'Australasie; ainsi donc cette famille est répandue sur tout le 
globe.Maislesespèces sontbeaucoup plus nombreuses dans le 
sud que dans le nord; une seule habite dans l'Europe et trois 
dans l'Amérique septentrionale où elles ne restent que pen- 
dant la belle saison. En quelque pays que l'on trouve de ces 
oiseaux, tous sont dencd-noctumes et chassent pendant les 
crépuscules ; plusieurs le font avant le coucher du soleil^ et 
d'autres durant une partie de la nuit, au clair de la lune. Tons 
ont un genre de vie et de mœurs à peu près pareil ; tous sont 
insectivores, et comme les hirondelles et les maHinets , ils 



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E N G . ,S, 

saisissent leur proie en rolant à sa rencontre le 6ec ouvert , 
engloutissent même les plus gros insectes qu'ils retiennent au 
moren d'une salive gluante^ et semblent les aspirerpour les 
araler. 

Quelques espèces ne se posent qu^à terre ^ tandis qne 
f autres ne peuvent, comme le martinet, s'élever Jorsqu'el* 
les y sont; celles qui se perchent sur les arbres ne le font 
pas toutes de la même manière ; les unes se posent sur une 
branche longitudinalement^ et semblent la cocher comme le 
coq fait la poule; d'autres s'accrochent aux arbres, le corps 
rertical, de même que les pics, et la plupart ne peuvent se te- 
nirsur la branche qu'appuyés sur le tarse ; il en est qui n'ont 
poor refuge qu'un trou d arbre. Quelques engoulevens ne firé« 
quentent que les lieux découverts et se réunissent pour chasser 
en commun; tandis que d^ autres sont solitaires et ne se plaî« 
seot que dans l'intérieur des bois ; enfin, plusieurs se trouvent 
dans les uns et les autres. Tcms ceux dont on connott les ha- 
bitudes , font leur ponte sur la terre nue , à l'exception de 
l'engoulevent urutau qui la fait dans le creux d'un arbre sec; 
elle n'est ordinairement que de deux ou trob œufs. 

Si, d'un côté , *I suffit de voir un engoulevent pour ne pa^ 
se tromper surlafamiUe à laquelle il appartient, de l'autre, 
il est, comme le dit un observateur très-exercé , trës^^Ufficile 
de distinguer les espèces. En effet, le genre de rie n'est pas. 
aisé à observer dans les oiseaux qui restent immobiles et se 
cachent pendant le jour et dont les couleurs sont fort ordi- 
naires , fort embrouillées et tellement confuses qu^onne peut 
même les exprimer avec beaucoup de paroles» d'une manière 
suffisante pour indiquer les attributs spécifiques. En ce cas , 
les dimensions, quand le plumage n'offre pas un caractère 
prononcé et distinctif , seroient d'une grande ressource, si 
elles n'étoient les mêmes chez plusieurs. C'est pourq;uoi jome 
puis assurer que chaque engoulevent isolé ci-après constitue 
réellement une espèce particulière. 

L'EKG0t7i£vi;m* ACUTimsimE, CapHmu^ actOux, Lath.L» 
conformation des pennes de la queue de cet engoulevent su£« 
fit pour le bien distinguer parmi ses congénères. Sa longueur 
est d'environ sept pouces et demi; son bec est noir; lé som- 
met de la tête et le dessus du cou sont rayés transversalement 
de roux-brun et de noir ; le dos et le dessous du corps , sont 
rayés de noir, le premier sur un fond gris, et l'autre sur un 
fond roux; la queue, dépassée par les ailes de quelques lignes,, 
est d'un roux pâle, avec des raies transversa^les brunes, et 
terminée par une tache noire , précédée d'un pèa de blanc ; 
le Jbec et les pieds sont noirs ; longueur totale, environ sept 
pouces et demi. On le trouve à la Guyane. 



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a3a E N G 

L'Engovlevekt a bakpes ITOIRES 9 Cap, pitiatus, Latb , pL 
1[36 du Synopsis , 2.* supplément. Cet oiseau a neuf ou dii 
pouces ; le dessus de la tête et le haut du cou sont noirs ; cette 
couleur s'avance, en forme de croissant, derrière les yeux; la 
bande noire qui traverse le haut du cou, descend sur chaque 
côté jusque vers le milieu et se divise en deux parties ; le reste 
de la tête est d'une couleur de chair pâle ; le dessus du cou 
et le dessous du corps sont de plus teintés de ferrugineux ; on 
remarque au-dessous des yeux , sur les côtés du cou et au- 
dessus des ailes , des taches et âes Kgnes vermiculées; le dos 
et les couvertures des ailes sont d'un bleu obscur, pointillé 
de noir ; ies pennes sont noirâtres , tachetées et bordées de 
couleur de rouille ; celles de la queue sont d'un brun foncé, 
avec des taches ferrugineuses sur les deux côtés des latérales; 
Tiris est jaunâtre ; le bec noir et Irès-grand; la queue un peu 
fourchue; les pieds sont d^une couleur rougeâtre. Cet cngou- 
leoent se trouve à la Nouvelle-Galles du Sud, où les Anglais 
l'appellent nrnsqmiQ-JuM^k (^ faucon des mousguàes). Us donnent 
aussi ce nom aux engoule^ens dé TÂmérique septentrionale : 
celui de cet article esttrés-nombreux k la Nouvelle-HoUande, 
surtout au mois de juin* 

L Engoulevent a^ ailes jaunes, CaprimulgusicièropUruSf 
•Vieil)., se trouve â la Chine; il est un peu plus grand que celai 
d'Europe, auquel il ressemble, si ce n est que ses couleurs sont 
un peu i^lus foncées ; il en diffère encore par les pennes des 
ailes qui sont noirâtres, marquées de taches jaunâtres , avec 
un point noirâtre à leur centre et disposées de f^çon qoc le 
milieu de Faile paroît rayé en travers alternativement de sept 
bandes jaunâtres et d^autant de bandes noirâtres. Ces diffé- 
rences me semblent suffisantes pour regarder cet engovkmi 
comme une espèce particulière et non formant une variété do 
nôtre, ainsi que le pense Maùduyt. 

L'ËKGOULEYENT AUX AILBS BT QUEUE BLANCHES. V. £1^" 
GOUtEVENT VARIÉ, 

L'Engoulevent bir-réagel , Caprimulgus stngdides, Latb. 
On le trouve à la l^fouyelle-Galles du Sud , où il paroît ea 
juin. 11 est de la taille de celui d'Europe ; la couleur générale 
de son plumage est , sur les parties supérieures et inférieu- 
res , d'un brun ferrugineux , mélai^é sur la tétc de raies, et 
de plus , sur le dos , de taches soinbres ; il y a sur les couver* 
tures des ailes trois bandes obliques plus pâles ; les pennes 
«ont brunes , avec des taches sur le bord extérieur ; la queue 
est un peu fourchue ; le bec noir et les pieds jaunâtres. 

L'Engoulevent de Bombay. V. Engoulevent a collieb. 

L'Engoulevent de la Caroune^ Capp^^*%^ caroUnemis^ 

V. EnGOULSYS»! WP£TUÉ^ 



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E N G ,3S 

LTnGOUIIVEWT cendré rayé de noir , Capnmulgus dneras- 
eensj Vieill. ; Capnmulgus indicus, Lath. Cet engoulevent de 
l'Inde a le sommet de la tête et le dos noirs, avec de très-peti- 
tes lignes noirâtres;. les joues, lapoitrine, les couvertures des 
ailes et les pennes secondaires , marquées des mêmes li- 
gnes^, et de larges taches de couleur de rouille ; les pennes 
primaires noirâtres ; les intermédiaires de la qiieue -d'un cen- 
dré clair, avec quelques bandes transversales noires , et les 
extérieures variées en outre d'une couleur de rouille ferru- 
ginense. 

L'Engoulevent a collier, Capnmulgus pectomlis^ Cuvier; 
Capr, asiaticus , Lath. , pi. ^9 ^^^ Oiseaux d'Afrique. Lon- 
gaéur, huit pouces trois lignes; bec noirâtre ; plumage agréa- 
blement mélangé de cendré t àe i^oir et de ferrugineux ; lé^ 
dessus de la tête d'un cendré plus pâle , ave^^n trait noi- 
râtre dans le milieu , et un autre de chaque cote de la man- 
dibule inférieure ; une tache blanchâtre sur la gorge ; des 
barres nombreuses et cendrées sur la poitrine ; les pennes 
des ailes noirâtres , avec une tache blanche sur le côté in- 
terne des quatre premières ; la quetie pareille aux ailes , avec 
des bandes rousses en dessous ^ et Fextrémité des latérales 
blanche. La femelle diffère en ce que le blanc de la gorge 
et les taches des pennes de la queue tirent au roux. Cette, es- 
pèce se trouve àBombay,, et a été observée parM.Levaillant, 
sar les bords du Gamtoos , dans le pays d'Anteniquoi. Elle 
a les mêmes habitudes que celle d'Europe , et à peu près la 
même taille. Sa poqte est aussi bornée à deux œufs extrême-v 
ment blancs , que la femelle dépose sur la terre à nu. L'en^ 
goolevent à collier ne diffère de celui de Bombay , qu'en ce 
que la couleur blanche de la gorge est bordée d'un jaune 
orangé , caractère distinctif du mâle , lorsqu'il est dans toute 
5a parure. 

1'EngOUL£V£I9T A COU BLANC, Coprimulgus albicollisy Lath. , 
se trouve au Paraguay. Il a le dessus et le derriè^ de la tête 
bnins ; quelques plumes noires dans leur milieu et bordées 
de roux 9 sont sur le sommet de cette partie; le dessus du 
cou, du dos et le croupion, d'un brun roussâtre avec des 
raies noirâtres peu apparentes ; les plumes du haut du dos 
sont variées de roux îoihle , de noir et de petits points noirs 
et roux ; les couvertures supérieures des ailes sont du même 
roQx à leur extrémité , rayées de noirâtre à l'extérieur , et 
pointillées de roux et de noirâtre sur le reste ; cette dernière 
teinte est celle des pennes, dont les intérieures ont des ban- 
des ronssâtres , et les extérieures une seule bande blanche 
1»^ de huit lignes. La queue a sa première penne presque 
noire ; la seconde blanche avec un peu de noirâtre sur ses 



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2.14 E N G 

barbes extërienres vers sa pointe ; la troisième enti^metit 
blanche , et les autres pointillées de roux et de noirâtre ; Ica 
côtés de la tête sont roux ; la gorge est blanche ; le deyant 
du cou , le dessous du corps et les couvertures inférieures de^ 
ailes sont d'un roux léger , rayé transversalenqient de noirâ- 
tre ; on remarqué quelques plumes noires derrière l'oreille ; 
le tarse est olivâtre ; Tongle du doigt intermédiaire dentelé. 
Longueur totale j douze pouces et demi ; queue cunéiforme» 
L'individu décrit par Latham parott être une femelle , puis- 
qu'on le dit plus petit que le mâle. Cette espèce à laquelle 
M. de Azara a conservé le nom àUbijaUj parce qu'il exprime 
ce mot dans son cri, reste toute l'année au Paraguay, vit de 
préférence sur les chemins et s'y pose souvent. Eue se re- 
tire pendant l'hiver dans les bois et les lieux abrités. 

L'Engoum|^ent a crête, Capn'mulgusNoiHJt''HoUanâiœi 
Lath. L'on «Pive à la Nouvelle- Hollande ce petit engoule- 
vent , dont la longueur est à peuprèsde neuf pouces; la cou- 
leur générale des parties supérieures du corps est d'un brua 
foncé, varié et rayé de bandes blanchâtres ; les pennes des 
ailes sont du même brun , et les quatre ou cinq primaires ta- 
chées d'un blanc sombre sur leur bord intérieur; la queue est 
arrondie , et marquée de douze petites bandes d'un blanc bru* 
nâtre , avec des taches blanchâtres comme celles du dessus du 
corps ; le dessous du corps est moins blanc; le devant du cou et 
delà poitrine est marqué de petites raies transversales; le bec 
est noir; les coins de la bouche sont )aunes et garnis de soies, 
comme dans celui d'Europe ; mais ce qui donne k cet eûgou* 
lèvent une apparence très-singulière, c'est, d'avoir à labase du 
bec dix à douze soies rudes etélevées,unpeu barbues sur chaque 
côté, qui se tiennent exactement droites comme une crête; les 
pieds sontd'un jaune pâle; le doigt postérieur est long etfoible; 
les ongles sont noirs et l'intermédiaire n'est point dentelé. 

L'Engoulevent cri\kd ^ Camniulgus clamatar^ Vieill; û^ 
primulgus virginianus , Lath. , pi. 23 des Oiseauoo de VAméru}^ 
septentrionale, JVhiprpoor-wilî^ oxKvhiperwphip^ on omprouil y sont 
les noms que l'on a imposés à cet ensoulevent , d'après son 
cri différemment entendu. Les naturels de la Baie d'Hudson 
l'appellent ;?aj^ ou. peéch; dans d'autres contrées on lenonamç 
, muckaouise , d'après sa nourriture; enfin le& Anglo-Améri" 
cains, guidés par le même motif, le désignent , ainsi que tt)» 
les engoulevens , par la dénomiiû^içn de morchetta hofffk (w 
çon des moucherons). > . -. 

Cet engoulevent paroit dans les Etats-Unis, au ^^^i^^ 
vril , se plaît dans les lieux montagneux , et est aujoardi» 
très-commun dans les pays maritimes* Il fréquente , je *^ ' 
les habitations rurales , où plusieurs se réunbsent et ww 



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E N G a35 

vacarme qui dure une partie de la nuit ; ce bruit est occa«- 
sioné par la répétition continuelle de leurs cris ; après avoir 
été quelque temps dans un endroit , ils se transportent dans 
un autre , où ils répètent les mêmes cris quatre bu cinq fois 
de suite. Ils se taisent quand la nuit est très-obscure , reconi- 
mencent au point du jour jusqu^au lever du soleil. Les abeil- 
les sont leur nourriture favorite. La ponte est de deu^ œu& 
d'un brun verdâtre , parsemé de raies et de zigzags noirs , 
que la femelle dépose à terre dans un sentier b^tu. 

La longueur du whtp-poor-will est de neuf pouces; il a le bec 
noirâtre ; le front et les joues d'un fauve gnsâtre ; cette teinte 
est mélangée de noir et de blanc sur le reste de la tête , et 
domine sur les parties supérieures du corps et des ailes ; mais 
elle est plus foncée sur le cou et sur le dos , où elle est variée 
de grandes tacbes noires ; les cinq premières pennes des ailes 
ont des taches pareilles, ai^isi que celles de la queue , dont les 
plumes les plus extérieures sont blanches dans plus d'un tiers 
de leur longueur. La gorge est variée de raies blanches et 
noires ; les plumes du devant du cou et de la poitrine sont 
de cette dernière couleur , et bordées de roux ; les parties 
postérieures présentent un mélange de blanc sale , de gris et 
de noirâtre ; les plumes des tarses sont brunes et rousses ; la 
queue est arrondie. Des individus ont le haut de la gorge cou- 
vert d'une plaque blanche en forme de croissant renversé. La 
femelle est plus petite que le mâle ; ses couleurs sont plus 
ternes. Celle qui est indiquée par Latham appartient à l'es^ ' 
péce de V engoideçent ponctué, 

L'Engoulevent d'Europe , Caprimulgus Europœus , Lath , 
pi. D. 21^ £g. 2 de ce Dictionnaire. Le dessus de la tête et du 
corps , ainsi que les scapulaires , est varié de petites lignes grises 
et noirâtres, transversales et en zigzags .9 avec des taches longi- 
tudinales noires ; de chaque côté de la tête une bande blan- 
che qui s'étend jusqu'à Tocciput; les joues, la gorge et la poi- 
trine ont de petites lignes transversales alternativement rous- 
sitres et noirâtres et quelques taches d'un blanc roux ; il y a des 
raies d'un brun foncé sur le fond blanc roussâtre du ventre et des 
couvertures' inférieures de la queue ; des raies « des taches et 
des lignes de même forme , les unes rousses, d'autres d'une 
teinte plus claire, grises et noirâtres soBt répandues sur les cou- 
vertures des ailes; les pennes sont d'un brun noirâtre et variées 
«w les deux côtés; àe taches roussâtres ; les trois premières 
ont une tache ovale blanche du côté intérieur vers les deux 
*'€rs de leur longueur ; la queue a ses pennes intermédiaires 
traversées de bandes noirâtres , sur un fond gris varié de 
ligzags ; et les deux plus extérieures de chaque côté , termî- 
oées de blanc. La femelle diffère du mâle en ce qu'elle n'a 



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a36 E N G 

point de marques blanenes sur les ailes ni sur la qaeae ; fe 
plus, ses couleurs soi^Tplus ternes; le tarse est brun, garni de 
plumes presque jusqu'au bas ; les ongles et le bec sont noi- 
râtres. • 
Le peuple a donne à notre engouteçeni plusieurs noms vol- 
. gaires que les savans ont adoptés; tels sont ceux de ieiie^hèm^ 
decrapîiud'ÇQlantf Xhîrond^le à queue carrée ^At corbeau âeiadL 
Le premier, parce qu'on supposoit que cet oiseau aroit rins> 
tinct de tetter une cbèvre; mais ce fait est sans aucun fonde- 
ment. Ce qui a pu donner lieu à cette erreur populaire , c'est 
que ces oiseaux fréquentent le soir et le matin les endroits 
où l'on parque les cbèvres et les moutons, non pour les tetter, 
mais pour y faire la chasse aux insectes, surtout à divers sca- 
rabés et bousiers qu'attire le crottin de ces animaux. Sa 
nourriture , la manière de la prendre et son vol, lui ont vaia 
celui A^Mronddle à queue carrée , ppur la distinguer des vraies 
hirondelles qui l'ont fourchue. MontbeiHard 9t adopté le nom 
Xengouleoent^ qu'on hii donne dans quelques cantons de la 
France , parce qu'il peint assez bien , dit-il , l'oiseau, lors- 
que , les ailes déployées > l'œil hagard et le gosier ouvert de 
toute sa largeur , il vole avec un bourdonnement sourd à la 

f # rencontre des insectes dont il fait sa proie , et qu'il semble 

^ engouUr par aspiration. 

Cet oiseau est solitaire ; rarement on en voit deux ensem- 
. ble , encore sont-ils à une certaine distance l'un de l'autre : 
il fréquente les montagnes et les plaines , se cache pres- 
que toujours sous un buisson ou dans de jeunes tailHs , et 
semble donner la préférence aux terrains pierreux, secs oa 
couverts de bruyères. Sa manière de se percher diffère d« 
celle àes autres oiseaux ; il se pose sur une branche longitu- 
dinalement , qu'il semble ehocher ou cocher comme le co\ 
fait la foule ; et de lii est venu le nom de chauche-branche 
qu'on lui donne en divers endroits. Comme ses couleurs 
ne tranchent point sur celles des branches, il est très-difficile 
à apercevoir : c'est surtout dans cette position qu'il fait en- 
tendre son cri, qui a quelque ressemblance avec celui du cra- 
paud; et il est probable que c'est ce qui lui a valu le nom vul- 
gaire de crapaud-Qolant. Ce cri consiste en un son plaintif, ré- 
pété trois ou quatre fois du suite : le bruit qu'il fait en volant 
est un autre cri, selon quelques-uns ; mais d'autres l'attri- 
buent àl'air qui s'engouffre dans son large gosier, puisqu'il vole 
la bouché ouverte, ce qui produit un bourdonnement sem- 
blable, à celui d'un rouet à filer. Cette opinion parpît vraisem- 
blable, si ce bruit, comme on le dit, varie suivant les £flférens 
degrés de vitesse de son voL 
Cet oiseau demi-noctume ne quitte sa retraite qac i^ 



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E N G ^7 

les crfpBScuIés 9 et &^il le fait avant, c'est dans les temps som-< 
hrts et nébuleux, car la grande clarté Téblouit ; il ne lui faut 
qa^une lumière affoiblie. Si on le fait lever dans un beau jour,* 
ion vol est bas et incertain ; c'est le contraire après le cou- 
cher du soleil ; il est vif et soutenu dans Tirrégularité cpi'exige 
sa proie ailée comme lui, et qu'il ne peut saisir qu'à force 
d'allées et de venues. Il se nourrit d'insectes , surtout de ceux 
de nuit, vît aussi de guêpes , bourdons, et principalement de 
scarabés, tels que les hannetons , les stercoraires , et même 
les cerfs-volans: il n'y a pas de doute qu'il happe aussi les pha* 
iéoes de nuit L'on a observé qu'il n'a pas besoin de fermer 
le bec pour arrêter les insectes , l'intérieur étant enduit d'une 
espèce de glu qui paroit filer de la ^partie supérieure, et qui 
suffit pour les y retenir. Il a une habitude qm lui est propre; 
il fera cent fois de suite le tour d'un gros arbre effeuillé , d'un 
vol fort irrégulier et fort rapide ; et de temps k autre il s'abat 
brusquement , comme pour tomber sur sa proie , puis il se 
relève de même ; alors il est très-difficile de l'approcher à 
portée du fusil y car lorsqu'on s'avance , il disparoît si promp- 
tement, qu'on ne peut découvrir le lieu de. sa retraite. Un 
BÎd élégant et fait avec art, exige le concours de la lumière 
et l'amour du travail; on ne doit donc pas le demander à cet 
oiseau, condamné par la nature à rester pendant le jour dans 
une inaction triste et sauvage : un petit trou an pied d'un ar- 
bre ou d'un rocher y et même sur la terre battue et à nu, sans 
aucim appareil, est l'endroit où la femelle pond deux k troi« 
mah^ plus gros que ceux du merle, oblongs , légèrement om- 
brés et marbrés de points noirâtres sur on fond blanc L'on 
assure qu'elle les couve avec une grande sollicitude, et que 
lorsqu'elle s'est aperçue qu'on les avoit remarqués, elle les 
change de place en les poussant adroitement avec ses ailes dans 
oa autre, et peut-être même en les y portant avec son bec. 

Cet engoulevent est voyageur; il arrive dans nos contrées au 
printemps et en part à l'automne ; mais le temps où l'oaen 
voit le plus c'est l'autonme ; c'est aussi l'époque où ces oi^ 
seaux nous quittent pour habiter des climats où leur nour- 
riture est plus abondante. On en rencontre depuis les parties 
les plus septentrionales de l'Europe, jusqu'en Afrique; ils pas-* 
•entaumois d'avril à Malte, où ils sont amenés parle vent 
^usod^ouest, et en aussi graùd nombre ù l'automne. En An- 
gleterre ^ ils n'arrivent que sur la fin de mai , et ils s'en vont 
▼en le milieu d'août ; en France ils restent plus tard ; on 
en vmt encore en novembre ; et l'on assure qu'il a été tué 
plusieurs oiseaux de cette espèce dans les bois des Vosges f 
au milieu de l'hiver et par les plus grandes neiges. On peut 
encore certifier qu'on en rencontre ^u mois de décembrQ 



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aâS E N G 

dans nos contrées, fcar j'eh aï vu un cette' année au i5 de ce 
mois; mais cela arrive rarement; ces insectivores doivent,àccs 
époques, éprouver beaucoup de difficulté à trouver la noar- 
riture qui leur convient. 

L'EKGOULEVElsrr gris i Caprimulgus grisais^ Lath. Cet en- 
goulevent de Cayenne a treize pouces de longueur; le bec brun 
en dessus, et jaunâtre en dessous ; le plumage généralement 
gris ; les ailes noires , rayées transversalement de gris clair; 
les pennes de la queue rayées de brun sur un fond gris bru- 
nâtre , et un peu plus longues que les ailes pliées. 

L'Ekgoxjletent cuira QUEREA, Caprimulgus iorquaius, 
Lath; taille de ValaueUe; iris noir; plumage d'un cendré brun, 
varié de jaune et de blanchâtre autour du cou; collier couleor 
d^or teinté de brun ; les deux pennes intermédiaires de la 
(queue plus longues que les autres; les pieds noirâtres. On le 
trouve au Brésil. 

L'ËKGOULETEifT OB LA JAMAÏQUE, Caprimulgus jammcenùs, 
Lath. , a la tête, lé cou et le corps variés de stries ferroginen- 
ses et noires; les pennes alaires d'un brun -noir, avec hait 
ou neuf tanches blanches sur leur bord extérieur ; la queue 
cendrée et traversée de sept ofu huit bandes tl'un brun-noir ; 
les pieds couverts de plumes jaunes ; les ongles et le bec 
noirs. Cette espèce n'est p.>$ commune à la Jamaïque. 

L'Engoulevent jaspé^ Caprimulgus ptuiegatus, yieill.,^ 
^hnit pouces uti quart de longueur; le de5SU5 de la tête noire, 
«tacheté de roux et d'un peu de blanc ; les côtés de la tête 
-Variés de blaile et de brun ; les plumes du dessous du cou et 
'au 4aôt du dos noirâtres , et bordées de blanc sale ; les sca- 
'piâàires^ noires ,* variées de blanc et de roox; le bas du dos 
et le eroupiuto bruns et piquetés de blanchâtre ; les troi^pre- 
miérés ^emves^ de i'aile brunes, les autres noirâtres avec 
quelques tigres blanchâtres et interrompues; une grande 
'tàiehe blanche sur les cinq premières ; les couvertures supé- 
'riéi|res des ailes noirâtres et rayées de blanchâtre ; les peti- 
tes d'une nuance pitis foncée et terminées de blanc; les 
' 'moyennes Variées de blanc et de noir j les trois pennes laté- 
raies dé chaque eôté de la queue brunes rayées de^blanchâ- 
'trh et terminées de blanc; les autres rayées de noirâtre et 
piquetées de brun ; la ^6rge blanche ; le devant du cou noirâ- 
'tre ettaeheté de blaUc rou^âtre ; enfin, toutes les parties in- 
férieures traversées par des raies blandies et noirâtres; l'on- 
' glc du doigt înrenttédiaire est dentelé; le plumage n'est pas 
■ tôut-à-faitîe ntême pour tous les individus, ce qui provient de 
' Tâgé ou-du sexe. On trouve cette espèce iau Paraguay. Sesha- 
t^itudeis ne diffèrent pas de celles de: l'engoulevent naconda. 
^ M. d'Azara l'A décriât sons la dénomination à'îàîjau/aspeaio» 



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\ ENG ,i^ 

*• U'EinùoviàVEm i LVimirr^s^Caprimuigus amencmus, Lath. 
Cette espèce se trouve à la Guyane et à la Jamaïque , où 
elle va de compagnie avec le guîm çuerem Sa longueur est de 
sept polices ; son plumage est vâri^ dé gris , de noir et de 
couleur feuille morte, mais les teinter sont plus claires sur 
là queue et lés ailes ; le bec est noir ; les pieds sont brun& Ses 
narines ^tant sàilla'ntes, on à cru y voir Quelque rapport avec 
une p^e de* lunettes; dé là son nom à'engôùieQent à lunettes. 

L'Engoulevent 3JJANURE, Caprimulgus manurus^ Vieill.Nous 
verrons par la suite un engoulevent dont la troisième penne 
de la queue est la plus longue de toutes ; singularité qui ne 
se rencontre, chez aucun autre oiseau. Celle du manure se 
présent^ sous une forme plus extraordinaire ; la première 

SçmrQ iqaudale de chaque côté est très-longue et dépasse les 
eux intermédiaires, d'environ cinq pouces ; les troisième et 
Î[uataième sont très-courtes , et la cinquième , qui a plus de 
ongueiir que celles-ci, est plus courte que les deux du mi- 
lieu qui ont plusieurs pouces de moins que les deux pre- 
mières. La longueur totale de Tobeau est d'environ treize 
pouces, dont la queue en tient au moins huit; il n'est guère plus 
gros que le pinson. Tout son plumage est d'un gris argenté , 
et tacheté de noir çà et là; les petites couvertures des ailes 
ont des mouchetures blanches; îes déiix penaes les plus lon- 
gues de la q|ueue i^ont aofa*es d'ito côté et blanches de l'autre 
dans lai partie quiexcède les intermédiaires qui sont d'un cen-*- 
âré daîr ; le bec est noir et le tarse brun. Oette skigulière 
et rai^é espèce are trouve au Brésil. : . î.. 

L^EinGOULÊVËNT MÉtiACÉPaALE , Caprimulgus rtiegàcephalu$\ 
LarïL, est liti dés plî^ grands'; il a vingt -huit pouces de 
longueiii-j li^ bec d'un brun pâle , et beaucoup plus fort que 
celui de toUs les OiâCaux de cfettfc famille ; lé fonade son plu- 
mage est d'un brun nblrâtre, bigarï*é, et strié dé' jaunâtre et 
de blanchâtre ;" les pfumes de la poitrine sont d'un ferrugi- 
neux sale^ et celles du ventre d'un cendré pâle ; des bandéls 
et deii taches alteriiatîveiiierfl âoires et blài^thës traversent 
ies pennes des ailes et ^^li qlieue. Éà té*é él.lé c<!ni*^ift 
reoiarquables pàrr leur ffl-ossèur , ce qu^oii 4bfll iattribner à la 
igrande aboûdanëé de ^iMies' qui le^ tôuvr^nt ^ des* plumes 
phis lôngoeis que 1e^ autres ^ naîssenf^à'Ha bâtse du bec , €% 
se lèvent en fortnc de 'ërête; i'nià eist èraogé, et les pied» 
"sont }atmâtreis. Gét/engértrleveât habite la ^6ùvelte*&àllés 
du Sud. » 

L'Éngoôlevent m6nt-voyau dé la Guyane, Caprimulgus 
Myanensis , Lath. , pi. ènl. n.<J y33 de VHist. nat, de Buffohm 
*Q^ oiseau pronoiite distincteiàent, eu criant^ lés trois syl- 



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Ho E N G 

labes An nom qn'on Im a donné ^ et les répète tonveiil W 
soir dans les buissons. 

Une couleur fauve est assez généralement répandue snr 
tout son plumage , avec un mélange régulier de stries roiu- 
ses ; ces stries sont longitudinales sur la tête et le dessus da 
c6u, s'étendent obliquement sur le dos , et sont rariéesde 
taches irrégnlières sur lé reste du corps , où le fauve prend 
une nuance grise ; le dessous et les pennes des aile^pt des 
raies transversales ; une bande Uancbe part de Ta^e de 
l'ouvertare du bec, se prolonge en arrière et s'étend jusque 
sous la gorge ; les pennes alaires sont noifes, et les^ônq oo 
six premières ont une tache blanche ; la queue a trois pouces 
de longueur, et excède les ailes d'un pouce. Longueur totale, 
neuf pouces; tarse nu ; ongle du doigt intermédiaire dentelé. 

Lathamfait mention d'un individu qui ressemble beauGOOf 
au précédent. Il a un pouce de plus de longueur ; la bande 
blanche qui descend de la tête sur la gorge , entoure celle-ci 
en forme de collier ; et six pennes de la queue sont de cou- 
leur de crème vers leur extrémité. 

On trouve cette espèce à la Guyane. 

L'£nGOULEY£IIT musicien. F. ENGOULETEirr A GOLUEB. 

(V.) 
LTngoulevemt NACuKn a, Caprinuilgus nacunda , YieiiL U 
nom de cet engoulevent veut dire, dans le langage des natu- 
rels du Paraguay , bimche très-grande ; c'est pourquoi ils i'oni 
appliqué à cet engoulevent. Il habite les campagnes, et 3 

{ garnît préférer les lieux humides. On ne le Toit jamais dans 
es bois , ni perché sur les arbres ; il £ait la chasse aux in- 
fectes à une plus grande lumière que les autres ; il a le 
▼ol plus élevé , et il se tient ordinairement par paire , quel- 
quefois en famille et en bandes de plus de cent. Cette es- 
pèce ne passe point l'hiver au Paraguay ; sa ponte consiste eft 
deux œufs déposés sur terre, sans aucune apparence de ^ 
nid. \ 

Elle a dix pouces et demi de longueur totale ; les quatre 
premières pennes de l'aile sont d'un noirâtre foncé sur quatre 
pouces de loi^;ueur vers leur extrémité , la cinquième stf 
un pouce et la sixième seulement avec une petite tadie; 
ces pennes, ainsi que la septième, ont une lande blanck 
qui les traverse ; le reste des pennes , leurs couvertures ss* 

iiérieures 9 la tète , la partie postérieure du cou, lé doB et 
e croupion sont piquetés de roux et de noir ; une bands 
étroite et blanche» en fer à cheval ^ va d'un angle il l'autre 
de la bouche, sous la mandibule inférieure ; des Ë{paes blan^ 
châtres et d'antres brunejs couvrent les grandes couverturtf 



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E N G ,4t 

des ailes; Jet moyennes sontblândKS ; tontes Us pariies în^ 
férieurcs sont de cette couleur^ avec quelques ^êtkes taches 
rousses sur le devant du,con et quelques l%nes ]»nines^ir la 
poitrine ; la queue est de cette dernière teinte, avec des bandes 
transversales d'une nuance plus foncée ; les tarses sont oli- 
yâtres ; Tongle du doigt ànterraédiaire est dentelé. 

UËNGOULETEtTr VOltlBO, Capritnulgus ttoittbo; caprirhulgtts 
hrasiUaiius^ Lalh., est décrit dans Buf!bn sous le notn à^^ijau ; 
mais ce mot étant deventt générique pour une autre espèce, 
que Ton a confondue avec celle-ci , je le décris sous la déno- 
mination que Marcgrave lui a imposée. 

Cet engoulevent , qui est de la taille de Thirondelle, a le 
bec et Tœil noîr&tres, ainsi que tout le dessus du corps; 
cette couleur est semée de petites taches blanches et jaunes; 
le dessous du corps estblanb et varié de noir, comme dans 
l'épervier ; les pieds sont blancs ; Pongle du doigt intermé- 
diaire est dcitf;elé sur son bord intérieur. Cet engoulevent se 
trouve au Brésil. 

Le petit EîïGOULEVEiST Tacheté de C ayetswe , Capnmuigus 
stmùorquùtus , Lath. Moûtbèillard fait de cet engoulevent une 
variété de Vihijati; mais ce rapprochement n'a pas été adopté ^ 
et ce n'estpas sans fondement. Il a huit pouces de longueur; 
un plumage généralement coloré de noirlti:e , tacheté de roux 
et de gris; une espèce de collier blanc sur la par^e antérieure 
du cou, et le dessous du corps brun. 

L'Ekgovleyent a queue fourchue ^ Caprimulgus f^tfica- 
tus , Lath. , pi. 4.7 et Ifi des Oiseaux d'Afrique , est un des 
plus grands de cette famille : il a vingt-six pouces de long^ 
mais son corps n'a pas plus de grosseur ni de longueur que 
celui de la grande chevêche ; le cou et la queue occupent. l<e 
reste de sa taille : le bée es.i noirâtre ; son plumage ne dif- 
fère guère en couleur des autres engoulevens; c'est tm ifoér 
lange de noir^de brun ^ de roux et de blanc ; son principal 
caractère consisté dans la forme de sa queue, qui estir^ih 
fourchue , les pennes intermédiaires étant près de la Ifiôitié 
plus courtes que lés latérales ou les plus extérieui^e^; l^s pi^ 
sont jaunes. On trouve cetjte espèce dans les Contrées tatér*- 
rieurès du Cap ^ Bonne-Éspérance. . ; 

L'EneouLEVSKT poo-pooK , CaprimulguignKÛts:, Lath. ^ '&t 
trouve à laNottvelle-GaUesâiiSnd,4)ù il porte le noiti sdtts 
lequel il est décrit U a une grande taille ; (e corps sveltfe ;'1^ 

Ï parties supérieures variées de brun-cendré et de blânc ; tdNités 
es inférieures blanchâtres, tachetées et rayées d'un }au#e 
ferrugineux ; la queue allongée; le bec robvste et brom ^ Vïii% 
et les pieds î^ncs. . >w : . » 



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a4a E N G 

L'Engoitlevêot POFETUÉ , Caprimidgus pàpètOt ^ Vieil!., 

pL a4 d^^ Oiseaux de l'Amérique Septentrionale. Le nom 

\ de cet oiseau est tiré du cri qu'il jette quand il se perche. Je 

ne l'ai jamais vu, dans aucune partie du nord de rAmériqae, 

, aussi . nombreux que dans la nouvelle Ecosse. Ils n'habi- 

I toient autrefois que les montagnes; mats on les voit aujoar- 

• d'hui en nombre dans les plaines et même près des villes, 

surtout au coucher du soleil ; ils s'élèvent dans les airs à 

un^ très-grapde hauteur, et volent avec autant de vitesse, 

\ autant de facilité que les martinets. Us quittent leur retraite 

l ordinairement une heure avant le coucher du soleil ; et plus 

^ tât , lorsque le ciel est brumeux ou orageux. Si l'orage doit 

f ^ durer une partie de la nuit , ils le devancent avant ^'il ait 

^ totalement obscurci le soleil , ce qui leur a valu le nom de 

I " raih bi{d{oistdXk de pluie ) ; ils ne passent que la belle saison 

' dans les contrées boréales. 

f Le popetué a le bec noir , le dessus de la tête et le man- 

^ téàu d'un bnin noirâtre , tacheté de blanc ef de roussâtre; 

ces couleurs couvrent aussi les couvertures^upérieares des 
ailes , les pennes secondaires et les intermédiaires de ia 
queue ; mais elles sont plus claires et les taches sont plos 
grandes ; les pennes primaires sont totalement noires , à 
l'exception des troisième , quatrième et cinquième , qui oot 
[ vers le milieu une grande bande blanche ; cette bande semble 

1 être transparente , quand l'oiseau vole à une certaine hauteur; 

I la poitrine et les parties postérieures sont rayées transversa- 

lement des mêmes couleurs ; les pennes latérales de la queue 
sont noires et rayées de blanc roussâtre ; la qc^eue est four- 
chue , et les pieds sont bruns. Longueur totale v 8 p. 7 lignes 
UEtigouleoerU de la Caroline appartient à la même espèce; 
mais la description qu'on en a faite d'après la figure publiée par 
Catesby , manque d'exactitude , puisqu'on donne à cet oi- 
seau des couleurs différentes , une autre taille et surtoat noe 
queue autrement conformée , quoique son extrémité four- 
chue soit indiquée sur cette figure. 

L'Engoulevent à queue en ciseaux , Caprimidgus {^ 
dfer^ Vieill. M. de Azara, qui appelle cet engoulevent co^- 
de^âœera , ne l'a vu qu'au milieu de l'hiver, et jailaais au pri»' 
temps ni en été. Il se tient toujours seid dans les iles de \} 
rivière du Paraguay , et il vole sans cesse au-dessus des c»^ 
et de leurs rives ; quand il change de direction , il étale sa 
queue comme une paire de ciseaux. Cette queue a la penne 
extérieure,' de vingt-quatre lignesplus longue que la deuxième; 
celle-ci en a cinq de plus que la troisième , et cette demièt* 
deux de plus que la quatrième , et onze 4e plus qae 1^ 
deux du nxilieu. Le dessus de la l4te et du corps , ^^ 



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ENG . ,4a 

COU en entier I sent noirâtres , et tachetés de noîr; un 
trait roux va d^un œîl à l^autre, en passant par Tocciput ; 
les deux pennes du milieu de la queue ont des bari'es noi- 
râtres, sur un tond varié de la même teinte et de brun ; les 
autres ont des bandes transversales d^un roux mêlé de blanc 
jas([u'à la moitié , et sont blanchâtres , avec des poîots noi- 
râtres sur Fautre moitié; les couvertures supérieures des ailes 
sont Variées de roux clair et de blanc ronssâtre sur un fond 
noirâtre ; cette dernière teinte se voit aussi sur les pennes , 
et est traversée par des bandes interrompues , d'un roux 
blâociiâtre ; les côtés de la tête sont marbrés de blanchâtre 
et de noirâtre ; le ventre est roux ; le tarse presque entiè- 
rement couvert de plumes en devant , et l'ongle du doigt in- 
termédiaire dentelé. Longueur totale , onze pouces et demi. 
L'Engoulevent a queue etagée , Caprimulgus sphenurus ^ 
Vieill. ^ a les plumes de la tête et les scapulaires d'un noir 
velouté dans le milieu , et brunes dans le reste ; celles dà 
derrière du cou couvertes d^une multitude de points blancs 
et roussâtres , avec leur tige presque noire ; les ailes variées 
de ronx , de noîr et de blanc ; la queup des mêmes couleurs 
que la tête, *avec àes bandes d^un'brun foncé ; la gor^ge d'un 
blanc roussâtre , avec quelques points noirs ; les parties pos-» 
térieurcs et le dos rayés de noirâtre et de blanc sale ; le des- 
sous des ailes rayé de brun foncé et de roux clair ; l'ongle 
du doigt intermédiaire dentelé. Longueur totale^ sept pouces 
oeuf lignes. M. de Âzara nomme cet engoulevent du Para- 
guay , ibijau anordmo. 

L'Engoulevent a queue sUsgulièiié^ oùTÉpicure , Ca- 
pnmulgus Epicurus^ Vieill. La queue de cet engoulevent pré-^ 
sente une singularité très-remarquable , et qui sufifit pour le 
distinguer de tous ses congénères ; la troisième de ses pennes 
dépasse la première de quatre lignes , et de dix , les qua- 
trième et cinquième ; de sorte que la queue a une forte échan- 
cmre en carré. Il a sept pouces, huit lignes de long ; une 
bande noirâtre et tachetée de noir pur part de la base du 
bec , et se termine à l'occiput ; le dessus de la tête est blan- 
châtre avec une multitude 4^ piqaetures et quelques lignes- 
longitudinales noirâtres ; un trait roussâtre et varié de noi^- 
râtre passe cterrière l'oreille et descend sur le haut de la 
eorge, ou se voit un croissant de co 
foncé couvre le dessus du cou et du ( 
ches noires sur les ' scapulaires ; le 
queue et leurs couvertures supérîeui 
reilles au dos , avec quelques raies ti 
pennes longues sont rayées de noirâi 
rertures supérieures des ailes ont u 



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ûU E N G 

leur êxtrémh^ , nue autre noire le long de la tige , le reste 
bianclirâtre et piqueté de bleu ; les premières pennes pri- 
maires sont barréeis de roux vif sur ui^fond noirâtre ; le de* 
V'ant du corps et toutes les parties postérieures sont d'au roux 
clair rayé transversalement de noirâtre ; l'ongle du doîgt in- 
termédiaire est dentelé ; le tarse est presque entièrement cou- 
vert de plumes en devant. De Asara n'a vu au Paraguay qu'un 
6Bul individu dé cette espèce , et le nommé îè^au-cola-extram» 
Les EngOULEVENS roux , CapritnutgiiÉ mfus. On trouve 
dans l'Amérique trois Engoulevent à plutnage roux , et qui 
rie présentent guère d'autres dissemblances que dans la forme 
éi les nuances de quelques raies et de ^eiques taches ; ce 
qui me fait' présumer que ce ne sont que des tacës d'une 
même espèce , attendu que leur taille est à très-peu près 
la mt^me , et qu'ils ont le même genre de vie , quoiqu'ils 
liabitent sous des climats dîfTérens. Ainâi dont }e lés décri- 
rai sous la même dénomination. 

L'Engoulevent houx de CATÈNite , pi. éiil. de Biiffôn, 
n.» 735. Son plumage est généralement roux, coupé par des 
bandes noires , longitudinales, obliques, et irrégulières, sur 
la tête et le dessus du corps; par tme raie transverisafè) 
fine et régulière sur là gorge ; par d'autréâ plus larges sur 
les parties piostérieures, sur le devant du cou, les couver- 
tures supérieures des ailes et les pennes de la queue ; quel- 
ques taches blanches sont semées çà et là sur le corps ; les 
pennes alairés dtit des taches carrées, ahemafivetnent rdusse$ 
et noires : longueur totale^ dix pouces et demi ; irisjiuii^i 
bec brun clair ; pieds couleur de chair. 

L'ENGOULEVEiîT ROUX DES Êtats-Unis, pi. aS desoiséauï 
de l'Amérique Septentrionale; Chreek'WUts'Wido0t^\\tnm 
que cet oiseau porte dads la Géorgie et dans les Floricfés ; 
il vient de son tri lé plus familier, et il estprônohcé d'un 
ton aigu. Comme on le voit rarement , et qu'il ne sort de sa 
retraite diurne qu^à l'entrée de la nuit , on l'a confoiidu aVec 
V engoulevent criard^ en lui imposant ta dénomination de Wbip- 
poor-Will. Cet etigouleyent roux a tout le plumage vari^ 
de petites lignes transversales ; le bec brun , le dessus dé la 
tête et du corps , les scapulaires et leiî pennes isecondaires 

du dos , d'ttn grîs foncé , tacheté 
; un ronx ferrugineux , soifd)T« ^ 
le taches brtine;à, doittînè sirt" ^ès 
ailes , dont les premières pierinK 
îs carrées altéra àtîvemétat ronassw 
autant dé fë^larité qiie iè^ caîses 
rennes; du milieu de la queue sou* 
une nuancé plus dairé , et toates 



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. E N G ^45 

ipnt rajëes et tachetées de noirâtre ; les pinntei de'Ia gom 
sont noires, rous$âtres et d'un •blanc sale; le dessous du 
corps est pareil aiif pennes intermédiaires de la queue ; celle- 
ci est arrondie il spne^émité ; le becet les pieds sont bruns, 
liongaeur totale , dix pouces et deniL ^ 

L Engoulevekt ROUX nu Paraguay est Vihfyau rooso de 
U. de Âzara. Il a onze pouces trois lignes de longueur. To^t 
le fond de son plum^^ est roux; avec .désalignés transver- 
sales étroites et noirâtres sous le corps ; une rangée de 
plames noires dans leur ^liliei^ 3ur la tête ; une tade d'un 
noir velouté sm* chaque pl^me du haut du dos; des points 
noiritres en for^e de bandelettes ^or la qu^ue et un peu de 
Uanc à son extriéinité ; des bandes, rousses sur le fond noi- 
jrâtre des pennes des ailes. 

Ces trois^ngo/olevjçns sfe tiennent toujours dans les boijSL 

L'£»GOUj£y£trr i^ $i£ii{iA LéoivAi Caprimuigusmacndîffr 
Umsf Latb. Cette efp/èce est de la taïUe de celle d^Europiç, 
et n^en diffère guère ^^va se$ couleur» et la distribution des 
taches: elle a huit pofiçes de longueur; mais ce qui est bieii 
extraordinaire et partiçi^ier k cet engoulevei^^ c'est d'avoir 
au milieu des couvertures des ailes i sur cl^u^ côté,' ux^e 
plume longue de près 4e v^gt pouces , sans barbes, sur 
quatorze pouces t^ois viarts^ avec quelques poils isoléSvSipr 
vo c6té seu^^ei^t, et garnie ensuite, dans le reste de sa Ion-* 
gueur, d^ gra^de^ harbes de la couleur la plus foncée du plu- 
mage , areç x:inq ban4es transversales noirâtres ; ces barbes, 
soQt très4a|^es du côté intérieur, et très-étroites sur te côté^ 
etitérieur de la tige ; le plumage est d'ailleurs analogue i ce- 
Joi de Tfuqgoi^event d'Europe. 

l||Ë^oui^vp«T UfiUTAU, Caprimujmis conaOus^ VieilL Le 
nom de cet oiseau est celui que les Guaranis , peuplade du 
Paraguay. ix^À o^t in^posé. Il ne se tient que dans les grands 
^oisy.et il se perche toujours sur de$ aibres élevés et secs. 
Il s'pccrocjie, comme l^e^picst iTextrémité d'un^ branché 
cassée , le corps vertical et appuyé sur la queue, de sor^e 
4ae]a moitié de son coi^ dépasse le tronc ou la branche. 
Conifue il ^«ste long-te^p^ ^^m cette position, et que soik 
plomage est de la même couleur ou à peu près <^ 1 écorce,^ 
îl est très--difficile à découvrir. I^e chasseur qui y parvient y 
tx ({ai veuf^ \^ prendre « lui passe ^ cou un lacet attaché ask 
l»o«t d'uiibe ganle- Cet engoulevent ne se pose point à terrée 
^ De peut s'^nvoter qu^id il y est II est solitaire, et il i^ 
reste au Paraguay qi|e pendant la belle saison. Son cri ^t 
bruyant , lopg et m^ànçotique ; il le fait entendre par inter- 
valles, pendant toute la nuit La femelle répond ^u c;ridu ^ 
taàle^ son cri d'imiuiétudis $^mble exprimer la syllabe suuk 



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'ùJl5 EN G. 

prononcéil fl*tinc voix forte et désagréable. Il parott certam 
que cette ' espace ne fait point de nid et qu^elie pond deux 
oeufs bruns i^ttarehetés dans un creux d^açbre ; de sorte que 
la femelle acdrocbëe dans upe position verticale, sur l'ouver- 
ture du cry ux peut les toucfaerôu lès couver avec sa poitrine. 
Nous devons* tèùs ces détails intéressans à M. de Azâra. 
Il ajoute, comme un dès contes que les natureb débitent aa 
$ujet de cet oiseau , qu^il passe pour constant , dans le 
pays, que les ùrutaus collent leurs œufs aux arbres arec 
une espèce de gomme , et que les petits , au moment de 
leur naissance , ou leurs père et mère, cassent la moitié de la 
coquille^ laissant la moitié inférieure collée à Pafbre, comme 
une espèce de ^console propre à 'soutenir les petits. Cet en* 
^oulevent a le tarse sans écailles ; Tongle du doigt intermé- 
diaire sans dentelures ; de petites plumes courfts et droites, 
au-dessus de l'œil, lesquelles forment des espèces de petites 
cornes , lorsque les plumes de la tête sont couchées ; la goi]ge 
est roussâtre ; les pluntes du devant de la tête , de la poitrine 
et des côtés du corps , sont d'un bnm-roux ; quelques- 
unes ont leur extrémité noires et toutes ont la tige de cette 
couleur ; le ventre est d'un briin blanchâtre ; le dessous des 
ailes d'un brun foncé et tacheté de blanc ; les pennes et 
celles de la queue sont brunes et rayées de brun blan- 
châtre ; une teinte noirâtre couvre la tête ; et les plumes 
de sts côtés , ainsi que celles du derrière du cou et du haut 
du dos, ont leurs barbes d'un brun mêlé de roux et leurs tiges 
noires ; d^s lignes rousses peu apparentes sont en travers sur 
le dos ; une grande bande de bruri foncé s'étend depuis Tan- 
g)e §ai)Unt de l'aile jusqu'aux dernières pennes ; les couver- 
tures supérieures que cette bande ne traverse pas, soni noi- 
râtres; le tarçe est d'un blanc rpugeâtre, et l'iris d'an jaune 
pur; longueur totale , 14. pouces. M. Sonnini rapproche cet 
oiseau du grand engoulepehi de Cayenne^ qui a ai pouces de 
long et toutes les autres dimensions et proportions dé sa taille; 
ce qui suffit, je crois, pour ne pas les réunir. F. ÏBWAU. 

ÉngOIÎLEVJENT varié ou a QtJEUE BLANCHE , CaprtmulfftS 
hucurusj VîeilL; Cûprimulgus cayanus, Lath. Les plantages, 
les'chemikis , et généralenient les endroits découverts, sont 
les lieux que fré(|uente cet engouleçent; un mouvement de tré- 
pidation dans ies ailes accompagne toujours le cri qu'il fait 
entendre ; ce crî, lorsqu'il est à terre, a du rapport arec 
celui du crapaud ; il en a encore un autre qui n'est pas , dit- 
on, fort différent de Taboiement d'un chien. Cet oiseau est 
si peu farouche, qu'on l'approche de fort près, et lorsqu» 
part, il s'éloigne peu. Il a le dessus de la tête et le cou fi- 
nement rayés de noir, sur un fond gris nuancé de ro»x; «« 



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E N G :,47 

chaque cdté de la tét«, cinq baades parallèles sur du roux^ 
h dos rayé transversalement sur un même fond; la gorge et 
)e devant .du cou blancs ; la poitrine et le ventre avec des 
raies irréfi;ulières et tachetées de blanc; le bas-ventre et les 
jambes blanchâtres, avec des taches noires; les petites et 
moyennes couvertures des ailes variées de roux et de noir ; 
le roux domine sur les premières et le noir sur les secondes; 
Içs |;rande$ ;$ont . terminées de blanc, ce quî forme une bande 
transversale de cette couleur sur les ailes , dont les pennes 
sont noire;^ ; les cinq premières marquées. de blanc vers les 
deu^ tiers de lepr longueur; les deux. pennes intermédiaires et 
couvertures supérieures de la queue a un gris brouillé de noir 
et traversées par des raies noirâtres ; les autres noires et bor- 
dées de blanc ; le bec noir; Tins jaune ; les pieds d'un brun 
jaanâtre , et sept pouces et demi de longueur totale. 

Cette espèce se trouve aussi au Paraguay ; mais elle n^y • 
est que de passage , n'y restant que depuis septeïnbre jus- 
qu'en novembre. Son cri est sonore el s'exprime par les svl- 
lahes chuygidguigui ; c'est Vîbijau aux ailes et queue blanches 
de M. de Azara. 

L'ENGOULEVENTf VyH^-ÇpGR-WlLL, F. EîWiOULEVENT 

CRIARD, (y.) 

EN(10URPISSEMENT(F. Sommei^.). Nous traiterons 
4an3 cet» article de l'assoupissement bybernal de& loirs , des 
mari^ottes , des ours , des hérissons , etc. ; et de l'engourdis- 
sement des reptiles , de quelques poissons , des mollusques , 
des insectes et des vers, Qette suppression de la vie extérieure 
se remai^ue même daps les arbres qui passent l'hiver dans un 
état d'immobilité , semblable à celle de ces animaux. (viasY.) 
^ ENGRiVIS, i^^m»n^. Toute substance ou toute opéra- 
tïoi^ qui tend à aniéliorer le sol, c'est-à-dire , le mettre en 
état de produire; les plantes utiles à l'homme et aux ani-* 
m*aux, porte ordinairement le nom à^ engrais, («es matières* 
employées en cette qualité sont très-nombreuses, <t l'art 
est parvenu à en doubler l'effet ; les détails dans lesquels je 
rais entrer sont le résultat de quelques expériences entreprises. 
il y a plus 4e trente ans, lorsque je crus devoir attaquer et. 
combattre l'opinion qui faisoit résider CKclusivemeut dans 
\es matières salines le principe de la fécondité des terres , la 
puissance des engrais, et l'aliment des végétaux. A cette 
époque , il est vcai , les sciences n'avoient pas encore fourni 
des matériaux aussi abondans qu'il en existe aujourd'hui pour 
éclaircir cette question. 

Beaucoup de; cultivateurs confondent les engrais avec les 
iUnendemens, tels que la Ma.rne, la Chaux , le Plâtre , les 
Qei^dh^s de diverses espèces ; mais ils, ont tort. Ces subs- 



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\ 



^ft E N G 

i^ces agissent ou rendent pins promptenkent sololiles lespor-^ 
tîon^ d^humas qui se trouvent dans la terre oaqu^on y a in- 
troduit. Cela est si vrai qu'elles nVnt aucune action* sur les 
terres complètement infertiles , et que si on ne met pas des 
engrab dans les terres oè on enàmissenvent ou trop, ces 
terres diminuent de fertilité. 

Je Tai dit souvent ^ et on ne sanroit trop le répéter, la ra- 
reté dès engrais et leur emploi mal entendu sont les princi- 
pales causes de la stérilité d'un pays : inutilement les efforts 
se rénnirpient pour dé<:ouvrir de nouvelles méthodes de cul- 
ture, rectifier celles déjà connues, ou perfectionner lesms* 
trumens agraires; si Ton néglige cette preinière source de la 
fécondité, les récoltes seront tomours médiocres et incertai- 
nes , malgré les faveurs, de la saison. 

Cependant, Tart de bonifier les terres par le mo^en 4^ 
engrais est aussi ancien que celui de les labourer par la 
cbarrue : dès qu'on s'est aperçu qu'un champs après plusieurs 
récoltes successives, cessoit d en produire d'aussi abondantes, 
on a eu recours auxamendemens pour lui rendre sa première 
fertilité. Il n'y a donc point, à proprement parler, de mâji- 
vaises terres pour quiconque peut y employer ées engrais et 
des labours suffi^ans ; les meilleurs fonds , auxquels il faut si 
peu pour produire beaucoup , ne doivent cet avantage qu'aux 
engrais qn^ils oat reçus de temps immémorial , par i% moyen 
des pluies qui y ont aniené eeut des ntontagnes. C'est donc 
à fabrique^ l^es engrais que nous devons nos soins les blos 
assidus, puisquHls sont le principal véhicule des beMes récol- 
tes, et par c^Hiséquent d<» véritables richesses territoriaies. 
S'ils étoient mieux connus , nous verrions peut-^e s'établir 
des colture^ nouvelles, que la, nature du sol i rendues jusqa'J 
présent impraticables dans pli:Ésieurs cantpns de la France. 
• Quoique le raisonnement sepre à diriger l'expérience ct.à 
réclaîrer , il est toujours sn^pétbt en agriculture ; il y a loin d« 
conseil à la pratique ; àei auteurs recommandables ont sou- 
vent été au-^elà en établissant des théories particulières sur 
ce premier des arts. Les uns avoiept pensé que les labo^s Éfé- 
quemment répétés pouvoient remplacer les fipnîers ; d'autres , 
en adoptant un système de culture tout-à-fait contraire , n'ont 
vu que des engrais ; plusieurs enfin ne $e sont occupés ^ne 
des moyens de donner au. grain de semence une préparation 
capable de tout vaincre , de tout suppléer ; mais il n est plus 
permis de douter que le cHmai , la position locale et la na- 
ture du sol doivent être les principaux guides surleslabours, 
les engrais et les semailles ; ainsi la première étude à fajre àt 
là part du cultivateur intelligent , c'est de s'assârct» parl'cr- 
périencc , de ce que son domaine est réellement en état de 



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E N G a^g 

ft0àm^9 ^^àt ce ^^il peut easuite; aidé db lecoatii des en- 
grais. Cette connoissance une fob acquise, il lui sera difficile 
je se tromper snr les jcspèces de végétaux qui conviennent le 
luenxi son exploitation , et sur la nature its engrais qu'elle 
€oge pour le succèl de ies récoltes. 

Depuis que la chimie nous a appris que le carbon/e éioit le 
princ^al élément des plantes , la manière d'agir des véri-^ 
taUes engrais , a été fà^s facile à expliquer. Ainsi , on sait 

I poikifement que si les substances animales sonl plus ferti- 

1 baates que les subsUnces végétales, c'est qu^elles c^ntien- 
BOitibraatage jde carhime. .^si , on a rèçomm qu'il falloit 

^ fK les pubslndes animales et végétales soient rendues sus- 

ï ceptibles d'être dissoutes dans l'eau , .pour pouvoir êtive ab-t 
sorbées par les racines des plantes , e,t coa^courir à Tac- 

i erojssement de toutes les parties de c^s plantes. Or ^ cette 

i iacuhé de devenir dîssplubje dans l'eau est donnée aux en- 

c grais, soit petU à petit et naturellement par l'action de Tair 

. ?tm0igpliéri(pie , soit |*apid£m^iit ^ artificiellement par la 

î potasse , la chaux , lès cendr**^ *♦'* 

^ Chez les Romains , rjen n 

: engrais : ils savoient très-bîc; 
pandre par surabondance , { 

f. proddsept rarement une 

î paille y foisonne , et l'obje 

: î'ailleiirs,, Texcès d'un euj 

h odeurs ef, les saveurs de c< 

t arrçsemeps trop multipliés ; 

î comparées à celles de nos ja 

{ Jes pomipes de terre, de nos 

li oaent à celles de nos potsj 

:: qnî, dans un terrain trop 

li sacrée', pour prendre un caractère acre et atuer , en offrent 

i des exemptes frânnans. Dès que le terrain est trop substan- 

\ ^ei, â.est facile dé l'apjpauvrir par des labours répétés et par 

: la ctdture des plantes gourmandes. 

Les babitans des campagnes trou^eroient un bénéfice in* 
calcidH))e , si , au Keti'de rtièrcher à économiser sur les en- 

I S^À 9 ils s^appliquoienidavàntage à en midtiplier les sources , 
^ les rendre plus profitables , en les employant ^vec plus de 
discernement , et à suivre une marche dmérente. En France , 
on fermier ensemence ordinairement cbaque année en blé un 
tiers de ses terres , quefic tpt soit leur étendue et le nombre 
^t ses bestiaux. Le cultri^teur anglais suit une marche cour 
Wre ; il règle toujours la quantité de terre qu'il sème en 
Wé , sur ce qu'il a de bestîaUx et d'engrais. 
Que de manières perdues , qui , au moyen de préparations 



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^io E N G 

convenables , deviendroîent propres Ji renipllr les (cfùc&am 
l âVnsrais ! Combien d^années se sont écoulées avant de savoir 
^e le marc de pommes et de poires , employé aatrefois à 
remplir les trons et à combler les ravines, pourroit procurer, 
comme engrais , dans les contrées à çidfe et à poiré , «oos 
ce rapport , les mêmes avantages que le marc de raisin dans 
les pays vigi^oUes ? Sans doute si Paris se trcmvoit placé au 
sein d'un canton tel que la Flandre , où l'on sait si bien ap- 
précier la<valeur des engrais , il seroit possible , avec le sinn 
Fie secours de ceux qu'on laisse écbapper journellement dans 
air que nous respirons , et dans Teau que nous buvons , de 
faire croître une grande partie du lin ^% du chanvre que l'on 
tire à grands frais de rétrangen 

Onconnott deux espèces d'amendemens, les.amendemens 
naturels et les amendëmens artificiels : les premiers ne son| 
pas en notre pouvoir, nous n^ avons seulement que la facuké 
de favoriser leur influence et leur appliçaitîon ; il ne s^agira 
donc ici que de TefFet deS seconds pris parmi les substances 
des trois règnes de la nature. 

ies Engrais, ^ammaux. — Ce sont ceux qui agissent de I^ 
manière la p^i^s prompte , et qui en même temps demandent 
le plus de précautions dans leur emploi. La qualité ^inente 
des matières animales pour faire IVffi^Ç d'engrais ^ Iç succès 
marqué des plantes arrosées pard^e J'ea» corrompue, prou- 
vent incontestablement que tout corps susceptible de con- 
tracter à un certain degré Tétat putride, est le plus favorable 
à la végétation , et contribue le plus efficacenient à ccttç 
grande opération de la nature» 

L^avantage inappréciable du parcage des. bêles à Wue , t\ 
la préférence qii'U doi^t avoir sur ui^efOjUle î' engrais, pP^^^*'^ 
ferres fortes et compactes,, çs| démpntifé.JPour rendre ,, il est 
vraJ^ cet engrais. utUe, Une faut pa^*négli^er de donner à la 
terre un labour, aussitôt que les moutons ont quitté le parc» 
afin d'empêcher Pévapbration des urines et la réduction du 
volume des excrémens que ces animaux y ont laissés- 
Un second avantage^ ^n moins, essentiel, à faire confloiire 
à la plifpart des cultiv^ateors, doçtcettebr^ncl^ d'agriçultajû 
doit fair^ un des soins principaux, est celui qui résulte <»'* 
parcage pour la santé de leurs bêtes à laine ,, avan^ge o^eQ 

frouvé par des exemples multipliés qu'on en a déjà eus ea 
'rance ,. et qui est généraUnient l'eç^nnu en Angleierre. be 
parc maintient les animaux en boi^ état ; il sppplée au fun^iet 
de la basse-cour, pourvu que la charrue recouvre aussitôt w 
surface du terrain sur lequel ils ont séjopmé. 
. Si les sécrétions animales appliquées umné4iateii(»e»l *"*. 



