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Full text of "Nouveau dictionnaire pratique frans & breton du dialecte de Ln : avec les acceptions dans les dialectes de Vannes, de Truier et de la Cornouaille bretonne, et la pronunciation des mots quand elle peut parare douteuse"

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NOUVEAU DICTIONNAIRE 

PRATIQUE 

FRANÇAIS & BRETON 



NOUVEAU DICTIONiNAlUE 

PRATIQUE 

FRANÇAIS & BRETON 

DU DIALECTE DE LÉON 

AVEC LES ACCEPTIONS DANS LES DIALECTES DE VAXXES, 
DE TRÉGUIER Eï DE LA CORNOUAILLE BRETONNE 

IT LA PROSOÎ^CIATIOS DES HOTS QUAND ELLE PEUT PARAITRE DOUTEUSE 



A. TROUDE 

Culoiiel eu retraite 
Ar Brezounck hag ar Feiz tu Dktiounairi- u'cst jamais 

A zii breur ha c'Iioar e Brciz. fini. (Avis aux travailleurs 

2^ 




TROISIÈME ÉDITIOX 



PRIX : 6 Frar 



BREST 
I. B. et A. LEFOURNIER, Libj-aires-Editeur^^ 

RUE DE SIAM , 85 

1886 



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AViS DE L'EDiTEUR 



L'auteur a adopté le dialecte de Léon et s'est attaché 
à conserver, dans toute sa pureté, l'orthographe raisonnée 
de Le Gonidec. 

Le premier Dictionnaire de M. le colonel Troude (184?) 
avait été rédigé au point de vue scientifique, pour faire 
suite au Diclioanairo celto-brelon et français de Le Gonidec 
(1821). Ce but ayant été atteint, M. Troude présent:^ 
aujourd'hui une troisième édition do son Dictionnaire 
françaiS'b>'do/i 1842, entièrement composé d'expressions en 
usage, de mots pris dans la langue parlée. Dans ce Dictionnaire 
on trouvera de nombreux exemples aux diverses accep- 
tations des mots, et a.ssi la prononciation des mots quand 
elle peut paraître douteuse. Dans le cours du Dictionnaire, 
et pour l'usage des commençants , la prononciation sera 
indiquée entre parenthèses, à tous les mots principaux. Il 
y sera aussi fait mention des expressions appartenant aux 
autres dialectes de la Bretagne : 

On a inséré en tête du Dictionnaire : 

P Une notice sur la prononciation ; 

2" Quelques règles grammaticales omises par Le Gonidec ; 

3° Quelques remarquer sur des espèces de mots particuliers à 
la langue bretonne ; 

4° Un tableau des noms de pays, villes et rivières princi- 
pales ; 

5" Un tableau des noms de baptême ; 

6'^ Un tableau des mots communs au breton et à d'autres 
langues; 



IV AVIS DE L EDITEUR . 

7" Un tableau des mots bretons qui ont été francisés en 
Bretagne et dans d'autres provinces ; 

8" Les délimitations des divers dialectes de la Bretagne, 
d'après une carte manuscrite de M. Hamonnic, employa des 
Postes à Brest. 
Comme recueil d'expressions choisies, nous citerons les 
Nouvelles conversations en français et en breton [Divizou 
rjaUek ha brezounek), ouvrage composé par MM. Troude et 
Milin, et imprimé, sans noms d'auteurs, à Saint-Brieuc, 
chez M. Prud'homme (1857). Nous citerons aussi les Col- 
loques français et breton, ou nouveau Vocabulaire, 6* édi- 
tion, ouvrage imprimé chez MM. Lefournier, libraires à 
Brest (1862); de môme que l'ouvrage intitulé Jezus-KrisI , 
skouer ar gristenien, ou Imitation de Jésus-Christ, traduite 
en breton par les auteurs ci-dessus. 

Enfin nous renverrons les écrivains bretons aux conseils 
et exemples donnés dans ce Diclionnaire aux mots : 
Adjectif, Avoir, Collectif, Gomment, Comparatif, Dialecte, 
Elision , Euphonie, Exclamation, Faire (verbe auxiliaire) 
Futur, Injures, Interrogation, Jeu, Lequel, Licences, Mode 
(terme de grammaire), Muable (lettre). Narration, Nom, 
Notice sur la prononciation, Participe, Pluriel, Prénom, 
Prétérit, Préposition, Pronom, Qualificatif, Que, Qui, Savoir, 
Semaine, Style, Substantif, Superlatif, Trait-d'union, Verbe, 
Vers (terme de poésie). 

Au moment de terminer l'impression du Dictionnaire, au mois 
de Janvier 1885, la mort est venue frapper le Colonel Troude. 

Le travail manuscrit était complètement terminé, et M. Milin, 
ancien agent-comptable de la Marine, voulut bien se charger de 
la révision des dernières feuilles ds l'ouvrage. 

Plusieurs fois déjà collaborateur de l'Auteur, M. Milin a rempli 
sa mission avec le plus grand savoir et le plus grand zèle. 

La troisième édition du Dictionnaire constituera ainsi une 
œuvre excessivement complote. 



NOTICE SUR LA PRONONCIATION 



D'APRES LA METHODE DE LE GONIDEC 



Les lettres de l'alphabet bretoa se prononcent comme leurs 
analogues du français, en exceptant toutefois les suivantes : 

1° Toutes les consonnes, en breton, se font sentir fortement 
à la fin des syllabes et des mots. Ainsi : Abad, abbé; kraf, cou- 
turc; pleg, pli; dl)\ acier; asezet, assis; turt, bossu; gatit, avec; 
anez, sans; fiez, près; labous, oiseau; milin^ moulin, doivent 
se prononcer comme on prononcerait en français, abade, krafe. 
jjlègue, dire^ azézette, torte^ gante^ ancze, nèze., labousse, miline, 

2° La lettre A' n'est pas universellement employée par les 
auteurs bretons. Le Gonidcc n'emploie qu'elle à l'exclusion 
du C et du Q. Son système est beaucoup plus simple que tous 
les autres, car les uns veulent que l'on emploie seulement K 
devant a, o, u; d'autres ne sont pas de cet avis et écrivent : 
lakaat, escop, quere, etc. Quelle confusion ! Voyez ce qui est dit 
de cette lettre à la lettre K du Dictionnaire. 

3" C'H se prononce du g-osicr et n'a pas d'analogue en 
français; il faut l'entondro prononcer à un breton. Cette double 
consonne a la valeur du CH allemand et du J espagnol. 

4'' E, à la fin des syllabes, se prononce comme dans les 
mots français Déréglé, Bonté. Ainsi hevlene se prononce comme 
en français hévléné. 



VIII NOTICE SUR LA PRONONCIATION. 

5° G, a toujours le son dur et ne se prononce jamais comme 
J. Ainsi : Genel, engendrer; ginklik, natif; jwezeger, prédica- 
teur; garo^ rude; goad, sang, doivent se prononcer comme on 
prononcerait en français les mots : Gioénel, gumidik, prézeg-her, 
garo, goad. — Quelques auteurs substituent GH ou G' au G dur 
de Le Gonidec, parce que, disent-ils, ce dernier son n'existe 
pas en français. Ces signes assurément remplissent parfaite- 
ment les conditions dans certains cas comme digheri, dig^eri, 
ughent, ug'cnt, j^rezegher, prezeg'er, attendu que ces mots écrits 
de la sorte, sont forcément épelés : dig-eri, dig-heri^ ug-ent, 
ug-hent, j^rese^-er, prezeg-her. Mais que feront ces signes dans 
des mots comme ghenou, g''enou, bouche, etc., etc.? On répond 
à cela que c'est une convention. — A mon tour, je réponds : 
Convention pour convention, je préfère la plus simple, celle de 
Le Gonidec : le G est toujours dur. C'est une convention 
très-rationnelle, comme nous allons le voir; de plus, elle n'a 
rien d'exorbitant, pas plus que celle qui existe pour la lettre E 
des Bretons. 

D'autres adoptent une autre méthode : ils écrivent GU 
devant les voyelles e, i. Cette manière do faire n'est pas sans 
inconvénient, puisqu'elle est calquée sur une défectuosité du 
français, langue dans laquelle GU se prononce tantôt d'une 
façon (guetter, guider), tantôt d'une autre (arg-uer, lingu-isti- 
que). Quoi qu'il en soit, le Père Grégoire a pris ce parti, et il 
écrit : gum, vin ; guell, meilleur; guelet, voir; guirion^ vrai, etc. 
Ces mots, en breton, s'articulent gu-m, gu-ell^ gu-elet, gu-irion, 
en faisant sentir la lettre U. — Jusque-là tout est bien ; mais 
voyons comment cet auteur et ses disciples orthographient les 
mots bretons dont la prononciation correspond à celle des 
mots français Gué, Guetter, Guider. S'appuyant sur le 
français, il écrit : lie guened^ sa beauté ; he gui, son chien ; ar 
gueginerez, la cuisinière, etc. — Or, je le demande, serait-on 
bien compris si, comme ci-dessus, on faisait sentir la lettre U 
en prononçant he gu-ened, lie gu-i? Ces derniers mots doivent 
être prononcés à la manière des mots français Guetter, Guider. 

Ce simple rapprochement me parait suffisant pour attester 
que l'orthographe do Le Gonidec est la plus rationnelle. 



NOTICE SUR LA PRONONCIATION. IX 

6° La consonne L, à l'instar des autres consonnes, se pro- 
nonce fortement à la fin des consonnes et des mots. Ainsi : 
aozil, osier; hibil, cheville, etc., se prononcent comme en fran- 
çais aosile, hibile. 

Il en est autrement des L mouillées. Ces dernières se pré- 
sentent toujours sous une des formes ci-après : aill^ eill, ill, 
ouill, uill, et elles se prononcent comme dans le français Maille, 
Merveille, Fille, Andouille. Le français n'ayant pas de termi- 
naison en uill, cette finale se prononce comme on prononcerait 
en français le mot Andouille sans o, c'est-à-dire anduilki 
Parmi les mots bretons se rapportant à cette catégorie, nous 
pouvons citer : maill^ expert ; freill^ fléau pour battre le blé ; 
pitouill, friand; kutuill, cueillir; klll, quille à jouer. 

7° La consonne N se fait aussi sentir fortement à la fin des 
syllabes et des mots, quand elle n'est pas nasale. Ainsi : taUy 
feu; lien, toile, se prononcent comme on le ferait en français 
pour les mots tafie, lienne. Quant à N nasale, elle a le même 
son que dans les mots français Amant, Diamant, Paysan. Dans 
le cours du Dictionnaire, toutes les fois que cela sera néces- 
saire pour la prononciation, nous indiquerons N nasale par le 
signe ñ (une barre dessus), comme dans les Dictionnaires de 
Le Gonidec. Ainsi : amañ^ ici ; bremañ, maintenant. Ces mots 
se prononceraient comme en français dans les mots amante 
brémant. — Il n'est pas besoin de reproduire ces signes dans 
les textes et écrits. Tous ces détails sont uniquement à l'adresse 
des commençants. 

8° La lettre S a aussi le son toujours dur, même entre deux 
voyelles ; elle se prononce comme en français ss, et jamais 
comme z. Ceci me paraît être une des particularités les plus 
remarquables de l'orthographe bretonne. Prenons pour exem- 
ple, entre plusieurs, les mots evez, attention ; braz, grand ; deiZj 
jour. Ainsi que nous le disons au mot Adjectif et aussi à la 
lettre Z, cette dernière lettre paraît nouvellement introduite à 
la fin des mots, en Léon, à la place de la lettre S] autrefois, en 
effet, tout semble prouver que l'on écrivait eves, bras, deis, et 
l'on prononçait comme on prononcerait en français evesse^ 
brasse, déisse. (Voir paragraphe T de cet article.) 

Ceci adopté, reportons-nous au temps où l'on écrivait comme 

2 



X NOTICE SUR LA PRONONCIATION. 

nous venons de le dire, et faisons subir à ces radicaux primi- 
tifs les modifications nécessaires pour en former des dérivés. 
En nous conformant aux règles qui régissent ces sortes d'opé- 
rations, nous aurons eves-aat, faire attention; bras-oc'h, plus 
grand; deis-iou, des jours. Rien assurément n'est plus con- 
forme aux règles de la langue bretonne que d'écrire de cette 
manière; rien non plus ne peut dispenser de prononcer comme 
s'il y avait deux 5, puisqu'il est de règle (art. 1°) que les con- 
sonnes se font sentir fortement à la fin des syllabes et des 
mots, ce qui n'existe pas en français. 

Gardons à chaque langue ses particularités et n'arguons pas 
des difficultés que cela présente aux paresseux. 

Comme on le voit encore une fois, Le Gonidcc n'a pas agi 
par caprice ni par amour pour les innovations ; ce qui l'a guidé, 
c'est le génie de la langue. 

9° Enfin nous parlerons du W qui, selon les localités, se 
prononce ou, o, ■w, f , et permet à chacun, avec une orthographe 
unique, de prononcer selon son dialecte. C'est le soin de l'usage. 
Toutefois nous dirons : 

1° Qu'en Léon, W devant A se prononce, soit ou, soit o; ces 
deux monosyllabes ne formant qu'un son simple et se confon- 
dant dans la bouche des Bretons. Ainsi : Gwagenn {goagenn, 
gouagenn), vague; ar loagenn [oagemi, ouagenn), la vague; 
Gioalclii {goalc'hi, goualc'hi), laver; en em ivalclii [oalc'hi, 
oualc'hi), se laver. Voyez ce qui est dit de cette dernière pro- 
nonciation aux mots Assez, Arc. 

2" La lettre IV, devant e, i, se prononce v. Ainsi : ar wirio- 
nez {virionez), la vérité; ar werchez [vercliez], la vierge. Mais 
quand W se trouve précédé du G, alors GW, à deux exceptions 
près indiquées aux mots Fond, Pleurer, se prononce GU. Ainsi : 
gwelet [gu-elet), voir; gwirionez [gu-irionez], vérité. 

Le W ne se place jamais devant les voyelles o, u. En adop- 
tant cette lettre. Le Gonidec est entré dans la seule voie qu'il 
fût possible de suivre pour uniformiser l'orthographe dans une 
langue où, suivant le dialecte, le même mot se prononce de 
plusieurs manières différentes. Ainsi : gwin, vin ; gwercliez, 
vierge, se prononce en Tréguier gouin, gouerchez, tandis que 
dans les autres dialectes on prononce gui?i, guerc'hez. Mais 



NOTICE SUR LA PRONONCIATION. XI 

c'est surtout au point de vue de laisser voir le radical que Le 
Gonidec a employé W après la lettre G, laquelle disparaît ou se 
modifie quand elle est précédée de l'article ou de certaines 
particules. C'est ainsi que Le Gonidec écrit gwin, vin ; leun a 
luin, plein de vin ; tandis que d'autres écrivent guin et leun a 
vin. Il faut avouer qu'il n'est pas facile de trouver le radical 
guin dans cette dernière phrase. Le mot luin au contraire met 
de suite sur la trace du radical gwin. 

Qu'on y réfléchisse bien et l'on sentira qu'il n'y a rien 
d'étonnant à ce qu'il existe un caractère particulier dans une 
langue qui, seule au monde, possède des règles de permutations 
de lettres ; que cela même est très-utile en soi au point de vue 
important du radical. 

Quelques personnes disent, au sujet du W, qu'il n'est pas 
rationnel d'écrire de la même manière : me a luelo [vélo], je 
verrai, et me a welo {ouelo), je pleurerai. Pauvre raison ! Quelle 
est la langue qui n'a pas de ces inconvénients ? En français on 
écrit do la même manière Content, adjectif, et Content, 3" per- 
sonne du pluriel de l'indicatif du verbe Conter. Le sens de la 
phrase redresse ce qui peut sembler un inconvénient au pre- 
mier aperçu. Voyez Pleurer. 

A en juger par les écrits qui ont paru jusqu'à présont, sur- 
tout depuis quelques années, on peut dire qu'un très-grand 
nombre d'auteurs ont adopté l'orthographe de Le Gonidec. Il 
en est aussi qui, se trouvant trop âgés pour commencer à 
modifier leur orthographe, proclament celle de Le Gonidec 
comme la plus rationnelle. 



SUPPLEMENT 



A LA GRAMMAIRE DE LE GONIDEC 



Nota. Pour tout ce qui est relatif aux lettres muables, voyez 
les mots : Adjectif, Nom, Prénom, Pluriel, Qualificatif, Subs- 
tantif, Euphonie, Muable, Lettre. 

Dans les chapitres relatifs aux lettres muables. Le Gonidec 
a omis de parler des adjectifs dans les cas suivants : 

1° B, après les articles ar, eur, se change en F dans les ad- 
jectifs qui se rapportent à des sujets du genre féminin. Ainsi : 
Braz, grand ; ar brasa, le plus grand ; ar vrasa, la plus grande ; 
eunn dra vraz, une grande chose. Voyez le mot Adjectif. 

2° A', aprèslcs articles, se changeen CH dans les adjectifsqui 
se rapportent à des objets du genre masculin, et en G dans les ad- 
jectifs se rapportant à des objets du genre féminin. Ainsi : Eunn 
dra gaer, une belle chose, au li(>u de eunn dra kaer ; ar c'haera, 
le plus beau ; ar gaera^ la plus belle; eur mean ar c' haleta, une 
pierre des plus dures; eur galoun ar galeta, un cœur des plus 
endurcis. Voyez ce qui est dit à ce sujet au mot Adjectif. 

3° GW, après les articles, perd le G dans les adjectifs qui se 
rapportent à des objets du genre féminin. Ainsi : Gwella (guella), 
meilleur; ar gwella, le meilleur; ar luella (vella), la meilleure ; 



SUPPLÉMENT A LA GRAMMAIRE. XIII 

g\nasa (goasa), le plus mauvais; ar gwasa, le plus mauvais; 
ar luasa (oasa), la plus mauvaise. 

Le Gonidec a aussi omis de parler de quelques mots qui 
altèrent les lettres muables. De ce nombre sont les suivantes : 

1° La particule E. Quand elle est jointe à un verbe, elle 
change les initiales B, M, G, GW, de fortes en faibles, et le D en 
forte. Ainsi : Pinviclik e vezo, au lieu de j)invidik e bezo. Neuze e 
vedimp ar gwiniz, au lieu de e medimp. Neuze e c'holoaz he benn, 
au lieu de e goloaz. Re ger e werz, il vend trop cher, au lieu de 
e gwerz, Deac'h e teuio, au lieu de e deuio. 

2° U acUerhe gwall (goall), extrêmement, beaucoup, très, 
suit les mêmes règles de permutations que l'adjectif gwall. Voir 
la Grammaire. 

3° La particule diminutive dam, dem, suit les mêmes règles 
de permutations que l'adverbe hanter. Voyez la Grammaire. 
Ainsi : Dam-glevet, entendre à demi ; dam-zigeri, entr'ouvrir, 
au lieu de dam^klevet, dam-digeri. 

4° La particule gour qui parfois indique la supériorité et 
parfois le contraire. Elle suit les mêmes règles de permutations 
que l'adverbe hanter. Voir la Grammaire. Ainsi : Gour-gleze, 
courte épée, poignard; gour-vadez, ondoiement d'un enfant; 
au lieu de gour-kleze, gour-badez. 

5° La préposition ivar (var), sur. Elle suit les mêmes règles 
de permutations que la préposition diwar. Voir la Grammaire. 
Ainsi : War zouar, ivar gement-se ; au lieu de : war douar, luar 
kenient-se. 

6° Après la conjonction pe, signifiant ou, ou bien, il y a 
quelques lettres qui se changent en faibles. Ainsi : Daou pe dri, 
deux ou trois ; nao pe zek, neuf ou dix; au lieu de tri, dek. Cette 
conjonction opère les mêmes changements que le pronom 
interrogatif pe, quel. Voir la Grammaire. Toutefois on dit : 
Choui pe me, vous ou moi, et non clioui pe ve. C'est un caprice 
de la langue. 

Vers la fin do Tarticle relatif aux lettres muables, Le Gonidec 
dit : J'ai dit plus haut qu'il existait des substantifs du genre 
masculin qui ont la lettre forte au singulier, après l'article, et 
la lettre faible au pluriel. Voyez à ce sujet ce qui est dit dans 
le Dictionnaire aux mots Adjectif et Pluriel. 



XIV SUPPLEMENT A LA GRAMMAIRE. 

Dans le chapitre relatif aux verbes, Le Gonidec dit que la 
particule e, ez, se met devant les verbes quand ils sont précédés 
d'un adverbe, d'un adjectif ou d'une préposition. — Il faut 
ajouter que la particule ec'/i se met devant les verbes (le verbe 
mont excepté), quand ceux-ci commencent par une voyelle ou 
par un h. Ainsi ; Neuze ech añsavinn va fec'hejou; raktal ecli en 
em lekeaz enn hent; neuze ec'h hader ar gwiniz. 

M. Le Gonidec n'a nulle part fait mention de la différence 
qui existe dans la conjugaison du verbe Jmoui, avoir, à la 
troisième personne du singulier de tous les temps de ce verbe, 
suivant que le sujet est masculin ou féminin. Il a aimé mon 
frère, karet en cleuz va hreur. Elle a aimé mon frère, karet e deuz 
va hreur. Il avait, hen en doa. Elle avait, hi e doa. Celui-ci n'a 
pas, he-7na n'en deuz ket. Celle-ci n'a pas, hou-ma n'e deuz ket. 

Dans le même chapitre relatif aux verbes, Le Gonidec dit : 
Si le verbe est au personnel, ce qui a lieu lorsque la phrase 
bretonne commence par un adverbe, un adjectif ou une prépo- 
sition, ou lorsque le régime précède le verbe, ce verbe prend 
le nombre. — Cette règle, ferai-je observer, n'est pas aussi 
générale. Ainsi on dira bien : Braz-mmrbed int, ils sont très- 
grands; mais on ne dira pas : braz-meurbed int ann dud-ze, ces 
hommes sont très-grands. Il faudra dire : braz-meurbed eo ann 
dud-ze, parce que le sujet est après le verbe. 

Le Gonidec dit aussi : Si, après le sujet au pluriel, suit un 
verbe avec une négation, ce verbe prend le nombre. — Je ferai 
remarquer que cela n'a lieu, dans la phrase bretonne, que 
lorsque le sujet précède le verbe. Ainsi on dira : A7in dud-ze ne 
reont ket ann dra-ze, ces gens-là ne font pas cela; mais si le 
sujet suit le verbe dans la phrase bretonne, il faudra dire : ne ra 
ket ann dud-ze ar pez a ve red e rafent. 

Dans la syntaxe, chapitre des adverbes. Le Gonidec dit : 
Quand l'adverbe est simple ou non composé, il se place devant 
l'adjectif : gwoll domm, très-chaud ; o'e vuhan^ trop vite. — Nous 
dirons que l'adverbe braz fait exception, il se place toujours 
après l'adjectif ou l'adverbe. Ainsi : Koz-braz, très-vieux; aliez' 
braz^ très-souvent. 



QUELQUES REMARQUES 



SUR 



DES ESPÈCES DE MOTS PARTICULIERS A LA LANGUE BRETONNE 



Le français renferme quelques mots tels que : Quenouille^ 
quenouillée ; cuillère, cuillerée ; bateau, ^a/(?/et?, etc., qui désignent, 
les uns, des ustensiles, des vases, des mesures de capacité ; les 
autres, les quantités de liquide, de solide nécessaires pour rem- 
plir ces objets. D'autres fois le même mot sert dans les deux 
sens : Bouteille, muid, boisseau, hectolitre, désignent à la fois le 
contenant et le contenu. Le breton est plus riche que cela. Il 
forme toujours la deuxième espèce de mots avec la première en 
ajoutant ad et parfois iad. Do plus il conserve toujours au 
dérivé le même genre qu'au radical ou racine ; ce qui n'a pas 
toujours lieu en français. Ainsi : Bag, bateau, donne bagad^ 
batelée ; boezell, boisseau, donne boezellad, plein un boisseau ; 
korn, pipe, donne kornad, plein une pipe ; leur, aire à blé, donne 
leuriad, plein l'aire, etc. — Ces deux espèces de mots étant, 
comme on le voit, fort distinctes, il faut se garder de les 
confondre dans l'emploi. Voici quelques exemples à ce sujet : 

Voici mon lit, setu aze va giuele. Ils étaient deux dans le 
même lit, daou e oant enn eur gwelead. Ma pipe est cassée, torret 
eo bet va c'/iom. Donnez -moi une pipe de tabac, ou, du tabac 



XVI QUELQUES REMARQUES. 

pour remplir ma pipe, roit d'in eur c'hornad butun. Donnez-lui 
un sou, roit eur gwennek cCezhañ. Donnez-lui pour un sou de 
pain, roit (Tezhañ eur gwennegad bara. La boite est pourrie, 
brein eo ar voestl. Il a mangé tout le sucre qui était dans la 
boîte, debret en deuz ar voestlad sukr. Balayez l'aire, skubit al 
leur. Mettez du blé sur toute l'aire, astennit al leuriad. Le trou 
est grand, braz eo ami toull. Un trou rempli de pierres, eunn 
toullad mein. Quelques-unes de ces expressions sont des finesses 
de langage extrêmement remarquables. Voyez les observations 
faites au mot Substantif. 

Nous parlerons aussi d'une autre espèce de mots qui n'a, 
que je sache, rien d'analogue dans les autres langues. Cette 
espèce de mots se rattache presque exclusivement aux animaux, 
non pas à tous, mais à un assez grand nombre, et plus parti- 
culièrement aux animaux domestiques. Ainsi on dit : Eur penn 
saout, une bête à cornes, vache, bœuf ; eur penn kezek, un cheval ; 
eur penn deñved, une brebis; eur penn ier, une poule. Ces locu- 
tions traduites au mot à mot signifient une tête des bestiaux, 
une tête des chevaux, une tête des brebis. Toutefois je ferai obser- 
ver que cette sorte de locution n'est pas de rigueur; mais elle 
peut être employée avantageusement dans le style relevé. Elle 
n'est de rigueur que pour le mot penn moc'h, ou, pemnocli^ 
cochon, pourceau. 

En dehors des animaux domestiques on l'employé entr'autrcs 
dans les cas suivants : Eur penn kaol, un chou; eur penn eok, un 
saumon. Voyez ce qui est dit à ce sujet au mot Animal. 



TABLEAU 



NOMS DE PAYS, RIVIÈRES & VILLES PRINCIPALES 



Amérique; ann Amerik; ann Douar- 

nevex. 
Angleterre; Bro-Zaoz ; ar Vro-Zaog. 
Vannes, Bro-Zoz. Qui est né en ce 
pays, Saox, m. pi. Saofon, Saoz. 
Hors du Léon, Soz, ni. 
Arabie; ann Arahi. 

Arabique (golfe), appelé aussi Mer- 
Rouge; ar Mor-Rus. 
Armorique; ann Arvorik. Les habi- 
tants de ce pays, Arvoriad, m. pi. 
Arvoridi. 
Argenton ; Arc'hantel. Habitant de ce 
lieu, Arc'haTÎtellad, m. pi. Arc'han- 
tellidi. 
Audierne; Goazien, Gnahien. Habitant 
de ce lieu, Goazianad, m. pi. Goa- 
xianiz. On les appelle aussi Penn 
merlux, tête de merluche, à cause 
de la grande quantité de merluches 
qu'on y pêche. 
Aulne, rivière ; ar ster Aon. 
Auray; Aire. Habitant de ce lieu; Al- 
read ; m. pi. Alrei». 



Bas (île de) ; enex Vax. Les habitants, 

Baxixien. 
Belle-Ile-en-Mer; enex ar Ger-Veur. 
Belle-Ile-en-Terre; Benac'h, Benec'h. 
Berthaume; Kastel-Perxel, m. 
Blavet, rivière; Blaoued. 
Bordeaux ; Bourdell. 
Brest; Brest. Habitant de Brest, Bres- 

tad, m. pi. Brestix. Au féminin, 

Brestadex, pi. éd. 
Bretagne ; Breix, f. Né en Bretagne, 

Bretoun, m. pi. éd. 
Bretagne (Basse); Breix-Ixell; Gweled' 

Vreix, Goeled-Yreiz. Né en Basse- 
Bretagne, Breix-Ixelad. 
Bretagne (Haute) ; Breix-Huel ; Breix- 

Uc'hel ; Gorre-freix. Qui est né en 

ce pays. Breix-Uc'helad, m. pi. 

Breis-Uc'helix. 
Brieuc (Saint) ; Sant-Briek. Habitant 

de ce lieu, Sant-Briegad, m. pi. 

Sant-Briegix. 
Cadix; Kaliz. 
Carhaix ; Ker-Ahex, f. 

3 



XVIII 



TABLEAU DES NOMS DE PAYS 



Châteaulin ; Kaslellin. Habitant de ce 
lieu; Kastellinad, m. pi. Kastelliniz. 
On les appelle aussi ironiquement 
Penn eok, m. pi. Pennou eok, tête 
de saumons, à cause de la grande 
quantité de saumon qu'on y péchait 
autrefois. On prétend à ce sujet 
que quand un domestique entrait 
dans une maison, il mettait pour 
condition qu'on ne lui ferait man- 
ger de saumon que deux ou trois 
fois par semaine. 

Chine ; Sina ; ar rouantele: Sina. Né 
en ce pays, Sinaad, m. pi. Sinaiz 
(Sinahiz). 

Concarneau ; Konk-Kerne. 

Conquet; Konk; Konk-Leon. 

Corlay ; Korle. 

Corlay (Hauti; Koz-Korle. 

Cornouailles; Kerne. Habitant de ce 
pays, Kernevad, m. pi. Kerneviz. 

Croisic (le) ; ar Groazik. 

Dieu (île) ; enez Heuz. 

Dinan ; Dinam. Habitant de ce lieu, 
Dinamad, m. pi. Dinamiz. 

Douarnenez ; Douarnenez, pour Douar 
ann enez. On appelle les habitants 
de ce lieu, Penn sardin, m. pi. Pen- 
nou sardin, tête de sardine, parce 
que ce poisson y est très-commun. 

Ecosse; rouafitelez Skoz. Né en ce 
pays, Skoziad,Skozad, m. pi. Skoziz. 

Espagne ; Bro-Spagn, f. 

Ethiopien ; Maurian, m pi. éd. 

Europe; Europ. Qui habite cette con- 
trée; Europad, m. pi. Europidi. On 
les appelait aussi Tokad, m. pi. To- 
kidi, parce qu'ils étaient les seuls 
qui portassent le chapeau [Tuk]. 

France ; Bro-C'hall (pays de Gaule). Né 
en ce pays, Gall, m. pi. Gallaoued. 
Au féminin, Gallez, pi. éd. 

Crténan (Ue de) ; enez Glenan. 



Grec ; habitant de la Grèce, Grekian, 
m. pi. éd. 

Groi.x (ile de) ; enez Groa. 

Guingamp ; Gwenngamp, Gucnngamp. 

Guissény; Gwik-Sezni, bourg sous 
l'invocation de saint Sezni. On ap- 
pelait Paotred ar c'hil-krog, les ha- 
bitants de ce lieu, parce qu'ils se 
battaient à coups de crocs pour se 
disputer les bris des navires nau- 
fragés. 

Hennebont; Hent-Bont, Hen-Bont. 

Havre (le), ann Heor nevez, ann Hnur 
nevez. 

Inde; Bro-Iñdez, f. Habitant de ce 
pays; Iñdezad, m. pi. Iñdeziz. 

Iroise (1') ; Kanol Is. — Ar gear a h 
a ioa gwechall el leac'h m'ema hino 
bae Douarnenez, peder pe bemp leo 
euz a Gemper, hag a zo bel beuzet 
tcar-dro ar bloaz 442. Ar gear-ze, 
eme ar Vretouned, a ioa ker braz, 
ker kaer ha ker pinvidik ha Paris. 
Dre-ze e lavaront : Abaoue ma'z eo 
bet beuzet Is, n'euz ket kavel par da 
Baris. 

Landerneau ; Lann-Ternok, Lann-Derne. 

Lannion ; Lannuoñ, Lanvioñ. 

Léon; Léon. Habitant de ce pays; 
Léonard, m. pi. Leoniz. 

Loc-Renan ; Lokornañ. 

Loire, rivière; ster loar. 

Londres ; Loñdrez. 

Loc-Maria; Lok-Maria. 

Lanildut; Lann-Ildud. 

Malo (Saint); Sant-Malou. Habitant de 
ce lieu; Malouin, m. pi. éd. 

Manche (la) ; ar Vanch. 

Martyre (la) ; ar Merzer ; kcar ar Mer- 
ser. 

Maurice (la ville) ; ker Morvañ. 

Méditerranée ; mor ar Sao-Heol. 

Mengant (Fort) ; Kaslell laugad. 



RIVIERES ET VILLES PRLVCIPALES. 



XIX 



Mengatit (roche) ; Mean-Kamm, ar 
Mean-Kamm. 

Moines (île aux) ; enez Venac'h. 

Molène (île) ; enes Volenes. 

Moiit-Saint-Michel ; Lok-Mikeal ann 
trez (lieu Michel le sable). 

Morbihan ; Mor-Bihan. 

Morlaix; Moñlroules, Moritrolaez. Eu 
Vannes, Monteriez. 

Mespaul ; Mez-Paol. 

Nantes ; Naoned, Naonet. Habitant de 
cette ville, Xaonedad, m. pi. Naone- 
diz. 

Noirmoutîers (île de); enez Ner-Mous- 
ter; enez ar Vonster du. 

Ouessant (île d') ; enez Eusa. 

Paimpol ; Perm-Pou/J. 

Plouarmel ; Plou-Armel. Les habitants, 
Plou-Armeliz. 

Poul-David; Poull-Dahut. — Dahut 
était la fille du roi Grallo n . De vieilles 
traditions la font mourir en ce lieu, 
lors de la submersion de la ville d'Is, 
d'où elle s'enfuyait. Elle fut punie de 
sa vie licencieuse. 

Pont-l'Abbé; Pont 'nn Abat. 

Pontrieux ; Pont-Treou. 

Port-Launay; Milin-Yern. 

Port-Louis ; Porz-Luis. 

Quimper; Kemper-Odet; Kemper-Ko- 
rintin; Kemper. Habitant de ce lieu, 
Kemperiad, m. pi. Kemperiz. Le nom 
ïemper vientprobablement du vieux 
mot Kemher, confluent. Cette ville 
est au confluent de l'Odet et du Sur. 



Rennes; Roazoun, Raozoun. Habitant 
de cette ville, Raozounad, m. pi. 
Raozowiiz. 
Ronde (île) ; enez Krenn. 
Roscoff; Rosgoun. 
Saint -Pol- de- Léon ; Kastel, KasteU 

Paol. 
Sein (île de) ; enez Sizun. 
Tréguier; Landreger , Lann-Dreger. 
C'est le nom de la ville. Le diocèse 
de Tréguier, eskopti Treger. Habitant 
de ce diocèse, Tregeriad, m. pi. 
Tregeriz. 
Vannes; Gwenned, Guenned. En Tré- 
guier on prononce Gouenned. Habi- 
tant de ce lieu, Gtcennedad, m. pi. 
Gicennediz. 
Verte (île); ann enez C'hlas. 

On peut dire en général que les noms 
de lieux qui commencent par lann, lan, 
territoire ; gwik, guik, gui, bourg ; ïok, 
lieu; mez , meaz , campagne; plou, 
campagne, sont consacrés à quelque 
saint. Ainsi : Plou-Armel, territoire 
sous le patronage de saint Armel. Lan- 
Houarne, territoire consacré à saint 
Hervé. Mez-Paol, campagne sous le 
patronage de saint Paul. Lok-Maria, 
lieu sous l'invocation de Marie. Gwik- 
Sezni (Guisséni), bourg dont le patron 
est saint Seni. 

Les mots gxcik, lann, lok, ont oessé 
d'être en usage et ne se retrouvent 
aujourd'hui que dans des noms de 
lieux. 



TABLEAU DES NOMS DE BAPTÊME 



Agathe; Agata. 

Alain; Alan, Alon. Si c'est un enfant, 

Alanik. 
Ambroise ; Ambroax. 
André; Añdrev, Añdreo. 
Ange; Gwenneal (Guenneal). Si c'est 

un enfant, Gwennelik. 
Anne; Anna. 

Annette; Annaik 'Ânnaliik); Annetik. 
Antoine; Anton. Pour un enfant, 

Tonik. 
Armel; Armel, Armael. 
Aubin ; Albin. 
Auguste; Aogust. 
Baptiste (saint Jean); sont lann-Va- 

détour. 
Barthélémy ; Bartele. 
Barnabe; Barnabask. Si c'estun enfant, 

Baskik. 
Benjamin; Benoni. 
Benoît; Benead. 
Bernard; Bernez. 
Bertrand; Beltrani, Belt. 
Biaise ; Bleaz, Blés, pour un homme ; 

Blezou, pour une femme. 
Brigitte ; Berc'hed. 
Budoc; Buxok, Beuxek. 



Catherine ; Katel. Voy. le mot Femme. 

Cécile ; Azil'ii. 

Claire; Klara. ■ * 

Claude; Glauda. 

Corentin ; Koriñtin. 

Corentine ; Tina. 

David ; Devi, Deoui, Put, 

Denis; Denez. 

Elisabeth ; Izabel. 

Éléonore; Azenor, Henore. 

Éioi; Alar, Aler. 

Etienne; Stefan. Ce nom est espagnol. 

Étiennette; Stefanik. 

Flore; Bleuzven. 

François ; Fanch, Frañsez, Fañchik. 

Françoise; Fañt, Fañtaou, Fañtik, 

Frañseza. 
Gabriel, nom d'homme; Biel, Gabik, 

Gab. Pour les femmes, Gabik. 
Geneviève : Jenovefa. 
Geoffroi ; Jaffrez. Pour un enfant 

Jaffrezik. 
Georges; Jorc'h. 
Gervais ; Jelvez. 
Gildas; Geltas. 
Goénau; Gouesnou. 
Golvin ; Goulven, Gouk'hen. 



TABLEAU DES NOMS DE BAPTEME. 



XXI 



Grégoire; Gregor. 
Guignolé; Guenole, Gwenole. 
Guignolette; Gtcennola. 
Guillaume; Gilherm, Gilaoui, Gilliou, 

Laou. Si c'est un enfant, Laouik. 
Henry; Herri. 
Henriette; Herried. 
Hervé ; Hoarve, Houarne, Hoerve. 
Honoré; Enorat. 
Honorée ; Enori. 
Ignace ; Igneo. 

lola; sans signification en français. 
Jacques ; Jakes, Jakou, Kou. 
Janneton; Jannedik. 
Jean; lann. Vann. lean. Si c'est un 

enfant, lannik. 
Jean-Pierre; Per-Iann. 
Jeanne; lanned. 
Joseph ; Jozef. 
Josse; Judok; Jos. 
Judicael ; Jezekel, Jekel. 
Laurent ; Laurans. 

Lila, sans correspondant en français. 
Louis ; Luis. 
Louise ; Luiza. 
Magdeleine; Madalen. 
Magloire ; Magloar. 
Marianne; Biganna. 
Mathieu; Mase. Saint Matiiieu, sant 

Taxe. 



Marie ; Mari. 

Marguerite; Mac'hwrit; Goadik; Mar- 

c'hait. 
Mayeux ; Maeok. 
Michel ; Mikeal. 
Mona; Mono, Monik. 
Nicaise ; Nikas. 
Olivier ; Olier. 
Paul ; Paol. 
Pauline ; Paola. 
Philippe ; Filip. 
Pierre ; Per. 
Pierrot; Pipi. 
Rodolphe; Raoul. 
Saturnin ; Sadorniñ. 
Salomon ; Salmoñ. 
Soazic; Soezik. 
Simone (enfant) ; Monik. 
Thècle; Tekla. Ce nom est espagnol. 
Thibaud; Tepaud. 
Tina; voy. Corentine. 
Tudual; Tudal, Tuai, Tuzoual. 
Urbain ; Seven. 
Victoire ; Viktoar. 
Vincent; Yisans. 
Yves; Eusen, Ervoan, Urvoan. 
Yvonne ; Ivona. 

Voyez aux mots Prénom et Qualifi- 
catif ce qui est dit des adjectifs qui 
suivent les noms et prénoms. 



TABLEAU 



DES 



EXPRESSIONS COMMUNES A LA LANGUE BRETONNE 



EX A D'AUXRES I^AIVGfJES 



AU, autre. En grec, Allas. 
Abostol, apôtre. En grec, Apostolos. 
Karout, karet, aimer. En espagnol, 

Caro, cher, aimé. 
Kao, kav, antre, caverne. En latin , 

Cavea. En français, Cave. 
Ear, air. En latin, Aer. En grec, Ear, 

matin. 
Rok, arrogant. Dans le vieux français, 

Rogue, arrogance. 
Ârar , mer, charrue. En français. 

Araire, mot nouvellement introduit. 

En latin, Arairum. 
Bolod, boule. En grec, Polos. 
Pap, Louillie pour les petits enfants. 

En anglais, Pap. 
Mad, bon. En Vannes, Mat. En arabe, 

Matak. 
Ed,h\é, et dû, particule privative, 



semblent avoir formé le mot fran- 
çais Disette. 
Tort, bossu. En français, Torlu. 
Meser. berger. En grec, Mesos, qui est 

au milieu. 
Bak, bag, bateau. En français. Bac. 
Heut, hous, m. pi. heuzou, houxeu, 

bottes, dans le dialecte de Vannes. 

En français, Houzeaux , sorte de 

bottes pour aller à cheval. En vieux 

latin, Hosellum. 
Gwik , guik , vieux mot signifiant 

Bourg. En latin, Ficus. 
Stal , boutique. En français. Étal, 

étaler. En vieux latin, Stallare, 

étaler. 
Rak, rag. En grec, Gar. 
Kandb, chanvre. En grec, Kannabîs. 
Redek, couler. En grec, Réô. 



EXPRESSIONS COMMUNES A LA LANGUE BRETONNE. XXIII 



KasHsa, châtier. En latin, Castigare. 

Kaol, chou. En grec, Kaolos. 

Kok-loa, cuillère à pot. En grec, Koklos, 
conque; et /coftitas, machine à puiser. 

Streat, chemin étroit. En allemand, 
Streat, strass. En anglais, Street. 

Garo, cruel. En français, Loup-Garou. 

Fun, corde. En latin, Funis. 

Arat, charmer. En arabe, Aret, la- 
bourer. 

Stourm, combat, tempête. En allemand, 
Stourm. En anglais, Storm. 

Kastell, château. En latin, Castellum. 
En français, Castel. 

Korn, corne. En latin. Cornu. En fran- 
çais, Corne. 

Kava, creuser. En latin, Cavare. En 
français, Caver. 

Kresk, croissance. En latin, Crescere, 
croître. 

Spaz, châtré. En grec, Spadon. 

Kan, canal. En latin, CanoZù. En fran- 
çais, Canal. 

Karr, voiture. En latin, Carrum. 

Kredi, croire. En latin, Credere. 

Kouñiel-laz, couteau à tuer. En fran- 
çais, Coutelas. 

Tel, couvrir. En français, Taie, sac qui 
couvre et enveloppe un oreiller. 

Soun, son, chanson. En anglais, Song. 

Ler, cuir. En arabe, Lear, la peau. 

Eana, cesser. En grec, Ean. 

Korf-sae, korf-se, corps de jupe. En 
français. Corset. 

Kal, kala, le premier jour du mois. 
En latin , Calendas. En français, 
Calendes. 

Rihler, coureur de nuit. Même signi- 
fication à Metz, en 1444. 
Eok, cuisinier, vieux mot breton que 
l'on retrouve dans le mot Eok-loa, 
cuillère à pot. En français, Coq, 



cuisinier de navire. En latin, Coquo, 

cuire. 
Chom, choum, rester. En français, 

Chômer. 
Diakon, diacre. En grec, Diakonos. 
Red, diarrhée; redek, couler. En grec, 

Reo, je coule. 
Dant, dent. En français. Dent. 
Dek, dix. En grec, Deka. 
Kac'h, excrément. En grec, Kahan, 

chier. 
Kentr, éperon. En grec. Rentras. 
Skriva, écrire. En latin, Scribere. 
Skol, école. En grec, Skolê. En latin, 

Scola. 
Stol, étole. En grec, Stolê. 
Eskop, évêque. En grec, Skopos. 
Stad, état. En latin. Status. 
Skudell, écuelle. En latin, Scudella. 
Skeul, échelle. En latin, Scala. 
Adarre, encore. En arabe, Adar. 
Stoup, étoupe. En grec, Stupê. 
Sterenn, étoile. Langues orientales, 

Star, d'après La Tour-d'Auvergne. 
Skabell, escabeau. En latin, Scabellum. 
Stefan, Etienne. En espagnol, Stevan. 
Skaf, esquif. En grec, Skafê. 
Grac'h, femme vieille. En grec, Graia. 
Eur vech, une fois. En espagnol, Vez. 
Eas, facile. En anglais, Eazy. 
Fest, fête. En latin, Festum. En fran- 
çais. Fête, pour [este. 
Koumm, flot, vague. En grec, Kuma. 
Diner.z, sans force. En latin, Iners. 
Bourd , farce. En vieux français, 

Bourder, faire des farces. 
Fourn, four. En latin, Furnus En 

français. Four. 
Falc'h, faucille. En latin, Faix. 
Stultenn, folie. En latin, Stultus, fou. 
Reiz, facile. En grec, Rêios, 
Fe, foi, et Dalch, fief, semblent avoir 
formé le mot Féodal. 



XXIV EXPRESSIONS COMMUNES A LA LANGUE BRETOxNNE. 



Faro, endimanché. En Bretagne, faire 
son faro, faire son beau. 

Glud, glu. En grec, Gluten. En français, 
Glu. 

Merenn, collation, goûter. En latin, 
Merenda. 

Ban, grenouille. En latin, Rana. 

Manek, gant. En latin, Manus, main. 

Balan, genêt. En français, Balai. 

Ged, garde, que l'on prononce comme 
en français Guède, ressemble fort au 
mot français Guet. 

Gis, coutume, habitude. (Prononcez 
comme en français Guise.) 

Eii, huit. En anglais, Eight. 

Fao, hêtre. En grec, Fagos. En latin, 
Fagus. En vieux français, Fau. 

Man, vieux mot, homme. En allemand 
et en anglais, Man, 

Deii, jour. En latin, Dies. 

JFrejï, jalousie. En grec, Eraô, je convoi- 
tise. 

Léon, lion. En grec, Léon. 

Konihl, lapin. Ce mot était autrefois 
usité en français dans ce sens. 

Gwaf, goaf, lance. En français, Gaffe. 

Laeron, pluriel de Laer, voleur. En 
français. Larron. 

Palud, marais. En latin, Palus. 

Mel, miel. En grec, Méli. En latin, 
Mel. 

Manac'h, moine. En grec, Monachos. 

Mamm, mère. En grec, Mamma. En 
français, Maman. En breton on dit : 
Jfo mamm, on, va mamm, ma mère. 

Jfud, muet. En grec, Mudos. 

Mor, mer, et Souin, jeune porc, com- 
posent le mot français Marsouin. 

Real, monnaie fictive eu Bretagne, de 
la valeur de 25 centimes. En espa- 
gnol, Real, monnaie courante de 
même valeur. 



Gwaller, goaller, malfaiteur. En fran- 
çais, Galérien, homme condamné 
aux galères. 

Mor, mer, et Bihan, petit, ont formé 
le mot français Morbihan. 

Noz, nuit. En latin, Nox. 

Kaouan, oiseau do nuit. En français, 
Chouan. 

la, oui. En allemand, ia. 

Pis, pois. En grec, Piion. 

Disk, plat de vaisselle. En grec, Diskos, 
corps rond et plat. 

Dor, porte. En allemand, Thor. En 
anglais, Door. 

Pal, pelle, bêche. En latin, Pala. 

Prad, prairie. En latin, Pratum. 

Tost, proche. En français, Tôt pour 

rose. 

Menas, pensée, désir. En grec, Me- 
nas. 

Dam, partie, portion. En français, 
Darne, tranche de poisson. 

Damañta, ruiner. En grec, Damaô. 

Bouñta, bouta, pousser. En vieux 
français. Bouter. En latin barbare, 
Butare. 

Paoues, repos. En grec, Pauô, se 
reposer. 

Manet, menel, rester, demeurer. En 
latin, Manere. En français. Manoir. 

Rastel, râteau. En latin, Rastellum. 

Rod, roue. En grec, Rodeô, je suis mû 
avec vitesse. En latin, Rota. 

Aienen, eienen, source. En arabe, 
Ain. 

Heol, soleil. En grec, Hélios. 

Segal, seigle. En latin, Secale. 

Koan, souper. En latin, Cœna. 

Sac'h, sac. En latin, Saccum. En fran- 
çais, Sac. 

Basta, suffire. En Espagne, Basta et 
bastante, assez. 



ET A d'autres langues. 



XXV 



Labour, travail. En latin. Labor. En 
français, Labeur. 

Labourât, travailler. Ce mot était em- 
ployé dans le langage de Metz en 
1444; il en est de même du précé- 
dent. 

Bagad, troupe, réunion. En arabe, 
Bagad. 

Test, témoin. En latin, Testis. 

Tener, tendre. En latin, Tener. 

Hall, tout. En grec, Uolos. 

Avel, vent. En grec, Aella. 

Viber, vipère, En latin, Vipera. 

Ker, kear, ville. En langues orien- 
tales, Keria (La Tour-d'.\uvergne). 

Reis, ordre, police, et Ker, ville, pa- 
raissent avoir formé le mot français 
Regaires. 



Torcha, nettoyer, frotter. En français, 
Torchon, Torcher. 

Fao, fève. Les marins bretons, disent 
Fayot. 

Karm, vers, poé.sle. En latin, Carmen. 

Herr, err, vitesse. Dans la marine, 
Erre, vitesse d'un navire. 

Di, dis, particule privative que l'on 
trouve dans les mots bretons, dû 
drouz, sans bruit; distei, découvrir, 
ôter ce qui couvre, etc. Elle se ren- 
contre aussi dans le même sens 
français dans les mots comme : Dif» 
forme, sans forme; disparaître, ces- 
ser de paraître, etc. 

Gix, habitude, manière. En français 
Guise. Le mot breton s^^ prononce 
comme le mot français. 



MOTS BRETONS 



FRANCISES EN BRETAGNE 



ET DANS QUELQUES PROVINCES DE LA FRANCE 



Grignous , qui est de mauvaise liu- 
meur, et Grignouxa, être de mau- 
vaise humeur, se disent : Grignoux, 
grignouser, en Bretagne et en An- 
jou. 

Douves, fossé de ville fortifiée. En 
Bretagne et en Anjou, Douves, même 
sens. 

Feag, lassé, vaincu. A Brest, Féasse se 
dit dans certains jeux, quand on ne 
peut réussir à deviner. 

Doues, fossé plein d'eau. En Bretagne, 
en Anjou et en Basse-Normandie, 
on appelle Douet un lavoir public. 

Bax, bâton, et Doues, lavoir, parais- 
sent avoir formé le mot Batouet , 
lequel se dit en Bretagne et en An- 
jou pour exprimer la petite pelle en 



bois qui sert à battre le linge au 
lavoir. 
Poñdales , corridor. En Bretagne on 
dit : Pondalé, dans le même sens. 

Ribot, baratte à beurre. En Bretagne, 
Ribot, dans le même sens. 

Ribota, faire du beurre dans une ba- 
ratte. En Bretagne, Riboter, dans le 
même sens. 

Farodes, fille élégante. En Bretagne, 
faire son faro, faire le beau. 

Dorlota, caresser. En Bretagne, Dor- 
loter. 

Tragaser, trabaser. On dit en Bre- 
tagne : Tragasse, trabasse, de celui 
qui met tout en désordre et ne peut 
rester en place. 



MOTS BRETONS FRANCISES EN BRET4GNE. 



XXVII 



LfZ, près. Beaucoup de noms de lieux, 
'en Normandie, o:it cette préposition. 
Ainsi : DonviUe-lei-Roiien, etc. 

Kanéll , bobine. En Bretagne et en 
Anjou, on dit : Canelle , dans le 
même sens. 

Pare, guéri, hors de danger. En Bre- 
tagne on dit : Paré, dans le même 
sens. 

Fao, fève. En Bretagne, Fayot. 

Pilât, battre. En français, Donner une 
pile. 

Gicelan, goelan, oiseau de mer. Sur 
les côtes Goélan. 

Bigornenn, limaçon de mer. En Bre- 
tagne, Bigorne, 

Brennik, coquillage conique. A Brest, 
Bernique, hrenique. 

Morgadenn , poisson ou plutôt mol- 
lusque. En Bretagne , Morgate ou 
Sèche. 

Picher, pot pour boire. En Bretagne, 
en Anjou et en Basse-Normandie, 
on dit : Pichet dans le même sens 

Skopa, cracher. En Basse-Normandie, 
Ecopier, même sens. 

Pok, baiser. En Bretagne, donner un 
poque, pour dire : Embrasser. 

Polos, prune sauvage. En Bretagne, 
Belosse. 

Me, pétrin. En Bretagne, Maie. En 
Anjon, Mette. 

Doñjer , dégoût. En Bretagne, on dit : 
Cela me fait doTÎjer , cela me dé- 
goûte. 

Tri c'horn, trois coins. En Bretagne, 
Tricorne, chapeau de prêtre. 

Baill, baquet. En Bretagne et Anjou, 
Baille, même sens. 



Fnunn, founr.ui, substantiel. En Bre- 
tagne, on dit : Un mets founnable. 

Sifoc'hcl, jeu d'enfant, dit canonnière. 
A Brest, Sifuhel, même sens. 

Foas , pâtisserie bretonne de pâte non 
levée. En Bretagne, Foasse. 

Fars, mets des paysans bretons. A 
Brest et environs. Far. 

Teñsa, réprimander. En français, dans 
le langage familier, Tancer, 

Ann, le, et Spek, levier, semblent 
avoir formé le mot Ânspec, terme de 
marine. 

Choka, mâcher. En français, Chiquer, 

Pikous, chassie aux yeux. En Breta- 
gne, Picou, même sens. 

Choanenn, miche de pain. En plu- 
sieurs provinces. Chaîne, même 

sens. 

Marc'hodenn, poupée. En Bretagne, 
Margolte, même sens. 

Touchenn, extrémité du fouet. En 
Bretagne, Touche de fouet, la petite 
ficelle qui fait claquer et qui atteint 
le cheval. 

Kuign, gros morceau de pain. Dans 
plusieurs provinces. Quignon, 

Alrejou, pluriel de Atred, non usité. 
En Bretagne, des Atrets, ou démoli- 
tions, plâtras, ordures. 

Chiboudik, sorte de locution elleptique, 
pour dire à un chien de se placer 
sur son derrière, les pattes de de- 
vant en l'air. En Bretagne, C/«- 
loudic, 

Laouenanik, petit oiseau nommé Roi- 
telet. En Bretagne on dit de même 
pour désigner un enfant folâtre. 



XXVIII 



MOTS BRETONS FRANCISES EN BRETAGNE 



Boed, nourriture En Bretagne, Boette, 
appât pour prendre les poissons. 

Serra, fermer. En Belgique, Serrer la 
porte. 

Truant, digne de pitié. En Provence, 
Truanl, signifie Mendiant. (En bre- 
ton, Treuz, pitié.) 

Darhari, servir d'aide aux maçons et 
couvreurs. En Bretagne, Darbarer, 
même sens. 

Hanaf, coupe, vase. En Provence, 
Anof. 

Dourn, dorn , main. En Provence, 
Dorn. 

Rnsk, écorce. En Provence, Ruska. 

Fidl, mauvais. En Provence, Fcll. 

Takona, rapiécer, racommoder. En 
Provence, Tokoner, même sens. 

Kloc'h, cloche. En français. Clocher 
d'église. 

Lietten, lacet plat. En Bretagne, Lielte. 

Kotlenn, canette ou bille d'enfants. 
C'est celle avec laquelle l'enfant 
joue d'ordinaire pour toucher ou 
déplacer les autres cannettes. A 



Brest, les enfants disent : Coite, ma 
colle. 

Baux, baos, en construction eur vaui, 
eur vaoz, bois menu, feuilles sèches 
que l'on étend sur les chemins pour 
les faire pourir et les convertir en 
fumier. Aux environs de Brest, on 
dit : Un vau, en français. 

Boked-lez, primevère champêtre. Les 
enfants en Basse-Bretagne l'appel- 
lent : Bouquet de lait. 

Plotienn, balle pour le jeu de ce nom. 
En Bretagne les enfants l'ont fran- 
cisé et disent : Pelote. 

Korn, coin, angle. En Bretagne, Cor- 
ner une carte de visite, plier un des 
coins selon un usage récent pour 
dire que l'on est venu soi-même. 

Tost, banc de rameurs. En Bretagne on 
a francisé ce mot et l'on dit : Teste, 
dans le même sens, 

Bruiuna, émietter. De ce mot on a 
fait en fançais le verbe neutre Bru- 
zuner. Du pain qui bruzune, pour 
dire pain bien cuit qui jette une 
foule de miettes quand on le coupe. 



DÉLÏMITATION 



QUATRE DIALECTES DE LA LANGUE BRETONNE 



D APRES UNE CARTE MANUSCRITE 



DE M. HAMONNIC, EMPLOYÉ DES POSTES A BREST (1863) 



Dialecte de Léon 

Do l'anse de Lauberlac'h par Brest, Lannilis, Plouescat, 
jusqu'à Morlaix, en suivant la côte. Do Morlaix, en venant au 
Sud, jusqu'à Le Cloître; de là à l'Ouest jusqu'à Daoulas qui est 
laissé en dehors de cette ligne. — Los lieux principaux sont : 
Brest, Landerneau (I), Plougastcl, Le Conquct, Saint-Renan, 
Lannilis, Lcsncven, Plouescat et Saint-Pol-de-Léon. La rivière 
do l'Abcrt-Bcnoit sépare le Bas-Léon du Haut-Léon. 

Dialecte de Xréguler 

A l'Ouest : depuis Morlaix jusqu'à Le Cloître. Au Sud : do 
Le Cloître à Saint-Gueltas. A l'Est : de Saint-Gueltas jusqu'à la 



(1) Le pont de Landerneau paraît être la limite entre le Léon et 
Cornouaille, ainsi que l'indique le dicton suivant : 

Pa vezit war bout Landerne, 
N'oc'h nag e Léon, nag e Kerne. 



XXX DELIMITATION DES DIALECTES 

côte, entre Ploiiha et Pontrioux. Au nord : le long de la côte par 
Paimpol, Lannion, jusqu'à la rade de Morlaix. — Les lieux 
principaux sont : Morlaix, Lannion, Tréguier, Paimpol et 
Guingamp. 

Dialecte de Cornouallle 

A rOuest et au Sud : la côte depuis Daoulas jusqu'à Quim- 
perlé. Au Sud-Est : depuis Quimperlé, en allant vers le Nord- 
Est, jusqu'auprès de Loudéac , en passant par Arzenaou et 
Heskoct. A l'Est : de Loudéac à Saint-Gucltas, en passant par 
Korlé. — Les lieux principaux sont : Daoulas, Le Faou, Châ- 
teaulin, Douarnenez, Quimper, Quimperlé, Carhaix, Korlé et 
Skaer. 

Uiulecte de Vanne» 

Au Sud : depuis Quimperlé jusqu'à Muzillac, en suivant 
la côte. A l'Est ; de Muzillac à Loudéac, en passant par Elven 
et Logonech. Au Nord : de Loudéac à Quimperlé. — Les lieux 
principaux sont : Loriont, Port-Louis, Vannes, Elven. 



Note r^eiative aux Dialectes 

Dans le cours du Dictionnaire, il ne m'a pas toujours été 
possible d'indiquer positivement à quel dialecte appartenait tel 
ou tel mot. C'est un mal que je déplore parce que petit à petit 
il amène la confusion des dialectes. Mais les émigrants d'une 
province apportent parfois des expressions qui plaisent et 
prennent racine là où ils vont habiter. D'autres fois les expres- 
sions des confins d'un dialecte passent dans un dialecte voisin, 
s'y fixent et pénètrent très-avant dans le pays. Ce mal doit aussi 
être attribué en grande partie aux poètes et rimcurs qui pren- 
nent dans tous les dialectes pour avoir une rime à leur conve- 
nance, ou une mesure dont ils ont besoin. Voyez ce qui est dit 
à ce sujet au mot Vers, terme de poésie. 



ABRÉVIATIONS ET SIGNES EMPLOYÉS 



Un mot écrit entre parenthèses in- 
dique la prononciation du mot corres- 
pondant de la phrase. 

La lettre ñ indique que cette lettre 
est nasale. Ce signe ne doit pas être 
reproduit dans les textes. 

Ces détails sont destinés à faciliter 
la prononciation aux commençants. 



s. m. — Substantif masculin, 
s. f. — Substantif féminin, 
adj. — Adjectif, 
art. — Article, 
adv. — • Adverbe, 
conj. — Conjonction, 
pron. — Pronom, 
pron. pers. — Pronom personnel, 
prép. — Préposition. 
p. — Participe passé. Voyez sa forma- 
tion au mot Participe. 
V. a. — Verbe actif. 
V. n. — Verbe neutre. 
V. pron.— Verbe pronominal, 
V. réfl. — Verbe réfléchi. 



u. b. — Unan-bennag. 

e. d. b. — Eunn dra-bennag. 

Prov. — Proverbe. 

Fam. — Style familier. 

Triv. — Style trivial. 

Fig. — Style figuré. 

Grara. — Grammaire. Celle à laquelle 

nous renvoyons parfois le lecteur, 

est celle de Le Gonidec. 



Nota. — Lorsque des difficultés se 
présenteront relativement à quelqu'une 
des parties du discours, le traducteur 
devra recourir aux mots : Article, 
Adjectif, Avoir, Collectif, Comment, 
Comparatif, Dialecte, Élision, Eupho- 
nie, Exclamation, Faire (verbe auxi- 
liaire), Futur, Injures, Interrogation, 
Jeu, Lequel, Licences, Mode (terme de 
grammaire), Muable (lettre). Narration, 
Nom, Notice sur la prononciation. 
Participe, Pluriel, Prénom, Prétérit, 
Préposition , Pronom , Qualificatif, 
Que, Qui, Savoir, Semaine, Style, 
Substantif, Superlatif, Trait-d'union, 
Verbe, Vers (terme de poésie). 



AUTEURS CONSULTÉS 



G. — Le Gonidec. 

V. — Hersart de la Villemarqué. 

C. p. — Chants populaires du précé- 
dent auteur. 

s. N. — Buez sañtez Nonn, manuscrit 

du XII" siècle. 
Gr. — Le Père Grégoire, de Rostrenen . 
Le P. — Dom Le Pelletier. 
H. — L'abbé Henry. 
B. — Brizeux, 
R. — L'abbô Roudaut. 
Goesb. — Goesbriand. 
M. — Gabriel Milin. 
P. — Th. de Pompery. 

D. — L'abbé Durand. 
Gu. — L'abbé Guillome. 
Rie. — Ricou. 

G. — Combeau, de Plounévez-Lochrist. 

L. — Luzel. 

L. S. — Le Scour. 

P. — Preux. 



Le J. — Le Jean, 

Cat. — Catholicon, manuscrit du xv* 

siècle. 
T. — Traducteurs anonymes et con- 

teurs. 
Vann. — Dialecte de Vannes. 
Trég. — Dialecte de Tréguier. 
Corn. — Dialecte de la Cornouaille 

bretonne. 



Ceux de ces auteurs dont l'ortho- 
graphe s'écarte de celle de Le Gonidec, 
me pardonneront, j'espère, d'avoir 
modifié leur manière d'écrire; mais 
j'ai dû tout ramener aux principes 
de Le Gonidec. On comprendra faci- 
lement que c'est au point de vue de 
l'acception des mots, et non au point 
de vue de l'orthographe que les au- 
teurs sont cités. 



DICTIONNAIRE 



PRATIQUE 



FRANÇAIS ET BRETON 



A, prép. — Marquant le datif et le 
supin des Latins; da. Vann. De. Après 
cette préposition , les lettres fortes se 
changent en faibles. Voir la gram- 
maire. Donnez cela à Paul, roitann dra- 
ze da Baol. Cela est à moi, ann dra 
ze a 10 d'in. A toi , d'id. A lui, à elle, 
à'ezhah, d'ezhi. A eux, à elles, d'ez- 
ho. A nous, à vous, d'e-otnp, d'e-hocli. 
Orthographiés ainsi qu'ils le sont, les 
mots ci-dessus indiquent qu'ils sont 
là pour da id, da ez hañ, da czhi, da 
ezho, da omp, da hoc'h, avec interpo- 
sition d'un E euplionique pour les 
deux derniers. Cette manière d'ortho- 
graphier de Le Gonidec est donc par- 
faitement rationnelle. Voyez les mots 
Par, Comme, Avec, précédant les pro- 
noms personnels. Beau à voir, kaer da 



u-elet. Bon à faire, mad da oier. — 
SUIVI d'un infinitif et pouvant se tour- 
ner par En, avec le participe présent; 
oc h, devant les voyelles, et o devant 
les consonnes. Ce dernier fait éprou- 
ver quelques changements aux lettres 
! muables ; voir la Cramm. Il passe son 
temps à lire, à manger, à boire, tremeñ 
a ra ann amzer o lenn, o tibri, och 
eva. — .WEC un verbe sans mouve- 
ment; e, enn, er, ei ; ces trois derniers 
sont des contractions pour e ann, e ar, 
eal; vov. DANS, prép. Je demeure à 
Brest, emoum o choum e Brest. Dieu 
est aux cieux. Doue a zo enn eñvou. 
S'il est à la maison , au champ, au cour- 
til, mar d-ema enn ti, er park, el 
liorsik. — avec un verbe de mouve- 
ment; da. Vann. De. Celte préposition 

1 



cliange les lettres fortes en faibles ; 
voy. laCirainm. JevaisàParis, à Brest, 
mont a rann da Bariz, da Vrest. Il n'y 
a (jue deux exceptions à cette règle, ce 
sont les suivantes : je vais à la ville, 
mont a rann e kpar ; je vais à la cam- 
pagne, monl a rann icar ar meaz. — 
PRÉCISANT le temps ; a-henn, abenn, 
da. Ce dernier exige les mêmes chan- 
gements de lettres que ci-dessus. Voy. 
la Gramm. Je dînerai à midi, da 
gresteis e leininn. A quelques jours 
de là , a-benn eunn dervez-hennag 
goude-:e. Levez-vous au chant du coq, 
savit da gann ar c'hillok. Hier au soir, 
deac'h da noz. A huit heures, da 
tare eiz heur. — marqu.^nt la distance; 
hed, u-ar-hed (var-hed). A deux lieues 
de Brest, war-hed diou leo dioc'h 
Brest. Il est parfois élégant de ne pas 
exprimer la préposition. J'en étais à 
cent lieues, bez' edoun kant leo dioc'h 
cno. A cent brasses sous terre, kant 
goured dindan atin douar. — entre 
deux nombres égaux ; ha, hag. Deux 
à deux, daou ha daou. Huit à huit, eiz 
hag eiz. — entre deux nombres iné- 
gaux ; pe, war-dro (var-dro). Après le 
mot pe les lettres muables éprouvent 
les mêmes changements qu'après pe, 
pronom interrogatif. Voy. la üramm. 
Un garçon de onze à douze ans, eur 
paolr unek pe zaouzek vloaz. De neuf 
à dix lieues, war-dro dek leo. — pou- 
va.nt se tourner par avec ; gant, oc'h, 
ivar (var). Fait à l'aiguille, great gant 
ann nadoz. Pêcher à la ligne, peskela 
gant ann higenn, kemeret pesket gant 
ann higenn. Fermer la porte à clef, 
serra ann or gant ann alc'houez. Voi- 
lure à plusieurs chevaux, eur c'har 
kalz a ge.ek out-hañ.' — Au son de la 
trompette, oc'h son anntrompill. Ven- 
dre à perte, gwerzawar goll. Une voi- 
lure à deux compartiments, eur c'harr 
daou c'hompod enn-hañ. — pouvant 
se tourner par contre; oc'h. Vann. 
Doc' h. Mettre au carcan, lakaat oc'h 
ar gelc'henn. S'asseoir à table, azesa 
oc'h taol. Mettre à la broche, lakaat 
oc'h ar ber. Mettre la broche au feu, la- 
kaat ar ber oc'h ann tan. Dos à dos, 
kein oc'h kcin. Sécher à l'air, sec'ha 
oc'h ann ear. Il a du poil au menton, 
asbleo zo oc'h he htlgez. G. — signi- 
fiant dans ; e, enn, er, el ; ces trois 
derniers sont des contractions pour e, 
ann, e, or, e al. Je le IVapperai droitau 



cœur, me os skoio renier galoxm. s. N; 
me a skoio e-kreiz poull da goloun. 
Mettez du charbon au feu, taolil glaou 
enn tann. Rien au monde, netra er bed. 
Au temps des pommes, e mare ann 
avaluu. Au temps de la guerre, enn 
amzerar brezel. Dans ce dernier exem- 
ple, il serait plus conforme au génie 
de la langue de dire e amzer ar brezel; 
mais dans l'usage on proscrit ces sor- 
tes d'hiatus. Je suis blessé à la cuisse, 
gouliet ounn em morzed. Le mot em 
est une contraction pour ennma. Voy. 
les mots dans mon, dans ma. — si- 
gnifiant jusqu'à ; bêle, devant les con- 
sonnes, betek, beteg, devant les voyel- 
les. De Paris à Brest, adal Paris bete 
Brest. De Paris à Auray, Adal Paris be- 
tek Aire, beteg Aire. — pouvant se 
tourner par pour ; evit, da. Vann. Eit, 
de. Après da, les lettres muables se 
changent ; Voy. la Gramm. A dire 
vrai, er.it lavaret gwir. Prendre à té- 
moin, kemeret da dest. Chaise à s'as- 
seoir, kador da azeza. — signifiant 
selon, d'après; dioc'h, diouc'h, her- 
wz. Vann. Doc'h, herre. x\cheter à 
l'aune, prena dioc'h ar walenn. Ha- 
billé à la mode, gicisket hervez ar 
c'hiz. A sa durée nous jugerons s'il 
est b(in, dioc'h ma pado ni a tvelo hag 
hen zo mad. A ce que je vois, hervez 
a welann. Voy. SELON. — signifiant 
sur ; war (var). Voir la Gramm. pour 
les chaiigemunts de lettres après cette 
proposition ; ils sont les mêmes qu'a- 
près di'toor. En Vann. on dit ar ; en 
Trég. et Corn, on dit, oar, ar. Frapper 
à la porte, skei nar an or. Aller à 
pied, monttvar droad. Aller à cheval, 
mont ivar varc'h. S'asseoir à terre, 
05620 uar ann douar. Un tablier à la 
ceinture, eunn tarañcher enn-dro 
d'ezhi. — SIGNIFIANT à la manière de ; 
e-c'hiz, evel. A la dragonne, e-c'hiz ann 
dragoned. 

Acceptions diverses. A la vue du 
peuple, welet ar bobl; dre welet ar 
bobl. A en croire cet homme, enn eur 
grcdi ann den-ze war he gome ; ann 
den-zema vije credet;dioc'h klevet ann 
den-ze. Au jour le jour, dioc'h an7i 
deiz. Il est troublé à l'approche de la 
mort, enkrezet eo gant ar maro o tos- 
taat. A main droite, enn dourn deou. 
A la sixième maison à main gauciie. 
er c'houec'hved ti en tv kleiz. Julien 
aux cheveux rouges, Julian bJeo ruz. 



AÎ3A 

Marie aux yeux noirs, ilari dremui su. 
Il est noir à faire peur, lie-ma a zo du 
daoberd'ann dud skrija. A leur arrivée 
dans cette ile, pa zeujont enn ene- 
senn-ze ; enn eur dont enn enezenn-ze. 
Tourné au levant, troet etrezek ar 
sao-heol. A la vie à la mort, e-pad va 
huez lia goude va maro ; ken beo ken 
inaro. Vaisseau à trente rames, lestr 
tregont roenv. A l'auberge du Lion-dOr, 
elLeon-Rus. A votre santé, d'hotec'/ted. 
Le vin est à Ijon marché, ar gicin a zo 
marc'had mad. A la moindre contra- 
riété mon frère fait ainsi, pa c'hoarves 
yant-ha/'i ann dislera enebiez, va hreur 
araeiel-se A droite et à gauciie, azeou 
hag a gleiz. Une vaclie à courtes cor- 
nes, eur vioc h kerniel berr. Des hom- 
mes qui font pitié à voir, tud a zo 
eu7in truez gicelet anezho. La grue aux 
longues pattes, ar c'haran diou-c'har 
hir. Le merle au liée jaune , ar 
voualc'h ke bek melen d'ezhi. Au clair 
de la lune, oc h sklerijenn al loar. Le 
navire partit au premier bon vent, al 
lestr a guiteaz he borz-mor kenta avel 
rad a gavaz. 

ABAISSEMENT, s. m. Diminution, 
iselder.izelded, m. Il faut éviter, autant 
que possible , d'employer les substan- 
tifs de cette sorte; on devra de préfé- 
rence tourner la phrase par le verbe 
breton. Gardez - vous de prescrire 
l'abaissement de ce mur, arabad eo 
d'e-hof'h izelüat ar voger-ze; dhcallit 
na ve izeleel ar voger-ze. — Abaisse- 
ment de l'eau ; digresk ann dour. — 
Humiliation ; voy. ce mot. 

ABAISSER, v. a. Diminuer en hau- 
teur; izelaat, p. eel, eat. Vann. Izelat, 
[>. izelet. Abaisser une maison, izelaat 
eunnti. — Humilier; izelaat; mezekaat, 
p. eet, eat; tenna mez loaru. b; divarra, 
p. et Abaisser l'orgueilleux, divarra 
eunn den rok. Le P. — V. pron. Décroî- 
tre, diminuer; digcenki, p. et; izelaat ; 
gouziza, p. et. Vann. Devalein, p deva- 
let; gouziein, p. gouziet, Trég. Gouzia. 
Corn. id. L'eau s'est abaissée, digiesket 
eo ann dour. L'eau s'abaisse, dij/resfci a 
ra ann dour. Le vent s'est abaissé, 
kouezel eo ann avel. — S'humilier; en 
em izelaat, p. en en em izeleet. S'abais- 
ser à de basses complaisances, stleja 
dirak ar re vraz. G. 

ABALOURDIR (S), v pron. Dont da 
veza diot, p, deuet; katari, p. et. M. 



ABA 



3 



ABANDON, s. m. dilez, m. Ne vous 
alîligez pas de l'abandon de votre ami, 
n'eneyn iiec'hii ketmard-och bet dilezet 
gant ho ntignoun. Faire — de; Voy. 
ABANDONNER. 

ABANDONNÉ, adj. Désert, dépeuplé: 
Voyez ces mots. 

ABANDONNER, V. a. dilezel, p. dilezet ; 
kuilaat, p. eet, eat; mont dioc'h, p. eat 
dioc'h. Hors du Léon, kuitat. Il a aban- 
donné son pays, kuiteet en deuz hevro. 
Ils abandonnèrent tout et même leurs 
parents, dtlezel a rejont pep tra hag 
ivez hochèrent. Il vous faudra alors 
abandonner vos amis, neuze e ra7ikot 
mont dioc'h ho mignouned. Il a été 
abandonné de ses amis, dilezet eo bel 
gant he vignouned. Ils nous ont aban- 
donnés, eat int diouz-omp ; troet ho 
deuz ho kein. Abandonner un lieu par 
frayeur, mont tcar (var) dec'h euz a eul 
leach. s. iS. Ce terrain a été aban- 
donné par la mer, beuzet e oagicechall 
ann douar -ze gant ar mor. Abandonner 
ses droits à quelqu'un, dilezelhewir 
gant u. b ; ober ann dilez eus he wir 
gant u. b. — V. pron. HcuUa, p. heu- 
liet ; mont da Iteul, p. eat ; en em rei da 
(rehi),p. e?ieniroef. Ils s'abandonnèrent 
à leurs vices, mont a rejont da heul ho 
sechou faU. S'abandonner à la Provi- 
dence, en em lakaot être daouarn ann 
Aotruu Doue : lakaat he holl fisians e 
Doue. Ne vous abandonnez pas à l'or- 
gueil, tec hit dioc'h largeñtez ar galoun. 
S'abandonner à ses passions, mont da 
heul he choañlegesiou fall; heulia he 
zrouk-ioulou. 

ABASOURDIR, v. a. Voy. ÉTOURDIR, 
ACCABLER, etc, 

ABATARDIR, v. a. Lakaat da goll, p. 
lakeU, likeet ; disteraat, p. eet, eat: 
3U-û,v<a (goasta), p. et,— V. pron. Mont 
da goll, p. eat. 

ABATlS, s. m. Diakar koat, M. 

ABATTAGE, s. m. Diskar, m. L'abat- 
tage incombe à l'acheteur, ann hini a 
bren koat, ann hini a bren gwfz a rank 
diskar anezh.o, a rank paea ann diskar 
anezho. 

ABATTEMENT, s. m. Faiblesse; Voy. 
ce mot. — Douleur, découragement; 
(■pkrez. î; glachar, ï; glac'har vras.î. 
Être dans l'abattement , beza gicall 
eñkrezet (goall); beza efikrezet gwasa 



^ ABC 

(Lçoasa). Il ctit toml)ôdans l'abattement, 

mañtret eo lie galoun gant ann eñkrez. 

ABATTOIR, s. m. Voy. BOUCHERIE. 

ABATTRE, v. a. Démolir, renverser; 
diskar, p et; dùkar d'ann douar. Au- 
trefois on disait diskara à l'infinitif. 
Vann. Diskarein, p. diskaret. On dit 
aussi, teurel d'ann traoñ. Abattre une 
maison, un arbre, diskar eunn ti, 
diskar eu7in ti d'an douar, diskar eur 
ivezenn. Le vent a abattu le seiprie, 
diskaret eo het ar segal gant ami avel ; 
fleet eo bet ar segal gant ann avel. — 
Affaiblir; semplaat, p. eet, eat. — Faire 
perdre courage ; dont da veza dinerz ha 
digaloun ; digalounekaat, p. eet, eat; 
fallaat, p. eet, eat; fall-galounekaat, p. 
eet, eat. Ne nous laissons pas abattre, 
arabad eo d'e-omp fallaat; na fall-ga- 
lounekaomp ket. II. Il se laisse abat- 
tre pour un rien , evil nebeut a dra 
e teu da vesa dinerz ha digaloun. — 
V. pron. parlant d'un cheval, etc; 
diflaka, p. et. 

ABATTU, adj. Être — de tristesse, 
beza trec'het gant ar c'hlac'har. 

ABAT-VENT, s. m. Prenestra ziaveaz, 
m; stalaf'prenestr, m. G. 

ABATIAL, adj Maison abbatiale, ti 
ann abaded. Droit — -, givir ann abaded. 

ABBAYE, s. f. Abati, m. pi. ou; 
leandi. m. pi. ou. Ce dernier, d'après 
Le Goiiidec, ne se dit que des monas- 
tères de femmes. Voy. COUVENT. 

A8BÊ, s. m. Abad, m. pi éd. 

ABBESSE, s. f. Abadez, f. p. éd. 

ABCÉDER, V. n. Gori, p. et. Vann. 
Gorein. 

ABCÈS, s. m. Gor, m. pi. iou/pw^ nez, 
m. pi. ou; hesked, m. pi. heskejou, hes- 
kidi. Ce dernier s'entend plus particu- 
lièrement de celui qui n'est pas encore 
en siipp|ii ration; mais on ne fait guère 
cette distinction dans l'usage. Il se 
forme un — à mon doigt, eur gor a 
zao em bis. L'abcès est crevé, tarzet 
eo, didarzet eo ar gor. La bouze de 
vache fait aboutir un —, ar beuzel a 
Xo mad evil lakaat eur gor da darza. 
En Corn, on dit aussi Morzenn, f. 
En quelques localités on employé 
Marc'h-hesked pour désigner un abcès 
en suppuration. Mon — ne suppure 
plus, seac'h eo va marc'h-hesked. 



ABJ 

ABDIQUE!?, V. a. Dilezel. p. dilezct. 

ASECQUER, V. a. Boeta, p. et; begadi, 
p. et; paska, p. et. Vann. Bouitein, 
paskein 

ABEILLE, s. f. Gicenanenn (guena- 
nenn), f. pi. gwenan. L'abeille m'a 
piqué, flemmet ounn btt gant ar wena- 
nenn (venanenn). Les abeilles sont par- 
ties, ar givenan a zo eat kuit. Vann. 
Gwirinenn (guirinenn), f. pi. gwirein. 
Trég Gwenanenn (gouenanenn), f. pi. 
gicenan, 

ABERRATION, s. f. Fazi, m; fazi ar 
skiant vad, m. 

ABÊTIR (S'), v. pron. dont da veza 
diot, p. deuet, deut; loualdi, p et. T. 

ABHORRER, v. a. kaout erez oc'h u. b; 
kaout kas oc h u. b ; argarzi, p. et ; 
erezi, p. et; heuzi, p. et. J'abhorre 
cet liomme , kas am euz ocli ann 
den-ze._ Elle l'abhorre, erez c deuz 
out-hañ. 

ABIME, s. m. Poull-tro, m ; poull 
doun, m. Le premier s'entend d'un 
gouffre dans reau.Voy.TOURBILLON.il est 
tombé dans l'abîme , kouezet eo bet er 
poull doun. Il a été jeté dans l'abîme, 
taolel eo bet enn doun. C. p. Il sera 
précipité dans l'abîme de l'enfer, .-itriñ- 
ket e veza e giveled ann ifern (goeled). 
Il est tombé dans un — de malheurs, 
givall eñkrezet eo gant ar poaniou 
(goall). 

ABIMER, v. a. Engloutir, kos d'ar 
giveled (goeled), p. kaset. — V. pron. 
Mont d'ar gioeled (goeled), p. eat; teuzi, 
p. et; steuzia, p. steuziet, Gr. La fée 
s'abîina devant lui, ar gorrigan a deu- 
zazdira-z-hañ. Il s'abîma aussitôt dans 
la terre, steuzia a reaz rak-tal dindan 
ann douar. T. 

ABJECT, adj. Dispied, displet, izel, 
akr. iskiz. divalo. M. Devenir— , dont 
da veza dispied; displelaat, p. eet, eat. G. 

ABJECTION, s. f. Bassesse, humilia- 
tion. Voy. ces mots. 

ABJURATION, s. f. Diañsao, diafisav, 
m ; dilez, m. Ces substantifs sont peu 
usités. Voy. ABJURER. 

ABJURER, v. a. Dilezel, p. dilezet; 
diohsav, diañsao, p. diuñsavet; kuit- 
taat^ p. eet, eat. Autrefois on disait 
diañsavout à l'infinitif. Abjurer une 
fausse croyance, dilezel eur gredenn 
fait. Il y a des femmes qui abjurent 



ABO 

leiii' sexe, merc'hed zo hag a ziaFuav 
ho reiz. Ct. 

ABLUER. V. a. V. LAVER. 

ABLUTION, s. f. Faire àe^ — ; Voy. 
SE LAVER. 

ABNÉGATION, s. f. Dilez, m. Faire 
— dune chose, dilezel eunn dm, p. 
dilezet. Faire — de soi-même, en em 
silczel he-unan. G. Voy. RENONCER. Fi 
vous faut faire — de vous-même, red 
eo d'e-hoc'h en em silesel hoc'h-unan. 

ABOIEMENT, s. f. Harz, m. pi. ou; 
chilperez, chiiikerez, m. Ces deux der- 
niers s'entendent, en quelques lieux, 
des chiens qui chassent ; ils n'ont pas 
de pluriel. J'entends leurs aboiements, 
kl^ret a rann anezho oc h harzal. Voy. 
ABOYER. 

ABOIS, S. pi. m. Il est aux abois, 
près de mourir, dare eo da vervel, ema 
ovont daveriel, ema ar mar o gant-hañ; 
liou ar waro a zo gant-hafi ; ema er 
sac'h diveza. Triv. Le cerf est aux — , 
skuiz-maro eoarc'/iaro. Voy. ANGOISSES. 

ABOLIR, V. a. Terri, p. torret ; lemel, 
p. lamet; dilezel, p. dilezet; mouga, 
p. et. Autrefois on disait à Tintinitif : 
lorri, taniout. Vann. Torrein, mougein. 
Abolir une loi, de mauvaises coutu- 
mes, terri eul lezenn, terri kisiou fall. 

ABOLITION, s. f. Terridigez, f. Ce 
substantif est peu ou pas usité. Par 
suite de l'abolition de cette loi, dre 
ma'z eo let torret al lezenn-ze. 

ABOMINABLE, adj. Exécrable; milli- 
get, argarzuz, euzus. Vann. Ec'haz. — 
Très-mauvais en son genre, gwall-fail 
Cgoall). Ce vin est —, gicall-faU eo ar 
gwin-ze. 

ABONDAMMENT, aiv. Kalzjounnuz, 
founn, e-leiz (e-lehiz), stank.ll y en aura 
— , founnuz e vezinl, stank e vezint. 
Ils tombent aussi — que les flocons 
de neiïe, ker stank e kouezont e-c'liiz 
ar pluennou erc'h icar ann douar pa 
gouezont stañka. Gr. Voy. BEAUCOUP. 

ABONDANCE, s. f. Founder, m. Il faut 
éviter d'employer ces substantifs. Il y 
a — de blé cette année, founnuz eo ann 
ed er bloaz-ma ; e-leiz a ed a zo er 
bloaz-ma. Sept années d'abondance, 
seiz blcavez eduz, T ; seiz bluavez foun- 
nuz. T. Il est daus l'abondance, pep 



ABO 

tra en devz dioc'h he c'hoant. Voy. 
ABONDANT. 

ABOf;DANT, adj. Founnuz, founn, e- 
leiz (e-lehiz). stank, puill. Outre ces 
mots , en Corn, on emploie aussi 
kaougant. L'orge est —, founnuz eo 
ann heiz ; e-leiz a heiz a su a druga- 
rez Doue. Année abondante en blé, 
bloavez founnuz, bloavez eduz. T. Le 
blé n'est pas — cette année, ne d'eo 
ket founnuz ann ed er bloaz-ma. Pays 
— en blé, bro kre enn ed ; bro eduz. 
Gr. Ils récoltent parfois d'abondants 
produits en foin, aliez e snvont berniou 
foenn founnuz. P. Pluie abondante, 
glao stank, glao puill. La pluie est 
abondante, glao puill a ra. Fontaine 
abondante, feunteun a strink kalz a 
zonranezhi. Source abondante, eienenn 
gre, mammenn dihesk. Vos paroles sont 
abondantes en fruits, ho komzou a zo 
mai da rei frouez e-leiz. Verser des 
larmes abondantes , skuilla daelou 
druz, skuilla daelou stank. Répandre 
des larmes aussi abondantes que les 
eaux de la mer, skuilla kement a zaelou 
hag a zour zo er mor. Combien votre 
grâce est abondante, ô mon Dieu ! 
peger braz eo ho kras, o va Doue ! 
Combien sont abondants les dons de 
Dieu I nag a draou en deuz Doue roet 
d'e omp ! M. 

ABONDER, V. n. Être ou avoir eu 
grande quantité. L'orge abonde cette 
année, founnuz eo ann heiz er bloaz- 
ma ; kals a heiz a zo er bloaz-ma. Ce 
pays abonde en toutes choses, traou a 
bep seurt a zo stank er vro-ze; bez'e 
knverpep tra er vro-ze. Voy. ABONOANT, 
FERTILE. Les malfaiteurs abondent en 
ce pays, kalz a dud fall a zo er vro- 
ma. Le Pelletier donne kaouga dans 
ces divers sens". 

ABONNEMENT, s. ra. Marchad, m; 
gra. m. G. On payait autrefois les im- 
pôts par abonnement, gwecJiall e reat 
koumanand gand tud ar guiriou. V. 

ABONNER !S"), v. pron. On s'abonne 
chez M. Dnlol, evit kaout ann dra-ma es 
eo red skriva d'ann aolrou Dulot, ez eo 
ret mont da di ann aolrou Dulot. 

ABONNIR, V. a. Voy. AWÉLiORER. 

ABORD, s. m. Digemer. m. Un homme 
de facile — , eunn denn a zo eaz tostaat 
out-hañ. — Uu homme de difficile -— , 
«unn denn a zo diez tostaat out-han ; 



G 



ABO 



ABU 



eunn den garo. Au lireinier — , d'ann 
taol keñta. — D'abord, atlv. rlagcFita, 
da genla holl. Vann. de g élan. Tréçr. 
da genlañ. Mon père (lal)ord, l'a zad 
da genla, va zai ar c'hmta. J'irai 
(l'abord, ine a ielo di da geñta. 

ABORDABLE, adj. Cet homme n'est 
pas —, nlieller ket tosktat oc'h ann 
den-ze ; ann den-ze a zo diez loslaat 
out-hüñ, eunn den yaro eo. Celte île 
n'est pas — , nlieller ket douara enn 
enezenti-ze. 

ABORDAGE, s. m. Slok Ustri, ni. 

ABORDER, V. a. Prendre terre ; dont 
enn aol, p. deul; diskenn enn douai', p. 
diskennet; douara, p. el. Vann. Doua- 
tin. Cette île est difTicue à aborder, 
diez en douara enn enezenti-se. Dans le 
lieu où le navire devait aborder, el 
leach ma llie dont al le^tr da zouara. 
Quand le navire aborda au port, pa 
harpaz al lestr er pors. Avoir ;iccès 
près de quelqu'un, tostaat oc'h u. b. 
— Aborder un navire, tostaat oc'h, eul 
leHr. 

ABORNER. V. a. Voy. LIIVJITES. BORNER. 
ABORTIF, ndi.Dister. 
ABOUCHER S'), v. pvow.üiviza. [i. el : 
prezek ganl u. b; p. prezeget. 

ABOUTER. V. a. Framma. p. et. 

ABOUTIR, V. n. Toucher par un bout, 
skeiwar (siiehi var), p. skoet; besa sta'g 
oc'h, p. bet; mont bete, p. eat. Viimi. 
kouec'hein, p. et Cette allée aboutit sur 
la route, ar vali-ze a sko tcar ann 
hent. 'Vann. Ar rihin-ze a gouec'h ar 
enn hent. — Tendre à ; tenna da, p. 
tennet. — Suppurer; tarza, p. et; 
didarza, p. et. L'abcès a abouti, tarzet 
eo ar gor. — Faire — un abcès, lakaat 
eur gor da darza. 

ABOYER, V. n. Barzal, p. harzel; 
chinkal, p. chifikn ; chilpat,_ p.chilpet. 
Anciens infinitifs /iar:o,c/itMfea,c/ii'ipa. 
Le premier se dit des chiens en t,'éné- 
ral ; les deux autres doivent s'entendre 
des petits chiens et des chiens en 
chasse. Cr. Aboyer après quelqu'un, 
harzal oc'h u. b. Je les entends aboyer' 
kleretarann anezho oc'hharzul. Vann'. 
Harc'lial, archein, chilpnn, dans les 
mêmes cas que ci-dessus. Ils aboyaient 
sans cesse, n'oa peoc'h diouz ho genou 
na noz na deiz. T. 



ÀBOYEUR, s. m. Harzer, m. pi. ien ; 
chiñker. c!iilpcr,m pl.ïe«.Voy ABOYER. 

ABRÉGÉ, s. m. L'abrégé de toutes les 
prières, arpedennou holieberrgomzou. 
Abrégé de l'évangile du jour, ann aviel 
hirio e herr gomzou. 

ABRÉGER, V. a. Berraat, diverraat, 
p. eet, eat; krenna,p. et. Vann. Berrein, 
diverrein, p. berret, diverret. Pour — 
son ennui, evit knout berroc'hann inou; 
M ; cvit kas buanoc'h ann amzer enn, 
dro. 

ABREUVER, v. a. Faire boire; doura, 
p. et. Vann. Deura, p. et. Allez abreu- 
ver les vaches, it da zouraar zanut, et 
mieu.x, kasii ar zaout d'ann dour. — 
Humecter la terre ; glfbia ann douar; 
p. glebiet. Vann. Glubein enn doar. — 
Abreuver de cliagrins; Voy CHAGRINER. 
— S'abreuver du sang humain, s/cui'i/a 
goad ann dud, skuilla goad map den. 

ABREUVOIR, s. m. Lenn ar chesek, 
lenn ar zaout, lenn da zoura ar chatal, 
lennma'z eer da zoura ar zaout, m; 
dour-lecli, m. T. En Covn. Abevlecli, 
m. Mener les bètes à l'abreuvoir, kas 
ar zaout d'ann dour. 

ABRI, s. m. Lieu non exj)osé aux 
injures du temps; leac'h sioul, m; 
gwasked fgoasited), m; goudor. goudour, 
m; leac'h klet. G. Vann. Lec'h choul, m. 
Mellre à l'abri, lakaat enn eul leach 
sioul. Se mettre à l'abri, en em lakaat 
enn eul leach sioul; mont er goudor. 
Metton.s-nous à l'abri, deomper goudor. 
Je vous mettrai à l'abri de l'orage, 
me ho tiwallo dioch ann arne. Goesb. 
Abri contre le vent, gwasked (goasked). 
m. 'S'ann. Ahior, m. Mettre à'i'abri du 
vent, lakaat enn eurgwaskid. Se mettre 
à l'abri du vent, mont enn eur gwasked, 
en. em lakaat enn eur gwasked, gwas- 
kedi (goaskedi), p. gwaskedet ; montda 
icaskedi (oaskedi). Pour se mettre à 
l'abri du ve-it, evit en em ziioall dioc'h 
annavel. Il éieva une maison à l'abri 
du vent, serel a reaz eunn ti enn eul 
leach dislro dioc'h pep arel. Il y sera à 
l'aliri du vent, eno ne zeuio mouch avel 
d'ezhafi. M. Ciierche un abri où nous 
puissions vanner la balle, ke da glask 
eur goudor ma wentemp ar pell. Abri 
contre la pluie, disglao , m. Vann. 
Dilau, m. Mettre à l'abri de la pluie, 
lakaat enn disglao. Se mettre à l'abri 
de la p\me, mont enn disglao, p. eat ; 



ABU 

disglavijT^ et; montôazisglavi. Vanii. 
Dlloein, dilauein. Nous sommes ici à 
l'abri de la pluie, bez emomp ama enn 
disglao ; disylari a reumpama. Mettez- 
vous ici à l'abri de la pluie, disglavit 
ama. Abri contre le soleil, disheul, M. 
Vaun. Dichaul, m; dichol, m; gweske- 
denn (goeskedenn), f. Mettre à l'abri 
du soleil, lakaat enn disheol. Se mettre 
à l'abri du soleil, mont enn disheol; 
disheolia, p disheoliet. montda zisheo- 
lia. Vaun. Dichaiilein, t/tc/ioiein. J'étais 
alors à l'abri du soleil, enn disheol 
edoun neuze. Voy. OMBRAGE, OWIBRE. 

2" Abri pour les navires pendant les 
mauvais temps ; lieu où ils se réfu- 
gient ; oher, f. De là les noms de lieux 
Àher Ildut, Aher Vrac h, etc; petits 
ports naturels et de refuge dans les 
environs de Brest. Voy. HAVRE. 

3° Refuge, asile ; herber&h, m. G; 
menechi, m. Gr. Ce dernier est une 
contraction pour menec'h li, maison 
des moines. Ces lieux étaient invio- 
lables autrefois, même à l'égard des 
malfaiteurs qui s'y réfugiaient. Voy. 
ASILE. Parlant d'un malfaiteur, ou dit : 
N'ema ket c'hoas enn disglao, il n'est 
pas encore à l'abri de la pluie (des 
recherches). 

4^ Au figuré. Pour trouver un abri 
contre eux, evil en em zitcall diout-ho. 
Pour vous mettre à l'abri de cet incon- 
vénient, evil miret dioc'/i kement-se. Il 
est à l'abri des mauvaises passions, 
dirvallet eo dioch arc'hoonlegesiou fall. 

ABRICOT, s. m. Brikesenn, f. pi. 
brikez. 

ABRICOTIER, s. m. Gwezenn brikes, 
f. pi. gices hrikez. Un —, eur wezenn 
brikez. Voy. ARBRE. 

ABRITÉ, adj. En un lieu — . enn eul 
leac'hsioxd, enneur gwasked. Voy. ABRI. 

ABRITER et S ABRITER : Voy. ABRI. 

ABROGATION, s f. Terridigez, f. 
Évitez ce substantif. Depuis l'abroga- 
tion de cette loi, ubaoue ma'z eo bet 
torret al lezenn-ze. Voy. ABROGER. 

ABROGER, v. a. Terri, p. torret; lemel, 
p. lamet. Voy. ABOLIR. 

ABRUTI, adj. C'est un être—, dioteo 
hrema Un être — par la boisson, eur 
briz diot. T. Vov. ABRUTIR. 



ABS 7 

ABRUTIR, V. a. Diodi, p. et; abap,, p. 
et. Ces verbes ne sont guère usités. 
Vous abrutirez cet enfant si vous n'y 
pren3z garde, ar bugel-ze a zeuio da 
veza diot ma na daolit evez. Quand il 
n'est pas abruti par la boisson, il sait 
raconter une foule d'histoires, pa vez 
diabaf ecli oar kalz a varvaillou. Voy. 
S'ABRUTIR. — V. pron. Dont da veza diot, 
p. deuet, dent ; sotaat, p. ee<, eat. Vann. 
Sodein, sotat,asotein. Il s'abrutit, so/aa< 
a ra; dont a ra da veza diot; deuet eo 
da veza diot ; diot eo brema. 

ABRUTISSEMENT, s. m. Abafder, m; 
dictiez, f. Evitez ces substantifs, ils 
seraient peu ou pas compris II tombe 
dans l'abrutisseraenl. dont a ra da veza 
diot. Voy. S'ABRUTIR. 

ABSENCE, s. f. Ezvezans, m. Ce mot 
a cessé d'être en usage. Pendant mon 
— , pa'z edoun e leac'h ail, pa vezinn 
e leacli ail, selon le sens de la phrase. 
De peur qu'il n'oubliât cela pendant 
mon —, gant aoun ne zcuchedaaû- 
kounakaat kement-se pa vijenn eat 
diout-hañ. L'absence de Jésus est un 
enfer, beza hep Jezuz eo eunn ifern 
garo. G. Il ne faut pas faire ce travail 
pendant son — , arabad eo d'e-hoc'h 
ober kement-se keit ha ma vezo e leac'h 
ail. Picposez-vous pendant leur — . 
diskuizil ke.nna vezint distro. Pendant 
son — , e-pad n'ema ket er gear. Pen- 
dant l'absence de son père, e-keit nedo 
ke ihe dad er gear. Elle est morte de 
chagrin par suite de l'absence de son 
mari, maro eo gantañken ha keuz dlie 
fried. Elle pleurait amèrement l'ab- 
sence de son frère chéri, gicela druz 
a rea d'he breur karet. — S. pi. f. 
Distractions. Il a des — d'esprit, tre- 
latet eo, trelali ara. s. N. Voy. DISTRAIT, 
TOQUÉ, etc. 

ABSENT, adj. Ezvezand. Ce mot est 
mainteiiant hors d'usage. Il est — , 
)i'ema ket enn he di. Il était — , à cette 
époque, nedo ket ama enn amzer-ze. 
Ton père était — alors, neuze da dad 
n'edo ket er gear. Quand la grâce divine 
est absente, pa n'ema ket gras Doue 
gan-e-omp ; pa hon eus diouer euz a 
cJiras Doue ; pa zioueromp gras Doue ; 
pas eo eat kuit gras Doue diwar- 
n-ornp. Malheur aux absents ! gicaz 
aze d'ar re a vez e leac'h ail .' Quand 
Jésus est absent, tout est pénible, 
el leac'h n'ema ket Jezuz enii-hafi 



8 ABS 

pep tra a zo dies ; pep tra a io diez pa 
ne ves ket Jezuz enn hon louez. Les 
absents, arre n'emint ket war al leacli; 
ar re ne oant ket ama. Vous êtes resté 

— bien loiiiïtemps, na clioui zo bet 
pell. Voy. PRÉSENT. 

ABSENTER ^S'), v réfl. Montkuit, mont 
huit dJoc'h,\i. eat kuil; pcllaat dioch, 
p. pelleet, pelleat ; mont er meas, p. 
eat er-meaz. Je ne m'absenterai pas, 
ne d-inn ket er meas. Il s'est absenté, 
eat eo er meaz. Pourquoi vous absentez- 
vous si souvent ? petra eo d'e-hoc'h mont 
ken aliez ail diouz-in'l Voy. PARTIR, 
SORTIR, S'ÉLOIGNER. 

ABSINTHE, s. f. Buelen chouero, f. 
Du vin d'absinthe, gioin c'houero,guñn 
ann huelen. Gr On dit aussi huzelen, 
vuelen, au lieu de huelen. 

ABSOLU, adj. Indépendant; nep n'en 
deuz mestr ebed; digabestr. G. — Im- 
périeux, hautain ; rok, huel, grons. — 
Suprême. Vous êtes, mon Dieu, la 
bonté absolue, rhoui a zo, va Doue, ar 
mad dreisl pep mad, ar vadelez dreist 
pep madclez. Pouvoir — , galloud icar 
ann holl. Celui qui a un pouvoir — , 
ann hini en deuz da welet icar ann holl; 
ann hini en deuz galloud icar ann holl; 
ann hini a zo holl-c'halloudek. T. 

ABSOLUMENT, adv. Voy. ENTIÈREMENT. 

ABSOLUTION, s. f. Pardon ; diskarg, 
m; gwalc'h (goalc'h), m; Voy. PARDON. 

— Terme de dévotion ; absolvcnn, f. 
Donner l'absolution, reiannabsolvenn. 
Recevoir l'absolution, kaout ann ab- 
solvenn. Ne pas recevoir l'absolution, 
kaout ann absolvenn gleiz, kaout kor- 
bell, kaout termen, beza savet, beza 
dalc'het. Le mot absolvenn, ainsi que 
la plupart des expressions introduites 
par le christianisme, ne peut être que 
latin ou français pour être fidèlement 
rendu. Voy. DIFFÉRER, AJOURNER. 

ABSORBER, v. a. Engloutir; louñka, 
lonka, p. et; teuii, p. et; steuzia, p. 
steuziet. Vann. Lonkein. Cette terre 
absorbe beaucoup d'ea.n, ar seurt douar 
a loñk kalz a zour. La terre les a ab- 
sorbés, lüuñket int bet gant ann douar 
tigeri. Quand serai-je absorbé en 
vous, mon Dieu'.'' peur e vesinn-me 
holl enn-hocli, o va £>oue.» Tonte gloire 
iiumaine est absorbée, holl fouge ann 
dud a zo eat da nelra. — Occuper for- 
tement l'esprit. Il est absorbé par ce 



ABS 

travail, touellet eo gant al labour-ze. 
Tant il était absorbé par ses lectures, 
kement e kroge doun enn he levriou. M. 

— Dissiper follement. Voy. ce mot. 
ABSOUORE, v. a. Terme de juris- 
prudence; diskarga, p. et; gwenna 
(guenna), p. et ; gwalchi (goalchi), p. 
et. Il a été absous, diskarget eo bet 
gant ar varnerien. Voy. ACQUITTER. Ce 
n'est pas pour cela que nous serons 
absous ou condamnés par Dieu, ned-eo 
ket evit se eo e vezo mad pe fall barne- 
digez Doue enn hor chei'iver. — Terme 
de dévotion; absolvi, p. et; Voy. 
ABSOLUTION. 

ABSOUTE, s. f. Absolvenn iaou-gam- 
blid, f. Or. 

ABSTÈME. adj. Nep ne c'hell ket eva 
gwin (guin). 

ABSTENIR ;s'), v. pron. En em viret 
ocli, p. id; pellaat dioc'h, p. eet, eat. 
S'abstenir de péchés, en em viret oc'h 
ar peched. Il faut vous abstenir de 
vin, arabad eo d'e-hoc'h eva gwin. 
S'abstenir de la communion, pellaat 
diocli ar goumunion. Ils s'abstiennent 
de la communion par humilité, ne fell 
ket d'es/io tostaat oc'h ann daol zañtel 
dre n'en em gaiont ket e stad vad. Ils 
s'abstiennent entièrement de viande, 
ne zebront tamm kik ebed. Il s'abstient 
de parler en public, ne fell ket d'ezhan 
prezek dirak ann holl. 

ABSTINENCE, s. f. Il vous faut faire 

— de viande, arabad eo d'e-hoch dibri 
tamm kik e-bed ; red eo d'e-hocli choum 
hep dibri tamm kik e-bed. Observer 
l'abstinence aux jours prescrits par 
l'Eglise, obervijel. Il y a — aujourd'hui, 
hirio e reer rijel. — Le mot vijel est 
dans la catégorie de ceux dont nous 
avons parlé au mot absolution. Faire 
abstinence. Voy. JEUNER. 

ABSURDE, adj . Parlant des personnes; 
diskiant , hep skiant-vad e-bed. Cet 
homme est — , diskiant eoann den-ze ; 
eunn den diskiant eo ; ann den-ze en 
deuz kollet he skiant-vad ; eat eo he 
skiant-vad diocli ann den-ze. — Parlant 
des choses ; dic'hiz, lu, n'en deuz na 
penn na lost. Cela est —, ann dra-ze 
ne deuz na penn na lost. Des fables 
absurdes, sorc'hennou lu. G. 

ABSURDITÉ, s. f. Il nous a conte 
mille — , lavaret en deuz d'e-omp ew 
maread kofichou born. Voy. CONTE. 



ACC 

ABUS, s. m. Mauvaise coutume, 
gtvall voaz (goall), m. pi. givall voa- 
siou; gis fall, m. pi. gisiou fall, giziou 
fall. Arrêter des — , terri gisinu fall.— 
Erreur; fasi, m. pi. ou. — Injustice ; 
gwalloier (goall), ra. pi. gicall oberiou; 
drouk ober, m. pi. drouk oberiou; tra 
direiz, f. pi. traou direis. Voy. INJUS- 
TICE. — Usage immodéré. Par labus 
des liqueurs fortes, dre gofadou gwin 
ardant. L'abus du vin est un grand 
mal, nep zo re vignoun d'ar givin a zo 
cnebour da vap he dad, Prov. 

ABUSER, V. a. Tromper ; voy. ce mot. 
— User mal de son pouvoir, commet- 
tre des injustices, des abus ; voy. ces 
mots. — V. prou. Se tromper; voy. 
ces mots. 

ACARIATRE, adj. Araouz, grignouz. 

ACCABLANT, adj. Lourd, pesant, 
chagrinant, importun ; voy. ces mots. 

ACCABLÉ, adj. Il est — de tristesse, 
mañtret eo he galoun gant ar chlachar. 
Il est — de maux, leun eo a bep kleñ- 
ved. s. N. Il est — sous le poids de 
ses péchés_, he iecliejou ker braz int a 
go d'ezhan eur beac'h pommer, a zo 
d'ezhan eur gwal veac'h; dalcheleo 
dindan beach he bec'hejou. Il est — 
de douleur, hanter varo eo gant ar 
c'hlacliar; gwall clilac'haret eo. Fati- 
gué de courir et — de chaleur, skuiz 
redek ha lomm d'ezhan. Goesb. Il est 
■^ d'alfaires, kalz a labouriou en deuz; 
gwall zammet eo gant he labour ; be- 
acli zo war-n-ezhañ. Il est — de 
dettes, kalz a zle en deuz ; karget 
eo a zle. 

ACCABLER, v. a. Le sommeil m'acca- 
ble, lazet ounn gant ar c'hoant kousket; 
dallet ounn gant ar morgousk. Gr. Ac- 
cabler quelqu'un dinjures, de mau- 
vais traitements, gtvallgas (goall gas), 
p. gwall gaset; gwall aoza, p. gwall 
aozet. Ils l'accablèrent d'injures, gwall 
gaset e oe gant-ho. 

ACCAPARER, v. a. Kemeret dre nerz, 
p. id.; raskilat madou a gleiz hag a 
zeou, p. rastellet. Corn, et Trég. Alou- 
bi, skrapa. 

ACCÉDER, V. n. Voy. CONSENTIR, ACCOR- 
DER. 

ACCÉLÉRER, v.a. Hasta , p. et; mont 
buanoc'h, p. eat; difrea, p. difreet. Ac- 
célérez votre pas, it buanoc'h enn 



ACC 



9 



hoc'hhent; difreit. On a accéléré son 
jugement, hastet eo bet he varnedigeg. 
Gr. Veuillez accélérer votre départ, it 
kuit hep dale pell, me ho ped ; mont 
kuit ha buan eo d'e-hocli, me ho ped. 

ACCENT, s. m. Manière de parler; 
komz ; f. Je l'ai reconnu à son — , 
anavezet am euz anezhañ diocli he 
gomz. — Terme de grammaire ; tired, 
m. pi. ou. 

ACCENTUER, v. a. Lakaat tiredou 
xvaral Uzerennou. 

ACCEPTATION, s. f. Vov. CONSENTE- 
MENT, ASSENTIMENT. 

ACCEPTER, V. a. Kemeret, digemeret, 
p. id. Autrefois kemerout, digemeroiU 
à l'infinitif. Vann. Kemer, digemer. 
Acceptez cela de moi, kemerit ann 
dra-ze digan-en. 

ACCEPTION, s. f. Préférence ; dii»a&, 
m. kemm, m. Dieu ne fait pas — de 
personne, Doue n'en deuz kemm evit 
den, G. Dieu répand ses dons sans — 
de personnes, Voue a ro hevadelesiou 
hep sellet da biou e ro anezho. — Sens 
d'un mot; tu, m. Cemota plusieurs—, 
meur a du en deuz ar ger-ze. 

ACCÈS, s. m. Abord ; voy. ce mot. 
Donner — à quelqu'un, rei digor da, 
rei dor zigor da. — Attaque de fièvre, 
de rage, ete; bar tersienn, kaouad 
tersienn, barkounnar, kaouad kounnar . 
Anciennement on disait kouat. couat, 
au lieu de kaouad. Vann. Holiot kon- 
nar. Il eut alors un violent — de 
crachement de sang, neuze e tirollaz 
da deurel guad leis he c'henou. De 
forts — de toux, gwall gaoxiadoupaz. 
Voy. FIÈVRE. 

ACCESSIBLE, adj. Voy. ABORDABLE. 

ACCESSION, s. f. Voy. AGRÉMENT, CON- 
SENTEMENT. 

ACCIDENT, s. m. Reuz, m. pi. reusiou, 
reuziou : darvoud, m. pi. ou ; drouk, m. 
sans pluriel. C'est un fâcheux — , eur 
reuz braz eo, reusiou braz int. Sans 
aucun — , hep drouk e-bed. Un — mal- 
heureux, eur gwall zarvoud ; R. eunn 
drareuzeudik. Gr. Pour me faire agir 
ainsi il faudrait qu'il arrivât quelque 
— grave, evit lakaat achanoun-me da 
ober evel-se, e ve red ech errufe eur 
gwall zarvoud-bennag . R. C'est par — 
qu'il a été tué, lazet eo bet^siouaz d'ez- 



10 



ACC 



hañ. I! est avcuglu par —, dcuet eo 
davesa dall. Elle pensait arriver sans 
— en ville, ht a venne erruout difazi 
e fcfor. Goesb. Voy. MÉSAVENTURE, MAL- 
HEUR. 

ACCIDENTEL, adj. Ârpes ne bado ket 
pell. 

ACCIDENTELLEMENT, adv. Evit euiin 
nebeut amser ; enn eur dremen. 

ACCLIMATER, V. a. et pron. Voy. HA- 
BITUER, S'HABITUER. 

ACCOINTANCE, s. f. Voy. FRÉQUENTA- 
TION. 

ACCOLADE, s. f. Donner Taccolade ; 
Voy. EMBRASSER. 

ACCOLER, V a. Lier; staga, ]>■ et ; 
eren,ç. ereet ; paluc'hat, p. paluc'het; 
peulia, p. peiiliet Autrefois on disait 
erea paluc'ha à l'inlinitif. Accoler les 
vignes, palucliat ar gwini, staga ar 
gicini, peulia ar gwini. 

ACCOLURE, s. f, stag gwini, m ;ksvre 
gioini, m. 

ACCOMMODER, v. a. Convenir; voy. 
ce mot. — Apprêter des mets, etc ; 
aoza, p. et ; terka, terki, p. et ; farda, 
p. et; darevi, p. et. Vann. Osein, p. 
ozet. Trég. OzaTÎ, aozañ, p. ozet, anzet. 
Accommoder à dîner, accommoder 
des mets, aoza boed, terka boed, aoza 
lein, darevi lein. farda lein. Le trou- 
vez-vous bien accommodé? terketmad 
eo dio&h ho plaz ? — V. pron. Se con- 
venir. Ils s'accommodent bien ensem- 
ble, unvaniez zo etres-ho ; en em bli- 
jout a reontanneild'egile. S'accommo- 
der aux temps, en em ober diocli ann 
amser. S'accommoder à Tliumeur de 
quelqu'un, en em ober dioc'h u. b : 
iremen dioc'h u. b. Ils ne peuvent s'ac- 
commoder entr'eux, n'en emreont ket, 
T. — Se parer; Voy. ce mot. -— Ter- 
miner à l'amiable, en em uïitani, p. en 
em unvanet. — Se contenter. Je m'ac- 
commode de peu, ann nebeut am euz a 
zo a-icalcli (a-oualc'h) evid-oun. 

ACCOMPACNER, v. a. Heulia, p. heu- 
liet ; mont da heul, p. eat ; mont da 
ambrouk u. b : ambrouk, p. ambrouget. 
Autrefois ambrouga à l'infinitif. Je 
vous accompagnerai jusqu'à moitié 
chemin, me l'eZo d'hoch ambrouk beteg 
hanter arinhent. Il nous accompagnait 
toujours dans nos promenades, derc'hel 



ACC 

mad a ren d'e-omp enn hon Iro baie, T. 
Accompagner coux qui partent, mont 
da ambrouk ar re a ia kuit ; ambrouk 
ar re aia kuit. Accompagnez-moi, s'il 
vous plaît, *deut gin-en, mar plij 
gan-e-hoc'h. Il vous faudra m'accom- 
pagner, red e vezo d'e-hoc'h mont dam 
heul; red e vezo d'e-hoc'h heulia 
ac'hanoun. Pour l'accompagner par- 
tout, evit heulia anezhañ e pep leac'h. 
— Marcher de compagnie. Voy. ce 
mot. 

ACCOMPLI, adj. Douze ans accom- 
plis, daousek vloaz krenn. T ; daouzek 
vloaz fournis. Gr, C'est une fille ac- 
complie, eur verc'h a ziasez eo. T. 
Voy. PARFAIT. Quand il eut quinze ans 
accomplis, pa oe pàket he bemzek 
vloaz gnnt-hah. 

ACCOMPLIR, V a. Kas dabenn, p. 
kaset ; peur-ober, p. peurc'hreat ; ober, 
p. great; peur-zerc'hel, p. peur-zah 
cliet; miret, p. miret ; seveni, p. sève- 
net ; heulia, p. lieuliet. Accomplir sa 
promesse, miret he c'her, peur-zer- 
c'hel he c'her, miret al le a ioa bet 
touet, ober he c'/icr. Gr Ce que j'ai dit, 
je l'accomplirai, ober a rinn ar pez am 
euz lavaret e rafenn. Supposons que 
vos prédictions s'.icomplissent, le- 
kromp e teuio gwir ar pez a livirit. 
La prophétie a été accomplie, sevenet 
eo bet ar pez en doa lavaret ar profed. 
H; sevenet eo bet ar pez a ioa bet 
lavaret gant ar profed. Accomplir un 
vœu , ober he tcesll ; seni eunn dra 
wesllet. R. Voy. VŒU. Accomplir la loi, 
miret al lezenn. Accomplir ses pas- 
sions, mont da heul he c'hoanlegesiou 
fall ; heulia he c'hoantegesiou fall; 
ober dioc'h he srouk-ioulou. Voy. DÉSIR, 
PASSIONS Accomplir la volonté de Dieu, 
ober ar pez a blij da Zoue ; ober herves 
ma fell da Zoue; en em lakaat être 
daouarn ann Aotrou Doue, ober ar pes 
a zo karet gant Doue. Cette loi divine 
s'accomplira à votre égard, bez' e viot 
lekeat da blega dindan al lexenn Boue- 
Ze. Voy. OBSERVER. 

ACCOMPLISSEMENT, s. m. Sevedigez, 
f. Ce mot n'est pas usité; il faut tour- 
ner la phrase par le verbe. Il se rendit 
à Jérusalem pour l'accomplissement 
de sa promesse, mont a reaz da Jéru- 
salem evit miret al le a ioa bet touet 
gant-hañ ; mont a reaz da Jérusalem 



ACC 

do ober he wesll. Ricn ne le réjouit 
plus que raccomplisseraent de vo- 
tre volonté, n'eus netra a ve evit 
laouennaat anezhañevel gicelet anndud 
oc h oher ar pes a blij d'e-hoc'h. Nous 
voyons ici raccomplisseraent de la 
promesse divine, hervez a iceîump, 
Doue en deus great ar pez en doa lava- 
ret e rafe. — Le vin d'accomplisse- 
ment; terme d'artisans ; ar gicin echxi ; 
ar maoud. 

ACCORD, s. m. Consentement; grad, 
f; grad vad, f; aotre, m. D'un com- 
mun — , gant grad vad ann holl : ann 
holl en eur zouez : gant aotre ann 
holl. T. — Convention, marché : mar- 
c'had, m; gra, m. G. Voy. marché. — 
Bonne intelligence ; unraniez f. Ils 
sont d'accord, unvaniez zo eire-z-ho, 
unvan int; a-unan int; en em glevet a 
reont. Que ma volonté, mon Dieu, 
reste toujours d'accord avec la vôtre, 
ra choumo va c'haloun a-unan hepred 
gant ho kaloun, va Doue. Il faut vous 
mettre d'accprd, red eo d'e-hoc'h en em 
unani. Gr. Être d'accord avec quel- 
qu'un, heza a-unan, heza unvan gant 
u. b. Gr. Voy. S'ENTENDRE. On les a mis 
d'accord, lekeat int bet kein oc h kein. 
M. A vingt sous près vous êtes d'ac- 
cord, n'eus ne7ne<perarreaie/re-z-/ioc'/i. 
M. Xous sommes tous d'accord qu'il 
faut le faire, ni a gred enn eur voues 
es eo red ober kement-ne. Ils étaient 
d'accord tous les deu.x sur ce sujet, 
a-unan e oant ho daou icar gement-ma. 
— D'accord, adv. Bezet evel-se. Mettre 
d'accord. Vuy. RÉCONCILIER, etc. 

ACCOr.DER, V. a. Concéder ; reiijehi), 
p. roet; aotren, p. aotret. Autrefois on 
disait roi, aotrea, à l'infinitif. Vann. 
Hein, roein, p. roet. Trég. otren. Ac- 
cordez-lui ce qu'il VOUS demande, roit 
d'eshan ar pez a c'houlenn digan-e- 
hoc'h. Le roi ne lui accorda pas ce qu'il 
demandait, ar roue ne falvezaz kst 
d'ezhan e vije great ar pez a chou- 
lenne. On lui accorda sa demande, roet 
e oe he c'houlenn d'ezhah. T. Il accorda 
le pardon à ses frères, truez en doe 
eus he vreudeur ; trugarez a rcaz d'he 
vreudeur. T. Elle leur accorda la per- 
mission d'y aller, hi a gavas mad ez 
ajent di. L'Eglise accorde des indul- 
gences à certaines bonnes œuvres, 
ann lliz a lakainduljaFisou oc'h oberiou 
mad 30. G. — Y. pron. En em unvani, 



ACC 



11 



eri^em',unani,'^lbesa a-unan gant. Ac- 
cordez-vous avec VOS ennemis, bezit 
a-unan gant ar re a zo enn hoc'h enep, 
gant ar rea zo a-enep d'e-hoc'h. Ils ne 
peuvent s'accorder entr'eux, n'en em 
glevont ket. M; n'en em reont ket. Voy. 
SYMPATHISER. 

ACCORE, s. f. Harp. m; skor, m; 
speurell, f. pi. ou. 

ACCORER, V. a. Harpa, p. et; skora, 
p. et; speurella, p. et. 

ACCOSTER, V. a. Tostaat oc'h, p. tos- 
teet, tosleat; mont da gaout, p. eat. 
Accoster quelqu'un, tostaat oc'h u. b; 
mont da gaoul u. b. Ils l'accostèrent 
en riant, tostaat a rejont out-hañ enn 
eur c'hoarzin; mont a rejont d'he gaout 
enn eur c'hoarzin. Vann. Denechein 
doc'h u. b. 

ACCOUCHEMENT, s. m. Gwilioud 
(guiiiûud;, m. Vann. Gulvout, m. Ac- 
couchement avant terme; holl bugale, 
m. Voy. AVORTEMENT. 

ACCOUCHER, V. n. Enfanter, giciliou- 
di 'guilioudi;. p. gicilioudeî; genel, 
p. ganet. Autrefois gana à l'infinitif. 
Vann. Ganein, p. ganet; gulvoudein, 
p. gulvoudst. En Tréguier on dit : ober 
he zro, en parlant d'une femme en mal 
d'enfant. Elle est accouchée d'un 
garçon, eur map e deuz bet ; ganet e deuz 
eurmap. Elle vient d'accoucher, e ma o 
paouez gwilioudi. Elle va accoucher, 
e ma o vont da icilioudi .vilioudi). 
Femme en terme d'accoucher, grek a 
so brazez dare ; grek vrazez dare. Gr. 
Elle était sui' le point d'accoucher, et 
la sage-femme arriva, ann amiegez a 
seuaz da gaout ann dougercz. T. Alors 
elle accouclia à terme, neuze e iciliou- 
daz d'he amzer. Elle est accouchée, 
genel e deuz great ; gicilioudet e deuz. 
Voy. ENFANTER, FEMME. Quand elle eut 
accouché, pa oe het tennet euz he foan 
bugale. T. — V. a. Aider à enfanter ; 
gwilioudi, p. gwilioudet. C'est moi qui 
l'accoucherai, me eo a loilioudo anezhi 
(vilioudo). Accoucher avant terme. 
Voy. AVORTER. 

ACCOUCHEUR, s m. Gwiliouder (gm- 
liouder,, ni, pi. ien. Vann. Gulvoudour, 
m. pi. guhuuderion. 

ACCOUCHEUSE, s. f. Voy. SAGE-FEMME. 

ACCOUDER [a], V. pron. Daouilina, 
p. et; helmoi (helmohi), p. hélmoet. 



12 



ACC 



ACCOUDOIR, s. m. Helmouer , m. 
pi. ou. 

ACCOUPLER, V. a. Parât, p. paret; 
koubla. p. et. Vann. Koublein. Accou- 
pler des bœufs, parât ejenned, koubla 
ejenned. Voy. APPAREILLER. — V. pron. 
En em barat, p. en em baret. A l'époque 
où s'accouplent les perdrix, d'ar 
cliouls ma teuarglujuri d'en em barat. 
Vann. Um barat. 

ACCDURCIR, V. a. Voy. RACCOURCIR. 

ACCOURIR, V. n. Dont enn eur redek : 
dont enn eur red ; dont enn eunn laol 
red; dont enn pur redadenn; diredek, p. 
diredet. Vann. Diredein. Je le vois qui 
accourt, givelet a rann anezhafi o tont 
enn eur redek. 

ACCOUTRÉ, adj. Gwall wisket (goall 
visket). Voy. HABILLÉ, mal iiahillé. 

ACCOUTUMER, v. a. Boasa, p. et: 
kustumi, p. et. Vann. Boasein, p. boa- 
set. Accoutumez vos enfants à cela, 
boazit ho pugale da ober kement-se. 
Pour les accoutumer à se laisser ferrer, 
eyit ma vezint eaz da houarna. P. — 
Être accoutumé à, beza boaz da, bexa 
boaset da. Gr. En mauvaise part, on 
dit : besa techet da. Ce que vous êtes 
accoutume à faire, ar pez oc'h boaz da 
ober. — V. pron. Boaza, p. et; en em 
voaza, p. en em voazet ; bourra, p. et. 
Gr ; pleustra, p. et. G. S'accoutumer à 
prier Dieu, en em voaza da bidi Doue. 
Vous accoutumez-vous parmi nous? 
boaza a rit-hu gan-e-omp? bourra a 
rit-hu gan-e-omp? Gr. Je ne puis 
m'accoutumer ici , n'ounn ket evit 
pleustra ama. Corn. Voy. HABITUER, 
HABITUDE. — Le mot bourra est plus 
particulièrement du dialecte de Vannes 
et de Cornouaille. 

ACCRÉDITER, v. a. et pron. Voy. 
RÉPANDRE, SE RÉPANDRE. 

ACCROC, S. m. Rog, m. pi. ou. Elle 
a un — à sa jupe, eur rog a zo enn he 
lostenn; roget eo he lostcnn. Elle a fait 
un — à sa jupe, rogH eo bet he lostenn 
gant-hi. Voy. DÉCHIRER. 

ACCROCHER, v. a. Suspendre; staga 
och, p. staget; lakaat a ispill, p. lekeat; 
lakaat a ispill oc'h eur c'itrok ; 
krogenna, p. et. Gr. Ne l'accroche 
pas à cet arbre, arabad eo d'id lakaat 
anezhañ a ispill oc'h ar tcezenn-ze. — 
Prendre avec un croc; kregi, p. kroget; 



ACC 

krapa, p. et. Autrefois krogia. l'infinitif. 
Vann. Krogein, krapein. Accrochez-le, 
kregit enn-haii ; kemerit anezhañ gant 
ar c'hrok. — V. pron. Se suspendre, à; 
kregi oc'h. Accrochez-vous à cette 
branche, krogit oc'h ar brank-se. 

ACCROIRE, v. n. Il lui en a fait 

— goap en dens great aneshañ. Voy. 
SE MOQUER. Il n'est pas facile de lui en 
faire — , diskredik eo. Ne nous en 
faisons pas — , arabad eo d'e-omp en 
em brizout re, en em veuli hon-unan. 
Voy. S'ENORGUEILLIR. On lui fit —, qu'ij 
avait la fièvre, dagredi e oe roet d'ezha7i 
ez oa klanv gant ann dersienn. 

ACCROISSEMENT, s. m. Kresk, m. 
Prendre de raccroissement; kreski, p. 
kresket; brasaat, p. braseet, braseat. 
La charité que vous avez les uns pour 
les autres prend chaque jour un nouvel 
—, kreski a ra hemdez ar garañtez hoc'h 
euz ann eil oc'h egile. 

ACCROITRE, V. a. et pron. Voyez 
AUGMENTER, EMPIRER. S'AUGMENTER. 

ACCROUPIR (S'), V. réfl. Pucha, p. et; 
soucha, p. et: klucha, klufa, p. et; 
Vann. Kluchein. J'étais accroupi sous 
la table, puchet e oann dindan ann 
daol. 

ACCUEIL, s. m. Digemer, m. Il m'a 
fait un très-bon — , eunn digemer ar 
gwella am euz bet digant-hafi. Il m'a 
fait un — froid, drouk digemeret en 
deuz ac'hanoun ; eunn digemer fall am 
euz bet digant-hafi ; digemeret lent en 
deuz ac'hanoun. Voy. ACCUEILLIR. 

ACCUEILLIR, V. a. Digemeret, p. id. 
xVutrefois digemerout à l'infinitif. 
Vann. Digemer, p. digemeret. Voy. FAIRE 
ACCUEIL. — Agréer. Elle ne voulut pas 

— sa demande, ne falvezaz ket d'ezhi 
rei ar pez a c'houlenne ann den-ze. H. 

ACCULER, V. a. Kila, p. et; argila, 
p. et; enkaat; p. eel. Vann. Argilein, 
p. argilet. 

ACCUMULATION, s. f. Voy. AMAS, TAS. 

ACCUMULER, v. a. Berna, bernia, p. 
bernet, berniet ; derchel, p. dalc'het ; 
grounna, p. et. Autrefois dalc'hi à l'in- 
iinitif. Vann. Berniein, ioc'hin, tesein, 
p. berniet, ioc'het, teset. Il ne faut pas 

— le fumier en cet endroit, arabad eo 
d'e-hoc'h derc'hel ann teil el leac'h-ze ; 
arabad eo lezel eno ann teil teo. T. 



ACH 

Accumuler crimes sur crimes, mont 
a dorfed e torfed ; ober torfejou e-leis 
(leiiiz); ober torfejou gwisk-'war-uisk 
(guisli-var-visli). 

ACCUSATEUR, s. ra. Tamaller, m. pi. 
ien. L'accusateur et l'accusé, ann 
tamaller hag ann den lamallet. 

ACCUSATION, s. f. Tamall, m. Ne 
recevez d'accusation que sur la dépo- 
sition de deux ou trois témoins, ne 
zelaouit tamall e-bed a-enep den nemet 
great e ve gant daou pe drizest. Pourrais- 
tu prouver l'accusation V Ha te proufe 
ar ger? s. N. 

ACCUSÉ, s. m. Den tamallet. Voy. 
ACCUSATEUR, ACCUSER. 

ACCUSER, V. a. Tamall, p. et. Autre- 
fois tamallout. Accuser à faux, tamall 
e gaou. Ils l'accusaient de l'avoir volé. 
tamall a reanl anezhañ da veza laerrt 
ann dra-ze ; tamall a reant al laeronsi 
d'ezhafi. Il a été accusé à ïaax, tamallet 
eo bet e gaou. Il a été accusé de vol, 
tamallet eo bet a laeronsi ; diskredet eo 
bet al laeronsi ivar-n-hañ, he-mañ a 20 
het lamallet d'ezhan beza laeret eunn 
dra. Gr. — V. prou. S'accuser d'un 
péché, añsao he beclied, p. añsavet. 
Autrefois ansavout à l'infinitif. Il s'est 
accusé de péctié, añsavet en deuz he 
bec'hed. 

ACERBE, adj. Satirique; trenk, flem- 
muz , dañtuz. Cet homme est — , 
flemmuzeoann den-ze. Paroles acerbes; 
komzou trenk, komzou jhmmuz. Il est 

— en paroles trenk eo enn he gomzou. 

— Apre, aigre ; put, trenk, tagus, 
trelonk. Pommes acerbes, aco/ou trenk. 
Voy. AIGRE. 

ACERBITÉ, s. f. Trenkder, m. Peu 
usité. J'aime ces pommes à cause de 
leur acerbité, me a gav mad ann 
avalou-ze drema'z int trenk. 

ACÉRER, v. a. Direnna, dira, p. 
dirennet. Vann. Dirennein, p. dirennel. 

ACHALANDÉ, adj. Son magasin est 
très — , brudet mad eo he slal ; eunn 
taol braz a hostizien en deuz ; brudet 
mad eo ar marc'hadour-ze; gounezet en 
deuz kalz a hostizien. Gr ; mad ez a ar 
bed gant-lian. 

ACHARNEWENT, s. m. Kounnar, f. 
Avec — , qant kounnar. Vaun. Kon- 
nar, f. 



ACH 



13 



ACHARNÉ, adj. Nos ennemis les plus 
acharnés, hon enebourien vrasa. Un 
joueur — , eur c'hoarier touet; eur 
c'hoarier pe ne vezo den ; eur choarier 
n'en deuz ket he bar. 

ACHARNER, v. a. Hisa, p. et. Achar- 
ner quelqu'un contre un autre, hisa 
unan-bennag war unan-hennag. Achar- 
ner un ciiien contre quelqu'un, hisa 
eur c'hi war-lercli u. b. S'acharner 
contre quelqu'un, kounnari oc'h u. b ; 
stourm oc'h u. b. Vann. Arfleuein, 
doc'h M. b. 

ACHAT, s. m. Pren, m. Sans pluriel. 
Faire un — ; voy. ACHETER. Vann. Fren, 
pern, preafi, m. 

ACHÉE, s. f. Buzugenn, f. pi. buzug. 
Vann. Buc'hugenn, buchigenn, f. pi. 
buc'hug, buc'Intged. Achée de mer, 
talarek, m. pi. talareged. Allons 
clierciier des achées, deompda dalare- 
geta. Je cherche des achées de mer, 
emoun talaregeta. Je viens de cher- 
cher des achées de mer, emoun 
paouez talaregeta. 

ACHEMINEMENT, s. m. Hent, m. 
(Prononcez comme en français Hinte.) 
C'est un — à la damnation, ann tra- 
ou-ze a ra d'ann den koll he ene. La 
trêve est un — à la paix, ann arza- 
o-brezel a zoug ann dud d'ar pcoc'h. G. 

ACHEMINER (S'), v. pron. Voy. ALLER. 

ACHETER, V. a. Prena, p. et; ober 
eur pren, p. great. Vann. Prenein, 
gober ur pren. Trég. Prenan, Acheter 
à crédit, prena war dermcn (var). Je 
viens d'acheter des sabots, me zo 
paouez prena eur re voutou koat. 
Achetez-lui cela, prenit ann dra-ze 
digant-hah. Vous l'avez acheté trop 
cher, prenet oc'h euz ann dra-ze mui 
evit ne dal ; re ger hoc'h euz prenet ann 
dra-ze. Nous l'avons acheté à bon 
marché, marc'had mad hon euZ prenet 
ann dra-ze. Il a acheté le silence des 
autres, ar re ail a zo bet gwalc'het ho 
daouarn d'ezho gant he arcliant evit 
tevel. T. 

ACHETEUR, s. m. Nep a bren ; prrer, 
m. pi. ien. Vann. Preyiour, m. pi. 
prenerion. 

ACHEVER, V. a. Kas da benn, p. ka.set; 
mont da benn, p. eat; peur ober, p. 
peur-c'hreat; peur-zevel, ]). peur-;savet. 



14 



ACQ 



Il a achevé cela tout seul, peur c'hreat 
eo bet ann dra-ze gant-haFi he-unan. 
Pour — tranquillement sa vie, evit kas 
e peoc'h he vues da benn. Pour — 
promptement son voyage, evit mont 
da benn he hent buhana ma cliallo. Voy. 
FINIR. — Suivi d'un infinitif; ne se 
traduit pas en breton le plus souvent; 
parfois on le rend par le mot Peur que 
l'on joint au verbe, en opérant sur 
celui-ci les permutations de lettres 
muables indiquées à la Gramm. 
Achever de manger, peur-zibri. Vann. 
Per-2ebrem. Quand il eutachevé de par- 
ler, pa en doe peur-lavaret ar chom- 
Zou-ze;_pa oe he gomz peur-lavaret 
gant-hañ. s. N. Il n'a pas encore achevé 
déboire, n'endeuz ketpeur-evetc'hoaz. 
Quand il eut achevé de distribuer le 
pain, pa en doe roet ar bara. Quand il 
aura achevé sa tâche, pa en devezo 
great he bez labour. Il avait à peine 
achevé de parler quand on ouvrit la 
porte, n'oa ket a veac'h lavaret madar 
c'homzou-ma gant-hañ pa oe digoret 
ann or. 

ACHOPPEMENT, s. m. Pierre d'achop- 
pement, abekda fazia, abekdafazi. Gr. 
Cela est pour lui la pierre d'aclioppe- 
ment, ann dra-ze a so d'ezhaii abek 
da fazia; ann dra-ze a zo kiriek d'he 
srouk euriou (ehuriou). G. 

ACIDE, adj. Trenk, Vann. Treank. 
Devenir —, treñkaat ; dont da veza 
treiik. — S. m. Ar pez a so trenk; ann 
trenk. 

ACIDITÉ, s. f. Trenkder, m. Peu ou 
pas usité. Ces fruits me plaisent par 
leur acidité, me a gav mad ar froues-se 
dre ma s int trenk. 

ACIDULE, adj. Peus-drenk , .skil- 
drenk; a denn ivar ann trenk (var). 

ACIER, s. m. Dir, m. Une plaque 
d'acier, eunn direnn. Un cœur d'acier, 
eur galoun ker kalet hag ann dir. 

ACQUÉREUR, s. m. Voy. ACHETEUR. 

ACQUÉRIR, V. a. Acheter; voy. ce 
mot. — Obtenir, gagner; gounid, p. 
gouneset;dellezout, p. dellezet. Acqué- 
rir de la gloire, gounid eunn hano 
kaer. Acquérir des ricliesses, gounid 
madou e-leiz ; daslum madou. Voy. 
S'ENRICHIR. Richesses bien acquises, 
madou gounezet mad ; madou leal. T. 
Mal acquérir des richesses, rastellat 



ACT 

madou a zeou hag a gleis. Les biens 
mal acquis ne profitent pas, ar madou 
a zeu dre'nn hent fait a zo dies-meurbed 
da ziwall. Prov. Acquérir les bonnes 
grâces de quelqu'un, gounid karañtes 
u. b ; gounid kaloun u. b. Il s'est ac- 
quis l'affection de mon frère, karañtes 
va breur en deuz gounezet; goune%et en 
deuz kalnun va breur. Quand j'aurai 
acquis son amitié, pa'm beso gounezet 
he garañtez. Travaillera — la vertu, 
poania da vont war wellaat, da vont 
ivar gresk er mad. La science acquise, 
ar skiant prcnet. Gr. Cette expression 
me parait très-douteuse. Voy. SCIENCE, 
SAVOIR. 
ACQUÊT, s. m. Voy. ACHAT. 

ACQUIESCEMENT, s. m. Voy. AGRÉWENT, 
CONSENTEMENT. 

ACQUIESCER, v. n. Voy. ACCORDER, 
CONSENTIR. 

ACQUIS, adj. et part. Voy. ACQUÉRIR. 

ACQUISITION, s. f. Voy. ACHAT. 

ACQUIT, s. 111. Diskarg, m. Donnez- 
moi mon acquit, plijet gan-e-hoch rei 
sklerijenn d'in , rei va diskarg d'ùi. 
Par manière d'acquit, dreist perm bis ; 
diwar fae (divar) ; enri eur dremen ; 
diioar neus. M. 

ACQUITTER, v. a. Payer ; voy. ce mot. 

— .absoudre juridiquement ; diskarga, 
p. et; gioenna (guenna), p. gwennet. Il 
a été acquitté, diskarget eo bet. gwennet 
eo bet gant ar varnerien. Gr. Dans ce 
cas, il serait mieux de dire : ar varne- 
rien n'ho deus kavet enrtbafi abek 
e-bedda damaW. Voy. COUPABLE, INNOCENT. 

— V. Pron. Ober, p. great ; peur- 
serchel, p. peur-zalchet. Il s'est ac- 
quitté de sa promesse, great en deuz 
ar pez en deus lavaret e rafe. Voy. TENIR 
PAROLE. S'acquitter de ses devoirs, de 
ses fonctions ; ober he garg. Il s'est 
acquitté de sou vœu, kuit eo eus he 
tvestl. Gr. Voy. VŒU. Quand je me 
serai acquitte de votre commission, 
pa'm bezo great ar pez hoc'h euz gour- 
c'hemennet d'in, arpez hoc'h euz lavaret 
d'in; pa'm bezo great ho k'fridi. 

ACRE, adj. Trenk, put, taguz, trelonk, 
c'houero. Vann. Treank. V. AIGRE. 

