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Full text of "Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, appliquée aux arts ..."

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NOUVEAU 

DICTIONNAIRE 

D'HISTpIRE NATURELLE. 

VAL — ZTZ. 



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IfoMS des auteurs de cet Ouvrage dont les matières 
ont été traitées comme il suit : 



UHOMMS , 
Us Qaadrupèdti 
Ita Oiëeaits , U, 
tStiaci: 



[ 80NNINI , K . 

P»!i,Mit(u (tcBBtlautnr dal'HIitunar 

limlUdfBiiKa. 
I TIREYjAiilaardd'HIil. 
{ VIEILLOT, Coatiauinr i, ] 

d'Andebm, it Aaiani t' 

d< t'AmMqs* Hplaotrioul*. 

f A.DES1UA|ŒST,ifciiil>nd«i'AiUD**lMAiud* 
P*ii«,'dnl|B«tei>Bfttdwux, •••• 



itwnlIadaOanHBB 
i* l'Hulsir* d» Oix 
• Hùtoû* it I 



tiqua. ( - - ' 






£«j) Poiaaons, la ( 
Reptiles, Us Mo^) 
luaquesttUsFers. [ 



u —— ... — i> BodM d'HIiteiM Htonlli '• 
^■rii, d* U8«utU LiaB*MU»daI<oiidm,dr 
Hlleid'A(riciItiindtT<r«iiiiB,Cam,*lc.>tIni- 

. fHinTdMP4piiiiliMratiiiniilMdaTuHi(lBi. 

/ ÔUVlER , Mt^ri da l'Intlilat ulioBil. 

{ LATR£lLLE,Mabr«uwci«d*l'I>ttiMulfM»U 



application aux 
ArU,àFJgricul- 
turt, auJardinage, 
à l'Economie Ru- 
raU et Domssti- 



:r,U->« 



Ka>bn*a* lluUWI aKhML 



pabmè'ntier.I 

CELS, 

TBODIN , Hfnkradal'lBMilBlailioBal.FnCMMBi 

■I AdHiniiIntcQi da ja 
DU TOUR, Maabn datai 



BOSC.Haa 

Paria, ats. a 

TOLLARD Ain 



a da la S«i4U d'Hiitsira utonllc d* 



!CH APTAL , VaiTam ir lluarïtBi udoHd. 
Aoteiitd'uBaHi.lnlrarilBraIlaiailUB*iam. 
LISES , P«rai«Qr da Pliyalqn- a« B«U.C«ilraln 
dl.F.ri.,atanMiu d'u TniU «UrMUIm d. 
Pliyai^na. 



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NOUVEAU 
DICTIONNAIRE 

D'HISTOffiE NATURELLE, 

APPLIQUÉE AUX AETS, 

Principateinent à l'Agricultiire et à rEconomi* niralc 
et domestique : 

FAR UNE SOCIÉTÉ DE NATURALISTES 
ET D'AGRICULTEURS! 

ATce àm Bgam tùies d«i troii RigiiM de U Naton. 

TOME XXIII. 



DE L'IMPRIMERIE DE CRAPELET. 

A PARIS, 

ChoE DETBR VILLE, Ubnin, nu du Bittinr, n- 16. 
AH XII — l8o4. 



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NOUVEAU 
DICTIONNAIRE 

D'HISTOIRE NATURELLE. 

VAL 

V ALERT ANE, FaUriaaa Linn. {iriandrU monogyme), 
jienre de planles de la famille des Dipsacszs , figuré pi. 24 
de* lUuatrationi da I^marck , et <^ui offre pour caractèrea 
nn calice supérieur très-petit, à peine perceptible, k cinq 
dents ou à bord presqu' entier et »e développant dans la ma- 
turité en une aigrette seuile et plumeu»e ; une corolle mono- 
pétale en entonnoir , dont le tube est renQé i sa baie, ou ter- 
miné par une bosse on un éperon , et dont le limbe est dé- 
conpé en cinq segmen* obtus, ordinairement égaux ; depuis 
une jnaqa'à quatre étamines, le plus souvent trois éi-igeea, 
Sûtes en alêne , de la longueur de U corolle , et à anthère» 
arrondies { an ovaire inférieur, soutenant nn style minco 
aussi long qne les étamines, el couronné d'un i trois stig- 
malea , c est-à-^re d'un stigmate tantAt spbénque , tantât 
èchaDcré, tantât partagé en trois. Le fruit varie comme la 
flear:c'est, ou une semence aigreltée, ou une capsuleàdeux 
ou troîa loges, contenant deux ou trois semences, dont la 
aommet est nu ou recouvert par les dents du calice. 

Ce genre est , ainsi qu'on le voit, très-mauvais, puis- 
qu'il iTest point délerminé par des caractères invariables et 
GODsIana. Les espèces assex nombreuses qu'il renferme , 
présealenl des différences dans toutes les parties de la 
^acijficatlon ; c'est parce que la plupart ont trois étamines, 
que linnœus les « toutes comprises dans sa triaodrie ; 



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. V A I. 

' mais quelqnea-unes n'en ont qu'une on iettx; d'antre? ni 
ont quatre ; il ; b même une espèce qui est dioïque. Ainsi 
lea valérianes, mmmé beaucoau d'aulm setirea , sont un 
exemple frappant du vice des itiéLbodes arlificiellet. Le bota- 
niste , même doué de génie, a beau te tourmenter, il a beau 
former des systèmes pour coordonner les plantes , la natura 
le surprend tonjoara en défaut. Ce n'e»t point dan* un cadre 
étroit imagini par l'homme, que peuvait «e ranger les im- 
menses productiona du règne végétal. 

Lies foiériarut ont les feuilles simples ou ailées , et Icura 
Ûeuru ordinairement disposées en corymbes terminaux. Ce 
■ont des plantes herbacées, à racine vivace, annuelle ou bi- 
sannuelle. La plupart croissent en Europe. On trouve les 
autres en Sibérie, en Chine, an Japon, et sur-tout dans 
l'Amérique méridionale. Lea espèces les plus intéressante» 
•ont: 

Id VALiniANt HODOB oQ'DBS lAïkDint, P^oleHona rubra Lion., 
qui ta Tivace, qui croit en Prince et en Italie sur des lerreim rudct 
et pierreui, roëme dan* t» renie* des luurnïltM. Elle a des raciaes 
ligneuse* , gnuses comme le doïgl , et qui s'étendent fort loin ; des tiges 
luulei d'tuviroa trois pïeda , rondes, lisses, de couleur griittre, 
creuMS , et );Hrui«* i chsc|ue nosud de feuilles lancéolées , Irés-en lierai , 
plos uu moins al ruilMel oi'diasireineDt opposées. Les ramnux viennnit 
par paires sur la lige principale, el sont terminés, ainsi qu'elle, par 
des^rappei oa corymbes de Beim rougu, quelqurfuis blaaches, lé- 
f^rement adorantes et de longue durée. Ces (leurs n'uni qu'une étamiae, 
avec un éperon à U base de la corolle ; elles le succèdent pendant 
toute la belle saiion , depuis le mois d« mai jusqu'aux premières 
gcléei , et produiieut des semences aigretties, qui mAriMenl ausei suc- 
cessive m riit. 

On rultire celte espèce dans les jardins comme plante d'oraeHienlb 
On la multiplie en divisant ëa racines en autumue , oa an •«laani 
■es graines aussi-lAl qu'elles aanl 'mdres ; quelquefois elles grrvent 
•Tant riiiver. Lorsque les jeunes plantes qui en pruvienoenl sont 
mu«i forte* , on le* Iransplanle iitw ou deux fois , el on Je* place à 
demeure l'aulumne suivaute. 

En Sicile, on fait entrer celle vaUnan* dsn* les lalsdef. 
La VALéaiANB Dio'iQOs, Valeriana dioiaa LÀan. , appelée qnel- 
quefois vai^riana dm mamit , psrce qu'on la Irouve dus les lieux 
Xiariérigeux de l'Earope. Elle fait exception an genre, puisque ses 
deuraiont nu iuil Belles, el Tiennent, miles -oa femellci, snr d« pieds 
différens i on appertoit dsni les ones <( lea antres fleurs le* rndimeus 
de l'organe avorlé. Les miles ont deax élamiues , el la corolle des 
lemellea est plai petits que celle de* miles j lea aemencn sont cou- 
ronnées par Irai* dénis. Cette Etpcco eut vivace rommi; la précédents; 
elle a une racine menue, ralnpinie, blanchltre, très-fibreiue el IrtW 
odoranle. S.i tige, anguleuse, grêle el noueuse, s'élève I un pied, m 
{arnit de feuills* opposées, piunéu, k foliole* trw-cnliért-s , ci u) 



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VAL 5 

«onaanB , aînaî vie Ui rameaux , de grappu fleariei ie couisur 
purpurine on blanche. Le> chevaux et lei moutoat maogeiil celle 
piaille. 

La VAiiéftiANB lADVAOB OU ofriciHALB . Faleriana oJUiaaliê 
Lion. Une racine vivace , Sbretue et rampante ; une li/ft hatile de 
troi* iaix pieila, limple juaqu'au lummet, qi)i produit dea IvidoIiu 
Iroii à trois ; dei feuilles taiim ailéca, ayaul aiz eu >«p( pairasda 
foliulea élruElea, un peu veliiea, avec une impaire: dea flmir* trtaa— 
driquei, blancfaea el légèrement teîjilea ea pourpre au-debura: lela 
vont les caraclèrei de celle valériane , qai croit apvnlaoémeDl daoa les 
boia et lea lieui humidea de l'Europe, el qui «e trouve tBUfunra, aeloK 
Miller, aur des lerreina aeca, crayeux el i l'umbre , dana pluaiaura 
parliea de l'A ufilel erre. Sea racines août amérea , aliplîquoi , al ont ans 
odeur aromalii^ueel pénélranle. Ou leapréfvrc aux racines des luIrM 
vaUrianti pour les usagea de la luétUcine > et oji lui allribue de grande* 
prepriéléa recooDue* par beaucoup de médeciiiB , vl contealMS pour- 
laol uu du moins rêToquées eo doute par d'aulret- Il est curieux da 
rapprocher eu peu de mula leurs opinious k ce aujel. 

Gilibert (^^//loAsJr ^//'iien^. de Botanique.) dil avoir guâri Iroù 
cpilepliijues STCC celle racine, donn£e â haute dose eu poudre e( ea 
infuAioa diini du vin. Il prétend que ses efiéls daiia laa aolrea cubtuI- 
aions ue sout pas muïas ctrtaina; qu'elle est sur~lo(it admirable daoa 
la paralysie, el que plusieura migraines ont k\i ditaipéea paruneaeula 
duae de la poudre de vaJériant. sOu ne duil point, afoula-1-il, la 
> négliger d au s le trailemeul dea maladie* cutanées, dana le rboma— 
a tisme , dans l'anureiie , daua te» coliques , qui taol aouTenl calméea 
» par uu setil reaiède, sur-loul les vauleuses avec glaires; onfiii qnel>- 
vqun pialicieua onl employé aiec auccâa l'infusion de celle racina 
Bel des fli^ursdaiislei Gévr» inlermiUeutes , pernicieuse*, avec abat» 
D Irmeat des furre* el délire sourd, ou ailéclion aoporeusa. Non» 
» avons vu guérir quelques-uns de DUS malades que Bons avions Irailéa 
ti par cette mélbude. Celle ubiervalion mérite d'être aaivie ; ai elle eat 
X confirmée par de nouvelles fpreuven , nous pourrooa enfin miaa 
B passer de quinq^iina dans les Eévres ». < 

L'auteur îles notes iosérécs dana le DiotioaHain dan Jar^înitni 
•'exprima ainsi sur la même racine, a Elle ne cunlieot. dit- il , aucun 
B priucipe éthéré vulali); maia on y découvre par l'anal yae une partie 
B fixe , rêsineuae et gommeuse. Ou ne p«D> mieux comparer aea pro- 
» priélé* qu'à celles de la agrpt/Uaùt dt Virginie, i laquelle elle eat 
B inférieure ; elle est sur-tout curdiaU, apériiîv», disphurélique , 
M anti-bysiérique el ccpbalique. Sous ce dernier point de vue, on a 
B beaucoup vanlé aun eOicacilé dans l'épitepsie el les tremblemeua 
B rxmvulsirs. Oea auteurs dignes de fui ciia&rment celte heureuse pri>. _ 
» priélé; mais de nouveJl«it eipérieures H'ont ptu été 9uiviat d'ua 
B luccèi autai complet qu'on pouvoit taapénr vl. 

Vilet {P/iarmacopée de Z,jon. ), eu parUoL dea racines de U grand* 
valériane ei de la valériana officinale, dit: « Il eat peu de maladie» 
» de foibleise et de maladies runvulsivea où la racine da la grandi 
B ('■/^/-ya/itfii'silélc recommandée. L'observation a rarement applaudi 
K aux élu£M qu'on lui > £ro<li{ué«> pvticnlièresiwtl duu l'^^ef aie. 



D.n.iizedt>y Google 



i VAL 

» quatle qu'en toit l'erpére. Elle ne procnn point te lomuteiT , n« 
» parge point , pniroqa« rarement te cuiin de* ariaos. La racine de 
» la vaUriant tauvagt Ml plu* active; main avaul de lui accorder 
utoDIea lei Tetlui qu'on lui auppote, il fiiut de nouvtUta obter— 
w vation* v. 

Ceux qui, malgré l'incerlïlade de* effets de celte racine , Tondront 
y SToir recour* , peuvent l'eiDpIuyer , palviritée et lamiiée , depuit 
demi-drachme juiqu'à deux drachme! , incorporée avec un airop on 
délayée dani cinq oncM d'ean. Si' on l'emploie coupée par morceaux, 
il faut ulora en faire macérer au bain-marie et dan* six oncci d'etu, 
depuis une drachme iunqu'l demi-once. 

LaoRANDB VAi^imiASB, ^a/«niana^AuLinn.Saracinee>tgro*aa, 
ridée et tranncraaie ; lei ligea aoQt ramemea on birurqoéei, et hanle* 
de Iroii piedi ; aei feuitlea caulinairei ailées , 1rs radicales aan* diri- 
■ion*. quelqurfoia en forme de lyre ; sea fteiirs triandriques , pelilea, 
purpnriDe» , disposées en manière d'ombelles aux lominilcs des tiges ; 
au (emencea obluii^iie*, plalea et aigretlées. Cette plante est vivace, 
et croit naturellement en Âlaace , ea Allemagne , dan* les Alpes el sur 
-les hautes montagnes. Ou la cultive dans les jardina , sou* la nom da 
valériane fiattehi , et on en fait é-peu-préa le mémo uaage en mé- 
decine que de ta précédente , après laquelle elle est l'eipère dn genra 
la plus estimée. Sa racine a une odeur forte, désagreablo , el une 
aaveur aromatique. Les choit aimant é se rouler anr celte planta 
comme >ur le cataim on lei en éloigne en enfonçant des épines dans 
la terre autour de aa lige. Celte valiriane el la vaiériane officinate ao 
mulliphenl par la diviaion de leura racinea, au printempa ou en au- 
tomne; cette dernière saison est préférable. Quand on veut avoir lea 
racine* pour s'en servir, on les enlève après la chuta dea feuillet, et 
on les fait aécher. 

Ija VAi.iiiiAHKTRiPiDE, FaleHana tripterit Linn., >e trouve en 
Suisse , en Autriche et dan ■ les montagnes delà France. Elleeal vivace, 
■ une racine irès-aromatiqoe, les fleur* triandriques, lesfenilles ra- 
dicales 1 en roeor et dentéw^ et celles de la tige ternées ou découpée* 
en trois aegmeus. 

La VALiif ANH cEt/riqt)B , falenana celtica Linn. Sa tige n'a pas 
plu* de quatre k cinq pouces ; elle se traîne sitr la terre et pousse dea 
rscines i loua les uœuds. Se* feuiliea sont très - en li ères , lea radicales 
ovale* eloblusesi celles de la tige plu* élroiles. Ses fleurs triandriques , 
«esailes et de couleur de chair , furmeiit du* ombelles nombreuae* et 
en grappe. On trouve cette plante , qui eil vivare , sur les montagnes 
de la Syrie, sur celle* de l'Aulriclie , de la Suiase et du Dauphiné. 
c Elle est , dît Miller . diilicile i conserver dans un jardin , parce qu'elle 
, croit naturellement dans dea lieux hériasée de rocfaen , garnis da 
ntoasse et couvert* de neige pendant six ou sept moi* de l'année. Il 
faut la placer dan* une situation trés-froida et un aol pierreux ». 

« Sa racine ( Démorutr. éiémenl. de Bolan. ) est plu* pénétrant* 
S que celle de la valiriane officinale ; aa saveur est vive el amére : 
M c'est le oard celtique dont on tranapurle une étonnante quantité en 
» Afrique et en Egypte , pour préparer de* eisencea dont le* peuples 
s dd p«j« cbaadi l'oigneat le corpi. Celle racine précieuse est ai^l- 



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V A t 5 

* fée par tioi inédeHnt moderne*. Det otuervatioai lArei lai accor- 
> àeal des propriétéi déciiiv» pour le trailemcnl des maladies Ja 

» meilleur iloniachiqae qne noDi cunnoiisiaiia d. 

r^ Val^riani DEd PYRÉNiu, Foltriaiia Pyremuca Liaa.Cells 
opéce croll inr lea Pjrénée* , est Tivare, a des Oeurs tiiandrlquet 
qui paroîasent en juin , el deai soiiea de Teuilies ; ir« iaférieares ea 
coear, dentées et pélioléea ; Ira aupirieure* à Irois fotiolea ; ses s»> 
meuces «001 couronnées d'an davet. Elle se pisll à l'amhre el dan* 
«ail aol humilie, el se malliplie par «es graiuea qu'il faot aemer de* 
qu'elle* loni mdrea. 

La VAiiéniANE uAcmi , faltriana locuéla Linn. , couane ordi- 
nairement soui le SFul nom de mâche, el appelée ausai doucette, 
poult gratte , tttlad» de chanoine , etc. , a une racine menue, fibreuse, 
bimnchlire , et des feuilles apposées, linéaires ou oblongucs, aas< £ 
épaisses, mollet , tendres, el communiment entières. Du milieu des 
JiêoilJes, s'élève i ta hauteur d'un demi-pied, une tif;e faible, ronde, 
cmnnelée, creuse , noueuse et dichotome. lies fleurs qui sont Irian- 
driqoe* et d'un blanc améthyste, viennent en petites ombelles aiiK 
•onuniléi des liges, el «e succédeal pendant tout l'élé. I^ea fruili 
Tari en t. 

Celle plante est annuelle ; elle croît en Europe dans les blés , dtuia 
Ici ^gnes el sur les bords des chemins. On la cullive daiia les jardins 
polaften pour la manger en salude. Sa graine se sème depuis le milieu 
d'soAt jusqn'i la mi-orlobre dans une bonne lerre meuble et amen- 
dée, n faul SToir soin de l'arruser jusqu'au lempa des pluies. C'^nl i 
l'enlrée du printemps quielle est meilleure A manger. Elle esl aimé» 
des ctiaTres el des moulons. 

H Voilà encore une de cri plantes, dit nn cËIùbre médecin , qui 
déirait l'anulagie botanique. Les valêriane3aaii\ odoriféranti:s ; celle-ci 
est fade et sans odeur. Ou l'emploie quelquefois dans les bouilloDi d* 
Tean ; elle esl rafraîchissante et adoucissanie ». 

E^marck compte sept variétés de mâches, savoir : la mâcha dou- 
eette a ficnrs simples; la mâche véticuleute i ralices enflés; la mdcAa 
eouroiuiA à fruit à six dénia; la mâche dàcoide k fruit àdouiedents; 
la aiâcÂe daiUét, dont la aamence isl couronnée de trois deots', la 
mAche rajunnée, dont une coUerelle environne les fleura; enfin la 
aiAche naine à feuilles inférieures déniées, à feuilles supérieure* 
linéaires et muliifides. On ■ fail un genre de celle espèce, sous 1« 
nom de FÉoiE. f^oytt ce mol. 

la Valëkianb DR Sibérie, Faleriana SihiricalÀnn. , eai txo* 
plante bisannuelle qui fleurit, produit des semences la seconde an- 
née , el péril ensuite. On la trouve en Sibérie. Ses liges s'élèvent A 
nn pied de baalenr, et le garnissent de feuilles pinnalifîdes , ron- 
poeées de quatre ou cinq pairei de lubcs à pointe aiguë , avec un loba 
impair, large el découpé en trois ou cinq pointes; cas feuilles sont 
opposées et sessiles. Les Oeiira d'un jaune brillaol , formant uoe es- 
pèce d'ombelle au haut de la lige et de* rameans ; elles ont qualra 
éumines , et paraissent dans le mois de juillet. Les semences de ceDa 
vmUriana sont aduécs i une écftiUe ovale; c'est en les mctlant «n 



D.n.llzedbyGOOg[C 



6 VAL 

Icrre en ^Dtoinne, uiiii-lAl qu'elle! tuiiT mdrei, ou an prinlempif 
^u'on muliiptielA pbnLe. Semée daus ceideuxMisi>D*el A demeurer 
elle petit rêuuir également. 

Parmi les vingt espèce! de valériane» dont il est fait mrnlion dan« 
la Floit du Prrou , il y en a de irèa-remarquublea aat feux des bu- 
laiiiilei, mais qui ne présentent aucune impurlance soua le poinl d* 
vuedViililé. CD) 

VALERIANE GRECQUE, roytx au mot Poi^moine. 
CB.) 

VALERIANELLE. C'est U Mâche. Fbyet ce mot et 
ceux de Valériane et de Fédie. ( B. ] 

VALISNÈRE , ValUneria , genr* de plante» à fleurs poly- 
pétaléea , de la dioécie diandrie et de k famille dea Hydao- 
cHAHiDÉEti , dont le caractère consùle à voir les fleurs mâlM 
portées s(ir une hampe cotirle, et composées d'un calice dî- 
visé en trois parties et de deux élamines , portées en ^raiid 
nombre sur un ipadix conique, petit, et entourées d'une 
•pallie de deux ou quatre folioles ; et les fleurs femelles «oli- 
tairei sur une hampe Irès-longue, en spirale, entourées 
d'une .'palhe tubujeuse bilîde , et composées d'un calice di- 
visé en trois parties, d'une corolle de iroi» pélales linéaires, 
d'un ovaire inférieur à trois Btif^malen sessiles, biHdeset mu- 
nis d'un appendice dans leur partie moyenne. 

Le fruit est une capsule cylindrique , tridentée , unilocu- 
Utre el polysperme. 

Ce ^enre ne contient qti'une espèce , <jui est figurée pi. 79g 
des lUustratiortê de Lamarck. Elle ea vivace, et a touteit ses 
feuilles linéairea, lancéolées et radicales, Elle vient au fond 
des eaux dans pres<{iie loule l'Europe australe , mais cnmme 
elle n'a paa une apparence i-emarquable , elle paruit encure 
rare. On la rencontre auwi dan« toute l'Asie , et souvent en si 
grande abondance, qu'elle couvre le fond des rivières. 

La nature, qui a voulu que la Ûeur mâle Ao\AvniUnèrti fât 
isa racine et sous l'eau, lui adonné la faculté de se détacher 
au moment de la fécondation , et d'aller s'épanouir , ou 
mieux crever à la surface de l'eau, 01^ la fleur femelle ust 
alors toujoum épanouie et prête à recevoir le pollen vivifiant, 
par le moyen de sa hampe en spirale qui se tord ou détord 
a mesure que l'eau moule ou des::end. 

C'est en Italie qu'on a d'abord observé celle plante , qui « 
toujours excité l'enthousiasme des amis de la nature, et c'est 
dans le môme pays que j'ai été à portée d'admirer son méca- 
nisme. J'en ai rapporté des pieds y t vans pour essayer de U 
naturaliser aux environs de Paria. { B. ) 

VALKUFFE , nom <}ud donne Bruce à une espèce da 



3.n.iizedby Google 



VAL , 

ptnlapUt, qa'oD cnlAn en Abymnie , à nïson ^e ta grando 
beauté de se* fleara. Fojreg aa mot pESTAPiTE. {B.} 

VALLAR.IS , Valitrit , ^eare Ac pUatea éubli par Bur~ 
nuiin , et qui ne difiêra pu dea Perudlaires. f^aye» ro 
mot. (B-) 

VALLEE , FalUa , arbre à fenOles allernev, pêliolén . 
en cœur , trèa-enlièm , velues en deMons , et accomp.tgiiée» 
de ftipolea aesilea et rénironnes , i fleun rouges dispo.'À'» sur 
nne panicule de trois rangs de grappes, qui Ibrme un genre 
dans la polyandrie inont^ynte. 

Ce genre offre pour caractère un calice de Iroîs ou quatre 
felioles ; une corolle de quatre à cJoq pelâtes ; un grand 
nombre d'étamines; an ovaire supérieur, surmonté d'un 
Migmaie k qnatre ou cinq divisions. 

Le fruit est une capaule i deux loge* et ii plusieurs se- 



La valUe se trouve dans le Mexique et le Pérou. Ses carac- 
tères sont figurés pi. 14 de la Flon de ce dernier paja. (B.) 

VALLEE, espace de terreia ou de pays, compris enlre 
deux chaînes de montagnes à-peu-près parallèles. Les vat- 
lie» ont depuis une lieue jusque 10 ou i5 de longueur, sur 
nne largeur beaucoup moindre, mitia au moins de plusieurs 
centaines de toises,- sans quoi, ce ne seroioDt plus des tw/^M^ 
mais des gorgt: 

Pour l'ordinaire, les vaUifi ont la forme d'un immense ca- 
Bal, pins ou moins tortueux, dont le fond, presque toujours, 
est occnpé par quelques rivières : leurs flancs sont arrosés par 
une mullitude ae sources et de ruisbeanz qui découlent des 
montagnes collatérales. Aussi les vallée» sont-elles renommées 
par leur fertilité et les agrémens de toute espèce qu'elles pré- 
sentent. Elles sont plus chaudes, fort souvent, que les plaines 
desconirées voisines (Saussure a vu dansla vo^ttsdu Rhâiie, 
des plantes et deainsectes des parties méridionalesdela France); 
mais les ardeurs du soleil n'y sont point incommodes pour 
ITiomme : des abris fréquens le rafrâlchissent et le délassent. 
Tout le monde connoit la délicieuse vallée de Terapé en 
Thessalie , arrosée par le Beuve Penée , dont les rives char- 
mantes ont été tant célébrées par les poètes. Mais ce qui vaut 
mieux encore, c'est celle riche et vaste valUe de quitute lieues 
de longueur , que traverse , embellit et féconde L'Allier , et 
qn'oQ nomme la I^itnagne lï Auvergne. 

La vallée de Montmorency est célèbre par ses cerises et 
par le séjour de i. J. Rousseau. 

Si les vaUiea sont aussi utiles qu'agréables à l'homme, en 
lénénl) «Uea offrent ua attrait ae plus i l'observateur géo* 



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8 VAL 

logue , p<ir In lianon inlinie qu'elles ont avec lea monlagncf , 
qui Boni le grnnd objet de ses médilalions. 

Od a cru long-IempA que toutes les valiéts éloient l'ou- 
vrage des eaux; et Hourgiiel ayant observé quelques vaUéet 
qui, dans leurs sinuoniés, ofiroient unu correspondanco 
«onalanle entre les angles saîUans d'un côlé el les aii|;le» ren- 
trans de l'aulre, de manière que , malgré Ions les détours, 
les deux côtés de la vallée éloient toujours parallèles, crut 
avoir trouvé daris ce fait la démonstration de celle hypo<bè»e; 
BuSbn saixit avidement cette idée, qui lui sembloit coitform» 
à la marche simple de Is nature, el il en fil la base de sa 
Théorie des Montagne», Il supposa qu'elles avoicnt été, toutet 
«ans exception , formées par des uépâls de la mer que l«a 
courans avoient sillonnés «uivant leurs différentes directions. 

Mais dès qu'on est venu k observer la structure inlcneare 
des montagnes, el sur-lout des montagnes primitive», on a 
bientôt reconnu que celte théorie étoit inadmissible. 

Les vallées qui présentent la correspondance des anglea 
•aillans et renlrans , ne se trouvent presque jamais qu'enlre 
des montagnes secondaires d'une élévation médiocre, et sont, 
en eflel , pour l'ordinaire , l'ouvrage des eaux qui , en descen- 
dant du sommet des montagnes primitives, ont billonné les 
dépôts cslcaires qui se trouvoient sur leurs flancs, et les lils 
qu elles s'y sont creuv^és |>cu à peu , et qui , avec le temps , 
sont devenus des vallées, ont dû nécessairement avoir la 
inâme forme que tous les lils de» rivières dont les rives sont 
nécessairement parallèles. 

Mais il n'en est pas ainsi dans les vallée» des chaînes ^rî- 
mitives : rien n'est plus ordinaire que d'y voir , soit des an- 
gles saillans opposés l'un à l'aulre el qui causent un étrangle- 
ment , soit de£ angles rentrans sur les deux côtés en méma 
temps, el qui forment un vasie bassin. 

lÀ structure intérieure des montagnes primitives (com- 
posées de couches d'aulanl plus verlicates, qu'elles sont plus 
voisines de la partie centrale , et qui toules sont inclinées vers 
le sommet ) , prouve q^ue toutes ces couches furent d'abord 
dans une situation horizontale, et qu'elles sont devenues des 
montagnes , uniquement par le soulèvement spontané du 
granit qui les a soulevées elles-mêmes a la hauteur où nous les 
voyons. Les voilées qui se trouvent entre ces montagnes, ne 
•ont donc autre chose que les portions de l'écorcc du globe , 
qui ont élé moins soulevées que les pai-ties voisines. 

Aussi voit-on toujours, dans ces vai/^e«, qui n'ont pas été 
trop dénsluréea par les eaux , que les mêmes couches da 
xocbe* qui forment U courbure de leur fond , ce relèvout 



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VAL 9 

Mos aucune inleri'Ujplion »ui' les Qancs des monUgnes qui 
bon'eal la pallia à clroite et À gauche. 

Saauure divise les vallien eu deus ordres diflërens ries 
vailèea longitudinale» , qui sont parallèles à la chaîne princi- 
pale ; et les vaiiée» transversales , qui la coupent k angles 
droits. On trouve aussi quelques values dont la direclion est 
oblique. 

I_.ea grandes chaînes de montagnes sont ordinairement 
formées de plusieurs cordons parallèles à la crête centrale , 

3 ui est le cordon principal : les autres, comme aulant de gra- 
ins, diminuent d'élévation à mesure qu'ils s'en éloignent. Ce 
sont lea entrfvdeux de ces cordons qui Forment les vallées lon- 
gitudinales. Saussure cite la vallée du Rbône comme un des 
plus grands exemples des vallées longitudinales. 

Ues vallées transversales sont celles qui communiquent 
d'une vallée longitudinale à l'aitlre. Celles qui coupent 1 ar^s 
principale , sont quelquefois presque horiaontales , au moins 
dans un petit espace : ce sont ces échancnires qu'on appelle 
co/ dans les Alpes, et/wrf dans les Pj>rénées. Celles qui coït- 
' peat les cordons collatéraux sont toujours en pente plus ou 
moins rapide ; et comme elles soûl souvent rouvrage des 
eaux , ellns offrent quelquefois des angles saillaas et renlrau< 
qui s« correspondent , comme dans les montagne^ secon- 
dain» ; mais U est évident que ce fait n'est qu'accidentel. 

Un des caractères essentiels des vallées longitudinale», 
est que les montagnes qui les bordent, ont le plan de leurs 
couches parallèle à la direction de la vallée j tandis qu'au 
contraire les vallées transversales coupent k angles droits la 
plan de ces mêmes couches. 

Lies Alpes présentent plusieurs vallées longitudinales :\u 
Pyrénées n'offrent guère que des vallées transversales. La 
raison de cette diSerence est probablement que la créle prin- 
cipale des Pyrénées s'élève d'une manière plus brusque, plus 
abrupte au-dessus des cordons inférieurs, que celle des 
Alpes '• et les envx qui en descendoient en lorreDs impé- 
tueux , ont fini par forcer les différentes barrières que leur 
opposaient ces cordons, et par descendre en ligne droite 
el par la voie la plus courte jusque dans les plaines. Dans les 
Alpes , les counins moins violens ont suivi ia route des vallées 
longitudinale* que leur avoit tracée la nature. Voyea AdoN- 
TAiiisKs , Fleuvbs, Gtoi.ooiK. (Pat ) 

VALLENIË, /iraj;f«nia, arbre à feuilles alternes, oblon- 
rno, obtuses, liés-enlières, épaisses, luisantes, fr^iles, à 
fleurs petites, blanches, portées sur des grappes termuales, 
qui forme un genre dans la léirandrie monogyaie. 



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1. VAL 

Ce genre offre pour caraclère un calice & quatre divûionR; 
une corolle lubulee i quatre dirîsioiig ; quatre élimines j un 
ovaire supérieur , surmoolé d'un kuI style. 

Le fruit est une baie monosperme. 

La vatlen'ie se trouve à la Jamaïque , et eat figurée pi. 1 45 
de riiUtoire de cette ile par Sloane. (fi.) 

VALLÉSE, yaiiesia, arbriwrau irameaux flexueux, & 
feuilles allentes, légèrement péiioléea, ovales j entière*, bnl- 
latites , k Qeurs blanchilres disposées en panicule dicbotome 
et terminale, qui forme uu genre dans lapeuLandrie mono- 
gynie. 

Ce genre oflre pour caractère un calice penistant , Uié- 
peiit.àcinq divirions ovalea, aiguës; une corolle infundibu- 
liforoie à tube cylindrique. Ion;;, à limbe dipi«é eacincj par- 
ties lancéolées et légèrement plia «es; cinq élamines ; un 
ovaire supérieur didyme , à style filiforme et à stigmate épais; 
deux drupes écartés, presque ovales , uniloculairea et num»- 
■permes. 

La vallise se rapproche ai fort des Rauvolfes ( Woytt ce 
mot. ) . que Cavanilles l'a placée panni eux sous le nom de 
raavolfe glabre. (B.) 

VALLON , petite vallée agréable et riante , bordée de 
coteaux , ou tout au plus de collines : l'entre-deux des grandes 
montagnes forme des vallien ; elles présentent qTietquefoia 
des enfoncemens latéraux, que leur peu d'élendue fait aussi 
appeler vaUan. Voyez Vallée. (Pat.) 

VAIX)S. On désigne ainsi , dans l'île de Ceylan, les termi» 
du pays, et peut-être d'autre* fourmis. (L.) 

VALTBÈRE , IT'aliheria, ffirtre de plantes à fleura po- 
lypélaléeSfdalamonadetpliie pentandrieel de la famille des 
TiLiAciss, dont le caractère ronsiste en un calice double, 
l'extérieur de trois foliotes unilatérales et caduques, l'inté- 
tieur turbiné , pt-rsiMant , et à cinq divisions ; uwe corolle de 
cinq pélalen insùrés ii la base du tube staminifère ; cinq éta- 
mines, dont les glels sont réunis en un tube; un ovaire su- 
périeur, surmonté d'un style à plusieurs stigmates capillairea 
et courts. 

Le fi-tiit est une capsule membraneuse, unîloculaïre et 
tnonosperme. 

Ce genre est figuré pi. 670 des lUiutratioru de Lamarck , 
«9t fait partie de la SixUme Dinaertation de Cavnnilles. Il ren- 
ferme des arbrisseaux a feuilles un peu épaisses, tomenleiiaes, 
k fleurs mmassées |»ar petits pa^ueu adules , ordinairement 



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V A M 1, 

aKÎIIwrai, de oealmr jaune. On « compte ù eapccas, penni 
leaqaellei we dûtïngiwnt 

I^ VALTaùa n'AMniQCC, ^nia le* faoillM mal«*. ptii'f i.iii^ 

liai» Ica il« da l'Amériqac , M ae rnllÎTr dan» le* jardiiu de Pari». 

X^ VaLTHÊaa lataKunoM a la reaillcapR«quFruitde*,en coMr, 
4cDlé«B , mojtfatm , péliolna , et 1h Benn co itle péliulâr «I imbri- 
qaées par d« bractées. Elle ae traare dana laailaalfar^uiait.ei faraa 
duialE Prndnme deFonlarel dana Lasarcfc , angeora Muilanaa 
de iopluiUhe. (B.) 

VALVÉE , Faiirata , genre de coqnillagea toKIi par 
MuUer, el conaeiré par Drapamaud dans ion Tatiêtu dtt 
Mo ll utgu t ë â* Franet. Il offre pour caraclère un animal à 
dtiiix lenticules aélacéa , contractiles , ttculéa à leur baae poa* 
térieore, et à muffle proboacidi forme; nne coquille diacoïds 
à ouverture ronde et à périatome continu. 

Ce genre ne contienl (|u'une espèce, la Vai.tâz ïla- 
MOBSB , faivata crUtata Mull. , qui esl liaie , plane en deaaua 
et ombiliquée en dévoua. On la troove dana les eaux aU> 
gnanlea. ÉUe a un appendice tentaculiforme du côté droit 
du col, elle tube de m» brancfaiea «at garni , de chaque cA(é, 
de douze barbes. (B.) 

VALVES. On donne ce nom aux parties dont les coqnillea 
sont composa. Ainsi il y a deacoqudl«aunM^»wa,U»>a/Ma 
et muidvfUve: Voyez au mot Coquillb. (B.) 

VALVES {botatiiqus), pièces de la capsule qui se sép*- 
renlplua ou moins prorondément, elquise détachent pre»> 
que toujours entièrement, lorsque ce péricarpe s'ouvre. 
rojet les mots CaPSULB et Fruit. (D.) 

VAMPI, Coçtia, j;rand arbre à écorce striée et Term- 
qneuae.ii Feuilles alternes, pinnées, avec impaire, à folioles 
néliolées, allumes, ovales-aigut» , parsemées de points; i 
Deara transparentes, blanches, dispuaéfs en grappes panicu- 
léea terminales. 

Cet arbre, qui e*t figuré pi. ^£4 des ÏUuitration» de La- 
marck, Torme un genm qui offre pour caractère nn calice 
trèa-petit divine en cinq parlien ; une corolle de cinq pétalM 
ouTMia-, dix élaroini^'ii A iilaniens dislincls et de la longueur 
de la corolle; un ovaire supérieur légèrement slipilé, hérissé, 
i stigmate capi lé. 

I^ fruit est une baie nvoïde , veloutée , ponctuée , mol- 
tiloculaire , à loges monoapermes , quelqueibîa sujettea à 
avorter. 

Sonnerat , k qui on doit la oonnoiasance du vampi, dit 
qoe 1m Chinoia le oulliveDt dans io» cours de leur* raaiaoos. 



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,.j VAN 

ef qu'ili en manfteni tes fi-uiu , dont U palpe eat UanclM et 

l'éi^oi'CB [aune ellaulesceiile. 

Loureiro a donné le nom de quinaire à ce genre. 

lyauiaire du même auteur ue pAroit pas t'en éloigner 
beaucoup. (B.) 

VAMPUBN , nom apécilîque d'une couleuvr» d'Am^ 
TÎqiie. ^(ijt^aumot Coi'Lti;vftK.(i).) 

"VAMPVRE ( Veaptrtilio gpectrum Linn. , Erxleb.) , qua- 
drupède de l'ordre des CARMASSiEnii, smia-ordre des Crutï- 
BOFTKiiES , genre Phyli<o«tomb. l^oye* ce» mois. 

Il « cinq pouces et demi <Ie longue nr ; sa léte est très-alon- 
ffé«;son iK-s supporte une longue raeitibrane irirundibnli- 
forinc , presque conique, droite, terminée en dessus en 
forme de feuille lancéoiée; ses oreilles sont ovdlca , leur oreîl- 
lon est iiibulé , inerabraiieux , de la longueur de l'oreille ; il 
n'a pss de queue , el la membrane qui joint les deux cuisaea 
n'est pas divisée; son corps est couvert de iwils assez longs de 
couleur cendrée. 

Ce phyllostome , qui habite l'Amérique méridionale, a, 
du moins si l'on en croît les rapports des vnyageiirs , la sin- 
gulière el funeste habitude de smer le sang des hommes et 
(les animaux pendant qu'ils dorm<^nl , jusqu'au point de lea 
épuiser et de les faire périr , sans leur causer assez de douleur 
pour lea éveiller. 

Daubenton pense que c'est avec sa Inngue garnie de pa- 
pilles cornée» dirigéfs en arrière , que le vampyre ouvre lea 
vairaeaux sanguin." des animaux endormis; car s'il emplcgroit 
se^ dents, qm sont Irèslbrtes, l'homme le plusendormi , el 
le< animaux sur-lout, dont lesouimcil est \é^et, scroienl in- 
fiÉÎllibleuienl réveillés jtar la doidenr de hi niorsurc. (Dksm.) 

VAMPYRUS. \9 vampyre en latin. (S.) ' 

VANCOLE ou VANCOHO , eipèce de tcorpion de l'Ho 
de Madngascar, l'fT/èr pi-obablement. (L.) 

■VANDOlSE.nom 8))écifique d'un poisson du genre ey~ 
prin, cypriniu teutdteu» lÀaa. Voytt au mol Cyfhin. 
(R) 

VANELLEj nom ralgaîre du Vanneau. Foyet ce piot. 

(VlBILL.) 

VANET, nom vulgaire du Vanneau, ioyn ce mol. 

(VlJKILI,.) 

VANGA {.Lanim curvirottrii Lalh. , pi. enl. n" 3a8 , 
ordre Pies, genre de la Pie-ukièche. Voye* ces mois.). 
Celle /)tf-^iécAff , que BufTon a rungée dans la famille dea 
i^cariup VA couuue & Mndagascu-, sa patiie, soui le nom 



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VAN - ,î 

«[D'cra Tui B conKrvé , et décrile pnr Britson , Boni la âéns- 
minalioa d'é*oreheur de Madagascar. £Ue est ù-peu-près de 
la groMeur du merle, et a dix jjouces de long ; le derrière da 
la lêtt; d'un noir verdâtre ; le rnle de In léle , la gorRe , le 
eou , le* partiea inrérieures et Ici couvertures du deasoui de 
la queae d*ua beau blanc ; le de«son* dii corps d'un noir 
changeant et vert ; les grande» couvertures de* ailes termi- 
nées de blanc ; celU' couleur couvre les pennes du côté in- 
terne , et est indiquée par une marque à t'exiérîeur des cinq 
première», dont le fond est noir^ les pcnues de la quene 
aont cendrées dans leur premièi-e moitié , ensuite noires et 
terminées de blanc ; les pieds couleur de plomb , les ongles 
noirâtres; le bec e$t noir, et sa partie inrerieure aussi cro- 
cbue que la supérieure. 

Iialham décrit romme urie Tsriélé de eel|e espèce- une 
pie-gri,che nui se trouve à la Nouvelle-Hollande ; elle diflêre 
en ce <|ue le noir du sommet de-la télé dearend' jusqu'au- 
desK>u» des yeux , et en ce que le blanc n'occupe sur îa télé 
que la base du bec et le front. ( VikiliIi.) 

VAN6ERON, On donne œ nom à un poisson des laça 
■le Suisse , qui paroit être une espèce de cyprin , peut élre le 
6«aDON, (J,ypTinuaruiilua\Jin.n. ^oVfSau mot Cvfrin/B.) 

VANGUIER, F'anfrueria , arbre de moyenne grandeur, 
à feuilles opposées , péliolées , ovales-) glabres , très-entières , 
accompagnées de stipules, et à fleurs disposées en cnrymbe^ 
aTÎUnires, qui forme un genre dans la- peiUandcie monogy- 
nie el dans la bmille des Rubiai^ée». 

Ce genre , qui est figuré |>1. 1 5tf des TUuêtrationa de La- 
mai-ci , offre pour caractère un calice trè»-pelil à cinq dents 
et ouvert ; une corolle pelile , campanulée , globuleuse , à 
cinq divisions, velue intérieurement ; cinq étamines; u^t 
ovaire inférieur aurmonlé d'un style à stigmate capité. 

Le fruit est une baie pommifbrme, ombtltquée, à cïtli} 
loges et à cinq semences en forme d'amandes. 

Cet arbre vient de la Chine et autres parties (mentales dès 
Jnde«. On mange son froil. 

Wildenow pense que le genre pentalobt de Loureiro est 
le même que celui-ci. (B.) 

VANG-VAN. Les nègre* , dans quelques cantons de 
J'Afriqne, appellent ainsi la spatule. (S.) 

VANHOM, espèce de cumiuna du Japon , dont, on tire 
]g, même utilité que de celui de l'Inde, roye* m motCua- 

CDMA. (B.] 

VaN1£RE, Vamaria, genre de plante» étabK par Lqh- 



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•4 . VAN 

T«iro dktit 1> moBoécie penUntlrte. Il oSr* pour csnctèra 
un calice divisé en quatre parli» oval» el charnufu; point 
de corolle; cinq ^tami nés bilobéea, presque leuilea, atlacliéea 
■Il calice dana lc« Qeurs mâles; un ovaire supérieur com- 
primé, k atjrle capillaire et à stigmale aimple aaas lea Qeura 
femelles. 

Le fruit eal une «emence renfermée dana le calice , qui 
•'eit accru en forme de baie , et terminée par le alyle qui 
peraiate. Cea fruits sont plac^ aur un réceptacle commua 
au nombre de dix ii vingt , et forment par leur réunion une 
baie tuberculeuse percée de trous au sommet. 

Lioureiro mentionne deux espèces .de varière. Ce sont des 
.«rbrisseaux, dont l'un est épitifux el a les feuilles alternea, 
et l'autre est incrme et a Ici leiiilles fawJculées. lU se trouvent 
à la Chine et k U Cochinchine , où on mange leurs fruita, 
qui sont rouges et »gréablt« au goâl. (J).) 

VANILLE, ramUa, fruit du Vaniuier. Voyf» es 
dernier mol. (D.) 

VANILLIER, Faniita 6»rtn., luaa. ; Epidendrum va- 
mtla Linn. (GyaHdrî» dimndrU), nom d'une plante sar- 
menleuse et étrangère , que Linnsus a compriae parmi lea 
A>OKiics (Po^M ce root ), et dont G'tertner et Jusaieu ont ~ 
. Ait un genre dans la famille des ORcniniRa. Ce genre dif- 
fère dea aagrecs par m capsule bivalve, el sur-loul par ses 
aemences non arÛlées. Il ne renferme qu'une espèce, dont 
on ronnnit deux variéléa principales , que pluiieurs bola- 
nïstea soupçonnent pourtant ^ti'e d<^s espèces dîstincles. 
L'une de ces variétés est le vanUUer du Mexi^u*, l'autre le - 
vaniUùr d» Saint-Duoiingu». 

Lie Vanillibb naSAiMT-LteMiNaiTi, Vanitla fore aùidi M albb , 
fruclu nifricaHir >>luoi., pen. aS, k. 180.. a été dérrit svacHiaii 
|»T Plumier. « Lra deux rictnes da calle plattle, dil-il, hmiI lunf;tie> 
denviri-u deuc piedi, Iraçaiik* , presi)n'ai>Mii aroMci que le rieiit 
duigl, d'uu rUuxpàle, teiidrm elsarFulen>e«ielle«iii;pouiiieiilq>i ud* 
seule tige memiF, de U ménieitiiMiicnr A-pru-prà*. et qui muulesor 
lu plus (iraiiiU arbre*. Ctfle li|te e.-t rylinclrique, T«rle . pleine in- 
térieure ment d'un lUC riiqitcuK, el rein|ilie de DWiicts, duni c7iaRUii 
donne niiuiMiire i uue feuille, et coinmiménieiit i une vrille. 

» Ces feiiillri loiil atreroM , uT«Iei , oblonituei , leartles , trée- 
•nlièrea, Irrmiuces en puiule , garnies de oerrures lonKilndilules 
cgmme celtes de ceituinea espècen de plsnlain, et cune<iiea du «ii 
HoBtlière à leur larfsre luperieure. £llei wiil niollei , un peu épaluei , 
lîuea, i'aa vert (;■> ■ e* longues de neuf ua dix ponres, sur roTiron 
Imi'i pouces de largeur. Les vrtllcJi aouliolilaireiieimplei, pins niurks 
-que les Feuiltes , auxquelles elles suut prasqa'oppaséeSi 4 raBlêeaen 
spirale ven kur s< ' 



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VAN I» 

» Le* f«an mînwit m |[rappw >xiUaire>, •ïroéoa iUt» la pai'Ita 
•upérienre de In planM. Lear pédoncule commau »l afljculé, to- 
lilaîre dam chaque aiuelle , presqu'RUui \oag; que U feuille qu! l'ac- 
Gumpifue. et (uulieul À rbaqiie artirulalîun une belle fleur, firiuite . 
irrÉftuliëre , blauche inlérieurHiuenl et Terd^tru eu ((rbora. Ella ett 
compusée de tix péialea, duiit cinq plui grïudf aoiit pretqu'éjiaiix , 

Irémilé , elle liiiprae qai est uu peu plus courl que le* ^ulrci e> 
Irèe-blanc , forme «a coruel cuapanulé , jireaque comme uoe fleur 
de digitale, coupé ubliquemeDl et lermlné eu pulnle. 

» L'ovaire qui auulieal celle ileur , cl qui itall île raÏMeire d'uoa 
petite Écaille apalhacée , est long ■ cylindrique, clinrou , verl , un 
peu lora, et re»a«iiible à une truuipe pu à une corne II deTienl en- 
•uile on fruit loug do ait un aept puurei , ({riu euvirou comme la 
pelil duî|;l , cbareu , pulpeux, B-peu-près cj^limlriiiue, noirâtre lura- 
^'il ei4 inàr , e[ l'ouvrant en deux cumrae Une ailique. U eal rempli 
d'uua iufiailé de Irèa-pelilet gruiiica iioirea. Lra fleuri et lea fruili ils 
calle piaule aoni aana odeur. Ella fleurit au muii de mai. Ou la trouve 
4aai pluaieiin eudruili de l'ile Si4iul'Duniiiij(ue. 

D Le VAtiii4<iiB oa MKX.IQUE, J^onUla Mrxicaita Hill,, Dict. 
vl' i , produit de* fleur* d'un rouge noiriire, auiquellea auccédant 
de* ailiquea i-peu-prèi MmbUblu A cellsa du vùnilliir <h SaiiU~ 
.Ikuuiltfpu, pour la grandeur' et U furme , mai» qui ool uae- odeur 
agréable. Selua i^ernauilcz lea feuilles de celtâ pllnle aool lungure- 
^ onae pouces-, Ifu^s de (ix , el nerfeusai comme dea feaitles de 
ptankiin. Ce SuqI le* fruits de ce vaniUiar qB'oo ooiu appelle dtr 
Mnxique al du- Pérou, el qui sarwnL à parfumai la cîiacokl. lia 
ptN'Ieiit le nom de iranilir, qu'eu donne aussi quelquefois k la pbuile. 

»Cea fruita, leli qji'uo Ita voit dans le cummarca, aosl dea espècM- 
4e ailiquea ayant six. ou wpl poucea do longueur , d'un raax bruii > 
■D pe» ipplàtie* (Fun oâtâ , larges de près da quatre lignes , «t aB' 
4iTiaanl chacune dan* leur longoe.ur eu deux valves , dual une u|i 
,pen phji large que l'anlre, a une arûM pu une tlillie lou^iod initie 
Mir au» dos, oe qui fait paruUre cbaquo .ailique d'nna forme légè- 
rCBMDt triangulaire. Les bai ton» de «■«ssiliques aani un-peu coriacea, 
Tr*r'"r "inni-iiiiïï , et ont unaiipecl gcas et hiii1eo«. La pulpe qu'iU- 
reurermeatest-nuasâu'e , remplie d'une iuBnilé dapetils grains noirs, 
loiiaua ; aile est- un peu Ici e , grasse , et- a uns oi n tt suave ^li lient 
4« celle du baoïM du rérou. 

a Dan* la commerce on distingue (roia sorlwdà vamlU»,- la pra- 
■ièra esJ appelé» par les Espagnols pomprona ou t-mia, e'est-â'dire 
aaflte ou liouffie ^.aesailiqiHa sont groasea el courts*. La saeonde on 
adie du l*q, quiestkl^itisia'oulamarohandê, a sas siliqnea pin»- 
longoe* M plus- déliées. Eobn leasilîqnea de la Iraiaième ^u'oii appelle 
»ùnarona eu àétanle , sont lea pins petite* en tout sens. 

> La seule valtilU de /rf eal U bonne; eite doit dire d'ail pouga- 
Itroo foncé, ni- trop noire , ni trop ruuese, ni trop gtoantS', ni trop 
ileaaéchéa} il fut- qne «sa siliques paroisseni pleines, et qa'unpa» 
fMl de cioqnaula pèse plus de cinq once* ; celle qui en pèse 1)01» 
•si U totifthuvta, l'exoëUenle. L'odeni eadoit-étia'pénélrajit* M^ 



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,6 VAN 

, agriable ; qnani] on onrre une de <^g siliqou bien condllionnie c) 
fraîche, on ta trouve remplie d'iiop liqueur noire , huileuie el bal- 
sa mi que , uà liassent uue iiiliiiiU de pctîliRTaini nain, preaqu'tmper- 
ceplibles , el il en aurl une odeur li vive , qu'i-lle askuupit cl rausc 
une anrte d'ivrcsif. GeufTrujr dit qu'on ne duil point rejeter la ua- 
nille (|ui se Iruuve cuUTerle d'une ileur Mline , ou de puinle* sa- 
lines lri!»-linM, enlièrenieul lemblable» aui fleur» do brn/oin. Citlo 
fleur nVst autre rhi»e iju'on i^l essentiel , dont ce frilil eat rempli , 
qui sort au-dehori , quand un l'apporte dans un lempi Irup rli lud. 

D La pampona a l'odenr plui Forte , mifa muint agréable ; elle 
dmiiie dis Diau\ de télé, des vapeurs el drs iiiS^ocaliuio. J^ liqueui- 
Av la pumpona est pliu fluide, et wrs f^rEiini sont plus gros; ils égalent 
presque reui de la munlarde. La timarona est moins oduranle : elle 
conlient aurai moins de liqaearel de graines». {Extnu'l de la Nouvtlfe~ 
Enryclopéâie. ) 

Bomare dit qne cerlain* marrhanils au Mexique, connoissant le 
prix qu'on atlache en Europe à la vanitit , ouvrent les goustea après 
le» avoir caeillies , en retirent la pulpe arumalique, y subslituenl da 
petiles pailles ou d'autres corps élransm , pu boui lient après les ou- 
vertures aver an peu de colle, et les enlremélenl ensuite avec la 
bonne vanille. D'autres , lorsque Ta vanille est trop desïérliée , 1:1 
qtr'etle a perdu sa qitalllé en vieillissnnl , ht melleni dans une bulle 
qu'ils tirent des cerneaux de la nuii A'ocajou , mêlée avec du sturtx 
el dn baume àa Pérou. Cette TaHri ration qui la rajeunit et lui (tonne 
nue bonne udear . est asses difficile à rccunnaitre. 

Le (janiV/ierqui doiiut- la vnnillt itu rummeice , rrolt naturenement 
daus la baiedeCainpérbe.au* environ de Carlhagène. surla côte du 
Caraque, dans l'isthme de Psnsms.ei même à C.iyeunc. On recueille son 
fruit dans tontes ci^s contrées. Les reîetona de celte ]ilDUle,st-)on Miller, 
sont surculens ,el peuvenl ae couservpr frais pendant plusieurs miiis ; 
ce qui f^icilile leur tranaporl. «J'en ai reçu ,di>-il. quelques branches , 
V quiavoicnl été coupées par M. Robert MiMar,i Caupéche , d'où il 
» melesavoil envoyée» en Angleterre, enveloppées <lsus du papier, 
» pour servir d'érhaaiillons ; «Iles éloienl cueilliu depuis jilus de six 
B mois lorsqu'elles me furinl remises, et leurs feuilles et le papier 
]• éloienl pourris, k cjiise ds l'htimidilé qu'elles ronlenoieut : mais 
» comme tes tiges éloienl fruiclie) , >'ai planté aur-lo-chainp quelques- 
K nne* de ces branches dans de petits puis, que j'ai plongés dans une 
» bonne couche cbaudc de tan , et rites ont bientôt poussé de» feuilles 
» et des racines i chaque uueiid. Mjis romme ces plantes s'atlacheuL 
■a toufoors aux troue* des arbras daus les buis où cllea croissent natn- 
» rellemenl; il «st Iréa-diHicile de les conserver , uns leur procurer 
» un -pareil soutien : c'est pourquoi , puor les Faire subsister en Eu- 
H rope, il faut les planter dans des caisaea uù II y ail (|uelqu'arbre 
» vigoureux d'Amérique, qni exige la serre cFiaude, et qui puisse 
» supporter des arrosemens fréqueiis, purre que le vtnUlUrm besoin 
s de beaucoup d'eau en été , cl qu'il ne prohieroil pas sans cela. H 
» faut aussi qu'il suit placé à l'ombre des arbres : ainsi, en le plan- 
U tant à un pied de distance d'uu hermnmlia lonura , duni les feuilles 
n sont Irét-larges el douneal beaucoup d'ombrage , il miaiira miens 



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VAN ,, 

B qoe •'il étoîl placé mdI daoa du pot. ,Ce« dpox plante* «'iccnrderoiil 
s bieo eimemble , parce qn'ellei viij^eiil la même chaleur en hivcr- 

B Ix>»qu'an veul mnllipi«r le vanillier dai» le* paya ch^uil* do 
B l'Amérique , on •« contrnle d« le couper en morceaiu de Iroii on 
D quatre DOBudi de luugueur , que l'uu piaule pi'éH de* lige* de* arbra* 

> dîna le* lieux ba* cl maréciifieux ; on arrache le* autre* piaule* el 

■ le* autre* herbe* qui pourruienl leur nuire el le* éluulTer , avacl 
n qu'elle* fuisent bien enratinéeii : mai* lur*que rea bouture* oui 

> pttnaaé , el que leur* tige* *ddI ExéeH aux Iruncs ilei arbrei, elle* 

■ ne craigneut plu* le voiiinage de* nauTaiae* herbe*! rependsnt. 
V ellr* aoDl mieux uuurrica cl jilu* Tigoureuae* quand elle* eu «mil 

> débarraMiées s. (^I3icl. /ira Jardin.') 

Le vanillier ae fleurit que lonqu'il eil devenu fort ; mais lonqu'il 
a comiDSDCé k dounrr des fleur* el dea fraili , il cuuiiiine d eu pro- 
duire plii*iear* anrée* aans aucune ruiture. 

Selon Geoffroy (J/a/. Méil.') , la récolte de ta vanille se fait depuia 
le commencement d'oclobfe jusqu'à la Iîd de décembre. Loraque le* 
(ilique* Minl mûrea, lea Mexicain* le* cueillent, lea lienl par le* bout*, at 
le* meiteDlà l'uiubre pendaui qujuze à viiifit jours puur le* faire Bédier, 
parce que leur eau de végélalion auraboiiilanla pourruil le* f*irs 
pourrir; il* le* plougeul apréa dan* t'Iiuile de noix n'ncf^'ou , pour lea 
rendre toupie* el le* mieux roiiterrer; eteuiuile ils ei> fonl des pa- 
quet* de cinquante uu de reni , qu'il* ripaudeiil daiia le commerce. 

Selon Miller, le vanillier nt donne qu'une recuite par aanée , el 
celle récolle «e f^il communément au mois de mai , avant qne lea fruita 
aaienl parfaiiemeni uâri, aana quoi il* aeroieiil d'une qualité infi^ 
rieure. a On le* recueille , dit - il , loraqu'il* devienueal roui;aa cl 
qn'iU rommenteni à a'oQTrir: on le* nitlfn petits laa pour fermeiilet 
pendant deux ou trois jours , comme un le pratique pour le cacao j 
ou les élpud enauile an soleil , et luraqu'lt* sont à niuilié *era . on lea 
applalil arec le* mains et on le* frotte aiec de l'huile tlepalnui chritti 
ou de cacOO;ao lea remet une icconde fin* sécher au soleil . et n ri Ifs 
frotte encore d'bnile , *pré» quoi an en forma de petit* paquet* qoe 
Ton con-rre du roseaux de* Indea pour le* cunserver ». 

On Toil que GeoO'roy et Miller ne laccurdenl point sur l'époque 
de la récolle de la vanille , ni lur la manière dont elle est deaaéchée. 
Feal-élre la fait-on aicher tanlàl à l'ombie , lanldl au soleil, el U 
reçue ille-1-on dana diTersea aaisoiis de l'année, *elun les pays et lea 
diSirenscIimal* uù elle vieul. 

On peut, dit t^eoffroy , à t'aide de l'esprit- de-TJn, extraire toute la 
partie résineuse odoranle de la vanille; après cMle eitracliun In sillqne 
e*t ealièremeiit iiiudore. Selon cet illustre médecin , la unni//e èrliauffo 
ei forliCe l'estomac , chasto les vcuts , aide à la digestion , alléiiue lea 
bumeara visqueuse* , provoque le* uriue* et les règle* . el facilite 
l'accoDctiemenl ; il lui allribiie aussi lapropriélé d'affermir la mémoire- 
Vilel dil qu'elle ranime lea forres vildle*el muaculaires , muis^ qu'elle 
etl uoiiible aux lempéramen* mélancoliques, bilieux el aaiiguiua . el 
dins lea muladies cunvultives , inflani malaires et fébrile*. Selon 
Bonrgeoia, elle e*t trés-cdnlraire aux femin»* (lyslériqufs ; elle lent 
nus*: des vapeurs , .<!«« angoitïet , et même de* sueiira froides. Cbe« 



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iS VAN 

noD», on aqiflQifl twinienl celle sobaltncn en- médccioa; nuis Ira 
médecîiu eiptjtnab de l'Amérique en font' buacoup d'ouijB. Dant cv 
f»j* comme m Europe, on ea parfnnie le rhucolal. (D ) 

VANNEAU (TVinjvi), genre de l'ordre des EcRAsaiEn.t. 
( Wayn ce mol. } CaractèrM : le bec droit , grék ; les narinis 
}tetilea; la langue mince; quatre doigts, troij eu' avant, un 
en arrière , tous dÎTÎaéa ou foiblement Unis à leur base par 
une membrane; doigt postérieur touchant à peine 1 lerre. 
ZjAtham. 

Unrutat a cbaté les poMuaui-armé» dans le genre /acana 
{parra). 

Ijb» vannaaux ont dans les caractèrea génériques, la forme 
sénérale du corps et It» habiludea , de grands .rapports avec 
iet ptuwUri; tnù'ilf ont tguatre dDigts,.et los auUres n'eu 
ont que (rois. Cette différence a paru luâiBante poor lea 
•éparer. Paripi les vanneau* , il n'en est point qui ail plwa 
d'analogie avec les pluviers, spécialement le ptuiiUr doré, 
que l'oisfiau auquel Buft'oa a imposé le nom de vmnneau- 
pluvier; il sert d'ihtermédiail'e à ces deuï genres. Néan- 
moins , il ressemlilo plus au plafUr qu'au vanneifu : il est 
vrai qu'il a quatre doigts, mais le postérieur est très - peiit. 
£n6n, comme dit BuSbn, c'est uu vanneau d'api'es ce 
caractère, et un pkufùit d'aprè» mm couleurs et aee mmura, 
car il ne porte dans aoo plumage aucune livrée du «ximMaM. 

3'entends par ce mot panneau, lés oiseaux de ce ^nre 
qui ont le plus dé rapports dans la conformation du bec el 
Je genre de vie av^ les pluvier», \aa vanneaux eiifin dont 
£risson a fait un. genre particulier, mais non pas tous lea 
oiseaux rènnis par les méthodistes moderne* sous le nom 
latin tringa , tels que les cAevfilifrt; les aioitatlea dit itur , lea 
viaubScheê , ha- bécasseaux- , ie» combattant, les tourne- 
pierre* ou coulàns'cliauda , dont Brisson 'fait trois genres 
particuliers Ces oùeaux peuvent bien "hité cldss^s' dans le 
même ordre, nais non pas dans le'tuéipe genre, à cause 
de* dissemhlaiices frappantes qui se trouvent dans- leurs- 
faabitudes et leurs moeurii ; dissemblances nulles, il cal vrai, 
aux yeux, du mélodiste ^ qui cependant devrait ji avoir 
égard lorsqu'il s'agit de réunir des espèces -déjà 'disparfetBa- 
par les caractères qui servent de base ii son systt'tire: Qao* 
qu'il en soit, Brisson a eu raison de faire de ce* eî*^""^ - 
trois genres distincts, puisqoe le vanneau 'proprement dit a- 
le bec renQé vers le bout ; les béeasHeaax , ehevalifra et 
autres cilé^ ci-dessus, l'ont oblus et Jisse â son extrémité, eC 
Hus reaSure; enfin, le bec du loMriU'pîmv ou eewiu— 



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D.a.t,z,Wby Google 



3.n.iiffidby Google 



VAN .9 

»haud ot pintàt eonrU en en haut qiw droit, oodraEe en 
desMU, et comprima par les <:6(éa T«n le bout. 

IjM famille de* coiuiAiiur est réjpandue danslcs iro» con- 
tineoB ; par-tout ila rr^uentenl les terreins humides , et le 
noarriHent de vers et d'iosecle*. 

L.0 Van MB AD {Tringa vanaUia ImOt., pi. enl.,n" %ia.) Mt 
i-peu-prè> de Id $tauawt d'un pigiin , el ■ doua* puiioe* et demi de 
long i le deuua de la léle , le devinl du cou , le deuiu du curp* , ka 
•capoUirei, Ira couverlurra dei ailai iniit d'un noir à reflet* miiiti- 
liquea , cbangeant en veil *l en rooge doréaur la léle et leaailea; cii 
vert doré *ur la doa , le cronpimi el lea grande* ceuverlum lea iilus 
prochea du curpi; ra couleur de cuivre <fe roaclla aur iiurlquea'iiiiea 
det pJumea acapulaii^a ; eu Tiolct aanbre aur lu naoyeiuiea et petiles 
plnmea qui recouTrenl lea ponnea alairea, dont Im quulre prcuiièrta 
•«ot noirea et lerminiea degria-blaoc; lea aix pluiprocJieade la pre- 
mière laÎDla à t'^iléo-ieur; lea dix -aepl aui*aalei d'odI de hlaoc qu'i 
leur ortoinei enSn, celte dernière ruuleur a'élend lur lea dix peniica 
jalermêUjairea de Uqueœ joaqu'à la moitié de leur liuigueur, ul *<ir 
preaque la lulalilè daa Uléralei i daoa le reate, taulea aunl uoiroa ; 
ï*DrcipDl eal orné d'une bDj^ ronpueée de cinq ou aix pluKi«a ilÉll- 
ealea, effiléea, d'uu beau noir, duul lea deux aupérienrea ceuTrenI le* 
anlrn ■ et a<iDl beaucoup ploa longoea ; lea (uuea iobI d'un Tuua^ro 
Turié aa-da«aua de* yeux de pelitei ligaea lougiludinatea nuiritrea; 
an-<leaioiu Ae ïtmii paue oue ligne de même couleur, el qui me 1er— 
mine ■ l'uccipul ; le derrière du cou eal rendre et à Mflela verdâtraa; 
le retle du plumage d'uo beau Iilanr ; le bec el lea ougtea aool unira; 
la partie uue dr la jambe al lea pieda d'au brun— roudeilre. 

La femelle a lea cunleurapluafoiLilea, unebappej^ua cuuiieet lea 
partie* nuirea mélangera do gria. 

Le nom àxvaaiKou impoaé^ cet oiasan dana lea laagoea françaiee , 
anubiae, cl même eo laliu moderne, cet lire du bruit que fuut aci 
aîLea en vtilaul. Ce bruit eal aiaex aemblable k celui que fait la van 
qu'où agile pour aecouer le blé. D'autre* lui donnent le nom de pomi 
tOHoag» I à caaae de aon aigrette -et de la variélé de aea refléta brlt- 
kna; eafia, 011 l'appeite eocure dix-huit, d'aprda la ovi qu'il (ait 
entendre ileui ou Iroia Toi* de auila en partant el par repriaes tUna 
Boa loi, et raéme panda»! la noil. 

Lea tMuufuux doiienl tire regardé* comme oiaMoz de paaiage , 
quoiqu'on en voie dana toulea lea aaiaona, maia c'eal lelrés-pelit 
■ombre. Il* arriTeal dan* un* conlréca peu de juiir* aTint le prin- 
lemp* I ae tiennent en bandea aouTenI Ire*— aombreDaei , fréqueulent 
le* prairiea et lea lieux frai* , et ae jellenl au dégel dan* le* bléa où ila ' 
cherchent lea i«r* dont il* font leur principale neorrilure, et qu'il* 
font aorlir de terre par une ainguliire edreate. 

■ l^ vanneau , dit Buffon , qni Teuconlre un de oaa petil* laa df 
terre eo boulellea ou chapelet* que le Ter a rejeté* eu le vidant, le 
débarraaae d'abord légèreneiil , et ajani mi* le trou à découverl , if 
frappe à cAlé de la lerre de aon pied . et re*W l'oeil allenlir et le corpa- 
ÎMSUiliile i ceU« l^éie comnotiau *uffil poar faire aorlir le ver , qui , 



3.n.iizedbyGaog[c 



» VAN 

déi tpK le montr», eal rnlevi d'un coup de hec. Le foirTran, rtf» 
oûeaux «lit un antre nanége : ili rouceni dini l'herbe, el ieiit«gt luaa 
leufn piedi Ici yert cjui lorlect à I* fraiclicur; tin cd foui «uui une 
ani|>le pilure.al Tonl eiuuila «eUTorls bécot les pïeiU (Uni lei pelîtcs 

Ce> oiicauii uiit la tuI irès-aisB , l'plHveiil forl haut , el aa jou^'iit 
dam Itrsairidettivïrmmaniérea. Auriin aulre ne caricule ni uctuI- 
lige plus leitenteiil. D'fin nnliirel Rai, le vanneau eil aana cea» e» 
mouTenieiil ' puaé à Irrre. il aVIance , bondit, el parcourt le terrein 
|Ntr |>elila tu1> ruupcii ; élaiil iréa-défiaiil, il >e laii^e approrber dilB- 

la (uiiil rarilemaiil ifiie l>ir«(|u'il !*h un grand Teiit , car alora, il » 
peine à prendre *uu eitor. 

Ijts \anntaux i^-i u tiennrnt prraioe loajoara en Iranpei tr^i— 
nom breuae* • na ae aéiraieiil que luraque k* première) rhaleon du 
priiilrnipa la fuiil sentir; alors, tes miles ae livrent enlr'eux. de vifa 
cumlialH pour teohuii d'uite coin|>a|;ne. L'aparilge fnil , rliaque coiipls 
t'isule , et U femelle chuia'il nite pelile batle ou motfe de terre éleTéo 
auMlcatuB i(u niveau d'un terrein huaiide pour y plarer son nid ; dla 
la laiii*« pntiéremeul à décauTert : cl puOr en furiner l'emplareBenl , 
elle se runlenie de faire un petit rond dnna l'herbe , (fui se flélr.i 
bientôt )i4r l 'in ru but ion ; (usai .lorsqu'on dêrouvre an niddoul l'herbe 
«si encore fraîche, c'est un indire rerliin qua len ceurs n'ont point 
encore été cuuvii ; ili sont an nombre de trois ou quatre . d'un T<-rt 
aomlire et tar.lietéi de noir. On les dii irés-bonsl mander; et dans plu- 
sieurs eiidroils.snr-lout en Hollande, ils sont reclierclii* eoianM un 
mets délirât. 

Les petits naisaent après vingt joura d'incubafion . courent dans 
llierbe, et suiveul leurs père et mère deuK ou trois tours après leur 
naissance; comme ils courent très-vUe, il mt difficile de 1rs prendie 
aaiti chieu. (la sutil ranveris d'uu duvet noirSire, rarhé souS dp 1oii);i 
poil* blancs; mais dès Ih tnoii de juillrt ils prennent les eouleors des - 
adultes. C'est alom que se fait )a réunion générale des ieunei et de» 
TÎeus. qui furmeut en peu de jours, des troupes de cinq à six ceuti;slurs 
ib errent dan« lei pnirics, «I le répandent après les pluies dans Ipb 
terres labunrèea ; ila y rrsieiil jusqu'au muis d'octobre, époque on ih 
•ont Irèa-grss, purce qu'ils uni iroiivé jiiiquei-li la plusamplepltnre; 
mais ils maîgrisseai dès que lès froids ont fait ditparoitre le* vers al 
vermisseaux , el ao purlenl dan» le midi , qu'ils ne quittent qn'4 la fin 
de l'Iiiver pour reluurncr dans leur pHys natal. 

Cette espèce Je voMuiau est répandue dans tonte l'Europe. On la 
trouve au Kamichalkn, uù le muis d'octobre s'appplle le mois des 
vanaeaux;e\ c'est alors le leutps de leordéprf de relie ronirêa comme 
des nAlres. Pallas l'a reiKMntrée dans une f^runde partie du nurd de 
l'Asie. Sonniui l'a vu dans les marécages de t Egjpie. D'antira Toya- 
jenra l'ont retKonlré en Chine et dm* diverses contres delà Perse. 

Il est aisé de nourrir les vannraia en dumehiicité . en leur donuant 
da reeur de bœuf dépecé en Cleta. On peul même lea conserver ilaia 
leajarduia et les vergers , sans en prendre aucun soin : il suffit de'lfur 
•tnpuler le fuuel de l'aile , si de leur daiuier la liberté , il* vivrost ' 



^t.zskxGoo'^lc 



dora de* ven et iIm limtçoiuqn'ili 7 truBTeroDt tue% lÉiandiuiDieiil 
trie torrein rii bw el huii]idii,e1 puiuvii qu'il* n'y luicnl pu en Irup 
jraud nombre. 

Chatêe aux yanntaux. 

Ce* aittaai ûlant an gibier ukz eltimé lonqa'ilt loni fju, on 
leur fiil !■ cbune da (livcriei maiiièrei. On lu prtud par vul^a 
au jS/el aux aioutUe* , mais à- muillu plus larfea ; ou le IfiiJ puur 
cela dana une prairie, el 00 pltce enlre Ici uappai quel<juei aan~ 
nmuf empailléi ,W lèle louroée «u veol, et an uu Jenxde cet uiieaux 
Yivani pour ati-rir d'appe/ant ; ou bieu le cbuaeur uclié daiu une 
luge . imite Icir cri de réclame arec un appeau fail d'un pelil jel de 
Tigne plié eu duuble , el qui a puur languette une jcarce da i-iirmciit. 
D'aulret M MrTenl d'un uiurreau de bail fendu , lung de truii puucea 
et demi, cl melleiil dana la Tente préparé? pour c«1b, une feuille da 
lierre ou de laurier; ce qui «uflil pour ailirir U Iruupe enliére dans 
ka fileta. Djui la Brie el In Cbanipat;nc, un leur fait U rliaaoe de uuil 
■D> dambeaui ; la luiniàrelet réveille, el on prileud qu'elle lea attire. 
Eufiu . loraqu'on lea cliiaae au fufit , la vache ariififie/U uit d'une grand» 
reatouT**. Noua avoua déjl parlé de ce piège ■ l'article de l'éroDn- 
MSAU , niaia noua ne aanunea pu enirsa dau* lea déiaila qui concer- 
nenl M conïtruclion. 

Ld ttacAe arlificùllt ne doit paa peaer plua da dii-bnil i vingt 
livre*, aGii qu'un piiiaae la porler lur lea épaules avec des brelellel 
couune nne bulle. Puur la conitruire, on commence par faire une 
cij;e DU cblaaia de buis léger de la longueur d'une vacbe, en la me- 
Htranl depuis les épaulea jusqu'à la queue 1 au derrière de la cage 
cl en dedana, doivent élre attachés deux morceaux de bou de la 
longueur el de la forme dea jambea d'une vocAe. Lea quatre membre* 
^acipaui do la cage onl it/ii poucea d'écarrissage, el lea traverses 
aoni pruporlionnéeii : lout duil être i tenons solidement emmaucbéi 
el cull^ , afin qu'en le porlaul , on n'entende pas le moindre criaille^ 
vent. Ou attache sur la cl lisais quatre cercles . dont le diamètre est égal 
■ la grosseur d'une vac/u ; le premier duil élre fort , et en le garnit 
de bourre pour que le porteur n'en lajl point incommodé ; on couvre, 
apr^ cela , d'une toile légère tout le corps de la i^cAe, et on la 
coud après chaque cercle, ou birn on la coite seulement ; les cuisses 
e^ le* jambe* sont garnies de muuaae ou de paille , et la queue as fait 
d'nupcurdeefGléeparunboul. Le tout duil être peint à l'buile, afin que 
la couleur ne paisse pas être détraile par les brouillards, rusées, etc., 
■nxq-jela un est souvent exposé. 

Le cbasiMur doit avoir un panlalon fait de toile de même conleur 
anr lequel doit tomber le devant du cou de la cacAe artificUlU, dont 
la léle duil se porter comme un domino. Elle est faite de carton, 
excepté lea cAlés qui duiveul être sonplea, flexibles , a&o que la chas- 
■ear puisse ajuiler le gibier Mns éprouver aucun obsisvie. Il faut, 
lorsqu'on est vtlu du domino , pouvoir découvrir du premier coup 
d'vil , le CBPon du fusil horizontalement d'an bunl à l'aulre. Tuale !« 
léle de la vaohe ae recouvre d'une toile peinte comme celle du corps ; 
1« COU doit étn m> deitui lUMl long pvor pguToir l'élmdre de quel- 



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>• VAN 

focipoacn ■(.rlsdo*, »lle*lMrbmaou*lMqDe1Ie«le>bruduc)]Uaebr 
•uul radié*, doivent piaicr la ceinlure du païUaton, On p«ut y allaclier 
dn (urtiea iialurrtle*, si un ae veut pan eu fairv d'ailillcicllea. 

Quoique lu fochr *ut( ui«£ bien imilée puor fairr illuiiuD , mime 
«uz honjaiFi, uu u'appruiheruil poini eucure du gibier, ai ud alloil à 
grandi pai et endirertion dewn rAlé; il faul l'appriK^hr-reu tournant, 
cl ■'lUTciil baïuer la léte puur imiter une vaeh» i]ui pail ; udtb d'au— 
lanl plui duucemenl, que l'on aM plai proche, lurHiiut «i c'eut aux 
«iM »auoagtt que l'un lail ]■ chuK. On a aoiu de liHinier le rôté mm 
pibier plusaouTCDtqiiela lèle, parce qu'élan! abli);é delniaser In jrUK 
lirniidi, il* pourruieut le méfier du piège'. Luraqu'un ml à puriee iln' 
coup. on luri dnrorpa de la roche, et luui en i« rriuaniiiii , uiia 
Irup M preuer et muj marquer Irop d'cmpreHement , un peut tirer 
à-ruDp tùt , auit au vul , loit i teirs t il eut bon d'avoir pour cette 
cliDue nu fiuil double. 

Le Vahnsau aux ailh ■i.AMCHBa. J'i)aulerai i la drtrription i» 
rel ulseau , dont \w mçpriae mi a fait un double emploi daiu VHiH. 
aat. dt Buffua, édiliua de Sounini , «one U dénumiBition de Arcm*— ' 
t€au à ailea blanchts , que Latham fait menlîon Ae pliuieuni Tarirlia 
d'âge oa de «exe , doiil l'une n'a p«int la petite* rouverturc* dn aile* 
fcliincbei, main d'un brun foncée le* quatre pennei in lermédi aires 
•te >■ queur NOnt d'un bruo-noir : une autre a le deaaui de II télé da 
relte dernière couleur , el nne Duaare ferruftiDeuac i^ik- aur tniit 
taa plomajie ; lun bec et lea pieci* aont jauiillrea ; daui d'iiilres , le 
l>«c nt ceudré; le* piedi *ont d'un vert «umbre, maîi tuule* ont lea 

On trouve rei oineaux daiu lea ilei d'0-Talii>i H d'Eima. On lee 
dâaigne danf Ii première par le nom de tanwi et dam laieroude, 
|Mir celui de lee-te. ^ 

Le VAFiNBtu ARMt Di Cavcnni ( Tringct CaroMrftak L«ih. { 
Tarra Cay. Linn. , pi. eul., n° SS6. ). Ce vanneau te ripprocbe d« 
rEli)id'£uro|H:par le lonel la mauede aea couleur*, par la (aille «t aon 
aigrette , rompuaée de cinq è aii brini aaaos court* ; iDaia il e«t plu* 
haut monté et armé d'un ergot j l'épaule; il a le bec noir à aa pointa 
cl ronge dan* le retle de aa longueur ; le front et la gorge noira; l« 
aiiiciput cendré; l'occiput brun; l'iigrelte noirllre; une large banda 
noire tnr la poitrine i le venlre et le tua-reRlre blanis; le dii* d un' 
pourpre vertUire; le bord de l'aile juaqu'aui épautea, blanc, ainai 
que la première moilré dea pennei de la queue , qui août ilani H reele 
uitire* el frangée* de blanc à l'exlrémilé; lea pied* aonl rougeilree, et 

Le Vanheao AKui Dt GoA. yeyei VANNaAo i.nnà dm Ihdm. 

Le 'Vawk»*d arkb dr* iNnju ( Tringa Goei—it Liih. ; Parra' 
Corna. Linn. , pi. eul., u" 807 ■)■ Ce oanneau , que l'un troUTF à Gwa, 
est plua baat Dionlé et a le corpi plui minre que celui d'Euro|>f.; il 
porte nu petit «rgot au pli de rhaque aile; l'oeil paruit eniouré d'une 
portion de celte membrane excroiaaan te qu'on remarque plua on muina 
dana la plupart dea tftutneaux el dra pluvier» arnté» ; criui-ci a li-ei«e 
^urea de longueur; le bec nuirllre; U lèle et le run noir*; une «trie 
Iilimclie qui part de* 7«u, datçeud aur ckaqua cAté du cgn )u*qu'i 



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VAN ■ .3 

la pailrîiM, ^i Ml Manche , ainii qn« lo recte du dmontda ror;i*«l 
lea ff^iidei «ouTcrIum det «lea; lea petileiBlle* miiyeaDa lonl d'au 
bniu roai; Im pean» iioirsi; crilea de la queue lie celle couleur 
daiia Irur milieu, blanche* daiu leur premier tieri, et brunei 4" 
l'axlrimilé. 

Lm Vanhiad ahh£ es l*. Lodui a ns ( THnga Lurlovieiaaa LalU. ; 
Parra Ludw. I«iiin. , pi. enl.'. n' 83B.J a la uille lie nulle vanneau, 
unsi; poucei de longueur ; le bec oraogé ; ta [èle coiflee d'une double 
bjiidelelle jaaae poaée UtcralemenI , et qui, euluuranl l'cDil , pend 
vil bas el n lermiiK' eu polule; le pli de l'aile armé d'un ergol long 
de quatre lignai el lerniiné eu pointe tr^-aigaë ; le «ominel de la Ifia 
Ditir ; le mie et le dewiu du corps d'un brun grii; le deaious d'un 
blanc jaunllre ; lea pcmiei noirea , mélaagéea plua ou moins de gria ; 
L queue d'un jaune tréa-f aie el terminée de uoir ; lei onglue de cette 
même couleur , et lea pîeda rougca. 

L<e vanneau armé «t Sarnt-Dominfue (_Parra Dominica Liau. ). 
Cet oiaeaa eit regardé par BulTun et Lutham comme une variélé da 
précédent. Il a la IJIe , le derricre du Cou el le de»ua du corps il'uD 
jaime plie; le deiaoua d'un blanc jauuilre tendant k la couleur ruae ; 
celle mfime leiufe colore lea barbea iiitérieiirea dea plume* du dua 
et de la queue ; le bec , la membrane de la télé et lea pieda aonl 

Le Vannbad ARM* trn SAmësal [Triitga Stnegalla Lalh.; Pamt 
Sentg. Lion., pi. eut. , a" 36a.} a la grusaeur du nAtre, maii il eit 
plu* haut manié; le bec eal jaunitra et aurmouié préa itn front d'une 
membrane jaune, mince, retombante et cuu|>ée eti pointe de chaque 
rôle; la front est blauc; la gorge nuire; la Xkle, la deuua du cou el du 
curpa, leeacapulairesel lea petit ei c ouvert uie* au péiiearea dea ailei août 
d'un gria bmn ; cctla teinte a'érjaircit aur le devant du cuu , la poitrine, 
le haut du ventre et lea flauci ; au blanc aale cauTre lo ba*-TenIre, 
le* coarerturea de la queue , lea grandte de* ailea lea plua proche* dn 
corpa ; lea plua éloignéea *ont uuirea ; un mêtjnf;e de blanchâtre , de 
■oir el àt gria brun domine aor lea peunea ; cellea de la queue sont 
blaorbee daiu leur première muitié , enauiie noires el ierminéca do 
rooaailra; le pli de l'aile eat armé d'un petit éperon corné, long de 
deux lignea et terminé en puînte aiguë ; la partie nue de* jambe* , les 
piedaaonld'nn vert JBUnilre, elle* ongles uoirilrea; longueur, doaza 

« Ds* qne ceaoiaeaaK, dit Adansun, voienl un homme, il* ae mettent 
1 crier à toute force et à voltiger autour de lui , comme pour avertir 
les anlre* aiaeans , qui, dèi qu'ila te* entendent , prenneul leur vol 
ponr a'ccbapfwr: ce* oiseaux aonl les Beaux des cfaaaacur*». De lé leur 
cat venu le nom de cnonl, quêteur ont donné leaFraocti* du Sénigal} 
lea nèfcrea lea nomment Àtl-nel. 

Le'V'AMHEA.UD'A«TK«ckK(7'n>i^y&w:ûifALialh.).9aaiiielGiaelia 
a renrontré cette eip^e aux environs d'Aatracan. Le bec , le daaaua 
delà lête.rorcipul, le ventre et une raie qui paue derrière lea yeux 
aonl noir*; le front et la quane out une teinte blanetiAtre; *4|)tpelUiaa 
tin ailca Bont pareille* au Tenlre ; le doa e*l ceadié. 



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34 VAN 

Lie Vahubav AvrTKAi.(Tnnga aualralâlMlh.'). Va rendre varia 
da brun et de jaune est répandu lur la cou . le dus, lea icapu luire), les 
comerlure* dei ailei el le croupion , tttuu >ar ce dernier il e«t rayé do 
noiritre; la penuei «laires et caudslei lonl de cette dernière icinle ; 
1h comertiirui dr la queue s'éteudeul juiqu'à son exlrémilé; le bec 
«t Tel picda loul uoira ; le eummel de la lélo eil ztyh de brun. 

Oa IruDTe cette eapiice « Cnjeane. 

LalJiam lui rapporte un individu qu'il a reçu de la baie dlludaoi] ; 
il <iB diffère que par un puuce de plua de longueur, et un bec un peu 

H...™", t. 

I* Vanneau CAnoNCDLé db i^ Nouvelle-Hollantis ( Trtnga 
tubala l^lh.). Celle enpère eil une dei plua grandes de ce gonre; près 
de dix-ueuf puurea fuitl m lungueur ; le bor eal d'uue leînle obirure ; 
l'iria jaune; Iw r&iéa de la lèle el le luur dei yeui aonl garnit d'ui^a 
meaibrane jaune, carunculéeet selerinioant eu poinle; le cou el lui.t 
le dcHuua du riirpK blanra ; le* Qatirs noir* ; le dos el les ailea d'un 
brun olive leinlé de jiiuiiâlre; lea pennes noii es; celles de la i|ueiie do 
celle couleur vers l'eilrémiléqui es) blauclie;la parlie nue des jambe* 
cl une pelitB pailie des pieds, au-desKUua du genou, sunl ruses; Itt 
reste est noir : le pli de l'aile eil armé d'un Tort éperon )auiie. 

On reucunlre re vanneau à la Nouvelle-Galle du Sud , mais aases 
Taremeiil. Nouvelle espèv. 

Le VANNKAti CBNDBE ( THiga eiruffa') se trouve en Danemarck 
et i la baie d'Hudaon , où les naiurels le désigneul par la dénomint~ 
lion de aaiyua pitqua nithith. Il est nu peu plus grand que celui dn 
Canada ; sa têle ni cendrée el lachelée de unir ; le reu rayé de noi- 
TStri: lur le uicitie fond : le dos el les rouverlures des ailes aonl fine- 
meiil variés de larlies demi-cirrnUires noirts, rei)di?rirt ManHiea; 
Ica roUVcrlurcB de la queue rayées en Irsvers de noir el de blanc ; 
les pennes rJ'udrécs à bordure blaiirlip; U poilrine el le Ventre de 
celta dmiièrf' c>>iiliur, l'esujinac <--l Urlieiê de noir; les pieds snni 
d*ua Tert aumbre, et les doigts boiden d'uue membrane deulelée. 
D'après ce earactère, cet oîsi'au se r*]ipi iclii du plialaropf. 

Jje Vanmeau cem>h£ duCanapa [Tringa Canadrittù Laib. ) a 
la laille de lu grivs proprement dile , liuîf puitrea el demi de lon- 
jtneur; le bec long de prés d'un ponce el demi , ruugi-iire à la hase et 
noir. dans le reste de son éiendue; Irpiiimaj:rj;éuéra1emenl d'un cendré 
sombre , approchant de la ruuleur de plutnb ; tes plumes du dos en- 
tourées d'un reiidié plus (Uir; les couvertures des ailes el la poitrine 
d'un blanc grisâtre; les trois ptemièrca piniie* des ailes noirdlrea , 
avec leur tige blanche : les liuis suivantes ti'Muinéea de Celle même 
couleur, qui est I achetée de cendré .'i IVEiéiienr de iruii- aulres , et 
couvre prest|u'en enlier la plu^ gixiidi' pirtiu de celle* qui resirni, à 
l'ezccplio» de quelques-unes qui soni ii'.mr leînle sombre uniforme ; 
ntl blanc sale forme nue Idclie enire le bec cl l'eril et à l'origine de 
la gorge; le devant du cou est ceiidié: le venue blanc . avec quelque* - 
taches ui-irilires sur les ràlrs de la puilriiic; mais ce qui dialioKue cet 
oiaeaii de ceuK de sou geure , c'est d'avoir lus jambes couvertes de 
plumes jusqu'au talva el uéiBS au-deuous; les pied* aoiit conrlj et 
d'un jaune plie. 



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VAN .S 

Cs Mn»(aiiMlronT*dÉ>MleCam(U. AbuwJbMpJMdBLatliMn, 
Mcaud Suppl. to Ihe G*a. Synop. 

I<s ABAMD Vannmv dk Boummi ( Trùigti BoTtmùmtia Ltih. ). 
Cal oîsMVj ignî n'nl coanii qae pv la caurle notica el U Gf ore qu'en 
■ dotuiée* Aldrovaude, porie en IlaUa le nom de ginoehùlla. Tous 
ka milhodialet a'accordaut i dire qu'il Mt plna Ktand qne le vanittau 
ordiDura; cspendinL, «nivinl l'ohaarTilion de Baffon , U figure qu'en 
donne l'ami Ihalogiil* iuliea , al qu'il dit dire de grandear uijurelle , 
le repréaenla Avte, une Caitle inférieure ; il att méma tr^-donteuc 
qne ce aoit r^llement nn vanittan, car ij celte Cfiiie cet aiids, il 
n'es a ni le» pieda ni la bec; enfin, Aldrovand» dit que le bec a la 
pointa ai^ë, ce qui ne caraelériMpM an oiMin deçà genre. Aarerie, 
il a la iéle et le deasoi du rorpa de imnlear marron ; la doa , la croo- 
pioa , lai icapulairei , lei rourarlnraa lopériearea dca ailea et de la 
qoene de couleur noire; la gorge, la devant du con et la poilrina 
hUnchltre». varié* de lacbe» fsrrugincuaeei le reite du deùoot du 
corpi de la première Icinie, mai* aniforme; loa penne* aUire*el rao^ 
date* noire*; le bec noirltre à ton bont et janae i «in origine; la 
parti» n»e de* jambe*, le* pied* d'un janna d'ocre, at laa onglea 

I> Vanhbav nai*. ^cyta VAMï»aAO-M.nviiii. 
La VjiKMiau nlat^Noa ( Triitga Uloadica Lath. ]. Cet oiieaa 
^éloigne du ftenre dju vannaau par le forme de *on bec, qaî est nn 
peu incliné eu enba*; *a longueur e«tda huit i dix ponce*; U t£te, 1* 
dcuaa du ron M le haul do diu aoni d'nn noirâtre lâcheté de rooge t 
le devant du cou et la poitrine d'un cendré varié de janoilre et lâché 
de noir; le* pctilo* coDvertiirei de* aile* cendrée*; le* penne* ooi'- 
l4lree ; laa ■econdaira* lerminéi-i de blanc ; le* deux plumée do milieu 
da h qocoa pareille* k celte* de* aitc*; Isa antrea ceudrées; lea pied* 
louga et noirs ; laille de la tourttnlia. 

Celle «apàee, qui parotl en l>aDd«noiiibreu*e»*arleBr4leiiderAn- 
glelerra, t Iruuvc auwi dan* le Labrador et l'élat d* Nrw-Vurk, 
On la rencontre en liUude, et elle habile pendant l'été le* paya que 
baignent la mer Caipianne , le* bord* dn Tanau et l'embourliure du 
fiaUTO Clupar. 

Ce tvnitctai paraît étra de U même Mpére qae la ptliU béoatté~ 
toarUt (soolopax «uAn/i^uafa) qu a déerile Gmelin. 

là» Vankxao KarroacBCA ( Tnnga Keptu»chca lM}i. ). Ce vaK~ 
nenu, qni habita le* marata de la Sibérie , ■ le curpe cendré ; le «im- 
net de la tête noir ; le ventre noirltre ; le* parliea poalérieore* roaa- 
•Itre* ; tdle «*t U courla nolice qae Liepéchin donna de cet oiaeau. 
( lUf. TU—. Bihtr. , tom. % , p. aig. } 

Le VANHian MAitmiin ( Tfùyr* maniima Lalh. }■ laille d» 
YéUmmaau ; partie* mpérieurv* Tariéei de gril et de noir ; milien dn 
do* teint da violet ; devant du cou noiritre ; d***oa* dn curp* bUnc | 
queue d'au brun aombra; le» quatre pemie* axtérienre* pin* courte. 
qae iMaatre* , et bordée* de blanc ; pieda jaune*. 

Cet oiaean > qui «e ironve an Norwége, en Laponie et an lalande, 
fréquente Ica bord* de la mer. 

La Vamihav noik ( Tri/tf» ntni Lath. ) "babile Iw bttrd* d« 

xxni. • 



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* VAN 

Bbin. n ■ !■ ittB «t le cou noiri ; le* >ilm et le doj brnnltm , miAâ» 
àe noir ; U poitrine et le TCDtre cendrii ; le croupion <je celte méma 
couleur , undolM de blanc et da nuir. 

Lie Vannbau onoé ( Tringa uiidata Lalfa.). Le ploiuage de cet 
oiaciu est généralement lombre el ondnlé de fiiiae et «Je blanc; cella 
dernière couLenr termine le* cauverlurei de> ailei , le* lecondairea , 
el courre le cronpion ) U qaeus ott cendres et frangée de noir k *on 
ei.lrémilé 1 lea pennei primaire* ont Jeer tige blanche. 

On lrauT»ce vonoeMien Norwége et en Iilanda. 

Le Vanniau m. ouii.lu skdmu ( Tringa aarOa Lalh. ). Uns 
large lacbe brnne couvre le* oreille* àt ce vanneauy un trait bhno 
puue au-dcMua de« feus ; lei partiel ■apériearea du corpi lont d'nn cen- 
dréferrugineuK , ctTariéeidanombraïueiligneiblaochlIrei lorle do* 
«I lei courerluraa dei ailo* , dont le* bord* «ont blanc* ; tout le du— 
■on* du Corp* Ml d'une leinle plie , arec de* raie* main* apparente*; 
le* penne* akire* al i<audal«***oiit n«irAlre*, elle* pied* d'uu blaua 

Celle nouvtUa ttpic* *e iroare i la Nanrella-Galle da Sud 
Le Vakni^u aux riio* rouob* ( Tringa erythntput Lalh.). Cet 
oiseaa qu'a décrit Scopoli [^Ann. i , 146) , mai* dont il igoore t« 
pay* natal , a plu* de gro**enr que le peum da mvf le bec e*t noir ; 
le front d'un blanc roux{ le de**n* du corpi el de* aile* d'un brua 
fendre; le* penne* iecondairei «001 blanche*; le* lept primairee 
nuire* ; le ventre e*t fuligineux; le croupion est pareil au front, ain*i 
que la queue qui e*t de plu* raf ée li'anaver*alenuinl de noir A *oa 
•ztrémité ; le* piedi loot rouge*. 

Lt! VAHHiEAV-rLUViBR (rrcf^efontnro/a Lalh. , pi. eol. B*8Cr4-)- 
Cet oiseau, que le* naturàliate* ont appelé tanlAl vanneau, tontÂt 
vUuilar, n'e*l connu que «ou* ce dernier nom dan* le* marcbé* es 
gibitr; il e*l vrai qu'il ■ la plu* gnnde analogie i-rec le* pluvier* 
ioré* ,- U Ta de compagnie avec eux , et Balon la prend pour \'app«~ 
ionl ou le nu de leur* bande* , 4**pré* le* eba**enn , qui di*ent que 
ttXapptlaiU eil pin* grand et ■ la voix plu* forte que le* aulre* ;,ei) 
•ffet, ileit OD peu plu*gro>, el il a le bec i proportion plu* long et 

C' I fort. Ccpeuilanl lea vanneaux-pluvitn forment auui de petite* 
de* à paît , el an le* trouve pendant l'hiver plu* communément 
que lea autre*. Il* fréquentent te* même* contrée* , et »e (rouvent 
aaaM dan* l'Amérique *epten tri onale ; on en voil beaucoup eu dibérie; 
■1* y parai**enl i l'automne en grande* Iroupei, veB*uI de l'extrémili 
du Nord, où il* font leur poute. 

Longueur, dix pouce* el demi ; be« noir ^ (^le, derriéru du cou et 
partiel lupérit- ure* du corp* d'un gri* bun , rti*que plume bordée 
4b blancMlre ; gorge blanche ; devant du cou , poitrine , haul du ven- 
Ire varié* de blanc et de brun nuirAlre ; I* preotière cooleor domina 
■eule lur le ba*-venlre t penne* de* aile* d'un brou «ombre , avec une 
lacbe bUncbe anprè* de leur lige , ver* lea deui tier* de leur lon- 
gueur ; penne* Eccondaire*, le* pluaprorbei du rorp* , d'un grï*-brun ; 
panne* delà queue blanche*, avec de* raie* brune* lran*var*ale* ; 
pied* et ongle* nuirilrei. 



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VAN ., 

«9t l^pes-^rj* d«kgrouaBr^ ixtnntau ortHitaire ; iha tontlodruiii 
du corpa taché da blanc et de Doir ; le fronl blanc ; le aominet de !• 
tête lacbé de noir ; tu joass , le devHDt du cuu , la puilrinr et le venir* 
de cMIe dernière conleor; le bav-ventreel le> cniun blancbea; }e» 
peaiBoa des aile* noirea: cellea de la queue variéisa de raies Iraniversalee 
Boîrea el blanchea, moîna nombreaiea lUr Isa ploa eitirieurea ; la bec 
•I In pieda noira ; tel eat le plumante du mile dana aon habit d'ilé; il 
■ ■■■I iiiMii en Utale atUreaaiiODàla femelle ijtii alonlea Icapanieiaapé- 
TÎenre* blancbea el lacbeléoa de bma noirStre ; lie cAléi de I* léte et 
le devant du con blinn , variés de bran ; le ventre blanc , avec de» 
nût» longitodinalea (loirea ; dn raile , elle rcHcmble vx mile. Lei jeu- 
ne* «Dt dana leur plnmaje lea [riiu granda rapporta avec le vanncau- 

CetteeepAce eat répandoe en France, enRnaaie, en Sibérie el dîne 
lo nord de l'Amérique aeplealrionalr : quoiqu'on lai ail donné ta 
déavmiaaiiaD de vaitntau tuUie ou vanneau da Saitie , on ignore 
quelle en eat la vraie élymologie; lea nu* l'attribuent 1 la bigarrure 
deaon plumage, d'antru i ce qu'il sa trouve enSuiiie; maia, comim 
•a vient de le voir , il n'eat paa particulier 1 ce paya. 

Ce* oiaMux ne ae réuniaaent paa comme le* vanntaux orâinairea en 
tronpea Dombreiuea, on lei voit plua souvent par conploa ou par fa- 
BÏUe* de cinq k *ix.. 

Iic Vannbac VNiroRWa ( Tringa uni/brmit Lath. ). Un cendr* 
clair domine au loal le plumage de cet oiaeau , dont le beo eat court 

On le Ironve en blande. 

La Vamkiad vAKii C Tringa *gaatanila , var. , Lath. ; Tnit/f* 
|iar(aLinn.,pl. enl. n'gaS.)' Cet oiaeaii eal duiiné par BuSou commia 
Due variùté dn vannaau-pluvitr i LAtbam eat de son aentinieut, mai* 
Briaaon en fait one eipéca diilinclr; cependant il j a de grands rap- 
porta entre cea deux racea , dana lea proportiona et le fund du plu- 
mage. Celui-ri a nn peu plua de groaaenr ; la téta et tout te deaaua du 
corpa d'un bruu varié de blaucKitre; la gorge blaurhe ; lea plumea 
du ilsvant du cuu d'un gris bruu dana leur milieu el blanchltre* anr 
leurs borda ; le reste du dessous du corps blanc ; lea pennes daa aîlea 
Moirllrea el variéea de lachea blancbltres; les dix peitnes iotermt- 
diairea de la queue rayéea transversalement de brun aur un fond 
btanc ; les deux aulres blanches el marquéea d'un ladie longitudi- 
nale brune aur leur c6tÉ extérieur; le boe, lea pieda et lea ongtea 

La réoaiuiii d'oiseaux diaaemblablea dans Tes habitudes et m#me 
daos les caractère* génériques, a jelé de la confusion dans le genre 
ffiqfn on du (xvwwnu. On 7 trouve nn grand numbre d'espérea don- 
Mas comme diatinctea . maia qui ont dei rapporta Irèa-graiids entre 
«Uea, puisqn'ellea ne diffèrent que par la dislributiou des couleura, 
tOBJonra differenle dans lea oiieaux de rivage. On ne peut donc 
s'empêcher de les regarder comme dea variétés d'tge , ou de sexe , ou 
de aaiaon. Je loa désigne, il est vrai , par le nom de vaitntau , mais 
aUc* penvejrt de Blême *e rapporter anx ûlmialùrê , Mm*— aux , maw 



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,s > VAN 

Uehe», «t anlret eipàcea rinniei dcni cegmro Mur dai Boni parli- 
culiars \ leltM loul lur-luul celle* déaignèoi ci-aprài. 

Le vattacau dt» boi* ( Tw^o gJmmoJa Laib. ). Taille de l'étour- 
ntau i doa brun , tacheta de blanc ; croupiou et veutre de relie der- 
nière conleur ; peuucs de* aile* brooe* ; aecondurea laokeléea ri* 
blanc ; queue ra^ée de bran et de blanc. On le tniUTe daai le* buia 
de la Saéde. 

\jb vaaatau de fitiv-Yark {Stt^-ToA amndpiptr lAX^."). Peliira 
cooTerlurta dea aijn noirâlret el bordéea de blanc; plumei dn du* 
bordéci de cendré aiir le même fand ; •econdaire* pareillei; cooTer- 
ture» de la qaeue r*7éea de noir el d* blanc ; derant da con et du 
uirp* blanc ; poitrine lacbetée de bnin ; flanca rayéa de la même aia- 
Icur ; queue cendrée. 

Le vann*aurayidé*UM Sandu/it {Triiiga virgala Laih. ). Taille de 
la bécaâtiru ; brc noirtlre ; t£te el cou blaiiri , itsc de* raiea doui- 
breuKi luiiftitudinale* el noirlire* i do* de celte deroière leinl* ; elia~ 
que pluDie bordée de blanc ; icapulairet franit^ e< tacbée* de ferru^ 
gioeui ; bord do doi el'qneue d'un cendré obactiri couverturea de* 
aile* d'un cendré plua clair ; penne* de* aile* d'un brun «imbre ', cuu- 
vcrlure* de la queae el tout le draMua dn curp* blanc* ; Banc* ta~ 
cbel&i île iioirftlre ; pied* leinl* de ianae aale. 

Le vanneau boréal ^Tringa bonalit I^lh.) le trouTe à la beia. 
do TOI Ocarga. Bec et pied* d'un bran fonc«; plumage cendré en 
d««*u* . blanc en deuou* ; lacbé d'une conleor plu* pile mr le* cAié» 
dn cou ; itrie blanche BB-deami dea jtaa ; ailée el queue uoiriLre» ; 
lai Ile inconnue. 

Le vaiiiuau dt Tmrt-ffeuvt (TVinga Novr'Ttrrm Latb.). Gran- 
deur iocounae ; bec noir ; deMiu du coa M du cerpj noir ; chaqne 
plnme bordée de ferrnginenz} dcaiooa d'un blanc cendré; penue* 
dea aile* et de la qoeue noirei ; pied* cendré*. 

Le vanntau varié ( Tringa variegala Leih. ). IVille do cMcJlr ,• 
plumage , en dc**iu , varié de brnn , de noir «I d* roux ; front «t 
i;orgu d'une leinle pin* plie ; devant du cuu el pailrine d'un blano 
•■1e, rajé longiludinalemcnt de noir; cuiue* et milieu du vente* 
Uanci ; qoene courla et bruue ; bec el pied* noirlire*. 

On truuve cet oiieaa à la baie du roi George. 

Le vanneau de Gramwieh ( Tringa Gronovieentie Lalh. V Taille 
du elfvalier i longuenr, treiae poncée; bec uoir ; deuu* de la télé 
d'un brnn rougellre , nyi de unir ; nnqas el jouit cendrép*; chaque 
plume uoiritre pré* de *■ lige ; ba* et dewu* du coti, do* nain , le* plu- 
me* Trangée* de Terrogineiis , el qaelqa»-UDei du dni lerminéra dv 
même ; devant dn Cou rendre ; deatuui du curp» blanc , plui aambre 
aar la poFUine ; converlnrea de* alla* cendrée* ; le* grande* bordées 
de ferrugineux et lerminéev de blanc ; peanea *econd*irw et acapu- 
Liire* Doir&ire* ; croopionetcouTertnrei*upérieuTe* de la queue oen— 
dré*; peniiea d'un cendré brnn el frangée* de ferruffineux ; pied* d'un 
vert olive. Latbam ri^arde cet oiiriu comme une nouvelle eipec* 
qui ■ été Ironvée en Anglelerre au nui* d'auât. 

Ijt vanneau brun [ Tringa fiMca Lath.). Bec noir \ léle , diaau* dn 
«eu «1 du Um 4'aii hrua UclNlé de noir; dWTertur** duiileeiurira^- 



^.n.iizedbyGoOglc 



. VAN . , , „ 

très «t larJCes H bluie; cftté* dn (-«a dft catte derniâre couleur et 
rajta de noir; Tenlre bljinc ; queue cendrée ; piedi Doiri. 
Cet oUmii a ^é taéen Au{|telerre. 

Enfin Latham décril encore uneantre o u ean qD'il appdio-blact 
wofidpiper ( Premier (uppl. , 7b tbegtn. Synop.') , qui a été lue don* 
te eomlé dv Uneolnahirt . II a. t'icU jaune ; lu bec uoirilrs; iei nahaw 
noirea ; U lél« blaurhè , tacbelée de grii ; 1« cou et le doa teinta da 
bma , el d'an noir britlanl aur quelqaei pArties ; les pennfi de* «ilea 
noireei ra^éei de blanc Tera la baae ; la gorge cl )e deaiou* du curpa 
blauca, Ucbetéi irrégnlièrcmeal de ndtr. Cei lâchée soni, les aae* 
lon^UidinalDi ( )ta autre* pieaque rondee ; }a queoe blanobe, eicepLé 
fea deu^ intermédiairaa qui août ooirM ; \b» piedad'un brun rougeilre. 
Cet oiaeau eai décril comme eapèce dialiiicle dans la Zoo/. Brilan. 

(Viaict-) 
VANNELLU9, nom du panneau en latin moderne. (S.) 
VANNEREAU. ^oja Vanneau. (Vibili.) 
Vannes {^faueowMri») , penne» de« ailes dea oûeaux 
de To!. (S.) 

VANSIRE ( Valeîa gakrtf Linn.), quadrnpède placé par 
des méthodislea madernea datu ta f[etire desMANsousTsa, 
famille dea Ovaa, aous-ordve des Pi.ANTH)atDE&, ordre 
des Caunassiehs. F'oyat ces quatre mois. Voyez plus parti- 
culièrement l'article Manqodstx , datu laqueU'auLeur établit 
t(ue l'on a {dacé à tort , datis ce genre , le vanaire et quel- 
ques autres quadrupèdes. 

lia reraetùblance du vantire avec lejuret l'a fait nommer, 
par M,' Brioson , furet de Jttva (Iti^u awima/); maît il 
existe entre ces deux animaux des disparités assez frap- 

Sanles pour qu'il ne soit plus permis de les confondre. Les 
enls du vanêin sont aa nombre de trente-deux , bÎk inci»^ 
vea à chaque mâchoire , quatre molaires de chaque côté, iknl 
en haut qu'en bas , et quatre canines qui sont isolées. Il n'est 
pas ploa gros que la jnartê et long de Irôze pouces , jusqu'il 
H baiisauce de la queiie, laquelle est longue de deux pouce» 
et demi ; s^ pieds sont partagés en cinq doigts bien séparés , 
et il marche en appuyant sur le (alon ; son poil est motn» ' 
long que celui de la fouine et de la marie; sa couleur est 
iniiroi'raémeni d'un brun foncé. 

Cest un qnadrupède des parties méridionales de PAfnque. 
On le trouve aussi dam l'ile de Madagascar, dont les naturels 
FappeUent wohang-thira , d'où Buffon a Taille nom vaiuire. 
Si l^n doit s'en rapporter k Sé^ , cet animal eiisteroit éga- 
lement & Java , oâ a. porte le nom de hager-an^im ; car on 
ne peut guère douter que la belette de Java indiquée par cet 
kuteur , ne soit de la même espèce que le fanaire^ 
Toitt c« qu< l'on sait dea habitudes xultuellea du v 



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!. V A P 

c'est qu'il aime betncoDp à te baigaer dans Ie> erax qui aoat 
k sa poHée. (S.) 

VANTANE, Ltnuiéêcia, genre de plante* k fleun po- 
lypélaléea, de 1r polyandne mono^nie, dont le caractère 
connsie en un calice de cinq dents ; une corolle de cinq 
pélnles ; un (ube en fornie de coupej portant un grand 
nombre d'éUtnines; un ovair« supérieur, surmonlé d'ua 
«lyle à stîf;male obtus. 

lie fruit est une capsule à ciu] loges monospermet. 

Ce genre , qui est figuré pi. 47 1 des JUtutrahona de La- 
marck , renferme deux arbre» à feuilles allemes et à fleun 
disposées en corymbe terminal. 

L'un , le Vantane a okandes flbcrs , a -les feuilles 
ovales , aiguës , et le germe glabre. U a été trouvé par Aublet 
dans les foréls de la Guiane. , 

L'autre, le Vantans a fetitbs fleurs, a les feuilles 
orales, obtuses, et le germe lanugineux. U a été trouvé par 
Ijeblond dans le même pays , et décrit par LiSmarck dans 
le Journal d'hittnire Tiaturelie. 

Ces deux arbres font un tris-bel efii;! lorsqu'ils sont en 
fleurs. (B.) 

VAPEURS , fluidesqui doivent à la présence du calorique 
dont ils sont pénétrés , l'état aériforme où ils se trouvent , et 
qui , par la diminution de ce calorique , passent à l'état 
liquide , et enfin k l'état êotitU. 

Les vapeurs diflèrent des ga% , en ce que ceux-ci con- 
tractent avec le calorique une union pn^nonen^s, et qu'ils 
ne peuvent être réduits k l'état liquide ou solide que par le 
moyen dea affinités chimiques. Woyex Gaz. 

L^s uopeurjf , en général, ne sont autre cbme que de l'eau 
volatilisée par la chaleur et plus ou moins dissoute dans l'air. 
Elles se manifestent souvent dans les hautes régions sous la 
forme de nuage; et si nous ne les appercevons pas autour 
de nous , c'est qu'elles sont en molécules trop divisées pour 
£ti-e visibles ; mais leur présence est prouvée par les otwer- 
vations de l'hygromètre, qui toujours indique dans l'air un 
degré plus ou moins considérable d'humidité : quelquefois 
même il le montre au point de saturation complète, et cela 
par un' temps serein et sans le moindre brouillard, ainsi 
que Saussure l'a observé plusieurs fois , même à de grandes 
hauteurs, et notamment sur le mont Breven, k une élé- 
vation de plus de mille toises, le a3 du mois de juillet. 
($.644.) 

Ce «ont CCS vapeurs t mêlées avec d'autres fiuîdeo gazeus 



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V A P 5. 

^w eRtretiennent la vie et fourniawnt k raccroinement des 
végétaux , en ■'usimilant avec leur substance. 

Ce sont CCS mémea vaptura aqueiMet répandues dans la 
moyenne région de l'almosphère (toit d'unu manière invi- 
mUs, «oit sous la forme de nuages), qui, puiuamutent 
«tlirées par les sommités des montagnes , viennent saqa 
oesK se condenser contre les parois des rochers , dont la 
température approche du terme de la congélation; elles 
remplissent les innombrables fissures des roches feuilletées; 
«lies s'y résolvent en eau, qui coule dans leurs interstices, 
pénètre iâcilement dans leur intérieur à la foveur de la 
ûluation presque verticale de leurs feuillets, et finit par 
«ortir du sàn de la montagne sous la forme d'un petit 
courant qui ne tarit jamais, parce nue la cause qui le 
produit ne cesse jamais d'agir. C'est d'après ces principes 
'C|ue j'ai expliqué l'origine des Sot/ncES. ^cpyes ce mot. 

Ce gne Saussure et d'autres observateurs ont dit de l'at- 
traction que les montagnes exercent sur les nuages., et de 
la disparition de ceux-ci dans le moment de leur cpntact 
avec les rochers, me sembloit conduire, d'une manière si 
■impie et si évidente , à la véritable origine des sources , 
que j'ai dit an mot Fi-kovk (tom. 8, pag. 5i4.), gu'il e*$ 
aajourifhui bien reconnu que toute» le» tourc»» tirent leur 
origine de» VAPEUBS de l'atmosphère. 

Je me suis bien gardé de parler ni des pluÎM, ni de la 
rotée, attendu que sans le secours de ces deux météores, tea 
source» proprement dite» n'en exbleroient pas moins; et ce 
n'est pas sans étonnement, je l'avoue, que j'ai vu dans 
quelques ouvrages de physique récemment imprimés, et 
que je vois encore dans un Traité étémentaire de Physique 
qui vient de paroltre ( sur la fin de 1 8o3 ) , que l'on allribu* 
] origine des sourceii aux pluies et aux rosées. Voici ce que 
je trouve dans ce livre (§. 33i.^ : a L'eau s'élève de toute* 
» parts dans l'atmosphère par l'evaporalion ; celle de la méi: 
V dépose sou sel k mesure qu'elle cède à l'attraction de l'air; 
Il une partie de» rosée» et de» plaie» qui piûviennent de ce» 
» eaux tombent sur les somTnels des montagne»; ces sommets 
S paroiasent même agir par affinilé sur les nuages et les 
n fixer. On a observe qu'un nuage qui renconireit un pio 
m sur »on passage , s'efTsçoit à mesure que ses dillérontes 
A parties approchoient du contact. Les eaus s'iiiËllrenl dant 
» le» terre» qui recouvrent le» montagnes , jusqu'à ce q:i'eliea 
» rencontrent un lit imperméable puur elles, et de-U elles 
x vont sourdre aux diflérens encUoib dais p eate et du pied 



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<r, y A P 

» de la monUgne, où le lit qai lea a reçMi w mbnlnB k 
» découvert. 

j> Datulea montagnes primilÎTei, ajoute l'auteur, les eaux 
» coulent le long des pierres durea qui composent comme la 
]» charpente de cet grandes masses, et de leur réunion w 
» forment lea torrans. Les montagnes secondaires, dont !■ 
» matière est plus tendre et comme spongieuse , Ittitaêtii 
■ pénitrer iet eaux à une plut gronda profondeur , oà ellea 
» les arrêtent par des coaches d'argile dont ces eaux suivent 
S la pente , et c'est dans les joints des couches voisines que se 
•D trouvent les issues qui les répandent. Celles qui n'ont pas 
■j> paru à la surface , continuent de couler dans le sein de la 
» terre, oïli l'homme va les chercher par les ouvertures de» 
S piiits qu'il creuse à côté de i^ habitations ». 

On voit que , dans celle explication, l'auleur ne dit pac 
un mot des vapeur» de l'atmosphère , qui jouent néanmoina 
le principal rôle dans ce phénomène i car il faut de toute 
nécessité une cause permanente pour produire un effet 
continu, tel que l'écoulement perpétuel des sources : or, il 
n'y a pas toujours de* nuage» qui rencontrent des piet *ur 
leur paieag», et qmviannent t'y e^ocer (supposé même que 

far celte expression équivoque , l'auteur entende qu'ils y 
époseht leurs vapeurs sous U forme d'eau coulante). A 
l'égard des pluies , elles seront bien plus rares encore ; ceux 
qui ont fréquenté les. hautes montagnes savent bien qu'où y 
voit très-rarement d'autres pluies que des pluies irorage, 
dont les eSFets ne sauroient être que momentanés. Reste 
donc la rotie^ msïs comme ce n'est qu'une humidité pas- 
sagère que le soleil du malin dissipe , on ne voit pas qu elb 
pât ni former sur les montagnes primitives les tarrena dont 

Erle l'auleur, ni parvenir à de grandes profondeurs dans 
montagnes secondaires. 

Il n'y a donc , je le répèle , rien qui puisse alimenter le* 
sources , si ce n'est une affiuence non interrompue de» vapeur» 
de Patmoephère qui viennent imbiber , d'une humidité ton* 
jour) é(;alement abondante et toujours nouvelle, les rochen 
des hautes montagnes, et sur-tout les ioteraticea des rocbet 
feuilletées. 

Au surplus , je remarqoeni que l'explioalion donnée dans 
le Traité de Phytique , n est antre chose qu'une traduction en 
langage moderne de celle que donnoit, il y a deux siècles et 
demi , Bernard de Psliwy. 

([ Quand j'ai eu , dit-il , bien long-lemps et de près can* 
V sidéré la cause des sources des fontaines naturelles et la 
X lien de là où ailes ponvoient sortir, enOn j'ai connu ^ 



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V A P K 

S Rctenetit qn'eltei ne procédoient et n'éioUitt «ngmêrétt 
■> nnon det pùUea T>. (Pag. a73,éi1it. de Faujia.) Il expliquf 
eoMiïtE tiis'bien comment les eaux m rMuiaent en vapeurtf 
comment ces vapmtra ae résolvent en pinie, «t comment 
l'ean de k mer, en ■'énponnt, n'enlève point de aeL 
[Ibid. p&g. 37<) el 980.) 

Il explique enfin pourqnm les sources se trouvent phitAt 
dans les montagnes que por-tont ailleurs. II compare les 
focfaes dont ellea sont composées à la charpenle oaseusa dea 
aoinunx, qui les maintient dans une siination élevée, el il 
ajonle : « Ayant mis en la mémoire une telle considération , 

> tu pourras conncdtre la catise pourquoi il 7 a plus de fon- 

> taines et rïvière.H procédantes des montagnes, que non pas 
>du Rurplna de la terre, qui n'est aulre chose, sinon que 
V ks rocnes ex montagnes retiennent les eaux des pluies 
s comme fproit un vaisseau d'airain; et.Iesditea eaux tom- 
s bsnies snr lesdites montagnes aux travers des terres et 
^Jinfi-t , descendent toujours, et n'ont aucun arrest jusqu'à 
a ce qu'elles aient trouvé quelque lieu foncé de pierre ou 

> rocner bien contîgu ou condensé ; el loi's , elles se reposent 

> sor un tel fond , et ajant troavé quelque canal ou autre 

> ouverture , ^les sortent en fontaines ou en ruisseaux et 

> Benvea , selon que l'ouverture et lea réceptacles sont 
a grands s. ( fbtd. pag. a85.) 

li panrft que Falissy lui-m0me reconnoiasoit l'insuffisanc» 
lie *a théorie; car, quoiqu'il combattit le système des cov^r/u» 
iittUiatoirtM , qui étoit reçu de son temps, et qui fut renou- 
Telécent ans après par Deacartes, il sentoit si bien qu'il devoit 

Lavoir , dans la formation des sonrces , une condensation 
ibitnelle de fap«ws, qu'il finitpar amalgamer ensemble sa 
ihéorie avec celle qu'il combaltoiL Après avoir expliqué à 
wn ÏDterlocnleur h condensation de l'eau des nuages en 
pliiie , il ajoute : «c C'est pour te faire entendra que je ne nie 

> pas qoe lea eaux eBcIoaet dedans les cavernes et gouffrea 
■ dea montagnes, ne se puissent exhaler contre les rocheni 
s et voûtes qui sont au-dessus desdils goiiBires; mais je nie 

> qoe ce sotlla cause totale des sources des fontaines. 
Qnand Paliasy tenoil ce langage , on vuit qu'il sentait fort 

biencequeméconnoissentencoreqaelquesauteurs modemea, 
e'«t4-dire qu'il existe une grande difiërence entre l'origine 
des sowceK dêa montagntt (qui sont les sources proprement 
dilea ] et ceUe des »aux aoufrrainét det plaine» , sur lesquelles 
m creuM des puits. 

Lorsqu'il coosidéroit par exemple qne U source du Bhàn« 
lottd'aa rocher k âz nulle {kieds d'élévation, «tqa'elle a per- 



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J4 V AP 

pétuellement une tempémture de ■4.def[réa, qaoiqu'eoTÎ'- 
ronnée de glacien, ii pouToit dire : Voilà une «ource qui pro- 
vient de la vapeur condetiaée des eaux qui bouillent dans le 
gouffre de U inoaLagne , et qui conierve encore une partie de 
•a chaleur. (S'il m trompoit , ce n'étoit que sur le mode de 
la condensation , qui , au lieu de s'opérer dans le sein de 1» 
montagne, se fait a n 8ui&c&) 

Lorsqu'il M Irouvoit ensuite au milieu des plaines de 1& 
Beauce , et qu'il voyoit le poils d'une ferme b&lie dans un 
local un peu creusé en bassin , il diaoîl : La source de ce 
puits tire son origine des eaux de pluie qui se sont infiltrées 
dans le sol, jusqu'à co qu'elles aient été arrêtées par un fond 

Il auroit pa ajouter que les eaux qui alimentent la plupart 
Hea puita, ne méritent en aucune manière le nom de source: 
en effet, presque toutes les villes, et la plupart des villages, 
sont sur le bord ou dans le voisinage des rivières, el l'eau de 
leurs puiu ne tire sali origine ni des vapeurs de l'almouplière, 
ni des jiluiet ou des roiéet ; c'est tout simplement l'eau de ia 
i-ivière qui s'est inËllréc à travers le sol. Iule est bonne, si ce 
M>1 est un gravier quartzeux, comme à Lyon. Elle est dure 
et sélénitGuse|, si le sol est gypseux, comme à Paris. 

L'auteur du Traité Elémentaire de Physique n'admet au- 
cune de ces distinctions : ce sont toujours les eaux venant des 
montagnes à travers les couches de pierre et d'argile qui 
continuent de couler dana le sein de la terre, oà l'homme va 
let chercher par le» ouvertures despuite qu'il creuse à côté de 
tes habitations; et il finit par dire, que Vexplicalion qu'il 
vient de donner, ramène la nature à sa simplicité ordi- 

3'ai déjà remarqué au mot Pétrification que cet auteur 
n'est jamais moins heureux que lorsqu'il veut être simple. 
l'ai fait mention dans l'article Gi^acikr d'un fait singulier, 

3u'on peut expliquer, ce me semble, par la condensation 
sa vapeurs de l'almosplière : il s'agit des pierres qui reposent 
■ur les glaciers, et qm paroissent s'élever successivement. Je 
pense qu'elles s'élèvent en effet : les vapeura aqueuses con- 
tenues dans l'air se condensent contre la pierre , qui est 
à -peu-près à la température de la glace; les goulteletles qui 
en découlent s'insinuent sous la base de la pierre; elles s'y 
congèlent penilaril la niuL En se congelant , elles augmentent 
de volume et soulèvent la pierre (on sait assez quels sont les 
efforts de cette dilatation ). ï)'aulres gouttelettes opèrent le 
même effet les nuits auivantea, et peu à peu l'exhaussement 
ie la pierre devient très-sensible. 



3.a.t.zsdbyG00Q[c 



V A R .58 

]'aii]il dam l'article SoojiCK que c'est la condenntion des 
vapeurs et leur convennon en pelîu glaçons , qui enlreûent 
en grande partie les giacier» ; et quoique la propcwition ait 
l'air d'un paradoxe , je serois porté a croire que , pendant 
l'été , ils j;agiient peut-être plus qu'iUjie perdent, et que pen- 
dant l'hiver ils perdent plus qu'ils ne gagnent. Voyez Gi;.*- 
ciBH , Source et Fontaine. (Pat.) 

VAQUËPETOUÉ. C'est, en provençal, le nom du <n^• 
^^yte. (S.) 

VAKAIRE , Veratrum , genre de plantes ii fleurs incom- 
l^ètea , de La polygamie monoécie et de la famille des Jon- 
coïnzs , dont le caractère présente une corolle de six pétales 
et six étaraines dans les fleurs mâfes, et de plus un ovaire tri- 
lobé , à trois >tyles courts, dont les stigmates sont simples, 
dans les hermaphrodites. 

Le fruit est une capsule trilobée, polyaperme, s'onvrant 
âana chaque loge par Une suture intérieure , et contenant un 
srand nombre de semeocea entourées d'un large rebord , et 
disposées sur deux rangs. 

Ce genre , qui est figuré pi. 8:(3 des Ilttutrationa de La- 
marck, renferme des planles élevées , à feuilles ovales , uer- 
Tées, â gaine oblongue, entière, et À fleurs disposées enpani- 
cales. On en compte cinq à six espèces , dont les plus impor- 
tantes à connoître sont: 

La Varaire blancbb, dont les ^ppes sont surcomposées, 
les corolles relevées et verdâtres. Elle est vivace , et se trouve 
dans les valtées-des montagnes froides de r£urope. 

La Varaisb noihb, dont les grappes sont composées, 
les corolles (recouvertes , et d'un rouge Irèsobscur. Elle est 
TÎvace, et se trouve sur les monlagoea sèches des parties mé- 
ridionales de l'Europe. 

Cea deux plantes sont connues dans les boutiques des her- 
boristes sous le nom d'hêliébore blanc, et sont, dit-on , les 
véritable» helléborei des anciens , très^iiflirentes par consé- 
quent de ce qu'on appelle htlUboreaoir dans les mêmes 
bootiqaes,c'esl-4-dii« de I'Hellébohb fétide, Helieboru» 
fietiduK. Yoy. au mot Hblléjiobe. 

Les htlUborea bianea ont une racine épaisse, charnue, 
jannUreen dehors, blanches en dedans, d'un goût dcre, 
am«ret désagréable. Leur tige s'élève de trois à quatre pieds, 
leari feuilles sont grandes , sillonnées , et leurs fleurs très- 
nombreuses. Ce seroient de superbes plantes si la beauté da 
iearsfleursrépondoiLàcelledeleurporl. On ne fait usage que 
des racines enmédecine. Elles sont un violent émétique pour 
Jm hommes et pour les animaux. Oa les emploie en lotiou 



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56 T A R 

pour faire mourir Ici poax et guérir la gale S«t animaux. 
Linnieus non* apprend que la seule odeur de ces planle» 
£iit quelquefois vomir de* personnes qui les arrachent- On en 
fait cependant usage dans le Nord contre l'hydropisie et le« 
maladies vénériennes, et sar-tout, à l'imilation des anciena^ 
contre la manie ; mais elles doivent être adminislrées par une 
main habile , «ans quoi elles causeroient immanquabltimeat 
des malheurs. (Û.) 

VARAUCOCO , arbrisMau des Indes, qui est radicànt 
comme le iitrrg , dont le fruit est ngréabie au f^oût , et con- 
^ntquatre novauz. Il suinte de aon écorce une résine rouge, 
qui a l'odeur de la laque. (B.) 

VAKDIOLË [Miucicapa paradisi Lalh.).Cet oiseau ,qu* 
Séba a décrit le premier, se trouve , dit-il , dans l'île de Papoe. 
Brisson en fait une pie, et Latham le rapporte , dans as Sy- 
nonymU, au mouchtroïle huppé à tite couleur d'aeitr foii, 
fyardioB est l,e nom qu'il porte dans aon pays natal. Sa groa- 
■etirest celle dwitterle; la tête, la gorge, le cou «ont noira et 
i reâets ppurpres tr^vîEà; tout le reste du plumage est 
blanc ; il tâut cependant en excepter les grande* pennes dea 
ailes , qui ont leurs barbes noires et les deux pennes inter- 
médiaires de la queue j qui sont de celte couleur le long da 
la tige dans sa première moitié; ces deux plumes excédent 
de beaucoup les autres; le bec est blanc, et garni lia base de 
Bft parlie supérieure , de petites plumea nqirea filiformea , qui 
reviennent en arant et coupant les narines; les yeux aont 
vi& et entourés de blsnc; les pieds courts et d'un rouge clair; 
enfin, les ongles sont blancs. (ViuLt») 

VAHëC , Fucus , geiire de plantes cryptogame* de U 
famille des Alovks, qui offre des expansions membra- 
neuses on coriaces, la plupart ramifiées , souvent chargée» 
de vésicules, et terminées par des renflemens dont les un», 
hérissés dans leur intérieur de poils entrelacés, paaaent pour 
contenir les urganes mâles, et les autres, gonflés d^une mati^« 
gélalineuse, dans laquelle sont niché* des globules perforés 
et moQospermea , sont r^ardées comme les organes fe- 
melles. 

Ce genre, qui est figuré pi. 880 des lUuiiration» de La— 
marck , renferme des plantes qu'on ne (rouve qu'au fond de 
la mer al tac bées par un empattement radioiforme, aux ro- 
chei-s aui bordent les c6les. Rien de plus varié que leur port, 
leurs formes et leur figure; mais malgré les grandes diffé- 
rencesqu'iis présentent, ils ont un air de bniille qui les fait 
cei'taiuement rapporler au genre. Ils ne peuvent goèie élr* 



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V A R 1, 

•onfbaâiu qn'orec les Ultes el lea Conpervxa, lenra voi- 
HDQi dans l'ordra des rapports. Foy^cea mois. 

Les var«e* sont ordinairement coriaces ou cartilagiiieDx , 
mais il s'en trouve de membraneux , de mucilagiueux , et par* 
conlre de ligneux. On a beaucoup disputé sur le mode d» 
lear mulliplicalion depuis Réaumur , qui, dans les Mémoires 
dis P^eadimU ds 1711 et 1719, entra le premier dans la 
carrière sur cet objet. On s'accorde assez génératemeiil k 
adopter l'opinion mentionnée plus haut , qui est celle de 
linnsBua ; mais j'ai lieu de croire que ces plantes n'ont poiitt 
de véritables oi^anes fruclifcres, c'est-i-dire que comme les 
cot^trvea , les u2ve» el leachampignont , ils produisent des glo- 
bolei Mminifères qui, en se M^parant de leur mère, derieu- 
netit de nouvelles pb^ites. Dans quelques espèces ces {(lobulei 
ae >e développent qu'A l'extrémilé des expansions, et sont 
très-visibles à la vue simple. Dans d'autres , tis sont répandus 
dans tonte la plante. Ces dernières peuvent être ainsi regar- 
déa comme de véritables Ui^vbs. ( Koyet ce mot. ] Au reste , 
malgré le grand nombre d'écrits qu'on a sur les varec», il 
manque enOore des données ceriaines sur cet objet. 

Les varecg sont en général colorés en brun plus ou moins 
dair, jdns ou moins approcbanl du vert ou du rouge; mais 
il en est «aasi de transparens comme de l'eau. Les rochers en 
■ont qudquefois couverts dans une épaisseur de plusieurs 
pieds , et la mer , au voisinage des tropiques , dans une 
étendue de plusieurs centaines de lieues. Ils servent de re- 
traite k une immense quantilé de petits poissons , de coquil- 
lages , d« crustacés et de vers de tous genres. La mer les ar- 
rache dans ses jours d'agitation, et les traDxporte sur les 
livages, oùilssont recueiÛu, soit ponr fumer les terres, ce à 
— — Qa sont très-propres , soit pour en retirer , par la L'om- 
ion, une sonde Ires-ulile aux arts. * 

Mais ce qu'où ignore 2>resque généralement en France , 
c'est qoa la plupart peuvent servir de nourriture à l'homme. 
Dana l'Inde on en fait un grand usage sous ce rapport, soit 
directement, soit indirectement, c'est-à-dire qutin les ra- 
iiiasf dans la mer ou qn'on laisse ce soin aux hirondulteg. 
En effet, ces fiimeux nids d'Airowfe/^j que le luxe de la lable 
y reoberche A ri grands frais, ne sont autres que des varecs en 
partie décomposés. {Voye» au mot Hirondelu.) En Europe 
nfanoon en mangededeuxon trois espèces, enir'autres lesa- 
fharin. Plusieurs peuvent sur-tout élreavanlageusemenlem- 
ployéa pour faire une espèce de gelée propre à donner de la 
concistsnce aux sauces, ainsi que je m'en suis personnellçr 
wmt usuné. - 



n3 
01 



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58 V A tt 

Le> bestiaux , auront le* vacàei et les mouton», recher^ 
chent beaucoup ces planlea sur le bord de In mer, lor^ 
qu'ellea viennent d'y éira jetées; mais ilalei reponiMDt dé* 
qu'elles commencent à s'allérer , ce qui arrive uses rapide* 
ment pendant l'élé. 

Deméchés à l'ombre , les vareea ne perdent pas entièrement . 
leur faculté végélative. On on a vu après un grand nombre 
d'années de mort apparente , reprendre vie, et pouiaer da 
nouveau lorsqu'on les remetloit dans l'eau salée. Ils peuvent 
•ervir d'hygromètres lorsqu'ila ont été desséchés, ainsi qua 
Thorel'a prouvé dans le ^a^osin «ncye&>/>. de l'an 6, p. 107. 

n est irès-certain , ou mieux, je crois en avoir acquis la . 
preuve , que ces plantes se aourriwent par intussusception * 
c'est-à-dire par absorption des principes muqaeux qui ss 
trouvent dans l'eau de la mer. Leurs racines ne servent à 
autre chose qu'A les tenir fixés; ce n'est qu'un empattement 
peu diSiérent de celui des nieront, des êertalaîrê», et autres 

{>roducliont polypeuses. D'ailleurs , il est des varec» , leb que 
e^Man/,quiBont toujours libres à U surface delà mer, et 
qui végètent aussi bien que ceux qui sont attachés à sou 

On remarque une immense disproportion entre la gran- 
deur respective des vareca. U en est qui ont a peine une ligna 
de hauteur, et il en est qui (au rapport des voyageurs) ont 
une lieue entière de long. Le varec géant , dont un morceau 
mesuré a été trouvé de dx cents pieds, n'est qu'un pygméa 
vis-à-vis de ceux qui naissent dans les profondeurs de la mer 
du Sud , et s'étendeni k sa surface. 

Beaucoup de vareci, sur~tout parmi ceux qui sont fert 
longs ou qui sont destinés à nager , ont des vésicules creuses 
qni les allègent et les soutiennent entre deux eaux ou à la 
surface. Ces vésicules ont souvent été prises pour les oignes 
de la génération ; mais elles en sont fort dutinguées , ainsi 
qu'on peut s'en assurer sur le varte vit'icuUux , si abondant 
aui nos côtes , et qu'on apporte fréquemment à Paris dans les 
paniers d'huilres. 

Lorsqu'on veut tirer un parti avantageux des varec» pour 
l'engrais des terres , il ne faut pas simplement , comme on o» 
le fait que trop souvent, les répandre sur le sol au moment 
même de leur sortie de la mer. II est bon de les laisser exposés 
«u tas à l'air, pour que les pluies lavent le sel dont ilsaont im- 
prégnés. Il est encore meilleur de les stnilifier avec de la terra 
végétale , et de les laisser pendant une année entière sa con- 
sumer ainsi lentement. On est certain que loin de porter sur 
}et champs où. on tes répandra «usuite , ua principe d'inibr- 



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V" A R 1^ 

Itittj mbinelKm^ , comme on l'a va fOUveot dans la méthodo 
vulgaire , ils produiront Vt>ffet du meilleur fumier. 

Lorsqu'on veut lirer parti dea varec» pour faira de la Mud«,' 
il bat les bîre rapidement sécher au soleil et les amonceler 
•QUB des hangars ou soUB de* toitsde paille, jusqu'à ce qu'on 
en ait une masse considérable. Alors on fer« une foMÔ de 
cinq i bîx pieds de profondeur, proportionnée à la quan- 
tité qu'on doit brûler, mais toujours au moins du doubla 
Elus longue que large. On met au fond quelques fagots da 
DIB , el après qu'on j k mi» le feu on les couvre de varee*. 
H est indispensable , pour la ricbeiae du produit , de gra- 
duer la combustion de manière qu'elle soit toujours sans 
flamme el la plus lenle possible. Lorsqu'on peut mêler avec 
lea varec* des branches de êoudé ou d'autres plantes ma- 
rioea , l'opération devient plu* &cile et plus complète. Après 
que toute la provision de varec est brûlée , on ferme la fosse ; 
el lorsqnv^ia masse k demi-vitri£ée qu'elle contient , est com-' 
plètement desséchée , on la brise en petits morceaux et on la 
met dons le commerce. Wiy. au mol SotriiE. 

IjCs botanistes ont décrit plus de cent cinquante espèce» 
de varect, et ce nombre est encore bien loin de celui de la 
iiatare. Gmelin est le premier auteur qui les ait bien fif^rés. 
On les divise en six sections, qui peutr^tre, un jour, feront 
autant de genres diSêrens. 

i". Les vanct oéiituUuK, c'ail-l-dira qai sont cbargia de viai- 
«ole*, nicfaêw dans la mbatance da feaillaga, pinai luqaela il faut 
Tcmar^uer : 

Le Vark: flottant , qni ■ les tigai filiformea , rameiuai ; I*« 
feaillea Uncéoléra, déniée*, el le* vàiiculei globuleuse* etpédon- 
culées. Il M trouve eu immeDie qa*iitité *ur la mer Atlautique , dan* 
le ToiiÏDRge Aa Trupîque , et même dan* le* mer* des ludei el da 
Sud. Il forme des bsoc* qoelquefoii si territ qu'iU reinrdeii) la na~ 
vigolion. Ils servGUI de relrsile à ane immensiti de atriulairti , 
i'kydnt et aolrc* polypier* , bîdiî que je l'ai obiervé. II esl boD ^ 
maager. et il eil ilomuot que le* marin* n'eu fasaetil sucun uuge. 

Le Varbc nsH7i a la lifie applstie , dicholome, déniée sur ist 
bord* I la froclificaiion termiuile et iabermleuie. 11 *e Irouve ui*~ 
abondamment sur lea cAlei de France. 

tio Vanco viiiooLECX a la tigaapplalle, dichotoms, «iliëre;des 
vésicule* géminie*, axillairas, et la fruclificaliun (ermiuale al lu- 
herculce. lise trouve lrés-.abondaninicnl sarlaa cAles de Franra. 

I^ Vahic ciaANOÏDE H b lige plane, dicbolome , lrê*-enliére , 
ponclupD , et lerminée par deux foliulea luberculeuse* et fruclifères. 
il sa irovvasur lescâlc* de France. 

Le V&BBc MOCEDX a 1* tige comprimée, dlcbotome; le* feuille* 
distique* , entière* , el le* vésicoles aolilaire* et ovoïde*. Il ic trouva 
tïM-aImndammeui sur les cûle* de FrsDce , et devient très-grand. 

La Vabbc aiiiiiiDBUX a la lig* comprimés , ruieiise \ t«* feuilte* 



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*o V A R 

«IMiqow > ilLeTQM et enlMrei ; la fractificalioii terminile , obloùgu* 
cl mucroDév. 11 m Irvarn tar lei cAtai de Frwica , et m fait remar— 
qaer par wei fruclîfîcalioiM nombreuaM , qui gnf [ouïe l'apparetaca 
de wliqueJ arliciiléu. Il na l'Élève pai beancoop. 

Le Vak£C rBNicDi^ci , duot I^igei (atil filiformea, Xri^^ttnwitet; 
Ira *£iiculei ovale* et leriniTialea ; lea foliolei aabiliviséei , obtuse» 
et frnctifèrea 1 lenr ezircmilé. U ae trouve anr lea câtea d« France. 

lie VAaac ^pinbux a lea feaillei Bliformea, coraprimiea, Irèa- 
nmeniea ; In deoli atiirgiDalet , tabulée* , altemei et droilei. U ae 
trouve dau* la mer du Nord- 

LeVaaKcDRi cuiiinei, Afcuacdw/ù Rumphioa, Amb. 6,lab.74, 
n' 3, alei ligeaciilindrique», glabrea, ramena» ; lea rameaux rai^u- 
cbéa, droili el bifidea â leur extrémilé. Il ae tronve daniarCade, et 
terl, Rotnme onl'adéii dit,B la nonrrilure deiLoniiQea. Le commandeur 
deSnâreo , qui étoit aini de la bonne cfaére, en «voit apportÉà Paria uns 
cargaiaon ponrion DUj^,an retour de la belle campagne qu'il fit dans 
celta mer , et la faiaoit employer i la cunferlion de la lauce dei meii 
qu'on aervoil sur aa fable. 

a"- Les vanca /{luhijirti , c'eit-il-dire qui aont chargé* de glo— 
Imie* (impie* , épar» lar la plante. On j diitingue : 

Le Vahkc fil, don! la lifie représente an fil simple trfa-lung, 
■ni peu fragita et opaque. Il *e trouve dan* lu ner* du Nord. 

Le Vuisc oiAHT a U lige filifiirnie, comprimée, dicholoDie; 
cbaque braoche terminée par une vésicule glubuleuae, pédonrulée , 
terminale, avec un crocbet an-deaious. Il se Irouve dan* ta haute 
mer , et arqaiert une lungueur immense, aiiiai qu'il a déjÀ été dit. 

Le Vahbc puaTDa.iM ■ les lige* liliFormei trèa- rameuses ; in 
rameaux alleroF* , ramaaaé* et globulirdrM. Il se trouve dans les 
mers d'Europe. Il est souvent rouge. 

Le Vahkc plduedx a les tiges cariiI*gineiur*,lanréoTées, btpin- 
née* , plameuses cl très-rameusei. Il se Irouve dsni le* mer* d^u~ 
rope, et varie eu ronge, en bUnc sale el en brnn clair. On le trouve 
aouvenl mêlé daiia le* boutique* de pharmacie, avec U coraHine'rouga 
oamouatede Carat, mai* il ii'eat pB*prDbible qu'il jouiase de* mfimea 
propriétés anihelmenliqaea, 

Le Varic cAïTiLAciMBux a le* liges cartilaginease* , compri- 
mées, bipiiioées, el les décuupures linéaires. Il ae trouve dans It-a 
mers d'Eurupe , al est aoavent runge. 

C'ert priiieipalemeut avec ces troi* dernières eapècei , qui ne a'élà- 
venl que de troi* A six pouces , dont la couleur e*i agréiible à la vue , 
M le* brancbes disposée* en forme d'arbre, que l'on fait cf* tableau k' 
si communs dan* le* villes de l'inlérieur, et encore plu* *ur les 
bords de la mer. Four la exécuter comme il faut, on doit laver plu- 
aieurl foi* les l^reca qu'on j emploie dau* de l'ean douce, et lea 
étendie dans l'ean uiéme sur un lamii , afin de pouvoir disposer lea 
branches de la manière la plirs avantageuse. On le* laisse sécher en 
partie anr le limia, enauite on Ir* Iranaportt. après le* avuir légè- 
remenl tnduiia d'uno dissolution de gomme arabique, sur la feailla 
de papier où ils doiveut figurer, el un le* y comprime avec une 
^kndie unie ou uo livre relié. H ni quelqnei-uni du cei itbleau« cotw 



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V A 11 4, 

mU ds maoUte i produit* «n eil«l iràr-piHoiwque, Mit pu le lo^ 
Luge du caaleun, soit p*r U délirnleue àei formel. 

S". Le* varrct à pinceaux , c'eit-ài-ilire «de qui viil dMCorpos— 
nPei ovalea , leflninÊ* en pincentii. Ott en cocajatc ttoia eipécM, 
hMie* «xcatnveasnt rtrM. 

t°.Iieic«r«c«fflsMiAuWut fOtiqvi offrMt Un fenillags trmjpcrAit 
rt (wloré > Icld que : 

Lt! VA.«Ka lANOOttr , qui ■ lei feuilles oralei , oblonfOM . Irh- 
iDij'àrM , pilioléu, el 1& liga cylixlri^* «t rammie; Il «M aotOMUD 
■or lu càLet d'Etpagae et même de France. 

B*. Lee co/mf radicant, dont lei feaillea eartant iiUnédialeBMal 
éa U racine. On f couple : 

Le VABBcFAt-afi, qui aléa ^âoillea patroiea et planea. U m trouva 
daBalcaMerad'Bur»pe,>it>eratlreinar((uer par sa Couleur ronge. 

Lm Vauc BMiTUtHT a lea faoilleaaimplaa, enti^rea, entitorxati, 
ri U hêam qusdraMgolair*. Il te lf««y* abab^immeot ditia les Uera 
d'Enrspe. On le awafe baUtaeBaMeiil daiu le Nord , suit rru , aoft 
roii iivec du benillan on da kil. On ««««re qae o'aal on km anmgmîi 
le ne l'ai (oûté que cra , et ne loi ai paa troari d'ftutre eKrear <|as 
celle de ta marée légèrumenl modifiée. 

Le VaSic Jacckakin a In feuilb* preaque Àmplei , atiaifonaea, 
le pied cylindrique et Irèa-court. II ne trouve daas lea mer* d'Earope, 
etaemiDgaeomiavIeprfeMeat, arec Jeqnel o« le coiifond. Ua âont 
UM dni d'one belle onnlear *erte. 

6°. Le* vmrae* qoi aoirt ))erc^ d« troua. Il n'y «d a qoa Irai* tpA 
ne difféntil de* précédMia, que parco qn'ila bmi perforda d'sBW* 
en onlre. 

On trouve ploaieurs eapêeea noavellaa de Mirae* , 4g*r4a d^ Iw 
AeU04é la SixUté LtTutéenne ^ Zioadre» ,tl Atat U Uonagrapkà it 
rcaz liai *onl propre! «ut câfei d'Angleterre. Oa renToie Je lectenr 
à ce dernier oavraj^B, comme an jae^DeiIr ^uï ait encore para i hfur 
aojcl. (B.) 

YARÈCA , fareea , gean de fifentei incomplètement 
Rmm, mais cependant mentionhe dans Gaertner. H offre 
pour frail une baie sifpérieUre, uniloculiure , oonpoaée de 
plasieurt cellulea parlieUsa, à l'intérieur deM)iMUM oont «tM- 
cbéea les oemencM. f^ojret Otorlavt, pi. 60. 

I^ varica croît à Ceylan. (B.) 

VABÉGO, Bom qu'on dotuw en Uratie k Is eantelie. 
Ob «aipteàa ttém ce pays t* raeirie pHée de éette plante pont 
empoiflonner lea étanf(* et en prendre pltu'aùément lee poù- 
«nu. ¥ojn va. mot Cauelée. (JS.) 

VAHI, espèce de ntalii. Voye* Maci-tabi. (S,) 

Varia ou VARIUS; )c chardonareé dnna qiid<|im 
tuteurs latio* , il «ause de l'agriftbte vsnité de sob {àoiMgo. 

/'<Mr«»'CtI4*BM>l'SUir. (&) 

VAHi-COSSI. fo^M Mau-vabi. (S.) 
VARIÉTÉ. (ïoMnfj'ui!.) Veyeïte mot IuntTiiiu. (ï).) 



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49 V A R 

VARIÉTÉS ; elki tienneat lieu d'ttpècet en minéralo- 
gie. (Pat.) 

VARIOLAIRE , Var'tolaria , genre de pkates crypto- 
game», de la famille de» Champignons, qui ofifre de» fongo- 
siléa coriaces, même ligneuses, tantôt formées de pluùeara 
loges réunies sous la forme d'un petit boulon , lanlôt 4 nue 
■eule loge, ... 

Le» espèces de ce 'genre ne viennent jamais <jne sur les 
écorcea asi arbres morts ou mourans. Elles s'y implantent 
plus ou moins profondément e[ y restent ench&asées. Leurs 
■emenccs , mél&s k un me glaireux , occupent l'intérieur de . 
leurs petites loges. Elles ne sont que très -imparfaitement ou 
même point du tout séparées des HTPOXTi-aNs. Voy. ce mot. 
Ce genre a été appelé Sphsrib par les botanistes allemands, 
et il s'est considérablement modifié entre leurs mains, puisque 
dans Ginqlin , par exemple , qui n'est que le copule deToode, 
au moyen de la réunion de quelques Cla.tjjres et quelques 
Hypoxyl,rs de BulUard [Vayix ces mots.) , il contient ^us de 
quatre-vingts espèce». 

■ Lamarck a adopté le mot de ipftérie, mais il paroit s*étre 
plus rapproché de Bulliard dans la fixation des espèces. On 
dit, il paraît, parce qu'on n'a pas encore le texte relatif à la 
planche &Tj de ses lUuttratioas , où elles sont représentées. 

Les variolàire» sont extrêmement communes. Il est rare 
qu'on n'en trouve pas sur toutes les branches mortes qu'on 
ramasse dans une ftirét, cependant on n'en compte que six 
espèces aux environs de Paris. 
Ces espèces sont : 

IiaVAKiOI.AiiiBMii.AHOoa*Hii, qaiealnmllïlocQlaîre, d'un Boir 
de anie, irrégulî^remeiit bouelée, et dool les loge* s'uuvr«nl. Ella 
•e trouve lur Te charme. 

La Vakiolaikk sPHiROSPEnKS e>t co forma de coape, comblia 
d« petites graines sphérilupi el d'un aoir luisant. Elle se trouve sur 
différena arbres , M uuit leltemcnl l'icorce au bois qa'on na peut 
renlover Mua U briaar. 

la Vahjci.ai)ii ELurrosPBiiHEBat unilacaUire, noire eadeisni, 
))lancheen dessous, el ms wpaeu ces sont elliptiques et brilluilai. Ëlte 
•c trouve sur plusieurs espèce* de buli. 

L»VAKiai.AiRK cinATosPBiuiE ettmulliloeulaire.noira, inégals, 
luJuDie el ponrluée dana tun milieu. Elle se trouve aur le hStn. 

La VASloLAinK simpi.e est un il oculaire, presque ronde, un peu 
fioinéie. Elle we trouve éparse sur l'écorce du liitre. 

L»,VAmioiiAiK« BioÉE-eat unilaculair», renflée, mince, brune, 
el diaperte ses semences va peu d'ioilsiis. Elle se Ironve sur l'écurca 
des bois blancs. : i ' .' ^ ' 

L4 Yasiulairk FtrCACE cfl ipl>l»lia, d'un brun notrtlre, granu- 



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V A R ,5 

tnneiim tarfacaiet diiparietapidenieiitKasenieDCM. E)Ieu ironve 
■or rfcorce dei boii bUucs. 