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E N .G 25i 

plantes I étoient capables d'agir surle^r texture au point , 
eommé on le prétend , de les corroder et de les brdler, com- 
inent les grains qui ont éclïappé à la nutrition ^ consenre- 
rdent-ils, après avoir séjouitië dans les déjections, leur fa- 
culté rejJroducliVe ? Telle est TaVoine qu'pn voit germer et 
grener du milieu des crottins de cheval. N'est - il pas plus 
conforme à l'expérience et à l'observation, de présumer que 
ces matière^ ^douées encore de la chaleur animale et du mou* 
vement oi]ganic[ue *, répandent autour des plantes en végéta- 
tioo, on principe déléàre, un gaz qui les tue, puisque bientôt 
après, la fane jaunit , se Sétrit, se dessèche; et la plante 
meart, ii moins qu'il ne survieniie une pluie aussitôt qui 
ranime la irâcine P L^action de les étendre au moyen de l'eau 
et de la terré, suffît pour leur faire perdre un principe àts-- 
tracteur de la vie végétale, et un commencement de ^rmen- 
laiion augnbente la puissance de l'engrais , de manière qu'on 
peat les employer aussitôt sans ^cûne déperdition de prîn- 
cij^s, sans avoir jamais rien à redouter.de leurs effets. 

L'opération à là faveur de laquelle on parvient à dessécher 
les matières fécales , et à les réduire à Tétat pulvérulent , ne 
peut is'exécuter qu'aux dépens d'une grande partie de prin- 
eipes capables d'une prompte évaporation , et qui constituent 
lear fluidttëi Or, ces principes étendus dans l'eau , et enchaî- 
nés par leur. I^élange avec la terre , pourroient tourner au 
{refit d'une récolte. , taindis que le résidu àcquerroit insensi- 
lement à celle qui leur succède le caractère et la forme 
qn'on a envie de lui procurer , en le desséchant à l'air 
fibre. C'eèt ainsi que les Flatoands usent de cet engrais pour 
la végétation dii colsa , qui est pour leur canton une bran- 
che d'industrie agricole et commerciale très - importante. 
Jamais ils n'oiat remariqùé qjie la sève ait charrié les prin- 
cipes dé sa mauvaise odeur, et que l'usage des fourrages , 
soit yertis , soit secs , provenans des terres , fouiées de la 
sorte , parût déplaire à leurs bestiaux. Les excrémens de 
tous les ^animaux préjudicieront aux plantes s'ils leur sont 
appliqués avant d'avoir jeté leur feu , et rien ne ^eroit plus • 
imprudent que' d'en mettre une certaine quantité dans le 
bassin où l'on puise de l'eau pour hâter les ;semis et les plan- 
tations : mall^'ur au jardinier , s'il n'est très-économe de cet 
engrais ^ il paiera bien cher sa prodigalité , parce qu'en tout 
1 excès du bien devient un inal. 

On ne sauroit donc se refusef à croire que les matière^ fé- 
cales ne soient pour les terres fortes et argileuses , et pour la 
plupart des productions, utf engrais avantageux. Plusieurs 
siècles d'une expérience heureuse , l'exemple d'une certaine 
étendue de pays où l'agriculture prospère, l'intelligence bieii 



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a5a E N G 

nsidératipnsqoî 
ç Fusâge de cet 
; qu^onlud a at- 
CNTt des latrines, 
dIOcciipée , nous 
ion ^ outre me- 
onvenablci sur 
p lui sont nalle- 

ixFIamands^ 
, ont plus d^acti' 
[l'eny^éche point 
rcue ne rémissç 
il oiïre.detran^ 
es organes yj^'il 
imf^9 ainsi q[Qe 
îmiss^tengraij, 
5 4^ cîrconstan- 
^tablissemenCde 

faisant 6ien coû- 
^s dans les Tillei 
parti 4e cet cd- 
jgrais'' actif, payent souvent fort citer pour^ s en dikarrasser, 
tandis qu'ailleurs on y attache un très-haut prix. On seroi' 
étonné si Ton savoit combien les latrînesdes casernes deLiljc 
nroduisoient autrefo% 4e revenu à celui à qui app^rtenoit le 
.^roit de vendre cet engrais. Mais je sub hien éloiga^ àt 
croire en mè^me temps ^ue les cultivateurs ^oivej^ tooj<Mjn 
avoir recours à Ja cpncexitration dont il s^agit» jMîur Vemwûi 
de ces matières recueillies dans leur canton. Qu'ils itpi^^*^ 
Flamands en les faisant servir la premjière année à h c\^^ 
des plantes à huile , à chanvre , à lin , et la seconde année 
rapporter dje b^aux grains , d*oik nésulteroient deux récolter 
fiu lieu d^une seule , e^ns fat^fiier davas^tage le sol et en ^p*J^ 
gnant des frais, NQ^s çp dirons autant des engrais 9^^^^ 
par les oiseaw^ doxnesliques, dje la coloinhipe^surtout, n»^ 
plus actifs engrais de CQt ordre, qui, fuoiq^e pcpi duj^J*^ 
féduit égalemeni^à Féut de po^drette avant delar^*''' 
dre sur les chêne viènes,^ perd penda^ cett?de«^cçati^' 
beaucoup de son énergie. 

C'est surtoim la 4ijUère def anmaui: 4V>n ne *?^^.^ 
dre assez abondjoite ^u tr^ souvent h^ T^ofii^^^^^t V^^ 
la santé des bestiauf y .est ixMiéressiée ; i^ais le ^u^*^^ 9^ 
en retire , quoique sumsamme;nt imprégné de iAUtes *^ 
tières excrémentiiielles , n'est pas toujours au point, de ^ 



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_ E N G ,. , ^ , :,55 

ntéqn^il doit atteinâfe pour être einployé(i), îl faut le réunir en 
masse dans un endroit favorable à cette maturité , et dès quil 
est transporté sur les terres, Teiifouir aussitôt ; la mauvaise 
habitude d^ns laquelle on est de le diviser en petits tas et de 
le laisser ainsi exposé â tous les élémens, est un abus révol- 
tant; pendant ce temps le soleil et le hâle font diminuer son 
volume, évaporer Phumidité essentielle du fumier, le dessè^ 
àïtHX et ne laissent plus qu'un caput mortuum: le fumier en-- 
terré i peu de profondeur ne perdroit rien de sa force , et 
répartîroît plus également son influence ef ses effets. 

I)ans lés environs des grandes villes , les os purs ou ceux 
ÎJ'où Ton a retiré la graisse ef la collé-forte , peuvent aussi 
ttre employés comme engrais ; mais il faut les moudre pour 
favoriser leur efiTet ; alors ils agissent à la manière des subsr- 
tances animales , qui passent facilement à la puirescence ^ 
mais ils déinandent à être mélangés avec des substances 
qui enchaînent leur principe fertilisant. 

Il ne suffit pas de recouvrir le sol des écuries et 4es éiables ^' 
de matières propres à recevoir et à enchaîner toutes les sé- 
crétions animales , à empêcher que l'urine ne filtre à travers 
la litière , et iie pénètre en pure perte dans les terres qui 
constituent l'aire ; il faut le disposer de. manière k ce que Tu— 
rine des bestiaux soit conduite dans une citerne particulière ^ 
où l'eau de pluie n'ait pas d^accès ; lorsque cette espèce de 
citerne est suffisamment remplie , l'urine en est retirée aip 
inoyen d'une petite pompe ; on en remplit une machine en 
forme de caisse , semblable à celles dont on se sert , en été,; 
*urles grandes routes; ofl peut, à défaut de cette voiture^ 
employer un tonneau qu'on place sur une charrette ; l'urine 
€st portée sur les prés , et sert à arroser les parties les plus 
inaigres. Cette méthode est singulièrement avantageuse , et 
l'herbe y ainsi arrosée , pousse fivec beaucoup de vigueur. 

Enfin, s'il y a des peuples qui parpissent négliger la ressource 
ies engrais , il en existe d'autres dont les efforts ne tendent 
qu'à profiter de toiit ce qui est à leur disposition pour amé-r 
liorer leurs terres; les Arabes^ par exemple, pratiquent de 
grandes fosseè peu profondes qu ils remplissent de taus, le* 
animaux qui.yiennent à mourir;' ils les recouvrent ensuite de 
terres calcaires et de terres arjgileuses ; au bout de quelque 
^,ïnps^ces terres , stériles par eUeâ-mêmes , animalisées sy^ur 
*Hïsi dire, 4f<l?îèrent les propriétés du meilleur ^ngrais^ 

*** ,^iu M . ■ ■■ | ... .it ■■ÉI 1I j . yi . nfn n 'jinOria [M «If) ,. 1? 

^^P^t oAt cQ,iuitaté que dan» les t«rFe^ fertSes , «t ^ot»r -les., cititvirff 
^ resteiit plus d'un an eo terre , Je. fiumi«r fra» ^etpU pitaf^-- 



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^54 E- N G 

Le règne véffëtal offre également à ragrîcultnre des en- 
grais qui ont cela de particulier, que leur surabondance, por- 
tée jusqu'à un certain point, ne préjudicie pas à la qua-* 
lité des plantes ; on remarque même qu'ils sont les seuls 
que les jardiniers fleuristes peuvent employer , à moins qae 
' ceux que fournissent les animaux ne . soient consommés et 
réduits à l'état de terreau. 

La méthode d'alterner son champ et dé lu^ faire pivodoire 
tous les ans, loin de détériorer le sol, procure un engrais 
tout formé , avet lequel on parvient à convertir uii terrain 
de médiocre qualité en un fonds excellent; mais , outre l'en- 
grais que la terre reçoit des racines qui se pourissent dan» 
son sein , on sème souvent des plantes qu'on enfouit dès 
qu'elles fleurissent, parce qu'à cette époque elles n'ont pas 
encore fatigué le terrain, et sont le plus abondamment poor^ 
vues des sucs exactifs pour hâter leur décoitjiposition. 

Quand les anciens manquoient de fumier, ils conseilloient 
de semer des lupins sur leurs terres^ et de les enterrer aa 
moyen de la charrue avant qu'ils fussent parvenus à maturité. 
Cette ressource est excellente dans tous les cantons méridio* 
naux, où les pailles sont rares et le sol maigre , sablonneax^ 
caillouteux ; l'ei^grais par ce moyen ^e trouve à sa place sur 
le champ même, distribué également et uniformément. Com- 
bien de plantes légumineuses, riches en feuillage^ et qui, trai* 
téesy de cette manière rendroient à la terre plus qu^ëllesn'en 
ont reçu! Le cultivateur, lorsqu'il est éloigna delà fermé 
ou qu'il n'a pas assez de bestiaux^ seroit dispensé de trans- 
porter du fumier à grands frais , cf qui lui économiseroit da 
travail et du temps. 

Les fougères , les joncs, les genêts , les bruyères, les feuil- 
les des arbres, ajoutées à la litière dans leur état vert on sec , 
augmentent infiniment la masse des engrais ; employées ainsi) 
elles offrent plus de ressources que si on les convertissoited 
cendres , car tout ce qui se brûle est autant de perdu pour 
l'effet àe l'engrais. On ne devroit donc jeter au feu m ces 
végétaux, ni la suie de cheminée, ni les marcs de raisins 9 
à moins que dans l'état de ceiïdres ilsne fussent plus utiles à lâ 
nature du fonds qu'il ^'agit de féconder; Ndus regardons 
comme un malheur pour les campagnes, que leurs habjtans 
soient forcés de recourir poW leur chauffage à des matières 
végétales et animales, dont le liissu mou, flexible, regorgeant 
de carbone, pçut devenir; cri se rapprochant defTétat defo- 
mier , si pjropre à augment e r la mass e des eng r ais . 

On connoît l'usage qu'on peut faire également des plante» 
marines pour fumer les terres , surtout si on a soin de les 
enterrer aussitôt, afin que Içs fluides qu'elles perdroient dans 1« 



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E N G ;aSS 

tBgUe de Talr, puissent se combiner av^ec le^ molécules ter- 
reuses, et former ces êtres composés si propres à la végéta* 
tion. L'incinération des gazons, du chaume , après la moisson , 
et des plantes d'un tissu trop ligneux pour se confondre 
dans le fumier, est une opération ti^s-utile, quand elle s'exé- 
cute sur le terrain même. 

âouvent il ne faut non plus qu'un peu d'attention pour 
fertilber les champs'les pbis arides ; nous avons sous la main 
le pouvoir de composer à volonté des engrais avec une in- 
finité de substances végétales et animales, qui, réduites à un 
certain état et jointes aux terres labourables , concourent à 
lear fécondité. La chimie ne nous en ofFre-t-^lle pas encore 
dans une foule de substances qui, prises séparément, sont 
opposées à la faculté fertilisante, et qui , par leur .réunion , 
forment un excellent engrais? Telle est cette espèce de corn- 
bioaison savonneuse qui résulte du mélange de la potasse, 
de l'huile et de la terre ; tels sont ces composts dont les An- 
glais se servent avec tant d'avantages, formés, comme l'on 
sait , de lits alternatifs de terre , de marne , de fumier, de 
chaux et d'autres substances qu'ils ramassent sur les ados et 
dans les fossés, au fond des ruisseaux; les gazons, les ba« 
lajrures et les boues des rues et des grandes routes ; la 
tourbe , les végétaux qui ont servi de litière; toutes ces 
substances se pénètrent réciproquement pendant plus ou 
moins de temps qu'elles séjournent ensemble avant de k^ 
répandre sur les champs ; mais on doit renoncer à la mau- 
Taise habitude dans laquelle on est de retourner ces composts , 
sous le prétexte d'en accélérer la maturité ; cette opération- 
là jae sauroit avoir lieu sans faire perdre du vohime à la 
masse, sans empêcher qu'elle ne donne lieu à son affais- 
sement , et qu'elle ne s'afifoiblisse par conséquent dans ses 
effets. 

Je devrois encore m'étendre beaucoup sur celte excellente 
opération , connue de tout temps , mais malheureusement 
trop peu pratiquée; c'est celle de semer des plantes annuelles 
à tiges nombreuses, à feuilles épaisses pour les enterrer lors- 
qu'elles entrent en fleurs , et restituer à la terre, par leurs 
débris, les principes fertilisant que lui ont enlevés les ré- 
coltes antécédentes, (pa RM.) ' . "-^~ 

ENGRAISSEMENT deTs animaux domesttques (é:o^ 
nmie rurale,) L'emploi des divers moyens propres à détér- 
raiaer où à faciliter dans les animaux domestiqués Faccunftu- 
latlon de la substance onctueuse connue sous lé nom de 
graisse , se désigne ordinairement par le mot Engraisse- 
MEîn'. Voyez le mot Graissé où nous traitons cet objet ayec 
lous les détails- que son importance exige, (yvart.) 



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^5S E N H ^ 

ENGRAP. Ncjm danois du paturtii de» prés, (lk) 
ENGRAULIS. M. Cuvîer donne ce nom an sous-genre 
des Anchois , dans le genre Clupée. Selon lui , les c^èces 
de ce sous-genre sont particulièrement caractérisées par leur 
ethmoYde et leurs naseaux , formant une pointe saillante , an- 
dessous de laquelle leurs très -petits intermaidllâires sont 
fixés , tandis que leurs matillaires sont droits et très-lones ; 
par leur gueule très-fendue ; par leurs deux mâchoires bien 
garnies de dents , et par leurs ouïes encore plus ouvertes 
qu^aux harengs ordinaires. (DESM.) 

ENGRI ou ENGOI. Noms du Uoparâ au royaume de 
Congo. V. Léopard, (s.) 

ENGUICHURE. En terme de Vénerie, c'est l'entrée de 
la trompe ou du cor-de-chasse, (s.) 

ENGULO. Nom d'un SANGLiERdu royaume de Congo.(s.) 

ENGUSSÛ. C'est le nom des Perroquets , en Afrique , 
suivant quelques voyageurs, (s.) , 

ENHALE , Enhcdus. Plante qui crott dates les merg de 
l'Inde , et que Koenîg avoit réunie aui S^ratiotës. 

Richard l'indique dans les Méinoîres de l'Institut, an- 
née 1811 , comme devant former uii genre dans la famille 
des Hydrogharidées. 

La fleur femelle 5 la seule qui soit connue , a une spathe 
pédonculéç , diphylle ; un calice pétaloïde linéaire ; douze ap- 

{^endices ligules ; un fruit drupacé , ovale , comprimé , et po- 
ysperme. (b.) 

ENHJËMON , de Théophraste et de Pline. Adansoû rap- 
porte cette plante à I'Olivier. (ln.) 

ENHYDRE , EnhyJris. Genre de reptiles , de la famille 
des Serpeîïs , qui offre pour caractères : un corps garni en 
dessous d'une suite de hatides transversales ; une queue très- 
comprimée , terminée ordinairement par une ou deux poin- 
tes , et garnie en dessous de deux rangées de petites écailles; 
point de crochets à venin. 

jLes espèces de ce genre avoîent été confondues par Lin- 
naéus, Pall^s et autres, avec les CouiiBfTyRES , dont elles ont 
en effet la plus j°;raj;Lde partie des caractères ; mais Schneider 
les en à sép^ées -, ïondé sur l'aplatissement de la queue , (p^ 
Jiqur sect d' aviron, pour nager 4ans les paux des fleuves, àes 
marais , et même de la mer, oà elles vivent. presque conti- 
nuellement , se nourrissant de poissons , de grenonilJes e* 
autres animaux aquatiques ^ comme les Hyorc^bis. 



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E N H 



aS^ 




paisqni 
ont, en 1^ 

leurs mâchoires sont années de deux rangs de dents pointues et 
recourbées; leurs yeux situés sur le museau; leur queue estter- 
minée par un ou deux crochets , qui leur servent probable- 
ment pour se fixer aux tiges des plantes aquatiques. 

On est fort peu instruit , au reste , des mœurs des enhydres , 
(jQoiqne Bussel en ait décrit et figuré plusieurs dans son su- 
perbe ouvrage sur les serpens de la côte de Coromandel. On 
sait seulement qu'elles ne sont point totalement aquatiques ; 
qa'eiles sont forcées de venir souvent k la surface de Teau 
pour respirer ; qu'elles voyagent quelquefois sur la terre , et 
qu'elles y déposent leurs œufs. 

Latreule , dans son Histoire naturelle des Reptiles , faisant suite 
an Buffon y édition de Deterville , mentionne six espèces d'en- 
bydres , doût aucuqe ne se trouve en Europe , et qui sont méma 
rares dans les coUectionflDaudin les réduit à une seule , TEi^- 
HYBRE DORSALE. Il reporte Rs autres parmi les Couleuvres. 
L'El9HYDR£ CÂSPIEI4NE, qui a cent quatre-vingts plaques 
abdominales , soixante-dix paires de caudales , le dos cendré- 
olivâtre , avec des taches noires ^ rondes , disposées en quin* 
conces sur quatre lignes. Elle a été découverte par Pallas dans 
la mer Caspienne , ainsi que dans les fleuves qui s'y jettent* 
£lle parvient jusqu'à trois pieds de long. 

L'Ênhydre bleue a cent cinquante-neuf plaques abdo- 
minales , cinquante-deux paires de caudales , le corps bleu y 
la queue et le ventre jaunâtres , partagés dans leur milieu par 
une ligne bleue. Ellese trouve dans les fleuves de l'Inde, etest 
figurée pi. 3o de l'ouvrage de Rusself Sa longueur est d'envi- 
ron deux pieds. 

L'Ekhybre muselière a cent quarante -quatre plaques 
abdominales , cinquante-neuf paires de caudales , le museau 
saillant en forme de bec , le corps d'un gris obscur» avec la 
tête en partie noire, la gorge et le ventre jaunâtres. Elle se 
trouve dans l'Inde, et est figurée pi. 17 de l'ouvrage daRusseL 
Sa longueur 'est de quatre pieds et demi. 

L'ËNHYDRE PÊCHEUSE, qui a Cent cinquante-deux plaques 
abdominales , vingt-quatre paires de caudales ; qui est d'un 
bran jaunâtre, parsemé d'un grand nombre de petites taches 
noires, rondes, en lignes obliques , avec des traits noirs. Elle 
se trouve daps \ti marais de F Inde , et atteint une longueur 
de trois pieds. ' 

L'ENfiYDREDESMARÂlsquiacentquaranteplaquesàbdomi* 
Aales , quarante-neuf paires de caudales , est d'un brun jaune^ 



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a58 E N H 

a?ec des taches rhomboïdales , bumes, L otâéts it noîr , la 
queue d'un blanc roussâtre ek dessous. Elle se trouve dans le 
voisinage des marais de Tlnde. Sa longueur est de deux à trois 
pieds. 

L'Enhydre dorsale est à peine longue d'un pied ; a la 
tête ovoïde , le cou serré et Tabdomcn caréné. Sa couleur est 
d'un blanc sale, avec une bande dorsale noire , sinuée sur ses 
bords , principalement vers la queue , qui a. quarante - trois 
paires d écailles. On n'a pas compté celles du ventre. 

On appelle aussi du nom à^enhjdre, onenydrej un àoa d'A- 
mérique. F. au mot Boa. (b.) 

EîS HYDRES. Petites géodes de calcédoine, qu'on trouve 
dans les laves poreuses du Yicentin , qui renferment une goutte 
d'eau dans leur cavité , et qu'on fait monter en bague comme 
objet de curiosité. 

' Pour expliquer ce phénomène , quelques naturalistes ont 
dit que cette eau avoit été formée par la combinaison des gaz 
hydrogène et oxygène qui remplissoiMit les alvéoles de la lave. 
Mais ils oht oublié que, pour opérer Tette combinaison, il faut 
nécessairement dégager , par la combustion 9 le calorique qui 
tient à l'état de gaz les deux élémens de l'eau ; sans quoi ces 
deux gaz serolent éternellement mêles sans se combiner. Or, 
leur combustion ne peut s'opérer que par le contact d'un 
corps enflammé ou par l'explosion électrique ; et conune ni 
l'un ni l'autre de ces deux agens ne se rencontre dans une/ 
lave refroidie comme celle où se sont formées le$ calcédoines 
long-temps après l'éruption , cette explication ne sauroit être 
adoptée. D'ailleurs, comme les gaz oxygène et hydrogène oc- 
cupent au moins deux mlll» fois plus d espace que l'eau qu'ils 
peuvent produire , il est»évident qu'en admettant même l'hy- 

fiothèse dont il s'agit , la quantité d'eau qui seroit produite par 
es deux gaz qu'on suppose remplir la petite alvéole , seroit 
absolument imperceptible ; tandis qu'au contraire le creux de 
la géode est presque totalement rempli d'eau. 

Il est donc plus naturel ^'en revenir à l'explication que j*en 
ai donnéte dans mon Hist nat, des Minéraux , t. 2 , p. 180. 
lia lave qui contient ces géodes est très-poreuse ; elle est doue 
continuellement pénétrée par les eaux météoriques , qul,i^ 
force de traverser se^ alvéoles, y ont laissé un petit sédimcDt 
qui a fini par fermer les pores, de la partie inférieure de ces 
alvéoles qui ont été alors comme autant de petites cuvettes qui 
retenoient l'eau qui leur arrîvoit par les pores de leur partie 
supérieure ; et lorsque, par la suite des temps , la coque de 
calcédoine s'est formée contre les parois de la géode , la gouiie 
d'eau s'y c^l trouvée renfermée. 



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E N K aSg^ 

On pourroît même penser que cette eau s^est ÎDfilirée dans 
la géode après sa formation : on sait que tous les corps pier- 
reux , tant quUls sont dans l'intérieur de la terre , sont pé- 
nétrés d'un iluide aqueux qu^on nomme Veau de carrière; et 
il est très-possible que cette eau, une fois introduite dans la 
géode, puisse s'y conserver plus pu moins long -temps. Ce 
qui aatonseroit surtout cette supposition , c'est la porosité de 
la calcédoine elle-même , qui est bien constatée par l'érapo- 
radon , que ne manque jamais d'éprouver ,*à la longue l'eau 
qu'elle contient^Pour j^évenir, autant qu'il est possible , sa 
déperdition , on a soin de tenir tes enhydres dans de l'eau ; et 
' je présume qu'on pourroit même parvenir à leur rendre celle 
qu elles auroient perdue , en les mettant dans une machipe 
telle que la marmite de Papin, où l'eau, comprîibée violem- 
ment par sa vapeur, chercheroit à pénétrer dans la géode 
par les moindres pores qui se trouveroient dans ce moment 
dilatés par la chaleur, et disposés à lui laisser un passage libre. 

Le savant naturaliste Etienne Lecamus possédoit dans sa 
riche collection une enhydre montée en bague , qui parois-^ 
soit être une simple coque de calcédoine^ à peu près aussi 
nnie intérieurement qu'au dehoj^ ; mais après qu'eue eut été 
pendant un certain temps enferafte dans un tiroir, il se trouva 
que l'eau avoit disparu , et Lecamus , de même que ceux qui 
connoissoient la bague , furenf fort surpris de voir que cette 
petite géode étoit remplie de cristallisations qu'on n'aper-^ 
cevoit aucunement avant la disparition de l'eau qu'elle con-» 
tenoit. V. QuAB2i- hyalin âéro- hydre, (pat.) 

ENJOCKO ou JOCKO. r.4'article Oranq. (desm.) 

ENKAFATRAHE. Arbre de Madagascar, dont le bois 
répand une odeur agréable , et est un remède contre les pal- 
pitations de cœur. On ignpre à quel genre il appartient, (b.) 

ENKEST. C'est , en Norvirége , le nom ^'une espèce de 
PiGAMON, Thaiictrum simplex, (pu.) 

ENKIANTHE , Enkiardhm. Arbre médiocre , à feuilles 
ramassées, oblongues, aiguè's, très - entières , glabres, à 
fleurs agrégées , rouges , bordées d'une frange blapcbe ,'qui , 
selon Loureiro , forme un genre dans la décandrie mono- 
gynie. 

Ce genre offre pour caractères : un calice commun de six 
folioles presque rondes , colorées ; une corolle commune de 
buit pétales oblongs , contenant cinq fleerons pédoncules et 
recourbés \ un cs^ice propre de cinq folioles colorées , pe- 
tites , persistantes ; une corolle propre monopélale , cam-» 
panulée, à limbe divisé en cinq parties' arrondies ; dix éta- 
«nines velues , attachées au fond de la corolle ; un ovaire su* 



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sBo E N O 

périeuT) àciûq angles, à style'ëpais, et à stigmate simple; 
une baie ovale , oblongae , k cinq câtés , à cinq angles et 
à cinq loges polyspermes. 

Jj enlaanûie croît à la Chine: il se rapproche des Ntctaoes. 
Une seconde espèce , Tënkianthe a trois fleurs^ est 
figurée pi. 164.9 du Boianicai magazin de Curtis. 

Il y en a encore une toHsième, qui n> que deux fleurs 
dans le calice commun. (B.) 

ENNEADYNAMIS de Gesner. C'est la PâRNàssiE, 
PamasMtipaAis^, L. (lu.) . • 

ENNËANDRIE. lânnaeus a ainsi nommé la neuvième 
classe de son Systèmede Botanique^ celle qui renferme lesplàotes * 
à» neuf étamînes. EUe se subdivise en trois sections , saroir: 
la mpiiogfvAt , la trigynie et Vhexagynie. C'«st celle quiccmiient 
le moins de genres, (b.) 

ENNEAPHYLLON. Plante citée par Pline , et nommée 
ainsi , parce que ses feuilles étoient au nombre de neuf (sans 
doute sur chaque pétiole). Elle nous est inconnue^ k moins 
que ce ne soit le dèrUaria enneaphylla^ comme quelques au- 
teurs le présument, (ln.) 

ENNEAPOGON, Emuapogan. Genre de plantes établi 
par Desvaux, aux dépens fts Pappophores de R. Bro^m. 
Ses caractères sont : balle calicinale de deux valres fort lon- 
gues , contenant de«a ou trois fleurs ; balle florale de deu 
ralyes , dont Finférieure est terminée par neuf soies ; bords 
ban>us; la supérieure mutique et entière, (b.) 

ENNEB. Nom donné, dans le Dar-FoUr, royaume d'A- 
frique , au midi de T Egypte , à un petit arbrisseau, dont le 
fruit est rouge , aigrelet , de la grosseur d'un grain de raisin, 
et qui naît parmi les feuilles. Celles-ci sont dun vert brillant 
selon Browne. Cet arbrisseau est inconnu aux botanistes. 
Enneb n'est pa# probablement son Trai nom , puisque c'est 
celui de la vigne , en arabe. (Lîf.) 

ENNEMI DES CANARDS. Dénomination que Frisch 
a appiiquiée au Faucon, (s.) 

ENODION, Enodlouy Persoon. Ce genre ne dîflfèrepas 
des MonNiEs. (b.) 

ENODRON, ENORON et ENOTRON. Ces dîrers 
noms ont été donnés par Dioscoride aune plante qu'Adanson 
rapporte au genre Stramoine; c'est peut-être le âaùsra 
fasUiosa^ L. , qui devoit être connu des Grecs et des Romains, 
cette plante croissant en Egypte, (ln.) 

ENOLA. Nom italien de I'Aunée, inula heUmum. (ln.) 
ENOPLIE, Enoplium. Genre d'insectes, de Tordre dw 



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E N a set 

icoléoptires , seciiôit^des pentamères , famille des cl^cornef^ 
tribu des clairoiies, et qui ont pour caractères distinctifs : 
pénultième article des tarses beaucoup plus petit que le 
précédent, sans lobes ; pa^es presque égaux., terminés par 
on article plus grand et troi;«qué; les deux avant-derniers des 
antennes plus ou moins di. bésea fonne de dent ; le dernier 
allongé et ovale. 

lies énoplies ressemblent d'ailleurs,' par leurs antres ca* 
ractères , aux clairons et aux tilles. L'espèce suivante , qui a 
senri de type à ce genre , a été rangée par Olivier avec les 
llHes, EiROPLiE S£RRATSOiLi7£ , TUIus serraù'tùrms , OKv,. 
Col,, tom. a i n.°22-f pi ^,fig. i. Son corps est fort allongé^ 
cylindrique ; sa tête est de la largeur du corselet ^ et celui-ci^ 
convexe en desstisetde formecarrée , est plus étroit que lea^ 
élytres. Celles--ci sont au moins quatre fois aussi longues 
que le corselet; elles embrassent et dépassent Fabdomen; 
elles sont moUes , et^recouvrent deux ailes menibraneuses re- 
pliées. Cet insecte est tout noir, à l'exception des élytres , 
qui sont d'un jaune* fauve. Il se trouve en été sur les fleurs , 
au midi de la France , et en Italie. Je rapporte aussi , ait 
même genre , les tilles : Ofeheri^ damicomii de x abricius, et soi^ 
corynetes sanguinicoUîs. (t.) 

ENOPLOSË, Empîostts^ Genre de poissons établi par 
lacépède dans la division des TâORACHiQUES, et qui ne ren- 
ferme qu'une espèce, que White, qui l'a décrite et figurée 
pL 3q de son Voyage à la Noiwelle ^ GaUés méridionale ^ avoit 
' appelée chœtodon armàtum. V, au mot Chétodo». 

Ce genre offre pour caractères : des dents' flexibles, mo* 
biles et petites; le corps et la queue très-comprimés ; dé pe-« 
tites écailles sur la dorsale ou sur 4' autres nageoires ; Fou- 
vçrture de la boucbe pefite ; le museau plus ou moins^vancé y 
une dentelure et un* ou plusieurs pîquaaas à chaque opercule ; 
deux nageoires. dorsales/' . 

^ L'EnoPLO^Ed^ White, considéré spécifiquement^ apftisde 
six rayons aiguillonnés à la nageoire du dos , dont le. troisiè* 
Me est très-^tong ; la mâchoire supérieure plus avancée que 
l'inférieure;: la lèvre d'en haut èxtensibk; la poitrine très- 
grosse; sept bandes transversales d'un noir pourpre très-foncé.^ 
l<esmœiir&de ce poisso» nfr paroissent pas. différer de 
celles des Chétodons. (b.) 
ENORCHITE. V. ENoacHYm (pat.) 
ENORCHUS de Pline. Sorte de Pierre précieuse qui 



ions est inconnue, (ln.) 
ENORCHYTE.Ce 



soi^ m àes stalactites^ ou àespierres^ 



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a6a E N S 

rçulees qui ressemblent grossièrement aa membre vîril àe 
l'homme, et mr iesqueUes on a bâtî des systèmes qui ne 
Héritent pas d^étre mentionnés. F. an mot PaiâK)lits (b.) 

ENOSTÉE , Enosteos. V. Ostéocolle. (bbsm.) 

ENOTRON. V. ENODROK,(p.) 

ENQ VROU, fooKnraur Arbrisseau laiteux et sarmentenx, 
dont les feuilles sont alternes , ailées avec impaire 9 compo- 
sées de^cinq folioles ovales , acuminées y entières , portées 
sur un pétiole commun, nu inférieurement , de la base du- 
quel s,ort ij^n^. vriUe lon^e, apUtie, roulée en spirale, et 
dont les sommités des branches «e garnissent d un grand 
nombre d'épis axillaires , chargés de petites fleurs blanches 
disposées par paquets. Chacune de ces fleurs offre un calice 
monophyl^e t ouvert , partagé en quatre découpures , dont 
deux sont plus grandes que les autres ; q^atre pétales , dont 
deux grands et deux petits , tous attachés au calice par 
un onglet muni d'une écaille simple dans les petits, etac- 
eonipagné de deux grosse^ glandes dans les grands; treize 
étamines , dont le;s mamens sont connés à leur base , rangés 
4u côté des petits pétales, et attachés au disque du piatii ; un 
ovaire supérieur, arrondi , trigone , posé sur un disqae et 
surmonté de trois stigmates. • 

Le fruit est. une capsule arrondie « aniloculaire, qui s'ouyrc 
en trois valves^. Elle contient une seule graine sphérique , en- 
vironnée par une pulpe farineuse , que recouvre une neûnce 
pellicule. 

Cet arbrisseau , qui a été décowrert dans la Guyane par 
Aublet , forme seul un genre dans la polyandrie trigynie. (b.) 

ENREDAPERA. C'est le Lweron des ch^ps, Co/j- 
Qobulus.(^^misj en Espagne. (i^N*) 

ENSADE. Espèce àé figuier de ilnde dont les rameaux 
poussent de& racines qui gagnent «terre , etdoïment naissance 
à de nouveaux arbres. Les étoffes se font avec son écorce. On 
ignore si elle 4ififère du Figuier bes Inbes propr/ewent dit. 

ENSAiÂO et ENXAYAO. Ce sont des noms iwés, en 
Portugal , a la JoCbarbe AaBoa£3CE^TE ^ Semp^^^*"^ ^ 
borescens. (LN.) 

ENSALu Suivant Burmann, oW le nom qat porte, « 
Ceylan , le Cardamome, (ln.) 

ENSAYON. Clttsius dit que les Portugais donnoient ce 
nom il la Joubarbe en arbre , Sempervwam arbonum» (l'^O 

ENSEL, Nom donné, à Ceylan, sWvant Hermaan, A ^f^ 
espèce d'AMOME, Amomum repensa^ L. (w.) 



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3 . J!:/i/e//e'. 



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E N T 263 

ENSETÉ. Nom d'une variété du bananier , ou peut- 
être une espèce de ce genre , qu^on cultive eti Abyssmîe , 
non pour les fruits, qui pe valent rien; mais pour les 
tiges, qu'on mange comme des choux, en les faisant cuire . 
avec du lait ou dubeurre« * • 




ÈNSIS, Césalpin. C'est 4e GlayeOl éommun. (ln.) 

flNT*^om du ti^fr, par corniptionde ânia, nom qae ce 
quadropède porte au Bxisil. V. Tafir. (s.) 
. ENT , ENDT- Noms allemands du Canaed. (v.) 

ENTADA. Nom mâlahare d^une espèce d'AcACiE , 
Mimosa eniadà^ L^ , figurée par Rheed î Mal. q. t. 7, et dont 
AdansQix fait .'un genre auquel U ramène le Glgalobium de 
Brov^n (^Jam. ). V. ce mot. (lm.) . i . 

ENTAII4iE. L'un dès noms vulgaires de FEmarginule. 

' (DESl^O 

, ENTÂSIKON. Sous ce nom , Tfeéophra^ie parqtt dé- 
signer un Cerfeuil, (ln.) 

. ENTE, ENTER. Synonyme des mols^^w^?, ^^ffer/Çp.) 
ENTELLE. C'est une espèce de- Guenon .(F. ce mot) 
décrite par Dufiresne , naturaliste an Muséum d'Histoire na- 
turelle de Paris. La queue de cette guenon est très-longue , et 
|a teinte de tout son pelage est' d'un blanc sale tirant sur le 
jaune de paille. Les pieds, les mains et la face sont noirs. 
Cet animal & beaucoup de rapports avec le doue \slmîà ne- 
nœus, Lînn.); mais il en diffère par ses fesses nues et cal- 
leuses , ainsi que par sa couleur , et queld[nes autres^ parti- 
cularités de confirmation. Il est figuré fl. I)." 17 de ce Dic- 
tionnaire; (^irey et desm.) 

ENTENORASS. C'est, en Allemagne, lePAî^is pieb-m- 
(^(^Panicuin'cmsgalH)^ la variété panachée del'ALPiSTE-' 
^osis,kv{Pkalàm arundinacea^ L;),etla Fétuque flottante, 
(Festuca'fiuitans,). (ln.) ' 

i ENTÊNGRtJM et Entenorutze. Noms allemands des 
LEimtLES b'eau (Lemna)j appelées ^encore Enienjloi et En--^ 
iaûinse, (LN.) 
ENTER, r. Ente.(d.) 

ENTES. Les oiseleurs appellent ainsi des peaux d'oiseaux . 
kourrées avec du foin ou de la paille , que l'on pose sur un. 
piqueti5cbé«nterré ,ponr attirer les oiseaux dans les pièges. 
EîïTÉES , etf vénerie ,^e dit àes fumées du cerf, dont deux^ 
tiennent ensemble , en sorte qu'on ne peut les séparer sans 
les rompre. 
Entée, se dît aussi en fauconnerie, pour signifier imc penne 



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a64 E N T 

d'un oiseau de vol , froissée , rompue ou albrenée, et qoe 

l'on raccommode, de manière qu'elle paroisse eniée, (s.) 

ENTIENGIE. Oiseau du royaume de Congo /dont il 

est impossible de reconnoître Tespéce au milieu de toutes 

les fables que quelques anciens voyageurs ont débitées sur 

son sujet, (s.) 

'ENTILIOS. Nom des Lentilles, en Languedoc, (ln.) 

ENTOGANE, Enioganum. Genre de plantes établi par 
Gsertner; c'est le mâme que le Meucope de Forster, (b.) 

ÊNTOMODE, Entomoda. Genre établi par Lamarck, par- 
mi ses EprzoAiRES , aux dépens des Lernées. Ses caractèrei 
60rit : corps mou ou peu dur, oblong , légèrement déprimé , 
ayant latéralement des bras symétriques , inarticulés ; bouche 
eu suçoir , située sous le sommet de Textrémîté antérieore; 

S oint de tentacules ; quelquefois deux cornes; deux sacs pen? 
ans *à l'extrémité postérieure ; anus termina). 

Lamarck rapporte quatre espèces à ce genre , saveur : 

La Leri^e bu Saumon ( £. salmonœa , Linn. ); k corps 
ovale , à corselet en cœur , dont les bras, au nombre de deux^ 
90nt linéaires et rapprochés. 

La Lernée bu Gobion (£. gohina^ Mull. ) ; à corps rhom- 
boïdal , à tète munie de deux cornes recourbées. 

LaliERNÉE CORNUE (^L.comuùij Mull.) , à corps oblong, 
à tète presque ovale ; et dont les bras , au nombre de quatre, 
sont droits et échancrés. ^ 

La Lerneerayonnée (£. radiata, Mull.) Ii corps déprimé, 
pourvu de cornes droites et de trois bras de chaque côté, (b.) 

£NTOMOLITHE.Linnœusadonné ce nom à un genre de 
fossiles dans lequel il plaçoit tous les insectes et les crustacés 
pétrifiés. Kous avons déjà traité de ces demiSrs au mot Ckvs- 
TACÉs fossiles , et nous nous proposons de dopner quelques 
détails sur les premiers , dans l'article Insectes fossiles. 

L'ËNTOMOLITHEPARABOXAL deLinnseusdreçude M.Bron- 
gniart le nom de Paradoxite ; et celui de Blumenbach a été 
appelé Calymène par le même naturaliste , dans son travail « 
sur les Trilobites. F. ces mots et aussi les articles Ogtgie 

et ASAPHE. (BESM.) "* 

ËNTOMOLOIGIE, Entomologia. Nom de la partie de 
l 'histoire naturelle qui traite des insectes ^ et composé des 
mots grecs entomon 9 insecte ; logos , discours. 

Les animaux sans vertèbres et pourvus de pieds articulés 1 
forment aujourd'hui l'immense domaine de cette science; 
mais il n'en fut pas ainsi dans les premiers temps. Les na- 
turalistes grecs comprirent sous le nom dVnfomon^les arach- 
nides , les insectes proprement dits , les annelides et les vers 



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E N T aftS 

intestmain. Ils composèrent une classe particulière des crusta- 
cés, celle des, malacostracésii). Tous ces animaux falsolent 
partie de ceux qu'ils regardoient comme dépourvus de sang 
( \tsanaanes\ d'os, et même, d'après leurs propres expres- 
sions , d'épine dorsale. Cette division cdmprenoit en outre 
deux tetres classes, celle des malachies ou mollusques , et 
celle des zoophytês. Les sèches , les calmars et généralement 
tous les animaux qu'on appelle aujourd'hui céphalopodes^ 
étoient l'objet de la première. Ils rapportoient à la seconde 
Itsasd^ies^teÛiys'), les éponges , etc., ou les animaux qui 9 
par leurs formes ou leur fixité , présentent quelques appa- 
rences d'analogie avec les végétaux. 

La classe des Insectes, telle que Llnnaeus l'avoit compo« 
sée, ayant été restreinte, les deux qu'on en a démembrées^ 
poorroient recevoir chacune une dénomination particulière* 
On conserveroit celle de gammarologie f déjà employée par 
Sachs , à regard des crustacés , et l'on désigneroit la partie 
^i traite des arachnides sous le nom à^arachnologîe. 

Les animaux à corps et pieds articulés ressemblent aux 
cirrhipèdes et aux annelides par leur système nerveux. Leur 
cerveau est très-petit , placé sur l'œsophage, et fournit des 
nerfs aux parties qui adhèrent à la tête. Il donne naissance 
k deux cordons qui , embrassât l'œsophage , se prolongent 
le long du ventre , et se réunissent , d'espace en espace , 
par des doubles nœuds ou ganglions, d^où partent les nerfs 
da corps et des membres. Chacun de ces ganglions semble 
(àïre , pour les parties environnantes , les fonctions de cer- 
veau , jet suffire , pendant un certain temps , k leur sensibi- 
lité, lorsque l'animal a été divisé (Cuvier, Règne ard* 
tnaly tom. a , p. Sog et Sic ). Mais ces animaux sont distin* 
gués de ceux de la même série, ou des articulés, ainsi que 
des lemées , par leurs pieds artitulés, et qui sont au moins 
au nombre de six ; chacun de leurs articles est tubuleux , et 
contient , dans son intérieur, les muscles de l'article sui- 
vant gjoà se meut toujours par ginglyme , ou dans un seul 
sens. On divise le pied en quatre parties : la hanche , for- 
inée par les deux premiers articles ; la cuisse , qui est d'or- 
dinaire dans une situation presque horizontale, compose l'ar- 
ticle solvant; le troisième, le plus souvent vertical, »e 
Qomme la jainbe ; enfin , la partie qui termine ces organes ^ 
et qui pose plus ou moins à terre, est le pied proprement 
dit, ou ce qu'on appelle le tarse. Le nombre de ses articles 
^arie; le dernier est terminé par un ou deux onglets 9 qu'on 
Qonmie le plus souvent crochets. 

(<) Quelque! ancieuMiaturalisles les ont mis avec les poissons. 



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266 E N T 

Les uns respirent par des branchies Ou par tes oignes 
presque semblables , ayant des fonction» analogues à celles 
du poumon; les autres reçoivent le fluide respiratoire par 
des trachées , et n'ont point de circulation. 

La dureté de Fenveloppe calcaire ou cornée de ces am-> 
maijjc , dépend de celle de l'excrétion qui s'interpose 'entre 
le derme et Tépiderme , et qu'on appelle dans l'homme le 
tissu muqueux. C'est dans cette excrétion que sont fixées 
le$ couleurs souvent brillantes et variées qui les décorent 

Le corps est divisé en trois parties : la tête , le tronc et 
l'abdomen. La tête , le plus souvent mobile , mais intime^ 
ment unie au tronc , fixe dans d'autres et quelquefois même 
confondue avec lui, porte les yeux, deux à quatre filets articu- 
lés 9 appelés antennes , et les organes de la manducation. 

Les yeux , où la vision t'opère par des moyens très-diffé^ 
rens de ceux qui ont lieu dans ceux des vertébrés , sont de deux 
sortes: les uns se présentent sous la fonne d'une très-petite 
lentille très-unie , et on les désigne sous le nom de simples 
ou de Usses. On appelle composés ceux dont la surface est 
divisée en une infinité de petites lentilles ou de facettes , et 
à chacune desquelles répond un filet optique. Le nombre 
de ces yeux est constamment jde deux; celui des autres varie. 
Les animaux qui sont privés d'ailes ^ n'ont presque toujours 
qu'une seule espèce d'yeux, soît composés, soit lisses; et 
quelquefois ceux-ci sont rassemblés en groupe , et forment 
des yeux grenus ; mais dans ceux qui ont des ailes , l'on voit 
souvent les deux sortes d'yeux -, les simples y sont ordinaire- 
n^ent au nombre de trois, et rapprochés en triangle sur le 
6ommet de la tête. 

Les antennes ( V. ce mot. ) ne sont propres qu^aux crusta- 
cés et aux insectes ; elles sont infiniment diversifiées pour 
la formte, tiennent à la tête', ce qui les distingue des anten- 
nules ou palpes , et paroissent éminemment consacrées à nu 
toucher délicat, ou peut-être , suivant l'opinion de M. Cuvîer» 
k quelque] autre genre de sensation dont nous n'avons p2(^ d'i- 
dée, mais quipourroit se rapporter à l'état de l'atmosphère. 
On observe au-dessous de l'origine des antennes latérales 
des crustacés, un petit corps arrondi, en forme de tubercule, 
(fie l'on prend pour Torgane extérieur de l'ouïe , ou une 
espèce d'oreille. Ce sens existe aussi dans les autres animaux 
à^ieds articulés ; mais son siège est inconnu. Il enest.de 
même de celui de l'odorat: quelques auteurs le placent dans 
les antennes ; d^autres , comme M. Duméril , à l'orifice âes 
trachées ; d'autres encore, dans les palpes, comme M. Marcel 
de Serres ; ou à la bouche, eja général, sans désigner aa^- 
cune de ses parties , comme l'a tait M.'Hubert fils. 



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E N T . 267 • 

Ces animaux y considérés sons le rapport des organes de 
la mandacation, sont ou hmyeurs on suceurs , suivant qu'ils se 
Bourrissent de matières solides ou de substances liquides. £n 
adoptant l'opinion de M. Savigny qui ne voit dans les parties 
de la bouche des suceurs quWe modification de celles dont 
se compose la boucbe des broyeurs , il sera vrai de dire qu'ils 
ont tous deux à trois paires de mâcboires ou d'organes ana* 
\om$9 et qui se meuvent transversalement. 

La bouche des insectes broyeurs est formée de deux paires 
de mâchoires latérales , et de deux pièces qui les recouvrent 
efl avant et en arrière > et portant le nom de lèvres. Les deux 
nâchoires supérieures , ordinairement plus dures et proprég 
à couper ou a triturer les matières alimentaires , sont appe^ 
ïée$ mandibules ; les inférieures ont conservé le nom de ma-* 
cboires; celles-ci portent chacune un ou deux filamens articulés 9 
les palpes ou antennules , et qui paroissent servir k l'animal 

1>our discerner ses alimens. On voit deux corps semblables à la 
évre inférieure , et que Ton distingue des précédens par le 
mot de labiaux. Cette lèvre est composée de deux pièces : 
l'une , supérieure et ntembraneuse , est la languette ; l'autre ^ 
ou rinférieure y est cornée ou coriace , et s'apneHe le men^ 
ton. Le mot de labre désigne particulièrement la lèvre supé- 
rîeare. Quelquefois , comme dans les abeilles , les bourdons , 
les mâchoires propremisnt dites et la lèvre inférieure se pro^ 
longent singulièrement et représentent une sorte de trompe y 
ayant le pharynx sur sa base. Mais dans les insectes suceurs , 
k bouche forme une véritable trompe ou un siphon , dont 
la compoditiOn et la forme varient selon les modifications 
particulières qu'ont éprouvées les organes masticateurs dont 
fai parlé précédemment. Tantôt, comme dans les papillons, 
les lèpres et les mandibules sont presque oMîtérées , et les 
deux mâdioires se »ont accrues aux dépens des autres par-^ 
ties; elles forment, réunies , une espèce de langue tubulaire , 
roulée eo-spirale ; tantôt toutes ces parties se prolongent, et 
leur ensemble présente l'aspect d'un bec cylindrique ou co- 
nique et articulé ; les â^ndîbules et les mâchoires sont trans- 
formées- en autant de petit filets ou de soies, compojsant le. 
suçoir 5 et s0nt reçues dans im canal de la lèvre inférieure , 
qui est pour lors une gahie ï c'est ce que l'on voit dans les 
pmaises , les cigales, etc. Ëhfin y cette dernière partie, éga- 
l^Kient prolongée, mais sans articulations , plus susceptible 
4e moùvemens propres, et terminée par deux l^res, est 
encore rétui d'un autre suçoir, dont les pièces,^ en forme - 
de soies ou de lancettes, ont la même correspondance , mais ' 
sens des rapports num^quès moins constans. Telle est la 
bouche en forme de trompe , des taons , des mouches, etc. 



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a68 • . E N T 

Tous les insectesliexapodes nous offrent, dan* la composi- 
tion de leur bouche , aux changemens.près que nous Tenons 
4'exposer, un même type. Mais , d^une part^ les insectes 
myriapodes, et la majeure partie des crustacés ; de l'autre , 
les arachnides et le surplus des crustacés , s^éloignent soos 
ces rapports du plan général , et nous montrent dans lear 
appareil masticatoire deux types spéciaux. Ici, la bouche est 
composée de deux mandibules , quelquefob accompagnées 
d'un palpe , de deux paires de mâchoires , et offre en dessous 
«ne à trois paires de pieds-mâchoires ( V. Crustacés^; le 
. plus souvent il n'y en a qu'une et tenant lieu de lèvre infé* 
rieure. Là, les mandibules sont remplacées par deux pieds- 
mâchoires ; la hanche ou la base d'une autre paire d'organes 
analogues , et quelquefois celles même des pieds qui succè* 
dent, fontroffice de mâchoires. Ce mode de conformation 
elt propre aux arachnides et à quelques crustacés branchio- 
podes ; le précédent caractérise les autres crustacés et les 
insectes myriapodes. On voit par ces derniers ( F. Myria- 
podes) , que la Nature nous prépare au type qu'elle a adopté 
pour les insectes hexapodes, en commençant fzrlesmaclMei 
et les lepismes. 

J'ai exposé à l'article Bouche des; tnsecieSf une connoissance 
plus détaillée de ces parties , ainsi que le tableau du sys- 
tème de Fabricius, sur lesquelles il est fondé. 

Le Ironc, nommé souvent corselet, compo^ de trois seg- 
mens dans presque tous les insectes, d'un k sept , ou même 
d'un plus grand nombre , dans les autres animaux à pieds ar« 
ticulés , porte les organes du mouvement , qui sont de deox 
sortes. Les uns, insérés sur la poitrine, et inférieurs, servent 
à la course ou à la natation ; les autres, placés sur le àos, 
sont destinés au vol , au nombre de deux i quatre , et sooi 
la forme de lames élastiques , composées de deux membra- 
nes appliquées Tune sur l'autre et divisées par une quantité 
plus ou moins considérable de nervures^ qui sont autant de 
<;onduits aériens. La consistance^ la grandeui^ et la figure de 
ces ailes, leur disposition , dans le repos, varient Les deux 
supérieures sont plus épaisses etopaques dans plusieurs. Ou 
leur donne alors le nom d'étuis ou d'élytres, parce qp^^ 
effet elles recouvrent et défendent les inférieures. Tantôt ces 
ailes sont nues et transparentes, tantôt elles sont saupoudrées 
d'une poussière farineuse, qui les colore de mille manières, et 
qui , vue au microscope , nous présente, dans ses parcelles f 
autant de petites écailles, de formes trè^-variées et qui s'in- 
sèrent , par un petiè pédicule , avec une grande symétrie i 
sur les surfaces de ces organes. Les pieds ne manquent ja- 
mais , et le plus grand nombre de ces animaux n'en o£Ere <p^ 



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J 



ENT ,69 

'$]%. Les crustacés, les arachnides et les insectes de nos 
qaatre premiers ordres , sont toajonrrs dépourms d'ailes. 

J'ai présenté à l'article Ailes des msectesy une connoissance 
approfondie de ces organes , et de deux autres qui les ac« 
compagnent quelquefois y les Balanciers et les Ailerons ou 
CuiLLERONS ( V, ces mots ). On y verra aussi une exposi- 

^ tien succincte de la méthode de Lmnaeus et de celles qui en 
dérivent. L'examen des autres organes locomoteurs ou des 
pieds , sera le sujet d'un article semblable ( V. Pieds ). 

L'abdomen se confond , en très-grande partie , arec le 
tronc f dans les crustacés ; mais , h partir des arachnides , il 
forme une masse distincte , ordinairement composée de six 
i neuf anneaux, et qui renferme les yiscères et les organes 
reproducteurs. Ces organes sont doubles dans le)s crustacés 
et les arachnides pulmonaires, et uniques dans tous le^ autres 
animaux à pie^ articulés. Ici ils sont presque toujours situés 

^ à l'anus et intérieurs ; mais dans les précédens , ils sont tan^ 
tôt placés sur la poitrine, et tantôt à la base de l'abdomen p 
ou à l'origine de la queue. Ceux des mâles sont souvent exté- 
rieurs , et quelquefois annexés , soit à deux de leurs pieds y 
soit à deux antennes ou à deux palpes, qui ont même une 
grande analogie avec les organes du mouvement. Plusieurs 
femelles ont à l'extrémité postérieure du corps un aiguillon 
ou une tarière ( V. ces mots ); quelquefois cet aiguillon, mais 
ions une forme différente {F. ocorpion), et d'autres appen* 
£ces , soit propres à la défense , soit d'un usage inconnu^ 
terminent l'abdomen des deux sexes. 

Tous ces animaux sont ovipares ; quelquefois cependant 
les œufs éclosent dans l'intérieur de la mère , et l'on dit 

Ja'fclle est ovo-vivîpare. Leur nombre et leurs formes varient 
^odigieusement. Guidées par un instinct merveilleux , les 
femelles assurent, en mille manières différentes , la conser- 
vation des germes ^e leur postérité , et pourvoient toujours 
k la nourriture de leurs petits , soit en plaçant les. œufs^ans 
les lieux où ces petits trouvent à leur portée leurs alimens , 
soit en les approvisionnant d^avance. Quelques insectes, tels 
^ue les abeàUsy les bourdons^ les fourmis et les guêpes , nous 
inontrent une institution unique dans l'histoire des animaux, 
*^voir : une société nombreuse d'individus femelles , mais 
pnvés de la faculté génératrice, et qoâsont ch'argés de l'édu* 
^tloQ des petits et de tous les travaux nécessaires à la pros- 
P^rjté de l'établissement ( V. ces articles et celui de TER* 

Les animaux k corps et à pieds articulés , ainsi que tous 
les autres , ne deviennent semblables à leurs parens , ou n'ont 
ac^ t09te U perfection de leurs organes , qu'au bout d'un 



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370 * E N T 

intervalle de temps plus un moins considérable. Les uns 
subissent plusieurs mues ; d^autres éproureni des changemens 
extraordinaires qu'on nomme Métamorphoses ( V. ce mot). 
L'accouplement est nécessaire pour la fécondation des 
ceuis , et s'opère, le plus souvent , comme dans la plupart des 
autres animaux , le mâle étant placé sur le dos de la femelle. 
Les deux sexes des insectes hexapodes ne se réunissent guère 
qu'une foisdans le coursdeleurrie^etmeurent bientôt après; 
mais les insectes myriapodes , les arachnides , et surtout les 
crustacés, s'accouplent et engendrent plusieurs fois ; ils con- 
tinuent de croître et de changer de peau, du moins pendant 
on certain temps , et la durée de leur existence s'étend sou- 
vent à plusieurs années. 

Le nombre de ceux qui nous sont utiles est fort petit ( K 
Abeille, Bombyx, Ca»th aride, CkK:HENiLL£, Crustacés, 
Kermès , Mylabre ) ; mab la quantité de cei^ qui nous 
^ont. nuisibles n'est que trop grande. ^ 

Telles sont les considérations les plus générales et les plus 
importantes qu'offre l'histoire de ces animaux. Nous nous 
étendrons davantage à l'article Insectes , nom sous le- 
quel on les désigne communément, surtout depuis lin- 
nseus , qui s^cst écarté des méthodes anciennes , en confon- 
dant avec eux les crustacés* 

Les animaux à corps articulé et pourvus de pieds articulés, ^ 
ne forment pour lui qu'une seule classe , à la fin de laquelle 
sont placés tous ceux qui n'ont point d'ailes , ou les aptères; 
cette série est contraire à l'ordre naturel. Brisson ( Bègm 
animal)^ par l'établissement de sa classe des crusUcés, et 
la supériorité qu'il lui a assignée sur celle des insectes , a 
mieux apprécié ses rapports. La première de ces classes 
comprend nos crustacés, nos arachnides et nosmyriapoM. 
Sans m' écarter essentiellement de la méthode de Linnaeus , 
je fis néanmoins, dans mon Précis des caracièrts génériques des 
insectes (i) , des changemens importans à son ordre des ap- 
tères. Profitant de l'observation déjà faite par Aristote, re- 
nouvelée par Derham , Lyonnet , et surtout par Degeer (2)9 
j'y définis le mot insecte ( animal sans vertèbres , dont le corps 
et les pattes sont de plusieurs pièces ) , d'une manière plus ri- 

Soureuse et plus laconique qu'on ne l'avoit fait jusqu'alors. 
IM. Guvier et de Lamarck ayant depuis fixé les bases des 
coupes principales de la zodiogi^ , j'ai successivement per- 

(i) Imprimé à Brive^ en 1796. 

(2) Les véritables insectes sont des animaux qui n'ont point oc 
squelette on d'ossemens intérieurs, etc. Jffém. pour serpir àVhist. ici 
itfsect.es , tom^j^^ff* 68 o^ . ' 



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..E N T • 27, 

fectîonné mon premier travail , en cherchant à me rappro- 
cher, de plus en plus, de la méthode naturelle; celle que 
je suis dans cet ouvrage, est, k peu de différence près, 
la même que celle que j'ai publiée dans le troisième volume 
de l'ouvrage sur le Règne animal de M. Cuvier. Pour me con- 
former au plan qu'il avoit adopté , et faire cadrer^ le plus 
qu'il étoit possible, avec mes coupes, les genres de Linnaeus^ 
j'ai réuni souvent plusieurs des familles, que j'avob éta- 
blies dans mes ouvrages précédens, en une seule, à la- 
quelle j'ai imposé une nouvelle dénomination; mais je par- 
tage ces grandes coupes en tribus, qui correspondent le plus 
soaireDt à mes anciennes jfamilles. J'ai supprimé ici le mot 
de sous-genre , dont j'avois été obligé de me servir, M. Cu- 
vier désignant ainsi les genres dérivés de ceui^ de Linnseus* 
N'ayant pas entièrement acheré la rédaction de la partie 
entomo^ogique de son ouvrage , lorsqu'on a mis sous presse 
les premiers volumes de ce Dictionnaire,. je n'ai pu donner 
ici les articles que jisi traités postérieurement , et qui s'é- 
loignent , quant à leur disposition et à leur nomenclature « 
de ceux de ma méthode précédente ; mais ces articles sont 
en très-petit nombre , et ces lacunes seront remplies, soit 
dans le courant de cet ouvrage , soit dans ses supplémens. 