ACRETÈ, s. f. Voy. ACIDITÉ. 
ACTE, s. m. Action ; ober, m. pi. toit. 
Il réclama contre leurs actes, sevel a 



ACT 

reas a-cnep ar pez ho doa great. — 
Ecrit; skrid, m. pl. skrijou. Acte d'ac- 
cusation, skrid-tamall, m T. — - Actes 
publics ; diellou, pl. m ; teuliou, pl. m 
Ce dernier doit s'entendre surtout des 
actes des notaires, etc. Les actes du 
royaume, didlou ar rouañleles. Actes 
des apôtres, oberiou ann ebestel; levr 
ann oberiou euzann ebestel. Ct. Dans le 
clergé on préfère dire : aktou ann ebes- 
tel. Il est de fait que cette expression, 
comme la plupart de celles introduites 
par le christianisme, ne peuvent être 
exactement traduites que par le mot 
latin ou français habillé à la bretonne. 
Ainsi l'on dit : akt a feiz, akt a gurañ- 
tez, akt a clilacliar, pour dire acte de 
foi, acte de charité, acte de contrition. 
Toutefois je trouve que, dans ces der- 
niers cas, on peut être très-exact et 
très-bien compris, en disant : pedenn 
evit diskouez hor feiz, hor charafitez, 
hor glacliav. Paites un acte de foi, 
livirit eur hedenn evit diskouez ho feiZ. 

— Tout ceci équivaut à dire que les 
traducteurs doivent parfois avoir re- 
cours aux équivalents, aux périphrases, 
pour ne pas charger le breton de mots 
étrangers à la langue, 

ACTIF, adj. Alerte; beo, distak, am- 
part, eskuit. Corn.Strivant.Yoy. ALERTE. 

— Qui a de l'efficacité, des propriétés ; 
mad, kre, nerzuz. Vann. Mat, kren, 
nerc'hui. Du fumier —, teil mad, teil 
nerzuz, teil euz ar re wella (vella), 
teil en deuz nerz. — Verbe actif. 
Voy. VERBE. 

ACTION, s, f. Ober, m. pl. iou. Les 
bonnes actions , ann oberiou mad ; 
kement tra vad a reer. Les mauvaises —, 
ann drouk oberiou, ar gwall oberiou 
(goal). Tout ce qu'il y a de mal dans 
mes — , kement zo drouk er pez a 
rann ; kement zo drouk e kement tra 
a rann. Je m'informerai près de lui de 
vos — , me a c'houlenno out-hañ ar 
pes oc'h euz great. A quoi tendaient 
ses — , da betra e tenne ar pez a rea? 
etreze petra e tenne ar pez a rea? Ayez 
sur vos — , un empire absolu, poanit 
da veza treac'h d'e-hoc'h hoc'h-unan e 
kement tra a rit. Faire une bonne 
action, ober vad, ober ar mad. — 
COMBAT, bataille. Voy. ces mots. — 
VÉHÉMENCE ; nerz, ners, f. — part, 
mise ; lodenn, f. pl. ou. — Rendre à 
Dieu des — de grâce, trugarekaat 



ADI 



lo 



Doue. Dieu exige les — de grâce qui 
lui sont dues. Doue a c'houlenn krenn 
bcza trugarekeet evel ma'z eo dleet. — 
Il est toujours en — , en mouvement, 
ema atao mont-dont, bepred ema fînv- 
fmv. — Action d'éclat. Voy. EXPLOIT. 

ACTIONNAIRE, s. m. Nep en deui 

lodennou. 

ACTIONNER, v. a. Appeler en justice. 
Voy. ces mots. 

ACTIVER, V. a. Voy. HATER. 

ACTIVITÉ, s. f. Beoder, m. Évitez ce 
mot. Cet homme est plein d'activité, 
beo-braz eo ann den-ze ; ann den-ze a 
labour tenn. L'activité du feu, nerz 
ann tan. 

ACTUEL, adj. Réel. Voy. ce mot. — 
Présent. Dans les circonstances ac- 
tuelles, enn amzer-ma, enn taol-ma, 
brema, bremañ. La guerre actuelle, 
ar brezel-ma. 

ACTUELLEMENT,adv. Brema, bremaTi; 
enn amzer-ma, enn amzer-mañ. Vanu. 
Berma, bermen, brema. Voy. MAINTE- 
NANT, ICI. 

ADAGE, s. m. Voy. PROVERBE. 

ADAPTER, V. a. Voy. AJUSTER. 

ADDITION, s. m. Augmentation; 
Kresk, m. — Calcul. Voy. ce mot. 

ADDITIONNER, v. a. Voy. CALCULER. 

ADHÉRENCE, s. f. Framm, m. Voy. le 
mot suivant. 

ADHÉRENT, adj. Nep a zo stag oc'h 
eunn dra-hennag ; nep a zalc'h oc'h. 
Ils étaient adhérents, stag e oa ann eil 
oc'h egile; stag oc'h stag e oant. — S. m. 
qui est du même parti, nep a zo enn 
eunn tu gant u. b. C'est un de mes 
adhérents, lie-ma a zo enn eunn lu 
gan-en; he-ma a zo enn tu gan-en. 
Voy. PARTI. 

ADHÉRER,, V. n. Être lié, uni à un 
objet; beza stag oc'h e. d. b. — Con- 
sentir. Voy. ce mot. — Adhérer à un 
parti, être d'un parti. Voy. PARTI. 

ADHÉSION, s. f. Voy. CONSENTEMENT. 

ADIEU, s. m. Kimiad, m. pl. ou. Ce 
pluriel n'est guère usité. Faire ses 
adieux à quelqu'un, kimiada dioc'h 
u. b; kimiada digant u. b. Il est venu 
me dire — , deuet eo da gimiada 
diouz-in. Sans dire — à son frère, 



16 



ADJ 



hep kimiada diouz he vreur. Faire le 
dernier — , ober gt c'himiad divesa : 
kimiada evit-mad. Après leur avoir 
dit — , goude besa lavaret kenavezo 
d'ezho. Elle a fait ses — aux choses de 
ce monde, great e deuz he c'himiad da 
holl draou ar bed-ma.Yoy. RENONCER à. 
Ils se firent alors leurs adieux, neuze 
e kimiadchont ann eil dious egile. — 
Locution elliptique ; kenavezo, kena- 
vezo ar c'henta giveled (gueled) ; kena- 
vezo ar c'henta. Ces mots signifient à 
la rigueur au rei'otr .' Vann. Kenavou. 
Trég. et Corn. Kenavn. Adieu, mon 
frère, kenavezo, va breur; kenavezo 
d'id, va breur! Adieu, madame, ho 
kimiada a rann, itroun. Cette dernière 
locution est plus respectueuse que la 
précédente. 

ADJACENT, adj. Tost da, stag oc h, 
dalc'h oc'h, a so tost da. a sko ivar (var). 
Mon champ est — à la ville, va fark 
a so tost da gear, a zo tosiik tost da 
gear. Voy. ATTENANT. 

ADJECTIF, s. m. Terme de gram- 
maire. Nous répéterons ici ce que 
nous a déjà appris la grammaire. Les 
adjectifs, en breton, n'ont ni genre 
ni nombre. Ainsi : eunn den iaouank, 
un jeune homme; eur verc'h iaouank, 
une jeune fille ; ann dud iaouank, les 
jeunes hommes ; ar merched iaouank, 
les jeunes femmes. Seulement, dans 
certains cas qu'indique la grammaire 
et que nous allons détailler, la lettre 
initiale de l'adjectif se modifie, lorsque 
l'adjectif suit immédiatement le subs- 
tantif; car on dit : eur verc'h vad; 
mais il fautdire :arverc'h-zeazomad. 
Il en est de même du comparatif et 
du superlatif. En Tréguier, ou aime 
assez dire : eur gaer a iliz, au lieu de : 
eunn iliz gaer. 

Changements à faire subir aux 
initiales des adjectifs quand ceux-ci 
suivent immédiatement les substan- 
tifs : 

!• On peut dire à ce sujet que, dans 
la plupart des cas, les substantifs 
masculins pluriels, ayant trait aux 
horameSj à leurs qualités ou profes- 
sions, veulent l'adoucissement à l'ini- 
tiale de l'adjectif qui les suit, excepté 
quand cettf> initiale est d ou s. Ainsi : 
ar baotred vraz, aiin dud vraz, ar vu- 
gale vihan, ar veleien goz, beleien goz, 



ADJ 

ar gristenien goz, ar gristenien geñta, 
ar vugale geiz, ar gemeuerien vad, ar 
gristenien baour, ar vugale baour, ar 
gemenerien binvidik, ar vugale dochor, 
ar vugale sempl, ar vugale didruez. — 
Toutefois les substantifs de cette caté- 
gorie qui sont terminés par d au 
pluriel, ne font subir aucun change- 
ment à l'initiale de l'adjectif, quand 
cette initiale est d, k, g, p, t, s, c'h. 
Ainsi, ann dud dall, ann dud divadez, 
ann dud keis-ze, ann dud kalounek, ar 
baotred kalou)iek, lion tud koz. ann dud 
gouez, ann dud paour, ar baotred pin- 
vidik, ar baotred treud, ar baotred to- 
chor, ann dud treud, ann dud tochor, 
ar Vretouned paour, ar baotred sioul, 
ar Vretouned_ didruez, ann dudsempl, 
ann dud santel, ar baotred santel. — 
La raison de cette particularité est 
indiquée plus loin dans cet article. 

2° Après les substantifs pluriels 
masculins n'ayant pas trait aux hom- 
mes, à leurs qualités ou professions, 
on ne fait aucun changement à l'ini- 
tiale de l'adjectif, lequel, par cette 
raison, est le même qu'au singulier. 
Ainsi : ann heñchou braz, ar prenved 
bihan, ar chestel kre, ann diaoulou 
kornek, ann douarou mad, ann deisiou 
keñta, al loened didruez, al loened 
gouez. 

.3° Après les substantifs du genre 
féminin au singulier, qu'ils aient trait 
ou non aux femmes, à leurs pro- 
fessions ou qualités, on peut dire en 
général que l'initiale de l'adjectif 
s'adoucit. Ainsi ; eur verdi vihan, 
eur wezenn vraz, eunn dra gaer, eunn 
dravraz, va mamm-gaer, vamamm-goz, 
al lezenn gristen, eunn doenn vad, eur 
binijenn galet; mais on dira eur bini- 
jenn garo, parce que le g n'est pas une 
lettre dure; ann heur ziveza, eur be- 
denn zeread, ann amzer zioul, eur zae 
icenn, eunn dra zister, eunn dra zoue- 
zuz, eur iar zilost, eunn or sigor, 
kement tra grouet zo, eur vamm griz, 
va c'hoar geaz. 

4° Les substantifs féminins singu- 
liers qui font faire exception à cette 
règle, sont ceux terminés par les 
lettres k, ch, d, t, z, quand ils se trou- 
vent devant les initiales k, d, p, s, t, 
cil. Ainsi : eur c'hrek kaer, va grek 
keaz, va dousik koant, eur c'hrek treud, 
ar gornadounik koz, eur verc'h koant, 



ADJ 

eur rcrch didrxies, eur verr'h sempl, 
eur plac'h pinvidik, eur vioc'h peudek, 
eur vioch treud, eur c'hrac'h koz, eur 
chrachik koz, eur vreac'h torrel, eur 
streat tenn, eur streat kaillarek, eur 
vadiziant kaer. eur roiianez koz, eur 
vaz pennek, ann no;zvez keñta, eur vues 
direis, eur vercli sañtel, ar Wercliez 
sañtcl, eur gomz chouero. Par une 
raison semblable, il faudra dire : eur 
vagad tud, eur vak treiz, eur vagad 
pesked, eur voestlad madigou, eul lia- 
sennad butun, eur vurutellad hleud, eur 
werennad dour, eur voutaillad gwin, 
eur gaouad tersienn. 

Cette particularité du d et du z, 
n'exigeant pas radoucissement après 
eux, ne peut guère s'expliquer qu'à la 
manière dont l'explique M. Milin, à 
savoir que ces deux lettres, à la fin 
des mots, sont de nouvelle création. 
Il est de fait que, au lieu de bagad, 
tud, annn dud, ilis, rouanez, pesked, 
on trouve dans les vieux manuscrits 
bagat, tut, ann dut, ilis, rouanes, pesket. 
Eu Vannes on écrit encore de cette 
dernière manière, de même que dans 
quelques parties du Léon et de la 
Cornouaille. 

En termes généraux, cette règle de 
permutation des initiales des adjectifs 
pourrait, d'après M. Milin, s'énoncer 
en ces termes : deux consonnes fortes, 
dures, aspirées, qui se rencontrent, 
l'une à la fin d'un mot, l'autre au 
commencement du mot suivant, loin 
de se repousser, se recherclient mu- 
tuellement. — A toutes les citations 
précédentes, il faut encore joindre la 
suivante : deux consonnes différentes 
à la fin d'un substantif léminin, ne 
modifient pas l'initiale de l'adjectif. 
Ainsi : exir voestl prenn, eur voestl 
torret, bibl saniel, eur werbl pisliguz, 
ar weach kenta. \oy. au mot SUBSTANTIF 
ce qui est dit de ces sortes de permu- 
tations de lettre. Voy. aussi lettre G. 

Voici quelques cas particuliers sur 
remploi de l'adjectif : Un cheval 
anglais, eur mardi saoz. Les écrivains 
français , ar skrivagnourien euz a 
Vro-Chall. Diane la grande, Diana ar 
vraz. Le français Rabaud, ar gall 
Rabaud. Jean l'écossais, lann ar sko- 
sian. Alexandre le Grand, Aleksandr 
ar brudet-bras. Marie la blanche, Mari 
icenn (venn), Mari ar icenn. Le vieux 



ADM 



47 



Maurice, Moris kos. Azénor la pâle, 
Asenorik glas. Nantes la jolie, Naoned 
ar goant. Le grand vicaire, ar vikel- 
vras. Les fumiers les plus chauds, 
ann teilou ar re domma. Le grand 
Colas, arCTioiasbm^. Le grand Michel, 
Mikeal vraz. La vieille Marguerite, 
Mac'harit gos. Jean l'imbécile, lann. 
ann trapet. Paul le boiteux, Paol gamm. 
Jean le tondu, lann penn tous. Le beau 
Nicolas, ar paotr koant Kolas. Les 
personnes âgées, ann dud pa vezont 
kos. Voy. COMPARATIF, SUPERLATIF. 

Avant de terminer ce qui a rapport 
à l'adjectif, nous dirons qu'il y a une 
manière très-élégante de rendre en 
breton les adjectifs possessifs notre, 
votre, leur. Votre bonté est grande, 
c'houi a zo bras ho madeles. Votre 
nom est béni par tous, c'houi a zo 
meulet hoc'h hano gant ann holl. Ce 
sont là des tournures à réserver pour 
le style relevé. Voy. PARTICIPE. 

ADJUGER, V. a. Rei d'ann hini a laka 
ann diner huela ; rei d'ann hini a laka 
ivar ar re ail. Vann. Asolvcin. Trég. 
Asolvin. 

ADJURER, V. II. Vov. ORDONNER, COM- 
MANDER. 

ADMETTRE, v, a. Recevoir, accueil- 
lir, reconnaître pour vrai. Voy. ces 
mots. 

ADMINISTRATEUR, s. m. Nep en deuZ 
da welet ivar draou eunn ail (velet var); 
nep a zo mestr icar vadou eunn ail. 

ADMINISTRER, v. a. Gouarn, p. et; 
mera, p. et. Vann. Gouarnein, meein. 
Trég. Meran. Corn. Meza. Voy. GÉRER. 
Administrer la justice, doùgen eur 
varn. Administrer les sacrements, rei 
ar zakramañchou, kas ar zakramañ- 
chou, dougen ar sakramañchou. Ces 
deux derniers ne s'entendent que de 
l'extérienr de l'église. 

ADMIRABLE, adj. Kaer- neurbed, soue- 
sus, esllammuz. Cela est —, kaer- 
meurbed eo ann dra-se ; eunn dra gaer- 
meurbed eo. Ce qu'il a fa-t est — , 
traou souesuz, traou burzudus en deuz 
great. Gr. Vous êtes un homme —, 
c'houi a zo eur maill ; maill oc'h ; 
n'hoc'h eus ket ho par war ann douar^ 
eunn den oc'h ne gav ket he bar. Une 
bonté —, eur radeles ar vrasa. Vn 



18 



ADO 



liomme d'une bcautt', —, eunn den ar 
c'haera. 

ADMIRATION, s. f. Soues, î;estla'mm, 
m. Vous serez dans l'admiration quand 
vous l'aurez vu, souezel e viot pa ho 
pezo gwelet anezhañ. Être le sujet de 
l'admiration de tous, heza seLlet gant 
soues e-toueg ann dud. T ; lakaat ann 
dud da veza ^ouezet. Cela me met dans 
Vdiàmiraiion, kement-seamlakasouezet. 
Vann. Souecli, f. Voy. ÊTRE ÉTONNÉ, 
ADMIRER. 

ADMIRER, V. a. Soueza, p. et; est- 
lammi, p. et : heza souezet ; saouzani, 
p. et. Gr. Vann. Bout souecliet. Nous 
admirons les beautés de la nature, 
sellet a reomp gant souez oc' h ann traou 
a io bet great gant Doue. Il admire tout 
ce qu'il voit, estlammi a ra gant kement 
ira a zo dirak he zaoulagod. Elle se 
faisait — de tout le monde, ann holl 
a zelle out-hi gant souez. J'admire votre 
talent, eur maill oc h, n'hellann ket her 
nach. 

ADMISSIBLE, adj. Nep a c'hall beza 
dîgemeret. Il est — parmi nous, enn 
hon niver e vezo kemeret, s. N; dîge- 
meret e vezo enn hon touez. 

ADMISSION, s. f. Dîyemer, m. 

ADMONÉTER, v. a. Tamall, p. et; 
tehsa, p. et; kelenn, p. et; oier kelenn 
da, p. great. Autrefois on disait lamal- 
lout, kelenna, à l'infinitif. Vann. Gober 
kelenn, kelennein, noezein, tabutal. 

ADMONITION, s. f. Kelenn, f. pi. ou. 
J'estime que Le Gon. s'est trompé 
en faisant ce substantif du genre 
masculin. 

ADOLESCENCE, s. f. laouankiz, f; 
a/tn oad krenn, ann eil oad, m. Vann. 
laouanktiz , f. Quand j'élais dans 
l'adolescence, pa oann deut da veza 
braz eunn draik. T. 

ADOLESCENT, s. m. Den iaouank, 
m. pi. ludiaouank ; krenn baotr, ni. pi. 
krenn baotred. Au féminin, plac'h 
iaouank, pi. merc'hed iaouank. Un — , 
eunn den iaouank, eur clirenn baotr. 

ADONNER (S'), v. réfl. En em rei da 
frelii), p. enem roet ; trei oc'h, p. troet, 
En mauvaise part on dit, beza techet 
ùa, heza douget da, heza tonellet gant. 
Il s'adonne aux plaisirs, en emrei a ra 
d'ar plijaduresiou ; tonellet eo gant ar 



ADO 

plijaduresiou. Il s"ado:iiie à l'ivro- 
crnerie, techet eo d'ar gwin. Il s"adoniie 
aux femmes, touelle't eo gant ar mer- 
clied; karet a ra ar merched; eur 
merchetaer eo. Il s'adonne au com- 
merce, troet eo oc'h ar wers. T. 

ADOPTER, V. a. Choisir. Voy. ce mot. 
— Prendre pour fils, pour fille; keme- 
ret da vap, kemeret da verdi. Être 
adopté, beza kemeret da vap, da verc'h ; 
beza great map , beza great merc'h. 
Nous avons été adoptés enfants de 
Dieu, great omp bel bugale da Zoue. 
Voy. ADOPTIF. 

ADOPTIF, adj. Père —, ann hini a 
gemer bugale ar re ail evit he re. C'est 
mon fils — , hen-nez a zo ar bugel em 
euz kemeret da vap. C'est mon père — , 
he-ma eo en deuz va c'hemeret da vap, 
daverch, si c'est une fille qui parle. 
Pour les deux sexes on dit aussi, en 
ce cas, va zad mad-oberer eo. Gr. 

ADOPTION, s. f . Voy. ADOPTER, ADOPTIF. 

ADORABLE, adj. Dieu seul est —, 
Doue hep-ken a zo davezameulet hag 
enoret. 

ADORER, V. a. Rendre le culte à 
Dieu, meuli hag enori Doue. LeGonidec 
donne aussi en ce sens, keela Doue, 
azeuUDoue. Le P. Grégoire n'emploie 
ce dernier qu'en parlant des idolâtres : 
azeuli ezans d'ann idnlou, adorer les 
idoles. Dans l'usage, on àiiadoriDoue, 
p. adoret. Vann. Âdorein. — Aimer 
beaucoup, estimer. Voy. ces mots. 

ADOSSER, V. a. Harpa oc'h, p. harpet. 
Vann. Harpein doc'h, harzein doc'h, 
lakat enn harz. S'adosser à un mur, 
harpa he gein oc'h eur voger. Voy. 
APPUYER, SAPPUYER. 

ADOUCIR, V, a. Devenir doux au goût, 
c'houekaat. p. eeT, eat. — Adoucir la 
douleur, le mal, terri nerz archlac'har, 
terrinerzann drouk, terri nerz arboan. 
Il adoucit les passions, dre-z-hañ e 
vez torret nerz ann drouk ioulou. Cela 
adoucira l'amertume de votre comr, 
poan ho kaloun a vezo distanet garit ann 
dra-ze. T. — V. pron. Parlant du 
temps ; dont da veza sioul ; beza sioul ; 
koueza, p. et; tevel, p. tavet. Autrefois 
on disait tavi au lieu de tevel. Le temps 
s'est adouci, sioul eo ann amzer brema. 
Le vent s'est adouci, koiiezet eo ann 



ADU 

avel, taveteoannavel. L'hiver s'adoucit, 
ne d-eo ket kerien argoanv 6remo. Voy. 
CALWER, APAISER. 

ADOUCISSEMENT, s. m Coiisoialioii. 
soulagenieut ; voy. ces mots. 

ADRESSE, s. f. Industrie, talent; 
tjm, m; spered, m; Vann. speret, m. 
Anciennement iñjin. Adresse vaut 
mieux que force, gwell eo ijin evit nerz . 
Cela est fait avec — , ann dra-zea zo 
bet great gant ijin. Gr. Il a beaucoup 
d'adresse, eur spered lemm en deus; 
kah a spered en deuz. — Ruse, artifice ; 
voy. ces mots. — Envoyez cela à 
l'adresse de M. Lescop, kasit ann dra- 
ze da di ann aotrou Leskop. 

ADRESSER, v. a. Envoyer; voy. ce 
mot. S'adresser à quelqu'un, mont da 
gaoutu. b. Adressez-vous à cet homme, 
il chausse bien, it da gaout ann den- 
ze, eur chère mad eo. Ce discours 
s'adresse à vous, ar cliomzou-ma a 
zell ouz-hoc'h. Je ne sais à qui 
m'adresser, n'ouzoun peleach mont. 
Adresser des prières à Dieu, ober he 
ledenn da Zoue. Je m'adresserai à vous 
dans ma détresse, bon Jésus, ouz-hoc'h 
e klemminn, va Jpzuz, e-kreiz va 
foaniou. 

ADROIT, adj. Industrieux ; nep en 
deuz ijin, nep \en deuz eur spered 
lemm; ijinuz. Vann. Ampert. — Rusé. 
C'est un — voleur, eul laer dion'h 
ann dibab eo ; eul laer touet eo. 

ADULATEUR, s. m. Nep a ro lorc'h 
d'ar re ail ; nep a ra kxhdou d'ar re ail; 
fals-meuler, m. pi. fals-meulerien.Yow 
ADULER. 

ADULATION, s. f. Lorc'h, m; Kudou, 
pi. m. G. fals-meideudi, f. pi. fals- 
meulexidiou. Voy. ADULER, FLATTER. 

ADULER , V. a. Meuli dreist penn 
(dreliisL), p. meulet; ober kudou da, 
rei lorc'h da ; hilligat, p. hilliget. Vov. 
FLATTER. 

ADULTE, s. m. Nep a zo eat enn he 
iaouañkiz. Voy. ADOLESCENT. 

ADULTÈRE, s. m. Avoultriez, f. Com- 
mettre un — , ober avoultriez, koueza 
enn avoultriez ; avoullri, p. avoultret, 
Gr. L'adultère est un péché bien grave, 
ann avoultriez a zo eur pec'hed grisiaz- 
meurbed. Enfant né d'un —, avoultr, 



ADV 



19 



m. pi. avoultreien. avoultred,C<r. Pour 
le féminin, avoultrez, pi. éd. Gr. — 
Adj. avoultr. Une femme—, eurc'hreg 
avoultr. Garde-toi d'être — , mir na ri 
avoultriez. 

ADULTÉRIN, adj. Qui est né d'un 
adultère ; voy. ADULTÈRE, BATARD. 

ADVENIR, v. n. Voy. ARRIVER. 

ADVERBE, s. m. Terme de gram- 
maire. Assez fréquemment, dans les 
auteurs anciens, on trouve les adjectifs 
employés comme adverbes. Prier Dieu 
convenablement, pidi Doue deread, 
s. N. Nous les offrons avec joie, 
loouenn e kinnigomp anezho, s. N. Je 
ferais volontiers ma prière, me rafe 
c'hoahtek va fedenn, s. N. Un cheval 
richement harnaché, eur mardi pinvi- 
dik harnezet, 0. p. Le P. Grégoire 
donne aussi une manière d'adverbe 
qui est très-ancienne et qui est peu 
usitée aujourd'hui, sinon en Cor- 
nouaille. Ainsi, ez fur, sagement; 
ez hirr, longuement; ez rok, arrogam- 
ment; c'est l'adjectif précédé de la 
particule ez. Cette sorte d'adverbe 
parait étrange à beaucoup de per- 
sonnes, et cependant on dit partout 
aujourd'hui encore, e leal, loyalement, 
etc. Très-vite, au plus vite, buhan- 
buhan, buhan ha buhan. Voy. au mot 
superlatif ce qui est dit des adverbes. 
La particule ez n'était pas la seule 
en usage autrefois pour former les 
adverbes ; il en était de même de 
en, ent. Ainsi, on disait en laouen, 
gaiement; ent fur, sagement; entfoll, 
follement; ent c'hoantek, volontiers. 
On disait aussi avec un substantif, ent 
gloar, glorieusement. 

ADVERSAIRE, s. m. Ennemi ; enebour, 
m. pi. ien ; nep a zo a-enep d'eunn ail. 
Adversaire en justice, keferer, m. pi. 
ien; G. Mes adversaires, ar re a xo 
a-enep d'in, ar re a zo em enep ; ar re 
a zo savet a-enep d'in. 

ADVERSE, adj. Ma partie —, va c'he- 
vrenn-enep, G. Voy. ADVERSAIRE. 

ADVERSITÉ, s. f. Drouk-lamm, m; 
eñkrez, f; drouk-eur (drouk-ehur), 
m. Vann. Trebill, m. Il est tombé 
dans l'adversité, he-ma a zo bet kouezet 
e drouk-lamm ; gwall (goall) reuzeudik 
eo brema; gwall euruz (ehuruz) eo 
brema, siouaz d'ezhan. A la moindre 
— je reste irrésolu, ne ouzoun mut 



50 



A FF 



pelra da ober pa c'hoarvps gan-en ann 
dislera eñkrez. Il in; l'aiil pas se laisser 
abattre dans l'adversité, il faut savoir 
vaincre l'adversité, arabad eo d'e-omp 
koll fisianspastag ann eiikres ous omp; 
arabad eo d'eomp koll fisians e-kreiz 
ar poaniou. 

AÉRÉ, adj. Voy. AÉRER. 

AÉRER, v. a.Eara, ]).et;aveli, p. et; 
diloedi, p. et. Ce dernier s'emploie 
dans le sens d'exposer à l'air un objet 
moisi. Cette maison est bien aérée, 
earet mad, avelet mad eo ann ti-ze. 
Mal aéré, earet fall, avelet fait. Aérer 
du blé, aveli ed, diloedi éd. 

AFFABILITÉ, s. f. Madelez, f. Il m'a 
accueilli avec — , eunn digemer mad 
am euz bet digant-hañ. 

AFFABLE, adj. Mad. Un homme —, 
eimn den mad. 

AFFAIBLIR, v. a. Rendre faible: di- 
nerza, p. et ; semplaat, p.eet; toc'horaat, 
p. eet, eat ; disleberi, p. disleberet, G; 
giiiana (goana), p. gtoanet. Yann.Diner- 
c'hein, gwanein, p. dinerc'het, gioanet. 
Cette maladie vous alTaiblit, ar clilei'i- 
ved-se a zeu d'ho tinerza. Ce régime 
vous afTaiblira, or boed-ze a zislebero 
ac'hanoc'h, G. Cela l'affaiblit, ann 
dra-ze a docliora anezhau. T. Voy. 
S'ftFFAIBLIR. — V. pron. Devenir débile ; 
dont da veza toclior, dont da veza 
dinerz, p. deut, deuet ; semplaat, fal- 
laat, toclioraat, dinerza. Il s'affaiblit 
de plus en plus, toclioraal a ra bem- 
àez ; bemdez e teu da veza tochoroc'h- 
to&hora ; dinerza a ra bemdez, Ite nerz 
a ta digant-hafi a zeiz da zeiz. Il s'est 
aflaibli, deuet eo da veza toc'hor; dinerz 
eo brema ; eat eo he nerz digant-hañ. 

AFFAIBLISSANT, adj. Cerégimeest—, 
dre veva er c'hiz-ze e teuot da veza 
tochorocli-toc'hora. 

AFFAIBLISSEMENT, s. m. Dinerzidi- 
gez, f; sempladurez, f ; tochoridigez, f. 
Ces substantifs ne sont pas usités ou 
seraient peu compris. Il faut tourner 
la phrase par le verbe Par suite de 
raffaiblissement de sa santé, de ses 
forces, dre maz oa deuet da veza dinerz, 
da veza toclior. 

AFFAIRE, s. f. Travail, occupation ; 
labour, m. pi. iou; ira, f. pi. ou; 
kefridi, f. pi. iou. Il est accablé d'af- 
faires, kalz a labouriou en deuz; gwall 



AFF 

zammei eo gant Ue labour. Voy. BESOGNE, 
y'embarrasser dans les affaires sécu- 
lières, en em luzia e traou ar bed, 
Ne vous ingérez pas dans les affaires 
des autres, diwallit d'en em luzia gant 
traou n'hoc'h euz ket karg anezho ; lisl 
ar re ail da ziluia ho gwiad (guiad). 
Je le mettrai en tiers dans mes affaires, 
me roio d'ezhaii ann drederenn em zra, 
M. Comment vont les affaires? (Parlant 
à un marchand) ; ha mad ez a war ann 
traou ? ha mad ar icerz (verz) gan-e- 
hocli? ha mad ez a ar bed gan-e-hoc'h ? 
Le mot ar bed, employé de la sorte, 
joue un grand rôle dans la conver- 
sation. On s'en sert très -souvent. 
Me ia da welet penaos e ma ar bed gant 
ar iar, je vais aller voir si la poule 
qui est à la broche est cuite. Deomp 
da welet penaoz ema ar bed gant-hi, 
allons nous informer de ses nouvelles. 
Il fait de bonnes affaires, he ialc'had 
a gresk ; deuet eo da vad gant-hai'i ; 
pep tra a zeu gant-hah da vad dioc'h 
he c'hoant ; d'ezhan e teu pep tra da 
vad. Faire de mauvaises affaires, foeta 
he dra, foeta he drañtcl. Ses affaires 
vont mal, berr eo ar peuri gant-hañ. 
L'affaire réussira, ann dra-ze a zeuio 
da vad. Ce serait pour nous une bonne 
affaire , si nous pouvions partir de 
suite, ni a ve eunn taol kaer d'e-omp 
mont kuit hep date, II. J'ai des affaires 
à débrouiller, traou am euz da ziluia, li. 
Sous prétexte d'affaires, war zigarez 
eur gefridi-bennag. Je suis venu ici 
pour une — , deuet ounn ama da ober 
va c'hefridi. Quand la mort est proche, 
c'est une autre — , pa vez red mervel, 
ez eo eur &hoari ail, M. — Marché, 
convention ; marcliad, m ; tra, f ; stal, 
f ; prenadenn, f. Nous allons terminer 
cette — , niia da beur-ober ar marc'had. 
Vous faites-là une bonne — , eur bre- 
ïiadenn vad a rit aze. C'est une — ar- 
rangée, greal ar sial; eunn dra c'hreat 
eo. A ces sortes de phrases, les Bretons 
ajoutent : ho tourn em hini, votre main 
dans la mienne, pour dire : frappez- 
là, il n'y a plus à se dédire. — Procès, 
différend ; barn, f ; dael, f ; striv, strif, 
m ; riot, m. G. L'affaire a été ajournée, 
gourzezet eo bet ar varn, G. L'affaire 
a été chaude, c'hoari gaer a zo bet. 
Terminer une — à l'amiable, en em 
unvani, p. en em unvanet. Ils ont ter-_ 
miné cette — à l'amiable, en em unvanet 
vit. Je crois qu'ils termineront cette 



A FF 



AFF 



-21 



— à l'aininble, en em unvani a raint, 
me gred. Pour mieux connaître de 
;oii — , evit anaout gweUoc'h ar pes 
a zell out-hafi. A\or< je coniiaitroi de 
votre — . neuze e klevinn ac'hanoc'h, 
s. X. Celte — aura d"heureuses consé- 
quences, eunn dra vnd a seuio war- 
lerc'h kementse. L'affaire est sur le 
tapis, ahars nemeur e veso skoet war 
ann tomm. Mon — est Iden embrouil- 
lée, va gwiad (guiad) a zo gwall irien- 
net. — Combat; emgann, m. Cette — 
a eu lieu sous les murs de Brest, ann 
emgariTi-ze a zo bet lez kear Vrest. 
L'affaire a étécliaude, gicall c'hoari zo 
het igoall). — Peine ; poan, f. se tirer 
d'affaire, en em denna a boan. — J'ai 

— à lui, da ober am euz out-hañ. Je 
vais lui faire son — , me roio he stal 
d'ezhw'i, M. Il aura — à moi ; sorte 
de menace ; kavet e vezo ! On va 
l'attraper, son — est faite , paket e 
vezo, eo sklear he abadenn. Son — 
sera bientôt faite, pour dire, je le 
tuerai sans peine, ne vezo ket hir he 
abadenn. 

AFFAIRÉ, adj. Il est très —, kalz a 
labouriou en deuz : touellet eo gant he 
labour ; bcac'h zo war-n-ezhaJi ; gwall 
zammet eo gant he labour. 

AFFAISSEMENT, s. m. pour parer à 
l'affaissement de ce mur, gant aoun na 
zeufe ar voguer-zeda izelaat. Vov. S'AF- 
FAISSER. 

AFFAISSER (S'), v. pron. Izelaat, p. 
eet, eat. Le tas de fumier s'affaissera, 
izelaat a raio ar bern teil. Être accablé 
sous la charge, plega dindan he veac'h, 
p. pleget. 

AFFAMÉ, adj. Qui a grand faim; 
naounek, naonek ; nep en deuz naoun 
braz. Je suis — aujourd'hui, naoun 
braz am euz idrio ; maro ounn gant 
ann naoun. — Avide_, désireux. Il est 

— de gloire, choanlaat stard a ra 
kaout eunn hano kaer. 

AFFAMER, v. a. Prendre par famine; 
naouna, naona, naounia, p. naounet, 
naouniel. Vann. Nannein, p. nannet, 
Affamer une ville, noouna eur gear. 

AFFECTATION, s. f. Fouge, f. Avec 

— , gant fouge. Il est plein d'affecta- 
tion, bragal a ra e kement tra a ra ; ne 
ra nemet diskouez he baotr mad, M. 
Parler avec—, koms gant taoliou. Corn. 



AFFECTER, v. a. Attrister ; voy. ce 
mol. — Chercher à. Il affectait alors 
de paraître triste, neuze e oa teval ann 
dremm anezhañ. En affectant de grands 
airs, enn eur ober he c'hrobis. — Dési- 
rer, rechercher; voy. ces' mots. — V. 
pron. S'affliger; voy. ce mot. 

AFFECTION, s. f. Karañtez, f. pleg, 
m. pi. ou ; tech, m. pi. ou. Ce dernier 
ne s'emploie qu'en mauvaise part. Hors 
du Léon, karahle. f. Avoir de l'affec- 
tion pour quelqu'un, kaout karantez 
oc'h u. b; kaout karantez evitu. b : karet 
u. b. V. AIIVIER. — Vann. Endevout ka- 
rañte evit u. b ; karein u. b. Avoir de 
l'affection pour une chose ; voy. ENCLIN, 
porté à. Avec — , gant karantez, a ga- 
loun, a galoun frank. Avec toute l'af- 
fection possible, gant eur garañtez ar 
vrasa_; gant pep karantez; gant eur 
garantez vraz-meurbed. Mettre toute 
son — en quelqu'un, karet unan-bennag 
dreist kement zo. Il n'a plus autant 
d'affection pour elle, koazet eo eunn 
draik he garante- out-hi. T. Ceux qui 
ciiangent souvent d'affections sont 
malheureux, ann dud berboellik a zo 
reuzeudik. T. Nos affections intérieu- 
res, pleg hor c'haloun. Ne vous liez 
pas d'affection aux créatures, bezit 
atao distag dioc'h ann traou krouet. 
Les affections terrestres, ar garantez 
oc'h ann traou krouet; ar garantez evit 
traou ann douar. Nos affections sont 
inconstantes, edro eo pleg hor c'haloun, 
La religion n'interdit pas les affections 
naturelles, ar feiz na vir ket ouz-omp 
d'en em garet ann eil egile. T. Les 
affections désordonnées, drouk-ioulou 
ar c'horf : drouk-ioulou ar c'hik ; ann 
techou fall : c'hoantegesiou fall ar 
galoun. Suivre ses atTections désor* 
données, mont da heul drouk-ioulou ar 
c'horf; heulia he c'hoantegesiou fall. 
Voy. TENDRESSE, AMITIÉ, PASSIONS. 

AFFECTIONNÉ, adj. Nep en deuz eur 
garantez vraz oc'h u. b; karañtezuz. 
Vann. Karantpuz. Il est très — pour 
nous, eur garantez vraz en deuz ouz- 
omp, evid-omp ; karet meurbed a ra 
ac'hanomp; karantezuz-braz eo enn 
hor cheñver. Très — pour les autres. 
karantezuz-braz e-keñver ar re ail. 

AFFECTIONNER, v. a. Aimer ; voy. ce 
mot. — V. pron. S'affectionner pour 
quelque chose, bega douget da. 



±2 



AIT 



AFFERMER, v. a. Prendre à ferme: 
kemerel da vereuri. Donner à ferme. 
rei da vereuri, rei e mereuri. Ces deux 
locutions que cite Le Gonidec ne 
seraient pas comprises aujourd'luil. 
Dans l'usage on dit dans le premier 
cas, fermi diyant u. b ; kemerel e ferm. 
Dans le second cas, on emploie fermi 
da. Toutefois, il est une locution dont 
se servent ceux qui parlent bien : il 
m'a afl'ermé sa ferme, bes' em eus bel 
eur goumanant diganl-hafi ; eun atant 
am eu2 bel digant-hafi war lizer ferm. 
Voy. BAIL, FERME, LOUER. 

AFFERMIR, v. a. Assujettir; starda, 
p. et. Affermissez la table, stardit ann 
daol. — Rendre plus ferme, plus so- 
lide, startaat, p. eel, eat ; krevaat, p. 
eet, eat. — V. pron. Startaat. Il s'alfer- 
mira avec le temps, startaat a raio 
gara ann amzer. Sail'ermir en Dieu, 
besa stag oc'h Doue. T. Voy. RAFFERMIR. 

AFFÉTERIES, s. pi. f. iVeusiou, neu- 
ziou, pi. f. ; orbidou, pi. m; orbid, m. 

AFFICHE, s. f. Skrilell, f. pi. ou; 
liketenn, f. pi. ou. G; paper skrivet ha 
stagel war eur vnger evit beza leimet. 

AFFICHER, V. a. Staga eur skrid oc'h 
eur voger evit besa lennet ; liketa, p. et, 
G. Vann. Stagein ur skrid eit bout 
lennet. 

AFFIDÉ, s. m. Un de sesaffldés, eunn 
den diocli he zourn. 

AFFILER, V. a. Voy. AIGUISER. 
AFFINER, V. a. Skarza, karsa, p. et; 
distlabeza, p. et, G. 

AFFINITÉ, s.f. Rapport, conformité, 
degré de parenté ; voyez ces mots. 

AFFINOIR, s. m. Instrument pour la 
préparation du chanvre; kribin, f pi. 
ou. Celui qui sert pour la dernière 
opération, kribin staiik. 

AFF^QUETS, s. pi. m. Bravefuezou, 
braveñtesiou, pi. f; brageerezou, pi. m ; 
kiñklerezou, pi. m. 

AFFIRMER, v. a. Touet, tout, p. touet; 
rei da wir (rehi da vir), p. roet. Voy' 
CERTIFIER, ASSURER. 

AFFLICTION, s. f. Añken, f. pi. iou ; 
eñkrez, f. pi. eñkresiou , eñkresiou; 
chif, m; rec'h, asrec'h, f; glac'har, f. 
Vann. Trebill, m. Trég. Trubuill,'m. 
Il est dans une grande — à ce sujet,' 



AFF 

eur c'hlachar vraz en deus diwar-benu 
kement-se ; añkeniel-braz eo gant kemenl- 
se. Il est dans ladliction, enk zo 
war-n-ezhañ ; glacliaret eo he galoun. 
Toutes les choses de ce monde ne sont 
qu'alllictions, kement tra zo er bed ne 
à-int nemet eñkrez. Cette nouvelle le 
plongera dans une grande —, mañlret 
e vezo he galoun gant ar c'helou-ze ; 
ar c'helou-ze a c'hlac'haro anezhañ. 
Adoucir l'aflliction, terri nerz ar c'hla- 
c'har, p. torret; rei frealz, p. roet. 
Voy. AFFLIGER, PEINE, CHAGRIN. 

AFFLIGEANT, adj. Añkeniuz, doa- 
nius, glac'harus. Il faut, à mon avis, 
être très-économe de ces adjectifs 
bretons : il est mieux de tourner la 
phrase par le verbe. Vann. Añkenuz, 
chifus. Nouvelles allligeantes, kdou 
doaniuz. Maladie atlligeante, kleñved 
ankeniuz. T. Cest une maladie allli- 
geantu, eñkreset ounn gant he glehved. 
Sa mort est affligeante pour ceux qui 
l'ont connu, ar re ho deuz anarezet 
aneshafi a veso gwall c'hlac'haret di- 
war-benn he varo. Cela est — , eunn 
truez eo. 

AFFLIGÉ, adj. et s. m. Los allligés, 
les malheureux, ar re zo glac'haret ho 
clialoun. Vann. Arre melkoniet, s. N. 
Elle est aQligée d'une perte de sang, 
hi a zo klanv gant ann diwoad. T. 

AFFLIGER, v. a. Causer de ladliction, 
glac'hari, p. et ; rei nec'h, p. raet , 
chifal^[). et; mañtra, p. et; añketiia: 
p. ankeniet; efikrezi, p. et. Vann, 
Chifein, afikinein. Trég. Glac'harin,. 
p. glacharet. Vous l'avez allligé, 
glacliaret hoc'h euz anezhafi. Vous en 
êtes bien aflligé, gtcall c'hlac'haret 
oc'h gant kement-se. Cela m'allligerait 
beaucoup, kement-se am lakafe gicall 
enkrezet, am lakafe da veza gicall 
eñkrezet Cela vous allligera, ann d ra- 
se a c'hlacharo ac'hanoc'h ; glac'haret 
e viot gant kement-se; ann dra-ze a 
vezo d'e-hoc'h eur galounad. Cette 
nouvelle allligera ])eaucoup de monde, 
tud e-leiz a vezo glac'haret gant ar 
c'helou-ze. Il est allligé de ce malheur, 
mahlret eo he galoun gant ar reuz-se. 
Nous sommes bien affligés, ankeniet- 
meurbed omp ; gwall enkrezet omp ; 
eat omp abaf, s. N. Ce qui m'alilige 
le plus, c'est d'être malade, muta tra 
a gresk va foan eo o veza ma's ounn 
klanv ; ar pez a ra aliesa poan d'in eo 



A FF 

dre ma 2 ounn klanv. Ne vous alïligez 
pns (le l'ahaiidoii de votre ami, dit 
l'Ecriture, arahad eo d'e-hoc'h en em 
clilachari viar d-och dilezet gant ho 
mig7ioun, eme ar Slrritursakr. Tous les 
maux dont les hommes peuvent l'af- 
fliger, kemenl drouk a zeuio da eñkrezi 
aneshan a berz ann dud ; kement drouk 
a c'hoarvezo ganl-hafi a berz ann dud. 
Voy. ATTRISTER. — Ruiner, dévaster; 
yioasla (goasla), gicastet. La peste a 
allligé ce pays, gwaslet eo bet ar vro-se 
ganl ar vosenn. — V. pro.'i. En em 
c'hlac'hari, en em nec'hi, kaoutnec'h; 
p. en em chlac'haret, en em necliet. 
Vann. Um chifein. Ne vous alUigez pas 
ainsi, arabad eo d'e-hoc'h en em c'hla- 
chari evel-se. Il s'afflige, en em nec'hi 
a ra ; nec'h en deuz. Ne t'afflige pas, 
n'as pe doan. 

AFFLUENCE, s. i". Foule. Voy. BEAU- 
COUP, FOULE, GRANDE QUANTITÉ. 

AFFLUER, V. n. Beza stank, en em 
gavout stank enn cul leac'h. 

AFFOLÉ, adj. Un cheval—, eurmarah 
penn- follet. L. La vache est affolée 
par les mouches, ar viocli a zivoll e 
hreskign. 

AFFRANCHIR, v. a. Mettre en liberté, 
leuskel da vont, p. laosket; dierenn. p. 
diereet ; prena, p. prei.el. Autrefois on 
disait laoski, diera à l'inliiiitif. Vann. 
dierein, p. dieret. Le vainqueur les a 
affranchis, diereet int bet gant ann hini 
a zo bet treac'h. Je ne suis pas assez 
riche pour — ce pauvre esclave, n'am 
euz ket danvez a-walc'h evit prena ar 
sklafpaour-ze. — Exempter d'impôts, 
etc. Il est affranchi de toutes charges, 
kuit eo a bep karg. Le roi a affranchi 
mes terres d'impôts, kuit eo a dellou 
vamadou holla berz ar roue ; va madou 
a zo bet lekeat kuit a dellou gant ar roue. 
Terre affranchie, douar kuit. — Pré- 
server, délivrer. Je prie Dieu de m'af- 
franchir de tout mal, me a bed Doue 
evit vm vezinn frank a bep añkenn. 
s. N. Âtfranchissez-moi, Seigneur, 
des nécessités du corps, distagit diouz- 
in, Aotrou Doue, holl ezommou ar c'horf. 
Plût à Dieu que nous fussions affran- 
chis de ces nécessités ! Plijet gant Doue 
n'horbemuihinie-bedeuzannezommou- 
se! Le vrai chrétien est affranchi de 
toute servitude, ar gicir gristen a zo 
er-meaz a bep sujediyez. — V. pron. 



ÂFI 2 

Un religieux ne doit pas s'affranchir 
de sa règle, eur manac'h a die plega 
dindan reol he slad a vuez, a die plega 
da reolenn he stad; eur manac'h a die 
beva bepred dioc'h ar reol eu% he urz, a 
die miret bepred reolenn he urz. 

AFFREUX, adj. Spouñtuz, estlammus. 
Vann. Eac'huz, blaouac'liuz. Quel af- 
freux spectacle ! Spouñtusa ira daweleti 
C'est une chose affreuse, eunn dra 
spouñtus eo ; eur spount eo. — Laid, 
vilain, très-mauvais; gwall-fall [s^oall), 
divalo. Un temps — , eunn amser 
givall-fall. Vann. Amser divalo. Voy. 
LAID, DIFFORME. 

AFFRONT, s. m. Mez, f; dismegans, 
(. pi. ou. Le pluriel e^t à éviter. Des 
affronts, meur a zismcgans. Il a reçu 
un — , eunn dismegans en deuz bet; 
eunn dismegans a zo koxiezet war-n- 
ezhan. Il m'a fallu supporter cet — , red 
eo bet d'in gouzanv ar vez-ze, gouzanv 
ann dismegans-ze. Plutôt que de me 
faire un tel —, kentoc'h evit kement a 
c'hloaz. C. p. Celui qui nous a fait — , 
aim hini en deuz great drouk d'e-omp. 

AFFUT, s. m. Terme d'artillerie ; 
gwele kanol (guele), m. p!. gwele»u 
kanol. — Terme de chasseur; spi, m; 
par, m. Il est à l'affût pour tuer le 
loup, bez' ema e spi o c'hortoz ar bleiz 
da zont; e par ema da laza ar bleiz. 
Vann. Boute spi; spial, spiein, être à 
l'affût. 

AFIN DE, AFIN QUE, conj. Evit ma, 
devant les consonnes ; evit mac'h, 
devant les voyelles. Avec une négation 
dans la phrase : ganl aoun na, enn 
aoun na. Vann. Eveil ma, eit ma, eouit 
ma, geteeun na. Afin que vous veniez. 
evit ma teuot. Afin que je puisse le 
faire, evit ma c'hallinn ober kement-se. 
Afin qu'il l'aimât, evit ma teuje da 
garet anezhai'i. Afin de le connaître, 
ci'it mac'h anavezinn anezhañ. Afin 
que les pensées de cœur soient décou- 
vertes, evit ma vezo anavezet soñjezo- 
7WU ar galoun. Afin d'avancer dans la 
vertu, evit ma'z eol war icellaat. Afin 
d'arriver à la vie éternelle, evitdonlda 
gaout ar vuez a bado da viken. Afin 
qu'il n'y aille pas, gant aoun na'z afe 
di. Afin qu'il ne meure pas, enn aoun 
na zeufe da vervel. Afin de mourir dans 
l'amour de Dieu, enn aviz mervel e 



24 



AGE 



karantez Doue. 11. Voy. POUR, co:ijo-ic- 
lio.i. 

AGACEMENT, s. m. Sensation sur les 
(lents ; tozonadur ann dent; klochadur 
anndent. Ces substantifs ne sont guère 
usités. Voy. AGACER. Il n'est rien de 
meilleur contre l'agacement des dents, 
neuz ira gwelloah evit miret ocli ann 
dent da dourjouna, da daltuuza ; n'eus 
ira a va gwelloc'h evit didourjouna ann 
dent, evit didaltouza ann dent. (Mot à 
mot, pour désagacer les dents.) 

AGACER, V. a. Parlant des dents; 
tourjouna, p. et; kloc'ha, p. et; taltouza, 
p. et; tozona, p. et. Vann. Trechonein. 
(Ce mot vient de Trechon, oseille, en 
Vannes.) Corn. Toezella, p. toezellet. 
Les pommes m'agacent les dents, 
ann avalou a glochvadent. Gr; ann 
avalou a dourjoun va dent. J'ai les 
dents agacées, tallozet eo, tourjounet 
eo va dent. Ces pommes sont aigres 
et m'agacent les dents, tourjouneteo va 
dent gant ann avalou-ze dre ma'z int 
trenk. Pour empêcher les dents de 
s'agacer, evit miret oc'h ann dent da 
dourjouna, da daltouza, da gloclia. — 
Exciter, provoquer; hegal oc'h u.b, 
p.heget;oberannhekoc'hu. b, p. great; 
heskinat, heskina, p. heskinet ;hegasi, 
p. hegaset ; chala, p. chalet. Vann. 
Alahi7\ein, p. atahinet. Nagacez pas 
cet enfant, arabad eo d'e-hocli chala 
ar bugel-ze ; arabad eo d'e-hoc'h hegal 
oc'h ar bugel-ze. Agacer un cliien 
contre quelqu'un, isal eur chi icar- 
lerc'hu. b. p. iset. Il a agacé ce chien 
contre moi, isal en deuz great ar chi-ze 
îcar va 1ère' h ; isal en deuz great ar 
chi ouz-in, ou, war-n-oun. 

AGACERIE, s, f. Voy. PROVOCATION, 
AGACER. 

AGE, s. m. Oad, m ; Trég. Hoal, m. 
Vann. ouet, oet, m. Le premier — , ann 
oad tener, ann oad keñta. L'âge de dis- 
crétion, ann oad a skiant. Gr ; ann oad 
a reiz. G. L'âge de puberté, ann oad 
krenn, ann eil oad. La fleur de l'âge, 
ann oad flamm, kreiz ann oad, ann oad 
flour. Il est dans la fleur de l'âge, 
bez' cma e kreiz he oad ; eur paolr 
iaouank flamm eo. Une fille dans la fleur 
de l'âge, eur plac h iaouank flour. Vann. 
Vr verc'h enn he brud. Depuis que je 
suis dans l'âge de raison, abaz eus 
den ac'hanoun. Avant que je fusse 



AGE 

da;!S l'âge de raison, a barz ma oe 
den ac'hanoun. Ses vices croissaient 
avec l'àse, he dechou fall a greske dre 
ma îeue ann oad d'ezhan. T. Tandis 
que vous êtes encore dans le bel âge, 
endra m'emoch enn hoc h amzer gaera. 
Le déclin de l'âge, ann oad diskar, 
ar gozni. Entre deux âges, na koz nag 
iaouank ; ann haiiler oad ; e kreiz ann 
nerz. Il est dans l'âge viril, ema e barr 
he oad ; deuet eo d'ann oad gour, Gr. 
Il est en — de se marier, deuet eo d'ann 
oad dimizi; ema enn oad da zimizi. Ces 
deux dernières expressions s'enten- 
dent également d'une fille. Elle est 
hors d'âge d'avoir des enfants, didalvez 
eo e-keñver ann dimizi. G. Elle n'est 
pas hors d'âge, ne d-eo ket er-meas a oad. 
Dès l'âge de un an, kerkent ha bloaz. 
Jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'âge de 
deux ans, ken na vezint daou vloaz 
d'ann abreta. Jusqu'à l'âge de douze 
ans, kcn na vezo daouzekvloaz; ken na 
veto deuet da zaouzek vloaz. Si vous 
êtes en — de le faire, mar d-oc'h enn 
oad. Des enfants de tout — , bugale a 
bep oad ; bugale vraz ha re vihan. Dès 
le bas — , a vianik, a vihanik. Vann. 
A vihan, a iaoank, a vihanik. J'ai fait 
cela dès mon bas —, great em euz 
kement-se a vianik. Il est avancé en — , 
koz-meurbed eo, hirr hoalet en. Corn. 
L'âge nous appesantit, pounneraat a 
reomp dre gosaat. A l'âge où les autres 
enfants savent à peine lire, il savait 
beaucoup de choses, e-pad ma oar a 
veach ar vugale ail lenn ha skriva, 
hen a ouie eur garg traou. Il était plus 
sage que les enfants de son —, furoch 
e oa evit ar vugale ail. Quoiqu'il fut 
avancé en — , evit-hañ da veza war 
ann oad. Ces mots signifient plutôt 
sur le déclin de l'âge. — Nous avons 
une sorte de proverbe qui exprime 
parfaitement les trois âges de l'homme 
( enfant, homme et vieillard ) , par 
l'usage du bâton : 1° Choari marc'hik 
gant ar vaz ; 2" Dougen ar vaz war he 
skoaz ; 3° Lakaat ar penn braz enn 
douar hag en em harpa war ar penn 
bihan. Ha n'eo ket ann teir-ma, amzer 
pep den uar ann douar .^ — Siècle, 
époque ; oad, m. D'âge en âge, a oad 
e oad ; a oad da oad. 

ÂGÉ, adj. Qui a un certain âge. Ce 
mot ne s'exprime pas en breton. Les 
enfants âgés do deux ans, ar vugale 



AGI 



AGI 



25 



daou vloaz. Un homme — de vingt 
ans, eunn den ugent vloaz. Voy. AN. 
Il est âgé de vingt-et-un ans, paket 
eo bet gant he vloaz toar-n-ugent. — 
Vieux, koz. Vann. Koc'h. Covn. Kouz. 
Je suis aussi — que vous, me a zo ker 
koz ha c'houi. Quel est le plus — de 
vous? Pehini ac'hanoc'h eo ann hini 
kosa? Il est plus — que l'autre, kosoc'h 
eo evit egile. Le plus — , ann hini kosa, 
ar cliosa. La plus âgée, ann hini gosa, 
ar gosa. C'est un homme très — , eunn 
den koz-kozeo; he-maa zo koz-meurbed ; 
eunn den a zo tremenet pell zo ann 
heol diwar he dreuzou. Gr ; eunn den 
hirr oajet eo, G ; eunn den koz-koz evel 
ann douar eo. M; eunn den oajet-braz 
eo. T. Les personnes âgées, ann dud 
pa vezont koz. 

AGENOUILLER (S'), v. réfl. Stoui d'ann 
daoulin, p. stouet ; daouUna, p. et; 
daoustoui, p. et; en em striñka war he 
faoulin. Vann. Stoui ar he zeu-c^hlin, 
ar he zeulin. Il s'agenouilla très- 
humblement, en em striñka a reaz war 
he zaoulin he benn gant-hañ stok ocli 
ann douar. M. Il s'agenouilla un ins- 
tant devant le grand-autel, mont a 
reaz eur pennadik war he zaoulin dirak 
ann aoter vras. R.. 

AGGLOMÉRATION, s. f. Voy. FOULE, 
BEAUCOUP, GRAND NOMBRE. Il n'avaitjamais 
vu une telle — de maisons, biskoaz 
n'en doa gwelet kement ail a diez enn 
eur vagad. 

AGGLOMÉRER, v. a. Dastum, destum, 
p. et ; Autrefois Dastumi. Voy. ENTASSER. 

AGGRAVER, v. a. et pron. Gwasaat 
(goasaat), p. eet, eat. Vann. Gioac'hat 
(goac'hat), p. givac'hot, gwacheet; 
kreskein, p. kresket. Voilà ce qui aggrave 
son mal, setu evitpetra ez a he boan o 
wasaat (oasaat). Sa position s'aggrave, 
gwasaat a ra he stad. Le mal s'aggrave, 
ann drouk a gresk hag a gemer nerz ha 
grisiou nevez. T. 

AGILE, adj. Buan, buhan ; skanv, 
dislak, eskuit, ampart, apert. Ce dernier 
est de Vannes. Un garçon très — , eur 
paotr distak kaer, eur paotr skanv. Il 
était agile et leste, he-mañ a ioa skanv 
he c'har. 

AGILITÉ, s, f. Skanvder, m; buander, 
m. Ces substantifs ne sont pas usités; 
il faut avoir recours à l'adjectif. A cause 



de son — , dre ma'z eo skanv. Il est 
d'une grAnie—, skanv-meurbed eo. Les 
lièvres ne sauvent leur vie que par 
leur —, ar gedon a zo huez e penn ho 
zreid. Gr. 

AGIR, V. n. Ober, p. great. Verbe 
irrégulier. Voy. la grammaire. Vann. 
Gober, p. groeit, gret. Agir en faveur 
de quelqu'un, ober eunn dra-bennag evil 
mad u. b. Agir mal envers quelqu'un, 
drouk ober, gwall ober e-kever u. b, p. 
drouk c'hreat. Il a mal agi à mon égard, 
drouk c'hreat en deuz em c'henver. Agir 
en secret, labourât e kuz. Celui qui agit 
ainsi est un insensé, eunn dendiskiant 
eo ann hini a ra k^ment-se. J'agirai 
comme je le dois à son égard, me raio 
enn he gemer ar pez a zo dleet. C'est 
agir contre les lois de la sagesse 
que de mettre sa confiance dans les 
créatures, ne d-eo ket fur ann hini a 
laka he fisians enn traou krouet. Ils 
agissent en suivant limpulsion de 
leur cœur, ober a reont pep Ira enn eur 
heulia mouez ho c'haloun. De quoi 
s'agit-il entre vous? Petra a clwarvez 
gan-e-h oc'h ? petra a zarvez etre-z-hoc'ht 
T. Agir contre sa conscience, ober eunn 
dra a-enep mouez he goustians. Je ne 
dois pas agir ainsi envers vous, 
arabad eo d't'n ober er c'hiz-ze enn ho 
kever. Il ne s'agit pas ici de cela, on 
n'en parle pas, ama n'euz hano e-bed 
euz a gement-se. Ce n'est pas de cela 
qu'il s'agit, ne d-eo ket se eo a fell d'in 
lavaret d'e-hoc'h; n'eo ket ann dra-ze 
eo. Quand il s'agissait de quelque 
mauvaise action, pa veze menek euz a 
eur gwall ober-bennag. G. Songez-y 
bien, il s'agit du salut de votre âme, 
soñjit ervad, anez e kollfac'h hoc'h ene, 
anez ez afe hoc'h ene da goll. Quand 
il s'agit de votre intérêt, pa vez hano 
euz ho mad; pa vez keal euz ho mad. 
Il ne s'agit pas seulement de dire, il 
faut aussi faire, oc'hpenn lavaret zo, 
ober zo ivez. De quoi s'agit-il? pe 
seurt tral pe seurt tra etre-z-hoc'h? 
Il lui dit de quoi il s'agissait, lavaret 
a reaz d'ezhan diwar-benn petra oa. 
Voici de quoi il s'agit, setu petra zo. 

AGITATION, s. f. Trouble, mou- 
vement; trouz, m; kas-digas, m ; four- 
gas, m. Gr ; lusk, m. Gr. Le troisième 
me paraît applicable au:: petits ani- 
maux qui se meuvent dans les liquides 
1 en putréfaction, dans le vinaigre, etc. 



26 



AGN 



Le dernier, d'après Le Gonidec, a pour 
cause le vent. Il y a une grande — 
dans cette maison, kas-digas a zo enn 
ti-ma; kas a zo a hep tu enn ti-ma. 
Voy. AGITER. 

AGITt, adj. Voy. AGITER. 

AGITER, V. a. Remuer, secouer; 
fiñval, p. fiñvet; luska, p. et; kas ha 
digas, p. kaset ha digaset ; luskella, 
p. et; hejal, heja, p. hejet ; brañsella, 
p. et; strafilla , p. et. En Vann. 
on emploie également Trekouein, p. 
trekouet. N'agitez pas cet arbre, na 
hejit ket ar wezenn-ma. Les arbres 
sont fort agités par le vent, hrañsellet 
eo ar gwez gant ann avel; luskellet 
eo ar gwez gant ann avel ; ar gwez a zo 
kaset ha digaset gant ann avel. N'agitez 
pas la table, arabad eo d"e-hocli fiñval 
ann daol. N'agitez pas cette eau, arabad 
eo d'e-hoc' h strafilla ann dour-ze;diwal- 
lit na strafillfac'h ann dour-ze. Goesb. 
Le b?teau était agité par les vagues, 
haset ha digaset e oa ar vag gant ar 
c'hoummou. La mer est agitée, rust eo 
ar mor. T ; rakal a ra ar mor. Gr ; 
rakad a zo er mor. Gr. — Au figuré! 
Une conscience agitée, eur galoun 
reusllet. G; eurgivaïl goustians{goal\). 
Il est agité par ses passions, kaset ha 
digaset eo gant he zrouk-ioulou. — 
V. pron. Il s'agite sans cesse, ne ra 
nemet kas-digas; ema alao mont-dont ; 
ema alao loc'h-loc'h ; ema atao finv-fmv'. 
S'agiter en parlant des petits animaux 
qui se meuvent dans le vinaigre, dans 
les eaux croupies, fourgasi, p. four- 
gaset. Léd. 

AGNEAU, s. m. Oan, m. pi. em(ehin). 
Vann. oen, ouein, m. pi. ein, oueinned. 
Agneau de lait, oan leaz. Il a tué 
un — , lazet en deuz eur penn oan, eur 
penn oen. Voy. ce qui est dit au mot 
ANIMAL. De la viande d'agneau, kik oan. 
Un — d'un an, eunnoan bloaz. L'agneau 
figuratif ou mystérieux, terme tliéolo- 
gique ; ann Oan Bask; Oan Doue. An- 
ciennement, oen, agneau. 

AGNELER, v. n. Ala, hala, p. et. 
Vann. alein, p. alet. Brebis qui vient 
d'agneler, dañvadez nevez hal. La 
brebis a agnelé, halet eo ann damadez. 
Cette brebis n'a pas encore agnelé, 
ne d-eo ket halet c'hoaz ann dafivadez- 
ma. 



AGR 

AGONIE, s. f. Tremenvan, f ; añkou, 
m. Il est à l'agonie, ema enn he dre- 
menvan; Hou ar maro a zo gant-hañ ; 
dare eo da vervel; bez' ema enn he 
huanad diveza ; ema enn afikou. T. En 
style trivial : ema er zac'h diveza; 
ann den-ze a zo war he dalarou; oc' h 
ober he dalarou ema. Mot-à-mot, cet 
homme est à faire ses sillons du bout 
du cbarap. Voy. SILLON. Quand un 
homme est à l'agonie, pa vez eunn den 
war he varo, war he dremenvan; pa 
vez eunn den klanv ha ioc'hor da ver- 
vel. T. 

AGRAFFE, s. f. Krog, krogik, m; 
pi. Kreier, kreierigou ; kloched, m. pi. 
ou. Gr. Tirer les agraffes, diglochedi. 
Gr. Voy. AGRAFFER. 

AGRAFFER, v. a. Mettre les agraffes, 
attacher avec une agraffe ; klochedi, 
p. klochedet; staga gant eur c'hrogik, 
p. staget. 

AGRANDIR, v. a. et pron. Brasaat, 
p. eet. eal; kreski, p. et; sevel euz 
a vihan da vraz. Vann. kreskein, 
astenn. 

AGRÉABLE, adj. Dudiuz, a blij, a zo 
kavet mad. Vann. Hetuz. En Corn, on 
dit parfois Da, comme on le verra 
plus bas. Je trouverais — que vous 
vinssiez, eunn dudi a ve d'in, eunn 
dudi a ve evid-oun ho kwelet ama ; 
mad e kavchenn e teufacli ; da e kav- 
chenn e leufacli. Corn. Il est — d'être 
ici, ebad eo gan-en beza ama; da eo 
gan-en beza ama. H. C'est une chose 
fort — à voir, eunn dra gaer eo da 
welet. Je souhaite que cette nouvelle 
vous soit —, ra blijo d'e-hoc% ar 
c"helou-ze. Ce lieu est —, eunn ebad 
Doue eo beza ama; dudiuz eo al 
leac'h-ze. G. Je fais ce qui lui est —, 
ober a rann ar pez a blij d'ezha)~i, ar 
pez a blij muia d'ezhan. Vos larmes 
sont agréables à Dieu, ho taelou a zo 
mad dirak Doue, ho taelou a zo kavet 
mad gant Doue. H. Cet homme, cette 
chose est — à Dieu, ann den-ze, ann 
dra-ze a blij da Zoue, a zo kavet mad 
gant Doue. Tout ce qui vous sera —, 
kement tra a vezo dioc'h ho clioant. 
Rien n'est plus — à mon père, n'euz 
netra a gement a vegwelloc'h evit plijout 
d'am zad. Puissiez-vous trouver — de 
me le dire, plijet gan-e-hocli lavaret 
kement-se d'in. Il n'est pas — de se 



AGÜ 

lever au milieu de la nuit, ne d-eo ket 
ehad sevel e-kreiz ar c^housk. Cela le 
rendra — à Dieu, dre ober kement-se e 
teuio da veza mignoun da Zoue. Je l'ai 
fait pour leur être—, evit tremen diout- 
ho eo em euz great kement-se. T. Que 
puis-je faire pour vous être — ? pe seurt 
a zo brao da ober? Pour vous être —, 
evit senti ouz-hoch. Rien n'est plus 
— à voir, n'euz netra a ve kcn dudiuz da 
lagad eunn den. T. Voy. PLAISIR, GHARME, 
AMUSANT. Ma position est plus agréable 
que la leur, me zo ebalocli va doare 
eget ar re-ze. — Remarquez que ebad 
est traité ici en adjectif ayant un 
comparatif. 

AGRÉER, V. a. Kavout mad, et par 
relâchement, kaout mad, p. kavetmad; 
rehi (relii), p. roet ; aotrea, p. aotreet. 
Autrefois on disait aotrea à l'infinitif. 
Agréez ma dema^nde, plijet gan-e-hoc'h 
rei din ar pez a c'houlennann digan-e- 
hoc'h; plijet gan-e-hoc'h ober arpez, 
etc. Sainte Vierge, faites — ma prière 
par votre fils, Gwerchez sañtel, grit ma 
veso kavet mad va fedenn gant ho Map. 
Voy. ACCORDER. 

AGRÉMENT, s. m. Consentement, 
plaisir, charme. Voy. ces mots. 

AGRÈS, s. pi. m. Ar c'herdin hag ar 
gweliou (goeliou) euz a eul lestr ; pa- 
ramañchou eul lestr; V. Vann. Greou 
eul lestr, pi. m. 

AGRESSION, s. f. Argadenn, f. pi. ou. 
G. Vann. atahin, m. pi. eu. 

AGRESTE, adj. Champêtre, sauvage. 
Voy. ces mots. 

AGRICULTEUR, s. m. Labourer douar, 
m. pi. laboiirerien douar. 

AGRICULTURE, s. f. Labour douar, 
m ; labour et mesiou ; skiant da labou- 
rât ann douar, f; gounidegez ann 
douar, f ; et mieux : ann tiekaat. Voy. 
INFINITIF. 

AGUERRIR, v. a. Boasa diocli ar 
brezel; ober dioc'h ar brezel; diski da 
vrezelaat. Gr. Vann. duahein doc'h er 
brezel. 

AGUETS, s. pi. m. Être aux —, 
spial, p. spiet; gedal, p. gedet; beza 
e spi, beza e par. Autrefois spia, gedat 
à linfinitif. Vann. spiein, p. spiet; bou, 
e spi; bout enn ehuec'h. Il est aux — , 
e spi ema; ema o c'hedal. Le chat 



AID 



27 



est aux —, ema ar c'haz o spial eul 
logodenn. 

AH! Interjection; aioul! ai! aiou 
Doue ! 

AHANER, V. n. Termal, p. termet; 
berr-alani, p. berr-alanet. 

AHEURTER (S'), v. pron. Lakaat enn 
he benn, p. lekeat ; pennadi, ç.pennadet. 
Vann. killourzein, ahurtein. 

AIDE, s. m. Assistance ; skoasell, f ; 
skoaz, m ; aluzenn, f. Accordez-moi 
votre — , plijet gan-c-hoc'h rei d'in 
skoaz. La fourmi lui vint en — , ar 
verienenn a roaz aluzenn d'ezhaû. 
Goeslj ; a roaz skoaz d'ezhan. De- 
mander l'aide de quelqu'un, goulenn 
skoazell digant u. b; goulenn skoazell 
u. b. Le Seigneur Dieu est venu à 
mon — , ann Aotrou Doue a zo deuet da 
skoazell din. G. Avec l'aide de votre 
bonté, dre ho madelez. Avec l'aide 
de Dieu, gant gras Doue, mar plij gant 
Doue ; Doue a-raok. T. Appelons le 
Seigneur à notre ■— , en em lekeomp 
être daouarn ann Aotrou Doue. Si vous 
avez l'aide de Dieu, mar d-ema Doue 
enn eu7in tu gan-e-hoc'h. Venez à 
mon — , deut da skoazia ac'hanoun. 
Dieu est mon — , Doue a zo va skoazell; 
Doue a zo va nerz. Vous pouvez le 
faire sans l'aide de personne, c'ftowi a 
zo evit ober kement-se ac'hanoc'h hoc'h- 
unan ; c'houi a zo den a-walc'h evit 
ober, etc. Vous viendrez à mon — dans 
mes nécessités, rei a reot d'in kement 
am bezo ezomm. Celui-ci est mon —, 
mon second, he-ma a zo vaeil. Vous 
aviez promis de me venir en — au 
besoin, c'/iout ho poa lavaret d'in ho 
pije dizammet ac'hanoun euz va foan 
m'am bije. T. J'avais mission de vous 
venir en — , me em boa kefridi da 
rei ken-nerz d'e-hoc'h. Il ne pouvait 
marcher qu'à l'aide de béquilles, ne 
c'halle baie nemet diwar bouez flachou. 
T. Voy. AIDER, SECOURS. — s. pi. m, 
subsides ; giviriou (guiriou), pi. m. 
La cour des aides, lez ar gioiriou. Gr. 

AIDE-COUVREUR, s. m. Darbarer, m. 
pi. ien. Servir en cette qualité, Dar- 
bari, p. darbaret. Vann. darbarour, 
m ; et pour le verbe, darbarein, dar- 
barout. 

AIDE-MApON, s. m. Le même que 
le précédent. 



28 AIG 

AIDER, V. a. Rei skoas da, rei dourn 
da, dont da rei dourn da , skoazia, p. 
skoaziet; skoazella, p. et; ken-nerza, 
kennerza, p. et. Trég. skoaziañ, skoa- 
gellañ. Les saints nous aident de leurs 
prières, ar zent a skoazell ac'hanomp 
gant ho fedennou. G. Aidez-moi à ac- 
complir vos commandements, roitd'in 
ann nerz am euz ezomm evit heulia ho 
kourchemennou. Dieu aidant, gant 
gras Doue, mar plij gant Doue, mar 
d-ema Doue gan-e-omp. Aidez-moi, je 
vous prie, roit d'in skoaz, me ho ped. 
Aide-toi et le ciel t'aidera, laka da 
boan ha Doue a gen-nerzo achanod; 
da louarn kousket ne seu tamm hoed. 
Prov. — V. pron. s'entr'aider; en em 
skoazella ann eu egile. 

aïeul, s. ra. Tad-koz, m. Aïeul 
paternel, maternel, tad-kos aierztad; 
tad oz a berz mamm. 

aïeule, s. f. Mamm-goz, f. Aïeule 
paternelle, maternelle, mamm-goz a 
berz tad; mamm-goz a berz mamm. 

aïeux, s. pi. m. Nos aïeux, hon re 
goz, hon tadou koz, hon régent. 

AIGLE, s. m. Oiseau; er, m. pi. éd. 
Vann. splaouer braz , m. 

AIGRE, adj. Trenk. Vann. Treank. 
Des pommes aigres, avalou trenk. Du 
lait — , leaz trenk. — aigu, parlant des 
sons ; skiltr. Voix — , mouez skiltr. — 
CASS.\NT, parlant du fer; trenk. — 
Parlant de l'humeur, du caractère; 
garo, rust. Il est — en paroles, garo 
eo he gomzou. — s. m. ann trenk, m- 
Il sent l'aigre, c'houez ann trenk a zo 
gant-hafi. 

AIGRELET, adj. PetiZ drenk, skil 
drenk; a denn war ann trenk. 

AIGRETTE, s. f. Plumes sur la tète 
des oiseaux ; kahell, m. pi. ou ; krihell, 
f. pi. ou. Le premier a aussi kebell 
pour pluriel. — Oiseau aquatique; 
herlegon, herlikon, m pi. ed ; kerc'heiz, 
f. pi. ed. Voyez ce qui est dit au mot 
HÉRON. — Ornement des femmes; 
bokpjou plu, pL m. 

AIGREUR, s. m. Voy. ACIDITÉ. — 
Véhémence, mauvaise humeur. Il met 
de l'aigreur dans tout ce qu'il dit, 
garo eo bepred he gomzou. 

AIGRIR, V. a. Rendre aigre ; treñka, 
p. et; trei (trehi), p. troet. Vann. , 



AIO 

treañkein. L'orage, la présure aigrit le 
lait, ann arne, ar goedenn a dro al leaz, 
a drenk al lea~ ; gant ann arne, gant ar 
goedenn e trenko al leaz. Un peu de 
levain aigrit la pâte, eunn tammik 
goell a ra d'ann toaz treñka. — Cette 
maladie lui a aigri, le caractère, gant 
ar c'hlenved-ze eo deuet da veza hegaz, 
da reza gwenet. M. — V. n. et pron. 
Trdikaat, p. eet, eat; tarza , p. et. 
Vann tare hein. Le lait aigrira, s'ai- 
grira sur le feu, al leaz a darzo ivar 
ann tan. Il s'aigrira à l'air, treñkaat a 
roio dindan ann ear ; dont a raio da 
veza trenk. 

AIGU, adj. Pointu; lemm, begek, 
Vann. Luemm. — Aigre, parlant du 
son, de la voix, skiltr. Voix aiguë, 
mouez skiltr. — Perçant, parlant de la 
vue ; lemm, krak. Il a la vue aiguë, 
krak eo he lagad. Gr ; lemm eo he 
zremm. Gr ; daoulagad lemm en deuz. 
Voy. PERÇANT. — Piquant, parlant du 
vent; lernm. Le vent est —, lemm eo 
ann avel ; put eo ann avel. M. 

AIGUIÈRE, s. f. Vase à eau ; poteo, 
m. pi. poteviou. Plein l'aiguière, eur 
potsvad. Plein l'aiguière d'eau, eur 
poievad dour. 

AIGUILLE, s. f. Itistrument pour 
coudre ; nadoz, f. pi. nadosiou, nado- 
ziou. Trég. Nadoiie, f. Vann. Nadoe, 
nadoue , adoue , f. pi. nadoueien, 
addueien. Anciennement, nadoez. Un 
point d'aiguille, eur gri, eur c'hraf 
nadoz. Vann. Eur gouri. Trég. Eur 
groui. Aiguille à tricoter, brochenn, 
f. pi. ou. Aiguille de tête que les 
femmes mettent dans leurs cheveux, 
vadoz bleo. Aiguille à emballer, nadoz 
ballin, nadoz pak, nadoz gloc'hedenn. 
Aiguille de montre, dhorlo-ie, nadoz, f. 
Aiguille d'un clocher, givalcnn ann tour 
(goalenn); gwalenn tour ann iliz. — 
Poisson de mer, nadoz-vor, f. pi. 
nadosiou-vor ; akuiletenn-vor, f. pi. 
akuiletennou-vor. 

AIGUILLÉE, s f. nadosiad,nadoziad, 
f. Vann. Nadouciad, f. Une — de fil, 
de soie, eunn nadosiad neud , eunn 
nadosiad seiz. 

AIGUILLETTE, s. f. Klaoetenn, 
Klaoenn, f. pi. ou. Le fer de l'aiguil- 
lette, aklouetenn, f. 

AIGUILLON, s. m. Bâton pointu pour 
piquer les bœufs attelés, etc; broud. 



AIL 

m. pi. ou; garsou, m. pi. gargouier, 
Vann, Gare hou, garcliouin, m. pi. 
garc'houier, garc'houineu. Piquer les 
bœufs avec l'aiguilloii, hrouda ann 
ejenned , flemma ann ejenned. Vann. 
Broudein. — Dard des abeilles ; flemm, 
m; broud, m. — Dard des serpents, 
couleuvres, etc; nadoz-aer, f. — Au 
figuré, on dit aussi flemm, broud ; 
Voy. AIGUILLONNER, EXCITER. 

AIGUILLONNER,v. a. Piquer avec l'ai- 
guilloa les bœufs attelés, etc; brouda, 
flemma ann ejenned; kentraoui, p. et. 
Vann. Broudein. — Encourager, ex- 
citer; voy. ces mots. 

AIGUISÉ, adj. Voy. AIGUISER. 

AIGUISER, V. a. Affiler; gioellaat 
(guellaat), p. eet, eat ; lemraa, p. et; 
ober eur Itmm, p. great ; goulasa, p. 
et. Ce dernier a le sens particulier 
d'aiguiser à la forge ou sur une petite 
enclume. Vann. Lwemmem.g'oua/c/iem. 
Aiguiser une faucille, Icmma, givellaat, 
goulasa eur falc'h. Il faudra — le cou- 
teau, red e vezo d'e-hoc'h gioellaat 
ar gouñtel. Faites-le — , kasit hen 
da wellaat (vellaat). Qui est aiguisé, 
lemm. Ma faucille est aiguisée, lemm 
eo va fais. Aiguiser un peu. ober eul 
lemmik. Elle est très-bien aiguisée, 
lemm, lemmet eo. Un couteau aiguisé 
de frais, eur you7itel nevez lemmet. 
Aiguiser l'esprit, lappétit ; voyez ces 
mots. 

AIL, s. m. Légume ; kignenn, m. Une 
gousse d'ail, kignennenn. f . pi. kignenn; 
eur penn kignenn, m. pi. pennou ki- 
gnenn. Lieu planté d'ail, kignennek, f. 
pi. kignennegou. 

AILE, s. f. Partie du corps des vola- 
tiles; askell, f. pi. diou-askell, diouas- 
kell, diveskell, divaskell. Une — de 
poulet, eunn askell hoñcin. A tire- 
daile, enn eur bamm nij ; a denn as- 
kell. Voler à-tire-d'aile, nijal a denn 
askell, monta denn askell; nijal enn 
eur bomm ; mont enn eur bomm nij. 
J'en aurai cuisse ou aile, kik pe 
groc'henn am bezo. Battre des ailes, 
dispafalat he eskell , he ziou-askell; 
diouaskella. On lui a rogné les ailes, 
krennet eo bet he ziou-askell d'ezhan. 
Aile de moulin; bann, m. pi. ou; 
askell, f. pi. eskell ; korn, m. pi. ker- 
niel; ireach, f, pi. breac'hiou; breach 



AIM 



29 



eur vilin-avel. Vann. brec'h ur vilin, f, 
pi. brec'hieu ur vilin. Aile d'un édifice; 
korn, m. pi. iou; kazel, f. pi. iou. — 
Aile d'uiie armée, feor/i eurmarme. L'aile 
droite de l'armée, korn deou ann arme. 
(^Ir. _ L'aile du surplis des prêtres, 
stolikenn, f.; slolikenn ar sourpiliz. 

AILÉ, adj. Askellek, eskellek, nep en 
deuZ eskell hag a nij. Si l'auimal n'a 
que deux ailes, il est bon de dire, nep 
en deus diou askell hag a nij. Fourmi 
ailée, merieneri.n askellek hag a nij. 

AILERON, s. m. Bout d'aile; penn- 
askell, m. pi. pmnou-asfcei/.— Nageoire 
des poissons, brenk, m. pi. ou Vann. 
Neanerez, f. — Pièce d'un moulin ; 
pal-rod, f. pi. paliou-rod. — Aileron 
d'une flèche, slu eur Ur. Gr. 

AILLEURS, adv. E leac'hall; enn eunn 
tu ail. Vann. E lec'h craLNe mettez pas 
votre confiance — qu'en lui, ditvallit 
na lakafach ho fisians enn eunn ail. 
Je l'ai vu—, gwelet em euz anezhan e 
leac'h ail, enn eunn tu o/L— D'ailleurs, 
adv. Koulskoude, oc'h-penn, oc'hpenn, 
a-hend-all. Il est d'ailleurs assez bon, 
mad a-^valc'h eo a-hend-all. 

AIMABLE, adj. Parlant des personnes, 
neb a zo da veza karei, neb a blij 
d'ann holl : mad. Corn. Drant. Vann. 
Enn hani a het d'enn holl. Il est très—, 
da veza karet eo. Tous ceux qui vous 
paraissent aimables, kement hiniagav 
d'e-hoch a zo mad. Quel — homme ! 
cheñtila den! T.— Parlant des choses; 
seven, deread, cliouek. Des paroles 
aimables, komzou seven ha deread. 

AIMANT, adj. Karafitezuz. Voy. 
AFFECTION. 

AIMANT, s. ra.Mean-touch, m. Gr. 
L'aimant attire le fer, ar mean-touch 
a denn ann houarn daved-hañ. Gr. 

AIMER, v. a. karet, p. karet; kaout 
karafitez oc'h u. b; kavout mad, kaout 
mad, par relâchement, p. kavet mad; 
kavout caz, kaout eas, p. kavet eaz. 
Vann. karein, p. karet; mdevout 
karañte eit u. b Remarquez que karet 
ne s'emploie qu'au sens de avoir de 
l'affection pour une personne. En mau- 
vaise part on emploie beza techet da, 
beza douget da. Je n'aime pas cet 
homme, ne garann ket ann den-ze ; 
n'em euz ket a garañtez or: h ann den-ge; 
n'em euz tamm karañlez oc'h ann den^ze, 



30 



AIM 



Il nous aime beaucoup, kah a garantes 
en deuz ouz-omp; eur garañtez vraz en 
deuz ouz-omp. Aimer éperdument, 
karet stard, karet dreist penn. Je ne 
rainie pas, n'em euz nep karañtez out- 
hafi. Il aime mon frère, karet a ra va 
breur, va breur a %o mignoun d'ezhan. 
Ils l'aimaient comme un père, karet a 
reant anezhañ evel ho zad. Il aimait 
beaucoup la pèche et la ciiasse, he-ma 
a gare beza dalc'h-mad o peskela hag 
c'hadouna 11 aime le vin, techet eo 
d'ar givin. Mon clieval n'aime pas 
riierbe, va marc'h ne zpbr nepred tamm 
geot. J'aimerai toujours ces erens-là, 
ann dud-se a vezo bepred em c'harantez. 
Tous les animaux aiment le sel, al 
loemd holl a gav mad ar c'hoalenn. 
Les merles aiment les cerises les plus 
mûres, ar mouik'ki a stag gant ar 
c'herez dareva. Le jeune époux dut se 
séparer de celle qu'il aimait, red e oe 
d'ar pried iaouank mont dioc'h he 
garañtez. 11 aime la besogne faite, 
labour great a zo ebad ganl-hafi. Ils 
aiment le travail, staga a reont kalounek 
gant ho labour. Ils n'aiment pas les 
pays froids, n'en em blijont ket er broiou 
ien. G ; n'en em gavont ket eaz er broiou 
ien. Ce que nous aimons le plus, ar 
pez a gav d'e-omp azoargwella. Nous 
aimons à faire cela, mad e kavomp 
ober kement-se. Un père aime à parler 
de ses enfants, eunn tad a gav eaz 
lavaret hano euz he viigale. Il n'aime 
guère à écrire, ne d-eo ket grac'h da 
skriva. M. J'aime mieux le vin que 
l'eau, gwell (guell) e kavann ar gtcin 
eget ann dour. Les malades n'aiment 
pas qu'on leur parle des sacrements, 
ann dud klanv a gav eur c'helou diez 
klevet hano diwar-benn sakramañti. R. 
Il n'aiine pas punir, gwaz (goaz) eo 
gant-hañrankout sfeei. T. J'aime autant 
tomber à l'eau que de devenir la pâture 
des vers, kerkouls eo d'in koueza er mor 
evel beza taolel d'ar preñved da zibri. 
Je n'aime pas la viande, nepred ne 
zebra7in kik. J'aime mieux mourir que 
do faire cela, gnell (guell) eo gan-en 
mervel eget na d-eo ober kement-se. 
J'aimerais autant mourir que de faire 
cela, kouls e ve gan-en mervel. Ce que 
j'aimerais le plus, ce serait que vou-s 
me laissiez en repos, gwella a garchenn 
a ve mad, eo m'ho pe ar vadelez d'am 
lexel da siskuiza. Cet enfant, ou si vous 
aimez mieux ce jeune homme, dis- 



Aïiy 

parut aussitôt, ar bugel-se, pe mar 
d-eo gtoelloc'h (guelloc'h), ann den 
iaouank-ze a ieaz kuit rak-tal. J'aime 
mieux la paix que la guerre, kent 
e kavann ar peoc'h eget ar brezel. T. 
Voy. PRÉFÉRER, PLAIRE. — Avoir de 
l'amour ponr le sexe; voy. FAIRE lA 
COUR, RECHERCHER. — V. pron. et réfl. 
Ils s'aiment l'un l'autre, en em garet a 
reont ann eu egile. Ceux qui s'aiment 
eux-mêmes, ar re en em gar ho-unan. 

AINE, s. f. Partie du corps humain; 
pleg ar vorzed, m ; toull ar vorzed, m ; 
pleg ann diou vorzed, m ; toull ann 
diou vorzed, m. Il a le charbon à l'aine, 
gwelet a reer ar vurbuenn e pleg he 
vorzed. Remarquez en passant cette 
locution bretonne, e pleg he vorzed, au 
lieu de enn he bleg-vorzed. Voy. ESTOWIAC, 
pour la construction des substantifs 
de cette sorte. Il a l'aine enflée, klanv 
eo gant ar gerbl. Gr. 

aîné, adj. et subs. Kosa, hena. Ce 
dernier paraît être le superlatif de 
l'adjectif /ien, qui autrefois devait 
signifier ancien. 'Votre fils —, ho map 
hena. L'aîné, l'aînée de cette famille 
sera riche, ar map hena, ar verc'h 
hena euz ann ti-ze a vezo pinvidik. 
Le fils — du roi, map hena ar roue. 
Je ne connais que l'aîné, ne anavezann 
nemet ar map kosa, nemet ann hini 
kosa. Il est l'aîné, ar map kosa eo, ann 
hini braz eo. La fille aînée, ar verc'h 
kosa. Celui-ci est mon fils — , he-ma 
eo am euz betda geñta. En Vannes on 
diter map kochañ, le fils — ; er verc'h 
koc'han, la fille aînée. 

AINESSE, s. f. Henañded, henaveles, 
m. Gr. Esaû vendit son droit d'aînesse, 
Ezau a werzaz he henaûded. Gr. 

AINSI, adv. Signifiant de cette 
MAMÈRE ; evel-se, er c'hiz-ze, dre 
gement se. Vann. e!-se,ei-seM. Pourquoi 
vous chagrinez-vous — '? perak ec'h 
en em c'hlac'harit-hu evel-se? Petra 
d'e-hoc'h kaout kement-se a chlac'har? 
Ainsi donc, evel-se eta, evel-se 'ta. S'il 
en était — de moi, ma ve er c'hiz-ze 
ac'hanoun. Il faut qu'il en soit — , 
kement-se a zo red. T. Vous l'avez — 
voulu, evel-se eo bel falvezet d'e-hoc'h 
e ve. C'est à lortque j'ai juré — , egaou 
am eus touet er c'hiz-ze. Ainsi va le 
monde, setu gis ar bed; er c'hiz-se 
ema ann traou : eveUse ema ar bed. 



AIR 

Puisqu'il en est —, pep ira o vexa er 
chig-ge ; pa's eo evel-se eo. Il n'en est 
pas — , ce n'est pas — qu'il faut 
faire, ne ket evel-se eo. Je le veux 
— , setu va c'hoant. Il en fut ainsi de 
Pilate autrefois, tro Pilât gioechall. T. 
Ainsi soit-il ! evel-se bezet great ! 
Vann. El-se re vou groeit! Puisqu'il 
en est — , je vais tout vous dire, 
p'ounn tiset ounn liset ha me zo o vont 
da lavaret ar wirionez d'e-hoc'h. T. 
Puisqu'il en est —, dit-il, partez de 
suite, kenta-ze, eme-z-hañ, il enn hent 
rak-tal. Ce n'est pas — qu'on attire les 
bénédictions de Dieu, ne d-eo ket evel- 
se eo tenna hennoz Doue war-n-omp. — 
PAR conséquent; rak-se. Ainsi vous 
ne m'attendez pas, rak-se ne c'hedot ket 
ac'hanoun — ainsi que. La prière du 
matin — que '-elle du soir, ar bedenn 
dioc'h ar mintin kouls hag ar bedenn 
dioc'h ann noz. C'est — que nous 
faisons chaque jour, evel-se eo areomp 
bemdes. Ainsi que vous l'aviez dit, 
evel m'/io poa lavaret d'in. Ainsi que 
réclair vient du levant, — viendra 
celui qui fera ces clioses, e-cliiz ma teu 
al luc'hedenn eus ar sao-heol, evel-se 
e teulo aim hini a raio ann traou-ze. 
Voy. COMME, DE MÊME. — Pour — dire 
je ne vois que cela, ne welann ken, 
kouls lavaret. 

AIR, s. m. Élément; ear, m. Hors 
du Léon, er, m. Air pur, ear fresk. Air 
sain, ear mad, ear ieclieduz, ear iac'h. 
L'air y est malsain, ne d-eo ket mad 
ann ear eno, gwall (goall) ear zo eno. 
Les oiseaux sont dans l'air, allaboused 
a zo enn ear, a vev enn ear. Il s'éleva 
dans les airs, sevel a reaz enn ear; 
sevel a reas d'ann neacli ; sevel a reaz 
d'ann huel. Vann. Saouein e c'hreaz 
enn er, enn amzer. Faire voler la 
poussière en l'air, stlapa poultr enn 
ear. Les pieds en l'air, hedreida-ispill. 
Ces deux chênes élevaient leur tête 
dans les airs, ann diou wezenn zero-ze 
a zave d'ann huel. En plein — , dindan 
ann amzer. La fumée s'élève dans l'air, 
ar moged a zao enn ear, a zao d'ann 
huel. Paroles en l'air, komzou kollet. 
Parler en l'air, skei enn ear, komz 
enn er. Frapper en l'air, skei enn ear. 
Prendre, humer l'air, r%ifla ann ear. 
Il sortit pour prendre l'air, hag hen 
mont er-meaz evit aveli he benn. Lance 
ta pelotte en l'air, taol da volod er 



AIR 



31 



vann. C. — vent; avel, f. L'air est 
froid aujourd'hui, avel ien sa hirio; 
ann avel a zo ien hirio. Fendre l'air, 
frega ann ear. Corn ; mont a-dreuz 
d'ann ear. — appapxENCe, figure. Il a 
l'air sombre, tevaleo anndremmanez- 
hañ ; teval eo da welet (velet). Il a l'air 
d'un mort, liou ar maro a zo gant-hañ. 
Il a l'air d'un saint, ann dremm euz a 
eur zant, ann daill euz a eur zant a sa 
gant-hañ, Il a l'air d'un brave homme, 
eunn den a zremm vad eo ; dremm vad 
a zo gant-hañ ; dremm eunn den mad 
a zo ivar-n-ezhañ. Il a l'air d'un mau- 
vais garnement, n'euz dremm vad 
e-bed war-n-haFi. M. Vous avez l'air 
d'un homme de bonnes façons, très 
eunn den a zoare a zo war ho tremm. T. 
Il a l'air rude, rust eo da welet {\eleV); 
rust eo ann dremm anezhañ ; eur bod 
spern en deuz e-kreiz he dal. Gr. Il a 
l'air suspect, doore fall a zo ivar-n- 
ezhañ; doare fall a zo gant-hañ; eunn 
trez fall a zen a zo war-n-ezhañ. T. Il 
a l'air d'un homme sage, doare eunn 
den fur a zo gant-hañ. En ayant l'air 
de le plaindre, enn eur lubanat out- 
hañ. Se donner des airs de grandeur, 
ober he c'hrobis, ober he vestr; mestrou- 
nia. G. Vann. Taillein he vestr. — Air 
de chanson; toun, ton, m; soun, son, 
m. Sur cet —, war ann ton-ze. 

AIRAIN, s. m. Arm, arem, m. Un 
vase d'airain, eul lestr arem. 

AIRE, s. f. Surface plane où l'on bat 
le grain; leur, f. pi. iou ; leur da 
zourna anned, i. Vann. Ler, f. pi ieu. 
Dans les écrits du vi" siècle , on trouve 
parfois, lear, laur, au lieu de leur, sur- 
face unie en général. Plein l'aire, l'aire 
étantcouverte, leuriad, f. Vann. Leriad, 
f. Il nous faut aplanir l'aire, red eo 
d'e-omp kompeza al leur. Refaire l'aire 
avant l'époque du battage, pria al leur, 
plenaat al leur . Vann. Priein, plenat el 
1er. Balayer l'aire, skuba al leur. 
Etendre le blé sur toute l'aire, astenn 
al leuriad, lakaat al leuriad. Vann. 
Ledein el leriad, ledein er ban. Lever la 
paille de dessus l'aire quand le blé est 
battu, sevel al leuriad. Vann. saouein 
el leriad, saouein er ban. Ramasser avec 
un balai le grain battu quand la paille 
a été enlevée, skuba al leuriad. Re- 
marquez la différence qu'il y a entre 
skuba al leur et skubd al leuriad. Il y 
aurait faute grossière à dire différem» 



32 



Aïs 



ment dans le dernier exemple. Voy. tes 
remarques en tète du dictonnaire. 

AIS, s. m. Planche; voy. ce mot. 

AISANCE, s. f. Facilité, commodité; 
voy. ces mots. — fortune; madou, 
pi. m; danvez, f. glad, m. Il a de 
l'aisance, madou en deuz. Je n'ai pas 
assez d'aisance pour cela, n'em euz ket 
danvez a-walcli evit ober kement-se. Il 
était dans l'aisance, danvez a-walc'h 
en doa evit beva enn he eas. 

AISE, s. f. Contentement; levenesj. 
plijadur, f. Vous m'avez ravi d'aise, 
kafget hoc'h euz va c'haloun a levenez. 
Tressaillir d'aise, lammet gant al lève- 
riez, p. lammet; tridal gant levenez, p. 
tridet. — fortune, aisance ; madou, 
pi. m. danves, m. Il est à l'aise, ma- 
dou en deuz. Il ne me paraît pas à l'aise, 
c'houes ann diannez a zo gant-hañ. 
M. Il avait de quoi vivre à l'aise. 
bez en doa peadra da veva enn he eaz. 
— s. pi. f. Commodité ; ea^, m; pli- 
jadur, f. mad, m Ces substantifs ne 
s'emploient pas en ce sens au pluriel. 
Ils ne recherchent que leurs aises, 
ne glaskont nemet ho mad ho-unan, 
nemet ho eaz ho-unan, nemet ar pez a 
blij d'ezho ho-unan. — A l'aise, 
commodément. Vous le ferez à l'aise, 
à votre — , enn hocli eaz e reot kement- 
se ; ober a reot himent-se pa vezo vak 
war-n-hoc'h, pa blijo gan-e-hocli ; ober 
a reot kement-se pa gerrot. Me voici à 
mon — , selu me em eaz. A votre — •, 
enn hoc'h eaz. Vann. Ar ha koar. Il se 
tourne et se retourne pour se mettre 
à son — ; trei ha distrei a ra o klask 
ann tu eaz. R. A son — , enn he eaz. 
Il marciie à son — , sans se presser, 
kerzet a ra a zoug he gamm, kerzet a 
ra war he c'horregez, G. Ici je suis à 
l'aise pour travailler, o du emoun enn 
tu-ma. R. Four lire à votre — , evit 
lennioar{var)ho'poues. H. Il est mal 
à l'aise, dieaz eo, et par contraction, 
diez eo. Je suis parfois à l'aise et parfois 
mal à l'aise, me zo yweach eaz ha 
gweach dieaz, ou diez. Tu en parles à 
ton — , te lavar a-ivalcli (a-oualc'h). 
Nous en parlons fort à notre — , ni a 
ziviz a-walcli, ni a ziviz evel ma 
karomp. Vous'en parlez bien à votre 
— , c'houi a lavar traou a-walc'h. T. 
Nous en parlons à notre — , mais de 
l'argent, qui nous en donnera? ni a 
lavar a-walc'h, hag arc'hant da herzel 



AJO 

oc'h ar mizou? Nous serons mal à 
l'aise quand il nous faudra compa- 
raître devant le juge souverain, striz e 
vezo ivar-n-omp, enk e vezo war-n-omp 
pa rañkimp mont dirak ar Barner bras. 
Il était mal à l'aise sur son lit, diez en 
em gave, dieaz en em gave, war he wele. 
Mon père n'était pas à son aise (mora- 
lement), n'oa ket brao doareva zad. 

AiSE, adj. Content. Je suis bien — 
de vous voir, plijadur em euz oc'h ho 
kwelet ; da eo gan-en oc^h ho kwelet. H; 
ebad eo gan-en ho kwelet. Le mot Da, 
en ce sens, me paraît être du dialecte 
de Cornouaille. Je suis bien — que 
vous sachiez cela, me a fdl d'in ec'h 
oufac'h kement-se. Je suis bien — que 
vous connaissiez les maux qui nous 
sont survenus, ne fell ket d'in e vec'h 
hep gouzout ar poanioua zoclwarvezet 
gan-e-omp. Serais-tu bien — d'aller 
voir ta sœur? mont ar garfez-le da 
welet da c'hoar? 

AISÉ, adj. Facile; eaz. Au comparatif 
easoc'h; au superlatif, easa. Hors du 
Léon, ez; au comp. esoc'h, au superl. 
esa. En Trég. on dit aussi espt; au 
comp. ezetoc'h; au superl. ezeta. An- 
ciennement on disait aez, aes. Cela 
est — à faire, eaz eo ann dra-ze da 
ober; ann dra-ze a zo eaz da ober. 
Cela n'est pas — à faire, ne d-eo ket se 
eo eunn dra eaz daober. Il n'est rien 
de plus — , n'euz netra a gemend a ve 
easoc'h. Je sais qu'il est plus — de faire 
ceci que cela, me a oar ez eo easoc'h 
ober ann dra-ma eget na d-eo ober ann 
dra-ze. Il est— à contenter, eaz eo da 
ober diout-han. G. Cet homme n'est 
pas — à aborder, diez eo tostaai, n'heller 
ket toslaat oc'h ann den-ze Voy. FACILE, 
DIFFICILE. — Qui a de l'aisance; voy. ce 
mot. 

AISÉMENT, adv. Hep poan. eaz, enn 
eaz, ez reiz. Gr. Hors du Léon, Ez. 
Voy. FACILEWENT. 

AISSELLE, s. f. Kazel, f. pi. diou- 
gazel ; toull ar gazel, m. pi. toull ann 
diou-gazel. Lavez-vous les aisselles, 
gwalc'hit toull ho tiou-gazel. Voyez ce 
qui est dit au mot AINE. Vann. kazal, 
f. pi. ieu. Ce que l'on peut porter sous 
les aisselles, kazeliad, f. Vann. kaza- 
liat, f. 

AJONC, s. m. Lande de Bretagne; 
lann, m. Voy. LANDE. 



ALE 

AJOURNER. V. a. Remettre à un autre 
temps ; voy. DIFFÉRER; gourseza, p. et; 
summona, p. et. T. Le jugement a été 
ajourné, gourzeset eo het ar rarn. T. — 
Terme de dévotion; intima, p. et. 
Van. Iñlimein. Il a été ajourné, intime» 
eo het. Voy. DIFFÉRER, ABSOLUTION. 

AJOUTER, V. a. Brasaat, p. eet, eat ; 
krcski, p. et; lakaat oc'h, p. lekeut; 
lakaat gant, p. lekeat, lekeet: lakaat 
ocli-penu. Vann. Brasat, kriskeiu, p. 
braset, braseet, krisket. Voy. AUGMENTER, 
ACCROITRE. 

AJUSTEMENT, s. m. Voy. PARURE, 
ORNEMENT. 

AJUSTER, V. a. Arranger; Kempenn, 
p. et; reiza, p. et. Autrefois kempenna 
à l'infinitif. — V. pron. Se parer; en 
em ficha, p. en em ficliet. 

ALARME, s. f. Spount, m. sans plu- 
riel ; añken, î. pi. iou : enkres, f. pi. 
eñkresiou, eñkresiou. Vann. Skont, m; 
ankin, f. Trég. et Corn. Spnnt, m. 
Cri d'alarme ; kri evit mont d'ann ar- 
mou. Gr. Voy. ALERTE ! 

ALARMER, va. et pron. Inquié- 
ter, s'inquiéter, épouvanter. Voy. ces 
mots. 

ALBATRE, s. m. Alabastr, m; mean- 
glan, m. V. 

ALBRAN, s. m. Oiseau; houadik, m. 
p. houidigou. Vann. houedik, m. pi. 
houedigou. 

ALCOVE, s. f. Speurenn wele (vêle), 
f. Gr. 

ALCYON, s. m. Oiseau ; moualc'h 
vor, m. pi. mouilc'hi vor. Bran ann 
dour, m. pi. brini ann dour. 

ALÊNE, s. f. Instrument pointu; 
minaoued, menaoued. m. pi. ou. Vann. 
menehuet, m. pi. eu. Percer avec une 
— , minaouedi, p. minaouedet. Fabri- 
cant d'alênes, viinaoueder, m. pi. ien. 

ALENTOUR, s. m. Tro-icar-dro (var). 
Dans tout le pays d'alentour, er vro 
tro-war-dro. Voy. ENVIRONS. Dans tous 
les pays d'alentour, dre gement bro a 
ioa tro-war-dro. 

ALERTE, adj. Buan, buhan, eskuit, 
alao war vale (var), atao war e\:es, 
dihun bepred. Trég. Blin, blim. — 
Alerte, s. f. Voy. ALARME. — AlerteI 
cri d'alarme ; war vale ! 



ALI 



:i3 



ALEVIN, s. m. H'j'/pesA-ed, m; pes- 
kedigou munud ; peskedigou da lakaat 
da greski. 

ALEZAN, adj. Baion (bahian). Che- 
val — , marc h baian. C'est le cheval 

— ; ar baian eo. 

ALGARADE, s. f. Argadenn, f. pi. 
ou. Faire une — , argadi, p. argadet, 
G ; ober eunn argadenn. 

ALGJE, s. f. Bezin, m. felu, felu 
mor, m. Van. Bechin. Voy. GOÉ- 
MON. 

ALIBIFORAIN, s. m. Voy. EXCUSE, 
PRÉTEXFE. 

ALIÉNÉ, s. m. Voy. FOU. Maison 
d'aliénés, ti savet evit digemeret ar re 
a zo troed ho spered. 

ALIÉNATION, 3. f. Vente, folie; voy. 
ces mots. 

ALIÉNER, v. a. Voy. VENDRE. 

ALIGNEMENT, s. m. Refikad, m. 

ALIGNER, v. a. Reñka, p. et. Il faut 

— ces arbres, red eo d'e-hoc'h rcñka 
ar gwe%-%e. Aligner au cordeau, li' 
nenna, p. et; ober dioc'h al linenn, 
reñka dioch al linenn. Aligner des 
arbres que l'on plante, lakat gwe e 
steden, e stedad, Vann. 

ALIMENT, s. m. Boed, m. Le plu- 
riel boedou n'est guère usité. Vann. 
Bouit, m. Ces aliments sont bons, ar 
boed-se a so mad. Voy. NOURRITURE, 
METS. 

ALIMENTER, v. a. Boeta, p. et; 
maga, p. et;mezur, p. et. G. Vann. 
Bouitein, boetein, magein, p. bouitet, 
maget. Il a une nombreuse famille à 

— , kalz a dud en deus da voeta. Gr. 
L'étang est alimenté par les eaux de 
cette fontaine, al lenn a so kargel a 
zour redet euz ar feuñteun-ze. 

ALIMENTEUX, adj. Founnuz, boedus, 
boedek. Les pois sont — , ar piz a zo 
eur boed founnuz. 

ALITÉ, adj. Nep a zo dalc'het enn 
he wele (vêle) ; nep a choum enn he 
wele, war he wele. 

ALISE, s. f. Fruit; Kerzinenn, f. pi. 
kerzin. Une belle — , eur gerzinenn 
gaer. Voilà de belles alises, setu aze 
kerzin hag a so caer. Les alises sont 
bonnes, ar c kerzin a zo mad. 



34. 



ALL 



ALISIER, s. m. Arbrisseau; gtoesenn- 
gersin (^uezenn), f. pi. gwez-kerzin 
(guez). Regardez cet — , sellit ocli 
ar ivesenn-gersin-ze {yezenn). Voyez- 
vous ces alisiers ? gwelet a rit-hù ar 
gwez-kersin-ze ? 

ALLAITER, v. a. parlant des femelles 
d'animaux ; leza, p. el. Vann. Lec'h- 
ein, leacliein, p. leac'het. Parlant des 
femmes; maga, p. et ; maga ganl he 
leas. Elle ne peut — son enfant , 
hou-ma ne d-eo ket evit maga he 
bugel. 

ALLANT, s. m. I.a porte est toujours 
ouverte aux allants et aux venants, 
digor eo atao ann or da gement hini a 
ia hog a zeu. 

ALLÉCHER, v. a. Gounid. p. goune- 
set ; gounid ganl komsou kaer ; touella, 
p. et ; likaoui, p. et. G. Autrefois 
gounezi, à l'infinitif. 

ALLÉE, s. f. Avenue, bali. f. pi. 
ou. Vann. Bahin, m. — Corridor ; 
pofidalez, f. — S. pi. f. Ils passent 
leur temps en allées et en vetmes, 
tremen a reont ann amser o vont hag o 
font. (Prononcez vont, tout, comme en 
français Yonte, Tonte.) 

ALLÉGATION, s. f. Lavar, m. pi. 
iou. 

ALLÉGER, v. a. Décharger d'un 
fardeau ; diskarga, p. et ; divec'hia, 
p. divechiet. Celui qui siiDe toujours 
sallége le bec, ann hini a c'houitell 

bepred a siverc'h he vek. Prov. 

Adoucir l'affliction ; terri nerz ar 
c'Mac'har, p. torret; rei frealz, digas 
freaîz; frealzi, p. frealzet. H. 

ALLÉGRESSE, s. f. Joie, conten- 
tement ; voy. ces mots. — Les sept 
allégresses, .-ieiz levenez ar Wercliez 
sañiel. 

ALLÉGUER, v. a. Citer; lavaret, p. 
lavaret. Le fait qu'il a allégué est 
inexact, ne d-eo ket gwir ar pezendeuz 
lavaret. Alléguer un auteur, lavaret 
hano eur skrivagnour. AUé^nier une 
excuse; digarezi, p. digarecet; lavaret 
da zifcnn. Voy. EXCUSE, S'EXCUSER. 

ALLÉLUIA, s. m. Plante; bara 
koukou. m. — Sorte d'e.xclamation 
dans les cantiques : meulomp Dnue! 
meulit hag enorit Doue ! 



ALL 

ALLER, V. n. lfon< (Prononcez comme 
en français Monte), p. eat, eet; kerzet, 
p. kerzet. Autrefois kerzout à l'infi- 
nitif. Vann. monel, p. ouet. ïrég. et 
Corn, monef, p. eet, oet, et. Le verbe 
mont est très-irrégulier. Voir la gram- 
maire. Aller à la campagne, mont 
war (var) ar meaz. Vann. monet ar 
er mez. Aller en ville, mont e kear. 
Sauf ces deux exceptions, on dit 
toujours mont da, aller à, aller en. 
Vann. monet de. Aller à Paris, mont 
da Baris. Aller en Angleterre, mont 
da Vro-Zaoz. Je vais à Brest, mont a 
rann da Vrest. J'irai bientôt en 
France, mo7it a rinn da Vro-Chall 
abarz nemeur ; bremaik ez inn da 
Vro-C'hall; meielo daVro-Chall abarz 
nemeur. Sans la prière on ne saurait 
— - en paradis, hep ar bedenn n'euz 
den evit kaout digor er baradoz, evit 
kaout dor zigor er baradoz. Il alla de 
ce côté, mont a reas diouz ann tu-ze. 
Va chez toi, ke d'as ti, kead'as ti. Allez 
chez moi, it d'am zi. Va donc vite, 
kerz 'ta buan. Il alla cliez lui, mont a 
reaz d'he di ; d'he di ez eaz ; he-ma 
a ieaz d'he di. Aller à la guerre, mont 
d'ar brezel. Aller à l'église, mont d'ann 
iliz. Nous irons vous voir, ni a ielo 
d'ho kicelet. Aller dedans, aller dehors, 
mont ebarz. mont er-meaz. Aller dans 
la cour, mont er porz, diskenn er porz. 
Aller à clieval, mont war (var) loenn, 
mont ivair varech. Aller à pied, mont war 
(var) droad. Ils n'allaient plus avec 
lui, n'es eant mui d'he heul. Qu'êtes- 
vous allé voir ? petra oc'h-hu eat da 
loelct? La poi-te est toujours ouverte 
aux allants et aux venants, digor eo 
atao ann or da gement hini a ia hag a 
zeu. Il est toujours allant et venant, 
ema atao mont-dont ; ema atao o vont 
hag tant. Aller par terre, mont dre 
zouar, montdiicar zouor (divar). Aller 
par mer, mont dre vor, mont ditcar 
vor. Aller en voiture, mont enn eur 
charr. Je n'y vais pas, ne d-ann ket di. 
Je n'irai pas, ne d-inn ket di. Nous 
n'irons pas, ne d-aimp ket di. J'y allai 
aussitôt, kerkent ez ejoun di, kerkcnl 
ez iz di ; ha me di rak-tal. Ceux qui ne 
vont jamais à l'église, ar re ne vezcnt 
nepred war-dro ann iliz. T. Voulez- 
vous y aller? c'hoant hoc'h euz-hu da 
vont di.^ Plut à Dieu que j'y allasse! 
plijetgant Doue ez ajenn di, ez afenn di? 
Comment vont les affaires '? ha mad es 



ALL 



ALL 



35 



o ar bed gan-e-hoch? Tout va pour le 
mieux, pep Ira a c'hoarvez evitargtcella. 
Je vais de mai en pire, gwas-oc'h-waz 
ez a d'in. Aller de mieux en mieu?x, 
mont gicell-ocli-well. Tout va bien 
jusqu'à présent, mad eo ar hed evit 
c'hbaz. 

2" ALLER, suivi d'un infinitif. Trois 
heures vont sonner, teir heurazo o vont 
da son, da zeni. Nos lampes vont 
s'éteindre, hor c'hleiizeuriou a zo 
dare da vouga. Je vais me retirer 
d'ici, ac'hanen en em denninn. s. N. 
Je vais l'attendre, mlien gedo, G. p. 
Je vais me reposer, me ehano. s. N. 
Nous pensions que l'île allait s'en- 
gloutir, ni a grede ez oa ann enezenn 
vont da tveledi. Nous irons brûler 
en enfer, ni a ielo d'ann ifern da 
zevi. J'irai le trouver de suite, 
abenn-kaer ez inn dlie gaout. Vous 
allez me quitter, emoch o vont dam 
dilezel. Il allait mourir, edo o vont 
da vervel. Je vais — avec vous pour 
le voir, me a zo o vont gan-e-hoc'h 
da welet anezliañ. Je vais les couper, 
troue het e vesint bremaik. Je vais !e 
mettre là, me a lakai anezhañ enn ; 
eno e likinn anezhañ ; eno e vezu 
lekeat. Vous allez voir, c'houi a 
icelo. 

3° Y ALLER DE. Son_goz-y bien, il y 
va de votre âme, sonjit ervad anez 
ez afe hoch ene da goll. Voy. AGIR, 
S'AGIR DE. II y va tout de bon, da 
vad ha kaer ez a. Gr ; a zevri-beo 
eo. T. 

4° S'^EX ALLER, PARTIR ; VlOUt, p. P(lt, 

eet ; mont kuit, p. eat kuil. Il s'en 
alla alors, neuze ez eaz kuit, mont a 
reaz kuit neuze. Dans quelques jours 
nous nous en irons chez nous, 
abenn eunn dervez-bennag pz aimp 
d'hon ti. Allez-vous-en de là, it a-les-se. 
Allez vous-en , it kuit. Va-t'eii, ke 
kuit, tcch kuit, ke lark diouz-in, 
tecli ann tu-ze. Chacun s'en alla chez 
soi, pep-hini a ieaz kuil, pep-hini en 
em dennaz enn he di. Allons-nous-en 
tous d'ici, gwitibunan deomp ac'ha- 
nen. s. N. Je m'en vais, me a ia kuit, 
me ia kuit, mont a rann kuit. ^'ous 
en allez-vous déjà ? mont a rit-hii 
kuit ken abredf Ne vous en allez pas 
encore, ne d-it ket c'hoaz ; ne d-it ket 
ksn abred. Alors je m'en allai, neuze 
ez iz kuit; ha me kuit neuze; ha me 



enn hent neuze; neuze ez ejoun kuit, 
Allons-nous-en, deomp d'ar gear. 

5° SE LAISSER ALLER A; hSuUa, p. 

heuliet ; mont da Jieul, p. eat; distrei 
da, p. distroet; treiooh (trehi); p. troet. 
Se laisser aller à ses passions, mont 
da heul he c'hoantegesiou fall ; heulia 
he zrouk-ioulou. Ils se laissèrent aller 
à leurs anciens désordres, distrei a 
rejont d'ho gwall vuez, d'ho buez fall. 
Il se laisse aller aux consolations de 
la terre, trei a ra he galoun oc'h freal- 
zidigez ann dud. Se laisser aller au 
courant de l'eau, mont gant ann dour. 

ALLIAGE, s. ra. Kemmesk. Sans — , 
digemmcsk. 

ALLIANCE, s. f. Parenté ; nesanded, 
nested, ra. Gr. Ces substantifs sont peu 
usités. Ils ont contracté — , anii dud- 
ze a zo deuet da veza nez. Gr. En raison 
de leur —, dre ma"z oant tud nez, 
dre ma'z oant kerent nez. Voy. ALLIÉ. 

— Pacte consenti, union ; kevredigez , î. 
Ce mot serait peu ou pas compris. 
Faire — avec quelqu'un, beza a-unan 
gant unan-bennag evit ober eunn dra. 
Voy. SE CONFÈDÈRER, COMPLOTER, S'ASSOCIER. 

— L'arche d'allian'ie, terme de théolo- 
gie, ann arc h sañtel, arc'h Doue. Le 
culte de l'ancienne et de la nouvelle — , 
al lezenn goz hag al lezenn nevez. T. 

ALLIÉ, s. m. Parent; nez, nés, subs- 
tantif commun; pi. tud, nez. Ils sont 
alliés, tud nez int. Gr. 

ALLIER, V. a. Mélanger des métaux; 
kemmesk, kemmeski, p. et. Allier du 
fer et du cuivre, teuzi war-eunn-dro 
houarn ha kouevr. — V. pron. S'unir 
par alliance, dont da veza nez. Gr. 
Voy. ALLIÉ. 

ALLONGE, s. f. Pièce ajoutée à une 
robe, à un meuble, etc ; astenn, m ; 
hehted, m. Mettre une — à une robe, 
lakaat eunn astenn, eunn heñled oc'/i 
eul loslenn. Gr. 

ALLONGÉ, adj. hirr. Il a le corps 
bien —, hirr eo he gorf. 

ALLONGER, v.act.Mettreuneallonge. 
Voy. ce mot. — Etendre, astenn, p. et. 
Vann. Âstenein. Allongez la main, 
astennit ho tourn^ Allongez-le par terre, 
astennit anezhan war ann douar. Al- 
longez la tète, ou plutôt le cou, pour 
voir quelque chose, astenn he zaou- 
lagad. M. — V. n. Augmenter en Ion- 



36 



ALO 



gueur ; hirraat, p. eet, eat. Les jours 
allongent, hirraat a ra ann deiss. — 
V. pron. Devenir plus long; dont da 
veza hirroc'h; en em astenn ; hirraat. 
Il s'allongera, hirraat a raio. Il s'est 
allongé, deuet eo da ve%o hirroc'h eget 
na d-oa; en em astenn en deuz great; 
en em astennet eo. — Se coucher de 
son long, en em astenn a stok he gorf 
war ann douar. 

ALLUMÉ, adj. Une chandelle allu- 
mée, eur choulaouenn sklear. T. Il 
arriva avec une chandelle allumée, 
dont a rea% beo he clioulou, C. p. Des 
charbons allumés, glaou beo; glâou 
rui-tan. 

ALLUMER, V. a. Enflammer, enaoui, 
p. et. Trég. Enaouin. Vann. Ineouein, 
p. ineouet. Allumer une lampe, une 
chandelle, enaoui eur cldeuseur, ena- 
oui eur clioulaouenn. Allumer le feu, 
ober tan, ober ann tan, c'houeza ann 
tan. Cette dernière expression est la 
plus usitée, alors même qu'il n'est pas 
besoin de souffler pour allumer le feu. 
Allumez le feu, grit tan, c'houe;iit ann 
tan. Le charbon s'est allumé à son 
contact, ar glaou a %o deuct rus-tan out- 
hañ. — Exciter la discorde, lakaat 
trouz être tud. 

ALLUMETTE, s. f. Elumetenn, f. pi. 
elumetez. 

ALLURE, s. f. Tournure, démarche; 
voy. CCS mois. — L'allure d'un cheval, 
Hz, m ; kerz, m. — S. pi. f. Manière 
d'agir ; doare, f. Je connais ses allures, 
me a anavez he zoare. H. 

ALLUVION, s. f. Des terres d'allu- 
vion, douar a so bel digaset gant ar 
mor. gant ann dour ; douar a ioa gwe- 
chall beuzet gant ar mor. 

ALOI, s. m. Cela est de bon — , ann 
dra-ze a zo mad, a zo a bouez mad, a 
zo a daill vad. Cela est de mauvais — , 
ann dra-ze a zo a bouez fall, a zo a fais 
boucz, ann dra-ze a zo didaill. 

ALORS, adv. Neuze, enn amzer-ze. 
Vann. Neze, nezen. Alors il partit, 
neuze ez eaz kuit. Son auditoire était 
nombreux alors, enn amzer-ze eunn 
taol braz a dud a zeue da zelaou anez- 
han prezek. 

ALOSE, s. f. Poisson ; alouz, f. pi. cd; 
aîou^enn, f. pi. alouz, alouzenned. 



ALT 

ALOUETTE, s. f. Alc'houeder,ec'houe- 
der, clioueder, m. pi. akliouedez, 
c'houedez. Vann. Chuider, m. pi. et; 
kndioc'h, m. pi. et. Trég. et Corn. Al- 
cliueder, m. L'alouette huppée, kabel- 
lek, m. pi. kabelleged. Vann. kabellek, 
m. pi. kabellegi ; kogennak, m. pi. ko- 
gennegi. Cet oiseau, en quelques loca- 
lités, s'appelle aussi alc'houezeri, kor- 
nigell, federell. 

ALOYAU, s. m. Kraouennvevin, f. Un 
— de bœuf, eur graouenn vevin. 

ALPHABET, s. m. Kroaz-Doue, f; 
levrik ann A B C. 

ALTÉRANT, adj. A zigas seclied; 
sec'heduz. Une nourriture altérante, 
eur boed sec'heduz. 

ALTÉRATION, s. f. Voy. FALSIFICATION, 
ALTÉRER, FALSIFIER. 

ALTERCATION, s. m. Voy. CHICANE, 
DISPUTE. 

ALTÉRÉ, adj. Gâté, pourri; voy. ces 
mots. 

ALTÉRÉ, adj. Qui a soif. Il est —, 
sec'hed en deuz, Je suis très — , seclied 
braz em euz ; maro ounn gant ar zec'hed. 
Vann. Balbet ounn get sec'hed. Celui 
qui est — habituellement, sec'hedik, 
Gr. Vann. Balbezec'h, secliedik. 

ALTÉRER, V. a. Falsifier; voyez ce 
mot. — Détériorer. Les plaisirs altè- 
rent la santé, ar iplijaduresiou a goll 
iec'hed ann dud. Rien ne peut — la 
paix de son cœur, n'euz tra hagave evit 
tevalaat peoc'h he ene. — Causer de la 
soif, rei seclied, p. roet ; digas sec'hed, 
p. digaset. Vann. Digas er zec'hed, p. 
digaset; balbein, p. balbet. Les viandes 
salées altèrent, arboed sali ara sec' hed; 
ar bocd sali a zo seclieduz. T. — V. 
pron. Se gâter; î>retno(brehina), p. et ; 
bouta, p. et. G. Voy. SE GATER. La 
beauté s'altère aussi, ar cliened a zeu 
da ziskat irez. 

ALTERNATIVE, s. f. Je ne m'étonne 
pas de ces allernatives de bonheur et 
de malheur, n'ounn ket soueset e venn- 
me gweach mad ha gweach fall ; n'ounn 
ket souezet e venn-me gweach eaz ha 
gweach dieaz, ou diez. 

ALTERNATIVEMENT, adv. Peb eil tro, 
peb eil weach (veacii), ann eil goude 
egile; tro e tro. H. 



AMA 

ALTESSE, s. m. Huelded, m. Voire —, 
hoc'li huelded. Gr. 

ALTIER, adj. Rok, huel, grons, dichek. 
Il est — , eunn den rok eo. Voy. FIER, 
HAUTAIN. 

ALUN, s. m. Sel cliimique. Alum. m. 

ALVÉOLE, s. f. Partie de la dent, de 
Voveilie; toull ann dent, toul ar skou- 
arn, m. Les alvéoles des abeilles, toxd- 
lou ar gicenan enn eunn direnn goar.G. 

AMABILITÉ, s. f. Madeles, f. 

AMADOU, ?. m. Tout, tonn, m. (Pro- 
noncez Tont comme en frauçaisTonfe.) 
Vann. Tondr, m. 

AMADOUER, v. a. Gounid gant kom- 
iou kaer, p. gouneiel ; touella, p. et ; 
lubani, p. et. Gr. Divuz, p. el; likaoui, 
p. et. 

AMAIGRIR, V. a. etpron. Treudî, p.e?; 
treutaat, p. eet, eat ; dont da veza 
treud, p. deuH. Vann. Trettat, trettein, 
p. tretlet. Ce régime vous amaigrira, 
dont a reol da veza treud enn eur veva 
er cliiz-ze. Il s'amaigrit de plus en 
plus, treutaat a ra bemdez ; dont a ra 
da veza treutoch-treuta bemdez. 

AMALGAME, s. m. Voy. MÉLANGE. 

AMALGAMER, v. a. Meski, kemmeski, 
p. mesket, kemmeskel. 

AMANDE, s. f. Fruit de l'amandier ; 
alamafidezenn, f. pi. alamañdes. Des 
amandes douces, alamañdez c'houek, 
kraoun c'houek. Amandes amères, ala- 
mañdez c'houero, kraoun c'houero. Une 
— douce, eunn alamañdezenn c'houek; 
eur graouenn c'houek. La cliair de l'a- 
mande, boedenn ann alamañdez. 

AMANDIER, s. m. Gicesenn aîaman- 
dez, (. p. Gwez alamañdez. Vovez 
ARBRE. 

AMANT. AMANTE, s.m. et •'. C'est 
mon amant, va cliarañtes eo, va ser- 
vicher eo, va mignoun eo. Celle-là est 
mon ama!Üe, houn-nez a so va c'ha- 
rañtez; houn-nez a zo va dous, comme 
dit la chanson ; h^un-nez a zo vac'ha- 
lounik, va clioañtiz, va mestrez, va 
choant, va choafiliz. 

AMARRE, s. f. Stag. m. pi. ou; ère. 
m. pi. 01/. Voy. COfiOE, CORDAGE, AMARRER. 

AMARRER, v. a. Staga, p. et ; eren, 
p. ereet. Autrefois erea à l'ionnitif. 



AMB 



a7 



Amarrez-le à cet arbre, stagit ânes- 
hañ uc'h ar icezenn-ze. Quand le na- 
vire l'ut amarré dans le port, pa har- 
paz al lestr er porx. 

AMAS, s. m. Voy. TAS, BEAUCOUP. 

AMASSER, V. a. Dastum, p. et; des- 
tum, p. et; daspugn, p. et; giachella, 
p. et ; berna, bernia ; p. bernet, berniet; 
krugdla, p. et. Autrefois dastumi, das- 
pugni à l'infinitif. Vann. Dastum, des- 
tum, tesein, ioc'hein, ioein. Il est oc- 
cupé à — le fumier, ema o tastum ann 
teil. Amasser du foin, de la paille, 
grac'hella foenn, kolo. Voy. TAS, MEULE. 
Il n'amassera pas beaucoup de biens, 
ne zastumo ket kalz a vadou. — V. 
pron. Parlant des eaux qui séjouritent, 
sac ha, p. et; chaga, p.ef. Les eaux se 
sont amassées en ce lieu, sachet eo 
ann dour el lea&h-ze. 

AMAZONE, s. f. Grek-ûzach, f. pi. 
gragez-ezec'h ; grek-kalounek , f. pi. 
gragez-kalounek. Gr. 

AMBASSADE, s. f. Il a été envoyé en 
— auprès du roi de France, kaset eo 
bet a berz ar roue da gaout roue Bro- 
C'hall. 

AMBASSADEUR, s. m. Le roi lui en- 
voya des ambassadeurs pour le remer- 
cier, ar roue a gasaz tud enz he berz 
evit trugarekaat anezhah. Le mot kan- 
nad s'emploie parfois en ce sens. 
L'ambassadeur du Pape, le légat, kan- 
nad ar Pal. L'ambassadeur de France, 
ar c'hannad a berz roue Bro-C'hall. 

AMBIGU, adj. Goloet, dianaf, dizanaf, 
gwidiluz l^guidiluz). Il dit souvent des 
paroles ambiguës, aliez a lavar kom- 
zou gnloet, komzou amc'houlou. G ; 
komzou gtvidiluz. T ; aliez e lavar 
mous-komzou. 

AMBITION, s. f. C'hoant re vraz da 
gaout enoriou. 

AMBITIONNER, v. a. À'Zasfe, p. ef.feaout 
c'hoant da gaout. Autrefois klaskout à 
riniinitif. Ils anititionnent ces choses, 
ces honneurs avant tout, klask areont 
dreist pep tra kaout ann traou-ze, ann 
enoriou-ze. C'est là tout ce que j'am- 
bitionne, ar pez am euz c'hoant da ga- 
out eo se ha netra e-bed ken ; ti'am 
euz c'hoant nemet da gaoul ann dra-ze. 
Sans ambitionner les honneurs, hep 
klask ann enoriou. 



38 



AME 



AMBLE, s. m. Ar pas eaz, m: ann 
mkane, m. Cheval qui va l'amble, 
marc h i?ikane. Il ne va que l'ambUi 
ne d-a nemet ann mkane; ne d-a ne- 
met d'ar pas eaz. Gr. Ce cheval va- 
t-il l'arable? Hag ar marcli-se a zo 
mkane ? 

AMBRE, s m. Gouiar^.m.Un chapelet 
d ambre, eur chapeled goularz. Gr. 

AME, s. f. Eue, m. pi. ou. Vanii. hie 
tnean, m. pi. ineañen. Tvés^. Ine m 
pl. tneo. Autrefois Eneff. La plupart 
des écrivains bretons donnent à eue le 
genre féminin, et pourtant il n'en est 
pas un seul qui ne dise : Ann ene 
mad. Cette seule phrase prouve qu'ils 
ne» raisonnent pas quand ils disent 
anezhî, d'ezhi, en parlant de l'âme 
Lame raisonnable et l'âme sensitive 
ene ann den, ene map den ha bue'z 
ann anevaled. Priez pour l'âme de M 
Nevet, pedit evit ann ene a zo het enn 
aotrou Nevet. G. p. Les âmes des tré- 
passes, ann anaoun, ann anaoun vad 
ann eneou tremenet. Tréi^. Ann anaono 
Vann. Ann enañ. Les âmes du pnvga- 
^oire, eneou ar Pur g ator. Une âme fi- 
dèle, eunn ene mad. Les âmes fidèles 
ar gnslemen vad, ann eneou mad. Ren- 
dre 1 ame, reihespered, p. roet;mervel 
p. marvet. Autrefoiswiom à l'infinitif' 
Voy. MOURIR. Supporter les maux avec 
une — égale, gouzanv he boaninu hep 
klemm e-bed ; gouzanv agaloun vad ar 
poaniou a zeu d'e-omp a berz Dnve Un 
homme sans —, sans religion, eur 
c hnslen fall a zen. Les âmes en peine 
ann eneou hirvouduz. T. Je suis ta 
sœur, corps et âme, et ne suis pas un 
spectre, me ne kct eur spez ounn, da 
c hoar avad korf hag ene. T. — Habi- 
tants ; voy. ce mot. - Vigueur ; nerz, 
t. Vanu.Nercli, f. Un homme sans — 
eunn den dîners, eunn den n'en deus 
tamm ncrz. 

AMÉLIORATION, s. f. Gwellaenn(^ue\- 
laenn), f. Peu usiti. Il n'est pas sus- 
ceptible d'amélioration , nlieller ket 
lakaat ann dra-se da dalvezout mut 
Voy. AMELIORER. 

AMÉLIORER, v. a. Gwellaal (guellaat), 
p. eet, e<n ; lakeat da dalvezout mut p' 
lekeat. 11 a amélioré cette terre, lekeal 
en deuz ann douar-ze da dalvezout mui; 
gwelket eo bet ann douar-ze gant-han 
— V. pron. Dont da veza gwelloc'h 



AME 

(gwelloc'h) ; dontda veza gwell {guell); 
dont da veza givelloc'h-gtuella ; gtcel- 
laat a raio gant ann amzer ; gant ann 
amzer e teuio da veza gioelloch-gwella. 
Sa santé s'améliore, givtllaat a ra d'ez- 
haii. Dès que son état se fut amélioré 
rak-lal ma oe gwelleet d'ezhan. Pour 
analyser ces deux derniers exemples, 
il faut sous-entendre he ieclied dans 
le premier, et he stad dans le second : 
givellaat a ra he iec'hed d'ezhan ; rak- 
tal ma oe gwelket he slad d'ezhafî. Ce- 
la ne l'améliorera pas, ann dra-ze ne 
ket he ^vellaat a raio. ^yaméliover, mont 
war well. 

AMENDEMENT, s. m. Changement en 
bien ; gwellaenn (guellaenn), gwelli- 
digez, f. Ces mots sont peu usités 
Voy. AMENDER, S'AMENDER. Le bon pro- 
pos d'amendement, terme de dévotion; 
ar choant slard da vont war well (var 
well), da vont warwellaat, da vont war 
greskermad. — Engrais. Les amen- 
dements de mer ou mari;is, ann teilou 
mor, ann teilachou mor. Les amende- 
ments calcaires, treaz aot, m ; merl 
m ; skotil, m. Voy. MERL. ' 

AMENDER, v. a. Améliorer ; gicellaat 
(guellaat), p. eet, eat. Il a bien amendé 
ce sol, gwelket eo bet am douar-ze 
gant-hari. Amender les terres lour- 
des au moyen du sable, lakaat treaz 
aot enn douar-labour ; trenza ann dou- 
ar ; lakaat treaz aot, lakaat treaz mor 
e-mesk ann douarou pounner. Amender 
les terres légères avec du fumier de 
vaciie, lakaat teil saout enn douar 
skanv. — Au figuré. Amender sa vie • 
voy. S'AMENDER. — V. pron. Devenir 
meilleur, en pariant des per.sonnes • 
rnora war well (var well) ; mont war 
wellaat; dont da well, dont da veza 
gwdloc'h-gtvella ( guelloc'h-guella ). 
Plût à Dieu qu'il s'amendât ! Plijet 
gant Doue ez afe war iceUaa» ! Faites 
tous vos eiïorts pour vous amender, 
likit hocli holl boan evit dont da veza 
gicelloc'h-gwella. 

AMENER, V. a. Kas, p. et ; digas, p. 
et. Amenez le cheval à l'écurie, kasxi 
al loen d'ar varchosi, d'he graou. 
Amenez-le moi de gré ou de force, 
dtgasit anezhan d'in dre gaerpe dre hek. 
Amenez-le avec vous en ville, kasit 
anezhan gan-e-hoc'h e kear. Allez à la 
loire et amenez-moi une bonne vache. 



AME 

ü d'ar foar ha digasit d'in eur viocli 1 
neves ail. Ameiiez-nioi cet homme, 
digasit ann dense d'am c'haout. Il vit 
un homme qu'amenait le curé, guelet 
a reaz eur gnas oc h erruoul war 1ère' h 
ann aolrou persoun. C'est l'amour qui 
m'amène ici, dre gemenn ar garañtez 
ounn deut anxa. C. p. — Ces exemples 
suffisent, je pense, pour faire com- 
prendre la différence qui existe entre 
les verbes kas et digas. Le premier si- 
gnifie, à proprement parler, conduire, 
et n'entraîne pas l'idée d'un retour. Le 
second au contraire a le sens d'apporter, 
faire venir. Voy. EMMENER. — V. n. 
Amènera, lakaatda, p. lekeat. Amenez- 
le à faire cela, likil anezhañ da ober 
kement-se. Voy. ENGAGER, etc. — V. a. 
Être cause, produire. Le vent du midi 
amène la pluie dans ces pays, avel ar 
c'hresteis a ;iigas ar glao er vro-hont. 

AMÉNITÉ, s. f. Madelez, k 

AMENUISER, v. a. Voy. DÉGROSSIR. 
Rendreplus menu, amincir, amoindrir, 
voy. ces mots. 

AMER, adj. Parlant du goîi[,chouero. 
Vann. C'huerv , cliuero. Des t'ruils 
amers , f rouez c'houero , froue: put, 
frouez trenk-ki. M. Devenir—, dont da 
veza cliouero ; c'houervaat, p. c'houer- 
teet. Gr. — Au figuré. Des pleurs 
amers , daelou druz. Des paroles 
amères, komzou trenk. — S. m. Le doux 
et l'amer, ar c'houekhag ar c'houero. T. 

AMÈREMENT, adv. Pleurer —,gwela 
druz, gicela dourek, gwela tenu, s. N; 
skuilla daelou druz. 

AMÉRIQUE, s. f. Ann Amerik ; ann 
Douar-Xeiez, m. 

AMERTUME, s. f. Goût amer; Uaz 
c'houero, m; chouervder, m. Ce der- 
nier est peu usité. Vann. Chueruoni, 
m. — Peine d'esprit; vov. CHñGRiN, 
PEINE. 

AMEUBLEMENT, s. m. Voy. MEUBLES. 

AMEUBLIR, v. a. Terme d'agricul- 
ture, rouesaat, p. eet, eut ; lakaat ann 
douar da veza skanv, p. lekeat. Il faut 
— cette terre, red eo rouesaat ann 
douar-ze. Si la terre n'est pas bien 
ameublie, ma na roueser ket mad 
a-walc'h ann douar. Les terres ([ui ont 
été bien ameublies, ann douar pa vez 
bel great doun. Cette terre est bien 



AMO 



39 



ameublie, douar roues eo, douar blodet 
eo. La terre s'ameublira peu à peu. 
en em rouesaio ann douar nebeut a 
nebeut. 

AMI, s. m. ilignoun, m. pi. éd. Hors 
du Léon, mignon, m. pi. éd. Au fémi- 
nin, mignounez, pi. éd. Ils sont amis, 
mignouned int. Une jeune fille amie de 
la cuisinière, eur plac'h iaouank mi- 
gnounez d'ar geginerez. Oui, mon ami, 
ia, va mignoun ; ia, keaz ; ia, va clieaz. 
Tenez, mon ami, (terme de politesse à 
qui n'est pas notre ami), dalit, va den. 
Un de ses amis, eur mignoun d'ezhan. 
Il est mon plus grand —, n'em euz ket 
brasoc'h mignoun evit-hañ. Le chien est 
l'ami de l'homme, ar c'hi a zo mignoun 
d'ann den. Les amis et les ennemis 
du breton, ar re a gar hag ar re ne 
garant ket ar brezowek. Un véritable 
—, eur gicir vigtwun. Ils devinrent 
bientôtamis, donta rejont e berr amzer 
da veza daou vignoun braz. 

AMIABLE (A L"|, adv. Evel mignouned, 
evdetre mignouned, e peoc'h, hep ket 
a argu. Gr. Arrangez votre affaire à 
l'amiable, re/'ikit ho tra evel être mi- 
gnouned. 

AMICT, s. m. Goel ar belek. gicelar 
belek, gicel-belek, f ; amid, m. 

AMINCIR, V. a. Tanaoaat, tanavaat, 
p. tanaoeet, tanaveet ; munudi, p. mu- 
nudet. Vann. Tenaouat. Voy. AMOINDRIR. 