Tovlu CCS coMb/n/rM jont figaréca pi. 4^9 et 499 de l'ouTraga d« 
Bnlliard lurlei cAa/n/j^^Ofu de li Fiiiiice. 

Acitird et FenouD ont appelé du même Dum un anlre genre, 
qn'ila uat formé aux dépena dea tichena de Liuaeua, et qui eiitÈv* 
quelque) eapécea an genre Itpronqut de Venlenal. 

Ce genre ■ pour caractère des gtamérulea auperlirieli , TarineuE , 
COn*ezea et remplia de pouuière, devenant un peu looravei pt acn- 
telUfarmea apréa le dÉgagemant de la puuitiiére ) une irudle lolido 
preaqaeorbicDlaired'uneélendue pluaoumuini romiiilérable. tt olfr» 
pour Ifpe les lichen* du hêln et du ehanne. Vuyei aux mola Licubh 
«tliiPnoNUCB. (B.) 

VARIOLE {Alauda rufa Lath. ,fie. pi. enl. de VHÛt. nal. 
A Bu^n , n" -jiB , fig. 1.), espèce (I'Alouettk. { fojM ce 
mol.) Commenon l'a obKrrée en Amérique, dans le paya 
qa'arroM la rivière de la PInta, el Guennu de &lontb«^illard 
lui a donné le nom de variait à cause de l'émail trèi-Tarté et 
trèa-aftréable de aon plumage. Ije devant de son cou , le deutu 
de M léte et de aon corps sont noirâtres et variéi de dillërenlea 
teinte» de roux ; sa gorge et tout le dessous de son corps sont 
bUychdlres ; les grandes pennes de ses ailes sont grises , les 
moyennes brunes , et toutes bordées de rouuâlre , de même 
que les penne* de la queue, & l'exception <ies deux extérieures 
dec)iaquecdté,qaionlun liseré bknc ;le bec est brun, el les 
pieda sont d'un jaune lavé. Celte petite aloiutU n'a qae cinq 
pouces un quart de long, depuis le bout du bec à cettiide la 
queoe. (S.) 

VARIOLITES, pierres roulées qui présentent à leur sur- 
face de peliles protubérances circulaires de deux ou trois 
Ugaes de diamètre, d'une couleur plus claire que le fond do 
b pierre, et auxqueUei on a trouvé quelque reasetnblance 
avec les grains de la petite vérole, d'où est venu le nom de 
varioUie. Ces petites protubérances sont lanlât isolées et tantôt 
réunies en groupes ;el comme ces grains sont d'une substance 
plus dure que la pâte qui les enveloppe, ils résistent davan- 
tage an froltement ; de Là vient qu'ils sont en saillie à la surface 
Jes pierres roulées. 

Ces pierres sont des fragmens de roches glanduleuses pri- 
mitives , de la même nature et de la même formation que ie 
ftsrphyre : elles ont de même , pour fond ou pflte , ou le trapp, 
ou la coroéenne , ou le grua-stein , ou le pétrosilex. 

Dans les varioUle» comme dans les porphyre» , ce sont 
qaelques-ans des élémens de la pâte elle-même, dont les mo- 
lécules, plus actives que le reste de la f âte^ se lont réuoiea ^n 



3.n.llzedbyGO.Og[C 



44 V A R 

IjetitM mimet par U force de leur afiiailé. Ln teide diff%renc* 
qu'il 5 ail I c'etl que clau> le porphyr» cei molécujei w soivt 
4rouvéM diapowc* à foroier de« crùtaux polyèdr*», et dtaji 
lea vnrioliUM, des crUtaua ipàéri^usë. 

Si ce n'est pu li le langage de» ci-ûtallographn , c'est au 
moins ( à ce que je crois) celui de la nature ; car on voit par 
la forme constante de ces globules, qu'ils ne xonl ma pitu 
l'eSet du hasard que toule autre cristallisation. Ils préaenlent 
4rdiuairemeQl deux ou troi* couches concenlriqueg lrès-dia> 
(jnctM, trè»-ngulière*et trèa-oettement prononcées, souveot 
«rec un petit point œntni d'uae couleur difiiérpnl*. If arrive 
même, uosi que SauMure l'a observé , qu'il part d« ceoentr* 
4m rayons qui vont aboutir à tout lea poiuts de U circoofê- 
Tvnc* ( tout comme on l'observe dans les glabul< s du granit 
4t Coràa, qui n« diffèr» dea wioUttt qti« par le ]dus grand 
Tolun)« dea partie* qui le compoaenl ) ; auaM c«t jlIusUv obapr» 
Tal«ur o'héaite-t-tl paa de regarder Iw ^obulea dsa varitiÛUt 
4omRi* dea virilablec crittallÎMiiona. 

El es qui «chèreroil de l« prouver, a'il en ^loit betoin, 
«'eat qu'il arrive quelquefoia de voir dana la mâm» pé(« ot 
dcB gubulao M dea crialaux polyèdres ; de aoile que la roch« 
«tt eu même tampa une rodie (tlauduleusa «t un porpfu/r*, 
X/ophitt ou êtrpentin offre «ouvent des |{]obule« trèaréfiuUara 
et d'un beau verL J'ai rapporté de &ibertw un parphyrt qui 
vient d'une manlagne api:^ljée StrsUa ou la Fièo/i», voiwq» 
de Sélenghioilc , dans lequel lea globules verli «ont preaqu* 
aussi fréquen* que les cristaux defild-ipalA. Or il est bwn 
Évident que ces deux aubatancea en se réuniaaant nbjisaoient 
i la même puiaaance , dont l'adion n'a été que trb-légère- 
ment nodifiée dwu l'une et diju l'autre. 

f^ariolittt de la Dunoiea. 

Im pin* Wl«* vaHolitM, tMm qa'on voit dans laales 1m enlleo- 
tioni de miiiéralaKiaiaonl cbIIm qn'on disigna •oui la nuio dr va— 
riatilëë dt la DuraiK» , p«rc« qu'on les tronve parni lat ffitt» da 
calte rivière. 

SauMuro peoae, comme Ferber , qae la pâte de relre pierre est la, 
jnéme i)ue celle du ttrpeHtin ( oa ophitt ) , al il douDe en cgtis^— 
quence le ngm d'ophiban i cette lubaliDce. La pâle dei uario/ile» . 
de némB que celle da êmpenii», m\ d'une ouulaut verte tiraot anr 
le noir, prceque lana ielal ; l'une et Vautre daiiBeui 'beaucoup de f««) 
CDulro l'acier,et felaiueat pouruot unpeu entamer ilalimeidu,^ 
l'une et dan* l'autre la peMuleur ipiciSqae eit la même ; m r.ha— 
lumeau l'une «t l'autre ae foodeut eu un émail noir et luiianl, éga~ 
leoirut altirabla i l'aimaat. (Calte subatance eal U grua~tt4iit Om 
WeroM. J 



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y A R 4» 

I«* j$nÎH* 3e CM pariolilet aont d'ana conlmr UyiclMt TtrMtt« . 
•uuime Ica cridaaa de fild-»paih d4u> le wijMnXiA ; d Sauuun Im 
regarda coniBie éUot parfaitennil de la radme nalare ; il !«• rappurM 
* l'opècr •}■ ila oomaiim JèU-tpalh graa. II> Mut traailucidef , et 
lear csamrs préacota daa 1— ifi lriaB|[uUire* , ijni diTeryenl du cen— 
ire à U circonfËraiea. 

Sanaaom ohaerve qu'on toîI aoUTenl dan* ce* variolHtt dea graina 
rËDaïa comme caas d'une pel)(e yènAb coufluenle; el il aionte, que 
ce phéaaméne ti'ejt pai faronUe à Ilijpolbàte da Daubaulan yii 
ha lappoao!! forméa, chacun ^ part, daiu dr* eaax luurncijBiile* : 
■1 avoil dit la même choae del t^iAaXtitéa granit de Conmi il ail vrai 
^□e ce nTanl n'iivoil ohaerTé le r^ue minéral qne dana lea cabinala. 

On Toil ■ouTenl dani U pâte de c«* variaA'te*da> griini d» fgrriUf 
«t l'oD ttil que Idlourrelle j avoil Iroaié dea lamta d'vgeot natif. 
{,Joufn.dt Phyt.. 1. ».) 

Faniaa de Saiot'Pond et GatUanï noai apprennent que lei roclia» 
qui foamiueat cet varhiilet, aont dans 1m monlagnei t^ui bortlent 
la vallée de Servière i»o» le Briançonuai» , d'oii leura fracmeoi aent. 
Voalca dama U Durance par \et lorreuj de cette vallée. 

fariùli'lt i btUr d» téCrailt*. 

On tronveprja de Fréjoa «ne •ariaOl», àon% Ki {itM ptfiettM da^ 
OT«cl)ea pn-aMIe*. In diim Tertaa, te* mtre* dW violei ]Hlle; etl» 
ari iranalocide aOt le* bord», elle hit feu contra l'ac^, elaafoaf 
an chatamean. Mai* diffirircment : Sanaaare far fSgardM comtOe ni» 
fttnaUgt cftri aa rGTpprorhe (te la iraliire <Ih tUern^ 

lie» gletiôlea rdM dnaéinnié» dai-Li. laa eeucbea jha étmx conteai'it ,. 
fl oeu-x qai M Irntrvenf dan* tel couchM violeflea aoitt iineli)uef<>i#' 
enreloppéa- de U matière cfM «MlChe» «ertei. htnt groueor varîtf 
depoi» celle «fan- p^ in dr aTilMrMrfa'icetlsd'oBpoia, Ilsgont d'one 
eoslenr f;ri*elîrant'«arle7tokt. Lcnr etiun/e offr^ ,Ai*titirrntâei 
MjiMiB diverf^enftda centre à la cirronférenee; dani Im aalrpuda* nt-' 
(le* ctHicanCrtiplsa ; qnelifMg'-RntpréienlenTleadeSïaccTdeaii rjunia. 

« Ce* ^raîn* , cKl fianianre . pfi't^Hl donc ftn^rtinit de la arii- 
( taliUaliam , et paroiiaaiil avoir M fennéa en intiln tenp» que h^ 
«(itfBfui l«aK». ($. 1449- J 

l> otten obtemteur a *v dw varioHIeéii^ateéepitnlÊitei, «a^ 
h* Imrrf* da U Séata, pré* i)e Terfeif : Mu/s jtoftaU*'«Aoi«Bt IrAi^ 
*<t <iaaI*«eoiBchc*(oiimntriqtteB. (Q-. i3'9i.ï 

rahoOt» à- ton- db Aam-MfXlp.-. 

CjwborA-Oe rMr« lurent KM umrMUe dont la p*ft>aa»nn AdM- 
te«bà lan*e*plaii«*,baillaiiU»,w> psotifiéca, d^on a»î«lenelilFB«f 
NT levait. 

Uaa glands* fane on den« liffiw* dto diadtèlra, MW) , fc* uitea 
arrondie a, l«* autrea taadMit bb jte» i la fo«a>a rhomWMUe; elle* 
toBt d'oB blano tala pNOtilli de Terl , u>r - tant vera la ecMrv. 
Lear maliare eil un ftlà-*pê»k gmm i lei pointa vert* aoBl i» iar^ 



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«6 V A R 

On y Toil an4i dei |;Unde* qui paroiuent compoi^ Je delphiniie 
&a rayonnante vilnutt , conruiémeol ciiilalllire. 

«Celle pierri', dit Saai!>are, cunlienl dune tous lu milériaui ilu 
■» gniTÙt oculé lit Cône 1 il ne lui i manqué qup plus de rc^ulurlté 
>> dam \i criilalliMiion pour prudufr« cette belle el singulière roche d. 
({. 1577.) 

f'ariolite* du Drae. 

Le Drae est an torrent qui prend sa sourrc dana Ta partie SQpé- 
rieure de U vallê.- de Cli>m|>oléi>n , où loiU I» inonlasKei d..iit il en- 
traîne les dpbrïn juique dans lltère , oô il >e le'le nii peu aii-deisoita 
de Grenoble. Ce aoiil ces pierres rualéei aniquelles un donne le nom 
de variolilti ; mai» il me aeiiible que liiul coiiruiirl â prouver qna 
Celle subilanec n'appiirlienl nul1ein< ni atix roclieiî prlmili\ea. el quo 
c'est au rontmire une vraie lavait que le lieu d'oii elle Tient esl un 
ancien -rolcan , ainvi que le pensuit le chevalier de Lm ma nou . cet 
obrer^aleur auui plein de lèle qii« de lumières, i^ili a péri dan* la 
mnllieun-nse eipédiliun de Lapeyrouse. 

D'aprèi U desrriplion que donne Saauure de ces varîolileê . I4 
matière qui en forme la base est une wacte de couleur Rrisc ou brune , 

de tpath calcaire , les autres de Jelâr-tpalh, 

Les firôiiiis que renferme celle pile, sont ou arrondis ou otoIm, do 
la grusar^ur d'uti puis, plui ou moiuit. « Lu plupart, dil Sautaure , 
» auul d'un ipath calcaire blaac 1 leurs parliea ditceniiibles août des 
■a laïuc" rhumbuiilalea, pLueael brillanlea. La ttrurture de cea grain» 
» n'a rhne aucun rapport avec vej/e dei cellule* qui les renferment , 
n puitqu'ilt ne sont compoatt ni de couches cnucaiUriquei à uee ce/— 
» lulee . ni de rayone convergrn» à leur centre ». 

Il aji>ul.9'que jortqu'uu fuil dissoudre dans Ica acides la partie cal- 
caire de ces crains, on Toit quelques-unes de leurs cellules lapiwéca 
de petits cristaux quartieui. 

Il ajuuie encore qu'oulre les grains calcaires, il y en a de rouleur 
verte, dout lei uns >on) de la nature de la Uiatile, el les autres de 
gran-erdé uu terre eerte de férone. 

J'observerai d'aburd que tous cea earaolères anuoncenl une malièrs 
volcanique. 1°. La uracke esl luujuura un basalle ou une lava en dé- 
compositiun. a". Sauuure rcunnult que la rurmatioii de* jt'"'"''''* 
n'a rien de conimiiii avic cellu des alvéoles ; et en ellel il est évidcul 
que ces alvéolea éloiunt anléilviires au ipalli nlcaire, puisqu'elles 
ituienl dM tapiahees de rriilaui quarlieiix à l'époque deia formaliuii : 
or il n'y a jam.iii que leK prudulls volcauiiiue* qui aient de ces al- 
véole* sphéroïdalei vides, qui aoul des soufflures produites par \f» 
fluidn eipanaiblei pendunt leur incandescence. 3*. La trrrr verte rie 
feront ne se trouve que dans les aiirienues malièiea Tolcauiquca 
^ui se décom posent, foj-ei Tebsb vkrtb. 

Au règle , comme dans une quetliun de rel e nature ce sont sur-toni 
ICa circonstances géologiques qui [H'uveni nous éclairer, jetuiu un 
eoi()i-d'«il sur \e lieu natal de ces pieiTTea. 

«C'islàM. le chcraliur de Lamauon, dil Saïuaurc, fuo l'on doit. 



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V A R 4, 

« èf» nionlagnei dont et* variotiitt Mnt In débrii. U 
B r^irdojl m pîarreii comme de* lavei , et il fui biea confiriiii dan* 
B celtB opinion, loriqa'ilTÏI dam les rocher* oà ellea ont leur lUDrce, 
B doi colaniut pofytdrta laiiléet par la nolun tnjbriat de baaaltt n. 
(5. 1674.) 

Il 7 aroit vu bien antre cboM encore. ViiMi qadqoea moto de Ta 
lellre qu'il écrivil i ce (njet, «I qui ae IrouTe dani tel JJ^chti lU 
DatipAinJ(_n" a5 , )o octobre 1783). . 

« Mon godt pour l'Uiatuire naturelle n'a attiré ponr la acconde foia 
B dana toi munlaj^nei ; )a yieni d'y découvrir un tuperbe voli-aa éteint, 

■ ^niaelecMe eu rien ■ ceoi: du Vivariia et da l'AQ-vergne Oa 

u j Toit une maue de batailt qui , de la baw au nonmei , a plua de 
B neuf cents loiaei de hauteur. ■ . Tj ai trouTé Um bataiitt priima- 
B tiqaet, Aea lavt» tpon/fieuttt. . , Je ferai connaîtra la marrbe qua 
B j'ai uivie pour parvanii k la dàcouTerle de ce tuImui éteint , la 

■ Aaw cratira qu'on y voit tneort , la (Tii'ne dt pouatolant qui t'y 
B trouTe, de* piemi meuliirt* voleanigut, auiii boBiwa que celUa 
B d'Agde en Lanjpiedoc , elc. b. 

Si Je* faits aussi précis poÙToienI ètie réroqués en doute, il anlG- 
roit , pour les confirmer , de ra^«ler ce qu'éarÎToit un mut* ipr^ le 
célèbre Dslaraliile Vîllars > qui fut sur les lieux avec mon reapeclable *" 
ami Pruntl Deliore el le F. Ducro* , pour Téi'iGer la découTerl« da 
Ia*manon ; et comma il 7 avoil discordance dans les opininnn , Villirs 
n'affirma rien d'une manière poailiTs 1 maia les faits ^a'il rapport* 
parlent suffisamment. 

Il convient d'sburd que le Drac roule une grande quantité de pierrea 
volcaai/ormei , el que le hameau du Châtelard est b4li «nr un rocher 
qui , par ta couleur, imùe lea lave» tetidea. 

Ce hameau est Tuisin du lieu nommé les muandea ou les pâturages 
i(a Tbat-Road , dénumiusliôn qui rient de la forme du locsl, qui 
est ans enceinte clrcnlaire environnée de montagnes. Cet pâturages , 
dit Villaf* > /!>nnanf un grand bateOi d'environ huit cenla laUei da 
diamitre, ouvert au midi coitime un ;>&il dhar6a. (C'est cette enceîula 
ijaa Utmanoa ragaf doit comme un crat^iro , el il par^l qtw ca n'étoit 
paa sans raison. ) 

s Parvenu aux muandea du Tout-Rond, ajoute Villara , on s'éleTa 
B sur le Bummel du puits par le quartier appelé Payre-Neir»(^Tè'\taf9- 
B Noire), ail l'oa voit dei couches, sut vaut rinclinniaon de la mon- 
B lagne, Xune terra muge iaatlaqaable aux acidea, et aerrtbiable à la 
» pouxxoAine, couverte par une plusgrandecoucheen forme de brèclia 
B ou de poudingue.. • Une troleième couche de rochir nairdirt ou brun, 
» couleur de lave, le plui souvent criblé à sa soperBcie pardea porcs 
» arrondis de deux lignes jusqu'il six, remplis de spalli calibre.. . ». 

"Villars ajoute , que ctt couchea le prolongent dana lea montagne» 
vptainei j ■ qu'ellea imlienl lea miUiirta vçlcaniquea par leur couleur 
el quelquefoia par leur aituotion , el que Lamanon ne tera paa le aeul 
oui croira cea moniagnea volcaniait*. ( ^fiehea de Daupkiné, a" 37 , 
f novembre 1783.) 
' le laisse i juger uainlensnt s'il n'est pa.t infiniment probable q<ia 
Il taifun de dise <]u'it' aruit décoarert uu volcan d^u* 



|.l,zedbyG00gl 



y» 

QlC 



4^ VAS 

!•) AIpMâuP*Dpbia^>cl4Dcla prétrndiiw (w'bJÏIm Af Aae «tu* 
Aeê produit* <i^ ÇO vtilrna, 

f^ariolita da SiUrU. 

J'ki IrouTÔ iDT Ib bord de l'Aagtri , pré* de u jortie dn !■« BùbT , 
DBB UDjuliar* Mp«ce de tuno/iM i fond Uaa« M ^Iu^bIm noir*. L>% 
SlatiérB da I* lAi» t»l Iraïuluind* i on voil qu'ella ml composée d'un 
tnitangB de deux lubilancet , qui jNTatuBnl Mrt le guailx et le fi/it- 
fp^th: elle M A>«Mi au chaluaiMu ,«■!■ diffiriUisent, m donne d« rivea 
éliuccllu couir* l'acier. 

LiEt giaio* foul spbériqaM, ili m taochaiit preaqoe lotu; ifa lont 
d'ua volume i-pau-prèi égil, et de U groMaur d'un Krain de poivre. 
XJ^n* la avaBr* fHlolw, ib puoiiHUl d'iia liwu liumag^ne ; e«ax 
4e la lurfaea qai «»{ éprou** dd coniMMicaMcat d* 4écenip<Milioii , 
paroi^tejiit f anpWM d* pliùieim oouohea coixwairiqDei : leur mattdrs 
Mmble âlr* un Malaise de caméaBoa ei de rtralite, avec qiw l q oei 
jiurliuiu de la *alMlaiir« qui !«• taveloppe. 

C'eat la «eula varioUlr que j'aie trouvée dana cetH vaaM eoalrée, 
4 nuita.^'ea m daatM re dooi au/Mjw enVM dra nonti Ourn/, 
dont i'ai pulé dan* l'arlicJa Jaipi. j'ai aoau pliiaieura mmygdaluïdt» 
daai la go^t dei uanalilat du Orae; maia lea GÎrconilaDcci lucalea 
ni'oQl a«i|iLU pmn^âr a*ec ividenra que u'élaieel d'aneleonea tavfi 
je ne \b» u poinl Yuea dani la Sibérie proprement <tile, mail aeule- 
uieul dasa la conlcëe pJua orientale appelée Aoourw, aar «iTirona 
da fleu»B Amour. Foyez AHVGDAUiiOEa ri To*D-»tt)H». (Pat.) 

VAKNAH , le ^^U^ en kngu» arahe. (8;} 

VAAYSV, nemtjue donne Bruce, àam tan ^oya^ en 
'Ahy*tini« , au Sébksttrr. Voyet ce mol, (B.) 

VAS A (Faiitacus niger Lalb., pi, eijL, n" 5oo, ordre FiEa^ 
genre du Fsbhoquet. Voyex ceamglv). Suivant FUccourt, 
vaxa eat le oom que ce pernqutt porte à M»ilaf;wcu-. Il a 

^r"'T"r tt' "^'^i rlît'îigTïnrgMin f ininninnrtnflrimnir 

<^a\e p.atfviquii. gril ;\a.ii!t» ,\» cou et tout le corps (OBt d'nn 
noir lavé d'une t,égère teinte de bleuâtre ; les grandea conrer- 
tiiret dei ailée d'im canth^ bnin tirant sur le rert ; iea penaes 
de la même couleur dit cdté extérieur et d'un cendré brun 
uniforme du c6té interne et en dessous ; celles de U queue 
d'un noir tirant nu bleu en dessus et d'un noir pur en dessoiui 
l'oeil est enLoui-é d'une peau hlauchâlre; le liée et faspècc dq 
cire qui eu recouvre la base, tanX d'un blase Iwgèwiwwt 
teitit de couleur de chair , tea pi«d» lougeAtm «t Iea «BglM 
nuirs. (ViEii.L.) 

VASE ]>£ MËR, limon gnu et onctœni: qne la mer re.^ 
jette sur les bords, on qu'elle accumule dans les anses, les 
gotTcs , et autres endroits on ses eaux sont tranquilles. Celle 
pa»« est prinçipaleioent < omposée àx débria d'animaux ma- 
rins, Quuid elle est expoiée a l'air,, elle répand ceitt* odeur 



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V AC « 

naoïAiboDd*, coBniM niu le ntimâ'a<itwdtmari«,tiKoA 
niai«a!a le aéjour des lieux oà elle demeure à découvert. (Pat.J 
VASES MYRHHINS ou MURRHXNS. f^oye* Mub- 
àaiNS. (Pat, ] 

VASSET- C'est ainn qu'une cwjiûlle du genre de* tt^t», 
« Mé appelée pu Adanwn. Ceal le turb« tffer de Gmelin. 
yoye% au mol Sabot. (B.) 

VATERIE , yatêrm, aorn d'un feun de ptante» «labU 
inr LîniMçu» , et iigwré par Xjamsrck pL 47^ de ««• JUmin*~ 
timu, Valh ayant remarqué que ce genre éloit Tonde stir une 
«iTcnr d'observation , l'a réuni aux Ganitsi^s. [ Voye» ce 
mot.} Mais Loureiro, dan-s a& Flare de la Cotkinchùte , ea. ^ 
décrit une nouvelle espèce , dont le fruit est une capsula 
anîloculûre et monosperme, i trois loboselà trois valves, co 
^ni semble exiger son rélablias&ment. 

Celte vaterie est un grand artire à rameaux flexnenx, à 
feuilles alternes, lancéolées > très-entières, à fleurs petit», 
blanche» , parlées hit dea giappes terminales , à capsules 
rougea , qu on trouve dans les forêts de la Cochiuchiue , «t 
dont le bois, qui est rouge et solide, sert à la construction dea 
ntaÏBons. (B.) 

VATf QU£ , ^«ticM, «rbvt de te Chiae , i, rameaux stné» 
<M) Anguleux et velus ; à feiiiUa» alternes, pétioléea , an «vur- 
avalos, IvwKWbèreti, fUbreaet nerveusas; k Ëwa» diaposéee 
en puaiculea teminaka, qui $anaa un genre d&iM 1» dod^ 
CMidrie nsno^Mie. 

CefAiin,qaie*ifigur«pI.3(^dei/i!/w«:rwfMn«deIiaxiarck, 
«&re pQixF caraolère nn calîoa i cinq dîviiàwu', une corpIW 
de eia«| {attaWa ; qwKse antlwree seoâileo à ^iMlm k>gM ; on 
qvaire sq^érirar it eioq Miglo*,8iirBiaBté d'wB M.yle en spinla 
k aligii te Qbhts. 
Le fruit est une cftpml»i trois kfet^vKewuIeaemeBCft. ■ 
Le vati^M crUt à la. GUoe, oïl U sert k des opérations de 
devînntion et de magie. (B.) 

VATSCUMIE, ATiKsoisM. genre établi par Uiller,/(x>n. 198 , 
Iak «97, n" s, sur unr plante qiie Linn»«ia a placée parmi 
las AmtbOLhbb , 90US lejno^ à'<m^wfy»a merianetia; Wiltte- 
no^v, parmi les GcaTxei^s, sous le nom Ati glatMfilaa meriO' 
vfibts , genre qne Lamarck a appelé MliLun elle. F'tyn ces 
mot». (BJ 

VATJCHKRIE , Vaucheria, nom donné par DecandoIIe 
à un genre fait par Vaucfaer, aux dépens des Conp£RVBS dv 
Ljnnsua. ( V<ffes.ee nuM.) U offre pour caractère deafilaneu 
KAipJap ««Twne«Xi.Don c)o(Hi«iu«ipovUiit des bonrgeou 



jt.z?ciov Google 



ta V A U 

•émïnîformes , tanlàt sesùtea, lanlât p«donca1é(, sut leur» 
paroi» extérieures. 

Vaucfaer « appelé ce genre aelotptrme dans son travail sur 
1m conferve», qui n'a paru que depuis l'impreuion de l'articlo 
CoNFERTE , et dont on n'a point par consétjuent pu fairo 
usage pour sa rédaction. Il le divise en trois sections ; les 
«ctoapermes à un grain, qui renferment trois espèces; les 
fctotpermes à deux grains , qui en renferinent quatre, et les 
eetaaperms» à pliui*ur» graine , qui en renferment également 

Les espèces do ce genre semblent prouver que l'opiniort 
éiriise au mot Cokfzrve , que les semences de ces plantes no 
•ont véritablement que des bourgeons séminiformes , n'est 
pas généralement fondée. En effet Vancher a remarqué qna 
la plupart avotent ou des globules ou des espèces de cornes 
distinclesdes semences, et qui foumissoient une matière qu'on, 
pouvoit regarder comme une poussière fécondante. Je no 
chercherai point à jeter du doute sur l'exactitude de cetla 
observation, et en conséquence je irgarderai ce genre comm» 
faisant le passage entre les plantes réellement pourvues dd 
gmines et celles qui composent la lâmille qu'on doit aulotir- 
4'hui appeler des con/^voicîrs. Je remarquerai seulement que 
les prétendues graines ont plusieurs fois germé soim les yeux 
du savanl précité , et que souvent il leur s va ponsser des 
liges par les deux bouts opposés , ce qui semble prouver que 
ce ne sont pas de véritables semences , car l'expénenoe prouve 
que la plumute pousse seule une lit>e et ta radicule seule une 
racine. {Voytt au mot Sbmzncr. ] Il faut attendre que t«s 
nombreuses observations de Draparnaud soieu t publiéâs pour 
fixer nos idées à cet égard , car Vaucher . prévenu qu'il devott 
%'oir des graines, n'a peui-être p.is porté assez de <lèliaace 
tlaHS les conclusions qu'il a tirées des fsils. 

Les espèces les plus communes de ce ^nre sont: 

lia Vauuiierib ovoïde, qui ■ le> •omêiirea eul lia 1res , pédoncnlée* ; 
!• budrjlFon téminirurmc , ovale, «rliculé cl péli'uU. Elle at rriicoiilr* 
irès-fréiiueiDineiil jiendaal l'hiver dans In muK dea mirai*.' Ce qila 
VauuLer appiillu Vaathira e^i auez éloigné île la semenre , pélinlés 
rumine elle, vaaii olte nW poini articulée su lube , elle eu ei,i un 
prulongcincut. Celle anthère a'ouvrc el ae flétilt aprèa a^uir répaudu 
«a pouiaière , landis que la graine >e détaclie saaa s'ouvrir. 

(jetle espèce fait parlie.dc cellei runfuiiduea par Liupœiu ,at>ua I« 
nom Ae confema Jontinalia. Elle e«l figurÉe n" l de J'ouvrago da 
Tauclier. 

La VaDCUBRIE a BAUEçOH a les lemencea aolilairel pedoDriilért. 
ovales, portées sur un filtmeiit recuurbé, ^aî' ssl fanlbére. Elle ■• 



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V A U 5. 

Ironre itcc Ij pré'^fdenie , mais plus rarement. ËUe est Ggiir£e a" » 
da mèoie ouvrage. 

LtA Vacchbhie tehrisths , Byttu» ve/iitina ÏÂnn, , > les semencrs 
•oliUires,ap|)laliea, péduiiciitéBi, purltes nu r leur aollière reruurbée. 
Btte est figurée ii° 3 de l'iiiiTrage prècili. Celle espèce qu'on iroiiTe en 
•iiluiDiie et CD hiver dans les terreiui humides, semble, enrare plus 

passage entre lea pUtiti» plus parfailes cl les vêrilables conTervea. 

L>4 Vkvcbekie gazomn£k a ileuic semences lermiiiales , sessiles ; 
séparées |Hir uu Slamciil rerour' 
k burd (tes foiilaiiies el îles aul 
de l'ouvrage de Vaucher. 

La VACcaïRiB st8sTi.B S les ■emancet conjuguée* , solitaire*, 
oblongaea , sossiles, et une anthère iutermédUire recourbée!. Elle est 
figurée a' j de l'ourrage da Vaurhsr. Elle se trouve dans les fusses. 
Lia VaocnBiiit; a. Bouquvn aies semences ordiiiairemenl quater- 
nées, ovales , péiloiiculce* el une seule aulbére. Elle asi figurée D' 8 
de l'ouTrage .précité. Elle est des plus commune* et se trouve dan* 
tous les fosséa au printemps. 

La VAdCHERiB BN MASSUE a le* eilrémîtés terminées en massue» 
qni donnent une pouiaiére fécoiidautE. Elle esl figurée ■■■ i o de I'ud- 
vrage de Vauchpr, qui n'a pu observer ses graines , et qui soupcoana 
qu'elle esl diuïque. Elle est très -eu mm une dïus les euuK de* fuolaiue» 
M des ruisseaux d'eau pure. 

organes niâlo.i. Elle est fTgurée n" il do l'ouvrante piécilé. l^lla se 
Irouve dans les eaux salées de U saline ds Luns-le-SaulnJer. Cell« 
ospéoa paroll bien n'avoir pas d'anthères , cl rentrer , en runséquence, 
cvniplétemeol dans tes vèrilables Cot«PEii,vfa. P'oyex ce mol et le mot 
OsciLLAiRB qui lui sert de complément. (B.) 

VAUTOUR ( Vuttur), genre de l'ordre des Oiseaux 
SB PROIE. ( Voye% ce mol. ) Caractéret : le bec droit, croclia - 
Kulenient vers la pointe; léle dénuée de plumes dans la 
plupart; la peau qui recouvre l'occipuï nue ; langue chaiv- 
nue, flottveni bifide h son exlr^mil^. Fennanl , dans son 
Gênera of btrda , ajoute que la base du bec est couverte 
d'une peau épaisse ;qiielefl narine» différent dans les espèces; 
qii« la langue e«t grande et charnae ; que la tête , le* joues et 
•ouvent le cou, soni nus dans des individus, et couverts 
dana d'autres de duvet ou de poils courts ; que le cou est 
•uaceplible de rétraction ; que le jabot est souvent proémi- 
nent sur la poitrine ; que les pii^ds et les doigts soni couverts 
de fjr^ndes Vailles; que le doigt extérieur est joint à l'inler- 
médiaire par une forte membrane; que les ongles sont larges, 
peu crochus «t comme émousaéa; qn'enfin l'intérieur dea 
ailea flat convert de duvet. Latham. 

J'observerai ^ue le bec, aiiui confocmé^ ce préaÇDte pas 



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S± TAU" 

de d>0%rence earactériaiique entre 1« wtotew et Yai^ , 
puisque celui At ce dernier ne m recourbe pu non plin à 
n naiaoance. Quant au caractère tiré 4a la proénioence dn 
jnbot sur la poitrine , il est équîroque ; c«r il eat de ce» 
oi^aux, \e griffon par exemple, ijiri , btm loin d'avoir 1» 
jabot proéminenl , l'a m rentré en dedans, qu'il y a su- 
dcMODi de aon cou et à la {riace du jabot un creux aues 
grand pnur j nellre le poing. Enfin , la peau épaiue qui 
T^convre la bâte du bec n'eut pa* un caractère auez tran- 
chant pour dîstinf;ner lea vautour» de» faucon». De to» le» 
oaracterea tirés de la partie antérieure de ce» oîscftiix , lephM 
distinclif est la nudilé plus ou moins grande de U tète et du 
eon. A cefa , l'on peut ajouter qu'il* oot le* yenx i fleur d« 
léte, au lieu que lea aigle», ftvec letqu^ le vulgaire le« 
confond , lei ont eoToucé» dani l'orbite, lia en différent en- 
<)ore,du moûu le plm grand nombre, par leurs oreilles 
^écoiiTerlea, par la ferme de lenrs ongin , ceux des aigle* 
étant presque demi-circulaires , et par leurs jambes ^ dans la 
plupart de»uiM de ptinnee. Mais outre ces caractères, qui 
s« «ont ^ue m^bodiques. A en est de plus millana, qui ne 
penvent mdnire en erreur , puisqu'ils ne permettent poi de 
— flfendre les vrais vautours avec aucuns des autres oiseaus 



de proie. Leur port est incliné et à demi-horisonlal , poNlion 
<)iii indiqne la bassesse de leur nature , au lieu que 1 aigle se 
tient fièrement droit et presque perpendiculaire sur sespiwW 
S'ils sont 1 terre, oà ils se tienoenl cotomiukénieBl , lear». 
«îles sont pendantes et leiw qaeue tralNanle; aoiM le bout 
' des pennes eit-il presque totijoors mé. Lenrvolest peavrit, 
et ils ont beaucoup de peine à prendre leur plein twer^ 
Enfin , ce sont les aeuU oisiMn lU preie ^m vêlent et' 
vivent en troupes. 

Leur genre de vi», ieun meeun et kurs faabitaidea préi- 
•entent des caractères encore plu» saillans. Le* vamtomra- 
sont lâches . infects, dégoûlMu , boasemeKt gDiirnMnda, 
voraces et cruels ; ils ne combattent ancre les vivons qno- 
quand ils ne peuvent s'assouvir sur Ua morte; encore M 
mettent-ils en nombre at plusieura contre un , et il liy » 
q^u'eux qui s'acbaroent sur k* cadavre* eu peint de te* d»*- 
cbiqueler jiuqa'aux os. Xia. corruption, V'salèelien taaattirv- 
«u heu dek's repousser. Les éperuinv , les^weena, al jus- 
qu'aux plus petits oiseaoK, montrent pJtwdb courojgB, «W 
ils chaaseul seuls ; presque ton* dédeigHMat le chair mevie , 
et refusent celle qoL est cornunpne- Uana les «iaaenx coai^ 
parés aux quadrupèdes , le vttmtomr sembla i^nir lai ftirrei 
«t Ucnuuil^ da. tigrt KV«a la.MchetéetleB 



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V A U 6S 

^hmat, qoi m met égalemeat en troupes font dAvorar le« 

charogne* et déterrer le* cadavre* , tandis qn» l'aigU ■ la 
jBDurMC , la ooUewe» U magnauiiBili ot U matiificeiice du 
iion. avvwoK. 

Doués d'un odorat tris-fin , l'odear de la chair corrompue 
le* attire de très-loia ; ils y volent en troupes , et toutes les 
«spèces sont admises indistinctement à ce banquet dégoduni. 
S'ils sont pressés par la faim , ils deacetidant près des hafai* 
(ations, et n'oseut atUquer que les paisibJas M timidas iiabî- 
tans des bswe-coun. 

La bmille des vmUourt est répandue également dans lea 
trois contineiis , maïs aile est plus nombreuse dans les pays 
méridionaux; Dépendant, ils ne paraissent pas redouter le 
froût et oharcher la cbatenr de préférence , puisqu'ils virent 
dans nos pays septentrionaux en plus graodnombre sur laa 
pins hautes montagnes , et ne descendent dans U plaine qna 
rarement. Dansles pays chauds, tels qual'l^ypte.le Péroo, 
la Guiane, le Brésil, od la* yautoun sont tras-norabreux et 
d'une trèa-grande ullliié, puisqu'ils nettoient la surface de 
la terre des immondices et des débris d'anîmaox morts, qui, 
«n aa oorrompant, infeclaroient l'almosphère, on les voit 
l^aa souTeot dans la fdaine que sur les hautes montagnes i 
ils ^approobanl des lieux habités, se répandent dis la point» 
dn jour dans les villes et villages , et rendent des smicaa 
enentids aux habita ns, en se gorgeant de toutes les immon^i 
dice» qui sont dans les rue*. Sous nos olimsts , les «whAmws 
habitent durant la baHe saiaon, oomma je l'ai dit , les mon- 
tagnes les plus éteréea, les plus désertes : c'est U , dit Belon , 
Iu'ils bitissant leur uid oontre des rochers escarpés et dans 
es lieux înacceaMUea. l/oa n'sst pas d'accord sur le nom- 
bre de leurs œufs ; des auteurs leur en donnent deux, et 
d'antres plus. Par une suite de leur conformation , ils no 
portent pas dans leurs serres la nourriture de leur* petits, 
comme les aigle» , qui déchirent leur proie dans fair rnSma 
pour les distribuer 4 leur famille; mais ifs en remplissent 
leur jabot , et la dégorffent ensnita dans le hec de chscun dea 
petits. SoNNU». En hiTor, ii« fuient les glaces et les neiges, 
•t vont le paaaer sons an climat plus doux. 

LMVsjm>a>(fuAHrcÙKr»(«Lith. ,pl. cnl.,ii< 4jG.}-CeMWioini 
a baaaBovp da rESMWiblsiio svoc la vautour Asrian [foj-.ce siol-), 
naûilendifUre.MdBs snlraSipirlBlonf; duvet brun qui cuuTralsteia 
tt la OQO ; par uae MpAos (te eravslo blanche 4111 pjrl dei joaa et qui 
harsb d» obaqne cèté to davel bma cl ru qui recouvra la pulJa «nié* 
rtaora dm oou , st par «es daif;li isniiei. 

Il ■ tmii pied* aie poaee* da longnBur; la ber long ds quatre ponças, a) 
la 9*aur d'an-ptad ; sept f isd* dix pooces d'suTergiuc ; toalle pluauj;* 



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54 . V A U 

d'un bran sombre datu d«i inditidiii, noiritredaiif d'antre* ; le« pieit 
couTeii* )iii((ii'aux duiji* de iilumei brune*. 

lie vautour iK Uoave tut la* jilui haulei moiilignei de l'Europe et de 
l'Ailt, el est coQiiii on Arrigon, Baui le Dam de vuUre. Loraqii'H 
digéra ou qu'il dort, «on cuu eil rentré dana «es épaule* , elia léle e*l 
comme eiimpucLuanée par les plumea de la uiique. 

LflVAVTOUKAAiGiiE'rrEs(r^u/<uren«f<i<u* Lalh.). Il parolllrèe- 
âouteux qiie ret oiraiu , qui n'rsl coDUU que d'apréi Geioer , *oil tua 
véritable vautour; aes liabiludei, aou genre de vie, » manière de 
chaMer. «an goût ponr lea aaimanz Tirani , indiqueruienL plulAl hd 
oiglt. Quoi qu'il en *oil , plu* couragtiii que rca congénère*, il poui^ 
#ULl le* oiaeauK de loule espace , et en fait aa proie : il chaue au**ï lea 
iiivre» , le* lapina , le* pelila rtnartU , le* petits yùci* el n'épargne pa* 
n^rne le poiMon { nua-aculemenl , il pouriuil *a proie eu vol en a'èlâl^ 
^nt du lommet d'un arbre ou de quelque rocher élevé , raaia encore 
î la courif ; car il marclie bien, el l'ait dei pa* de qui nie pi>ur«* de— 
lendaei il man((e auaai Uchair, leienlrailleads* cadevrea; ileit d'une 
telle férocité qu'on ne peu! l'appriTuiiier : quoique d'une eilréme TO- 
racilé, il pcul aupporler la faim peniianl quatorze iuura. Ou a IrouTa 
ce* oiaeaua en Alûce , au muii de janvier i6i3 , et l'année auivaulei 
OD eu troD va d'autres dan* un nid qui éloilconalruitaurun uroachèna 
tré>-élevé , N quelque dialauce de la ville de Miien: 

Ce vautour a le bec noir ri crochu par le bout ; de vilain* yea» ; la 
corp* graud et fort ; les ailei large* ; la quene lQii|[ue el droite > le plu- 
mage d'un roui-uuirfllre; loi pied* jauuei, el pré* de mi pied* de 
vol ; loraqu'il eat en lepoi à terra , ou ptrulià , il redretse le* plumée 
de *a téle qui lui fanl alor* comme dtus corne* que l'on n'apperfoît 
pin* quand il vole. 

Lea Allemanda l'appellent hattngtier ^vaalour'aux liivret') ; il* 
]ui donnent encore d'autre* uomi. f^ayet VUi»t nat. de Buffan, éd. 
de Sounini. 

Le Vadtodrdb* Aiiria. foj-e» Vautoot». FEmcNorrinB. 

Le Vaotouk d'Ababib. Voft\ Vautouk. moihb «I VAtriouM 
proprement dîl. 

Le VArroDK arh £ ( H'M. ital. de Buffan , édilioo de Sonniai. }. 
Cet oiaeau ; dont plrla nn voyageur angl-iia . Bruwa, ae Irouve Jeu 
Nubie, où l'expëce eal lré*-nombreuae. Ce voyageur l'appelle vttu~ 
tour à Ute blanchr, el c'est A quoi se Wnie tout ce qu'il uuua dil de 
■on plumage ; maii ce vautour a un rararlère parlirutier; son aile est 
armée i auu eilréuilé d'une excruiiaance cornée , ressembla nie i I épe- 
ron d'un vieux co^. Celle arme trés-puiulue el lréi~forle le rend re- 
d»ulable à qui ohC lallaqner. IJu fluide qui a l'ndrrur du musc, suinle 
de quelque parlio de «un corp* et vraiaemblabIrmeDi des narine*. Il 
eat renommé par sa force étoiuianle el sa lungÉvilé dans le paya de 
Dar-Four, eu EgypLe, un l'on en voii par milliers. 

Le Vautodh AKBiAN (F'uliur arrianut Daudin ). Celle nouvelle 
espère dniit nuu* devons la cunnuiisince aux recharcbea de Picot- 
Lapeyrnuie , eat connue sous ce nom dana plusieurs ranirée* des 
l'yréiiéea. Son port esl ignoble ; son cuu est arque eu avant ; quoiqaa 
trés-Ucbe ^ il se défend «voc courage *t avec opuiâlrelé lor*^u'il eat 



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V AU 55 

Ucui. EHb. nW pu «édanUire (qt le* Vjrioée» , car on en n lue dins 
1» plaine* de* aoTiroiu deTouloute. Uarrian a Iroii pied* et demi d« 
lungucnr et boit pied* et demi d'eiivergam ; le plumage d'un brun 
trô-fonci, excepté le* peu De* de* aile* si de la queue qui Boat noire* ; 
le bec noirlire.etlonjde troiipouce* *ix liKQci ; lalële converle d'un 
duvet ras, brun, mélanfjé da roux ; le* oreille* décuuverte*; la gar^t 
Itarnie de qnelque* pcil* long* et uoira; le cuu ibaolameut nu prei- 
qn« vera aa moitié ■ el d'un bUoc blQultre ; l'autre partie du coa eu- 
lonréd'Due aorte de fraiae qui ae jette ea arrière, et qui e*l compo*éa 
ée plmneslongueaetilj'oiLca; au-deaioua de cette fraiae, le bai du cou 
«at converl d'ua dnvel loni; [et épais par-derriéra , tré*-raz el Irè*- 
foDcé. par-devanl ; l'caaapbage «*l prointineat ; lea pied* aont nua at 
blenilre*. 

Le V*UTO(rit. barbd. Ceat aotia ce nom qne Maodayl a décrit la 
GitiArK DK* Alfb«. fojtK ce mot. 
LdVadtodk DvBiKaALB. ^oj-ei Vaotûcr n'EnYtr». 
Le Vadtodr BbAKo. jToj-ei Pktit VAUTonn. 
Le Vadiottu >o a, a -nos a no {Fulturaudax LaLh.]. Boora-morartg 
•st le DOin de ra vautour de la Noavelle~IIu[laiide ; aa taille eit in* 
eouDae ; mai* il paraît' âtre d*UDe Iréa-grande eipdce , puiiqa'il lue lea 
plaa ^Dda aiiimaui , «t qu'il oae mâme attaquer lea homnie*. 

Il ■ 1<I bec d'au jaune ptle et nuir à >a pointe; lea pîeili converti 
de pUunea juaqn'auz doigts ; les cAléi de la tète dénué* de plamaa 
juaqu'au-deU deayeuz, et d'une conleur très-pile; les penne* de* 
■îles et de la qoeoe d'un brnn obscur, et le reste du corps d'un brna 
presque noir. Nouvelle eapfct. 

LeVAUTOon DV BsÉati. f^ity" UatiBtr. 
Le V^DTOira BUtiN. foyet Vadtodk de MàJ-tm. 
Le Vaotouii de la CaIiIFOKNIB [ F'uUur Caiifomianut Lalb. ). 
Cet oiaeau de proie , qui a été depuis pei^ rapporté de la Califurnie , 
a , dit Lalbam , beaucoup de rapporta avec le eandor; il en a prcaqua 
la taille; son plumage eii généralement noir j le* pennes aecondairo* 
ont leur extrémité blancliAlra , et leura couvertures tendent au brun ; 
]ea ailea, loraqu'elles aont en repos, s'étendent jusqu'au bout da la 
^oeue , dout l«i penuea août égalée entc'eUes; la tdta el le cou sont 
«nliaremenl dénué* de plume* , et de couleur rongaiire ; on re- 
marque nne raie noirllre aur le front et deux Batra«*aur l'occiput ; 
I« bec est d'ua« teinte ptle; le ba* du ron e*l «ntouré d'un paquet da 
plamea courtes el noires , et le dassous du corps da plumes lAchaa , 
(luvotenaeii et de même coDleur ; lea piada aont uoirs. Nou¥»iU 

Lia Vautooe ciNDsi. fofet Vadtoub ra,opaiKiNY ntr. 

Le Vadiouii cHAMoaoH. ^orecCBANOCon. 

I^ Vaotoue chassk riiHTa. f^oyax Chas** riiNra. 

Le Vadtodk cohdok. J'aiuuterai, à la description qna Sonniai a 
faite de c« foutour, au mot Condor, qnoLatham le pié*eflle danuu* 
raau dans son second soppl, Tho th» gtrural Synoptit , mai* sons un 
pliimsige un peu JiiTéreut et avec une espèce da cooruina anr la télé. 
^yy*t pl> 1 ia da l'oaTrage cité.) L'individu ^ni a atrvi da motiéle i 



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M V AU 

«Mlle p»ial>Tai Mil ti*H fM w hMellSi dasikMnlMai LéTerino, 

L« aâle a dÎK ptoib d'eUTerguTa ; h létB •! )• cva cohtm'I* d'un 
daval candri ; usa l(iii(tiM Membratu caniocnUa , paraille à calla tin 
coq, denlulàe irragaliàremisiil ùaoD BonaM , eal poaâa inr U «oaoïal 
ir \a tâtc. U a , ùuai qoa la rai' dn ratUoun , una proâitiiDaBO* qui 
pend «ur U jpaitrina ; aon plumaRS »1 |à>i4raleBeat Dvir j uae fniii« 
«u aue u>rlc da ri^liar cunipoM de poil* blanu aatoura ta e«ai dajia 
aa partie iufériaara ; lea plua paUtea caorarturaa «lea atiai aaul toalt » 
«uiie*; la* mujeaDca aiil du^ria UuKhAlra i laar aJttriailé; arti* 
MHilaar forme aur l'aile , hinqu'cUe ait dan* l'iiat da repaa, un* 
bande Iran ir aria le ; cmBd 1m piai firaiidea oiuiTerlarai aoal mohii 
tiluinhea et moitié noirci; cei dsiu conJaurifediviaeut ubtiquam^tt 
Im pcnuai primatiea aont tolalamanl noirci \ calla leiiilo larmne lea 
wcaudairei qu'on bUoc griallre ralora euliàreBsnt ; 1m peaneade I« 
queue aonl coupéea cirrémenl k leur exliémiiê , ai oni de luBgufiur 
treize i quinie pouce*; de languej plumai couvrent Jei jambe*; Lea 
niedi lonl brona el Iréi-furU ; lei ooiile* Kmou*»é» ol nuira ; le bec est 
de cette decnièie couleur , terminé de blase , el Irèi-peu rrocliu \ l'iri* 
d'un roux brun ; le* oarinM lunl cachéea daoi un eofoncemeal qui 
ail i la b«M du bec ; quand 1m ailu loitt conrheci la long do oorpa , 
le doi paruil tuât blinc, quoiqu'il aoit suir, parre qn'alora 1m cou— 
TerlDTei le recouvrent en entier. Lt femelle ne dillsre guère qu'en 
ce qu'elle est un peu plu* petite- 

Celle dcscriplion indique on individu d'un plumaiie ptiii parfait 
qoe celui dérrii par le Fère Feuillée. {fafet Condor.) Sta couleur* 
' ont de* roppuili avec une de* varléléa du roi de» vauloura ,• nutî* vit 
ne peut le* confondre afec cet oiaeau , quuiqu'il hJI , ainai que lui , 
une >urle de couronna, piiiaque ae* sIIm et *a qiieup oui beaucoup 
■IIhi de |aD|uear ; en outre > il p*i d'une taille bien lupérteore, M ira 
)anbM aont couverte* de plumci hmgQM , taudii qa'ellea ami enantà 

lie Vaotooil Doki: Baffon s'eM mépria ea denaaiif ea miiunur, 
tfÊimtitgypaêl»étfA.\pe», pour unraimph) variélé éagrtj^it, paii- 
qu'on a reconnu qna e'eit UBeaap^ce diKlincte. C'eal eux eKcelleiitea 
obierTatiana de M. de LMpryrvaae qua nain devoni cMta dittiaetimi : 
avant lui , cel oiaaau n'ètutl indiqué pir 1m urniihola)tn>lM qm lrd*-> 
«onfiniment, luriafin deOMflbr. f^oyttGvrAirt ot» Aurca. 

Le Vautook »'B«TrrB ( f'iâUar ptrcfiopteru» , var. Laih. ]. L'ori 
DÏIhalugiale «nglaia irsirve que re ccufour ■ da l'analogie' aveC la 
•ttWtowr pemtoftirr. pmiq«'f4 an fail une variété; Maudu^t h décrit 
d'itns VEncyc. méth. loua ie num de tacrt d'Egjpte, d'spré* la déaa^ 
minaliun qp« lui ■ impaaéc Beloi>; mai* il avvue qa'oo doit piutàt 
b rayer du cette fiut41e pwar la rauger dans raUa dea vautours. Sua- 
nini lui lruuTafa«auT(Hipd« rapporta avac la priit poiMatir OM h v*u~ 
lotir de JVan«ièj(«. al da lià-warquûa avoc Vouriga^vp du idovai)- 
Unl; Latham rapports et dacnicr au pebi vaubiur , aiari oMiad 
aafifciT 4ii SatÊgaU. Ea dvauaal laa deicriplioBa da __ 
»MW meltooM U JflfitMir dtM !• su d'a|>f>riQiN: m« difbnn* n 



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TAU tf 

•Mil aocu la dénojiuiMtioii de pau^ Jr P&anum, mi atuamit par Im 
Xurci aibobat, r'eat-é-ilire jKr« biaitc,- U> EgTplMu i| U> Mimrtg 
l'appalleot ivciuunah , oom* 91M l'ou a appli^aii mal-i->prgpw A 
ploaieun oùuuis d'un loal aiim geora, eoautt9litpéiûaii,lM«ig»^ 
pm , lo eygrm. 

4iiut'), a le bec Iréa-furl, Irèi-poialu,, at le bout najr, «ar IbImi» 
|twar d'enTiron ItaU quarti de pouce ; le raUe eM coavarl d'iina nem- 
braiM jaune et charnue qui l'eaveloppe par-dewai e1 par-d«Maa«, 
•iniiqnele devant de la t£Ce et le deiMiu de la gerga, M qui ■• tac- 
BÎae CD pointe trM-aîguë au bai du ^n. Celle maubran* trit-tM» 
a le deawiia panemé de quelque* poila; Ira (MTerlarM dea nanaat 
■ont tièa-largc», ainai qoe l«a orifica de l'orailla, qui neiom r^- 
coDvcrla par aucuue eapèce de plumes; depuia la aiJiaQ do la liia, 
càSuil la membrane jaune, juaqu'ila qoeua, le aorpaMi narfail»» 
Meut blanc ; maû lej graudei plume* dea ailea aont hoîh* M an tmi- 
bre deaii;apréi cell«(-U, il y en a trou petitot d'an )|rû da 1er «I 
ploaclairea; elle* aont reoouTeite* par Iroù antraa encoia pliMpelîtaa 
alMmUablcapar U forme, nuUf dont la couleur cilgria maillé; la* 
eouTeftares d«< grandoa plumea daa aile* ont la boni gria de fer da 
la longnaur da cinq quarif de poora, oi la reata «al parfaiteuant 
Uanc 

L> qoeua du ntoAdunoA eat fort largp et d'abord. Ir^a-épaiue; mai* 
aOe va en diminnanl et «a termine e« pointe , quoiqn'aUa na «oit paa 
coHapaaie de grandea penne* et qu'elle ne dépawe paa la boni dea 
ailaa de plaa d'un demi-ponce ; aacniaaeeal cou rerlt d'an duvet tr^ 
doax /naqu'l la jointure de la jamba; aa* jambaa atml iva blan» 
«aie el praaque coulenr da chair , al aUé* «onl o«UTarlM de Ihberonla* 
AartMia et nairi; le» ongle* WBt noira , Iria-Ctrta «1 trèo-eivafcn*. La 
fameUa c*t hmoa. 

U (^Mrclia aana coMe lea cbarogpa* loa pinc ptuntu^ il azUa 
loi-mCme noe odeur inrecte, et dèa qn'il est merl, il aapulrdfiVt 
Ccat on crime que de tuer oei oiaetHx aupr^ du Oaira. 

A ce* détail* Sunniai ajoulo qoe ce* cniUaun ne «ont point faron-« 
<b«a BD Sgypia i on le* r voit aur Iw larraaaea d«* ntawlna i dan* lea 
«ilk« lea pl«< papal«uae*et Ui plu* brujantaa, u'Alrepoiut Ùqniet* 
ft vivre ea tonte lérarité an milieu del homme* qni laaminagant et lea 
B«nrri*aeni avec *oiii ; îU.fréqueo lent anaai le* dâerta, M il* jr dévorant 
ks cadavrea dea homme* et de* aninaux qnj péri***»! dan* eea vattea 
•apacea conaocri* i U nodilé et i la déadaliaa da la pla* arida atérl- 
lidi- n* no quiUanl jamai* l'Bgfpte; on le* tronva «n«i an Srrle et 
dana qnelqow autre* contréaa da la Torqoiaimaia ilajr «ont moina 
nombrenK qu'an Egjpie, parce qu'jla dj jouiatanl pa* daa bIbm 
BrârtfgativH , at qu'une antique cptiaidéralion n'7 aorompagtw pa* 
leof ouatence ; car il* étoint dea oia*«ax aacrfa àben lea andana 
Iigj2iian*....Ib nodent «naffatdaU^a-fiasda «arvicaai oaftaooa- 
Irée. an partageant avec d'autre* oi*««x, égalamant laoféa daaa fan- 
liqBM, le «oin da U pnrgar da* rat* al daa raplilaa qui abondant 
dan* ce pa^* fikaiid «t limoaanz^ ft w dérannt ka a«iaTraa at la* 

acxui. M 



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u V A O 

tmmondirM qnt, moi du ciel brdlanl e( lor auB lerre nnvral bu^ 
fiwPtée par le* inuuilaiioni du detiTti ijui l'arroie , réjiindroienl doua 
l'atnnpMra de* exbilniioiu mairRiunlea, Lu runpigiiu de la F*!»-^ 
liiia doÛwureTuiaiit iuculln el abandon iiéei , ai m vautour* ne le* 
débarraMOianl d'une qiiantilé prudi^ienae de ratt et de Mura* qui jr 
palluleul- 

■ -fjWf^ftuMp dicrit par Levailhnt dam aon Hiat. nat. dta Oittaux 
ifjfiigu* I el deni le oam ligniSe daita la langoe dea granda Nama-^ 
i|Boii , corteBu bl»nc , col appelé Itou-goop par Im HoTtmIola de U 
oalanMduCapdeBoDne-EapÉnnce.elwi^ tnni par kt Enrapftcna , 
Donaqai uot U wtaie rignificalioit de wrbeau blt/hc. Quoiqge cet 
uiaeeaiioaoïtptniit an norbea^, ilcti ■ U démarcbe et le Tolfetl-peu- 
pnéf ' la aiâme laanidre de virre. 

- Ce vaitUur « le froDl, le tenr dea yeax et lea fonea jutqa'aas 
oreillu na H- d'une rtmlear aafranêe ploa vire 1 b baae du bec ; la 
«orge g«r«ie d'nn duvet tv' tt fin , qui taiMe appetreroir la peaa 
iauuttra, ridée et capable d'une grande exlmaion ; le haut de ai léle 
kl totil aun coa couTcrta de plnmea longue* et effilée* ; le ]iIuRiaga 
gfuénkilient d'un blano leinlé de fauve ; le* grande* penne* de* «!«« 
Boire* ; le» moyeimea de coûtent fauTo sur leur cAié cztérTenr , et 
miirtlre aur l'intérieur ;'li( (jneneétagée et d'un blanc roux; le bout 
dn beoiri )ef oDgle* uoirMrca ; te> piedad'tm bniti Jaballre. 

La femelle ne diSero du mile qa'rn ce qu'elle e*t un pen pine 
pande al que la coalenr de la bue du bec ef celle de la tAe «ont 
moîn* roagellrea et tirent da^aatage aur le jamie. 

La }eane a loole U pavtle nue de ta lêle el de la goi^i;b coDTerla 
d'un duT«t fritttre , et daUB la naiaon de* anonra , Ik couleur dn be« 
du mile ««plu rouge que pendant le reXe de l'année. La ponte, au 
rapport dea-Hotlentat* , «al de troia et quolquefoi* de quatre ceafj. 

Ijtt buhgHirap» ne vivent point en troupe», à tnoina que quelque 

E:oieneleaallireetuele*réuiiiase;on ne le* trouve qM par pnrea; 
mile M teAmolle m le quitl«il f «mai* ; il* Mnilruiaent leun nid* 
dan* lea rocberj. 

Cea vaufounaant rarai aux enviraBi do CapdeBanne-Eipéran'ra, 
IrM-MmmnpacbesleipalilaNamtqtioia, et m bien pltia grand nom- 
bre mt lea>l>erda de la riTiAtv d'Orange el chei h* grand* Nama- 
([ufti*; il» aoql peu falouolie* «I ee Utaaem tiaésient afjp^adier. Lra 
■anrageanelanrfliDtawJDnaial, parce qu'il* pargeot IriUh enceislc^ 
de*ia)ino%dlceaqiii*'f tronvettiionfonra en abondartCe. ' 

Le vouMur du Bingalt < fititur itueoeephaiui . tvt?) . figut4 
»!. 1 dn Oa-ml «r'np*)*' de-'loriham , a detiï pieda aix pouce* d« 
ivogaenr i la baie dn bac i*illaui>da plomb et la pvinle'noire^ l'œil 
d'un bran foncé; la Itte et lelcou dénué* de plume*/ et.aenlement 
CoUTefIs d'un dnvet à» couleur brUne ; mai* l'occiput , U gorge et la 
devant da con aunt totalement du* , d'un bran clair et quelque peu 
ridé* ; le b** da coq enloarf d'une e*péce de fraiae cnmjioaée de phi~ 
■neacoQrleBileeorpaeadeeawd'BBbriuinuir, plnaplièiur leeailM; 
le* penoea noire*; le deaeoM do conia d'ans feintif plu* plie, al les 
ligaa deaplamea blancbea ou fanvea ; lea plume* dta jambw nanOlMi 
>B*f lari* 4'iui brmn f«M* a| Iw «Dgle* noir*. 



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V A D 59 

Le Vadtooh ub Giiïoi ( F^uttur Giitginiatiut Lalfe. ). Nous de- 
Tooala coDDoiiMDce de ce foutour A Scanerat, qui l'a décrit dtn« 
Md Vojragt aux ImUa cl à laOiin€ , ton). 3, pig. I af. Ce DilunliK* 
nona apprend qu'il a la taille d'au dindon ; le froot , la baae du htc, 
\e»}aatà, la gorge , mi*, el d'ans eouhnr de chair du pea rougelire; 
le* piumea ilu derrière de la iSle et da rou , looguot , étroitea et da 
cooleor blaucbe ; lea petites plumea dea ailei , la doa , le Tcnlre et \», 
qoeue de )■ même couleur) les grandea plumea dea ailaa tioirei; l'iria 
ronge ; le bec el \et pieds grisStres. 

Si an n'avoil égard, dît Sunnerat, qu'au caractère da bec, on n* 
ponrroil placer cet oiieaa dam le genre dea vautmtn; car aou bas 
reaaemble abaalumeDti celui du dindon; auiai lea babitani de la cAt* 
de Coromandel, n'ayant égard qu'à celle forme, lui ont diwoé !• 
nom de dindon aauvagt ; mail il a ton* le* aiilrea caractèrea do vau- 
tour; lea narjaea décoarertea; la base du bec roirrerte d'une peati 
Bue ; l'espace qui eit entre lea narinei et le* yeuE, garni d'un petit 
daret qui reiaenilile i du poil. 

Ce vaulour a le Tu) rapide el léger , maii , ainsi que lea aatrea , fl 
eit d'une innliable gloutonnerie el lani courage ; il aime anaai beau- 
coup lea replileii ; il »e tient preaque loujoura aeal dana dea entoila 
marécageux , el inr quelque terre , d'où il guelU la proie. 

Une autre eapéce àe vautour, dont od parle dana lea JîtMrapA/AiMW 
phiqmê lar le* mauri de diven oiitaux étranger* , ae trouve anaai 
dîna lea même» cuairéea. Le mSIe a le plumage marbré de brun , el 
la femdle de griade fer; la léteel la moitié do eonaontnuea, ridéca, 
'couvertes de luberculea d*ua jaune rougeitre, aTec des poil* entr« 
cliacime. On vvil aouTeiit ce* vautourm se raaaembler en troupe* d* 
TÏngl k Irenle pour dévorer lea animaux morta. 

Le sKAK» VArrorn. y6yt% Vautodr proprement dit. 

Le osAWD Vadtooe cENoîié. F'oj'ffiVAPTooii proprement dit. 

LeoitAXD'VAn'ronR DKalMDES (fu{<ur/niifciuLaÂ.}.Groa*cur 
de Voie! tête couverte d'un petit duTet aéparé, qui reaaemble i da ' 
poil; contréa-lung i proporiïan du corpa, garni de distance en dis* 
tanoB de pttimea 1r^- fines , placées par petits paqneta; plumea de 
la poitrine , courlea , lude* et pareilles k un poil raa ; celles du ba« 
dn con en arrière longue*, élroîtea , terminées en pointe et d'oa 
TODT presque mordoréj petites plumes dea aile», celles du dos el du 
croupion couleur de terre d'ombre, terminées par une banda d'nno 
conlenr bcaocoup plot claire ; grandea pennes dea aile* et de la queua 
noires; iris rouge ; bec et pieds Doirs. 

Ces vautoun trss-TOr«ces se tiennent pendant le jour sur lea borde 
da la mer, pour prendre les poissons mort* qoe les Tagiies jettent 
aer le rivage ; ila vivent généralement de chsira corrompnea et ùb- 
tErrent lea cadavres ; ils ont le vol lourd , quoiqu'ila aient lea aile* 
forte*. (Sonnerai, F'ayagw aux Indet el à laCfuni, ji\. io5.) 

Cea gnnda vautourÊ dea Indes ont la vue Iréa-percaule et le aeu* 
de l'odorat exquis; ils se rasaembleut avec une promptitude re)nar> 
^oabte dana les lieux où le* hommes ae dévouent i b mort et au car- 
B^«; il MI wt â* aiw Ifwfqn'iin animal tombe mort ; il *■ fré- 



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6. V A U 

aenla i l'iotlanl ^elqno* vautoun qoe l'on u'aTQÎI poîal appcrçsa 
kupwariDl cUn* Is Toiiiaage; de Mne qua iIidi l'iaàt cm oi«Mux 
paiaenlpaur âlredouéi d'un iniliDct prophétique, par lequel ila prot— 
«ontaotlai combaU, «t lont avertis dala murt dea aaimaus. 

Le Vaotook avrri, foyet Vavtouk a. aickkttbi. 

La Vautodr OBalNiisa(^afaii^ obamo V*DTODBDEalNi>»]; 
c*eM auaai dapi Albin le nom du Rai du Vadidubj. Vcjtsi ce mol. 

Le Vadtouk. iauns. ^ojasGKinoN. 

Le VAUTuasioTA. fi^eiloiK, 

Le Vadtodk aux i:.idv>.Ea. yoytt Vavtouh a AïOKsma. 
. Le Vautour, db Maltb ( fullurfuMcu» Lalh. , pi. eut. 437.) ert 
le vautour brun de Briaaon ; M gmmeur eil nu peu lupéririire à cella 
dn/ki»art ,■ m longueur de deux pieda bE aea ailw pliéea a'élendeqt 
jnaqa'aux trois quarU de aa quetie; le deuua de la (ët« eal cooTert 
d'un duvet brun, el le cou revélu de plumei ilioilea d'un brnu noi- 
rllre ; le reale du plumage d'une nuance de brun plua foncée et 
Tariée de quelque! lachea blanche* aur Ici courerlurea dea ailée ; cette 
c«uleur termine troii ou quatre dea grande* pennea , et e*l maculé* 
de bfun ; le beo eal noir ; lea pioda aont >aiui£lreA et lea unglea 
Buirtlrear 

H> de Lap«]rrotiae fait mention de ce mtulour aous le nom d* 
vilain; il a it6 tu «or les Fjrénéea et quelquefoia a Matte. U eal, 
•■ivant SoDninî, de la même eap^e que celui d'Egjpta. 

Le Vactoo* moini ( Vidtur monachui ). Ce i^utour, ainaî 
dfaigné par Linnana , i conae de l'eapèce de rapurhon formé par I« 
long duiel de a« tête, a été duané par ce naluraliale et pinaîeun 
■utrea comme eap^e diitiucle du vautour proprement dit; Idpejr— 
rouie et Sunnini le rapportent k ce dernipr ; LcTaillant l'a encora 
décrit el fait lîgurer daaa lea Oi*eaux d Afrique , aoua la nom d* 
CaiNcon ( F'ofti oemot. ), et le donne pour un oiteau de Ja Chine ; 
rependanl, dit Lalham , on doit en douter , puitqae cV*t le m&na 
411e le vaalour maint de Linnvuaj le vautour SAral»M de Briaaon 
eet l'individu figuré danaEdwarda, pi. ago. Celle figure a donné lieu 
A 1« méprise de ceux qui en font nue espèce diatiucle, en ce qu'cUa 
représente la tête de l'oiaean chargea d'une eipèce de callosile , tandis 
qtie du» b deacriptian da même auteur il eal aeolement queation 
d'une boppe. 

I« Vaotodk mois (^uAw n^artAlh. ]. BuBôn a fait une wA— 
priae an déaiguanl ce vautour romme noe Variété dit griffon; mais 
c'eat avec raison qu'il le rapporta au vautour propremeal dit , dan* 
Tartlcle du Vautour a AiGnvrrna; pniaquo Betun, qui, le premier 
l'a indiqué, ne le sépare paa dn «■nt'rrf, qui eil le muifoui- commun ,- 
deplua, un excellent observalenr , Picot Lapeyrouse, eatdunrfnm 
Mutimeiil. Briaaon cl Ijalham en font une eapéce diatincle. 

Ce iMVtoar eal totalement noir, excepté sur lea ailes et la queu* 
qni «ont brune*; lea pieda aoni courerta da plumes jusqu'aux doigta . 
«I sa aille égale celle da vautour dor^. Lathaw. 

Le Vautowb Bit NoKwiox. Vcj»% Pctit Yaotouk. 
Le VAm«t(K ORicoo. Vofn Oricou. 
. Le VJkinravi. ODniaQaKAV. ^<9«a Vavmiik o'Éamx. 



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V A U ^ 6i 

EjeTACTOVK r.\r*. F'oj-.Kot buVautov-ki , la mat V&utobk. 

Le Vaktocii rsmcKon'iai ( F'uUw percnopitrut Ltlh, , pi. enl. 
a*. 4>60.C«lleM]>4eeqD«ranTaileiilToupanombrBiuwtnrIe«Alpw 
elles Pyréaé«i,leRBbai]don[wpendanirhi«eri il parotlqn'elleeil anNÎ 
T^pandue eo Afrique, poiaque Iie*iilluil,dit l'aToir vae va Capd* 
BoDne-Eipéra'Kv lur U monbgiie de la Table, qu'elle ne quille t\\im 
dan* le* grandea lenipjlea du «id-nl ; Soatiiiii l'a aniai reneonlrie en 
l^gTple et dam leLevanI, ob leaTarcaet lea Grec* foni grand eu dn 
ugraiMe; il* l'en aervent catamt d'an esc^lenl topîqoe pour ap- 
paiier lea daalean du rhumntigtne. Sod nom en grec moderne ut 
ttaitia .■ celui de ptrcnopiirt , tiré du grec ancien , a ilé adoplé par 
HaSbn, pour le diMingaer delom ]e* autre* : les Catalan» l'appcllanl 
lmuialo4. 

Ce oaataur , dit A rislole , a tnua le* vice* de Vaigia, **na aToir anctnia 
de «et bonne* qualités, ae laîasanl cbaaaer et batire par lea eorteau*, 
étant pareueux à la cbaaae , peMUl au vol , loujonri criant, lamen- 
tant, toujoiir* alTamé et cherclianl les cadavre*. Outre cela, cet ofieati 
d'une rilalne figure et mal propoTtiooni , e*t digoAlant par l'écon- 
lenent conlinuel d'une bumear qoi sort de se* narines et de deux 
Bulres Iron* qu'il a dans le bue , par ]e«quels ('icoole la laliva. 
Son jabot eit proéminent, et toraqn'il es) i terre , il a, eomina la 
plupart de* autre* , l'Iubltudt) de leoir le* aiJe* Étendue*. 

La mile a troi* pieds dcuE ponce* de lungiiear et boit pied* d'en- 
Targarp ; U femelle a *ix pouce* de plus, et ion envergure est da 
neuf pied*. L'un et l'autre *onl de caoleur dilBrente ; le mâle cal 
blanc et la femi-lle brune, mais senlement dsn* l'élal d'adulle; lea 
penne* des aile* et celles de la queue «ont noire* ; ta itle est alongée ; 
le* y«uz sont petits ; la l£te et le cou , d^arnis de plume* , sont eon- 
T«ns d'un duvet r**, épais et trèt-blanc, au travers duqoel l'on 
•ppercoit la couleur bleoltre d«la peau; le duvet du jabot est brun, 
•Dcadré de blanc ; une espèce de cravate , oompoaée de pinme* lou- 
goea , étroite* et un peu roides, ttutonre le bas do coo ; le* pied* 
aoot no* et d'un grisplumbé. 

Lea jeunes sont d'une couleur plie , taebetée de }«me al de bran 
«n dessus et jaonllre* en deaion*. 

LePn-iTT*cn>i]» (^uAur 'eueac*pAaAj*Ijth.,pT. enl., n* 44g.). 
Bnffon rapporte k celte espèce le vmttour à ttt* bltmeke de Briason ; 
cependant il 7 a quelque diSirrence euire cas deux uiseauz. Le der- 
nier a le bec faleultre , terminé de noir ; l'iris d'un ronge lambre ; Ia 
laiUe if un graoïi coq ; le corps fuligineux , taché de couleur marron ; 
la tête et le cou blancs avec de* 1i)(itei brqnet ; ks pennes des aile» 
moitié blsnches, moitié noirltrci; la queue btanclie i la base, eniuile 
bnuMr et blancUtie i la pointe ; les pied* couvert* de plume* d'un 
janoe fonc£. 

Calai de Bnff<m,nounié dan* hpl. enl. voulovrifeNôn^p*, varie 
en ce que la léte et le con MUt dénués de plume* et d'une eonleor 
to^allre; le corps presque entièrement blanc, excepté les penne* 
^ui BosI noires; le bec fatine, et noir ikpoinle; las pied* sont blaac*, 
•I k* on^w noir*. 

Bbflbv lai n^porte «ncore le Vavtovk D'EvYm; nuia letaniras 



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69 ■ V A U 

natur«liil« «n font nti* MpicB diit>U(-l«. ( Foyet ca mol. ) Eafln nona 
dFvoD* à M. de I^peyronse de nouveaui rcDMigneniaiM inr le petit 
vautour, qui paroÎMeot mmi piécii pour «liilingucr cette cipéce dv 
touiei luiulre*. 

Ce MMifour, qu'on appelle alimoeha daoïle luiil ConungMi a deiut 
pieda deux ponces de longueur; cinq picdi d'enverptre ; le plumaga 
d'un blanc «aie m^lé de brao; Isa grande* pennei dea ailes nuirrai 
les autres couleur de luie ; lu l£ts nue , faune el parlemée d'an dur*! 
blanc furl pea épais ; le bec long de deux pouces et demi et de coiv- 
leur de corne ; une protubérance nue sur l'estomac de cuulenr da 
Mfran. ainsi que la membrane delà Imsc du bec; les pieds oui, cen^ 
drés; les jambe* dèliêei et plus longues que dans lut antres espèces da 



Uatimoch» s'accommoda de tonte e*p^ de aonrriture; il fait la 
guerre aux lapin», aux rata, aux petits oiseaux it même à la volaille; 
jj vil en société avec les KUlres vautour», et, comniB eux, ic nonirit 
de charogne ; il semble même rencbérir en quelque sorte «ur res 
cougéoBres, car il a une prÉdilacliou marquée pour les excrémen* 
des hommes. 

Cette espèce habite le sommet des haule* montagnes de l'Europe, 
les Alpes et le* Pyrénées, an moins durant l'été; on le prend quel- 
quefois i soD passage au priniemps , dan* les plaines de dos contrées 
méridionales. 

Le Vautodk ii^intii> { F'ultur planeua Lath. ; Paleo plaacu* 
Lion., édft. i3. }. Cet oiseau «jaut la peau des jones, du tour dus 
yeux el da devant dn cou dénuée de plumes, Lalbsm a troavé ce 
caradére suffisant pour en faire un cou/our,- mais d'autres naturaliste* 
IroDTsnt qne quelques pUc«t nue* de U léle n'offrent point un lap-' 
procbement asses complet , lorsque d'antre* caraclérea pins décidés 
•> opposent. 

Au reste , c'est au capitaine Cook que l'on doit la conuoissance de 
cet aigU on Miuiourj il l'a trouvé sur 1« rochers de la Tetre-de-Feu , 
dans son «econd voyage aalonc du monde. 

Sa léte est surmontée-d'une huppe uuire qni se courbe en arrière ; 
un jaune orangé colnre la peau nne des cStés de la télé, celle qui 
reconvre le bec presque ju«qu'i sa pointe, et les pieds; d» raies 
lirooes en ondes se font remarquer sur la teinte grise du dessus dn 
corps Et de la poitrine ; te dessous du corps est noir ; les peunea des 
ailes aont branes, a l'exception des quatre premières qui sont blanches, 
ainsi que celles de la queue, avec de> bnndes transv'ersalci , et leur 
extrémité est noire ; le bec est de cette dernière cooleur à sa pointe , 
et la longueur totale de l'oiseau est de vingt-cinq pouces. 

Sonninî rapporte il celle espèce un aigit des lies Moluqnrs, dont 
parle Dom Ferneltj diini son Voyage aux tin Malouinea, Voyez «on 
édition de l'//i«f. nai. Je Buffan. 

Le Roi n»s Vavtodrb ( fuUur papa L*lh. , pi. tnl. , n" 49S. ). 
Ce ne peut être d'après une taille et une force supérieure i celtes dea 
antre* vaulvun, que les Européens ont donné i c«lui-cti le titre de 
rtà, puisqu'il en' est de plus forts et de plus grands que lui. 5ero)t-çe 
d'aprét at beauté, car ra effet il est le pin* bein de tous, on ue «eroit-CB 



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V A,u a 

^a* friulAlKHie^^edacTvIoileiiIelttequ! lui anratt mirlti c«tle yui- 
tificalïonTcaractàraquil'a(lî«tiDgaéiusiia'àpréii«aldalDuileiuiieau« 
deaon geora, dunt la l^ls eulièra eit privé» de touta prolBbêrani-s 
allante. Uaii il o» Kroit pliu le aeul , puicqne depuis peu Larbun 
» âécril et fait figurer dam Is *qcoud Sappl. lo l/ie gentral Synopam 
ofBinlt, DU iodividu qa'îl donne paui- un condor, dont U tête Mt 
•■un parée île calle Eipei^e de diadème. ( 'F'oyet. ci-deuui Vautook 
COMSOR. } Au re*le , dooj ne poiivoni qu'liaurder du cvajeclurM » 
puisque personne ne parait iuilruit des molifi qui oui décidé i lut 
donotr celle déuominiitioii ■ plus coDveusble ijue le nom Ulin papa, 
Ccancisû depuis peu pour l'sppliqu^r i un vautour. 

lie roi des vautatwa , ou des xopiiolrt , comme l'appelle N'avsietla' 
(Vojci fteeuail eUt Voyage», par Purchaise. ) , ou roi des tuipiiolea ^ 
nomqae lesM^iicùns daoneiità un vaulour, ou enfin roidet courvu-, 
Btmu, dénominalio4 qu'il parle à Caytnnv, ■ deux, pieda denx i irof» 
|K>nce* de loQj;ucnr, depuis le bout du bec jusqu'à cnlui de* pieds ou 
de la queue, elde la gruaaeur d'iui dïndua femelle; ses,iilea suul moins- 
grandes à prupurtioa que celles det autres vautour* , et *« qiMue n'a 
gnèro que huit pouces de long ; le bec est atscs fort et épais , d'aboril 
droit et direct , et seulement çroclin au bout ; des iodiri Jai l'oal en— 
tièremenl ronge, dans d'aulrcs il ne l'csl qu'à son exlrémilé et noir 
dans son milieu ; la hue dit bec est eaKÎrannée et conierla d'una 
peau de couleur orangée, large et s'élevanl de cliayie cfité jusqu'au 
IbuI de la télB ; lea natioes , de furme obloogne , sont placées dans 
celte peau, qui s'^ére sur le froDl comniauDe créladenleléa, nobile, 
et qui tombe iodifferemmenl d'un c&lé ou de l'autre , selon Is moova- 
Aiml de la télé quo fait L'oiseau; une peau rouge écarlale entoure Ica 
yeoK , et l'iris est d'un gris de parte ; la léle et le cou sont dénués de 
plumes . et couverts d'une p«an de couleur de chair sur le haut de In 
Ula, d'un muge vir sur le derrière, et plus terne sur le devant ^ uuo 
petite tonSe de duvet noir s'élève au-dessous du derrière de la léte ;. 
ane peau cïdée de couif ur brunâtre , mêlée du bleu et de rouge dana 
sa partie postérieure, «n sort, et s'étend de chaque réléauus la gorge} 
cette peau est rayée de petites lignes de duvet iiuii' . et une lâche d'un 
pourpre bruu se fait remarquer entre le bac cl lea yeux [ il 7 a sur 
chaque rété de la partie supérieure du haut du cou une ])slite ligna 
longiLodinale de duvet noiv, et l'espace contena entre ces deux iignca 
cal d'un jaune terne ; lu cAlés du haut du cou sont d'une couleur 
iaiige,qai se change en descendant par nuances en jaune; Hu-desKua, 
de la partie nne du cou est unie tifice de fraise, formée par de* 
plnmes douces assez longues et d'un cendré foncée ce collier, quî 
enionre lecoa.enliv et dcseend sur la poilrine, est ssseï ample pour 
qjle l'aisean paisse , an se resserrant , 7 cacher son cuu at partie de s» 
Âe, comme dans un capocbou ; les. plumes delà poitrina, du veoira, 
dri rniiari . des jambtiael celles du dessons de la queue sont blanches 
M teinle^d'an peu d'aurore; cellei du croupion et du dennsde la 
^rae soat blanches daus des individus,. noires dans d'autres ;. les 
penne* des ailes el de la queue sont de cette dernière couleur v le» 
pat» et les ongle* d'un blanc sale ou jaun£lres; d'auli-es ont les ongle» 
Wtiihra au ruugrÂlres., et loui Ira ont Xoit cauri* el j^ cr«(cluiih. 



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(4 V A O 

On troav* d*fii eaiis Mp^ plDiîeun Tariilit , probbleBeni dé 
wxe on è'ig« : 1m un** ont le d«M(u da corpj de couleur cendràe~ 

ClonUefancce. elchiqne plume ttt borMe d'une niiuireplDÉrlaire j 
u penne* de* aile* d'nu bran-noir , el Ici couverlurei m^langéei da 
Uuic elde brun-Doirtire: d'intra oat le plumage en entier de oetM 
dernière coulear. Mindiiyl soupçoune qaa c« «lat des iennet. 

Ce woulour eet ceninun d«n« le* contrée* méridionale* de l'Ani- 
lique. On le ironve an Péroa , 1 U Guiuie et mi Mexique : maia il 
B* faut pu le confondre avec te «otquauÀt U de Hernandei, décrit 
par Iiaël , qni a le* pinme* noirM par luul le rorpi , axrcplé an cod et 
autour de )a poitrioe où ellea lont d'un noir-roagiacaill ; lea aile* ooirM 
•1 mâléee de conleor cendrée , ponrpre el hwre ao reste ; le* ongle* lOnt 
recoarbét ; te bec temblable au papagai», rouge au bout ; le* trou* 
dei narine* ooTerta ; le* ^enz noir* ; le* prunelle* faure* : le* pM>- 
piérea de cunlear rouge , et le front d'an roU|!e de *aog et rempli da 
ptuiieun ride* .haquellei il fronce elouvreaUfaçoQ de* eoqêtfjnd», 
où il 7 a quelque peu de poil crépu cumme celui dea nègre* ; U quena 
a*t •enbkble i celle d'un aiffa, nuira deun* et cendrée daMon>> 
Cette description deLAël neeouTÎent point au rvi<Iwvai(Muri,m*is4 
l'uruAuqui se Itout* aussi au Mexique. 

On IrouTo aaui ce* vautoun i la Floride , wats ili Wy paroisMUl 
gnére que lorsque le* plaine* ont été brûlée* soil par letonnerraoa 
par le fait de* Indien* qui meitent te fen aux herbes pour faire leref 
le gibier. Ou les voit stors arrirer Af fort loin , ils se rassemblent da 
Ions c4té* , t'approchent par degrés de* plaine* en feu , et deecendent 
sur la terre encore couverte de cendre* cbande*; il* ramassent le*«eri- 
pen* grillés , Xv» grwnouilltê , le* Utar^, el en remplisseal leur aoipl* 
fabot. n ■*! alors aisé de le* luer ; ils aoot «i occupés da leur repas. 
qu'ils bravent toot danger et ne l'épouTaalent de rien. Le* Creek* on 
iluscogulge* , font leur élend*rd royal avec le* plnuiN de U q«eue da 
cet oiseau auxquelles il* donnent un nom qui si^Difie f «««e tTo^it. Ilfc 
portent celélendard quand iliTonl i U goerre; mai* alors ib peignant 
une bande ronge enlre les larbes brunes. OanslNnégocialioosetautras 
ocraiiooa pacifiques, il* le porienl neuf, propre et blanc. {f^cffogaêoMm 
la*j>artif tud dt rjmtrique t^triUriomaU , par William Barlram. ) 

iitroide* votitew» vit, comme les anire*, de proie morle, et n'aifaqu* 
qiw le* animaux le* plus foible*, comme raie, Utardt, —rp^ma.-iltm 
nourrit même dea excrémens des animaux et de* homme* : aussi , 
exhate-l-il une très-mauvaise odeni, et ai tenaoa, qu'elle ne*e pet4 
|Mu même ad bout de plua de vingt ans que la peau eal desséchée. 

^oia. On a mi* par méprise le nom À'urubu i la pi. enl. dlée ci.' 
dessus ; c'est é celui de la pL enl. n* iBs ( Js vautomr du Bréiit) . 
qu'appartient ca nom. 

Le V^DrooK kotai. b* foKBIcsiBT {^rnHurFontnerioamê LaOt.). 
Sonnerat est enrore le premier qui ait décril ca Tauluar ; il lui donn* 
la (aille d'une très-grasse ow; le b*e court «Itrèa^rochii; lahuedobc* 
couverte d'une peau nue ; les pieds court* et fori* ; lea ongle* crocho* ; 
la 1 jle et le cua nu* , al en partie couvert* d'un petit duvet ; la front 
plai ; la tête trèa-gra**e ; une membranafort mince mr le oon dénué* 
d« ploaie*, d'uM eaulesrranga qui rnmmmrniB ilnMiii ihii omilk «, 



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V E A 65 

^ôlar^l en ARoDdimnt itoM le miliea «1 «'étand jtiaqa'aa bu da 

coo ; U Mb , le coo et U poitrioe de ooulenr de rluir | le dairMre de 

1« l4leei l'eepice entre leiiurÎD» elle* yens, garni* d'un polit dareti 

le coD en deruil et U poitrine tani gtmii de dijiance an dûtanc« d* 

peiitei plane* fine* de la même coolear, e1 pUcéeipar pelitapaqnelai 

le doi , le Tcnlre, lei ailei et U queue noir*; l'irii ronge; le bec noir 

«t lea pieda janiua. ( foya/ft aux Iode* 9ià la Chin» , pi. 104.) 

Cette espace ae trouve A Fondictiirr el dans lea coutrét ToUine*. 

Lie Vautodr a itrt BiiAKcea. V<iy»% Pitit Vatitovk. (ViciUm) 

VAUTOUR DES AGNEAUX, roytm GiFAira ssf 

■AUM.{S.) 

VAUTOUR (GRAND) LANIER. C'mI. dana Fiùoh; 
le biuard de» marau. U est iaulile de prévenir quo cetl» 
dénomination est impropre , cet oùesu n'ayaot point W 
canclèrca dei MHifttwr*. Voyez Busabd. (S.) 

VAUTOUR LANIER MOYEN. déDOtmiution mal.. 
4-prop4* appliquée , par Fiiach , au Harpats. Voytm cm 
mot. (S.) 

VAUTOUR A PIEDS VELUS on.A CULOTTE DE 
FLUfidES. Far cette dénomination comptuée, Friacli a dé- 
aïgné le Faitcon a tAtk bi^nchs. f^oyn ce mot. (S.) 

VAUTOUR DES QUADRUPEDES, dénomination 
donnéo au glouton, k caïue da aa voncité. Voytt Glou* 

TO». (S.) 

VAUTOUR ROUGE ou COULEUR DE BRIQUE, 
mt, dana Raacajnaky ( ..^mf. Hitt. nat. Pol.), le mime que 
le Oriffom. Voyn ce mot (S.) 

VAUTOUR A TÊTE BLANCHE ( Vukur aUetOay. 
Otbon Fabricitii a déaigné, par coite dénominalion , le 
tygargf , parce que cet ouean de pivie a le front nu entra 
la* ^enx et loa narinea (/Viuna Groënlaadica); mai* cet 
attnbnt ne mffit paa pour que l'on aastmile le pygargmë aux 
tauioiirm,.ikmt la (£te entière ett nue, ainn qu ima pattÏÉ 
do COD , et qui d'ailienra difièrent en beaucoup d'aotroa 
potnla du Fyoahovk. Toyea ce mot. (S.) 

VAUTRAIT ( vénerU), cbawe des hit» noires. Ii'^iii<- 
page entretenu pour cette chasse se nomma autii 9au-r- 
irait, (s.) 

VAXrrROT. roy««GBii.(Vj«iiJ-) 

VEAU, petit de la vachêet du Auwwm. Voyes l'arlicla 
dbIaVAeHB.(S.) 

VEAU MABJN, nom dànné, par les navigataurs, •* 
pAMM eomuMun. Voyem le mot Puoqoz. (S.) 

VEAU DE MER. r<!/M VuD MAUN. (S.) 



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iS V E G 

VEBÈBC, JVehera, nom donné par Gmelîn an Msuui 

d'Aublet. /^ojrrace mot. 

Sc!iréb«r a donné le même nom i un antra gcnra do I« 
pentandrie monogynie, qui offre pour caraclèro un calice 
trèa-pelit à cinq aivûioas; une corolle monopétale i cinq, 
diviaiona contournées; un ovaire Mipérûur & ityle élevé el à 
alismale en massue. 
Le fruîl e«l une baie k deux logea monotpennea. 
Ce genre oonlient trois espèctis, dont 1 une est la Bom- 
nsiiÉTic ASIATIQUE de Linnx-ui, qui est sans épines, doot 
les feuillea sont oblongues, aiguës, et loi Qeurs en corymbea 
terminaux. Cet t un arbrisseau de l'Inde, figuré pi. a3 du 
aecond volume de Rhééde. Voye% an mot HonoelItie. 

L'auireest la ViBÈasTiTRANDHE, qui est épineuse, dont 
les teuilles sont arrondies, les fleurs letiandi'es , et fornieDt 
<de petits bouquets (xillaïres. C'est un arbrisaeau qui a éti 
décrit par Lamarck sona le nom de na^i et par Burmaa 
«ouB celui de gmeline. II croît sur la cdte de Coromandel. 

Enfin ,<Bridel a encore appelé de même on genre de la 
bmille des Mousszs, dont la caractère consiste à avoir dea 
flenrs hermaphrodites ; le périsiome externe à seise deota 
acérées , et l'interne formé d'une membrane plisaèe en ca- 
rène et munie de cils. Il a pour lipe le bry ptaché de Gmelin. 
Voyes au mol Brv et au mot Moussb. (B.) 

VEDÈLE, fftdniia , genre de plantes établi mrïacqniit. 
•ux dépens des polymnie» de Linneua. U din%re de co 
dernier genre , parce que ses semences sont aigrettées. Vaja* 
aamotPoLYHNis. (B.) 

VÉGÉTAL, VÉGÉTAUX, corps vivans non suM^p- 
libles de changer de plac% à volotf é. 

Noua considérons dans le végétal, i". les propriétés phy- 
siques, formé, fuuUtur, périmètre, cauieur, et, pénétrant 
dans sa structure interne , nous examinerons la texture de 
Vépiderme, de l'^orca et de ses parties ; a", cdlea du iibtr, 
de l'aubUr , du boiê , des fibm , des vtùtêtaux propret , 
eiveux , aériene , du aintU médullaire et aeii expanaions. 
Noua éclairant de l'observation et de l'étude de ces parties, 
noua arriverons naturellement aux fonctions des vigétauXf 
telles que la lignification, V irritabilité , le eeruibilité , la 
eirouiatioa, la retpiration, la digtêtion, la nutrition, les 
eécréiioru , la génération ; ces fonctions examinées-, nous 
mettrons le végétal en contact avec tous les corps simple» 
ou indécomposéa qu'on appelle ilémentaire* , U ùtmiire, le 
taiorijue, loxigine, l'osote, l'hy^ircgine^ le oarbotui lea 



3.a.t,zsdbyÇOOg[C 



V E G 67 

fema , les m£i , les mbttanet* acre», irrilanm , tiupéfiantta , 
et Doaa déduiroiu des pbéaomèaes que noua plantera 
cette manière neuve da traiter ce beau sujet , des conaidéra- 
tions utiles sur la pathologie végétule et la physique de* 
plantée, pour éclairer, autant qu'il nous sera possible, lea 
direnes parties de l'agriculture : nous lâcherona de démoa- 
trer «usai que la physique des végétaux est liée aux plus 
grandi itliénomèues de la nature , et que son étude appro- 
fondis aonne Is démonstration des Ténléa les plus utiles aux 
progrès des sciences naturelles. 

^ L Vis^TAb COHBIDÂai SANS SES ATTBUÇTIOI» 

TARTICUIilKXZS. 

Propriéiit phyMiques, 

Nous ne pourrions écrire longuement sur les formes 
extérieures des plantes, ni sur leur structure intime, sans 
répéter ce que bous avons dit au mot Arbri, que nous 
arons traité dan* ses rapporta avec la physique générale; 
de même que si nous eussions parlé de I ensemble des i>igi' 
taux , parce que nous avons penséque dans un ouvrage des- 
tiné aux gens du monde, il folloit que le mot arbre, qi» 
renferme la section la plus majeilueuse des corps vivaas 
non locomobiles, présentât de l'intérêt, et offrit quelques 
mjels de méditation sur les caraclères de bien public que les 
grands végétaux offrent , dans l'état actuel des forêts , cfaex 
les peuples civilisés. Nous y renvoyons donc, ainsi qu'aux 
mots F1.EDBS, Feuiliibs, Gkainxs, Seuknces, pour les 
détails anatomiqoes des diverses parties végétales. Les faits 
que nous avons consignés dans ces articles, aidés des tra- 
vanx et des expériences des physiotogisiès des plantes qui 
nous ont précédés dans celle vaste et féconde carrière , écliii- 
Tés par les recherches plus récentes de Saussure, de Séoé- 
Iner, de DoÂnlaines , ou guidés par des travaux qui sont 
prcHures à mon frère Henri Toixaiin et k moi; ces faits, 
ai»-ie, dmvenl être connus de quiconque vent remonter 4 
la source des phénomènes que présentent lea fonctions végé- 
tales que noDS allons examiner. 

$. n. Des FONCTIONS TieiTALBB. 



Ou appelle yônetfons l'exercice libre et Cacile de tout* 
^rlie animée. L'ensemble des fondions bien exécutées 
constitue la vie et la santé ; toute circonstance qui les aug- 
mente ou qui les diminue, donne lieu h l'état de maladiis 



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€8 V E G 

Noiw n» uotia occuperona ici que des fonctions se faisant 
bien , c'esl-À-dire opportunet , pour conêlituer l'état de sanlA 
parfaite, ayant traité au mot Aubrk les fonctions léaées, 
c'eit-Ji-dire les maladiM des végétaux, que nous avons con- 
sidérées d'une manière concise et analytique, autant qu'il 
nous a été possible. Mous y renvoyons encore le lecteur 
qui désire connotlre l'histoire plus complète du végétal. 

Nous aurionipeut-élre dû réduire les fonctions végéulea 
i un moins grand nombre , parce que les phénomènes de la 
vie des plantes sont moins compliqués que dans lea animaux^ 
tonlefou nous tâcherons de démontrer que lea êtres végétaux 
possèdent toutes lea fonctions des animanx, mais meîna 
énergtquement , parce que leur organisation est moins com^ 

En disant que les plantea possèdent, dana les proporliona 
nécessaires À leur existence, toutes lea fonctions de ranimai, 
ce n'est pas dire qu'elles en partagent muauue /acuité ; car 
cetles-(H supposent une volonté, et les fonctions sont passives 
dans tous les corps vivans , animaux et plantes , c'est-à-dire 
indépendantes de la volonté. La volonté est l'apanage d« 
rbomne ; l'instiact seulement a été donné aux bftf et «ox 
i>igélattx. 

Premi^t fonction. Irritabilité. 

JJinitahiUté est une propriélé de la fibre végétale, par 
laquelle dla se contracte sur elle-même, k U manière de la 
fibre animale touchée par un corps quelconque, comme oa 
le remarque dans la <ffn«ib'f0 (mM7)0(a/>u(2M»i) lorsqu'on ia . 
touche. Cette propriété se iâit appercevoir même sans aucoQ 
contact, si ce n'est celui de la lumière, qui occasianne des 
nouvemens dans diverses parties végétales , comme le redr«s~ 
«ement des feuilles au lever du soleil. L'irritabilité végétalo 
ne sauroit être niée d'après les phénomènes végétaux ana- 
logues à ce qu'on appelle irritabàiié dans lea corps animaux. 
£Ue «al beaucoup plus marquée dans certaines plantes que 
dana â'autrea; elle est sur-tout remarquable dans l'hediKirum 
giratu, le eactiu opuntia, le cittua helianthemuntt l'aman 
riUis formoêissima f &ic. Elle est plus ou moina manifeste,, 
non-seulement selon les espèces de plantes, mais encore 
selon les diverses parties d un même végétal; elle existe 
par-tout, comme le prouve l'immersion d'eau froide sur une 
plante , dont toutes tes parties se resserrent et prennent du 
ton. On fait cette expérience en ôlant en automne beaucoup 
de feuilles è une plante pour faire cesser ainsi sa végétation', 
•( l'arroMut d'eaa trèe-mùde long-temps avaat les froids, on 



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V E G 69 

Hiabitae 4 oontnctor m fibra et & iw pu geler, qnoiqiM 
abandoanée k elle-même, et miu cette précaution eUe eût 
gelé. li'inilabililé eat plus prononcée dans lei wgjinci de U 
fractificalion et k l'axe de* feuilles qu'ulleun. 

Deuxièm» fonction. Stneibiiiti végétale. 

On ne peut, en physiologie, admettre de correspondanca 
d'action agréable ou pénible que par l'intermède des nerfs, 
«t il aeinble d'abord que les végétaux qui en paroiasent dé- 
pourras, ne soient stuceptibles d'aucune sensiotlité ; cepeu- 
unl, ai on conâdère que , dam les animaux , une foule de 
correspondances sympatÛquea ont lieu , sur-tout dan» 
l'état pathologique, sans qu on «pperçoive les ner& qui en 
jont conducteurs, oa concevra que des phénomènes ana- 
logues peuvent avoir lieu dans les plantes dans un degri 
pcoporbooné à leur susceptibilité, à leur capacité de sentir, 
4e percevoir les impreuions des obiels extérieurs. 

On ne refusera point d'admettre que les végétaux ne sont 
qu'une continuité de la chaine qui lie tous les corps vivans; 
Us jouissent donc des propriétés des autres corps organisés 
dans lee pioportiona nécetiR ires à leur existence «ti leur mode 
dévie. 

3'appeUe êetuibiUté la propriété de sentir , d'être affeoti 
nur là corps extérieurs sans que le corps sensible qui reçoit 
l'impression en raîacmne l'eSêt : conaiderén sous ce point de 
▼>e,leB plan tes sentent, car ici sentir n'est pas juger, mais sanle- 
ment percevoir. Ijoraqu'une plante éprouve le besoin de la 
lumirà« , et qu'on la voit reverdir des qu'elle est exposée à 
son action , n'est-ce pas le atimuiu* que le Quide lumineux 
exerce sur elle qui produit cet effet , et ne peut-on pas ap- 
peler êtntiment cet irrésistible besoin qni la porte a le re- 
chercher? lorsque la ssnciftiv, arrosée avec une dissolution 
i'opiam, perd toiitmouvenamt, n'est-ce pas un sentiment 
ét^l 7 Enfin , lorsqu'on voit une foule de mBlièrea agir 
d'une manière différente sur la même plante , n'est-ce pas 
dans celle-ci autant de modes diHérens de sentir? Mais i 
qnel phénomène rapporter l'instinct qui porte les plantes à 
jeter de longues racines pour traverser un sol stérile , et aller 
loin de-lit chercher une terre plus alimentaire ou k fuir un 
aol qui leur répugne , sice n'est a U lenûbîlilé ? Observes qu'm 
ne voit rien d^analogue dansles corps mortsou dans les min^ 
raux , et que de tels phénomènes ne peuvent se rapporter 
pax attractions, qui ne s'exenenL d'aillé up que sur les corps 
jpnvét de la vie; il eat Trai de dira ^ue cette sorte de seaai^ 



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p V E G 

lilé , que noua «iipponotiB exister dani In végétaux , est qodl-* 
quefou pluB marquée en eax ^ue la *en«bili(é de certaini ani- 
maux , qui n'ont dea attributions animaleH qu'use organiat* 
tion trè*-nmpte, et dana lesquelles on trouve peu de fonc- 
tiona, si ce n'est en raisonnant par analogie i tels sont las 
ournoê , Vélùile tt» mer , les polype» , &o. 

TVoMi^ffU Jonction. Reâpiration, 

On peut dire que les plantes respirent , en ce qu'elles 
inspirent et expirent de 1 air connue le font les animaux , 
mais d'une manière absolument inverse. Les végétaux ab- 
•orbent le gaz acide carbonique et dégagent l'oxigène ; let 
animaux , au contraire , inspirent l'oxieène et dégRgent de 
l'aEote*, c'est par ces respirations élemeUes , anitnutes et vé- 
gélalcBj que les denx grandes séries de corps organisés {ani- 
maux et plante*) se suffisent et concourant ft leur vie mu- 
tuelle ; tel est an moins le résultat des expérien<£a de Haies 
et d'Ingonfaouz; mais j'ai modifié ces propostlions , fort du 
sentiment et des expériences de Spallansam. Vojrea k ce su^^ 
le mot Ahbiie. 

Toutes les substances animales i l'étal aérironne servent à 
la respiration végétale ; le gaa acide carbonique y joue le {riaa 
beau rôle , et dea physiciens d'une grande antôrilé pensent 
qu'il est exclusif dana cette fonction. J'ai tenté de démontrer 
ailleurs que l'acote était aoaai décomposée dans les feoîlles 
{poumon* végétaux), car on ne peut concevoir la'nulrilion 
végétaleaur les haaienrs, oà le gaz acide carbonique manqua 
nécessairement, à cause de aa pesanteur spécifique, sMis j 
fiûre concourir l'axote. 

Quatrième fonction. Grcuiation. 

Ija respiration suppose la circulation. L'air porté dana 

tontes les parties végétales y reAerre le* tubes végétaux , et leé 
force ainsii mouvoir les fluides qu'ils renferment La circu- 
lation suppose elle-même des vaisseaux , et ceux-ci supposent 
des fluides qui les parcourent. Fbyea au mot Akbrs l%istotrs 
des vaisseaux, et au mot Sivx celle des fluides. 

Iln'ya pasde circulation totale dans les plantes, mais seu- 
lement deux mouvemens de fluides, le mouvement d'ascen- 
sion de la sève montante, et le mouvement de la sève des- 
cendante : la circulation montante a sa source dana la terre, 
«t l'autre circulation prend sa source dans l'humidité atmo- 
sphérique ; dans la première , les fluides sont aspirés par W 
Tacines; dans la seconde ils toBt aspirés de i'air par les HOÎUuk 



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V E G ,, 

IjC in^CMÙaiDe de oea deux pfaénomiae* et les forces qni dé- 
terminent ce mouvement de floidea, sont encore inexpliqué!, 
ai ce n'eat de dire que lea fluide* végétaux sont atuorbéa 
et charriés pu* une Torce vilale inconnue , ialiérente k la 

Liorcque le célèbre Harvey eut confirmé la circulation du 
Mng (déjà «oupçonnée par Uippocrale), les phyaiologisles 
des plantes tenlèi-ent de découvrir des phénomènes ana- 
lognesdang letvigàtaux, elplusieursauppORérenirexislence 
des valvules pour empêcher le retour des fluides; ils crurent 
appercevoir aussi des aneutomott» entre les vaisseaux de la 
aéve moulante et ceux delà sève descendante, comme en en 
▼oïl aux extrémités des artères et aux radicules des veines dans 
les animaux. 

Ija circulation végétale dîfE^ de la circulation animale , 
en ce que, dans la première, elle est entière, part et revient 
fi la même source , taudis que dans la deuxième elle estpar- 
tielle et a deux sources ; il n'ya pas de circulation proprement 
dite dans les végétaux, mais seulement deux mouvemens des 
flindeB, et ces mouvemens diffèrent encore selon les familles 
4ca plantes. 

Cinquième finctioa, Digtêtien. 

\ju sues de la terre aspirés par les racines, et les fluides de 
l'atmosphère imbibés par les feuilles, sont digérés dans lei 
atricales vé^taux ; là ils subissent des changemeos de forma 
pour devenu- alimentaires; l'eaa se décompose et y fixe soa 
Bydrogtee pour former les huiles et les résises ; le gaa acida 
carbonique et d'autres substances s'y décomposent aussi et 
laissent dn carbone qui forme le bois. L'osgène, sépara 
de l'eau et da l'adde carbonique , s'échappe et va pnrtfier 
l'air. Hais pour bien entendre ces combinaisons vitales, il 
&Di savoir que l'eau est décomposable , et connoître la chunia 
T^ébde. 

Les pégitaux digèrent l'eau , l'acide carbonique, et Iwau- 
coap d'autres sabstances pour en composer des corps qu'on 
trouve en eux, soitqu'Oss'eo éctiappent ou qu'ils proviennent 
rie lenr analyse , comme les sels, les gommes , m carbone. 
par, tic. 

SMim» fonction. Nutrition. 

1> nutrition végétale est le produit de l'action des EitOHAis.' 
Yojt* ce mot. 

Ijbs engrais sont les alimens végétaux , et cenx-ci sont 
^«ulftOt miaiix nourris ^ua U di^estioa est j>lus compléta: 



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n* VEG 

Ut rircouUuices 1m plui favorablei k U digwtioa , lont J'ûr 
libre et la lumière souire. 

■ Pour jeter plu* de jour «t mieux coordonner lef idée» sur 
U nutrition végétale, il faut parler do deux coniidéralion» 
importante*; i'. la «wceptibilité ou force «Mimilatrice de 
chaque plante ; a", l'action de» engraii ou alimena, et diyiwr 
ceux-ci en engrais ttûnuians permanent, dont l'action du- 
rwble le fait longuement aentir ; telle* lont certaine» substancea 
animale» et végélale» , quelques terre» , le* marne» . Etc. ; en 
engrait tUmulan» diffiuibU», dont l'action momentanée ac- 
«élère U végétation d'une manière plu» prompte , et tue l« 
plante* , *i elle cet continuée dans de trop forte* propor- 
fion». TeU sont loi «el» de toute» espèce», le» matière» *ur^xi- 
■rénéea. Ce» distinction* n'ont point encore été établie* ea 
physiologie végéUle. J'en développerai le» conséjjucncea 
lor*que j'aurai terminé de* expérience» oommencéea i co 
•ujet. , , , 

Lca aeulM aubsUnce» qui proviennent de* corpi <H^ni*ea 
Bourriwent le* ^nte» ; la terre n'e»t alimentaire pour kf 
figilaut que par le» débria qu'elle contient de» corp» qai 
ont vécu. Toute «ubsUnce métallique répugne à l'eWomaç 
dei riante», et lorsque U»ère y en fait pénétrer une, ellaa 
périment. Lea émanation* inéuflique» suffisent pour les tuer J 
^xeroploi le» mine» oachée» sou» une terre quiconque, qu'on 
lait être pour cela même frappée de stérilité. 

Le» terres chimiques pures »eule» n'oni aucune action mr 
ta fibre végétale. EUe» ne noarrisaent jiasle* plante». V(^ni 
pour le» diverse* période* de U nutnlioa végélale, le mot 

Septième JiiTUtim. Ligrt^fiaatiam 

Cetts fonction e*t une conséquence néceaiaire do h pr^ 
cédeote. Le boi» *e forme, comme noo» l'avons dit , avec If 
'carbone que la digestion sépare de* engrais, et que la nutri- 
tion 8*»tfnile et dépose dans-le» moule» organique* préexia- 
tan» danale» v^toiM. La Ugnijwation e*t (Paut^t plu* com- 
plète que la nutrition a plu* loi}g-tcmp» exercé son action , et 
que le» paroi» de* cellule* du taouk organique ^-ésietent d^ 
Vantage. Voyet au mot Abbbb, atxroUiement des tigêt. 
BaidimaJvncOffn. SfenitiçntéiJSstirétione. 

Les aécrétio»* végétales «'observent dan» le» divers phéno- 
mène» de U nutrition et de U digealion ; elle» se remarquai 
«nwredansle*^nde*qui,iécrèlflnt et.excrètent diverse* subs- 
taBC«s seton le» e^jpèoe^ et le» parties végéta],^ Nous fxttuit 



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VïG ,î 

VU les fèoiltes sécréter l'oïioène. Let slondes du citron aé- 
crètent l'euCDce du cîtroa) celïea àe l'ortie aécrètent l'hu- 
meur &cre qiii produit un pruril ^rdent lon^u'on touche cttta 
pluils. 

Nmi»ièm*fonetion> Génération, 

Je u'ai poînt en vue â'^uoncer ici lei dÎTenes hypothèsM 
aur l»géniralion. On peut conaulier «ur ce ir jet le wvanl ar- 
ta'cle ae Vire;. Je me bornerai aeulDment à esquiner les 
divers modes de reproduction et les principaux phénomètnea 
qui lea accompagnent. 

Lareproducliou élant le but eMentiel de la nature dans lea 
corps organises, toutes les forces vitales concourent d'nna 
maniera très-active k l'accomplir. Lorsque toutes les parties 
de la plante sont développées , ce n'est que l'appareil des 
noces des plantes : la fi^condalioo opérée, toat se flétrit, U 
Tilaljlé de chaque partie refoule vers la semence pour la 
perfectionner f et celle-ci inûre , la plante meurt, parce que 
«es destins sont accomplis. La fonction de la reproduction 
est la plus ronslanle et la plus indépendante des maladies des 
végétaux. }'lus les plantes souffrent, et plus elles produisent 
de semences. Fatiguez un végétalpar des lortions ou par un 
mauvais sol , il fera un dernier eHort pour se jeter en fleura 
et en semences , et assurer la propagation u)lérîeure de son 
espèce. Dans les années sèches, les liges des céréales sont 
courtps, mais t'épi est long et ses baies sont pleines deacfnen- 
cea; mais cet empire de reproduction est une loi applicablç 
même aux animaux , et où peut dire que tous les corps av- 
geniséseont d'autant jJus avides de se reproduire, qu'ils lour 
client davantage à lear fin , et sur-tout 4 U mort accidentelle, 

Lea phénomènes dont la génération s'sccompagae ua^ 
é<£ décrits au mot Botanique , en parlant du système sexuel; 
tA pourœpasmsrépéterici, jerenvoielelecteni'A cequej'af 
dit aux articles FiSTii. et OvjtiitB, en traitant le mot A^bbk, 
Il nous reste à considérer les diven modes de reproduction; 
■apvoîr : t ". la ginàration par semenet ; "à", la géaératioa par 



Génération par Smtunen. 

Il est défiioi^tré que la seule manière d'obtenir dos inijividiis 
qui procèdent de toutes les attributions de l'espèce primitive, 
est le moyen des semi* ; la raiion en estque la semenceest un 
oe^ ffèconi^ joiqissi^nt fleê iiiflue^es séminales qui dotiQent 
par-tout le caractère de la force. La théorie et fexpériehce 
itaye'nt cette prôpoaitios , aînd qne j'ai tenté d«l* démontrer 
ailleurs. Fs^'oSmu. 

xxui. v 



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,1 . V E G 

Ginération par Gemme». 
Celle Miie de reproduclion est lecoiidaire Aaiu la vigé* 
tau»;o'e*\ une branche mi»e en terre, «éparée ou non wparés 
de la plante {boutuitt et mareottet). lie beMiQ toujonn pres- 
Miil delà reproduclion «oUIcile lea germea deaorlir de l'écorre 
etdeae déroulcc pour former un autre végéitl; maia comme 
cet geroie» n'oiil point élé frappéi par le* inQuencea aémî- 
nales, il* prodiii*ent dea planlea d'une fibre moins aerrée, 
plus raolie, et elles ne possèdent d'ailleurs plus la propriété 
de donner des semences fécondes; aussi ce mode de repro- 
duclion ne convienl-il qu'aux plantes qu'on veut ctmserver 
dans un élal de dégradation , comme lea Qeura doublée, les 
fruits afcréables à mander, les légumes, et tout autre vé- 
gétal modi&é par ta main industrieuse du cultivateur. 

j. m. 

Après avoir considéré le végétai dans toute la plénitude 
deln'vie, jouissant de tes fonctions, il uous reste i le consi- 
dérer en contact avec les divers corps qui l'environnenl ; car 
si les fonctions supposent la vie , celle-ci suppose l'actioa dea 
corps extérieurs pour ta produire. 

Fïgétaux exposés à la lamUre. 

La lumière est indispensable à la vie végétale; tonleplantfl 
qui en est privée s'éliole, blanchit el meurt. Ce sont les diverses 
modifications qu'on fait subir i l'action de la lumière sur lea 
végétaux qui déterminent en eux lamaladieappeléep^fAoï-e 
végétale i^m les attendrit et augmente leur volume en même 
temps qu'elle diminiie leur saveur , et les amène ains à l'état 
de plante» potagère» ; exemple, les feuilles des /aiVu«« liées, 
le cardon qu'on fait blanchir à l'ombre, et la cAù»r«r am^ra, 

Îui s'étiole en longues fisuilles blaaclies qui prennent le nom 
e barbe de capucin, 
La fibre végétale est d'autant plus robuste , et les végétaux 
•ont d'autant plus résineux, (fu'ila perçoivent un plus grand 
nombre de rayons solaires. lÀ lumière fsvoHte la digestion 
végétale, et celle-ci ne se fait pas à l'ombre, car les ^-t^fau*- 
exposés au soleil sécrètent de l'osigéne, et é l'ombre ils r»- 
fettent les gas impurs, tels qu'ils les ont expirés. 

Végétal en contact avec divers gat simples et oomposée. 

Une |Janl« mise en contact avec l'oxigène, avec le gas 
M9te , avec le gas acide carboaiqua , meurt ; avw on* 



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V E G 75 

pArtie de gaa acide carbonique «or iiae d'air almospbéiiqae , 
les planiea pérîuent auui ; avec vingt-ciaq parliea de ce 
gaz, elles vivent foiblemenl ; avec huit , elles végètent avec 

11 résalte de ces espériencea faites par M. de Saasiure , 
que U végélaiioQ la plus forte est celle qui a lieu dans udo 
terre tenant en disoolulion de l'eau Mtui-ée d'acide carbo- 
nique, et dans une atmosphère chargée de ce gaz; la pra- 
tique confirme ces résultats. La végétation est trèa-belle dans la 
Toisinage des excavations et des grottes souterraines qui con- 
tiennent le gax acide carbonique fixé là par sa pesanteur re- 
lative. Pour faire jeter plus promptement des racines aux 
branches des diverses plantes qu'on, multiplie par boutures , 
il faut les placer sous une cloche dont l'air intérieur soit mé- 
pbilBié avec le gaz acide carbonique dans la proportion da 
Btz i dix parties sur cent d'air atmosphérique i j ai l'expé- 
tieiice qn en modifiant ainsi l'air environnant ces boutures, 
eOea réussissent plus facilement. Il faut aussi les garantir de 
la trop vive action de la lumière. J'ai fait enraciner des bou- 
tures des Lois durs par ce procédé. 

n esltouveutsuperflude décanter du gaz acide carbonique 
■urlesbontnresj il suffit de leur 6lertoulecommnnication avec 
l'air extérieur , pour que celui quiseformedu terreau végétal 
dans lequel elles sout plantées , ne s'échappe pas. J'ai néan- 
moina éprouvé qu'il étoit avunlageux de verser ce gaz dans 
la cloche par une ouverture supérieure pratiquée k t^des- 
KÛi- On oétermine encore le développement des racines de* 
jeunes boutures en les arrosant d'eau saturée de gaz acide car- 
bonique. 

lia végétaux exposés aux émanations impares de toute» 
espèces , Tégètent mieux que dans l'air atmosphérique. Ces 
dinérences se i-emarquent sur le même végétal, Obser- 
▼ex un arbre planté sur le bord d'un fumier, et vous verrez 
les rameaux dont les feuilles aspirent les émanations ster- 
corales , plus robustes que ceux qui «e portent du côté 
oppoaé. 

Lie* végétaux qui aspirent et vivent le plus d'émanations 
mipnres, dégagent plus d'air pur ou oaigëné que les autres 

Ïlanles. Jl résulte de là la nécessité de planter des arbres 
ans les villes , les villages , et dans tous les lieux dont l'air est 
~ vicié par la respiration, les excrétions et désorganisations 
animales , puisque l'oxigène est le seul gaz qui puisse fairt» 
vivre l'homme et les bétes , d'où naissent ces émanations im- 
putes, lesquelles seules peovent aussi faire Tirra les plantes ; 



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76 V E G 

«itui ■'étabUl nue d^peitcUaca matoeUe «l réciproque enlre 
1m corpt aninKiix et Tégéuax. 

Vigital avec Peau pur; 

Vue plante nue dans l'eau distillée et Te uble laré , vécéta 
0t s'accrott en tout sent , sani que le uble diminue. L eau 
•eule la nourrit «lana celle circonstance ; en ae décompount 
elle lui fournit les nialëriaux de sa struclure; ainaî l'eau te 
décompose el crée le bois , les gommes, let réaines, le fer, 
les sels et for, qu'on trouve à l'analyse d'une planle nourrie 
de cette manière. Celte rérilé prouve toute l'imporlance des 
l^nds réservoirs d'eau par tout pays cultivé, et toute l'utî- 
lilé des irrigations, pour que l'agriculture triomphe de la 
mam'aise qualité et de fariailé du sol. La (erre n'est que le 
point d'appui des plantes, etcellei-ci peuvent vivre et accom- 
plir toute leur destinée avec de l'eau et des gaz. Si la planle 
attire quelques principes fixes , vé^taux et animaux , c'eat 
•ans douie un bienfait poUr elle, puisque ce soni des malièi-es 
assimiléerb «on organisation; mais ce n'est pas une nécessité, 
l'eau seule pouvant la nourrir, 

Kigéial oree Jm êabtkinon tali/tn. 

Les subalanoes salines sont utilea dans las métanges d* 
terres ; elles excitent les racioes, et le Êtinmbt» ae propageant 
jusqu'aux partie* supérieures de k planle, lui donne dn Ion. 
Jl iaut modérer le* dotes de sel pour fertiliser les terras , et 
calculer aussi la qnalîlé du aol ; la sel cemmun et le plÂtre 
conviennent dans les terre* compactes , froide* et visqoeitaea : 
on connott les eSèts merveilleux de la poudretlm (itercor ho- 
minii) sur la végétation , et cet eSet se rapporte aax sels qu» 
cette nuiière dMséchée contient. Pline avoil dit que cet en- 
grais éloit le plus puissant de tous ; mais la substance saline 
dont l'effet est le plus marqué sur le» piaules, est l'acide mu~ 
rialique oxigéné (ttprit de tel). L'emploi des substances sa- 
lines i-éclame des soins , car , mêlées à la terre à trop fertea 
doses , elles corrodent ou brûlent le tissu végétal. On sait 

?ue les anciens saloienl les terres de leurs enannis dans 
intention de condamner le toi & la slériltlé , et d'en bannir 
lia peuples. 

Végétal avêt iit Mrrat t/umiftuê purag. 
Ces terres n'agissent sur la plante que dans l'éfat de com- 
binaison saline ou shyonneute; éiats qui constituent Xtplàtr* 
et les manu*. 



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WégUoiatuct—mUmm. 

1>a ^manadotu mélalliquei purea n'ont aucnna action rar 
1« fibre ; nuia lea métaux ozidea ou portée 1 l'état do sab m^ 
taUîqoeSj^tueat lea plautea. 

WigéUil avec Ut fiaidëê a^uêus coloré». 

Oa flnidea s'élèvent dana les végétaux , parcoareni lenrs 
tubes, signalent leurs tracea.et «errent à l'étude de lapbj— 
ûologit: végélale sans nuire aux plantes. 

F'égétat avtc Ua matiirea nanotiquei. 

Arrosexla ttntitiv» (^mimota pudica) eli' htdi4arum£ircnt 
avec une dissolution aqueuse d'omuin pendant longtemps , 
ces plantes perdnHit Uur «ensihiliié. 

Vigitaten contact oftcle* moHimfféiiiUé.tt odoranU». . 

Une eau légièsement aromatàque et servant à l'arrosenent 
coDtinueUed'uneplante,ltiicon)niunii]i)esonod«ar,4a teârae 
qu'une plante HevéB dans un-aol fétide , les racines s(]r>lout, 
ont une laveitr «nal^t**^ à celle de oe sol; exemple > les 
' " ' , dans 



Sê-dt-ttrre cnltivée* aux environs de Paris , dans le 
voiainace des voiries, et toales les antres racines ponasées à la 
T^étation à forme de fumier. Mais pour que ces effets s'ap- 
percoîvenl , il faut que les matières odorantes soient mdlées 
aux terres en très-grande proportion, et qne les v^éttutx 
aoîest d'un tisan Ires-niol, car nous avons vu que le propre 
de» végétau* était de se noumr de oca matières unpniM. 
Végétal mort. Analyse chùniqu». 

jinalytepar la voie humide. On oblient le muqueox , doa 
matières colorantes, des extraits, des gommes, des résines, 
deahailesides acides, de l'amidon , an tqu«l*tt4 e onti a n ttan» 
touUa Mt partie» , et non articuU. 

Ana^f par la vw tiehs. On réduit par cette dernière 
analyse tous les produits obtenue par la voie bumide en quatre 
principes élémentaires , savoir, 1 kjdrogine, l'ox^^na^le^as 
acide carbonique , un peu d'oactt; il reste un résidu composé 
de substances iadécompoeablea , telles que les »fU fixée , des 
ierrt» ,dt» métaux ,\%^»oud* ,\apoUuee ,\n nlice,\AAaux ,1» 
Jer ,Vor , Ct,Q. 



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,1» . V E G 

). IV. VioÂTAi. couanàni njna irt a^ppouts ^tmc le* 

La ancieDi ont diviié loua kl corps de la niUire ea Irott légnct : 
miniraux , végétaux et animaux. Le> minérauK cruiMeat. a dil Liu- 
iicus, crtKunl ; le* végélaux eroitaent tt vivent, cntcunt et vivunC; 
le* anitnauK cruiuenl , vivent el aentenl, cnteunt, vivitiUet tenliunl i 
mais CM diriiioiis qui remouleul ati tonipi d'ArUlole, ue peuvent 
être couaidéréea que comms caraciére* aecoadairei , car lei végétaux 
■culenl, perçoivent , oui dea appétenres, et doivent être cuniidéréa 
' (winme faiaant auite d la a^rie de» curpi organisés inrmauz, dont 
ila ne «ont qu'une modilîistion. Tira modemos ont doar divM loua 
les corpa naturels en denx granités lériea , connue) sous les tilrei gé- 
néraux de corpa organitéi ou vivant et rie corps inurgànité» ouprivé* 
du mouvement vital. Iiei corpt organisât se dîaliugiieiit par IroU 
grands raraclèreii , dont reiiscmble conslilue la \ie animale et \è~ 
Itélale. Ces raraclém sont : la tenaibililé , la ealoricité el la motilité , 
dont les foyers principaux sont pour toc animaui , le cerveou, la 
cœur, lea jDou/no/M , Veetnirtac ; pour les Tégétnnx, \e» fiuilter , I* 
collet ât» racines, \et tlear» , les nivurf* et arlieulationa Jetjiuil/ee > 
«inai que fai. tenté de le démontrer ailleurs. 

Il réiiille ds ceê Iruîs grands caracldro 1e« fourlions siitTanlei , 
Communes k Iodi les ftres urganiaés : i". tabrorption ,■ 3°. ta crrea-~ 
lotion totale ou pariietl» ; S", lee sécrétîoru ; 4°. lagénération ,• 5". la 
nutritiùn. Les corps inurgtniiia ne jooismnl d'aucaneade ces pro- 
priétés: iUaonl caraclérisét par , t", la /orce d'atlraetion; a", lajuxta- 
poêilion; 3". le retour à un itat primitij. Telles MOI les diQéreaceB 
les pilla tranchées qui séparent les deux diviaioiia di^s corps de Ja <ia— 
ture. considérés suus un point de vue général. 

Examinons mainfensni rhacan de ces caracléres avec plut de dé- 
laîls. En commençant par In corps Tirani nu orgnnisés. dunt la Diorl 
donna sncccaiivenient naissance aux corps privés d« h lie on inor- 
ganisés, comme la démontrent l'hisloire naturelle soulairaine el les 
grandes catastrophes dont la terre a £Lé le tlicllre. i". Ou appcHa 
eeneiMité , la faculté dont l'ouissenl les corps d'être sfferlés pird'au- 
lieii corps; et on appelle eenlimanlalilé , le produit ou l'exHrr.ire da 
celle faculté. La aeusibililé est plus caraclérlitàe dans les unimauc 
que dans les plantra. où la senlimentalité ne pitrolt Riisler que soiia 
ie mode ROnnu en physique animée sons le nom d'initabUili rot— 
traclible organique ineentible, ce qui, pour lu dire en paiMnt, éUjre 
l'opinion desmoderuui,qui pensent que l'irrilabilité faaûérjenuc u'eat 
qu'une modiEcilIon, n'est qu'un autre mode d'aclioii de la sensibilité. 
9°. La caiaricUé, en procédant a naly tique ment dans l'étude de l'aiil- 
mation d'un être , on voit qu'après la faculté de sentir ou au*c«pli— 
Ulilé de vivre, la caloricitê se développe. 

La caioricité eil )■ propriété inhérente aux seules corps organi— 
-ques , d'entretenir «D eux par l'action chimique et vitale de la rra- 
piraliun el de la digestion , une cLaleor supérieure à celle des corpj 
qni les environnent : celte propriété bieh reconiine dans les ani — 
maux a élS conslalée aux pUoles par des physiciens, iljut l'aulo^ 



D:,t.:f:l.« Google 



■MvAt prinlu, Mm d*» aipâriencu qai Hfmonlrest qn'en inlro* 
dninui U boule d'un Ihermonèire din> un arbre , aa rsconoait 
f u*!! eiiite «n lui une ilwleur lupériaure i celle .des corpn qui IVq- 
TÏrvuueDt. Mais je wippoM que l'eipérienca as aoit point encora 

roil-il pu i croire que lea v^géiaia ont uue caluricilé luperieura 
à celle des r.orpa qui les einriroii tient? l'utiifurnilté do la nature m- 
roit TÏolée. b dit l'immoriet BuffuD > ai ■yanl «ccurdé i toiu te* ani- 
maux UD degré de chuleur supérieur i celui dei corps iunrgaiiiséa , ella 
laToU refiuiaui végétaux, qui , cumine les aiiiiusuK , vÏTeul. L'épi— 
dermo seulpuurruîi-il empêcher les ïluideiqui coulenl dansTécurca 
qai la recouvre de geler ? Les boalout paurruient~i1s croître l'hiver , 
ei leur produclioa molle el délirale supporter trente dej^réide froid 
dans la nord el Tinft' dans le climat delà France T l'auveloppe inmce 
qni les reiXiUTni poorruil-elle , quoiqu'elle no! 1 le plus souveat en~ 
duita d'une matière riaqueuse e( indiaiuliible dans l'eau; ces enve- 
luppes, dis-je, si multipliée» qu'on lea suppose, pourraient-elles em- 
pÉclifr le gel des bourgeons , s'il n'f «voit dans les planU une cha- 
leur su piri cure à celle de l'atmosphère T 

Ce n'est pina un pcoblâma â résoudre qne de savoir si las plantes 
«ni une chaleur propre, l'observation et l'expérience ont décidé 
raffirmalire. Maia ai son existence as) prouvée, on varie encore snr. 
reiplimtion de aa cause. Clierchoiu i la découvrir : il spruil inulila 
de Û chercher dan» la dérnmpoailion de l'eau et de l'acide carboni- 
que, absorbés psr le» feuilles el lea racines, cl décomposés ensuite 
dans les filièrea végélalES , puique ces phénomène» qu'un peut com- 
parer i la décoDiposilion des gU dans la respiration luimale , na 
panvanl s'ob»eryer en hiver sur des planles, qni, dépourvues, da 
feoillei ont cependant une cfaalenr supérieure i calle des corpa qui 
les environnent ; ainsi ce n'est psa dana la respirsliiin végélale qn'U 
fmnl chercher la cjiuse de ce phénomène dans l'hiver , qnoiqu'il soit 
vrai de dire que dana celte asiaon le mouvement vital des plante» ait 
Innjonrs une ceriaiue aclivilé qui fait crotire les racines el dév»- 
lopper les bourgeons. 

Une fonle de phénomènes donnent l'explication de la chsleur dea 

i^. Id couleur sombre des plantes et leur qna1it£ résineuse éiinl 
le mujcn dont •« sert la nature pour leur combiner Is lumière et 
)e calorique, on conçoit pourquoi \e vigéUit est chaud , tandis que Ta 
varbre est fruid ; la raison en est , que les corps huileux et réaineiix 
«nt nna putassanr.e réfringente beaucoup plus coniidérable que les 
,corpt iiicTle» , selon le» obnervatrona de Ni wlon , el que par conié- 
quêul les végétaux qui sculi conlienneiil l'huite el Is résine , absur- 
bent plu» de calorique et de lumière que te» autres corps : nistn- 
tauaul *î on considère que les sutMlanres résineiisea aoni mauvais con- 
darienrs du calorique , on aura une cause suffisante du la chaleur 
végélate. 

V, Le carbone étant mauvtùa conducteur du calorique et les plnnlei 
Lt baaUGunp, aiu:-luiUd«A4k*partjesexléricnte«f cumnw 



.:i.v Google 



8o V Ë G 

répîdermn , on troUTe encore iri nue ciua ie H dahor cho* 1m 
t^gélaux. 

3". L« cliiUar inljrîeare de la terre jiant pTo* mtirqDée en hivor 
que relie Ue l'itmosplière , ficilile l'aaceiiwon deii fluide* > el edlrelieut 
tm niouTemenl organique qui produJL de la chalelir. 

Tel* aoot lea principauï argumena énoncés par let [Jhyiîciena eil 
faveur de la cbaleur des plante* : cherchona datii la cotiaaion vital» 
une antre came de la chaleur dea pliinlea ; l'arrangement de ta fibre 
organique ; le reploiement de lanl de TaUteaux dont luule* let par- 
ités vivanlM aoni compoaéea ;f retle trame iudéRnie de Cbm el db 
lubea que noua ne aaurion* pouriuivre uni Ta rompre , ne peal-èllô 
paa s'oppoaer jusqu'à un certain point i la dîitlpalion d'j calorique 
et i l'action péuÉtranle de* corps exlfrieiira ? mai* celle cibijui^e 
conaidératioti rentre dîna la première et la (teuxième; car ai le tissu 
organique s'upposo k la dissipalion Sa calorique, c'est \ cause dea 
curps résineux el carbonneux qui entrent datu «a oonpotilion. Si 
noDs ajoutons i cen disposiiion* de tissu et de campitsitiun urjtanî— 
que* , l'action active et non inlerrompoe dn principe qui anime lea 
piaules dans toutea le* saison*, noiuaaiaas de* raison* *uffi*anles d» 
croire ■ Ta caloricité dea végétaux. 

Examinons mainlenant le Irulsième ciraclére de* co^ atgàailù. 
Je veux dire ta malililé. 

lia moiililé résulte naturellement de la (énsibîlîlé el de la ralo- 
ririté ; c'est la faculté de se locomouvair en bilalifé , comme font l«* 
animaux; ou parlielleinent, nomme on l'obarrve dans les bras des 
'végétaux qui *'asilrnl , tandis que lea racine* teateiil constaUmeut 
allacliéea au *oI. 

Tels sont le* Iroi* grand* caractère* qui diâérencient les êtres or- 
ganisés des minéraux. Je passe aux corps inertes. 

Le* corps inorganiques ou minéraux se reconnoissent i. nu seul 
caraciére qu'on ne trouve pas dans les corps vivans ; c'est la cristal— 
iisalioB, selon raltractîon newtonienne, que l'actioii vitale ne ba~ 
lance paa en eux comme fIIq le fait dans les corps organisés : ce sont 
lansdouleres forces vitales, ce* forres d'allraclion, qui, luttant sans 
ccfse dans le* corps vivans, ont fait dire i. Bkowm qut la vit était 
un état violtnl et forcé. 

Toua les caracièret que nous avons énoncés pour établir une diffé- 
rence entre la rorps naturels, peuvent se réduire i deux, i" . Fonn» 
trittaiiint puur les corps inorgaiiiaés. 3°. Structure fibriute et viucu~ 
laire pour lea rorpt orgsnisé*-, c'est sur ces deux bases que reposent 
toiitesles vérités, toutes les hypothèse* de la phjïique animée. 

Si nous consîdérona mainlenant le mode d'accroissement, on voit 
que lea rurpa organisés croiaaent de l'extérieur i l'intérieur, car leur 
a(;crai**enient se fait par juxia - position de parités aimilaire* qui 
vienuuiit sucrestïvonient s'adapter, selon les laix de l'aflînilé aux 
Turmes crialalliiics primitives qui se soiis-divisenl par l'iui agi nation 
jusqu'au-del» dri bciis, selon Je* rechercliea des modernes qui ue 
sont ijue la démonstration de cet adage de l'antiquité, ximile venit 
aii HmHi; iiiiome. qui, dans les écrit* dlIippocTate el d'Arùtole, 



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V E G «1 

■p^Doit Vm* qa» cm pAm àtt «ciencea mroim d« l'aoetaiuttnàt 
d* ton! 1m carpi de la notore înerlM cm TÏTuai. 

Vet corpi oryuljéi, an coDtnire, aroiuBnl de l'iatitienri l'ani- 
ï'iear, «indiiiie lauulrilioiiT* noiwladéinonrrer. 

Sait qu'on dite arecBnffDD qaia imité inr mhctu'mfel le* /totrAf- 
iMAfcad'ADaxagare,qBele>ni)tioul«* OFgaDiquwMcambttwiil, l'at* 
TWi^Bl de telle manière qn'ellea forment dd (onl animé, qoaod elUt 
•e Ironvimt dam de» cireonitanceifarorablcui suit qu'on diie evcr le 
mélaphyaicien Bonnel , ou qo'on partage les beltea et iDgénieom fay- 

nlbèaeedeSpalhDnm; aoil. dia-îe, que r£lraBuî)né,>ranl d'arriver 
■ via , eiîiLe par molécitlei qui pTMmeilt par l'acte de U féronda- 
lion TégétaJe et aniinala, lea larntea el les altritmliona detcurp vi~ 
▼ana, uu qDe rea direaprécxIslemeiltierasTinl la fécDUdaliut] ,et que, 
diuéminé* dam l'eapace , oa embolie lea am dam In aalrea dani lea 
oTSirea T^étani el ihIiIhqx , leaqneU, par l'acte de l'éToluliuii , lèa 
déroulent ,lai élncnt'i la rie quaiid laforre (éminale uu d'aalres cir- 
rsDdancM viennent lei «timuler : qnelle^ue soil , di^o. la valeur da 
ce* hypolbâaea , il réeulle ponr noua , «h luriir de eea eiplicalton* 
métapliyiiqueB , que l'être oi^auiaé ae compoie de fibfea prJmitivca 
qu'on doit cenaidirer eomne on ouvrage i réaeau , leaqorltea ae dii' 
tendent par la nutrition joaqu'au ternie de leur distenaioii el de leur 
«apacité Datorelle* , poer former l'être animé joniuanl de toutes lea 
■tiribalioaa de la vie. Maia l'aclioD vitale conlinDaiil . la forre aialmi- 
latrioe t»nlinue néceaiairement ; lea mal^riani de la vie s'uccumu- 
lent, ae eompriuenl daba ^a fibreaqnina peurent pliia ae diileodre: 
alora cea fibrea tt lea partiti nnlritÎTea qu'elle* renrerménl, te «Dlidifleol 
el prennent la conaiatance maeuie ou Irgâeme , el preduiseul enfin la 
mari qui doit être contidêrée comme ne tlkt nécaïaaire et iiiéTl- 
table de la marche autCGiaive et non Interrontpae de la titiritiont 
Omnia pragnuio in qaa non est eaïua ttHqaa ad yvfmiion lUrM- 
aariofiHitur. Voyez le mol Aiubbs. 

Telle eatl'eSpUcalion delà proporitiofl qne>*tî énlïie , que tea t^orpa 
▼iTaiu croîiweul de l'inlérieur à l'extérieDr, par aasiaMIatiott succeaiivs 
-dei lta<'t anin'ilfil, «t'par ladfalHaiOn progKiiI^ de tnbCa -ré^félauc 
(4 ammaux, tandia que lea eorpa inotfauitlia.'ntaBïia i l'HilrBClidD 
-vewtMthmne, uttotuent de rdxtérienri l'iulêriear >e)ua }e» lulz de 
la crbtaDlaattoii. 

Apiéa avoir coiuidéré iM dHFérmeea de iMciSre, Ici diffïmicea 
d'orgmrittlioii et de mrlrîlioa d» <:orpE de la ifalarr, jeton* iln coup 
d'oeil «nr lea dîMrence* qalla éfll'eilt Viia cfahniqtiemeat. 

OBnaleacorpdiiriteaouprivéadunlDnveinetilot'gMriqov, lachlftrie 
opère Vttna]y«e et la «yntbêae ; elIedéectnpoM et reeempoae ; tdie f^trit 
■pu Ira proctédéa de usa taborHIoirM , la parlie des corp* qu'elle avOit 
«Uautiii ; fourent elle crée dta DOUvéaBi eoinpdaés qu'on lie trouve pfe* 
dana Ik nattdre, en CMlMdknt euHlnMe / par l«* affiirilé* Hedivea et 
(^mplsiea dea corpa mixief , lernaire* , quaternaire*, etc. , ^ai paf- 
ticSptmt ditiade jailtiprcporlloni deaqnktlI^irptSiQiilTe* derélémena 
qui le* conpAaenl on qui «n acquièrent de nonvêtlM. Deplnii, ceirorpa 
prîvéa dn moUvetaeiitoTeBnlqae, obéisaent loua aux affinité* piu'ticn- 
liérea , pcMV fannw dea uiIm* <ini obéntent eH«a-mËmea à l'aim»- 



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«9 V E O 

ti«n nnivoTMlle , nu qa'aacune force int^ieiiK t'j oppoM , É*atf 
qu'uoe force vilila baluim caa loiz d'iLtrartion. Daoi lu corfM ■>rgt>' 
uitn on tîtiiu*, U chimie décampuae , diioai pliiiâl qu'elle délmit, 
qu'elle décorganÏM , el qu'elle cilcule el appricie d'une «iDiére exacM 
Ie> pruduita qui ■'•chappeni dri ilébri* de l'orfianiiatioD. Jamaitelle a* 
recompuaa, en aea élémeaa primitifi , une pulie nrftiiaique 1» moin* 
compliqucc. Uns furce ÎDlérieure, incuiiiiue , inhîreulu aux curpa 
Tivana, on à leuri partira , arrête par - luul la chimie de nos labû- 
ratuirea, quand elle veut pénilrer daaa la cbimia de l'ur^janiattlion. 
Deux puuaaiices lullrot aaaa cecM dans la corp* vivant , la puia— 
aance iltracliTe du NewloD el la force lilale; et t'il paraît étran^ 
de dire avec Browa, que la fM eat un ilal violmt et fané , celle défi- 
nition »t au iiiuina ïstrémeuienj juile; orraclluudE vivre n'eal qu« 
la réiijtlunre d'une piiiMance iuronnue, qui rétido ilani lei plautea ■< 
. Ici aniinani , et qui lulle uu nionienl contre lei aiBuiléi et Ica altrao- 
.tloiu qui guuverneul Ici corpi iuerlet, et établiiaent l'Équilibre «t 
riurmuuie de l'DuiTeri. La Tte e*l uu tiulruinenl diint la nature M 
aert puur luljdifier Ica fluid^i aérirurme* el lei fluide» aqueux, pour 
cré*[ Ica pieri'eH, lei terres et tea niëtaui , et loua lea aulre* corpa 
£iea qui 6e iuita-puseul miu ceau' a la surface du globs, et ae décom- 
fiiMeiiI ensuite par dea luii iiicunnuea, pour dunner naiasaiiiCeàd'aulrc* 
curpii uritaiiiié». Aiuii II iidlure, vue en graud, uW qu'une auccea» 
aioii couliiiue de iiaîauncfs el de morts. 

Teb son) lea t rai in les plus aaitlan» , Ici caractércalaa plus prononcia 
qui diflereucieiil Ici curpi urgsniséa des corps inarnaniséi. Abaiidou- 
sons les curpsiueriei qui nefunl pis partie delà tache que nausavuiui 
TCBiplir duNs cet uuvrage ; eiaminuiia lea dilféreucea que préaeuteul 
anlr'eus les corps ornanisés, animaux , plante» . 

La lun);ne lérie des rorp* orKuiisci se soua-divise eu deni claaaca: 
. J*. l'une «al ctlle des aniinauij a°. l'aulre, c«1Ih des TÉgélaux. — 
Nuus avuns vu les ri raclures qui Icursuiil runimutis. — \Mttnaibilité, 
It ealoHaiU , la mutUité, et en dernière analyse de structure, U 
forme vatcu/airt. 

Maintenant si nitiie examinona un «niinal et une plante en parlî- 
colier . nous vuyow* que l'auimal marche et que la piaule reste atla- 
chêa au sol. L'un exerce la locomotion , l'autre ne peut l'exécuter. Ce* 
4iilincliuns sont coasunles et faciles i sentir -. tuut ce qu'un l«nv op- 
pose eat susceptible d'une réfutation complète. Caaeroit en vain qu'on 
epposeroit dea alguea et d'aulrea piaules cryplogamea i celle proposi- 
tion. Lenoaliic et tous ses analogues, les lichen* grlatineui et]tt nom- 
breusea métamorpbuses et les furmea variiet qu'uflectenl les tremelle* 
dans toutes les périodes de leur existence, prouvent aaseï que cas pro* 
durlions, véritablement protées,vaiit moiua des pliutes que des récep- 
tacles d'animaux microscopiques; mais noua reviandruDS sur ce sujet 
en parlant de la cbalue immense et non interrompue qui lie les corpa 
de la nature. 

Un caractère axtrSmemeul impartant, el qu'il faut noter avec aiiin 
pour difGérencier les plantes des animaux, est que dans ceux-ci le dis- 
mètre dea vaisseaux diffère de son volume , taudis que les tubes dea 
v^ètaux ufaierrenl le même calibre, quelle ^ne aeit la ptutdeur d>* 



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V EG B5 

])luite». Celle lénuilé du ayiléme Tascultlre ratarderk toDfiniri'lea 
progrès île la pby>iqae végélalci, et nous forcera peul-élre Jinm Ira 
lempa , i aubsliluBT de» Lypothésea i 1» démon al ration riacle ilu 
jnécaniame des muiiTemeai ilea fluides -régéuai at de leurs fond ion a. 

Si noua cunaiilérons mainlenant le* corpa organiaia aoumis uux 
réaclifi, aux inatrumens de la rhimiede nos laboraloirea ,tiDuaTuyoaa 
qae tunfes les paiiiea dta •uimaux fouriiibsent de l'asute, el que le* 
végétaux an roiilraire fourDÎaaeal ds l'oiigène, de l'air rital plua ou 
moins pur. Telle eal la tèf^e qui aobit , cependant , des exreptioiia ; 
maû ai qiiulquea plautea dé^stieel del'Biole, ellea ont d'autres carac- 
lërei qui les éloigueul de l'animalité; et si quelques animaux dé(;a~> 
fient de l'oxifiéne, ils onLauasï des caractères aufEaanapanr les aèparer 
de la Tégélibilité. 

Les aÉcrélians aiiîtsalea sont félidés, imparaa, loujonra moririlea 
pour lea animaux, et toujours Dtilea pour les plantea qui s'en Duur^ 
riuenl, el qui purîlieut l'air atmosplié ri que par elles. Les aéciétiutia 
Tégâalei sont ulilei pour les animaux qui absorbent l'uxigèDe que les 
pUnles aspirent, exposées aux rayona bienfaiaana de la lumière solaire. 

Il réanllo en dernière considération , dei diOërences dans lea séerô- 
Itoaael duis celles qae la chimie uous fait Connotire, l-, que les aiii'> 
maux, contidèrés dans leur ensemble, sont plus azoléa , et tendent 
plua à l'alkalescenre ; a", que lea végétaux cooaidéréa daus leur enaetit- 
Iile, aont plus Diigéuéa et tendent à l'acceacence. 

Quelle est la cuuae de l'abondaDre de l'azote dana lea animaux 
qui n'aspireut jamais ce f|ai et qui en fauraissent cepeudaiil un* 
grande quaulité à l'analyse cbimiqueT Noua aaTous d'où provieut 
ruiigèoe ai ibondnnt dans les aé^éUiux ; mais noua ignorons d'où 
provient l'azote dea animaox. Y a-t-il dans l'êcoDomis animale 
nn ordre parliculici de vaisseaux anlifèresT Selon le soupçon de 
Brugnalelli , ces vaisseaux aspireut-ili l'air extérieur par la peau ou 
leséparent-iladelamasse d'air aluioaphériqtK qui se présente solxanl»- 
quinxe fois par rainule dans le* vésicules pulmonaires de l'homine. 
pour l'etil relien de la vie? Cet azote , è-peu-près aussi abondant dam 
les frugivona que dans lea carnivorri , e*l-it un produit de la vita— 
lilé , qui cuQTertit en gaz In nourriture* végétales dont lea herbivom 
se noarrîCKnl? Celle conversion de matières végétales ojïiiMs en ma- 
tïérei animales aiotéft, explique rommenl les vègélaui donnent nais-< 
aance aux animaux , et commant la mort de ceux-ci explique la for— 

Il DUOS Teïte maintenant nne grinde quetlîun A examiner. Quel est 
Tb point de séparation eiacta, ou plutôt quels sont les traits d'union 
qui lient lea plantes aux animaux? Quel est le point du cercle de la 
Dalure où réside le passage des animaux aux plauteaT 

Nous avons vu que les mêmes foDctiuna leur éloient comninnes , 
et que les nuances qu'on obaerva dana In manière d'être de ces fonc- 
tions, lenoieul peut-être plua à l'InsDfRsaace de no* cunnoissance* 
qu'i l'arganiaaliaa animais el végèUle. Cberchons k approfondir un* 
question tant de foia agitée, tant de fuis combattue el toujours repru- 
duile avec l'iuli-rêt que présentent les granda snjets de la nature. 
Abordou* ta q^uestion ; If ckamp dei Iijp^cMa atiVUe nrésenl* c*L 



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«4 V E G 

aanTUlepourqnenoDipuîuion* d oui jr promener «t diMerlrr aTee 
Im DillaraliMexIe toiwles lempi : Ifeu* tradidit mundum disputatiani- 
6u«,eLc. Arrachouj, l'il uiiiueat pouîbl*, nn fn^DWiildu Toile Apais 
qui Fouvro leiujelilaïuIsqueliioataMiiitantrer. Fénétroiuavecleaiia- 
taralrnteado luu*lei aiécIodaDileMiicluairaiIela nature; péDélroiM-y 
avec l'iiMurancequ'inipiretil leaenliineatdu bien public et celui de la 

' gloire. ComiD encans par cette partie peu cannuc de l'hutaire ualurelle 
urgaBÎque doul le* individu* privéi de la Tiegî««DteD*ever>*et coofon- 
«lus parmi lei minéraux. DetccDdoDadauiIeienlraillea de la terre pour 
y obierTer la botanique el Ii suolojtie >onlerraiiie>. De* pbiUwopbea 
de l'ariliifuité ont préleudu que lai matière* qu'on appelle pélnfica— 
tiort» ftnûnalet on vigétalea , ne provaDoiaut paa de* rorp* Tivans : 
iti ont peniË que le* pélrificslioua n'éloienl que dei formes analogupa 
aux forme* Tirante* que la Balore a todIu imprimer aux corps 
inerte*, a l'argile , k la pierre et «a oarbone. Cette hypoJb4*e, k la— 
quelle il lemble d'abord qu'ob paîaae ployer Mi raiioa , mai* qu'on 
examen attentif rejolte , trouva peu de parliaan* de do* joan ; elle 
délniil la propoiilion d«* naturaliale» nuderiiH* lor le* deux grands 
caractères que nous avoni élablia pour différencier lei corps vitsim 
de* corps inerte*, puisque la* sabatauces de forme organique qu'au 
appelle pitrificaliont , «e Compoaenl de mialière inanimée , el n'ob- 
servent m la forme rasculaire des corps organiiié*, ni la forme cri»- 
tulline do* êtres iuDfgai)i*és. Pourquoi , disent le* partisan* de cella 
liypotbéae , la nulute n-'surolt-clle pas imprimé i la matière inerte 
Icj formes qu'elle a imprimées à la malière vivante T Pourquoi aup- 
poBcr qu^ CCS masses inertes qu'on trouve dans les ealrailles (te fa 
terre a^^anl de* formas animale* el végétal**, provîenuenl d'clr«* 
tlonl les analogues vivanan'eiialenl plus i tandis qu'on peut aussi bien 
supposer que laualure, extrêmement variée dans tas opérations,* 
rrée des corps iiiorganiquus'doué* des forme* organiques extérieur*» 
■le* élre» vivans, sans jouir cependant de leur attribution , sans jouir 
«les facultés que donne le feu de la vie T 

Nous ne nous atiacheroDi pas)i démontrer l' in *ulIUane« de cea argo— 
mens, doiil l'invraisemblance repose*urrhi*luiregéoloKique du globe. 
Loin de nous une bjpulbèae combattue par la pbilusophie ancienne •! 
moderne , imaj^lnée par des esprits excentriques , doul le scepltcisni* 
répugne à tout sent imaut d'ordre et de régularité dans les oiuvres de 
la nature ! Que ce* hommes égarés par un pirrboniime aveugle, e( 
qui refusent d'admettre que le* plante* et les animaux forment lea 
minéraux ; que ces froids contemplateurs de la nature étudient l'Jii*- 
toire naturelle séculaire , el ils pourront alors franchir les bornua 
étroite* d'une ponriualiié sorupuleuie, qui rétrécit leur génie et en— 
rhatne leur imaj^ioation. Quoi! ees ossemen* entier*, ce* débris d* 
l'oafature animale et végétale, les paZ/niera, lea rotani , les empreinte* 

'de poiaaona , le* ven , le* irueclt», ks canqutt )i multipliée* } ie> 
fruits de tant de formes, qni ont la dureté de la jnèiTs, ne seraient 

.pas le* débris de l'organisation f Je penaale contraire} et quiconque a 

médité ce lulet , partage mon sentiment. 