L'entomologie est une des branches de l'histoire naturelle 
qu'on a le plus cultivée , et ce seroit ici le lieu de faire con- 
poître les principaux ouvrages qu^on a publiés sur cette 
science. Mais, outre que j'ai donné aux articles AiieS des in-- 
sectes j Aptères j Arachnides , Bouche, une idée succincte des 
méthodes principales et les plus suivies ; que j'en ai encore 
parlé , d'une manière générale , dans celui-ci , je renvoie , 
comme Tavoit fait Olivier , dans la première édition de ce 
Dictionnaire , au mot Insecte. La jplupart de nos lecteurs , 
cti effet, consulteront plutôt cet article que celi*i d'entomo- 
logie , moins familier pour eux. 

^ J'ai jugé néanmoins qu'il étoit plus convenable d'ex{>oser 
ici le tableau général dç la méthode que je suS dans cet ou- 
vrage. Il abrégera singulièrement les récherches que , sans 
lui , on seroit obligé de faire , pour arriver , en dernière ana- 
lyse, à la détermination des genres et des espèces que je 
mentionne. On saisira d'ailleurs plus facilement les grands 
''apports auxquels j'ai coordonné ma méthode , fruit d'un tra- 
vail qui a rempli presque tous les instans de ma vie. 

^oussommes forcés dansnosclassifications^de présenteras 
animaux dans une série continue. Us composent , dans la 
Wélhode de M. de Lamarck , quinze classes : les insectes suc- 
cèdent d^xxwers ; viennent ensuite ït& arachnides ti \escnt$iacésy 
^ui conduisent aux annelides. 



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^ya E N T 

M. Cuvier partage maintenant les animaux ( le Règne ani^ 
mal)^ en dix-neuf classes , en allant du plus composé au 

S lus simple , ou dans un sens inverse de celui adopté par 
I.de Lamarck. Les crustacés succèdent également aux anne- 
lides; mais il passe des insectes à la classe des échinodermei, 

La Nature , ainsi que Tout d'ailleurs obseryé de célèbres 
zoologistes, s^est écartée de ce plan dans la formation des 
animaux ; la série, an lieu d'être simple, se jiTÎse en diver- 
ses branches ; et par-là, des êtres qui diffèrent par des ca- 
ractères secondaires et qu'on est obligé d'éloigner dans une 
échelle méthodique , mais allant de pair sous les rapports 
d'un système général d'organisation « se trourent au même 
niveau. 

J'ai essayé, depuis long-temps^ de découvrir ces filiations 
naturelles 9 et le résultat de mes recherches est exposé 
dans le premier des deux tableaux suivans. J'avois commu- 
niqué à M. de Lamarck , lorsqu'il rédigeoit le premier to- 
lume de son Hbtoire naturelle des aniJhaux sans vertèbres > 
mes deux divisions principales ( V. le supplément de ce fo* 
lume ). J'ai profité moi-même de plusieurs de ses obserra^ 
tions et de ses idées ingénieuses. 

Un ami àes hommes et des lettres , M. le marqub de Bar* 
bançois, qui, dans un Mémoire présenté , Tannée dernière, 
à l'académie des sciences , et ayant pour objet une classifi- 
cation générale des animaux , nous a donné lien , par Tem- 
plo souvent heureux qu'il a fait de nos connoissances sur la 
zoologie , de regretter qu'il ne se soit pas livré spécialement 
à son étude, a publié , peu d^ temps après , un tableau des 
affinités des animaux , non moins digne d'intérêt. ( Joum. de 
Phys.) 

Je partage , d'après les deux types du système nerrenz » 
les ammaux sans vertèbres en deux grandes sections , les or- 
lîculés et les inarticulés (i), La première se divise en denx 

(i) De profcAds observateurs ont déjà remarqué que la nature re- 
produit avec des combinaisons particulières certains types de for- 
^ mes. Il semble qu^elle pous laisse entrevoir un exemple de ces analo' 
gies dans la manière dont elle a distribué les grandes masses des ani' 
maux vertébrés à sang froid et celles des animaux invertébrés . Les 
reptiles sont les seuls de tous les vertébrés où nous observons une 
mue parfaite ; les batraciens, formant une coupe parfaitement inter- 
médiaire entre les autres reptiles et les poissons , devroieot même 
constituer une classe particulière , ainsi que je r«i dit dans les tables 
de la première édition de Cet Ouvrage ; ce sont, en effet, des espè- 
ces de reptile S'poissons, Les poissons , dans la méthode de M. Cuvier, 
se divi^sent naturellement en deux séries. La première, cei|e des 
chondroptérjgiens^ tient, sous quelques considérations, aux reptiles, et 
paroit conduire, à quelques autres égards, comme par l'imperfection du 



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lTÊBRES. (Toni.X,p«g i>7».) 



II. INARTICU1,ES. {Exarticulata.) 

jerveau arec quelques ganglions autour , ou même un seul 

ti, jetant des filets, dans ceux qui ont un système nerreux 

Un^ t organes respiratoires le plus souvent branchiaux et 

^rachéaires ; corps (toujours contractile) sans articulations ni 

je ; bouche, tantôt composée y soit de deux lèrres, soit d*une 
^^ J ou de deux mâchoires, et quelquefois en outre d'une lan- 
térieuB^iil^l formant une ouverture terminal*, supérieure ou infë- 
tant » accompagnée de tentacules disposés en rayons, ou d'organes 
rétradfes, serrant au tact, à la préhension, et quelquefois au mou- 
hiiiÀ ' point de bouche daifs quelques autres. Barement des yeus; 

^e pieds articulés^ ni d'ailes. 



I. MOLLUSQUES {Moliuscay 
ùorpinoi A. Testa ci s, 

tALOPODZS. 



^OPODES. 
'^ÊKOPODXa 



M 



>HALES. 
ilHIOPODXS. 

\ B. Pfyioides. 

icilRs. ( Lam.) , 

I 2> ZOOPHYTES OU RiDUinxs {Zoopfyia); 

\ ECBIVODERVSS. 

I *K sans pieds. '^^ E,pédicettés. 

POLTPXS. ACALSPfiSS ( CuT. } 

«hies. ^A. ayant une bouche. 

P" à polypier. 
T^r^ijpesnuf. 

^^ A« ians houehe, 
X AGASTRIQUES {Àgasiricd). 
Ikfusoiebs. 



%\ 









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AN 



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E N f àyâ • 

^fafiches^ dont Pane , celle des èMàmeè^ ié conij^ose des in- 
jectes de Linnaeus ; et l'autre ^ celle des vers^ renferme les 
eirrhipèdeSy les annelîdes et les irers de M. de Lamarck. C'est 
la classe des animaux invertébrés qu'il désignoît auparavant 
ainsi , et augmentée des fcirrhipèdes. Ces demiera animaux 
semblent se lier ^ soit avec les mollusques ^ soît avec les 
crustacés ; de sorte que cette branche entière pourroit êtrô 
considérée comme un rameau de la section dés animaux sans 
vertèbres inarticulés, et à la tête de laquelle il faudi'oit peut- 
être placer les brachiopodes ; car ils sont, ainsi que les cir- 
rhipèdes, des espèces de vers mollusques, ayant de Tanalo-^ 
ffie at'ec les acéphales de M. Cuvier ^ où les conchifères dâ 
M. de Lamarck , qui composent les genres solm , pholade y 
fistidane, tareif etc. Quoique le corps proprement dit des bra- 
dûopodes et des cirrhipèdes ne soit pas articulé, on voit ce-; 
pendant sur le pédicule tendineux et tubulaire, dont la plu- 
part d'entre eux sont pourvus , et au moyen duquel ils sont 
fixés, des apparences d'anneaux; les bras des uns, les cirrhe^ 

squelette, aiïxmotlùsqùesetaukanneIides.lLa^ec'onc[e, celle des pois-^ 
^om prapremeAf di'/s, forme une branche jparallèle à la précédente, qui 
ie prolonge cependant beaucoup moins à sa partie inférieure, ou laissëi,' 
entre les animaux que nous venons de citelr, un vide considérableai 
Parmi les invertébrés , le^ entomes ) à raison de leur faculté locomo-^ 
trice , de leurs mues ou de leurs métamorphoses » paroissent repré-^ 
senter une partie des reptiles , tandis que notre branche des veri 
nous olire quelques traits dé ressemblance, d*une part, avec d'autres 
l'eptilesy deux de Tordre des batraciens, et de Taùtre avec les pris- 
ions de la famille des cyclostoiAes dé M. Duméril. On peut opposer 
le type des mollusques à celui des poissons , considérés en générale 
Les céphalopodes et les ptér^podes sont, en effet , des mollusques à 
nageoires, ou des sortes de mollusques - poissons, Noui& passons de là 
aux gastéropodes ou mollusques rampans, dont le manteau ne forme 
sur le dos qu*un écusson ou un bouclier ; puis viennent les acéphale» 
où ce manteau enveloppe lé corps et s* y réunit même en devant. Ceux 
^ui n'ont point de coquille et qui composent la classe des iuniciérs dô 
M. de LamarclE, réunissent certainement les mollusques aux zbopfaytes : 
or, ici la nature adopte un plan particulier, et qui tend à nous faire 
descendre au règne végétal : car les infusoires ne diffèrent de quelque» 
plantes agames que par leur extrême irritabilité et leur faculté loco-* 
motrice. J'ai dit que les tuniciers étoient placés sur les limites de rem- 
branchement des mollusques et ii^t zoophvtes; leur système nerveux, 
en effet, se compose d*un ganglion jetant des rameaux en manière de 
rayons. Cette (orme l'adiaire affecte aussi souvent , comme dans le» 
ascidies^ les bords de deux ouvertures extérieures de leur corps , et 
dont Tune , située à son sommet, coniduît au sac branchial et à la 
bouche proprement dite , et dont Tautre latérale , et ordinairemei4 
plus basse , sert d^anus. Les tuniciers sont donc des espèces de m^l^ 
^9^u ruHiaires Çiyyphjftgidesn 

X. l8 



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:^ll, E N T 

\ articulés des autres , boqs annobcetit encore que Torganisa^ 

I tion de ces animaux est déjà établie y quoique d'une manière 

, moins frappante 9 sur le mo4ièle de celle A^^ annelides. Les 

brachiopodes ont un système T^sculaire qui a des rapports 
, avec celui des céphalopodes , et des branchies placées sur 

Jes bords des lobes de leur manteau , caractère qui leur 
^1 donne quelque conformité avec les ptéropodes» 

M .Cuviér met les vers intestinaux dans son quatrième etder- 

nîer embranchement des animaux^ celui àz^ zoophytes, et entre 

• les échinodermes et les acalèphes ou ùrtks de mer. Les lombrics^ 

les ihalassèmes^ les tuzm&ss f les sangsues et les dragormeàux oa 

gordius , forment son troisième et dernier ordre des annelides. 

j Mais les iœfda ^ les écktnorinques , et un grand nombre d'intes- 

|i tinaux, sont aussi bien articulés ou annelés que les lombrics 

il. et les sâng'snes ; et les annelides de ces deux genres , ainsi 

Il que les dragonneaùx, semblent nous conduire^ tantpar leurs 

Il formes que par leur manière de vivre, à la classe des vers 'à- 

If testinaux. Les larves de plusieurs diptères , celles particdiè- 

rement des œstres ^ des mouches^ etc., ne diffèrent de ces ani- 

i maux que par leur système respiratoire ; de sorte que les vers 

t intestinaux sont presque des larves de diptères sans trachées 

çt S0U5 une forme permanente ; les lemées et tous les àutrts 

épizoairesde M. de Lamarck, ont les plus grands rapports 

avec les insectes et même avec des crustacés branchiopodes. 

M. Cuvier a distingué > daiis plusieurs vers intestinaux, deux 

lignes tendineuses ou deut filets nerveux, partant d'un collier 

autour de là bouche : mais ne seroient-its pas deux cordons 

simples ou sans ganglions de la moelle épinière , et n'a-t-on 

pas dé)à remarqué que celle des lombrics n'est qu'une suite 

4'nne infinité de petits ganglions «erres les uns contre les 

liutres ? Us doivent , en suivant la décroissance des organes. 

Hoir par disparoitre. 

Les annelides abranches de M. Cuvier n'ayant aucun or- 
gane de respiration apparent , et paroissant respirer par h 
surface entière de la peau, doivent, je crois , former une 
classe particulière , que je nonmie Lomb&icites , parce qne 
le genre lombric en est le principaL Son type de forme est 
à peu près commun aux autres aniinaux de la même classe. 
Ainsi , la série dés vers se divise naturellement en deux cour 
pes principales: lés uns, tous habitans des eaux salées, ont 
des branchies extérieures ; les autres, vivant, soit dans 1» 
^erre ou dans les eaux douces, soit sur d'antreis anknaaX) 
. fi'offrent point de système particulier de respiration ; Ic"^ 
derme absorbe par ses pores le fluide destiné à entretenir l^ 
vîe , et a la propriété d'en séparer ou de tamiser , pour ainâ 
dire « r oxygène , dont la quantité nécessaire à leur conser- 



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E N t iyS 

^tionioit être, {proportions cardées , moins considcrable^ 
(pie celle que reçoivent les animaux supérieurs ou pourvus 
d'an système de circulation. Ces vers se distinguent aisémen^ 
ies autres par les caractères suivans : corps contractile , art- 
ndé , sans pieds articulés ni organes respiratoires ; ayant pour 
iûwÂe un suçoir mtériewf et réttactile ; animaux pour la plupart, 
j^arasiies. 

fai suivi , relativement h la division des mollusques | U 
méthode de M. Cuvier. Ses belles observations sur les cé- 
phalopodes me semblent établir , d'une manière évidente «' 
qu'ils sont, de tous les animaux du même embranchement^ lea 
inieux organisés; qu'ils forment, même à la tête ûes animaux. 
u$s vertèbres , un type spécial , nous ofifrant des caractère^ 
communs aux poissons et aux mollusques. Leur cerveau, ren? 
fermé dans une espèce de crâne ; leur système vasculaire ; la 
complication de leurs yeux qui, parleurstructure, ne le cèdent 
point en perfection il ceux des animaux vertébrés les plus 
élevés dans l'échelle ; leurs mâchoires robustes ; leur faculté 
Mkmotrice^et toute leur organisation} assurent à ces ani-^ 
maux leur prééminence sur les autres invertébrés connus ^ 
sans en excepter les hétéropodes de M. de Lamarck , qui ne 
âe rapprochent des poissons que par des caractères très-se* 
condaires ou beaucoup moins importans. L^on peut dire 

Ee les céphalopodes sont des espèces de moHusgues-poissons* 
isptéropodes sont, après les céphalopodes, les mollus- 
ques où la faculté locomotrice est le plus développée; ce 
sont tous des mollusques nageurs , et VargonauU arctique 
d'Othon Fabricius (^Limacine, Cuv.) 9 indique bien le passage 
des ptéropodes aux céphalopodes. 

Je range lesanimauxqui composentle classe àes TuNiciEES 
de M. de Lamarck atec les mollusques , en les distinguant 
sous le nom de phytdides. Us lient en effet cette cliss^ avec les 
^oophytes, et les ascidies faboient même partie de la classe 
àt^ animaux que les anciens appeloient ainsi, parce que, comme 
nons Tavons dit plus haut| leurs formes ou leur fixité leur don-* 
aent quelque ressemblance avec les végétaux. Les recher-r 
ckes anatomiques de M. Cuvier, relatives ^ux ascidies et aux 
biphores; celles de MM; Le Sueur (i) et Désmârest sur les 
pyrosomes et les botrjUes ; le travail général de M. Savigny 
sortons les animaux de la même classe^ ou celle des tuniciers, 
nionumens admirables de patience et de ifitsst d'observa- 
tions ^ ne permettent pas de méconnoitre les affinités qu'ont 
" -■ .,-■■. — -^ ' ^ 

(x) La iustice m'oblige à déclarer que M. Le Sueur m*avçit coin— 
ili^niq^ë sts découvertes sur les pyrosomes , près d*un an ayant quo 
M. Savigny fit pa^rt à T Académie de« Sdeoces, de ses obseryations 
•ur les animaux des alcyons. 



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3^76 E N T 

ces animaux arec les mollusques. Les caractères qui les 
^ âifférencîent de ces derniers , confirment même le sentiment 

l' âe M. de Lamarck sur la dégradation insensible des systèmes 

d'organisation; car les tuniciers sont plus simples, k quelques 
l égards , que les mollusques acéphales , et conduisent aux 

j écliinodermes, où Ton ne découvre qu^un ou deux appareils 

! tasculaircs et bornés à quelque;^ fonctions. Si les tuniciers 

\ ont des branchies membraneuses , à réseau , et formant sou- 

{' tent une sorte Je sac , c'est parce que cette disposition leur 

est nécessaire pour l'évacuation de l'eau qu'ils ont absorbée. 

' J'avois exposé , dans le cours de zoologie que j'ai fait en 

1 8 14. 9 à l'école vétérinaire d'Alfprt t plusieurs de ces vues 

générales àur les animaux sans vertèbres. • 

Distribution méthodique H générale des animaux articulés étpwmH 
' de pieds articulés {^^CIOMES , Entama^. 

CLASSE L — CRUSTACÉS, OusImco. 

^ Des hranchies : elles sont extérieures ou simplement couvertes pa^^ 

. tords du test} quatre antennes y et dix à quatorze pieds dans lapiU' 
part, ^ 

Oiu>RE I. —DÉCAPODES, Décapoda. Un palpe surchaque 

mandibule ; yeux portés sur un pédicule mobile ; la tête 

iet le tronc intimement unis, sous un test inarticulé; 

branchies situées à la base extérieure Ats pieds, et 

couvertes par les bords latéraux du test ; six pieds-* 

mâchoires , et dix pieds. 

Famille L -^ Braghyuaes, Brachyura. ^^ Quede sans 

Nageoires ni appendices articulés à son extrémité postérieure , 

plus courte que le test. 

Tribus ou sous-familles. *^ Nageurs, arqués , quadrilatères, 
orbiculaires, triangulaires, èryptopodes, notopodes. 

Famille H. — Macroures , Afa^/Y)iim. — Queue ayant de 
ehaque côté, à son extrémité postérieure ^ une nageoire oa 
des appendices articulés , aussi longue ou plus longue erdi* 
nairement que le test. 

Tribus. -^ Anomaux, homards ^ salicoques, schia&opodes. 

Ordre H. — STOMAPODES , Stomapoda. Un palpe 
sur chaque mandibule ; yeux portés sur un pédicule 
mobile ; tête distincte du tronc , très^grande ; son test 

1 sortant, sur une articulation antérieure , les yeux et 
es antennes intermédiaires ; branchies annexées à 
des nageoires sous-caudales, (quatorze pieds et deux 
pi«dâ-m|cbQire^ semblables t mais plus petits^} 



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E N T ^77 

OlBEE III. — AMPHIPODES, Amphipoda. tTa palpe 
sur chaque mandibule ; yeux sessiles ; trono articulé ,, 
distinct delà tète; quatorze pieds, dans la plupart. 

ÛWHttIV. — UEMODIPODES, Lœmodipoda. Mandi- 
bules sans palpes; pieds uniquement propres à la. 
locomotion; deux paires de mâchoires recouvertes. 

Ear deux pieds - mâchoires réunis à leur base ; 
îs deux pieds antérieurs annexés à la tête ; organes 
respiratoires présumés résiculeux, situés soit à la base 
d'un certain nombre de pieds vrais ou rudimentaires^ 
soit sur des segmens intermédiaires , sans pieds arti* 
cnlés ; corps souvent filiforme ; tête confondue avec le 
premier segment; dix à quatorze pieds disposés dans, 
toute la longueur du cofps. 

Omwie V. — ISOPODES, lio;>oefo. Mandibules sans pal- 
pes; i^eds uniquement propres à la locomotion ;t 
deux paires de mâchoires recouvertes par deux pieds- 
mâchoires ^ en forme de lèvre; les deux pieds anté- 
rieurs portés sur un segment distinct de la tête;? 
branchies situées sous la queue ; corps déprimé ; tronc 
de sept segmens; quatorze ]^ieds; un à six segmens 
postérieurs^ formant une queue très-distincte. 

Famiile L — Phytibuanches, PhylâranchîéH, >— Branchies i 
Ml appendices qui les portent, semblables à de petits pieds, 
articulés ou à à^s tiges ramifiées; dix pieds dans les uns ^ 
quatorze dans les autres 9 mais dont les quatre derniers , au 
moins, sans ongles et natatoires. 

Famille U. — PtéRYGibr ANCHES , Pierygtbmnchûh —Bran- 
chies en forme de bourses vésiculeuses ou de lames imitanft 
des écailles ; sept paires de pi^ds et tous onguiculés. 

Nota, Les ciiiq ordres précédent composent n^^n ancienne^ 
àiymon dès malacoslracés, 

OaDREVI.— BRANCHIOPODES, Branckiopoàa(Enio- 

mastrnca^ MuU.). Mandibules nulles ou sans palpes^ 

bouche des uns composée de plusieurs tnâchoires t 

. sans pieds-mâchoires ;. celle des autres en- forme de 

bec; pieds postérieurs au moins branchiaux : corps le 

plus souvent recouvert par un test membraneux « en 

forme de bouclier ou de coquille bivalve ^ avec lequel 

la tête est confondue ; yeux ordinairement sessiles. 

Famille L -^^ Pœcilopes, l'âMri&^a. — Des pieds pu pieds-' 

>i)ichoire$ , terminés en pointe j propres à la coursé^ Ou à la 

préhension; les autres pieds, en forme de ns^eo^irei loit 



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278 E J>î T 

composés ou accompagnés de lames , soit membraneni et 
digités ; tète toujours confondue avec le tronc ; un test cly-; 
peiforme dans la plupart. 

Tribus. — Xyphosures, pi^eumonures , lielmintheïdes. 

Famille IL — Phyllopes , fhyllopa, -- Tous les pieds uni- 
quement natatoires et branchiaux^ ^u nomlnre^ au moioi , 
de vingt-deux et foliacés. 

Tribus. — Aspidipliores , céplialés. 

Famille m. — Lophyrohes, Lophyropa. — r Tous les pîed^ 
uniquement natatoires et branchiaux y au nombre de six i 
douze , tantôt simples et garnis de soies , tantôt finement di- 
visés cru branchus -, corps , de plusieurs , renfermé dans un 
lest en forme de coquille bivalve, 

Tribus. — Ostracodes , gymnotes. 

CLASSE IL — ARACHNIDES, Jrachniàes. 

Des stigmates S0us le centre ou à F extrémité postérieure de la poitrine, 
servant d'entrée à des sacs pulmonaires ou à des trachées reyonnéesi 
' tête confondue avec le troue / point d^antennes ; point d'yeux com- 
posés; des yeux lisses; huit pieds dans la plupart p six dans la 
autres» 

Ordre L — PULMONAIRES, PiiAiïojfïoiOT.Dessac^pulf 
monaires.i organes sexuels doubles; six à huit yeux 
lisses. 

I. Mandibules terminées par une seule pointe, en forme de grine 
ou de crochet, et mobile ; tronc d'un seul segment ; abdomen p(^- 
diculé; deux stigmates situes à sa base; poin|de lames pectinées 
vers soni>ri^ine , ni d*^iguilion à son extrémité» 

^ FamiU'el — Araneïdes ( ou Fileuses ), ArméUUs.-^^- 
domen sans articulations , avec des filières ^ bout ; pied^ 
palpes sans pince ni griffe au bout, terminés au plus par uû 
pictit craebet^ et partant à leur extrémité , dans les mâles, le* 
organes sexuels ; pieds semblables. 

. Nùkt. Gette &mille se partage en deux sections : la V^" 
mière , celle des sédentaires , est composée de cinq tribus : 
ierriièles , tubilHes^ inéçuàèles, orbitèUs tt ùUérigrades ; la seconde 
section, les vagabondes ^ comprend deux tribus , celle des 
citifftides et celle àes^saliigrades» 

FamilklL — Pédipalpes, Pedipaipœ. — Abdomen arti^ 
culé ou annelé, sans filières au bout; pieds-palpes irès-gran^Sf 
en forme deserres, terminés par une pince ou une griffct san$ 
<U^anes sexuels ; les deux pieds antérieurs termiiiés par nfl 
tarse fort long , composé d^un grand nombre d'ar^<^^' ^* 
#^m cjTPjçfeets au bout. 



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E N T «79 

|I. Mandibule» terminées en pince ou par deiuc espèces de doigts; 
tronc de trois segmens , dont Tanterieur beaucoup plus grand , en 
- forme de corselet ; abdomen sesslle (toujours annelé) , ayant en des* 
sous huit stigmates, quatre de chaque côté ; deux lames en forme 
de peigne, yers sa base ; ses six derniers segmens en forme de nœuds 
et composant une queue , dont le dernier terminé par un aiguillon, 
éjaculant un venin. 

Famille III. — « ScOAPlONiBES , Scorpîoniâès. 

Okdre II.-.TRACHÉENNES, Tmcheanœ. Des trachées 
rayonnées ou ramlBées dès leur base , pour la respi- 
ration; or|;aiie8 sei^ueis uniques } deux à quatre yeux 
lisses. 
Famille I. — » Faux-Scorpions , Psetuh-scorpiones. — Tronc 
ie trois segmens ^ dont l'antérieur beaucoup plus grand , en 
forme de corselet; abdomen distinct et annelé ; pi'eds-nalpes 
très-grands ; hifit pieds dans les deux sexes ; niandibules en 
pince ; des mâchoires sciatiques ; une lancue^temale. 

Famille II. -^ Pycnogonides, Pycwgonides. ^ Corps de six 
ftegmens , dont quatre thoraciques et occupant presque toute 
sa longueur y et les deux autres formant chacun un ides bouts , 
et tubulaires ; le postérieur très-petit ; Tantérieur foiinant ua 
suçoir simple, tantAt accompagné de mandibules et de palpes, 
tantftt d^nne seule sorte dis ces organes , ou même sai^ aucun 
d'eux; huit pieds dans les mâles , dix dans les femelles , dont 
deux plus petits, ^jj^iés sons le corps, et ne servant qu'à por- 
ter les ceuls ; point de stigmates apparens. . 

Famille BI. — ^ Holètres, Holptra. -!^ Goiçs né formant 
qu'une masse sous un derme commun , ou ne présentant au 
plus qu'un étranglement au corselet , et qudques apparences 
d'anneaux sur ràbdomen, formées par des pUs; extrémité 
antérieure du corps souvent avjancée en forme de museau, 
ou de bec ; huit à six pieds. 

Tribus. 9^ Phalangiers, acarides^ Gelle-eise divise en 
quatre sections : le& tromhidites, les tiques» les hydrac-- ' 
«fUes et les microphthires. 

CLASSE m. -.INSECTES, bisecta. 

Deux trachées pour la respiratimn , s^ étendant paraUèlement d^unê e9^ 
trémité du corps à Vautre^ apec phtsiem'S centres de rameaux^ corres- 
pondons à des stigmates extérieurs et placés tout le long de ses côtés ^ 
té le distincte du tronc; deux antennes ; des yeux composés, 

OanMl. ^MYRIAPODES, AÇrnapp/to. Point d'ailes; 
un très -grand notnç^bre de pieds situés dans presque 
toute la longueur du corps ; mâchoires et les deux à 
quatre pieds antérieurs r^uAÙs à leur ba^e, au-d«ssQus.„ 
4^s maiidibulçf «I 



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ç8o E N T 

Famîile h — Chilogtïatbes , Chilogmda. •— Bouche com^ 
posée de deux mandibules et d'une lèvre couronnée de tnber^ 
cules, et formée par les mâchoires soudées ensemble; leSt 
4eux ou quatre pieds antérieurs semblables aux autres, mai$ 
réunis ^ lepr base et rapprochés de la lèvre ; antennes plu 
grosses vers le bout» ou filiformes, de sept articles ; deo^ 
jpaires de pieds par anneau, dans )e plus grand nombre^ 

Nota, Une partie de Ib. famille des trilobîtes, que les re? 
cherches de M. Brongniart ont éclaircie , me paroî^ appar-*. 
tenir à cet ordre, et devoir le commencer. 

Famille IL — Chilopodes, CkUopoda. -— Boqche compo- 
sée de deuxmandibules, d'une lèvre formée parles mâchoires, 
$ans tubercule^ au bout , et de quatre pieds-mâchoires ; \ts^ 
quatre piedsi antérieurs réunis à leur base; les deux premiers 
^n forme de palpes ; les deux inférieurs ou extérieurs en forme 
de grands crochets , articulés, très-pointus et percés aubout^ 
pjour le passage d'une humeur vénéneusej antennes séta- 
cées, composées d'un grand nombre d'articles; une seule 
pah*e de pieds par anneau. 

OanaElI. --THySANOURES,^ TV^wowtû. Point d'aUes? 
six pieds; abdomen àes uns ayant sur les côtés des ap^ 
, ^ndices mobiles , et terminé par des filets ou des 
. soies articulées: celui des autres sans appendices latér 
raux, mais terminé par une queu^^rchue, repliée 
sous le ventre dans le repos, et seirvant à sauter, eu 
ce débandant i des yeux composés, ou formés de plu-; 
sieurs yeux lisses groupés. 

FamiUe. L -irr Lépismènes, Lepismena. — Antennes divi- 
sées, dès leur origine, en un grand nombre de petits articles « 
des palpes saillans et très-distincts ; des appendices sur les 
côtés de l'abdomen, et àes soies articulées à son: extrémité. 

Famille H. -^r PoBUftELLES» Podurellœ. — Antennes de 
quatre article^, et dont le dernier au plus est composé de pla-> 
sieurs autres ; point de palpes apparens ; abdomen sans a^ 
pendices latéraux, term^ié par une queue repliée, fourchoe, 
^çrvant à sauter. 

Orbre III. — PARASITES, Parasita, Point d'ailes ;si^ 
pieds ; abdomen sans appendices niobiles sur les côtés, 
ni soies articulées et de queue fourchue au bout ; point 
d'yeux composés ; un ou deux yeux Hsses de chaque 
côté de la tête; bouche des uns, consistant en un taur 
seaii, avec un tube simple et rétractile; celle des autres 
Inférieure, et n'offrant à l'extérieur qu'une fente entre 
jçu^ lèvres j et accompagnée de itwn mandibules CQ 



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E N T :,8, 

erochet; ^ophage occupant une grande partie du des- 
sous de la tête. Insectes parasites, sans métamorphose. 

FamiZfe /. — Mandibules , MandièuIcUa. — Des mandi- 
bules. 

Famille IL -^Edentulés , EdetUMla, — Point dç mandi- 

kules, 

1 

Oaiw^ IV. —SUCEURS, Sucioria. Poîntd'aîles ; sîxpîeds; 

abdomen sans appendices mobiles sur les côtés , ni ' 

6oie3 articulées et de queue fourchue ana bout; deum 
yeux composés ; bouche formée d'une trompe, tou-^ | 

jours extérieure, articulée , de deux yalves, renfermant « 

un suçoir, avec deux écailles à la base. Insectes para ^ ^ 

§iteS| sautaqt e( subissapt des mctapiorphoses, 1 

OftD^ V. -^ COLÉOPTÈRES , Coleoptera. Deux ailes re- | 

couvertes par deux élytres; bouthe composée de par* 
lies (deux mandibules, pareil nombre de mâchoires 
et de lèvres ) propres à la mastication ; élytres crus- 
tacées; ailes pliées transversalement. (Jamais d'yeux 
lisses ; élytres à suture droite ; anteni^e^ n^ayapt ordU 
pairenieiit; que oi^ze articles. ) 
Section première, — PENTAMÈRE3 , Périmera, Cinq articles 

)^ tous les tarses. 

Famille L -^ Carnassiers, Entomophagà. — - Six palpes; 
le$ deux pieds postérieurs insérés sur une lame pectorale 
très-grande , avec un grapd trochanler à leur base. 

Tribus. — Cicindelètes, carabiques , hydrocanthares , tour* 
niquets. La seconde se divise en sept sections. 

Famille IL -^ Bragbélttres, Staphylinit — Quatre palpes; 
étuis beaucoup plus courts que Tabdomen; corps étroit et 
allongé , ave c deux vésicules rétrs^ctiles à l'anus ; hanches des 
deux pieds antérieurs très-grandes* 

Tribus. -«!- Fissilabres, longipalpes, aplatis, microcé»* 
phales, hétérodactyles ( section des dimères )• 

Formule IIL — - SerrïCORîœs , Senicornes. -?- Quatre palpe$ ; 
élytres recouvrant la totalité ou la majeure partie de Tabdo- 
men; antennes ordinairement filiformes pusétacées^ soit en 
panache ou en peigne , soit simplement en scie , du moinn | 
dans les mâles. 

Les uns, ou les stemoa>eSf composent deux tribus : les bu- 

Î^r^stides et les élatérides; les autres, ovthsmalacodermesj en 
bnnent cinq : cébrioniteS| lampyridcs, mély rides, ptiniore^ 
f t UiQe-b^Qi&« 



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*8» E N T 

FamUle IV. -^ Clavicorîœ&, Clapkorms. -^ Quatre palpes \ 
^lytres recouvrant la totalité ou la majeure partie deTabdo- 
men; antennes grossissant vers le bout, ou terminées €i\ 
massue soit perfoliée,soitsolide,notablementpluslongaesque 
les palpes maxiUaires, avec leur base nue ou peu couverte. 

Tribus, — »• Claîrones , palpeurs, his^érides , peltoïdes, de^ 
mestîns, byrrhiens, macrodactyles, 

, FamâleF. -«- Palpicori^ss, Palpîcomes. Quatre palpes ï 
élytres recouvrant la totalité ou la majeure partie de Tabdo- 
men; smteimes terminées en* massue perfoliée ou solide, 
composée de ^ix à neuf articles ^ plus courtes ou à peine plu& 
longues que les palpes maxillaires » insérées daDis U9e fossett» 
profonde^ sous les bords latéraux delà téte^ 

Tnbus. -*- Hydrophiliens y sphéridiotes. 

FamUle n. — ^LAiiŒLLiGoailxs, Lamellieomes. QnaAnfA 
pes; élytres recouvrant la totalité ou la majeiu-e partie de 
f abdomen ; antennes terminées en massue lameUée 9 soit en, 
éventail ou pUcatile, sdit en peigne.. 

Tribus*,'^ Scarabéides^ lucanides. La première se divise 
«a six sections naturelles : les coprophaeés, les çéotrupins, 
lesxylophileSf les phyllophages , les anthobies, les mélito- 
philes. . • 

Section deuxième. -^ HÉtéromÈres , Heteromera, Cinq arti- 
cle^ aux quatre tarses antérieujrs, et quatre aux postérieurs. 

Famille L -* Mélasomes , Melasoma. -^ Tête ovoïde» s'en* 
fonçant posiérietirement dans le corselet ^ sans étranglement 
brusque , en forme de cou , h sa base ; un petit crocbet écail- 
leux aucdié interne des mâchoires. (Étuis soudés et repliés en 
dessous, dans la plupart ; antennes moniliformeSf. insérées 
sous les bords de la tête^ avec le troisiènae article alioiig^l 
corps noir ). 

Tribus, -^ Pimélîaîrcs, blapsides^ ténébidonite^, 

JP-a/wi7/€ 21. -^ÏAXicoRNES, ra^/cwTîc*. Tête ovoïde, s'w- 
fonçant postérieurement dans le corselet, sans étranglement 
brusque , en forme de cou , à sa base ; point de crochet ^ 
côté întenie des mâchoires ; antennes filiformes ou sétarfcs. 

Tribus. — Cossypheurs , diapérialesl 

Famille IIL -r- StÉNÉLYTRES, 4^çe///na. — , Tét€ OVOÏdCf 
s^enfonçant postérieurement' dans le corselet, sans étr^i^l^j 
méat brusque 9 en forme de coi| , ^sa base ; point de crocn» 
au càté interne des mâchoire^ « anten^^s filiformes^ ^^ ^^ 
çées. 

.ïraîw. — Hélopiens , Qed?mérite«., 



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E N T ^85 

FamîUe IF, -^ TrachÉLIDES, Tnw^j^^ttfc. -r Tét« triangu- 
laire et ovoïde , entièrement découverte, avec un rétrécis* 
lement brusque , en forme de cou, à sa base. 

rnf^zi5««-ePyrochroïdes , stordellone^ , «unicités , boriales^ 
çantharîdies. 

Section troisième. — TÉTBAMiRES , Tdtamera. Quatre ar- 
ticles à tous les tarses. 

Famille L — Rhinchophores , Bhinchophora. — Tète.pro- 
i longée antérieurement, en forme de musç^u ou de trompe^ 
arec la bouche terminale. 

} , 7n32£5»--«Bruchè|c;s9çharaiisQnite$. 

^ Famille II, — - XxLOPiiAÇES , X^lophagié'^PoiùX 4e museau 
pl de trompe ; tarses ^ .arttide^ e»4îer^ , <iu4oot le pénditième 
(rarement) est seul élargi et en form^ 4e icoei^r; antenaes 

.|i plus grosses vers leur extrénJté , ou terminées ea inassue. 

i TribÊs. --- ScoIitaireA^ lK>»trichias, paossiies» 4rogossi-^ 

i: taîres. ' ' ; - 

; Famille m. -r P*AXy$0»Œ5 , Plafyï^ma i^jtteujipes ). Tous 
r les articles àts tarses entiers ; antennes filiformes ousétacée&î 
? Famille IV.:— Loi? GiGoaî^ps ,^ Ifi^^gimfm- Lc5 trois, pre- 
^ piitrs articles d& tarseç garnis dç.^QâSjQi^ «n dessous ^ le se-» 

cond et le troisième prefffle:triwOTtoe& |^ ^9K cqeur, cé^jn-^ 
]f profondément bilob4 ; point 4e 'Cro^eh^ei 4<mlteip( W tèlf if^^ 
i terne des mâchoires; corps alla|i^,; U .l^Miigiiiette M^omè 
j triangulaire ou en cœur , profondément jécbaocrée ^ antemies 
1^ Cliformes ou sétacéés , lônipes,) et ins^rée^ daps une édban-^ 
^ cmre des yeux, qui environné leur base, oi^ situées entre eux t 
^ mais ces insectes , ayant alors le corselet colique ou eu ira- 

pèze, et les pieds longs et grêles | avec les tarses allongés. 

( Tribus. •^ Prîoniehs, cérambycîûs, lepturètes. 

FamUle V. — Eupodes, Eupoda. Les tXQ\s premiers ar-^ 
ticlei dès tarses g)»mis de brosses en dessous , le second et le 
^ trokîème triangulaire^ ou en cœur, celui-ci ptofbiSdémentbi' 
I bW; poiàt de croicket au cAtf întenic 8es^mâcho3res ; corps 
allongé; languette liaiis échancrure dans plusieurs; ; antennes 
iliformesv insérées hors des yeux et' au- derant d'eux , 
jprère plus longues que 4a tête et le corselet; corselet étroit , 
cylindrique ou carré, recevant la tête jtisqû'aux yeux; pieds 
^orts, avec les cuisses bvalaire^ et épaisses, et les trois 
pemiers articles des larses courts < le tpofelèmp renfermant 
souvent le dernier); division extérieure des mâchoirc<rs*él«f-ii 
g^ssant au bout, et point semblable à up pafpe* - \ . 

iTr^vs. — Sagcides,, ç^riocéride^y .« ' .- 



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I 

• i84 E N T 

Famille VL — Cycliques, Cyclùca. Les trois premiers ar* 
i : ticles àes tarses garnis de brosses en dessous , le second et te 

!: troisième triangulaires ou en cœur, çehii-ci profondément 

tiUobé ; point de crochet au côté interne àes mâchoires ; corpi 
, ovale ou rond ; languette toujours entière ou peu échaoerée^ 

j presque carrée ou ovale ; aptem^^s filifocmes ou grossissant 

i insensiblement vers le bout ; division extérieure de« mâchoiret 

cylindrique, noirâtre , presqi^e semblable à un palpe. 
i Nota. Ëtte se divise en trois sections ou petites tribus^ 

que Ton peut désigner sous les noms de çassidaires, cUryso» 
î , mélines et galérucites^ 

Famille Vit. ■«- Clavifalpes , CtaQopalpata, «^ Les troii 

Îremiers: articles garnis de brosses en dessous , lie second et 
î troisième tpkmgulaires on en cœur, celui-ct profonde? 
ment bilobé; un crochet éeaiUeux au côté interne des mâ- 
choires; corps presque toujours orale ou hémisphérique; an<t 
tennes en massue perfoUée , ovale .ou arrondie.- * 
Tribus. — Erotylènes , globuliles;. 

Section quairièmif. -^ Trimères, Trùnera, ÏVois^ articles à 
tous les tarses* 

Familiâ L — Aran»IPHAG£Sc, Aphidiphaga. — Antennes pins 

courtes que le corselet, terminées en une mas$ue en forme 

de triangle renverté, comprimée; dernier article des palpes 

très-grand, en forme dfe hache; corps hémisphérique ou en 

' ovale court, avec le corselet presque en croissant. 

t'ojnâleîL — r TVngicoles, Fùngicola, — Antennes plus 
longues que la tête et le corselet ; palpes maxillaires filiformes 
eu simplement un peu plus gros a leur extrémité; corps 
ovale, avec le corselet en trapèze.. 

Je réunis la section des DiMÈaES à la famille des B9>a-' 

CHÉLYTRES. 

Oaï)RE VL — ORTHOPTÈRES, OrthopteraJiem ailes re- 
couvertes par deux; élytres; bouche composée de partie* 
jpropres àCamasticatiOtt; élytrescoriaces,.souveBtwri- 

culées;, ailea pliées dans leur longueur, et quelquefois 

aussi dans les deux sens (des yeux lisses dans le pio* 

grand npmbjpe; antennes, ayaojt ordinairement plus ^. 

onze articles)^ 

Famille J. -.- CouftEUKS;, Cursoriai — Tons les pieds onj- 

qnement propres h la course ; éijrtres. et ailes toujours bori« 

a^oAtales* 

Tribus. — Forficulaîres , blattaires , spectres , mantides. 
Famille a, -^ Sauteurs, SaUaloria, — Pieds postéricor* 



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E N T . ,85 

propres pour le saut ; ëlytres et ailes le plas souvent en toit^ 
mâles produisant , avec leur;» ailes, une stridulation* 
Tribus. — Gryllones , acrydiens , locustaires. 

Oiil>a£ VII. — H ÉMIPTÈRES , Hemîptem, Deux aîles re- 
couvertes par deux élytres ; bouche propre à la succion, 
composée d'une gaîne tubulaire, articulée, remplaçant 
la lèvre et recevant, dans un canal supérieur, des filets 
écailleux, représentant le labre, les mandibules et 
les mâchoires ; élytres des uns crustacées, avec les ex- 
trémités membraneuses ; celles des autres ne différant 
des ailes que par ptiis d'épaisseur et souvent par leur 
coloration. 

Section jfremîère. — HÉTÉROPTÈRES , Heteroptera. Bec nais- 
sant du front; étais membraneux à leur extrémité; premier 
segment du tronc beaucoup plus grand que les autres. 

Famille L — (iÉocoRiSES, Geocorisœ, — Antennes décou- 
rertes , plus longues que la tête ,* insérées près clu bord in- 
terne des yeux. 

Tribus. — Longilabres , membraneuses , nudicoUes j ocu^ 
lées, rameurs. 

Famille IL — Htdrocorises , Hydrocorisœ. — Antennes 
insérées et cachées soiis les yeux, et tout au plus de la lon- 
gueur de la tête. 

Tribus. — Ravisseurs , platydactyles. 

Section deuxième. — - Homoptères , Homoptera. Bec nais-' 
tant de la partie la plus inférieure de la tête , ou près de la 
poitrine , de Tentre-deux des pattes antérieures ; étuis de la 
même consistance, demi-membraneux et quelquefois presque 
semblable^ aux ailes ; premier segment du tronc de la gran- 
deur au plus des suivans, et souvent beaucoup plus petit. ^ 

Famille L — GlCADAiRES , Cicadariœ. — Trois articles aux 
tarses; antennes ordinairement très-petites, coniques ou en 
alêne , de trois à six articles , avec une soie au bout. 

Tribus. — Chanteuses, fulgorelles, cicadelles. 

Famille IL — Kymé^élytkes^ Hymenelytra (aphidii). Tarses 
à deux articles; antennes filiformes ou sétacées, plus longues 
que la tête , de six à onze articles. 

Tribus. — Psyllides, thripsides, aphidiens. 

Famille III. — Galunsectes, Gallinsecia. — Un seul ar- 
ticle et un seul crochet aux tarses ; femelles aptères et munies 
A^on bec; mâles ayant deux ailes , et dépourvus de bec s an- 
lennes de onze articles , avec deux soies au bout. 



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^m . E N T 

OaDRE Vnr. — NÉVROPTÊRES, Jfeoroptera. -* Quatrt 
ailes nues; bouche propre à la mastication; ma-» 
choires et lèvres de figure ordinaire , ne formant point 
une espèce de trompe , droites , étendues ; ailes réti- 
culées, le plus souvent égales : les inférieures plus 
étroites et plus longues ou plus larges, dans ^quelques 
uns; jamais d^ aiguillon, et rarement de tarière dans les 
femelleSé 

Famille I. — SuBULTCORNES , Subulicomes. — Antenaaes en 
forme d'alêne , guère plus longues que la tête , de sept articles 
au plus , dont le dernier en forme de sole. 

Tribus. — Libellulines, iéphémérlnes. 

Famille IL — *• PLANiPEimES , Ploïdpennes. •— Antennes tan- 
tôt filiformes ou sétacées, tantôt plus grosses Vers le bout, 
beaucoup plus longues que la tête , composées d'un grand 
nombre d'articles ; ailes inférieures étendues ou simplement 
un peu courbées au bord interne ^ de la largeur environ des 
supérieures , ou phis étroites^ 

Tribus» —* Panorpates , fourmilions^ hémérobins, pso- 
quilles , termitines , raphidines , mégaloptères , perlides. 

FqmillmlIL — Plicipennes, Plicipennes. — Antennes filî* 
formes ou sétacées, beaucoup plus longues que la tête, com-^ 
posées d'un grand nombre d'articles ; ailes inférieures pas- 
sées, beaucoup plus larges que les supérieures; niandibiiles 
nulles ou très-petites. 

Ordre IX. — HYMÉNOPTÈRES, Hymenoptera, Quatre 
ailes nues; des mandibules prqpres; mâchoires eoi 
forme de valvules ; lèvre tubulaire à sa base , terminée 
par une languette , soit double , soit repliéa|i ces par^ 
tîes se rapprochant pour former une sorte de trompe^ 
propre à conduire des substances liquides ou peu 
concrètes ; ailes veinées ,' inégales : les inférieures tou- 
jours plus petites , sous toutes leurs dimensions ; une 
tarière ou un aiguillon dans les femelles. 

Sectiçn première. -^ Il tKéBK\T!{S<f Terebraniia. Une tarière 
dans les femelles ; antennes ayant souvent moins ou plus àt 
douze k treize articles. 

Famille L -— PoRTE-sciE, securifera. — Abdomen parfaite* 
ment sessiie. 

Tribus. — Tenthrédînes , urocératcSé 

Famille IL — PuPivoRES, Pupioora. —* Abdomen fixé a^ 
tronc par un pédicule ou un rétrécissement de la base de soa 
premier anneau: son point d'insertion très-distinct. 



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E N T . a«/ 

rnïii5. — ÉvaBÎales, ichneùmonides , gallicoles, chalci-" 
dites, oxyures, chrysides. 

Section deuxième. — PoRTE-AICùiLLON , Aculeala. Point de 
tarière ; un aiguillon intérieur ou des glandes renfermant ua 
acide, dans les femelles ainsi que dans les mulets. 
I. Femelles et mulets privés d'ailes. 
Famille J. — HÉTÉROGYNES , Veterogyna* 
Tribus, — Formicaires , mutillaires. 

II. Tous les individus ailés* 

Famille H. — FOUISSEURS , Fossores. — Pieds uniquement 
ambulatoires , point propres il récolter le poUen dies fleurs } 
aiks étendues. 

Tribus. — Scoliètes , sapygites 9 pompilîens , sphégimes , 
bembécideSf larrates, nyssoniens, crabronites. 

Famille IIL---' DiFLOPTÊRES, Siplopiera. — Pieds unique- 
ment ambulatoires ^ point propres à récolter le pollen des 
fleurs ; ailes supérieures doublées dans leur longueur. 

Tribus. — - Guépiaires ^ masarides. 

Famille IV. — Melmfères, Mdlifera. — Des individus 
( femelles on mulets ) recueillant le pollen des fleurs avec 
leurs pieds postériet]|rs , dont le premier article du tarse eist 
en palette soyeuse ou très-velue , et dont la jambe est pareil- 
lement on très-velue ou creusée en corbeille ; une brosse 
au ventre dans quelques-uns. 

Tribus. — Andrenètes , apiaires. 

OaME X — LÉPIDOPTÈRES , Lepidoptera. Quatre ailes 
couvertes d^une poussière farineuse , formée de petites 
éc^lles; bouche composée d^un suçoir nu, formé 
de deux filets (les mâchoires) tubulaires, se réunissant^ 
par leurs bords internes , en une langue roulée en 
«pirale, et dont Tintérieur présente trois canaux; tu^t 
(petit palpe ^ souvent peu distinct, à la base de chaque 
filet ; deux palpes labiaux, inférieurs, très-apparens, 
remontant de chaque côté de la langue , et lui for- 
mant une sorte d^étui ; des vestiges de mandibules. 

FamïZfeX.— Diurnes^ Diuma. — Ailes toujours libres: 
poin^ de frein aux inférieures, pour retenir dans le repos les 
supérieures; les quatre, ou celles-ci, perpendiculaires dai^s 
le repos; antennes grossissant vers le bout ou terminées par 
«me petite massue dans les uifô , plus grêles et très-crochues 
au bout dans les autres. 

Tribus. — Papillonides , hespérides. 



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,88 E N T 

FamMe II. — CaÉPnscuLMHES, Qtpusadana. -^ Un fireûi^^ 
en forme de crin écailleoXf fort, roide et très-pointn, par- 
tant da bord antérieur des ailes inférieures , près de leur 
base, se glissant, lors du repos , dans un anneau ou coulisse 
du dessous des supérieures, et les retenant dans une situation 
horizontale ou inclinée; antennes en massue allongée, prises 
matique ou en fuseau. 

Tribus, — Sphinf^s , zygénides. 

FamiUein. — Noctuhnes, iVocAnTui. — Un frein, en formé 
de crin écailleux, fort, roide et très-pointu, partant du bord 
antérieur des ailes inférieures, près de leur bord, et se glis^ 
6ant, lors du repos, dans un anneau ou coulisse du dessous 
des supérieures , et les retenant dans une situation horizon^ 
taie ou inclinée; antennes sétacées,en peigne dans pbn 
sieurs. 

Tribus, •— Bombycite^, faux-bombyx^ phalénites, deltoïdes^ 
noctuélites, tordeuses, tinéites, fissipennes* 

Ordre XI. — RHIPIPTÈRES, Rhipiptera. Deux ailes 
nues , plîssées en érentail, sans balanciers au-dessous t 
boucbe composée de deux mandibules, de deux mâ- 
choires, portant chacune un palpe très-petit dW seul 
article , d^un labre et d'une lèvre sans palpes ; deut 
corps crustacés , mobiles f représentant de petites 
élytres, insérées à Fexlrémité antérieure et latérale du 
corselet ( Obsavaiions communiquées par M. Sarigny. ) 

Ordre XII. — DIPTÈRES, Datera. Deux, ailes nues^ 
étendues, avec deux balanciers au dessous; bouche 
en forme de trompe ou de tube ; gaîne (la lèvre) inar- 
ticulée, renfermant, dans un canal supérieur, ou re- 
couvrant un suçoir ( représentant les mandibules et 
les mâchoires, ou quelques-unes de ces parties ), d'an 
nombre variable de soies ou de lancettes écaiUeuses. 
' Section première. — Proboscidés, Proboscida. Gaine de la 
trompe toujours univalve , renfermant dans une gouttière su- 
périeure etloi^îtudinale le suçoir, coudée à;sa base, et termi- 
née par un empâtement plus ou moins marqué , divisé en deux 
lèvres. Tête toujours très-distincte du tronc; crochets des tarses droits oë 
simplement arqués et unideniés au plus en dessous. 

Famille L — NémocÈres , Nemocera, — Antennes de sii 
articles et au-delà , de quatorze à seize le plus souvent. 
Tribus. — Gulicîdes , tipulaires. 

Famille II. — • Tanystomes , Tanystoma. — Antennes de 
deux ou trois articles ; trompe entièrement ou en partie ^ail- 
lantf , renfermant on suçoir de plusieurs soies^ 



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E N T aSg 

Tirons. — Asiliqoes, empîdes, yésicoleiîxy bombylîers, 
aothraciens , Uoniens, sicaires, mydasiens, liiagionides^ 
dolichopodes. 

FandUe UI. — NotacâI9T&£S , Natacanûta, — Antennes d^ 
deux oa trois articles ; trompe renfermant un snçoîr de deux 
soles ; celle des ans à tige trés-comte , terminée par deux 
grandes lèvres saillantes ; celle des antres longue , en siphon , 
cachée sous un museau en forme de bec , portant les antennes; 
dernier article des antennes ayant des divisions transverses 9 
eo forme d'anneaux. 

Tnbus, — Décatomes , stratiomydes. 

Famille IF. -^ Athéricères^ Atheiicenu — Antennes de 
deux ou trois articles» dont le dernier toujours sans divisions 
annulaires ; trompe ( quelquefois nulle ) toujours allongée 
«pand elle existe , tantôt entièrement rétractile , et jamais 
retirée sous un museau portant les antennes^ tantôt saillante, 
en forme de siphon, et dont le suçoirn'est toujours alors que 
de deux soies: deux des soies portant un pajpe membraneux et 
logé avec elles dans la gouttière de la trompe > lorsque le 
^çoir est composé de plus de deux pièces. 

Tribus. — - Conopsaires, syrphies, oestrides, muscides* 
Section seconde, — YiPKOBOSCmÈS ,* Eproèoscida, Bouche en 
forme de bec, composée d'une à deux lames, recouvrant une 
manière de tube , ouvert en dessous, un suçoir (de deux soies 
réunies en one ) , partant d'un bulbe radical de la cavité buc- 
cale. TAe souvent intimement unie ou comme soudée au corselet y 
quelquefois ne se présentant que sous V apparence dun tubercule , 
inséré verticalement sur le corselet; crochets des tarses très-contour- 
tiésj paraissant doubles ou même trifdes. 
Fondue unique. — - PuPiPARES , Pupipara. 
Tribus. — Coriaces , pbthyromyies. (l.) 
ENTOMOLOGISTE. Nom que l'on donne au natura- 
liste qui s'occupe de la partie de l'iustoire naturelle qui a rap- 
port à la connoissance des insectes , et qu'on a nonmiée EiT- 
TOMOLOGIE. V. ce mot (G.) 

ENTOMON. Nom générique donné par Klein à une de 
ses divisions des crustacés , et dans laquelle il repferme les 
scorpions y la squille-manie , les aselles , les pagures. Voyez ses 
Bemarques sur les Crustacés^ traduction française , pag. 71. (L.) 
ENTOMOPHAGES. Nom que l'on donne aux oiseaux 
qui vivent d'insectes, (v.) 

ENTOMOPHAGES, £/itomopAûgi. Nom que f ai donné, 
dans mon Gênera àes crustacés et des insec;tes, à une division dé 
coléoptères pentamères 9 dont le caractère est d'avoir six pal- 

X. 19 



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E 



HQO E N T 

es 9 saroir,^eux Ht ctiaque mâctioire , et un pareil nombre it 
a lèvre. Ces mêmes insectes composent la famille des co- 
léoptères carnassiers de M. Cuvier, et celle des adéphqges de 
M. Glairville, et embrassent les créophageseile^neciùpedesàt 
M. Dttm^ril (ZooL anal,). V. CARNASSlEas(îirw^«).(t.) 

ENTOMOSTRACÉS, JEiitomoi^wa (insectes acoquine), 
MiiTl. , ordre de crustacés. V. Branghiopodes. (l.) 

ENTOMOTILES ou Insectirodes. Famille d'insectes 
hyménoptères, établie par M. Duméril^ et qui comprend 
les genres : Fœne , E\?ame , tchneumon , Ophîou et Banche, Elle 
répond à notre tribu des Ichtïeumonides. F. ce mot. (l.) 

ENTOMOZOAIRES. M. de Blainville , dans son Pm- 
lârame d'une nouçéHe àbttShutkm du règne animal , Bdi soc. 
phil. 1816 , donne te fiOtt à une grande série d^ animaux, 
qui correspond aux classes des insectes , des crustacés , des 
arachnides, des vers intestinaux et à.ts anneHdes. 

Les enton^z#aîres sont des animaux pairs , invertébrés, 
articulés; ils sont subdivisés en huit classes, savoir: les HlXA< 
PODES pu insectes proprement dits ; les OcTOPonES ou aracb- 
iiides,(es DiCA^ODES ou crustacés macroures et brachynrcs; 
les HÉTÉROPODES qui se rapportent aux entomostracès de 
Mtitler, et aux sqnilliares ou crustacés stomapodes de 1(. La- 
treille ; les Tétradecapodes qui correspondent aux cnis- 
tacés isopodes de ce dernier naturaliste , aux cloportldes et 
aux lernées, cyames, calyges, etc. ; les Mi^riapcnoes ou mille 
ïieds ; les Setipodes ou anneUdes proprement dits , et eafia 
es Apodes qui renferment les sang-sues et les vers intesti' 
baux proprement dits , qu'il appelle ëntozoaires , ainû cp< 
Rudolphi. (besm.) 

ENTOMOZOOLOGIE. M. de Blainvîlle proposée* 
nom pour la partie de rhistoire naturelle qui traite des in- 
sectes , des crustacés , des arachnides , des annelides et ^es 
vers intestinaux , dont il forme un seul groupe sons le nom 
d'Eî^TOMOzoAiRES. F. ce mot. (desm.) 

ENTONNOIR. CoquiUe du genre patelle , remarquAU 
par sa grande élévation. Elle est figurée dansGualtieri,tâb.jf 
fig. E. F. au mot Pateixe. (b.) 

ENTONNOIR , Infimdibuium. Genre de Coquilles^- 
hli par Dcnys-de-Montfort, pour séparer des Sabots { 2W*» 
Linn. ) , quelques espèces qm s^en écartent. Ses caracières 
sont : coquille libre , univalve , non-ombiliquée , à spù'e re- 
gulière , élevée ; ouverture entière , aiguë, à bords trancbaBS. 

L'espèce qui sert dé type à ce gejire , vit à vingt- ckiqpic<î^ 
de profondeur sur les rochers des c6tes de l'Afrique et à^ 
r Amérique. Elle parvient À deux pouces de diamètre. Sacoi>- 



f 

le 



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E N T ,9, 

leur #st ^rls-^ç-llR en deliors et nacrée en dedans. On la voit 
rarement dans les collections, (b.) 

ENTONNOIR BRUN. L'Agaric cYATHiFoaME figuré 
par Taillant , pL i4^ , n^. i , a et 3 1 porte qaelquefois ce 
nom. (b.) 

ENTONNOIR ÉPINEUX. L'HYnaE^TOMENTEux 
se nomme ainsi dans quelques lieux, (b.) 

ENTOT^NOIR DES JARDINS. Aoabic couleur de 
tabac d'Espagne foncé , à chapeau relevé en entonnoir , 
de trois pouces de hauteur , qui croît dans les allées des jar- 
dins et des bois . aux environs de Paris ; il n'est point dan- 
gereux. Paulet l'a figuré pL 63 de son Traité des Cham- 
pignons, (b.) ^ 

Ektothnoir pied de chèvre on de Bokdy. Autre Jgaric 
de mêmes forme 1 couleur et localité que le précédent , dont 
il diffère par son pédicule en zigzag. On peut le manger. Pau- 
let Ta figuré pi. o5 de son Traité des Champignons, (b.) 

Entonnoir de Provence, Autre J^anc couleur de chair , 
qui croît en Provence sous les pins , et que ûari^l a fait 
connoître. Il est remarquable par son chapeau qui se relève 
par ses bords ^ et qui se creuse par son centre , de manière 
à représenter un entonnoir pourvu d^un goulot. On U mange 
BOUS le nomde PiVi^io. Paulet Ta figuré pi. 63 dé son Traité 
des Champignons, (b.) ^ 

Entonnoir vénéneux. Jgaric à chapeau d^un fauve clair 
sale, en dessus et grisâtre en dessous, dont les bords se relè** 
vent , et le3 lames se prolongent sur le pédicule. Paulet a fi- 
guré ce champignon qui est dangereux , pi. 67 de son Traité 
sur les plantes de cette famille, (b») 

ENTONNOIRS-MOUS. Famille étabUe par Paulet , 
dans le genre Agaric de Linnaeus. Elle se distille par le 
chapeau relevé en ses bnrds 9 et par les lames décurreiUes sur 
. le pédicule qui s'amincit à sa base. On en compte aaze es- 
pèces ; savoir :1e Champignon rotïge bord, le Champignon 
DES ro&sÉs , le Verre a boire , TEmtonnoir mes jaudins ^ 
I'Entonnoir de Provence, TEntonnoir pied de chèvius ou 
de BoNDY, la Colomoette de Jean Bauhin , la Trompette 
BLANCHE, u Girolle entonnoir ou Fausse Girolle ,Ja Gi- 
rolle FEMELLE «u JUMELLE, lepETIT BUOU BLANjC DE tAIT^ 

leCouMAçON, enfinla Girolle en bou<2U£t deYaiUant (b.) 
ENTOPOGONS , Er^opogom, P. B. Nom donoé ans 
plantes de la troisième tribu ou section de la famille des 
mousses 9 dont Porifice de Fume est privé de dente ou de pé^ 
ristome externe , mais qui est garni de cUs tantôt libres , tan- 
tôt réunis en une membrane plissée , et qui constitue ce qu'on 
appelle le péristome interne. (P. b.) 