AMITIÉ, s. f. Karañtez, f. mignou- 
nach, m. Le P. Gr. donne à ce dernier 
le sens d'amitié suspecte en matière 
d'amour. Hors du Léon, Karaiite. f. 
Avoir de l'amitié pour quelqu'un ; 
Kaout karafitez oc h u. b; il a beau- 
coup d'amitié pour moi, kalz a garantes 
en deuz ouz-in. Vovez AIMER. Rétablis- 
sez-moi dans l'amitié de votre frère, 
grit m'am bezo adarre karañlez ho 
preur. Voy. AFFECTION , TENDRESSE. Il 
n'a plus autant d'amitfé pour lui, 
koazet eo eunn draik he garañtez out- 
hrih. — S. pi. f. Paroles obligeantes; 
gourc'hemennou, pi. m; digemer mad, 
m. Il m'a fait beaucoup d'amitiés, eunn 
digemer mad am euz bet digant-hañ. 
Faites mes amitiés à votre mère, grit 
va goure Iiemennou d'ho mamm. 

AMÜIN08IR, V. a. et pron. Bianaat, 
biàanaat. p. eet, eat ; tanoaat, tanaoaat, 
p. eet, eat ;gicasaat (goasaat), p. eel^ eat'. 



40 



AMO 



disteraat, p. eet, eat. Vaiiii. Tennouat, 
p. tenaouet. Vous y verrez des couches 
qui s'amoindrissent de plus en plus 
en s'éloignant du rivage, gwelet a reot 
eno gwiskadou lano-och-tano dre ma 
pellaer dioc'h ann aot. P. 

AMOLLIR, V. a. Bloda, p. et. Vann. 
Blodein, digaledein. — V. pron. Deve- 
nir mou; voy. mou. 

AMONCELER, v. a. Berna, bernia, 
p. bernet, berniel ; grac'hella, p. el ; 
krugella, p. et; ober berniou, p. great; 
daslum, destum, p. et. Amoncelez le 
fumier, grit berniou teil, dastumit ann 
teil. Le blé a été amoncelé, grac'hellet 
eo bel ann éd. La paille n'est pas en- 
core amoncelée, ar c'holo ne d-eo ket 
grac'hellet choaz. Voy. MEULE, TAS. En 
Vann. Berniein, ioc'hein, destum, te- 
sein. 



AMONT (EN), 
lestr. G. 



('. E. penn a-raok al 



AMORCE, s. f. Appât pour prendre 
les animaux; boed, m. Vann. Bouit, m. 
— Pour prendre les poissons, rog, 
rogez, f; petiz, m. Voy. AMORCER. — 
S. pi. f. Les plaisirs et l'argent sont 
les amorces du vice, ar plijaduresiou 
fall hag ann arc'hant a ra d'ann den 
mont da heul he dechou fall, a ra d'ann 
den koueza er pec'hed. 

AMORCER, v. a. Attirer en flattant, 
etc , gounid gant komzou kaer, p. 
gounezet ; lavaret komzou kaer, p. 
lataret; hilligat, p. hilliget. — Garnir 
d'appât un piège, un liamegon ; boela, 
p. et; lakaat boedoc'h, p. lekeat; teurel 
rog enn dour, lakaat petiz ock ann 
higenn. Voy. AMORCE. Vann. Bouila, 
p. et. 

AMORTIR, v. a. Terri nerz, p. torret ; 
mouga, p. el; didana, p. et. Vann. 
Torrein nercli ; dislanein. Amortir les 
passions, terri nerz ann drouk-ioulou, 
mouga ar choañtegesiou fall. 

AMOUR, s. m. Amitié, attachement; 
karantez, f. Hors do Léon, karañte, f. 
L'amour du procliain, ar garatitezoc'h 
ar re ail, ar garañtez evit hon nesa. 
L'amour de Dieu, ar garafitez ocli 
Voue. Pour l'amour de Dieu, enn hano 
Doue; dre garafitez oc'/i Doue. L'amour 
de nous-mêmes, ar garafitez hon eus 
@uz-omp hon-unan. L'amour de la 



AMP 

chair, ar garantes evit plijaduresiou 
ar chorf. Aimez Dieu pour l'amour 
de lui-même, karit Doue evil-hafi /te- 
unan. Pour l'amour de vous, evid- 
hoc'h hoc'h'Unan. — Amour d'un sexe 
pour l'autre. Faire l'amour honnê- 
tement, ober al lez, p. great. Vann. 
Gober el les. Voy. FAIRE LA COUR. Amour 
passionné, .déréglé, déshonnète d'un 
sexe pour l'autre, orged, f. Elle est folle 
damour, elle a la passion d'amour, 
kroget eo ann orged enn-hi. Il se 
corrompit par l'amour déréglé des 
femmes, dont a reaz d'en em zaotra dre 
ma kare re ar merc'hed. Voy. AMûU REUX. 

AMOUR-PROPRE, s. ra. Ar garafitez 
hon enz ouz-omp liun-unan, evid-omp 
hon-unan. Voy. AMOUR, ATTACHEMENT, 
AIMER. 

AMOURETTES, s. pi. f Elle a des 
— , kroget eo ann orged enn-hi; hou- 
ma a zo leun a orged. Gr, Gardez-vous 
des — , diivallit na garfach re ann dud 
iaouank. Vann. Karañtedall, f. 

AMOUREUX, adj. Être amoureux, en 
bonne part; karet, p. karet. En mau- 
vaise part, beza klanv gant ann orged, 
beza kroged gant ann orged; orgedi, 
p. orgedet. G. Il est — de ma sœur, 
karet a ra va c'hoar. Il est — de toutes 
les femmes, klanv eo gant ann orged ; 
eunn orgeder eo. C'est une gaillarde, 
elle est un peu amoureuse, friañtiz 
a zo gant-hi. Gr. Il est amoureux- 
fou de toi, tomm bero eo he galoun 
ouz-id. Il est — de lui-même, en em 
garet a ra rc he-unan. T. Des yeux — , 
daoulagad millour. T. En parlant d'une 
femme d'amour passionné, le P. Gr. 
dit : Kroget eo ar bik enn he skouarn. 

AMPHIBIE, adj . Aneval a tev enn dour 
ha war anii douar. 

AMPLE, adj. Ledan, frank, hirr ha 
ledan, ec'hon. Vann. Fourniz. Ce vête- 
ment n'est pas assez — , ar wiska- 
mand-ze ne d-eo ket ce hon a-icalc'h; 
re striz eo ar wiskamand-ze. Qui n'est 
pas — , enk, striz. Vann. Strec'h. 

AMPLEUR, s. f. Eclionder, m. frañ- 
kiz, f. Ces substantifs ne sont guère 
usités et doivent être évités autant 
que possible. Il n'a pas assez d'ampleur, 
ne d-eo ket eclion a-walc'h. Voyez 
AMPLE. 



AMÜ 

AMPLIFICATION, s. f. Parler sans —, 
•prezck hep clioueza ann Iraou, hep 
kieiki ann traou. Voy. EXAGÉRER. 

AMPLIFIFIER, v. a. Développer un 
sujet; diskleria, p. cliskleriet; prpzek 
hirr diicar gomznu berr, p. prezeget. 
Autrefois, prezegi à l'infuiitif. — 
Exagirer, c'Iioueza ann lran\i, kreski 
ann iraou, p, c'houezel, kresket. 

AMPOULE, s. f. Petite bulle pleine 
d'air à la surface des liquides ; kloyo- 
renn, f. pi ou; chouezigeim, f. pi. ou; 
hurtnienn, î. pi. ou; lagadenn, f. pi. 
ou ; lagadenn dour, f. pi. lagadennou 
dour. Il se forme des ampoules sur 
l'eau, lagadennou a zao icar c'horre 
ann dour; lagadenna ara ann dour. 
Voy. BULLE. — Tumeur; klogorenn. f. 
pi. ou ; porbul'nn, f. pi. ou Vann. Hu- 
geolenn, huigellen, ghiuehuenn, f. pi. 
eu J'ai des ampoules aux pieds, klo- 
gorennnu em euz em sreid. Se former 
eu ampoules, klogorenna, cliouezigfn- 
na. purbolenna. p. et. — Maladie des 
bêtes à cornes, ar c'houezigenn, ar 
xlnavenn, ar gloevenn. Gr. — La 
Sainte-Ampoule, ann oleo sakr evit 
sakra ar rouanez. 

AMPO'JLÉ, adj. Discours — , knm- 
zou c'houezel, dicii cliouezet, prezek 
c'houeztt. 

AMPUTER, V. a. Trouc'ha, p. et 
Vann. Trouchein. Trég. Trouc'Uafi. 
Amputer quelqu'un d'un bras, trouc'ha 
he vreac'h da u. b. L'ua d'eux fut am- 
puta d'un bras, unnn anezho a oe 
troue het he vreac'h d'ezJian, a oe trou- 
c'het he vreac'h dioul-hañ. 

AMULETTES, s. pi. f. Voy. SACHET. 
AMUSANT, adj. Votre conle est—, 
eunn ebad eo kiecet ac'hanoch o var- 
vaillat. 

AMUSEMENT, s. m. C'hoari, f. pi. ou; 
e'bni,ebad, m; divuz, m; diduel, f; 
plijadur, ï; dncrr-amzer. m. Les amu- 
sements des enfants ; voy. JEUX. Ce 
n'est pas là un grand — , ne d-eo ket 
ebad ober kemeni-se. Elle n'avait pas 
d'autre — , ne doa diverr-amzer e-bed 
nrmet erel-se, R; ne doa ken diverr- 
amzer nemet ober ann dra-ze; voy. 
AMUSER, S'AMUSER, DIVERTISSEMENT, PLAI- 
SIR. 

AMUSER, V. a. Divertir par des ré- 
cits, etc ; ditus , p. et; disiaga mar- 



AMÜ 



41 



faillou , p. distaget; marvaiUat, p. 
marvaiilet ; farsal, p. farsel. Pendant 
qu'il m'amusait par ses histoires, je 
perdais mon temps, e-pad ma listage 
d'in marvaillou, e-pad ma Uskolpe d'in 
traou ker brao, ann amzer a iea e-biou. 
Ce travail n'amuse guère, ne d-eo ket 
ebad ober kement-se. Il m'a amusé avec 
ses histoires, tremcnet eo ann amzer 
hep gonzout d'in o kletet anezhañ o 
varvaillal. M. Cela m'amuse, ketnent' 
seazo (Oad d'in. Rien n'amusait autant 
ces enfants, ne oa seurt e-bed erel-se da 
zivuz ar vugale-ze. Que puis-je faire 
pour vous amuser ? Pe seurt a zo brao 
da ober? T. Nous l'avons bien amusé, 
divuzel mad eo bel gan-e-omp. Il amuse 
par ses récits, klevel anezhañ zo eunn 
ebad. Amuser un enfant, diduella eut 
bugel. G. — Retarder, faire perdre 
du temps; godisa, p. et; dale, p. 
daleet. Autrefois dnlea à l'infinitif. — 
Amuser par de fausses espérances, 
etc; divuz, p. et ; godisa, p. et; ober 
goapeuz, p. great; louella, p. et. Ne 
l'écoutez pas, jeune fille, il vous 
amusera, arabad eo d'e-hoc'h selaou 
anezhañ, plac'h iaouank, goap a raio 
achannc'h. Le diable amuse les filles 
qui l'écoutent. Paol-gnrnekazo go_diser 
ar merc'hed a ro shmarn d'ezhan. — 
V. pron. Se divertir ; brogal, p. bragel; 
ebatal, p. ebatel; tremen gae ann amzer, 
p. tremenet; diverraal ann amzer, p. 
diverrcet, diverreat, G; c'hoari, p. 
c'hoariet; riolal, p. riotet; farlola, p. et. 
G. S'amuser à la manière des enfants, 
c'hoari, frrñgal. Je ne m'amuse pas ici, 
enouia rann ama. Vous amusez-vous à 
ce jeu? H(ig ebad eo c'hnarierc'hiz- 
ze etre-z-hnch? Ar c'noari-ze a blij 
de-hoc'h.^ Venez vous — avec Pierre, 
deut da c'hoari gant Perik. L'ouvrier 
qui s'amuse le lundi, mange du pain 
sec le reste de la semaine, or mèche- 
rcur a gar riotal da lun, a zebr bara 
seac'h hed ar zizun. Allez, enfants, 
vous — sur l'herbe, it bugaUgou, da 
friñgal ha da ebalal war al lelonenn, 
war anndachenn. On s'est bien amusé 
à la fête, c'hoari gner a zu bel e-pad ar 
[est. G. p. — S'amuser à des choses 
utiles ; tremen ann amzer oc'h ober 
eunn dra ; en em reida (rehi), p. enem 
roet. Tu t'amuses à me railler, te a zo 
ebad d'id ober goap ac'hanoun. L'autre 
ne s'amusait pas à discourir, mais il 
allait souvent à la feuêtre, egile n» 

6 



42 



AN 



îavare ger nemet mont aliez d'ar prenest 
da sellet. T. 

AMYGDALES, s. p. f. Mezennou ar 
gousouk, pi. f. Vann . Kangrenneu, pi. f . 
Il a les — enflées, c'houezet eo mezennou 
he c'houzouk; ema ar gorou gant- 
hañ. Gr. 

AN, s. m. Bloas, m. pi. bloasiou, 
bloaziou. Van. Bloa, hla, m. pi. bloeicu. 
Corn. Bloa, m. pi. hloaiou. Trég. Bla, 
m. pi. blaio. Tous les ans, pep bloas. 
Elle a quarante ans, danu ugenl vloaz 
e deux Je n'avais pas encore vingt ans, 
n'oann ket c'hoax ugent vloaz. Il n'avait 
que quinze ans, he-ma n'oa nemet 
pemzek vloaz. Il avait douze ans, eiinn 
daouzek vloaz bennag en doa. Il était 
si fort qu'on lui eût donné deux ans, 
ker kre e oa ma vije lavarel en doa daou 
vloaz. Quand il eut douze ans accom- 
plis, pa oe pakel he saouzek vloaz 
gant-hafi. Quand la petite eut trois 
ans, pa oe ar verc'hik enn he zri blnaz. 
Dès l'âge de un an, kerkent a bhaz. 
Jusqu'à ce qu'il ait atteint l'âge de 
deux ans, ken na vezo daou tloaz. 
Aujourd'hui en un an, enn deiz-ma 
penn bloaz ; a-benn eur bloaz hag enn 
dervez ama. T. Il y a un an que nous 
étions malades tous deux, bremañ euz 
bloaz ez oamp klanv hon daou. Ils 
vivaient alors cent ans, kant vloaz e 
vevent enn amzer-ze. Il y a un an que 
vous avez fait cela, bloaz zo nba 'z eo 
bet great kement-se. Au temps des 
prunes, il y aura un an que je suis 
malade, e mare ar bolos e vezo bloaz 
vunn klanv. Un enfant, un agneau d'un 
an, eur bugel bloaz, eunn oan bloaz. 
Une pouliche de un an, eunn ebeulez 
vloaz. Un poulain de un an, eunn 
ebeul bloaz. Un poulain de deux ans, 
eunn ebeul daou vloaz Une pouliche de 
deux ans, eunn ebeulez doou vloaz. Du 
fumier de un an, teil ar bloaz a-raok. 
Les enfants de un an, ar vugnle bloaz. 
Du trèfle de un an, melchenti bloaz. 
Une petite vit.ille de soixante ans, eur 
gregik koz tri-ugent vloaz. Une petite 
fllle de trois ans, eur verchik tri bloaz. 
Paul n'avait que dix ans quand il 
perdit sa mère, Paol ne oa nemet dek 
vlnaz pi varvaz he vamm. Il avait 
treize ans quand mourut son père, 
trizek vloaz oo pa varvaz he dad diganl- 
hañ ; gant he drizek vloaz edo pa varvaz 
he dad. Elle entra à huit ans dans un 



ANC 

couvent, kaset e oe, d'he eizvloax, da 
eur gouent. T II n'avait que sept ans, 
seiz vloaz n'oa ken. G. La durée de 
un an, blnavez, blavez, m. pi. bloave- 
siou, bloaveziou. Pendant deux ans, 
e-pad daou vloavez. Dans l'usage, on 
dit plus souvent e-pad daou vloaz; 
cette locution est cependant moins 
correcte. Voyez ANNÉE. 

ANABAPTISTE . s. m. Les anabap- 
tistes, ann dud enep ar vadisiant a 
vianik. V. 

ANACHORÈTE, s. m. Ermid, ermit, 
m. pi. ed ; lean, m. pi. éd. Ce dernier 
est le mot ancien ; je ne sais trop s'il 
serait compris de tous. 

ANALYSER, v. a. Analyser un remède, 
esaat mar d-eo mad eul louzou; fsaat 
louzou da c'houzout hag ht a zo mad. 

ANALOGIE, s. f. Heveledigez, f. Peu 
usité. Il y a entr'eux beaucoup d'ana- 
logie, hevelint, hemelint; evcleoann 
eil oc'h egile. Voy. ANALOGUE. 

ANALOGUE, adj. Hevel, heñvel oc'h. 
Voy. SEMBLABLE. 

ANARCHIE, s. f. Ce royaume est dans 
l'anarchie, er rouañtelez-ze pep-hini a 
vev dioc'h he roll. Gr; n'euz penn e-bed 
er rouañtelez-ze. 

ANATHÉMATISER, v. a. Dougen ann 
anaouc, p. dov.get; anaouea, p. anaoueet; 
milUga, p. milliget. 

ANATHÈME, s. m. Ânaoue, m. pi. ou. 
Lancer l'anathème ; voyez le mot pré- 
cédent. Anathème sur vous ! milliget ra 
viot da viken ! malloz d'e-hoch l ra 
viot milliget, boed d'ann ifern! bennos 
ann eal du gan-e-hoc'h , boed ar goun- 
nar! 

ANCÊTRES, s. pi. m. Ar re goz. Nos 
— , hon re goz, hon tadou koz. Vann. 
Hon re goch. Ses ancêtres, he dud 
koz. 

ANCHOIS, s. m. Glizigenn , f. pi. 
glizik. 

ANCIEN, adj. Ko2. Vann. Koc'h. 
Autrefois, paraît-il, on disait aussi 
hen, ancien. Ce mot aujourd'hui ne se 
retrouve que dans des noms de lieux et 
aussi dans le mot Hena, le plus vieux, 
l'aîné. Il est d'une ancienne famille, 
euz a eur wenn goz eo. Retomber dans 
ses anciens désordres, distrei d'hevueg 
fait, ; distrei d'/ie wall vuez ; dont adarre 



ANE 

d'/ie blegou fall. Les anciens moines 
vivaient ainsi, gwechall (guechall) ar 
venec'h a ve.ve er c'hiz-ze. Ancien maire, 
mear gwechall, nep a zo iet mear ; 
mfiar bel. Le prince Louis, ancien duc 
de Bavière, ar prins Lois bel duk e 
Bavier. T. Vos anciennes coutumes, 
ho kisiou gwechall. L. Il est plus — que 
l'autre, he-ma a so kosoc'h evit egile. 
Celui-ci est le plus — , he-ma a zo ar 
c'hosa anezho. — S pi. m. Nos anciens; 
voy. ANCÊTRES, aïeux. 

ANCIENNEMENT, adv. GwechalUgne- 
chall) ; enn amzer goz; tro ail. Très — , 
gtvechall goz. Voy. AUTREFOIS. 

ANCRAGE, s. m. Ileorach, heorez, f. 
Payer le droit d'ancrage,paea gwir ann 
heorach. 

ANCRE, s. f . Terme de marine ; heor, 
m. pi. iou. Vann. Heour, heor, hiour, 
hiver, m. Pierre qui sert d'ancre aux 
petits bateaux, mean heora, m. Un 
navire à l'ancre, eul lestr war (var) he 
heor. Jeter l'ancre, teurel ann hf>or, 
teurel ann heor er-meaz , p. taolet; 
heori, p. heoret. Ce dernier est moins 
usité. On dit aussi leuskel ann heor er 
mor. Lever l'ancre, sevel ann heor, p. 
savet. Dès qu'ils eurent levé l'ancre, 
dioc'h-tu ma ouent diloc'h. T. L'ancre 
ne tient pas dans ce fond, ann heor ne 
choum ket eno. Être à l'ancre, beza 
war he heor; poueza ivar he heor. Ils 
ont perdu leur ancre, le câble ayant 
cassé , choumet eo ann heor war ho 
lerc'h goude terri he fard. Le bois de 
l'ancre, ar juuel-heor, m. Vann. Er 
jal-heour. Le croc de l'ancre, arc'hrog- 
heor. L'anneau de l'ancre, lagadenn ann 
heor, f. Le câble, fard ann heor. 

ANDAIN, s. m. Terme d'agriculture. 
Le foin ne doit pas rester en andains, 
ar foenn ne die ket choum loar he rest. 
P. Laisser le foin en andains, derc'hel 
ar foenn war he rest. P. 

ANDOUILLE, s. f. Añduillenn, f. pi. 
añduill. Doanez-moi une — , roit d'in 
eunn añduillenn. J'aime l'andouille, 
les andouillcs, me a gav mad añduill. 
Deux andouilles, diou añduilknn. 

ANE, s. m. Animal; azen, m. pi. ezen. 
Quelques-uns disentozened au pluriel. 
— Au figuré. C'est un âne, un igno- 
rant, eunn azen gornek eo. 



ANG 



4-3 



ANÉANTIR, V. a. Détruire ; kas da 
nelra, p. kaset ; lakaat da netra, p. 
lekeat ; diskar, p. et; gwasta (goasta), 
p. et; dismañlra, p. et. Il a été anéanti, 
kaset eo bet da netra ; Ickeal eo bet da 
netra. Son royaume fut anéanti, dis- 
karet eo bet, dismañtret eo bet he rouan- 
telez. Anéantir une armée, bezatreac'h 
d'eunn arme ha lakaat anezhi da netra. 
Le temps anéantit tout, ann amzer a 
ziskar pep tra; gant ann amzer e teu 
pep tra da netra ; ann amzer a gas pep 
tra d'he heul ; ann amzer a gas pep tra 
gant-hañ. Voy. TEMPS PERSONNIFIÉ. Alors 
sa puissance fut anéantie, neuze he 
c'halloud a ieaz da netra. Mes mem- 
bres sont comme anéantis, va izili a 
zo evel maro ouz-in. H. — Dissiper 
follement, kas da netra, p. kaset. Il a 
anéanti sa fortune, kaset eo bel danetra 
he holl vadou gant-hañ. — V. pron. 
Mont da netra, p. eat. Avant peu votre 
pouvoir s'anéantira, abarz nemeur ho 
fca i/owd a teiodaneJra. S'anéantir devant 
Dieu, en em lakaat da netra dirak 
Doue ; en em izelaat dirak Doue. 

ANÉANTISSEMENT, s. m. Dismantr, 
m ; gwastadur (goastadur), m. Evitez 
ces substantifs. 

ANÉMONE, s. f. Fleur; diskrab, dis- 
grab, m. pi. ou. Gr ; kokulos, m. Gr. 

ANESSE, s, f. Azenez, f. pi. éd. 
L'ânesse a ânonné, troet e deus ann 
azenez. Lait d'ânesse, lea% azenez. 

ANGE, s. m. Enl, m. pi. elez. Hors 
du Léon, el, m. pi. cle. Anciennement, 
ael, pi. aeled, et aussi el, pi. eled. Le 
bon ange, l'ange gardien, ann eal mad, 
ann eal gwenn (guenn). Les anges du 
ciel, elez ar haradoz, elez ann euv. Mon 
saint ange gardien, va eal glan. T. Le 
mauvais — , ann eal du, ann drouk 
spered,argwalleal{goa\\y,annaerouant. 
Il est sage comme un — , fur eo evel 
eunn elik ma'z eo. — Poisson, levrek, 
m. pi. levreged ; leorek, m. pi. leoreged. 
Vann. Loerek, m. pi. loereget. 

ANGÉLIQUE, adj. Le cantique —, 
kanaouenn ann elez. Mener une vie — , 
beva war ann douar evel ma vev ann 
eles enn efivou. La salutation — , ann 
Ave Maria. — Plante, talbod, m. 

ANGELUS, s. m. Ânn añjeluz. Sonner 
l'angelus le matin et à midi, seni ann 
añjeluz. Sonner l'angelus le soir, seni 



Lk 



AM 



Icfulffl., seni kuerfe. Gr; seni ann añjelus. 
D'après Gr. le mot kuelfe signifie 
contre- feu. 

ANGINE, s. f. Poan-chouzrjuk, f. 
drouk-youzouk, m. 

ANGLAIS, adj. Saoz. Hors du Léon, 
soz. Anciennement, Sauz. Un cheval 
— , enr mardi saoz. Un écrivain — , 
enr skrivagnonr saoz. La langue an- 
glaise, ar saoznek, m ; üz Bro-Zans, 
10. Parler la langue anglaise, saozn^ga, 
p. et ; komz iez Bro-Zaos. — S. m. Qui 
est né en Angleterre; Saoz, m. pi. 
Saozon, Saoz. Hors du Léon, S02, tn. 
Les Anglais, ar Zaazon, ar Zaoi. Au 
féminin, Saozez, pi. éd. 

ANGLE, s. m. Korn, m; kogn, m. 
A l'anele de la maison, e korn anti xi. 
Voy. COIN. 

ANGLETEEfiE. s. f. Bro-Zaos, f. Hors 
d-i Léon, Dro-Zos. f. Il est en Angle- 
terre, ema bremaji e Bro-Zaos. Il ira 
en Angleterre, mont a raio da Vro- 
Zaoz. Le roi d'Angleterre, roue Bro- 
Zaoz. 

ANGOISSE, s. i.Añken, f. pi. iou ; 
eñkrez, 1". pi. eñkresiou, eñkreziou ; 
reuz, m. pi. reusiou, reuziou ; ylac'har, 
f. Pleurer avec —, giceta gant añken. 
Il est rassasié d'angoisses, beva a ra 
e-kreiz eur stropad reusiou. Les an- 
goisses de la mort, annañkou. G. Il 
est dans les angoisses de la mort, 
ema enn afikou. 

ANGUILLE, s. f. SHienn, f. pi. siliou. 
Anguille de haie, silienn-charz, f. p. 
siliou-grirz. G. Voilà une belle —, 
selu azeeur zilienn gaer. Les anguilles 
sont gâtées, brein eo ar siliuu. Pêcher 
des anguilles, siliaoun, p. et. Aller 
à la pèche des anguilles, mont da 
xiliaoua. 

ANGULAIRE, adj. En deuz meur a 
gorn. 

ANIMÂDVERSIDN, s. m. Improbation; 
tamall, rn. Il s'est attiré l'animadver- 
sion générale, lamallet eo bel gant ann 
holl. — Haine ; voy. ce mot. 

ANIMAL, s. m. Aneval, m. pi. ed ; 
loan, m. pi. ed. \'aun. Eneval, m. pi. et'. 
Ces mots s'entendent des animau.x en 
général. Si l'on entend désigner par- 
ticulièrement les animaux à quatre 
pieds, il faut dire, anevalpevarsroadek, 



ANI 

et au pluriel, ann aneraled perar sroa- 
dek, ou al lo;nei. "S'ann. Enetal puar 
zroadek ; pi. cnn enevalct puar zrnadek, 
et loened. Les animaux domestiques, 
anevnled ann ti, loened ann li, ann 
aneraled don. Gr. Vc'V. BÊTE, BETA L. 
En parlant d'un chien, d'un chat, etc, 
on dit al Inen. De même en parlant 
des abeilles, des oiseaux. 

I^a plupart des substantifs bretons 
désignant des noiiisd'anim.iux domes- 
tiques ont un singulier très-remar- 
quable et qui n'a, que je sache, son 
analogie dans aucune langue. C'est 
ainsi que l'on dit eur penn kezek, un 
cheval, mot à mot, une tête des chevaux; 
eur penn deñved, une brebis; eur penn 
largaz, un matou; eur penn gwasi, 
une oie; eur penn moch, un cochon. 
On le dit aussi de quelques poissons : 
eur penn eok, un saumon. Toutefois, 
cette manière de s'expi'imsr n'est pas 
de rigueur, si ce n'est pour le mot 
penn mac h, cochon. Ainsi on dira tout 
aussi bien eur marc'h, un cheval, etc. 
Celte tournure appartient au style re- 
levé, à la poésie plus particulièrement. 
Un clieval chargé d'argent, eur zamm 
arcliant war eur penn kezek. — Tous 
ces exemples et d'autres, comme eur 
penn saoul, une bête à cornes, prou- 
vent qu'il y a faute à dire comme font 
quelques-uns eur penn dañvad, au 
lieu de eur penn deñved, une brebis ; 
mot à mot xine iêle des brebis; car 
moch et saout sont des pluriels. — 
Les Bretons ont aussi des histoires 
relatives aux plainttis et prétentions 
des animaux, à l'époque de la création. 
Pa oue galiet al loened da zont dirak 
annAotruu Doue, ar gwenanachoulen- 
naz kaout eunn li nour ha ma varvche 
kemeiit hini a vije fl^mmel gant-ho. — 
JN^e rczo ket ar pez a clioulennit, eme 
ann Aotrou Doue : e leac'h eunn li 
aour, eunn ti kido ho pezo ; e leac'h 
lakaat ar re ail da venel, c'houi eo a 
varvo pa fïemmot ar re atl. — Coude 
e teunz dira-z-hnñ al laboused aot : 
Ni, eme-z-ho, a zebro kement Ira rad zo 
icar ann douar. — A'e rent k-'t, eme ann 
Aotrou Doue, rak pa blaiot icar ann 
douar, e tevo ho Ireid d'e-lioc'h. T. 

ANIMER, v. a. Donner le principe de 
vie, rei ar ruez, p. roet; lakaat bues e, 
p. lekeat ; enaoui, p. enaouet. Vann. 
Ineouein, p. ineoiiet. Qui de vous 



ANN 

pourrait — un corps? Piou ar'hanoc'h 
a r'' evit anaoui eur c'horf? T. Il 
n'y a que Dieu qui puisse — notre 
matière, n'enz nemel Doue a c'he.ll rci ar 
vuez d'hor c'horf. — Exciter, encou- 
rager; voy. ces mots. — V. pron. 
S'animer contre quelqu'un, ta>m nch 
u. b. Gr. 'Vann. Chifein. Voy. COLÈRE, 
S'EMPORTER. — Asir plus énergique- 
ment; voy. SE RÉVEILLER. 

ANIMOSITÉ, s. f. Kas, m; kas(ini,i; 
drouk, m. Vann. Chif, m. J'ai de 
l'animositj contre lui, kas am eus 
out-hañ, drnuk am eiiz out-hañ. Voy. 
HAÏR, DÉTESTER, ANTIPATHIE. 

ANNALES, S. pi. f. Levr ann oleriou 
a bep bloa;: ; ann oberiou a bpp 
bloaz, G. 

ANNEAU, s. m. Cercle de métal ou 
autre matière ; lagadenn, f. pi. ou. 
Anneau de fer à une muraille, Inga- 
denn houarn. — Bague ; gwalenn 
(goalenn), f. pi. gicaligner ; bizou, m. 
pi. bizeÀer. Vann. Grvalenn (goalenn), 
f. pi. eu; bizeu, m. pi. bizeier.Aunaan 
de [\oce, grvalenn eured. Anneau d'évè- 
que, givaUnn ann eshop, hizou ann 
eskop. Je ne mettrai jamais d'autre — 
que celui-ci, biken d'am biz ne likinn 
nemet ar walenn-ze (oalenn). Dans 
l'usage, en quelques localités, on fait 
sentir très-légèrement la lettre v de- 
vant ce dernier mot oalenn; on y dit 
ar toalenn. C'est, à mon avis, une 
prononciation vicieuse, et qui ressem- 
t)le à celle des giîns qui, en français, 
prononcent : on leur z a dit. Passez cet 
anneau à votre doigt, likil ar walenn- 
ze loar Jio lourn. C. p. L'anneau qu'il 
porte à la main droite, ar bizou a zo 
gant-hon en he zourn. dcou. Voy. BAGUE. 
ANNÉE, s. f. Bloavez, blavez, m. pi, 
bhavesiou, hloaveziou ; bloaz, m. pi. 
blaasiou , bloaziou. Vann. Blaiad, 
bleouecli, m. pi. blaiadeu,blaoueclieu. 
Corn. Dlizen, m. sans pluriel. Chaque 
— , pep bloaz. D'année en — , a vloa- 
vcs e bluavez, a vloaves da vloaiez. 
Pendant plusieurs années, e-pad meur 
a vlnavez. Dans l'année 370, er blons 
370. Du vin de l'anné, gicin neves. Je 
vous souhaite une bonne — , bloaves 
mad d'e-ltocli ; bloavez mad d'e-hoc'h 
digant Dune. Voy. SOUHAITER. Cette — , 
er bloaz-rna; hevlene. On écrit aussi 
evlene, elene. L'auuée passée, er bloag 



ANN 



m 



tremencl ; warlene. (Les mots hevlene, 
Mjariefip, semblent prouver qu'autrefois 
01 disait Une pour signifier année. 
Ces mots, je crois, sont plus particu- 
lièrement du dialecte de Vanne?, où 
l'on dit de préférence herlane, arlane, 
arlane dinec'han. On les emploie ce- 
pendant aussi dans les cantons voisins 
de Brest.) L'année prochaine je revien- 
drai, dont a rinn adarre er bloas a zeu; 
da vloaz c teuinn adarre. Une — com- 
plète, eur bloaz klok. A revoir à l'année 
prochaine, kenavezo d'id da vloaz. 

ANNEXER, V. a. Slagaocli, p. slaget. 
Ce pays fut annexé au royaume, ar 
vro-ze a oe staget oc'h ar rouañtelez. T. 
ANNIVERSAIRE, adj. et s. m. Ann 
dervez deiz ha bloaz; a-benn hloas ; 
deii- ha bloaz. Le jour — de la mort 
de l'évèque, deiz ha bloaz ann aotrou 
'n csknp ; e keñver ann deiz ma varva2 
ann aolrru 'n eskop. Le dixième — de 
son couronnement, ann dekved deiz ha 
bloaz abaoue m"eo bel kurunet. Service 

— pour un mort, oferenn deiz ha 
bloaz eiit eunn den maro. Une messe 

— sera dite chaque année à pareil 
jour pour mon père tant que je vivrai, 
pep bloaz da geFiverann deiz-ma e vezo 
lavaret eunn oferenn evit va sad endra 
vezinn beo. M ; eunn oferenn deiz ha 
bloaz a vezo lavaret evit va zad keit 
/to ma vezinn beo. Parce que c'est , 
le jour — du premier miracle que fit 
notre Sauveur, o veza ma reaz hor 
Zalver he geñta burzud da genver ann 
deiz hirio. En honneur de l'anniver- 
saire du jour où on lui donna le nom 
de Jésus, enn enor a hano Jezuz a oe 
roei d'ezhnn da geñver ann dniz hirio. 
T. A quelle époque arrive la fête de la 
Rédemption? Le Vendredi-Saint, an- 
niversaire du jour où les Juifs mirent 
à mort notre Sauveur, pe da zeiz e teu 
goel ar Redempsion ? Da vener ar groaz, 
abalamour da geñver ann deiz-ze ar 
luzcvien a lekeaz hor Zalver d'armaro. 
T. C'est le quatrième — de la mort de 
mon père, breman ez euz pevar bloaz 
abaoue ma'js eo maro va zad. Voy. 
ÉPOQUE, PAREIL. — Dans les phrases 
précédentes on dit aussi bien e Itérer, 
da geter, que e kenier, da gefiver. Une 
messe du cinquantième anniversaire, 
eunn oferenn hañler kant vloaz. 

ANNONCER, v. a. Faire savoir, rei 
da anaout (rehi), p. roet; diMeria, p. 



m 



ANN 



diskleriet; lavaret, p. lararet ; digas eur 
chelou, p. diganet. Annoncez-leur ce 
que vous avez appris, liviril d'ezho ar 
pez hoc'h euz klecet. II m'annonça que 
je serais heureux, diskleria a reâz d'in 
e vijenn euruz. J'ai été envové pour 
vous — cette nouvelle, me a 'zo deul 
da zigas ar c'helou-ze d'e-hoc'h. II ne 
nous annonce que de mauvaises nou- 
velles, ne zigas d'e-omp nemet kelou 
fall. Alors on lui annonça que son 
père était mort, neuze e oe lavaret 
d'ex-han ez oa maro he dad. Pour nous 
— sa bien-venue, da zigas d'e-omp 
kelou euz hp. zonedigez vad. T. On nous 
a annoncé que nous serions rétril.ués, 
bez' hon euz bet kelou da gaout pae. 
Annoncez-moi si elle reste chez elle, 
digasil kemenn d'in mar choum er gear. 
T. — Pronostiquer, prédire, présager. 
Lo vent d'Ouest annonce la pluie, ann 
avel izel a zigas glao peurliesa. La 
tentation annonce la consolation, disent 
les livres saints, tvar-lerch ann demp- 
tasion e teu freals Doue, dioc'h ma lenner 
ellevriou sañtel ; pa zeu ann dempiasion, 
dioc'h ma lenner el levriou sañlel, ar 
frealzidigez a berz Doue a zeu war he 
lerc'h. Voy. PRÉSAGER, etc. 

ANNONCIATION, s. f. La fête de 
l'Annonciation, goel Maria meurs. 

ANNOTER, v. a. Merka, p. et. 

ANNUEL, adj. A badeurbloas,asistro 
pep bloaz ; a bep bloaz. Une rente 
annnuelle, eul levé da baea bep bloaz ; 
eul levé bep bloaz ; levé a baeer pep 
bloaz. Plante annuelle, louzaouenn 
ne bad nemet eur bloavez hep-ken ; 
bokejou ne badont nemet e-pad eunn 
hanv hep-ken. Il y a ici six foires 
annuelles, c'houec'h foar a zo ama 
pep bloaz. — S. m. Messe qui se dit 
pendant une année pour un mort, eunn 
oferenn bemdez hed eur blotivez evit 
eunn den maro, evit nep a zo eat d'ann 
anaoun. Gr. 

ANNULAIRE, adj. Le doigt —, biz ar 
bizou ; ar pevare biz. 

ANNULER, V. a. Terri, p. torret ; 
lemel, p. lamel ; lakaat da netra, p. 
lekeat. Autrefois on disait lorri, lama, 
à l'infinitif. Annuler une loi, terri eul 
lezenn. Voy. ABROGER. Vann. Torrein, 
p. torret. 



ANT 

ANONNER, V. n. Trehi (trehi), p. iroet, 
autrefois «rot( trohi) à l'infinitif; a;jenna; 
p. et. L'ànesse a ànonné, troet e deuz 
ann azenez. Voy. METTRE BAS, POULINER. 
— Anonner à l'école, balbouza,hakelal, 
lenn enn eur dcrmi. G. 

ANONYME, adj. Hep hano, dishano, 
dianaf, dizanaf. Un livre —, eul levr 
hep hano. Un enfant — eur bugel 
dishatw. Un auteur —, eur skrivagner 
ne fell ket d'ezhafi beza anavezet. 

ANSE, s. f. Partie d'un vase, etc. Je 
pense que dans tous les cas où les 
anses sont sur les côtés, on doit era 
ployer nkouarn, f. pi. ou. Si au con 
traire ils sont placés à la partie supé 
rieure, comme dans certains paniers 
certaines cruches, on doit dire dour 
genn, f. pi. ou; krogcnn, f. pi. ou 
kroiimmell, f. pi. ou; plegenn, f. pi. ou. 
Ce dernier toutefois ne s'emplove 
qu'en parlant de l'anse d'un panie"r 
Vann. Dourn, m. Anse d'un pot, kro 
genn eur pod, dourgenn eur pod. Anses 
de marmites, sknuarnoueurpodhouarn. 
Les anses d'un baquet, skouarnou eur 
c'helorn. Prenez le panier par l'anse, 
kemerit ar baner dre ann dourgenn. 
— Petit golfe, pleg vor, m. pi. plegou 
vor. Il est entré dans l'anse, eat eo er 
pleg vor. L'anse de Plouzenet, pleg ar 
mor e Plouzenet. Gr. Vann. Ouff, m. 
pi. eu. Voy. ABRI, HAVRE, REFUGE. —Partie 
du gouvernail, forlok, m. Gr. 

ANSPECT, s. m. Levier; voy. ce 
mot. 

ANTAGONISTE, s. m. Voy. ADVERSAIRE, 
PARTIE ADVERSE. 

ANTARCTIQUE, adj. Le pôle -, ann 
eil ael euz ar bed ; ar penn izela eux 
ar bed. Gr. 

ANTENNE, s. f. Vergue; deles, f. pi. 
iou. Vann. Dele, dile, f. pi. eu, ieu. 
Voile à l'antenne, goelgornek. — Sortes 
de cornes que portent les papillons, 
etc; kerniel, pi. m. Les antennes d'un 
papillon, kerniel eur valafenn. 

ANTÉRIEUR, adj. A ziaraog, aziagent. 
(Prononcez ce dernier comme en fran- 
çais, a ziag-hainle.) Kosoc'h. La partie 
antérieure du corps, ann diaraok eui 
arc'horf. Par suite de travaux anté- 
rieurs, dre al labouriou a-raok. T. 



ANÜ 

ANTÉRIEUREMENT, adj. Diaraok, 
Xiaraok, kefiioc'h evit bretna. Voy. 
AUPARAVANT, AVANT, adv. 

ANTHROPOPHAGE, s. m. Neb a zehr 
anu dud ail. Ils ne sont pas anthropo- 
phages, giceach e-bed ne lasont den 
etil dibri aneshañ. 

ANTICHAMBRE, s. f. JTampr a ziaroofc, 
f ; kampr da vont d'eutm ail, f. 

ANTICIPER, V. a. Ober eunn dra re 
abred, ober eunn dra kent termen, p. 
great ; diarbenn, p. et. Gr. 

ANTIDOTE, s. f. Lnuzaouennariec'hed, 
louzaouennenepkleñved; louzouiec'hed. 
M. Voy. POISON. Louzaouenn och ar 
choñtamm. G. 

ANTIPATHIE, s. f. Kas, m; kasoni, 
ères , f. Avoir de l'antipathie pour 
quelqu'un, kaout kas och, u. b ; kaout 
erez oc h u. b ; kasaat, p. kaseet , ka- 
seat. J'ai eu toujours de l'antipathie 
pour lui, kas am euz bel out-han a 
bep amzer. Tout le monde a de l'anti- 
pathie pour lui, kaseet eo gant ann 
hall. Voy. AVERSION. 

ANTIPATHIQUE, adj. Pour qui on a 
de l'antipathie. Voy. ce mot. 

ANTIPODES, s. pi. m. Ils sont aux 
— de la Bretasne, hi a zo treid oc'h 
treid gant ar Vretouned enn tu ail d'ar 
bed. Gr. 

ANTIQUE, adj. Koz-meurbed, gwall 
goz (goall). Vann. Kocli-meurbed. A 
l'antique, e-c'hiz enn amzer gwechall 
(guechall). Cette église est — koz- 
meurbed eo ann itiz-ze ; koz-koz eo 
ann iliz-ze. Voy, ANCIEN, VIEUX. 

ANTIQUITÉ, s. f. Dans l'antiquité, 
enn amzer gicechall (guechall); enn 
amzeriou tremenet ; gicechall-goz. De 
toute —, a bep amzer. Voy. ANCIEN, 
LES ANCIENS. 

ANTRE , s. f. Toull dindan ann 
douar, m. pi. toullou ; kavargn f. pi. 
riv : km, knn, m. pi. keviou; mougeo , 
f. pi. movgeviou. G. Vann. Groc'li, î. 
pi. ieu. Voy. GROTTE, CAVERNE. Dans 
d'anciens écrits on trouve Crou em- 
ployé en ce sens. Voy, Krou. 

ANUS, s. m. Toull ar reor, m ; toull 
al lost, m. Ce dernier se dirait assez 
bien pour les bêtes à queue. Vann. 



APE 



47 



Toull enn diadreñ, m. Il a l'anus en- 
flé, koeñvct eo toull he reor. Voy. ce 
qui est dit au mot AINE. 

ANXIÉTÉ, s. f. Voy, INQUIÉTUDE, CHA- 
GRIN. Ils attendent avec — la décision 
des juges, ar re-ze, enk war-n-ezho, a 
chortoz ar varn da zont. 

AOUT, s. m. Eost, m. Hors du Léon, 
Eit. Le mois d'août, miz eost. Dans le 
mois d'août, e miz eost, e-pad miz 
eost. J'irai là au mois d'août^ da viz 
eost ez inn di. A la mi-août, da han- 
ter eost. Faire l'août ; voy. MOISSON, 
MOISSONNER. 

APAISER, V. a. Calmer; terri nerz, 
p. torret ; dislana. didana, p. et; ha- 
baskaat, p. eet, eat. G. Vann. Torrein 
nerch ; distanein. Je ne puis — sa co- 
lère, n'ounn ket evit terri nerz ann 
drouk a zo eat enn-hañ. Au lieu de l'a- 
paiser, il l'irrite, e leac% habaskaat 
anezhañ, hel laka da vuanekaat. Gr. 
Je n'ai pu apaiser mon père tant il 
était en colère, kement e lamme va 
zad gant ar gounnar, n'ounn ket bet 
evit terri war-n-e.hañ tamm-ebed. M; 
kaer am boa ne oann ket evit kas ann 
drouk euz va zad, kemend e lamme 
gant he gounnar. Il a apaisé les troubles 
dans ce pays, digaset eo bet ar peoc'h 
er vro-ze ganl-hañ. Apaiser la faim, 
la soif, terri ann naoun, terri ar 
zec'hed. Apaiser la douleur, l'afflic- 
tion, terri nerz ar boan, terri nerz ar 
chlac'har ; diboania, p. diboaniet; di- 
zoania, p. dizoaniet. Qui pourra apai- 
ser ma peine. Piou a cliallo terri 
nerz va foaniou? Gant petra e c'hel- 
linn-me kaout didorr d'am foaniou. ^^La 
prière apaise les passions , dre ar be- 
denn e vez torret nerz ar c'hoantvgesiou 
fall. Ce remède l'a apaisé, al louzou- 
ze en deuz torret nerz he boan. — V. 
pron. Dont da veza sioul, p. deuet ; 
icrri nerz, p. torret; teiel, p. tevet'; 
paoueza, p. paouezet ; sinuloat, p. siou- 
leet,siouleat. Il s'apaisera vite, sa colère 
s'apaisera vite, buan e torro nerz ann 
drouk a zo bet snvet enn-hañ. Le vent 
s'apaisa aussitôt, ann avel a baoue- 
zaz rak-tal. Le vent s'apaise, tevel a 
ra ann avel. Le vent s'est apaisé, tetel 
e deuz great ann avel. La mer s'apaisa, 
ar mor a zeuaz da veza sioul ; sioulaat 
a reaz ar mor. Voy. SE CALMER. 

APERCEVOIR, V. a. Gwelet (guelet). 



48 . APO 

p. gwelet ; gwelet a hdl. Autrefois pjce- 
lout, à l'iiilinitif. Vaiin, Gwelden [gae- 
lieii), spurmañtfiin. Trég. Gwelel (goe- 
let). Je l'aperçois qui court, gicelei a 
rann anezhañ o redek; me wel (vel) 
anezhañ o redek. Je vous aperçois, ho 
kwelet (liuelet) a rann; me ho kwel 
(kuel). En l'apercevant, o lodet anpzhañ 
(velet) ; pa welaz onezhnñ (velaz). La 
première chose qu'il aperçut fut une 
charrette, keñtatizen doe ha gwelet eur 
c'harr. T. Dès qu'on l'apercevait, ker- 
kent ha ma vije gwelet. Apercevez-vous 
la maison ? gicelet a ril-hu ann ti? — 
V. pron. Il s'aperçoit qu'il n'est plus 
jeune, gouzout a va brema, gicelet a ra 
brema ne d-eo mui iaouank. Voy. VOIR. 
APÉRITIF, adj. A laka da staota ; 
staotuz. G. Le vin blanc est — ,argwin 
gicenn a laka ann dud da staota; ar 
gwin gwenn a zo staotuz. G. 

APETISSER, V. a. Bianaat, hihanaat, 
p. eet, eat. 

APITOYER (S'), V. proM. Kaout trues 
oc'h, p. bet. Il ne s'apitoya pas sur 
mon sort, n'en deux truez e-bet oux-in. 
Voy. PITIÉ. 

APLANIR, V. a. Kompega, p. et. Vann. 
Bleinat, p. bluinet. 

APLATIR, V. a. Plada, p, et;kompeza, 
p. et. 

APLOMB, s. m. et adv. Ce mur tient 
son — , ce mur est d'aplomb, ar 
voger-ze ne d-eo kel bolzennet. Gr. Ce 
mur n'est pas d'aplomb, ar voger-ze 
ne d-eo ket sounn. Le soleil frappait 
d'aplomb sur ma tète, ann heol a skoe 
a-soumi war vd fenn, a skoe a-darz 
war va fenn. Voy. PERPENDICULAIRE. 

APOCALYPSE, s. m. Ann apocalyps, 
m. 

APOCRYPHE, adj. Goloet, dianof. Les 
livres apocryphes, al levriou a zo bet 
skrivet gant hen-hn-hen pe gn.nl eunn 
ail. Gr. Vann. AL levriou aouiUr. 

APOPLEXIE, s. f. Drouk ar moug, m. 
Vann. Kunskadel roc'hkennek, m. 

APOSTASIE, s. f. Uilez eus ar gtctr 
feiz, m. Voy. APOSTASIER. 

APDSTASIER, v. n. Dilezel ar gwir 
feiz, p. dilezet. — Quitter un ordre 
religieux sans dispense légitime, di- 
lezel he un ; teurcl ar frok et linadek. 
Gr. 



APP 

APOSTAT, s. m. Ann hini en deuz 
dilezet ar gwir feiz. Apostat d'un ordre 
religieux, ann hini en deuz dilezel he 
urz; dif'oket, manac'h difroket. Vann. 
Menacli disroget. 

APOSTER, V. a. Lakaat e spi, lakaat 
da spial, p. lekeat, lekeet. 

APOSTOLAT, s. m. Ann abosloliez, 
ann aboslolach, f; karg a abontol, f. 
La grâce de l'apostolat, ar c'hras a 
aboslulach. Gr. 

AP0ST0LIQUE,adj./15oî<oh'fe. L'Eglise 
— , ann lliz abosiolik. Pour ce mot et 
le précédent, voy. ce qui est dit au 
mot ABSOLUTION, ACTE. 

APOSTROPHE, s. m. Terme de gram- 
maire. — M. Le Gonidec a eu l'heu- 
reuse idée d'introduire l'apostrophe 
pour indiquer, comme en français, 
la suppression d'un* lettre formant 
hiatus. Ainsi il écrit d'in, d'id, à moi, 
à toi, pour da in, da id. Rien n'est 
plus rationnel. A ceux qui s'obstinent 
à écrire din, did. je demanderai pour- 
quoi en français ils n'écrivent pas 
d'un seul mot à moi, à toi. 

APOSTHliME, s. m. Gor, m; hcsked, 
m; pugnez, m. Voyez ABCÈS. 

APOSTHÜMER, v. n. Gori, p. goret. 
Vann. Goreia. Voy. ABCÈS. 

APOTHICAIRE, s. m. Neb a ra louzou 
evit ann dud klanv. Vann. Drammour, 
m. pi. drammerion. 

APOTRE, s. m. Abostol, m. pi. ebestel. 
Les douze apôtres, ann daouzek abostol, 
avn ebestel. L'apotre saint Paul, ann 
abostol sanl Paol. — Par ironie. Voyez 
le bon apôtre! Koañta maoul! koañla 
maiil. 

APOZÈME, s. m. Potion, remède ; dour 
louzou, m. 

APPARAITRE, v. n. En em ziskouez, 
p. en em zibkouezel ; en em gatout, 
p. en em gnvet. Elle apparaît en ce 
moment, hou-ma en em gavaz eno 
neuze. Un ange lui apparut en songe, 
eunn eal en em ziskouezaz d'ezhan 
e-kreiz he gousk. Il nous apparut en- 
touré d'une auréole, gicelel a njomp 
onezhañ, eur skleiijenn enn dro d'es- 
han; gwelet e oe eur sklerijenn enn dro 
d'ezhan. 



APP 

APPARAT, s. m. Pompe, ostentation; 
fouge, f. Avec — , gant fouge. Vann. 
G et foet bras. Voy. POMPE. 

APPAREIL, s. m. Pompe ; voy. ce mot. 
— Linges pour panser un blessé, 
palaslr, m. Poser un — sur une plaie, 
lakaat eur palaitr war eur gouli ; 
palaslra eur gouli. Lever l'appareil, 
sevel ar palastr diwar eur gouli; 
dibalastra eur gouli. Gr. 

APPAREILLER, v. a. Mettre par 
couples; koubla, koublat, p. koublet; 
parât, p. paret. Vann. koublein, p. 
kùublet; koublein loned. Appareiller 
des bœufs , koublat ejenned , parât 
ejenned. Appareiller des bas, des gants, 
etc ; parât lerou, parât manegou. — 
Mettre à la voile, sevel ann heor ; voy. 
VOItE. 

APPAREMMENT, adv.Jferfad,mar^ire, 
michanz, e michanz, herves doare. 
Vann. Merc'had. 

APPARENCE, s. f. Extérieur; doare, î; 
diaveaz, m ; koc'henn, f. II a l'apparence 
d'un homme sage, doare eunn den fur a 
zo gant-hañ ; he-ma dioc'h he welct a zo 
eunn den fur. Tout ce qui a l'apparence 
du mal, kement a zo drouk da welet 
(velet). Il y a — qu'il le fera, doare zo 
gant-han e raio kement-se. Vous vous 
arrêtez à l'apparence, ne zellit nemet 
oc h ann diaveaz ; sellet a rit oc h ann 
traou hervezann doare anezho.Il y a — 
de pluie, glaoazoenn-hi. Les pommes 
de terre ont-elles bonne — 't hag ann 
avalou-douar doare vad ho deuz-hi? Ne 
jugez pas selon l'apparence, diwallit 
na varnfach ann dud dioc'h ho gwelet 
(guelet), dioc'h ann diaveaz anezlio. Par 
une fausse — de bien, dre ma'z eo mad 
da welet. La récolte a-t-elle bonne — 
cette année '? Ba doare vad a zo da gaout 
eunn eost founnuz er bloaz a zeu? 
D'après l'apparence de la récolte il 
n'y aura pas de cherté cette année, 
dioc'h ma's eo doareet ann eost ne vexa 
ket a gernez er bloas-ma, T. Il y a — 
que j'y perdrais, koll a rafenn evit doare. 
T. Voy. AIR. Tout cela a l'apparence 
d'un mensonge, ar c homzou-ze n'euz 
nemet liou ar gevier war-n-ezho. — 
Terme de théologie. Sous les appa- 
rences du pain et du vin, dindan ar 
spesou a vara hag a win. M. Le Gon. 
a employé doareou en ce sens , et 
l'abbé Heory le mot aou. Pour moi. 



APP 



49 



je pense que spesou est l'expression la 
plus répandue. Ce mot est de la caté- 
gorie de ceux signalés au mot absti' 
nence. Voy. ESPÈCE. — En apparence, 
adv. Il est bon en —, he-ma a zo mad 
da welet (velet). II est rude en —, 
rust eo da tcelet; garo eo ann dremm 
anezhan. Les choses les meilleures 
en —, ann traou gweîla da welet. Il 
voulait nous étrangler selon toute —, 
c'hoant en doa d'hon taga war a are' 
dann. 

APPARIER, V. a. Voy. ACCOUPLER, 
APPAREILLER. — V. pron. En em barat, en 
en em goublat. Voilà le temps où les 
perdrix s'apparient, se<udeu«a?momzer 
ma teu ar glujiri d'en em barat. 

APPARITION, s.f. Manifestation d'un 
phéomène, diskouezidiges , f; gweli' 
diguez, f. Ces substantifs doivent être 
évités autant que possible. L'appari- 
tion des anges , diskouezidigez ann 
elez. Gr. Les apparitions de N. S. à ses 
disciples, diskouezidigesiou hor Zalver 
d'he ziskibien. Gr. — Visions ; voy. ce 
mot. — Spectre, fantôme; voy. ces 
mots. 

APPARTENANCES, s. pi. f. Gwirioti 
fguiriou), pi. m ; dalcli, m. pi. iou. 
Gr. La maison principale et ses —, 
ann li-meur hag he holl wiriou 
(viriou). 

APPARTENIR, v. n. Beza da, knout 
enn he gers. Voy. POSSESSEUR, POSSÉDER, 
POSSESSION. Cette maison m'appartient, 
ann ti-ze a zo d'in; me a zo perc'henn 
ann ti-ze; ann ti-ze a zo em c'hers. 
Ce qui m'appartient vous appartient, 
ar pez a zo d'in a Zo d'e-hoc'h ivez. 
Si elle t'appartient , mar d-eo dHd eo. 
Un cheval qui appartenait à je ne sais 
qui, eur marc h ne icienn ket piou oa 
he herc'henn. Ceci vous appartient, 
kement-ma a zo ho tra. Ce qui m'ap- 
partient, va zra, va re. Ce qui vous 
appartient, ho tra, ho re. Je ne prends 
rien de ce qui vous appartient, ne 
gemerann seurt euz ho tra. La seule 
chose qui nous appartienne, c'est 
la charrette, n'hon eus netra d'e-omp 
hon-unan nemet ar c'harr. Rendre ce 
qui ne nous appartient pas, disteurel 
he dra d'he berc'henn. Celui à qui 
apparrtient cette maison, ann hini a zo 
ann ti-ze d'ezhan. Donner à cl^m^ ^ 
ce qui lui aj)partiqi^f,,„#./j^,;^(0^^^ 



m 



APP 



bep-hini. Je ne m'apprtiens plus, car 
je sus fiancé à elle, ne d-ounn mui 
d'tn l'a unan, rak bez' ez ounn he zra. 
Ce terrain n'appartient à personne, 
el leac'h-ze e c'hell pep den lakaat lie 
hano. T. De l'argent qui ne lui appar- 
tenait pas, arc'hant ha ne ket d'eshan 
e oa. — V. impers. Il m'appartient de 
le dire, d'in-me eo lavaret kement-se. 
Il n'appartient pas à tout le monde de 
faire cela, ann holl ne d-int ket evit 
ober ann dra-ze ; ne zere ket oc'h pep- 
hinioberann dra-ze. Ainsi qu'il appar- 
tient, evel md'z eo dleet. 

APPAS, s. pi. m. Beauté chez une 
femme ; kened, f.Ses appas, he c'hened. 

APPAT, s. m. Pâture pour prendre 
des bêtes, des poissons ; boed, m ; 
huzugenn, f; pelis, m; rogez, rog, m. 
Les trois derniers ne s'emploient que 
pour les poissons. Voy. ROGUE, AMORCE. 
Appât pour prendre la morue, greunn 
moru; had moru brein ; rogez, boed. 
— Tout ce qui charme ou attire ; ar 
pez a hillig ar galoun. L'argent et les 
plaisirs sont les appâts du péché, ann 
arc'hant hag ar plijaduresiou a hillig 
kaloun ann den hag a laka anezhañ da 
gouesa er pec'hed. 

APPATER, V. a. Voy. AfflORCER. 

APPAUVRIR, V. a. Paoxiraat, p. eet, 
eal; lakaat d'ann aluzenn, pi. lekeat, 
lekeet; lakaat da vont d'ann aluzenn ; 
lakaat da glask he voed ; doitt da veza 
paour. Vann. Peuraat (pehuraat), p. 
peureet; peurat (pehurat), p. peuret; 
donet de. beur (behur). C'est Tinconduite 
qui appauvrit leur ménage, dre ho buez 
fall eo e teu ann dud-ze da veza paour, 
da veza paouroc'h-paoura. Ils s'appau- 
vrissent de jour en jour, paouraat a 
reont bemdez. 

APPEL, s. m. Défi, provocation ; voy. 
ces mots. — Terme de jurisprudence; 
galv, m; eñgalv, m. Le jugement est 
sans —, hep galv eo, hep engalv eo ar 
varn. Gr. — Ce soldat manque à l'appel, 
diank eo ar zoudard'Ze. 

APPELER, V. a. nommer; hañvel, 
heñvel, p. hañvet; gervel, p. galvet. 
Autrefois on disait hañvi , galvi, à 
l'infinitif. Vann. Golvein , hanouein, 
p. galvet, hanouet. Je m'appelle Jean, 
laM'Wii'j'n gàjtet'jl^ann eo va hano; 
o/^oWèrm'?^9lii?/^met'ü vez great 



APP 

lann ac'hanoun; me a zo lann va hano. 
Comment appelez-vous ceci ? Pe hano 
a rit euz ann dra-ze ? Comment vous 
appelez-vous ? Pe hano a reer ac'ha- 
noc%1 Àc'hanoc'h-hu pe hano a ril- 
hu? Celui qu'on appelle Dieu, ann 
hini a reer Doue anezhañ. Comment 
s'appelle-t-il ? Piou a reer anes- 
hañ ? Pe seurt hano en deus ? Une fille 
qu'on appelle Annette, eur verc'h a 
reer Annetik anezhi. Voilà ce qui 
s'appelle parler, mad evel-se. Comment 
peut-on appeler vie ce qui engendre 
tant de morts ? Penaoz e c'haller rei 
ann hano a vuez d'ar pez a zigas ken 
alies ar maro ? G. Voilà ce qu'il appelle 
être heureu.K, setu e kav d'ezhan ez eo 
euTuz. Ils nous appellent sages, hi a 
lavar ez ofnp lud fur. — appeler pour 
faire venir ; hopa, p. et; gervel, p. 
galvet. Vann. Huchal , huchein , p. 
huchet. Appelez-le pour qu'il vienne, 
it da hopa ma leuio. Il appela de toute 
sa farce, gervel a reaz a boez penn. Il 
frappa sur le plancher pour appeler la 
servante, skeia reaz war ar zolier evit 
d'ar plac'h mont d'he gaout. T. Mon 
frère vous appelle, va breur a c'halv 
ac'hanoc'h. Je l'appelle et il ne vient 
pas, he cliervel a rann ha ne zeu ktt.G. 
p. Il appela la movi,he-ma a /lopa^d'ar 
maro. Goesb. — appeler en justice; 
kas unan-bennag d'ar varn, gervel dirak 
ar barner. Etre appelé en justice, 
mont dirak ar barner. Voy. JUSTICE. 
Appeler à témoin, difenn da dest, ke- 
meret da dest, gervel da dest. Appeler 
d'un jugement, gervel da eul lez hue- 
locli. Gr. Appeler aux armes, gervel 
ann dud d'ann emgann. T. Celte cloche 
nous appelle au sermon, ar c'/iioc'/i- 
hont a c'halv ac'hanomp d'ar breze- 
genn. Gr. 

APPENDRE, v. a. Voy. PENDRE, SUS- 
PENDRE. 

APPENTIS, s. m. Cabane adossée 
d'ordinaire à un mur. Lap, m. Vann. 
Kardi, m. Corn. Skiber , m. Voy. 
CABANE, HANGAR. 

APPESANTI R, V. a. Rendre plus lourd, 
moins vif; pounneraat, p. eet, eat ; 
gwaska (goaska), p. gwasket. Ce der- 
nier verbe peut être employé avanta- 
geusement quand la cause est hon- 
teuse, mauvaise, comme l'oisiveté, 
etc. L'âge nous appesantit, pounne- 



APP 

raat a reomp dre gosaat. Gr. Leurs 
yeuxétaient appesantis parle sommeil, 
dallet e oant gant or c'hoant kousket ; 
bec'hiet e oa ho daoulagad gant ar 
morgousk. T. Quand je me sens appe- 
santi, pa en em gavann pounner a spe- 
red. Le bras de Dieu s'appesantit par- 
fois sur le péclieur, ann Aotrou Doue 
a zeu a-wechou da aslenn he vreacli, 
war ar pécher. Gr. 

APPÉTISSANT, adj. Une femme mal- 
propre trouve appétissants les mets 
qu'elle a apprêtés, pep loudourenn a gav 
mad he c'heusteurenn. Prov. Cela est 
—, ann dra-ze a zigas c'hoantdibri. Je 
n'ai jamais mangé rien de plus appé- 
tissant, biskoaz tamm boed na hilligaz 
va staoñ evel he-ma. T. 

APPÉTIT, s. m. Désir de manger ; 
c'hnant-dibri, m ; c'hoant da zibri, m. 
J'ai bon —, c'hoant am eus da zibri. 
J'ai toujours bon — , bepredeves digor 
ra clialoun. T. L'appétit vient en 
mangeant, o tibri, e teu ar c'hoant- 
dibri. Pour aiguiser son — , evit 
tomma he choant-dibri. L. Donner 
appétit, divoeda ar cliof , à la lettre, 
creuser le ventre (Fam.) Allusion à une 
tige de sureau dont on retire la 
moelle. Voy. dtropdo. Perdre l'appétit, 
beza dinaoun ; kaout erez or.'h ar boed. 
Gr. Proverbialement on dit : Seulvui 
en deuz ann den, seul vui e fell d'ezhafi 
kaout. l'appétit vient en mangeant, 
plus on a, et plus on veut avoir. — 
L'app'tit sensuel, c'hoantegexinu fall 
ar galoun ; drouk ioulou ar cliorf ; 
drouk ioulou ar cliik. 

APPLAUDIR, V. a. Louer; mewii, p. 
meulet ; kavout mad, et par relàclie- 
ment, feooutmad, p. kavetmad, bet 
mad. Vann. Melein, meslein. 11 faut — 
aux bonnes actions, red eo d'e-omp 
meuli ann oberiou mad. — V. a. Frap- 
per des mains, en signe de satisfac- 
tion, stlaka gant he zaouarn. Son dis- 
cours fut unanimement applaudi, pa 
en doe peiir-lararet, ann holl a stlakaz 
gant ho daouarn. Voy. CLftQUER. — V. 
prou. Se glorifier ; en em veuli, p. eji 
evi i-eulel; fougeal, p. fougeet. V. Il 
s'applaudit de son crime, lenn eo he 
benn a avel enn abek d'/ie dorfed. Alors 
vous vous applaudirez, chrétiens, d'a- 
voir souffert quelque chose pour Jésus- 
Christ, neuze e vezo ebad, kristenien, 
bexa gouzañvet eur boan-bennag dre 



*PP 



81 



garantes oc'h JezuX-Krist. Voy. SE 
GLORIFIER. 

APPLAUDISSEMENT, s. m. A son en- 
trée, il fut couvert d'applaudissements, 
pa zeuaz ebarz, ann holl a stlakaz gant 
ho daouarn. Voy. APPLAUDIR. 

APPLICATION, s. f. Assiduité; voy. 
ce mot. 

APPLIQUER, V. a. Mettre sur; lakaat 

xoar, p. lekeat, lekeet. — Appliquer un 
soufflet à quelqu'un, skei war (skehi 
var) voc'hda unan-bennag ; rei eur ja- 
vedad da u. b ; karvanata, krahanata 
u. b. Gr. Appliquer un coup de pied à 
quelqu'un, planta eunn îaol troad di- 
gant u. b ; distaga eunn Iaol troad gant 
u. b. ; V. pron. Mettre son attention, 
kaout aket, lakaat he holl boan da ; poa- 
nia da zont a benn euz a eunn dra; beza 
aketuz ; en em rei da. Vous ne vous 
appliquez pas assez, ne d-oc'h kel ake- 
tuz a-walc%. Appliquons-nous à re- 
chercher ce qui peut nous rendre 
meilleurs, red eo d'e-omp klask piz ar 
pez a zo evit lakaat ac'hanomp da vont 
ivarwellaat. Appliquez-vou&^ à plaire 
à Dieu, likit ho poan da blijout da 
Zone. 

APPOINTEMENTS, s. pi m. Pae, m. ; 
gobr, f. Voy. SOLDE, GAGES, PAIE. 

APPORTER, V. a. Digas, p. et ; kas, p. 
et. Que m'apportez-vous ? Petra a zi- 
gasit-hu d'in? Apportez-lui cet argent. 
kasit ann arc'hant-se d'ezhan. La nou- 
velle que je vous apporte, ar c'helou a 
zigasann-me d'e-hoch.'Dieu. lui envoya 
un ange pour lui apporter la bonne 
nouvelle. Voue a gasaz eunn eal d'ezhan 
gnjit kelou mad. Pour en apporter la 
nouvelle, da zigas ar c'helou-ze. Il a 
apporté la peste en ce pays, digaset 
eo bet ar vosenn gant-hafi er vro-ze. 
Les vents du midi apportent la pluie, 
avel ar c'hresleiz a zigas glao. Il a 
apporté cette marque en venant au 
monde, ar bluslrenn-ze a zo deuet er 
bedgant-hañ. Apportez-moi unechaise, 
deut ama eur gador d'in. Apporte-moi 
ton couteau, deuz da gouñtell d'tn. 
Une poule qu'il a apportée du marché, 
eur iar hag a zo deuet gant-hañ euZ ar 
marc'had. Voy. MENER. 

APPOSER, V. a. Apposer les scellés 
sur une porte, lakaat ar ziel war ann 
or ; lakaat ar ziellou oih ann or. 



S52 



APP 



APPRÉCIER, V. a. Prisout, p. priset ; 
derc'hel stad euz a, p. dalc'het ; oier 
stad euz a, p. great. J'apprécie cel 
homme comme il le mérite, bez' e tnl- 
fhann stad eus ann dense evel ma's eo 
dleet. Il apppécie sainement cela, pri- 
goût a ra ann dra-ze evel ma'z eo dleet. 
Ils savent un langage coiTect,anndud- 
ze a oar petra dal eur prezek helavar. 
T. Voy. FAIRE CAS DE. 

APPRÉHENDER, v. a. et n. Craindre, 
saisir ; voy. ces mots. 

APPRÉHENSION, s. f. Crainte ; voy. 
ce mot. 

APPRENDRE , v. a. Acquérir une 
science ; deski, diski, p. desket. Vann. 
Dcskein,]}. desket. Il a appris le breton, 
desket en deuz ar brezounek; desket 
en deuz komz brezounek. Il a appris à 
écrire, desket en deuz da skriva. J'ai 
appris ensuite le métier de menuisier, 
goude e teskez beza kalvez. Apprenez 
votre leçon, deskit ho keñlel. Appren- 
dre à se contenter de peu, deski beva 
gant nebeuta dra. Il n'a rien à appren- 
dre, il n'est pas apte à enseigner, ne 
ket he vicher da zeski. — exseigxer ; 
le même que ci-dessus. Il a appris à 
écrire à ses enfants, desket en deuzhe 
vugale da skriva. (Mot à mot : il a ins- 
truit ses enfants pour écrire.) Appre- 
nez-moi, mon Dieu, à faire votre vo- 
lonté, va Doue, deskit aclianoun da 
ober arpeza 5hjd'e-/ioc"/i. Vous devriez 
lui — à travailler, he gelenn a dlefac'h 
daober he labour. Il leur apprit à lire, 
deski a reaz d'ezho lenn. Pour leur 
— à vivre, à agir convenablement, 
evit deski skiant d'ezho. T. C'est lui 
qui vous apprendra le mépris des biens 
de ce monde, he-mafi eo a zeskoaclia- 
noc'h da zisprizotU madou ar bcd. Ap- 
prenez-moi cette chanson, deskit ar 
ganaouenn-ze d'in. Je puis vous — le 
moyen de l'attrapper, me a cliell ho 
kelenn diwar-benn paka anezhañ. — 
Apprendre par cœur ; deski dre'nn evor. 
deski dindan evor — être informé; 
gouzout, verbe très irrégulier, voyez 
la grammaire; kle-vet , p. kleiet. 
Quand j'ai appris cela , pa'm euz 
klevet kement-se. Vous apprendrez 
cela assez tôt , a-bred a-walc'h e 
klevot kement-se. J'ai appris que vous 
me demandiez, galvetounn gan-e-hoc'h, 
am euz klevet. Quand il apprit que son 
frère était malade, pa glevaz ez oa 



APP 

klanv ht vreur. Nous apprenons par 
la voie de Lima que c'est l'empereur 
qui a remporté la victoire, ann impa- 
laer a zo bet treac'h dioc'h ma klevomp 
dre Lima. On lui apprit alors la mort 
de son père, neuse e oelavaretd'ezhan 
ez oa maro he dad. Voy. ANNONCER. 
Quand on apprit que le roi allait reve- 
nir, pa oe klevet ez edo ar roue o tont 
enn dro. Il sera content quand il ap- 
prendra cela, laouen e vezo pa glevo. 
T. Quand il apprendra cela, pa glevo 
ar c'helou. 

APPRENTI, s. m. Paotr-mecherour, 
m. pi. paotred-mecherourien ; bugel, 
m. pi. bugale. 

APPRENTISSAGE, s. m. Son fils est en 
— , ema he vap o teski he vicher. — Il 
est en — , eur paotr mecherour eo. — 
Il a payé mon — de menuisier, he- 
ma en deus paeet deski ac'hanoun da 
veza kalvez. 

APPRÊTER, V. a. Mettre en état; 
kempenn, p. et ; reiza (rehiza), p. et. 
Autrefois kempenni a l'infinitif. — 
Accommoder, parlant de la nourriture; 
aoza, p. et; darevi, p. et ; paredi, p. 
et. Apprêter à dîner, aoza lein, terki 
boed, farda he voed da u. b. Apprêter 
des viandes, darevi kik. Est-il apprêté 
à votre goût ? Terket mad eo dioc'h ho 
plaz? Apprêtez-nous à souper, paril 
pep tra d'e-omp evit koania, aozit boed 
evid-omp. Elle est occupée à apprêter 
le repas, ema brema o terki boed. J'ap- 
prête votre diner, c?not<n oc'h aoza ho 
lein. Vann. Auiein lein. C'est une 
poule que j'apprête, eur iar eo emoun o 
paredi ; eur iar eo a zo gan-en o pa- 
redi. — V. pron. Voy. SE PRÉPARERA, SE 
DISPOSER A. 

APPRIS, adj. Des enfants bien —, 
mal — , bugale desket mad, hugale ke- 
lennet mad ; bugale drouk kelennet, bu- 
gale drouk skoliet, bugale gicall zesket 
Igoall). 

APPRIVOISÉ, adj. Donv, don. Autre- 
fois Doff. Cet oiseau est bien —, al 
labous-ze a zo dunv. Vann. Bonnet, 
kuñet. 

APPRIVOISER, V. a. Parlant des ani- 
maux sauvages ; dofiva, p et. Vann. 
Donna, p. donnet ; kuñal, p. kuñet. 
S'apprivoiser, dont da veza donv, dont 
da veza don ; doñvaat, p. domeet. Ce 
dernier s'emploie aussi dans le sens 



APP 

actif. Je n'ai pu apprivoiser cette per- 
drix, n'ounn ket het evit dont a benn da 
zofivaat ar glujar-zc ; kaer am eus het, 
ar glujar-ze n'eo ket deut da veza 
donv. M. 

APPROBATION, s. f. Grad md, f; 
grad, f ; aotre, m. G. Avec votre — , 
mar kav d'e-hocli es eo mad ; gant ho 
krad-vad ; mar kirit. Voy. APPROUVER. 
Voici l'approbation de l'évêque de 
Quimper, setu ama e pe chiz ann 
aotrou'n eskop a Gemper a lavar es eo 
mad al levr-ze. 

APPROCHE, s. f. A l'approche de 
riiiver, pa dosla ar goanv, pa vez tust 
ar goanv. Il est troublé à l'approche 
de la mort, eñkrezet en gant ar maro o 
tostaat. A l'approche des fêtes , pa 
zigouez tostaat eur gwell-bennag. 

APPROCHER, v. a. Mettre proche; 
tostaat, p. eet, eat. Approchez la table 
de la fenêtre, tostait ann daol oc'h ar 
prenestr. Approchez la table de lui, 
tostait ann daol out-hañ, — V. n. Etre 
prêt d'arriver ; beza tost ; tostaat. 
Quand l'hiver approche, pa vez tostar 
goanv. L'avènement du Seigneur ap- 
proche, n'ema ket pell ann amzer ma 
teuio ann Aotrou Doue. Le nouvel an 
approche, setu ema gan-e-omp ar bloas 
nevez. Mon départ approche, mont a 
rinn kuit abarz nemeur. La nuit ap- 
prociie, izelaat a ra ann deiz, izelaat a 
ra ann heol. En sentant que sa mort 
approchait, o welet ez edo ar maro 
tost d'he zeuliou. T. — Être égal, com- 
parable. Ils n'approcheront jamais de 
votre gloire, birviken ne vezint war 
dost hevel oc'h ho kloar. T. Il n'est au- 
cun animal qui en approciie, n'euz 
loen e-bed a ve par na tost d'ezhan. M. 
V. pron. Tostaat, comme ci-dessus. 
Vann. Dinesein, denechein, p. deneset. 
Approchez-vous de moi, du feu, tostait 
ouz-in, testait oc'h ann tan. Ses frères 
s'approchèrent de lui, he vreudeur a 
dostaaz out-hañ. Il s'approcha ducuré, 
tostaat a reaz oc'h ann aotrou persoun. 
N'approchez pas de moi, arabad eo 
d'e-hoc'h tostaat ouz-in ; pellait diouz- 
in ; na zeuil ket war-nez taol d'in. 
S'approcher de Dieu, de la sainte 
table, tostaat oc'h Doue, tostaat oc'h 
ann daol zantel. Il s'approcha de la 
fenêtre, dont a reaz da gaout ar pre- 
nestr. 'Voy. KAVOUT. 



APP 



83 



APPROFONDIR, v. a. Creuser ; toulla, 
p. et; dounaat, p. eet, eat; fcerm, p. 
keviet. Wnnn. Dehunein, klaouein. Trég. 
et Corn, donaat. On dit aussi keoi en 
Cornouaille. Il faut — la fosse, red eo 
toulla ar bez adarre. Examiner atten- 
tivement ; klaskpiz, p. klasket. Autre- 
fois klaskout à l'inlinitif. Il s'arrête à 
la superficie et n'approfondit rien, ne 
zell nemet oc'h ann diaveaz ha ne c'hell 
ket mont pelloc'h. Gr. 

APPROPRIER, V. a. Nettoyer; netaat, 
p. eet, eat ; lakaat dilastez, p. lekeat, 
lekeel ; dilasteza, p. et ; distlabeza, p. 
et. Vann. Ncetat, honestein, honestat. 
Nettoyez tout dans la maison, lakit 
pep tra dilastez. Voy. NETTOYER. — • V. 
pron. Usurper, garder pour soi. Sans 
rien s'approprier, hep derc'hel netra 
enn tu diout-hafi. Il est si scrupuleux 
qu'il ne voudrait pas s'approprier la 
moindre chose, kaloun vad en deuz, 
kement n'eo ket evit derc'hel eur gwen- 
nek war he hano. T. S'approprier le 
bien d'autrui, rastellat madou ar re 
ail. Voy. S'ATTRiBUES. 

APPROUVER, V. a. Kavout mad, et par 
relâchement, kaoutmad, p. kavet mad, 
bedmad;meuli, p. meulet. Y an n.Kavein 
mad ;meslein, melein. Si vous approu- 
vez ce que je fais, mar kav d'e-hoc'h ez 
eo mad ar pez a rann. Il n'approuvera 
pas mes démarches, ne gavo ket mad 
ar pez am euz great. J'ai approuvé 
votre clémence, meulet am euz ac'ha- 
noc'h enn abek d'ho madelez ; meulet 
am euz ac'hanoc'h dre ma'z eo bel braz 
ho madelez. Je ferai cela si vous l'ap- 
prouvez, ober a rinn kement-se mar 
kirit, mar kav d'e-hoc'h ez eo mad. 
Voy. TROUVER BON. 

APPUI, S. m. Support; harp, m; 
skor, m ; post, m. — Protection, aide. 
Voy. ces mots. Le Seigneur est mon 
— , ann Aotrou Voue a zo oc'h harpa 
ac'hanoun; ann Aotrou Doue eo a zi' 
fenn ac'hanoun ; ann Aotrou Doue a zo 
va skoazell. Tu seras mon appui dans 
ma vieillesse, te a vezo oc'h harpa 
ac'hanoun em c'hozni pa vezinn deut 
da veza koz. 

APPUYÉ, adj. Voy. APPUYER. 

APPUYER, v. a. Soutenir, mettre un 
appui ; voy. ÈTAYER, ÉTANÇONNER. —Pro- 
téger, défendre; difenn, p. et; rci 
dourn da, rei skoaz da, p. roet; skoa- 



xella, skoazia, p. skoazellet, skoasiet. 
G. — V. n. Porter sur ; beia harp 
toar ; harpa, p. et. Va un. Ilarpein, p. 
harpet. Ce qui est élevé appuie sur ce 
qui est bas, ar penn huela ne oufe en 
em zerc'hel enn he %a nemet harp e ve 
war arpenn iiela. — V. proa. En em 
harpa, p. en em harpet. Vann. Um har- 
pein. S'appuyer sur un bâton, en em 
harpa uar eur vas. Pourquoi ne vous 
appuyez-vous pas sur mon bras ? Pe- 
rak n'en em harpit-hu ket war va 
hreac'h? Appuyez-vous sur moi, likit 
ho tourn war va skoaz , ou simplement, 
ho tourn war va skoai. Si vous ne vous 
appuyez pas sur Dieu, ma n'en em 
harpit ket e Doue ; ma n'ocVi ket harp 
war ann Aotrou Doue. Il marcliait 
appuyé sur son bâton, baie a reawar 
bouez he vaz ; baie a rea krog enn he 
benn-baz. Il se reposait appuyé sur sa 
bêche, edo o rei bronn d'ar bal ; mot- 
à mot, il était donnant le sein à sa 
tâche Charmante expression du P. 
Grégoire et qui peint à merveille la 
position d'un laboureur appuyé sur le 
manclie de sa pelle dans un moment 
de repos. La tète appuyée contre un 
mur, he benn harp oc h eur voger. Un 
vieillard appuyé sur son bâton, eunn 
den koz daou-bleget ^car he vaz. 

APRE, adj. Rude au goût; trenk, 
put, kriz. Vann. Taguz, ireank. — 
Raboteux, rude au toucher, tenu, garo, 
digempenn. Vann. Garu. Chemin — , 
hent tenu. — En parlant de l'humeur ; 
kriz, garo, rust, gouez. Vann. Kric'h, 
kri, garu, goue. 

APRÈS, adv. Goude, goude-ze. Peu 
de temps après, eunn nebeul goude. 
Longtemps après, pell amzer goude ; 
pell amzer goude-ze. Vous irez après, 
mont a reot goude. Douze ans après, 
daouzek vloaz goude. Deux ou trois 
jours après, eunn daou pe dri dervez 
goude. La leçon ci-après, ar gentel-ma. 
Les paroles ci-après, ar clwmzou-ma. 
Il leur dit les paroles ci-après, komz 
a reazout-ho evel-henn ; lavaret a reaz 
d'ezho ar chomzou-mawar-lerch. 

2* Préposition ; goude, dwor(divar) ; 
war lerc'h (var-lerc'h}. Vann. Goude; 
ar lerc'h. Après le dîner, goude lein, 
diwar lein. Après la messe, diwar sav 
ann oferenn. Après cela, goude-ze. 
Après une récolte de froment, goude 
gwiniz, war krc'h gwiniz. Marchez 



ÂPR 

après moi, deut war va lerc'h. Après 
douze ans, a benn daouzek vloaz ; dkou- 
zek vloaz goude. Vous viendrez après 
votre frère, après nous, dont a reot 
war-lerc'h ho preur , war hon lerc'h. 
Ceux qui viendront après moi, après 
lui, ar re a seuio em goude, enn he 
c'houde. Après la tempête vient le beau 
temps, pa e}ian ar barn arne e teuann 
amzer gaer xoar he lerc'h. Celui qui 
viendra après lui, ann hini a zeuio 
war he 1ère' h, ann hini a zeuio enn he 
c'houde. Il courut après nous, redek a 
reaz war hon lerc'h. Ceux qui vivront 
après nous, ar re a veso enn hon goude. 
Celui-ci est, après vous, le plus mau- 
vais fils que je connaisse , he-man 
a zo ar c'hrisa map a zo er vro, nemet 
c'houi e ve. T. L'un après l'autre, ann 
eil goude cgik. Il les appela l'un après 
l'autre, gervel a reaz anezho ann eil 
goude egile. Il en viendra de grandes et 
de petites que nous prendrons les unes 
après les autres, dont a zeuio re vraz 
hare vihan a zalc'himp glann a una- 
nou. s. N. Après mon départ, pa ve- 
zinn eal kuit. Après tout, enn eur ger. 

3° Suivi d'un verbe ; goude, goude 
ma ; pa. Après avoir assisté à la 
messe, il partit, mont a reaz kuitpaen 
doa klevet ann ofere:.n. Après qu'ils 
furent partis, goude ma oant eut kuit. 
Après avoir cr^j l'iiomme. Dieu fit la 
femme, gouie beza krouet ar goaz, 
goude kroui o.r goaz, pa en doe krouet 
ar goaz, ar goaz o veza bel krouet. 
Doue a grouaz ar vanuez. Après avoir 
mangé son repas, debret he damm boed 
gant-hañ. 

4° D'après ce que ; hervez ma, 
dioc'h ma, ec'hiz ma. D'après ce qu'il 
dit, hervez ma lavar, dioc'h ma lavar. 
D'après ce que je vois, hervez ma we- 
lann, evel a welann , war a welann. 
D'après ce que j'ai entendu dire, il y 
a ici de rajchantcs gens, tud fall, a 
glevann, 20 ama. Voy. SELON. En Trég. 
on dit herve au lieu de hervez. Vous 
n'êtes pas sages, d'après ce que l'on 
dit, c'houi, herve, ne d-oc'h ket fur. 
C'est comme si l'on disait, herve ma 
lavarer. 

APRÈS-DINER, s. m. Voy. APRÈS-MIDI. 

APRÈS-MIDI, s. m. Goude lein (lehin). 
A deux lieures de l'après-midi, daziv 
heur goude lein, da ziv heur goude 
/cre««et'2(krestehiz). Vous viendrez cet 



ARB 

après-midi, dont a reot goude hresteis. 
Voy. niimi. 

APRETÉ. s. m. Trenkder, in ; putter. 
m. Ces substantifs doivent être évités 
et remplacés par l'adjectif. Il faudra 
les jeter dehors à cause de leur âpreté, 
red e vezo teurel anezho er ineaz dre 
ma'z int trenk ha taguz. — Parlant de 
l'humeur, du caractère; fcmder, m; 
rustoni, î. Peu usités; ils sont dans 
le cas des précédents. 

APTE, adj. Mad du, mad evit. \oy. 
PROPRE A. 

APTITUDE, s. f. Voy. DISPOSITIONS , 
MOYENS. 

AQUATIQUE, adj. Marécageux; goloet 
a zour. — Qui vit dans l'eau, parlant 
des plantes, dourek. Parlant des ani- 
maux, a vev enn dour. Les plantes — , 
ar ieot dourek, al lousou dourek. Un 
oiseau — , eul labous a vev enn dour. 

AQUEDUC, s. m. San-dotir, f. pi. 
saniou-dour ; san-goloet, f. pi. saniou- 
goloet ; kan-dour, m. L'aqueduc est 
obstrué, stañket eo ar zan-dour. 

AQUEUX, adj. Leun a zour ; dourek. 
Des pommes de terre aqueuses, avalou- 
douar ne d-int ket bleudek. T. Tumeur 
aqueuse, koenv dourek. Gr. 

AQUILIN, adj. Nez — fri kromm, fri 
skoul, fri sparfel, fri kamm. V; fri 
kragek. 

ARABLE, adj. Terre —, douar tomm, 
douar gounid, douar labour, douar (et/, 
douar bec. 

ARAIGNÉE, s. f. Kefnidenn, kinidenn, 
f. pi. kefnid. Vann. Kanivedenn, kanv- 
nidenn, f. pi. kanvnid, kanived. L'arai- 
gnée est morte, maro eo ar gefnidenn. 
Les araignées abondent ici, stank eo 
ar c'hefnid ama. Araignée de mer, kef- 
nidenn vor, f. pi. kefnid vor. Toile d'a- 
raignée, gwiad kefnid (guiad) ; lien 
kefnid. Gr. Vann. Gwiad ganived, f. 
Voy. TOILE. 

ARATOIRE, adj. Les instruments ara- 
toires, ar binviachou evit al lahoure- 
rien douar, evit ann dud diwararmeaz. 

ARBALÈTE, s. f. Voy. ARC. 

ARBITRAIRE, adj. Evel a garer; di- 
reiz (direhiz). Pouvoir —, galloud 
direiz. V. 

ARBITRE, s. m. Vov. JUGE. 



ARC 



mi 



ARBRE, s. m. Gwesenn (guezenn), f- 
pi. gtcez. Vann. Gweenn igueenn), f. 
pl.gwe. Corn.etTrég. Gipenn(gouenn), 
f. pi. gwe (goue). Un — fruitier, sur 
wezenn frouez (vezenn). Les — frui- 
tiers sont ici, ar gwez (guez) frouez a 
%o ama. Arbre sec, sec'henn, f. pi. ed ; 
krinenn, f. pi. ed, G. Il y a ici beau- 
coup d'arbres, stank eo ar gwez ama. 
Petit arbre, givesennik, f. pi. gwezignu. 
Un grand —, tur wezenn vraz. Les 
grands —, ar gwez braz, ar gwez huel. 
Arbre en rapport , gwezenn a daol 
frouez ; gtcesenn frouezuz . Arbre qui 
ne donne pas de fruits, gwezenn 
difrouez. — L'arbre de vie, ar wezenn 
a vuez. G. ar wezenn a zoug ar frouez 
a vues er baradoz. Gr. L'arbre dé- 
fendu, ar wezenn difennel. L'abre de 
la science du bien et du mal , gwezen 
ann drouk hag ar mad, Gr. Arbre 
ou fût d'une croix d'église, al lam- 
groaz, m. 

ARBRISSEAU, s. m. Gwezennik, f. pi. 
gwezigou ; gwezenn vihan, f. pi. gwez 
bihan; brous gwezenn, f. pi. brous 
gwez. Voy. ARBRE pour la prononcia- 
tion. 

ARBUSTE, s. m. Voy. AñBRISSEAU. 

ARC, s. m. Gwarek (goarek), f. pi. 
gwaregou (goaregou). Bander un —, 
stegna eur woarek (oarek). Dans l'u- 
sage, en quelques lieux, on prononce 
voarek ; mais je pense que c'est à tort. 
Voyez ce qui est dit à ce sujet au mot 
ASSEZ. Débander un — , distegna eur 
warek. Tirer de l'arc, lenna gant ar 
warek. — Il a toujours l'esprit tendu 
comme un — , stegnet eo bepred hespe- 
red e-cliiz eur warek. Gr. Arc de 
triomphe, dor a enor. 

ARC-BÜUTANT, s. m. Voy. ÈTANCON, 
PILIER, ÉTAI. 

ARC-BOUTEB, v. a. Voy. ÉTANÇONNER. 

ARC-EN-CIEL, s. m. Gwarek-an-glao 
(goarek) f ; kanevedenn, f. Vann. Gwa- 
rek-er-glau, f. Arc-en-ciel du soir, 
kanevedenn nos. Voy. ARC. 

ARCADE, s. f. Bols-gwarek, f; bolz, 
f. pi. bolsiou, bolziou; baot, f. pi. ou. 
Voy. ARC. 

ARCHAL, s. m. Fil d'archal, nextd 
orchal, neud orjal, m. 

ARCHANGE, s. m. Arc'heal, m. pL 



56 



ARD 



an'heles. Saint Michel-Archange, Mi- 
keal ann arc'heal, Mikeal ann arc'hel. 
Voy. ANGE. 

ARCHE, s. f. Voûte, arcade (Van 
pont, gicarek eur pount, f; bolz eur 
pount, f. pi. gwaregou eur pount, bol- 
ziou eur pount. L'arche du pont est 
rompue, torret eo boh ar pount . Voy. 
ARC, ARCADE. — Grand coffre; voy. 
C8FFRE. — L'arche de Noé, arc'h Noe, 
Gr. L'arche d'alliance, ann arc'h san- 
tel, archDoue. H. 

ARCHEVÊCHÉ, s. m. Ârc'heskopli, m. 

ARCHEVÊQUE, s. m. Ârc'heskop, m. 
pi. arc'heskep. 

ARCHIDIACRE, s. m. Arriagon, m. 
pi. éd. 

ARCHIDUC, s. m. Ar c'henta duk, ar 
c'henta e-touez ann duged. 

ARCHIÉPISCOPAT, s. m. Karg a ar- 
c'heskop, f; arc'heskopded, m. 

ARCHIPRÊTRE. s. m. Arc'hbelek, m. 
pi. arc'hbeleien. 

ARCHITECTE, s. m. Meslr mecherour, 
m ; meslr ar vañsounerien; Gr. 

ARCHIVES, s. f. pi. Diellou, pi. m. 
Les — du royaume, diellou ar rouan- 
telez. 

ARCHIVISTE, s. m. Meslr ann diellou, 
m ; nep en deuz karg euz ann diellou. 

ARÇON, s.m.Korhellzibr, f; kroum- 
mellenn zibr. f. Faire perdre les arçons, 
divarc'ha, p. divarchet ; diskar eur 
marc'hek diwar he varech, p. diskaret; 
pilât eur marc'hek dann douar. Il a 
perdu les arçons, diskaret eo bet diivar 
he varc'h. 

ARCTIQUE, adj. Le pôle —, orc'/ien- 
ta ael euz ar bed. Gr. 

ARDEMMENT, adv. Meurbed, stard. 
Prier — , pidi stard. Il l'aime — , 
karet a ra anezhi a greiz he galoun ; 
karet a ra meurbed aneshi. 

ARDENT, adj. Embrasé, allumé, 
flamm, ben, tomm-bras. Feu ardent, 
tan flamm, tan tomm braz, tan tomm 
skaot. Gr ; tan groues. T. Vann. Tan 
loskedik, tan poec'h. Une fournaise 
ardente, eur fourn leun a dan. Des 
charbons ardents, glaou tan,glaouruz 
tan, glaou bec. Cendre ardente, ludu 
broud. Le feu ardent de l'enfer, lan 
broudux ann ifern, s. N. — Pétillant, 



ARD 

étincelant ; voy. ces mots. — L« 
soleil est — , tomm eo ann heol hirio, 
grouezui eo ann heol hirio. — Violent ; 
grisias, griziez, griziaz. Fièvre ar- 
dente, tersienn griziaz. Gr. — Au fi- 
guré. Flamm, flamm divlam ; tomm 
bero, braz-meurbed. Un désir — , eur 
c'hoaut braz-meurbed. La dévotion la 
plus ardente, eunn doujans Doue ar 
brasa. Avoir un zèle — en dévotion, 
kaoul eur c'hoant braz ma vezo Doue 
meulet. T. Une âme ardente, eunn ene 
birvidik. Gr. Ardent dans la charité, 
birvidik e karantez, s. N ; karantezux- 
braz. Une foi ardente, eur feiz flamm 
divlam. H. Amour — pour Dieu, feo- 
rafuez flamm oc'/i Doue. Des baisers 
ardents, pokou tomm bero. Combien 
ils étaient ardents à travailler à leur 
salut ! peger braz oa ho c'hoant da ober 
ho silvidigez ! Il est — au travail, stog-a 
a ra kalounek gant he labour. Founnus 
eo daober he tabour. Gardez-vous d'être 
trop — pour ces choses , diwallit na 
rafac'h ann traou-ze gant re a wall. 
Notre foi est ardente, ar feiz enn hon 
loues a so flamm. s. N. Voy. ARDEUR 
pour ces diverses acceptions. 

ARDEUR, s. f. Parlant du feu, du 
soleil ; grouez, groez, f. L'ardeur du 
soleil, grouez ann heol. Au fort de 
l'ardeur du soleil, dre greiz arc'hrouex, 
dre greiz tommder ann heol. L'ardeur 
du feu grouez ami tan ; fo ann tan. 
Gr. L'ardeur de la fièvre, grouez ann 
dersienn. Un jour dans l'ardeur du jeu, 
eunn dervez pa'z edont a-sevri gant-hi 
c'hoari. T. — Activité. Il est plein 
d'ardeur au travail, staga a ra kalou- 
nek gant he labour, taolet-braz eo d'al 
labour, labourât stard a ra, kregi du a 
ra, lien a %o boaz da gia oc'/i al labour, 
starda a ra out-hi. M. Votre esprit se 
précipite avec — vers les choses qu'il 
désire, ann den a ves mail braz gant- 
hañ kaout ar pe% en deus c'hoant. Tant 
il avait d'ardeur pour la lecture,fteme/i« 
e kroge doun enn traou a lenne. T. 

ARDILLON, s. m. Nadoz lagadenn, 
nadoz ezeo, nados boukl, f; drean 
nadoz, m. 

ARDOISE, s. f. Mean skient, m. pi. 
mein skient ; mean glaz, m. pi. mein 
glaz ; mean to, m. pi. mein to. Maison 
couverte en — , ti gla%, ti-mean. Voy. 
TOIT. Cette dernière expression qui 
signifie, à la lettre, maison de pierre. 



I 



ARG 

cessera de paraître étrange quand on 
se rappellera que, d'une maison cou- 
verte en chaïuiie, on dit ti soûl, mot- 
à-mot maison de paille. Voy. PIERRE, 
C9UVREUR, TOIT. 

ARDOISIÈRE , s. f. Mengleuz gla%, 
menglexiz mein glas, mr-.ngleus mein 
skent. Vaun. Mengle men glaz , m. pi. 
vungleieu men glaz. Voy. CARRIÈRE, 
MINE. 

ARDU, adj, Chemin —, lient tenu da 
bignat, hent striz, hent mei7iek, hent 
sounn, selon le genre de ditrieultés 
qu'il présente. 

ARÈNE, s. f. Voy. CARRIÈRE. 

ARÊTE, s. f. Partie des poissons ; 
drean, m. pi. drein (drehin); drean 
pesked, m. pi. drein pesked. La grosse 
— , drean braz eur pesk, ann di-ean 
hraz ; ann drezenn. G. Poisson plein 
d'arêtes, pesk leun a srein, pesk drei- 
nek. Poisson sans arêtes, pesk dizrein 
'(lizrehin). Oter les arêtes, dizreina, 
p. dizreinet. — Angle ; voy. ce mot. 

ARÊTIER, s. m. Pez korn, m. pi. pe- 
siou korn. 

ARGENT, s. m. Métal; archartt, m. 
Corn, et Vann. Argant, m. Une cuil- 
lère d'argent , eul loa arcliant. Mine 
d'argent , mengleuz arcliant. Cette 
croix n'est pas d'argent, ar groaz-ma 
ne ket arc'hant. — Monnaie; moneiz, 
m ; arcliant, m. Argent comptant, 
arcliant dizolo , arc haut dioch-tu. 
Payer argent comptant, paea war ar 
leac'h, paea war ann i.omm. Aller 
ciierciier de l'argent qui est dû, mont 
da arcliafita. Piamasser un peu d'ar- 
g(?nt avec ses économies, ohcr eur i'al- 
c'hadik. Il n'a pas d'argent, n'en deuz 
diner ganthañ ; n'cuz ket eunn diner 
toull gant-hafl. T ; he-ma a zo ierr 
enn arc fiant. Argent mort qui ne rap- 
porte rien, arcîiant seac'h, arc liant 
louedet. Le peu d'argent qu'il avait, 
he lioll arc'hanligou. L'argent qu'on 
jette aux pauvres au sortir de l'église, 
un jour de baptême, liardou ar paour. 
— Le mot arcliant, dans le sens de 
monnaie, s'emploie en Lreton comme 
un substantif pluriel. Ainsi on dit : 
ann arcliant a zo Ierr ho lost ; et non, 
he lost ; l'argent a la queue courte. Ce 
mot a cela de commun avec keuneud, 
bois de chauffage, et antres. Vovez-v. 



ARM 



57 



Tout l'argent qu'il avait sur lui, fee- 
ment pez pevar real a ioa enn he clio- 
dell. De l'argent anglais, archant 
Bro-Zaoz. 

ARGENTER, v. a. Golei gant arcliant, 
p. goloet; arcliañla, p. arc'hafUet. 

ARGENTERIE, s. f. Archafuiri , î. 
Vann. Argañtiri, f. 

ARGENTIN, adj. Skiltr. Voix argen- 
tine, mouez skiltr. 

ARGENTINE, s. f. Plante ; louzaou- 
enn-ar-gwazi (goazi), f. 

ARGILE, s. f. Pri, m. Un pot d'argile, 
eurpodpri. Argile jaune, primelen. 
Garnir un mur d'argile, pria eur voger, 
p. priet. Fait d'argile, great gant pri. 

ARGILEUX, adj. Terre argileuse, 
douar a zo pri enn-han ; douar kre. 

ARGOT, s. m. M. Le Gonidec a em- 
ployé iez-ar-geiz (langage des gueux) ; 
le P. Gr. donne luhaich, m. 

ARIDE, adj. Sec, stérile; seac'h, 
seacli-korn, givall seach, krin. Vann. 
Secli, krach. Terre —, douar seac'h. 
Devenir — , dont da veza seac'h. — Au 
figuré; seacli. 

ARIDITÉ, s. f. Sechder, m ; krasder, 
m ; krinder, m. Ces substantifs doi- 
vent être évités autant que possible, 
tant au propre qu'au figuré. A cause 
de l'aridité du sol, dre maz eo seac'h 
ann douar. Voy. ARIDE, STÉRILE. 

ARMATEUR, s. m. X_ep en deuz listri 
warar mor ; paramaniour, m. V. 

ARME, s. f. Instrument de guerre; 
arm, m. pi. armou. Des armes défen- 
sives, armou d'en em zifenn, armou 
da zifenn. Armes offensives, armou da 
stourm, armou brezel. Sans armes, 
dizarm. Prendre les — pour aller au 
combat, redek d'ann armou, redek 
d'ann emgann, kemeret ann armou. 
Passer quelqu'un par les armes, ia- 
kaat unan-hennag d'ar maro. Appeler 
aux armes, gervcl d'ann emgann, p. 
galvet ; gervel ann dud d'ann. emgann. 
G. Aux armes! d'ann armou! buhan 
d'ann armou! Si ce cri d'alarme 
s'adresse à des cavaliers, on dira : 
icar varc'h! buhan war varc'h! — Les 
armes spirituelles, ann armou da gre- 
vaat ann ene. — Escrime. Faire des 
armes, diski en em zifenn gant ar 



58 



ARM 



c'hlese; fhoari gant ar c'hleze; c'hoari 
klexe. V. 

Le mot français anne est de nou- 
velle création dans toutes les langues, 
et n'a par conséquent pas d'analogue 
dans les langues anciennes. Et en olfet, 
dans les premiers âges du monde, les 
hommes n'avaient que des pierres ou 
des massues, ensuite des frondes et 
des flèches pour tuer les animaux qui 
leur étaient nuisibles ou qui devaient 
servir à leur nourriture. Alors on ne 
disait pas : il prit ses armes pour aller 
à la chasse. On disait tout simplement, 
il prit sa massue, ou, il prit son arc 
pour aller à la chasse. Plus tard, quand 
les hommes voulurent opprimer leurs 
semblables, leur faire la guerre, c'est 
alors qu'ils inventèrent les lances, les 
javelots, les épées de toutes sortes, 
les casques, les cuirasses, les cattes 
d'armes, les fusils, etc. Comment alors 
décrire tout ce qu'emportait un guer- 
rier pour aller à la guerre ï II eût 
été trop long de dire : il prit son épée, 
sa lance, sa cuirasse, son casque, etc, 
pour aller au combat. On inventa le 
mot or/ne, et l'on dit : il prit ses armes 
pour aller au combat. — Si un mot 
vraiment breton emgann, combat, ba- 
taille, existe dans notre langue, c'est 
que, de toute antiquité, il a existé 
avec la signification restreinte de dis- 
pute, bataille, entre deux ou plusieurs 
personnes et qu'il a été étendu aux 
combats entre hommes de guerre. Il 
faut donc accepter en breton des mots 
nouveaux, tels que celui qui nous oc- 
cupe, pour exprimer des idées nou- 
velles introduites par la civilisation 
ou par le christianisme. 

ARMÉ, adj. La mort armée de sa 
faulx se présenta à lui, krog enn he 
falch, ann añkou en em ziskouezas 
dira-s-haJi. T. Ces gens étaient armés 
de fusils, ann dud-ze a ioa fuzilou enn 
ho daouarn. Ils étaient armés de toutes 
pièces, harneset mad he oant. CeUii qui 
est — de la loi, ann hini a zo ar feiz 
enn he galoun. Pierre — de son bâton, 
Per he vas gant-hañ. 

ARMÉE, s. î. Arme, f. pi. armeou ; 
stroUad, m. C. p. Pendant que le roi 
était à l'armée, e-pad ma'z edo ar roue 
e penn he soudarded, e penn brezellerien 
ar tro. L'armée céleste, ar sperejou 
uruz a zo enn env. 



AHll 

ARMER (S'), V. réll. Voy. PRENDRE LES 
ARMES. Ils s'armèrent pour la défense 
de leur religion, sevel a rejonl evit 
difenn ho cliredenn. 

ARMISTICE, s. f. Arsao-brezel, m. G. 
L'armistice est rompu, torret eo bel 
ann arzao-brezel. G. 

ARMOIRE, s. f. Armel, f. pi. iou. 
Vann. Armekr, armener, m. pi. ieu ; 
kredans, f. ]A. eu. Armoire à deux 
battants, près, s. m. Corn. 

ARMOIRIES, s. pi. f. Ardamesou, pi. f. 
arouesiou, pi. f. V. 

ARMOISE, s. f. Plante; huelen wenn 
'^venn), f. 

ARMURE, s. f. llarnez, m. pi. har- 
nesiou, harneziou. 

AROMATE, s. m. Louzaouenn c'houez 
vad, f. Voy. AROMATIQUE. 

AROMATIQUE, adj. Plante —, lou- 
zaouenn a zo échouez vad ganl-hi, lou- 
zaouenn a zo cliouez kre ganl-hi. Les 
plantes aromatiques, al louzou a zu 
chouez vad pe chouez kre gant-ho. 

ARPENT, s. m. Voy. JOURNAL, MESURE 
AGRAIRE. 

ARPENTER, v. a. Lakual ar walenn 
war eur Uach (oalenn var), p. lekeat. 
Voy. GAULE, AUNER. 

ARQUEBUSE, s. f. Skloped, m. pi. ou. 
Vann. Akebutennn, f. pi. akebut. Un 
coup d'arquebuse, eunn taol skloped. 

ARQUÉ, adj. Kroumm, baotek. Il a le 
dos — , keinik eo. 

ARQUER, V. a. Gwara (goara), p. et; 
baola, p. et; bolza, i>. et ; kroumma, 
p. et. 

ARP.AOHER, V. a. Tenna, [). et ; di- 
framma, p. et; diskolpa, p. et; di- 
chafrafua, p. et. Arraclier des dents, 
tenna dent da u. b. Arracher les yeux, 
à quelqu'un, krapa, ou dijframma he 
zaoulagad da u. b. Arracher les ongles, 
diframma he ivinou da u. b. Arracher 
le C(Eur à (juclqu'un, tenna he galoun 
euz he greis da u. b. Arrachei;^ toutes 
les dents à un animal, dizañlaeunn 
aneval. Arracher les pierres d'an 
cliamp, diveina eur park (divehina). 
Arracher la fougère d'un champ, 
diradenna eur park. Arracher les 
racines, difframma ar grisiou, tenna 
ar grisiou. Arracher les mauvaises 



ARR 

hei'l)e?, dixouara al louzou fall, di- 
lastesa ann dnnar. Arracher les joncs, 
divroenna. Voy. JONC. S'arracher les 
cheveux, socha bleo eus he benn. Cela 
m'arrache à l'amour des biens éter- 
nels, kemenl-se am laka da hellaat 
dioc'h pep karañtez evit ar madou a 
bado da viken. 

AftSACHEUR, s. m. Arracheur de 
dents, tenner dent, m. pi. lennerien 
dent. Il ment comme un — de dents, 
«e d-eur ket a denner dent brasoch 
gaouiad evit-hafi. Voy. DENT. 

ARRANGEMENT, s. m. Rets (rehiz), f; 
M?', f. Vann. Reic'h, urc'h, f. 

ARRANGER, v. a. Kempenn, p. et; 
reiza (rehiza), p. et; aosa, p. et. Vann. 
kampenein, reñgein. J'ai tout arrangé 
dans la maison, kempennet mad eo bet 
pep Ira gan-en enn ti. Arrangez notre 
différend, reñkit hon tra. C. p. C'est 
une alfaire arrangée, great ar stal, ho 
tourn em hini ; exmn dra c'hreat eo, ho 
tourti cm hini. 

ARRESTATION, s. f. Dalcli, m; krog, 
m. On a fait aujourd'liui beaucoup 
d'arrestations, kals a dud a sa bel 
dalc'het hirio ; kalz a dud a so bet 
kroget en7i-ho hirio. Il a fait une — 
importante, great en deuz eunn dalcli 
mad. 

ARRÊT, s. m. Jugement; voy. ce 
mot. Ils ne craindront pas d'entendre 
l'arrêt de la coiulamnation éternelle, 
or re-ze n'ho devezo aoun e-bed da 
glevet enn ho enep komsou ann daone- 
digez da viken. — Le chien est en 
arrêt, icar baouez ema ar &hi. G. 

ARRÊTER, V. a. Derchel, p. dalc'het; 
herzel, p. harzet. Autrefois dalc'hi, 
harza à rinlinilif. Il arrêta son bras 
comme il était prêt à l'égorger, dalc'het 
e oe he vreach gant-hañ paz edo o vont 
da laza anezhañ. Arrêtez ce chien, 
harzit oc'har chi-ze. Arrêtez le voleur ! 
harz al laerl Yann. harzein, dalc'hein. 
11 y a eu plusieurs personnes arrêtées, 
kaïz a dî(ri a so bet kroget enn-ho hirio, 
a zo bet dalc'het hirio. On les arrêtera 
facilement, dalc'het e vezint hep poan. 
Je n'ai pa^ pu — le voleur, n'ounn kelbet 
evit derc'hel al laer. Arrêter quelqu'un 
dans un mauvais but, kregi enn u. b ; 
p. kroget. Ils l'arrêtèrent dans le but 
de l'assassiner, kregi a rejont emi-hañ 



ARR oO 

erit he lasa. Arrêter le vent, l'empêcher 
d'entrer dans une chambre, derc'/iei ann 
avel. Arrêter le mal dès son origine, 
trouc'ha ar c'henta drouk. Arrêter des 
abus, terri gisiou fall. Arrêter un li- 
quide, slañka; p. stañket. Elle n'a pu 
arrêter le sang, ne d-co ket bet evit 
stafika ar goad. — Retarder ; voy. ce 
mot. — Résoudre ; lakaat enn he benn, 
p. lekeat, lekeet ; mennat, menna, p. 
mennet. Ce dernier est peu usité 
aujourd'hui, mais on le rencontre 
fréquemment dans les anciens écrits, 
notamment dans Buez sautez Nonn. 
Voilà ce que j'ai arrêté, setti petra a 
fell d'in da ober, setu petra am euz 
lekeat em fenn. C'estune affaire arrêtée, 
great ar stal! eunn dra c'hreat eo! 
Il arriva au jour arrêté, dont a reaz 
d'ann deiz merket, d'ann deiz lekeat. 
Voy. RÉSOUDRE. — V. pron. Faire une 
pause, cesser de marcher ; cho^im, p. 
et; clioum hep montpelloc'h; paoueza, 
paonez, p. paouezet ; ehana, p. ehanet ; 
sac'ha, p. sachet. S'arrêter pour se 
reposer, choum da ziskuiza. Il s'est 
ariêté à causer, choumet eo a snv da 
gozeal. Arrêtez-vous ici, choumit ama. 
Peut-être m'arrèterai-je un peu chez 
vous, marteze e choumimi eunn nebeut 
enn ho ti. Ne vous arrêtez pas, mont 
gant hoc'h hent va saleit. s. N. Je ne 
m'arrêterai pas, bremabuanne ehaninn. 
s. N. S'arrêter tout court en marchant, 
choum sounn hep kerzet na raok nog a 
dre ; choum a zav sounn ; choum krenn 
enn eunn laol. Dans la maison où nous 
sommes arrêtés un instant, enn ti hon 
dak'haz a zao eurpennadik. T. S'arrêter 
en parlant, choum sounn hep lavaret 
ger. Parlez sans vous arrêter, komzit 
na ehanit. s. N. Il s'est arrêté tout court 
dans son serwou, choumet eo belhedeod 
a ispill; choumet eo bet he deod oc'h 
ar grouk. Gr; koUet en deuz penn he 
veudenn ; choumet eo oc'/i ann drez,. 
Gr. — Ne pouvoir plus marcher, ou 
avancer, parlant d'une horloge, d'un 
liquide, etc ; sac'ha, p. sac'het; stañka, 
p. sianket. L'eau s'est arrêtée, sachet 
eo ann dnur. La farine s'est arrêtée, elle 
ne coule plus dans la trémie, sac'het 
eo ar lle%d. L'horloge s'est arrêtée, 
sac'het eo ann horolach ; ann horoJach 
a zo chovmel a zav; ann horolach ne 
d-a mui; ne d-a mut ann horolach 
Son pouls s'est arrêté, stañket eo hg 
qaloun. Un os s'arrêta dans son gosier 



00 



AUR 



eunn askorn a aacliaz enn he c'housouk. 
Rie. Le nuage s'arrèLa sur leur tête, 
ar goaii'enn a choumaz a zav xcar ho 
fenn. Il ordonna au soleil de s'arrêter, 
et le soleil s'arrêta, lararct a reas d'ann 
heol choum krennazao, ou, choum hep 
flac'h, hag ann heol a choiimas dioc'h- 
tu. — Faire cas de ; derc'hel stad euz a, 
p. dalc'het; mont da heul, p. et; sellet 
oc'h, p. sellet. Il ne s'arrêta pas à ce 
qu'elle lui dit, he-ma ne zalc'haz stad 
e-hed euz he chomzou. II ne s'arrête 
pas à de telles choses, ne glask morse 
ar seurt traou-ze. Il s'arrête volontiers 
aux offenses qui lui sont faites, selleta 
ra eaz or'/i ar gaou a reer out-hañ he- 
unan. Plein de confiance, vous vous 
arrêtez à cette pensée, bez' emoc'h 
leun a flsians o so7ijal e kement-se. Il 
s'arrête aux choses du monde, mont 
a ra da heul ann traou krmiet ; ne zell 
nemet oc h traou ar hed. Ne vous arrêtez 
pas aux apparences, arabad eo d'e-hoc'h 
sellet oc h ann traou hervez ann doare 
anezho. 

ARRHES, s. pi. f. Arrez, errez, m. 
Donner des — , rei arrez, p. roet. Gr. 
Cinq êcus d'arrhes, pemp skoet errez. 

ARRIÈRE, s. m. Diadre, m. L'arriére 
dun navire, ann diadre euz a eul leslr. 
Voy. AVANT, s. ni. Vent — , avel vad, 
aveladre. — Âdv. et pi'ép. Adre. Vann. 
Ardrañ. Il est resté en —, choumet 
eo pelladre. En arrière de la maison, 
adre ann ti. Marcher en — , mont ivar 
he gil, kerzet a gil. Vann. Argilein. Il 
est en — , adreema. Quelque part que 
nous allions, François est toujours en 
—, neuz fors da heleacli d'e-omp ntont, 
Fanch a vez atao u c'houtlerc'hi. M. — 
Arrière! sorte d'exclamation; adre.' 
Ke adre ! 

ARRIÈRE-BOUTIQUE, s. f. Staladre,î; 
ann diadre euz a eur stal, m. 

ARRIÈRE-COUR, s. f. Porz adre, m. 

ARRIÈRE-FAIX, s. m. Gicelear c'hrou- 
adur e kof he vamm, m. Voy. UT. 

ARRIÈRE-FIEF, s. m. Dalcli izela, m. 

ARRIÈRE-GARDE, s. f. Gtvard adre 
(goard), m ; ar gward adre. 

ARRIÉRE -MAIN, s. f. Kil-dourn, 
kildourn, kil ann dourn, m. Un coup 
de rarriere-main, eur c'hildournad, m; 
eunn taol kil-dourn, m; plus usité. 



AllR 

AfiRIÈRE-FENSÈE, s. f. Sans —, hep 
soñjal e nelra e-bed ail. Vov. FRANCHE- 
MENT. 

ARRIÈRE-SAISON, s. f. Dilost-hanv, 
dilost-han, m ; diskar-amzer, m. Vann. 
Dilost ag er ble, m. — Au figuré. Cet 
homme est sur son arrière-saison, 
ema ann den-ze war he siskar, war 
he zislro. Gv. 

ARRIÉRER, V. a. Voy. RETARDER. — 
V. pron. Choum adre, p. choumet. 

ARRIVÉE, s. m. Donediges, f. Peu 
usité; voy. AVÈNEMENT. A l'arrivée de 
mon frère, pa zeuio va hreur ; pa erruo 
vahreur, paerruaz va breur, selon le 
sens de la phrase. En attendan t son — , 
da zeport macli erruo. Te me réjouis 
de l'arrivée de votre père, me a zo 
eaz e ve deuet ho tad. A mon arrivée 
dans cette ile, o tont enn enezenn-ze. 
A l'arrivée de la grâce divine, pa zeu 
gras Doue dliochavout. II. Un instant 
après son — . eur pennadik goude ma 
oa deuet. En attendant l'arrivée de son 
père, da c'hortoz he dad da zont. 

ARRIVER, v. n. Parvenir au terme 
du voyage ; arruout, erruout, p. ar- 
ruet, erruel; dont, p. deut, deuet. Pro- 
noncez ce dernier infinitif comme 
en français Donte. Bientôt il arrivera 
à Brest, aharz nemeur ec'h erruo e 
Brest. Le voici qui arrive, setu hen o 
tont ; setu hen o tont gant ann hent. 
Il arriva en compagnie de son frère, 
dont a reaz hag he vreur war he lerclt. 
Il arrivera demain, ît'arc'/ioos ec'h ar- 
ruo. Jarrivrf de Bre.st, dont a rann euz 
a Vrest. \oaà voici donc arrive, mon 
ami, setu choui eta er vro, va mignoun. 
Malheur à ceux qui arrivent les der- 
niers, gwaz aze dar re zivezata o tont, 
Je me réjouis de ce que votre père 
soit arrivé, me a so eaz e ve deuet ho 
tad. Avant d'arriver à ce chemin, abarz 
errux)ut gant ann hent-ze. Quand ils 
Y furent arrivés, pa cent arruet icar al 
leac'h. Je ne suis pas encore arrivé au 
terme où j'aspire, ne d-ounn ket c'hoaz 
ker koulz ha ma fell d'in bex-a; en ter- 
mes familiers ; n'ounn ket en em gavet 
c'hoaz e penn va ero. M. Quand le na- 
vire arriva au port, pa harpaz al leslr 
er porz. Quand Pierre arriva au mou- 
lin, pa sigouezaz Per gant ar vilin. H 
a entendu dire que vous étiez arrivé, 
klevet en deus oc h en em gavet. Il ar- 



ARll 

riva plus tôt qu'on ne l'attendait, 
he-ma en em gavas abretoc'h evil na 
d-oo. gorlo^et. Il arrivera bientôt, en 
em gaout a raio hep dale. J'irai la re- 
cevoir quand elle arrivera, me ielo da 
sigemeret aneshi pa en em gavo. Il ar- 
riva un exprès pour annoncer cette 
nouvelle, neuse ec'h en em gava% eur 
c'hannad da zigas ar chelou-%e. Quand 
il fut arrivé dans la maison, pa oe en 
em gavetenn ti. — V. impers. Survenir, 
arriver inopinément; c'/ioarre;;oMt, p. e(; 
digouezout, p. et; darvezout, darvouî, 
p. darve%el. Vann. degoechein, p. de- 
. goec'het. Les maux qui nous arrivent 
^- inopinément, ar poaniou a choarves 
. gan-e-omp pa vex-omp nebeuta icar evez. 
ji. Arrive que pourra, clioarveset pe 
c'hoarvezo ; arruel pe arruo ; deuet neb 
a garo. Sans doute il vous arrivera ce 
qui est arrivé à mon père, martese e 
clioqrveso gan-e-hach tro va zad. Un 
; jour il lui arriva de dire cela à son 
l père, eur weacli e iigouezaz d'ezhan 
l lavarel kement-se d'he dad. T. Quoi qu'il 
doive arriver de moi après ma mort, 
daoust penaoz a vezo pa vezinn maro. 
H; daoust petra vezo pa vezinn maro. 
Au sujet de ce qui vous est arrivé, 
dhcar-benn zo en em gavel gan-e-hoeli. 
T. Quand ils virent ce qui lui était 
ariivé, pa weljont petra oa bet great 
d'ezhan. J'ai su ce qui était arrivé à 
ces gens, klevet em eus petra en em 
gavas gant ann dud-se. Vous n'empê- 
cherez pas d'arriver ce qui doit arri- 
ver, ne vezo ar pes a vezo nag abre- 
toch na divezatoch. Cela m'est souvent 
arrivé, alies eo clioarveset kement-se 
gan-en. Un mallieur est arrivé, eur 
giuall eur a so c'hoarveset. C. p. Que 
vous est-il arrivé? petra so c'hoarveset 
gan-e-hoc'hl petra a c'hoari gan-e- 
hoc'h? petra zo digoueset ivar ho tro? 
Qu"arriva-t-il de là? petra oe great 
goude? Je crois qu'il lui est arrive 
quelque chose de grave, me gred e tle 
c'hoari gant-han eunn dra-bennag a 
vraz. Ce n'est pas la première fois que 
cela farrive, ne d-eo ket ar wench kenta 
eo dHd. S'il lui arrivait de vous faire 
mal, mar tevfe d'ezhan klask ober droiik 
d'e-hoc'h. Quand il arrive quelque mal- 
heur, pa en em gav eur gioall dro-ben- 
nag. Dans les affiictions qui nous 
arrivent, e-kreis ar poaniou a c'hou- 
zamomp. Il arriva que le trou était 
trop petit, hag e tigouesaz d'ann toull 



ARll 



61 



besa re vihan. Rie. Tous les maux qui 
peuvent lui arriver, kement poan a 
c'hoarvezo gant-han. Quand il arrive 
que Dieu vous envoie des alllictions, 
pa zeu d'e-hocli a bers Doue eur boan- 
bennag. S'il arrive que nous soyons 
malades , mar bezomp klanv , mar 
teuomp da veza klanv. Qu'arrivera-t-il 
de moi? petra vezo aclianoun? J'ai 
appris ce qui était arrivé à votre sœur, 
klevet em eus doarcho c'hoar. C. p. Il 
ne vous arrivera aucun mal, n'hopezo 
drouk e-bed. Des choses qui n'arrive- 
ront peut-être jamais, traou ne vezo 
martese biken anesho. Vous apprendrez 
assez tôt ce qui est arrivé , abred 
a-tvalcli e klevot ann taol. C'est un 
jeudi que cela arriva, d'ar iaou oa 
ann dra-se. T. Gardez-vous de parler 
de ce qui est arrivé, diwallit na lavar- 
facli ger da sen loar ann taol-ma. T. 
Ce momeRt est arrivé, setu ema deuet 
armare-ze. Ce moment est arrivé pour 
vous, setu ema deuet ar mare-se tcar- 
n-hocli. Quand arrivera l'heure de la 
mort, pa veso pred ar maro. T; pa seuio 
ar maro d'ho kavout. 

ARROGANCE, s. f. Rogoni,rogeñtes, f ; 
fae._ m; gourvent, m. Le P. Vann. 
Randon, m. Avec — , gant rogentez ;. 
diioar fae (divar; ; grons. Il est plein 
d'arrogance, eunn den rok eo. Vov. 
ORGUEIL. 

ARROGANT, adj._ Bofe, grons, huel, 
dichek. Vann. Randonus. Devenir — , 
dont da vesa rok. Les arrogants sont 
gens pitoyables, ar re zo rok a so tud 
dister. Voy. ORGUEILLEUX, FIER. C'est toi 
qui as fait cela, dit-il, en prenant un 
ton aussi arrogant que le voleur, te eo 
ec'h euz great ann taol, eme-z-hafi ker 
rok hag al laer bep ger. T. 

ARRONDIR, v. a. Krenna, p. et. S'ar- 
rondir, krennaat, p. eet, eat. 

ARROSAGE, s. m. L'art de l'arrosage, 
kiz doura ann douar. P. Voy. INFINITIF. 

ARROSER, V. a. Doura, p. et. Vann. 
Deurein, p. deuret. Arrosez les choux, 
it da soura ar c'haol. Arroser le fumier 
pour l'empêcher de se desséclier, 
doura ann teil, glebia ann teil. Les 
valions qui _sont arrosés naturelle- 
ment, ar stañkennou a zo douret gant 
meur a sour. P. 

ARROSOIR, s. m. Arosouer, m ; dour- 
zil, m. 



62 



ART 



ARSENIC, s. m. Orpimand giuenn 
(guenn), m. Gr.Corn. Aourpimand, m. 
Trég. Aourliou, m. Voy. POISON. 

ART, s. m. Adresse, industrie; spe- 
red, m ; ijin, m. Vanii. Speret, m. Ceci 
est fait avec — ; setu ama hag a zo 
great gant speret, gant ijin. — Science ; 
skiant, f. La guerre est la science 
de s'entr'égorger, ar brezel a zo eur 
skiant a zesk ann dud d'en em laza 
ann eil egile. T. Art mécanique ; mi- 
cher, f. 2)1. iou. Les arts mécaniques, 
ar micheriou. Voy. MÉTIER, PROFESSION. 
— Les ])eaux-arts, ar skiafichou. 
Cultjver les beaux-arts, heulia ar 
skiañchou. G. 

ARTÉHE, s. f. Gwasienn vras, f. pi. 
gxmzied braz. Voy. VEINE. Vaiin. Gwa- 
chienn vraz. 

ARTICLE, s. m. Terme de gram- 
maire. Indépendamment des exemples 
cités dans la grammaire, il y a quelques 
autres manières d'exprimer les articles 
avecélégance. Ainsi: les femmes aussi 
bien que les liommes, ar merched ker 
kouls ha pep goaz. Où sont les Nevet? 
Pe leac'h ema re Nevet? La place de 
l'article n'estjamaisinditrérente. Ainsi 
on dit: armestrskol, le maître d'école, 
tandis que meslr ar skol, et mieux, 
meslr ann ti skol signifie le propriétaire 
de la maison où est Técole. Les bardes 
du Yi" siècle employaient rarement 
l'article. Laouenez deri Diou he mol, la 
joie de l'homme. Dieu la loue {meuîi. 
louer). Luc'hed loer, la lune brille! 
Tiernedpobies (peb), les chefs de chaque 
laugue. Dans le moyen-âge, il en est 
autrement de l'article défini, lequel 
paraît souvent sous les formes ann, 
an, han, en. An eff, le ciel. En roe, an 
roue, le roi. An tan creff, le feu violent. 
An p6nt striz, le pont étroit. An bct, le 
monde, l'univers 

L'article indéfini se rencontre assez 
rarement dans ces temps reculés. Ez 
oas féal calet, tu étais un fidèle entêté. 
Eveloen doff, comme un agneau appri- 
voisé. Evel eur guir cannât, comme un 
fidèle messager. 

Autrefois l'article défini était an, 
ann, et l'article indéfini étaiteun, eunn. 
Alors on n'employait ni ar, ni al, non 
plus que ejir, eui.'Ainsi on disait : an 
bet, le monde. An bloaz, l'année. Eun 
foll, un fou, eun Hors, un jardin. Il en 



ASC 

était de même des particules de com- 
paraison : ken était seule usitée. Ken 
buhan, si vite, au lieu de ker buhan, etc, 
etc. (xir et xv" siècle.) 

ARTICLE, s. f . Jointure des os, mell, 
m. pi. ou. Les articles des doigts, 
mellou ar bisiad. Il est à l'article de la 
mort, enn he dremenvan ema. Vov. 
AGONIE. 

ARTICULER, v. a. Komz freas, p. 
komzet; lavaretfreaz, p. lararet. Vann. 
Komz reich. Voy. PARLER DISTINCTEMENT. 
Il avait grand'peur et ne pouvait arti- 
culer une seule parole, aoun braz en 
doa hag he deod a ioa sklaset. T. 

ARTIFICE, s. m. Taise; troidell (tro- 
hidell), f. pi. ou; Iro-bUg, f. pi. troinu- 
pleg ; korvigell. m. pi. ou. G. User 
d'artifice, mont a-dreuz gant-hi. Voy. 
BIAISER, DÉTOURS, etc. Les artifices du 
démon, ardou ann diaoul. Autrefois, 
on employait aussi le singulier art. au 
lieu de ardou. En Vannes, ardeu. Nul 
artifice du diable enragé, nep art diaoul 
diboellet. 

ARTIFICIEL, adj. Des fleurs artifi- 
cielles, bokejou livet. Une prairie arti- 
ficielle, eur park boed chaîal, eur prad 
tirien. Léd; eur park foennek, et mieux 
que tout cela, eur melchonek, m. pi. 
mekhoneier. 

ARTIMON, s. m. Le mât d'artimon, 
arivern volosk{\ern) ; ar toern vorsk, 
f. Vniin. Gicern gorn (giiern); ar tvern 
ardrañ. 

ARTISAN, s. m. Mecherour, m. pi. 
ien. C'est un — honnête, eur meche- 
rour mad eo. Il y a ici beaucoup d'ar- 
tisans, stank eo ar vecherourien ama. 
— Au liguré. Auteur, cause ; voy. ces 
mots. 

ARTISON, s. m. Petit ver qui s'en- 
gendre dans le bois ; prev koat, prenv 
koat, m. pi. preved koat, prefived koat. 
Uji poète l'a appelé morzolik-ann- 
añkou, nom donné par la supersti- 
tion. 

AS, s. m. Certain point dans les 
cnrtes à jouer et dans les dés ; born, 
m ; bid, m. Je n'ai pas d'as, n'om euz 
born e-bed. 

ASCENSION, s. f. L'Ascension deN. S. 
Jésus-Christ, pignidigez hor Zalverenn 
env. Gr. La fête de l'Ascension, ar 



ASP 

liiou-Bask: ami. deii ma pignaz hor 
Zalver enn env. T. 

ASILE, s. m. Digerner, m; bodenn, f; 
bod, m ; digor, m ; toenn, T; golo, m. En 
parlaiitdeslieux, autrel'oi? inviolables, 
où se réfugiaient les malfaiteurs, et 
aussi en pai'lant du l'assistance que 
l'un donne, de nos jours encore en 
certains pays, aux gens persécutés 
pour la foi, on peut employer menée' hi 
(menec'h-ti), maison de moines, cou- 
vent de religieux. Donner — à un 
voleur, rei bodenn da eul laer. M ; rei 
digemer da eul laer. Il n'est pas de lieu 
qui puisse me servir d'asile, n'eus 
leac'h e-hed etit diwall ac'hanoun 
(diouall). Il est sans — , n'en deuz H da 
choum ebarz. Il m'a gracieusement 
offert un — , eunn digemer mad am eus 
bet digant-hañ. Ce pauvre mallieureux 
demande un — pour la nuit seulement, 
ar paour keas-ze a c'houlenn digor hed 
ann nozves a zeu. Vous aurez beau 
faire, je ne vous donnerai pas — , ne 
dal nelra d'e-hoc'h goulea digor. Les 
moines lui donnèrent un — , ar venec'h 
a roa.z menée lii d'ezhan enn ho zi, enn 
ho c houent;ar venec'h a zougaz menée' hi 
d"ei/!añ. Personne n"osait donner — aux 
ciu'étiens, den na grede reibodenn d'ar 
gristenien, rei toenn d'ar grislenien, rei 
golo d'ar gristenien, rei digor d'ar gris- 
tenien : den na grede dougen menec'hi 
d'ar gristenien. 

ASPECT, s. m. A l'aspect des enne- 
mis, icelet 'velet) ann enebourienn. 
Voy. VOIR. L'aspect de ce lieu est déli- 
cieux, al leac'h-ze a zo kaer-meurbed 
da welet. Cet homme est d'un — af- 
freux, f-pouñtus eo ann den-ze da welet. 
A l'aspect des astres, dreiceiefar^fered. 
Il est d'un — horrible, eur spourtt eo 
gwdet anezhañ (guelet\ 

ASPERGER, V. a. Rei dour benniget, 
slrinka dour benniget; sparfa. Gr. As- 
perger le peuple, rei dour benniget 
d'ar 6o5i. Asperge-toi d'eau bénite, taol 
uar-n-oud dour benniget. 

ASPÉRITÉ, s. f. Qui est-couvert d'as- 
pérités, garo. Vann. Garu. Voy. RUDE 
AU TOUCHER. 

ÂSPERSGIR, s. m. Voy. GOUPILLON. 

ASPHYXIER, v. a. Mouga, p. mouget. 
S'asphyxier, en em vouga, p. en em 
vovget. 



ASS 



<)3 



ASPIRER, v. n. Tenna he alan. p. 
tenitet; alana. alanut, p. alanet. — 
l'rclendre à ; klask, p. klasket ; klask 
kaout ; tenna da, p. tennet ; gedal, p. 
ygedet; c'hoaFuaat, p. eet, eat ; kaout 
c'hoant. Pourvu que j'arrive au terme 
où j'aspire, gant maz inn dal leac'h 
m' em euz c'hoant da vont; gant m'am 
bezo ann traou n'em euz c'hoant da 
gaout nemet-ho. Aspirer au.x biens de la 
terre, klask kaout, klask tizout maduu 
ar bed-ma. Il aspire à la royauté, n'en 
deuz ken c'hoant nemet da veza roue. 
C'est à cela que mon cœur aspire, di 
eo e tenn va c'haloun. Celui qui aspire 
à la contemplation céleste, ann hini a 
c'iioafua e ve troet he ene etrezek traou 
ann env. Je ne suis pas encore arrivé 
là où j'aspire, ne d-ounn ket c'hoaz ker 
kouls ha ma fell d'inbeza. \o\ez DÉSIR, 
DÉSIRER. ESPÉRER. 

ASSA8LEH [S'), v. pron. Skei icar 
ann treaz (skelii var), p. skoet ; choum 
war ann treaz, p. choumet. Il s'est 
assablé, skoet en deuz uar ann treaz, 
choumet eo tcar ann ireaz. Vous vous 
assablerez si vous n'y prenez garde, 
skei a reot ivar ann treaz ma ne daolit 
eves. Voy. ENSABLER. 

ASSAILLIR, V. a. Lammel war. p. 
lammet ; stourm, p. et; taga, p. et; 
dirolla, p. et. Les voleurs l'ont assailli 
sur le grand chemin, taget eo bet gant 
al laeroun war ann hent braz. Les 
tentations l'assailliront, ar c'hoante- 
gesiou fall a zirollo war-n-ezhafi. Les 
maux qui l'assaillissent.ar poaniow o 
zo lammet war-n-ezhan, ai poaniou 
a zo oc'h eTÎkrezi anezhafi. Les mau- 
vaises pensées m'assaillissent, pep 
seurt soîijezenou fall a stourm ouz-in ; 
ar soñjezonou fall a slourm em spered. 
Voy. ASSIÉGER. Assaillir vigoureuse- 
ment, kregi peg enn eunn den. 

ASSAINIR, V. a. Gaellaat (guellaatl, 
p. eet, eat; lakaat da veza iec'hedus, 
da veza mad, da veza gweltoc'h evit ne 
d-oa. Il a assaini cette contrée maré- 
cageuse, dizec'het eo bel gant-hah ar 
vro-ze hag a ioa gicechall goloel a zour, 
a ioa gicechall beuzet gant ann dour. 
Cela assainira l'air de votre chambre, 
dre ober kement-se e teuio da veza mad 
ear ho kampr. Ce pays s'est assaini, 
bremañ ann ear a zo iec'heduz er vro^ 



u 



ASS 



ASSAISONNER, v. a. Voyez ACCOMMODER 
DES METS, APPRÊTER LE DINER, etc. 

ASSASSIN, S. m. Nep en deuz lazet 
eunndenall; muñirer, m.pl.ien. Vanii. 
Muldrer. m. pi. ien; lac'hour, m. pi. 
lacherion. 

ASSASSINAT, s. m. Voy. MEURTRE. 

ASSASSINER, v. a. Laza, p. et. Vann. 
Lac'hein, p. lac'het. Il a été assassiné, 
lazet eo ^et. 

ASSAUT, s. m. Voy. COMBAT, PRENDRE 
DE VIVE FORCE. 

ASSEMBLAGE, s. m. Voy. AMAS. 

ASSEMBLÉE, s. f. Réunion de per- 
sonnes ; bagad tud; f; stroUad tud, 
m. toullad tud, m. I^e mot keverdi 
parait avoir été employé autrefois au 
sens d'assemblée, lieu de conférences. 
L'assemblée était nombreuse , eur 
vagad tud a ioa eno, e-leiz a dud a ioa 
eno. Voy. BEAUCOUP. Ayant convoqué 
l'assemblée des principaux prêtres, 
veza dastumet ar re geñta e-touez ar 
veleien. Il y a — à l'hôtel-de- ville, 
ti-kear a zo hirio. Assemblée de nuil, 
veillée, fest-noz, f. 

ASSEMBLER, v. a. Ramasser; voy. 
C3 mot. — Convoquer, réunir ; dastum, 
destum, p. et. Allez — les gens de la 
noce, it da zastum tud ann eured. Il 
assembla tous ses parents, dastum a 
reaz he dud holl. — Terme de meimi- 
serie, framma, p. frammet. Je n'ai pu 
les —, n'ounn ket bel evit framma ann 
eil oc'h egile. — Assembler les lettres 
à l'école, digeiza (digebiza). Assembler 
les syllabes, plena, sillahizia, Gr. — 
V. pron. En em zastum, p. en em 
zastumet; en em strolla, p. en em 
strolUt. G. Ils se sont assemblés, en 
em zastumet int. La foule s'assembla 
autour de lui, eunn taol braz a dud a 
%euaz enn-dro d'ezhan. Ils s'assem- 
blèrent pour délibérer sur ce sujet, 
en em zastum a rejont da cliouzout petra 
vije great. 

ASSÉNER, V. a. Voy. FRAPPER. 

ASSENTIMENT, s. m. Grad, f; grad- 
vad, f. Je le ferai avec votre —, me raio 
kement-se mar kav d'e-hoc'h ez eo mad, 
mar kirit. 

ASSEOIR, V. a. Poser sur, fonder; 
voy. ces mots. — V. réfl. Azeza, p. et. 
Vann. Azeein, p. azeet. Trég. Azea?~i, 



ASS 

p. o'ee*. Corn. Asea, p. azeet. Asseyez- 
vous là, azezit aze. S'asseoir sur une 
cbaise, azeza ivar eurgador. Choisissez 
un endroit pour vous — , dhvallit 
pelcar/h azeza. C. p. Asseyez-vous 
près de moi, azezit em cliichenn. 
Venez vous — auprès du feu, deut da 
azeza e-tal ann tan. Il était assis par 
terre, azezet e oa war ann douar. Il 
était fatigué d'être assis, skuiz e oa 
loar he gador. S'asseoir sur les talons, 
pucha, p. et; klucha, p. et. Vann. 
Choukein, p. choket. Rester assis par 
paresse, pladorenna. Il reste assis au 
lieu de travailler, pladorenna a ra e 
leac h labourât. A peine étions-nous 
assis, ne oamp ket c'hoaz peur-azezet; 
mot-à-mot : nous n'étions pas encore 
achevés de nous asseoir. Voy. ACHEVER. 
S'asseoir un instant pour se reposer, 
ober eunn azezik. 