Pourquoi les fouile* végétaas qu'on reaconlre le plu* abundan— 

jBMUtdoïuleieniraille* delà tene, appartieanutt-iU à la «lasK de» 



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V E G 85 

pUn^t maflocorrlédone* plos «oavcnt qa'i ceIlei«lical;1édoDe«?LB 
4afttt,ltifomf»àiitt»peclivtdn curpt lignsux dans c«> Jeuicé- 
ric« de pluile« *a dcuxiciit-etlei une riiùon JutliMiile? 

AbondoiMiiD* le «uBibre domaine de la botuiicjue «oulerniae, 
pour venir doi» déluMr à U loiface de la lerre , diuii l'élude al J^ 
coulejaplalion de la série i^n^^ripp de» jiJvilea (T^plugaineii qui 
c^cLent M nndilâ en aiéjiui leiopt (]u'ellt:i lu ferliliaeal. Cbei chou> Ji 
4éco>i*i'ïi' dau la aonbreiue /amilJ« tlea aiguet et (Jei çhampignont , 
te puiol d'umos dea pUnlei aux utimaux; cbucLiou* diuii Li cbitln« 
iadéfitiie de* corfs »atiiie]« li poùil qui lie lea cvrju uxgaoûé* lucu- 
OHibilM, ans carp* orgaiiiaéa noo lacuinubilci- 

Si Dou* jeton* un reftarj altenlif anr Ici Iremfllàt qu'on regard^ 
«aies ^séralemeat cuHune de* pld^un, nuui dicrctiuDi eo v«iii eu 
«Ue» In ^Iribuliau* in la Té|él«bMii* •■ au u'j ijiiliiifua auEune orga- 
ttiaaliuD vaaculeuae^ vnoepcuLy dêconTrixlca ceolria de Titelili que 
MOB* «vont démanlré euilei dâoa Ica tilaiile* ; il n'y a ni Ikun , ui 
ncinca, Di feaille* T^ilableaj un lisau nul el i^éUtiueus lea cum- 
paae; elle* n'a^cleot aucune furav dalernuuée; leur apfnriliw i, 
MM racbeic^et est «abordoiinie i la circuiuUiii-e d'un lev)» ttumide, 
fBi lea dialeod et iioui ki fait apperciT«iT. £ufia tuuiet le* uuaucea 
4e trtaxtUti que Uiuisni a décrilet cumne eipèMa , ubwrvéc* arçc 
■oîu , oB parDJucDl élra que la aattoç , qui ae awiawofplwae à meiurq 
%u'ii\i^^\, ouqi^iiBhaJigK <UloeaiiU4.3i iMQ^KxvtAa noalMC dan* 
Da lien bas al dont laauriaoe loîl couverte de pterr«B,»D le voilpri;u> 
dre «iicc«Mi*eiiu)Bl la feroie du tnnmlla iïchtnoUbt de Unuwt*, et 
coati Q Haut aee ob«erv«tioiu, on la tdîI pirticïpaot de* deux, c>a)-à- 
dite une partie du moatac p n jaée & l'élat de lnm*lia lUitutoKU* •( 
«ue autre partiu cutuerraul encore m fernie. £afin on voit te natto^ 
pajiaer succaMiTenenl aux formel da lichen gilatintu* , licJua en»* 
put, Uc>un rmpettn» , tnmtUa vtrrueuta, iivhta faatùntiiuU j elo« 
observe cellei— ci ae cbaoger elles-mâme* «n d'aulcu piaules , et le 
lichtn gnuiulatu» , oaitre du UcJteii eriipu; ttc. Le declaurCarradori 
a déterminé I» cicconalances faTorablea i cas miUuaorptiose*, et n'« 
rien apperçu dans ces production* qui pdl indiquer U présence de; 
«exoB- Lies lechercfaea da cet MUeur uni fëlâ an grand jour sur 1* ma- 
tière qu'ils Irailée. On peu! consullurranalyie que «mu avons donnée 
de son /némoire dans le* Annait» d» Oùmit. iy»^it 1m recberclie* 
dn docteur Carraderi el les IravMix de ceux qui l'uni précédé dana 
ce vaste champ d'obaer Talions, noussamines purlésà refcter le* /re- 
meilat du donaina des végdlau*. Le*4fbsarvaliuniducélétM'e Adansoa 
qui a vu les filel* du nottoa épruuvar d» mouveisans da dilalalion et 
de coolraciioB , celle* da Félix FonUaa , qui a démvatré que ses &la- 
■ens, ainsi qiie oeuz de l'ergat, étoianl da vérilabjes animaux qui 
■teuiani el reviannenl à Li via paï la seule action de l'e*»; les re- 
cbercbes micruscopiquea de U. l'abbi Curli sur les mauilet , dane 
Ii^ueUea il « vu des animaux faire des affertf pour s'éloigner d« 
l'inlérieDr el l'arrêter vers le* bords; celle» de U- Schorer, qui a 
observé le m6we phénomèa» sur le* tnmtUtê des eaux cluudas , 
tendent plesA conslaler rauimalil^ du ntwltxt el t Je cuosidérer cummi* 
une babiuLii>u de psliu animaux, qu'A le classer p^rmi les planiM. 



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8S V E G 

J'ai oliMni ÏMOCOnp do tmnalUa duu dÎTCnet ci'rc0iNian««« , 
«I jamaî* je n'7 ai ipprrça de raciou ni de wmeiiCH ; j'ai vu ce» 

Ëiatea m mouvoir d'elles - m Amei à me>ure qae la chaleur aolair* 
I dciaéohoil ; ce qui me porte k penier qu'il faut conaidêrer cer 
préleadai végétaux comme ud produit animal , comme étant l'habi- 
talion d'animauK microacopîqaca qut'ont éti obterria par le> ADaM- 
*0N , 1m Fontan* , lea Co«ti , lea Scubbik. D'aalrea coiuidiration* 
«unconrenl encore à me délerminer ; c'eit que le noaloc analysé chi— 
miqiiemeal.roarail tonalea prodoita ammoniacaux de l'animalité, et 
qan pliuteurs enimauz du monde microacopique , tel* que ceux qui 
hafai'eni lei graina ergol^a dn tigU , périaaent el revienoent k la ti* 
comme reuz qui babilent lea tremallet, ]wr la aeule immoraion d* 
l'ean ou l'expoiition i la chaleur aolaire. 

Avant'deaartirde la ramitledea algatâ, conaidérona le genre ccn< 
fin/a, connu d«( le tempa de Pline qui en fait mention. Ptuaieura 
plantea de ce f^enre obiervéci dana dei vaae» d'eeuc ilagnantea déga^ 
geut uoe mullitude d'ioieclea ailéa Irèa-petila qui a'élèTeDl daiit l'air 
en phalangea confuaea , et qui périaaent peu d^enres aprèi. J'ai mia 
dîna un Taie Teaa Terdie par lea eonfimn naiMantea ; j'ai obaerré la 
Taae pendant Qu moia pluiieuri fois le jour, et j'ai va dea inacctea 
nombre» en aortir à meaure que lea confinv» augmeiitoient la col»- 
ralioD de l'eao. En6n lea inaerlea reaa^rent de naître , el la confeivm 
«eiM'd'augraenler de volame i la inperficie de Tean. 

Quant à la familte de* c/iaiTtpignona , trop peu connue aona Im 
rapport* pbyaio logique* el aou* le point de voe d'économie rurale , 
la conaidéraliun de leur ilructnre indique que ce aont dea [liante* 
dont le» fonction* difrèmii de* autre* végétaux. Cepend«nl l'électri- 
ciié qui accélère la germi nation de toute* le* aernence* réfiélaleaet qui 
hâte la végétation , tue conMamment lei germea de* champignon* et 
lea champignon* eux-méme* nouvellenienl déreloppéj, phénomènes 
qui lendroient k le* rapprocher de* animaux, puiaqne le* germea im 
ceux-ci , leacenfaen général, périaaent el ne peuvent édore ('il anr- 
Tient un orage on ai ou leur applique une élactriciié artificielle ; mai» 
dea conaidératJona de droclDre lea couaervent à l'empire de Flore. 

11 ritnile de tout ce qni a élé dit, que le paaaage dei plante* aux anî.^ 
maux e*t inaenaible pour noa asn* groaaien et du* înairumrna le* plus 
paifaila. 11 aeroitpeuphitoaopliiqae «te dire qu'il y ail dea être* inixten, 
dea élre* imparfait* qui . parlicipunl de* animaux el de* planlea, éla- 
bliaaent ta continuité de )a cbalne qui le* lie. Une telle propo*îlioii 
détrnÎToit tuale* lea idéca d'ordre et de régularité dan* le* opération* 
de la nitate; il ne peut 7 avoir d'ébauchea de corpi urganiiéa; lont 
■ »a raiaon *uffia*nle, a dit Bonnet. Le* tremelie», le* con/èrvet, lea 
shampignoHa , la série innombrable du* luimanx que reufermenl le* 
•nbalauce* lithophilt» et roophitw qui tapiiaent le fond de* eaux , qui 
nagent i leur turFaceonqui aootatUrhéeai la terre , ontloutea leur 611 
particulière et une perfection néceaaairv à leur eiiatence , ponr jouer 
Irur rAle et accomplir leur dealiuée dana le monde. 

11 eat donc vrai de dire que loua lea étrea orgauiaé* ont élé pro- 
jeté* du* le même moule ploi eu moiii* moditié, Ml«n Im fvrmes 



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TEC a, 

wcru— ïrw i trlunaii d'aile, pour établir ainiî l'hirilKni* dn atoniJ* 
animé. Depaia VéUpkans iaoroiB ju*qii'K l'anioiRl microccopiqaa , 
TJagt-c«pt millioiu de foii pli» jMlit qn'uD ciron; depuia la tibuk 
eàrfr* dn Liban duut l'urigiua a'eit «fficée de U mémuirs dea honimca 
joaqu'à la plua pelile pbnle , on na voit qu'une modificaliou du pre~ 
Biier plan de la nature organisée. Tona lea élrea Tivaoa ce toucheol 
par dâa nnincea inienaiblea , el funnani one cfaalne cunLînue qui lia 
l'homme , lea aaiiaaui et le* plaiiiea* 

Si au examen exact de pluaieura ciyplogamst lea lépare de l'em- 
pire de Flore, une foule de plaaiea de la mémo famille viedneul ta 
augmenter la tribu iaunetiaa, CombiEii de planlea à peine viaiblea on 
incon nuée vivent aDi dépena dea parties deaaulrea pUotea, el lea fout 
périr eu produitaut dea maladiea de la peau Tégéule , jlc la niéme 
■aanisre qoe Varahu tea&m , et une foule d'autreainaecteta'altacbeul 
an tïwu animal pour produire lea molndiet rulauée* i Tout ce qtM 
l'ceil apperçoit aur Ira Ligea , sur lea feuillea, anr lei fruita, el qn'un 
somme tachas , aom autant de planta diiTérentea qui ae multiplient 
d'autant plua ïlld qu'élira aont plua pclilea.aelan une loi coualanle d« 
la nature, qai leur «al commune avecleaauimaux.LeamaUdieacan'- 
Bueeen pathologie végétale aou* lea nom* A'albigv .dicUrut ,At nu*- 
eu/a ruliiginoÊa,àetaèsa,dBrubiga cûnalium , d'utUlago eertatium ^ 
■ont due* A -une foule de planlea crjptugamea, dont la botanique m i- 
croaropiqua a'euricLil tout le* j'oura. La rouille dea bléa eal l'efTel d» 
la préience dn reficu/an'a tagtUun ; la feuille du roaa orve/iaù nourrit 
io Btucor rtuaram i le bouleau auarrit Vacidium bttulùù ,■ leafenillea 
io donne noorrïaaent la epherùt airpini décrite par Huflman ) la 
nMHUM nourrit lepea'ta giabroi le rubiu idaïut nourrit l'atoophora 
iimiifhra; lea calicea de la roêe hkaiche et la surface inférieure da 
aea,fe<ullea alimenleat l'oacopAoro dUciflora de Tude; lea feuillca du 
eaieue oUmctue uourrisaent le muenr cniceuei le atacorOceri , qui 
•'allache aupareacbyme des feuillet du rj'como/v, fait périr cet arbre. 

Cbaque vigital a aa piaule paraaile plus ou moina apparente. Lea 
végétaux , ainai que lea animaux , ae aooa-diriaeal au-delà du lerma 
de noa aent. L'imaginatian , qui n'a pas de bornea, lea conçoit auaii 
pelila , auaai multiplié) que la métaphysique puiiae concavoir la 
diviaibililé la plua indéfinie de la matière. 

L'atmosphère lient en suspension les semences de plantes crjpto- 
gamaa el Isa ceufa dea animanx qui s'attachent et se deTeloppcnl par» 
font ; les liehen» germent aur lei pierres , s'j fixeut. j enfoncent 
leurs aucuirs, et salidi6enl par le mécanisme de la vie lia corps aéri- 
fonnes en humua végétal, qui doilaervir de matrice i d'autres piaule*. 
J'ai admiré ces phénomènes daoa dea poaitiooa où cea planlea crypio- 
gameaiDCoDnueadananoi plainea fécondes commandent l'admiraliDn; 
i'ai TU SOT les Alpes el aur lesApennina la famille iuimenaeel indealruo- 
tibia dea lichen* da toutes couleurs, sur-tonl les lichen» de couleur 
d'ocve et de «oulenr jaune , que leur lénaiié fait confondre au pre- 
nier regard avec l'oxide da fer que l«a minéraux cnnlienneut aou* 
'Vcnl. 11 est à remarquer qoe les lichen* sont très-peu communs aur 
lea pierres pinitiqueseliiliceoses, sans doutai causa dt la plua grande 
dlfvclé de cea pluies. 



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88 V E G 

C'eal ■(BRI ^'en (tnclUiil l'hiMoire uiaretts éei plantât duw ••• 
ploi pslili dilalli, le nataralialr, prcManl U pea««», «e Inuporle ku- 
daU <te loulcs que aea yeux conteiaplenl , om tUeindra dîna louiae* 
poidli le cerchi Immenar de U nitare , el m cendre nlwm du phéno- 
mèn«i impoMni de le ferlililé loujoar* oraimnle de* lerres iucollee 
el abandoiinén â eHea-mSinei ; c'est eiiiM qu'il couçoil l'eccrétioti da 
la terre el la diminution vfiible des eaux de l'Océan , el la chaienr 
tou)Diin rroiiasDle delà plHnète que do u* habltoi», par la solidîfira< 
tion dei corps giritorran , des curpa aqueux el de la malière de la 
lumière datis )« viscém T^gétiax, landii que la vie animale préparn 
. et fuiiruitla lerre calcaire que la ckiinie hjpothétique counotl en 
état de gaz auus le uoin A'aaote; c'est ainsi que, d'âpre t'eiamaB 
approfondi de la nutrition el dea r<inetion« de lum les corpi Tivans, 
il concuîl que les mine* méttUiqaes bilumineaies, schisleuses, pru— 
Tterinonl des végétaux , et qce lai carrière* granitiques et calcaire* 
provteunent de l'organisa liun animale. 

Il eat Tacile de senlir , d'après ce* vues générales dea cauaea Bnalea 
de l'organiiatioii , que le connoitsanco de l'IiLalaire naturelle «at 
li&e 1 la mélaphTsiqae , car e'eil loujourt des obf sis de la nalare ou 
dea idées purenionl leiDibln, que l'enlan dément déduit ses notioiM 
les plus abslrailej. L'histoire du monde est toute enliére dans la 
moindre molécule animés , et l'élade d'un* moià**a vient nou* dé-i 
voiler les vérités les ptus obscures, parce que l'art d'ubservv n'eat 
que l'alleatiou appliquée é on objet parliculier. 

Kous avons tu les végétaux )ouer le r6le le plus Important dana 
la nature; uuusiaaavuni vu augmenter la température atmoapliéri- 
que, fertiliser la lerre, accroître ana volume, el resseriar dans dea 
bumei plui étroites les eiiUE de l'Océan ; eL nous vous avons suffisam- 
ment failssiilir l'imporlnnce d'une connoiisauc« exacte de la pbyaio* 
liigie végétale, pour éclairer l'agriculture, ta médecine, la géolo- 
gie, l'astronomie et la métaphjsique. < 

Cuniidérona maiiilenant les corps organiques sous nu point ds vns 
plus facile i saisir ; coniidéront-les dtus leurs rapjrarta avec noa 
besoins , avec nus iuaissaiices particultères ; examinons-les dans lea 
phéaoméuea qui liont leur ciiiilenee 1 la iiâire, et réciproquement 
notre vie i la leur. Ce sujet est sans contredit l'an des plus bMui qua 
présente la physiologie végétale: cotuidiruns l'analogie, les rapports, 
les traits de similarilé qu'où observe entre la jeune plante Bouvelle- 
meut germée el l'animal qui n'a point encore turgi à ta lumière ; 
•ximinona les fmtus végétaux et animaux, comparés dans leurs modoa 
4e nutrition. 

C'eat un fait démontré , que les aemences ne penvenl germer dana 
les gai non respirablei , comme l'bydro^èna , l'axole el les gax acideS 
(^rboniques , mais seulement dans un air oiigéné, et l'expérience a 
démontré que les plan lea arrivéca à l'tgesdolte, dégagent de l'oxigène; 
ainsi les végétaux portent en eux la cause qui doit les faire nallre; 
lenrs feuilles itimuléei par la lumière solaire, produisent l'oxigènev 
qui doit être considéré comme la cause efficienle, comme la circona- 
taiioe nécessaire qui donne i la jeune plante renfermée en petit dan* 
les semence* , la factillé de rompre ses eulrave* légumanlenMf pour 



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V E G 89 

■'élever i U TÎe. D'après celte idés, le pollen ou 1* pouiuère fécaa- 
dauM leroil l> raaw de la cuuceplion végélals dans le* ovaires vêgé-» 
lanz, et l'oxigèoe aeroit la cause lecoudiire de Ja géuéralion el la 
•«nia qai puUae délcrminer l'ivolulioD du germe. Ainsi la nature a 
Toula que les plantes qui déga^ieal de l'acide carbonique duu l'iga 
l« plD« tendre, dégagcasaent de l'oxigèDB dans l'âge adulle, parce qu« 
iOKju'à celle époque formant dai Bemoncea, ellea avoieut besoin ds 
predaire auiii un gaz Ti-riGaol pour les faire germer; ainsi ruzigèna 
qao dégagent lei piaules ■ encore un autre but que celui d'entietenir 
la respiration animale. 

II est digne de remarque , et sans doute lrés-iDlére«Mnt peur ITiy- 
gîèns , que la seule circundance qui puisse faire *ivre< les animaux , 
soit aussi la seule qui puisse faire germer les plantes,- ainsi l'oxigène 
4ié de la uitare , l'organisation cesseroiLiTelte est la coiisêqneDc* 
qu'une logique sévère doit inférer de l'examen de l'action de l'axigèa» 
■nr l'écoDomie animale vivante et sur l'éTOlutiua végétale. 

Il est k remarquer aussi que les circonstances' qui favorisent l'ac- 
croissenlent des plantes dans l'ige adnlle, leur deviennent nuisible* 
ilans l'ige le plus tendre. Ainsi la plante qui vient de se dérouler et 
de s'ttever à la lomiêre > se nourrit dans les premiers momens de sa 
rie aux dépens du périsjicrme albumineni de la semence de laquells 
~ révolution la fait sortir ; deméme que lefeelas se nonrril aux dépens 
de* eaux de l'amnius, dans lesquelles il nage : la lré»-ieune plante ne 
peut respirer, einepeul par cobséquent décomposer el s'assimiler le« 
alïmen* extérieurs des plantes adultes; de mËme que le foetus ueaau— 
roil Tivre avec les alimcTis des adultes. 

Hais si les piaules el les animaux prénenlent quelques traits de (imi' 
larité dans l'Âge tendre, il en es) bien autrement dans l'âge adulte, 
M tout ce qui nuit aux uns est utile aux autres, et réciproquement. 
Les matières eicrémenlitielIeH animales sont l'alimeut des plantes, et 
les matières excrémenlitielles végétales sont l'alimenl des anhaaux; et 
r'osl dans le mode de respiralioa de ces deux séries de corps que se 
Ironvcnt le* preuves de celle proposition. L.a respiration animale 
prodnit le gax acide carbonique qui nourrit les piaules , et les feuilles 
rféftaeeni roxigéna qui seul peut faire vivre les animaux ; mais il est 
l«ai«r<]aable que cet oxigfne soit doué de la faculté exclusive de pru- 
duiro révolution .végétale et l'entretien de la vie animale ; ainsi on 
conçoil que les piaules pourroienl exister' sans les animaux , et que 
la vie de ceexicî leur est subordonnée. Mais en poursuivant ce sujet, 
sioaa pourrions démontrer de la manière la plus rigoureuse que le« 
plantes sont les élres les plus importans de U nature i oaverroil les 
végétaux s'assimiler, et digérer les corps aériformes el aqueux, soli- 
difier la matière de la lumière, passer dans les corps animaux, y 
■gbir des changemeB* , devenir la base solide de la cLarpente animal* 
qnj «e JDXta-pase sans cesse à U surface du globe. 

Mais vnuloDs-nous de* preuves de ces propositions T Eiqaissona 
quelques pbéuomèDe* qui Uent les animaux aux pLntes, et celles-ci 



En général , on peut dire que tonte* le* circonstances favorable* 
iU Diitrition T^tliila lout dwavoraUes AUnatritiottinimaleiaiiui 



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A|o V E G 

lei lulMlanrM charboonée* , 1m g>z impur* , le g>i ■<;ide nrbotiii)m, 
rh;drt>gèna auAè, luIFuré, carbooé. le* éminatioDi pulridea, «ni- 
jiiiIm , Im diiaotiiliuuB impures qui flullenl d«iii l'iir , les g»K tp- 
ti>|uea, les mUsmei de tuulc uature , les stibstsnces putréfiies, les 
mallèreieirrémenliliallesaiitniilwilesMbdBareiorgs niques pourries, 
(uni re qui imprime un miliment do dégoUl , d'iuappélencc , tuul c« 
qui répugne aux animiax , doit £lre considéra cuniine l'aliment !• 
jitua fdvorable à la vie véf^le, et |»r conséquent comine délélèr* 
puur rhomaw et les animaux. 

Le* végiUui* 4é|faf|ent de l'axig^no et ibsorbeni le gas acide cir- 
iMnique ; tandis qa'nu «onlrsire , les animaux absorbent el eipireot 
' le gas «cide carbonique, M si on veut moditier oeile propoailiun, qui 
aa déduit d'axpirisaces certaines, il réiiille que les uns et les autres 
périssent : ainsi la vie des pUoles est suborduauée k la vie animale ', 
al vica vtrtd. Ces traasiliuns êlrrnElle* des curpi on âe» produilt 
•niiosux «t Tégélaux les uus dans les aulm, él^blisseul vue dépen- 
dance l'vripruque entre leiu leaëlrea TÎvaus; des eipérifnces faitea 
en polit oui prouvé rea fait*. Un snimal sain et one gilantr taine, 
plarél daoa uu Vase perméable A ta lumière et imperméable à l'air, sô 
sont nourris nuiuellement pendant un temps considérable- Le pre- 
mier , )>ar l'arte de la respiraliou , vicioil lair, le cumbinoit à l'état 
(le gac acide carbonique, qui l'edi Fait périrai fe Téfiélal , avide de r« 
gae, ne l'edt absorbé et décompusé puur le rameiiei à l'é<al d'air res- 
pirable pour l'ADÎmal , qui le respirant une seconde fois, le diapoae da 
uouveau à devenir le pabuium de la vie végétale. 

Tels sont les réenllcls des exp^ienres des tiales, de Bonnet, d« 
Friesdejr et de flémJiier , sur les séeriiiuns végétales ; réaullals qo* 
lions avons voulu présenter, mai* qu'une suite d'eapérience* fliM* 
par SiDssure fila et par Spallaniani modifient. 

Ce n'est, disent ces aaturaliites, que lorsqne la liUDNre aolair* 
plane avec inlensité sur les vrgétaux , que cet)x~ci dégagent de l'osi— 
gène. Les eipèrieiices de Spatlancani démontrent que dans la rireon»- 
tan ce de l'action des rajonsaulairas itsen dégagent Irée-pen , et oomma 
il* n'en dégageai )amais la nuit, ni dana un jour sombre on pluvieux, 
et qu'au contraire , il est démontré qu'ili dégsgant dans ces cirroi»»> 
tances de l'acide carbonique, il léiulie, calcul faii , qu'ib fournissent 
beaucoup plus d Vide carbonique que d'oxigéiip ; ainsi il faudra rbsr- 
chrr ailteoTi que dan* les planlea In source de l'air vital. Le célèbre 
naturaliste da Técule de Pavie, dont l'inaginaliun èloit anan ardenif 
que ses eipérienrcs étaient certaines, *r demaudoit si )ee eaux de la' 
mer tie se décomposoieut pas pour produire l'air vital ; et il svoit 
«nirepris k solution de relie question impurtante . lursqn'nne mort 
imprévue Tint l'enlever aux scioncn et aui lettres. 

Toutefois nous devons obstrver que , quoique de» expériences faite* 
par de* physicleas célèbres aient établi loules te> propositions et les 
conclusions que nous venons d'énoncer, on ne doit puiut encore Ica 
considérer comme régie* générales , parce que les expériences n'ont 
été faites que sur quelques eégitaux, el que les ruuséqaences qo'uQ 

«a a inféréa ne peurcBl' dira proposée* comme luix applicables 



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V B G ,, 

t taai. fvjn f«ar la canlinaalign da re MÎel , In roiuid£ralîoM di 
Beoli TolUrd maa frare, j. III. (G. ToiJi^ao sine. ) 



Cwt ose propontioB géoéralaiaeBl adaue cwm » i 
(srf* ÛMrgaoiaêa proTienaeal it» corpi •ifaniaé* , 
(JurtM. L'émd» de la nalore dam Ma {torneb ellèti, 
aai «alaralialBa d'tnblir c«ne M 



I<a g£olag(« a foorBi lea hfpothJM* , mr teaqnelha cet azione m 
fMidc ; maia Ma p raoTca reposent plui parti cul iéremeni aar loi pbé- 
noBÀitea aatwéfiniia du Moareiaent organiqu*. aor la nalritiaii es 



La fonction imporlanla de la nutrition asaimile aux élrca vïvanf 
4e> anbdanrea aliinentairea fluidei et aérirarmeii, qu'un micaniim* 
*ilal inrunan Iranafurine et nilïiliriB en mhatancM inertea , qu'on 
troDTe dam la compoailioii organique dea planlea et dpa animaux. 
TrliaoDt la chaux , le carbone , le fer, Vor, diveraei anbaUncea n-> 
Iinca liHplei , binairea et temairea, etc. 

Le trrrae de U tic arriff , la dborganiMtion de c«i élrea rend 1 
b nature lea dÏTFrm parliei dont il» le coapownt , auil qiM cea 
pirlis aépiréea de l'atmpiplière nu dea alimeua n'aient «nbi •ucon 
cli«Dg(9Benl , ou qu'ellei aieai éié modiBëei , cumpuaéea eu dAcon* 
puéc* p*r lea forre* TJlalrl. 

Cette déaorganiuliira arherée , lei anlMtancea qu! , avant c«Ile aoa- 
Ifie tpoD taure . rompoioientrélrE animé, >onl alliréen telan les lojx 
^ Bttradi 0111 ver* leura aualuguea, furmenl la Ifrre que nom ha- 
bilon* et l'espace qui noua enriruuue : ainsi la cbaax que l'action 
Tilale prépare pi ai abondamment, e[ Ira diTerae* tubatancei aaliosa 
te joila - pnaent aux montagnes dù on TOil lanl de tr^cea de deetrac- 
tiom animalea. 

Le carbone forme lei mlaea bliumineuaei ob on Toit encore l'em* 
jiteinle d'Apèce» de plunlea, dont le* pareille» incunnara narmi noua , 
Mteslent aw«a lea gruidea ealialruphra dont laterre a ilê lè th£ltre. 

Le fer, l'orel lea autrea métaux fonl allii-js muléculet i maléculea 
TcrulcDitiawa mélalliquea purea au oz^déeayrpanduA dans la nalure. 
LliydrugéDe te plua léger dea Buidnk almoapltériqaea l'alèTe daua 
In réfï'ona céleitea où lea ancien* pbiioaopho» l'ulil connu aooa le 
Dom A'élher. Et li , ai une étincelle électrique Tient l'allumer, il 
(uime en ae cumbinaul i ruxjgèue lea déloaDationa qui prodniwQt 
lu plaiea d'oragea. 

L'axole cl l'uayuène muina lëgera que lliydrogéne occupent k »*- 
^on muyeniie de raimuaplière. 

Lej(BS aride carbonique, leplui peaant de toua , ae fixel laanrface 
ie ta lertr p«ur la ferlîliacr; parce qu'il att la pabulum de la Tia 
•rgétale. 

C«>| aluai que de» débria de l'or^niaation m compoaent lei 
itrat inorganiaéa. Maia , c'eat anr-luut dana la compoaïon de* mon- 
lijuni calcaire* et dca minaa cbarbumneiues qu'il faut obaenrer !«• 



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a: V E G 

ctl'eU, Ja la rhimie delà nature, âoDl le tslnpa et l'etparc Muli ont pu 
noku Foarair laa litahtti, Cnl ilini l'étuds de la butanique el de la 
zoologie souterrainci qu'on trouve la démon si ration de cette LjpotlièaB 
((I luolefoû nne hjpoihése eat une dêmonilralion). 

D'âpre ce qui ■ été dit, il faut ndmellre celle conaéqnEnce, qae lona 
le* corpi de la nature paaaent ancceaaJTement de l'état de lÎMn vat— 
cnlaire qui appartient aux «eula corpi Tirana à celui de criai ail iiatioD 
(]ai eil une attribution qicluiÎTodeUniKtiàre inerte. Abia cette cona^ 
<juencË lro,uvp m preuve duu l'obierTation de* diveriea épaquei 4« 
l'osaiScatian et do la lignificalioni 

Un tisiu mou et vaacnlaire compote un Jeune animal ou nue plants, 
qui, depuis peu de lempa, ■ tnhi révolution. La nutrition remplit p«ii- 
k-peu lei maillea de ce tiwa ; et quand tuua lei Taiueaui qui li cam-> 
poaeat aunl pleins, la nutrition faiaant ses deruiera eflbrla lea eu~ 

SDrge, lea obstrue, les ouifie, le* oblitère ) enfin voilà l'être i>rganiai 
eveiiu une rnaliéroinorjiBniqiiei'ou, en d'autres termes, voilà la mort 
na'urelle. Ainsi tous les eSbris de la vie tendent à amener U mort, et 
celle-H n'est qu'une conséqueure ia mouvement des organes. 

II raudroitmaiiilenantù l'appui do re que )e vieua d'énoncer sinon 
dea faits plua sensibles , bu maint plus démontlratifs , car on peut ob- 
fecler que les corps inorganisés qu'on trouve dans le* corps viv ans; ont 
été purtéapnrlesdiverscanauide la nutrition. Une [elle objection ect 
insoluble, car pour la résoudre complètement, iliâudroil voir h na- 
ture p roc é(ler à la formation dn titau ligneux on de la trame otscose ; at 
co n est que par absiraclion qua noua raisonnons sur [a formation des 
•ulides rivan» ; tout ce que nous savons aur ce) objet eat hypothétique. 
Mais quelle arieuceji'a pas ses obacurilésT Faut-il dune, parce que la 
s^ulhèse nous manque pour faire un corps animé, désespérer de connol- 
Ire jamais les ressojls de Is vie î Co n'es! que par des idées abstraites et. 
en s'élevaht pur l'imagiiulioa «it-delà des sens , qu'on peut apperce- 
voir te jeu de l'organisation , fes effela peu sensibles et ses résnllati, 
Toulpfoisce sujet n'eat peut-être pas entièrement bypritbélique ; deaex- 
périeqces ont appp* qH'un aniinsl nourri alternative me ni d'alimene 
rolorés et bon colorés, a Formé des courbes osseuses alterna tivement 
blançbeset rouges ; orlaiiialière calcaire qui coraposoîl lea os ne pou- 
vant être présumée exister antéciouremeut dans ces alineus , il est dé- 
■noniré ou an moins très-vrai semblable que cette matière a élé«om- 
posée dana les viiicères animaux. 

Une plante élevée ni nourri.; dan* de* vase* remplis d'eau distillé*, 
«euta.a fourni à l'analyse cliimi que loua les produit* Sxea, vululîU 
el fluides qu^on retrouve dans la même espèce de plante qui a VêgèlA 
dans la terre, La physique TcftéJale et la chimie expliquent co phé- 
nomène, en diianl que l'eau aluorbée se décompose poor foornir son 
hydrogène qui forme le solide végétal, tandis que son oxigène a'ex-* 
baie pour j)uriGer l'air. 

C'est iiTie vérité bien conataléo en pbysique végt-tale, que le gas 
acide 'rarboii il] ue dépose son carbone dan* les planlea, et que son axï.> 
gène s'uihak pour le même bat que celui deb décomposition de l'ean 
dana les utnculeade* plantes. ' 

Quant à l'axuto si abunduil daa* la nature, Çbaptal dit, ^ne lea 



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V E Ci 3» 

t liante* l'atMOifaent et qa'ellei le rendanl 1 l'air; je peiiie non-^eti- 
ement qn'dlei l'ilMurbeot, inaû encore qu'elle* le digèrent en par- 
tie pour s'en Donrrir et le ■olidilier en eUei. 

Qaoique cei idéei de Trauifurmation de la matière par lea forcée 
orguiiquM pHToistenl d'abord paraduialet, elles deTionnent fami- 
lières à quiconque étudie II physiologie dea plaotei. 

Voili doue dei gie qui «e conTeriisieut en bail , en gommea , en 
rèeinea, en «eU, etc. , par l'arte de la végétation. 

Je paiee aux animaux. L'organiiatioii iri étaal plm compliquée, 
on ne peut expliquer chimiquement k furmation du oi ; parce que , 
le mécaniime de l'élaboration TÏlale de la matière oiaeuse noua es) 
inceuoa et que lea élémena de la cliaux qui entrent poar nne partie 
duM la compoiitiun eueuse n'ual été qo'apperçaa et non démonlréa 
par lei efiorta dea cbiinitlta. Ainsi daua l'état actuel de la phyiique 
animale, on eal réduit d dire que lea muléculea oueuaea ae képareut 
da aang pour le dépoaer muléculea à molécule* daua un cylindre 
membraneun , ëlal primitif dea o*. 

Pour éclairer cette queation.il faudroit qu'il fût pronvéque l'axole 
Mitre dans la rompusilion de la chaux , lelou le (oupçon dea rhimialee 
modernes, et particulièrement de Pourcroy; alors on expliquerait 
pins facilement comment les animam, dans lesquels l'aiole prédo- 
nioe , préparent la chaux qui est la base solide de leur ■qaelelte. 

Sooa ce point doTDe. et d'après ce que je viens de dire, la physi- 
qne des pliûittscsl ptusaTUicia que la physique de* animaux. 

D'après ce qni a été exposé , ou conçoit pourquoi la matiiire cal- 
caire et la matière charbonneuae sont les deux substances tes plus 
abondamment répandues dant la nature. Si rien n'arr^'-le lei progrès 
rapide* de la chimie animale et de ta physique végétale , il sern démou- 
tré au jour que ces deux substances ae composent par la vie , et que 
penl'élre elle* se décomposent ensuite en tous le* ccrps, que noua 
appelojM éUmantairt». Celte assertion acquerra d'autant pin* de force , 
qu on décomposera un plus grand nombre de corpa encore indé- 

Je termine en rapportant quelques, obserratioiu qui viennent à 
l'appni de ce qne f ai dit. On lail que les cannox s'obsirupot en peu 
d'années par des piaules aquatiques, qui ae convertissen' en tourhe, , 
dana laquelle on trouve abondammeol de l'oiide de fer. Celle tourbe 
Alé«,laa canaux s'obstruent de nouvean pnr une autre lourWoù )e frr 
est encore manifeste en très-grande quantité. Ou peut cunclure de 
celle observation , que les plantes composent ce fer avec d'aolant plus 
defaa^meiiI,quele3aleuviroDnanlneco|iLieutajicun iudite d'oxid* 
de ce métal, et celle dernière circonstance se lencoulre soUTeul. 

Lia couleur rouge que le* feuilles prennent en aatomne, ne pro- 
vient-elle pa* de la présence de l'oxiile de fer , de même que de celle 
d'tfn acide on d'une matière coloraule ? 

Xje* planlnmarécagenseï , comme lea tplagnum, \ca phtllandrium , 
le* nombreux carcs , forment- cl les dans leurs viscère* le fer qu'elle* 
coDtiennenl, ou le lirenl-elle* du sol où elles sont tiiées? 

CttX. un pbéuomèiie digue d'atlenlien , qee lea feuille* prennent 
m* codleut tuugc au temps de leni cadacité. le luî* porte i croiro 



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94 VEI 

4]iM eatte couleur e*l4a« • l'oiîde de far qae la pri««Dce ■oiodr* 
dtn fluide* -vilanx k mis i nu diQi ub temps où Jrn yaiH«aitx de com- 
naaicaiion du péliute htcc la tige tont oblitérét , parce qo'alora Ii . 
-vie Tégélate eit languiiunlo. Ce leruit aue expérience k faire, ds 
t'aiinrer ni le* feiiilii'* du priulcmp* cunlienaenl de l'otide de fer , et 
(i le* feuille* aulomtialr* dev en uei rouge* dan* la même platile, toolielii 
neiit ce mêlai plu* abondaininBiil. On remarque en général q^u'auprïu- 
tamp*, >ai*an dan* laquelle le* feuille* or «ont pa* encore colorée*, 
la v**e dam laquelle elle* croi**enl e*l noiua rooge qu'en aulumne. 
«aiaon danilaquelte le* feuille* DDlacqui* toute leur furre de végétal !od. 
Ne aemble-l-il pa* qu'à relie époque ub l'acliua vitale ceiae dam les 
ptanle* herbacées . leurs dékri* lombetil sur la vaae qu'ils colorent eu 
ToU|!e par l'oiide de fer que la vie a préparé et que la mort sépare ? 

Ces roDJeclurea me pjroisaent néceasaire* k mèdiler punrécbirer 
une question l*n( agitée parmi lea naturaliale* ; laToir : si Je* plantée 
préparent le* *u bilan r es métallique*. 

Si on m'ubfertuil que ce* donnée* sont hfpotbéii'qnEs , je répon- 
droi*. que ce n'a été la plus •ouvenl que j)ar des liypotbéie* qu'on 
a'eit élevé ans déconverteii le* plua'utilia: enfin fe diroi*avec BoddcI, 
J'nn d*a plu* grands génies de ce siècle , qa't7 vtuii mieux que la raiao» 
t'écart» qualqurjola en cherchant la viriU , que ti tlie éloit moiftM 
ardente à la chercher. (Henri ToLt^mi.} 

VÉGÉTATIONS MINÉRALES. f>y« Dbwdbttss et 
SrALAOMiTita, (Pat.) 

VÉGÉTAUX PURIFIÉS. On 1« trouve prùtcipate- 
inetit dans le« terreina sablonneux. Voyez Bois aoatisk , 
Boia piTBiFii , et les arlicles Fossiles , Pjétbificatuu* , 
HomLLS , Tripoli. (Pat.) 

VEIGÉLE , Pf^eigelia , arbuste k nmaemx xétngonm , & 
feuilles opposées , pétiolées , ovales , aiguës , dentées , veinées , 
velues sur les veines , et à Sears rouges , ordinairement trois 
ensemble sur un même pédoncule dans les aisselles des feuilles 
et à l'exlrémité des rameaux, qm forme un genre daiu 1* 
pentandrie monogynie. 

Ce genre oSre pour caractère un <»lice à cinq division* 
■ubuléeset droites ; une corolle monopétBle^infundibuliforme, 
i tube velu inlérieurement, k limbe divisé en cinq partie* 
obtuses; cinq étamiiiea; un ovaire supérieur tétnigone, tron- 
qué , glabre , m style sortant de U base de l'ovaire , et i sli^- 
maie pelté plane. 

Le fruil eal une semence nue. 

Le peigèie croit au Japon. Il est Bgaré pi, loS des Iffwtrc^ 
tiona de X^marck. ( B. ) 

VEJNE DE MÉDINE. Ceal le Draoombau nz Mjëoinb. 
Voyez ce mot. ( B. ) 
VEINES DES ANIMAUX, Vtnœ, fxiiu. Ce ronl de* 



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V E I 9S 

«unnx meuibraneinE As àiSérené diamètras , deslinirà rrp» 
porter au coeur le saiig de tout le corps. Elles reprennent r 
«UK extrémilés des plus petites artères , le sang dont elles ont 
arrosa tous les organes, et le font remonter, au moyen deval»- 
Tules placées à diverses distances, à l'oreillelle et «u ventricule 
droits du coeur.Lalentdanet la. fermeté deslibntmusonlaire»- 
danj ia jeunesse, aide le sang veineux à remonter yen l» 
cœur, et la force avec laquelle le sang artériel est povaa^ f<u— 
qu'aux pins fines artères , contribue peul-élra à refbuler celle 
Iiqneor dans les nuneaax veineux^car cena-ci n'ont point 
de polsalioD et de- contraction sur eux-mêmes comme le» 
aHères; et leun valvules empêchent le sang de redescendre^ 
Quand on vent remplir les vmne» de sanj; , on les lie dans 
les parties supérieures , comme dans la saignée; au contraire, 
ce même ntoyen emp^he le sang artériel de descendre dans 
les membres, et on le met en usage pour prAvenir leabémor- 
ragîes dans les amputations. 

Nous disons aux mots Abtèbe», Cihcvlatiok , CairB et 
Su(o , quelles sont les difTérences entre le sang artériel et )« 
aang veineux. On pourra les consulter. 

Lorsque le sang veineux est parvenu au ventricufe divit 
du cœur par la veine sou» claviire , il est renvoyé aux po<i> 
mons par l'srtère pulmonaire.'Cest dans ce visrére qu'il su* 
bit un grand changemetil par l'action de l'air. ( Vôyet Rkspi- 
■ATioN et FbuMONS. ] Il devient d'un rouge |das vif, et 
prend toutes les qualités du sang artériel ; il sort ensuite des 
poumons par laivirte artérieute ou pubaonaire , et se rend aa- 
ventricule gauche du cœur, lequel fia renvoi» iioules le» par- 
lies du corps par les artères. 

Lie sang artériel est destiné k porter la nourriture amc diK- 
rens organes du corps ; les veines rap|)()rUnt ce mdma sanf^ 
appauvri par la perle de ses qualités nutritives , reçoivent le- 
ei^le, la lymphe et les autres humeurs cspabfes-de répa- 
rer ces qualités ; l'assimilation exacte , la sangnificalion , n» 
s'opèrent que dans les poumons. Le système veineux restitue- 
ce que le système artériel dépense. Dans la jeunesse, le sys- 
tème artériel agissant avec fbrce , porte beaucoujvdB itourn- 
Inre aux organes-, dasortequeVaecroissemeBtesl rapide; et' 
le sBDg veineux ne pourroit pas suffire k cette grande dé- 
pense, n les jeunes animaux ne mangeoierit pas abondam- 
ment.. An contraire, dans ta vieillesse l'action an. alterne nr- 
lériei se ralentit par la rigidité que ces organes ont acquise^ 
de sorte que U sang veineux s'enrichit et s'augmente de tout 
ce que le sang artériel ne dépense pas. Aussi, c'est à cet âne 
^a'aiTÎve la pléthore veineuse, et qu'il ue se fait plus d'accru ia- 



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,6 V E I 

oetnrat , et c'ett encore par cette raiaiiifc qae le* vieillardi ont 
moioa de besoin de manger ^ue les jeunei gens. L'abondance 
du aang veineux dans le* vieillards les rend sujets aux en- 
goi^mens de la veia» porte, aux coilgealions sanguines du 
tnésenlère et du ba«-ventre, aux hémorroïdes et aux va- 
rice*. II* ont le foie , la rate et le* principaux viscères , rem- 
pli* d'an sang noir , épais , stagnant , que les ancien* parois- 
•ent avoir regardé comme Va^ahiU. Le foie étoit, selon eux, 
le commun rendez-vous du système veineux, et le cceur, 
ctim, da système artériel ; mois si lé foyer principal du sang 
noir et veineux est le foie et quelques autres viscères du bat- 
ventre; le foyer du sang ronge et arlériel est les poumons et 
les principaux organes de la poitrine. De ceux-ci dépend la 
vigueur , l'accroissement du corps; des premiers viennent la 
foiblesse, les incommodités duTÏeilâge, et quelquefois la vi- 
vacité de l'esprit. (V.) 

VEINES DE BOIS. On donne ce nom , dans l'art de 
l'ébénisterie , aux bandes ou rayures colorées, droites oa 
courbes, plus on moini larges , plus ou moins claires , qu'on 
npperçpit à la surface d'un bois poli , et qui tranchent avec le 
fond de sa couleur. Ces sortes de veine» ajoutent beaucoup K 
la beauté des bois employés soit masaifà, soit en placage. Le 
jtoyer , Vacajou et le ttumceniliUr en ont de trus-sensibles ; 
dans ce dernier bois sur-tout , elles sont si multipliées et dis- 
posées si irrégulièrement , qu'une table de manceniUier res- 
semble k une fable de marbre brun veiné. Quand, pour &ire 
des meubles tels que des armoires, desbureaox, des com- 
modes , &c. l'ébéniste assemble plusieurs pièces du même 
bois ou de bois dilféren* , son art et son adresse consistent à 



assortir ces pièces de manièi-e que les veines différentes qui 
■e trouvent dans leur tissu , présentent, par leur mélange et 
leurrapport, un coup d'oeil agréable. Quelquefois, au moyen 
de ces veinée on imite , dans le placage , dos desseins gros- 
siers. La manière dont elles se forment dans le bois n'est pas 
facile à expliquer. Lorsqu'il est dans toute sa fraîcheur et qu'il 
vient d'être poli, les veines qu'il oS'i-e alors sont moins appa- 
rentes ou plus claii'es qu'au bout de quelque* années; leur 
couleur propre se renforce à mesure que le bois vieillit ; et c© 
changement a lien beaucoup plulàt quand les meubles d'ébé- 
nisterie restent continu elle meut exposés au grand jour ; ce 
qui semble prouver que les veinea dont il s'agit sont dues en 
partie à l'influence oe la lumière. Voyez les articles Ahbbe^ 
Bois et VioÉTUJX. 

Les feuilles ont aussi leurs veinée. Ce sont de pelits filets 
plus OQ moins déliés qui forment, par leur* dillërenlea direc- 



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V Eli «7 

tions et par leur croÎMineiit, une espèce de réwaa enlre le» 
nervures principales qu'on remarque k la surface de* TeuilleB. 
(D.) 
VEINES METALLIQUES, roye» Filons et Minbs. 

■ fpAT.) 

VEILLE {fauconnerie ). On veille un oisean de vol quand, 
pour le dresser, on l'empêche de dormir. (S.) 

VEIRAT. C'est le nom des petits maqueraaux sur qae^- 
q Des ports de mer. Voye%a.a mot Maquereau, (fi.) 

VEISSIE, IVeUaia, genre de plantes cryptogames de U 
famille des Mousses , introduit par Bridel , et dont le carac- 
tère consiste i avoir un périslome de seixe dents; des fleura 
dioïqaea ; tes mâles en tête. Il a pour type le hy paludtux 
de Idunœus. V<ye* au mot Bst ei au mot Moussk. (fi.) 

VÊLAGUE , Vtîaga , genre èlabli par Gterlner aux dé- 
pens des pentapétea de Linmetts. C'est le même que le Fri- 
BOGFSRMs de Schreber. Voyf* ce mol. (fi.) 

VELANI, nom oriental d'une espèce de chine, dont on 
emploie la cupule du gland dans la teinture noire. Voye» aa 
mot Châne. (B.) 

VELAK , Erysimum, g^nn de plantes à fleurs polypéla- 
lées, delà tétrad^aamiesiiiqueuse et de la famille des Cruci- 
ÙRBa, dont le caractère consiste en an calice de quatre fo- 
lioles coanivenies ou fermées; une corolle de quati-e pétales ; 
six élamines, dont deux plus courtes^ un ovaire Hupéneur , 
accompagné de deux glandes et surmonté d'un slyle à stig- 
mate capité. 

Le fruit est une aitique qaadrùone. 

Ce genre, qui est figuré pi. 5^ des Illustration» de La- 
nwrck, renferme des piaules b feuilles alternes, entières ou 
dentées , et à fleur* disposées en épis terminal. On en compte 
une qaiazain« d'espèces, la plupart d'Europe, et dont les 
plus communes ou les plus importantes à connollre sont : 

Le Vblak dks bootiquis , qui ■ le* a!l!qaei rapprochée* d«s 
^û , at le> fcailles irrégulJùremeal dsDiéw cl commo rungéei. Il eit 
sonael,rt se trouve par tonte l'Eui-ope, autour des TÎllea et des 
Tillsge*, SQr Ici vieux murs, parmi te* décutnbrei. On l'appelle 
Tal^ircmeiil la torielle , Yherbe du chanirt. Lea fenilles uni uue >a- 

tiiirht , dans l'enroDement et l'exlioclioa d« Toix. On en pré- 
pare oa sirop , appelé airop da chanirt , parce qu'il est luuvrnt 
uIïIb a ceux qu'on air^a de cbanta faliguéa. Ou en faÎL muina usa;^ 
anjoard'liui qu'autrefois. Venienal croit qu'il faol le rapporter aux 
Stsimiiiigs. foyez ce moi. 
Le VxLXK DO CBABFXMTIKB , Erytiotum iarharta Lino. , a le* 



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a8 'V E L 

îsuillei inférieure* ta }jtb, i lobe leroiiakl arrandi > e( Us nipe— 
rieurei prefqae OTilei el denléel. [1 eMt vivare, et te Uaave par 
toale l'Europe, *iir le burd dei toatét, le laaf; de* ruineaux , dans 
loi champs un peu liumide*. Il e>[ Tolgaimnent runnu suui le nuui ' 
é'/iBrbv aux charpeniiem on À'herba lU Saintt-Barba. Il reale veril 
jwodaal l'hiver, et pasac pour déteraif et Tiiliiêraire. On l'ea aert 
fréquemment d*n* le* CMUpagDiia pour iccélérer la guéiisoo dca 
bleaaum. 

Le Vai^K ALLIAIRB a Isa feulUei en ctnur. Il eat Tivaoe, et a« 
trouve en Europe dana ]e« lieux ombragea et cullirùa, c'eil-A-diio 
(lana le* boiqiiela dei jardinj el lea parca. Il l'élÈTe d'un k deux 
pieda , et sea largea feaillea ont une odeur d'ail Iréa-mirquée. Lea 
vache» et les poalet qui en mangeni dounetil du lait el dea ceufa qui 
ontaou odeur. On l'urdonne en décoction dîna l'aalhmF et les culi- 
qiiei Teuleiiae* , et en catipUaiae contre la gBogréne. ( B.) 

VELELIiË , yalelta , geara de vers radiairei qiii offre 
pour cai-Kctère un corps libre, «llîptique, cartilagineux in lé- 
jieureinent , gélnlineux h l'exlérieur , ajrant aur ton dos une 
créle élevée e[ tranchante insérée obliquement, et, en deiaoïu, 
une bouche centrale. 

Ce genre n'est composé que de deux espèces, dont l'une 
Rviiii été placée par Linnœiii parmi les méduse» , et l'autre , 
pur 1 orakul . parmi lea holnturU» ; il a aussi beaucoup de 
rapporl.-- iivec les phyxaUdea , avec qui il eat confondu par 
les matelots , sous le nom Aefrfgate ou de galift. Il eil ap- 
pt^lée valatle dans la Méditerranée. 

Les veUlie» sont ovales et applaties. Au-desiiu d'e leur 
dosent une membrane delà largeur du corps, élevée, roide, 

3iii leur sert comme de voile pour se conduire sur la surface 
es eaux. Cette membrane ressemble à une créle, et ne lient 
au corpsque par son milieu ,ses extrémités étant libres, ce qui 
donne à ces animaux les moyens de s'orienter à leur volonlé. 

Du reste, ces vmklUa ont la conformtittbn des miduseà;. 
elles sont gélatineuses , phosphorique» ,' et causent, comme 
elles , des démangeaisons lorsqu'on les toncbe. Leur bouche 
est placée de même: ainsi, tout ce qu'on a dit de ((énérat à 
l'article de ces dernières , leur convient. [F. m mot MibuSE.) 
On lee mange frites sur la Mé<lilerranée,BU rapport de Forska).. 

La VALBLi/a HtiTlQUlt eit uv^le el ttrlée [uureiilriqiiemeaL Ella 
m iti figurée par Brown , Hitt. aat. d» la Jamaïque. Elle ae Isoiive - 
aur l'Atlantique el hi Médiierranée. 

La VAI.EX.I.B TENTAruLÉB Fat oTale et a dea leniaculM btanrs- 
auluor de la bouctie. Elle est figurée dana Forakat, Fauna ^.rabiea, 
lab. 96, 6g. K, et dans Tf/ie^'c^/iA^ia, partie dea fera, pi. go, 
fijj. 3et4. Elle a« trouve aur ta Méditerranée, (B.) 

VELÈZE , f^eleiia , niante herbacée À lige très-rameuse ,. 
dichotome , à léuiUes alternes , linéaires , 11 fleurs ajùUaifca> 



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H.ao. 



■^ 





I . rHcAode carnet» . 
» . TrtcAodf- po^jon-- 

^ . . Tritoni* elm>(çfrf' . 
S. Tuéiporr ma-ri^a-c . 

7- fyjMBfJrpri^iA^, . 



lo . Fitlttoce' •rphemie/ . 

il . For^eeâe' fimaeùlt. 

2». f^rb'^eOe lUi-ieu&e.- 

1^. f&i-ticeBf- rolatoà 



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TEL «9 

pruqoe sesatles, qui forme un genre 3atis la pentandrîs ^- 
gjnie et daiu la famiUn des C«BTOFHYLLiz8. 

Ce genre offre pour caractère nn calice tubaleux, alon;^, 
grêle, À cinq deaU; une corolle de cinq pélales onguiculés, 
lrè»^ourta , à onf^lela filitormex , à lames échaocrées ; cinq 
étaminflft : nn araire supérieur , surmonté de deux slyles. 

L>e fruit est ooe capsule cylindrique , unilocolaire , qua-~ 
drivalre au sommet. 

La veléfé est annuelle, et se trouve très-abondamment 
dans les champs des parties méridionales de l'Europe. (B.) 

VEIjLA, Velia, genre de plantes à fleurs polypétalées. 
de la télradynamie oâiculeuse et de U famille des Cruci- 
ïàsKs , qui offre pour c-ataclère un calice de qualre folioles 
droilea ; une corolle de quatre pélales onguiculé!' , ouverte aa 
sommet; hx étamines, dont deux plus courlus; un ovaire 
supérieur eblong , surmonté d'un slyle à stigmate en téle. 

Le fmit est une nlicule globuleuiie , à cloLion plane , ob- 
tuse , deux foia plus longue que les valves , et k loges oligo- 
■permes. 

Ce genre , qui est figuré pi. 553 des lUiutratioaa de La- 
marck , n^nferme deux espèces. 

L'une, te Vella annuii., a les feuilles ^anati&dei et les 
siliquea pendantes. Il est annuel et vient en Espagne. 

L'autre, le Vblla faux cytise, s les feuilles entières , 
presque ovales, ciliées, et les BÏliqueadroiles. Il est frutescent, 
et se trouve aussi en Espagne. (B.) 

VELLÈJE , VeOeia , genre de plantea éubli par Smith 
dans la pealandrie monogynie et dans ta famille des CaMpa- 
i<Di.AC£Bs. Il offre pour caractère un calice de Iroiii folioles; 
i^ae corolle tubuleuse , à limbe à quatre divisions ouvertes ; 
une capsule supérieure, unilocutaire , à quatre valves, et 
€»)ntenattt un g)'and nombre de semences imbriquées. 

Ce genre est Iràa-voiùn des GoonéNixa et des Scsvoi:.Ea. 
( Voyt% ces mots. } Il renferme une plante sans lige qu'on 
trouve eu Australsoie. (B.) 

VELOURS AN6LOIS , nom donné par les marchanda 
& une coquille du genre cdn», qui a été figurée pi. 17, fig. C 
de U Connkyiioiogia de Favanne , et qui vient de la mer du 
Sud. Voyea au mot CÔNE. (B.) 

VELOURS VERT de Geoffroy. Cest If gribouri aoyeux. 
Voyn Gbibodri. (O.) 

' VELTHEIME, Ktlthaimia , genre de plantes ft fleura 
incomplètes, de l'hexandrie monogynie , qut a été établi par 
Cledibch, aux dépens des oUtria de lannnua. Il présente 



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loo V E N 

pour caraclèrs nna corolle mbulée, à cinq denU; poiat âm 
calice ; nx étamine* insérées au lufae de la coralie ; un OTair* 
anrmonlé d'un seul alyle. 

Le fruit est une capsule k trois logea nranospermes et à Iroia 
kiles membraneuses. 

On compte quatre espèces à ce genre, toutes propres au 
Cap de Bonne-Espérance. Les deux plus connues sont : 

Le Veltheihe a feuilles tertbs , qui a les feuiltet lan- 
céolées, plÎMées, onduléesj obtuses, les divitiions des fleura 
arrondies et droites. C'est ValetrU du Cap de Linnsus. 

JFoy« au mot Alztbis. ) On le cultive fréquemment dans 
BS jardins. Sa racine est cnarnue et sa hampe contournée. 

La Veltheiue uvaibe a les feuilles ensifbrmes caréné» 
vt la linmpe alongée. C'est Vaioe avaria de Linnseus. (B.) 

VELU, nom spécifique d'un poisson du genre Baustr, 
BalitUt tom«ntotu» Linn. Fbyem ce mut. (S.) 

VELUE, nom donnçpar Goedart à aneeAtmile qui pa- 
ro!t être celle du bombix caja. (L.) 

VELVOTTE, nom vnlgaire d'une espèce de littairm com- 
mune dans les champs. Voye% au mot Linaisk. (B.) 

VENAISON ( vinerU ) , chair et graisse du ct/. Lorscju'il 
a beaucoup d'embonpoint ou de venaUon , il est plus facile à 
forcer et meilleur à manger. Les eêrft d» dis aw» et les vieux 
etrft sont ceux qui ont le plus de vénainon; mais au lempa 
du rut , elle contracte une odeur et un goût Irèa-dètagrénble». 
fV" Cbhf. (S.) 

VENANA,^enana, arbre fi feuilles altemea, ovalea, r^ 
tQses^corÎBces, glabres, à fleura disposée* en grappes lâdhes, 
• terminale*, sesulea et réunies au sommet de pédonculea 
très-larges et comprimé*. 

Cet arbre , qui forme un genre dans la penlaiidrîe mono- 
gynie,etquiestfigarépl. i3i des ///uc(raf/on« deLamarck, 
oSre pomr caractère un calice court k cinq lobes ; une corolle 
de cinq pétnles ovales , arrondi* ; cinq élamines Csrlilex et un 
grand nombre de Ëlamenssléritea; nu ovaire supérieur, sur- 
monté d'un style à stigmate obtus, presque trigone. 
Le frnit est inconnu. 
Le venana croît ih Madagascar. (B.) 
VENCU, nom chinois du JAMaoaixR. VoyêK ce mol. (B.) 
VENDANGETTE. Koy. Ghivb et Mauvis. (Vieill.) 
VENDLANDE , Wendlanâia , arbrissean grimpant à 
Taraeaux cylindriques , striés , velus dans leur jeunesse , à 
feuilles alternes , péliolécs, ovale* en coeur, glanduleuses, 
tuucronées, très'cnljcres, veinées, un peu velue* en-dessous, - 



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V E N loi 

clii fleurs peUtea,lilaticIies, velues à l'exlérieiir, naÙMQtiuj: 
de petiles grappes axillairea et velues. 

Cet arbrÎMeaii forme , dans l'hexandrie hcxagyuie , un 
gepre qai a pour caractère un calice de atx foliotes; uae co- 
roUe de six pétales ; six étaminet ; six ovaires supéneurs. 

Le fruit est composé de six capanles uuiioculaires et mo- 



Ld vanâlanda se trouve en Caroline. (B.) 

VÉNÉRICARDE, VeneficanHa, çenre de tesUcés fos- 
siles de la classe des Bivalves , qui oflre pour type caracté- 
risliqtK une coquille auborbicnlaire, inéquilatérale , muni* 
de càtes loagiludinales k l'extérieur, ayant deux dents cardi^ 
nales obliques doq divergentes. 

Ce genre a été établi par Lamarcl. Il comprend deux co- 
qnilles fossiles qu'on trouve aux environs de Fnris, et qui sont 
remarquables par leur épaisseur. L'une, ta VÉNiRiCABUB 
iMBRtQ,ui£, est figorée dans la Conchyliologie de Lisrer, 
tab. 497 <%■ &9 , et l'autre , la Vénébicarde a cfirsa afpla- 
Ties, l'est dans les FoMileê de Knorr, vol. a, lab. g3 ^ 
«g. 5. (B.) , 

VËNËRIS. Lorsque, dans le premier A^e du monde, Ik 
ferre éloit encore couverte de forêts et de laudes liabilées par 
une mullilude d'animaux, l'homme, rncorp en pelit nombre 
et ne formant, (Jtie des hordes rares et éparses , n'avoit pas 
beioin d'user de stratagèmes pour surprendre et tuer les bllep 
sauvages , dont la chair lui servait de nourriture et la peftu de 
vélemens ; elles ne le fuyoieiit point > «lies parlageoient aveo 
loi le» fruits d'une végétation vigoureuse, comme elles vou- 
lurent partager ses râcoltes d.ès qu'il fut devenu cultivateur j 
et le plus souvent alors il fut dans la nécesailé de s'en dé- 
fendre, loin d'être foi-cé de les chercher et de les attaquer. 
C'est ainsi que dana les vastes solitudes de quelques contrera 
méridionales de l'Améiique , où des forêts épaisses et ausM 
«udennes que le globe , entretiennent une fraîcheur et uo^ 
ftmbreéternellea, le sauvage, diâséminé sur un sol que la na- 
ture a peuplé d'une foule innombrable de ses productions et 
qti'elle senible s'être réservé comme son propre domaine, 
^ns crainte comme sans ambition, n'y détruit les êtres vivant 
dont il est c^ntouré que pour ses besoins ; il ne prend aucun 
plaisir à les tuer ; il ne les harcèle pas inutilement , et leur 
nitdtiplicalion est pour lui un vrai bienfait de la nalura^ 
auquel il n'a garde de s'opposer. Les armes qu'il emploie ne 
Dorlent point an loin la terreur par des esploeioos retenti^ 
Mat«a;ilTaKaIj sa marcheestWèreises pieds, qu'auciw,t 



3.n.iizedb>G00g[c 



lo» YEN 

chaïuaare ne contraint jamaia et preaqtie aumi flexibles qu» 
•ei mains, ne décèlent pis con approche par un bruil inijuié- 
1ant,-son corps abaolumenl nn, se f^tte avec aÏMnceetsou- 
pteue feutre les branches de* Hi'bres et le*tianea, les fait ipeiuA 
plier et n'avertit pas de son paasage : le ^bier est percé de ses 
âéches avant d'avoirétéelfrRyé,el les mêmes traits atteindront 
d'autres animaux avec une égale facilité. 

A mesure quu,surnotreconlinent, les bommes ont fermé 
de );randes réunions, le* défricbemens ont dépouillé U lerrs 
de ses anlitjues futaies; des besoins rét^ls ou factices ont ccA)<< - 
mandé autour de ces sociéléa tous les genres de destructions. 
Xies anioiaux sauvages poursuivis de loua côtés par des attroo- 
pemens bruyans et nombi-eux , n'eureitl plus pour refuge que 
l'euceinte de quelques bois, au lieu des immenses forêts qui 
leur servoient de demeure; ils cessèrenl d'y tix>uver la tranr 
quillilë , et ils passèrent du calme de la solitude aux agitations 
d'une existçnce inquiète et conlînuellement menacée ; le soin 
de leur propre conservation les rendit faroncbes k l'excès at 
aiguisa pour ainsi dire leur instinct ; ils opposèrent la ruse à 
la force, et l'homme eât renoncé k les atteindre, s'il n'eât 
appelé à son aide une de Jegrs espèces, dont il sut mettre à 
profit le naturel carnassier, perfectionner l'intelligence, diri^ 
ger la docilité , au point de fa priver de toute volonté pour la 
soumettre abaoltimeiit k la sienne. Des meules de ekieru, divi- 
sées en cohortes actives, devinrent les ^nemis implacables 
des animaux dont ils parlageoient naguère la tie sauv^ige et agi- 
tée. Il s'élabtil une sorte d'association guerrière entre l'homme 
ell^ chien ; afin de rendre leur course moins inégalé, le pr^ 
mier se servit encore des cfuvaui ; la chasse cessa d'être un 
objet utile ; l'appareil dont on l'environna en fît un dei 
apaonges du luxe et de la puissance ; on lui traça des loix, 
des formules, une étiquette; et ce qui n'est que VeSet tout 
simple du besoin dans l'homme de la nature, devint cliea 
les nations civîL'sées un art et presqu'une science, k laquelle 
on a donaé le nom de vénerie. 

' Et cet art fui en honneur dès les temps les plus anciens ; I« 
mythologie le consacra en lui donnant des dieux pourinven- 
lenr» et pour prolecicurs; Apollon et Diane l'enseignèrent & 
Chiron pour récompenser sa justice, el Diane fut cunsidéréft 
comme la déesse des chasseurs. Cétoil pour les Grecs une 
occupation , à laquelle ils attachoien t beaucoup d'imporlauce ; 
Fersee passoit rhez eux pour le plus ancien des chasseurs; 
Alexandre, Cyrus, et d'autres grands hommes de la Grèce, 
firent de la chasse un exercice favori, et Xénophon , aiiwii 
Knommé par ses talena militaires que par son savoir^ exilé 



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V E N „3 

■pria m fiiinense retraite de» Dix-Mi'He, composa les Cyné- 
gét^ueê ou Traité de la Chaaae, sur les borda de la Selenoule, 
non loin du mont Pholoë, dont les foréU nourrisifoieat une 
quantité de oerf« et de langlUri, et près de la statue même 
<(« Diaue. Lesitomains s'adonnèrent ai)s»i à la chasse ei en 
iit-eat UBe affaire importaule : c'éluil l'amusement de la jeu- 
nette de Rome. Bmtlius donna au jeune Scipion nn éqoîpage 
de chasse semblable à ceux des rois de Macédoine. Jules 
CéMr, Pompée étoient de grands chasseurs. Plusieurs auteurs , 
tant grecs que romains, ool fait l'éloiRe de la chasse ; Pliney 
voitr origine des états monarchiques j mais l'homme sensible 
yappercerra d'une manière plus certaine, avec J.J.Rousseau, 
un exercice qui endurcit le cœur aussi bien que le corps. 

Mais ce n est ni leloge ni la critique de la chasse que j'ai 
entrepris d'écrire ; un ouvrée de la nature de celui-ci ne 
comporte pu ces sortes de discussions , et je dois me borner 
à tracer rapidement les principaux détails de la vénerie, telle 
qa'on la pratique de nos jours. 

lia vénerie proprement dite, est la chasse qui se fait avec 
une meute de chient coarann et un équipage, au cerf, au efie- 
vretiU, au daim, &c. ; on l'aiipelle aussi chaaee à cors et à crU, 
et encore duUM royale, parce que dans les pays soumis au 
régiiue iëodal, elle est réservée aux princes et aux sonvervins. 
L'équipage particulier à la chas»e du eanglier se nomme mk»- 
trait , et celui qui sert ponr la toup, prend la dénomination 
de louyeterie. Je réunirai dans cet article ces tiois espèces de 
chasses qui se font avec des chimi courons, et j'ajouterai même 
quelques re'nseigoemens an sujet de la chasse la plus à la 
portée du plus grand nombre et qui est aussi la plus com- 
mune, celle aux chien* d'arrit ou ohà^a» couchant. 

La plupart des termes en usage en vénerie ayant été expli- 
qnés oaos ce Dictionnaire à leur ordre alphabétique, je ne, 
répéterai point ici leur signification ; l'on n'y trouvera que 
celle des mots qui n'ont pas fait le sujet d'articles particuliers. 

Choix det Chien* pour la fé/urie proprement dite. 

Le soccét de la ehsase dépend de U bonne composition de la mrate. 
It» Grvr* dûoienl qne de nienTsis chient penTcnt dé)iuâlaT Je la 
cbane raoxmâmeqai l'aimeiil la plu*; ausii appartoient-iU une grande 
atleelion denii le choix de leurs chàni: les qualités qu'ils eiigeoieot 
•ont rapportées pir Xénophon. a D'atturd , dit-il , il fsal que les chieni 
ad» chasse ioieal fEraods, qu'ils stent U léle légère, cunrle el uer- 
STense; le Ims do from marqué de ridei; les yaui éleréa, noirs, 
9 hrillani ; le front haut et large ; le* interalices prononrés; les oreilies 
V grandes, mincw, |anspoil par.deirièrei leçon long, souple, rdnd} 



..Cooi^lc 



104 • V E N 

>U puiti'inp large, «Mei Hiwiiue oùeJleqnitie l«sépau1esi IwoiUo*- 
« pi a lu UD peu diataalei l'une de l'aulre ; le Iratn de deTaoi cuurt, 
n droil , rond , mu*r1é ; let joiDliin* droites ; lei lôle* pis toul-i-fait 
» |ilBles,iiisitwdirif;eanl d'abord Iriiuverujeiiieiil ; les reins chirniu, 
n ni trop long! ni trop conrli; la» il«iicj ai trop mu ui ni trop fermes, 
s ui trop grand* ni trop petiti; les hanches arrondies, chamou en 
u arrière , aiHii épaiaseï par le haut et fodido ae rapprocbuit ial^ 
» rieDrenient;4nel«baa-veDlreell«a partiel adjacentes SDJeDtmolhtlei; 
B )a qnsae lougne , droite et fine; les euiaaea fermes; les hypocaiia* 
> (lea lealïcolea} roiida , bien compaclea ; le train de derrière beaucoup 
» plu* haut que l'avanl-lrain, et cependant dans une jiuie proportitm ; 
a le> pieda arrondis. 

9 De pareila chien» annonceront de la force, seront foujoDrt bien 
s |>roporlionilf*, nierlea, gais el bien tngiuule. nraal queleacAùna 
» quêleut eit qniltant promplement les senliera ballus, lenanl loujoura 
u'ir ueE contre (erre , tnoulranl de la joie aassi-tâl qu'ils ont aaiii la 
» Irace, rabattant tea oreillci , porlaul lea jenx çl e( là , frappant da 
M leur queue, qu'ils roulent ei déraulenl. et a'avansant ton* enaembJ* 
»aur la trane du gibier. 

» Quanl i la couleur de* chieru, il faut qu'elle ne soit ni looaee, 
u ni nuire, ni tout- à-fa il blauclie ; cca conleuri: siiiiouceol un animal 

>i avoir uu poil blanc aux enriruqs du front; les blancs aeronl mar- 
))<]ités de roux au front; je veux un poil droit et lanj; au haut des 
n ruiises , de mjme qu'aux rein* el i la queue , mais plus ruurt sur 
y, ieiBàn.Ç Traité dt la CAanedt Xémophon, traduction de M. Gail, 
thap. 4. ) 

Lea auteurs modernes qui. ont ÊcTil aor la véntrie, n'ont preaqa» 
rien ajouté au porlrail que Xùnupbon a fait d'^n bun chien courant,- 
mai* il n'est pas inutile d'obatrver que la ruuleur des chie/it à laquelle 
les anciens, comme la plupart des modernes, ont voulu que l'on, 
■'allacllll, n'influe pnint sur la bonl4 de ce* animaux , de itième que 
la ronlear du poil n'est Jioiut un indice des bonnes ou des mau- 
vaises qualités du e/uval et du bcruf, ainsi qu'on l'a fanasement pt^ 
teuUa. Le* chieiu blanca, sans £tra les meilleurs, sont o^anm oins lea 
plus beaux ; ils ont d'aillenra an «Tanlage , c'est qu'ils s'apperçoimit 
lie fort loin, au lieu que l'un ne distingue pas anaai aiabaeni ceux 
dont la robe a une teinte plua sombre. 

L'on sent bien que tous cea signes extérieurs de la bonté d'un chien 
nu doiTenI pas élre prJ* d'une maniâre absolue ; il peut arriver qu'un 
chitn qui réunit ces indices aoit mauvais, tandis qu'un autre dont le* 
l'orme* n'ont pai une belle apparence , ait d'eicelleotos qualiliii. Afin. 
(qu'une meule soit belle danason ensemble , il faut que les chttiu qui 
la compose»! aient la même taille, ou, pour parler le langage de 1* 
vénerie, qu'ils soient bitn routé*. Leur bauleut iirdinaire «stde vingt- 
deux ik viogl-lrois pouces; il y en a plus au-dessous iju'au~deisaad« 
cette taille. Los beaux chiena de la grande meule du roi de Franc* 
iloient liauts de vingl-quaire i vingt-cinq pouces. Ce qui importe le 
plus , c'est que let chien* d* )« faim» nuutt Mieat la<)a du mlnM pM 
«■ da la Biéai9 vlles«e, 



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V E N 

L'irlide CaiSN de ce DiclioDn>ire ivaCetmt qnciqne* indiraliui 
•H lujet lies dÎTerBea races de chien» courant. Cliaqu« pay» eu ■ i< 
diSerenlBs , mille canum palrice , dit Graiiui ( cyn. ven. 144). J 
n'enl reprend rai pas de dtcrire touleii ces nasuc^i : on en compta 
troi* princigules à Lncédémuiie : la première el ta plua renumtnc 
«toit râlle du pays même ; la seconde provenoil d'uD e/uen de Lacé 
démoue et d'un mulatae; 



HOKAT. ip. 0, 

L troisième était produite par te mélange de ta race Aa paya arec 
l'espèce da rvaard. Xéuophoii ne fait mention (jue de deux race* da 
chieiu, lea caitoridet et les alapccidti , toutes deux originaires de la 
Laconie, et dont le mélange produisît do nombreuses variétés. II eu 
est arrifé de même des deux racea principale* connue* do nos jours, 
celle dn France et celte d'Auglelerre ; il eat résullê do leur croisement 
nue mulLîiude de naancei dan* teiquelles qd démêle à peine lea race* 
dual elles dérivent. 

\jn cAïrru que les Anglais nommenl chienaductrf, n'ont pas moina 
de vingt-qualTe puuiesde hauteur, et l'on peut les regarder commo 
les meilleurs de l'Europe, lorsqu'ils sont bien dressés. Ils ont te sen~ 
limenl exquis , la voix boJmo et forte , beaucoup de vigueur , el uue 
Irès-piaurle vîteaae. L'on donne U préférence â ceux qui viennent du 
nord de l'Augteterre. La ptu* grande et la plus belle race de celte Ile 
l'appelle rare royale ; tes chient de cette race sont blancs et marqueté* 
de noir; viennent ensuite les bectubia, puis les tigré», parmi lesquels 
on ilislinguo encore tes grand» et les petit». 

II r ■ aussi trois races principales de chien» courant en France; 
naii comme on les a mêlées avec les raren an;{Uisea , il u'«St plu* 
possible de" se recotinoitre au milieu de la confuiioii qui est résullé* 
«le mélangea succcosira. 

Du Chenil. 

Le lien oii sont renfermés les chient de chuM se nomme chenil. 
n doit être proportionné au nombre des chien» que l'on y nourrit; 
le* portes et lea fenêtres du bdlimenl doivent éire tournées ver» le 
nord ou l'orient , leupoailion du midi afi vatit rien. L'air est nécea- 
aaire i In bonne santé des chien» au chenil , de même qu'à celle de* 
eAivaB.rctdea6(ifu/àtenu»4réUble. Aulieuderarreauxaun fenâlrea, 
ilscroil bon, Cf. me semble, de les bouober seulement avec un canevas 
clair, qui n'empOcheroit pas la libre circulation de l'air et ne poc- 
mellruil pas l'entrée au> monchei dont lea chien» sont fort lourmentéa 
en été. Îm chambre où ces animaux sont logé;, aéra élevée de trois 
pjed* au-diasUB du aol, et dans son pourtour on construira, à un pied 
déterre, de* eapècesdcbanf*, profonds de deux pieds et demi, svec 
un rebord de quatre âcin>{ pouces, pour empècber la paille de tomber; 
te loal le* lits des chien» .- on y fuil plusieurs petit» Irons pour laisser 
passer l'urine des chien» fatigués ou paresseux, lies murailles du chenil 
doivent jlre recrépiet avec soin el blanchies Murent, abn que les 
jnaecta* rongenj» ne puissent j pulluler. 



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.06 VEN 

Duranillonc conMOls de Ulir dsux cbambrej , l'ane plot «pacieiue 
une l'aulre, cl dan* laqaalli: il y ait uue clieminée grands et large, 
pour 7 faire du feu quuad !e Froid eit ri);aiiTeiii uu i]Uiuid lei chitn» 
TSTienoeiil moiiilléi de la chiMe. L'ou a cantervé r.el usage en Francs 
jiui]ii'aa rigoe de lioaii xi v. Il y avoil dana lu cbeaih de Veruilltia 
de gvtaAe» chemiuée*. tar'itaaaie* de grillagea de fsr ; maii depuis 
lung-lempa u» ue l'en lerruir plua. Cepeaduit celle mélhude iie peut 
que cuQlribuer i cnlreleuir la *anté et la vigueur des chieiu , qui 
de leur nature août Iria-Maaiblea eu froid , aur-tuut luraqu'il eal mêlis 
d'humidilà. 

Une giaude coar bien applaaie devant la cliambre dea c/iient eat 
Ir^-Ulile; elle leariert ils préau, ai'i ils vabi quand ilaTcuJenl n'ébattre 
an lijleil. Cetle prk'anlion , i laquelle noa ancietia Teoeun ne man^ 
quoient jamaîa, empAclioil lei cAien^de devenir galeux , et c' rat à tort 
qu'un ne la aait plua auaii gêné raie me a). Un niiiaeau d'eau vive duit 
liarerier la conr; il ricil du moina qu'il j ait nue fuiilaiue qui verae 
■en eaux diai une ■ui;e en pierre d'un pied et demi de haut, et que 
l'on Delloie aouvent. Si l'un ne peut avoir ni ruiaaeau ni fautaiue, ou 
donnerai buire aux chitna dana dea baqueta, que l'on aaoïo de Içuir 
proprea , et jamaia dan* de* vaae* de cuivre ; l'on fera bien ausai da 
ficlier en terre, dana la cour, pluaicura bâiona culouréa de paille, 
contre leaquela lea chien» viennent piascr , ce qui lei ctnpéclia de 
mouiller la paille de leura hanca. Noa veneura aciuela rerelleul ces 
dispuaitiona employées par leurs prédêccaaeura, parce qu'ila prétendent 
que lea chitriê , en jouant ou ae ballHnt, uu en aurtantde leur iliambru 
avec précipitation, peuvent se faire dilTérenlea bluuures. 

Dt la nourrïlura dm Cfiien» el dtt toint qu'Ut rxîgrnl. 

Quoique , généralement parlant , l'on ne fasse pai beaucoup d'allen- 
lion au cliuii delà uuurrilure que l'on donne au <. clileiu , il esl iiéaii- 
muina cerUin que la négligenro aur et sujet peut ocoaaiuniier la mine 

France mangeaient du plua beau el du meilluur pain de frumeiil; 
aujeurd'hui un les nourrit pour l'ordinaire avec du paiu d'orge pure. 
Dana plusieura paya on leur dnnue de la farine d'avuioe , à laquelle 
le son est mêlé, et que l'on déirempe dans des lavures; la portion de 
celle farine esl d'une joinlée pour c.liaque ehirn. Quelle que suit celle 
que l'ou emploie , il faut veilkr à ce qu'elle ne siijl puiul ccliaiiHée , 
el que l'eau qu'on y mêle soit pure; W pain doit élr(- bien cuit, et 
ou ao le préienle iamaii aux ehitmui mumeut qu'il aurt du four. 

II y a dea équipages oii lea cAie/M ont de la soupe loua lea jours', dans 
d'autres on ne leur en fait que de deui joura l'un , et le jour d'inler- 
valleunlenr présenledu pain, rompu ou découpé eu pellls morceaux] 
On ne les fait jamais manger dans leur cliambre, mais ou les fait 
■orlir dtn* la cour , où août dea baquets ou dea uugei en buis qui cou- 
lienneul le pain ou la suupe : ils maugeul deux t'ois le jour. Quand 
ils doivent chasser, un ne leur laisse prendre le matiu que le quart 
de la ration ordinaire, aBn qu'ila ne aoieul pa* trop remplis et trop 
lourda; mais le aoir on laur prépars uue bonne souim, aprèa Uquislle 



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V E N .„, 

•witat 11 cHrA). De» ralela de chirru doivent loDtonri aailgier i ce» 
repa». fonel au houuJne en main , afin de corriger 1(» chiens b.raneui 
qui M jElLent «or les autrea et le. cmpâchenl de manger. 

Lor«in-il M trouve quelquea-un. de cm aDimaui Irop rharrfa d-em- 
bonpouit pour bi.n classer, on I» relient dans la chambre pe-dant 
,«» 1« «irpa massent . ce qui s'appelle ™.«™ „« ^ra. , et Sn« J» 
Uche qu au bout de qualquea tnalana. Si au coQlraire il y en a de Iroo 
maigre», on lea fait manger i part, el on leur dorme quelque „our- 
nlnre plua aucealenle , lelie que de la «oupe, du hit, du bouillon et 
m£me de la viande. 

Voici en abréeé ce qui » praliguoil  Ver.aïlle» ponr le aerrice de 

cherul à c.nq he«™ du malm. pour faire .orlir et promener le. 
limurrt , let lieea en chaleur «I lej chiena boileui ou lualadea. La valet 
de chmnÈ qui auri de garde et qui a paaaé la nuit dan» le chenil eit 
cbwgé de le bieu nelloyer el balayer, de me.lre t» paille de. bâac. 
par lerre et de la paille fraîche »ur les bauc. , de uelloyer el vider lei 
baquel. el 1b> aogea. Le val«l qui prend la garde, aide .on camarade 
. netoyer el i enlever le. fumier., ainsi qu'à mettre de l'eau fratcbo 
dan> tonte, le. auge.. A aix heure, on promène la ineut, .■ on lient 
le. cA«.rta euaemble te plu. qu'il e.t pouible, erceplé ceux quijo 
vident ou qui manf;ent de Iherbe, ce qu'il faut leur Uiiser faire ' 

Celui qui a la direction de la meult , elamine le. chUru boileui «t 
cenx qoi paro.Heiit Iriate»; il regarde .i ces deriiion ont Lt rueula 
6ojMe ; pour ceU on leur lave !.. lèvre., el .i on y remarque nn. 
ptlear qu> n t.l paa ordinaire, on est assuré qu'il, aonl malade., et 
on ne le. mené point i la cbaue juaqu'j ce qu'il» .oient bien refaiti 

Aprea avoir fait promener le. chirna pendant environ une lieure 
on le» ramène au chenil. Chaque valel a une élrillo une bro»M uâ 
peigne , de. ciaeaux et une couple ; il prend un chien avec m couple 
lu< place le. deux pied, de devant «ur le bord du banc, commencé 
aie bien peigner, à rehroD.«er le. poil» d'un bour à l'autre ; en.uita 
il le brouepar tout lecorp», lui paaie la main «ou. le ventre ealra 
Je» cuiue», pour voit .'il n'y a pa» quelqu'ordure, qu'il a »oiu d'ôler; 
il ecainine anui «i la chien. n'». point île deniUe* , c'e»l-i-dira do 
coup, de dent, de la nuit ; a'il en trouve , ou un commencement de 
dartre . il coupe le poil autour du mal pour le pan»er. A chaque chitn 
on doU bien netoyer la broMe aur l'étrille. 

Quand ce pansement de la main est terminé, OQ donne le premier 
repa», après lequel l'on .oigne les e.lropiés et les malades. On laiue 
les chien* tranquille» jusqu'i cinq heures du soir, qu'on recommence 
lea mêmes fonction» , i l'eieeplion du panaernent de la main , qui ne 
doit H faire que le malin. En hiver, ou ne les promène qa'à huit beurea 
du matin , et le soir à rroia bcare*. 

Ce.1 le premier valel qui est charge du panaeraenl des malade» et 
des blesses , sous les yeux et lea ordre» du dlreclear de la meule , qui 
lui-même est tenu de rendre compte an commandant . auquel il fait 
part de tous le* délall. qui 
if proid lea ordrM. 



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,oi V E N 

Iha malailie$ deê Qiitia. 

Si l'an DB niglige aucone des prfcialioiu qui viennent d'élre indi— 
qDies; >i luT'tuut on pratique réguliériniDQl le panoement de la ntuin, 
non DioiDR utile i la conaerralion dei chitn* qu'à celle dei chmvauxoX, 
àetbëleë àcomta, luépizooliesDe vieudrunl presque jamaia exercer 
l«nr* ravage* dana loa mtuiti , et ka aulrea maladie* ê'y déclareront 
lTè»-rarement. Lea loina que )e> aociena reueun prenuieut dea chitn* , 
pruiuDgauieutleuraaervicea cl leur vie fort au-delà du terme, uù ,daaa 
BiM vénerie! , rea animaux ceiaeiit d'£(re boni i la cbane. CTeal beau- 
coup quaud noa ckieni courant cunaerveni leur vigueur juaqu'à aix 
mot ; iiutrefuis ila duroieut neuf aiinéea en force et en bouté. Ceal 
principUemeut au prinlempi et à l'automne qu'ila eiigent dea •oina 
pins particuliera. 

Jda plua terrible dei maladiea aniquellea le chien soit anjet, eil la 
r«^,- il en a déjA été queilîon à l'arlide du Chibic. f^oyex ce mol. 

Une maladie moins l'uneste dana ses effets, maia trés-destniclivc de 
l'eapèce du c/iien , est celle qne l'un nomme commuDémenI la mbJadie 
de» chien». Elle n'eat connue que depuis environ quarante au ; elle ae 
inanifeilaeii France pour la première fois en 1763 ; elle avoïl com- 
mencé en Angleterre , et se répandît dans toute l'Europe. A l'époqna 
de l'invasion de celte msladiB contagieuse , louies les meutet en fu- 
rent attaquées ; et la plupart dea chient , non-aeulf meut de cbaïae , 
inaia encore ceuE de baaae-cour, de boucliera, de bergers et némB . 
ceni de chambre, en périrent j la moitié des mffu/ei du roi fut la victime 
du mal. Il a behucoup d'analogie avec la mon'e des cheitiux , et lea 
chasseur* polonais lui donnent le même nom. C'est nne iaflamma- 
tion violente de la membrane piluitaire qui se propage avec rapidité 
dana les pailie* environninlei. Lie chitn éprouve d'abord un étemo- 
ment qui est bientât suivi d'un écoulement de matière purulente par 
les ;eUKel par lenei; l'animal cal triste, abattn , dégoûté, soDveni il 
lourue sur lui-mime , il donne de la léle contre ce qui se rencontre ; 
la gangrène se déclare , et le chien meurt. 

Cftte eapèce de morve est coniagieuie. Dès que l'on s'apperfoit 
qa'un chien commence i en être attaqué, l'on doit le séparer dea 
autres, et parfumer le chenil de la manière prescrite à l'article du 
Tauakad , pour déainfecter lea élables. Il ne faut pis même que le* 
personnes qui soignent les chien* malades approcbent de ccus qui 

On a esmjé une quantité de remède* contre cette maladie , et prea- 
que tous ont été insaffisaut. Parmi ceux qui ont eu quelques succèi, 
l'on doit compter VéUur vitriolique ,• j'en ai éprouvé l'eRicacilé *ar 
nei propres chien* j maia il faut adminialrer ce remède au conmeu— 
cément de la niiladie, et ne pai attendre qu'elle ail atteint son der- 
nier période. On mêle trente goutte* d'ètber avec oc denii-utier da 
lait dans une bonleilie à large ouverture; on agile fortemuut la bou- 
teille en tenant l'ouverture bouchée , afin d'empêcher l'évaporalion. 
L'on fait avaler ce mélange aux chien* ualadea ; quelques-uns le 
bvivuul d'eus-roémei. Vingt -quatr* bave* après, il s'opère uu 



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V E N i», 

«haagemml total , cl aa bout de qnelqnM janre le mal «et raiièrrnwot 
(aéri. L'on pent hller fcfiét de r« ronède ea fiiaiat reuifler la eÂiem 
ds Vtau db luct, qni «I dd méUn^e d'éiher TÎIriolique ri d'huile d« 
«■rein , el qui proToqad nue ériciutiaa trâ — abatuduila par !<• 

Ce atajta caralîT ^aao milidie eitrénMmail dugerraw pour 
lei eAwm ftanl le aeal que j'aie éprouTÔ cl qui m'ail réuni , je ■>• 
poû qoB npporier quelqnei antres remèdea non tnoiiu efficar-ea 
nna dotiK , paiiqa'IU Hial préacnlfa par dei honmie* recomminda— 
Mo. M. GcKiri de Champemid , agteur d'aa ThûU dt F^énerit tt à» 
Ckaatr , dît mp de loua lei remèdea que l'oo a euajréi coulre la 
Bwrve dea cfiieiu , cetnî qui loi a paru k meilleur et qnî aa a );iiéri 
an ploa prand ngmbre, eat , apréa leur avoir fait prendre deux ou 
trtMi Rraini d'éméfïqne, de lea tenir bien chandemeol , ai de leur 
acringuer , pluiiewa foii par jonr , dana le nés , du TÏiiaigre daua l«- 
qnd OD a mil infiner da latoc. 

HM. IfcagraTieri, anrieDacommaDdanade* i^nrrÂrada prince da 
Cont7. iqni l'on doit un petit, maii très-boa tiTre, intitulé V^rt du 
m/et d* liatUr , imprimé en 178.) ■ ont annoncé comme cerlain , 
d'aprèa une longue «nite d'épreuiei, nn trailemeni pour la malidîa 
des etutnm jetans et tonssaus. Un pareil témoignage mérite toute con- 
Cauoe, el c'est rmdre serrire aux propriétaires de cAùfu.aaaii hiea 
qn'eairer dan* lea tuc* de MM. DfcignTiera, que donner nae plu* 
grande publicité A lenr méthode. 

U faut, disent cm habiles venenn, traiter la maladie dès qn'ell» 
est dédarêe, et la suiTre avec exarlitnde ; sans quoi , si tous lui 
i a i n e g faire de» progrés , elle deviendra beaucoup plus difficile 1 
gnérir, el son*ent même iocnrabie. Ajet donc le plus grand soin , 
dèa qoe Ton* tous appercevrec qo'nn chien tousse et l'etle , da i« sé- 
parer et de parfnmer le cAsniV d'herbes aromatiqncs , en 7 juiguaal de 
la graine àt:gatikvn el de la labin» , et cela pendant pluaieiirs tours, 
ponréparer l'air du cheuil.et le préserver de la contsgiou. {Nota que 
lemojen da désinfecter tes étables, inditlué & IVticle du TitTniiAa, 
est bian préférable à la combustion de quelques plantes , qui iie pQ- 
rifie point l'air.) [njeclei encore du Tinsigm dsai >e lies jle tout 
VOS cAûfu paiement pendant plusieurs jours, «1 obierTei qu'il a* 
faot poiul lea saigner. 

Si la maladie est bien forte dans le chitn que tous allel trailer , 
il faut commencer par lui pas.ier un séton su -deaanus de chaqii* 
oreille -, on le graisgprs tous les jours deui fuis de suppuralif , polit 
attirer l'homeor el décharger le cerveau : on le laisse juaqu'l parfaite 
ipiêrisDn. Mettes dans une Qole du furt vinaigre , joiftiiCE-; denc 
konnu pincées de poivra el de l'ail bien écrasé : veraes de ce vi- 
naigre trois fois par jour dans le nex de voire chien . d'abord la 
matin; et Toici comme il fant s'7 prendre: Une personne lui lient 
les pattes de devant d'une main , de l'antre main lui lève le nei,' 
tandis qu'une seconde personne mettra du vinaigre dans le crcitc 
de sa main , e( le renversant sni les narine* du chien , introduit le 
viuaigre dans lis nazeaat ; ce qni eicile , par le picoll»menl du poi- 
.Tia, tia grand «LainnmaBt, «t force le e/tUn i expectorer l'humeuv 



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qui lui bouclie la reipiratîoa : cela élaat fait, toqi laïuez le chien ^b 
liberlé te promener lur l'herbe, re qui l'eicilera à éleniuer encure 
dnvaniayc. L'élernumEnt fini , tuoi lui douoex an laTrmcDl dâ 
décoclicin d'urge , le promenei peadaut une demi -heure ; iprèa , 
TOUS lui failei preudre quatre Rraina de •□afre duré d'antimoine tie 
la terando lotian , que toui délayex dan* un demi-verre d'can. A 
midi , du vinaigre dam le nez, un quarl-d'henre de promenade < et 
en rentrant un pen de aoupe clairo; le luir . du TÎnaigrc. Le aecond 
jour, le matin , uulaTcmeiit, une demi-hEuiv de promenade, et en 
renlraiil, quatre grain» de lu rbit minéral , que voua délayes de même : 
le reale de la journée, comme le premier joar ; pour boiMon , pen- 
dant la maladie du chitn, du petit-lait ou de l'eau blani'he , dana la- 
quelle voua mettrez une ou deux cuilleréei de miel , kelun la quantité 
d'eau. Le troisième jour , au malin , la vinaigre, un lavement , demi- 
beure de promanade, et en rentrant une médecine de suie , qui le fait 
ainiii : Prenex de la saie de la groiaeur d'an omf : mrilex-ta influer 
dans un demi-aelier d'eau . et faitea prendre ce mélaufe au c/iitn le 
lendemain matin; â midi, leviuaigre, un quarl-d'heure de prome- 
nade, et peu de aoupe; le aoir, un lavement, du vinaigre , demi- 
baure de promenade , et une aoconde médecine da aaia en rentrant. 
Le quatriem.* jour , laitaex repoaer le chien ; voua ne lai feret point 
prendre de médecine : voui ferei le aurptu* de ce que nous venoiia 
d'indiquer -, et si le chifn ne boit paa bien aon eau blanche , voua lui 
en ferez prendre malgré lui deux verreaà demi-heure derealavemena, 
en y|joignant du miel. Vous recommencerez le cinquième jour comme 
BU jiremier , et continiiereK comme lea joiira auivani ; el quand il j 
aura un mieux aeiuibte, voua ceararex l'usace du aoufre et du IDrbil ; 
laiuez du repos au chitn, en lui donnant aimplemeni, un jour . dea 
lavemena ; un autre jour, une once da manne ; uu autre jour, nue 
médecine demie, en continuant le vinaigre jusqu'à parfaite guériaon, 
et voua lui aagm enterez sou manger. Le chitn étant totalement guéri, 
voua le laiaaerez repoaer pendant cinq a aix joura ; après quoi , ronf 
le purgerez pour une dernière fois , et le remettrez ■ sa nourrilaro 
ordinaire au bout de quinxe jonri de guériaon totale; pour lora voua 
aaigntrtz la chien. Il faut faire faire quarantaine aux chÎEiu qui «ml 
été maladea , avant que de lea remettre avec lea aulrea ; rela n'empêche 
paa qu'au bout de trois aemaines de guérison , leur ayant bien fait 

E rendre l'air et parfumé leur chenil , voua ne puiaiirz )(-a mener X 
\ chaaae avec ceux qui n'ont point en la maladie , les mettant laa- 
jours aeuls en rentrant au chenil, pour achever leur leupa. 

KnGn 1rs Mémoirtt du la Société d'agriculture , Jrtt et Com- 
merce dea Ardennet, ont présenté plua récemment deux méthodes 
pour le traitement de la maladie dea chiena. Le premier , qui eat da 
M- Grunwald , secrétaire perpétuel de la même aociélé , et que l'ex- 
périence répétée pluaieuri foia l'anloriae i conaeiller avec confiance , 

Quand on a'appereoit qa'un ehieit fait touvent dea efiorla commet 
pour arracher quelque choee de la gorge, qu'il eat triste , qu'il rest« 
plua volontiera coaché que d'oidinaire, qu'il eat pesant l ae lever 
futuid on l'appelle, ^a'il n le nec bUno «t tect Ici oreillea dun- 



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V B N j,, 

■ia, elc. ; il f>at reronrir , «Dr-le-chimp , aa Toroîtif. Troi* grains 
de Lartrs ém£tiqiii> dans du Itil, lonl la dose régulière punr an chien 
de mojenae Uille. JiauvcDt ce remède seul luQît poar le garanlir, ■■ 
l'on t'y prend à tenpi; mai* si, au bout de deux ou irois jours , on 
*oit que le chien a Ira j^dx cernés, chaisieaz , les naseauE humides, 
coulaus , et qu'il coiilinue de rioler , il faut Ini préparer une fi\« 
avec du beurre frais el de la fleur de soofre, autant qu'on peut y ta 
faire enlrer sans la rendre trop sache : on en doniuirB trois ou quatre 
fois par jour , gros comme une noix muscade ou une petite noix ; 
ces bol» duiveut le pur);er douceiaent , et il faul en continuer l'usage , 
ta eu augmentant peu 1 peu le volume ou le nombre de» doses , 
josqu'A parfaite guérlaon. Une chose bien essenlielie i remarquer , 
est qu'il ne Tant pas a'en laisser imposer par les apparences de mieux 
^u'oii observe quelquefois au malade. L'oapérance illuauire que l'ua 
conçoit mal-â-propus , et sana être fondée, fait périr tous lesjoura 
]es chien» qu'on servit le plus intéressé et U plus eurioux ds con- 

Si le cAien jette déjà par le nea une mncostié jaune, épaisse, abon- 
dante , il faul, uuire le vomitif ei les holj de soufre, lui fairepasser 
uu large séJou le pi us près de la tels qu'oapeut. Le premier maréchal'- 
ferrant A portée est capable de faire celte opération. Il faut que Is 
chien porte re selon jusqu'à ce que sa convalescence sait bien affermie. 
Au jnujeu du ce traitement, M, Gruuwald a guéri dra cliiens qtii 
ne vouluient presque plut se lever, ni boire, ni luangei ; qui ne fai— 
suieut que se traîner , eu se culbutant de droite et de gauclis , à causa 
de la pesanteur de la lèle, dont les nazeaux ëtoîenl presque buucbés 
par la mucosité desséchés , les yeux couvèila , le nez affilé , etc. 

Quelquefoil la maladie >e jette sur le train de derrière \ et dans es 
cas on est souvent le jouet de l'altento de U j^uérison. On la verra 
se réaliser, si l'on fsil avaler su c/u'en malade, soir et malin , d'abord 
gros comme une lentille, et en augmeutaul peu k peu le vutume, 
jusqu'à celui d'un gros pois , de fViie de soufre , pétri avec un peu da 
mie de pain. Dans le commencement, il faut faire avaler de força 
ces bouletlea; mais so boot d'un jour ou deuif , la répugnance se 
passe. Toot berger, ou maître de chien, peu) préparer le foie d» 
soufre, eu faisant foudre ensemble, dans une petite cssscrollellK de 
terre vernissée , deux parties de fleur de soufra et une partie de po- 
tasse ; on remue le mélange avec un petit bïton de bois, jtisqu'i c« 
que tout soit bien mêlé, d'une couleur aurore plus ou moins foncée, et 
en petits grumeaux ; il faut prendre garde qoe le soufre no prenne feu. 

j4utre Irailemeni de la mèm» maladie , par M. Cassan , pharmacien 
en r.bef de rbdpilal militaire de Meiiérea , et membre de la Suciéli 
d'Agriculture des A r donnes ■ 

On reconnolt que le chien gagne Ta maladie . à son air Irinle > i I» 
présence d'one matière blanche qui lui découle du coin de l'cieil , à 
une buroeur viiiqueuge qui lui boucfae les narines: quand il en est déjà 
attaqué, il chancelé , sait à peine se soutenir, ae traîne, maigrit con- 
sidérablement , prend des crampes et finit par mourir. Plnsiours da 
ces ckienê ooverls ont présenté le poumon abtédé et le foie en- 
A^nuaé. 



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Il» V E N 

Liet moyen* rairaDi ont comlamnieQt reniai â»a$ 1« cnre de rdM 

■ L'animal aéra porgû arec deux parliea de aunrre aoblimé {fieur rte 
toiifre) I et nae partie dejaiap eu puudre. cloiil ou furmm un bol , 
j^rec quaulitéaulGaaDle de miel: on lui fail boire , dans la matinée , du 
lait ou de l'eau de lou. La doae, pour un chien urdinaiFe, est de deux 
gros de Oeur de toufrt et d'un grue àrjalap. 

Dit le lendemain on le mellra â l'uaajje de l'opial auivuil, pris 
une foia le juDr, àU Kr^Mcur d'uueuoiaetle ; ou le répéle, enluis- 
unl nu jour d'intervalle. 

Preiiei muriale de mtrcun doux ( merrure doux) , demi-groa ; 
poudra d'acon adorant , deux f^ran \ poudre de rhubarbe , uneonre ; té~ 
rilttnlhine de Sentit, nne once;yaune daaf, n° i ; miel 6taHc , q. a. 

Forme» uu opiat de moyeuue couaialaacu , dont 1* dose ae règle 
•ur la taille du chien. 

On pratique aor le cun de l'animal, i deux doigla'co arrièr», elUD 
peu en deaaoui de l'oreille , un aitun. Pour cet eD'el , le puîl lera coup» 
le plna ras posiibtt' ; et au moyen d'un carrelet, on lui passe nii cor- 
don plal, de quatre lignes de large, imprégné de beurre, dans lequel 
ou mélaugera dix -huit à ringt grains de poudre de canlharides 
par once. 

Il faut obierver que l'établiuement du selon n'est ni^euaire qn* 
dans les cas qui réiisicnl aux remèdes prccédens el aux fnmigalioii* 
duul noua allons parler. Ces cas sont très-rares el ne se rericoutreut 

Les fumigaliona annancéea se feront tous les soirs, btcc de la ra- 
cine sérhée et pulvériiéc A'rllébore pied de griffon. Pour cela on ren- 
ferme le chien dans un pelî: espace, daus lequel on place nn couvel, 
sur lequel on projette de celle racine, de façon à saturer l'allnosphète 
du lieu , et forcer l'animal 4 en respirer la vapeur. 

Il faut, pendant tout le iTailemenl, le garantir de tout refroidisse- 
nicul, et ne Ini donner d'iuire nourriture que de la aoupe, elde l'can 
lie sou pour boisson. Ce traitement dure ordinairement quinze joura 

Je me suis étendu au sujet de ripisuolia , codununémeiit appelée 
jnaladie dea c/utrte , parce qu'elle est e^ IrémemenI funeile à celle ea- 
.père d'animaux , el qu'elle se manifeste assez aouveiil , sans néan- , 
muiua que l'on puiat» regarder aes retours comme périodiques. Je 
serai plus court dans l'êuumération et les moyens curalifs des autres 
maladies. 

Lorsqu'il s'agit de faire avaler quelque breuvage à un chiea, an 
lient ordinairement l'animal entre leiiambcs el on lui ouvre la gueula 
pour y verser le liquide. Une autre méthode est recommandée par 
AIM. iJeagiaviers ; on met le breuvage dans une (iule comme relie i 
urgeal , el au lieu d'ouvrir la gueule du cAitn , on en tire i soi les 
coin» d'un c6lé, de façon qu'ils fasseni entonnoir; l'un y verse tout 
doucement le liquide , avec la précaution de s'arrêter quand le chien 
tousse, el de le laïuer reprendre. 

L.1 sajgiice dea chien» k faif avec la lancette ou la Samme, et aux 



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V E N 1,3 

mènw* vtiaea que 1m eietxuui. On ne loar tîr« pour rordiniire qua 
.«feuloiiciia de iHDf;. 

Si l'un veui couaullre l'ébt da ptiiiU d'un ckKit , on le Ule à l'ar- 
téra du dedan* de U cuIhc. 

Veut-uD {jnr^erlai ohitiu ? a'ir lie l'agi! que d'une iadiipusition 
Ir^re »ude les préparer À quelque triilemeiil, ilauCïra de leur du n- 
ner de la auupe fails avec luie Icle de mauloii el deux oncea de tleur 
de «uul're. Une aulre purgaliun a élé indiqués précédemmenl dans 
letrailemenl de MM. Desg ravi ers pour \» maladie lUachîem.Oapurffi 
■uui avec une once de maitne, fondue sur iin feu doui dans une 
■u(6«aa1e quantité d'ean. Dufouilloui presr.rit la recctle siiivatile: 
prenez une once el demie de catiB bien mondée ; deui gros et demi 
dettapAùaigra en pondre , et aulanl de aciunmonée , préparée dam du 
Tinaigce blanc ; quaUe onces d buile il'utîve ; mêlex le tuul énaemble 
>ur un feu duui. Celle furmule cit celle d'un furl purgatif, aussi Otir- 
fouilluui le cuuieilla-t-il comme un préliminaire dans le Iraitcraent 
delà ragei mais dans lea cas ordinaires l'on n'emploiera que les pur- 
galions dout on a pacte précédemment. 

Dans Içs dilTéi'eiiles maladies dea chient, on leur fait prendre des 
lavemeus que l'on compose avec les même* planlea et les mêmes dro- 
gues que dans la médecine bumajne, mais i moindre dose. Le lave- 
meut le plus cuaveuable pour guérir lea tranchèet des c/iient, qui 
aunl quelquefois si aiguës qu'ils se mofdeni les Qancs, burleni el se 
Toulenl ■ terre, se fait avec de Veau chaude, dans laquelle ou fait 
fandre deux chandelles pour Irois lavemens. On promène le chita 
malade , et si au bout d'un quarl-d'heuru. il ne paruil pas soulagé , ou 

lavemens font uti Irèa-bon efTel datja presque toutes les maladies des 
chien», et l'eu ne sauroiL trop les employer. 

Les chient saut sujeti aux ver» , el on leur en voit quelquefois 
•otlir du fondement. Du jus li'ahiiniht, de V aloë» hépaliqua , de la 
alapkiaaigrt , de cliscuu deux draj^mes , uue Jiugme de corne de cerf 
brûlée , aulant de »oufre , le tout mêlé avec uu demi-verre d'buile da 
noix, forment un bon vermifuge. 

La rétention d'urine se ^aéril par nue polion faite avec des feuilles 
de guimauve , des cuptrgt» , des racines de fenouil el de ronces , ù 
poids égal, el bouillies dans du vin blanc jusqu'à lu réducliuii 

Pour guérir lea chieni àafiux rie tang qui est, pour ces animaux 
ane maladie contagieuse, on leur donne de la bonne soupe, dans 
laquelle on méte de la lerrt êigiUée, ou l'on fsit une bouillie f»rl 
épaisse avec de U farine de/éufa.à laquelle on ajoute aussi delà terra 

' Les maladies inflammatoirea des chiens ac reconnoisient à nne forla 
fièvre, au battement des flancs, 1 la lividité îles lèvres et ieë gen- 
cives, k la perte de l'appétit, i la maigreur. Dès le moment que ces 
sjmplûmease moalreul, suignei deux fuialecAi'e/i à deux fours diflë- 
raoa. Si les saignées ne procurent p»s de soutagemeul-, faile»-lui pren- 
dre un bain d'eau tiède, deux foia par jour , pendaol une demi-Iieure. 
Fuur ce bsio , couclitE l'iiuiinal dans uu baquet, de fafua ^u'il ait da . 



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114 V E N 

rc«u par-detMu le da« ; lenez-liii 4'uo« nuin Itlét» hartâpT^m corn- 
liDDcllentenl, el frollei-lui le Tcntre «lin reina. Aa boat d'une demi- 
heurs Iaiue>-le le lever, m promeDer el le rouclKr au laleil ai c'nt 
l'été; mai* l'hiver )enex-Ie dii» un lieu cTiand el poiiil eipoié au 
▼eut; avaiil de le faire sortir loul-i-fail de l'eau, failea-lai prendre 
on bun aetier do bouillon léger. Doniiex-lui i midi an livemeot ra< 
fralrhiuant, et an qaart-d'beure apréann verre du breuvage au iva ni : 
Ftciics une poignée de farine d'orge , délayes-la dana de l'eau prés 
4u fm , liÎMei-lui jeler un bouillun , et puaes par an linge; dam un 
verre de 'cctie ean blanche, failea fondi* do miel de la gruaaeur d'an 
«enf , «1 faitca avaler au t/iien. Voua pouvei aiuai Ini donner de celle eau 
en htvenienl. A traiibeiirea le lecond bain, etinrlea cinq A ait heure! 
an bouillon. Purgea rie deus ronra l'uo avec un bol compocé de blanc 
de baleine, de lleur de aoufre, de gomme adraganl, de miel de Nar- 
konne, de chaque un prea; roules ce bol dana le bUao de baleine, 
•t le faiiBi avaler an cAis/i en lai jetant an peu d'eaa daoi la gueule. 
QiMad la fièvre commence i tomber , donnée par gradation dei boujl- 
loB» plui nourriasan*. ilïminuex le nombre dea baina, el augmentes 
ta nourrilnre joaqu'A faire manger de petite morceaux de viande ; liira~ 
qne le cAi'eR aéra guéri , parge>-le avec ileux oncea de casae mondée , 
et failei-lni manger de la bonne aoupe. ( Bxtrcât d* Fjiri du vaUt d» 

tiBt rhiena ont qiielquefoia de* allaqœi d'Jpi/eptie ; pendant l'arc^ 
•n leur perce une oreille avec une lanrelte ou un canif bien aiguisé. 

La grande chaleur fait tomber i la chaaie ces animaux en défait^ 
lanee. Pour les faire revenir, il suffi I de tes jeter i l'eau, ou si l'ua cat 
luîn d'un ruiiiseaa ou d'une mare , on leur ouvre le veine. 

De loua les maux atlérienra des cfiîent , la gaU est le plus com- 
mun. Pour la guérir , il est i propo* de saigner et de purger le Mw» 
qui en est attaqué , puia on le frotle chaudement avec di: l'buile âm 
Aoîi , du vieux oiug el du soufre incorporel ensemble, lit cambouia 
^s roues des forgea est auasî Un fort bon liiiimeut , on le fait cbsufier, 
on eu frotte le oAien que l'on ne lave que trois f uiirs après. Eiorsque la 
gale eiil invétérée, l'on emploie l'onguent suivant , que leianriens ve- 
ncura ont recommandé :Prenel trois livres de noix, une livre cl drmia 
d'huile de cade, deux livres Je vieaz oing, trois livres de miel com- 
mun el une livre et demie de vinaigre ; faites bonillir le tout enaem- 
llo, jusqu'à réduction de moitié; aioutex poix et résine, de chaqu* 
deux livreaetddmie, cire neuve demi- livre; faites fondre le tout en- 
semble en remuant toujours avec un bilan , el quand tant est fondu , 
vuus le reliiez du feu et y (elei une livre et demie de soufre , deux 
livres de couperose , douze onces de verdet, remuez le tout jusqu'à 
ce qu'il soit froid. Avant île frotter les ckitna de cet onguent , lavet-les 
avec de l'eiu et dn set , puis frottei-les près d'un grand feu , afin qus 
l'onguent pénètre mieux dans le ruir. Cela fùil , al larhex-lei devant lo 
feu avec une chaîne de fer pendant une heure et demie , et plst^iAlcDr 
poTlée on vase plein d'eau ; nourrîsiez-lesenauile de bonne soupe el 
de chair de mouton bouillie avec un peu de aoufre. Laisseï l'onguent 
aur le cAi'en pendant quatraoa cinq jourBfSpréateaqueb votu lelavcK 
avec de I'mu de savon. 



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VEN „s 

OnauiDaiici, en 1796,00 ^oMéfaii tiiop\e , tan^lo^t , dit~on, 
arec aurcéfl pour f;uérir û gale des chient. On prend de U raie «èche 
et fumée , telle qu'on la -vend dewécbêe dans toua lea lieux <|ui ne sont 
paa rrop éloigna de la mer . el de préféreDce l'eapéce qae l'an appelle 
nus bouelég I on la fait bouiUir dani de l'eau commune , iuaqu'à ce 
qu'elle aoit rédoile en bouillie . dont on frolle fortement le c/iUn ma~ 
ladr. L'on ■ tu guérir . par ce moyen , dé* la première frîcllon , un 
oin/i allaqoé d'unegaJe qui ivoit réiilté à d'autre* remédea. 

Un onguent fort uailé pour guérir la gale de* chitnt la fait aveo 
Iroi* lirrea d'buila de noix eu de navette (pour *ii chitns) que l'on 
me) dana one cbaadière de fonte aur un feu doux ; quand elle eat 
chaude > mai* pa* au point de briller le aaufre , on y jelte petit à petit 
aix once* de fleur de auufre , en remuant continuellement aTec uns 
apatule de boia; on ajouta environ une once de uoix-de-galle piil- 
vériaée et tamisée, que l'on jette petit i petit en remuant tonjonra, 
et ensnile un coup de poudre à tirer , une demi-poignée de aeletnne 
demi-once d'alun. Four connaître û cet onguent eilcaità aon point, on 
en laiaae tomber aur un tuileau qnelquei gouitea qui prennent la cod- 
aiatance da mif; autrement l'huile a'élendra ; dana ce dernier ras, 
il faut remettre la chaudière sur le feu pour achever la cniiaon. Après 
•Toir aligné lea ehietu galeux , on le* tient enfermé* pendant trois 
joura , sans changer leur paille ; on lenr donne deux fois par jour de 
l'eau fraîche , el toui lea jouri i midi de la aoupe , à laquelle on ajoute 
pendant deux jour* une once de fJeur de aoufre pour chaque chitn; 
on lea frotte deTongneot la quatrième jour, puia on leanTonne,et 
on leur donne delà paille fraîche. 

Les dartrttta gnéri«ent en lea frottant, aprè* avoir enlevé le poil, 
avec de la leaaive , du vinaigre et du ael , juaqu'i ce qu'elle* saignenl ; 
alors ou y applique quelqn' onguent approprié. Si la mal eat invétéré 
«I rebelle, il fant aaigner )e chien et lui faire boire dn petit-lait. 

il sorvient quelquefois des loupet en diverse* partie* du corps des 
cHene ; si elles ae trouvent en de* endroits où la quantité de» nerfa et 
dea veine* ne rende pna ropéralion dangerenae, on fera bien de lea 
extirper ; autrement un tfcfaera de le* résoudre avec quelq n'emplit re 
fondant. 

- Quand les oreilles d'un chien coulent, on y inainne avec nne plume 
on le bout du doigt, de l'bnile de laurier tiède, et on lea bouche en- 
suite avec du coton ; ou bien on seringne dans l'oreille malade de 
1 «au-de-vie el de l'eau par partie égale , et liédea. Lei ehancrea ans 
oreilles cèdent quelquefois à l'inflammation d'une traînée de poudre 
à tirer, que l'on répand sur le mal. S'il est opiuiitre, prenei nne 
demi-once de aavon , autant d'huile ds lartre , de soufre , de verdel et 
de sel ammoniac ; incorporez le lonl avec du vinaigre blanc et de 
l'ean-foTte ; meltex de ce mélange sur le rhancrs pendant neuf matins 
de suite. L'orpiment jaune pulvérisé , se met aussi avec sorcëii sur 
lu chancres. Il 7 a de cea maux qui sont si rebelles k tous le* remèdes , 
qu'il faut couper l'oreille qoi en est rongée. 

On fait périr lea puces et autres insectes qui tourmentent lesc^trns, 
en les lavant avec une lessive faite de cendre de sarment, de deux 
puif^néea de feuilles àt iierre, At patitaçt el.de menfAe bonilliMea- 



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■ iG VEN 

■enible,eliltqaclleonBJoqled«ns aactt io ataphiaaigr» tu poaJre/ 
<leiu onces de UTon , une once de tafran , une poignée de «el, Da 
Uil et de l'hoile de noix , mêlés enMmble et nu peu ch«nili , dont on 
fruité lei chitiu, lei délivrent dea pucei. Four enpécher le* inourhee 
de a'ilUcher aux pUies de» chkni, oa le* busine avec du foi da 

Un chien aggravé »t relui dont l« pied* filigué» p«r nue marchv 
lungue pendant une grande i^cliereMe, par dricbaiie* dam no terrein 
•ablonueuE , pierreiiK , écluiuSé , ou pendanl la neige et le* glace* , 
•ont deveiHi* ikialoui^ox , ençorgéi. rouge*, enflammé*, creTa**é*i 
duni la tote au-deMoa* dea pied* ■ élé aiée , aniacie , etc. Celte ma- 
ladie peut élre comparée à celle qu'un appelle eloeht on cloque dan* 
l'IiamiDe , et qui le forme aoui la plante de* pieda apr^ une marcha 
pénibk: elle a aua*i quelque reitemblanre avec la /burAure <&* cAo- 
vaits, et elle produit lea mémea efleta ; it ae forme itea cloques oa 
ampaulea aons la aole du chUn comme aona la lole du chevai. Il aa 
dépose une plu* ou moioa grande léroailé *out celle partie ; les ergot* 
tombent quelquefois; les jambes deviennent roide* et paralytique*, 
hi le m^l est léger, le ctùen se gnéril lui-même en léebaBl coati— 
uuellemenl ses pattes ; mais li lea eccidens sont plus graves , si le» 
crevtiases de* pieds sont saignantes ou laiueat Écbapper une sérosil^ 
^ui annonce louiours l'inflammation , si l'animal est louiour* couclté , 
s'il crie , s'il se plaint el écarte les jambes, il faut avoir recours A de* 
temèdeBdoDl voici leplnsuailé; Prenei douze jaunes d'oeufa, délayea- 
les [dans quatre onces de anc de pilatelU ou dans autant de vinaigre , 
pour eu former une espèce de Uniment, auquel on ajoutera quelque» 
pincée* de suie de cheminée réiluile en poudre iréa-fine ; on fruller« 
avec ce mélanne les pieds du etàen , el on en imbibera des linges pouF 
las envelopper. Ce remède a élé recli&é par MM. Desgravîera; ila 
prescrivent le blanc d'nne denù-dimuine d'oauf» au lieu de jaunes ; 
ou les mrt dans.nn pot avec de la suie «I du bon vinaigre ; on bal le 
tout ensemble, ell'on trcmpelca pâlies du cAien dans le pot. D'autres, 
aplèa avoir lavé les crevsasea des pieds av<!b du vin cliaad, prennent 
un oignon hlane qu'ils pilent avec une poignée de sel el de suie de 
cbemiuée, pour en eipriroer le jus sur les' crevassn. II j en a qui 
appliquent dessus et dessous le* pieds du sel de tartre dissous dan» 
l'eau. Plusieurs font dissoudre deux onces He ssl ammoniac d^ns un» 
pinte d'eau, ils y ajoutent un demi'Setier d'eou-de-vie , el bassinent 
les parties moladea avec cette liqueur , dont l'^plicatio» est doulou- 
reuse , mais dont l'eRel est Irés-prompl. 

Voici la recette d'un baume escelleni pour les eoupunt . le* fcor- 
chunt, Xéchaugiment des pieda et les bUuuna de* chiens, extraite 
•le l'jtri du valet de limier. Frenei deux livres de lard , le plus vieux 
el le plus rance ; coupec-le par Irancliea , el faites-le fondre dans nn 
pollon ; i mesure que le Urd f und , versex-le k travers nn lamis , dan* 
uu pot de terre vecoissé ; avant que la graisse suit figée , juigriH-y 
baume du Pérou , buile de baume et huile de laurier , de chaque uoe 
demi-onre , et remoet le tout avec un bdton. Gardes cet onguent 
pour le besoin , plus il est vieux, meilleur il est. 

Uitrufflure c*l nue espèce d'effort que le cAieA se donne à l'un* 



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y E N ,,, 

in jtmbM ie dertiàre ; alon il la lève aa l'air , el nv psul la poter à 
lerr«. Si Vaa lu-dei 7 apporter ramMe.il le forme Dna eioïloro, et 
l» caiu« maigrit et le d«i^h«. On MÎgae la cAma èlnffflé au cou ; 
on prend de aoa Hflg daai une auietle, on le renoe poor l'cmp^lier 
de M cailler trop Tite , et l'on y ijoule un peu d'eueuce de tirében- 
Ihine. On couche le ehitn lur le rûlé lain; on lenr) la jambe malade, 
•t on la frotte furtement e( à pluâeuri repriae* ; eninile on yorit» 
pelil à petit le lang et l'eMence, en rTotlanl toofouri. On coupe i^é< 
rement avec on biilouri le desaoïu de la palte laine , au lalon et anx 
deaz piQce>,afia d'obliger le cJiùn k ae poaer pins prompt em en I lur 
U paNe malade. On. le laiaae pendant vingL-qnalre beurei , au bout 
dBH|Upllea on raTÏTc le mélange ktm de l'ean-de-Tie campbrée ou do 
fort TÎnaigre, et on rép^a le païuement. Si, au bout de deuE fuii 
Tingt-qoatre heurea, le chien ne ae po*a paa tonl-A-fail bien inr aa 
patte , on y applique , ipr^ l'avoir froltie qnelque tempa pour 
ï'ichanffer, de l'ongDenl nervin de la groHeur du pouce, auquel on 
nUlo n» peu d'IiuiJe de laurier. 11 ne faut te «ervir de f e Uniment qu« 
dens on Iroî* foia au plna , k Iroia joara de dialance l'un de l'antre ; 
dans rinlervalle, on peut employer l'iiuilr de laurier pure. S'il n'y a 
point d'inâammallon le lendemain du premier pansement, il luffit de 
lecontinaerieulement avecdel'eaa-de-vie camphrée. Quand Ucnina 
et la iambe «ont déjà lambéea en atrophie, on les frotte «Tec de la 
liière, que l'on fait chauffer daiia une aMielte do terre, avec un pen 
de modle de cerf tt de beurre frais. 

De grande! fatigue* occaiionnent un ganfiamtnt àat Joiatuna da . 
eiitru ,• ces grouenr*. d'abord molles , w darcisaeul insensiblement , 
et finissent par rendre les cAùns J>oitenz et estropiés. On applique l« 
feu SUT le mal en patte d'oie et deux petits boutons de feu au-dessona 
du ligament ; on panse avec no onguent suppuralif. U est bon de faire 
précéder rapplication du feu par une saignée, et d'y joindre l'usago 
des laTcmens. 

Il se forme quelquefois une tumaur à la gorge des ohieru ; on la 
graisse avec de l'huile de camomille, et on lare l'animal avec du vi- 
naigre et du seI. 

Mais les accidena les plua fréqnena auiqnela sont exposés les ehima 
ds vineria , sont les blessures qu'ils reçoiTent par les andonillers de* 
t^rfi on les défenses des tan^Un, J'ai donné pins haut la compo— 
ailion d'un onguent très-propre k guérir cea aortea de blessures. Le jus 
(le feuille* de chunx ronges passe aussi pour un remède non moins 
efficace, quoique beaucoup plu* simple. Ri tes boyaux surlent par 
rouTerture, U faut les repousser doucement aveo la main frotté* 
d'huile ou de graisse , mettre dans la plaie une tranche mince de lard 
gras , recoudre la plaie et la tenir toujoura grasse , afin d'engager le 
chien k la lécher. Laraqu'il n'y a que contusion , on rase le poil «t 
on appliqne nn empJilre bien chaud , fait avec de la puix de Bour- 
%af,ae mêlée i de l'huile rosat et étendue sur de la toile : on laisse cet 
emplâtre juaqu'i ce qu'il tombe. 

Je terminerai ici le chapitre des maladies des ehien* r je ne aais 
borné à parler de celles dont iU sont le plu* fréquemment alletuls : lia 
en ont ancore ^ui laur «ont et 



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1,8 V E U 

meiiiqaaiicar 1»domeiticil»,qniMt dd éut hon ds t»(are,prodDÏt 
nri grand nombre de nuuK , ei ce «eroil piiaer le* boraea decel arlicl« 
que de le groMir de leur énamération compléle. 

De la lie» tl de la manière d'élever lei feanee Chient. 

Du cUniz dei chùnnea da chute en dea lices dépend U bonne com- 
poailion d'une meut* ; maie lenr nombre dail j être fort aa~dewous 
de relui des mAIe*. Sur cii>qiiaDlecAi<!nt, par exemple, dont une meiOe 
etl furmée, six iicti au plui lont nécsmirei ; plo* sombreoseï, elles 
niellraieal le déiordre daua le chtitU; d'atlleuii ellei sont inulilea 
pour U cluuae , lorsqu'elle* aoat pleine! on qu'elles nourriMcm leuri 
peliti. L'époqapde U chaleur dei ahitnnas, la durée de leur ^estalion , 
leur poriés , elc. sont auiani de «njeU qui ual éia Irailés daaa l'Hitloire 
niturejle du CatSM. Voyei ce moi. 

11 faut choiiir la lice port&ra , c'eat-à-dire celle dont on veut tirer 
race, parmi le* plua belle*, le* plaa farte* et le* mieux porporlion- 
lAee dans loule* leurs dimeniiani; elle duil ivuir le* flanci grande et 
large*. Dé* qn'on a'apperçoît qu'elfe entre en chaleur , on la met dana 
nn cbenil à part, et ce n'e*l que te Miième ou septième jour que l'on 
renferme avec elle le chien qu'on lui dentiae. Ii»l importanldena 
pa> U laisser coarrir à *■ premiàre r-haleur par uo chien de mauvaise 
race , tmt le* vtoeuri prélendeni avoir remarqué que de quelque mdta 
qu'une /ic« soit alom couverle, set autres perlée* *e resienteilt de co 
premier acconplem eut , et il *'y trouve des pelili chiens qui ont de la 
retieiublance avec le pore de la première lilée. Un jeune intle eut 
préférable à un vieux , il l'an veut avoir des chiens léger* et ardenii. 
L'on ae fait pas cas en général des produits de la première portée , 
ils sont moiut forti que ceux qui vieuHent ensuile, et, MJoDle-t-oii , 
fin* sajett A la nge. 

On laisse pour l'ordinaire le mlla enfermé pendant deux hearea 
arec la femelle , et on lui fût réitérer sa vitile trois jour* de suite. 
Quand U chaleur de la chienne est paiMe,on la remet au rbeiiil com- 
looii , et on ne la fsît pas chatser de quelques jour*. Elle peut ensuite 
cbasser pendant on mois ; mais aussi-tôt que l'on s'apperçoit que son 
ventre avale, c'eilnl-dire qu'il groaslt, on la laisio en liberté dan* la 
L-onr ;- un augmente ta nourriture , et on lui donne tout let jours de 

117a det cAienAcs qui tont d'une cumplexiou froidtetqui n'entrent 
en chaleur que rarement. !> breuvage luivtiit i!«t Irès-propre i les 
provoquer et i lea resdre ardente*: c'e*t Jtrque* DufouilloUX, l'un 
de no* plnt ancient et da not meilleur* auteurs de vénerie , qui en a 
donné la recette. Prenes deux gousirs d'ail, du caaloreum , du jnt da 
ereseon alSnoi» , et une douiaino de canlharides ; {n\et bouillir le tout 
dsn* une pinle d'eau avec de la cliair de mouten, el failes-en boire 
deux on trois fois en polage à la lioe , qui viendra bi entât en chaleur. 
L'on peut uier du même procédé pour réHiauSer nu chien trop lent 
on trop aSoibti. Mais un moyen plus naturel el peut-être plus sûr de 

C' venir à mettre ces animaux en ebtleur , c'est d'enfermer euiembla 
mile* et les femelles dan* nu même cbenil. 



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V E N „, 

Le* petits chiemê qui Tiennent «or h fia d'octobre «ont âiffidtc* i 
élever i caïus du froid , auM) bien que ceux duni la naiwaiice a lieu 
CA juillet et août , ftr rapport ■ la grande duleur et aux /nouera , 
aux puce* elautrei iosectaqai lu tourmentent. LaMilon Upluiiâvo- 
raUe aus petit! cAi«n« ejt leprinteoip*. S'iliTÎeaaealen hiver, an let 
met sur la piille dans nu endroit bien chaud; et li c'eil eu été, oa 
le» place en lieu fraia et BUez alucur , pour que las atoucliut a'y pé- 
nètrent pu. Si \e» plifei ou d'autre* iiiMotea les dÊTorent, on pourra 
le* iroller deux foi* laieinaineavur de l'huiU de nui x , mêlée et battue 
avec du safrau eu poudre. On ne conierve paa tou« le* chiefiM que 
la lies a mi* bii, el l'on doit ne coalenler de lui en Liiuer nourrir 
tiai* uu quatre; la mère et le* eufanaa'eu trouveront beaucoup mieux. 
Liuraque le* chitiu loul né* , laiisai-lea aoui la m^re , gardei-voua 
bien de les meUre taat une autre chi»na* ; un lait et de* *oiu> étran- 
gera nuiroieut k leur accru iaiemeat ; rien qui leur faiie autant de 
bien que le lait d» leur laére , que ion haleine , *e* *oiu* el aea teti— 
dreicareisB*[XénophDU, Traité de ta CA(U*e , traduction daM.Gail). 
Ce* rouirili doDué* par un ancien *nat encore le* meilleur* iauivre; 
cependant l'on e«t usez gèuéralement dan* l'uia^ de retirer i la mère 
*e* peiilg au bout de deux mois , el do le* dooner à élever dana 1er 
vitla^^C*. On a commencé, dé* qu'il* ont trois «emai ne* , à lea habituer 
i preudre de ta nourriture, ea mettant pre* d'eux un plat de lait, 
auquel ou ajoute de ta mio de pain quand il* sont igia d'un moi*. 
Maiiai l'un peut Lisfera la mère le *tiîa de *e* petit* , il* devieudruut 
plu* beaux et plu* vigoureux- 

Un uaage dont je ne concoi* pai le motif, el que je regarda néau— 
moiuicutumo inulilf, est celui d'^verrer le* renne* oAien* au moment 
où on le)*êp<ire de la méra , quinze jour* après leur naiuauce, seluu 
Dufouillanl. Celle opérallon couùnte à leur âler un petit nerf qui eit 
noua la langue , et que de* gcn* peu inilruils prennent pour un vtr- 
Le* cbajieuri préleudent que ce nerf empêche le* chien» de manger , 
con'ribae à te* faire devenir étiquea , et leor laiuo des diapotitiou* a 
la rage. J'ai élevé de jenne* chien» counm* , *au* permelire qu'où le* 
Serrât ; il* *onl devenu* tréi-beaux , et n'oul éprouvé aucua acci~ 
dent. Voici , »a re*le , la manière dont ou s'y prend pour retrancher 
ce prétendu ver de la langue des chian». On aainit l'animal par k* 
deux palte* de devant , eu le tenant aoulevé; une a«tre personne 
placée derrière'aon doi lui ouvre la gueule , y [paise nn lorchun en 
iraven, et prend de chacune do se* mains une oreille qu'elle tient 
arec *on lorrhon, ce qui empéclie le clûen de tourner la léle k droit» - 
on A gauche. Alors celui qui va évtrrtr, prrnd avec un linge blanc 
la langue du chien , la retourne , en lient les deux bord* , el passe ua 
doigt en desious dans le milieu , pour servir d'appui- 11 fend Isiaugne 
un peu eu long avtc un biituuri ou an canif immédiatement sur le 
milieu du nerf qui est placé lous la langue auprès du £Iel, puia avec 
un petit morceau de bot* un le manche de l'instrument qne l'on 
pas*« entre la langue et le nerf, il arrache celui-ci, qui a quelque 
ressenfalance à un ver pointu par le* deux bouts et long d'un pouce. 
Celte opération est précédée par une antre plus «impie, mais no» -. 
moins iaulilei c'e*! de couper le bout de la queue aux pelil* chien». 



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„. V E N 

lymirei leur font «iibir une Irciiièmc upéniion , m L-ar conpaot !• 
lendon aa-deuoiu de l'oreille, iGu qu'elle ïambe bien. N'ul-rs 
donc pM «Hez de lourmenter cei inléreiKani inimaux pendant la 
cours deleurTie,en les empêcha ni deauJTre leurs appétili.déiqu'iliiia 
loiiroent pas ■ noire olllili ou A noire a|;rément, uni lei muliler dès 
leur nniusnee par dca praliquei uni but réel, et qui ne laiiitent 
pas d'éJre douloureuses ? 

Les anciens qui s'orcnpoient beaucoup de l'édacilion des ehitna , 
}U);eoientque les pi-lils qui s'allachoieni aux mamelons les plui iiolé— 
rieurs, devenoient plus forts eI plus vif;oureui que les autres, lia 
■Toient aussi quelques autres indices, tels que la conleur du palais, 
noire dans les bons chient . rouge dans les militais ; mais ru con— 
jerlures n'ont rien de fondé, et l'on ne duil point t,'j arrêter. Cs 
n'eil guère qu'à rige de trois au quatre mois qu'il esi possible deprea- 
dre quelque idée , par les formes eilérieares , de ce que promet cq 
chien ; l'un peut es|>érer qu'il sera bon , s'il a les naieauz oaverla , 
les oreillea langue* , larges et épaisses , le poil de dessous le centre 
gros el rude. 

A la campaf ne , on nourrit les jeunes chient qae l'on a séparés êa 
leur mère avec du pain de froment , du lailage et de la aoupe ; ou na 
leur laiase point manger de cbarogne , ni rourir dans les garennea ; 
ou ne les enferme pas, el en -virant au milieu des basse-cours, ils so 
familiarisent avec les autres animaux domeiliquei , el ne sonl pas 
lenléi de les poursuivre , de même qu'ils s'accoutument aux intem- 
péries de l'alnioiphÉre , par leurs courses fréquentes dans 1m campa- 
gnes. Ce sont les seuls momens heureux de la vie du chien ; i peine 
a-t-ilalteint l'igede dix mois, ou loul au plua d'un an', qu'on l'amèae 
au cAeni' et que commence le plus rude a ppren lissage , dont l'esercire, 
ainsi qne la conirainle la plus sévère at l'esclavage le plus complet , 
ne se terminent qu'à la mort de l'animal. 

Si l'on ne veut pas conserver de chient d'une portée , on les jel'e 
anasi-t&t que la lice a mis bas ; el poar lui faire passer le lait , oa 
Trolle deux fois par jour aea mamelles avec de U terre franche dé- 
layée dans du vinaigre ; sous quelques jours le lait passera , aans acci- 
dent. Les colliers de Iiége que l'on a coutume de meltre aux chienne» 
dans la vue de leur faire perdre le lait, ne paroiasent pss avoir grande 
vertu, et nn leur attribue, ce ma aemble, dea effets qui ne sont dn« 
qu'aux efforls de la nalure. 

Dans le cas où le lait seroit coagulé cl formeroil des diirelét nx 
nimellea de la iice, il faudroit les oindre de graisse dans laquelle on 
auroil fait frire une poignée de téneçon : on réilèra celle unclioo -plu- 

Le nombre de chienne» ne devant pas élre considérable dans nn 
équipage de Wnen's, on pourra les conserver , sans que cela dérange, 
•n coupaiU relies dont on ne veut pat tirer race ; celle opération doit 
ae faire , autant qu'il est possible , avant que les chienne* aient porté , 
et même avant qu'elles aient élè couvertes; l'époque la plus favora- 
ble est quinte jours après la cbaleur. Ces chienne» coupées cliaaaent 
Bossibieu, mais durent pins loDg-terop* que cellu) qne l'oufait porter. 



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2>« la mamiin de drttttr te* Mn"*» Ckkaa courait*. 

C'eat.romnMÏlTieDt d'étredil.jdizmoiaon à uDin i] ne l'un relira 
kl jeiinei ehitmt ooararu An endroiri où on ]«i a ilevrs, et qu'an 
•• dispose à l« drcusr. Il esl aTUiUgeux de lea leoir eniemble daua 
m Diénia cAeMiV.jLe piqutur ou le ralpt cliargi de laur édumtiun, 
doitdIroiDieUigenI, doux, patient et aimiiiil laekiena. Avec cei qu&lU 
lii,iIvi«iidraaUimsjilà bourde dreaierc<iij«uDeianimEux. Pïrïunns 
n'a mieux préutiiti les r^lci de cet art, que MM. Deagravier*. s La 
upiqueumam ftraod aoin de us pu lai«*er faire an pai aux chUnt , 

> même de leur laiHcr prendre leur repu , lana cummandeiaeDt. U 

> commencera donc par les accoDtnmer ani diffirenles Intonâliona 
analée* i la chaHB , pour en etîgar dta aignei d'obiiaunre. Voit ta 

> modirant lenr ardeur , aoit an leur donnant quelque liberté. Poor 

■ cet cdel, ce mime homma ayant , aai heure* du doToir, fait mettra 

> J'anga garnie de pain, en dehora et i dix pas de la parle, rentr'on— 

> Trin, al païaant par l'unTerlura la gaule qu'il a en main, il la re- 
amnera ai bien, qne tooa lea chitnt qui viennent poar forcer rece^ 

> *roiit aa coup de gaaie tur le iiea. Bienldl , arec da la daucenr et 

> de la palieaiee, et avec l'aiileda la gaule luuîour» a^ilée, ilouTrirs 
1 b polie tonte grande, et m tenant dans le milieu , il empêcben Iva 

> f Uana de sortir. Lorsqn'en enIr'ouvraQt la porte , et leur criant , 

> df m'Ànr , U «ri parrenn h ce qu'il n'y en- ail pas nu leut qui bonge, 

> alora il lear tournera le doi et te* lûaaera aortîrpour manger, an 

> lenr disant, aUona, allo/u. 

» Cetls leçon répétée soir et matin pendant ploaienra jonra , et les 

> premiérea inlonalions bien comprises par la jeune meute , il procé* 
>dera A la faire rerieranr les banc* daclienil, en lui criant, derrière, 

■ pcsdaBt qu'il y fait entrer l'ange. Lonqu'il la Tsrra bien ^ffl^rmi* 

> dans cette nouTslIe leçon , il en augmentera la difficulté , en se ser- 

> Tant des termes AiAiou, derriira, et atlont, avant qu'elle mange. 
* Inseoaiblement il l'amènera à ne pa* bouger de dessus ses bancs, au 
1 seul moavemaDt du bras, du mencliuîr on du fouet, quoiqu'il ait 

> feint d« sereloorner , tA lortquane se retournant qu'i demi .il fait 

> agir on de oes moyen* d'»béinartee «oniraires à sa ronversion. 
B Qoand tous vojei vos «Mm» moins farouches, cl qu'ils c< 

■ aeot mienxles personnes qui en ont soin , pour lors , mut' 

■ si même trois fois par iowr, vona êtes pressé de voire 
a voos las faitescoupler et conduira an^debors , d'abord dans un en~ 
a droit on on ne court pas le risque de lea perdre, tel qu'un champ 
a ferméentre denx baiea. Qoalre hommes lea accompagnent, un de-- 
a vaut , un derriârs , et les deux autres de chaque cdié. t« premier 
a jour , on las m éoe droit devant em:, et l'homme qui est eu tête doit 

■ le* ^paler souvent i lut par le terme mité , htru , hau , hau. Le 
1 second juor, on varie l'insIrucliDn , en allant aussi de droite et de 

> gsDctke du chemin que l'on suit , en se servant toujours des mîmes 

■ Icvmm. Le troisième jouT , on décrit un denû-cerrle , lanlCl sur une 
a auin , lastèt sur l'antre , en jeàgnatit aux termes ci-deaius exprimé* , 

■ eetnî de Aa ou niaw, ha au niouri «n puriuil à décrire le c*rcl« 
3tXIII. 1 



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i«» YEN 

» entier. Eie relonr flnî, on lei arrêts do tampa mi tBiops an place, 

> eu leur criani , dtnim , et «o rvputMrt p*r Mm» : 

■ Quand t<m ehitiu >od1 dyln à ce* premïvre* iiulruclioii* , toui 
k Uur TeilM exécuter bd reloue entiw ; TODa J- parrHa^eE en le* 
» irrÂtuit ferma eu place. L'hunuie (û la qurue èm vuue mania 
a vient ■• mettre CD avant de celui qui a«l à la (Ma; lea (teya «le» 

> ailea ne bousgat. Atara le piijtiaBr de la lile paaea •■ lr**«T* àm 
» aea ehr'e/u , en leur diMol , Aa ou nUtur , et en faâMBl chyier aea 
» doigl* ; l'aulra frappe de aa gaule ou da lan fou»! k Icare , ptfur !■•■ 

> empArbtf de paaaer eu avant, el !•• renvuia A reliai qui lea apprHa, 
s an leur diaïol , aUtt au niaitr. Pai-là Ton* lea accumii»» aa ■ biao 
» eampreudre ce terme , pour lequel iUduivanl feirerolto-riiCD', terrai 

> lrci»«ai«u)i«l «I trèa-ulileà larliane. Vmw voua bvmeal oae lefu» 

> ju^u'ice que voi jeuow élevés y fuiriU roofirtnie, ek Im aaictflaat- 
«.avec btcilitS el intelliftencc. De Jà„Tuu* paHeaÀlsur&drepratiqnap 
N La retour en plaça. Pour cette ■Hnocuvre.caluiqaiotvleiMaarrM» 
» lea ehia/** • en lea prévenaot par tout btll*mtiti prenaiwé d'une is' 

> tanaliun plua douce <tuedîsmane, laquelle étant feits'paar impriniar 
« delà crainte el obtenir une ciécutiuu prou pte,<iiMl£tieBnieulr*fDr' 
B tenenl- Une faia acréiéa , calai qiii e*l par-derrièr«,«l'd'aberd Irte^ 

> prèad'ouE.lesappetltparlcaïaalt , AIl•,.Aw,A«•■^i•lAtqu'il■«a^- 
» mencent i tourner U léla, à l'iovlant illeurcriB,aitm<M<f^aMi«*Nar, 
% al il marche auatMAtapréaaadami'CaaTartivD. Viaiaripàli iiiliinillMi^ 
» cette leçon jusqu'à ce que voa cAl'en* n'y fassent aw w a faute'. Vo«» 
» lupprimes eoauite le terme , hau , hmu , et von tes amàoareB à bfrar 
a le retoar, l'homme ae tenant à une dislwsr* plosàlw^nte, dafaiau 

> cependant i en être entendu. Qaaad vos oAimb eon^aivwil parfm- 

> tement tout ce qui leur a été enseigné oi-deeatM., au laar fsi»ripÉisf 
» dans une même lecua lanias lea manmitvra* appsésr» en pfaaitMra ; 

> alors voua le* inaUuiaM a acréler , quoi^na l'bomnn de la tétaaaa- 
)• tiiioa de marcher en avant j dan* ccIIp leçon , Tbaume da la Mi«i 

> arrête ses chUnt , en leur criant , Htniin , al en laar &aaaiH fuc ; 
» il a'éloigno enaaile<i reculons, en lescoutaiMatenphoBfac letarmo 
■. tUrriin. (Si un cAÛJi «e porte en avant , il le DBinmvpar lea nomt 
» en lui criant , thrritr* ,- un des.homnea d'jiile lai répeiw da ■■<■■ 
»sonuam,et.*'iln'olMilpa«.avaBceall«ifailaaBÛv.«eu.fsaeÉ,ci>lai. 
» criant, dtfriln, et jr joignant, roatr^à lo^mmia. ) Liaraqu* loua 
» suntaUenlia, ce mime chef **.r»tonrne, lea Bfpell«, cb lanf di— 
aaaia, aliont, aiiom , fiau,_hau„ /mu. Arrivés' 4 lus, illenU» 
1^ face toat de tuile, crie dgtrièn, et fait nia qner «m doigls flonr ta» 
n é^jer.i poil il sa retooine, cimovc, •« In apf^Unt par aâW»et 
B («ul Mhmeut. Cette lefoii, praii^iwée de oetts manière phuiaM-si 
xjoura.de tuile, et bien asértxliâ', on Ib' varie ciwora. L'bomM» dm 
« léle. tout «nmarcbaat, n Mns.aa.retonrnei, prévimi wm cAàiaai 
M par les terme* , lOUt bflUaial., lout btilêuuit^, et lUrriiiv, et omi— 
Bl tinoe son cliemiu. Les deuE^uinMe*, d'aile duivmlavoirgraDd.aain, 
n dasacet instant , decuulaDir eiactcMent iaoAntn, nanim^tta»- 

B jours par son uom , el eu oarrigeant ealui qai toMriw eo &Ma. . 
BQiuuid loua sont tranquille* , Uhaiw— d* llta eifprfte Alwà-, aaiatw 
B .fui. tic*. loi'tin.'iU.b jfti^qavb- 



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V E N „5 

> Ton* Ton* aAanrat d'ane docilité plni parfAÎta «acoro , aï 

> rhomma da 1« iflK , marchanl et oe rominuidiiit pat , l'homnie de 

■ la qaeiie, par les lermêa loul belltment et dtrriire, arliculés d'un 

■ tan ferme el bref, prérieot aea chiens el U» arr^, quoii]ae lèpre- 
» mier coulîniie d'alltr ta avaul et ne doive luapendre m marcbo 

> qa'aa coniiiia]i<lemeiit du lecond, i l'effei de ae retourner i demi, 
B d'appeler ■ lui el dé faire face. 

■ Vui élàTeaayanI été arriléa de celte maaière par le piqucur de la 

■ qoeiH-. reparlant au cummandemeiit de celui de la lête en braul* 

■ paDT le rejoindre, relui-U le* prévieal une aecoode foU parlea 

> mfmea termea da loul bellemtrU , derrièrt , el tea arrête daoa leur 
B pluf grande caune, malgré la progrewion conlinue de celui-ci. 

■ Tout ceci b!ea conçu, bien exérillé, el qui déaote par conaëqnanl; 
B ot ta prompte aDumiaaion de Tuire jenna mente el aa rompriheaiioB 
a aux inlonationi , tudj la perfeclionoerês pao des retoura en plaoa j 
» DonuDandéa allernalivemeni par le* liommea de lËte el da queue. A 
* cal effet, te dernier la laiMaiit, elle etaea troia autrcB conducteara, 
» filer devant lui juaqu'i la dialance Ae cimpiaDte â aoixaulepai, la 
B rappelle alors au retour : le premier qui , 1 l'inslanl da «e rappel ; i. 

> fàil Tolle-face ,ct reata immobile paiidaDli|ae cette jeune meule et^ 
a cMa le mouvement qui lui a Mi ordqmié.dnaïul ijQ'elJeioitèdic paa 

> da celui qui le Ui a fait pour lui ari'-r derran- ■aui-lAl qo elle e«t 

■ «rrûtée, il la rappelle au tt\a\>t ; ■rrivésA dix paa «ta Jai , l'ailtra ra- 

> nouvalla laa mÉmea commandemana. Pendailt. cette mauauvre ré— 
B pétie plusieUri foi* alkernaliveneat par le» hommea da itie et da 
Bqnena, ceux d'ailea, qui loot aasii alationnairei , le bornent i 4ir< 
aila ieimaneuta, Uadia qu'alla p«*M etrepaaeedsvanlaux, aile* au 

a Une foii bien conSrmie daniles rata ara altéra alîfï , rona en reii^ 

> Arel'e^énMîanijdn* dificile, en l 'abli géant i- former aon arrélausA 
B j froiBptemelit ^ue t'il aVoit été tfrdonné i la voix, par le (imf>ra 
s mouvemeiÀ du braa od dn mouchoir d'nn dp* bcimmea d'aile* , oïl 
a de «on chef, qdabd alla M 1 qoelqne diatance de céloi-rf ; mt>ufe^ 
V Maaa qui ne loot pd iloaveani pour ella, poiaqil'fli lui ont £f6 
ft enMignis dan* lecheoil ait IpI ^êânitt» leçon* de lonîn^lrurlton, 
« ef auxqnal* elle doit ubiir antii ptomptément qu'aux coinmande- 
■» nêns delà Toi4. 

B Vo* ehieha r«tnîîii['i'Ss avet' (eurs gnidea , el comprenant bien 
» li^ra ge*)ea el léiirs intonatiou* , yuua le* acr'outumrrt^ i aJIer i 
B l'/ftoi aana Are couplé* , avec la jirétauiiuti, luuLrfui* de ne décon- 

> pleV qo'l fur ai i mtiure lei ptns t»ffia et le* moin* h*f;arda. Voua 
ii Mipromenefea cTaHord dan* de* eudroita dJ> .il* ne puiatecl pa* aa 
B aiarare,ai tire itétourné* par quelques ob)e'* de riiileiiliao qu'on 
A Mù'f deO^ande ; tou* le* Iranajiorlcrei e'neutt'e aur toutr* lurla* da 
■i^trti\At, afid dr'Ia*'ha'Ei(nar2exé<;uier leur* différeme* lefonji, al 

> i être maintenu* d*n* la mtme docili'té parmi la variété dea objeU 
'i>'4<K (e pi^'nléroht ieux'.e't par-tl vuu* Toutfa**urerex de celte paf- 
i faite nbéiiiànte qiii eit le princîûiil agrémeat de la cbaue, et quf 
M'dVr il'ottlî«iïiIrk< jaUaii dln* dtaitait raofarmtâ, qua nana ra^ 



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m V E N 

B gardons avec jtutaraiioDcomiiielràa-intiiTaïi, ménnpauruniqni— 
» page rurmé. 

B Quand TODi jugez vo* chieru luEBiaannciil inilruriiï de toule* rey 

* (oii de la trompe, en laivaut la même graJaliàu daiu celle uou- 
» velle iuMrucliuu. Vou« Ui arrélec d'aburd à la t^ix , l'humme da 
» léi« l'éloigiie d'eux , tt , par uq nquélt , In appelle k lui. Vuu> icur 
» dmiaiidea de mime du rrluurs ( ce qui cal Vhoun/ari uiilê à ]< 

• chute), qaand ili a'j sunl afTermia, tuoi lei ariëlei de tempa * 
» aalrc , eii leur crUat , derriin , lahiau , comme li tous te* arrCties 
» en chaïae : Toua leur Hinoex faufm-e , el aprèa cela Tuua Ua faile* 

> reparlir par alloni , tout bellement , on ua requtu. 

a Viw chient anui bien alylia que auui le dniroua , et deraDl ifr* 
n découplia, voua pratiques i clieTal, au paa et nu pctil (rot, avec 
» le inàlne uambre ilbommsa el aur lea mémea larreint. loal ce que 
» Toui leur avea fait Caire )aiiriieU«ineiil élanl à pwd, en vuaa aar- 
a vaut d'uboTd de la Tuix, puia âprèi de la trompe. Voua éTilerts, 
|i aur loulsa chuaea , da ne jamaii leur donner d'ardeur ; roua anrem 
a atiiii da lua préTenir toujoura anr le premier objet capable de le* 
M eoUTcr j par, tout btUeinmt ,<ltrrièra , fi-df-ça , «I Toua ferei de»- 
k«M>d»iieclieTal, puor «orrifar iiir-le-«hamp celnî qui a'auimere. 

a SupfKiaaulToa cAÙB« parfaiteoMnt coaSrmia daaa lootce qui leur 
« a étécuacigné cL-deiaDa, aoilà pied, aoil à oherali raiu entreprenea 

> uua bwogoe plua dilScila eocvre , naaia la plua propre à obtenir d« 
w cet (BUuea auimaox lonto la aageeie A laqaeUe naaa Tonlona lea ame- 
H'ner • c'eat ds lea promener daiia lea plainea et au milieu dea liivnr, 
» (Ml* pruudre de l'ardaur. Voua lea taiiM dune coupler par bandea 
a de aiz pu buîl au plua, condaitei par d«e valeta de cfùm» à pied : 
a voua enlrei dana la |daine la mieux meublée de iiivr» , roua ea— 
u pacex -vua bommeai cenlpaa l'un do l'autre, elToua Icafaitea cli»- 
a miner aiuai : au premier iiènrg qui part , cea )eanM chitiu ne de- 
M Diaiiilent pu mieux que de courir aprèa ; cbaque valet de cAin le— 
» marque ceux qui oui l'oreille la plu*lianle , il tumbedeaauail coupa 

. a de fuuel, en leur criaut: Aa Ae}',yl le» vilain*, hahly.dtmir»,\em 
» mèue anr lavoi'e, ci camlinuf auu ciieœin. A cbaque uuuTella fanle , 
it ÎL recpinmBace la même correction, juiqu'i ce que ta barde recula 
^ au lieu d'avancer, quand elle Toi) parlir uu liivn. Cttie leçua étant 
» répétée deux juurs de lui'te , voua pourrea prumeuer vua ehiena 
néiaiiiaimplemenl couplé*. Celai qui aérai leur téie aura l'œil bien 

> alteiitiri diatiiij^oer toua lea lièerté qui parlirutil dt^vaul lui; du ino- 
V ment qu'il en apparcevra lin , de piéa comme de lui» , ïl préviendra 
t) «ea chien*, en leur criant itoul Mlemenl , fi-de-çà .derrière huhey. 
» Ilae dérangera de devant eux, afin de leur ilécuuvrir lu plaine, el a'il 
a 7 en a nn qui Uve eeutelneiil l'nreille, il ne l'épargnera paa. Par 
» cellemëlhode,voua parvieudres A babilnervoacAH/)a, étant méma 
II découplË*, i paaMr dana lea plaiiiea el au milieu dea liivrwa taju 
» pour ainsi dire j ftire aftentiou. 