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.9» E N T 

^ ENTOZO AIRES. Sous - classe ëtaWîc parRuiolpU 

etadoptée parBlainville, qui laplace entre les Vers et lesnit- 

DiAiRES. Elle renferme une partie des Vers intestinaux, (b.) 

ENTRAILLES , Viscera. Ce sont les diverses parties que 

contient la cavité du bas-ventre, dans rhomme, les quadra- 

j pèdes,les cétacés, les oiseauix, les reptilies, les poissons, les mol- 

iusques, lesinsectes, etc. Ces entrailles consistent: i.^'en un e^ 

tomatyquelquefois simple, quelquefois composé de ptasiears 

poches; a.^ en intestins, les grêles sont placés au milieu, et les 

* grosboyaux à la circonféren<:e ; ceux-ci sont au nombre de trois; 

; le axcum qui n'existe pointdans beaucoup d'espèces ,1e colon 

^ et le rectum; il y a trois sortes d'intestins grêles; le duodénum^ 

^ le jéjunum et Vileum ; 3.® une membrane , appelée le mèsm- 

tère^ rassemble ces intestins ; 4-® on trouve ensuite le foie à 

droite avec la vésicule du fiel ; 5.^ la rate à gauche ; 6.<> les deux 

reins sont placés près des lombes ; 7.® la vessie de l'urine est 

en avant du bassin ; et 8.® le pancréas derrière l'estomac. Chez 

2 les mâles on remarque encore les vésicules séminales, les 

I vases déférens, et autres parties servant ii la génération; chez 

les femelles , se trouvent la matrice et ses trompes avec les 

ovaires , les ligament , etc. Tous les intestins sont coaverls 

de l'épiploon , membrane plus ou moins grasse et réticulée. 

Xe péritoine est une autre membrane qui enveloppe jparticu- 

nèrement l'estomac, les intestins, le mésentère , l'épiploon, 

le foie, la rate et le pancréas ; lorsqu'elle se rompt, elle 

^onne naissance à des hernies dangereuses, (virey.) 

ENTREFEGOS. Nom languedocien de la pomme-de- 
lerre. (ln.) 

ENTREVADIS. C'est , dans quelques parties du Midi> 
l'HERBE-AUX-GtEtx , clemoUs vitis-alba. (ln.) 

ENTREVIGHEet AONBOVL Nom de la Clématitï 
odorante , dans les environs de Montpellier, où on l'em- 
ploie comme fourrage , après sa dessiccation, (b.) 

ENTROCHITE. r.ENTROQUES.(DESM.) . 

ENTROQUES. On appelle ainsi de petits corps fossiles, 
en forme de rouelles, tantôt parfaitementrondes ou elliptiques, 
tantôt pentagones, et d'autres fois en étoiles à cinq brancnest 
dont l'épaisseur varie beaucoup , mais qui ont le plus souf eot, 
sur leurs faces planes, des stries ou sillons diveiçens du cen- 
tre à la circonférence. La plupart à^s entroques sont pleines; 
mais il en est dont l' axe est creusé d'un canal cylindrique plus oa 
moins étendu y et qui Test quelquefois tellement que c6scorfS 
ressemblent à des anneaux. Ou pense que ce sont les artictt- 
lations détachées du pied ou des branches d'animaux manos 
trèsr-voisins deséchinodermes pédicellés, appelés ENCBiifl^ 
• ^ lesqueU ne peuvent être comparés qu'a des étoiles de mer o"» 



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E N T ^ 

genre Euk¥âle ^ doBt le corps seroit supporté par une lon- 
gue tige fixée sur les roches. Cette forme même a valu aux 
encrines.le nom de palmiers marins , sous lequel elles sont plus 
vulgairement connues. 

Lesentroqnes sont ordinairement de nature calcaire, et 
conservent le tissu qiâ^elles avoient lorsqu'elles faisoient par- 
tie d'aniiçaux vivans ; mais d'autres fois elles sont converties^ 
tantôt en pyrite ou fer sulfuré, tantôt en spath fluor oa 
çhamcQuatée ^ aiqsi que Ta observé M. de Bournoai dans le 
Derhyshire ( CaUd, de sa CoUect, minéral, ). On en trouva aussi 
qui sont changées en silex. 

. Ces corps fossîlessont disséminés en grande abondance dans 
certains marbres ou pierres à grain fin et bitumineuses , qui 
accompagnent là houille, et dans toute la formation, qui a reçu 
lenom de calcaire du Jura ou de calcaire des cavernes. La craie 
et le calcaire à cerithes n'en présentent jamais;, et ii plus forte 
içaison on ne les observe point dans les terrains d'eau douce , 
on dans les dépôts gypseux, tels que ceux de nos environs*. 

Le marbre de Flandre , si employé à Paris ^ depub quel* 
ques aniiées ^ sans doute en raison de làmodicité de son prix , 
et connu sous le nom àt pefit grtmiie ^ en est rempli. Le fond 
de ce marbre bituminifère est noir foncé, et les entroques de 
couleur blanchâtre qu'il contient, s'en détachent parfaitement. 

Les entroques ont été décrits et figurés principalement par 
D'Annone, dans le^Aciaheloedca 2. t. 3 , parGuettard , M^ 
moires, de V Académie royale des Sciences de Paris ijS5; et par 
Knorr. Monum. du déluge, seconde part pag^ ix et. suivantes. 

Ayant eu égard aux diverses formes que nous avons indi* 
quées plus haut , les naturalistes ont souvent multiplié les espè- 
ces d'entroques, mais à tort , parce que la même tige à! énorme- 
yoss^^peut présenter Aes entroques de forme variée. Ainsi une 
tige d'abord ronde , devient ensuite pentagonale et pois mar- 
quée de cinq siUons longitudinaux; ce qui détermine des 
formes rondes , pentagonales ou en étoile pour les entroques.r 

Les pièces qui forment le centre des rayons de l'encrine 
fossile ont quelque analogie avec ceUes.da centre des astéries 
ou étoiles de mer. Elles ont été moins étudiées que les arti- 
culations, des tiges, et sont au3#iplus rares. On les trouve or- 
dinairement réunies en une seule masse ou culot dont lesr 
formes varient selon les espèces. 

Les encrinite!^ les mieux conservées sont celles que Vou 
rencontre dans des schistes noirs bleuâtres, oa ardoises f et 
qui sont changées en sulfure de fer ou pyrite^ M. de Drée ea 
possède un très-bel individu dans sa collection de fossiles. 

Il arrive quelquefois que d'énormes amas d'entroques fer- 
rugineuses forment à elles seules une mine de fer proprement; 



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agi E N T 

dite. On en trouve de semblables , Âânsi la prineîpauté de 

Salm. 

M. de la FlettgTf yt a era reconnoitre dans des scbistes ar« 
gîleux de Bretagne des entroques ; ce qui rapporteroit la for- 
mation de ces schistes aux terrains zooliqnes de M. Bron- 
gniart Qnd^es doutes se sobI formés à ce sujet , et ron a 
pensé que ces corps appelés entroques, pourroienf biena^é- 
tre dans ce cas, que des fragmens de macle , pierre magné- 
sienne qui se rencontre asseï fréquemment dans ces mêmes 
sfbistes. V^ Tarticlc ENcnurE. (desm.) 

ENTSIAN. V. Enzian. (ln.) 

ENUCLËATOR. Nom {atin du dur-bec, dans des ou- 
vrages d'Omidiologie. (s.) 

ENULE CAMPANE. Nom de rimitE AimiE. (B.) 

-ENUMITANNE. Nom kouril du Cambeisier ( I^w- 
etra gylosiaim ^ L.). (Lli.) 

ENUMU-CUTAN. Les Tartares Kurîls nomment ainsi 
rAiBE&us YBIMÉB , VoctinUÉfn ukginosum. (lk.) 

ËNUREA. F. ENOUHotJ, (ln.) 

ENVEÈGURE. C'est retendue qu'embrassent les ailes 
d'un oiseau^ ouvertes comme pour le vol 9 à prendre de bout 
de l'une àeekH de l'autre, (s.) 

. &maptn. -^ Parmi le« oiseaux , ceux dont les ailes ont le 
plus d'envergure, scmt, en général , ceux qui se nourrissent 
de proie vivante, tels que les aigles, les faucons, les mi- 
Hn3 , le^' va;utosrs , etc. , ou ceux qdi saisissent les insectes 
au vol t comme les kirondelles et particnKèrement les marti- 
nets.. La fréoaete et les hirondelles de mef sont encore remar- 
quables païf la grande envergure de leurs ailes. Les gallinacés 
el certains éckassierssont, au contraire de tous les oiseaux, 
ceux qui en ont ie sMiins* 

On dit aussi ifol po«r enoérgutt. (BBSM .) 

ENXAYAO. Nom portugais de la JouBAB;iE aaiores^ 

CEMTE. (l^) 

ENYDKE^ Enyàra. Plante des marais de la CocUiKiine, 
à racine rampante , à tige herbacée et rameuse, à feuilles on- 
posées^, hastées, dentées et glabres ; à fleurs blaiM;bes , soli- 
taires , sur des pédoncules teminaux ^ qui forme nn geare 
dans la syagénésie polygamie ^stranée. 

Ce genre offre pour caractères : un calice copmun de quatre 
l^andes foMoles ovales , dont deux opposées plus petites; ^ 
calice particidier monophylle , contourné en tube , denté à 
ion sommet ; un réceptacle conunun nu , portant dans son 
disque des fleurons hermaphrodites , et à sa circonférence des 
fleurons femelles fertiles ; plusieurs semences ovales et sans 
aigrettes, (b.) 



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• E P A agS 

ENYDRIS. Nom de la Loutre, cbez les Grecs de Tan- 
tiquité. V, Loutre, (s.) 

ENZIAN. Nom des Gentianes', en Alfemagne. Les Air 
lemands le donnent anssi à h Bryohe blanche , à VAl- 
Utamania termria et an Laser à larges fenîUes, (ln.) 

ENZINO. C'est I'Yeu^e ^ chez quelques anciens bota- 
nistes, (ln.) 

EOLIX>E, iS)^^RJ^5. Genre deCoQuiMEétabfiparDenys- 
de-Montfort,.aiix dépens des Powthal^mes de Soldant II 
a pour expression caraetémtiqae : coqtdîle libre , univaive , 
cloisonnée , ^ spfre televéc et à base aplatie ; ouverture 
ronde , placée an centre de la base ; dos caréné et armé ; 
cloisons unies. ' 

La setde coquille connue dans ce genre, vit dans ta Mé- 
diterranée , et ne parvient pas à une ligne de diamètre. Elfe 
cet fort singuHère, îl y a Heu de croire qu'une partie du corps 
de Panimal qui la contient lui est extérieure. F. Porce- 
laine, (b.) 

EOLF&E , EoU^cL Genre établi par Cuvier aux dépens 
des DoR|s. Ses caractères $ont: i.° quatre tentacules au- 
dessus de |a bouche , et deux sur les côtés ; a.® branchies 
formées par des lames diarposées par rangées transversales 
des deux cAtés du dos. 

Les Boris fascicui.ee , brabçhïalp , papilleuse , 
HAINE , etc, , entrent dans ce genre , cjul a réuni aussi 
les DoRis PÈLERINE et RAPPROCHEE , dont Bruguîères avoit 
fiât son^ geniie Ôavoiins. Le genre LanvogèRe s'en rap- 
proche beaucoup. (B.) 

£OLiE.F.i>aRSs.(B.> 

EOROO. L'arbre à pain est ainsi appelé à O^haïti, selon 
^adtineOA. (lit.) 

EOUNOetEURO.Noms languedociena duLiERRE.(LK) 

EOU55E, EOÊ et ELZË. Noms languedociens de 
FYeuse ou cbéne vert. I^es pourceaux nourris de &e& glands 
(eouzino) ont la chair ferme et de bon goût. V. le Dictionnaire 
4e Fabbé de Sauvage, (lbt.) 

E-OWHNE. C'est Iç Bambou, à Olhaïii. (ln.) 

ÉPACRIS, Eo^ris, Genre de plantes, de ïapentandrie 
monogynie, et oc la iTamille des bicortics , qui" oflftre nour 
caractères : un calice persistant , divisé en cinq folioles lan- 
çéoliées ; une corolle monopétale , iiifiindîbuliforme , divi- 
sée en cinq parties ovales, pointues ? cinq étamines courtes 5 
un ovaire supérieur, arrondi , à cinq stries , ayant, à sa base, 
cinq écailles ovoïdes , échancrées , et surmontées d'un style 
çoç^^, à stigmate e&téte \ nne çaj^sule globuleuse^^ un pe» 



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396 £ P £ 

aplatie en dessus , à cinq loges, s^ouvrant en cinq valves, 

et contenant àes semences petites et nombreuses. 

Ce genre contient une trentaine d'espèces, qui viennent 
toutes des terres australes , et qui sont peu importante$ à 
connoître : Tune d'elles , la seule qui soit herbacée , a été 
réunie au genre Styphélie. 

Les genres Drâcophylle de Labillardîère, Lasynème, 
Peionote et Pentachoioire de R. Brown, diffèrent infi- 
niment peu de celui-ci. (s.) 

EPAGNEUL. Race de chiens à tête petite et arron- 
die , à oreilles pendantes , à longs poils , il queue toufibe 
et relevée , et k jambes sèches et courtes. Il y a de grands 
et de petits épagneuls ; ceux-ci sont les plus communs. La 
J>lupart des chiens de cette race sont blancs. Us sont origi- 
naires d'Espagne , ainsi que leur nom l'indique. 

Les épagneuls conviennent pour la chasse dans les can- 
tons couverts , et sont propres au poil et k la plume ; ils quê- 
tent ordinairement le nez bas. (s.) 

EPANOUISSEMENT DES FLEURS. C'est le déve- 
loppement par£ait de toiites leurs parties. (D.) 

EPARÈTE. Synonyme de Sainfoin, (b.) 

EPARGNE. Sorte de Poire très-longue, verdâtrc, el 
tachetée de fauve, (ln.) 

EPARYIER. Nos pères écrivoient et pronençoient ainsi 
le nom de I'Epervier. V. ce mot. (s.) 

EPATICA. F. Hepatica. (ln.) 

EPATITIS de Dioscoride. Plante voisine ou la même 
que le Clymenum du même auteur, (ln.) 

EPATORION de Dioscoride. F. Eùpatorium, Linn. 

(wO 

EPAULARD. Les Saint^ngeois ont donné ce nom à m 
cétacé du genre Dauphin , qui est le Grampus des Anglais , 
et sans doute YOrque d'Othon Fabricius et des autres natiri 
ralistes du Nord. On l'a aussi réuni au Dauphin gladiaieur- 
V. l'article Dauphin, (desm.) 
EPAULE ARMÉE. V. au mot Crapaud, (b.) 
ÉPAULÉE. Nom vulgaire d'une Telline. (b.) 
EPAVES DE MER. Ce sont toutes tes espèces de subs- 
tances marines , que la mer jette et abandonne sur le ri- 
vage. (s.> 

EPEAUTRE, Triûcum spdta, Linn. Ce grain étoit plus 
cultivé autrefois qu'il ne l'est maintenant : on en recueille ce- 
pendant encore en Italie , dans THelvétie , dans la ci-devant 
province d'Alsace et dans <pielques endroits du Limousin et 
de la Picardie.Partouton prétend qu'il résiste mieux au froid 



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E P E agy 

que les autres fromens. Son épi est uiLpea comprimé et dé- 

J)oarvu de barbes ; s^il en a, elles sont très- courtes, et sen* 
ement disposées dans sa partie supérieure. Les petits épis 
qui forment Tépi général , sont composés de quatre fleurs ^ 
dont deux ou trois , tout au plus , sont fertiles. 

Vépeautre est sec, de couleur rougeâtre ; ii ressemble à 

Forge , par la disposition de ses épis , et diffère du froment^ 

' eik ce que le grain est plus petit , et adhérent à la balle. 

C'est principalement sur les montagnes froides , et dans 

les terres granitiques ou schisteuses qu'on cultive Vépeautre. 

Il craint l'humidité^ 

On le sème en automne avec son enveloppe. Deut me-^ 
sores équivalent à une mesure égmgée. Il faut donc en 
répandre le double de froment. Mais comme il mûrit lente- 
ment^ on doit le semer de bonne heure , soit en automne, 
soit au printemps : car on en distingue une grande et une per 
tite variété. 

Il faut, pour Vépeautre^ les mêmes soins de culture que pour 
le froment. Il est susceptible des mêmes accidens et des 
mêmes maladies ; il exige donc les mêmes précautions pour 
l'en préserver. • 

On bat Vépeautre comme le froment; puis on le porte au 
moulin à égruger , pour en séparer Tenveloppe. Cette opéra- 
tion s'exécute par des meules tenues assez écartées pour ne 
pas endommager le grain ; l'enveloppe seule est froissée. 

La balle ^ mêlée avec un peu d'avoine , fait i 
nourriture pour les chevaux ; la paille est plus 
celle du froment , et les animaux la mangent plus 
liêpeautre est d'une plus facile conservation que le 
cause de la balle qu'il conserve Jusqu'au moment 
ou de sa conyersion en farine. Exactement vann^ 
il se broie avec facilité et donne une farine peu a 
mais d'un blanc jaunâtre , aussi belle que celle d 
froment 

Cette farine est composée des mêmes principes que celle 
de froment. £lle contient une matière sucrée , de T amidon 
et de la substance glutineuse. Ce dernier principe s'y trouve 
nième en assez grande abondance : aussi la farine aépeautre 
est-elle très-propre à la panification et à faire de l'excellente 
pâtisserie. 

Quoique la farine Vépeautre re||[|prme les mêmes élémens 
que celle de froment, il faut, à cause de la divers^ de leurs 
proportions, s'écarter des manipulations ordinaiiH^our le 
pain de fromient. Elle ne produiroit qu'uç pain lourd et fade, 



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^1 ^^M^M. 



agS E P E 

si on n'emptoyok pas h sa fabrication ie Teaa plus chaude,' 
une plus graiMe quantité de levain , et surtout un pen ^e sel. 

Moyennant toutes ces précautions , le pain Sépeautre , loii 
d?éfre noir, erossier et et difficile i£gestion, comme Font 
prétendu quelques anteurs , est blanc , léger, savourem: et se 
cooscirve frais pend^ffit quelques |ours , «ans Kien perdre de 
l'a^ément qu^il a dans sa nouveauté, (pârm.) 

Cepesdantf il favlfayouer , les progrès de la culture (ont 
pRetià k petk disparo#tre fépeautre de nos cban^. On t^tVL 
voit pas anjourd'huif^ en Tramce, le quart de ce qui s'y voyoit 
il V a trente ans. (b.) 

ilPECL Noia vu%aire de r£p£t€BE. (v.) 

EPÉE DË^MERou ESPADON. On a donné ce nomi 
troîagvaandfiP anioianai marins bien di£fiérens ; Tun est un dau- 
phin ,.dost la nageoire dorsale est fort élevée et en forme 
de fana: (F. I>iiir9HiN>; l'autre esï un poisson dont le nw- 
seau est prolongé en une pointe très-longue et en forme de 
glaive ; aussi hû dt^^A donné te nom de Xiphias gîsdms. Il 
est également eonn^ saus^ le nom d'ËMPSABûft, Enfin k 
Scm , fffil est voà ^ulte poisson très-roisîh du requin ^ arec 
lesquels la plupart des auteurs Font réuni , a quelquefois 
reçu ^ comme les précédens y la dénomination d^4^^ ^ ^^* 

(DESM.) 

EPKICHE. Nqm d'un pic d'Europe ^ que Buffon a gé- 
néralisé à .tous les pics qui ont le plumage tache lé denoiret 
de blanc. P'. Pic. (v.) 

ÉPEÏRE , J^eiray Walck. Genre d'arachnides pahno- 
naires , de la famille des arauéides , tribu des orbitèles, ayant 

{lour caractères : crochets des mandibules repliés le long dfl 
eur côté interne ; filières extérieures presque coniques, pen 
saillantes , disposées en rosette ; la première paire de pie^^ 
et ensmte la seconde les plus longue^ de tqutest la troisièn»* 
la plus courte ; huit yeux, dont quatre intermédiaires, foi"' 
mant un carré , et les autres rapprochés par paires , une de 
chaque côté ; mâchoires droites •, dilatées dès leur base , cû 
forme êe palette ovale ou arrondie ; lèvre presque demi- 
çircttfaire ou: triangùlaîre. 

les épéïres composent le genre lé plus nombreux en es- 
pèces, et le plus varié de ta famille des aranéides. Elfes M 
partie delà division des orbitèles , ou des araignées teadmt&t 




ûa de réfPet en automne , dans nos jardins , et dont latow^ 
fornuëe de cercles. concoptriques, croisé» par des fils *^ 



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EPE ,95 

ses en rayops , et suspendus v^erdcalemçnt , a , plus d'une fois, 
excité notre admiration. La plupart des autres espèces 
donnent aussi k leur toile la même direction; d^ autres 
rincUnent un peu ; enfin , il en est , comme TépéYre ai-* 
curèùinai quî la placeht horizontalement. Celle de quelques 
épëïres exotiques est composée de fils d'une telle force , , 
qu^elle arrête de petits oiseaux et embarrasse même l'homme 
qui s'y trouve engagé. tFne espèce d^épeïre épineuse (^racîKs) 
delà Caroline, produit par sa viscosité naturelle le même 
effet. . 

Les épé'frés se tieuuent le plus souvent au centre de leur 
piège , le corps renversé ou la tête en ias; mafe d^ autres se 
font auprès une demeure , soit eutlèrement cintrée et tantôt 
ènfonhe d^tube soyeux, tàntét composée de Veuilles rap- 

Srochées et \i.ie$ par des jfil^, soit ouverte par le haut , et 
nitant une coupe ou un nid d'oiseau. 
Leur coc0n est ordinairement globuleux ou ovOïdé, et 
offre à rintérîeur une hourre de soie as$e« épaisse , et sou- 
vent autrement colorée que la sole qui forme l'enveloppe 
extérieure. Les œufs sont très-nombreux, agglutinés et placés 
âu milieu de cette espèce de feutre. 

Plusieurs de ces aran^des ne font qu^une seule ponte par 
année , et qui a lieu à^la fin de Tété , ou âu commencement 
de l'automne. 

M. Walckenaer partage ce genre en dix famlUes,' dont 
plusieurs sont subdivisées en diverses races. Les trois der- 
nières familles ont l'abdomen ou le corselet chargés de tu- 
bercules nombreux ou d'épines. La septième es^distinguée des 
six précédentes par les mâchoires et la lèvre , qpi sont pro- 
portionnellement plus longues. Les espèces de la première 
fimitie bot l*]aAdomea aHoE^é et le #orselet bombé à $a par- 
tie antérieure Cette ^^îirtie Avt corps est plate et couverte 
d'un duvet soyeux et argenté dans les trois firmilfes suivantes. 
JSIle est coiivexe , dans les espèces de la cinquième et de la 
sixième famille , qui ont d'atUeurs Fâbdomen ovale , ce qui 
les éloigne des épéïres de la première. Les yeux et Fabdômen 
présentent aussi quelques caractère» particuliers et qui forti- 
fient k s^nalement de ees coupes , ou qui servent à les sub- 
drriser. Gei^ cKàngemens de forme en entraînent aussi dans 
les kidirtudes. On remarque, par exempte , que les épélres 
dé la secmide famille et des deux suivantes font un cocon en 
forme d*ovoTde tronqué en conique. 

jNoUî^ renvt^ons , pour tous ces détails , au Tableau des 
mnnéSdei de M. Walckenaer , ouvrage indispensable pour 
celui qnt Veut se livrer à une étude spéciale de ces animaux. 
!N<yos nous bornerons à citer les espèces qui nous paroûssent 



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Sob EPE 

les plus intih*essantes ^ et en les dlslriiuant d'une manière 

inmple et facile. 

I. Corselet bombé et peu rétrëcî à son extrémité antérieure ^ plutôt 
carré ou en ovale tronqué , qu*en> (orme de coeur. 

A. Derme de Tabdomen coriace ou corné ^ épineux. 

Ici se placent les épéîres épineuses, telles que 1^ arai* 
gnées suivantes , de Fabricius : mUitaris , iaurus^ cancriformiSf 
ietracantha , hexacarUha , etc. La région de Fanus forme sou- 
vent , sous le ventre , une saillie tubulaire , environnée de 
rides ou de plis concentriques. Ces. espèces sont propres à 
l'Amérique et aux Indes orientales. Les unes ont Pabdomea 
aussi long ou plus long que large ; celui des autres est trans- 
versal, et quelquefois terminé par deux épines très-longues, 
comme dans TA. taureau que j'ai citée. M. Walckenaer a 
4onné , dans son Histoire des Aranêides , fasc, 3., tab. 5 , la 
description et la figure de cette espèce (^oczV/V), dont latoile^ 
diaprés les observations de M. Bosc ^ est très-gluante. L'ab- 
domen de cette épcïre offre dîr épines , savoir ,. deux en 
avant ^ réunies à leur base , deux autres près du milieu des 
bords latéraux, une de chaque côté, et les dernières situées aux 
angles postérieurs, et réunies, trois par trois ^ en manière 
d'épme palmée. 

Elle se trouve dans la Caroline. 

B. Abdomen mou et sans épines. 
' * * Palpes et pieds point comprimés.; extrémité antérieure h 
cdrselet point couronnée de tubercules ou de pointes. (Ab- 
domen allongé , cylindrique. ) 

Toutes les^ espèces ^ cette division sont encore exoti- 
ques et remarquables par l'allongement des parties de leur 
corps. Leur corselet est ordinairement garni en dessus d^un 
duvet soyeux, argenté ou doré ; son nûlieu offre, dans plu- 
sieurs, deux petites éminences, que des. auteurs ont prises 
pour des yeux. Les quatre premières jan^s et les deux der- 
nières sont quelquefois terftiinées par un faisceau de poils; 
c'est ce que Ton voit dans les araignées chpipes etesuriensàt 
Fabricius. Ces épéïres font des toiles , composées de fis 
très-forts. MM. Cattoire etMatbieu m'ont assuré ce fâit,r^ 
lativement à la dernière , qui est commune k l'Ile-de-Frautt* 
Sloane avoit observé que la toile de la première , on de l'^, 
à brosses j est formée d'une soie jaune et d'une viscosité* 
grande , que non seulement elle arrête de petits oiseanx , des 

Ï figeons sauvages, mais qu'elle embarrasse même l'homi»*» 
orsqu'il s'y trouve engagé. L'épéïre décrite sous le nom de- 



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E P E 3oi 

âulîs par M. de Labillardière , dans son Voyage à la recher- 
che àe Lapeyrouse^ est un mets recherché pour les hâbitans de 
la Nouvelle-Calédonie. On fait périr ces animaux dans des 
vases de terre , que Ton fait chauffer ; on les grille ensuite 
sur des charbons. Ce naturaliste a vu deux enfans en avaler 
jusqù^à cent. Cette espace habite les bc^is , et sa toile oppose 
aussi beaucoup de résistance. 

** Palpes et pattes comprimes; exti-émité antérieure du cor- 
selet couronnée de tubercules aigus. 

Cette subdivision correspond à la dixième famille des 
cpéïres de M. Walckcnaer , celle des couronnées , et ne se 
compose que d^une espèce , que Fabricius nomme sexcuspi-- 
data , et qui se trouve au Cap de Bonne-£spérance« 

II. Corselet peu ou point élevé à son extrémité antérieure et pres«- 
^ • que en forme de cœur , tronqué à sa pointe. . 

A. Yeux latéraux plus éloignés des intermédiaires 'qui||Ceux-ci ne 
le sont entre eux ; corselet fortement tronqué à son extrémité 
antérieure. 

* Abdomen n* ayant point à sa base de saillie angulaire , ni d'é-« 
légations charnues en forme de tubercules. 

£pÉÏRE A CIGAJRICES , Epéira cicatrtcosa , Aranea cica- 
incosn y Deg. 9 Oliv. ; Aranea umbraHca^ Yill. ; A, impressa ^ 
Fab. Majeure partie du corps noirâtre ; abdomen ovoïde ; 
aplati, d'un brun grisâtre^ ou d'un jaunâtre obscur , avec une 
bande noire , festonnée , bordée de gris , le long du milieu da 
dos , et huit à dix gros points enfoncés , situés sur deux lignes. 

Elle file ;sa toile contre les murailles ou d'autres corps , et 
se tient cachée dans un nid de soie blanche , qu'elle se forme 
soos quelque partie saillante , ou dans quelque cavité , i 
proximité de sa toile. Elle né donne aucun signe de vie lors- 
qu'on la prend , et ne sort que la nuit. C'est aussi alors, ou 
du moins lorsque la lumière du jour est foible , qu'elle file^ 
Sa toile est souvent chargée , mais sans ordre , des cadavres 
de divers insectes qui lui ont servi de pâture. On y a trouvé 
jusqu'à des scolopendres. Clerck dit cependant que cette es-^ 
pèce préfère les phalènes et autres lépidoptères nocturnes 
aux mouches. C'est encore dans les ténèbres de la nuit 
qu'elle se livre aux plaisirs de l'amour. La femelle fait sa 
ponte au printemps , et cache ^ses œufs dans son habitation ou 
auprès d'elle. Suivant Clerck , le cocon est de la grosseur d'un 
pois ordinaire. Lister dit que les œufs sont très-serrés et pia* 
ces les uns sur les autres , en plusieurs couches , de sorte 
qulls forment un corps ferme, aplati et orbiculaire, sem- 
blable pour la figure et la grosseur à une semence de lupin. 
Ib sont recouverts d'une bourr^ lâche , et l'animal colle sou* 



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3o2 E P E 

vent sur leur cocon une asseï grande quantité ik différens dé- 
tritus. Les petits éclosentvers ia fin du printemps ou an com- 
mencement de Tété. Parvenus à une grande partie de kar 
croissance , lorsque les mauvais temps arrivent , ik efi sup-- 
portent les rigueurs , en se tenant cachés soua le» vieilles 
écorces des arbres et des pieux. Cette espèce est une des 
plus grandes de notre pays. M. Â/VakSenaer a retenu le fiem 
spécifique que lui a voit donné Viilers. 

EpÈÏre àPOGLISE , Epdra apocUsa , "Walck. Hist. des aran.^ 
fasc, 5 , tab. i , ^, i , mâle ,Jî§^. 2 , femelle ; jiraignée^ n.*>9, 
de Geoffroy. Elle devient presque aussi grosse quie 1*E. àia- 
dème. Son abdomen est ovalaîre , brun et entouré à sa partie 
supérieure , d'une bande blancke , large et festonnée ; l'es- 
pace intermédiaire est divisé par deus autres bande» , tantôt 
de la même couleur , tantÀt rougeâtres ou jauiùâtres , sans 
festons et formant une croix ; l'une est transversale et très- 
large; l'aiHre est longitudinale et se termine trianguiairement 
à son extrémité antérieure ; l'autre extrénrité est accompa- 
gnée de quelques lignes blanches , placées sur les deux côtés. 
Ces bandes ne forment dans le mâle que des lignes d'an 
jaune vif. 

On trouve cette épéïre dans les ^is ^ près des étangs et 
des lieux hamides. Son nid est formé d'une soie très-serrée, 
et que Lister compare à la matière que le lin préparé doqs 
fournit. Il n'a qu'une petite ouverture, placée en dessous, 
et que l'aaknal ferme avec ses pattes , lon^^u'on vent le sai-' 
sir. Aux approches de l'iiiver > il le consolide au mo^o de 

8 raines ou de parcelles de végétaux, qu'il y atta<Àe. H s'yeo^ 
;rnu5 entièreiaent pour n'en sortir qu'au retour de la belle 
saison* Mak il paroît cependant , d'après lister, <pe cette 
épé£re se choisit quelquefois , ptar Tlmernage , un local di^ 
£érent et plus abrité. Elle proportionne retendue de sa toile 
à celle du terraûi , de sorte que le nombre des cercles toiH 
centriquesdeson réseau varie de quinze àtrcnte^huit Leméiw 
naturaliste a même vu des mâles se bor&er à tendre àes iiid 
simples et sans beaucoup d'ordre , sur lessomnâtés desgra^ 
minées. U s est assuré que la même femelle faisoit «iccessi*- 
yement, dans l'espace d'environ deux mois, trois pcffltes, 
j^DOttcées j^ autant de cocons , et même , avec un pcapl» 
de temps, jusqu'à quatre. La première a lieu vers la fin de indi» 
Il s'est amusé , pendant près d'un mois et demi, ^ àéiétt 
chaque ^r la toile d'un individu de ce sexe , qu'il avoit 
transporté de la campagne dans son jardin , et qui ayoit éta^ 
bli son uSA entre d^» feuilles vertes de rosier ; l'aniinal ne 
s'est point lassé de reconstruire son ouvrage , et n'a janwtf 
abandonné le berceau de sa postérité. Il paroît que dan* de 



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E P E 3o3 

semblables circonstances, les mères ne lAangent plus de 
place , pas même pour chercher leur nourriture. 

EpeïRE quadrille, Epelra quadrata, Walck. ; Aranea re- 
gails, Panz. , JFûttiï. Insect Germ,^ fasc, 4-0, iai, 21. Son abdo- 
men , qui est très-gros , varie quant au fond de sa couleur; 
il est tantôt verdâtre , tantôt d^un gris cendré ou d^un brun 
roussâtre; Ton yoit au milieu de son dos quatre £;randes 
taches bl^iH^hes , formant un carré , et bordées de noir ou d^ 
brun foncé ; une série de taches de la même couleur , mais 
plus petites , s^étend longilndinalement entre les précéden- 
tes ; d'autres points , pareillement blancs , sont semés çà et 
là : les côtés extérieurs ont des taches de la même couleur^ 
qui se réunissent quelquefois , pour former une aire longitu* 
dinale, d'un blanc grisâtre, renfermée par deux lignes noires 
et ondées. L'organe sexuel de la femelle offre, ainsi que celui 
de quelques autres espèces du même sexe , une saillie , en 
forme de corne , et que nous avons comparée , dans les gé- 
néralités de la famille des aranéides , au tablier des femmes 
de la face des Boschîsmans. 

L'épeïre quadrille £le , aux mois d^août et de septembre , 
dans les lieux humides surtout, à l'extrémité de plusieurs 
plantes, sur les buissons, les petits arbres et les jeunes pins 
particulièrement , une grande toile verticale , à côté de la- 
quelle elle se pratique , entre les feuilles , un nid arrondi ou 
en dôme , formé d'une soie blanche et très-serrée , oè elle 
se tient le jour. Un gros fil part de ce domicile , aboutit au 
centre de la toile , et sert k l'animal à descendre , à monter , 
lorsqu^un insecte est pris dans se^ filets. Une femelle que 
Lister avoit renfermée dans une botte, divisa ses œufs en 
4eax paquets , mais les réunit ensuite dans un même cocon, 
dont les fils étoient jaunâtres. Il distingua dans ses excrémens 
des parcelles, non digérées , de mouches ^ de scarabées, etc. 

E^iliE CUCURfilTmE, Epeiracucurbîiinay Walck., HUt.des 
aràn. , fasc» ^ f pi.3; Aranea cucurbitina^ Lîim. ; Aranea seno^ 
^mlaia^ Fab. M. Walckenacr rançe cette espèce dans sa 
«epttème famille , composée de celles dont les mâchoires et 
la lèvre sont proportionnellement plus longues que dans les 
«titres. Le corsefet est d'iin krun-jaùnttre , avec les yeux 
noirs; l'abdomen est ovoïde, vert, mais plus clair et près- 
-que d'un jaune citron sur le àos , qui offire quelques points 
noirs et C0nca¥es. On voit au-dessus des filières des individus 
adultes , une tache rousse ou safranée. Les pieds sont d'un 
v^rt ^scur et gmtis die potb noirs. 

Le eoffselet du mâle est plus foncé et bordé de chaque côté 
de vert noirâtre ; son abdomen est petit , presque cylin^ 
dfique , et a rtoixïs de jaune ; leâ cesses sont rouges ; les 



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( 

3o4 E P E 

ïambes et les ftrses sont gris , avec des taches noires ; les 

moutons des palpes sont bruns. 

Cette espèce file entre les tiges et les feuilles des arbres y 
du saule et de Taune particulièrement , une toile à résean , 
mais d^ peu d^étendue , et le plus souvent horizontale ; la ca- 
vite d'une feuille un peu grande lui suffit. Lister en a con- 
servé plusieurs individus dans des vases de verre qui n^avoient 
pas plus de quatre doigts de diamètre ^ et dans lesqueb ils 
avoient fait leur toile. Ils en occupoient soigneusement le 
centre , s^emparoient avidement de toutes sortes de mou- 
ches , et même de taons 9 et se comportoient absolument 
comme s^ils avoient été en pleine liberté. Une femelle , ainsi 
captive , pondit à la fin de mai , et attacha ses œufs , dont 
la masse étoit de la grosseur d'un pois ordinaire , aux parois 
du verre. Les fils du cocon étoient d'un jaunâtre vert , roides 
et durs au toucher. Plusieurs de ces œufs, écrasés sur da pa- 
pier , donnèrent une couleur purpurine. Mais , suivant De- 
geer, la ponte, ou du moins la dernière, est quelquefois plus 
tardive , et n'a lieu qu'au mois de juillet. La coque est com- 
posée d'une double couche de soie , de couleur jaune , et 
dont les fils sont assez gros ; les extérieurs sont plus lâches. 
L'animal place ce cocon sur une feuille , rapproche ses bords 
et les retient par les fils qu'elle y tend. Elle n'abandonne point 
ses œufs que les petits ne soient éclos , et souvent file sa 
toile à peu de distance. Les jeunes individus sont roussâtres y 
avec des points noirs. 

L'Epéïre scalaire , Epeïra scalans , Walck. ; Aranea sca- 
larîs^ Fab.; Panz. , Faun, InsecU ëerm.^ fasc. 4» to^» ^^9 * ^* 
corselet roussâtre , le dessus de Tabdomen blanc , et quel- 
quefois vert , avec une tache noire , oblongue , en forme de 
triangle renversé e^ denté sur sts bords ; on voit deux poinls 
noirs au-dessus d'elle. 

Elle fait sa toile sur les buissons des bords des étangs » des 
ruisseaux , dans les bois ; mais elle ne ^e construit pas de 
nid soyeux , et se cache simplement entre des feuilles qu'elle 
réunit. Elle est du nombre des espèces dont les femelles ont, 
à leur partie sexuelle, une pièce avancée, en forme de 
corne. 

** Abdomen ayant, de chaque c6té, près de sa base, onesa'*^ 
lie angulaire , ou une éléyation charnue» en forme de tu- 
bercule. 

Les espèces de cette division ont constamment ions le 
ventre deux taches jaunes ou blanches , en forme d'arcs, e 
Opposées. 

Eféïrb diadème , Epeira dîademaj Walck. ; Arama ^ 



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• E'FE 5oS 

fienia^ ÎJîm,y'Aoes'.,b»tt'j:$ain. l^ ftià. 3S> ^o.Slle est 
grande , roussâtre , avec rahSomèn d'anbma foncé, ou d'un 
jaune fa^ve, très^os dans là femelle^ il y a ^iM^k milieu diiî 
iQ$ une bandfi longitndmale plus foncée , ^^côûpét sut leû 
bords, et sar le £ond de laquelle de pethes taehéls ef des 
points blancs forment une-4riple croix. Elle est trè$-com^ 
mune , en automne , dans les janlins , sur le» murs ^ près dps 
fenêtres, et se tient presque toujours au centre dé sa toile. Oii 
la voit quelquefois se donner un moarement de vibratiofl 
assez rapide. Sairant M. .W^lckeûaep , ell^ ne se construit 
point d^habitation particulière 9 mais se cache sous àe% 
feuilles. Clerck dit cependant que^ pour se garantir des intem- 
péries d'automne , elle se feiit une cellule épaisse , sph^roï- 
dale , ouverte en dessous ^ et où elle s'enferme. L'accouple-< 
ment a lieu vers la fin de Tété ou un peu pln^ tard. Lès deux 
sexes sont appliqués Tun sur l'autre par leur face inférieure , 
la tète en bas et suspendus chacun par un fil. Les œufs sont 
irès-noMbreur, spfaériques , inais un peu aplatis, d'un jaune 
luisant, enreloppés extécieurement dans un cocon d'un tissif 
serré , d'wi îaune dair * rmd et ipi peu déprimé I i|na soie 
iaime , qn £^ri»e de bourre' lâche , recourre jniérienrèment 
les çeufs. I^ femelle fixe ordinaireraeijt le coc!mi.aifxjnuraiUes \ 
elle meurt avaQt Tbiyer, et les .petits édasenl.au <mois èe 
mai de l'amiéiç ^suîyapte. Foiblesret languissant d^oi^jl , ils 
re^çal tra9^«3kmfi3itidans leiiif nid p^nd^nC' deux on tr#is 
jours. Le^eo^Jkiieest:acb)trsd'im jaune trÀs«^âlèet7m po« 
rouçeâtr/ç ; i^ais au boMt de et temps ^ ils cfa^qgimt. de pieau ^ 
deviennent d'un b^an janne^ etonluBe<taphexu>ire:suri'^^ 
do^eo. liitaiiitenaut tnè3*agiles, iU quittent leur berceau^ se 
inettèi:it i <£owur de tous cotés:, et ne t^d^nt pas à &tr de 
petites .toUes». ^ 

L'ËPS;>toÀKOU^£USB^£ipemâq^i^ HisL dès 

Aran, , fuse, ^, iab. 6>, fem, , a été ainsi nommée:, parce que 
les^eux tiAercules coxiiques de la base de son abdomen for« 
ment.im;apigle très-«aillaat ; cette partie du corps f^èt d'au 
bnui plus.pu moins foncé ^ ou même noire , et 4)^e; posté*- 
fiqui^mevtt, au milieii du dos , un espace d'.vmc couleur ]^us 
k^^ease , ii^î^wi), pa> ses .lestons^ une ieuiUe ^ et bordé 
4^mw iî^ blancblltre t^ès r-âne. JËlle réside da^ les bois. 
Le boulon def palpes iduai^ est très-gros. La'ssie extérieure 
du tOfcpn lire «nr ie giis; ; :;Cf&Ue qui se trofiye- immédiaikemeraC 
fUt-dessoiès^ «st d'ttnibzun ^ ^nie ; enfin , celk» du oentite 
ç^ noÂre. X^b oeufii^ d'fçr^^ £lerck , 4pâ nous fottnfit cèa 
observations , sont au nombre de cinquante, gros , ^aunâ^i^^ 
^tr lé^r^^e^t aggbitinés. Ij^at msask ^ «presque seinblâible 
-à«nei!brjcu ■ ,^ i .- -..m. ;, . 'V- ''"-- '•••; '- r ^ -X 
X. 20 



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. 5o6 E F E 

Degeèra Aécrft aillonglesorganiesesEférieiirs de eettëespité; 
. L'E^EJL^E CORNUE, Eptim éiormOay de M. Walckenaer, 
Hîst. des Aran,^tfasc. 4 , lab. 7. La femelie diffère de la pré^ 
ce dente en ce que la tache ioUaeée da dessus de Pabdomen a 
dans son miHeu une croix blanche fesloniiée, mais qui est 
iQoins prononcée dans. le mâle. La. seconde paire de pattes 
^ ces individus eât armée de dent épines 9 Tune au càté in- 
terne de leur troisième articulation , et Tautre , sous la cms^, 
fX plus courte* Cette espèce est une des plus grandes d'Europe, 
^t a été pFÎ$e aux* environs de Turin. 

t B. Irttervtilie compris entre ies yeux , ou ceux qiii A)rt&eiit ua 1 
quadrilatère , égal ou presse égal à celui qui les sépare des yeux ; 
latéraux,; troncature antërieure du corselet très«-coiirte , ou àt 
la longueur ail plus du tiers du plus grand diamètre de ce corselcL 

: ^ Abdomen des unes chargé d'éminences chamilet) en fonde 
\ . d^;ti^erciiles.; celuides autres terminé jen pointe en forme 

i *^ . de cçttue \ avec i^ne s^^lie anales 



I 



Ëpéïat TtiBB^itcuLÉE 9 J^9eîm tubercutatu^ Beg. Elle est 
petite , aVee Fabdomen triangulaire , d'un brun obscur ^ mêlé 
de rougeàlre^, cQupé par quelques raies noires et des points 
blancs; il offre» iisa base, deux mamelons châfnus, en forme 
de tubercules., et deus petites éminences intermédiaires, et 
de là) à'son extrémité postérieure^ plusieurs rides transverses. 
Son coccmy qu'elle Éiit au. printen^i , et qu'elle suspend 
souvent aux iabarpentes des greniers à foin , a une forme tr^** 
remarquable. Il ^ressemble là un petit sac , de figure oyoTde 
ou globuleuse i porté sur un pédicule 4m un fil très^long, oui 
«'épanouit, en façon d'entonnoir , à son point d'attache. La 
«oie est d'unhlanc sale y peu serrée, ce qui permet de dis- 
iinguer les ceufs qui y sont coptenus. Leur aorniore est de dû 
à onze. Ils sont très-petits , sphériques , d'un gris-brun , très* 
lAisailt'^ et placés,. au iniÉeu de la cdquè, dails une espèce 
^e soie fin^ eomme de là laine. ;. 

J'ai, souvent tpouvé ce nid dans l'intérieur de Paris ; fflaii 
je n'ai pa« encore observé l'épéïrc qui le consllhiit ; elle pa- 
roît se rapprx)cher de celleé>que M; Walckenaer nooanc ^ 
iuierçuiée' et éwnadairek «On rencontre souvent sur les genêts ^ 
ies tiges des graminées^, un cècon d'aranéide d'une forme 
jtrès-anaLogoè à celle du précédent^ et que Degeet à a«*^ 
^couvé en Suède. Ce cocon est blancs -et a là figure d'une pc- 
jûte carafe ^ de la grosseur 4'^ petit pois ^ à fond plat ^ 
«niv et dont le conforme le pédicnle. La^soie e»t très-serré6 
Il renferme une douzaine ^'^irfs y^ià sont ronds , luisans , 
lisses ^:el;4''^'^'^<^^°^5dle. 'u- .. . ; t 

t £^ïtu& wmM^ Epeàupocuiabif Walck. , Hisl.'difsAran.^ 
fasc., X, tab. 7. Elle est longue d'environ trois ligne*. Soncor- 



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Ë t^ Ë âof 

jselet est noîr 9 poîntiî €n devant ^ avec ie3 yeux gros » sail-^ 
ians, et dont les deux antérieurs et mitoyens sont portés sur 
des tubercules coniques^ dirigés en bas. L'abdomen est 
tovoïde , noirâtre ^ âyec cinq tubercules , iont dcMx près de 
la basé , et deux taches noires et dentées sur les, côtés de sa 
]parlle postérieure. 

Lé mâle est presque enlîèremçht noir. 

Elle est rare aux environs de Paris. 

ÉpÎÉ*îre cotHQVt ^ . Epéi'ra conicàf Walck. , ibi^., fasc. 3 > 
fab,i', Atanea conica, l)eg., PalUs. Elle, ressemble à la 
Jprécédentè par sa grandeur et sa forme ; mais soh abdomen , 
qui est d'un gris cendré , avec trois taches brunes, allongées 
et découpées , s'élève en manière de bpsse à sa base , se 
termine en pointe conique et obtuse , et offre , cq dessous , 
tme proéminence , au centré dfe laquelle est l'aniis. , 

Elle file , dans les bois ombragés , entre les brancne^ 
d^ arbres ou sur les buissons , une toile verticale , grandes 
et à laquelle Lister a compté plus de quarante rangs dé 
mailles. Elle en occupe le centre. Lorsqu'on la toucke , elle 
èontracte ses pattes, et coule à terre, par le moyen d'un 
fil. Elle se nourrit particulièretaent de petites teignes ^ et 
attaché ces insectes , ainsi que les autres qu'elle a pria, aux 
Noeuds dés mailles , mais en suivant constamment une ligne 
droite; 

^* Abdomen $?nftéiiiin^Qceflç charnues ) 91 saillie postërieure. 
-}- Corselet trèB-f^at^ coarert eu. dessus d'un duvet soyeuft 
ar|;eiité. » . . 

ElPéilasisOtËtSE, Epèîra séticèaj Wâlck.^ îbîd, fasc. 3^ 
lab. a ; Aranea sericea , Oliv. Elle est longue de huit à neuf 
lignes ^ couverte en dessus d'un duvet soyeux d'un blanc ar- 
genté, avec une tache noîrâtrfe à l'extrémité pdstéjrieure du 
corselet L'abdomen es^déprimé , àvet dès points enfoncés , 
dispoàésiôngitudinalément, et seâ bords extérieurs sont lobés > 
ichaqtte côté a cinq, dents , et Son extrémité postériettre en 
offre trois autres. Les pattes sont roussâtres et atmèlées de 
noir. Elle habite les départemens méi'idionauk de laFranée^ 
oti l'Espagne ^ et même le Sénégal , suivant Olil^iéf, 

I/araigtiée mameiorm^ àé ce dernier et de Dcgeer est une 
espèc 
poster 
Iporter 
Histoire du Mré^. 

L'Epéïre australe de M. Walckenaet , et qtiî me paroft 
être Varaneàhbaiû de Fabricîus et de Pallas, encore voisine 
de la mémçy $e trouvç au Cap de Bonne-Espérance. Son 




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Sofe E P E 

âbdonrei) estblîs/sé, rotissâtrè, avec Sent landes -transverses 
argeiitéeâ ; èM^ûe côté a trois lobes. Soti cocoû a là ibnnè 
ffun cdtie to'vtrt où d'tm Jemi-dvcfirrfe y dôtift la i^éctlôn est 
iraûSVèràaîè. ijétivéioppe extérieure est côitipbséé d'un tissu 
de iéiù bharticbe , dôncê aû tdtfchef , très-fine et très-serrée ; 
elle se divise en deux-pièces membraneuses'; funé supériewe, 
en forme de calotte allongée 9 <i'un bianc aâlTonné en dessous, 
mais avant extérieurenfieùf 9 et particulièrement sur ses bords, 
nttetenitcfvefte^fôrtùéé perdes fils de cette couléui*; Fautrc, 
inférieure^ plate, ùfesqué cîrcblaire , enCièreinentllinche, 
nnie i ia ptétéiéme par séà bordé , et la fermant herméti- 
qttétiieii£ ÎAûtétietit offre une Iriàtiète laineuse , d'an noi- 
râtre efâ^r et agglomérée. J'y ai aussi trouvé une pellicule 
^^èuse j tefrfâtré 9 âvéC un peii dfe bôùrfe de cette couleur. 
Il paroft {[ù'elie forme l'eïiveiotipe jifôprelnent dite desceuis. 
On réiharbtte stir ïa face supérieure 011 interne de la plaqué 
tjtfîferiiie'ïa tô^tté, des points enfoncés, résultant delapres- 
si6ii des oéofs. 

BfitRÈ i^ÂSCI^E , Épéirâ fasctàtà^ Waick. , ibîè. fasà, 3 . 
tab, i,fétti.; Aranea fàsciafa ^ fab,? À.formosa, "ViU. Cetlè 
irfellé éspèi^e. Connue depuis lôog-téihps , puisqu'elle éslfigu- 
f'éé âàni Âldrdvâùdé, à de sept à neuf lignes de tons^. Son 
ftbdôniiftt est ëti foHhè ^'5voTde ^ongé , d'uti ibëàii jâiine ) 
et coupé transversalement , d'espace en espace , par iâès li- 
jbne» ikât^eroii S'wi br» n&M¥ce , arquées et vm pett siiiAées ; 
les dernières «'élargissent em manière dé bandes^YërsIe mi- 
lieu , ces raies sont souvent rapprocbées trois par trois ; dans 
Dlnsieurs individus j^ idbase de Tabdoraen «t quelque» autres 
parties àoiit .iw^uvertes d'un, duret argenté. . c 

Cette espèce i*réqueate les I^ords des.riaisseaux ou les liens 
tiuiiiidëa , . où. etle tend^ entre les végétaux . qui y croissent , 
tine grande toile; verticale. ËUe eSt très-commune dan^ les 
départemens niëridionauiqde la France, et se trouve m^met 

{nais très-rarement ^ aux environs de Paris. Son,coco« à la 
orme à\un^ ballon ou à'ua i^ro^tat» Il est long d^environ on 
poMce^^risàti'e, avec des bi^^es ou àes raies noires , Ipngi- 




pncs I 
d'autres .végétaux qui avoisinent son domicile. 
, ij'àJaa^gnéc semeuse de jtaiîas, s^, dç grands, riq^ports «veé 
cette espèce. îjes Cosaques dii désert de Jaak la notfun^lrt 
àojle mizgmrf çu l'araignée des Q^3es sacrées^, parce qa.'cUe 
tèhcl èpùy^ni sa tbîîe autour des juni^es. des 4ivftnJités du pa^s* 
fi qu'ils ont pour elle une sorte, de vénéraïiop. . 
* L E^ÊiliE TLÂÎRËlLLÈNE , JUpeira îaîmÏÏena àè M. Wàkkc- 



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li^er^ iàittffagc, a^ i«4* 4 ? «e A^W^e , n^on au B^ngaje, mais, 
à FDe-4e-France^ Son a][»dpa\en e;st pf^oï^ , |>dy^i^, av^c 
quatre bandes argentées , transverse^ , ,et Jbç^i^i^^ , ^taçt en 
devant qUepostér^^refl«!^Bt. ,è\une jli|y^e no^^; .çe^^A^ndes 
dimiimient graduefteipent 4e l^ige^, de J^ jt,asç à 4'^V^- 

bûtt.insect, iah. ^.oi^ fig. \%,'S}Rjc^sX de grandeur niioyénné ; 
fe corselet est d'un jaunâtre 4mdè , ^rvec son extrémité anté- 
rieure ^lemfan^tibulfisncHfAt^eS'; l'abdomen est gros^ pres- 
que oiroïde, dW gris catidN , a^ee* quatre points «nfoneés 
et unfe^ bande jlkin gris pres^ne airgraté , «iniiéedatëralement 
et^b^érd^ de kkoit / siu^ie dos; on f oU deux taches noires k sa 
partie ^aiiiéi^i^iir^ ; \^^ pieds soni jaundlres , «v(^c de^ taçhea. 
noirâtres. 

£Ue ,e6t trèâr^éû^iHiinie ftains Jés maiaood, aux aiig^s .des. 
muDs ^ pr^s des ia&étres ^ .sausies .corniches « ks Itaits , etc. 
mié y &le uii^ toile a^see grande .et yertic^« iXJjq de ses, 
irayons, garni 4e iJàaque^ çèlé d'fua ^feston formé {uur .des 
maîUes, se rend. du ceptre jik la circQnfi^renoe^ ei .devient 
]^ur l'^animaLune sorte ^d'jéobdyie ^ qui lui sertià ;descendre. 
àt à remonte»* .dans rie domicile >où,eUe.&e tiedtle'j^uroG'est 
^on tofae de «QÔe^blaneke^t «placé à la. partie «upéri^ure de sa 
toile , et quefapiéfois .dans une .feotte pu .quelque câ«ité du 
Jpç^l .fitteiMM^t. (Qn^ la,t]:ou^gu^ère dans son >fi^t .•^H^JP^"" 
" da<it|e,cjrépi|^q^le qudciraiço ^ njttit. Elle .pond à^a^lip d'aôûi^^ 
Ses iMiq^.^^t as^^gra^s , 4tPP .^lanqh^tre foncé , et^ve- 
Ippp^&id'fiâj^^iMmcwiposéjde fibJ^çtiçs ^^^âi^s..^ en 
a/çoa)p^ qu^tre-yÂng^. et ^u-del|u ' ; 

Wall*. >:fÂ*f., fa^. 2, tqk ;i, rfem. ; Arai^^a jmiij IDeg. 
Xelte .ép^e estilongue d'envirq» ^ept lignes. 809 jq^r^let 
est d'an jQûngeâtre livide .,^itv^C/iifi<B pa^rtic 4ef çs,c$iéj?^t,upe. 
ligi|e,^nf son.piilieu, nqirâtres.; celte ligç^e.est bifide. JL'ab-^ 
don^QU^^^t.ovfi^îre ,.d'un ,l|r^ rougeâtre et fop4;é ^](^^4^sas, 
a^^ \^ f^eif^itér^etMre ,^lii|5 çlairjç ; P» y VQftïi 4^ chaque, 
cdtd^ :Ui»e taiç^ie #rron4fe.,Vqirâtçe, et quatre^poii^t^ enfon- 
ces, 4i#Pi?sé^ en ç^rré ; sqn.fsxtrépiîté po^térieiu-e o^^^^^ 
qiiQs rides, et 4e petites po^iqiisd'i^içcs.conqentrianes, ^^r- 
,més.^t^M:âatirqa|ent par -45^5 traits ;d'Hp gris ja^qp^tre ^et de. 
Jl^nm rqug^âfre ;,c€ntre^$Ms 4e\traits plus oh^^r^. t»f.sj[^ttefi, 
f^Qntroqgeaitrqs 9 tayec 4es,^n||eauXjnQirâtres. 

Cette espèce est très-commune. dans toutes les. cages de. 
la tillp du MaïK., et sçî nourrit parlipifUèrement.dé.plqpqç.UîS. 



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3ia r. P E 

Sa toile est composée de tts lâches , croisés irrégHMèinement, 
et dans une direction' qui varie selon les circonstances-, Ta" 
nimal en occupe le centre. - 

Le cQcon est globuleux , d\ui blanc sale, çt formé j^tniç 
soie très-fine , douce au toucher, et presque analogue à de la 
laine. Son diamètre est d^enriron wa pouce. Un pédicule, de 
la même longueur , sert à le ^xer à ja vôùte ou au mur de 
rhabitstion de l^liim&l* I^e çoçoa , proprement dit , ou celui 
qui enveloppe immédiatement les œufs,, est beaucoup plus 
petit , et paroît k travers U dçipi-transparei^çe 4^: premier. 

La, femelle veille contiuueUâment à la conservation de sa 
postérité. Si le cocon vient ^ tomber^ elle le ^altadie, et 
quelquefois le change même de place. Il efit^^poortléspetita, 
un asile .pu ils se réfo^efit^u besoito, et e*est ce qil!oBrd)r 
^erve aussi, relativeme^ à d'uutres épéïre^ , là, dWè«« no- 
tamment. 

J^i dédié cette espèce àM. Mensrrdrde la Grô^e, corres- 
pondant de r Académie des Sciences , trés-dâstôngué^ par se« 
connoissances en minéralogie et en conchyliolo^e^ et quim*a 
communiqué , avec une amitié particulière , iion^seulement 
les observations que je viens de rapporter , .mais encore ^pla-^ 
sieurs insectes qu il a recueilUs énltahe; M. Walckënaer croit 
^ue cette! épéïre àvoit dé^'^té décrite par Degeer , sous le 
nom àe Jusca y et qu'il dit être tcès^communa en Suède, 
dans les- maisons etparticnlièrtementidaùs lef^l^rines. 

EpÊôie inçlikéE , Epeira indinata^ "Walck. , ikîd. , fasc. 5 , 
iab. 2 ^fig, 1,2, la femelle, etj%: 3, 4, le ijiâle; ll^w^ 
^orte-ftuiLle ^ Geoflf. Elle est rpussàtre , avec les yeux fitrirs , 
et une ligne obscure le lonç du milieu du corseîet vrabdomen 
est ovoïde , tantôt de la couleur du corselet , tantôt cendré 
. et comme doré , avec la base supérieure et les côtés blancs 
ou blanchâtres ; son milieu offre une grande baftde , noirâ- 
tre , imitant une feuille , avec une série de taches triangu- 
laires , et des raies transverses , plus bas , blanches. 

Elle fait unfe toile orbîcàlaire et presque toujours înclînée 
d'environ quarante-cinq degrés. Suivant Lister , lorsqu'elles 
tressé les mailles du milieu de sa toile , elle en adhèvê le 
reste, en foi^mant d'abord {avec ses fils , de grands carreanx» 
ou de grands intervalles, qû^elle^ égalise ou remplit eisuite , 
\ partir du bord extérieur. Un fil assez épais, paîrtant du 
centre înféiieur de son réseau , se rend , en dehors de son 
plan , au point du Keu adjacent, où l'épé'frese réfugie , lors- 
qu'elle abandonne le centre de sa toile , pour se mettre en 
sûreté ; mais elle ne se forme point de retraite particulière, 
^accouplement et la ponte se fopt en septembre. 



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EPE 3,» 

Le mémt nàtiiFalisIe a ni des mâles se Sisj^tef ilvec acbar^ 
nement la possession d'une femelle. 

L'épëYre mdmée est très«*commiine dans les bols, sur 
l'ortie t 3e ccnéjt , etc. , depuis la^fin d'avril jus^Ui Ja mi*« 
octobre. IS&e se réiu^t dans les maisons « jow tesneics , si 
ce mois esf trop, pluvieux^ '> • • * , > 

Cette espace , la précédente , et les E. câlo^hyBe et* èn^ 
curbitine, composent, dans la méthode de Mi- Walekenâer ^ 
la septième famille de>ce genre^xelle àes wakdrès^àmâdiûi^ 
rts idiongées^i.VdhàomRtk.fisX ovale , et présente en dessous 
deux lignes droites ,x^rallèles, d'une CQuieurplus pMe. Gee 
épéïresparoissent, sous plusieurs de ces considérations , st 
rappro^èr des Itfifint^iifll^tfc I . 