ASSERVIR, V. a. Voy. ASSUJETTIR.. 

ASSERVISSEMENT, s. m. Voy. ASSU- 
JETTISSEMENT. 

ASSEZ , adv. A-walc'h (aoualc'li). 
Vann. Eroualch. Trég. et Corn. A-wa- 
lacli (aoualac'h). Dans quelques loca- 
lités du Léon on prononce a-voualcli 
au lieu de a-oualc'h. Cette prononcia- 
tion me paraît vicieuse. Voyez ce qui 
est dit à ce sujet aux mots ARC, FOULER, 
PRESSER. J'en ai —, a-wakli am euz. 
Il est — grand pour son âge, hraz 
a-ivalc'heo evitli^e oad. Il ne se conduit 
pas avec — de discrétion, ne d-eo 
ket fur a-waWh. Il n'y a pas — de 
pain pour dîner; n'euz ket bara a- 
tcalcli da leina ; re brim eo ar bara. 
Quand ils eurent bu — , pa ho doe evet 
ho gicaWh (goualc'h). J'ai — mangé, 
debret am euz va gwalc'h. '\"ous avez 
— mangé, debret hoc'h euz ho kwalcli 
(koualc'h). Il a — mangé, debret en 
deuz he walcli (oualc'h). Taisez-vous, 
c'est — , a-walcli eo, tavit. Il a bien — 
de besogne, a-walch en deuz gant he 
labour, a-walcli en deuz gant he veac'h 
he-unan. J'ai — pour vivre, traou 
a-walc'h am euz evit beva. Es-tu — 
aveugle pour ne pas voir qu'elle 
tremble ; ha ken dall oud-te ne ivelez 
ket anezhi krenal Vous apprendrez 
cela — tôt, abred a-walc'h e klevot 
kement-se. Une femme — belle, eur 
vaouez peuz-c'hoant. Ce n'est pas — 
I de vous remercier, il faut vous louer, 



ASS 

oc'h-penn ho trygarekaat es eo red 
meuli ac'hannch. S'il y en avait — 
ma te a-walc'h anezho. Est-ce assez? 
Hag a-icalc'heo? En Corn, on emploie 
volontiers les mots Ira-awalc'h, tra- 
walcli, Irc-awalc'h, pour donner plus 
de force au mot aioalcli, a-xvalc'h. 
Vnan hepken a io Ire-aioaWh evil oher 
se, un seul suflira pour l'aire cela. 

ASSIDU, adj. Akehiz, strivant. Gr. 
Vous n'êtes pas assez — , ne d-oc'h ket 
aketuz a-walcli. Il est — à son travail, 
ne zistag ket dioc'h he labour. Il est — 
à prier, pidi a ra Doue hep dislag. 
Voy. ARDENT, ZÉLÉ, ASSIDUITÉ. 

ASSIDUITÉ, S. f. Aket, aked, m. Avec 
— , gant aket. Il travaille avec — , ne 
baoïiez tamm o labourât. — Préve- 
nances. Nous croyons plaire aux autres 
par nos assiduités, niagredplijout d'ar 
re ail o tarempredi anezho. 

ASSIÉGER, V. a. Terme de guerre; 
lakaat ar sich war eur gear. Gr. 
Grounna, p. et. G. Kelc'ha, kelc'hia eur 
gear. Ils assiégèrent la ville, lakaat a 
rejont ar sich war gear ; grounnet e oe 
kear gant-ho. G. Voy. SIÈGE. — Au 
figuré: assaillir; stroba, p. et; gwaska 
(goaska), p. et. Beaucoup de passions 
l'assiègent, kalz a zrouk-ioulou a slrob 
anezhañ ; eur maread ç^hoafilegesiou 
fall a toask war-n-ezha7i (oask). Voy. 
ASSAILLIR. 

ASSIETTE, s. f. Ustensile de table ; 
asied, m. pi. ou. Une — de terre, eunn 
asied pri. Plein une assiette. Voy. 
ASSIETTÉE. 

ASSIETTÉE, s. f. Àsiedad, s. f. Une 
— de soupe, eunn asiedad soubenn. 

ASSIGNATION, s. f. Je vous ferai 
connaître le jour de l'assignation, me a 
lakaio deisiada d'e-hoc'h en em gavout 
enn ti-barru 

ASSIGNER, v. a. Appeler en justice. 
Voy. JUSTICE. — L'heure qui m'a été 
assignée, ann heur a zo bel lekeat dHn 
da zonl ama. On lui a assigné un jour 
pour venir ici, deisiadet eo d'ezhan 
dont ama. T. Ce verbe deisiada est 
formé de dciz, jour; il est très- 
expressif. Voy. FIXER LE JOUR. 

ASSIS, adj. Placé sur un siège. Voy. 
S'ASSEOIfi. Posé sur; diazezet. Cette 
maison n'est pas bien assise, ann, li-%e 



ASS 



65 



ne d-eo ket diazezet mad. Sa maison 
est assise sur un roc, he di a zo bel 
diazezet war eur roc'h. 

AÇSISE, s. f. Rang de pierres, etc; 
diazez, m. pi. ou; refikad, f. pi. ou. 
Hors du Léon, diaze, f. Il n'y a encore 
qu'une assise de pierres de taille dans 
ce mur, n'euz c'hoaz nemet eur reñkad 
mein-benerez er voger-ze. Une pierre 
d'assise, eur mean diazez. 

ASSISES, s. f. pi. Terme de juris- 
prudence; ar breujou, ar breudou, ar 
breudou braz, pi. m ; ann diazezou, 
pi. m. V. Quand commenceront les 
assises ? pegoulz e vezo digoret ar breu- 
jou? Cette année j'irai aux — , mont 
a rinn d'ar breujou er bloaz-ma. Les 
assises sont terminées, serret eo ar 
breujou. J'ai hâte de voir finir les 
assises, mail bras eo d'in beza distag 
dior: h ar breujou. Voy. PALAIS, JUSTICE, 
TRIBUNAL. On dit aussi Les-varn, m; 
cour d'assises, les assises. 

ASSISTANCE, s. f. Voy AIDE. 

ASSISTANT, s. m. Il se tourna alors 
vers les assistants, trei a reaz neuxe 
ocli ann dud a ioa enn, oc'h ann dud 
a ioa selaou anezhañ. 

ASSISTER, v. a. Aider, secourir; rei 
skoaz da, rei dourn da, rei aluzenn da, 
p. roet; ken-nerza, kennersa, p. ken- 
nerzet ; skoazia, p. skoaziet; skoazella, 
p. skoazellet. Assistez-moi, plijetgan- 
e-hoc'h rei skoaz d'in; pli jet gan-e-hoc'h 
kennerza ac'hanoun. Que Dieu vous 
assiste ! Doue fhopinnigo ! Assister les 
persécutés, dougen menec'hi, rei loenn, 
rei golo, rei bodenn d'ar re a zo givall 
gaset gant ann dud difeiz. Voy. ASILE. 
— V. n. Assister à la messe, selaou 
ann oferenn, mont d'ann oferenn, klevet 
ann oferenn. Après avoir assisté à la 
messe, goude beza klevet ann oferenn. 
J'avais assisté à vingt combats, e ugent 
stourmad e oann bet. V. J'ai assisté à 
leur défaite, trec'het int betdira-z-oun. 

ASSOCIATION, s. f. Confrérie; ireu- 
riez, f. Vana. Berdiacli, f. 

ASSOCIÉ, s. m. Ken-vreur, m. pi. 
ken-vreudeur ; ken-seurd, m. pi. ken- 
seurded. C'est mon — , va clxen-seurd eo, 
va eil eo. G. Les associés de la confré- 
rie de foi , ar re a zo en em lekeat e 
breurie? ar feiz. 

9 



66 



ASS 



ASSOCIER (S'), V. réll. Kemeret da 
gen-seurd, kemeret da genircur. S'as- 
socier dans de coupables in tentions ; 
voy. COMPLOTER, SE CONCERTER, S'ENTENORE. 
— Fréquenter ; darempredi, p. darein- 
predet. Ne vous associez pas à des 
gens de cette sorte, arabad eu d'e-hoc'h 
darempredi tud evel-d-ho. 

ASSOLEMENT, s. m. Ternie d'agricul- 
ture; recj-ann-trevad, m. Voy. MOISSON, 
RÉCOLTE; doare stuzia ann douor, f; 
gis sluia ann douar. P; doare lakaat 
ann hall eostoii ann eil goude egile ; 
giz dareolia ann douar. Corn. L'asso- 
lement triennal, reg-nnn-trevad tri 
hlcaz ; ar cliis stuzia tri hloasiad. P. 
L'assolement alterne, rcg-ann-trevad 
anneil goude egile, T; ann doare lakaat 
peb eil tro ed liag eoslou ail eiit nelaat 
hagwellaat ann douar. P. Quel est le 
mode d'assolement pour le lin? Petra 
a rañker hada enn eurpark abarz hada 
lin ? L'assolement de sept années, ar 
c'his stuzia evit seiz bloavez. L'assole- 
ment du Léon, doare stuzia Léon. 
L'assolement de Cornouailles, doare 
stuzia heuliet e Kerne . Dans ces circons- 
tances l'assolement débute par une 
récolte nettoyante, neuze e tigorer ar 
stuz gant eunn eost evit nelaat ann 
douar. P. 

ASSOMBRIR (S'), V. prou. Dontdareza 
teval, p. deut, deuet. Son visage s'était 
assombri, teval e oa ann dremm anez- 
hañ. Voy. SOMBRE. 

ASSOMMANT, adj. Ennuyeux, péni- 
ble, importun; voy. ces mots. 

ASSOMMER, v. a. Tuer, écraser; 
laza, p. et; flaslra a daoliou, mata a 
daoliou, p. flastrel, malet. — Impor- 
tuner ; voy. ce mot. 

ASSOMPTION, s. f. La fête de l'As- 
somption, goel Maria hafiler-eost, m. 
Gr. L'Assomption de la sainte Vierge, 
gorroidigez ar Werchez saïitel enn env , 
(gorrohidigez). Gr. 

ASSORTIR, V. a. Apparier, appareiller; 
voy. ces mots. — V. pron. Sympa- 
thiser; voy. ce mot. 

ASSORTI, adj. Il faut dans le mariage 
des époux assortis, pa zimezer, ann 
daou bried a die beza ann eil dioc'h 
doare egile. T. 

ASSOUPIR, v. a. Digas clioant-kousk^t, 
rci c'hoant-kousket, p. digaset, roet; 



ASS 

moredi. p. moredet. Vann. Digas er 
c'housket, rein bornik. Le pavot a la 
propriété d'assoupir, ar ruzmoch a 
zigas c' lioant-kouskcl d'ann den; ar 
roz-moc'h a laka ann den da voredi. 
— Être assoupi, s'assoupir, mnredi, 
morchedi, p. moredet, morchedet; 
beza knuskedik, beza morgousket; ober 
eur morgouskik; arguai, dargudi, p. 
argudet, dargiidet. Vann. ilorgouskern. 
11 est assoupi, kouskedik eo ; morchedi 
a ra. — Apaiser; voy. ce mot. 

ASSOUPISSANT, adj. Moreduz, mor- 
clieduz, a zigas c'hoant-kousket, a laka 
da voredi. Voyez ASSOUPIR. Vann. 
Kouskeduz. 

ASSOUPISSEMENT, s. m. Morgousk, 
morgnuked, m; mored, morr-lied, m; 
argud, dargud, m. — Tirer de l'assou- 
pissement causé par la souffrance, 
lakaat da zivorfUa. 

ASSOURDIR, V. a. Bouzara, p. et; 
Vann. Bouarein, p. bouaret. Vous 
m'assourdissez par votre tapage, 
borrodet ounr^ gan-e-hoc'h. 

ASSOUVIR, V. a. Rassasier; kaout he 
walc'h (oualc'h). Vann. Givalc'hein 
(goualc'hein), p. gioelcliet. Je ne puis 
-^ ma faim, ne d-ounn ket evit kaout 
va gwalc'h (goualc'li). Il ne pouvait 

— sa faim, ne oa ket evit kaout he 
walc'h (oualc'h) ; ne oa ket evit dibri 
leiz he gorf. Fam. Vous ne pouvez — 
votre faim, Jie d-oc'h ket evit kaout ho 
kwalcli (koualc'h). Voy. RASSASIER. — 
Assouvir ses passions, mont da heul he 

.clwañtegesiou fall. H. 

ASSUJETTI, v. a. Etre — à; beza 
dalc'het da ; beza dindan dalch ; beza 
dindan sujedigez. Nous ne serons plus 

— au péché, ne vezimp mui dindan 
dnlc'h ar peclied, dindan sujedigez 
lezenn ar peched. L'homme est — à 
toutes les nécessités du corps, ann 
den a rank plega da holl ezommou ar 
c'horf. Un moine est à un supé- 
rieur, eur manath a zo dalc'het da 
zeñti oc'h eur mestr. Vous n'êtes pas 

— à cela, ne d-oc'h ket dalc'het da ober 
kement-se. — Soude. Cette table est 
mal assujettie, ann daol-ze ne d-eo ket 
blod, ne d-eo ket stabil. 

ASSUJETTIR, v. a. Soumettre ; «rec'W, 
p. et; beza treac'h da, p. bet ; lakaat 
da bleya, lakaat da suja, p. lekeat. 



ASS 

Vann. Lakat de hlegein. Assujettissez 
vos sens à Fesprit, red eo d'e-hnc'h 
lakaat hn skiañchou a ziaveaz da blega 
d'ar spered. Dieu peut — toutes choses, 
Doue a c'hell lakaat pep tra da blega 
d'ezhah. — V. pro.'i. Se soumettre ; 
plega, p. et. — Remire solide ; starda, 
p. et ; lakaat da vesa stard, da veza 
stabil, da vesa soimn. Vous n'avez 
pas assujetti cette table, ann daol-ze 
ne d-eo ket stabil. Gr ; ann daol-ze ne 
d-eo ket blod, M. 

ASSUJETTISSEMENT, s. m. Sujedigez, 
f. dalc'h, m. Ils n'aiment pas l'assu- 
jettissement, ne fell ket d'ezho beza 
dalcliet e nep Ira; ne fell ket d'ezho 
snja. Combien est saint fassujettisse- 
ment de la vie religieuse! Na sañtela 
slad eo plega dindan ar reolenn enn 
eunn abatli, cnn eur gouent! Voyez 
ASSUJETTIR, S'ASSUJETTIR. 

ASSURANCE, s. f. Gage, caution; 
Gwesll (goestl), m. pi. ou. Donner des 
assurances, rei gwestl, rei gioestlou, 
p. roel. Voy. GAGE. — Hardiesse. Il a 
de l'assurance , disaouzan eo. Gr. 
L'assurance des méchants naît de leurs 
vices, fisians arbecherien azo eplegou 
fad ho c'haloun. — Terme de dévotion. 
Tant que vous vivrez ainsi vous ne 
serez pas en — , keit ha ma vevot er 
c'hiz-ze, ue nezo peocli e-bed enn hoc' h 
cne. L'homme qui ne tient pas à soi 
est en — , ann Jdnien em zilcz he-unan, 
hen-nes a vev enn eur fisians ar vrasa, 
hen-nez a vev enn eur peoc'h ar brasa, 
hen-nez a zu he ene e peoc'h. 

ASSURÉ, adj. Anat,slard, gîcir{gu\r]. 
Un repos assuré, eur gicir beor.'h. Un 
bonheur — , eunn eurusdet slard. Sa 
mort est assurée, me gred ne vevo ket 
pell diwar-vrema. Vous n'êtes pas 
assuré de vivre un jour entier, n'euz 
ket touel d'e-hocli eunn dervez hep-keri 
hed-a-hed. Il ne faut pas vous en croire 
— , arabadeo d'e-hocli Idui war gement- 
se. Si j'étais — de vivre à cette époque, 
mar k%rfe Doue toui d'in e vijenn beo 
enn amzer-ze. Je suis — qu'il est 
malade, gouzout mad a rann e% eo 
klanv. Vous ne seriez pas — pour cela 
de ne rien e;idurer en cette vie, ne 
veacli kel hiit evit se da c'houzanv 
poaniou er bed-ma ; n'euz ket touel d'e- 
/toc'/i eoit se n'ho pezo neira e-bed ken 
da cliouzanv er bed-ina. Il croit avoir 



AST 



67 



son avenir —, krediara e veao bepred 
euruz. 

ASSURÉMENT, adv. E gioirtones (gui- 
rionez); hep mar e-bed; a r,ad; heb 
arvar. T. Oui assurément, ia a vad. 
Cela n'est pas vrai —, ne ket a vad. 
Maintenant assurément je ne voudrais 
pas le faire, bremañ e gibirionez ne 
garfenn ket oher ann dra-ze. Non assu- 
rément, nann a vad. Voy. CERTAINEMENT. 

ASSURER, V. a. AfTirmer; toui, p. 
touet. Je ne voudrais pas l'assurer, 
ne garfenn ket toui war gement-se. Je 
vous assure que cela est vrai, ann 
dra-ze zo givir, m'hen ton. — Rendre 
solide; voy. ASSUJETTIR. — Assurer 
des marcliandises, miret oc'h mar- 
cliadourez ne d-afent da goll. T. Pour 
s'assurer de sa bonté, da loelet (velet), 
da cliouzout hag hcn a zo mad. Je vais 
m'assurer si votre frère est de retour, 
me ia da wclel hag ho preur a zo deuet 
enn dro. Assurez-vous s'ils sont bons, 
it da rvelet hag int-hi mad. Je lui ai 
ordonné de s'assurer du voleur, gour- 
cliemennet am euz d'ezhan kregi el 
laer-ze. 

ASTHMATIQUE, adj. Berr-alanek, et 
mieux, nep a zo berr-alan gant-hañ. 
Il est — , ar berr-alan a zo gant-hañ. 
C'est un pauvre — , eur paour keaz 
a verr-alanekeo. Gr. Devenir — , dont 
da veza berr-alanek. Gr ; dont da veza 
berr-alan. 

ASTHME, s. m. Berr-alan, m. Il a 
l'asthme, ar berr-alan a zo ganl-han; 
berr-alan eo. Voy. ASTHMATIQUE. 

ASTRE, s. m. Steredenn, f. pi. stered. 
Vann. Stereenn, slirenn, f. pi. sleret, 
stir. Contempler les astres, evesaat 
oc h ar stered, sellet oc'/i ar stered. 

ASTREINDRE, V. a. Voy. CONTRAINDRE, 
FORCER, OBLIGER. 

ASTROLOGIE, s. f. Skiant ar stered, 
f. Vann. Urisinereach, f. Corn. Urisi- 
neranz, f. L'astrologie est un art chi- 
mérique, diskiant eo ann hini a glask 
ananul ar mad pe ann drauk a ra d'e- 
omp ar stned dre ho nerz ; diskiant 
eo ann hini a glask gouzout ann traou 
da zont dre welel ar stered. 

ASTROLOGUE, s. m. Nep a glask 
gouzout ann traou da zont dre welet ar 
stered. Vann. Urisiner, m. pi. iou. 



68 ATT 

ASTRONOME, s. m.Ncp a anaves tro 
ar stered. 

ASTRONOMIE, s. f. Skiant a zesk tro 
ar stered. 

ASTUCE, s. f. Ruse, supercherie; 
voy. ces mots. 

ATELIER, s. m. Leac'h m'ema ar ve- 
cherourien o labourât ebarz, m ; slal, 
f. pi. iou. 

ATHÉE, s. m. Den difàz ; nep ne gred 
na Doue na diaoul. Gr ; nep n'en deu% 
na fe'is na reiz ; nep ne anavez Doue 
e-ehed. Vann. Uemp Doue na lezenn. 

ATHÉISME, s. m. Slad ar re na gre- 
dont na Doue na diaoul; slad ann dud 
difeiz ; stad ar re n'ho deuz na feiz na 
lezenn. 

ATHLÈTE, s. m. Gourenner, m. pi. 
ien. — Au figuré. C'est un véritable —, 
eunn den kr e-meurbed co. 

ATMOSPHÈRE, s. f. L'état de l'atmos- 
phère, stad, doare ann amzer. 

ATOME, s. m. Poussière fine visible 
seulement dans un rayon de soleil ; 
pouUrik-ann-heol, poultrik-ann-ear, m. 
pi. poullrigou-ann-heol , etc, bleud- 
an-lteol, m. des deux nombres, ou 
plutôt pluriel seulement; eufl, m. pi. 
eufJ, eujlennou. G. 

ATRABILAIRE, adj. Teval, chifuz, 
ginet, tavedck. Vann. Mouc'her, m. pi. 
ton. C'est un — , eurcliousket a zen 



ATRE, s. m. Voy. FOYER. 

ATROCE, adj. Grisiaz, griziaz, braz- 
meurbed, kriz. Un homme —, eunn 
den kriz-meurbed. Un crime — , eunn 
torfed braz-meurbed. Un péché —, eur 
peclied grisiaz, eur pcc'hed braz-tneur- 
bed. Voy. GRAVE, GRIEF. 

ATROCITÉ, s. f. Krizder, m. Vann. 
Krichder, m. Avec —, gant krizder. 
C'est une — , une action atroce, eunn 
dra gwall-fali eo. Vann. Ur blaouacli 
eo. 

ATTACHE, s. f. Voy. LIEN. Un c'iien 
d'attache, eur clii stag, m. pi. chas 
stag. Ceux, qni étaient à l'attache, ar 
re a ioa oc h ar stag. 

ATTACHÉ, adj. Lié à ; stag och. 
Ils étaient attachés l'un à l'autre, stag- 
oc'h-slag e oant. Ceux dont le cœur 



ATT 

est — aux choses de ce monde, ar re 
a zo ho c'haloun stag och tranu ar 
bed-ma. Ses yeux restaient attachés 
vers la mer, sellfit a rea oc'h ar mor. 
Voy. ATTACHLMENT. 

ATTACHEMENT, s. f. Karañtez, f. 
Hors du Léon, Karafits, f. Avoir de 
l'attachement pour, kaout karañtez 
oc'h. Voy. AIWIER. Ceux qui ont de l'at- 
tachement pour les biens de la terre, 
ar re a zo ho c'haloun stag och madou 
ar bed-ma. Il n'avait aucun — pour le 
monde, ar hed ne choxmezaz pevz e-bed 
enn lie garañtez. R. Voy. ATTACHÉ. 

ATTACHER, v. a. Lier; staga, p. et; 
eren, p. creet; liamma, p. et. Autrefois 
on disait erea, à l'infinitif. Vann. Sla- 
gein, p. staget. Attachez le chien à la 
porte, stagit ar c'hi ocli ann or. Il 
faut — cet homme à un arbre, red eo 
staga ann den-ze oc'h eur wezenn. 
Attachez-lui les mSiiw?,, ereithe zaouarn 
d'ezhaïi. Attachez-les l'un à l'autre, 
stagit anezho ann eil oc'h egile ; likit 
anezho stag-oc'h-stag. Ils étaient atta- 
chés l'un contre l'autre, stag-oc'h-stag 
e oant. Attacher les bestiaux à Tétable, 
naska ar zaout, staga ar zaout enn ho 
c'hraou. La vache n'est pas attachée, 
dinask eo ar vioc'h. Il lui attacha un 
ruban à la queue, eren a reaz eur zeizenn 
enndro dlie lost. — Réserver. L'église 
attache à ces prières une foule d'indul- 
gences, ar pedennou-ze a zo e-leiz a iñ- 
duljañsou evit ho lavaret. — V. pron. 
S'appliquer à. Voy. ce mot. — S'atta- 
cher à un parti, en em lakaat enn eunn 
tu gant u. b. Voy. PARTI. — Avoir de 
l'attachement. Voy. ce mot. 

ATTAQUE, s. f. Terme de guerre, 
emgann, m. pi. ou; stourm, m. pi. ou. 
— Accès de maladie ; kaouad, m. pi. 
kaouajou, kaouadou; barr, m. pi. ou. 
Autrefois on disait : couat, kouat. 
Attaque de fièvre, kaouad le.rsienn, barr 
tersienn. Chien qui a des attaques de 
rage, ki a zo kroget ar gonnnar enn- 
hafi: ki klanv. — Les attaques du 
démon, taoliou ann drouk-spered. Il 
sera délivré des attaques du démon, 
diwallet e vez dioc h taoliou anndrouk- 
spered, dioc h ann drouk-spered och 
ober brezel, dioc'h ann drouk-spered o 
stourm out-hañ. 

ATTAQUÉ, adj. Il est — du mal caduc, 
ann drouk-sant a zo gant-hañ; koueza 
a ra e drouk-sant. 



ATT 

ATTAQUER, v. a. Terme de guerre ; 
stourm, p. et. Ancien infinitif s(ourr«i. 
Les Anglais vous attaqueront s'ils peu- 
vent, arZaozon aglasko dont onz'lioc'h, 
T ; ar Zaozon a glasko lamn,et war- 
n-hoc'h. Ils attaquèrent alors les 
Anglais, neu%e ez ejont da staga gant 
ar Zaozon. Il faut les —, red eo mont 
da stourm ont-ho. De crainte que vous 
ne soyez attaques, gant aoun nho pe 
argua. H. En parlant de malfaiteurs, 
de bètes farouches; lammetwar, p. 
lammet ; taga, p. tagct; kregi enn u. b, 
p. kroget. lis nous attaquèrent, kregi 
a reput enn-omp. Le loup a attaqué 
l'agneau, ar bleiz en deus lammet war 
ann oan; tagct eo bet ann oan gant ar 
blriz. Le feu ni l'acier ne peuvent — 
cette pierre, tan na dir ne reont gaou 
oc'h ar mean-se. T. 

ATTARDER (S'), V. pron. Je puis 
m'attarder jusqu'à la nuit, amzer ara 
eus da zale beteg ar pardaez-noz. 

ATTEINDRE, v. a. Joindre en che- 
min ; tizout, p. et; paka, p. et. Vann. 
Tic'hout, p. tic'het. Courez et vous 
l'atteindrez, it enn eur redek da dizout 
anezhañ. Votre pierre est trop légère, 
vous ne pourrez l'atteindre d'ici, re 
skanv eo ar mean-ze, ne c'he.Uot ket 
he dizout ac'hann. Ils atteignirent 
bientôt cet homme, n'oant ket pelletit 
digouezoutgant ann den-ze. — Parvenir 
à, dont da, p. deuet, deut. Quand il 
aura atteint l'âge de deux ans, pa vezo 
deuet da zaou vlnaz ; pa en devezo 
paket he saou vloaz; pa vezo krog enn 
he zaou vloaz. T. Jusqu'à ce qu'il ait 
atteint l'âge de deux ans, ken na vezo 
daou vloaz. Il a atteint l'âge de raison, 
deuet eo d'ann oad a reiz. Il ne peut 
— l'objet de ses désirs, ne d-eo ket 
evit dont a-benn da gaout ar pes en 
deuz clioant da gaout. — Atteindre 
avec la main un objet à proximité, 
tizout. p. tizet ; direz, p. et. Ancien 
infinitif, direza. Atteignez-moi ce pa- 
nier, tizit, direzit ar baner-ze mar 
plij. Il allongea le bras pour — le 
couteau sur la table, astenn a reaz he 
vreacli evit direz ar goñtell diivar ann 
daol. En parlant d'un mal, d'une ma- 
ladie ; voy. ATTRAPER. 

ATTELAGE, s. m. Tenn, f. stem, m. 
pi. iou ; ieo, f. Ce dernier s'employe 
particulièrement pour les bœufs, mais 



ATT 



69 



s'emplove aussi pour les chevaux. 
Vann. Are, m. Un hei—, eur stern 
kae.r, ev.nn denn gaer. Un bon — -, eur 
ieo vad. Vann. Un ave mat. Mener 
l'attelage, kas ann denn. Le premier 
cheval r.e l'attelage, ar marc'hblein. 
Trég. Ar mardi ambill. Le clieval du 
milieu de l'attelage, ar wiarc'/i kreia. 
Trég. Marifh ann tret karr. Le cheval 
du limon, ar mardi limon. 

ATTELER, v. a. Sterim, p. et; staga, 
p. et. Vann. Stagein, aveein, p. staget, 
aveet. Atteler un cheval, sterna eur 
mardi oc h (ur charr ; staga eur marc" h 
och eur c'harr. Atteler les bœufs, 
staga ann ejenned. Y anw. stagein enn 
ejou?i. Une voiture attelée de plusieurs 
chevau.x, eur c'harr kalz a gezek out- 
hañ. 

ATTELLE, s. f. Morceau de bois 
éclaté; skirip.nn, f. pi. ou; astcll, f. pi. 
ou. Vann. et Corn. Askledcnn, f. — 
Planchette pour les fractures, sfcZtsenn, 
f. pi. ou. 

ATTENANT, adj. Stag oc'h ; a sko 
war ; stag-oc'h-stag. Ces deux maisons 
sont attenantes, ann daou di-ze a zo 
stag-oc'h-stag, a zo daldi-odi-daWh. 
Ces deux champs sont attenants, ann 
daou bark-zè a zo donar-oc' h-douar . 
Mon champ est — à la ville, va fark 
a zo tost da gear ; va fark a sko war 
gear. Voy. CONTIGU. 

ATTENDRE, v. a. Gortos, p. et ; déport, 
p. et; gedal, p. gedet. Les anciens infi- 
nitifs étaient gortozi, déporta, geda. 
Trég. Gedan, gortr>, p. gedel, gortoet. 
Attendez-moi, deportil aclianoun. At- 
tendez un peu, gortozit eunn neheut, 
gortozit eur pennad. J'attends votre 
frère, e-monn o teport ho preur. J'at- 
tendrai patiemment votre secours, 
gorioz a rinn hep klemm ma plijo gan- 
e-hodirei skoaz d'in. Il viendra quand 
nous nous y attendrons le moins, dont 
a raio pa vezimp nebeuta war evez. Il 
vous faut — que le loup arrive, red 
eo d'e-huc'h gortoz ma teuio ar bleiz da 
zont. En attendant son arrivée, da ze- 
port mac'h erruo. Attendez l'effet de la 
promesse divine, gortozit ma seveno 
Doue he cher. G. Plusieurs autres 
auxquels nous ne nous attendions pas, 
kalz re ail ha na diortozomp ket. 
Comme mon frère se faisait — , 
evel ma talée va breur da gont. Mon 



70 



ATT 



frère ne se fit pas —, va breur ne oe 
ket divezad da sont. Ils arrivèrent 
plus tôt qu'on ne les attendait, ar re- 
ze en em gavaz abretoc'h evit na d-oant 
gortozel. En attendant, da c'hortoz, da 
zeport. Vann. Elrelant. En attendant 
la cuisinière, da c'hortoz- ar geginerez 
dazont. Il voyait arriver la mort avec 
autant de joie que s'il eût attendu un 
ami, laotien e oa ouz ar maro o tosla- 
at, evel ma vezer ouz eur mignoun pa 
vezer warclied anczhañ. T. Il s'en ap- 
procha en attendant l'heure de midi, 
tostaat a reaz war benn ma vijc kres- 
teis klok. Il attendait cette fonction, 
il espérait avoir cette fonction, edo o 
c'hedal ar garg-ze. Dans l'usage, en 
Bretagne, on ne fait guère de diffé- 
rence entre gortoz, déport et gedal ; 
le dernier pourtant signifie espérer. 
Ceux qui confondent ces trois verbes, 
font les mêmes fautes que ceux qui, 
en français, disent indilYéremment 
attendre ou espérer. — Verbe pron. 
S'attendre à, s'attendre que; kredi, p. 
kredet. Je ne m'attendais pas à sa vi- 
site, je ne m'attendais pas qu'il vînt, 
ne gredenn ket e teufe ama. Il s'atten- 
dait à leur visite, he-ma a ioa war 
c'hed anezho. 

ATTENDRIR, v. a. Rendre plus mou; 
teneraat, p. cet; hloda, p. et; houkaal, 
p. eet, eal; gwakaat (goakaat), p. eef, 
eat. Voy. MOU, TENDRE. — Rendre sen- 
sible à la pitié, teneraat. Il n'est pas 
facile à — , gwall galet eo he galoun. 
Attendrir le cœur, teneraat ar galoun. 

— V. pr. Devenir plus mou; voy. ce 
mot. — Devenir sensible à la pitié ; 
sellet a druez oc'h, kaout truez oc'h ; 
dont da deneraat. Laissez-vous atten- 
drir par mes soupirs, sellit a druez 
oc'h va clilemmou. Il se laissa — en 
voyant mes larmes, enn eur welet va 
daelou, neuze c teuaz da deneraat. 

ATTENDRISSEMENT, s. m. Teneridi- 
gez, f. Peu usité. 

ATTENDU, prép. Bre ann ahek da, 
dre 'nn ahek da, enn ahek da ; dre ma. 
Attendu son âge, dre ma'z eo re gnz, 
dre ma'z eo re iaouank, selon le cas. 

— Attendu que ; dre ma, rak ma, o 
veza ma, diwar-benn ma (divar-benn). 
Attendu qu'il est malade, o veza ma'z 
eo klanv. Attendu que nous avons 
appris cela, rak ma hon euz klevet 
kementrse. Voy. COmiflE. 



ATT 

ATTENTAT, s. m. Voy. CRIIttE, WÉFAIT, 
MAUVAISE ACTION. 

ATTENTE, s. f. Gortoz, m ; ged,m; 
spi, m. Hors du Léon, gnrlo, m. Être 
dans rattentede;voy. ATTENDRE, ESPÉRER. 
Contre votre —, a-enep ho ked ; enn 
tu ail d'ar pez a oufac'h da chedah 
Voy. ESPÉRANCE. — Pierre d'attente ; 
mean krog, m. pi. mein krog ; dañtenn, 
f. pi. ou. Gr; streill, m. pi. ou. T. 

ATTENTER, V. n. Attenter à la vie 
de quelqu'un, klask laza u. h; klask 
lemel he ruez digant u. h. Attenter à 
la loi, sevel a-enep al lezenn. Attenter 
à la réputation, oher gaou oc'h u. h. 

ATTENTIF, adj. Evesiek, eveziek,nep 
a laka erez, nep a zelaou. Soyez — à 
mes paroles, selaouil va c'homzou-me. 
Il est — à la garde de ses sens, hez' 
ema war evez e-keñver he skiañchou a 
Ziaveaz. Attentif à ses prières, parfed 
enn he fcedennon. Voy . STUDIEUX, APPLIQUÉ, 
ZÉLÉ, ATTENTION. 

ATTENTION, s. f. Evez, m. Vann. 
Evec'h, eouec'h, m. Corn. Plet, m. 
Faites — à ce que vous faites, taolit 
evez oc'h ar pez a rit. En y faisant — , 
dre deurel evez. Sans y faire — , hep 
sonj, hep man, s. N. Faites — à lui, 
méfiez-vous de lui, evesait out-hañ. 
Faites — à ce que je vous dis, sellit 
petra a lavarann d'e-hoc'h. Examinez 
ceci avec — , sellit piz oc'h kement-se. 
Avec — , gant evez. Avec beaucoup 
d'attention, gant evez braz, gant kalz 
a evez. Pierre ne sembla pas faire — 
à ses paroles, Per ne reaz van e-bed 
evit kkvet anezhafi. Personne ne fera 
— à moi, den na zello ouz-in. Redou- 
bler d'attention, kreski evesaat. T. II 
ne fait pas — par qui il est alfiigé, ne 
zell ket a berz piou e teu ann eñkrez 
d'ezhan. Faire — , evesaat, p. eveseet, 
evcseat ; teurelevez, lakaat evez, p. tao- 
let, lekeat. Vann. Evechein, eouec'hein. 
En Trég. Tauli, toli plet. 

ATTENTION, s. f. Déférence, égards; 
azaouez, f. Il n'a d'attentions pour 
personne, n'en deuz azaouez e-bed evit 
den. G; ne ra slad euz a zen e-bed. Voy. 
FAIRE CAS DE. Il n'a jamais eu l'attention 
délicate de l'inviter à dîner, biskoat 
n'en deuz bet ann azaouez da hedi 
anezhaiï da dahva hc vara. Le P. Voy. 
PRÉVENANCE. 



ATT 

ATTENTIVEMENT, adv. Gant eve2, 
gant kah a eves, gant evez hraz; pis; 
glann. Veillez-y—, evesait pisout-hañ, 
evesait pis oc'h ann dra-ze. Ecoutez- 
moi — , va selaouil glann. Le P. Re- 
eardez — cet homme, sellit glann oc'h 
ann den-ze. Le P. Voy. RECUEILLEMENT, 
ATTENTION. Ecouter peu attenUvement, 
selaou gant eur skouarn hep-ken. 

ATTÉNUER, v. a. Voy. DIWINUER, 
AFFAIBLIR. Atténuer les effets du mal, 
terri nerg ann drouk. 

ATTÉRER, V. a. Renverser à terre ; 
diskar d'ann douar, p. diskaret. An- 
cien infinitif diskara. Affliger. Voy. ce 
mot. 

ATTÉRIR v.n. Dont enn aot,p.deuet, 
deut ; diskenn enn douar, p. diskennet. 
M. Voy. ABORDER. 

ATTESTATION, s. f. Testeni dre 
skrid, f. 

ATTESTER, v. a. Toui, p. touet ; tes- 
tenia, p. testeniet ; rei da wir (vir), p. 
roet ; en em rei da dest. Vous pourrez 
— cela, bez' e c'hellot lavarét es eo 
gwir kement-se (guir). — Prendre à 
témoin ; toui dre, p. touet. J'en atteste 
le ciel, mlien tou dre ann env. s. N. 

ATTIÉDIR, V. a. Rendre tiède, un peu 
chaud, klouaraat, p. eet, eat ; lakaat 
da vesa klouar. Vann. Mihglein, p. 
miñglet. — Au figuré, ralentir le zèle, 
etc;voy. REFROIDIR', RALENTIR. — V. pron. 
Devenir tiède; dont da vesa klouar, 
dont da glouaraat ; klouaraat. 

ATTIRER, V. a. Tirer à soi ; tenna, 
p. et. Vann. tennein. L'ambre attire la 
paille, eunn tamm goulars a denn eur 
blousenn. Attirez mon cœur à vous, 
ô mon Dieu, lennit va chalounctresek 
enn-hoc'h, o va Doue. Elle attirait tous 
les regards, ann holl a zelle out-hi. 
Jésus attirait à sa suite une grande 
foule, eul lod bras a dud a iea war- 
lerc'h Jésus, a iea da heul Jésus. Il a été 
attiré vers l'autre, tennet eo bet etresek 
egile. — Engager, gagner par promesse 
ou autrement; gounid, p. gouneset; 
gounit gant komzou kaer ; tenna, p. 
et ; touella, p. et; hoala, p. et. G. Nous 
l'avons attiré dans notre parti, ema 
bremaenn eunn tu gan-e-omp. — Oc- 
casionner, être cause. L'inconduite 
attire l'infortune, war-lercli ar vues 
fall e teu eur maread a boaniou: ar 



ATT 



71 



ruez fall a zigas kalz a boaniou. C'est 
ce qui m'a attiré beaucoup de maux, 
dre-ze e chousañvann kals a boaniou. 
Ce qui doit un jour nous — un châti- 
ment, ar pes a vezo kiriek d'hor c'has- 
tis euun deis da sont. — V. pron. Mé- 
riter, encourir, subir; voy. ces mots. 
S'attirer des affaires, des difficultés ; 
sacha traou d'he heul. Voy. AFFAIRE. 

ATTISER, v. a. Vous deviez être un 
ange de paix, mais vous avez préféré 
attiser la haine, c'houi a dlie beza eunn 
eal a beoch, hag ez eo bel gwell gan-e- 
hoc h beza diaoul ar gasoni. T. 

ATTOUCHEMENT, s. m. Des — illi- 
cites, embregerezou louz. Gr; douma- 
terezou louz. Gr. Vann. Tastourne- 
reacli, m. pi. eu. Ces mots seraient 
peu compris. Il est mieux de dire, 
plus crûment, il est vrai : Hilligat he 
sivorzed da eur plac'h, ou autres choses 
semblables. 

ATTRAIT, s. m. Ar pes a hilliy ar 
galoun. L'argent est un puissant — 
pour les avares, n'euz tra evel ann 
archant evit hilligat kaloun ar re a zo 
re bis. L'attrait des créatures, plija^ 
duresiou ar bed. 

ATTRAYANT, adj. À hilliy ar galoun. 
Voy. le mot précédent. 

ATTRAPÉ, adj. Il a été bien —, 
he-ma a zo bet tiset fall ; pebes bek me- 
len I Voy. le mot suivant. 

ATTRAPER, v. a. Atteindre. Voy. ce 
mot. Prendre au piège; paka, p. et. Il 
a attrapé le renard, paket eo bet al 
louarn gant-han. — Faire une farce, 
tromper; bourda, p. et; paka, p. et; 
tisout, p. et. Il nous a attrapés, bour- 
det omp bet gant-han. Tu t'es fait — 
de nouveau, paket oud bet adarre. Il 
aime à — les autres, he-ma a so boag 
da dizout ar re ail. T. Il m'a attrapé, 
va lekeat en deus er zac'h; paket ounn 
bet. Gagner une maladie, dastum eur 
clileñved, paka eur c'hlenved. Il a at- 
trapé_ une maladie, paket en deus eur 
c'hlenved ; ar chlemed a zo kroget 
enn-hañ. Il a attrapé une toux sèche, 
paket en deus ar pas seacli. Il a attrapé 
froid, riou en deus dastumet. Vann. 
Serret en deus aneoued. 

ATTRIBUER, V. a. Imputer; tamall, 
p. et. Ancien infinitif tamallout. Attri- 
buer une faute à quelqu'un, teurel 



72 



ATT 



eur gaou war unan-bennag ; tamall I 
unan-bennag war eur gaou ; rei abek 
da unan-bennag icar eur gaou. (jr; 
teurel abek war unan-bennag. Gr. Il 
leur attribue ce malheur, livarel a ra 
ez int kiriek dCar.n drouk-ze. Il nous 
attribue sa ruine, krcdi a ra es omp 
kiriek d'ezhan d'en emgoll. Voy. ÊTRE 
CAUSE, IMPUTER. — Accorder. Ou leur 
attribue la victoire, treac'h int bet, 
eme ann dud. On a attribué à cette 
charge d'importants privilèges, gwi- 
riou kaer a %o bet staget ocli ar garg- 
;se. — V. pron. Ne vous attribuez 
rien de bien, arabad eo d'e-hoc'h kredi 
hocli euz nep tra vad e-bed aclianoc'h 
hocli-unan. S'attribuer les dons de 
Dieu, kredi e teu digan-e-omp ar pez 
a zo roet gant Doue. Ils ne s'attribuent 
rien du bien qu'ils ont fait, ar re-ze a 
lavar nlio deui ket great anezho ho- 
unan kemenl-se a vad. .Te ne m'attribue 
rien de bon, ne gredann ket e teu nep 
tra vad e-bed ac'hanoun va-unan. En 
s'attribuant le nom de sages, o tavaret 
ez int tud fur. L'humble ne s'attribue 
rien, eunn dena zo isel he galoun a oar 
ne cliell nelra anezhaTÎ he-unan. — 
S'emparer de quelque chose ; lakaat 
eunndraicarhehano.yoy. S'APPROPRIER. 

ATTRIBUT, s. m. Arouez, L pi 
arouesiou, aroueziou, arouezo. C'est un 
des attributs de Dieu, n'euz nemet 
Doue a cliell ober kement-se. 

ATTRIBUTION, s. f. Galloud, m; 
Karg, f. Cela n'est pas dans mes attri- 
butions, n'am cuz nelra da welet tvar 
gement-se; kement-se ne d-eo ket em 
galloud ; kcment-se ne zell ket ouz-in. 

ATTRISTER, v. a. Nec'hi, p. et; reclii, 
asreclii, p. recliet, asrecliet; chifa, 
p. et; rei nec'h, rei nec'hamanl, rei 
chif, p. roet; tevalaaf, p. levaleet, 
tevaleat. Vann. Melkonia, p. melkoniet. 
Corn. Chifal. Trég. Trubuill. C'est cela 
qui l'attriste, ann dra-ze eo a dévala he 
benn. Voy. TRISTE. — V. pron, Voy. 
S'AFFLIGER. 

ATTRITION, s. f. Voy. CONTRITION. 

ATTROUPEMENT, s. m. Bagad tud, 
f ; tud a ragad, pi. m. Voy. BEAUCOUP, 
RASSEIVIBLEIVIENT.. 

ATTRQUPtR(S'),v.réfi. Enem;ïasfMm, 
p. en em zaslumet. Vann. Um dolpcin, 
um. sestumein. Voy. SE RASSElïlBLER. 



AUC 

AUBADE, s. f. Obadenn, f. pi. ou; 
sonfnn, f. pi. ou. 

AUBAINE, s. f. Le droit d'aubaine, 
givirar roue war vadoueunn denmaro, 
pe exinn den a ziaveaz bro. C'était une 

— pour moi, quand j'avais de la soupe, 
eur bevez e oa d'm kaout Ind eus ar 
zoubenn. Je crois ce mot bevez du 
dialecte de Tréguier. Le Catholicon, 
xx" siècle, donne au substantif bevez 
le sens de coupable, en latin reuz. 
Voy. COUPABLE. 

AUBE, s. f. Goulou-deiz, m; tars 
ann deis. Vann. Gouleu de, m. Je par- 
tirai dès l'aube, mont a rinn kuit da 
clioulou-deis, kerkent ha goulou-deiz. 

— Robe de prêtre; kamps, f. 
AUBÉPINE , s. f. Spernenn-wenn 

(ve:\n), f. pi. spern-gwenn (guenn). Un 
beau plant d'aubépine, eur spernenn- 
wenn gaer-meurted. Voilà de beaux 
plants d'aubépine, setu aze spern- 
gwenn hag a zo braz. Le fruit de l'au- 
bépine, hoganenn, f. pi. hogan. Trég. 
ffogro. Don nez-mo4 ce fruit d'aubépine, 
roit d'in ann hoganenn-ze. Il mange le 
fruit de l'aubépine, kavout a ra mad 
ann hogan. 

AUBERGE, s. f. Tavarn, f. pi. iou; 
hostaleri, f. pi. ou. Ce dernier est le 
plus usité ; l'autre sent le cabaret. 
A l'auberge du Lion-d'Or, elLeon-Aour. 
Voy. HOTEL, HOTELLERIE, CABARET. 

AUBERGISTE, s. m. Mestr ann hosta- 
leri, m; tavarnier, m. pi. ien. 

AUBIER, s. m. Koat-gwenn (guenn), 
m; gicenn-goat, m; gwignenn (gui- 
gnenn), f ; blonek-zero, m. L'aubier, le 
bois d'aubier, ar givenn-goat, ar 
c'hoat-gicenn, ar blonek-zero, ar wi- 
gnenn (vignenn). 

AUBIN, s. ra. Givenn vi (guenn), m. 

AUCUN, pron. E-bed, hini, nep-/nm', 
nep , nikun , nep den, den e-bed. Vd.m\. 
Er-bed, hani bed. Trég. A-bed. Ils ne 
soutiraient aucune incommodité, ne 
c'houzanvent poan e-bed. Je ne perdrai 

— de ceux qu'il m'a donnés, ne gollinn 
hini euz a re en deuz roet d'in. Je 
ne connais — de ses enfants, ne 
anavesann hini e-bed eus he vugile. Je 
n'en ai trouvé — , n'am euz kavet liini 
anezho. En — lieu, e nep leac'h. En 
aucune façon, e nep gis. En — temps, 
nep tro, nepred. Saus — embarras, hep 



AÜG 

spart e-bed. — Il n'y en a — autre, j 
aucune autre, n'eus Idni ail e-beii. \ 
Plus beau qu'aucun autre, kaeroc'h 
evit hini ail e-bed. Je ne connais — 
(les hommes qui étaient là, «e anave- 
zann den e-touez ar re a ina eno. Tous 
ces pronoms, en breton, sont des deux 
genres. Sans aucun retard, hep dale 
tamm. Sans aucune inquiétude, hep 
ket a vez. Voy. MEZ. 

AUCUNEMENT, adv. L nepgis, e nep 
iro. 

AUDACE, s. f. Courage, effronterie; 
voy. ces mots. 
AU-DELA, adv. Voy. LA. 
AUDIENCE, s. f. Donner — à 1 
quelqu'un, selaou u. b. Alors il de- 
manda — au roi, neuze e choulennaz 
komz oc h ar roue ; neuze e c'houlennas 
beza lezet du ront da gaout ar roue; 
neuze e choulennaz mont da yaout ar 
roue. On lui accorda l'audience qu'il 
avait demandée au roi, lavaret e oe 
d'ezhan mont da gaout ar roue. — 
Terme de jurisprudence; breudou, 
breujou, pi. m. lez, m. La c'.iambre 
des audience», k%mpr ar breujou, ï. 
Je vais à l'audience, mont a rann d'ar 
breujou. Vous le trouverez à l'audience, 
kaaut a reot anezhañ et lez. T. Voy. 
ASSISES. PALAIS-DE-JUSTICE. 

AUDITEUR, s. m. Nrp a zelaou e^inn 
den prezek. Un prédicateur doit 
ciiercher à gagner l'indulgence de ses 
auditeurs, eur belek o prezek a die 
gounid grad-vad ar re a zo o selaou 
anezhah. Ses auditeurs étaient nom- 
breux, kalz a dud a ioa eno o selaou 
anezhah o prezek. 

AUDITION, s. f. Lors de laudition 
des témoins, pa zeuio ann testou da 
zisk'.eria dirak ar barner ar pez a 
ouzont. 

AUDITOIRE, s. m. Sou — est toujours 
très-nombreux, kalz a dud a ia bemdes 
da zelaou anezhafi o prc. :k. 

AUGE, s. f. Laouer, f. pi. iou; neo, 
nev,î. pi. neiiou; komm, m. pi. oit. 
Les auges, al laoueriou, ann neiiou, 
ar chommou. Vann. Louer, loer, f. pi. 
ieu ; off. m. pi. eu. Louazr, louazr ar 
moc'h, ause a cochons. Auge de bois, 
laouer goat, neo brenn, komm prenn. 
Auge de pierre, laouer vean, neo 
vean. komm mean. L'auge d'un moulin 



AÜJ 



73 



où tombe le blé, ann veo tihan, ann 
uevik ; ar gern. L'auge où tombe la 
farine, neo ar bleicd, ann neo. 

AÜGÉE, s. f. Plein une auge; laoue- 
riad. f. pi. ou; neviad, î. pi. ou ; 
kommad, f. pi. ou. Vann. Loueriad, 
loeriad, f; ojfad, oiai, m. 

AUGMENTATION, s. f. Kresk, m. Il 
y a — sur le prix du b!é, kresk a zo 
war ar gwiniz. L'augmentation des 
eaux, kresk ann dour. Il demandera 
une augmentation, goulcnnet e veso 
kresk gant-hañ. Voy. AUG.-SENTER. 

augmenter; V. a. Agrandir; brasaat; 
p. eet, eat. Croître en quantité, en 
nombre ; kreski, p. et : teurel kresk 
war, p. taolet. Vann. Kriskein, p. 
kriskct. Les eaux augmentent, kreski 
ara ann dmtr. Le vent augmente, ann 
arel a bouez rnui-oc'h-vui. Goesb. 
J'augmenterai son fermaiie, me daolo 
kresk icar he goumanaitd. Comme le 
tumulte augmentait, o veza ma kreske 
ann trouz. Sa maladie augmente, hem- 
dez e teuda veza gwasoch-gwasa. Voy. 
EWPiRER. Le nombre des disciples aug- 
mentait chaque jour, niver ann diski- 
bien a greske hemdez. Le prix du blé 
a un peu augmenté, brema e ivella 
icar ar giciniz. 

AUGURE, s. m. Présage; voy. ce mot. 
Cela est de bo:i, de mauvais augure 
pour lui, l'^ei mnd a ra, trei fall a ra 
ar stol gnnl-hañ. M. Un oiseau, un 
homme de mauvais augure, eunn 
houper-noz, eur chaner fall, eullabous 
iskiz. L'oiseau de bon — , labous ar 
c'helou mad. — Devin ; voy. ce mot. 

AUGURER, V. a. Voy. PRÉSAGER, PRÉDIRE, 
PRÉSAGE. Vann. Spial enn amzer da 
zonet. 

AUJOURD'HUI, adv. Birio, hirio anu 
deiz, enn deiz-ma, feteiz. Gr. Vann. 
Ihriu, hiniu. Trég. Herrio, Corn. 
Hiriou, hizio. Viendrez-vous aujour- 
d'hui'.' Dont a reot-hu hirio? Il ne 
partira pas aujourd'hui, feteiz ne d-aio 
ket kuit. Gr. Cet auteur n'emploie 
feteiz qu'avec les futurs. Aujourd'hui 
en un mois, enndeiz-ma abenn eur nnz; 
enn dcii-ma penn miz. Aujourd'hui en 
un an, hirio penn bloaz. Aujourd'hui 
en huit, enn deiz-ma e penn sizun, enn 
deiz-ma penn sizun. Aujourd'hui en 
quinze, Kirio e penn pemzek derves. 

10 



74 



AÜP 



Les hommes d'aujourd'hui, ann dud 
a %o brema. 

AUMONE, s. f. Alusenn, f. pi. ou. 
Vaiiii. Alizonn, alezonn, f. En Galles, 
eluzenn. V. Vivre d'aumônes, beva 
ditcarann aluzenn. Donner l'aumône, 
rei ann aluzenn da. Demander l'au- 
mône , goulenn ann aluzenn , mont 
d'ann aluzenn, klask hevoed; korka, 
■p.korket. G. Vann. Tmañtal ; goulenn 
enn alizonn. Il en est réduit à l'au- 
mône, lekeat eo bel da glask he voed ; 
lekeat eo bel da vuza. s. N. 

AUMONIER, s. m. Belek, m. pi. 
beleien; aluzuner, m. pi. ien; aluzen- 
ner, m. pi. ien. Saint Jean l'aumônier, 
sant lann aluzenner. T. 

AUMUSSE, s. f. Vêtement de cha- 
noine; kroc'henn feuret; krochenn ar 
chalounied. Gr. 

AUNE, s. f. Mesure; gwalenn (goa- 
lenn), f. Acheter à l'aune, prena dioc'h 
ar walenn (oalenn). En quelques 
endroits, dans ce dernier cas, on 
prononce ar vnalenn; toutefois, on 
fait sentir très-faiblement la lettre r, 
comme si l'on avait honte de la pro- 
noncer. Cette manière de dire, qui 
est loin d'être générale, me paraît 
vicieuse et assez semblable à cette 
locution française : il leur z-a fallu 
y aller. La valeur dune aune, la 
longueur de cette mesure ; gwalennad 
^goalennad), f. Donnez-moi une aune 
de drap, roil d"in eur walennad mezer 
oalenn ad}. 

AUNE, s. m. Arbre; givernenn 
(guernenn), f. pi. givern. Il y a ici 
beaucoup d'aunes, stank eo ar gtvern 
ama. De beaux aunes, givern kaer. Un 
bel aune, eur icernenn gaer ivernenn). 
Du bois d'aune, gwern, koat gwern. 

AUNER, V. a. Mesurer à l'aune; 
gicalenna (goalenna). En aunant, enn 
eur walenna (oalenna). Voy. au mot 
Aune ce qui est dit sur la pronon- 
ciation. 

AUPARAVANT, adv. Abarz, abars, 
a-raok, arack, kent, diagenl. Prononcez 
ces deux derniers mots comme en 
français fcato Je, diay-hainte. Longtemps 
auparavant, fjell a-ruok, pell kent. Il 
fallait le faire —, red e oa d'e-hoc'h 
da geñla oberann dra-ze. Tout comme 



AÜS 

— , kouls ha biskoaz, kouls ha diagenl, 
evel kent, evel kent ha goude. Dans le 
lieu où il était —, el leac'h mas edo 
kent. Venez chez moi — , dent dam si 
da geñta. Ma position n'est plus la 
même qu'auparavant, kemm a zo hirio 
em doare; kalz dishevel a zo être vOr 
doare brema ha va doare neuze. R. Il 
faisait tout comme — , evel a rea a-raok 
a rea goude. 

AUPRÈS, prép. Tost, lez, nez, e-harz, 
e-c'harz, e-tal, e-keñter ; e-kever, war 
lez, e-kichenn. Tout auprès, tostik-tost, 
e-kichennik. Auprès de l'église, e-lal 
ann iliz, tost d'ann iliz. Trég. En-tal 
ann iliz. Auprès de Brest, tost da 
Vrest, lez Brest. Auprès de votre père, 
e-kichenn ho tad. Auprès de moi, em 
chichenn. Il était assis auprès de vous. 
azezet e oa enn ho kichenn. Auprès de 
lui, enn he gichenn. Marchez auprès de 
moi. kersit em c'henver. Voy. A COTÉ. 
Il demeure auprès de la côte, ema o 
choum lez ann aot ; ema o clioum war 
lez ar mor Je ne vois personne auprès 
de lui, ne welann den war he dro. Je 
suis heureux auprès de toi, plijadur 
ameuz gan-ez. T. Je serais maintenant 
auprès de ma mère, me a vije brema 
gant va mamm. Il a passé auprès de 
moi, tremeneten deuz e-biou d'in.Yann. 
Tremeinet en des ebiat d'ein. Tout 
auprès de la maison, tostik-tost d'ann 
ti. Voy. PRÈS OE. — Signifiant en 
comparaison de ; voy. ce mot. 

AURÉOLE, s. f. Rodik-heol, f. V. Il 
nous apparut entouré d'une — , gwelet 
a rejomp anezhuTi, eur sklerijenn vraz 
enn-dro d'eshan. 

AURONE, s. f. Plante; lousaouenn- 
ann-drean, f; afron, m. » 

AURORE, s. f. Point du jour; voyez 
AUBE. Quand paraîtra l'aurore, pa darzo 
ann deiz; da clwulou-deiz ; pa zeuio 
tarz ann deis. T. 

AUSSI, adv. Egalement; ive, ives. 
Ce dernier devant les voyelles parti- 
culièrement; il figure généralement 
bien à la fin des phrases. Vann. Echue. 
Corn. Eue, ue. Nous irons aussi, ni a 
ielo ire, mont a raimp irez. Et moi 
aussi, ha me ive, ha me irez. Celle-ci 
est à moi, et celle-là aussi, hou-ma a 
zo d'î'n hag hen-nez ive va-hini. Les 
gens de la ville, et, qui mieux est, les 



AÜS 

gens de la campagne aussi, re gear 
hag ann dud diwar ar meas, so koañ- 
toc'h. 

'2° Adv. de comparaison ; ker, kfn, 
kel. Pour l'emploi, ces trois mots 
suivent la même règle que les articles 
ar, ann al, relativement à la lettre 
qui les suit. Il n'est pas aussi grand 
que moi, ne d-eo kel ker braz ha me. 
Aussi chaud que le feu, ken tomm hag 
ann lan. Mon argent est aussi boa 
que le vôtre, keit e tal va arcliant hag 
hocli-hini. La pauvretà est tout aussi 
grande dans leurs vêtements, arpaou- 
renies a zo ken iskiz ail enn ho diUad. 
T. Elle était aussi bonne que belle, 
mad e oa he clialoün evel ma's oa kaer 
he gened. T. Son pouvoir est aussi 
grand aujourd'hui qu'autrefois, he 
vreac'h a zo keit hirio evel m'oa 
gicechall. T. J'étais pauvre et elle 
aussi, paour e oann hag he-unan a ioa 
ker paour ail. 

3° Aussi bien que ; kouls, ker kouls, 
ker, ken. Il marche aussi bien que 
moi, ker set a ra kouls ha me. Les 
riches aussi bien que les pauvres, ken 
ar re Mnvidik, ken ar re baour II est 
petit aussi bien que moi, bihan eo 
ker kouls ha me. Je le ferai aussi 
bien qu'un ouvrier, me raie kement-se 
ker kouls ha pep micherour. Aussi bien 
dans les peines que dans la joie, ker- 
kouls e-kreis ar poaniou evel el leve- 
nes. T. 

AUSSITOT, adv. Incontinent; ker- 
kent; prononcez comme en français on 
prononcerait kerkainle. Il vint — , 
fait, ker buan great halavaret. Aussitôt 
que ; kerkent ha ma, keñtiz ha ma, 
ker buan ha ma, dioc'h-lu ma. Vann. 
Kentec'h me, hentec'h el me. Aussitôt 
que l'on eût cnteiulu cela, kerkent ha 
ma oe klsvet kement-se. Il s'en alla 
aussitôt que moi, kerkent ha me es 
eaz kuit. Aussitôt qu'ils l'aperçurent, 
keñlis hama, keñtamaiceljontanezhañ. 
Aussitôt qu'on le demaiula, ker buan 
hama oe qoulennet. Voy. DÈS QUE. 

AUSTÈRE, adj. Kalet , garo , tenu, 
rusl. Une pénitence — , eur binijenn 
rust, garo, kalet. Il a l'air —, garo eo 
da ivelet (velet) ; garo eo ann dremm 
aneshañ. Il mène une vie —, kalet eo 
he vues. 



AUT 



75 



AUSTÉRITÉ s. f. Des anstérités cor- 
porelles, pinijennou kalet; gari-^eñ- 
teziou braz. T. Vivre dans l'austérité, 
bec a fur. s. N. 

AUSTRAL, adj. Eut ar c'hresteiz. 
Terre australe, bro ar c'hresleig. 

AUTANT, adv. ffeiMkehit) ; kement ; 
kemend; prononcez comme en français 
kemainte, kemainde. Vann. Kemed, 
kement. Autant l'un que l'autre, kement 
ha kement; keit ha keil. Une fois 
autant, ktmend ail; eur c'hemend ail. 
Deux fois autant, daou gemend ail. 
Autant vaudrait être mort, kouls e ve 
besa maro ; kouls e ve gan-en mervel. 
Autant vaut-il que j'aille avec vous, 
kouls eo d'in mont gan-e-ocli. Deux 
Bretons et autant d'Anglais, daou zen 
a Vreis ha kement ail a Vro-Zaos. 
Autant de gens que de jours dans 
l'année, kemend a dud hag a sers er 
bloaz ; kemend a dud evel a seis er 
bloas. Autant de larmes qu'il y a de 
gouttes d'eau dans la mer, kemend a 
zaelou hag a sour a so er mor. Autant 
cela m'est difFicile, autant cela vous est 
facile, kemend ha ma's eo diez kement- 
se dHn, kemend es eo enz d'e-hoc'h ober 
ann dra-se. Autant il était bon jadis, 
autant il est mécliant maintenant, 
kement eo bet mad gwechall, kement eo 
fall brema. T. Autant de fosses pleines 
de cuir, autant de cent écus, ken alies 
a boullad 1er, ken aliez a gant skoet; 
seul boullad 1er, seul gant skoet. Gr. 
Je voudrais en avoir autant, me garfe 
kaoul kemend ail. J'en donnerai autant, 
kemend ha kement e roinn. T ; me 
roio kemend ail. Si nous avions 
autant de confiance en lui, ma hor 
bije kement-se a fisiaiis enn-hañ. T. 
De peur qu'il n'en arrive autant à vos 
enfants, gant aoun na c'hoarvezfe eur 
c'hemend ail gant ho pugale. Là on eu 
a fait tout autant, eno es eus bet great 
eur c'hemend ail. 

2° Autant que ; kemrnd ha, keit ha, 
kemend ha ma, kemend evel, keit evel; 
ce dernier mot s'empioie pour les 
distances; muia ma, muia mac'h, ce 
dernier mot devant les voyelles. 
Autant que d'ici à Morlaix, keit evel 
aclianen da Voñtroulez. Autant que 
moi, kemend ha me. Mon argent vaut 
autant que le vôtre, keit e tal va arcliant 
hag hocli-hini. Autant qu'il se pourra, 



76 



AÜT 



kemend ha ma c'hellinv,. x\utaiit que 
je le puis croire, je n'ai fait de mai à 
personne, gant ma oufenn, n'am eiiz 
great droul; e-bed. H; nam euz greal 
drouk dazer, a gement ma oufenn. H. En 
vérité dans oette voiture o'i se fatigue 
autant qu'à niarciior, e leal e skmter 
er c'harr-ze list-da-vad kemend hag o 
vale. T. Aula-it qu'il pourra, mia'a ma 
cliello. Il coûte autant que l'autre, 
kemend a gouat hag egile. Il vaut autant 
et même plus que l'autre, he-ma a dal 
kement ha 7nuioc'h xo-ken evit egile 
'Voy. GOiïlME. 

3° D'autant que; dre ma, dre 'nn 
ahek ma. D'autant qu'il fait nuit, dre 
ma'z eo deuet ann noz; o veza maz eo 
deuet annnoz. 

4° D'autant plus ; seul vui, sul cui ; 
ce dernier moins usité. Il y a d'autant 
plus de gloire qu'il y a de peine, seul 
vui n zo a labour, seul vui a se a so 
a cliloar. Une douleur d'autant plus 
grande que j'avais été puni par moR 
père , eur c'hlac'har vraz ha seul 
vrasoc'h ma oann bel kastizet gant 
va aad. T. 

AUTtL, s. m. Partie d'une église; 
aoler, f. pi. iou. Hors du Léon, oter, 
f. Le maître autel, aanaoler-vrnz, ann 
aoler vestr. Va m. Emmler VfSlr. Pierre 
d'autel, vie%n aoter. Autel druidique, 
dolmen, f; ce mot est l'ormé de mo/, 
table, et de menn, pieire. Le prêtre 
est à l'autel, emn ur bebk or'h nun 
anter. Le Saiit-Sacrema it d3 l'aulol, 
xakrama'd ann anu-r, ar zakramnnt 
beimiyct. Devant-d'aut^l. eutin dirug- 
auler, eunn diarauk-aoler, m. 

AUTEUR, s. m. Princip?; penn-abfk, 
m. yenn k'nta, m. Dieu est l'auteur de 
toutes clioses. Doue a zo ar penn-nbrk 
euz a hep tra. Uxie en dcuz grent pep 
Ira. Dieu esi l'auteur de tout bJe i, 
digml Doue en e teu prp mad. Dieu est 
l'auleur dj la vie, Di^ue eo ca dmz 
roet ur ruez d e-onip II est l'autaur de 
la rui:ie de a pays, biset en deuz ar 
vro-ze da netra ; rnn he giriegez en ez 
eo eat ar vro-ze da netra. T. Il est le 
principal — de ce mal, he-ma a zo ar 
penn hehta euz ann drouk-ze. — Ecri- 
vain; skrixagner, m. pi. ien. Le livre 
etso I — , al levr hag ann hini en dcuz 
skrivel anezhañ. Si cela n'est pas vrai, 



AÜT 

je vous cite mon — , mar d-eo gaon, 
war he lercli a lavarann. 

AUTOîWNE, s. m. Dilost-hanv, di- 
Insl-hañ, m ; dibenn-eost, m ; dianeost, 
m ; diskar-amzer, m ; rag-enst m. T. 
Vann. Dibenn-est, m ; er mizcu du, pi. 
m; dilosl hag er ble, m. A l'automne, 
pa rezo deuet ann diskar-amzer. Trég. 
D'ann hère. Au commencement de 
l'automne, rnn deisiou keñla euz ann 
diskar-amzer. 

AUTO:^ISER, v. a. Voy. PERWETTRE. 

AUTORITÉ, s. f. Pouvoir; galloud, 
m; dalcli, m; mestroni, va. Gr. Vann. 
Gelhut, galloiit, m ; beli, f. Trég. id. 
Vous n avez aucune — sur moi, 
n'/ioc'/i euz galloud e-bed war-n-oun; 
nlioch euz ket da wekt loar-n-oun 
(ve'et . Il est sans aucune —, n'en 
deuz gallout e-bed ; dic'halloud en. G. 
Oseriez-vous résister à l'autoriti^ de 
votre supérieur? ha c'houi a gredfe 
derc'hel penn oc' h ann hxni en deuz 
karg achanoc'h! Vous êtes sous mon 
— , em dalc'h emoc'/i, G. — Avis, 
témoignage; tesleni, f; genou, m. Par 
l'autorité des deu.x témoins, dre c'henou 
ann daou dest. 

AUTOUR, prép. Enn-dro da,icar-dro. 
Vann. Enn-drou de, ar-drou. Autour 
de la maison, enn-dro d'ann ti, war- 
dro ann li. Autour de lui, enn-dro 
d'ezhan; war hedro. Autour de moi, 
enn-dro d'in. wur va zm. Autour de 
vous, enn-aro d'e-hich, ivr hn tro. 
Autour d'elle, enn-dro d'ezhi, wnr he 
zro. Tout autour, tro-war-dro. Voy. 
[NTOURÉ, ENTOUBER. 

AUTRE, adj. Ail, des deu.x genres et 
des deu.x nombres; n:ui, nep, ueb, 
ken. Les quatre der liers ne s'em- 
ploient qu'avec des négations. Vann. 
Aral, mu, nep, bn. Un — , eunn ail. 
D'autres, re ail. Les autres, ar rt ail. 
Autrefois, ar >e aval. Un — liomme, 
cnr giaz ail. Une — femme, eur vaoïioz 
ail. Les .nulr.\s hommes, ann dud ail. 
D'autres perso mes, tudall. Les autres 
y allere ,t, ar re ait o ii'az di. Beaucoup 
d'autres c loses, kalz a draou ail. Bien 
d'autres boincs cnoses, kalz a draou 
mad ail. Y en a-t-il d'autres à venir? 
hag en zo m ni a zini«? s. N. Ni seigle 
ni — denrée, na tegalna nep danvez. 
s. N. Il en instruisit d'autres, dvski a 
rcaf re ail. Il y a encore d'autres 



AÜT 

choses, tranu ail azo c'hoas. Montrez- 
nous-en un — , une — , di:kouesil hini 
ail d'e-omp. Montrez-non>-en dautres, 
dùkouezit re ail d'e-omp. Il faut faire 
d'autres clefs, red en ni. r ak'houesioii 
iieiez. Par un — ch^n:ii ., dreeunn henl 
ali. Les tourments de l'autre mo.ide, 
poaniou ar bedall, poaniou ar bed-hont. 
Faites-m'ea d'autres, grit re ail d'in. 
Je n'ai pas — chose, nom euz netra 
ken. Je n"ai d'autre souci que de faire 
mon salut, n'am eiiz ken c'hoant r.emet 
da ober sihidiges va ene. Il n'avait pas 
d'autre amusement, n'en doa diverr- 
amzer e-bed nemet evd-se. R. L'autre 
jour, ann deiz oïl. Chrétiens et autres. 
kriitrnier. hag ail. Nous avons pour 
diner du veau et autres choses, bes' 
hon euz da leina kik leue hag eunn 
dra-bcnnng ail. J'en enverrai dautres, 
me a gaxo re ail. Eu mémoire de 
quelques autres saints, da zerc'hel 
soi'j euz a zeni all-hennag. T. Je n'ai pas 
d'aulre d^sir, kement am euz c'hoanl 
da gaout eo se ha netra ken. H. Plus 
beau qu'aucun — , kaeroch evit hini 
ail e-bed. Il n'a d'autre lit que la terre, 
n'en deus ken gicele nemel ann douar ; 
Et combien d'autres ciioses encore, 
hag a draou ail c'hoaz! Ils n'avaient 
pas d'autre eifant que lui; il était 
fils u tique, n'/io doa ken krouadur 
nemel hai'i. Il n'y a pas d'autre Dieu 
que lui, neuz ken Doue nemel-hañ. 
Il n'y a pas d'autre chemin que celui 
de la croix, n'euz hent ail c-bed nemel 
hent ar grooz. Cela n'est — chose que 
le piché, ki'meiii-se ne ,d-eo k'-n tra 
nemel ar fiec'hed. Morice, un — de ses 
fils, jus,]ualors étoar.li, devint ui — 
homraa, M<>ris, enr map ail d'ezhan, 
b.'te nei'Se skunv, a zeuaz da veza eunn 
den ail. R. E i voici bien d'une — , 
ama ez luz eur choari ail; sad' ama eur 
c'iioari ail avad. Je ne lui connais pas 
d'autre nom i|ue Pierre, neb hano ua 
ouzoiiud\-zhai'i nemet l'er. Nous autres 
soldats, nous aina« is cela, vieire-z-omp 
soudardcd a gav mad anti dra-ze. 

•2' Tout diffère it; ail, disheñvel, 
dishevfi. Vann. Aral, disharal. Il est 
tout — qu'auparavant, di^herel-braz 
oa dioc'h mnz oa a-raok. Aujourd'hui 
ma position est tout — , kemm zn 
hirio em doare. Il est devenu un — 
homme, deuei eo da veza euun d^n ail. 
R. Autre est la chair des hommes. 



AUT 



77 



autre est la chair des bêtes, eunn ail 
eo kik ann dud, eunn ail eo kik ann 
anevaled. Vous n'êtes pas — que vous 
n'ftiez, ne d-oc'h ket eunn den ail. 
Voy. DIFFÉRENT. En uu autre pays que 
la Bretaffne, enn eur vro ha ne ket 
Breizeo. L'adjectif breton oH s'emploie 
an — i en quelques acceptions assez 
re _iarquables, en ce qu'elles ne se 
pr Î3nt pas toujours à l'analyse. J'étais 
pauvre et celle-ci était aussi pauvre 
que moi, paour e oann hag hou-man a 
oa ker paour ail. Il fut grondé par son 
maitre qui était si bon pour lui, tañset 
e oe gant he vestr ker mad ail out-hañ. 

AUTRE, s. m. et f. Egile, pour le 
masculin; eben, pour le féminin. L'un 
et l'autre, anneil hag egile. L'une et 
l'autre, ann eil hag eben. Les uns et 
les autres, ar re-ma hag ar re-ze. 
L'un ou l'autre, ann eil pe egile. Ni 
les uns ni les autres, ni les unes ni les 
autres, nag nr re-ma nag ar re-hont, 
nag ann eil re. nag ar re geñta. Un 
jour ou l'autre il faudra le faire, eunn 
deiz pe zeiz e vezo red ober kemenl-se. 
Pour faire un m Hier ou l'autre, evit 
obsr mi'iher pe vicher. 

AUTREFOIS, adv. Gtcechall guechalD; 
gwechall goz, enn amzer gos ; tro ail, 
keni; proio icez ce dernier mot ;orame 
en français kainte. Vann. Gwpch-aral 
(guech-aral). Tréguier Gwechall ^goue- 
chall). Il y avait autrefois u i fermier 
qui s'appelait Pierre, gicechall ez oa 
eunn tiek. l'er he hano. 

AUTRf-MENT. alv. D'une autre façon; 
enn eur c'hiz nll. Je ne pouvais faire — , 
ne oann ket evil ober enn eur c'hiz ail. 
Voy. ûiFFÈREMMENT. — Si lo 1 ; pe, nnez. 
Songez-y biei, car autreme it vous 
perdriez votre àme. soñjit vrvad, anei 
ez ofe oc II ene da goll. Il en est tout — 
qua id la mort arrive, pa vez red merrel 
ez eo eur c'hoari ail. Autrement vous 
étiez pris, unez e vec'Ii, bit paket Voy. 
SINON, îANS CELA. Rien n'était bien 
apprêtj à son goût, s'il avait eu une 
bouteille d'eau-de-vie, il en eût été 
autrement, non trateik't mad diouz 
he blaz, mar bije bel chuloti, ne lava- 
rann ket. 

AUTRE PART, adv. E leac'h ail, enn 
enl leac'h ail, enn eunn tu ail, enn eujin 
tu uU-bennag. Vann. E lec'h aval. Je 



78 



AVA 



l'ai vu autre part, gwelet am eus 
aneghañ e leac'hall. 

AUTRUCHE, s. f. Oiseau; lotruch, 
lotruz, f. pi. ed ; struz-kañval, m. pi. 
éd. V. Ce dernier nom lui a sans 
doute été donné parce que, dans le 
désert, les autruclies font partie des 
caravanes, marchent pêle-mêle avec 
les chameaux [kañval) et sont chargées 
de divers objets. 

AUTRUI, s. m. Ann nesa, m ; ar re 
ail, pi. des deux genres ; ann' heñtez, 
m. G. Ho_rs du Léon, hefile, m. Trég. 
Ann nesañ. Le bien d'autrui, madou ar 
re ail, madou cunn ail, madou ann 
nesa. Il fautaimer autrui comme nous- 
mêmes, red eo karet ar reall evel-d-omp 
hon-unan. Voy. PROCHAIN, s. m. 

AUVENT, s. m. Petit toit, apouill, 
m. Gr. Corn. Baled, m; dislao, m. 
Voy. TOIT. 

AUXILIAIRE, adj. Des troupes au.xi- 
liaires, tud a brezel a ziaveas bro. T. 

AVALER, V. a. Loñka, louñka, p. 
loñket, louñket ; c'est avaler glouton- 
nement. Il a avalé lestement un verre 
de bière, loñket en deuz enn eunn 
taol eur werennad hier. Il ne pouvait 
rien avaler, ne oa ket evit dibri tamm 
e-bed. J'ai avalé de travers un mor- 
ceau de croûte, eunn tamm kreun a 
zo eat enn loull enep va youzouk,. a 
zo eat em youzouk dre ann loull gaou. 
Le loup l'a avalé, loñket eo bet gant 
ar bleiz. 

AVANCE, s. f. Paiement anticipé. 
Faire des avances, paea diaraok. Gr. 

— D'avance, adv. Diaraok. 

AVANCÉ, adj. Je ne serai pas plus — 
si je vous fais mal, ne rezinn ket 
eurusocli evit beza great drouk d'e- 
hoc'/i. — Près de finir; voy. AVANCER. 

AVANCEMENT, s. m. Pour votre — 
spirituel, evit mont loar ivellaat {var 
vellaat) ; evit kreski ho saj'itelez. Cela 
profitera à votre — spirituel, kement-se 
a gaso ac'hanoc'h a-raok enn hent /lo 
silvidigez. Voy. AVANCER. 

AVANCER, V. n. Marcher plus vite; 
mont buanoc'h, p. eat. Avancez donc, 
it buanoc'h, it buanoc'h enn hoc'h hent. 

— Aller en avant; mont a-raok, mont 
araok. Il recule quand il devrait 



AVA 

avancer, mont a ra war gil pa ve red 
mont a-raok. Avançons sur eux pour 
les attaquer, deomp araok war-n-ezho. 
H. — Aller trop vite, en parlant d'une 
horloge, etc; wionf re vuan, beza re 
abred. L'horloge avance, re vuan ez a 
ann horolach ; ann horolach a zo re 
abred. — Être près de finir. Le jour 
est déjà fort avancé, divezad eo. La 
uuit est déjà fort avancée, ann noz a 
ia a-raok. A mesure qu'il avancera 
dans son travail, dre ma kaso he la- 
bour a-raok. La construction de la 
maison est assez avancée, ann ti a zo 
huelik savet. T. Avancer spirituelle- 
ment, terme de dévotion ; mont war 
wellaat (var vellaat) ; mont war imll 
(var vell) ; mont war gresk er mad. G ; 
kreski he zañlelez. Celui qui veut 
avancer spirituellement; ann hini a 
fell d'ezhah monl xcar well%at, mont icar 
well ; ann hini en deuz c'hoant da zonl 
da veza gwelloch-gwella, (guelloc'h- 
guella); ann hini a fell d'ezhafi mont 
a-raok enn hent he zilvidigfz; ann hini 
en deuz c'hoant kreski he zanlelez. 
Voy. SPIRITUEL. — Avancer de l'argent, 
paea evit eunn ail ; rei war zistol. J'ai 
avancé cent écus pour vous, paeet em 
euz kant skoet evid-hoc'h. — Pousser 
en avant, kas a-raok, lakaat a-raok, 
p. kaset, lekeat. — Mettre en avant un 
fait, etc. Ce que j'avance est vrai, 
ar pez a lavarann a zo guir. — V. 
pron. Aller vers ; mont, p. eat. Ils 
s'avancèrent vers la ville, montarcjont 
e kear. Nous avancerons ensuite vers 
l'Orient, goude ez aimp etrezek bro ar 
Sao-Heol. S'avancer dans le chemin de 
la vertu; voy. AVANCER SPIRITUELLEMENT. 
Faites-le avancer de gré ou de force, 
kasil anezhañ a-raok dre gaer pe dre 
heg. 

AVANIE, s. f. Voy. INJURE, AFFRONT. 

AVANT, prép. A-raok, araok, abarz, 
obcirs. Van 11. A-rok, e-rok, kent,abarc'h. 
En Cornouaiiie bretonne on donne un 
comparatif à araok et l'on dit araofcoc'/i. 
Avant le jour, abarz ann deiz, a-raok 
ann deiz, kent ann deiz. Avant le 
temps, re abred, kent ann amzer, kent 
evit ann amzer. Le jour avant sa mort, 
ann deiz dirak ma varvaz. Avant peu, 
kent ma vezo dale ; abarz nemeur ama, 
kentpell, ne vezo kelpell. Avant tout, 
da geñta, abarz pep ira ; da geñla pae. 
Gr. Ce qu'il faut faire avant tout, c'est 



AVA 

la prière, keñta a zo da ober eo ar 
bedenn. Avant midi, kent ma son 
kresteis. Avant moi, arao-z-oun, ern 
raok. Avant toi, arao-s-oud, em da 
raok. Avant lui, arao-z-hañ, enn he 
ra»k.Pi\ante\le,a-raoz-hi; enn heraok. 
Avant nous, arao-x-omp, enn honraok. 
J'irai à Brest avant quinze jours, 
abarz pemzek deiz ama ez inn da Vrest. 
Il ne viendra pas avant trente ans, 
ne zeuio c'hoaz ann tregont bloaz-ma. 
s. N. Ceux qui ont vécu avant vous, 
arrea zo bel enn ho raok. Il était arrivé 
avant les autres, abretoch e oa deuet 
egetarre ail. — Avant de, avant que; 
abarz ma, kent evit, kent ma, abarz, 
dirak ma. (Après ma, il y a quelques 
lettres qui se changent; voir la gram- 
maire.) Avant qu'il ne parlât, dirak ma 
komzaz; aharz komz. Avant de partir, 
a-raok mont kuit, kenl evit mont kuit, 
abarz ma'z eaz kuit. Avant que je 
croie cela, kent na'z inn da gredi 
kement-se. Avant de rien faire, je 
prendrai conseil, abarz ober netra, me 
a gemero kuzul da geñta. Avant que 
je mange, abarz mu tebrinn, kent ma 
tebrinn. — Adv. Profondément; doun. 
Vann. Larg, lark. Bien avant, doun- 
meurbed. Vann. Lark mat. Il faudra 
l'enfoncer bien avant en terre, red e 
vezo lakaat anezliañ doun-meurbed enn 
douar. Bien avant dans la nuit, pell 
enn noz. T. Afin que je n'enfonce pas 
plus avant, gant aounna' z inndounocli. 
— En avant. Ceux-ci sont allés en 
avant, ar re-ma a zo eat diarok. Il Va 
envoyé en avant, kaset en deuz anezhah 
enn heraok. En avant! sorte d'excla- 
mation; araok! araok ta! wararaok! 

AVANT, s. m. Partie antéreure ; 
diaraok, m. L'avant du navire, diaraok 
al lestr, ann diaraok euz al lestr, fri 
eul lestr, m. T. Le navire était comme 
englouti à l'avant et à l'arrière, al lestr 
a ioa evel beuzet eun he raok ha war he 
lerc'h, T. 

AVANT-COUR, s. f. Ar r:heñta porz, 
m; ar porz a-tiaraok, ar porz a- 
raok, m. 

AVANT-DERNIER, adj. Ann diveza 
nemet unan ; belost. G. 

AVANT-GARDE, s. f. Ar gward a-raok 
(goard\ m ; ar penn keñta. V. 

AVANT-GOüT, s m. C'e.-t comme un 
■— des délices célestes, bez' ez eo eur 



AVA 



79 



seurl c'houez vad eux a zudiou ann 
env. 

AVANT-HIER, adv. Derclient deacli. 
Il est allé — chez son père, eat eo 
derc lient deac'h da di he dad. 

AVANT-PROPOS, s. m. Terme de 
librairie; eur ger a-raok. L; eur ger 
a-raok staga gant-hi. 

AVANT-TRAIN, s. m. Killorou eur 
charr, pi. m; ar c'hillorou. Il se dit 
particulièrement de l'avant-train de 
la charrue. 

AVANT-VEILLE, s. f. Daou zeizkent. 

AVANTAGE, s. m. Mad, m ; gounid, 
m ; talvoudegez, f. Vann. Splet, m. 
Alors vous considérez comme un — 
d'avoir souffert, neuze e sellot evel eur 
mad beza gouzañvet eur boan-bennag. 
T. C'est pour votre —, evit ho mad eo. 
C'est votre — , talvoudek eo ann dra-ze 
d'e-hoc'h. Il a vendu ce cheval avec — , 
giverzet en deuz ar maic'h-ze gant 
digoll. Pour un petit — , evit gounid 
eunn dra dister. Vous y trouverez de 
grands avantages, gtvèlet a reot pe 
vad a zeuio d'e-hoc'h. Ces avantages 
sont communs aux bons et aux mé- 
ciiants, ar re vad ker kouls hag ar 
re fall ho deuz ho lod kdit ha keit. 
Il y aurait pour vous un grand — à le 
faire, me ve avis d'e-hoc"h da ober 
kement-se. T. Voy. UTILITÉ, PROFIT. — . 
Supériorité. Il a eu l'avantage sur 
lui, treac'h eo bet d'ezhan. 

AVANTAGER, v. a. Rei mui d'ann eil 
eget d'eyile, rei da unan dreist da egile. 
Il a avantagé son fils aîné, roet en deux 
dlie vap hena mut a vadou eget d'he 
vugale ail. 

AVANTAGEUSEMENT, adv. Il a vendu 
— ce cheval, gwerzet en deuz ar 
marc'h-ze gant digoll. Parler — de 
quelqu'un , komz ervad diwar-benn 
u. b; meuli unan-bennag dirak ann 
holl. 

AVANTAGEUX, adj. Mad, tahouduz, 
talvoudek. Vann. mat, spleluz. U est — 
de faii'e cela, eunn dra vad eo ober 
kement-se. Il n'est pas — de faire cela, 
ne d-eo ket talvouduz ober kement-se. 
Il serait très — pour eux qu'elle y 
restât, eunn dra vad e ve d'ezho ma 
choumfe eno. Vous verrez que cela 
vous est — , gwelet a reot pe vad a 
zeuio d'e-hoc'h. Cela m'est ==-, ann 



80 



AVE 



AVE 



dra-ze a %o mad etid-oun , a xo 
tahouduz d'in. Il vous serait — que 
je m'en allas:ie, mad e ce d'e-hoc'h ez 
afenn huit. Voy. PROFITABLE, UTILE. 

AVARE, adj. Piz, ferres, prim, skarz, 
dalchuz, krin. Vanii. Perouech. C'est 
un homme — , slag eo he groc'henn 
ouz he gain; re slag eo ouz hedra; 
gwall slag eo ouz he dra (guall); gwall 
dost eo d'/ie dra ; eunn den periez eo, 
eunn den krin eo. Le P. Un vieil — , 
eur c'hoz kripon. Le P. C'est une 
vieille —, eur iizen eo. T. Quel vieil 
— , krafer koz ma'z eo ! eur dira fer koz 
eo. Les avares, ann dud dalchuz ha 
pervez ; ann dud a zo gwall dost d'ho 
xra. Les vieillards sont trop — , ar re 
goz a zo re biz. Après un père — vient 
un fils prodigue, goude ar rastel e teu 
ar forc'h. (Le râteau ramasse et la 
fourche éparpille.) Vous êtes devenu 
bien — , gwall slag oc h hrema ous ho 
ira. Un — tondrait sur un ciro i, eunn 
den pervez a gigpfeeur grec'hexilkaout 
he groc'henn. Gr. C'est un vieil — , 
eunn den mahoum eo war he arc haut. 
M. Le petit-fils d'un — est toujours 
un mendiant, map-bihan eur c'hrafer 
koz a ta alao da glask he voed. M. En 
style railleur, o;i appelle un avare, 
lann ar scac'h, lann siac'h hegein, tad 
kaloun arc'hant, lann kaloun archant. 
Autrefois eunn den kres, un avare. 

AVARICE, s. f. Pizder, m; skarzder, 
m ; ptzont, f; krent. m; primder, m. 
Ces substantifs doivent être évités 
autant que possible. L'avarice aime 
ardemment les richesses, ann dud 
dalchuz ha pervuz a gar kalz ar madou. 
On parle partout de son —, lavarct a 
reer e pep lac h ez eo eur c'hrafer koz. 
L'avarice est un des péchés capitaux, 
ann avarisded a zo eur pec'hed martel. 

AVARIE, s. f. Et il arriva sans — , 
hag cc'h arruaz eno hep gaou na tro 
fall e-bed. 

AVARIÉ, adj. Brein, louedet, loufet. 
Des pommes avariées, aralou brein. 
Du foin —, foenn toufet. Du blé — , 
giciniz louedet. 

AVEC, prép. Gant,gan; ce dernier 
devant certains prénoms personnels. 
Restez — votre père, choumil gant ho 
tad. Avec qui êtes-vous venu ? gant 
piou oc'h-hti deut.' Avec celui que 
V0U3 voudrez, gant ann hini a gerrot. 



Avec son épée, gant he gleze. Venez 
— moi, deutgan-en. Avec toi, gnn-ez. 
Avec lui, ganl-hañ. Avec elle, gant-hi. 
Avec nous, avec vous, gan-e-omp, 
gan-e-hoc'h. On remarquera que, de 
même que l'on li'dgan-en, gan-ez, avec 
moi, avec toi, on devrait dire aussi 
gan-omp, gan-hoch La lettre e qu'on 
interpose entre ces derniers est eupho- 
nique, et comme elle n'appartient ni 
à la préposition ni au pronom per- 
sonnel, il est rationnel d'écrire, ainsi 
que l'a fait Le Gonidec, gan-e-omp, 
gan-e-hoc'h, et non ganeomp, ganeoc'h, 
comme font plusieurs écrivains bre- 
tons. Voy. COMME, PAR, A, suivis des 
pron. pers. Avec eux, avec elles, 
gant-ho. Ils n'allaient plus — lui, 
naz eant muid'he heul. Je ne l'écoutais 
qu'avec indignation, fae oa gan-en o 
klecet anezhaño komz. Restez — nous, 
choumit enn hon louez. Semer genêt 
avec seigle , hada balan e-totiez ar 
segal: hada balan ha segal e-touez. — 
En Vann. on dit get au lieu de gant, 
et en Corn.etTrég. gat. Hors du Léon, 
gen au lieu de gan devant les mêmes 
pronoms personnels que ci-dessus. 

AVELINE, s. f. Kraouenn-kelvez, f. 
pi. kraoun-kelvez . Vann. keneuenn- 
gare h, f. pi. kenu-garch; kenenenn- 
bot, f. pi. keneu-bot. Donnez-moi 
une — , roit d'in eur graouenn-kelrez. 
Je n'aime pas les avelines, ne gavann 
ket mad ar chraoun-kelvez. 

AVENANT, adj. Deread, seren, nep a 
blij d'annholl. Il a l'air —, eunn den 
seven eo dioc'h he welet. Il est — , 
eunn den eo hag a zo deuet mad e pep 
leac'h; eunn den eo hag a blij d'ann 
holl. 

AVÈNEMENT, s. m. Donedigez, f. Ce 
substantif ne s'emploie qu'en parlant 
de l'avènement de Notre-Seigneur, 
donedigez hor Zaher. Jusqu'à l'avè- 
nemeiit du Seigneur, ken na zeuio 
hor Zalver. L'avènement du Seigneur 
est proche, ii'ema ket pell ann amzer 
ma icuio ann Aotrou Doue. Il promit 
de le faire à son — au trône, lavarei 
a reaz e vije great kement-se pa vije 
roue he-unan. 

AVENIR, s. m. Ann amzer da zont, f. 
Prédire l'avenir, anaout ann traou da 
zonl; lavaret ar pez a choarvezo 
gant unan-bennag enn amzer da sont. 



AVE 

Pour éviter les supplices t-ternels de 
l'avenir, evit ma challimp tec'het enn 
amzer do zont dioc'h ar poaniou a hado 
da viken. — A l'avenir, adv. Pellocli, 
hiviziken, goude-hen, diwar-vrema, 
diwar-vremañ (divar). 

AVENT, s. m. Fête de l'église; ann 
asvent. Prononcez comme en français 
azvainte, m. Prêcher les Avents, 
prezek ann Azvent. Les dimanches des 
Avents, suliou aiin Âzvent. Le premier 
dimanche des Avents, ar c'henla sul 
eus ann Azvent, ar sul keñta euz ann 
Azvent; sul keñta ann Azvent. Le 
second dimanche des Avents, ann eil 
sul euz ann Azvent. 

AVENTURE, s. f. Accident. L'aven- 
ture qui vient de m'arriver, ann dro a 
eonevez clioarvezet gan-en. Au sujet 
de son — , diicar-henn zo en em gavet 
gant-haTÎ. T. — Aller à l'aventure; 
voy. ERRER. Le navire allait à l'aven- 
ture, al leslr a ioa enn he roll. H. — 
Dire la bonne — à quelqu'un, lavaret 
he Uanedenn da w. b. Vann. Urisinein. 
Si vous voulez savoir votre bonne — , 
mor ho pe choant da chouzout ho 
planedenn. Celui qui dit la bonne — , 
neh a lavar he blanedenn da w. b. 
Vann. L'risin, m. pi. éd. 

AVENUE, s. f, Allée d'arbres; bali, 
f. pi. ou ; rabin, m. pi. ou. D'après 
Le Gonidec, ces deux mots se dilTé- 
rencient en ce que Ion n'émonde ni ne 
coupe jamais les branches des arbres 
du premier. Quant à moi, je pense 
q-;e rabin est du dialecte de Vannes 
exclusivement. Trég. Paramaill. Il 
demeure au bas de l'avenue, ema o 
choum e lost ar vali. 

AVÉRÉ, adj. Gicir (guir). C'est un 
fait —, kement-se a zo gwir, anndra-ze 
a zo gicir. Ce que je dis est —, ar pez 
a lavarann a zo gicir, 

AVERSE, s. f. Barr-glao, m. pi. 
barrou-glao; barrad-glao, m. pi. 
harrajou-glao. Voy. PLUIE, A-VERSE. 

AVERSION, s. î.Kasoni,î; kas,m; 
evez, f. Avoir de l'aversion pour 
quelqu'un, kaout kas oc'h u. b; kaout 
erez oc h u. b; kasaat, p. kaseet, 
kaseat. Vann. Glazein doc'h u. b. J'ai 
de l'aversion pour lui, kas am euz 
out-hañ, erez am euz out-hari, kasoni 
am euz out-hañ. Tout le monde a de 



AVI- 



81 



l'aversion pour lui, kaseet eo gant ann 
holl. Voy. haïr. — Aversion pour les 
mets, etc; donjer, m; heug, m. Avoir 
de l'aversion pour un mets, kaoui 
donjer oc h eur hoed. Voy. DEGOUT. 

AVERTIR, V. a. Rei da anaout, rei da 
cliouzout, p. roet ; lavaret, p. id. Il y 
a longtemps que je vous ai averti de 
cela, pell zo am euz lavaret kement-se 
d'e-hoc'h. Quand il fut averti que son 
frère était parti, pa glevaz ez oa eat 
kuit he vrcur. Je vous avertis qu'il est 
malade, me lavar d'e-hoc'h ez eo 
klanv. 

AVERTISSEMENT, s. m. Conseil; ali, 
m. pi. ou; kelenn, f. pi. ou. Écoutez 
ses — , selaouit anezhañ oc'li ober 
kelenn. Il reçut pendant son sommeil 
un — du ciel, eunn ali a berz Doue a 
zeuaz d'ezhan dre he gousk. 

AVEU, s. m. Confession; nñsav, 
añsao, m. sans pluriel. Parce qu'il fit 
l'aveu de ce vol, dre mac h aasavaz 
en doa laeret ann dra-ze. Voy. AVOUER. 
— Témoignage; lavar, m. pi. ioti. — 
Consentement , agrément ; voy. ces 
mots. — Aveu d'un vassal à son sei- 
gneur; givazoniez (goazoniez), f. Ren- 
dre — à son seigneur, ober gicazoniez 
dann aotrou. Gr. 

AVEUGLE, adj. Dali; ce mot s'en- 
tend au propre et au figuré. Il est — 
de naissance, deuet eo daller bed ; dall 
eo abaoue ma'z eo ganct ; dall eo a 
Tihanik. Il est — par accident, deuet 
eo da veza dall. C'est un — , eunn den 
dall eo. Ce sont deux —, tud dall int 
ho daou Les aveugles, ann dud dall. 
A l'aveugle, evel eunn den dall. Aveu- 
gle que vous êtes, den dall ma'z oc'h. 
Il n'était pas assez — pour se fier sur 
votre vertu, n'oa ket dall da fisiout re 
war ho fumez. R. Es-tu assez — pour 
ne pas voir qu'elle tremble, ha ken 
dall oud-te ne welez aneshi o krena. 

AVEUGLEMENT, s. m. Dallefitez , f. 
Vann. Daledigec'h, f. Hors du Léon, 
dallefite, f. Quel —, peUez dalleñlez I 
pebez dalleñlez a spered ! pegen dall 
eo. 

AVEUGLÉ, adj. Voy. AVEUGLER. 

AVEUGLER, v. a. Dalla, p. et. 
Vann. Dallein. Trég. Dallañ, p. dallet. 
Ce verbe s'entend au propre et au 
figuré. Le péché avçu^le l'esprit, a,r 

n 



82 



AVI 



pec'hed a zexi da zqlla ar spered , da 
kaledi ar galoun. Être aveugle, per- 
dre la vue, dont da veza dall. Voy. 
AVEUGLE. Être aveuglé par le sable en 
suspension dans l'air, etc; beza bru- 
mennet gant ann treaz. G. — V. pron. 
Malheur à qui s'aveugle sur ses ini- 
quités, gvmz a ze d'ann hini a guz he 
fallagriez out-hañ he-unan. T. 

AVIDE, adj. Désireux; vov. le mot 
DÉSIRER ARDEMWENT. — Affamé, inté- 
ressé ; voy. ces mots. 

AVIOEMENT, adv. Voy. AROEMMENT. 

AVIDITÉ, s. f. Désir ardent, empres- 
sement, gloutonnerie; voy. ces mots. 

AVILI, adj. Voy. VIL. 

AVILIR, V. a. Visteraat, p. eet, cat; 
disleberi, p. et. Gr ; displetaat, p. eet, 
eat. Gr. La pauvreté n'avilit personne, 
beza paour ne d-eo ket pec'hed. — V. 
pron. Les mêmes que ci-dessus ; dont 
da veza displet, dont da veza disneuz, 
Gr. Voy. VIL. 

AVILISSANT, adj. Voy. VIL, DÉGRADANT. 

AVILISSEMENT, s. m. Voy. MÉPRIS, 
CRAPULE, DÉSHONNEUR. 

AVINÉ, adj. Qui est imprégné devin, 
a zo bel soubet er gxvin, great dioc'h ar 
gwin (guin). Tonneau —, tonell great 
dioc'h ar gwin. Gr. Vann. Tonell treset 
get er gwin, tonell abiet get er gwin, 

AVIRON, s. m, Roev , roenv , f. pi. 
iou, Vann. Rouan, rouanv, ruan, f. pi. 
eu. Se servir de l'aviron pour raiioer, 
roevia, roeñvia, p. roeviet, roeñviet ; 
roeñvat, roei-at , p. roe7lvet , roevet. 
Vann. Ronanein, rouanat, p. rouanet. 
Voy. RAMER. Ramer avec un seul — à 
l'arrière , voy. GODILLER. Le manche 
d'un —, fust ar roenv , lostar roenv, m. 
La palée, palmes ar roenv, m. Le tou- 
ret qui arrête l'aviron , touUed, m. 
L'anneau d'un — , faskl, m. Ancien- 
nement, Reuff, aviron. Voy. RAMER. 

AVIS, s. m. Conseil; ait, m. pi. ou; 
kuzul, m. pi. iou; kelenn, f. pi. ou. Un 
jjon — , eur c'husul mad. Les bons — , 
ar c'huzuliou mad. Demander — à 
quelqu'un sur un sujet, goulenn ali 
digant unan-bennag diwar-benn eunn 
dra-bennag . Donner un ou des — , rei 
ali, rei kuzul, rei aliou, rei kuzuliou 
da u. b ; alia, p. aliet ; kuzulia, p. fcu- 
^uliet. C'est là l'avis que j'ai à vous 



AVO 

donner, hen-nez eo ar c'huzul am eui 
da rei d'e-hoc'h. Parce que tout réus- 
sissait à ceux qui suivaient ses — , dre 
ma teue pep tro da vad ar pez a veze 
bet great herves he lavar. Il a suivi mes 
— , heuliet en deuz va c'hclenn. T ; 
great en deuz er.el am boa lavaret d'ez- 
hañ. Avis au lecteur, d'ar re a lenno 
al levr-ma. — Nouvelle ; voy. ce 
mot. Il alla sans tarder en donner — 
à sa mère, mont a reaz dioc"h-tu da 
gas ar c'helou d'he varr.m. Je lui don- 
nerai — de cela , rei a rinn d'ezhan 
liou euz ann dra-ze. H. Voy. INFORMER. 
~ Opixiox; mennos, m. pi. menno- 
siou, mennoziou ; moues, f. pi. moue- 
siou, moueziou. Vann. Mouec'h, f. pi. 
ieu ; meno, m. Il n'y a pas de diffé- 
rence entr'eux à mon avis, n'eu: kemm 
e-bed etre-z-ho a gnv d'in ; n'euz kemm 
e-bed etre-z-ko war va mennoz. Dites- 
nous votre — à ce sujet, livirit d'e- 
omp petra a soñjil e-kever ann dra-ze. 
Je partage son — , me gav d'in ez eo 
gwir ar pez en deuz lavaret. Afin que 
chacun donne son — à ce sujet, evil 
ma lavarn pep-hini he zonj diicar-benn 
kemenl-se. Rassembler les — , daslum 
ar moueziou. Voy. OPINION. Je ne suis 
pas de votre — , ne gredann ket ann 
dra-ze evel-d-hoc'h. 

AVISÉ, adj. Il est mieux — que son 
frère, he-ma a zo furoc'h evit he vreur. 
Mal —, dievez, diaviz. Gr. 

AVIVES, s. pi. m. Aviez, f. Sans plu- 
riel. Il a les — , ann aviez a zo ganl- 
hati. 

AVOCAT, s. m. Patrom, m ; kusulier, 
m ; breutaer, m. Ces mots sont peu 
compris en ce sens. Dans l'usage on 
dit alvokad, m. pi. éd. La Vierge est 
notre avocate près de Jés is, ar Wer- 
c'hpz sañtel a zo hon alvokadez dirak 
Jezuz. Gr. 

AVOINE, s. î. Kerc'h, m. Un plant 
d'avoine, kcrc'henn, f; eur gerc'henn, 
f. pi. kerc'h. Un champ d'avoine, se- 
mé d'avoine, eur parkad kerc'h. Il est 
allé dans le champ d'avoine, eat eo 
d'ar gerc'hek. G. De la bouillie d'a- 
voine , iod kerc'h , iod silet. Avoine 
grise ou d'hiver, kerch gwenn (guenn), 
kerc'h goanv. Avoine noire ou de prin- 
temps, kerc'h du, kerc'h hanv. Pain 
d'avoine, bara kerc'h. Le cheval mange 
soD — , ema ar marc'h o tibri kerc'h. 



AVO 

Dti mol kerc'h, avoine, on a formé 
l'adjectif kerc'heet. Recevoir une bonne 
ration d'avoine, besa kerc'heet dru. 

AVOIR, V. a. Posséder ; kaout, p. bet. 
Vann. Keut, kchut , endevout, p. bet. 
Corn. Kaouet, p. bet. Ce verbe est ir- 
régulier; voir la grammaire. Il s'e.x- 
prime souvent aussi par Beza, p. bet. 
Vann. Bout, p. bet. Treg. Beau, p. bet. 
Corn. Bea, besout , bout, p. bet. Voy. 
la grammaire. Nous avons beaucoup 
de biens, kali a radou hon eus. 
Vous avez beaucoup d'esprit, eur spe- 
red lemm hocli eus. Elle avait la fiè- 
vre, klanv e oa gant ann dersienn. J'ai 
faim , me am eus naoun , naoun am 
eus. Il a soif, seched en deuz. Elle a 
soif, seched e deus. Il avait mal au 
ventre, klativ e oa gant ann drouk kof. 
Je voudrais savoir si j'aurai mon bien 
ou si je ne l'aurai pas, me garfe gou- 
soul p' em be va zra pe n'am be ket. s. 
N. Elle a douze ans, daousek vloaz e 
deuz. Elle avait un cœur de mère , 
hou-ma a ioa kaluun eur vamni enn he 
c'hreis. Il n'avait que dix-sept ans, 
he-ma n'oa tiemct seitck tloas. Il n'a- 
vait pas d'argent, ne oa diner gant- 
hafi, n'oa dinar gant-hañ. Je n'ai pas 
soif, nam euz ket seched. Je donnerai 
de l'argent à ceux qui n'en ont pas, 
rei a rinn arc'hant d'arre a zo hep ket. 
T. Nous avons eu un hiver rude, il y 
a deux ans, eur goanv kalet a sa bet 
bremañ es eus daou vloas. Quand j'a- 
vais mon mari, pa oann gant va fried. 
Il a une plume de paon à son chapeau, 
gant-hañ eur bluenn paven oc'h he dok. 
Il avait un panier au bras, qant-hah 
enn he vreac'li eur baner. J'ai un peu 
de pain dans ma poche, eunn tamm 
bara zo gan-cn e korn va yodell. T. 
Pierre avait les cheveux rouges. Fer 
a ica rus he vleo. Pierre avait une 
mauvaise tête , Per a ioa eur gwall 
benn stag out-hafi. Quand on a de bons 
bras, pa ves diou vreach mad. Pour 
cuire de la viande, quand on en a, da 
boasa ar c'hik pa ves. Quand il en 
avait, pa veze Quand nous eu aurons, 
pa veso. Voy. POSSÉDER. 

2° Exister; besa, p. bet. Il y avait 
autrefois un roi qui se nommait Ra- 
rair, gwechall es oa eur roue hanvet 
Ramir. Voy. ÉIRE. 

3" Verbe impersonnel ; il y a, il n'y 
a, il y aura, etc. S'il y a du soleil, 



AVO 



83 



ma bei heol. Quand il y a de la neige, 
pa ves erc'h ivar ann douar. Il n'yra 
personne à la maison, n'eus den enn 
ti. Il n'y a que peines en ce monde, 
n'eus nemet poan er bed-ma. Il n'y a 
rien de meilleur , n'euz netra a ve 
gwelloch. 

4° Arriver, survenir; voy. ces mots. 
Qu'a-t-elle ? Fetra a c'hoarves gant-hi ? 

5° Verbe auxiliaire. Le verbe kaout 
a été jusqu'à présent considéré par les 
grammairiens comme verbe auxiliaire 
et comme répoudant, en cette accep- 
tion, au verbe auxiliaire français avoir. 
Faute de pouvoir le démontrer bien 
clairement , je ne dirai pas qu'il 
n'existe pas, je ne dirai pas que tous 
les grammairiens se sont trompés ; 
mais je dirai qu'il y a de fortes pré- 
somptions pour croire qu'il n'existe 
pas, dans le génie de la langue, un 
verbe auxiliaire kaout ; qu'il n'existe 
pas même dans celles de ses formes 
qui coïncident avec le verbe kaout 
signifiant posséder. Il est de fait que 
quand on examine des phrases comme 
celles que nous allons citer, on est 
disposé à croire que le breton n'a pas 
d'auxiliaire répondant au verbe kaout, 
avoir. Goude beza great ann dra-se, 
après avoir fait cela. Goude besa bet 
great ann dra-se, après qu'on eut fait 
cela, ila vijenn bet evit ober kement-se, 
si j'avais été capable de faire cela. Ma 
vijenn-me bet pinvidik, si j'avais été 
riche. Fa ves, quand on en a. Pa vese, 
quand il en avait. Pa rezo, quand 
on en aura. Pa ves diou vreac'h mad, 
quand on a de bons bras. Ho peset 
keus d'ho pec'hejou, ayez repentir de 
vos péchés. Goude beza tennet he vou- 
sellou, après l'avoir évidé. J'ai les 
yeux chassieux, me zo pikous va 
daoulagad. J'ai le bras enflé, me zo 
koenvet va breac'h. — Dans tout ce 
qui précède nous ne voyons que le 
verbeauxiliairebesaà différents temps, 
et s'il en était toujours ainsi, on serait 
assurément très mal venu à admettre 
l'auxiliaire kaout. — Dans les phrases 
que nous allons donner, il n'en sera 
plus de même, car nous allons voir 
paraître des temps de verbes absolu- 
ment identiques à ceux que nous 
trouvons dans la conjugaison du 
verbe kaout, posséder, avoir. Gwelet 
am eux ann dra-se, j'ai vu cela. N'eus 



84 AVO 

nemet poan er bed-ma, il n'y a que 
peine en ce monde. N'eus netra a 
gemeiit a re gtcelloc'h, il n'y a rien 
de meilleur. Pa hoc'h eus havet ann 
dra-ze. quand vous avez trouvé cela. 
Bremañ ez eus daou iloas, il y a deux 
ans actuellement. N'en deus kel gicelet 
anezhañ, il ne l'a pas vu. iV'/ion eu2 
kel daslumet riou, nous n'avons pas 
attrapé froid. 

Si maintenant nous examinons à un 
autre temps les phrases qui précèdent, 
nous retombons dans les formes vi- 
sibles du verbe beza. Pa'm bezo gicelet 
ann dra-ze ; ne vezo nemet poan er 
bed-ma; n'oa vetra a gement a ve 
gwelloc'h;pa hopezo havel anndra-ze, 
warc'hoas e vezo daou vloaz. Evit 
beza bel, pour avoir eu, pour avoir été. 
Hag veza prennel ann or, et ayant 
barricadé la porte. Choui a die beza 
kavet hirr ann amzcr, vous devez 
avoir trouvé le temps long. 

Dans ces comparaisons, il semble 
résulter, comme le pensent MM. 
Courson et Milin, que les formes des 
premières phrases, malgré leur res- 
semblance avec celles du verbe kaout, 
posséder, ne sont que des formes 
impersonnelles du verbe beza. S'il en 
est ainsi, il faut rayer le verbe kaout 
de la catégorie des verbes auxiliaires 
bretons. Je borne à cela mes réflexions 
pour le moment. Voy. ce qui est dit 
à ce sujet au mot mode, terme de 
grammaire. 

AVOISINER, v. n. Etre proche; 
voy. ce mot. 

AVORTEMENT, s. ra. Koll, kollad, m; 
diforchidigez dixcar lugale. Gr. Vann. 
fais gulvout, m. Parlant des animaux, 
diforc'h, diforc'hidigez. Voy. AVORTER, 
FAUSSE-COUCHE. 

AVORTER, v. n. Accoucher avant 
terme; koll bugale, p. kollet ; ober 
eur chollad, p. great; diforc'h diwar 
vugale, p. diforc'het. Gr; ober gnmll 
vloavez. Gr; koll he f rouez, p. kollet ; 
koll he bloavez. Vann. Enderout ur 
fais gulvout. Elle a avorté, yreatedeuz 



AZY 

eur c'hoUad; kollet e deus; kollet e 
deuz he bloavez. Gr; kollet e deuz he 
frouez. Gr. En parlant des animaux, 
diforc'h, p. et. La vache noire a avorté, 
diforc'het eo, diforc'het edeus ar rioc'h 
zu. — En parlant des plantes, disteraat. 
Voy. DÉPÉRIR. — Faire —, lakaat da 
goll bugale. Vann. Gober koll ur 
c'hrouedur. — Ne pas réussir, em- 
pêcher de réussir ; voy. RÉUSSIR. 

AVORTON, s. m. Enfant né avant 
terme, kollidik, m. pi. koUidien. Gr. 
Vann. Krouedur kollet; kollad, m. 

AVOUER, V. a. ÂTisao, añsav, p. 
aFisavet ; ancien infinitif, añsavout. 
Avouer la vérité, afisao ar loiriones. 
Je vous avoue que j'ai péclié, aman 
ech añsavann ous-hoc'h cm euzpec'het. 
R. Il est défendu de révéler les péchés 
qui ont été avoués en confession, 
arabad eo diskleria pechejou a zo bel 
koveseet. Ne pas — la vérité, choum 
hep ansan_ ar icirionez. Il a avoué son 
crime, añsavet eo bel he dorfed gant- 
hañ. Il aimait une fille dont il n'osait 

— l'amour, karet a rea eur plac'h ne 
grede ket lavaret piou oa. 

AVRIL, s. m. Ebrel, m. Le mois 
d'avril, miz ebrel. Vann. Miz embrel, 
miz imbril. Je partirai en — , da viz 
ebrel ez inn kuit. 

AXE, s. m. Ael, m. pi. iou. L'axe 
de la terre, ael ann douar. V. L'axe 
de la terre, aim ael a dro war-n-ezfiañ 
ar bed ; ar mean braz a dro icar-n- 
ezhañ ar bed. T. 

AXIOME, s m. Lavar anat, m. pi. 
laiariou anat. 

AZUR, s. et adj. Fers, liou pers, liou 
ann oabl, m. Vann. Glas, glas. 

AZURÉ, adj. Pers, livet e pers. 

AZYME, adj. Sans levain; hep goell. 
Pain — , bara hep goell, bara panen, 
bara kan, bara dic'hoell. Voy. LEVAIN. 

— S. ra. pi. Fête des Juifs. Lepremier 
jour des azymes, ann deiz kenta eus a 
c'houel ar bara hep qoell. 



BAD 



BAG 



85 



B 



BABEÜRE, s. m. Leasribod, m. 

BABIL, s. m. FisUll, m ; laienn, m. 
G; grakeres, m. G. 

BABILLARD, s. m. Trabell, des deux 
genres ; fistiller; marvailler, m; la- 
benner, m. pi. ien. Voy. BAVARO. 

BABILLER, v. n. Kalietal, p. haketet; 
fislilla, p. et; marvaillat, ]>.marvaület; 
grakal, p. graket. G; glabouza, p. 
et. G. 

SABINE, s. f. Muzell, f. pi. ou; 
mourenn, f. pi. mourou. Vann. Mujc, 
m. pi. mojeeu ; morzell, muzell, L pi. 
eu. En se lécliant les babines, enneur 
lipat he vuzellou gant he deod : enn eur 
lipat he vourou. 

BABIOLE, s. f. Farienn, f. pi. ou; 
choariell, f. pi. ou; bugaleach, f. pi. 
ou; rabadiez, f. pi. ou; tra disler, f. 
pi. traou dister. Vann. Disleracli, f. pi. 
eu. Voy. BAGATELLE. 

BABORD, s. m. Ann tu kleis euz a 
eul lestr, m; bahourz, m. Le navire 
était comme englouti à — et à tribord, 
al lestr a ioa evel beuzet enn he babourz 
hag enn he stribourz. T. 

BABOUIN, s. m. Singe; marmouz, 
babouz, m. pi. éd. La femelle, mar- 
mouzez, pi. ed; mouna, f. Vann. 
Baous, m. pi. ed. — Bambin; voy. ce 
mot. 

BAC, s. m. Bak treiz, bag ann treiz, 
bag eunn treiz, f. pi. bagou treiz. 

BACCHANAL, s. m. Trouz braz, m; 
trouz meurlarjez, m; cholori, jolori, 
m. Voy. GRAND BRUIT DE PERSONNES QUI 
PARLENT, SE DISPUTENT. 

BACILE, s. f. Plante; skouarc'h, m; 
fanouill lor, f. G. 

BADAUD, s. m. Genaouek, m. pi, 
genmueien; badaouer, bader, m. pi. 



ien; bargcder, m. pi. ien. Au féminin, 
badaouerez, bargederez, pi. ed. Corn. 
Tarieller, m. Vann. Bek-le, des deux 
genres, pi. begeu-le. Faire le —, 
genaoui, p. genaouet; badaoui, p. 
badaouct; bada, ]). et ; bargedi, \). et ; 
sellet ocli ar clielienn o nijal. Vann. 
Gober er bek-le. Corn. Tariella. Voy. 
NiESURER, LAITiBiNER. 

BADAUDER, v. n. Voy. FAIRE LE BADAUD. 

BADIN, adj. Voy. FOLATRE, PLAISANT, 
AMUSER. 

BADINAGE, s. f. Voy. BADINERIE. 

BADINE, s. f. Givialerm [guialenn], 
f. pi. gwial, gwialennou; gwalennik 
(goalennik) , f. pi. gwalignerigou; 
gtvalennik skanv, gioialennik vihan. 
Donnez-moi cette — , voit d'in ar 
icialenn-ze (vialenn-ze) ; roit dHn ar 
ivalennik inhan-ze (oalennik). Ramas- 
sez les badines , dasltimit ar gwial 
(guial). 

BADINER, V. n. Bragal, p. broget ; 
ebata , p. et ; c'hoari , p. choariet. 
Vann. Bourda, drujal, drujein. 

BADINERIE, s. f. Choariell, f. pi. ou; 
mibiliez, f. sans pluriel. Vann. Drw- 
jerac'h, m. 

BAFOUER, V. a. Ober goap euZ a u. 
b, p. great ; clioarzin goap war u. b, 
p. choarzet. Vann. Dejanein, mec'hekat 
dirak enn holl. Partout on le bafoue, 
goap a reer anezhaii e pep leacli. Ne 
bafouez pas cet enfant, arabad eo d'e« 
hoc'h ober goap euz ar bugel-ma. 

BAGAGE , s. m. Pak , pakad , m ; 
trofuad, m. Plier — , ober he bak, ober 
he droñsad ; mont kuit, p. eat kuit. Il 
a plié —, il est parti , eat eo kuit. 
Pliez bagages, plegit ho stal. Les ba- 
gages d'un voyageur , pakadenn , f. 
Voilà mes bagages — ^ setu axe va 
fakadenn. 



86 



BAG 



BAGATELLE, s. f. Tra dister, f. pi. 
traou dister ; farienn, f pi. ou ; faricll, 
f. pi. ou; c'hoariell, f. pi. o« ; diolach, 
m. pi. OH. Ce sont des — , traou dister 
int. 

BAGNE, s. m. Galères; galeou, pi. 
m. Il est actuellement au — , ema 
brema er galeou. 

BAGUE, s. f. Anneau; gwalenn 
(goulenn), f. pi. gwaligner. Une — de 
prix, bizou, m. pi. bizeier. Vann. 
Bizeu, m. pi. bizeuier. Bezou, ancien- 
nement. Mettez cette — à votre doigt, 
likil arwatenn-ze war ho toum [oalenn- 
ze>. Dans quelques cantons au lieu de 
oalenn-ze , on prononce voalenn-ze ; 
toutefois le v se fait très-peu sentir. 
Je ne mettrai jamais d'autre — que 
celle qu'il m'a donnée, biken ne likinn 
d'am bis nemet ar tvalenn en deuz roet 
d'in. La — qu'il porte à la main droite, 
ar hizou a zo gant-hañ enn lie sown 
deou. Elle a les doigts couverts de ba- 
gues, he bizied, he biziad a zo goloct 
a vizeier. Bague de noce , gwalenn 
eured, f ; liamm eured, m. Voy. ANNEAU. 

BAGUENAUDER, v. n. Voy. BADAUDER, 
lïlUSER, LAÎVÎBINER. ÊTRE EN RETARD, ETRE 
EN ARRIÉRE. 

BAGUETTE, s. f. Gtvalenn (goaleun), 
f. pi. gwaligner ; gwinlenn (guialenn), 
f. pi. gwial , gwialerunou ; gwalcnnik 
(goalennik), f. pi. gwalignerigou ; ke- 
lasirenn, f. pi. ou. Coup de baguette, 
gwalennad (goalennad) , f. En cons- 
truction avec les articles on dit : ar 
walenn (oalenn) ; nrwialenn (vialenn) ; 
ar walennik foaleiinik) ; or icalennad 
(oalennad) ; et au pluriel, ar gwali- 
gner (goaligner) ; ar gicial (guiall) ; ar 
gwalignerigoxi ( goalignerigou ). En 
quelques localités on prononce ar 
voalenn, nr voalennik, eur voalennad, 
en ne faisant sentir que très-faible- 
ment la lettre v. En jugeant par ana- 
logie, on penche à condamner cetto, 
prononciation, laquelle, à mon avis, 
ressemble assez à celle-ci, en mauvais 
français : on leur z-a dit. Donnez-lui 
un coup de — , roit eur walennad d'ez- 
hañ. Baguette de tambour, bas lam- 
boulin, f. pi. bizier tamboulin. Baguette 
fourchue en coudrier servant, protenJ- 
on, à découvrir les eaux souterraines, 
gtoalennik forc'hek. Se servir de cette 



BAI 

— pour découvrir une source, c'hoari 
gant ar walennik forc'hek. 

BAI, adj. iell, gell. Un cheval —, eur 
viarcli iell, eur marc'h gell. Gr. 

BAIE, s. f. Petit golfe; pleg vor, m. 
pi. plegou vor ; lenn vor, m. pi. lennou 
vor; bae, boe, m. pj. ou. La — du 
Poulmic, bae Poulmik. — Fruit du lio, 
belecli, bolcli, polcli, m. Une seule — 
de lin, eur velc'henn lin. 

BAIGNER, V. a. Tremper, mouiller ; 
souba, p. et ; glebia, p. glebiet. Vann. 
Glubein, soubein, p. glubet, soubel. — 
V. pron. Prendre un bain dans la mai- 
son, kibellat , p. kibellet. Gr ; en em 
gibellat. G. Se baigner dehors, kor- 
roñkat, p. korroñket. Gr. Vann. Um 
roiikedein. Je crois toutes ces expres- 
sions très -peu usitées partout ; on 
préfère employer en cm walchi /en em 
oalc'lii) , ou bien , gwalcld he gorf 
(goalc'lii). Vann. Um golcliein. Voy. 
LAVER, SE LAVER. Allez vous baigner, 
il da waWhi ho korf. Il est allé se bai- 
gner, eat eo d'en em wnlc'hi. J'irai me 
baigner à la mer , me ielo d'en em 
walclii er mor ; me ielo d'ar mor d'en 
em walclii. Se baigner, se mettre un 
instant dans l'eau pour rafraîchir le 
corps, ober souba dlie gorf. Se bai- 
gner , en termes généraux, peut se 
rendre par mont da glask ann dour. 

BAIGNEUR, s. m. Qui prend un bain 
dans une maison, et aussi celui qui 
tient l'établissement; kibeller, m. pi. 
ien. Gr. Qui se baigne à la mer, etc. ; 
korroñker, m. pi. ien. Vann. Groñke- 
dour, m. pi. groñkederiou. Tous ces 
mots seraient, je crois, peu ou pas 
compris en tous lieux. Il est préfé- 
rable de se servir des expressions 
signalées au mot se baigner. Quand le 
temps est chaud, la côte est couverte 
de baigneurs, pa ves tomm ann amzer, 
kalz a dud a seu d'en em walc'hi er 
mor. Voy. BAIN. 

BAIGNOIRE, s. f. Kibell, f. pi. ou. 
Mettez de l'eau dans la — , Hkit dour 
tomm er gibell. Ces baignoires coulent, 
divera a ra ann dour eus ar c'hibel- 
lou-se. 

BAIL, s. m. Contrat de louage, de 
location en ville pour maison, etc. ; 
User, m ; User marc'had, m. Contrat à 
la campagne pour une ferme , uDe 



BAI 

métairie , lizer , m ; lizer ferm, m ; 
lixer marc'had, va. Faire un —, ober 
eul User marcliad. Rompre un — , 
terri eul lizer marchad. Bail à long 
terme , lizer marchad paduz , User 
ferm paduz. J'ai renouvelé le bail de 
la ferme où je demeure, selu nevezet 
al lizer ferm gan-en. A l'expiration du 
bail, pa zigouezo ann lermen. Ce fer- 
mier n'a pas de — , dilizer eo ann 
Hek-se. Votre — est-il passé, est-il 
fait? ha great eo ho lizer marchad? 
Un — de douze ans, eul lizer ferm 
daouzek vloaz. Voy. AFFLRMER, FERWE. 

BAILLE, s. f. Baquet ; voy. ce mot. 

BAILLEMENT, s. m. Disleverez, m. 
Vann. Badaillerec'h , m. Evitez ces 
substantifs ; ils ne seraient pas com- 
pris. Voy. BAILLER. 

BAILLER, V. n. Dislevi-gen, p. disle- 
ret-gen ; dichenaoui, p. et. Vann. Ba- 
daillat, badaillein. L'envie qu'il a de 
dormir le fait bâiller, dislevi-gen a ra 
gant ar c'hoant kotishet. Prononcez 
dislevi-gen comme s'il était écrit dis- 
levig-hen. Voy. BOUCHE. 

BAILLI, s. m. Belli, m. Monsieur le 
bailli, ann aotrou 'r velli. 

BAILLON, s. m. Mors pr'nn , m; 
giveskenn brenn, f. (gueskenn) ; beskenn 
brenn, f ; torchad, m. MeLtez-lui un — 
pour l'empôcher de crier, likit eunn 
torchad enn he c'henou evit miret na 
zeufe da grial. Je lui ai mis un — 
pour rempècher de mordre, lekeat em 
euz eur rceskenn (veskenn) bre7in enn 
he clienou evit miret oul-hañ da gregi 
e den e-bed. 

BAIN, s, ra. Maison de bains, kibel- 
lec'li , kibeU-leac'h , m ; li gihell , ti 
kibell, m. Celui qui tient la maison 
de bains, kibcller, m. pi. ien. Prendre 
un — ; voy. SE BAIGNER. Bains chauds 
d'eau minérale, feunteun a darz anezhi 
dour lomm ; dour lomm redel euz ann 
dollar. Le lieu où l'on prend ces sor- 
tes de bains, kibell domm, f. Gr. 

BAISER, s. m. Pok, m. pi. ou; aff, 
m. pi. ou. A ce dernier, Le Gonidec 
donne le sens de baiser par étiquette, 
par cérémonie. Vann. Bok, m ; bou- 
chik, m. Baiser impudique, pok lik. 
Corn. Bouch, m. 

BAISER, V. a. Donner un baiser ; po- 
ket da unan-henvog ; p. poket ; rei eur 



UAL 



SI 



pok da unan-bennag ; p. roet ; affa , 
effet, p. affet ; rei eunn aff da. Vann. 
Bokein , bouchein. Venez me baiser, 
deut da boket d'in. Voy. EWBRASSER. En 
Corn. Bouchât. Baiser quelqu un, bou- 
chai da eunn den. 

BAISSE, s. f. Digresk, va; diskar, 
m. 11 y a — sur le blé, diskar so uar 
ann éd. G ; digreskel eo war ann éd. 
Dans ces sortes de phrases on sous- 
entend ar priz, le prix. 

BAISSÉ, adj. Marclier les yenx bais- 
sés , sellet a izel. Il marche la tête 
baissée, kerzet ara e benn pleget izel ; 
he-ma a vez slouet he benn ganl-hañ ; 
sellet a izel a ra. 

BAISSER, V. a. Abaisser, izelaat, p. 
eet, eat. Vann. izelat, p. izelet. — In- 
cliner ; sembla, p. et. Baissez la tête, 
soublit ho penn; stouit ho penn. Bais- 
ser les yeux, sellet nc'h traoh. Baisser 
la voix, komz izeloch. G. — V. pron. 
S'incliner; plega he gorf, p. pleget; 
daou blega, p. daou pleget. Baissez- 
vous pour le ramasser, plegit ko gorf 
hag e savot ann dra - ze diwar ann 
douar. — V. n. Izelaat, p. eet, eat; 
koueza, p. et [ gouziza, p. et. Vann. 
Gauziein , p. gouziet. Trég. et Corn. 
gouzia , p. gouziet. Le tas de bois 
baisse, izelaat a ra ar bern keuneud. 
Le jour baisse, izelaat a ra ann deis. 
L'eau a baissé, izeleet eo ann dour. Le 
vent a baissé, kouezet eo ann avel. La 
mer baisse, ar mor a ia kuit ; tre zo. 
La mer baissait en ce moment, tre a 
ioa neuze. Le blé baisse de prix, 
digresketeo tvar ann ed ; diskar zo war 
ann ed. Voy. BAISSE. 

SAISURE. s. f. Afedenn, f. sans plu- 
riel. Les pains qui ont des baisures 
se déchirent quand on les retire du 
four, ar bara pa vez afedet en em 
vûulc'h hag enem laerpa hedenner euz 
ar fuurn. Du pain qui a des baisures, 
bara afadet. Des baisures, meut a 
afedenn. 

BAJOUE, s. f. Jod voc'h, î. pi. div-jod 
voc'h. Vann. Jol hoc h, f. 

BAL, s. m. Voy. DANSE. 

BALADIN, s. m. Farser, m. pi. ien; 
farvell, m. pi. ed; furlukin, m. pi. ed; 
triper, m. pi. ien. G. Voy. BOUFFON. 

BALAFRE, s. f. Kleizenn, kleizenn 
vraz, f. pi. kleizennou. Prononces 



88 BAL 

klehizenn. On dit aussi troucliad, m ; 
boulcli, m. Gr. Il avait une — au 
front, gant-hafi eur gleizenn vras 
e-kreia he dal. 

BALAFRER, v. a. Kleizenna, p. et; 
houlc'ha tal unan-hennag ; houle' ha jod 
unan-hennag ; arat dal unan-hennag , 
p. aret. Vann. Arein, houlc'hein. l\s 
l'ont balafré d'importance, aret eo het 
he dal ganl-ho a dro vad. 

BALAI, s. m. Balaenn, f. pi. ou; 
skubelenn, f. pi. ou. Nettoyer avec un 
— , skiiba. Un — de crin, eur valaenn 
reùn. Un balai de genêt, de bouleau. 
eur valaenn halan, har bezo. G. Balai 
de houx ou autres arbrisseaux rudes, 
garvenn, f. Marchand de balais, 
skubeller, m. pi. ien. Manche à balai, 
treujenn ar valaenn. 

BALANCE, s. f. Instrument pour 
peser ; balans, f; krog-pouez, m; l'un 
et l'autre sont des deux nombres. Le 
fléau de la — , givalenn ar valons; lans 
ar valans. Plateau ou bassin de la —, 
pladenn ar valans ; skudell ar valans, 
f. pi. pladennou, skudellou. Balances 
fixes pour peser les choses précieuses, 
biñdedou, pi. m. G. Votre — n'est pas 
juste, skudellou ar valans n'int ket keit 
ha keit ; unan euz a skudellou ar valans 
a zo pounneroc'h evit ehen. 

BALANCER, v. a. Agiter, remuer; 
hramella, p. et; luska, luskella, p. et; 
kas ha digas, p. kasel ha digaset. Les 
arbres sont agités par le vent, givez a 
zo kaset ha digaset gant ann avel; 
brañsellet eo, luskellet eo ar gwez gant 
ann avel. Il balance les bras en mar- 
chant, difreta a ra he zivreac'h. Être 
balancé par les flots, beza taolet ha 
distaolel gant ar clioummou. — V. n. 
Être iri'ésolu, hésiter; voy. ces mots. 
— V. pron. Jouer à l'escarpolette ; 
voy. ce mot. 

BALANÇOIRE, s. f. Brafisigell, f. pi. 
ou. Jouer à la — , Iransigella. p. et. 
Ils jouent à la — , emint avrafiaigella. 

BALAYER, V. a. Nettoyer avec un 
balai ; skuba, p. et. Vann. skuhein, 
skupein, p. skubet. Trég. skuhañ, p. 
skubet. J'irai balayer la chambre, me 
ielo da skuha ar gamhr. Le ven t a balayé 
l'aire, skubet eo bel al leur gant ann 
avel. — Dissiper, chasser, parlant des 
puages, etc; skuba. Le vent a ' " 



BAL 

les nuages, skubet eo bel ar choummoul 
gant ann avel. De skuha, on p fait 
skuhadennou. Oher skubadennou lost, 
se dit d'une vache qui agite sa queue 
pour chasser les mouches. 

BALAYEUR, s. m. Skuber, m. pi. ien. 
Au féminin, skuberez, pi. éd. Vann. 
Skuhour, skupour, m. pi. skuberiou. 

BALAYURES, s. pi. f. Âtrejou, pi. m; 
skuhien, f. sans pluriel. Vann. Skubi- 
gell, f. pi. ou. Jetez dehors les —, 
taolit ann atrejnu er-meaz. Oter, en- 
lever les —, diatreda, p. et. 

BALBUTIER, v. n. Balbousa, p. et; 
gagouillal,\). gagouillet; besteodi, p. ef. 
Vann. Gagillein, hakein, valgouriein. 

BALCON, s. m. Dalez a ziaveaz, m; 
kael prenestr, f. pi. kaeliou prenestr, 
kili prenestr. Gr. 

BALEINE, s. f. Poisson ; morvarc'h, 
m. pi. mor gezek ; balum, balenn, 
f. pi. éd. 

BALÈVRE, s. f. Nuzellizela, f. 

BALISE, s. f. Peut, tonell lekeat er 
mor pe enn eur ster da ziskouez ann 
hent. G. 

BALISTE, s. f. Machine de guerre; 
mañgoundl, f. pi. ou. 

BALIVERNE, s. f. Tra dister, f. pi. 
traou dister. Vann. Sorclienn, f. pi. ou. 
Voy. RADOTAGE. 

BALIVERNER, v. n. Voy. BAOAUDER. 

BALLE, s. f. Globe servant au jeu de 
paume; holod, f. pi. ou. Yann. Meellig, 
f. pi. eu; hlottenn, f. pi. eu. Le jeu 
de la — , c'hoari bolod ; et mieux: 
clioari 'r volod. Je crois que c'est à 
tort que Le Gonidec donne à ce subs- 
tantif le genre masculin. Vann. Meellig, 
f. pi. eu ; hlottenn, f. pi. eu. Jouer à 
la — , clioari bolnd. Vann. Taulein 
er hlottenn enn eil d'enn aral. — La 
balle qui sert au jeu de la crosse ; 
horell, f. pi. ou; dolu, m. pi. tou; 
groll, f. pi. iou ; pellenn, f. pi. ou. 
Voy. JEU DE LA CRISSE. — Globe en 
plomb pour les armes à feu, hilienn 
bloum, f. pi. hili bloum ; boled ploum, 
m. pi. boledou ploum. Pellicule des 
grains; pell, m. Couette de— , golclied 
pell. 

BALLET, s. m. Danse ; barrez, f. pi. 
iou. G. Voy. DANSE. 



BAÑ 

BALLON, s. m. Globe rempli d'air 
pour le jeu de ce nom ; mell, f. Jouer 
au — , clioari gant ar vell ; mellnt, 
p. mellet. G. Il joue au — , ema o 
c'hoari gantar vell. 

BALLOT, s. m. Pak, pakad, m. pi. 
paJ;ajou. \'n — de marchandises, eur 
pakad marc'hadourez , eur pokad 
iraoït. 

BALLOTTER, v. n. Balouer, se mo- 
quer; voy. ces mots. — Être ballotté, 
parlant d'un navire, etc; beza taolel 
ha distaolet gant ar c'hoummou. Ses 
passions le ballottent en tous sens, 
kaset ha digaset eo tn-ma tu-hont gani 
he zrouk-ioulou. 

BALOURD, s. m. Leue, m. pL ou. 

BALOURDISE, s. f. Sotoni, f. pi. 
sotoniou. Il a lait une grosse — , great. 
en diuz eur ;:utoni vra.z. 

BALUSTRADE, s. f. Kad, f. pi. 
kaelinii, kilt; ar gael, ar clineliou. 
Corn Aspled, m. 

BASfiBIN, s. m. Petit enfant; voy. 
ce mot. 

BAMBOCHES, s. f. pi. Voy. FRIVOLITÉS. 

6\WB0CHER, V. n. S'amuser au lieu 
de travailler; riotof, p. riotet. L'ouvrier 
qui bamboche le lundi, mange du pain 
sec le reste de la semaine, armec/ieroitr 
a gar riotal da lun, a zebr bara seacli 
hed ar zisun. 

BAN, s. m. Publications; emhann, 
m. pi. ou. Ban de mariage, embann 
dimezi. Publier des —, kas embannou, 
ober embannou; embanna, p. embannet. 
Dimanche on publiera nos — , disul 
e vezo kasel ann embannou kefita. Vos 

— sont-ils publiés? Ilag embannet 
rn:']t,-hu bet't Hag lien zo bet great ar 
r'henta embann etre-s-hocli? Battre un 

— dans la rue, skei eunn embann. 
Doiigen he embannou gant eunn den, se 
(lit d'une jeune tille qui accepte pour 
mari le premier venu. 

BANAL, adj. Boutin, ken. Moulin —, 
miiin boulin. Gr; ken vilin. G. Four — , 
fourn red, ann li fourn red, fourn bou- 
lin, kenfourn. Voy. COMMUN. Notre four 
est — , il dessert plusieurs fermes, 
ni zo boulin hor fourn ; dalc h e deuz 
hor fourn ivar veur a goumananl. 

BANC, s. m. Siège ; bank, m. pi. 
hanknu, bañkeier ; itkaoñ, f. pi. sfra?!- 



BAN 



89 



viou. G. Petit —, bank striz. Banc de 
pierre adossé à la maison, menk, m. 
pi. ou. Le plus usité est bank quelle 
que soit sa forme, sa confection. Les 
bancs des rameurs, ann toslou. Gr. Le 
banc de l'accusé, kador a varnediges. 
G. Banc de sable, freazenn, f. pi. ou ; 
gu-iskadou treaz. T. 

BANCAL, adj. Gar gamm. Il est—, 
gar gamm eo. 

BANDAGE, s. m. Goiiriz oc'h ann 
arelenn, m. Gr. 

BANDE, s. f. Lien ; voy. ce mot. — 
Troupe, réunion ; bagad, (. pi. ou ; 
bañdenn, f. pi. ou; louUad, m ; strol- 
lad, m. pi. ou. Vann. Bagad, f. pi. 
bagadeu. Les canards vont par — , ann 
houidi a, ta a vagadou, a ia a vagad. 
Une — de perdrix, eur vañdennglujiri. 
Une — d'oiseaux posés à terre, eunn 
toullad laboused. Bande de personnes, 
bagad lud. Une — de voleurs, eur 
vagad laeroun, eur vañdenn laeroun. 
Ils sont venus par —, deuel int a 
slroUad'^u. Une — de codions, eur 
vaFidenn moc'/î. Quelle banded'enfants! 
pebez bafidenn ribitaill! G. lis mar- 
chaient par bandes, baie a reant a 
vagadou, a vafidennou. Ils étaient 
par — de dix, baie a reont dek ha 
dek ; baie a reont dek e pep bafidenn. 
Tous les trois ils faisaient — à part 
pour jo.ier , ar re-ze ho sri atao he- 
unan . a chnnyie elre-z-ho. — Voyez 
BEAUCOUP. — Bande de terre que sou- 
lève la charrue, ar bonim, m. pi. ar 
bommoii. Bande de fer des roues des 
voitures , — bafidenn rod , bañdenn 
houarn, f. pi. bafidennou rod. Donner 
de la — , parlant d'un navire ; kostezi, 
p. kostezet. 