B Ce* promenades ayant réussi «elon vos désir*, tous le* ttn» r^ 
wpéler avec TO* Talsta i cheval;ai par hasard vos (tAmih s'en par— 
a luiimi , et qu'au lieu de pouvoir k* ari<lavf ibf'ra r«teuiMm(t 



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V E N ,,5 

» la chenil, il faudroîllM runeoer lont de mil« Akuh la plaine, et le* 

> faîn promener en conple , et aiec det hoamet i pied qui les oor- 

■ rigeroieut TBrlemenl nu preinier (igiie d'srdeitr, et <ur-laiii ceux 
H qu'on luruil remarqué «roii' en traini let auliei d(ni leur inducililË.- 

* tiaqaariiiUine élinl bieu a*aiicée, vouaferez mener en liardeavoi 
B jeuuei ehitna k li cha»e , pour qu'il* t'iccoutumenl i prcurire hauteur 
s du paiy* et lie !■ rentrée du chenil. Si les valeta qui tea proméneiil, 
aajatil ea «uin de }es leuir derrière aux pendiDl loure la chasse, (te 

■ lësfairelairesa premier rxi ,de leiniaiiitenirdait* une exacte obéii- 
>MDce, peuvent amrer à ta mort . cet halali leur donuo déj uoc 
s oonnuîaMnre de ranimai qu'il* doJTenl cliasser. 

■ Après deux ou Iroia de ce* chasaea-promeoade* , vons parlHgtres 
B «a deux bande* égales Tusjeiiaei eAiea«,queTuuaauiu^ivisere£deuc 

■ par deux dans vo* bardes banea, pour Être dériiuplta avec ellea. 

> Chacune de cw moitié* ne ehaasera que de deux chancs l'une , afin 

■ qu'elle* n'acquièrent jamais asaes d'haleine puur tnaitriaer vus vieux 
B chieat. A nieaure qii'ellea tiendrunt mieux la voie, et qu'elles pren- 

> drout plua de train, tous lea remonterei d lianle en harde, fuaqu'à 

> TOire vieille meute, arec l'attenlioii tuulefots d'avoir reltc-ci eaat- 

■ posée de la moitié au main* de vieux cfiiena. L.i compotition do 

> voa liardea realera ainsi l'espace de Iroi* mois au iboina , cl vuim d» 
s mettrez de m*ali voa jeunea chitnt que lorsqu'ila u'auroni plua'be- 

■ ■oîn de coodaeleuri. 

bSî -voira remonte n'est pas considëralile , il es) prisaible de 1« 
B former de cette manière , aani déranger votre meule nncicnue : si 
» oUb l'eal, et qu'on aoitamatenr d'avoir et de conserver un cxrel- 
n lent éqnipage, od cboiaira nu peiil nombre dea rhieru siiiri vIleB 
B et bien cbuaui* pour dreaaer lea jennea , et quand rciii-ci feront 
» décile* et bien ehu*anB, on le* réooira à la mtuig .-par ce majin, 
B on ne dérange rien et ou jouit de *es travaux. 

B 11 raot, ponr bien rhauer, égaliser le pied de se* ehient , descen- 
a dre d'une barde , ou mettre À celle de deuaua cpiix qui baiMeni lïé 
B Irain , parce qu'an bon cAirn fera bien chasser A lut seul cinquanl* 
B ehiêut médiocres , s'il tient la télé de* bardes découplée* , tandis qus 
>le meilleur imchieiu devient pitoyable ou se crève, s'il n'en pent 
8 soutenir la vitesse. Un bon chiin doit donc être la rief de ae meule, 
B doit être minage , et mis à ane harda o& il ail la aupériorité d« 
* vlieais (Dr elle et anr tout ce qui est découplé». {^VAn du F'altt 
dttimirr.) 

La chaaaa du printampa est la meitlfiire pour acliever de dresser 
lee jennea cAienacouniAs. Cenxqui sont destiné* A chasser utie espèce 
d* jpbier, lie doivent pas «llaquer d'autres eapèces ; il Tant même 
qu'il* le* regardent avec ipdiSercnco. Funr parvenir à lus rendre du- 
€Ùte* uir ce point, on lea promène couplés et en hardat ( plmicara- 
ccuiple* de eJutna altiebési enserahle se nomment /larJe } , d^ii* les en- 
droit* où il J a beaucoup de gibier. On leur on fait voir, i la chasac 
duquel il* ue sont pa* deatinéa , et si qnelques-nna d'enlr'eux a'aui- 
ment et crient , on le* corrige , pui* on lea mène lur U voie en leor 
répéianl : tout be/hmniU , jt As hej . derriire , et l'on continue aott 
•bcBÙB.. Celle leçon dut m faire iwi» le» )<Hit« , JB»^;»ce ^nrle» 



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,96 V E N 

chiênê takot famé* t ne rabatin que le» toîm ds l'anhaa) qn'ilt 
doivent chuter. BieulAl jJ* regwdfroDl Iw «ulrM uiFlnAiix avao ii^ 
différence. 

Du ZÀmiêr. 

C'mI du Umùr que dépend le «oce^B de 1* cbM*e ; c'eil lui qat icrt 
i reconnoitre le lieo où lu gibier »'e>l relire , qui en aail la Iraca lana 
bruil , ïl «eit n le Uorer ; c'eel le chien de cooGapce du viteur. Le* 
limier* furmeulutie race parti cnliére, qpï eat fiiri belle en Normandie. 
Ils Mnl ordinairemeol d'un gri* tirant lur le brun , uu nuin marquéa 
de fea, avec do blanc aur la poilriue, hanl* de rioifl k vingl-deux 
poBCca, éptU, vtgoureiK et mime nérban* ; If^ai tête eat groaae et 
cnrrée ; leun ureillea «ont longuai et large», el leura raina Mot bien 
faila. 

L'éducation dn limier exige dea aoin* el de* Donnoiuancea de la 
part du veneur. 11 ne faut paa le inenar avant qu'il ait qninxa on aeiM 
moia, et encore Faut -il qu'il soit formé et en bon état. Cependant, 
l'un ne doit p» altcndre qu'il ail ptua de deux an* , parre qu'alun il 
aeroit trè*-difCcile 1 former. Quand un le mène an buia, ou lui nel 
unlarge collier qui «'appelle boit*; et la laiit^ue cordo qne l'on y 
attache ae nomme Irait. La ulion U ploa convenable pour commencer 
i dreaitrle limier, eat l'automne. Si à la première foii qu'on le mène, 
il ne veut pia te rabaUn , c'eit-à-dire , donner quelque connuiaaanca 
4u gibier , il faut lui faire voir quelque» (oinum , le mettre dana la 
Toie. et s'il t'en rabat, )e bïencareaaor. Si, aprèa l'avoir randnil pluaiean 
foii , il ne veut ni tuivre ni te rabattre , il fandra l'aatocier avec nn 
limier dreué , qui excitera «un ardeur. Maia tî cetlu éprenve ne réua- 
aiaauil paai on lui avalerai la balle, ce qui aifinifie qn'on lui Alera aon 
collier, et qu'on lui laiuera la libenû de châtier à aa fanUiiie l'aniinal 
auc learoiet duquel on l'a mi». Li'on ne doit pui ae déooura/ter dn 
vuirua/ùniaraedrBtter difficilement. L'on aremarqné qae Ut limiers 
lardifi , pourvu qu'ila aoient de bonne rar-e , ae dÉdarenl au moment 
qu'on t'y attend le ntoiui, el aerveol plot loag-lempi que d'autre*. 
D'ua autre cAté, qoelqu» di»poiitîon que montre nn jeune limier, il 
ae mérite confiance qu'aprèa avoir été meni pendant une année 
entière, et régulièrement deux foiA latemaine. 

Quand le limier que l'on dreiMi commence 1 te rvèollra, il faut 
l'airéter delempien lempa pourl'afiemir aur lavoie.etlai apprendre 
i tuivrejuale. Quand il reate ferme du m la voie, l'on doit racconreir 
la Irait f uaqu'à la plate-louge pour te bien carMter ; détourner eiunite 
je* animaux.etlea lancer pour lui donner du plaiair; enfin, le ménager, 
•n ne lui permettant paaile troploogoea euilee, qoi ponrroient l'excéder 
et le rebuter. 

Si HD ^ùnùrque l'on dreue pour le ctrfu^ rabat d'an animal d'«t- 
pèçe différente, on le retire dea voie», on le gronde, et même on lui 
donne un coup de trmil. Mail le» correction» aeront rare* , inMont li 
le Ehien m d'un naturel craintif; elle» ne doivent jamaia être trop 
mdea, et ne point aller juaqu'i la brutalité, ainai que cela n'arriv* 
que trop touvent. 

Il na Cliat pa» Hop pceiaar le jeiiae limier i or loi iaitae le tamp* da 



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£' 



. V E N ,3, 

ncimIs-MKilM'Nifle ttler de cAlé et tf'ttiire.SHI porte l« nez haut, 
•Mt fnrce qa'il m vn )ei animaux , <ui( parce qn'il va an \ea\, on 
IWi«(e«u lui dutiQuot un roup de trait t celte allure )e ferai i pauer 
f/i-éxMva Ita Toies Mua cd ndiattn. Si , dam In commenrFineiia , 1« 
^MMM /ûnof danne de laTûis lurscjuM mil la piila du gibier, il Tant 
le laiaH-r faire; uaiiquaud il Mt luut-i-fait dana leavoiei.oii l'em- 
pfcibe de crier , en le retenaul . lui donsant dea Mccadea et injine dea' 
coupa de trait j on le careate ail l'appaiae, maia on redouble lea 
aTerliuemeua et lu carrecliana , e'il cuniiuue i donner de la voit , la 
eaiiére qualité du limïtr éiaut d'être —crat. Le jaeijlsur mvjaa de 
rendre niuet lunqu'il eal eu TJ^ueur . ett de Uii dunuer da 
Itinguea aiu'lea tant au droit qu'au coiUrt~pied. Lea moïMm au coMn- 
pM uul le duuble avantage de calmer auu ardeur et de lui rsudra le 
no plua Su. Cepeudaal, ou le retirera quand l'on s'apperreYra <(U^l 
ae rabat de Tuiea ua peu Tieillea; l'uii duil être aaliafait a'ii as nai«t 
de vuit» de Iruia uu quatre heurea au plu*. 

Fuur fair* suivre à volonté le jeune limier au eomtn-pied caama 
au droit, ou le lai^ae aller loraqu'il le rabal jusqu'au bout de aon trait, 
puii un l'arréie feriue dana k voie, el on le fait revenir paur ae 
m&iUre égïleuieui ducAté uppoaé où un I arrête de mène la'il a'arrêta 
ferme daiii la vole , ou l'eucourage jiar de* care»e*. - 

Ijb liaùrr qui marche iQujuura devant celui qui la màae , na dull 
paa tirer trop furl lur ma trait ; il auffit que ce ffuif auit a«ea lendo 
pour ue pas Iruiaer i terre. L'un modère la (rop firaude ardeur 4it 
lirrÙMr, en larr^Unl de ti/mps en tempu par de Itmërta aurcadu. 

On nomme valet de limier, le veueur qui conduit le limier i il k 
besoin d'eapérience el d'aclii ilé- Si le lieu dêai);ué pour une grande 
chwie eat iloifiiié, le vaftt de limier ira concber sur le pt^ë , c'aal— 
«-dire ddna le canton où il d^it commencer aa quAle; il au lèvera d* 
grand matin , -mettra la boite i son liimer , lai donnera du pain . ne ht 
tiendra pus de trop court , ue le rudoiera pas ; et arrivé au buia , la 
mettra en quêta eu leacoura^eant , en lui répétant, mais i demi— 
vuia , le) terme* d'uaaKe : va outre, meatur. . . ; va outre. . . ; m^/m 
ievatU, mentor/ . . . aHet; . . . trouvei fa/ni , trouve; . . . hoa, fami, 
flou, hou, fou, l'au- Si ie limier fûTiAl teuctiotrn et et rabaUrt, oa 
lui dit : gu'eil-ce que c'eel que ça, nuntorf . . . qu'etl~ce que e'eet 
au» ça, iamiî . . • /mu , garre à toi ; ... ta, valet , là. Si le iiAieit M 
niiaf d'un autre animal que de celui pour lequel il eal dealiné, on la 
retira par uue sacc^ide , en le groiidanl rt lui diaant •./baaie, mâtin, 
ybuaie, vilain. Mais «'il le rabat lur la voie de_ l'aui mal que l'on 
efaercbe , un lui parle ainsi : y va là eûrtment. Vomi ; . . . volceletë , 
mentor i . ■ . y apria ; . . . y aprie. On cuotinua i t'encouniger en 
répétant: aprja, apri» , vlai, apria, Famif.. . il dit vrai;. .. aprie , 
après. Si le limier, eu suivant les Koie», aveiil de l'animal, s'il lève la 
liaBelsotiffle,oului racourcitletrailen lui disant :MiMcon(u>,'n«/(for, 
toaltofoie 1... et on te relire de peur qu'if ue fasselererrammal. njr 
a dea limitre al ardens , que Fou est quelquefois obligé de les emporter 
liorede l'enceinte. Lie valet de &'/nier marquera, chemin faisant, la 
voie de l'animal par dea frrû^a ou des branrhet caaaéea ai jeiéea i 
(erre, le groa Iwnt tourné da cAté oli va t'auiaaal. 



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»S V E N 

L'enceinle Fiiil*, le twwilr revient iM-prtm>èn(mA, aUnivenl 
Id eontre-pitd de l'aoîiiul, et en l'auiinal de n nitore en rarojant 
» voit et Msfani^». Si ranimai eal détouraé prè> d'un cbcmin on ds 
loDt aulre lieu où il pourroil éire iiiquié[é,le mi/«J lia /ioue/- le garde , 
tinon . quand il l'a bien nmbùcM au dttounté il Taaarendes^Toiu, 
et lait «on rapport, 

Vet ehevati» d» Vintri*. 

Dana l« grand* £<|aipafEe* de véiteri» ,\\ y a tciDJoan no certain 
nombre de cAei4MUt deatiUéi aux chauevrl, au«olEcieridela vénerie, 
aux piqueurt-oa vtnear» qoiappaient loi ehiena de prù , qo! ont «oin 
de ]a meule el conduisent la cbaaie; enfin , àquelqoej valett de limUrm 
M de ekitn*. Uoa ne comploît pai moini de troi'a cenra rlievauz i 
Veriaillei , ponr le aerrlM d« deaz meule* da «f/aculcmenl ; il eit 
Trai qne dans cette quantité. Étaient compria les cfietnuix neufa et 
ecDE de carroue el de cbaita. 

Lei chevaux dont on w lert poar t^auer arec dea ehÛTia courant. 
doiTent avoir la taille légère, nne grande t lieue , et lei fainbei Irèa- 
a4rei. Qnoique la flneuM Je ta bouche loil nus qualiif néceuaire i im 
cheval de chatte , il ne faot paa néanmoina qu'elle ail trop de délica- 
naae, paroequelel branrhe* des arbre* qtii frappent i rliaque i»*tant 
Iabride,trBcaBMroienIaanicefMlecAecAa/e(aon cavalier. Parla mfmo 
raiaon, le premier doit avoir le* membres auez robuitea pour faira 
plier aa'na peine le* plua groaie* brandi» qui le renconlrenl sur aon 
pauage , et qiv incommoderoient forl et mineroient bjenlôt un cheval 
trop fin. 

£j'An);Telerre fournit une rxrelTente race de ehn-oux de chatte ; il 
7 en a anni de irèi-bani en Normandie. Ou en élevait d'une nicedia- 
lin^uéedani lea haras de la Galiuc; maia la guerre civîtcqui a déaolé 
ai loug-tempi celle malbcnreitie conirêe , les a délruita. 

[>1 nourritui-e des chevaux de la vénerie du roi se rumposoil d'on 
boiascBu d'avoine par jour , mesure de Fnris, en deux ordioairea , 
d'une balle de foin et d'une botte de paille , chacune du poids de dix 
1 onze livres. 

11 ett inalile de dire qne le cheval de chatte doit être fait an brnit 
•I au feu , et dreaaê de manière qne l'on puisse tirer en selle un coup 
de foail aana qu'il boage. 

Cliate» du Ceif. 

E^rliassedu cer/esl la pins belteella plus noble; elle est nne iiDa(C* 
de la guerre; aussi fut-elle en tout lemps le délauemeiit chéri des 
plus grand* capitaine*. Alexandre se plaitoit à s'y exercer dan* le* 
intervalles de ses travaux militaire* : un rapporte que ce conquérant 
posiédoil un vieux chien, en qui il avuit une si grande confiance, 
qu'il le fai^oil porter à la chaue ; lorsque la nuute lumboit on défaut 
«u qu'elle éprouvoil quelqu'rm barra* , on melluit le cA'en à terre; it 
faieoîl dea coup* de maître , après quoi il éloil soigucuaemcnt reports 
■a logi* el bien traité. 

De méma qne la guerre, la cbaiie du ceifi ses rcconnoiaiwjK'c* 



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V E N ..S 

(on. înrimWrie, «a eamierie, $m ttonpei Icgérea, m mniiqae , lea 
■lliqDUj K* raiei , le* puuritulM , ici poiali ds r«Uicm«iil ; le chu- 
Mur comme le guerrier « beiDin , par l'apparul, l'a^iulioa et l« 
fracu, d'éluurdir la Beiisibililé, pour qu'elle ne l'arrête jiuiutmr de* 
TÎcloirei loujoun «oalllées de saog el srraaées de larmes. 

l'ai préaenlé à Tarlicle du Cerf , le précii de la chuw que l'gn fait 
■ r«l ■nimal avec dea chitru couraru, Il ne me re*le plu» qu'a rap- 
porter Ici ternie* donl on se aerl pour diriger el encoura^ar Jki chien*, 
aiuai bien que quelques lutrM acceuoireg dr celle chasae. 

Toul son lucc^ »t tous se* agrémena dépendeol de* conpDi**aDcea 
cl lie l'eipéneace de* piqutum. Le nombre des ehitnt nécauair* ne 
peol se déterminer ; il dépend de l'opulence du mallre de la auule. 
On sépare la nwufe en plusieurs relais, qus l'on diMribue aux aDdroil* 
que la connoiisauce du pay anra fait désigner. 

Ceux qai piqueront de meule , c'est-à-dire les pigueurt cLargéa da 
faire cbasser les chUru, portent un eoriU chatte qui s'appelle /mm/M 
en v/pierie, et dont ils soniieiildijférena tons, selon les circouslaucea. 
Uè* que les chien» auront donné, tes piqueur* leur diront à haut* 
. vuiz : il va là chitru , il va là haha ; il* sonnaronl «■■ mëma temps 
Iroia mois du groi ton ou du premier grfle de la Irompe , et crieront 
el aonneront ainsi de leni|>s en lenip* pour animer le* ehieat el pour 
faire connollra à («ux qni sont à la chasse que l'on couri loojoura le 
ctifée meute , c'est-i-dire celui que l'on a délourné et allaqné. 

Si c« c«r/ fait bondir le c^Ann^, et qu'il s'en sépare après s'^lrefail 
chasser avec lui , lea piqumrs ne partagent pour suivra les chiena qui 
foDI dauirliaases, et les appnlent de. la voir seulement jusqu'au pre- 
mier endroit propre irei^oir ou apper revoir son pied; ilor* le /i loueur 
qui anra ravu dn txrfde meute sonnera, e( les autre* rompront leurt 
ehieia pour lea rallier à ceux qui le cliassenl. 

Quand le ce?/ passe à on nibi'a , le piqueur qoi en eut chargé dé- 
couplé ee* chiena et les fait donner, lorsque le* trois quarts environ 
de la meute est pa*>ée ; il les accompagne et se lient le plu* qu'il lui 
nt possible a cùté d'eux. 

Si le cerf fait un ntoar , on revient sur lai par les m4ines voie» , 
on fait aussi revenir les chiena en leur criant: kourvari , hourvari , 
tayau; haurva, tagrau , velecy , revari, el l'on appelle les meillenr* 
cAMnapar learnom: Aiiu(lennmdn chien), hou, velecy , aller, layau , 
hourvary. lies piqueun sonneront en même temps le retour , et lors- 
que lenra fAi'sns seront retournés sur les votes, ils leur crieront: ha, 
il tTen va là, loa lou , il t'en rêva là , ha ha,- sonneront trois mots, 
el répéteront en chassant: il fuit là, cMefe, il fait là, haha. 

On a observé qne tous les rrloura du cerf dans la même chaste sa 
font dans le même aenu, c'est-à-dire que si , au premier retour, l'aci- 
mal a tourné i droite , il prendra la droite dan* tous les autres. 

A l'instant où le piqatur revoit des sniies du cerf, il crie; velecy 
fajraiti , il dit irrai , vo/eoeleta , volecelet», et lorsqu'il revoit dit 
retour; vateci revari.voieeelfit; pa'iM sans s'arrêter ou il est entré, 
■I fait reprendre I.i voie aoi chiem en sonnant trois mots de la Irompf. 
S'il voit le ce;/', il doit crier: ^iui,«ij'au,«unDer quelque* fanfarra 
■( attendre icscUcn*. Quand ils auroqi pris les ooàM, U/>i^urwla«r 



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,3o V B N' 

dira: Ht'tnoa là, rhiaiu, il t'en va là, ha ha, U pert« tou tou , ptâm 
il lunnera pour lecAicn. 

Qaand la e»r/ ii'eM pii Irop preuj par Ici chltnê . enmtne ceLt 
arrive prin''iiulelD«Dt luraqu'on chaiw arec de* chien» ati|:Uia. qui 
daua lu boit fuiirrfi* ne TOnI qu'^u Irol ou au pelit galop or à la Sic , 
Il ne manqua pai de faire beaucoup de runes quo d'bibilei piqneurm 
doiveal «avoir ilém^ler. IjttchUnt indiquenl queleoAivu* ^«t bundi, 
#D parlant le nés aux bmurhri el n'uaaut preique plua dunner de 1* 
voix ; nlora on leur dit , puiir qu'ils ne l'ciriporLeul pu : alailA , lai- 
IA,loulbêUtm»nt.QntuA iliieirouTeoien défaul, un /lijuaurcberch» 
à rwvoir, el de* qu'il a revu , il crie : ooUceltla , el sdiiiif pour appeler 
Ih aalrea piqiituni et lei Khirna. Si le cerftti rentré din> le fort, on 
4it aui chieiu! ha il reloums là, thietu , il nioume là ,t\ an juon« 
pour les animer Atat re* nouTclIfs voita ; un rallie le* iratoeori par 
CW Bula : ha vtUey , tou Ion , veltcy. 

Si Het chiétu lunl léparci des autres , on le* arrile, en leur rrianl: 
rfrmjrv, derritr» . pour alleudre le reale de la meule. Lorjqae te cerf 
•uil le long d'un cnemin , on leur dit : voleeelets ta voie , vottee/etej 
quand il quille le chemin pour enirer dau* le furi : ha il retourne là , 
ahiena, il retourne là, ha ha; lorsqu'il lou^e iiii raiHeau on qu'il bat 
l'eaw dans un élang ou dans une rivière: il bal l'eau, toutou, il bai 
feaui a'ilnil dans l'étang ou dans la riTière el tient on rend loi oAo».- 
halle à lui, halte à lui; «afin pour réjouir el animer le* chiena .- ha 
haiU.haUt.halh. 

Chatae du Chevreuil. 

Larhu*» du chevreuil »« conduit de Ja mime maaiéreqnardl<'da 
cerf; mail loriqu'uu le déluuriie , il ne faut pas que le limier donne 
le pioindre cuup de vuîk, ni miaui qu'il aouffie trop fort, parce 
que le clievreuil rru;ani èlre poursuivi par le ehien , percaroil en 
avant, el «croit trù* - difficile à rtmbiicker. Le* piqueure m sér- 
ient dea même* termes pour guider leurs chiena que dan* la eha*» 
dit ceif; mai* ili doireul les muigi «nimer et écbauitér , el leur crier 
auuvent : bellement , eagement, ça va, chiena , ça va, a/t.-iljiiil U, 
lia ha. Pir lu mèma raitun ila ne duiveiil pu beauroup mnoer. 11 faut 
■□oins de relais pour la rbaste du chevreuil que pnar relie du cerf, 
et MU équipage moins nuubreuK i celte chaa» eat auaai pour Tordis 
iiairebeaucoupmuia*f4iij(aoie.Ouretie,M!}'"l'>rticledaCHKTxraiiM 

Chaaat du Daim, 

Il n'y » prcsqae point d'espèce de chiena eauraat qui ne cbasa* \m 
daim. L'Atif-leterce eat le pays où il y a le plu* de datiae el o^ leuc 
chu^e eit la pliu fr^quculei elle le fait de l« mena fafpa qnqcyllo 
du cerf. Voya le mot Daim. 

Du f outrait. 

L'équipage destiné a la chasee du tanflùr w nomme vautrait; il 
furma une diviiion dialiacle dans lea gronde* véneriet, et il a de» 



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V E N i5i 

•tGcianel det employé* parliculien. Lea graadiéqaipaftasdntaMraiï 
oui pour rordiiuire une meul* detrcDta uu quarante e/tieitt; In pi- 
qaeitn et lei Tileti doÎTenl être Irès-euleadas. Cell» rluue ait silrè- 
■lemenl pénible; I» uentan aont obllgéi de crier nni crise graiir 
faire Kiivfclaa ehieiu, qui w rebuteul aouvenl, aDr-togl <]jaiKl il* 
•aÏTenl un lieui tanglier, Oq choiail dei rhevaux ardeua el TÎftuu- 
r«aE , et ceux qoi lea montant ne doivent pu craimlre le* branchei 
daoa lea grauda furta de li forël où ila saol ulilif|é* de percer. 

Il eat Iréa-dîiicîle d'avoir dea limiert bicua dreaiés pour la ckaaia 
ia aoi^itof, et cette inairuclîoa eiige beaaroupdeiuiiiet depati«ire. 
Ce n'eat pw qu'un jeuoe limitr ue veuille d'abord dea voua de l'aiii- 
naal , maia aon odeur la rebate qnelqaefaia , et le* lieux fourre* et 
narécafieDi qu'il traverae lu dêrourafteiit. Du teale, le ëomgiitri* éi~ 
toumt comiDe le earf. Voyei aaaai l'arlirle du SaNulkk. 

Daat la rapport qu« fait le valet d» limier, il doit fiir* Mention 
im rige du tanglier, de aa taille «t de aea narquea diitinclivea. IiS 
Impart fait el le* relais dialritniéa comme pour la c1i«s*e du etrf , 
avec cette diflcrence qu'an lea place à portée des fort* L't dea endroit* 
Saatiia, le ucnfurqui afatt le rapport iwmol en lëledu ehiiiu d^mtulr, 
parce que c'eal a aei britétâ que l'on va. Quand le* {ùqueun auront 
bien ntiu, par lea traces , de quelle nature eal l'animal, celui qui laiiM 
courre melln ton limier aur le* tioit» aux hritètn , aTanrera de dix - 
pas, et dira à aon chien: hauvaltt hauva , à ri/faut, aprit, aprie./iau, 
Jkauyet lorsque le £iru'rcoinineiicerni(uiTre lea trace* de ta Mte, il lui 
criera: vcUei atltr auaat, vel^i aller, apria, apria valet. Si te Hui^ir/ier 
tourne daiia le fort , on fait revenir le /ir/i/erpuiir rechercher le>i>o/M, 
«a diaant ; Àourva hourva hau l'ami , va outre ,■ et aller devant, en 
répétant: iau rigaul, liaurva hourva , \.-eleci mon petit. Quand le U<- 
mier eat relombé lur loi voie» , on l'eacoiirago par ce* mot* : aprèe 
mon valet, aprie hou hou, Eufin dé* que le piqueur aati reiim, il 
criera aouvent : vehci aller , veleci aller, juaqn'à ce que le eangliêr 
aoit lancé. Le piquoar qui a laiaté courro auiincra pour faire déoou- 
pler lea v/lienej alora tona 1eipi7(f«uni mnDeraol aiiail et piqueront à 
la queue de* chien* le plu* prè* pouible , *an* eraiiidre de pauer pw 
lecforla.en répétant : hou, hou , oetecialitr. il Hit vrai veleci aller, 
al ue ceaaant de aonnar pour chient , comme à la cbaœ du cer^. Si 
le* ehieiu tumboot en défaut , on continue à crier et i gouner pendant 
nuelqae lemp* , de penr que le eangliêr ne tienne contra les chieiu et 
ne le*cbarjte. Lei piqaeure ne doivent donc pa* quiller leurs ehiemei 
et a'iU voient le entier par curpi , ila crient velelau , veleei alier , 
veleci aller. 

Un eangliêr ne te force pat aniai (iipmeiil qn'im eerf, el quelqua 
bon que aoit un équipnge, il e«l rara que lo lemp* do la chirae ne dura 
au moins qoatre uu cinij bcnr». Quelcjuefois un arrête l'animal par 
no coup de fuail , ou un le i^oifTe avec dfa Ho/^ue» et dea Uvritra . 
que l'on nu mme Uvn'ere d'atbiche, D» chamiea ont duré pendant deux 
jouraenliert.elenenren'a-l-un pris l'aolmiil qu'eu le lualltà coupe 
de fuiil le iruiaiéme j«ur. 

Loraqne le eangliêr sa mbI poiusr aux derni^m extr£ntl^,il ne 
perce plu* en avant , na fait phia i]iie lourhcr , bat lon;-l«a»pa k mémfl 



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>3t V E N 

ciiilOD , et cfaerche touïunri à ne mêler arec qneliineÉ bii«i de eompm- 
gfia. QiMadil ttx *ar tBm fin* . ilccume bt-aucoup, nepaut ptui atlor 
•|Ue par aaula , ae ielle à»oi une niare ou aa mal le cnl diAi nue cêpëe, 
fait faœ aai ehient,tl leur tient lêle avec noe fureur inrrojable. 
C'eut alan que les piquetin dnivenl le plu* appuyer leuri chieiu et In- 
citer de faire repartir l'animal; iniii loriqu'il tiaul aux abiiit , il eil 
liun (l'ampécber lei ehUn» d'en ipprorher de trop près ; Ita/Hjueure 
«liiireni oiilrerdaiia le furt avec préraulion; l'un d'aux mat pied à 
terre, avance Tira le aangtitr, et lui plonge aon couteau de chaaaa 
■u défant de l'épaale. Mais il faut que le piqueur qui porte le roup 
«oit alerte ela'eiiquive i l'initanl d'un autre calé, parce que iotivigtier 
tourne lODJoara du cAlé où il ae aenl lileué. Si cependant le iiitgliar 
•Il furieux au point qu'il J ait à craindre pour iei veneurt et pour 
' le* cA(Vn*,il eat è propni de le tuer d'un coup drfuiil ou de piitolei; 
c'sfl un droit uu honneur réaervé au cummandatit de l'équipage . cl it 
n'a lieu qu'à la dernière ezlrémité. Lei^igiiffu/iaoDiieraai auaii-tAt 
la uorl lie l'aiiimal , le laûeeronl fouler par lea chitnt , lea y enbaTw 
diront nêmo , en leur diaani : hou hou , petiu v«Uci , veltei donc , 
mt* loutoàië. 

Aprèi avoir coupé lea êuiUt an le* lealiculea du nu^/Mr. qui r«- 
roieiit contracter 1 h chair une tréa-mauvaiae odeur, on lève la Iraeo 
<Kl pied (trait de devant , on la nmctau coramaudanl, qui la préaenW 
•D mailre de l'équipage, et ou emporLe-le aangtier. Avant de partir , 
«a Ti«ile le» ebitnÊ el l'on pacie les bleaaé* ; tes it/ieun doivent élre 
niunia d'aiguillea. de fit el de tout ce qui ett néccaaire pour cei pan- 
■emen*. 

Lea ehieit» ne mangent paa la chair do aof^fZieravec autant d'avi- 
dité que relie du car/',- il ne faut mêniB jaioaiB leur en préMolrr dv 
crae; loraqu'on leor fait la eurt» du Mongtitr , on ne leur donne qua 
le* épaule* et le* éedan» coupée par morceaux el bouillie dan* de l'ean 
pour £ire mêlé* à la mau^; mai* on ne donne, pour l'ordinair*, 
■ux chitni que la/rraaun , coite avec de la graiaae , de l'eaii et du 
paiu. Fendant la currfe l'on senne de la trompa anlunr de* ehitn», «t 
•n lea caresae en ae airvanL de« même* termes qu'à U chaaae. 

Dan* pluaieuri paya, on altache dca i^elol* an cou de* chien* qui 
ckoiaenl le taitglierel le taup. Loraqu'on u« vent point foreer le aoB- 
Jfiier, mai* aeulemenl le tirer, an équipage devient innlile; il *ullit 
d'avoir no ou deut iimltrt et qnelque* bon* chien*. L'on peut mémo 
ne ae aervir que de mâtiaa avec leiquel* dea garde* -chasie traveraent 
)e* forla oïl *e lieoDrjit lea êangliere , el par celte etpèce de Imque lea 
renvoient vera le* lireora poati* vla-à'-via, mai* toujoura à bon veol. 

n ae fait en Allemagne de Iréa-belle* cbaaaea aux aangiim , da 
même qu'aux cerft , avec dat tuile*. J'ai aaaiilé dana ma jenneaae à 
plnaieor* de ce* chaaiet anx environ* de Ltuwville , pendant le régaa 
trop conri de Staniala* le BienfaitaM, Ou forme nue enoainle evec 
des toile* ol dea foarches autour de* fort* oii les eanglien «uronl été 
détonrnét. Un veneur prend les voira au remhùchemant aver aon 
Itmiitr, et le *uit ju*qu'à ce qu'il ait lanrà. On découplé d'abord 
cinq i*iz chieni courant èuc le* irait*; ce nombre sufEt aï l'on cbasaa 
■le grand* tangtitn ; nui* ai ce «oui du bilu <U comptignii , ou luàiM 



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V E N ,35 

Iwnle ta mtuU. Dam le premier caa , il eil bott At joindre aux chi*ia 
wottruru quelijuei corneaux , ijui loal iMiK de l'uBiun <1b la race du 
jtàdiin avec celle du chien cournnl s rea aiiiinjiui , exlréni«nieD( vif* , 
prenerunt \K»tan^tn et leur forent parruurir l'ettceiule. L'un a|>- 
paie furtemenl les chiens de In vuix et de la trompe, el ud lea aoit 
us préi , afin d'eiqpécber que le* langtitn ne leur J'anseiil l«La. Aprêa 
la* aToir fait cliquer quelque tcmpi, on Jiche de grandi mâiiiu, ou 
iemdoguet, ou dta lévrUr» daltacha, qui w fcUeul aur lea tungUtn 
■T«c foreur. Lea tv/ieun s'aTancenl ; l'un perre l'animal ilc auu cou- 
leaa.de cbaaae au défaut ds l'épaule; lea autre», arméi de bilou*, 
■oui préii â la recevoir a'il veut ac jeler «ur celui qui l'a percé , lui 
partent de* cuupi aur le haatoir, el lui préseatenl toujoura un buul 
de biloD pour Je repuoiaer, juaqu'à ce qn'ila l'ai enl mil À inarL 
Ijoraqu'ou a pri« le nombre de tangliert que l'un vaut, aa aonne la 

J}a la Xjouptteriê. 

Dana leaurfnen'A, l'Équipega pour courir le /oup aa dialinf;ae et n 
•fpare dea aulrea ; il porte le nom de louveterie, et ceux qui y aonl 
cmpfojéi nenomm^lit louvttian. l'ai traiié oues anplémenl de celle 
eapèce de rhaue , pour ne rien ajouter 4 ce que l'en ai dit k l'article 
do. Loup. Il eu est de même de la rhasie du Lièvile , du RenaKD 
«t dv Bl^iEEAC , aux arliclei doaquels je renvoie le lecteur. 

Du Chien ctiucJtaitt, et de la manière de le dreuer, 
K^ ctiaswi au chian couchant sat beaucoup plua commune que celle 
«HE chien» courons ; elle n'exige puinl d'appareil , ni de dépenae , 
lello eat, par cuiiiéquent, 4 la porlée du plua f{raad uombre. Maia ai 
calU cbaaie ul plua facile pour le cbaaaeur , elle oat auaii plua fruc- 
taetiie,et, pour meaervirde l'expreaiioa cunaacrée dan* lu rode dea 
chaoe*, pliu cuiaiaiire; «uiai lea|régleinena l'onl-ila proicrile. L'oldou* 
luuice de Henri ni, an 1S781 la défend aoua peine de puailion corpu- 
relle pour lea roluriera , et d'encourir la diajjrBce du roi pour lea uo- 
fclefl. L'article 6 de l'ardonnance da ib'az l'iulerdil pareillement A 
loale* penunuea, parce que, y eal-11 dit, ia chatte du chitn couchons 
fait qu'il ne ae trouve pnegue plue de perdrix el de cailltii. EnEii la. 
tleriiiérB orduonuoce que nuiia ajona aur le fait dea cbuiea, celle 
de iGâgi défend la cba*M au chien couchant en toua lieux. Cepeii- 
alanl, tuutea cea défeiiaea n'ont point empccbé que celte eapéce de 
chaaae ne fût pratiquée généralement ; et quoique plulAt, lolerée que 
permiae , on a chaaaé ei$ ton* lieux tut chien couchant. 

On *e aert ordinairement du deux racea de chiem pour cbaiaet 
de celle manière; du Bbaqdx et de l'ÉfAONEut.. Voyti cea tnola, et 
l'«rficle Chibn. Cea anioiaui ae nomment chien* couekantf chien» 
farrit, chien» deplaine, chian» firme». 

Il rai imporlaiit de ae procurer dea chiena de banne race, ai l'on 
vent jouir de tout l'agirémenl que comporte la oluuae de plaine; plu- 
■ieun forment nalurellemeiit Varrit , et c'eal autant de lempa g»zai 
«or leur inaUuGliop. ËUa doit canuneMCBf par apprendre an cAmm. 
à rapparier. 



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lU V E N 

' Ob 1*7 accoalunietM* qu'il a cinq ituiiimnii, «t comme en jouaiiti' 
(Uni II miiDU m£me. Si c«tle jiutruclion de doareur ne luIGl pu , 
on mreod ^ue le cAmii eit un eu. Ii'un m ccrt riora du atltitr de 
Jbrce. Ccet un collier de cair, du* lequel ou ptque tnie qDirauUin* 
de (ictiu cluui, pa^-rta^iH la téie dcxquHfOrt rond dd attire mor— 
otan de cuir , afin (|u'ila aa recnlenl pit loi'*|u'o& \t» fail pc*er inr 
)e mx* dn eAi«M ; il cbacun des benii de ce colllrr il r a iiq luueaD ; 
car ai l'on y melloil une boude comme aitit eolliei* ordînaim, il 
piqueroil contlDitellemeiit le chien qui ne illilîiigueroit plua l'il fait 
birâ ou mal. Quelquefoi* ]« collier ilé fore» ert fait avec du fToi fil 
d'archal armé de pointe*. L'on paaite durta tel anneaux da collier la 
bout d'aa eordeau avec one boucle Urhe , de «orie qu'en le liraiit à 
•uj , tea aiineBDX ve rtpproclieul el reMerrtnt fb collier, dont alot* 
hi olM* É]»]iuieal «ar le cen du cAien , el ravet^iaent d« as faille. OÀ 
jeltB dsTanlLuiua morceau de buiilung i quatre facea, que l'unap* 
pelle moulinet, parce qu'il y a Tera chaque eairémité quatre peljl«s 
cheTÎlleiimplanléca, el un lui dil -.apporte. Si le chi'envi chercher la 
WtaOUnel, on le caruw ; >'il n'y vi pu , un l'y comhilt en lirant doii- 
èeineût le «ollier ; l'il ne famsase pai lui~méine le moulintl, on loi 
■iliAiie doncrment le nec dentn , ou le lui mvt de Tat<e daiia la 
||ii«til«ei»Iài tenant la nlain «loila mlchoir» l'crérieirre, el del'anirA 
KHiru oA tin le chieA k ioi m lui répélaul : apporte , apporte ici , 
haut 1 ciaq ou aiz leçon* «ufliaenl commQDineiit ponr appreudra ilA 
cliienk rapnurier. 

Pour qu uu chien ne ftâte paa ou ne déchire paa lei vflemena d|aB 
clilMeur en aautalit ■ lui qnautf il rapporta , et mjnie pour qu'il ne 
' faaae paa partir le fuiil , comme cela »i irrivi quelqueToia, oq lut 
•ppfvni) i a'aueitir, «t 1 *e tenir aitr ami cul, le iiei et lea pallea d* 
devant en l'air , mata le doa tonrni au cliaaaelir. Lioriq^ie le chien A 
■ppria i Tenir prif deaon maître ea lai ditaUt, ht à moi, on lefaîf 
mettra 4ur le eut, c'eil t'eipresaion dont on «a aart en lai paHanI f 
ptria OB lui fail lever l'avant-train el loofttA la doa. On le 'orcart 
taiMlia qu'il a Ja moulinet dana la fiueule , et oA doit l'balilliiw i a4 
le Mcher que qaand on lui ■ dil ; donné. 

Il eit néceaaaire d'ohaerver iiue le tnoulinél doit ivah- mr aei aDftIra 
dra denta comme celles d'une icie; cllea aervrnl à deux olioaw : 14 

rmiéret forcer Te chien i recevoir le rAouRnt^ dkiia la gueule, ert 
loi frallani léfiérement contre lea denli, et la aeconda à l'eibpA^ 
etiEv d* prendre l'iiabltude <fe Irop aerrar ailin laa dénia ca qu'il (toit 
rapporter et de gller le gibier. 

Aaaai~tAt que le ehitn rapporte bien le tiiatillitel , oH lOl faifrap-^ 
fut\m une pclole de linj(e, sur laqueRr on a cotnu daa X'h* de fir- 
drix , pnia une pean de lièvr», à chaque bont de latnclle on att'lr.Bé 
«Be pirrre , b6d d'areuatiimer le chien k preOdre la lièvre tné par U 
milieu du corpa. Enfin , lonqa'il eat bien tnrtrWit à tout rapporter , 
on le raèm en pUfrie. 

Iteaamntrrdel'^rtiAf t^altt d^ lltmer recomm^ndetal naa'aecffilidb 
leçon : c'aat da faire mettre le rAi'en i ferre , c e>t-à-Are , cMiAt 
aar aa» vetilre , lea deux Jamfiea d# derrière ploy^ea auuv lai , et It* 
itoux da daranl alon^éca. On Tbibitue iatei|«iU(tt«iit> aralltr|r«ldk 



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V B M ,J5 

■fmttoei cU M piri, 1 M bmIItb tout de iniM oi c«itt podore m 
mor, à ferra , proDunc^ d'un loo ils TuixTurter qui imprinala crinile; 
pois CD élevant I» braa comme êi on alluïl Itrer. Petit à petit, il 

Knd une telle tubiluda i l'upecl (te ce mouvemcDl tlea bru , que 
I parvient à ne plot ei>pluyer là pxole, el qn'au timple iDuuve-> 
meol I laui le mul , à ivr» , le oA*»> h covche. Oo rea leqoot, oti 
retira ravautage que dèi h première feia , loriHjn'un /j^wv ud un* 
ftrdrùl partirunl devaul le sAcr», el qu'il ■erbapiwra i courir api^-, 
le Mut luul , à lirre , fraaaad d'iiae Toix forte , i'trréltn aur cul 
et lui coupera , puur ainii dire , lea-jambe* , Ib>l ce mol aura acqiii* 
d'aatorilé aur lui. Si pourlaot l'ardeur l'ewporte aux premi^rea foia^ 
le chltîment tl la leçon répéta l' empfir héron t de relomtier duia )« 
même Taule. Maia ce n'ul paaataeaquii te cAiim w melig preetetneot 
1 ierre , il faut encore qu'il y aoil inébranlable, juaqu'ù ce que Ik 
parjle de lou niallre lai peraaelle de aa retirer. On l'y &se Binii ett 
aa praueliant, ut ceuraul laolAl pr^, lanlAl loin, par praddioB] 
l'alililé dr la l'onslanca do ceVe attitude eat d'empAcber le c/tiéf da 
Ironbler le cbatseur. Biea aBermi dans «elle legoa , il fanl lui appren* 
dre i venir vsra «aa mutlre d'au paa plni ou nmina prompt , laloa 
qn'apréa l'iiToir appe'é par cca nota , à moi, on se «ert de cmx-ci ; 
touJ doaetment, au ptiû pat. Ou te fait donc eaocber i lerre , romioa 
ou l'a dit plua haut; un Beloigna de lui, d'abord i nne petite diainnrv, 
enauile i une plua f^raode, et pcononçanl aliernaliTenenl oeidivera 
nuita, maia ceux , au p«tit p«« , d'une inlonalion plua ferla. On 
modère ainii »a marcha, oit l'aeroutuiDa àaïapproDher à puoomutia 
«t i M régler toujuur* Mr l'urdre qu'il entend. Le bol de cène lefiod 
ail de lui apprendre à luivre pcaénieiil nns pièce de gihier'. CelM 
mélbude de dreuer le* ckie>n ostàcMani , que i'sn doàl « UM. Dn^ 
graviers, eti, aaiu doute, trèi-avanlageuaa el mérite d'être géa^aa 

I^ ploparl dea jeanei ehùiwooartat afri» Ita vulmiiln , Im mMM 
ioju e[ tel aulrea inin^ux dumeitiqnai. Si les >rorreolion« ne Mffiafedt 
pu peur leur Taire perdira-oatle maovaiaa ^bilniie , voici comme <Mt 
•'y prend pour le* e^i dif/tùtfp, On icnd nu petit bjlon par le bout, 
de manière à j pafier la queue du ciAi«A , et <>n l'j atrre avec nng 
ficelle auex fur Isnien» .puur q«"il ruaeDtoiAala douleur; à l'auir» 
bout, oD allftche uae.pouJr par le gitai del'aile pt^ du cur-pi , el (Ht 
Uche leeAin), (joi lametk courir, icauie daU douleur qa'il ré*-- 
«eati laqueiM, et qu'il crMI oCMatAonéa par Ja^jotaJr, A forer d« 
U.lralner, il la tue, flt,la* da- courir,, il UKksci^btrt on détacba 
■lora le btioa , et «n' lai ,lwt le moaeaa avee. la-pauAi Pour le' narriJ 
ger dé courir apréi le* n>a«tpn*v<m'lt conpWavec on béli«f , pai# 
on lealtcheenfoDellanl lecAMiaoïai long-tempi qu'on peutleiulvVtFl 
Sea. ui* Eunl d'aburd pj|ar<aa MUt-, qui fcouxl ^ tmiWt jambe*', et 
l'entraîna ;.maia il aaraHureeMaailé, el le eiù&gà t coup* de itUi 

J'ai dit que pluaienr*- <A*rj(» de bvAna Mre aertlsnl le gibiernt-i 
tnrcllemenl. Ceui en qfwl'uu ne vmoiintre pat art avantage, doivent 
dire dreMésiarréter.If'oifceAMenOe par quetqaalileooaaÀ'Iaïaaiio»,' 
en tenant le cAÙn par la pean du cou, plaçant i terre devant asu netf 
I) d»BaijB, Aliii:diMAtd'teto*Aaf^*idUM>jM'i>i«ai 



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,36 -V E N _ 

il« l'arduar à H jelcr (ur le pRJa , an le chtii'e , «t on ne lui pehn'sf 
de le preudrs rjue liirsqu'on lui dit : pii/t. On répète !■ mâme leçon 
iuxju'à ce qu'il ganU bien , uns qu'on ùl iHiaoin de le tenir , et qu'il 
laiue faire autour de lui pliuieara louri . uns en jeter mr le pain , 
auquel il ne doit toudier qu'an coramaudemeiil , pi/lr. 

Ll eat e&ienliel, aTaDt de mettra le cAien en rliùie, de Tivolr 
Accantumé à l'obéiuance en tout poiol. Pur eaeinple, en le promo- 
UftUt avec lui autour de la miiion , on le rapiielle, a'il a'érarte , par 

dtrriiit. Une abtervatioa non muiui imporliule, r'etl que louf tea 
genrea d'iaajruciioii ne doivent être donné* an jeune chien que par 
la jn^me personno. 

La aaiioQ' la ptua favorable ponr dreaaer le chien k la campagne . 
Mt le cummearement du prinlempa, Époque où la terre eat plui de. " 
couverle > et où le* ptnlrix appariée* titiment mieux , e'eat-i— dire , 
ne parleut pa« aoait aiaémeni qne dam lea antres temju de l'annûe; 
lie ckùn a le rotlier de force, auquel est altachâ un cordeau long 
de viogl a vingt-cinq braiaei , qu'on laisse traîner de manière à étr» 
maïu-e de le aaiiir à propos ; ai le c/titn «'écarte trop, on le retira ; 
•'il court aprèi les preniièrei ptrdrix qui parlent , ou seulemeul a'il 
le* pouiae , ce que l'un appelle bournr la ^bier, dd lui donne dea 
aaccades, et ou lui cria s tout beau, tout beau ; a'il arrête le gibier, orr 
l'encourage par dea caresaat, mai* on ne le Itiiae paji cliaaaer uni 
curdeau avant qu'il ne eoit bien affermi dans aou arr£t. J'ai eu on« 
«xcellento ehiennt (fa plam*, dont lea arrùla étuiepi ai Femiea et ai 
çonatana, qu'en ne promunaut avec elle aana arme, in pouvais, dès 
qu'elle avilit funa£ un arrêt , aller tout i mon aiae cberclier mon 
fusil, i quelque dialance que je riiue de la maiidii,et retrouver ma 
tliîeane dans la même poailion. 

Le chltn qui arrête e«t immobile , a une patte en l'air et la qoeu» 
roidie, aaiia aucun mouvement, tandia que quand il quête, il remue 
)■ queue aans cesae. Un chien en quête doit porter k flei baizt ; celui 
qaijouilte, cW-i-dire, qui a lenei en terre, ne sera jamaia qu'uu 
mauvaia chien d'arrêt, «i^l'on ne peûl parvenir i lui faire perdre celte 
habitude , eu le grondant, le cbâliant même, et lui criaut : haut It 
ntt. Le jeuie ehian cavrt après leiàAtueMea et lea petila oiaeaux; un 
lui dit alora -.fi t alouette, haut le nec, et on lui donne quelques sac- 
cades du collier de force. La plupart des chienr pointent leW atoueti»», 
o'esL-à'dîre , qu'ils forineqi un commencement d'arrêt sor cesoÏManx; 
un iea avertit de leur faute, qui est plus commune dans le iemps'oii 
les aiouallet soDl an aHour , on , camiat disent les chasseurs , quand 
•Iles ont le pied chaud, fut les mêmes mots -.fi Valouetu. haut- H 

' U est beaucoup plus difficile d'empêcher IM thiene de bourrer la 
liiore que lApe/rirér. Cenz que l'on mène au boia ont preaque ton* 
celle mauvaise habitude. Lea ipagiteait vont plua volontiers à l'eau 
que 1rs braquea , et ce n'est qu'avec de la patience et petit à petit qu'on 
les «ccoiutune A aller chracher le gibier daiu les étangs ou lea ri— 

- En i/amtH, il faut plua da doueaar ^u* Ae mdoas* goixt dt**«cr 



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V E N . ,3, 

1m jenne» chien» emiekaïu. Lei maufiii iriiiemetu la rebotent; ca 
•ont n&timaiai ceni qoe melleul de ptrTêtracc eo uïige le* geiuqai 
fonl profBuioD de dreuar lei cnicnt, ainai que beaucoup d« chu- 
Mur* ; ils D'épargueut à'i lei coups de bïlua , ni Im coups de pied , 
ni même quelquefois les coups de fusil. J'ai tu de misérables chien*, 
k la saite d'une faute légère et des chttimeas le* plus barbare*', l«iwé* 
|Miar morts sur la plare , et n'user du peu de forc^ qui Jeur rev»< 
doit , que pour sa traîner en g£niiss<i[il aux pied* de leur bourraaa 
et lai prodifiuer jusqu'à leur dernier soupir le* marques de la pla* 
Tire et de la plu* tendre ifieclioa. L* plume tombe des main* , m 
traçant tant de bonté d'une part et tant de cruaiili de l'aolre , et lor*> 
^'on est forcé de parler de certains être* qui déabonorent et révol- 
leat l'humanité , l'on est lente de croire que l'on en est à l'histoire 
Aa tign. (S.) 
-e VÉNÉTOU. Vayn Jacamar a bkc blanc. (Vieill.) 

VENGERON. roytt Vanoïhon. (B.) 

VENGOLINE { FringiOa engolerui» Lath. , ordre Paue- 
BEAUX, genre du Pinson. Voyex ce» mot*. ). Cet oiseau quo 
lea Porlnga» appellent benguelinha , se trouve sur la côle 
d'An^la en Arrione. Son chant, dit Daines Barrington, est 
«npéneor à celui de tous les oîaeaux chanteurs de l'Asie, de 
l'Afrique et de l'Amérique , exceplé toutefois celui du mo- 

La vtngolittf a le dessus de la télé , le cou et tontes les parties 
■npérieurea du corps variés de brun foncé et de brun clair; 
la croupion et les couvertures du demua de la queue jaunes; 
les couTertures des ailes, les pennes et celles de la queue 
brunes, bordées et terminées de gris clair ; les c6tés de la télé 
d'au roux clair ; un trait brun sur les yeux ; le dessous da 
corps tacheté de brun sur un fond plus clair ; les pieds et lea 
ongles de cell3 dernière couleur -^ le bec brun , et la taille de 
la linotte. Cet oiseau est figuré dans Edwards, pi. i 'J^,Jig- inf,, 

lu'il a 



et regardé par cet auteur comme la femelle de celui q 
représenté sur la même planche, fig. eup. , et qu'il nomme 
négral ou tohagtie; mais comme tous les deux chanteat agréa- 
blement , il est probable que ce sont deux mâles , et que le 
premier est moins avancé en âge, puisque ses coulburssont 
moins vives. • 

Le tobaque a le bec entouré vers sa base d'une bordure 
noire, étroite sur le front, qui passe au-dessous des yeux, oà 
l'on remarque , ainsi qu'au-dessus , des lâches blanches sur le 
bord de la couleur noire , et deKeud sur les côtés de la gorge 
vers aou origine; la télé, le eou, le dos et les petites couver- 
tures des ailes d'un cendré brunâtre varié de taches obscures; 
les autres couvertures et les pennes sont de la même couleur 
et frangées de Jaune} le dessous du corps et les plumes qiâr&> 



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138 YEN 

couvi-enL la t|ueue au-dessouH d'un orangé leme uniTorme, plus 
clair mr la poiuiiie, et prenant une nuance sombre sur le^ 
partial ptulerieuira ; le croupion et les cQuverturt» du dessus 
(le la queue d'un jaune brtllant ; les piedd et le» ongles de 
couleur de chair. ( Vieill.) 

VENIMD'CSE, nom d'un poisson, àaptrca vtnenosa Ae 
Linnieus , figuré dans Calesby , et (jui pnsne pour causer la 
mort à ceux qui eu maugenL C'est uu Spare dans Lacépèdc. 
yoyex C9 moi. (B.) 
VENIN, Venenum. Voyea Poibok. (B.) 
"VENT, air ahiméd'un mouvement plus ou moii;i rapide; 
aaivant une direction déterminée. 

Lt-flcfnte prennent diifêreii9non>s,soil par rapporta leur 
direction, soit par rapport aux diflërens poinis 5e l'horiEon 
d'où ila soufEtent. Celui qui souffle du nord vers le Mud, se 
nomme vent du nord,- celui qui souffle du sud ven ie nord, 
s'appelle t^rtt du sud; celui qui souille d'orient en occident, 
se nomme vent d'est; celui qui sopffie d'occideni en orient, . 
porte le nom de vent d'ouest. 

On divise les vents en généraux ou coniluis, en pério- 
âiques QU réglés et en variableSi 

Les Vf nts généraux ou constant soufflent loujonra du même 
cAté : tels sont les vents alises, qui se font remarquer enlrs 
les deiiï tropiques , el qui soufflent constamment d'orîml en 
occiiienl. Cette direction des vent» alises souHre néanmoin» 
de légères va)rialtans, suivant les dillérentes déclinaisons dn 
soleil. 

I.«S vents, périodiques ou réglés soufflent périodiquement 
d'un pwnt de l'horizon d^qs un certain temps , et d'un auin 
point dans un autre temps: tels sont les moussons qui soufflent 
du sud-est depuis le mois d'octobre (brumaire) jusqu'au mois 
de mal (floréal ), et du nord-ouest depuis le mots de mai 
)usau'au mois d'octobre , entre la côte de l&nguebar et l'Ile 
de Madagascar : tels sont aussi les vents de terre et de mer, 
qui soufStnt, le malin , de la mer à hi terre, et le soir, de la 
terj[« k la ç^er. 

Le» vents variables soufflent, tantôt d'un côté , tantôt d'un 
autre ; ils ne sont soumis h aucune loi par rapport aux lieux 
ni par rapport aux temps. Leur direction, leur durée et lu 
vitesse qui les anime, éprouvent de grandes et fréquente» 
variatioBS. 

L'altraclioQ du soleil et de la lune Ait éprouver aux eaux 
delà merdes oscillations périodiques, (f^o^rs le mot Ldmb.) 
Avant de parvenir a l'océan , celte atlraclion a k traverier 



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VEN ,59 

l'ilniosphére, qui doit sans doute en reueotir lea efTets, être 
loumife U des mouTemens semblables k ceux de la mer, et 
éprouver, ainsi que le mercure dii baromèLre, des agîlaliona 
qui, quoique légères en elles-mêmes, peuvent s'accroître iràs-^ 
sensiblement par l'inQuence des circonstances locales. 

Noos pouvons donc regarder t'atlraction du soleil et de la 
Inné comme une des causes qui donnent naissance aux venta 
dont notre atmosphère est le théâtre ; mais t'aclion de cea 
ulres ne produit, ni dans la mer, ni dans l'atmosphère, au- 
cun mouvement coustanl d'orient en occident; d'cra il résulte 
que les vtnU alisia ne peuvent lui devoir leur origine. 

Ces vatu ont trw-probablement podr cause la dilatation 
(ja'éprouve l'air par 1 action de la chaleor ; car il est évident 
que la cfaakur dn soleil , que nous supposons pour pins de 
nraplicilé dans le plan de l'^Tuleur , raréfie les colonneit 
d'air et les élève au-dessus de leur niveau ; d'od il résulta 
qu'dtM âoîvetit retomber par leur poids , et se porter vers les 
pAtn dans la partie sapérieure de l'atmospbÀre ; mais dans 
le Bttee temps il doit survenir dans la partie inférieure un 
nonvel air fnua , qui , arrivant deaelûiaU dtaés vers les pôles, 
remplace celui qui a élé raréfié à l'équaieur : il se fortne dono 
deux ocnrans d'air opposés, l'un dans la partie inférieura , et 
l'antre dans la partie supérieure da l'atonsphére ; mais U 
vftesae réelle de rair, due a la rotation de U terre , est d'autant 
pins petite qu'il est plus pF^ dn pôle; d'ùà il riisutle qn'en 
«'avançant vers l'équalenr, il doit tourner avec plus de len- 
teur que les parties correspondantes de la terre. Ixa corps 
siti. ^ A^ Burface de la terre doivent doue te choquer arreo 
l'exc^ de leur vitesse , et en éprouver par sa réaction une 
icaîatMDCe opposée k leur monvement de rotation ; et consé- 
qiiemment pour l'observateur qui se croit en repos, l'air doit 
paraître soirfQer dans an sens âireclement contraire k celui 
de la rolalkm de la terre, c'est-à-dire d'oitent en occident. 

Un fprand nombre de caDsee dilTéretites peuveAt déter- 
miner une ra[rtnre d'équStbre dans les Cidonnes d'air qui 
cumpoeeni l'atmosphère, et se compliqaer dans lapnjdnctton 
(l-- 'vnCs dont elle nous oSre le spectacle. Il «amt pbur s'en 
convaincre de considérer un insIaAt le passage du Quide 
électr^ne de l'atmosphère k ht terre ei de ta tefre i Talmo- 
spbèr« ; t'iiàuKnse quantité de Vapeura dont elle se charge et 
ae diécharge altemadvement ; l'inunence de U chaleur et du 
froid sur son ressort et sa flnidjté ; enfin les chruagemens que- 
la rotation de la terre produit dans la vitesse relative de si-s 
molécolea. En nous éclairant sur la gfande variété dos osciita- 



D.n.llzedbyGOOgIl^ 



F] 



.,,„ V E N 

tious deralm^phère , eu coundénUions font «enlîr en mém« 

temps la difficulté de îei soumelln^ jine Joi înTarUble. 

Quelquea phyMciens ae «ont occupé* d'oitimer la vitene 
du t-ent, en mi donnant des corps légen à emporter, et en 
mcaurani l'espace qu'il leur faitoit parcourir daiu un lempa 
déterminé ; mais les rénillals de leur* expériencej «ont bien 
loin d'èlre ntiafaiuns. Mariotle a trouvé que la Tfleaw du 
cenf le plus impélueox est de trente-deux pieds par seconde, 
et Derham l'a trouvée de soixaste-six pieds en pareil temps, 
o'est-i-d ire -environ une fois plus grande. Il faut en conclura 
que cet deux physiciens n'avoient point de rè^ sûre pour 
juger quel est le punt le plus impétueux , et probablement le 

Premiera prisponr le plus fort de tous un venf qui pouvoit 
être une fois davantage. 

On a imaginé des îmlramens propres & mesurer la direo- 
lion , la durée et ta vitesse du tfol, et on leur a donné le nom 
A'animomitré, 

]>'plu* simple de laus , eten mime temps le ploa imparfrif , 
est ime^iroiMffaj telle que celles qu'on établit sur les ciocheta; 
elle marque la direction et la durée du vent, mais jamais sa 
vitesse ; encore même ne connolt-on par ce moyen que lea 
ivnU qui soufflent k la hauteur où ces girouellei «ont placées; 
et Wolf assure, d'après une longue suite d'observations, qu« 
les v*nU plus élevés qui poussent lee ttuages, sont diffirea* 
de ceux qui fout tourner les girouettes. 

L'anémomètre le plus par&il et le plus ingénieux est celui 
qui est décrit avec détail dans les RmhuUs aeadimiqiuê do 
l'année 1754 : non-aeulement il marque la vitesse et la direc- 
tion du vtnt, mais il en tient compte pour l'observateur 
absent, et l'on voit après viogtrquatre heure* quels veau ont 
régné , et quelles ont été pendant cet eqwce de temps la duré* 
et la vitesse de chacun. 

Les "Lranêoctions j^dlot^iqiut renferment aussi la de»- 
cription d'uu anintomitre, qui consiste en une plaque mobile 
sur le limbe gradué d'un quart de cercle. Le i>*ni est supposé 
BOuEBer perpendiculairement contre celte plaque mobUe , et 
sa force est indiquée par le nombre des degrés qu'il lui fait 
parcourir. { Lib. ) 

VKNTENATE, FmUnaia, genre de plantes établi par 
Koelère pour placer quelques espèces des genre* brama, fi- 
tuqu« et avoma, qui s'Marlent un peu des autres. 11 offre pour 
caractère la haie âoréale inférieure aessile et portant nna 
arête & son sommet, tandis que l'autre baie est supérieure, 
pédicellée, et porte son arête sur le dos ; les arêtes des troisièia* 
el quatrième baies, lonqu'elloi existent, partent du bas. 



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V E N 141 

Ca genre a pour type le bmmé triflore et ï'âvoine douleutn 
Voyex aux mota Brome, Atdine et FiruQUK. (B.) 

VENTENATIE, VmUnatia, genre de planle* éUbli par 
Cavanillea dam la penlandrîe monogynie. Il offre pour carac- 
tère an calice double, l'extérieur imbriqué, rintérieur s 
cinq ibliotes," une coroITe monopétale infundibuliforme , k 
lobe ventru en desaus , k limbe à cinq divisions lancéolées et 
velnea ea dedans ; cinq élaminea en parties adnéea au tuba 
de la corolle ; un ovaire supérieur ovale entouré d'une mem- 
Iinuie peraialante , aurmonlé d'un style filifornia Ji stigmate 
vda. 

Ite ftniit Gflt une noix globnlense àcinq loges monosperme». 

Ce genre renferme deux espèces : ce sont des arbrisseaux à 
Jeoïltes alternes et à fleurs axillaires. 

L'une , la Ventenatie col'ohée , F'enienatùi humifusa, a 
tes feuilles linéaires , éparses , et à peine velues sur leurs bords. 
Elle est figurée pi. 34^ des làoneg plantarwn de Cavanillea, 

Xj'autre,Ia VxNTEHATis vtwvtvrs .VenUnatia procum- 
knt, m les fèuiAe* linéaires, lancéolées et très- ferteinent 
ciliées. E21e est fWuiée pi. 34*) du même ouvrage. . 

Tontes deux viennent dé la Mouvelle-Hollande. (B^) 
. VENTILAGE, Ventitago, arbrisseau grimpant à feuille» 
alterne» , ovales, aiguës ; à ileurs verdâlres , petites et disposées 
en panicule terminale, qui forme un genre dans la pentaa-» 
diîe monogynie. 

Ce genre offre pour caractère un calice tubuleux ; une 
corolle de cinq^ pétales insérés au calice et garnis d'au ta ^^ 
d'écaillés a. leur base; cinq étamines; un -ovaire supérieur » 
un seul style. 

lie fruit est une samare monosperme avec un prolonge- 
ment membraneux à son sommet. 

Le ventUaga croît dans l'Inde. Il est figuré lab. a da cin- 
quième volume de Rumphius. On emploie ses branches, qui 
loat éminemment flexibles, pour faire des nasses à prendre 
du poisson et même des cordes pour amaret- les vaisseanx 
dans le port. Elles sont incorruptibles dans l'eau de la mer. (B.) 

VENTOU. Voye* Ouantou. ( Vieill.) 

VE-NTRU, nom spécifique d'un poisson da genm Cv- 
cbOFTÈRE. Voy»x ce mol. (B.) 

VENTURON ( Fringilla cUrmeltà Latb. , ordre Passe- 
M*rx , genre du Fimson. Voye» ces mots.). Ce ««r»n se trouve 
tlans tonte l'Italie , en Grice , en Turquie , en Autriche , en 
Provenoe, en Lwiguedoo et' en- Catalogne, mais il y a de» 
»naèu où il ut fort rare dans nos centrées méridioBales^t 



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liï V E N 

yarliciilîèrement à Marseille. Son cbant, agréable ei varié*f'cat 
uioJDa beau et moins clair c]ue cehii du canari, ' 

Si cet oiseau est le même que le versalUno d'Olina , il leroït 
iixlrgètie à l'Italie; il fait son nid, selon cet auleur, uoo- 
^iileiuent à la uampagoe , mais encore dan? les JHrdtt)t ,.s)ir 
le» arbrea totilfus, particulièrement sur les cjprèit ; le coD^ruit 
de iaine, de crin et de plumes ; sa poule est de quatre « cinq 
peufi. 

Le venturon est pliu petit que )e terin de» CanarÎM; ua 
mélange de brun et de vert }auoâlre couvre ta léte , le derrièr» 
du cou, le dos et les plumes scapulaires; la couleur bruns 
occupe le mijieu de chaque plume; la gorge, le devant du 
cou , la poitrine , le Iiaut du ventre et les Qancs sont d'ua 
vert jaune ; celle teinte est plus claii-e sur le croupion el le» 
couvertures de dçssus de la queue, dont les iiîféneures sont 
blanchâtres, ainsi que le reste dut ventre et les jambes; les 
petites couvertures des ailes $ont verlçs, les grandes noiràlrea 
el bordées de vert, de même que les pennes olairea el cau- 
dales ; la queue est un peu fourcbue ; le bec brun ; les pftdo 
sont de couleur de chair pâle , et les ongles noirâtres. (Vieill.) 

VÉNUS, fenua, genre de tesUcés de la classe des Bj- 
TALVBs , dont le caraclàre présente une coquille régulière, 
i iiborbi cul aire , pourvue d'une lunule, d'un corcelet, de 
Irois dents cardinales rapprochées, et quelquefois d'une où 
deux dénis latérales. 

Les coquilles qui composent ce genre sont appelées carnet 
par AdansC>n el Dai'genville , dans les ouvrages desquels 
elles sont réunies avec quelques véritables Cames et avec des 
BoNACiis el des M*ctre9. {Voye* ces mots.) Leurs valve» 
•ont ordinairement très-bombées , épaisses , Conslamment 
égalés,' se joignerit avec la plus grande éxàV:tltude , appro- 
chent de la forme triangulaire. Iieurs sommets sont saillans ,' 
reco'u'rbéi. Du point de réunion de ces so.mmèli , en dèVant, 
cotniilence à chaque valve une fossette courbe , où est placé 
lelif^ineAt, et qui s'étend plus otl moins, suivant les espèces. 
Ces fo.isell^s; lorsque la coquille est fermée ,'odttout-à-rBit 
l'apparence 'des parties extérieures de la génération dans les 
femmes ; de là le nom de vulva que Liiinœus leur a donné , 
etqae le« «albrdlisles français on t traduit par l&mot corceht, à 
i-aison de la délicatesse de la langue. De l'autre calé des som- 
mets' est lAïaulre ânfôncemenl circulaire., ovale on tàn- 
céolé«queLinnieusaap|>elé anug et les français /unw/^. 

Lacliarnièreest, dans les v^nus, plus épaisse que dans les 
autres coquilles. £IIe est forinée.par trois dents principales', 
dont les latérale» sont plus ou moios divergentas, et dans 



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R. 5. 




i. Titrrilf&. iOrriere ■ S- firottaih/rf/ Jtermet . jo . foùite. yei. 

3. yénoj elionê. ^. Hr filr'at. Jt . flti^eS^, lù^xWc'. 

^. fifiu^ cadoeA . 8. K>SiM porefiaùif: 



D.n.iizedbyGooi;5L 



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YEN .4-, 

qudqnes eqièces par Qn« ou deux den(a de pliu, noiées, aoU 
&ur la même valve , soil sur les deux. 

L'animal qui hftbile les vénai est presque semblable & celui 
des donacet , des oamet et gearea voisin*. Son mnnteBu e^t 
lanlfit court, tantàt assez long pour couvrir la totalilé dca 
aiphoRs. La venus palourde offre iin exemple des premiei-s, 
et la venu» patagau, des «ecoiids. Les deux siphons août 
inégaux en largeur et souvent en longueur, membraneux ,. 
eti^iéaàleur aommel. L'un sert à recevoir les alimens , et 
l'autre à expulser les matières féoales. Quelques espèces ont 
UQ pied conique, d'autres n'en onl point du tout. 

Poli, dans son important ouvrage sor les leslacés des mers 
des Denx-Siciles, forme deux c^nres parmi les animaux des 
vénwij l'un , qu'il appelle caWste , apparlisnl aussi à la plu- 
part des ceuites; et l'auli'e , qu'il appelle arlhémis , a pour 
lype la venus exolétt. Voye^ aux mots Callisite et Ak- 

THÉMIa. 

Les vinuê se plaisent dans les Tonds vaseux , sur las sables 
faciles à labourer. Elles s'y creusent des i-etraitea en re- 
pliant leur pied, et en le relevant ensuite par un mouve- 
ment brusque, qui chasse au loin la boue qui se trouve 
dans sa direction. Quelquefois dans les temps cahnos, on les 
voit uagersur la surface des eaux, une des valves servant de 
bateau , et l'autre de voile. On ignore les moyens qu'elles em- 
ploient pour se rendre légères, car, dans l'élat ordinaire, 
elles paroissent incapablea, par leur pesanteur, de faire 
cctle manoeuvre. Elles sont asses communes sur les Côtes des 
mers d'Europe , où on les mange comme les mauli*. On en 
trouve quelquefois de fossiles. 

Ce genre est fort nombreux en espèces, puisqu'on en 
compte plus de cent cinquante. Lumarck l'a divisé en deux 
auh«s, Vbnus el Mi^R^TiiioE {Voyet ces mots.), cl Linmeus 
V a formé deux sections , dont la seconde est subdivisée en 
irob autres. 

1°. Les venus à eorcetet accompagné d'épinet , parmi les- 
quelles les plus communes ou les plus remarquables sont : . 

La V£nus DION j , qui est pran'jiie en l'iem', litlanuée trani versa— 
irmrnt , el duiil la loiir Un riirielel est ppliifuii. Ella ert figurcp dans 
Pjr;eaville, pi. 91 .fig. i , eldans VHitioirB naturelUdtaCÔguilla/iet ^ 
f.tiuoi suilB iu Bttffon, ^ililion de Ueteryillu, (il. igi. 11" u. £Ile m 
Iruuve duos \t» mers d'Amérique. 

Cm V^ncs Piruiaest prei^nH en cceor , ■ dei rides ip-tÛMS, celles 
'ileseaviruutdu corcelel plaa pelitâs , ut u lévra n'eut pas siaipli:. Eli» 

t-n fi^tirée diia Dargenvilla. pi- ai, IctliaB,*! se Iroun dans k» 
luGf» d' A ntéfi '.!< w. 



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144 V E N 

a*. ttB» véma tant épinet tt pmque en eeeur, parmi teiqnaltei on 
peut prÎQcipiilement iiolor : 

La VitiuscuiNiisi . yertu* vtrrutota Linn., qui Mt itrise pti d» 
•ilIoD* membraneux, verruqaeus, priacipalemanl au devant, et Joal 
le* burd* lOQl créoelM. Elle eal figurée dam Adanicui, pi. 16, df,. 1 , 
daus VHittoin aaturtU» dei Coquillage» , faiunt soile au Buffon , 
éditiou de Delervillu, pi. ig , tifi. 4 et S , et avec ion aiiimal , pi. 31 , 
n* 18 Je l'ouTrage de Poli ci-iletiui cité. Ctl animal est une Calliiti. 
( fojr. ce mol. ] Elle te irouTC dam les mera d'Europe. 

I^VliNUOiEHriHAiu qaî eil solide, Iranaverie.'unM.l^èreBenl 
■triée, dont le hord eit criïicti . le dedana violet el la lunule ot«1«. 
Elle M trouva dans lea mer* d'Europe , el foaule eu France. 

Ija ViJHca CHioîli t*\ (ransvenalemeot ruguauae, el aei drula 
<iarillualet ptiilérieurei KUt laocioléei. EJLe ea) figurée dan* Iterg*n- 
Tilte, pi. ai , Gg. C, et avec aon animal et des délalls aualomiquea 
fort étendait pi. 90 de l'ouvrage de Poli ci-deuui cité. Cet animât 
eit du genre CALLirrs. ( Voyem ce mol. } EUe m Ironve dana 1m meta 
d'Europe. 

La ViNDl fODl^ qui eit radiée , dont lei airiea août compriniea, 
inégalei , dont le burd est crénelé M la dent rardinale lrè«-p«tile. EUs 
dl figurée dau Liiier , tab. 18a, u° lao, et dana Puli , pi. 99 , n° &., 
On trouve dam le texte de ce dernier une dctcription analomiqae de 
■on animal , qui «it «ne Cai,i.uti. Vojet re mol. 

La ViNCa BOTiDai eai renOée, lréa-luj«ante, finemenl airiée en 
IrareriiMiuveuI radiée de blanc, a le bord antérieur un peu plui êpai*, 
((uelquKfuia viulel. Elle eil figurée dana Gualliéri, lah. 88, Gg. V. et avec 
■ou aniuiiil . pi. 91 , n» i , J et 3 de l'ouvrage de Poli précité. C'en 
une Calliïte ( ^07» ee mot.}, duut cet aalenr donne Bnedcicrip- 
(ion analoRiique abronée. 

La ViNCfa civuixii eal ovale, un peu aplatie, antéiiaiirement 
prolongée et dilatée , poaiérieurument amincie ei arrondie , longiludina- 
leineut rugueuae, avec le milieu dp la fente du cuicrlet noir. Elle e>t 
figurée dana Gualtiéri , tab. 85, 6g. G, et avec aun animal , qui eat uns 
CalustkC fcye» cemol. ], pi. 31, n» 16 el 17 deTouvragedePtili 

La VBHDaioiTKiTeat unie, Hadeatachetépaneaelpca marqnéea. 
Bile eal figurée dana Adanaon , pi. 17 , a' ■&■ M ae trouve dana les 
mera d'Afrique et d'Amérique. 

Lia VJNCa coaKTisAHBqui ealnnie,doatlecorDelel«albraD,boaau, 
la Fenledu corcelet Iréi-ouverle , el la lunule peu marquée. Ella pat 
figurée dana Dargen villa, pi. ai , Cg. F, el ne trouve dani la mer dea 
ludei. Elle forme le Ij'pe du genre mérilrict da Lamtrck. 

La ViNDa Miaot eal ovale, applalie, tlriée tranaveraalement , et A 
la aulure poatérieaie bâillante. Elle eal figurée dana Dargenvills, 
Zooatorphote , [d. J9, fig. B, el te trouve dana lea marade* Indea et 
de l'Amérique. 

La ViNVsPiTAK, PeitUM Ittandica , ett itriée tranaveraalemenl , 
rude , a la fente du corcelel tr^uuverle et point lie lunule. Elle eal 
figurée dans Adaïuon, pi. ifi,it° 7, et se (ruttvedantleameiadïurop* 
el d'Afri<ine. 



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V E N .45 

La V£hvi fxanq JB Mt ovale , boasoe , «lrii« loDgilndinaleineat, 
■illonnée InairemleineDl, et «in burd eit crénelé. £lin eit lî^urév 
dans Oargrnville , pi. qi , Gg. G, elie trouve dam la mer des (iidiM. 

3'. Lm iiénuê *ana épine» »i arrondUi , où ua remir(|a« *pé-> 
ctalement : / 

li* VsKOacoDOCE, fenut ligrina ,t^M\ eil en Forme de lentille , qui 
a de* alriea créneléea eu Muloîr , la lunule enfoncée et uvalu. Elle eat 
figurée dana Adanaou , pi. 16, fif;. 3 , dana Dar^earille, pi. ai , fig. F, 
SI dana VHittoire naiunll» dt* CaquillagtM , faiiaut luile au Buffuu, 
éJilion de Delerrille, pi. ly, fig. 3. Elle *e troare dans lea mcra 
d'.&aie, d'Afrique el d'Amérique. 

La ViiMVS rBNm.vANii]OB eil en furme da lentille, rude au tou- 
rher , blanrha, el a antérieurctnent un lîtlon longitudinal de chaque 
r6lé. £Uc est figurée dan* Dar|enTille, pi. ai , fig. N, et ae trouve 
inr Ici colei de l'Amérique. 

La V^NuaccTAN, f^etui» exraUla Linn. , eal en rorme dcleDlille, 
■iTjsBlransTeraaleinent, pâla, un peu radiée, al alalunuleen cœur. Ella 
Mt figurée dana Adanaum, pi. 16, n° 4 , et avec lua animal, qni eat 
une AKTHKMia {fafet ce mol.), pi. ai , u" g. 10 et 11 de l'uuvrat!" 
de Poli , >^lé plus baol ; on trouve aoKti dana le lexle dea délaila anr 
on anatomie. Elle ae trouve aur lea cdlea d'Europe el d'Afrique. 
• lia VÉNCt BOBJAiiB eit en forme de leotille, ■ dei tlriea Irani- 
veraea , membraneuiea , écarléca el leleréea. Elle rat Efinrée dana 
Gualtirri , pi. 75 , lettre 8. Elle «e troure dam lei meri d'Europe. 

La ViHCa ^hitb eal en forme de lentille, atriie, et forme poati- 
rieuremenl an angle droit. Elle eat figurée dana Durgeaville, pi. 34, 
fig. M , et >e IrouTB dana la mer ilei Inde». 

La Vinv» DoaiN-, fanua roncsfll<wa, eat blancbe, pml|ae orbi- 
cubire , comprimée , a dea alriea, concenlriquca , le bord entier «t 
la lunule eo cceur. Elle eat figurée dana Adanion, pi. iG , fig. S. Ella 
ae trouve tur les cale* d'Afrique el d'Amérique. 

La VéNCf rATAOAU rat blancbe , radiée , alriée en arc , avec de 
grandes lacliea griaaa , alternes ver* le haut. Elle ett Gourée dao* la 
Xoomorphota de Dargeovilte , pi. G , lettre G. Elle m trouve sur lea 
GÔle* de Franre, et M mange. 

Ia VÊMDa FiLAM eal mince, demi-tranaparanto , uni», blanche, 
avec deux denta cardinales seulement i chaque valve. Elle eat figuré* 
dans Adaiison, pi. 16, et *« trouve aur Ica cAlea d'Afrique. 

Ia VAhui movin eat d'un fauve clair, sllluniiée extérieuremenl 
«1 inlérienremeni de atrieilongitudinalei fines. Elle eal figurée dana 
Adonson , pi. 18, a' 4. Elle se trouve sur lea cAlei d'Afrique. 

Im ViNus lUJON est orbiculaire, comprimée, blanche, a des ail- 
lons longilndinaux , arrondis en saoloir , avec des stries iransvrraes. 
Elle eat figurée don* Adanaoo', pi. iS , fig. 3 , el sa trouve sur loa 
cAtis d'Afrique. 

/(*. Les vinat tan» épi/tn , ouaùa »l pntqif angaUut» ait~de»»u» 
de la J'tnte du corceltl, où on remarque : 

LaV^NDs i.iTTlais, qui a des stries Iranavcraes, ondniérs. Elle 
fSl figuréa dans Dargenville , pi. 31 , lettre A , et dans V Huloin na- 
uftlhdea G>^uiY/tiy<«,fuMntiiiiléaufu^ff, édition de DelerviUst 



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146 ■ VER 

]il. igifig- ■■ EHeMIroUTc daiu U uidrilcs Indei el'dan* U Médi— 
turrau^ , >D rappoil de Puli ,qui l'a ïuss! Cgurcv |)1. ii , u*» 13 i^i 1 ?t. 

Lft VBNraaÉOGHAFBiqUEqui eil uiinre.strii'cetiiBuli'ir, bUiirliL-, 
rélirnlfe de bruii , ci duiil lei rOlés sunl iui-gunx. Elle ual liguréc daus 
Gualtiéri , pi. 8G , Gg. II. Elle ae Iruuve daua la MùJirerraiiOc. 

1j> ViKUKTHTi.i.iisfEiutgviIeiiiilériviirt^uif'Nt, anguleuse elilra'e 
en uuloir. Ellecil figurée dtuisGualliùii, pi. !>5, Itllri- E, L'Ul' liuuve 
dans la Mïditprraiiée. 

J^V£svsaonnKT,F>»iu^//a,e«Uinuiinés.aU lunule ezravée, 
ru;;ueuM, en nour. Elleesl figurée pi. 16, 11° 6 de l'uuvrago d'Adnn- 
tua, elH Iruuve sur learâlra d'Afii(|iie. , 

L> VENUS UALcii>KljL>t,^enu«(^Li/(iifa,eiiIova1e,iniuce,BppUli» 
cl blunclie. Elle enl figurée dana Adanaou , pi. 17 , lig. iS, el se Irouta 
aurle, .ûleaduSénéfial. (B.) 

VÉNUS. Voyet le mol Planlite. (Lib.) 

VÉNUS ATTRAPE-MOUCHE. C'ed U DiuNit. roy. 
ce mol. (B.) 

VËR APE1[DIV0RE. C'est U Urve de I'H^merobe 
PEULE. Voyea ce tiioI. (B.) 

VER ASSASSIN.. C'est la larve du grand hydrophyUe. 
Voyez au mot Hydrophylle. (U.) 

VËR BLANC. Les agriculteurs donnenl ce nom à la larve 
du Hanneton. Koye^ ce lyol. (O.) 

VER DU CHARDON fJÉMORROIDAL.Cesi Ulan'B 
du cynipê aerratulfB Uan. Voyet au mal Diplolkfk et au 
mot G41.LK. (B.) 

VER COQUIN. On donne vulgairement ce nom , dans les 
payadeTiffnobies,à la larve de \a pyrale de la vigne, tij>uréâ 
jiar moi dans lea Trimestres de la Société d'agriculture </• 
Paris. Celle larve cause souvent de grands dommages aux 
vignes. Voy, au mot Pyralk el au mot Vicnb. (B.) 

VER CUCURBITAIN,espèced6<«nia,piopreàrhomme, 
Voyei au mot Ténia. (B.) 

VER DES DIGUES. On n ainu appelé le taret, pnrc» 
qu'il ronge les digues. Voy. «u mol TaRBT. (B.) 

VER DES ENFANS. CW principalement I'Ascaride. 
Foyet ce mot. (B.) 

VER DE L'ÉPHÉMÈRE. Voy. Éphémère. (L.) 

VER A FOURREAU CONIQUE, nom donné par Dic- 
quemare à une espèce de Sabelle qu'il a figurée dans 
le Journal de Phyuujut de jnillel i'j79> Vay^ ce mot. (B.) 

VER DE FROMAGE. On donne ce nom aux larve» de 
diverses espèces de mouckea qui vivent aux dépens du îvo- 
maj^. Vo\. au mol Mouche. (B.) 

Viai DES GALLES. C'est la larve des iiptolipe» qui ont 
produit les galUê. Voyez au mot Galle et au mot Diplo- 



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VER ,,,7 

VER DE OUfNÉE. C'est le Dbaoonxau db Méhine. 

Voyes ce mot. (B.) 

VER DU HAVRE. Dicqueradre a donné ce nom k Xarè- 

RKoJledes pécheurs qui se trouTeaur toulcs les fàluadc France. 

f'oy, au mot ARéNicoi.E. (B.) 
VER HEXAPODE, nom donné aux poux des oiseaux, ou 

VER HOTTENTOT. On a donné ce nom k U larve du 
CbiocÉre de l'asperKe. Voytx ce mol. (B.) 

VER INFUSOIRE- Voye% au mot Animaixtii.k. (B.) 

VER DES INTESTINS DES CHEVAUX. Faj. Okstre. 
(L.) 

VER SANS JAMBES , ENNEMI DES PUCERONS, 
larves de ayrphaa qui se nourrissent de puctron». Voyei 

SVBPHE. (li.) 

VER LION , nom donné k la larve du rhagUin ver - lion. 
Voyez Rhaoion. (L.) 

VER LUISANT. C'est le nom qu'on a donné vulgaire- 
ment aux insectes qui répandoient, pendant la nuit, une 
lumière phospliorique. Voye* Lauptre , TAOf in el Ful- 
GOBB. (O.) 

VER DE MAI. On donne ce nom, dans quelques cam- 
pagnes , au meloé proacarabé, parce qu'il pareil au mois de 
mai. Voyez au mot PHOscARABii. (fl.) 

VER MÉDUSE. Dicquemare a donné ce nom à une es- 
pèce d'om/iAi/riVs qu'il a observée sur une: écaille d'A«///-s,et 
qu'il a décrite dans le Journal de Physique. Voyez au mot 
Ahphiteite. (B.) 

VER DE MER INTES-TIFORME. Dicquemare, dan* 
le /ourna/c^e pAysi^u« de décembre i77<j, décrit et figure, 
sous ce nom, un ver qui a douze pieds de long, ]a grosseur 
d'une plume d'oie , el qu'il a trouvé dans la rade du Havre- 
Ce ver parolt se rapprocher beaucoup des lombrics ; muu on 
ne peut décider cependant, d'après la descripltuu . s'il ap- 
partient k ce genre , ni k quel auli-e. 1! a busoîii d'être ob- 
servé de nouveau par un ualuraliste systématique. (B.) 

VER MERDIVORE. C'est la larve de la mouche merdi- 
vore. Voyez au mot Mouche. (B.) 

VER MINEUR DE FEUILLES ou MINEUR . nom 
donné par Réaumur à des i:A«nj^s (Voyez Teicm a.) ou à 
des larves de mouches qui vivent dans l'inlérieur des feuilles 
et se nourrissent Aa parenchyme. (L.) 

VER DE IiA MOUCHE ASILE. Swamnerdam donne 



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14» VER 

m nom k la 'Urre du êtratiome camsUon. Voyez Stra— 

TIOKE. (L.) , . 

VER DELA MOUCH£ÉPHEM£BE^Dom donné aux 
Urrea d'£E>H£M£R£s. (L.) 

VBR DE LA MOUCHE STERCORAIRE , larve de k. 
moucJie sterrorairt. (Ij.) 

VER DU NEZ DES MOUTONS. Jai pttw communément 
on appelle ainû la larve de ïosstr« des mouton»; mai* ausot 
^uelijuefois on trouve dans le nfx de ce cguadrapède de 
vérilables vert intetlmaux. Voyez an mot Oestre et au mot 
WoUTON. (B.) 

VER DES NOISETTES , larve d'insectes qni vivent bana- 
les noiseltaa. Celles qui habitent les noisettes nouvellement 
oueillies et leur écorce membraneuse, sont toujonn, A ce que 
l'on croit, des coléoptères (eurc^iin nucuntLinn^). Celles qui 
viennen t dans les noisettes sèches et dépouillées de lenr enve- 
loppe, de même que les larves des amandes et des semences 
oléagineusps, sont presque toujours des cheniUs*- On obtient 
l'insecte parfait qui sort de ces noisetteï , en mettant les 
fruits que l'on soupçonne gâtés sur du sable humide, a&a 
^ue la larve puisse s'y enfoncer et s'y métamorphoser. (L.^ 

VER DES OLIVES, larve d'une espèce de mouche qui se 
nourrit de la chair de YoUvt , dont le corps est blanchâtre , 
divisé en cinq anneaux, ayant à la. tête une sorte détrompe 
formée de douxcrocheti brun8,avec lesquels elle entame la sub- 
stance charnue de ce fruit ; elle s'y insinue peu à peu et en 
laisse souvent à sec le noyau. Elle pousse toujours ses excré- 
mens vers le trou oïl elle est entrée , aBn de se faire un rempart- 
contre leajhurmù ; celles-ci cependant viennent k bout de 
la saisir , en se gli^ant dans un autre trou, que la larve est 
obligée de faire après avoir épuisé les sucs environnans du 
Irou par où elle a d'abord pénétré. Cette larve passe trois mois 
dans cet étal , se met en nymphe , et reste sous celte forme 
depuis le lo novembre jusqu'au i5 décembre. Elle devient 
alors une mouoAe délicate , petite , veloutée , de couleur 
dorée. Celte mouche, après avoir été férondée , dépose ses- 
tKufs dans les gerçures de l'écorce de Yoiivier, et meurt ordi- 
nairement dans le lieu même où elle a rempli les devoirs de 
mère. Les oeufs éclosent en mai , et les larves rampent sur 
l'arbre, n'attachent d'abord aux feuilles, et ensuite aux fruits. 
Ou applique avec un pinceau du goudron tiède au-dessous- 
dès fourches de chaque branche d'où'fier, pour empêcher les 
lai'ves de gagner ces branches. Nons devons ces observations 
» M. Sieuve , qui a fait une étude particulière des oUvwn^ 
^'oyez (utasi Mouche bc l'olivi^k. i,L.} 



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VER 



41) 



VER OMBILICAL. Il est pouible et même probabil 
«ju'il soit sorli àe» vers inteatinaux par le nombril des en- 
biu, sur- iDul des crinon», qui, comme on lait, percent 
la chair; mais quand on dil que ce ver vient chaque soir 
manger nu goujon qu'on a appliqué sur le nombril du raa- 
lade , et qu'on le fait mourir avec un calaplasme de miel , 
dans lequel on a introduit du verre pilé , c'est une alxui- 
diEé. (B.) 

VER DU PALMISTE. C'est la larve du cA<w-an«j/. du 
pcUmUr, qu'on recherche comme- uu manger délicat. V<^. 
au mot Charanmon. ( B.) 

V£R PLAT. On donne usez communément ce nom au 
TÉNIA. Voytt ce mot. (B.) 

V£R POLYPE. Réaumur adonnécenomlunelarvedff 
tipitU. Oa l'applique aussi généralement Kax polype», Voyes 
aux mois Tifulb , VfR et Polyfb- (B.) 

VER DE PORC. Godard donne ce nom à U larve du 
mfrpha apifome , parce qu'elle se trouve dans les égoûta et les 
latrines. Voy*% au mol Syrphe. (B.) 

VER A QUEUE DE RAT. C'est la larve des tyrphea 
qaîviventdansleseaux corrompues, ^o/fi an mot Systhe. 

(B.) 

VER RONGEUR DES VAISSEAUX C'est le Tabst. 
Voy. ce mot (B.) 

VER ROUGE. On a donné ce nom h la larve dn clairon 
«pioira ,qai vil aux dépens des abeilles maçonnes. Voye* an 
mot Claibon et au mot Abeills. (B.) 

VER A SOIE. Cesl la larve ou la chenille de IbBombici 
BU KURiBR. foye* cet article. (B.) 

VER SOLITAIRE. On a ainsi appelé les différentes es- 
pèces det^a»aqui-rivent dans les intestins de l'homme , parce 
qu'on a cru qn^ J éloient toujours solitaires. F'oyeM au mot 
T£N1A. (B.) 

VER SPËRMATIQUE. On a donné ce nom aux molé- 
cules organiques qu'on a cru voir dans la aemence des ani- 
maux , ainsi qu'aux animalcules pntridiueux qui s'y forment 
et qu'on a souvent pris pour les premiers. VoytM au mot Ami- 

MALCDLB. (B.) 

VER STERCORAIRE. On appelle ainsi la lai-ve de la 
MoucBESTERCORAiRB. FÎ9">scemot.(B.) 

VERJSUBLINGUAL, nom d'une hydatidetivâ se monli-e 
qndquefois sous la langue des chien». Il est probable que c'est 
une espèce qui n'a pas encore été décrite par les natura- 
listes. (B.) 



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i5o VER 

V£R DE TËBHE. C'eit le Loubric TERREstire. Voyes ce 
mol. (B.) 

VER T£STACÉ. On appelle ainsi tes coquillage*. F'oyes 
au mol Ver et au mot C-oquiLLAuii. (fl.) 

VER DU TRÈFLE. C'est la lar\-e de la ehrysomèh obscurs 
qui ronge le fr-r|^e nu rallel do la racine , et cause de grands 
dommages aux cullivaleura lorsqu'il devient trop abon- 
dant. Voyez au niotCHHYsoHÙi.E el au mol Trèfle. (B.) 

VER DES TRUFFES. C'est )a larve d'mie moucht et 
d'une tipalë qui vil aux dépens des truffes comeglibles. Voye» 
BU mol Tmtjffe.(B.) 

VER TUBICOm. rayeM aux tnoU Vermisseau de mrb 
et TuBur.AiBE. (B.) 

VER DES TUMEURS DES BÉTES A CORNE. CinI 
la larve del'otttre des bœufn.Yoyez au mol Oïstre. (B-) 

VER TURC. Quelques cultiva leurs Bpj>elle m de ce nom il 
larve du hanneton vulgaire. Voyeî! Hanneton, (O.) 

VER A TUYAU. On appelle aiuai le taret , parce qu'il 
■e forme un tuyau dans le boia qu'il a percé, foyn le mol 
Tahet.(B.) 

VER D'URINE, nomdonnéparGo*-dart à la larve d'uue 
mouche qui vil dans l'urine. (L.) 

VER DES VAISSEAUX. C'est encm« !e Taret. Foyes 
ce mol. (B.). 

VER DU VINAIGRE , larre d'une moticke q»»f vit dans 
le vinaigre , dans le vin qu'on laisst^ pendant quelque temp.* 
i découvert. Cetle larve e.»t très-pelitc , ressemble * mt petit 
veroM à un petit terptnt, et se meut avec bnrucoup d'ngilité. 
Voy. Mouche du vinaighe. (L.) 

VER ET MOUCHE DU VOUÈDE oo mJ PASTEL, 
insecte dont M. Marcgrare fait mention. Sa larve &e IrouTe 
dans la vouèdr qu'on a pilée el qni *e putréfie. Elle a environ 
deux ligne.s de long, se nourrit de ta matière de la planti;, 
en prend la couleur ou de\'ienl bleue , et passe k 1 état de 
nymphe. 

Celle nymphe est bmne, et se mélamorphoM en une 
mouche dont le corps est fort long. (L.) 

VER ZOOPHITE , nom_ d'une division das ver» de 
Idnnena. yoyei. an mol Vfh et au mot ZoorHiTE. (B.) 

VERBESINE , Kerbeaina, genre de plantesà Heon com- 
posées de la syngénésie polygamie superilne, et de la famille 
desCoitYMBiFËnEs, dont le caractère coniiiate en un calice 
polyphylle , iiur une double ran;^ presque éga^, rarement 
luonoplijlle; un réceptacle garni ue paillette» , et suppor* 



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VER ,5t 

titnt dans kiii centra des fleurons hermaphrodites , et à sa 
firconféreDCB des demi-fleurons peu 'nombreux, femelles 
fertile*. 

lie fruit est composé de pliuïeurs semences surmontées de 
deux ou trois aréies persistanles. 

Ce genre , qui est figuré pi. 686 des lUiutraliom de Xa- 
ntarek, renferme une douzaine de piaules heibacées ou frii- ' 
tescentes , i fcuillt-s rudes au touciier, alternes ou opposées , 
et à ileui's «xillaii-es ou terminales propres aux parties Ils 
jJuB chaudes de l'Amérique ou de l'Inde , parmi lesquelles 
deux seules sont cultivées dan* les ;ardiii« de Paris. 

L'une , la Vf.rbe.sinr AtLie , a les feuilles allernes, dé- 
carrenlrs, ondulées et obtuses. Elle est vivace, etse trouve 
dans l'Amérique ntéridionale. 

L'antre, la VEnBEsiMXMouiFLoiiE, a les feniUes opposées , 
ovales , dealées. Elle est un iiuelle , et se trouve dans les Iles de 
l'Amérique. Gœrlaer en n fait un genre soua ie nom de Sy- 
MKDBBr.LK. Voyet ce mol. 

SvvarlB a lait un ^enre de la vtrbtnne lavtni», sons le non 
de Latenib. C'est le même que I'Adenobtbua de Forsler. 
Vojet ces mois. (&) 

VERD. roye* Vbrt- {Pat.> 

VËRD-BLANC On a donné ce nom an Sf^bs i)ALii.iBir. 
Voyet ce mol. (B.) 

V£BD'BRUN£T [FriagUla butyracea Lalb., pL enl. 
n" Ô41, &%. I, ordre Paubbxaux, genre du PiMaoM. Vvy. 
ces mots.). Cet oiseau a la taille du sef-in, quatre pouces et 
demi de longueur ; 1*: bac iioirâLrs ; l'iris couleur de noi- 
sette; le dessus de La tête, du cou H du corps, les plumes 
scapulairt-s et les couvertures supérieures de la queue, d'un 
vert brun trè«~foncé; le croupion el toutes les parties infé- 
rieures jaunes ; un Irait de celte couleur au-desaus des yeux ; 
nn autre de teinle olivâtre qui passe j| Iraversi euËn, un 
troisième au-dessous , qui est noirj les pennes des ailes pa- 
reilles an dos-, la queue fourchue et de mAme couleur; les 
pieds bruns. Edwards a &it figurer, pL 84, nn oiseau 4e la 
Hi^rae espèce, qui diffère en ce que le vort' prend une 
teinte oliviïtre qui s'étend sur le croupion , et en ce que les 
|iennes des ailes sont bordées de blanc. Ce pinton, suivant 
I^wards , surpasse le canari par la beauté de sa voix. On le 
trouve dans l'Inde et au Cap de Bonne-Eupérance. 

ie croîs que les méthodistes modernes font un double 
emploi , eh pinçant parmi ' les groa-becu ( loxia butyracea 
LalV ) un oiseau qui a les plus grands rapports uvec le 



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,5ï VER 

pi-écédent. Il a le front f'aune, un Irait an-deutia dea yeux, 
et le* tempes de même couleur ; le deaaua du corpa vert et 
tacheté de brun ; le deuoua jauiie; la queue noirâtre , termi- 
née de blanc, el la taille du tarin. Celui que l'on suppose la 
femelle a le bas-ventre blanchâtre ; les pennes des ailes d'un 
brun foncé et bordées de jaune, excepté les primairea; lea 
pelitps couverlures noires et bordées de verl; les (jraDdes 
bordées de brun ; le bec et les pieds d'uQO teinte pâle. 

( Vjsill.) 

VERD-DORÈ {Turdut œtutu Lalb., pi. enl. n' aao, 
genre de la Gritb , ordre Passereaux. Vojf ce* mots. ). 
Cet oiseau, décrit par Brisaon sons la dénominalion de meri« 
à longue queue du Sénégal, a en effet la queue très-longoe, 
puisqu'elle prt^nd onze pouces des dix-huit qui font sa Toa- 
gueur totale ; le dessus et le* côtés de la tête sont d'un noi- 
râtre doré; le reste du plumage est d'un vert df canard , 
changeant en violet sur le croupion , à reBeU dorés snr le 
ventre et les deux pennes du milieu de la queue; ces pennes 
sont plus longues que les latérales, qui vont toutes en dimi- 
nuant par paires; le bec , les pieds et les ongles sont noirs. 

La temelle est plus petite que le mâle; sa queue est plua 
courte; ses couleurs sout moins riches et moins brillantes. 

Ces merUa se trouvent non-seulement au Sénégal, mais «u 
pays des Crands-Namaquois, vers les terres du Cap d« 
Bonne-Espérance. Ils se réunissent en troupes nombreuses 
pendant les mois de juillet et d'aoâl, se tiennent sur les 
arbres et les buissons des campagnes , el jnmais dans les bois. 
Ils se nourrissent de fruits, d'insectes et de vers, qu'ils 
cherchent ji terre et dans les plantes basses, en sautant et 
relevant leur queue à la manière des pisa. (Vixill.) 

V£fiI>-iX>RË,7>ocMuc.Celoiseaumeparoilétrelem6me 
qoeceluique j'ai décrit sous la dénomination d'OisBAVHou- 

CHE A OOROE VERTE. Voye% ce mol. (VlEILt..) 

VERD-DORÉ A QUEUE BLANCHE ET VERTE 
( TVccAi^s viridiê , Oiseaux flore» , pi. 4 1 des Oùeaux- 
moachea, ordre Pies, genre duCoLiRAi. Voyex ces mots.]. 
Cette espèce, que j'ai faîlconnoîlre, se trouve à la Guiaue; 
mais elle y est très-rare. Longueur, environ quatre pouces 
et demi; bec un peu courbé, n*ir en dessus et à la pointe, 
blanc. en dessous; dessus de la (été d'un brun verdâtre; 
ligne blanche au-dessus des yeux; cou, dos, croupion et 
couvertures supérieures de la queue d'un vert doré très- 
éclatant ; gorge et poitrine d'un vert jaune à rMdets très- 
brillans; ventre Tert doré dans sa partie antérieure, d'un 



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VER ,55 

grîa brillant atiUngé de vert dans m partie toféricure ; 
coavBTturto da deMOua de la qneue blancbea e[ dorées à leur 
extrémité; pennes dei ailes d'un bran roux; caudnlea larges, 
mélangées de vert et de blanc, à l'exception des intermé- 
diaires, qui sont entièrement vertes; pied* de couleur jau- 
nâtro ; queue arrondie à la pointe. (Visill.) 

VERD-MONTANT. C'est ainsi que l'on désigne dans 
rOrÛanoia le Bkoant et le Vsbdieh Vo^es ces mots. 

(VlEILL.) 

VERD-PERI.E ( Tnxhitua dominicua Lath. , genre dn 
Colibri, ordre Pies. Voyet ces mots. ). Ce colibri n'est 
point an oiseau adulte, mais un jeune de l'espèce du haita$«- 
cot vert. Ce serait un des plus petits calibria, si , comme dit 
BuSon, il n'est guère plus grand que i' oiseau-mouche huppé j 
mais il y a erreur , car il a près de quatre pouces et demi de 
long , et VoiM<u*-mouche huppé n'a guère que trois pouces ; 
le ïUMUt de la téle, du corpa et de la queue sont d'un vert 
doré, changeant en couleur de cuivre de rosette; la gorge, 
le devant du cou et le dessous du corps, d'un gris blauc; le* 

Ekndes couvertures et les pennes des ailes d'un brun violet; 
deux penne* intermédiaires noirilres , à reflets verts ; les 
hlénles d'un noir changeant en couleur d'acier poli è leur 
«ngine et vera leur extrémité , qui est bis ncbe ; le milieu est 
d'an marron pourpré ; le bec , les pieds et les ongles sont 
lumot. 
On trouve ce colibri à SainM)omiQgne. (Vibill.) 
VERD-FLEIN. L'on désigne ainsi une variété du Chab- 

DOTTNBBKT. f^« ce mot. (VlEIhl..) 

VEBO DE VË8SIE , couleur verte que l'on prépare avec 
les fruits d'nne espèce de Nkrpritn. Foye» ce mot. (B.) 

VERDAL , VERDALE , VERDAT, noms vulgaires dn 
Bhitant et du Verdikr. Fbyea ces mots. (VuiitL.) 

VERDANGE. C'est ainsi que se nomme, en Férigord, 
le Bruant, f^oyex ce mut. (S.) 

VERDAUGE. C'est le cocAjvm en Férigord. Foyes Co- 

CBEVU. (S.) 

VERDAT. Voye» Bhuant. (Vihll.) 

V£RD&-DI-^ORSICA, roche composée de amaragdiu 
et de jade , qui se trouve principalement dans l'Ile de Corse , 
d'où elle a tiré son nom. Voyet Vkrt-de -Corse. (Pat.) 

VERDELAT. royêt Bruant. (Vuull.) 

VERDÉRE. ror«VBRt>LBB.(Visii:.i,.) 

VERDËREULE. Cest le vrMer en yuHrL français da 
temps d« Bdoii. ^lyts Vnuiiu (9.) 

xxiu. K 



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i54 VER 

VEBDERIN ( Loxia domiaiotniU Lalh. , jA- «ni. n" S^i , 

fig. a, ordre Pabskreaux , genre du Ghos-bsc. Foyea cea 
inolf. )> Ce verdier tU Saint- Dvmingue b le tour dea yeux 
d'un blanc verdttre ; toutes les plumes du dessus du corps , 
les penues moyennes des ailes , leurs couvertures et les penaea 
delà queue, d'un vert brun bordé d'une teinte pliisclait«; 
les pennes primaires des ailes noires ; la gorge et tout le 
dessous du corps jusqu'aux jambes, d'un roux sombre niou- 
chelé de brun ; le bas-ventre et les couvertures inférieures 
de la queue d'un blanc assez pur. (Vieit.l.) 

V£HD£BOUX [ Tanagra GuianeruWLAÙt^aràn Pas- 
BERKAnx, genre du TAffOARii. Voy. ces mots.). Levaillant 
« décrit, dans son Hittoire naturelit de» Oiuaux ^Afriqurn^ 
une pU-griichg désignée par le nom de tourciroux , qui lui 
paroit être le même oiseau q«e le vtrderoum , parce qu'elle 
lui ressemble parfaitement dans son plumage ; mais il ne 
s'ensuit pas de ce qu'une pie~griiche d'Afrique a des cou- 
leurs pareilles Ji celles d'un tangara trouvé Ji la Guiane , «t 
reconnu pour tel par un natunltsle éclairé , Sonnini , elle 
doive tfire le même oiseau : un tel rapprochement doit éton- 
ner de la part de cet infatigable ornilbologiste. 

1,6 verderoux a cinq pouces quatre lignes de long ; tout le 

filumage d'un vert plus ou moins foncé, à l'exception du 
ront , qui est roux , et de deux bandes de cette couleur qui 
s'étendent sur les côtés de la tête et descendent en arrière 
jusqu'à la naissance du cou ; le reste de la tête est gris cendré. 

{ VlEU,!-) 

VEROET. Daubenlon a ainsi oommé l'^ocs cajrmau, 
figuré dans Catesby, s, lab. 3o, qu'il prend pour une ea- 
pece distincte de celui décrit dûu Unnanis. Forea au mot 
£socs.(B.) 

VERDET. Foyea VïRiwnB-oiirs et Cutvsx. (Pat.) 

VERDET MINÉRAL. On a quelquefois donné ce nom 
1 la minv de cuivre loyeute. Voyez Cuivhk. iPat.) 

VERDEYRE , le verdUr en Savoie. (S.) 
' VERDIER ( Luxia cfUoria Lath. , pL enl. n" 167 , fig. a , 
ordre Passereaux, genre dii Gros-bec. Foyet ces mots.). 
X)ans beaucoup d'endroits, l'on confond tellement cet oi»eau 
avec le bruant, qu'on leur donne les mêmes noms; néanmoins 
il en diilère non-seulement dans le plumage et les habitudes, 
mais encore dans la conformation du bec , qui est privé 
spécialement du tubertule osseux, qu'on remarque dans l'in- 
térieur de celui du vrai bruant. 

Ije verdier est de la grosseur du mobieau franc > et lon^ 



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VER ,55 

de cin<} pouces et demi ; la léle , le derrière et lea c6téa du 
coa, le dM, lea plumes scRpulairea , sont d'un vert d'alive 
ombré de giis cendré; cette dernière teinte diaparoit pres- 
qu'en tolalilé vera le milieu du printempa, particulièrement 
sur roiaeau avancé en Age ; une lâche d'un cendré foncé eat 
en(re le bec et l'oeil , et le bord des yeux ail jaune ; le crou- 
pion, lea couvertures du dessus de la queue, la gorge, le 
devant du cou, la poitrine et le haut du venlre, tout du 
même vert que le deasua du corpa, maia il est relevé par 
aoe teinte d'un beau jaune; il devient blanc jnunA Ire sur les 
autres parties posté rieu rea , et est mélangé de jaune et de 
cendré sur lea couvertureainférieurea de la queue, dont les 
quatre pennea intermédtairea aont noirAlrea , bordées de 
vert olive à l'extérieur , et cendrées à leur bout; les autres 
ont du jaune à leai: origine , du cendré sur les borda , du 
noirâtre en dedans et à l'extrémilé ; les pennes primaires de 
l'aile aont jannes du câté extérieur, et noirâtres du côté 
interne; la queue eat fourchue; le bec est couleur de chair 
dans l'été , brun en dessus dans l'hiver; lea pieda aont d'un 
brun rougeAtre , et les ongles gria. 

La femelle dJÂëre en ce que la couleur brune domine sur 
les parties supérieures, et qu'une teinte olivâtre remplace le 
jaune des parties inférieures ; son bec est brun , et aea pieds 
aont gris. 

Les jeunes, avant leur première mue, n'ont que les pennes 
dea ailes et de la queue colorées comme les vieux ; tout leur 
plumage est en dessus d'un brun onde de verdÂlre sale, 
excepté sur le croupion, où celle dernière couleur est uni- 
forme, et en dessous d'un blanc lavé de jaunâtre, varié de 
taches brunes longiludinales ; le bec est brun , excepté à la 
base de la mandibule inférieure , où il est couleur de corne ; 
lea pseds et les onglea sont d'un brun clair. 

Ces oiseaux se plaisent dans lea boia, dans lea jardins et 
les vergera, cherchent dans l'hiver les arbres toujours verts, 
les chines touffus qui conaervent leurs feuilles , quoique 
deaséohéea, pour y ^tasser la nuit. On voit cea ffri^'ars pen- 
dant toute l'année, mais tous ne sont pas sédentaires; une par- 
tie voyage à l'automne , et passe dans le Sud : ils paroissent 
alors aux lies de l'Archipel, où on les appelle tarera. Cette 
espèce , répandue dans toute l'Europe , se trouve encore en 
Sibérie et au Kamtchatka. Elle construit son nid sur les 
arbres , le place k une hauteur médiocre , et même dans les 
grands buiaaona; elle le compose d'berbea sèches et de mousse 
en dehors, de poil, de laine et de plumes en dedans. L>a 
ponte est de quaU-e k ais oetiià tacbeté» d9 rouge-brun ai^ 



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■66 VER 

un fond blanc. La Temelle couve avec un tel allachemenl ,' 
qu'on la prend quelquerois anr^e nid. I<e mâle ne partage 
pas l'incubstion , comme ie dit Bafibn , mais il « pour as 
compagne les plus grandes attenlions , ponrroil à lea oedoina 
«n lui appoDant la nourrilure qui lui convient, et la lui 
dégoi^eant comme font lea lerinM. Outre cela, il veille à aa 
aAreliet àcelledeujeune famille, en ae tenant toujoura aux 
environs do nid et l'avertÎBaaiit du danger par un cri plaintif; 
il la réjouit par son ramage lorsque rien ne l'inquiète. 
Maudujt se trompe , lorsqu'il dit jjue cet oiseau n'a point 
de chant ; il en a un qu'il ne fait guère enlendn , il est 
vrai, que danaU saison des amours, lorsqu'il esten lilterté, 
mais pendantbeBucoupplusdetempsencapliTite.il cluote 
posé et en volant , sur-tout de cette dernière manière , lora- 
qu'il cherche une compagne ou lorsqu'elle coove r on le voit 
alors se jouer dans l'air , voltiger et décrire des cercles au- 
tour du nid, ^'élever par petits bonds, et retomber comme 
sur lui-même en batUnt des ailes avec des mouvemena qu'il 
ne fait que dans cette saison. 

D'un naturel doux et familier , les verdUn s'apprivoisent 
facilement , et s'apparient volontiers avec les serins. Us ae 
façonnent à toutes les petites manoeuvres de la galère et 
autres avec aaUnt d'adresse que les ckardonturata. On lea 
trouve 1res - souvent , k ('automne , mêlés avec les autres 
petits oiseaux granivores; comme eux, ils vivent de diffé- 
renies graines ; ilspréfêrenlcellesde*co/-«r>n^et de êoUifi» , 
et pincent, ainsi que les frouvr^ut^ et les /rinçons d'Ardenrtety 
les boutons des arbres, entr 'autres ceux du martauU. Ua 
vivent aussi, dit-on, de cheniUes, Ae fourmis, de aaute- 
r«lU4, &c. ce que j'ai peine k croire, car ils rafiisent en 
captivité toute espèce d'insectes. 

On leur fait la chasse de diverses manières, plutôt pour 
en faire des oiseaux de cage que pour leur chair , car eUo a 
ordinairement beaucoup d'atuertume. 

Chatte aux VerdUn. 

On les prend aux gluaux . et >nx rai,ueUei ou laulenlUa, psrlicu- 
liéremenl k l'entrée det bon , pendaot iej moia d'aoûi et Je Hpiembre; 
ils. Tiennent aiisii k Varl-rot, «i on y met des appelim de leur eipéce 
( yortx pour celte chaue le mot BoDVEBUir,) ; plni lard, on les 
pretid à la trndue d'hiver ( Voyex Bkcant. ) ; iiii_filti nie taillant 
(/'(9'esCi)AanoH^ERBT);«t enfin ù la cAou«//e. Ponr cette chii»M 
qu'un fail depuis le auMge des becfiguea jusqn'i 1> fin île l'hiver ', 
un doil choiiir au etidroil oii il j ait dn haies , dea bosquet» et de* 
tmiswiui le cLait fait, on fiche na Utoo ou un pisu en Icitb k an* 



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VER ,5, 

diittnoe ie yiagy^aq hrutet du hiiei on du boiqaet auquel od * 
allaché une.cAoueU* TÏTinbi btcc hub ficelle longue de Iroia dorgt», 
•I oQ le place mr le pieu ou bien tar une petite cage atlachée au 
btlon, qui doit âtre éleré de lerre d'enriron une briue et demie. Uns 
choueitt propre à cette cliaMe doit f Ire inatruile k aautej' coDiiouelle- 
Dteat de la cage od du pieu i terra, ei de la terre h la cage ; ce mou- 
Tenent cODliulfel eal uéceSHire poar attirer beaucoup d'oiaeaui. On 
doit enaai, pour te procurur ime chaaie plna aboodaute, mellre daua 
la cage un appelant qui , par lei crii , fait approcher le> aulrea que 
l'on prend avec des gleani fichii dana dea bâlom creux ; le boia dé 
nirvau eit iréi-propre ponr cela ; ces bâtons aont longa d'enTiran 
deux brasses , et se posant dans dea haies el des buiasons , de manière 
que les baguettes engluées sorlenl en dehon du cfili ite la choueOt, 
et soient à la distance d'enTirou huit A diK braMe* l'tin de l'antre. Si 
l'iiiMlelir s'appercoil que la chouette ne se donne pas asseï de mon— 
Tcnuml, il la force de sautiller, aoit en lai jetant des moUel dr terre, 
suit en lui faisant signe de la main. On preud noD~seulement des 
vtnlier* il celle chasse, mai* encore tous les petila oiseaux qui vien- 
nent k [a pipée. 

Ije VesDisa bcisionnuek. y<^f% HnxsAtn. 

IjO VbKDIBRSCI CaF DEBONNB-EsPJn&NCE. ^Of. VBRJt-BaDIin. 

lie VEiniea a» IaA Cuiks ( Loxia SinenaU liilh. ). M. âonuerat 
qui , le premier, a fait counollre cet oiseau , dit qu'il a du rapport 
aveo le verdiir de Brissun ; la léle et le con sont d'un gris verdâlre ; 
le dos et les petites plumes des lilea d'an brun clair , «jcceplê celle* 
da boni de l'aile , qni sont noire* ; tes moins hingues des grande* 
pennes aonl de cette coulenr du cAté intirienr , et d'an gris rouE du 
c&tieitériear;leBpI[iA«Bgra»dessontiaBnas josqu'Alamoilié, noirea 
dans le reste de leur tongueur, et terminées par unebanite grise demi» 
circulaire; le ventre est d'un roux leireux; les coUTerlnres de la 
queue eu dessous sont jalmesi It» pennes noires, terminée» par un» 
bande blanche i le bec et les pieds d'un jaune verdAlre. 

Le VieniEii, ni haie, foyet Ziai. 

Le VsRDiEB DM mot. f'oyen Vskt-bhonet. 

Le Vesdies des Inde*, yofti. VEHD-BBCMBr. 

Le Vesdier de Java, f^hye^ Tourrr k.*v. 

lie Vesdibb de la Louisiahs. ^nj'eaF*?*. 

lie VEBniER. obi oisEi^OKa est le Bboant. Foyti ce mot. 

Le VBKniEK-»Aibi.ET, nom donné i quelques BEVANTS.d etiu» 
do la couleur de paille dont ei> teint leur plumage, ^oret oeniot. 

X^ VMtDIBRDBFBâ. f^vyftfnOYHK. 

Le PETIT VEiiniiH DBi Indes. F'oyes Paufitient bi.e0. 

Le Vehdiee na Saint-Dominooe. rty" Vkrder.m. 

Le Terdier sams tiut {lioxia Africana Lath. , ordre pAWk- 
XEAPIL, genre du Gros 'BBC. Foyet ces mois.) a Di gorgeetle deasoua 
du corps blanc* ; la puilrioe variée île brun ; le dessns de la léle et dU 
corps mêlé de gris et de brun-verdiire ; une teinte de ruui sa bas d« ■ 
âoaetaar tes couTertnrat iDférieure>et*apérieure*de la queue ; retlea 
des- ailes d'nn roux diridé ; les grandes coavKrtures , les grande* 
penucaelleslalériiles delà queue bordées de blauc-toustltEeibiplua 



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,58 VER 

exiérieare àe ce* JerniârM, termiiiêe par nue l«cli« Uanche. Lon- 
gueur totale, lix poucej quatre lignea. 

Ce verditr ■ été apporté du Cap de Bonnc-Hipiranu: par Sonnent. 

Le VibdibhSonettji. ^ijj-« Bbuant-fou. 

Le Verdieh tbhhieb. yoyt% Bruant. 

Le Verdier a tAts roooe. Voyti Rovterdin. 

Le Verdier a Târi bouub ( lAiaia ochmcephaJa Daudin. ) («t 
à'ptu-près de la groueur du ndire , et luug d'uo peu plua de riu<{ 
pouce* ; le sommel di- la télé et le baul du cuu fuiil d'un rouuâlrr 
rembruni ; la gorge el le devant du cou d'uD rert d'olive, plu* fuacé 
■ur le dut; \va partie» iurérieures du curpa d'une leiule jaunAtre, plua 

bordure iauuàtre ; une lacbe j.iUDC eal sur le milieu de la Iroiaième , 
quilriéme , cinquième fl aiziémepeuue; la queue noirllrr el terniiiiéB 
de («mlrii ; le becnoirâlre et d'un gris pkle à Li baae de ta partie tDfé- 
lirure ; les pied* *uiit d'ua brua clair , el les ongle* uuiiltre*. 

Cet oiseau a étépria vivaul sur la c6le de la Cuchincliine. (Vitiu..) 

VËRDIER, nom spécifique d'un poisaon du genre Ca- 
KANX.. f^oyet ce mot. (B.) 

V£RD1£R£. Les Lorrains appellent ainn le Vsrdier. 
Foyw M- mot. (S.) 

VERDIÈRE DES PRÉS. C'est le nom du proy«r en Lor- 
raine, roy. Pboyeb. (S.) 

VERDIN { Turdui CochittchineniU Lalli. ; Oiteaux doré».^ 
pi. 77 et 78 , lom. 2 ; ordre Pass£REaux , genre de la Grite. 
Foyet ces mots. ]. Il paroit certain que le pttit nurle de 
ia c6te du Malabar , deSonnerat, eut de l'espèqe de celui' 
«i; c'est donc maNà-propos que les méthodixles modernes 
les présentent comme deux races diilinctes ; cet individu 
a été rapporté de la Cochinchine , ce qui indique que ces 
oiseaux sont répandus dans plusieurs contrées de l'Inde. Un 
vert brillant leint son plumage; cette couleur prend une 
belle nuance olive sur k lèle , un Ion plus clair sur la poi- 
trine et pur le ventre , tire un peu sur le bleu vers la queue , 
borde les ailes à l'extérieur, quiaont brunes du côté interne, 
et couvre la queue , dont le dessoiu est gris ; un trait noir sé~ 
pare te bec de l'eeit ; un noir velouté pare la gorge , s'étend 
sur les côtés et borde tn bande lilas qui part de la base du bec 
en forme de mouatacbe ; une sorte d'épaulette d'un bleu 
céleste se fait remarquer à la partie antérieure de l'aile ; le 
bec est noir , filé en pointe aiguë , arqué et écliam^ré à l'extré- 
mité des deux mandibules ; les pieds sont noirâtres , et les ' 
ongles trèa-crochua. Grosseur du moineau, mais taille plua 
«Longée; longueur totale, près de six pouces. 

La femelle diffère par sa couleur verte moins éclatante ; 
de plus , elle est privée des moustaches lilas el de la tache 
noire que le màfe a entre le bec el l'œil ; enfin , la gorge , av 



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VER 159 

liea^èlnnmn, M d'un» leîate de vert-de^^ris; Jea éptokttm 
aont moÛH grande* et d'un btea [tile.(yi£iu..) 

VERDIN , nom du ftttr amt et du VcituuK en diffiËcens 
canton*. F'oytm ces mob. (V1K11.1..) 

VERDINÉRE {Frin^a bieolot l.alh. , ordre Passx- 
■Sauxi genre dn Pinson. Vojet ces mois.). Cet oiaean esl d« 
la grotur dn êerm , et n'> goère que quatre pouces de loa- 
gDonr; le bec , la léte , la gorge et la poitrine sont d'un beau 
noîr ; le raie da plamage est d'un vert nie- 
On le trouve Lret-communément dans les tlea de Baliaina ; 
il chante perclié k la cime des arbiutes , et réitète toujours la 
même phrase , comme fait notre pinson. Le plumage du twr- 
diûajrw est sujet à varier ; on en voit qui ont le ventre cendrA 
et lea couvertum inférieures de la queue teintes de rouge. 
Cas individus se troovent i la Jamaïque ; d'autres ont la tète^ 
le haut dn coa et le dos ceudréa ; d'autres ont le defsus du 
Corp* olire , le dessous cendré ; Im pennes des ailes et de la 
queue noirâtres , et bordées d'olive. Ces dissemblances dans 
le|dumage me paraissent dnesàràgc et au sexe. (Vieill.) 

VERDIRE , dénomination vulgaire du verditr en quel- 
ques cantons de la France. (S.] 

VERDOIE. Voy. Bbuant. Cett «on nom en Poitou. 

(Vieill.) 

VERDON, VERDONE. roya% Vbrdiek. (Vieill.) 

VERDON. C'est , dans Albin, \a. fauvette d'hiver. Voyes 
rarticle des Fauvettes. (S.) 

VERDONE On appelle ainsi, dans quelques endroits, le 
Laerk ujuro. F'oyft ce mol. (B.) 

VERDUN. C'est, dans Belon, le Verdieh. Toj'Mcemot. 
(Vieill.) 

VERDURE D'HIVER. On nomme ainsi la Px rôle dana 
qoelques cantons , parce qu'elle subsiste verte pendant tout 
l'hiver. Fojez Èe mol.(B.) 

VERETILLE, Vtretitlam , genre de polypiers libres^ 
ayant ono tige cylindracée, simple , sans ailerons ni crêtes , 
ncouverie d'une membrane charnue et sensible , et parse- 
mée de polypes à huit tentacules ciliés. 

CegeQreaétééiabli parCuyier aux dépensdes/t^nfu^u^^ 
de Linnsens , ou plutàt de Pnllas , qui a décrit mieux que ses 
prédécesseurs deux des espèces qu û renferme. L'une de ces 
espècesvient delà Méditer^uée, et est mentionnée dans Ron- 
delet sous le nom de malum imanum, et par Ellis sons celui 
de pennatule digitiforme. 

Les vérétilles diffèren t beaucoup par la forme du penna- 
ttdei f mais elles s'en rapprochent par la manière dont elle» 



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.to VER 

■ODI comtitaées. EUeaa'êloi^eo t dHai!c;)wu, ivec qo) on iM«ir« 
roit les réunir, d'après quelqutw rapports, puca qu'eDÛ ont 
dana leur intérieur un axe oueux qui manque À ce* derniera. 
KUea «ont tibrt^ , et ont la faculté locomalive comine les m*^ 
nalulet; mais l'orgaiiiaation de ce* dernièrea rend aeiinblea 
les moyens qu'ellea emploient pour ea user , tandis qu'il faat 
supposer que les viritilU» nasenl par un mouvement vop- 
miculaire que leur épaisseur, leur peu de longnenr et leur oa 
intérieur ne délerminent pas à croire lrè»>facile. On dit «up~ 
potar, car, depuis Rondelet, aucua naturaliste n'a examini 
ces animaux virans , excepté Cuvier , qui n'a pas encore pu- 
blié le réaullal^de ses observations k leur égard. 

L,e corps des vérilUkt est mou , caverneux et fibreux. Se 
surface extérieure est garnie de mamelons irréguUéremeDt 
placés, et d'où sortent des polypes dont le tnbe est court et 
les tealacules ciliés. Ces tentacules sont au nombra de huit, 
applaljs et poiolus k leur sommet 

Fallas a vu, dans l'intérieur de U membrane exlérieum 
des véridlka , des globule* dé la grosseur d'une graino àfi 
pavot, qu'il soupçonne ôtre des oeufs. 

Il paroit que ce polype composé jouit, plus que beancoap 
d'autres , de cette vie commune, qui est propre aux ani- 
maux de cette division , et , en conséquence, on devoit désirer 
aue quelcjue physiologiste habile fût mis k portée de Aiire 
es expériences propres à nous donner une idée de ses efibts 
sur la masse entière et sur chaque individu en particulier. 
C'est ce qu'on dit qu'a tait Cuvier. 

On connoit quatre espèces de véritiiUt , dont trois sb 
trouvent dans les mers d'Europe. Lies deux plils connue* 
sont la VxRÉTiLi.E cyndmork, qui est cylindrique, stiénuéo 
aux deux bouts , et dont les polvpes ont des tentacules Larges , 
à courts cils. Elle est figurée oana les Mélangée Moologiqi^» 
de Fsllas, pi. i5 , n°* i et 4, et la VigiriLLs psalloïdi» 
qui est cylindrique, claviforme, dont les polypes ont les ten- 
tacules étroits et à longs cils. Elle est figurée dans le mAme 
ouvrage , pi. 1 3 , n"* 5 & 9 , et dans X'Hialoîrt naturetit dtM 
Vers , faisant suite au Bu^n , édition de Detervîlle. Elle vient 
de la mer des Indes. (B.) 

VERGADELLË. On donne ce nom, dans quelques porta 
<te mer, aux jeunes Sfaris cantuÈbx, et dans d'autres an 
GsDE BtBRLucHE. Voye% ces mots. (B.) 

VERGE D'AARON. C'est une bagueHe de coudrier que 
quelques personnes emploient d'une manière presque surna- 
lurelle. Elles prétendent que cette baguette, portée dans lea 
mains d'une certaine, manière, leur indique, par ses mouve- 



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VER ,6. 

Tneiu , le* liem oà il y a de l'eau , des minéranz , et où sont 
Citohéi des trésors. (B.) 

VERGE A BERGER. F^oyea aa mot Thlaspi boums A 

BEHOER. (B.) 

VERGE DE JIACOB. Les jardiniers appellent ainsi l'As- 
EBonsLS JAtin E. f^ojret ce mot. (fi.) 

VERGE D'OR,<So/î(^o,geni-e déplantes & fleurs com^ 
poaéea, de la syngénésie porygamiesuperilue, et de la fumiQa 
des CaRTUBiFÂBEB, dont le caractère consiste en un calice 
imbriqué d'écailles oblongiiea, conniventes, inégales ; un ré- 
ceptacle nu , supportant un petit nombre de Qeuront ber- 
maphrodites et de denti-fleurons femelles fertiles, conatam- 
nient de couleur jaune. 

lie fruit est composé de semences à aigrettes simples et 
sewilos. 

Ce genre , qui est figuré pi. 680 des Ilîuitrationg de La- 
marck, se rapproche beaucoup des tutirei et aussi des aul~ 
née». Il diffère des premiers par la couleur , et un moindre 
nombre de fleurons et de demi-fleurons dans chaque fleur. 
Jl ne diSëre des secondes que par la petitesse des mêmes 
flenra. Ce sont des plantes ordinairement fort élevées , dont les 
feuilles sont alternes et les fleura disposées eu panicules. On 
m compte une quarantaine d'espèces, qui se conviennent 
trèft-bienparleur aspect général, et qui, à deux ou trois près, 
naturellesà l'Europe, sont originaires de l'Amérique septen- 
trionale. 

La seule espèce commune parmi celles d'Europe, est la 
Vebqb n'oR DB« BOIS, Sotidago virga aurea Lina. , qui a la 
tige légèrement géniculée, anguleuse, et les fleurs en grappes 
paoiculées, droites, et rapprochées de la tige. Elle est vivace , 
et se trouve dans les bois et les piltnrages. Elle s'élève à troia 
ou quatre pieds, et embellit leslîeux où elle se trouve pendant 
tonte l'automne. Sa racine est traçante et aromatique; aea 
fleura n'ont aucune odeur. On emploie ses feuilles et «es fleu- 
rons en infusion ihéïforme. On les fait entrer dans XesfaU- 
troncitsdeSuisse.Elles passent pour vulnéraires, astringentes), 
et on les ordonne dans les maladies des reins et de- la vessie» 
contre les hydropiiùes naissantes, &c. 

Parmi celles de l'Amérique septentrionale, il faut distin- 
guer : 

L> Vebsi d'oh toujours vbbts , dont les feuille» «ont lancéolée» , 



presque ctiarnniu , irés-anies et loiiaDlos , et dont la panîcule est el 
carjDibe. Bile est TÎvace el nt irouTe dans les boni,lerreiiis de la 
Caroliiie, où )elai fréquemineut obtMirée. Bile s'éUveàciaq an sic 



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i63 V E n 

L« Verce d'oh no Canada, donl 1m reuillei inDl ilenlée*, (ri— 
narrera , rudei au loucber, duDtlei fleuri ■uni retevéco eldiipcM^ei en 
grappes recourbêei. furmint an corjmbe pRoiculé. Elle eil Ti*ace , 
M Iroave bu Canada , ei l'élève de ijuaire i cinq pieda. 

La Vkhoe n'OH thù-Élevée a)» feuillu deut£ei,unanervnrea, 
Im Oear* rcleréei rt diapoiéei en grippea rrcourbéea, formanl un 
corymbe paaiculé. Elle ae IrauTe dans l'Amcrique aeplenlrioDale , et 
a'éléve à wpt à huit pieda. 

La VEftcE u'oK A f^nata fboii.l«b a la lige droite; le* f«iiîl)«a 
«Taie» , aifiuëa , d^uléea , et le* grappea laléralea lioiplea. 

Cea quatre cipècea , et quelquefola d'aulrea qui en ilifTèrenl peu , aont 
bibituelleniEDt culliTÊea dam laa jardina d'oruement , i raiaon de I élé- 
ganro de leur purt et de la dur^e de leurt Seiira. EJte y forins 
du tuuffea d'un aspect Irès-a^réable pendant utie partie da l'ilé. et 
snr-toDt pendant l'autumne, épuque de sa floi'aiaon. On la multiplie 
Irés-aiaiment de drageons enracinsa. Bn elTel, ars luuffes teiiili:'iil 
Ifës-rapidenteut a a'aiignienler , et on est m^me chaque année obligé 
d'en arrêter la pra|)agaljuii , pour peo quo le lerrein soit bon. Il ne 
liât pas , an reala, cruira qu'elle ae vitnne bien que dans lot jardina 
bien fuméa ; toute terre loi eal bonne, et la plus sablonneuse cat 
ntéme préférable , en ne qu'elle J pousse moins de feuillM et plus d» 

On appelle aussi verge d'or, le SJiixcoH aokA et la Vsb«Bbsttc 
visQUEDSE. foyes cea moia. (B.) 

VERGE SANGUINE. C'est le Cosnouicub samouik. 
Fbyes ce mot. (B ) . \ 

VËRGEROLLE, Erigeron, genre de plantes k flpur» 
composées , de la syngénéaie polygamie superflue et de la fa- 
mille desCoBTHsiFÈRBs , qui oôVe pour cnractèreun caliie 
oblong, formé d'écaille* imbriquées, élroites, inégales; un 
réceptacle nu, garni dans aon disquede fleurons hermaphro- 
dite*, et à SB cirtMioférence de demi-fleuroDs tinéairea, fe- 
melles fertiles. 

Le fruit est composé de semences i aigrettes simples elses- 
siles. 

Ce genre, qui est figuré pi. G8i des lUuttraliona de La- 
marcki renferme de» plantes à feuilles opposées, à fleurs dio- 
poséesencnrymbes terminaux, â demi-fleurons, tantôt blan- 
châtres, tantôt purpurins, lanlAt jaunes, qui ne dlRèrent que 
fort peu des au/n^a« , et qu'on confond très-facilement Al as- 
pect avec les conyxei. On en compte plus de Irenle espèces , 
la plupart propres aux pays chauds, dont les plus importante* 
à connoitre sont , parmi celles d'Europe : 

LaV£RO£aoLLETisQUEi;sB, qui a les pédoncules latéraux 
nniflores, les feuilles lancéolées, denliculées, rAflécIiies 4 
leur base. Elle est vivace, se trouve en £iux>pe sur le bord 



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VER ,6î 

de« champs, dans leapittiiragea, s'élève à d«DX à trois pteda, 
et ae cultive queiqueraû pour ra>>réinent. 

La Verdkroli.e odorante a las feuilles presque linéaires, 
très-entièrM, les grappes latérales et mulliflores. £lle est an- 
nuelle , s'élève à deux ou trois pieds, et se trouve dans lea 
environs des villages, sur le bord des chemins. Elle répand 
une odeur résiueuK désagréable , et est vulgairement con- 
nue sous le nom de vergeraiu ou Asrba oui punaitf , parce 
qu'on croit , dans les campagnes , que son odeur chasse les 
punaiMi des lits. On en met chaque été dans les armoires 
où l'on serre les habits de laine et les fourrures, dans la 
persuasion qu'elle chasse paiement les teignet et autres 
insectes qui les mangent. J'ai vérifié ce fait et l'ai trouvé 
faux. 

La Veroeholle du Canada a les tiges hérissées , les 
feuilles lancéolées, ciliées , et les Seurs disposées en fianicule. 
Elle est annuelle, s'élève de deux ou trois pieds, et est origi- 
naire de l'Amérique septentrionale, maia couvre aujourd'hui 
' des cantons entiers de 1 Europe. Elle a été apportée en France 
dès U découverte du Canada , avec les peaux de ctutort , 
qu'elleservoit à emballer. Elle préfère les pays sablonneux et 
arides. On peut la brûler avantageusement au moment de sa 
floraison, pour faire de la potasse. 

La Vehuerolle acre a les pédoncules alternes et uni- 
flores. Elle se trouve dans les lieux sablonneux et arides. Ses 
feuilles, mâchées, sont très-âcres. 

La Vergeholle D£s Alpes a la tige sonvent uniflore, 
le calice velu, et les feuilles obtuses , velues en dessous, ËIIq 
est vivacfi , et se trouve sur les montagnes froides. (B.) 

VERGLAS. On a donné ce nom à la glace qui s'étend et 
s'attache sur les pavés, en prenant une face (res-lisse, œ 
qui fait que les hommes , tes chevaux , &c. marchent avec 
peine , et ont à craindre à chaque instant le danger d'une 
chute. Od évite ce fâcheux accident en répandant sur le pavé 
de la paitle , du fumier , de U cendre , &c. (Lie.) 

VERGNE , nom vulgaire de Vautne dans une partie de la 
France. Voye» au mot Aulne. (B.) 

VERGO , nom vulgaire de la scienae umbre dans quelques 
ports de mer. Fuyei au mot Sciennb. (B.) 

VERGUETTE. {Voyes Draine.) Cet oiseau porte ce 
nom dans le Bugey , où le gui , dont il se nourrit , se nomm« 
vtrguet. (ViEiLi..) 

VERINS , nom d'une qualité de tabac. Voyex au mot Ni- 
COTIAME. (B.) 



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i64 VER 

VERJUS, nom d'une Tariélé deraw/iqm'Mt frè*-aeîd«, 
et doot on emploie le ;iu ea médecine et dans lea Mtaitonne- 
inen>.Onen fait qnelquefoisdcfconfiturea. On appelle ainai, 
par niile du même nom, lea raisitu vrtt. Voyea au n»t 
VioN*. (B.) 

VERMEIIXE, nom qu'on donne, dan» le commerce de 
la bijouterie, tantôt â un rubU tpinelh d'une coulear rou^ 
écarlale , tanl&t ■ un grenat dont ta coulenr roiige tire nu 
peu sur l'orangé. Ia première de ces g»mm** eat la ver- 
mtiiie orùutaie ; la seconde eat ta vêrmtUU nommunÊ ou 
oeeidÊniaie. 

On donna auui le nom de vemuUU k Yhyaeinthe , loraqaB 
■a couleur, naturellement jaune orangé, se tronve mâée 
d'une teinte de rouge. Voy. Hyacinthe , Gsxnat et Rv~ 
BIS. (Pat.) 

VERMET. Voyet an mot Yshmiculauib. (B.) 

VERMICHEL, nom d'une pâte faite avec du gnian do 
froment, pflle que Wm pétrit fort dure , que l'on taie légè- 
rement, et à laquelle on ajoute quelquefois quelques pincée* 
de safran en poudre , et qu'entuiteon transforme en cylindre* 
contournéi , plus ou moin* gros , ou en ruban* , par \b 
moyen d'une presse percée de trous. 

Le macaroni , le ha^ne , le Ituagne et le pâtre, ne sont 
que des esj>èces de v»rmickel. 

Le vermichtl est l'objet d'une fabrique aiaes considérable, 
qui a d'abord pris naissance en Italie, mais qui s'étend de 
jour en jour dans les autres parlie.i de l'Europe. Le meilleur 
•st celui qui est fait avec le blé dur ou blé à chaume toiiie. 
,Voye> au mot BiX 

On mange le vermichel en potage eu an lait , de diffi^ 
renies antres manières, telles que celle qu'on appdie ma~ 

La ««tnottiiit n'est pas lin permichtl , comme qndqoea 
personnes le crojent; c'est simplement un gruau à grains 
égaux. yoy*s au motBi.£. (B.) 

VERMICULAIRE , fVmtcu/nrùi, genra de lettacésds 
la classe des Univalvss, dont le caractère piiésente uns 
coquille tubulée , tortillée irrrégulièrement en spirale , or^ 
dinairement adhérente , et garnie d'une ouverture opei- 
cnlée. 

Ce genre, formé par Adanaon, avoit été mal-à-propoe 
réuni aux serpules par Linnaaus, puisque les animaux qui 
les habitent sont de véritables limapont , tandis que ceux de* 
terjialei sont des TiH^fiBSLLES. Vo^ret ce mot. 



c,. Google 



V Ë R .GS 

Jjeê vermicutairei sont donc des coquillages presque cytiti- 
driquei , trèa-alongéi , irrégulièreinent conLournéa , le plus 
sâuTeotréuniaetentrelAcéa. Leurs spires sont conlournées de 
droile à gaache, éridées par-tout, atURhées parleur partie 
ïnCIrieàre, relevées et libres dans leur partie supérieure, 

L'animal qui les habile est yoisin de celui des bulimes par 
Msdeux lenlaculesealanf!uette, munis d'un œil a leur basa 
extérieure ; mais il en diffère es«entiejlement par sa bouche, 
prolongée en une trompe cylindrique, garnie de plusieurs 
rangéesdedeutscrochuesietdeplnspar un opercule rond, 
trè»-ininc«> qu'il peut retirer arec lui dans l'intérieur du 
labe. 

Ijea wmicitlairet couvrent souvent les rochers dans des 
étendues considérables ; mais on ne les trouve que dans les ' 
mera des pays chauds. On en connoh six espèces , toutes dé- 
crites et figurées dans l'ouvrage d'Adanson sur les coquil-- 
l^es du Sénégal. 

IjCb trois plus communes de ces espèces sont : 

La VKBMictJi.iiiiE vjciiHBT,qui est réunie en société ,can- 
^ nalée en long et ridée en large, dont le tube est supérieure- 
ment droit , inférieure meut à spire aiguë , et a de cinq à dix 
loora. £lle est figurée dans Dargenville, pi. 4 j fig- i , et dans 
YSûtoire naturelle dts Coquillage», fâisaut suite au Buffbn, 
édition de Delerville , p). 41 , fig. 5. Elle se trouve dans là 
Méditerranée et sur la côte d'Afrique. 

La VzRMicDLAin£ KjissiEn , Vermicuiaria armoria, est 
aoUlaire, articulée, entière, striée longitudinalement et trans- 
versalement. Elle est figurée dans Dargenville , pi. 4 > ^g- H. 
Elle se trouve sur la côte d'Afrique- et dans la mer des 
Indes. 

La VsRHicur.AiBE i>ifse , P'ermicularia glotnerata , est 
réunie en société ;spn tube est supérieurement droit , in- 
térieurement à trois Iburs de spire , et ridé transversalement 
Elle est figurée dans DargenviU.e,'pl. 4 > ^g- &• Eiie se trouve 
dans toutes les mers. (B.) 

VERMICULAlRE,f^sr/Ricit^i»'fa, genre de plan tescryp- 
tt^ames , de la famille des Champignons , établi par Tood. 
Il présente une fongosité globuleuse, sessile, contenant dea 
coipuacnles vermiformes , hbres, et remplis de semence. 

Ce genre contient trois espèces , qui sont figurées lab. 6 de 
l'ouvrage de ce botaniste sur les champignon» de Mecklem- 
Iwm^. Ce. sontde très-petits champignoiuqai paroissenl avoir 
l>eBucoup de rapports extérieurs avec les SrHiEocABPX*> 
Fey. uo mot (B.) 



,..Cc 



ififi VER 

V£RMICULA1RE BRULANTE, ^ayn an mot Onm. 

(B.) 

VERMICULITE. C'«l la Vsrhiculaibs vskiist de- 
Tenae foraile. Voy»* ce mol. (B.) 

VERMICULITES. On a donné ce nom aux enrelappea 
pierreuses , foMiles , de différentes espèces de vers msnns 
d'une forme cylindrique, et pour l'ordinaire groupées «n 
faisceaux. (Pat.) 

VERMIFUGUË , Ftrmifuga , plante berbacée dn Pé- 
rou qui forme un genredsnsU i^^/v de ce pays parRuizet 
Favon , mais qui ne parolt pas devoir être séparé des Millb- 
itiKB. Voyez ce mol. (B.) 

VERMILLER (vénerie.) ; c'est lorsque le tanglitr fouille 
eu terre pour y chercher des veri. (S.) 

VERMILLON D'ESPAGNE. (Tett la fleur du Car- 
THAME. Voyn ce mot. (B.) 

VERMILLON DE PROVENCE. C'est le Kkbhèi.^o}'«s 
ce mot. (B.) 

VERMILLON NATIF. On a quelquefois donné ce nom 
an cinaère ou tutfure natif d« mercure , lorsqu'il se trouve 
dans un état pulvérulent et d'une belle couleur rouge : c'est 
ce qu'on nomme aueuifieurt de ciaabr». Voy. MsacuBset 
Cinabre. (Pat.) 

VERMINE, mot dont l'on se sert pour indiquer leepoux 
qui affligent l'homme. (L.) 

VERMISSEAUX DE MER. Les anciens naturalistes 
donnoient ce nom aux lestacés, dont la coquille est très- 
longue et contournée, toit sur elle-même, soil sur d'autres 
vermi*»taux de même espèce, soit sur des corps étrangers; 
ainsi les êerpule» , les ipirarbe» , les vermieutairtt sont des 
vtrmiteeaux de mer. Aujourd'hui que la science a pris de la 
fixité, on n'emploie plus guère ce mot, on doit même le 
proscrire complètement du langage dç l'histoire naturelle, 
comme ne donnant que des notions rugucs et souvent mémo 
fausse». Les vermieêeaux de mer se distinguoient des Tuyaux 
DE HE» ( Voyex ce mot. }, en ce que cet derniers étment 
simples et jamais contourna, (fi.) 

VERNE , nom vulgaire de Vaulne dans quelques partie* 
de la France. Voye% au mot Aui.ne et au mot Bouleau. (B.) 
VERNICIER, Kernicia, grand arbra à feuilles éparses, 
péliolées, en coeur aigu, très-entières, ondulées, glabres, avec 
deux elandes peribrées À l'insertion de leur pétiole ; à Qeurs 
blsnches, poHéessur des pédoucules rameux, courttet ter- 
minaux, qui forme un genre dans la monoéoie monaddphw. 



VER ,67 

Ce genre offre pour <»ractère un calice tubuleax & deux 
diTisiona arroDclies ; une corolle de cinq pélales oblongi ; dix 
éùnoines réamea à leur baw daiu lea fleurs inSl^ ; un ovaire 
■upérieur presque rond , trilobé, à iligmaleg obtus^ seuilei , 
tnfidea dans lea Beun femelles. 

Lie fruit est uoe noix osGeuw, ofatuaément trigone , m- 
gueiUB, triioculaire , monosperme, contenant une amande 
orale , oblongue. 

Le vamicier se trouve dans les montagnes de la Chine et 
de la Cocbinchine. Il a quelques rapports avec les Mancb- 
NUiUXBs. ( foy** ce mot. ) Sou bois est fort propre à la char- 
pente , maia ce n'est pas sous c« rapport ^u'il est le plus 
précieux aux yeux des habitans des pays où il se trouve. On 
lire abondamment de l'amaade de son fruit ane huile jaune,' 
demi-tranaparente , qui sert à peindre le bois et autres objeU 
qui sont exposés Àl'sir, et qu'on mêle avec le véritable vernis 
pour le rendre plus fluide. Voye* au mot Auoib. (fi.) , 

V£RNIS. On donne ce nom , dans les aris , à toute ma- 
tière liquide , appliquée par couches à la surface des corps , 
et qui a la propriété , après sa dessication , de les garantir des 
innuences de l'air et ae l'eau , et de les rendre luiaana sans 
détruire leur poli et sans masquer ni altérer lenrs couleurs. 
C'est ainsi qu'on vernit lea métaux et les bois pour les pré- 
server da la rouille et de lu pourriture. 

Lee Chinois et les Japonois out fait usage du vernit très' 
long-temps avant nous. Le» missionnaires envoyés en Chine 
furent les premiers qui , dans le quinzième siècle , donnèrent 
une connoissance confuse du verni» dont on se servoit en 
ce pays. Dana le dix-septième siècle , le* Pères Martino- 
Martini et Kircher en parlèrent avec plus de détail ; et le 
|K«mier Français qui mit à profit les notions encore vagues 
de ces miasionnaîrea , fut le Fere Jaqiart , faermite , de l'ordre 
deSaint-Augustin,qui composa un tvrnù différent, il est vrai, 
de celui de la Chiae , mais qui , en ayant toute l'apparence , 
passa pour tel et fut très-recherché. Dès qu'il en eut publié 
M composition , beaucoup de parliculien cherchèrent & le 
perfectionner et i en composer de nouveaux , au moyen des 
diâérentea combinaisons des gammes, des résines, des bi- 
tnmea , &c. Ënfiu le Fére d'incarvîlle nous apprit , dans un 
Mémoire rédigé en Chine même , que le vemU employé par 
les Chinois, a couvrir les lambris, les planchers de leurs 
maisons et la plupart de leurs meubles , éloît produit par 
un arbre qu'ils appellent taichou ou tai-chu, ce qui signiGe 
arbrt du vemia. Lie» botanistes n'ont pas su d'abord à quel 
gear« de pUntes el & quelle tàmille appartenoit cet arbre ; 



.:i.v Google 



,68 VER 

maU il eat aujourd'hui reconnu quo c'ect YaugU, ou one 
espèce lie hadamier de la famille oea éiéagnoide*. Le vernia 
du Japon provient d'un Svmac. Foyn ce dernier mot, et 
lea mola B&DAMisa el Auois. 

Il i-éaulle de la définilioa que j'ai donnée du vernU, qu'il 
doit élre inattaquable par l'eau , ti-anaparent et durable ; qu'il 
doit «'étendre Ucilement, «écber de même, et ne laiaaer, 
lonqu'il est mc , ni aucun pore ni écaille. Or , lei. rénnea 
et lea bitumes l'éunÎMent ce* propriéléi; ce «ont ces matières 
auui qui font la baM des verra*; mais il faut lea disposer à 
cea uuj^es , en lea diaiolvaut , en les divisant le plus qu'il 
est possible , et en les combinant de manière que tea vicea 
de celles qui sont sujettes â s'écailler soient corrigés par 
d'auUv». 