Notrexdemiève: division comprend encore les épéWescno^ 
1ère , agalène et myabore de M. Walckenaer^ espèces qui ont 
un& habitude particulière i celle de se former ^ près de leur 
toile , une habitation , dbpt Textrémité supérieure n'est pas 
recouverte , et qui imite une oOnpe ou un nid d'oiseau. Leuf 
ventre offirè> comme celui des espèces, d'une des4ivbions 
précédentes,' deux courbes>annes ou blanches et;opf|osées. (l.) 

£PËl£lil. L'un èi^B noms allemands de I'ë&arle çhabs* 
BÉTUSi, Acer^ampestre. (Lîfi)^ • 

EPEN. V. Elxen. (ln.) 

EPENATZE SAirVADZE. Nom languedocien de la 

M£RCtJRIAI.E AN^UELLIQ , L. (LN.) 

EPENHOLZ; Nom d'nne variété de TO&ME ouI'Or* 
HihUBi , en Allemagne» (ln.)^ > .... 

EPÉOLË, Epeolus^ Lat. ; Fab., Jiir. Genre d insectes, ck 
Tordre des hyménoptères ^ section des porte-aigmHons , fa^^ 
raille des meiiifères , tribu des aplaires. Il est très ^^ voisin de 
€e|m des nomades., dont il esl un démembrement. L'organî* 
sation des parties de la bouche est presque la même dans les 
deux.; les^peoles cependant ont leurs palpes maxillaires d'un 
ou de deux articles au plus, et presque obsolètes, et leurs 
mandibules^ nnidentées ; an lieu que les nomades ont leurs 
palpes maxillaires de »x articles distincts, et que leurs man^ 
dibules n'ont pas de dentelures.' Les ^/^«o/» ressemblent aussi 
anx npmades pour la forme du corps ; leur corselet seulement 
se termine plus brusquement , et leur abdomen est plutôt 
conique <|u'ovalaire ; d'ailleurs, Leurs ailes supérieures n'ont 
que deux cellules cubitales^ dont la seconde reçoit les deux 
nervures récurrentes. 

E^EOLE BIGAERE , Epeolus variegatus,, Fab^ ^ Jur., Hym. , 
pL 14.. Cet insecte est long d'environ trois lignes ; le corps 
est d'un noir mat ; la tête est garnie , ad-dessus de la bou- 
che et près. 4» bord interne des yeux , d'un duret soyeux , 



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3„ EPE 

blanc et^bisin^ï'le» y«ùx sont igrisâirissv'iecarselet est 
ëievé, finement ponctué, avec Une iigne au bord antérieur, 
ir«ffi$vé«8àl«^; tnlirroinpnei. auimllta, cl: deux petits trait& 
pèrpetidioljilaiirés ^ 'près de ee miUe^ ^ d'un jâuut iA>9ciir, et 
formés :p«ût v» duvet; JeaiicéléftaiAériearsi, au^dessois des 
épaules, ont une tache grise , soyeme, et un point rou-^ 
geitre ; 'iXt y >^fc. cbaquë «ôié^* elilre les aîIcD, deux pôkts 
^\m gris'fto^ulr; r.écii«iOti.est.largd^ inTugiaeax, avecim 
àans au mtuta et:u»e petite jsaîllietèe cbaqaecâté ^peamar* 
^éc ; les )côflés ^tes quatre predûtrsiamièatix. à^ Tabdonen 
^t des taches 4'ièigris jacnl^'btt dureté <; de«x taches au 
premier , l'iine ssr 1- antre ; -doux^Masecond, réwiiea et formant 
une petite bande transversale; deuK points aitr^ une ligne ëga-^ 
lement tffiàDSvèrsale aui troiaièaieet quatrièsK; fies pattes 
aont femigioevs^ , avec un peu de noir aur ies cuisses, et 
fm duvet èojeux,f|ris et cléir^sèmé;; les ailes 'Stapériefares* sont 
obscures , • avec «b trait plus dàir ; Ibur fiaiasasice est fortifiée 

par un {[rostûbercule Tougeâlre 

; . Il se. trouVe danis les lieux sablontieds et-exposés an soleil. 
fi. Bosc^ rapporté , de la Garofine:^ -une antre -espèce d'é* 
péoie y celle qué^Fabtriciiis a nommée féema/iw.. Quant à TE^ 
PÉOLE KiRBYEN , décrit dans la pranière édîtkm de cet oib 
vrage. F. Philérème. (l.) ' ' 

EPERL Nom dh Frâîsiék v, tu Hcn^rie. 0^.^ 

EPERLAN, Osmems. So>is-geB*e étaUi par Cavier 
flfarnli les Salm dK£S>, et qui .a poair type Te^èce de ce nom. 
Il diffère des autres salmones, parce qu'il n'a i^ue quelques 
Aents'sur4e devacntdttvomcbr, et seulement fauit 'rayons k sa 
membrane branchiale. Laci^de.ravoit :placé au nombre 
de ses OsurènES. 

- Le corps ^e A'^éperian ressemble tm ^eu à itn^âisttaa^ c'est^ 
i*âire , qu'il finit en pointe des deux côtés. Il esS'fl^mhftraiis^ 
parent , couvert d'écaillés minces , ai^entines.^^lû se déta- 
chent aisément : rarenient il est de plus de slx'pouœs^e^long* 
Son dos estgrîs4>run ; ses câtés variés de vert, de bleuet 
^e blanc; son ventre blaiic tirant surle rouge ; la nageoire de 
Isa queue est fourchue et grise ^ ainsi ^e lès auttes* 

Ce poisson vit de vers et de petits eoquiUages. OnJecp^ke 
avec ^es filets à mailles très-étroites. On en prend assez ^on- 
domment à l'embouchure de la Seine ; mais en Angleterre et 
:en Allemagne' on l'apporte par tonneaux dans les» marchés , 
au commencement du printemps, époque où il quitte les 
.profondeurs des lacs^ct où il remonte deia^ner dans les ri- 
vières pour frayer. 

L'éperlan répand une odeur de violette^ qui qaelquefiois 
devieptsi&rte ; et^e n^Qdifie si désagréablement^ en se loélam 



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E P E 3iî 

«vec «elle <|ui e^Ha^uiled^uficommeneem^nt de corriiption , 
4|a'«tt&eai inMtpporU^le. Sa ebair est trèfi-délîcate et agréable 
fm -goûl;, quoique 4*aflsez difficile dige&t^oa : on ia mau^ 
:|^cipale«ieol; finte-t 

. Qn^aèche et oUf sale «ossî Véfeshn fKMiT ri3D¥0¥er a« loin , 
ffar des pi*ooédés asalogueis à<seuK qae Toa einj^îoiie pojir ia 
iyAami^ T. ee «not 

.Blach i^egardie l^^rta» ^W trouve tdansja mer, coaBnte 
fuae e(^ce dâstincfee ;de cette des lacs ; «lais i^iae lui trouve 
^iot de duraotères sfiécifiques bien prenencés^ autres que 
;sagraBdei]r tr#is fois jpjus considérable. 

L'iÙSfUfktOi won^ diffère s» peu^de réperlaa, fu'on Je cou- 
feni pPâsqMepftiftQot'iajfec bii. U «'a que o«2se rayx)Qs à la 
4»age»îre^e J'ftniis^ «lauiteqve T^perl^» en a dix-sept. 
. .,iia,afpeil^}^^êrkmèfkard^ dans quelques «cantons ^ depe- 
iitS|»oii8CMiiSf lel&^ue^es ^ièktu$ è^ntoasesert pow amorcer, 
ies Ujotts. .(b^)} . . 

ËPËRMOLDGQS. N0« ^pec du F*bux. (v.) 
. £PERO>N ifindik^h) {)}éiiQfniaati^ d'«n itid>crcule os- 
«eoK, lè> pins souvent JigÛ9 que desigallinacés ont sur le der- 
rière ds. tarse ^ et dwH «stiamoué kf>U de Paite de {dusieurs 
XMseaux ^e:A0«isi0ra etipalm^Mes. V. ËÎmswkt. (y.) 

£^£tRO£T , ^Gairn-. HGrwre 4c <S«qu«.i«s «établi .par. 
Be«y»-dei-Montfi»rt>.auxn4liépen6 des jabots. Sescaraotâres 
»ODt : Coquille libre, uniralve]) non on^biliquée^ à. spire ré- 
gulière; pnvteBtisu*e entiène , àlèvres codtktinues , % bords tran- 
dians ; «carène armée. 

Le Si^sot â^£»aNi, Tuàboxalatr.., Lînn.., seirtdeitype à ce 
^enre^ qui peftfenseqpiusiears espèces. Cksi une coquille 
d'un pouce et> rdeiû : de idiamètre ., qui yit dwis là «mer des 
Indes. (JB.) 

EBS^ON , ûi&tar-t^Folaiiffement drcût ou rseeôurbé du 
4»dice on diu nebtaineàe la eorolle, danâtcertainesifleurs. (p.) 

EPERON DE CKBVALiER. «lest 4e iPiEn-n'A- 
XOUETTE , DeMimium: ô^iaflalu. = V. l>iwUFHii»Ei.XE. (en.) 

£PER0:N^ Poisson du ^enre des J^^BOmES , ^comker 
aalcor. (b.) 

EPERON DE LA ViSaRGrE. Nom vulgaire de la Dau- 

7HtNf£LL£^nBS> CHAMPS ,'OU PlBD^D'ALOOBrnE.^B.) 
EPERÔNÎÎÉ. Nomdu 8PAR-E.tORTE^BPïNE. (B.) 

EPERONNBLLE. C'e^ leGRATBRON , ^GidUumaparme; 
■la CaOïsBTTE {^FalanUa crwmid) ; le PllI>*D'ALOOBTrBE , et 
les Lampourbes , Xanéhium. (tîî.) 

EPEftONNIER, Diplecimn, VieîU. ; Jftwo , Lalb. Genre 
4e l'ordre des GALLmACÉs et de .la faïqiiile des NuniPÈDBS. 



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3i4 E P E 

y. ces mots. Cara^res > hte, xm pea j|9préte » médiocre ; et 
partie couvert de plames , qonyexe ea dessus; maiiâÙiëe 
çupérieure voûtée, phis longue que IHnférieure , courbée vm 
le bout; nariues garnies d?une membraue bood^ée, située 
vers le milieu du bec^ ouvertes par-devant; bmgiie char- 
nue, entière; joues et orbites dénués de pkunes; tarsesannés de 
deux éperons, quelquefois trois sur Tun, eldeux surrautre; ta- 
remeiit trois sur chacun, et jamais toits les trois isolés ; quatre 
doigts , trois «dirigés en avant, un en arrière , les antérievi 
réunis à la base par une membrane ; le pouce portant àtene 
seulement sur l'ongle ; ailes courtes , concaves et arrondie»; 
les quatre premières pennes étagées ; la première la phs 
courte , les cinquième et sixiènie les plus loi^es detooteiî 
queue toujours horizontale, à seize rectrices, larges, ' 




pas , comme le paon , fa faculté de relever «â queue en forac 
d'éventail ; il n'a point les plumes' dii'" croupion loogoes, 
dépassant considérablement la véritable queue et s'élenrt 
AKcc elle. Sa queue est d'une formé particulière ï «• 
espèce ; elle est composée de dc^ Mn(%s de plumes, i^ 
"l'un surmonte l'autre ■; ces plnne^ s«ni couchées sur celles 
dtt second rang qȔ ont un tiers de plus en longueur que w 
autres ; toutes sont ' étagées eV arrondies à leur cxtrémiti ? 
l'oiseah les déploie horizontalement quand il est agité. 

En jetant les yeux sur les pieds d'un- éperonmer mâlei w 
découvre â l'instant les motife et la fustésse de l'afpKcatioi 
lie son nom à l'espèce entière. Cet oiatao perte ^^^^ 
chaque pied on dém>le ei|;ot ou ép^ron^ ; Van placé à peu pf^ 
à la moitié de la longueur du pied, et l'autre au-dessus, atf 
ideux tiers enrrirdn de cette même longuèm" ; le premier est 
le plus lon^ Là femelle manque de cette, doalne msaxt\ 
mais ce qtii pourroit faire croire que cet excès de aibsttf ce 
qui se dirige v«rs les pieds ne produit pas toujours des fS^ 
çonstans , c'est que des individus mâles ont deux ergo& très- 
forts au pied droit, et trois au pied gauche , dont deux se to*" 
chent à leur base , et que d'autres en ont trois sur ctoq^Ç 
tarse , mais dont deux sont toujours réunis à leur origioe; 
ainsi donc cette inégale répartition de matière n'est point s» 
attribut commun à l'espèce de l'éperomûer* ^ _ 

li'éperonnier est d'un tiers moins cros que le faisan d fi** 
rope ; c'est au moins ce qu'assure M. Sonncrat, ^^ntle te^- 
moignage doit prévaloir , puisqu'il a vu cet oiseau dans 1 et* 
dQ qature ; au Ueu que la plupart des omitholojjstcs, ^'"* 



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E'P E 3,5 

font plus grand qaé tiotre faisan , n^ont en soas les yeux que 
des dessins ou des jreaux bourrées ^ diaprés lesquelles Ton né 
peut juger avec exactitude du yolûme des animaux. Gelui-d 
est renàarouable par Télégance de se$ formes et la richesse dé 
3a parure: iLe naturaliste regrette d'être rédurl à se servir de U 
plume tandis que le pinceau le plus délicat et la palette la mieux 
loumle snfliroient à peine pour rendre fidèlement le plumage 
de Téperonnier ; mais, puisque notre tâcKe' est dé décrire , 
essayons du moins ie donner quelque idée de l'oiseau qui 
nous occtrpe , ti suftoût-de faire naître l'énviè de le con- 
noître , et en cherchant àTacclîmater , d'en faire un des or-r 
nemens les plus a:^éables dé^nos ménageries , et peut - être 
une parure utile de nos pards' et de nos baçsë-cbûrs. : ' * ' 

Sur la tête ce Féperonnîer ne 
celle du paon , auquel oii l'a te 
symbole de la fierté ou de la n 
tête e$t tnip ; les yeux , dôpt l'ii 
milieu d'une peau pue .dé la mt 
blanches ; la gorge est d'un gri 
dessus et d'un nrun foncé en d( 
jolîàient variée , et dont la forn 
cdle du paon. - • . 

Mai;sî. c'est sûr le r^ste de son plumage que sont répandues 
des beautés vraiment admirables. Des 6ndfe;s d'un brun soncibrç 
;se JQueqt mollement sur le fond d'un brun yif et pourpré qui 
couvre le dessus du cou ; chacune des plumes du dos , dont 
le foni est d'un gris jaunâtre clair., porte yer« son exlréihîtij 
une ta Ae , ou plutôt un œil éclatant d'or et de vert brillant ; 
les ailés i qui sont brunes, sont chargées, excepté sur les 
grandes pennes , d'une grande quantité de ces miroirs ; en 
sorte que , pour ine servir de I'e3;pression de Guéneau de 
?«Iontbeillard , on croiroît voir une belle peau de marte 
zibeline enrichie de saphirs , d'opales , ' d'émeraudes et de 
iopàzes ; la. queue est également semée de ces miroirs on 
tacbes brillantes, de forme ovale et d'une belle couleur 
poindre., avec dies reQets bleus ^ verts et Ar ; un double 
cercfe,.l'un noir et l'autre orangé obscur, \es entoure. L'oir 
seau n'a. pas la puissance de relever cette belle queue, et dp 
l'étaler avec orgueil comme le paon; mais dans la position 
inclinée et moins avantageuse qu'elle conserve , on n'y ad- 
miré pas moins totit l'éelat et le feu de V-or pur et des pierres 
précieuse;^, 

Le dessous du corps n'offre qu mi vêtement modeste , mai* 
bien propre à rehausser l'éclat des parties supérieures : un 



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Si6 E P -E 



,et en 

^roh 
a plus 
çtaux 



étin- 



jcelans .dai)s 1)65 tâches ou ourc^rsfte UfemeUe; sioaJti^eeii'a 
l>oIut de roiij^ ea..déssHs ; eJUtejcpanque d'çpjeroipis ^c|x pieds, 
guc Jes dem; se3.e3 ont ,égaljsin€;if\t .ooirs. jte^ é|)ierpn6 sont 
remplacés par un luberciue caljle^, assez saiftani ; le jeune 
est entièrement d^un gris sale ^ avec de grandes taches^ et 
des raies fities de codleur brune; apir^ ta première inue, il a 
$ur Jes ailes qt sur ta .queue de grandes m^fofiesarroiidies 
qui indiquent la place où doivent letir sucç^oer lés miroirs 
qui brillent sur le plumage deTadiilte; ces marques, sont 
îlors d'un bleu foncé avec quelques reflets vé'pts. 

J^a igingReii^ .totale est de vingt-deux ppuç^^ , dont, la queue 
fn lient duc. 

Le Ghuïguis, Paoo iibetanus , Xath. , que Ton. a isolé 
spc£ifiquen[ient, est un individu de cette espèce. ' . . 

iVb/a. Les figures de l'éperonpîer qu'on â poMîées jusqu'à ce 
|our, manquent de fidélité. La seule que l'on pourroit dler» 
est .celle que Edwards a donnée de la femelle; maifl'iriMgc 
du mâle est défectueuse. Les figures des pi. énl. de jBuffoD 
manquent totale ipent d'exactitude., car le mâle n'a pointée 
hi|ppe , et on a peint, sur la queue , c|uatre rangs d'yeux qi» 
n'existent point. 

r.CestJi la Qiine et dans^uelques autres contrées deTAsiC 
niérÂ4io]f)ate ^ue vit «ce bql oiseau, (s.etv.) 

.EPERONNJÈRE.N«mdQnné^U,DAiîi?Hi|îBJ,^EB^^^ 
i»N^ ( Delphimum Ajaçis)^ aux AWHf3H,iK3( 4quUf.^)^^ 
à la LiN^mK (^!) 

EPERU .^FaHterù. Trèsi-^and arbre qui formeufl^enre 
dans la décandrîe- monogynie. Ce genre a pour caracUwf • 
im calice monophylle , divisé profondément un quatre pairties 
ovales , obtu^s «t concaves ; nn seul pétale , large , ovale ? ar- 
rondi , rouge , à bords ondes , embrassant l«s élamiowj**** 
{âstil par sa base, et attaché au^^silice ; dix étamînes, à(m 
es filamens très-longs , plies ou courbés en divers scns,^^' 
lus et plus épais à kurbase, violets. etipresqiieentiéf^fPf'* 
libres , sont placés dans leiondjiu calice , %utpur "du f^*^* ^ 



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E P Ê 3if 

tHi dWiré sttpérîerif iftï ftvt péd^til^ i ptei^ue ovale , com- 
primé , chargé d^un long style à stlgiuafe ornas ; lUie goosst 
afUoDgée èâ sàbte oa éii foi^mé an Bctpe , comprimée , uailo^ 
talaire , éorîace , ^^Otftfâttt âw^ âasti<<hé en iLeux rake», <t 
coDl^nàttt trots à (fûante graiin^s aplalkfs «f rrrégolières. 

luiéDeru croît dans lès forêts de ta Guyane, où soh fruit est 
appelé poîs-sabre pàf lés Créoles. Ses feuilles sont ailées saoÀ 
impaire , composées de deux ou trois paires de folioles , ovales^ 
lancéolées , entières , vertes , glabres et luisantes. Ses flewâ 
sont disposées stir de longs pédoncules àdinmuns , axîllaires 
et alternes, (fi.) 

ËPERVIER i Spmvkis , YieUl. ; Fako ^ Lath. Genre it 

^ l'orbe de^meaoi AcGIPrraKa ^ de la tr'dm de» dhajus , et de 
la Cunllé des acdpitrins ( F. ces mots) « Garacéères : bée in«- 
clmé dès la base f garni d^mte cire , cosvexe en dessus , com^ 
primé latéralement ^ cqiàrt ohet le» éperpiérs ^ plus long cbez leà 

^ uvtours) ibaodîbnle supérieure à bord» dilatés f crochue ^ aiguë \ 

' l'inférieure dhiite^ plus courte , obtuse ; narine» un peu ova^ 
les, ou arrondies; langue charaae ^ épaisse ^ échancrée ; bour 

^ cbe très^endtie ; t^jraes allongé», grêle» chez les épervier»^ 
plus épâi» ehee ûs mOtmat ; quatre doigt» , troi» devant « nft 

\ derrière , les antérieurs long» ^ les extérieurs mnnis k la ba»^ 
d'une petite tnenrinrab« ) ongles longSi ^ très^anmé» , très- 
»gii6 ; l'inieme ei le postérieur le» plus grands ; ailes moyeair 

\ ses, la première rémige de» primaires la plus conrte ; la qo^ 

\ triènie la plas l<m|^ de toute». 

* ' Ce ^enre est divisé en deux sections ; la première contient 
les épervier» proprement dits, qui ont les tarses longs et gré^ 
les ; là detddèifie se compose des auixntrs dont les tarses sont 

{'^Ins eoùftsr et plu^ épais ; dd reste , les uns et les autres ont 
es métiiés àttribiStté ; mais ces derniers sont ordinairement 
d'une taille plus râmaààée et plus grosse que les épervîers. Ce» 
, oiseaux se distiognèbt des autres âccipitres par une réunion 
à'attribtti^ <|Ui leur sont partiéuliens , éoihme d'avoir la tétê 
rétrécie en devant | le bec .courbé dès la base , les pieds ' rf-- 
longe», létîts aîkfs èoiiirtès relativement à la queue; par de 

Sraàds y eut plein tte feu et placés presque au sommet 
e la tête , et enfin par la courbure de Pépine du dos et lé ré* 
VrtèissÂnent du ventre; ce qui les fait parottre conlme 
bossus. .Iboot encore danslenr plumage on caractère qui k» 
^tifigue parfaitement de tous les autres accipitres. ^ 
cajT'âctère consiste dans les raies transversales qui, tîbcfc 
la pkipait des adultes tnàles et femelles sont en dessotts éà 
corps. . ■ • 



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3iff E P E 

. Une àsiérisqae indique les «spiees que je n^ai yiies ni 
en nature, ni figurées. 

Les ëperviers et les autours nichent sur les arbres , se tieiH 
nent pendant Tété dans les forêts, et se Répandent à rarrière- 
saison dans les campâmes. On les voit souvent se^ ^ quoi- 
que Iç mâle ne soit pas éloigné de la fenielle. Ils chassent 
quelquefoji en famille composée du père , de la mère et des 
petits , ce qui n'arrive que lorsc^ué ceux-ci sont dans leur pre- 
mier âge. Ils dévorent les petits oiseaux , les souris et les 
mulots ; les autours , surtout , sont pour les poules et les pi- 
geons des ennemis d'autant plus dangereux, qu'à un naturel 
féroce et sanguinaire , ils joignent beaucoup de ruse ; les uns 
et les autres savent cacher leur poursuite en volant bas et ra- 
sant la terre de très - près ; jamais ils ne tombent d'aplomb 
sur leur proie, et ils se préc^itent sur elle tout à coup et 
toujours de côté. Du reste, ils ne volent pas aussi haut que 
les autres espèces d'oiseaux de proiç qui ont les ailes pins 
longues à proportion du corps ; leurs mouvemens brusques 
«t impétueux répondent parfaitement à Içurs habitudes £aroQ- 
ches. Ces accipitres plument fort proprement les oiseaux, et 
ensuite les dépècent avant de les mander , au lieu qu'ils, ara^ 
lent les soiw^s tout entières, dont ib rejettent sourit, parle 
Tomissement ^ les peaux roulées. 

^ L'ËPBRVIER DES ALOUETTES cstlft femelle delàmsservSiif 
mal à propos confondue , par quelques ornithologistes , avec 
l*espèce de notre épervier. V. Cresserelle, article fliucttk 

L'ËPERYIER BRUN, Spawùis bodius, Vieill. ; Falcohatm^ 
Lath.,fig. Iliusirat. zooLàe Brown, pL3. Cet ^erfier de THe 
de Ceylan, a le plumage brun sur les parties supérieures, et 
d'un blanc rayé de jaunâtre sur les inférieures ; une bordure 
blanche entoure les couvertures du dessus des ailes , et une 
autre d'un brun lavé marque le bord extérieur des pennes; 
cftiatre bandes, d'un brun très-foncé j traversent la queue; (« 
bec est bleu jusqu'à son extrémité, qui est noire ; fins 
et les pieds sont de couleur jaune; .1^ longueur totale est 
âe treize ppuces. 

• Brow^n a fait un dessin de cet oiseau ^ çl^aprcs un inctivi^o 
apporté de Ceylan ; il Va^peUt faucon^brun ; mais il se rap* 
^oche davantage des éperviers. 

. L'Epervier ardoisé , Sparvius cœruïes/fem, Tieîll. , a la tétc 
€t;le corps de couleur d'ardoise; les ailes et la queue noireS| 
av^ec.de grandes taches blanches sous!les pennes al^îres^ et 
4eux larges bandes de la même , couleur svix les pennes caa- 
^\p$ ; le bec est noir ; les pieds sont très-lones , très-grêleS 
et jaunes. On le trouve dans PAmèrlque méridionale. 



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ÊPE 3,9 

LTPERTIERt)ElÀ!BAIÈ D^HÙBSON. T. BttSÀRÛ SOUSSUSE. 
* L'JEpervïER BRUNOIR, Spàiviùssubmger, Vieili. ; espèce fort 
rare à la Guyane., et , ea.mêine temps , remarquable par sa 
]^etîte taille qui lie surpasse pas celle de rEMERiLLON(f^. ce 
mot). Un brun noirâtre le revêt en dessus , et un grîs blàné 
rayé dé brun en dessous j ulie teinte grisâtre , maïs sans raies , 
S^éteild sur leâ joues et sur lès côtés du haut du cou ; le des- 
sous de la queue est blanchâtre , av^c deux bandes noires sur 
les deux pennes du milieu ; les pieds sont d'un jaune pâle ; le 
bec est noir à sa pointe et blanchâtre dans le reste. Je soup- 
çonne que cet oiseau pst de l'espèce de Vépefvîermal fini, 

]L'£P£aTI£& CEKORi HE CaY£I9K£« V. EpeRVXER PAEA- 
KOURËKÉ. . 

Ij3Eperv|]ÇR a collier, Sparvuismelanoleucus, Yieilh ;Faka 
meianokucu$ , Lath. , ûg. ZooL ind. , tab. a. C'est un oiseau des 
Indes orientales , qui se trouve dans File de Ceylan , et que 
les Siogalais appellent karakurulgoiya. 

Le -dessus de la tête et du corps de cet ëpenrier est noit , 
aiftsiqne la |;orge ; mais le croupion est blaac , aussi bien que 
le dessous du corps , les pkunes des jambes , et celles qui 
forment les petites courertures des ailes; les pennes des aiiei 
et de la queue sont d^ust gris argenté clair ; le bec est iioir; 
Viris et les pieds sont du même jaune 9 un peu roussâtre. La 
couleur dominante de la femelle , est le gris argenté ; elle 
a quelques taches noires sur les ailes, et un trait longîtudi* 
Bal d'an roux mordoré surxhaque plume du dessous du corps. 
Cette espèce est un peu plus grande que notre éperrier. 

L'EperviER commun , Spdrvius msus , VîeiU. ; Faico nisus ,* 
Lath. , fig. pi. enl. de Buffbn , n,^ 466 , i^J^et ^J2, Cette es^ 
pèce est assez nombreuse dans nbs pays ; elle y reste , du 
moins en partie , pendant toute Tannée ; oh en trouve dans 
la plus mauvaise saison de l'hiver, qui se réfugient dans les 
lK>is. Mais ces éperviefs passent , pour la plupart , dans d'au- 
ires cUmâts i rapproche de l'hiver. Belba avoit ancienne- 
ment observé le passage de ces oiseaux dans la Propontide , 
et Sonnini en a rencontré , en pleine mer, des trotipes nom- 
breuses qtti se dirigeoient vers la Barba rie /Au printemps ils 
reviennent, avec les autres oiseaux de passage , faire la guerre 
aux petites espèces, pour lesquelles ils sont des ennemie cruels 
et formidables , et dont ils font une prodigieuse destruction. 
Ils attaquent .et saisissent aussi les pigeons isolée, et on les 
voit souvent chercher à les surprendre en volant autour de^s 
colombiers; C'est sur les arbres les plus élevés des forêts qu'ils 
établissentt leur nid ; leur ponte est ordinairement de quatre 



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320 E P E 

ou cinq œufs, blancs f el semés âe moudhetnreslbnmes «ploa 
épaisses vers le gros bout , où elles forment une espèce dé 
couronne. 

L'épervier mâle, que l'on appelle Uercelei d'épervîer ^ peut 
être comparé à la pie pour la grosseur du corps ; sa longueur 
ordinaire est d'un pied ; son plumagje varie d'une manière très- 
marquée dans les dififérens âges , au point qu'à des. yeux peu 
etercés , il ne paroît pas pendant sa première année le même 
oiseau que dans la seconde , et dans celle-ci , le même que 
dans la troisième. II est , dans sa première année ^ d'un brun 
roussâtre sur les parties supérieures ; d'un blanc jaunâtre, avec 
des taches longitudinales, irréguUères et rousses, sur les parties 
inférieures; les pieds sont d'un jaune sale. Le même, après 
sa deuxième mne^ a la nuque en partie blanche , le dessus du 
cou roussâtre et tacheté de brun ; les plumes du dos et les 
couvertures supérieures des ailes brunes et bordées de rous- 
sâtre ; des taches blanches sur les scapulaires ; les parties in« 
férieures d'un blanc jaunâtre , avec des raies transversales 
rottssâtres etbnuMS ; la qneue d'un giis rembruni , et traversée 
par six bandes bnmes« Enfin lomia'il «at parvenu à son état 
^rfait , il est d'niir cendré bkaâbre en dessus, blanc en àjcs^ 
sons , avec des raies brunes , loo^itadinales sur la goi|;e , et 
transversales sur toutes les parties intérieures ; la quene d'im 

{ris cendré et traversée par des bandes d'me nuance sombre ; 
t bec est noirâtre ; la cire d'un jaune vtrdâtre ; les pieds et 
l'iris sont jaunes. Longueur totale ^ dk pouces. La £emelie est 
plus grande et plus grosse que le mile ^ elle porte ie même 
plumage dan» sonqpremier âge , lui ressemble encofe qaand 
il est dans sa deuxième année ; mais elle n'a jamais son plu- 
mage d'un gris bleuâtre sur les parties sup^ieures* 

Parmi les variétés de l'épervier jçommun, il en est une 
très-remarquable , et accidentelle 4 c'est celle dont le pliH- 
mage est entièrement d'un blanc de lait^ sans la pins lécère 
apparence de raies ni de taches. Ce bel oiseau a été tué dans 
le jDorseuhire en Angleterre, et JM[. latham Ta vu dans le 
cabinet de M. Davies, à Londres.' 

L'espèce de l'épervier commuii se trouve dans presque toa« 
tes les contrées de l'ancien continent ; on la rencontre depuis 
la Suède jusqu'en Afrique ; smvanjt ^9^^çnpferf elle n'est pas 
moins commune au Japon, et, partout aiilcai:$, dan^^les in-' 
âes orientales. £n Egypte , où ces oisp^ux restent toute l'aQ** 
née , on en voit non-seulement daais (es campa^^es ^ mail 
même dans les villes. 

Mauduyt cooservoit deux éperviers 4e Cayenne , ;$t sem* 
blables an nôtre , qu'il les regardoit cottMfie de la ntêqié^uspèce i 



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: 



Ë P Ë ' Si! 

tfès-iëgèrehictit variée dans son plumage par l'influeitce dii 
dimat. Ces éperviers de Cayenne sont de la même taille que 
l'épeirier commun ; ils Ai ont tout le port et Textérieur ; le 
fond de leurs couleurs est le même ; ils se ressemblent par là * 
disposition des taches , et ils ne diflj^cnt que par quelques 
nuances, et par 1 intensité de ces mêmes t::ches {Encydop, 
méthod.). Si, comme il y a tOute apparence, l'opinion de 
Mauduytest fondée, il s'ensuit que î espèce de notre éper- 
vier est généralement répandue dans les deux continetis. On 
le trouve aussi au Paraguay , selon M. de Azara. 

C'est un oiseau plein d'ardeur et de hardiesse ; il est néan- 
moins assez docile ; on l'apprivoise aisément , et Ton peut lô 
dresser pour le vol ; il chasse bien les perdrix , les cailles , les 
grives , etc* , et même les lièvres et les lapins. Les meilleurs 
éperviers pour la fauconnerie , viennent d'Espagne et d'iîi- 
clayonie* 

Un bon épervîei* doit avoir la tête ronde , le ^c gros, les 

Î^eux caves , avec l'iris entre vert et bleu , Ife cou un peu long ^ 
es épaules bossues, le corps aminci vers la queue , les pennes 
de la queue grosses et pointues , les pieds déliés , les ongles 1 

noirs et petits ; il tie doit pas être trop haut assis , ni manquer { 

de dispositions à devenir familier. I 

On 4ii que le jeune épewîer a la chair tendre et assez bonne 
à manger. Ce qu'il y a de certain, c'est que cet oiseau adulte 
est de ehair sèche , dure et de mauvais goût. Les épemers qui 
passent l'hiver dans nos contrées ^ sont d'une maigreur ezces^ 
sive. 

Oiasse âe VÈperoier. — * L'on prend quelquefois les épermtn 
aux gluaux , aux filets, et aux pièges pr^arés pour les oiseaux. 

Belon a vu^ dans les environs de Constantinople, faire une 
chasse aux éperviers , qu'il décrit dans les termes suivans : 

« Nous étions , dît-il , à la bouche du Pont-Euxin , où 
commence le détroit du Propontide ; nous étions montés sur 
la plus haute montagne ; nous trouvâmes un oiseleur qui pre- 
noit ii^^ épeiviers de belle manière; et comme c'éloil vers la 
fiii d'avril, lorsque tous oiseaux sont empêchés à faire leurs 
uids, il nous sembloit étrange voir tant de milans et d'èper- 
piers de venir de-là par de devers le côté dextre de la mer 
Majeure : l'oiseleur les prenoit avec grande industrie, et n'en ^ 
failloit pas un; il en prenoit plus d'une douzaine à chaque 
heure ; il étoit caché derrière un buisson, au-devant duquel 
il avoit fait une aire unie et carrée, qui avoit deux pas en 
diamètre , distante environ de deux ou trois pas du buisson ; 
îi y avoit six bâtons fichés autour de Taire , qui étoient de la 
grosseur d^un pouce , et de la hauteur d'un homme ; trois de 



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3ai E P E 

chaque côté , à la sommité desquels il y avoit en chacun une 
coche entaillée du côté de la place , tenant un rets de fil vert 
fort délié , qui étoit attaché aux cocJies des bâtons, tendus à 
la hauteur d'un homme , et au milieu de la place il y avoit une 
cordelette attachée , qui répondoit à Thomme caché derrière 
le buisson ; il y avoit aulsi plusieurs oiseaux attachés à la cor- 
delette > qui paissoientle grain dedans Taire, lesquels Toise- 
leur faisoit voler lorsqu'il avoit advisé Vépemer de loin , ve- 
nant du côté de la mer ; et Vépervier ayant si bonne vue , dès 
qu'il les voyoit d'une demi-lieue, lors prenoit son vol à ai- 
les déployées, et venoit si roidement donner dans le filet, 
pensant prendre les petits oiseaux, quHl demeuroit encré 
céans enseveli dedans les rets ; albrs Toiseleur le prenoit, et 
lui fichoit les ailes jusqu'au pli dedans un linge qui étoit là 
tout prêt expressément cousu, duquel il lui lioit le bas des 
ailes avec les cuisses et la queue , et Payant , laissoit Vépemer 
contre terre^qui ne pouvoit ne se remuer^ ne se débattre : 
nul ne sauro' penser de quelle- part venoient tant Hépemen^ 
car étant arrêté deujt heures , il en prit plus de trente ; telle- 
ment , qu'en un jour un homme seul en prendroit bien près 
d'une centaine. Les milans et les épeivlers venoient à la file, 
qu'on advisoit d'aussi loin que la vue se pouvoit étendre. » 
(. Hist nat. des Oiseam> , pag. 128. ) 

"^L'Epervier A DEMiGOLUER KOVTi^Spawius semi-torqmàus^ 
YieHL, a vingt pouces un quart de longueur totale, dont neuf 
pouces et demi appartiennent à la queue. Les plumes, du des- 
sus de la tête ont un trait transversal noirâtre sur un fond 
blanc; celles dudemi-coUierqui , painaût par la, nuque, va 
d'une oreille à l'autre, sont roùssâtres et terminées de brun; 
le reste de la tête est noirâtre ; cette teinte , rayée de roussâ- 
tre , s'étend sur toutes les parties supérieures ; le devant du 
cou , la poitrine et les jambes ont des bandelettes noirâtres 
en forme d'ondes sur un fond blanc ; le ventre est de cette 
couleur, avec des taches noirâtres sur sa partie inférieure; 
les plumes du dessous des ailes sont variées de noirâtre et de 
blanc ; les pennes de la queue ont, sur un fond presque noir, 
àes bandes blanches interrompues et transversales; le tarse 
est jaunâtre; l'iris gris ; la cire d'un vert noirâtre; le bec brun 
et d'Une teinte plus claire à sa pointe. Il se trouve au Para- 
guay. 

L'Epervier a cou roux, Spamus ruficoHis, Vieill, Cet oi- 
seau, de la taille de notre épervier , est d'un roux ardent sur 
la gorge , le devant du cou^ et sur le haut de la poitrine ; ray^ 
en travers de blanc et de noir sur les parties postérieures ; 
d'un roux obscur sur la tête, sur le dessus du cou et du corps; 
la queue est grise en dessous avec quelques taches isolées j 



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E P E àaS 

étroites et blàiïéhiss^, les pieds sont d'on rotigè orangé; là man- 
dibule supérieure est noire ; l'inférieure jaune. Il se trouve 
dans l'Amérique méridionale. 

L'EpERVIEft GAB AR , Spamus gabar^ ViéiÛ; ; Falco gahqr , 
Liath.fig./f{is/./2a/. des Oiseaux d'Afrique de Le Vaillant, n.*» i3. 

Kolbe avoit assuré que Vépeivier commun se trouvoit dans 
les terres de la pointe australe *de l'Afrique (Description du Cap 
^Bonne-Espérance, tom. 3 , paç. 167), et, d'après son té-* 
moignage , tous les auteurs d' ornithologie , Buffbn lui-mémet 
ont écrit que Tespèce de notre éper^ier se répandoit jusqu'à 
l'extrémité de l'Afrique. C'est une erreur qui n'a point 
échappé aux observations de Levaillant ; il assure que Yé-^ 
perpier ordinaire n'existe point au Cap de Bonne-Espérance, 
et que cet oiseau y est remplacé par le gabar; c'est le noni 
que ce voyageur célèbre donne à une espèce à'éperçier que 
l'on ne rencontre pas même aux environs du Cap , et qu'il 
faut aller chercher dans l'intérieur du pays, vers les monta-» 
gnes de neige* ' 

Le gahar est de la^grosseui* du milan; sa sptene est plud 
courte que celle de notre épervîer, et le bout des pennes qui 
la composent est coup^ carrément. Son plumagç est brun sur 
. le corps et gris b,leuâtre en: dessous, à l'exception du vèn-* 
tre et des jambes qui sont rayés de brun sur un fond blanc. 
Les couvertures supérieure et inférieure de la queue sonft 
blanches , et les pennes brunes , traversées par des bander 
d'une teinte plus foncée. L'iris est d'un jaune vif ; la mem- 
brane du bec et les pieds sont d'un beau rouge ; le bec et \ei 
ongles sont noirs. 

Dans c^ie espèce , la fiemelle, d'un tiers plus grande que 
le mâle , lui ressembleroit entièrement du reste , si la couleur 
rouge de ses pieds et de la base de son bec n'avoif un peu 
moins d'éclat. Elle pond Ordinairement quatre œufs blancs \ 
dans un nid formé de racines et de rameaux , garni en dedansl 
de plumes , et placé sur de grands arbres. L'oiseau jeune a 
des plumes brunes et d'autres bleuâtres ^ parsemées sur le 
dos et la poitrine; des raies fauves varient le blanc du dessous 
de son corps. 

11 est aisé de s'apercevoir , au surplus , que \egabar ne dif-* 
fère pas beaucoup de notre épervier , ni par les formes, nipaf 
la distribution des couleurs de son plumage, et qu'il n'est paà 
impossible que ce soit la même espèce , légèrement modi-» 
fiée par l'influence du climat. 

. L'Eperyier aoorge cendrée, iS/iami»g?/(?M:o//w, Vieill. v 
est d'un gris bleuâtre sur toutes les parties supérieures ; cen- 
dré sar la.gorge , rayé en travers de bnin et de b^Aïc sur le 



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§24 E P E 

devant du cou et sur les parties postérieures; quatre lignes 
blanches , étroites et transversales , se font remarquer sur le 
dessous des pennes caudales ; le bec est bnin ; les pieds sont 
jaunes ; la queue est d'une longueur médiocre. Taille de no- 
tre épervier. 

* L'Ei^ERViER GOO-ROO-WANG, Sparvîus Iw^datusliVieill; 
FaJcù htnulatus^ Lath. Tel est je nom que les habitans de la 
Nouvelle-Hollande ont imposé à cet oiseau de proie , qui a 
onze pouces de long; le bec bleu ; les pieds jaunesj le front 
fauve ; toutes les parties supérieures bruues , ainsi que les ai- 
les et la queue ; la gorge et tout le dessous du corps jauiiâtres: 
cçttecouleur remonte vers l'œil et prend la forme d'un crois- 
sant, qui s'étend sur chaque côté et en dessous de t'œil; la 
poitrine a de nombreuses tachés brunes; les jambes sont 
rayées finement de cette même couleur ; la queue est lon- 
gue et les ailes en repos ne s'étendent pas au-delà de sa 
moitié. 

♦ Le GRAi^n EvERViERBE Catekne, Sparvius major, VîeîlL; 
^Accipiter cayennensismajor^ Daudin; est d'un tiers plus grand 
Que l'épervier d'Europe. Il a, dans sa jeunesse, tout le des-^ 
sus du corps d'un brun clair , avec du roussâtre sur le bord 
des plumés ; le dessous du corps blai|p et tacheté de lignes 
oblongues d'un brun roussâtre ; là queue rayée en travers 
de brun foncé sur un fond plus clair ; son plumage , dans 
un âge plus avancé , est en dessus d'un brun très*foncé avec 
fort peu de roussâtre sur le bord des plumes; blanc en des- 
sous avec quelques traits bruns au haut de la gorge et sur 
les -côtés du coi|; quelques taches brunes, oblongues sur 
les faces, et des raies brunes et transversales sur les plu- 
mes des jambes; la queue est d'un brun foncé, et rayée en 
travers d'une nuance encore plus chargée. 

L'Ëpbryier a gros bec, Spajviusmagnirostnsy YieilL; pi. D 
i8, tom. a de ce l^ïcûonn^iT^ i, Falco mcignirostns ^ Lath. Il 
est un peu plus ,gros , et d'une forme de corps plus ramas- 
sée que Vépeivier commun ; il a aussi le bec plus gros et plus 
long ; les jambes plus courtes. 

Les descriptions que nous avions de cette espèce, la figure 
même de la planche enl. de Buffon , pèchent en plusieurs 
points , parce qu'elles n'ont eu pour modèles que des dé- 
pouilles préparées, et par conséquent altérées. Celle qui 
suit , a été faite par Sonnini , sur un indi^du fraîchement 
tué : le bec est noir , la cire d'un jaune orangé; la peau des 
joues dénuée de plumes , jaune et parsemée de longs poils 
noirs ; la pupille noire ; l'iris d'un jaune citron ; le dessus 
de la tête et du cou d'un cendré bleuâtre ; cette couleur 
s'étend sur le dessus du corps , mais elle est moins fc^ée ; 



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E P E 3aS 

les pluxEtôs du dos el les couvertures supérieures des aile» 
sont terminées de rougeâtre ; le dernier rang des grandes 
couvertures est noirâtre , avec des ondes rouge âtres ; les 
grandes pennes sont d'utt cendré brunâtre très-foncé à Texte- 
rieur sur une partie de leur longueur , rougeâtres et rayées 
transversalement de noif sur le reste , et noirâtres à Textré- 
mité; les pennes secondaires d^un cendre obscur, rayées de 
noirâtre avec une large bordure blanche à Tintérieur ; les 
couvertures supérieures de la queue rayées de blanc et de 
noirâtre; tes pennes ont de larges bandes transversales,^ 
noires et d'un gris rougeâtre ; les plumes de la gorge sont 
cendrées et bordées de blanc jusquà leur moitié; au bas 
de la gorge est un demi^^coUier cendré , bleuâtre ; le 
dessous du cou gris et onde de fauve terne j la poitrine rayée 
de cette couleur et de blanc ; le ventre , avec des bandes 
transversales d'un gris cendré sur un fond blanc ; le tarse est 
d'un jaune orangé, et les ongles sont noirs. 

On ne rencontre Vépemer à gros èecque dans les grands 
bois de la Guyane ; il ne m'y a pas paru commun ; il se 
nourrit principalement de souris et de scorpions. C'est done 
une espèce utile, que nos colons ont intérêt de ménager. 

L'ËP£RVIER BICOLOR, Spaivius hicolor^ Yieillot, se 
trouve à Cayenne ; le brun et le blanc sont les seules cou- 
leurs qui régnent sur son plumage ; la première domine 
sur toutes les parties supérieures ^ l'autre sur les inférieures ^ 
et est encore indiquée par des taches sur les côtés et sur le 
dessus du cou ; les pennes des ailes ont en-dessous une 
multitude de bandes transversales alternatives d^ ces deux 
couleurs; sept se font «encore remarquer sur la queue, dont 
trois sont blanches et quatre brunes. Le bec est noir ; les. 
pieds sont jaunes. Taille de Véperoier d'Europe^ 

L'Etpekvier a longue queue, »S)5û/vmi* macrourusy Vieill.; 
Falco macrourus , Lâth. , fig. dans les Nouveaux commentaires 
de FAcad, de PéUrshouig^ planches 8 et 9. Espèce des âpres 
climats de la Russie septentrionale et de la Sibérie, ob- 
servée par J. G. Gmelin et par Lepechin. Elle est longue 
d'un pied, cendrée sur le corps et blanche dessous; le bec 
est noirâtre^ sa membrane jaune et une portion de sa base 
verte. L'attr3>ut distinctif de cette espèce est la longueur 
de la queue , qui a 9 pouces de longueur à elle seule. 

Les savans voyageurs qui ont pris la peine de décrire cet 
éperoier,f ne disent rien de ses habitudes. 

L'Eperyier de Madagascar. V. Autour gris a ventrr 

ftAYÉ. 

L'Epervier halfini , Sparoius sinatus , Vieil!.,, pi. i4 
des Oiseaux de l'Amer, sept , se trouve aux grandes An- 



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SaS E P E 

tilles, où il est rare. Les colons ée Saînt-DomiDgae rappellent 
ifialfim çt joignent à ce nom, répithète de petié, pour le dis- 
tinguer d'un émérillon qu'ils nomment simplement malfini. 
Ce petit épervier n'est pas plus gros que le gme de Qigae^ et 
sa longueur totale n'ei^céde pas neuf pouces ; un brun uni- 
Corme couvre toutes les parties supérieures , les ailes et la 
queue sur lesquelles on remarque plusieurs bandes transver- 
sales d'une nuance plus claire; la gorge et le ventre sont d'un 
blanc sale ; le devant du cou et la poitrine d'un roux clair ; 
quelques traits bruns se font remarquer sur Içs plumes àt^ 
}oues et de lagoi^e, et des lignes transversales sur les parties 

Sostérieures ; les couvertures inférieures de la queue sont 
lanches , avec une légère nuance rousse ; le bec est noir ; 
l'iris et les pieds sont jaunes. 

L'Epervieb Bf ABm. Dénomination iaa|»ropre , donnée par 
quelques-uns au* Fou. V, ce mot. 

L'£p£Ryi£RMiLjL£RAi£S, Spaivius lineaius^yi^iW»'^ Falcojus-' 
a»9 Lath., ûg.Iliusirat, de Miller, tab. i8. Miller rapporte que 
cet oiseau se trouve en Amérique , mais sans dire dans quelle 
partie. Il l'a nommé épervier brun, et les ornithologistes ont 
adopté cette dénomination. On a cru devoir la changer, tant 
k raison de la multitude de raies dont cet oiseau est couvert, 
que pour éviter qu'on ne le confonde avec un autre épervier 
bnm de l'île de Ceylan. V, ci-dessus 

Véperoier rayé a la taille de l'espèce commune : tout est 
raies sûr son plumage ; celles de la tête sont blanches et cel- 
les du cprps sont noires , sur un fond cendre, brun en dessus 
et blanchâtre en dessous ; il y a , en outre , quatre bandes 
d^un brun foncé sur la queue, dont le fond est d'un brun plus 
clair ; le bec est cendré ; les pieds sont jaunes et les ongles 
noirs. La femelle est encore plus ray^ que le mâle. 

L'Epervieb HINULUS, Sparoius minullus, Vieill.;-Ri/<com«- 
nuliusy Lath. , HisL fiai, des Oiseaux d* Afrique j par LevaiUant, 
n,^ 34. Ce nom de ndradle indique la petite taUle de l'oiseau; 
il ne surpasse pas le merle en grosseur ; mais son courage ^ 
son intrépidité et son audace sont beaucoup au-dessus de ses 
dimensions, et même de ses forces. Il ne souffre . dans son 
voisinage aucune pie-grièehe; il les contraint à fiiir, et il ne 
redoute pas même d'attaquer les milaris et les buses , oiseaux 
poltrons , à la vérité , mais dont la masse et les armes pour- 
roient lui en imposer. Les corbeaux sont principalement les 
objets de sa colère ; il les chasse avec achamemisnt en jetant 
un cri approchant de celui de la cressereUe. La femelle est 
près du double plus grosse que le mâle , et elle n'en diffère 
dans son plumage que par des nuances moins f^ncées.La ponte 
est de cinq œu&, dans un nid assez mal travaillé arec des ra-^ 



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K P E 327 

ineâux flexibles, sur ksquels sont posées des feuilles et dé 
la mousse. 

Les parties supérieures du mînulle sont brunes , et les infé- 
rieures blanches ; la poitrine est traversée par des raies bru- 
nés, et le ventre par des bandes de la même couleur, qui 
g'étendent sous les ailes ; le bec est noir , Tiris orangé ; la 
membrane du bec et les pieds sont jaunes, et les ongles 
noirs. 

C'est vers la pointe australe de l'Afrique , depuis le Gam- 
toas en remontant dans le pays des Càfres , que Levaillant 
a observé cette petite espèce aépewier, 

♦L'Epervier moucheté, SpaiviusguOatus, Vieill. Nous de- 
vins àiM. de Azara la connoissance de cet oiseau de proie qui 
se trouve au Paraguay. Il a seize pouces de longueur totale , 
dont la queue en tient sept un quart ; la tête est marbrée de 
blanc et de brun noirâtre ; le reste des parties supérieures , 
jusqu'à la queue , est bnihetrayé de franges d'une nuance plus 
claire, et de roussâtre sur les plumes qui recouvrent en dessus 
les ailes et la queue ; on remarque une tache blanche trian- ' 
gulaire il quelque distance de l'extrémité de toutes les plu- 
mes du cou et des scapulaires; la queue est couverte de bandes 
noirâtres et d'un brun clair; toutes les parties inférieures sont 
blanches avec des mouchetures noirâtres , si ce n'est sur le 
ventre ; ces mêmes mouchetures se voient encore sur le fond 
roussâtre à^s plumes des jambes et des couvertures inférieu- 
res des ailes ; les pennes alaires ont, en-dessous, des bandes 
blanchâtres et brunes; l'iris , le bord des paupières et le tarse 
9ont jaunes ; le bec est d'un bleu foncé. 

Cette espèce fait son nid sur les arbres, et le compose de 
petites bûchettes. Sa ponte est de deux*œufs blancs. 

* L'Epervier noir et blanc ,' Sparvius melanoleucus , 
Vieill. , se trouve au Paraguay. Un très-beau blanc couvre la 
gorge , le devant è^ cou^ le dessous du corps et les couver- 
tures inférieures des ailes , sur lesquelles on remarque quel- 
ques tâches arrondies ; cette même couleur blanche , ni^ée 
d'un peu de brun , forme uni demi-collier sur la nuque , en 
passant sous l'œil ; les plumes ^e toutes les parties supé- 
rieures sont noires avec du blanc à leur racine ; -cette cou- 
leur indique cinq bandelettes étroites et transversales sur les 
pennes caudales, dont l'une est à l'extrémité ; les pennes 
des ailes sont aussi variées de blanc à l'extérieur ; le bec est 
noir ; la cire d'un vert bleuâtre ; l'iris de couleur de can- 
nelle, et le tarse jaune. Longueur totale, vingt pouces un 
qtiart , dont la queue tient neuf pouces 3 lignes. 

L'Epervier parakoureké, Sparvius cinereus^ Vieill., nom- 
^é par les créoles de la i^xxy^ntpagani grls^ et parles natureU 



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3a8 E P E 

parakoureké. Il est un peu plus grand que Vépervier commun^ 
entièrement d'un gris cendré , auquel se mêlent, sous 1« 
ventre , des traits blancs , qui font paroître cette partie d'un 
cendré clair ; deux larges barres bUncbes font ressortir le 
noir de la queue , dont chaque penne esf terminée en des- 
sous par une tache cendrée ; les pieds sont d'un rouge assez 
yif , et le bec , aussi bien que les ongles , sont noirs. 

L'Epervier pie. V. Busard tchoug. 

L'Epervier des pigeons , figuré dans Catesby , tonu i , 
pi. 3,, a été décrit d'après ceire figure; mais, comme elle 
n'est nullement correcte , il en est résulté que Ton a donné 
mal à propos cet oiseau pour un épervier^ tandis que c'est 
réellement un faucon de la section des cresserelles , ainsi que 
je l'ai prouvé dans mon Histoire des Oiseaux de T Amérique 
septentrionale. F. 4 l'article Faucon y la Cressërelle des 

PIGEONS. 

Le Petit Eperyier. Catesby a donné, sous ce nom , la 
figure de la cresserelle ctstilon. V. le genre Faucon. 

Le Petit Epervierde Cayenne. V. Epervier brunoir. 

L'Epervier pygmee , Spatvius mînutus , Vieill. , se trouve 
à Cayenne. Il est brun sur toutes les parties supérieures, sur 
' les ailes et la quçue ; blanchâtre sur la goi;ge et le devant du 
cou ; rayé de brun en travers sur toutes les parties posté-f 
rieures ; tacheté de cette même teinte en dessous des pennes 
caudales, où les taches forment des bandes transversales et in-^ 
terrompues ; son bec est noir ; ses pieds sont jaunes î sa Ion* 
gueur est de sept pouces environ, 

L'Epervier tricqlor , Spaivius tncohr^ "Vieillot., se 
trouve dans l'Amérique méridionale. Il est brun en ^ dessus 
et sur les ailes ; blane sur toutes les parties inférieures. Cette 
couleur y est coupée en travers par des raies rousses ; les 
pennes de la queue ont en dessous quatorze raiiss trans- 
versales brunes et blanches ; le bec est noirâtre ; les pieds 
sont jaunes. Taille de I'Epervier minulle, 

L'Epervier A queue d'Hirondellç. C'est, dansCatesby, 
le Milan de I4A Caroline. . 

L'Epervier ramage. C^est ainsi que les fauconniers dé-? 
signent Vépeivier dans son état sauvage. 

L'Epervier rayé. T. Epervier hial riNi et Eperyier mil» 

LERAIES. 

L'Epervier royal. Qualification donnée en fauconnerie 
à l'épervie r qui est dressé et instruit à la chasse du vol. 

L^^PERViER A 3ERPENS. C'est le milan de la Caroline. 

* L'Epervier a sourcils 'rlancs , Sparvîus supercUiaHs ; 
Yieill. Plumes de l'occiput terminées en pointe ; celles à^ 
dessQS de la tête presque blanches e^ noirâtres à leur ej^tré? 



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E P E d^Q 

mité ; côtés de là tête noirs ; front blanc ^ ainsi qu^une bafïde 
qui passe sur l'œil , et s'étend jusqu'à l'occiput ; dessus du 
cou, dos et courertures supérieures des ailes bruns , arec 
une bordure étroite roussâtre sur celles-(û et blanchâtre sur les 
autres plumes ; croupion blanc avec quelques mouchetures; 
gorge et devant du cou blancs; un rang de plumes noires sur le 
haut de cette dernière partie ; poitrine blanchâtre , avec 
quelques mouchetures cordiformes , roussâtres au milieu et 
noirâtres sur les bords ; ventre blanc ; plumes des jambes 
rayées transversalement de roux ; premières pennes des ailes 
d'un blanc teinté de roux sur plus de la moitié de leur Ion- 

Seur 9 ensuite noirâtres, avec un peu de blanc à leur pointe ; 
i autres pennes bleues ; queue mélangée de blanc et de 
roux , avec du brun vers les deux tiers de sa longueur , et 
quatre oti cinq bandes transversales noirâtres ; dessous de 
r aile blanchâtre , avec quelques taches en forme de flèches , 
et des traits d'un roussâtre obscur ; bec noir à son crochet , 
bleu céleste dans 1& reste ; cire et pieds jaunes ; queue éta- 
gée ; longueur totale , quinze pouces , dont la queue en tient 
six et demi. M. de Azara a observé un individu de la même 
espèce , lequel difiTéroit du précédent en ce qu'il avoit les 
sourcils à peine apparens , et variés de brun noirâtre et de 
roux ; le croupion d'un blanc roussâtre , couvert de taches 
en forme de cœur ; les grandes pennes des ailes d'un brun 
clair à leur pointe , avec des bandes transversales de cette 
inéme nuance, et noirâtres ; le devant du cou jusqu'à la poi- 
trine tacheté de noirâtre sur un fond blanc saie. Ces oiseaux 
se trouvent au Paraguay. De nouvelles obseîyations décide- 
ront si ce sont réellement des épeiviers, 

L'Epervier tacheté. Variété accidentelle de l'espèce 
commune de Vépeivier : elle avoit été envoyée , du pays de 
IVIarienboiirg , à Klein , qui l'a indiquée, y oyez I'Ëperyier 
COMMim. ' 

L'Epervier tête grise , Sparoius cirrocephaîus , Vieill. ; 
Falco nisus y Var., Lath. , se trouve à la Nouvelle-Hol- 
lande. Longueur, dix-sept pouces; bec d'un bleu pâle ; 
iris et pieds jaunes ; dessus de la tête d'un gris cendré ; 
dess9S du cou roux ; dos et ailes d'un gris foncé , presque 
noir ; gorge et devant du cou de couleur rousse ; la poitrine 
çt le ventre d'un blanc terne , avec des raies transversales 
rousses et nombreuses ; queue longue , blanche en dessous , 
avec trois bandes blanches assez éloignées Tune de l'autre. 

L'Epervier tachiro , Spaivius tachlro^ Viéill. ; Fako ta- 
chiro , Lath. , fig. dans YHisi, nat, des Oiseaux d'Afrique , par 
J^evaillant. Les grandes et épaisses forêts qui bordent le 
QueiuT'SoQiD et celles d'Anteniquoy , dans l'intérieur des 



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33o E P E 

ténues du Cap de Bonne-Espérance , recèlent le tachm^ et 
Le vaillant est allé Vy observer. Cet oiseau de rapine est gros 
à peu près comme notre autour^ et conformé comme notre 
épeivier, si ce n^est qu^il a le tarse plu^ courte les ailes plus 
longues et coupées différemment.' Son plumage a des teintes 
sombres ; c^est en dessus un mélange de brun ncûrâtre , avec 
un peu de roux, et en dessous, du blanc fortement chargé de 
roussâtre et parsemé de taches brunes plus ou moins foncées, 
rondes ou en demi-cercle, et prenant la forme d'un cœur sur 
les plumes des jambes. Chacune des plumes des couvertures 
supérieures des ailes a une bordure d'une teinte plusclaireque 
celle du fond ; l'iris a la couleur de la topaze ; le bec est 
bleuâtre ; les pieds sont jaunes , et (es ongles noirs. La fe- 
melle , plus grosse que le mâle , a plus de roux et moins de 
taches sur son plumage. Dans le nid , les petits sont reyétos 
d'un duvet roussâtre. 

Cet épewièr , d'un naturel sauvage et cruel , ne quitte 
jamais ses retraites obscures et silencieuses ; jamais il ne se 
montre dans la plaine ni^dans les lieux découverts. Il pousse 
des cris aigus et discordans , ai-cri , cri-cri-cri , cii-^ri , qui 
augmentent la sorte de terreur dont on ne peut se défendre 
lorsqu'on pénètre dans les hautes forêts , dont les échos ré- 
pètent ces lugubres clameurs. La chair sanglante est sa nour- 
riture ordinaire , surtout celle des petits oiseaux , dont il fait 
une grande consommation , car il est très-vorace. Son aire, 
placée sur les arbres les plus élevés , est formée de rameaoï 
souples , et tapissée de plumes à l'intérieur ; la femelle y dé- 
pose trois œufs blancs , et variés de quelques taches rous* 
sâtres. 