BANDEAU, s. m. Ornement de tète, 
taledenn, f. pi. ou; lolgenn, m. pi. ou. 
Vann. Nac'henn, nahenn, f. Bandeau 
de religieuse, dalelenn, f. Bandeau que 
l'on met sur les yeux, givil (goel), m. 
pi. iou. Voy. VOILE. BANDER. Il avait un 
— sur la bouche, he rek mougel d'ez* 
hafi. C. p. 

BANDÉ, adj. Il a l'esprit toujours —, 
stegnet eo bepred he spered evel eur 
warek. Voy. AHC. 

BANDER, V. a. Lier avec une bande; 
liamma, p. et ; starda gant eul liamm, 
p. stardel ; slirda gant eur slag ; eren, 
p. ereet. Autrefois ce dernier se disait 

12 



90 



BAN 



erea à rinfinitif. Vann. Àriein. Bander 
une plaie, Itenna eur gouli, aoza eur 
gouli. Bander les yeux à quelqu'un, 
moucha unan-benmg. Se — les yeux, 
en em voucha, p. en em vouchet. De là 
le jeu mouchik dall. Voy. COLIN-MAIL- 
LARD. — Tendre avec eilort, parlant 
d'un arc. etc ; stegna, p. et ; añtell, p. 
et. Bander un arc, stegna eur warek. 
Vann. Stennein ur warek. Il a bandé 
l'arc, afitelln eo het, stegnet eo bet ar 
warek ganl-hañ. — Bander une arme 
à feu, bañta eur fusil. 

BANDIT, s. m. Voy. MAUVAIS SUJET, 
VOLEUR, BRIGAND. 

BANLIEUE, s. f. Al leo varn, ar barn 
leo, m. Mot-à-mot, juridiction dans 
l'étendue d'une lieue. 

BANNIÈRE, s. f. Bannie», m. pi. ou; 
bannier, m. pi. ou. La — de la pa- 
roisse, banniell ar barrez. 

BANNIR, V. a. Exiler ; kas ermeaz 
eux ar vro, p. kasel ; harlua, p. et. 
Gr ; divroi (divrolii), p. divroet. Vann. 
Forbannein, p. forbannet ; gober for- 
ban, p. groeit. Il a été banni par le 
roi, kaset eo bet er-meaz eus he vro a 
bers ar roue. — Éloigner , au sens 
figuré. Alors toute crainte sera ban- 
nie, neuse es ai kuit pep aoun. Pourvu 
que vous ne me bannissiez pas de votre 
présence , gant n'am distaolot ket a 
sira-z-hoc'h. Bannissez de votre cœur 
toutes les créatures, prennit dor ho 
kaloun oc'h ann trou krouet. Que les 
paroles déshonnètes soient bannies de 
votre bouche, na zeuio eus ho kenou 
ger lous e-bed! G. — Publier des bans ; 
voy. ce mot. 

BANNISSEMENT, s. m. Harlu, m. G; 
forbannerez, m. Gr. Evitez ces subs- 
tantifs et ayez recours aux mots ban- 
nir, exiler, exilé, exil. 

BANQUEROUTE, s. f. Tech, m ; fazi, 
m ; bank m. Faire — , ober fazi, ober 
bank, mont kuit hep paea he zle ; ke- 
merci , ou , dougen ar gouriz plouz ; 
leuskel ar gouriz plous ; dougen ar 
boned glas. (Les forçats ou galériens 
condamnés à vie aux galères, por- 
taient le bonnet vert , boned glaz. 
Quant aux expressions où ligure ar 
gouris plous, il faut savoir qu'autre- 
fois les banqueroutiers étaient pro- 
menés dans la ville avec une ceinture 



BAP 

de paille autour des reins.) Vann. 
Monet er gas, mont d'he dreid. Voy. 
FUIR. Mon débiteur a fait —, va dleour 
en deus kemeret ar gouriz plouz. En 
Vann. Men dleour a sou ouet er gas. 

BANQUEROUTIER, s. m. Slarc'hadour 
en deus great fasi ; nep a dec'h hep 
paea he zle. Vann. Marfhadour ouei 
er gas. 

BANQUET, s. m. Banves , m. pi. 
banvesiou, banvesiou ; fest, m. pi. ou. 
Donner un —, assister à un —, ban- 
veza, p. et; fesla, p. et; ober banves, 
ober fesi, p. great. Au banquet de Dieu, 
d'ar banves sañtel. G. Autrefois couffy, 
banquet, repas. 

BANQUIER , s. m. Marc'hadour ar- 
chant, m. Placer de l'argent chez un 
— , lakaat arclianl da dalvesout. 

BAPTÊME, s. m.Badisiant, badisiant, 
f. pi. badiziafichou. Vann. Badient, î. 
pi. badieñteu. Corn. Badihinnt. En 
Léon on emploie aussi en certains 
cas, badez, f. pi. iou. Hors du Léon, 
bade, f. Autrefois Badisient. Le sacre- 
ment du — , sakramant ar vadiziant, 
ar zakramant a vadisiant. Il a reçu le 
— , ar vadisiant en deus bet ; badezet 
eo bet. Un beau—, eur vadiziant kaer. 
Il y a eu plusieurs baptêmes aujour- 
d'hui, meur a vadiziant, kalz a vadi~ 
siañchou a so bet hirio. Tenir sur les 
fonts de — , derc'hel eur bugel oc'h 
vadcs ; derc'hel eur bugel icar ar vadi- 
siant. L'argent que l'on jette aux pau- 
vres, au sortir de l'église un jour de 
—, liardou ar paour . Nom de —, hano 
bades. Vann. Hanu bade. Baptême in 
extremis, donné dans la maison, gour- 
vadez, f. Donner le — de cette sorte, 
gour-vadezi, p. gour-vadezet. Il a reçu 
le — in extremis, gour-vadezet eo bet. 
Il lui a donné le — m extremis, gour- 
vadezet en deus anezhafi. Voy. BARBU. 

BAPTISER, V. a. Badesi, badesa, p. 
et. Vann. Badeein, badeet. Trég. Ba- 
deiii, p. badeet. C'est le curé qui l'a 
baptisé, ann aotrou persoun eo en deuz 
badezet anezhañ. Baptiser, sans so- 
lennité, dans la maison ou dans le 
sein de la mère, gour-vadezi, p. gour- 
vadezet ; kristena, p. et ; rei badisiant 
ann ti, p. roet ; badezi enn ti ; rei ar 
gour-vadez da eur chrouadurik bihan. 
Vann. Kricheniein. — Baptiser le vin. 
Voy. FALSIFIER. 



BAR 

BAPTISTE (SAINT JEAN) . sani lann 
Vadezour. 

BAPTISTÈRE, adj. Extrait—, paper 
badiziant. Registre — , levrik ar vadi- 
ziant, levrik ar badizañchnu. — S. m. 
La ctiapelie où l'on baptise dans les 
églises ; üiz ar vidiziant ; iliz vadez. 

BAQUET, s. m. Baraz, f. pi. iou ; 
baill, m. pi. iou. Vanii. Baillok, raii- 
geod , pelestr. Baquet couvert dans 
lequel on conserve les viandes sa- 
lées, etc ; kelorn, m. pi. iou. Gr.- Plein 
un — d'eau, eur varazad dour, eur 
baillad dour. Le baquet est cassé , 
torret eo bet ar varaz ; torret eo bet ar 
baill. Il a bu un — d'eau, evet en deuz 
eur varazad dour. Marcliand, faiseur 
de baquets, barazer, m. pi. ien. 

BAR, s. m. Poisson ; braok, m. pi. 
braoged ; iann, m. pi. ed ; dreinek (dre- 
liinekl, m. pi. dreineged. dreinegi. 

BARAGOUIN , s. m. lez ne gomzer 
mui e 7iep hro, iez ne glever mui e nep 
bro ; iez trefoet. G. Trég. Luhech, m. 

BARAGOUINER, v. n Komz eur iez 
ne glever mui e nep bro. Vann. Grega- 
gein. Trég. Komz luhech. 

BARAQUE, s. f. Koz ti, koz di. C'est 
une —, eur c'hoz ti eo. Voy. «lASURE, 
etc. 

BARATTE, s. f. Ribot, m. pi. ou. Le 
P. Gr. employé baraz quand l'appareil 
est fait de bois ou d'autre matière qui 
n'est pas argile. Pour moi, je ne con- 
nais que le premier. Le bâton de la 
— , ou batte-à-beurre, baz ribot, L 

BARATTÉE, s. f. Ribotadenn, f. pi. 
ou. 

BARATTÉ, adj. Du lait—, leas ribot. 

BARATTER, v. a. Ribolal, p. ribotet. 

BARBACANE, s. f. Ouverture faite 
dans un mur pour l'écoulement des 
eaux, tarzell, f. pi. ou. Vann. Tar- 
chell, f. pi. eu. Pratiquer des barha- 
canes, tarzella, p. et. Vann. Tarc'hel- 
lein. 

BARBARE, adj. Cruel ; kriz, garo, 
didruez , digar. Cet enfant est très- 
barbare, gwall griz eo ar bugel-ze. — 
Sauvage ; gouez, goez, gwes. 

BARBE, s, f. Baro, barv, m. Trég. et 
Corn. Barou, m. Vann. Baru, barhu, 
m. Celui qui n'a pas de — , divaro, 



BAR 



91 



divan- . Vann. Divarhu. Voy. BARBU. Il 
a la — longue, hirr eo he varo. Qui a 
de la barbe, barvek. Vann. Barhuek. 
Voy. BARBU. Se faire la —, touza he 
varo, trouclia he varo, lemel he varo. 
Vann, Um rachein. Se faire faire la 
— , lakaat ober he varo. Arracher la 
— , divarva p. et. Celui dont la — 
commence à venir, kesourek. G. Judas 
avait la — noire. Judas a ioa du he 
varo. Il avait de la — au meuton, oc'ft 
he c'hrotij oa eur bouchad baro. — 
Barbe de coiffe, stolikenn, f ; stolikenn 
goeff, f. — Blé sans —, ed blouc'h. Blé 
dont l'épi a de la —, gwiniz barvek. 
Voy, BARBU, 

BARBE-DE-BOUC, s. f. Plante ; bou- 
chik-gavr, m. 

BARBEAU, s. m. Poisson ; drenek, 
dreinek, m. pi. dreineged, dreinegi. — 
— Plante ; blaveola, m. 

BARBET, s. m. Ki rodellek, ki fou,' 
touillet. 

BARBICHE, s. f. Il portait une bar- 
biche au menton , he-mañ a oa eur 
bouchad baro oc' h he elgez. 

BARBIER, s. ra. Barver, m. pi. ien. 
Vann. Barber, m. pi. iou ; rachour, m. 
pi. racherion. 

BARBON, s. m. Koz barvek. Un vieux 
— , eur c'hoz barvek. 

BARBOTER, v. n. Foutouilla, p. et ; 
grosvolat, p. grosvolet. Voy. PATAUGER. 

BARBOTINE, s. f. Plante ; louzaouenn 
ar c'hest, louzaouenn oc'h ar c'hest, 
louzaouenn a-enep ar preñved, 

BARBOUILLAGE, s. m. Stlabezerez , 
m ; balboazerez, m. Voy. BARBOUILLER. 

BARBOUILLÉ, adj. Malpropre, sale; 
voy. ces mots. 

BARBOUILLER, v. a. Salir, gâter; 
voy. ces mots. — Peindre grossière- 
ment ; voy. PEINDRE, — Mal prononcer, 
bredouiller ; voy. ces mots. 

BARBOUILLEUR, s. m. Mauvais pein. 
tre, koz liver. C'est un —, eur c'hoz 
Uver eo. 

BARBU, adj. Qui a beaucoup de bar- 
be, barvek. Vann. Barhuek. Trég. et 
Corn. Barouek. Il est bien — pour son 
âge, gwall varvek eo evil he oad. Une 
femme barbue, eur varvegez. G. Cette 
I femme est barbue, ar vaouez-ze a xo 



92 



BA1\ 



bel badeset gant oleo map : (inol-à-mol, 
elle a éto baptisée avec de i'Iuiile de 
gaix-on). Par contre, on dit d'un homme 
qui n'a pas de barb:- à Tà'-re oi'dinaire : 
hadeset eo bel yani oleo mercli. Le I^. 
Grérruii-i' cxis'iiiui' d'irie manière ciiar- 
iiiaiiL:' <■ - (i lix '"■.iii'"r->ions : le peu- 
ple, .lil-ii, \(i\;!iil (I 'iix fioles dont le 
prêtre se sert quand il baptise, s'ima- 
gine qu'il y a deux builes différentes 
pour les deux sexes, et qu'une femme 
qui a de la barbe a été ointe, par er- 
reur, avec de l'huile de garçon, et ré- 
ciproquement. — Blé dont l'épi est 
Larbu, gwinis bari-ek. Blé dont l'épi 
n'est pas —, gwiniz bloucli. 

BAP.OA^fE, s. f. Plante; gramel, f; 
louzaouenn-ann-lJgn, f; louzaoïienn- 
ay-rarlen, f ; seregen, f ; ar stagerez- 
rrnz, ( ; ar saragerez-vras, f. Le l'ruit 
de la —, karañlez, f ; speU, m. 

BARDE, s. m. Poëte ciicz les Celtes ; 
Imrz, m. pi. éd. 

BARDE, s. f. Armure ; harnes. m. pi. 
harnesiou, haniesiou. Tranche de lard, 
kclrliemi làk mo&li. f. 

BARDEAU, s. m. Elfenn, m. pi. elf, 
elfeiaiou ; tufeUenn grenu, f. pi. Itifnd 
krenn. 

BARDÉ, adj. Des chevaux — de fer, 
kczek haniezel a bep lu. 

BARDER, V. a. Armer un cheval en 
guerre ; harnezi, p. et. — Barder un 
cUapon, briz larjeza ; p. briz larjeset. 
Vann. Gronnein gel ur pec'h lard. Bar- 
der une poule, briz-larjeza ar iar. Coq 
bardé, kiHok briz larjezel . 

BARGUIGNER, v. n. Voy. MARCHANDER, 
HÉSITER, ÊTRE IRRÉSOLU. 

BARIL, s. m. TonelUk, f. pi. Innel- 
ligon. 

BARIOLÉ, adj. Briz. Des fèves bario- 
lées, fao briz. 

BARIOLER, V. a. Marella, brisella, 
lirizn, p. d. 

BARNfiCHE, s. f. (Jarreli, f. pi. éd. 

BARON, s. m. Baroun, m. pi. éd. Au 
féminin, baronnez, p!. éd. Monsieur 
le baron et Madame la baronne, anri 
aolrou ar baroun hag ann itroiin ar 
varounez. La baronne de Rostrenen, 
baronnez Rostrenen , ar varounez a 
Roslrenen. 



BAR 

BAROQUE, adj. Voy. BIZARRE. 

BARQUE, s. f. Bagik, f. pi. bagouigou. 

BARr,AGE , s. m. Petite digue en 
mottes pour arrêter les eaux d'une 
prairie et leur donner un autre cours. 
fardell, f. pi. ou. Faire un ou des bar- 
rages, fardelia. C. 

BARRE, s. f. Longue pièce de bois, 
de fer, elc ; barrenn, f. pi. barrennuu, 
barrigner ; loc'h, f. pi. iou. Une — de 
fer , eur varrenn houarn , eul loc'h 
houarn. Une grosse — de fer, eunn 
houarn braz. Une — de bois, eul loc'h 
brenn. — Levier ; voy. ce mot. — 
Barre de gouvernail ; paol, f. paol ar 
slur. — Trait de plume ; voy. BIFFER. 
— Terme de jurisprudence ; barn, f ; 
lez, m. Il a été appelé à la —, galiel 
eo bel dirak ar barner. Voy. JUSTICE, 
APPELER EN JUSTICE. — Barre pour fer- 
mer une porte en dedans ; prenn dor, 
m ; sparl, m. Mettez la — à la porte, 
prennit ann or ; likit ar sparl oc h ann 
or. — Banc de sable, etc, à l'entrée 
d'un port ; barrenn, f ; barr, m ; «re- 
azenn, f. — S. pi. f. Jeu de course ; 
ar clioari saozik. Jouer aux barres, 
c'hoari saozik. Ils jouent aux barres, 
emint o c'hoari saozik ; eminl o clioari 
'r varrenn. 

BARREAU, s. m. Petite barre de mé- 
tal, etc ; barrennik, f. pi. barrennigou, 
barrignerigou. Les barreaux d'une 
cage, biri eur gaoued. — Profession, 
terme de jurisprudence. Suivre le — , 
entrer dans le—, beza denalez; en 
em ober den a lez. 

BAFRER , V. a. Fermer avec une 
barre; sparla, p. et; prenna, p. et; 
barrenna, p. et. Il faut barrer la porte, 
red eo sparla ann or, barrenna ann or, 
et mieux, prenna ann or. — Barrer le 
chemin, l'obstruer; sparla ann hent. 
Barrer les roues d'une voiture ; voy. 
ENRAYER. 

BARRETTE, s. f. Ornement de cardi- 
nal ; boned eur chardinal, m. 

BAfifilCADE , s. f. Retranchement ; 
bardell, f. pi. ou; sparl, m. pi. ou. 
Elever des barricades ; bardella,']). et. 

BARRICADER, v. a. Elever des barri- 
cades ; bardella, p. et. Vann. bardellnt. 
Barricader une issue , bardella eunn 



BAS 

hem. — BuiTicader une porte, sparla 
an» or, prenna ann or. Se barricader, 
en em vard^illa. 

BARRIÈRE, s. f. Kloued, f. pi. kloue- 
joa ; draf, m. pi. drefen ; kael, f. p!. 
kili. VaMii. lilud , f. Au pluriel, ar 
c'hlouejou, ar c'hili. On dit aussi kleud, 
f. pi. kleujou La — dune avenue, 
pors rastell, m. pi. persier reslelL — 
Barrière dans les fortilications d'une 
place de guerre, bardell, f. p!. ou. 

BARRIQUE, s. f. Barrikenn, f. pi. oit. 
IMein une — , barrikennad, f. La — 
ost cassée, torret eo bet ar varrikenn. 
liie barrique d'eau, eur varrikennad 
dour. Deux, barriques de vin , diou 
varrikennad win. 

BAS, adj. Peu élevé ; isel. Au com- 
paratif, izehc'h. Au superl. izela. La 
partie la plus basse, ar penn izela. 
L un est plus — que l'autre, ann eu 
a zo izelocli evit egile. La mer est 
basse, itel vor a so. Ce toit est trop 
— , re izel eo ann doeim-se. Il est très- 
bas, elle est très-basse ; izd-meurbed 
eo. Il marche la tête basse, baie a ra 
lie benn .v^oitef; baie a ra he henn ann 
iraoñ ; baie a ra he benn izel. Parler à 
voix basse, komz gou.<;ladik.komz izel; 
(jour gomz. Le bas Poitou,- traoñ Poi- 
tou. En basse Brefagne, e Breiz-izel, e 
traoFi, Breiz. Un homme de basse con- 
dition, eunn den a stad izel. Il courait 
la queue basse, redek a rea he lo^l izel. 
Dans la chambre basse, er gampr d'ann 
Iraoñ. 

BAS, adj. Parler bas, koms gousla- 
dik, komz e kuzul, komz izel. komz e 
sioul, lavaret komzou kuz. Ils parlent 
— , emint o lavaret komzou kuz etre-z- 
ho. Voler — , darnijal , p. darnijet. 
Mettre — , jeter une chose à terre ; 
leurel d'ann traoñ. Mets — ta veste, 
diwisk da jnpenn. Mettre — , parlant 
d'une jument, ebeulia, p. ebeuliet ; Irei 
(trehi), p. troet. La jument a mis — , 
ebeuliet e deuz ar gazek ; troet eo ar 
gazek. Vann. Ebelein. Mettre —, par- 
lant des vaches, ala, hala, p. et. Vann. 
Halein. La vache a mis — , alet e deuz 
ar vioc'h ; ar vioc'h e deuz bet he leue. 
Cette vache a mis — dernièrement, 
eur vioc'h nevez hal eo. Mettre —, par- 
lant des chèvres ; viennein, p. mennet. 
Mettre —, parlant des chiennes, des 
chattes, des truies, kelina, p. et ; ko- 



BAS 



93 



lenni, p. et; dozvi, p. et ; trei, p. troet; 
ober moc'h munud, se dit très-bien des 
truies. La chatte, la truie a mis —, 
dozvet eo ar gazei. dozret e deuz ar 
gazez, arwiz ; kelinet eo ar gazez. Une 
chienne sur le point de mettre —, eur / 
giez prest da drei he chas. Goesb. A 
moins qu'elles ne mettent — avant 
terme, nemet na droint a-raok ho 
amzer. Mettre —, parlant des lièvres; 
gada , p. et. Parlant d'une louve ; 
bleiza, p. et. En parlant des autres 
animaux à quatre pieds, kelina, fco- 
lenni. Vann. Kolinein, nodein. 

BAS (EN), adv. D'ann traoñ , oc'h 
traoñ, a-iz. Le premier avec un verbe 
de mouvement , les autres avec un 
verbe sans mouvement. Anciennement 
d'ann tnou avec mouvement ; oc'h ann 
tnou, sans mouvement. Ils sont allés 
— , eat int d^ann traoñ. Mettez-leur la 
tète — , likit ho fenn d'ann traoñ. Le 
bout d'en-bas, ar penn izela, al lost. Il 
fut attaché la tête — , staget e oe he 
benn d'ann traon ; staget e oe he dreid 
a-ispill. Du haut — , eus ann neac'h 
d^ann traon. Il se précipita duliaut 
— pour se suicider, en em st7-i7ika a 
reaz d'ann traon da derri he cliouzouk. 
Voy. HAUT. Il se jeta —, en em deurel 
d'ann douar a reaz. Aller par en haut 
et par en — , mont dre ann naou 
(daou) benn. Ici-bas, ivar ann douar, 
er bed-vm, er bed-mañ. Plus bas ; 
voy. CI-DESSOUS. 

BAS, s. m. La partie inférieure ; 
ann traon, m; lost, m; gweled (goeled), 
m; ar penn izela. Au bas de la page, 
e lost ar bajenn. Le bas de la jambe, 
giceled ar c'har. Au bas de la place, 
e lost leur-gear. Au bas du champ, er 
penn izela euz ar park. Au bas de la 
montagne, c traon ar menez. Il de- 
meure au bas de l'avenue, ema o choum 
e lont ar vali. 

BAS, s. m. Chaussure ; loer, f. p. 
lerou. Une paire de —, eur re lerou. 
Des bas tricotés, lerou stamm. Mettez 
vos bas, gwiskit ho treid gant ho 
lerou; lakit ho lerou. Tirez vos bas, 
diuiskitho lerou, tennitholerou.TIrég. 
lourou, pi. f. Ane. Louzr. 

BAS-VENTRE, s. f. Kof-bihan, m. V. 

BASANÉ, adj. Dem-zu, demzu, duat, 
duard, losket gant ann heol. 



u 



BAS 



BASE, s. f. Fondemenl; diaZf,z, m ; 
Hors du Léon, dia.%e, m. Pied d'une 
colonne, etc ; Imad, m; tranñ, m. 
Jusqu'à la — ; bueg ann traoñ. 

BASER, V. a. Établir ; sevel, p. savct. 
Wynn.Saouein, se.huel, p. saouel. Baser 
les lois sur la raison et la inorali\ 
sevel lezennnu herues ar fumez ha:/ ar 
skianl-vad. 

BASILIQUE, s. f. (Irai.le éoji.,. • 
voy. CATHÈORâtE. 

BASQUE, s. r. I>artie d liahillenient • 
VasMl, ï. p!. ,ni. Les basques d'un' 
liabit, al loslou. 

BASSE-COUR, s. f. Porz advp., purz 
izela, m. Vann. Porz a ziardrañ. 

BASSESSE, s. r. Abjectio:! ; disten-ez, 
I'; despledder, m ; dideberdf"^. m. C^s 
substantifs ne doivent être emplovés 
qu'à la dernière extrémitj . car "ils 
sont peu compris. Il faut avoir recours 
aux adjectifs vil, abject. Quand je 
considère ma propre —, pa welann 
pegen ilisler ha peçjen displei nunn, 
va Doue. Je ne suis que bassesse, 
mon Dieu, n'ovnn ken nernci, disierrez. 
va Doue. Faiiedes— ; sikja dirak 
arre vraz, en em silejn dirak u. b ; ' 
skrampa dirak. Le pjc!!'^ îos plongci'a ' 
dans la —, laolel e vezi.U e sluz gant 
ar peched. T. 

BASSET, s. m. Cbien de chasse; 

ki-dounr, m. pi ; chas-douar. Un , 

eur c'Iii-douar. 



BASSIW, s. m. Grand plat; pillik, 
f. pi. piUiyou, piiiou ; disk, m. Ci. 
Prononcez pil-lik. Bassin pour la 
ho lillie, pillik iod, pillik koerr: basin, 
f; basin-kouez, f; Gr. Le petit bassin, 
(ir biUik vihan, ar r isin rihan. — 
Bassin de balance ; skudell ar ralans, 
f. pi. skudellou, skudelli. Bassin pour 
les quêtes à i'é'^iisa, p'ad. m ; plnd 
ar proff, plad proff 

BASSINER, V. a. C.'.in'j:' i: i ijl 
aver la bassinoire, lomma eur gwele ; 
tomma gant ar bilUk loele. Vann. 
Tuemmein ur gule. 

BASSIfiET. s. m. Partie des armes 
à feu; onlod, ï. Vann. Oalet, f. 

BASSINOIRE, s. f. Pillik goloet erit 
tomma eur gwele, f: pillik wele ; basin 
wele. Voy. UT. 



BAT 

BASTINGAGE, s. m. Terme de ma- 
rine. Il s'approclia du —, tostaat a 
reas oc'h eunn tu d'al lestr. T. 

BASTION, s. m. Terme de fortifica- 
tion ; boulouard, m. pi. ou. 

BASTONNADE, s. f. Voy. COUPS DE 
BATON, BAÎONNER. VOLÉE. 

BAT, S. m. Bas, m. pi. ou. Être 
blessé du bât, loc'Iia gant ar bas. 
Oter le bat, dirasa eul loen. Un bât 
de bois sur le dos, eur bas koat war 
lie gein. 

BATAIL, s. m. Battant de cloche ; 
bazoulenn , f; bazoul, m. Vaun. 
Bac'houl. m. 

BATAILLE, s. f. Combat entre deu.x 
armées; emgann, m. pl.ou; slourm, 
m. p!. ou : kann, m. Entaille navale. 
emgann war vor, emgann vor. Cette — 
eut lieu sous les murs de Brest, ann 
emgann-ze a zo bel les kear Vresl. 
Demain les Anglais nous livreront —, 
icarclwaz e skoio ann tan être ar 
Zaozon ha ni. T. Champ de — , lieu 
d'un combat, mes ar stourm. T. — 
Batterie, dispute. Il y a — entr'eu.x, 
fich-bleo a zo etre-s-ho ; sach-bleo a zo 
elre-z-ho; tabut a zo elre-s-ho \ krogou 
a zo ctre-z-ho. ^'oy. CCMB.a, DÉFIER. 

BATARD, s. m. Bastard , m. pi. 
bastarded, besterd ; krak vastard, m. pi. 
krak-vaslarded. Au féminin, vaslardes, 
krak-vastatdes. 

BATARDJAU, s. m. Sar-douar, m. 
pi. .sariou-douar. Vann. Bardell, f. 
pi. eu. 

BATARDISE, s. f. Bastardiach, f. Le 
droit de —, gicir ar vastardiath. 

BATEAU, s. m. Bak, bag, f. pi. 
bageier. Bateau de passage, hag trois. 
Bateau de pèclie, bak pesker, f, kavel 
pesked, m. |)l. kfvel pesked. Gr. Bateau 
à vai>,:ii/, lvjir-(d:i, m. pi. lùlri-tan. 
V. Allons nous promener en bateau, 
d"nmp da vnqenl. H sait conduire un 
— , eur bageer madeo. 

BATELÉE, s. f. Bagad, f. pi. ou. 
Une — de monde, eur vagad tud. 
Deux batelées de poisson, diou vagad 
pesked. Vann. Bagat, f. pi. bagadeu. 

BATELEUR, s. m. Voy. BALADIN, etc. 

BATELIER, s. m. Bageer. m, pi. ien. 
Yann. Bagour, m. pi. bogerion. Batelier 



BAT 

de passage, treizer, m. pi. ien. Vann. 
Treichour, m. pi. treicherion. 

BATER, V. a. Basa exil loen: p. 
haset ; lakaat ar has war eul loen. 
p. lekeat. 

BATI, adj. Voilà un homme mai — , 
pebes troñsad den ! koañla den ! setù 
eunn den hoant ! Voy. MAL BATI, BATIR. 

BATIER, s. m. Baseer; baser, m. pi. 
ien. 

BATIMENT, s. m. Edifice, maison ; 
voy. ces mots. — Ravive; lest r, lestr 
ror. m. pi. listri, listri ror. Voy. 
NAVIRE. 

BATIR, V. a. Sevel, p. sacel ; nber, 
p. greal. Vann. Sehuel, saouein, p. 
saonel : gober, p. groet. Trég. Seouel, 
ober. Bâtir une maison, serel eunn ti. 

BATON, s. m. Baz, f. pi. bisier, 
bizier, Vann. Bach, (. pi. bic'hier. 
Un bon — , eur vaz vad. De bons 
bâtons, bisier mad. Le bout que l'on 
tient dans la main, ar penu bihan. 
Le bout qui porte à terre, ar penn 
braz. Bâton à deux bouts, baz a zaou 
hemi. Vann. Bach a seu benn. Bâton 
court et gros pour se battre ; krenn- 
vas, m. krenn-risier ; baz pennek ; 
ï. pi. bisier pennek ; penn god, 
m. pi. penn godnu. Gr. Vann. Penn 
bacli, m. Le bâton que portent en 
route les gens de la campagne, 
ar penn baz ; ar vas. Bâton pour 
la bouillie, baz iod, krok iod, krog 
iod. Vann. Bac'h iod, i; hreppnn, 
m. Les bâtons du ploquier d"uu 
moulin, ar gicerzidi (^guerzidi) ; ar 
paynonou. Gr. Bâton de croix, Iroad 
ar yroas. Un coup de — , eunn taol 
baz, pi. taoliou baz, ou, bazadou. 
Une volée de coups de — . bazadou. 
Jouer du bâton , c'hoari penn baz. 
C. p. Celui qui est habile à jouer du 
— , paolr ar penn god, paotr ar vaz a 
zaou uenn. Donner des coups de —, 
rei (fflo//o« baz, p. roet ; bazata, p. et: 
c'hoari ar vaz, rei fesl ar l'ajs. Voy. 
BATONNER. — A bâtons rompus . a 
bennadou, peb eilpenn ; n'en deus penu 
dioc'h lost, p-'z e pez. Gr. Tu seras 
mon — de vieillesse, le vezo oc'h va 
harpa em c'hozni ; te vezo oc'h va harpa 
pa vezinn koz. Voy. AGE. 

BATCNNER, v. a. Riitaoliou baz, rei 
bazadou, p, roet ; bazata, p. et ; dis- 



BAT 



9S 



iremen unan-bennag a clioari gaer ; 
diboultra piz dillad unnn-bennag : 
rei [est ar geuneudenn ; foueta gant ar 
vaz. Le P. Tais-lois, ou je te bâton- 
nerai, tao, pe da 1er a damahto : 
lao, pe me a dapo ar raz gan-ez. Le 
verbe Tapoui, employé ici, appartient 
particulièrement aux trois autres dia- 
lectes. Il a été bâtonné d'importance. 
fu.'itet PO bel ken a strakle he eskern ; 
fustet eo bel ken a .>>lrakle ; fuslet eo 
bel a daill ; fustel eo bel gant eol garz ; 
fustet eo bel a dro rad. Dans l'usage 
on dit souvent dans ce cas et dans 
les semblables : fuslet eo bel ken a... 
'sous-entendu : strakle he eskern. 
Voy. BâfTRE. 

BATTAGE, s. m. Action de battre le 
blé, ann douma, m. Voyez le mot 
SUBSTANTIF. Quand sera venu la fin du 
— . pa vezo ar peur-zourna. Vov. 
BATTRE LE BLÉ. 

BATTANT, s. m. Partie de la cloche; 
vo\ . BATAIL. — Montant de porte, stalaf 
dor, {. pi. stalafiou dor ; rfor/fre//, f. pi. 
ou. Ouvrir une porte à deux battants, 
digeri frank ann or. La porte était 
ouverte à deux battants, digor frank e 
oa ann or; ann or a ioa digor alac'hao. 
C. Le — d'un fléau, gwalenn freill 
(goalenn). Voy. GAULE. 

BATTEMENT, s. m. Action de frapper 
dos mains ; stlakerez ann daouarn. 
Voy BATTRE DES MAINS, et évitez ce 
substantif. — Battement du cœur, du 
pouls ; lamm. m. pi. ou ; kas gwazienn 
ar meud (goazienn). Vann. Kas er 
gwac'hied. 

BATTERIE, s. f. Dispute, bataille : 
voy. ces mots. — Batterie de cuisine: 
lislri ar gegin, pi. m ; listri kegin. 

BATTEUR, s. m. Qui fait métier de 
battre le blé ; dourner, m. pi. ien. 
Vann. Dournour, m. pi. dournerion. 
Au féminin , dournerez , pi. éd. — 
Batteur de pavés, baleant, m. pi. ed ; 
nep ne ra neinel baie Ited ann deiz. 

BATTEUSE, s. f. Machine à battre le 
blé : dournprcz, f. Ce mot est nouveau 
comme la machine qu'il représente. 
Il y a trois ans on n'en parlait pas 
encore ici. 

BATTOIR, s. m. Bâton de laveuse ; 
golvaz, ï. p\. golvisier, golvizier ; baz 



96 



BAT 



(Hllad, f ; bas kanneres, f. Vaiin. Bac'h 
dillad, f. pi. bichier dillad. 

BATTRE, V. a. Frapper; skei (skehi), 
p. skoet ; darcliaou, darcliav, p. dar- 
cliaouet ; frota, p. et ; funta, p. et ; 
pilât, p. jniet; steki, p. s(o/,-e«; douma, 
p. et; raouenna, p. e(. Battez bien cet 
homme, skoit kre gant ann den-se ; 
skoit kre war ann den-se; darcliaouit 
slard ganl-hañ. Votre père vous battra, 
ho tad ho pilo. Mon frère a été battu, 
va breur a ^o bel fastet , a zo bel 
frolet. Il a été battu d'importance, 
fustet eo bel a dro vad ; fuslet eo bel 
ken a... Voy. BATONNER. On te battra 
si tu n'es pas sage, ma ne vezes kel 
fur, as pezo fesl ar vaz. Battre le fer, 
skei war ann hoaarn, skei war ann 
tomm. Battre comme un sourd, skei 
eveleunn den dall.BallreAehlé, douma 
éd. Battre le lin, dic'hreunia al lin 
gant ar grib ; douma al lin. Battre 
du tambour, skei war ann daboulin. 
Battre des ailes, disjjafatat he ziouas- 
kell ; diou-askella, diouaskella. Battre 
des mains, en rigne d'approbation, 
stlaka he saouarn; skei icar he 
zaouarn, sieki lie zaouarn. Battre le 
pavé, perdre son temps, baie hed ann 
àeiz, p. balcet. Il bat le pavé, ne ra 
nemet baie hed ann deiz. Il bat les 
chemins, ema o foeta hent. Battre des 
œufs, basa viou, p. baset. Battre mon- 
naie, ober moneiz ; skei moneiz. Battre 
la terre pour la fouler, mouslra ann 
douar gant ar bal. — Vaincre, l'em- 
porter sur ; trec'hi, p. trecliel ; besa 
treac-h da, p. bet. Vann. Kannein, fea- 
c'hein. Il a battu les gens de la ville, 
re gear a zo bet trechet gant-hañ, 
he-ma a zo bet treac'h d'ar re gear. 
Les gens du roi furent battus, teurket 
e oc tud ar roue. Ce mot teurket ne 
doit s'employer que pour une affaire 
de peu d'importance. Voy. VAINCRE. — 
V. n. J'ai les oreilles battues de vos 
discours, borroudel ounn gan-e-hocli ; 
torrel eo ra fenn gant ho komzou. Le 
cœur me bat, lammel a ra va clialoun 
em c'hreiz. 

BATTRE (SE), V. pr. Se — à coups 
de bâton ; en em vazata, p. en em 
vazalet. Ils se battent à coups de 
bâton, emint oc'h en em vazata. Se — 
contre quelqu'un, en em ganna ocli 
unan-bennag. Se — à l'épée, en em 
ganna gant ar c'hleze ann eu oc'lt 



BAÜ 

egile; irouc'ha ann akuilletenn gant 
eunn ail. Gr. Se — à coups de poing, 
kregi ann eil enn egile ; en em bilal ; 
en em zourna ; en em grabanala; lakaal 
sach bleo er varm. T. Ils se battent 
à coups de poing, kregi a reonl ann 
eil enn egile ; emint ocli en em bilal ; 
emint ocii en em ganna. Ce verbe en 
em ganna s'emploie aussi très-bien 
en parlant de deux animaux qui se 
disputent un objet; en em ganna a 
reonl diwar-benn ann dra-ze; en em 
ganna a reonl da gaoul ann dra-ze. 
Ils se sont battus à coups de poing, 
en em bilat ho deuz great ; ar re-ze a 
zo en em zournet ; fîch bleo a zo bel 
etre-z-ho. Se battre comme les coqs, 
brennida, p. et. Se battre à coups de 
tête, maouia, p. et. Se battre à coups 
de bec, en em vekat,j). enemveket. 
Ils se battent à coups de bec, emint 
ocli en em vekat. Ils se sont battus à 
coups de bec, en em vekat ho deuz 
great. Les deux coqs se battent pour 
la poule, onn daou gillek a zo oc'h en 
em vrucheta diwar-benn ann enez. Voy. 
BECQUETER. Le verbe tourlal se dit en 
parlant de toutes les bêtes à cornes. 
Ils se battent à coups de corne, emint 
tourtal. Vann. Um dourc'hal a 
c'hreont get hou fenn. Se — pour, 
contre son pays, en em ganna eiil 
difenn he vro ; en em ganna a-enep he 
vro. Ils se battaient pour la foi, enem 
ganna a reanl da zifenn ho feiz. 

BATTU, adj. Je suis —, j'ai échoué 
dans mes projets ; teurket ounr, ; setu 
me diskaret. Chemin —, hent givenn 
(guenn); hent pilet. Il a les yeux —, 
dislivet eo he zaoulagad. 

BATTUE, s. f. Faire une — aux 
loups, lakaat hu war ar bleizi. 

BAU, s. m. Terme de marine; treusl, 
treuslier, m. 

BAUDET, s. m. Voy. ANE. 

BAUDRIER, s. m. Gouriz kleze, m. 
pi. gourizou kleze. Vann. Grouia 
kleah, m. 

BAUGE, s. m. Retraite du sanglier, 
toull ar moc'hgouez; m. — :\Iortier 
fait de terre et de paille hachée ; 
barras, m ; lill, m. 

BAUME, s. m. Balzam, m ; louzou 
clioues rad; eol r'houez vad. dour 
c'houez rad. 



BEA 

BAVARD, s. m. Qui cause sans cesse, 
habieur, babillard; distager, m. p!. 
ien; trabell, m. Quel — , pegen distager 
eo he-ma! C'est un — , c'est une ba- 
varde, eunn trabell eo. — Qui parle 
indiscrètement ; teodek, m. pi. teo- 
deien; babouzek, m. pi. babouseien. 
Vann. Baour, m. pi. éd. — Cest un 
— , une bavarde qui ne peut garder un 
secret, eur zacli diere eo. Fam. Voy. 
MftüVAlSE UNGUE. Vous êtes trop —, 
c'Iioni a so re hirr ho teod. 

BAVARDAGE, s. m. Voy. CANCAN, lïlÉDl- 
SANCE. 

BAVARDER, v. n. Voy. BAVARD, BA- 
BILLER. 

BAVE, s. f. Glaourenn, f ; glaour, m; 
bab'juz, V. Baouz , m. La — lui 
coulait de la bouche, ar c'hlaourenn 
a zivere dioc'h he c'henou. Essuyer la 
— à un enfant, dic'hlaourenna eur 
bugel ; divabou.za. Vann. Divaouzein. 

BAVER, V. n. Glaourenna, glaou- 
renni, p. et ; glaouri, p. et ; habouza, 
p. et. Vann. Baouzein. Celui qui 
ne bave pas ou ne bave plus, 
dirahouz. 

BAVETTE, s. f. Linge à l'usage des 
petits enfants; dirabouz, m. — Haut 
du tablier des femmes de la cam- 
pagne, brinidenn ann tarañcher, f; 
paieled, ni. 

BAVEUX, adj. et s. m. Glaourennek, 
glaourek, babouzek. Vann. Baouz, 
banuzek. m. Au féminin, glaouregez, 
bahouzcgez. \ann. Baouzez, baouzegez. 
Ce n'est encore qu'un — , eur glaourek 
n'eo ken c'hoaz. 

BAVOLET, s. m. Gouzougenn, f; 
jobelinenn, f. V, 

BAYER, verbe neutre. Regarder la 
bouche biante. Bayer aux corneilles, 
prederia ar pevar avel, Gr; choum da 
zellet oc h ann oabl o tremen. 

BÉANT, adj. Digor. Il avait la gueule 
béarite, digor e oa he vek gant-hañ. 

BÉATIFIER, V. a. Diskleria sant, p. 
diskleriet ; diskleria euruz enn env 
(ehuruz). Il a été béatifié; diskleriet eo 
but sant. 

BÉATITUDE, s. f. Slad arre euruz enn 
env (eiuiruz) ; euruzded (eiiuruzded), 
m; gifcnridiV/e: (guenvidigez), f. Les 



ui:a 



1)7 



liuit béatitudes, ann eiz gtcenvidigez. 
Gr. Le sermon des iiuit béatitudes, 
ann eiz kelennadurez. Gr. 

BEAU, BELLE, adj. Kaer, brao, koant. 
Au comparatif, kaeroch, bravoc'h, 
koantoc'h, pour les deux genres et les 
deux nombres. Au superlatif, kaera, 
brava, koañla, pour les deux genres 
et les deux nombres. Ce _dernier, en 
Trég. fait kaeraii, braoan, koañlañ. 
Très-beau, très-belle kaer-meurbed. 
Un bel homme, eunn den brao, eunn 
den koant. C'était un bel homme, 
he-ma a ioa eunn drcmm kaer a zen. 
Une belle fille, eur plac'h kaer, eur 
plac'h koant. Remarquez qu'on ne dit 
pas eur plac'h gaer, comme on dit 
eunn dra gaer. C'est un caprice de 
langue qui fait règle. Voyez ce ijui est 
dit à ce sujet aux mots SUBSTANTIF, AD- 
JECTIF. De belles jeunes filles, merc'hed 
kaer, merc'hed koayit ; merc'hed ha ne 
vezo ket c'houez ar zuill gant-ho. Fam. 
Une femme assez belle, eur vaouet 
peus-koant, eur vauuez peuz-brao. 
Des femmes assez belles, merc'hed 
peus-koant, ou, pews-brao. C'est une 
belle fille, eur plac'h vrao eo. Ce sont 
de belles filles, merc'hed koant int. Un 
beau temps, eunn amzer gaer. H fera 
beau temps aujourd'hui, kaer e vezo 
ann amzer hirio. Il fait beau actuelle- 
ment, amzer vrao zo brema. Une belle 
huche, eunn eleo founnuz. Une belle 
voix, eur muez skiltr. Un bel esprit, 
eur spered kaer a zen. De beaux es- 
prits, kaera spered den. Gr. Un beau 
ciiemin, euitn hent mad. Il ferait là 
une belle chose, eunn dra gaer, eur 
choari gaer a rafe ncuze. De loin tout 
est beau, ann dimeziou great a bell ne 
d-int nemet touriou ha kestel. Prov ; 
ann dimeziou a ziabell a c'halv eunn 
tiik eur cliastel. Prov. Celui-ci est plus 
beau que Taulre, he-ma a zo kaeroe'h 
evit egile. Celle-ci est plus belle que 
l'autre, hau-maazo kaeroe'h evit eben. 
Le plus beau, ar c'haera, ar brava, ar 
c'hoanta. La plus belle, ar gaera, ar 
vrava, ar goañta. Le plus beau de tous, 
ar c'haera anezho holl. La plus belle 
de toutes, ar gaura anezho holl. Les 
plus beaux, les plus belles, ar re 
gaera, ar re vrava. Les plus beaux 
sont les plus estimés, ar re vrava eo 
ar re ivella. Cel â-ci est le plus beau 
de lous, he-ma a zo kaer drcisl ar re 

13 



98 



BEA 



ail. Voy. PLUS, LE PLUS. Devenir beau, 
dont dà veza kaer ; kaeraat, bramât. 
Devenir de plus en plu? b.îau, dontda 
veza kaeroc'h kaera. Vo^-. LWBELLIR. 
Anciennement on disait k^zr, cazr ; 
on disait aussi ken, beau; de là kened, 
beauté. 

BEAU, s. m. II fait son beau, Iragal 
a ra; diskouez a ra he haotr mad. 
Voilà venir ma belle, setu o lonl ra 
dousik koant. 

BEAU, arlj. Il ferait beau partir ac- 
tuellement, bremae re brao mnnt kuit. 
Vous aurez beau faire, vous ne l'aurez 
pas, kaer lio peso, n'ho pezo ket ann 
dra-ze. On a beau le renvoyer, kaer a 
so kas enezhnfi er-meaz. Il aura beau 
faire, ce ne sera pas pour lui, ne dal 
netra d'ezhah, n'en devezo ket ann 
dra-ze ; gant a raio n'en devezo ket ann 
dra-ze. Il recommença de plus belle à 
jurer, dont a reaz adarre da fouliradi 
gwell-pe-icell (guell-pe-vell). — Tout 
beau! gortoz! gorlozit! gousladikl 
var ho pouez ! 

BEAUCOUP, adv. Extrêmement; kalz, 
meurbed, kaer, gicall (goall). Après ce 
dernier, il faut observer les mêmes 
mutations de lettres qu'après Gicall, 
adjectif. Voy. la Grammaire. Il l'aime 
— , karet meurbed a ra anezhañ ; karet 
a ra meurbed anezhañ. lia — vieilli, 
koseet meurbed eo. Il boîte — , givall 
gamm eo. Vous vous fatiguerez —, 
skuiza [ounnuz a reot. Il se trompe —, 
fazia a ravraz. Il boit — , eva kaer a 
ra. .Te n'en ai pas —, n'em euz ket a 
vraz. Elles nont pas duré —, n'int 
ket bet padet eunn holl vad. T. Il .sur- 
passe — les autres, tremen a ra kalz 
dreist ar re ail : pell ez a enn tu ail 
d'ar re ail. Vous en avez et même 
beaucoup, c'/iowi hoc'h euz ho re ha 
kalz anezho zo-ken. Sa bonté est — 
plus grande que nos iniquités, he 
drugarez a zo eunn loullad enn tu ail 
d'hor fallagriez. T. 

2° Signifiant plisieurs, en grand 
nombre ; kalz, meur, e-hiz, eleiz 
(eleliizi. Vann. Mer, mar. kalz, e-leic'h. 
Trég. Mar. Anciennement mer, mur, 
au lieu de meur. Il y en a — qui passent 
par ici, ar re a dremen dre ama a zo 
e-leiz anezho. Parmi eu.\ il y en avait 
— qui mentaient, eur c'halz anezho a 
laiare gaou. Nous ne sommes pas — 



BEA 

ici. ne d-omp ket stank ama. Ils étaient 
beaucoup, e-leiz e oant. Voy. NOMBREUX, 
PLUSIEURS. Beaucoup de ceux qui font 
cela, eurin nehrut mad euz ar re a ra 
kement-se. Beaucoup de personnes, 
meur a unan. 

3° Suivi de de; kalz, e-leiz, eleiz, 
meur, eunn taol braz. Beaucoup 
d'entre nous, eur c'halz ac'hannmp : 
kalz ac'hanomp ; meur a hini enn hon 
louez. Il y a là — de monde, kalz a 
dud, e-leiz a dtid, eur marend tud a zo 
eno; eunn taol bras a dud a zo eno. 
Il y avait — de monde, eunn taol 
bras a dud a ioa anezho ; ar bed a ioa 
anezho. Beaucoup de choses, eunn 
taol traou, meur a dra, kalz a draou, 
traou dreist penn, e-leiz a draou, ar 
bed a draou. Remarquez qu'après 
meur on met le substantif au singu- 
lier. Voy. ce qui est dit à ce sujet au 
mot PLUSIEURS. Beaucoup de ge:-!S font 
ainsi, eut lod bras a dud a ra er c'hiz- 
ze. Il y avait beaucoup de monde 
autour de lui, tud a vagad a ioa enn 
dro d'eshafi. Il m'a fait — de mal, 
gaou a vraz en deuz great ouz-in. Il 
n'y avait pas — de monde à la noce, 
tud ann eured a ioa nebeut anezho. 
Beaucoup de marchandises, eunn loul- 
lad mad a van'hadoures. Il fait — de 
vent, avel vras a so hirio, kre eo ann 
avel hirio. Beaucoup d'argent, e-leiz 
a arc'hant, eunn dournad arc'hant, 
eur pouUad arc'hant. C'est — d'argent 
d'un seul coup que cent écus, eur 
gicall zournad eo rei dioc'h-tu kant 
skoet. Il y a — de décès en ville, stank 
e varv ann dud e kear. Je n'ai pas — 
d'esprit, nam euz ket gicall a spered. 
M. Beaucoup de peine, beac'h-beach. 
La fièvre fait mourir — de monde, 
ann dersienn a laka da vervel eur 
spount a dud. Beaucoup d'entreux 
faisaient cela, eur c'halz anezho a rea 
er c'hiz-se. Il y avait là — d'enfants, 
eunn toullad mad a vugale a ioa eno. 
Il n'y a pas — de cultivateurs qui 
fassent ainsi, al labourerien douar a 
ra er chiz-ze n'int ket stank. Il n'y a 
pas beaucoup de gens raisonnables 
parmi eux, n'int ket tud fur e-leis 
anezho. Beaucoup de monde autour 
d'un malade n'est pas ce qu il y a de 
mieux, ne ket ar muia tud war dro 
eunn den klanv eo ar gwella. R. J'ai 
attrappé — de poux en le fréquentant, 



BEA 



BEC 



99 



eiir gioiskad laou em eus paket diov.t- 
hañ. M. En — de circonstances, meur 
a iceoch, e meur a leach. Avec — de 
peine, gant kalz a boan. Beaucoup de 
bestiaux, eurvruz a saout. 

4° Beaucoup plus, kalz muioc'h, kalz 
mut. Beaucoup moins, halz neheutoc'h, 
kals bihannc'h. Il est — plus Sñige que 
son frère, kalz furoch eo evit he ireur. 
II est — moins grand que moi, me zo 
kalz brasoc'h eHl-hañ, eget-hañ. Ce 
péché est — plus grave, ar pec'hed-ze 
a so eunn tnullad braso&h. Votre sœur 
est — meilleure que la mienne, eur 
barr eo givell ho clioarevit va-hini. 

BEAU-FILS, s. m. Map-kaer, m. pi. 
mipien-haer ; lez-vap , m. pi. lez- 
vipien. Ce dernier est fils d'un autre 
lit. Vann. Mabek, m. pi. mabeged ; 
dean, m. pi. ion. 

BEAU-FRÈRE, s. m. Breur-kaer, m. 
pi. breudeur-kaer ; hañter-rreur, m. 
pi. hanter- vreudeur. Ce dernier dé- 
signe un frère d'un autre lit. Vann. 
Breurek, brerek, m. pi. brereged. 

BEAU-PÈRE, s. m. Tad-kaer, m. pi. 
tadou-kaer ; lez-lad, m. pi. lez-ladou. 
Ce dernier est le second mari de notre 
mère. Vann. Tadek, m. pi. tadeged. 

BEAUPRÉ, s. m. Givern gorn {guern), 
f. Le mût de — , ar wcrn gorn, ar wern 
ralouin (vern). 

BEAUTÉ, s. f. Parlant des personnes; 
kened, f; koañteri, koantiz, f. Vann. 
Kinct, m. La — de cette flUe, kened 
ar placli-ze. Cesl une — , eur plac'h 
koanl eo ; koafila placli ! On parle 
beaucoup de sa — , ne rcs hano e 
pep leacli nemed euz he c'keiied. La — 
ne vaut pas la bonté, gwell eo beza 
mad egel ne d-ei> beza koant. Dieu est 
la — et la bonté souveraines, Doue a 
zo kaer ha mad dreisl pep tra. La — 
passe avec le temps, n'euz nep rozenn 
gaer na seu da zec'ha. Cette fille a 
perdu sa —, eal eo Ite chened digant 
ar plach-ze. Les pleurs avaient terni 
sa — , gwall zizeriet e oa he cliened 
gant ann daelou. Sa — ■ a disparu pour 
toujours, he cliened ne zeuio ket enn 
dro. La — de l'ànie, kened ann ene. T. 
Qui n'a pas de — , hep kened, digened. 
Le substantif kened a pour radical 
fcen (ancien). — Parlant des choses ; 
kaerder, m. Vann. Kerder, m. Evitez 



ce substantif. Si vous connaissiez la 
— de ce lieu, mar goufac'h pegcr kaer 
eo al leac'h-ze. 

BEC, s. m. Partie de la tète des 
oiseaux ; bek, beg, m. pi. begou. Cet 
oiseau a un long — , al labous-ze en 
deuz eur bek hirr ; begek eo al labous- 
ze. Prendre avec le —, piquer avec 
le — , donner des coups de — , bekat, 
p. bekel. Tenir quelqu'un le — dans 
l'eau, divuz u. 5, p. divuzet. Il lui a 
tenu le — dans l'eau, divuset eo bel 
gant-hah. Faire le — à quelqu'un, 
l'instruire de ce qu'il doit faire ou 
dire ; ober he vek da unan-bennag 
diwar-benn eunn drn-bennag. Gr. — 
Pointe de terre qui s'avance dans la 
mer, bek douar, m. pi. begou-douar. 

BÉCASSE, s. f. Kefelek, m. pi. kefc- 
leged. La — de la grande espèce, kefe- 
lek koal, m. La — de mer, kefelek vor, 
m. pi. kefeleged vor. Les bécasses sont 
abondantes cette année, slank eo ar 
cliefeleged er bloaz-ma. 

BÉCASSEAU, s. m. Sorte de vanneau; 
kernigell, f. pi. éd. 

BÉCASSINE, s. f. Kiocli, f. pi. ed ; 
kefelek lann, m. Bécassine de mer, 
kioc'h vor, f. pi. kior'hed vor. Corn. 
Folligenn mae, f. Voilà une — , setu 
aze eur gioch. J'aime les bécassines 
de mer, me a gavmad ar c'hioc'hed vor. 
Une belle — , eur gioc'h kaer, eur 
gioclx vraz. 

BECCARD, s. m. Poisson ; beked, 
begek, m. pi. begeded, bekeded. 

BÊCHE, s. f. Pal, f. pi. iou. Tra- 
vailler à la — , labourât gant ar bal. 
Voy. BÊCHER. Plein une — de terre. 
palad douar, eur balad douar. Essuyer 
ou gratter sa — quand on travaille 
dans une terre grasse, seclia he bal. 
Voy. PELLE. 

BÊCHER, V. a. Palat ann douar, p. 
palet ; irei ann douar gant ar bal, p. 
troet ; labourât ann douar gant ar bal. 
Ils sont à bêcher, emint o palat ann 
douar. Pour bien enfouir le gazon, il 
faut — d'à-plomb, dre balat sounn eg 
a ar c'hlaz doun. Prov. 

BECQUÉE, s. f. Begad, m. pi. ou. Par 
— , a vegadou. Donner la — à un 
oiseau, rei boed da eul labous; boeta 



100 



BEL 



eut lahous; reihe roed da eiil laboun ; 
heyadi eul labousik. Vanu. Bouita ne 
pichon. 

BECgUETER. v. a. Bekat, bekeial, p. 
heket, beketet.Wa.nn. Pigosein, \>.fiijoset. 
— V. proii. Se battre à coups de bec. 
en em vekat, p. en em xeket ; en em 
vrucheta, se dit particulièrement des 
coqs, parce qu'ils se ciioqueiit la 
poitrine (bruched). Voy. SE BATTRE A 
COUPS DE BEC. 

BEDAINE, s. f. Kofbraz, m; teurenn, 
f; kesteurenn, f. T; begeliad, m. G. 
Tu as une grosse — , te a 20 eut pei 
kof ouz-id. M; teurenmk cud. Vann. 
Kof tehu, m; tor, m; kofbraz; torenn, 
f. Celui qui a une grosse — , kofek, 
teurennek. Vann. Kofek, torek. Voy. 
PANSARO , VENTRU , VENTRÉE. Il s'en est 
donnée pleine — , eur pes teurennad 
en dcuz great. 

BEDEAU, s. ni. Bedell, m. pi. ed ; 
goaz anti iliz, m. Au temps où toutes 
les églises n'avaient pas de bedeau, 
on disait goaz ar ramm-iliz. Ancien- 
nement le mot regester s'appliquait au 
bedeau et au fossoyeur. 

BÉGAIEMENT, s. m. Be.Heodach, m; 
gagerez, m. Vann. Uak, m. 

BÉGAYER, V. 11. Besleodi, p. et; gagei 
(gagelii), p. gagcet; gagouiilat , p. 
gagouillet. Vann. liakein , gagein, 
gagouillodein. Il bégaye, besleodi a ra; 
gagouiilat a ri. 

BÈGUE, adj Besteod, gak, gagouill. 
Vann. Gagouillod. Il est — , il bégaye, 
bcsteodi a ra, gagei a ra; eunn den 
gagouill eo. 

BÉGUIN, s. m. Koeff bihan, koeff 
beyek, mjobelinenn, f; kabell, kabelUk, 
m. Ces deu.x derniers ne servent 
qu'aux enfants. , 

BEIGNET, s. m. Sorte de pâtisserie; 
hignezenn, f. pi. bignez. 

BÊLEMENT, s. m. Regeries, beieres, 
m; 6e, m. pi. iou ; begelierez, m. 
Ces substantifs doivent être évités. 
J'entends le — de l'agneau, kjlevet a 
rann ann oan regiat. Voy. BÊLER. 

BÊLER, v. n. Begiat, beiat, p. begiet, 
beiet; begelia, p. begeliet.Yann. Beekal, 
p. beeket. J'entends l'agneau qui bêle, 
klevet a rann ann oan vegiat. 



BElN 

BELETTE, s. f. Buan, m. pi. erf ; 
kaerel, f. pi. ed. Vann. Kaieel, f. pl. 
el. En poésie on l'appelle parfois 
Macliarit-koant, Marguerite la jolie. 

BÉLIER, s. m. Maout tara, maout 
lourc'h m. pl. meot tara, v\eol tiret, 
meot lourc'h, meot tourc'hed ; tourz, 
m. pl. ed. Vann. Meut (meliut), m. 
pl. et. 

BÉLIÈRE, s. f. Lagadenn eur clilocli, 
f. pl. lagadennou kleier. 

BÉLÎTRE, s. m. Den fait, den fallakr, 
den divalo, m. pl. tudfall, lud fallakr, 
tud divalo ; mastokin, m. pl. ed. 

BELLE-DE-NUIT, s. f. Fleur; bokejoii, 
ar slerenn vraz. T. 

BELLE-FILLE, s. f. Merch-kaer, f. 
pl. merclird-kaer ; lez-verc'h, f. pl. 
lez-verc'hed. Le dernier est fille d'un 
autre lit. \'anM. Merc'hek, f. pl. mer- 
clieget. Hors du Léon, gouhe, f. 

BELLE-MÈRE, s. f. Mamm-gaer, f. 
pl. mammou-kaer; lez-vamm,, f. ])l. 
lez-vammou. Ce dernier est la seconde 
femme de notre père. Vann. Mammek, 
f. pl. mainmcget. 

BELLE-SŒUR, s. f. Choar-gaer, f. 
pl. clioarezed-kaer ; hanler-c'hoar, f. 
pl. hañler-clioarezed. Ce dernier 
indique une sœur d'un autre lit. 
Vann. Chuerek, f. pl. c'koereget. 

BELLIQUEUX, adj. Ann hini a gar ar 

brczel ; kaiounek. Corn. Kadnrn. 

BELVÉDÈRE, s. m. Torgenn, f. pl. 
ou. V. 

BÉNÉDICITÉ, s. m. Benedisite, m. 
Dire son — , lavarel lie venedisite. 
Le — , ar benedisite. 

BÉNÉDICTIN, s. m. Manach saut 
Benead, m. pl. menech sant Benead ; 
lad sant Benead, m. pl. tadou satu 
Benead; sant Benead, m. pl. sant. 
Bcneadiz. 

BÉNÉDICTINE, s. f. Leanez sanl. 
Benead, f. pl. leanezed sant Benead. 

BÉNÉDICTION, s. f. Bennos, f. pl. 
bennosion. Vann. Bennoc'h, L pl. eu; 
benuoech, f. pi. eu. II m"a donné sa — , 
roct en deuz d'in he vennoz. Que Dieu 
vous donne sa — ! Bennoz Doue 
gan-e-hoch! Doue rlio pinnigo ! 
Bénédictiou du Saiut - Sacrement, 



BEN 

bennos ar sakramant. 11 y aura — 
aujourd'hui, bes e ve;:o hirv) bcnw): 
nr ::a1:ramant. Les bénédictions de 
Dieu, madelesiou Doue; mad-obcriou 
Doue e-kever ann dud. Gr. Il a reru 
la — de soii pèi'c, bennoi he dad en 
deu:i bct. 

BÉNÉFICE, s. m. 6V)((nid, m. Trafiquer 
avec —, prena ha gicerza loar icell 
(var velij. Voy. GAIN. 

BENÊT, s. m. Leue, m; Keuneudenn, 
f; genaouek, m; diot, m; sot, sod, m. 
Corn. Jaodreer, m. pi. ien. A Vann. 
on euiploie les précédents et aussi 
amouPA. Eli bien, mon — ! acliañta, 
latin al leue ! acliañla, lann ar peul .' 
ac.'hafita, lann ar peul karr, lann 
ioad, lann trapet! C'est un grand — , 
eul leue braz n'eo ken. Ce sont deux 
benêts, tud sot inl ho daou; tud diot 
int ho daou. Va-t'en, grand — ! A'e 
la, lochore braz! 

BÉNIGNITÉ, s. f. Voy. BOHTÉ. 

BENIN, adj. Bon, affable; voy. ces 
mots. — Léger, sans gravité. Quand 
la maladie est bénigne, pa clioum 
brao ar c'hlenved. P. 

BÉNIR, V. a. Donner la bénédiction; 
binniga, p. el ; skuilla he vennoz war; 
tnculi, p. et. Vann, Benigein , p. 
beniget. Corn. Binnizien, bennigen, 
benniget. un est à — l'eau, emeur o 
rinniga anndour. Soyez bépi à jamais, 
mon Dieu, rneulet ra viol da viken, va 
Doue. Que Dieu vous bénisse ! bennos 
Doue d'e-hoc'h! bennoz Duue gan-e- 
hoc'h ! Doue r'/io pinnigo ! Le pain a 
été béni, binniget en bet ar bara. Bénir 
un malade, binniga eunn den klanv ; 
kroaza eunn den klanv. Que Dieu vous 
bénisse (quand on éternue) ! Doue r'ho 
pinnigo ! Si c'est à un enfant que l'on 
parle : Doue r'as kresko! Doue r'as 
krciko ker braz! (Ici on sous-entend : 
hag ar btlek as padezaz). Bénir un 
enfant, une église, binmga eur c'hroua- 
durik, binniga eunn iliz. Bé:iir Dieu, 
irugarckaat Doue, meulC Doue. Dieu 
veuille — votre mort ! goude Doue va 
bennoz er poull ma chourvczo ho penn! 
Gr. Bénir pour guérir par sortilège, 
disliontein (Vann.) 

BÉNIT, adj. Du pain — , de l'eau 
bénite, bara benniget, dour benniget. 



BER 



lOl 



BÉNITIER, s. m. Celui des églises ; 
pihsia dour binniget, ra; piñsin, m. 
pi. oi{. Petit— au lit, pirisin-kampr, m. 
Celui qu'un enfant de chœur porte 
à la main aux enterrements; saill 
dour binniget, saill ann dour binniget. 
.Te crois qu'on appelle buredenn dour 
benniget, le petit bénitier que l'on place 
dans les chambres. 

BÉQUILLE, s. f. Branell, f. pi. ou; 
flach, f. pi. ou, iou ; baz-loaek, baz- 
loaiek, f. pi. bisier-loaek, Vann. Mal, 
m. pi. su. Il ne peut plus marcher 
sans l'aide de —, brema ne d-eo ket 
evit baie nemet gant eur vaz-loaek, G ; 
ne d-eo evit baie nemet diioar boues 
diou vranell, diioar bouez flachou. 
Celui qui marche habituellement avec 
des béquilles, braneUefr. Anciennement 
baglan, baglan prenn, béquille. Kair.m 
baglaok, qui marche avec des béquilles. 
En Trég. fla^ f. pi. flao, flaio. 

BERCftlL, s m. Voy. BERGERIE. 

BERCEAU, s. m Lit d'enfant; iiTarc», 
m. pi. kevdi. Berceau suspendu, 
bramell, f. pi. ou. Ce — est trop petit, 
re rihan eo ar o'havell-ma. Ces ber- 
ceaux-là sont trop grands, re vraz eo 
ar c'hevell-ma. Mettes l'enfant dans 
son —, red eo d'e-hoch lakaat ar bugel 
enn he gavell. Dès le —, dès l'âge le 
plus tendre, nous' avons péché, pfic'/ief 
hon euz a vihanik, a bep amzer. — 
Tonnelle ; voy. ce mot, 

EERGELLE, s. f, Gevel, m. pi. ou. 

BERCES, V. a. Agiter le berceau d'un 
enfant; luska, luskella eur bugetlik. 
— Parlant d'un navire; voy. BRLftNCLR, 
AGITER. 

BERGE, s. f. Voy. RIVE, BORD. 

BERGER, s. m. Paotr ann deñved, 
paotr ann dered, m. pi. pactred ann 
deñced, bugel ann deñved, m. pi. 
bugale ann denvtd. Vann. Bugul enn 
devet, m. pi. bugelion enn devet. Trég. 
et Corn. Mesaer, meser, m. pi. ien. 
Corn, on dit aussi maouUr, m. pi, 
ien. V. 

BERGÈRE, s. f. Paolrez ann de7ived, 
paotrez ann deved, f. pL paotrezed ann 
deFiied; placlt ann deñved, f. pi. 
placlied ann denved. Vann. Baguiez 
enn devet. Trég. et Corn. Mesacrez,L 
Coru. Maouterez, f. 



102 



BES 



BERGERIE, s. f. Krnoa ann deñved, 
kraou demed ; kraov, m. Vaiiii. Krehu 
devet, m. La — est trop -petite, re enk 
eo ar rliranii demed. 

BERGERONNETTE, s. f. Kanmrezik- 
ann-dour, f; foelerczik-ann-dour, f; 
belek, m. G. 

BERNACHE, s. f. Garreli, f. pi. cd ; 
mor-tcaz (oaz) , m. pi. mor-icasi 
(oazi). 

BERNARDIN , s. m. Manac'h sant 
Bernez, m. pi. menée h sant Bernez ; 
tad sant Berne::, m. pi. tadou sant 
Bernes. 

BERNAnoiNE, s.f. Leanez sant Bernes, 
f. pi. Icanezed sant Bernez. 

BERNER, V. a. Voy. SE BIOQUER OE. 
, BESACE, s. f. Maletenn, f. p|. oit; 
bisacli, m. pi. iou ; ezef, m. pi. iou. 
Porter la —, être réduit à la misère, 
beva diicar ann aluzenn (divar); dougen 
ar valetenn hag ar pengod, Gr; beza 
paoïir glez. 

BESICLES, s. pi. f. Voy. LUNETTES. 

BESOGNE, s. f. Pnan, f; labour, m; 
pez-labour, m; kefridi, ï. Ces subs- 
tantifs, dans cette acception, ns s'em- 
ploient qu'au singulier. Il fait plus de 
bruit que de —, ober a ra muioc'h a 
drous eget a labour. Faites votre —, 
gril ho labour; gril lio pez-labour, 
gril ho tamm-labour. Voici votre —, 
selu ama ho kefridi. Il aime la — faite! 
labour c'hreal a gar; labour clireat 
a zo ebad gant-hañ; do eunn deiz 
sadorn eo bel ganet, mot à mot : il est 
né un samedi ; sans doute parce que 
ce jour est un jour de repos chez les 
Juifs. Nous avons beaucoup de — , 
Hz a zo icar-n-omp, Il a bien assez dé 
— , a-walch en deuz gant he labour; 
a-icalc'h en deuz gant he reac'h he- 
unan. M. Voici pour moi une belle 
besogne ! Setu amo. eur choari d'in-me! 
Voy. TACHE, TRAVAIL, AFFAIRE. 

BESOGNEUX, adv. Vov. NÉCESSITEUX 
DISETTEUX. 

BESOIN, s. m. Manque du néces- 
saire ; ezomm , izomm, m. Vann. 
Ecliomm , m. Si vous avez — de 
quelque chose, war hor'h euz ezomm 
euz a eunn drn-bennag. J'ai — de deux 
aunes de toile, diou walennad lien om 
eus e;somm da gaout. Ils ont — de 



BES 

cela, ezomm ho deuz da gaoui ann 
dra-ze. — J'ai — d'un bon conseil, eur 
c'huzul mad am euz ezomm. Je n'ai 
pas — de vos domestiques, ne rinn 
netra gant ho mi.velien. Je n'ai pas — 
de votre aide, n^em euz ezomm c-bed 
achanoc'h. Les gens de la ville ont — 
des cultivateurs, re gear a rank da 
gaout al labourerien douar. J'ai — de 
lui, da ober am euz anezhañ. J'ai 
grand — de patience, ô mon Dieu, 
red eo d'in deski gouzanv ar poaniou 
hep klemm e-bed, o va Doue. iSelon que 
vous en aurez —, dioc'h m'ho pezo 
ezomm anezho. Les choses dont ils 
ont —, ann Iraou a zo red dCezho 
da gaout ; ann iraou ho deuz ezomm 
anezho. Il sait que nous avons — 
de conseils, gouzout mad a ra ne 
d-omp ket evit diouerel eur c'huzul- 
bennag. Qu'ai-je — de lui ? Pe seun 
ezomm am euz-me anezhafi.^ Qu'esi-i[ 
— de témoignage? Pebez ezomm a 
dcstenil Je n'ai — de rien en ce 
moment, peut-être aurais-je plus tard, 
seun n"am euz ezomm hrema, marleze 
divesatoc'h am bezo. De quoi avez-vous 
besoin ? petra hoc'h euz-hu ezomm da 
gaout? Il ne fut pas — de le prier 
d'aller vite, ne oe ket rañkout piO.i 
anezhah da vont buan. T. Pour le 
faire, dit le démon, je n'ai — que 
d'une pomme, evit ober kement-se. 
eme ann diaoul, n'em euz bct ken da, 
ober nemet euz a eunn aval. T. Sans 
avoir — de s'arrêter nulle part pour 
se reposer, kuit da zale e nep leach da 
ziskuiza. Si tu as — de moi, mar 
tigoùezfe d'irf kaoïit ezomm ac'hanoun. 
Je n'ai pas — d'argent, n'em euz ezomm 
e-bed a arc'hant. Tout ce dont il a —, 
kement tra hag a zo red d'ezhah'; 
ann Iraou en deuz ezomm anezho. 
Il n'avait pas — de corde pour lever 
cette pierre, he-ma ne glaske kordenn 
e-bed nemet sevel ar mean-ze ditcar 
boues he sivreacli. 

2° Indigence; dienes,{; ezomm, m. 
Vann, Dienec'h, f; ec'homm, m. Il est 
dans le — , dienez a zo ganl-hah; 
ber eoar peuri gant-hañ. Voy. WISÈRE, 
INDIGENCE. 

3" S. p!. m. Choses nécessaires à la 
vie; ezomm, m. pi. ou. Je n"ai pas 
beaucoup de besoins, nam eus ket 
kals a esommou. Ils oubliaient les 
besoins du corps , di;:onj e oant 



BET 

dhoar-benn beva ar c'horf diocli he 
ezommoti.. Selon les besoins de votre 
âme, herve;i ma clionlenii hoc'h eue ; 
hsrves ezommou hocli eue. T. Le peu 
que j'ai sullit à mes besoins, ann 
nebcut am euz a so a-walcli evid-oun. 
Dieu pourvoit à nos besoins, Doue 
a ro d'e-omp ar pes lion eus esomm, 
et mieux, Doue a ro d'e-omp ann 
iranu hon eus ezomm anezho. Cela 
suffit à mes besoins, ann dra-se a zo 
a-walch d'in da ganui. Satisfaire les 
besoins naturels, faire ses besoins, 
mont war veaz ; mont, da harpa ar 
chiens : monl da denna he ibil, mot à 
mot : tirer sa clievillc, parce (jue la 
plupart des paysans bretons ont, pour 
serrer leur culotte sur les banches,- 
une cheville qui entre dans une 
boutonnière : ober eunn dilas-biagez. 
Triv. Voy. NÉCESSITÉS. 

i° En cas de — , au cas où il serait 
— de le faire, mar bez red ober 
kemeni-se. Voy. NÉCESSITÉ. Tu avais 
promis de me venir en aide au — , 
te as poa livaret es pije dizammel 
aclianoun eus va foan m'am bije. 

BESTIALITÉ, s. f. Chataleres , !; 
loeniach, f ; G. 

BÉTAIL, s. m. Chatal, subs. comm. 
Vann. Chelal, le bétail, les bestiaux 
(vaches, chevaux, porcs, moutons, 
etc.), archat'il, al loened, ann anevaled. 
Mettez de la litière au — , il da cliou- 
zeria dindan al loened. Corn. Miled. 
Le ,2:ros — , les bêtes à cornes, saoul, 
ar zaout. Ce substantif est un nom 
collectif qui entraîne l'idée du pluriel 
et s'emploie à la manière de keuneud, 
bois de chaulTaae. Ainsi on dira : 
gwersel hoc' h euz-liu /lo re? Avcz-vous 
vendu le vôti'o, avez-vous veiulu votre 
bétail? Il en est de même du mot 
Chatal. Vann. Seul, sehui. Les brebis 
et le gros — , ann denred hag ar saout. 
Menez le — à l'abreuvoir, kasit ar 
chatal d'ann dour. Faire sortir le — , 
kas ar chatal er-meaz. Dites à Pierre 
de faire rentrer le —, liririt da Ber 
digas al loened d'ho c'hraou. Donner à 
manger au —, boela ar chatal, rci 
boed d'al loened. Le gros bétail, al 
loened korn. 

BÊTE, s. f. Animal non raisonnable; 
aneval, m. pi. ed ; loen, m. pi. éd. 
Vann. Eneval,lon, m. pi. ef. Corn. j|!f/(, 



BEÜ 



103 



m. pi. ed. On dit aussi aneval niud, 
m. pi. anevaled mud; loen mud, m. pi. 
loened mnd. La pauvre — (chien, chat, 
etc.), al loen paour. Une — sauvage, 
eul loen gouez, pi. loened goues. Une — 
à cornes, eur penn saoul. Voy. ANIMAL. 
Les bêtes à cornes, ar saout. Vann. 
Er zeul, er sehut. Les bêtes d'une 
ferme, les bestiaux, ar chatal, al 
loened, loened ann ti; voy. BÉTAIL. 
Les bêtes à deux, à quatre pieds, 
ann anevaled daou droadek, ann ane- 
valed pevar sroadek. De tout poil 
bonne — , a bep Hou marc'h mad. 
— Bête cliimérique dont on fait 
peur aux enfants, ar barbaou. Gr. — 
Homme stupide ; leue, barged, m. 
C'est une — , eul leue eo; eunn troad 
leue a zo enn he voutou. Yawn. Le, m. 
p'. leieu. Tr'îL;-. Loue, m. pi. loueio. 
Jean — est murt, mais il a laissé des 
héritiers, maro eo laiin al leue, liogen 
kalz a dud sut a zo c'Iioaz war ann 
dounr. (ir. 11 ;i l'air —, donre eunn 
den diot a zo ganl-han. Ce ne sera 
jamais qu'une — , ne vezo biken nemet 
eur barged. G. Il est — comme une 
oie, sot gwazi eo. Pas si bête ! tamm 
e-bed! Voy. BRUTE, IMBÉCILE. 

BÊTE-A-BDN-DIEÜ, s. f. Insecte: 

balafennik-Doue , f ; bioc'hik-Doue, 
f. B. 

BÊTISE, s. f. Sotoni, f. pi. ok. Vann. 
Amouedigiach, enevaligech. Il a fait 
une grosse — , eur zoloni vras en 
deus great. Il ferait là une fière — , 
eur clioari gaer a rafe neuze. T. ^^ous 
dites des bêtises , choui a lavar 
diolachou. 

BÉTOINE, s. m. Plante; betonik, f. 

BETTE, s. f. Plante; boetezenn, f. pi. 
boelez. Donnez-moi un plant de — , 
roil d'in eur voetezenn. Je n'aime pas 
les bettes, negicannkel mad ar boelez. 
Voilà une feuille de —, selu ase eunn 
delienn boetez. 

BETTERAVE, s. f. Plante ; boetrabe- 
zenn, f. pi. bnelrabez ; boed-rabesenn, 
f. pi. bned-rabez. Une belle — , eur 
voetrabezenn gaer. Donnez - moi ces 
betteraves, mit dHn ar boeirabes-se. 

BEUGLEMENT, s. m. Blejadenn, f. pi. 

ou ; buselladenn, f. pi. ou ; rifichan. 
richan, m. pi. ou. Vann. Musell, busel- 



404 



BI'V 



lereach. J'eiilends le — des vaches, 
klsreA a rann ar saoul o rlejal. Voy. 
BEUGLER. 

BEUGLER, V. n. Bl^jal, p. hlejet ; bii- 
sellat, p. busallel; riñchanat, richanat, 
p. riñchanel,. Autrefois hleja, husella, 
rifichana, à riiifiiiilit'. Vann. Musellat. 
Corn. Gwegal (guegal). 

BEURRE, s. ni. Âmann, amanenn, m. 
Vanii. Amonenn, m. Trég. Amaenn, m. 
Beurre frais, amann fresk. Beurre sans 
sel , amann disall. Beurre dessalé , 
amann disallel. Du — sale, amann sali. 
Du — fort, amann ienn, amann kre. 
Une moche de — , eur gignenn amo- 
nenn. Vann. Pot à mettre le — , pod 
amann. Pot plein de —, eur podad 
amann. Saler le — , snUa ann amann. 
Dessaler le — , disalla ann amann. Où 
est le marché au beurre? peleach ema 
marc'had ann amann? Du vieux — , 
amann koi. Du — rance, échauffé, 
amann hroulaclie.t , amann arneuet. 
Gr; amann boulet. Le — est rance, 
c'houez ar boulel a zo gant ann amann. 
Elaiter le — , dileaza ann amann. Tirer 
les poils du — , l'approprier, diclevi 
ann amann. Se former en — , parlant 
du lait — , amanenna , p. et. Le — 
commence à prendre, amanenna a ra 
al leas. Aujourd'hui l,e — se fera dif- 
liciiement , liirio ann amann a veso 
Ienn da sont. Etendre du — sur du 
pain, sur des crêpes, amanenna bara, 
amanenna krampoes. Vann. Amonen- 
nein bara. Le — des Rogations, celui 
qui pasi^e pour le meilleur, à canse de 
l'excellence des fourrages en cette 
saison ; amann ar sisun tvenn (venu). 
Marchand de — , marcliadour amann; 
amanenner, ra.Vann. Amanennaour, m. 

BEURRÉE, s. f. Bara hag amann, eunn 
lamm bara hag amann; eunn lamm bara 
hag amann dite gaillara. Vann. Pes 
bara amonnen. Donnez-moi une — , 
roit d'in eunn lamm bara hag amann. 

BEURRER, V. a. Amanenna, p. et. 
Vann. Amonnennein. Tu beurres trop 
?>rassement ton pain , te laka ann 
amann re deo war da xmra. 

BEURRIER, s. m. Vase dans lequel on 
sert le beurre sur la tahle, klosenn 
amann , f. — Marchand de beurre ; 
voy. BEURRE. 

BÉVUE, s. f. Voy. MÉPRISE, ERREUR. 
SOTTISE. 



BIE 

BIAIS, s. m. Guingois; beskell, m. 
Il y a un — û^ns ce chemin , eur 
beskell a so enn ]ient-se , et mieux , 
beskellek eo ann hent-ze. Prendre, de- 
venir de biais, donner du — , beskella, 
p. et.Voy. GUINGOIS, DE TRAVERS. — Ruse, 
subterfuge; tro, f. pi. iou ; iroidell, 
(trohidelh, f. pi. ou; rigol, m. pi. iou. 
Chercher des biais, klask troiou, klask 
eunn tammik rigol. Gr : mont a-dreus 
ganl-hi; rigolai, p. rigolet. Gr. De 
biais, beskellek, a-dreus. Votre lit est 
de —, beskellek eo iio kwele. 

BIAISER, V. n. Donner du biais ; voy. 
BIAIS, GUINGOIS. — Ne pas agir franche- 
ment; monl a-dreus ganl-hi. Il biaise. 
mont a ra , a-dreus ganl-hi. Il ne sait 
pas biaiser , displeg eo he-ma. Sans 
biaiser, rag-eeun, rube-rubene. G. 

BIOEF.ON, s. m. Petite bouteille pour 
faire boire les enfants h la mamelle ; 
pod bronnek , podik bronnek , m. — 
Ivrogne, ctc; voy. ce mot. 

BIBLE, s. f. Annholl skriluriou sakr, 
ar skrilur sacr, ar skriluriou sakr, levr 
ar skrilur sakr ; bibl, f ; ar vibl. 

BIBLIOTHÈQUE, s. f. Kampr al le- 
vriou, f. Il est daijs la — , ema e kampr 
al levriou. Vous avez une belle — , 
l;als a levriou hoc'h eus. 

BICHE, s. f. Heises (hehizcz), f. pi. 
ed ; karces, f. pi. kervez. Le premier 
de ces substantifs, d'après Grégoire, 
désigne une biche qui n'a pas encore 
eu de petits. Hors du Léon , heies 
(liehiez), f. La biche, ar ganes. Les 
biches, ar c'herves. 

BICCÇUE , s. f. Ti douar, eunn li 
rnoyedel , eunn tout moget ; lojell , f. 
klo'ienn gear. f. Gr. 

BIDENT, s. m. Krog daouresek, m ; 
bicacli, m. 

BIDET, s^ m. Marc'his, m ; pi. keze- 
gigou ; ronsik , m. pi. roñseedigou. 
Bidet qui va l'amble, iñkane, m. 

BIEN, s. m. Ce qui est juste et utile ; 
mad, m. Vann. Mal. Le souverain — , 
ar mad dreist pep mad. Les gens de 
— , ann dud rad. Ce sont des gens de 
— , lud vad int. Faire le — , ober rad, 
ober ar mad, p. great. Faites du — à 
tous les hommes, gril vad d'ann dud 
hidl. Il ne se lasse pas de faire le — , 
ne skuis nepred oc'h ober vad. Pour le 
— public, ei?î7 mad ann /toU. Puisque 



BJE 

I1ÛU5 lie pouvons rien l'aire de — , ya 
ne cbellomp ober nep tra rad e-bed, 
ou par élision, pa ne cliellomp ober 
iietra vad e-bed. Voy. LICENCE. Dire du 
— de quelqu'un, meuii, u. b. Il ne sait 
pas encore discerner le — du mal , ne 
oar ket c'hoaz anaoul ann drouk dioc'h 
ar mad. Je ne connais personne qui 
me veuille du — , ne anaiezann kristen 
war ann douar a garfe ca mad. s. N. 
Ils ne m'ont jamais voulu de —, ar 
re-ze n'ho deuz bi!,koaz karct ra mad. 
Cela me ferait du — , rad a raff. kemcnt- 
se d'in. Il lui faisait le plus de — pos- 
sible, ober a rea d'ezhan (jiceUn ma 
c'haUc Pour peu qu"o;i lui fit du — _, 
ann dist^ra vad a veze yreat d'ezhan 
(sous-entendu le mot irai. Quel — 
produit dans un ménage une sainte 
mort ! Pebez tra vad enn eann tiegez 
gxcelel eur maro sañtel ! pebez vad a 
rô enn eunn tiegez gicelet eur maro 
sañtel .' T. Les pauvres à qui il avait 
fait du — , ar beorien en doa bel great 
vad d'esho. Plusieurs des phrases ci- 
dessus ne supporteraient pas l'analyse 
si l'on ne sous-entendait pas le mot 
tra devant vad. 

•2° Signifiant plaisiii ; ebad, ébat, m ; 
mad, m ; plijadur, f. Ce zéphir me fait 
du — , ann aezenn-se a ra vad d'in ; 
ebad eo ann aezenn-ze yan-en. 

3° Richesse, propriété ; madou, pi. 
m ; danvez, m ; tra, f. pi. ou ; glud, 
m. Vann. Madeu, pi. m. Trég. Mado, 
pi. m. Hors du Léo:i, danve, ra. Autre- 
fois on disait gloat au lieu de ylad. 
Les biens de ce moade, madou ar bed- 
ma. Cela est mon — , ann dra-ze a zo 
va zra. Je ne prends rien de votre — . 
ne gemerann seurt eus ho tra ; ne geme- 
rann seurt euz ho re. Voy. AnPARUNIR. 
I! a beaucoup de biens, kalz a radou 
en deuz ; eur madou braz en deuz ; pin- 
vidik-braz eo. Administrer les biens 
de quelqu'un, gouarn madou eunn nll ; 
mera madou eunn ail. G. Il ira pas du 
tout de biens, n'en deuz danvez e-bed ; 
n'en deuz glad. Gr ; n'en deuz mann, 
paour glez eo. Ils se sont perdus corps 
et biens, en em goll ho deuz great tud 
ha madou. Ravir le bien à quelqu un, 
samma he headra da ennn den. Voy. 
Peadra. 

4° Adv. D'une manière convenable ; 
mad, ervad, kaer , brao , dioc'h ann 



BIE 



105 



dibab, eas , e doan\ Il est — vêtu, 
gwisket brao eo. Il n'a pas — fait cela, 
ne d-eo ket bet great mad kement-se 
gant-hañ. Il me connaît —, va anaout 
mad a ra ; anaout mad a ra ac'hanoun. 
Je sais — qu'il est parti, gouzout mad 
a rann ez eo eat kuit. Vous apprenez 
— , deski mad a rit. Il est — sot, diot 
dall eo ; eunn diot naik eo (nahik;. 
Comment se porte - l - il ? Fort — ^, 
penaoz anezhañ ? Brao, brao. Vivez — 
et vous mourrez —, bevil ervad hag e 
vezo mad ho maro. Il chante — , kana 
brao a ra, kana kaer a ra. Ils ne sont 
pas — ensemble, ne d-int ket a-unan ; 
ne d-int ket ervad ho daou. Ils sont — 
ensemble, mignouned int. Gela est — 
façonné, great eo ann dra-ze dioc'h anu 
dibab. Je me trouve — ici, me zo eas 
ama ; me zo ebad d'in beza ama. Je 
suis — par ici pour travailler, a du 
emoun enn tu-ma. Ne te trouves-tu 
pas — ici'' 71 en em gavez-te ket eaz 
ama ? n'oud te ket eas ama ? Voilà qui 
s'appelle travailler bien ! mad ar stal! 
Ces mots peuvent s'employer pour 
toutes sortes de travaux manuels. 
C'est —, dit son père, a zo m.id, eme 
he dad. Tout se passa fort —, pep tra 
a c'hoarvezaz evit ar gwella (guella^. 
Tout va — jusqu'à présent, mad ar 
bed beteg-henn. Il a été battu, c'est — 
fait, fustet fo bet, bevez eo. G. Celui 
qui marie sa fille fait — nep a simes 
he verch a ra ervad. Il a et j — battu, 
gicall fustet eo bet (goall) ; fustet eo bet 
a daill. Il sait — lire, gouzout mad 
a ra lenn^ Pour les nourrir — , evit 
ho maga e doare. 

5° Beaucoup ; gwall (goall), bras, 
kalz, meurbed, a daill. Après l'ad- 
verbe gwall il y a des lettres qui 
se changent, comme après l'adjectif 
gicall. Voy. la Gramra. Il est — fati- 
gu?, gwall skuiz eo ; skuiz maro eô. 
1 Tu as dormi — longtemps, gicall bell 
j oud bet kousket. Il fait — chaud, gicall 
\ domm eo ann amzer. Il est — beau, 
' kaer-meurbed eo. Il est — haut, huel- 
■ braz eo. Avec — de la peine, gant 
poan vraz ; goude kalz a boan, Il est — 
I savant, gtciziek-bras eo. Il a été ~ 
battu, fustet eo bet ken a strakle he 
eskern ; fustet eo bet a daill. 

6° Aussi BIEN QUE. Vous aussi — 
que moi, c'houi kerkouls ha me. Vanu 
Chui kerkous ha me. Corn. Choul 

14 



iO() 



lilE 



kenliouls ha me. Bien que. quoique ; 
petra-bennag ma; pegement-bennag ma. 
Voy. QUOIQUE. — Eii bien, mon benêt! 
Ac'hanta, lann al leue ! Eli bien, 
puisqu'il le faut, nous partirons ; mad! 
mont a raimp huit. Il plaisait au 
prince, si — qu'ils devinrent bientôt 
amis, he-ma a bUje d'ar prins, ma 
t^ujonl e berr amzer da reza daou 
rignoun braz. 

BIEN-AIMt s. m. Mon bien-aiinc, 
ma bien-aimée, va muia karet. En 
amour, va cliarañrez. 

BIENFAISANCE, s. f. Madelez, L 

BIENFAISANT, adj. Mad, karañtezuz, 
douget da ober vad ; nep a ra vad d'ar 
re baour, nep a zo douget da ober vad 
d'ann dud hoU. Les vertus bienfai- 
santes de ces plantes, ann nerz ho 
deuz al louzou-ze da ober vad. 

BIENFAIT, s. m. Madelesiou, made- 
leziou, pi. f ; mad-oheriou, pi. m. Vann. 
Madelecheu, pl.f. Comment pourrai-je 
reconnaître tant de bienfaits? Petra 
rinn-me evit hen allez a vadelesiou? 
Remercier Dieu de ses bienfaits, 
trugareUaai Doue evit he vadelesiou. 
Vos bienfaits à mon égard, ho mad- 
oberiou em c'henver-me. 

BIENFAITEUR, s. m. Mad-oberour, 
m. pi. mad-oberourien ; nep a ra, nep 
en deuz great vad da u. b. 

BIEHEUREUX, s. et aij. Les bien- 
heureux, les esprits bienheureux du 
ciel, ceux qui jouissent de la béati- 
tude éternelle, ann eneou euruz (ehu- 
ruz" ; ar re euruz enn env ; ar zent hag 
ann elez euruz. Les corps bienheureux, 
korfou ar zent binniget. Devenir — au 
ciel, dont da reza euruz enn env. Tous 
voudraient savoir s'ils seront — un 
jour, pep-hini a gnrfe gousout a vrema 
hag hen a vezo snlvet eunn deiz da znnt. 
Au moyen âge le mol gwenvidik était 
en usage. Ar re wenvidik, les bien- 
heureux au ciel. 

BIENNAL, adj. A bad daouvloaz. 

BIENSÉANCE, s. f. Dereadegez , f; 
serenedigez, ï. La — exige que nous 
fassions cela, ober ann dra-ze a zere 
ouz-omp. Voyez le mot suivant. 

BIENSÉANT, adj. Deread. Etre —, 
t>ezo derend. Vann. Bout mat. Il est — 



a vous de faire cela, vber kement-se u 
zo deread d'e-hoc'h ; ober kcm^nt-se a 
zere ouz-hoc"h. B. 

BIENTOT, adv. Abarx nemeur, abenn 
vemeur, hep dale, e-berr, bremaik (bre- 
mahik). Ce dernier ne s'emploie qu'a- 
vec un futur. Il en est de même de 
touchañtik et de touchant (V. et Corn. . 
Je serai — de retour, hremaik e vezinn 
distro. Ils auront — perdu toute leur 
fortune , kollet e vezo buan ho hoU 
vadou gant-ho. Il viendra — , e-berr e 
feuio ; dont a raio abarz nemeur ; dont 
a raio )iep dale. Il devint — plus mé- 
chant que son père, dont a reaz abenn 
nemeur da veza gwasoc'h evit he dad. 
Attendez un peu, mon père va — ren- 
trer, gortozid eur pennad, va zad ne 
zaleo ket d'en em gaout. Il fut — guéri, 
ne oe ket pell na oc pare. Voy. TARDER. 
Il arriva — à grands pas, noe ket pell 
e teuaz a gammejon braz. Je vous écri- 
rai — , me a skrivo d'e-hoc'h eur weach 
ail ha ne vezo ket pell, 

BIENVEILLANCE, s. f. Amitié, bon- 
nés grâces, etc. Voy. ces mots. 

BIENVEILLANT, adj. Bon, affable; 
vi>y. CCS mois. 

BIENVENU, s. et adj. Deuet mad, di- 
gemeret mad. Sois le — , deuet mad ra 
veii ; dfut mad ra vezi. U sera — par- 
tout, digemeret mad e vezo e pep leac'h. 

BIENVENUE, s. f. Donedigez vad, f. 
Paver sa — , paea he znnedigez vad. 
Gr. 

BIÈRE, s. f. Cercueil ; arched, m. pi. 
ou. Vann. Leur, f. pi. eu. Corn. Laour. 
f. pi. iou. En Galles, arc' h, f.V. Mettre 
un mort dans la — , lakaat eunn den 
maro enn he arched. Voyez CERCUEIL . 
ENSEVELIR. 

BIÈRE, s. f. Boisson ; ber, bier, in. 
I Vann. Bir, m. De la petite —, berik. 
I bioc'h, m. Vann. Birik, m. 

BIÈVRE, s. m. Animal; avank, m. pi. 
ed ; bieuvr, m. pi. éd. 

BIEZ, s. m. Canal, conduit ; voyez 
ces mots. 

BIFFER, V. a. Lemel, lamet, p. lamet ; 
kroaza, p. et. Hors du L>on, lemel, p. 
lamet. Vann. Lamein. kroezein. Vovez 
RAYEñ, EFFACER, RATURER. 

BIGAME , s. m. Ann hini en deuz 
dioti r'Iireg. 



BIL 

BIGAMIE, s. f. Stad ann hini en deux 
diou chrecj. La — n'est pas permise, 
ber%et eo oc'h eunn den kaout diou 
r'hreg. 

BIGARRÉ, adj. Briz. marellel, briket. 

BIGARRFAÜ, s m. Fruit; kignesenn- 
cris, t'. pi. kignes-briz. Un — , eur 
gignezenn-vris. Les bigarreaux, ar 
c'hignei-hri'i. 

BIGARREAUTIER, s. m. Gwezenn ki- 
(jnez-hriz, î. pi. gwes kignez-bris. Voy. 
ARBRE. 

BIGARRER, V. a. Marella, p. et ; briza, 
brizella, p. et. 

BIGARRURE, s. f. Marelladur, brisel- 
ladur, m. Evitez ces substantifs. Je le 
reconnais à ses bigarrures, anaout a 
rann anezhañ dre maz eo briz. 

BIGLE, adj. Voy. LOUCHE. Ane. hez, 
loes. 

BIGLER, V. n. Voy. LOUCHER. 

BIGOT, s. m. Eunn den a fell d'ezhan 
rei da gredi en deuz doujans Doue ; 
eitmi den a ra neuz da gaout ar gwir 
zoujans Doue ; nep a ra neuz da bidi 
Doue a galoun. 

BILBOQUET, s. m. BiUok , bikblok, 
m. Vann. Bikblogou. V. Le jeu du —, 
clxoari bikblok. Jouer au — , clioari 
hikblok, c'hoari 'r bikblok. 

BILE, s. f. Âpotum, m. Gr ; apotum 
melcn. Bile noire, apotum du ; li ar 
goad. Gr. Gela lui fera passer sa —, 
ann dra-se a zigaso ann dour fall eus 
lie gorf. Après qu'il eut déchargé sa 
— , goude m'en doe taolet diwar he 
galoun ar pez a rea poan d'eshan. 

BILIEUX, adj. Terme de médecine ; 
apotumuz Gr. — Colère, irascible ; 
voy. ces mots. 

BILLE, a. f. Boule ; voy. ce mot. •— 
La — qui sert au jeu de la crosse ; 
horell. f. pi. ou. Pousser cette bille, 
horella, p. et G. — Bâton qui sert à 
sei'rer les cordes d'un ballot, starde- 
rez, f. 

BILLET , s. m. Lizer , f. pi. iou ; 
tamm User, m. Un — doux, eul lizer 
tener gliz. Gr. 

BILLOT, s. m. PU prenn, m. pi. pilou 
prenn ; pilprenn, m. pi. pilprennou ; 
pilgoz, pHtoz, m. pi. pUgnsinu, pUgn- 
ziou . 



BIZ 



107 



BINAGE, s. m. Terme d'agriculture ; 
pilaoucrach, m. Peu usité. Au moyen 
de deux binages successifs , dre bi- 
laoueraann douar diou weach dioc'h-tu. 
Voy. BINER. 

BINAIRE, adj. Ann niver euz a zaou. 

BINER, V. a. Terme d'agriculture ; 
pilaouera, p. et; rei eunn eil dro d'ann 
douar; cliouennat, p. c'houennet.Vmn. 
Pigellat, distonnein. — Dire deux fois 
la messe en un jour, desservir deux 
églises, lavarel ann oferemi diou weach 
enn eunn dervez ; lavaret diou oferenn 
enn eunn dervez ; lavarel ann oferenn 
e diou iliz. 

BINETTE , s. f. Instrument d'agri- 
culture ; krog da c'houennat ; pech da 
cliouennat, m. Vann. Pigell, f. 

BINIOU, s. m. Instrument de musi- 
que en Bretagne ; voy. MUSETTE. 

BIPÈDE, s. m. Âneval daou droadek. 
m. pi. anevaled daou droadek. 

BIS, adj. Du pain — , bara brazed. 

BISAÏEUL, s. m. Tad-kuñ, m. pi. 
tadou-kun. Au féminin, 7r.amm-gfMñ, 
f. pi. mammou-kuñ. 

BISANNUEL, adj. Ar pez a had daou 
vfoaz, ar pez ne bad nemet daou vloaz. 

BISCUIT, s. m. Gwispedenn (guispe- 
denn), f. pi. gwisped, gicispid ; bispi- 
denn , f. pi. bispid. Du — de mer, 
gwispedenn vor. Un bon — , eiir wiipe- 
denn vad (vispedenn). Les biscuits, ar 
gwisped. Les biscuits de mer, ar bispid 
vor, ar gwisped vor. 

BISON, s. m. Ejenn goues, m. pi. 
ejenned gouez. 

6ISSAC, s. m. 5«c'/i daou bennek, m; 
maletenn, f ; ezef, m. Gr. 

BISSEXTILE, adj. Année —, blavez a 
dri cliant c'houech deiz ha tri-ugent ; 
bloavez ar bizeost. Gr. 

BIZARRE, adj. Parlant des personnes ; 
pennaduz, slullennuz dreist-penn, iskiz, 
egas, kuladuz, froudennuz. C'est un 
homme — , stultennus eo dreist-penn. 
Gr ; stultennach hen dalcli. Gr ; frou- 
dennuz -meurbed eo. G. — Parlant des 
choses ; kerse, dic'hiz, iskiz, dizoare. 
Il lui passa par la tète une idée — . 
hag hen ha trei eur frovdenn enn he 
hmn. T. Vov. ÉTRANGE. 



108 



BLA 



BIZARRERIE, s. f. Voy. BIZARRE. 

BLAFARD, adj. Drouk-lh-et, drouliret, 
dislivet, glaz, disliv, morlivet. Il a le 
visage —, eunn droulivet a zen eo. 

BLAGUE, s. f. Sac à tabac ; liasenn 
rutun, f. ialcli vniun, f. Une — pleine 
de tabac, eul liasennad vutun. 

BLAGUE, s. f. Hâblerie ; voy. ce mot. 

BLAGUEUR, s. m. Voy. HABLEUR. 

BLAIREAU, s. m. Broc'h, m. pi. ed ; 
lous , m. pi, éd. Vaun. Loue' h , m ; 
hourboiitenn, f. Il est puant comme un 
— , fleria a ra evel eur hrocli , ker 
fleriuz eo hag eul louz. Voy. ce qui est 
dit du blaireau au mot louz de mon 
dict. Breton-Français, 1876. 

BLAMABLE, adj. Nep a zo da veza 
tamallel. Ne serais-je pas — si je fai- 
sais cela, ha ne venn-me ket da veza 
tamallel mar teufemi da oher kement- 
se ? C'est une chose —, eunn dra da 
veza tamallel eo. 

BLAME, s. m. Tamall, m ; gaou, m. 
Vann. Temall, m ; gare, ra. — Donner 
le — à quelqu'un ; voy. BLAMER. Il ne 
s'émeut ni du — ni de la louange, ne 
ra van pe lien a veza tamallel pe hen 



a vezo meulct. Digne de 



nep a zo 



da veza tamallel. Voy. BLAMABLE, OIGNE 

BLAMER, V. a. Tamall, p. et ; kavout 
abek enn , p. kavel ; rei ar gaou da, 
p. roet. Vauti. Rem ar gare, temallein, 
garanti. Blâmer (|ue!qu'iin de quelque 
chose, tamall eunn dra da u. h ; rei ar 
gaou evz a eunn dra da u. b. Les 
jeunes filles la blâmaient ds ce qu'elle 
ne faisait pas comme elles, ar mn- 
c'hed iaouank a gave abek enn-hi dre 
ve rea ket evA-d-ho. Que trouve-t-on 
à — en lui ? Pe .scarl abek a gac ann 
dudenn-hal'iPVoy. REP.iOCHE, REPROCHER. 

BLANC, adj. Gtcenn (auonn) ; kann. 
Treg. Gîvenn (gouenn). Des cheveu.K 
blancs, bleo grvenn. Un cheval —, eur 
mardi gtcenn. Une vache blanche, eur 
vioc'h w>nn (veiin). Du vin —, ywin 
gwenn. D'un — éclatant, gwenn-kaun. 
gwenn-gwenn. Blanc comme neige, ker 
gwenn hag ann erc'h. Vêtu en —, gwis- 
ket e gthenn. Devenir blanc, blanchir ; 
voy. ce mot. Vous ne pouvez rendre 
— ou noir un seul de vos cheveux, ne 
d-nc'h ket evit nher eur vlenenn vienn 



BLA 

pe eur vlevenn su. "On a beau lessiver 
les langes des enfants, jamais ils ne 
deviennent blancs , kaer zo bugadi 
traou fank ar vugale. ne wennaont ket 
evelalo (vennaoïit). — Qui n'est pas 
sale ; fresk, neat. Mettez une chemise 
blanche, kemeril lur roched fresk. Don- 
nez-moi une assiette blanche, digasit 
d'in eunn asicd neat. 

BLANC, s. m. La couleur blanche ; 
ar gwenn (guenn). Trég. Ar gwenn 
(gouenn), m. Le — n'est pas beau au 
milieu de la neige, ne d-eo ket brao ar 
gwenn e - kreiz ann erc'h. Le — de 
l'a'uf, ar gicenn vi. Le — de l'œil, 
gtcenn al lagad. — Marque que l'on 
met au but pour le tir ; gtcenn, m. 
Tirer au — , tenna d'ar gwenn. Donner 
dans le — , ikei er gwenn. skei ebarz. 
Il a IVappé dans le —, .ikoet en dem 
ebars. — Craie ; voy. ce mot. — Boire 
dans Sun —, parlaiit d'un cheval ; eur 
mardi a zo baill beleg ann dour. 

BLANCHATRE, adj. Dem-icenn, peuz- 
wenn (venn); gwennard (gueiinard). 
Vann. Ar er gwenn (guenn). 

BLANCHEUR, s. f. Gwennder (guen- 
der), m ; kannder, m. Ces substantifs 
doivent être évités. D'une — éclatante, 
gwenn-kann. A cause de sa — , dre 
ma'z eo gicenn. 

BLANCHIR, v. a. Rendre blanc; 
gwenna (guenna), p. et. Vann. Gwen- 
nein ( gnennein ). Trég. Givennoñ 
(gouennañ). Blanchir de la toile, de 
la cire, gtcenna lien, gwenna knar ; 
kciñlia lien, kañdia nead, kañdla koar. 
Gr. — Laver le linge sala ; voy. LESSIVER, 
LAVER. — Blanchir un mur, gwenna 
eur voger. Gr ; gwispnna eunn ti (,guis- 
pona). — V. n. Devenir blanc ; en 
pariant des cheveux, etc ; gtcevnaat 
\,gueipiaat), p. en, eot ; giaza p. et; 
Umrdi, p. cl. Vann. Gwi nnein (guen- 
iiein) ; louedein. Ses cheveux blanchis- 
sent, 'juennaat a ra he vleo. Ses che- 
veux ont blanchi de bonne heure, 
abred eo glazet he vleo. Son crin était 
blanchi par l'âge, loued oa he reun 
gant nnn oad. C. p. 

BLANCHISSAGE, s. m. Parlant de la 
toile, de la cire, etc, en fabrique; 
kandierez. gwenncrez, m. Parlant du 
li ige sale ; kouezerez, kouesierez, kaîi- 
nerez, ra. Tous ces substantifs sont 
peu ou pas compris ; il faut tourner 



BLE 

la phrase par le verbe , autant que 
possible. Portez ce linge au — , à la 
blanchisseuse, kasit ann dillad fanl;-ze 
d'ar gnnnerez, da di ar gannerez, d'ar 
c'bann-di. Le — est cher ici, kcr eo 
ama gtcnlc'hi ann dillad fonk. Voyez 
L«VER. 

BLANCHISSEUSE, s. f. Celle qui blan- 
ciiit le linge sale ; kannerez. f. pi. ed; 
gwennerez ( guennerez ) , f. pi. ed ; 
kouesierez. kouezerez, f. pi. ed. Dites à 
la — de me laver cette chemise, livi- 
rü d'ar gouesierez gwalchi va roched 
d'in. Dites à la — de venir chercher 
le linge sale, livirit d'ar gannerez dont 
da gerc'hat ann dillad fank. C'est une 
bonne — , eur gannerez vad eo. 

BLASPHÉMATEUR, s. m. Toiier, m. 
pi. ien ; touer-Doue, ni. pi. tonerien- 
Doue; sakreer, m. pi. ien. 

BLASPHÈME, s. m. Kûtnz a-enep 
Doue, komz a-enep lezenn Doue, f. pi. 
komzou a-enep Doue, komzou a-enep 
lezenn Doue; foultradenn, f. pi. ou; 
sakreou, pi. m ; drouk pedenn, m. pi. 
drouk pedennou. Vous avez entendu 
ses blaspiiènies, klevet oc'h eus anes- 
hafi tnui Doue. Voyez BLASPHÉMER, 
IMPfiÉMTION. 

BLASPHÈMES, v. n. Tout Doue. p. 
louct ; komz a enep Doue, a-enep lezenn 
Doue , p. komzet : foultradi , p. et ; 
sakreal, p. sakreet ; lavaret sakreou, 
p. lavaret ; drouk pedi, p. drouk pedet. 
En blasp^iénaa.it, enn eur doui Doue. 
Je l'ai entendu — , klevet am euz anez- 
hañ lavaret sakreou. Combien lu es 
impur po.ir oser ainsi — à mes oreil- 
les 1 Gwa'l louz oud da choueza em 
diskou'trn traou kpn hudur ! Us blas- 
phémaient à l'occasion de ses mira- 
cles, drouk prezek a reanl he vurzudou. 
H. 

BLATIER, s. m. Marc'hadour ed, m. 
pi. inarc'hadourien ed ; portezer, m. 
pi. ien. Gr. Vaiin. Porteour, m. pi. 
portfrion, porlizioii. 

BLÉ , s. m. Ed , m. En quelques 
lieux, id. m. pi. edou, idou. Vanii. El, 
m pi. edeu. Un grain de — , eur 
c'hnunenn cd , f. pi. greun ed. Les 
blés biancs, ann edou gicenn. Trég. 
Ann edo gwenn. Blé dur et luisant, ed 
kalet ka lugernuz. Blé d'niver , ed 
goanv. Blé bien nourri, ed bouroun. 
Pav« abondant en —, l>ro kre enn ed ; 



BLE 



109 



bro eduz. Gr. Voy. ABONDANT. Le — 

dont l'épi est sans barbe, ed blouc'h, 
guinis blouc'h. On dit aussi giciniz 
korbi. C'est le blé fin (Corn.;. Blé 
échaudé, ed skaotel, Hors du Léon, ed 
skauiet. Blé charboñné ; voy. ce mot. 
Blé trop monté en paille et qui donne 
peu de grains, gwiniz bann, segalbann. 
Blé dont l'épi est barbu, ed barvek, 
giciniz barvek. Le — que le fermier 
donne comme rente à son maître, gled, 
glez. Blé noir ou sarrazin, gtciniz-du. 
Les petits blés, à savoir : l'orge, l'a- 
voine : ann edou munud. Gr. Couper 
le — trouc'ha ann ed , p. troue het; 
medi, p. rnedet. Couper le — à tour de 
bras, medi a st.rop. Couper le — pai- 
poignées, medi o zournadou. Etendre 
le — sur Taire pour le battre, astenn 
al leuriad , lakaat ai leuriad. Vann. 
Ledein el leriad, ledein er ban. Lever 
le — de dessus Taire, seret al leuriad. 
Vann. Saoueinel leriad, saouein er ban. 
Ramasser le — battu de dessus Taire, 
skuba al leuriad. Vann. Skubein el 
leriad. La pluie a l'ait verser le — , 
diskaret eo bet ann ed gant ar glao. 
Les blés versent, tombent, flea a ra 
ann ed. 

BLÊME, adj. Drouk-livet, droulivet. 
glas, glaz, disliv, melen. melen koar, 
den disliv. Être —, beza droulivet. 
Vann. Bout diiiu, bout dilihu. Il est—, 
eunn droulivet a zen eo. Devenir — , 
glaza, p. et; steana. p. et; giciska 
gwall lion (guiska goall liou), p. 
gicisket. Vann Glasein. 

BLESSÉ, adj. Gnuliet. Dangereuse- 
ment — , gwall c'houliet.Xoy. BLESSER. 

BLESSER, v. a. Donner un coup qui 
fait plaie ; goulia, p. gouliet. Je suis 
blessé à la cuisse, gouliet ounn em 
morzed. Blesser d'un coup de pierre, 
goulia gant eunn taol mean. Il fut 
blessé dun coup de feu, gant eunn 
tenn poultr e oe tizet. C. p. Son père 
fut blessé d'un coup de hache à la 
cuisse, he dad a choarvezaz gant-ha?i 
kaout eunn taol bouchai enn he char. 
R. Quand la blessure a élé faite par 
une bète sauvage, le P. Grégoire em- 
p oie plaouia. Le loup a b.essé le 
veau, plaouiet eo bet al Ipup gant ar 
bleiz. — Incommoder, faire mal, ober 
drouk, p. great ; dieza, p. et. Mes 
souliers me h.essent, ra boutou a ra 
drouk d'iv.. Des sabo** qui mf blés 



110 



BLO 



salent, eitr re voutou a ioa o tieza 
aclïanoun. Blesser la vue, tevalaat 
ann daoulagad. — Faire dommage ; 
ober gaou ocli, p. greal. Cela iie blesse 
personne, l;ement-se ne ra gaou ocli 
den e-bed. — V. refl. En em clioulia, 
p. en em chouliet; en emhistiga, p. 
en em bistiget. Il s'est blessé, en em 
c'houliet eo ; en em bistiget eo. Il se 
blessera, en em clwulia a raio. Il 
s'est blessé, en em c'houlia en deuz 
great. 

BLESSURE, s. f. Gouli, m. pi. ou. 
Ma — se ferme, kiga a ra va gouli. 
Il a reçu une —, gouliet eo bet, eur 
gouli en deuz bet. Couvert de bles- 
sures, gouliet-braz, goloet a chouliou. 
Blessure mortelle, gouli marvel. Gr. 
Sa — est guérie, pare eo he c'houli. 
Montre-moi ton bras que j'examine 
ta —, deus din da vreac'h ma welinn 
petra clioari gant-hi. — Oftense; 
voy. ce mot. 

BLET, adj. Trop mûr; pezel, blod. 
Des poires blelies, per pezel. 

BLEU, adj. Glaz, glas. Des yeux 
bleus, daoulagad glaz. Devenir — . 
dont da veza glaz. Manteau —, mañtel 
c'hlaz. — S. m. La couleur bleue ; 
al liou glaz, ar glaz, ar glas. Le — 
céleste, al Hou pers, al liou glaz pers. 
— Les Bleus, troupes de l'État oppo- 
sées aux Chouans, pendant la guerre 
de la Vendée; ar re c'hlas. 

BLEUATRE, adj. Dem-glaz ; dem- 
f'hlaz, glazard, a demi war ar glaz. 

BLCC, s. m. Tas; voy. ce mot. En 
bloc, unn eil dre egile, a dreuz var- 
c'had, war-eunn-dro. Acheter en — , 
pretia a dreuz varc'had; prena bloc'h 
e-c'hiz m'ema. 

dLOCA&E, s. m. Mein-boed, pi. m. 

BLGCAILLE, s. f. Voy. BLOCAGE. 

BLGND, adj. Melen. melen kaer. Des 
cheveux blonds, bleo melen. Trég. 
Bleo melon. Une fille blonde, eur 
plac'ha zo melen he bleo ; eur placli 
e deuz hko melen. Devenir —, dont da 
veza melen ; melenaat. 

BLONDIN, s. m. Nep en deuz bleo 
melen ; paolr iaouank a zo melen he 
rleo. 

BLOQUER , V. a. Faire le blocus, 
lidr'bia. p. keh'hiet ; qmunna. p. e^ 



BOB 

Ils ont bloqué la ville, grounnel eo 
bet kear gant-ho. G; kelcliiet eo bet 
kear gant- ho ; kelc'hiet eo enn-dro da 
gear. — Terme de billard : lakaat er 

ialcli. 

BLOTTIR (SE), v. pron. Soucha. 
choucha. p. et ; pucha, p. et; klucha. 
p. et. G. ; klufa, p. et. Vann. Kluchein. 
Je m'étais blotti dans un petit coin, 
chouchet e oann enn eur pakadik. C'est 
là assurément une charmante expres- 
sion. Il s'était blotti derrière la porte. 
souchet e oa adre ann or. 

BLOUSE, s. f. Vêtement; flotañlenn. 
f. pi. ou. — Terme de billard ; iakli, 
f. pi. ilc'hier. Avec l'article ; ar ialc'h, 
ann iWhier. 

BLUETTE, s. f. Étincelle; elvenn, 
elfenn, f. pi. ou; elvenn dan, f. pi. 
elvtnnou tan; elienenn, {. p|. ou; 
elienenn dan, f; broud tan, m. pi. 
broudou tan. Vann. Fulenn, f. pi. 
fullad. Voy. ÉTINCELLE. L'étincelle du 
fer rouge, quand on le bat ; sklisenn 
dan, f. pi. sklisennou tan; sklisenn 
houarn tomm. — Au figuré. Il n'a pas 
une — de bon sens, n'en deuz tamm 
skiant vad. 

BLUTEAU, s. m. Burutell, brutell. 
f. pi. ou; tamoez stank, m. Plein un 
— , burutellad, brutellnd, (. Le — est 
percé, toullet eo ar vurulell. Plein un 
— de farine, eur vurutellad bleud. 
Passer la farine au—, tremenar bleud 
dre ar vurutell. 

BLUTER. V. a. BuruleUat, brutellal. 
p. burulellet , brut e lie î ; tnmoeza dre 
ar vu utcll, gant ar vurutell ; tremen 
dre ar vurutell, tremen dre ann tamoez 
stank. 

BLUTOIR, s. m. Voy. BLUTEAU. 

BOBÈCHE ; s. f. Toull ar c'houlaouenn , 
toull ar cliañloler. m. 

BOBINE, s f. Béni, Uni, f. pi. ou; 
kanell, s. pi. ou ; ar ganell, ar cha- 
nellou. Mettre du fil sur une —, lakaat 
neud war eur veni, war eur ganell. 
Bobine couverte de fil, kanellad, f; 
beniad, f. Je nai plus qu'une — de 
fil à dévider, n'em euz ken nemet eur 
ganellad neud, eur veniad neud da 
zibuna. Dévider du fil sur une — . 
dibuna neud war eur ganell, war eur 
reni ; dibuna neud gant eur qonell. 



BOl 

80âO ■ 3. m- Terme eutantin ; 
boubou, boubouik, m. Il a du — , 
boubou en deu:. 

BOCAGE, s. m. Voy. BOSQUET. 

BOETTE, s. f. Mot breton, francisé en 
Basse-Bretagne ; appât pour prendre 
les poisssoiis ; boed-pesked, rn. Vann. 
Bouitpesket. 

BŒUF, s. m. Ejenn, m. pi. éd. Vann. 
Ejoun.ejann, m. pi. ejein, oc'hin. En 
Trég. et Corn. Ijenv, eijenn, oc'han, 
m. ^\.oc'hen,ouc'hcn. Jeune —, krenn 
ejenn. Voy. BOUVILLON. Bœuf raarin. 
ejenn vor. rn. pi. ejenned vor. Un — 
engraissé , eunn ejenn lard. Deux 
bœufs engraissés, daou ejennlard. La 
viande du — , kik bevin, m ; bevin, m. 
Vann. et Trég. Beouin, va. Il y aura du 

— àdiner, kik bevin a veso da lein. Du 

— frais, kik bevin fresk ; bevin disall. 
Un morceau de —, eunn tamm kik 
bevin. Du — salé, bevin ^all. Du — 
salé et fumé, bevin saozon, m ; on 
l'appelle aussi, en termes burlesques, 
moru menez Ane. Gr. Voy. WAIGRE, 
s. m. 

806UE, s. i. Klosenn gistin, f. pi. 
klos kistin. On a écrasé les bogues, 
ftastret eo bet ar c'hlos kistn. Oter les 
bogues, dépouiller les châtaignes de 
leurs bogaes, diglnsa histin. Vann. 
Diglorein kisten. Une belle — , eur 
glosetin gistin gaer. De belles bogues, 
klos kistin kaer. Cette — est pourrie, 
ar glosenn gistin-ze a %o brein. La — 
Je cette châtaigne est pourrie, klosenn 
ar gislinenn-ze a %o brein. Ces bogues 
sont pourries, ar c'hlos kistin -ze a zo 
brein. 

BOIRE, V. a. Eva, efa, p. erel, efet. 
Vann. Ivein, eouein. Corn. Evo, efo, 
efa. Trég. Evañ, efañ, evfañ. Boire 
beaucoup, eva kaer. Il boit à sa soif, 
eva a ra dioc'h ne zec'hed ; eva a ra 
dioc'h m'en deuz seched. Ils ne boivent 
que de l'eau, ho evach a zo dour. Quand 
ils n'ont que de Teanà boire, pa vez 
diicar ann dour. Boire à la santé de, 
eva da iec'hed u. b; eva da chrasou 
mad u. b. Quand il a beaucoup bu. 
pavez tommd'hefri. Il a beaucoup bu, 
eur pikol lampad a zo eat gant-hañ. 
Je bois volontiers de l'un et de l'autre. 
ho daou ez eont gan-en. Il a trop bu, 
ema v:ar he du ; ema eat gant-hi ; ema 



BOI 



m 



gant-hi. 11 boit joliment, brwj a-walc'h 
ez a he vanne gant-hañ. Je boirai bien 
ma bouteille, evit eur voutaillad a ielo 
brao gan-en. Buvez un coup, kemerit 
eur banne da eva. Il aime à — , karet a 
ra ar gwin, karet a ra ar banne. lia 
bu, il est en ribotte, eveteo d'ezhaû. 
Je boirais volontiers un coup, eur 
banne a iafe gan-en. Boire tant et plus, 
eva a c'hoari gaer ; eva ken a strakle. Il 
a tant bu qu'il ne peut plus marcher, 
ker mad eo evet d'ezhan ne c'hell kel 
kerzet ; kemend en deuz evet ne c'heU 
ket kerzet. Il ne peut sempècher 
d'aller boire au cabaret, ne d-eo kel 
evit choum hep mont d'ar gnin. Il y a 
des femmes qui aiment à — un coup, 
merched a zo iiag a gav mad ho 
banne. 

BOIRE, s. m. Le — et le manger, 
ann eva hag ann dibri. Trég. Ann evo. 
Voy. BOISSON. 

BOIS, s. m. Substance dure des 
arbres ; koat, m. prenn, m. Vann. Koet, 
m. D'après Le Gonidec, le mot prenn 
doit s'employer particulièrement pour 
le bois œuvré. Le mot koat s'emploie 
aussi dans ce sens. C'est ainsi que 
l'on dit indifféremment boutou prenn, 
boutou koat, des sabots, chaussure en 
bois. Une pelle de —, eur bal brenn, 
eur bal goat. Du — de chêne, de 
tremble, koat dero, koat elo. En ce 
sens on n'emploie pas prenn. Des 
maisons en — , tiez koat. Un cheval 
de — , eur marc'h koat. Du — mort 
ou sec, krin, m. Ramasser du — sec, 
dastum krin. Bois pliant, servant à 
divers usages, kevez, keouez. m. Une 
branche de ce bois pliant, kevezenn, f. 
— Forêt; koat, ra. pi. koajou. Vann. 
Koet, ra. pi. koedeu. Il y a beaucoup 
de — par ici, ar c'hoajou a zo stank 
dre ama. Bois failli, koat med, m. pi. 
koajou mpd. Bois de haute futaie, 
koat braz, koot huel. Pelit — , brou.<!- 
koat, m. pi. hrouskoajou ; koat bihan, 
m. pi. koajou bihan. Bois fourré, koat 
stank. Ouvrier qui travaille dans les 
bois, koataer, m. pi. ien. G. Bois de 
sciage, bon à scier en long, koat hes- 
kenn, koat da heskennat. Bois scié en 
long, koat heskennet. — Bois de chauf- 
fage ; keuneud, keuneut, m. Vann. 
Kenet, m. Le substantif keit^eud s'em- 
ploie comme pluriel. C'est un nom 
collectif et de plus il peut être consi- 



ll^ 



bui 



déré comme le pluriel de keuneud^mn, 
bûche. Ainsi, en parlant du bois de 
chaufî'age, on dit en breton : digasit 
anezho ama, apportez-le ici; gicerzet 
hoc'h eus-hu ho re? Avez-vous vendu 
le vôtre? Du gros — de chauffage, 
keuneud kalet. Du — de chauffage qui 
a été pelé, keuneud kign. Du — à 
scier, keuneud eskenrt. Du — à fendre, 
keuneud faout, keuneuddraill. Du menu 
~ à brûler, briñsad,m; brusnuadou, 
pi. m. Brins de — des pauvres; voy. 
BRIN. Ramasser du — de chauffage, 
keuneuta, p. et. Ils sont allés ramasser 
le — de chauffage, emint o keuneuta. 
J'irai demain faire ma provision de 
—, me ielo warc'hoaz da breiia keuneud. 
Exploiter un terrain planté de — de 
chauffage, /feuneuta. Bois ponr chauffer 
le four, keuneud fourn , gnr fourn ; 
keuneud gor; keiineud da wiri ar fourn 
(viri). En Basse-Bretagne on appelle 
bois, diverses substances séchées que 
l'on brûle dans les pauvres maisons et 
dans les contrées où le bois manque. 
Ainsi, la fougère desséchée et destinée 
au chauffage, se nomme keuneud laka- 
laka ■ radenn seac'h. Le goémon lavé 
et desséché que l'on destine au même 
usage, est appelé keuneudmor; bezin. 
Les mottes de terre desséchées, 
mouded ; keuneud douar. La bouse de 
vache desséchée au soleil, beusel ; 
keuneud berr. Gr. Sur le litloral breton 
on appelle Tolpez, lorpez, de la bouse 
de vache pétrie avec des résidus de 
lin ou des débris de paille. En d'autres 
localités, c'est tout simplement de la 
bouse de vache, de bœuf que 1 on fait 
sécher au soleil en la plaquant cor.tre 
les mur. 

BOIS, s. m. Partie de certains objets. 
Bois de lit, stem gwele, m. koatgwele, 
m ■ arch loele. f. Le — d'un tami.s 
kant ann tamoez, m. Le — du cerf, 
korn karo, m. pi. kerniel karo. 

BOISAGE, s. m. Charpente; koat 
eunn ti, framm, eunn ti, m ; koadach, 
m. Gr. 

BOISÉ, adj. Ce pays est bien— , stank 
eo ar gioez er vro-ze. 

BOISSEAU, s. m. Mesure pour les 
grains; boezell, m. Plusieurs font ce 
substantif du genre féminin. La conte- 
nance d'un —, bnexellad, m. Le — est 
cassé, torrel eo bet ar bnezell Un — de 



mi 

froment, eur boezellad gwiniz. Lu 
demi-boisseau de seigle, eunn hanter 
voezellad xegal; eunn astellnd segal. 
Le — de Bretagne vaut à peu prés deux 
hectolitre?, eur boezellad e Breiz a to 
daou hektolitrad tnst-da-vad. 

BOISSON, s. f. Eva, evach, efach, m; 
braoued, m. Vann. Evach, ivaj, ni. 
Cette — ne vaut rien, ne dal netra 
ann erach-ma. Ils n'ont d'ordinaire 
pour — que de l'eau, ho ecach a -o 
dour fieurliesa. 11 na pour — que de 
l'eau de la mare, da eva dour ar poull. 
C. p. Quand il n'est pas abruti par la 
— il sait raconter une foule d'his- 
toires, pa vez diabaf cc'h oar kals o 
varvailtou. 

BOITE, s. f. Boestl. boest, f. pi. ou. 
Vann. Boest, f. M. Le Gonidec donne à 
ce mot le genre masculin. C'est de sa 
part une erreur qui provient de ce 
qi,e l'on dit eur voestl prenn, et non 
eur voestl brenn, comme on dit eur 
bal brenn. Voy. au mot ADJECTIF ce 
qui est dit des substantifs féminins 
terminés par deux consonnes diiïé- 
rentes. Le contenu d'une —, hoestlad, 
boesiad. î. La — est trop petite, 
re vihan eo ar voestl. Une — de 
dragées, eur voestlad madigou. Il a 
mangé tout le sucre qui était dans 
la —, debret en deuz ar voestlad sukr. 
Une — en bois, eur voestl prenn. Boite 
à sel, à farine, que l'on suspend près 
de la cheminée de la cuisine, chipod, 
m. — Partie de la roue, boite du 
moyeu, kib, m. p. ou. — Parlant du 
vin, époque où il est bon à boire. 
Ce vin en est à sa —, ar gwin-ma a 
zo mad da era ; ar gwin-ma a zo 
loar he du, a zo enn he dro, a zo enn 
I he vlaz. 

BOITER, V. n. Beza kamm. p. bet: 
kamma, p. et. Van;.. Bout kamm, kam- 
mein. Il boite, kamm eo, kamma a 
ra. Il boite beaucoup, gwall gamm 
eo. Boiter d'un côté, chilgamma, p. 
et. C. 

BOITEUX, adj. Kamm. Ironiquement 
on dit : falc'her ar pirisil aot. Gr. Il 
est —, eur char dreuz kamm eo ; eur 
char drtuzigel eo;kamm eo. Le diable 
—, ann diaoul kamm. Gr. Boiteux des 
deux côtés, gaolgamm, kamm-gour- 
gamm; kamm euz he zaou droad, kamm 



BON 

enn naou du. Boiteux d'un côté, 
chilgamm. C. 

BOMBARDER, v. a. Voy. CANONNER. 

BOMBÉ, adj. Voy. ARQUÉ. 

BOMBER, V. a. Gwara (goara), p. et. 
Voy. ARQUER, etc. 

BON, adj. Mad. Vann. Mal. Au com- 
paratif, ffîoeîioc'/i (giieiloc'ii). Au super- 
latif, givella (guella). Ce pain est —, 
ar bara-ma a zo mad. Un — pain, eur 
bara mad. Uik; bonne chose, eunn 
dravad. Du — tabac, bvtun mad. De 
— cd'ui-, a gahiun rad. C'est un — 
homme, eunn den mad eo. Tu es un — 
garçon , le a %o eunn tamm mad a 
haolr. Il est trop — pour ses enfants, 
re vad eo e-keFiver he vugale. Seriez- 
vous assez — pour faire cela, ma ve 
ho madeles oher kemenl-se. Dieu est — , 
Doue a zo bras he vadeles. Son père 
qui a été si — pour lui, he dad bel 
her mad out-haFi. Voilà une bonne 
réplique ! Selu ase eur plppad hag a 
slag du J Vous êtes trop — à mon 
égard, c'houi a so re craS ho madeles 
em cliemer-me. Les Uov.s et les mé- 
chants, ar re vad hag ar re fallakr. 
Mon fils sera — et de bonne foi, va 
map a vezo a vadelez hag a feiz mad. 
s. N. Voilà du — breton, du — fran- 
çais, selu aze brezounek iac'h, selu ase 
gallek cliouek. C'était là le — temps, 
lioun-nez oa ann amzer vad. A quelque 
cliose malheur est — , diwar bonn e 
leu eunn dra vad-bennag , e. (eu eur 
vad-bennag ; par élision. C'est un — 
à rien, eur c'holl-bara n'eo ken. Mon 
argent est aussi — que le vôtre, keit 
e lai va archanl hag hocli-hini. Il 
est assez— à manger, m'her cliavann 
madik a-wakli. Cette eau n'est pas 
bonne à boire, ann dour-ze a zo 
fall da eva. Qui — iui semblera, nep 
a blijo gant-hañ; nep a garo. Puisque 
noiis ne pouvons rien faire de — , pa 
ne c'hellomp ober nep ira vad e-bed, 
et par élision, pa ne &hellomp ober 
netra vad ebed. Il n'y a en vous rien 
de — , n'euz cnn-ho&h netra vad e-bed. 
Il est — de prendre conseil, kemeret 
ali a ra vad. Trop savoir n'est pas — , 
diski re ne ra ket a vad. — Trouver 
bon ; kavout mad, et par relâchement 
kaout mad, p. kavet mad, bet mad. 
Vann. Kavein mat. Voy. APPROUVER, 
AGRÉER. Le trouve — ou mauvais qui 



BON 



143 



voudra je m'en soucie peu, bezet 
drouk, bezet mad gant ann neb a garo, 
ne rann fors. L. — Faire bon ; v. n. 
Il fait — près du feu, ebad eo beza 
c-tal ami tan. Il ne fait pas bon le 
contrarier, ne ket brao enebi out-hañ. 

— Tenir bon ; voy. RÉSISTER. — A quoi 

— tout cela ? Pe da ober gant kement 
se? A quoi — t'affliger? Pelra dHd en 
em ricc'hi? Voy. SERVIR. — Tout de — ; 
e gwirionez (guirionez) ; da vad kaer. 
Elle se fâche tout de —, drouk a zn 
enn-hi he gxvalcli (goualc'h). — Bon ! 
Mad ! mad ! 

BONmCE, s. f. Temps calme ; voy. 
ces mots. 

BONBONS, s. pi. m. Madigou, pi. m. 
Tiens, voilà pour acheter des bonbons, 
sell da brena madigou. Une boite de 
bonbons, eur voestlad madigou. 

BOND, s. m. Saut; lamm, m. pi. ou. 
Vann. Saill, m. pi. eu. Faire des bonds, 
lammet, p. lammet. Il a fait plusieurs 
bonds, lammet en deuz meur a weach, 
V(iy. SAUTER, BONDIR. — Faire faux-bon ; 
voy. BANQUEfiûUTE. 

BONDE, s. f. Ecluse d'un étang ; 
laerez, f. Vann. Pale, paleen, f. Lever 
la — , sevel al laerez; leuskel ann dour 
da redek. Mettre la — en place pour 
retenir l'eau, lakaat al laerez. Voy. 
ÉCLUSE, ÉTANG. — Gros bouchon d'un 
tonneau; stoufell, m. Voy. BONDON. 

BONDIR, V. n. Faire des bonds ; 
lammet, p. lammet. Autrefois lammout 
à l'infinitif. Vann. Sailla, p. et; sailla 
e sounn. B. 

BONDON, s. m. Stoufell, m. pi. ou. 
Mettre le — , stoufella, stoufa, p. et. 
Oter le — , sevel ar stoufell ; dlstoufa, 
distoufella. 

BÛNDONNER, v. a. Voy. BOUCHER, 
BONDON. 

BONHEUR, s. m. Euruzded (ehuruz- 
ded), m ; eurvad (eiiurvad, eurvad), f. 
Hors du Léon, evuruzded, m. Je vous 
souhaite toutes sortes de bonheurs, 
kant eurvad r' hoc'h heulio ; eurvad 
d'e-hoc'h digant Doue ; ra viot euruz 
da viken. Voy. HEUREUX. Bonheur au 
fils du roi ! Ra vezo euruz map ar 
roue! Il a du —, euruz eo (ehuruz). 
C'est un — pour lui, eunn taol mad eo 
d'ezhat'i. Par bonheur il ne s'est pas 
fait de mal, eimn taol mad eo d'ezhan, 

15 



iU 



BON 



rak n'en deus bet drouk e-bed. Par — 
votre pouvoir ne s'étend pas sur moi, 
gwella Ira so n'hoc'h euz ket da welet 
war-n-oun. Je ne veux que votre — , 
tra kent ho mad ne salc'hann-me. G. 
p ; me a glask ho mad ha netra ail 
e-hed. Mon Dieu, vous êtes tout mon 
bonheur ! va Voue, c'houi a %o va holl 
vadou ! Il a eu du — dans son entre- 
prise , deuet eo gant-hañ he daol da 
vad. Il n'a pas eu de — , deuet eo gant- 
lian he daol da fall. M. Quel bonheur ! 
Nag eiirusa tra! Alors vous regardiez 
tomme le plus grand — d'être compté 
pour rien parmi les hommes, neuze e 
kavche d'e-hoc'h es eo ho prasa mad 
beza evel netra e-toues ann dud. — Le 

— éternel ; voy. FÉLICITÉ. 
BONIFIER, v. a. Voy. AMÉLIORER. 
BONJOUR, interjection. En tutoyant, 

deis mad d'/d, et par contraction, de- 
malid; bes iac'li. Quand on ne tutoie 
pas, deiz mad d'e-hoc'h, demateocli, 
bezit iacli. Trég. et Corn. De mad. 
Bonjour, mon frère, dematid, va breur. 
Bonjour, monsieur, deiz mad a lara- 
rann d'e-hoc'h, aotrou. Souliaiter le — 
à quelqu'un, lavaret demateocli da u. b. 
BONNE, s. t. Gouvernafite ; placli 
ann ti , plach dindan bugale ; cette 
dernière est la — d'enfants ; matez, f. 
V'ann. Malec'h, f. Vov. SERVANTE, FEIVIME 
DE CHAMBRE. 

BONNEAU, s. m. Terme de marine ; 
boe, boa, m. 

BONNET, s. m. Boned, m. pi. ou. Un 

— caiTé, eur boned kornek. Un — de 
nuit, eur boned nos. Tirer son — soit 
pour saluer, soit pour un autre motif, 
lemel he roned dhcar he benn. 

BONS -HOMMES, s. pi. m. Fleur; 
fréon, feon, m. roz fourdriliz, m. 

BONSOIR, interjection. En tutoyant, 
noz vad dHd. Sans tutoyer, nos vad 
d'e-hoc'h. Je vous souhaite le — , noz 
vad d'e-hocli digant Doue. Dites — à 
votre père, livirit noz vad d'/io tad. 

BONTÉ, s. f. Madelez, f. pi. madele- 
siou, madelesiou. Vann. Madeleach, ï. 
Vous avez trop de — pour lui, re a 
vadelez hoc'h euz enn he geñver , et 
mieux, re vad oc'h out-hañ ; choui a 
zo re vad out-hañ. Vous êtes, mon 
Dieu, la — infinie, c'houi a zo, va 
Doue, ar mad dreist pep mad. Dieu est 



BOR 

la — souveraine, Doue a zo ar mad 
dreist pep tra. La — céleste, ann Doue 
mad ; madelez Doue. Je vous remercie 
de toutes vos bontés, ho trugarekaat a 
rann eus ho madelesiou. Vous avez eu 
cette — pour moi, c'houi hoc'h euz bet 
kemend a vadelez em c'hefiver. Si vous 
aviez la — de me laisser partir, ma ve 
ho modelez lesel ac'hanoun da vont 
kuit. Elle le pria d'avoir la — de la 
laisser partir, goulenn a reaz out-hah 
mar d-oa hc vadelez lesel anezhi da 
vont kuit. 

BORD, s. m. Extrémité ; berenn, I'. 
pi. ou. — Rive, berge, rivage ; aot, 
m. pi. aochou ; ribl, m. pi. ou. Sur le 
— de la mer, lez aot ar mor, e-lal aot 
ar mor, a-hed ar mor, war lez ar mor, 
e ribl ar ster. Sur le — de l'eau, war 
or ann dour. Gr. Sur le — du chemin, 
war ribl ann hent. Gr ; e-tal ann hent. 
Il est sur le — de l'abîme, ema o vont 
da goll. Tirer sur le — une chose qui 
est dans l'eau, tenna eunn dra war ar 
zeacli. 

BORO, s. m. Partie supérieure d'un 
vase, etc ; goñvor, gor, m ; genou, m ; 
muzell, L pi. ou. Par dessus le — , 
dreist gonvor, dreist gor. L'eau coule 
par-dessus le — , redek a ra ann dour 
dreist ; skuilla a ra , fenna a ra ann 
dour dreist. L'eau bout jusqu'à se ré- 
pandre par-dessus les bords, birvi a 
ra ann dour dreist he barr leun ; birvi 
a ra ann dour ken na zeu er-meaz euz 
ar pod. Le — d'un puits, genou eur 
puns. Le — d'un verre, d'une tasse et 
autres objets qui se portent à la bou- 
che, miizell, f. Voy. LÈVRE. Les bords 
de la rivière sont peu élevés, i?el eo 
glagnou ar ster. 

BORD, s. m. Navire ; lestr, m ; bourz. 
m. A peine étions-nous de retour à 
— , ne oamp ket c'hoaz distroet mad 
d'hon lestr. H. 

BORDÉE, s. f. Parlant d'un navire 
qui louvoyé; bordead, m. pi. ou. Cou- 
rir des bordées, ober bordeadou. Gr ; 
levia, p. leviet. G. — Décharge simul- 
tanée de tous les canons d'un des côtés 
du navire ; bordead, m. pi. ou. Lâcher 
sa — , leuskel he vordead. Étes-vous 
prêts à leur rendre la — qu'ils nous 
ont envoyée ? Ha c'houi a zo fardet da 
gas enn dro d'ezho ar bordead hon euz 
bet ? H. 