«On peut, dit ChAp\eX{EUmeiM de Chimie), dissoudre 
s les résines par trois afiens : i". par l'huile fixe; af. par 
» l'huile Tcdatile ; 5°. |)ar l'alcohol ; el c'est ce qui forme trois 
D espèces de vernis : vernie grae , verni» à Peteence , vernia à 
» feeprit-de^in. 

n Avant de dissoudre une résine dans une huile fixe , il 
j> faut la rendre «în>0^(ve, c'est-à-dire qu'il faut lui donner la 
Il propriélé de sécher facilement. A cet effet , ou la fait 
V bouillir avec des oxides niélalliques. Pour aider la dessi— 
X catiàn de ce verni», il est nécessaire d'y ajouter de L'huile 
D de térébenthine. 

:o Lea vernit à teeatnce sont une diraoiution de résine dana 
y l'essence de térébenthine. On applique le vamts , et l'e»- 
» sence se dissipe. On ne les emploie que pour vernir les 
» tableaux. 

t> Lorsqu'on dissout les résines par l'alcohol , alors les vtr~ 
» ni's sont très-sic catif* et sujets ji se gercer; mais on y re- 
■» médie en ajoutant k la composition un peu de térében- 
i> thine . qui leur donne de l'éclat et du liant. 

» Four colorer les vernia, on emploie les résinea colorées, 
D telles que la gomme-gutta , le aang-dragon , &o. 

n Pour lustrer les »>«r/iM , on se sert de la pierre-ponce por- 
yiphyriaie, trempée dan» l'eau; on la passe avec un linge; 
j) on frotte l'ouviage avec un drap blanc imbibé d'huile ou 
Dde tripoli^ouetsuieensuiteavecdesUnges doux; et quand 
' »il est sec, on décrasse avec delà poudre d'amidon, et on 
v frotte avec la paume de la main •». 

Ainsi deux cnoses essentielles entrent dans la compoaîtîoit 
du vernit , les matières qui en font la base , et lea liquidas 
qui, en étendant ces matières, servent d'intermède pour 
jmVToir les appliquer aiaénieqt inr la surface des corps. Si 



.:i.« Google 



VER .&, 

1m aobaUtnces qui >oiit la bue du veritit, apKa Kvràr.fi\é li- 
quéfiées par l'action dii feu, pouvotent, éunl,rel/^îdi«^.^ 
peraévérer dana cet élat , et ne point reprendre leur «qi^dité , 
il aeroit ïautile d'y ajouLer aucQiis liquides; on ne,s'eu aert 

3 ne pour roaintenii- cei subslaiices dana ua élat pérnuinent 
e fluidité et pour les rendre d'une extension facile. 11 fa^t 
donc que les liquides dont it s'agit puissent aouITrir l'infu-. 
sion et riacorporalioD dea matières auxquelles on Ijea FP^le., 
Mais cela ne suffit pas; il faut encore qu'ils puissent se dé- 
flegmer entièrement, car le vernU ne peut souQ'rir aucune 
humidité aqueuse. Xj'eapril-de-vin ,\' huile de Un dégr^ij^^^î 
et l'aitsfncB ou kuiU de téribtnlkine aoDl les liqunlW'lc' 
plus propres à remplir ces coaditiofis. 

Uesprit-de-vin , dégagé de loute^ ses p«nJes aqueuses ^t. 
rectifié, est la bàae de tous' les vrnU claiaa; il lea ran'd.briLr 
lans , légers et limpides : s'il ne leur donne pas ts.i^dité,, 
c'est qu il ne peut communiquer ce qu'il n'a pa^-i^aiiaçil^ 
évaporation l'empêche da pouvoir a'uuir avec ïn htl^i^fcs 
et de certaines résines , qu il faut soumettre â uq^. ,vif:>liinlf^ 
action du feu pour les liquéfier; car, avant qu'ils s^'onl eq 
cet état, il dispAToit : de même, on ne peut pB^^'iucQrpptfr 
lorsqu'on. a torréfié cea matières à foq nu, parce i^'^lqr^ ij. 
s'enâamme els'échappe. Aussi a-t-oii. été obligé d^ 'il'f^^h^ 
d'autres liquides pour donner à ces. corps dufs ,de la S.uî-} 
dilé , et on a renoncé k, faire des vernis avec ces ni^i^tijèrpf ..,_ .. 
Pour connoilre ai l'eàprit-de-vin qu'on ije8lins„<)jL V^'" 
peut £lr« employé, on en vorae un peu daua xiifjjf ijfifq^ 
d'argent , atir une.^^nc^ de poudre à. tirer, et on.j, a^pi 
ensuite le feu avec une aUi4mette. Si.le feu^allume ta po^^reî 
l'esprit- de-vin est bon ; mais si k poudre res^ ilana ia c^fi^l^ 
sans s'enflammer, alors c'ejt la. preuve .q^w l'eàpnt-de.-xyçi 
contient encore de^ parties aqueuses,^;, il f^i^tjiJjL^ittle ^-r 
tîller de nouveau po.iir le déflçcnfLÇ)' ,eij^ièremfiflL,QKqjqije 
le procédé ci-dé^us soit suJJisant. pour liùiiqu^r^iei^ee^i^ 
rectification de l'alcohoV qu'on veut employei', on sera oç^^ 
conp piuf svkr «n.^iieaanl uiie éprouv^le jaugçje ,,leL^nt 
une certaine quanl>lé,(l'un. esprït-de-vin reconjç,!^ ^ffa^ 
■i celui qu'on examine n'est pas. aussi léger , il. nlqat^ua W^ 
«Clifié. . . _ , , _ _ .-.■■..:. \. L 

Xà'hailt est le liquide nécessaire aux vernis gras, ha m,ei(^ 
leure qu'on puisse employç|r. pour. J'art du vernisseur , ed 
l'huile de lin , ou ji bq» défaut celle de npix fu 4'vill^ i 
mais celles-ci lui sont inférieures' en qualité. .... 

L'huile que les ouvriers appeQent impropremei)! Jtifi^* 
gratfe, et ^u'il« çtfi^lgje^l d^ii^ k^ C}))ilettra et f^rriff.'est 



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„o VER 

celle qni a étà prépara , dignînée et clarifiée. Vlngt-qtntre 
benret «pris qu'elle eti dégrauaée , il doit m former k m aat- 
iàce une pellicule lui servant d'enduit : ai on n'apperçoit 
pu celte pellicule , c'est la preuve que celte huile n'est pas 
atsez deiséchée , et qu'elle n'a pas acquis assex de corps. 

Réaamur, dam les Mémoirtt de t'Acadiitùt, parle d'une 
fauile tellement dégniînée, «ju'il en faiaoit des vernit en bâ- 
ton. Il convient lui-même que ces sortes de verni» ne poa- 
voient servirqu'i quelques usages particuliers j il n'est pas 
nécessaire que l'huile employée par le> vemisseun soiL por- 
tée k ce degré de solidité. 

Après avoir dégraissé l'huile de lin , on doit encore, pour 
la beauté du vernie, la blanchir le plus qu'il est possible, 
en l'expnsanl pendant nn été au soleil , dans une cuvette 
de plomb : plus elle est ancienne, meilleure elle ert , parce 
que , dans les temps de repos, elle dépose toujours un peu , 
et deVienl tdus claire. 

' L'hotle de naTetle on d'aspic , et aar-lout l'huile d'olive , 
He sont pas bonnes pour les vernie, parce qu'elles ne peu- 
vent jiimbis s'épaisnr ni se dégraisser. 

- i/tàiehee OU nuiU de térébenthine employée dans le» vernie^ 
AoH'tliv ^ien rectifiée et ne point contenir de flegme. 11 faut 
la choisir claire comme de l'eau , d'nne odeur forle , péné- 
trante' et détagréable ; elle surnage l'eaprit-de-vin , avec le- 
q.uel elle ne se mtie qu'en les amalgamant bien ensemble. 
' lies solides qui compostent la base des i<«r/iis sont , comme 
je I^VâH',lps résines et les bitumes. Letgortimes n'y sontpaa 
pi<M)i-es', parce que l'eau les dissout Tacilement. 

Ois''lroiii subalances.sont tbntàt simples, tanlAt liées l'une 
à'fiitiire) ilyadei gommes piirea, des gommes-résines, des 
téûtifft pures et bitumineuses, enfin des bitumes. On trou- 
vera ^letfrs lettres, chms ce Dictionnaire, la définition de 
béa sttUtan'ces , avec leurs propriétés générales et particn- 
HirèS-, leurs espèces et les dmërencet qu'on remarque entre 
*Hfes. 

' 'Tïrmi les résines , il y a iin choix à làire nonr \n vernis; 
'mî'D'y emploie jamais du tlorax, de Vohban, du labda^ 
ftuM , de la carugnm, ni les réiinn dé cèdre , de gayac, 
t^iampi et tacamaque, appelées improprement ^mnws dans 
le commerce. Celles dont font usage iea vernisseurs, sont : la 
rieinê élimi , la rétinr ou gomme- gutte , le benjoin , le 
Komj^av , te êàndataque , le mastic, le latig- dragon , I& 
Tiiine ou gomme-bique , quelquefois nommée simplement 
la laque ,' et enfin la résine copai. 
Xia rétine iiémi doit ètra choisie lècba eu dehors , mollasi* 



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VER ,„ 

ea dedans , de couleur blanche tirant sur la vert. EUe fond 
dans l'espHt - de -TÎn. On l'en sert pour les verni» clairs, 
qu'elle rend plus lians , phis propres à souffrir le poli , et 
auxquda elle donne du corps. On falsifie quelquefois celte 
résine avec du gaUpot et de la résine appelée picea. 

IJa rérine flatte donne aux varnU du corps , du brillant 
et une couleur jaune citron ; elle sert communément pour 
faire du vtrnis à l'or, s'emploie et se fond dans l'esprit- 
de-TiD. Il faut, quand on laçasse, qu'elle soit lisse, unie, 
«t qu'elle ne soit pas spongieuse , pour qu'^e paisse servir. 

Le ben/oin est une résine dont il j a deux sortes , l'une 
en larmes et l'antre en masse; la première est préférable; 
maù comme elle est rare et par conséquent fort cfaère , on 
n'eu fait point usage ; on lui substitue la dernière. L'une 
et l'autre pourrolent être em^^oyén au vernit, à elles ne lui 
donnoieot pas de l'odeur et un ton ronssâtre. Le camphre 
ne sert dans la vemiê & l'espril-de-vin , que pour le rendre 
liant et l'empêcher de gerceri mais il faut en mettre peu. 

Le Êundaraque est la base de tous les vernit 4 l'esprit-de- 
vin , excepté néanmoins de ceux qni se font à la gomme- 
laque, n entre aussi dans les vernit gras. 

Le mastic se distingue dans les boutiques, en mâle e( 
en femelle. Le mile en larmes est le meilleur; il s'emploie 
dans tous les verni» ; sa propriété est de les rendre lians et 
moins secs; ils souSimt mieux le poli, quand on y a in- 
corporé dn mastic. Le mastic est beaucoup plus cher que 
le aandaraque ; on mêle souvent de ce dernier avec l'auti-e i 
on peut les reconnoitre , en ce qo» le mastic fond dans 
l'essence , et que le sandaraque n'y fond pas ; on les recon- 
nolt encore en mettant l'une et l'autre de ces substances tui' 
la langne; celle qui l'ompdle est du mastic, et celle qui 
tecnjmèle est du sandaraque. 

n y a plusieurs espèces de lang -dragon. Le meilleur est 
cdui qui est pur, naturel et en masse, tel qu'il découle de 
l'arbre. On y apperçoit des parties terreuses, des pailles et 
des matières faélëro^nes. Celui qu'on vend en aveline est 
fondu et composé ; il s'apprête à Marseille. Le sang-dragon 
n'est bon que pour donner un beau coloris; il s'emploie 
dans les verni* a l'or , à l'esprit -de-vih, à l'buife et à l'es- 
sence , fit fond également dans ces trois liquides. 

La laque oa gommê-laqim est excellente poiir vernir les 
fonds noirs ou bruns. Elle donne de la dureté et du colo- 
ris an vernie; mais si on en employoit une trop grande 
quantité , portant avec ^e nne teinte rouge , elle lui com- 
iii[uùqueroilcettecouleur,qaivoileroit et ternirait les iein(cs 



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,„ VER 

■ur lesquelles on l'appliqueroit. Elle s'emploio {du commn- 
némeiiL dans l'espi-it-de-vin que dans l'buile. 

La résine copal , par sa blaiirlieur , u iranipareoce et 
•on éclat , l'emporte sur toutes les résines qui servent aux 
vtrnii. On a cru long-leipps qu'elle éloit indissoluble à 
l'esprit-de-vin , et pour la maintenir dans un état de flui- 
dité, on employoit des huiles qui l'obscurcissoient toujours 
un peu. Mais l'expérience , ou plulùl le hasard , a découvert 
que le copal se dissalroit à froid dans l'alcohol. Cette disso- 
lution est très-prompte , puisqu'elle s'opère dans deux ou 
trois minutes. Le vernie en est fort limpide et fort dur. 

Parmi les niatièi'es bitumineuses, le succinou ambre jaurte, 
et VaspAalte ou bitume da Judée, sont celles qui eulreut la 
plus ordinairemenl dans la composition des verrue, 

M. Neumann dit que les Hollandais foat passer pour du 
*uccin, une résine nommée gomme de look, qui vient ds 
l'Amérique. Quand cette résine est seule , on peut la recon- 
noîlre aux caractènts suivana : elle est peu électrique j soa 
odeur n'est pas celle du succin; mise dans i'esprit-de-vin , 
elle perd beaucoup de sa substance ; elle ne donne pas ds 
»el volatil par la dbtilktion. Quand elle te trouve mélee avec 
du véritable ambre , et en morceaux de volume égal , il est 
très-diiBcile de la distinguer ; aussi est-ce de cette manier» 
que les Hollandais ont coutume de l'exposer en vente. 

Le auccin doit être clioisi en beaux morceaux durs, 
clairs , se liquéfiant au feu et s'y enflammant II sert aux 
plus beaux vernie en bois, et ces verni* sont plus solides et 
plus durables que ceux tàils de copal. ' 

li'aepfiaùe qui sert aux verni» est d'un beau noir , luisant, 
compacte , plus dur que la poix , n'ayant d'odeur que lors- 
qu'on l'approche du feu; il faut prendre garde qu'il ne soit 
mélangé avec de la poix , ce qu'on reconnoilra par l'odeur. 
Celui qu'on vend dans le commerce est presque toujours le 
caput mortuum de la reclilicalion de l'huile de euccin. Uas- 
phalie fond dans l'huile ; on l'emploie à faire des vernie 
gras, noirs , él pour faire des mordans. Etant noir de sa na- 
ture , il ne peut servir à faire des vernie à tableaux , ni pour 
des fonda colorés; par conséquent, il ne doit jamais s'em- 
p oyer avec le copal, qui est une résine blanche et lianspa- 
renle. 

On trouvera dans la Nouvelle Encyclopédie [Dict. de» Art* 
et Mitiem), d'où j'ai extrait une partie de cet article , de plus 
grands détails sur ce qui en fait l'objet. (D.) 
■ VERNIS DU CANADA. C'est le Sumach hadicant. 
yoyes ce mot. (B.J 



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VER 1,5 

VERNIS DE LA CHINE. C'est I'Apgik. Toy. ee moL (B.) 

VËANIS DU JAPON. Cert le Sun acii au termu. Kof. 
ce mot. (B.) 

VKRNIX. C'est le Thdta a i^ sandaraque. Woyem ce 
mot. (B.) 

VERNONTE , F^emoma , genre de plantes élsbli par 
Schreber pour placer quelques espèces du geare Serratuls 
de Lintueua, qui ae conTÎeiioent pas aux autres, Kty. ce mot. 

Il présente pour caractère un calice commun imbriqué ; 
vn ïêceplacle nu couvert de point* enfoncés ; tous les Qeuronj 
hermaphrodites et à sligmale bifide; det semences surmontée* 
de poils soyeus. 

Ce genre , qae Waller avoit coafoiidu avec les cArjrio- 
eoaus , renferme , dans )a ^lor« de l'Amérique MepteatrUmah 
par Michaux, cinq espèce*, dont les plus importâmes à con- 
noltre sont : 

La Vehnonib i.hvy&a, dont la tige est hante de deux « 
trois pieds, anguleuse, velue; les feuilles radicales Iancéc^• 
lées, denléee, et les écailles du calice mutiques. C'eat Je aerra- 
b(J^ ^reaZfai de Linnteus. Elle se trouve en Caroline, dans le* 
lieux humides et ombragés, 

La V£SN0NiB DB Nbw-York a la tîgehauledecinqà six 
pieds; les feuilles lancéolées, longues et dentées; les écaitlea 
dn calice arislées. C'est le aerratuta itovaboraeaiwU de Lin- 
nmis. On la trouve sur le bord des marais, dans les lieux 
découverts. 

j'ai fréquemment observé ces deux plantes en Caroline. 
La seconde se cultive depuis long-temps en Europe, dans les 
Jardins de botanique. (B.) 

VÉROLE , nom marchand d'une coqniQe du genre dea 
pOTceiame», qui est blanche, avec des tubercules imitant de* 
grain* de petite- vérole. Voyem au mot Forcblaink. (B.) 

VÈRON, nom spécifique d'un poisson du genre cyprin. 
Cçstle cyprinus phoximus delÀansaïu. Foj. au. mol Cvxslih 
et au mot Vairon. (B.) 

VÉRONIQUE, Feroniea, genre de plantes jt fieur* mo- 
nopélalées, de la diandrie monogynie, et de la famille des 
Rhyn ANTHoïnEs , dont le caractère consiste en un calice 4 
quatre ou cinq divisions ; une corolle en roue , à quatre lobe* 
inégaux; deux élaminesj un ovaire supérieur BUrmonlé d'un 
•lyle à stigmate capilé. 

Le fruit est une capsule écbancrée au sommet. 

Ce genre, qui est figuré pi. i3 dtmlUoêtraliaru de LamarcV, 
■«nfeiine des plantes herbacéw oq Miffrateic«nte>, k feuilit* 



3.n.llzedbyGOC)g[C 



174 VER 

oppoate ou Terticîlléef ; A fleurs dUpofée* en épia lermiimnt 
ou «xiUairei, quelquofola à feuilles altemea et à fleurs axil- 
l&ires et loliuirf». 

On en compte une Boizantuoe d'espèces , la plupart propres 
A l'Europe. On les divise en trois sections. Les plus impor- 
tantes a connollre ou les plus communes sont : 
1 ". Parmi caUct qui ont Im Bvuti an épîi : 

Lu ViBOMiQCS BK itit, qui a l'épi lermiDil ; Ici feuilles oppos^M 
crËnalies, olnnu», la tige trèt-iimple cl aKendanle. ËUe «ai vi- 
Tace, cl H troaTfl trds-comitiuniiiieDl danalei bois aabluDiicus, tur 
lej pllarige* aeca. Cssl une plante d'uu pied an pliia de liaul , dont 
le* epi< de flaori bleues forment un effet fort agréable. On l'emploia 
^«elquefoii en médecine. 

- La ViRONiQtFB MAKiTiHB a l'épï terminai ; le* feuille* presque en 
ueiir, lancéolées iDégalement, doôléra. Elle nt titsts , «t a« Ironve 
»mr tes Mble* d«a borda de la mer. 

La VÉaoNiQus officinale a le* épis Ulérauz pédoocnléii les 
feaillea oppo*é«a, ovale*, presqne rondes, Tslue*; la lige coucbé« 
et veine. Elle eit vilace , et se trouve Irès-ationdamment par lonl« 
l'Europe dana lea laillia, lur les pfilurage* de* montagne*, méms le 
lonf( de* haie*. On l'appelle volgaîremeDl U v^rtMtqut màU ou Uii 
^'Europe. Elle est fort câébre eii médecine. Elle est amére , et pa**« 
pour ludoriSque, vulnérairei diurétique et iitringenle. On en fait 
DD lirop qu'on recammande dan* la lonx (écfae , l'cnroueiitenl , 
l'sslbme, le crachement de isag et l'ulréredn poumon. Sa décoction 
s'emploie dans la jaaaiise, la gravelle, lea olutrurtion* et anirea ma- 
ladies anali^e*. Quelque* pertounei la préconisent outre meaure , 
mai* cependant on n'en fsil plu* un usajce aoui fréquent qu'an- 
irefoii. Son iufniion en guise de thi n'est point désagréable , et 
s'emploie ulilemeni daos U plupart dea ras où le iiti da Chiot est 
Indiqué. 

g°. Parmi cellea qui uni le* fleurs disposés* en corymbe* mi en 
grsppe* : 

"La VAaoïiiqin satatilk, qui a les oorymbet terminaux , les 
feuille* elliptiques, obtuses, trés-enliére* et ciliée*; le* folioles ca- 
licinalea oblus» , et lea lige* légèrement fruleaceulea. Elle est vivice , 
et *e trouve lur le* maotignei pterreu*e* de l'iulériear de la France. 
Elle a été long-temps confondue avec les vironiqint fmticultutm et 
alpiat , qui *onl beaucoup plus rares. 

LsViKosfQDS A FSUII.UM Ds sinPoLRT • le* grsppes terminales, 
preiqoe en épis ; te* feu illea ovale* , glabre* et crénelée*. Elleest vivace, 
•I le trouve trés-BboDdammrnt dan* les bois, le* terre* en friche; le 
long des rberniu* et de* baies. Oa l'emploie qnelquefoii eu médecine. 

La VËHONlQTis AQDATiQus, ftronica beccabunga , ■ lea grappes 
latérsles; le* feuilles ovales, pli n es, et 1* lige rimpaaie. ElteG*t*iiare, 
rt se trouve daui I on le l'Europe lur le bord des foulsiae*, el dana Its 
ruiaseans qui gjleut nrement. On l'appelle vulgairemenl le Mca- 
bunga. On en Âiit dd grand nssga comme saliscorbulique. Elle est 
trèiTsfralnbîsianta mangée «n salsde. Elle adoucit singuliJmment 



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VER ,,5 

Y^êêiil» , vtvi laqaella on U foil coire. En fin^rkl elle ti«at être néléA 
avac utilité dam loui loi potage* , dont le goût est M«Ba releTi pour 
iloutFer Mini qu'elle a twlureUeineiit , et qui ne plaît pu i tout la 
monde. 

La VinoNiQtJiMUCBONia, ytromeaanagaiUt , alNgrappej la- ' 
(cralea; Ica feuillet UnciolMi, poiotuet, denliei, et litige droite. Ell« 
eil annnalle, el ae trouve Irèa-abaDdammeul dana lei fuuéa , ani la 
bord de* mare* et anirea lieux où l'eau «ijourne nue partie de l'aiinée. 
Oa l'empluie ea midecine «oui le même point de vue que la prâ- 

La VinONiqua ■cctbllatb a le* grappea latérale* alternes , Im 
fleur* recourbéu* , et le* fenillee linéaire* «ntiérei. Elle eut vivaca , et 
■e trouve en Europe dana lea lieu oà l'eau a aijouitié nne partie da 
l'hiver. 

LnV^ONiQUETncKinma leagnj^iea lat^ale* tHe-longuei i lea 
feuiUea<jva1«a,rDguetue*, deutée* , obttMv* , itlei tige* concheea. BU? 
eatTlrace. et le trouve par toute l'Europadana leibuiiet le* plturagn 
aec* , où elle produit an eflel agréable par *■• grappea de Qenra bleue*. 
On l'emploie queiquefoi* eo médecine. 

La TâaoMiQiTB ricTiT chInr , Vironica chamœdiya , qui a le* 
fleura en grappe* latériln; le* fenillea ovale*, aeuile*, rugueuiea, 
dentée* , et la lige garnie de poil* de deux c&léi opp(i*éi. Elle e«t 
vivRce , et *e troave im\ \t* mime* lieu* qne la prérédeote, à I»- 
quetle elle ro**emble tieaui^oopr Se* deux rang* de poil* (ont le meil- 
leur caracstère qu'on pni**e «mplojer pour la dialingner. On en fait 
auwi quelquefoii u*age en médecine. 

3°. Parmi celle* qui odI le* fleura axiHaireBel (olitairc* : 
La ViftOHiQVB AoauTR, qui a le* fleuri pédonculée*; le* feuille* 
en coeur péliolée* . et la tige pubeacente. Ellee*t annuelle, el *e troiiTa 
quelquefoi* Irét-abondammenI dam le* champ* cullivéï. 

La Via.ONtQVB dh chamf* a le* fleuri «e**ile« , ain*! que le* 
feuille* , et la tige velue. E1I« eit annuelle , el *e Irouve dau* le* 
champ*. Elle a*t par-lout tria-commune. 

La ViKoHiQUi A FiaiU>u ni LisaKi a lea fleura aolilaire* ; \m 
fenlllei en comr , pUne* , i cinq lobe* pin* court* que le pédoncule , 
el le* foliole* dn calice orale*. Elle eat aonnelle, et le Irouve dans 
le* chant pa. 

La VéaoNiQua TaiFHrLLa aie* fleur* aolilairw, pédoncnlée*; lea 
flenri diviiéea en digitaliona, ella lige étalée. Ella e«t awiueUeietae 
Irouve duu lea champ*. 

I^ ViaOfiQi;* raiNTAi>iiii> a le* fleur* aolilaire*, presque •e*' 
ailes; le* feuille* dîvi*ée* en digilationa ; cisllea du aommet euticree, 
et la lige grêle. Elle eat innuelle , et ae Irouve dam lea champ*. ^ 

Toute* lea eapècw de celle division fleiirlaaeut de tréa-bonue heure, 
«I «etnblent n'être que des variété* le* une* de* autrea. (S.) 

VÉROU-PATRA , nom que l'autruche porte k Mada- 
gascar, suivaut Flaccourt. F'oye» Avthdche. (S.) 

VERQUKTTË. C'est, en Bngey, le nom de la DRiiHi. 
FoyM ce mot. (S.) 



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i-fi VER 

VERKAT , m&le âaos la race du cochon domettique. \oy, 
KU mol Cochon. (8.) 

VERKAT DE MER, nom spécifique d'un poûaou du 
^enre Lutjan. Voyes ce mot (B.) 

VERRE DE MOSCOVIR On a donné c« nom an mioa 
en grande» )aniea, qu'on trouve datu quelques monlacim 
'graniliquea de la Ruooe'seplenlrionale el lur-loul ea Sibérie. 
Celte dénomination très-impropre , quant à la nature de celle 
aubalance minérale, vient de ce qu'elle esl employée au lieu 
de verre pour les carreaux de fenêtres. 

On a beaucoup exagéré la grandeur de ces feuillels de 
mica, en confondant avec notre aune celle de Russie, qui 
n'a que vingt-cinq pouces. Il est infiniment rare d'en trouver 
qui excèdent un pied en tout sens. La grandeur de ceux 
qu'on emploie n'est que d'environ neuf pouces sur six. On 
en fait uaa^e pour les fenélres des vaisseaux de guerre : ils ont 
l'avnnlage de ne pas se briser par l'explosiou du canon. Voyew 

MlCi.(P.AT.) 

VERRE NATUREL, ^oj-m Vbrrb de volcan, Pixrbb 
urGAi-MNACE et Agate d'Islande. {Pat.) 

VERRE DE VOLCAN, matière complètement vilrifiée 

aue rejellent certains volcans , sur-lout ceux qui se IrouvenI 
ans des iles d'une grandeur médiocre. Ce verre est rare- 
ment blanc et transparent ; c'est communément une espèce 
d'émail noiritre ou vert , ou de dillérenles couleurs. Il est 
plus dur que l'émail artificiel , et communément il fait feu 
contre l'acier. 

On voil dans les tles Eoliennes des matières vitrifiées qui 
ont formé de vastes courans, comme le» laves ordinaires. 
La montagne delta Casto^na dansl'ile de Lipari, qui forma 
dans la mer un promontoire de trois mille toues de circuii, 
ollre des lorrens de matière vitreuse, que Spallanzani com- 
Tiitre à un grand Heuve qui se précipileroit par une penle 
rapide , et qui seroit glacé subitement. Il y a plusieura cou- 
rans les uns sur les autres, dont l'épaisseur varie depuis un 
pied jusqu'à douze. 

Le verre de volcan se trouve souvent en petits globules, 
el quelquefois en boules de plusieurs pieds de diamètre, dans 
des courans comjKwés de pierre-ponce et d'autres matières 
à demi-vîLriRées. On peut penser que les petits globules ont 
été lancés par le volcan tels qu'ils sonl; mais à l'égard des 
grosses masâcs spbériques , il n'esl guère possible de faire la 
même supposition; car si elles avoient été encore molles, 
elles se seruient déformées en retombant , et si elles avoicnl 



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, , V E tt ,„ 

ftcqnïs de la solidité par le refroidusement, le choc de leur 
rhute les eûl brisées. D est plus probable que ces masgea 
globuleuses se sont formées dans le sein même du courant 
où elles se trouvent , par celle sorte de crisUlUsation qui a 
produit tant de corps sphériques dans le règne minéral. 

J'ai ripporlé de Sibérie des globules de verre voUaniyua 
<\m se trouvent dans une colline, au bord du golfe d« 
K«ni1chalka , près du port d'Okhol^. Cetle colline volca- 
nique , nommée Marihan, est formée d'un sable blanc vi- 
treux fort singulier : il ressemble au premier coup^'oeil i 
lin sable coquillier; il est tout composé de fragmens d'un 
blanc nacré, convexes d'un côté et concaves de l'autre. Ce 
sont les débris da petits globules de verre de la grosseur d'un 
' pois, parfaitement semblables à des perles, et qui sont en- 
tièrement composés de couches concentriques de la plus 
grande ténuité. Ils sont opaques, mais les feuilleta qui lea 
composent sont parfaitement transparens; et rien n'annonc* 
que ce tissu lamelleux eoit un eSel de la décomposition : 
ce qui me feroit conclure , par analogie, que les boules d* 
basalte qui soiit également composées de couches concen- 
triques , ont naturellement cetle structure depuis leur for- 
mation. 

Ce sable contient deux autres sortes de globules vitreux 
fort différens , dont le tissu est plein et la cassure conchoïde : 
les uns sont limpides et n'ont que le volume d'une noisette; 
les autres présentent un émail panaché de rouge et de noir; 
ceux-ci sont un peu plus gros , mais ils n'excèdent pas 1« 
volume d'i>.i petit œuf. Voyet M^nixANiTE. 

1^ verre volcanique est quelquefois lancé hors du cra- 
tère sous la forme de longs filamens, comme on l'a vu à 
l'île de Bourbon, dans les éiupliona du 14 mai 1766 et 17 
juillet 1791. Ces Hlamens, de deux à trois pieds de longueur, 
étoient parsemés d'espace en espace de petits noeuds vi- 
treux; il paraît que c'éloient des globules que leur état de 
fluidité parfaite avoit a^glulinés les uns aux autres , et que 
la force a'impulsion avoit écartés sans rompre la matière qui 
les nnjsanit. On a trouvé de ces filamens sur les arbres à dix 
lieues du volcan , où le vent les avoit transportés. 

Dolomicu a observé k Vulcano , l'une des fies Ëolienncs , 
une lavo grise caverneuse, dont les soufflures étoieni rem- 
plies de htomens vitreux en âocons si légers , que le soulti» 
les faisoit disparoîlre. , 

L'Islande est très-riche en verre volcanique , et la matière 
notrw qu'on nomme improprement ogatAe d'Iilande , e'^t 
«n émail qu'on trouve parmi les ùpaieates éjections plus ou 



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»78 V. E R 

noiiM vitrifia , qui sont le produit du monl Hocla et 3m 

autre* volcans de celte Ue, 

La pierre de gaiiinaoe , regardée par Cnylus comme lu 
pierre ob*idienaa des aaciens, est auwi un émail de volcan 
de couleur noire ou d'un vert noirâtre, qui h trouva dana 
la proviucB de Quito au Pérou , et doat le* anciens habitana 
avoîenl su former des miroirs plana et même convexes , 
connus sous le nom de miroir dee Incae. Lies Ëtpagaok l'ont 
appelé piedro d« galiinato , k cause de sa couleur vcrie tirant 
sur le noir , semblable à celle du gailimuo , qui est le vau- 
tour aura. La hache que porloient les Incas éloil auasi faite 
de la même m<ilière. ( Viloa , Métn. , L ii , p. i(()3. ) 

Nota. (Ce fait semblerait douteux j ai Von neconsultoit 
que l'analogie ; car toutes les haches non métalliques ont 
toujours été faites de pieirea de la nature du batallt et de la 
Corn^nn«,qui ont non-seulement de la durelé, mais sur- 
tout beaucoup de Unacité ; et il n'y en a point au contraire 
qui fût plna Uoile k briser que la pisrr» de gaUiaaoe , qui 
■l'est autre obose qu'un vmre. Si le fait est exact , il faudi-oit 
yaupposor une allégorie, et faire dire aux Péruviens ^uc, 
dans la main de leun Incas , la hache n'étoit que le signv 
de l'autorité , sans devenir jamais l'instrument de l'op- 
preuiont^ 

Faujas a trouvé du verre noir de voican k Chenavari prèa 
de Rochemaure , sur la rive droite du RhAne ; mais ce verra 
s des bulles sphériques , d'environ une ligne de diamètre ; il 
a d'ailteun ù durelé et les autres propriétés de Yagaikm 
d'Iflande, 

Les volcans des tle* sont beancoap plus fécond» eu ma- 
tières vitreiues que ceux qui sont sur le continent , parce que 
la mer q ui enveloppe leur base de tontes paris , leur toumit 
^vec profunion le fiuide électrique qui est la principale cause 
de l'activité des feux volcaniques. Foye% Volcaks, (Fat.) 

VËRRLS , nom lalin du Verrat. Voyea Cochon. (S.) 

VERRUCAIRË. rrrrucaria, genr« de pkntes établi par 
Hoffmann aux dépens des Ucfuneie Linneua. Il rentre dana 
le genre ^tironaiM de Yentenal. C'est ctilui appelé «pA^ùpar 
"Weigel. 11 est figuré pi. 1 1 des Planta iiehenotœ du {Rvniier 
de ces auteurs. ^ojM aux mots Lichen et Lephonqu». fB.) 

VERRUE , nom apécifique d'un poisson du genre Pi.*— 
TiSTE. Voje* ce mot. (B.) 

V£RS. Dans renfacice de l'étude de l'histoire naturelle on 
a donné ce nom k tous les êtres qui étoient longs et mous, par 
oompanuson avec les ver» de terre ou tombrica qui le porloient 
•pécwlement; par coiiaé<{ueat lee larret des uiaectes éloient 



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VER ï7f) 

un VBT* , et le Bont voèmp encore pour la pliu grande partie 
dci hommes. 

Lorsque Linnsiu entreprît aa grande rélbnne dani U 
ipologie , il appliqua le nom de vtr* à la clane qui , la larve* 
de* inwcteE exce|rtéea, contenoit le pliud'animaax en posaca- 
aion de «'appeler ainaï , et sa définition a ^t^ adoptée par tons 
le* osturalulea systÀmatiqaes , jusqu'à Iiamarck , qoi a cru de- 
voir former dans les ver* des auteurs antérieur*, une section 
sous le nom de vers proprement dit». 

Cette seclion , qui mérite peut-être le nom de etaat» , com- 
prend les animaux sans vertèbres, à oorpa alongé, mou , con- 
tractile, articulé ou partagé pardearidestranivenalosplusou 
moins distinctes, et ii l£le cohérente, c'est-à-dire unie inti- 
mement au corps. Us n'offrent ni corcelet distinct ni pattes 
articulées, et ne subissent point de métamorphose. 

Cette définilioa circonscrit les ver* proprement dit» dans 
leura véritables limites ; ptle embnuse un aues grand nombre 
de genres de Ifionœus. Les animaux qui les forment se sub- 
divisent naturellement à raison de leur habitation en vert 
extérieur*, c'est-à-dire qui vivent dans la terre ou dans l'eau, 
et en ver* inleattn* ou intestinaux, c'est -i-dire qui ne sa 
trouvent jamais que dans le corps des animaux. 

Eja manière d'être de* espèce* de ces deax divisions eti si 
différente, qu'on est tenté d'en Former deux classes didincles , 
mai* le* nombreux rapports de leur organisation ne per- 
mettent pas même d'y penser lorsqu'on les élndie avec quel- 
que soin. 

Il y a des vert conriamment nus, d'autraa qni habitent dans 
des fourreaux ou des tubes qu'ils se construisent, soit avec ' 
des matière* de leur propre transsudation , aoit en agglutinant, 
avec ces matières ou avec de la soie , diSërens corps autour 
d'eux. Ceux qui vivent dans ces tubes n'y sont pas tous alla'- 
cbés comme les mollusques testacés ou animaux des coquil- 
lages, la plu* grande partie en sort et y ranln; à volonté. Il 
n'y a peul-étre même que les tarpuie* et le* êpirorbnê qui ne 
soient pas dans ce cas. 

Parmi les ver* qui vivent habituellement dans la terre on 
dans les eaux , il en eat qui ont des organes extérieurs, il en 
est qni n'en ont point. Cette considération a servi k Lamarck 
pour les diviser en deux section*. Jje* premiers sont donc 
plus composés qne les seconds, commeles seconda le sont plus 

3ati\t»ver»inte»tinê;tinà ils ont des yeux pour la plupart, 
es mâchoires eornéea ou osseuses, et des branchies externe* 
li'ès-remarqu ables. 
Ln vert , privé* de* pattes écaillensea on membraoensos 



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,!!« • V E R 

qu'iminM»rqmiAntle»larveadeainaeclea,ietchentlkê,jiar 
exemple , se Iraînent ou rampent lur le ventre , les tins A. 
l'aide dei poiU ou soies roides dont ils sont recouverts en tout 
oa en partie , comme dans les apfavditea , les lombric» , Sic. ; 
les autres par le moyen des deux extrémités de leur corps , 
qu'ils appliquent alternalÏTement sur le plan qu'ils yenlent 
parcourir, comme les eangau^t , les ténia, &c. 

Deux ordres de muscles , selon Cuvier , serrent aux mou— 
Temens des premiers. 

Les uns s'étendent dans toute la longnenr de leur corps et 
fonneiil quatre faisceaux principaux , dont deux appar- 
tiennent an ventre et deux au dos. Ces quatre muscles cons- 
tituent pour ainsi dire la masse du corps. On les Irouv» 
immédiatement au-dessous de ia peau. Leurs fibres sont paral- 
lèles, mais leur longueur n'excède pas celle des anneaux ; 
ils sont interrompus dans les plis de chacun d'eux par des 
eapéces d 'in tenec lions que produit un tissu cellulaire serré. 
Cest à l'intérieur qu'on reconnotl plus manifestement l'or- 
sttuisation de ces muscles. On voit qu'ib sont aéparés par una 
lifçne longitudinale et envelopijés dans des espèces de poches 
d'un tissu cellulaire trèe-ierré, qui répondent à chaque «nnea» 
du corps. Ce* quatre muscles produisent les grands mouve— . 
meus. Quand ceux du dos, par exemple, se contractent en 
tout ou en partie , ils relèvent la portion du corps k laquelTo 
ils appartiennent ; le même etfet , mais en sens contraire , est 
produit par l'action contractile des muscles du ventre. 

Lie second ordre des muscles des veri est spécialement con- 
sacré au mouvement des épines ou soies roideij. Leur nombre 
est égal k celui des faisceaux de ces épines ou soies. Ainsi faire 
connoltre l'un d'eux, c'est laméme chose que si on les dé- 
criToit tous. 

Lorsqu'on a ouvert un ver de cet ordre, qu'on l'a vidé et 
retourné, on voit que chaque faisceau de poUs est reçu dan» 
la concavité d'un cane charnu, dont la base est attachée aux 
muscles longitudinaux, et dont le sommet se fixe k l'extrémité 
interne des poils. Toutes les libres qui forment ce cane sont 
JongiUidinxles, mais enveloppées par un tissu cellulaire serré. 
Far leur contraction elles tirent les poils au-dehors et dans 
le sens qu'elles déterminent. Cette première sorte de muscles 
qui appartient à chacun des faisceaux de poils pourroit être 
«p|>elée, dit Cuvier, protracltur dta épineu. 

Lia mouvement par lequel les épines sorties peuvent rentrer 
dans l'intérieur , est produit par une autre sorte de muscles , 
qu'on doit nommer rétracteuri. Ils ont beaucoup moins 
Ûb fibres que lea premiers, ansii leur action doit-elle êlr« 



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?e 



VER .8, 

Anble ; Us «ont concbé* sur la surfiice inleme des muscles 
longs, à peu de diaUnce des trous dont ceux^i sont percés 

Sonr laisser passerks poils, et ils s'insèrent au faisceau mémo 
es épines, à-peu-pi-ès à la hauteur où celles-ci doivent entrer 
dans l'intérieur. On conçoit que lorsque les muscles protrac- 
teurs se contractent, ils poussent au-dehors le rélracteur, 
-|uï , lorsque celui-ci se contracte a son tour, tend à reprendra 
- parallélisme de Besiibres,et lire ainsi les épines en dedans. 
C'est à l'aide de ces muscles ou des épines qu'ils meuvent, 
que ces ven changent lentement de lieu. 

Une autre Tamil le de (Vr«, dépourvus d'épiuea ou de soies, 
n'a pas U méjne organiiwtion musculaire ; ausn sa manière 
de ramper diHère-l'elle beaucoup de celle dea premiers. 

Ces vers se traînent it l'aide cfes deux extrémités de leur 
corps , qu'ils appliquent allornativameni, sur ie plan qu'iU 
veulent parcourir. En conséquence ila ont la léte et U queue- 
termina par une espèce de disque oharau, contractile, qui 
ressemble un peu à ceux des nichet. L'organisation de ce* 
deux disques , qui font l'office de ventouse ou de suçoir, n'est, 
pas facile à déterminer, car lorsque la peau qui les recouvra 
est enlevée , on n'y voit que des fibres trM^léliées, div^'sement 
entrelacées. Quoique ces vers soient Irèe-cantraotiles , on a. 
cependant beaucoup ie peine k reconnoitre les muscles qui 
meuvent leur corps. En effet toute leur ^au peut être re- 
gardée comme un muscle ou une eipèoe de sac charnu , k 
fibres circulaires et longitudinales, qui renferme les viscères , 
les vaisseaux et les glandes. Celte pesu musculaire est épaisse 
et recouverte intérieurement par un tissu cellulaire trèfr-serr^i 
et trèvsolide. 

Lorsque le ver veut changer de lieu, son oorps s'appuie 
inr une de ses extrémités , à l'aide de la ventouse qui la ter- 
mine ; ensuite il contracte isolément les fibres circulaires do 
•a peau , alors son corps diminue de diamètre et s'alonge- 
Qiuiod son extrémité libre est ainsi parvenue au point sur 
lequel le ver a voulu la porter , il J'y applique , et le luçoir ^yi 
colle pour devenir le point fixe d'un autre mouvement ; oor 
l'animal après avoir détaché le premier suçoir mis en usage»' 
le ramène vers le second , à l'aide des fibres longitudinale* do 
sa peau, et ainsi de suite. 

VoilÀ le mécanisme de U progression des vert, dont U- 
tangiuie peut être regardée comme le type. 

Le second ordre des verë qui ne marchent qu'en s'ap|di- 
quant par les deux extrémités de leur corps, comprend lei 
plus grand nombre des intestinaux. Ceuxs^i ne sont pas auaeti 
cootioctiles que les tangautê, et leius mouvemeiu soat plus 



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.81 VER 

lenis; leur lâle, au liea d'élre terminée pir un dîaque, est« 
quelquefoû armée de crocheb, i faîde desquela ils ae cram» 
ponnent iur les parties qu'ila auceni, lek sont lea ténia et le» 
éckinorinqu*a , &c. !•■ duptisilioD des crocheta et leur cour- 
bure rarient heaucoup. 

L'oi^aniaation dea uerfs dea verê préaente dans quelques 
espèces un ayatéme trèa-dislinct , et dans d'autm elle devient 
ai obacore, qu'on a pnne à en t«connoitre l'eaUteiice. 

Dmu Vaphrodita od voit immédiate méat derrière lea len- 
lacuies, placés au-deania de la bouche, un gros gangUoD 
u«rveuz, qui ett ie cerveau ; il a la forme d'nn cœur, dont 
la partie i« piua large est biiobée et regarde en arrière; il 
donne naissance à deux cordons qui ae réunissent el se a6~ 
parent quatorM ibis, et donnent chaque fois naissance k des 
taisceanx de nerft, qui vont porter la smsibilité à toutes lea 
partial de l'aninMl. 

Dans les tangruêit, le système nerveux est formé par on seul 
cordon , composé de vingt-trois ganglions , qui rem|rfiaseut 
les méjnes aaages que ceux de l'apkmdite. 

Dana le tomlïric , il n'y a qu'un gros cordon, dont les 
fianglioas aont k peine apparens, mais qui part d'an cerveau' 
fi>nné de deux tuberculca rap|H-ochès. 

Dana les néréiiUê et \t» amphinomei , tm trouve, sous U 
peau du ventre, un Cordon lonsiludinti qii'on pourrait 
regarder comme nerveux, mais ou on ne tïmarquc p»i do 
filelB latéraux. 

Dans l'aactv^ûils , il parotl qu'il ya deux cordons nerveux 
quiae réunissent Ru<dessii>de roeaopfaage. D'abord, on n'y 
remarque que quelques points granuleux; maia ils aug- 
mentent graduellement i mesure que les nerh descendent, 
de niauière qu'ils sent garnis vers le milieu dti corps de gros' 
ganglions carrés, fort rapprochéa, qui diminuent de mémo 
josqu'i Fa nus. 

On n'a pas encore pu découviir les nerfs dans les douves , 
les ^Ainorin^Hcs et autres vtr» intestinaux ; mais l'analogie 
conduit i croire qu'ils exislent, et suivent une marche ana- 
logue 1 celle qu'ils ont dans l'ascaride. 

On peut voir, dans les Leçonn anatomiquea de Cuvjer, 
les détails de celte organisation , qui , ainsi que l'observe ce 
SKVânt, donne un cerveau parlicuUer k chacune des nrticu* 
lations des vert qu'on vient de passer en revue , el sans' 
doute de leun congénères. On doit conclure de cette re- 
marque, quelec vers n'ont pas un centi-e unique de vie, 
comme lea antres animaux, que leur vitalité est répandue 
dans tout leur corps : et, en effet, on aait qu'ils ont, pour 



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VER ,8î 

k ^ap«rt, U vie tiiMowGa, qu'on peullMconper en ptii- 
■eiirs morceaux ima* {|u'ila meurent , et qu'il faut prenue 
an^nlir leur organisatioD pour le* Aura arrirer «u terme où 
lendent loua les êtres auimèi. 

Lea ot^nes des nos «pot eitrèmement peu prononcé* 
dana les vers. Qa^ues-uQa ont des yeux, comme on t'a 
observé; mais ils sont immobiles et tiï»-'petits. Le sens du 
goût doit exister, mais c'est d'une manière si obscure, qu'on 
ne peut le reronnottre. On ignora s'ils ont d'autres sens, on 
mieux il )* a lien de croire que tous les autres sens se conlbn- 
dent dans celui du toucher. 

Les moyens de respirafioa des twrs varient beaucoup dans 
le* espèces i mais ils sont, en ^néral , par -tout banés sur 
d^ux seuls principes : dans tes uns, tels que loua les intatti- 
naui et les taagtue», tes poumons consistent en us on deux 
vaisseaux longitudinaux, tentât simples, lantôt étranglés, 
desquels partent à chaque articulation , de chaque cAté , . 
lantôt deux , tantàt un plus grand nombre de tuyaux, qui 
vont aboutir à la peau a des troua qu'on appelle traehiet. 
Dana les autres , dana ceux qui vivent dans la mer , les 

Ciumona ont souvent la même forme ; mais leara luynux 
léraux vont aboutir à la peau à un organe souvent trèa~ 
eomposé, qu'on a appelé de» branckiet, dont l'usage est le 
même que celai des branchies des poissons, c'est-à-dire qu'il 
sert k séparer de l'eau l'air nécessaire à la conservation des 
animaux qui en sont pourvus. Ces organes ont été décrits 
extérieurement par beaucoup de naturalistes, et intérieure- 
raenl par Cuvier. 

Ce célèbre aait<»iiiM« a prouvé, que dans ces sortes d'anî- 
manz , le sang seul est en raonvement ; ce sang , qui est 
rouge, et uon pas blanr^, comme on l'a cru juiqu'à lui, va 
cherober l'air ou l'e&n par l'ezlrémité de ces branchies , et 
renent dans le corps après a'en être saturé. ' 

Le cœur, dans les vert où il a été observé, se tronve 
ordinairement k la partie antérieure dn corps. Il en part' uu 
ou deux Vaisseaux principaux qui s'étendent dans la lon- 
gueur du 'corps, et donnent des rameaux & toutes ses par- 
ties. Son mouvement de systole et de diastole est Irès-viaible 
dans les grandesespèces, lellesque l' AnÉN't^.'OT.E et le Ziomdric 
OHOiNAJB'B. Voyet -cea mots, et ui^ exlrsil du travail dé 
Cuvier , inséré dana le n^ 64 du Balittin des Sciences. 

Lesinleatins des iwr« ne consistent, en général, qu'en un ca- 
tul qui est lantAl droit .iantât contourné sur lui-même , et ^ui 
abOntit d'nn côté à l'estomac ou à la bouche, et de l'aolré 
i l*aiMia.'Cet wtomao n'est qu'use expiansion de l'intestin. 



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iSt VER 

quelquefois simple , d'autres foie double , et même mtil- 
liple. 

IjCs vrr» sont généralement ovipam et hermaphrodites; 
mai» il en est beaucoup d'androgyne«. Plusieurs jouiatent, 
deplui] de la faculté de l'égénérer leurs parties truaquéea, 
même plusieurs fois. On a même prétendu que, coupêa eu 
deux ou plusieurs morceaux , chaque morceau devencnt un 
animal complet; mais, comme on le verra dans les Gini- 
ralités des Genres , i qui on a plus particulièrement appliqué 
ce phénomène , qu'il n'est pas encore prouvé d'une ma- 
nière irrécusable. 

Les orj^anes de la génération sont, dans la' plupart des 
ver», d'une très-grande simplicité; dans d'autres, ils aoitt 
plus compliqués. Ceux des hermaphrodites consistent en 
deux ovaires et un utérus pour les parties femelles , et 
eu une ou deux verges , avec les vaisseaux spermaliques, 
pour les organes mâles. Dans quelques espèces, la verge 
paroit sortir en se déroulant comme les cornes des hélices. 
Les œufs éclosent, soit dedans, soit dehors du sein ma- 
ternel. Dans les vers androgynes , on ne trouve pas d'organes 
mâles de la généraliou : mais on voit des oeuEn , soit dans 1^ 
ovaires, soit nageant dans une liqueur particulière : tels sont 
la plupart des vers à branchies et les ténia. Ces auiman^ 
paroissent donc se suffire a eux-mêmes, ainsi que les molt 
iuequesacéphale/i. 

Tous les vers qui vivent dans les eaux, ep fjanq la terre j 

rndent leurs oeufs au printemps. Ceux quise-Irouvent dan^ 
corps des animaux peuvent sans doute produire en tout 
temps, puisqu'ils existent dans une température perpé- 
tuellemeot égale. On est fort peu avancé dans l'oluervaliqn 
des faits qui coDcernent cette parité de l'histoire des vers ^ 
et on doit en recommander l'étude à qeux que .leur posilion 
met à portée de s'y livrer. , , 

Il ne faut pas un très-grand degré de chaleur poi)i' fqîre 
molirir les vers ; maisiUsoulienuenLaisémenl un très-grand 
froid. Ils ont cela de commun avec tout' lep auimaux à sang 
froid. Ils sont, en général, trè^-sensibles aux divers change- 
mens de l'air, et cherchent, en s'clevantou s'enfonçaAld^i)^ 
l'eau ou la terre , à se tenir toujours à la même tempéra-^ 
Inre. L'élat électrique de l'air a aussi nne action puissantç 
sur eux, qt ils succombent souvent à son inten^le et à .>«. 
durée. . , . ,j . ' i 

Les vers maritu, et, même les (omirii^s , jettent aouven^ 
peudant les ténèbres un éclut plipsphorique, ceqqi indique 
une organiwiipa. pa^cuUère. C'est, .ÇQ., partie à eux ^u'p4 



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VER ,85 

ÂHt la hnù^ qne rend Ve»u de la mn-. Ottt pn^uiél^ 
CCMC à I* Bwrt de l'cBÎinal. EUe ot donc no pRtdDÎt de m 
YÏulilé. On n'a pu encttrc d'opûtion « ibndëe , sur les c«qm* 
de celle phoaphoreacence. 

Ia couleur dea ftn q^ui ont des branchies est quelquefois 
feUlanlB et mélalliqae ; celle des vers ùUftùmut est tou- 
jonn pAle- On conçotl Ûeo la caïuede la couleur de ers der- 
niers , c'est on véritable étiolemcot ; mais celle des premien 
«t encore nn mystère. 

IjCS tmn ÙÈtutùtaux , âont il a déjà été qoeslion fJusieurs 
Ibis, exigent qu'on en parle ici d'une manière particulière. 
Taules les cUisfi du règne animal son! Isur proie, eien- 
Ir'aolres otUe des animaaz à sang blanc, sur-tout celle th* 
poissons. 

Llramme, dès sk naïas&nce, est attaqué par eux : pn a 
va mCme des enfans en rendre avec leur m'éconium. lies 
nna'vivent en treapea dans ses inleslins, les suires en mcùna 
grand nombre; mais il n'en est poînl .qui n'y soit jamais 
que solitaire, comme le nom des e«pècen du ^nre téTtia 
liadique. CÛ derniers sont souvent plusieurs ensemble» 
ches 1 iwmme comme cbes les animaux. 

Lee divers genres de ver» iaUsitinaux but tons lkB« in«- 
nière prt^ire a agir , et de tout lemp» la médecine s'est oc 



cnpée des moyens de débsrrasaer l'bomme ou les animaux 
domestiques de ces hdies dangereux) ou pour le moins in- 
commoaea; mais ils n'ont pas été étudiés par les médecins» 



et ce n'est que depuis peu d'années que les nalurafûies ont 
fixé leur nature d'uile manière positive. 

Quoique Linnteus, et après lui tous les kut>%» naturalistes, 
aient appelé ces vera , inteatinaux , ce n'est pas Maniement 
dans le» intestins qn'ils habitent ; bn les trouve aWUi sur l4 
ibie, la Tm\»; le poumon. In «ervHto « dans la graùee, !• 
tissu ceUnlairei 4iéme lintérienr des musolea, cttame oïl 
le verra à leurs divers artidea; Ils sont Souvent d'une gran-* 
deur démesurée, et meurent toussa de lem:|» après qn'ilt 
«ont tirés du lien d» leur domreile. Us-iMMnt point dîgèi'ést 
qaoiqu'ilss'avancent quelquefois jusque dans iMtoAati^lctnr 
peau ceriaceet enduite d'nn» ««twlMtce «auqBsVift» lenr vît 
tenace qui lutte sans cesM.côotrei'tclipti^des «);iM digwtiis» 
les en défendent. ...■■■■■- 

On a. bcancoup disserté snr3es.|tfo]Ntw;q|ie I« nMnre em- 
pesé peur iotroduijFe les v^n inunifuùtx dsQS let corps des 
animaux, sur-tout, ceux qMÎ, comnierI«s kydati<l49, vivent 
daoB le foie, k rot», &«• J^ ^iit^es' qu'on a imagihéa 
pour expliquer 1« fail* résultaiu de i'vbwrratiDn^ tmt M 



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,86 VER 

détraita «uccessivemeni les uns par le* aatm ; er on opril 
juste, qu'aacune pauioa n'égare, est encore aDJourd^ui 
forcé d'avouer son igaorance à cet égard. Il faut donc 
allendre que quelques personnes , zélées ponr les prc^rès de 
la science , consacrent un certain nombre d'années à de» 
recherches dirigées vers ce fcul. 

En effet, on peut supposer que les œuFs des oscorû^s, des 
tinia et autres ya-» qui ne se trouvent que dans les intestins , 
3^ ont été apportés du dehors ; mais on ne peut faire la mém» 
supposition pour les diverses espèces du genre kydatidedout 
il vient d'être parlé. C«st donc dans le ventre de leur mère 

3ue ïei animaux prennent le germe de ces hydatidea; c'est 
onc en disséquant les fétus des animaux, qui, comme les 
lièvrt' , sont ti'ès-sujets aux vera de ce genre , qu'on peut se 
procurer quelques lumières. 

' Les ver» inteMtinaux sont presque tous regardés comme 
ovipares par les naturalistes, et en effet on k-ur trouve sou- 
Vent des oeufs. La plupart, comme on l'a'dit, sont herma- 
phrodites; inais cependant il' en est quelqnes-'uus qui, teU 
que 'YàtCùridt lombric , ont les sexes sépares. 

On a prétendu que les vers intestinaux articulés, tels qoa 
les tihia , pouvoient se reproduire par la séparation de leurs 
. Anneaux. On peut douter de ce Tait; mais il est certain qoë 
tant que latèle, jointe aux pretliiers anneaux, reste dans le 
Corps, il te fait unà reproduction conliauelle des anneaux 
qu'on enlevé. 

É'est dfiiis les animaux de'ce genre , au milieu de chacun 
de .leurs. anneau:^, qu'on remarque ces singulières i-osetle« 
que liUfiùe'iis a appelées des ovaire» , et au milieu desquelles 
^«t.uf^ l^u par ou sont censés sortir les œufs., 
: : I^ bpuche; ou mip^ les parties qui ento«^nt la bouch^ 
^^».l^*.Wi .i^atia»^x , varient beaucoup pour la forme, 
qitfiii^'anig^qtlral plus simple que dans.loà vera extirieurt. 
t^!%(i^(>ll^ qOB.l'oif .lire les carnclèrea des genres. 
, , Jyêsi^^Ùres. des v^rp tfstérUura sont au nombre de dix~ 
*iïs!;i*wawpi : .■■' 

^''Cbox 4]«b'«it <ks vr^attt» extérieors el qui sont nus i 
Ailissènv^iAtàMinùiàa, Ari^cole,'Nay.sse, Ldhbbic, 
Thalassgme. 

Oensiitoi ti'ont péfaf d'organes extérienf» et qui ho logent 
«lans.)m ronrreau r NfehiÏDB, P&lYdobb, AuyHvmi*B, Ser- 
yu<.E-,SnROBB£,Spn(o«i>YmB'> Dbittai.e^'Vaqimbi.u. 
' Ceœoqn n'ont pofattid'orgtnies extérieurs': ItaatiONKau . 
*4Mes«K, ffcAHAiid.-;- -.-.■.. .-. .r.-i-ii^.- 



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VER ,87 

. Lm genre» des vert intB»H/umx sont an «ombre d« 
viDgl-troù ; «avoir : 

Ceux qui w logent datu I«s inieslins : Fabciole, Lioule, 
Tknia,.£ciiinohinqite , Ma6sett£, Gérowlée, Stronole, - 
Ciicni.i.ANiTRicHUKS, AacfFuixK, Fimui^, Ai.rBEi:,MiM- 
TUE, Rhyt£Liiikth£, Momostuue et Dihtohb. 

Ceux qui se logent daiu Ie«cliaira : I^moVATiji^, Ht- 

BATIDE, T&KTACVU^l&K , CsiHOS , FlhÂ.lBiS, PoLTCSTOXË , 

FoLYCKFBAÇE. Voyes ces diQ'érens mots. 

Les pécheurs qui emploienl beaucoup d'espèces de ver» 
pour amorcer leurs hameçons, t^pelleiit de ce nom tout 
«nimal alongé qui est propre au même objet. Ainsi , les 
larves de mottchet qu'on trouve dans les charognes, soua lo 
fumier, dans la taniiée, sont pour eux des vers. Il en est de 
même des arénicoles qu'ils prennent dans le sable des borda 
de la mer aux basses marées , çt qu'ila appellent vers blancs f 
des néréides , qu'ils cherchent .oana les interstices et souf 
les pierres aux mûmes époques, et qu'ila appellent v«r9 

Les pjcheura d'eau douce appellent principalement fera, 
ie véritable ver de terra , c'est-à-dire le lombric. Ils en font 
des amas qu'ils conservent, avec delà terre, dans des vasea 
de bois, pour «n avoir toujours de prêts au besoin. Plusieurs 
ont, ou prélendentayoir, des secrets pour les améliorer, pour 
les rendi-ç plus aptes à attirer le; poissons, ^'ai vu sur la Saôoà 
employer assez généralement Iç. résidu dé la fabrication do 
l'huile de cbénevis , que l'oa appelle pain de chiinevis. 
( F'tya au mot Cuf nvbs. ) On le melloit avec la terre hu- 
fnide, od.l'on »j,o}i accumulé les ver&,. afin de les engraisser 
et de leur donuvr une odeur ou une saveur asréable aux 
poissons. Daus d'autres eodroïla, on emploie de la.yiaado 
hachée, delà crème, des œufs, au même usage. Tous cea 
moyens augm«Blaj^ la matière, nuirilive que li^; ion^br.ica 
tirent de la larve.,. concourent ^aus doute àlea faire grouir, 
«t ne doiveift |)^„.en conséquence, être négligés, |1 est 
entwre recottr^ti .qM^ I^()dei^r^^rles.^ '^Ues que le caaiphru, 
l\huiled^afij>ie,i^fi(ouU,àic~^<içiftfaufûqaent aux vt-rs et 
Augmentent l'empressement qi^çlea poissons ont de Ips man- 
der. 11 «st donc boa. de ne {{as non pVtf ^egligei; de.fes «m- 
|)loyer. : . , :; . . ^ ..-,... .. 

Quelques pécliéurs prétendent que tous les fer* doiveqt 
.£tre mis à dégorgar -4a»B l'^P: ^'^«■ïtd'^^re.employés ; jnaia 
cette pratique u^^aGoit pas iqndée suif de bonnes raisons, 
«st contradictoire avec ce qu,'op vient, de dire , et je'. ne m» 
«OÙ iuw* bieq troBv^ de l'ayçif.^gijfll^yée. (B.) 



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in VER. 

VERS. Ce mot ut, daiu RéBomoret p1iuieunaatea»> 
flynonyme de celai de Labts. Foya ce moL ( L.) 

VERS ECHINODERMES. Fbf. «a mot Echinodum jt. 

(B.) 

VERS DES PÉCHEURS. On donne principalement ce 
nom au Loxbkic terrhtbz . à l'Asiiricoj^ oea ricHEirna 
et à U larve de la Modchx dju CHABoeHES, mais presque 
toutea les eapèc» de larves peuvent Atre employées à la pêche 
et prendre par eontéqueat cette dénomination. VoyeM aux 
mots ci-deMOa. (B.) 

VERSEAU , nom dn onzième ligne du lodiaqae. Cette 
constellation renferme ^uaranle^eaz étoîlea remarquablea ; 
aavoir : quatre de la liDisième grandeur, aept de la quatrième* 
vingt-trois de la cinquième et naît de la Mxième. Fe^va le mot 
Constellation. (Lib.) 

VERSIGOLOR ( Cmvut vm-tùtoior Lath. , ordre Pnta , 
genre du Corbeau. Toyn ces mots. ). Latham ayant décrit 
£et oiseau d'après un dessin , n'a pn constater aa taille ; c'est, 
dit-il , une grande espèce q^ui a le bec fort , caractérisé comme 
celui du corbeau , mais moms gros; tout son plumage est d'un 
brun sombreireBetsbleusetrougaltres,selonles aspects de la 
lumière^ le bec elles pieds sont noirs. NouvlU eipèee. ( Vi eili.,) 

VERT ANTIQUE ou VERT D'EGYPTE, marbre- 
triche composé, i°. de petit» masses d'une belle couleur ver(- 
d'émennude , qui paroissent être de la êmaragdiie plus ou 
moins mêlée de parties calcaires. 9'°. De petites masses de la 
même substance de couleur gris-de-lin. 3*. De petites masses 
blanches purement calcaires, grenues, pénétrées sur leura 
bords, de la couleur verte de la êinaragdite. 4°. De* veines 
et de petilea masses de terpenHru. 5°. De petite» masses de 
epath ehaliyantoa tchiiler êpath, diaséminées dans la Mr- 
pentine. 

Cest ainsi da moins que m'ont paru composées les qnatr» 
superbes colonnes dita de vert antiqu* , qui décorent le sa- 
lon du Laocoon dans le Musée Napoléon. Elles ont dix 
pieds neuf pouces trois ligne* de hauteur , non compris la 
base et le chapiteau , sur quinse pouces trois- quarts de dia- 
mètre, et sont d'une seule pièce. 

On trouve un marbre semblable dans les montagnes des 
environs de Carare anr la cAte de Toscane, près de la cale de 
Gènes. 

On voit que ce marbre est , en qnelqtae aorte , un vert dm 
Corée mélangé de fragmen* de marbre bltmo et de eerpen~ 
^tùtéf et l'on reconnoll i la manière dont t'eàL fait ce m^ 
buge ( on les ytàotê-do-ierpemim «mluiHent le* aulies Ëmg-^ 



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VER ,«» 

inma plui on moiMk.>nt)ndù ) , que 1m maliÀm qni r^om- 
|>otent celle brèche , éloient dâna un éut de molleMe Ion- 
qa'^e»étètonak». Kcy. BnùcHKet Vebt sx C(»ise.(Pat.) 

V£RT-D'AZUR. Quelques naluralùLea ont donnè^ce nom 

«n vert de montage ou earbonaf lU cuivra vert, lonqu'Q u 

trouve mêlé avec l'osur de cuivre eompaote on pierre d'^rmé,^ 

nie, qui est un carbonate de coiTre bleu. Fojte* Cuivbk. 

(Pat.) 

VERT -CAMP AN, marbre primitif qu'on tira de la 
Tallée de Campan daiulei Fyrénéei. Ftyrn 1 article Mahbbr. 
(Pat.) 

V£RT-I1£-C0RSE> Verde-di-Coreia* dei Italiena-, c'est 
sue roche primitive formée d'un mélange de smaragdile et 
de Jade-Umanite, La emaragdite y e«t tantôt wtu «a belle 
couleur vert-d'émerande , tantât d'une couleur griie écla- 
tante : le Jade j eat blanc ou l^èrement coloré d une teinte 
de lils*. Cette rôche se trouve dans les montagnea de wrpen- 
ttaeet d'uutrea pierret.mafinétiennea de l'Ile de Corse j^Sâusi' 
■ure l'a observée en frafimena roulé* dans les environs du 
lac de Genève , et parmi les galets de la Duraoce ; ainsi noua 
sommes assurés de la posséder dans no^ Alpes , mais on n'a 
pas encore découvert aon gtle. la même observateur en a 
trouvé au pied de la monlune de serpentine appelée ie Mun 
ainet, prés de Turin , des bloca cohaidérablea qui n'avoient 
point été roulés et quiparoissoient avoir été détachés de cette 
montagne. Elle existe aussi dans les montagnes de la côte de 
Gênes ; et il paraît que c'est une suite non interrompue dh 
cette roche qui se prolonge depuis les enviruns du lac ds. 
Oenève jusques dans Ille de Cùrse. 

On fkit avec celle pierre des tables de la phis grande 
l^eanté : comme odles qu'on voit dhn* la chapelle Medicia à 
Florence. 

On a offert en i^oo , i- l'admiration pabliqne , dam le sa- 
lon d'expoaitiQn des tableaux , plusîeura tablea de cette pré- 
cieuse matière, qui avoîent jusqu'à quatre pieds de longueur, 
et où l'art embellissoit encore l'ouvrage de la nature : ellea 
étoient incmsléet en mosaïque de Florence représentant des 
Tosas et autres ob^ts , avee les couleurs naturallei de loules 
les variétés às/oepea, d'agatet-, de Jdpwet d'autres pierre» 
de cette natnra : 1 une de ces magnifique» tables décoi-e aur 
jourd'hHi la mUs d'andience du ministre de Ifinlérieur. 
(Pat.) 

V£HT-DE-CUrVRE. On a quelquefoi» donné ce noin à 
la DtÛM d$ ciàiyre loreuM. Voyes Cuivkb et Malacsit^.^ 



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ïgo VER 

VERT-iyEGYPTE , marbre antique <pi'on liroit 
d'Egypte : on en « décourerl de Mmblable , et peut-être plus 
beau, dans les montagnes de Carare. ^oyet VutT anti- 
qnx. (Pat.) 

VERT-DE-GRTS ou VERDET , combinaison de VoxîA 
A cuwre avec l'of^ide du vinaigre. Le vert-dr-grii est fort em- 
ployé dans les arts , sur-tout en teinture et en peinture. 

!Le vert-de-gris se jwéparoit autrefois uniquement k Mon^ 
pellier, d'après l'opinion oà l'on éloit que ses caves éioient 
•eulea propres k celte opération ; Txm» aufonrd'liui l'on en ' 
&brique à Grenoble et ailleurs. 

a Le procédé qu'on suit à Montpellier consista & Ikira fer- 
menter des râQei de raisin avec de la vinasse ; on met ensnite 
cet ràOes couche par couche avec, des lames de cuivre de six 
pouces de long sur cinq de large , on les laisse là quelque 
temps, on les relire , on les met au relai dans un coin de la 
cave, où on les asperge encore de vihasse; là le verdet m ^on~ 
fie , et on le rflcle ensuite : le verdel est mis dans des sacs de 
peau , dans lesquels on l'expédie pour l'étranger. 

A Grenoble , on emploie le vinaigre tout fail ; on en arroe o 
les lames de cuivre. ( Chimie de Chaptai, tom. ii , pag. 56o. ) 

On donne le nom de pert-de-gris k la rouille de cuivre 
verdàtre qui se foruie accidentellement à la surface des vases 
de cuivre , et qui en rend l'unage si dangereux. On donne , 
dans le commerce , le nom de verdet à celui qui est fabriqué 
pour être employé dans les arts. Voyet Cuivre. (Pat.) 

VERT-bE- MONTAGNE, carbonate de cuivre verttU 
est lantàl compacte et tantôt pulvérulent : il est ordinaire- 
ment mêlé de parties terreuses, foyer Cuivre. (Pat.) 

VERT-DE-TERRE ou YERT-D'EAU. On a quelque- 
fois donné ce nom à la pierre d'Arménie , lorsqu'elle pré- 
sente un mélange de carbonate vtrt et de carbonate bleu d» 
cuivre. Voyez Cuivre. (Pat. 

VERTAGUS ( Canin vertague ) ; dénomination latine que 
Bai et Linnteus ont donnée au cAien bastet à Jambe* lorse*^ 
Voyez l'article du Cbikn. (S.) 

VERTÈBRES. Ce sont les os qui composent la colonne de 
l'épine dorsale chez l'homme , les quadrupèdes , les cétacés , 
les oiseauXfles reptiles, les serpens et les poissons ; c'est aussi 
à cause de ce caractère que plusieurs naturaiisles les ont 
nommés animaux vertébrée , pour les distinguer des mollus- 
ques, des coquillages, des insectes, des verset des zoophyles 
4}ui, n'ayant point de colonne vertébrale et de squelette 
osseux intérieur, sont des animaux invertébré». {Voy- le mot 



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V B R ,g, 

Animai» ) Il (ànt remarqaw cepea<]ant qiM ca caractère , 
qadque précû qu'il soit , ne pré»ente qu'uu« dûUnction an»- 
toaiique entre les SDimaux ; mais il ne spécifie pas leur de- 
gré d animalité , comme les caractères pris du système ner' 
veux, puisque c'est principalement d'nprès celui-ci qu'on 
pent s'assurer si un animal est plus parfait , plus sensible 
qu'un autre- An contraire , l'existence des vfrtibrt» dans 
les animaux à sang rouge , n'a rapport qu'à la force et à la fa- 
cilité de leurs mouvemens , mais 1 animalité d'un être se me- 
sure bien plus par sa faculté de sentir que par celle de se 
mouvoir , tu que certains animaux qui ne se mearent pre»- 
qoe pas sont pourtant fort sensibles, tandis que ceriainea 
plantes peu vent se mouvoir, sans donner pour cela des preuves 
de sentiment. 

Les vertèbre» sont destinées à soutenir la charp«ile du 
«orpades plus grandes et des plus parfaites espèces d'animaux. 
La colonne vertébrale qu'elles forment est composée d'un 
frand noibbre de pièces posées en pile les unes sur les autres, 
et mobiles enir'elles par le moyen de cartilages interposés. Cet 
arrangement étoit nécessaire , parce qu'une colonne épinière 
d'une seule pièce eâl forcé l'homme ou l'animal à rester roide 
comme un pieu , et ne lui eût pas laissé la faculté de se ployer 
en divers sens. Aussi le mot de twf^Ars vient de vtrUre, c'est- 
à - dire tourner ou se mouvoir réciproquement l'un sur 
l'autre. 

Ije nombre et la forme des vtrtàbret varient auivaiit leur 
Ken et suivant l'espèce des animaux auxquels elles appar- 
tiennent. Uépine dorsale se distingue en cinq régions dsns 
l'homme et les quadrupèdes, i". La région cervicale. %". La 
région dorsale, 3^. La région lombaire. 4°. La région pel- 
vienne ou sacrée. 5°. La région caudale ou celle du coccyx. 

Dans l'homme et les quadrupèdes vivipares ( excepté le 
pareteeux à trois doigts, bradypue tridac^itia et Yéckidné , 
qui ont neuf vertèbre* eervicaJee ) il n'y en a que sept. La 
première , qui supporte immédiatement la léte , et qu'on 
a nommée alia» par comparaison à l'Atlas que la fable dit 
aoutenir l'Olympe , s'articule avec Vaxie ou 1 odonloîde , se- 
conde vertèbre. Dans \Agirc^e et les cJtameaux qni ont un 
|>rand cou , il n'y a que sept vertébrée eervieales , mais elles 
sont beaucoup plus erandes que celles des- animaux ii col 
court , teb qne YiUphant et les citacèe. Ces derniers en ont 
souvent deux ou trois soudées ensemble, et comme cn^y- 
losées. n y a dans l'homme douKe vert^es dartaiee , cinq. 
lombaires et cinq saerée» , qni sont soudées ensemble du 
manière k ne former qu'un seid oa,qui est le taerum. liea vtr- 



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f; 



193 VER 

tèftMê *oMygi»nJU* , nalle* dan* U routêttie , tta nombre d» 
tn>M oirquati-e dans l'homme, lont bien plus nombrttiuM 
cheE les animaux pourvus d'une longne quene. Ainn le 
coàita , espèce de tapajou à queue prenante , ■ trente-deux 
vtrtibrta coudait* ,^\o fourmilier ea a quarante, ei\a phata~ 
in quarante^inq. Le Hon et le chat n'en ont que Tingt-deux 
vingt-trois , ainsi que les toari» et VéUphant, 

En général, toutes les vn'^&i-«'« ont antérieurement nn Iran 
qui forme un caaai , par lequel passe la moelle épiniére , et des 
trous plus petits pour la sortie aes paires de aertâ qui se distri- 
buent aux diSérensmuacles. Elles sont munies en outre d'ap<>- 
pbyiesou depixiéminencesosMUsesiSoiltianaverses, soit épi-, 
neuses, pour donner desaUacbeBÀdealùamenaelBnxmnaclcs 
in 1er- épineux. Toutes sont revêtues d un cartilage élastique 
formé ne cercles concentriques , et qui s'appliquent l'an contre 
l'autre pour fâcîtîtfr le jeu l'écip roque de ces pièces. Des fibres 
lendineuses recouvrent toute )b portion anténeuredu coips des 
vertébrée , et un tissu ligamenteux est tendu dans l'interieui: 
du canal vertébral , par où la moelle alongée pénètre depui» 
l'apophyse odontoïdejusqu'à l'os sacrum. 

Cbes les oiseaux , le nombre des vertibrM çervitaie» est 
plus considérable que dans les quadrupèdes ; les oiseaux ra- 
paces en ont de onze k qualoree, mais les grutu et la cigo- 
me au long beo emtruuuihi ifun long cou en ont dix-neuf. 
Toutefois il n'y a que le "Jg"' qui en ait jnsqu'è vingt-trois; 
car Vautruche n'eu a que dix-buit , comme le phatnicoptère. 
ïxa articulations de ces vertèbreâ jouent bien plus facilement 
dans les oiseaux que dans les quadrupèdes ; ausù peuvent- 
ils mouvoir et tourner leur cou en tout sens ; au. contraire, 
les Vertèbres dorealea des oiseanx sont fixées et si roid» , 
qu'elles ne permettent pas la moindre infiexion an corps , de 
sorte qu'on pourroit croire que le cou , employant toute la 
faculté mobile des vertébrée, n'en a point laissé au dos. 
Cette disposiiion immobile du dos est avantageuse, en cequ'elle 
oSire on point d'appui fixe et constant aux efforts que l'ani- 
mal est obligé de fiiire en volant ; de -le vient que chez les 
oiseaux qui ne peuvent voter, tels que l'autruche, le eaaoa-r 
et d'autres gallinacés , l'épine domtle conserve encore quel- 
que QexibiHté. Cbes les espèces d'oiseaiuc grimpeurs qui ap'- 
puient lenr queue contre les troncs des arbres, il y a un 
plus grand nombre de vertèbre* coceygiennee que dans les 
autres. 

La plupart des for""' et des /^tarife ont aussi sept ouburt 
vertébrée cervicales, comme les quadrupèdes, excepté le ca~ 
vUUoa, qui n'en a que trois, et la tal^mfmdrt nne. Cbes lo^ 



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VER ,98 

, le sqndelte contbt» priacipalem«nt dam les v»~ 
liinê; auMÎ ea oQt-il« un fort grand aombie. Suivant Moyia 
Cbaru , U vipère a pri« de ceot quarante vartibret portant 
deac6tes, et en oqlra, pluadeciDqunnte»vri^6f«<ÀUqaeus, 
Xie frptnl à lurwtU* ( coluïtr naja Lînn. ) a cent quatre- 
vingt'douie vertibrta portant de* c&lea el soixante-trois ver- 
tibr«t eaudaUa ; maU U couieuvrt à coUier en a deux cent 
quatre de U première espèce , et cent doaxe de la aeconde. 
lia eouintvr» commune en a deux cent quarsnteH]uatR> , et 
plua de «dxaate caudales. Celui qui a le plus de vartÀbn* por- 
tant dea cdles, est le terptnt devin {boa eonêtrictor linn. }, 
ches lequel on en compte deux cent cinquante-deux , il en 
• cinquante-deux caudales. 

Indépendamment de 00 grand nombre de vtTtibr*» , ]ea 
Mrp«M ont l'épine dorsale extrêmement fiexible , et chacune 
de ces vertèbrtê s'arlicale Irès-Hbrement avec le* antres , de 
manière que leurs mouvemens ont beaucoup plus d'étendue 
que dans les autres animaux. lies aalamandre* et le* gra- 
nouillr» n'ayant point de càtea , leura vertèbre» dortaiet ne 
diffèrent en aucune manière des autre* , car dan* l'homme, 
k* quadrupèdes., les oiseaux , &c. les verlèbra» anxquellea 
l'articulent les cales , se distinguent par une forme particii- 
Ijère et par leurs facettes articnlairea. 

On remarque une particularité dans les vertibrea des poï»- 
•ona. Cest qu'elles s'articulent entr'ellea par des cavités coni- 
ques correspondantes; celles-ci contiennent une matière car- 
tilagineuse dùposée en cercles concentriques ; et des natura- 
listes assurent que le nombre des années du poisson égale ce- 
lui de ces oonclies cartilagineuses. Les apophyses épineuses 
des vertèbre» des poissons , sont plus ou moins alongées et 
aplaties^ suivant le* espèces. Dans les raie», les vertèbre» 
eeryical^t sont soudées epiemble, XÀanguitia qui , k quelques 
^rds, se rapproche des eerpens , a, comme eux, un assez 
grand nombre de vtrtibre» ; on en compte cent quînae, et le 
iartng est l'un des poissons chez lequel on trouve le plin 
grand nombre de vartèbra» dortale», car il en a trente-liu'tf , 
avec dix-huit caudales, au lieu que le marlaa « deux vertè- 
bre* cerviealaa , dix-sept dorsales , quatre lombaires et trento- 
denx caudales. Au reste , ce nombre peut varier. 

IiA force des reins cfae> les quadrupèdes , parolt beaucoup 
dépendre de la grandeur des apophyses transverses des ver- 
tèhrt» lombaire»; c'est pour cela qu'on en remarque de 
grandes dans le £aw/', le cA«va^etles autres bétes de sommes 
Chez les espèces qui ont la léte grosse et pesante , les apo- 
MfaywB des vartèbrtt d^aaln sont longues, afin de ioumir 



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^94 VER' 

une attache plus forte au ligament cervical qtri eat detliné ik 
•outenir le poids de la tête. C'eat ainsi qu'elles sont srande» 
chez i'iUphant , \erkinocéro*,\&cham«au,i)L girafi ^e bai^ 
et la plupart des runiinans. 

Peut-être que cette pile o«sen>e , inteirorapve par des car- 
tilages inLermédiaires, qui forma la colonne Terlébraie da» 
animaux , a quelque rapport avec la pile (galvanique inven- 
tée par le physicien Voila. ( Voyem Galtaniske. ) Il ne aeroât 
paa impossible que , dans le corp* vivant , dn os ainsi super- 
posés et séparés par des cartilages faisant la fonotîon de car^ 
tons humides, avec un cordon nerveux qui, descendant 
dans toute leur longueur, établit ainsi une comnannicatioiK 
de l'une à l'autre extrémité ; il ne seroit pas hors de Traiaem— 
bbnce, dis-j<;, que l'électricité animale ou galvanitjue n'y 
jouât quetque ràle. On pourrait , par diverses expériences , 
s'awurer de ceci ; car on sait qu'un animal périt sur-le- 
champ lorsqu'on interrompt cette communication vitale , 
«n introduisant un stylet osas la moelle alongée , et l'on 
cause la paralysie des parties inférieures en froissant ou d^ 
trui'ant ce cordon médulLaint dans U région des lombe* ots 
de l'o» sacrum, (V.) 

VERTÈBRES FOSSILES. Elles se trouvent plus fré- 
quemment que les autres parties du squelette des animaux , 
parce que leur forme raccourcie les rend moins sujettes i 
élrebrisées. On a plusieurs fois trouvé en Sibérie des v«rf^&r0« 
A'éléphana. On voit beaucoup de vertèbres de srocodiUê dans 
la montagne de Saint-Pierre de Maestricht, dont Faujas 
vient de publier une magnifique description. Dans les û/t— 
tyafytheg du mont Bolca, les vertébrée sont, pour la plu- 
part , converties en spath calcaire. fDyet FoBsii.rs. (Pat.) 

VERTEBRITE5. On a quelquefois donné ce nom aux 
vertèhren fossile». Voyez Fos>ii.E8 , IchttolttheSj £n- 
TROQUEs. (Pat.) 

VERTICILLAIRE , ^eftidUaria , arbre du Pérou , qui 
forme un genre dans la polyandrie monogynie. U offre pour 
caractère un calice de six folioles ovales , persistantes et co- 
lorées ; point de corolle ; un grand nombre d'étamines ; uit 
ovaire supérieur, oblongjhérisBé de tubercules à stigmate ses- 
site, concave et trilobé; une capsule oblongue, un peu tri- 
goae, tuberculée , iriloculaire , trivalve , renfermant une seule 
semence oblongne. (B.) 

VERTUMNE , eapècc de Papillon. Voy»* cet articles 
(L.) 

VERVEINE , Verbena , genre de pUnles k Seurs monor 



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VER ,^ 

pétaUes, ie la âkndrie monogynie et de la famille des Py- 
K«MAC£E«, dont le caractère consiste en un calice persistant 
m. cinq dents, dont nne tronquée ; une corolle infundiboli- 
forme, courbée, à limbe à cinq divisions inégales ; deux ou 
quatre étamines non saillantes ; un ovaire supérieur , sur- 
XDonlé d'un sljle à stigmate oblug. 

Le fruit consiste en quatre semences nnea, agglotinëes par 
un, (issu rélicutaire. 

Ce genre, qui est figuré pi. 17 des lUtutrathna de La- 
inarck , renFerme des plantes herbacées ou frutescenles , à 
feuilles opposées et k Acun disposées en épis munis de 
bractées. 

On en compte plus de vingt espèces, dont les unes n'ont 
que deux et les autres ont quatre étamines. 

Parmi les premières, il n'en est aacnne d'Europe nî an- 
cane remarquable par quelques propriétés particulières; 
mai* on doit mentionner la Verveine nu Mexique , qui a 
les épis de fleurs lâches, et dont le calice est hérissé, parce 
qu'elle se cultive dans les jardins de botanique et sert de type 
sa nouveau genre Rafane. ( Vaye* ce mot. ) Elle m trouve 
dans te Mexique et en Caroline, et s'élève dç deux à trois 
jneds. 

Parmi les secondes, on doit particulièrement citer : 

Im. Vkrtsink orriciNA!.! , dont l«s épU agnl filirormet, panî- 
cmlic , Isa fraillss pludears fois aubdiviséfis , el Its tiges sotitaire». 
Elle «1 SDlwella , ae Ironre dîna loule l'Europe dans le Toininage 
des village*, sar le Irard des cht-mina , etc. el a'él^e juaqu'A àtax k 
trois pieda. Du tempt dea Gauluia elle étoil répnlée wcrée, el on loi 
attribaoil des verlui lupersliliriiiM et aluardea. Od ne la cueilluil 
qu'avec des cérémonies relig^ieuseï imposinlea, Aajaurit'liui les mé- 
(îeriiia £cUiréa n'en font plua aucun u«af;e ; mai( dana lei rBnipa|;nea 
elle )ouil encore d'une prande conaidérxIÎOD. Oo la Tuil infliger dans 
du TÎn contre la jaunisse , les pltes couleura , lei maux de gorge , les 
olcére* de la boucbe ; on la doilne en poudre dans l'h^dropiaie el les 
talnrea. Ses fenillea . pilées, paueni pour apécifiqae* dana la pleu- 
réiie , la goutte, la migraine, etc. On emploie enfin son eau dis- 
tillée dans les inflammations des 7euz, el pour donner du lait aux 
nourricss. Dans Isa. lieux où elle eal commone, on doit, pour en tirer 
parti , l'arrsctier k la fin de réié , el la brûler lentement dam une 
fosse creusée en terre. Elle fournira dea ceodrea fort riches en alcali 
OD polanae, que l'on emploiera utilement dans lea Icanivea. 

Ija VsKVBiHE ATnoiaPK(7il.LBa a les fleura pnniculéea, lea feuilles 
lernées , el la tige frulearente. Elle est figurée tab. 1 1 dea Slirptt dis 
l'Héritier, et vient dnChlEt. Elle eat . depuis qnelgues annrea , Irès- 
«ullirée dana les jardina, 1 raison d« l'odeur suave de et» fleurs, 
odeur approchante de celle du citron. On en fait une iiifuaion tliéi' 
/uABs dM plos agr4abks, qaand «Ue n'est pu trop cbargàe. 0> la 



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■ g6 V E S 

inulliplieti^S'fanlBBieBlpiT mucollM,«tuèiiie d«baatiira,paar*« 
((u'oii lu mails «oiu un cbiUii* i ooncha. Ella ■ besoin, d'être bîm 1 
l'abri do U gelia p«od>Dl l'hiver. 

Im Vhvbink aubl^i* a lei fleur* Uobe* , toliUire* ; Ici fenitlea 
trifidea et profoodémenl dentée*. Elis eit iiuiuellfl et m IrooTe en 
Caroline, où je l'ii obwtrrie. On en fait an genre loiu le nom d'ot^ 
bhl et *aui celui de glaitdulaùt- On l'a «nui appelée vtrvuine à Un»- 
guet fleur», à raiaon de la longneur da tube de m corolle. 

La Vekvrikb ouhifIiORX el la Vkktbimh Honirums. Xm pr^ 
KÎère eit un arbrïitean i fen^Ue* lanefoléei al odorante* ; la aecond* 
pal nne piaule rampante , qui n'eal remarquable qne paroo qu'elle •» 
troUTB dao* taule* lei.pariïe* du monde où le climat e*t cbaad et 
bomida. Elle fait partie du genre aaparm. (B.) 

VERVEINE PUANTE. C'mI Ik Petitère. Vvy«9 c« 
mot. (R) 

VERVEINE DE SAINT-DOMINGUE. C«t on H£- 
UOTROPE. Voy»x ce mot. (E.y 

VERVELLE ou VER VEILLE {/luewwwr»), «nnMB 
ou petite j^aqufl de mêlai, que l'on alUche aux pîeda dei 
«beaux d« vol, et qui porte l'empreints de* amoiriee. oa 
da ehiâra da maître. ( S. ) 

VERVEX, le biUer en lalin. (S.> 

VESCE, Fieia Ijinn, ( Diadtlpkù dicandri»), genre da 
plantes de la famille dea LiouHiNEUSEe, qui offre pour ca- 
ractère, un calice en lube et à <;inq dents, lei nipérieurea 
Elus coorlea ; nue corolle papilionacie , k étendard ov«le> 
r^everale boa, dentelé au sommet et réfléchi sur ses bords, 
à ailea presqu'en ferme de coeur et ph» courtes que l'élen- 
dard , à carène pltu courte que les ailes , et dont la part» 
inférieure est divisée en deux ; dix élaminea , neuf réunies , 
la dixième séparée , toutes terminées par des anlhères droites 
et k quatre nUons ; un ovaire long et comprimé , soutenant 
un style mince qui (orme un angle droit avec lui , el dont Is 
■ttgmale est obtus si velu es dessous ; uns gousse obloogne, 
plus ou moins applatie , naOocHlaire , biralve , oonleoaDt 
plusieurs semence* rondes. 

Ce genre, figuré pi. f>34 dn* Iliiuttration» ds Lamarck, 
eompirend dea plantes herbacées , les unes vivaces-, les autres 
annuelles ou bisannuelles , la plupart indigènes à fEnrope. 
Ces pUnles ont une tige ordinairement f!rimpan(e', souvent 
gréie i des feuilles ailées sans impaire , à foliotes nombreuses , 
et terminées par des vriU,ea perpendiculaires ; de* stipule» 
petites et distiaclea des pétioles; des fleurs placée* aux ais^ 
adles des fauiUes, tantôt sesiiles , et alors au nombre d'un» 
à trois, tanlât pédonculées el disposées en épi. 

On compte environ vin t-cinq à vingt-huil espèces de vâte»^ 



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TES 



197 



^pretqiw tootw ipdem«it propre* 1 U naurritnre dea be«- 
IwQx. Cepend&nt on n'en cnltivfl ordiaurement que deux 
datu ncM campagne*, et elles «ont aanuellt». Lee espècea 
▼irace* «t bUannuDlle* aont entièrement néi^Jigée*. Quella 
en peut être la raiaon? « Elle n'eet pa« difficile k trouver, 
dit Tfaouin ( Mémoire* tur Ut ^ttcta vivacM «< âarmen- 
Cuua* , inaéré dan* ceux de la Sooiiti d^Agricuitim da Pa- 
rié , année 1 788 , trim. d'élé. ). Toute* les vtoe» Tivace* sont 
de* plantes pins ou moin* fbiblea, qui ne peuvent s'élever et 
M aoutenir aans de* sujpports naturel* ou artificiels. A la 
■^kn\b le* espèce* «nauelle* que l'on cultive ne sont pa* plus 
fiirte*, et leur* lijie* sont égalemeat couchée* sur la terre , et 
ae redmaent seulement dans la moitié de leur longueur; 
mais on les sème et on les recueille souvent dans l'espace de 
six moi* , et alora l'humidité n'a pas le temps de les j;âier j 
elleleureatencoremoios nuisible, ai on les fait manger vertea 
aux animaux. Xjcs té*erva-t-on pour le produit des «emeuce*? 
B importe pen que la majeure partie des tige* ait perdu aea 
feiiîlle*', et si on vb» destine à servir d'engrais , il est encore 
^na indifiSrent que leurs fanes se cooservent en bon état, 
puisque le soc de la charrue vient le* détruire et les enfouir, 
de* qu'elle* *ont parvenues à leur croissance. 

■a II n'en est pas de même , ajoute Tliouin , des eapèce* vi- 
Tace* dont l'usage le plus,précieux aeroit de fournir de* four', 
mges aboadans. Ces plantes , abandonnée* k ellea-mémea , se 
eoncheut à terre et a'étendent à de giandes dislances; leurs 
tige* , entassée* le* une* sur les autre* , se dépouillent de leur* 
feuilles, jauninent par le défaut d'air , el se gâtent par l'humi- 
dité ; seulement à sept ou fa^il pouces de l'extrémilé, ce* lige* 
•e redressent et conservent leur belle verdure : ainsi les troi* 
quart* et demi de ce fourrage seroient nou-*eulentent perdus, 
mais conlribueroient encore à gâter le reste. 

a Pour remédier k ces iuconvéniens, on a proposé de se 
servir de ram^ pour soutenir le* pluate* de celle nature ; mais 
ce moyen n'est point praticable dan* plusieurs pays où le bois 
manque ; d'ailleurs c'est une main-d'œuvre de plus ; pour 
coaper le fourrage , on ne peut point employer la f^ux. H 
faut se aervir de Ta faucille; et quand il est coupé, il est diffi- 
cile de le séparer de* rames, à cause de* vrille* dont le* vmcm 
•out munies. Ces raisons, et quelques auires moins impor- 
tante», ont empêché, jusqu'à présent , qu'on ne fit usage de* 
plante* grimpante* dans le* prairie*' arliScielies, Cependant 
u y auroit nne manière avantageuse de les cultiver. 

«Le* VK*a vivacea et bisannuelles croîaent aases iadî»** 
tioctement dana tootea fortes de terrein* el à toutes lu expo-* 



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i<i8 V E S 

allions; mais à raison de leur foiblesse, elles préfti^nt Stf 
croître dans le voùînage des plantes viraces , et particali^ 
rement des arbrisseaux , à l'aide desquels elles puissent se sou- 
tenir et s'élever ; c'est pourquoi on les rencontre plus fré-' 
quemment dans les haies et sur les bords des bois ; it est plus 
rare de les trouver *n rase campagne , parce qoe les bestiaux , 
qui les mangent avec plaisir , ne leur laissent pas le temps do 
croilre , à plus forte raison de produire des graines qui ser\-i— 
roienta leur multiplication, et si d'un autre cdté les labounne 
les faisaient pas périr. Dans les prairies naturelles, elles croia- 
•ent plus volontiers et se con»ervent phns long-lempa , parce 
que, si elles sont soumises à des coupes réglées qui empè- 
sent la maturité de leurs graines, et par conséquent leur 
AiuItiplicAtion , elles repoussent chaque année de leurs ra- 
cines. Jusqu'à présent , les oiseaux seuls ont pris soin de ftiro 
les semis, lesquels ne réussissent qa'aulant quele hasard le» 
place convenablement. Connoissant Hontf tes raisons tftti \em 
font réusâr, il n'est pas difficile d'imagincV. un procéda' qui 
soit analogue à la nature de ces plantes. 

» Nous proposons donc de semer les veteea TiTHces aveo 
d'autres plantes vivaces ( k tiges (troites) douées des qualités 
propres a faire de bon fourrage , en observant d'appardllet* 
déa plantes dont les racines aoient traçantes, avec d'antre» 
4ui soient pivotantes , afin qu'en croissant i difiërentes pro-' 
mndeurs, elles puissent trouver leur subsistance «ans l'in^ 
commoder mutuellement. Si on mélango ces plantes avec" 
soin , toutes deux croîtront également bien ^ns se nuire, et 
l'une servira de soutien à l'autre , sans qu'on sdh obligé dVin-' 
ployer des moyens artificiels. 11 résultera entniv an aTBihJ 
tage de la réunion de ces deux sortes de végétaux, 
■ D On sait que les plantes vivaces qui s'élèvent droites jt tmtf 
certaine linuleur, ont, en général, des tiges fortes qui , deve- 
nant lii^neuses par le bas, sont trop dures pour dtre manf;éea 
par les bestiaux , sur-tout lorsqu'dles sout sèches, et alors'if 
V a beaucoup de déchet dans les foins qu'elles fournissant'/ 
Les plantes grimpantes, au contraire, ont- des tiges gr&ea 
f|ui blit^-peu-pràs le mémo diamètre aux deinc extr^ntllés'y 
quoiqu'elles at^nt éouvenl cinq , huit et doueè pieds de ïohg i 
comme celles du genre des veêce» ; cefles-ci sont fkcilemfltiE 
broyées et en tout temps par les dents des beStiaax ; ce »eW>Jf 
donc diminuer la perle et le déchet que de les réunir ; 'mai« 
il est passible de porter l'attention encore plii^ldin. ■' 

» Il en est des plantes qui servent à la nourriture des ani- 
maux , comme de celles qui nourrissenflnhommes ; ■ellea 
ont des sfivenr» comme des qualités difiiéreBlfls <riut les rea-^ 



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V E s 



'99 



Jent plos ou moins agréablea , pltu ou moins nutritives, fji 
elle* réuniweDt en elliés seules les meilleures <jualités , alors 
elles sont sujettes à produire des effeXa fâcheux ; les trèfie» et 
les lasernag en fournissenl des exemples, lorsqu'on les donne 
iaconsidérénient aux bestiaux, et qu'on n's pas rstlenlion 
de couper cette nourriture avec d'autres fourrages moins 
sacculens ou échauffaos. Il convieiit donc d'unir, autant 
qu'il est possible, deux plantes dont les qualités soient tem- 
pérées l'une par l'autre, et produisent un aliment saiit et 
SKréable. On ne doit pas pei'dre de vue cet objet , lorsqu'il 
s'agit de fair* le mélange des graines qui doivent former la 
prairie qu'on veut établir, 

» On doit convenir cependant qne ce procédé n'est pas 
aussi simple dans la pratique qui l'est dans ta théorie. Quoi- 
que ,1e nombre des plantes qui sont employées dans la com- 
position des prairies artificielles soit très-petit, nous ne con- 
noissons qu imparfaitement quelques-unes de leurs pro- 
priétés et presqu'auc une de leurs vertus; et cependant il se- 
roit nécessaire de connoitre les unes et les autres pour faire 
nn juste mélange des plantes ; cet objet , qui devtoit faii-e la 
base des rechercbes des agriculteurs , ouvriroit un bien vaste 
champ à l'art de former des prairie* artificielles, puisqu'sux 
plantés vivBceaii tiges droites déjà employées à cet usage, on 
pourroit ajonter toutes celles qui sont grimpantes, dont on 
ne peut tirer aucun parti. Ces dernières, pour la plupart, 
sont d'un produit très-considérable. Le seul genre des vesvea 
nous en offre six espèces difïëreules ; savoir : les vicia piai- 
formU, dumeforum, tyiuatica, catauhica, cracca et aepium 
de IjinnEBus. Fresque toutes ces espèces sont origineii-es de 
l'Earope tempérée ; elles croissent dans les bois , te long des 
haies , et souvent en rose c«mpagne;leura liges tendres et dé- 
liées sont garnies d'un gnind nombre de feuilles succulentes ; 
elles se fanent très-promptement et fournissent un fourrage 
tout anssi propre à nourrir le» bestiaux lorsqu'il est vert que 
lorsqu'il est sec. Ces plantes pourroii^nt être semées avec les 
liœrnea , les trèfle» , les sainfoiM , le gaUga , et plusieurs 
piaules vivaces d«.la £imille des GiiAiiiMâse , dont les tige* 
a'élév«iit droileas.i 

Dans l'intéressant piémoire dont je vinlis de Irsnicrire un 
fragment , et que je regrette de ne jxiuvoir faire connorire au 
lecteur tout entier, 'Thouin propose aussi de mêler deux 
plantes de Sibérie ,,,4e,la culture desquelles il s'occupe depuis 
plusieurs années. L'une de ces plantes est le mélUot àfiium 
itianeàe, et i'AUlre ^t.ja vtsce bisaaaaglU, Vo^ob ]'arlic!« 



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soo V E s 

MiLtutT, où ffl préMBle lea aTanU{[M qxl'oSriroit Ib mélahgs 

de ce* plantes flâna le même champ. 

Aprea ces obaervation* généralea nir lea vtnce» , îl convient 
d'en décrire lea espècei tea pliu inlértasontei. J'en fais deux 
diviaiona , l'une dea espèces Tivacea ou bisannuelles', l'aolre 
des espèces annuellea. 

Btpif mvaoe* ou bùaïuiutlh: 

Il y en a sept nmarquablea : c« loni laa Vwcb* mull^nt dem 
buiatoit*. dMhaUa, dt Oa**abiê . pUifonm , dtêforiu. «t la v—c* 
hiêannuetb. 

La VaiCB HOLTiFUtaz on a iris , yicia cratca Linn. , cM ana 
pliDte TiTKce qni crutt on Europe dam lei lieux incullea. din* lea 
champs, dam les bléiet au bord des bois; elle Mt naieible au bl6, 
parce que, formiDi de* lonSés asscs considirablis , elle l'empjche 
4e se ri'lever lorsqu'il est cuuchi , et le fait pourrir. S* lige est îbible 
el demsnde nu eoulieu ; elle s'élève à deux ou iroii pitds de haa— 
teur,et se ganiit de fenillei composées de neuf 4 tlouse paires de fo- 
lioles Isnceoléts, étroites cl an peu velues. Les slipoles tonl enliéres. 
Dei siuelles das feuillet sortent de longs pédonculu , su haut desquels 
les flauTs , jusqu'au nombre de ireole , sont diipos^ en épi , les un^ 
sar las autres el d'un seul cAlé; ces fleur* «ont pourpres, «toletlea, 
qurlquefoia blanches : elles donnent Dsissance k des ligottes com^ 
primés , remplis de semences qui mârissenl en snlomm. 

Celte psscs est un des meiUeat-s fonrrages. Tons les beslianx la 
mangenl. 

La Vbscb DBS scisaoïss , P'icia dumêtorum Linn. , a une lige trda- 
hsnle et rsmeuie ; des Tiilles portant plusieurs folioles oblungucs , 
ovales, réSéchies et poinlues; des stipules dcolées; des pédunculea 
(isrnia de plusieurs flenr* TÎoletleson pourprei; des légumes noirs , 
en Rrsppe et pendans. Les cqcAm, les chèvrei , les maulbns et lea 
ehti/aia mangent celle plante , qui crutt dsns le* bois , les haie* , lea 
buissons , les broussailles et le* lîena couTerls. Elle est vitaca et 
d'En ropa , fleurit tout l'élA, fournit un bon pAlurage, ulpeatreni-> 
placer la vtc» cnliivéa. 

La VascB dm aaiEs, Vicia tpium Linn., vïeDl i-pau-près dan* 
lesmfmes lieux quels prérédente, cl acquiert en Tiron la même hau- 
teur. PJIeen diffère par eessiipulea pelitn et fiuemeni déniée*, et par 
se* pédoncules Irès-caurls, portant quaire fleura d'un bleu veiné , on 
blanche* , anxquellei anccidenl quatre gousaes courtes , droite* et re- 
dressée* , noirtlres dan* leur maturité. Elle eat Tivace et fleurit pen» 
dsnl une grande partie de l'éié. C'est encore nn exoallent feurrage. 
Ijet^igvni aiment sa semence. 

La Vbsci ai Cassuaia , ^icia Caiiubiea Linn. , est ainsi appelé* 
parce qu'elle est originsire du ci-devanl duché île Oassubie, dans 1« 
Puméranie prussienne, sur la mer Bsliique; on la trouve autsi aux 
anvironsde Berlin. Cest itneplsnte Tivacc, dont U racine est ligueuse 
et rampante ; ses tiges traînent sur b terra et ont environ iroia pieds 
de longneiu ; lenr paitÏB inférionre dcrianl ligosnas vers l'aniOMo» ^ 



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V E s 

mail elle* p*ri»»nl ta hiver jusqu'à la racine. Ses feuilles lonl «ccoia- 
fagaietda atipiiles ealiérea, et composée! de dix pair» <li! Tuliulcs 
ovde* el i pointe aiguë ; ses fleur» sddI azillaire* , d'un blun pife et 
en épia (^ourta, formés d'envirua six Qeurii c|iii paroir»ent eti juillet, 
«I auiquellea auccèdenl dts légumes lissis tl courla comme ceiiic de» 
lenlillea , reaferm.iut trois ou quatre nciaetices. 

Cotte tvace eat très-bonne pour lu bétail. Ou peut la semer de très- 
banne heure, la fjire pSturer par lea mauton» dès le printemps, lora- 
qn'elle sera aases grande ; et, dès qu'elle ne fournira plus, [al>uurer 
et enseoieacer aaiai-tûl le même terrein de vetce d'élé mêlée avec do' 
\» navette, pour la faire manger en verd en juillrl et aoill. 

La Vbsce DES PUHÊTS.f iciiK^/ra^ica Lion., a une lige anguleuse, 
grimpante, s'élevanj au muyen des Trilles, junqu'à sepl i huit pieds;' 
des feuilles composées de douze à seize folioles ovales et unies; des 
stipules dentelées ; des pédoncules aiilUires, porlaut une duiizaiue' 
^ fleurs pendantes et disposées en épia ; tes fleurs sont blaoriios , à 
Vignes bleues, ou d'un bleu pâle, et paroissent en juillet. Celte planio 
répand une odeur désagréable. Cependuut elle peut être mêlée à daulrea 
)ilanles pour former des prairies artificielles. Elle croit daus les boi» 
Q l'Europe. 

Pa Vmcis pralPORME . rUia pUifonnia Linn. , a des pédoncule» 
alod^és «1 mutliflores ; des fteurs d'un jaune blanchâtre ; des fuliulen 
<i*al«is, et dont les plus basses sont sosiiles. Celle espèce peut élrg 
cnliivée aussi pour fourrage. 

La Vksce BisiNNOai,!.» un n» Sib£ii|b , f^lHa birrmii Linn. , est 
eriginaire du Nord de l'Europe et d% Sibérie. Sa tige s'élève beau- 
coup 6t se garait de feuilles nombreuses dont le péliole eit sillonné 
el dont les folioles, au nombre de dis ■ douze, soui lancéolées et 
gUbrea. Se» Qeur» sont d'un bleu-claîr^ forment des épia au haut dô 
longs pédoncules. Son fruit est court, comprimé; ir renferme trois 
on quatre ^manr es rondes. Colle espèce est celle dunl j'ai déjà parlé, 
cl que Thouiu propose de marier avec le m^/jVoZ blanc. 

Etpicrt annu«lleê. 

On doit placer en léte la Vriao« comudns on cui/ri vEe . ffictatativà 
Linn. Ceflo plante éloilcounuedosanciensquiremployoîent aux mémef 
usages que nous, c'est-à-dire, i nourrir les bestiaux et à fertiliser U 
■erre. Elles'élére à un ou deux pieds. Ses liges août anguleuses, velues' 
laineuses et eu parti* droites; se» feuilles sllernes, composées de dix 
i douze folioles trés-eDlières et presque sesailes ; ses stipules maruuees 
d'une tache noire; ses de urs réunies deux à deux, axillaires , grandes 
environ comme les folioles, et de couleur bloue; ses gousses droilo», 
sessîlea et disposée» par paires; aa» semences obronde» el'Quirea. 

Culture. On sème la vetce dana deux saisons, en aulifuine el aii 
pridlemps. Le semis d'automne est plusavaaiageui,iiui'-iuul quand il est 
UiteDaoûtouiramédiilBmentapréslamoissu[f.L«si'Mc«isçméesàcell« 
êpoqae, poussent bienlûlaprè», el peuyenl se forlijier avanl l'hiver , 
ce qui les rend plus propre* à résister au froid que celles qui sont 
semées plus laid. D'ailleurs , elles Uonueul du fourrage au printemps 



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k; 



•o» VES . 

bui)coupp1ntAt;Ftiian1wdeitine i fonrmrdM grainM, cm graine* 
BiaiitMDt de bonne heure en élé, les plnnles peOTent èiro coupée* et 
cQgranEées dam uu beau leinpii. Le (emii du prinlemp* doit avoir 
lieu duiif lea premirn joun de celte Miion. Il faut choisir une lerre 
Ueuhle et fraîche, qui n'ait pu rapporlél'apufe préctidenle des pUnlee 
it la jnéme famille. Elle doit aire préparée pirdcui labourael épierrée. 
On »éme ordinnireuienl la vtMce à la ruiée , et on l'euterre légâre- 
Ueut avec la heru. Celte méthode eil bonne pour lei vetcet daslinére 
A produire du fourrage au pri'nlernpi; mai* celle* dont on T-ent re— 
i^nmllir de la f{raine, doivent âlre aernéei en rigoles, comme on la 
[tique pour lei poiM. Le* vrilla* que parle cette plante, annonçant la 
luiu qu'elle a de loulieu, il ni Convenable de mfler i *a aemenre 
«u dixième uu un douiième de tcigb , dorga ou i'avoine; c'eat U 
•aioon , le climat , la nature de la lerr« el l'eiiioailion , qui détermine- 
ront le r.hoii du grain. 

Jje* Dtscat aemée* en rigolea el dam l'anlomiie , exigent un *oiu 
auquel il ne faut pas manquer. Vec* U fiu d'octobre, luriqu'eltet or'tt 
acquis a**el de force , on relève la terre sur les plantes , pir un tempt 
a«c, et auHi) haut qu'il est poasihte, de manière cependant que leurs 
aommeis n'eu soieul pai couvert* ; cette précaulioD les garantit i^ la 
gelée. En mène lempa , on détruit toutes les mauvaise* herhe* , '^îr 
un labour fait entre tes raugs. Au mois de mars, on renouvelle ces 
deux façon* ; les plante* en ilevienaenl plus vigoureuses ; bienlAl ell«* 
■'étendent, le reucontrent, et couvrent tout te lerreio. Celle* qtl'un 
aème au priotemp* ne prennent jamai* autant de force , et fleur i**eut 
d'ailleun fort lard. 

On cultive la vence , ou pour l'employer en fourrage , ou pour «a 
recueillir 1* praine, ou pour enlerrerla plante par un labour, et en 
former un engraia, L'abjei qu'on se propose, détermine le moment on 
il convient de la couper. Deitine-t-on la veace au fourrigeT il faut la 
faucher loriqae sa graine est fanée et avant qu'elle *o il mûre. Si on 
TBDt en récolter la graine sérhe.soil pour lemence, sollpourU nour- 
riture des pigeoni , ou pour elfe dialribuée pendant l'hiver aux bilei à 
Aune.dani du sonavec de l'acoine, on doit alors attendre que le* gousse* 
aient pria une couleur brune. Dans l'une et l'aulre recolle, il faut 
choisir une *uite des beaux jour* ; ne point liiuer la vrtce daas le 
Cbamp, el l'engranger tout de suite, c'eat-A-dire, ao*si-lAl qu'elle (tt 
■èrfaé. Moins la ptanle *erB de temps 1 faner, moiu* il J aura de 
|)erte et plus le fourrage et la graine seront d'une bonne qualité. 

Quand on veut faire servir la vtsce i fertiliser un sol, il est inu- 
tile de la semer en rigoles comme il a été dit. Il suffit de la semer i 
la volée, et plus ou moins dru. Le moment de l'enfouir est celui où 
clleesl an pleine fleur; plutâl , il y auroit perle, elle dunnernil moins 
d'engrais ; pin* lard , la plante desséchée en partie ne ronlîendroit 
plus la quanlilé de parties humide* et nécessaire* pour I* faire fer- 
Sisnler el opérer sa conversion en terre végétale. On l'etirouil sans U 
faucher on apré* l'avoir fauchée , *elon qu'elle a élé plu* ou tnoio* 
clair semée, et que la terre a plus ou moins de fond. « Lorsque i^« 
fane est épaisse [Court tP Agr.) , et couvre toute la surface du champ, 
11 cal aranUgeui de U faucher, on du moinide l'tAitteravecle luuà 



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V E 3 j„5 

)e*D ■▼ant de l'anfoDir; aDlrementit! toc , *aD( ceue embarraaié dam 
u marcbo, forceroil le laboiireur uu tarcroil de Iravaii luug et pé- 
nible, et la petite quanlili do terre rabattue par le veitoir , «eruil in- 
■DfE«nlepuur caurrir la totalité de la plante. Or, ooaait que loul ce 
qui excède la lurface d'un rhamp > en fait d'uugraii, ae deiaèclie à 
l'air ea pure perte , et sans qu'il en ptiisse réauller le moindre avan- ' 
tagsa. 

Lia ueicen'ett pas diflicile aur le chois du lerrcio. Elle réuuit, dit 
Miller, dam le sable le plus léger. Cependant, daat ans terre da 
banne quulilé, elle vient plua Iiaute et plui furte , pliia touilue, el 
(ou produit eal beaucoup plua considérable. 

On ne dujl point alterner le mënif riiamp arec retle, plante deux 
fois de sriile; elle ix reudioit pas la secaude fuii morlié autant qua 
la premiùre. a. Quand le soi en est débarrasaé £ Court d'jigr. ) , ce qnl 
a lieu mdinaireiuent Fera U Sa de juiri, on doit duuuer auui-tût uii 
coup de cbarrue , et Kmer dana le» lerrca maublea , dtt naveU ou 
tumepa , et dans celWa qui ont un peu pins de lénacilé , dei chaux- 
rave» ou des choui-navtU. Si le champ a été bien fumé, bien la- 
bouré , avant de recevoir la semence de vetcf, ni les naveU ou c/iaur- 
ravtM aoiit cosuile auignéa . c'eal-à-dirc érlairria , aarcléa el binéa i 
tempa, u un-seul ement la récolle des racines tera aboodoule, mais déi 
le priolenips suivant, on. lea remplacera avant âge use méat, et siir du 
Mul labour , par de l'orge ou de l'afoini dana usuelle ou sèmera d>i 
trt/le». 

Utaget éconûmique». Tout le monde sait i\ae la graînp de veict eat 
une des nourri turus favorites des pigeons, qui semblent la préfeier.à 
tout autrç grain- Sa tige et acs graines Tormeol auui un aliment pré- 
cieux pour lilvcrner les hêlet à lainr , sur-lout si on a' mêlé à la se- 
mence une[;erlaine quautîté du^o/sgcU, d'or^ ou d'avaint. Laveace 
concourt aussi à maintenir en bon él^l les clicvaux el les boeufa , 
même pendant la durée des plus grands Irivaui. Quand on la letv 
dlilribue pour itnpplécr Vorge ou Yavoine , il ne laul point la battre, 
ou ne la battre que légèrement. Si un U leur donne comme fourrage 
■impie, il lulbt de leur en présenter les liges et les fanes. Ou réserve 
alora la graine pour semer , ou pour \ea.pigeont, 

La i-eice d'aiilomne peut être pâturée au commencement du prin- 
lemps dans le champ même où ello a cri). Celte herbe eal alors d'une 
grande rejsource pour le sevraso. des agneaux ; elle aufiiuente le lait 
des vaches et des brehia nourrices , et dispute les unes et les aulrea 
ù passer lana danger de.i alîmea« «ecii aux fourragea vards. Dana cet 
élal, elle peut concourir, avec l'cye el iWoine, i engraisser les bes- 
liaui dealinés à la boucherie. 

11 ne faut pas croii'e qiie la graine de veice Convienne indïtline- 
lement à tous les animaux de bacse-cour. Elle eat nuisible aux cit- 
nards , aux jeunes dintioiu et aur-loul aux poulet. Elle est aussi pré* 
iddiciable aiix cochon» ; i mesure qu'ils s'en nourrissent , leur chair 
Jjaparoll'. 

On s'est trouvé quclqnefois réduit i faîrç du pain avec la semence ds 
veaoe, comme en. 1709; niais ce pain est de très-mauvaise digestion ( 
nulerécela, dit Willemal, lei paysans snistes en fout du paiii,iiu 



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»oi V E s 

MiM nélinge, on «i y «foniapt ia itigit. La décortîon dd la graîiw 
dec»rea une MTtur douce et alyplique ; CD Angleterre, >ei Dour- 
rÎPM la donnenl pour buiisun lUi Dafaui, rhei qni cllei Ténlenl Ta^ 
voi iter l'éraptioD de U peiïle-vérule ou de Tu rougeole. lia TarûiB d* 
(iMC eit résolutive ; ou l'empluie en catiplainie. 

La vt»rt commune a quelqun viriélia. L'une d'elTci eit la vatea 
blanche ( vicia *aliva alba } , aiiiti nummée , parce que oei fleara «t 
ttM KOiFiicEs fODt bUochei. Cetle diSerpiire esl consUule. Celle tvicc 
C»l auui litée i culliver que la prérédenle; elle til pliu incciileale. 
et duarie un meilleur fourrage, luoini abondaDl, il eit vrai, mai* 
plua dclicat. 

La t'MM connue aoni le nom Tulgaire de ItntiUt du Canada, e*t 
encore une variélé intéreunnte de la ivxce cu/lit-re (ou peul-élre une 
eipAcB ditlincle). u Elle fait un bon fourrage. [Jnttruel. de la Coot' 
s million d'Agrirulturt et rf« jirta , sur la cultan det Plantea U- 

> gumirtfutea. ) &ou frain ae mange ter , comme Ici lentHlei , auil en- 
«lier, *uiien purée- Aucune «emence légumioeute ne founiitune 
«farine plua propre i entrer daca [■ comiiogilion du pain. Un aelier, 

■ du puidi de 340 à dSo livr.:*, doiiae au muiua 300 livres de fa- 
urine. Pour la faire entri^r d>n« le pain, on l'altieroit avec. deuK 

> lien àe froment ou deux liera de leigle , ou avec un quart de aeiglr, 
B un quart de froment et un quart A'orge. La terre qui coiiTient à la 
s lentille cat prupre à celle c^pëce de vite ; on U cultive de mime ; 

> elle rrniiit inuiiia le froid ». 

SunninI a publié nu lr«s-bon Mémoire lur la culture et les avan- 
lagea de cetle pUnte. a Elle réutail, dil-il, dant tc( terre* le* pin* 
vmaigiea el Isa moini fertiles , cl fournit au moina trois coupes 
u abondante* d'un excellent fuurrage, aiiiiï que de* zraina iiionrea k ' 
» la nourriture dei hommea et dea animaux. On U >éme au mois do 

■ mar*. Un cliaoïp *ur lequel on aura niuiuouné l'annés nrérËilenle, 
«que l'oi» ne fumera point, et auquel on duiine un aeul labour, i 

> l'intlaiit même de la acmaille, auflit i ta culture. Une foia lemée et 
B reciluveric par U herse , elle ne demande plus annine* façon* ; oit 
s l'abandonne aloraà elle-même jusqu'au moment dei recolle*. Son 
B rapport ne te cède polut à celui delaplujiartdei plmiteiifunrrage, 
sel aun uaags ti'ejl pat moina prérieui pour iioa rampggnes. Cette 
B vtict, ajoute Sonnini, est ai peu difficile aur le choix du lerreiu, 
«qu'elle crult même sur le aol de la plus maiivain; nature. J'avois 
B dans ma terre de Lironcour eu Lorraine, un bout de champ ofi le 
«aolivoit été enlevé en grande partie pur un lurrenl , cl duiil la sur- 
B face étuit couverte de petite» pierre» amenée» par le* eaui. ressayai 
Ben T«iu d'y «emer les plantes qui, passent Viot '" moins délicatea ; 
B aucune ne produisit: ;']' semai )■ lenltl/e du Canada, et elle vint 
V très-bien. Depuis ciuq aua, j'en ai couvert conatanimenl ce mfme 
uteirein. sans y mettre aucune opéce d'engrais, et je ne me suia 
B pulut apperçu que les récoltes dimlnuaiseut de rapport. Elle Wk 
Bauasi irèa-bien réusai sur la cime argîLuao d'une rollioe où l'on 

■ avoit planté dea vigne» , que l'on avoit été obligé d'abandonner par 
bIb diOicullé de la culture, et par le dépéiÎHemBnl luccsMÎf ilvk 



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V E s 105 

XiM mtTM Mpècct annnellei de cmc** qu'il importa 4«««Dnolire, 
Mnl: 

La Vbicb lADHt , yicia luUa Linn. Ette w Ironve an France, 
an Alltmagao, en lulie , rri E-spagna al dam ronanl. Ella offre an 
exrelleut aliment au bilaîl ; maii elle e>l d'un pelil rapport ; la fana 
nouiril peo ei passe vite. Elle a de* foliole* ovain, i(:b*iirréo;dea 
fleura el dea friiili leaiilei , Ifi fleuri iolilairea, d'un faune pAle età 
étendard gUbre , lei Traili velui el recourbé*. 

La VK*ca DE Niiiole, fieia Nittoliana Lion-, originaire de 
l'Orient, el appurléo «a Europe par Nissule , botoaiate francai*, 
dont on lui a duiitié le uum. On l'appelle auaai Mtce orteniale. Blls 
■'flére beauroiip pliii que la xie^ce rornmuue , a de* foliolr* ublon- 
(ne* ,de>*lipiilet piitièrei , dei pMunculr* cliar|{é* de plosienr* fleur» 
louftertlrea, des gouuea velues et tréa-conrle*. Eu fourrage, elle platt 
■ni beiliauE, el mérile par celle riiaon d'^re rnltiiie. 

La Viiaci no Kincale, fecia Btughaknaû Liînn. Celle-ci 
faurail au**i une fane avauhigea*e pour le l'aurrii;;e qoi *e lient verd 
long-lemp* On la rulliro auiii aiiéinent •pie la vtici ordinaire. On 
la troiiye, dit Willemet, aux lie* d'Hiére* en PruTeure. S» fuHolea 
Cl na aliputes sont ealiéres ; *es légume* un peu Tedre**is ; el *ea 
fleort, d'un rou^e foncé, «doI porléeit par do lonp pédoncule* axil- 
Ulre* et niullinôrea. ( D } 

VÉSICAIRE, Fesicaria.. ffstm de pUnles établi par 
Toaraeforl et renouvelé par les bolanûlea modernea. Il ren- 
ferme quelques espèces d'aiyjse*, lellea que les êinuée , vé— 
êioairt, deUoîde, &c. dont la ailicule est gonSée, globuleuw 
ou vésicitleuse , et les semeacca planes et munies d'un ]arg« 
rebord, ou arrondies el nues. i^Vuyn au mot Altsse. ) 
Toalea tes espèces de ce genre sont propres aux parties mé- 
ridionale* de l'ËJrone ou i l'orient. (B.) 

VÉSf CANS. Cuvier et Duméril , dam leurs hçont d'ana- 
tomie eomparit , ont établi , sons ce nom , une famille d'in- 
tectes dont les caractères sont: aniennei variables; à élylres 
molles. Elle comprend les genrea M^Loi , Lytte , My- 

LABRB, CiROCOME, NOTOXB, CaBDIMALBi LaORIB, CiSTÀLR, 

(BuÉMÈns. (O. ) 

VÉSICULE AERIENNE. Cast un orgme placé sous la 
colonne vertébrale de la plupart des poissons , el qui con- 
tient do l'air, destiné à les rendre pinson moins légers, selon 
qa'iia ▼«ulenl monter ou descendre. Keye* au mot Pojs- 

VESICULEUX, /n/ZoM, fitoiille d'insectes de l'ordre de* 
DiPTisRBS , et dont les oaraotèrei aont ; trompe cylindrique , 
toujours saillante , courbée sous le corps, et renfermant un 
suçoir de plus de deux soies , ou nulle ; antennes de deux 
pièces, très-petites, avec une soie; corps court, niniaiséi 
abdomen très-grand, enOéi ailes peliles, iaclioéea. 



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io6 V E S 

Ces inseclea ont le corpa court , large , presque glabre ; 
la télé fort petite, buse, globuleuse, entièrement occupée 
par les yeux ; trois petits yeux lis»et ; la corcelet rond , trèa- 
convexe ; les ailes petites , un peu inclinées sur les calés ; les 
cuillerons grands, couvrant les balanciers; l'abdomen paroia- 
aant cubique ou presqae rond, très-volumineux, comme 
vide ; les pattes menues , sans épines aux jambes ; les tarses à 
deux crochets et trois pelotes sensibles. 

Cette famille est formée des genres Ogcode et Cyrte. Les 
premiers se tiennent dans les lieux aquatiques; les seconda 
Toltigtnt autour des fleui's, dans les lieux un peu élevés , 
exposés au soleil , et font entendra un petit bounionnement 
de même que les bomèylea. Ces insectes font partie des tyrphe* 
de M. Fabricius. (L.) 

VESPARIA , dénomination latine , employée par Aldro- 
vande , pour désigner le GuiribB. Voyet ce mol. (S.) 

VESPËRTILIO. Cest le nom latin de la Chaute-souhis. 
Voyn ce mot. ( Dzsm.) 

VESPËRTILIO INGENS. Cest , dans Clusius, U dési- 
gnation de la Roussette. F'ojret ce mot. (S.) 

"VESPERTILION , nom spéci6que d'un poisson du genre 
IiOPHiE. Foyez ce mot. (B.) 

VESSE-LOUP, Lycoperdon, genre de plantes crypto- 
games de lu famille des Chamfionoms, qui offre pour carac- 
tère un sphéroïde nu ou entouré d'un volva épais s'ouvrant 
en forme d'étoile , sessile ou slipité , lisse on rugueux , d'abord 
solide et charnu inlérieu rement, ensuite creux et lançant, par 
une ouverture qui se fait au sommet , une poussière séminale 
Irès-abondanle qui étoit attachée k des hlamens. 

Les ves$et-loupt sont ordinairement fort grosses, et 
toujours, ou presque toujours, solitaires. Leur forme varie. 
Il y en a de rondes, de turbinées, 6cc. ; quelques-unes sont 
•ensiles , la plupart ont leur base amincie en pédicule , même 
un véritable pédicule. Elles se rapprochent des réticuiairea , 
des iphirocarpei et des capillinea , mais elles n'ont jamais une 
membrane pour baje , et s'ouvrent toujours au sommet. Elles 
se rapprochent également des truffes. Toutes , à l'exception 
d'une seule, naissent sur la terre, e[ se remplissent de pous- 
sière à Vépotjue de la maturité, foy, aux mots Sphkbocaufb, 
Cafilline et Thujfe. 

Ce genre, qui est Hguré pt. H87 Ae» Illiutrationt Ae La— 
aiarck , a , depuis la dernière édition du Systenui vegetahi— 
Uum de Linnaaus, considéi-ablement augmenté en espèces. 



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V E s SOT 

^oiqn'on lui ait fut supporter d« nombreuMs Muatractiona 
poar former lei genres nouveaux cilés plus liaat. £a c* 
moment, il contient une cinquantaine d'espèces, presque 
toutes d'Europe, dont une douzaine se trouvent aux euvi- 
roni de Paris , et sont figurées dans VHtrbier de la Frante, 
par Bulljard. Les plus communes de ces dernièrM sont : 

La Vaui-Lonp psoris, qai Ml d'une forme arrondie et tarbinée, 
oq doDl la bisa se prolonge en pédicule. Blla Tarie coQtiiIérablrmenl 
par rifle et pir le lieu on elle croit. Ou en trouve rarement deui d» 
parriitemenl •emblablea \ c'eel ce qui lui ■ foil donner la uom de /ira- 
Ue. Elle ne Tient qoe *ur ta lerre. Dana «a jeanesie, elle eat blincbe ; 
dans ra vieilleiae, d'nn brun plua ou ffloina clair, ta chair a inlfrieo- 
xemetil lea lakiaKt coulean. 

Elle est Irèa-oammune lur le* pllnrigea seca , dans lea boia laïlou* 
ueai. On peut en faire do l'a/nadou. 

La Vs«£-i<oDr ost soctieri eit conatammsnl d'une forme tr*- 
rondie ; la cIiaÎT, d'aburd blanche, devienl enauile d'un jaune ver- 
diilre , puia d'un gria tirant aur le brun. Elle a une racine fort pclilo, 
relaliTemenl à aa giuueur, qui exréde loUTent la léla d'un homme. 
Elle ne ïienl jamali que aur Ih terre , el ett prcaijue loufuura cnporlée 
par lei venla aTant aa maliirilé complète. 

Lorsque celle vetae-loup a répaudu aa poruaière , il reile une bai» 
filaqdreuie et maltaaH , qui a la plua gronde uiiilogie aTec Vamadou f 
el qn'on peut Irèa-fac il émeut rendre propre au même uuge en la 
coupant par Iranchca de deui lignes depaîueur , et en trempant ce* 
tranches , ea^éea par uue ficeUe . dana de l'eau où ou aura mia uno 
petite qaaDlIlËde poudre de cbawe el de farine; un augmenle la quan- 
tité de poudre ou de farine , aelon que l'on l'apperçoit , après la detsi— 
cation des Irancbea, qu'elles ne prennent pas assea bien l'étincelle oit 
qu'ellea te rnnsument trop Tile. 

Celle veaae^lvup , ainsi que toutes les autres, prise intérieurement , 
cal un danj^ereua poison ; ses semences , ou aa poussière , lancée dans 
les jeux, peut produire Une inflammation et même l'ophlhalmie ; mais 
on aVn aert iT^alilemenl , cornue astringent ou au moin* cummo 
curps spongieux , pour arréier les faémorrfaagies produites par des 
bleasures , pour dessécher les ulcères puruleni, etc. Ella osl dansplu~ 
sieurs cas préférable « l'amaduu pour ces usages. 

Lm VassB-LOcr vEBRlTquEUSE ae recoonotl facilement i. la forma 
arrondie et lubereulée de son péricarpe , & sa racine composée 
d'appendices membraneuses, et 1 son collet plissé; elle est d'abord 
blanche et deTientil'ua brun foncé; elle a de grosse* semences. EUe- 
est trw-commtine. 

l^ Vbub-loup OBANttfs se rapproche beaucoup de la précédents 
par M forme el as counataiice ; mata elle est en généisl plus grosse 
•I d'un jaune vif. 

La VHsB-i<oap ciselas est pour l'ordinaire fort grosse, d'un* 
forme turbinée , et liant fortement i la terre ; son péricarpe est char)'!'* 
de pointes élargies i leur base; sa chair, d'abord blanche, prend arev 
Hge un* teista jaunttre , ^ui dsriaat ao&a bruMt 



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i„8 V E S 

La Ytftt-iAtVr froit^E a un voira on nne enveloppe qa'i la 
coiiTre lUiia sa jeuiir^w. Elle croit djiis ta lerre, el loraquVIIe en 
•ort , auK approches de s» malarilé . «un volva ae déchire en riiiq ou 
ail enJruili.el reste étendu sur la lerre ea furme d'étoile. Elle eat 
trén-coininuDe dam les bois MblonneuK , lar Us pituragca aeo et 

Bulliard obserre (|tie 1« i/ettt-loup iloiUe mérite toute raUeution 
dea pbjticrei)! par la aingulariié de aon or^iiniaalioa , la manièio 
Trafmeal curieuse doni elli- turi de terre , en rrampoiiaaut lei divitions 
de «un vulva coriace el tlasliqne, et par » facullé bygroméiriquf. 
Wuudwarif a fail sur elle une diïaerlaLion dam le lecond vo). des 
Aclei lU la Société Llnnfrmte rU Londmi , de laquelle il réeutle que 
quatre eapècu.s bien diatinctea ont Élé confuDduea loiis re nooi. 

Xii VESSK-I.OCP rÉDirui.ÉE a «on périrarpe rond et longuement 
pédicule; la chair, d 'abord blanche, devient brune farl'efietde l'âge. 
Ëlte n'esl pai rarti dans le* boi» lablonneui. 

La Vksse-louf £fidendme ei^t fort petite, ronde, el ne vient qna 
•ur le buii mort j elle est d'abord rouge, et devient eniuile brune. 
Quoiqu'elle s'ouvre conitammenl par son tummet , elle lemble avoir 
plus de rapport* axer le> spliérocarpei qu'avec les vttaet'loapt. 

J'ai Bgurè, pi. 1 1 dea Actet de la Société d'HUloire naturelle di* 
Paria, une vette-loup du Sénégal qui a plut d'un pied de haut; k 
une groue léle ovale, terminée par les restc-i il'un volva; une lîge 
torse , el une racine tubcreuac ; mais on puuriuit é^alemml la placer 

tarmi lea capillinet , car elle répand Kê atmencei par des déchirure» 
Itérâtes. Celle espère pourroil être appelée capillirte /^iganletque. 
( f D}-rK au mol CapiLLiNe. ] Je l'ai appctée lycopfrrlon axaluat , 
|>arce que sa lige se prolonge daus la lèle cl va s'attacher i son 

J'ai rapporté de la Caroline trois espèce! de ce genre, remarqnablea 
par leur organisation. 

L'une, la Vt:ssE-ixirf TRANavRnsAiBS, est presque aeasile, en 
massue , et ta lige se prolonge intérieureoient (usqu'à son sommet. 
Elle est haute de deux à trois pouces. £IIe se rapproche beaucuup 
de la précédente par aacoDsIituliou, mais en diffère par sa forme el sa 

L'autre, la Vesse-louf bétcbogènb, a la tif^ composée d'une 
^Biide quanlilé de fibrea élastiques, irrégulièremenl anasinraosées , 

solides, de couleur jaune sale, laissant voir dea lacunes semblables 1 
celles des MoBii.ljKa ( ^o/eice mot. ), Tormaiil par luur réunion un« 
masse d'uD pouce de haut sur huit ligues de large. Sur celle tige est 
une tdie tphérique , glabre , moins grosse qu'elle , eiilouréc d'un 
volva qui se déchire par le b^ia en huit ou dis divisions, el tombe 
par l'elTet (je la matiiriléi elle e.<l terminée par uae ouverlura à six 
dent! , qui est celte d'un uc intérieur où soal renfermées des semencea 

Cette espèce, qui mérileroil cerlainemeut de faire un genre, eal 
très-remarquable par la forme de aa tige, par la position de son voWa 

£n(in 1j deiiiière, laVEssE-Lgvr BU aovcovvit , Ljrcoptrdoit cy»- 



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thifoTTne , eil coneave «npérioaremenl , d'un btxac TiuUlre , t\ no 
• ouvre point nalurellemeut. Ha reale, elle reuembla beaucoup aux 
veateê-loupa proUiformt et des AoufiVn ,- elle ae rapproclic aar-lout 
lieaucoup de la vetie-Zoup applatû , figurée par DeafoDtaiaes daus la 
Flore jfUanliqut. (B.) 

VESSIE, Ve»ica uHnaria. C'est an organe membraneux, 
creux , ayant à-peu-prè* la forme d'une poire , et oilué dani 
]a cavilé du basam pour recevoir l'urine et la transniedre au* 
dehors. La vessie est placée sur l'inleslin rectum , elle a dea 
alUtcbes, i". arec l'os pubis par la membrane du péritoine; 
a", avec les parties de Ta géneralion par l'urèlhre^ 3°. avec 1» 
nombril par l'ouraque et les artères ombilicates ; 4°. enfin 
chez les hommes avec l'inteatin rectum , et chex les femmes 
avec le vagin. 

La capacité de la ceMiAvarieiuivanl «on élatde dialension; 
elle peut contenir près d'une pinte d'urine lorsqu'elle eat 
bien remplie ; mais celte grande dilatation lui fait perdre loa 
ressort, et cause souvent des rétenliona d'urine, parce qu'elle 
ne peut plus chasser le liquide qu'elle contient et se resserrer 
sur elle-même. 

I>a vMiie , k son fond, reçoit les deux urelèrea ou conduit! 
qui lui apportent l'urine sécrétée par les retnt. L'urèlhm est 
ce canal membraneux par lequel la vesaie set décharge au- 
dehor.s. Il a un sphincter formé de fibres circulaires placéef 
Ters le col de la veaete, pour en fermer l'orifice et empêcher 
l'urine de s'écouler incessamment; ce qui arrive lorsque es 
muscle est paralysé. 

On remarque trois sortes de membranes dans la veaeie , la 
première, qui est continue au péritoine, présente un liasu 
cellulaire graisseux, snr-lout vers le sommet ou le fond de la 
vessie; la seconde membrane est composée de fibres muscu- 
laires tant longitudinales qne transverses, et la troisième, 
appelée nerveuse, sécrète une humeur muqueuse, sur-tout 
vers le col de la vessie. Des branchex du nerf trispUncb nique 
ou intercostal, et quelques rameaux nerveux sortis de l'os 
sacrum , viennent te rendre dans cet organe ; il reçoit dea 
vaisqeaux artériels et veineux des branches hypogastriques, 
ombilicales et h^morrboïdales ; dans les femmes , il s'y rend 
aussi quelques rameaux des vaisseaux' utérins. 

Comme l'urèthre n'est guère longue que de deux doigts 
cheB les femmes, les graviers de la v^MÎe sortent plus aisé- 
m<:nt chez elles que dans les hommes, dont l'urèthre est plu* 
longue et plus étroite ; aussi sont-elles moins sujettes qu'eux i 
la pierre. 

On sait que les oiseaux n'ont point de ves»ie urinair»; leurs 



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3,o VES 

urvtêrea viennent m rendre immédmlement dans le cloaqae 
coDimun. \je» grenouilles et crapaud» , les lortue» , ont ana* 
espèce de veitie , maU les auti'ea reptiles et la plupart des pois- 
■ons ea sont privés. Ce qu'on nomme v»mU cneE les poissons^ 
est une espèce de sac destiné à contenir de l'air pour allégei' 
le corps de l'animât et le faire nager avec ]>Ius de facilité , 
mais non pa« pour recevoir de l'urine. Aussi la plupart des 
poissons sont pourvus de cette veatie nalaloir* [ Voye^ le mot 
FoissoK.), elles espèces qui, comme \e» Gmandfs , les iotes, 
les turbot» , les rai<s , &c. sont très-applaties , n'ont point de 
ces ve»»ie» aérienne»- ce qui ne leur permet pas de nager aveo 
autant de facilité que les autres poissons. (V.} 

VESSIE D£ MER. On donne souvent ce nom à la Pbt- 
•AI.IDR, et même à la ■VBl,E^LE. Voyex ces mots. (B.) 

VÉSUVIENNE ( Werner), — Hyacinthb du Vésdvk 
(Romé-Delisle), — Hvacinthine (Lamétherie), — Ido- 
CRASE (Haiiy)< 

Cette substance se trouve quelquefois en masses irrégu— 
lière.i, mais ordinairement cristallisée, dans les cavités de* 
matières volcaniques, où elle est presque toujours groupée et 
jbrt rarement solitaire. 

Sa forme est un pa rai lèlî pipe de rectangulaire (ou à-peu>- 
près) , tronqué sor tous ses bords ; de sorte qu'il présente un 
prisme octogone terminé par des pyramides à quatre face* 
tronquées près de leurs bases; les faces des pyramides ré- 
pondent à celles du prisme. La hauteur de ce prismtf 
n'excède pas de beaucoup son diamètre; il se rapproche sou- 
vent de la forme cubique, et se convertit même en table, 
par un raccourcissement extrâme. 

Sa couleur est brunâtre , tirant tantôt sar le rouge et tan- 
Idt sur le vert. 

Les faces du prisme sont légèrement striées (en longueur, 
■oivant Brochant) : elles ont l'éclat vitreur. 

La cassure est inégale , un peu lamelleuse ; peu éclatante. 

La véauvienne est quelquefoù demi-lransparenle; mai» 
plussouventellen'est que translucide sur les bords, et même 
tout-à-fait opaque. 

Elle est aigre et assez dure pour rayer le verre, mais elle se 
brise facilement sous le marteau. 

Sa pesanteur spécifique varie de 3,ooo & 3,4oo. 

Exposée à la flamme du chalumeau, eHe s'y -fond en un 
Terre jaunâtre. 

La viiuvienn^ n'a d'abord été observée que dans les pro- 
duits du Vésuve, où elle se trouve fréquemment; mais oa 
•tt a découvert aussi en Sibérie. Lorsque , peaduit mon voya- 



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TES a,, 

g« dans cette cootrée, jemetroHvoûen i78oàKolyran sur 
rOb, M. RénowanU, qui a été eaauile prafes«eur de mi- 
néralogie k Pélerabourg, m'en fît voir qu'il avoit reçuea de 
Kiaghta, ville limitroplie entre la Sibérie orienlale e[ la Tar- 
tarîe chinoise; mais il ne put «aToir le lieu de leur origine. 
Celle dont il voulut bien me faire présent, est isolée el par- 
failcment cristallisée; elle a neuf ligne» de longueur sur cinq 
de diamètre ; elle est de couleur de café et à-peu~près opaque : 
le prisme est sensiblement rhomboïdal à l'œil et même au 
tact; et le gonyomèlre indique plusieurs degrés de diffé- 
rence entre les angles. Les quati'e faces latérales du prisme 
sont légèrement, mais très-visiblement, striées en travers. 
Su reste, ce cristal a tous les autres caractères dé' la vésu~ 
vUntie; et lorsau'à mon retour en 17(17 je l'ai fait voir tiux 
minéralogistes ue Paris, ils n'ont pas hésité à le reconnoitr* 
pour tel. 

En 1790 M. Laxmann, membre de t' Académie de Péters- 
bourg , a découvert des vésuviennes dans la partie nord-est 
de la Sibérie, près de la rivière Viloui, qui a son embou- 
chure dans U rive gauche de la Lena ( lat. 64 , longît. i44); 
cette rivière est appelée, dans quelques cartes, Vouloui. 
(C'est sur ses bords que fut trouvé, en 1771 , le fameux rki- 
nooéros dont le corps éloit conservé tout entier depuis uns 
longue série de siècles, dans un terrein glacé. Voyes Pos- 
ai i-es. ) 

KJaprotb a fait l'analyse de la vésuvienna d'Europe et d» 
celle de Sibérie, et j'observerai que, d'après ces analyses et 
celle qne Vauquelia a faite de la milaniti , qui est aussi 
une cristallisation volcanique d'Italie, celle-ci auroit les 
plus grands rapports avec la vésuvierme : elle contient, il 
est vrai, beaucoup plus de fer; mais on sait bien que U 
présence de ce métal, dans les cristaux pierreux, n'est re- ' 
gardée par les cristnllographes que comme une souîUur: 
Vjâs.ntj VÉSUVE. VÉB. DS Sibérie, M£i.anite. 

Silice, 35,5o 49 35 

Chaux 33 34 3i 

Alumine.... 93,95 16, i5 4 

Oxide de fer. 7, 5 5,5o 94 

Ox.demaag. o,a5 un peu 1,5 

J'observerai encore que le professeur Haiiy donne à la vi~ 
tuvienne le nom à'idocra»e , qmveai AirajtgurB mixte {^on 
pourroit m^me dire figuré banale ) ; car ou la retrouve dan» 
un grand nombre de substances minérales, qui tontes méri- 
teroienl k ce litre de porter le même nom. Ceci prouve coio- 



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"'* . . '^ ^ ^ . . ■ 

bien les formes crùlaUinn sont insignifiaiiles ponr déter— 
miner les minéraux. 

D'aprèi l'opinion si lonf;-teinpi ftdmùe (quoique ri peu 
TraisembUble ] de la priexistenct des crùtaax contenus dan» 
les Uves et autres matières Tolcaniques, plusieurs naturaliste* 
disent encore aujourd'hui, que la véiuvUnn^ est une Aa\>- 
nKuace primitiue ; mais sans répéter ici ce que j'ai déjà dit au 
mol Leucite , je remarquerai qu'il suffit pour s'assurer qu0 
la viauvienne est bien ceriainement un produit immédiat des 
volcans , c'est qu'il a été démontré par Buch , Salmon et 
autres observateurs également éclairés , que ta ieucite se for— 
mott dans la lave même. Or , rien n'est plus commun que de 
voir un grand nombre de ces ieuciles, tellement encastrées, 
enveloppées dans la substance dea vétuvUnnes , qu'il est im- 
possible de ne pas reconnoître que la formation dea unes et 
des autres a été simultanée: et coniéquemment , que la viau— 
vUnaa est , comme je l'ai dit, un produit immédiat dea vol^ 
cana. Voyez Adgite , Lbitcitb et Laves. ( Pat.) 

VETADË, nom donné par Rondelet à une coquille du 
genre des ViNUS. f^oyat ce mot. (B.) 

VETAN. Adanson a donné ce nom à une roquille du 
Sénéjial , du genre des haitra* , qui se rappi'oclie infiniment 
de Vhuttra commune ( oetrea atîulia Linn. ). f^ayn au mot 
HuStiij!.(B.) 

VETTI-VETTO , l'une de» dénominations vulgaires du 
j»)uî/&i<oucAaR«r0, dans l'Orléanais, selon M. Stdeme. Koy, 

PoÔiLLOT. (S.) 

V£TULA. Lînnœus désigne ainsi I'Oissàu o> pldib. 
P'oyea ce mol. (S.) 

VEUVE : tel çst le nnm d'une belle famJUe d'oiseaux que 
l'on trouve non-sealemeni en Afrique, mais encore dan» 
l'Asie jusqu'aux îles Pliilippines. Mais ce nom de veupa qui 
paroU bien leur convenir, soit à cause du noir qui domine 
dans leur plumase , soit a cause de leur longue queue Irai- 
uante, ne leurs été imposé que par une méprise. Les Portu- 
gais les appelèrent d'abord oiaaaux de Whidha. , c'est-à-dire 
aeJuida, royaume d'Afrique, où ils sont très-communs; Lt 
ressemblance de ce mot avec celuiqui signifie veuve en langue 

Portugaise, aura pu tromper des étrangers qui auront pris 
un pour l'autre , el cette erreur se sera accréditée d'autant 
J>lu8 aisémeal, que le nom de veuve paroissoit, â plusieur» 
gards,fkil pour ces oiseaux. Montbkillabd. 
Ijsiveuvea sont aisées à reconnoitre , c'est-à-dire les mâles, 
car les femelles ne >oal jamais parées de ce supplément d» 



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V E U s,5 

plumes longaes i la queue, el même let màlés ne l'ont que 
dans une sabon ; et celle saison varie pour les jeu(ics màlei , 
suivant l'époaue de leur naissance, et pour tes adultes, «-Ion 
le climat qu ils babilent ; mais ordinairement la première 
mue, celle oA les veuvei mâles prennent leurs belles couleurs, 
■e parent de leurs longues plumes et font entendre leur ra- 
mage , M fait au printemps , et la seconde à l'automne , ou 
pour mieux dire aux époques qui répondent à-peu-près à 
cet deux saisons. Ces deux mues ont lieu pour les mâles et les 
femelles. Après la dernière , les mâles diflêrent si peu de 
leurs compagne*, qu'on les confond souvent quand ou n'a 
noissance de ces oiseaux ; elle 



pasane certaine connoissance de ces oiseaux;eI[e nés acquiert 
que par l'habitude de les voir souvent et de les comparer les 
uns aux autres. Les femelles , qui, comme ja l'ai dit, su- 
bissent aussi deux mues, n'éprouvent |iai de changement 
notable dans les couleurs de leur pluaioge ; ceipandant, er^ 
vieillissant , il en est qui prennent de* teintes pivsque pareilles 
■ celles du mile; BOUS devons cette observation à Maudnyt, 
qui a en long-temps de ces oiseaux vivans. 

a A mesure , dil-il , qu'une femelle, qui a vécu neufà dix 
ans, avançoit en âge, elle devenoit moins semblable k son 
mâle dans son plumage d'hiver, et se rapprochoit davantage 
de lui dans son plumage d'été , en sorte que d^oa lea der- 
nières années cette femelle paroiasoit en tout temps un mâlr 
dans son plumage d'st^ , mais cependant un mâle moins 
beau , «t d'aillenrs elle n'a point eu de longues plumes fi la 
queaen. Les individus dont il est question' appartenoienl à 
l-espèce de la ("eace à coUier d'or. 

Dans le* veuves, les mâles , parés de leurs couleurs d'été , 
sont l'emarquablespar la longueur de leuryatMw-^ufMcy je di» 
^uMs-giMUf, parce que la véritable existe aou» celle-là, el lui 
sert comme de supportas! ce n'est dans \Èav»ttv«* maMcheié** 
et dominicaine*. Cette fauMe-queDeesiformée.dBilsiiH nom- 
bre pinson moins grand, déplumes qui p&Toisaent faire par- 
tie des couverturres supérieures de la vraie qneue , el qoi se dé- 
veloppent en largeur el en longueur beaucoup plus dans ces 
oiseaux quedans les autres, et que dans leurs femelles en tout 
temps ; mais cette augmentation n'a lieu , comme je l'ai dit , 
que dans la saison des amours^ hors cette époque , ces plumes 
ne ditlèreot en rien dea autres. 

Les veuvtM , suivant les voyageurs, n'employent qse dit 
coton jt la-OonsiPUOlion de leur nid , et ce nid a deux étages ; 
feoiM» habile l'élrige supérieur, et la femelle ccnve dans celui 
d'en bas ; mais un nid ainsi construit est-il le travail de touleA 
tts ùeuvet, ou n'apparlienl-il qu'4 une seule espèce, et ç^udle 



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„4 V E U 

eut celte e«pèce?c'esl mir quoi w taisent les raya^eun, les na* 
timlislea,et même le* curieux Hollandai», ijui ont, dit-on, 
fiiitcouTercea oiseaux en caplivilé. 

Briuon , Montbeillard 'et d'autres ornithologistes fran- 
çais, ont rangé les veuves dans le genre des mobuaux et dea 
pinsons; niaU les mélhodistea modernes les ont classées avec 
les bruantt ; cependant elles paroissent avoir plus d'analogie 
avec les premiers qu'avec les derniers. 

Li Vkuve propremcul dite de BrîuoD, eil la ViOVB AD coUilBR, 
d'ob. F'oj'cïco mol. 

La Veuvb a AiL-n kodobi. foyet Vedte a érAOLiTTU. 

La Vkovk d'Angoi,*. royex Vedte mouchetée. 

La Veuve au collieb n'oa (^Bmheriia paradiiea Lalh. , pi. enl, ' 
»* I q4. ). La dénominalion qu'a impoaée Munlbeitlard à relie ifeuee, 
▼ienl d^ana capè^v de demi - collier d'un /aune doré qu'elfe porlo 
sur le derrière du coa : ce collier n'eit pai do Culle f^niileur djna 
loula , pliuienra l'ool d'iiu brun plu* ou moini roui oa d'un oranfii 
pile. Sa groiieiir eil a-peu-pré* Relie d'un fort terin; la lAle , la 
gorge , le ilevaul du mu, le doi, le* ailei et la queue aont d'un beau 
noir; la puilTiue eat d'un marron brillant < le ventre, les cûlr* , la 
bas- ventre elles cniasea aont blancs; daoi da iudividusle bai-venlra 
et lea cuiiies lanl noirltret ; dans d'antres les plumei des jamltas 



queue, on lolaleoieiii noires , ou noirsTres ei icrmincc» de blanc; les 
penne» primaires doi ailes onl à l'eitérieur nn liicré blanc; celles da 
la vraie queue sonlnoires , ainsi que les qnatrs de la faaue queue j- 
raais d«uï de ces derui^rea onl une position verticale , sont of^oaâea 
l'une i l'iuUe pat leur aurface extérieure , et comme cannelies; allée 
sont renrerméea outre les duiii plus longues, et n'ont guère que qua- 
tre pouce* de longueur ; mais elles sont plus larges , el te terminent 
tout d'un coup par un filel délié, long de plus d'uu pouce; les deux 
autres plumes sont de U mime couleur, [laruisaenl comme ondée* 
et marrées, lont relevées i leur origioe , ensiiile reconrbéfs etinrli— 
nées ea arrière ; eHes ont onae pouces de long , neuf lignea de l«r— 
fleur près du cronpian , et es réduisent i irois vers leur pointe ( ccM 
di meus ion a varient dans de* iadividus); enfin quelques barbes de ct« 
plumet ont des HIeta Iràs-déliès , Iréi-loiig* , plus uu moins nom-, 
breux; le bec est noir, et les pieds aouL de couleur de cbair. Tri f ■■ le. 

plumes , son plumage brillant diaparolt avec elles: alors la Ifle est 
variée de blanc et de noir. U poitrine , le dos et les Couvertures aii^ 
prieures des ailes sent d'un orangé terne, moucheté de noirâtre; les 
pennea des ailes cl de la queue d'un brun très - foncé ; le ventre et' 
tout le reste du dessous du corps rettv^nl blancs; )e bec el les pied» 
pllisniit. 