L'EPEaviER A VENTRE ROUX , Spoivius rufi^entHs , ViciU. ; 
Falco rufus y Lath. ; par les naturels de la Guyane vik iwe , 
et par les CTéole& pagaru^ roux. Il est aussi grand , mais plus 
gros que Vépervler commun , et son bec approche beaucoup 
de celui de Véperçier à gros bec. Son plumage est en dessus 
d'un brun foncé , qui est mêlé de cendré sur la tête et le cou, 
et roux en dessous , à l'exception dû milieu de la gorge et do 
dessous de la queue , qui sont d'un blanc sale. Le bec est noi- 
râtre ; les pieds sont jaunes et les ongles noirs. * 

Cette espèce est commune à la Guyane : Sonnini a re- 
marqué qu'elle se tenoit de préférence dans les savanes , où 
elle trouve une pâture plus abondante en reptiles dont se 
compose le fond de sa nourriture. 

Ce savant ( Traduct de VHist. des Oiseaux du Paraguay) r^ 
proche de cet accipitrè VépeiUer bleuâtre de M. de Azara. t^ 
effet ces deux oiseaux ont des rapports ; celui-ci es 
d'un bleu terreux foncé sur la tête, du même bleu, mai* 



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E P E 33i 

plus clair en dessus dujcorps et en dessous jasqu^au yentre qui 
est d'un roux blanchâtre; les plumes des jambes et les cou- 
vertures infJérleures* des ailes sont d'un roux plus foncé ; les 
petites couvertures supérieures et les barbes extérieures des 
pennes ont des bandes noirâtres ; le dessous de la queue et 
ses couvertures inférieures sont d'un bleu sale , avec des 
bandelettes d'une teinte plus foncée. 

EPERVIERîS^UTÔURS. — L'Autour , proprement 
àïxSparvîuspaluTnbanus ^ Yieill. ; Falcd palumbarius^ Lath.^ pL 
enl. deBufl.y n.<* ^i ; an latin moderne, y^^r, mot <pii, dejmême 
que les dénominations françaises et italiennes , viennent d'yis - 
Urias , nom que les Grecs donnoient anriennement à cet oi- 
seau. Or ce nom grec asierias , c'est-à-dire étoile , est une des- 
cription abrégée de Vaulour , dont le plumage est couvert de 
|;randes mouchetures semblables à de petites étoiles. Cette 
interprétation me paroît mieux fondée que celfe de quelques 
fauconniers , qui prétendent trouver l'origine de la désigna^ 
tion à' étoile^ par laquelle Âristote a distingué l'autour , dans 
Tapparence d'une étoile que l'on remarque, disent-ils , dans 
chacun des yeux de cet oiseau. ( Voyez la Fauconnerie de 
Charles d*Arcussia,;7. 297. ) 

lu^ autour a des traits nombreux de ressemblance avec Yéper- 
vier^ mais il est beaucoup plus grand et plus épais ; sa tête 
. est plus grosse et son bec plus robuste et plus crochu ; ses 
yeux sont plus enfoncés , moins grands , proportion gardée , 
et placés moins haut \ ses pieds et ses doigts moins allongés 
et moins grêles , ses serres plus fortes et plus aiguës. Sa tête , 
comoie celle de Vépervier et de V aigle , est aplatie en dessus, 
et diminue insensiblement d'épaisseur jusqu'à l'origine du bec ; 
il a le cou plus long , relativement à sa taille , que celui du 
grand-aigle^ et la langue large , épaisse et charnue. Cet oiseau 
a aussi quelques rapports avec le gerfaut , et des^ naturalistes 
ont pris l'un pour l'autre ; cependant , outre quelques difTé- 
rences dans les formes et les couleurs , il sera toujours très- 
aisé de distinguer ces oiseaux , dans la longueur des ailes et 
dans la conformation du bec ; car l'autour a les pieds d'un 
beau jaune, et le gerfaut les a pâtés et bleuâtres. 

Dans cette espèce d'oiseaux de proie , plus que dans toute 
autre , il existe une disparité remarquable de grandeur entre 
le mâle et la femelle. Celle-ci , qui égale en grosseur un gros 
chapon , 'est au moins d'un tiers plus grosse que le mâle. La 
disproportion en longueur n'est pas si forte ; le mâle n'a que 
trois pouces de moins que la femelle , dont la longueur me- 
surée du bout du bec à celui de la queue , est d'un pie4 dix 
pouces. Quant aux couleurs , elles sont à très-peu près les 
mêmes sur le plumage du mâle et de la femelle *, mais la di£- 



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33i E P E 

férence de Tâçe les fait singulièrement varier dans l'un et 
dans l'autre. Fendant cinq ou six semaines après leur nais- 
sance , tes oiseaux sont d'un gris-blanc ; ils prennent ensuite 
du brun sur tout le dos , le cou et les ailes. Le ventre et le 
dessous de la gorge changent moins , et sont ordinairement 
blancs ou blancs jaunâtres , arec des taches longitudinales 
aussi brunes dans la première année, et des bandes transversales 
brunes dans les années suivantes ; le.bec#st d^un bleu sale, 
et la membrane c(yii en couvre la base est d'un bleu livide; 
les tarses sont dénuèside plumes , et les doigts sont d'dn jaune 
foncé ; les ongles sont noirâtres , et \es plumes de la queue, 
qui sont brunes j onf plusieurs raies transversales fort larges, 
d'un gris sale. Le mâle a sous la gorge , dans cette première 
année d'âge , les plumes mêlées d'une couleur roussâtre , ce 
que n'a paa ^ femelle à laquelle il ressemble par tout le 
reste, à l'exception de la grosseur qui , tonune on l'a dit, est 
de plus d'un tiers au-dessous. 

Cette description des autours , avant leur première mne^ 
c'est-à-dire pendant leur première année, est d'un grand 
observateur, de Buffon, qui a fait nourrir long- temps à 
Montbard un mâle et une femelle de cette espèce. 

Lorsqu'il a subi ses deux premières mues , l'autour est d'an 
brun profond et tiriaint au bleuâtre sur la tête , le haut d» 
cou , le dos , le croupion , les ailes et sous la queue ; il reste 
un peu de blanc du premier âee derrière la tête , et par taches 
clair-semées sur le côté intérieur des pennes des ailes : il y a 
aussi des raies blanchâtres sur le fond brun des joues ; maïs 
toutes les parties inférieures sont toujours blanches, avec des 
-bandes transversales d'un brun foncé , et accompagnées d'une 
pointe également brune qui ^s'étendant le long de la tige de 




viennent d'autant plus rouges que l'oiseau est plus âgé. Le* 
pieds et les doigts sont jaunes, et les ongles noirs. 

La femelle est , â la même époque , brune , sans aiH 
cune nuancé bleuâtre , et variée de taches longitudinales 
très-fines sur les parties supérieures» avec des ondes dn» 
brun-noir sur la gorge. 

La variété du plumage de l'autour, pendant ses premières 
années, et la disproportion de la taille du mâle et de la fèmeliet 
ont donné lieu à des espèces purement nominales ; telsson 
gros busard de Brisson (falco gaUinarius , Lath. pi- 7* 
Frisch ) ; la buse variée, Frisch , pi. 73. MM. Sarigny «*^ 
Cuvier me paroissent fondés â rapprocner le faucon gem 
le busard de la planche enluminée de Buffon, n.^^^*^* 



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E P E 335 

Cuvîcr luî rapporte encore lefalcogyrfalco. La rariété la plus 
remarquable est celle de Vautour blanc , dont la couleur est ' 
en effet toute blanche. C'est un gros et bel oiseau plus facile 
à dresser, mais plus foible que les autres. On le trouve en 
Orient, où il est assez rare pour étce considéré comme un 
présent digne d'être offert à un souverain. On voit, parmi les 
variétés accidentelles, des individus qui ont le corps d^un 
blanc pur ou blanchâtre ; chez d'autres , le corps est ou 
nuancé de blanc , de brun et de jaune , on avec des taches 
blanches régulières et irrégulières , particulièrement à la 
base et sur le bord des couvertures alaires ; quelques - uns 
sont d'une couleur pâle et éteinte , avec des marques blan- 
ches ; d'autres, enfin , ont sur la queue des bandes ha|Bes si 
peu prononcées,qu'elle paroît n'être que d'une seul<^Paleur. 
Il n'y a pas moins de difCéredce dans la grandeur des au- 
tours que dans leurs couleurs , et ces disparités ont été ob- 
servées depuis long-temps par les personnes qui font un art ou 
un amusement de Téducation de ces oiseaux pour la chasse 
du vol: ce sont des indices qui dirigent dans le choix des au- 
tours proprés à cette chasse. Ceux d'Arménie et de Perse tien- 
nent le premier rang; et comme il est difficile de s'en procurer, 
on en voit fort rarement en Europe; ils surpassent les autours 
de toutes les autres races en grosseur,, en beauté, eh force et ea 
courage ; ils ont la tête grande, le cou gros et tout le corps fort 
emplumé ; ceux d'Arménie ont les jambes blanches , et pour, 
l'ordinaire les yeux verts ; cependant l'on préfère ceux dont 
les yeux et {e dos sont noirs. Les autours de Perse ont les yeux 
clairs, concaves et enfoncés. Après ces deux races distinguées* 
Tient celle de la Grèce ; la tête de ces oiseaux est grande et leur 
cou gros , mais peu couvert de plumes , tandis qu'ils en ont 
beaucoup sur les autres parties. Ceux d'Afrique ne sont point 
estimés ; ils ont le dos noir , et ils deviennent roux en vieil- 
lissant. En Sardaigne, ils ont les pennes de l'aile noires^ les 
jambes courtes, les pieds longs et d'une couleur pâle. Ils sont 
d'une grosseur moyenne en Dalmatîe ; il y en a quelques-uns 
de noirs, quelques autres de blonds, et d autres ont des plu- 
mes d'un roux vif; leur beo est plus prolongé que dans les 
autres races , plus épais et plus aigu à sa pointe ; leurs pieds 
sont plus grands, et la face interne de leurs jambes est aplatie 
comme la paume de la main , au lieu que les autres races ont 
cette partie arrondie. Ces autours dalmates ont une grande 
valeur aux yeux des fauconniers, et les mâles, quoique beau— 
coup plus petits, ne sont pas moins estimés que les femelles. Les 
grands autours de Calanre sont d'une qualité très-inférieure; 
ils ont néanmoins de la force et de la fierté : ils sont propres à 
lâchasse du lièvre; leur plupage varie, mais la forme de leur 
corps est plus allongée cpie dans lei^ autours des autres pays» 



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334 E P E 

On en trouve aussi de fort gràû^s datfsjès Apennîris elles 
Alpes ; mais leur indocilité les fait généralement écarter des 
fauconneries. L'on en voit dans les inontaghes de Suisse de 
très-grands , que Ton appelle CQùckltabUch. Ces oiseaux sont 
peut-être plus communs en Allemagne qu'ailleurs ; c'est aussi 
le pays où Ton s'en sertie plus fréquemment. Ils sont moins 
communs et moins beaux en France ; enfin , cette espèce est 
répandue en Perse ^ en Arménie, en Grèce , en Afrique, en 
Suisse , dans les Apennins et les Alpes; dans les pays da 
Nord, en Suède , en Danemarck , en Pologne , en Islande, 
en Russie, près du lac Baïkal , où les Calmouqucs les élèvent 
et les instruisent, etc. , etc. On les retrouvemême dans les 
partie|Mm»teQtrionales de l'Amérique ; mais là ils ont subi 
quelqHBodifications. Tous ces oiseaux sont-ils réellement 
des variétés de notre autour , pi appartiennent - ils à son 
geiye ? c'est ce que j'ai peine à croire, (v.) 

Partout les autours préfèrent pour leur demeure les mon- 
tagnes et les forêts ; ils construisent leur aire sur les plus grands 
arbres , et ils y déposent quatre ou cinq œufs tacbés de fau?e 
sur un fond d'un blanc bleuâtre.Leur cri est fort rauque et finit 
toujours par des sons aigus, très-désagréables. 

Chasse à P autour, — On prend souvent les autours aux nappa 
à alouettes. L'on se sert aussi avec beaucoup de succès de qua- 
tre filets de neuf ou dix pieds de bauteur , qui renferment un 
espace de la même étendue en longueur et çn largeur. Au 
centre de cet espacé , l'on met un pigeon blanc , afin qu'il soit 
vu de plus loin ; l'autour arrive obliquement et s'empêtre dans 
les filets; mais ces entraves ne l'empêchent pas de dévorer le 
pigeon , et il ne fait de grands efforts pour s'en débarrasser 
que quand il est repu. 

Les fauconniers distinguent lès oiseaux de chasse en deui 
classes ; savoir : ceux de la fauconnerie proprement dite, et 
ceux qu'ils appellent de Vautourserie; et dans cette seconde 
classe , ils comprennent non-seulement Vautour^ mais encore 
Vêperfner y les buses ^ etc. Cette distinction est ancienne, car 
les Romains avoient aussi Vars falconana et Vars accipitrana. 
12auU}urserie est donc l'art d'élever et de dresser les autom 
pour la chasse du vol ; et cehiî qui en fait profession se nomnae 
autoursier. 

On compte les autours au nombre des oiseaux àe basse 
volerie , et qui sont de poing et non de leurre^ parce cp'ils ne 
chassent pour l'ordinaire que les perdrix et les autres oiseaux 
qui ne s'élèvent pas fort haut, et qu'ils fondent sar le pomg 
dès qu'ils sont réclamés. 

Le mâle de cette espèce , comme celui des autres oiseaux 
de proie, s'appelle tiercelet. Le niais est celui qui n'est pas 
encore sorti du nid ; le iranchier commence à voler de nraû- 



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E P E 335 

che en fcranche ; le passager se prend an filet, et Xefourcherei 
est d^ une taille moyenne. Il y a encore le demi-autour, dont 
la grosseur est moyenne enlre le tiercelet et la femelle de la 
race conimune ; les autonrsiers font peu de cas , de ce petit 
oiseau, qui est toujours maigre et mauvais chasseur ; aussi 
Tappellent-ils peu prenant. 

On ne doit pas enlever du màVautourniai9j avant que ses 
plumes naissantes commencent à prendre une teinte noire , 
et que les pennes de sa queue aient atteint la moitié de lear 
longueur. On le nourrit de moineaux et autres petits oiseaux 
vivans , qae l'on a soin de plumer f de peur qu'il ne s*emp»-- 
loUej c'est-à-dire que ne pouvant digérer les plumes, ni le» 
rendre par le v^omissement , il ne soit en danger d'en être suf- 
foqué. On le met en lieu chaud et sec , et dès (pi'il commeuce 
à se percher , on Ije tient quelquefois sur le poing , afin de 
Faccoutumer à se laisser manier. Il est bon aussi de l'habituer 
au bruit ^ et pour cela, on fiera bien de le garder à la cuisine^ 
où il prendra l'habitude de voir sans cesse des hommes et 
des chiens. C'est de cette précaution assez en usage ,»que l'on 
a appelé les autours cuisiniers : d'autres veulent que ce sur- 
nom ait été donné à ces oiseaux , parce qu'étant bons chas- 
seors , ils fournissent abondamment la cuisine de gibier. 

Les brànchiers , plus forts que les niais , sont aussi beaucoup 
meilleurs ; mais leur éducation demande de la patience , et 
il faut se garder de les rebuter ; mal à propos on penseroit 
les ayoutumer aux exercices auxquels on les destine par la 
contrainte bu par la faim ; l'on ne feroit que leur Mer le 
courage etla.gaîtéi II est essentiel de les mener à la chasse de 
bonne heure ; dès le mois d'août , on leur fera voler par jour 
UB perdre^ui , qu'où leur laissera manger , après lui avoic 
arraché les grandes plumes ; et en septembre , deux ou trots ; 
mais toujours^ par un temps frais , car le chaud les décomrage. 
Avec ces ménagemens , les niais et les brànchiers seront de 
bons oiseaux de vol pour l'hiver. On ne doit pas leur mettre 
le chaperon ( c'est le morceau de cuir dont on couvre la tête 
des oiseaux de leurre ) ; encore bien moins leur faire con-« 
noître la volaille et les pigeons, qu'ils ne manqueraient 
pas d'all<>r chercher dans les fermes , de préférence à tout 
autre oiseau. 

Si on réussit à se procurer à^ passagers , l'on usera , pour 
les rendre doux et dociles, de plus de ménagemens encore 
^'à l'égard des niais et ààs brànchiers. On peut les chapc" 
r^nner comme les faucons , et les dresser au leurre , car ils y 
^ennent fort bien. En tout point , ce sont les meilleurs au- 
tours pour la chasse , mais particulièrement dans les pays de 
^^oteaux f où il y a iks arbres ^ sur lesquels iU savtnt se poser 



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33G E P E 

fort à propos en sulrant le chasseur; Ton prë^tlire ceux qoi 
n^ont qu^un an ; cependant il s*en trouve de plus âgés, qui 
'ne laisseiit pas d'être fort bons. LorsquHb ont perdu toute 
crainte , et que leur caractère naturellement farouche s'est 
adouci 9 on commence à les éprouver au vol. Il faut observer 
«pie ne partant pas du poing comme les niais et les hran- 
chien , il faut le^ accoutumer à suivre; mais en les y dressant, 
on ne doit pas les perdre de vue , parce qu'ils pourroient 
prendre une perdrix à la dérobée et s'échapper ; on ne doit 
pas non plus, dans les commencemens, les laisser suivre ni 
voler long-temps^ de peur qu'ils ne soient tentés de repren- 
dre leur liberté. Pour éprouver un passager ^ on cherche 
des perdrix, et lorsqu'on a remarqué Pendroi^où eUessont^ 
on déchaperonne Voiseauj et on le laisse aller sur quelque 
arbre , où il soit avantageusement posté ; on met alors les 
chiens en chasse pour faire enlever les perdrix , et si elles 
passent près de T arbre sur lequel Fautour est perché, il ne 
manquera pas de faire preuve de son adresse. 

Quant aux fourcherets et aux demi-auiours , qui sont des 
oiseaux formés , on les traite de là même manière qae les 
passagers. 

Voici les signes auxquels on reconnoît les autours de bonne 
qualité pour le vol : le bec long , gros et noirâtre , la langue 
de la même couleur , le cou long et grêle , les épaules larges , 
le corps ramassé , la poitrine arrondie , la queue de moyenne 
grandeur ,- les cuisses charnues et point trop près Tufe de 
l'autre , les pieds gros , les doigts longs , les serres foiles et 
aiguè*s ; enfin , Ire plumage roux , ou gris clair , pu tendant 
au noir. 

En langage de fauconnerie , on nomme cure^ despilales 
faites avec de l'éponge , du coton et de la plume , que Ton 
donne aux oiseaux de proie , pour dessécher leurs fle^es ; 
ils se portent bien quand ils ont rendu leur cure^ ou qu'ils ont 
curé : on ne leur donne point à manger qu'ils n'aient curée 
Armer les cures , c'est y attacher un peude viande pour que 
J'oîseau les avale mieux. C'est ainsi qu'on les donne aux 
autours^; on les fait manger tous les matins , ou plutôt bec- 
queter quelque morceau dur et nerveux sur le Hwir dont les 
fauconniers se servent pour rappeler l'oiseau sur le poing* ^^ 
qui est une paire d'ailes de volaille , ajustée en forme d'oiseaa 
avec une petite pièce d'étoffe rouge. Cet exercice plaît beau- 
coup aux autours et excite leur appétit ; mais il faut éviter de 
les y soumettre à l'ardeur du soleil , ou trop près du feu , car 
ils en mourroient Le Urair doit être quelquefois en été iin- 
bîbé de vinaigre et d'eau sucrée avec du sucre candi. Les ao- 
tours craignent d'être abattus ; ou tenuj^ et i»erré« entre 1«^ 



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E P E 33; 

mains, et rbn ne AoH les ajpprocher qii^eh leur présentant le 
Uroir, Aprèà qti'ib s'en sOnt servis le matin , on les expose 
pendant deux heures sur la perche dans un jardin , au soleil ^ 
mais à Tabridu vent» Il est bon de les faire baigner toutes le^ 
Sèmaîùes , et quoique les passagers n'aiment guère le bain , 
on fera toujours bien de le leur présenter. On*ne les fait poini 
voler le jour du bain ; en général ils ne doivent pas voler deux 
jours de suite ; afin de les délasser d'être sur la perche y on les 
met dans un lieu clos oîi ils nelBont pas attachés. 

La chasse du vol avec les autours demande beaucoup 
moins de connoissances en fauconnerie y que la chasse avec 
les oiseamtde haut vot;> elle exige peu d'art, de dépense et 
de fatigue ; aussi convient-elle à un plus grand nombre de 

Eersonnes. Lorsqu'on a élevé les autours avec douceur, qu'où 
ïs Sd^e avec attention , qu'on ne les rebute pas par trop 
d'impatience , cette chasse est très-amusante et profitable. 
Avec douze autouri^ , que l'on fait chasser successivement et 
séparément , on prend aisément une grande quantité de gi-* 
bier: l'on peut s'en Servir pour les perdrix , les faisans f les 
canards y les oiâs sawagés ^ les lièvres ^ les lapins ^ etc. On 
étudie leur penchant pour tel ou tel gibier, et l'on a soin de 
leur en présenter souvent une pièce pendant qu'on les dressct 
afin qu'ils s' accoutument à ne s'adonner qu'à l'espèce pour 
laquelle ils auront marqué le j>lus de dispositions. Autant 
qu'il est possible ^ il né faut faire voler les autours qu'à la 
même heure, ne point chasser par lin vent trop fort, ni dans 
le M du vent , ni par uû temps humide ,'ni lorsque la terre 
est coUveMé de rosée ou de gelée blanche. Us n'aiment p(Mnt 
à être retenus trop long-temps dans l'inaction , mais ils se re- 
butent aussi quand on ne leur laisse pas le temps de se repo- 
ser ; dans une chasse on doit toujours avoir deux ou trois de 
ces oiseaux prêts à voler , tandis que d'autres volent. L'on y 
nièné aussi des chiens, afin de découvrir , retrouver et faire 
partir le gibier ; mais un trop grand nombre de chiens , aussi 
bieù que leur trop forte taille ou leurs mouven[iens trop vifs, 
effarouchent les autours. ^ 

Maladies des autours» ^^ L^ autour en état de domesticité est 
d'un tempérament délicat; la propreté dans lesliei» oà'on 
le tient , est un de^ premiers et des meilleurs mpyeql de. 1^ 
éonsertrer en sainte. On le purgé quelquefois sivec de la mann^ 
qu'on ajoute à son )9a5^; c'est la médecine qui lui convient 
le mieux. Pendant l'hiver on lui donne de la même mai^ière ^ 
et dé* vhigt jours en vingt jours , six grains de poivre, j^a ehé^ 
Hdoiûé est propre à lui faire rendre les humeurs visqueuseft*^ 
mais ii i^uf&t de l'employer une fois par an; De dix jours eit 
dixjoi^s on Idi fera prendre le blanc aun œuf, battu avec du 

X. 22 



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m E p E 

sucre candi en pouàre : l^huîle , de. avenue t[ue le lait, luirait 
beaucoup de Bien au temps de la mue. Charles d'Arcus^a ^ 
qui a écrit lin fort bon traité de la fauconnerie , recpnunande 
le moyen suivant, comme un excellent remède contrç toutes 
les maladies des autours. Cet auteur assure, d'après uKi^e lon- 
gue expérience , qu'en suivant sa niéthode, l'on ne. perd ja- 
mais aoiseaux'de vol pendant la mue , et qu'ils ne sont point 
attaqués dds instladies auxquelles leur captivité les expo3e. 
<Juand on vent faire j»ai//'6 ou mo/i^cr l'autour , après qu'il a 
tire' sur un tiroir sec (j'ai donné plus haut la signification de 
tes ittots usités dans* la fauconnerie ) , l'on met par morceaux 
île là viande qu'on lui prépare , dans un plat plein d'eau tiède 
et édulcorée avec du sucre ou de la manne .: quelque chalçur 
qu'il fasse , l'eau doit toujours être tiède. 

Les autoursiers donnent le nôni de boulimie à unç espèce 
flc défaillance qui jette les autours' dans r^attemept, elles 
met en risqUe' de mourir. La cause de cette maladie est là 
négligence ou la parcimobie de ceux qui ont soin de ces oi- 
l^eaùx', et qui lie les nourrissent pas assez largement. L^abôn^ 
dance et le choix de la nourriture sont les préservatif et le 
■temède de cette itialadie. 

Conime la plupart des maladies des autours sont les mêmes 
que celles des faudons , l'on trouvera au mot Faucon les 
moyens de les étîter et 3e les guérir. 

L'AuTGUft BLANC , SparQius^ niQeus^ Vieill. ; Falco Nooài' 
HoUandiœ., Lath. Sonnini ^ édit. de Buffon^ a donné cet oiseau 
pour un aigle ; iriais ses Caractères Je placetit naturellemept 

!>armi les àutouk*^.:Touf son plumage est d'un blanc de neige; 
e bec et les otigl<*s sonlnoirs ; la cire et les pieds sont jaunes. 
Taille de l'autdtir d'Eufope. JLa femelle est au moins d'un 
tiers plus ftrrte qité. le mâle. 

L'AuTôtTR OïîïÛliÉ ^Spannus dnereus , YleilL Quoique j'i- 
sole cet aûtout'de la Nouvelle-Hollande , je soupçonne que 
c'est'un individu de l'espace àt Vautour blanc ^ mais u« mâle 
dans son jieune â^e. Il a toutes les parties supérieures d'un 
gris cendré \ et lès inférietirbs blanches , avec des lignes grises 
et transversales sur le devant du cou , sur la poitrine , sur les 
flancs et eft dé^sso^iis des ]f)ennes latérales de la queue. 

* L'AiytOOIl dHA^llE'CR,. 

sicus, Làth. , ipl. idy des d 
faucon k^haàteiir. Un pluma 
iottt les* att^fcuts de cet oi< 
doininaiHie ,• eis?t d'une nua 
eô^ de là tête et 'sut une 
«otivertureysupérieOTes de 
•trayées 4e ^i?-bmn §iit 1 



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E P E 339 

des lignes, coupe .transversalement le fpnd blanchâtre du 
ventre et des jambes. ï^es aU,e^ sont noires, toutes les pennes 
de la queue^ excepté les intermédiaires; noirâtres et terminées 
de blanc, avep de larges bandes transversales sur toute leur 
longueur^ Tirls est d'un rouge -brun foncé ; la base du bec 
jaune, le reste noir, ainsi que les ongles; les pieds sont 
d^un jaune qui devient orangé dans la saison àes amours ; 
queue étagée ; grosseur du faucon d'Europe. . / . 

Le jeune a son plumage mélangé de beaucoup de rous« 
sâtre. La femelle, d'un tiers plus forte que le mâle , pûnd 
quatre œufs blancs et presque ronds ' dans, un'nidplac^ à 
Tenfourchure des arbres, o^ dansde.gro^ bulsspi^. toutfus. 
Levaillant a rencontré cette espèce dans la Cafrerle, ainsi 
que dans lëKarrowet le Gam-de-]3lon^ et lui adonnélenom 
de cJû^rUeur^ parce qu'elle fait ^ntendre sa voix ou ses êris 

Î rendant des heures entières , le matin , le soir, et queIque-7 
bis pendant la nuit. Je soupçonne que Fautour gris à ventre 
rayé de Madagascar, appartient à cette espèce, mais con^me 
fébielle. 

* L'AuTQUR A DOS NOIR , Sporvius melai^ps , Vieil]. ; Falco 
melanopsy Lath., est blanc sur^latéte et sur le cou, avec des 
traits noirs sur le milieu de chaque plume ; toulesles parties 
inférieures sont d'un blanc pur; une bande noire entoure 
Toeil ; le manteau est de cette couleur et varié de mouche- 
tures blanches ; la queue est noire , avec une large bande 
blanche transversale sur Tes deux tiers de sa longueur; Je bec 
est noir; la cire et les pieds sont jaunes. Longueur totale ,; 
quatorze pouces environ. • 

Il y a au Muséum d'Histoire naturelle un individu, que 
je prends pour une variété d'âge , lequel est tacheté de roux 
et de blanc , et dont la queue est traversée par trois ou quatre 
bandes noires sur un fond blanc. Ces oiseaux se. trouvent à 
Cay^enne. , ^ . 

Le Graîîd Autour de Cayenne, femelle. T* Autour 

NOIRÂTRE. », * 

Le Grand Autour, de Cayenne , mâle, Fcdcà Maudyyti ^ 

I.ath. r. Spizaète. 
L'Autour GRIS aveîti 

madagascariensisj Yieill. ( . 

des Vqy. de Sormerat. Les . 

aigle rayé. Il est de la tail] 

de la tête, le cou et le dî 

couvertures des ailes p 

mais sur chaque. plume > < 

presque ronde dç cpuloiii| 

cendrées au-dehors JMsqÀ 



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34» E î> E 

d« même pxi^ix^ ta xAnhAé , et entrecoupées {^ar ies htaiét 
obliques ; fe reste est ttoir et bordé de bfanc à Pextrémîté ; 
les pennes primaires sont de Cette dernière coiilear , jusqu^au 
tiers , avec des bandes noires transversales ; le croupion, la 
poitrine et le ventre sont blancs et rayés transversalement de 
noir ; la quene est de cette couleur et barrée de blanc dans 
le milieu , avec de petites li^es noires. Les pieds et l'iris 
sont jaunes , et le bec est noir, ht faucon chahteur, des Ois. 
â Afrique^ pl* 279 décrit par M. Levainant pouf une espèce 
particulière ^ a de si grands rapports dans son plumage avec 
fe précédent , qu^on est tenté de le regarder comme le mâle 
de cette espèce , vu qu'il t%t phis petit que Vautour gris; et- 
hn-ci en seroit ïa femelle. K Autour chai^teur. 
L'Autorit HUFPÉ. r. Spizaête. 

♦ L'Autour DU Japon , SparQua ortentaUs ^ Tfeilf.; talcù 
orierUalis, Lath. Sa longueur est de dix-sept pouces, etcelh 
de sa queue de buit ; son bec est gros , noir en dessus et jaune 
en dessous ; *un trait cendré passe a«-^essas àe ses yeux ; l(^ 
soa plumage est brun , plus foncé sur les parties supérieures 

Sie sur les inférieures ; ses pieds et ses doigts ont une teinte 
ombée. Vn oiseau de cette «spèce a été apporté Ses citej 
au Japon à Londfes ; il est dans fe cabinet dé M. Itanb. 

♦ L'Autour. DE Java, Fatoo in^Ucus^ Lath. La coulear 
générale de son plumage est le brun rougeâtre ; le front , le 
croupioft, le bas-ventre^ et des «bandes transversales aa 
rentre ; sont de couleur blanche ; les ailes eu àes&m /de 
m^eqàe là queue , soW rayées àe noir , et il y ades ondes 
roussâtres sur le fond blanc sale du dessous des ailes ; le bee 
est noîr , et la membrane At sa base est jaune aussi ftienqae 
Jes pieds. 

I^anâ la feitielte , les plpmes du rentre sont fauves et bor- 
dées de blanchâtre ; les scàpulaires d^n bruh méfé d&roas- 
sâtre , et les pennes de la queue d'un brun clair , avec deux 
Ifarges bandes d'un cendré pâle en desi^ous. 
. On voit presque toujours dans l'ile de Java , le mâle e( b 
femelle de cette espèt€f , réunis ; 'ûs chass^ent ensemble aux 

I ■ ' ^f 

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E P E 34, 

Iu«iiej|iu.,entecouvTe.La.bbase^ i 
tour des yeux , qui est dénué d^ 
mage généralement teint d'une ] 
cheté et strié de noir longitudiha 
excepter la tête et le cou ^ qui c 
teinte, mais transversales ; tes al 
variées de raîes^lanchâtres «t n( 
bandes traversent la qi^ue ; les 
longs , noirs et pointn^i. 

Cette description , 
to Aetgen. Synop.)^ difi 
figurer dansle même oi 
que dans la forme et 
sumer que c'est Teffe 

♦ L' Autour moïni 
huit pouces de long; 
les pieds et la cire jau 
tête jusqu'aux yeux); 
inférieures sont d'un ] 
ailes d'un brun noirâ 
pennés teriËiàées de r 
ferrugineux , traverséi 
de Uane roussâtre. Il se irouve au i>resii. 

Cette nouvelle espèce m'a été indiquée par M. Them- 
minck, qui 4a conserve ètns sa nombreuse et riche collec- 
tion, , 1. - - 

L'Autour NOIrAtre , Spandus nigncans , Vieill. ; Falea 
MauêuyU faindnQ , Lath. Mauduyt a présenté cet oiseau de 
proie de la Guyane pour la femelle de. son ^and autour de 
€ayehne\ ainsi que les auteurs qui l'ont décrit d'après lui. 
Cependant il me semble qu'on n'auroit pas dû le rapporter à 
I« même espèce , puisqu'il a des attributs qui ne sont pas 
occasionés par la différence de sexe ; comme d* avoir le tarse 
plus court d'un pouce , et plus grêle que l'individu donné 
pour un mâle , quoique cette femelle ait plus de grosseur et 
de longueur. Je me suis décidé à l'isoler ^avec d'autant plus 
de mo^, qpe son sexe n'a été indiqué ^e d'après sa dé-^ 
pouiHe, 

Cet aukmr n*^ point de huppe ^ et l'autre en a une as- 
sez lon^e sur l'occiput. Sa taille est d'environ vingt -six 
pouces. Il a le sommet de la tête et le cou d'un brun noirâ^ 
tre ; la poitijine et le ventre blancs ^ • avec des raies noires , 
transversales et larges ; le dessus du corps , les scapulaires , 
les coorert^ures supérieures des ailes d'un brun-noir ; les aile» 
rayées transversalement de noirâtre et de gris jusqu'aux deux 
lierft 4e leur longuew \ eassite. ^ d^on noir Lavé ; la queofi^ 



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34» E P E 

)ïres;le$ 



onérique 

À QU£UE 

la syngé^ 
;ées, qui 
iqué d'é- 
pli|pieurs 
rmapko- 
d'un côté 
its, tous 
Dimbrecie 
nronnées 
ceplilik- 

S PlS$EN- 

^. ses ca- 

qui Dion* 

if, où elles 

leiles, k 

feuilles simples ^alternes ou ép§irsiea,à ificvirs teqxiiQalesKqw 

sont pour la plus grande pailie propres k rj&uropeà oxi lesdi-» 

vise en épeivières à tiges nues ou presque nues , et en épervîères k 

tiges femÛées... . . ^ ^ 

• PaVmi les prciinîères , les plus commuae& ouïes plusre- 
inarquables sont : . ; . ^ .,,.,. 

L'Eperyièçé borék , dont les feuilles sont dentées ou 
irong^es , glabres desdeux côtés ,jplDS. larges à leur extrémité» 
et dont ]è calice est noir et velu. ÇHc ^ trouve dans le§i Alpe*» 
Son suc est laitçux et an^er. 

LlËP^RyiÈRE PiLOSELLE , vuïgairemjeïit la pihseîle enoreSU- 
de-souns » a les feuilles ovalçs , très-ç^tières , velties en àes- 
sous, et la tige unîflpre. Elle se tro^vjç daijs toutçl- Europe» 
aux lieux secs et samonneux; elle^^ifit |tpre ^ astring^iite > ^' 
néraire etdétersivé : on l'emploie pour guérir les dy3senlc- 
ries , les hernies, les |ilcères inteti^s. On pf él^nd que son 
infusion dans le vin blanc guérit les fièvres tierces. Le boU^ 
liiste trouve , ^daps sa racine , un secours piour apaiser mo- 
mentané ment sa spif; car, ^âc^ée , elle à^i^rvm^ ^^ 
grande sécrétion de salive. 

L'Epervière ORMSG£E-a les feuilles entières, la tigepres-^ 
que nue , velue et corymbifère. Elle se trouve sur les nw'*^ 
li*gne$ froides. Ses Qçurs, d'u» rouge-^ruo; U rendent rè^ûa^ 



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E P H 343; 

qttâbln». On lacUtire qDctqfïefoîs en bordure dans les jardins,^ 
Cèà quoîelle estirès-propte. ;* 

Pafmi les secondes , il faut distinguer : . 

L'Efbrvière des mur« , dont la tige ( 
minée en corymbe ; les feuilles radicale 
dentées V velues et pétiolées ; celles de la i 
et fort petites, Elle se' trouve par toute PI 
tuarages' secs et montuéux , sur les vieux m 
radicales sont' souvent un peu rougeâtres 
ibrées ou tachées de brun en dessus ; ce < 
vulgaire de pulmonaire des Français, Qr 
vulnéraire et adoucissante;. 

L'ËPERVIÈRE MARÉCAGEUSE , doTït la trgé est pànîculée k[ 
»on sonmvet ; les feuilles amplexiçaul^s , dentées , glabres , et 
le calice veitK'EiUe se trouve dans les lieux ]i;naréca^eux des, 
montagnes* ^ - , . - ' '. > 

L^£p£RViÈR£ AMPLEXiGAUi.]^. est couv^crte de longs poils 

tlanduteux et glâtîûeux , a là tige rameuse, nfuhîtiore , les, 
enilles dé la tige en» cœur , presque dentées et apiplexic^tnles.^ 
Elle se troHve sur- les montagnes froides. Sts feuilles froissées 
•ut une odeur balsamique. 

L'EpEayitRi&Gî.UTkKEUSfi , 4ui' a les feuilles lancéolées ». 
rongées, u*i pieU rudes , et fes fleurs en onâbellés. Elle" est 
commune dans lé« bois, s^élève beaucoup et est légèrement^ 
visqueuse; • ' • ; : . 

L'Epervière a ombelles a les feuilles linéaires ,^un pei? 
dentées, éparses, et les fleui*sen oihbeH/îs. Elle se trouve avec. 
k précédente dont elle dHFère peu; V. Hiéracium. (b.) 

ÈPERVIERS. Noms donnés à quelques insectes du genre 
àes SvnimirSeâiA siétiaiarum;fucTformis, etc. de M. Fabricius, 
parce qu'ils semblent planer du-dessus des fleurs, (l.) ] 

EPETiT; Plante de Cayéniie , que les habhans croient 
douée de la vertu -de faire armer ceux qui ery portent sur 
enx , de to^ûtes les femméiï qnî/les voient. Ils s'en servent' 
aussi pottT^IréUèir' lé oéz dès chiens de chasse ,' afin de ie^ 
rendre plus fin. On ignore à quel genre elle appartient, (b.)» 

EPHEDRA.»(irote/7) L'Ephedra, le Caucon et rAwA- 
BASifi', dit Pline -, croissent dans les Heui exposés au vent v ih , 
grimpent aux airbré'S, et pendent a leurs branches. II? n'^ont 
point de feuilles^ mais beaucoup de vrilles, et leur racine est 
pâle. Gesner juge que. Epkedrq dériyè de Epirydron ( du 
grec É5r/, wJ".-^), ce qui Vaccorderoit avec l'opînio» de quelques 
boUniste^^ui pensent que la PtiÉLE {Equisetum) ou la Pesse hip- 
/»ii/if)'plaiite^à(iilàtiqnèëS sont VEphedrà des anciens. H er- 
molaiis rejette avec raison cette explication quinepcut s'appli- 
fuer au texte de Pline. On s'est reporté ensuite sur F.Uvett£ 



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344 E P H 

OU 1^ AisiN vfE ]p;R, çt il paroîtroit que VÉphedra est le Pd^gonum^ 
maritimumscandensàe G.Bauhîn, c'esl*-à-dire, rUYfiTTJ^GRlW^ 
Deçf.), que Belon avpit ftm pQw 
explication de TournefQj*^ qiii fak 
recs qui peuvent sijnaifier suprà ^edea 
[ue , et le te?te de Fline §er<nl aussi 
Être , et mieux qu'à la CusçvYE, 
ephedra, Tourneforty Adaiisou et 
d'EpHEDRA au genre Ùvette lui- 
sujet d'observations intéressantes 
ouv. Bull. Spc. PhiL, |i.9 55). (l«.) 
a, Lin. Genre d'iiiseotç^y de Tordre 
des névroptçres, famille des subulicomes, et qui a ponrcarac* 
tères : antennes trèsH^ourtes , terminées par un^ soie ; lèvre 
supérieure couvrant la bouche ; mandibule^ PuUes ou trè»< 
petites ; palpes fort courts , peu distincts ; tarses k f^inq ar-: 
ticles.. * ^ 

Les éphémères ont le corps allongé , ^ès-moi| ; la. tèt^ cciurte » 
large , avec les yeux à réseau très-groa, deu^î àlr^is yeux 
lusses, ou plus, quelquefois auçsi trèç-grpj^; le ptemier 
segment du corselet petit ; les ailes tria|ag^laires ^ relevées ou 
horizoï^tales , , très-nréticulée» , et dont les inférieures sxmt 
l^eaucoup jjXv^ petites , quelqu|eJfois presq«ie anlles ; Tabdo- 
men Jopg , presque cylindriqi^e , terminé p^r (Jem qu trois 
filets fort longs , et les pattes antérieures longues et avant 
ç^é5. . . 

Le notn d'éphémère a été 49PP^ ^ ces i^sçctes k cause de 

la courte durée de leur vie, qi^an^ î^s ont acquis leur ditr-. 

ni^re forme. Il y en a qui ne v^eji^^ jamais le soleil; ils nais* 

)sent après qu^il est couché 9 et ineijtreçt avant qu^il reparoissé 

sur Thorizon. Plusieurs naturalistes opt fait 4^ obsenratioiui 

t^ès-intéressantes sui* ces insectes. Swauupi^r^aip parle des 

éphénifères , qui sortent des^ riyières de hollande , peudaut 

dçux ou trois jours de suite, à^^ ^ne abon^^pce sturpi^epanti. 

Ces insectes paroissent à dilÇTérente^ époqpi^i; .^ .;si^vwl (es esr^ 

s. . ' • . . 

;s de Hollai^de s^ mo^trenj e.Q été; celles de 

es , à la fin d,u prinle^p3{« yei^te milieu de 

> aux envirpi^s de P^is , à^,^^4Gs, qui ohscur- 

e. certaines beur^s du jour^ ^lle3. coQQUOeucent 

f et ce^e beurre n'es^ p^îa mém^ pour toutes 

es du Bhin, de la!M[ei}£tex 4^^tiÇ£]|i^ dç VY«scl 

ommencent k{ v^^ sui^ ces twièffiSt vers le& 

r , ei^virçn de^ Vure^ a^2^D| qu^ le s<^leil &e 

couche ; les plus diligentes de celles d^ ja, i^^lç^e et de la 

Seine , q^i ont été observées paç ]^^aui|iur , ijje s'élèvent en 



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E P H 



345 



Tair ^c qu^nd le «alcil est pp^t i §c co^cfaer , et ce n'es^ 
qu'après qu U a quitté rhprizw , qi|e U plus grande q^^ptjt^ 
paroît. Les époques des diSiéreptes réçplt/es «ç sont p^s i^ii^Vf 
^ODQues des laboureurs , que ne Test des pédieurs^le temps 
ou les éphémères doîveut s^e montrer sur )e^ ririèfes dout Us 
habheut les bords. Q^ell^ W^it ét^ pendant le jour la tem-r 
pérature de Tair » l'heure à laquelle les éphémères commfsnx 
cent k quitter leur dépouille , e?t la même ppijr le plus gran4 
nombre , et upe avit^e heure pa^'ptt marquée | ^u-^delà de la- 
quelle il ue leur esi plus permis de le faire, 

Celles qui Qnt été étudiées en Suèd^i p^ Begeer , éclpseio^ 
le soir vers la ftu du priut^mjps , en très-rgrande quantité , tour 
joui^ ^^ coucher dusplcÙ. ïJles se r^ssemhieut par cent^in?9» 
Foltigent CQpt^ini|eller4^pt , s'élèyerit ^u^r^essus de quelque 

Srand arbre , et s'eu éc^^tent rfreineiit ; la durée de la vie 
. e çelles-pi e^t plus lougue que celle des espèces, observée^ 
rr $w^mit>erdam et I^é^umnr. Ces éphémères commencent 
voler une heure av^nt le C09cbeT dù ^leil , ^'attroupen^ 
toujours dans de& endroits peu éloignés d^une rivière ou dVi| 
imîsseau , et y restent fu^u'à ce que l^ ros^e s'élève en trop 
gran4^ 4^ona^nce *, alors elles di^paro^f^nt , se retir^i^t suf 
les ngturs ou sur les plantes | et -s'y tenant dans un parfait 
repos , jusqu'au lendemain où elles se raniment et s'âèvent 
epTair de nouveau- 
Ces insectes ne sortent de l'eau que pour s'acxoupler et 
pour pondre. Suiv*mt Degç.çr , le premier ob?;erv^teur qni ait 
FH 4 -accouplement de cps inspctes >il Y a beaucoup plus de 
iQ^Ies qne ^e femelles. On distingue celles-ci parles ^^ts qui 
f engluent leur ahdomen; elle^en Q^x trois d'^ale longueur, 
im lieu que les mâles n'en ont ^ue demi, un dç chaque côt^, 
^% le commencement d'un troisième dans le miliQu\ outre ces 
^Içts, ils eu ont quatre autres très-courts aur-dessous du veopitre, 
et àfim autres parties en forme de crochets recourbés en arc , 
avec lesquels ils s'accrpçhent ^ la femelle pendant l'accouple- 
n|6Cit. L'organe du se:^e des femelles i qi^ consiste e^térieu-; 
rement en deui ouvertures, est situé ^-«-^^^pus du ventre ^ 
e^vçe le septi^ème et le huitième aiineau^; ç'^ par ces ompf-- 
tores qi|e sortent lesjo^u^. Les rass^mhlemeni||^ ces ii^fiçtest 
suivant Degeer , sont entièrement composés de VU^les t lAais 
àè^ qu'il se .présente u«^ femelle» ces v«$les se mettent aussi- 
tôt ^ s^a poursuite ^ ^ i^embleut se disputer sa conquête ; celui 
qui a ob^nu la préf^reu^c , s'envple seul ayec ôUe , et les 
autres rejutreut ^ans le groupe pour y attendre les femelles. 
Le couj^e v^ se placer sur u»e ^u^aiUe ou sur un ^bre, 
paur n'être point troublé da*s s^ amours» \ l'instant de l'ac- 
çouf leme^Bt i le ml^le est placé ep-'dessous de sa femelle » 



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546 E P H 

ayant son ventre éîevé en Pair , et l'extrémité appliqiiêe s«f 
les ouvertures sexuelles de la femeUe , qu'il retient avec se» 
erocbets ; leur jonction ne dure qu'un instant 

Dès que les femelles sont fécondées , elles déposent leurs 
oeufs ; c'est dans Teau qu'elles devroîent toutes les placer , 
x^aîs la plupart les laissent sbr los corps où elles se posent ; 
il ii*y a guère d'insectes qui doîveitt en mettre au jour un si 
grand nombre et les pondre aùssrpromptement Ces œn^ soDt 
arrangés en deux espèces, d^ grappes , dont quelques-unes 
ont trois lignes de longueur. Chacuue de ççs grappes contient 
troii^ cent' cinquante à quatre' cents œufs. Chaque épbé^èrç 
a sept à huit cents œufe à pondre ^ et q'est po,ur elle raffaire 
d'un moment, car elle fait sortir ses deux grappes à h (ois; 
pour se disposera cette opération, elje élève 1 extrémité de 
iBon abdomen , ancpiet elle fait faire uni apgle presque droit 
avec le reste de son corps;. et* elle pousse en^mêiie tempçau- 
dehors les deux grappes, qui sortent par les deux ouvertures 
^ont il a été parlé. Celles qui foirt. feqr ponte dans Teàu, 
s'appuifeht avec les Àlétsde leiir queue sur l'eau mênnie,penr 
dant qu'elles se débajrraissent'de lentls œufs. Qes œufs , plus 
pesâns que l'eau , tombent aussitôt au fond , et sont bientét 
séparés les uns des autres;, on igntjre Iç temps qu'ils sonti 
éciore;; " -^ ' 

Les éphémères nous paroissent avoir iine cxîÉteiicè très-- 
côurte^ parce qu'acnés ïie restent qu'un înstàrit sous Ifeitr 'ler- 
nière forme ; mais éllçs vivent be^ncojip pins qu'utigrana 
nontbre d'insectes , sous la fbi^me'^dè^ lary^e et sous celle de 
îiytiî^e, passant un , delix , et Inêmè selon quélqties auteurs^ 
troi^ ans , avant de devenir ïnsectje parfait. La larve et la 
nymphe vivent dans l'eau , ou dans des trous au-dessous de 
sa surface. Ces larves ont six pattes,' là tête triangulaine , et 
munie en dessous de deux parties éçaiHéuses. recourbées, qii* 
se terminent en pointe; le corps divisé*eri flri anneaux; dé l'ex- 
trémité du dernier 3 il sort trots filets presqjie aussi longs qac 
le corps , et pltis ou itioins garnis d'une frange de poils dis- 
posés comme tes barbes d^une plume ';çlles^ont de coulear 
brune ou jaunâtre , selon ies espèces. Les nymphes ne dif- 
férent dès larves , qû'^n ce qu'elle? onf deS fourreaux d'ailcî 
sur lé corselet. . > • ' u , . 

Toutes les larves d'éphémères ne afférent entre elles cp« 
par les inclinations <}ue la nature leur a doublées; les unci 
passent leur vie dans des habitations fixés : chacune a la sienne, 
qui consiste en un trou creusé au^essous delà surface de l'catt, 
dans la terre qui eïi fornae le bassin ; rarement.la larve quitte 
ce trou pour nager; ce n'est que dans des circonstances 
qui exigent qu'elle s'en creuse un nouveanT Us autres sort 



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E P H 347 

I>oiir ainsi dire errantes , et nagent et marcbent au fond de' 
^eau ; quand les latves se tiennent tranquilles , on re-- 
marque autour de Jeur corps des houppes d'une graudeur 
sensible ,' qiii soiit 'cbiitinueueniellt'dans une. dotation ex<-> 
trémè ; dans les ùflés ; les' houppes sont situées comme' le&^ ^ 
rames d'uAe galère ,'dans d'autreâ dles sont placées au-des-' 
»tfs de leur cdfps Y quelques espèc 
dos i et elles sobt dirigées ^n arrière ; 
qui 'dut' l^aspect d'ouïes pu dé 
mériie^dàtis tdute^ lès ' lai-vçs' ; celle 
cAlé ; eeïte!s-là âfept oii davantage.' 1 
ZfÊX environs de Parts , a les ouïes 
ne liîage pas habituellement ;'elle ej 
renfermées dans dfes trous. Ces troi 
ment; leurs ouvertures sont un pei 
pour chaque habitation; elles sonttï 
etles coliïmuiiiquént avec un canal 
ne peut mieufi' comparer qu'à un t 
plî^é^ en deux ; ainsi leô larves habî 
pièces. On ne trouve jamais de o 
gravier'^ la larve ne vivant que da 
gement est toujours proportionné'à 
que son eorps y laisse ^ont rempli 
cnviroirtiée comme elte lé seroît i 
elle*yest'en sûreté contre la vor^c 
férens insectes aquatiques. Ceslarv 
ont cependant des organes assez fo 
Hture très-grossièrë \ elles ne sen 
tertre , 'dont elks rejettent les gr 
qu'elle a de succulent. 

Lorsque les éphémères sont prêtes à quitter leur dépouille 
de nymphe, elles sortent de l'eau* et vont se placer sûr quel- 
que ehdroit sec : elles ne tardent pas à se débarrasser de ieur^ 
peau , qui se fend au-dessus de la tête et du corselet , et aussi^, 
tôt que V éphémère en est dehors , elle s'envole et va se placer 
«ur rfn mur "OU sur un arbre. Quoiqu'elle ait alors dès ailes, 
«t qtie rien ne semble lui manquer, elle a cependant encore 
unetnueàfaire : pour cette dernière opération elle s'accroche 
avec ses pattesfsur un mur, se met le plus ordinaît-ement dans 
une position vertièale , la tête en haut, et y resté quelquefois • 
une heure , jusqd^à ce que la peau qui la couvre se fende sur 
ia tête et 'sur le corselet ; à mesure que la fente augmente , 
l'insecte tire toutes sts parties les unes après les autres ; les 
ailes qui se dépouillent, conraie tout le reste , sortent peu k, 
peu d'une pellicule qui les couvroit, et la déjpouille reste at^ 
tachée au mur ou sur l'arbre où l'insecte ^^sK fixé, Swaraiaer- 



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348 E P H 

dam prétend que dans Fespèce sur laquelle il a donné des 
observations i le mâle est seul assujetti à ce second dépouil- 
lement. 

Avant cette dernière nuie^ le corps et Itfi ailes de Tinsecte 
étaient d'un brun terne; mais après, la peau ducorpget 
• dans plusieurs espèces ^ les ailes , est comme vernissée , 
sèche et friable. Les éphémères n'ont point de bouche tr軫 
sensible , et il n'j a pas d'apparence qu'elles prennent de 
nt si foibles et si délicates , que le moindre 
lesse. Celles des environs de Paris , dans 
\t$ 9 sur la fin de Tété et pendant uois oii 
Lte 9 offrent aux habitans àts bords de la 
\ phénomène : il en natt on si grand nom- 
s j qu'elles fbrm^ un miage épais ; elles 
ir le;s fonctions p^ur lesqudles elles sont 
l'état parfait et ne paroissant dans les airs 
que pour perpétuer leur espèce. I^ais après l'aceouplemeat 
et la ponte , qu'est Revenue cette prodigieuse qoantité Xéfihè*, 
mères , puisqu'il n'en paroît plus dans l'ai^? elles sont déji 
mortes ou mourûtes pour la plupart : une grande partie est 
tombée dans la rivière même où elles ont vécu ; les poissons 
n'ont aucun )our dans l'année où ils puissent faire une chère 
aussi abondante , et se régaler ainsi d'un mets ai!iquel jies pé-* 
dhëurs ont donné le nom de maane. Celles qui, en son^^^ 
dans l'eau , ne s'ont pas devenues la proie iles poissons , n'ea 
périssent guère plus tard , elles sont bientôt noyées i les autres 
tombent sur les t>ords de la rivière , et y forment quelquefois 
une couche si épaisse , que la terre n'est pas mieux couverte 
en hiver par la neige, qu'elle ne l' est par leur s^rps. La durée 
de la vie de celles-ci n'est pas tout*à-fait si IRirte que celle 
des- autres ; mais autant vaudroit-il pour elles que leur fin eât 
^^té plus proche : entassées les unes sur les autres , sans avoir 
assez de force pour changer de place, sans se donuer unmoa* 
vement considérable <» elles meurent les nues après les autres; 
celles qui poussent leur vie le plus loin, et qm sont, par r^P^ 
port aux {n*emières, plus que des centenaires , voyent sa 
plus le lever du soleil. C'est ainsi que ces insectes terminent 
leur vie , qui est si longue pendant qu'ils sont sous la f«raie de 
larve et de nymphe , et si courte quand ils sont devenus m^ 
sectes parfaits : oaen connoit une vingtaine d'eap^es, qni^ 
trouvent toutes en Europe. 

EphémèhE gom]U[UK£^ Ephemera vulgaUst Lînn. , Fab.» 
». 19-5. 

Cette espèce est la plus grande de celles des cavirops^ 
Paris ; elle a le corps mélangé de brun et de jaune ; les ailes 
brunes avec cinq ou six taches d'un brun foncé ; les troU &" 



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ISlets àe la qaeae beaucoup pl^s longs qué le^ ailes. . 
On la trouve auprès des lacs et des rivîères. 
EPHÉMiRE DIPTÈRE , Ephemera diptera ^ Linû. , Fab. Elle 
est moins grande que la précédente ; elle a le corps d'un gris 
ardoisé obscur y avec quelques lignes d'un rouge foncé sur les 
anneaux de Fabdomen ; les pattes d'un gris clair un peu ver- 
dâtre ; lés filets blaiics avec des points noirs ; les ailes transpa* 
rentes , bordées ^térieuremeat de brun pâle , avec plusi^rs 
tacl^s blanches à Torigine. 

Linnœus dit que cette espèce a les ailes inférieures très' 
peu apparentes; mais, suivant Degeer, elles n'eiistent points 
et Tinsecte est diptère sous ce rapport, (t.) 

EFHEMÈRE, EPftÉMERINE , TradescanUa, lAm. 
(Hexandrie monogynie.) Toutes les fleurs qui ne durent qu'ua 
jour sont éphémères , mol grec qui désigne cette durée , et il y 
en â un grand nombre ; mais on a donné particulièremeul 
ce nom à une plante de PAmérique septentrionale , qui ^ réu-» 
aie à quelques autres ayant les nrémes caractères , constitdQ 
md genre dans la famille desjoo^ioïd^s , jlequel se rs^proéhe 
beaucoup dea Commelii^es. tlans ce genre. les âeurs ont 
un calice composé de U*ois folioles ovales, concaves el 
persistantes ; une corolle à t^ois pé^taks^ larges , , Qrbiei;^^ 
lai res et égaux ; six étamines érigées « de la longueur Atà 
calice 9 ayant leurs filets velus ^ et leurs anUières^ en forme d6 
rein ; un germe supérieur, ovale et à trois câtés obtu» , sott* 
tenant un style mince , coloré et terminé par un stigHftato 
simple. Le calice^ qui se referme quand la corolle est flétrie y 
couvre une capside ovale à trois valves et à trois Id^» y cha^ 
que b^e contient quelques semences angulaireiï. 

Le genre Callisie a été réuni à celui-ci par Swart2w 

Les épbémères sont des kerbes^exotiques^^t^leurs feuilles s«nt 
içlmples f et embrasseat la tke de leur base. On en compta 
Une vingtaine ^espèces. L'Ephémère de Virgin», 7Vadb9 
caniia virgimana ^ Linn. ^ est la plu» belle de.toutes , et k pieu 
près la seule qu'cm cultive ordinairement dans le$ jardioAv ÊUe: 
a une racine vivace ; se^ tiges sont droitéis^, lisses., articulées, 
succulentes et garnies de feuilles alterner, d'un be^iu vert , 
fort longues ,. et pliées en gouttière. jLesj fleurs naissent ^ 
faisceaux au sommet des tiges ; chaque flfturi ne dure qu^un^ 
jbur. Cette plame se multiplie ^^eili^-jQPbâme par se» racine' 
et par ses semeP€ieA- . i . 

L^phémère nervale constitue aujourd'hui le genreTt-i 
LIPOGON* Sept espèce nouvelles, de ce genre sont metitian- 
çées dans le bel ouvrage de MM. d^ Humboldi , BonpU«i4 
et Kùnth , sur les plantes de rAmérioup méridiionale. (n») 

EPHÈMERON de Bioscorîdle. On croit que ce peut 



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35o E P H 

être , on le colckîque, on une iris , ou bien la lisymaclue ëpb^ 
mère. Le nom à^Êpkemerum a été donné par luorison à une 
plante de Yii^inie remarquable parses Oeurs bleues qui ne per-' 
sistent qu^un jour. Toumefort lui conserve ce nom, maisLin- 
naeus la comprend dans son genre TradescanUa, V. Ephémèrb. 

On » encore appelé EpheIiercm, rj^/YzniA^miim capense^ 
des CoMMELiKES , et une espèce d'HELOKiAS ( H. hutia- 
ta ). (LN.) 

EPHEU. Nom allemand du Lterke , Hedem hélix, (lï?.) 

EPHIELIS. Nom donné par Schrêber, et adopté par 
Willdenow et Persoon , au matayhà d' Aublet , arbre de la 
Guyane. V. Mataybe; (ln.) 

EPHIPPIË, Epfiippium, Lat; CËUilanaj Meig. Genre 
d'insectes, de Pordre des diptères, famille des notacanthest 
ayant pour carattèrei^ t antennes à peine plus longues que la 
tête , de trois arUcles , dotit le dernier presque conique, al- 
longé , à six anneaux et terminé par un long stylet ; ailes cou- 
chées sue le corps ; deux épines à Técusson , et une dent de 
chaque côté du corselet. 

'La seule espèce connue est TE^hiffie thorâciqite , Eph^ 
pîum Ihoracicum ; Siràtlornys ephippîum , Fab. , Paâzer , faun^ 
Insect, Germ. ^ fasc, 8 , tab. 23 , mâle. Elle est longue de six 
Kgnes , noire , avec le corselet couvert d'un duvet d'un rouge 
brillant ou comme satiné ; ce corselet a, de chaque côté , une 
dent très-aiguë , et Pécusson' est terminé par deux épines. Les 
ailes sont noires. On la trouve sur les charmilles et sur le 
tronc des vieux arbres. 

Le stratyome 77iûr/Y>/<n>n de Fabriciiis que |'avois rapporté à 
ce genre ydans la première édition de cet ouvrage , doit être 
placé avec les ùdoniomyîes , et n'est pas Tiûsecte que Fabri- 
cius désigne ainsi , mais son stratiomys argentaia. (l.) 

EPHONSKYCA. Nom que les naturels des Florîdes 
donnent à lin courlis, et qui signifie, dans leur langage, 
Oiseau criard, (v J • 

E^RYDATIE, Ephydoùa, Nom doimé par M. Lamou- 
roux aux Éponges fluvîatiles. (b.) 

EPHYDRUJVL ^. Ephedra. (LW.) 

EPHYRE , fyky^. Genre établi ^ar Pérou , aux dépens 
de» Méduses. Ses caractères sont ': corps oAîculaire trans- 
parent , sans^édcinculë , sans bras , a^ec quatre bouches , 
OQ^da^àntage , au d^qué inferièur.^ 

Lamarck a réuni le genre Euryale du inême auteur à ce- 
lui-ci. '• '•-'.. 

Trois espèces seulement entrent dans ce gent'e , dont une 
»eule étoît connue; C'est la Méduse siM^tÈ de Pennant , fi-: 
gurée dans Borlas , Com. , pi aS , n.*» ï3 et li. (b.) 



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ËPt , Spica. On donn^ ce nom à on assemblage de fleurs 
distinctes les unes des autres , sessiles ou ayant chacune leur 
pédoncule particulier , et disposées çà et là alternativement y 
sur un axe commun assez long^ Quand la disposition des 
grains qui leur succèdent est la même , elle porte le même 
nom. C'est ainsi qu'on dît un épi de f rament , soit qu^il soit 
en fleur ou en fruit, (d.) 