BORDÉ, 



BOS 

Voy. le mot suivant. 



BOT 



Ho 



BORDER, V. a. Etre sur le bord ; skei 
icar (skehi var\ p. sknet; beza hed-da- 
hed. L'étang est bordé de prands av- 
hres,gtces braza so hed-da-hed al lenn. 
Les terres qui bordent le rivage, ann 
douar a sko war ann aot. Voy. ATTENANT, 
CONTIGU. 

BORGNE, adj. Born. Rendre — ; voy. 
ÉBOflGNER. Devenir — , dont da reza 
horn ; koll eul lagad ; borna, bornia, 
p. bornet, borniet. Il est devenu — à 
la suite de la petite vérole, borniet eo 
bet gant ar rreac'h. Elle est méchante 
comme une femme — , hou-ma a so 
drouk evel eur vornez. Son frère est — , 
boni eo lie vreur. 

BORNE, s. f. Limite, extrémité; 
bevenn, f. pi. ou ; lesenn, f. pi. ou. 
Sans — , dirent. Mer sans — , mor 
di-aot, mor diaol. T. Voy. INFINI. Ce 
qui dépasse les bornes de lesprit 
humain, ar pes a so enn tu ail da 
spered ann den ; ar pes a so dreist 
skiant ann den. — Pierre bornale ; 
mean-hars, mean-bonn, m. pi. mein- 
hars ; mein-bonn ; hars, m. pi. ou. G. 
Placer des bornes, planta mein-harz. 
N'ôtez pas les bornes de là, arabad eo 
d'e-hor'h tenna alessc ar rein -hars. 
Voy. PIERRE. 

BORNÉ, adj. L'a esprit — , eur spered 
berr ; eur speredik bian. La vue de 
cette maison est bornée, eunn ti berr 
loeled eo (veled). 

BORNER, y. a. Limiter; berenna , 
bevenni, p. et ; lesenna, p. el ; ober eur 
rerenn da , ober eul lezenn da. Gv. 
Voy. BORNE, LirflITE. 

BOSQUET, s. m. Bodenn ices (vez), 
f. pi. bod gwez, bodennou gwes (guez); 
koadik e leac'h ma kaver disheol enn- 
hañ ; bruskoat , m. pi. bruskoajou. 
Voilà de sombres bosquets, setu ase 
bod gicez hag a zo slank : selu azc 
bodennou slank a tcez (vez). Un — , 
eur vodenn wes. Un petit — , eunn 
lamm bruskoat. 

BOSSE, s. f. Grosseur au dos, tort, 
m; voy. BOSSU. — Enflure par suite 
de contusion ; koenv, m. kaledenn, f; 
gor, m. Il a une — à la tête, bes' en 
deuz eur choenv enn he benn. Faire 
une — à la tète de quelqu'un, bosi- 
gerni he benn da u. b. Gr. — Enfon- 



cement qui survient à la vaisselle par 
suite de choc ; koagenn, f. pi. ou. Voy. 
BOSSUER. — Nœud, parlant des arbres ; 
voy. NŒUD. 

BOSSELER, V. a. Voy. BOSSUER. 

BOSSU, adj. Tort. Au féminin, tortes. 
Devenir — , dont da vesa tori. Rendre 
— , tortaat, p. eet, eat. C'est une c'iute 
qui l'a rendu — , torteet eo bet gant eul 
lanxm. T. On dit que les bossus ont 
le poumon mauvais, ann dorted, dioc'h 
ma lararer, ne d-int kel iac'h askerent. 
Gr. Bossu par devant et par derrière, 
tort a siaraok hag a siadre ; tort enn 
daou du. Cette locution enn naou du. 
pour enn daou du, est très-commune 
en Cornouaille. Femme qui est un peu 
bossue, eur vaouez A'emifc (kehinik). Il 
est — , eunn tort a so war he gein. 

BOSSUER, V. a. Faire des bosse? à 
la vaisselle ; koaga, p. et. La vaisselle 
est bossuée, koaget eo al listri kegin. 

BOT, adj. Pied-bot, troad potin, troad 
bout. Vann. Troet stropet. Celui ou 
celle qui a un pied-bot : paogamm , 
pogamm ; pogammez, paogammez.Yoy. 
PIEB-BOT. 

BOTTE, s. f. Assemblage de choses 
de même espèce ; hordenn, f. pi. ou ; 
botell, (. pi. ou ; tortell, f. pi. ou ; 
dramm, m. pi. ou. Une — de foin, 
eunn dortell foenn , eur rotell foenn. 
Une — d'herbes, eunn hordenn ieot. 
Une — de navets, eunn druillad irvin. 
Botte de lin après l'arrachement ; 
pakad Un, m ; savodell, m. Une — 
de paille , eunn hordenn golo , eunn 
dortell golo. Lier en — ; voy. BOTTELER. 
— Terme d'escrime , taol feuk , m. 
Porter une — à; rei eunn taol feuk 
da. — Chaussure ; heuz, m. pi. heu- 
sou, heusaou. Vann. Hes, hous, m. 
pi. eu. Une paire de bottes , eur 
re heuzou. Mettre ses bottes, kemeret 
he heuzou. Voy. SE CHAUSSER. Faire des 
bottes , ober heuzou. Vann. Gober 
hezeu. Oter les bottes à quelqu'un , 
diheuza u. b. Oter ses bottes, en em 
Ziheuza. Voy. SE DÉCHAUSSER. 

BOTTELER , v. a. Tortella , p. et ; 
botella, p. el ; hordenna, p. et. Vann. 
Bottellein. Botteler du foin, de la paille, 
torlella foenn, hordenna golo , botella 
foenn, botella golo. 



116 



BOÜ 



BOTTER (SE) , v. prou. Kemeret he 
heusou. Voy. SE CHAUSSER. 

BOrriER, s. m. Voy. CORDONNIER. 

BOTTINE, s. f. Chaussure; bodre, 
m. pi. ou; heuiik, m. pi. heuzouigou, 
Une paire d3 bottines, ewr re vodreou, 
eur re heuzouigou. 

BOUC, s. m. Bnulc'h, m. pi. eil. Corn. 
Boc'h, m. Il pue comme un —, fleria 
a ra evel eur bouc'h. 

BOUCHE, s. f. Genou, ginou, m. Pro- 
noncez ces mots comme en français : 
Gué-nou , gui-nou. Vann. Geneu, m. 
Corn, et Trég. Geno, m. En Galles, 
geno, gen. Prononcez les mots genn, 
gen comme en français gaine , le g 
breton étant dur. La bouche des ani- 
maux en général, bck, m. Ce mot se 
dit aussi iroaii[uemenl en parlant d'un 
homme. Une glande — , eur bek fourn, 
eur geol. Voy. GUEULE. Homme qui a 
une grande — , genaouek. La — d'un 
cheval , bek eur mardi , genou eur 
marc' h. Fermer la — à quelqu'un , 
serra he vck da u. b ; serra he c'henou 
da M. b. Il dort la — ouverte, kousket 
a ra he c'heiiou diqor. Ouvrir la — , 
digeri he c'henou. Fermer la — , serra 
he c'henou. Ouvrez la — bien grande, 
digoril frank ho kennu. Fermez la — 
maintenant, serrit ho kenou brema. Je 
saurai lui fermer la —, le faire taire ; 
me raio d'ezhan tevel. Garder une chose 
pour la boiHie — , mirel eunn dra evit 
ann tamm diveza. Faire la petite —, 
faire des façons, etc ; besa lent da staga 
ganl-hi. (Prononcez lent, comme en 
français iainte.; Bouche-à-boiiche, bek- 
oc'h-vek. De —, de vive voix, a clienou. 
De — en — , a clienou da c'henou. La 

— d'un canon, genou eur c'hanol. La 

— d'un four, genou eur fourn , ann 
toull fourn, ar mouchall fourn. Gr. 

BQUCHt E, s. f. Genaound, ginaouad, 
m ; leiz ar genou ; begad, m ; lammik, 
m. Une — de pain, eunn lammik bara. 
Par bouchées, a vegadou. D'une seule 
— , enn eur genaouad. Voyez BOUCHE. 
Depuis longtemps il n'avait u.angé 
une bouchée de pain, ne oa eat lamm 
bara enn he clienou pell zo. 

BOUCHER, v. a. Fermer le passage à 
l'eau, à l'air; stafika , p. et. Vann. 
Stañkein. Trég. Sta7ikm. Le canal est 
bouché, stañket eo ar clian-dour. Bou- 



BOÜ 

cher une porte, stañka eunn or, kloza 
eunn or. — Fermer avec un bouchon, 
stoufa , s te fia , stevia , p. et. Vann. 
Steuein, slefein, p. steuet, stefet. Bou- 
cher une bouteille, stoufa eur voulaill. 
Bouteille qui n'est pas bouchée, bou- 
taill distouf. Se — les oreilles, slañka 
lie zisknuarn ; prenna he %i<kouarn. 

BOUCHER, s. m. Kiijer, m. pi. ien. 
Vann. Baser, m. pi. ion. Au féminin, 
greg ar cliiger ; kigerez, pi. éd. 

BOUCHERIE, s. f. Kigeri, f ; baserez, 
f. Vann. Boscrecli, f. Ces mots ne sont 
guère usités. Brebis destinée à la —, 
dafivad mad da reza lazet. Mer.cr un 
animal à la — , kax eul loen da laza. — 
Grand massacre. Ce fut une véritable 
— , kalz a dud a oe lazet eno. 

BOUCHOIR, s. m. Plaque ou pierre 
qui ferme l'entrée d'un four, do r fourn, 
f ; mean fourn, m. Le — , ann or fourn, 
ar mean fourn. 

BOUCHON , s. m. Objet servant à 
boucher les bouteilles ; stouf, stef, m. 
pi. ou. Vann. Stef, m. pi. stefeu, stevon. 

— Poignée de paille , de foin , etc ; 
torchacl kolo , torchad plouz , torchad 
foenn, m. pi. torchadou kolo, etc. — 
Enseigne de cabaret; bar ann ti, m. 
Bod-huel, s. m. 

BOUCHONNER, v. a. Frotter avec un 
bouchon de paille, etc ; torcha, p. et. 
Il est à — la table, ema o torcha ann 
daol. 

BOUCLE, s. f. Anneau ; loga&enn, f. 
pi. ou. La boucle que l'on met aux 
naseaux des pourceaux; minouer, m. 
pi. ou. Vann. Fibl, fimbl, m ; minell, 
f. Trég. Minoc'heU , f. pi. o. Corn. 
Minell, f. — Boucle qui fait partie des 
harnais ; eseo, ezev, ezef, m. pi. izivi. 
G. — La boucle que l'on met aux 
juments, lagadenn, f. — Les boucles 
des souliers, bonklou, bloukou, pi f. 

— Touffe de cheveux ; roddl vleo, f. 
pi. rodellou bleo ; bodeiin vleo, f. pi. 
bodennou blco. 

BOUCLÉ, adj. Des cheveux bouclés, 
bleo rodellel. 

BOUCLER, V. a. Parlant des cheveux, 
rodidla bleo. Boucler une jument, laga- 
dcnna lost eur gazek. Boucler des pour- 
ceaux, minouera mocli. Corn. Minella 
mocli. Trég. Minocliellañ moc'h. 



BOÜ 

BOUCLIER, s. ra. Tirenn, f. pi. ou ; 
shoed, ra. pi. ou ; tarjan, tarjam, m. 
Gr ; daez, pavez, roñdachenn. Gr. 

BOUDER, V. n. Mousa, p. et. Vann. 
Mouchein. En Cornouaille, choum da 
hounal. Il boucle, mousa a ra ; mouset 
eo ; eal eo da gear-mouzik. Gr. Il ne 
boude pas à l'ouvrage, ne skuiz nepred 
gant he labour. 

BOUDERIE, s. f. Mouzerei, m. Vann. 
Moucherech, m. 

BOUDEUR, s. m. Mouzer, m. pi. ien; 
moulbennek, mousklennet, m. pi. moul- 
benneien. Gr. Au féminin, mouzerez, 
moulbennegez, pi. éd. Vann. Moxic'her, 
m. pi. kn ; mouclierez, f. pi. et. 

BOUDIN, s. ra. Gwadegenn (goade- 
genn), f. pi. ou. Vann. Gioedigenn (goe- 
digenn), f. pi. en. Boudin blanc, gwa- 
degenn wenn; lezegenn, 1'. pi. ou. La 
fête des boudins, fcsf «nu /loitc'/nTriv.); 
fest-moc'h ; [est ar givadege.nnou Nous 
ferons demain la fête des boudins, ni 
raio warc'hoaz fest ar gwadegennou. 
Donnez-moi un — , roit d'in eur 
icadegenn (oadegenn). Eu quelques 
localités, on prononce dans ce dernier 
cas eur voadegenn. Voy. ARC, ASSEZ. Je 
n'aime pas les boudins, ne gavann ket 
inad ar gvmdcgennou. 

BOUE, s. f. Fank, m; kaiUar,xî\\ 
libisir. G ; bouillenn, f. Ce dernier est 
usité aux environs de Brest, dans le 
sens de boue des chemins. Trég. Kam- 
■poulenn, f. Corn. Strouill, m. Salir 
avec de la — , kaillara, p. et ; fanka, 
p. et; stlabeza, p. et. Coni. Sirouilla, 
p. et. Rempli de — , parlant d'un clie- 
min, etc; kaillarek; louz. Voy. BOUEUX. 
Oter la —, digaillara, p. et ; difanki, 
p. et. Ses habits étaient couverts de 
— , fank ki oa penn - da - benn ; eur 
strouñsad fank a ina oul-hañ ; lo^n hri 
oa. T. Il y a da la — sur la ruuto, 
bouillenn a zo war ann henl ; lonz eo 
ann lient ; kaillarek eo ann hent. Voy. 
CROTTE. 

BOUÉE, s. f Terme de marine : boe 
savetei, boa savetei. (Léd.) 

BOUEUR, s. m. Ramasseur des boues 
de rues ; fañkeger, va. pi. ien ; kailla- 
reger, m. pi. ien. 

BjUEUX, adj. Kaillarek, louz. Ce 
chemin est — , bouillenn a zo war ann 



BOÜ 



417 



hent ; louz eo ann hent ; kaillarek eo 
ann hent. Voy. BOUE. 

BOUFFÉE, s. f. Masse de vent, de 
fumée ; barrad, m ; kaouad, f. pi. ou. 
Une — de vent, eur gaouad avel, eur 
fourrad avel. 

BOUFFER, V. n. C'houeza he zivoc'h. 
Au figuré. Il est bouffé de colère, eunn 
drouk braz a zo savet enn-hañ. Voyez 
COLÈRE. 

BOUFFI, adj. Enflé, enflammé ; koeñ- 
vet, c'houezet. Il a le vioage —, koen- 
vet eo he benn ; koenv a zo enn he benn. 

— Au figuré. Il est — d'orgueil, eunn 
den rok eo ; huel eo he benn gant-hañ. 
Voy. ORGUEILLEUX. 

BOUFFISSURE, s. f. Enflure: koenv, 
m. Parlant du style ; voy. ENFLER. 

BOUFFON, s. m. Farser, m. pi. ien; 
farvell, farouell, m. pi. éd. Faire le 

— , farsa'l , p. farset ; cher bourdon 
koant, ober farsou. 

flOUFFONNER, v. n. Voy. BOUFFON. 

BOUFFONNERIE, s. f. Bourd koant, 
m. pi. bourdou koant ; fars koant, m. 
pi. farsou koant. 

BOUGEOIR , s. m. Kañtoler bihan , 
kañloler hep troad, m ; boujiod, m. Gr. 

BOUGER, V. n. Flach, p. et; fiñval, 
p. fmvet ; kabalat, p. kabalet. Vann. 
Fichai, bouljein. Il ne bouge pas, ne 
flach lamm. Ne bougez pas, na flachit 
ket, na fihvit ket ; ne gabalit ket ; list 
ho kabal a-grenn; na gefluskit ket a- 
grenn, s. N. Sans bouger, hep flach 
tamm. Il ne bouge pas du cabaret, 
eina atao enn davarn. Il ne bouge pas 
d'auprès du feu, ema atao dalc'h-mad 
e-kichenn ann tan. — Déplacer, re- 
muer ; voy. ces mots. Cette pierre 
sera difficile à —, ar mean-ze a vezo 
gourt da loc'h. 

BOUGIE, s. f. Goulaouenn goar, f. pi. 
goulou koar. Vann. Goleuenn goer, f. 
pi. yoleu koer. 

BOUILLANT, adj. En ébuUition; bero, 
berv. De l'eau bouillante, dotir bero. 

— Vif, ardent; voy. ces mots. 
BOUILLI, adj. Du lait—, leaz bervet. 

Des pommes de terre bouillies, cuites 
dans l'eau, avalou-douar paredet. 

BOUILLI, s. m. Viande bouillie ; kik 
bero, kik paredet. 



118 



BOü 



BOUILLIE, s. f. iod, iot, m; ar iod. 
Hors du Léon, îoud, tout, m. Celle 
pour les petits enfants, iod bugalc 
munud, m ; iodik, m ; papaik (papa- 
hik), pap, papa, m. Ces deux derniers 
mots paraissent être en usage en 
Angleterre dans ce sens. Faire de la 
— , ober iod. De la — d'avoine, iod 
kerc'h, iod silet. Ce qui reste après 
que la — d'avoine a été tamisée, 
gwachenn, f. Ce mot paraît être une 
corruption du mot gwaskenn (goas- 
ksnn), ou de givaska, pressurer. De la 

— froment, iod gwiniz. De la — au 
lait, à l'eau, iod dre leaz ; iod dre 
ann dour. De la — de châtaignes, 
iod kistin. Le bâton pour remuer la 

— sur le feu, baz iod, f ; krok iod, 
m. Vann. Bac'hioud, f; brepenn, m. 
Manger de la — , iota, p. et. Ils sont 
allés à la campagne pour manger de 
la — , eat inl war ar meaz da iota. 
Mangeur de — , qui l'aime beaucoup, 
paotr iod, m. V ; iotaer, m. 

BOUILLIR, V. n. Birvi, birft, p. et. 
Vann. Berchouein, beruein. L'eau bout, 
birvi a ra ann dour. L'eau ne bout 
pas encore , ne verv ket c'hoaz ann 
dour. Bouillir jusqu'à se répandre 
par-dessus les bords, birvi dreisl he 
barr leun. Du lait bouilli, leaz bervet. 
Faire — dans l'eau de la viande, etc. 
paredi kik, paredi louzou, etc. Faire 

— de l'eau, lakaat dour da virvi. 
Voy. BOUILLON. — Au figuré. Le sang 
lui bout dans les veines, birvi a ra he 
c'hoad enn he gorf. 

BOUILLON, s m. Eau dans laquelle 
on a cuit de la viande ; soubenn sklear, 
i. Donnez-lui du —, roit d'ezhafi sou- 
benn sklear. — Parlant d'une chose 
qu'il faut laisser bouillir encore, 
bervadenn, f; bero, berv, m. Encore 
un — et il sera cuit, eur bero choaz 
hag e vezo poaz. Deux ou trois bouil- 
lons sufliront, diou pe deir bervadenn 
a vezo a-walch. L'eau bout à gros 
bouillons, birvi kaer a ra ann dour. 
La soupe bout à gros bouillons, ar pod 
a verv evel soubenn al laero^m. M. Il 
faut leur donner un bouillon, red eo 
birvi dour war-n-ezho ; red eo ober tan 
dindan-ho ken na vervint. Le sang 
sortait à gros bouillons de sa plaie, 
redek a rea founnuz he clioad euz he 
c'houli, he c'hoad a zeue a vervadennou 
euz he c'houli. Vann. Er goed a ride 



BOÜ. 

evél ur vammenn. — Plante ; ann 
inammen, f ; ann inam, m ; ar gore, f. 
Le — blanc, ann inam gwenn, ar gore 
wenn. Le — noir, ann inam du, ar 
gore su. 

BOUILLONNER, v. n. Birvi kaer. 
Voy. BOUILLIR. 

BOÜLAIE, s. f. Lieu planté de bou- 
leaux ; bcsvennek, f. pi. bezvennegon. 
Trég. Beouennek, f. pi. beouennego. 
Vann. Beaouek, f. pi. beuek. 

BOULANGER, s. m. Former, fournier, 
ra. pi. ien ; baraer, m. pi. ien. Gr. 
Vann. Pober, m. pi. ion. Va chez le — 
chercher du pain, ke d'ann ti fourn 
da gerc'hat bara. J'irai demain payer 
le — , me zigaso arc'hant d'ar former 
warclioaz ; me ielo warc'hoaz da baea 
ar former. 

BOULANGERIE, s. m. Ti fourn. Je 
vais à la — , me ta brema d'an n 
ti fourn. 

BOULE, s. f. Boul, f. pi. ou. Jeu de 
boules, c'hoari boulou. Il joue aux 
boules, ema o c'honri boulou. En Trég. 
on dit aussi c'hoari bilbod, jouer aux 
boules. Une paire de boules, eur re 
voulou. La — pour le jeu de quilles, 
boul yill; ar vont gill. — Celle qui 
sert au jeu de la crosse, horell, f; 
dotu, m. — Boule de neige, kouign 
erc'h, f. pi. kouignou erc'h ; pouloudenn 
erc'h , f. pi. pouloudennou erc'h; 
polotenn ercli, f. Gr. Se battre ù coups 
de boules de neige, en em ganna a 
daoliou erc'h; teurel pouloudennnu 
erc'h. 

BOULE-DOGUE, s, m. Ki saoz, m. pi. 
chas saoz. 

BOULEAU, s. m. Arbre; besvenn, f. 
pi. bezo. Vann. Behuenn, f. pi. behu, 
bco. Trég. Beouenn, f. pi. beoucnno. 
Un beau — , eur vesvenn vraz. Il y a 
là beaucoup de bouleaux, ar bezo a 
zo stank eno. Du bois de — , koat 
bezo. 

BOULET, s. m. Terme d'artillerie; 
boled, boled kanol, m. pi. boledou, 
boledou kanol. — Partie du pied des 
chevaux; boul-troad, m. Il a le — 
enflé, koeñvet eo boul he droad. Voy, 
ESTOMAC pour la construction des 
substantifs composés. 



BOÜ 

BOULETTE, s. f. Des boulettes de 
mie de pain, houlouigou bihan milfik 
tara. 

BOULEVERSEMENT, s. m. Dismantr, 
m; dizurs, m. Quand viendra le — 
de l'univers, pa vezo troet ar bed ivar 
ann tu enep, xvar he c'henou. 

BOULEVERSER, v. a. Dislmr penti evit 
penn, p. diskaret ; trei icar ann tu 
enep (trehi var), p. troet ; lakaat penn 
evit penn, p. lekeat; dismañtra, p. et; 
gtcasta (goasta) , p. et. La ville fut 
bouleversée en un instant, diskaret eo 
bet kear penn evit penn enn-eunn-taol. 
Il me semble que tout est bouleversé 
dans l'univers, kavout a ra d'in ez eo 
troet ar bed icar ann tu enep. Il boule- 
versa tout dans la maison, freuza a 
reas kement a ioa enn ti ; difoeltra 
pep tra a-reai enn ti. M. Mettre en 
désordre, porter le trouble; digas 
irouz enn eul leacli. Vov. TROUBLE, 
DÉSORDRE. 

BOULIMIE, s. f. Naoun bras, ra; ann 
diicaîc'/i fdioualc'h), m: naoun bara, 
lu. Cr. Il est attaqué de la — . aun 
diwalc'h a zo gant-hafi. Plusieurs 
prononcent divoaUli. 

BOULINE, s. f. Terme de marine; 
gwel voulin (goel), f; gwel kosteset. 
Vann. Gioil korn. Vent de — , avel 
voulin. Vann. Àhuel trez, ahuel kostez. 
Aller à la — , kosteza. 

BOULON, s. ra. Hibil houarn, m. pi. 
hibiliou houarn, hibilien houarn. 

BOUQUET, s. ra. Toulle de fleurs ; 
bokejou, pi. m. Faire un —, dastum 
bokejou, paka bokejou, ober bokejou. 
Voilà un beau —, seiu aze bokejou 
kaer. Voy. FLEURS. Bouquet artificiel, 
bokejou livet. Un — de roses, bokejou 
roz. — Bouquet d"arbres ; vov. 
BOSQUET. 

BOUQUIN, s. ra. Koz levr, m; eunn 
tammik koz levr. Ce —, ar clioz levr- 
ma. C'est un vieux —, ne d-eo ken 
nemet eunn tammik koz-levr. 

BOUQUINER, v. n. Prena koz leiriou, 
p. prenet. 

BOURBE, s. m. Vov. BOUE. FANGE 
CROTTE. 

BOURBEUX, adj. Vov. FANGEUX, 
MARÉCAGEUX. 



BOÜ 



119 



BOURBIER, s. m. Lagenn, f. pi. ou; 
poullfank, m. pi. poulloufank. Relirez- 
le du —, tennit anezhañ euz ar fank. 
La charrette est restée dans le —, 
choumet eo ar tharr el lagenn. 

BOURDAINE, s. m. Arbre; evorenn, 
evlenn, f. pi. evor, evl. Vann. Ivoenn, 
evoenn, f. pi. ivo, evo. Du bois de —, 
koat evor. 

BOURDON, s. m. Grosse mouche; 
gtoespedenn (guespedenn), f. pi. gwes- 
ped; safronenn, f. pi. safron. Ü. — 
Le — de la musette, korn-boud, ra. 

BOURDONNEMENT, s. m. Bruit des 
insectes ; bouderez, m ; safron, ra. G. 
Entendez-vous le — des abeilles? 
Kleiet a rit-hu ar gicenan o voudal ? 
— Bruit sourd et confus , quelle 
qu'en soit la cause ; boud, ra. — 
Bruit dans l'oreille ; vov. TINTEMENT, 
TINTER, CORNER. 

BOURDONNER, v. n. Faire du bruit 
à la manière de quelques insectes ; 
boudai, p. baudet: safroni, p. et. G. 
J'entends — les abeilles, me gleo ar 
gicenan o loudal. — Parlant des 
oreilles; voy. TINTER, CORNER. 

BDURB, s. m. Bourc'h, f. pi. jou. 
Hors du Léon, borc'h, f. Il deraeure 
au —, ema o choum er vourc'h. Le mot 
ancien est Gwik (guik), en latin vicus. 
Ce mot ne se retrouve aujourd'hui que 
dans quelques noms de lieu.x, comme 
Guipavas, Guissény, lesquels autrefois 
s'écrivaient Gwik Pavas, Gicik Sezni, 
bourg sous l'invocation de saint Pavas, 
de saint Sezni. Ces deux saints figurent 
au raartyrologe le '24 juillet et le 19 
septembre. 

BOURGADE, s. f. Bourcli rihan; 

bourc hik, f. 

BOURGEOIS, s. m. Bourc'hiz, ra. pi. 
bourclusien; keriad, m. pi. keriz. G. 
Les — de la ville, re gear, ar vour&hi' 
sien. Les — se sont révoltés contre le 
Bailli, re gear a zo en em zaïet a-enep 
ann aotrou 'r Velli. 

BOURGEOISEMENT, adv. Evel eur 
bourc'hiz, evel ar vourc'hisien , evel re 
gear. 

BOURGEOISIE, s. f. Le corps des 
bourgeois d'une ville; re gear, ar vour- 
chisien. Nous lui donnerons le droit 



120 



BOU 



de — , enn hon niver e veso kemeret, s. 
N. On lui accordera le droit de — , 
digetneret e oe e-touez re gear. 

BOURGEON, s. m. Broñsenn, f. pi. 
hrons ; — Buhe , bouton ; voy. ces 
mots. 

BOURGEONNÉ, adj. Il a le nez —, 
chaotret eo lie fri, dour gwinien a zeu 
aneahañ. Voy. COUVERT OE BOUTONS. 

BOURGEONNER, v. n. Terme d'agri- 
culture ; broñsa , p. el. Les aibres 
bourgeonnent, argwes a gemer deliou: 
broñsa a ra ar gwez. 

BOURRACHE, s. f. Plante; kaol-garo, 
m. Il faut y mettre de la — red eo 
lakaat kaol-garo ebarz. 

BOURRADE, s. t. Taol-feuk, m. pi. 
taoliou feuk. Donner des bourrades à 
quelqu'un, rei taoliou feuk da u. b. 

BOURRASQUE, s. f. Barr avel, m. pi. 
barrou avel ; barrad avel, m ; kaouad 
avel ; f. pi. kaouajou avel ; barr amzer, 
ra. pi. barrou amzer: koitrveñtenn , f. 
pi. ou. Vann. Tanl aman, ra ; taul fall 
amzer, m. 

BOURRE, s. 1". Sorte d'étoupe ; bou- 
rell, m ; diboubou, m. s. N. — Terme 
de chasseur, etc ; boxirell, m. 

BOURREAU, s. m. Bourreo , m. pi. 
bourrevien. La femme du — , grek ar 
bourreo. Les bourreaux, ar vourrevien. 
— Homme cruel ; voy. ce mot. 

BOURRÉ, adj. Chaise bourrée, kador 
vourell ; kador reun. 

BOURRÉE, s. f. Fagodenn, f. pi. fagod; 
fagodenn vihan, f pi. fagod bihan. 

BOURRELET, s. m. Collier de cheval ; 
goakol, gwakol, m. pi. iou ; morgo, m: 
pi. morgeier, G. Vann. Bourell, f. Celui 
des bo'ufs attelés ; lok ejcnn, m. pi. 
tokou ejenn ; koldre, m. pi. ou. Celui 
des enfants, bourled, m. 

BOURRELIER, s. m. Goakolier, giva- 
kolier, m. pi. ien ; nep a ra goakoliou ; 
nep a ra harnesiou. Voy. FELLETILR. 

BOURRER, V. a. Maltraiter ; voy. ce 
mot. — Charger une arme ; bourella, 
p. et. 

BOURRIQUE, s. f. Anesse ; voy. ce 
mot. — Machi[ie de couvreur ; kazed, 
ra. pi. ou. Machine de maçon, kravaz 
mafisouner, m. 



BOÜ 

BOURRU, adj. Ginet, grignous, kula- 
duz, egas , kivioul. Le P. Il est — , 
eu/m den ginet eo ; eunn den divalo eo, 
divaio eo ouz ann holl, divalo eo e-keñ- 
rer ann holl. Voy. BRUSQUE, MAUVAISE 
HUMEUR. 

BOURSE, s. f. lalc'h, f. pi. ilc'hier. 
Avec Farticle, ar ialcli, ann ilc'hier. 
Une — pleine, plein une — ; iaWhad, 
f. Une — pleine d'or , eur ialchad 
aour ; eur iaWhad mad a aovr. Rem- 
plir sa — par de petites économies, 
obcr eur ialc'hadik. Tirer de l'ariient 
de sn — ; voy. DÉBOURSER. 

BOURSOUFLAGE, s. m. Vov. ENFLURE, 
ENFLER. 

BOURSOUFLÉ, adj. Voy. BOUFFI, ENFLER. 

BOURSOUFLER, v. a. et n. Voy. ENFLER, 
BOUFFIR. 

BOURSOUFLURE, s. f. Voy. ENFLURE, 
BOUFFIR. 

BOUSE, s. f. Fiente de vache, etc ; 
beuzel , m; kaoc'h saout , m. Vann. 

B'iuzil , m ; bouzil seul (sehuL) , ai. 
Bouse desséciiéc pour être brûlée dans 
les contrées où le bois manque ; beuzel 
seach, keuneut berr, glaoued. Gr ; tol- 
pez, torpez. Voy. BOIS. 

BOUSIER, s. ra. Insecte; c'houil- 
kaoch, m. pi. c'houiled-kao&h. 

BOUSSOLE, s. f. Nadoz-vor , f. pi. 
nadosiou-vor, nadoziou-vor. 

BOUT, s. m. Extrémité ; penn, ra ; 
lost, m ; bek, m. Vann. Blein, blin, ra ; 
penji, m. Autrefois on disait aussi kab; 
mais ce mot n'est plus en usage et ne 
se retrouve que dans les composés 
penngab, etc. \Jn — du mur est tombé, 
eur penn euz ar voger a zo kouezet enn 
he boull. Les deux bouts, anîi daou 
benn. Vann. Enn deu hlin , enn deu 
benn. D'un — à l'autre du monde , 
adalek eur penn euz ar bed beteg ar 
penn ail. Bout-à-bout, penn-och-penn. 
Le — d'en haut, or penn huela. Le — 
d'en bas, ar penn izela, ar penn dioch 
traoñ. Le gros — d'un bâton, ar penn 
braz. Au — d'une gaule, e bek eur 
wialenn. D'un — à l'autre, penn-da- 
benn , penn-dre-benn , adalek ann eil 
penn beteg egile ; adalek al lein beteg ar 
gweled (goeled) ; adalek ar penn beteg 
ann treid. J'ai lu ce livre d'un bout à 
l'autre, lennet em euz al levr-ze penn- 



BOÜ 

dre-benn. Vann. Penn iVer benn. Per- 
sévérez jusqu'au bout, kendalc'hit e- 
pad holl zeisiou ho pues. Il demeure au 
— de l'allée, au — de la place, ema o 
chonm e-tro lost ar rali, e-lro lost leur- 
gear. Le — du nez, bek ar fri, penn ar 
(ri. Montre-nous le — de ton nez, ne 
te caches pas ainsi, tenu da fri er-meaz 
eunn tammik. Les bouts des pieds , 
bliñchou ann ireid. Les bouts des 
doigts, pcnnou ar bisiad. Du — du 
doigt , gant .penn ar bis. Un — de 
cîiandeile, eur penn goulou. Un — de 
corde, eur penn fard, m. pi. pennou 
fard. Goûter u le chose du — des lè- 
vres, lama eunn dra gant begik he 
deod. Toucher du — des lèvres, lakaat 
bek he c'henou icar e. d. b. Prier du — 
des lèvres , pidi Doue diwar vek he 
deod. Savoir quelque chose sur le — 
des doigts , gousout eunn dra dreist 
penn lie vi: ; gouzout errad, e. d. b. Je 
l'avais tout-à-l'heure sur le — des 
lèvres, edo bremaik war benn va zeod. 
Objet qui a deux bouts, daoxt, bennek. 
Un bon — de chemin , exir pennad 
mad a hent. Ils l'accompagnèrent un 
— de chemin, mont a rejont eur pen- 
nad da ambrouk auezhañ. Un bon — 
d'ouvrage, eunn tamm mad a labour, 
eun/i lacliad mad labour. — Au bout 
de, prôp. ahenn, a-benn. Au — d'un 
an, abenn bloas, abenn sur bloaz. — A 
tous bouts de champs, atao. da bep 
mare. — Venir à — de, dont a benn 
euz a, dont a benn a, dont a benn da. 
Avec de la patience on vient à — de 
tout, gant ar boan hag ann amzer, a 
benn a bep ira e teuer. Il ne pouvait 
venir à — de le lire, ne oa kel evit he 
Icnn mad. Je ne puis venir à — de 
cela, ne c'hallann ket oul-hi. M. 

BOUTADE, s. f. Froudmn, f. pi. ou ; 
pennad, m. pi. ou. Suivre sa — , mont 
a-raok he benn. 

BOUTE-FEU, s. m. Terme d'artille- 
rie ; penn-tan, m. — Au figuré. Nep a 
zigas trouz être tud, nep a laka irouz 
être tud. 

BOUTEILLE, s. f. Boutaill, f. pi. ou. 
Ce que contient une bouteille, plein 
une bouteille, boutaiilad, f. La — est 
cassée, (orref eo bet ar voutaill. Une 
— de \in, eur coutaillad gwin. Je boi- 
rais bien ma — , evit ar voutaUlad a 
ielo brao gan-en. Une — d'eau, eur 
voutaiUad dour. 



BOY 



121 



BOUTUJUE, s. f. Stal, f. pi. iou. Une 
— bien montée, eur stal vad. Une — 
bien achalandée, eur stal brudet mad. 

BOUTOIR, s. m. Parouer, m. 

BOUTON, s. m. Bourgeon ; broftsenn, 
f. pi. brons. Se couvrir de — , broñsa, 
pi. et. Les arbres sont couverts de bou- 
tons, ar givez a zo goloet a vrons. Yoy. 
BOURGEON.— Pustule sur quelque partie 
du corps ; bourbounenn, f. pi. bour- 
boun ; porbolenn, f. pi. ou ; drean-kik, 
m. pi. drein-kik ; bulbuenn ruz, f. pi. 
bulbuennou ruz. Son corps est couvert 
de boutons, bourbounennct eo he gorf; 
poriwlennet co he gorf. Nez couvert de 
boutons, fri ruz, fri bulbuennek ; fri 
leun a zrein-kik. Gr. Voy. BOURGEONNÉ. 
— Bouton des vêtements ; nozelenn, F. 
pl. ou ; botoun, m. pi. ou. 

BOUTON-D'OR , s. m. Plante ; pao- 
bran, m. C'est celui des champs, ap- 
pelé Patte-de-Coq. G. 

BOUTONNER, v. a. Mettre les bou- 
tons ; botouna, noselenna, p. et. Bou- 
tonnez la culotte de cet enfant, botounil 
bragou ar buael-ze. 

BOUTONNIÈRE, s. f. Tonll botoun, m; 
touU nozelenn, m. 

BOUTURE, s. f. Faire des boutures, 
tenna eur barrik a-zioc'h troad eur 
blañlenn ha lakaat anezhafi da c'hri- 
sienna enn douar mad ; plega eur barr 
dister ha golei skanv anezliañ a zouar 
mad. Il est venu de — , deuet eo diwar 
vrank, diuar skour, selon sa grosseur. 
Voy. BRANCHE. 

BOUVIER, s. m. Paotr ar zaout, 5m- 
gelarzaout, m. pl. paotr cd ar zaout, 

bugale ar zaout. 

BDUVILLON, s. m. Jeune bœuf; voy. 
ce mot. 

BOUVREUIL, s. m. Beuf, m. pl. ed ; 
pabuour, m. pl. ed. 

BOYAU, s. m. Bouzellenn, f. pl. boa- 
zellou. Vann. Boellenn, t. pl. boellea. 
Trég. BoueUenn, f. pl. bouello. Le — 
culier, bouzellenn ar reor ; ann ioul- 
lec'h. G. Les gros boyaux, ar bouzcUou 
braz. Les boyaux grêles, ar bouzellou 
munud, ar bouzellou bihan. Il mangea 
tout, tripes et boyaux, dibri a reaz 
stlipou ha bouzellou hag ail. Il a 
I toujours un — vide^ bepred e vez 

16 



122 



BRA 



digor he galoun. Arracher les boyaux, 
divouzella, p. et. Vann. Divoêllein. 
Voy. BROUAILLES. 

BRACELET, s. m. Lagadenn vreac'h, 
î. pi. lagadennou vreac'h; chadennik 
vreac'h, f. pi. chadennouigou vreac'h. 

BRAI, s. f. Voy. GOUDRON: 

BRAILLER, v. n. Voy. CRIAILLER. 

BRAIRE, V. n. Skrijal, p. skrijet; 
breugi, p. hreuget ; hinnoal, p. hinnoet. 
Vann. Bleijal, gourichal. J'entends — 
l'âne, me gleo ann asen o skrijal, ocli 
hinnoal. 

BRAISE, s. f. Charbons ardents; 
glaou heo, glaou tan, pi. m; reges, m. 
Il y a de la — sous la cendre, regez 
a zo dindan al ludu. G. Allez chez le 
boulanger chercher de la — , it d'arm 
ti fourn da gerc'hat goredenn. 

BRANCARD, s. m. Kravas, m. pi. 
krivisier. Trég. Karavell, f. Le bras 
du — est cassé, bann ar cliravaz a 
io bel torret. Ces brancards-là, ar 
c'hrivisier-ze. Brancard servant à 
porter le fumier, etc; karavell, f. pi. 
ou. G. Brancard sur lequel on pose 
les cercueils à l'église, baz-skaoñ, 
baz-skanv, f. Voy. TRÉTEAU. — Partie 
d'un carrosse; kleur ar cliarr, m; 
kleur, m. Voy. LIMON, TIWON. 

BRANCHE, s. f. Partie des arbres, 
brank, m. pi. brañkou; barr, m; barr 
gwez (guez), m. pi. barrou, barrou 
gwez. Grosse — , skourr, m. pi. ou. 
Petite —, provenant d'émonde, skoultr, 
m. pi. ou. Une — de vigne, enr barr 
gwini. Une — de laurier, eur barr 
lore. Clôture faite avec des branches 
coupées, garz marv. Fourche à deux 
branches, forcli daou vezek. 

BRANCHER, v. a. Krouga oc'h eur 
wezenn. 

BRANCHIES, s. f. pi. Ouie des pois- 
sons , brenk ar pesked , et mieux 
skouarnou ar pesked, chol ar pesked. 

BRANCHU, Kargel avrafikou. 

BRANDIR, V. a. Il brandissait son 
épée en l'air, trei a rea he gleze gant- 
hañ savet enn ear. T. 

BRANDON, s. m. Nep a laka trouz 
être tud. 

BRANLE, s. m. Uisk, m; brall, m; 
brañselladur , m. Vann. Brell. Branle 



BRA 

de cloche, brall eur chloc^h, bole eur 
chloc'h. Mettez la cloche en —, plañtit 
bole er c'hlocli. G. Voy. CLOCHE, VOLÉE, 
BRANLER. — Danse de ce nom ; brall- 
kamm, m. Danser un — , dansai ar 
brall-kamm, oberar brall-kamm. 

BRANLER, v. a. Secouer; brañsella, 
p. et ; hija, p. et; luska, luskella, p. et. 
Vann. hoskellein, orjellat. Il branle la 
tête, en signe de dérision ; orjellat a 
ra he benn, hija a ra he benn. Gr. Voy. 
SECOUER. — V. n. Bouger, changer de 
place; flacha, p. et; loc'ha, locli, p. 
îoc'het. Ne branlez pas, ne flachit kel. 
Ma dent branle, va liant a locli. 

BRAS, s. m. Partie du corps ; breac'h, 
f. pi. divreach. Vann. Brecli, f. pi. 
diu-vrecli. Trég. et Corn. Brec'h, f. pi. 
divrec'h. Ses deux — , he zivreacli. Ils 
se promènent en se tenant par le — , 
bras dessus bras dessous, emint o vale 
breac'h oc'/i breac'h. S'il s'agissait 
d'un jeune homme avec son amante, 
on dirait : emint o vale kazel oc'h 
kazel. Il se promenait les — pendants, 
baie a rea he zivreacli a ispill. Il 
balance les — en marchant, difreta 
a ra he zirn-eacli. Donnez-moi le — , 
roit ho preac'h d'in. Appuyez-vous 
sur mon — , ho tourn war va breacli. 
Il a de bons — , il est fort; eur palfad 
mad a baotr eo, eunn dournek mad a 
zen eo. T. Quand on a de bons — , pa 
vez divreacli mad. Se casseï' le — , 
terri he vrcacli. Allongez le—, astennit 
ho preacli. Il s'est cassé le — , torret 
eo bet he vreac'h gant-hañ. Les os du 
—, gwerzidi ann dirreac'h (guerzidi). 
Le gras du — , kof ar vreacïi,. A tour 
de — , gant Iioll nerz he zivreac'h; 
Il avait son chapeau sous le — , he 
dok gant-hañ dindan he vreac'h. — 
Partie d'une civière, d'un moulin, etc. 
Bras de civière, breac'h eur c'hravaz, 
bann eur c'hravaz. Les bras de la 
civière, bannou ar c'hravaz, breac'hiou 
ar c'hravaz, et non divreac'h comme 
quand on parle des bras du corps 
humain. Bras de fauteuil, breac'h eur 
gador, f. pi. breac'Iiioueur gador. Bras 
de[moulin à vent; voy. AILE.— Pouvoir, 
puissance. Le — de Dieu s'est appesanti 
sur lui, breac'h Doue, gwalenn Doue a 
zo en em astennet war-n-ezhañ. Le — 
séculier, ar varnerien lik. Gr. 

BRASIER, s. m. Tan braz, m; glaou 
beo, pi. m. 



BRE 

BRASSAfiD, s. m. Harnes ann di- 
vreach. 

BRASSE, s. f. Mesure de longueur; 
gour-hed, goured, gourrad, m. pi. ou. 
La — vaut cinq pieds, ar goured a zo 
pemp troatad. Je l'ai trouvé sur un 
fond de cent brasses, hes' edo kant 
gourrad dindan ar mor. Vann. Gouret, 
m. pi. goiiredeu. 

BRASSÉE, f. pi. Gouredad, m. Ce mot 
indique ce qui peut être porté entre 
les bras. Quand on ne veut exprimer 
que ce qui peut être porté sous un 
seul bras, on emploie : briad, f. pi. ou; 
kazeliad, f. Vann. Brechat, f. pi. 
irecliadeu. Prendre par — , dastum a 
vriad. Une — de paille, de bois, eur 
vriad kolo, eur vriad keuneud. 

BRASSER, V. a. Faire de la bière; 
oher hier, birvi hier, lakaat ar hier da 



BRASSIÈRES, s. pi. f. Rokedenn noz, 
f. pi. rokedermou noz. 

BRASSIN, s. m. Beol da lakaat ar hier 
da virvi, f. Plein un — , beoliad, f. Un 
— de bière, eur veolad bier. 

BRAVADE. Voy. FANFARONNADE, BRAVE. 

BRAVE, adj. Courageux; kalounek. 
Hors du Léon, kalonek. Corn. Kadarn. 
Faire le —, fougeal, p. fougect; ober 
he gafifard, p. great ; ober he baotr; 
bugadi, ober bugad. G. — Bon ; mad. 
C'est un — homme, eunn den mad eo. 
Oui, mon — , ta va den. 

BRAVEiVIENT, adv. Kalounek, a daill, 
evel eunn den kalounek, evel ma tere. 
Combattre — , stourm kalounek. Il y 
alla —, dispount ez eaz di. T. 

BRAVER, V. a. Regarder avec dédain; 
ober fae euz a; koinz diwar fae diicar- 
benn e. d. b. Je brave la tempête, ne 
rann van rak ar gicall-amzer. Bravez- 
le, montrez-lui que vous ne le craignez 
pas, grit neb aoun d'ezhan. B. 

BRAVO! interj. Brao-brao ! 

BRAVOURE, s. f. Kaloun, f. Hors du 
Léon, kalon, f. 

BRAYETTE, s. f. Toull-bragez, m. 

BREBIS_. s. f. Sans distinction de 
sexe, dañvad, m. pi. deñved. Le plus 
souvent on prononce davad, et au pi. 
deved. Vann. Davat, m. pi. devet, 



BRE 



123 



devent. Une seule — , eur penn 
deñred, et non eur penn dañvad, 
comme disent quelques-uns. Voyez 
les mots ANIMAL, COCHON. La femelle 
dañradez, davadez , f. Vann. Da- 
vedez, f. 

BRÈCHE, s. f. Trou fait à une haie, à 
un mur, etc. Si elle est petite; ode, 
f. pi. ou; ode garr, f ; toull karr, m; 
ribin, f. G. Si elle provient d'accident; 
bolsenn, bolzenn, f. pi. ou; bolsenn 
disachet, f ; dizac'h, m. Celle faite à 
une fortification, toull freuz;difreuz, m. 
Faire — , ober difreuz. Hs ont défendu 
la —, difennet eo bet ann toull freui 
gant-ho. Brèche faite à un pain, 
boule h, m ; frapad, m. H a fait une 
belle — à ce pain, great en deuz eur 
frapad mad, eur boulc'h mad d'ar 
bara-ma. Brèche faite à un instrument 
tranchant, dant, m. pi. dent. Votre 
faucille a plusieurs brèches, meur a 
zant a zo enn ho fais. 

BREDDUILLEMENT. s. m. Besteodach, 
m; balbouzerez, m. Peu usités. Vann. 
'Balibouzach, m. 

BREDOUILLER, v. n. Besteodi, p. et; 
balbouza, p. et; gagouilla, p. et. 
Vann. Balibouzein, tatouillat, hakein. 
Il bredouille, besteodi a ra, balbouza 
a ra. eunn den gagouilleo. Vov. BÈGUE, 
BÉGAYER. 

B3ED0UILLEUR, s. m. Besteod, m. pi. 
ed ; balbouzer, m. pi. ien. Vann. 
Balibouz. Au féminin, besteodez, pi. 
ed. Vann. Balibouzez. Vov. BREDOUILLER, 
BÈGUE, BÉGAYER. 

BREF, s. m. Lettre du pape, lizer ar 
pab, m. — Adv. E berr gomzou, enn 
eur ger. 

B.-ÎENACHE, s. f. Voy. BERNACHE. 

BRETAGNE, s. f. Breiz (Brehiz;, f. 
Vann. Breir'h, f. Quand il demeurait en 
— , pa'z edo o c'houm e Breiz. La 
Grande-Bretagne. Breiz-Veur, f. Vann. 
Breic'h-Mer. La Basse-Bretagne, BreiZ' 
Izel, Gweled-Breiz (goeled) ; Traoñ- 
Breiz. La Haute-Bretagne,Bré'i2-l^c'/ieJ, 
Gorre-Yreiz. Je suis natif de la —, me 
a zo ganet e Breiz. Le roi de — . roue 
Breiz. Le roi de la Grande-Bretagne, 
roue Breiz-Veur. Je vais en Basse-Bre- 
tagne, mont a rann da Vreiz-Izel. II 
demeurait alors en Basse-Bretagne , 



124 



BRE 



edo neuze o choum e Traoñ-Breis. Lc 
Parlement de Bretagne , Parlamanl 
Brei». 

BRETON, s. m. Qui est né en Bre- 
tagne ; Breloun, m. pi. ed ; Breizad, 
Breiziad , m. pi. Breisiz , Breizidi ; 
goaz eus a Vreiz, m. pi. goazed euz a 
Vreis. Hors du Li'0:\, Breton, m. pi. 
ed. Au féminin, Breloimez, Breizadez, 
Breiziadez, f pi. ed ; grek euz a Vreiz, 
f. pi. merdied euz a Vreiz. Les Bre- 
tons, ar Vretouned , ar Vreiziz. Bas- 
Breton, Breiz - Izelad , m. pi. Breiz- 
Izeliz. Vann. Breicli- Izelad , m. pi. 
Breic'h-Izeliz. Au pluriel, on dit aussi 
à Vannes, panlred er-penn-god, pau- 
tred er vach. Haut- Breton , Breiz - 
uc^hetlad, m. pi. Breiz -ucheliz. Les 
Français de l'intérieur appellent du 
nom de Bragou braz ies pavsaiis do la 
Bretagne, parce iju ils portent de lar- 
ges culottt,:!; nouées aux genoux. Ceux- 
ci, par contre, les nomment Bragou 
moan, culolles étroites. 

BRETON, s. m. La langue bretonne; 
ar hrezounek, ar brezonek; iez ar Vre- 
touned. Vann. Er breclionek, m. Le — 
de Tréguier, de Vannes, de Léon, de 
Cornounilles, hrezounek Treger , bre- 
zounek Gwensd, brezounek Léon, bre- 
zomiek Kerne. Parler — , brezouneka, 
p. et ; komz brezounek, p. komzet. Iro- 
niquement, on dit : chaogal brezounek. 
Parler mal le — , kignat ar brezounek ; 
komz brezounek evei eur gazek ; komz 
a-dreuz hag a-hed , hanter c hallek , 
hanter vrezounek. Il pîirle bien le — , 
eurui den eo hag a 20 gant-hafi brezou- 
nek mad, a zo gant-han brezounek iacli. 
Parlez-vous breton ? Komz a rit-hu 
brezounek? Je ne connais que le — de 
Tréguier, ne ouzouun nemet brezounek 
Treger, nemet iez Treger. Pour les par- 
ticularit.js, les beautés, les dinicultés 
de cette langue, voyez les mots SUBS- 
TANTIF, ADJECTIF, VERBE, ADVEBBE, STYLE, 
NARRATION, CONTE, HISTOIRE, LICErCES, TRA- 
VAIL , EXCLAMATIONS , mUABLE, EUPHONIE, 
PRÉNOIÏI, NOM, QUALIFICATIF, PLURIEL. 

BRETON, adj. La charretée bretonne 
contient environ un mètre cube , e 
Breiz ar c'harrad a zo eur melrad kub 
tost da vad. Les écrivains bretons, ar 
skrivagnourien e Breiz, ar skrivagnou- 
rien euz a Vreiz. Les paysans bretons 
n'aiment que les mets substantiels. 



BRI 

ann dud diwar ar meaz e BreiS ne ga- 
ront tamm ar boedou difounn. Un gen- 
tilliomme — , eunn deyi dichehtil a 
Vreiz, eur bretoun dicheñiil. Un livre 
breton, eul levr e brezounek. 

BRETTE, s. f. Voy. ÉPÉE. 

BREUVAGE, s. m. Boisson, remède. 
Voy. ces mots. 

BRÉVIAIRE, s. m. Brevial, breviel, m; 
salter , m. G. Plusieurs donnent au 
mot brevial le genre féminin ; je le 
croi'., masculin. Un prêtre est tenu de 
lire son — , eur bdek a zo dalc'het da 
lavaret he vrevial. Il disait alors son 
— , edo neuze gant he vrevial. 

BRIDE, s. f. Celle du cheval de selle, 
hrid, m. pi. ou. Celle du cheval attelé, 
brid karr, m Sans —, divrid. Tenir 
la — , derchel ar brid. Lâcher la — , 
leuskel ar brid gant ar marc'h ; rei bnd 
d'armarc'h. Otez-lui la — , lamitarbrid 
a ziwar e benn. T. A toute — , buhana 
ma c'halle mont ar marc h. — Au fi- 
guré ; dalcli, m ; kabestr,m ; penvestr, 
m. Tenir quelqu'un en — , derc'hel 
berr gant u. b. Tdetlre la — sur le cou 
à quelqu'un, leuskel kabestr gant u. b; 
leuskel ar cliabéslr icar he voue da u. 
b. — Brides de meule ; ar bridou, pi. 
m. 

BRIDE, adj. Bridel. Ce cheval est 
mal — , gioall vridet eo ar marcli-ze. 

BRIDER, V. a. Brida eur mardi, p. 
bridet. 

BRIGAND, s. m. Lacr, m. pi. laeroun; 
den fall, m. pi. tttd fall. 

BRIGUE, s. f. C'hoanl braz da gaout 
enoriou. 

BRIGUER, V. a. Lakaat lie lioll boan 
da gaout e. d. b. Briguer les hon- 
neurs , konoc'ha enoriou. M. Glaouri 
war ann enoriou, toar ur c'hargou huel. 

BHILLANT, adj. Lugernuz , skeduz , 
steredennuz, lintr, kann, splann, lufruz. 
Cette étoile est brillante, luger)iuz eo 
ar steredenn-ze. Le soleil est — , splann 
eo ann heol. s. N. Voy. BRILLER. 

BRILLER, V. n. Lugerni, p. et ; skedi, 
skeda, p. et ; lufra, p. et ; para, p. et ; 
steredenni, p. et; liñtra, p. el ; flamma, 
p. et ; bcza splann. Vann. Luc'hein , 
bleuein , ligernein. Corn. Gioelevi. Il 
brille comme le soleil, lugerni ara, 
skeda a ra evel ann heol; ker splann 



BRI 

hag ann heol eo. s. N. Le soleil brille 
sur son front, ann heol a barr war he 
dal. T. Ses yeux brillent, lugerni a ra 
he zaoulagad. Ses yeux brillaient 
comme un tison, he saoulagad e-c'his 
skod-tan ; he saoxdagad ecel lugern. 
Ses yeux brillaient comme des gouttes 
de rosée, he zaoulagad a ioa evel glis. 
Quand brilla l'aurore, pa strinkaz nr 
goulou-deiz. Le fer brille autant que 
l'acier, ken lintr hag ann dir eo ann 
houarn. Les éclairs brillent, goxdaoui 
a ra al luc'hed ; luc'hed a ra ; luchedi 
a ra. Vann. E luc'hed e splnnn. — Au 
figuré. La jeunesse brille sur son vi- 
sage, iaouank flamm eo. La vérité ne 
brille pas tous les jours comme le 
soleil, ar wirionez ne barr bcmdez evel 
ann heol. 

BRIMBORIONS, s. pi. m. Rahadiezou, 
pi. ra ; traou dister, pi. f ; mihiliçchou, 
p!. m. Vann. Dislerajigeu. 

BRIN, s. m. Brienenn, f. pi. brienn. 
Vann. Brinenn , braounenn , f. Voyez 
PETIT WORCEAU. Un — d'herbe, geotenn, 
ipotenn, f. Brins de bois que les pau- 
vres ramassent, tammouigou keuneud, 
brechin , brechad. Ramasser de ces 
brins, dastum brechin. Brin à brin, 
brienenn da vrienenn, ann eil vrienenn 
goude eben. 

BRIQUE, s. f. Briken, f. çl. ou. Vann. 
Tevlenn, ticlenn. f. pi. eu. Des murs 
en briques, mogeriou brikenn. Couvrir, 
revêtir de briques, teolia, p. teoliet. 

BRIQUET, s. m. Diren, f. delin, m ; 
eunn tamm tont hag eur mean-tan. 
(Prononcez le mot lont comme en fran- 
çais tonte.) Le mot direnn , dàsigne 
l'instrument aciérc; le mot delin s'ei;- 
tend de l'instrument complet : batte- 
rie, pierre, amadou. Tirer du feu avec 
un — , lenni tan gant ann diren. C'est 
la partie employée pour le tout. Voy. 
AMADOU, PIERRE A FEU. 

BRIQUETERIE, s. f. Brikenneri, f. pi. 
ou. Vann. Tiiiereach, m. pi. eu. 

BRIQUETIER, s. m. Brikenner, m. pi. 
ien. 

BRIS, s. m. Faire — ; voy. FAIRE NAU- 
FRAGE. 

BHISANT, s. m. Rocher ; voyez ce 
mot. Vagues poussées avec force sur 
le rivage; «arz-mor, m. pi. tarsiou-mor. 
Vann. Tarc'h-mor, m. Voy. VAGUE. 



BRO 



425 



BRISE, s. f. Avel, f. Une bonne —, 
avel vad. Une légère —, eur fourra- 
àenn avel. 

BRISE-COU, s. m. Torrod, m. pi. tor- 
rojou ; torr-gouzouk, m. 

BRISÉES, s. pi. f. Seuliou, pi. f. Aller 
sur les — de quelqu'un, kerzet, ou, 
mont war zeuliou u. b ; lakaat dour e 
gwin eunn ail ; troue ha enn he raok 
da u. b. 

BRISER, V. a. Rompre, casser ; terri, 
p. torret ; autrefois torri à l'infinitif. 
Vann. Torrein. Trég. Terriñ. J'ai brisé 
la table, torret eo bet ann daol gan-en. 
Briser en poussière, bruzuna, p. et ; 
munudi, p. et; d railla , p. et. Vann. 
Berchonein. Alors l'âme briserait ses 
liens mortels, neuze_ ann ene a strinkfe 
a dammou diout-hanal liammou a stag 
anezhah oc'h ar vuez. Je lui briserai 
les os s'il se présente ici, me vruzuno 
he eskern enn he greis mar_ teu d'am 
chanut; me lakaio anezhan da vont e 
pouUr hag e ludu mar teu d'am c'haout; 
puiluc'het e vezo gan-en-me ha pa ve 
dies. }.l. Briser menu, bruzuna tano. 
Voy. BaiSER. — Au figuré. J'avais le 
cœur brisé de la mort de mon ami, 
strakai a rea va clialoun gant keuS 
d'am mignoun. Le cœur brisé de dou- 
leur, gant gwir eñkrez enn he galoun. 
— V. n. Brisons-là, monsieur, distro- 
omp diivar gement-se ; distroomp diicar 
ann diviz-ze ; lezomp ann dra-ze. — 
V. pron. Se briser en éclats ; tarza, 
p. et; sklisenna, p. ei.Vann. Diflaskein. 

BROC, s. m. Voy. POT. 

BROCANTER, v. n. Prena ha gwerza 
a bep tu. (guerza.) Voy. TRAFIQUER, etc. 

BROCARD, s. m. Komzou lemm, kom- 
zou fîemmuz, komzou goapauz (goapa- 
huz) ; komzou da lakaat da gaout mez. 

BROCARDER, v. a. Lavaret komzou 
flemmuz, etc ; ober goap euz a u. b ; 
flemma diicar farsal. 

BRDCARDEUR, s. m. Voy. BROCARDER, 
SE rnOQUER. 

BROCHE , s. f. Ber, m. Vann. Bir, 
ber, m. Mettre à la —, lakaat oc h ar 
ber ; lakaat kik ocli ar ber ; beria kik. 
Mettre la — , lakaat ar ber oc'h ann 
tan. Tourner la — , trei ar ber. Oter 
la — . tenna ar ber dioc'h ann tan. 



d26 



BRO 



Deux tours de — suffiront, diou 
ver a vezo a-walc'h. 

BROCHÉE, s. f. Beriad kik rosL be- 
riad rost, m. 

BROCHER, V. a. Tricoter ; voyez ce 
mot. — Faire avec hâte et négligence ; 
ober eul labour dreist penn biz ; nbe'r 
eunn dra a-dreuz hag a-hed ; ober eul 
labour e-chiz ma teu ; ober eunn dra 
gant hast ; ober labour belek. Gr ; ober 
labour dijeñtü. — Terme de librairie; 
strolla, ou, framma folennou eul levr.v'. 

BROCHET, s. m. Poisson ; beked, m. 
pi. éd. 

BROCOLI, s. m. Brouskaolenn, f. pi. 
brouskaol. Un bon —, eur vrouskao- 
lenn vad. Les bons brocolis, ar brous- 
kaol mad. 

BRODER, V. a. Travailler en brode- 
rie ; brouda, p. et.Yann. Broñdein 
p. brondet. Broder de la dentelle, griat 
dentelezou. G. p ; brouda gant ann 
nados ; piñla gant ann nadoz. Gr. 

BRODEUSE, s. f. Brouderes, f. pi. ed 
Vann. Broñdourez, f. pi. ed. 

BROIE, s. f. Rrae, f. pi. ou. Hors du 
Léon ; bre, f. 

BRONCHER, v. n. Faire un faux-pas 
parlant d'un clieval ; fals-varcha , p. 
fals-varchet ; azoupu , asoupa , p. et 
Gr ; streboH, p. et. G ; ober fais var- 
chadenn, p. great.Yann. Fals-varchein 
strebodein. Ce cheval ne bronche ja- 
mais, ar marcli-ze ne ra nep fais var- 
chadenn. Mon cheval a bronché, stre- 
botet eo va marc'h. G. — Se tromper, 
tomber en faute. Voyez ces mots. 

BRONCHIES. Voy. BRANCHIES. 

BROSSE, s. f. Barr-skuber, m. pi. 
harrou-skuber; palouer, m. pi. ou. G- 
barr, m. pi. barrou. ' 

BROSSER, V. a. Netaat, p. cet, eat ; 
netaat gant ar barr. Brossez ses habits, 
netait he zillad. Voy. NETTOYER. 

BROU, s. m. Pluskenn clilaz ar 
graouenn, f. pi. plusk glaz ar cliraoñ, 
ne gavann ket mad pluskenn clilaz ar 
c'hraon. 

BfiOUAILLES, s. pi. f. Stlipou, pi. m; 
oouzellou, pi. m. 

BROUETTE, s. f. Karrikell, f. pi. ou; 
kravaz rodellek, m. pi. kravazou ro- 



BRO 

dellek. Les brouettes, ar c'harikellou. 
Cette —, ar garrikell-ze. On dit aussi 
karrigtll, f. 

BROUETTÉE, s. f. Karrikellad, f. Une 

— de pierres, eur garrikellad mein. 
BROUETTER, v. a. Karrikellat, p. kar- 

rikellet. 

BROUILLARD, s. m. Brumenn, f ; la- 
tar, m ; lusenn, f ; toulenn, f. G. Vann. 
Moustrach, m ; brumenn, f. Corn. Lu- 
genn, f; strouillenn, f. Il fera du—, 
brumenn a raie, brumenn a vezo. Le 

— tombe, ar vrumenn a gouez. Voyez 
BRUME. D'un homme qui a trop bu,'ün 
dit : il est dans le —, brumemœt eo. 
Brouillard venant de la mer, mor-lu- 
senn, mor-glao. — Adj. Papier —, 
paper stoup ; paper spluiuz. Gr. 

BROUILLE, s. f. Drouk, m; drouk- 
rans. droukrans, droulans, m. Il v a 

— entr'eux, droukrans a zo etre-z-ho . 
Alors la — se mit dans le ménage, 
neuze e savaz trouz etre-z-ho. Il y av°ait 

— dans le ménage, clioari gaer a ioa 
etre-z-ho. Tout ménage a ses petites 
brouilles, n'euz tiegez hep buaneges. 

BROUILLÉ, adj. Mêlé, en désordre • 
luziet , luiet , reustlet , fuillet. Voyez 
BROUILLER. Me.s cheveux sont brouillés, 
luziet eo, fuillet eo, luiet eo va bleo. Le 
fil est —, reustlet eo, luiet eo ann neud. 

— Etre brouillé avec quelqu'un. Je 
suis — avec lui, drouk a zo etre-z-omp 
hon daou. Voy. BROUILLÉ. 

BROUILLER, v. a. Mêler; meski, kem- 
meski, p. et; luzia, luia, p. luziet luiet- 
reustla, p. et ; strafiUa, p. et ; fuilla, 
p. et. Vann. Kejein, p. kejet. — Mettre 
en mésintelligence, lakaat drouk être 
tud, digas drouk être tud. Pourquoi 
cherchez-vous à nous brouiller ? Perak 
efell d"e-hoc'h lakaat drouk etre-z-omp? 

— Mettre de la confusion, mettre en 
désordre, brella ann traou. Brouiller 
de l'eau ; voy. TROUBLER. — V. pron. 
Se contourner, parlant du fil , d'une 
corde neuve, etc ; korvigella, p. et. G. 

BROUILLERIE, s. f. Voy. BROUILLE. 

BROUILLON, s. m. Qui met tout en 
désordre dans les objets d'une maison ; 
brell, m. pi. brelleien ; skañvelard, m. 
pi. ed. Vann. Penn skafi, m. pi. pen- 
nou skañ. — Mutin, séditieux ; voyez 
ces mots. Papier sur lequel on écri't à 
la hâte ses pensées, paper «fcnve«?)Man. 



BRÜ 

BROUSSAILLES, s. pi. f. Stroues, f. 
sans pluriel ; hroustou, pi. m ; picho- 
lou, pi. m. G. Vann Bodadeu, pi. ra. 
Hors du Léon, slroez. Coupez ces —, 
trnuchit ar strouez - ze. Je me suis 
écorché les mains dans les —, Mgnet 
eo het va daouarn e-kreiz ar brousloii ; 
kignet em euz va douarn e-kreiz ar 
broustou. 

BROUTER, V. a. Peuri, p. et ; brousta, 
p. et. Vann. Perein. 

BRQYEMENT, s. m. Par le moyen du 
—, en le broyant, dre bilat anezhaîi. 
Voy. BROYER. 

BROYER, V. a. Mala, p. et ; pilât, p. 
pHet ; bruzuna, p. et ; flastra, p. et ; 
munudi, p. et ; braea. p. braeet. Ce 
dernier se dit du lin. Vann. Munudein, 
brechonnein. Broyer des pommes de 
terre pour le repas des animaux, flas- 
tra avalou-doxiar. Broyer des pierres, 
etc, bruzuna mein, munudi mein, pilât 
viein. Si je savais cela je te broyerais 
comme un ver de terre ; mar goufenn 
kement-se, previk douar, vie rafe stri- 
pou gant da eskern. T. 

BRU, s. f. Voy. BELLE-FILLE. 

BRUANT, s. m. Oiseau; voy. VERDIER. 

BRUINE, s. f. Glao ien, m; glnvik 
îen, m ; brumenn, f. Il fait de la — , 
glao ien a ra. Voy. .BRUINER. 

BRUINER, V. impers. Il bruine, glao 
ien a ra, glavik ien a ra. Il a bruiné, 
glao ien zo bet. Vann. Brumennein a 
ra, ivlennein a ra, glau ien a ra. 

BRUIRE, v. II. Sorochat, p. sorochet. 

BRUIT, s. m. Vacarme ; trous, m; 
safar, m. Ce dernier est plus particu- 
lièrement du dialecte de Vannes. Ils 
font beaucoup de — , trouz bras a zo 
gant-ho. Faire du — , ober trouz, kas 
trous. Vann. Safarein. Il est venu sans 
—, didrouz eo deaet. Ne pas faire de 
— , beza didrouz ; reipeoch. Les ani- 
maux fuyaient effrayés du — qu'il 
faisait, al loened a declie gant ann 
trouz a ioa gant-hañ. ils faisaient du 
— pour s'approcher de lui , trouz a 
ioa gant-ho dixcar-benn tostaatout-hañ. 
Vivre loin du — du monde, beva di- 
drouz ha pell dioc'h trouz ar bed. Ceux 
qui ne font rien sont ceux qui font le 
plus de — , ar re ne reont netra eo a zo 
muia troujz gant-ho. Ne faites pas de 



BRU 



127 



— , list ho trous. Sans — , à petit —, 
dizonik, didrouz, sioul, e sioul, sioulik. 
Le — de la meule, trouz armean-milin. 
Le — de la mer, trouz ar mor. Le 
bruit de la mer orageuse, de la fusil- 
lade, tregern, s. m. De là le verbe 
neutre tregerni, faire du bruit en ce 
sens. Le — de deux corps qui se clio- 
quent, stolok, m. De là stoloka, faire 
du —, en parlant de deux corps qui se 
choquent. Bruit de l'essieu, des gonds 
quand ils ne sont pas graissés ; bruit 
de souliers dont le cuir est vert; gioi- 
gour (guigour), ra. De là le verbe gwi- 
goural, faire du — dans ces circons- 
tances. Vann. Chourikein. Corn. Chou- 
rikat. Le — d'une porte qu'on ouvre, 
trous eunn or o tigeri. Faire du — en 
marchant vite , lakaat he gillorou e 
icigour (ouigour). Le — de personnes 
qui parlent ou se disputent ; talaiao, 
m ; cholori, m ; tabut, m. Il y avait là 
un grand — de personnes, eno ez oa 
eunn talahao hag eur cholori bras. 
Quelques-uns disent jolori. Il y aura 
tout-à-l'heure du — dans le ménage, 
bremaik e veso tabut. Sans aucun — 
de paroles, hep na glever hn c'homsou. 
Ils faisaient du — en se disputant 
jour et nuit, n'oa peoc'h diouz ho 
genou na noz na deiz. T. Le — de 
l'eau qui coule, trouz ann dour, m ; 
hiboud ; m. G. De là hiboudal, faire 
du — , en parlant de l'eau qui coule. 
G. Le — des abeilles, bouderez, m. 
De là boudai, faire du — , en parlant 
des mouches. Voy. BOURDONNER. Le — 
ou le siillement d'une pierre lancée 
avec une grande force ; from, m. Voy. 
SIFFLER. — Nouvelle ; kelou , pi, m ; 
brud, f ; moues, f. C'est un — qui 
court, ar vrud-ze a zo a bep tu,; 
erel-se ema ar vrud. Le — court que 
nous allons avoir la guerre , kelou 
brezel a zo a bep tu G. Le — courait 
qu'ils étaient partis, ar vrud a ioa ez 
oant eat kuil. T. Répandre des bruits, 
lakaat kelou da redek ; brada eunn dra. ' 
Gr. Faire cesser des bruits qui courent, 
divruda, p. et. Gr. Celui qui a fait 
courir ce bruit, le fera cesser, ann hini 
en deuz lekeat ar c'helou-ze da redek, 
a sivrudo anezho. Voy. COURIR. — 
Querelle, dispute ; trouz, m; kroz, m. 
Vann. Skandal, m. Ils ont du — 
ensemble, kros a so gant-ho; trous a 
zo etre-s-ho. — Sédition, émeute; 
voy. ces mots. 



128 



BRÜ 



BRULANT, adj.Excessivementchaud; 
tomm-hras, tomm-bero. Le soleil est — 
aujourd'liui, tomm-hraz eo ann heol 
hirio. L'eau est brûlante, iomm-hero 
eo ann dour. — Au figuré. Fièvre 
brûlante, tersienn c'hrisiag. H. Des 
baisers brûlants, pofcou tomm-hero. T. 

BRULE, s. m. Suill, m; losk, m. Il 
gg,_^ le _^ c'houes ar suill a :o gant- 
hañ, c'ho^ies al losk a so ganl-han. 
Au fig. Des cerveaux brûlés, pennou 
bervet. T. Voy. ÉTOURDI. 

BRULER, V. a. Consumer par le feu ; 
dei;i„p. e«; leski, p. losket ; entana,]}. 
et Autrefois on disait Loski, à l'inli- 
nitif. Vanii. Loskdn; poecliein. Brûler 
une maison, lakaal ann tan enn eunn 
a ■ lakaat ann tan da grecji enn eunn U. 
Brûler vif, leski beo-buesek. Il tut 
brûlé vif losket e oe beo-huezek; loskel 
e oe enn heo. T. Il fit brûler la ville à 
moitié, hanter losket e oe kear qant- 
hafi. J'ai brûlé trois cordes de bois, 
teir c'hordennad keuneud em euz devet. 
Le bois est entièrement brûlé, ar 
c'heuneud hollazo losket. Ce morceau 
de bois brûlera d'un bout à l'autre, 
ann lamm koal-ze azevo penn-da-henn. 
B'ûler des parfums, devi louzou 
c'houez-vad. Brûler mal, noircir au 
feu parlant du bois vert, etc; 
sinuc'hi, p. sinucliet. G. Brûler de la 
viande, la rôtir trop, snilla, p. et. La 
viande est brûlée, suillet eo ar cluk. 
Le lait est brûlé, cliouez ar suill a xo 
qant al leaz. Trég. Dañlan. - Dessé- 
cher, parlant du soleil, etc; skauta 
p et Le soleil a brûlé le froment, 
skaotet e.) bet ar gwiniz gant ann heol. 
Les éclairs, dit-on, brûlent le ble-noir, 
al luc'hed, eme avn dud, a skaot ar 
qwiniz-da. Hors du Léon, sfrauta, p. 
et. Ane. skautaff. - Etre possédé d une 
violente passion d'amour honnête, 
karet dreist joenn. Voy. ÉPERDUMENT. 
Être possédé dune violente passion 
d'amour déshonnête, birri gant orged, 
p bervet. Elle brûle d'un violent amour 
blâmable, krogel eo ann orged enn-hi. 
Vov. ftWOUR, AWIOUREUX. Brûler du desir 
des" choses célestes, kaout eur c'hoant 
braz da yaout traou ann env. — V. pron. 
Se brûler au feu; poaza, p. et; devi, 
p devet ; en em zevi, p. en em zevet. 
Je me suis brûlé le doigt, poazet eo 
bet va biz gan-en. Prenez garde de 
vous brûler, laolU evez, re domm eo. 



BRU 

'Vous vous brûlerez les cheveux, devi 
a reot ho pleo.. Il s'est brûlé, en em 
%evi en deuz great. Vous vous brûlerez, 
enem zeviaraot. Il se brûla la main, 
devi a reaz he sourn. Se brûler avec 
un liquide, avec de l'ortie; skaota, 
p. et. Hors du Léon, skauta. Je me 
suis brûlé avec de l'eau bouillante, 
skaotet o\inn bet gant dour bero. 

BRÛLURE, s. f. Poazadur, m; demdur, 
m ; skaot, m ; leskididigez, f ; loskadur, 
m. Evitez ces substantifs; ils ne 
seraient pas compris. Voy. BRULER. 
Brûlure dans l'estomac, kaloun losk. 
Gr. Herbe contre les brûlures, 
lousaouenn ar poaz-lan. 

BRUME, s. f. Voy. BROUILURD. Brume 
venant de la mer, mor-lusenn, m. 
La _ vient de la mer, mor-lusenn 
a ra. 

BRUMEUX, adj. Le temps est —, 
brnmenn a ra. Voy. BRUNIE. 

BRUN, adj. Dem-zu, demzu, duard, 
gell, iell. Cheval —, marc'h gell, 
marc'h iell. Du drap —, me^er dem-zu. 
Un beau garçon —, eunn duard brao. 
Une fille brune, eunn dnardez. C'est 
une belle brune, eunn duardez vran 
eo. La couleur brune, Hou dem-zu, 
liou duard. 

BRUNATRE, adj. Dem-Zu. 
BRUNE, s. f. Sur la —, vers le soir, 
dioc'h ann noz ; war-dro serr noz ; 
da rare ar rouejou. 

BRUNETTE, s. f. Fille brune, duar- 
dezik. C'est une jolie —, eunn dxiar- 
dezik vraoeo; eunn duardezik koant 
eo. 

BRUNIR, V. a. et n. Rendre, devenir 
brun; duaat, p. ducet ; rousaat, p. 
rouseet. G. — Polir, en parlant des 
métaux , lakaat da lufra, lakaat da 
Unira; kompesa, p. et. 

BRUSE, s. m. Arbrisseau ; gwegelenn 
(goegelenn), f. pi. ed; bugelenn 
vihan, f. 

BRUSQUE, adj. Rust , rok , lear, 
kivioul. Devenir —, dont da veza rust, 
dont da veza rok, etc ; tearaat, rokaat. 
G ; dont da veza rust ha garo. 

BRUSQUEMENT, adv. Distak; ez rust, 
Gr; gant hast. Quoi, dit-ij, bru.s- 
quement , pelra , eme-z-hañ , eunn 
nebeut rust ann tamm anezhai'i. 



BÜC 

BRUSQUERIE, s. Ï.Hustoni, f ; terijenn, 
f. Peu Uïilés. A cause de sa — , dre 
ma';? eo rust ha garo. 

BRUT, adj. Qui n'est pas poli, non 
travaillé; garo, digompez. Des pierres 
brutes, mein digompez, mein garo. G. 

BRUTAL, adj. Brusque, violent; 
voy. ces mots. Passion brutale ; voy. 
BESTIALITÉ. 

BRUTALISER, v. a. Kkija, u. b. 
Voy. TANNER. 

BRUTE, s. f. Animal ; voy. ce mot. 
— Homme stupide ; leue, m ; barged, 
m. C'est une vraie — , eul leue eo; eunn 
den panezennek eo; mot à mot, xm 
homme à nourrir avec des panais. — 
Adj. Les bêtes brutes, al loened, al 
loened mud. Vann. el lonned. 

BRUYANT, adj. Safaruz, trousuz. Peu 
usités. Il est très —, trous braz a zo 
gant-hañ; he-ma a gas trous e pep 
leac'h. Cette maison est très-bruyante, 
kas-digas a zo enn ti-ma; kas a zo a 
bep tu enn ti-ma ; emeur atao mont- 
dont enn ti-ma. 

BRUYÈRE, s. f. Bruk, m. pi. bruk. 
Quand la — sera en fleur, pa xeso ar 
bleuñ er bruk. Arracher la — d'un 
champ , divruga eur park. Lieu, 
champ planté de — , brugek, f. pi. 
brugegou. 

BUANDERIE, s. f. Ti-kouez, m; ti da 
ganna, m; kandi, m; bugaderi, f; 
koueserez, f. Je vais à la — , mont a 
l'ann d'ann ti-kouez. 

BUANOIËRE, s. f. Voy. BLANCHISSEUSE. 

BUBE, s. f. Drean-kik, m; pi. drein- 
kil; ; pibenn, f. pi. ou. Voy. BOUTON. 

BUBON, s. m. &icagrenn (goagrenn), 
f. pi. ou; giverbl (guerbl), f. Il a un —, 
klanv eo gant ar icerbl (verbl). Se 
former en —, gicagrenna, gicerblenna. 

BUCHE, s. f. Pièce de bois de chauf- 
fage; keuneudenn, f. pi. keuneud ; 
treujenn, f. pi. treujou, treujennou. 
Bûche que l'on met derrière le feu, 
eteo, etef, m. pi. eteviou, etefiou, etevien, 
etivi. Vann. Skod, m. pi. eu. La bûche 
de Noël , eteo Nedelek , kef Nedelek. 
Voilà une — , sent aze eunn eteo 
founnuz. — Homme stupide ; keu- 
neudenn, f ; penn-skod, m ; penn-baz, 
m. Gr. Voy. BRUTE. 



BÜL 



129 



BUCHER, s. m. Lieu de dépôt pour 
le bois de chauiTage, bern keuneud, m ; 
keuneudek, f. — Pile de bois pour 
supplicier un criminel; bern keuneud, 
m ; grac'hell geuneud, f. 

BUCHERON, s. m. Fagoder, m. pi. 
îen;diskarer keuneud, m. pi. diskarerien 
keuneud; keuneutaer, m. pi. ien. G. 
Vann. Koetaour, m. pi. koeterion. 

BUÉE, s. f. Lessive; kouez, m; 
Uchou, lisiou, lijou, pi. m. Faire la — , 
redek ar c'houez ; ober kouez, ober ar 
c'houes, ober lichou. Petite — pour le 
lingedesenfants, bugadenn, bervadenn, 
f. Faire une petite —, couler la — à 
la hâte, ou la faire pour le linge des 
enfants, ober eur vugadenn ; bugadi, 
buga, p. et. Vann. Bugadein. Ces 
mots, d'après Grégoire, dérivent de 
buga, fouler avec les mains. Elle fait 
une petite — tous les deux jours, 
ober a ra eur vugadenn pep eil dervez. 
On a beau mettre à la — les langes 
des enfants, jamais ils ne deviennent 
blancs, kaer zo bugadi traoïi fank ar 
vugale, ne wennaonl ket evelato. Voy. 
LESSIVE. 

BUFFET, S. m. Armel al listri kegin, f; 
taol-armel, f. Vann. Dresouer, m, 

BUFFLE, s. m. Animal; bual, m. pi. 
éd. Cuir de —, 1er bual, m. 

BUGLOSE, s, f. Plante ; teod-ejenn, m. 

BUIS, s. ra. Arbrisseau ; beuz, m. 
Du bois de —, beuz, koat beuz. Un 
plant de —, yicesenn veuz, eur we- 
zenn veuz, f. pi. gwez beuz. Un beau 
plant de —, eur tcesenn veuz hag a zo 
braz. Une boîte de — , eur voestl beuz. 

BUISSON, s. m. Bodenn, f. pi. ou. 
Buisson épais ou broussailles, brous- 
tou, pi. m ; strouez, m. Buisson d'é- 
pines, bod spern. 

BULLE, s. f. Globule d'air sur les 
liquides ; lagadenn, f. pi. ou; lagadenn 
ann dour, si l'on parle de l'eau ; laga- 
denn al leaz, si l'on parle du lait ; klo- 
gorenn, f. pi. ou. II y a beaucoup de 
bulles sur l'eau, statik eoal lagadennou, 
ar c'hlogorennou tcar ann dour ; laga' 
dennou a zao war ann dour ; klogo' 
renna a ra ann dour ; c'houezigenna a 
ra ann dour. -— Sentence du pape ; 
bull, m. pi. iou ; lizer ar pab, m. pi. 
Uzeriou ar pab. 

17 



130 



ÇA 



BÜRE, s. f. EtolTe grossière ; barel, f. 

BUREAU, s. m. Le — des impôts, ti 
ar gwiriou. — Table pour écrire, taol, 
f. Un — de tabac, ti 'r butun, m. 

BURETTE, s. f. Petite fiole pour l'of- 
fice divin ; orsel, m. pi. iou. 

BURLESQUE, adj. Voy. BOUFFON. 

BUSE, s. f. Oiseau ; barged, m. pi. 
ed ; bargcd-mocli, m. Gr. — Au fi- 
guré. Voy. BRUTE. 

BUT, s. m. Point où vise un tireur; 
gtvenn (guenn), m. Donner dans le —, 
skei ar gwenn (guenn), skei ar bunl. 
Qr. Il met à tout coup dans le —, da 
bep taol e ves er pal. Gr ; atao e clwari 
war ar mestr. — Fin qu'on se pro- 
pose ; sonj, m ; pal, m ; spi, m ; leacli, 
va. Le — d'un ciirétien est le paradis, 
eur christen ne die kaout ken sonj 
nemet da vont d'ar baradoz. Ils ten- 
dent toujours au même — , bepred e 
lennont etreze kement-se. Il n'a d'autre 
— que d'éviter le travail, n'en deuz 
ken sonj nemet da déchet diocli al la- 
bour ; lie-ma a laka he holl boan, he 
hall sonj da dechel dioc'h al labour. 
Gr ; n'en deus ken preder nemet, etc. 
Ils l'arrêtèrent dans le — de l'assas- 
siner, kregi a rejont enn-hañ evit he 
laza. Ils n'avaient pour — que le pil- 
lage , n'oa ken hano gant - ho nemet 
laeres, T. Dans le — de me parler, 
enn aviz hom% ouz-in. H. — Je vais 
partir sans aucun — déterminé, mont 
a rinn d'al leac'h ma karo Doue va 
c'has. Voy. GRACE DE OIEU. Il remplira 
parfaitement le — , «ber a raio ker- 
kouls. Dans le — de créer des prai- 
ries, evit kaout peuri. Corn. Abala- 
mour da gaout peuri. Atteindre son 
but, dont a henn euz he daol (mauvaise 
part). Dans le but d'amuser les en- 



CAB 

fants, da zivuz ar vugale. Voy. INTEN- 
TION, EN VUE DE. — But-à-but, à partie 
égale , sans retour ; bizik-ha-bizik ; 
hep distro. — De but-en-blanc ; e-c'hiz 
eul lochore, evel eunn asotet ; gant die- 
vezded. Voy. EN ÉTOURDI. 

BUTE, s. f. Instrument de maréchal- 
ferrant ; kizell, f. pi. ou. T. 

BUTER , v. n. Faire un faux-pas , 
broncher; voyez ces mots. 

BUTIN, s. m. Preis, m ; preiz bou- 
tin, mot-à-mot, Prise commune (Pre- 
hiz). A moi ta part du butin ! d'in eo 
da breiz ! 

BUTINER, V. n. Preiza (prehiza), p. 
et ; gwasta (goasta), p. et. 

BUTOR, s. m. Oiseau ; poñgors, |f. 
pi. ed. — Au figuré. Homme stupid'e. 
Voy. BRUTE. 

BUTTE, s. f. Eminence; turumell, f. 
pi. ou ; tuchenn, ï. pi. ou ; torgenn, f. 
pi. ou ; krec'henn , f. pi. ou. Corn. 
Torosenn, f. — Etre en butte à. Ils 
ont été en — à beaucoup de peines, 
gouzañvet ho deuz kalz a boaniou. Il 
est toujours en — à la souffrance, ar 
poaniou a stag out-hañ. II a été en — 
à leurs outrages, drong-pedet eo bet 
gant - ho. Nous serons en — à ses 
mauvais traitements , gwall gaset e 
vezimp gant-hañ. 

BUTTER, v. a. Butter les pommes 
de terre, spvel douar oc'h ann avalou- 
douar ; douara ann avalou-douar. But- 
ter la terre , terri ar pouloudennou 
douar. 

BUTTOIR, s. m. Instrument d'agri- 
culture, douarerez, m. 

BUVETTE, s. f. Voy. CABARET, AUBERGE. 
BUVEUR, s. m. Ivrogne; voy, ce mot. 



C 



ÇA, adv. Ama, aman. Le premier 
est le plus usité. Toutefois le second 
s'employe parfois en Léon devant les 
voyelles et à la fin des phrases. Voy. 
ICI. Vann. Amann, emafi. Viens çà, 
deux ama. AUer çà et là, mont tu-ma 
tu-hont. 



CABALE, s. f. Sédition , complot ; 
voy. ces mots, 

CABALER, V. n. Comploter, se 
révolter ; voy. ces mots. 

CABANE, s. f. Ti-soul, ti-plouz, m; 
lojenn, lojell, f. Cabane roulante pour 



CAC 

garder les fruits d'un jardin, les 
bestiaux, au pâturage ; godoer, m. pi. 
iou. Gr ; lok, lojell, f. 

CABARET, s. f. Tavarn, f. pi. iou; 
H eunn tavarnier , m. Un — de 
campagne, ti eunn tavarnier diicar ar 
mea2. Voy. AUBERGE. Il ne peut s'em- 
pèclier d'aller au cabaret, ne d-eo kel 
eiit choum hep viont d'ar gicin. 

CABARETIER, s. m. Tavarnier, m. 
pi. ien. Vann. Tavarnour, m. pi. 
lavarnerion. Au féminin, tavarnierez, 
f. pi. éd. 

CABESTAN, s. m. Gwiñdask (guin- 
dask), m; kahestañ, m. 

CABLE, s. m. Fard, m ; rabank teo, 
m. Amarrer un navire avec un — , 
slaga eul leslr gant eur fard; farda 
eul leslr. G. Câble d'ancre, fard, m. 
L'ancre a cassé à son — et est restée 
au fond, ann heor a %o bel choumet er 
mor goude terri he fard. 

CABOTAGE, s. m. Voy. CABOTER. 

CABOTER, V. n. Mont a-hed ann aol ; 
mont a gap da gap ; mont a vek da 
vek; riUa, p. et. G. 

CABRER (SE), v. pron. Serel war he 
iaou droad adre ; sevel war he lost, p. 
savet; lammet a ziaraok hag a ziadre. 
Faire cabrer un cheval, lakaat eur 
mardi da serel war he saou droad 
adre. 

CABRI, s. m. Gavrik, gaourik, f. pi. 
gevrigou, georigou. 

CABRIOLE, s. f. Lamm-gavr. m. 
Faire des cabrioles, lammet evel eur 
c'havr ; lammet ha dilammet. Anciens 
infinitifs lammout, dilaynmout. Voy. 
SAUTER. Faire la cabriole en arrière, 
ober lamm chouk he benn war he 
dits. 

CACA, s. m. Ac'h, eacli, ec'h. C'est 
du — , eac'h ann dra-^e ; flear a zo 
gant kement-se ! 

CACHE, s. f. Cachette. Voyez ce 
mot. 

CACHÉ, adj. Kusel, goloet, diswel 
(disvel). Un lieu — , leac^h kuzet. 
Voy. CACHETTE. Purifiez mon âme de 
mes péchés cachés, dit le prophète, 
netait va ene eu% va fecliejou kuset, 
eme ar profed. Les secrets les plus 
cachés, ann traou ar reguxeta; ann 



CAC 



131 



traou mula kuzet. Il n'y a rien d" «l — 
qui ne se révèle, ne d-euz tra k(rhH ^et 
ha na anavesor eunn deis. Gr. 

CACHER, v. a. Kuzat, p. kuget. 
Autrefois kuxa à l'infinitif. Vann. 
Kuc'hein, p. kucliet. Trég. kuzañ, 
p. kuzet. La quille d'un navire est 
cachée dans l'eau, kein eul lestr a zo 
kuzet enn dour. Quand le soleil est 
caché à nos yeux par un nuage, etc ; 
pa vez eur fallaenn war ann heol. 
Voy. NUAGE, ÉCLIPSE. Le bien et le mal 
sont cachés dans l'âme, enn ene eo ema 
e kuz ann drouk hag ar mad. T. Ce 
que vous voulez cacher aux hommes, 
ar pez a guzit oc'h ann dud. En se 
faisant homme, le Verbe de Dieu a 
voulu nous cacher sa divinité, dre 
gemeret eur cliorf evel-d-omp, ne 
falvezaz ket da Verb Doue e vije givelet 
evel Doue. Va-t'en cacher ta honte ! 
tec'h huit gant ar vez ! Je ne vous le 
cache pas, me gomz affo dirak ho tremm. 
s. N. Il a voulu nous cacher sadivi- 
nité, n'eo ket falvezet d'ezhan rei 
d'e-omp da anaout ez oa Doue; n'eo ket 
falvezet d'ezhan ecli oufemp ez oa Doue. 
Je ne puis vous le cacher, nliellann 
kel kuzat kement-se ouz-hoc'h; n'hel- 
lann ket her nacli. H. Pour— - la vérité, 
evit nac'h ar wirionez. Je ne vous 
cacherai aucune de mes actions, me a 
lavaro d'e-hoc'h kement tra a rimi. Ne 
me cachez rien, arahad eo d'id nac'h 
netra e-bed ouz-in. — V. pron. Mont da 
guzat, mont da guz, p. eal ; en em 
guzat, p. en em guzet. Vann. Um 
guc'hein, p. um guc'het. Allez-vous —, 
il da guZ; il da guZat. Il s'est caché, 
eat eo da guz ; eat eo da guzat. Ils 
n'osaient pas se — chez les chrétiens, 
ne gredent ket goulenn kuz digant ar 
gristenien. 

CACHET, s. m. Siell, f. pi. ou; ar 
ziell, ar ziellou. Une lettre de cachet, 
eul lizer siell a berz ar roue. 

CACHETER, v. a. Siella, p. et. Vann. 
Siellein. 

CACHETTE, s. f. Kusiadell, kuziadell, 
f. pi. ou. Vann. A'itc'/i, m; kucliadell, 
f. En cachette, adv. E kuz, dre guz, 
dre laer , enn amc'houlou. Vann. 
E kuc'h. 

CACHOT, s. m. Toull dotm, m ; toull 
bac'h, m. Dans un — souterrain, enn 
eunn toull doun dindan ann douar. 



i:]2 



CAii 



Dans un — des plus obscurs, eiin eunn 
toull doun e pelenc'h ne iveler berad 
sklerijenn. T. Voy. PRISON. 

CADAVRE, s. m. Korf-maro, m. pi. 
horfou-maro. 

CADEAU, s. m. Faire un —, m 
traou kaer da u. b. Il lui apportait des 
cadeaux de la part du roi, digas a rea 
d'eshan iraoxi, kaer a herz ar roue. 

CADENAS, s. m. Kadranas , m. 
pi. ou. 

CADET,^ s. m. Le fils puîné, ann eil 
kosa. L'aîné et le — , ar map kosa hag 
ann eu kosa. 

CADRE, s. m. Stem eunn daolenn, 
stern-daolenn, m. pi. sterniou eunn 
daolenn, sterniou-daolenn. Mettre un 
tableau en — , sterna eunn daolenn, p. 
sternet. Retirer un tableau de son —, 
dislerna eimn daolenn, p, disternet. 

CADRER, V. n. Besa hevel oclk; beza 
heñvel oc'h ; hexa deread. 

CADUC, adj. Vieux et décrépit; koz 
hadinerz; diskaret gantargozni. Vann. 
Dinerclt, ha kocli. Le mal —, ann 
drouk-huel, ann drouk-sant. Il est 
attaqué du mal —, ann drouk-sant a zo 
gant-han. 

CADUCËE, s. m. Gwialenn-beocli 
(guialenn), f. 

CADUCITÉ, s. f. Vieillesse dans 
les personnes; voy. VIEILLESSE. — 
Dépérissement dans les choses. Voy. 
DÉPÉRISSEMENT, DÉPÉRIR. 

CAFARD, s. m. Voy. DISSIMULÉ, 
HYPOCRITE. En termes burlesques; 
pilpouz, m. pi. éd. Gr. 

CAFÉ, s. m. Kafe, m. Faire du —, 
hirvi ar c'hafe, p. bervet. — Maison où 
on le prend; voy. AUBERGE, CABARET. 

CAGE, s. f. Kaoued, f. pi. kaouejou. 
Une grande —, eur gaoued vraz. Ces 
cages sont trop petites, ar c'haouejou- 
ze a zo re vihan. Plein une —, haouedad, 
f. — La porte de la —, dor ar gaoued. 
Les barreaux de la —, hiri ar gaoued. 
Mettre en — , lakaat enn eur gaoued, 
p. lekeat; kaouedi, p. et. Il a été mis 
en cage , tojjei eo bet al labous er 
gaoued. Au propre et au figuré. 

CAHIER, s. m. Leorik paper, m. 

CAHOT, s. m. Secousse éprouvée 
dans les voitures, lamm a va eur 



CAJ 

c'harr, m ; hejadenn, f. pi. ou. V. 
Voy. CAHOTER. 

CAHOTER, V. n. On est cahoté dans 
cette voiture, brañsigellet, luskellet, 
horjellet omp er cliarr-ma ken na hej 
ann avu ; lammet a ra ar c'harr-ina; 
strons a zo gant ar c'harr-ma. Votre 
charrette cahote horriblement, sirojwœ 
ha distroñsa a ra kement^ ho karr ma 
kav dHn e listag va c'hàïoun diouz- 
in. M. 

CAILLE, s. f. Oiseau; koaill, m. pi. 
éd. Chasser aux cailles, koailleta, p. et. 
En style poétique, on appelle parfois 
la caille, pemp kwennek (kuennek), 
parce que, dans son chant, elle semble 
prononcer ces mots. Gr. 

CAILLÉ , adj. Kaoulet, kaouledet, 
kaledet. Lait — , leaz kaoulet. Vann. 
Leac'h treank. Du sang —, goad kaledet, 
goad pouloudennet, goad kaoulet, goad 
kaouledet. Vann. Goed kaoulet. Lait 
caillé par la présure, leaz tro, leaz 
kaoulet. Lait caillé par le moyen du 
feu, leaz tarzet. Voy. LAIT. 

CAILLEBOTE , s. f. Leaz kaoulet, 
leaz tro, m. Vann. Lea&h kaoulet, 
leac'h keulet (kehulet). Une seule —, 
kaouledenn, f. pi. kaouled eur gaou- 
ledenn, ar c'haouled. Le petit lait qu'on 
boit avec les caillebotes, al leaz glaz. 
Voy. LAIT. 

CAILLER, V. a. Kaouledi, p. et; 
tarza, p. et. Ce dernier s'employe 
surtout si cet effet se produit par le 
moyen du feu. La chaleur de l'atmos- 
phère caillera le lait, ann domder a 
gaoulsdo al leaz. G. Voy. CAILLÉ, LAIT. 

CAILLOT, s. m. Un — de sang, eur 
gaouledenn c'hoad; eunn tamm goad 
kaledet; eur galedenn c'hoad; eur 
bouloudenn c'hoad. 

CAILLOU, s. m. Bilien, f. pi. hili. Il 
est mieux de dire, mean bili, m. pi. 
mein bili ; ar mean bili, ar vein bili. 

CAISSE, s. f. Voy. BOITE. 

CAISSIER, s. m. Evesiad ann arc'hant, 
m. Gr. En Galles, aWhoueziaour, 
m. V. 

CAJOLER, V. a. Gounid gant komzou 
kaer, p. gounezet ; rei lorch'da, p.roet; 
likaoui, p. et. G; fistoulat he lost, p. 
fistoulet. Ce dernier se dit trivialement 
des personnes, quoiqu'il ne s'entende, 



CAL 

au propre, que du» chien qui caresse 
en agitant sa queue. Cajoler les filles, 
rei lorc'h d'ar merclied ; godisa ar 
merclied , likaoui ar merc'hed. La 
faiblesse des femmes c'est d'aimer 
qu'on les cajole, ne d-eus tra a gar 
kement ar merc'hed evel kaout lorc'h. 
Gr. Voy. FLATTER, AlfiUSER. Cajoler 
quelqu'un pour obtenir une faveur, un 
service, luhani oc h u. b. 

CAJOLERIE, s. f. Lorchevit gounid 
V. b; komsou kaer evit goiinid u. b. 

CAJOLEUR, s. m. Godiser, godiser, 
m. pi. ien; luban, m. pi. éd. Gr ; 
likaouer, m. pi. je»!. G. Va autre part 
faire le — , ke e leac'h ail da fistoxdat da 
lost. Voy. CAJOLER, ENJOLEUR, DOUCEREUX, 
DOUCEURS. 

CALAMITÉ, s. f. Reus, m. pi. reusiou, 
rensiou. C'est une grande —, eur 
reus bran eo; reusiou braz int. Cet 
enfant est une — pour ses parents, 
ar bugel-se a %q eur groas pounner 
ha c'houero-meurbed evit he gèrent. 
Voy. MALHEUR. 

CALAMITEUX, aclj. Voy. MALHEUREUX, 
FUNESTE. 

CALANDRE, s. m. Insecte; kos, skos, 
m. pi. ed ; tartouz, m. pi. éd. Il y a 
ici beaucoup de calandres, ar c'hosed 
a so stank ama. — Machine de drapier; 
goagennouer, m. T. 

CALCAIRE, adj. Une pierre —, eur 
mean a so ra2 enn-hañ; eur mean ra%. 
Les amendements calcaires, ann teilou 
a zalch ras ; ann teilou a zo raz enn- 
ho; ann treaz aot ; armerl; arskodl. 
Sable — , treas a zo kregin bruzunet 
enn-hafi ; treaz aot, treaz mor, treaz 
krogennek. Les terrains calcaires, ann 
douar e leac'h ez euz treaz aot. Amender 
la terre avec des amendements cal- 
caires, lakaat treaz aot enn douar; 
treaza ann douar. 

CALCINER, V. a. Leski ken na ia e 
ludu, p. losket; peur-sevi, p. peur- 
zeiet. 

CALCULER, V. a. Teurel d'ar jed, 
p. taolet; niieri, p. et; jedi, p, et. 
Voy. SUPPUTER. 

CALE, s. f. Partie d'un navire, strad, 
m; strad euUestr-vor, va. — Rampe 
sur un quai, kal, m. Il est à la —, 
ema war ar c'hal, ema er c'hal. 



CAL 



133 



CALEBASSE, s. f. Plante ; koulour- 
drenn, f. pi. ou. 

CALÈCHE, s. f. Karr, karr skanv, m. 
pi. kirri, hirri skanv. Voy. VOITURE. 

CALEÇON, s. m. Bragez a sindan, 
m. G. 

CALENDES, s. pi. f. Kal, kala, m. 
Ce mot s'employe, en breton, pour 
désigner le premier jour des mois de 
janvier, mars, avril, mai et novembre. 
Le premier mars , kal meurs. Le 
premier novembre, kal goanv. 

CALENDRIER, s. m. Ann daolenn 
euz ann holl zeisiou euz ar bloaz, f; 
kompod, m. Gr. Le — grégorien, ar 
c'hompod gregorian. Gr. 

CALFAT, s. m. Kalafeter, va. pi. ien. 

CALFATER, v. a. Kalafetieul lestr. 

CALIBRE, s. m. Pouez,m; ment, f. 
(Prononcez ce dernier comme en 
français le mot mainte.) D'un fort 
calibre, parlant d'un boulet, pouezus 
ha meñtek. Gr. 

CALICE, s. m. Vase d'église; fcaiir, 
m. Un — doré, eur c'halir alaouret. 
Abreuvez-moi du — des pleurs, roit 
din da eca leiz ar c'halir a zaelou. - 
Nous devons épuiser le — d'amertume, 
bez' e tleomp eca ar vestl beteg ar berad 
diveza. 

CALIFOURCHON (A), adv.vl -c'/iao/iiad. 
Aller à — , mont a c'haoillad, p. eaf ; 
gaoillat, p. gaoillet. Il fit entrer son 
bâton dans le joint des pierres du mur, 
et s'étant mis dessus à califourchon, il 
se reposa, hag hen lakaat he vazegicask 
ar vein, ha pa en doe great ann trebeg, 
ec'h ehanaz. T. Se mettre à — sur un 
arbre abattu , gaoillat , p. gaoillet ; 
gaoillat war eur tcezenn evel icar gein 
eur marc'h. Il s'y plaça à —, hag hen 
a-c'haoillad icar-n-ezhan ; hag hen o 
chaoillat war-n-ezhan. 

CALIN, s. m. Il fait le —, ema oc'h 
oher he vitouik. 

CALLEUX, adj. Goloeta galedennou. 

CALLOSITÉ, s. f. Durillon ; voy. ce 
mot. 

CALME, adj. Parlant des personnes; 
sioul, habask, diazezet mad. T. — 
Parlant des choses ; sioul, dizavel. 
Vann. Choul. Temps — , amzer sioul. 
Le temps devient —, sioulaat a ra ann 



\u 



CAL 



amser; gouzisa a ra ann avel; sioul eo 
ann amser brema. La mer est très —, 
sioul-braz eo ar mor. — S. m. Bonace; 
amzer sioul, amzer di.iavel. — Paix 
intérieure de l'âme ; peocli ann ene. 
Rien ne peut altérer le — de son 
cœur, netra ne d-eo evil levalaat peoc'h 
he ene. 

CALMER, V. a. Apaiser, adoucir; 
terri nerf, p. torret; meuga, p. et; 
didana, p. et; mont huit, p. eat huit. Ce 
remède l'a calmé, al louzou-se ho deuz 
torret nerz he hoan. Maintenant que 
votre mari est calmé, hrema pa 'z eo 
torret nerz ho pnan. L'âge calme les 
passions, ann oad a zeu da zidatia 
ann drouk-ioulou. G. Pour calmer mon 
chagrin, da zoiigen va añken. s. N ; 
da gaout didorr d'am glac'har. Je ne 
puis le calmer tant il est en colère, 
ne d-ounn ket evit terri nerz ann drouk 
a zo savel enu-hañ. Qui pourra calmer 
ma douleur? gant petra e chellinn-me 
kaout didorr d'arr. foaniou ? pion a 
c'haUo va lakaat da frankaal ? s. N. 
Pour calmer mes peines, da derri 
nerz va foaniou. Dès lors sa douleur 
00 calma, a neuze he boan a ieaz kuit. 
Dieu calme les flots, Doue a laka ar 
mor da veza sioul. Voy. APAISER. — 
Calmer des séditions, etc; peochant, 
p. eet, eat ; digas arpeoc'h enn eur vro, 
p. digaset. Il a calmé le pays, digasel 
eo bet ar peocli er vro gant-hañ. Voy. 
PACIFIER. — V. pron. Voy. S'APAISER. 
Se calmer, parlant d'une personne en 
colère : alors mon père se calma, nenze 
va zad a lenteaz. 

CALOMNIATEUR, s. m. Nep a lavar 
drouk e gaou diwar-benn ar re ail; nep 
a lavar gevier war bouez ar re ail war 
goust ar reall; eunn ieod fall ; eur 
flairer. Le P. Voy. CALOMNIER. 

CALOMNIE, s. f. Drouk komps, f. pi. 
drouk komzou; gaou pounner war 
bouez ar re ail. Débiter des calomnies ; 
voy. CALOMNIER. Croyez que c'est une 
pure —, kredit ez eo eur gaou savet 
a-enep d'ezhan. T. 

CALOMNIER, v. a. Drouk lavaret e 
gaou dhcar-benn u. b; lavaret drouk e 
gaou diwar-henn u. b ; lavaret drouk e 
gaou icar goust u. b; tamall unan- 
bennag e gaou; lakaat drouk kelou 
daredek diioar-benn u. b; flaira, p. et. 
Lg P. Priez pour ceux qui vous 



cm 

calomnient, pedit Doue evit ar re a 
lavar drouk aclianoc'h e gaou. Ils se 
calomnient les uns les autres, drouk 
a lèveront ann eil ivar goust egile. 
Quand vous serez calomnié par les 
hommes, pa viot drouk prezeget a ierz 
ann dud. Voy. INVENTER DES MENSONGES, 
MÉDIRE. 

CALOMNIEUSEMENT, adv. E gaou, 
enn he cliaou, war he c'haou; enn hor 
gaou, etc, selon la personne qui parle 
ou dont on parJe. Nous l'avons dit 
calomnicusement, enn hor gaou eo hon 
euz lavaret kement-se. 

CALQUER, V. a. TroUnenna, p. et. 
Ce mot est du pays de Galles, et 
ne saurait se dire autrement en 
Bretagne. 

CALUS, s m. Voy. DURILLON. 

CALVAIRE, s. m. Le Calvaire, la 
montagne du —, menez Kalvar. 

CALVITIE, s. m. Moalder, m; moali- 
digez, f. Peu ou pas usités. Voy. 
CHAUVE. 

CAMARADE, s. m. Ami, compagnon; 
voy. ces mots. Tenez , camarades ; 
dalit, potred. B. 

CAMARD, adj. Tougn, touign, tallouz. 
Il a le nez —, eur fri tougn en deuz. 
Vann. Fri berr, fri tartouz. — Les 
mots fri tougn , employés dans la 
colère, sont une injure : kea 'la, fri 
tougn, kea 'ta, fri touign. 

CAMBOUIS, s. m. Lard karr, lard koz, 
m. V. Lard koc'h, m. 

CAMBRÉ, adj. Voy. ARQUÉ. 

CAMBRER, V. a. Gtvara (goara), p. et; 
kroumma, p. et. — Se cambrer, en em 
deurel, ]).enemdaolet. Gr. Voy. ARQUER, 
COURSER. 

CAMÉLÉON, s. m. Plante ; lou- 
zaouenn-ar-pabaour , f ; louzaouenn- 
ar-vosenn, f. — Animal ; hudglazard, 
m. pi. éd. V. 

CAMISOLE, s. f. Hivizenn, f. pi. ou. 
Vann. Jumezelenn, f. 

CAMOMILLE, s. f. Plante; krama- 
naill, m ; tro'n-heol, f. 

CAMP, s. m. Kamp, m. C'est là qu'ils 
établirent leur —, eno e tisplegchont 
ho zellou. Lever le —, sevel he deltou, 
plega he deltou, mont kuit ; sevel he 
dinellou. V. 



CAN 

CAMPAGNARD, s. m. Goas dhvar ar 
meas (divar), m. pi. goazed diwar ar 
meas ; den diwar ar meas, m. pi. lud 
diwar ar meas. Un gentilhomme — , 
eunn dicheñlil diwar ar meas. Les 
campagnards, en général et sans dis- 
tinction de sexe, ann dud diivar ar 
meas. Vann. Den diar er mes ; goas 
diar er mes, m. pi. goaset diar er mes, 
tut diar er mes. — Paysan, homme de 
la campagne ; voy. ces mots. 

CAMPAGNARDE, s. f. Maoues diwar 
ar mea.z (divar), f. pt. merc'hed diwar 
ar meas. Une dame campagnarde, 
eunn itroun diivar ar meas. Vann. 
Vnn itron diar er mes. ~ Paysanne; 
voy. ce mot. 

CAMPAGNE, s. f. Ploue, m ; meas, m. 
pi. mesiou, viesiou. Vann. Mes, m. pi. 
meseu. Trég. maes, m. Anciennement, 
maes. Une maison de — , eunri ti icar 
ormeau (var). Il demeure actuellement 
à la — , brema ema o choum loar ar 
meas. Aller à la —, mont warar meas. 
Vann. Monet er meseu. L'air de la — , 
ann ear diicar ar meas (divar). Un 
cabaret de —, li eunn tavarnier diwar 
ar meas. Un barbier de — , eur barrer 
diwar ar meas. Les écoles de la ville 
et de la — , ar skoliou e kear ha war ar 
meas. Une église de —, eunn ilis war 
ar meas ; eunn ilis floue, s. N. Les 
gens de la —, les paysans ; voy. ce 
mot. De vastes campagnes, de grandes 
étendues de terrain à la campagne, 
mesiou bras, mesiou kaer. Vanu. Meseu 
kaer. — Hors du Léon, on dit me^ au 
lieu de meaz^ 

CAMPER, v. II. Diasesa ar champ. 
C'est là qu'ils campèrent, eno eo e oe 
àiaseset ar c'hamp. Voy. CAIVIP. 

CAMUS, adj, Camard ; voy. ce mot. 
CANAILLE, s. f. Tud dister, tud fall, 
pi. m; liiastred, pi. m; haillevod, m. 
Corn. Hubot, m. Et de là, hubota, vivre 
en canaille. C'est de la —, lud fall int. 
II a fait cela, c'est une vraie — , ann 
den-ze, ann haillevod anezhañ, en deus 
greal kement-se. 

CANAL, s. m. Conduit pour l'eau ; 
han, m. pi. iou ; kan-dour, m ; san, m. 
pi. ioii ; san-dour, m. pi. saniou-dour ; 
noed , m. pi. noejou. G. Canal de 
dessèchement, san-disec'ha. T. Canal 
d'arroseraent, añchou-doura, añchou 



CAN 



135 



greal evit digasann dour enn eur prad. 
Il nous faudra curer le — , red e veso 
d'e-omp skarza ar clian dour. Un —, 
de briques, eur c'han briken, eur c'han 
pri. — Gouttière des maisons ; kan, 
kaon, m. pi. iou. Canal de plomb, 
kan ploum. — Lit d'un cours d'eau, 
kanol, f. pi. iou: kanol-dour, f. pi. 
kanoliou-dour ; kan, m. pi. iou. Cet 
enfant est tombé dans le — , ar bugel- 
ze a so koueset er ganol e-kreiz ann 
dour. Les canaux, ar c'hanoliou. 

CANAPD, s. m. Oiseau; houad, m. 
pi. houidi. Vann. Houed, pi. houedi. 
Canard mâle, maillard, m. pi. éd. 
Canard sauvage, houad goues, m. pi. 
houidi goues. J'ai acheté un canard, 
prenet am eus eur penn houad. 

CANCAN, s. m. Calomnies, fausses 
nouvelles, etc ; voy. ces mots. 

CANCANER, v. n. Médire, calomnier, 
etc ; voy. ces mots. Vann. Konzein ag 
enn nehuetedeu e dremen cr vro. 

CANCANIÈRE, s. f. Voy. COiVîMÈRE. 

CANCER, s. m, Krign-beo, m ; maie- 
touich, m. Gr. Elle a un — au sein, 
ar clirign-beo a zo krog enn he bronn. 

CANCRE, s. m. Coquillage de mer ; 
krab, m. pi. ed; krank, m. pi. krañked. 
Un beau — , eur clirab bras, eur 
c'hrank bras. Les cancres, ar clirabed, 
ar c'hranked. Le — velu, meltas, m. 
pi. ed. G. 

CANDEUR, s. f. Eeunder a galoun, m ; 
frañkis a galoun, f ; gwirionez, f. 

CANDI, adj. Du sucre —, sukr 
kañtin. 

CANDIDE, adj. Eeun, éeun a galoun, 
leal, frank, frank a galoun, gwirion 
(guirion). 

CANDIDEMENT, adv. Gant eeunder a 
galoun ; gant fraTikiz a galoun; leal. 

CANE, s. f. Femelle du canard; 
houades, f. pi. ed. Vann. houedes, 
f. pi. et. 

CANEVAS, s. m. Lien rouez, m ; 
leien, m. 

CANGRÈNE; voy. GANGRÈNE. 
CANICHE, s. m. Ki rodellek, ki 
foutouillek, m, 

CANICULE, s. f. Constellation; 
sleredenn-ar'C'hi. f. 



136 



CAN 



CANIF, s. m. Kanived, f. pi. ou ; 
Iroucli-phin. m. 

CANIN, adj. Faim canine, naoun ki, 
m; rañklez , m. Voy. FAllïl. Dent 
canine, dant al lagad, ni. pi. dentann 
daoulagad. Gv. Un rire — , eur clioara 
ki, m; skrign, m. 

CANNE, s. f. Roseau; voy. ce mot. 
Canne à sucre, korsenn-sukr, f. pi. 
kors-sukr. — Bâton pour s'appuyer en 
marchant; baz, f. pi. bisier, bizier. 
Vann. Bac'h, f. pi. bicliier.Yoy. BATON. 
Canne à épée, baz-kleze, f. 

CANNELER, v. a. Divoeda, p. et ; 
garana, p. et Vann. Añdennein. Une 
colonne cannelée, eurpeul divoedet. 

CANNELLE, s. f. Epice, kanel, f. — 
Instrument de tisserand, instrument 
pour dévider du fil; béni, bini, f. pi, 
ou. — Cannelle d'un tonneau; 
alc'houes eur varrikenn, f; Iriellenn, 
f. pi. ou; tuellenn eur varrikenn, f; 
skavenn, f. G. Cannelle de bois, 
tuellenn brenn. Le robinet de la —, 
pluenn touchenn, f. Cannelle de moulin, 
sirakeres, slraklerez, f. 

CANNELURE, s. f. Divoedadur, m; 
garan, f . pi. ou. — Faire des cannelures, 
divoeda. 

CANON, s. m. Terme d'artillerie; 
kanol, m. pi. kanoliou, kanolou; ar 
clianol, ar c'hanoliou. Un coup de — , 
eunn tenu kanol. Une volée de coups 
de — , tennou kanol. La bouche du — , 
bek ar clianol. La lumière du —, oaled 
ar clianol, ann toull lan. Des canons 
en fer, kanoliou houarn. Braquer, 
pointer le —, poenta ar clianol. Gr. 
— Statuts, décisions, de l'Eglise, 
lexennou ann Iliz, reoliou ann Iliz; 
reolennou ann Iliz. Le droit —, gwir 
reol ann lUx; gwir ann Iliz (guir). 

CANONIAL, adj. Maison canoniale, 
ti eur chalouni, m. 

CANONIQUE, adj. Hervez lezennou 
ann Iliz. 

CANONISER, v. a. Inscrire au cata- 
logue des saints, diskleria sant ; lakaat 
e roll ar zent. Vann. Disklerein gel lid 
ema sant unn den iremenet. En Galles, 
sañliado. V. 

CANONiSTE, s. m. Nep en deuz desket 
gwiriou ha lezennou ann Iliz [guiviou); 
nep a oar gwiriou ann Iliz. 



CAP 

CANONNADE, s. f. Tennou kanol, pi. 
m. J'ai entendu la — , klevel em euz 
tennou kanol. Voy. BORDÉE. 

CANQNNER, v. a. Tenna ar clianol 
war, p. tennel; skei a dennou kanol, 
p. skoet. — V. pron. En em ganna a 
dennou kanol. 

CANONNIER, s. m. Kanolier, m. pi. 
ien. 

CANONNIÈRE, s. f. Jeu d'enfants; 
c'est un morceau de bois creusé ou 
tube creux avec lequel on lance des 
boules de filasse, au moyen de la 
compression de l'air; sifocliell, f. pi. 
ou. Le Gonidec appelle aussi striñkell 
les instruments de ce genre. 

CANOT, s. m. Bateau; voy. ce mot. 

CANTHARIDE, s. f. Insecte; c'houil- 
glaz, m. pi. cliouiled-glaz. Gr. 

CANTINE, s. f. Cabaret; voy. ce 
mot. 

CANTINIER, s. m. Cabaretier ; voy. 
ce mot. 

CANTIQUE, s. m. Kanaouenn sañtel, 
f. pi. kanaouennou sanlel. Vann. 
Kanenn, f. pi. eu. Chanter un — , kana 
eur ganaouenn safitel. Ils chantent des 
cantiques, emint o kana kanaouennou 
sañtel. Le — des anges, kanaouenn ann 
elez. L'Epoux des cantiques, Pried ann 
ene sañtel ; ar Pried sakr. Le — des 
morts, kanaouenn ann anaoun. 

CANTON, s. m. Dans le — de 
Landerneau, el lecliiou tro-war-dro 
Lanternok. Voy. ENVIRONS. De quel — 
etes-vous ? euz a be vro ocli-hu ? 
voy. PAYS. 

CANULE, s. f. Bout d'une seringue ; 
korsenneur striñkell, kancur slriñkell, 
joenn kan eur striñkell. 

CAP, s. m. Promontoire ; bek-douar, 
m. pi. begou-douar. Il paraît qu'autre- 
fois on disait aussi min, m. pi. ou. 
Le — Sizun, bek ar Raz. Nous avons 
doublé le — d'Ouessant, Iremenet hon 
euz bek Eusa. — Terme de marine. 
Nous avions le — au vent, ann avel a 
ioa a benn kaer d'e-omp ; bek hon leslr 
a ioa eeun d'ann avel. Gr. De pied-en- 
cap, penn-da-benn ; adalek ann Ireid 
beteg arpenn; penn kil ha troad. 

CAPABLE, adj. Apte à, propre à, sus- 
ceptible de ; mad da, mad evit, goest, 



CAP 

gwest. Il doit être — d'instriiire les 
autres, he-ma a die beza mad dn rei 
kelenn d'ar re ail. Il les rendit — d'en 
instruire d'autres, Iakaat a reaz atis:iho 
gwisiek a-tcaWh evil deski re ail. 
Il n'y a personne qui soit — de me 
défendre, n'eia den evil va difenu. Je 
ne serais pas — de les en empêcher, 
ne venn tamm evil miret out-ho; hep 
lia venn lamm evil miret oul-ho. Je me 
sens très — de le faire, me so den 
a-imlc'h evit oher kemenl-se. Au sujet 
du mot den employé au sens de capable, 
voy. OEN à mo'i Dictionnaire breion, 
1876. Cette pluase peut se dire d'un 
Ijomme et d"uiie femme. Je sais ce 
dont il est — , me a oar he riboulou 
(en mauvaise parf). Tout le monde 
n'est pas — de cette perfection, ann 
dud holl ne d-inl ket evü kaout kemend 
ail a fumez. Tous ne sont pas — de 
faire cela, ann holl ne d-int ket evit 
oher kement-se. Il n'est pas — d'amitié, 
he-ma ne oar ket petra eo karet, petra 
eo ar garantes. Je n'étais pas — de 
payer mes dettes, ne oann ket evit paea 
va die. Des plaines fertiles et — 
de nourrir une grande population, 
plenenniiu frouezuz g^iest da vnga kalz 
a dud. T. Un ?eul eût été — d'en faire 
fuir mille, unan anezho a vije bel goesl 
da Iakaat mil anezho da déchet. Il est 

— de nous tuer, goest eo da lasa 
ac'hanomp ; goest a-walch eo da laia 
achanomp. Vu coffre — de les con- 
tenir, eunn arc'h braz a-walch evit ho 
Iakaat ebars. — Le mot goesl employé 
ci-dessus est, je crois, particuliei' aux 
dialectes de Vannes etdeCornouailles. 

— Savant, habile ; voyez ces mots. 

CAPACITÉ, s. f. Habileté, science ; 
voy. ces mots. — Etendue ; ment, f ; 
hed ha ledander, m. Ces substantifs 
doivent être évités. Selon sa —, herves 
ma 's eo braz. Savez-vous quelle est 
sa capacité '' gouzoul a ril-hu hag hen 
so braz a-walcli evit ma '2 aint ebarz? 

CAPARAÇON, s. m. Pallenn varcli, f. 
pi. pallennou kezek. Vann. Palanch , 
m. pi. eu. 

CAPARAÇONNER, v. a. Lakaat eur 
ballenn icar eur marc h , pi. lekeat , 
lekeel. 

CAPE, s. f. Vêlement en Bretagne ; 
kahell, m. pi. kebel ; kougoxil, m. pi. 
zow.Cape noire pour les enterrements; 



CAP 



1:3: 



kapot-sac'h, m. Se couvrir d'une —, 
en em gabella , p. en em gabellel. — 
Terme de marine. Mettre à la — , ka- 
peal, p. kapeet ; oher koslez a dreuz, p. 
g:eat. Gr. Après être restés plusieurs 
jours à la — , goude beza bel war gap 
eunn derrez-bennag lasa mor. T. 

CAPILLAIRE, s. f. Plante; goues-ra- 
deuvnn-vihan, f. 

CAPITAINE, s. m. Kabitan, m. pi. 
éd. Un vaillant — , eunn den kaloanek- 
bras. 

CAPITAL, adj. La ville capitale ; voy. 
CAPITALE. Un crime —, eunn torfed a 
zellez ar maro ; eunn torfed ar brasa, 
Péciie — , pec'hed marvel. Les péchés 
capitaux , ar seis pechet marvel ; ar 
pechejnu meur. T. Lettre capitale , 
penn-lizerenn, m. pi. penn-lizerennou. 

CAPITALE , s. f. Penn - kear , m ; 
kear-veur, f. V. La — de la France, 
penn-kear Vro-Chall. Il habite la — , 
ema choum er penn - kear ; ema e 
choum e kear-veur. 

CAPITALISTE, s. m. Eunn den pin- 
vidik-braz. 

CAPITEUX, adj. Du vin — , givin kre, 
gwin penn (qui porte à la tête). 

CAPITULATION, s. f. Diciz, m ; mar- 
cliad, m. 

CAPRE, s. f. Peut fruit ; Kapresenn, 
f. pi. kaprez. 

CAPRICE, s. m. Froudenn, f. pi. ou ; 
pennad, m. pi. ou. Suivre ses caprices, 
mont a-raok lie henn. Voy. FANTAISIE, 
ENVIE, IDÉE BIZARRE. 

CAPP.ICIEUX, adj. Froudennuz , pen- 
naduz. Il est — , mont a ra a-raok he 
benn ; sorcJiennou, slultennou en deuz 
leiz he benn ; neuz den evit kaout poell 
?)a iro da gement sonj a zigloz eus a 
vuedenn-penn he-ma ; mont a ra gant 
ar chatar ken edro eo ; loariet eo ann 
den-se; dioc'h al loar a ra ann den-ze; 
froudenna a ra. G ; pennadi a ra. G. 

CAPRIER, s. m. Arbrisseau; gwesenn- 
kapres (guezenn) , f, pi. gwes-kapreg 
(guez). Un —, eur wesenn • kapres 
(vezenn). 

CAPSULE, s. f. Cosse du lin, bol- 
c'henn, f. pi. bolc'h. 

CAPTER, V, a. Gagner par paroles, 
etc ; voy. ce mot. 

18 



138 



Car 



CAPTIF, s. m. Esclave; voy. ce mot. 

CAPTIVER, V. a. Assujétir, gagner, 
mériter ; voy. ces mots. 

CAPTIVITÉ, s. f. Voy. ESCLAVAGE. 

CAPTURE, s. f. Preis, m; dalc'h, m; 
krog, m ; kraf. m : kemer, m. Faire 
une —, paka, p. et. Vann. Gober unn 
dalc'h, gober ur c'hemer. Lâclier sa — , 
leuskel da vont. 

CAPTURER, V. a. Faire une capture ; 
voy. ce mot. 

CAPUCHON, s. m. Pichourell , m: 
kougoul, m. 

CAPUCIN, s. m. Kahiisiri, m. pi. éd. 
Vann. Kabec'hein, m. pi. et. 

CAQUE, s. f. Baraz, f. pi. ou. Une 

— pleine, harazad, f ; enr varasad. La 

— sent toujours le hareng , chouez 
ann harink a choum atao gant ar varaz. 

CAQUET, s. m. Rabattre le — à quel- 
qu'un ; voy. CLORE LA BOUCHE. 

CAQUETER, v. n. Babiller; voy. ce 
mot. — Crier, comme font les poules ; 
richonat , richanat , p. richonet , ri- 
Chanel; grakal, p.graket; raklat, p. 
raklet ; godai, p. godet. 

CAR, coitj. Rak, rag. Cette conjonc- 
tion denianile parfois, en breton, des 
constructions particulières. Cela ar- 
rive quand un verbe sans négation suit 
la conjonction dans la phrase bretonne. 
C'est une difficulté pour les commen- 
çants. Ainsi l'on dira : rak merrel a 
reaz rak-tal, car il mourut aussitôt ; 
au lieu de dire, comme après les ad- 
verbes : rak e varias rak-tal. Car ils 
vinrent de tous côtés, rak dont a rejont 
a iep-tu. Car il y aura économie, rak 
bez' e vezo espern. Car il est malade, 
rak bfiz' ez eo klanc. — Au contraire 
quand le verbe breton ne suivra pas la 
conjonction, on dira : rak klanv eo, car 
il est malade. Car il est très-beau, rak 
kaer-meurbed eo. Car vous n'êtes pas 
bon, rak ne d-oc'h ket mad. Car Jean 
fit cela, ne fit pas cela, rak lann a reaz 
kement-se, rak lann ne feaz ket kement- 
se. Car il est mieux portant , ruk 
iaclwch eo. Car celui qui ne travaille 
pas mangera du pain sec, rak ann hini 
ne gar ket al labour a zebro bara zeach. 
Car il est défendu de le faire, rak ara- 
bad eo ober kement-se. Car on ne peut 
dire cela^ rak ne c'heUer ket lavaret 



CAR 

ann dra-ze. Car je ne vois personne, 
rak ne wclann den. Car le fils de cet 
homme est méchant , rak map ann 
den-ze a zo drouk. Car il est mort sur 
la croix, rak war ar groaz eo maro ; 
rak mervel a reaz tvar ar groaz. Car il 
n'est personne qui ferait cela , rak 
n'euz den a rafe kement-se. Car vous 
êtes bon, rak choui a zo mad. — Cette 
construction particulière s'observe , 
dans les mêmes circonstances, après 
les conjonctions Hogen, mais; et Oc'h- 
penn, de plus. Voy. ces mots. 

CARABINE, s. f. Arme à feu ; kara- 
hincnn. f. pi. ok; grondin, m. Gr.Voy. 
FUSIL. 

CARACOLER, v. n. Friñgal. p. friñget. 
Fiñdal, p. fiñdalet. Il caracole sur son 
clieval, jiiidal a ra war gein he varc'h. 

CARACTÈRE, s. m. Humeur, naturel. 
Ma fille est d'un — facile, va merc'h- 
me a zo eur spered enz. M. Selon leur 
— , hervez ann temps euz ho spered. T. 
(Prononcez temps comme en français 
le mot timpce.) Le. — des époux ne 
sympathise pas toujours, spered ann 
eil bried ne d-eo ket atao heñvel oc h 
spered cgile. — Lettre d'imprimerie ; 
lizerenn, f. pi. ou. Gros — , skritur- 
braz. 

CARAFE, s. f Bouteille; voy. ce mot. 

CARCAN , s. m. Poteau auquel on 
attache les malfaiteurs; kelchenn, f: 
post ann dnlc'h, m ; post-gouzouk, m. 
Mettre quelqu'un au — , lakaai unan- 
bennag oc'h ar gelchenn ; lakaat eunn 
den enn tro-gouzouk ; staga eunn den 
ocli post ann dalc'h. — Le carcan 
d'une meule ; karcliariou, pi. m. 

CARCASSE, s. f. Ossements déchar- 
nés d'un homme, d'un animal, etc ; 
relegou, pi. m ; relegenn, f. Une — de 
cheval, relegou marc'h, enr rtlegenn 
mardi. En termes de mépris, on dit : 
c'est une vieille — , eur zachad eskern 
n'eo ken ; eur sttejadell n'eo ken. 

CAROE, s. f. Instrument de cardeur; 
kribin, f. pi. ou, iou ; rañvel, f. pi. 
ro'ivel. 

CARDER. V. a. Kribina, p. et. Carder 
avec la main, kleui, p. et. Vann. In- 
kardein. 

CARDEUR, s. m. Kribiner, m. pi. t'en. 
Vann. Iñkardour, m. pi, iñkarderion. 



AR 

CARDIAQUE, atij. Heal d'ar galoun, 
fiugnnun dar galoun. Hors du Léon, 
HeL Le vin est —, ar givin a so ml- 
giioun (la galoun ann den. Gr. 

CARDINAL, adj. Les quatre points 
cardinaux, ar pevar avel. Voy. VENT. 

CARÊME, s. m. Koraiz (korahiz), m. 
Vann. Koareit, m. Les dimanches du 
— , suliou ar c'horaiz. Le premier di- 
manche du — , ar clieñla sul eus ar 
choraiz. Les quatre premiers jours du 
— , ann talazrou. Gr. Vaiin. Enn tala- 
reu. Jeûner le — , iun er clioraiz ; iun 
hcd ar clwraiz ; iun ar c'horai-:. Gr. 

CARÉNER, V. a. Aoza ha soavi eiil 
le sir. 

CARESSE, s. r. KaraMez, f. pi. karafi- 
tesiou, karafueiiou. Faire des caresses, 
oher karañtedou da u. b ; diskouez he 
garantes da u. b. Vann. Gober migno- 
nach ; mignonein. Caresses à la ma- 
nière des petits enfants ; allazik, daik 
(dahik). Faire des caresses de cette 
sorte ; ober allazik da u. b ; ober dnik 
da u. b. Faire des caresses à la ma- 
nière d'un chat, d'un chien ; ober he 
fistoulik d'he vestr ; fistoulal he lost. 
Faire des caresses à la manière d'un 
maître à son chien, à son chat; dor- 
lota, p. et. G ; ober flourik d'he gein. 
M. Faire des caresses basses , ober 
kudou da u. b ; stleja dirak ar re vraz. 

CARESSER, V. a. Faire des caresses ; 
voy. ce mot. 

CARGAISON, s. f. Karg e\d les(.r-ror. 
f ; fard, f. G. 

CARBUER, V. a. Terme de marine ; 
diskar ar goeliou, p. diskaret. 

CARIE, s. r. Pourriture ; hein krign 
ann eskern, m ; breinadures ann eskern. 
Voy. CARIER. — Maladie des céréales, 
ami duan, ann duen, m. Ce blé est 
sujet à la — , ann duan a stag allez 
oc'h ar gwiniz-ze. Corn. Grullu , m. 
On dit aussi Merkenn ou plutôt Mer- 
klenn, qui se dit de préférence pour la 
nielle et la rouille, maladie des blés. 

CARIÉ, adj. Nep a zo stag ann duan 
out-han. 

CARIER, V. a. Pourrir ; voy. ce mot. 
— - V. pron. Parlant des céréales ; 
duani, p. et. Le froment commence à 
se carier, or giciniz a zeu da zuani ; 
ann duan a zo stag oc'h ar gioinis. 



CAR 



139 



CARILLON, s. m. Son des cloches ; 
trovz ar cldeier, m , briñbalerez, m. 
Entendez -vous le carillon ? A7ei'e( a 
rit-hu trouz ar c'hleier ? Ils sont à 
faire le — , emint o vriñbalat ar c'hleier. 
— Tapage ; trouz, m ; Irouz enn ti, m. 
La femme fera — , gicamm a raio 
trouz ; gicamm a ielo dreist penn. Gr. 
Faire — dans le ménage , kas trouz 
enn ti. 

CARILLONNER , v. n. Briñbalat ar 
c'hleier, boleat ar c'hleier. Voy. CLOCHE. 

CARILLONNEUR, s. m. Briñbaler, m. 
pi. ien. Voy. SONNEUR. 

CARLIN, s. m. Ki-bihan, kiik tara, 
m. pi. chasigou taro. En Galles, ki- 
tarou, m. V. 

CARLINGUE, s f. Terme de marine; 
karling, guirlink, m. 

CARME, s. m. Religieux ; karmeziad, 
m. pi. karmeziz, karmezidi. Les Car- 
mes chaussés et déchaussés, ar Gar- 
meliz arc'hennet ha diarclienn. L'église 
des Carmes, iliz Karmez. L'église de 
Notre - Dame - des - Carmes , iliz ann 
Itroun Varia Garmez. L'ordre des Car- 
mes, urz Karmez. 

CARMÉLITE, s. f. Leanez sautez Te- 
reza , f. pi. leanezed sautez Teresa ; 
karmezes, f. pi. éd. Vann. Lcanez ag 
er Halm. 

CARMIN, s. m. Liou ruz-beo , Hou 
ruz-goad, liou-kaer, m. 

CARNAGE, s. m. Lazerez , lazerez- 
braz, m. Peu usités. Vann. Lac'herech, 
m. On en fit un grand —, eunn taol 
braz anezJto a oe lazet eno. Jamais un 
tel — n'eut lieu entre chrétiens, bis- 
koaz eunn abadenn ker rust a zo bet 
être rhristenien. 

CARNASSIER, adj. A Zebr ar c'hik 
kriz, a zebr kik, louñtek a gik. Gr. Les 
animaux carnassiers, al loened a zebr 
kik kriz. 

CARNAVAL, s. m. Meurlarjez, mor- 
larjez, m ; deisiou al lard, pi. m ; enet, 
encd, m. Vann. Malarde , m. Le di- 
manche du — , le dimanche gras, disul 
enet, sul al lard, sul al lart. Pendant 
le — , a-hed deisiou al lard. Vann. 
A-bad deiieu el lart. Voy. JOURS GRAS. 
Le — do Rosporden, enet Rosporden. 



1-40 



CAR 



Nous i;o sommes pas encore à l'épo- 
que du —, n'ema ket poent ar meur- 



larje 



hoaz. 



CARWiVORE, adj. A zebr kalz a (jik. 
Les liommes sont carnivores, map den 
a sebr kalz a gik. Les bestiaux ne sont 
pas carnivores, ar zaout ne sebronl 
tamm kik. 

CAHNOSITÊ, s. f. Voy. EXCROISSANCE. 

CAROLINE, s. f. Plante; askol-gwenn 
(guenn), m ; louzaouenn ar vosenn, f. 

CAROTTE, s. f. Légume; karotezenn 
f. pi. karotez. Le P. Grégoire donné 
aussi Paslounadez qui est, je crois, 
une imitation d'un ancien mot fran- 
çais. Une ijotte de carottes, eunn 
druilîad karotez. Carotte à collet vert. 
karctes goiizongenn glaz ; karotez 
gwenn petm glas. Ces carottes sont 
bonnes, ar cliarotez-ma a zo mad. 

CARQUOIS, s. m. Sac'h ar Urnu, m ■ 
irons, m. pi. trnñsou. Plein un — dé 
flècbes, eunn troñsad birou, eur zacliad 
birou. 

CAHRÉ, adj. Perar • cliorr.ek. Une 
maison carrée, eunn li pcvar-c'hornek. 
Ce cuamp est —, pevar-chornek eo ar 
park-se. G. Bonnet —, boned kornek, 
tok kornek. 

CARREAl', s. m. Vitre; gtverenn{gne- 
renn), I". pi. gwer, giverennou. Un — 
eur werenn (verenn). Des carreaux' 
gwer eur prenestr. Voy. VITRE. — Car- 
reau de pierre, de brique, karrezenn., 
. pi. ou. — Carreau de tailleur 
hoiiarn-kemener, m. — Au figuré II 
est resté sur le —, choumet eo xmr 
ann dachenn. Jeter quelqu'un sur le 
—, astenn unan-bennag war ann douar 
war ann dachenn. ' 

CARREFOUR, s. m. Kroaz-hent , m 
pi. kroaz-heñchou. Vann. Kroez-hent 
m. pi. kroez-heñteu. Ces mots s'ap- 
pliquent aux carrefours des ciiemins 
Dans une ville on peut dire, kroaz-ru 
m. pi. kroaz-ruiou. II. ' 

CARRELER, v. a. Couvrir de carreaux 
en briques, etc ; karreza, p. et ■ ka- 
relia, p. et. Gr. Carreler en tuiles en 
briques, teolia, p. teoliet. Vann ' Te- 
vlein, p. levlet. — Carreler des 'sou- 
liers , krenna boutnu , solia bnvtnu 
koarclla boutou.G; lakouna, peñselia. 
Vann. Arlcc'huien. 



CAS 

CARRIER, s. m. Meñgleusier, meñ- 
gleuzer, m. pi. ien. Vann. Meñglaour, 
m. pi. meñglerion. 

CARRIÈRE , s. f. Lieu servant aux 
luttos, aux exercices ; tachenn, f ; re- 
dadenn, f. Courir dans la —, redek enn 
dachenn. — Au figuré. Je cours au 
terme de la —, bremañ e kerzann affo 
evit tizoul da benn ann lient. Quand 
vous arriverez au terme de la —, pa 
'z eot euz ar bed-ma ; pa vint eat da 
benn ocli lient. Vous touchez au terme 
de la — , emo&h tost d'ar penn diveza.B. 

CARRIÈRE, s. f. Lieu d'où l'on tire 
les pierres, etc ; meñgleuz, f. pi. meñ- 
gleiisiou, memjleuziou. Vann. Meingle, 
meñgle, f. pi. meñgleieu. Il est allé à 
la —, eat eo d'ar veñgleuz. Travailler 
aux carrières, meñgleuzi, p. et. 