L^ femelle a des couleurs encore plus lames; co qui est orangé .darM 
le mile, est d'un roux blanc aalu; k uoir rai remplacé par dubrnu. 
(t le blanc eat moins pur ; sa taille eat aussi od peu ioféiieure., 

Le mïls a un ramage que Maudi;;! trouva «uea agréable, ttMi* 



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V E n „5 

«gai n'a |nm nn peu ■igre , quoitju'aaaes Tirii; fl le /ail mteDdi« 
avec plu* de force lorsqu'il es) décoré de aa belle parure, cl mima 
au volant ai on le lient dana une grande Totiére. On trouve cea vtuvet 
nir la c4la occidenlale do l'Afrique , au Sénégal et dana le rojaume 
d'Angola. 

Juaqu'à présent on n'a pa faire cooTer ces uiaeani en France , mita 
je rroU que rcla vient de ce qu'un ne leur procure pas une chaitiur 
inBiaante, cl qui les rapproclii: de crlle de leur pa}ra natal, lia loiit 
d'un naturel gai , familier, et peu difficiles sur la nourriture -, du 
millet el de Yalpitle leur lutEient , avec quelques herbea rafralrJiis- 
aanlei , lellea que le mouron et la chicorée .■ iU na demandent que dej 
•uim et quelques précaulioni iadiapedubles pour multiplier el l'arcti- 
ualer. comme de lea tenir dana une serr» i^tiaude, plantée d'arbrea 
toujours verdi, et échauffée de ring) à viiigt-ciiiq degréi de chaleur. 
Ia femelle peui pondre i des d^gréi iaférieurs, maia elle ne fait 
point de nid , el se lefuie aux deaira du m£le ; les dl^ré* que t'ii)dl- 
qoe seront sutGaans pour la mettre en amour. 

J'ofaserTcrai qu'a ta femelle du moineau du Brétil, ou pour mieux 
diredu comba-ëou, qoi a'esl point uu oiseau du Brésil, mais du Sé- 
négal , a dana son plumage la plus grande analogie avec la femelle ds 
la wuoe aa collier d'or , el qu'on la vend souvent pour el|eou pour uu 
jeuDe mile ; mais on recoanoltra aïiém«n( cette supercherie, lors- 
qu'on saura que celle-ci a une forme plus alougéCi et la queue plua 

I« VBnrS DB LA CÛtB n'AMlQDK. f^O}-. VbDVB A (JCtATK^BRIIIR. 

La Vbi/v« bom INICAINB (Bmberita eertrta Lalh. ). Un beau uoir 
et un blanc pur dominent seuls sur le plumage de celle veuve ,• la 
premier occupe le deasna de la tdle , le haut du doi , les pennes des 
■îles et de la qoeus ; tombe du dos en forme de bandelette sur cha- 
que cftié de la pailrine, vers le haut de l'aile; esl indiqué par uu point 
i b naiasvice de la gorge, par des tacUcs assez Urgei sur le bâs du 
dos, par de plus petites sur U croupion el sur les couverturi:t dc« 
ailes, el s'étend obliquemeut sur les petites peunes de la queue du 
c6lé extérieur; le second est répandu sur le devant du cou, 1^ gorge, 
loDl le dessous du corps et les cAtés de la t§re, au-dessous des jeuK; 
forme un demi-cotlier aiiei large sur le derrière du cou , et borda' 
l'ixil ; le bec est rouge , el les picda sont noirs ; sa grosseur enl ' 
i-pan-pièf celle du àerin ; les quatre plumes du milieu de h queue 
■ont d'un beau noir, langues de sept à huit pouces, el d'une cou-' 
formation particulière; elles sont disposées en forme de tuiles creuses, 
dontl'aréteieroit fort relevée, et superposées depuis leur naissance jui* 
qu'à leur pijinle;ell«s s'embultent tellement l'une dans l'autre qu'elles 
ne présentent que deux pennes, el qu'il tes faut séparer pour rccun.- 
noltre qu'il y en a quatre ; la penne supérieure dépasse l'inférieur* 
d'environ riz lignes, et celte longueur un peu plus grande contribue' 
•ncore plus i U méprise de tous les orniihologistei , qui ne donnent' 
i cette espèce que deux longues plumes à la queue. Tel est l'Individu 
mile que j'ai sous las yeux , mais sa description ne peut convenir en 
tolalilÉ à plusieurs anirea , dont les couleurs ne sont pas toul-l-faif 
ditif ibuée* da mtoe, ei 4out 1« bUnc est inoin* pur , uu pluldl lemt 



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i.G VBU ■ 

de roogattre ; celle teinle burde lei peanes Kc^ndaîrei ieg û\m les 
pliu proche* du corp*, ae inËIe mu blinc du demi -col lier de* cAlé> 
du cou, de li gorge cl de )b poilritie. Sur d'iulret niAlei le bu du 
dos cl le croupioD iiinl variéi cuuruséineul do grù «aie et de aoirl~ 
tre ; lei longuet pcuota de la queue o'eicèdeDl ijuB de deui poaces 
DU quarl lei «ulrea qui sont ud peu éUgées ; je croii <|ue le peu de lon- 
gueur de cei plumei, el la couleur blanche ulie de rouuâlre, iudi- 
quenl de* olwaux qui ne *antpA* encore parTemixi leur CD li ère pet- 
fecliun. Loriique le* màlea sont djn* teui liafait d'hiver, toul leur plu- 
nnge eat moucheté en dessus de noirâtre , rau* muurbelure en dcHous 
el sur 1m peliles l'ouverluiei dei ailel, donl lei penne* , el celle* da 
la queue suul brune*. 

La femelle, comme daD«1ei>autre*tJeuivj, ealprlT^de* quatre lan~ 
guei plumes, et a le* plus grand* rapport* avec le mile en mue, mai» 
■es couleurs sout plu* terne*. 

St l'oD rapproche cette veuve de II vtuve mouchetit qui *e Irouis 
■Dsai dan* le royaume d^ Angola . l'un ne peut guère ■'empêcher de 
le* regarder comme uiaeauE de même wpece. (^oj'ee ci-aprè* a« 
deaci'JplioD. } Cependant, pour bien juger de leur identité, il Taut 
les avoir oluervèes dan* leur pay* natal. U est trèe-rara <fen voir do 
vivaulea en France. 

Levaillant nous a**ure qu'on rcncoulre auui la neuve dominicaine 
au Cap de Bonne-Eapéranca, où dans une certaine saiiiln une «eulo 
aerl de conductrice k chaque bande de etnegali» et bengaiia ; elle e«' 
tient sur un buisson à portée de la Iruupe ijui cherche la nourriture à 
terre, et ààa qu'elle s'euvole, luule la haude la *uil. Celle obcervi— 
lion peut aussi s'appliquer à Ib veuve au collier d'or, qui, bu Sénégal, 
a la même liabitudei cependant ce* oiseaux furmeDl austi des bandea 
particulière* qui ne aoni comjwséei que d'indiridus de leur etpèce. 

La Vkuvb a ÉP*ui.rrTK« C E/nberiza longicauda Lalh. , pi. enl. 
ik° 6SS. ]. Un nuir velouté est la couleur dumiuanle de cette grande 
veuve doul ta grosseur approche de celle du groa-bec , et qui a dîx^ 
neuf k vingt pouce* de longueur du bout du bec k t'eitrémité dea 
plu* longue* plume* de la queue; une turte d'épaulelle d'uu beau 
rouge dans >a partie aupérieure , et d'un btauc pur daaa le ba* , (ran- 
die agréablemenl sur l'uiiifurmité de* ailes qui aont noirea , ainai ^ue 
toutea te* plume* caudales ; le bec e*l de cette dernière couleur , et 
les pîe<ls irjDt brun*. 

Celte veuve a réellement une double queue; la aupérieure e*l cotn- 
po*éB de six plumt* , dont les plu* longues oui treise pnuc«* , l'inré- 
rieure en a douze à-peu-près égale* , mais astei longue* ; toutes s'élè' 
^eut verticalemeut , ao courlwnt el s'iucliueut en arriére. Elle ne 
porte cet ornement, *a belle couleur nuire et aca épaulettea, que 
dan* la «aiaeu des amours, qui dure eu.virun six moia. Après c« 
4, il est tiès-diilicile doU rer on ii ultra pour le même uiieau , car a« 
e d'biTcr e*t tolatement dilTcrente ; sa queue n'est rompûiée qo« 
de douze pennes un peu étalées, dont le plan cal horiionlal. Lea 
plume* de la tête sont d'un brun noirâtre dans leur milieu , et d'ua 
blanc [OussAlre sur les cûlés; celles du dessus du corp* sont pareille* , 
Mai* U leiatG dn milieu est mains sumbre; le* couverlurea des «iIm. 



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vrée'd 



V E ir „, 

Im penne* et ralle* da la quenonuiii brunui celbccuBleurcBt entaurêo 
(ur [ei |ireii]iéri!« dumêuie blanc sale qui borila J» pennes caudalea, 
eDluui« l'oBil et est variée aur laulei Ira partiea iufériEiirea de lachea 
brnnea luii|!iliidinalra ; le bec est en deaiiui da couleur de corne rem- 
biunie ; le> pieds sunljauiiâlm. 11 doit en èlre do celle etpèce rooiina 
dea aalrea ; la femcIU et lei jeunea doivent porler ce aombre plu— 
majie. 

LeTaillaiil noua isaure que U femelle de la vfuve à épauUUe» jonït 
d'unpriTÎIégequela natures refusé aux femelles dei autres ecpànea an !• 
quelles elle a bien accordé ,àua'Cei'UinÂge,lescuaIeiirsdulDUe, mai* 
qu'elle a pTÏyéfs de la faoue queue. Mua» nrlle-ci, au contraire , lors- 
qu'elle a perdu U faculté ds se reproduire, U queue , auivant ce vuja- 
genr , toiiionD courte auparsTaut. s'alonge, et d'horisontate qu'ella 
itoil devient verlicale ; mais il uu nous dit pus si les pennes augmen- 
tent en nombre et se purteut à celui de dii~1iuit comme dans 1* 
mille. Ellejoail encan: d'un aulre altribat, a c'eat de so revêtir ton- 
janrs, ajoule-t-il, de l'uni forme que celui-ci avoll arboré passagère— 
meal dans les jours de ses plaisirs». De là il résulle que, pendant 
tes six mois où le mâla est dans son habit il'liiver , les individua 
qu'on l-eoc on Ire avec cet uniforme, sont ceitainement de vieilles fe- 
melles dégnisées bous l'habit de< mâles, el qu'il faut chercher ceux-ci' 
SDUi le cosloma dea femelles. A relie akaerliun bien eslraordinaira 
joignona nn fait qui ne l'est paa moins , el qui est unique dans Jee 
pelils oiseaux; mais qui Daeroil \e révoquer en duule? Lcvaillant en 
fait le récit après l'svoir lu Hana le grand livre de la nalurr. 

a Celle espèce , dil-ïl , vit en société dans une aorte de république , 
«tae coDslrnit des nids trèi-rapp pochés les uns des autres ». Elle a 
cela de commun avec buaucoup d'auires , mai* voici le merveilleux. 
■ Ordinairement , a)Qule-'l-il , U snciété est composée 1-pau-préa de 
quatre-vingts fetnellas ; mais soit que par une loi particnliëre de 
la natnre, il éclose beaucoup plus de femelles que de mUaa , soil par 
quelque aulre raison que j'igaure, il n'7 a jamais pour ce nombre de 
frmeilea qui: doùie ou qiiinxe miles qui leur servent en Commua s. 
{ Second voyage dan* l'intérieitr de tjé/rique par le Cap de Bonne- 
EtpértoKe, tom. 3 , pag. 3tl3 el suivaulea ) Comme parmi ces mile* 
il doit se trouver de cm femelles déguisées, on doit encore rédairs 
ce nombre déjà trés-pelil. N'en setoit-il paa da ces veuuet comme de 
celles au collier d'or qui n'ont pas beaoin de leur habit de noces pour 
féconder leurs femelles ? mais c'esl ce que paraît ignorer cet obser- 
■ralear, poisqu'il n'en psrie pas. 

.La Vedvx éteinte (^Emberita ptilacta Lalli. }. C'eil J'aprés sa 
longue queue Irainanle qoa Montbeillsrd a pincé cet oiseau parmi 
les veuve» ; Séba . qui le premier en a parlé , eu fait un pinaon ; Albin, 
un /rffurt/Brissou , un /jnoJy Linnirus et les mélhodistei modernes, 
na bruant. U résulte de celtedifférence dans les opinions que cet 
oiseau n'esl guère connu; c'est i Séba qu'on en doit ta description , 
M il le dit du Brésil. A l'exception de la base du bec qni est entonrés 
de plumes d'un rouge clair , et des ailes quisout variées de ce méua 
ronge et de jsune, tout ma plumage est d'un bruu cendré )e)|a n'a 
que deux longues pcnneai la queue; ces pecinetMDtJesiutermédiairea 



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..> V E U 

Cl ont le Iripl» de 1* longnenr du curpj , cllai preonent a 
«ruupioD , e[ tout lermincet de roug« bal. 

La VtavB tu fed ( Embinta PanayeniU Lalh. , pi. enl. a' 647 ). 
Celle veuve, qu'a fail coiinotlre Snnoeral , «e trouve i l'jle Paaiy : 
Ua bcaa noir reluuté caluro luul (oâ pliirpagr , i l'excrption d'uoa 
large plaque d'un ruuge ri( qu'elle a sur ti pylriiie ; la ffrosMiir eU 
celle de la viuv« au cotlînr dor , alla laiif,ilen.t , du bout du bec A 
Teilrémité dei quatre loit^uea plumei qui acrompagiieiil la queue , 
etit de duuze pouc«a ; ces quatre plumes li'i dépauenl.de plua du duu- 
bip de la luiigueur, vont tuuiuun en diminani de largeur, et &niiaeuf 
tn pointe; le bec et le* pieds lonl noiri. 

' La aBAHDi ViDvi (Emberita vidaa E.ath. ). Celle iviwe. que 
l'on ne cuunoît que d'apréi Aldrovande [ loin. 3 , pag. 1)65 ) , eatile 
la eruaicur du moineau franc ; elle H la lâle d'un nuir cliaagsaiil en 
^rl et en bleu ; Ir derrière du cou , le dua , le croupion , lea ptiinies 
acapnlaire» . lei cuuTerliirea du dcaaua de U queue et lei plut pelilaa 
du deuoa de* aile* pareili à la léta ; ta gorge , le devant du cou , la 
deuuui du corpi, lea cuUTsrlurea inférieure* de la queue blanclifi- 
Ireu ; lea moyemiea et grandei ruuTerlurei aoirea ; Ira première* tut- 
luiuêe* de blauc, lea aulrea de jaunllre , ce qui forme deux bandta 
IraniTersalci aur le* aile* ; lea pennes sunt noires en dessus •■ cendiéea 
eu desaoua ; les petites peanei de la queue blauchâlrea; lea quaira 
gratides noires , iréi-étroilei et longnei de neuf puucoi ; les pieds 
▼ariÉi de noir et de blanc , H les ou£li-a noiri ; le bec est ruuge. 

11 en est de cette veuve comme de ta veuve mouchetée ; Muntbeil- 
lard vent qne les quatre longues ptumps forment une double queue , 
et l'appuie sur re qu'AIdruvando a dit pusiliTement que rd oiaean 
■ nne double queue cnmme le paon oiAte ; Brlssuii les donne rommo 
les in lermédi aires de la véritable qneue; c'est aussi l'opinion de La- 
Oiara I mail je dois faire remarquer que ruinilliulugiste anglais ne 
décrit pas loul~à-fait le mfmu oiseau, et qu'il donne pour relie 
veuve un ïnillvidu qui a de grands rapporta avec la veuve domini— 
<ain» , qui n'a réellement point de fausse queue ; elle csl , dit- il , plus 
petite que le moinetu , el a le bec rouge ; la léle et toutes les piiliea 
■npérieuread'unnotrverdilreilesoOléade ta têleetledessous ducurpe 
d'Un blanc sale ; te noir descend sur chaque cAlé du cou et forme un 
domi-coltiei' ; une bande blanche traverse lea couverture* drs ailes ; 
les penne.-, sont fraiigées de brun ; les petites peunn de la qui<ue Sont 
lioires en dehors et blanches eu dedans ; cea coulenra s'étendent ublî- 
queineul ; ies quatre grandes pennes du milieu de ta queue sont noires', 
hs deux du milieu oiil dii puuces,et les deui autres ueuf; les pieds 
•ont noirs. 

La on&NDB VctiVE i>'Ai*ooi.a. ^o/ei VstrvK ad tollicb d'oe. 

La Vbuvb m l'Ilb Panay. fV« Vbdvb en pbd. 

'lAVKtfva)iovaiiKiit(,SinbeiiuiprincipalisIj»t\i.).Cet\tveui-e, 
que l'on ne connoll- que d'après Edwards (pi. 370] , est delà grosteiir 
de ta domi/tiçaine ; eWv a te bei' roU|{e; Irsplodide roulenr de rluir ; 
leso'mmet delà l^lu, te derrière du cou, le d.is , te croupion et les aiteà 
d'un bran Vif tirant sur l'urafigé; cliaijue plume est noire dan* son 
aiiliQu ; l'dilottuic th Lt B'éiDc Utnle oran^te , mais plM ^le et auitt 



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V E U >,, 

tRchei; leicAlisdaU léû,1e> pelîles rou*eiiam du lilei, leTanlre, 
ha plumea dei jambu el Ici couToirnrta inférieure! Je ]■ queue tant 
blancs ; les penn» roiirlei de Is cjueuo d'un bviiD obacur, burdée* 
d'un hrun plui clair i l'extérieur, et inirquéc« de blanc du côté îa~ 
lerue ; te* cjuatre f:rïndci, dont les deux dii mllipu odI eoTiTon dis 
lignes de plus que tes deux autrea , lombeul sur les pelilH. les dé- 
patseni de pré* de six pourea . dans la Ggure qu'en dunne l^dwardj, 
et iHjnl d'un noir tréa-funci. Ces longuea plamei , dit ce n.nturalisle, 
qui a vu rel oiaeau ïiTaut , revietinenl Lrèa-vito, aprèa être tombées 
par la mne . luul an contraire dei autrea veuve». 

MAitbnillard pens? que ces quatre Intiguei plomn ue font point 
partie de la vraie queue, mais qu'elles furiuent une espèr-e de Fiussa 
queue qui pai>e sur la première; il a'appuie sur ce qu'Edwards dit 

tu'flliflsiumbentsnries pennes de la queue. Briason IpiregarJecnninie 
uquairo i'ileriuédiaiiesdes pennes de la véritable queue, dont elles 
cunpIéteDl h nombre de dunxe ; c'est aussi le sealiiiionl de Ldlham , 
qui rennràe cet oiseau comme étant de l'espèce de U graniîe veavt. 
J'ajouterai à cela que la ituve dominicain» que je possède, n'a réelle- 
ment que duuxe pennes i la queuci, en j cumprensnl lea qualra 
loQKues, qui Mb SFmblenl éire les intermédiaires ei partir du même 
puiut que les autres; de plus, il est Iras- vraîtenibUble que celte 
vtnve oiouchelée est de ta même espère et habile Ira mêmes contrées. 

L. ÏSTITEVeCVE. Fbjel VlDVEbOMINlCAlNB. 

I^ Veovk \ poithinb rouoi. /'oj-ei Vbuvb en rKO. 

La Veuve a QUArns brins ( BirAeriia rf/^a l«th. . pi. enl. , n* 8, 
fi;. 1. ). De tautta lea V'uve», rolle-ci mérite la préfemire par lo 
charme de sa voix, aa propreté, sa Torme éléRantei tout plali dans 
«lie ; muta on doit la tenir dans une grande volière , si l'on veut jnuÎF 
de loua se* agrémensi il faut qu'elle puisse développer In souptessej 
les grâces de ses moavemetis, el se livrer i son uiturel vif et gai; 
rien ne la réjouit tant que de pouvoir se baigner à sou aïae ; aun 
chant, *ei cris indiquent sa juiedèn qu'un lui présente de l'eau fraiclia 
et limpide; Co n'eal point dans le sUeure qu'elle u baigne, maii en 
chantant. On conserve faciltmeiil ces jolies vtuvrava Trauce, eu les 
nourriaisnl de millet. J'en ai possédé pluaieuri , dunt une a vécn iltK 
' ans. Mais il est Lrès-difficile , ai ou ne leur procure une cbateur assea' ' 
f4>rla, de les faire mutlipliar dans noa dimals tempérés: lea mdips 
■oui Irès-diKpoaéB à s'apparier ; maia les femelles, du moina rcllea 
^ue j'ai eues , se 'sont toujours rcrusées â leum agaceries. La tempéra* 
lure qui peut leur conveuir pour se reproduire, doit èlre au moina à 
35 drgrà de chaleur ; une volière en forme de serre , et plantée 
d'arbres toujours verda, dans laquelle ils se plaisent plnsqu'ailUnis, 
cat un moyen certain pouf exciter leura ileaira amoureux et lea faire 
mulliplior; mais, cumme je l'ai déjldit, ilfauldessoiaa, delaperaévé- 
niica , et Mir-loul étudier k goût , les iuclinalioas de loua lea cliar- 
maos oiseaas d'Afrique que l'on noua apporte vivans, afin de leur 
procurer tout ce qui peut leur plaire et même leur être nécessaire 
pyttr c»DSlraire,|iIacar leur nid et soigner leur jeune famille. 

(Qualra longs brina noirs , d£nuéa de barbes jusqu'à deux poacea dq 
Uw eiiréniili qui en est garnie el qui finit en pointe, naisaeul eo- 



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.» VIA 

detiDJ de M qnena; nn beiD noir ràguasDr la léte.lc iot, la eros- 
ptoD,lei pennei dea lilt* e\ de la queue; il etl é^«yépar le rouge tiT 
qoi colore le bec, lu pied*, cl par 1« iiuaiire aurore qui rouvre le* 
jonet, !■ gorge I la poiiriae, le venlre; celle leiiite forme an demi- 
collier plu* oa inoiiiii Urge derrière le cou ; le ba*-Tentre ei le* 
couvertares iuféricura de U qnens «oui d'uu blanc pur. Celte couleur 
Mt *ale tur le mâle ea muai la teinte aurore eit remplacée par ua 
rauK leroe, et tout le plumage est Tarie de gria et de brun par tachea 
plui ou muial graudei, oblonguea et langilodiualea; le mAle eal prÏTÔ 
«lorade aea lougibrini ; leipeiuiei des ailea et delà queue mut brune* 
etbordiesdeblauG roiuaâlrei 1b bec et leipiedi ont perdu leur conleur 
ivnge, et son ramage > diaparu avec u belle parnre. 

I«t femelle n'a dam aacun temps la fauue queua ni le» couleur* 
lirillaiitoi du mile; elle mue cependaul deux foii ; mais ella parle. 
■pré*ruaeeiraulrcmue,Iaplumageiadiquéci-dewua>Ceauiie«uiaoiit 
d'oue groueur inrérieiire k celle du êtrin. L.e mâle a de douse A treiso 
pouirei de long , pria du bout du bec i l'extrémité de* briua : d*na 
des iudividua ce* qnaL'e pluma* août d'égale longueur entre ellea ; 
dam d'aulrea . il y en a deux plua courtes ; enfin caa rariationi «ont 
purement accidual elles , puisqu'on le* a remarquéea daoa la ntéiii* 
indiridu iprèa dïveraes mues. 

OnTuil rarement de ce> veuirta Tivanlei enFrsnre; elle* sont plu* 
commanesi Linbonoa. Ou les rencootre inrlei cAle> d'Afrique; nui* 
il paruit qu'ellea n'Iiabitenl pas la Sénégal , du moins oa ne les voyoït 
jamais parmi la grande quantité d'uiseaui tItsui qu'on apporloit au- 
iTcfuja de celle contrée. Toula* celles que j'ai possédées venoient da 
Portugal, oii elle* avaient élé apportées de la côle d'Afrique. 

La VEPve A <jnBU* ss son. f^qyen Vbuve a quatre hrihs. 

TEU VE. On appelle aiiui , chez les inarchanda , une co- 
quille du genre dea Sabuts; c'est le ttirbo eockifit* de Idn- 
nietu. Voyet an mot Sabot. 

C'est auMt le nom vulgaire d'une eapèce de tcabiéutm 
dont la fleur est d'un brun noiràlre. Foy»t au mot Sca- 
BIBUSK. (fi.) 

VIANDE. On désigne sous ce nom les parties molles, la 
chair , et sur-tout les muscles de ceux des quadrupèdes, dea 
obeaux et dea poissons que les hommes ont reconnus propres 
à leur aerrir de nourrilure. 

Ces muscles des animaux sont des faisceaux de fibres for- 
més d'une substance pareucbymaleuse dans laquelle se trou- 
vent contenues différentes humeurs, les unes concrètes, les 
Autres fluides, qu'on peut considérer comme des niaLériaitx 
immédiats, etque les chimistes obtiennent de la manière suî- 
Tante; 

Ils lavent la viande à l'eau froide, qui lui enlève uns sub- 
(laBce rouge el blanche qu'on nomme lymph: 



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V ï A 

V» la Tont digirer d«na l'alcool, qui se charge d'une sort» 
Je matière estractire et d'une substance saline. 

Enfin , iU la traitent par éhulUtion dans l'eau ; celle-ci eu 
dÎMout une matière gélatineuse , et les portions albiimineusea 
exlractiveset salines qui ont échappé à l'aclion de l'eau iroûU 
et à celle de l'atcool. 

La viande , aittsi privée de ce qu'elle aroit de soluble dans 
ces deux menstrnea, n'est plus qu'un rendu fibreux, blaoc 
insipide, (|ui, séché, brûle en seconlraclanl, et doune , par 
In distillation à la cornue, de l'huile fétide et du carbonattt 
d'ammoniaque. 

Veulent-ils obtenir k part les subsUnces dissoutes , ib 
cbanfiênt l'eau chargée de la lymphe ; celle-ci se coagule ; ila 
la retirent par le filtre ; ensuite en soumettant à une érapo- 
ration lente : 

i". La liqueur filtrée, il leur reste la matière saline qu'elle 
contenpil. 

a". La ligueur alcoolique, elle laisse un extrait coloré. 

5°. La décoction , ils ont une substance gélatineuse et da 
la gi-aisse qui nage à sa surface , et qu'iU séparent concrète 
par le refroidissement. 

Tousces matériaux immédiats de la viande leur paroissent 
aToir été formés par le muqueux végétal, et en e^l le mu- 

aueux étant sous lés nuins de mucoao-aucré , de gomme et 
'ium<&n, le principe alimentaire par excellence , parfaiie- 
ment distinct des matières acides, amères, aromatiques, ex Irac- 
lives, maisbiau certainement iiialimenteuses , avec lesquelles 
il est mêlé dans les végétaux , il est évident que lui seul 
«n passant dans les animaux , y subit les changernens ca- 
pables de la faire devenir successivement chyle , matiire gé- 
LttÎMiue , matiire lymphatique , et enfin matière ptoêti^ue 
ou jibrint. Il est évident que ces difiërentea matières jouis- 
sent de la faculté de nourrir comme le muqueux végétal 
lui-même; elles représentent les divers degrés d'aiiimalia- 
tion de celui-ci , comme les tiois variéJés observées dans le 
muqueux végétal font connoilreles divers élats d'élaboration 
qu'il a reçus dans le syMéme végétal, et par sa combiuaisoii 
avec plusieurs substances étrangères. 

Cependant , en reQéchissant sur les difiërentea substance* 
qui entrent dans la composition des animaux en général, 
nous sommes autorisés à penser qu'elles ne sauroient provenir 
immédiatement des elimens dont ils ont été nourris, puûque, 
malgré leur variété infinie , quelle qu'en soit l'oriRine , ce» 
substances fournissent constamment dans l'analyse les mêmes 
princdpBsj ils poroisseat si niicussaires à leur consLilulioik, 



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sxi VIA 

qu'ili ne poorroient exùler uns Itur concours ; il ratil donc 
que la italure en «( confié la £ibricalion k de» machine* ou- 
vnèren, ou organet qui , dans ce travail perpétuel , remirii^' 
aent une <Iea pHnciiMiles fondions ùe la vie , l'auimilalion. 
Ainai noui voyons la aimctui'e de cbaque individu vé^élal 
agirà-peii-prèsde la même manière «ans l'influencs directe 
du sol qui lui a servi de berceau el d'appui. 

On sait maiiilenant que le même carré d'nns tempar- 
£iileinenl lessivée , et arrosée de temps à autre avec de l'eau 
dis:illée , conserve aux plantes qu'on y a ensemencées , leura 
cardcières sjiéciliques et indélébiles, d'autant mieux pro— 
noncésqnc le sol réunit le plus de moyens physiques et méca- 
nique* pour les njtérer ; que la proportion det pallies qui te» 
coustituenl varie i raison des aneni qui ont concouru à leur 
développement , et du moule qui les a reçus , élaborés , assi- 
milés, appropriés, pour créer enfin ces ordres de combinai- 
aons, nuHncépai l'inTini par leurs formes , par leurs proprié-' 
tés , et connues sous la dénominalion générique d'Âiti^^da 
êél el de muciîagB. 

Or, quand bien même ces combinaisons exisleroient Ah)» 
toutes formées dans le sol , il n'y auroit tout au plus que 
tenrs étémens conatilutifs qui af^roient dans l'acte de la vé- 
Ketalion , puisquel'uiret l'eau nes'introdnisent dans la texiur» 
des plantes qu'après avoir subi également des changemena 
dans leur composition. C'est donc en vain qu'on s'est mis à la 
torture ]Mf)r chercher CCI combinaisons dans les terres , dans 
les engrais et dans l'atmosphère , et expliquer la cause de 
leur existence dans les plantes. 

Il en est de même des alimens et boissons qui servent & 
l'entretien des êtres animés , lorsqu'on a voulu rendre raison 
de la transformation de leurs' parties en chyle, en sang, en 
bile et en urine , aans changer de nature. Il faut nécessaire- 
ment , ai'ant de subir cette transformation , qu'elles passent 
par toutes les périodù de la décomposition , et que les maté- 
riaux gaseux qui en rétullent subissent l'appropiiation dans 
l'organe qui doit les corpori£er et former ces principes se- 
condaires dans des proportions analogues à la constitution 
Ehysique habituelle, ou viciée par quelques altérations mor- 
ifiques. Combien d'observations en efiet qui prouvent que 
l'organisation fabrique tout-à-coup une foule de matières 
plus ou moins composées , dont les sécrétions sdnt surchar- 
gées au point qu'on voit des individus rendre du fer et du 
sucre par les urines, expectorer le soufre et la sonde, et 
iournir , par les voies de la transpiration , des sels ammouia- 
j l'avona déjà fut obwrver,, mon opU^uy 



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VIA «3 

Deyeux et moi , i la £d de noire Mémoîn «ir la nature du 
«an^. Il n'est pas douteux ^ue le >^ ne animal n'ait, comme 
le règne végétal,,le pouvoir de créer de l'esprit recteur, des 
bulles eueutielles, aaa huiles grasses et des rennes } des alca- 
lui et des acides , des seli eMeuliels , des sels neutres et des 
tecres; de l'albumine et delà gélatine, de la fibrine, duBOiifro 
et du Fer. Mai» (juel est cet art sublime qui produit toutes ces 
combinaisons? Far quel mécanisme ces Iran «forma lion s , cea 
assimilations, ces modifications s'exéculenl-elles conlinudle- 
ment et avec tant d'harmonie dans l'économie végétale et 
animale 7 Voilà des secrets que 1,a nature ne nous a pas per- 
mis de pénclreri en un mot, ce sont les problèmes de la vé- 
gétation et de l'animalisalion qui restent a résoudre. 
Quatiti» dta Vianéei. 

Mnigré l'analogie reconnue depuis long-temps entre la 
aubstance gélatineuse des animaux e! la substance muqueune 
des végétaux , malgré U disposition de nos organes digestifs 
et notre appétit , qui nous portent en général à recherche^ 
et & choisir egalemen t les parties des végétaux et des animaux 
dans lesquelles ces deux substances sont en plus grande abon- 
dance et dansl'état le plus parfait, les philosophes ne sont pu^ 
encore d'accord sur ta nourriture qui convient le mieux à 
l'espèce humaine, et ils ont souvent agité 1 a question de savoir 
dans quel règne cette nourriture devoit ë4re prise de préfé- 
rence. IJes uns voulurent qu'elle fût bornée au régime vé- 
gétal , dans la persuasion oi\ ils éloient que les végétaux cons- 
(iliioient la seule nourriture des premiers hommes , et parce 
qu'ils voyoieat qu'il existe encore Ses peuples qui ne vivent 
que de végétaux. 

LesButreapensoienl autrement, parla raison qu'ilsoavoient 
qu'il y a aussi des peuplades entières pour lesquelles la viantU 
est le seul aliment. 

Le sentiment le plus généralement adopté aujourd'hui pac 
les médecins qui ont parfaitement connu les inconvénient 
respectifs de la nourriture végétale et de la nourriture ani- 
male , prises séparément, et par les naturalistes qui ont exa- 
miné ^ structure particulière de nos organes , le sentiment 
enfin le mieux appuyé par l'expérience, c'est que l'hommCi 
d'après la slrnctiu-e de ses dents et de son estomac, étant des- 
tine par la nature à se nourrir à-la-fais d'animaux et de vé- 
gétaux , doit employer un régime mixte, mais de manière 
qu'il fasse une consommaliou de vianda trèa>coQsidérable au 
Nord et dans les saisons froides , moins grande dans les cli- 
mats et les saisons tempérés, et iji&niment petite daiu les 



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,,i VIA 

contrée! trè»-chBuâes et dans le* laÎMiii qui procQientaillenr* 

une lempéralure analogue àla leur (i). 

Tout concourt à fixer de cette manière ce régime mixte; 
en e6et,dans le Nordflavùinfib, (quoique plus molle, moina 
élaborée , augmente la circulation, lei iorces vitales ; elle 
rend les habitudes plu* propres » supporter le froid ; celle 
contrée esl d'ailleurs presque dépourviie de végétaux. Dans 
]es régions tempéi'ées, les viandes sont à la vérité au plus haut 
point de perfection , mais les végétaux y présentent aussi uite 
nourriture non moins saine , non moins agréable. 

Dans les pays chauds, les viandes sont compacte* , aècliea, 
difficile* à digérer ; elles disposent nos humeurs au scorbut , 
i la putréfaction, et notre caractère à la férocité ,1andis que 
dans ces pays on trouve en abondancedea fruits remplis d'un 
suc acide qui rafraEchit le sang et tempère son eOèrvescence, 
ou un suc sucré qui nourrit agréablemeut, et change l'étal du 
^téme nerveux. 

Mais en admettant généralement pour nourriture propre 
et fondamentale de l'oomme en santé un mélange de sub- 
alauces animales et végétales , noui n'entendons pas conseiller 
ce régime mixte à l'homme dans l'état de maladie, C'est aux 
médecins k décider les cas dan* lesquels la nourriture ve- 
stale ou ta nourriture animale convient le mieux. 
DitUnetion des différentes friande». 

La viande des différens animaux varie suivant leurespèce, 
leur âge, leur sexe, leur état sauvage ou domestique, la quan> 
tité et la nature desalimensdont ils ont été nourris, l'embon- 
potut qu'ils ont acquis ou l'état de maigreur dans lequel ila 
sont tombés , suivant qu'ils sont pourvus ou pi-ivés des or- 
ganes de la génération , ou enfin suivant le climat el le milieu 
qu'ilH habitent. 

Aind la viande est dense, compacte et désagréable datia Ie« 
animaux carnivores ; tendre , délicate dnns \ea animaux her- 
bivores ou frugivore* i molle, grasse dans les animaux aé- 
dentaires; ferme , maigre dans ceux qui prennent beaucoup 
d'exercice; gélatineuse, dons les jeunes animaux; dure, 
fibreuse dans les vieux; semblable dan* les animaux des deux 
sexes , pendant qu'ils sout jeunes, d'un tissu toujours moins 
serré dans les femelles que dans les mâles; plus grasse, plus 
savoureuse dans les animaux privés des organes de la géné- 
ration que dans ceux qui les ont conservés; sècfie et coriace 
dans les animaux maigres; plusmolle et moius fibreuse dana 

(0 Foye* UWmttUliauit'V'iTej , Journal de Midtci7te,%D -m. 



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VIA »5 

ceux qui sont engraitià ; plua lésère , plm fscile i digérer, 
moins nourrissante dana les oiwsux tpa^ dans les quadm- 
pèdes, mais aussi aucculenle que celle de a^a derniers, quand 
les oiseaux ont subi l'opération de la caslration; pluiierme 
dans les parties les plus exercées de ces oiseaux, comme loa 
dtisses , quand ils marchent plus qu'ils ne volent, comme les 
ailes, quand ib volent plus souvent qu'ils ne marchent; 
enfin, elle est huileuse dans les oiseaux qui vivent de poissoni 
et dans les poissons eux-mêmes ; de-- là une multitude innom- 
brable d'espèces, de nuances et de qualités de viande qui 
oArent aux hommes des alimens plus ou moins sains , plus ou 
moins savoureux. 

Quelques auteurs ont rangé les viandes en deux grandes 
classes, SDUR les dénominations de viande blanche eX de viande 
noire. Les uns comprennent dans k première celle des ani- 
maux domesliqnes , comme le veau , le boeuf, le mouton , le 
cochon , les oiseaux de boëse-eoidr, les pouUn ordinaire», les 
poulet dinde. 

Lia seconde embrasse les animaux sauvages, \edaitn, \% 
verf, le chevreuil, le lièvre, le eanglier , &c. parmi lesqua-» 
drupèdes ; la perdrix , la bécaese , &c. parmi les oiseaux. 

Les autres les connoissent sous d'autres dénominations ; 
ils appellent viande de boucherie au grosse viande , cel|fl dea 

Juaarupèdes(lomestiqueB;naiu£e^fo&ir^, celle des oiseaux 
s basse-cour ; viande de groee» venaison, celle des bétes 
fituves, de gibier à poil, celles de /c^cr« ei de lapin ; viande de 
gibier à plume, celle des oiseaux sauvages; les uns et les 
autres distinguent les viandes en fitiies et non faites : ces der- 
nières sont celles des animaux encore jeunes; les premières 
apparlieunent aux animaux qui ont atteint leur accroisse- 
ment. 

Quant À celle des poissons , on se contente de distinguer 
ceux-ci en poissons d'eau douce et en poistone de mer. 

On désignoit encore , chez certains peuples, les animaux 
-pan et immondes; à la vérité on n'étoitpastoujoursd'accord 
sur ceux qui dévoient être rangés dans l'une ou dans l'autre 
de ces deux classes , puisqu'en Egypte il y avoit des gens 
qui ne mangeoient point de mouton, tandis que d'autres 
s'en nourrissoient sans scrupule. Mais , toute superstition à 
part, il parolt qu'on a cru devoir d«ifendre , d'après quelques 
préjugés, l'usage des viandes, comme celles de pore, de 
cheval, d'âne, de liivre, et sur-tout comme celle des î^/fs 
rousses et des oiseaux de proie. 

Le* différentes espèces de viandet usitées parmi nous ont 
chacune leurs saisons poor être servies dtiu le meilieor élat 



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»6 VIA 

Mir noa table*. & l'exceplton du hoei^ «t da mDofm, qui le 
aungent en lout tempa (i); c'est ai nai qu'on y roil an prin- 
temps paroitre te vtau pris soua la mère, \agti»au de lait , 
le* aindonaoux , lea poulett de graine , les pignone de voiiire , 
les canaetoTu , les oitona , les peintadeaux , les lei^auh , les 
lapereaux ilenmariMttiiu ,letcAetveaiui,b.c. Valoee ,]& truitr, 
le saumon, ta Jote, &c. 

Pendant l'éuï, on garnit lea taltlea «tac abondance de 
Titille , de gibier de toute eap^e , et avec parcimonie de 
poiMon de mor et de rivière. 

Fendant l'aiitonine et l'hiver , on y |Hx>digue le moulan 
des ^rdennea, de Rheima et de Pritalé, le veau de PonioUe 
et le pore frai» , toutes lea espèces de Tolaillea , lont le groa 
gibier, tout legîbieràpMlel Ji plume, tous lea meilleurs poi»- 
•ORS de rivière et de mer. 

On ■ encore la précaaiion de ne manger le* différena 
animaux qne dans )e* saison* où ils sont plua agréables au 
goût , on a celle de les choisir élevés et nourris dans lea pays 
^ui leur «ont le plus avantageux , tant par la nalnre du climat 
qu'^ cause delà nourriture excellente qu'ils jr trouvent; c'eat 
ainsi qu'à Fari* on préfère les baufi de Normandie , d» 
l'Auvergne et du Limousin , aux mémea animaux tirés de 
loin. 

On ne ae borne pa* même à ce choix , car quoique toutes 
les partie* de la plupart des animaux puiatent être mangées, 
en ne sert sur la table des nches que celles qui «ont les plua 
savoureuses ; telles sont pour le bœitfW cervelle , la langue , 
le palais , le* rognons , la queue , la culolle , le filet , &c. 

Pour le mouton, le gigot, le carr^, l'épaule, le col- 
let , &c. 

Pour k veau , la tête , la cervelle , les yeux , les or^les^ 
la langue , les pieds, le ris , la longe , &c. 

Pour le eoehon et le atutgUer, la hure , le carré , le filet , Itt 
jambon , &c. . 

Four lea levraut* et lapereaux , le fikl ; enfin , pour Iw 
hêtee fauve» , le* partie* de derrière. 

Quant aux oiseaux et aux poisson* , comme on les seri 
MHiveut entiers , c'eat k table qu'on en choisit lea n 
les plus délicats. 

(i)Dainle.p*y.a 
f«)l, i'ai *u bien lUl 
iant leï moii d'août 



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VIA .,, 

Ceax de la volaille qui dotT«n( Atra pràent^ comme tels 
AUX oonvÏTCf , sont Ica ailei , les cnisMa et le croapion ; ceoX 
dn^uM» aonl lea blancs de l'eatomaciceux de la S^MUM sont 
les cuisses ; cenx des oiseaux de rivièrêa soat les aiguil- 
lettes. 

Ceux deapoUsona sont les laites, &c. 

£n général , tous les animaux ne doÎTent^lre manges ni 
tro|) jeune* ni trop vieux; dans la premier cas , leur viande, 
trop gélatineuse , est sans goût, et, dans le second, «lia a 
nne saveur forte et est très-coriace ; ponr n'Alre pas trompa 
■ur l'âge des animaux qui ne m développent pas sons nos 
yeux , on a cherclié k le recoonoître & des signes cer- 
tains. 

Lorsque les levraula et les lapereaux ont aa-dessous d« 
jointures des palti» de devant nne groueur faite comme une 
pelile lentille , qu'ils onl le nés plus poinlu et l'oreille plus 
tendre, on est assuré qu'ils sont de l'aanée. 

A l'égard des perdreaux , dés que la première pinme de 
]'aile est pointue , qu'ils ont le bec et les pattes noires , c'est 
une marqne qu'il ne faut pas encore les placer au rang des 
ptrdrix. 

Dea diffintu moyen» de conttrver la F'iaitdé. 

n eti\ ùet oircoaalancci oii dîna l'ïmpiusîbiliti du foarnir 1 un cer- 
laia nombre d'hommei de 1> viandu frntche bd putpurlion de u coo- 
■ommalion , on a brwiia de la remplacer par relie qu'on a amepée pur 
des moymu psrtiuatiera i au élat propre ■ la coDwrrer ud temps plus 
on moino long. 

La visndf, ibî>b dans an lien frais et sec, oA par coDséqucut «He 
est à l'abri de U clmleur et de l'humidité , deux puiaiao* ageni da la 
pulréfMctioD , n eouerrit un certain temps. Bipoice mAme i une lent- 
péralare aa-deasons de la glace , elle reilp couitammenl dam le niAme 
état de fntcbear . ùû elle étoil i l'intlaut où la (jetée l'a surprise ; c'oal 
aillai que les habiUiM da CaDsda gardent leur viande pendsot te fort 
de l'hiver. 

Les soldala i qui on distribue de U viande poar huil ou A\\ joara 
ODt cDulune de lui faire éprouver une légère deiairration préalable 
•u feu el à la fumée, ce qu'on appelle boucannert iUparrieaaeat,^ 
par ce moyen , i la manger le dixième jour-, sidqd aussi délicsle , an 
moiDs aaasi saine que lorsqa'slle eat fraîche. 

Ce moyen eat celui qu'emploient les lapons pour coMerver la 
uiattdm et le poiaeon, excepté qae dealinant les rabstamcei animales i 
nne ploa longue durée que celle qui suffit aux viande» de noa aoldata, 
ib ponaaent plua loin la deasicalion. 

Iljr ■ une trealaiiw d'année* qae M. Qisaléa, profeasenr dephyu-- 
que et de chimie é Bordeaux , a présenté un procédé pour dessérksr 
iebmt^f. VoisifSiiioiilGoiuisIfl) 



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«s VIA 

On mtt h viande d» Aou/'qod aoafflâe , déaouée, découpée en nor- 
eraoi de ptaiiaun livre) , dini une éluTe de huit pieds de long lar 
t|aelra de UT)[e , aur cinq piedi et demi de baulear, et à l'aide da 
deui patle* , DU porte la lempéralure i cinquante- cinq degréi du ther- 
nomèlre de Héaumur , et ou U loutieui pendant loiiaQle-dousa 

Ld viande deatèchie acquiert la couleur de la viande cuite : oO la 
plonge dana niie diuolulion de gelée faite avec 1» 05 , ayant une ron- 
jîMance de tirop , on la reporte à l'éluve, l'humidité a'évapore et la 
viand» reile recouTerle d'une eapèce de vemii qu'on poarruil ran— 
placer avec avanlage par relui que donne la blanc d'cenf driaéché. 

Pour faire du bouiliou avec celle fianda, on U poaae à l'eaa qai 
lui enlève son vemiA , on jclle celte eau , enauile an met la i/iande à 
tremper pendaot douze lienrei dana l'eau dciLioéa i faire le bouillon ; 
nne ébullilion de Iroiai quatre minutea auffil pour opérer la i-uiuun 
de la viande , on ajoute du ael et un clou de gérotle. Le bouillon eat 
^resqu'aoui agréable que celui de la viande fraîche, et la viande près- 
qn'auMJ tendre. 

' Le beeufde Hambourg «e prépare en erpoaant la viande à la famé* 
apréa l'avoir aaupoudrée de ael , et forcé le wl à pénétrer dana Tinté— 
rienr dea morceaux à l'aide d'une forte compreaaion. 

Loraqu'on prépare de la viande pour U proviaion d'une maiaon , 
on prend uoe livre de ael et une once de aalpélre ponr quiturse ou 
qniiixe livre! de viande, dépouillée de aang et dcuécliée ; on frollelra 
loorreaux avec le lel < on lei laiiae pendant un moia lea una sur lea 
autre* dana un uloir, avec la précaution de lea retourner loui lea huit 
reura. Au boni d'un moia, un easuie cei morceaux de viaiuk, on 
abaorbe l'humidité avec du aeu , et on leaauapend dana l'intérieur d« 
lacheminée de la cniaine ou dana une éluve. 

Si U viande et! destinée à être envoyée dani lea paya cbaudi ou k 
paaaer lea mera, on double la quantité de Bel et on arrange Jea mor- 
ceaux anffiaammanl aeca avec de laaciure de bois dana dea barila qu'on 
remplit et qu'on ferme avecaoîn. 

Lea baeu/i élaut égorgea et déponilléa de Icnra peaux , on lea vide , 
on lépare la lèie et lea pieda , on déaoaae la viande , on la laiaie m 
norliâFT pendant deut joura , on la décoope en morceaux de cinq à 
six livras, on le* frollcavcc du ael mêlé à une peliie quantité de aHl- 
péirCi on les place dans des bsqueti de bois, on Ict charge d'un 
poids considérable qui en qiprime une liqueur ruugedire, i Uquello 
ou procnre un écoulemeol en déboaclinnt le fond du baqaet> 

On relire la viande des baquels, pour la placer aur dea planches, 
OD lea frolle de nouveau avec du sel pilé sana mélange de aalpélre, 
et enauite on l'arrange dana dea baril* , en i*uUnt chaque morceau 
avec da sel. 

Les barila pleins , on lia ferme, eiuttile on prend la liqnear es-* 
primée par la première opération, on la fait bouillir, on l'écDmc, on la 
roncentrceton la verse refroidie, et en plniieurs foia dan* le baril par 
l'ouverlure du boadon , cl lorsqu'on eat assuré qu'il n'existe dana 1* 
iMrilaucnn vide, on le bouche. 

C'est par dea procédés i-pen-prèa Mmbkblw qu'on M parrcnu i 



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VIA .^ 

MkT non-wiilemenl 1m fûmJM du aalrei qnidnipfl(](B,Qaitencara 
()«( oiwaut , et même relie* im poiMoii*. Voxb* aux inoli Coason , 
OiifDONa, OiEi et CaniIIid. 

I<es Mahomélan* comerTcnt leun cioiuiM, et lei Africviu celle ' 
de chameau , i-pen-pr^ anui de le même manière ; iti leur doaneat 
tin quart de CDÙsgn dana du benne fonda , ili ne lea aalenl et ne lea 
axMÛaoDDSDl que comme pourl'uaage jourpalier, iljlei laiiaen 1 refrvi- 
tIir,rarTaugeiit dans det l'arre* de lerre,versenldeuui le beurre 6gé, et 
fia fermenl exactement lea vaaei , ayant Miiu rluqDe foiiqu'iJaon tirent 
un morceau de vianik , que le rcale xoit bien couif ri do beurre. 

Duu les paya où Vliuile eat commune, on a'en aerl pour canwrver 
la ttiande et cerloiua poiaaona , le Utan , par exemple ; le procédé rcn- 
nde à découper la viande d'un birufhiea ■aijaé, et déa qu'il «at 
loé, à arranger aiuii-tAl lea tnorceaox dans d^i jantt , ou mieux eo- 
core dana dea bocaux de verre , k j veraer ^ aaex d'buile d'olive frai- 
die pour que loule la uiand* en loil noyée et couverte ; lea bocaux 
parfaileineol remplia , ou le* ferme avec un boucfiun de liège, lutté 
avec une plte de craie et d huile qui forme le mailic dei liquoriitei. 
Un de ces bocaux ouveri apréa rinquanle joara de uavigalion, U 
viaitda aVal trouvée uan altérée. Lavée, preiaée et balloe dana l'eatt 
pour la déboTroaaer de l'imile, cuite eiunile, elle flattoît encore 1« 
goât et l'adorai. 

Dana l'Inde , ou aoumet aonvent le poiaaon à la préparation aui— 
vante : nn le nettoie , on le découpe pur tranche* , on le laupoudre de 
ael , de poivre , on le met dana un vase entre dea roucbei de tama- 
rin* ; quelqnefuii on ajoute aux ingrédierii préréden* du piatéftê, 
de l'ail, de larnoularég et njtne do VtUMa fieli'la. 

On coniferve encore le* viandm i l'aide de ptusieara liqueur* ■■ celle 
qn'on nomme aaumim, et qu'on emploie pour le bceiif, le mouton 
et le cochon, ae prépare en faiiant bouillir quatre livre* de tel ma- 
rin , ane livre cf. demie de ancre, deux onceaite talpéire danatrenlc— 
quatre livrée d'eau . on écume et on retire du feu ; on ver»e cella 
liqueur refroidie {aur la viaadt dépouillée de aang, et frottée ave« 

On vante encore un moyen meiveillenx, l'acide murialique étendu 
daoa une quaniité d'eau luBÎMale pour connerver le* viande* , pour 
leur donner nu g«^ agréable, et le* rendre propre* i tire digéréM 

On a laitaé de la viande pendant neul moi* daoi l'alcool i treixe 
d^ré*; au bout de cetempa, elle a fourni de fort buif bouillon. 

On peut conaerver la viande huit i dix joura , et même rétablir 
celle qui cet altérée, en la lavant deux à troia fui* par jour avec de 
l'eau aatnrée d'acide corbanique , on en l'eipotant au fiai carbonique 
dana une cuve en fermenlaiion. Le* peraonno qui habitent la cam- 
pagne ont aouala main le lait caillé, qui prudoil le même eflet. Cette 
liqueur, loriqu'on n'eat paa obligé de garder trop long-tempa la 
nîtnde. Bit inliniment avanlageuie, parce qu'elle n'eu allère en rie> 

On a encore par-tout un moyen «impie de réiablir le* viande» qui 
à ae giler; jl cOBii*l« i lu faire bouillit avac i|j| nouet 



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.5o VIA 

im diirbon , àa i ploogar dtu U bouillon qai In cuit m charbon 
ardonl. Toal le moadu lail igtlemani qu'en pluageanl une croate de 
pin bien grillée dana da b«arre nnce, on lui enlève l'odeur et la 
Mreur déugréable qai lui cil parliculière. 

Conmnt^on dM paftiet luàlritioet exlrailt» dct fiandta at aulna 
partir* dtt animaux. 

Lee produit! oblenui des ■niranas parl'aclîon combiuie da ralo- 
riqui; et del'iân, rapproché* par l'érapu ration de ce liquide luuanna 
comiatalire aolide ou preique lolide, penveut m roaierver lung-tempa. 
Ce* proc(nitaTarieiil*iiivaullea partiel iteieuinuiuqu'onafÉitbouiUir 
dana l'eau. 

!>■ nna lODt nu mélange de aubdanoe gélatîneune , aaline el exlran- 
tire, conleau dani lea (•ùwufea, elque noua avon* diteu être lei prin- 
dpaaE Dialëriaox immédiat* ; îli rMacmblentioxenrailaaavonuenK 
dea TÉgélaus. ' 

liea aatrei, doa aux partie* lendincDMi, ligamenleoiea , membra— 
tnuHMetoueUKadeiaaiinliiK, uecanlienneQlguèrequelaaubttlnc» 
gélaiineuM ; ili aoul aoaloj;uea lat eirraila muqueui dos Tégétaui, 

Le* premieri aont cudiiiib aoua lea nona de bouHloiu atct uu de 
tobteOti da bouillon, paroe qu'ils ne aa>l eu effet que lea bouillona 
dont noua aToni déjà parlé , rôHaita à l'étal aolide. 

Lea dernier!, loraqo'ita ont nue conaiatauœ tremblante, portent' 
le nom de gaUa, et loraqu'ila aonl aulides , ceux de géloUnt ou de 
tiolh-fiiTU. 

Bomllon* «ec* ou tableUeê de bouillon. 

Frênes quatre pieda de veau , douie lirrea de cuiase de btuaf, Irota 
livrea de rouelle de itau, dix livre* de gigol de mouton ; failea cuira 
à pelil feu daiia aolEmite quantité d'eau ; écumes à diverae* repriava ; 
paaaex le bouillon avec expreMion ; faites bouillir une aecunde t'jia )• 
marc dana de nonveHeeau; panei , réaniaaei les liqueur! ; liisaex-lca 
refroidir; aéparfiE la graiiae ; c)irifii;i arec cinq i aii blanc* d'oeufa; 
mire! à Iraver! on blancbet ; évaporn ^oiqu'cn counatauce conve- 
(lable; alora couler sur une pierre uuie ; diviaea par tabletlear failea- 
lea iiédier à l'étuve, et enfin canter*Bx-laa dans dea bouteille* qus 
voua bouchère* exactement. 

I^ quantité de cm iibleuaa M d'uue demi-oure par bauillon, an 
■y ajoulaot un peo de ael , qu'on ce fait paa entrer dan* les tablette* , 
parce qu'il 1« rendroit auacepliblea d'adirer l'humidité de l'air. 

Il eat impartant quu co* tableUca soient faites avec aoin, que lea maté- 
riaux immédiats de la vlamU qu'elle! contiennent n'aient été altél^ 
ni par la décoclioa ni par CévaporaiioD , ainon la aolniion d'une de cea ' 
tablette* dana l'eau au lieu d'être un bouiltoft savoureux, n'offre qu'un 
breuvage acre el déaugiùnblc , comparable i du ju! ou coulis étendu. 

On peut conipuaer cea lableltea avec toulea fea anbalancca animalea 
qui entrent dana la confection dea bouillona que nous prenoiu, aott 
«N saule , aoit en maladie , et même n'eioepter dea viandet e» général 
^a cells* diina leaqitelUa la nialiéra noyrricière paaânt «Us* k corp^ 



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VIA , .5. 

de plonevra animinx , ■'«tl àhérée el a acqni* on* lella difpoiitiun k 
se corrompre, qu'elle ■ déjà un degré aenaibli da féridilè, comme 
dam 1m aaimius carnaaiie». Od peul donc Ici fairs 'aver la aimpla 
décorUun dea oi ; mais alora 1m lablettea anroDl l'iiicoavéaient de* 
bouillona d'oa, celui de ne contenir qu'un dea principe* immédial* 
d« la vianda , an lieu d'être la réunion de faua ceux que l'eau peul ea 
di«w>u(Ire. 

Lea laUettM qui leroienl préparée* avec cei, diSërenlea vianâei, 
préaenleToient deadiRérencea nurquées dan* leur coaletir , leur orleiir 
ei leur aaveur , ce q'ii lea emp^beroil de reatentbler lui bouillon* 
dea miladea , qui ne tout preaque que gélatineux ; mais ellea n'eu se- 
roteut pas muina nlilea daiu anè IiiGniré de ci rconi lance*. K U suite, 
par exemple, d'un curpti de troupes, «Des offriroient au soldai grave- 
ment bleasé un realauriat, qui , concurrent ment avec un peu de vin, 
mléveruil muiilenlauétueiil aei Tiirces épobéiM par une grande elTnsioii 
de auig, el le ntellruil eu ùlal de soulenir le transport à l'iidpilal le 

Ia facilité de canserTcr lis talllelles de boailloa en bon étal pen- 
dant quatre oucinqana, la r.icallé qu'elles ont d'être Ir^nourriaaaiitea, 
iu rend principaJeineal avaalagenae* dana les cas où il est important 
de réduire sous le plus petit Tolnme poaaible tuus les genrea d'appro* 
vtHDonemfliu alimentaires, cumm^dans lea place* forte* et dan* le* 
lajiaeaux. 

KuQ-seulemeDt on lea fait dissoudre dans I'miu pour se procurer 
do bouillon, mais elles servent encore et b^sacoup mieux que ta 
graiue , l'buile el le beurre k apprêter le ris et le* lé|umes , tant parce 
qa'eilea leur donnent une aavear plut agréable que parce qu'elles 
aJDUleot k leurs propriété* alimealures. 

Aprv» avoir fait conneltre le parti qa'on peni tirer des tablette* de 
booiUoa, il est i propos d'avertir qu'il ne soavient pat d'eu adopter 
.l'uBage dans lea liâpitaoz , comme un l'a proposé aouvent. 

I*. Parce que le bouillon qu'elles fouruiiaent, quoique bon el aain 
pour teageAsen aanté. est plus Icre , plu* échauffant que celui qn'ua 
prépare pourica malades avec de la vùuirfe Fraîche • 

a". Parce qu'après leur avoir distribué le boailloa fait avec cet 
taUetlea su lieu de celui confectionné avec de la viande fraîche, tes 
Gonvalescens et les servans des hApitaui ne tronvent plu* U purlioB 
qui leur reYÏent en viamie cuile après la confection de ce dernier. 

A ces tablptles de buoillon on a proposé de subsliluer , sous le 
nom de bouillon incorruptible , na extrait liquida de viande ; mais 
celle aobstitulioii , quoique avaulageuie saut quelque rapport, n'a 
point été adoplév , par les raisons qu'on n'a point déterminé le degré 
de concentration que dcvoit avoir cel exlrait, el qu'il y avuit lieu de 
craindreque la fragilité dea bouteïllea dana lesquelles on auroit élé 
obligé de le renfermer, ne diminuât considérablement l'appruvision- 
«emeol sur lequel on devoit compter. 

On a encore pré^eulé au ministre de la guerre, comme objet d'ap- 
proTisiunnemenl nlilo , nn autre extrait liquide de viçiade , qni , 
diaoil-on , à l'instar du aoui du Japon oa dt la Chine , qu'uu sait étr* 
l'axlrail liquide dea jambons el des perdrix , astaitaoné av«c de* épicw > 



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3S. VIA 

pouToit «arrir d'aiMbonoemenr ei remplacer ne) , poirre , bearre on 
graine daci l'ipprêt dea herbages et «les IcRUmei. 

11 parolt que cet étirait étoil un compoié M toui lea riiidua de jn» 
de> viande» pria cfaes le* caiainiera , de lualea les aaiLces dini l^aquelle* 
lea charculiera avoient fait cuire lenra fimbona ; mail cuinino , avant 
leur rénnion > plualeura de cei jna ou aaucei avoient souffert qiielqna 
altiration , cette liqueur rapprochée ne parut pas remplir lea pro- 
messes de l'auteur. £t en eflel, pour qu'an extrait d'une cJonlrqDet- 
caaque ■ bien salé , bien asiaiaoDiic , au u<ie liqueur ealin bien 
semblable au soui, pût servir à apprêter des herbiigea ou des [igiimes 
4e manière à leur procurer une aavrur agréable , il faudroil qu'il filt 

£ réparé avec des matières premières de la meilleure qualité , si avec 
I mémo sain qae le plas excellent jus de viande ; mais alors il re— 
viendruit 1 un prix bien anpériear à celui auquel on ufTroil l'eilrait 
en queslioa , et ne seroîl plus une iaveiiiion économique. 

Ces denx propoai lions faites par M. Le Rouge, n'en sont pas moioa 
dijue* de la recnnnoisaance du gouvernement envers leur auteur. 

Exiraiu gélalinaux , tout jormt ttcht. 

Noaa «von* dit ^'on préparoit pour lea malades, des bonlllan* et 
des gelées avec les vmndtt àek jeunes animaux , j>arce qu'elles sont 
peu aboudantesen sobslauce exiractive. 

Four obtenir l'extrait gélatineux sec qui va nous occuper, et pour 
l'avoir plus pur et plu* propre i être employé comme médirameni , 
oo choiiit diverses parliea des animaux qui saieni encore plus dé— 
ponillées que lea autres de matiérea exiraclivcs, comme les partiel 
membraneuses, ligamentenaes , cartilagineuses, et les substaiicm 
nsseuies. Cet eilrait qu'on conn oit sous la nom Atgélaline, cslpr^ 

On fait bouillir à petit fen toutes ces subatsnces dans l'eau : cellM 
qui auni molles, aans les soumettre k ■□cane préparaiiun ; celle* qui 
Bont aolidei : la corne de cerf , l'ivoire, après les avoi#r£péest le* 
CM, après les avoir pulvérisés à l'aide d'un pilon ou d'une meule. 

La liqueur chargée par celle éballition qa'on prolonge et qu'on 
répèle pour le* inbilinces osseuses , qu'on clarifie et qu'où concentra 
par l'év aporal ion , devient une pite qu'on étend sur une pierre unie 
qu'on divise en lablettea , et qu'un achève de sécher à l'étuve. 

C'est cette gélatine ainsi préparée , qu'il faut employer comme mé- 
dicament. C'est elle qui unie é partie égale de sucre, et légèrement 
aranulisée, forme le fébrifuge de M. Séguin. 

OtUe-fbrU. 

XjtgéhtiH» qu'on emploie dans les ans, et qui porte danslecom- 
■nerce le nom de coUe~-foria , val exactement de In même nature qu* 
la précédente; mais les matières qui U fuurniaseul ne sont ordinaire- 
ment ni aussi fraîches , ui traitées avec autant de aain. Ou emploie 
ponr l'obtenir, tes rognures de cair dabauf, de veau, d» mouton, â» 
chtvtU, etc. Les partie* tendineuses connues sous la uam nerf-de-^ 



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V I A ,55 

ittaf, loaiei !«• daconptirM qu'on ruuatw ch«% la turcheminjer*,* 
Itscriblier* , 1m {[antieri, migiMiM-i , peaiiwicra el fuurreun. 

Il suffit de faire bouillir ce* maliérea dam l'eau, d'Âraporer U dé" 
cocliua, juaqu'à caqa'aprlal'aToiTcuulieauruiiepicrra, die puiiae, 
■D iv raf[«idlM*nt, preudre une emaiiUnEa preaqiia aolide , former 
nue nas** étaadiie qu'on diviae par tahlallea, Itaquoltw aoat «oMiile 
aMbéM à i'air aur 4m cbAaila àm ÂleU. 

ColU-ftrte obtenue det oa. 

On Mit qoe DuIiaiiKl itoIi euayé de faire de la cotle avec daa <m , 
Spietnaii u en btihE relire par la «impie éballiliuii , non-ieiilemeut de* 
oa et de la corue Ae cerf, mala encore du pied A'^lan , dea iteola de 
tangtier, de cheval-marin , dea mlchoirea de brûchtt , de» clapeftem , 
de la vipin , etc. Cet eziraila étoient connua, et Idu* lea chimialea 
iluieot penuadâa de la pouibililé de l'eilraire de cea matière*. 

Celte «Il radio □ a été tentée deDonveaup^rGrauet, qui pena*! tirer 
parti de toutea lea rognurea et aviurea d'ca , proveoanl , tant de ceux 
dont on jirépare lei moulea de bouton, que de ceux dont on f^it lea 
noncbea de couieau, lea étuia, etc. Il auruii même pu employer les 
os durs de ch*vat que l'on brûle ordinairemenl dana le* Voirie* , a'il 
avoil en aou* la nain l«a moyen* de lea dégraiaer et de lea di-riaer i 
pen de frai*. 

lie procédé qu'il ■ employé pour celte fabrication, a étj répété par 
de* commia*>iret;ileD réaulte que six lÏTrea de ripuretTo* ou d'ivoirft 
trempén pendant viaKt'quatre heure* , bouillie* pendant neuf heure* 
dans luffiaanle quanlilé d'eau; la décoction repolie pend*nt une nuit, 
liréeJLcIiiir te Ieudem*in, évaporée, repuiée, oonl^ dans de* mou1ea> 
fe prend en nue gelée ferme qui , diviaée en tablettes qu'on fait sécher, 
fournit une livre d'excellente colle. 

En général ,les coUea-fartei varient en tr 'elles par la couleur , l'odeur 
el la ténacité suivanl lea matières dont on les a obteunea et luivarit 
anaai le* procËdéa qu'on a employé* pour les faire. Ue-liL les colles de 
Flandre, d'Anglelcrre, de Paria, etc. g de-Ii, la préférence que les 
diOërenssrliatei donnent â telle ou telle colle :1b doreur, par exemple, 
é la colle d'anguille ; le peintre , à celle de roKiiure* de ganta et d» 
parcheniiajle narchand de vin, à la colle de fioiaaon. ' 

Préparation de» Friande». 

LoapTépÉratîonaqu'onfailanbiranxoiandetponrle* reudreproprea 
i parollre *nr no» table* , sont du ressort de la cuisine, de cet art 
connu de tempa immémorial , inventé par le besoin , perfectionné pat 
le luxe et l'in tempéra nre , porté de nua jours, et snr~tout par lea 
Françaia an plui bint degré de raffinement , et qni aeroit en effet iréa- 
ntilei la société, ai, destiné ioonaerver.â perfectionner, i apprêter 
Im atimena , il l'occupoil autant i lea rendre aaiu* ^u'il cherche i lea 
rendre agréable*. 

Ce* préparationa sont 1r»p nombreuse» ponr pouvoir èlre décrite* 
Ici. Il aeroit même superflu de ne faire que lea passer en revue. Noua 
noua bomcron* donc ans opération» par leaqneilea on ae procure ceux 
XXUt. Q 



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,!4 via: 

de cet nf ti ri eommiuii , ei donl gn ne le laiM prMqoe tmaU ; n- 
Toic: Je bouilli, Ir rAli , an ragofll, det bouillon*, dn juaoB coujù 
de viarvU» il de géléc. 

Noui poDTou mtiaa réduire â deiiE principale! cet diverie* opr- 
ralieui '■ l> cuîhod de* viande* par U voie i^lie et b cuiwoD dM 
1/iaadM* par U Toie humide ; mai» avant de les y aoiunMtre, il 7 * 
nue lorle d'opération préliminaire dont il faut parJt^ elle aé nenuiM 
mortification , et peut être comparée à la légère perruiaion , «a moyen 
do li»]uelle on btts apré* U cueilletle dn fruits, le mgment de le« 
inau|ier. Elle conaiale i leur faire perdre quelque gai par une aorle 
de fermentation dunt I«i degré* varient luivant l'eapèce daviandt, et 
■uiTanl le goût de ceux qui doiTaot U manger. 

Pour cet effet, on l'eipoie i l'air pendant iiu tempa déterminé par 
la lempéralure de l'atmoipbère. Quelquefois avant celte eipoailion, 
«n la plonf;e dîna de la numure. Celte eipoiilionl l'air, pourleficEv^ 
yor exemple, doit durer quatre i cinq jours en hiver, deux on lioia 
«D prinlempa cl en aulomue, et un jour en été. 

Legibieraur-touta braoin d'être mortifié : tropfraii, il eal inaipide; 
il u'eal bon que loraqae U vapeur ou le fiimel qui l'en exhale, a du 
•nontAnl aan* élre désagréable. 

Quand on a tué la volaille , il faut avoir auin d'enlever la canal 
inteilinil , parce que déjl rempli de gai hydrofièue sulfuré , il péné- 
Ireroil le tiiau de la chair par ion «éjour dana la cavité abdominale, 
liéteroil la putréfaction, et commuuiqueroit i ]a viande une odeur 
désagréable. 

Le but qu'on se propoae en employant cette fermentation . avec U 
préraatian de ne pas la puusaer trop loin , est de rendre la viaad* plut 
MVoureu*e,el de la disposera élre plus aisémenl pénêUée par les suce 
gatlriquea. 

C'est pour atteindre tin but semblable que dans les substances vé- 
fiélalei qui doivent noua aervir d'aliment ou de boiason , nous dév^- 
lupponi an commencement de fermentation que nous avons é^l»- 
meut l'art d'arrêter à propos. 

A la campagne, pour suppléer i la morliGcalion de ta volaille 
^u 'on veut manger de luîle, on liii fait boire du vinaigre avant de la 
tuer. Elle en est beaucoup plus tendre. 

Cuitton de* fiandet par la voie lichê. 

Il eriate quatre manières de leur procurer celte cuisson. 

1*. Eu les exposant aana eau i l'.icliun du caloriqae dana qn four , 
•oit à nu,soil renfermées dans de la plie At: frointnt , àe eeigU ou 
A'orgÊ. 

»■>. En les plafanl sur un gril posé sur des charbons ardens. 

3°. El) les faisant frire dana une puéle arec de la graisae ou de 
l'huile. • 

t". En lea mettant en morceaax asan considérablea k nne broch» 
qui , en tournant devant le feu , présente leurs surfaces i ton action , 
laquelle né doit être, ni attei Tioleul* pour les brlUer, niuieiprfH 
longée pour lea dastécher. 



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VIA ,3S 

CUùtOH dt» yianda par la voit humide. 

Oa âét'ipie luua le nom dv èoui/li toate viamÎB cuÏM duu l'aan aii 
noj'eii d'uue légère éliutlilion , oni autre aaHi«>i)iieiiieiil qu'uu peu 
■teiel cl quelqueruia deiléguinei oudes racîaetpulagàm; et Miua celai 
debouilluu , les décocliDiii dei fiandes qui , pendiul leur ruitaon dens 
l'c*a,M«oiit chargée* de* partie* gélalioeiuea, eitracfivM el aaliosi . 
qu'elles conliemienl. 

On ooniiuii loui U dénomioatlon deyu* , ane Mpâcs de bouilloR 
jiiu rapproché que le buuillua ordinaire , tan) parce qu'on a em- . 
ployé pour les préparer une plua grande qiiaalilé de vianda , qu* 
parce que cctio virwtde a Dun-aeuJeiBenl reçu une coelion plu» pro- 
longée et noe diTiaion plui cuoaidérable , nAi* encore une forla 
nprCHion. * 

Lea grUer «ont une autre e>p£ce de bouillon préparé aToc dei 
natukt plua Tnnqueuaea qne celles qui fouroiaient le jui, que d'ûl- 
kur» on clarifie el on rapprocbe au poiul de m coocréler par la 
repoi el le rerroiditsement. 

On appelle ranoûit luulea vlanilat cuilea ou aervlea avec dei lî— ' 
^eurs pluauu muina épaissi, plus uu muine compoaéea d'ingi-édiena 
propre! é en relever le goât el k leur donner plui d'a^rélnent ou i. 
ajuuler à leurs qiuUléa nutrilÎTCs. Cea liqueurs porlenl le num Je 
sauce, de couUê ; elles unt pour base de* subslances grasses, des acide* 
TcgélAUi , (les surs de vianilea ; el puur assaiiunuemeul , le sel el du 
arouiales au indigènes ou exoliques. 

On man/^e la chair de uacht au lieu de relie de bauf. mais la pre— 
Biiàre est plus dure, plua maijEre, el par conarqoeul pttuiérhe etplui 
Ebreuae. Cepeiid;iut les boucher* en Tendent qnelquefuis pour du 
iaaf, même à'Paris, où la plus grands parlie de l.i viuttda qui l'j 
coiuotDuiu Cil du baïuf; mai* comme ils ont *uin de choisir des va- 
eht* jeunes el grassrs, peu de personnes s'apperçuivenl de la fraude, 
qui alors Jevieiil indlITéreole. La viande de uache • luujunra plus da 
canfeur, el le bouillon en est muius savoureux. 

Une règle doul ne devroil jamais se départir quicDuqne fait cuira 
la viande par la voie sèche ou par la voie humiJe, c'tit de ne paa 
employer uu degré de chaleur Irop cunsidérable, sans quoi die perd 
de *a couleur, de ut saveur , de *e* facullés nuNilives , el ne cour 
serve plu* qu'un cararlère d'Acreté ; un rAli , des cAlclelte* , un po- 
tage, un bouilli , un ragodl préparés lenlement el à pelil feu . uss(>nl 
nnllemeitt comparablsaaui même* mels qu'un vblient eubrutquaat la 

Préparation de» bouUloTu. 

Faîtea botiillir nna livre de hai^ dan* une livre d'ean , éonmes ,' 
mIcE, cooduiseE ensuite le feu de manière que la liqueur ne fast« 
que frémir , el continues-Ie Jusqu'il ce que la viande mil suiBsam» 
aient cnite. Si on a aaU! le juste point de cuisson , Is ftMtde *e trou-'' 
vora trés-« acculante et elle sera très-lendre , aar-lout si , pour la mau- 
|«r , oïl la coup* dani ion fil j la boniUvn «ara aiwi lrè»-fav«ac»tis. 
9. 



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,36 V I A 

Ijonqa'on emploie moitié muiiu da viande pour U même qoaaltli 
i'tta , oa a an bànillun légar , plu» propre luK miUdri ; mais ea g6- 
tié»l . pour le préparer, il cal eueolirl de rboiiir la viantk dea 
jeanM aninHiix , parce que B'itaDt point iiuii compljleinent aiiima- 
lîiée , la bouillon qui en T^ulle paaae Biojut vile A la Terni eu lilioii 
pnlride que celai 4w animaui aduIlM al foméi. 

Parmi laa bonilloDi deitiuêa aui maladaa , aoul comptéii reni fiiia 
■vae laa M via eo pire, apréa «voir iMji booilli daiu de l'can wujs 
ou avec do la viande. Ceux de ttau , de poulet, ae préparent à la 
BHÎion; quant à cem de tortuee, de vipirr* . àe gnnouilUa , elr. iU 
•xigent qual^nea aoioa, et ca aoat lei pharmaciem qni lei préparent- 

Dee BaaUJem» p»tir palage, 

Frenei la oiaitde de hvu/'Ia plui mcculcDle, Uculotre.par eiem- 
plei failea bouillir, diA* poidaégol d'eau de rivière ; écume* elaatec, 
enauile afoutea dei raciuia et planles potajàrei égilacbéta , et cuiies4 
pelil feu comme pour le bouillon limple. Le bœuf, la ntouton et le 
porc , Toai ordinairemeul la baie dn poiage* ; maii on au|<metilc aou- 
\en> leurMTeur et Itsa» qnaliléi ituliiliTea par l'adUiliun dea vieille* 
volaille! ou avec dei puréei de icmencea légamioeDaca ; ou lea colon 
avec de* racinaa qu'un grille on avec du tarainet. 

iJe* Ju» d» viande. 

On laa ohiasl pa* \»e w^ffie* prooédia qna hf boviltMit, eacepli 
qu'an moyen d'une divi«iun ptna cotuidérabte el' d'une coinon plaa 
lanpM, ou cpuiaa daviniage le» viande* faitei qui lea fonrniaaani 
paniculiàrameul, qn'on Ici exprime ponr avoir loM ce que t'eana 
pu en diiaoadra. Ainai chit^ d'u»* aoali^a vitranliv* plua abon- 
danls , lei jn* aont plu* tcrea, plua échauffan* que laa buoiUuDa or- 
«Knafraa. 

De* Gelé*». 

Prenai un chapon Aifoa^ par qniitieri, deux piediJe eeou, nu 
petit giftot de mouton ; failcf bouillir i |iati( Tea itani une marmila 
d'étain rennanl de atuniAre i empèrhar une trop grande éraporation ; 
pelMK la décoction ; la)Me>-Ia rcFruidir pour en a^parar la graine 
qni le ruaemble A )a aurface el j deriant concr^; clariflex la li- 
queur avte doa blanra d'oeura , apr^ avoir afoulé une demi-livre de 
•urre ; érumes ; rapprochai -la an point convenable ; couln par nn 
blanchel aur lequel voua auraa mia de la cannelle ou ane an'ire aob- 
ataiice aromatique. La liqueur refroidie ae fige et prend l'état de 
geUe. 

Celte K^lée coupée par morceanx et miae dan* on plat , le moindr« 
monvemeul qu'on lui imprine U rend Irvmblanle; prtaMe dana Ira 
duif[la,ell* ■• fond, a'*chappe,aa 7 laiataal nn* petite portion qui 
laa Tend colluu. 

' Le* ea «1 la corne da eri/foorniaient par le mjme procédé , »ai* 
par on fen plua proloagé , une gelée qui ue différa de U précéJaato 
^ua puce qu'elle e«t «léipiuuTiw 4m ioJbitwiiM txUtedjm. 



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"VIA sS, 

Dta SagitÙlt. 

ProDe* ieai poalelt pluméi , Bamblét, épluchéa , TÎdi», coupai 
par quartiers , dégorgia dana de l'ean tinle el égoultés anr un laniii ; 
■nettes- !«■ . aiûii qno Ira abaltia, dana aoe ctaierole avec da lard, du 
beurra , du perail et de la ciboule bacbéi , du laurier , ilu Ihym , de* 
t\oaa de giroHe el dea cIulnipignoiM : coiaeK , et loraqne le ragoÂl e>t 
prél i èlre aervi , ajontei troi* jaune* d'œufa dil«j«t arec on pen de 
Tia blanc ait du verjua pour liaiaon. 

I^adiffêrena procMéaimaginéa ponrcnire 1m «lÛMiAVj priasntent 

1°. Le* quatre premîera mayMia de leur adminiitrcr le calorique, 
âélermineai lea tiquenra qu'elles cOBlieniMHit à *e rtrifier, A réagit 
aar les aglidea et 1 en opérer le ramolliaaamenl. 

a°. L'évaparaiioa que ce raloriqae aeabJeroit devoir occarionner, 
cal empâchée eu grande parlïe, tant par la graisse dont on couTre ou 
dont oD arriu* leur lurface, que par la solidKé que le* viandt* 
aiMjnièreul k l'extérieur lors do la première iaapreasion de la cbaleur. 

i". CeEle action du raloriqua qoi durcit et riasola leur surface, 
exalle aussi dan* la mali^re eitracliTe an« savear de sucra an de ca- 
ramel Iràs-aeusibFe, malgré l'icreié, l'amerlunifl et U aalura qui 
l'acco m pague ut . 

4". Ihna la oonfertinn dea bouîHoDs , dea ïbs, dea gelée* , le calo- 
rique coagule d'abord l'athuminv; il la lépare aoas forne d'écumo, 
ft aide eusnite l'eau k dissoudre la subslauce gélatinense plnaabon- 
dinle dans les jennes animaur que dana les Tieni , puis la anbatanc« 
eilraclire qui commauiqiw anx boaitloiu k oonûiir qa'oa laor re- 

b". Four avoir na excellent boaîlli , pour rendre le lisan de !■ 
viande plus tendre , plu facile A digérer et ploa nonrrîasani, le 
meilleur aer.ret , c'eat de le cuire i un feu trés-modéré ; et pour la 
Irouver plus délicieax , il faut non-seutement le coaper dan* son El, 
mais encore manger de préférvAoa la chair 1* plus voisine de* oa. 

E". Le calorique développe dan* loale* ces uiandmm une odenr 
parlicullére , celle odeur qui n'esl qu'une mudifieation de celle qui 
réâde dan* une des bumeura de chaque animal vivant, et qui, aan* 
élre très-sensible pour le* hommes , eiceplé dans le muati la ciotiu, 
le bouc , le catlor, elr. frappe cependant l'odorat da ehhn, de ma- 
niera i lui faire leconnoltre aoii maître, ainsi que la gibier qu'il 
poursuit. 

7". Parmi Iw assaisonneatena prodigué» dans le* rttgoâu.îl en ett 
d'alimentaires , comme le beurre , la crème , l'buite , le snrre , etc. 
Il en est d'irritans , d'incendiaires , csmme les aromates. Ceui-ci 
sont plus propres 1 exciter la gourmandira qu'à cunlenler l'sppétil ; 
mais quelquafoia ils sont Irèa-uliles pour corriger ou naaqoer Us dé- 
faut* de certaine alimens et en rendre la digestion plus facile. C'eut 
ainsi que d'un bouillon d'os, qui n'est qu'une dissolution de colle- 
forta saiu goût, sau* couleJir et sans odeur, M. Cadet de Vaux par- 
viaul, par l'addition d'une certaine quantité de légnmea, d'un oignu*- 



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iJ8 VIA 

l^rillé M piqni de girolle , de sacre hrùli on d'âne croate de pain 
rAti, à préparer un potage &-peu-pré> *uui KiTaureai, buuÎ cbluré, 
■UMÎ oduniit qne celui faîl avec le bouillon de U viande des auiouux 
adulle*. 

Jkuyitn à Mler datu la pr^aralion de» fiande». 

ATaDl qu'on •'BTÎitt de cuire de li viandt enFermée dans de la pAtv 

3ui, groMière d'ilrard, eil maintenant délirate, on les meltoil diiiM 
ei poli verniuéi de différenlei formea, qu'où ruiivroil , qu'un lut- 
tait et qu'on placoit on daoi un four ou sur un feu étouffé. Puii, la 
viande élaol cuite, on la coniervoît dana cei mêmea poU joaqu'à ce 
qu'elle filt coDMimmée pour lea beaoins des habilaua de la maiaoïi. 

Celle pratique éloît dinf^renK , en re que ta f^ralane de la pianitlt 
«giuoil aur le Ternia; diuulTuil l'oiide de plomb dont il éloit corn— 
fOiéiCl derenoil un poiaon d'aullnl plua actif, qu'elle aéjoaTuoit 
plnx tung-lempa dans le pot. 

Ceui qui lieiidruient encore à ce manraia mode de conBerratioD , 
Be doivent paa balancer de l'abandonner. 

lit viande peut devenir inaalubre par le< combuitiblea qui la rui— 
•eut, on i lu famie deai^ueU on l'ezpoae pour être «écliée «u bou- 

On a remar((ué que le boii de garou , par exemple , lui commnn^ 
quoil une propriéi£ délétère, et on aail que le pain cuit dans un four 
chauffé avec dca Ireillagea peints arec det oxide* de plomb on de 
cuivre, a conaidérablement nui A la sanlé de ceux qui en ont 
nangé- 

U u'eit que trop ordinaire, lur-toul danalea villes I res-penplér> , 
de mellre eu vente la viande d'animaux morii de maladies conla- 
gieûiea; mail, comme l'uaage de Cette viande pourroil eulralner dea 
inroovéïiien* , la police doit veiller avec auiu pour les prévenir. 
A la vérité , il convient auaai de l'éclairer lur ce point de salubrité 
publique. 

On ne aeroil pa* fondé 1 regarder comme dangerei)x l'uaage do 
)a viande d'animaux murla aubitement par une cauae q'uelconquc, 
ou qu'oDiue quand il leur est arrivé quelque accident ou qu'ils suni 
affectés d'une maladie inSammatoire , parce que lu cliair ne sembte 
{«rtiriper en rien de leurs afferlions ; qu'il n'y a alum que le» vis- 
cères dans leiqueli a' clé le fojer du uial , qui pouiToieut être nui- 
iris d'iiironvéïiieiisdaus leur emploi l^om□IS nourriture. 

Quand le prix de la liande est à im taux très-élevé, on est moiiM 
■crnputeui sur le clioix des bétea à tuer et aur l'emploi de celle* 
qui sont mortes; mais dea rscbercbes trés-mullipliéoi , faites par de> 
médecins chez les indigens qui font hahiluellement une grande r^n- 
•ummalion de bas^e cinniit , à cause du bon marché , n'unt fait rieu 
conuultre qu'on pùl raisuiiuablemenl attribuer i cet aliment. Plu- 
sieurs, BU runtrairé, ont cité de* exemples qui tendoienli prouver 
l'innucuilé de celle viande. 

Li-s lualadiea chroniques, telles qac l» pourrilure dana le mouton , 
la pomfUère ou W phi/iUie pulmonatn daua les vache» , la tadrerm 



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V I B «S, 

îSwu le cocAo», n* piroiMenl pis ddd plof ftvoir d'iaSnenoa mar- 
«loée *ur U quilité de U i>iand« ; on ramarque leulemBut qna qaand 
csa maladiei lonl parveauei i Qd cerlain période , la cbiir eil iIbco- 
lorée, fade, gélatiueiue, pauant plu* facllemenl à la décompoiiliun, 
cl moinii luiceptibte par coQKqacDt d'ilre coniervie ; maia il D'eziala 
ancanc expirieaco poaitivs qui alteita qu'elle a prodaii de mauTai» 
cSétB dans son uaage. 

On trouve dana les Antialat dti PaculUt de Médecine , coniDlléea 
par lenr* RouTeraemeni reapectif* sur lea efieU de la oianda prove- 
naol d'aDimaus tué* k cauie de la maladie Épizoolique, uae molli- 
tude da faiu qui iiupirent k cet égard la plni grande lécnrilé. Je ms 
diapenaorii deleaciler, pour arriver k des érénemena qui se aonl pour 
aioai dire paaiéa aooa noa ]reDX. 

Dana l'iiiilrucliun publiée (Dr U maladia inBammatoire épizoo- 
tJqne qui a régnée» I7g5 > MM. Hasard et Deaplai, apr^a aToir éla- 
Ui que celle maladie n'éloit pas contagieuse des animaux à l'homme; 
que la viande de rem tués ou morts n'Woil incommodé en aucuna 
Manière lea oiirriera qui en avolenl mangé , ils aiontent que , dans 
lea ouTerlurea nombreuses qu'ils ont faite* de ces animaur, la viandet 
leur a paru toujours fort saine; qu'ils n'ont trouvé d'aulrei Iracea 
de la maladie qae dana la poitrine , le foie , le bas^venlre et l'arriére- 
boDche. Mail nous ne pouriuivroni paa plus loin FeiameD de cell» 
queslioD , étrangère en quelque aorte i eelle que nou* yeiioaa d'envi- 
Mger dans cet article. (Farm.) 

VIANDIS {vénerie). C'est la pâture ifx bétes fauves. On. 
dit qn'aa cerf va viander, loraqn'U va pâturer pendant la 
nuit dans les lerres ensemencées i^ui, bu terme de vénerie, 
•e Datsuoanl gagiKigeg. (S.) 

VIBRION, Vibrio, genre de vert polypes amorphes, 
qui renferme des animalcules lrè»-HmpIea, cylindriques et 
longs. 

Ce genre ne peut êlre confondu arec aucun autre de la 
classe des Microscopiques. Une des espèces qui le compo- 
sent est fort célèbre par les observations auxquelles elle a 
donné lieu. C'est le vibrion angailie, cause première de la 
maladie du blé appelée rachitiame , et dont il a été parlé 
en détail à l'article des Animai.culks infosoibes. ( Voye% 
ce mot. ) Une autre, le vibrion vinaigra, est assez grosse 
pour être obseirvée à la vue simple. Une troisième, le vibrion 
porU-pieu, présente une parlicularité remarquable : il est 
semblable à un pieu ; les individus se tiennent toujours unis 
aux autres individus, tanlàt par toute leur longueur, taniôt 
parleur extrémité seulement, tanlât enfin par tous les poinla 
intermédTaireit. On peut voir, dans Mtiller,la Sgiu« de quel- 
ques-unes de ces positions. 

Les moiivemeus des vibrion», en général, sont ou circu- 



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«o vie 

lairea, ou (remblans, niiTaat lu espècei, dont oh connolt 
une trentaine , parmi leKiuelln Im plua dignea d'attendoo 
ou les plu» communea, aont : 

Le ViasioN anouillb . qui eat filiforme, ^al, peu 
flexible, «t dont l'extréinilé postérieur* eat altétiMe. Il eat 
figuré pi. 4, fie- iS-ab deV Enejciopi£s mithodiqu» , partis 
des VerK. On le trouve dans t'eau douce et talée, le vinaigi'e, 
les infusions de lànne et le W raekitiqiu. 11 se peut qii« 
plusieurs espèces soient ici confondues ; mais elles con- 
viennent par le caractère de manière k ne pouvoir £lro 
séparées. 

Le ViDRioif BiLOUXTTK est linéaire, égal , et a l'extrémilé 
tronquée. Il est figuré dans VEncycJopédU , pi. 5 , fig. 4 . (4 
se trouve dans l'eau gardée long-temps. 

Le Vibrion bkhfemt est filiforme, louroé en spirtle ob- 
tuse. Il e«t fifuré dans l'ETioyclopidù , pi, 3 , fig. g. 11 ae 
trouve dans 1 eau des rivières. 

Le Vibrion PORrK-Fisc est jaunâtre, linéaire, et forme 
plusieurs ligures par sa réunion avec d'autres individus. Il 
se trouve dan» l'intérieur de Vuive diiatét. II est figuré pi. 3 , 
fig. i6-ao de \'En<yclopédie méthodique. 

Le Vibrion martsau est linéaire, et est terminé à la base 
par un globule et au sommet par une traverse. Il est figuré 
pl. 4, fig. 7 de i'Encyehpidie, et se trouve dans l'eau de 
puits. 

Le Vibrion iars est elliptique, a le cou long, et un 
tubercule sur le dos. Il est figuré dans \'Encjctopi£», pl. 6 , 
fig. 7 et II . Il se trauve dans les eaux vu croit la iantieuie. 

Le Vibrion intermédiairk est membraneux; sou ex- 
trémité antérieure est rétrécie , et la postérieure un peu 
aiguë. Il est figuré dans l'Eaeyclopédie , pi. 5, fig. ig et :io. 
Il K trouve dans l'infusian de Vuiv* Iwn». 

Le Vibrion M ACXLLE est ovale, bombé, terminé en avnnt 
par un cos court et diaphane. Il est figuré dans VEneyclo- 
pidie, pl.Q,&g. 17. Il se trouve dans les eaux stagnantes. (B.) 

VICE- AMIRAL, coquille du genre cane, qui a été 
figurée par Dargenvilte. Supplément, pi. t , lettre K, et qui 
vient de la mer des Indes, (f^oy. au motCÔNK.) On appelle 
encore de ce nom deux autres coquilles du même genre, ' 
figurées pl. 1 a , lettre H du même ouvrage , et pt. 1 , lettre Ij 
du Supplément. (B.) 

VICICILIN. CVjt ainsi que Gomara désigne l'oiseau- 
mouobe dans son HUloire ginéraie de* Indet. \oy. Oiseau- 

MOUi1liE.(S.) 



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VIE 



341 



VtCOGNE. -^M VioooNE. (a) 

VICUN A , nom <]iie Ii vîgognn porte au Pérou. ( S.) 

VIDECOQ, eal, dam Belon, la BicASSX. Woyn ce mot. 
( ViaiiL. ) 

VIE. Quelle est cette puiaunce inconnue dans aon es- 
sence , qui organÎM , qui meut , qui répare et perpétue lea 
innombrables créatures qui peuplent la terre et qui em- 
belliaxenl les différeni domaines dfi la natare ? C'est U vie, 
cet être fugitif que nous n'appercevons que dans ses effets, 
que nous ne pouvons pas imiter, qui Tuit sons le scalpel cu- 
rieux, et qui échappe même k l'œil attentif de la pensée. 
Ici cesse l'empire de la matière : ici le naturaliste qui con- 
temple la stroclore des produolions organisées, qui ras- 
semble leurs cadavres immobiles dans son cabinet , ou son 
herbittr, qui ne voit rien que des figures inanimées, dc« 
débris que le temps dissout lentement, ne peut admirer lu 
causes profondes qui ont été lesicmencesde \taxvie, de leur 
organisation, de leurs habitudes, et de tout ce qui les dis- 
tingue des maues informes de la terre. Ce n'est point l'élude 
de la conformation bizarre de certains animaux, des formes 
mnlliptiies des plantes, ni même ces brillantes apparences 
des être créés, qui fait hi véritable science ; c'est la connoîs- 
MnccdelavMetdeimoean, des allures, des mouvemens, de 
l'instinct et de l'amour, de la nolrition et des diverses fonc- 
tions des productions organisées, qui est la véritable basa 
de l'histoire natnrelte. Voilà la science sublime qui ne s'ap- 
prend ni dans les cabinets et les magasina oà sont entassés 
des êtres morts, dégrsdés, insensibles, ni même dans l£s li- 
vres; voilà celle qui charme le contemplateur, de la plus 
pure et la plus douce volupté qui puisse entrer dans le coeur 
de l'homme «impie. Qu'imporleni cesbrlllans amas de ca- 
davres empaillés, ces postures fardées, celte froide et insigni- 
fiante immobilité qu'on va visiter dans lea Musées? Ce n'est 
pas ainsi qu'est la nature? Est-on bien avancé ponr con- 
noltre la configuration extérieure d'un animal rare, d'une 
plante curieuse? Quel fruit, quelle conséquence en lirera- 
l-on ? Comment devineres-vous lea ussges merveilleux de 
cet organe grossier que vous daij^nes regarder à peine ? lies 
l'cfiels brillans des ailes d'un papillon , les vives couleurs d'un 
oiseau , l'émail des fleurs , éblouissent la vue sans pénétrer 
l'ame, sans la nourrir de ces grandes et ravissantes vérilés 
qu'on trouve dans la contemplation des êtres vivans. C'est 
ici la seule étude digne d'une ame noble et sensée ; c'est ainsi 
qu'il est beau de s'élever, par de hautes conceptions, aux 
mystère) les plus profonds de la nature , et A cet Élre des 



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./.. VIE 

élrea dont I« mtùn loDte-puÛMtile verae Bur le monde de» 

tréaors inépaùablei de vu et de perfection. 

Noiu avons dit ri-^ev«nt, ■ l'article dea CoBPS orsanicbs 
( qu'il eat bon de consulter) , que les «euls animaux et végé- 
taux éloient pourvus de la vit, et qu'elle n'existnit janRiis 
•ans l'organisation. Ces deux manières d'élresonl conslam- 
tnent aimullanées, et lorsqu'on les sépare, elles se détruisent 
«uiai-l6t d'elles- mJme*. C'est donc dan» l'ensemble de l'orfja- 
uisation que réside la vie; car si i'oa sépare un membre, 
une portion d'un individu vivant , cette pai-lie cesw de vivre , 
ellff ne participe plus à l'ensemble vital. Voilà ta raison da 
V individualité des êtres animés. 

On ne peut pas refuser la prérognlive de la vte ans 
plantes, car elles en ont une véritable, puisqu'elles sont 
organisées, qu'elles ae nourrissent, s'accroissent, se perpé- 
tuent et meurent. Comment pourroit-oti mourir, en efiet, 
si l'on n'avoit pas de vie ? 

Mais qu'esl-ce que la vie ? Que] est ce principe qui anime 
lea êtres urj^anisés? Est-ce une espèce d'ame? Oui, sana 
doute, 1» vie ou Yatne physique est ia même chose dans la 
plante comme dans l'animal. Ije vulgaire se représente l'ame 
ou le principe vital du corps organisé mus la forme d'un 
corps, tandis que ce n'est en effet qu'un ensemble de fonc- 
tions et de forces. Dira-t-on, par exempte, que la force qui 
fait tomber cette pierre , est un corps particulier qui l'attire 
vers le centre de la terre 7 Non , ce n'est que l'aclioit d'une 
loi delà nature, U en est de même de la vie; elle n'est que 
le résultat des fonctions dont la nature a chargé chaque 
ci'éatui« oi^anisé» 

Cependant, nous ne connoisaons que le produit des fonc- 
tions .vitales, sans pouvoir pénétrer l'essence même de la 
force qui les met en jeu, et cette force se mêle à toutes les 
action* des corps organisé», de telle sorte qu'elles en sont 
sans censé modifiées. Bien différentes des mntières brûles, lea 
productions animées suivent des loix particulières de mou- 
vement, et leur état n'est jamais invariable et régulier comme 
dans les premières. Tant qu'un être vit , il marche sans 
oeme vers sa deslruclion ; il s'accroît, il diminue, il se 
nourrit , se répare , se renouvelle , se reproduit et péril. U 
change sans cesser d'Âlre le même , et cette vie qui le main- 
tient , qui le conserve , finit et l'abandonne à In mort. A 
peine la vie a-t-elle quitté le corps , que celui-ci se rorrompl , 
ae putréfie , se sépare en molécules qui vont nourrir de uuu- 
veaux corps vivans. C'eA ainsi que la mnlière organisée cir- 
cule d'êtres en êtres; qu'après avoir servi i un prioci^ 



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VIE »45 

Yîlil , elle retoame à au autre , et pane inceasamraenl de la 
mort à la vie. Nous sommes donc dta foyers, des centres 
momentanés de matière orjjanique, des ombres passagères, 
des ligures fugitives d'un même moule; nous rassemblons un' 
jn»lant des molécules organisées pour Jes disperser ensuite, 
et la nuiure immobile et élei'uclle nous voit passer comme 
ces nuages légers que les venls transporleni au loin dans le 
vague des airs, tantàl rassemblés, et bientôt parlés pour 
toujours. 

La vit peut être passive* et cachée dans un être , par 
exemple dans Jes foraines des plantes , avant leur germina- 
tion, dans les œufs des oiseaux, des reptiles , des insectes, 
dans la plante et l'atinnul engourdis par le froid de l'hiver. 
Alors il n'existe pas de mouvement sensible; il y a une inter- 
ruption , un sommeil profond ; l'organisa lion n'est point 
altérée; c'est, pour ainsi dire, une horloge don) le ressort 
n'est pas tendu, mais qui peut se remonter d'elle-mèuio 
dans des circonslances favorables. 

Au coulrait'e, la vie active déploie sans relâche tous ses 
ressorts; elle met en jeu les solides et les fluides qui com- 
posent tout corps organisé. Ceux-ci n'entrent en mouvement 
que par l'aclîon des solides qui reçoivent plus immédiate- 
ment l'impulsion vitale; car la fie exige un mouvement 
continuel, soit de réparation, soit de destruction, ou plutôt 
^'assimilation et à'excrélton. Pour cet objet, il y a des hu- 
meurs qui sont les agens perpétuels de ces deux grandes 
fonctions organiques; et comme il existe deux ordres d'ac- 
tions , il s'ensuit qu'il y a deux genres principaux d'Jiu- 
menrs, i°. celles qui servent à l'assimilation, et a", celles 
qui sont excrétées. Les premièi'es réparent ïe» organes qui 
■e déiruisent, et les secondes rejettent, repoussent au-dehora 
les molécules usées des organes. Les unes sont donc des 
ministres de vie , et les autres des ministres de mort. 

Les humeurs vivifiâmes possèdent nécessairement lesélé- 
^ensdela vie, puisqu'eliesla sustentent ou même la repro- 
duisent Comment la liqueur séminale ne contiendroit-etle 
pas des principes de vie, puisqu'elle la donne à un nouvel 
^Ire 7 Comment le sang qui renouvelle des organes vieillis, 
qui ranime les membres mourans, n'auroil-il pas des germes 
de vis ? Tout est animé dans un corps plein de vie; chaque 
partie est douée de sa. portion d'ame pour exécuter ses fonc- 
tions; chacune forme un enchaînement, un système dépen- 
dant de l'ensemble; chaque organe a sa vitalité propre, sa 
.lÀutritioD , son assimilalion , son excrétion , subordonnées 
AU tttiil, comui8 dans un état bien constitué chaque homn» 



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"M T I E 

« bv* droits propre* , maù unis aux âraita commnns de lu 
nalion, etJM uni ne peuvaat axûtsr indépendamment d«ia 
«ulrea. 

Les hnmeura inanimées d'un corps animé sont incMsam- 
nenl rei«tées au-dehors, comme le mucus du nez, l'urine, 
la mnlière de la transpiration pulmonaire ou cutanée dans 
les animaux, et la transpiration par les feuilles, les écorcta, 
les glandes et les poils dans les plantes. Ce qui est inanimé 
ne reste point dans le système vivant : la vie est incompatible 
avec la mort. 

£n général, la vie éprouve de conlinuelles variations. 
Elle en a trois générales : U première est la jeunesse, pen- 
dant laquelle elle est Tcible , mais angiiiente chaque jour ; 
la deuxième est l'âge fait, qui est le temps de la plm crande 
activité vitale; el la lioiaième est l'état de vieillesse, qui est un 
aHbiblissement graduel de la vie. Ces variations existent siic- 
ceasivement dans tous les corps organiiiés ; mais il eu eat 
d'autres purement individuelles qui dépendent du sexe, de* 
tem])éraniens ou constitutions, et des maladies. Tous ce» 
chanf^emcns dans la force et la durée de la vie, n'empêchent 
jamais l'action des causes générales qui font vivre et mourir 
toute créature animée. 

On peut partager la ris des êtres orjinnisés suivant la 
géiurahlé des fonctions qu'elle exerce. C'est ainsi que plus 
une fonction vitale seia répandue dans le système des corps 
animés , plus tlle sera essentielle et foiidamenlale pour 
leur existence. Il est évident , par exenipJe , que U vi* 
intellectuelle n'est pas indispensable aux êtres organisés, 
puisqu'il n'y a que quelques espèces , et sur-tout l'homme , 
qui en soient pourvus. Tout le reste des productions animées 
qui en est privé, n'en existe pas moins parlailemenl, et les 
nommes idiots n'ont pss une force vitale moins énergique 
que les hommes du plus grand génie et de Ift ^s sublime 

De même la via aeruitive ou animala n'est pas esaen- 
tiellemcnl nécessaire aux éires, puisque les plantes vivent 
sans en être douées, et les animaux eux-mêmes ne jouissent 
de celle via senaitive qus par intervalles. C'est ainsi que 
l'animal qui dort n'a plus la via aenaitive; il ne jouit pas 
«cluellement de sa sensibilité, il n'a plus de relations avec 
les êtres qui l'entourent, il ne sent plus. Lm sensation n'ent 
donc pas l'essence de la vie Jbndamanlala et timirtrsaila. 

Quelle est donc cette vie primitive ? C'est la via tla végéta- 
tion; la seule qui préside à l'organisation , à l'assimilalioa y 



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V I E 345 

à h reproduclion.Eneffètjtoule plante, (outaiiimal.queU 
qu'ils soient , tout élr« organisé enfin jouit de celle vu végi~ 
tative , et «D exerce foules lei fonolions.' Depuis l'homme 
jusqu'au poljpe, depuis l'arbre iua<|u'à Im moisiMure, tout 
Mt rempli de ce principe vital (jui aiiftil pour engendrer, 
organiwr, accroître et ivnouveler les ^Éres. 

lia c'a végétative aa partage en deux ordres de fonctions: 
les pratnièrci ont rapport avec la génération , et les secondes ' 
avec la nutribon , de sorte qne la vir végétative est un mé- 
lange de la *>M générative et de la pie nnlriùi-t ; celle-ci ne 
tiaot qu'i l'individu, l'autre appartient i renpèce entière et 
à l'immortalité. La vie générative est donc l'élément radical 
de* autrea fonctions vitales j puisqu'elle eil la commune^ 
source de l'exislence de tous les Ares. Aucun corps organisé 
n'existe que par l'acte de la reproduction d'un corps sein- 
Iilable. Tout quadrtipède, tout oiseau, loul reptile, poiagon, 
mollusque, tout insecte, ver, aoophyle, enfin toute planle, 
depuis le chêne jusqa'i ta truffe et au lichen, sont engendrés 
d'êtres semblableB à eux. C'est une vérité confirmée aujour- 
d'hui par tontes les observations faite* inr la nature vivante. 
Cooimeut un corps pourvu d'organea si ingénieusement con- 
formés , seroit-il le résultat dn hasard aveugle et de la désor- 
fianisation? Comment la *««, l'inslinct, le sentiment, sorti- 
roient-its dn sein de la mort ? A qooi serviroient des organes 
de génération dans les étrttt qu'on croit engendrés par la 
corruption? Il ne faut qu'un peu de bon sens pour voir 
toute l'absurdité de ceax qui supposent ta cénéralion par 
corruption ; on trouvera la pins entière conviction du con- 
traire dans les observations de Rédi, Swaramerdam, Rëau- 
mur, Spallanzani, Bonnet, O. F. Miiller, &c. Il suffit de 
dire ici que les insectes qn'on voit éclore dans la viande 
pourrie, le fromage, &c. sont, produits par les œnfs des 
mouches déposés par elles dans ces mRtières, afin qnale ver 
ou la larve qui sort de ces oeufs y tiouvq son aliment, «I 
puisas enfin se transformer en mouche semblable à celle 
qui l'a produite. 

Puisque tout corps organisé reçoit la vie et l'organisa- 
tion de ses pères, et qu'il les transmet k ses deacendans, 
l'exiaienoe ne lui appartient pas en propre; il n'en est, 
ponr ainsi dire , que le dépoaiiaire , l'ti su fruitier. La vie 
est donc du domaine de l'espèce, non dé l'individu qot 
la reçoit par la génération , et celte fonction étanl univer- 
selle dans les corps oiganisés , «st la source de leur existence. 
U me paroJt donc naturel de la regarder comme l'essence «le 
la vi*. Aiaà la gisératioD , c'est-à-dire, cc:t amour nniver* 



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»î(î VIE 

mI qui produit l'or^nÎMlioD de tous lei lires Se la nainre,' 
eat l'euence de la. vi^ elle-raéine. NoDi nataRonB par l'amoup;" 
c'ett par l'amour que nous donoona l'élre ; c'est lui qui 
allume le Ûarabeau de tiolra vie; elle eut l'amour même. 
N'eat-ce pas dans l'âge de l'amour ou de la fiénéralion que 
nous avona le plus de Force* , de iif;ueur, d'énerf^ie et de 
vitalité ? Et quand nous ne sommet plus capables d'engen- 
drer, c'est-à-dire d'aimer, nous tombons dans l'anéantisa»- 
nient de la morl. C'est pour celte cause qtle les excès dan* 
l'acte de la génération, épuisent tant tea sources de notre 
vU , et nous causent souvent la mort, parce que c'est la 
substance m^me de notre vie que nous communiquons par. 
la génération, et plus nous en donnons, moins il non» 
en doit rester. Cette remarque est applicable à tous les. 
«nimaux et à toutes les plantes. Les reproduclions qui se 
font de bouture ou par division , comme chec les soophTtes 
et plusieurs végétaux, ne sont que la même loi de gé- 
néi'ation, dont le mode est changé suivant la coustitulion 
particulière de chaque être organisé. 

II ne faut pas penser que cette fonction de vitalité eénéra— 
live ne réside que dans les organes de la reproduction; aa 
contraire , elle est enracinée dans le sein des plus importan» 
viscères de l'être animé ; car la castration peut àler à un 
animal , à une plante , U' faculté de se reproduire , sans leur 
ôler le principode leur eurent raticequ'ilsonl reçue de leura 
pères;alavérilé, celte sorte de mutilation dégrade excessive- 
ment ces élrea, et souvent leur cause la mort; mais l'eâèt 
qu'elle produit est communément local , de sorte qu'on 
n'en peut rien conclure contre le principe que nous avona 
établi. 

Cependant celte vitaUié organitatrive ou génirative na 
peut demeurer inactive ; elle a besoin d'organiser. Il est donc 
nécessaire qu'un, nouveau genre de fonctions lui apporte dea 
corps étrangers, pour les assimiler A la nalurede cnaqueor-. 
gane ; c'est l'ouvrage de la vu nutritivt qui est toujours simul- 
tanée à la vie primitiva , qui la soutient constamment, et qui 
aomble n'en être qu'une dépendance, une véritable émana- 
tion. Cette vie nutritivt choisit les subslsnces capables d'ali- 
menter, c'est-à-dire susceptibles de s'organiser , et réelle 
toutes lesautres. Ce choix est l'une des plusadmirablesTacultéa 
de l'être vivant^ car la plante sait, de même que l'animal y 
prendre ce qui lui convient, et rejeter ce qui lui est nuisible. 
Parexemple,ses racines ne pompent point certaines liquenrft 
dans lesquellesonles trempe, landisqu'ellessucentavidement 
des sucs plus appropriés à leur aatiun f ou riches ea oiolér-t 



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V I 3 



3-17 



culea nntritiTM ; Q seroil îinpouible de rendre raison de cetttt 
prédilection inconnue, par des causes purement mécaniques; 
on est donc forcé de recourir à la puissance de l'insUncl, qui 
n'est autre cbose qu'une sorte dejaim dirigée et éclairée par 
l'organintioQ. Tous les penchans ou les appétils naturels des 
4lres animés émanent du principe élémenlaire de la fie, et 
iKint au nombre de trotj. Le premier , duquel dépendetit les 
deux autrea , est l'amour de soi , non pas ce penchant intel- 
lectuel et moral de l'ame qui no repaît de vanités ou des illu- 
sions de l'oif ueil , mais cet instinct phjrsique qui cherche 
■on bien-être et sa propre conservation, qui fuit ce qui blesse, 
qui s'oppose à k destruction de chaque individu végétal et 
animal. Le second est l'amonr, c'est-a-dire ce désir général, 
cette tendance commune de tout être pour sa propagation ou 
sa multiplicalion , effet universel de toute matière vivante. ' 
JBnfin , le troisième est la faim ou le désir de réparer ses perles' 
continuelles par la nutrition. Nous trouvons dans tons les 
corps organisés ces trois sortes d'appétits qui tirent lear ori- 
gine de la mémesource, qui est la vU; sans eux , elle ne pour- ' 
Toit exister; ce sont ses soutiens , ou pour mieux dire set 
liras. 

Noas ne répéterons pas ici ce que non* avons dit aux ar- 
ticles corpaorganUi» et alimatê sur la nutrition et sur les ma- 
tîireaaUmenUtre«,c«r chacun de ces objets est traité en sou- 
lieu. Noos rappellerons seulement que la même force qu( 
bit vivref est celle qui transforme une matière faétérc^ne en - 
orguies vivana, et qu'il n'y a point de véritable aliment hors ' 
des aubslanoes organisées. Noua ferons seulement remarquer - 
ici^ne lesdeux fonctions de la ràv^^Aifii^, que nous avons 
désignées sons le titre de vU»ê4oondairM,ay%.\x\. rapport i", à 
l'organisation {vU giniraliv») ; 9°. h l'asKÎmilalion {vie nutri- ' 
tiv€^, nous remarquerons , di«-je , que ces fonctions sont uni- 
vervelles dans les corps vivans et exclusives À eux seuls , de 
aorte qu'elles sont le fondement même de leur existence. 
Mais comme elles se perpétuent par la propagation , elles sa 
montrent indépendantes des individus , et ne paroiasent être - 
en effetqoedes loix générales de la nature, qui changent sans 
cesse ia matière organisée , qui la moulent pour la détruire 
et la reconstruire, sans s'attacher À l'individu, loix qui leudent 
A immortaliser les espèces, seul objet digne de la sollicitude de 
la nature. 

Après cette vU universelle et fondamentale, existent des 
vUa surajoutées qui sont seulement partielles dans le système 
des corps organisés, ebqoi n'ont m^me qu'une durée inter- 
mittentoetdesÊurces irr^ulièrea. Ces cîss plus extérieures et - 



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.4» VIE 

moim radicales ne w trouvent d«os «ucun dff V^htoz , 
mais ellei tont uuiquement affectées aux animaux «t «errent 
de caractères pour léparer ces deux grandes branctias des 
élrea organisés; ce sont donc des vie» seulement aaimalea. 
Kn effet , noua avons nooiiné vu végétative la via ra- 
dicale de toute organisation dirisée en deux fonctions qui 
se trouvent dans chaque être vivant sons exception ; nous 
appellerons vi» ttiuiiive celle qui distingue les eorpa de* ani- 
maux, parce que, si la première sert à faire végéter ou 
organiser les étrea , )a seconde est uniquement deatiaée 
k leur donner la HDi^ilité, caractère principal dn lègo* 
animal. 

lia vie tmuitive on animaU est ainsi celle qui donne aux 
£(resla perception desobjets qui les environnent, qui produit 
cbea eux les pfaénomèiiea du moovemenl, et paroonséqueut 
delà volonté ; car il est évident que pour agir ou ae mouvoir, 
il faut vouloir quelque chose, puisqu'il est impossible de 
supposer qu'on veuille se mouvoiraana quelque raison déter- 
minante. Or, pour vouloir, >I faut nécessairement connoître, 
' et il aj a point de connoiasance sans la pereaplion ; maia 
cette dernière est le seul résultat de la sensibilité. On apper- 
çJît donc ici la chaîne de gradation qui lie (on> œe objets à 
l'action de la vit ttatitiv» ou iwrveiMS. Ce sont en effet les 
nerfs seuls qui sont le fondement de cette im, antû •• troB- 
vent-ils uniquement dans le r^ne animal. La vie êtiuiiiva a 
sesmomensd'interruptionetde repos; elle n'eat pas totqoun 
en action comme la vie vigékuiv , mais elle se tasse et s^uae, 
de manière qu'elle a besoin d'un temps d'inaction pour se 
réparer , sans que la vit vigitativt ceaÊC set fonetiona. Voilà 
la cause du sommeil at du repos des animaux. Leur intamt- 
aitive dort et se répare k loisir. 

Quelques animaux d'une organisation très -corn pliquée , 
tels que ritomrae , plusieurs quadrupèdes et «iseaux , ont 
Içur vis Mmilive plus parfaite que tous leri autres., de aorte 
qu'elle n'eM pas seulement physique, mais s'étend aussi dans 
1 empire du moral et dans un ordre de senmtîoas et d'idées, 
])luN vastes , plus générales . pliu abstraites. Voilé le domaine 
de U raison ou la t^ inUiUctuelie qui tire notre existence dn 
simple rang de la brute pour la rendra en quelque manière 
rivale de la nature , digue d'admirer , de comprendra sea su- 
blime» ouvrages. C'eut elle seule qui nous a conquis le sceptre 
du monde. 

£n général , la f m fôndamentaU est la plus durable , oar 
elle n'abandonne jamais les êtres sans qu'ils périasent ; mais 
•• durée oaliirelle est proportionnée k nu aocroisaemeut ; 



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atnri ,' |^iA''tfâ ètros'AOcrôtf paKttfteaiettt , pluft'aa fie ««ru > 
courte. ■ , I, , 

La vif aanntivem développe {iost^rienrement ^la via vi- ■ 
gêtativ*, et B'acorofl dapoM la ndaMnee jiMqu'à fàg^ ■dallei 
de r«nifaHri , ptri»décroft et meurt avant la vie v^ituti\v. La • 
vie iHUttectUeUt «si h moi»8 durable de loutaa, car elle ne 
ae tttotttft i tàtt ptiM faitut période qne dans la plus grande 
force âta âuttes viéa; e])e nait tard et périt pro tu ptem eut.- 
C'est aJiM qxK plus-Di» vi« est générale dan» le système des 
crrrpe (rf^anfsés , plu*elle eut dm-abte. D'ailleurs, la vi» vèt, 
gétatipe parolt être en égale quantité dans tons I«« étrm , pra- 
poilkttriMléiuent k kaf HOoèmi ; rile existe spéttialrmeoi aussi 
daiM xthacjne btglmtl , et Btiivmellemefit dans l'ensenibie: • 
Eh éffer , cfa^neof^ne s m quantité de vit « qu'il tienl du- 
TjrfilrWlUlmrdél'etMémMe; iM>sce'C0Mre domine snr les 
vitalifi^sparMHeM d^ohaijaeef gMM des créatures animées', de 
tatîOB tjuè' Mll^-cfi rnflnent sur la vitalité du oenlrei 

I/objdl te pïntf adtdinble daAA t'exaiaen de la> v>«, esteelts 
prévoyance étonnante - qd'elte montre dons len» ses besoins, ' 
dans sË» tftfeeiicMs, ti reproduction , son ifistifiot, ses fe- 
culléa oi^nisafricés et ses maladies. Titlijours etla cherchB son 
utilité, soh'bien , sotl (lnt<iae avÉAtagepar des mayea* in- . 
eénieux et caehés , psr une' i»te)lig«i«» supérieure à- notre 
loibltf jugement. ycil& la principale rtison qai nous ftn-ce à 
reconnoitrè datis l'univers une pi-ofondâ et sage Providsnce 
qnr gouveCire tout ce <]ui existe, et qui préAae è la forma-- 
tba , ji la t^ A â' ta destruction de hHisles êtres, f^ojrei lea < 
articles Costï oitOAi^tsÉs , NAtuits , Animal , SHNstsiLiri) ' 
GifiiHATioT», Ati«Eî*T,MoHT, Âci (V.) 

VIEILLARD ou SINGE VIElLLAROj est la mâw^. 
espèce degutnon comftrunc dirns ta Mauritanie et les climats 
les plth chaiftls de l'Asie. C'est la «intûs numa de Linnseusi. 
CesM^« est d'tm 'caractère fort dons 61 docile, quoique vif t 
il est uéataniisswt, et supporte aMes facilement la Jempé-, 
ratu^ra, froid« de;a^ coatrew. {F't^es Mône ^t Sinck.) Il y 
a d'autres espèces qui ont aussi l'air de vieiiiardu , r.ommelÂ. 
mône, la(|udiB a itne bat^e grise el une sorte de chevelure' 
blanche sur la tête, de même que les bomm» d'âge ; tel est la^ 
^oiMin(fb(sfmia(^(fr Lin R.);niai!i celui-ci ala barbe noire.(V.) 

VIEILLARD A AILES ROUSSES (CucutUsAmericanu» 
Lalh. , pV. imp- en cbul. démon ^û^. des Oiseaux de V Am^ 
upt. , genre Coucou , de l'ordi-e des Pies. Voye» ces mois.).' 
Quoique Montbeillard ait donné cet oiseau pour une variété 
duçouvou dii\a yieiîiofd , ou ne peut disconvenir, d'après sa* 
taille, ses habitades, et m Ame sod plumage , qu'il ne soit d'une 

XlIU. <t 



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«5o ' VI Ë 

espèce Irèa-diiâncts. Cs toucou qui, p«i3aiit toal* h ht!0» 

MiRon , habile le« £lat>-Unis , ne plait dans loi bois les pliu 
épaû et Im plut «ombres. Cependant il a'approcbe et fré* 
quenla les vergers dana la maturilé des fniiU, sar-lout de 
ceux à nojBux, comme cerises, merisu, &c. dont il te nourrit 
■Ion, ainsi-que de diveraea baies molles; 4 leur défint il vit 
d'insectes. Noos avons vu queievMitfarifnefuitpoinlàl'ap- 

Î roche de l'homme ; celui-cr , au contraire , le redoute et 
évite en se cachant entre lei branches les plua feuillées. Son 
nid est composé de rameaux et de ncïnes , et aa ponte de 
^atre oeufs d'un blanc bl^uAtre. 

' Lionf{uear, neuf pouces huit lignes; bec fartui en desaoa 
«ta la peinte, jaunâlrèendessous; sommet de la tAteet parties 
supérieures du corps ^ria, à reflets verdâtres, roux et bleu&tres^ 
Imrd des tiges des grau dea pennes alairea d'une teinte cannelle; 
pennes intermédiaires de la qneue pareilles au doa; toutes les 
autres noires , bordées de gria et terminées de blanc ; deaaoua 
du corps (l'un joli gris blanc; pieds noira. Il n'y • point de 
différence entre le mÂla et la femelle. 

Le PETIT Vieillard (Cutu/im uniculat X^lh. ; Gicul. 
minor Linn. , éd. i3, pi. enl-, n* tti3.). Le coUaboraleur de 
Buiibn a encore donné cet oiseau pour une variél ducoHcosi 
dit le vieiUard ; mais on s'est assuré depuis que c'est une 
«sj^èce particulière. Il a le dessus du corps et des ailes d'un 
griH cendi-é léger; une bande longitudinale d'un gris plus 
foncé part du coin de l'oeil et s'étend sur les tempes ; le dee> 
sous du corps et des ailes est jaune ; les pennes de ta queue^ à 
l'exception des deux du milieu colorées de gris, «ont bleultres 
en dessus et en dessous, et terminée* de blanc; les peds noi- 
râtres. 

Les teintes de la femelle sont plus claires; la gorge et le 
liaut delà poitrine sont de couleur blancW. (Viull.) 

VIEILLE MEUTE (t^nana.), premier niais de Mira* 
touratu, que l'on fait donner après les e^Mssa dé maute. (S.) 

VIELLE , nom spécifique d'an poiaaon du genre Ba- 
X4STE. Vnye% ce mot. 

A l'embouchure de la Seine , le Labre nedstuen e«t 
appelé grande vielU. Voy. au mot Labre. (B.) 

VIELLE RIDÉE, nom que les marchands donnent Anne 
coquille du genre des v^nus, qui est figurée pi* Jl, lettre fi 
de ia Conchyliologie de Dargeaville. C'est la vimu paphi». 
On donne ausâ ce nom à la vinu* dUirt. Voyes an mot V£- 
►UB. fB.) 

VIELLEUR/ nom doiut^ 1 an* eapèoe de «yo/r {Utti" 



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flonùt HIaeert Fab.), parce qtte le bruit qu'elle fait résonner 
imite le «on d'une vielle. F^oy. mademoiseUe Merlan, /n«MM« 
d» Surûuua. (L.) 

VIERGE. On a donné ce nom au sixième ngne du zo- 
diaque. Cette conslellation renferme qnaranle^inq éloilea 
' remarquables; savoir, une de la première grandeur, cinq 
de la Iroisiènte , six de la quatrième, onze de la cinquième , 
et vingt-deux de la sixième, f^oyea Constzllatiom. (Ljb.) 

VIEUSSEUXIE , rUiMseuxia , genre de plantes de la 
triandrie monogynie et de la tàmille detiridée», d'abord in- 
diqué par Delaroche, él depuis fixé par DécandoIIe, n** 74 
du Bulletin de* Sciencei , par la Société philomatique. 

Ce genre ne diffère des Ibis {Kayet ce mot.) que parce qu« 
■es étamines sont monadelphes. La corolle des espèces qui la 
composent i et qui jusqu'à présent ont fait parlie des irûr, est 
âbaolument dépourvue de tube , et a les divisions irès-pro-* 
fondes, et' alternativement grandes et petites. LeJ premières, 
qui sont exlérîeut^s, ont une tache colorée à leur base. La 
■me est terminé par trois stigmates pétaliTormes. Chaque 
plante ne porte qu'une ou deux fleura et un petit nombre de 
feuiHes. 

DécandoIIe rapporte sept espèces à ce genre , toutes , 
excepté une , propres au Cap de Bonne-Espérance. La plus 
inlérestanleàconnoîlre, etèii même temps la plus communs 
dans DOS jardins de botanique, est la vieiuieuxie fugace , 
qui a les découpures intérieure* de la corolle linéaires, les 
extérieures sans barbes, et les stigmates plus grands que tes 
étamines. Cest la morée fugace de Jacquiu; l'iris comeetibU 
Aa Linn. Voyex au mot Iris. (B.) 

VIEUX-OIN&, graisse de cochon qui n'est pas fondue; 
on la bat sur un bilUtt avec une masse de bois, jusqu'à ce 

Î[u'eUe puisse se pétrir; oa en fait des pains, que l'on, enve- 
oppe de vessie de cochon , et que l'on conserve dans un lieu 
frais. Le vieux - oing serb à graisser les essieux des voi- 
tures. (S.) 

VIF-ARGENT. Fw. Msbcuhb. (Pat.) 
VIGILANT DU BRÉSIL , dénomination sous Uquetla 
l'on monlroit, à Paris, us raton, en 1776. foyt Ra- 
ton. (S.) 

VIGNE. La connoîssaace de cet arbrisseau sarmenteux, 
originaire de Perse , remonte à la plus haute antiquité -, il étoit 
en si grande véuération parmi les premiers peuc^ de la 
«rre , qu'ils ont déîBé ceux auxquels ils en attribuoient la 
déooareEte; et Ua Kosuiw urtùoweDt tellenient la vignef 



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i 



.6j V I g 

que l'on Toit par le* loîx jutUniennea, qné ^akmuju» aenH 
■lieint et convaincu d'ftTwir coupé un cep , étoit condamna 
au fouet , à avoir le poing conpé, el â la resritatiiin péconiaii«- 
du doub. «u domiBage occaaionné. Nom ne réclamerons 
pa« de puDiLioni auvi rigoureuaes contre ceux qui arrachent 
joumellemeut lea jeunes arbres des grandes routes, mais il ' 
ei( bien temps que notre législation s'occupe Jt meUre na 
frein k ce délit rural , et que le gouvernement encourage, de. 
la manière la plus prompte e[ la plus efficace, ks planlalions 
trop négligées eu France. 

Im vignt {vili* vinijèra'} eil placée par Toumelort dam la 
deuxième section de la vingt-unième dusse, qui comprend 
le* arbres et arbrisseaux à fleur rosai^ée, dont Te pislil devient 
nne baie ou nire grappe compoi^e de pluni^urs baies. Dans 
le'ayntéme de LihnEija, elle est classée dans la pentondrie 
monogynie , c'esl-ù-dire avec'Ies planles dont les fleurs her- 
maphrodites ont cinq élamines el un pislil. ^lon Jussieu^ 
elle ràit partie de la tr«zième claMe, ordre douzième. 

Sa fleur, rosacée, est composée de cinq pétales, qui, vera! 
leur Voiiimet , se rapprochent d'iin calice à peine risible, 
divisé en cinq pelils bnglelt. Le pislil, couronné d'un stig- 
mate ob(ui,»ort du milieu, du calice. L'embryon devient une 
baie rooife, dans laquelle on tmuveroit conslamtnenl cinq 
«eraences,si une, deux et quelquefois Irob d'en tr'elIesn'aVor- 
toient. Les fleurs , disposées en grappes , sont opposées aux 
feuilles; et celles-ci, alternes, grandes, palmées, découpées 
en plusieurs lobes, el le plus souvent dentées dans leur pour- 
tour, tiennent au sarment par un long pétiole. Ses branches, 
comme ceTlej de la [dupart des plantes sarmenleuses, sont 
armées de vrilles tournées en spirales, qui leur servent à s'ac- 
crocher atrx cor^H tignenx qn'elles peuvent atteindre , p6ur 
se BOuI<<rer et éviter aux grappes Te contact rmmédiiit de la 
terre, dont riiamidité pourm-oit souvent les baies avant 1« 
maturité des semences^ 

La Mcine- mère ptongA en terre ; elle s'y' divistf en bJfniv 
cations, d'où sortent de nouvelles racines , la plupart si CéAueâ, 
si déliées , qu'on leur donne le nom dis capillaires. Les grosses 
racines servent itassnjétir la plante en terre j le* autres y sucent 
une partie des atimens propres à nourrir la plante, La tige' 

3u'elles produÏMïnt est toujours couverte d aspérités ; etiâ 
onne naamce à de gros uoeud* , plus oa moins éloignés lea 
uns des autre», et k une écorea de couleur brune, n fbiUemett t 
adliérente aa lih«r, qu'elle i/en délache continilelleiUenl, soit- 
an écailles, soit en longs filameM, Ce fréquent changeaient 
des partie» corticale» annonce que sou boia ne peut avoÛT 



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VI-G a5ï 

d'uibier, et par conaéqnent que toute U pAi^e li|(nMue da 
jpourtour est d'une gnttide deniilé. £n eSTet Ua tiges de la 
viga» «ont propre*, comme le» boia lei plus dura, i recevoir 
au tour toutes les formes qu'on veut lui donner,«ur-loul quand 
elles sont vieilles et qu'elles ont acquit le volume auquel elle» 
«ont susceptibles de parvenir. Celle vieillesse et ce volume 
«ont quelquefois très- extra ordinaires. Un cep de vign» aban- 
donné à la nnlure, placé dans un terreîn et dans un climat 
qui lui conviennent, avoi>iné d'appuis propres à le seconder 
oans tes élans, acquiert un volume énorme et parvient à 1a 
plus étonnante longévité. Il en est tout autrement de la vigna 
qu'on taille ou dont on retranche les sarmens. La aève em- 
j)lof ée à leur renouvellement se porte aveo rapidité «t pour 
.ainsi dire sans mesure vers les eatrémités, et la tige n'a plu» 
rien d'extraordinaire ni dans son port ni dans sa durée. IL 
en est ainsi de tous les arbres : ceux qu'on «si dan» l'usage 
d'élaguer , n'acquièrent famtiia le volume de ceux dont les 
branches vieillirent avec la ùgfi. 

Les anciens naturolialea et les voyageurs modernes «ont 
d'accord entr'eux sur la longue vie et sur les élonnante* pro- 
portions de la vigtiê dans son état agreste. Stmbon rapporte 
qu'on Toyoit dans la Margiane des ceps d'usé, telle grosseur, 
<|ue deux hommes pouvoienl ^ peine en embraner la tige. 
Pline nous dit que les anciens l'avoient classa partQi les 
arbres k cause du volume auquel elle est ausçeptiUe de par- 
venir. Les modernes savent que les grandes porte* de la cathé- 
drale de Ravenne sont construites en boia de yigna, dont les 
planches ont plus de detuc toises de hauteur sur dix k douza 
, pouces de largeur. Il n'y a pas loR^-tempsqu'oïkAVU dansle 
cfiâleau de Versailles et dans celui d'Ecouen d'asatc grandes- 
tables formées d'une seule planche de ce bois. 

La vigne sauvage, peu déUuat« sur le cIiikx du terrein , 
l'est un peu plus sur celui du climal. £lLe croit spontanément 
dans toutes les parties tempéi-ées de l'hémiapb^re «epton^ 
irional. On la rencontre asKzfr^quepimeQt en Europe, diina 
•on état agreste , juaqu'au 45" degré de latitude. £n France , 
elle se trouve éparse çàet U dan» la plupart de nos canlons 
méridionaux. Cest la vign* tauvdg» Ijui , dans le déparlemrmt 
des Landes , forme presque toutes les haies qui ^Nurdent les 
belles rives de l'Adour. 

L'homme / dans les climats tatfipérés , « su tirer de ce 
végétal un produit bien autrement avantageuxqne celui qu'il 
lui offroit comme plante foresliére. ^n Iruitj le raisin, eit 
un excellent comestible quand il pmL parvenu au degré d'uiiA 
maturité parfuÂe], et aussi npr^a t^u'oa lui u ùài itubir une 



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>S4 T.Kî. . - 

longue et toignean jettication. Amu prépare , celai-cî est 
connD dans le commerce soiu le nom de raisin de caiate. Le 
jiu exprimé Aet baies de la vlgn» devient, par l'effet d'une 
fermentation artistement dirigée , une liqueur tellement flat- 
teuse au paUia et ai bien appropriée À la conatilution des 
bommea, qu'il a été employé comme un appât irrésisliblo 
pour aoumettre de« nalions invincibles par la force dea arme& 
Son nsage modéré eut ua dea moyena lea plus sûn de matif 
tenir l'horaine en lanté et de prolonger la durée de aes forces 
«t de M vie. On obtient du vin , par la didïllation , «on eaprit 
ardent , et cet esprit pins ou moins rectiâé par l'application 
dea moyens chimiques, reçoit les noms d'eau-tfa^ns, d'eaprit- 
Htf-vin ou alcool: On sait combien ils aont fréqnemmeDt 
employéa dans le* arta et dans les usages de la vie. Il est un 
aulie produit de la vigne peut-être plua important encore, 
parce que la nécenité d'eu user le rapprorhe davmnlage de 
nos premieti besoins ; c'est la vinaigre. Il est l'effet de U 
Kconde fermentation que subit le motlt du raisin , et qu'on 
«ppelte fermentation aeiteuee. On est encore redevable i la 
vigne du (artra et des cendret gravelées dont U circulation 
est immense dans le commerce. 

L'Europe est redevable à l'Asie, non -seulement de U 
civiliMition et des nrts, mais encore de la plupart de ses plaotn 
graminéea et potagères , de plusieurs espèces de fruits et spé- 
cialement de la vigne. Les Phéniciens , qui paiTOUroient 
souvent les câlea de Ta Méditerranée , introduisirent sa culture 
dans la Grèce, dans les (les de l'Archipel , dans la Sicile, 
enfin ei» Italie et dans le territoire de Marseille. Celte culture, 
une fois parvenue en Provence, s'étendit bientAt snr les 
coteaux dû RhAne, de laSad&e,dela Garonne, de U Dor- 
dogne , dans les territoires de Dijon , vers les rives de la 
Marne et même de la Moselle. Son succès ne fat pas égal 
dans toutes nos provinces , puisqu'on n'a pn réussir a obtenir 
de bons vins d^s vigTie» plantées dans les parties les plus éten- 
dues de la Bretagne, de la Picardie, dans les deux Nor- 
raandiea, dans la Marche, &c. ; mais la réputation dont 
jouissent U plupart de nos crus vignobles, la grande consom- 
mation qui se fait de leurs produits dans l'inlérienr de la 
France et chex l'étranger, prouvent, sans réplique, que noa 
anc£(res acquirent une source féconde de richesse agricole. 

Ils ne tardèrent pas à en faire la remarque ; car on voit 
dans les anciennes ordonnances des premiers ducs de Boar> 
fognc , combien ils se flaltoient d'èlre qualifiés seigneur» im^ 
médiats des meilleurt vint de la Chrétienté, à cause de Isur 
bon pajr» de Bourgogne , plut famé et renommé gue tout auU* 



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V 



VIB .85 

M €rûtt dt boaa vint. Les princM de l'Eorope , an rapjwrt 
de Parmàia , âéiugncHent «oure&t le duc de Bourgogne mui !• 
le titre du prinM d»» hona vint. 

II ne tarda pat à s'élever une certaine rivalité d'indu«irîe , 
d'émnlalion et de renommée entra lei viru de Bourgogne et 
ceux de Champagne, rivalité qui dégénéra depuia en une liilta 
usez ridicute, paitqu'elle fut le wyA d'une thèse sérieusement 
aoatenue et gravement écoulée aux Ecoles de médecine d« 
Paris, en i659. Quarante ans après , la Bourgogne produisit 
un nouveau champion ; le gant est jeté une seconde fois aux 
Bfaémois. Ceux-ci te relèvent^ et font à leur Iouf soutenir uoe 
ihëee dans les écoles de lenr Facnlié , où le champion retorqo» 
contre la Bourgcwne toutes les iiijnrea que l'sf^resseur svoit 
prod^ées à la Champagne. Le docteur Salins, doyen das 
médecins de Beaune, fut chargé de ta réplique, et son ou- 
vrage eut un tel succès , qu'il fut réinipruné cinq fois dans 
l'espace de quatre années. 

Les vignoble* des Mivirons de Paris avoient ansir des pré- 
tentions a la renommée. Ce genre de culture s'y étok d'autant 
plus multiplié, que les rois de France l'avoient introduit daaar 
leurs domaines. Les capitnlaires de Cbarlemagne foucntiseilt 
la preuve qn'il y avoit des vignobles attachés à chacun des 
palais qu'ils faabitoient, avoc un- pressoir et tous les instm- 
mens nécessaires à la fabrication des vins. On y voit le souve- 
rain lui-même entrer, sur celle espèce d'administration , dan* 
les plus grandsdétoils avec ses économes. L'endos du Leuvre, 
comme les antres maisons royales < a renfermé des. vignta , 

Kisqu'en 1160, Louis-le-Jeune assigna annuellement^ sur 
r produit, six muids de vin au euré de Saint-NicoJas. 
L'espace euquel nous sommes bornés ici , ne nous per- 
mellant pas de citer tiominslivement tous les fameux crus 
vignobles de France , dont la lisle est immense , et seroi t sus» 
ceplibte d'être beaucoup plds étendue, si on y faisoit entrer . 
ceux qui mériteroient d'y être admis, parce qu'il ne leur 
manque que d'être plus connus : nous nous bornerons Jt sup- 

t)léer par un mot au silence que les écrivains ont gardé suv 
es vignes du terntoire bordelais. Leur produit ayant été pen- 
dant plusieurs siècles, étant encore de nos jours, plulôt un 
objet de commerce extérieurtrès-important,qa» de consom- 
mation intérieure , il n'est pas surprenant que les auteurs qtlt 
les connoissoienl peu n'en aien t parlé que tres-succinctement. 
Cependant Ausone , qui vivait au quatrième siècle , lui 
donnedesélogesdansplusieurs de ses écrits. Matthieu Piri*, 
parlant des dispowtions de mécontentement et d'aigreur où 
éioit la Gascogne , en isSi y contre les AjD^laù loun daiiur 



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.-.5G VIS 

naieiiCRt Hi qu« cel»^ provipce m aeroit Miutnrite lUt-Jçn i 
l'obétHaiiee de Heori jUi.« ^1'^ l'^ûl eu bcBoin de ]'AngI«- 
lerre pour le dçbit de «es vins." U e«t .coqitaté par un rouira 
des droite de la douaR» de Bordeaux, qa», dans le cou» de 
l'aanée i S&9 , il Mtrtit du port de cette vijje cent ^uarante-Mn 
naviref: chargé* de treiiie «ni|le quatre cent vingl-neuf toq- 
neaux de vin (le Ktnqeau e^l compote de quatre barrique*, 
«t o(iaqd£ barrique vo|il,ifut deux cents pintes), qui avoiei^t 
produit &jio4 Uvrfs i^ «oh* d« drofla, trwnaoia bordelaise. 
Eu 1 37a , dit Froitttard , on vil arriver à Bordeaux , toute» 
d'^ru fiotU, bien dfux atfit* voUe* et neft de marchandw 
fui aUaieiat.fjit^ vint- Ofle yie^ réputalÎQn s'est si bien aou' 
lenueiquedaiu les BiMxéesqui'viennent de s'écouler, les vins 
ides premieca crus <W Biordeuii^ ont été rendus tout frais )us- 
-qu'à ai5ao Uvreile l^nneau. Le minimum est de i,5ooJivres 
lorsc^ia le (eni|» «'a 4»* éié fpvorable à U v^étalioo de )a 

£n cotuuUaot le* pluf Mg» calculs iâiuavaal la révolution 
nir le produit tenrilortal des vignes de France, on remarque 
que huit «eal nulle heciatiei «ont cooiarréa a leur culture. 
Chaque faeoUce donne . année commune, de (louse à quatorze 
-bBrnquee;cbaqiie barrique représentaol la valeur d«45francs 
s5 centimes. Le rtrvenu brut oe celte aeule branrlie d'afiricul- 
■ture s'élève à 1» somme de 7b 1 ,970,000 francs. Ce produit est 
immense , et d'autant plus avantageux , qu'il ne peut nuire 
à la reproduction de la denrée U plus précieuse, à celle du 
.blé , puisque le lerrein qiii lui est propre ne convient nolle- 
ment à la v^fia. 

Si l'on parcourt les tableaux de« douanes , 00 «'assure que 
nul ^enre de commerce avec l'étranger n'a élé aussi favorable 
à U France que celui qui a pour objet l'exportation des vins , 
eaux-de<vie ,. liqueurs et vinaigres. Celle branche de com- 
merce * presque doublé dans 'un espace de soixante ans , 
depuis 1730 iusqu'en 1790: et les résultais de 1790, compaiés 
avec ceuK de 177^, attestent qu'en douce ans «eulemejut, ce- 
icommerce a'e«l accru de iit,g44>3a3 livres. 
Del fpèce» et variéti*. 

La.oaluTe pcepa^ par laafmeoce l'cipèce qui lui appartient. Les 
vatiéics^nisgiit, puur aiau dinr de* jaux de la uaiure, neae perpé- 
tuent pM coii«lamiDeiit par la semence : louveiit elles engendreal nu, 
grand noinbre de Tiiriéléa noiivellea qui le rapprocheal plu* ou moiiia 
de la aourlie «u de la inére plnate. Voilà pourquoi lea botanislea qui, 
n'ont Touln donner que les caractérea qui le renuuTelteol par la ae- 
inence, n'ont décrit, pour le* vfj-fMa.que b viiù vinifera, de tofiua 
qu'ils ont torué la deiicripiîgi) ia poivmitr ittpjrut maint. 



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V I G «57 

Ï£» cnlliTBtcun •uÎTCUl un autre principe : leur art ayml putir 
objel Don-wulemeDt de mulliplicr Ie> eapéce* jiirl^ lemenre , maii âr 
rendre conslioi le* caractères de< raco ou variélcs , par le taoyea àet 
bouturai et dea marcollta , ou proviua et de la gci Se ; ila donnent le 
poiD d'espèrM tivc individu! qu'ils reproduisent par chacune de ces 
mélliudra. Toulefuis la loi delà nalura met <uu veut de* boroeaau pou- 
voir de l'art : voilà pourquoi la propasali^u d'une variété ou d'une ei- 
pcco, agricole me Ht parlant , arrive elle-ipêmB i prêt la sucremion de 
pUiuieitri année* , auil par l'effet cfun cbanf;eine;i1 de aol rt de climal , 
hilI par une cullgrc muioï soif^née , à dégéuérer en une variété nou- 
tëIIg. On ne duit pas être étonué de li-ouver dans nos vignet ■an nura- 
Iire preMjus infini de vnriélés, eo auppoiBOI même que lea aouchea 
priiniùvei ou lea races secondaires aient été originairement rei- 
Ireiules i. un petit nombre. Eu effet, i l'époque où cette culture le 
jiropagea en deçà des Alpes , les ceps qu'on y tran^orla pouvoienl 
avoir déjà subi d'étonnantes modiâcatious dans leura formel, el , par 
c.ioséqueiil , dans lea qualités dt leurs fruits, puisqu'ils avoitrnl ■pumi 
de la Grèce en Sicile, de la Sicile en Italie ; et si on ajoute i ces prp-* 
miérea r^uaes des variétéi les ctreti des traimplanliliona qui oui dû 
avoir lieu en Frauce , pour éleudre cette culture depuis les bourljei 
du BliQne ju»qu'ani rive* du ilbiii et de la Moselle ; c'esl-à-dire 
dans une étendue de plui de cent cinquante lieuea , qui présenlt. dca 
sols el des dimaU si divers, un ne peut douter que la plupart de cca 
.planisn'aient éprouvé dans Ce long trajet d'étuunaiites diversités diiiii 
leur manière d'èlre, les unes en dégénérant, le* autres |>eut-être en 
se régénérant. D'après la même obieryalion , on ne doit paséiro lurpt il 
non plui de l'étonnante diversité des races, dont uos vignobles suHt 
composés ; plusieurs œnologislei en ont évalué le nombre à pUi- 
«ieura centaines. U e*l vrai que la diflerence de* noms que portent 
leaméaies cépages , et qui varie souvent d'un vifjnoble à l'autre, auroil 
hien pu donner lieu à cetle ezagéialiun sur te nombre. On auroit 
beaucoup de peine à motiver la dilTàrenre de ces nuins : quelques 
individus ont sans doule emprunté le leur des noms des particuliers - 
qui lea ont inlruduil» dani leuri cantons , et d'autre* lea tiennent 
îo celui des vignobles d'uù ils ont été tirés ïmniédlalenieiil i l'épu> 
que de leur lrana|iiantaliou dans une autre province, comme le 
tntUiriUoif de Bourgogne ei\ apjielé bourguignon en AuverBoe.ei au- 
vernat dons l'Orléanais j sans duute parce que l'Auvergne aura tiré 
le mauriUon directement de la Bourgiyne , el qu'ensuite "elle l'tura 
Iransmia à l'Orléanaîa. La même raison peut élro allégée pour loi 
races q«'on nomme en différen* lieux, le Maroc, le Onrc. le Co~ 
rintke , te Cioulal , le Fouilii, i'^uierroit , le Lnnguedac , le CaAora, 
le Bordeiaù, te RoclielaU, etc., etc. Mais il eu est dMt la bizar^ 
rerie des noms est telle , qu'on cUercUeroit en vain à leut «sw^per une 
origine vraisemblable. Quoi qu'ilen suit, voicilaliatedrlpluaciouniis: 
nous avons joint à rhaqua race les nom* vulgaires qu'ij a éli possible 
de recueillir sur chicune. 

I« Vicm KAVyj^cf, Filitailveeli-ia. C'est la vigne redeveaoefau- 
vsge uu inculte. 11 eit à présumer i|p'étant cultivée elle acquerr 
r>(it à U longue les qualilcs dont elle est dé^puuivue dani ion étal 



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a58 V I G 

aftrMte.qQ'oBobliMidrail de*M bai«i le niDfiicnxnMré, uiuhqnrl 
la jiu du raitiit nt peut être conTerti eu vin. 

Le MacriiJ4>n hatif, fiti» pracox Cvltintrller. CTmI h raûi/t )• 
plua precuce (le noire rlimit. Son froil cunliarte !■ coulejr noir» 
long-tempi eTial h malnritê ; «» grains lonl pelitt, rond*, peu 
•erréi; leur eiu pea sacrée, prestju'ÎDaipiite; Ka grippei loot pelilw 
de même que tei feuillu. Caîlei-ci lonl d'un verl clair es dcHiu «t 
•n desMiui , et lerminfu par nne dentelure peu aijtuë. Ce roùin n'a 
d'autre mêrile que m précocilé. Nomi vulgaire* : Tarntjr-eourant, 
amany , raitiit da Saiat-lean , tU la Madtltiita , A juiltel ,jomaneat 

Le Mkuniik, yUi» tuMinuta C. B. P. , IHlit lanata { ami, 
Sltph.], lo plui hllif apréalepriFé(leat:MBfiriini«>nl noir*, gra* 
«t mcdioereinenl aerrêa : lej reuîUn sont cuurertet d'noe malièr» 
Uauche , colonueiue qni le fait diilingner de Irêf-loin. Non» tb^ 
gairai : Maurillon taeoiuii , fronuiUé , rattrau , Jàrimaiia rnir , m- 
vagnien noir, noirin. 

LeSAVACNtaK ■i.amc, ^itit tiAkinula, acinoalbo.Ctltm rariAé 
Uinr.ha ne diffère du précédeol que par *a coulear et le Toliuie im 
•a (;rappa. Nomi Tolgiirei : Unin blanc , matinié. 

Le Macbiixon ou Pikbad sk BocttooaNK, fiti» prtt cos COlu~- 
truite, itcinitdulcibut nigricantibut. Le maurillùit qui Torve laploa- 
grande partie dri buni pliai* de Bourgogne ne doit pu être confonda 
avec leyni/ic pinfou. C'eit A u couleur de maure qu'il faut lana doaler 
rapporter ta première dén<unin*1iun ,ainii que Mlle dcplniicanaoïrea 
raiiininniri qui ne aontpa* le Trai pin«au , quoiqu'un leur en donn* 
le nom dam ploaieuri vignoblei. Le nmiriUon, qui forme la plna 
grande partie de* bona pit&laen Bourgogne, a lei grappe* et tealMica 
peu groMOiW* grain* peu aerrii al auci agrtiMe* au goAt. Le cep, 
fea larmeu*, les feuille* et te fruit n'anDOncent pu une furie T^g^ta- 
lion. Nums Tulgairc* i Mauritlon noir, auvtrnut , pintau bourguignon, 
pimbart , laanoiquin , mérilli , nnirien , gribu/ol noir , m<utoul»t. 

.Le MAUaiLLONBl.AND, P^ilit pnecox acino rotundo , alAOrfiaver- 
ctnti et duiei. Il a la gmppe plus aloDgéc que le prt'cédent el com- 
posa de grapilloni : a* feuille est Tcrle en dessus, bîaacbtlre et d^apie 
«u dessou*. Nom* Tulgiires : Méiitr, dauntrit, ntaurUlon blanc, 
tkmiu et quelquefois momain , iiuoiqu'il y ait d'aubrr* races ds 

Le FaAfC piNiAir, ^itii acmit minoribu» , oblongit , Aûchéhm* 
confertiia botry adnaactntibu». Celle phrue de Garidd dirril par— 
failement le franc pineau , le maurii/on par eicellence ; «es grappe* 
*unt petile* , conique* , portée* par un pêdoucuh Irès-cuurt ; lo graia 
obTong el aerri est d'un rouge incarnai i toa oriSre. Le pmetui rat 
peu productif; mii* son fruil e*t excellent, et donne le* vins les plua 
iIÉlicals de Bunrgugne. Noms Tolgairre; Bon plant, raitin tU Bour^ 
gagna, pineau , franc pintau, maurilton noir, pinH, pignoltt ,boit' 
chit , rinaul , ehauehi noir. 

LeBouKODiaMON NotK, filiâoBino mitiu* acuto, ttigro et Attci. 
Celle Tariétê fait encore partie de« maarillonênoin. Il ; a quelqu'aaa- 
lojie entra la fornw ttc ton gnin et celle do pricUenl ; nai* U «M noÎDa 



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V I G aôg 

oblnnfi d moini Mn<£ : lei pftîolci M>nl conrU et (r^*-rou{EU. Nom» 
Vul|tHir«i : Bourguignon noir, plant de roi, danmt, grotaa ttrina, 
pitd rouge , tôle muge , boucorrt , étrange gourdous. 

La GmiST olanc, J'itie acinia dulcibue et grittie. On 1p croil 
nne ▼arilété du franc pineau. 8> grappe eil courle, intgile; ((■'■■il 
rond» , uan icrréi , i'aim Mveur douce et parrumée. Ce raisin e«t 
griiâlre. Il y >Tott lulrefoi'i dei vigneà enlièrei formées de rc répage , 
qui compoae eouire ane graude partie du bon viguoble do FouilU. 
Non» V ulgairei t Fineatt gri* , ringrii, malvoieie ,pouilli , griëtt blane, 
te Joli , genttelin-fromenteau , auvernat gHi , bureau. 

lue S&uvianOFi, f^ilit âerotina, aciltit minoriba* , acuti» , fîavo- 
albidi» , dtilciteimie. Ce raitin produiuni peu , dd a négligé de la 
TeMouveter dam Ici vignei. 11 impriinoïl au vin ud godl parlicnli^r 
tièa-agréable. âa jirappe eatcoU[le , (l'un blanc qui tire lur le jaune, 
aur~toDt Tflra te cdié du luleil. A l'époque de la maturilé il se CDUvra 
de petit! poiDli briquelÉi, qui lui donnent un carar.lère naturel cun*- 
tant. On le croit encore une Tariété du pineau. Nomi Tulgairei : 
Maurilton blane , taui/ignen, tucrin ,JiA. 