EPI-D'EAU. Nom vulgaire des PqtamotSw (b.) 
EPI DE BLÉ PÉTRIFIÉ. Schcuzcber {Herbarumài- 
lumtnum , pag. 8 , tab. i ) décrit et figure un fossile qui pré- 
sente en, effet la forme d'un épi , mais qu'on ne sauroit ce- 
pendant rapporter d'une manière certaine , ainsi qu'il le fait , 
à un épi de graminée. (desm.) 
EPI FLEURI. C'est îa Stachide ïï'Aixekagne. (b.) 
EPI FLEURI DE SIBÉRIE. Cest le melantMum sibiri- 
cum. (lk.) 

EPI DÉ LAIT. C'est I'Or^thogale pyramidal, (b.) 
EPI DE La VIERGE. V, Epi i>E lait, (ln.) 
EPI-DU-VENT (u457w//y*/?/caî>5/ïû'). Jolie graminée, 
commune dans nos moissons , remarquable par la gran- 
deur et la beauté du long panacbe que forment &ts fleurs mol- 
lement agitées par le moindre vfent. (ln.) 
EPI-NARD. r. Nard et Barbon, (ln.) 
EPI-NARD CELTIQUE. F. Valériane, (ln.) 
EPI-SAUVAGE. Nom donné , dans le Midi , au Caba^ 
RET , Asarum europœum. (ln.) • 

EPIAIRE. On donne ce nom aux Stachides. (b.) 
EPIÊAT , Epibaleriam. Plante grimpante que Forster a 
découverte dans ses voyages , et dont il a fait un genre parti- 
calier dans la monoécie hexandrie. 

Ce genre , ainsi que ceux Baumgartie et Cbonbroben- 
BRON, doivent -être réunis au genre Limagie de Loureiro^ 
i/" IVTrnisperme Tb ^ * 

EPIBLÈME , Èpiblema. Plante de la Nouvellè-HpUande ^ 
qui seule forme , d'après R. Brown , un genre dans^ la gynang 
dpe dldiidrie et dans la famille des.orcmdées;. ^ 

lies, caractères de ce genre sont : cinq pétales égaux étalés 
et un çixjème en forme de lèvre onguiculée , (^n;tière , compo- 
sée de saiUies filiformes, fasciculées, qui;pai;^pt d^Ia base; 
deux lobes latéraux entiers; une antbère parajilèle au stîgr 
mate, (b.) ' . , 

EPIBULUS. M. Cuvier (JR^^nc animal) dqp^^e ce nom la- 
tin aux poissons du sous-genre Filou , du^enre LabRe , et 
qui ne renferme que le spahts imidiatgr de taÙas , Spic, ZooL 

'J^C.8,,pl. 5. (DESM.) ., 



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I SS2 EPI 

1 eI^ICARI^Ë. C'éstTcôvélop]^ e»t<riettt*é aéstHTJiTs,leiir 

ÉcôftdÉ, leur Peau. (B.) 
[î EPICEA. Nom à'nûé espèce Ae Sa^îi. (b.) 

1 EPICEROSa'Hîp]pocrate. C'est le FÈNU-GMC^Tngo- 

• EPICES OttEPICËrtIÈê. Qiioi(îriè l'oncomprtiiiiéeÉgé- 

^ néral , sous ces deux noms , toutes léà substances yégétafes 

I étrangères qdi ontiliièsavêuf chaude et piqiiante, et dont oû 

fait mage pouf asséisomier divé^ aiittieti^^ cependaiit ils sem- 
blent désigner plus particulièrement celles dé ces substances 
qui sont aroinatttmesy et qu'on apporte de l'OHem, telles que 
la C ANNELL£> là jVIuscadb f le Clou os girofle , le Poitke , 
le Gingembre , etc. 

De tout temps/ leii épiceries ont été toi dés pritiéîpaiix ob- 
jets de commerce. Ayant la découverte d'un passage aux Indes 
par le Cap de Bonne-Espérance , ce commerce étoit entre les 
mains des Vénitiens y^ qfii achetoient ces sortes de denrées aox 
Egyptiens et aux. Arabes, et les revendoient aux peuples de 
l'Europe. Le sucre n'étoît point alors connu dans cette partie 
du mônd<î ; lés épiceries en tenoïerit lieu ; elles étoîent si es- 
timées , que dafls les festins des noces, Tépouse en distribaoit 
Il touiS lei^ côtîvivéâ , et qu'aprè*s là décision d'un procès , oo 
ne pouvoit offrir rien de plus agréable àuï juges ; de là esi 
venu, le nom à^épkés du palais. 

Au quinzième siècle , les Européens pénétrèrent dans les 
contrées mêmes d'où veitièient ces productions si recherchées. 
Les Portugais s'établirent les premiers daùs quelques-unes 
des iles qm les fournissent ; mais ils en furent bientôt chassés 
pai^ les Hollaridaii^. Depuis cette époque , ceux-ci ont fait en 
Europe le cômitterce presque exclusif des épiceries ; et ce 
commerce leur sembloit assuré pour toûjbuts , tant ils avoicilt 
pris de précautions pour empécnef les autres nations i'y far- 
Jicîper , et tant leur surveillance à cet égard étoit active cl 
ombrageuse. Mais an milieu du siècle dernier, un FtançaiSt 
plein d'amour pour son pays , et non moiusr recoitttpanaâble 
par ses Vertus que par ses talens , désiratit affranchir l'Ëuf of é 
d'un monopole odieux, conçut le projet hardfi d'alïér chei*- 
cïier, k ttsvets mille dangers , dans leur lien hatal , les plitiies 
préciéttsés qui produisent les épiceries. Il fût secondé dati^ 
son eirtreprîse par la compagnie dés In<féà et par le gotiver- 
iieiiieiift 9 et il eut le bonbetcr de réussir. Ce Françafi^ est 
M. Poivre , ancien intendant de l'Ile-de-France. 

Aujotird'hui leS' épiceries Sont cultivées daàs touteà les éo- 
toBfies françaises où elles ont été portées de l'Ile-de-France; 
déjà elles y prodïdsttot plus que* ce qûll faut' pour U consom- 
mation de la France , et bientôt elles fo'iirniront un excédent 



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EPI 353 

qui sers^ mh dans le commerce cxtérSear. V&yez les détails 
aux articles particulièrement préc^lés. (B^.) 

EPIGBAKIS, Epkhark, K(. Genrer èlnseet^s , de Fordr« 
des hyménoptères y seetion des porté-aigntttons , famille des 
inellifères^ ft*ibu des apiâkes , ayant ponr caraétères : pre- 
mier article des tarses postértecR-s des (en»eliè5 , en palette , 
dilaté à Fangte extérienr et très-rehi; mandit>u^ triden- 
tées; pa^fi labiaux en forme de soies , et terminée en pointe 
u^ë ; les masiltaires très-petits et composé» df'un seul ar- 
ticle. 

^ Le genre CEifTHis^de Fabricîus^est composé d'Inseetestfès- 
différens , et M. Kliig, célèbre naturaliste de BeH^ , a beau- 
coup contribué , en fe^ndant de nouvelles coupes génériiiqfnes , 
à débrouttter ce cbaos. Je ne connois encore qu'une seulie es- 
pèce d'épieharis, et qui estVc^i^rusika d'CWivier , etle- cenùis 
hirtipes de Fabrieius. Par ses antennes , ses organes mastica^^ 
teurs et ses ailes, cet insecte est singulièrement rapproché 
des euglosses , et se range , dans la Méthode de AF. Jurîne, 
arec ses brèmes. Mais ses pieds postérieurs nous ofiTrent des 
caractères qui Féloignent de ces deux genres. Le côté exté- 
rieur de leurs jambes et du premier article de leurs tarses est 
garni de poils nombreux et très-serrés , de ménïe que le sont 
ces parties dans la plupart des autres apiaires solitaires , et 
particulièrement dans tes Icisies de M. Jurine et les centris 
proprement dits. Les apiaires de ce dernier genre ont quatre 
dents aux mandibules , celle du sommet comprise; leurs pal^ 
pes maxillaires sont composés de quatre articles; les labiaux en 
ont aussi quatre , et doi^ les deux derniers forment une petite 
t^e oblique ; le labre est triangulaire ou presque demi-cir- 
culaire ,, tandis qu'il forme un carré long et arrondi au bout , 
dans les épîcharis \ enfin les petits yeiK lisses sont situés ici 
sur ue ligBrètransrerse, au Heu que .ceux àts centris sont dis- 
posés en triangle. IVailleurs , les ailes supérieures de toutes 
ces apiaires ont une cellule radiale allongée; trois cellules 
cubitales , dont la premièfe est coupée par mi petit trait per- 
peadieul^ire , et dont la seconde et la troisiétne- reçoivent 
chacune une nervure récurrente ; la seconde ceHufe est plus 
grande que la dernière ; ceHe-ci est presque triangulaire, l^es 
antennes sont cduftes, ÔHformçs, coudées , avec k troisième 
article beauc6^p plus long q^e lés; suivans , et aminci à sa 
hase. Tels so^t tes caractère^» communs et particuHers de ces 
deux genres. , 

L^EncRAms dasype , Ppicharis dasypus , Kliig ; ^h ms- 
tica , Ofiv. , Encyvh mêûi, ; Çeràiis hirtipe^ , Fab., a neuf li- 
gnes de longueur. Son corps est noir, avec le» ailes>d'un 
bleu fonoéf et les |ambes , ainsi que le premier article des 



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354 EPI 

tarses des pieds postérieurs , hérissés de poils jaUaAtres. Cet 
insecte se trouve à Gayenne et aa Brésil. 

«Tarois réuni à ce genre celui d'AcAirrâOPE , Acanûiepm^ 
de M. Kllig , foimé sur un.iosectë des mêmes contrées , U 
ayîocope splendide de Fabricius , et dont M. Ânt Coqaebert 
^ donné une bonne figure (lilusl. icon. insect dec. i y tab. 6, 
fig. 6, mâle) ; mais ayant reçu depuis cet insecte ^ j^adopte 
son opinion. Les acanthopes n'ont point de palpes maxUlai-^ 
res distincts. Les labiaux ressemblent à ceux des centris ; les 
mandibules des mâles , les seuls individus que je q^nnoîsse , 
n'ont point de dentelures au côté interne , et se terminent 
simplement en pointe ^ le labre est petit et presque triangle 
Jaire ; la troisième cellule cubitale reçoit les d,eux neirores 
récurrentes; enfin les jambes intermédiaires des mêmes in-* 
dividus sont terminées par une épine très-forte , foorchae, 
et dont une des branches est plus grande et dentelée; le pre* 
mier article des tarses postérieurs est fort long 9 très-com- 
primé et très -cilié. L'Àcanthope splendide, AcanÛu^ 
$pl^nâidus , est d'un bleu yerdâtre foncé > avec les ailes d'un 
bleu-violet et très-brillantes. (X.) 

EPICIA. V. Epicéa, (v.) 

EPICORAILES. C'est un des noms anciens des Gov 

OONES. (B.) 

EPICORALLUM. Petiver donne ce nom à diverses 

froductions smimales marines : i.<> à la Goigomia flabeUum ^ 
^all. ; 2.* à la Gorgonia anceps^ Pall. ; 3.<» à la Gorjgoma 
muricata , Pall. (desm.) 
EPICURE. V. Engoulevent, (y.) 
EPIDENDRON , qui vient surU bois , en grec. C'est \t 
nom donné par Linnseus au genre qui renferme la YakillEi 
et appelé en français Angrec. Ce genre , qui s'étoit considé- 
rablement accru depuis linnaeiis, a été subdivisé en un grand 
nombre d'autres » dont l'établissement a développé et faci- 
lité l'étude de la famille des Orchidées , à laquelle ib ap* 
{artiennent. Sans cette création de genres ^ commencée par 
toureiro , Ruiz et Pavon , et complétée par S wartz , Dupe* 
tit-Thouars, R. Brown , Hqmboldt, Bonpland et Kunth,le 
genre Angpec seroit un des plus nombreux en espèces, (li^*) 
EPEDËRME vient de deux mots grecs qui veulent dire 
fz/r peau. C'est cette pellicule qui recouvre le derme ou k 
çidr^ et qui peut se détacher. Elle adhère à la peau par le 
corps réticulé de Malpighi, et^n'a point de couleur; c est le 
réseau muqueux de Malpighi , qui communique sa teinte ï 
V épidémie , comme un verre est coloré par les peintures dont 
on l'enduit. Dans les Nègres , le réseau muqueux est noir; 
il eist blond chez l'Européen. ; brun dans le Tartare » olivâtre 



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.EPI 355 

dans le Chinois ^ etc. ( V. l'article Nègre, et le mot Peau. ) ^ 
En observant Pépiderme au microscope ^ il paroit composé 
de lames écailleuses et posées par couches ; on y découvre 
des pores ncmibr'euz pour le passage des poils , de la sueur , 
et delà vapeur de la transpiration. La plante des pieds, la 

Ï»aume ;des mains , ont un épidenhe fort épais , avec des sil^ 
ons , des Ugnes , des fentes diverses^ et plus ou moins pro- 
fon4es. Lorsqu'on enlève Tépiderme , il se reproduit faci- 
lement. Son usage est -de défendre la peau des chocs trop 
rudes ^ d'en modérer la sensibilité par son interposition , 
d'arrêter la trop grande elhalaison des fluides du. corps , et 
d'empêcher l'introductioii dç plusieurs matières nuisibles 
dansXapeau. L'épiderme est inattaquable à plusieurs agéns 
chimiques; c'est un enduit défensif de la peau ; il se régénère 
sans cesse ; et sa superficie se durcit, s'écaille et tombe en 
très-petites parcelles , à mesure qu'il s'en produit d'autres. 
F. Peau, (virey.) 

EPÎDERME. C'est l'enveloppe la plus extérieure des 
végétaux. V. L'article Arbre, (d.) 

EPIDORCHIS, Ëpîâorchis. Genre établi par Aubert- 
Dopetit-Thouars, dans la famille des orchidées, et qui pà- 
roît rentrer dans les Angrecs de Swartz. (B.) 

EPIDOTE, Hauy. Peu de substances minérales ont 
porté des noms aussi variés que celle-ci. La forme allongée 
de ses cristaux l'a fait ranger parmi les Schorls. Les pre- 
miers échantillons étoient d'une assez belle couleur verte ^ 
et venoient du Dauphiné; on Ta nommé SchoH vert du Dau* 
phinéy nom que M. De^amétherie a traduit par celui de Thaï-- 
UUy qui signifie feuHlage vert; c'est la Delphinile de De 
Saussure. D'autres cristaux , d'un vert plus sombre , venant 
d'Arendal , lui ont Valu le nom à^ArendaUie^ et celui à^Akan- 
licone y , parce qu'on a reconnu que leur poussièriC étoît d'un . 
faune verdâtre analogue à celui du plumage du serin. M. Wer- 
ner les a nommés Pistacite. Les cristaux verts éclatans du 
Dauphiné sont encore une variété de la Rayonnante vitreuse 
(Glasiger «S/m^Zs/ei/i d'Emmerling) ; et le Schorl aiguê-marine , 
enfin une variété d'épidote d^un gris éclatant^ trouvée 
d'âboi'd dans le Valais , et depuis en Tyrol et ailleurs , a 
reçu le non^ de ZaysUe, De Saussure, qui a décrit le pre- 
mier cette variété , la regardoit comme une Prehmte; enfin 
une autre variété, d'un noir brunâtre, venant d'Arendal, a été 
nommée Sidero-4it€me. 

Li^épidote est assez dur pour rayer facilement le verre , et 
Dour étinceler *par le choc du briquet ; sa pesanteur spéci- 
fique est 3,4.5ag. 

lies cristaux transparens ont la réfraction simple , et ne 



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3S6 EPI 

5'él€ctri5eiit qu'ange difficuttë par le frottement; ils ne sont 
point électri<mes par la chaleur , ce qui les disdngoe de la 
tourmaline. Ils donnent , par la trituration , une poussière 
d^un bb^c jaunâtre ; ceux de Norwëge sont opaques , et 
leur poussière est d'un jaune^ verdâtre ; ils sont aussi moins 
éclatans que les cristaux de FOisajas tt de Ghamouni. 

La dtrisiOB mécanique des cristaux ou des masses lamel- 
leuses de ce minéral est assez nette dans le sens de leur lon- 
gueur, et conduit k up prisme droit , dont lès bases sont des 
parallélogrammes oblîquangles» ayant leurs angles de ii^^ti 
demi et 65* et demi enriron ; leur cassure transversale est ra- 
/ boteuse et un peu éclatante. 

Ce caractère , indépendamment de ceux qui se tirent de 
la dureté et de la manière de se comporter au feu , suffit 
pour faire distinguer Tépidote de Tamphibole vert, dit Acd- 
note (Rc^onmuUe etStrahmein) et du pyroxène, dont les bases 
sont des rhombes, et les incidences des faces du prisme très- 
différentes ; ainiû que de Fidocrase , qui a pour forme primi- 
tive un prisme droite bases carrées ^ et dont les cristaux 
0econdaires n^ont aucun rapport avec les siens , mais qui 
se trouve aussi , comme lui , en cristaux prismatiques , dé- 
formés par des cannelures plus ou moins profondes. C^est de 
cette espèce d'accroissement de la base, qu'est emprunté le 
^ nom à^épidoie. 

Ce minéral est fusible au chalumeau, en une scorie bnme 
qui noircit par un feu continué. 

Il offre <:e\si de particulier, que les résultats des analyses i 
faites par les chimistes, de plusieurs 4^ ses variétés, venant de 
pays différens , présentent moins de divergence entre elles 
que celles des autres pierres , conmie le prouve le tableau 
suivant : 

Analyse^ par M* Laugier, de VépidoU gris du Valais ^campark 
à V analyse de Vépidatede VOiscms^ par Descostils^ et à cm ^ 
Vépîdofe ^TArendal , par ilf, Vauqudin. 

Epidote du Valais. — & VOisans. — d'Arme 

Silice 37,0 . . . 87,0 • . » 37,0 

Alumine a6,6 - . • 37,0 • ^ . ai,o 

Chaux. . . ♦ , . x^. . ao,o ... i4»o , . . i5,q 

Cn^yde de fer i3,^ , . . 17,0 . . .. a4»0 

Oxyde de manganèse. 0,6 ... i^S ... 19$ 

Eau 1,8 ... 3,5 ... 1,5 

Perte 1,0 ... a ... Q_ 



i 



>i ■ j iiiiii 



I00,0 100,0 100,0 

i^a couleur des cristaux et des. masses de ce minéral est 



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EPI 357 

assez ordinairement ie rert fannâtre , qaelqnefols aussi le 
rert foncé tirant sur le noir; ces diirerses teintes s'observent 
^|aiement dans les cristanx da Dauphiné et dans ceux de ^ 
Bkrw^e ; mais ces derniers, ^nt le rôhmie est souvent 
considérable , sont opaques. Il y en a aussi de jaunâtres et 
de roussltre^ La variée vwèsûe doit sa couleur au man- 
ganèse. V, pks bas Epidote maïm^ahésifère. 

Variétés de formés. - Les fi^rmes déterminables de cette sub-r 
sttfice sont assez variées. M. Hatty , qui en a décrit sept dans 
son Traùé de Mùléndogk ^ en coni|oft aujourdliui davantage. 
£iles se présentent, pour la plupart, sous la forme de prismes 
4 sir on 1 Imt pans , terminés soit en bi3eau , soit par plu- 
sieurs £»cet«es oUiques, ou par une ^cette horizontale. Elles 
offirent presque to«tes une couleur vert grisâtre , plus oq 
moins foncée. 

L'épidote en prismes rlioadMidaux très-aplatis , à som-r 
mets terminés , et d'ime cot^eur grise ou jaunâtre ou brune , 
a été nommé iùyske par M. Wetner, en rbonneur de 
M. le baron de Zoys , auquel on en doit la découvert^. Ce 
nom a été étende d^^puis aux variétés lamelleuses de ce mi- 
lierai qu'on trouve dans certains granités* 

Cette siÀsfance se trouve aussi soni la fbrme de masses 
granuleuses d'un jaune terdâtre ou d^un janne pâle , dissé- 
minées dans plnsieiB'9 roches ; et sous cet état, elle a été 
quelquefois confondue , suivant SL de Boumon f avec du 
greioat en masse. 

M. le baron de Beauroîs , de l'Académie royale des 
Sciences de Tlnslitut de France ^ a rapporté des échan- 
tillons d'épidote terreux At la Carohne du Sud , qui renfer-' 
moient, dans leur intérieur, dé petits cristau:( de cette même 
snlïstanee. 

Enfin réptdote se trouve en très-petits grains, et sous 
forme arénaeée ; cette variété a été nommée Scarza. 

I^épidole se trouve en cristaux disséminés, de couleur 
mrîse , dans le granité , à HofT, dans le pays de Bareifh ; à 
Laybach, pays de S^IAourg; à Saualpe , en Carinthîe ; au 
Mont-Etose dans le Tyrol ; près de Bieber, en Hanau, etc. , 
et en cristaux verts jaunâtres , d'un beau volume , dans les 
mines de fer de Pcrsberg, de Langbanshytta et de Norberg, 
en Suède. On en trouve aussi de très-oeaux dans la mine 
de fer de Kustad k Hergoland, et à Arendd, en Nonvége , 
àsâOB les mines de fer de Tornbionsbo , Utrilte , etc. (D'An- 
dhMfe.) 

U se rencontre encore sous la forme d'aiguilles ou de cris- 
taux datés > d'un beau vert, ou jaunâtres > en France , dans 
\e dénarteipent de l'Isère ^ et dans U raUée d^ Chamouni; 



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358 E P I 

en Piémont , en Corse 5 au Saint «X^rothard ; à Eonsberg, en 
Korwége, dans la chaux carbonatée laminaire avecrargent 
Datif; danser Inde , la Caroline , etc. 9 etc. Il est en grains- 
très-fins, daçsle sol de transport, dans le Ut de rAranyoscM, 
en TransylvanicL 

Cette substance est très-répandue dans FOisains ; tantit 
elle y constitue des roches, et tantôt elle est en filons. Dans 
le premier cas , elle est en masse ou cristallisée , coimne les 
autres élémens du granité dont elle fait partie. Je F ai égjh' 
lement trouvée dans les roches cornéennes amygdaloïdes , 
appelées Varioiiies du Broc , associée aux globules calcaires. 
Les plus belles roches épidotiqueS sont celles d'Ailemont, 
de Livet, et de la cascade de bâton. Dans les filons, elle se 
trouve avec )e quârz , le feldspath , T amiante , la prehnite , 
Tanatase , la chlorite , etc. Les échantillons les plus remar^ 
quables proviennent de PArmentières , de Yaujany 9 d^Alle^ 
>nont, de lâvet, du mont de Lans, etc. {Hérkart dé Thwj) 

Lés veines de quarz-hyalin qui coupent les couches hori« 
ïontales du schiste argileux , gris vérdltre , qui constitue la 
colline du Geisberg , au nord-^est de Francfort, sur la roule 
de Coblentz , renferment de l'épidpÇe d^un vert clair. Il est 
le plus souvent sous la forme de cristaux aciculaires et ra- 
rement en petites masses. (^Jjeonhard, ) 

M. Rozîère l'a* trouvé en Egypte , e^ dans presq^e toutes 
les montagnes de l'Arabie^Pétrée. ^ 

Suivant M. Jameson, Tépidote se rencontre àriled'Ar- 
ran 7 Jans la syénite de transition et 4ans le schiste argileux. 
Il est disséminé dans plusieurs roches k base de quarz et de' 
feldspath des îles de Kona et d'Icolmkill, en Ecosse ; avec 
le feldspath et l'amphibole dans les montagnes de Malvem 
en Worçestershire ; dans le quarz k Wellow Crag , près 
4e Keswiçk , en Cumberland ; près d^ Marazion ,, en Cor- 
nouaiUes , et dans les roches granitiques de Jersey et de 
Guernesey.. Lé docteur Sommeryille l'a trouvé dans le quan 
commun, en Afrique, sur les bords'de la rivière d*Oraiiee; 
et suivant M. Greenoug^ , il accomp^gio^e la tremolite sur les 
bords du lac Champlein ,. en Canada, (Mm. , t« I 9 p* 96.) 

ËFinoTE MANGANÉsiFàns ( Ëpidote violet, Brongniart). 
Ce minéral , décrit d'abord sous le nom de M^ de mcmga-^ 
.nèsevioleUe du Piémont, que lui a voit donné M. ^apiooe, 
quf le regardoit comme une espèce particulière de ce métal 
(Mém, deVAcad, de Turin pour 1788 et 1789.), eçt regardé au- 
jourd'hui conune une simple variété d épidote , de couleur 
violette. 

M. Cordier a établi ce rapprochemetit dans le Journal des 
Mines (t. i3,-p. i35 et suiv;)> et fait voir que , malgré la quan- 



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EPI 35^ 

^é notable fpxyie de manganèse que renferme ce niné-^ 
rai, sa forme primitive n'en est point altérée, et/qne les 
antres caractères sont très-pea modifiés , la conleur exceptée. 

Cent parties d'épidote violet contiennent ^ d'après sou 
analyse : Silice 5 33,5 ; almnine, i5; chanx^ i4^; oxyde 
de (er, ig,5% et oxyde de manganèse ,. xa« U y a eu SJS 
de perte. 

Li'épidotemanganésifère se trouve à Sain^-Marcet , en 
Piémont (Val d'Aoste), dans une montagne de gneiss, oà il 
accompagne^ sous la forme de cristaux prismatiques ou d^ai- 
gnilieç , et sou& celle de masses lamelieuses , k raai^Jinèse 
oxydé métalloïde compacte , auquel il sert de gangue , con<4 

i*omtement avec Tasbeste, le quarz, Pamphibole blanc 'ou 
ileuâtre , fibreux, et le catcaire spatbioA (luc.) 

EPIE. Un chien épié est, en terrn^R vénerie , cebûqui 
a sur le firont des poils plus grands que les autres , et dont 
tes pointes dirigées en sens opposé, les unes contre }efrau«« 
très, se rencontrent. Les chasseurs préiendeitt que c'est un 
signe ^ vigueur et de courage, (s.) 

EPIETTE. Graminée du genre Stipe. (b.) 
EPIGÉE^J^^Oi Genre de plantes, de la polygamie 
dioécie , et de la familie des i/hodoracées, qui a pour carac- 
tères : un calice campanifbrme > persistant, et divisé en cinq 
parties ; une corolle nypoeratériforme^ insérée sur un disque 
glandulem, adné au f^nd du calice, hérissée intérieurement 
de poils blanchâtres, et divisée en. cinq parties etk ses b<%4^ 
dix ét^unines, insérées à la base du tube^ dont les anthères 
sont sujettes à avorter; un ovaire supérieur^ velu, à style 
persistant, à stiginate presque urcéolé , qidnquéfide ; une 
capsule presque globuleuse^ aplatie en dessus ,. pentagone ^ 
à cinq valves >. à cinq loges, et qui contient des semences . 
arrondies et opmbreu^es t disposées sur. un.placenta à côtet 
saillantes^ ~ 

Ce genre 9. qpî a été exactement, analysé par Yentenai^ 
ne renferme qu'une seule espèce. C'est un sous^arbris^ 
seau TSLOîpml , toujours vert , hérissé de poib roussâtres 9 
à feuilles ovales, alternes, à Aeurs. axiUaires ou termi«- 
nales , disposées en grappes serrées , munies chaciane de 
trois bractées ^ qui croit, dans toute ^Amérique septentrion 
nale , aux lieux sec» 0I taoihragés. Elle repaie, ainsi que je 
l'ai observé en Caroline^ une odeur foible, mais, suave « 
Lorsque la chaleur dateur commence à tomber. 
Svtrartz a rapporté le Brosée à ce genre., (b.) 
£PLGETIIS de Dioscorid£. Planta rapportée aux Cil* 

MATITE^. (W.) 

EPIGLOTTIS. Espèce d'AsTAAGALE , ainsi nommée à 



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36ô E P T 

cause ée ses ^fm»^ iqvà ressembleot i Tepigiôtte. Cétie 

esjpèoe;)croît 4à«s le iiUi idè TEorope et en Afinqne. j(lt^) 

"ÊPIttYME. Nom domré par Jd^sieu à la tfisposîtiim des 
EîTAMWtes isur le PîSttt. Il cirt, par toftiséqiieiit , synonyme 

ÏLPîtANCÈ \Pauconnene). Èpilepsie des oiseaux (Je vol ; 
ceux fui yTSQiit si^l(S 9 eu.^TéM.yjsiA les accès deux fois par 
jour^ Les fauconniers regardent cette malade cobudc conta- 
gieuse, (s.) 

EPÏLESTE. Cest le Piéd-M-Veau (^mm mijcatoam). 

(m.) 

EPILLETS. B^îon âe fleurs, des CfiAiuiiéEs:, dajis 
une rnyelpfitpe c^Pbune^ nommée Balle calicisale, 
ou Tegmen^ ou tiocusTE./^. Fleur. <Bi) 

£PILOB£ , Epiieèium^ lin. ( Ociaa^e atonogynie. ) 
^om ïdjun^nre de {daiites de la facnlle des ëpîlebîennes , 
qui a des rapports avec Fooagre 9 dbnt les feuiUks sont sim- 
plesy opposéecs ou alternes, dh^nft les flears soiO. diâ|xosées en 
épi ft^ntâiiaL! Chaque flear a«ncidice à^piaJre feUoles ou à i 

•quatre jérvôsions profondes^ c% nota fersistant >; une corolle ' 

à qu«ii% jpéiales Boo^ent ëcbancrés à leur ^aènmiet ; Ijoit 
étmiines.altemfttnirement longnes et courtes; an ovaire in- 
téTMfiÊr «rèsr^ongé, et un style amspûmé ^pàr un stigmate 
l%i^^ sdhnsé en quatre parties xeulées en écàocs. Le mît est 
«me ksiq^snk en* Arme de siKque , igréle^ 4rès-loii^e^ ayant 
^fuatre yaÉv»s jei «quatre loges, et remplie de sementres ai^t- 
iées ,. ^ismmt. .attachées i un plaeenita linéaiiv et centrad. 

La Wffti^ eaçét^e , pfrrmî les vingt qui entrent dans ce genre, > 

^fene *i'figttfer dans fes jardins , est FE^ilobe a éW , Epî-^ \ 

^eiiuniimgtaiifèÊlAm , Lim. , ^ciwrtiu «<ms le^ noms mlgaîres 
de petit laurier rose , herbe de Saint- Antoine , laurier Saint- An- 
toine , osier fletiri , etc. C'est «ne très4i^le plante , ^i t^roît 
dans te hoîs de la France et d'une grande partie -de l'Eu- 
rope. Sa racffie *est viyace , et pousse chaque année** plusieurs 
tiges cylindrîques , hautes de trois où quatre piieds , garnies 
de femll^ aifteities , lisses , entières ^ hmcéelées, assez 
seifnblàlAes à belles -de Pamandier. Ses fleurs grandes, belles 
et d'une coulefpr roiage ^n presque -^cftétte, forment au som- 
met de cSiaque tige un épi pyramidal d'un aspect ttès-agréa- 
hle ; elles paroissent en juin , tt se succèdent pe^atit trois 
mois. 

Le laurier SaiAt- Antoine trace beaucoup ; U aime une 
terre légère et humide. On le multiplie par Iç déchirement 



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E PI 36. 

de ses racines en hiver : U ofiire one ftariétë à fleurs blanches. 
Les racines ~de cette plante et de quelques autres épilobes , 
sont nutritîv^es ^ surtout au printemps. On peut, avec leur 
mucus , préparer une bonne l^ière. Dans quelques pays du 
Nord, on mange ses drageons et la moelle de ses lîges. I«es ai^ 
grettes de ses semences , mêlées et battues arec le coton , 
fmvseM vtkt bonne ouate j et peuv^ent £tre employées à 
Cùe «te espèce de toile ou de feutre. Ce sont ces ai- 
grettes qui distinguent principalement les épilobes des ona- 

£PiiiOBiUM. ^sner émmoit ce nom à une espèce du 
genre Epilobe. Linnœus Fa rendu générique. U signifie 
en grec^ sMeUe smr uiàpiê. En e££^ , dans les espèces 
de ce ^ewre« la fle«r tak d'ime cooleur approdiante ée 
celle de la violette , et portée Mr un ovaire allongé qv 
devient un fivH «esd^lable pour la forme à une silique. Les 
épilobes sont généralement appelés , par les anciens bota^ 
nistes » Lydmachia et Chamautenon. Ce dernier nom , tiré^ du 
grec, étoit celui de r£piLOB£ à feuilles étroites (Epiioèium 
vmgusl^ciium) ^ dont les feuilles et les fleurs ont quelques 
^parences de celles du Lâuhier boS£ ( Nenum oUoRder ) ; 
xoumefort et AdansonTont adopté pour désigner le genre. 
Paraii les plantes décrites comme des espèces d^ épilobes , il 
eiA à remarquer que celles de Loureiro appartiennent aux 
MNigres , ^nrt avec lequel VEpSobium a beaucoup d^affinité. 

(LN.) 

ËPILOBIËNNES , Ûttagmz, Jiusieu. Famille de plantes 
^«i opt |po«r;c«ractèi«s : un calice monophylle ^ tubideux ^ 
^isë <n «on Iflabe; une cofolle composée id pétaks en 
noBibre détermkié ^ insérés au sommet du caKce , et alternes 
Av«c aes dîvkûons ; des étadûms en nombre é^al , ou en 
nombre -double de ccshu des pétales ^ «paiement insérées au 
.sofnmet du caiîoe; un ovaire jrmpie^îiifériettr, à style unique, 
dont le stigmate est simple ou divisé. Le fruit est ordinairer 
«Beat uMikdociilaire et pblysperme , rarement uniloculaire 
et iB0«Mpenne , suraionte 4}udquefois par Le limbe du ca* 
iîoe qui pennste. Son périsperme est nul ; son embtfyon 
4rok ; «es cofyiédoos planes; sa radicule presque toujÀirs 
iaférienre. 

Les plantes 4e cctsc famille sontheibacées ou frutescentes, 
rare»ciat arboreaeemes , et ost une tige ordinairement droite 
et cyiwdriqae i leurs fevilles , qui sortent de boulons co- 
iniques ou dépourvus d^écaifles , sont alternes ou opposée 
^ «onfOurs «impies ; leurs fleurs^ en général, d'un aspect 
a^èable et d'une cooAenr éclatante , affectent difiBérenl^ 
disposîtiéfts. 



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; 36. EPI. 

, Yentettat , de qui on a empninté ces expressions 9 rapporte 

à cette famille , qui est la hnitième de la quatorzième classe 

J de son Tableau du Règne végétal , et dont les caractères sont 

1 Cgurés pl« 19 9 n.^ 4 ^ même on\rrage, neuf genres sous 

î ' > qaatrè divisions : 

I.» .Les épUohîermes, , qoi ont pour fruit une noix udloca* 
laire , et lea'étamines en nombre égal à celui de^pétales: 
Hagre. 

a.<» IdCs épiTobiennes f qui ont pour firuit une capsule JHnt' 
tilocttlaire, et les étamines en nombre ^gal àcelui des pétales: 
ClRCÉB, LopÉsiE, LunwtGiE. 
' : 3.0 Les épiloldennes 9 dont la eapsule est um-mnltiloeii' 
taire, et les étamines^n nombre double des pétales : Jussa, 
]0$f ACRE , Epilobs et Gaure.. 

4"^ Les «bâb^iennes^ qui ont quelques rapports aveclfei 
MjrrUnde» : JPUSCHIE. 

Depuis, on a afouté seize autres genres à ceux ci-dessus» 

savoir: Santalin, Cutule, Méméctix)n , Simon ^Isnabde, 

Serpicule, Mootin ,. Vahlie, Mocakère, Cercodée, 

. Qàcoucier, Chigomier,, GuiER,^ MouRiRi, Ophim ci 

TlONGINE. (B.> 

EPI1VIAQUE. iN'om grec d'un très-bel oiseau des IwH 
d^espèce indéterminée , dont M. X]uvler ( R^;ne animal) fà 
Tapplicatipn à des Promerops. (v.) 

EPIMEDE, EfAnà^um. Plante de la tétrandrie mono- 

Sdie, et de la fiatmille des Berbé&idées, qui a une racine 
reuse, traçante et vîvace ; des feuilles radicales , longae- 
ment pétioléea, bhemées, i^ lolioles en coeur, pointues et 
ciliées sur les borda, ..et pendantes ; ime tige à pmepios 
b^ute que les feuilles^ qui porte , à son sommet , nne pâoi- 
cule lâche , k fleurs petites , rougéâtres et jaiuies , d'an as^ 
p0ct agréable. 

Cette: plante forme un genre , dont les caractèfes sont: 
on calice de quatre folioles ovales , concaves et cadaqnes , 
dont deux sbnt munies d'une petite bractée à leur base; on* 
corolle de quatre pétales ovales , obtus» ouverts ^ pfais ffA\f^ 
pétales intérieurs ou cornets cyathiformes , irrégcdiers ^ ^ 
couleur différente t quatre étamines \ dont les filamens en 
languette subulée , membraneuse , avec deux appendices ^ 
deux rebords , portent chacun une petite anthère cotiaposée 
de deux lobes ; un ovaire supérieur; oblong , se terminant en 
un style court à stigmate simple \ une petite silique oblongn^ 
pointue , bivalve , uniloculaire et polysperme% 

Cette singulière plante croît sur les montagnes^ élevées a* 



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E P I ^ 363 

rEofope, mais, elle eït rare. Je Tai trotiv^e près de Dijon, 
Où la cultive dans^ quelques jardins , sous le, nom vulgaire 
de chapeau d'éoégue. (B.) - , / * ^ 

EPIMEDIUM. C'est, dit Dioscoride, une plante dont la 
lige , peu grande , est garnie de feuilles semblables à celles 
du lierfe. Elle ne porte ni Qeurs ni fruits. Ses racines sont 
noires-, ténues et odorantes. Elle crott dims les lieux aqua«i 
tiques. Ses feuilles étoient employées en cataplasme. Son in< 
fusion dans dp vin donnoit une liqpeur qui causoit Pavorte- 
ment. Pline et Galien s'accordent avec Dioscoride, Les 
botanistes ne savent de laquelle de nos plantes il s^agit. La 
forme des feuilles a fait penser que ce ppuvoit être THépa- 
TIQUE , Aneiwine hepàtka ; mais cette plante a des fleurs et 
des fruits. Lobel, tout en donnant, avec AnguiJilara, le nom 
à^epimedium à rEpiMÈOE qu'il prend aussi pour Vepipetrum et 
Vepimetron de Pline , convient que les fougères seules man- 
quent de fleurs et dç fruits , ce' qui est confirme aux idées 
qu'on avQit de son temps sur ces végétaux. Il nous semble 
qu'il est plus près de la vérité que les autres botanistes , et 
qu'il j^u^roit bien se faire que Vepimediwn de Dioscoride 
fût notre marsiiea. 

Epimàhmi vient, selon les uns , de twtfê»iim , in Media ^ 
narce que cette plante croissoit abondamment en Médié; 
Ventenat le tire de deux mots grecs , qui signifient sw milieu « 
parce que dans notre Epimèoe le nanicule de fleurs natt sur 
le milieu de la tige. Cette explication est inexacte , en ce 
qu'elle ne peut nullement s'appliquer à Vepimedium de Diosr 
^ride (qui a créé le nom) que nous ne regardons j^as 
comme Vepimedium de' Lobel , Toumefort i Adanson , Lin- 
useus et Ventenat. V. Epim^de. (ln.) ' 

EPIMELIS de Diosc. C'est unNÉFUER, MespUns^iviSi,) 

EPIMENIDIQN de Théophraste. Adanson rapporte 
cette plante ^ou genre ScitL^. (ln.) 

EPlMB^RÉbL Nom indien . d'une plante cultivée au^ 
trefois au Jardin de^ Plantes , sous le nom de Stachys 
indica ^ et dont Adanson fait un genre qui diffère du nepeta 
( Caiaria^ Adanson) par la lèvre supérieure de la corolle qui 
est fendut^ , et par son tube beaucoup plus allongé que dans 
le caiaria. (ln.) 

EPIMETRON de Plinc. V. Epimedium. (ln.) 

EPLNAIID , Spinacia , Linn. {Dioécie pentandrie.) Genre 
de plantes herbacées , de la famille des chénopodées , qui a 
des rapports avec la betie , et dont les fleurs sont dépour- 
vues de corolle, et d'un seul sexe. Les mâles et les femelles 
naissent sur différens pieds. Les fleurs mâles sont composées 
4e cinqétaminest et leur calice est découpé en cinqsegmens 



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I 36^ E î* I 

\ eblongs , concâres et obtus. Les femelTes ont qaâtre pîstik j 

âvee un calice àir^é «n quatre parties , dont deux grandes et 
; deux petites. Ce dernier calice, qui est persistant, se durcit 

•} et offre uûé surfiicè, tantAtnue, tantôt munie de deux à 

quatre poh^es épineuses. Il renferme une seule semence 
, obronde. 

{ L^E^INAlin COMAun , Spmada oleràcea , Unn. , dont m 

\ fait usage dans les cuisines , crott naturellement en Perse, 

j ainsi que l'a constaté le voyageur Olîrier de l'Institut. 11 est 

\ cQltivé en Europe depuis environ deux siècles. C'est une 

1 plante potagère, annuelle^ dont les tiges s^élèvent à lahauteor 

: d'un à deux pieds ; elles sont creuses , cylindriques , can* 

éelées et rameuses. Ses feuilles simples et entières, varient 

^ beaucoup pour la forme ; elles sont communément en fer de 

: flèche; quelquefois elles ont des déccmpures angulaires à leur 

[ base. Elles sont alternes, tendres, d'un vert obscur, lisses, 

' . molles et succulentes. On cultive une autre espèce à^épinard^ 

4pe quelques botanistes regardent comme une variété dd 

pr^édent ; on l'appelle le grand épinard ou Vépinardâend" 

kmâe dont le fruit n'est pas épineux. Il a le port et les pro* 

prîétés du commun^ et il est employé aux mêmes usages. 

Les éfÀnafés Supportent très - nien les intempéries de 
l'hiver; cdni^ Hûllanâe est pourtant plus déKeat que l'autre, 
It^ se plaisent dans une terre meuble et fumée , à une expo- 
sition chaude , et ils demandent à être fréquemment arroséi 
dans les temps secs. Au nord de la France , on peut lés semer 
depuis la fin de l'hiver jusqu'à la fin dé l'automne. Dans b 
'M«di , on est privé de cet avantage; les premières chaleur» 
font monter cette plante. IJépinard ne se coupe qu'une fois; 
mais quand on en cueille seulement les feuilles , il en re- 
pousse d'ratres. On le sème ^ la volée ou par sillons; cette 
dernière méthode est préférable. Sa graine est bonne pen- 
dant trois ans ; la meilleure est celle qu'on radiasse sur les 
individus qui ont passé l'hiver : pour s'en procurer, on doit 
laisser monter à part quelques ti^s mMes à côté des femelles. 
On mange les épmards cuits. Privés de leur première ean » 
ils forment un aliment léger, qu'on digère facilement, et qui 
iîssipe les paires et autres embarras de Tesiomaé. En la^ 
decine , on en fait usage pour tempérer la chaleur de la poî' 
trinCi, de l'estomac , des intestins et des voies urinaircs. Lcû^ 
décoction est employée dans les lavemens laxatib des hommes 
et des animaux. / 

L'EHnako nE Sibérie , Spînadafera , Linn. , est ime cs-^ 

!»èce botanique , distinguée des deux précédentes par ses 
rcrits , qui soAt rasseitiblés par trois ou davantage , et sus- 
pendus à des pédoncules qui les égalent en longueur. 



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EPI 365 

Ces trois espèces sont lés seules connties it ce genre, (d.) 
, EPINARD D'AMÉRIQUE. La BASEiXBpoite ce nom. 

(B.) 

EPINARD DE CAYENNE. C'eult Phyù^imccaoctL^ 
dm, L. (ln.) 

EPINARD D'INDE. Cesi la Basbixb ftouQE^ BaatUa 
rubra. (ln.) 

EPINARD-DOUX ^ Barrère. C'est le PhyMacca de-- 
candra. (LS.) 

EPI^NARD, EPICELTIQUE, Spita teUca. C'est une 
Valeiiiake, Vaknana ceUka , L. Le premier aom est aussi 
celai du Ba&BOIV-nard, Andîxtpogan nanbssj L. (LK) 

EPINARD-FRAISE. C'est I'Arhoche a fruit eneose, 
Airîplex rosea ; et la Blète , connue sous le nom d'AimoGiiE-^ 
FA AISE, BtiUffnJragiferum^ à cause que se& fruits forment de 
petites pelotes rouges semblables à des fraises, (m.) 

EPINARD SAUVAGE. L'Anseriîœ-bon-Henri , Che-- 
nspodùûn bonus HmricuSi porte ce nom. (b.) 

EPINARDE. Poisson du genre Gastérostée. Tb.) 

EPINE , iSjMoa. Pointe dure et piquante qui adhère aux 
corps ligneux, (n.) 

EPINE AIGUË , Spina acuta. Nom de I'Aubéphœ et du 
JdtxpUus pytocsnAa* C^^O 

EPINfcAIGRETTE, Spina adda. C'est I'Epiw YiWTTEt 
Berbetis pulgans, (lit*) 

EPINE AMERE , Espina anumUo des Espagnols. C'esl 
TArgousier, kyppophc^ rhammndes^ L. (iM.) 

EPINE ARDENTE.Un arbrisseau du cenre desNÉFLiERs 
porte ce nom, qu'il doit aux fortes épines dont il esit hérissé, 
et au nombre considérable de fruits rouges dont il se couvre 
en automne.' C'est le mespUuspyracmniha^ L., colliTé dans les 
jardins pour l'ornement. Un autre arbrisseau épineux, k^ 
Cdastrus ppncaqikus , L. 9 paiement cultivé 9 p^rrie encore 
ce nom. (ln.) 

EPINE BLANCHE. V. Aubépine, (p.) 

EPINE BLANCHE. V. au mot Néflier, (r.) 

EPINE BLANCHE. C'est une espèce d« Pai^gaot , 
Eiyngiwn bmargad^ qui crott da^s le midi de l'Europe, (ln.) 

EPINE BLANCHE SAUVAGE. C'est VOmpQ^doa 

EPINE DE BŒUF. L'Arr&te * rcbuf et la Baroaki^ 
sont quelquefois ainsi nommés, (ln.) 
EPINE DE BOUC, Nom vulgaire de I'Astr^^ga w tra- 

GACAm^E. (B.) 

EPINIS A CERISE. C'est le Jujubier, (l».) 



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366 EPI 

EPINE DE CERF , Cend s/Una. Ccst le Nbêmwjm ca- 
TBhBTiqvt,^^ BhamnuscaduuiieuSf L. (ln.) 

EPINE DE CHRIST. PMeurs aArisseant émiieiii 
portenjt ce nom dans quelques cantons. Ce sont le Hoîix, 
rAuBÉPiNE, le Paliure et le Nerprun cathartique. (ltî,) 

EPINE D'AFRIQUE, Espme Aùicam des Espagnols. 
Nom d'un Lyciet. C est le Lycium apvm, (ln.) 

EPINE DE SCORPION. Espèce de Pamcaot, JByB- 
âman aquadcum , L. » qoi crott au Pérou, (ln.) 

EPINE DES EPINES* V. Damnacanthe. (ln.) 

EPINE D'ÉTÉ. Sorte de Poire h auve, moyenne, 
allongée , verte, mais jaunâtrjS vers la queue, (ln.) 

EPINE D'HIVER. Grosse et longue Poire n'Rmi. 
Elle est tardîye et d'uti yert blanchâtre. (lN.) 
. EPINE double; Poisson du genf e SItngnathe. (b.) 

EPINE DOUBLE. C'est une espèce de CroseilueI 
éi^\ntxïx.^Bibes dtacantha^ dont les épines sont géminées, (ln.) 

EPINE FLEURIE. C'est le Prunier éwneux; (b.) 

EPINE JAUNE. Nom du Scolyme d'Espagne, (b.) 

EPINE JAUNE. C'est le VkLW^^Tihamnuspatiwui, L 

(LH.) 

EPINE LUISANTE. C'est le Croiagits cms gtMy L, 
espèce du genre Alizier. (ln^) 

EPINE MARANTE. L'Argousier porte ce nom ans 
çnyirons de Boulogne, (b.) 

EPINE NOIRK On appelle ainsi le pRtmiERipmEVX. 

- , (B.) 

EPINE NOIRE , Spina negro des E^àgnob. C'est k 
lÏERPRUN LTa6ù>ES (^Bhamnus fycimdes ^ L.). (lij.) 

EPINE PUANTE. Arbrisseau qui produit la graine SX- 
mignon. Selon Haller , ce seroit le rf ERPRim saxatile , Bhar 
mnussaxdlîlîs, L. V. Nerprun. (lnO 

EPINE ROSE. Grosse poire hâtive , presque ionki 
et un peu comprimée , partie d'un vert blanchâtre, partie 
d'un rose pâle, (ln.) 

EPINE SOLSTICIALE. C'est une CENiAURiE, dort 
les fleurs hérissées de longes épines sont d'un jaune pâle et 
l'épanouissent vers le mUieude l'été, (ln») 

EPINE TOUJOURS VERTE. Variété de fioéx» 
dont les feuilles sont hérissées d'épines. (LN.) 

EPINE yiNETTE , VINETIER , BeF^eris, L {hesa^ 
dne monogynie.') Genre de plante de la famille des heAin- 
dées, qui comprend des arbrisseaux épineux , indigèfleset 
exotiques f dQUt les fleors sont composées d'un calice à six lo- 



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EPI 367 

Uote& ovoïdes , colorées ^ c6iieaines et inégales ; d'tine corolle' 
à six pétales elliptiques , inunis chacun de deux dandés à leUf 
base ; de six étamineà et d'un oyaire , sans style , couronné .* 
par un stigmate large ^ orbiculaire et peri^istant. Iles anthères 
sont placées sur les côtés des filamens des étamines ; et ces 
filets , engagés dans les glandes des pétales^ s'en détachent 
avec élasticité au moment dé la fécondation. Le fruit est une 
petite baie oioiAe , renfermant deux ou trois semences. 

Les espèces de Ce^gente sont peu nombreuses , et se ré^ 
duisent à trois ou quatre , dont la seule dalis le cas d'être ci- 
tée est : 

L'Epine-viNbtte COMMUNE, Berheriswigans, linn. Arbris- 
seau qui s'élèye à quatre ou cinq' pieds, et qui, au bas de cha-- 
, que rameau, se garnit d'une épine • et souyent /de trois» Ses 
feuilles sont pétioléeâ , entières , ovales , obtuses , lui-* 
santés, assez termes et épineuses i la circonférence. Les 
fleiits , qui sont jaunes , naissent aux aisselles des feuilles 9. 
en petites grappes, comme celles du groseiUîer; elles pa- 
roissent au printemps, et elles sont remplacées par des 
fruits ovales , d'abord verts , et qui deviennent, d'un beau 
rouge à leur maturité. Ces fleurs offrent un exemple 
frappant de l'irritabilité dés plantes. Si on touche légère- 
ment , avec une épingle, le filet de leurs étamines, elles 
se replieiit aussitôt du côté du pistil. Ce mouvement a liea 
aussi sans irritation ; car on les trouve tantôt collées sur le 
stigmate , tantôt divergentes. Cet arbrisseau épineux doit en- 
trer dans la composition des haies ; elles seront impénétra-- 
blés , si on a soin de courber et de croiser ses tiges. Il aime 
les terrains secs et sablonneux , et croît communément dans 
les parties méridionales de la France 9 sur les montagnes 
pierremes ef découvertes. Il est plus rare aux environs de 
P.aris. Onle cultive firéquemmeQt dans les jardins, ainsi que 
ses variétés, roses , jaunes et blanches. Il n'exige ni entais , 
ni culture recherchée. Si l'on veut récolter son fruit , il faut 
supprimer les tiges qui partent de ses racines. Sa multipli- 
cation a lieu par déchirement des vieux pieds,' par section de 
racines, par drageons , ou mieux encore par marcottes ^ fai-^ 
tes au commencement de l'automne avec les rejetons de 
l'année. 

<c Le bois de Vépine-vineUe est jaune. Son fruit, acide , peut 
suppléer le citron.Il y a des variétés à fruit blanc, violet, moins 
acide. Ses fleurs ont une odeur désagréable^c'est probablement 
à tort qu'on les croit nuisibles à la fructification de&grains. Les 
fruits encore verts remplacent les câpres f mûrs, on en fait 
d'excellentes confitures et des sirops ; on les confit aussi au 
vinaigre. La racine t. U bois # Vécote^, fournissent une cou^ 



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m EPI 

leur jamie poar teindre les étofifes , le cnlir et le 1>oîs. Am. du 
Cuàiv. ». Des çbsenrations récentes de plusieurs agriculteurs, 
et notamment de M. Yvatt , paroissent aroirprouYéh réalité 
de rinBnence nuisible que répine-rinette est accusée depuis 
long^temps d'exercer sur la fructification da froment, soit en 
y occasionant Vaccident désigné fréquemment sous le nom 
de CQubite, soit es lui donnant la maladie appelée canif; soit 
enfin «n l'infectant de celle nommée mlgairemetit nMe ou 
rouille, (desm.) 

£P1N£S. F. Arbeb. (toll.) 

EPINÉPHÈLE. Genre de poissons éubli par Blocb, et 
appelé par ïaijaye en français. Ce genre a été r^oni par La^ 
cépède ayec les H(M.ocentiies. (b.) 

EPINETTE. Ce^t le nom vulgaire de'plusieurs petites 
espèces de SAPiitr du fiord de l^AméHque. (b.) 

EPINEUX. Poisson du genre Balcste. On donne aussi 
Wgairementce nom au Pleuronecte papïlleux. (i.) 

EPINEUX TOURNANT, On donne ce nom à I'Hydhi 
STRIÉ , figuré par SchœfFer , tab. 271, (b.) 

EPINIÉRE.C'est T AuBÉPiNEdans quelques e«drQitSs(L!î.) 

EPINOCHE ou EPINO€LE.Nom'spécifiqijie d'un pois- 
son du genre Gasterostée. (b.) 

EPIODON. M. Rafinesque Schwalt , dans son Prodrome, 
forme sous ce nom un genre de cétaeé r^sm de celui des 
dauphins ^ et auquel il attribue pour caractères : phn^urs dents 
à la mâchoire supérieure , aucune à Tinfériem'e ; point de na- 
geoire dorsale ; évents réunis sur la tète. - 

La seule e^èce qu'il décrit , et qu'il appelle epkâonvnor 
nanius ^ a le corps oblong » atténué peslénenrenent ; le na- 
seau arrondi ; la mâchoire supérieure ub peu plûslon^ qoe 
rinférieure ; les dents égales et oj^tuses. 

Ce cétacé fut pris sur les côtes de Skile , en 1790. 

Cette de^ription bka abrégée »e nous permet pas de rap- 
porter cette espèce plutôt à Tune qu'aux autres , panai ceOe^^ 
qne nous comprenons ? avec AL dé Btainville , dans le s&^ 
genre HÉTÉ&ono^^ ou le .sÎTiièm/e du genre Dauphin, aoqnelt 
cependant ^noaspen^oQs^'eUe doit affiarteinr. (msm.) 

EPIPACTIS , Epipacds. Genre de plantes établi par Hal- 
Iw dans 1» famiUe des orchidées, et renouvelé par Iwart^i 
qui hû a doimé pour carat^res : une eoroUe redressée , oo- 
verte, à sixième pétale ou nectaire, sans éperon ; une anthère 
en opercule persistante , et dont le pollen est pulvérulent 

Ce genre renferme , dans WiUdepow , Veikhonne à largf^ 
feuilles et Velléborme rouge de Linnseus, les ophrides nid doisea^* 
o^fdeei àfeuUkcnmvrx ^t autres^ aun<wibre de quatorze. Voj^* 



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EPI 3% 

43raiKiinB, ELLÉBORniE, Echiocsile, AciA^rmc, LisriKÊ. (b.) 
- ëPIPACTIS. Dioscoride noos apprend ^e VepipUciîs^ 
qu^on nommôit aussi eUéborine , étoit un arbrisseau nain , re- 
marquable par la petitesse de ses feiiillës , utiles contre les em- 
poisonnemens , et surtout dans les maladies hépatiques. Ces 
dernières qualités semblent avoir donné naissance au mot 
épipactiè. Pli^e ajoute que cette plante étoit étrangère au cli^ 
mat dltalie v il la met au nombre des arbrisseaux particuliers 
à la Grèce et à FÂsie. Cela étant, il n'est pas du tout Vrai 

Îie les plantes suivantcfs puissent être V^ipactf^ des anciens, 
e sont Vastrantia epipactis (epipactis MaUh,) ; la HEENtouEf ^ 
(Epipactis ^ii^tri/.); une gentiane, et surtout les of^hfs^^aêa et 
eordtfoUa^ et litsserapias îoHfoKa et àmgifolia^ lânn* GependMt 
le nom ^^pipadh est demeuré aux orchidées que ttonfi Vètiods 
de citer, et Haller eu ^t celui d'un genre de lamèiâè fà*- 
miUe , dont Linn^ras arott dispersé les espèces pamii lies se^ 
rapias , les opktys , les orehis et les satyrimn'^ et que 5wdirt£ à 
Tétabli avec quelques modifications , ayant compris ^àfis les 
tgenres Limgdorum et Neo^ha , les espèces A'epipadh qq^ 
linnœus aroitraipportées wà^mhh et aux saipiufi. Svi^artz con^ 
;sidère comme éts espètes ti^ i^n/genfe CYiftouoif , léà épi-- 
pactis connus et nommés au V éroa gaçiles etpîquwhèn, (LNv) 
EPiPETRON tle PKne. K EPiareânu*. (en.) 
EPIPHLOSE. Nom donné à VEvtBfE&mE des aAi^s. <fi.) 
EPiPfiRAGME. Membrane fort mince qui est âttadié^ 
-an Pê^istome ûg quelques Mousses , et qui kdisiste le plus 
souvent , même après laxhiitef de TOpercule; (b.) 

EPIPHYLLANTHUS (fleurs sur feuilles , en gi^ecO- Ce 
soni tes^TtoPHYLLA, dont les fleurs naissent dans les crénelures 
des feuilles. Pluckenet leur a donné , le premier, cesom. (tK:) 
EPiPHYLLE, ^f^hylki. Genre de plantésétabtf |>dr Stac- 
Idionse, NérMé Britahit^^ aux dépens desYAKEcsde Lin> 
naeus. Ses ic^aractères sont t frondes roides j^ méntbranenses , 
glabres , gré^s^ rameaux ^^ariqués , égaux , en chaîne ; fruc- 
tification prolifère. ' 

Ce genre ne renferme ^u'mie espèce ^ le Vahec iiouge , 

figuré par Tauteur, pi. 19 de son ouvrage sur les Vaiiecs.(b.) 

EP1PHY5LLUM {quiestmrféuUU^ en^ec). Espèce de 

caciier ou cierge ^ ainsi ndfnnfé par Karmann àcànse de ladis- 

position dfe s^s ÏWirs. (*N.) 

EPIPHYTES^ Epyfm». Ordre premier de la première 
classe d'nne ROilvèHe ' diiHfibiltioti de plantes cryptogames , 
proposée j»arlilnek. Il a j^nrcaracbèrest'des'onganesYepnycto-^ 
ti& {spùft^) i tktL^^ Kbreï oW ffttàdiés à uti pédicêHé fdrm'é 
par ^ùâ ^é isîknptè. - - 

Cet ordre comprend «reiÉsé^ârei^j «a^^dr «Xilèo^, Pne- 

X. 24 



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â;o E PI 

LANC0I910N j GyMNOSPORANGE , PoBISOME, ExOSPORfe ^ HeL-. 

WSPORE , FusÂRiON et Atr ACTION. F. ces mots, (b.) . 

EPIPLOON, Omentum, C'est une membrane adipeuse 
ou grasse placée sous le péritoine ou la membrane sérease 
qui enveloppe les intestins ; et cet épiploon est une espèce 
de coussin mollet qui défend ces intestins des cbocs trop rô- 
des. L'on connott cette sorte de réseau à jours irrégoliers dans 
le cochon , et entre les deux tuniques dont il est composé se 
ramifie un nombre considérable de conduits ou méandres adi- 
peux en tous sens. 

L 'épiploon , libre par sa partie inférieure 9 s'attache par 
ion bord supérieur, au-^ssous de l'estomac , du doodénom 
et de la rate , quelquefois avec le foie, et postérieurement ai 
colon et aux pancréas. U reçoit des artères de la céliacpie , et 
nommées Tum^âux épipldiques; il rend ses veinesau rameau splé- 
nique de la v»ne porte ; ses nerfs lui viennent du grand syni-* 

Eathiquè et du pneumo-gastrique ; il contient un grand nom- 
re de vaisseaux lymphatiques. Nous ne citerons ni sa grande 
ouverture remarquée par Winslow , ni %es conduits adipeux 
.décrits par Malpi^ et Ruysch , pour nous occuper {Jatôrdc 
les usages. « 

La sécrétion abondante de la. graisse qu! s'opère en cette 
membrane , par exsudation des pores latéraux des veines , a 
.plusieurs buts dans l'économie animale ; elle débarrasse d'a^ 
^ord le sang d'une superfluité de Gàaisse (F. ce mot).EiH 
suite, Tépiplcoon défend les intestins contre le froid; c'est une 
pièce d'estomac qui conserve la chaieW des organes diges- 
tife î enfin c'est une sorte de réservé de matière nutritive pow 
les animaux. • 

Effectivement, Les animaux dormeur^ ou hybernans, comme 
les marmottes, les loirs , les]ours ^t blaireaux, fetc» 9 ont cnatf- 
tomne de très-gf as et très-volumineux épiploons i et mêinc 
des appendices ,ou épiploons surnumécaif es ; pendant qu'ils 
sommeillent en hiver, la graisse de ces épiploons se résorbe 
en grande partie dans le torrént^ circulatoire^ afin de sa^ 
pléer au défaut d'autres nourritures ; ce qui fait quiç^^e$ ani- 
maux n'ont pas besoin de manger* Ils se réveillent çeulcment 
plus lestes et moins ventrus au j^ntenips. 