CARRIOLE, s. f. Karr goloet, m. pi. 
kirri goloet. Voy. VOITURE. 

CARROSSE, s. m. Voiture ; voyez ce 
mot. Karrons, karr, s. m. 

CARTE, s. f. Dessin de géographie ; 
taolenn ann douar, f. — Cartes à jouer, 
kartenn, f. pi. kartou. Jouer aux car- 
tes, clwari 'r cliartou- , clioari d'ar 
c'hartou. Le jeu des cartes , clioari 
kartou, m. 

CARTILAGE, s. m. Grigons, m ; mi- 
gorn, m ; bourlas, m. Vann. Nerc'hen- 
nigeu a vez être er cliik hag ann es- 
kern. Un morceau de —, eunn tamm 
migorn. 

CARTILAGINEUX, ad}. .Vigormiz, bour- 
lasuz, griyoiïsuz. 

CARTON, s. m. Paper kaot, m. Vann. 
Plañkenn paper. Hors du Léon, paper 
kaut. 

CARTONNER, v. a. Golei gant paper 
kaot. 

CARTÜLAIRE, s. m. Levr ann diellou 
eus a eunn iliz, euz a eunn abati. 

CAS, s. m. Accident, événement; 
darvoud, m ; digouez, m. Peu usités. 
Dans le — où il pleuvrait, mar bez 
glao. — Estime; stad , f; fors, m; 
dalch, m. Je n'en fais aucun —, ne 
raim stad e-bed euz ann den-ze ; ne 
zalchann stad e-bed anezhaii ; ne rann 
fors anezhañ. Je ne fais pas — de cela, 
ne rann fors eus a gement-se. Il ne fit 
aucun — de ces paroles, he-ma ne zal- 
c'haz stad e-bed euz ar c'homzou-ze. 



CAS 

On fait — de lui, stad a reer aneshañ. 
Il ne fait pas — de moi, ne ra dalc'h 
achanoun. T. Ne faites pas — de ces 
discours, n'en em nec'hit ket gant ar 
c'homzoïi-ze. Il fit plus de — de ceci 
que de cela, gicell e kavas ann dra-ma 
evit ann rfra-ze. Personne ne fera — 
de moi, den ne sello ouz-in. II. Il sem- 
blait ne pas faire — de les enten- 
dre, he-man a ioa e doare pa ne raje 
van e-bed evii ho c'hlevet. T. — E^i — 
de pluie, au — où il pleuvrait, mar 
bes glao. Si ce n'est en — d'adultère 
de la femme, nemet avouHr e ve ar 



CASANIER, s. ra. Nep a gar choum er 
gear ; ludiiek , didalvez. Gr ; ienek , 
divaleer. V. li n'est pas — , boudedeo 
eo. T. 

CASAQUE, s. f. Rokedenn, jakedenn, 
f. pi. ou. Tourner —, trei kein da, p. 
iroei ; tec'het, p. techet ; voy. FUIR. 

CASCADE, s. f. Kouez-dour, lamm- 
dour, m. 

CASERNE, ri ar zoudarded, m. 

CASQUE, s. f. Tok-homrn, m. pi. 
tokou-houarn. 

CASSANT, adj. Bresk,brusk, trenk. 
Ce bois est —, bresk eo ar &hoat-ze. 
Du fer — , houarn trenk. 

CASSE-COU, s. m. Pas difficile ; torr- 
gouzoïik , m ; torrod , m. Ce dernier 
signifie à la lettre Casse-roue. 

CASSE -NOISETTE, s. f. Torr-c'hra- 
oun, m. 

CASSER, V. a. Briser, rompre; terri, 
p. torret. Ancien infinitif torri. Vann. 
Torrein, p. torret. Mon bâton est cassé, 
torret eo va baz. Puisse-t-il se casser 
le cou ! ra vezo torret he c'houzouk 
gant-hañ '. Ce bois est facile à —, ar 
c'hoat-ze a zo bresk. Il s'est cassé [e 
bras, torret eo bet he vreac'h gant-haii. 
Casser les vieux pots le jour de la 
Quasimodo, terri ar clioz podou. Voy. 
QUASIIVIODO. Il ne s'est pas cassé de 
membre, didorr eo he izili. — Abolir ; 
voy. ce mot. — Affaiblir, diskar, p. et. 
Il est cassé de vieillesse, diskaret eo 
gant ar gozni. — J'ai la tête cassée de 
vos discours, borodet ounn gan-e-hoc'h. 

CASSOLETTE, s. f. PHlik vikan, f. 

CASSONADE, s. f. sr(kr du, m ; kas- 
loun.adez, f. 



CAO 



141 



CASTOR, s. m. Animal ; avank, m. 
pi. ed ; bieusr, m. Gr. 

CASTRAT, s. m. Nep a zo bet spazet ; 
spaz, spazad, m. pi. spazeien, spazidi. 
V. Une voix de — . mouez spaz, mouez 
tizok. Gr. 

CASTRATION, s. f. Spazerez, m. 

CASUEL, adj. Fortuit, accidentel; 
voy ces mots. 

CATAFALQUE , s. m. Gwele • kanv 
(guele), m. V. 

CATALEPSIE, s. f. Tersienn-gousk, f ; 
kousket foll, m. Celui qui a cette ma- 
ladie, nep a zo klanv gant ann dersienn- 
gousk. 

CATALEPTIQUE, s. m. Voyez le mot 
précédent. 

CATALOGUE, s. m. Roll. m. pi. ou. 
Le — des saints, roll ar zent. 

CATAPLASME, s. m. Palastr, m. pi. 

Oit. 

CATARRHE, s. m. Denedeo. donedeou, 
m. Vann. Gwereu (goereu), pi. m. Il_a 
un — . ann denedenu a zo gant-hafi. 
Voy. FLUXI3N. 

CATÉCHISME, s. m. Katekiz, m. 
Le prêtre qui fait le —, belek ar 
chatekiz. Faire le —, ober skol katekiz; 
katekiza ar vugale. Je vais au —, 
mont a rann da skol ann iliz. Dire le 
—, lavaret ar chatekiz. Apprenez 
votre —, deskil mad ho katekiz. — 
Livre appelé de ce nom ; levr ar 
gredenn gristen ; levr ar chatekiz. On 
dit anssi leor katekiz. En quelques 
localités on appelle leanezann ti, celle 
des filles de la maison qui est la plus 
instruite et qui fait le catéchisme ou 
la leçon aux autres enfants. B. 

CATÉCHUMÈNE, s. m. Annhiniaoar 
ar gredenn gristen hag a choafita beza 
badezet. 

CATHÉDRALE, s. f. Mamm-iliZ, f; 
iliz-veur, f; penn-iliz, m. Dans la 
cathédrale de Quimper, enn iliz-veur 
Kemper. 

CATHOLIQUE, aij. Katolik. La foi —, 
ar feiz katolik. — S. m. Katolik, m. pi. 
ed. Un — , eur c'hatolik. Les catho- 
liques, ar gatoliked. 

CAUCHEMAR, s. m. Moustrerik, ma- 
c'herik, m; heurlink, m._Il a le —, 
ema ar moustrerik ganl-haii. 



U2 



CAÜ 



CAUSE, s. f. Motif; ate/f. f; penn, 
m ; kiriek, m. Trég. kiriok, m. Il m'a 
puni sans — , va chaslizet en, deuz 
heb ahek e-becl. Cela sera pour lui 
une — de tentation, ann dra-ze a vezo 
d'ezhnn eunn abek da veza lemptet. La 
— des autres péchés, penn ar peche- 
jou ail. Si vous voulez en connaître 
la — , mar fell d'e-hocli gouzout 
perak, sein evit petra. J'ai été — de ce 
mal, me a zo bel kiriek eus ann 
drouk-se ; abek ounn bet d'ann drouk- 
ze. Vous êtes la — de sa mort, c'houi 
a 50 bel kiriek dlie varo. De crainte 
qu'il ne fût — de sa perte, gant 
aoun na vije kiriek d'eshan d'en em 
goll. Ceux qui ont été la — de la 
ruine de notre belle langue, ar re a 
Xo bel penn-abek d'/ior iez kaer da 
vervel. Vous êtes — de tous mes 
péchés, kiriek oc'h d'am fecliejou holl. 
Vous êtes — de ma perte, c'houi a 
so kiriek ounn eat da goll ; c'houi a 
zo kiriek ounn kollet. Vous êtes la — 
que tous les enfants se moquent de 
moi, c'houi a zo kiriek d'ar vugale da 
ober fae ac'hanoun. Vous en avez été 
la — , dre'n abek d'e-hoc'h eo c'hoar- 
vezel kemenl-se ; enn ho kiriegez eo 
c'hoarvezet kemenl-se. T. Vous êtes — 
que j'ai été battu, kiriek oc' h d' in da 
veza bet fustel. Quelle est donc la — 
de vos gémissements? Nag ann abek 
eta m'ho klevann oc'h huanadi? Voy. 
SUJET, MOTIF. — Principe ; penn-abek, 
m; penn, m; derou, m. G. Dieu est 
la — première de toutes choses. Doue 
a so ar penn-abek, ar penn keñta eus 
a bep Ira. — Affaires, intérêts ; 
voy. ces mots. — A cause de, enn abek 
da, dre'n abekda. Corn. Abalamour da. 
A cause de cela, diwar-benn kemenl-se. 
Vous serez maltraités à cause de moi, 
gwall gaset e viol enn abek d'in. Voy. 
CAUSER. 

CAUSER, Être cause ; besa abek, beza 
kiriek. Tous ceux à qui j'ai causé Je 
la peine, ar re ounn bel kiriek d'ezho 
da gnout nec'h. C'est vous qui avez 
causé ce mal , abek oc'h bel d'ann 
drouk-ze. La peine que nous vous 
avons causée, ar boan hon euz greal 
d'e-hoe'h. Ceux qui causèrent des 
troubles parmi nous, ar re a lekeaz 
drouk da zecel elre-z-omp; ar re a ziga- 
saz drouk enn hon louez. Le mal que 
cause le scorpion, ann drouk a ra ar 
grug. Les misères que vous causent 



CAV 

vos passions, ar poaniou a zo digasel 
d'e-hoc'h ganl ho c'hoantegesiou fall. 
Les grands peuvent causer beaucoup 
de mal et beaucoup de bien, ar re 
vraz a c'hell beza kiriek da galz a oad 
ha da galz a zrouk. Or. — V. n. 
S'entretenir avec quelqu'un ; diviza 
gant u. b ; komz oc'h u. b; diviza 
diicar-benn e. d. b ; komz euz a eunn 
dra-bennag. J'ai causé avec lui de 
cette affaire, komset am euz out-hañ 
diwar-benn kemenl-se. Causer beau- 
coup, marvaillat, p. marvaillet ; la- 
benna, p. et. G ; fislilla, p. et. Il c;iuse 
toute la journée, ne ra nemel marvaillat 
hed ann deiz. Voy. BABILLER. 

CAUSERIE, s. f. Diviz, m. 

CAUSEUR, s. m. MarvaiUer, m. pi. 
ien. trabell, m. Ce dernier s'employe 
pour les deux sexes, mais particuliè- 
rement pour une femme qui babille 
sans cesse. C'est une rude causeuse, 
eunn irabell eo ; kaketal a ra e-c'his 
eur bik-spern. C'est un fameux — , 
he-ma ne ra nemet marvaillat. Voy. 
CAUSER BLAÜCOUP, BABILLER, HABLEUR. 

CAUSTIQUE, adj. Leskidik, krignuz, 
daskriynuz.\Rnn. Loskedik. Unepierre 
— , eur mean leskidik, eur mean tan. 
Gr. Poudre — , poultr leskidik ha 
skrignuz. Gr. 

CAUTION, s. f. Kred, m; gicesll 
(goestl), m. Vann. Gloeslr, m. Je serai 
votre — , me a vezo kred evid-hoc'h. 
Être mis en — , beza lekeal da gred ; 
beza lekaal da ceza kred. Vous n'êtes 
pas — pour les autres, ne d-oc'h kel 
lekeal da gred evit ar reall. Vous ne 
serez — que pour vous-même, ne viol 
lekeal da gred nemel evid-hoc'h hoc'h- 
unan ; evid-hoc'h hoc'h-unan hep-ken 
ho pezo da gaoul ho tigarez. Fournir 
une — , rei ywesll, p. roet. Voy. GARANT, 
GAGE, RÉPONDRE. Exiger une caution, 
goulenn kred. 

CAUTIONNER, v. a. Voy. CAUTION. 

CAVALCADE, s. f. Tad war carc'h, 
pi. m ; marc'hekadenn, f. Celle faite 
dans les réjouissances publiques, 
abadenn war varc'h, f. 

CAVALE, s. f. Jument; voy. ce mot. 

CAVALERIE, s. î. Ann dudtoar varc'h, 
soudardcd war varc'h, pi. m; ar var- 
c'heien; marc'hegiez, f. Ce dernier peu 



CE 

usité. En Galles, marc'hegaex, f. Sa 
— était nombreuse, kals a larc'heien 
a ioa oc' h he heul. 

CAVALIER, s. m. Homme de guerre 
à cheval; marc'hek, m. pi. marc'heien; 
mareger , m. pi. ien. — Celui qui 
manie bien un cheval, marekaour, 
m. pi. ien. Au féminin, marekaourei, 
maregerez, ï. pi. éd. Gr. 

CAVALIÈREMENT , adv. Brusque- 
ment ; distak , gant rogoni , gant 
rogeñtes. Ane. es rok. 

CAVE, s. f. Kao, kav, kaf, m. pi. j 
kacioH. kap.ou. Cette — est trop pelite, 
re vihan eo ar c'hao-ma. Ces caves 
sont trop grandes, re traz eo ar c'ha- 
viou-ze. La— au vin, ar c'hao-gicin. 

CAVER, V. a. Toulla, p. et ; kleusa, 
p. et; kevia, p. keviet ; kava, p. et 
Vann. TonUein. Les gouttes d'eau 
cavent insensibleoîent les pierres les 
plus dures, ar heradou dour a zeii a 
benn da yleuza a-neheut-e-neheut ar 
veinar re galeta. Gr. 

CAVERNE, s. f. Toull dindan ann 
douar, m. pi. toulloii dindan ann 
douar; kavargn, m. pi. ou. Vann. 
Grocli, f. pi. eu, ieu ; goaremm, f. pi. 
eu. Les voleurs se retirèrent dans 
leur — , al laeroun a ieas d'ho soidl. 
Voy. ftNTRE. Dans d'anciens écrits on 
trouve krou, employé au sens de 
caverne. 

CAVITÉ, s. f. Toull, m. pi. ou; kleuz, 
m. pi. oit ; leac'h doun, m. pi. leathinu 
doun; leac'h kleuz, m. pi. leac'hiou 
kleuz ; poull, m. pi. ou, s'il y a de 
l'eau dedans. 

CE, CET, CETTE, CES, pron. dé- 
monstrattit's; ma, mafi; se, se; hont. 
Ces diverses e.xpressions ne s'em- 
ployent pas indifféremment; voy. la 
Grammaire. Pour les deux premiers, 
voy. aussi au mot ICI, ce qui est dit 
de ama, aman. Cet homme-ci, ann 
den-ma. Ces personnes-ci, ann dud- 
ma. Cette femme-là. ar raouez-ze. 
Ces femmes-là , ar merched-ze. Cet 
enfant qui est là-bas, ar hugel-hont. 
Ces enfants là-bas, ar vugale-hont. 
Dans cette semaine, er zizun-ma. Ce 
matin, mintin-ma, mintin-mañ. Cette 
fille est belle, koant eo ar plach-se. 
Cette belle maison est à lui, ann ti 
kaer-ie a zo d'ezhan. Un de ces malins 



CE 



143 



esprits, unan e-toues aun dud fall-ze. 
Pour faire ce travail, evit ober eunn 
tamvi labour evel-se. Jusqu'à cette 
heure, beteg ann heur vrema. Quel 
bavard que ce Michel ! pegen distager 
eo he-ma ar Mil;eal-ma! En entendant 
ces paroles, enn eur ykvet ar seurt 
komzou. D'où vient cette bonne odeur? 
a be leac'h e teu kement-ma a c'houez 
vad .» 

1° Ce, ce xe. C'est moi, me eo. 
C'était un dimanche, eul zulvez e on. 
C'est une bonne affaire, eunn dra vad 
eo. C'était un matin, dioc'har mintine 
oa. C'est là ce que je demande, kement 
am euz-me c'hoant da gaout eo se ha 
netra ken. C'est assez, a-roak'h eo. 
C'est trop, re eo. C'est moi qui ai fait 
cela, me eo am eux great kement-se. 
Quand bien même ce serait une 
femme, ha pa ve eur raouez e ve. Ce 
sont des gens riches, tud pinvidik int; 
ar re-ze a zo tud pinvidik. C'est à moi, 
à lui d'y aller, d'in-me eo mont di; 
d'ezhafi eo mont di. C'est-à-dire, da 
lavarel eo. C'en est fait de moi ! paket 
ounn, siouaz d'in! C'est la meilleure 
de Morlaix, gwella hini a zo e Mon- 
t roulez eo. C'est plaisanter que de dire 
cela, farsal eo lavaret ann dra-ze. C'est 
jeudi le jour de mes noces, a-benn 
diziou eo va eured ; diziou eo e vezo va 
eured. Ce n'est pas moi, ce n'est pas 
elle, ne kel me en, ne ket hi eo. Ce n'é- 
tait pas lui, ne ket hen oa. Ce ne se- 
ront pas ces gens-là qui feront cela, 
ne ket ar re-ze eo a raio kement-se. Ce 
ne sont pas des bœufs, mais bien des 
vaches, ne ket ejenned, saont eo ez int. 
Ce n'était pas une mauvaise maison, 
n'oa eur c'hoz ti oa. Ce n'est pas plus 
difTicile que cela, rt'eo ket diesoch. Ce 
n'est pas mon frère, evit va breur n'eo 
ket. Ce n'est pas un pot, ne ket eur 
pod eo. Si ce n'était la crainte de vous 
gêner , paneved gant aoun da zieza 
ac'hanoc'h ; ânes aoun rak dieza aclia- 
noc'h. Ce n'est pas un bœuf, ne ket 
eunn ejenn eo. Ce n'est pas là la prière 
que je vous fais, ne ket ar bedenn eo 
ounn deut da ober d'e-hoc'h. Ce n'est 
pas dans l'hiver qu'on trouve des 
pommes dans les arbres , ne ket er 
goanv eo mont da glask avalou enn eur 
wezenn. R Celui qui l'avait volé disait 
que ce n'était pas lui, ann hini en doa 
laeret ann dra-ze, a doue ne oa ket 
gani-hañ. Rie. Ce n'est pas lui qui a 



\hh 



CE 



dit cela, ne fref ]\en eo en deuz lararet 
kemenl-se. Ce n'est pas mol qui ferai 
cela, ne kel me eo a raio kemenl-se. Ce i 
n'est pas pour le rjvéler, ne ket da 
vesa diskuliet eo. Rassurez -vous, ce 
n'est rien, iiho pezet aoun e-bed, n'eo 
neira. Ce n'était pas celui que nous 
attendions, ne ket ann hini a c'horlo- 
gemp e oa. Ce n'est plus moi qui fais 
cela, brema n'eo mui me eo a va ke- 
ment-se. Ce n'est pas cela qu'il me 
faut, ne ket ann dra-ze eo a fell d'in da 
gaout. Ce n'est pas parce que vous 
avez été jugé digne de cette grâce, 
mais parce que j'ai eu pitié de vous, 
n'eo ket dre ma '2 ocli bel kavet mad 
da gaout ar cliras-ze eo am eus great 
kement - se , hogen dre m'am euz bel 
truez oui -hoc h eo. Ce n'est pas de 
cela qu'il s'agit, netra enn doare-se. 
Ce n'est pas pour perdre le pain que 
nous le jetons aux oiseaux, ne ket da 
goll eo e taolomp ar bara d'al laboused. 
Ce ne sont pas des hommes, tud zo 
ha ne kel tud int. 

3° Ce qui, ce que, tout ce qui, tout 
ce que ; ar pez, kement, kement tra, 
petra. Ce dernier ne s'employe que 
lorsque ce que peut se tourner par 
quelque chose. Ce que je vous dis est 
vrai, ar pez a lavarann cVe-hoc'h a zo 
gwir. Donnez-moi ce que vous vou- 
drez, roit dHn ar pes a gerrot. Il a pris 
tout ce que j'avais, kemeret an deuz 
kement am boa. Tout ce qui est à moi 
est ici, kement a zo d'in a zo ama. 
Tout ce qui nest pas vous , ô mon 
Dieu, kement ira na d-eo ket clioui eo, 
va Doue. Songez à ce que vous dites, 
soñjit petra a livirit. Le roi ayant ap- 
pris ce que faisait cet homme, ar roue 
veza klevet hano euz ar pez a rea 
ann den-ze. Voilà ce que je crois , ô 
mon Dieu, setu penaoz e kredann, va 
Doue. T. A ce que je vois, herves a 
welann ; icar a welann ; e-c'hiz a we- 
lann. N'importe ce que vous donne- 
rez, ne vern petra root. Quand il apprit 
ce qu'on vous avait lait, pa glevaz pe 
seurt a ioa bel great d'e-Jtocli ; pa 
glevaz pe seurt a ioa c'hoarveset gan-e- 
hoc'h. Il lui demanda ce que c'était, 
goulenn a reaz out-hafi pelra oa ke- 
vieiil-se. Je ne sais ce que vous dites, 
ne ouzounn ket petra a livirit. C'est ce 
que nous ne savons pas, ar pez ne 
ouzomp ket eo se. Léd. Je ne sais ce 
qui est arrivé, ne ouzounn pebez zo 



CEC 

c'hoarveset. s. N. Je vous obéirai en 
ce qui est juste, me a zeñto oM2-/ioc'/t. 
enn tmou gnirion. s. N. Voilà ce qui 
arriva, setu ar pez a c'hoariezaz ; selu 
pe seurt a c'honrcezaz ; setu a c'hoar- 
vezaz. Dites-moi ce que je dois faire, 
livirü d'in pelra a dleann da ober. 
Tout ce qu'il faut que je sache, ke- 
ment a zo red d'in da c'houzout ; kement 
a zo red a oufenn. Je n'ai pas ce qu'il 
faut pour bâtir une maison, n'am euz 
danvez da zecel eunn li. Vous savez ce 
qu'il me faut, gouzout a rit petra a zo 
red d'in da gaout. Voici ce qu'on pour- 
rait faire, selu ama hag a ve eaz da 
ober. Pour savoir ce que c'était, da 
cliouzout petra oa. Je ne suis pas ce 
que vous croyez, ne d-ounn kel evel a 
zoñjit. Dis-moi ce qu'on lui donnera, 
lavar d'in pe seurt a veso roet d'ezhan. 
4» Souvent ce qui, ce que, ne s'ex- 
prime pas en breton. Ces sortes de 
phrases sont même fort élégantes. Il 
va sans dire que les mots ar pez sont 
ordinairement sous - entendus. Voilà 
ce qu'il a dit, setu en deuz lavaret. 
Supposons que ce que tu dis se réa- 
lise, lekeomp e teuio gwir a lèverez. 
Tu verras si ce que je dis est faux, 
givelet a ri hag ez eo gaou a lavarann 
d'id. Ce n'est pas ce qui a eu lieu, ne 
ket a zo c'hoarvezet. Si ce que j'ai ap- 
pris est vrai, mar d-eo gwir am euz 
klevet. Ce que lui avait dit son père, 
arriva, evel en doa lavaret he dad d'ez- 
hafi, a choarvezaz. Regarde ce qu'il y 
a ici sous la table, sell a zo ama din- 
dau ann daol. 

5° Ce ke... que. Ce ne sont que 
des rêveries, sorchennou n'int ken. Ce 
n'est pas que j'aie peur, evil aoun me 
n'am euz ket. G. p. Quand ce ne serait 
que pour vous obéir, na pa ne ve 
nemet evil senti ouz-hocli. Ce n'était 
que cela, ne oa ken anezhi. Si j'ai fait 
cela, ce n'est que pour me marier avec 
elle, mar am euz great ann dra-ze, 
n'eo ken nemet evit ma c'hellinn dimegi 
gant-hi. 

CECI, pron. Ann dra-ma, ann dra- 
mañ, kement-ma, kement-man. Pro- 
noncez ces deux derniers comme en 
français kemainte-ma, kemainle-mant. 
Quant aux terminaisons ma, mañ, 
voyez au mot ICI ce qui est dit de ama, 
aman. Ceci est bon, ann dra-ma a zo 
mad. Ceci n'est pas vrai, kement-ma 



CEL 

ne d-eo ket gwir. Ceci est fait avec 
talent, setu ama a xo great gant spered. 
— Bien que dans l'usage on employé 
indifféremment les mots ci-dessus, je 
pense qu'il faut réserver ann dra-ma, 
ann dra-mañ, pour les choses maté- 
rielles, et kement-ma, kp.ment-mañ, 
pour les choses non matérielles. 

CÉCITÉ, s. f. Dalleñtez, f ; dalledigez, 
f. Vo\ . AVEUGLE. 

CÉDER, V. a. Laisser, abandonner; 
lexel, p. lezel; dilezel, p. dilezet; ober 
dikz eus a, p. great. Je vous cède mes 
droits, lezel a rann va gwir gan-e-hoc'h; 
rei a rann va gwir d"e-hoc'h. Je ne 
vous céderai pas un pouce de terrain, 
ne fell kel d'in leaskel gan-e-hoc'h treus 
eur meud a zouar. T. Céder le pas à, 
lezel eunn ail da vont enn he raok. — 
V. n. Il ne cède qu'à son frère, n'eus 
nemet he vreur a ve Ireac'h d'ezhan. — 
Se soumettre à. Céder aux temps, 
lezel ann amzer da ober; ober dioc'h 
ann amzer. Je le ferai céder, me a lakai 
anezhañ da blega. Céder à la force, 
senti oc'h ann hini en deuz ar galloud. 
Il ne cède pas à l'attrait des plaisirs, 
he-ma ne ra fors enz ar plijaduresiou. 

CEINDRE, V. a. Gouriza, p. et. Vann. 
Grouizein, p. grouizet. Il était ceint 
d'une ceinture au-dessous des ma- 
melles, gourizet e oa a-iz he zivronn 
gant eur gouriz, G; gant-hañ eur 
gouriz a-iz he zivronn. 

CEINTURE, s. f. Cordon que l'on 
attache autour des reins; gouriz, m. 
Vann. Grouiz, m. En Trég. greiz, 
gouriz. Celle des prêtres; gouriz, m. 
Porter la — , dougen ar gouriz. — 
Partie du corps humain; bañdenn, f; 
dargreiz, m. Il était dans l'eau jusqu'à 
la — , bez' edo enn dour beleg ar 
vañdenn, beteg he xargreiz. Un tablier 
à la — , eunn davañcher enn-d.ro 
d'ezhi. 

CEINTURIER, s. m. Gourizer, bodreer, 
m. pi. ien ; nep a ra gourizou. 

CEINTURON, s m. Gouriz-kleze, m. 
pi. gourizou-kleze. Vann. Grouiz- 
kleafi. Mon — , gouriz va clileze. 
Son — , gouriz he gleze. 

CELA, pron. Ann dra-ze, ann dra- 
hont, kement-se. Prononcez ce dernier 
comme en français kemainte-cé. Ces 
expressions ne s'employent pas indif- 



CEL 



145 



férerament. "Voyez la Grammaire et 
aussi ce qui est dit au mot CECI. Cela 
est beau, kaer eo ann dra-ze. Donnez- 
moi cela, roit d'in ann dra-ze. Croyez- 
vous cela? kredi a rit-hu kement-se ? 
kredi a rit-hu se? Pourquoi cela? 
perak se? C'est pour cela, evit se eo. 
C'est pour cela que j'ai parlé de la 
sorte, evit se eo am eux lavaret ar 
c"homzou-ze. Comment cela? penaoz 
sel Ciiaque jour je vois cela, bemdez 
e welann se, bemdez e welann kement-se. 
On ne voit plus que cela, tant c'est 
commun, brema ne weler ken. Cela n'y 
fait rien, ne vern ket; evit kemenl-se 
nelra ; na mut na meaz. Gr. 

CÉLÈBRE, adj. Brudet, brudet-braz. 
Devenir —, dont da veza brudet-braz. 
Il rendit son nom — dans tout 
l'univers, brudet e oe he hano drc 
ar bed. 

CÉLÉBRER, v. a. Louer avec éclat; 
meuli, p. meulet; ober meuleudiou da 
u. b. Célébrer les louanges de Dieu, 
meuli Doue, ober meuleudiou da Zoue, 
kana meuleudiou da Zoue.— Sole n n iser ; 
miret, p. miret; lida, p. et; berza, p. 
et. Vann. Gouarn ur guuil, mirein iir 
gouil. Célébrer les fêtes, miret ar 
goeliou. Il faut — cette fête, red eo d'e- 
omp miret, berza ar goel-ze. C'est une 
fête que l'on célèbre à Rome, he-ma 
a zo eur goel berz e Rom. C'est le curé 
qui a célébré leur mariage, dimezel 
int bet gant annaotrou persoun. Célé- 
brer la messe, lavaret ann oferenn; 
c'est aussi célébrer les saints mys- 
tères. Célébrer le Saint-Sacrement, 
lida ar Zakramant Sakr. T. 

CÉLÉBRITÉ, s. f. Hano kaer, m ; brud 
vad, f. Il s'est acquis de la —, eunn 
hano kaer en deuz ; brudet-braz eo. 

CELER, V. a. Cacher, dissimuler, 
nier ; voy. ces mots. 

CÉLERI, s. m. Légume; oc'/i, m. 
CÉLÉRIER, s. m. Gardien delà cave 
d'un couvent; manac'ha c'houarn ann 
aie' houe z euz ar c'/iao hag a denn ar 
gwin. T. 

CÉLÉRITÉ, s. f. Vitesse; voy. ce 
mot. 

CÉLESTE, adj. A zo enn env, a zeu 
euz ann env, a zeu digant Doue. Lea 
biens célestes, madou ann env; ar 
madou a xeu d'e-omp digant Doue. 

19 



44.6 



CEL 



Les joies célestes, dudiou ann env. La 
grâce —, gras Doue. O grâce vraiment 
céleste ! o gras a zeu eux ann env ! 
Attendez avec patience la grâce — , 
gorlozit hep klemm ma teuio Doue d'/io 
kwelet. Le — entretien, ar c'homzou a 
vez être Doue hag ann enemad. Gomment 
peindre les délices de leur — entretien? 
a-ioul e c'hellfenn lavaret peger cliouek 
eo ar c'homsou a vez etre-z-ho ho daou ? 
La bonté —, madelez Doue, ann Doue 
mad. La — patrie, al leac'h m'ema 
enn-hañ ar re euruz da riken. Les 
biens célestes, ar madou a ro Doue 
d'e-omp. 

CÉLESTIN, s. m. L'ordre religieux 
des Célestins, urz ar Selestined. 

CÉLIBAT, s. m. Slad ar rened-int 
ket dimezet ; stad ann dud dizemez. 
Garder le —, beza dizemez. 

CÉLIBATAIRE, s. m. Dizemez, paolr 
dizemez, goaz dizemez. Parlant d'une 
personne du sexe féminin, plac^h 
dizemez, plac'h iaouank, si elle est 
jeune. Il est, elle est —, dizemez eo. 
Je veux me marier avec elle, ou rester 
— , me rank dimesi yant-hi pe n'am 
bezo pried e-bed. 

CELLE, pron. Voy. CELUI. 

CELLE-CI, CELLES-CI ; voy. CELUI-CI. 

CELLE-LA, CELLES-LA; voy. CELUI-LA. 

CELLIER, s. m. Kao-gwin (guin); 
voy. CAVE. 

CELLULE, s. f. Chambre de religieux; 
kampr eur manac'h, f. 

CELTICISME, s. m. Quelques exem- 
ples de celticismes : Me a zo neat va 
daouarn, j'ai les mains propres. Ni ne 
ket laeroun omp, nous ne sommes pas 
des voleurs. He-mañ ne ket eunn azen 
eo, il n'est pas un ignorant. Enn eur 
vro }ta ne ket Breiz eo, en un pays 
autre que la Bretagne. Choarn a rinn 
aman hag e ve mont d'ar marc e ve, je 
resterai ici quand bien même il fau- 
drait mourir. Ann dra-ze ne ket he 
wellaat a raio, cela ne l'améliorera 
pas. Le vieux Gabriel, Biel goz (par 
euphonie pour koz). Pierre avait mis 
la barre à la porte, Per a ioa prennet 
ann or gant hañ. Jean qui ne peut rien 
faire sans sa mère, sorte d'imbécile, 
lann he vamm. Jean qui ne peut quitter 
son gros bâton, lann he vas pennek. 



CEL 

CELTIQUE, adj. La langue —, ar 
gall koz. 

CELUI, CELLE, pron. Ann hini, pour 
les deux genres. Vann. Enn hani. 
Trég. Ann hiniñ. Corn. Ann hani. Au 
pluriel, pour les deux genres, ar re. 
Vann. Er re. Celui, celle qui chante 
ainsi, ann hini a gan evel-se. Ceux, 
celles qui sont sages, ar re a zo fur, 
ar re hag a zo fur. Le meilleur pain à 
manger est celui que l'on gagne, ar 
gwella bara da zibri a vez gounezet 
c'houezi. Je ne connais pas ceux qui 
ne sont pas chrétiens, ann dud divadez 
anczho ne ouzounn doai-e pelra int. Ceux 
de la ville, ar re euz a gear. et mieux. 
re gear. Tous ceux de la ville, kement 
den a zo e kear. Ceux de la maison, 
re ann ti, tud ann li. Celle que vous 
demandez, ann hini emoc'h o c'houlenn 
anezhi; ann hini a c'houlennit. Celles 
qui vous ont vu, ceux qui vous ont 
vus, ar re ho deuz ywelet ac'hanoc'h. 
Celui, celle que j'aime, ann hini a 
garann; ann hini a zo karet gan-en. 
Qu'il est sage celui qui agit ainsi ! 
peger fur eo ann hini a ra er c'hiz-ze! 
Celui qui daigne venir vers vous, 
ann hini a blij gant-hañ dont dlio 
kaout. Celui pour qui j'ai été si bon, 
ann hini ounn bet ker mad out-hañ. 
Celui à qui je parle, ann hini a gom- 
zann out-hañ. Celle à qui cette maison 
appartient, ann hini a zo ann ti-ze 
d'ezhi. Ceux en qui vous songez le 
moins, ar remasoñjit nebeuta enn-ho. 
Ceux pour qui vous devez prier, ar re 
ma tleit pidi Doue evit-ho. Celles en 
qui j'avais confiance, ar reazoñje d'in 
e c'hellfenn fisiout enn-ho. 

CELUI-CI , pron. He-ma, he-mañ. 
Pour l'emploi, voyez ce qui est dit de 
ama, aman, au mot ICI. Vann. Hen- 
nañ. Au féminin, celles-ci, hou-ma, 
hou-mañ. Vann. llo-nañ. Trég. Ho- 
mail. Au pluriel pour les deux genres, 
ar re-ma, ar re-mañ. Vann. Er re-ma. 
Celui-ci est bon, he-ma a zo mad. 
Celle-ci est bonne, hou-ma a zo mad. 
Ceux-ci, celles-ci ne sont pas tendres, 
ar re-ma a zo kalet. C'est celle-ci que 
j'aime, hou-ma eo a garann. Gardez 
celui-ci, mirit he-ma en tu gan-e-hoc'h. 
Sur celui-ci, war he-ma. Avec celui-ci, 
gant he-ma. Ce sont ceux-ci qui sont 
les plus beaux, ar re-ma eo a zo ar re 
gaera. 



CEN 

CELUI-LA, pron. Quand l'objet est 
un peu loin de nous; hen-nez. Vann. 
Hen-nec'h. Au féminin , houn-nes. 
Vann. Han-nech. Trég. Hon-nez. Au 
pluriel pour les deux genres, ar re.-ze. 
Vann. Er re-ze. Quand l'objet est très- 
loin de nous ou tiors de vue, hen-hont. 
Vann. Hen-hont. Au féminin, houn- 
hont. Vann. Hon-hont. Au pluriel pour 
les deux genres, ar re-hont. Vann. Er 
re-honl. Celui-là est grand, hen-nes a 
zo braz. Celle-là est grande, houn-nez 
a zo braz. Ceux-là, celles-là ne sont 
pas tendres, ar re-ze a zo kalet. 
Appelez celui-là (qui est très-loin), 
galvit hen-hont. Sur celui-là, war 
hen-nez. 

CÉNACLE, s. m. Kampr al lid, kambr 
al lid, kampr-lid, f ; koan-lec'h, ar 
goan-lec'h, f; kamblid, f ; ar gamblid, 
ar gampr-fask. Vann. kampr el lid. 

CENDRE, s. f. Ludu, m. Un brin de 
—, eut luduenn, f. De la — chaude, 
lv,du broud. De la — de bois, ludu 
keuneud, ludu tan, ludu koat. De la — 
de débris de végétaux, ludu louzou 
sec*het, ludu geot seac'h. De la — de 
tourbes, ludu mouded, ludu taoualc'h. 
De la — de goëmon. ludu besin. Gâteau 
mis sous la — , gwaslell oaled. Se 
réduire en — , dont da veza ludu ; 
ludua, p. et. G. Réduire en — , incen- 
dier; leski, p. /,osfce«. Ancien infinitif 
loski. Il réduisit la ville en —, losket 
e oe kear gant-hañ. Il fut bientôt réduit 
en — , buhan ez eaz e ludu. — Au 
figuré. Quand vous serez ainsi réduit 
en — , pa viot c ludu evel-se ; pa viot 
hiduet evel-se. T. Les cendres d'un 
grand saint, relegou eur zant braz. 
Méchante poignée de cendres ! koz 
tamm ludu! Le jQur des Cendres, 
merc'her al ludu. 

CENDRÉ, adj. Terme d'agriculture, 
amendé et semé avec de la cendre; 
luduet. Du blé noir — , gwiniz-du 
luduet. — Qui a la couleur de cendre; 
liou ludu. Vann. Liu ludu. Un cheval 
— , eur marc' h liou ludu. 

CENDREUX, adj. Karget a ludu; 
goloet a ludu; luduek. Chat — , kaz 
luduek. 

CENDRILLON, s. f. C'est une —, euh 
luduenn eo. 

CÈNE, s. f. Celle de N.-S. Jésus- 
Christ; diveza koan hor Zalver gant 



CEN 



147 



he ebestel e kampr al lid. Voy. CÉNACLE. 
— Celle des protestants, pred lid ann 
hugonoded. 

CÉNOBITE, s. m. Religieux, moine; 
voy. ces mots. 

CENS, s. m. Redevance; gwiriou 
(guiriou), pi. m. Payer le —, paea ar 
gwiriou. Cens payable en brebis, 
mennad, m. Gr. Voy. IWPOT. 

CENSURE, s. f. Tamall, m ; rehecli, 
m. 

CENSURER, V. a. Tamall, p. et; 
difenn, p. e« ; rebech, p. et ; kavout abek 
enn. Ils censuraient sa doctrine, tamall 
a reant he gelennaduresiou. Si vous 
croyez devoir le —, mar kavit abek 
enn-ha7'i. Voy. BLAMER, TROUVER A 
REDIRE. 

CENT, adj. num. Kant. Plus de cent 
ans, oc'h-penn kant vloaz. Un cent, eur 
c'hant. Il y en avait un cent, eur c'hant 
a ioa aiiezho. Deux cents, daou &hant. 
Trois cents, tri c'hant. Quatre cents, 
pevar c'hant. Cinq cents, pemp kant. 
Onze cents, unnek kant. Cent et un, 
unan ha kant. Cent deux hommes, 
daou zen ha kant. Cent dix, dek ha 
kant. Cent vingt, c'houec'h ugent (six 
fois vingt). Cent soixante, eiz vgent 
(huit fois vingt). Cent hommes, kant 
den. Cent fois, kant gweach. Voy. 
NOWBRE, terme d'arithmétique. 

CENTAINE, s. f. kant, m. Une — 
d'écus, eur chant skoéd. Ils sortaient 
par centaines de la ville, ann dud a 
iea kant ha kant er-meaz a gear. 

CENTAURE, s. m. Monstre fabuleux; 
den-marc'h, m. pi. tud-varc'h. V. Je 
préférerais hañter-den hag hanter' 
varc'h. Gr. En Galles, marc'h-zen, m. 

CENTENAIRE, s. m. et adj. Nep en 
deuz kant vloaz. Je connais un — , 
anaout a rann eur goaz kant vloaz. 
C'est une centenaire, eur vaouez kant 
vloaz eo. Les centenaires sont rares, 
ann dxid kant vloaz a zo nebeud 
anezho. 

CENTENIER. s. m. Nep a zo e penn 
kant soudard ; nep a zo mestr war gant 
soudard. 

CENTIÈME, adj. Kantved. La — 
maison, ar chantved ti. Le —dernier, 
ar c'hantved euz ar madou. La — 
année, la dernière d'un siècle, bloavez 



U8 



CER 



ar c'hantred. Il est le — de sa classe, 
ar c'hantved er skol eo. C'est le — an- 
niversaire de sa mort, brema ez eux 
kant vloas abaoue ma'2 eo maro. 

CENTRE, s. m. Kreis, m ; kreisenn, 
f ; kaloun, f. Au — de la terre, e kaloun 
ann douar. 

CENTUPLE, s. m. Donner le —, 
rendre au —, rei kant kemend ail; rei 
kant evit unan. 

CENTURION, s. m. Mestr war gant 
soudard, nep a xo e penn kant soudard; 
kañtener, m. pi. ien. G. 

CEP, s. m. Pied de vigne; kef-gwini 
(guini), m. pi. kefiou-gwini, skod' 
gwini, m. pi. skodou-gwini. — Fers 
pour les criminels ; voy. ce mot. 

CEPENDANT, adv. Néanmoins; kouls- 
koude, evelato, daoust da ze, padal, 
hogen. Corn, kouskoude. Vann. klous- 
koude. Ils sont cependant à vous, ar 
re-ze a sa d'e-hoc'h koulskoude ; evelato 
int d'e'hoc'h. Cependant il revint à la 
vie, dont a reaz e buez evelato. Nous 
partîmes cependant, mont a rejomp 
enn hent evelato. Quoiqu'ils soient 
sauvages, cependant, ils ne tuent 
personne, evit-ho da veza tud gouez, 
evelato ne lazont den gweach e-bed. 
Voy. TOUTEFOIS, NÉANMOINS. 

CERCEAU , s. f. Vov. CERCLE DE 
BARRIQUE. 

CERCLE, s. m. Espace renfermé dans 
une circonférence ; kant, m. pi. kant' 
chou; ar c'hant, ar chantchou ; kelc'h, 
m. pi. iou ; ar clielcli, ar c'helcliiou. 
Il a la forme d'un demi-cercle, sevel a 
ra war hahter-gelch. T. En Galles, 
kelc'h, kant. V. Comme un cercle de 
feu, evel eur pez kelc'h tan. Cercle de 
barrique, etc, kelc'h, m. pi. iou. Vann. 
Kerl, m. pi. eu. Cercle de bois, kelcli 
prenn. Cercle de fer, kelc'h houarn. 
Mettre des cercles à un tonneau, 
lakaat eur c'helc'h, lakaat kelc'hiou da 
eur varrikenn; lakaat kelc'hiàu enn- 
dro d'eur varrikenn; kelc'hia eur 
varrikenn. Les cercles d'une meule 
de moulin, karc'hariou, ar c'har' 
c'hariou. 

CERCLER, v, a. Lakaat eur c'helc'h, 
lakaat kelc'hiou enn-dro da eur varri- 
kenn; kelc'hia eur varrikenn. Vann. 
Kerlein. En Galles, kelc'hi. V, 



CER 

CERCUEIL, s. m. Arched, m. pi. ou. 
Corn. Laour, m. Le — qui renfermait 
son corps, ann. arched ma 'z edo he 
gorf ebarz. Voy. BIÈRE. Autrefois 
sarken. 

CÉRÉALES, s. pi. f. Après une 
récolte de — , goude gwiniz, goude 
heiz, goude éd. Voy. BLÉ. Les céréales, 
ann edou. 

CÉRÉMONIE, s. f. Fête, solennité; 
goel, gouel, gwel, m. pi. iou; lid, m. 
pi. ou. Les jours de grandes cérémo- 
nies religieuses, ar goeliou braz. La 
— a été superbe, braz eo bet al lid. 
Faire des cérémonies religieuses, 
lavaret pedennou gant lid braz. Il a été 
enterré avec de grandes cérémonies, 
beziet eo bet gant kaofi braz. Avant et 
après la — nuptiale, kent ha goude ann 
eured. Voy. POMPE, SOLENNITÉ. — Façons; 
orbid, m.' pi. ou. Corn. Taillou, pi. m. 
Trég. Tallo, pi. m. Sans —, hep 
orbidou. Je suis las de ses cérémonies, 
skuiz ounn gant he orbidou. Mangez ce 
qui vous plaira, ne faites pas de — , 
dlbrit ar pez a gerrot, na vezit ket lent 
da staga gant-hi (prononcez le mot lent 
comme en français lainte). Mangez 
donc, vous faites des cérémonies, 
dibrit ela, neuz a rit da zibri ; dibrit 
eta, na vezit lent. Il fait des céré- 
monies, il se fait prier, digarezi a ra. 
Voy. FAÇONS. 

CERF, s. m. Karo, karv, m. pi. kirvi, 
rarement karved. Le — est aux abois, 
ar charo a zo skuiz-maro. Il y a ici 
beaucoup de cerfs, stank eo ar chirvi 
ama. La peau du — , karv-kenn, kar- 
kenn, m. Le bois du — , kerniel eur 
tharo. Vann. Koet er c'harv, kern er 
c'harv. 

CERFEUIL, s. m. Plante; serfill, 
sarfill, m. 

CERF-VOLANT, s. m. Insecte; cliouil- 
kornek, m. pi. c'houiled-kornek. 

CERISAIE, s. f. Kerezek, f. pi. kere- 
zegou. 

CERISE, s.f. Kerezenn, L ip\. kerez. 
Une belle — , eur gerezenn vraz. Les 
belles cerises, ar c'herez braz. 

CERISIER, s. m. Givezenn-gerez (gue- 
zenn), f. pi. gwez-kerez (guez). Quand 
les cerisiers seront en fleurs, pavezo 
ar gwez-kerez o tigeri ho bleuñ. Dans 
le —, er wezenn-gerez (vezenn). 



CER 

CERNEAU, s. m. Kraouenn-c^hlas, f. 
pi. kraoun-glas. Un — , eur graouenn- 
c'hlai. Les cerneaux, ar c'hraoun- 
glas. 

CERNER, V. a. Lakaat tud tro-war- 
dro. Ils cernèrent la maison, lakaat 
tud a rejont tro-war-dro ann ti ; kelc'hiet 
e oe enn-dro d'ann ti. Voy. BLOQUER, 
ENTOURER. 

CERTAIN, adj. Assuré; anat, sklear, 
splann, gwir (guir). Ce que je vous dis 
est — , gwir eo ar pez a lavarann 
d'e-hoc'h ; anat eo ar pez a lavarann 
d'e-hoch. Je suis — qu'il est malade, 
he-ma a xo klanv, m'her goar ervad. 
II est — que cela étonnera bien des 
gens, gwir eo e veso soueset kalx a dud 
gant kement-se. Si j'étais — de vivre à 
cette époque, mar karfe a7in Aotrou 
Doue tout d'in e vijenn beo enn amzer- 
xe. La chose est certaine, eunn dra 
hag a zo sklear eo ; setu a xo gwir. — 
Préfix, déterminé. Avec le jus de 
certaines plantes , gant douren eul 
louxou zo. Certaines bonnes-œuvres, 
oberiou mad zo. Certaines bonnes 
âmes, eneou saTÎtel zo. Dans certains 
pays, e broiou zo. A certaines époques, 
e mareow zo. Nous avons évité certains 
pécliés, e?i em xivmllet omp dioc'h 
darnpec'hejou xo. Certains hommes, 
hiniennou e-touex ann dud. Certains 
disent cela, tud xo hag a lavar kement- 
se; hiniennou a la var kement-se ; bex' ex 
eux tud hag a lavar kement-se. 

CERTAINEMENT, adv. E gwiriones 
{gnirionez); evit gwir (guir); hep lavaret 
gaou ; hep ket a var, Gr ; hep mar 
e-bed; hep ket a fazi. Oui, certaine- 
ment, ia evit gwir. Non certainement. 
tra e-bed, nann da, nai^na vad; kement- 
se ne d-eo ketgtvir. Oh ! non certaine- 
ment, o! ne ket a vad. Voy. ASSURÉWENT, 
SANS DOUTE. Oui, certainement, ia, kerx 
(Ouessant). 

CERTES, adv. Voy. CERTAINEMENT. 

CERTIFICAT, s. m. Testeniou mad, 
pi. f ; testeni dre skrid, f. pi. testeniou 
dre skrid. Elle lui montra un — du 
curé, diskouex a reaz d'ezhan ann 
testeniou mad e doa bet digant ann 
aotrou persoun. 

CERTIFIER, V. a. Affirmer; lavaret 
ex eo gwir eunn dra (guir) ; rei da 
anaout ex eo gwir eunn dra. Je ne puis 



CES 



U9 



vous — cela, n'ounn ket evit tout war 
gement-se. Certifier par écrit, testenia 
dre skrid ex eo gwir eunn dra. 

CERVEAU, s. m. Empenn, ilpenn, 
m ; bocdenn-ar-penn, boedenn-benn, f; 
penn, m. pi. ou. Troubler le —, 
empenni, pennadi, p. et. G. Un homme 
sans — , eur penn skanv ; eunn den 
skanv a benn; eunn den diempenn. 
Gr; eunn den hep boedenn-benn. Gr. 
Ce vin monte au —, gwin-penn eo 
he-ma. Cela envoie des vapeurs au —, 
kement-se a gas moged da benn eunn 
den. Des cerveaux brûlés, pennou 
bervek. T. 

CERVELAS , s. m. Pensac'henn , f. 
pi. ou. 

CERVELET, s. m. Ilpenn, m. Vann. 
Mell lec'h, m. 

CERVELLE, s. f. Boedenn-ar-penn, 
boedenn-penn, f. Vann. Mell er penn, 
m. Sans —, étourdi; penn-skanv, 
skanv a benn. Voy. CERVEAU. 

CERVGISE, s. f. Bière ; voy. ce mot. 
CES, pron. démonst. Voy. CE. 

CESSE (SANS), adv. Atao, bepred, hep 
skuixa, dalc'h-mad. Vann. Ato, atau, 
hemp skouec'h, berped. Hors du Léon, 
ato, atau, pour atao. Je louerai Dieu 
sans cesse, meuli a rinn Doue hep 
skuiza. Sa maladie croît sans cesse, 
he gle?ived a gresk dalc'h-mad. 

CESSER, V. n. Discontinuer; paouez, 
p. et; ehana, p. et; tevel, p. tavet. 
Anciens infinitifs, paoueza, tavi. Vann. 
Arxaouein, taouein. Trég. Paoueañ, p. 
paoueet. Le chant a cessé, tavet eo ar 
clian. T. Cesser de se faire entendre 
(lèvent, les sons), mont da vud. Quand 
le tumulte eut cessé, pa oe ehanet ann 
trous. Votre bon ange ne cesse de vous 
avertir, hoc'h eal mad ne dav da gelenn 
ac'hanoc'h. H. Cessez de vous plaindre, 
tavit ho klemmou. Cessez votre travail, 
paouezit ho labour. Il ne cesse de faire 
le mal, ne baouex tamm da ober drouk. 
Je ne cesserai pas de marcher, mont 
gant va hent ne xaleinn. s. N. Cette 
vie pénible cessera bientôt pour vous, 
abarx nemeur ec'h ehanot ho puex poa- 
niux. Cessez de chanter, tavit ho so- 
niou ; ehanit gant ho soniou. T. Cesser 
de chanter, arxaouein a ganein. Vann. 
Cessez de vous abuser, n'en em faziit 



150 



CHA 



ket pelloc'h. Le vent cessa aussitôt , 
ann avel a davaz rak-tal ; ann avel a 
siouleas rak-tal. Cessez d'agir ainsi, 
arabad eo d'e-hoc'h oher kement-se di- 
îcar-vrema. La pluie a cessé, paouezet 
eo, tavet eo ar glao ; spaneet eo ar glao. 
Dès lors son allliction cessa, neuze ne 
oe mui er'ikreset. Il fit cesser cet usage, 
terri a reaz ar cliix-ze. A une tribula- 
tion qui cesse, succède une autre tri- 
bulation , kerkent ha ma ehan eunn 
eñkrez, e teu eunn ail war he lerc'h. 
Le mauvais temps ne cessera pas, ne 
veio distak e-bed d'ann amser fait. Le 
jour du sabbat , tout travail cessait 
chez les Juifs, ar îuzetien a baouese 
diocli peb labour d'ar sadorn. Gr. 
Toute affaire cessant. Voy. DÉLAI. 

CESSION, s. f.Voy. CÉDER, ABANDONNER. 

CÉSURE, s. f. Arsao e-kreiz eur werz 
(vers), f. 

CET, CETTE, pron. démonst. Voy. CE. 

CETERA (ET), adv. Ha kalz a draou 
ail. 

CEUX, CELLES, pron. Voy. CELUI. 

CEUX-CI, CELLES-CI ; voy. CELUI-CI. 

CEUX-LA ; voy. CELUI-LA. 

CHACUN, pron. Pep-hini, peb-unan, 
Vann. Pep-hani, peb-unan. Ces pro- 
noms sont des deux genres. Chacun 
doit faire cela, pep-hini a rank ober 
ann dra-ze. Chacune de vos sœurs , 
pep-hini euz ho c'hoarezed. Ciiacun de 
ses frères, pep-hini euz he vreudeur. A 
chacun le sien, da bep-hini he dra, da 
bep-unan he dra. Tous en général et 
chacun en particulier, holl ha gwiti- 
bunan (guhitibunan). Donnez un sou 
à chacun d'eux, roit eur gwennek da 
bep-hini anezho. Chacun de vous, pep- 
hini oc'/ianoc'/i. Je crois qu'il revenait 
un franc à chacun de nous, me gred e 
tigoueze peb a bevar real da bep-hini 
ac'hanomp. Donnezàchacununebonne 
écuellée, laka peb a skudellad d'ezho. 
Chacun selon ses forces, pep-hini her- 
vez he nets. Vous aurez chacun une 
pomme, peb a aval ho pezo. Vous en 
aurez chacun une, pep a unan ho pezo. 
Ils n'eurent qu'un denier chacun, peb 
a ziner n'/io doe ken. Vous donnerez à 
chacun de nous cinq sous ou une bla- 
gue de tabac, peb a bemp gwennek hor 
bezo pe peb a liasennad butun. Deux 
femmes chacune sur un cheval blanc, 



CHA 

diou vaouez war bep a varc'h gwenn. 
Nous avons eu — un agneau, peb a 
oan hon euz bel. Ils avaient — un pa- 
nier à la main, gant-ho peb baner enn 
ho daouarn. Chacun sera à cheval, peb 
a warc'h dindan-ho. C. p. Chacun de 
nous a eu une croix, peb a groaz hon 
euz bet. Nous avons eu chacun un 
songe, peb a huvre hon euz bet. Cha- 
cune d'elles trois montait un cheval 
blanc, gant - ho ho zeir peb a iñkane 
gicenn. Vous mettrez chacun des sa- 
bots, peb a re voutou ho pezo enn ho 
treid. Chacun d'eux était enchaîné , 
stag e oant oc'/i peb a chadenn. Chacun 
de ces travaux se faisait à heure fixe, 
al labouriou-ze ho doa, pep re anezho, 
eur mare merket. R. Chacun trouva 
son excuse, holl e kavchont peb a ziga- 
rez. Un pain pour chacun d'eux, peb 
a rara evit tud ann ti. Il ne nous a 
donné à chacun qu'un peu de mau- 
vaise soupe , n'en deuz roet d'e-omp 
nemet peb a goz banne soubenn. Ils 
n'avaient chacun qu'un cheval, ar re- 
ze n'ho doa nemet peb a varc'h. 

CHA&RIN, s. m. Glacliar, f ; nech. 
m; nec'hamanl, m; rech, asrec'h, m, 
doan, f; eJikrez, f ; añken, f. Vann. 
AFikin, f ; melkoni, m ; chif, m ; gla- 
cliar , f. Trég. Trubuill , f. Corn. 
Melre, m. C'est un grand — pour moi, 
eur c'hlachar vraz eo evid-oun. Il a 
du — , eñkrezel eo ; glacliar en deuz ; 
teval eo he benn ; he erbedi a dlefet da 
zant Diboan. Ce dernier est ironique. 
Voy. CHAGRINER. Noyer son — dans le 
vin, dont da dremen he boan dre ar 
gtcin. Il a du — de l'avoir fait, gla- 
char en deuz d'ar pez en deuz great. 
Elle est morte de — par suite de son 
absence, maro eo gant añken ha keuz 
d'ezhan. T 

CHAGRIN, adj. Devenir — , ex em 
nec'hi, dont da veza eñkrezet ; kemeret 
nec'h. Rendre — , gla&hari, p. et; doa- 
nia, p. doaniet. Voilà ce qui le rend 
— , selu aze petra a zen da zoania 
anezhañ, da c'hlac'hari anezhañ. 

CHAGRINER, v. a. Glac'hari, p. c( ; 
rei nec'h, p. roet; doania, p. doaniet; 
eñkrezi, p. et ; chala, p. et ; chifal, p. 
chifel ; nec'hi, p. et ; dieza, p. diezet, 
et mieux, diez, adj ; añkenia, p. añke- 
niet ; morchedi, p. et. Corn. Slelrea, p. 
melreet. Ce que vous m'avez dit me 
chagrine , enkrexet ounn , glac'haret 



CHA 

ounn gant ar pex oc'h eux lavaret d'm. 
Voilà ce qui me ciiagrine, selu peira a 
geu da c'hlacliari ac'hanoun. Il n'y 
avait qu'une cliose qui les chagrinât, 
ne oa nemet eunn dra oc'h ho dieza. — 
V. pron. En em c'hlac'hari , kemeret 
ntc'h, en em nec'hi, chifal, chala, jala, 
gina. Trég. Nifival. Corn. Melrea. 
Vann. Um velkonia ; um chifein. Il se 
chagrine pour peu de chose, en em 
nec'hi a ra evit nebeut a dra. Ne vous 
chagrinez pas ainsi, diwaUit na gemer- 
fac'h nec'h evel-se. Il se chagrine sans 
cesse, chifal a ra iepred ; diez eo he- 
pred, eñkrezet eo atao ; levai eo he benn 
dalcli-mad. Voy. AFFLIGER, ATTRISTER. 

CHAINE, s. f. Anneaux entrelacés, 
chadenn, jadenn. f. pi. ou. Vann. Cha- 
lenn, f. pi. eu. Une — d'or, eur cha- 
denn aour. Elle portait une — au cou, 
karkaniou aour icar he c'her&henn. C. 
p. Lier avec des chaînes, eren gant 
chadennou. Les infortunés qui sont 
chargés des pesantes chaînes du mon- 
de, ann dud reuzeudik hag a zo sammet 
gant chadennou pounner ar bed. — 
Fers que l'on métaux criminels; voy. 
ce mot. — Chaîne de montagnes, gou- 
ris menesiou ; jadennad menesiou ; 
rumm menesiou dioc'h • tu. Gr. — 
Chaîne, terme de tisserand ; steuenn, 
f. pi. ou ; gwiad , gvbiadenn (guiad , 
guiadenn), f. On a dit austsi stoufenn. 
Mettre la chaîne ourdie au métier , 
sterna ar wiad (viad), lakaat ar tciad 
er stem , lakaat ar wiadenn er stem. 
— La cliaîne du timon d'une char- 
rette, de la charrue, rao, rav, f. 

CHAINON, s. m. Anneau de la chaîne, 
lagadenn ar chadenn, f. pi. lagadennou 
ar chadenn. 

CHAIR, s. f. Kik, m. Parfois aussi 
kroclienn , qui signifie simplement 
peau. Entre cuir et —, être kik ha 
kroc'henn. Sur sa — nue , war he 
groc'henn noaz. De la — crue , kik 
kriz, kik beo. De la — humaine, kik 
tud, korf-den, kik korf-den. Je sens la 
chair de chrétien, me gleo c'houez ar 
c'hristen. T. Tu iras en enfer os et —, 
te ielo d'ann ifem kik hag eskern. Vous 
êtes de — et n'êtes pas un ange, ne 
d-oc'h ket eunn eal , kik n'oc'/i ken. 
Prendre chair, parlant d'une plaie, 
kiga, p. et; tinta, p. et. Ma plaie prend 
— , kiga a ra va gouli ; tiñva a ra ar 
c'hik. La — est engendrée du sang, 



CHA 



151 



ar c'hik a seu euz ar goad. Gr. — Au 
figuré et en religion. Les plaisirs de 
la — , plijaduriou ar c'horf. Gr. La 
concupiscence de la — , c'hoafitegesiou 
fall ar c'hik, drouk-ioulou ar c'horf. 
Le Verbe de Dieu s'est fait —, Verb 
Doue en deuz kemeret eur c'horf evel- 
d-omp ; Verb Doue a zo en em c'hreat 
den. De peur que cette — de péché ne 
domine en moi, gant aoun na zeufe da 
veza treac'h ar c'horf-ma douget d'ar 
pec'hed. 

CHAIRE, s. f. Kador da brezek, f ; 
kador, f. Vann. Kadoer de berdigein. 
En Galles , kador. V. Ane. kadoer. 
Monter en — , pignat er gador da 
brezek. Le prêtre est monté en —, 
pignet eo ar belek er gador da brezek. 
Son âme a été recommandée en —, 
erbedet eo bel er gador. M. 

CHAISE, s. f. Kador, f. pi. iou. Vann. 
Kadoer, f. pi. ieu. La — est cassée, 
lorret eo bet ar gador. Ces chaises sont 
trop grandes, re vraz eo ar c'hadoriou' 
ze. Chaise à roulettes , kador red. 
Chaise à bras, kador vreac'h. Chaise 
de bois , eur gador brenn, eur gador 
goat. Chaise bourrée, kador vourell. 
Chaise percée, kador doull, kador ar 
sekrejou. Gr. Chaise à porteurs, kador 
dougerez, Gr ; kador doug. Chaise de 
poste ; voy. VOITURE. Donnez-moi une 
— , digasit eur gador dHn ; deut ama 
eur gador d'in. 

CHALAND, s. m. Acheteur habituel; 
hostiz, m. pi. ien. S'attirer des cha- 
lands, ober hostizien. Voy. PRATIQUES, 
ACHALANDÉ. — Bateau plat, skaf, m. 
pi. ou. 

CHALEUR, s. f. Qualité de ce qui est 
chaud ; lomder, m ; grouez, f. Vann. 
Tuemder, m. Au fort de la —, dre 
greis ar clirouez. Fatigué de courir et 
accablé de — , skuiz o redek ha tomm 
d'ezhafi. Rie. Je n'aime pas les cha- 
leurs et je préfère le froid, n'en em 
gavann ket eaz e-pad ann amzer domm, 
iac'hecli ounn e-pad ann amzer ien. 
La chaleur est excessive, gwall domm 
eo ann amzer. La — est bien forte au- 
jourd'Imi, hag hen zo tomm hirio l 
Quand la — sera moins forte, pa ne vezo 
ket ken tomm ann amzer. La — mûrira 
les pommes, ann avalou a zarevo gant 
ann heol. Voy. CHAUD. — Chaleur d'o- 
rage ; broutac'h, m. G. =- Chaleur 



452 



CHA 



causée par la brûlure de l'ortie, shaot, 
m. — Etre en — , parlant des femelles 
d'animaux; beza lupr, bega e rut; 
rudal, p. rudet. Vann. Bout e tuemder; 
um gavein e tuemder. Voy. MALE. 
Chienne en —, kies saotr, kiez lupr, 
kies e rut. Cette chienne est en —, 
lupr eo ar giez-ze ; ema ar giez-ze e rut, 
Gv ; eur giez saotr eo. La vache est en 
— , hemolc'h a ra ar vioc'h ; lammet a 
ra ar vioc'h war ar zaout ail. La jument 
est en — , marc'ha a ra ar gazek; ar 
gazek a c'houlenn mardi. La truie est 
—, tour c' ha a ra ar wiz. 

CHALIT, s. m. Bois de lit; voy. ces 
mots. 

CHALOUPE, s. f. Bateau; voy. ce 
mot. 

CHALUMEAU, s. m. Tuyau de paille; 
korsenn, f. pi. hors; koloenndoull. (. 
pi. koloennou toull, kolo toull. Vann. 
Skoenn, f. pi. eu; plouzenn, f. pi. eu. 
Voy. TUYAU. — Instrument cliampêtre ; 
sutell, c'houilell, f. pi. ou. — Le clialu- 
meau d'une cornemuse, levriad, m. 

CHAMBELLAN, s. m. Nep a zo e penn 
da gambr ar roue ; meslr a gampr ar 
roue. 

CHAMBRE, s. m. Kambr , kampr, 
kramp, f. pi. ou ; ar gampr, ar cliam- 
prou. Une — pleine, fcampmd. f;eur 
gamprad. La — était remplie de monde, 
eur gamprad tud a ioa eno. La — à 
coucher, ar gampr-wele (vêle). Valet 
de — , den a gampr. Femme de — , 
plach ann ti , plac'h a gampr, f; 
matourch, f. Q. Loueur de —, nep a 
zalc'h kamprou war &hopr. T. La — 
des enquêtes, kampr ann eñklaskou. 
En quelques localités on appelle skiber 
la chambre de réception. Garder la — , 
parlant d'un malade, choum être ann 
tan hag he tcele. 

CHAMEAU, s. m. Animal; kañval, 
ra. pi. éd. 

CHAMOIS, s. m. Animal ; gavr goues, 
gaour gouez, f. gevr goues. 

CHAMP, s. m. S'il est entouré de 
haies--, de fossés, et propre à la culture 
des céréales, racines fourragères et 
autres qui demandent une terre de 
qualité supérieure; park, m. pi. por- 
kou, parkeier. Si le champ est cultivé 
en prairie ou fourrages, on dit foennek, 
foennok, f. pi. foenneier; melchennek, 



CHA 

f. pi. melchenneier , selon qu'il est 
arrosé ou non ; voy. PRAIRIE. Si le 
champ est infertile, sans culture, ne 
fournissant que des bruyères ou landes 
courtes, ^warcmm (goaremm), f. pi. ou. 
Si le champ a été déi'riclié et renferme 
de belles landes qui ont été semées 
pour servir de nourriture aux bestiaux, 
lannek, lannok, f. pi. lanneier. Si le 
champ ne renferme qu'une terre de 
mauvaise qualité, généralement maré- 
cageuse, ne produisant qu'une herbe 
courte, peu nourrissante, et mêlée de 
joncs, prad, prat, m. pi. prajeier. Si le 
champ est sous bois taillis, koat, m. 
Si c'est une vaste étendue de terre, ne 
renfermant que des terrains vagues 
où chacun peut, à volonté, faire paître 
ses bestiaux ; si en un mot le sol est 
de mauvaise qualité, ne produisant 
que landes chétives et bruyères, on 
dit meaz, m. pi. mesiou, meziou. Corn. 
Mez, m. pi. ou; trest, m. pi. ou. De là 
vient l'expression très-ancienne kas 
ar chatal da veaz, mener les bestiaux 
au pâturage, c'est-à-dire les laisser 
vaguer dans un vaste terrain où ils 
ne trouvent qu'une nourriture peu 
substantielle. Aujourd'hui cette ex- 
pression s'employe pour dire faire 
sortir les bêtes et les mener dans 
les champs, bons ou mauvais. Voy. 
PATURAGE. Ane. kervez, kervaez, champ 
clos. 

Ces mots meaz, mesiou s'employent 
encore dans quelques circonstances 
que nous allons détailler, car, pour 
beaucoup de personnes, ils font con- 
fusion. Eur goaz diwar ar meaz, un 
homme des cliamps, un paysan ; ar 
raz choum ivar ar meaz, le rat des 
champs. Mont war ar meaz, aller à la 
campagne, dans les cliamps. /( gant 
ar wenodenn dre ar mesiou, suivez le 
sentier à travers champs. 

On employé encore mesiou, pour 
désigner de vastes terrains qui, très- 
probablement , étaient autrefois des 
vagues du genre de ceux dont nous 
avons parlé plus haut, et qui ont été 
rendus à la culture et appartiennent à 
plusieurs personnes possédant sur le 
tout un certain nombre de sillons 
seulement. Ces sortes de propriétés, 
assez communes sur le littoral du 
Léon et dans les environs de Lesne- 
ven, de Lannilis, dans les îles d'Oues» 



CHA 

sant et de Groas, portent le plus sou- 
vent le nom de park ar mesiou; c'est 
comme si l'on disait : champ clos des 
champs non clos, ou vaste terrain clos 
et renfermant plusieurs divisions 
appartenant à diverses personnes. En 
quelques localités, ces divisions sont 
marquées par des bornes. 

Chaque champ, dans les fermes de 
Bretagne, porte un nom tiré, soit de sa 
situation, soit de sa forme, soit de sa 
qualité. C'est ainsi que l'on dit : park 
ar fourn, park tri-c'liorn, park men- 
gleuz, park moan, ou, banell vihan, 
pour désigner tel champ (de terres la- 
buurable.s;, qui est attenant au four de 
la ferme, celui qui a une forme trian- 
gulaire, celji qui renferme une car- 
rière, celui qui e?t long et très-étroit. 
De même on dit park danu-hañter, 
park ar c'hoat, pour désigner un champ 
de terre labourable appartenant à 
deux propriétaires, ou bien un champ 
de bonne qualité dont une portion 
est occupée par un bois taillis. Park 
ar beskellou, est celui dont un ou plu- 
sieurs angles sont aigus, ce qui oblige 
à faire en certains endroits des sillons 
plus courts que dans d'autres. Voy. 
SILLON. Park ann hcnt Ireuz, ainsi que 
l'indique son nom, est traversé en 
diagonale pour un chemin de servi- 
tude. 

Par une raison semblable, on ap- 
pelle fnennek ar viltn, foennekar poull, 
lu prairie naturelle qui e.>t attenante 
au moulin, et celle dans laquelle se 
trouve un trou vaseux. — Prad ar 
feunteun, pradik al lann, désignera la 
pâture où se trouve la fontaine, la 
petite pâture où est Tétang ou l'abreu- 
voir. Prad ar icern, la vaine pâture de 
la varenne humide. Voy. VARENNE. — 
Gicaremm pella, gicaremm hraz, seront 
b-s noms que porteront la garenne la 
plus éloignée de la ferme et celle qui 
e.-t la plus grande. — On désigne de 
même sous le nom de Hors, ou, liorsik 
ar puns, le courtil ou petit verger qui 
touche le puits. — Magerez xihan, sera 
le petit champ clos où est la pépinière. 
— Menei lann, menez pella, le champ 
niontueux où il ne vient que de la 
lande, et le champ niontueux le plus 
éloigné. — }lesiou braz, mez ar run, 
désigneront le champ où il y a une 
■ grande pâture et le champ eii pâture 



CHA 



153 



de la colline- — Enfin, dans les appel- 
lations des champs d'une ferme, on 
employé parfois le mot atil, ann atil. 
Ce nom ne s'applique qu'aux champs 
de terre chaude, les meilleurs de la 
ferme et avoisinant les édifices. Ainsi 
atil al leur, ann atil tosla, sont em- 
ployés pour désigner le champ de terre 
chaude contigu à l'aire à battre, et le 
champ de même qualité, le plus rap- 
proché de la ferme. Ce mot atil, 
quoique du dialecte de Cornouailles, 
se rencontre fréquemment dans les 
campagnes de Brest, Lesneven et 
Landerneau. — On appelle krizenn, f; 
relach, m ; l'espace de terrain laissé 
en gazon entre la haie et le dernier 
sillon. Ainsi on dit, kas ar zanut da 
beuri war ar grizenn, mont da relach 
ar saout, pour signilier, mener les 
bestiaux à paître autour d'un champ 
cultivé sur la partie décrite plus haut. 
Voy. SILLON, SERVITUDE. 

J'ai acheté un — , prenet am eus eur 
park, prenet am eus eur kevez ; prenel 
am eus eunn tamm levé (un peu de 
rente). Un petit —, eur park bihan, 
eur park munud. Dans le — de panais, 
epark ar panez. Voilàun — de froment^ 
setu aze eur parkad ywiniz, et non 
park gwiniz. Voir ce qui est dit à 
ce sujet dans les remarques qui pré- 
cèdent le Dictionnaire. En plein , 

e kreiz ar parkou, dregreiz ar parkou. 
A travers champs, dre ar mesiou. 
Champ-de-foire, marc'had leac'h, fnar 
leach, m; plasenn ar fonr, park ar 
foar, mez ar foar. Sur le champ-de- 
foire, e park ar foar, e plasenn ar foar. 
Champ de bataille, lieu du combat, 
tachenn ar brezel, mez ar sfourm. T. 
— Sur-le-champ, adv. Rak-tal, timad. 
war aimlomm, kerkent. Vann. Ar enn 
(uemm. Atout bout de champ, bepred, 
alao, dalc'h-mad, da bep mare, bep 
mare. 

CHAMPÊTRE, adj. Les plaisirs cham- 
pêtres, ar c'hoariou euz ar meaz. La 
vie —, ar vuez diwar ar meaz. Une 
maison — , eunn il war ar vieaz. 

CHAMPIGNON, s. m. Plante; kabelt- 
tousek, m. pi. kebell-tousek. 

CHAMPION, s. m. C'est le — des 
filles, paolr ar merc'hed eo. 

CHANCE, s. f. Eur (ehur), f. Bonne 
—, eur vad. Mauvaise —, drouk eur. 

20 



iU 



CHA 



Ces mots sont peu employés. Je vous 
souhaite bonne — , ra zenio pep tra da 
vad gan-e-hoclu II a eu de la —, ann 
dra a zo deuel da ^^ad gant-haû. Il n'a 
pas eu de — , ann dra ne d-e.o ket deuel 
da vad gant-hañ. Voy. RÉUSSIR. Il a eu 
de la — de ne pas se faire de mal, 
eunn taol mad co d'eshari , ruk n'en 
deus bet drouk e-bed. Adieu et bonne 
— ! Kenavezo ha kefridi vad ! Quelle 
chance ! pe taol chans ! T ; pebe;; taol 
chans ! 

CHANCELANT, adj. Peu ferme ; di- 
barfed, dislabil, horelluz, dibostek. — 
Irrésolu ; voy. ce mot. 

CHANCELER, v. n. N'èlre pas ferme 
sur ses pieds ; horjellat, horellat, p. 
horjellet; braTisellat, p. brañsellet ; tro- 
bidella, p. et; pennkana , p. et. Il a 
tant bu qu'il chancelle ; ker mad eo 
evet d'ezhan ne ra nemet horjellat ; ar 
gwin a laka aneshañ da horjellat ; ke- 
ment en deuz evet ne c'hell kerset nemet 
enn eur vrañsellat ; pennkana a ra gant 
he gofad gwin. Gr. Ce vieillard ne peut 
marcher qu'en chancelant , ann den 
koz - ze ne d-eo evit baie nemet oc'h 
harvou evel eur bugel. L'homme chan- 
celle et Dieu l'ahermit, horjellat a ra 
pep den ha Doue a startaac'hanomp.U 
chancelle, tu ha tu zo loar-n-ezhañ. 
Vann. Brellat , bannein , hoskellein. 
Chanceler à la manière des petits en- 
fants, trobidella, p. et. G. 

CHANCiS (SE), V. pron. Moisir; voy. 
ce mot. 

CHANCISSURE, s. f. Moisissure ; voy. 
ce mot. 

CHANCRE , s. m. Ulcère ; voy. ce 
mot. — Maladie des arbres; roign, m. 

CHANCREUX, adj. Un arbre -- , eur 
wezeîin a zo stag ar roign out-hi. 

CHANDELEUR, s. f. Fête de l'Eglise; 
goel Maria ar goulou, goel Maria clioue- 
vrer, Gr ; goel Maria ar chandelour. 

CHANDELIER , s. m. Fabricant de 
chandelles ; marchadour goulou, nep 
a werz goulou ; goulaouer, m. pi. ien. 
Vann. Gouleuer, m. pi. ton. — Usten- 
sile de ménage , kafitoler, kafitolor , 
m. pi. iou,. Vann. Kañtuler, m. pi. 
ieu. La tige du — -, gwalenn ar c' kafi- 
toler (goalenn), f. Le pied du —, troad 



CHA 

ar c'hantoler ; sichenn ar c'hantoler. 
Chandelier de campagne attaché au 
mur, gwaskell (goaskell), f. 

CHANDELLE, s. f. Goulnouenn, f. pi. 
goulou. Vann. Goleucnn, f. pi. goleu. 
Corn. Goulaouenn , f. pi. goulaou. 
Trég. Goloenn, f. pi. goloenno ; kañ- 
tol, f. pi. io. Autrefois on disait glov, 
golou. De la — de suif, goulou soa. 
Une — de résine, eur c'houlaorienn 
rousin, eur c'houlaouenn rousken. Des 
chandelles de cire, goulou koar. De la 
— de huit à la livre, goulou a eiz. 
Quand la chandelle fut morte et le 
feu éteint, devet ar goulou ha maro 
ann tan. Vendre k éteinte de — , giverza 
dioc'h ar mouich ; gwerza diocli ar 
goulou. — Chandelle de glace qui 
pend aux toits, hinkin, heñkin, m. pi. 
iou. Vann. Klean spill, m. — J'ai reçu 
à la tête un coup qui m'a fait voir 
mille chandelles, gicclet am euz kant 
steredenn o lugerni ; gwelet am euz tri 
heol para. 

CHANGE, s. m. Troc; kemm, eskemm, 
m ; irokl, m. Je perdrais au —, koU a 
rafenn o treki. Voy. TROC, TROQUER. 

CHANGÉ, adj. Les temps sont bien 
changés, brema ez euz kemm enn am- 
zer. T. Il est bien — ; voy. DIFFÈRENT, 
TOUT AUTRE, MÉCONNAISSABLE. 

CHANGEANT, adj. Inconstant; voy. 
ce mot. 

CHANGEMENT, s. m. Ces paroles 
amenèrent en lui un heureux —, ar 
c'homzou-ze a cliounezaz war-n-ezhaû . 

CHANGER, V. a. Echanger ; voy. ce 
mot. — Convertir ; trei (treliij, p. 
iroet. Le soleil sera changé en ténè- 
bres , ann heol a rezo troet enn am- 
c'houlou. G ; ann heol a zeuio da resa 
tevalijenn. Changez pour moi en amer- 
tumes les consolations de la chair, 
grit ma vezo c'houero evid-oun kement 
frealz a zeu a berz ar c'horf. Veuillez, 
mon Dieu, me changer tout entier, 
Aotrou Doue, grit ma'z inn luar tcel- 
laat. Vous avez changé mes pleurs en 
joie, Ickeat hoc'h euz vadaelou da veza 
levenez evid-oun. Il changera le bien 
en mal, he-ma a gaso peb mad da fall. 
Je changerai ses pleurs en joie, d'ann 
hini a zo wela, me a zigaso levenez 
d'ezhan; me a zigaso levenez d'ann 
hini a zo wela. Changer leau en 



CHA 

vin, lakaat ann dour da vesa ywiti. 
Changer le mal en bien, lenna ar n\ad 
eu% ann ciroiik. — Métamorphoser ; 
voy. ce mot et aussi SE CHANGER EN. — 
Changer de. Il n'a pas changé de 
nature, he-ma a so atao hevel hag hep 
kemm e-hed. Changez de place, /( e 
leacli ail. Cette pierre sera difficile à 
changer de place, ar mean-se a vezo 
gourt da loch. Changer de conversa- 
tion, komz dilcar-henn eunn dra ail ; 
digas da gomz euz a eunii dra ail. 
Changer d'avis, distrei diwar he len- 
noz. Vous aurez beau changer de lieu, 
vous ne trouverez pas mieux, mont 
ha dont a e'hellit hep na viot gwell 
goude-ze. — Renouveler ; nevezi, 
p. et. Allez changer la litière, it da 
c'houzeria dindan al loened. Quand 
vous changerez ces poutres, pa vezo 
lekeat treuslou nevez. — Tourner, 
n'être plus le même; trei, p. troet. 
Nous changeons si vite, ker buhan e 
troomp. Les hommes changent comme 
le vent, ann dud a dro evel ann avel. 
La température, le vent change sou- 
vent, annamzer, ann avel a dro allez, 
a dro bnhan hag allez. Vous les v«rrez 
changer bientôt, gioelet e vezo kemm 
enn-ho hep dale pell. — Se changer 
EN ; monl da, dont da, dont da veza. 
Je me changerai en chienne noire, 
me a oar mont da giez zu. C. p. Votre 
tristesse se changera en joie, ho poan 
a zeuio da veza levenez. H. Je voudrais 
me changer en épervier, ne garfe beza 
sparfell. Et il fut aussitôt changé en 
épervier, hag hen e sparfell dioc h- lu. 
Voy. MÉTAMORPHOSER. 

CHANOINE, s. m. Chaloni, chalouni, 
m. pi. éd. Vann. Chanoeni, m. pi. et. 

CHANOINESSE, s. f. Chaloniez, cha- 
louniez, f. pi. éd. Vann. Chanoeniez, 
f. pi. et. 

CHANSON, s. f. Couplets qu'on 
chante, kanaouenn, f. pi. ou. Vann. 
Kaneen, f. pi. eu. Je connais cette —, 
me a oar qr ganaouenn-ze. Les chan- 
sons, ar c'hanaouennou. — Chanson 
ayant trait à la table, à la danse, aux 
choses de ménage et autres sujets de 
ce genre; son, soun, sonik, f. Une 
chanson à danser, eur zon dans. Une 
— de table, soun ann daol, sonik ann 
daol. Cessez vos chansons, ehanit 
gant ho ioniou. 



CHA 



155 



CHANT, s. m. Cri des oiseaux ; kan, 
m. Au — du coq, da gan ar c'hillek. 
Entendez-vous leur chant? Klevet a 
rit-hu anezho o kana .^ Le — du ros- 
signol, kan ann eostik; mouez ann 
eostik. T. Le — de la cigale, kan ar 
grill-douar. Le — a cessé, tavet eo ar 
c'han. — Chanson ; voy. ce mot. 
Entendez-vous leurs chants ? klevet a 
rit-hu anezho o kana? Le — de guerre, 
ar clian a vrezel. — Chant ayant trait 
à la religion ; voy. CANTIQUE. Le — 
funèbre, kan ar c'hanv ; marounad, m; 
kan kañvaouuz. Le plain-chant, ar 
c'han-plean ; ar c'han gregorian. — 
Poème, ouvrage en vers ayant trait à 
un sujet grave; harzonek, m; gwers 
(guers), f. C'est moi qui ai composé 
ce — , me eo am euz savet ar wers-ma 
(vers). Le — national des Bretons, 
harzonek ar Vretouned. Les chants 
populaires de la Bretagne, Barzas 
Breiz. Voy. BARZ , POÈME , CANTIQUE , 
CHANSON. 

CHANTEPLEURE, s. f. Instruments à 
l'usage des marchands de vin ; sil, f; 
foulin-sil, m ; founil-sil. Gr. — Fente 
pratiquée dans une muraille pour 
l'écoulement des eaux ; tarzell, f. pi. 
ou; garan, f. pi. ou. 

CHANTER, v. a. Kana, p. et. Vann. 
Kanein. Trég. Kanan. Il chante bien, 
kana kaer a ra. Il ne fait que — , ne roj 
nemet kana. Les oiseaux chantent de 
bonne heure, al laboused a gan mintin 
mad. Chanter les louanges de Dieu, 
kana meuleudiou da Zoue. J'entends 
— l'alouette , klevet a rann ann 
alchoueder o kana. Chantez une 
chanson, kanit eur ganaouenn d'e-omp. 
Chanter pour faire danser; son, p. 
sonet. — Chanter en parlant, traîner 
sur les mots; ganuzi, p. et. Celui qui 
a ce défaut, ganuz. C. 

CHANTERELLE, s. f. Petite corde 
d'un violon ; ar gordenn vibana, ar 
gordenn voana. 

CHANTEUR, s. m. Kaner, m. pi. ien. 
Au féminin, kaneres, pi. éd. Vann. 
Kanour. m. pi. kanerion. C'est un beau 
— , eur c'haner mad eo; kana kaer a ra. 
Les chanteurs sont partis, ar ganerien 
a zo eat kuit. Celui qui fait métier de 
chanter en public, ann hini a gan dirak 
ann holl. C'est le meilleur — , he ma a 
go ar gwella da gana. 



156 



CHA 



CHANTIER, s. m. Pièces de bois ou 
pierres sur lesquelles on place des 
loiiiieaux dans les caves, marc'h-koat, 
m. pi. marc'hou-koat. Chantier de 
charpentier, heskemen, hekemer, m ; 
marc'h-koal, m. C'est aussi le chantier 
des scieurs de long, etc. Chantier de 
navire, marc'h, m. Navire sur le — , 
lestr war varch. — Cliantier de bois 
de chauffage, H eur marchadour ken- 
neud. Je vais au —, mont a rann da di 
nr marc'hadour keurteud. 

CHANTRE, s. m. Kiniad, m. pi. éd. 
Le — est enrhumé, ema ar pas yant ar 
c'hiniad. Les chantres étaient alors 
derrière l'autel, edo neuze ar c'hiniaded 
adre ann aoter. 

CHANVRE, s. m. Kanab, m. Vann. 
Kouarc'h, m. Broyer le —, hraea ar 
r'hanab. Rouir le—, doura arc'haiiab; 
eogi ar c'hanah. Voy. LIN. Vann. Eoge.in 
er cliouarc'h. Teiller le —, liUa ar 
c'hanab. Vann. Tillein er c'houarc'h. 
Préparer le —, paluc'hat ar c'hanab. 
Les brins de bois du — , après qu'il a 
été broyé, kanastr, kalastr, m. Un seul 
de ces brins, kanastrenn, kalastrenn, 
f. pi. kanastr. Faire rouir le —, lakaal 
ar clianah da eogi, lakaal ar clianab 
er ■poull. 

CHAOS, s. ni. Ar bed d'ar c'houls 
ma '.z na pep tra mesk-e-mesk. 

CHAPE, s. f. Sorte de manteau des 
prêtres; kap, m. pi. ou. 

CHAPEAU, s. m. Tok, m. pi. oit. Un 
— de feutre, eunn tok feltr. Chapeau 
de paille, tok kolo, tok plouz. Tirez 
votre —, diwiskit ho tok. Mettez votre 
—, goloil ho penn. Plein un — de 
pommes, eunn tokad avalou. Chapeau 
de prêtre à trois pointes, tok kampet. 
Ils tirèrent leurs chapeaux à la reli- 
gieuse, ar re-ze a zhviskaz ho zok d'al 
leanez. T. Sans tirer son —, hep lemel 
he dok diwar he benn. Ce n'est pas 
avec des coups de chapeaux qu'on me 
paye, ne ket gant diwisko7i tok e vezann- 
me paeet. Il avait son — sous le bras, 
lie dok gant-hañ dindan he vreac'h. — 
Le — d'un moulin à vent, ann tok- 
vilin. 

CHAPELER, V. a. Pala bara, p. palet; 
diskreuenna bara , p. diskreuennet . 
Vann. Digourc'henein ar bara, digreu- 
c'hennein bara. 



CHA 

CHAPELET, s. m. Chapeled, m. pi. ou. 
Un — à cinq dizaines, eur chapeled 
a bemp dizenez. Gr. Dire son chapelet, 
chapeledi, v. n. Il dit son — , chapeledi 
a ra. 

CHAPELIER, s. m. Toker, m. pi. ien. 
Gr. Vann. Tokour, m. pi. tokerion. 

CHAPELLE, s. f. Église succursale 
de campagne ; iliz vilian. — Petit 
édifice, isolé d'ordinaire, où l'on dit 
parfois la messe, tiik-pedi, m. Cest 
aussi la chapelle d'un château, d'une 
fabrique, d'un ermite, etc. Celle qui 
est dans l'intérieur d'une église, 
chapel, m. pi. oit, iou. 

CHAPERON, s. m. Ancienne coiffure, 
kabell, m. pi. kebell ; kougoul, m. pi. 
iou. Gr. 

CHAPITEAU, s. m. Partie supérieure 
d"un mur, etc; goloenn eur voger, f; 
penn, m. 

CHAPITRE, s. m. Division d'un livre; 
pennad, m. pi. ou; keniel, f. pi. iou. 
Dans le second — , enn eil geñfoA. 
Vers la fin du troisième — , e-tro penn 
diveza ann drede geñtel. 

CHAPON, s. m. Killekspaz, m. pi. 
killeien spaz ; kaboun, m. pi. éd. 

CHAPONNER, v. a. Spaza eur rhiUek 
iaouank, G ; kaboima, p. et. Voy. 
CHAPON. 

CHAQUE, pron. Pep, peb. Vann. Pob, 
pep. Chaque chose, pep tra. Chaque 
pomme, pep aval, peb aval. A chaque 
instant, da bep mare. Chaque diman- 
che, pep sizun d'ar zul. Chaque jour, 
bemdez. Vann. Bamde. Trég. Bemde. 
Chaque nuit, bemnoz. Chaque pays, 
chaque mode, kant bro, kant kiz. 
Chaque fois, pep gweach. Ctiaque fois 
que je le verrai, kel lies gweach ha ma 
welinn anezhañ; be loeadi ma welinn 
anezhañ. T. A chaque coup, da bep 
taol, ou par élision, bep taol, et non 
pep taol. 

CHAR, s. m. Voy. VOITURE, CHARRETTE. 
Le char funèbre, karr ar cliorfou 
mnro; karr stegnel gant mezer du. 

CHARANÇON, s. m. Insecte; kosenn, 
kosanenn, f. pi. kosed, kosaned. Trég. 
Minoch, m. pi. éd. Un gros —, eur 
gosenn vraz. Il y a ici beaucoup de 
charançons, stank eo ar c'hosed ama. 



CHA 

La farine est gâtée de cliarancons, 
kosanel eo ar bleud. 

CHARBON, s. m. Bois embrasé; 
(flnouenn, f. pi. glaou. Vaiiii. Gieuenn 
(gleliiieiiii), t'. pi. glexi. Autrefois glou 
an lieu de glaou, et glouenn au lieu do 
glaouenn. Du — de terre, glaou-douar. 
Des cliarbons ardents glaou beo, glaou 
tan, glaou rus tan. Rouge comme du 
— embrasé, ruz glaou tan ; ker rui 
hag eur c'hlaouenn. Des charbons 
éteints, glaou rnaro. Faire du — , ober 
glaou. Réduire en — , lakaal da c'hlaou, 
He réduire en — , glaoua, p. e.l. 
Donnez-moi uri — embrasé, roit (Fin 
eur chlaouenn. Mettez du — au feu, 
likit glaou enn ian. — Maladie du blé; 
skaol-du, m; duan, duod, m. Vann. 
h'orbonenn, f; lucliedenn, f. L'orge est 
sujette au — , ann duan a stag allez 
oc h ann, heiz. Voy. CARIE. — Tumeur 
inflammatoire ; burbuenn, f ; burbuenn 
ar rosenn. Vann. Gorre er vosenn, m. 

CHARBONNÉ,adj.Dublé— ,erfsfeao(e«, 
gwiniz duet. Voy. CHARBON, CARIE. Vann. 
Gwinic'h lucliedet; gunich kargel, u 
luc'het. 

CHARBONNER, v. a. Dua gant glaou, 
p. duet; glaoua, p. et. G. Vann. Gleuein 
(glehuein). 

CHABONNIER,s.m Glaouer , glaouaer , 
m. pi. ien. Vann. Gleuaer (glehuaer), 
m. pi. gleuarion. 

CHARBONNIÈRE, s. f. Lieu d'une forêt 
où se fait le charbon, leac'h ar glaou, 
m ; glaoueri, f. 

CHARCUTIER, s. m. Kiger mocli, m. 
pi. kiger ien moch. Gr. 

CHARDON, s. m. Plante; kaol garo, 
m ; askol, m. Un seul plant de —, 
askolenn , f. Vann. Oskalenn, f. pi. 
nskal. Les chardons, ar chaol garo. 
Arracher les chardons, diaskola, p. et. 
G. Vann. Dioskalein. 

CHARDON-BÉNI, s. m. Plante; low 
saouenn-ar-chaz, f. 

CHARDON-NOTRE-DAME, s. m. Plante; 
askol-briz, m, 

CHARDONNERET, s. m. Oiseau; kana- 
ber, m. pi. ien; pabaour, m. pi. éd. 

CHARDONNETTE, s. f. Plante; askol- 
du, m; louzaouenn-ar-pabaour, f. 

CHARGE, s. f. Ce qu'on peut porter; 



CHA 



157 



beach, m; karg, f; /lorde/m, f. Hors 
du Léon, becli, m. La — d'une bête 
de somme, sainm, sammad, m. Une — 
de pain, eur zamm bara. La — d'une 
charrette , karrad , m. La — d'un 
navire, leslrad, m. Une — de bois pour 
un homme, eunn hordenn geuneud. Je 
vous donnerai de l'argent quand bleu 
même vous en demanderiez votre — , 
arc'hant ho pezo, na pa clioulennfacli 
ho peacli. La bête est tombée sous sa 
— , kouezet eo al loen sainm. M. Voy. 
POIDS , FARDEAU , FAIX. — FONCTIONS ; 
karg, f. pi. ou. Entrer en —, mont enn 
hegarg. Il est en —, ema e karg. Gr. 
Il est hors de —, ema er-meaz a garg. 
Gr. Appeler à une —, gervel da eur 
garg. G. Voy. EMPLOI. — Commission; 
karg, f. J'ai — de faire cela, karg am 
euz evit ober kement-se. Celui qui a — ■ 
d'àmes, ann hini en deuz pobl da 
chouarn, Gr ; ann hini en deus karg a, 
eneou. T. Vous n'avez — que de vous- 
même, nhoch euz karg nemet acha- 
noc'h hoc'h-unan. T. Tout ce qui n'est 
pas commis à votre —, ann traoxi, 
n'hoc'h euz kel karg anezho. Ceux qui 
ont — sur vous, ar re ho deuZ da 
tve.let war-n-hocli. — Accusation; 
klemm, m. pi. ou. Voy. ce mot. — 
Être à charge. Vous serez souvent à 

— à vous-même, allez ho pezo drouk 
ouz-hoc'h hoc'h-unan. Ils sont à — aux 
autres et plus encore à eux-mêmes, 
eur beach int d'ar re ail ha gwasoc'h 
veacli d'ezho ho-unan. Pour n'être à 

— à personne, gant aoun na Zkufenn 
da zieza den e-bed. Tout cela est à — 
à cette femme, kement-se a zo beacli 
d'ar c'hrek-ze, a zo beaclipounner d'ar 
clirek-ze. Vous serez bientôt délivré 
de ce corps qui vous est à —, abenn 
nemeur e riot er-meaz euz ar c'horf-ma 
hoc" h euz beac'h anezhañ. Voy. PESER. 
A la — de faire cela, enn diviz ma reot 
kement-se, gant ma reot kement-se. 

CHARGÉ, adj. LTn cheval— d'argent, 
eur zamm arcliant war eur penn-kezek. 
Voy. CHARGER. — Sa langue est chargée, 
louz eo he deod. Un liomrae — d'une 
nombreuse famille, eur goaz a ioa 
eunn toullad bugale d'ezhan. — Etre 
chargé de, avoir mission de; voy. 
CHARGE, CHARGER DE, ÊTRE CHARGÉ DE. 

CHARGEMENT, s. m. Le — d'un na- 
vire ; karg eul lestr ; fard, m ; leslrad, 
m. Voy. BATEAU, NAVIfiE. 



158 



CHA 



CHARGER, V. a. Mettre une charge ! 
sur; karga, p. et. Vaan. Kargein. \ 
Charger une charrette, karga eur 
c'harr. Vous l'avez trop chargé, re 
gargel eo. Charger une bête de somme, 
samma eur marc'h, p. sammet. Charger 
un navire, karga eul lestr, farda eiil 
lestr. Le blé charge le plancher, karget 
eo ar zolier gant ar gwiniz. Ce cheval 
est trop chargé, gioall zammet eo al 
loan-se. La voiture est trop chargée, 
gwall garget eo ar cliarr. Ils le char- 
gèrejit sur leurs épaules, lakaat a 
rejonl anezhañ tvar ho diskoaz. Il les 
chargea sur son cheval, lakaat a reaz 
anezho war gein he varc'h. La char- 
rette sera chargée, vous chargerez la 
charrette à tout rompre, ar c'harr a 
vezo karget e-padma c'hello kemeret,T; 
ar c'harr a vezo karget' ken na darzo 
dindan he veacli. Les infortunés qui 
sont chargés des chaînes pesantes de 
ce monde, ann dud re.uzeudik hag a zo 
sammet gant chadennou pounner ar 
bed. Je suis chargé du poids de mes 
péchés, l'a fec^hejou a zo d'in eur gwall 
veac'h. — Déposer contre ; oher klemm, 
p. great. Qu'avez-vous à déposer? j^e 
seurt klemm hoc h euz-hu da oher? 
Voy. ACCUSER, etc. — Charger de, 
être chargé de. Qui vous a chargé de 
le faire? digant piou lioc'h euz-hu bel 
karg evit oher kement-se? Il fut chargé 
de l'éducation de ses enfants, lekeat e 
oe da ziorren he vugale. J'ai achevé 
l'ouvrage que vous m'aviez chargé t!e 
faire, great eo het gan-en al labour ho 
poa lavaret dHn e rafenn. Je suis chargé 
de faire cela, me am euz karg da oher 
kement-se. Les charges dont vous 
êtes chargé, ann traou hocli euz karg 
anezho. — Attaquer brusquement; 
lammet loar, p. lammet; en em striñka 
war ; p. en em strifiket. Aussitôt il les 
chargea, rak-tal e lammaz war-n-ezho. 
Il chargea aussitôt les Anglais, en em 
striñka a reaz enn eunn taol war ar 

Zaozon. 

■m 

CHARIOT, s. m. Voiture; voy. C3 
mot. — Le grand et le petit chariot 
d'un moulin, ar c'harr braz hag ar 
c'harr hihan. 

CHARITABLE, adj. Karatiteziis e-kefi- 
rer ar re ail, karafitezus oc'h ar re ail; 
mad oc'h ar re baour, mad d'ar re 
baour. Il est très-charitable, eunn den 
karañlesuz-braa eo. 



CHA 

CHARITÉ, s. f. Vertu théologale; 
karantez oc'h ar re ail, karaiilez evit 
ar re ail, karañtes e-kemer ann ncsa. 
Hors du Léon, karañte au lieu de 
karañtez. La — nous impose l'obliga- 
tion d'aimer Dieu de tout notre cœur 
et notre prochain comme nous-mêmes, 
dalc'het omp, dre ar garañtez, da garet 
Doue a greiz hor c'haloun hag ar re 
ail evel-d-omp hon-unan. Par — il fil 
cela, oher a reaz kement-se dre drugarez 
oc'h ann nesa. Il faut avoir de la — 
envers tous, red eo tVe-omp karet ann 
dud holl evel-d-omp hon-unan. Sans 
— , hep karañtez, digarañtez. s. N. 
Voy. AIWER. — Aumônes, bons offices; 
aluzenn, f. Il vit de —, beva a ra 
diwar ann aluzenn. Faites la — à ce 
pauvre malade, roit ann aluzenn d'ar 
paour keaz klanv-ze. La tourterelle 
usa de — à son égard, ann durzunell 
a reaz aluzenn d'ézhi. R. — Les 
sœurs de — , al leanezed; merc'fied ar 
garafitez. 

CHARIVARI, s. m. Aubade burlesque; 
jilirari, m. Donner un — , oberjilivari; 
ober jilivari d'ann elevien goz (à de 
vieux tisons. Allusion à de vieilles 
gens qui font itn mariage non assorti 
par l'âge). — Grand bruit; Irouz hraz, 
m; cholori, m. Cj3 dernier est celui 
occasionné par des gens attablés dans 
une auberge, etc. Faire —, ober trouz 
hraz. 

CHARLATAN, s. m. Farvell, m. pi. 
ed ; furlukin, m. pi. éd. Gr. Vann. 
Bamour, f. pi. bamerion; triakler, m. 
pi. ien. V. 

CHARMANT, s. m. Kaer-meurbed ; 
dudiuz-braz; evit ar cliaera. Cette- 
maison est charmante, kaer-meurbed 
eo ann ti-ze. Dans un lieu — , enn 
eunn leac'h dudiuz dreist kement ira 
zo. 

CHARME, s. m. Fascination; breoH, 
pi. m; slrohinell, m. pl. ou. Vann. 
Lorherec'h, m. Voy. SORT, SORTILÈGE. — 
Plaisir. C'est un — d'être ici, eunn 
ebad eo beza ama. C'est un — de le 
voir travailler , eunn ebad-Doue eo 
gwelf.t anezhafi o labourât. Voy. PLAISIR. 
— S. pl. m. Beauté; voy. ce mot. 

CHARME, s. m. Arbre; favenn-pul, 
f. pl. fao-put. 

CHARMÉ, adj. et part; voy. CHARMER. 



CHA 

CHARMER, V. a. Fascinev; toiiella, 
p. et; strobinella, p. el; mezeveUi, p. 
et: gounid gant komzou kaer, p. gou- 
neset. Vann. Bamein. Voy. ENCHANTER, 
SÉDUIRE. — Plaire; plijoul, p. pUjet. 
Cette jeune fille charme tout le monde, 
ar plac'h iaouank-ze a blij d'ann hoU. 
Il parle à — , punn ehad-Doue eo 
klevet anezhañ o kom:. Elle charmera 
votre cœur, ho kaloun a seuio laouen. 
— Être charmé de. Je suis charmé de 
vous voir, pUjadur am eus oc'h ho 
kicelel ; eann dudi eo gan-en gicelet 
ac'hanoc'h; daeo gan-en oc'h ho kwelet. 
Corn. 

CHARMILLE, s. f. Arbre ; voy. CHARME. 

CHARNEL, adj. L'amour—, karañièz 
ar c'horf. Les plaisirs charnels, plija- 
duresiou ar c'horf. Toute consolation 
charnelle, pup frealz a zeu a-ben ar 
c'horf, a-berz ar c'hik. T. Cet homme 
est — , ann den-ze a so douget da 
blijaduresiou ar c'horf; ann den-se 
a zo lechet d'ar plijaduresiou fall, da 
blijaduresiou ar chik. 

CHARNIER, s. m. Reliquaire, petite 
maison basse dans laquelle on re- 
cueille les ossements des morts que 
Ion trouve dans les cimetières de 
Bretagne ; karnel, f. pi. iou. Ce mot 
s'employe parfois dans le sens de 
cimetière ; cest la partie prise pour 
le tout. 

CHARNU, ^dj. Kigek, lard, druz. 
Cette poule est charnue, kigek-braz eo 
ar iar-ma. G. Les pis charnus d'une 
vaciie, tez druz. P. Voy. GRAS. 

CHAROGNE, s. f. Corps d'un animal 
aiorl ; korf-maro , m; korf eunn 
aneval maro; kagn, gagn, f. pi. ou 
Vann. goann, f. pi. eu; karian, f. pi. 
et ; korf eunn aneval maro. Le lieu où 
Ton jette les charognes, toull ar 
c'iiagnou. 

CHARPENTE, s. f. Koal, m ; franvm, 
m. La — d'une maison, koat eunn ti, 
framrn eunn ti. G. Faire une —, 
kihiziat koat eunn ti, p. kikiziet; 
sourina, p. et. G. 

CHARPENTER, v. a. Kilviziat , p. 
kilviziet. Vann. Kalveat, kalveet. 

CHAFiPENTERIE, s. m. Kilvizerez, f. 
Peu usité. Travailler à la —, kilri- 
Sial. 



CHA 



159 



CHARPENTIER, s. m. Kalcez, m. pi. 
kihizien. Hors du Léon, kalre, m. 
Le — , ar c haïrez. Les charpentiers, 
ar giliizien. Il travaille à l'état de — , 
he vicher eo beza kahez. Yânn. kakeal 
e c'hra, kalceein e c'hra. 

CHARPIE, s. f. Chalpiz. m; pilpouz, 
m. G. 

CHARRÉE, s. f. Cendre qui a servi à 
faire la lessive; stloak, m. Vann. 
Koerat, koeret,m. Corn. Kouarad, m. 

CHARRETÉE, s. f. Karrad, m. Une 
— de bois, eur cliarrad keuneud, eur 
garg keuneud. Dix charretées de 
froment, dek karrad gioiniz. 

CHARRETIER, s. m. Karreter, karre- 
ner, m. pi. ien. Vann. Karretour, kar- 
trour, m. pi. kartrerion. Le — , ar 
c'harreter. Les charretiers, ar garretc- 
rien. Voy. VOITURIER. 

CHARRETTE, s. f. Karr, m. pi. kirri. 
Cettç — est toute neuve, nevez great 
eo bel ar charr-ze. Ces charrettes sont 
trop grandes, ar chirri-ze a zo re vraz. 
J'irai à Brest en — , mont a rinn da 
'Vrest enn eurc'harr. Le corps de la — , 
kastell-karr, m ; kludell, m. G. Char- 
rette ferrée, karhouarnet. Une — non 
ferrée, karr prenn, karr dishouarn, 
karr moulou. Gr. Une — couverte, 
eur c'harr goloet. Le fond de la — , le 
plancher de la — , al leur karr, m. On 
appelle ar gorsou, ar gorstou, les bras 
de la — qui font le prolongement du 
brancard; et peuliou ar cliarr, les 
barres de bois que l'on fixe sur ces 
bras pour maintenir la charge. 

CHARRIER, s. m. Toile qui sert pour 
faire la lessive; sil-drouerez, f. Gr. 

CHARROI, s. m. Charre, m. pi. ou. 

CHARRON, s. m. Karrer, m. pi. ien; 
kalvez, m. pi. kilvizien. Dites au — de 
venir, livirit d'ar cliarrer dont avxa. 
Il y a ici beaucoup de charrons, stank 
eo ar garrerien ama. 

CHARROYEP, v. a. Kas gant eur cliarr, 
p. kaset; karreat, p. karreet. 

CHARRUE, s. f. J lar, arar, m. pi. eler, 
erer. Vann. Arer, m. pi. erer. Conduire 
la — , travailler avec la — , arat, p. 
aret ; healat, p. healet. Gr; kas ann 
alar, p. kaset. Celui qui conduit la — , 
arer, m. pi. ien ; et mieux, kaser ann 
alar. Vaun. Arour, m. pi. arerion. 



160 



H\ 



La fourche de la —, kravaz ann alar, 
heal ann alar, hell ann alar. La l'our- 
chette, kars-prenn, m. Le bois du 
soc, kcfer, kever, kever ann alar, m ; 
mab-alar, m. Le chariot ou avaiit- 
traiii, killorou, pi. m. Le soc, ar 
soucli, m. Le coutre, koñiell ann alar, 
f. Les mancherons, loslennou, pi. f. 
La grande branche, ar skouarn vras. 
La petite branche, ar skouarn vihan, 
i;arj)aobihan, m. Les deux branches, 
siiommou ann alar, i. pi. La cheville 
du soc, ar goarag, m. pi. ou. La latte 
ou gaule, las, m ; al laz-alar, m. Le 
traversier, branell, f. pi. ou. Gr. La 
première cheville de la gaule ou latte, 
ann digarez, m. La seconde cheville 
(le la latte, ann eskop, m. La chaîne, 
gwigadenn (guigadenn), f; «r wiga- 
denn (vigadenn'). Le versoir, gign-alar, 
m. L'œillet de la chaîne, lagadenn ar 
wigadenn. Le timon , peler, peller', 
m. pi. ou, iou. Le chevalet de repos, 
marc'h-alar, m; ar c'havr, ar sllejel. 
Gr. Tout ce qui compose la —, kleo, 
ar chleo. La bande de terre que 
soulève la —, ar homm, m. pi. ar 
hommou. 

CHARRUEUR, s. m. Arer, m. pi. ien. 
Vann. Arour, m. pi. arerion. Tu es un 
— comme il y en a peu, eunn arer 
dibaol oud. 

CHARTES, s. pi. 1". Anciens litres; 
diellou ko%, pi. m. ; leulinu ko:-, pi. m; 
skrijnu kos, pi. m. 

CHARTREUX, s. m. Manac'h sanl 
Bruno , m. pi. menec'h sanl Bruno. 
La maison des —, manac'h-ti sant 
Bruno. 

CHARTfllER, s. m. Gardien des 
chartes, dieller, m. pi. ien. — Chambre 
où Ion conserve les chartes, kampr 
ann diellou, f. 

CHAS, s. m. Trou d'aiguille; kra- 
ouennnados, f. Le — de votre aiguille, 
kraouenn ho nados. 

CHASSE , s. f. Poursuite des ani- 
maux ; hemolch, m. G. Ce mol a cessé 
d'être en usage dans ce sens, de même 
que le verbe qui en est dérivé. Voy. 
CHASSER. — Poursuite d'un navire. 
Donner la — à un navire, rei ear d'eul 
lestr. Gr. Prendre —, tecliel diocli 
eul leur. 



CHÂ 

CHASSE, s. f. Boîte pour les reliques ; 
boestl ar relegou, f. 

CHASSER, V. a. Renvoyer; kas kuit, 
p. kaset kuil; kas er-meaz, p. kaset 
er-meaz, pellaat, p. cet. eat. Vann. 
Boutein er-mez, hañdeein. Il a été 
chassé, kaset co bel kuit. .le vous 
chasserai, me /lo kaso kuil; ho kas a 
rinn kuit ; me gaso ac'hanoc'h kuit. 
Quand le soleil aura chassé la neige, 
pa veso deuet ann heol da gas e-biou ann. 
erc'/i. Un péché mortel chasse Dieu 
de voire âme, kas kuit a rit ho Toue 
diouz /îoc'/i ene dre ar peclied marvel. 
H. Il les chassa de son logis, kas a 
reaz anezho er-meaz euz he di. Chasser 
le diable, teurel er-meaz anndiaoul; 
kas kuit ann diaoul. Allez chasser les 
poules de dessus le Mé , it da zijoual 
ar ier diivar ann éd. Voy. RENVOYER. 
Quand le soleil a chassé l'hiver, pen 
dez en hiaul forbanet er gouiañ. Vann. 
— Aller à la chasse ; hemolc'hi, p. et. 
Ce verbe a cessé d'être usité en ce 
sens. Il y a au reste une expression 
pour cliaque genre de gibier. C'est 
ainsi que l'on dit : chasser aux per- 
drix, mont da glujeria ; chasser à la 
bécasse, kefelekaal; chasser aux liè- 
vres, gadimna, gaduna, mont da c'ha- 
douna; jiboez er c'/iad. Vann. Chasser 
aux oiseaux, labouseta, cvnela, ezneta; 
chasser au loup, ober hu d'ar hleiz ; 
ober hu-bleiz. Pour exprimer les 
autres genres de cliasse , celle aux 
bêtes fauves, on dit : mont da glask 
al loened gouez ; mont v.iar-lerc'h al 
loened gouez. .le cliasserai loups et 
biches, bleiz Uag heizez mlio eñkrezo. 
s. N. Dans la conversation et dans le 
sens général, sans spécification de 
gibier, on dit chaseal, mont da chaseal. 
Vann. Jiboez, p. et. Je vais —, mont a 
rann da chaseal. Voy. CHASSEUR, 
PÊCHER. 

CHASSEUR, s. m. Hemolcliiad, m. 
pi. hcmolcliidi. Gr ; </t(;enaer (guenaer), 
gniner, m. pi. ien. G. Ces mots ne 
sont plus compris. Voy. CHASSER. 
Dans l'usage, chasser, m. pi. ien. 
Vann. Jiboezour, m. pi. jiboezerion. 
C'était un — enragé, he-mafi a gare 
beza dalcli-mad o chadouna. Bien 
que le verbe gadouna signilie , an 
propre, chasser au lièvre, on peut 
cependant l'employer dans la plupart 
des cas sans inconvénient aucun. On 



CHA 

pourrait de même employer les autres 
verbes , à moins qu'on ne veuille 
spécifier. Enfin, si l'on aime mieux 
on dira : he-maii a gare beza dalch- 
mad chaseal. Un — de lièvres, eur 
gadouner. 

CHASSIE, s. f. Pikouzenn, f ; pikouz, 
ta; koar, m. Sans —, dibikouz. Avoir 
de la —, beza pikouzek , kaoul ar 
pikouz. Voy. CHASSIEUX. 

CHASSIEUX, adj. Pikou:s. Des yeux 
— , daoulagad pikouz. Devenir — , 
dont da veza pikouz. Guérir, nettoyer 
des yeux—, dibikouza,]i. et. Homme, 
enfant qui a les yeux —, pikouzek, m. 
pi. pikouxed. Au féminin, pikouzez, 
f. pi. éd. J'ai les yeux chassieux, me izo 
pikouz va daoulagad. 

CHASSIS, s. m. Stem, m. Châssis 
de porte, de fenêtre, stern-dor, stem- 
prenestr. 

CHASTE, adj. Pur; voy. ce mot. 

CHASTETÉ, s. f. Pureté; voy. ce 
mot. 

CHASUBLE, s. f. Kasul, f.pl. iou. 

CHAT, s. m. Animal; kaz, m. pi. 
kisier, kizier. Vann. Kac'h, m. pi. 
kicliier. Le — est mort, maro eo ar 
c'haz. Les chats se sont enfuis, ar 
c^hizier a zn eat kuit. Un — mâle, 
exmn targaz, eur penn-targaz, m. pi. 
targisier. \ann. Targach. Voy. matoU. 
Pour chasser le chat, on dit : ChegadI 
echegad! gazi A bon chat, bon rat, 
da gaz mad, raz hevel! krog evit krog; 
ivin oc'h ivin; kraf evit kraf; e-chiz 
a raio a gavo. — Chat de mer, mor- 
gaz , m. pi. morgisier ; mor-c'hast, 
f. pi. mor-c'hisli ; kaz-vor, m. pi. 
kisier- V or. 

CHATAIGNE, s. f. Kistinenn, f. pi. 
kistin; eur gistinenn, ar c'histin.Xann. 
et Corn. Kestenenn, kesten. Cueillir des 
châtaignes, dastum kistin ; kistina, p. 
et. Je vais cueillir , chercher des 
châtaignes, me ia da gistina. La — de 
mer, teurevgenn, î. pi. teureuk. 

CHATAIGNERAIE, s. f. Kistinek, f.pl. 
kistinid, kistinegou. Dans la —, er 
gistinfik. 

CHATAIGNIER, s. m. Arbre; gwezenn 
gislin (guezenn), f. pi. gwez kistin. 
sauvage, ar wezenn gistin moc'/i 



CHA 



161 



Le 



[vezenn), Vann. Kestenenn mocli. 



CHATAIN, adj. Blond; voy. ce mot. 

CHATEAU, s. m. Forteresse ; kastell 
brezel, m ; kastell, m. pi. kestell; 
ar chastell, ar c'hestell. — Manoir, 
maner , m. pi. iou. Quelques-uns 
prétendent qu'on disait autrefois sal, 
m. en ce sens. D'après eux le village 
et le petit port de Porsal (porz-sal) 
signifierait le port du château. — 
Faire des châteaux en Espagne, 
trevalia, p. Irevaliet. C. 

CHATELAIN, s. m. Seigneur dune 
terre ; kastellan, m. pi. éd. 

CHAT-HUANT, s. m. Kaouenn, f. pi. 
ed ; ar gaouenn, ar c'haouenned. La 
femelle du —, kaouennez. f. pi. ed ; 
ar gaouennez, ar c'haouennezed. Vann. 
Kocliann, m. pi. et. La femelle, 
koc'hannez, f. pi. et. 

CHATIER, V. a. Kastiza, p. et. Vann. 
kastiein, p. kastiet. Trég. kastiañ, p. 
kastiet. On les châtiera, kastizet e 
vezint; beacli vezo t^ar ho c'hrochenn. 
Fam. Personne ne fut châtié, hini 
anezho ne oe kastizet; kroc'henn den ne 
zamañtas. Fam. 

CHATIÈRE, s. f. Toull kaz, loull ar 
c'haz, m. Vann. Toull er c'hac'h, m. 

CHATIMENT, s. m. Kasliz, m. pi. ou. 
Hors du Léon, kasti, m. Le — est 
trop fort, re galet eo ar cliastiz. Ce 
qui doit un jour nous attirer un —, 
ar pez a die beza kiriek d'hor c'hastis 
eunn deiz da zont. 

CHATON, s. m. Lagadenn, f. pi. ou; 
lagadenn eur bizou, f ; penn eur bizou. 
— Marcher à chatons, kerzet war he 
grabanou, mont war he balavanou. 

CHATOUILLEMENT, s. m. Hillik, m. 
Vann. Uik, m; lighiannadur, m. 

CHATOUILLER, v. a. Hilligat, p. hil- 
liget. Vann. Hikal, p. hikel ; lighian- 
nein, p. lighiannet. 

CHATOUILLEUX, adj. Hilliguz. Vann. 
Hikuz, lighiannuz. Vous êtes bien — , 
gwall hilliguz oc'h. — Susceptible, 
qui s'offense aisément ; voy. ces 
mots. 

CHÂTRÉ, adj. Spaz. Vann. spac'h. 
Un animal — , eul loen spaz. 

CHATRER, v. a. Spaza, p. et. Vann. 
Spac'hein, spaouein. Châtrer à moitié, 

2i 



162 



CHA 



rañgouilli, p. et. Gr. Il a été châtré, 
spazet eo het. 

CHATREUR, s. m. Spazer, m. pi. ien. 
Vann, Spac'hour, m, pi. spaclierion. 

CHATTE, s. f. Kasez, f. pi. ed; ar 
gazez, ar c'hazezed. Vann. Ka&hez, 
f. pi. et. 

CHATTEMITE, s. f. Mitouik, mitaouik. 
Il fait la —, ema oc h ober lie viiouik. 
Vann. Mitonnik. 

CHATTER, V. n. Mettre bas, parlant 
d'une chatte; kelina, kolenni, p. et; 
dozvi, p. et. La chatte a chatte, kelinet 
eo ar gazez; dozvet e deuz ar gazez. 

CHAUD, adj. Tomm, hroud. Vann. 
Tuemm. Ane. toemm. De la cendre 
chaude, ludu broud. Le four est —, 
ar fourn a zo tomm. Le four est-il 
assez chaud? ha gor a-walc'h eo ar 
fourn? Du fumier —, teil tomm, teil 
nerzuz. De l'eau chaude, dour zomm, 
dour domm; c'est un caprice de la 
langue. La caille est chaude de tem- 
pérament, eur gigenn domm a zo er 
clioal. G. Rendre, devenir—, tomma, 
p. et. Vann. Tmmmein, p. tuemmet. 
Fièvre ciiaude, tersienn domm, tersienn 
alter, kleñved tomm. Pleurer à chaudes 
larmes, gwela dourek; skuilla daelou 
druz. Terre chaude ou labourable, 
douar gounid, douar teil. Corn. Douar 
stu. Un champ de terre chaude, eur 
park douar gounid. Corn. Eunn alil, 
eut park atil. L'affaire a été chaude, 
gwall clioari a Zo bet. — V. impers. 
Faire chaud, avoir chaud. J'ai chaud, 
tomm eo rf'm. Il fait très —, gwall 
domm eo ann amzer. Comme il fait 
chaud ! hag hen zo tomm hirio! Il fait 
—, tomm eo ann amzer, tomm eo 
anezhi. Aujourd'hui il ne fait ni —, 
ni froid, hirio ne d-eo na tomm na ien. 
Il y fait plus — qu'ici, tommoc'h eo eno 
evit ama. Vous avez —, tomm eo d'e- 
hoc'h. Avez-vous chaud? tomm eo 
d'e-ho&hl Quand il fera moins —, pa 
ne vezo ket ken tomm ann amzer. Il 
faisait très —, tomm ann heol anezhi 
ken a roste. T. Il fait si — que la terre 
se fend, skarnil a zo enn amzer. 

CHAUDEMENT, adv. Tomm, ez tomm. 
Gr. 

CHAUDIÈRE, s. f. Kaoter, î. pi. îou. 
Vann. Kauter, koter, f. pi. ieu. Mettre 



CHA 

la — au feu, lakaat ar gaoler ivar ann 
tan ; ober kaoter. Gr. 

CHAUDRON, s. m. Chaudière; voy. 
ce mot. 

CHAUDRONNIER, s. f. PilUger, m. pi. 
ien; jalod, jalord, m. pi. ed ; miñter, 
m. pi. ien; magnouner, m. pi. ien. 
Vann. Miter, mitour. mignan, m. 

CHAUFFAGE, s. m. Bois de — , 
keuneud, m. Voy. BOIS. Vann. Kenel, 
kanet, m. 

CHAUFFER, v. a. Tomma, p. et; 
gwiri (guiri), p. goret. Ancien infinitif 
Gori. Vann. Tuemmein. Ane. loemaff. 
Chauffer jusqu'à dessécher, kraza, 
p. et. Vann. krac'hein. Chauffer le 
four, tomma ar fourn, gwiri ar fourn. 
A-t-on chauffé le four? Le four est-il 
chauffé ? ha goret eo bet ar fourn, et 
mieux, ha gor eo ar fourn? Chauffer 
au soleil, heolia, p. heoliet. Faire 
chauffer de l'eau, lakaat dour da 
domma. — V. pron. Tomma, p. et. Se 
chauffer les mains, tomma he zaouarn. 
Il se chauffe au soleil, ema oc' h heolia. 
T. Allez vous chauilcr, it da domma. 
Venez vous chauffer à ce feu, deut da 
domma oc'h ann tan-ze. Il fait bon se 
chauffer, ebad eo beza e-tal ann tan. 
Allez vous chauffer à la bùçiie de NoC-l, 
it da domma ocli kefNedelek. 

CHAUFFERETTE, s.f. Glaouier, m. pi. 
ou; tommerik, m. pi. tommerigou. 

CHAUFOUR, s. m. Fourn-raz, m. pi. 
fournioa-raz. H. 

CHAUFOURNIER, s. m. Fourner-raz, 
m. pi. fournerien-raz ; razer, m, pi. 
ien; nep a laka ar raz da boazat. 

CHAULER, v. a. Mêler de la chaux 
avec les semences des céréales ; 
lakaat raz gant had gwiniz. 

CHAUME, s. m. Soûl, saoul; ce der- 
nier moins usité. Vann. Seul (sehul), 
m. Une maison couverte en —, eunn 
ti soûl ; eunn ti zoul, en haut Léon. 
Couper, arracher le —, trouclia ar 
zoul, tenna ar zoul. Vann. Seulein 
(sehulein). Instrument qui sert à couper 
le —, rasteell, f. Vann. Inglod, m. pi. 
eu. En Léon, on appelle chorb, un 
mélange de bruyères et de landes que 
l'on place sur le bois des toits avant 
d'y étaler le chaume. 



CHA 



CHE 



163 



CHAUMER, V. n. Voy. COUPER LE 
CHAUME. 

CHAUMIÈRE, s. f. Ti sovl, ti soûl, 
m. pi. des soûl; lojell, lojenn, f. 

CHAUSSE, s. f. Passe-liqueurs; su, 
f. pi. ou, iou. Passer à la —, sila, 
p. et. 

CHAUSSÉ, adj. Les Carmes chaussés 
et déchaussés, ar Garmeziz archennet 
ha diarc'henn. 

CHAUSSÉE, s. f. Digue; voy. ce mot. 

CHAUSSER, V. a. Mettre une chaus- 
sure; lakaat he voutou da u. b. Chaus- 
sez cet enfant, likit he routou d'ar 
bxigel-se. — Faire des chaussures ; 
ober houteier, p. great ; botaoui, p. 
bolaouet; arc'henna, p. et. — V. pron. 
Voy. WETTRE SES SOULIERS, SES SABOTS. 

CHAUSSE-TRAPPE, s. f. Plante; askol- 
garo, m. — Piège pour prendre les 
loups, etc; poull-strap, m. 

CHAUSSETTE, s. f. Bas courts: voy. 
ce mot. 

CHAUSSON, s. m. Koufignon, kof,- 
gnon, m. pi. ou. 

CHAUSSURE, s. f. Souliers, bottes, 
sabots ; voy. ces mots. Sans — ; voy. 
pieds nus. — Au figuré. Trouver — à 
son pied, kavout botes d'he droad; 
Mvout merc'h dioch he choant. — 
Entretien de la chaussure; arc'hennad, 
m. Il a un écu par mois pour sa —, 
bez' en deus eur skoed pep miz evil 
he arc'hennad, evit kaout bouton ha 
1er ou. 

CHAUVE, adj. Moal. Vann. Sloel 
Tête — , pennmoal, penn divleo.Yann. 
Penn nuac'h, penn diston, penn divleu 
(divlehu). Devenir —, dont da vesa 
moal; moaîaat, p. eet, eat. Vann. 
Moelat. Chauve par devant, tal moan. 
Il est devenu —, deuet eo da veza 
moal. Il est chauve, he-mañ a zo penn 
disto. 

CHAUVE-SDURIS, s. f. Logodenn-dall, 
f. pi. logod-dall ; askell-groc'henn, 
f. pi. eskell-groc'henn. Vann. Logodenn 
penn daU, f. 

CHAUVIR, V. n. Sevel he ziskouarn, 
p. savet. 

CHAUX, s. f. Raz, m. Hors du Léon, 
ra, m. De la — vive, raz beo, raz 
kriz. De la ■=• éteinte, raz a zo bet 



distanet, raz distan. Enduire de —, 
raza, p. et. Lait de —, doiir rai, raz 
skleav. De la — faite de coquillages, 
raz-kregin. Eteindre la — , distana 
ras. 

CHEF, s. m. Qui tient le premier 
rang ; penn, m. pi. ou. Chef de fa- 
mille, de ménage, ar penn tûgez, ann 
osac'h, ann tiek; ce dernier ne se dit 
que pour les campagnards. Trég. Ann 
oac'h. Vann. Enn oech, enn oc'hec'h. 
Les chefs de ce pays, ar pennou braz 
eus ar vro. Les chefs de la ville, ar 
pennou iras a gear. Il sera le — du 
peuple, penn ar bobl e vezo. Un — de 
race, penn-kef, m. Un — de brigands, 
eur penn laeroun. T. Il était le — de la 
communauté, bez' edoepenn he gouent. 
Le — des cuisiniers, ar cheñta keginer, 
ar mestr keginer. Le — des Bretons, 
penn-tiern ar Vretouned. C. p. Jésus- 
Christ est le — de l'Eglise, Jezuz- 
Krist a zo penn ann Iliz. Gv. Vous 
êtes leur —, c'houi a zo ar chenta 
anezho. Il était le— de la conspiration, 
he-ma a ioa ar c'henta e-touez ar re a 
ioa en em zavet a-enep ar roue. Le — 
qui conduira mon peuple, ann hini a 
reno va fobl. 

CHEF-D'ŒUVRE, s. m. Labour a so 
dreist al labouriou ail; taol-micher, 
m ; labour a dremen ar re ail. Faire 
son —, terme d'artisan, ober he daol- 
micher. 

CHÉLIDOINE, s. f. Louzaouenn-ann' 
daoulagad, f ; louzaouenn-ann-darvoed, 
f; skier, f; lousaouenn-ar-gwennelied, 
f. La petite espèce, ar sklerik. 

CHEMIN, s. m. Hent, m. pi. heñchou. 
(Prononcez ces mots comme en fran- 
çais hainte, hainchou.) Passez votre 
— , it gant hoc'h hent. Se tromper de 
— , faziawar ann hent. Chemin faisant, 
hed he hent, hed va hent. Un — étroit, 
eunn hent stris, hent enk ; on entend 
parfois employer streat en ce sens. 
Un — battu, hent meur, hent pilet, 
hent guenn (guenn). Un — de voiture, 
karr-kent, m ; karrons, karrant, m ; 
Ces mots désignent un chemin où 
peut passer une voiture seulement. 
Chemin de voiture, ou brèche à tra- 
vers une haie, un talus, etc ; toull 
karr, m ; ode karr, m. G. Chemin où 
peuvent passer les chevaux, les voi- 
tures, hent ar c'hezék. Un — de tra- 



164 



CHE 



verse, eujxn hent-treus. Le — qui tra- 
verse un bourg, un village ; ru, f. pi. 
iou. Le grand — , ann henl bras-, ann 
lient meur. Un — large, eunn hcnt 
frank. Un — de servitude, darevipred, 
m. Voy. SERVITUDE. Un — sans issue, 
eunn hent dall. Le chemin de fer, ann 
hent-houarn. Voyager par le chemin 
de fer, mont dre ann hent-houarn. Les 
paysans appellent marc'h ann diaoul 
la locomotive où se fait le feu. Mon- 
trer le chemin à quelqu'un, diskoues 
ann hent da u. b ; lavaret da eunn den 
dre be hent eo mont d'eul leac'h ; hiñcha 
u. b. G. Je ne connais pas le — , ne 
ousounn ket ann hent da vont di, ann 
hent di. Allez tout droit, vous ne pou- 
vez vous tromper de —, ît ivar-eeunn, 
n'eju hent difazioc'h e-bed ken, n'eus 
hent easocli e-bed ken. Suivez le — 
battu, it atao gant ann hent pilet. Je 
connais le —, me a oar dre be hent 
mont ; me a oar dre be 'nn hent mont. 
Dans l'usage on prononce de celte der- 
nière manière, sans que je puisse en 
donner la raison. C'est peut-être pour 
éviter l'hiatus ; mais en tout cas cela 
me semble être une faute. L'analyse 
condamne cette locution. Il suivit 
exactement, sans le savoir, le môme 
— que son père, mont a reaz hep gou- 
sout d'eshan war roudou he dad penn- 
da-benn. Dites-moi quel est le — du 
manoir, livirit d'in dre be hent eo mont 
d'ar maner. Chemin faisant, enn eur 
vont gant ann hent. Il y a par ici de 
mauvais chemins, heñchou fall a zo 
dre ama; gwall heñchou a zo dre ama. 
Une journée de —, eunn dervez kerzet, 
eunn dervez hent. De beaux chemins, 
heñchou kaer. C'est le — le plus di- 
rect, ann eeuna hent eo. Une demi- 
lieue de —, eunn taol sulell, eunn taol 
c'houitell. Vous avez un bon bout de 
— à faire, eur pennad mad a hent, eur 
gwall ribinad, eur gwall flippad hoc'h 
eus da ober. Jusqu'à moitié — , beteg 
hanter ann hent. Roue qui tourne fait 
du —, rodik a dro a red bro. Il de- 
manda quel — il fallait prendre pour 
revenir au logis, goulenn a reaz dre be 
leac'h oa d'ezhan dlstrei d'ar gear. Par 
monts et chemins, dre bep hent. Voy. 
ROUTE. — Au FIGURÉ. Le — du ciel, 
hent ann env, ann hent da vont d'ann 
env ; skeul ann env. Le — de la vertu, 
hent ar mad. Le — du vice, ann hent 
a gas da goU. Remettre quelqu'un dans 



CHE 

le droit —, tenna eus ann hent fall. La 
croix est le — du salut, ér groaz ema, 
ar zilvidigez. G. C'est là le — de l'en- 
fer, dre ann hent-ze eo mont d'ann ifern. 
T. S'écarter du droit — , rikla diwar 
ann hent mad. R. Il s'était écarté du 
droit — , rtklet e oa diwar ann hent 
mad ; fazia en doa great diwar ann 
hent mad. Voilà le — du ciel, dre'nn 
hent-ze ez eer d'ann env. La prière est 
le — du paradis, hep ar bedenn n'eus 
den evit kaout digor ar baradoz. Il est 
venu du ciel pour nous en montrer le 
— , deuet eo eus ann env da ziskaues 
d'e-omp atm hent da vont di, ann hent 
di. 

CHEMINÉE, s. f. Siminal, chiminal, 
f. pi. ou. Ramoner la — , divogedi ar 
siminal, skarza ar siminal. Le feu est 
dans la — , kroget eo ann tan er chi- 
minal. La — fume, mogedi a ra ar si- 
minal. Le foyer de la — , ann oaled, f. 
La plaque de fer ou de pierre du fond 
de l'âlre, ann ho\iarn fornigell, ar mean 
fornigell. A moins qu'il n'y ait du feu 
dans la — , anez ma ve tan enn oaled. 
(C'est ici la partie prise pour le tout.) 

CHEMINER, V. n. Kerzet, p. kerzet; 
baie, p. baleet ; baie, bro, foela henl, 
ober hent. Autrefois on disait kerzout, 
balea à l'infinitif. Vaiin. Kerc'hein, p. 
kerc'het. En cheminant dans la vallée, 
tout gant ann hent trezek ann traoñ. 
C. p. Jean cheminait en disant ses 
prières, ha lann gant ann hent o lava- 
ret he pedennou. Voy. MARCHER. 

CHEMISE, s. f. Celle pour homme ; 
roched, f. pi. ou. Celle pour femme ; 
hiviz, f. pi. iou. Chemise d'homme ou 
de femme, krez, m. pi. kresiou. Ce 
dernier, quoique usité en Léon , est 
plus particulièrement du dialecte de 
Vannes. Le devant de la — , krepes, 
m. Fermez le devant de votre — , klozit 
ho krepes. C. En — , ivar gorf he ro- 
ched, s'il s'agit d'un homme, et, tcar 
gorf he hiviz, s'il s'agit d'une femme. 
Il était alors en — , edo neuze war gorf 
he roched ; nemet he roched gant-hañ. 
Mettez une chemise blanche, propre, 
kemerit eur roched fresk. 

CHEMISETTE, s. f. Petit vêtement 
de femme ; hivizenn, f. pi. oit. 

CHÊNE, s. m. Gwezenn sero (gue- 
zenn), f. pi. gwez dero (guez). Un —, 
eur wesenn sera (wezenn). Ces chênes- 



CHE 

là, ar gwez dero-ze. Du bois de — , 
koat dero. Fait de —, great gant koat 
dero. Menues branches do — qui pous- 
sent sur les souches des fossés, glas- 
trenn. Gr. Le P. Grégoire donne aussi 
à gwezenn dann et à tann la significa- 
tion dp chêne. 

CHÊNE-VERT, s. m. Yeuse; voy. ce 
mot. 

CHENETS, s. pi. m. Larideriou, lañ- 
dreou, pi. f. 

CHÉNEVIÈRE, s. f. Park ar c'hanab, 
ni. Vann. Koarcliek, f. pi. koarc'hegeu. 

CHÉNEVIS, s. m. Had kanab , m. 
Vann. Mal koarc'h, m. 

CHENIL, s. m. Kraou ar clias, m ; 
toull ar dû, toull ar chas, m ; toull, 
m. 

CHENILLE, s. f. Insecte; hiskoulenn, 
beskoulenn, f. pi. biskoul, beskoul. Clie- 
nille verte, prenv-kaol, m. pi. preñ- 
ved-kaol. Une grosse — , eur viskoulenn 
vras. Ces grosses chenilles, ar biskoul 
bras-ze. 

CHER, adj. Tendrement aimé ; ker, 
karet, keaz. Pour ce mot keaz et son 
pluriel keiz, voy. le mot PAUVRE. Hors 
du Léon, fcez.Vann. Kercli. Ane. Kaez, 
caez. Oui, mon — enfant, ia, keaz. 
Mon — frère, va breur keaz, va breur 
ker. Ma chère mère, va mamm geaz, 
va mamm ger. Mon —, va c'heaz. Celui 
qui vous est le plus — , ann hini a zo 
muia karet gan-e-hoc'h ; ann hini a zo 
ho muia karet.Yos amis les plus chers, 
ho kwella mignouned. Il m'est très —, 
he garel stard a rann. — Qui coûte 
beaucoup ; qui vend à un prix trop 
élevé ; ker. Vann. Kir. Le blé sera — , 
ker e vezo ann éd. Ce marchand est 
trop — , re ger en ar marc'hadour-ze ; 
re werza a ra ; he-ma a zo re griz enn 
he c'hopr. Demander trop — pour un, 
travail fait, kregi dreist he c'hopr ; re 
werza ; gopra re. Paye-t-on — pour 
souper ici ? ha kalz a goust koania 
ama ? Il en coûte — pour y bien vivre, 
kalz a arc'hant a goust eno d'ar ialc'h 
evit derc'hel tinell vad. 

CHERCHER , v. a. Se donner de la 
peine pour trouver ; klask, eñklask, p. 
et. Anciens infinitifs klaskout, eñklas- 
kout. Il cherche mon frère, ema o klask 
va breur. Chercher midi à quatorze 
heures, klask pemp troad d'ar maout. 



CHE 



165 



Ils cherchaient les moyens de le per- 
dre, klask a reant ann lu da gregi enn- 
haîi. G. J'ai trouvé un homme tel que 
j'en cherchais, kavet em euz eunn den 
diocli va clioant , dioc'h m'em boa 
c'hoant. Que cherciiez-vous là ? petra 
glaskit-hu aze ? Cherciier en fouillant 
partout, klask enn eur furchal e pep 
leac'h. Chercher avec soin , eñklask, 
p. et. Gr. Chercher un nom de per- 
sonne sans pouvoir le trouver, pe- 
hañvi, p. pehañvet. G. Chercher en 
tâtonnant, boulbaba, p. et. G. Cher- 
cher son pain, sa vie, klask he boed. 
— Quérir, aller chercher avec charge 
d'apporter ou d'amener, kerc'hat , p. 
kerc%et. Allez chercher de l'eau à la 
fontaine, ît d'ar feunteun da gerc'hat 
dour. Il est allé le —, eat eo d'/ie ger- 
clial. Vann. Oueil e da vit hou ; oueit 
e da veil hou. Je vais le —, mont a 
rann d'he gerc'hal. En allant — de 
l'eau à la fontaine, o vont da gerc'hat 
dour d'ar feunteun. Envoyez Pierre 
chercher de la chandelle, kasit Per da 
gerc'hat goulou. Vann. Kaset Per da 
vit goleu. Chercher un individu pour 
le conduire en prison, kerc'hat eunn 
den d'ann toull ; kerc'hat eun denn da 
vont d'ann toull. — V. n. S'elTorcer 
de, klask, p. et. Il cherchait à s'enfuir, 
klask tec'het edo. Tant que vous 
chercherez à les fuir, keit ha ma 
klaskot tec'het diout-ho. 

CHÈRE, s. f. Tinell, f ; kegin, f. On 
fait maigre — chez moi, treut eo ar 
gegin gan-en ; skanv eo ar clirok em zi 
ha ien ann oaled. Gr ; berr eo ar peuri 
gan-en. Il fait bonne —, tinell vad a 
zo ganl-hañ ; druz eo ar gegin enn he 
di. Il aime à faire bonne —, techet eo 
d'al loñtregez ; eunn den lofurek eo. 

CHÈREMENT, adv. Tendrement; voy. 
ce mot. 

CHÉRI, adj. Oui, mon chéri, ma ché- 
rie ; ia , keaz. Ma sœur chérie , va 
c'hoar garet. Dors-là, enfant — de ta 
petite mère, kousk aze, roue da vam- 
mik. T. Voy. GÂTÉ. 