RocBUXS eroiBï n BLaNcoa, Fiti* acino nign) (ttalbo") , molli 
miniu Muavi. Race frèe-comm une aa nord-oueat de la Frani-e. Ca 
n'est paa cells qae préfèrent ceux dei culliTatenra qui aj'menl mieux 
la qualité qne la quantité dn produit. Noma Tulgairea : Figanne , 
faigneau , moroigui , gamé, murleau. 

Le Teintdrieb., Filii acino n^m, rotundo , dttiiuteulo, lacco 
nigro labia i/ificienti. On ne rullive ce ccpagr que pour duiiuer de )■ 
couleur au vin. Cuvé aeul il donne une liqueur Apre , ■uttèrc , de 
mauvais t;oA t. Nom* vulgaim: Tinleau , groe noir , mouvé , noir d'St' 
pagne, leinlurîn, noirtau, morien , Portugal , Jlicante. 

Lie Rawonat , Fitit uva prrampla, apinie nigricanlihue majo— 
ribue. Il a beaucoup d'analogie aven le précédent ; maia ion jut eat 
motna nuir ; ae* baiea , *es grappe* , ara feiiillea ont ptui d'ampleur. 
Nom* vulgaires : Neigritr , groa noir d'Espagne, raitin d'Alicante, 
de Lombardie. 

LsKaTiih perLi, Filieprrguiana, uva pemnipla , acino ohlorigo, 
dunj , majori et tubviriili. Le {(raiii do ce miain est obloup ; ta grappe 
formée de plusieurs grapillon* , semble supparler ater peine le poids 
dea grains. Noms tuI g aires : At^on (fa eoq , fiendouleau , barlantine. 

Le MJMKlt, Filii uva longiori , acino rubetctnti et dulci. Sa grsppe 
ressemble beaucoup à celle du chaaaelae ; maia la couleur qu'il prend 
du cAlé du soleil est pluldt rousse que jaune, et «es feuilles naisiniile* 
ne se font point remarquer par cette espèce d'auréole, dolit sont 
teinte* les jenoea feuilles du chasselas. Noma vulgaires ■.Morna, chat' 
eelae , blanc de bonelle. 

Rdchblle VERTE, Filie acino rvtundo , albtdo , dulci-acido.Q«rai' 
ein est de moyenne grosseur ; peau mulle ; grains serres ; il a un goût 
aride, doureâtre, peu agréable. Noms vulgaires : Sauvignon vert , folle 
blanche , tnélier^vert , roumain , blanc ■ be rdet , enrageât, 

lie CsAMBiiA* DOBf uH BAK-sUR-AcEa , Fiti* acino medlo , ro- 
tunio, exatbido ftaveecenta.Oraue grappe formée do grains inégaux. 
Isa blanquette uu la doune en sont une Tariété. La peau des ancs al 



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!,6« V I G 

<tej aulrM Ml dore . janollre tlina m malurilé ■ «I prend ■□ uleil Bn« 

couleur anibi'êe. C'eut un rai*in trèf-boa à naugur ; injûi il pioduit 

un vi/t fuîble , parce que le tartre loi manque- 
Le CflAïai-XAS Ronos. F'ilia acino mfdio, rotuado, rubeHn. Va- 

Tiéié du prérédeut ; verl claie du cité de l'ombre , teint de rouge du 

cAiédu iDleil. 

Le CuAUELAS MUSQUÉ. T'id'a acino mlundo, albido, ntatchalo, 

TI ue Vambre point «u aoleil. Sa malurité eat plu« tardive que ceti» 

du chatmlaa doré. Tous *uiit excelleaa, tt mûiiHent parfaitenMnt ^ 

uème au n^r'd de la France. 

LsCicrTAT, RAISIN Tt'\vTt.KB%,F'Uu folio laciniaio, acino medio, 

rotundo , <dkido. D'aprèa aa couleur e( aun goùl , il devrait faire paiiio 

dei ehattelaa; mai« lea feiiilka aoul palmées et laciniêea eu cinq 

La Pbr 91 LIA PB ou leCiOTAT, fitiiapii folio, acim mrdio, rotundo, 
ruA/v , viriélé du précédent; mais seegraiui sont rougea et rew«mMent 
à la feuille du ptnil. 

Le Mdscat hLamc, fitta apiaita, acino nudio , tuhmtuitdo , al- 
bido, matckaio. Ce raitin porte des grappes iuiifiue*, éiruilea et ler- 
jninéea eu pointe, parce que le* gnins qui tesformenlsoot (rèa-aerrée. 
Ce fruit est eicelleut ; mais il iie parTÎent i une maluiilé parraite que 

Lr Muscat houoe , filii apiana, acimo medio, rotanda, rubro, 
IHotcftalo, variÉlé du précédent ; s» grains kwI muins serrés; auaii 
>nûrit-il plutôt. 

Le MuacAT VIOI.ET, fitit apiana, acino mafno,oblonfio,i/iolaceo, 
ino^chalo. SecouilB variété du mtacal; mêmei proportions que celtes 
du précédent. 

Lb MuacAT d'âlixandiie, p'itit apiana, acino m^fno, *ubny- 
tundn, nigricnnle, matchato, La saveur de celui-ci est trée-musquée ; 
il ressemble peu aux autres mutcaUi il doit être «iposé en Ireilles, 
même daus nos cantons mérldionauit. 

Le CORiNTHB Bi<ANC , Vida acino miitimo , rotundo, aJUno ,»in9 
mulcia. Ou le nomme sussi raisin da patat , paatarilta , parce qn'oa 
lui tord la queue pour le faire sécher. 

Le Vebjus, yitia acino inajon, ovalo, è uiridi fJatittceitIt , hur- 
digaUnaia dicta. C'est le hordelaîa/ on peut lui aiiaimiler le pmnclaa 
ou chaluate. Il mûrit ai complètement dans le territoire de Bordeaux, 
que le griin se détui^be souvent do la grappe avant les vendangea. 

Raisin b'Alep ou deSuisas, yilit acino rotundo , mrdio bipartîlu 
nigm , biparlito albido. Grain panaché , sujet à dégénérer. Ce raitin 
n'a d'autre mérite que le mélange de ses couleurs. 

y*rfua. 

Paimi les eipôces de raitin* cultivées, il en e«l nna qui , dans le* 
eantona du cruire et du nord de la France, ne parvient januiaqu'à 
uae maturité imparfaite; on la nomme iwjy'ua.- elle nul déitgnéeauMi 
^us les noms de bordelai* et bourdalaa. ioa sue est d'un grand utagii 



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V I G 361 

Si 1r btaard eit la ctnis fririieinblable de l'arf d« conTcrlir eii 
vinaigreXet iji/u qu'on remarqn oit louroerâ raiKre, la (impie obsïr-^ 
vaiion 11 dA, loag-lemp* avant qu'un perfecliounâi l'art du Tiitaigricr, 
■pprenrire que rerlaini frniti oa r^nitirrent une m cur aigrelette, 
igrmbJe, on la pogsMent avant d'acquérir leur parfaite malurité. Lel 
grereillt» , Vépt/tf^inetlt , et «ar-luut le rtu'ain , arant ds tourner, ont 

Un pépin de ce raiiin , lemé il 7 a plnlieuri ann^ daDi le jardin 
trèa-connU du cbeTulier Janieii, i Chaillal , prèi Paru, a produit 
ntie Tariété dont lii fruit parrieQl i la maturité la plu* complète; 
ICI Mrmena pouaient avec une -vigueur extrême, et cuuTreul d'ji' 
UDB grande étendue de maraille. Le frûîl de redite variété eal excel- 
lent; mata , comme l'obterve M. Duaaîeut , elle port«, un ne sait 
paa trop pourquoi, la nom de vignt aapirantt. 

Le veijui neianroit ëtrocimaidércl la rigueiir comme un vérîtible 
vinaigrt , puiaqu'il n'ett p» le produit de la fermentitliuii aréleuae ; 
c'eal un acide malique plua ou moins pur, que ta prejMun lépare dea 
raitiitt encore verds , et qu'on fait dépurer par un léger mouvement 
de fermenlalion vineilie. 

Cel Bcide n'exiale paa seulement dans le vtrjua , il se trouve encore 
daua le muilt des autres espèces de raitina, d'autant moini a1>undaa- 
ment qu'elle* sont plus mdrès. Les liqueurs fermenlées , telles que le 
cidre, le poiré , \a bière , e\c. cunliennenl également l'acide mslique, 
cl M. Cliaplat la rencontre jusque dans la mtlanw, c'est même pour 
le saturer complêlement qu'on emploie la chaux , le* cendres ou 
d'autre» baiea terreuses ou alcalines dan* la purification du sucre : le 
même chimiste a remarqué gne les vint qui contiennent le plus d'acide 
malique, fuurnisseut les plus mauvaises qualités d'eauf-ife^i'ie. 

Le suc de verjua n'est pis difEcile à faire; il s'a^t seulement de 
prendre le raUin qui porte ordinairement ce nom, de l'écraser encore 
v erd , et de le laisser ainsi fermenter dsna un vaisseau i découvert 

pressé; on le laisse dépurer pendant vingl-qualre heures ; on le Gltre 
à travers le papier . et on le conserve pour les difTérens usages en 
meltaul une CL>ucbtf d'huile par-dessus. 

On fait avrc It snc du verjui plusieurs meta assez recherchés ; ils 
porlei'il son noiil. Si ou l'a laissé exposé au soleil sur plusieurs assiettes , 
jusqu'à ce qu'il suit desséché, el que l'es Irait qui en r^iillc soit con> 
«ervi dans des bouteilles bien fermées , un peiil. avec quelques geai na 
de cel extrait, assaisonner des œufs dans loulea les saisons. 

Ou prépare en outre avec le ver/ui on sirop fort ai^réablB , en 
faisant fondre vingt-buil onces de ancre dans une livre d'acide: il est 
très- raf ralchisoa u 1. 

PlantatioH de la Vigra. 

Ceal entre le 40 «t &o*' dej^ré de latitude qu'on peut se promettra 
une callnre avaiilngeuse' de lu vigne ; c'est anssi entre ces denx termes 
qne se trouvent les vitEnobtes les plus renommés el les plus riches eil 
via*i atfdaU, 1« raiain nemArii paiat «omplétciiieut! il d'j reçoit 



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>6s VIO 

■i l'arooM «n la ptrfnm , ni le maqiwiix donic 6a la prîucipe laero 
qui duivent le cunctériier. 

Ce*l iDr-liKit «1 Friiice que celle prod(icii«n T«f élale proipère Je 
mieux, qu'riie fournit lei vint lej plu* variéi , Ici plui agré^blei, 
Ie> pin* apirilaeaK , et furma i> branclie !■ pluj frudiieute da cum- 
merce; lUMi rien d'aaiai aTiiiiaiteux que d'y ■(>■) tenir k répulalioa 
dont il* jouiMenl chai l'élranjter. 

Fuur parvenir i ce but, il faut, ■■• cDltiver dans ebaqne province 
propre a la figne, le» eapècea qui 7 réuuiiaenl le miens, et aar-lout 
cellt» dgal lai nuitfu mûriatenten même tenipi, ainon l'un eit paaaé 
' el aouTcjil pourri arani que l'autre ait acquii le Térilable point dà 
malui'ilé. s'. Tranaporler plntàt lei planla dn NonI dam le Midi, 

Sue ceux du Miiti tûni Isa conlr^» duNont, parce quelea raitint 
a Midi ne mâriiaeul dana le Nord que luraque lea cLileuia de l'été 
ont élé tréa~conaidérablea- 3°. Cboiiir pour la figue lea lerreina qni 
lui convienueut aoua le rapport de la qualité; ila acint oa ciEcairea, 
ou lablonnoai, ou caillouteux, ou Tolraniiéa, ou réiulUna du détritua 
âea gnnilii ila loDl sni^luut de nature aécbe el légère, propre* k 
réDéchir lea rajona du «oleil , à prendre facilement la chaleur el à 
la ronaerrer lunft-lempat i permettre mieux que tout autre aux racioea 
Ho l'élendrp , â Tsau de lia humecter aaiit lea uoyer et lea pourrir , à 
l'air de lea pénétrer et de lea vivifier. 4". Préférer pour la vigne l'ex' 
posiliuD qui eil entre le levant el le midi, aur dsi cuUinea ailuéei au— 
deaiua d'une firande plaine dans laquelle coule une rivière , le* autres 
expuflitiona, a quelquea excepiîunii près , élinl pluaou moioa déaavan- 
tageutea. f>*. 11 faut donner à la vigne laulei le* fiïona à tempi opor- 
tuua , pour rendre la terre perméable aux tn(luenc«a de* météores 
ulutaiies; aarcler pour en extirper toute* lea planrea qui vivent âcea 
dépeni;, a'y employer pour engraia que dii fumier réduit a l'état de 
terreau ; l'altarUër à dea échalaa dana le* caoloiia •eptentrionaux pour 
la mettre à même de profiter , malgré les rapprochemeos dea cepa , 
de tauleUcliïleurdil soleil 1 enfin, elle doit être plantée, taillée, la- 
biiirée , fumée , binée , aarcléa , liercée , ébourgeoonée et rognés ' 
d'aprèa lea meilleur* procédé* COnnO*. 

Kornona-noua à dire un mot aur chacune de cca opérations, car 
notre intention n'eal point de développer ici le* principe* de l'art da 

proposé; celte tiche , délicate aaut doute en raison du grand iiiléréC 
que les Franchi* duivent j attacher, a élé lopérieu rement remplie 
par M. Dnssieui , dans le dixième voUme da Oouri complet d'Agri~ 
culture, par Ruzier. 

Un reproche que lemUonl mériter ceux qui ont écrit avant lui mr 
la vigiw , c'est d'avoir eu en Tue de h- pror;urrr beaucoup de raitint ,■ 
Biaia, comme ledit M. Duasieni loi-même, ce n'éioil pa* la peine 
«le faire des livre* pour remplir nue pareille tiche, car la vigita est 
lellemenl vivace de *a nalnro, que, secondée pir la culture , le* acr.i- 
dens i part, elle donne le« récolte* le* plu* abondaniea. Plantes en 
Itonne terre , fumei aonvent , labourez troia au quatre foi* l'aiinés , 
taillée long el voua anres du raitin en qnantilé. M' Duasieux a anivi 
)ute jurctie diflerentej il •est {lu* occojté de ta qualité de* Ixuit* gu 



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V I G ,n 

èmitartiboaitat», •> iuUcd de l'amnierd décrira lotu iMprooéilâ*, 
loulM In m ilbodea applicabtea i 1> cnllora de la vigiu , dan* loqlea 
1m <drconil*ncea , diai lou le* lerreiu* et i loulei In eipoiiiigas, 
il *'if>t bami à «tablir daireineal Ici principe* gôaérauz d'où dfriTcnt 
les modiGcalioDi dont relie culture e*l iiuceptîble. Soii article VioN* 
devient an Traité complel; il a dM droiU i lacouSauceda public, et 
BOUS cDueillons aux propriétairei . potir )ear iatérêl, de le cunaulier. 

Il n'est paa duulauz que le but de tout colliTaleur de vigitt ii<t loit 
d'«li oblenir une liqueur de qualité , nn vin franc , généreux el propn 
• te garder. Pour cela, il fant préfirrr un terrein plulfil {^btpIcue 
que glalieux; ai l'eau ■ijonrne dam ooe vigne, ma produit aat dénué 
de tuule* lea coniIiliOD* qu'on lui denre, une chaleur forts et lur-loat 
prolongée étant nécewaiie pour faire parvenir aon fruit a la maluriié 
el former abondamment le muqueux iurré, uni lequel la fermen— 
tiUion vineuse ne lauroil a'opérer cotnpièlemenl. 

Il faul choiair une expaailinn ai\ la plaul aoil frappé le plui long" 
trmpi powible des rayuns du loleil. Une penie dnace-, au midi, eil 
ce qui lui conTienl le mieux; là, il e*t 1 couvert de* venta dn nord, 
al Isa travaux de la culture y loal moins pénibles que dans les penlea 
rapide* qai facilitent U formation des ravina , lesquels déracinenl les 
(tLinls el entraînent l'humus, terre par excellence, la plus propre i U 
nourriture de tous [es végétaux. 

Lea plsiiiet produiaent rarement du vin bien conditionné: il e5l 
abooduil i la vérité; mais ai les ceps ne sont pas bien espacés, I.1 
qualité est toujours défeclueuie, quand bien même la terre seroit 
légère etroraitleuse, parce qu'il arrive fréquemment que les coucbea 
inférieure* sont de nature argileuse. Nous le répélona , lea terres 
légères , assises sur des couches pierreuses , sont de tous les fonda les 
plu* favorablea i la vigna , relativement k la qualité du vin ; tout soL 
qui ne convient ni i U culture des grains ni i celle. de* prairies , est 
singolièremenl propre i la vignt. L'objet le plus important après le 
choix du sol et Je l'eiposilion, c'est celui du plant, la base de loa< 
les (uccè* que peut espérer la vigneron. A cet égard , on ue aauroit 
trop le dire , ce n'est que dans les vignei jeunes el fortra qu'on doit 
lirer du plant pour se procurer une source féconde al iniariaiable 
pcodant nombre d'annéca ; li on le prend dans nna vieille vign» , 
quoique bonne et rapportant enrore bien , on courra le* risque* de 
n'ftToir qn'un plant dégénéré , médiocre d'abord , et bieotât mauvais. 

Un moyeu certain, peu coûlaiix el fort simple, pour exéculerla 
plantation qu'on ae proposa déformer, cVst do ta pourvoir auloord* 
soi , dîna ses propres c^n«s,ou dana r^lleide sel plus proche* voisiuf 
des plants dont on a besoin de porter son choix sur lea aeulaa vues 
connue* pour produire le meilleur <rin du canton^ p\ par conséquent , 
de les réduire i un polit nombre. 

La plantation de la vigne prescrit les mémea r^les que reUa de* 
arbre* fruitiers; il conviant de préférer , autan I q ce cela est possible, 
le* sujets poussé* dan* no terrain jilti* maigre quu relui auquel ttn 
veut lea conBer. £n plantant on arbre i la lin de l'aalomne, on lui 
donne le temps de prendra racine avant que la aève sa renonTalla; aa 
lieu que twrsqu'oB le jdaota aufiinicnjM, U lève mooiaaTanl^ne 



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^6^ VIO 

]e»rïriiiïin'i<lhércnt; j'itipnra par le* ottrertuM* ([(l'on lai fait cA 
leliiltanl. 

AnmunMut où ruiieiiterreUi7^fW, eDont pluiiujtrielcct inron- 
Vénieiil encute que I» arbral, purt'e qae ion buts ert beaucoop ploil 
It'iidrr , Hiii itorce jiln* (tél)^ el •> moHIe pla* vcHimiineuiif. C^peu^ 
daiil, li ail Nurd on eit |>tauTuit ivaDl rhirer, an pourtoil préjoÂcivr 
■II pUnl. La romnienci-iiiciil ia prinlempi eal donc l'épogotr qu'on 
adopte lie prét'ércocc. 

La vignt étant M«iiMe ■ la gilie , demande i élre éloignée de lont 
ce qui altire ou ronMrvs l'bumiililé , romme le* htm, lei hmitê 
êpaiuM , lei prairiea el Ipi marai*. Les arbrei frnitien duivnti en 
L'Ile paiement écarlia i, c(D«a de leur ombra|;e , exreplé ccpeudAit 
ilana lei cuntréex raéridiOnaln , où lea ptniea tant , certaiaea année* , 
(I rar<i . Cl lea aérheieiiaei ti frêqurule* , que , «ini le voiaina;;» dei 
pichtn et dei jlguim , Ici raiùna cuùrroieiit lea riaquas d'élre brfiléa 
•ur pitid long-irmps uvaiit li-ur niuLurïté. Pur-tout uà proapérent le 
figuier , ramiindier .î iiu'yuii tendre, par-loul oli l'on Terra le pécher 
donner dé biioa rmils buus te ttciiura ÛB hr greSe , on poarra en cuti- 
dure 'loeh tcrrcel l'expoaiiioiisonlfivoriblEkilacaliurede la i/igiu. 

Ud crËe . un rene'UTelIe , un perpétue une "igné par le moyen dei 
rroaieflee, de* boulorei, dea ptaal* enraciné*, dei marcottea, det 
provina et dei leinif. Ce dernier nuTen qui Multiplie Im Tiriéléi , eat 
une voie beaucoup trop Ion{ïue ; mail quelque méthwle qu'un aiiÏTa 
pont" la plantatioH , *eil qu'on' Tarm* un trou, luil qu'on auvre dei 
trencliéesou des raynna parallélea d'une eilrémiié 4 Taulreda champ, 
ilTaul tou;uur* que Ir sol soit défouré anati preFondcmenl qu'il est 
pouible , pour y plarer nue uarcolle Mule : re sera an automne . si on 
éiablil la vignt dans tes partie* méridionales de la Franchi et à la in 
de l'hiver , si «n la fiirme dan* lei régions seplenfriunales. 

Une cirronslanre extrêmement impurlante ilins la collure dont il 
a'ajtil, c'eit l'eiipacement des cep* entr'iui. Leur diiiance doit être 
drlerminée par le degré de chaleur Aa cliuial , par l'exposition , par 
la iiiluro ilu sol. .^i la sève «tt trop abondante, l'ilakoraiion *e fait 
innl, lemisinuemAril |>a« , el lemuquéux sucré m aauruit an f armer 
vu se dévrlupper. Or , romDie plus on donna d'enpti'e il parcourir à 
■m rep. plu* il devient vîgoureni , el plus la sève t'f trouve en abon- 
<liinre. H ett c**cniiet âk savoir'le resti'eifidro dio< lié joMea bornes. 
Ail midi , ou le* ptare depuis quatre juiqu't six'piedï ; et r* lerott 
aiicK ver* 'Te nord. Je les éloigner de six à nctrf pDâces: 

'On ne lalise que deux yeux au-detaus de la terre au jeune plant 
qîi'un enfuiiil : on en retrauclir un an temps de la taille, qui a Vita 
uiis.'Î'hiix époques diOeretileï , selon la «ituation de la vignt. Elle émi 
recevoir Iroia latiaurï' environ par au ; el an bout d« cinq ans elle est ' 
en pkia rajiport. 

Tailla de la fignt. 

On dît que ce fut une cliivre qai donna rï^ Je tailler la vign^ ; 
cet animal ayant brouté un cep, ou remarqua que l'âunée «uivanle 
il donna plu* de fruit que de conlumei el en elTet, le* grappes ne 
sortant jamais que sur les ^nise* de l'année, plus eeipoMtea xnit 



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V I G ,65 

forte* et nombraucR , si plai on iloil cipérer de fruit ; or , ellH In 
«ont d'iatanl pin*, que le* ricioei «oot pliu iloadaei et la tige plo* 

La taille du feima plinl doit sa diriger *elan la forme qu'on -veut 
donner i la vignt. La première n'aniratDa aucnn embarraa ; elle eM 
facile. Il ne f'agit que deo lever le jet leploi élevé dee deux jeu i mit 
i dioouTprt dam la plaatalion, ot de rogner le lecond prda dn tronc, 
tamédiaiemenl aa-deuiu du premier osil. L'année iDivanle , li la 
vig/i» eat deelinée i deTcnîr une i^gn» mojenos, On taillera nar Iroii 
urmena, el on enivrera hi autroa raxda la Muche. Si elle ne doit âtra 
qn'une vigjf bute , on ne laiaiera aubsiiler fne deux fltehea ou coni- 

A la Iroifiàme taille, on donnera an bouTgnm de pliu i chaqtia 
tâle , al le numbre du i41m ou mérea^brencfaaa doit âlre ménagé do 
manière que la vigna moyenne an ait an moina troia el rarement plus 
de quatre, mime quand elle eat parreuue au plui haut poiul d'^*a^ 
tion qu'on Teut loi preaorira. Lia vigiu bien plantée a déjil de la farce 
i quatre anaj elle commencée donner du fruit. On peut tailler i deux 
yeux aor lea deux on troia «armena 1m plua Tigoureux, 

Ijk cinquième tailla demande encore quelque! ménagemena parti- 
ruliir*. 11 fant couper i deux yeux aeulemeal sur le boia le plu* 
fort ; borner i un aeni bourgeon le produit du airment inférieur , et 
ne laiiaer paa en tout au-deli de cinq flécliea. C'est alora que le jeune 
{liant eil de*enu une vigne faite. 

Fant-il tailler court ou long? laiuerpea ou beaucoup de coursonif 
Pluaieura auteur* diunt bien que la taille doit être eu raiion de la 
)troH«ar el de la qualité particulière du boi«, del'lge et de la Vigueur 
daiujelidr l'eapècode cépage, da climat, de* eipo*itiun>, delà ua- 
tnre du lol , dci évènemens du priulempa précédant ; mai* c'exl ren^ 
Toyeride* obaerTaliuoB qui lupiiuaenl déjà unfonddecoufiuïuancei, 
«t jeter dan* le Ti^ae el l'arbitraire. N'eii>(erail-il dune pa* de ligue 
certain I iurariable.ilaporlèedupersouneala* main* ioairuilei, etin- 
dépeadanl de tonte* lea circan*lancei , qui puiue *ervir de règle aa 
vigneron paor placer infailliblemenl aa «erpe. Varenae de Feailla 
l'a bien Iroavé , ce ii'gue pour la coupe de* boi*. Pourquoi ne l'oblien- 
droil-on pa* pour la vigrttf 

Li'automne et le prinleinp* *ant le* «nïaon* le* pin* favorablea i la 
taille dalav^na/ceux qui préfèrent^defaire celte opération en antomne, 
aa délermiiient d'aprè* lea considéra lion* laiTante* ; i*. Ce travail 
fait en automae , laiaae plu* de temps pour vaquer è la foule d'occu- 
pation* que preicril le retour du printemp*. a*. Toute* lea van'ationa 
de l'ataiuRphère qui penvent imprimer du -moaTement i U aève , 
ctmcuarent i l'avancement de U oigne , Uqnella gagne au moini par 
ce moyen qniiMB)flora île précocité. Le* parliaana de la taille duprin- 
Mn]pa,aa contraire, ae fondent aar les déaaatre* occaiionné* par les 
hivera ri)(anrtax dont les effet* (ont bien autrement tenribles pour la 
vigne taillée Tpr* l'automne , que pour relie qui ne recevra cette façon 
qu'après lei grandes gelée*. En la taillant l'biver, lea météore* aqurnii, 
('■olrudoisaDl par toute* le» oarertoree faite* à Ja plaoleae cougèlenl , 
pèaètnnt dan* son intérieur , et lendnil la* geUes printannlère* plua 



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>66 VIO 

daugonoNI pour Ici jaune* ImargMtu encore nriliM de leur bonne- 
Jjci raiHin* doni on l'auluriie pour pratiquer cbicone de ces mé- 
tbodn ■ sont inciHile<lible*/Toul l'an conitiite à laToir lui modificT 
l'une par l'antre. Bn eSsI , ici la taille d'aulomne doit être prêlérée ; 
U. , il ne faal admettre que celle dn prinlempa ; tpUa race veut être 
laillée lAt . telle autre demande à l'être Urd. Le cultivateur » le plua 
grand îniêrêt a obtenir daiu la même lenpa la nialuiilé de lotu le* 
difréreni cépagei, et cependant lea nui «ont précocea , lu autre* lir~ 
«lifij retarder la -réKétaiiou dea uiia , avancer celle dca anlrea , 1«« 
connollre tuua et lei diriger tous vera U même fin , ei-l nne partie 
eaaeiiiielte de l'arl do cultiver la viga*, que M. Duaaieui a ai bien 

La baoleur de la vigm varie dani chaque paya. Il 7 a dei canleiii 
<ni le» cep* liéa canlre le pied d'un arbre , leura tarmen* ae ronfon- 
deut avec lea brancliea , *t prodoiaont le bel effiM d'un eapalirr ; dama 
d'autrea , l'arliriaaeau eal abandonné i lui.même aana aupport. ËuSn 
pluiieura lui donnant pour tuteur dea éciiataa , et c'ett nn grand vice 
de noire agriculture que de négliger d'en faire naafte pour let vigtn» 
baiaea , tur-ioul dana lea parliea aapteutrianalea. Voici qncla eti leat 
Ira princi|iaux efteta. 

I*. Lra cepa ne sont pas bearlét par le* bœufi, et la charrue ne 
aauroit ni le* maltraiter ni lea caaaer ; 3°. ila oui moioa à redouter de 
la violence de> venta qui le* fatignent et forcent lea branrliea k >édcr 
A leura cfforta; 3°. lea ùboura pour frrtiliier le aal, améliurer le frnil 
«I détruire lea mauvaiiss berbei , peuvent êtrr. farilement répétéa et 
■dniini«lrêi âdaalemplruuvenibleii 4°. an recueille une jilui grande 
«liundaijce de raitin ; b". etifÎN lu fruit ae perrvcliunoe et acquiert 
plua Je maturité. Tel* sont lea avuitagcaque retire le propriétaire ijui 
acaujeltit le rameau i de* écbalaa et «ait le* placer dana la direction 
qu'ils doivent avoir. 

Jetona maintenant lea jeua lar nne vig/ia qui n'e*l point échalMtée 
dana lea canloua où elle a beioin d'appui ; lea raisin* praiineiil nai>- 
aanre aux premier* boulunadu jet de l'année; lea reuillcale* cachcul , 
le* ombragent; ila pruSfenl peu dea rajrona duioleil, de l'action do 
la lumière et du contact de l'air; il* traînent aur ta aurfacf- de U 
terre, août aunveut couverla de boue que le* eaux font rejaillir aur 
eux; ceaardarranuîiienl à la maturité; ilaaont aqiitux, peu propre* 
i la vinification. Survient-il de* pluiea abondante* en aeptembre , Ira 
feuille! fout [office de réaervuir pour l'enu ; etia tombe rjianîte aur 
le fruit , ; aéjuurr.e , et celuîwi devient it proie de la pourriture. 

Dana le* paya où la rareté da boiaae fait aeolir, le propriétaire qui 
ne compte que lia aoina et lea avancée, adopte difficilement l'uaago 
ilea échalaa. Haï* dea récollca ricbe* , alioudanlea , une qualité aupc- 
rteure de vin août de* avantage* que l'iuléi èi particulier devrait aotat 
apprécier. On pourruit reaireindie le nombre dea écbalaa à cinq uu 
aix. qui auifiraicnl pour lea auuche* d'une plaoclie , et furmeroteul 
un e*p*lior aur lequel le fruit recovroil Ua brureqae* inJliieiicea do 
la lumière el de l'air ; cependant on doit préférer la culture aan* éclia- 
iu pac-tout.où tm vaBeuix |i*aT»«i •• «HUaaic d'eux-veout laus 



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rimper wr Icrre , el éviler celle dépaïua inntUe et mus perte dp 

I?tt fiifOHt à donner à la FTgnt. 

La vigne nouveUtuoeut plioUe Mioil biautAt délraile, u aile n'itotr 
«Ignée pir une culluie uiidDe; or cUe ut tendre, plu* wiuible 
■us intempériei qu'une vigna qui ■ prù de la furce II faut donc 
ameubter «euyeul 1. terre .alonr du pied , jwur U tenir ourerl^ aax 
inauexce. de 1 aLm^pliere , et la rendre perméable aux r.iclnM che- 
™lu«. Plu, ce tr.Tail «,1 répêié , plu. Ja vv«e .ur. de durée et de 
Tigueurj ce.1 un eiir<uit au berceau qui demande de* allentioni et 
dea iDiDi coQliQueli , ai on veut eu faire nn homme ruboate 

C-«t un u«ge établi , «I IV.pirience en a démonlra la néqeaail* , 
qu .1 faut donner i Ja P,^e, quel que «>il «on âge, ir^û l«bo«r. 
aji moin* daiu le courant de I anoée. 

I* premier duil avoir lieu d'abord apr^ la (aille, dit que lu aar- 
ineua.upprime.wni eul«é. du (orrein; dan. Im dim-i. ch.ud., 
c Mt a la fin de 1 aufonme ; le. terrea uu p«» compacte, .epdenl «I» 
remuée, ptn. prorondemenl que le. terre, .écbe* el pierren.ea 

Le aecand labuur m donne d'abord apr^ que U fruit «.[ „oué , el 
Il neit pa. moina important que le premier; 1. terre n'e.t même 
complètement raïaaee qu âpre, l'avoir reça. 

La troLtiéme tl dernière façon e.l plutôt un binage ou un «arclag. 
qu un labour proprement dit i elle a pour objet de purger I. terre de 
loulei1e.planie. pinuilea qui atlireroient .ur la "W"* une liuroidil* 
•urabond.Dte . el faroriMroienl le. gvjéea d'aulonioe qui dolériuniH. 
•n entier lu recollée , p.rc e qu'elle, «f m nu obuacle à U in.lurilé du 
fruil ; d'ailleorii la végélalion de ce. plante. e.t toujour. aur dépena 
de la nign»,- elle inBue rauveiit Mar la qoalili du produit L'anilo- 
tocAe.parexemple Mm..i.utà ua cep. imprigne le fui„„ de m^ 
mauv.i. goût; et celui doue vigne où Ibammi^ croit «» abondance 
donne un fin qui ■ l'odeur et la uveur du touci. ' 

On prétend qu'il et punible de cultiver la vignt de nanièrp A lui 
Ùire p>rtBr du n«i,« «,1. pépin ; voici le proiédé q»-on d«one I« 
GanùiAammv culuuuiaur. Ou prend autant de brio, de urmeiu ou* 
le terrein que l'on veni planter peol en conleoir ; ou ia. fead léeète- 
menl avec un outil do U forme d'un care-oreille , el l'on eu lire 
luole la Dioelle 1 on réunit en.uite la. brin, fendu, en le. recqqvraut 
tout autour de papier huile. Plu.ieut« auire* procédé* unt également 
conngnéa dana le même ouvrage- 

Mai. I. nature de. engr.i., I. manière de le. employer et leur pr»>. 
porlion peuvent auwi mUoer aur la qualité dea vint. On n'aal^ 
encore bien d'accord iiir l'egpèce d'amendement le plu. avantageux A 
U vigne. Tout ce qu'on «il , c'e» que Je furaîer lui «t »b«jluinent 
contraire. Cependaut cerlaioa vigoereui du Nord en emploient à 
outrance , dan. la vue d'obtenir d'abondanln récotte* ; mai. ce. en> 
fr.U mal approprié, an lolet quelque, plante. paraaitB* .ont la cauM 
du godt de terroir artiBciel , et l'origine de U aavaur quelquefoii dé- 
leatahte, inbérente aui vint de certain* crû.. 
Le* litière. noaveUemenl Mrtie* de» itaUea, det ^oriei , «la co- 



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.68 V I G 

lonbler et dn ponlatner, Arfrent Are ■bMlnmenl proKrtiM to vî- 
gtm, i« même qun le« dipôli de* Tuinei, du g>douM, dn bouci. 
Op ne doit ('en wnir ^ua qumnd ili toal rapprochéi de l'cUl de 

ridrette ou de lerrean , qu'on » mêlé en ceruiiies proparlioni ktcc 
enrage des lamti , de* rivi^rei , les cherréea , le* terre) franrbea , 
le* guun* , lei djbrii de* bAlineni on det d^ombrea de carrière* , 
da la terre de hrayère , de* marne* , de* coquillage*, du MUe, 
)e marc de nunn i(n'an a liùaf reufenné , eic. eei. pour ranimer 
U Tégilation langniwnle et rajeunir en quelque *urle le plan! , 
loulefui* en otifervani U precaaiion de les étendre quand il ne pleiit 
•ou» , eu auluniBc , anr loule la lurface do aol , et non painl en le« 
rauéntilaiit par poipniea aux pied* de* cepi , eomine cela *e pratique 
■Mm comfaunémeot , et de répandra l'engrala plutftt anauellemeni 
i,a« pow ail à *ept an. i U foia. 

On effeuille )e* vignet pair modérer le coar* de 1* a^e , pour pr»- 
xarer an rviiin le coniect immédiat de* r*yoO( da «oleil , et Ini faire 
prendre oa celle haHe cuuleur derée , nu ce velouté puorpre , indice* 
5a la **veut' et «ouvenl de la fermeotalion do mnqaeuz «ucré. Celte 
«piratiou eil tr«*-délica(e ; elle doit élre fitle à plu*ieun repriae* , el 
ne coBintnicer qne quand le ruitin a acquit presque luule aa groaneur. 
Si on effeuille trop , le FoUm «èche et pourrit araiit de parveuir à loa 
DoinI de malorilé, lur-tout dan* le* autumuei pluvienr, parre qu'eton 
le muqneux doai , aojé daui une trop grande qaaotiié de Tcbicola , 
se peut plu* »e rapprocher; et dan* Ma tempa lec . il ae fane , *• 
ride , la r»8e même *e aéche. Ce n'e.1 pai tout , le* bourgean* encore 
veil* qui ne *uiit pai roule* ne mûriront point ; eeuï qui commen- 
ceal à l'élro ceseeroiK de profiter ; et le* buiiloii* n'ara»! point reçu 
de )a part de* feuille* lenr complément de vcgélation , ou avurleroul 
f année auivante. on l'ili fuul éclore de* grappe*, ellea couleront. 

C'eil une grande impérilie d'ébourgeonner la vigat pendant la fia- 
yataon , parce qu'on fait reflner la «ève ver» le* grappe* , et l'époque 
de celte opération peul ronlribuer pui**amment i la prévenir ou à la 
favoriier ; mai* en général on peut dire qoe l«i raltivuteun ae mi- 
dent raremeat compte dea motif* qui déterminent le* diveraa praii- 
aoea de lenr art. Que d'errmra il* commellenl relatÎTement i U ro-> 
«nitre , â l'ébonrgeonnement et é l'épampreinenl de teun vigjtet ! Par- 
font oA eea mutilation* *aDI d'iuage néceiKairs ou non , on le* élentl 
JmmédiaiemeDt non-aenlemeni 1 loute* les partie* du vignoble , i 
Mole* le* raee*iâ ton* le* individu*, mais on lei pnliquel de*épDi|ne( 
fite*l cependant elles ne defroient avoir lien que U où elles devien- 
Benl indispensable*. 

Indépandamnioni de tons le* travaux réfléchis qu'il faut donner i 
U coltnre de U »!>»' , cet arbri*sesu «xige encore d'autres soin* par< 
ootien , ponr le garantir dea maladiea qui l'allaq^uant , dea oifieeux rt 
desînaectM qui le dévorfnt. CnnvenunS'ea ; malgré tous les elforis 
de la anrveiilance éclairée, il arrive qUelqueFou que la grêle, la gelée. 
la pluie, détruisent en an iniiant l'eapérance du vigneron , elk plongeât 
dana la piti* affreuse misère. 

11 y a dana le* vignoble* on fléan dont on e*t parrenti é affaiblir 
cMUdécablenent le« «Ati : c'wt Hiia eapèiw d'inaecle , la friiotin d* 



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V I G 36» 

la vigitÊ , aâ VEVHOhn (f^oytK ce mot.) , qui muIb les rMÎllw ie U 
vigne, t'y enfuiirs et j dépose •» oeufi qui produisenl de petïli veri: 
la «eal moyen qui ait réiiui , c'cal de cneillir.tootM 1^ feuiÛe» ronlittr 
et de lea fêler au feu. 

Mail il BXiite encore d'autres insectes qui font nn ffrand tortl 1« 
vigne. Le principal d'entr'eni, c'eut la Pyxalr. Çf^oysK ce mol.) 
Bosc l'a fail reconnullre dans lai Trimctliwt d» la Société i Agrieui- 
turecU Parit , 1786. Roberjot a depuis publié un procédé iugéniauK 
qu'il a imaginé pour le délraire , et qui a parraiiemeat réussi. 11 cou- 
sisle i faire des feux à l'entrée de la nuit , i le* placer dam des lieux 
élevés i la distance convenable , aSn que le papillon s'7 porte aussi- 
t6l, et t'j bràle; i les multiplier assea pour opérer cumplélement 
leur destruction. 

Quel e*l le pi'opriéiiire qui seroit arrêté par la considération de la 
dépense de quelques raffola de bais, de quelques las de chaume .ou da 
tout antre combustible qu'il «t allé de te procurer à la campagne T 
La durée du feu serull d'une heure chaque ouil. 11 n'est pas méroq 
nécessaire qu'ils soient considérables. Si on a la précaution de le» faire 
daaa des lieux éterés, vingt feux dans chaque rillafie, placé> aveo 
inlelligence et clioiijtés d'emplacemens , peuvent suffire: >' '■«t q"^ 
ces feux soient conslruili de manière k ue pas causer dan* l'air des 
lourbilluns , qui empécheroient l'approche du piyiition , 1 et il faut 
aussi que l'époque où ils duivent être faits , soii désignée par une per~ 
sonne intelligente , afin de ne pas aniiciper l'opération ; on perdroil 
saua cela le moment couTi:uabIe> On pourrait même , lorsqu'il régne , 
un vent égal el continu , placer lei feuic d'un seulcAlé, parce que le 
papillon y sera entraîné. Si on le voit <Uni certaines raison* , aUérter 
un canloa plulât qu'un autre, c'est que le papillait, l'année préci- 
dénie , y a été parlé par le veut ; c'est ainsi qu'il est jeté successive-; 
meut dan* les vignobles on an ne le counoiasoit pas. 

L'ulilité qn'nn rclireroit de ces feux seroit plu* grande qn'nn ne 
l'imHgine , tin grand iiouibre d'aaln:* phaiimi qui se poileni sur le» 
arbre* et les fruils , serOient enveloppées dan* la même destruction 
par cette opération. 

La vigttt trouve encore un ennemi redoutable dans la gelée da 
priutrmiia. On peut l'en préserver , scion Olivier de Serres , par une 
fumigation , en dirigeant sur tous les pointa de l'arbriaieaa la vapeut 
de paiUes humides, de fumiers k demi pourria auxquels on met le 
feu. M. de lumilliac , l'un de nos. cutlivaleurs les plus éclairés , a 
depuis peu eisuyé ce moyen, et il lui a pleinement réussi ; il a formé 
des tas de mauvais foins, de la paille munillée, qu'il a distribués de 
distance en dislanco vers les bords de la figne. Il a dirigé celle fu- 
mée de manière k intercepter les rayons du soleil levant, jusqu'à ce 
que l'atmosphère soit assez écbauITée pour résoudre la glace en rosés. 
Il arrive quelquefois que le cultivateur le plua soigneux se trouva 
forcé de remplacer dej reps qui périnent ou par vétusté, ou par des 
acoJdens impréviu. Dans le premier cas . si la vigne ual Igée , le pro- 
viguage est le grand moyen qu'un a imaginé pour regarnir le* espace* 
▼ ides. 8il' vidées t jeu ne, des ma r col les rempli root QaliirolIeDienl ton 
ot^et. Qouid'on Tcnl seolemeul lempUcer une_etpéce par une uUre^ 



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«70 r I G 

onirei'ouni bgrelTs. Oella opéralion «oaonrêa il jr ■ oiie qninxaiiM 
d'annéu rumme uns nouvelle dccuuTerle, ■ ili cociiue aDci^nue- 
menl. Aujourd'hui oo la prilique de diverM* minièrn : itcpuiii itHI 
iuiqu'eu juiDiwleD le climat, quand le ciel ni nébuleun. La plui »ûre 
ooniiile i coaper net le cep à cini] pouces en terre quand la aère 
cominence â le moavojr , et i te fendre par le milieu dans ud eipare 
•ana noradi. On iaière dans celte fente deux ente* taillée* en roiii par 
le groi bout, et plui é;»ii d'on r6lé que de l'iotre. Le plut épais, 
garni it ■■ peau exiérienre, doit l'adapler de façon que aon liber 
coiacide aTee celui du aujel. Apréa avoir lié la greiTe arec un oaier. 
on la balte de terre ponr la garantir du aoleil. M. BefFroy , adminis- 
trateur de l'IiApital militaire de Saint-Deuia. a communiqué lea de* 
Uili lea plus inléressani sur celle opération- 

La vigTie dure plus ou moina, auiTaal atm espèce , anivantla qualilê 
da sot, auivant le climat > etaur-tout. auiTanl le pinaou moina de boïs 
qu'on lui laisse en la (aillant. Iioraqa'elle a atteint enTÎrun aoizaiile 
■u>, 0(1 peut ta regarder comme vieille el usée : elle produite la vérité , 
du vin beau coup plaa fia et pina délicat qu'une jeane u^fna , maia en 
bien moindre qnantilé, car on remarque quelaboniéduvineatpteaiiue 
loujunraen raison iuverae de la qnanlilé qu'on en a obtenue. On gagna 
plua à l'arracher et à r«canvrir aon terrain avec du jeune plani , qu'A 
la greffer , comme celle pratique ut établie dan* pTnaieura vifiUDbfra. 

Les propriélaires de vignobles, dont le lerrein a asseï de valeur 
pour rapporler d'anirea prodnctiona, forcêa d'arracher la iiigiw lora- 
qu'elle aal deveane trop vieille, trouveroicnt an plua grand avantage, 
■n lieu de la laiaser reposer pendant quelque* annéca avant de l'Ënae- 
nenoer en graina , on de la replanter m vignei , de faire des prairtea 
artificielles i leurs fonds, leurs bestiaux , en seroiani améliorés. Qui 
nil mf me ai quelques-uns , après avoir eisajé cette culture , ne se- 
raient paa le^lé* , VU la qualité inférieure do prodait, d'arracber le* 
parliea de vigne» les plua mal exposées dans le aol le tnoina propice 
A ce genre de planlatiun T A qaoi aerveni , pareieiople, rerlaina via* 
tju'il faut coutotnmer d'une vendange ll'aiilre, et dont le* propriétés, 
loin de realaurer, semblent ne concourir qu'A peupler les prisons et 
ICa liapitauiT lia portent cependant un préjudice notable aux grands 
vighobles, et souvent le vigneron a son grrnier vide lorsque son cel- 
lier esl plein. 11 ne peut mime qnclquefuia »m défaire do son vin 
pour avoir du pain. Ne vandroil-il donc pas mieux , pour aes propres 
întéréta el cenx de l'étal , qu'il lournAt aei vues et sel «péculalioD* , 
VMS d'antres objet* d'une aiiliié plus générale ? 
Du Rauin. 

La floraison de la vigne est cunune celle détona lea fruits de la terre 
tin lempi de criée; mais une foi* passé, te raiain grossit poor ainsi 
dire à vue d'ail. L'époque de aa malurilé s'annonce par dea aignes 
qui ne (uni point équivoquca : le pédoncule de la grappe, de vert 
qu'il éloit, devient brun \ il se laiasti aller; la pellicule du grain s'a— 
knineit; il se détache pour ainsi dire de lui-mâme; sou jus est doux , 
«BVoureuK, épai* et gluant: il est temps alors de le cueillir. En allen- 
lUul qn'il s'agisse du nùeia propre A faire le vin , arrélona-ttuiu mu 



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V I G !,7i 

ceox qu'on cnlriva dani Im jarilii» et le \»ag des trsillea pour le* 
maager daua leur u»ua , ou puur les faire Mcher. 

11 n'eziiie pcul-étr» poiiil uns proprlêié runle, mâme iUdi 1» 
coniréo» Itu plui ■oplEDUioDaloi, où l'on na puiiie ib procurer de» 
raitina Irài-binu ■ minger, en adoiunl la vigne i nu mur, eu choi— 
•iuaul las BipÂcsa propres à former les Ireïlles , ep les cullivaot cba- 
cons «vMiaoiuel iulclligeuce; mais et aeroil enviia qu'oo chsrcberoil 
à«ii obtenir uuvÎA do qQalilé au périeure: il faiji préférer de lei manger. 
Dana le nombre de ceux qui ioaisseol de la meilleure réputaliun , 
Gonioie fruit de lable , comme conietlible, un cnniioit le cAimm/o* 
de MoMreail ,Je PaïUaùubUau , de 'Jiurteri. Plai'ii une bonne elpo- 
BÎtïoii , il jiToapéia sur pteeqae loui les poinis de la France. 

Dans quelijaaa boni «iguoblei on est dan* l'usage de laiaaer. le 
raàîn aux vignn nu eertain leupi encore aprèa qu'il a alieiul lou 
point de niKlDiilé, pour lui faire perdre aon ein surabondlnle, el cen- 
Genlrer encore sea priacipes; mais un plus long léioor sur le csppoar- 
ruit délerminersa puiréfacllou. Bi comme il devient sonveot lapreis 
d'une foule d'animaux qui en aont trèa-friandl, ou a iroigiii^ , pour 
le su^atraire à leur voracilé , d'introduire les grappe* dans dea aiice 
de pailler huilé , ou duos d«a sar^ de crin \ mais ces moyens , utile* 
pour le moment, ne sunl pas lonioor* ensuite *an* inconvéuiena; et 
le raisin aiaai conaervé ne peut élre un fruit de garde. 

lie raisin du initie eat deiliné i être conaerTé daus le fruitier ; 
c'est li qu'il doit se perfeciiouner ; si on le laissoit exposé aux pre- 
■mières gelàei , son enveloppe ae darciroil , il seroil inttuimenl muiiw 
aigréable à manger. 

Il faut choiair un beau jour pour le rneiUir , et faire en lorle de 
le reulrer *eo au fruitier ; à mesura que le coup de ciseaux sépare le 
grappe et qu'on en a délacbé tous les graiu* auapecta, on étend légê- 
reineat le* grappea sur dei daiea garnies d'un lit de mousse trèa- 
aèche , ou les iaule «t on ne la* touche que te moins po*sible ; quand 
la claie en est tei:auverte . un le* Iranaporle i la maison avec soia 
et aans secousse, at on le* porte avec lea mâmes pr6caiilioni le len- 
.demain au aoleit, si ta journée est belle; un retourne lea grappea 
quelque* heures aprèi, et on lea iiilroduit ensuite dana le fruitier, 
qai dort Mtt frais , aéi'é et un peu obscur. A celle métfaude, qui eal la 
plua aimple, la plu* sûre et la plu* généralement pratiquée, qnand 
les circonslance* lurale* se trouvent d'aocord avec les soins, on peut 
en ajouter d'autres, dont voici le* principalea : 

On auspend les grappes 1 de* gaulelfes de bois (^é*-sec , de manière 
qu'elle* ne le touchent par aucon point de contact. L'attention ra 
quelqnefeia joaqu'à les y fixer A la faveur de BU attaché* an petit 
boat de la grappe, dana la vue de procurer encore plu* d'isolemenL 

On garnit l'intérieur d'une on de pla*ieer* caisses, du gaulettea on 
de ficelle* lor leaquelle* sont rangées le* grappe* sans sa loncher; OB 
lea ferme ; on applique un enduit de pl&tre *ur toute* lea jointuree ; 
en iniiaporle ainsi les caisses i la cave , el on les reronTre de plu— 
sienrs couches de sable fin et tr^-sec. l^ raisin se canserre ainsi 
Irès-long-tempa ; mais da* qu'en a entaMé nue eaifse , il fattt promp- 
ir le fruiL 



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,^, V I a 

On prend âat csndrM lien limiiiei qa'on dâtruopc tver d« l'«wi 
'«n cimaifUiire ds bgaillie claire : on 7 plonge 1«* gnppei i différoalea 
leprÎKi, juiqa'A c« que U cuuleiir dei gnAo* ne (oil pltii appcrcne. 

On lai riiige enraite du» anecaiiM *ar on lil de* taémvKxain» 
non nloaillée*; on lei reconvre d'an lecond ring, celai-ci d'uns 
couche de cendre Mche , el liiui de «uile jntqu'à ca qne la bulle aoil 
remplie. Apre* l'iToir ■oignenaenienl fermée , on la dépoaa i la care ; 
•I ponr >e aervir da frait, il «oSît de le plonger à plutienr* repriaea 
dam de l'csa fraîche ; la cendre a'en délache facîlemant, eliL eit aoMi 
fraii qu'an moment où on l'a cueilli. 

La paille bien aècbe aert qnelqnefoia d'eareloppe anx grappei 
de raisin* lit lur lit; elles ae coDierrenl en trèa-bon clat , pourvu 
qu'on Isa melte k l'abri dei animaux itettroriann ; d'aulrca fuia il 
aalGt d'iaoler Isa grappe* aur n&« pbncbe, et de coavrir chacune aveo 
«D vaaa creux de Terre ou de faïence , par exemple arec dea clochn 
i melona ; on le» euTeloppa , on lea uirmonle d'une couche de atble 
fin , «1 le frolt a'j conaerve exempt de lonie aorre d'atteinle. 

Outre l'avanUge qn'on a de conaerTer lo raitin arec toua lea agrà- 
nani de la nouTeaatû , nn parvienl, an moyen d'une lente el aû- 
f neoae deuiralien an aoleil ou au four , de lui faire éprooTer an de- 
gré de compreaaioD tel que . D un -tenir menl il préaentF une peaanfenr 
apériGqne conaidêrable eu niaon de aou peu de Tolume , mua ainai 
diapoii , il peut dire gardé pluaieuri année* et tranaporté dana lea 
plua lointaine* région* , aana auhir ni déchet ni aucun genre d'allér»- 
lion. On en cample dana le commerce de trois cipécea. qui te débi- 
tent (DUS des noms el i de* prix diiférena : lei raitiiu ih Provenca, 
le* raitin* de Damai el lea raitint de CoriMht. Le* procédés pour 
les préparer aont décrit* dans luui lea triitéa d'économie doraealiqae. 
|l*DlIira donc de dire ici qulla ont- pour base une 00 ploaieura im~ 
raertiuua dan* une leiaire «Iraline , el un deaaèchemenl plus ou moins 
ispide, soil au fonr , soit au soleil , toil à l'ombre, aelon les lieux 
el lea circunstances. 

Je croia nepouvoirmleux faire panr l'utilité dn lectenr, qoedater- 
inûier par U description d'un procédé employé par nn jardinier d« 
l.i Larriiua , et que AT. Dunieux indique i U lia lie ion article Vi- 
otiE, pour servir *ur U table, même après l'hiver, dn cep* gamia 
de feuilles el de froil* aussi frais qu'au cummenoament de l'autonine. 

Il a'agil de se mnnir aranl la taille d'une caisaa de neuf poncea de 
grandeur et de profandenr , en ménageant dan* le fonr an* oOTcr- 
ture asaei large pour introduire dana celte cuaae un aarment qui , par 
la grosseur de ae* nauda , promette du fruil. On fait aupporter œU» 
caisse 1 U hauteur de la branche choisie, par deux crocheU fixés dans 
le mur ou par dea appuisde fenêtre* s'il s'en trouve! portée; on taille 
le sarment i deux ou trois yeux an-dea*n* de la caiaae , et on la rem- 
plit d'asses bonne terre qu'on arrose aonTenl el abondunmeut. \m 
nmean prend racineet pousse bientôt dea bourgeons chargé* de belles 
greppea ; quelque temps avant lenr maturité , on sépare celte mai^ 
«otte de la treille eo coupant la mére-branche do «etle-ci ru au- 
deieods de U caiase ; on reirtach* tontes lea parti» dea nouveanx aar- 
meiu qui «ont rapérieur* à la grappe U pliu élevée , «I «a Uaniparto 



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V I G >,5 

cgHi! plante avlnl lei geliu dam dd lien ofa «lie (oïl â l'tbri d«* (triixb 
froid* ; il «nffii •loi'a da l'irrgnr de temps au lempi , poar aToiT en 
kTiil e( en mai fie* grappes d* nu'iin couronnée* de reuille* , et atuii 
fraiclie* qii'aa momeal où on 1m ■ cueillie* i U IreîUe. 

Cb procédé oSre plu*ieur* autre* avantage* ; il en résulte pour 
ruinée prochaine un pUnteh«Telii dont la bon lé n'est p*« équivoque; 
et c'est an maym ai*é et infaillible de propager certaine* eipécu 
qn'ou ne proTJgne que difficilement. Il n'e*l question pour cela qoa 
da retirer an printemps la crp de U caiass arer !■ niutte, el do le 
remettre ca pleine terre; il loufTre *i peu tle celle irantplanlition , 
que dnraulumneauivanle il e*t chargé de fruittcomme l'année d'au- 
paravant. Pour le lurplui, t^es le* mot* VlH el Vin a ion e. (Fa an.) 

Outre l'espèce de vign» dont on vient de parler, le* bolaniates ea 
onl déi'ril nue douiaioa d'aulrc* , dont la plupart croisient iponlaué- 
iBent dans l'Amérique leplenlrionale , cl dont ploiieurs sont cnllivéca 
dans no* jardin* , el par coniéquent d«n* la oa* d'être mentionnée* ici. 

Id ViaNB A OKOs ruDiTi, f^lû labnuea Liui>. ,qui est tlioiqw, 
a les feuilles très-grandes, en ccear, déniée* . souvent un peu lobée*. 
et oouverle* en deg*aii* d'une laine fauve. Elle le trouve Irèa-abon-* 
dammeiit dans le* lieui humide*, s'élève au-deuu* de* plu* fjraixU 
■rbre* , et *e* grappe* femelle* ne *oal compoiée* que d'un petit nom* 
bre de grains, maisqni acquièrent quelquefois la grosseur d'une naiz> 
C'est le ^Tfropf)* de* Anglai*. J'iisonTenltnangéde* rai*ins decella 
vignt pendant mon *éjour en Caroline. lieur aavaur e*t bien inH— 
rieare à celle des nôtres, mai* cependant agréable; on pourroit cer- 
tainement en tiier parti. Sea feuille*, souvent larges de plus d'un 
demi-pied , la rendent propre é faire de* tonnelle* , et soûl d'antant 
plu* remarquables , que le vert obscur de lenr surface supérieure con< 
traite avec le fauve de lenr aurface inférienre. 

La ViOMB vuuiNK , qui est dioïque, aie* feuille* en cœur , déniée*, 
aigiiiù , et glabres des deux cfité*. C'eil le fi'is cordifolia de Michaux , 
le winitr grappa de* Anglais. Elle se trouve dan* le* bons terreini 
non Iiomida*,et est pin* rare que la précédente en Caroline, u& 
je l'ai obnervée. Se* grappe* de raisins sont beaucoup pliu aban- 
danle* en grains que celles de la précédeule ; mais ce* groin* sont i 
peine de la grosseur d'un poil, et leur **vear est beaucoup plus rap- 
prochée de celle de nos miain» ordinaire*. On pourroit certainement 
en faire du cùienoenlralisanl l'eicè* d'acide don| lenr sur est pourvo. 
J'en ai vu de* pied* aaseï abondamment convert* de grappea pour 
mériter les frai* da l'ezpluilation. Toujours esl-il vrai que dan* la 
Basse-Caroline leur culture seroil plus avnntageuse que celle de la 
vifTie d'Europe, qui, ainsi que je l'ai remarqué sur les pied* qui 
exiïlenl dan* le Jardin dea Plantes de la Bépubliqoe frsnçaiae, qu'en 
ma qualité de conint. je dirigeai* en l'absence de Michanz , ne peut 
être employée utilement, parce qu'elle fleurit pendant six moi*, c'eil- 
i-direqn'il y a de* grain* m&n , de* grain* verl* el de* fleur* aur 
la même grappe pendant lont l'élé. 

La VroNE airaiBB, qui e*t dioiqne,a le* feuillet en cwnr aigu, 
inégalement dentée*, et leur* pétiole* aiutj que leur* nervure* velues. 
£llo ae iroure •ur iM bord* du MûiiMpi el-de l'Ofaio, d'eneUeaété 



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374 V I G 

apportée ànn» le iardin (le U Carolins pir Michaat. Elle t»t ian» le 
cas de Taire genre. Sei baiei Boni li arerbei , que pour eo avoir icrni 
daui l'inlcDlion d'en envoytr \ea pcptni ea Europe , j'ai eu lei mttiM 
Tidéea et duuluurcuaei peiidnul plusieurs juuri. 

La ViOHi vTiHca . fitit he^racea Wild. , Htàera quinquefoUa 
Liiiu. , qui ■ lei feuilles cumputéea de cinq fuliolei ovalai , denl^, 
las piiaicule* des fleuri lermiiialei , et les rsmraox radicans. Elle tr 
trouve diui loule l'Amértqiiti leplenlriDDile, et a'^ldre aa-desaai dta 
plus grands arbres, des ruchers le< plosperpeudiculaires, an mojea 
de racines ou mieux de •ucoirsa-peu-pres semblablesàceaidu/iem, 
^DitiaisMulireilréinilêdesesvrilleaels'insinueiil dsns les pins pe- 
lilesfentDs.OulaculiÎTe beaucoupeu Europe pour masquer 1» murs 
•xpusésau nurd , ce i quai elle est très- propre. Elle tUuI avec la plus 
grande facilité, suit de graines, luildcimarrulles ,soitdeboalorea; lln'j 
■ qu'un sol trop net: el une trop grandeexposïtiao au soleil qui lui soient 
cuulrairee. Une manière d'en tirer parti pour l'oruemeul, 4ui n'est 
pas aases connue , r'esl de la piauler au pied d'un psleau de qniDBe i 
vingt pieds, au sommet duquel elle parvient bienlAt, et d'où elle r»- 
tuinbe avec beaucoup de grâce. Il ne s'agit dans ce f aa que de la régler 
■rec la aerpelle. 

Lu ViOHE TU ARBaa a les feuilles surcomposées , et les foli<f1e* 
talérales piiiiiées. Elle ae trouve en Caroline et en Virginie, dans les 
lieux sers et ombragés. Elle •'élère au moyen de Trilles aa-dessea 
des plus grandi arbres , et acquiert quelquefois une grosseur qui ne 
leur est pas inrérieure. Celte espèce eit eilrèmemcnt élégante, mai* 
ke rnltiva plus difficilement que la prérédeniei en conséquence elle 
u'eat pai encore iréa-cumniaDe dins nui jardin*. Quelques botanistes 
plaeenl celle eapére parmi les Libiiheb f^oy. ce mol.Ponr leaurplu*, 
^ofcuimois ViMelViNAiGHa. (B.) 

V[6N£ BLANCHE. On nonime vulgairement aJrui U 
Br\onb. foy** ce mot. (B.) 

VIGNE ÉLÉPH ANTE. C'wt I'Achit. Foy. ce mot. (B.) 

VIGNE DE MALGACHE. C'o«t un puDiAwi. royem c« 
mol. (B.) 

VIGNE NOIRE SAUVAGE, f^oy. va mot Tahibk. (B.) 

VIGNE DU NORD. On a donné ce nom an Houbian. 
Voyt» ce mol. (B.) 

VIGNE DE SALOMON, nom Tolgaira de la Cuha- 
TiTE. Voyn ce mot, (B.) 

VIGNE VIERGE. Cert tanlàt la Vionb de ce 
nom, lantdt la MoHBbLS douce ambre. Voy** ce» 
mots.(B.) 

A''IGNERON , nom d'une cocjuîUe' de \hiliee dn vtgiu» 
pu «toargol , haiix pomatia Lion. Voyez au mot Hé- 
lice. { fi.) 

VIGNETTE. On appelle aiiui Tulgaîrement k apwi» 



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R.ia. 






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. V ï G 3-J5 

vlmaîra dans qnelqaes «tnlons, el la èUmaSt» hUue âtm 
quelqaes axtrea. Vf^et aux mota Spiu^éb «t CLiMATiTA. (B.) > 

VIGNOT, nom vul^ire d'un coquillage du genre dea 
tabots {turbo,liltoreuê Linn. ), qu'on mange aur les côtea 
de France, f^oyez au mot Sabot. (B.) 

VIGOGNE {Cametuê vUugita I.inn.. fig- ^l"» l'-^ù-'» 
toire naturelle (U Bnj^a.), quadrupède du genre du Laha, 
e( de k première Kclion de l'ordre des Ruminanb. Voyez ces 
deux mota. 

L>a vigogne est célèhre par la beauté et la fineue de sa 
(oûoii. Sa taille est à-peu-près celle de la ehèvr» domestique; 
elle a de la légèreté dans la rorine , de ta viTacilé dans la 
physionomie, de la noblesse et même une sorte de fiei-té 
dans lea alliludes ; elle tient constamment la tète hante , et 
son cou se dessine agréablement ou S; sa tête est arrondie 
et sans cornes , son front large , son museau court , son nés 
Bpplati, et son menton sans barbe; ses naseaux sont écartés 
l'un de l'antre, ses yeux grands et noire , ses oreilles droites 
et pointues, ses jambes longues, si on les compare à la 
grosseur dn corps, ses pieds séparés en denx doigts, ses sa- 
bots noirs, minces, convexes en dessus, et plais en dessous. 
TJne iaîne très-fine et molle courre sa peau; celle de la 
poitrine, aussi bien que de l'extrémilé de la queue, aat la 
plus longue. Sa couleur est d'un blanc jaunfttre sous la mâ- 
choire , blanche sous le corps, d'un Lrun roUgedtre sur la 
plus grande partie du corps, et Isabelle surleresle. 

Cest un animal particulier à la partie haute du Pérou ; il 
habile , en troupeaux plus ou moins nombreux , les croupes 
très-Froides et désertes des montagnes les plus élevées et lc:i 
moins accessibles, principalement dans la portion des Cor- 
dillères qui appartient aux provinces de Copiapo et de Co- 
quimbo. Sa pSture ordinaire est Vicha onpajon, plante qui 
tapisse lea rochers au milieu des glaces et des neiges. Il court 
et grimpe sur ces rochers avec autant et même plus de lé- 
gèreté que le chamoU. Son cri est un son aigu , qu'il répète 
souvent, et que l'on prendroit plutôt pour le sifBemenI d'un 
oiseau que pour la voix d'un quadrupède. Extrêmement 
timide et rusé, il ne se laisse point approcher, et lea Péru- 
viens ont renoncé k le surprendre pour le tirer ou à le 
chasser avec des chiens; mais ils ont trouvé un autre moyen 
de s'en emparer. 

Après avoir examiné la montagne oili paissent plusieurs 
bandes de vigogneu , ils foi-ment , le plus près d'elles qu'il 
leur est poasibie, une enceinte avec une corde tendue en 
cercle qui néanmoins n'est pu exaclement fermé i ils j 



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1,6 V I G 

luiaenl one OHTerture par laquelle les vigognes puÎMcat 
entrer, et ib fixent la corde à une hauteur médiocre, de 
manière qu'elle touche le cou de ces animaux lorsqu'ils en 
approchent; ili y allachent auuî dea lambeaux d'éloSea d* 
toule couleur qui voltigent au gré du vent. Ces dispositioiu 
faites , les chaaseura, qui sont en grand nombre et accom- 
pagné* de petits chUna dressé* â celle chasse, battent une 
grande partie de la montagne , et poussent devant eux le* 
vi^gtMs , oue lemoindre brait effraie, jusqu'à ce qu'elle* 
soient entrées dan* l'enceinte formée par la corde. Lors- 
qu'elle* se voient renfermées, elles cbercbent à s'échapper; 
mais , épouvantées par les morceaux d'étaffe agiles par le 
vent , elles ne savent ni sauter par-desias la corde , ni 
baisser le cou pour passer par-dessous, et les chasseurs, qui 
arrivent preM)ae auisi-t6t qu'elles dans l'enceinle qu'ils ont 

réparée, les luent et les écorchent pour en avoir la peau et 
laine. 

Ce sont ordinairemeol des Indiens et de* métils qni s'oc- 
cupent de la chasse aux vigogne», et c'est peut-être la plus 
pénible de toutes les chasses; elle ué se fait que sur dt» cime* 
glacées ou il n'y a aucune habitation , et elle doit quelquefois 
durer des moi* entiers, si l'on veut qu'elle ait un avantage 
réi^ Si le temps devient mauvais , s'il neige ou s'il s'élève 
des vents violens, les chasseurs n'ont d'autre resMturce que 
de se mettre à l'abri de quelque rocher, et d'attendre la fin 
de la bourasque. C'est ainsi qu'ils passent les nuits ; du maïs 
larme toule leur provision, et ils y joignent la chair de* 
vigogata quand leur chasse a été heureuse. C'est une fort 
bonne viande, que des voyageur* out comparée à celle du 
treau, et d'autres à celle de la bic/i*. 

Mais ces chasses, qui produisent ordinairement de cinq 
cents à mille peaux, sont de véritables tueries; les Péruviens 
ont la cru.iulé de massacrer toutes les vigogne» retenue* dan* 
l'enceinte, et ils ne laissent échapper aucun de ces doux et 
innucens animaux. Ils vendent les peaux garnies de lenr 
laine; car on n'achèteroit pas la laine séparée, à cause de la 
fraude osses conunune d'y mêler la toioon du poco, qui a la 
même couleur, mais qui est moins fine. Les marchands qui 
•chèLent las peaiui de vigogne», les font dépouiller de leur 
laine pour l'eni'oyer en Espagne. L'appSt du gain étouffe au 
Péi-ou , comme en d'autres pays, toute considération de bien 
général; eii massacrant impitoyablement chaque année un 
grand nombre de vigogne» , on diminue une espèce pré- 
cieuse , et l'on ne lardera pas à t'anéaulir. Il en coilte & 
préaent des fatigue* incroyables pour se procurer U toison 



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V I G .., 

die ta animatix , et il ne ura bientôt plu poniUe , quelque 
peine que l'on m donne, d'en avoir auot pour qu'elle puisse 
entrer dans le commerce. Ce sera une perte qae déploreront 
le« manuTaclures et les arts, et qu'il seroit facile d'éviter, si, 
■u lieu de melire U mort loulea les v^o^mMpriMa aux battus» , 
l'on se oontentoit de les londre et de m ni^nej;er une nou- 
velle laine pour l'année suivante ; on tueroit seulement quel- 
auea miles, dont le trop grand nombre nuit à la propagation 
o l'espèce : c'étoit ainsi 'que l'on en usoit au t^nps dea 
Incat. 

Il est une autre mesure plus grande j plusimporlanle, H 
qui illustreroit le gouvernement aux ordres ou i ta protection 
duquel on la dffvroit; c'est de s'approprier l'espèce même do 
]a vigogTu , et de la sauver, au sein de la domesticité, des 
massacres qui U menacent d'un anéantissement prochain et 
total. L'on a fait, dit-on, au Pérou auni bien qu'en Es- 
pagne, des essais infructueux à ce sujet; mais ces tentatives 
ont-elles élè dirigées avec sagacité, et sur-tout répétées el 
aoulenues avec persévérance ? Si l'on considère le lemps qu'il 
a fallu pour lirer le moufion de ses montagnes, pour rédnirv 
•on naturel sauvage, et en faire l'animal le plus doux et le 
plus paisible , l'on concevra que ce n'est pas de quelqoes 
essais, presqu'aussi-tôt abandonnés que commences , qu'il 
est possible de prononcer sur le plus ou le-moins de facilité 
i soumettre uu animal précieux à l'état de domesticité. 
M. l'abbé Moliça , qui a voyagé long-temps dans les con- 
trées que fréi^uentent les ciffognet , ne doute pas qu'un no 
Sarvienne un jour à tes ranjier nu ncmibre des animaux 
omestiques, lorsque l'industrie nationale, qui commence 
feu k peu à se développer, aura un peu plus d'activité. 
Hist. natur, du Chili.) L'on a remarqué que les vigogne 
que l'on nourrit dans quelques maisons de Lima par pure 
curiosité, conservent toujours un penchant lrès-marqu£ 
pour la liberté, et que leur naturel demeure sauvage; maia 
ce baractére farouche lient à une excessive timidité , que l'on 
peut espérer de vaincre, du moins en parlie, dans un être 
dont les moeurs sont doucea et innocentes. D'ailleurs , il ne 
s'agit pas d'apprivoiser complètement les premières vigogne» 
dont on s'empareroit ; et si on parvenoit ii les faire multi^ 
plier , l'on auroil obtenu tout ce qu'il est raisonnable d'en 
attendre. Les premiers produits, auxquels il ne resleroitguo 
l'instinct el non l'habitude de l'indépendance, seroient moina 
sauvages, et il en naitroit des individus qui auroient déjà 
l'emprdnte de l'esclavage et le germe de la docilité. 
Irun antre côté, faire descendre tout-i-ooup les vigognêt 



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..8 VIO 

deswDimebdmBumiagnM, où règoo un froid itonul, dana 

deaplainei échauffée* par un aoleil ardeiit,c'ei(]e««xp<Mer A 
périr. Une pareille Iran aniigra lion ne peut a'opérer qu'avec 
uénagemetit el par gradaiion. C'eil Mtu doute farite d'avoir 
auivi celte marche, inditiuée par lu uature,qu« lea Eapapiola 
n'ont pa« réuaii dans les tentatives (ju'iU ont faitea siir ce 
sujet Les Pyréoées, les Alpes ottrrnt en France lea ailes 
les plus convenables pour bommeacer l'éducation da ce* 
animaux. 

Un de mes anciens amis, U. de Nesle, qui joignoit k an» 
fortune considérable, le goût de tout ce qui est beau et utile, 
«voit conçu le projet de faire venir, du Pérou en France, 
des vigogne», dan* l'intenlion de les y acclimaler et de lea 
propager. Le* circonstances , parmi lesquelles on a compté, 
avec quelque étonnement , l'oppoaitton de la part d'un 
inspecteur-général du comnerce, ont empMié l^xécution 
d'un projet qui n'avoit pu se former que dana une ame 
élevée et amie de sa patrie. Il reste encore à exécuter. Hon- 
neur A l'hon^me opulent ^ui , en se chargeant de l'exécution, 
aura senti que le* riclieast^i n'attirent la considération pu- 
blique qu'aulant qu'elles s'écoulent vers de* choses grancfea, 
Dobles et d'une utilité générale ! Gloire et reconnoissance au 
^uTernement qui lui prodiguera de puissans encourage- 
mens I a J'imagine , dit Bufion , que les vigogne» seroient 
uneexcellenle acquisition pour l'Europe, et produiroient 
plus de biens réels que tout le métal du Nouveau-Monde , 
qui n'a servi qu'i nous charger d'un poids inutile, puisqu'on 
avoit auparavant, pour un gros d'or ou d'argent, ce qui 
noua coûte une once de ces même* métaux w. 

Il n'y auroil pas à craindre que la laine des vigognêâ se 
détériorât par la transplantntion et la domesticité ; n sVons- 
nous pas l'exemple du mouflon ou mouton Muvage, dont la 
toison s'est améliorée danH nos moutons ? £t une analogie 
bien fondée ne noiisautori»o-t-ellepasà présumer quelalaioe 
des vigogne» se perfeclionneroit également entre noa main«? 
Beaucoup plua belle que celle des brebia, elle est aussi douce 
que la soie. Sa couleur naturelle est si fixe , qu'elle ne s'altère 
pas sensiblement sous la main de l'ouvrier, et elle est sus- 
r«ptible de prendre lea couleurs les plus riches. On ea 
compte de trois sorles dans le commerce, la fine, la carmé- 
line ou bâtarde , et \cpelotage, ainsi nommée parce qu'elle 
est en pelotes : celle-ci est peu «stimée. Je transcris ici uno 
note fort intéressante, et qui , sous aucun rapport, ne peut 
parottre déplacée : elle est du spirituel et «ayant Pougen*> 



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V I G «79 

Voyet M Traduction du Woyag» philosophique et pittoresque 
sur le* rivée du Rhin, par Georcea Forsler. 

u En 1774, cette matièi'e (la laine de vigogne) élant 
» tombée à un prix très-bas, mon digne et verliieux ami, 
s AlesHtidre Breton , El fabriquer }e premier, dans Paris, 
y> une pièce de drap de vigogne en couleur naturelle. Cet 
v eiaai ayant réussi au-delà même de ses esuérancen , lui 
» donnoit des droits aux encouragetnena du miniafère ; mais 
» il n'en obtint aucun , parce qu'il étoil trop pur, trop 
n désintéressé pour Aaller les inspecteui-s-généraus du com- 
» merce. 

» n fît teindre diverses pièces de vigogne en bleu fonc^, 
» bleu de ciet , cramoisi , violet fin , et écarlate. Os couleur* 
» riches réussirent tauteâ é^lement bien. La laine de vigogne, 
» qu'on prélëixiit dans la bonneterie à cdte des pitons, 
» parce qu'elle n'est point, comme cette dernière, chargée 
» de longs poils droits, est tellement propre à faire des draps, 
w que même on en peut fabriquer de première qualité aveo 
B la partie la plus déliée des louffea blanchâtres. 

» Si le gouvernement lui avoit facilité les moyens d'établir 
» en grand une manufacture de draps de viffogne, il anroit 
» pu les fabriquer, TU la modicité de là main-d'œuvre d'alorv, 
V au pris marchand de 60 livres l'aune. 

» Ces draps, au surplus, ne peuvent être comparés A 
» aucun autre, parce que le vigogne est d'une natura diSe- 
w rente de toutes les laines d'Europe. 

» Je tiens en partie tous ces détails de l'honnête et sage 
r> négociant que le viens de citer. Son mari, bon pève, bon 
» ami , philosophe-pratique , patriote par sentiment et par 
» conviction , ce sont de tels nommes qui font & richesse 
» des Etats, toutes les fou que la vertu est à l'ordre du jour. 
» l'ai vu ce citoyen respectable, au milieu de huit cents 
n ouvriers dont il éloit le père et l'ami , oublier ses tntérélB 
» et ne s'occuper que des leurs. Aussi la destinée , moins 
M aveugle qu'on ne pense , en punissant , par de stériles 
jt richesses , le négociant dont l'industrie usuraire complu 
» avidement les heures du paâvre, a-t-elle donné à celui-ci 
v pour récompense les trésors d'une heureuse médiocrité ». 

Il y a quelques années que le prix courant de la laine de 
«•i^gnAvarioit, en Espagne, suivant la quahfé, depuis quatre 
juaqu'àneuffraocsla livre. llaauemenlédepuisetaRgmenlera 
toujours , k raison de la diminution progressive àei animaux 
qui la fournissent , en sorte que le« draps que l'on fabrique 
à présent avec cette laine sont beaucoup trop cbera pour 
4trs 4'un usage général. Geiu qui sortent de U msnu&cture 



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.s. VIL 

de M. Decretot.-câibrafabricsnl de Lonviera, MiDt d'une 
«xécutioa paiTaite et d'une gi-andc beaul^, ainsi' qae le* 
achak également en laine de vigogne , qui ont le même 
croiaé, le mfroie moellAx, et à Irèi-peu près la même 
finesae que let ichals de Cachemire. Cette nmlière entre auuî 
dans la fabrication des chapeaux fins, mêlée avec le poil de 
lapin ou de liètTe. (S.) 

VILAIN. On donne ce nom à un poitaon du genr» 
cyprin, cjrprîniu JnM. C'eat par erreur que Dubftmel et 
autre* ont écrit que le vilain étoil le eyprimu ctpAaiuM, V07. 
au mot Cyfkin. (B.) 

VILAIN, dénomination que Picot -Lapeyrouie a im- 
posée à un vautour qu'il « observé dan* le* Pyrénées. C'est 
h même que le Vadtodb sk Mai.ts ou Vaotoux bhdn. 
yoyém ces mots. (Vieill.) 

VILDENOVE, fyiidenovia, plante Tivace, à lif^ de 
trois pieds de haut , k feuilles rapprochées, alterne*, mide*, 
pinnees arec impaire, à pinnules ovaie*, opposées, décnr- 
reole*, dentelées, garnies de soies et pourvue* de stipules, 
k fleurs solitaires et axilUires, porléei aur des pédoncules 
Irée-épais et garnis de stipule* glanduleuses. 

Cette plante , qui est figurée pi. 685 des lUutlratîons de 
Uimarck, forme un genre dan* la syneénésie polygamie 
•uperAue, établi par CaTauîlIes , et qui offre pour caractère 
un calice commun double, l'un et l'anlre polyphylle, l'in- 
térieur cylindrique , et l'exlérieur phis court, formé de fo- 
lioles sétacée* et ouTertes; un réceptacle garni de paillettes, 
et portant dan* aou centre des fleurons hermaphrodites, et 
k sa circonférence de* demi-9eurons femelles fertiles. 

Le fruit est composé de plusieurs semences oblongnes, 
pentagones, couronnées par cinq soie* droites. 

La vi^noMcrollau Mexique. ËUe est cultivée dans les jar- 
dinsdeParis et de Madrid. Elleaconsidérablemant d'affinités 
«vec les Zinnia. Voyet ce mot. (B.) 

VILLARÉ5E, VUiareaia, arbrisseau du Pérou qui forme, 
dan* la penlandrie monogynie, un genre qui offre poue 
oarmctére différentiel un oaliee k cinq dents; une corolle de 
cinq pétales; un sligmale seuile ; une oapaule oblongue, 
«iguë, uniloculaire , bivalve et moaosperme. Il est men- 
lioané dans la Fhr* du Pérou. (B.) 

VILE^RSIE , Villartia , genre de j^nlea établi par 
Vaiter, n" ioq de sa Fliir» d» la Carotin», et ainsi nommé 
par Gnelio. J ai figuré a" 16 du BulUtin dt la Société Phi' 



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VIN ,Si 

iomati^w, la plante qui lui sert de type, «t qui ae trouve 
dans les eaux stagnantes de la Curolîne. 

Ce genre spproqhe inânimeut de celui deam^n/ani^A, et 
iiuuieus a réuni à ce dernier plusieurs de «es espèces ; mais 
Ventenat, dans son ouvrage inEilulé CAoix des Plantes, l'en a 
bien disUaguéi et lui a donné pour caractère : calice de cinq 
parties^ peraistant; corolle en roue, à limbe souvent cilié } 
cinq étaminesiun ovaire supérieur, surmonté d'un style à 
stigmate bilamellé , et à base euiourée de cinq glandes ; cap- 
sule à une loge et à deux valves, renfermant un grancl nom- 
bre de semences. 

Ventenat lui rapporte quatre espèces : 
' TJovale, qu'il a figurée pi. 9 de l'ouvrage précité ; la r^M- 
pAoîJe, dont la fieureit jaune, et qni se trouve abondamment 
dans quelques rivières de France; ['indienne; U lacunetue, 
qui est la mienne : toutes vivent dans l'eau, f^ayet au mot 
MÉNVANTH£. (B.) 

- VILl£BllEQUIN,Bom donné, par les marchands, à une 
(wquiDe du genre des vermieulaires , figurée dans Dargen- 
viOe, pi. /( . lettre L C'est le serpuîa imbricaiie de Linctetu. 
yayei au mot Veshicui^ire et au mot SEitPT)i.E. (B.) 

VILLICHË, Fî^fitiftia, plante à tige rampante , filifarme> 
hértsgée , à feuilles alternes , pétioléés , écartées , presque 
rondes, presque peltées, crénelées, hérissées, rougefltres eu 
âessous , et k flenrs rouges , géminées , portées sur de longs 
pédoncules axillaires, qni forme uu genre dan« la triandne 
inonogynie. 

' Ce genre offre pour caractère un calice à quatre divisions [ 
nne corolle monopétale à quatre découpures; quatre éta-^ 
luioes ; un ovaire supérieur , surmonté d'un seul style. 

Le fruit est une capsule biloculaire et polysperme. 

IjS villiche eat annudle, et cnrft au Mexique. (B.) 

VIMBE, nom spécifique de poissons du genro CypAin et 
SaH-moke. Vvy. ces mots. (B.) 

VIN. Ce nom convient à tous les stics sucrés des Végétaux> 
qui, par l'efiet d'un mouvement intestin qu'on nomme/»— 
wtentatian, de doux et opaques qu'ils étoient, sont transfor- 
més en Une liqueur agréable, transparente , plits ou moina 
piquante ; mais on le donne plus particulièrement an suo 
exprimé des fruits de la vigne quia subi cette fermentation 
et produit le vin proprement dit, la meilleure de toutes les 
liqueun formentéèg. 

Ij'art de faire le vin se perd dans la nUÎl des temps ; les 
•nciens Egyptiens en coonoissoient les procédéa ; ils existent 
3utin> T 



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,S, VIN 

encore sculptés eut Ua mura de lenra templea let plus an- 
tiques; leaGreca et lesRomaina 1rs avoient recueillis, et prépa- 
Toient une mullilude de fin», dont les noms et la célébnlé sont 
nasses jusqu'à nous. Ils en avoient de légers qu'ils pouvoient 
boire de suite ; ils en avoisnt d'antres qui n'ètoient potables 
qu'après un temps très-long ; enfin ils en avoient dont la con- 
servation seprolongeoit au-delà d'un siècle ; ils melloient ansn 
eu réserve du moât plus ou moins concentré par l'évapora- 
lion, et qu'on déla;foit arec de l'eau pour en préparer des 
boissons. Les habilans de l'Archipel ont continué k faire cette 
espèce de raisiné, car M. Boudet, pharmacien en chef de 
l'armée d'Orient, a trouvé, dans les magasins d'Alexandrie, 
des bouteilles de terre d'une forme agréable qui en étoieni 
remplis. Ce roUiai avoit la consistance de la ittilntta; il est 
employé aujourd'hui en Egypte à faire une espèce de trrbet. 
Cependant quoique l'art de faire le vin soit fort ancien, et 
^ue les avantages de cette boisson pour la aociété aoient in- 
contestables , il élott encore éloigné d'atlrâidre toute U per- 
lée tion denrée. 

' Un chimiste célèbre , dont le minislàra sera remarquable 
par des instilutions utiles k l'agriculture, aux sciences, aux 
«ris et à U bienfaisance, M. Chapial, vient de lui en fournir 
les moyens en développant, avec le génie ijui lui est propre, 
tous les phénomènes delà vinification , et en jetant un nouveau 
jour sur cette matière qui occupe la second rang dazu l'échelle 
des richesses territoriales de U France. 

£t en effet il a examiné avec le plus grand soin la nature 
des raisins; il ft calculé avec précision l'influence qu'exercent 
sur eux les variétés du sol, du climat, des saisons et de la 
culture ; celles que produisent sur leurs sucsj sur les différeos 
procédés de la vinification , les divers degrés de température 
employés; et ensuite appuyé sur des principes certains qu'il 
a pu se faire,, il propose aux fabricans de vint les méthodes 
les plus appropriées à leurs différent pays: Aidé particulière- 
ment des lumières que renferme ce Traité, nous allons tâcher 
de donner aux cnllivuteurs de la vigne les mojrens d'ajouter 
i la bonté de leurs vint , et d'améliorer céu^ tjue le climat et 
Tei position , le caractère des saisons, la qualité et l'espèce des 
raiiitu , .&c. n'atiroienE rendus que otédiocrea. 

Si c'eat ponr les peuple* qui cuUiveol la vigne un.sujel de rijvoa- 
ssD'Y. c'est, iiir-lonl pu^r 1^ Ftsucu presque entière, un temps dç fête 
ei Je Ri'lé; les hsbîunj dé tous le* rsng* semblent se confundre In 
tiu>4T«c Ici nUlrta puur ue \o\t dans ces b^te^ récoltes qu'un* msi- 



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VIN .85 

que cerrain* dé l'immeoM richeue letritoritle de leur patrie, el la 
plupart abandanncQt Ici Titlea pour conrrr i leur» Tigoublea ou i 
«OUI de leur» amii i l'époque de la vendange. 

I^iour «lé pour la cueillelle duraisiVi ne dull pai êlre îndiflirent 
puiiqae la durée ptu> ou mains longue de la fermenlaiou en dépend ; 
il faut donc choisir, autant qu'il eit possible , le temps le plus ravunbl* 
aiaTcndange, c'eil-à-ilire lorsiju'il fait iec.el que lu soleil a diwipj 
la rosée que la fraîcheur des nuits a diipnsée sur te rainin. 

La maturité du raiiin ae reconuoltà la réunion des ai^nes sniTauc 
queue brune, grappe pendante, grains ramollis, pellicule amincie, 
grappe et grains faciles k détacher, suc dout, savoureun ri via- 
queux, pépins fermes iion ^lutioeuEl c'est alors que la propriélairo 
d'une vigne en fait la veudauge. 

Pou^ y proréder , il ne livre pas la coupa du raitia â des maint 
non eiercéei ; il choisit de préférence lei feumei des vignerona du 
paya ; elles sont dirigées par un hoii)in6''sévére et inielligeoi ; il fait 
en aorte qu'elles lie mandent point dans la vigne, qu'cllts i^oii»erTvat . 
pour le OUI les meilleurs mùiVu, qu'ellei n'y mélsul poiut dts défari* 
de pain ou d'autres alitaens , qu'elles coupent trèa-courl, et plulAl 
avec de bons claeam qu'avec une seriielle, les queues des raitint; 
qu'elles rhoisiisenl pour la première cuvée, les plus sains el Ica plu» 
mars, bien distincts de ceui qui ont dépaaaé la maturité. Il a aoia 
qu'elles ne prennent puur la seconde cuvÊe ni les raiaina pourris, ni 
ceux qui août abaolumeul trop ver's; enfin il leur fait arranger Ir» 
grappes avec deilérilé et sans lea tasser dans leura paniers, tl dft-li 
dana des haquels ou huttes , a6u que le rainn puiao* Ara tnuuporl« i 
la cuve sang avoir perdu de son suc. 

Égrappage etfiaalage. 

Sur cette cuve est solidement placée une caisse carrie, dool le» 
cAtés el te fond sont fermés de liileaui de bois pou dislans eutr'eui- 
c'est dans celte caisse qu'on verse la veudange à mesure qu'on l'ap^ 
porte de Ta vigae : un homme armé d'une fuiucba k irui» becs, qu'il 
^urne el agite circulairement, délaclie les grains do la grappe et en- 
ijéve celle-ci , puis avec ws pieds munis de gro» «abois , il foule let 
graîu) , et quand tous sont écrasés , il soulève une planche de la caissa 
el les pousse dan» la cuve ; il cunlinne la même mancenvre , juaqu'l 
ce que cette cuve soit remplie. La venilange ainsi foulée exaclcmenl 
dovieutplus fluide, et par conséquent plus fermeuloscible , la partie 
colorante du raiain est non-seulemenl à déooovert, elle est détajéa 
dans le moûl. Msis ces opéralions de cueillette et de fuulafEe ne doi- 
vent puint *tre traînées en longueur, il y auroil une succession da 
fermenlalion qui uuiroil à la quslilé du vin : il faut que la cuve soit 
pleine de raisin écra^é en moins de vingt-quatre heures. Si même on 
trouve , d'âpre.! Chaplal , celle opéralion de foulage encore trop gros- 
•ière pour disposer suilijiamineut la fermenUlion à marcher d'une 
manière uniforme , on loumetlra 4 l'aeliun du pressoir les raùiVu k. 
mesure qu'un les appariera de la vigne ; un eu recevra [* suc dans 
vna cuva, •! on l'abaudonaera à UfwmeatUioaspotiUiiéa,»uil*»uI, 



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m VIN 

•ionTeamnciBtrét-délicat.ioitsTeclottiircBipriinÉ elégrapp£; 
■i ou veut nn vin plui coloré et d'une plui lungne coaiervaliou. L» 
moùl qu'on obliandra par l'effet de celle preuiou aura une odeur dou- 
ceitre, uns uveur tr^-iacrée; m conaiilaDce , variable luiraiit lea 
paya , lera presque celle d'un airop dans ceux du midi. 

Les matériaux immédiat* du moût août le ancre , le mucoio-aucré , 
l'eaa , U tartre , une partie cularanle et use iiibatanca vé|iéto-aalmala 
que Fabroni et Tlienard oui reconnu être le premier agent du k fer— 
meotatiun, le ferment par ezcelleuce. 

FermtnUUion. 

Ia rermenlatlon vineoae a lien ou dana de« cuve* de pierre on ds 
boîa, ou dana dea tonneaux; h cbuix etiire txt TRiiseauz d'une ca— 
pHcilé ai différente u'e^t point une affaire de caprice ; on emploie lea 
cuves en FroT^oce «t en I^nguedoc, parce que la muM fermeulaola 
doit étr« d'autant plua canaidérable que le moût eit pliuiucré et pluj 
épaia, qu'il a beaoin d'une fermeulatioii plu* rapide , et que le vin eat 
dèatiné i être ptua apirilueux ; on le aerl de tonneaux dans la Cham- 
pagne , parce que U masse termenlante doit être d'autant moina cou— 
•idérable , que le raUin a crû dans un pays moins rhaud , qu'on 
Teul obtenir un via plua déUcal , et qu'on exige qu'il conserve plus 
d'arôme. 

Cee cUTM ou ce» tonneaux netioyéa avec *o!a avant d'y dépoaer U 
vendange , saut établis dans des celliers bien clos, aSn quels fermen- 
tation n'y auit point troublée par le froid de la nuit et par le* varia- 
tions de l'atmosphère ; il y régne une température de dix degréa , la 
fermentation langui roit au-dea«ou*, elle daviendroil trop tumultueua* 

Après avoir choisi lea me il lenra nu'sûia ietvigntt la plu* farorahle- 
ment situées, et dans la meilleure exposition , après avoir, par lea plus 
excellens procédés, disposé i la fermentation le soc Je cetraiiiiu, et 
l'avoir mis dans 1» vaisseaux et daua lea lieux les plus cunveuables ; 
quels seront les phénomènes et le produitde la fermentation Itunul- 
tueuse de ce suc 7 BieulAt il se couvre de bulles, il s'en élève du 
centre de la cuve qui viennent crever ■ la surface eu formant de 
petits jets, et faisant entendre un lég?r siffloment. C'est le gax acide 
carbonique, qui, forméaux dépens de l'osigène et du carbone des prin- 
cipes coustituana du moût , se dégage. BienLdl sa quantilé augmente, 
il déplace, i cause de sa pesanteur, l'HÏr atmosphérique qui reposait sut 
la cuve, il le répand de-li dans le lellier; on n'y peut plus res- 
pirer sani danger d'être asphixié par le gac meurtrier-, alors )a 
îiquenr se trouble, aegooBe, a'échauffe , bouillonne; on y voit nager 
desfilamena. des flocons; on y voit s'agiter les pellicule* , les pépins 
des raitiiu ,■ nne partie de ces subslanrea se fixe i U surface de la 
cuve , y forme une croule spungie>ise qu'on nomme le chapeau d« 
la venéangt , et que surmanie ensuite une érume très- volumineuse; 
l'antre se dépose au fond ; alors la cuve exhale uns odeur qui y an- 
nonce la présence de l'alcool; le sucre qui , par sa décuni position, a 

««rviik furmer, u'eU presque dé;i plu« seMsiUadan* laliqueiui 



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TIN ,»a 

Ujk la prinrip* colorant qni oiiitoil «>□> la pellîrals dn- rtawài , al 
que le foalage aroil détashi el Jiiiribué dana to moût, a'eat diuoua 
dxiit ce nouveau produit , tnÛn la fenuenulloD lumullueuaa asl ache- 

Teli lout Ici pbcnomènei el lei efleti de celte fermenUlion , dont 
qnatre Miit principaux : le dégigemeut da gu acide cirbooique, U 
produclion de !■ cbalenr , la formatioa de l'aleoDl el la coloration d« 
la liqueur ; ili sont d'aolant plai aeaiible* et d'aDtanl plut dorablei , 
que le moAldani lequel ili util lieu, eatplua rictieea principes cona- 
tiluani. Auui dana iei paya ehauda. In fermeo talion demande-l-elle 
pliuieiirs jauri pour fitte complu , taudii que dam laa paji rroîda 
«Ile eal «ouveat lermiaée apré* quelquei beurea de durée. 

L'air almoiphériqae qui, pmdanl U fermeolatioD , ae trooTe en 
contact avec lu moAl , ne ae roisbiiie poiiil avec lui , il ne fail que 
lui faciFîier le> moyeiia de fermenter , en lemul d'eioipienl au gaa 
acide carbonique , el en ne préMulant qu'un léger obitacle au mou- 
vemeal de diUlalioo el d'iSàiuemeat que la liqueur éprouve. 

On puurruU , en releoanl ce gai, fairu le fin dini les vaiiiaaux 
rloi ; ilgeruit même beaucoup plui geBêreux , parce qu'il auroil con- 
aervé aon alcool el ton arone, deux,aiiIuUncei que dans l'iulre 
procédé le gax carbonique emporte loujoora en trée-grinde quantité 
avec lui, en s'échappanlj miii cammece ga* eellréa-expaueif ,il com— 
primeroit d'une part le mouvement fermentalif , au puini qoe leW/i 
ne Hi feroit qu'a U longue , al d'autre part il menareroit «ani cfue 
d'eiploaionet de mpiDreleaTjiaceanidinaleaqueli ce w'n uroit con- 
Icun. M. Cliaptal, en préienlanl les avaatnges el le* inconvéuiem de 
cet deux mélhodea , deaireroit qu'on lea combinlt ai«os heareuaemeiil 
pour eu écarter ce qu'ellea ont da vicieux. 

Dicuvaga. 

La fenaenlilian Tariant en énergie el en durée, «eloa te climat 
et la aaiiun, iclon la qualité et U quanlité du moàl loumia k soli 
action , on Mut que toute* le* mélbodei imiRioée* pour e» fixer en 
général el irrévoca blâmant le terme , lonl néceauiremenl vîdenae* ; 
que le mieux e>t de l'attendre plua ou moin*, tutvant le* pay* , lea 
circonilancei et la nature du viu qu'où *e prupoie d'obleuir. 

Ainai , en fai*£nt épruuver dau* le midi et dan* le nord de la 
Fraim le mouvement rermeoUlif k dea moût* d'excellente qualité 
oblenu* de* meilleur* roiiifu de cbacune de ce* contrée», ne doit- 
on accorder, comme non* l'avuna dît, aux un», que de* heure* *eu- 
lement , et wax autre*, de* fooraponr cave*. 

Avant de procéder au décuvage , on a en >oin de di*poier lea ton- 
neaux qni doiveul recevoir le vin ; ila aonl failad'uu merrain trèi- 
•ain ; aucune douve n'a été tirée du boîi qui avoiainoil l'écorce el le* 
racine* d'un chêne an pied duquel *e trouroit nne fuurmiliare ; au- 
cune ne paTlicip* de l'odeur.dea Jhannia, n'eit imprégnée de leur 
acide.et ne peut communiquer au w'n le goût de yUi, dont *ou ventre* 
inaectea *anl la caaw éloignée. Les lonnpaux qai étuient neufs ont élé 
lavii k l'eau de diauSj pui* ■ l'iau chaude et eniuite à l'ean *alûai 



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,K VIN 

reuK qui *Toi«n1 défi, •erti ont été priTÛ da lirlre qu'il* CDUlenoIenV 
«t elituîle livû à l'eau chauda ; on ■ eaCu paué daoi les uni et le* 
autm ou dn vin ou du moAl bouilUnt, ou une îufuiioD de fleurs 
de pénher. Puur tirer la ci'/i de i\ cure , on ne le Uitte pa* coutet 
dan» dvK vaimaaaz décourcrU poar le purLer eoiuite dam lai ion— 
neaui ; il avrliroit de li cuve hvpc violenni , il écumeroil , il bouil- 
lunnecuit; uoe fur'e udrnr vineuae répandue dana 1^ cellier, annon- 
cerait la perle irréparable qn'ii feroil àa mia gan el da ton alruol : 
on préfàre da riniruduire daua le* lonoeaux , en enployant ponr i'y 
ronduire. an lojau de fer-blanc ou de cuir, qu'on adapte A la can- 
nelle de la CUTC. 

L« chapeau de la vendanga rontienl auez (oUTenl du vin qui a'est 
ai|iri ; uo aépire, pour l'exprimer à part , ce chapeau avec aoia du 
mai'C sur leiioel il l'eit afllïaaé, el on porta celui -ri an pivMoir. La 
vin qui en lurl jiuqu'A la seconda coupe , aal dialribai dana les ton- 
neaux qui cuntienneul déjà relui du décuTaga. Le (^ qui anil eal 
plua ùpie et ptua coloré; on le mat i part , il ne fait pas partie du 
vin de première qualité : lei tonusdUK pleini, aulant qu'il eti nécei— 
•aire , iioiil arrau;;é> sur dei cfaautieri , dani de* cellier* plua froid* 
pour les v'iM du Nord que pour ceux du Midi. Là ce* viiu kubiisent 
une feriueiilation qu'on appelle irutntiblt, parce qu'elle est beau- 
coup moins tumultueuie que la première : pendant qu'elle ■ lieu , on 
■ suiii de remplir le* tonneaux, ou, ce qui reTienl an même, de !«• 
ooiiler d'nbunl lou* les ioura , ensuite tous lea huit fours , après rek 
loua lea quinxe jours, et enfin tons lea deux mois lorsque le vin est 
«D rave , e( auaai lon|{-1einp* qu'il y reste. 

L'uiage sera que . pendant celte nouvelle fermentation qui produil 
encore du (jaz carbonique, on ne ferme les tunneaoi qu'avec de* 
feuilles de vigne asiujéties avec du sable, el qu'un attende le calma 
de la liqueur avant de la boucher avec de* bondooa , el aur-loat 
avant de les frapper forlemenl. 

On ubaervera qu'Olivier de Serrée prétend que de* tonneaux aains 
•1 bien cerclés sont en élat de résiater i tout l'elibri de ce f-as , el qu'un 
peut , sans rroinle de rupture de* tonneaux, lea bondouner aiitiii IM 
qu'ils sont remplis i deux pouces près du trou. Faut-il respecler 
l'usajte ! faul-il. sur la foi du plua célèbre dea a^ ricullcurs, adu,,ier on 
procédé qui ne paroll pas sans danger, mai* qui, réuisiusnl, cunserTe- 
roit dans le vin une grande quanlilé degaa el d'iilcool TNuut croyons 
qu'il fa u droit prendre un milieu entre cea deux pratique* oppoiécs; 
qu'il saTuil à propos d'assujélir le boucbon du tonneau avec un m- 
sort asaei puiaianl , mais qui , cédant beaucoup plulAI que les rer- 
r-eaui, coDtpi'im«ruit> reliendroil , sinon tout le casque viiuluil fixer 
Olivier de Serre*, au main* une grande partie de celui que l'usage 
lai**e échapper «n pure perla. 

Soutirage, 

liorique la seconde fermentation s'est appaiaée, el que la masse da 
liquide jouit d'nu repos absulu , le oin est fait. Alors il te clurirre peit 
k peu de Ini-mème; tout ce qui ost étranger à *a cumposilion *e pré- 
cipile eur le* paroi* «t an fond du touueau , ce dépûl l'appelle li*; 



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VIN .8, 

•'■•I an miIiiiK« da tarira, d« millèrei ezInKlive et coIomU.alti- 
réead'uDiiiulMtuiceTégélo^niiiiRle, od p>T lie décomposée. Or, comme 
relta lie, qaoîqae lépirée du vin, eilaujceplible de «'y mêler el de lui 
imprimer un nouveau moDvemrDt de fermeuUlian qai l'alléreroil , 
pour obvier à cel ÎDConTéoienl , on * mîd , dau les differeoi Tigui>- 
blef , de tranavaMc le vin i diveriu époquii. Celui de l'HeritiitKjie, 
eo mir* et eu leplembre ; celui de la Cbampa^o , en octobre , ea 
feTrier et en min ; on choiiit toujour* un lernp* aec pour celle opé- 
ration , et mi derioil employer de préférence, pour l'exécuter, la 
pompe doni l'usage e«t établi en Champagne. C'eil un tuyau d* cuir , 
aux eilrémitéf duquel aont d» tuyaux de boii , dont l'un l'adaple au 
robinet de la fnlaille qu'on veut vider, et l'anlre à l'auverlure da . 
celle qn'ou veut remplir en UohaDt le robinet, l* première m vide 
i moiliéi on fait pauer le reile i l'aide d'un aoutaet, dont l'air, en 
exerçant one preuion lur le vin , l'oblige i sortir d'un tonneau poar 

Apréa le premier malirage deivi'/M qui lont realét dam laic^llier^ 
on lea descend i la cave. La meilleure eal celle qui se maintient lou- 
joura au dixième degré de température, qui a aon ooverlure tournée 
veri le nord; les futailles ne s'y deaséchent pas, les cerceaax ne s'y 
puurrisKnl pu , le vin n'y reçoit aucunes secouaie* , n'est eipoaé & 
aucunes émanationi nuisibles, 

Collagr. 

lie sualirage des viiu n'élsnl pas toDJoars saffisani poar les clarifier 
completemeal, on a recoars a uns autre opération qu'on nomme la 
mtifagt. C'est ordinairement la colle de poiison qni sert à cet nsage; 
on la déroule avecMiu , on la conpe par petits, morceaux, on I> 
fait tremper dans an peu de t-ùi,' elle se gonfle, se ramollit, sa 
dissout ; ou l'agile avec un balai , on la verse dans le vin / elle s'em- 
pare de toutes le* molécules restées dans la liqueur, et se piécîpilo 
avec elles. Le* blancs d'«ufs ou la gomme arabique penvcul rem- 
placer la colle de poisson , aur-luut li» sqn'îl s'agit de clariScr le* vinê 
dau* les pays chauds. 

Sou/rag*. 

Outre ces opération* qui conslituenl l'art de gouTerner les vint, 
il eu Mt «ocoreileHE dont nous avons i parler, lesou^n^aellsmiie 
un beuleiUet. Lorsqu'on veut faire voyager par mer el dan* des ton- 
neaux lea vint généreax de Provence , de C6le Rôlic et de'Bordeaux , 
on les mute, c'est-à-dire qu'on les imprègne de la vapeur da soufre 
|ur les procédés suivans. 

On Ih^Ic ilana certains pays deux on i^ois mècLea soufrées dana 
an lonnean avant de le remplir de vin daribé ; dans d'autres on 
enflamme nne mèche dans nn lonnean dans lequel on a mis deux ou 
trois Maux de via, on agile le luonean un tous sens; on remet une 
nouvelle quanti lé de vin, on brûle une autre mèche , et on continue 
la même maiioBuvra jusqu'à ce que le tonucau suit plein. Ici on net 
•or nn trou de furél une mèche de soufre allumée, el on tire en mèn» 
temps le vin par uu autre (rou ; la vapeur du soufre wt déteraiiuée à 



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iSS VIN 

remplir le \iêe ^e hiue le vin en ■'éconUiil. U enta on emphiie h 
m"yeii iniii)(iiié par Roiier ; il cooiiite i *e procurer un pelil funraeN 
en lûle, hnul de Iroii pouret, hrga de quatre, ■yaat une porto i 
«ouliiuie, éliDl «iirmuuié d'un cornet qai d^it un peu plua d'an, 
demi-rerHei on adapte rexirênilté recourbée dec« cornet rfaua le 
toDiieau , on nlf ume la loile lonfrée dana le foyer , od ouvre plua on 
moiiu la purte . la vipear ilu aoufre va remplir le lunneaK. 

Le aoiifragu dérolore un peu lei vtnë; maia il a le précieux aran- 
lago de tes conMrver en auapendant loul monTemaul de Icrruealalion 
qui lendruiti Ice détruire. Il n'eal paa auui efficace i l'é^iarddei vin* 
de Ch.impa^ne al do Bourgogne, poiaqu'il ne pral les enpécher de 
a'aliétor aur mer, el qne osa vi'fM paaient raremenl la ligne lana éli-B 
dénoinpoM» par lei aecoaaie*. le* roulia dei Tsiairanx el la chaleur. 
Malgré le* avantagea du aonfrage , Rozier propoie comme meatire 
f;éuérate , el qui eai déjà adupiss en pluaieura endroiii , d'aiouler bdz 
vin* muiéa et iju'oa veut embarquer, une certaine «{uanlitê de moût 
coil , il Toudroil mime qu'un ne fit parlii que dea vin* faila avec du 
nullt rappro«I>é par ivapuralion. 

l^in en bouttilltt. 

Ijoraquele vin eat reatéun tempi couvcnabla dana tea lonnetm, et 
qu'on vaut le comerver lung-tempa au degré de bonté où il eat par- 
venu, et même contribuer encora i. aun amélioration, on la lire en 
bouleitlea à une époque délerminêe par celle où il doit ^Ire bu. Ce* 
fconleillea aonl d'un* rapacité conoue ; on le* cboiail d'un verre par- 
failemenl fabriqué, qui ne conlienl ni alcali ai terre* non eiarfe- 
ment combiné* , el pouvant déunlarer le vin en aalurant aon acide. 
Bile* *ont BcrupuleuiBiiieat nettoyée* i fexlérieur et rincée* iulérieu- 
remenl : on le* ferme avec de* bouchona bien *ecB et fabriqoéa avec 
le tncilleur liéj;e ; on en trempe l'eilrémité duii du vin avant de le* 
préBenler aux goulot* dai bouteille*, on la* force d'entrer eu Ira 
irappaiil avec une palette. Four em|iérher loule commonicilian 
entre le vin contenu dana ee* bouteille* el l'air extérieur , el *ur~ioiJ 
|>uur préserver le bouchon de toute humidilé , ou le goudronne avec 
tin mélauf^ fait de poix blan,clie el de pois réaine , de chaque nus 
livre , cire jaune deux livre*, térébenthine une once, fondu aur un 
feu doux. 

Telle e>l, dan* le* buBne* année*, la meiHenra manière de faire 
)m vint qui tonl le plu* générale m eut uailé* , ettàmét el traniportéa 
chea l'élranger ; elle peut , avec de légérea tnodificalioiwque noua avoni 
indiquée*, ^tre employée dan* le* vignoble* du midi comme dan> 
ceux du nord , lornque dan* ce* irlimals difTéreni le naiia parfaite- 
ment mAr, recueilli dan* le* circonstance* le* plni favorable* , donne 
un mo&l dont le* principe* constituam «ont dm* lea praportiooi le* 
ploiaranlagenae*, an moûl qui, laoa être aidé ni forcé par de* moyen* 
étranger* , *e lonmel de Ini-ménte tant à la fermentation lumaltuenie 
jgn'intanMble , et fournil uni'i/iquine prétenle nul ohalacle à aa cla- 
vifioation , qui eal a**ei robnate poar parvenir 1 nne belle vieiUaaae 
•an* éprenvW aucune de* nt.iladiei qui attaquent lea vin* de* anlrea 



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VIN ,8, 

Mail loTtqne dan* cw vigDobles li rsaoïmiri* la mûmo n'a pai été 
favorable i la TégÉlation de la vigne, luraqiiedaDR In aalm vignoblea 
toul ta troBTe contraire, climal, lerrein, lataon , aipoailion , tempâ- 
THlare, etc. qocHw «orI Ici précanlitm* à prendre? queU août les 
procédés i employer? enfin que faut-il faire? 

1". Vendauger auui-lSl que le raiain a acqnii tonte ta uiaLurilé 
dont il est saaceptible; le cueillir à plusieurs reprises pour faire, en 
égrappiDt grouièrement , aae première cnvée dei raiaiiu à-peu- 
préa mûri, et une leconite aVec ceux qui «ont trop mâra et ceux 
qni aunt Terda; pir~là, an défaut de la quantilé d'akaul qui leroil 
néceuaire dana ces deux Tins puur les ruoserver, un leur ménage 
un principe acerbe qui Isa aoulieat ou les iléreod, uir-loiit le der- 
nier, contre la pousse, maladie qni atlaque presque tous les vins faits 
avec les raisins qui ont dépassé la maturité ; le mélange monstraeux 
qu'on fait de ces raisins dana la cnve, nnit aingnlîérement à ta bonne 

a*. Marier ce qu'il j de plus parfait en raisins dana une vi^Tia 
avec les meilleurs d'une antre vigne, aCn que de ce mélange de HS^ 
reui fmila, dont le r.riln'est pas le même, mais dont le choix et la 
matarilé aoiit sembUbtra , il en résulta une liqueur qui réunisse les 
qualités qui les distinguent partii'ulièremenl. 

3*. Egrapper quand , dans les pays froids , jnal^ré l'effeni liaison de 
la vigne et une vendange tardive , le raisin est trop aqueux et trop 
verd; remplacer la quantité du mucoao-sucrè qui lai manque, soit 
en ajoutant é son moût du sucre ou du miel, suit rn faisant cuire le 
muât lui-ntémeà la manière desancions, pour le ramener par l'éva- 
puralion an degré d'épaiasissement qui caraclériae relui des )tieilleum 
années , et qu'on a ealliué par l'aréomètre on par la qoantité du pro- 
duit de aon évaporation. Nous observons cependant qu'il ne faut pa« 
espérer d'obtenir dans les pays méridionaux avec le crâ dei raisin* 
originaires de la Champagne et de la Boar){ogue, des vin* aussi dé- 
licats que ceux fournis par cri cantons. 

4". Hécolter , écraser la raisin et remplir la cuve dans le {our , ai 
la température est froide et la fermenlulinn lente ; introduire dans la 
ruve du moAt cbaud , la rouvrir exiclement et écliaiiffer le cellier 
où elto eat placée ; et si la farmentslion s'établit su ceutre de la cuva 
e( Don i la cirronférence, braaier furtemenl avec des sabols (non 
«n y faisant enirqr dea hommei pour piéliner le raiiin : cela se pra~i 
■iqua en Champagne, dans leslonneaui qui j servent de cuves; mai^ 
les tonneaux laisMiil exPialer une peliia quantilé de gai carbonîquv,' 
«ipoaent moius ces hommes au danjter d'flreasphixiéa] i ue pas braiser 
Irop long-temps , de peur de dissiper une trop grande qaintilé de ce 
gaxqu'on a intérêt de conserver. 

&°. Fouler , mnis médiocremeut , sansexiger que dans les manvaiaes 
anuées la muât acquière nue forte couleur, [ia partie colorante esl un 
produit de la malurilé du raisin ; «Ile n'existe qu'en Irèa^palita quan- 
tité daru celui qui n'a pas été favorisé par la salaun. Ainsi, etiayer 
• fuToe de fouler et de cuver , de donner de II couleur au vin qui doit 
ïïéa^\tet d'an pareil raisin, c'est prendre une peine inniila, c'rst vou< 
toir le rendra dur, ipia, faible, susceptible mèma de se décolucec 



jtz^cicv Google 



«9» 



VIN 



!■ toaneanx; pires qu'il auruil psu d'almul poor diuoDcfrfl e( 
retenir la parlis colur«nle , «'il on «voit abienv eu «>xcèi. 

6°. Faire l'iiver prndant nu temps trèa-courl , i une faible tempé- 
rature cl en mawe iinn-coniidérable , un moûl peu iiicré, RiJii qui 
doil donner un vin délÏMt et pnrfumé. Préparer même celle upécv 
de vin de U minière suivante : Ecrier le rtiitin éfirappé puur déta- 
cher sa partie euluranle; le fouler furlemeni , main un îoslaat seule- 
ment, pour la délayer dan* lemuûl seipriiner, mêler, le vin du tirigr 
•1 celui da presinrage ; le mettre ennemble A frrmentBr dana dea lun— 
Beaux , de manière i laisser le moins de gai puaiiblu. Un moût qui 
n'eil pas ricbe en matière ancrée n'a pa> licsoin , pour la décunipuaer, 
et former de l'alcool, d'uiie fermpiilaiiuu aussi impétueuse > auiiî 
longue que »!!« qui a lieu, pour des muûls sirupeux, dini les 
p'sndes cure* adapleFidanalmpsj'a chauds, 11 n'a besuiu decuverqu'â 
j'inslaut du foulage , i moins que la tcmpéraliTce n'ail été froide lors- 
qu'on a cueilli le miain , ou qu'on deiire qu'il aoit plus coloré qu'il nv 
doit l'élre. Peut-être même que le* vint généreux ne aeroient point 
faligués comme on le craint par une fermcnlalioii lente, ai ou pre— 
noil le parti d'adapter aux cnves qui contiennent la vendange, ta 
couTercte troué de Kerthoton. Ce couvercle , qui , placé tous la siipci^ 
licie de la liqueur , tient perpétuel lemenl le marc plniigé , l'empèclw 
d'être aeidilié par lofontact de l'air , si on se décidoit i fermer les ton- 
n«ani avec te tiouchun à ressort dont nuui avons parlé, ou avec la 
bi-anche d'un sipliou lequel auruit l'autre plongée dsna de l'eau.. 

7°. Décuver en général loraque la fermenlalion tumultueuse, maie 
non apiritueuse , cal lurminée ; alors qu'on n'entend plus de frémisse- 
men* dan* la cuve, le marc se dispose à baisser , le iiirré n'est pas 
totalement décomposé, mais m saveur est lré*-peu sensible ; le marc 
commence à exhaler une odeur douce et vinr?use : et en tirant du vin 
dans une lasse d'argent , il t'y forme sur les borda un cercle violet. 

H". Soustraire , anssi-tAl la fermentation tumultueuse acbevée , le» 
vint foibles aux omillations de l'air, aux variations fiéqiieiites et suc- 
cessives de l'atmosphère; les placer <Uus dea cavesprol'uudea , vu&lécs. 
aérhes et Iruides. 

9''. Boucber le plutAt possible les tonneaux qui lei cnnliennent , afin 
de reteuir gax , alcool et parfum. 

io°. Hemplir toujours Isa tonneaux avec un vin semblable i celui 
qu'ils cunlienneul déjà : un antre vin ne manqueroil pa* ds lui faii« 
éprouver une fermentation qui deviendroit préindiciahle. 

11°. Concentrer par la gelée, ceux des petits vina qui se Iroovenl 
bien de cette opération , ayant toutefois la précaution de les Iraos- 
Taser avant le dé^l. 

ia". Soutirer en f[énéral les vin* an sortir de l'biver , s'ib sont 
fuibtes, au printemps s'ils sont médiocres, et en été s'ils sont géné- 
reni. tonte* le* fuis qu'ils en ont besoin , parce que le tarlre et la li* 
•ont les principes de leurdeatroction ; ayant soin, a chaque *oatîrafte> 
àt mettre de cAlé les première* et dernières portions de vin; les unes 
parce qu'elles sont foible* , le* antres parce qu'elles ont un* tendance 
M s'aigrir. 



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VIN agi 

■ 3*. Adoncir cens qui, an prinlemp* , *e Iroarent encore Tenb et 
dura , eD 1m repauant lur de )■ lie , dd aur ilei copeaai île Afin. 

14°. Clarifier, a l'aide ds U colle de poiuDD ou des blanci d'oeafi, 
ceai daiu Ictquel* il cal rwté ou dam letquli il a'«l, formé de la li« 
après te suulirage. 

1 5°. Muter ou aoufrer lea vint , et aur-louE ceux qui lont fuiUea , 
avttui de le* eipoaer à Toyager aur mer. 

16°. Choitîr en général, <!• préfércDce, dea foudrea pour j mellre 
Ici vint, le* couaerTer et le* améliorer ; mais quand il* ont paaaé 
leur première jenaewe, aTuiraoio de les tirer daoa dest>ouleillea par* 
faitement TilriBéea et bien rincéea. 

Tela aunl lea majena, lei procédé! <)ui doivent procurer l'amélio- 
Talion dea viiu proTenent dea mauTaiaea aonéea. Maia veut-on dea 
règlea Exea et aaauréea pour cm ployer dei procédé* avec le plua grand 
diaceraeineot , et lea eiéculer avec la plua «aacte préciaion? 

Il faut d'abord anilyaer dana chaque vignoble le moât d'un raitin 
produit par la meilleure fignt et par la aaiaon la plua convenable: 
puU , counuiaflanl parFaileneul Ici proportiona dana lesqnelJea a'y 
trouvenj , ou doivent a'y trouver l'eau , le ancre , l'acide et le aédi- 
inent qui en «ont lei malériaui immédiala lea plua eaienlieli, il fant 
esamiuer chaque année le moAl qu'un ee diapoae i aoomellre à )■ 
fermentation , afin de voir reux dea matériaux de ce moât qui y «ont 
eu plua ou en moiua , et ce qu'il eil nécessaire de lui ajouter ou de lui 
retrancher pour les y établir dans les mêmes proportiona observée* 
diuna le meilleur moûl. 

L'arèomélro iudiqaera dana le moAt i perfectionner l'excèa de l'eaa 
elle dëfaul du ancre : on jugera de la quantité de aédimcnl par l'eapaca 
que celui-ri occupe, en le précipitant dans na vue cylindrique. 

On ronuullra la quantité de tarira qu'il conJient , par celle qui ae 
criitallïae apréa nue évaparalion aul!isanle, ou par la quantité d'alcali 
ou de cbaui nécessaire pour saturer son acide. 

Cet eiamea fait , rien de plua facile que de composer le raoâl sur 
le modèlo qu'on ae propose d'imiter. 

On évaporera celui qui eat trop aqneuz; on fournira i celui qni n'a 
paa assez de matière végùlu - animale pour fermenter , on l'écumo 
d'un autre vin , ou la matière végélo-aDimale du froment , ou de la 
levore, ou du pain; oa corrigera un moût trop acide, par le «acre; el 
on moût trop aucré , s'il s'en trouvoit , par le tartre. 

Enfin, comme les moûisqui sont en même temps tcèa-tartareux et 
très-sucrés, foumiisent les vins les plus spiriln eux , on fera disaondre 
nn mélange de tartre et de sucre daDs le moût dont on destine le vin 
à être dialillé , el un obliendra Irois quarts d'eaa-de-vie de plua que 
de celui du même moût, qui n'a pas été ainsi préparé. 

^int blanc t. 
Les dilTérens procédés qne noos venons d'indiquer ponr faire le* 
fint de boiaaon plna oa muiua colorés en rouge, peuvent Cire em- 
ployé* pour fabriquer avec dea raiiiitt blanot, des vint auxquels oa 
/ail éprouver une fermentation non moins complète que celle dea vin» 
rougt», el que par vMi» raifon, oa range dao* la classe des cm* seca. 



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de> MAI parfait* , <le> vint fn «xtaïltaix : telitonlrBin delaHoaen» 
et du Rhin ; ceux de l'Anjou et dn bMocoap d'antre* rignobla* ds lit 

NoDj ohMrvoiwqoe le chorâ de* proctidéi par laaqnela on- fabrique 
et on perferMunne Ici viru blanc» , doit 6tre égakineul déterminé par 
]a nalnra da muAl , du climal , etc. ; en aorte que dana let annôca 
ebaudes et lea paya méridiunaux, le lUc dea rai»ï/u èiancê , a'il eat 
trup duiix , trop sirupeux , aura pour fermenter coBveiiablement , ou 
une iMupJralure phii haute, ou une cutb plua grande ; recevra, ou 
au levain étranger, ou une cerlaioe quanlîlé d'rau. Dana lea nuu- 
Taiaea auriée* un dani lea mauvaii vigooblea, on ajoutera au auc de 
cea raùiiië, a'il eal imp aqueux ou trop vert, du muât cuit ou da 
■ucie ; maia bien plutâl ce dernier . car puiaqu'an rapprocbanl du auc 
de verjui,aa a loujuuraun sac de vtrjui , que l'évaporalion n'en a 
point chabgé ta nature , il eat pliu convenable de li>i fournir la «ub- 
ataiice qui lai manque , celle que la raitûi auruit oblenoe par une plua 
](r*nite tnalurilé , c'eit-à-dire , le autre avec lequel Macqusr, Bulliont 
■t depuia, Cadit Devaux, ont converti Isa tv^'ua eu furl ban cin. 11 
cal d'aulrea (>ifM aeca qui demaudent i élre prcparéi différeoiment ; 
aaua allont tuius en oecuper. 

firu blaaci dt Cfuiatpofnt. 
On fait en Cfiampa^ns, comme aïlleara, des w/m hlaitca avec dea 
raitin» blanci, et par lea niémsa prorédés qui arrvent aux vint rougvt 
da ce paya. Cucillelle par un temp* aac et cbaud , a Iroia repritea : Ik 
première, deamiainê lea plu* fin*, le» moinaaerréa.abiolument exempta 
de grains vert* on pourria ; la aecoDile , de ftroa raUirta arrréa ou moîoa 
mArs; la iroùiémn de raûùu vtrtê, pourria Du deiaéciiiia. Egrappage 
ou nul ou complet , ou grotaièremcnl fait , auivanl lea cireon&laacea. 
Foulage exact et rapidement exérulé. Cuvagr en petites maaaea, dan» 
dea loDueaux et pendant quelques heures. Fermentation inaeniible, no* 
dérée et prolongée par le froid. Soaliraj^es fréqiteaa ,coHageaoign£ , etc. 
Mais lea vins de I3 Champagne conuua aoua les noms de vjn blane-, 
grit, roiel, moutteax on non moutttux , se préparent presque uui- 
quemenl dans les vignobles lea plua ri-nomméa de toutt: la contrée 
avec le» nùtint nain , et de la manière laivante : 

On vendange ce raisin avant le lever du soleil , et jusqa'i ce qu'if 
ait diiaîpé la ruaée ou le bruuillard. 

On r.hoisit avee la plus scrupuleuse altenliun , Itt gisppea dont le* 
grains parverioi au juate poinl de maturité , sont encore fermes, ne 
■ont ni verdi ni ridés ; on les porte sans les fraisier sur le pressoir, 
on en abaisae l'arbre ou le moaton , pour les exprimer légèrement. 

Lia première liqueur qui aort eal abaulnment uns couleur; elle e>t 
destinée 1 faire le vin bianc. 

La aeconde retirée par an second tour de vis, entraîne qnelquea 
petit* atome* colorans ; on en fait le vin /frit. 

La trotsième obtenue en serrant davantage la vendaOfie , s'est 
eliargée d'une certaine quantité de la partie colorante du raitin; qui , 
en se dîaculvant pendant la fermentation , donnera an dentier vin 
la nuance de la ton, d'où son nom du viorottl. 



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VIN agS 

Ce qu'on exprima «n tourmeiiUai le marc eit mil i pari, pour en 
fabriquer dei viné cummoiU' 

Ou TÔil que par cetle maaoEQTre eKlrémement ingénieuie , et qj'îl 
Taul Biécuter avec le plus griad luiu , an ol>tieiidrs puur cet troii e»- 
poce* de fûu.la pirlie la pliu Qui de , la plus lacrée. U plui pure, 
(t'uD raitin irèi-choUi el Iréa-eiqiiia i qu'on ublieot nrn vrai auo 
précitémeul lel qu'il éloil conteuu daiu les yéurules qui formcDl son 
orgiaisation , el avaol qa'il ait pu ae mêler avec l'huniidilé de* véai- 
caleaellea-mémea, et aveo le jiu acerlM de I* grappe fourni par lel 
ileruien efTorla du preisuir. 

Cea troia liqueur* sunt miaci k pari dam dea lonueaux ; elle* ; au- 
bjascnl, i une température extrëmenieDl modérée et régulière, un* 
fermenLalion qui dure douae i quitixe jours ; au bout da co tanipa, 
oD ferme le tunoeau avec un buadoD , eii faiaanl k côlé un trou d« 
foret , qu'on buoche plus ou moiua ezaclement avec un» petite cba- 
ville pyramidale qu'un nomme un fottet- 

Si , vingt-ciuq jours aprèi qu'il* ont été faiU. on Iroure qu'ila lonl 
Irop sucréi , ce qui arrive dana Jea annéea chaude* el aèch«a , on roui» 
lea tonneaux cinq à aix loura. La lie en ae m^-innl k c«a vin» y ré- 
lablit une légère fermenlation , et en répêtanl celle manteoTre pen- 
dant un moiaplua oDiUDiii*. leur lavEur ancrée diminue, ilsdeTÎen- 

Alora on le» laiaae tranquillea , il* aa dépurent , on le» tranivaae , 
•n le* colle , on le* aoniire , el enfin «a le* mal en bouteillet qu'on 
ferme avec d'excellen* bouchon* bien frappén, el qui, ai ce vin doit 
étremouaaeui, aerout «ur-loul fixé* avec deaficeilea, aTec un fil de 
fer, el goudronnéi, 

L'Épotjue qu'on prend pour celle dernière opétalion détefmiaa 
ce* vin» k mousser ou k iie pa* mou*aer. 

Voulei-voui lea rendre m^uiaenE î tirei-le* en bouleille* depul* la 
moi* de mara jugqu'rn mai ouaur la Eu d'audt , et, comme on le dit 
dans le pays , aux deux époque* on la aève de la f^neestdanasaplua 
grande vigne a r. 

Vonlex - voua qu'il* mouasent foiblementî tire>-le* en juin on 
juillet. 

Voutez-voua enfin qu'il* *oienI non-mousseux î meltez-le* en bou- 
leilles eu octobre ou eu novembre. 

Quelle influence la lève de la vigne peul-ella avoir sur cea vintT 
Aucune , que nous sacbions. Mai* iL l'inalAnl où la température qui 
régne au prinlempa et à l'automne , duune une nouvelle action k la 
aère des végétaux , lea vina re^uiveDl aussi une nouvelle impulsion, 
et sur-tout ceux dont la fermentation n'est pas totalement achevée ; 
tels sont les vin» dont nous parlons. 

Au bout d'un cerlaïu temps qu'ils sont mis en bouleillea, les cScl^ 
de la fermentation rauimée deviennent sensibles ; elle a dé{;agé une 
quantité de goi carbonique, qui souvent est trop considérable ponr 
être retenue diu* la liqueur; les bouleillea se ca!>seut par l'effocl pro- 
digieux que ce gaz exerce contre leura parois i il est même des années 
oil celle caue est si considérable . que le* marchands perdent laa dcuK 
liera de leitra vint , ta aorte qne ce leruil rendre nn aervice k la sa- 



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•M V I N 

ciélé , que A» tronrer la moren d'empêcher c«tle perlefeorme de cùi. 
M. Buudet croil la choie poitîble, qaoiqae difficile; il fa ndroil pen- 
dant pluaieura année* , «uÎTaDl lui , l ■>. examiner i l'aréomèlre , am- 
lyBtr , rapproclier par évaporalioD du moût i l'iaatànt oà il «urt du 
preaauir ; a", analyaer le vîn Tail à l'iiulaiit oà on t«u1 le mellrv en 
buuieillri; 3°. lenir no compte exacl des phénomènes qai uul liea 
pendant la fermeatilioa,depuia le prea>ara);c do nuaùt , juaqa'à l'épo- 
que où elle l'arrête dam lea bouteillei, et ne Ici fait plua cauer. 

Une foi* qu'on cunnoUroit dan* quelle* proportion! le* prin<ripei 
cunalituan* du muûl éluient dam celui qui a fourni un oi/t anei vit 
poar bien mouaner , mais non trop fongueux pour cuiaer lea bon- 
teille* , il lai «embte qn'ou ponrruit déjà prévoir qu'un moûl, qoi, 
une autre année *e trome semblable , ne le* ca**era point , et vie» 
vend, et d'apréicela se décidera tirer on à ne [m* tirer en bonteille*. 

Mail cumnieni faive poor tirer avec là même Mlreté ton* lea ana, 
|iuur donner loule* le* aune» au moût la même dïipoailion A fournir 
un i-in qni puiue être contenu? Itne*'aitit qne de le ronitituer tel 
qu'il doit être : pour y parrenir on a deux moyen*, l'un uatuiel , 
l'aiilre artificiel. 

Belalivement an premier, an mppoee qnereipérieneeajantapprî* 
qu'il e*t néceiraire pour kvair un ei>:ellmt vin mtuuaeia , qiis le 
moulait donné neuf degréaà raréoinélre; que j'aie deux moAts diffé- 
reni , dont l'un marque douie degréi et l'autre aii, lenr mélatise,à 
«loie égale, donnera ponr lor* un moût convenable. 

Quant au muyen artificiel, Il n'eil p** moim (impie; on liante i 
«n moAi foible , recueilli dan* uue mouvaiie année, du aucre candi la 
plu* blanc possible, et dan* une quantilé capable de lui donner la 
rouaiilance reraunne propre : on fait fermenter le moât aîn*i *ucrB, 
il ot vraiiemblable qu'il procurera un vùi sinon aaaii ezqui* , an 
iBoiiii lUMLmudMeax qu'on le lauliaile. 

D'aillenr* ce* moVeiiii indiqaés ne piroltront pu etlnordinaire* A 
<^ux qui aaTent que déjà , lorsqu'on Teut faire aiunuer plu* lOrement 
l'eictllent vin ttjfy , on lui réunit celui d'évité qui cal tréa-léiur ; 
el que d'autre part , pour coutenier le goâl de quelque* conaomma- 
iBur» qui aiment que le vin moiuteux loil un peu liquoreux , «d y 
fait ilimoudre une certaine qu*nlilé de ancre candi. 

Parmi ieipbBuoménea que présente celle npêcede vin, on obserre, 
1°. qu'il est tranquille daui le* bouteille* depuis nn*lant où il cène de 
les raiser juaqu'à celui où apporté sur nus iable*, it fait aauter le» 
bouchon» au*!<i-lAl qu'on Tient â rompre le lîl d'archalqui la retenoit: 
s", qu'il le réduit presqu'eo totalité en une mauue blanche pétillante, 
■nnii peu durable, d^ns le mumenl qu'on le *er*e dan* le* Terre*. 

Il duitaairanquillilé.danile premier rai, à la dinolution complète 
qu'à l'aide do la cuinpreaiiun 11 a pu faire de tout lo gaz qne la far- 
menlalion a produit ; dan* te deuxième cas , il le coUTcrtit en monaae 
à l'aide de ce gax > qui . n'étani plui comprimé, ne peut plu* rester 
diaaoua. Il prend l'étal d'un fluide élaaliqne, *ou&Ie chaque molécule 
de vin k laquelle il éloil combiné , en failaDtant de bulles qni l'amon- 
célenl, qui crêrenl al le laiaaeut échapper aTec une portion de l'alcool 
qu'il emporte «tcc loi. 



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VIN qB 

■ Il arrÏTe qndquvToii qne le vin moutttu» is Inmble , paîiqa'it dé- 
Jioïe une cerlaiue quaiilité de lie. qui, > l'iniUnl on on le lenerDJl, 
m) rcBiËleroit avec lui et te rnndroil déMgréablel huire : il s'agit de l'en 
purger; on dreiae pour cela tuulea lea bouteillea. Celle poiilton dan* 
laquell» on l« lient pendant quelques joun , <uŒt pour faire perdra 
momenlBuëmeiit au vin m diipoaitioD à monner ; «Ion on enlève à 
clmqns buultille, )[oiidron, firrlle , fil de fer. et on relflcde le bltiT— 
cbaa;pui*an prend la boateille par le oui, et on la lient de minière 
qne par des pelilei lecoaueB fiitei en différent lenH, un puisse d^ 
lerminer iiiteniiblemeni la petite portion de )a lie i aa détieher-eik 
BMHe, el âne rendre dans le col, et d»-U «arUbooehon. LorMpi'elIe 
y est parvenue , on l'enlére avec lui fort adroitement, et on remet 
hd autre bouchon qu'on aamjétil comme le premier. Le pin qui a 
■nhi cette opéralion reprend la Fscallé de'moQMer quand les bou- 
teilles sont reliées un certain temps coudiËes. 

C'eil sur- tout puor tes finit moutitux qu'il faut chobir dei bon- 
t«illai parfailameur vitrifiées : an effet il n'est paa rare de IruiiTer nne 
différence énorme dans lasiTour du vin de denic bonteilles, quoique 
I^Jses va même las ri bouchées suasi parfaitement l'une que l'autrei 
tt on ne peul nitribuer cette difffirence qu'à faction que l'acide car- 
bonique el \o tartre de ce» vin»» exercée sur le Terre d'une de ce* 
boUlailles , parce qu'il éluît mal fabriqués 

l^t babilanadela Champagne sont-ils les THvenlours des vin» blancm 
■nUH«uxetnonmoiMs«uj^Non, paisqDe,d'Dne part, Virgile en i-on- 
noisBuil un quimoussoil, et que, d'autre part, leiGrem estimuient 
beaucaiip le vin qu'ils faisoient avec le soc dn raitin ooii foulé. Mais ce 
^u'oo peut bien assurer, c'est que ni 1m Grecs ni les Romains n'nnt 
jamais rien bu aiilreruisd'iiuui joli, d'aussi agréable qnelBBt*i>i*/naEt>> 
»eux de la Clivnpitene , de Reims, aur-loot d'snasi parfaits, d'aussi 
)lélii»ts, d'aoui délicieoK que ses viné non lUOasa'nK , tant 6/am?qua 
retal, lorsqu'ils aunt bien fails n qotil* aoul obtenus dans une et- 
cellente aanèe. 

Les vina grit'tt rtmet* naforels im jouissent pss tonjoiiti d'une 
nuance rose bien tranobée, et les buveur* s'en plai^enl; pour conten- 
ter- leur capr)C0'; leansTcbanda de fimse «ont avisés de colorer a ri ifi- 
cteHement , de la manière la ploa egréaUe , )e* vina blanri tm •peu 
tachén ; înitiB si ce nroyen les rend pins flalleurs i la vue , c'est un pen 
auK dépena de l'jter'ément qirlls aatoient produit sur l'organe du guill. 

fins liqtiarttix. ' ■ 

Entre les ***• •ocré* e« les 'oint ksi ptiia liquoreux , il eiitte une 
înfiitilé denuondea^uenDUs ne cber<>Hfr<onspa*i saisir; et qnoiqu'en 
général on ne dwroit désignet' bOb» Iv^boiU de vint liquoreux qu' 
MUS qui , apr^iJa frfnwntalittn qui l«ur est propre , outre on mvtl- 
lanl quelquefois iréa^lrilfwnx ,)o4rissenl encore d'ane saveur duvc» 
et «ucréei, aapdndaDl tt»ai croyons ât»<Art*Af,w dans Vk el*aM de« 
vint /rçuorsi/D'CauxiquI', foita aveo èe» moâts plus «uorés que ceux 
des vin»tfct , c«wer*ieDt'p(na loilf;-1einpa qne ceuE.ci la nialiàr« slt- 
«réaqui a oclup|>«4 lap[is«iêra f«rnicntalH>n,saDS nous eut batrasser 



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jj6 VIN 

ai pimi enx plutiean , >Tec le aecourt du Uatu et dï l'jrl j pcDVbnt 
d«Teiiir dos vint aecê eux-mémea. 

Tool l'atl de fMÎce cet vint couiita donc i uiuinelire i la farmen- 
tation UD moâl qui cantienno plua d« niicré qus celui qui doit 
fournir ua vin aec. Dali* le* pt;i chaudi et loraqne la aaiwu a iii 
iaiorablo.il ail daa roùtn* oaUireUemeiii ai ricbeiea m^èraincrée, 
que, loraqu'ila opi acquîa leur parfiite inaiarilé, il« peuvcnl déjà 
fournir ua via liquareiuc. Tal> aoni lai raitint MutcaU et oelui qu'on 
nomme malvoitia 1 main ordioairemeul on ne le contenu point d« 
cctie nuturilé ; on «agmenle la proportion du principe aucré en di- 
minuant la qualité de l'humidité aoit dea raiiint eux-aiéme* , suit do 
leur moût. 

Dîna Ica Tignoble* de Horiie»i( , an lieu i'j faire le vin bùmi* 
comme le vin rougt arec dca raitin» qui otil icqnin une bonne ma- 
turité , un les laiue lur le cep iniqu'l ce qu'ils aient dépaMe detf»!»* 
coup celle Riiturilé; rt même, pjr un uaa^c qui ne peut être qu'un 
abus , on récolle avec ce* rai*int ai nllra ceux qui «ont pourria , el 
on le* met eniemble dam la cuve ; auiiai eal-ua obligé , ponr empê- 
cher cea ci/m de graiuer , du 1rs lai*aer cuver avec la grappe, de Ifa 
aoutirer «vant lea rouge* tt rie lea loafrer : le* vint blanc» d'Arbota 
et de CondrieuK «ont fait* avec de* raitins qu'un laiaae snr le crp )Da> 
qu'an novembre. . 

Le vin de Toctai le pré|>are aver le raitin le plua ancré de la Hon- 
grie ; on le laiaae sur le cep ai la •aiauu eat favorable , ou on le aédio 
dan* de* fuiiri , *i la *aiioD eat pluviauac cl le menace de puurriiure. 

On connolt loui le nom de Vin dt paille, ua vin qu'on fait en 
Alaace,daD* la Tonmiue et aillearai ou qu'on devroit faire de 1* 
manière auivante : 

Clioiair daoa une excellente _(>^fT» , le* raitin* lea pluamAri, !•• 
plua aiicié* , le* plu* laioa , le* iaoler en lea luapundaiit â de* lalles on 
eu lei éteudant *ur de* claiea dan* un endroit échauffé par un poêle , 
pour lea mettre à l'abri dra gelée* , et les réduire par l'eKaiccation i 
moitié de leur puïila ; enlever aoignenaement le* graina pourria , ex- 
primer alori la jua et le soumstli-e i la fermeiiMlion : elle tarde i 
devenir nenuble et le prolonge pendant cinq an*; ce n'eit qu'aprèa 
la première année qu'on tire ce vin de de**D* la première lie gnw- 
■iéi'e \ (ou* lea ans on le transvase , mais sans songer i le darifier ; 
on le laisse a'éporer de, Ini-méme pendant la quairiémeannée) enfin 
on attend In cinquième année pour le mettre ua bouteilles, où il ce 
conaerve aussi lon;;-teuip* qu'on veut. 

En Grèce on cueilloit la raisin Avant sa matorité ; on le sérboil k 
na soleil ardunt pendant troi* >uara, el le quatrième un l'exprimait. 

On auit encore ce procédé dan* plusieurs vignoble* de l'£*pagoei 
de l'tuJie, el aur-tont de l'Ile de Chypre : dans oe dernier pay* la 
vendange *e fait pmdaot lea mois d'dodl et de septembre ; la* vignM 
■ont basses, \e» raitin* sont rouges ; le moût se mal A fermenter dans 
de grand* vases de terre, goudronnés inléri«u rem enl. Le vin., qui 
d'abord en) delamèmi.' cuuleurdfl*nu«in<, devient j amie au bout d'nn 
an. Le plus commun dore huit & dix ans ,inaiB on en fait de bien plu* 
durable, puikqu'A la naïasa^ce d'un taiuA, le pira £ùt pUear dmu 



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VIN .S, 

U tBrT« ntw grande jarre r«nip1i« de vin . bouchée bermétiqueDMiil , 
Bl (|u'il voiuerve jiuqu'au jour où il iiuri« r«t enfant. 

La* plaa ricbe* de l'Ue deatinenl aar-tiMil i cet linge rezceUeni 
vin dt ComntamUrie, 

A Prontigaan, Igraqual» raùi'n laploaMIimi ctlmAf , on «n lord 
la grappe poor ioteicepler ta colnnioBJcalion du cepaTso lefruil| 
loraqo'il oM fané , on le cueille , on l'esprime , et le moût fermeulé 
cauTcaablemeDt , fournil la tjin mateat dit Pnntignait. 

Dww quelquaa endroita de l'Eapagne , on fait éraporer le auc dea 
raiti/u blanc* *<a,t on feudonz, jaiqu'l nno couaiaïance conTeoue, 
avant de le faire ferweiil«r. 

En Toacane, on prépare le vùi dit vina «oncfo, arec an moût A 
rapproché, qu'il faut lapluafu'to chaleur d'un «oleil ardent poar loi 
faire aabir la fermentation. 

Lea ancien* cuDooisiaient atuai l'art de cnirs et de rapprocher la 
moAt. Lea Licédémociens le réduiioient d'un cinquième , et buvoieni 
leur vin aprit la quatrième année. 

A Kome, pour préparer rerlaina f ina , on pouaaaiU'évaporatian du 
moût joaqu'a le réduire i moiiiê on aux deux liera , et queJqiiefoia 
tnéme aux troi* qturta. Aiiui coDcealrê , il falloit qu'on j euiilAt 1« 
fermentation par la cbalear dn wteil . 01 ^u'on conlinult de l'y tenir 
eipoaé peodant une longoe anile d'année*. Maia enhn , quand cet wjw 
aroient kcheTé leur fermcntatian , il* êtoient ai générenz ou pluldt 
ai forlt , ai apirilueui , qu'on ne ponvoil pa* lea boire par*. 

Galieo parle d'un vin qu'on meltoil aiuai au aoleU pendant l'été, 
aur lea loilB dei maiaona. 

Enfin Pline en annonce un autre qui ae préparoit apécîalemsnl 
a*n; dea raitini appiem , dunt on différait la réculle , et dont le auo 
éloit diminué de moitié par la cuiaaoo. 

Eu Eipague , il eiLquelquea Tigneconi qui , aprèa avoir évaporé le 
le auc de raïtin , y mettent un ^arl ou un cinquiénte par cent de 
plâtre non veau. 

Quel effet peut j produire nne aubalanca qui parott loi être ai 
étrangère T 

Im plâtre cal avide d'eau ; il l'empare de la portion d'humidité qui 
y eal encore aurabowdanle dana le moAt. Le plllre a la propriété de 
décompoMr le tartre; il diminue la quantité de celui qui y.eiiata et 
qui j nniroit. 

Le* ancieoa paroiiaent n'avoir paa ignoré celte double propriété du 
pUire, etlea Aaiatiqnet ont auatî recutlou que celle lubatance laliaa 
éloit utile dana la préparation de quelque» vin*. Noua rojooi en effet 
qn'en Perie, on prépara le vin at tchénu dma» dea caTea apéciale- 
luenl endoiiea de pUtrr. 

Le* détail* dana leaqnela noua aomme* eolréa non* paroisaent anffi- 
aauj poar donner un apperçu lor I* manière de faire lea vint dr li~ 
^uturoa général. On roi 1 que pluaieuia d'antr'eaz, quoique prudoila 
par de* moAl* Iréa-aucréa ploa oa moina éf iporëi , aont cependant 
amené* par une fermentation foroée el loug-lftmpa continuée i *e 
rapprocher dea vim aeci ; que lea antroa dont In moùia n'ont paa été 
plna concaniréa et mima l'étoienl beaucoup moina, ont cepeadani 

xxm. r 



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>»8 VIN 

EODfBFvé nns ploa grande qnuililé de sucre , pires que, pendrai leor 
icrmeDtatioQ , la tempiratura ■ iii moiae éleréa: il ritulte de U qae , 
ai OD voulait reo|«r let cùu avec nue oertaÏDs euclilnda , lairant 
leur DaUira, il faadmil ea ilablir troii cUuei. 

La première comprendroU le* vint leo, parai Ineunnl» figore- 
rMeot \etviiude CÀampagTu , Bourgogiu , Bordtatix, etc. 

n ■'«iiroil daui la dBOzièwe dea vina dtmi-Uquomuc , dea vint éê 
Toetai et de HoiUa-Pultiano , etc. 

Id troisième eu6a reafermeroit lee vint de Uqutur proprement 
ditf , et dont «ont ceux de IdaÂirt, de Malvoiti», de Sagui, du Cap-, 
de Ointlonce, le JUaiaga, le Cte/è«, le cm d» Chyfirt, ^ Xoto et 
à^j4lieaMt. 

Aiant yùtt. 

iDdépendammanl dei vint exirtmemeni varié* que naaa fonmia- 
•enl lei raitint , il en eat beaucoup d'aulrei qu'on fait ou qu'on peni 
faire avec lei inc« dea diffrrena fruili , avec le jua exprimé de la 
coMtt à titert, avec laiolulion du aucre purifié, avec celle du miel 
•1 la aève de diffsrena arbrei, el enfin avec lei décocliona dea ae- 
uences farineiure germèM. 

Hall comme loui cei vint, k l'exception du dernier qu! exige dea 
opéraliona particulière! et priliminairei â la fermenlalion , se prêpà- 
jrenl A'peu-près de la même manière que ceux de* nuiùitet dea pom- 
me* . et comme non* arooi préienté, ain*i que l'aateut ealimablcda 
l'arlicle Cidbk, de* généralités propres i donner une idée de la fa- 
brication du vin» , nous croyons devoir miinlenant noua borner A 
indiqnor les régies auxquelles la fabrication de ceux-ci est aasujélie , 
et offrir dea exemple* et quelques recettes pour en faire voir l'appli- 
cation. Ces règles coniiilcnt: 

i*>. A soamellre immédialement i la fermentation les lîqneim 
dans lesquelles les priucipea constituaos se trouVenl dan« des propor- 
tions semblables i celle* qui conatilnent un excellent moût de roùin. 

'Eifnple ; Les socs des j>ojru»*> el det point, etc. 
g*. A Évaporer les liqueurs qui sont tr^-aqueuses, lonqn'iraid» 
ie l'aréomètre, on les juge i la consistance d'nn auc denaHÙumOTi; 
on , au défaol de raréomètre , jusqu'i ce que les liqneora paissent 
•oiilcniri leur surface on cenf. 

Exemple ;Ij* aéve des arbres , celle, enir'aatres , dVniib,arec 1^ 
auelLa les Canadiens font nue liqueur fermentée. 
3". A sucrer les liqueur* qui sont trop acides. 

Eseiniib ; Les sucs àegrrueilltt , de crritn , etc. 

4**. A aoiduler les liqueur* qui sont trop douce* on trop mu— 

ExtmpU ; Le suc délayé dm figura, etc. 

6>. A «Jouter un ferment i celles qui manquent de snlMlaoceTé- 
géto-animsle. 

Exemple i Le suc purifié , le miel , eie. 
fin de Ctrittt. 



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l gou- 
yùt éa Smn, a* i. 

*■«* «60 Uvrcu 

B«" 3 nwd*.' 

LaTnr* 4a bUn fnikbe. 4 livfM.; 

FaitM fenneiitar, etc. 

Ce vit». qa« d«« AagUia oui prépari «tac raeci* dâu Iran calotiM/ 
•rt uiu conloar cl luu odeoi-; iU 1* coloroiriit aTM la tointnra da 
Htumfçi, «t il* l'aruMlÎMiflnt «ym bim hoile ouantieUa. 

r^ÏM de Suen, n* a. 

S>»« 864 VmH 

Oomme arabiqae 94 

Tartre «4 

Aoida tartsrenx ' 3. 

Matière glutioeua» da froroent 36 

Ean S46S 

CTaat en oompoMui cette fomiBle que Pabroni a cfaercbi k inîl«r 
vu «xoaUent maAl da raUin , en remplaçant toai Ici priacipea con*- 
tiluaat , conme ta maraMo-aucri , l'acida et la tabaiaore vég^o-ani' 
nalfl , par dsa aobMancet UMJogtMt. Oa phTcicioa céMbra dit «n awoir, 
•blana nu fort bon. tîd. 

F"»!* de Sua*, u' S. 

8ncT«. #16 UtnN 

Crème de tartre y 

neiu4 de iureaa ?} 

Eau. 614 

Jjt liqueur qai rindta de r« nélanga fut esposée i une chalvar 
ide b3 d^réa; b fermenUIJoD sol lien, el pradaiait no vin d'un* 
aaTaur forte et d'one eicellente odeur damuKOt, quoiqu'un peu trop 
•xaliie. 

H. Tbenard • aniri Irouvi i remplacer danale aacre purifia, 1* 
iemenl dont il eit dépouillé, par le dépAt gluant d'nn blanc jaiittllr* 
«ai ae forme daua Iw lura dea fmita. 

Dani le >u« de gna*ilUi lur-taut, luixinle partie* de re d^l 
■andeaaécbé, aidé d'une lempéraiare de i5 d^réi.fant éproarer 
à nne lolalioa de Iroia ceol* pariiea de aucre une farmenlalion ci 
promple et li complète, que dani l'eipace de quatre □« cinq joiira U 
aaTetir iDcrée u'eat plui aconble dam la liqueur. 

Lea RoMea el lea Polonai* font oaage d'an Itjrdnmêt vineaw ; o'eat 
■ne aotnliou de miel dan* l'aui, dont «a faToriae !• feroMalatioB an 
mv»jta de la Uvan da bUre. 



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*» VIN 

yin de Datltê. 

IjH âalUê écnuiei , toiccréa daiu l'eau et fermentéea , procnnol 
aat Pranci élablii en Egypte ono tiqueDr viDean, qoi paHcroit rapi- 
demeal à l'élil de Tioaigre , i'iU na la dialiUoient paa pour en retirer 
Moe eau-tb-vir fort agréable. 

be vit aeruil TriiitmblablemDat bien pina durable > ai , i vue f«rle 
infiutan, de Jolie*, ili aîi»tuient une quantité auBumla oa de «uGre 
du payi, ou de muùt coil dea llea do l'Archipel. 

f M Je GenHvn. 