Les hommes à ventre énorine^ ou. afféirtés de trop d'em- 
bonpoint, d'obésité, de phyUconie, doivent cet état, sou- 
vent , à l'immensité de la caisse aoci^roMc dafls lair ;^ 
ou épiploon. L'on prétend qu'un Hollatadaîs tïieftacé d'étout- 
fement sous cette caisse s^perBue,5 Sô r^dit à Parisy sol- 
licîtant un habile chirurgien de lui dégr^âsser la panse. Où 
•jo^tc qi» k cbiHios^u aysttlt fèadyt le péritoine^ja «^'* 



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Ë P I 37i 

abdominale^ retrancha une soixantaine de livres de graisse ' 
de i'épiploon du bon Batave , qui s'en jrelou^ma bien recousu 
et guérf^ sauf à se rembourrer de nouveau de beurre et dé 
fromage, (virey.) 

EPlPOGE, fyipogion. Genre établi p^i* (imelin^sur une 
plante.de Sibérie, qui a été f,éi;ini aux SATYRlopîS. (b.) 

EPIPONE , Epipona>, J'avois , dans mes premiers ou-*- 
Vrages sur les insectes ^ et notammept dans la première édi- 
tion de cei)ictionnaire , désigné ainsi un genre , ayant pouj^ 
objet les guépe$ carionnîère;^, celles que Fabricius a nommées 
hîdulans et mono. Mais les caractères de ce genre étant trop 
minutieux et d'un examen difficile , je Fai réuni depuis à 
celui de Pouste. On trouvera à cet article , la description 
et l'bistbîre de ces deux insectes , dont le premier est repré- 
senté ici , avec son nid {^Epîpone carionnière) , D. 19. 6. 7. (JL,y 

EPIPTERON. Un des noms qùé Dibscoride donne aux 
CANiLLÉËiS, Lemna, Linii. (ln.) 

EPISINE , Episinus , Walck. Genre d'arachnides pul- 
monaires , de la famille des aranéides , tribu àes in^qui-^ 
- tèles , et qui à pour cafâclères : huit yeux presque égaux ^ 
rapprochés sur une élévation commune , et armant presque 
un segment de cercle transversal ; corselet allongé. 

J'ai présenté, dans les supptémens qui terminent mon 6^- 
iienti, les caractères de ce genre, d'après des dessins et des 
notes particulières que m'avoit fournis mon ami M. Walc- 
kenaer. L'espèce qui en étoit l'objet avoit été prise dans les 
environs de Turin ; mais je l'ai trouvée depuis dans les bois 
de Saint- Cloud , et il m'a paru que cette aranéide, quoique 
ayant de l'affinité avec les thomises , devoit cependant , pai* 
ia masse de ses rappjDtrts^ être placée dans, la division des 
ara^nées^filandières ou de |ios inéquitèles. N^ ayant rencontré 
qu^un seul individu ^ et n'ayant pu étudier ses habitudes , je 
me borne cependant à de simples présomptions ; les looh- 
gueurs respectives des. pieds et des parties la bouche le 
rapprochent évidemment des théridions. 

L'Ëpisine /TRONQUÉ, Episinus truncotus^ a la forme d'un 
thérédion dont le corps est proportionnellement pins al- 
longé. Il est d'un brun noirâtre ^ avec la ppitrine y les pieds , 
4 L'excepjtipn de la troisième paire , d'un brun plus clair ou. 
roussâtre ; ceux-ci^ aû^i ,que quelques parties des autres , 
sont blanchâtres i le corselet a la figure . d'un cœur ; l'ab-^ 
domen s'éUfgit postérieurement en manière, de triangle al»* 
longé ; on voit quelques espaces blanchâtre^ à celle extré-. 
mité. L'animal n'a guère plus de deux lignes de long, (l.) - 

ilÇPISPASTIQUES ouVÉSICANS. Famille d insectes 
coléoptèresi de la section des hétéromères, élabiiepar M. J)u- 



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37^ EPI 

fnéril 9 et qai comprend les genres : Dâsyte , LÀgrie , Kgm 
TOXE, Ajîthice, M££oé , Canthabide, Cérocome, Myla- 
BRE > Avale, ZoNiTE ; elle se compose , en grande ^rtie, de 
notre famille des trachélldes. F. ce mot. (l.) 

EPISPERME , Episperma. Genre de plantes étabU par 
Rafinesâue , aux dépens des conferves. Il offre pour carac- 
tères : filamens inarticulés ; gongyles terminaux ^ solitaires. 

Une jseule espèce ^ appelée Episperme micrakie ^ com- 
pose ce genre. EUecrott dans les mers de Sicile, (b.) 

EPISTYLE , EpistyHum. Genre établi par Swartz , pour 
Kéjparer des Omphaliiirs , deux espèces qui s'en écartent un 
peu. V, ce mot. 

Ce nouveau genre , de la monoécie monadelpbie , a pour 
caractères : dans les fleurs inâles un calice de quatre folioles , 
quatre glandes à la base des étamines qui sont réunies en 
faisceaux ; et dans les fleurs femelles , un calice de cinq fo- 
lioles , un ovaire à stigmate sessile et bifide ; le fruit est une 
capsule à trois coques. 

Ces deux espèces sont des arbres de la Jamaïque à feuilles 
alternes, ovales , aiguës , et à fleurs eu grappes axiUaires 
ou caulinaires. (^.) 

EPITHIUM. Vn d^snoms de la Cuscute, (b.) 

EPITHYM ou EPITHYMON (du grec , Epithymas, qui 
naît sur le %in). C'est l'a Cuscute, appelée encore, selon les 

ÎlaQ|<99 sur lesquelles elle croît : Epilavande , Epimarrube , 
IpIJAGÉE , EpIÏ'UZEBNE , JipiGENEr , EPiORTIE, etc. (LN.) 

EPITRAGE 9 Epiiragus, l^U Genre d'insectes, de 
i^ordre des coléoptères , section des bétéromères , famille 
des taxicornes , ayant pour caractères : antennes insérées 
sous les bords latéraux de la tête , un peu plus courtes que 
le corselet , plus grosses ou presque en massue vers leur ex-» 
trémité ; le septième article et les trois suivans presque tur- 
bines et un peu saillans au côté interne en forme de dents de 
scie ; le dernier presque globuleux ; le même des maxil- 
laires plus grand, presque sécurifonne ; menton grand , pres- 
que carré , recouvrant la bouçbe. 

J'ai établi ce genre sur un insecte de Cayenne , dont le 
port se rapprpcbe un peu de celui des érotyles« Le corps est 
presque elliptique , arqué et ré tr^i aine deux bouts ; la tfite 
^st plus étroite que le corselet,' triangulaijre , avec les yeni 
assez grands et recourbés en dessous ; la bouché a de grands 
rapports avec celle des hélops , mais le menton est beau- 
coup plus grand ; le corselet est légèrement rebordé , . en 
forme de trapèze , avec le bord postérieur plus large et. un 
peu sînué ; Técusson est petit ^ les élytres sont dures et re-^ 



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E P O 37S 

couvrent ies ailes assez grandes ; les fambes sont grêles et 
presque cylindriques ; <les articles des tarses sont entiers et 
garnis d'un duveV soyeux en dessous. J'ai présumé d'abord 
que cet insecte étoit Yhel(^ vanegatus de l^abricîus; maïs 
celui-ci est obloog et propre à l'Afrique-; notre espèce est 
longue d'environ six lignes , d'un brun luisant 9 mais eomme 
parsemé de petites écailles j^unâ^res ^ plus abondantes snr 
la tête et le corselet ; les ély très ont de trèsHpetits points en~ 
foncés, disposés en lignes longitudinales. M. Richard f de l'A- 
cadémie des Sciences, a rapporté cet insecte de Cayenne.(L.) 

EPITYRUM. Les Romains donnoieat ce iiota aux Oli- 
ves CONFITES dans l'huile et le vinaigre avec du fenouil. Plante 
cite I'Epityrum. (ln.) 

EPIZO AIRES. Lamarck, dans son oimragéîntittilé, His-^ 
ioire des Animaux sans QeHèbr^s^ appelle ainsi une division du 
troisième ordre de sa cinquième classe^ qui réunit les genres 
Chonbrâc ANTRE , Lernée et Entomodb. (b.) 

EPIZO AIRES. M. de BlainvîUe donne ce nom à une 
sous-classe , qui contient , outre les lemées et plusieurs genres 
iiouv<iiaw^ que le docteur Léach et lui ont cru devoir établir, 
les calyges, les cyames,< les cbevrolles^ etc., de manière à éta^ 
blir un passage entre les BRANCHtopoDES et les Tetiiâcères. 

L«s épizoaires appartiennent, comme ces derniers , à lacin*- 
qnième classe èe& ehtomozoaires , ctWe des TéTRADÉGAPOnES , 
ou animaux à corps articulé, munis d'appendices également 
articulés ou de pieds au nombre de quatorze, (besm.) 

EPOCHNIOK , Epochnmn, Genre de plantes de la classe 
des anandres , deuxième ordre ou sectioii ,» les moisissures , 
proposé par M. Linck. Il a pour caractères : untallus composé 
deiilamens i^éunis en gazo^, cloisonnés, rameur, àspondies 
pblongues , ayant un appendice iiKforme aussi cloisonné. 

M. Linck n'en décrit qu'une seule espèce; la même que la 
MoNiLlE DBS fruits, HiSmiiiafivciigena.Veh. (P.R.) 

Ë^C^S. Cors qui sont au somràet de la tête oubois du cerf. 
Quand' ils sont rangés en forme de couronne ,' ori lesf appelle 
èpoisdecoronnure; il y abieii peu de ces bois en'France , et 
on n'en trouve guère qu'en Allemagne et en Ru$sie. Si les 
épois sont rangés en forme de main, on dit que la télé est 
paumée. S'ils sont tout^à-fait au ^sommet et comme uti bou- 
quet de poires , on appelle les tôtes portant trocheurêf. JLa tête 
est 67|/biirK:Ai^ quand 11 y a deuxépoîs faisant là fourche; quel- 
quefois les ^ois se recourbent en bas. (s.) 

EPOLLICATI Ç sans pouces). Famille d'oiseaux gallina- 
cés , voisins des cailles et des perdrix , établie par Illigèr , 
et caractérisée par UQ bec médiocrement long , peu épais. 



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374 E PV) 

droit , un peu comprimé , avec Textrémllé des mandibale^ 
également comprimée et arquée*; ks j^ds propres àlamarche, 
iridactyles ; le pouce nul. 

Cette famille comprend deux genres seulement : i.« celui 
qu^IUiger nomme Ortygis , et qui correspond aux Tridac-, 
tfles de M. de Lacépède ; 2.» le genre Syrrh aptes, formé 
sur le létrao pamdoxm 9 Linn; , et appelé HÊTEfiocLiTE par 
M. Vieillot. (DESM.) 

ÉPONGE, Spongia. Genre de polypier polymorphe ^ 
dont Fexpresslon caractéristique est : masse flexible, très- po- 
reuse , ou lobée, ou ramifiée , ou tubuleuse , formée de fi- 
bres eorâées ou coriaces 9 entrelacées , agglutinées et en- 
croûtées , dans Tétat vivant, d'une matière gélatineose^ irri- 
table et très-fagace. 

Les éponges communes , employées de toute antiquité anx 
usages domestiques , sont généralement connues ; cependant 
elles sont au nombre des corps organisés surlesquels la science 
a le moins acquis depuis la renabsance des lettres. Déjà avant 
Aristote qui rejette celte idée, on croyoitque les éponges étoient 
produites par des animaux; mais Tautorité de ce philosophe les 
a fait ranger depuis parmi les végétaux. On les trouve en con- 
séquence classées dans les ouvrages des botanistes du dernier 
siècle. ' - 

Certainement Faspect des éponges , tellea qu^elles sont 
dans le commerce ^^ rend excusable cette erreur j puisque 
elles ne j^sentent qu^un tissu de fibres très-ûnes , entrela- 
cées , analogues k celles des Coî^fçaves , de^ BYSéES, etc.; 
et ainsi qu^el^es 1 çlles paroissept coinme eor^^cinées sur les 
rochers. 

Cependant, quand on observe les éponges dans là mer, 
on les voit , comme je Tai indiqué à Texposition At$ carac^ 
lères cénériquesi, encroûtées d'une mucosité évidetoment 
animale^ ^t. que plusieurs observateurs ont dit avoir vue mon^ 
Irer des signes de vitalité ; aussi quand on les brûle ^ répan- 
(lent-clles vi^e odeur seipoLlablç à celle de I9 corne,, dufoil) 
f^s plumes et autres producUous du même .genre# 

Quoique je n'aie pas pu reconnoître de mouvemens vitatn 
dans les cinq à six espèces d'épongés que j'ai eu occasion de 
voir vivantes ( ellestsont toutes au nombre des petites); quoi- 
que Pér<m et I^amouroux , ces habiles explorateurs des pro- 
ductions Clarines f n'aient pas été plus heureux que moi; 
ainsi qu'eux , ainsi que tous les autres naturalistes de quel-j 
que réputation , je crois qu'elles doivent être classées parmi 
les animaux. Mais quel est le genre bien connu dont elles 
§ç rapprpcbent le plus ? La plupart des çcrivaius les rangei^^ 



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E P O 5^5 

Îarmî les polypiers ; cependant j^aî vu entre les maîns de 
herîglûni , naturaliste de Chlozza , qui a consacré sa vie et 
sa fortune à F étude des poissons et autres productions de 
l'Adriatique , un ^peiiie travail , accompagné de %ures très* 
multipliées , duquel il résulte que Féponge commune , une 
des plus grandes du genre , est un composé d' Ascïbiés , ayant* 
une vie commune , et dont chacune a une de ses ouvertures 
à la surface et T autre dans une des grandes cavité$> On pour-; 
ï^it comparer cette organisation des éponges à celle des 
BoTRYLLES, si elle n'étoit pas aussi confuse et aussi régulièrc^f 
Il est extrêmement à désirer ^e Cherig^ini fasse bientôt jouis^ 
la science du résultat de ce travail. 

Lamarck , Duméril , Cuvler, placent les éponges. ^ côté 
des Alcyons ; mais Lamouroux , dans son travail sur les po-^. 
lypiers coralligènes flexibles, a écarté ces deux genres^ 

Les éponges varient e^çtr^mement en graQ4enr : j'en ai 
observé une qui n'avoît que queilques lignes , et il en est qui 
surp^sent nn mètre. Leurs fbrmes sont eiçtrêmement diflé-* 
rentes. C'est sur les rochers , dans les lieux les plus. battus par 
lés flots , qu'elles se trouvent le plus souvent. On en rencon-' 
tre cependant de petites sur les coquilles, sur tes boist 
fiottans, etc. - * ' 

Lorsqu'elles çont desséchée^, les éponges ont la propriété 
d'absorber l'eau et de la garder pendant long-temps , ce qui 
les rend d'un usage journalier chez tous les peuples dfe l'Eu- 
rope ; en conséquence , elles sont devenues , dès les temps 
les plus reculés , l'objet, d'un commerce très-considérable,. 
C'est principalement dans la Méditerranée , autour des îles ' 
de l'Archipel de la Grèce, que se fait la pêche de l'espèce que 
son volume , son abondance , et sa ténacité , rendent la plus 
précieuse sous les rapports écononaîques. Comme les épon- 
ges sont fixées aux rochers, à la profondeur de cinq à six toises^ 
au moins , il a fallu que le$ habitans de ces îles devinssent 
d'excellens plongeurs ; aussi n'y inarie-4«on pas un garçon , 
dit Tournefort , qu'il n'ait donné des preuves de sa capacité' 
à cet égard. Cette fatigante et dangereuse pêche ,' quoique 
exchisive entre leurs mains , ne les enrichit pas ; oaï^ Olivier 
rapporte qu'ils sont dans la plus affreuse misère. Elle se faif 
pendant l'été seulement. Lorsque les éponges sont retirées 
de la mer , on les lave à plusieurs reprises dans de t'eau^ 
douce , pour leur enlever 1 odeur de marée qui est la suite 
de lei^* nature. C'est la seule préparation qu'on leur donne; 

Il paroît que la reproduction des éponges se fait assez ra^ 

Îildement, puisqu'on peut pêcher , dès la seconde année ^ d^n* 
e« lieux qui avoieot été épi|isé«« 



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?76 E P O 

Les éponges flaWaiîIes constitaent 2W40<ird'lrai le genre 
appelé Sponi^ile par Lamarck , et £phiim)TIB par Larnoo- 
roi^,. I^ premier de ces QatipraliUles a, dans les Aifmaks du 
Muséum,^ vqL ao, pabUé un travail très-important sor les 
éponges. Il divine les cent quarante espaces qu'il ijpentMmne , 
en sept sections , dont voici les titres: 

i.** Masses sessîles , sin^ples ouloiitées , soit recouvranteSi 
soit enveloppantes. 

à.<^ Masses sjibpédiculées ou rétrécies à leur base , simples 
ou lobéesw 

3^0 Masses pédicnlées , aplaties ou SabeIKformes , simples 
ou lobées. 

4»* Alasses concaves , évasées , cratérifoniaes ou infimdi- 
buliformes,. 

5.<> Masses tnbuleusés ou fistufeuses, non évasées. 

6.® Masses foliacées ou divisées en lobes aplatis foliiformcs. 

j.*^. Masses rameuses , phytoïdes ou dendroïdea. 

Le second , dans son outrage intitulé Histoire det Potf" 
pien coralligènes flexibles , a augmenté le nombre d.e ces es- 
pèce^ , de vingt-sept. 

Dans la première section , je dob principales^ent men^ 
tionner : 

L'Éponge commune , Spongia ojfidnalis^ Linn. , qui est en 
masses assez grandes, légèrement convexes, molles ^ tcnaceSr 

Îrossièrement poreuses ou lacuneuses , surtout en dessoas. 
ÏUe se trouve dans. la Méditerranée , la mer Rouge % la mer 
des Indes, etc. C'est celle qu'on vend le plus commun^ 
ipent daqs le commerce, et qu'on emploie aic^ usages domes- 
tiques les plus, grossiers. 

L'EpQKGE PxycH^E , Spongia lofimtlosa , Lamarck , est 
finemç^t poreuse « hérissée de dentelures nombren/ses et 
moUe^EUe vient de la mer Rouge et de celle des Indes. On 
la vend dans l^s grandes villes , où on la confond avec i^ 
pqnge usi^eUe , quoique fort différente , sous le nom H^f^ 
Jmt y pour Tusage de la toilette. 

li'ËPONGE CASGICULÉB est roide , presque globuleuse , fo^ 
. mée par des fibres en faisceaux prismatiques, et rameuses. 
Plancus l'a figurée , App. a , tab. i5. E, C'est dans la Mé^ 
diterranée qu'elle se trouve. 

Il suffira de citer dans la seconde section : 

L'Eponc» BOUGE, couleur de brique, simple, tê««5et 
presque ronde , poreuse , à tubercules saiUsais. Oo U trouve 
dans, la mer Rouge. . 

L'Eponge pezize, couleur jaune ; rameaux sortait ¥\ 



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E P O 377 

cavités des pierres soos la forme d'ime p^stze. Je Tai obseï^. 
yée, décrUe et dessinée dans la rade de CHariifiskon , oà elle 
est aa^i abondanle que pos^bb^ c?est*:à-^e qo^U nV ^ P^ 
une pierre dont toutes les cavités n^en soient garnies^ V. pL^ 
P. ao ^ où elle est %wéie» 
li^sêole espèce à inenrioiuierda9alâ troisième section , est r 
L'Eponge flabelliforhe , qui est droite, pédiculée» 
brme Ou ooire ; dont les fibres sent coidisa^ réticulées , cn- 
<;ro^es. Rnmp^usra fignrée pi. VI^ tafc. 8,p.*^. i.Elk vien* 
de la ni^ des Indes^ else:vetl firéqueaimeQft d^ioâ ks cabinets^ 
d'Europe. 

J>aBfi^ U foaliième seolieii;, on doit piùecjf akmant remar- 
qner: . 

L'Epqkob usuEi^LE , qm est tenace y molle ^ tomenteuse ; 
très-pdreuse , avec les trcHis dispo&és par rangées rayon- 
nantes sur les parois de la cavité. On la trouve dans les mers 
d'Amérique. EHe varie beaucoup dai^srsa forme ; mais cette 
forme tend toujours vers celle d'un entonnoir. Son emploi 
dans là toilette estfortétenduencemoment dansParis, où on 
la cc»tfondv sous le nomdl^^^Jfîi?^ avec TË^iiGS plyxcheb. 
li'£p0)^B CAiiciFOEMB, SpQngiafaJyfiiJbiTnù » Lamarck, est 
en forme de calice itrégulie9> i!oide, comme drapé, en partie, 
encroùitéet très-poreux 4 à swrfece extérieure finftmentfendil- 
lée» Esper l'a figurée dans soq mpplçmffA i » tab. Sy* On la 
trouve dans la mer Ai Nord-: 
Qn remarque principatemetit dans la cinquième section ; 
L'Eponge fistulaiue , qui est composée de tubes loiigs et 
étroits; qui a les fibcesnues, roides^ réticulées, lâchementen- 
trelacées. Espec l'a.%iirée pl.31,. C'est des mers. d'Amérique 
qu'elle est apportée dans nos cabinets , oùeBe est commune ^ 
On Ja connoH. rn^sÙFemf^ ^011$ Iç mom de 4:h<mifiUe de; mer. 
. VEwmtiM imESTm^^ q^} est lobée, fibr^iQ«*e , roide » 
intérieurement creuse; ;. d^Qi les lobes . sont inégaux , cylin- 
dracés , fistuleux , avec des irons Ou dés fentes. On U tr^ouve 
dans le golfode Gènes.. 

L'ëfostge cocnoNNÉBest tubnieuse , simple, très-petilç ,^ 
nt al'eirtrémité cour<^[^ée.deirayoiis épineux^ Esper Ta fignrée 
supp. 1 , tab. 61 ,:n,<»»^ 5 et 4 ÉUa se troUYO- $m les ^côtes de 
France et d'Ai^lel^r^' 

Dans la sixième section je ferai remarquer <:^ 
L'Eponge panache njdie, dont les expansions, sont fibreu- 
ses , .subfoUacées, contournées , commis fns^ft^ et ressem- 
blant à un panache. Esper l'a figurée vol. 3j, pi, a5. Eile 
vient de la mer des Indes , et se voit i^çz sonv^t ds^s nos 
cabinets. 
L'Eponge feuu.le moets^^iS. xerampeiina, Lamarck ,. 9, 



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37* E P O 

la tige courte et comme subéreuse ; I^ expansions apkties v 

foliacées, ovales, mi peu lobées v îles nervures saiUaates. 

Esper Tafigaiçée vol. 2, pi. la. On la trouve dans les mers 

du;Norc|î, 

La septième et dernière section offre beaucoup d'espèces 
pi^opres aux mers de FEurope. On y remarque principale^ 
ment: . ' - 

L'Eponge a verger qui a la tige dure, verte , inégalement 
eyiiiidrîque ; lès rameaux allongés en forme de verge, droits, 
rafmoleux , inégâuk , terminés éa pointes émoussées. £Ue 
provient des mers de l'Europe. 

L'Eporge bichotohe à les rameaux cylindriques, velus et 
latéraux. Pontoppidam l'a figurée dans son Histoire de laNor- 
mé^^ On la trouve dans toutes les mers de l'Europe. 

^L'Eponge HÉRissoimÉE est subéreuse, rameuse ^ a Icsra* 
iRëAux droits y irrégulièrement cylindriques, velus et épineux. 
Ei^[>er l'a figurée vol. a , tab. lo.» Elle n'est point rare sur le» 
t^^^'àe, la Manche. • - 

* L'Epoi^ge ocuLÉEest rameuse , droite , tenace , cylindra* 
cée I à lès raàieaux obtus , les trous souvent sur deux rangSr 
ElKs l'a figurée pi. 3a, F. f. de son TraUé^ks coroUines. On la 
trouve fréquemment st^r nos côtes, i^. pL D. ao. 

L'Eponge AMÂKTn^nE est rameuse, molle , très-poreuse; 
â les rameaux asoendans, rares, cylindriques ou légèrement 
comprimés; à sommet obtus, semblable à des diatons. Es^ 
pér l'a figurée vol. i , i^lmo, Hle vit dans la Méditerranée. 

L'Eponge poète- voijïfe a la base étalée , ramuleuse; les 
rainifications s'aplatisisant , s* élargissant , s' anastomosant et 
fbfmant des voûtes et èes arcades. C'est dans la Méditerra^ 
née qu'on la péc&e. 

L'Eponge SEMi-TtTBHïLEusE est molle , trèà-rameuse ; a Ict 
ratfîeaux quelquefois tnbûleux , irrégulièrement cylindriques, 
et tantôt rapprochés , tantôt écartés. Plancus la figurée pi. 
]f4. G. On la trouve dans la Méditerranée. 

L'Eponge ÉTOUPE a les rameaux courts , cylindriques , olH 
tus> presque dîchotômës , velui etrdè consistance d'étoupe. 
ERiâTa fiçùréè dans lêsTraùsactiôûs pHiloSôpbîques, vol. 55, 
«ftb. ïo. <J. Oniâ*k*encomre dans la Mancbe« 

L'Eponge co alite a la base étalée en membrane cpu en- 
veloppe plusieài^ cbrps , et qui se divîse^ en rameaex proli- 
fères , mous , doux au toucher; sa surfoce est irrégulièremeût 
réticulée. Esper l'a figurée vol. a , p. 43. On la trouve dan» 
fei merdu Nord. ' ' 

L'Eponge FOVÉotiaKE est rameuse , allongée , noirâtre ; a 
les rameaux anastomosés , presque cylindriques , coniqnes 
âu-somiheti les trous Inégaux et r^boteùicft leurs horo». 



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E P O 379 

Plancus Va figurée pi. i3. On la pèche dans la Méditerranée. 

L'£poNG£ BOTRYOÏDE est rameuse , diffuse , petite ; a les 
rameaux char£;és de spinules triples et portant de petits lobes 
oBlongs , ovales, creux, ouverts au sommet, finement po- 
reux et drapés. Elle est figurée dansEsper , suppL, pi. èi , 
1 , li. Elle est très-commune dans la Manche. 

L'Eponge ossiforme est blanche , peu râmeuàe, et a ses 
extrémités renflées. Muller l'a figurée* dans 1^ Zoologie da^ 
noise , pi. ^o. On la trouve daas les mers du Nord* 

L'Eponge cruciée etrËPONGE bâgcilâire prdrtenant des 
«dêmf s mers , s'en rapprochent beaucoup. 

EPONGE D'ÉGLANTIER. Nom d.e la galle de Véglah^ 
Uer. F. les motà Galle, D^plolèpe et RdsiER. (b.) * 

EPONGE PYROTECHYQUE. On appelle quelijwî- 
fois ainsi le Bolet ÀwrABOtviE 

EPONGES (vénerieyTsiloi 

EPONIPE, Eponides:Gehri 
de-Montfort, et très-singulier, 
libre , jinivalvje , cloisonnée, s] 
que lenticulaire ; le test recou^ 
formés en calotte ; marge carén( 
dessinée en arc et ayant en le 
circonférence, recouverte pai 
contre le retour de la spire, et 
extérieur; cloisons unies. . 

Une seule espèce constitue ce genre, ot elle a moins d'une 
lîgne de diamètre. On là trouve dans la Méditerranée, sur 
les varecs. Fichel et MoU l'ont, les premiers , f?iit connoî- 
tre sous le nom de Nautflus répandus, (rO 

EPOjSiTES. Salbanpes ou Lisière^ d'un èlo». T. Salt 
MANDES .et Filon, (pat,) . ;. . 

EPOPS. Nom grec de la Huppe. (V.). i > 

EPQPSIDES. Nom. d'une famille 4c F^rdre des oiseauir 
sylyains^ . et de là;: jtribu des Ani$odagtyi;esI F. cesmôtSi- • 

Çafiajct^s : pied« yni^dtoci<es , un peu robustes ; tarses aane^ 
lés , nus ; doigts e.iité^eiars réunis seulement à^la base ; ppiic^ 
épaté; J)ec gl2d>re à l'origine, allongé, un peugrâLe, arqué , ou 
entier , ou échancréV; langue courte 1, . entière bher les uns , 
médiocre et ciliée k la pointe chez les autres. Cette famille 
est composée desgepres; Poi,0(ffliQN,FoifidîiERj, PupuTet 
Promérops. r. ces mots. (V.) ? ' \ v 

EPOU VANTAIL. Nom d'un HpwwDïLLEDE mer. (y.) 

EPPE. C'est l'AcHE {opium graoeolens) , eii Hollande. (tA.) 

EPPICH , EWl.G, ERDEWIGE. Divers nqms alle- 
mands du Lierre. Le prenais de ces noms s'applique égalç; 



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38. E Q U 

ment à la herU , à la ficaire et à d'autres plantes, dam dnreni 
cantons de l'AUemagne. (li9.) 

£PR AULT. Le Céleri est ainsi a)ppelé dans quelques 
cantons, (ln.) ^ 

SPREINTES. Ce sont, en terme de chasse « les fientes 
des Loutres. K. ce mot. (s.) 

EPROT. r. ESPROT. (DESM.) 

EPUREE V Epunea. C'est le même genre fue Panzèie. 

EPXJRGE, N'ôm spécifique d'une Euphorbe, (b.) 

EQTJAPIUM , Gaza , ouFfir^U de chepal. C'est k; Ma- 
ÇEROK ( Smyrnîum olus airum ). (m.) 

EQUATEUR. Gcand cercle qu'on suppose diviser latem 
en deux parties ëgale^ , qu'on nomme Yhémùphèm boréal^ et 
Thémisphère austral' ou méridional y quoique les deux hénih- 
sphères ne soient ^n effet pas plus méridionaux l'un que l'au- 
tre ; et Ton n!a donné ce nom bi rbémîsphère apposé aa 
tt&tre , que parce qu^il est au midi par rapport à nous. 

L'équateur est traversé à angles droits par la ligne idéale 
qn^on.nommè Vaxedèla terre y et c'est dans le plan de Téqua-» 
teur que se fait son mouvement diurne v^mais dans sa marche 
annuelle , la terre parcourt le cercle qu'on nomnae VécI^ 
iiquèy dont le plan ç'oiipe celui de Téqu^teur sous un angle 
d'^environ 2^ degrés ; c'est cette olUquké de Vécliptique ^ 
opère la variété èfts saisons. (PAT.) 

EQUERRE. V, Cuisse, (s.) 
; EQUirC^NICÙLUM de Gaza, Cest le Fenouii. ( Ane^ 
Aimt fomiculum jJj.^. (LH,) . 

ÉQUINOXE. On donne ce nom aux deux époques fc 
l'année où Véquaiear se trouvant perpendiculairement sous 
le soleil, les'jofnrs sont égaux ainr nuits dans toute la terre. 
Uéquinoxe du printemps arrive Iç sk m airs j quand le soleil 
entre dans le signe du Relier; et VëgUihbxe à^ aiUtomùe arrive 
¥£rsoiea2 ou a3 Ae* stpteAiiire , an toiMdentoù le soleif entre 
dans: le signe dé la bariaiioev Ces deux ëpoqiïes sont redoutées 
des HuuînsV àf caoBé ders coups de^én« brusques et tioiem 
^oi pour loùrsise font ordinairement sentir. (Pat.) 
t EQUISETACÉES, Famille de pfontes qui a le genre 
pR&iiE poturljTpe; Elle a été- appelée 9%mKTÈEs, *F. Fou- 

: . l^UISETUM. Nom latin du gertrfe ftiÉLE. (Msbt.) 

EQUITES, CheoaUers, Nom donné par Êinnaeus à une di^ 
7 ision de son genre Af^ndSb y et qui dtns notre méthode com- 
pose seule main^napt le même genres F. Papillon et LÉ- 
^inOPTÈRES. (l.) 

EQUOREE, Mquorea, Genre établi par Péron , dans U 



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E R A 381 

famille àes Méduses. Ses caractères sottl :ct>rps libre , or- 
iiiculaire, transparent, sans pédoncnlie et i^ahs bras, maïs 
garni de tentacules ; bouche unique , inférieure et centrale. 

Lamarek lui a réuni les Ct7^iéRi£S ^et lés "Bérékiges dû 
ménae auteur, au moyen de quoi ce genre contient dix-huh 
espèces , la plupart figurées pi, 2 , 7 , 8 , 9 , lo , 11 et 
12 du Voyage de Pérou et Lesueur. Trois fl'ientre elles ont 
été décrites précédemment par Forskaël , et figurées par lui 
dans son Voyage , pi. 8 , 28 et 33. (B.) 

EQUUS. Nom latin du Cheval, (pesm.)* 

ERABLE , Acer ^Hnn. ( Polygamie npoaoécie, ) Genre de 
plantes de la famille dés maipighiacées , qui comprend des 
arbres indigènes et étrangers , dont les fletirs éani palygames^ 
c'est-à-dire, qu'avec les fletirs bermaphroditeè fertiles que 
portent ces arbres , il se trouve sur chaque individu (et quel- 
quefois siir des individus dîfféf ens ) des fleurs «nisexuellei^ 
mâles ou femelles, mais qui ne sont telles que par Tavorte- 
ment de rtm des deux sexes. On en connôît une trentaine 
d'espèces* 

Tous les érables ont les feuilles opposées, et le plus sou- 
vent découpées en lobes , avec un pétiole dilaté à sa base et 
embrassant à demi la tige; elles sont rarement terâées où 
ailées. ^Les fleurs naissent aux aisselles des feuilles ou au som- 
met des rameaux , et sont disposées en grappes ou en bou- 
quets corymbîformes; chacune est soutenue par un pédicelle 
muni d'une bractée à son extrémité inférieure. 

Le nombre des parties de la fructification varie tellement 
dans ce genre, que plusieurs de ses 'espèces semblent n'êtra 
pais congénères. Ordinairement les fleurs ont un calice à cinq 
divisions profondes ; une corolle à cinq pétales alternes 
avec les mvisionis du calice et presque toujours de la même 
éeuleur; cinq, huit oïl dixétamines attachées à un cercle glan- 
duleux, avec des filets çn alêne et des sommets oblongs ; un 
double ovaire» et un style simple, quelquefois partagé et tou^ 
jours couronné par deux stigmates aigus et réfléchis. 

Le fruit est composé de deux capsu 
Ventenat appellent samares) jointes à 
rondes, un peu comprimées, et termi 
aile membraneuse très-remarquable, 
géant plus ou moins; Ces capsules sont 
tiennent l'une et l'autre une ou deux s< 
orales. ' . ^ 

Voiciles espèces d'érables les plus communes: ' 

Erable de montagxîe ou Sycomore, Acer pseudo-plata^ 
nif5, Linn. Il croît en France, en Alleitlagne , en Suisse, etc., 
daBtj ItS boi;i des montjignes. G'^st un- arbre élevé dont le 



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38a E R A 

tronc c«t droit, V-écorce brune , épaisse et raboteuse; et U 
bois blanc ; il est orné de grandes feuilles découpées en cin^ 
lobes pointas et inégalement dentés; leur surface supérieure 
est lisse et d'un vert foncé , Tinférieure glauque ou blanchâtre, 
nerveuse et un peu velue ou pubesçente dans la jeunesse; les 
pétioles ont communément une teinte rougeâtre pu pour- 
pre. Il ne faut pas confondre cette espèce avec la suivante, 
dopt elle diffère par ses grappes de Heurs oblongues et toa^ 
jours pendantes , par les angles saiilans de ses feuilles, qui 
sont tous obtus, et par la moindre ouverture que forment les 
deux ailes de son fruit D/ailleurs, dans cet érable^ les fleurs 
s^épanouissent après le développement des feuilles. Il ofBre 
deux variétés , l'une à feuilles panachées , l'autre connue sous 
I4 nom â^ érable blanc de Hollande, 

Cet arbre est très-propre à être employé à romemeut 
des jardins paysagers, et s'y emploie en effet. On en a tiré 
du sucre en Allemagne. Son bois est propre pour le touç^ 
pour Tébénisterie et pour les instrumens de musique. Soi 
broussin dispute de beauté aux arbres étrangers. 

Erable PLAIDE ou de Norwége, ou afeuilles.de Pia- 
TANE , Acer platandides , Linn. Il s'élève moins que le précé- 
dent, mai$ il est fort droit et d'un beau port. Ses feuilles iiii- 
santés , vertes et unies des deux côtés , à cinq lobes très-poin- 
tus et anguleux, avec des angles rentrans très-profonds ; ses 
fleurs d'un vert jaunâtre, disposées en grappe courte et à 
demi redressée, et ses capsules à ailés très- écartées, distûh 
guent assez, sans autres caractères, cet érabfe de rérabjede 
montagne. On le trouver en Suisse , en Dauphiné, au Monf- 
d'Or , dans le Languedoc. Il fournit une variété ; ou plutôt 
une monstruosité qu'on appelle Erable à feuilles^ de penSf 
qu'on multiplie par la greffe. Ses (leurs paroissent avant le 
développement des feuilles. Lorsqu'on casse le pétiole it 
ces dernières , au printemps , il en sort ,jme liqueur lai- 
teuse. 

Cet érable , à raison de sa liqueur laiteuse', ne reçoit Ja 
greffe d'aucune autre espèce, . » . » 

L'Erable duret , Acerbpi^i/olium^yiïLaLTSj se trouve dai|« 
les Basses-Alpes; il est intermédiaire entre les.pfécéd^ 
dont il partage les avantages. ,,,._,', , ...^ 

'On multiplie aisément ces trois éraÇïes.p2urIeiirs.graj|ies, 
qu'il faut semer, aussftôt après leur maturité- dans P^^ ^^^ 
ordinaire , et couvrir légèrement. Elles germeront au prin- 
temps, et quelques-unes des nouvelles ^plantes croîtront au- 
dessus d'un pied dès la première année. 

Erable commun, Acer campestre^ Linn. Jl çst ainsi nomm^f 
parce qu'on le trouve presque parlgjit en Europe ; il çrohç»B$ 



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E R A .383 

les bois et lès haies y et forme un petit arbre ou ierbri^eaii 
plus ou moins élevé ^ selon le lieu et le sol qui l'ont vu nattre; 
«on écoTce est grisâtre et crevassée ; ses feuilles \^ de grandeur 
médiocre , sont divisées en cinq lobes obtus. Il produit des (leufs 
d'un vert jaunâtre rémiies en grappes courtes^ et des fruits 
dont les ailes presque écartées forment une ligne droite. - 

Cet érable , qu'on appelle quelquefois petit érable des^îs^ 
est très-touffu , souffre tris^bien le ciseau , et peut servir i 
lairQ de belles palissades et d'excellentes baiçs. Il est peu dé- 
licat sar la nature du terrain* Son bois offre. les mêmes ^ydi^- 
tages que le précédent, et même passe pour être plus liant 
et meilleur au feu. ^ 

Les Erables OPXLE , trilobé, de.Cakdte, be MoNTPELi* 
LIER , sont certainevfient trois espèces, mais très-peu diffé-^ 
rentes. Elles se distinguent par des feuilles plus coriaces' et 
d'un vert foncé. Elles se font remarquer dans les jardins pa]>- 
sagèrs. On les multiplie par le semis de leurs graines et par 
la gttffe sur le sycomore. t . 

Erable de Tartarie, Acer taiariaim^ JLinn, AAre 
•moyen, ou grand arbris^au dont les feuilles sont en coem^^ 
presque simples , un peu anguleuses , finema[it dentées^ tt 
d'un vert très- gai. Ses fleurs naissent en ^rap]^ composée» 
boites et courtes ; lettr calice est un peu rougeâtre en dehors^ 
leurs pétales sont blancs , et les étamines saillantes bors de 
la fleur. Les ailes des fruits grandes, trèsHuinces et rappro- 
chées , offrent une teinte rougeâtre ou pourprée en leur bori 
Intérieur , dans le commebcement de leur maturité. Cet ar-^ 
bre , qui fleurit assez tard , croît en Tartarie ;. il se plaît daas 
les terres humides et n^est point délicat ; mais il est laâiias 
propre que les précédens à Fomement des Jak'dins. 

Les érables qui suivent , sont tous indigènes de T Amérique 
septentrionale; ils ont été envoyés en France par M. ie comte 
de la Galissonnière , et MM. DiAïamel les ont obtenus de 
graines. 

Erable A feuilles de frêne , Acer negimâo , Linn. Il est 
originaire de Virginie , et il s'élève à une hauteur consid^-- 
rable. On le distingue aisén^ent des autres ^^/a^parses fniitr 
plus petits, et par son feuillage d'un vert^très^i , qui reisf. 
semblé à' celui an frêne. Se$ fleurs sontdioïque», <et paroissent 
avant rentier développement des feuilles v Oto>fô«t j[|i«ltii|t^ier 
cet érable par boutures; mais il vaut beaUtoii|)^ mjeuxle^ire 
par ses semences, qui jaaArissewt très rjt^.ie» d^iiatJaos clihqa^t$; 

Erable jaspé. G estVacermnàdens&èa Jar^n desiP{antêèl, 
et Va€er stnattan de Lamarçlc. Il est: remarquable par larbéUè 



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384 E R A 

couleur de sa ttgè et de sea priBcipdles braùcfae^^ qui soù\ 
d'un vert glauque, relevé destries blanchâtres. On le distingue 
aussi k ses feuilles , les plus grandes de toutes les espèces do 
;genre. Ses fleurs pendent en grappes vertes, et sestrapsnles 
ont chacune d'un cdté , une fossette eUiptique. 

Cet arbre croit naturellement dans le Canada et se cul- 
4ive dans nos jardins paysagers qu'il orne beaucoup. On le 
multiplie principalement par la greffe sur l'ËR able stgomou. 

'EïikVhEBEhkVl.THSYLykWJE^Acerperuyiçamatm^ lÂùn.; Acer 
spicatum , Lam. Cette espèce n'est pas aussi belle qfUe la pré- 
<édente ; elle en diffère par ses fruits moins fi;ran^,v^t sur- 
t%it par la disposition de ses (leurs , qui , au heu d'être pen- 
-dantes, viennent en bouquets ou épis redressés., Les feuflles 
ovales,et un pceu en cœtir à leur base, sont terminées par trois 
lobes pointus ; celui du milieu est toujours le plus grand ; 
-quelquefois elles ont comme cinq lobes. 

On trouve cet érable dans plusieurs parties de l'Amérique 
septentrionale , mais particulièrement en Pensylvanie.^ 

jL'EraslE de moih'AGNE , Acer spkàtùm , se rapproche 
beaucoup du précédent; mais il, est à peine strié de blanc, 
iet ses épis de fleurs sont droits. Il vient du même pays , et 
se cultive de même dans nos jardins. 

EàABLB i>E Vi&GiifiE, AccT erwcarfw^^ Mich. , a été géné- 
ralement confondu avec le suivant. Ses feuilles grandes, 
très " minces et portées sur de menus pétioles , sont dé- 
Jcoupées en cinq lobes aiguâ et dentés ; leur surface supé- 
rieure est d'un vert luisant, et inférieure d'un blanc ar- 
f;enté avec des nervuirés saillantes ; lorsqu'elles sont tant 
soât peu agitées par l'a^, ses deux nuances se ÉEièletot et offrent 
un coup d'œii irès-agréable. Cet arbre a d'ailleurs un beau 
l>ort, et parvient à une grande hauteur. Il porte des fleurs 
dioïques ; elles paroissent avant les feuilles , sur la fin de l'hi- 
ver ou an printemps. ISHés forment des ombelles sessiles. 

Cet érable est vraisemblablement le pioi'ne du Canada , et 

Îar conséquent T^in des deux arbres de ce genre j dont les 
iânadiens retirent du sucre» lia beauté de son feuillage le 
rend très-propre k orner les bosquets d'été ; il peut aussi être 
planté en alléesvll est aufouird'hui trèi^eommun dans les jardins 
dej» envirofis de Paris. C'est de gràinei» ^u'on le multiplie. 
* 'E^ikMJEno^iSéi vulgairement I'Erable de Cdàu^s Wa- 
«Sft> Acè^mBrmSh^i^r', ^ étécdnfonduavèe le précédent àoiA 
il d^é^é pkt éft 'gfawiteur beaueb^iMÛndre, par «es &m» 
hiûn plus ^etitsv taiàis^Telus et ronges; ses feunles on| leurs 
l6b^s, leurs dents et: leurs angles pointus^, %t leur surface in- 
férieure est couverte d'un léger duvet j très*abondant dan» 



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E R A 385 

]enf jeaneiise. On le cultive aussi, malii nioins fréquemment, 
dans nos jardins* 

Erable i^oia, Mich. , est depuis peu de temps introduit 
dans nos jsmiins. Il se rapprodie infiniment du suivant, et 
donne prra^fsment du sucre comme lui. 

Eaasle a sucre, Acer sacchannum^ Linn.^ dppèlë aussi 
érable plant du Canadif^ sans doute à cause de la ressemblance 
qu'il a avec notre étable plane. Il en diffère par ses feuilles 
^qui ne sont point , comme dans Ce dernier, luisantes en 
dessous , mab d'une couleur mate ou terne ; elles ont 
aussi plus d'épaisseur, et prennent en automne une teinte 

tourpre , ce qui n^ arrive pas au plane ; leurs lobes , au nom* 
re de cinq, sont anguleux et aigus. On peut le distinguer 
encore par son fruit qui a ses ailes moins longues et moins 
écartées; ses capsules sont renflées. Ses fleurs «viennent en 
bouquets lâches ou en grappes courtes peu garnies. 

Cet arbre intéressant est naturel au Canada et à la 
Pensylvanie ; nous le possédons depuis assez long - temps 
en France. Il n'exige pas une terre humide , mais il faut 
qn^il soit à Tabri d'Un soleil bnllaùt. Planté en avenues , 
il peut servir de décoratioù. Malgré sa ressemblance à l'exté- 
rieur avec le plane ^ il ne pretid pas cependant lorsqu'on le 
greffe sur ce dernier ; mais il prend très-bien sUr le sycomore» 
C'est un des plus beaux arbres de l'Amérique , et son bois 
est fort estimé, surtout des menuisiers. La liqueur sucrée qu'il 
fournit te rend précieux aux habitans de ce pays. Entre plu- 
sieurs éraHes de ces contrées , desquels on retire cette liqueur 
qui, épaissie, sert aux mêmes usages que le sucre, cette es- 
pèce est celle qui en fournit le plus abondamment 

On distingue, en Amérique, deux sortes de sucre que l'on 
retire de deux espèces à' érables qui y croissent ; le premier 
sucre s'ap^Ue sucre d'érable , et le second sucre de plaine ; ce- 
luir-ci est fourni par V érable de Virginie , et l'autre par celui 
que nous venons de décrire. . 

«r La liqueur de ces érables, dit M. Duhamel, est, au sortie 
de l'arbre , claire et limpide comme l'eau la mieux filtrée ;; 
elle est très-frakhe, et elle laisse dans la bouche un petit 
goût sucré fort agréable. L'eau d'érable est plus sucrée qUi© 
celle de plaine^ mais le sucre àeylaine est^pius agréable que 
celui à! érable. L'une et l'autre espèce d'eau est fort saine , et 
on ne remarque point qu'elle ait jamais incommodé ceux qui 
en ont bu , même après des exercices violens et étSint ^out en 
sueur: elle passe très -promptement par les urines. Oncoxi** 
centre cette liqueur par l'évaporation au u^oy^a du feu. Au$^ 



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38p: E R A 

sUAt qa'elU a acqaU la coBftUtance 4*iiii sirop épais, on la 
y erse dans des moules de terre ou d'écorce de bouleau; en 
9f» refr9idi9fiai»4 , le sirop se Aircit » a% Ton a ainsi des p^ôns 
ondo^ tablettes d'ua sucre roux et presque transpareiu, quie$t 
assez agréable si Ton a sa aUeisidre le degré de cuisson con^ 
tenabl^ y car le «ocre A^émUe trop ^;ak a no goàt de mélasse 
qui est pea gracieux. 

ff Deux c^Ats pintes de liqueur sucrée produisent ordinai- 
rement dix Uvres de siucro. On l'emploie au Canada aux lûè^ 
mes usages que le sucre de canne, surtout comwe remède 
adouc^sant et pectoral, On la raffine t et alors il ne difi 
fère du sucre de canne ^ ni par. Taspeet , ni par le goût 

« La récolte du sucre dVroife, se fait eabiver; elle 
dure un ou deux mois, selon le temps qu'on veut y em^oyer; 
les habitans du Canada commencent et finissent un inois pins 
tard que les Illinois , parce qu'ils ont les hivers beaoeoap 
plus longs. 

Plusieurs font dés entailles aux arbres du cdté du sud» 
pour que la sève, disent -ils, coule plus abondamment; 
sous ces entailles sont de petites plaques de fer blanc, H^ 
posées de manière à recevoir l'eau qui en distille^ laquelle, 
après avoir coulé le long d^un morceau de bois attenant 
i. la plaque, tombe goutte à goutte dans une auge. Ces 

Eouttes se succèdent assez rapidement lorsque le temps est 
irvorable. Alors , il faut plus d'une heure pour en avoir 
une pinte. Le meilleur temps pour cette distillation, estuB 
air calme, sec et serein; car lorsqu'il fait du vent et delà 
pluie , il n^en distille pas une seule goutte.^ On obServe en- 
core que cette distillation se fait mieux la nuit que Le jour , ^ 
tenipérature égale. Lorsque les auges sont remplies , on met 
Peau qu'elles contiennent dans des chaudières placées sur le 
feu , qu*on entretient toujours pleines , jusqu'à çe^ue le tout 
^oît en consistance de sirop^ Plusieurs le conservent dans cet 
état; d'autres le réduisent en sucre, qui est plus ou moins beau, 
selon les précautions qui ont été' prises. 

ff II est d'usage de ne faire qu'une seule entaille à chaque 
aii^re ; ainsi le nombre des entailles indique le nombre des 
récoltés auxquelles elles ont servi. Il seroit inutile de renou- 
veler ces entailles pendant là récolte , parce qu^elles resteot 
tocgoors les mêmes , Farbre ne pouvant travailler à sa gué- 
rison pendant l'hiver. Bans cette saison , le froid rend la sén 
incapable de se charger des substances propres à consolider 
sa plaie; niais au printemps, c'est autre chose : la chalenr fait 
entrei^la sève en fermentation , et c'est alors que l'arbre tra 
vaille à se guérir , c'est-à-dire à fermer les vaisseaux qn'oi 



on 



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E R A 387 

hiid Ottvéïrts , ^t à recoovrîr sonbok d'une nourelle écorce ; 
ce qu'il n'exécute pas parrfaîtement , parce que répîderme est 
toujours endommagé. Les habitans sont très-souvent forcés 
de finir cette récolte plus tôt cjii'ils ne le f (tudroient , parce 
qu'il survient des temps cbaudis. Les arbres se dispoisent alors 
à reverdir ; le peu de sève qii'oii en obtient , n^a plus les mê- 
Hies qualités; le sucre qu'elle fournit a une saveur désagréable, 
€t purge comme la manne , qui ^ peàt-éire , doit sa vertu pur- 
gative à ta même causé. » 

c« C'est dans les vallées hiJimides que l'on trouve \e^ érables 
en plus grande quantité; lorsque l^habitant à mis sa récolte 
en train , il invite ses parens et amis a venir se divertir, pen- 
dant une. semaine , ce qui e$t toujours «ccepté avec ^oie ; car 
les jeunes sens de Tun et l'autre sexe «ont passionnés pour 
ces sortes de divertissement La chasse , les jeux, les prome- 
nades , Bs t Acires déclarations et le plaisir de voir couler 
la scve de plusieurs milliers d^arbres, sont, daps ces immen- 
ses forêts y le passe-temps de la journée ; Theure du repos 
venue , toute la bande joyeuse se couche péie-ittèle dans 
une mauvaise cabane , où Ton entretient toijours un grand 
feu ». 

Il est vraisemblable qu'on retlreroit du sucre de plusteifrs 
autres érables, si on y faisoit un 
venable. Miller dit que l'espèce 
tant qu^aucnne autre en sève suer 
teur Listeront extrait un assez 
érable connnun. Fou^erouxdeB 
comore, a pareillement obtenu 
^\ , après avoir été réduite , i 
âucrée. Voyez son Hfémcire sur 
imprimé parmi ceux de la So 

1707, trimestre duprintemps. CeMémoirenottsaétéfortutile 
dans la rédaction de cet /article... - 

Toutes les espèces d'éi:a 
celles qui parviennent à u 
ifrîses dans^une terre qui ai 
le sycomore de graines, *pa 
curer des sujets pont gref 
Karemêntles opérations n 
avee'soin et en saison co 
enfmé^ y'et encore phii$ ceil 
^nntetnn's ^soit àmMdermanl au nnois d'aoÀt. (n.) 

ËRA(BL£S , Aeerœ , Juissieu. Famille dé ]^hmtes intermé- 
^tiairef entre les saponacées -et ïesmalp^iacées. Elle est trop 
peu différente de ces dernières pour ne leur être pas réunie; 



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388 E R A 

aussi Yentenat ra-t-il-supprimée xlans son Tableau èufiffa 
o>égeial Elle comprend trois genres. Marronnier, Pavie 
et EfiABLE. F. ces mots et celui de SÏAJLPïGiiïACÉES. (b.) 

ERACLISSE , Éraclissa. Genre: de plantes , établi ;par 
Forskaël , mais qui est le même que TAndraconé. (b.) 

]ElRAQRO&T£ , Eragmstis. Genre de plantes , éubiipar 
Pallsot-Beauyob> aux dépens desPATURiNS. Ses caractères 
•ont : épillets composés de qpatre à dix (leurs distiquement 
imbriquées; balle florale de deux valves , la supérieure (en- 
tière , inçimée , persistante , liepliée par ses bords presque en 
limaçon \ des écailles ; ovaice émarginé \ semence bicoAie ^ 
sillonnée^ > 

Le PATURiN-AMOUilErrE, Poa énd^itis^ Lîrin.,sert de 
type à ce genre , qui comprend tine douisaiâre d'espèces, (b.) 

ERAILLÉ-LONGUE-TIGE. Espèce de Boi^t , Bo/e- 
tus granidaius, Linn. j qui croit dans tes bois ^is éiwirons de 
Paris, et qtii est remaniuable par l'odcfur de soufre qu'elle 
exhalé f odeur qni]attnoncèséâ qualités délétères. Son pédicule 
stél^ve à 5 à â potices. Son chapeau , qui se déchire irréga^ 
Uèrement f éstÂ'nn vert-brun en dessus et jaune en dessous. 
Sa chair change de couleur quand on Tentame. . 

Ce champignon est figuré pi. fj/^ du Traité des champi- 
gnons de Paulet. (B.) 

ERAILiÉ-PERROQtJET> C'est epcore un Bolet cou- 
leur feuille morte en dessus et vert en dessous , dont la sur- 
lûce se déchire Irrégulièrement y et dont la chair change de 
couleur quand on l'entame. Il y a lieu de croire qu'il est dan- 

fereux. On le trouve, dans les bois des environs de Paris, 
^aulét l'a figuré pL 174. de son Traité des champignons, (b.) 

ERAK-MODUN/ C'est le nom donné parles Kahnoucb 
au r«ÊKE ( Fwwwiw ejïcaWor )» -(ljh.) 

ERANGELIE. Reneaulme, dam^sés ouvrages, donne et 
^dm à là NlVÉOlE ( ^aianihus lUQcdh v t. )• (»•) 

ERANTHÉ, JBm/i^w. Genre établi pour placer FHei- 
^ÉBORÊ n'fiivER, Ses caractères sont : corolle de six ou sept 
pétales caducs ; cinq à sept nectaires en cuiller , plo» 
tourts que lés pétales ; trois à onze ovaireiâ sUpilés. (b.) 

ERAI>iTH£MË , Erqnûiemuwi^ Genre de plantes 9 de h 
dlandrie monogynie, fort vpi^in dé^ Carmantinës, ^iiï pré-* 
^ente pour caractères: un çaliçç court , titbul^i;&c ^pj^rsistant e( 
à cinq dents ; une corolle monopétale , infundil^i&cme, i 
tttb^ |;rêle > à limbe plane , divisé en ^uatie ou cinq, paf^ 



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R R B 3»i): 

lies ; ieas. étamities; un- ovaire t 
à style filiforme et à stigm^e st 

• Ce genre contient quatreespèc 
Ge sont des arbrisseau?^ ou des h 
posées ou alternes , et à' fleurs d 
terminaux , qui ne sont pas ci 
dont' aucun ne se distingue àisse: 
particulièrement mentionné, (ç. 

ÉRANÏHÏMUM. Nom dç 
UocUîs'), par Gesner et Dodon^ 
Fuchsius. Il est possiblq que 1' 
soit Tune de ççs planies ou ui 
nœus transporte ce npm à i| 

THÈME. (LN.) . . - . , • . . 

ERBArLi;qQCO;iiA, lîîo^it^li^|i4e rHoMBiÉE (Jïo- 

lo^eum umhriiatum'). {hl^^é' . »; ^ - ,z '* 

ERPA-DELLA-ROTA. No^ni dojftié, enPîëmonti à ûi\d 

espèce d^ÂCHiLLÉE ( Achiilea herba-rota.. AU. ). (u^.) " 

ERBATO. Nom -donnée en Eàpag^é, AuPeucèdapum offi- 

ERBESv, EaBM , EftBSç. Nom« alUwaâfnds du Pbis cux-f 
TlVÉ ( Pmwi». 'saïhum )* (lN;) ^ ^ ' • \ 

ERBIATOM. Les' Africai;!^ de lacdte de Barbaicîe dpn- 
npient ce nom aux câprjers , du temps de Djoscorfdç- ^iN.') 

ÉRBIN. Nom vulgaire des CAi^CEtES, genre da la liimiU» 
des graminées^ (b«) ■ •■ ■ ^ 

ERBIONE. Le Pois cultjtvé (^ Pisum^iimm) pori^ ce 
îaôm â Mîlata. {L^.^h ^ ' * 

ERBIS. V. Erbeç- (ln.) 

ElJBSBOHNENirt Eyerbot^eî?. Nomi donnés, en Al- 
lemagne , au Haricot nain ( Phaseolus vidgam ), (Lîï.) 

Ï1.RBSË. Nom donné) en Atlemague, à^ifférentes plantes, 
et notamment aux. Pois ( Pisum ) , à quelque;^ Gesses , au 

GaOSEJULLlER A MAQOERÈAtJXS etc. (ln.) 

]plRBSJSL , EaBsraM)RNC Noms, allemands, d^ UEpu<£^ 

VINETTE. (ln.) (. ;} -.>^ a ■•• ^ i 

ERB&ENBAtJ]»; Nom de rAcACiA/eri Ailémagne ( ^- 
biiUa pseudo-acacùi, L*). (I.N.) • 

ERB&ENWURGER et Èrwenstrang. Nçms de l'O- 
RO£ANÇH£( Orob, major ^ ^ e1[^ Allemagne, (ln.) 

ERBSHOSËN. F: EftfesEL. (LN.O 

ERBSICHDORN. T. Erb^el. (lîi,) ' : 

♦ ERGINITE. M. de Napîone a nommé ainsi le minéral 



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^ cn/oifinme y tt àefïùs 

WrK. (LUC.) 

1'£PHIÉJLI5 de Schre- 

Allemands donnent ce 
PINAH BpuR3 , aux Ct- 
UBGESi et aux TauF- 

ade Une), En AUe- 
iBouas et à la Pommis- 

l BûTpR. (V.) 

„ „„ TOPINAMBOUR , en Aile- 

liiagne. (ln*) 

KRDEUHÈH-FU: C'est, en Hongrie , le nom de laMi- 
^"^"nm^^^ ( ^^^'if'^ mdissophyllum , L. ). (W.) 
. JfiAÏiEi-MESTEa. Cest , i'AspÉRULE onoRAirrE^en 

Hongne. (ln.) :.\ . . 

ERI)EPBEU(Jùl€W!d?\fem?, enallemand). La Ter- 
bette, le Lierre, la Cymbal aire et le Ciste hélianthèmb 
pç^rtepte? nom., ea AjUe»agiie. (lw.^ 

ERDEWIG. L'un desnoms*iXwm?,en Allemagne. (l5.) 

ÇRDFEIGEN. C'est ia Gesse tubéreuse ( Laihyrus tur 
lerosus) , en Allemagne, (llï.) 

ERDGAHiE. Nom donné par les Allemands , à la Pe- 
tite Centaurée ( Gentùma éseniaunum)^ à la GjeulXIOI^ OFn-, 
CINALE , Çt au NoSTOa (LH,). | 

ERDGËRSTE. Nom allemand de la Ficaire , «snèce 
de Renoncule, (ln.) 

ERDHOPFEN.L'to4«& BQms aUemaniï, d^ MttlE- 

PERTUIS. (LN.) 

f^RDKRAUT et Erormic». Noms de la Fuhbtsiuie , en 

Allemagne; (ln.) . 

ERDMAUSE. Nom allemand de la Gessk tuséreusi 
j( Lathyms tuberosus , J^,. ) ^ dppejiée ^wsi Erm^rdsln , Eréffd' 
gen et Erdeicheln. (ln.) 

ERDMOHREN. VA^ti^ab^^gfyeyphylk» esjt smù nmn- 
mé dans quelques contrées all^mand^S. (l1[.) 

ERDNUSS. C'est, en Allemagn