Genièirrt » ^>^ 

Eau chaude. 4i> livre». 

Faitei infuMr , paMes la liqueur , ajoutes : 

Pain de leigle «éché et pulvériaé & tiirtt». 

CaMonade » 

Fùtea. fermenter. 

Truii p«nie8 de moàt , une de miel. Faite* fennenter. 

Il aeroil vraiaeabUblement poaaible de fabriquer dani qudqnea- 
Tignoblea de la partie nuridianale de la France dea vûm liquoreux , 
■uaii parfaiU que lei ci'ne étranger! lea plua eatiméi ; maia doil-oa 
cwayer celte formea talion cubibb t'obiet d'une apéculalioD lucraliTe^ 
Noi» ne la peruun* pu : nuua UTOua qi^ l'homme rirbe établi kH 
France , préférera de faire servir aiir «a lible dea viiu éirangera ; que 
kl gêna opulena qui habitent te* A«orea, ne rond root tirer de Franc* 
que de* niru leci. Ainii appliquona- noua k rendre cei einë Buaiî 
excelleu* qu'il* peuvent l'être, «fin d'en aaaufer la yente che> lea 
étrangère ; qu'il* en fB**ent leur boi**aa lukitaelle ; et permetlon»- 
noni parfoi* la petite débauc)ie de *aToarer à noire deaaert ceux de 
leur pay*. Id tMlance de ce commerce réc^oifne ne peut jamaia être 
i notre déaaruitaBe. - 

rin db Céfieem Bibe. 

Lea principea et la théorie de la fermentalian qni produit de* râw 
avec le* décuctiona dea lenancM farineiue*, aonl le* même*; mai* 
comme daiu cea aemence» la muoo*o-*ucré n'eat pu «eD*ible, lor*- 
quelle* sont daiu leur étal de matarité, ona recoara'i de* mofeos 
rapableade le développer, elce* moyen* forment de fart de faire ce* 
eipMx» de vine , un art à part , qu'on nomme Vart du braeeeui uu da 
' Jbbricant de biire. Voyts HonBi/Ht. 

La Wr*Mt pla*aumitia*mDU**en*e| ma!* an mojriui delà rendra 
pétillante, r'eat de 1« tirer en bouteille*, ou plat6l , à caoae de U 
M*«ure , de la meUn d*na de* vaaaa de già* fait* expré* , en j ajoutant 



lie* ftu*«ei, onire Iw biirtê qu'il* font caUM ImsuItm peupka.,» 



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• VIN 5o, 

•m fibrïqncnt uns pttticidUr* i*ec le aeigte , qna aonreot ili oromi- 
tùent iTcc U mmth». • 

An Pérou, on en prépare nn« avvci le moM ,• «Uaeri coodub loni la 
■om de rhieea. 

En Chine, c'eit itsc le rit qu'on- pr^re Ye fiteti, en einpiajatii 
pour ferment 1> chair d'i^e(u> 

DiD( l'Inde, !■ moelle du bambou donne le tabaxlr. 

Dm» rSxriita, p«yi an on dil qiM la bfin ■ él6 ioTentée, et'ce- 
^eailinl eà- il 4(oil «i difficile d'en faire nne lemblablf^ i la nAire^ i 
<canae de la chaleur cenilante du rlinal, l'indiuLrie aargil prodEgieu— 
•rment diginéré i oat t^rA. E1> effet, Ira feltalii ou culrivafeur* 
préparent poar lear beîtson oo mHdh^ de farinai et ifeau, qu'ila 
îaiatent aigrir ; ila appellenl relie boÏMon boutah: ila la prenueni 
trouble. Ce boagaA «M earore bien luiti du fin que no» pa7iana pti~ 
|)arant avec une furie décurijoa de aon, i laquelle on ajouie àe» gn>- 
aeillet écraaéea ou d'anirra fruila , qn'on pane eoatiiie i Irarera nn 
tanit, pool' aépaner la partie corliralêda grain avec lapean deafruila, 
«1 qu'on fait ff rnienWr. 

C'art moina encore que («le RhÊlfve liqueur , plniacide qne vineote, 
dite limonadi dit gtna <lt eantpagnt , el qu'où ablieul d'une furte dé- 
coction de eon , Inquetie, paaiée 4 irave^a an laraii ou un tiUncbel , 
reçoit un peu de levain pour entrer en fermentation; ou eulîii qno 
ce «iMon dea ancien», celte boiason vinetite qu'ila faieotenl htcc du 
pain Mul et de l'eau fermculés eniemble. 

. On avoit dil que lea Tarlarea faiaoienl uaage dn via préparé avec 
le lait dojuDienl. Juiqu'alora lea cbimislea, nial^ré l'eipèce d'analuzie 
reconnue antre le lait et lea auca sucrés dei régélauz , ne Toiiloîeut 
paa croire que le lail fdl MiiMplible de paaser i la fermeotaliun Tioeiiae 
|iarre qu'ila ne ponvoient la lui faire éprouver. 

Teal le Morst eotuiate i agiter lauvent le lail qu'on soumel à la 
fernentatian. 

PapJi lei principei de ce liquide composé , que le repiM tend lou- 
foor* Aaéparer, nnl forcés de rester UiAlés, de réagir lea una sur Ira 
«utrei , et de foriuer enfin , satM le aecours d'un feimeut , nue com- 
binaison TincoBB Idienwiil décidée , qu'on peut en retirer de l'eaprîl 

■ F'in» faliijîéi. 

' L'arl de falsifier lai vin» eat anni compliqué que celui d'ippréler 
lea atimans. Ce sont les marchands de vin qui l'esereenl presque 
eicluairement : ils l'ont porté malheureusement an plua haut degrt de 
perfection où il pouvoil atteindre , ce qui eat d'aulanl pins étonnant, 
qu'iU ne cotnmuuîquent point entre eux. Mais que ne peut pas l'ar— 
«lente toîfde l'or qui les pouaaoil iaoléuient dans celte carrièrt: ! 

Quoiqu'il j'ai! loog-lonipa que ces gens fabriquent à Paria, k Mar- 
«eille,i Amiteidamet ailkars, des fini de Champagne, ile Bourgogne 
et de Bordeanz, aucun d'eux a^ a'est avisé de décrire les procédés 
par lesquels !l vient 1 bont de se passer de tout ce qQi peut contribuer 
A la bouté des vin» naturels dans ces vifiioblei fumeux. Est-ce leiif 
jatérélquiles rend si discretat Cel.i «st probable; mais cep«ndaut 



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Stn TIN 

quand ik ▼ondroÎMil l'Mn uaiiu , non* ftoÈOB» ^«'il iMir Mraft ditt^ 
cit« ds préteuler leur* procàdài avec qualqu» prvciiion , psiiqu'ila 
doivent élre obligée de la* mildifier olieque foie, eoireat les anniee, 
•aiTaiit la Dilure dei v/ne , dont le mélaDga doil amener la r&olut 
qo'iUtoubaitenI, et qu'iU ne peuseol juger'àlra (»n*en*fale que par 
leura orjiiaei ciercéi par ooe lan^iM txjfiiieoca. 

Malgré l'ulMcurilé dani la<|Uille cet art «W eiiTeloppé . le* chimiilea 
voieiil clairement que la princi|iale. aciaaca de* ma rebanda de (vn aat 
b couDoiaaaaoe parfaile de l'odeur, de la couleur, de la earear, ds 
toulrn lei qualilb phjriiquei Mot dra ««« daa vignolllea Ict plua ra— 
nomméi , que de ceux qui loal lef noin* edimit ; qu'ciuuiie toute 
leur iaduatrie cauaiite à choiair. pumi cee decniera.ceux ijui peuTent 
ae marier «naemble, ceu^ qui penrent par la réouioD de* qualilce 
qu'il* pouèdent boléoMnt , furni« wa vin Muapoeé qui aail rendu et 
ccngidéré comme Daiurel p^r celw dont le paûîa n'eM paa aaeei fin 
four reconnollre la fraude. 

Heureux le* cmuommaleiw* que Joaroiu«iit cMMirclianda.qDand 
ceux-ci Bout encore aatea bonnéle* pour ae bororr au aimple nâanga 
4ea vùu , ou même encore qoand ila ae conteotent de n'introduire 
dana leur* vitu que dea aubaluicaa innocealu, le ancre et aea difiô- 
renlea madiBcation* ou le lob 4e rtu'tia , ponr adoucir ceux qui «ont 
Tcrda uu icerbea; le auc,de baie* de aureou on le vin de leinle, pour 
colorer ceux ijui n'ont poipt a*a«i de couleur ; quelquiee arumale* pour 
donner le parfum qui leur manque I 

Uaia auaai malheur aux mardi^nda de cm qui ont a**w peu d» 
TeapecI envera l'humanilé pour empluyer dan* la fabricaliou de lenn 
vint dea aubilancea délélërea I La chimie iqilieaurenx ; eUaanalyaera 
le produit do leura opéi'ationa léoébreuMi, Mie*livr«airtuiim«d- 

Parmi lea vin$ liquoreux et étrai^erf, il en eat ploaienr* dont la 
ïalaiGcaliun , plus facile d'ailleuri que celle de* vint frailcai*, • iti 
l'objet dea rechercbea de pluajenra peraonnu dont l'étal u'élnii point 
le connserce df: vint ; de-U quelque* reoellea i l'aide deoquellee oK 
peut imiter rea vint. Nuuf lea duuuoua avecd'auUut plua deiécuriti, 
qu'cllea D'appret)dronl rien à ceux qui prépareot lea vint f»Mr tromper, 
et quVIlea peiiTnut élre ulilea i ceux qui Toudront lea préparer pour 
•n faire uaige. Mai* avant, décriToui un vin qui a été fabriqué aveo 
auccè* 1 Paria, dîna un tempa de diiette , et qui paorroit fort bie> 
fi^rrr dau* la carie d'un marchand de vin. 

Jiaitiiit de Roc-vert on de Maiaga ;K livre*. 

Z>e Cofùahe. 95 

Uel(ncG*miainadanauntonoeaodéfoncé,Ter«eidea*ua, 

Eau pi'eque bouilUole lao livre*. 

Becouvrei le tonneau et laiiaez le tout en infuaion pen- 
daat douze ou quiiiie heures , foules le raitii», ajoutes , 

Eau chaude i ih degréi sBu livrea. 

AgilHx le nu'ai/iaréc nn Uton, la fermentation «'élablira, contr- 
nuez-la jusqu'i ce que la liqueur dan* le tonneaa H rapproche d'ea.^ 



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VIN SoS 

viren dens degréi de la chalaor de r«una«pliira , (» qni • I(«d an 
boal da troi* joati ; «lora eiprimei la raiiiit, at in«tl«s la liqueur 
daaa nn tannsaD ; elle fermenie de noUTeiD pendant TÎDgt-ciaq i 
tr«ate jonri, pni* alla l'éclaircit , on la aonliredaDi un anlre lonnaan , 
on y a)oiiM par chaque cealaine d« pinlei , denx piulei d'ean-ds-Ti* 
doubla et ringlpiutea de virtiie Roiu*iUonauih Cahon. 

Ob aait qaa. la via de Malaeiaia eat d'oae odenr aromatique fort 
«gr^ble; ou l'iinile en plongeant dam un excellent moût eu fer— 
nenlation, au nouât rempli ou da flauri et de lenencei à'orvaU, 
ou d'an mélange fait de gaîtr^it , de girofi* et de gîngmtbn. 

La fleur defuraou, bûm en digertion daoj un pelitwf Idanc, dana 
lequel OD ■ fait dijioudre du lucre , en 7 ajoutant, quelqnei cuilleriee 
A'iui-d*-via , lui donne le bouquet de ifutteat. 

lie <ta»ni, le uiùl et l'^iut-dt-vie font une eapèca de (*i'm tf Mi- 
lle me exprimé de A^umiM et le «acre, imitent levindeChint, ■ 
On peut faire avac dea mitint acca .un fin comparable i reux d'Ba- 
pagne; maia que i'on >e déGade ealaidecerlaini marchanda, car il 
c(t fabriqué avec ce qui mte de laan approTiaionnemana de fruit* , 
dita de eariaie , idi t^t raitiiu,figvet,pruiiaaux , point, poitanêë 
tapéea, la plupart vermoulu on alléréi. 

Ou prépare un vin aemUable i calai de Moids-Poliiano , en fai- 
aant bouiÛir de* eoiiig* dana du moàl, en lei mettant enanite à fer- 
uenter, en tranaraiaot U liqueur dont la ferwenialion eat achetée 
aTantqu'elleaoitenlièremeDtécliiircie; la 1i<i maintient dana la liqueur 
une fermentalioa capable de coiâpléter la décompoiitiDn du ancre- 
Un mélange decintl'f^H^Maet d'raxellanti'fnda Champagne aan 
uouiaenz , préienle la laveur éa vin dt Tockof. 

Dana certain* paya on parfaa>ele*,vûuaTeodQla,^iunAoM*, avec 
la Qoars^he de la uigne. Darcet a e«Myé arecanccèad'enaromatiaer 
au moyen d'un pead^oAjg'MAe. 

Le* a^cien• mettaient du pllire > de i'argile, de la myrrhe pilée et 
difierena iromatei, dana laa tonneau: <A ili dépeaoient learatwi* , en 
IcB tirant da la oBve avec la double inlenlioD de te* parfomer at de le* 



Hoftt d'ascetteiwraMthe.éTaporâinMMtîé £ pinte*. 

Eanr-de>Tie a 

Cloiu de girofle n". 8 

Cannelle ou vanille. a groa> - 

Croche bouchée, expoaitiou an «oleil, bu la deuxième annie. 
Mahdiâ* det rîiu. 

Quand le* vint lont aeci , qœ le* partie* oonaliluante* da moât oni 
léciproquement éprouvé une décompoai lion , ila ne doivent leur cou- 
*errBlioa qu'à l'alcool qu'il* contieunuat. Lonqna le* vint lont liquo- 
reux, nol>-aeolement l'alcool qui a'j B*t formé, mai* le mcre qu'il* 
litauent en excèa, eoBtriboeat 1 l«u dorée , et aou* ce rapport cet 



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!o4 VIN 

deroien ont nn trèi^rand «tmium >nr le* aalrei ; ili mdI béaneenip 
uuina au^eli «as maladie», om a baaucoupmoiiuà craimlre da law 

Laa iiul*di«a dci vîmi met iomI diUM an nuuTaia ciat daa aMtei ooi 
Iwant pradniu, auE \ice> il«lauT prépanlîoa , «> monvaiiMM dont lia 
jouiHcul CDmoM flnid«i, ■ l'inBiiMM» ^'oul aor «us l'air et la calu- 
TÏqna , el divari «atru afaïu. Laa principaJea dacea mabdiMaoat la 
graiam e( \'»iiikl^. 

Iju cùm peu apirilneBX i|ai n'ont point mms fer m olâ, dont !• 
ancre et la partie exiraclive. ne •ohI point conTanablBiBBnt dâcom- 
poiû; )aaviiu faitj aT«c doa raùùu trop laAra, •( tpi'on a maladroi- 
temeiit «grappe*, loalaujela à graiattr. CMtenuladM bar fait perdre 
le gaz qui leur èloil cumbiui, ellr lei rend plate alfoiUaai an reoau- 
Boll qu'ila en aont aliaqnéi par rhumidilietla Buniiwnre dee lon- 
neanx qui lot roniiennenl , et parce qu'ila perdent par la plua paiila 
uttreriure. 

Lm viiu «ont Menace de vimr i l'neàdt , qnaod an cMUMire Ira 
taniieanx annt «aca , qnaiid eu adaptant • lenr ooTertttn une maaie 
builéa remplie d'ùr, ce fluide diminoe el etl abaulW. lia aonl din- 
poaéa k dtre aUaqnéa lie chiih maladie loraqn'ili aoni nwl darîliëa, 
et qu'ila ne poaièdeiil qu'une pelite quanlili d'alcool j loncpir le aarro 
4ue coiitenoieul leuramiiilta cil lulalêmeut diconpoiD, qu'il n'a plua 
i, former de f;ai Carbon iqae capable 'd'empAcber le eonliKl de l'air, 
«t par-U de a'oppoaar à. la co)ttbi«iiaan de l'Migàne atuoapbfeiqna 

L^a remàdea 1 celte dernière maladie aoat d'«f onter à «ea twH . on 
du auRre , on du modl cuil ', on bien de mlDicr leur acide par de t^ 
craie , et de iet iitaccr dan* une cave piufande. 

On vante lee receilea luivantea p«nr acr4ler un cm qni pâme à 
l'aigre. 

Introduitexdaiiale lonntau nu aactiBl decoqniDca d'mfa. «ttaiaaci- 
let pendant irrule-atx on qurinle hcnna. Le* nioyena de remAdier 
k la pouam dca via» , on autrement la (raiaao , aunl l'afilaliop , le oul- 
lafie el le aonfraxe ; on parvient vam è r^ablir un «m fent en le paa- 
aaul iur la lie d'un Ion iiean friichemeni vidéion le roulanlavec celle 
lie . el le remettant en place , eu le tinni an clair apréa huit ;onra (In 
npoa, el enbn r» le collant avec de* blancid'cBufi. 

Il eal de* perionnet qui dJKralamni le vm par 'Te wMf^ anivanl : 
ila melleiil lel commun, fpauae arabique el cendre de aermant, d« 
«bnqiie demi-ouce daiii an iiouel , il* î'allicliceil à nn-biton avec le- 
quel il* remuent le vin, furiJfiéatiparaTantd'nndemi-eeller d'alcool. 

Quelqucfoii le vin eat mil dini un tonneau dont 1« boii eil viri* 
«u qui a rimlenu de la lie qui t'y ckt altérée ; il j cootracle un goùl qu'on 
coiiuolt loui le nom Ai fut; on l'enUve pu l'eau de cbins , par 1* 
gai carbonique, par le collage, apréa j avoir fait macérer dn froment 
grillé. 

L'odeur de moiai ae dîiiipe en trempant daiu le vbi peiidant ira 
moiideirailM en6Iéei. 

Lorsque l'odenr de moiii mî plua forte , en lianavaie le viti , on 
k ■ouTre , on 7 mêle de bonne* lie* nouveUei et deux ooce* il» 



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VIN ici 

moj»ax de pichet pilù par loouMa t oa bnuue ra méJange , rt uu 
I«iue rspoMT. 

11 y ■ beaacoap do pertaunui qoi pensent qu'on paat rendre i un 
trâ bna\t H preniére exiitonce i l'aide dn g«E carbonique; uiui* 
MOBi cra7«n« que la choce u'eal pu* poMible, quand bien même , «tcd 
ce gaa , on lui reMitoeroit encore l'alcoul qu'il ■ perdu. Lei vint r»- 
f usent qoelquefbij de sa clarifier spantanévatil ; on y jette du sable on 
éa gypaaen pondre, uu la Minlore alcaline caustique. Si un vin clairet 
m ortie maladie , oa emploie des (■«illom caloinis et broj'éa , du sel et 
des blaoïx d'œofs ; si c'est un vin if Espagne , on «e sert des mêmes 
ioifédiso* , mail en lupprimaiil les cailloux. Nous obiervuni, q4^i 
raxccpiion de m dernier, lons'les vi/u raocommodéi demandent à 
étte cunsommis promptament. 

Utaget al propriétéa dea fin». 

Les liquenr* farmenléei svnl la boisson bsbilnelh et alimenteas* 
de beaucoup de peuples. 

Rlle* ont tontes une odeur et nne saveur qui leur sont proprM. 
Toute* ont /a propriété de rsiiimer le jeu dea fibres affoiblies , loia- 
qu'on las preud en petite quantité ; d'enivrer , lorsqu'on en boit trop ; 
de faire plus ou mains da mal, luivaui le tempérament de celui 
qui en abuse. 

CiM vin» secs proTeoant des meilleura vignobles et suffisamment 
vieux, sont singulièrement salutaires: il* cunTieunent sur-tout aux 
vieillards i mais il est bon qnlls n« les boivent pas toujours purs. 

Lea via» liquoreux sont en gêné rai /lourds , ils passent plus difGci- 
lement; cependant ceo s qui sont bien Faits, tes vins dut Açorea et de 
r£spi^pn«,inériienlUré|iulaliou dont ils jouisseot, celle d'être d'ec- 
cellens sioinacluques. 

f^in* médicinaux. 



Ces MÙ«s éloient fort nombreux : ceux da pdiva , de carouga» , de 
niflae , de so/i&e* , de coing» , étoient le résultai du mélange fermenfi 
d'une partie de miel «ide dis partie* de suc de ces fruits. 

lia faisoicnt du cm de vti^ua et du via de grtnadea avec trois par- 
tie* du MK de œs â-uit* , et une de miel. Ils ne mettoieni que de 
l'ean s*ec les^ur* sèche* ponr obtenir le vin dejlgtiat. Enfin ils 
Mjonloieat 4 du moAl dea fleurs , des fenillrs , de* graine* , des bol* , 
des éeavccs. da la résine, de la poix, pour faire autant d'espèce* il* 
tiiat, qni yortoieni le* nom* de* substances employées , et quelque- 
fois cas ('DU étaient owmpuaès de plusieurs iugrédien*. 

A eas vint médicinaux par fermentation ont succédé ceux par 
macérattoa, cens dani leaquél* ou plongeotl et on laUaoit séjourner les 
«ulMtanMs ioal on vodloit extraire les propriétés. On crut devoir 
préférer ce mode, parce qn'on avoit remarqué que la fermentation 
çliangeoit considéra blamenl les proprié té* de* médicamen* qui l'éprou- 
Tnient concnrreuvwut avee la iBatiir»suei'ée. 



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5o6 VIN 

Maiatenanl que le raiMiinemeat , raspérisnce et l'obverVariMi m 
•ont icrrus >ur cet iwh prépiréi pir maciéralicm , on a rmtoDDn évt— 
demmeiil qae lea aubatancat qu'on j iDirodnit do lardent pa> A It* 
allérer eiix^mâuiea , elaaavent à lei changar sd TÛiaigra. 

Ou a imBRiDé, pour éviter oet incoaTéuieal , de Faire macértr 
dana de l'alr.oul affoîbli lea aubotancei qu'on loiuiutUoil i L'antisn im— 
méHiale du vin , cl «uuila d'j mêler celle leialnis , mai* aanlament 
■ l'indacl où hn eal diapoié i faire prendra le mâUage. Far le mojrcn 
d'une ai facile eiécnlion ■ le vin conaerve toain se* -rertna ; le mé- 
decin eal plua aaauré de la natura et da l'efficacité dn remUe qu'it 
preicril, et le malade Iruuve le aonlagoment qu'il a le droit d'altandre;. 
c'eatpréciKmBnlUlepoiat de perfe<:liiia qu'a en an vue il'alletndra , 
anus la réforme propoaée, l'auleur du Code p/mrmactiJiqu» à futog^ 
dt* hotpic»! civiit , det aacour» à domiciU tt dei pritaïu. 

Anafym du Fin. 

Let c/fUBODmiaàladialillalion au dcgride rMaboa3rante,foDT— 
■iaaent; \'. dn gai carbonique a'ila en conliennenl; 3°. de l'alcool; 
S", un peu d'aride; 4". et de l'huile. 

Eu arrêtant la dialillation aprèa avoir obleno cm prodaili,ilreat« 
dana la cucurbile une liqueur chargée, dont la nature Tarie auJTanl 
le vin qu'on a distillé. 

Lea réaidua dea vin* acra iûdI acidci; ila contiennent de la lie , da 
tartre, une malière eitrucliVe et une aubilance colorante i ceu* daa 
vini demi-liquorein et liquoreux oSicnt, en oatre de Gai produita, 
la aucre qui u'a poiol été décompDaé. 

Ceux dea autres lîqueura fermentéei tieanent anaai une ccrIaiM- 
^aantité de aucre ( u elles aont doucea , de l'acide nialiqae et una 
maliére eilractiTe. 

lia. lie est ce dép4l qoi , aprèi avoir troublé les vint pendant leur 
fermeulaiion , ae précipite loraqa'elle ,eat ac berée. C'est ansétange 
formé de la aubilance végélo-aninalc qui a -aervi de fennent aw 
noilt , et qui eat plua ou muiiia compoaée d'une certaino quantité d» 
■ai'tre, d'une ualiére aiiractÏTe, d'une autre csleranta, enfin d'nna 
plua ou moiiia i^anda qaentîlé devin,- on expose celte liai la preste; 
on la deasécbe pour la coaaerTer et la vendra ponr l'usage dea arts olk 
pour la brillei et en retirer un carbonate de polaaaa connu soua la 
nom de cendret gravtUta , trèa'-emplo)'é dan) U taintuce et daiw Ik 
fabrication dea savoiis moua. 

Le tartre egl cette aubataiicc saline qui exista déjà dana le vaiyu» et 
qui se dépoae en ronne d'incrualaliun pierreuse aor lea paroia dee ((ii>- 
neaux . pendant la fermenUlioD inaenaible du vin. Il est au Uane , 
ou rouge , suivant la couleur de la lie qu'il a enlraioée avee lai. 

PurîGé ou dans les labaraloires,^ la manière du entre, avac des 
blancs d'ceafs , ou il Montpellier . a*ec ane^ terra argileuse , «a k 
Venise, avec dea cehdres tamisées, il est en CTialau irréguliera, 
qu'uu couopiasoit soua le nom de crime dit tartre ou da eriaiaia dt 
tarfre, et qui porte maintenant celui Ae larirttà acidulé de potaatt. 
^ Ce sel esl employé dans la leinttir* et pour la iiiéd«ciBe ; il fourul. 



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VIN !o, 

jMtn eombdition ; il«paù trente jiuqn'Atranto^troî* lÎTraa'dacaibo- 
BBte de poluie au quinUl. 

Le marc de mûin forlenaEl exprîn» el nia à lichtr, «ert âe noor- 
lilnre «nx beiliaux. ËatiaÙM et iIkdi quelquw cinloiu Tifpiobles . oa 
emploie Ce marc comme engraii el comme combailible i » cendra 
cal fort ricbe en polsue. Lut pépin* on Mmence* qu'il renferme lont 
employèaiuourrirU volaille. Lei Ilalieni cd relirenld* l'hailedoDO* 
i bràler. F'iyn Obivm. 

Jje mo&t mil dani un endroil fraie, m clarifie '•tni fermenter ; li 
on met i part le dépAl qa'il forme pendant celle déparalion tponlané», 
il fermente alôr* piiu difficilement, quoiqu'on le tienne expoté m h 
température qui canvient i la fermentation vioeOM ; maia on doit re- 
marquer que U même quantité d'humidité euteTêe à deux moAta 
différena, ne wuroil lei mettre au m£me poinl de conaiilanee. De-U 
la nécCMilé indiapunuble d'avoir lecama A l'aréomèlre ponr ïufer 
du .degré d'ÔTaporalioa de cliaoBa d'eux , lorsqu'il s'agil de goureracr 
le* vint , c'eal-i-dire d'ajouter au moAt un autre moflt, ou plni coloré, 
du plua ancré, on plua concentré par l'éraporalioD. 

L'exlractif abonde dam le mofll ; il Mt en petite quantité dana le 
vin. C'eat lui qui rend «oluble la partie coloraute ; o'eal vn l'abandon- 
nant que celle-ci , que M. Chaplal ne regarde paa comme nne aab- 
elanc'r réaincuae , ae précipite , ae fixe et ib mêle avec le tartre el la 
■ubatance Tégélo-animale en grande partie décompoeée. 

Toutea Ira liqueora forraentéw conliennenl on acide plu* ou moina 
abondant, difEërenl dularlre,elqui paraît acoompagner par-tout U 
naliére ancrée. L'eau ou l'alcool paaaéaaur l'extrait de cea vim», en^ 
lèrenl cil acide, qui eat reconnu pour £lre l'acide malique. . 

ÏMtvint qui conlieunant le plua de.iel acide, comme le cuira et la 
pairi , fonminenl Ica plua mauvaitea qnalîiée d'tau-de-fù { ceux 
an conlmire quî en renferment le moiua, donnent du eaux-de^vim 
•xcetlenlea. 

On obaerVe qne l'aloool eat d'anlanl plua abondant dana le* viiu, 
que le suck exidoiten plut grande quantité <lana lenra moAlael qoa 
la décomuoiiTion a été plua complète ; auaei lee viru du midi font— 
niaient audquefoia An lier» d'aou-tte-uM , tandia ijne souvent ceux du 
Bord ^'en donnent pas un quinaiéme. 

Sana pluaienra endroits de la France , la dîaliUa<iiM< du vin le fait 
on grand, par dei artidet connua aona le nom de houilltuf» ou ir^ 
leur» (Teaû-tU'vie. 

L'alambic de rea arliatea conaîate en use grande cneurbile faite en 
forme de poire, ilonl l'orifice eat élrenglé ponr recevoir un peiit 
cbapileaa nommé l4le dt joart, qui porleà sa partie inf^ieure un 
tujau court , auquel ou en adapte un autre tourné en apirale el plongé 
dana nn tonneau plein d'i.-en . an ba* duquel il aart pour laiiwr couler 
ïeau~da-vîe dana un récipient 

Cet alambic eal Irèa-défecloenx. Lee artiste* qui tfea serrent, tel 
1-pen-près qu'ils l'ont reçu dea Arabes , n'ont f smais élé aMcs instruit* 
|Mur le corriger , et les chimiflea n'aroienl jamais pensé i leur changer 
cet appareil; mais enfin ib s'en occupent depnia quelque temps, et 
4éjl il exiile de* brAlerie* oii en voit dat aUmbici foi produitenl la» 



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(M VIN 

pliiiF!rM)i1«efftliaT«'. lemoInadadépeoHi fMmîbta. M. SniniaroA 

tnia >ar U Tuin; M. C<ii|il«l vient d'itlritkilre le bat. 

LÎbtI de la dJaliDatioa , Hîf-il , w rciluil koi Iran principal «Bivini : 
1°. Chaufftr à-la-fuU al cgaluMnl ton* lai poinli cU la wniii d« 

9°. Ecarter toni la obriadc* qai panvonl gAoer rMMMHan d*« 

3°. En opérer li eondeuailion II plai profaple. 

Pour remplir li prcBidre cMidition , il fandroii que k ehaodMr» 
tAt pm profonde et le fond logèreineBl bombi en dettau ; que le Fea 
circullt anloar aa moyen d'une i lu MMifa loornant*. 

Ilaereil oêdFaMM, pui>r aecDacle coalition, que lea piroia de la 
chandiiro monUueal pcrpendicnlaireMaat , et que lea vapeara fujaent 
maialenMa jiMqa'à ce qu'elh» pnnenl toacbar an rtfrigiranl. 

t* troiaiÎMa axifteroil qae laa parait de ce réfrigérant préaaa- 
laMiiiiJ iMe inclinaiaon auflituta , pour qoe la liquide prodnit par la 
condaDiatÎBM , pii m ranibc daui la rigole ^î la cunduiroîl dam I» 

' Mû poor la fadlilà du acrrice, M. Chiptal a cni devoir égaler 
lâgéremenl laa oAtâa ie U ehandiére an k* plavani , et lea rapprocher 
veri le haal, de nuniére que le diainéli'ede l'euTerlure répondH A 
celui du fuad ; il a cru devoir anpprimer le réfrigérant , agrandir la 
bec du rtiapileau et rafiiilcliir avec pliw <k aiMa l'eau du aerpenlin. 

Son ftMinaeaa eal ounalruit avec la ptai grande préciajuti ; il con- 
duit le fa« avec lagenaB. Le bord potlérieur da la grille de hr foyer 
«épond au milita <la fond da aa cliaudiére , afin qoa la flamme qoi 
fuh . frappe et en écbatiBe égalevwnt loal le ml. La diitance de la ' 
eliaudière i la grille eat d'environ aeiae é dix-huil pouces , loraqu'oD 
MDploie le charban de larrs ; enfin la Baame toarne autour de la 

Lea diilillalenra d'eau - rh - trie rondnticnt la diatillalloa jutqn'atl 
atomenl uù la liqueur qui paua a'iat ploa inDammable. 

Lea cina vieux leur doOnenl une meilleure tau-de-iiit que lea nov- 
««ani , mail elle cal motaa abondarle. 

Datu ploaieun vignoblea an ne diMille peint le fin , et parce qa'il 
fourniroil trop peu 6'eau-de-fit , el parue qe'on trouve plua de profit 
1 le vendre rlioa ae« état naturel ; maia on dialille le marc de raitin , 
^'oD a délayé daaa l'caa aprèt l'avoir Uiué fermenlRT à tee d>ina Ira 
lunoeaiixaù on l'a empilé au aiirlir du prcuoir. L'aou-ifa-vle qu'on 
•m relire ea( empymmatiqaa. 

On a proposé péaaieuri mayena pour l'empêcher de contracter re 
défanl ; donfale fond , panier dan* U cucnrbite , et celui quo noua con- 
aailloDi , c'ait de détayer daua de l'eau le marc fermenlé , de le melire 
à la preaae, ri de M dialiller que la liqoanr dépouillée doa raflei el 
dei pépiai de raiiiru. 

ljeaa-ét~*>i* eal de l'afconl élendu de beaiironp d'ean : on dialille 
ponr obtenir i pari l'alcool; celui~ri , ploi vbtalil que l'eau, monlS' 
le premier ; i'eaa reile avec^ nn peu d'huile ilana l'alambic. Celle ili»> 
tillatioii ae fait an batD-DiBrie;on la réitère, el on parvient! avoir <te 
I'hIcuoI dam le ploa graod «Ut de paielé> 



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■ VIN 3o, 

On • nii loag-Icmpt-FeiMleuce de l'alcoot toat farmi dini )• via. 
Peyre l't. démontré ea *a «ervint da pmcédâ Hiivaul : il décolore Is 
via su 7 metUoi en digcslioa du bol d'Ârméoie, cl preniat emuiia 
(teax ouce* de ce vin décoloré et y ajontaiit du ici de urire bien me. 
il Bépire , i l'aide d'un lipbOD , de l'etcool alcaliaé capable de toulenir 
l'épreuve de la poudre. 

Quelle ((ne mil l'identilé dta alcool* porléi au tnjnie degré de coo- 
c«Dtraliou , celle identité n'eiiite que par rapport aux efleta chimique* 
qu'ila eserceul *ur ka lubalancei qa'ili l'appropriant; car l'alcool ilcs 
aeuWDcaa céréales, du wcre, dei ftuiu pulpeux, dea racinei lucréei 
tl amylacées, ont chacun le goâl qui en fait recunnoitre faciltment 
la source, qu'on uiiil même dioi les combinaisons et dans le* uaagea 
«tendus qu'un en fail, soit dans lea art*, soit dans luntes les circooi- 
lances dr la rie. Voyts Alcooi,. 

Qn'îl me soii permis de finir cet arlicln par une réfletîoD : 

E>e vin n'e*t pu U seule boissan qui détermine cerlains marchanda 
d'ua urdra snbâllerna , à matlra en usaiie l'art trop pratiqué des ■né'- 
laBgaa; ils frebleni aussi l'ean-da-Tia : encore s'ils se burnoiant à ns 
l'alungar qu'avec de l'eau on avec des •atti-do-Tie de bon aloi, U 
fraude seroit pliu tolérable; mais leur cupide avidilé les porle k J 
ajunler dvs substances £ere* et brillantes pour en rendre plus éner- 
(;ique l'impression sur tes organes ' Feu 1-on cire en sécurilé inr l'emploi 
journalier qu'on fait de pareilles eaux-de-vie ; mai* c'est principa- 
lament de ces aleliers obscurs et malpropres , où des anvriers grossier* 
préparent cl dislillent l.ln* principe comme sans luina, de* eanx- 
de-TJe de grains, qu'il faut se défier. Ces falsIHcalBnrs y introduisent 
tontes sortes d'ingréilienaplus on moins dangeretiK. C'est donc sur ce* 
bouinies qui se jouent de lisante da leur* concitoyens, que l'nilséTér» 
de la police doit perpétuel leDKnt s'arréler. N'avona-noni pas déjà aates 
de mauKinévitabies,*aus encore trouver le germe d'une foule d'autres 
dans les objets destinés précisément au maintien de noire existence et 
de nuiro conservsliuu T 

Pendant mon dernier séjour i Saint— Omar, j'ai eu Toccasion de 
fVéquenter plusieurs bonilkries bien ftméeg , entr'sntres cellei de 
H. Kamonet et de M. Levassenr , c'est li où j'ai été i portée de voir, 
da jn^ar at de comparer outr'elles beaucoup d'mu-ds-vji* de grain* 
pmiT la pureté et la qualité, partienltéreataut rellea arumatiséos parla 
gMÏàvn al par i'aitit, duol elles portant le noln dans le commerce. 
Cm artiste* honnêtes, iuiu d'altérer le* résultais qu'ils ubliennant d* 
leurs fabriques, ne août ovcopés qu'i leur donner plus de perfection, 
en évitant l'empyreiime, en encbituaiit ou en détruisant par l'inter— 
méde de la craie, de la cbaui, du charbon , etc. l'acide mail que qui 
exisie abondanmeatdaiis les résidas de leurs distilleries, et auquel est 
due cette saveur fade de gras li drsagr6ibIo qni caradérise en générât 
rro»-A-i^da grain. 

Si on a reproché é oes liqnenrs quelques inoonvéniens, c'est tm» 
tloale i causa des .défauts de sain* dans ta préparation et des drogue» 
«jtf'on ae sera pirnùa d'y faire entrer ; car l'ûpérience de plusieurs 
siéclei prouve que dans leur étal de pureté elle* loul d'une efiïcacilà 
les cantoiu, comme U Flaiulre, U Belgique et lajiul- 



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Sia VIN 

laaik., oh le h1 el l'abnMpbèra lont uilarBlInneot fanmidsi , et oi 
le régimF (]i'> Libium* rend iudiapenHble l'uMfie modéré dea 
liqueun furlrt. Il irruil difficile de raineiier «ur leurj pu ceux qoï 
«D «prouvent journelUineiiL In plui grinda ■vmilBgaat el U cunnom- 
itiitian qui l'an fiit «uiuurdliui iBuIemant doiii ce* rich» contrée* 
«M telle que l'oRprélead qu'il l'yen fabrique pour plu* de J^ mîUioiuj 

VIN AGO, lepigton ëouvag» en l&tin, (S.) 

VINAIGRE. Ce*t le wcond produit d« 1> fermenlatioii 
que aubit le moût du rainn, et qa'on appelle ]»finruntalîon 
acéUute. 

On sut, d'après l'analyse chîmique , que l'acide existe dans 
tons les vint; que les plus doux, les plu* liquoi-eux raa-> 
gissent le papier bleu qu'on y Uiste peu de tempa séjourner, 
mais que tous ne sont pu acides au mémo degré. Il n'y • 
donc piii de vin, de quelque nature qu'il sMt, qui ne tends 
^urnellement à se convertir en vinaigr». Aaiai ne hut-îl dm 
s'étonner que parmi les diveraes altérations dont le premier 
«st susceptible , une des principales ne soil sans doute cells 
qui le rapproche de l'élat acéteux. Depuis que la nature da 
vinaigr* a été mieux connue , on est parvenu k eu obtenir 
d'excellent avec une foule de malières autre* que le via pro- 
prement dit, et dans lesquelles on ne soupçonnoil pa* aupa- 
. ravant l'existence de principes propres à former un acide 
comparable au vinaign de vin pour les propriétés écono- 
miques. On en fait maintenant avec le poiré , le cidre, la 
bière, l'kjfdr07nei,le lait, les semences graminéf'S el légumi- 
neuses, moyennant des procédés particulier! en quoi consista 
l'art du vinaigrier. 

Cet art comprend une suite d'opérations quel'on a (oujoura 
co^atées plutôt par l'imilalion que d'après le* principe* 
d'une pratique éclairée par la théorie. Cependant il a ftit d» 
Bos jours des progrès, et, grâces aux lumières de la chimie, 
nous sommes aujourd'hui en état, pon-seutement de rendra 
raisoti des différences que présente le vinaigre , Buivant la 
nature de la liqueur vineuse dont il tire son origine, mata 
encore de multiplier à volonté le nombi^ dea acides de es 
genre. EnSn il en est de l'art du vinaigrier comme de beau- 
coup d'autres, qui peuvent acquérir de la conaistance, da 
l'extension et de la célébrité par l'étude et le génie d'na seul 
bomme. Le* eSbrts de M. Maille en sont la preuve ; il m 
m faire passer le vinaigre de vin aux exlrémités dea deux 
Monde* , avec les noms les plus pompeux el les odeurs lea 

£tus agréables sur la toilette des daraes de toutes les classes. 
I. Aclo^ue, ç^ui a succédé Jt sa fabrique, n* s'occupe pu 



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V I N 3,i 

«Tac moins d« «accès de donner à cette brancbe de commerça 
touslea KTintageB que peut Ini commuQtquer l'indottrie éclai- 
t^ par les sciences. Il est digne en un mot de Ib répulau'oa 
de son prédécesseur. A l'époque où la confection du vinaigre 
c«t derenne un art soumis à des loix , on SToit déjà remarqué 
qu'il foUoit pluneun conditions pour déterminer la fermen- 
tation accuse et obtenir un réaullat parfait. La première est 
le contact de l'air extérieur. Il s'agit pour la seconde d'une 
température supérieure à celle de l'atmosphère ; il ne faut 
pas qu'elle passe de 18 à 30 degrés. La troisième consiste dans 
l'addition de matières étransères aux liquides qu'on veut con.. 
venir en viaaigte, et qui dans ce cas exercent les fonctions 
de leraîn : ce sont les lies de tcms les vins acides et des vinaigres, 
le tartre ronge et blanb , les rejetons des vignea et les raSes 
de grappes de raiêins, degroseil/ea, d'ipine-vinetie , ]e levain 
<le,/h)menf ou de taigls , la levure, toutes les substances ani- 
malea et lenra débris. Enfin la quatrième et principale con- 
ditioii est que les liqueurs vineuses destinées à être transfor- 
mées en vinaigre soient les plus abondantes en spiritueux , 
cor ce sont les vina les pins généreux qui produisent constam- 
ment les meilleurs vinaigre», 

n WFoit superflu de noua arrêter ici sur les diverses mani- 
pulations par lesquelles on transforme les liqueurs vineuses 
en vinaigre ; elles sont détaillées dans le dixième volume du 
Ooarê complet tPAgrieuiture de Rozier. Noua dirons seule- 
ment que, quoiqu'il soit vrai qu*il faille de bon c m pour faii-e 
de bon vinaigre , comme ce dernier a ordînaîrement dans la 
commerce une moindre valeur que le vin , malgré les tVaia 
de main-d'oeuvre néceasairas pour l'amener î cet état d'acide, 
ce aonl la plupart do temps des fins qui ne sont pas de débit 
comme tels qu'on emploie communément à l'acétiGcation. 

£r général, la préparation du vinaigre consiste à exposer 
duWnaucontectdelairet à la température d'unechaleur de 
so 1 aa degré» dans de* tonneaux non entièrement remplis , et 
contenant pour levain des branches de vigrte» et des raflc« 
de raiiin ; la fermentation s'établit dans le vin; elle est moins 
tumnltuense que celle du moût , et moins accompagnée de 
chaleur-, elle a lieu sans dégagement, mais plutôt avec ab- 
•orplion de gaz. De tous les procédés connus, nous nous bor- 
nerona à faire mention ici de celui que la ménagère peut 
«xécuteràU maison sans embarras comme sans frais. 
Vinaigre perpétuel domealique. 

On achète nit baril de vinaigre de la meilleure qualité, 
ropgt OB bUMC j oa «a lir« quelque* fislei pour la eousom- 



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S„ V î N 

matioQ de U maùon , et on la remplaça auMÏ-lôt par nue 
même quanlité de vin semblable en couleur et bien clair. On 
bouche aimidemeiit le baril avec du papier ou du liuga ap[di- 
qué légèretneot sur l'ouTerlure. On le lient dans ua endroit 
tempéra depuis 18 jusqu'à 90 degrés. A mesure qu'on en a 
besoin, on en aoulirela quanlité tusmeDlionnée de fùui^fr* , 
en ta remplaçant,, comme la première fois, avec du vin.Ije 
baril , toujours ainsi rempli , fournît pendant long-temps du 
vinaigre de tonte perfection , tans qu'il s'y forme de nûrv ni 
de dépôt «enaible. Il existe encore maintenant dan* beaucoup 
de méiiaees, du vinaigre dont la première fondation remonta 
au-de]ji de cinquante ans , et qui eal exquî». San* doule que 
quand il «'agit du commerce du vinaigre, il faut bî«i avoir 
recoura au procédé exécuté en grand daiu lea aldien oon- 
Mcrés à ce genre de fabrique. 

Caraetèr» <Pun bon Finaigre. 

I> meilleur doit être d'une sareuracide, mais aupportablCf 
d'une transparence égale k celle du vin, moins colore que lui 
quand il cit rouge ; conservant une sorte de parfum , ua 
montant, un apiritueul, en un mot vji grattar qui affecte 
agréablement les organes ^ o'est sur-tout en le froltant dans 
les mains <yi9 ce parfum se développe. 

La cupidité de certains fabricans de viaaigr» les porta 
souvent a lui donner de la force quand il est foible, par 
le moyen de substances acres et brAlantes , et celui qui 

Îoâtant ceviiui^asesentIaboucbeenfeu,attribue cet effet 
l'acidilé, ce qui n'est que l'irritation violente que ces sub- 
slances excitent sur l'organe du goût^ il ne faut donc jamais 
s'allacberseulemenl à la saveur quand on achète dlivinoûrc, 
parce que les indications qu'elle fournit sont souvent 3lu- 
soires; la saturation d'une certaine quantité de vinaigré par 
la potasse, est le. plus certain, non-seulement pour juger 
son degré de force, maisencoraaa pureté. 

Il y H une foule de sophislicadona employées pour ajouter 
à l'acidilé des vinaigre» foiblei; mais u convient peul-étra 
de n'en dévoiler aucune , dans la crainte d'apprendre à qui- 
conque les ignoreroit les procédés dont 00 se sert, d'autant 
mieux qu'il n'est jhu facile d'offrir des pierres de toufdw pour 
déceler ces fraudes, sans des examens auxquels cbacnn ne 
peut w livrer : on reconnolt plus aisément la pureté du vi- 
naigre en l'exposant simplement k l'air libre ; s'il s'y amasse 
beaucoup de moucherons connus sons le nom de moucfut à 
vinaigre , c'est une preuve qu'il est pur i bt quantité de mau- 
eherone suffit pour indiquer n force. 



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VIN 5.3 

JUoyent de conserver U yinaigft. 

La nutùire de gouverner la fermentation scéleuse , con- 
tribue infiniment à la qualité el à la con«rvaljon du résullat. 
Cepeadant le vinaigre provenant de vite foibfes ne pcui sa 
garder long-temps en bon éUl. 11 est même démoniré que 
malgré le choir du vin et la bonté du procédé employé pour 
■a transformation en vinaigre, cedernîern'eneatpasmoina 
exposé, maù plus tard , à s'altérer. Sa transparence se trouble ; 
il se recouvre d'une pellicule épaisse , visqueuse , qui détruit 
insensiblement sa foixe au poinld'étre forcé de le jeter, pour 
peu qu'on néglige l'emploi de quelques moyens, dont nous 
devons faire connotlre les principaux. 

Prender moyen. Il consiste à tenir le vinaigre à l'abri d« 
toute infiuence de l'air extérieur, dans des vases propres et 
bien bouchés , à le placer dans un lieu frais , et sur- tout à ne 
jamais le laisser en vidange; le plus léger dépôt suffit pour lo 
détériorer, quand bien même les vaisseaux qui le contiçn- 
droient seroient parfaitement clos. Il y produit à-peu-près le 
même effet que dans les vint sur lesquels ces dépôts ont une 
action insensible , et disposent ceux-ci à passer A l'état d'un 
véritable vinaigre. Pour le conserver avec toutes ses qualités , 
il faut donc qne les vases destinés à le contenir soient fort 
propres. 

Deuxiime mnyen. C'est le plus simple qu'on paisse em- 
•ployer j il suffit cle jeter le vinaigre dans une marmite bien 
étaméo, de le làire bouillir un moment sur un feu vif, et 
d'en remplir des bouteilles avec précaution , pour conserver 
cet acide clair et en bon état pendant plusieurs années ; mata 
le vase dan* lequel ce procédé a lieu , ponrroit exposera 
quelques inconvéniens pour la sànlé. Il vaut mieux recourir 
à celui que Scheèle nous a fait connoître. Il consiste k rem- 
plir de vimù^e des bouteilles de verre, el à placer ces boa- 
teilles dans une chaudière pleiae d'eau sur le feu. Quand 
l'eau a bouilli un quart-d'heure , on les reUre ; le vmaigr» 
irinsi échauffé se conserve plusieurs années, aussi bien à l'air 
libre que dans des bouteilles à demi-pleine». 

TroUiime mayen. Pour conserver le vinaigre des lemp» 
infinis, et le mettre à l'abri des varialions de l'air et delà 
température, il faut en séparer la partie muqueuse exlrac- 
tive par la distillation ; mais comme celte préparation devient 
coùleuw , et que d'ailleurs le vinaigre perd nécessairement 
de sa première saveur agréable , qu'on aime à trouverdan. 
Vassaboanement et le» aulrei uaage* du vinaigre, il y a 



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5,4 VII» 

apparence qu'on ns m décidera point Tolontîen 1 adopter 
lit) tnoven coûteux et deslrucleur de l'odeur. 

Qaairièma moyen. Le vinaigre employé uix uw^ea écoBa- 
ntquas eal oMex ordinkireoient foible , comporalivement k 
eelui ijui provient de* vin» méridionaux. Ce défaut derient 
inCnimenl plu« HBuble quaad oo t'a encore affoiI>li par de> 
plante» fraicItM , pour an composer dei viaaigre4 aroma- 
tiqiteê. L'hiver eit la mum>u qui olFra le moyen de convertir 
en un vinaigre trèt-furt , du vinaigre ordinaire ; c'eot da 
l'cxpoier , suivant te pi-océdé simple donné par Sulit , à un« 
ou plitûsun gelées, dans dea terrines de grès; on enleva 
auoc£Kivemtfiit les glaçoas qui s'y forment, et qui ne con- 
tiennent que tes parties les plus aqueuses, qu'on rejette j maîf 
se procédéélève très-haut le prix du fùia^*, et les. personnea 
peu- aisées n «n feront aucun uMge : cepeudanl on pourroit 
appliquer avec avantage l'acLion de la gelée & des vinaigrât 
Xuinles , qui ne sont pas suMieptibles de se garder. 

Cinquièmt j/Kjen, L'eau-oe-vifl (alcool) est l'un des puia- 
«ans moyens pour conserver lea vituUp-ei aromaliquee. On 
«oiiseilLs k ceux qui forment de* provisions de ce vinaigre , 
d'ajouter sur chaque livre de liqueur une demi-once au 
plus d'eau-de-vie. Cet esprit ardent rend l'union plus intime 
enii'er4Voinaet leMna^tf, etaaraatil celui-ci de la propen- 
sion à se décomposer , si par hasard les plantes qu'on y a 
mises fournissent trop de flegme, t^algré leur dessication 

Sréalahle; mais un autre effet de raiî»>oi sur le fàto^^, c'eat 
e fournir des élémena nécessaires à l'acéUhcation , qui con- 
tinue dans le vinai^e , à-peO-près comme qi^and on ajonie 
de temps en lemps du vin au vinaigre domesLique perpé- 
ue). 

Sixième moyfn. "Le sel marin [muriale de souée) , qu'on 
prescrit encore d'ajouter au viaatgra, et sni-loul aux vinaigra» 
composés, pour prévenir leur délérioralion , n'opère cet 
«Set qu'en i> emparant de l'eau qu'il coniient , et en la met- 
tant dana l'impuluance d'agir sur le» difKrentes nibitances 
mêlées avec 1 acide acéteux , comme elle 'af;iroit nèccssairs- 
ment si elle étoit libre ; cependant, il ne faut pas croire 
e cet eEfet puisse être durable, puinqu'il est prouvé qu'à 
longue le vinaigre auquel on a ajouté du sel, finit auvi 
par s^altérer , en présenlanl cependant daos sa décompo- 
sition des phénomènes dilféreNs de ceux qui ont toujours 
lieu quand le vinaigre n'a point été salé; ail reste, flserott 
peut-Ptre utile de s'assurer , par des expérience* exactes, de 
la quantité de sel qu'il conviendroit d'bjouter à chaqne es- 
pèce de vinaigra, oa. nipposant qae cette addition pAt «a. 



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1° 



V I K 3,5 

prolonger la durée; car, toulei ne contenant pasunequan- 
lilé égale d'eau, il «eroît superflu d'en employer toujours ànoê 
la même proporlion. 

Propriétét médicales et économiques du P'inaigre. 

Les anciena ne larisaeDt point en éloges sur les propriétés 
du vinaigre et sur ses usages, soi[ comme assaisonnement, 
soit pour conserver les iruils , les légumes et même Içs 
viandes ; on l'employoit aux embaumemens , et sans doule 
que le eedria des Egyptiens n'étoit pas autre chose que dti 
vinaigre mêlé à l'eau. II servoit souvent de boisson aux lé- 
sions romaines sous le nom A'oxierat , et l'on sait que quand 
it ràgne des chaleurs excessives au moment de la moisson , 
les fermiers qui comptent ponr quelque chose la santé de 
leurs ouvriers, ajoutent du vinaigre k l'eau pour aciduler 
leur boisson. 

Le vinaigre est également d'un grand m'a.ga dans les arts, 
qui l'emploient d'une manière extrêmement variée , et il e^t 
la t)asé de fabriques très-multipUées. Combien ne doil-on pas 
àcel acide de couleurs vives et de nuances brillantes? Mais 
c'est sur- la ut en médecine qu'il est recommandahle. Les pra- 
ticiens les plus expérimentés l'ont pkcé au rang des remèdes 
les plus salutaires , administrés intérieurement ; on l'applique 
aussi à l'exlérieurj seul ou combiné avec d'autres substances. 
Les ordonnances de marine, qui prescrivent aux capitaines 
de vaisseaux de ne se mettre en mer qu'avec une provision 
eonsidérable de vinai^s pour laver les ponts, entre-ponts 
et chambres au moins deux fois par semaine, de tremper 
dans cet acide les lettres écrites des pays suspectés de malii- 
dïes coAlagieuses , prouvent assez que de tous les temps oa^ 
a regardé le vinaigre comme le plus puissant prophylactique, 
l'antiputride le plusassaré. 

Qn sait que dans les hApitaux le vinaigre a obtenu , pour 
les purtGer , la préférence sur les substances aromatiques; 
mais c'est sur-tout en expansion , comme tous les acides dans 
l'état de gaz, qu'il forme des combinaisons avec tes miasmes 
putrides, qu'il les détruit, ei rend à l'air dans lequel ils 
eloient comme dissous , sa pureté et ton innocuité. 

L'efficacité du vinaigre est sur-tout démontrée lorsque, 
pour corriger L'air corrompu des chambres où l'on tient 
les vera-à-soie et les préserver des maladies , on arrose le plan- 
cher à diverses repn«es ; nous disons arroser et non jeter tur 
ttjiepelle rouge, comme cela se pratique journellement, poi^- 
cbasser les mauvaises odeurs , car, c'est ijne erreur de croiie 



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>'« VIN 

que dfeoapoaè et rMuil ainù en vapeun , le v!naî/^t ponède 
une pareille propriété ; il ne fait , comme les parfuma , qnc 
flureiiarger l'air, diminuer lokireMorl, eL rendre encore plua 
sensible t'odeur infecle qu'on aroit voulu enchainer; il faut 
doDC éparpiller \e vinaigre sur le sol des endroila qu'on a in- 
tention de déMufecler, ou l'exposer dan* des vaiasmux à larj;» 
orifice, et non le vaporiser par )e feu. 

Il a dé;à élé question de ijuelques oragea pftriiculiers dit 
vinaigre; rappeloos qu'il sert encore à mariner tes viandea et 
s contiie difi'érenles parties de véeélauz ; que souvent on ea 
fait avaler un peu aux poissons d eau douce dès qu'on craiat 
qu'ilE n'ayent celle saveur de boue si désagréable ; mais son 
emploi le plus commun , c'e^t d'assaisonner les mets; quel- 
quefois pour le rendre plus agtcable, on le charge de ia 
partie odorante etaapide des plantes, qu'on a eu la précau- 
tion, auparavant, demonder, de diviser et d'épuiser de 
leur humidité surabondante, par une dcssication lou)oura 
prompte , sans quoi leur eau de végélalion passeroîc bientôt 
dana ïo viTtaigre, en échange de l'acide que celui-ci leur four- 
niroit , ce qui diminuerait son action et l'exposerait bientôt 
k a'allérer. 

Une autre considération , c'est que , dans ce cas , le f£- 
naigr* blanc doit élre employé de préféi-ence aux vinaigre» 
orofliaftjEMj; qu'il convient que les plantes n'y séjournent 
que le moins de temps possible, et que quand une fuis l'acide 
■^eit emparé de tout ce qu'il peut en extraire , il faut se hâter 
de l'en séparer. Voici quelques exemplei de ces vinaigres, 
dont on connoît îles recettes tans nombre : mais Ve»tragon, 
le sureau et les roses ayant été les premiers végétaux dont on 
«ait fait paaaer l'odeur dans le vinaigre, il paroit utile de les 
indiquer. 

P'inaigrë d'ettragon. 

Aprèa avoir épluché \eatragon , on l'eitpose quelques jours 
au soleil ; on le met dans une cruche que l'oA remplit de 
vinaigre; on laisse le tout en infusion pendant quinze jours. 
Au bout de ce temps on décante la liqueur , on exprime le 
marc et on filtre , soit au coton , soit au papier gris , pour 
£lre mis en bouteilles, qu'on tient bien bouchées et dans un 
endroit frais. 

Vinaigre eurare. 

On choisit des fleurs de lureau au moment de leur épa- 
nonîssemenl ; on les épluche en ne laissant aucune partie de 
Wligt, ipà oonneroit dt r&creli; on net cas Beursà dmà- 



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VIN î„ 

«écbée* datu le vinaigre , et on expose la cruelle bien bou- 
cha à l'ardeur du soleil , pendant deux seinainei , oa dé- 
cante eiuuiLe,oo exprime et on filtre comme ci-denus. 

Si , comme on le recommande dans touit Tes livres , on 
laÎMoit le vinaiff-e aurore sur «on marc sans le passer, pour 
s'en serrir au liesoin , loin d'avoir plus de qualité, il se dé- 
lérioreroit bienlôt : il convient donc d'en séparer le marc, 
M de dîMribiter la liqueur dans des boMçiUes. 

F'iaaigrt roaat. 

On obtient un vinaigre agréitbtepour le-goût et pour la cou- 
leur vifK Aa vinaigre blanti , dans lequel on amis infuser aa 
soleil, pendant une semaine, des rone» efieuillées; mais il 
faut avoir noin d'exprimer fortement le marc , de filtrer l« 
liqueur, et de la dislribuer dans des vases bien bouchéa. 
C'est en suivant ce procédé qu'on prépare un vinaigre d'un 
goût très-agréable avec des fleurs de vi^ nauvage , et l'expo- 
sant de la même manière su soleU. 

Tinaiff-e composé pour leê taiadet. 

II arrive nouTcnl que l'on mâle ensemble les trois t^'naijgrM 
dont il vient d'être question , ou bien que les fleurs dont il* 
portent le nom sont mises à infuser dans le même vinaigre: 
mais voici une composition qui paroit suppléer à co qu'on 
appelle vulgairefnent ]a fourniture des aalades. 

Prenez deVeetragan , de la aarielte, de ta civette, deVecAo— ' 
toile et de Vail , de chaque trois onces, iitie poignée de som- 
mités de menthe, de baume ; le tout séché , divisé , se met 
dans une cruche avec huit pintes de vinaigre bUtnc, On fait 
infuser pendant quinze jours au soleil; au bout de ce lempa 
bn verse le vinaigre , on exprime , on filtre ensuite , el 
on garde le produit dans des bouteilles parfaitement boti- 
cliées. 

Finaigre de îavandm. 

Dans le très-grand nombre des vinaig^ dont la parfii- 
xnerie fait commerce , nous n'en citerons qu'un seul ; il ser- 
vira d'exemple pour ceux de ce genre qu'on peut employée 
à la toilette. 

Prenez des fleure àe lavande proraprBmeiit séchéesau four 
ou à l'étuve ; mellez-en demi-livre dans itne cruche , el versez 
par-dessus quatre pintes de vinaigre blanc ; laissez le tout in~ 
fuser au solcil,etaprèshuit jours d'infusion, passez, expt-i- 
mez le marc fortemeot , et filtrez à travers le papier. C» 



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5.8 VIN. . . . 

viaaîgrê iU lavands , préparé ainsi par infusion, est infii)!' 
nenl plus agréable et moins cher que celui obtenu par la 
disiiltation. On peut opérer de la fnéœemauière pour la pré- 
paration du vinaigre de tauge, de romarin. Sec. 

Vinaigre det quatre-vohura. 

La pharmacie a aum' le» vinaigret aromatiquet , don t noua 
nous abstiendrons de présenter la nomenclature. Nous noua 
nrrélerona 4 celui dit des quatre-voUur» , k cause du métier 
que faisoientceuxqui en donnèrsnt la recette pouravoir leur 
grâce. 

Pour quatre pintes de vinaigre blanc , l'on prend grande 
et petite o^sinM», romarin , sauge , menthe, rue, à demî- 
eèclies , de chaque une once et demie ; deux onces de Seiirs 
de lavande sèche ; ail , acorus , cannelle, profit et muscade , 
de chaque deux gros. On coupe les plantes , on concasse 
les drogues sèches, et on les fait macérer au soleil pendant 
un Hiois dans un vaisseau bien bouché ; on coule la liqueur, 
on l'exprime fortement , et on filtrn pour y ajouter ensuite 
demi-once de camphre dissous dans un peu d'esprit-de-vin. 

Vinaigre Jramhoieé. 

On fait macérer dans unepinle et demie ou deux pintes de 
Ion vinaigre, autant do Jramboîies bien mitres , bien éplu- 
chées , qu il pourra en entrer dans une cruche de grès , san» 
que le fina^« surnage; après huit jours de macération, l'on 
Terse lout-à-la-Fais et le vinaigra et les framboises sur un 
tamis de aoie; on laissera librement passer la liqueur sans 

esser le fruit ; le vinaigre étant bien clair et bien saturé de 

ideur de la framboise , on le distribue dans des bouteilles, 
avec la précaution d'ajouter une couche d'huile. 
Sirop de Vinaigre, 

Ce sirop est comme celui de groseille , de ver/us ou à'épint- 
vinetle ,qui, étendu dans une certaine quantité d'eau, ofi're 
une boisson rafraichissanle d'une saveur très-agréable> On le 
prend avec plaisir dans les chaleurs vives de l'élé. Il désaltère 
promplemenl, délicieusement , et à peu de frais. La prépa- 
ralton en est simple , et il n'y a personne qui ne soit dans le 
cas de l'exécuter en suivant exactement ce que nous allons 
indiquer. 

Prenez aeize onces de vinaigre de framboise et trente 
onces do sucre , qu'on mettra par morceaux dans un ma- 
tias, et sur lequel ou versera le Wnai^e; lemafras, bien 



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K 



VIN 3., 

Iionché , tem placé à U chaleur de bain-marie ; dèfl que le 
Micre ett fondu , od laine éleiadre le feu , et le eirop étant 
refroidi, on lemetea bouieilles, qu'il fuut avoir soin de bieo 
boucher et (ta placer dans an lieu frais. (Paru.) 

VINAIGRIER. On donne, en Canada, ce nom au su- 
gnachglabre , des fruita duquel on relire du vin et ensuite du 
vinaigra par le moyen de la fermenlalion. Vvyea au mot 
âuiiac. (B.) 

VINAIGRIER (ùiMcta). royn THii^YFHOHs. (L.) 
- VINCX) ; quelques ornitfaologtsies ont nommé ainsi \epin- 
«on en latin. (S.) 

VINDITA {Âna* viiiuatoLalli.], espèce deCANARnCF.ce 
mot.). Il est de la groaseur du canard erffieur à becrouge et na- 
rines Jaunêa. {Voy. au mot ViNOEON-) Une espèce de bandeau 
"blanc lui couvrantle devant delà têle et la gorge , forme, avec 
le noir du bec , des yeux et du derrière de la tète , une sorte de 
coifiure en demi-deuil , qm' a fait donner & l'oiseau , par les 
Espagnols de Carlhagène d'Amérique, le nom de viduata , qui 
à^aVàs petit veuf . Le dessus du cou et du corps est brun ; la 
devant du cou et la poitrine sont rouK, et le ventre bstrayê 
transversalement de petits traits grm et noirs ; les pieds sont 
bleus. Dans te jeune âge , ce canard a la tète ëiilièrement 
noire. Jacquin l'a vu dans l'Amériiiue méridionale, sur les 
lacs voisins de Carthagène. M. Lalham le regardé comme 
une variété du canard àfact blanche. Voy. l'article des Ca- 
»»■■,». (5.) 

VlNELIA AVIS, dénomination employée par Al bert-le- 
Grand pour désigner Xiipinnon. (S ) 

VINETIER. Voy«% au mol Epine-vinettb. (B.) 

VINETTE. On donne quelquefois ce nom à 1'0seii,i,i. 
rcyei ce mot. (B.) 

VINETTË, nom du Bbc-fioue , en Bourgogne. Voyet ce 
inor. (ViKii.ï..) 

VINGEON (>^nua penelope Latli., pi. enl. de VHisi. 
nat. d* Buffon , n° SaS, odre des FALHivÈn&a , genre du 
Canaiio. Voya% ces mots.). Ce pabnîpide , plus connu snua 
le nom de canard sçffîeur , a encore d'autres dénomîitalions 
VHlgnipps, telles qa'oignard en divers endroits, orgne en 
Ficardie, penru en Basse-Bretagne, ce qui veut dire télé 
rcK^<.£neflét,lecanar</eî^wa taldle et leçon d'un beau 
jnarroQ ; mais elles pourroient aussi s'appliquer au mii- 
iouin, qui est une espèce trè»dislincte, et que l'on con>. 
fond avec celle-ci sur la oâte du Croisicj aoui le nom de 



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3jo vin 

Lfl bec du i^ington mI fort court, et n'est pas plus gras que 
celui du garrot ; îl est bleu en dessus , ooir en dessous et & 
la pointe ; sa Uille se rapproche de celle du toucfiet; sa lon- 
gueureslde dix-huit pouces ; ses ailes , pliées, s'étendent à-pea- 
près jusqu'à l'eslrémilé de la queue ; tt a le sommet de la 
\éte d'un fauve cbir ; le reste de la tête et le haut du cou ta- 
chetés de noirâtre sur un fond raarron ; cette dernière couleur 
est MUS mélange sur les cAlés du cou, dont le devant, dans sa 

Jarlie antérieure , est , ainsi que la goi^ , de couleur de suie ; 
ans le bas du cou , celte teinte prend un ton grisâtre ; sa par- 
tie inférieure en dessus, le dos, le croupion et les plumes sca- 
pulaires , présentent un mélange agréable de lignes transver- 
sales, de zig-isags, de traits blanchâlres et noirâtres i le milieu 
des couvertures supérieures de la queue est bordé de blanc 
du côlé interne^ les plumes latérales sont d'un noir chan— 
Béant en vert doré^ la poitrine et le ventre d'un beau blanc; 
tes HancB rayés en xig-sags gris et blancs; un noir foncé 
couvre les couvertures du dessous de U queue , dont les deur 
pennpB du milieu sont d'un cendré brun, et les latérales grise* 
et bordées de blanchâtre; les intermédiaires se terminent en 
pointe et excèdent les autres de quelques lignes; les pelilea 
couvertures dudessusdes ailes sont variées de cendre brun 
et de blanchâtre ; les moyennes blanches ; les grandes d'un 
grisbmn ; les pennes d'uu brun cendré, avec le miroir d'un 
vert doré, encadré d'un noir de velours; les pieds, les doigts, 
les membranes sont de couleur de plomb , et les ongles 
noirs. 

La femelle a la tête, la gorge et le haut du cou taclwlés de 
points noirâtres sur un fond ronssâtre ; la poitrine et le 
ventre sont blancs ; une teinte grisàlre domine sur le reste du 
co^ps, et le mtroirdesailesest beaucoup moînslarge et moins 
vif que celui du mâle. 

Le plumage des jeunes mâles diflère très-peu de celui des 
iemellea, et même les vieux mâles prennent des couleurs ana- 
' logues après les couvées. Ce fait peut se généraliser à beaucoup 
d'espèces d'oiseaux d'eau qui , outre cela , gardent leurs 
teintes du jeune âge jusqu'aux mois de février et de mars, 
époque où l'on commeuce k bien distinguer les sexes ; non- 
seulement les mâles cùigeon* se dépouillent de leur belle pa- 
rure vers le mois de juillet, s^ais perdent leur voix , udsî 
que les femelles. Cette voix est claire et sifflante , et peut être 
comparée au son aigu d'un tifre , ce qui li^s dislingue Irè»- 
bien des autres canard», qui t'ont enrouée el presque croaS' 
tante. Ils la font entendre très -fréquemment en volant. Des 
Hatoralislw , Sakrne , des voyageun , Dampierre , 'est cm 



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VIN 531 

'qa« le niSement éloil produit par le batlsraeot 'd«a ailes ; 
niait il est prouvé que c'est une Térilable voix , un aiffiet 
rendu , comme tout antre cri , par lu glotte. 

Lei canards tifflruTa arrivent du Nord vers le mois de no- 
vembre, et s'avancent au Sud jusqu'en Sardaigne et •minae 
eu Egypte; il en reste en Frauee un assez grand nombre, 
qui se dispersent dans quelques-unes de nos provinces , même 
dans celtes qui sont éloignées de la mer, la Lorraine, la 
Brie, 8cc. taaif ils sont plus nombreux sur les cAtesmaritimea, 
et notamment en Picardie. C'est sur-tout lorsque les venis du 
nord et du nord-est souSlent , qu'on les voil en grandes 
troupes. Ces eonort/t Volent et nagent toujours par bandes, 
voient très-bien pundant la nuit, a moins que l'obscurité ne 
soit totale : ils rtyent, ainsi que les canarda nauvagei, de 
graines de joncs et d'autres berbes; ilsfont aussi leur pâ- 
ture d'insectes, de crustacés, de grenouilles et de verniijt- 
•eaux. 

Les vtngeon» sont très-durs au froid et tiennent la mer et 
l'embouchure des rivières, malgré le gros temps; ils noua 
quittent régulièrement vers la fin de mavs , par les vents du 
sud , et ancun ne reste dans nos parages^ tous se portent au 
Nord , otî ils nichent ; leurs nuls sont d'un brun pâle , légè- 
rement nué d'une teinte plus obscure. 

Cette espèce se irouveroil non-seulement en Europe, maia 
encore en Amérique , si , comme le pensent Buffon et plu- 
sieurs natnnlistea , le canard jetuen ( pi. enl. , n" <)ô5. } 
ou le canard gria des Français de la Louisiane, est de U 
méue race; mais d'autres ornilhologislea regardent ce der- 
nier comme une espèce distincte , et la désigne sous la dé- 
"nomination latine d'onos Amwicana. Il est vrai qu'il y a entre 
ce* deux canards quelques différences, mais légères. Le 
canard jenéen a le long du cou, de chaque câté , une raiever- 
dâtre qu'on ne trouve pas dans le canard tiffl^ar d'Europe ; 
d'ailleurs, le plumage est le même, à quelques traits, quel- 
ques nuances près ; et l'un et l'autre ont le bec et la queue 
conformés de même ; les mandibules et les pieds des mêmes 
couleun. 

Enfin , Bufibn est porté k croire que le canard connu k 
Saint-Domingue sous le nom de vingtan ou ^ngtoa , est le 
même que le canard aiMeitr du Nord. Ils ont, dit-il, les 
même* nabi tudes natureOes, avec le* seules différences que 
celle des climats doit y mettre ; cependant il faut en excepter 
l'babiludequele Père Dutertreattribneauxvir^itonsdea An- 
ttUes,dequilter les rivières et les étangs pour venir de nuit fouir 
\»tpaiat*9 daoa les jardins, d'où est venu, dan* no* iles, !• 



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53* VIN 

mot de vigtomier, ])oar aire dérmciner le* patatn avec bv 
iiaigi». Selon M. DÛhsTea, corretpondant de BuHua et excel- 
lent observateur des oueaux de Satnl-Domingue , c'est une 
enpèce particulière de canard qui ne voyage point, et qui 
liorite ae* counea à paaier d'un étang ou d'un marécage 4 un 
antre , ou bien à aller dévaster qne]<jue pièce de rÏE , quand it 
•o a découvert k portée de aa résidence. 

Outre cca babiliidea diasemblables , ce canard a l'inalinGt 
qu'ont en Amérique la plupai-t des oiseaux à piedi palrnéi,deB0 
uereher quolqiieroiaaur les arbres. Ces vingeonM aonl aussi ba- 
billards que les nâtresj lorsqu'une bande de ces oiseaux pait 
oa barbotle, on. entend un petit gazouillement continuel qui 
JmileaHezltiriresuivi, mais conti'aint, qu'une personne fe roi t 
entendre à basse voix i lorsqu'ils volent, il y a tou)aunun de 
la bande qui stfile. Lorsqu'ils sont occupés & chercher leur 
nonrrilure. l'un d'eux fait senlineile , et dès qu'il apperçoit 
quelque clioati, il en donne aussi-tôl avis k la bande par un 
cri particulier qui lient du chevrotement; k l'instant tous 
le» gingeoni se taisent, se rapprochent, dressent la télé, 
IJrétentl'iKil et l'oreille; si le br-uil cesse, chacun se remet à la 

S'iure; m.iis ai le signal redouble et annonce un véritable 
nger, l'alarme eat donnée par un cri aigu et perçant, et 
tous les gingtans partent en suivant le donneur a'avia , qui , 
Je premier , prend sa volée, 

lueurs nids n'ont rien de remarquable, et contiennent nn 
cnnd nom bred'ueufs, qu'on bit souvent rouver aux /wu^*,- 
fe« petits gingêonneaux ont plus de vivacité et d'agilité que les 
«annatoiM; ils naissent couverts d'un duvet brnn, et prenneut 
promptement leur accroissemeni. 

Ijiegingeort porte, en marchant , la quene basse et loumée 
contre terre , comme la peintade; mais il la redresae en en- 
trant dans l'eau ; il a le dos plus élevé et plus arqué qae le 
*am4Mrd; ses jambes sont beaucoup plus longues à propor- 
tïoa ; ses yeux pins Tifs ; sa démarche est plus ferme , el il 
porte la tète haute , comme l'oie ; enfin , aon plumage est 
nains fourni que celui des cajtards du Nord. 

Des dissemblances aussi grandes dans les babiludca, le 
|nrt et le physique , ne permettent guère de rapporter ce 
viageon k celui d'JËurope , ni même au canard jensen de U 
Ijouisiane; il est probable qu'il est de la même espèce du 
nfieur à bec noir , figuré dans les planches enluminées, 
■ 804, sous la dénomination de canard ai^ur de Sainl- 
Doatingue (_amu arbarea Lath. ). Ce canard a les plumes 
du sommet de la tète noirâtres , assez longues pour tormer 
une petite huppe ; les auirea rouMAtrea; le oeu > en dessus» 



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VIN 5a5 

brafi ; le dos bma et rounâlre , la prsmiii&oouleur occu- 
pant le milieu de chaque plume ; le ci'oupion el les couver- 
lures tnipérieures de ia qa«ue noirâtres ; les j6ue« et la ftor^s 
blanches ; le derant du cou de la mémp conlenr tochelée 
de noir ; la poitrine avec des taches pareilles , sur un fond. 
roUBsAtre ; le ventre , les côtés et les couverluraa du des- 
sous de la queue, pareils au devant du cou ; les couverture* 
supérieures des ailes roussfllres , avec une tache noire dana 
la milieu de chaque plume ; les grandes pennes noirâtre* ; 
les secondaires brunes , bordées de roussàtro ; les plumes de 
la queue noirea -, le bec de celte mdnie teinte ; l'iris noisette ; 
les pieds , les doigts , les membranes de couleur de plomb ; 
les onfiles noirs; une grosseur un peu inférieure à celle du 
canard donuitique;!*» pieds , le cou jdos longs que les autres 
oiseaux de ce genre. 

Cette espèce est trÂs-brouche , caractère qu'a aussi le gin— 
gton dans l'état sauvage , puisque \^ gingeonneaux pris quel» 
ques jours après leur naissance, ne peuvent s'apprivoiser J 
ils ne prennent l'humeur sociale et familière que lorsqu'ils ont 
été couvés par des pouUa ; mais il est très-rare d'en voir 
pondre, couver et élever leurs petits en domesticité. 

U n'en est pas de même du êiffieur décrit ci-après, qui 
liabiteles contrées méridionales de l'Amérique, puisqu'on en 
a vu en Ëuropa qui se sont même propagés dans deri volières. 
Ces tiffleura tiès-communsà la Nouvelle-Gi'enade , se perchent 
aussi sur les arbres. Les habitant en nourrissent un gtand 
nombre dans leur basse-cour , où ils s'accoutument k uns 
aorte de domesticité; mais d'une humeur aunai hargoeuso 
que \etgingeona, qui sont les ennemis déclarés de toute la 
volaille, ils font ligue ensemble pour combattre les aubvs 
canarda , même les oiaa, et se battent souvent entr'eux. 

Ce canard, qn'on indique par la dénomination de itîffiei» 
à bec rouge et narine» jaune» , ou êi^ur dé Cayeane {anat 
autumnaii» Lath.), pi. enl. , n" SaS , est d'une taille élevée , 
mais paa plus grosse que celle de la nuirai» ; il a la tète coiffèa 
d'une calotte routràtre, qui se prolonge par un long trait 
noirâtre sur le haut du cou ; le tour de la face et la gorge 
gris ; la dos d'un brun marron , nué d'orangé foncé ; \e bas 
du cou de ta même teinte , qui se fond dans le gri» «le la 
poitrine ; le ventre et la qnene noirs ; les couvertures de l'aila 
roiusâtres , ensuite d'un cendré clair, puis d'nn blanc pnr; 
les pennes d'un brun noirâtre; les primaires hlanchea « 
l'extérieur dans leur milieu ; les pennes de la queue noi- 
râtres; le bout du bec noir; les pieda , les doigla , les mem- 
branes couleur de chair , flt les oogka màtUxtt, 



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5t4 V T N 

Le ViKdKOifr on Sirri.F.UR Hurri {Ana* rufina ZiBtb. , 

El. enl. , a" ga8.). Ce canard, quoitjue moina commua qu» 
ivington proprement dit, as trouve quelquefois dam dos 
clim«U; mail ce n'eatque par leagranda froids qu'il vient sur 
nos étangs; il H tient ponr l'ordinaire sur les eaux de la mer 
Caspiennem sar les lacs des déterli de la Ttulnrie ; on le voit 
^nelqu-tfbit aur ceux qui »ont à l'est des monts Ourals, maïs 
îamais dons le reste de la Siliérie. Il parott qu'il voy»ge jus- 
qu'en AIrique, pnia^ue le docteur Shavr l'a vu en Barbarie. 
C'est un oiMtau solitaire, qui ne vit point en troupes commtt 
lea antre* canard». 

Grosseur un peu supérieure à celle du canard! tauvagt; 
huppe élégante composée de plumead'un roux clair, soyeusea, 
longues et effilées ; tète, gorge de même couleur, nuis plu» 
fonrée; cou , poitrine , ventre , haut des jambes noin ; dos 
d'une teinte vineuse ; croupion et couvertures supérieures de 
la queue noirs; inférieures d'un blanc nué deviaeux; pe- 
tites couver lu rea des ailes blanches ; moyennes et ^[randes cen- 
drées ; lea quatre premières pennes des ailes noires à Texte- 
rieur età leur bout; les autres vineuses, il l'exception des 

S lus proches du corps , qui sont cendi-ées ; queue d« cette 
erniere couleur ; iris d'un ronge vif, ainsi que le bec , les 
pieda et lea doigt» ; membranes noirea. 

La femelle diflère par «on plumage brun , son bec rou- 
gefltre, etaa télé privée de huppe. (Virill.) 

VINTERANE , JVintfraniatta , arbre à feuilles alterne* , 
ovales , obtuses, rétréciei » leur buse en pétiole court , tM- 
riacei , glabres , et à fleurs dispoaérs en corymbe* lerminauz, 
qui forme un gftnre dans la dodécandriemouogynie. 

Ce genre , qui est figuré pi. Sgg de* Iliuitratiotu de La- 
marck, offre pour caractère un calice à ti'oia découpure* 
arrondie*; une corolle de cinq pétale* ; set^e étamine* réu- 
nie* en un tube muni intérieurement d'aulanl d'anthères 
aeaailn et connivenles; un ovaire supérieur surmonté d'un 
a^rle i trois atigmates. 

Le fruit est une baie arrondie , trilocujaire , cliaque loge 
contenant une semence globuleuM», terminée par une pointe 
recourbée. 

Le vinUrane croit dans toute l'Amérique méridionale. 
C'est son écorce qui est connue dana le* boutiques auus le ' 
nom de cannelle b/anche , et qu'on a confondue long-temps 
avec l'écorce deioiiUer, qui est celle du Drymib ahohatiqos. 
ij^oye* ce mot.) Il eal décrit par tous lea auteurs allemaods; 
et par Ventenal , son* le nom de canelia alba ; on auroit 
«onservé ce oom , comme plu* en rapport avec la vérûé, ai 



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VIO 5.5 

j^UBienn icoroea d'arbres dil^rena ne porloient pas non- 

Molement le nom de camtêlU, mois m^oie celui de cannttit, 
blancfie. Voyez au mot CANNXt.i;E el au mot Dbymib. 

L'écorce du vinterane ou cannelle blanche aert aux hal»- 
lait> dei pny> oiV elle se trouve, et même en Angleterre , à 
mettre dans les ragoàts, en place de U véritable cannelle. On 
en fait, en la coniisant lorsqu'elle est verte , un plat de deiaert 
fort agtéable. £ti6n , elle a toutes les propriétés de la véri- 
table cannelle , mais à un moindre degré. 

On emploie les fruits du vinterane dans la composition 
d'nne de ces liqueun de la Martinique , à renommée* par 
leur excellence, et l'esprit recleur de son écorce dans un* 
autre. 

On trouve dans le premier volume des lyaneactioTu de Ut 
Société Liruiienne de Londree , une trè^bonue diaierlalion 
d« SwarlE sur ce gonre. (B.) 

VINTSI(^fe«(&icrMfti/aLatli.,pl. enl., n*756,fig. i', 
ordre des PiKB, genre du MARTiN-PÉcnxDfi. Foyn ce mol,). 
Ce trèa-pctit martin-pécheur, que l'on nomme vintsi aux 
Philippines, et qui , suivant Séba , porte àAmboine lesnoma 
de tohortey et de hilo, n'est pas plus gros qu'un terin; il 
aie dessus de laléteet le derrière du cou d'un vert bleuâtre, 
avec des raies nôtres transversales; les plumes du sommet d« 
la tête asseK longues, pour former une sorlede huppe, et tique- 
iéesde poinis noirs (ftverd A Ires; une bande longitudinale, d'un' 
Lieu violet , traverse les joues et s'étend sur les côtés du cou ; 
ledos, lecronpioaet lescouvertures du dessus de laqueuesont 
d'un bleu brillant ;lesscapulairesd'un bleu violet; la gorge est 
d'un blanc roussiire ; le devant du cou et le dessous ou corps 
•ont d'un roux clair ; les couvertures supérieures des ailes 
d'un brun violet, terminé par un point bleu; les grand» 
pennes brunes ; celte teinte prend un Ion violet à l'extérieur 
des secondaires ; les pennes de la queue sont violedes en de- 
hors et brunes en dedans, à l'exception des intermédiaires, 
qui sont totalement de la première couleur; le bec est noir; 
les pieds et les ongles sont rougeàtres. 

Buffon donne comme une variété, le MAaTiM-picHEua 
des Indes de Brisaou. Les ornithologistes modernes en font 
une espèce dulîncte. yoy*% ce mot (Vibu-Ij.) 

VINULA , nom donné k la cJienHle du hombix queue- 
fourchu». (L.) 

VIOLETTE , Viola Hnn. ( Sjnginésie monogamie. ) , 
charmante fleur prin tanière -connue de tout le mi>ndç, et 
nclKTcUée pour son arable odeur. I,iaa hotantstea ont 



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!»6 VIO 

donné flon nom A un genre de pUnlea trè»-particu]ier , dif- 
ficile à clsMer , et que lea uns rangent dam la famille de* 
Cafpari&ées , lei «utre« dan* celle dei Cin'OÏDEs. Jl com- 
prend plus de trente eipècea, dont la plupart sont désherbe*, 
liea viôietua ont leurs leuilleB allerne* et munies de stipules; 
leur* fleurs , ordinairement solitaire.* et souvent renversées, 
•ont soutenues par des pédoncules qui sortent des aisselles des 
feuilles. Le calice de chaque fleur est formé de cinq folioles 
aiguës , inégales , et prolongées postérieurement au-deli de 
leur inaertion ; la corolle a cinq pétales ovales et renversé* , 
deuK supérieurs, deux latéraux et un inférieur plus grand , 
terminé parun éperon; les étaminesoonl au nombre de cinq, 
et réunie* par le* anthères ; au milieu d'elles est un style 
•impie et saillant , que soutient un germe rond , et qui eut 
couronné par un stigmate ep crocbist ou creusé cm enlon'' 
noir. Le fruit est une capsule ovale, ayant trois «n^ea , trm* 
Tslves et uiM loge. Le* semence* lont attachées le long du 
milieu des valves, par de petils cordon* ombilicaux. 

Cea caractères >oDt figurés dans lea Iliu*trationa da La- 
nurck* pi. 7aâ. 

Il r ■ trois npéce* remarqnsble* dans c* genre : la Vioi,Em 
coMiiTiMa, FtolaodoixUaLÀmi.; laPiMtCB, Viola triattlor. Lin.; et 
l'espèce qui doune l'IricACUAMUA ( Vojt^ ce mal.). Viola iptoa^ 
Kuanha Linu. 

La V10L.BTT* OUOKANTB. LltiunUe et modwle viateUe qui aiin* 
VoDibre et le frais , et qui leinlile se ucber pour augmenicr le plaisir 
de relui qui I> cueille, lélé célébrée daoi tous les temps par [es poêles; 
ellv n'eit pu moiug chère aux amsus. Le duux parfum qu'elle exhale, 
et Ir besD bleu dont sa corolls esl leinle , en llaltant égslemeiil la vas 
el l'odorat, impriment A l'ame un sentiment de vuliiplé dont on a 
peine A se défendre. Après Ut rose, c'est peul-Mre la fleuf la pins re- 
cbercliée des belles; allé dure peu \ auàx elle est une des premières 
^ue le prinlamps fait èclore ; et quand les autres n'ont point encore 
paru, seule, elle forme deiolisbouqaelsqaersDMurs'empreHod'ofirir 
à la beauté. La ptTttét ite )auil point de ces aTontaf^ei , mais elle en a 
d'aotres qui les compeaseal. Elle paruit ÔKalemeot de boaas heore, et 
*diire peudanl loule U belle saison . quelquefois jusqu'en automne ; 
elle n'est point cachée sous les feuilles comme la violette, elle ar 
tiionlre à découvert, presque lonjonrs lonmée Ters le soleil, qni se 
)iUlt k ta parer de* conlears les plus TiTes et les plas variées ; arMa 
fleur de pent^ ne ressemble pour ainsi dire i une autre : cbacuao a 
fa nuance , sa drsparle e> toa dessin propre. Le nombre de cm fleura 
•file leur beauté : elles se reproduisent , se succèdent sans cesse, et 
■urvivenl ainsi pendant «is mois i elles-mêmes. 
■ La violtUe e*t une flenr , comme timide , qui semble voaloir ae dé- 
rnhar i la main qui la cberrlM; la jMfMrf* parott fiéreal orpiotHaa***: 
«1^ «laie avec pon^ lacidiasia de sas cuajatua. l«'udtw swTa d 



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VIO 3^ 

cFcIIriente de U première porte i la lendreue ; 1« teconde , «an* odeur, 
lie Mli>rail que lea yeiiz , el laiue gd paix lei mqi et nmagînatiuo. 
L'une et l'autre ont lotir mérile> lani agréable* i cul tirer , el digne* 
d'uccuper la place qui leur est donnée daui les jardina. 

Cumms piaule utile, la vioUlIt eat préférable. Toulei su pirlies 
lunt d'uiage en médecine. Sea aemencei sont purgativea , diuréliqaoa, 
pectorale* et Iréi-bonnEa P'*"'' adoucir la loux lèche et provoquer les 
crachais dana lea rhumes ; aes feuillea el ■« racine paaaeni pour être 
tmullïenle* et relâchoiilee ; aa fleur eit rafralchisainle et mise an 
Kombre dea quatre fleura cordialei : on en fait une canaorve qu'on Krt 
■iir lea tablea , el uo lirop Ir^j~(la11eur au guât et qui convient dana l«» 
inaladiea de la poitrios. Ce airop élendu d'eau aert i reconnoUre la 
préience d'iiu alcali ou d'un acide; il Terdit, quaiid on y met de la 
•oude , de la pulaiise , de l'animoniac ou de U chaux ; inélé bvec do 
Tinaigre, un peu d'cau-forle ou loul autre acide, il devient rouge. IJea 
fleura de ololeUe aerveiit auui k parfuner et i colorer quelques It- 
queura. Pour lea couseiver avec leur couleur nalurelle , il faut le* 
faire sécher daua une étuve où régne une Tapeur d'alcali volatil ; 
•èchéea i l'ombre , ellea ruugiiiient. Noi déparlemeua méridionauE «a 
font un commerce cou«idér:ibIc avec le Levant. Il est bon de pré- 
venir qu'uau grande quantité de ces lleurs fralchei roiiferinêes dan* 
une chambre close, peut être funeale À ceux qui y respireiil loag- 

1,0 violetle eommuftt eà| One plante vlvaco qui ne perJ en hiver 
si SCS feuilles ni sa verdure. Sea Ûeurs doublent et varient dans 1^ 
jardins : il j en a de routes, de blanches, de panachées, et d'ui> 
Tiolel clair : sa racine est liaçaiile, &brea*« el touffue ; de son collet 
sorlenl beauroup de feuilles larges el vertes , pre«i)ue rondes ou eh 
ujeur, dentelées eu leurs bords et attachée; à de longs pétioles. Dc« 
[■«donculea grélea s'élèvent entr'eltes , aontienncnt chacun une Heur à 
iquelle Miccède une coqua ovale, «I ^i (ko* as molurilé s'ouvre en 
trois parties et laisse voirplusienra aemeucea arrondies el blanch.ilret j 
cklique paRtieaa A* la coqu* >e plie aulon m longueur en i«cbanl. 
Far celle cunlraclion , il presae leii graiiuw allachées à as surface inlÊ.- 
TÏeure , et les lanoe au'debars l'une après l'autre. Le fruit de Ja violtUo 
«si loog-lemps à mûrir , comme tous ceux qui mûrissent à l'ombre. 
On mu1ti])lîe facilement cette plante en divisant aes r^icinea aoil en 
automne , soil au printemps , ausai-tU qua la fleur est pasaée ; quand 
oBVeut en garnirtes bords des allées dans les bosquetset dans lea bois, 
la Ira ns plan la lion faite en automne est préférable ; unis dons \nfu>~ 
dioa où l'on peut acrcMDr facilenaiit , il vaut mieux choisir la priu- 
fempii pour cette opéiitioD ; lea racine* uni alors ton) le reste de l'été 
pour croUre et acquérir da U force , «I sites produisent l'auuée 40^ 
-vante plua de fleura que si elles u'avoienl été transplantées qu'A l'au- 
tomne. 

La P£Ns£e , F'iola tricolor Lino. , est encore pins aisée 1 multipliqr ; 
<iu ptuldl elle n'a pas besoin de l'filre; elle prend ce aoin elle-même', 
en répandant sur la terre ses semences qui |!erm«nt avec ht plus 
grande facilité. C'esl une plante annuella trés^comnune , qui jlëunt 
pras^iM toute l'aïui**, al qui doBiu bMucvup dt variétés. Dta» h» 



C 



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5»» VIO 

champt eHe e*t pelils et peu ipparcnte, ra«ii dto* lei jniiiu, l'élfr- 
ginre da ttt Oeun , l> Tiracilâ, l'Iiannunia el le wloalé de leun 
cuulpuri la font bieiilAl remarqaer. Sh curolle ofTre pour l'ordinaire, 
plutieUTileintïadiErêreDtea: laalAl le jaune jduminc, tiiiitôl c'eit le . 
pourpre ou le bUnc : et cet Iruis nouleun sont méléu svec betucoQp 
d'autre* , qui forment, aur lei pélalea , desreiuei ot dea taches lymé- 
Inquemeat arrangé». La lige delà ;xni^ s'élève peu : elle est diEFuie, 
drtiile ou couchée. Sea rameau i tout à iroia aiiglei et garuiade feuille* 
oWea plu* ou nioina luuguei, crénelnca et pétiuléei. Lea alipulei aonl 
•tuiteset prurondément décoiipéeaà leurbase. Lea capiutea élaitiquea, 
cumme ctllea de la violette, laocenl leurs graines à de grandea dia- 
1aur.e«. Quand ou veut n'avoir que de betlec peméea d.ina un jardin, 
il faut arracher les plus communes avant qu'etlea aient produit leur 
Iruil. Celte plaaie eut quelquefois appeUe herbe dr la TriniU. 
■ Il y ■ uue PsKtie vivace , fîola grandijiora Linn. , dont la fleur 
retaemble cBlièremeut à la prirédenle, mai* eit beaucoup plua large. 
Ijes jardiniers lui dounenl le nom Aapiruét nimairte. Elle eal belle, 
mai* délicate. £Ue vient dea Alpea et dea Pyrénées. 

11 f a encore ma peniie égalcmenl vivBre,tB vioUUt de Rouen , du 
lieu où elle ■ él£ trouvée, qui fleurit toute l'année, même pend:inl les 
geléea et aoua la neige , et qu'en conaéquence on commence à beaucoup 
cultiver en bordure. 

Venlenat Tient de former on nouveau genre aiit dépens dea vio- 
leltti auDB le nom jortidioit ( a' 3"] , Jardin de Malmaiton ] ; it y a 
compris Jea espèces qui n'ont point de «aillia à la base do calice dont 
la corolle est relouraée et sana éperon , el duni lea anthèrua sont 
•iparéei et lea capaulea oligoipermea. lie» viaUUrt calcdolaire , ipeca- 
cutinha , tnneatperma , à ptlitea Jleura el autre* non décrites, au 
nombre de cinq , foot partie de ce genre. J''oyet la Rgure de celle que 
Venlenal a décrite dans l'ouvrage cité ci^esaua. (O.) 

VIOLETTE GIROFLÉE. Ceât U Guwffi.iB ojhunaihe. 
Voyt* ce mot. (B.) 

VIOLETTE MARINE. C'eat la C*i»panblb a ORoasia 
rLEtjRS. Voyrz ce mol. (R.) 

VIOLETTE DES SORCIERS. On donne et- nom à U 
petite pervenche dont le* aorciers faisoient autrefoi* un grand 
uaa)^. Voye* au mot Farvenchk. (B.) 

VlOLiER BLANC. C'esL la Girofléb blanche, f^oyez 
«e mot. (B.) 

VIOLIER D'HIVER. Voy- Galanthinb. (B.) 

VIOLON , dénomination par laquelle lea crtole* d« l<^ 
Guiane française désignent le tatou haboêtou. Voyez Tatou. 

(S.) 

VIORNE, ^bumum Ïàbu. {Pentandrie trigynie.), gennt 
de plantes de la famille des Capiiifoliac£es, qui comprend 
des arbrisseaux à feuilles opposées, et dont lea fleurs sont pro- 
duite* au sommet des rameaux eu oorymbea , ayant l'appa- 
rence d'ombffUes. Chaque Heur « un petit calice & cinq 



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VIO Sas 

dents , tntinï àé bractées & sa base ; une corc^le nlonopélala 
en cloche el à cinq dÎTisiona obtuses el réfléchies; cinq éta- 
raines alternes, avec les décoauures de ia corolle, et nn 
germe rond placé sous lecatiue, dé|)Ourvu deslyle, mais cou- ' 
ronné par trois stigmates. Le frutt est une baie ovoïds qui 
contient une seule semence dure , arrondie et plate. 

Daas les vingt et quelques espèces que renferme ce genre, 
fgtii'é pi. -Jï! des lUoitrat. de Lamarck, on distingue le* 
Irois suivantes : 

I>i ViOKm cOTOMNCUsa, Tnlgiîramenl mancienrtt on t^oudrt-man- 
eitnne ( Viburnum lanCaita Llnu. ). C'eit un arbriueau autz élevé 
qui croit eu Frince , ea llatie et dans d'auli-ea parliea de l'iJuropa. 
On la trouve fréquemmeat dana lea hûea, dana le* buiuoiK, daua 
lea boîi laillia, aux lieux incullea et munlagneux. II ■ une mcine ra- 
meuas qui court i fleur de lerro ■ uoe ^curce bliocbilre , camme fa- 
rineuse, el des branche* Qeiililea. Sua buia est bUiic et moelleux; a» 
feuillea aonl pétiolées , en ceeur , oerveuMU , lêgèremeul deuléea , co- 
lunneuMU en deaauua , blaocbitrea daiK leur vi^ueuir , rougeillrea an 
muiDOQt de leui' cliule. Lea fleura aont h(anchu et udorantea. Il leur 
«ucràde dei baiea mollea et aaiei ^ruMca , vertei daua le cotnmea- 
cerneut , ruuges aprè> , et noires à l'époque ds leur parraile maturili. 
C«i baies lout d'uD goût doux, viaqueux et peu agréablcf ellea cod— 
(ienneot une tcmence large , Iréa- plate , cauuelée et preaque osseuse. 

Il r a. dit Miller, une variété de celle eipéce i feuillea pauachéea, 
que l'un conserve dans quelques jardina , ntais qui , étant trauiplantéa 
dana nne bunne terre , devient vigourenae el perd sud panacbe. On 
In greS'e aur l'eapiire unie; pour muliiptier celle-ci, on en marcotta 
les jeuaei brlni^bes dans rauiomne- 

LiCS feuilles et lea baies de la vrome «ont rafraîchi Min tea et aririn— 
f[entea; leur décoction fsil an bon gargarisme dana les inflammations 
de la boncfaeet da gosier, et peut quelquefois arrêter le Qui de ven- 
tre et celui des bémorroidea. On pr^mre avec lea racines macérées 
dana la terre et piléea ensuite, une glu aaae* bonne; el lea frnlta s'em- 
ploient en Suiaae pour faire de l'eni-nt. 

La VioRNB oBiia , fibamum opulus Jjinn. On trouve l:el ar.> 
brissean en Europe ft dans l'Amérique septentrionale , sar le bord 
de* bois , de) rÎTiérea, dan* ita prés humide*, dana lea lerres mar6- ' 
cageuses i on le nomme queltfucfois tintau d'eaa , tunau aquatique. 
Si tige tri droite ; l'écorce des jeunes liges est lisse et btancbe ; wa 
VameauE aont fragiles et remplis d'une moelle qui a la couleur do 
cella do tunau ; ils portent des feuilles découpées en lobei , nar- 
veuses sur une de leurs anrfacea, sillunnéei sur l'autre et attachées A 
des pétiolea glanduleux. Les fleursbUucheael odorante* forment, par 
leur réunion, de fausses ombrllea; cellea de la circonférence sont 
plus grandes . irrégulléres et d'un seul sexe ; Celles du centre , plue 
petites el hermaphrodites , prodnisenl leales des fruits ; ce sont des 
baies rouge* renfermant une semence oaseuse , plate et arrondie en 
forme de cmur lies oiaeaas saot trés~friauds da ce* baies qui mùri>r 

;uaii. * Y 



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>3a VIO 

^mt tard, al qui naranl lang-teinpi inr l'arbre ipr^ la chute ia 

Calte e«p^ a produil ddc jolie variiié , rrnarqaable par la bUo- 
dieur elpar la furmo apliétique de aei fleura, qui suul loules déritM 
cl raïaaaâéf 1 en hoale ; ce qui a fait donner à celle plante le nom de 
haut* df niigt , de pelote de nrigt l ou l'appelle auui cailUbtUr , 
obitr tUriU , ronde Gueldrt: On la cultive dana les jardina à canaa 
de aa beauté. £llc l'éléveruit à dii-hiiil et vingt piedi , » on la laÎMoit 
croître; aa lige devient groase ; Kt branche* ponMcnt irrcguliére- 
menl; aea feuillet , diviiéo en Iroii ou quatre lobea, reaieniblcDl i 
«ilea de VérahU , ellei iiidI d'un vert tendre et deuleleci aur leura 
borda. Sea Beura numbrcuacs qui paroiaienl en mai , mSIéea dana Jea 
parlerrea et dana lea bnaquela aux autrea Qeura du priulerapa , j pro- 
duiaeut le plna brillant eiTet, 

Une aoire yariété de l'obier eat lepimirta ée» Canadien* dont parle 
H. Duhamel ; il eal précoce el i grande* fleur*. 

La ViOKmii.*umaR-THTii, /^i6Kmum<in»tLinn.Celarbri«Beaa, 
originaire d'Lipagoe et d'Iulie et qu'un cultiva dana les jardina, ne 
vient paa Iréa-baiil au nord de la France , maia an midi il peut <lre 
élevé i la hauteur de* uranger*. Son écorce eat liaae , blancMire; 
relie dea Jeune* pitda , rougtdli'e. U garde loujoura aei feoillea et 
fleurit peudanl proqae toute l'année ; il eat, par celle rai*on, propre 
A orner lea boaqueta d'hiver, ou il figure d'auJanI plut «firêablemcnt, 
que c'rat prinripalemenl en celle aaiaao qu'il porle ace floor*. Bllea 
■onl nurobrcuM*, diipa*iea en npècei d'ombellet, rouge* avant leur 
épanouiiaemenl , blanche* loraqu'elle* août épnnouiea, et elle* brillent 
au milieu d'uoegtaiide quantité de feuille* eiilière* et d'un vert bron , 
duni la forme eat ovale , U comitliDce ferme . el le aommet terminé 
«n puinle dore. Lu* baiea qui auccèdenl aux fleura aonl nuirea dan* 
leur malurilê ; elle* onl un umbilie que la* échaiicrure* du calice cou- 
ronnent. 

Ou compte plnaienra variété* de laurUr-thym .■ l'uae A feuilîrm 
»lon/!éet , iteinért t\ A flxun purpurine» ; l'iulre, à J^uiilet panachéee 
de blanc el da^oune , et un laÛHer-lhjin nain , à petittt JiuUlta. 

Cet arbriasean «'accommode' de lona le* terrein* ; maia il craint le* 
grande* griéea. On le niulliplie par aea drageon*, on en marcolUDt 
•ea jeuoea brauchea ; on lea couche eu automne , el un an aprèa , on 
lea lépare dea vieille* plante*, pour Ip* placer à demeure ou en pépi- 
nière. Au midi de la France, un cultive le latirier-l/iym en pleine 
terre; on eu fait de trèa^ulieipalitaadea.dea lunoellea Iréa-agréable* i 
au nord , il eal plua pradent de l'élever dana dea pula ou de* caiitei ; 
d'aillaurt, par ce njujen . un jieut jouir de »a fleur dan* no app--* 
tament, eu le menant pré* de* fauélre* , et en lui dooaanl de l'iit 
toulea le* foîa qu'il ne gèle pa». Il n'aime pa* beaucoup l'eau ; et oa 
le feroit périr, ai on lui duunoitde grand* arroaemena, niëmepen- 

Li'obier dont noua avona parlé plu* haut peut être mulliplié de la 
auème manière que le laurUr-Uiym / il exige le mdme Irailenieni , el 
•e pbll daua uua terre douce «I maroeuae , el i une exnoaitiwu 
abritée. (D.) 



3.n.llzedby'GOOg[C 



3.n.iiffidby Google 



R.6. 




a , Tarttàe ^ /aunr . 

3 ■ Fortuf à tec 

4 ■ Torttte adoranie' ■ 



7 . flf/wf. c^a.rir 

8 . rtjttre n4ua^ ■ 



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VIP 33. 

VIORNE DES PAUVRES. Ceat k e^ifmafcte commune. 

av«c l'écorce de laquelle let pativrea se font des ulcères artiS- 
ciela pourexciler davantage la pilié des Btnes iKim\Ae:.Foy** 
■u mot Clématite. (B,) 

VJOULTË, Erythfonium, genre de plantes à âenrs in- 
complètes, de l'iiexaadrie monoftynie et de U fiimille dv 
LtUAcÂBS , dont le caractère coniisle en une corolle cam- 
panuiée , composée de als pétales acuminéa et réBéchts , dont 
trois intérii;urs> munis k leur baw interne de deux callosités; 
aixélamines; un ovaire supérieur, sarmontÀ d'un stj'lo * 
■tigmale trifîde. 

Le fruit est une capsule globuleuse, rêlrécîe à sa base, 
trilocuUire, trivaire, et conlenant plusieurs semences ovales. 
Ce genre, qui est figuré pi. %^\ des Illustrationi de Lia- 
narck. renferme deux espèces. Ce sont des plantes à racines 
chamiaes et vivaces, à feuillfes radicales engainantes, ordi- 
nairement au nombre de deux^ à hampe uniflore^ k fleura 
grandea , penchées. Elles viennent dans les Alpes et antres 
montagnes froides de l'Europe, el on les cultive dans lea 
jardins i raison de la beaulé et de la pi-écocilé de leurs 
fleurs. 

L'utt.e, la ViocLTB DONT D£ CHIEN, a les frtuilles lancéolées 
et tachées, les pétales ovules et alongés. On t'appelle vulgai- 
rement dent de chien, à raison de U forme de la racine , qui 
approchequelquefoisde celle des dentsd'uucAixn.On emploie 
ses racines, en cataplasme , pour résoudre les tumeurs. C'est 
la plus commune. Ses fleurs varient du rouge au blanc. 

L'autre, la Vioultb a fevii.i.es ovales, a les feuillet 
orale* , aiguës, et les pétales lancéolés. ^B,J 

VIPÈRE , Vip^ra , genre de reptiles de la &mille des 
Serfbmb, dont le caractère consiste à avoir des plaques trans- 
versales sous le ventre, deux rangs de demi- jaques sous U 
queue, et des crochets à venin à l'extrémité antérieure de U 
mâchoire supérieure, l'oyes aux moU Erpetolooie, Rep- 
TitE, Serpent el CjCLEuviiK. 

La plupart des peuples,guidÉs par le besoin de distinguer les 
nrptne venimeux de ceux qui ne le sont pas, ont donné à 
«ea derniers des noms particuliers ; aussi dans ce cas , 
comme dans bien d'autres, le naturaliste doit-il en agir 
de même. Alex. JJrongniard est donc dans le cas d'être 
approuvé pour avoir sépai-é ce genre de celui des cou- 
leavree,xna qui il avoit été confondu par Linnœus. Cette 
Utile opération étoit d'ailleurs commandée par le grand 
nombre d'espèces qui eniroieul dans le genre couleuvr» 



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53. VIP 

de Ubdeiu , et qui en rendoienl U recherche fart diffic3<k 

Si aucun animal d'cbI, eu Europe, auwi à craindre que la- 
vipèr» , il eo ect pfti qui ait autant été étudié ; objet direct 
dea travaux d'un grand nombre de aavana , et considéré aoua 
toutes «et facea , ton bialoire peut servir de type k celle do 
tous lea autrea genres de ta-petu venimeux. 

La vipère commune , dît Lacépède , eat Bilan petite , 
aussi foible et aussi innocente en apparence, que aoa venio 
est dangereux. ParotMant avoir reçu U plus pelile part de* 
propriétés brillantes de aa Tamille , n'ayant ni coulenra 
asreablea , ni proportions trèa-déliéea, ai monvemens agiles, 
elle seroit presque ignorée sana le poison funeste qu'elle 
distille. Sa longueur totale est communément de deux pieds; 
celle de la queue de trois à quatre pouces , et ordinairement 
cette partie du corps est plus longue et plus grosse dans le 
mâlequedansla femelle. Sa couleur eat d'un cendré bleiUlre 
ou d'un gris rougeitre; le long de son dos, depuis la télé jus- 
qu'à l'extrémité de k queue , s'étend une sorte de chaîne , 
composée de taches noirâtres de forme irrégulière, qui, en se 
réunissant en plusieurs endroits les uns aux autres , repré- 
sentent fort bien une bande dentelée en zi^-Mg. On voit ausâ 
de chaque côté du corpn une rangée de pelitea tache* noirâlrea, 
dont coacunecori'espond à l'angle rentrant de la bande eu' 
zig-zag et une ligne noire derrière les yeux. Ses plaques abdo- 
minales aont au nombre de cent cinquante-cinq, et sea 
plaques caudales au nombre de trente-neuf poires , loutes 
d'un noir bleullre avec le bord plus pâle. 

La ièit de Ifl vipère est en cœur,seasiblementplus large que 
le corps, et «uscepltble de s'élargir encore dans la colère ;eUe est 
couverte de petites écailles semblables àcelles du dos, excepté 
au-dessus des yeux , où elles sont im peu plus largea , et au 
bout du mu»eauoûil yen aiinegrandetrapezoïdale. Apeude 
diatunce du museau est une petite raie transversale noit«j 
den-ière U tête deux lignes noires t rès- écartées i divergentes; 
et derrière chaque œil une bande noire, large, qui se pro- 
longe jusqu'à la qiiir]:sième plaque abdominale. Le borâ de 
la mÀchoire supérieure est blanc, tacheté de noir; celui de 
l'inlërieure est de cette dernière couleur. Les yeux sont très- 
vift , avec l'iris ronge et la prunelle noire. 

Sa langue est fourchue et susceptible d'une grande exten- 
sion, comme celle de tous l>'S autres serpent. £lle la darde 
souvent lorsqu'elle est en rt-pos. On a dit que c'étoit pour 
prendre des insectes , mais j'ai pliuieurs motifiH de croire 
qu'elle ne recherche paa les iusectea de U taille de ceux r|ui 



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V I P 35Î 

«euTent être «rrélés par le gluten dont cette langue est en- 
duite. Il est plus probable, pour moi, que cet acte a pour 
but de suppléer au défaut de transpiration de leur peau, 
c'est-à-dire , de produire l'effet qu'on remarque chez lea 
Chiens. IJ^oyei ce mot. ) Cette langue est motle el incapable 
deblesser,et c'est par un préjugé ridicule qu'on a dit et écrit 
qu'elle lançoit le poison. 

La couleur, la grandeur et le nombre des plaques des 
vipère» varient, mais ces variations ont loujoura l'empreinte 
du Ijpe qu'on vient de décrire, et <m les reconnoit aisément , 
pour peu qu'on ait l'habitude d'observer. 

La vipire a été figurée dans un très-grand nombre d'ou- 
Trages , el presque par-tout assez mal. On citera ici , comma 
plus faciles à consiuier , Seba , Mu», a , tab, 8 , n" 4 , Lacé- 
pède, vol. 3 , pi. if Jlisteire natureUe des Reptile», fiii- 
aant suite au Baffbn, édition de DelervîUe, vol. 3 , pag. a 1 2. 

C'est principalementdans les cantons monlueux, pierreux 
cl boisés , que se trouve la vipire commune. Elle est rare dans 
les pays de plaine.etaur-lout dans les marais. Les parties delà 
France où elle est la plus commuile, sont lesenvirons deLyon, 
de Grenoble et de Poitiers. On la rencontre principalement 
au printemps vers les neuf ou dix heures du matin , sur les 
collines exposées an levant, recevant la bénigne influence 
du soleil auprès du buisson où est le trou où etis se réfugie 
dans te danger. On en voit raremtint après trois heures de 
relevée et après les chaleurs de l'été. £lie vit de petits qua- 
drupèdes, têts que les «ouria , les taupe» , de reptiles tels quo 
leaÙzarfls, lea grenouilie« , les eropaûd» , Slc. de yifttib o'iimux 
et d'insectes. Elle arrête par sa redoutable morsure les grosses 
espèces, el les avale , lorsqu'ils tont morts, en commençant 
par la tête. On ne se fait pas d'idée de la dilatation dont son 
Itosier est susceptible. On trouve quelquefois dans son corps 
des animaux quatre fois plus gros qu'elle, qu'elle digère avee 
unelenteur incroyable. Une vi/iJre que j'avoissurprisecomme 
elle achevoit d'avaler un gros crapaud, et que je réduiiiis eu 
captivité , ne l'avoit pas encore entièrement digéié plus 
d'un mois après. Deux repas de celte force, pendant I© 
cours d'un été, lui suffisent probablement, nou-seulement 
pour se conserver pendant l'année entière , mais même pour 
engraisser beaucoup. Elle peut supporter des dièles fort lon- 
gues, sans parollreen souffrir consioérablemen t. D'abord clla 
est chaque année plus de six mois renfermée dans la terre sans 
prendre aucune nourriture , et beaucoup de faits prouvent 
qu'elle peut également passer les six autres sans en prandrs 
d'une manière sensible. On les gurde quelquefois des au- 



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53l VIP 

nées dans des tonneaux, pour l'usage de la pharmacie, aani 
leur donner à manger , el j'en ai réduit en caplivilé au mo- 
ment de leur première aortie, et (]uî par commuent pou- 
Toient être suppoaéea n'avoir paa encore prisde nourrilure, 
•ana qu'ellea Touluuenl profiter dea ëourit ou dea grenouiiUt 
vivanlei que je meltoia i leur dispooilion , et lans qu'au bout 
de pluaieurs moîa eliea paruasent loufirir de la diète à la- 
quelle ellea éloient soumises. 

Lea vipirta changent deux fois de peau par an , au prin- 
temps et en automne. Celte opération ae fait comme dans les 
«utres uTpan», et on en peut voir le mode et le but i l'ar- 
ticle de cei derniers. 

On a dit qu'il falloit six k aept ans aux vipire» pour par- 
venir à leur entier accroissement , mais cela n'est paa prouvé. 
Il eat probable même qu'il leur faut plus de temps. Ce qu'on 
sait de posilif , c'est qu cU^s ■('Q' en état de ae reproduire dèa 
U troisième année. 

C'est au milieu du piinlemps , après qu'au moyen d'une 
nourrilure almndaate , ellea se aont refaites du jeûne de 
l'hiver , que les deux sexes se recherchent. L'accouplement 
dure fort long-temps. Son résultat est douse ou quinze œuis , 
et quelquefois davantage , renfermés dans deux ovaires , et 

3iui se développent dans l'intérieur même du ventre de la 
emelle , ce qui a fait dire que la vipèr» étoit vivipare , et qui 
lui a fait donnei le nom qu'elle porte ; mais , d'après 
la remarque de Xiacépède, il iàut aire ovovipare, car le 
petit qui e»t dans chacun de ces œufs ne vit pa* aux dé- 
pens de la mère, comme ceux des quadrupèdes, c'est-i- 
dire des véritables vivipares, mais est isolé dans son enve- 
loppe membraneuse, il y croit, comme dana lea oeufs des 
autres reptiles et des oiseaux, par l'influence de la chaleur 
«t au moyen du blanc et du jaune qui l'entourent. C'est par 
erreur qu'on a dit que ces oeufs étoient liés k la mère par un 
cordon ombilical; ce sont leurs enveloppes aeules qui le 

SOJlt 

Lea viptreaitx , roulés sur eux-mêmes dans l'oeuf, grtu- 
aisaent, et environ un mois aprèa ils en sortent en bnaant 
leurs enveloppes ; ils ont alors trois à quatre pouces de long. 
Ordinairement ceux qui oont contenus dans un des ovaires, 
aorlent te même jour, et ceux contenus dans l'au ti-e, quelque* 
jours après, I^a mère est, dit-on, obligée de ae servir'de ses 
dents pour se débarrasser de l'orrière-faix. J'ai souvent accé- 
léré cet accouchement en frappant la mère d'un bâion, et 
dans ce cas les petits sortoient en tout ou en partie avec d'au- 
tant plus d« rapidité que f e les «rois pliu iaquiéléa. Ces petits 



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VIP 335 

ne chercTioïent paa à mordra; maia j'ai tout lieu de croire 
qu'ils étoient déjà pourvus de renin. 

On a fait beaucoup de contei sar l'accouplement et la 
naiasaace des vipère». On a dit que U femelle coupoil la tête 
au mite , que les pelits perçoient le ventre de la femelle et lui 
donoaient ainsi La mort en naissant. D'autres ont nié Èea 
faits , mais ont prétendu qne la femelle donnoit refuge à aes 

Etits dans sa bouche an moment du danger. Lie vrai est que 
petits sont étrangers k leur mère dès l'instant qui suit 
celui de leur sortie de son ventre , et que si oa les trouve or- 
dinairement dans les environs , c'est qu'ils n'ont pas de mo- 
tifs pour s'en éloigner, et qu'en général ils se réfugienl dans 
le même trou ou dans des irous très-voisins. En général , les 
vipère» vivent volontiers les unes k calé des autres ; et souvent 
lorsque, pendant l'hiver, on fouille _la terre jusqu'à leurs 
retraites , on les trouve réunies en grand nombre et enli'e- 
lacées. 

Cest d'insectes , de vers, de coquillages, et de très-jeunes 
reptiles, que vivent sans doute les vipères la première année 
de leur naissance ; mais la seconde année elles ont déjà assea 
acquis de force pour manger des quadrupèdes et des ^r^ 
nouilles adultes. C'est alors qu'elles sont, dit-on , les plus avides- 
et les plus dangeieuses. 

On ne renconlre, comme on l'a déjà observé, beaucoup 
de vipère» qu'au printemps. Elles deviennent rares après leur 
accouplement, et on n'en voit presque plus lors des grandes 
chaleurs de l'été. Dès le premier refroidissement de l'air, elles- 
s'enfoncent dans la terre , dans les fentes des rochers , pour 
y rester sans manger et presque sans mouvement jusqu'au 
printemps suivant. Alors on peut les manier sans cramte; 
mais si on les réchauSe à une chaleur artificielle, elles re- 
prennent promptement leur vivacité et leurs facultés redou- 
tables. 

On ignora quelle est la durée de la vie des vtpire», mais 
on doit présumer qu'elle s'étend k un grand nombre d'an- 
nées. Leur vie est en général très-tenace. £lles résistent aux 
blessures. Il est fort difficile de les élouIFer. Elles peuvent vivr» 
pltuieurs heures dans l'eau, et même dans l'eau-de-vie, sans 
périr. Le seul moyen de les faire mourir sur-le-ctuimp, sans 
les altérer à l'extérieur, est d'introduire une grande épingle 
dans leur cervelet par le trou occipital. Le tabac , mis dans 
leur bouche , les fait aussi périr dans les convulsians. 

Jamais la vipère n'attaque l'homme on les gros animaux. 
Ce n'est qne par la nécessité d'une juste défense qu'elle fait 
usage contre eux d« ses redoutables armts. Elle fuit ordîaaf i 



.:k« Google 



rement ^ l'aspect de l'iinnime. En j^néral, c'est en eoupaat 
l'herbe ou eu foulaul les feuilles soiu lesquelles elle est cacliée^ 

Îju'on en eat le plus souvent moi-du. Lorsqu'on t'attaque de 
ronl, elle se redresse sur sa queue apfdnlie , élaj^t sa tâle ; 
aes^enx deviennent plus briilansi elle prélude à la vengeance 
par des silBemens répëlés, en dardant plus fréqueinmeni 
que de coutume sa langue fourchue , et s'élance sur son en- 
nemi avec la rapidité d'un trait. Son ramper ou sa marche 
n'est pas aussi rapide que celle de plusieurs autres Atrpen* ; 
aussi ne s'éloigne- t-elle guère du trou oà elle se relire toutes 
les nuits , et p réfère- t-elle toujours s'y réfitsler plutôt que 
de combaltre. Quoique, comme on Tient de le dire, elle 
ait la vie irès-dure , on peut l'arrêter facilement avec un coup 
de bâlon sur l'épine du dos. Ainsi elle n'esl réellement pas 
aussi k craindre qu'on s'est plû à le faire croire. On peut la 
prendreen vie avec la main, parla tète et parla queue, sans 
danger, pourvu qu'on' conserve son sang-froid, parce 

Qu'elle n'a pas assez de force dans les muscles pour se dégager 
ans le premier cas, ni assez de flexibililé dans les vertèbres 
pour relever sa léte dans le second. 

Les ennemis de la vipère sont peu nombreux. Qs se ré- 
duisent à l'homme , qui lui fait par-tout une guerre perpé- 
tuelle, soit pour s'en servir comme de remède , soit, plus gé- 
néralemenl, uniquement pour se débarrasser d'un voisinage 
dangereux; aux san^^ers, qui ne craignent point sa morsure, 
à raison de U graisse dont ils sont entourés, et à quelques 
espèces d'oiseaux des genres ^ucon et Aérci», qui se nour- 
rissent habituellement de urpen» , et qui n'eu craignent pas 
non plus le venin, ouqui savent les prendre de manière à se 
garantir de leurs morsures. Il paroit qu'elle est en général re- 
doulée par totis les autres animaux sauvages, qui connoissrnt 
par inatinci les dangers de son approche. Les animaux do- 
mestiques même, tels que les vacA«set les chi^na de chasse, 
la fuient. J'ai vu plusieurs fois des dindon* faite autour do 
celle qu'ils rencontroicnl dans leur route , un cercle qu'ils ré- 
trérissoient petit à petit , et finir par la tuer à coups de bec. 

Onporte, dit-on, un respect singulier aux fr|^Jr«( en Russie 
et en Sibérie, parce qu'on esl persuadé que aiooen tuoit une. 
on éprouveroil la vengeance de toutes les autres ; aussi s'y mut 
liplienl-elles à un point incroyable. Dans presque toute l'Eu- 
rope méridionale, au contraire, le nombre en diminue de 
jour en jour. Elles ploient si communes sur la chaîne de 
montagnes qui court deLangres à Dijon, que j'en ponvois 
iiier, il y a trente ans, pluueura douzaines dans une ma.- 
linée „ et j'en ai k peine pu trouver lorsc^ue je auis allé dev^ 



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VIP 55, 

nièremeni dau* les méinea lieux. On m'a dit que la roêm» 
remarque avoit été faite dans les pays où on est dans l'usaf^â 
d'en ramasser annuellement pour les pharmacies de Faris, 
et que c'est de U que provient l^ur cherté actuelle. 

On Tait un grand usage de la chair de vipère en médecine. 
i)Ile contient un savon nmmoniacal très-abondant, très- 
énergique , et très-propre â ranimer la circulation du sang , 
à augmenter la transpiration, à TortiSer les organes, à fondre 
les concrétions lymphatiques, à faire disparoitre les érup- 
tions cutanées, &.c. On en bit drs bouillons, on en tira un 
sel volatil, &c. Sa graisse est généralement employée dans les 
«ffections nerveuees , et a été regardée comme un bon cos- 
nélique. On les ramasse, en conséquence^ dans les pays où 
elles abondent le plus, on les fait sécher à l'ombre, après 
leur avoir coupé la tête, et on les vend aux apothicaires des 
grandes villes, qui les font entrer dans nombre de pi-cpa- 
rations pharmaceutiques , et principalement dans la fameuse 
thériaque. 

Mais i! est temps de parler de ce qui intéresse le plus 
dans Itt vipère, de son venin et des organes qui le dis- 
tillent. 

L'anatomie de la vipère a été faite , avec de grands détails , 
par Charas. On en trouvera le résultat au mot Serpent, 
parce qu'elle convient , en général , 1 tous les animaux d» 
celte classe. On se bornera ici k décrire ce qui a un rapport 
immédiat avec les facultés propres aux espèces da genre dont 
il est question. 

Les couleuvrta { Foyet ce mot.) ont quatre rangs com- 
pléta de dents égales et petites à la mâchoire supérieure, et 
aeuleiaent deux rangs, composés de même, k la mâchoire 
inrérieare. La vipère a , à la place des deux rangées externes 
de dents de la mâchoire su^rieure, une ou plus commu- 
nément deux dents trèfrJitférentes des autres, et de plus 
environnées, jusqu'aux deux tiers, d'une tunique ou gaine 
membraneuse, terminée par un bourrelet souvent démêlé; 
elles sont articulées à l'os de la mâchoire, crochues ou cour- 
bées , mobiles de l'avant k l'arrière , et pourvues d'un canal 
intérieur ordinairement rempli d'une matière transpai-enle 
et jaunâtre. Quant par une fente imperceptible placée un 
peu au-dessous de la pointe , sur la partie convexe : ce sont 
lea crochets k venin et la liqueur empoisonnée qu'ils re-> 
cèlent. 

Aa même os qui supporte ces crochets, sont souvent atta- 
chées, de chaque côté, une âtroisaulreadeals, et même plus, 
«yanl la même organisation qu'eux , mais beaucoup plus 



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538 VIP 

petitei. Elles «ont deslinéea k In remplacer snccetsiTemeot 
loraqu'ila ae sont ca«és par accident , ce qui doil arriver 
aouvent. 

X>a liquear du venin est séparée du aanft par deux glandes , 
ou mieux par deux ataemblages de glandes , un de chaque 
c6té de la lâle , dans la partie antérieure du ùncipul , direc- 
tement derrière le globe de l'oeil, sous le muscle qui sert k 
abaisser la mâchoire supérieure, de façon que celui-ci ne 
peut agir sans qu'il les preue, et sans qu'il facilite , par cou- 
•équentj la sécrétion de la liqueur qu'elles contiennent. 
Une vésicule, qui tient ■ ta base du premier os de la mâ- 
cboiic supérieure, aussi bien qu'à l'extrémité du second, et 
couvre la racine des grosses dents, sert de réservoir à celle 
liqueur. 

Lorsqu'une vipèr» veut mordre, elle ouvre ccAisidérable- 
ment sa bouche , relève ses deux crochets , qni éloient cou- 
chés dans la cavité de la membrane de leur base , et qui 
alors devienneiit perpendiculaires à la michoire inférieure, 
liorsque la morsure commence, le poison est poussé dans 
les dents par la contraction des muscles, par les mouvemens 
qu'elle fktt pour fermer sa bouche , et même par la com- 
pression qu'exerce la peau de l'animal mordu , et est seringue 
dans la plaît; avec d'autant plus de force, que la vipèr» est 
vigoureuse e( abonde davantage en venin. I>a vipira peut 
faire agir l'un des càléa de la mflchoire indépendamment de 
l'autre, attendu que ces côtés ne sont pas arliculés à leurs ex- 
Irémilés, ce qui facilite beaucoup sa oéglulilion , c'est-à-dire 
lui permet de faire avancer , pas à pas , l'animal mordu dana 
■on gozîer par leur action alternative. 

Ainsi donc , pour rendre U morsure des vipère* ïncapabi» 
de donner la mort, il sulEt de boucher , avec de la cire on 
autrement , le trou de chacune de ses dents. Cest souvent le 
'moyen que les charlatans d'Europe emploient pour faire 
croire qu'ils les charment ; mais il paroJt que lea Psyles 
d'Egypte et de l'Inde se servent , pour produire le mémo 
effet , d'artifices plus relevés , qu'ils leur donnent une espèce 
d'éducation , s'en font redouter au point qu'ellea n'osent 
point employer leurs armes contre eux. 

De tout temps , on s'est beaucoup occupé des moyens de 
connoltre la nature du venin de la vipère , et de découvrir le 
moyen d'en anéantir les eSels délétères sur l'homme et les 
animaux domestiques. On a établi sur cet objet , comme snr 
tant d'auti-es , beaucoup d'opinions qui ont été succesûve- 
ment abandonnées, et qu'il seroit sans doute superflu de 
rappeler ici, même celle de Charas, qui a fait un û beau 



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VIP 359 

travail mr la vipère, et qui prélendoït cependant que la 
liqueur qui est versée par les crocheta n'est pas venimeuse, 
que son Térilable poison est dans ses esprits irrités. 

C'est en suivant Félix Fontana , c'est en faisant connollre 
le résultat des six mille expérience! qu'on lui doit tnr la 
venin de la vipère, que l'on peut se former une idée pré- r 
cise de sa nature et des remèdea par lesquels il faut le 
combattre. 

Ce célèbre physicien élnblit d'abord, dans son excellent traité 
surce sujet , que le venin de la vipère n'est pas un poison pour 
Ions les animaux -, il ne tue ni les vipères, ni les couleuvre» , 
ni les orvett, ni les timaçona , ni les tangiuee; il n'agit que 
trèa-peu sur les tortues, &c. Il n'est ni acide, ni alcali; il 
n'a aucune laveur détermiuée ; il laisse' seulement dans la 
bouche une sensalioti d'aslriclion et de stupeur. 

Le venin de la vipère se conserve long-temps dans la ca- 
vité de sa dent, séparée ou non de l'alvéole; mais il perd sa 
Vertu en moins d'un an, lorsqu'il est desséché et conservé 
dans un endroit découvert. Il faut donc user de précaution 
lorsqu'on examine des vipèrei empaillées on conservées dans 
de l'esprit-de-vin : il faut aussi eu user lorsqu'on emploie 
des vélemens appartenant à des personnes mordues par elles. 
Woye* au mol Chotalb. 

C'' que In expériences de Fonlana prouvent de la manière 
la plus convaincante , o'est que le venin de la vipère n'est 
conslammenl mortel que pour de très- petits animaux; qu'il 
est d'autant plus dangereux pour les gros, que la pipirt a 
une plus grande quantité de venin en réserve, qu'elle monl 
plus aouvent et dans plus d'cndroils dilTérens , et probable- 
ment que le temps est plus chaud. Un moineau meurt en 
cinq ou huit minutes, un pigeon en huit ou douze; un chat 
résiste déjà quelquefois, un mouton très-souvent, et, par 
conséquent, un homme ne doit pas craindre les suites d'une 
morsure unique dans le climat de l'Italie, et à plut forte 
raison dans celui de la France. Ce résultat semble contra- 
dictoire avec le^faits que rappellent des souvenirs doulou- 
reux dans presque tous les pays. Fontana ne cherche pas A 
le faire coïncider avec eux; mais une observation que j'ai 
&ile en Amérique, et les conclusions que j'en ai tirées, 
paroissent saliafaire aux objections. Deux chevaux furent 
mordus , dans une enceiiile, le même jour , par une vipère 
noire , l'un à la jambe de derrière, et l'autre k la langne: 
ce dernier mourut en moins d'une heure, et l'autre en fat 
quitte pour une enfiure de quelques joura et une foiblease de 
Quelque* «emainei. J'ai cm reoiarquer qne l'iofiammatioa 



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540 VIP 

i|ui avoîl fwrtné la glotle, et l'upbixJe qui en Fut la iniieV 
««oient principalement catué la perle du premier. N» 
j>eut-on piia croire, d'aprèa cela, que lorsqu'un homme est 
mordu par une seule vipire, et une seule lois aux pieds oo 
aux maizu, le venin peut «e uoyer dans le Mnf{ aana causer 
la mort, tandis que si la blessure est faile i la léle ou près du 
coeur, ellea toujours des suites mortelles ? 

Un centiéoie de firain de venin ialroduit dans un muacle, 
•uGBt pour tuer un moineau. Il en fau[ six fois davantage 
pour faire périr un pigeon. D'après ce calcul , il en faudrait 
environ trois forains pour occasionner la mort d'un homme, 
et douKe pour faire mourir un bœuf. Une vipère moyenne 
ne contient , dans ses vésicules , qu'environ deux grains de 
venin, qu'elle n'épuise tnéme qu'après plusieurs morsures. 
Nous pouvons donc recevoir la moi-sure de cinq à six vipère» 
sans an mourir, i moins que ce ne soit, comme on vient de 
le voir, dans le voisinage des organes les plus nécessaires à 
la vie. 

Il résulte des découverte* de Fontana, que le poison de 
la vipirê est d'une ttature gftmmeuse, qu'il agît en détruisant 
rirrilabililé de la Gbre muaculaire, eu portant dans les 
fluides un principe de putréfaclion ; mais ce célèbre phy- 
sicien en tii-e une conclusion qui naroit contre nature , 
lorsqu'il dit qu'il n'a pas été accorde à ces animaux pour 
donner la mort k ceux dont ils se nourrissent, mais pour 
leur en faciliter la digestion. H est certain qu'il prodmt ce 
dernier efTel ; mais il est probable , ainsi qne l'observe La- 
treille, que le but de la nature a été aussi qu'il donnât la 
mort. 

Les «Tinpldmes qui snivent la moranre d'une vipère, sodI 
d'abord une douleur aiguë dans la partie blessée, avec une- 
enflure rouge , qui devient ensuire livide , et K>gne peu k peu 
les paHiei voisines. Ces accidens sont suivis de syncopes con- 
sidérables , d'un pouls fréquent, profond, irrégulier , de 
soulèvement d'ealomuc, de mouvemens bilieux et convul- 
sifs, de sueurs froides, el quelquefois de douleurs dans K 
région ombilicale. L,a plaie rend souvent d'abord nn aang 
anir, ensuite de lasauie, et iîuit par se gangrener lorsqu» 
la terminaison doit ^<re la niort. Cea aympl&me* varient 
keion les personnes, les climats, la saison et d'autres cir- 
constances. lU sont beaucoup plus iotensea et se suivent 
avec plus de rapidité dans les pays chaud» el pendant l'été r 
que chez nous, ainsi que j'ai eu occauon de l'observer 
encore en Amérique. 

D'une belle suite d'expériences dans lesquelles Foutaaaft 



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VIP Si, 

■pplîqaé le ▼min de la vipéra sur les organei les pliu essen- 
tiela de la vie de pluneura animaux à aang chaud et i laog 
froid, il en a conclu que ce poioon pouvoit élre impuriénieut 
■valé lorsqu'on n'avoit pa* de bleiwurea dans la bouche, et 
qu'il n'avoit aucune action sur les nerfs ; mais qu'inU-oduit 
dans le sang, «ans loucher aucun vaisseau , il tuoit les ani- 
maux avec des douleurs très-cruelles et de violentes con- 
vulsions. Le sang s'est coagulé, et l'irritabilité s'est anéantie. 
Dans ce cas , les sphincters se relâchent, et laiïseut couler 
les urines, la semence, les matières fécales, ëcc. 

On a préconisé , en Europe , de nombreux remèdes contre 
les suiles de la morsure de la vipère; chacun avoil, selon cei^ 
taiues personnes, produit des cures merveilleuses, et cepen- 
dant il étoit abandonné pour un autre. Cela vient , comme on 
peut le déduiredncequi vient d'être dit, de ce que la morsutv 
d'une vipère n'est paa toujours mortelle pourl'homme, etqu'on 
mllribuoit à tel remède un ell'el qui n'éloit réellement dâ qu'à la 
petite quantité de venin introduit dans la plaie. Il seroit fasti- 
dieux d'entrer dans le détail de lous ces remèdes et des moyens 
de les appliquer ; mais je vais poser quelques bases fondées sur 
le raisonnement et rex[)érience,et qui fourniront les moyens 
de distinguer ceux qni sont réellement bons, de ceux qui ne 
peuvent produire aucun efiTel. 

Si on est persuadé , par suite des expériences de Fontnna , 
que rinti'oduclion du venin de la vipère dans le sang , le 
coagule et détruit l'irritabilité nerveuse, on doit penser que 
les remèdes propres à s'opposer à sou action , sont ceux qui 
augmentent la Huidilé des humeurs et excitent les mouve- 
•neas nerveux. Or, l'expérience de lous les siècles , et sur- 
tout cdie des peuples à demi-sauvages des pays chauds 
d'Asie, d'Afrique et d'Amérique, pays où les eerpens veni- 
meux sont Irès-abondans et très-dangereux , constate que 
les sudorifiques, sur-tout les sndorifîques iucisifs, sont les 
plus poissans moyens qu'on puisse employer dans ce cas. 
Ainsi, en Europe, on a reconnu que la chair de vipér» 
même, qui, comme on l'a vu plus haut, contient un savon 
ammoniacal Irèe^bdndant ; celle des couleuvres et des li- 
mardg , qui en contient presque autant , l'alcali volatil et 
toutes les préparations ou il entre, la thériaque, Scc. gué- 
Ttssoit , lorsqu'on en fuiioit usage à temps , des suites de la 
blessure des vipères. Ainsi , en Asie , on fait usage des raci- 
nes à'ophyorise , û'opkyoee; en Amérique , de celles de Varie- 
toiorhe eerpenlaire, de Yarietolocke angaieide, de la dorelène 
eo7ttrayerva,àapofygalaeeneoa,&c.&ic. toutes éminemment 
Mutonliqae*, conlie lés blessures de louslesser7)«n« venimeux. 



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341 VIP 

et on en obtient pmqne loujoun des effela nlulaire*. Têî 
tnoî-même employé une de cet racinei, celle de l'arittoioc^ 
terpentaira , en tuane et en fomenlalion , pour un nègre 
t^ui avoit élé mordu à U main en prenant une vipirt dont il 
avoit intention de ne faire préaent , et que je powède en- 
core, et j'ai observé que lei énormes aucun qu'elle proTO" 
quoit dans le malade, appaiwient, k chaque prîte , la tî- 
vacilé de* douleur* , diminuoient l'étendue de l'inllamma- 
tion, et procuroient un «ommeil réparateur. Le* lymplômea 
sur leiquei* *on action éloit moins pocilive, éloienl ceuK qui 
résultoieni dé la plaie même , dont la sphacellalion fut com- 
plète et la ffuérison fort longue. 

Je crois donc qu'on peut dire, avec un très-grand nombre 
d'observateurs et de médecins, mais contre l'aulnrilé de 
Fonlana, qu'en Europe, l'alcali volatil est le meilleur de 
tous les remède* à employer pour guérir les hommes et le* 
animaux mordus par une vipirt , soit que la monore dAt 
£lre mortelle , soit qu'elle ne dût pas l'élre ; car lor* même 
qu'elle ne dùl pas l'être, les premiers symptôme* n'en sont 
pa* moins alarraanael douloureux. 

Ainsi , lorsqu'une personne sera mordue par une vipère, 
elle doit faire ou bire faire une forte ligature immédiatement 
au'dessusde la plaie, la sucer ou la faire sucer par quelqu'un, 
la scarifier ou faire scarifier avec un instrument Irnnclianl, 
et la faire saigner le plus possible , ou encore mieux la cau- 
tériser avec un fer rouge, avec la pierre infernale ou aulrci 
•ubstances analogues. Ces opéralions préliminaires dinni- 
nuenL singulièrement la gravité des symplAmes, en faisant 
sortir, en arrêtant ou en dénaturant une partie du venin; 
mais si on ne les a pas faites dans le premier quart-d 'heure, 
cites deviennent inutiles, ne servent plus qu'à faire souffrir 
le malade. Dans tous le* cas , il faut mettre sur la plaie des 
compresse* imbibées d'alcali volatil, et en &ire prendre le 
plus possible dans de l'eau , c'eslrà-dire depuis dpux gouttes 
jusqu à dix i douze dans une grande cuiller d'eau, car il 
Tane beaucoup dans sa force. Comme il caulérise lorsqu'il 
est donné à trop forte dose , et qu'il produit cependant 
d'autant plu* d'effets, qu'on en prend davantage, il faut 
nécessairement tâtonner pour savoir combien le malade 
peut en supporter. Mais on doit craindre dt: le fatiguer; il 
aéra mis dan* un lit bien couvert, et lorsqu'il suera, il 
budra éviter de le refroidir eu voulant le panser ou le faire 
Iwire. Cependant , cas deux choses doivent être fréquemment 
renouvelées, si on veut qu'elle^ aient toute l'utilité désirable. 
C'est à U prudeace da mé^ecip it régler sa conduite k cet 



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VIP 545 

éffxi. Lonqne l'enflure «en dei-eoue trop coniidénble , et 
qa» U ligature bleHera le malade , on la •uppnmera ; car 
1 unique but, en la faiaant, étoit de retarder fa circulation 
du aang en la gênant dans cette partie, et il est rempli. Les 
■neura abondaulea et le somnieil aont les lymptâmet qu'on 
doit detirer, et on les obtiendra immanquablement si on a 
suivi les indications ci'desaus. Dana )e comment^ment , il 
ne faudra donner au malade, pour toute nourriture, t^ue 
' du viu chaud sucré i maia ensuite , lorsque la raîm commen- 
cera à le tourmenter, on lui accordera des soupes légères, 
peu copieuses et rares d'abord, mais fréquemment renou- 
velées lorsque ses forces commenceront à revenir. 

Comme l'alcali Tolalil caustique ou non caustique est 
extrêmement désagréable à prendre, et corrode même la 
gorge, si. ou peut employer ses préparations, telles que U 
•avon de Starkey, l'eau du Luce, 6cc. on devra les préférer. 
il faudra seulement les doser un peu plus largement. II en 
sera de même si on emploie lapoudi'edeviyjfrflousaviande, 
et encore plus ses bouillons, ou relie de couleuvre , de U- 
mard, &c. qui, comme on l'a dit, en tliSërenl peu, ou, sî 
on préfère, la ihériaque et autres s udorifîques composés qu'on 
trouve dans les pharmacies. 

n ne paroit paa qu'il y ait , en Europe , de sudorifiquea 
végétaux assez puissans pour être employés seuls à la gué- 
risoa de la morsure des vipères; mais on trouve souvent, 
dans les mêmes pharmacies , quelques-uns de ceux qui 
viennent d'être énumérés comme propres auic pays chauds. 
On peut les employer avec presqu'aulant d'avantages tjue 
dans leur pays natal : il suffit de les prendre en poudre ou 
en décoction. 

Ce qu'on vient de dire sur le traitement de ta morsure de 
la vipire commune, s'applique à celle de toutes les autrea 
espèces propres à l'Europe, et en général à tous les errpent 
venimeux, dans quelques pays qu'ils se trouvent; seulement 
les gros , et ceux qui habitent les climats les plus chauds, 
donnent lieu à dee symptômes plus dangereux, et par con- 
séquent k des cures plus incertaines. Il faut avoir recours 
nan-senlement aux sudorifîques puusims, mais encore à 
des antt-aep tiques, pour prévenir ou arrêter les progrès da 
' la gangrène qui se aéveloppe presque toujours à û plaî& 

Les genres qui renferment les serptn* venimeux sont, 
outre celui'^i , ceux qui sont appelés Scttalb , CaOTALs et 
Pjlature. Vo^e% ces mois. 

Latreille divise les pipèrei en deux sections : l'une i-cn- 
fèrme celles qui ont 1« lAte converte d'écaiUes semblables k 



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3|4 VIP 

cellei dn âo> ; e( l'antre comprend cetlea dont la fMa mt 
revêtue en deasui de plo^iiea ou de grandes écaillea, an 
nombre de neuf. 

Cellet de la première section , sont : 

Li VirinicoimuHB, Colubtr btnu lÀnn. , donlon Tient de toi r 
Vliialoire , et à laquelle doit éire rappurlée tanme T>ri«tn , aeloa La- 
treille , Il cou/nren aapio de Ûnnm* , qui a le corp* rouu4lre; 
Il bonde dorule HHiTuit interrompue , et le* lacbw laiiralet peu 
inarqiiMB. 

La Virina occaiJ.fi > cent cinquante - cinq plaquca abdomi- 
imlei ; Irenle-ispl piirei de ciudales; le< éraiUti de la <£le relevéca 
par nue atàle ; le cof pi d'un ^t'it rousallre , avec dea rangs de tacbe* 
brunei bordcf* de nuiritre. Ellr eit figurée dam Licép^de, vol. 3, 
pi. a, eKAAOtl'Hittoiranataniladr» HepUlet .hiMiAtailii an Buffon, 
édition de Deler*illi: , td). 3 , pag. Jga. C'ett probablement celle que 
8éba appelle vipin cornue d'Illyrie , et Gmelin cotubtr maculatu: 
Lacépéde l'a uommia par erreur couieuvre aipic , parce qu'il la rap- 
portoità l'eapèce meulionuio par Linunuoouaca num , qui, comme 
on vient de le dire , n'cit qu'une variété de la prérédenle. On a lieu 
de croire qu'elle *e trouve ilani lei partie* méridioDalea de l'Europe. 
Sa luDfEueur e*l de Iroiipied*, lur laquelle la queue prenJ prèa 
de quatre pouceiiia télé a de petiles tacliri obicurea; aeiécaillei aoni 
«TRlei;Hn ventre eit d'un griilarbelé de brun. 

La VirÉKa csaniEA a cent cinquante-six plaques abdomi'iMlri , 
traute-trois paires lis petites plaqnea à la queue ; ou Irait poirltre fttrl 
court , derrière lei yeux ; uue bande brune , avec des laclics arron- 
dies *nr ses borda , le long du dus. Elle eal figurée dau* lea ^ctt* 
de Stockholm, 174 j, lab. 6. On la troure daui l'tilurupr septenlrio- 
nale. Elle eat connue eu Suéde soiu le nom A'rxtping , et soua celui de 
V'pin muge dans la Jurai. C'est la plua petile des espèces d'Europe, 
èiant i peine longue d'un pied. Sa couleur générale eal d'un f,Tu ver- 
tUlre ; «on Tenin paste pour être plus actif que celui de la cipèn 



La ViF^a DE Rbdi a cinquante -denz plaqnaa alidoiniiialea , et 
trente-troia paires de petites. a la queue; le corps reusallre, peu on 
point tacheté. Ella est figurée dans Heyer, T'Aura e,tab. 16 et 18. On 
la trouve en Allemagne et en Italie. Elle est un peu moins longue que 
la vip^rr commune , i laquelle on la aubutilue danalea pharmacies de 
Najitea. Gmeliu lui donne quatre ringa lungiiudinaui de alrifs trsaa- 
verultu courtes et alternes , Honl celles du milieu sont confluentes. 

La VirilLi AHMonvra a cent quarante-deux plaques abdominales, 
Irnile-lTuiB paires de petites i la queue; la couleur d'un brun roua- 
illre ou bleudire, avec une raie noire dentée sur le doa ; des taches 
noires, et une éminence en forme de corne sur le bout du mnseau. 
Elle ae trouve en Allemagne et en Turquie , se cache dans le sable, et 
donne , par sa morsure , ane mort rapide. On s'en sert dana lea phar- 
macies de Vienne . comme de la vipèn lommune. Elle eal figurée 
dans fjlurm , Rrptilet itjiUrtnajfnt. 

La VlFBHB NojRB, Colubtr pt*ltr Linu., a cent cinquanle-aept 
plaqouabdomiiialas, treute-troiapairfa de petites i la qnetie; de pe- 



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V I P 545 

tîtei p1ii|nei inr la lommat de la Ule ; la corpi noir , «toc le bord 
dei lolchuirea el le deiMiu de l'inférieure , blinc». Elle se trouve dans 
lesjiayiscplaatriopiiuK de l'Europe. On l'em pluie aiiui dans le* phai> 
mariea. Sa luagucur eit d'environ deus pieda. C'eil ia liiptade do 
DaubeiiloD. 

J'ai Irouré . en Caroline , nne vipère qui 7 ait regardée comnie plui 
daiiHereuse que lea CaoTALM ( ^ofMcemot. },et qui ■ êlé rappariée 
k cclle-ri par Ldcipéde. Elle iceottrcnle-liuir plaquta abdomiatle* et 
qDaraiil»-iic paîrei de caudale*. Il Bit Irés-prababte que c'est une upéc* 
iu\iae\e, main je o'aipu m'en aaaurer par la coinpiraiaon. 

La ViPÈliB scyTHK a cent cinquante- Ira ii plaquea abdominilea . 
trente-deux païrea de petilea X la queue \ le corpa d'un noir très-foncé 
eu d«eiua , d'un blanc de lait en deaiaiis. Elle a été Irouvée par Pallai 
dans tes montagnes de la Sibérie. Sa langueur est d'enviroD un pied 

La ViPÈB* CÉRASTE a cent quarante- fept plaques abdominales, 
soiianle-truis paires de petites & la queue; le corps rougeâlreetfascii 
' de brun en deiuua; une élévation en farme de r.urne au-dessus d« 
cbaque oeil. Elle est figurée dans ks Jsla Jnglica. 1766, lab. 14, 
dans Brnce , Voyage , pi. 1 b , dans Lavépéile , vol. 3 , pi. 1 , el duia 
VUUtoire naturelle dea Reptile» , faisant suite au Baffon , édition d* 
Deterville, vol. 3, pag. ai a. Elle sa trouve dans les déserta de l'Afri- 
que 1 et principalement eu É^ple. C'est le serpent cornu des ancieua 
et des modernes, aerpeul qui a donné lieu à nombre de fables, et qui 
a loujoura passé pour élre eilrémemenl dangereux. 

Celle espèce a plus de deux pieds de longueur ; sa queue est li'às— 
courte; M lêteesl irès-applalie, ela , au-desaus de chaque eail, une pro- 
tubérance pointue, arquée, cornée, insérée dans la peau, et d'envi- 
ron deux lignes de long, qui ne vient, dil-on, qu'à un certain Ago,el 
dont lea femellea sont privées. Ses écaille* sont ovale» , avec une arjla 
au milieu ; le desaoua de aon Corps eal blanchâtre. C'est principale- 
ment avec elle, dit Lacépède > que les Psylles prétrodenl avoir 1k 
faculté de jouer impunément : ils aembleni en effet maltriaer A to— 
loDié aa forre et son poison. 

[ja ViPÈRB [■ËaéTiN'G a cent cinquante-deux plaques abdominalea , 
quarante -trois paires de pelileié la queue; le corps gris en deiaui, 
avec quatre rangées longitudioales de lacbes alternea; celles du milieu 
jaunâtres , les autres nuiritrea ; le deuous blanc ponctué de noir. On 
la trouve dans la Turquie d'Aaie. Sa longueur est d'un pied et demi^ 
Od l'appelle lupic et lourd dans l'ile de Chypre. 

La VipisB RAJC a deux cent sept plaques abdominale* et cent neuf 
pnire* de petites plaques sous la queue ; sa couleur est nuire , avec des 
fascies obliques, produilea par lea écailles qui lontà moitié blanches. 
Elle ae trouva trés-communément en Egypte , el sert , comme la «i^àn* 
errante, aux représentations psy 11 iq nés. Geoffroy croit Ëlie fondé à 
penser que c'eal celte espèce, dunt CléopAtre se servit, sous le nom 
û'atpic , pour se duuner U mort, (^foytt an mut Asric. ) Elle parvient 
i une fifandeur considérable. 

La VipÈRB PEH DE LA.NCB a deux Cent vîngl-quitre plaqaes abdo* 
ninalea , soiuuite-ciix paires de petite* à la <|umu j U i£(e large } U cor^ 
JCXIII. S 



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Si6 VIP 

f aunltrc no ^rïi , avec le dotunrbrâ d« IvÎBlei lividca on brnBci. Ella . 
eir n^nrée dii» I^cépèda, vol. 3, pi. 5. On U Ironie à !■ Marlinique 
d H» Toiiiu», où elle Ml codude toiu lesDomi de couJeuvre Jaunt 
aa rmum. Sa Imiguear MirjtaaM qnelquefoii ciuq â liz pîe«lt. Elle a 
une Ui^be alitugce , od MBiblablp à au fer de lance «ur la l^le, et ao 
petit Irou, de chaque cAlé entre lei narinea et lea yeaz , qne Ijnépêde 
croit comBiiiiiiquer ii*ec l'oreillB. La moraure de relteeapéceettpre*- 
que toajuuratDttrirlle , mais ou parijtnl facilemenl A a' en garantir. *l- 
teudu qu'elle cal peu a^ile, qu'elle exhale une odeur fétide qui iverlil 
de B> préiencs, et que les oiaeaui crUiltent louTenI auluar d'elle i 
raiaan de l'effroi qu'elle leur ioipire. 

L>a VirinH