CHÉRIR, V. a. Karet, p. id. karet 
meurbet, karet stard. Celui qu'il ché- 
rissait le plus, ann hini a ioa karet 
muia gant-hañ. Il nous chérissait 
tendrement, kare stard a rea aclia- 
nomp. Voy. AIMER. 

CHERTÉ, s. f. Kerneg, keraouez, 



166 



CHE 



keraouegei, f. L'année de la cherté fut 
en 1661, bloaves ar gernes a oe er 
bloas 1661. Il y aura — l'an prochain, 
kresk a vesn war ann traou er hloas a 
zeu, dienez a veto er bloaz a %eu. 

CHÉTIF, adj. Maladif; toc'hor, diners, 
blañkik, treut, sempl, klanv, asik. 

CHEVAL, s. m. Sans distinction de 
sexe, et dans le sens de monture; 
loen, loan, m. sans pluriel dans cette 
acception. Vann. Lon, m ; jao, m. 
Dites-lui do débrider mon — , livirit 
d'ezhan divrida va loen, va loan. 
Cheval mâle, marc'h, m. pi. kesek. 
Dans l'usage on employé ce mot marc h 
dans le sens de loen, loan. Corn. Roñse, 
m. pi. roñseed. Les chevaux sont rares 
ici, ar c'hezek ne d-int ket stank ama. 
Un — entier, eur marc'h kalloc'h.Vo)'. 
TESTICULE. — Un — de trait, eur match 
labour, eur mardi karr. Un — de 
selle, marc'h dibr. Le cheval qui est en 
tète de l'attelage, ar mardi blein, ar 
marc h blenier. Trég. Armarc'h ambill. 
Un — de charge, mardi samm. Un — 
qui va à l'amble, eunn iñkane, eunn 
hihkane, m. Un — difficile à manier, 
marc" h amjeslr. Un — de guerre, eur 
marc'h brezel, eur marc' h evit mont 
d'ar brezel. Un — de luxe, marc'h red. 
Un — ruiné, eur spredienn, eur dioz 
varc'h. Un — chargé de pain, eur 
zamm bar a war eur pcnn ke'^ek. Deux 
chevaux pourront le traîner, daou benn 
kesek a denno anezhañ. Voy. ANINIAL. 
Combien avez-vous de chevaux? Deux, 
un cheval et une jument, ped loan 
hoc h euz-hu? Daou am euz, iman a zo 
marc'Ji hag ann eil a zo kasek. Aller à 
—, mont ivar varc'h (var) ; mont war 
loan. Jouer au cheval comme font les 
enfants en mettant un bâton entre 
leurs jambes ; dioari marc'hik. Un — 
marqué de blanc au front , marc'h 
baill. Un — anglais, eur marc h sauz. 
Un — bai, mardi iel, marc' h gell, Gr; 
marc'h baian (bahian). Un — pie, eur 
morc'/i pik. A cheval ! sorte d'interjec- 
tion ; war vardi ! buhan war vardi ! 
Descendre de cheval, diskemi diwar 
varc'h. Descendre de cheval, diskenn 
dhcar gein he vardi. Cheval-de-mer, 
marc'h-vor, mor-varc'h, m. pi, kezek- 
vor, mor-gezek. 

CHEVALERIE, s. f. Dignité ; mardie- 
giez, f. 



CHE 

CHEVJILET, s. m. Chantier ; voy. ce 
mot. 

CHEVALIER, s. m. Titre ; marf'fteA', 
m. pi. marc'heien. En Galles, marc'hogf. 
V. Chevalier d'industrie, neb a vei> 
diivar goust ar re ail ; nep a vev dhoar 
bouez lie ivinou ; kefester, m. T. 

CHEVALIER, s. m. Oiseau de mer; 
Troaz-ruz m. pi. troaz-ruzed; inged, 
m. pi. ed; klujar-vor, f. pi. klujiri- 
vor. Corn. Folligenn-mae, f. Chevalier 
d'eau douce, moullek, m. pi. moul- 
leged. 

CHEVAUCHER, v. n. Mont war vardi 
(var). 

CHEVELU, adj. Bîewfc. Vann. Bieouek, 
bleaouek. 

CHEVELURE , s. f. Pennad bleo, m. 
Une belle —, bleo kaer ; eur pennad 
kaer a vleo. Une longue — , bleo hirr, 
eur pennad bleo hirr. Il a une — longue 
et touiTue, eur paltokemiad Ueo a zo 
war he benn. M. 

CHEVET, s. m. Penn-wele {vêle}, m; 
penn ar gwele, m. Au — de son lit, 
e penn he tcele. Au — de votre lit, 
e penn ho kivele. Au — de leur lit, 
e penn ho gwele (guele). Voy. LIT. 

CHEVEU, s. m. Blevenn, î. pi. bleo. 
Trég. Bleaouenn, f. pi. bleao. Vann. 
Bleuenn (blehuenn), f. pi. bleo, bleu 
iblehul. En Galles, bleou. V. Il est 
tombé un — dans la soupe, eur 
vlevenn a zo kouezel er zoubenn. Elle a 
de beaux cheveux, bleo hirr e deuz. 
Des cheveux courts, bleo krak. Le P. 
Sans cheveux, diileo. Voy. CHAUVE. La 
pointe des cheveux, penn ar bleo, bek 
ar bleo. Cheveux naissants, bleoigou, 
pi. m. Des cheveux crépus, Ueo fuillei: 
bleo foutouillek. Des cheveux qui 
frisent naturellement, bleo rodellek. 
Des cheveux tressés, bleo tortizel, 
bleo tresennek. Gr. Arranger ses che- 
veux, kempenn he vleo. R. Cheveux 
frisés par artifice, bleo rodellet. Se 
prendre aux cheveux, en em vleola. 
Ils se prennent aux cheveux, en em 
vleola a reont; flch-bleo azo etre-z-ho. 
M. Elles se prennent aux cheveux, 
krng int ho diou ann eu e pegnotenn 
cben. C. 

CHEVILLE, s. f. Hibil, m. pi. iou, 
ien. Une — de fer, hihil houarn. — 
Partie du pied, ann ufern, m. pi. ann 



CHE 

daou ufern; Mbil ann troad, ni. pl. 
hibiliou ann troad. Vanii. Mouliot 
troet, mourinot enn Iroet, m. J'ai la — 
du pied démise, dilecliet eo hihil va 
sroad; dilec'het eo va ufern. Il n'avait 
pas d'eau jusqu'à la —, hep karga he 
voutou. 

CHEVILLER, v. a. Hibilia, p. hibiliet. 
Vaiin. Hibiliat, hibiliein. 

CHÈVRE, s. f. Gaour, gavr, f. pl.gevr, 
yeor. Du lait de —, leasgavr. Une —, 
eur c'havr. Les chèvres, ar gevr. — 
Machine; voy. GRUE. 

CHEVREAU, s. al. Gavrik, gaourik, 
f. pl. gevrigou, georiyou ; menn-gaour, 
VQ. pl. menned-gaour. Du — , de la 
viande de — , kik gavrik, kik menn- 
gavr. 

CHÈVRE-FEUILLE, s. m. Plante; 
gwicoudenn (guivoudenn), f. pl. gwi- 
voud; sun-gad , sungad , m. Vann. 
Bouit gevr, m. La fleur du — , leaz 
gavr, m. Trég. les gaour, lez koukou. 
Un plant de — , eur ivivoudenn (vi- 
voudenn). Les grands plants de —, 
ar gwivoud bras (guivoud) . Trég. 
Gioezvoud. 

CHEVRETTE, s. f. Femelle du che- 
vreuil, iourc'hes, f. pl. ed; demraez, 
. f . pl. ed; bisourc'h, f. pl. ed. Vann. 
Duemes, houiourc'h, î. pl. et. — Petite 
écrevisse de mer; gaour-vor, f. pl. 
gavr-vor, geor-vor. Vann. Chevrenn, 
î. pl. chivr. 

CHEVREUIL, s. m. Demm, iourc'h, 
m. pl. ed. Vann. Duem, iorc'h, m. 
pl. et. 

CHEVRIER, s. f. Paotr ar gevr, m. pl. 
paotred ar gevr. 

CHEVRON, s. m. Poutre; keber, 
m. pl. ou ; gwifl (guifl), m. pl. ou ; sol, 
i. pl. toit; sourin, m. pl. ou; treust, 
m. pl. ou. Vann. Kibrienn, f. pl. kibr, 
kibriat. 

CHEVROTER, v. n. Faire des petits, 
parlant d'une chèvre ; kelina, p. et. 
Vann. Nodein, p. nodet. Voy. METTRE 
BAS. — Parler en tremblant; daskrena, 
p. et; daskrena o koms, daskrena o 
kana. G. 

CHEZ, prép. Avec un verbe de mou- 
vement ; da di. Ces mots demandent 
une construction particulière avec les 
pronoms personnels. Je vais chez mon 



cm 



167 



père, cliez Pierre, mont a rann da di 
va zad, da di Per. Je vais chez moi, 
chez toi, chez lui, chez elle, chez 
nous, chez vous, chez eux ou chez 
elles, mont a rann d'am zi, d'az ti, d'he 
di, dlie zi, dlion ti, d'ho ti, d'ho zi. 
Retournons chez nous, deomp d'hon 
li, d'hon ti-ni ; deomp d'ar gear. J'irai 
chez le cordonnier, mont a rinn da di 
ar c'here. Venez chez moi, dent du-mafi. 
Vann. Quand on y est soi-même. — 
De chez ; eus a di. Il vient de chez 
lui, dont a ra eus he di. — Avec un 
verbe qui n'exprime pas de mouve- 
ment; e ti, enn ti. Ces mots exigent 
une construction particulière devant 
les pronoms personnels. Je demeure 
chez mon père, me a zo o choum e ti 
va zad. Chez un marchand, e ti eur 
marc'hadour. Chez moi , chez toi, 
chez lui, chez elle, chez nous, chez 
vous, chez eux ou chez elles; em zi, 
pour enn va Si ; enn da di, enn he di, 
enn he zi, enn hon ti, enn ho ti, enn 
ho zi. Il est en ce moment chez lui, 
enn hedi emabremañ. — Signifiant 
parmi ; e touez. N'allez pas chez ces 
gens-là, diwallit na 'z afa&h e-toues 
ann dud-ze. C'est la coutume chez les 
Bretons, er c'hiz-ze eo a reer e-to\iex 
ar Vretouned. Voy. PARMI. 

CHICANE, s. f. Hek, heg, m. Vann. 
Atahin, m. On te cherche encore chi- 
cane , mon pauvre garçon , emeur 
adarre gan-ez, paour keaz. Les gens 
de la — sont des écorcheurs, kignerien 
eo ann dud a lez. Gr. Voy. PROVOCATION, 
CHICANER. 

CHICANER, V. a. Agacer, disputer, 
contester, provoquer ; voy. ces mots. 

CHICHE, adj. Trop économe; nep a 
zo re stag oc'/i he dra, nep a zo stag 
he groclienn ouz he gein ; pervez 
dalchuz; re dost d'he dra. Voy. AVARE. 
Vann. Prim, perouecli 

CHICOT, s. m. Skod, m. pl. ou; penn- 
skod, m. pl. pennou-skod. Chicot de 
dent, skod dant ; grisienn dant, î. 

CHIEN, s, ra. Ki, m. pl. chas, et en 
certains cas koun ; ar clii, ar chas, ar 
c'houn. Petit — qui tête encore, kolen- 
ki, m. pl. kelin-chas. Vann. Kolin-ki, 
m. pl.fceiem-fc/. Un — de berger, ki 
ann denved, ki denved. Le — de chasse, 
ki red, m. pl. chas red. Le — courant, 
ki red ; pujie, m, pl. puzeed. Gr. Un 



168 



CHI 



— d'attache ou de garde, eur c'hi stag, 
eur clii porz. Vaiin. Ki golvek. Un — 
enragé, ki klanv. Le — de dame, kiik 
louferik, Gr ; kiik dimesell, ki-gaol. T. 
Le pain des chiens, hara ar c'houn, 
bara koun. Pour exciter un — contre 
quelqu'un, on lui dit : Azor , pill 
war-n-hañ ; Azor, is gant-hañ ! Votre 

— est-il méchant? ha drouk eo ho ki? 
ha du eo staon ho ki ? (mot-à-mot : le 
palais de votre — est-il noir ? C'était 
une croyance qu'avaient les paysans 
bretons). Entre — et loup, da vare ar 
rouejou. — Chien-de-mer ; bleiZ'Vor, 
m. pi. bleizi-vor ; ki-vor, m. pi. chas- 
vor ; mor-gi, m. pi. mor-chas ; mor- 
i^leiz, m. pi. mor-vleisi. Chien -d'eau, 
dour-ki, m. pi. dour-chas ; ki-dour , 
m. pi. chas-dour ; dourgon, m. pi. éd. 
Gr. 

CHIENDENT, s. m. Plante; louza- 
ouenn-ar-c^hi, f ; treuz-ieot, m ; treuz- 
koat , m. Ce dernier nom lui a été 
donné parce qu'elle trace beaucoup et 
perce en tous lieux. Vann. Kaign, 
ternu, m. 

CHIENNE, s. f. Kiez, f. pi. éd. 

CHIENNER, V. n. Mettre bas, parlant 
d'une chienne ; kelina, p. et ; kolenni, 
p. et. Vann. Koleinnein, p. koleinnet. 
La chienne a chienne, kelinel. eo ar 
giez. Voy. METTRE BAS. 

CHIER, V. n. Kacliet, p. id. Autre- 
fois kaclia , kacliout , à l'infinitif. 
Vann. Kac'hein. En Léon on dit aussi, 
mont war veaz (var). Celui qui ne 
mange que des pommes cuites ne chie 
jamais d'os, ann hini a zebr avalou 
poaz, birviken askorn ne gac'haz. Voy. 
NÉCESSITÉS. 

CHIEÜB, S. m. Kac'her, m. pi. ien. 
Au féminin, kac'herez, pi. éd. Vann. 
Kaclwur, m. pi. kac'herion. 

CHIFFONS, s. pi. m. Vieux morceaux 
de linge, etc ; pillou, pi. m ; truillou, 
pi. m ; koz dillajou, pi. m. Ces chif- 
fons-là , ar clioz dillajou -ze. Faire 
métier de ramasser des —, mo7U da 
druillao^ia. 

CHIFFONNER, v. a. Bresa , p. et ; 
mouslra , p. et. Vann. Damouchein , 
dramouillein. 

CHIFFONNIER, s. m. Pillaouer, m. 
pi. ien ; truillaouer, m. pi. ien. 



CHO 

CHI6N0N, s. m. Chouk, m ; chouk 
ar c'hil, m. Vann. Souk, m. 

CHIMÈRES, s. pi. f. Faltaziou, pi. m; 
traou sot, pi. f; sorc'hennou, pi. f; 
traou ne d-int mad da netra. 

CHIMÉRIQUE , adj. L'astrologie est 
un art — , diskiant eo ann hini a glask 
anaoul ann drouk hag ar mad a ra 
d'e-omp ar stered dre ho nerz. 

CHIQUENAUDE, s. f. Friad, m. pi. 
ou; chifrodenn, f. pi. ou. Donner une 
— , rei eur friad da. 

CHIQUER, v. a. Voy. «IftCHER DU TABAC. 

CHIROMANCIE, s. f. Skiant da anaout 
ann amzer da zont dre zellet oc' h ann 
dourn. 

CHIRURGIEN , s. m. Nep a bare ar 
gouliou ; mezek, m. pi. me;:e3ed, me- 
zeien. En Galles, mezeg, m. V, 

CHOC, s. m. Stok, m. pi. ou. 

CHŒUR, s. m. Partie d'une église : 
chañlele, m ; ar penn huela euz ann 
iliZ, m. Enfant de — kurust, m. pi. 
ed ; masikod, m. pi. éd. Gr. Les en- 
fants de chœur, ar c'hloer munud. — 
Terme de théologie ; keur, m. pi. iou. 
Il y a neuf — des anges, beza zo nao 
c'heur eles ; keuriou ann elez a zo nao 
anezho; ann elez a zo nao renk anezho. 

CHOISIR, v. a. Dibab, p. et ; dilenn, 
p. et ; kemeret être daou, p. id ; diviz, 
p. et ; ober eunn dibab, p. great. Au- 
trefois on disait dibaba, dilenna, di- 
viza à l'infinitif. Parmi ceux que j'ai 
choisis , e-touez ar re am euz great 
eunn dibab anezho. Des gens choisis, 
tud dioc'h ann dibab; tud euz ar re 
wella (vella). Il faut — entre Dieu et 
le monde, red eo d'e-hocli kemeret \inan 
être daou, pe Doue pe ar bed. Vous 
êtes i'ami que j'ai choisi, c'houi a so 
ar mignoun am euz great eunn dibab 
anezhan. Quand bien même on vous 
laisserait choisir, ha pa vecli lezet da 
gemeret être daou. Dieu nous a choisis 
pour, Doue en deuz great eunn dibab 
aclianomp evit, etc. De deux maux il 
faut toujours choisir le moindre, eux 
a ziou boan ar vihana alao. Choisir 
entre deux choses, kemeret unan être 
daou. Choisissez un endroit pour vous 
asseoir, diwallit peleach azeza. C'est 
à vous à choisir, diviz d'e-hocli ; d'e- 
hoc' h eo da ziviz. Gr, 



CHO 

CHOIX, s. m. Dibab, m ; dilenn, m ; 
divix, m. A votre —, dioc'h ho tiviz ; 
divis d'e - hoc h ; dioc'h ma kerrot ; 
daoust d'e-hoc'h. Gr. Vann. Deust 
d'hoc'h, daouest d'hoch. Vous avez le 
— , d'e-hoc'h da sivis. Faites votre — , 
kemerit être daoïl ; grit ho tibab. G. 
Des gens de —, tud dioch ann dibab ; 
tud eus ar re icella (vella). Faites votre 
— entre ces deux-là, gril eunn dibab 
etre-z-ho ho daou. Si l'on m'en lais- 
sait le choix, ma venu leset em diviz. 
T. De crainte que vous n'eussiez dé- 
sapprouvé mon — , gant aoun nho pe 
tamallet achanoxin. Il y envoya un 
homme de son — , kaset e oe di eunn 
den dioch he zourn. 

CHOMABLE, adj. Jour —, deiz berz ; 
deii e tanker choum hep labourât. Gr. 

CHOMER, V. n. Miret ann deisiou 
goel ; miret ar goeliou. Voy. SOLENNISER, 
FÊTER. — Ne pas travailler ; choum 
liep labourât. 

CHOPPER, v. n. Skei he droad oc'h 
(skehi), p. skoet. En parlant d'un 
cheval, azoupa. 

CHOQUANT, adj. Offensant; voy. ce 
mot. 

CHOQUER, V. a. Heurter ; steki oc'h, 
p. stoket. Ancien infinitif, stoki. Se 
choquer la tête contre un mur, steki 
he benn oc'h eur voger. — Offenser ; 
voy. ce mot. 

CHOSE, s. f. Tra, f. pi. ou. Trég. 
Tra, f. pi. trao, treo. Vann. Tra, f. pi. 
ireeu. C'est une bonne chose, eunn 
dra vad eo. Donnez-moi quelque — , 
roit d'in eunn dra-bennag. Donnez-lui 
quelque petite — , roit eunn draik 
d'ezhan (drahik). Jetez ■ lui une — 
ou l'autre, taolit war-n-ezhañ n'euz 
fors petra. C'est une belle — à voir, 
eunn dra gaer eo da welet. Beaucoup 
de choses, meur a dra, kalz a draou. 
Quelle — surprenante ! Souezusa tral 
Avant toutes choses, dreist pep tra, 
dreist kement zo. Il croit avoir fait une 
belle —, he-ma a zonj d'ezhafi en deuz 
great eunn taol kaer, eur pez kaer. De 
deux choses l'une, mourir comme les 
méchants ou comme les saints, voilà 
votre alternative; sonjit e rañkit, unan 
a zaou, mervel evel ar zent pe evel ar 
hecherien,R; kemerit être daou, mervel 
evel, etc. 



CHR 



169 



Par un caprice de la langue, le mot 
tra devient du genre masculin quand 
il suit les noms de nombres. Deux 
choses me sont nécessaires, daou dra 
a zo red d'in. Trois choses, tri zra. 
Par une conséquence obligée, il faudra 
dire : ar c'henta tra, la première — . 
La première chose à faire c'est de 
partir, keñta tra hon euz da ober eo 
mont kuit. En français nous avons 
quelque chose d'analogue dans le mot 
gens. Ce sont de bonnes gens ; ces gens 
sont bons et honnêtes. Par suite, il 
faudra dire : daou dra vad, deux bonnes 
choses. Ainsi le veut l'usage, 

CHOU, s. m. Kaolenn, f. pi. kaol. 
Hors du Léon, kolenn, kaulenn, f. pi. 
knul, kol. Un gros —, eur gaolenn 
vraz, eur pertn kaol hag a zo braz. 
Les beaux choux, ar cliaol braz. Des 
choux à vaches , kaol saout, kaol 
brignennet. Des choux crépus, kaol 
dañtek. L'endroit du jardin où sont 
les choux, kaolek, f. pi. kaolegou ; 
ar gaolek. Ce que peut contenir une 
feuille de —, kaolennad, f. Voy FRAISE, 
FEUILLE. Du lard aux choux, eunn tamm 
kik sali gant kaol. — En français oa 
dit aux petits enfants qu'on les a 
trouvés naissants dans une feuille de 
chou ; en Bretagne, c'est dans l'oreille 
d'un lièvre de la montagne d'Arré; 
e skouarn ar cluid e menez Arre. 

CHOUETTE, s. f. Kaouenn, f. pi. ed; 
kaian, f. pi. ed. La femelle se nomme 
kaouennes. La — a délogé, eat eo kuit 
ar gaouenn, ar gavan. Les chouettes, 
ar c'haouenned, ar chavaned. Vann. 
Koclian, kouchann, f. pi. et; kavan, 
f. pi. et. 

CHRÊME, s. m. Huile sacrée ; ann 
oleo sakr, ann oleo da zakri. En Galles, 
okou. 

CHRÉTIEN, adj. Kristen. La doctrine 
chrétienne, al lezenn gristen. Embras- 
ser la religion chrétienne, en em ober 
kristen, beza kristenet. Le roi très — , 
or roue gwir gristen. = S. m. kristen, 
m. pi. ien. Au féminin, kristenez, f. 
pi. ed. Vann. Krichen, krichan, kre- 
chen, m. pi. krichennion. Un —, eur 
c'hristen. Les chrétiens, ar gristenien, 
Un vrai —, eur gwir gristen. Kristen 
gwirion. Celui-ci s'est fait —, he-ma 
a zo en em chreat kristen. Ils deman- 
dèrent à être faits chrétiens, goulenn 

%2 



170 



CHU 



a rejont hexa kristenet. Un mauvais —, 
eur brii kristen ; eur c'hrislen bian 
hoaz ; eur c'hrislen me ra goap. Voy. 
A OEWI. Les sept nouveaux chrétiens, 
ar seis ail nevez kristenet. Un faux — , 
eur fais kristen. Les faux clirétiens, ar 
fais krislenien. Celui-ci est un bon —, 
he-ma a go eur cliristen mad a %en. 

CHRÉTIENNEMENT, adv. E-cliii eur 
gwir gristen (guir). 

CHRÉTIENTÉ, s. f. Ann holl griste- 
nien, pi. m ; ar grisleniach, ar griste- 
nez, f. Vann. Krichenech, f. Dans toute 
la chrétienté, e-toiiez ann holl griste- 
nien. 

CHRISTIANISME, s. m. Al lezeyxn gris- 
ten; lezenn hor Zalver Jezuz-Krisl, f. 

CHRONIQUE, s. f. Skrijou herves reiz 
ann amzeriou, pi. m. 

CHRYSALIDE, s. f. Prenv hihan, m. 
pi. preñved hihan. Passer par l'état 
lie —, heza iroel e prenv hihan. 

CHRYSANTHÈME, s. f. Plante. Celle 
qui vient dans les blés, hosenn , f; 
mot-à-mot Peste. 

CHUCHOTER, v. n. Kuzula, p. ku- 
zulel ; komz e kuz , p. komzet. Voy. 
PARLER A L'OREILLE. 

CHUT ! particule exclamative ; grik! 
tao ! tavit ! 

CHUTE, s. f. Mouvement d'une per- 
sonne qui tombe ; lamm, m. pi. ou. 
Il a fait une —, eul lamm en deuz 
great; kouezet eo d'ann douar. — Par- 
lant des choses, kouez , m. Vann. 
Kouech, m. Une — d'eau, eur c'houez 
dour. A la — des feuilles, d'ar cliouls 
ma teuio ann deliou da goueza ; da 
Ziskar ann deliou ; d'ann diskar-amzer. 
A la — du jour, da serr-noz , d'ann 
ahardaez - noz ; da rare ar rouejou ; 
e-tre ann noz digor ; e-tre mare a serr 
ann deis. C. p. = Au figuré et en re- 
ligion ; peclied , m, pi. pec'hejou ; 
lamm, m. pi. ou. La — du premier 
homme dans le péché , pe&hed ar 
clieñta den. Il pleure ses chutes , 
gwela a ra peh lamm en deuz. Il lui 
occasionnera des chutes phis terribles 
encore, hez' en devezo gwasocli lamm 
digant-hañ. Une occasion de chutes, 
eun7i ahek a lammou. Sujet à faire des 
chutes, techet d'ar pec'hed ; lechet da 
goueza er pec'hed. La défiance de soi 



CIE 

prévient les chutes, ann disfisians hon 
eus ac'hanomp hon-unan a vir ouz-omp 
na gouezfemp er peclied. Celui qui n'a- 
git pas ainsi est exposé à de terribles 
chutes, ann hini ne ra kel evel-se en 
devezo guasa lammou. 

Cl, adv. Ma, mañ. Ces deux mots 
sont en usage en Léon ; le premier 
toutefois est le plus répandu. Le second 
s'employe parfois devant les voyelles 
et à la fin des phrases ; mais cela n'est 
pas obligatoire. Vann. et Corn. Meñ. 
Celui-ci , he-ma , he-mañ. Celle-ci , 
hou-ma, hou-mañ. Ceux-ci, celles-ci, 
ar re-ma, ar re-mañ. Cet homme-ci, 
ann den-ma. Cette femme-ci, ar va- 
oucz-ma. Ces hommes-ci, ann dud-ma. 
Cette belle maison est à moi, ann ti 
kaer-ma a zo dHn. Ces grands enfants, 
ar vugale vraz-ma. Ci-dessus, ama 
diaraok , aman diaraok. Ci-dessous , 
ama war-lerc'h. Ci-devant, ama araok. 
La lettre ci-jointe, al lizer-ma ama, 
al lizer ama lekeat. 

CIBLE, s. f. Gioenn (guennj, m. Ti- 
rer à la —, tenna d'ar gicenn. 

CIBOIRE, s. m. Siboer, m ; kuslod, 
m. Gr. Boest ar hara-kan. 

CIBOULE, s. f. Sivolezenn, f. pi. si- 
■volez. Les ciboules , ar sivolez. Un 
beau plant de — , eur sivolezenn vraz. 
En Galles, sibolenn, f. pi. sibol. V. 

CIBOULETTE, s. f. Sivolezenn vihan, 
f. pi. sivolez hihan. 

CICATRICE, s. f. Kleizenn (Uehizenn), 
f. pi. 07«. Couvert de cicatrices, goloet 
a gleizennou. 

CICATRISATION, s. f. Voy. le mot 
suivant. 

CICATRISER, V. a. Provoquer la cica- 
trisation ; kleizenna, p. cl. — V. pron. 
kiga, p. et; lifiva, p. et. Ma plaie se 
cicatrise, kiga a ra va gouli; tiiiva a 
ra ar c'hik. 

CIDRE, s. m. Boisson ; sistr, m. Du 
— de poires, sistr per. Du — de pom- 
mes, dour avalou ; sistr, m. 

CIEL, s. m. Région des astres ; env, 
m. pi. eñvou. Généralement on ne 
prononce pasle v au singulier. Les 
uns disent en, les autres eé. Vann. 
Eañ, env, m. pi. enveu, eañeu. Trég. 
Eê, m. pi. evo. Ane. eff, neff ; m. pi. 
effou, neffou. Les huit cieux, ann eiz 



CIL 

neff. Le ciel, an eff, an neff. Le Catho- 
licon le donne comme le seul usité. 
Dieu est au —, Doue a zo enn eñvou. 
Lever les yeux au —, sevel he zaou- 
lagad etrezek ann eñvou. Il n'y a rien 
de semblable sous le — , dindan_ tro 
ann heol n'eus (ra a ve par d'ezhan. = 
Ciel-de-lit, stel (jwele ;^guele), ra. pi. 
stelou gwele. Vann. Lein at gule, lein 
gule, m. 

CIERGE, s. f. Goulaouenn goar, f. pi. 
goulou koar. Vann. Goleuenn goer, f. 
pi. goleu koer ; pilel, m. pi. piledeu ; 
pilel koar, m. pi. piledeu koar. Ane. 
Torch koar. Des cierges bénits, goulou 
henniget. Le — de Pâques , kaiïlol 
Bask, ar gantai Bask, f ; pilel Pask. 
Porter un — à un saint, kas eur c'hou- 
laouenn da eur zant. Des cierges 
blancs, goulou koar gwenn. 

CIGALE, s. f. Grill-douar, m. pi. 
grilled-douar ; kog-radenn, m. Vann. 
Karvik-bruk , m. 

CIGOGNE, s. f. Oiseau, sigougn, m. 
pi. éd. Hors du Léon, c'huibon, f. En 
Galles, cliouibon. f. V. En style poé- 
tique , Macharil he &houzouk hirr , 
Macliaril ar ialc'h. T. Voy. aux noms 
de BftPTÉBIE. 

CIGUË, s. f. Kegit, m ; chagud, m ; 
pempis , pempez , m, louzaouenn-ar- 
pemp-biz, f ; pirisil-ki, m. De tous ces 
mots, je crois que le dernier est pré- 
férable (persil de chien); ce serait 
aussi le plus exact, à cause de la res- 
semblance qui existe entre le persil et 
la ciguë. Quant aux e.xpressions pem- 
piz, lousaouenn -ar- pomp • biz, elles 
sont vicieuses et ne peuvent guère 
s'appliquer qu'à la plante vénéneuse 
appelée Œnanthe safranée, parce que 
ses racines tuberculeuses affectent 
d'ordinaire la forme de cinq doigts 
ipemp biz). L'Œnantlie safranée est un 
violent poison, sinon par ses feuilles, 
du moins par ses racines. 

CIL, s. m. Malvenu, malfenn, f. pi. 
Oit. Vann. Malgudenn, f. pi. eu. Il a 
les cils fort longs , hirr-braz eo he 
vakennou. 

CILICE , s. m. Vêtement ; gouriz 
reun, m; roched reun, f. Vann. Grouiz 
kran, m. Porter le —, dougen ar ro- 
ched reun. 



cm 



171 



CIME, s. f. Lein, ra ; kribell, f ; bar, 
barr, ra ; bek, beg, m ; kern, m ; bliñ- 
chenn, f ; krouzell, f ; kein, m. La — 
d'un arbre, bek eur ivezenn. Sur la — 
d'un arbre, e bek eur wezenn. La — 
d'une montagne, lein ar menez, kein 
ar menez, kern ar vienez, barr ar me- 
nez, bliñchenn ar menez. Couper la — 
d'un arbre, divega eur wezenn. 

CIMENT, s. m. Pri-raa, m ; pri-bri- 
kenn, m. 

CIMETIÈRE, s. ra. Bered, f. pi. bere- 
jou. Vann. Béret, f. Quelquefois ou 
employé karnel en ce sens. Voy. CHAR- 
NIER. Dans le —, er vered. Allons au 
—, deomp d'ar vered. Ane. Besret. 

CIMIER, s. m. Mell-kein, mellkein, 
ra. Un — de sanglier, eur melkeiri 
houc'h goues. 

CINQ,adj. num. Pemp Vann. Pucmp. 
Après ce mot, il y a des lettres qui se 
changent ; voir la Grammaire. Tous 
les cinq ans , pep pemp ])loaz. Cinq 
sous, pemp kwennek. Cinq hommes, 
pemp den. Cinq fois autant , pemp 
ktveach kemend ail. 

CINQUANTAINE, s. f. Eunn hanter- 
kant. Une — d'écus, eunn hafiter-kant 
skoed. 

CINQUANTE, adj. imm. Haiiter-kant. 
Cinquante personnes, hañler-kant den. 
Cinquante ans, haruer-kant vloaz.Yoy. 
CENT, DEMI. 

CINQUANTIÈME, adj. Hañter-kant- 
ved. Il est le — de sa classe, ann hañ' 
ter-kanlved er skol eo. 

CINQUIÈME, adj. Pempved, pemved, 
pemped. Vann. Puempet , Le — , ar 
pemved. La —, ar bemved. Il est le — 
de sa classe, ar pemped er skol eo. 

CINQUIÈMEMENT, adv. D'ar pemped, 
d'ar bemped, evit ar pempved. 

CINTRE, s. ra. Voûte, arcade ; voy. 
ces mots. 

CINTRER, V. a. Arquer, voûter; voy. 
ces mots. 

CIRCONCIRE, V. a. Trouclia kroc'henn 
ar bidenn. G. 

CIRCONCISION, s. f. Voy. CIRCONCIRE. 
La fête de la — , goel ann hano a 
Jexuz. Gr. 



172 



CIR 



CIRCONFÉRENCE, s. f. Tro, f. La — 
d'une ville, ann dro eux a eur gear. 
Une lie e de — , eul leo dro, eul ko a 
dro. 

CIRCONSPECT, adj. Neb a laka evez 
oc'h ar pex a ra hag a lavar; frir a hep 
hent. Devenir — , dont da veza fur. 
Vann. Bout prederiuz ar er pez a larer 
hag a reer. Pour le rendre plus —, 
cvit deski skiant d'ezhan. Voy. CIRCONS- 
PECTION. 

CIRCONSPECTION, s. f. Eve2mad,m; 
furneg, m. Avoir de la —, beza bepred 
war evez, lakaat evez mad oc'h pep 
tra. 

CIRCONSTANCE, s. f. En maintes cir- 
constances, meur a weach (veach) ; e 
meuraleac'h. Selon les circonstances, 
hervez ann amzer ; hervez ma tigouczo 
ar bed ; hervez ma troio ar stal. Fam. 
Dans toutes les circonstances, e peb 
amzer ; n'euz forz petra a zo o c'hoar- 
vezout gan-en ; e kement zo. J'ai péché 
en plusieurs circonstances, pec'het am 
euz e meur a dra. Dans cette —, neuze, 
enn amzer-ze. Par une heureuse —, il 
ne s'est pas fait de mal, e\mn taol mad 
eo d'ezhan , rak n'en deuz bel drouk 
e-bed. Vous avez raison dans cette —, 
gwir a livirît enn taol-ma. 

CIRCONVOISIN, adj. Tro-war-dro 
(var). Dans la Bretagne et les pays 
circonvoisins, e Breiz hag e pep bro 
tro-war-dro. 

CIRCUIT, s. m. Circonférence ; voy. 
ce mot. 

CIRCULATION, s. f. La — du sang, 
kas ar goad er gwazied (goazied).Vann. 
Er boulc'h ag er goed, er monet hag 
enn donet ag er goed. Gr. Voy. le mot 
suivant. = Mettre en —, donner cours ; 
voy. ce mot. 

CIRCULER , V. n. Parlant du sang 
dans les veines; redek ha diredek ; 
irei ha distrei (trehi, distrehi) ; mont 
ha dont. (Prononcez ces deux derniers 
comme en français monte , donte. ) 
Quand le sang ne circule plus dans 
les veines, pa ne d-a ha ne zeu mui ar 
goad dre ar gwazied ; pa ne red ha ne 
zired mui ar goad e korf eunn den. Gr. 
= Parlant des bruits, des nouvelles ; 
voy. COURIR, BRUIT, 

CIRE, S. f. Koar, m. Hors du Léon, 
koer, m. De la — vierge, koargwerc'h. 



CIT 

Pain de —, gâteau de —, lorz koar, 
f. pi. torsion koar. Vann. Torcli koer, 
m. pi. tor&heu koer. Il est jaune 
comme —, melen koar eo. De la — à 
cacheter, koar siell. V. = La — des 
yeux, des oreilles, koar, m. Des yeux 
pleins de — , daoulagad pikouz. Voy. 
CRASSE, CHASSIE. 

CIRÉ, adj. Koaret. De la toile cirée, 
lien koaret. 

CIRER, V. a. Enduire de cire, koara, 
p. et. Vann. Koerein, p. koeret. Cirer 
du fil, koara neud. Cirer les meubles, 
koara ann aunes. 

CIRIER, s. m. Marcliadour goulou 
koar. 

I CIRON, s. m. Insecte ; grecli, m. pi. 
éd. Vann. Groec'h, m. pi. et. Un avare 
tondrait sur un — , exmn den pervez 
a gignfe eur grec'h evit kaout he 
groe'henn. Gr. 

CISEAU, s. m. Instrument de me- 
nuisier ; kizell, f. pi. ou. Un ciseau de 
sculpteur , de tailleur de pierres, 
kizell-ien, î. Travailler avec le — , 
kizella, p. et. = S. pi. m. Instrument 
de tailleur d'habits, gwenlle, gweltre 
(guentle, gueltre), f. pi. ou. Vann. 
Gullanv, f. pi. eu. Ciseaux ordinaires 
à tous usages, sizaill, f. pi. ou. Vos 
ciseaux sont aiguisés, lemm eo ho 
sizaill, lemm eo ho sizaillou. Une paire 
de ciseaux, eur re sizaillou. Travailler 
avec ces ciseaux, sizailla, p. et. 

CISELÉ, adj. Des meubles ciselés, 
arrebeuri kiiellet. Un calice — , eur 
c'halir kizellet. Vann. Eur c'haliz 
dañtelet. 

CISELER, V. a. Kizella, p. et Vann, 
Dafitelein, dañtelet. 

CISELEUR, s. m. Kizeller , m. pi. 



CITADELLE, s. f, Kastell, m. pi, 
kestell; kastell-brezel, m, pi, kestell- 
brezel. 

CITADIN, s. m. Ann hini a zoo choum 
e kear. Voy. HABITANT, BOURGEOIS. 

CITÉ, s. f. Ville; voy. ce mot. 

CITER, V. a. Appeler en justice ; 
voy. ces mots. = Alléguer; voy, ce 
mot. = Désigner, etc. Alors il cita 
plusieurs bons livres, neuze e lavarag 
hano eux a veur a levr mad. Le sieur 



CLA 

Nicolas que j'ai déjà cité, ann aotrou 
Kolas am euz hañvet meur a weach. 
Citer un passage de l'Ecriture, digas 
geriou ciiz ai Skrilur sakr. B. 

CITERNE, s. f. Puns-glao, m. pi. 
pimsou-glao; et mieux puns dour 
glao. 

CITOYEN, s. ra. Habitants, bourgeois; 
voy. ces mots. 

CITRON, s. m. Âval-sitron, m. pi. 
avalou-silron, 

CITflONELLE, s. f. Mélisse; voy. ce 
mot. 

CITRONIER, s. m. Gwezenn avalou- 
sîtron. 

CIVIÈRE, s. f. Kravaz , m. pi. 
hravaxou, krivisier. Trég. Karavell, f. 
Une — à roues, kravaz rodellek. Bras 
de — , bann, m. pi. ou; bann ar 
c'hravas. Une — à bras, kravai daou- 
bennek, m. Le P. 

CIVIL, adj. Qui concerne les ci- 
toyens. La guerre civile, brezel a zao 
e-kreis ar rouañleles ; brezel a ziabarz 
d'ar rouañtelez, Gr; brezel bro. T. La 
mort civile, maro d'ar bed. Gr. = Poli, 
honnête ; voy. ces mots. 

CIVILITÉ, s. f. Politesse, compli- 
ments ; voy. ces mots. 

CLABAÜDER, v. n. Ober trouz ; kas 
trouz; faragouilli. C. 

CLABAUDEUR, s. m. Nep a ra trouz ; 
faragouiller, m. C. 

CLAIE, s. f. Claire-voie, kael, f. pi. 
kaeliou, kili ; ar c'haeliou ; draf, m. 
pi. drefen; kloued, f. pi, klouejou; ar 
c'hlouejou. Vann. Plegenn, plec'henn, 
f. Le pieu de la — , post kloued, m. pi. 
postou ar gloued. 

CLAIR, adj. Lumineux; lugernuz, 
steredennuz, skeduz. = Transparent; 
sklear. Au comparatif sklerocli. Au 
superlatif sfefem. Hors du Léon, skier, 
splann. De l'eau claire, dour sklear. 
Devenir — , dont da veza sklear, p. 
deuet, deut ; skleraat, p. eet, eat. = Sans 
nuage; sklear, dizolo, digoc'henn. Le 
temps est — , sklear eo ann amzer. 
Le ciel est — , dizolo eo, digoc'henn eo 
ann env. — Peu épais; tano. Vann. 
Tenau, teno. La bouillie est claire, 
tano eo ar iod. Devenir — , dont da 
veza tano ; tanavaat, tanoaat, p. eet, 



CLA 



173 



eat. Vann. Tenmuat. = Qui n'est pas 
serré, rouez. De la toile claire, lien 
rouez. Semer — , hada roues, hada 
tano, hada sklear. T. = Net, parlant 
du son, de la voix ; frealz, skillr, lemm. 
Une voix claire , eur vouez skiltr, 
eur vouez sklear, eur vouez freas. =* 
Évident ; anat, sklear. Cela est — , 
anat eo ann dra-ze ; ann dra-ze a zo 
sklear. Mon affaire n'est pas claire, 
elle est embrouillée^ gtvall iriennet eo 
va gwiad (guiad). 

CLAIR, s. m. Sklerder, m; sklerijenn, 
f ; sklear, m. Au — de la lune, oc'h 
sklerijenn al loar; da sklear al loar, 
da sklerder al loar. 

CLAIREMENT, adv. Distinctement; 
freaz. Ane. fraez. Il parle —, komz a 
ra freaz. Hors du Léon, frez. — Évi- 
demment ; sklear, anat, splann, dizolo' 
kaer, ez sklear. Gr. Ils verront plus — 
combien sont grandes les misères de 
ce monde, gwelet a raint splannoc'h 
peger braz eo poaniou ar bed-ma. 
Voy. CLAIR. 

CLAIRET, adj. Du vin —, gwin 
sklear, gwin sklerik, gwin ruz sklear. 

CLAIRIÈRE, s. f. Leac'h dizolo, leacli 
digoadet. Gr. Allons à la — pour 
chasser les bêtes, deomp war rouez da 
glask al loened gouez, s. N. 

CLAIR-SEMË, adj. Uouez, pell ann eil 
dioc'h egile. De l'avoine clair-semée, 
kerc'h rouez ; kerc'h rouez a-walc'h. 

CLAIRVOYANT, adj. Nep en deuz eur 
spered lemm. 

CLAMEUR, s. f. Trouz, m. Vann. Sa- 
far, m. L'un et l'autre sans pluriel, 
Quelles sont ces clameurs? petra eo 
ann trouz a glevann ? 

CLANDESTIN, adj. KuZ, e-kuz. Vann, 
E - kuc'h. Mariage — , dimizi great 
e-kuz ; dimizi e-kuz a-enep al lezenn. 

CLANDESTINEMENT, adv. Hep gow 
zout da zen; e-kuz a-enep al lezenn; 
e-kuz. Vann. E-kuc'h. 

CLAQUE, s. f. Palfad, stlafad, palvad, 
dournad, krabanad, m. pi. ou; stlaka- 
denn, f. pi. ou. G. Corn. Skouarnad, 
m. Voy. TAPE, 

CLAQUER, V. a. et n. Claquer des 
mains en signe d'approbation, stlaka 
ganthezaouarn. Vann. Strakal get he 
geuarn. (zehuarn). Voy. APPLAUDIR. = 



174 



CLE 



En faisant claquer son fouet, enn eur 
stlaka he foet, au propre. Dans le sens 
figuré, pour signifier, se vanter, on 
dirait : enn eur flippata re. 

CLAQUET, s. m. Pièce d'un moulin; 
kanell, f ; kern eur vilin, f ; ellakerez, 
strakeres, f. Vann. Traket, m. 

CLARIFIER, V. a. Skleraat, p. est, eal. 
= V. pron. Dont da veza sklerocli- 
skiera. 

CLARTÉ, s. f. Lumière ; sklerijenn, 
f ; sklerder, m ; goulou, m. La — du 
soleil, sklerder ann heol. Notre-Dame- 
de-la-Clarté , ann Itroun Varia-Skler- 
ded. Gr. = Transparence ; voy, ce 
mot. 

CLASSE, s. f. Ecole ; voy. ce mot. 
Rang, ordre ; renk, m. 

CLASSER, V. a. Mettre en ordre ; voy. 
ces mots. 

CLAUSE, s. f. Convention, marché, 
traité ; voy. ces mots. 

CLAUSTRAL, adj. A zell ocli ar 
cldoaslr, oc h ar reig. Prieur —, priol 
reiz, Gr ; priol klauster. 

CLAVETTE, s. f. Ciieville, clou ; voy. 
ces mots. 

CLAVIER, s. m. Cliaîne ou anneau 
pour rassembler les clefs ; klaouier-al- 
c'houesiou, m ; lagadenn-alc'houesiou, 
f. Clavier d'orgue, klaouier ann ton- 
chennou, m. 

CLEF, s. m. Alc'houes, f. pi. alc'houe- 
siou, aWhoueziou. Hors du Léon, al- 
clwue, alcliue. f. L'anneau de la —, 
lagadenn ann aie houes. Le trou pour 
introduire la clef, toull ann alc'houeg. 
La tige de la —, gwalenn ann alchouez 
(goalenn), f ; troad ann alc'houes, m ; 
gar ann alclioues. Le panneton de la 
clef, penn ann alc'houez. Fermer une 
porte à — , alc'houeza ann or; serra 
ann or gant ann alcliouez.Voy. FERMER. 
Y ann . Aie' houeein , alc'hueein. La porte 
était fermée à clef en dedans, aWhoue- 
zet e oa ann or enn diabars. Ouvrir ce 
qui est fermé à — , diale'houeza, p. et. 
Vann. Dialc'hueein. Qui n'est pas fer- 
mé à — , diaWhouez. Celui qui, dans 
un couvent, est chargé des clefs delà 
cave, ann hini a cliouarn ale'houez ar 
c'/iao. En Trég. on dit parfois Àlvez, 
la clef. Donner un tour de clef, oher 
eunn dro enn ale'houez, serra ann or 



CLI 

war alclwuez. = Clef de voûte, mean 
bolz, m ; begel-holz, m ; begel eur volz. 
= La prière est la — du paradis, ar 
bedenn a zo ale'houez ar baradoz, Gr ; 
hep ar bedenn n'euz den evit kaout di- 
gor er baradoz. 

CLÉMATITE, s. f. Plante; ar roua- 
nez, f. 

CLÉMENCE, s. f. Madelez, f. User de 
— envers quelqu'un , kaout damant 
oc'h u. b ; beza damañtuz oe'h u. b. 

CLÉMENT, adj. Mad, mad-meurbed. 
Dieu est —, Doue a zo mad-meurbed. 
Plusieurs conseillaient au roi d'être 
—, kalz a dud a lavare d'ar roue kaout 
damant. H. 

CLERC, s. m. Homme d'église; kloa- 
rek, m. pi. kloer. Vann. Kloerek, m. 
pi. kloer. Les clercs, ar c'hloer. = 
Commis ; voy. ce mot. Faire un pas 
de —, fazia dre ziwiziegez (ziouizie- 
gez) ; ober dismegans. Gr. Voy. IGNO- 
RANCE. 

CLERGÉ, s. m. Celui appelé séculier, 
les prêtres des communes, ar velcien; 
ann dud a iliz ; ar c'hloer, pi. m. Le 
curé et son — , ann aotrou persoun hag 
he hoU veleien ; ann aotrou persoun hag 
he c'hloer ; ann aotrou persoun hag he 
gureed. Voy. VICAIRE. = Le clergé ré- 
gulier qui vit dans les cloîtres ; ar 
c'hloer reiz, pi. m ; ar c'hloer a vev 
dindan reiz ; ann dud a iliz a vev din- 
dan reiz. Voy. SÉCULIER, RÉGULIER. 

CLÉRICATURE, s. f. Stad ar c'hloer, 
f ; kloaregiez, f. Gr. 

CLIENT, s. m. Pratique d'un mar- 
chand ; hostiz, m. pi. hnstizien. Il a 
beaucoup de clients, kalz a hoslîzien 
en deuz. Voy. ACHALANDÉ. 

CLIGNER, V. a. GMJi7c'/ia( (guilc'hat), 
p. gwilc'het ; kilc'hat ; p. kilc'het ; gtvil- 
c'hat ann daoulagad. Vann. Bliñgal , 
bliñgein, kuignal. Regarder sans — , 
sellet hep gwilc'hai. Il cligne, gwilc'hal 
a ra. Celui qui cligne d'habitude , 
gwik'her. Celui qui cligne et ne voit 
que de près, belbich. M. Vann. Bliñger. 

CLIMAT, s. m. Région, pays ; voy. 
ces mots. 

CLIN-D'ŒIL, s. m. En un clin-d'œil, 
enn eunn taol lagad ; enn eur serr- 
lagad. 



CLO 

CLIQUETIS, s. m. Trouz ar clileseier, 
m. 

CLOAQUE, s. m. Lagenn, f. pi. ou ; 
<poull hrein, m. pi. poullou brein; poull 
lagennek , m. pi. poullou lagennek ; 
distrouill, m. Corn. 

CLOCHE, s. f. Instrument de fonte 
muni d'un battant ; Kloc'h , m. pi. 
kleier. Corn. Kloc'h , m. pi. klech. 
Vann. Kloc'h, m. pi. kloc'heu, klecher. 
Trég. Kloc'h, m. pi. kleclii. La grosse 
—, ar c'hlocli braz. Sonner la —, seiii 
or c'Idnc'h, so7i ar c'hlocli. Sonner les 
cloches à la volée, briñbalat ar c'hleicr, 
koleat ar c'hleier ; lakaat ar chleier e 
bole; sent eus ann daou du, seni a glo- 
c'/iod. Corn. Son ar clilech enn naou 
du. On entend retentir le son des clo- 
ches, ar cldeier a zao ho mouez enn, 
car. T. Un son de cloches pour la 
grand'messe, eur clilocliad evit ann 
oferenn bred. Sonner en tintant, difisal, 
gobedi, seni diwar-benn. Gr. Voy. SON, 
VOLÉE, SONNER. = Ampoule ; voy. ce 
mot. 

CLOCHE-PIED (A), adv. Aller à — , 
mont war garrik-kamm. Jouer à — , 
choari troadik-kamm. 

CLOCHER, s. m. Partie d'une église ; 
tour, m. pi. iou. 

CLOCHER, V. n. Boiter ; voy. ce mot. 

CLOCHETTE, s. f. Kloc'hik, m. pi. 
kleierigou. Celle que l'on attache au 
cou des animaux ; klocliik ar bleis, 
klocliik ann difazi, klothik ar glaou, 
Gr ; ourouller, m. M ; brizillon, bri- 
sillonik, m. L. 

CLOISON, s. f. Speurenn, f pi. ou ; 
speur, f. pi. ieu ; kell, m. pi. iou. G. 
Vann. Dislremen, m. Cloison en mor- 
tier, speur-bri, barras, m. Gr. Une — 
en bois, speurenn brenn. La — qui, 
dans un navire, sépare l'équipage de 
la cargaison, dalves, f. pi. iou ; gri- 
gnolach, m. pi. ou.Vann. Stiv, stivach, 
m. pi. eu. 

CLOITRE, s. m. Kloastr, m. pi. ou. 
Vann. Kloestr, m. Voy. COUVENT. 

CLOITRER , V. a. Lakaat enn eur 
cliloastr. Ironiquement ; lakaat er 
c'hell. 

CLOPORTE, s. f. Insecte ; grac'h, f. 
pl. ed ; laouenn-dar, f. pi. laou-dar ; 
ar grac'h, ar grac'hed. La — de mer, 



COA 



175 



moc'hik, m. pl. moc'hedigou ; mor-clw- 
anenn, f. pl. mor-c'hoenn. 

CLORE, V. a. Enclore ; voy. ce mot. 
= Achever, fermer ; voy. ces mots. 

CLOS, adj. Klos, kloz, serret. Votre 
lit n'est pas — , ho kwele ne d-eo ket 
klos. A yeux —, hep sellet ; evel eunn 
den dall. Champ qui n'est pas —, park 
diskae. A nuit close, da serr noz. A 
huis clos , ann or serret. = S. m. 
Champ, courtil ; voy. ces mots. 

CLOTURE, s. f. Enceinte de murs, 
de haies, etc. Kleuz, m. pl. kleuzoti, 
kleuziou ; kae, m. pl. ou. Faire une 
— , ober eur c'hae, ober eur c'hleug. 
Une — faite avec des branches cou- 
pées, garz marv. Voy. CLORE. 

CLOU, s. m. Tach, m. pl. ou. Un — 

à grosse tête, tach pennek. Un — sans 
tête, dit de vitrier; broud, m. pl. ou. 
De gros clous, tachou teo, tachou brax. 
Arracher les clous, tenna ann ta- 
chou. Un— de maréchal, tach marcli. 
Mettre des clous, tacha, p. et ; planta 
eunn tach, planta tachou. Voy. CLOUER, 
DÉCLOUEft. = Furoncle; voy. ce mot. 

CLOUER, V. a^ Tacha, p. et; planta 
eunn tach, planta tachou, p. plañtet. 
Vann. Tacheta, p. tachet. Clouer un 
objet au mur, tacha eunn dra oc'/i ar 
voger. Qui n'est pas cloué, didach. 

CLOUTIER, s. m. Tacher, m. pl. ien. 
Vann. Tachour, m. pl. tacherion. 

CLYSTÈRE, s. m. Lavement; voy. ce 
mot. 

COADJUTEUR, s. m. Ken-eskop, m; 
eil eskop euz a eunn eskopti. Coadju- 
teur d'abbé, ken-abad, eil abad, m. 
Au féminin, ken-abadez. 

COAOJUTORERIE, s. f. Karg eur clien- 
eskop, karg eur clien-abad, karg eur 
gen-abadez. Ce dernier en parlant 
d'une coadjutrice d'abbesse. 

COAGULER (SE), v. pron. Kaouledi, 
p. et. Il se coagulera promptement, 
buhan e teuio da gaouledi; kaouledet 
e vezo abarz nemeur. Faire coaguler, 
lakaat eunn dra da gaouledi, da 
galedi. 

COALISER (SE), v. pron. Comploter, 
se liguer, s'entendre; voy. ces mots. 

COASSEMENT, s. m. Cri des gre- 
nouilles; kan ar raned, grakere;: ar 



476 



COD 



raned. Entendez-vous le — des gre- 
nouilles ? Klevit a rit-lm kan ar raned ? 
klevit a rit-hu ar raned o c'hrakal, ar 
raned o rakat ? 

COASSER, V. n. Crier comme les 
grenouilles; kana, p. e«; grakal, t^. 
graket ; rakat, p. rafcet. Anciens infi- 
nitifs, graka, raka. Les grenouilles 
coassent, klevet a rann ar raned o 
c'hrakal. 

COCHE, s. m. Voiture, entaille; voy. 
ce mot. 

COCHENILLE, s. f. Glaslennenn, f. 
lane, m. 

COCHER, s. m. Voy. POSTILLON. 

COCHON, s. m. Penn-moc'h,pemocli, 
m.pl.moc'/i;porc7ieU, m. pi. perc'hell. 
Le — mâle, ann houc'h, ann tourc'h. 
Voy. VERRAT. Un — gras, eur penn- 
moc'h lard. Un — de lait, porc'hellik 
leas. Le dernier né des petits cochons 
d'une portée, ar gwidoro&h (guido- 
roc'h). Gratter un — avec de l'eau 
chaude pour enlever les soies, risia. 
Hors du Léon , ria. Celui qui fait 
métier de tuer les cochons, lazer 
mocli, trouc'her moc'h. B. Celui qui, 
dans les foires, fait métier de regarder 
et de visiter les cochons pour s'assurer 
s'ils ne sont pas malades ; seller ar 
moc'/i. Cette expression s'employe 
aussi comme injure à un homme qui 
fait de sales actions, des bassesses, 
etc. Voy. SCROFULEUX. Un ivrogne, 
après politesse faite, disait : penn- 
mo&h eo ann hini a gemer hep rei. 

COCHONNER, v. n. Mettre bas, par- 
lant d'une truie; oher mo&h munud ; 
dosvi, p. dozvet. Vann. Nodein. Voy. 
METTRE BAS. 

COCHONNERIE, s. f. Aliments mau- 
vais ; hoed fall, m. 

COCON, s. m. Coque du ver à soie; 
kroc'henenn, f. pi. krec'hin. G. 

COCOTIER, s. m. Gwezenn koko 
(guezenn), f. pi. gwex koko. Un — , 
eur wezenn koko (vezenn). Les coco- 
tiers, ar gwez koko (guez). 

COCU, s. m. Dogan, m. pi. éd. Iro- 
niquement on dit : golo-pod ; lannik 
kouñtant. Voy. JEAN. 

CODE, s. m. Daslum le^sennou, m. 



COËU 

CŒUR, s. m. Partie de l'animal; 
kaloun, f. pi. om. Hors du Léon, kalon, 
f. J'ai mal au — , poan galoun am eux. 
Le — me soulève , sevel a ra va 
c'haloim em c'hreiz. Fouiller au fond 
du — , furcha e diabars ar galoun. 
Plein le — de douleur, ewr galounad 
glac'har. Il a un bon —, kaloun vad 
en deux. Cœur d'acier, cœur endurci, 
kaloun ker kalel hag ann dir ; kaloun 
dir; kaloun galedet. Au fond du —, bete 
gweled ar galoun (goeled). Ces paroles 
me crèvent le — , ar c'homzou-ze a 
dreuz va c'haloun. Crève-cœur, fca- 
loimad vraz a galoun ; kaouad glac'har; 
larz kaloun. Il avait le — si gros qu'il 
ne pouvait marcher, ker braz oa he 
galoun n'oa kel evit baie mui. Elle avait 
un — de mère, hou-ma a ioa kaloun 
eur vamm enn he c'hreiz. Si vous avez 
quelque chose sur le —, mar hoc'h 
euz eunn dra-bennag war ho kaloun. T. 
A cause de son bon — , abalamour d'he 
galoun vad a zen. Corn. 

2" Expression de tendresse. Mon 
petit — , va charañlez, va c'halounik. 

3° Courage, bravoure ; kaloun, f. 
Un homme de —, eunn den kalounek. 
Combattre en homme de — , stourm 
kalounek. Donner du — , kalounekaat, 
p. eel, eat ; rei kaloun, p. roet. C'est 
un iiomme sans — , eunn den digaloun 
eo. Femme sans cœur que tu es ! pei 
digaloun! Il a du — , he-ma a zo goad 
dindan he ivinou. Ils lui reprochaient 
de n'avoir pas de —, rebech a reant 
d'ezhan ez oa digaloun. Manquer de — , 
fall-galouni, fallgalouni. Le P. 

4° Affection, plaisir; kaloun, f; 
karañtez , f. Hors du Léon, kalon, 
karañte, f. Je vous aime de tout mon —, 
karet a rann ac'hanoc'h a wir galoun 
(vir). Prier Dieu de bon —, pidi Doue 
a wir galoun. Donner son — à Dieu, 
Irei he garafitez war- su Doue; en em 
lakaal a greiz kaloun être daouarn ann 
aotrou Doue. Ils louent Dieu d'aussi 
bon — au milieu des peines qu'au 
milieu de la joie, meuli a reont Doue ker 
kouls e-kreiz arpoaniou evel el levenes. 
T. De bon — , sans se plaindre; a 
galoun vad, hep klemm e-bed ; hep en 
em glemm ; o ioul frank, a wir galoun 
(vir). Je le ferai de bon —, c'hoantek 
her grinn, s. N; ober a rinn kement-se 
a galoun-vad. De tout mon —, a greis 
va clialoun. De tout son —, o greiz 



COG 

he galonn. De tout votre —, a greiz 
ho kaloun. A contre-cœur, contre ma 
volonté, a-enep va grad. A contre- 
cœur, contre sa volonté, a-enep he 
c'hrad. A contre-cœur , avec répu- 
gnance, gant doiljer; a-enep d'ar galoun. 
Voy. RÉPUGNANCE. 

CŒUR, s. m. Milieu; kreis (kreliiz), 
Qi; kreizenn, f; kalounenn,i; hoedenn, 
f. Le — de l'arbre est pourri, brein 
eo kreizenn ar ivesenn. Le — de la 
pomme, kalounenn ann aval. Au — de 
l'été, dre greisann hanv, e kreiz ann 
hanv. 

CŒUR, s. m. :Méraoire ; evor, e?nor. 
Apprendre par — , diski dre evor; 
diski dindan evor. Dire par —, lavaret 
dre 'nn evor ; iavaret eunn dra dindan 
evor. Savoir par — , gouzout eunn dra 
dreist penn hiz ; gouzout eunn dra 
dindan evor, 

CŒUR , s. m. Médaillon d'or ou 
d'argent que portent au cou les femmes 
de la campagne ; kalounenn aour, 
kalounenn arcliant, f. 

CŒUR, s. m. Le couvent du Sacré- 
Cœur, ti leanezp.d ar galoun sakr. = Il 
n'a rien de plus à — que de le faire, 
n'en deuz brasoch mail eget ober ann 
dra-ze. 

COFFRE, s. m. Meuble pour renfer- 
mer le grain ; arc'h, f. pi. archiou, 
irc'hier, G; grignol, f. pi. ion. Serrer 
le blé dans les co lires, serra ann ed er 
c'hrignoliou ; grignoUa ann ed. Gr. 
Un coure plein de blé, eunn arc'had 
gwiniz. Coffre pour le linge, etc; 
koufr, m. pi. ou. Un — plein de bardes, 
eur c'houfrad dillad. — Coffre-fort, 
koufr-houarn, m. 

COGNASSIER, s. m. Gweienn avalou- 
stoup, f. pi. gwez avalou-stoup. Un — , 
eur wezenn avalou-stoup. Voy. ARBRE, 
COING. 

COGNÉE, s. f. Hache; voy. ce mot. 
Jeter le manche après la — , striñka 
ann trebez icar-lercli ar billik ; teurel 
ar boned war-lerc'h ann tok. 

COGNER, V. a. et pron. SAet (skehi), 
p. skoet. Ancien infinitif sfeoi (skohi). 
Vann. Skoein, p. skoet. Cogner à la 
porte, skei war ann or. Se — la tête 
contre le mur, skei he benn oc'h ar 
voger. 



COI 



177 



CD-HÉRITIER, s. m. Voy. HÉRITIER. 

COIFFE, s. f. Koef, m. pi. ou, iou; 
ar choef, ar c'hoefou Celle de nuit, 
koef noz. Celle à dentelles, koef dan- 
telez. Celle de deuil, koef kanv ; kou- 
richer, m. G. Vann. Kourecher, begin, 
koef begin. Celle de dessus, jobelinenn, 
f. Les barbes de la —, stolikenn, f. 
sans pluriel. Qui n'a pas de — sur la 
tête, digabell Une — de baptême, ka- 
bell badez, kabell badiziant. 

COIFFÉ, ailj. et part. Voy. COIFFER. 
COIFFER, V. a. Mettre la coiffe à quel- 
qu'un ; koefa, p. et ; kabella, p. et. 
Coiffez votre sœur, koeflt ho c'hoar. 
Vous n'êtes pas bien coiffée, n'och ket 
koef et mad. Elle est coi (fée de travers, 
ema he clxoef oc h kern he fenn. = V. 
pron. En em goefa. Elle se coiffe à 
l'ancienne, en em goefa a ra herves ar 
cliiz koz. 

COIFFEUR, s. m. koefer, ra. pi. ien. 
Au féminin, koeferez, pi. ed. 

COIFFURE, s. f. Tout ce qui entre 
dans Foraement de la tête des femmes ; 
kribennou merc'hed, tourelloumerched, 
pi. ra. Gr. 

COIN , s. m. Intersection de deux 
surfaces ; korn, m. pi. iou ; ar c'horn, 
ar cliorniou. Au — de la maison, e 
korn ann ti. Aux coins des rues, e 
korn ar ruiou. Au — de la table, e 
korn ann daol. De tous les coins de la 
Bretagne, euz a bep korn a Yreiz. Au 
— d'un bois, e korn eur choat. J'avais 
dépassé le — de la maison, me a ioa 
neuze o tigorna ann ti. T. = Regarder 
du — de l'œil, sellct a gorn, seliel a 
dreuz, sellet a gorn lagad ; sellet gant 
fraill al lagad. = Lieu peu exposé à 
la vue ; korn tro, m. pi. korniou tro ; 
korn, m. Vann. Ouf, m. pi. eu. Dans 
tous les coins et recoins de la maison, 
e kemenl korn a so enn ti. Dans un — 
au bas de l'église, enn eur c'horn tro e 
traon ann iliz. = Instrument pour 
fendre le bois, la pierre ; genn, m. pi. 
ou. Prononcez genn comme en fran- 
çais gaine. Un — de fer, de bois, genn 
houarn, genn prenn. Se servir de coins 
pour fendre, germa eunneteo evit faouta 
anezhañ ; planta gennou enn eunn eteo, 
etc. Mettre des coins à un manche 
d'outil pour l'affermir, genna troad eur 
bal, eur rastell, etc. Avec l'article ou 
dit or genn et ar ienn. 

23 



178 



COL 



COING, s. m. Fruit; aval-stoup, m. 
pi. avalou-sloup. 

COITTE, s. f. Voy. COUETTE. 

COL, s. m. Rabat de chemise ; kel- 
c'henn, kerclienn, f. pi. eu ; iro gou- 
zouk, f. pi. troiou gouzouk, gouzou- 
genn, f. pi. ou. G. — Passage étroit 
entre deux montagnes, lient striz, m. 

COLÈRE, s. f. Drouk, m ; buanegez, 
f. Gr. Le substantif buanegez paraît 
avoir été usité au sens de colère ; il 
ne Test plus. Voy. BROUILLE. Il était 
dans une grande — , eiinn drouk bras 
a ioa enn-hah. Il ne se met jamais en 
— , morse ne zao drouk enn-hañ. Si 
vous en ressentez de la — , mar d-a 
drouk enn-hocli enn abek da gement- 
se. A cette nouvelle le roi fut trans- 
porté de — , ar roue o ceza klevet 
kemenl-se a zavaz drouk enn-hañ. Modé- 
rez votre —, gicaskit war-n-hoc'h. Sa 
— s'apaisera facilement, huhan e torro 
nerz ann drouk a zo eat enn-hañ, a zo 
savet enn-hañ. Je n'ai pu apaiser sa —, 
n'ounn kel bet evit terri nerz ann drouk 
a zo eot enn-hañ. Se mettre en — con- 
tre quelqu'un, kaout drouk hoc'h u. b. 
Il est fort en — , divarc'hel eo ; ema 
war he varc'h. Voy. GOND. Il s'est mis 
en — , drouk a zo bel eal enn-hañ. 
Vous vous mettez facilement en — , 
c'houi a zo buhan da vont drouk enn- 
hoc'h. Ne vous mettez pas en — , ara- 
had eo ez afe drouk erm-hoc'h ; na hijit 
kel }io ki, Fam ; komzit hep tana, T ; 
ne d-eo kel arabad d'e-hocli komz hep 
sevel war hoc'h ellou. Ils provoquèrent 
la — de Dieu , lakaat a rejorU ann 
aotrou Doue da vont drouk enn-hañ. Il 
m'a fait mettre en — , lakeal en deuz 
ac'hanoun da vont drouk enn-oun. 
Pierre s'étant mis en — , il cassa le 
pot, veza eat drouk enn-hañ, Per a 
dorraz ar pod. Tout en —, elle alla 
vers lui, neuse ez eaz etrezek enn-han 
ha drouk braz enn-hi. Cet homme se 
mit en — contre moi, ann den-ze a 
zavaz drouk enn-han em enep. Voilà 
un homme qui se met souvent en — , 
selu aze eunn den hag a zav alies drouk 
enn-hah; broeza a ra allez ann den-ze. 
Le P. Il s'est mis en grande — parce 
qu'on a tué son chien, eunn drouk braz 
a zo savet enn-han o veza ma'z eo bet 
lazet he gi. Elle se mit alors dans une 
si grande — que..., neuxe en eaz enn- 



COL 

hi eunn drouk ker braz ma... Il se met 
parfois en —, lammet a ra allez dreist 
penn ; mont a ra a-wechou dreist penn. 
Je ne puis m'empécher de me mettre 
en — quand je vois cela, n'ounn ket 
evlt miret na 'z afe drouk emi-oun pa 
icdann kement-se. Commencer à se 
mettre en — , tana, tearl. Ces verbes 
ne se conjuguent qu'avec l'auxiliaire 
ober. Il ne put contenir sa —, ne oe 
mul evlt en er>i zercliel gara ann drouk 
a ieaz enn-han. Son mnri ne peut rien 
faire sans qu'elle se mette en —, he 
goaz ne ra netra na ve teo he c'hlopenn. 
M. Jean se mit en — et cnssa le bâton, 
lunn vont drouk enn-han a dorraz he 
vaz. Emporté par la — il fit cela, he- 
ma drouk enn-haii a reaz kement-se. 
J'étais alors en — , tommet oa d'in 
neuze. Redoutez la — de Dieu , ho 
pezet aoun pa vez drouk enn aotrou 
Doue. La contrition protège l'homme 
contre la — de Dieu , dre ar gicir 
clilacliar ann den a vir oc'h Doue na 
astenno he vreac'h war-n-ezhañ. Je n'ai 
pu apaiser mon père tant il était en 
— , kement c lamme va zad gant ar 
gounnar, n'ounn ket bel evil lerriwar-n- 
czhañ tamm e-bed. M. Elle est telle- 
ment en — qu'elle en soulOe, fioun a 
zo enn-hi ken a fucli. G. De peur que 
je ne me mette en — contre eux, aant 
aoun na zacche drouk enn-oun enn ho 
enep ; gant aoun na zeufe da zevel 
drouk enn-oun enn ho enep. Il se met- 
tra en — si..., drouk e vezo gant-hañ 
mar... Sans se mettre en — , hep beza 
drouk enn-han. Parce que le Seigneur 
est en — contre eux, o veza ma 'z eus 
eat drouk enn aotrou t>oue enn ho enep. 
Pendant qu'il était en — , keit hn ma 
veze drouk enn-haii.y oy. IRRITER. Celui 
qui était le plus en colère, ann hini a 
iea ar mula drouk enn-han. 

COLÈRE, adj. Il est très —, he-ma a 
zo buhan da vont drouk enn-han. Je 
n'aime pas les gens —, ne garann ket 
ann dud pa vezont re vuhan da vont 
drouk enn-ho. Voy. COLÈRE, s. f. L'ad- 
jectif buanek a été autrefois usité au 
sens de colère, adjectif. 

COLIFICHET, s. m. Voy. BAGATELLE, 
BABIOLE. 

COLIN -MAILLARD, s. m. Mouchik- 
dali. Jouer à — , c'hoarl mouddk-dall ; 
clioari penn-dall. 



COL 

COLIQUE, s. f ; Drouk kof, m ; poan 
gof, m. Il a des coliques, klanv eo gant 
ann di-ouk kof. 

COLLATION, s. f. Petit repas de l'a- 
près-midi , merenn , mern , f. Vanii. 
Mirenn, f. Coni. Gorlnzenn, f. Trég. 
Askoan, f. V. Faire la —, merenna, p. 
et ; dibri merenn vikan, p. debret.Wanu. 
Mirennein. 

COLLE, s. f. Matière tenace ; kaot, 
m. Hors du Léon, kot, kaut. m. De la 
— forte, kaot troad ejenn ; kaot kre. 
La — des tisserands, pask, m. C'est 
aussi, d'après Le Goiiidec, celle em- 
ployée pour le papier. 

COLLECTE, s. f. Levée des impôts ; 
dastum ann laillou. — Quête pour les 
pauvres ; voy. ce mot. 

CCLLECTEU.R, s. m. Nep a zasltim 
ann laillou ; nep a ziases ann taillou ; 
bideo, m. pi. bideier. V. 

COLLECTIF, adj. Terme de gram- 
maire. Les substantifs collectifs sont 
des mots qui, comme keuneud, bois à 
brûler ; arc hanl , argent monnayé ; 
kolo, paille, veulent après eux le plu- 
riel, ainsi qu'il est dit au mot BOIS DE 
CHAUFFAGE. Par la même raison, on dit 
en breton, kemend hini lia deuz karg 
achanomp, tous ceux à qui nous som- 
mes coniiés. Voy. FOURRAGE, BOIS DE 
CHAUFFAGE, ARGENT," IflARCHANOISE. Le peu- 
ple Ciirétien doit nourrir ses prêtres, 
ar bobl kristen a rank maga ho beleien. 
Cliacunpayasoi) écot, pep-hini a baeas 
ho skodeim. 

COLLÈGE, s. m. Kolach, m. pi. ou; 
skol, f. pi. ion. 

COLLÈGUE, s. m. Kenseurd, m. pi. 
ed ; kenvreur, m. pi. kenvreudeur. Ce 
mot se traduit d'api es la profession. 
Ainsi un prêtre dira : va clienvreur 
eo. Un juge dira : va clienvarner eo. 
Un libraire : ta clienseurd eo. 

COLLER , V. a. Enduire de colle ; 
kaota, p. el ; pega, p. et. Hors du Léon, 
kodla, kauta.^= Leurs chemises étaient 
collées sur leur dos par la sueur, ho 
rocheduu a ioa pcget icar ho chein. 

COLLERETTE, s. f. Gousougenn, f. pi. 
ou ; mouchouer gouzouk. Vann. Mou- 
chouer gouk, m ; daletenn, f. pi. eu.V. 

COLLET, s. m. Partie des vêtements; 
kelchenn, kerc'henn, f; tro gousouk. 



COL 



179 



f ; gousougenn, f. Le — de ma veste 
est trop haut, re huel eo kelchenn va 
Justin. Prendre quelqu'un au — , kregi 
enn u. b ; paka u. b ; rei ar c'hrog da 
H. b. Sautez au — de cet homme, 
lammil oc'h kabiez ann den- se , G ; 
lammit oc' h kerc'henn ann den-ze. Ils 
le saisirent au — , kreyi a rejonl enn 
he yabiez ; kregi a rejonl enn he chouk. 
— Lacets , piège pour prendre les 
oiseaux ; voy. ces mots et aussi FILETS. 

COLLETER , v. a. Voy. PRENDRE AU 
COLLET. = V. pron. Kregi ann eil oc h 
egile. Ils se colletèrent, kregi a rejonl 
ann eil ocli egile, 

COLLIER, s. m. Tout ornement au- 
tour du cou; kelclienn , kerclienn, f. 
chadenn, f; tro gouzouk, f. Elle portait 
un — au cou, gant-hi eur chadenn 
enn he c'herc'henn. ~ Collier de chien, 
kolinr ki, m. = Partie des harnais, 
grcakol, goakol, m. pi. iou; bourell, f ; 
morgo, m. Le P. 

COLLINE, s. f. Krec'henn,krec'hienn, 
1". pi. ou; reun, run , m. pi. iou; 
lunenn, tunienn, f ; torgenn, f. Vann. 
Vevalenn, f. Une belle — , eur greclienn 
vraz. 

COLLOQUE, s. m. Diviz, m. pi. ou ; 
diviz être daou zen o komz ann eil oc' h 
egile. En Galles, deiviz. V. 

COLGCASIE, s. f. Plante ; troad gad, 
m; troad Itue, m. 

COLOMBE, s. f. Koulm, f. pi. ed ; 
ar goulm, ar goulmed. Il a les yeux 
aussi pensants que ceux d'une — , he 
zaoulagad a zo ker krak ha re eur 
goulm. Vann. Klom, f. pi. et. 

COLOMBIER, s. m. Kouldi, kouldri, 
m. pi. ou; eur c'houldri, ar chouldriou. 
Vann. Klomdi, kolomer, m. 

COLONEL, s. m. Koronel, kouronal, 
m. pi. ed. 

COLONIE, s. m. Poblad tud, f. Ce 
sont les personnes qui la forment, 
Voy. ILES, PEUPLADE, TRIBU, PEUPLER. 

COLONISER, v. a. Voy. PEUPLER, 
COLONIE. 

COLONNE, s. f. Pilier, poteau; peul, 
m. pi. iou. = Partie d'une page im- 
primée ou non imprimée ; bann, m. 
pi. ou; ar bann, ar bannou. La pre- 
mière et la deuxième colonne d'une 



180 



COM 



page, ar c'henta hag ann eil bann eu% 
a eur foUenn. Une — de lit, eur post 
gwele. Gr. 

COLOQUINTE, s. f. Plante; (joes ir- 
vinenn, f. pl. goesirvin; koulourdren- 
nik goes, t'. Gr. 

COLORANT, adj. Livus, et mieux, 
a liv. COLORER. 

COLORER, V. a. Peindre; voy. ce 
mot. = Prétexter, excuser; digaresi, 
p, et; golei, p. goloet (ancien infinitif 
goloi); kaout digarez da. Vann. Diga- 
reein, p. digareet. Colorer ses pécliés, 
golei he hec'hejou gant eunn digarez- 
bennag ; kaout eunn digarez d'he 
becliejou. 

COLORIER, V. a. Liva, p. et. 

COLOSSAL, adj. BraZ-meurbed. 

COLOSSE, s. m. C'est un —, ann 
den-^e a zo braz-meurbed, a zo kre- 
meurbed. 

COLPORTER, V. a. Dougen war he 
gein ; dougen war bouez he c'houzouk. 
= Répandre des bruits ; voy. ces 
mots. 

COLPORTEUR, s. m. Ann nep a zoug 
marcliadourez Ui-ma lu-hont dawerza 
anezho, T ; merser, m. pl. ien. 

COMBAT, s. m. Bataille entre gens 
de guerre ; emgann, m ; stourmad, m ; 
brete, m. C; emlaz, G; kann, kad, 
m. T. Un — naval, eunn emgann war 
vor. Un — sur terre, ewm emgnnn 
war zouar. Un — singulier, emgann 
être daou zen. Le — des trente Bretons 
contre trente Anglais, emgann ann 
tregont Bretouned a-enep tregont Saoz 
er bloaz 1350. Présenter le —, hejal 
unan-bennag da slourm; hejal eunn 
den d'ann emgann. Voy. DÉFIER. Ac- 
cepter le — , mont da stourm. J'avais 
assisté à vingt combats , enn ngent 
stourmad e oann bel. T. Demain il y 
aura — entre les Anglais et nous, 
warc'hoaz e skoio ann tan être ar Zaozon 
ha ni. Un — sanglant, eur stourm 
ruz. T. Sur le lieu du —, war dachenn 
ar brezel. Il a perdu sa queue an — ^ 
he-ma a zo distage.t he lost dioui-hañ 
oc'h en em ganna. — Dispute entre 
gens ivres ou non ; voy. BATTERIE, 
BATAILLE. Accepter le —, monl dioc'Ii-tu 
d'en em ganna; tenna eur golnenn 
diwar skoaz u. b. M; lakaat ann taoliou 



COM 

dourn da c'hoari ; staga ganl he baotr. 
Engager le —, lakaat sach bleo er 
vanrt. = Au figuré, en parlant des 
passions ; brezel, m ; stourm, m. La 
vie d'un chrétien est un — continuel, 
buez eur cliristen ne d-eo nempl brezel ; 
hed-da-hed ; eur cliristen a rank stourm j 
hed he ruez penn- da-benn. Voy. 
COMBATTRE. 

COMBATTANT, s. m. Den a vrezel, 
m. pl. tud a vrezel ; soudard, m. pl. ed; 
kadour, m. pl. ien. Vann. 

COMBATTRE, v. a. Slourm, \). et ; j 
ober brezel, p. great ; brezelekaat, p. j 
eet, eat, G; en em ganna, p. en em | 
gannel; mont d\inn emgann, mont 
d'ar brezel. Là où vous combattrez, je 
combattrai ; el leacli a vrezelfot me , 
vrezello. G. p. Il allait —, mont a rea 
d'ann emgann. Combattez courageuse- 
ment, stourmit kalounek. Il combattra 
contre nous, brezel a raio ouz-omp. 
= Au figuré; résister à, réprimer; 
derc'hel penn da ; ober penn da ; stourm 
a-enep; enebi oc h. Combattre ses 
passions, ober penn d'he c'hoanlegesiou 
fait ; trec'hi he zrouk-ioulou. = Dis- 
cuter, être d'avis différent; voy. ces 
mots. 

COMBIEN, adv. de quantité; Ped, 
pegement. (Prononcez ce dernier- 
comme en français peghémainte.) , 
Combien êtes vous? Ped denoc^h-hu? 
ped zo aclianoc^h? Combien sont-ils? 
Ped int-hi, ped zo anezho? Combien 
de fois l'avez-vous fait? Nak a tveach 
hocli eus great kement-se ? -Combien 
de gens ont été tourmentés de la sorte? 
Nag a hini a zo bet eñkrezet er c'hiz-ze? 
Combien a-t-il d'enfants? Ped kroua- 
dur en deits-hen? Combien cette pâte 
donnera-t-elle de pains? Ann toaz-ze 
danvez ped tors a vezo? En comhien 
de jours? Epeddervez? Combien en 
voulez-vous? Pegement hocli euz-hu 
c'hoant da gaout? Combien vendrez- 
vous cela ? Pegement e vezo gwerzet . 
anndra-ze? Combien ne vous dois-je- 
pas de remercimeiits? Pegement e 
tleann-me ho trugarekaal? 

1° Signifiant à qxiel point. Nak, nag, 
hak, hag, pegen , peger, pegement. 
Combien notre père est bon ! Peger 
mad eo hon tad ! nag hen zo mad hon 
tnd ! Combien il est riche ! Peger pin- 
vidik eo l Combien le vice est all'reux! 



COM 

Pegen divalo eo ann drouk ! Combien 
il est peureux! Pegen aounik eo! Tu 
sais — je t'aime, te a oar pegevienl e 
karann achanod. Combien ils seront 
heureux ! Na cint-hi ket eurus ! Com- 
bien ils en étaient aimés ! Napegement 
e oant karet ganl-han! Combien il les 
aimait! Napegement e kareanezhañ! 
Combien peu d'argent ont ceux-ci ! 
Pegen nebeut a arc'hant ho deuz ar 
re-zel Je sais — il est faible, me a oar 
pegen dinerz eo; me a oar pegement es 
eo dinerz. Combien grand est son 
amour, na peger bras eo he garantes. 
Combien est heureuse Tàme appelée 
par Jésus au Ciel ! Hak es eo eurus 
ann ene galvet gant Jezuz d'ann env! R. 
Combien est grande votre miséricorde! 
Ha clioid a zo bras hatrxigares! Com- 
bien ils ont de peines ! Xag hi ho deus 
poan/ Combien je suis heureux ! A'^a 
me a so eurus! Combien il y a d'ani- 
maux inutiles sur la terre ! Hak a 
draou hep esomm a zo war ann douar! 
P. Il fut étonné en voyant combien 
cette maison était belle, souezet e oe o 
welet pc.ger kaer ti a ioa eno. Voy. QUE, 
signifiant COWBIEN. 

3° Adv. de temps. Pege.it (peghehit). 
Vann. Pegeet. Combien de temps a-t-il 
demeuré ici ? Pegeit en deus-hen chou- 
met anta? Combien y a-t-il d'ici Brest? 
Pegeit a zo ac'hann da Vrest ? Dans — 
de temps ? A-henn pegeit aviser, a-benn 
pegeit? Combien de temps croyez-vous 
que cela durera ? Pegeit a gav d'e-hocli 
e pado kement-se? Combien de temps 
avez-vous été en ville ? Pegeit amser 
oc'h-hu bet e kear? Combien de temps 
cela durera-t-il ? Daoust pegeit e pado 
kement-se ? 

COMBLE, s. m. Mesure remplie jus- 
qu'aux bords ; barr, m. Deux com- 
bles de seigle, daou varr segal; daou 
rez a segal; daou res leal a segal. s. N. 
Remplir jusqu'au —, karga beteg ar 
barr. Un boisseau —, eur boezellad 
barr. = Faîte d"une maison ; voy. ce 
mot. = Le plus haut degré ; barr, m. 
Le — de la joie, de la douleur, barr 
al lerenes, barr ar clilac'har. Gr. Ils 
étaient au — de la joie, de la douleur, 
or re-ze ho doa eur barrad le venez, eur 
barrad glac'har. Quand ils sont au — 
de rabatteme;it, pa vezont eñkreset 
givasa (goasa). Le mal est au — , ann 
drouk a so enn he vrasa: ar boan a so 



COM 



181 



enn he gxvasa (goasa). Le — des lion- 
neurs, fiarr ann enoriou. Gr. Quand 
l'homme s'est élevé au — des hon- 
neurs, pa ema ann den er penn huela 
e-toues tud ar bed. O — de honte ! 
Mesusa Ira .' O — de douleur ! gla- 
c'har ! = De fond en —, adalek ar 
giveled beteg al lein. Voy. ENTIEREMENT, 
TOTALEMENT. 

COMBLE, adj.VoY. PLEIN, COMBLE, S. m. 

COMBLER, V. a. Remplir un trou, etc; 
karga, p. et; stañka, p. et ; leunia, p. 
leuniet, G ; mdin, p. induel, G : atredi, 
p. atredet. Gr. Ce dernier est dérivé As 
atrejou, décombres. Combler un puits, 
iñdui eur puns. Gr. Le trou a été com- 
blé, ann toull a so bet karget leun a 
vein hag a zouar. Le sable a comblé 
le port, karget eo bet ar pors gant treas 
ar nior.Vous m'avez comblé de biens, 
va c'harget hoc'h eus avadou. Gr.Voy. 
REMPLIR. 

COMBUSTIBLE, adj. Tra a cliell beza 

losket. Des matières coraltustibles, dan- 
ves a cliell besa losket ; traou a c'hell 
ann tan kregi enn-ho. 

COMBUSTION, s. f. Par la — de ces 
matières, enn eur leski ann traoïi-ze ; 
enn eur seti ann danvez-ze. 

COMESTIBLE, adj. Kement a zo mad 
da sibri. Ces pois ne sont pas — , ar 
pis-se ne d-int ket mad da zibri. 

COMÈTE, s. f. Steredenn-lostek, stere- 
dcnn-blevek , f. pi. stered-lostek, stered- 
blevek. 

COMIQUE, adj. Farsus. Celui-ci e?t 
plus — que l'autre, he-ma a zo farsu- 
soc'h evit egile. 

COMMANDEMENT, s. m. Ordre ; gour- 
chemenn, m. pi. ou ; kemenn, m. pi. 
ou. Voy. ORDRE. = Loi, précepte ; gour- 
c'hemenn, m. pi. ou. Les commande- 
ments de Dieu, goure' hemennou Doue. 
Les dix commandements de la loi, ann 
dek gourc'hemenn reis. Gr. = Pouvoir, 
autorité ; voy. ces mots. 

COMMANDER, v. a. Ordonner, gour- 
c'hemenn, p. et. Vann. Gourc'hiemen- 
nein, p. gourc'hiemennet. Ancien infi- 
nitif, gourc'hemenni. Faites tout ce 
qu'on vous commandera, grit kemend 
a so gourcliemennet de -hoc' h. Dieu 
commande à toute la nature. Doue a 
c'hour chemenn da gement tra so , Doue 



182 



COM 



a zo mestr war gement tra zo. B. Dieu 
commande à la mer, Doue, pa gar, a 
laka ar mor da veza sioul. = Avoir le 
commandement, beza viestricar (var) ; 
sturia, p. sturiet. Voy. CHEF. = Com- 
mander à ses passions, oher penn d'he 
zrouk-ioulou ; derc'hel penrt d'he zrouk- 
ioulou ; treclii he zrouk-ioulou. Voy. 
IIIIAITRISER. = C'est le chapeau que vous 
m'avez commandé, selu ama ann lok 
a zo bel lavaret dHn da oher gan-e- 
hoc'h. 

COMME, adv. et conj. Ainsi que; 
e-c'hiz, evel, evel ma. Vann. Eel. Ane. 
on disait eval au lieu de Evel. Comme 
vous savez, evel a ouzoc'h. Comme tu 
voudras, evel a giri. Comme vous le 
pensez bien, a chellit kredi. Il frappe 
comme un sourd, skei a ra evel eunn 
den dall. Comme on dit, e-c'hiz a lava- 
rer. Comme moi, commetoi.eüei-d-oun, 
evel-d-oud. Comme lui, comme elle, 
evel-d-hañ , evel-d-hi. Comme nous, 
comme vous, evel-d-omp, evel-d-hoc'h. 
Comme eux, comme elles, evel-d-ho. 
On remarquera ici que la lettre d est 
euphonique. Cette lettre n'appartenant 
ni à la conjonction ni au pronom per- 
sonnel, il est rationnel d'écrire comme 
l'a fait Le Gonidec.Voy. PAR, A, devant 
les pronoms personnels. Quelques- 
uns disent : evel-t-hañ, etc, au lieu de 
evel-d-hafi. Blanc comme neige , ker 
gwenn hag ann ercli ; gnenn evel ann 
erch. Je sais faire cela comme le ferait 
un laboureur, me a oar oher kement-se 
ker kouls ha pep tiek. Il n'est pas de 
père comme lui , n'euz tad ail e-bed 
erel-d-haii. Il n'est personne comme 
lui pour nous faire rire , n'euz hini 
e-bed evit lakaat aclianomp da c'hoar- 
zin e par he-ma. T. Un guerrier comme 
il n'en avait jamais vu, eur brezeller 
ar seurt n'en doa gwelet blskoaz. T. 
Elle est belle comme un ange, koant 
eo evel eunn elik ma 's eo. Je n'ai 
jamais vu un domestique comme lui, 
biskoaz n'am euz gicelet mevel e-bed 
par d'ezhan na tost zo-ken. Il est bête 
comme une oie, sot gwazi eo. Faites 
comme cela , grit evel-se. Vann. Grel 
eel-se. Il travaille comme trois, labou- 
rât a ra kemenl ha tri. Des gens comme 
vous n'ont pas besoin de travailler, 
ar seurt d'e-hocli-hu ne ked red d'ezho 
poania e nep kiz. Un œuf gros comme 
trois, eur vi kement ha tri. Cela est 



COM 

arrivé comme vous l'aviez dit, choar- 
vezel eo bet kement-se evel m'ho poa 
lavaret. Comme vous le faites d'ordi- 
naire, evel m'oc'h boas da ober kement- 
se. Dans l'été comme dans l'hiver, ken 
enn hanv, ken er goanv ; enn hanv ker 
kouls hag er goanv. Il est jaune comme 
cire, melen koar eo. Nous ne buvons 
pas de vin chaque jour comme les ri- 
ches, ne evomp ket givin bemdez hag 
ar re binvidik a ra T. La prière du 
matin comme celle du soir, ar bedenn 
dioch ar miniin ker kouls hag ar be- 
denn dioc'h ann noz. Il est vêtu comme 
un bourgeois , gwisket eo e-c'hiz eur 
bourc'hiz. Il parle comme un magister, 
komz a ra evel eur mestr skol. = Selon; 
dioc'h, hervez, war (var). Comme on 
dit, hervez a lavarer, dioc'h a lavarer. 
Comme je le vois, il est mort, mnro 
eo loar a welann. = Attendu que ; 
evel ma, rak ma, dre 'n abek ma, o 
veza ma ; diwar-benn ma (divar-bcnn) ; 
et quand il y a une négation dans la 
phrase, on dit ; evel na, o v»2a na. 
Comme je suis un de ceux qui ont dit 
cela, evel ma 'z ounn, e-c'hiz ma 's 
ounn unan e-touez ar re ho deus lava- 
ret ann dra-ze. Comme ils ne pou- 
vaient faire cela, o veza ne oant ket 
evit ober kement-se. — Comme si ; evel 
pa, e-c'hiz pa. Comme si j'y eusse été, 
evel pa vijenn bel eno. Je les aimais 
comme s'ils avaient été mes enfants, 
me a gare anezho evel pa vijent bet va 
bugale. Comme si c'était un cheval, 
evel pa re eur mardi e re. Il tomba 
comme s'il eût été mort, koueza a 
reaz evel pa vije bet maro. Comme s'il 
n'y avait pas de peines dans la vie, 
e-c'hiz pa ne ve ket a boaniou er vuez- 
ma. = Comment ; voy. ce mot. 

COMMENCEMENT, s. m. Penn kenta, 
m ; derou, m. Gr. Au — du monde, 
er penn kenta euz ar bed. Dieu n'a ni 

— ni fin, ann antrou Doue a zo a vis- 
koaz hag a vezo da viken. J'irai là au 

— du printemps, me ielo di pa vezo 
deuet ann nevez-amzer. Au commence- 
ment de l'hiver , abars kala goanv. 
(Corn.) Au — de la tentation, pa en 
em ziskouez ann drouk-spered. Au — 
du monde, abaoue ma 'z euz euz ar 
bed. Dès le — , da geñta ; da geñta 
holl. Au — de sa conversion, pa veze 
a nevez zo en em roet da Zoue. Com- 
bien les religieux étaient fervents au 



COM 

commencement de leur institution ! 
na peger bras oajeii ar renec'h pa oe 
saret, ho urji santel da geñla ! Au — 
du second livre, e penn keñta ann eil 
levr. Au — du mois d'août, enn dei- 
sioii keñta a vis eost. Depuis le — de 
la guerre, abaoue irCeo krog ar brezel. 

COMMENCER, v. a. Mont da, p. eat 
da ; donl da, p. deuet da, deut da ; de- 
raoui, p. el. Ce dernier appartient, je 
crois, plus particulièrement au dia- 
lecte de Tréguier. Dans la plupart des 
cas, ce verbe ne s'exprime pas en bre- 
ton ou se traduit par des équivalents. 
Ane. Desroui. Quand commencerez- 
vous la moisson ? pegouls e teso great 
ann eost ? Alors il commença à pleu- 
rer, veuse e teuas da ivela. Je ne ^ais 
par où commencer, ne ouzounn oc'h 
petra Irei da gefita. Les limites com- 
mençaient au rivage, ann harsou a ioa 
ho fenn keñta icar aot ar mor. Mon 
champ commence sur le chemin, va 
fark a sko war ann henl. Quand nous 
aurons commencé à combattre , pa 
vezimp en em lekeat da stourm. Puis- 
que j'ai commencé, je ne puis plus 
reculer, pa "s ounn-me eat e penn ann 
hent, ne cliellann mai trei kein. Je 
vous dirai même plus , puisque j'ai 
commencé , me lavaro kaeroc'h bêle 
p'am eus houlc'het. H. Ils commencè- 
rent à le railler au sujet de sa foi, 
dont a rejont da farsal diwar goust he 
feis. Alors l'ivraie commença à pa- 
raître, neuze ecli en em siskouezaz ann 
draok. G. La mer commençait à se 
soulever, ar mor a save. Je commence 
à ressentir les douleurs de l'enfante- 
ment, ar gicentlou a seraou d'in. s. N. 
Il commence à tonner, gant kurun so 
deraouet. s. N. Il avait vingt ans quand 
il commença à régner, ugent vloas en 
doa pa zeuas da reni. II avait à peine 
commencé son discours quand... epad 
m'edo a veac'h gant he bresegenn. Le 
blé commence à se carier, a7in ed a 
zeu da zuani eunn tamm - bennag. 
Quand le genêt commence à fleurir, 
pa ema ar balan a tigeri he vleufi. Il a 
commencé par lui parler breton, eat 
eo e bresounek d'eshan. Il est temps 
de commencer, breman eo staga gant- 
hi. Je vais commencer mon histoire, 
setu emoun gant-hi. ï. Sa plaie com- 
mence à suppurer, donl a ra he c'houli 
da ziskarga. L'éternité commencera 



COM 



183 



peut-être demain pour vous, dor ar 
ruez ail a zigoro marleze warc'hoaz 
evid-hocli. Voy. SE METTRE A. 

COMMENT, adv. De quelle manière ; 
penaoz, j)e cliis, e pe c'hiz. Hors du 
Léon, penoz. Comment vous portez- 
vous? penaoz a rit-hu? penaoz ac'ha- 
noc'h'i Je sais comment il a fait cela, 
me a oar penaoz en deuz great kement- 
se. Savez-vous comment il doit faire? 
gousout a rit-hu e pe c'hiz e lie ober? 
Est-il heureux? Comment le serait-il! 
Hag hen zo euruz? Daoust a beleac'h ! 
Comment n"aiirait-il pas été heureux? 
penaoz na vije-hen ket bel euruz? 
Comment l'nurait-il pu? a beleac'h 
en divije gallet? = Signifiant quelle 
chose; petra. Comment dites-vous? 
petra liviril-hu? 

COMMENTER, v. a. Diskleria, p. 
diskleriet; diskleria eul levr. 

COMMERCE, s. m. Négoce; gwerx 
(guerz), f; kemm-werz (verz), m. Vann. 
gwerch (guerc'h), f. Cette ville fait 
beaucoup de — , ar cliemm-werz a 
ia mad er gear-ze. Faire le — , prena 
ha gwerza (guerza). Il se livre à toutes 
sortes de — , ober a ra pcp seurt mar- 
c'hajou. Votre — n'en irait que mieux 
si vous étiez marié, gicelloch e vije ar 
stal gan-e-hocli mar ho pe eur c'hrek. 
Il s'adonne au —, troet eo oc h ar 
wers ; touellet eo gant ar werz. T. = 
Fréquentation; darempred, m; hefita- 
durez, f. Cxr. N'ayez aucun — avec ces 
gens-là, arabadeo d'e-hoc'h darempredî 
ann dud-se. Un — trop étroit avec 
la créature, tend à alTaiblir l'âme, ann 
hini a zarempred re ann dud, a sinerz 
he ene. Voy. FRÉQUENTER. 

COMMESCER, v. n. Faire le négoce; 
prena ha giverza (guerza). 

COMMÈfJE, s. f. Koumaer, f. pi, 
koumaerezed. — Bavarde, cancanière; 
le même que précédemment. Une 
bonne —, eur goumaer vad (Doue her 
goar ha me ivezj. Voy. MAUVAISE LANGUE, 
BAVARDE. 

COMMETTRE, V. a. Faire, exécuter ; 
ober, p. great. Je ne commettrai 
jamais un tel crime, ar seurt torfed 
biken n'/ier grinn. s, N. Dans le lieu 
où le crime a été commis, el leac'h 
ma 'z eo c'hoarvezet ann taol. Vous 
avez commis plusieurs péchés, great 



184 



COM 



hocli eus meuï a heclied. Il pleure les 
fautes qu'il a commises, gtt^ela a ra 
pep lamm en deus het. = Préposer a, 
placer; rei eur garg da; rei galloud 
da unan-hennag ivar eunn dra-hennag. 
C'est donc à moi, dit le Seigneur, que 
vous devez — le soin de toutes choses, 
enn oxin-me 'ta, eme ann aotrou Doue, 
eo e lleit lal;aat ho fisians e pep ira. 
Voy. CONFIER. 

COMMIS, s. m. Scribe, écrivain; 
voy. ces mots. 

COMMISSION, s. f. Kefridi, f. pi. iou. 
Selon quelques-uns on prononce 
Ui-ridi, krei-idi. J'ai fait votre —, 
great am eus ho hefridi; great am euz 
arpez hopoa latarel d'in. 

COMMISSIONNAIRE, s. m. Messager, 
exprès; kannad, m. pi. ed ; kemenn 
m. sans pi. J'enverrai un — a Brest, 
has a rinn kannad da Vrest; kas a nnn 
kemenn da Vrest. 

COMMODE, adj. Facile, aisé; voy. 
ces mots. 

COMMODÉMENT, adv. Facilement, 
aisément ; voy. ces mots. 

COMMODITÉ, s. f. Occasion, moyen 
commode; eaz, m. Vann. Esamant, 
m; goar, m. Hors du Léon, Es, m. 
A votre—, enn hocli ea%. Il ira quand 
il en aura la —, mont a raio di pa 
gavo ann dro. Nous ferons cela à notre 
_ ober a raimp ann dra-ze enn hon 
ea'z-ni. Ils clierchent leurs commo- 
dités, ht a glask ho eaz ho-unan. 
Cliacun peut le faire à sa —, pep-hini 
a cliell oher kement-se hercez ma vez 
eaz d'ezhan enn he stad. = S. pi. f. 
Latrines; privezou , pi. m. Vann. 
Privoez, priouez, m. A la campagne, 
on dit ordinairement ar fos. C'est un 
trou fait auprès de la maison et dans 
lequel la famille va faire ses nécessi- 
tés. Voy. LATRINES, GftRDE-ROBE, CHIER, 
NÉCESSITÉS. 



COMMUN, adj. Dont lusage appar- 
tient à tous ; à quoi tous peuvent par- 
ticiper ; boulin, ken. Le droit —, ar 
c'/ien gwir. Gr, Par une malédiction 
commune à tous les liommes, dre eur 
valloz a zo het taolet war ann dud holl. 
Passage — , hent boulin; hent ann holl. 
La foi qui nous est commune à tous 
deux, ar feiz hag a zo hoc'h-hini ha 



COM 

va-hini ivez. Tout est — entr'eux, pep 
ira a zo ken etre-z-ho. Gr. Ils travail- 
lent eti — , boutin e lahouront, Gr ; al 
labour a zo ken etre-z-ho. Ils vivent 
en _^ ken-veva a reonl, G ; pep Ira a 
zo ken etre-z-ho. Nous vivons tous les 
trois en — , beva a reomp hon tri 
etre-z-omp. La foi n'est pas commune 
à tous, ann dud holl n'ho deuz ket ar 
givir feiz. Le pape est le père — des 
chrétiens, ar pab a zo lad d'ann holl 
gristenien ; ar pab a zo lad d'e-omp 
holl. Pour partager ce butin qui nous 
est —, ecit ranna ar preiz boutin-ma 
etre-z-omp. Moulin —,milin boulin; 
ken vilin, ar c'hen vilin. Le four —, 
ann ti fourn red. Voy. BANAL. Il n'a rien 
de — avec les créatures, ne d-eo hevel 
e nep kiz och ann traou krouet. N'ayez 
rien de — avec ces gens-là, arabad eo 
d'e-hoch darempredi ann dud-ze. Ces 
avantages sont — aux bons et aux 
méchants, ar re vad ker kouls hag ar 
re fall ho deuz ho lod keit ha keit. Les 
prières qui sont dites en commun, or 
pedennou pa vezont lavaret dirag ann 
holl. = Abondant, répandu, qui se 
rencontre souvent ; stank, paot, puill. 
Ces péchés sont —, ar pec'hejou-ze a Zo 
stank; paot eo ar pec'hejou-ze. Gr. Les 
poires sont très-communes cette année, 
stank eo ar per er bloaz-ma. Ce nom est 
— en Bretagne, ann hano-ze a zo stanh 
ha paot fi ireiz. Les bêtes fauves y 
sont communes, al loened gouez a ZO 
stank eno. On ne voit que cela, tant 
c'est commun, ne loeler ken, ker stank ■ 
int. = MÉDIOCRE ; voy. ce mot. 

COMMUN, s. m. Le peuple. Il est du 
—, eunn den Mien ; bilen eo. Ce sont 
les expressions du temps de la féoda- 
lité. Gens du —, tud dister, euz ar 
bobl munud. = Le —, le plus grand 
nombre ; ann darn vuia euz ann dud. 

COMMUNAUTÉ, s. f. Qui est com- 
mun ; voy. ce mot. Travailler à quel- 
que chose d'utile pour la —, grit eunn 
dra-bennag evit ar re emoch o veva 
enn ho zouez. = Maison religieuse, 
couvent ; voy. ce mot. 

COMMUNÉMENT, adv. Peur - Uesa , 
pearliesa, peur-vuia, peurvuia. 



COMMUNICATIF,adj.Aborda]jle;voy. 

ce mot. Un liomme peu —, eunn den 

I goloet. Voy. 



COM 

COMMUNICATION, s. f. Fréquenta- 
tion , commerce ; voy. ces mots. = 
Action de transmetire. Cette prière 
rappelle à l'iiorame la funeste — du 
péché, ar hedenn-ze a %igas sonj d'ann 
deii psnans ec'h en em skign ann drouk 
enn lie ene. 

COMMUNIER, V. n. Kouraimia , p. 
koumuniet ; sahramañti, p. et ; toslaat 
oc'h ann daol zafuel, toslaat ocli Doue, 
digetneret ann Eukarislia sañlel. Gr. 

COMMUNION, s. f. Sacrement ; kou- 
munion, f ; ar goumunion. Voy. ce qui 
est dit des sujjstaiitil's de ce genre, 
aux mots ACTE, ftBSîlNENCE. Une sainte 
— , eur goumunion santel. Une — in- 
digne, exir goumunion grcat e stad a 
lec'hed marvel ; eur gicall goumunion. 
■Il a fait sa première — , great en deuz 
he hask keñta. Ils ont fait leur pre- 
mière communion, great lia deuz ho 
paskou kenta. On lui a refusé la — à 
cause de son ignorance, korhell en deuz 
bel ar hugel-ze ; korhellel eo bel ar bu- 
gel-ze, La — des enfants, pask ar im- 
gale. = Croyance , union dans la 
même foi ; kredenn, f ; koumimion. f. 
La — de l'Eglise romaine, kredenn ann 
Iliz romen. La — des saints, ken-un- 
vaniez ar zent, Gr ; koumunion ar zent. 

< COMMUNIQUER, v. a. Faire part, 
donner; diskleria , p. disklèriet ; rei 
(relii), p. roet ; leuskel skrijou da veza 
sellet. Les délices de l'esprit sont com- 
muniqués par Dieu aux âmes fidèles, 
dudiou ar spered a zo gasel gant Doue 
enn eneou mad. G. Elle m'a communi- 
qué son mal, eur clileñred em euz pa- 
ket diout-hi. = Fréquenter, avoir 
commerce ; voy. ces mots. 

COMPACITÉ , s. f. Pounnerder, m ; 
fetizder, m. Non usités. A cause de sa 
—, dre ma, "z eo fstiz. Voy. COMPACTE. 

COMPACTE, adj. Teo, feiiz, pounner, 
tuzum. De la terre — , douar pounner. 

CQMPASNE, s. f. Épouse, femme ; 
voy. ces mots. — Femelle des ani- 
maux ; parez, f. Si sa — ne revient 
pas, ma ne zeu ket he barez enn dro. 

COMPAGNIE, s. f. Réunion ; bañdenn, 
i; hagad, f ; slroUad, m. bafidennad, f. 
Une — de soldats, de voleurs, eur 
vañdenn soudarded, eur vafidenn lae- 
roun, eur lañdennad laeroun. Il y avait 
grande — chez lui, kalz a dud a 



COM 



185 



îoa enn he ai. Une — de perdrix, 
eur vañdenn klujiri. Voy. BANDE. = 
Fréquentation ; darempred , m. 
Quelles sont les compagnies qu'il 
fréquente? Gant piou en deuz-hen 
darempred .^ Fuir les mauvaises com- 
pagnies, tec'hel diocli ann dud fall. Il 
est en la — des gens de bien, ema 
gant tud vad. Ils fuyaient toute com- 
pagnie, bez' edonl alao ho-unan. Le 
vin et la débauche vont de —, ar gwin 
hag al lousdonî a gas d'ann drouk ; ar 
gwin hag al lousdoni a zo bugale eunn 
heielep kofad. Gr. Elle vous tiendra 
fidèle *— , hi a vezo dalc'h-mad enn ho 
kichenn. = En compagnie, ensem- 
ble, de compagnie. Pendant qu'ils 
voyageaient de — , e-pad ma 'z eant 
ho daou. Vann. Pad ma 'zeant kevret. 
Il a été envoyé là en — de ses frères, 
kaset eo bet di icar-eunn-dro gant he 
vreudeitr. Les deux enfants se prome- 
naient en — de leur bonne, ann daou 
vugel a ioa o raie ho daou hag ar valez 
loar ho îcrcli. Voy. ACCOMPAGNER. 

COfîîPAGNDN, s. m. Camarade, sem- 
blable; voy. ces mots. C'est un bon 
— , un bon garçon, eur goaz mad eo; 
koañta goaz! Sans autre — que son 
chien, nemet hegi ocliheheul. Il s'était 
fait le — de notre route, kerzeta rea 
enn hor cliichenn. H. 

COI«PÂSABLE, adj. Nul ami n'est — 
à lui, n'euz mignoun ail e-bed evel-d-hañ. 
Rien n'est — à son bonheur, n'eus 
nelra hevel oc'h he euruzded, n'eus 
den a ve eurusocli evil-hañ; n'eus 
netra a gemend a ve par d'he euruzded; 
n'euz netra a ve kouls hag he euruzded. 
Ils ne sont pas — , n'euz kemm e-bed 
elre-z-ho. Ils ne seront jamais — à 
. vous, birviken ne vezint tvar dost hecel 
ouz-boc'h. Il n'y a rien qui lui soit — , 
n'en deuz ket he bar ivar ann douar, 
Voy. COMPARER. 

COMPARAISON, s. f. Kemm, m. Il n'y 
a pas de — eatr'eux, n'euz kemm e-bed 
etre-Z-ho. Voy. COMPARABLE, COMPARER. 
— En comparaison de ; e-skoaz , 
e-kenver, e-kecer. Cela n'est rien en — 
de ce que j'ai vu, ann dra-ze n'eo netra 
e-skoaz ar pez, e-kenrer arpez am euz 
gwelet, e-skoaz d'ar pez em euz gwelet. 
Gr. Il ne sait pas encore grand'chose 
en — de moi, ne oar ket c'hoas meur 
a dra e-skoas a ouzoun. 

24. 



186 



COM 



COMPARAITRE, v. n. Mont dirak, p. 
eal; en em ziskoues, p. enem ^ukoue- 
sel; serel dirak, p. savet; dont dirak, 
d deuet, deut. II faut que vous com- 
paraissiez devant le juge, red eod e- 
hoc h mont dirak ar barner, dont dira^ 
ar harner. Ils comparurent devant le 
roi dont a rejont dirak ar roue. Faites 
comparaître cet homme, galvit ann 
den-ze da sont. Le juge fit — cet 
homme, ar harner a c'halvas ann den- 
ze d'he gaout, par relâchement pour : 
d'/ie gavoiit Voy. TROUVER. 

COMPARATIF, s. m. Terme de gram- 
maire . La Gram m . apprend à le former. 
Vov. PLUS, terme de comparaison. 
Ainsi que l'adjectif, le comparatif est 
des deux genres et des deux nombres. 
COMPARER, v. a. Lakaat lievel oc'h, 
lakaat keit hag, p. lekeai. A qui les 
comparerons-nous? Oc'/ipioueiaA-aiwp 
es int hcrel ? Rien ne peut lui être 
comparé, nelra ne d-eo evit beza lekeal 
keit hag he-ma; netrane d-eo evit heza 
lekeat hevel out-haji. On ne peut les —, 
n'ew kemm e-bed elre-z-ho. Qu'est-ce 
que notre vie comparée à la leur? 
Na petra eo hor buez-ni e-kenver ho 
huest Nous n'osons pas nous — à 
eux, ne gredomp ket en em lakaat hevel 
out-ho. L'or ne lui sera pas comparé, 
ann aonrna vezo ket lekeat da dalcout 
anezhañ; he-ma neveso ket lekeat hevel 
oc'h ann aour. Tout cela ne peut lui 
être comparé, ann traou-ze holl ne 
c'hellont ket talvezoul keit hag /u. Il 
n'y a que le paradis qui puisse lui 
être comparé, n'euz nemet paradoz ann 
aotrou Doue, a c'hell beza par d'ezhaii. 
Voy. COMPARAISON, COMPARABLE. 

COMPARTIMENT, s. m. Cloison dans 
un navire pour séparer les marchan- 
dises ; grignolach, m. pi. ou. Vann. 
Stivach, m. pi. eu. — Celui d'une 
voiture, kompod, m. Voiture à deux 
compartiments, eur c'harr daou gom- 
pod enn-han. 

COMPASSION, s. f. Pitié; voy. ce 
j^^(,t. La — de la Sainte-Vierge, 
merzerifiti ann Ilroun-Varia ; ar seiz 
klezc a geuz. Vann. Kañveuer Werc'hes 
binniget. 

COMPATIR, v. n. Avoir pitié; voy. 
ce mot. = Compatir à l'humeur de 
quelqu'un, en em cher dioch u. b. ur. 



COM 

COMPATISSANT, adj . Nep en deui trues 
ocli ar re ail; trugarezuz oc' h. 

COMPATRIOTE, s. m. Kenvroad, m. 
pi. kenvroidi (kenvrohidi), kenvroix 
(kenvrohiz). C'est mon —, va c'hen- 
vroad eo ; euz a eur vro omp hondaou; 
va bro eo; va c'henvro eo. On est 
heureux en pays étranger de trouver 
des compatriotes, ebad eo er broiou pell 
pa en em gaver gant lud ar vro; ebad 
eo er broiou pell gicelet lud ar vro. 

COMPENSATION, s. f. Digoll, m; 
dic'haou, m. Sans pluriel l'un et 
l'autre. En — du tort qu'il m'a fait, 
evit va dic'haou, en em digoll. Voy. 
DÉDOMMAGER. 

COMPENSER, v. a. Lakaat ann eu 
dre egile; digoll, J}.et; dic'haoui, p. 
dic'haouet. 

COMPÈRE, s. m. Terme de baptême; 
kompaer, m. pi. éd. = Luron, malin. 
C'est un bon —, eur maill eo: eur 
c'hompaer mad eo. 

COMPETENCE, s. f. Cela n'est pas 
(Je votre —, n'/ioc'/i eus ket da welet 
war gement-se. 

COMPÉTENT, adj. Juge —, nep en 
deuz gxcir da varn. 

COMPÉTITEUR, s. m. Concurrent; 
voy. ce mot. 

COMPILER, v. a. Daslum enn eul 
levr kalz a draou mad da c'houzouf, 
dastum kalz a draou mad e skrijou ar 
re ail. 

COMPLAINTE, s. f. Kan-maro, m; 
kanaouenn hirvouX. G- 

COMPLAIRE, v. a. Lakaat he boan da 
blijout da u. b; en em ober diocli u. b. 
Pour vous —, evit ober dioc'h ma 
clioulennho kaloun. L'état oîijl se 
complaît, ar slad a ra d'ezhan beza 
euruz enn-hi. Se — en soi-même, en em 
verdi cnn-hañ he-unan ; en em blijout 
enn-han he-unan. Voy. PLAIRE. 

COMPLAISANCE, s. f. Madelez, f. pi. 
madeleziou. Si vous avez la — de 
m'écouter, mar d-eo ho madelez selaou i 
aclianoun. Fausse —, madelez mil- 
liget. Gr. S'abaisser à de basses com- 
plaisances, stleja dirak ar re vras. G. 
Tout ceci ne servirait qu'à nourrir en 
vous la vaine — et l'orgueil, kement-se 
na ve mad nemet da lakaat aclianoch 



COM 

da gaoul garantes evid-hoch hocli' 
unanha dalakaat ho kaloun dachoueza 
enn ho kreiz. Voy. BONTÉ, S ABAISSER, 
RAMPER. 

COMPLAISANT, adj. Bon; voy. ce 
mot. 

COMPLET, adj. Krenn, klnk, klos. 
Une année complète, eur hloas klos. 
Sept semaines complètes, seis sisun 
penn ha lost. Mon travail ne serait 
pas encore — , va labour a choumfe 
c'hoas dam. Je veux un habillement 
— , me a fell d'in kaout dillad neves 
d'am giviska penn-da-benn , d'am 
gwiska penn kU ha troad. Notre joie 
n'était pas complète, n'oa ket ho 
c'haloun war 'n hed lost da vesa 
laouen-meurhed. M. Le portrait de 
Lucifer ne serait pas — si je n'ajoutais 
qu'il a une queue au bas du dos, ne 
ve ket patroum Lusifer ânes he gein 
besa lostek. M. 

COMPLÈTEMENT, adv. Entièrement, 
totalement; voy. ces mots. 

COMPLÉTER, V. a. Kas da benn, p. 
kaset. Celui-ci compléterait l'autre, 
he-ma a founnusafe d'egile. T. Voy. 
ABONDANT. 

COMPLEXION, s. f. Kigenn, f; temps, 
f. (Prononcez ce dernier comme en 
français timpce.) Il est d'une bonne 
—, eunn demps vad a sen eo ; eunn den 
tempset mad eo ; eur gigenn vad a zen 
eo. Gr; eur palfad mad a sen eo. Gr. 
Il est d'une faible —, eur gigenn fall 
a zen eo, Gr ; sempl eo ann demps 
aneshañ. 

COMPLICE, s. m. Le voleur et ses 
complices, al laer hag al laeroun ail. 
L'ange prévaricateur et ses complices, 
ann droug eal hag ann droug eles ail. 
Voy. SEMBLABLE, PAREIL. 

COMPLIES, s. pi. f. Komplijou, 
komplidou, pi. m. 

COMPLIMENT, s. m. Paroles obli- 
geantes ; gourc'hemenn , m. pi. ou. 
Faites - lui mes compliments, plijet 
gan - e - hocli ober va gourc'hemennou 
d'eshan. = l'élicitation. F ùre compli- 
ment à quelqu'un, diskouez he levenes 
da eunn ail diwar-benn eunn dra-ben- 
nag ; rei da anaoul he levenes da u. b. 
Il leur fit des compliments de toutes 



COM 



187 



sortes, lavât et a reas d'etho a bep seurt 
komsou mad. = Cérémonies, façons ; 
voy. ces mots. 

COMPLIMENTER, v. a. Faire compli- 
ment ; voy. ce mot. 

COMPLIQUÉ, adj. Voy. BROUILLÉ, EW- 
BROUILLÉ. 

COMPLOT, s, m. Kavaillad, m. Dis- 
pacli, m. On a découvert leur — , dis- 
kuliet eo bel ar re a ioa en ein zavet 
a-enep ar roue. Voy. COWPLOTER, CONSPI- 
RATION, CONSPIRER, FACTION. 

COMPLOTER, V. a. Soñjal e traou fall, 
p. sonjet ; en em sevel a-enep u. b ; p. 
en em zavet ; en em gusulia a-enep ; p. 
en em guzuliet ; ober kusul da ; beza 
a-unan a-enep. Ils complotèrent contre 
lui, en em gusulia a rejonl enn he enep; 
bes' edont holl a-unan enn he enep ; en 
em c'hreat e oant enn ho enep. Ils com- 
plotèrent sa mort, kusularejont etre-z- 
ho da lakaal anezhañ d'ar maro. Voy. 
CONSPIRER, SE LIGUER, SE RÉVOLTER, WACHI- 
NER, S'ENTENDRE. On dit aussi kavaillat. 

COMPONCTION, s. f. Givir c'hlachar 
dlie bec'hejou ; glac'har eus ar beclie- 
jou. L'esprit de — , ar spered a bini- 
jenn hag a wir c'hlac'har. Voy. REPEN- 
TIR, REGñET. 

COMPORTER (SE), V. pron. Comment 
devons-nous nous comporter V Penaoz 
e raimp-ni? peira a dleomp-ni da ober 
ha da lavaret .^ Comment se comporte- 
t-il '! Penaoz ema ann doare gant-liañ? 
Il se comporte bien, mad eo ann doare 
ganl-hañ. Il se comporte mal, fall eo 
ann doare gant-hañ. Voy. SE CONDUIRE. 

COMPOSER, V. a. Faire un ouvrage, 
etc ; ober, p. great. Vann. Gober, p. 
groeit. Alors ils composèrent le sym- 
bole, neuse e rejont ar simbol. Compo- 
ser des cantiques, sevel kanaouennott 
sahiel. = Faire un tout de diverses 
choses, ober eunn dra gant kals a draou 
ail. Tout ce qui compose la charrue, 
kemenl tanim a so oc'h ober ann alar. 
P. L'homme est composé d'un corps 
et d'une âme, ann den en deuz korf 
hag ene. 

COMPRENDRE, v. a. Contenir en soi ; 
dercltel, p. dalc'het. Ce verbe, ainsi 
que beaucoup d'autres, est moins ir- 
régulier qu"on ne le pense, quand on 
considère que la conjugaison s'établit 
sur l'ancien infinitif Daic7u'. Voy. TENIR 



188 



COM 



COM 



pour la conjugaison. Plusieurs disent 
Delc'her à l'infinitif. Ce livre comprend 
ce que nous devons faire et croire , 
kavout a reer el levr-ma ar pez a 
dleomp da oher lia da gredi. = Faire 
mention, mettre dans, mettre avec ou 
sur, lahaat gant, Inkaat ^car (var), p. 
leheat, lekeet. Il a été compris sur les 
rôles , lekeat eo bet he hano icar ar 
rollou. Gr. Je l'ai compris avec les 
autres, lekeat am eus aneshaii gant ar 
re ail. = Concevoir ; klevet, p. id ; 
kredi, p. et ; gousout, p. gweset (goue- 
zet) ; lakaat enn he henn, p. lekeat; 
gioelct (guelet), p. gtcelet ; poella, p. et. 
G. Ce dernier semble avoir disparu 
complètement de l'usage , de même 
que le substantif poell. Je crois ces 
mots très-anciens dans la langue. Il 
ne vous a pas compris, n'en deuz ket 
klevet ac'hanoc'h ; n'en deus ket klevet 
ho komzou. Comprenez-vous le bre- 
ton ? klevet a rit-hu ar brezounek ? Ils 
comprirent alors que tous les hommes 
sont pécheurs, gioelet a rejomp neuse 
ez omp holl peclierien. Il comprendra 
alors que le bonlieur n'est pas do ce 
monde, neuze e teuio da welet ne d-omp 
ket evit beza euruz er bed-ma. Vous 
êtes plus faible que vous ne pouvez le 
comprendre, clioui a zo semplocli evit 
na oufac^h kredi. Ils n'ont pas compris 
qu'il était mauvais, nlio deuz ket gwe- 
let ez oa fall. Nul ne peut comprendre 
cela, s'il ne veut se taire, an» dra-ze 
a zo dreist spered ann hini ne fell ket 
d'ezhaFi tevel. Ils n'entendent ni ne 
comprennent la parole de Dieu , 7ie 
d-int ket evit klevet nag evit lakaat enn 
ho spered komzou Doue ; ne d-int ket 
evit klevet komzou Doue nag evit lakaat 
anezho enn ho spered. Ils ne peuvent 
rien — à la félicité des enfants de 
Dieu, ne d-int ket evit gouzout pegen 
euruz eo bugale Doue. Ils ne compren- 
nent pas cela, ne d-int ket evit gtvelet 
kement-se. Ils n'entendent ni ne com- 
prennent, ho diskonarn a zo bouzar 
hag ho spered a zo dall. Ecoutez et 
comprenez cela, selaouit ha klevit mad 
va cliomzou. Vous comprenez, n'est- 
ce pas ? Klevet a rit ? Choui a ivel .^ 
Parlez clairement et je vous compren- 
drai, komzit freaz hag e klevinn pelra 
a livirit. Voy. CONCEVOIR. 



COMPRESSE. 

gouli, f. 



f. Lienenn, lienenn 



COMPRESSION, s. f. Givask (goask), 
m; gioaskadar (goaskadur), m; Vann. 
Macli, m. Par la — , enn eur waska 
anezhañ (^oaska). Voy. cOftIPRIMER. 

COMPaiRSER, V. a. Presser, gtoaska 
(goaska), p. et ; slarda kaer, p. stardet; 
ce dernier implique l'idée de cordes, 
etc ; maclia , p. eJ. Vann. Gwaskein , 
slerdein, machein. 

COKIPRIS, adj. Les enfants —, hag 
ar vugale irez. Les enfants non — , 
hep ar vugale. 

COiWPTANT, adj. Argent — , arc'hant 
dizolo , arc liant dioc'h-tu. Payer ar- 
gent — , jjaea war ann tomm ; paea, 
tvar al leacli ; paea dioc'h-tu. 

COiflPTE, s. m. Calcul, supputation ; 
voy. ces mots. = Ce qui est dû ; 
kounl, m. Mettez cela sur mon —, 
me a baeo ann dra-ze. = Marché ; 
marc'had, m. Le vin est à bon — , ar 
gwinazomarc'had mad. = Personne. 
Ceux qui faisaient circuler des bruits 
sur son —, ar re a lekea drouk keloxi 
da redek diwar he benn. Les bruits qui 
ont couru sur le — de son père, ann 
traou a zo bet lavaret diwar-benn he 
dad. Inventer des faussetés sur le — 
de quelqu'un, soñjal gcvier ivar boues 
u. b ; sevel gevier a-enep u. b.= Tenir 
compte de ; derc'hel stad euz a; ober 
van euz a. Il ne tint aucun — de ses 
paroles, ne zalc'haz slad e-bed euz he 
gomzou ; ne reaz van e-bed ocli lie gle- 
vet. Je vous tiendrai — de ce service, 
m'Iien talvezo d'e-hoch. = Demander 
compte de. Nous n'avons pas à lui en 
demander — , nlion euz nelra da welet 
ivar-n-ezhañ. = Prendre compte. Au 
jour du jugement chacun devra rendre 
— de ses œuvres, do zeiz ar rarn pep- 
hini ac'hanomp a zeuio da zisplega 
hed-da-hed he holl oberiou. Nous ren- 
drons — au jour du jugement de toute 
parole oiseuse , ann den a raiiko rei 
kred euz a gemend ger goullo e dciz ar 
varn. Il nous faudra rendre — de nos 
actions, red e vezo d'e-omp displega n- 
grenn hag e pep gwirionez kemenl Ira 
hon devezo greal. — Je vais lui donner 
son —, me roio he slal d'ezhan (s'en- 
tend en mauvaise part). 

COMPTER, V. a. Calculer; leurel d'ar 
jed, p. taolet ; jedi, p. et ; je crois ces 
mots peu usités partout; niveri, p. et. 
Tous vos cheveux sont comptés, m- 



CON 

reret eo het hleo ho penn. G. Compter 
sur ses doigts, niveri ivar he visiad. 
G. Sans — les femmes, hep ar grayes; 
hep niveri ar grage:^. Je ne saurais les 
— tant il y en a, hep na oufenn niver 
e-hed aneiho. = Estimer. Tout cela 
doit être compté pour rien, kement-se 
a zo da veza prizet evel netra. Je 
compte pour rien tout ce que j'ai fait, 
kement Ira am eu% greal ne d-eo nelra 
cvid-oun. Je compte que nous irons 
tous deux ; kredi a rann ez aimp di 
hon daou. Il comptait pour rien ce qui 
lui était le plus pénible, kavout a rea 
eas ar pes a gave diesa diagent. Ne 
comptez pour rien ce qu'il a fait pour 
vous, arabad eo d'e-hoc'h derc'hel stad 
euz ar pes en deu% great evid-hoc'h. Ce 
sera un grand bien pour vous de n'être 
compté pour rien parmi les hommes, 
evid ho prasa mad e veso heza evel 
nelra e-touez ann dud. = Compter 
sur ; fisiout, p. fisiet ; kaout fisians e. 
Ne comptez pas sur cet homme, ara- 
had eo ho pe fiaians enn den-ze ; arabad 
eo d'e-hocli fisiout enn den-ze. Vous 
auriez tort de compter sur cela, ara- 
bad eo d'e-hocli tout war gement-se. Il 
ne compte pas sur ses propres forces, 
n'en deuz fisians e-bed enn he ners he- 
unan. Ceux sur lesquels vous comptez 
le moins, ar re ma sonjit nebeuta enn- 
ho. Il sera pris, vous pouvez y comp- 
ter, paket e vezo na petra 'ta ; paket e 
vezo a c'hellit kredi; paket e vezo mlien 
ton ; paket e vezo, petra virfe. 

COMPTOIR, s. m. Table longue dans 
les boutiques, taol kount, f. Sur le —, 
war ann daol kount. — Chambre où 
est la caisse des banquiers ; kount- 
lec'h, kountlec'h, m ; ar c'hounl-lecli. 

COMTE, s. m. Dignité; kondt, m. pi. 
éd. Au féminin, koniez, f. pi. éd. Mon- 
sieur le comte, ann aotrou ar cliondt. 
Le — de Loa, ar cliondt a Loa. Vann. 
Kondt, jaril, m. Autrefois iarl, m. pi. 
ierl, et au féminin iarlez. V. 

COMTÉ, s. m. Kondtad, m. Le — de 
la Forest, kondtad ar C'hoat. 

CONCASSER, v. a. Pilât, p. pilet ; 
brevi, p. et; terri gant eur mor sol, p. 
torret. Vann. Torrein, torrein get eur 
morcliol. 

CONCAVITÉ, s. f. Trou, creux, antre, 
grotte ; voy. ces mots. 



CON 



189 



CONCÉDER, v. a. Accorder ; voy. ce 
mot. 

CONCEPTION , s. f. Engendrement 
dans le sein de la mère; eñgeheñtadu- 
res, f. Gr ; speriadurez, f. Ces mots 
doivent être évités. Voy. CONCEVOIR , 
ENGENDRER. La fête de l'Immaculée Con- 
ception, goel Maria Kerzu. Gr. = In- 
telligence, esprit ; voy. ces mots. 

CONCERNANT, adv. Au sujet de ; voy. 
ce mot. 

CONCERNER, v. a. Sellet oc'h, p. sel- 
let. Cela le concerne, kement-se a zell 
out-hafi. Cela ne concerne pas mou 
père, kement-se ne zell ket oc'h va zad. 
Je connais ce qui vous concerne, me 
a oar ho toare. Voy. doare. 

CONCERT, s. m. Union, accord. Ils 
marchent de — dans cette affaire , 
a-unan int ho daou. 

CONCERTER (SE), v. pron. Ils se con- 
certèrent pour lui nuire, en em c'hreat 
int ho daou enn he enep ; a-unan edont 
ho daou enn he enep; kuzul a rejont 
etre-z-ho da ober gaou out-han. Ils se 
concertèrent sur ce qu'ils avaient à 
faire , en em gusuUa a rejont diwar- 
benn ho doa da ober ; sous-entendu ar 
pez. 

CONCESSION, s. f. Faites-nous cette 
— , plijet gan-e-hoc'h rei d'e-omp ar 
pez a c'houlennomp digan-e-hocli ; pli- 
jet gan-e-hoch ober ar pez, etc. On a 
eu de la peine à lui arracher cette — , 
poan a zo bel oc h he lakaat da rei ann 
dra-ze. 

CONCEVOIR, V. a. Engendrer; eñge- 
heñta, p. et, Gr ; genel, p. ganet. Pé- 
risse la nuit où il a été dit : un homme 
a été conçu ! Ra vezo milliget ann noz- 
vez ma oe lararet : eunn den a sa bet 
ganet ! Voy. ENGENDRER. = Compren- 
dre ; klevet, p. id ; poella, p. et. G. Ce 
dernier n'est plus usité. Je conçois ce 
qu'il dit, klevet a rann ar pez a lavar. 
Jamais il ne concevra la joie du fidèle, 
biken ne vezo cvit gouzout petra eo le- 
renez ann ene mad. Voy. COMPRENDRE. 
= Avoir. Où donc est cette confiance 
conçue de ma sagesse ? Peleacli ema 
ar fisians am boa em fumez ? Gardez- 
vous de concevoir une haute opinion 
de vous-même, na gredit ket e talfac'h 
nep ira vad e-bed, ou, netra vad e-bed, 
par élision. 



190 



CON 



CONCILE, s. m. Koñsil, m; sened, 
m pi. ou. Les conciles œcuméniques, 
ar sinedou. 

CONCILIATION, s. f. Unvaniez, urva- 
niez, f. 

CONCILIER, V. a. Mettre d'accord; 
lakaat peoch être tud, lakaat tud a- 
unan ; unvani, urvaiii, p. et. Je n'ai 
pu les — , n'ounn kct bel evit ho lakaat 
a-unan. = Mériter, attirer ; gounid, 
p. gounezet. Il s'est concilié l'amitié 
de tous, gounezet en deux karañlei 
ann hall. Voy. ATTIRER. 

CONCIS, adj. Berr. Il est très -- dans 
ses discours, lavarel a ra kalz a draou 
e berr gomzou. 

CONCITOYEN , S. m. Compatriote ; 
voy. ce mot. 

CONCLURE, V. a. Terminer; oher, p. 
great ; peur-ober, p. peur-clireat; kas 
da benn , p. kaset. C'est une afl'aire 
conclue, great eo ar stal, great ar stal. 
= Tirer une conséquence; mennat, p. 
mennet ; dastum, destum, p. et. Que 
concluez - vous de là ? Petra eo ann 
dra-ze da lavaret hervez ho mennnz ? 
petra a vennil-hu diwar-benn kement' 
seP 

CONCLUSION, s. f. Fin, sentiment; 
voy. ces mots. 

CONCOMBRE, s. m. Fruit; kokomhre- 
zenn, f. pi. kokombrez ; eur gokombre- 
zenn, ar c'hokombrez. 

CONCORDE, s. f. Peocli, m ; karañ- 
tez, f ; unraniez, f. 

CONCORDER, v. n. Beza a-unan gant. 

CONCOURS, s. ra. Foule, beaucoup, 
aide, assistance ; voy. ces mots. 

CONCUBINAGE, s. m. Buez eur paotr 
hag eur verdi a vev elre-z-ho evel pa 
vijent bel dimezet ; riboderez, m- Trég. 
Serc'herez, m. Vivre en — , ribodal, p. 
ribodet. Trég. Serc'hin, p. sercliet. 

CONCUBINE, s. f. Mercli a vev gant 
eur paotr evel pa vijent bet dimezet ; 
ribodez, f. pi. éd. Trég. Serc'h, f. pi. o. 

CONCUPISCENCE, s. f. C'hoantegesiou 
fall ar cliorf ; drouk-ioulou ar c'horf, 
pi. m. Voy. CONVOITISE. 

CONCURRENCE, s. f. Rivalité; voy. 
ce mot. 



CON 

CONCURRENT, S. m. Neh a %o e-keñ- 
ver eunn ail, e-kever eunn ail ; neb a ïo 
kei'ivcr-ha-kenver gant eunn ail ; neb a 
gerz war seuliou treid eunn ail ; voy, 
BRISÉES ; keferer, keverer, kevezer, m. 
pi. ien. Au féminin, kcfererez, pi. éd. 

CONCUSSION, s. f. Vol, larcin, etc ; 
voy. ces mots. 

CONCUSSIONNAIRE, s. m. Voleur, etc; 
voy. ce mot. 

CONDAMNATION, S. f. Barn, barne- 
dige::, f. 

CONDAMNER, v. a. Donner un juge- 
ment ; barn, p. et. Condamner à mort, 
aux galères, barn d'ar maro, barn d'or 
galeou. A quoi a-t-il été condamné ? 
Da be boan ef-hen bet barnel gant ar 
barner ? Ce n'est pas pour cela que 
nous serons absous ou condamnés par 
Dieu, ne d-eo ket evit se eo e vezo mad 
pe fall barnedigesiou Doue enn hor 
c'hemer. Il a été condamné à la pri- 
son, lekeat eo bet enn loull. Le juge le 
condamna à cinq jours de prison, ar 
barner a lekeaz d'ezhafi pemp dervex 
enn toull. Il a été condamné comme 
faux témoin, gaouiad eo bet dirak ar 
varn lia paket enn toull ; kraouiet eo 
bet evit he desteni faoz. Pilatc con- 
damna Jésus à être fouetté. Pilai a 
varnaz Jezuz da veza skourjezet. Il me 
condamna à rester ici, lekeat e oe d'in 
ganl-hañ choum ama. T. = Désap- 
prouver, blâmer ; voy. ces mots. 

CONDENSATION, s. f. Kaledigez, f. 
Ce substantif doit être évité autant 
que possible. Par sa — , enn eur galedi 
anezhañ ; enn eur lakaat ann dra-ze da 
galedi. Voy. CONDENSER. 

CONDENSER, v. a. Kaledi, p. et. En 
le faisant — , enn eur lakaat anezhañ 
da galedi. = V. pron. kaletaal, p. ee«, 
eat. Il se condensera vite, buhan e 
teuio da galetaat; kaletaal a raio buhan. 

CONDISCIPLE, s. m. Ken-skolier, m. 
pi. ken-skolier ien. C'est mon — , va, 
clien-skolier eo. Voy. ÉCOLIER. 

CONDITION , s. f. État d'une per- 
sonne, d'une chose ; stad, f ; doare, f. 
Si la — d'un homme est telle à l'égard 
de sa femme, mar d-eo evel-se doare 
ann ozacli e-keñver he e'hreg. Ci. Je 
porte avec douleur le fardeau de ma 
malheureuse —, vasladaxo eur beac'h 



CON 

pounner evid-oun; va stad a zo d'in 
beach pounner. Combien est lamenta- 
ble la — de rtiomme déchu ! Na pegen 
truezui eo stad ann den kouezet er 
pec'hed ! Il y a une grande différence 
entre ma — actuelle et ma — de roi, 
kalz disherel a %o être ra doare brema 
ha va doare pa oann roue. R. La con- 
dition des riches est fort agréable, ar 
re binridik a zo ebad ho doare. = Nais- 
sance, extraction ; stad, f ; leac'h, m ; 
renk, m. Un homme de basse —, eunn 
den a stad iiel ; eunn den bilen ; ce 
dernier est un terme de la féodalité. 
Un homme de —, eunn dijeñtil, m. pi. 
tud dijentil. Une fille de bonne — , eur 
verc'h a dieges vad. Un homme de sa 
— , eunn den eus he stad. Dieu n'a pas 
égard à la — , Doue n'en deus kemm 
e-bed evit den ; Doue ne ra kemm oc'h 
ann den. G. = Obligation, clause. 
Les conditions d'une bonne culture 
sont..., mar fell d'e-hoc'h labourât viad 
ann douar, e tleit ober... J"ai observé 
les conditions que vous aviez établies, 
great am eux ar pes ho poa lavaret ; 
miret am euz ann divizou ho poa lekeat. 
Gr. Je Tai vendu sans — , gxcerzet am 
eus ann dra-se hep divis e-bed. Dans 
ces conditions il pourrira vite, buhan 
e teuio da vreina dre ober evel-se. = A 
— que vous viendrez, gant ma teuot ; 
enn divis ma teuot ; war boues ma 
teuot. Voy. POURVU QUE. 

CONDITIONNEL, s. ra. Terme de 
grammaire. Le Gonidec et plusieurs 
auteurs donnent à peu près comme 
indifférentes les terminaisons de ce 
temps des verbes. Ainsi ils disent : 
karfenn, karjenn, karchenn, karsenn, 
karrenn. Pour moi, la première est la 
plus régulière et la plus usitée. Cha- 
cun, en cela, semble avoir pour guide 
son oreille ou les premières impres- 
sions de son enfance. — J'ai cru 
devoir faire ces remarques parce que 
quelques auteurs , trop exclusifs , 
s'imaginent qu'il n'y a de bon que leur 
manière de faire; ce qui ne les em- 
pêche souvent pas d'employer, dans 
des circonstances semblables , des 
terminaisons différentes. Ici encore 
Le Gonidec me paraît le plus sage entre 
tous. Voy. ce qui est dit à ce sujet au 
mot PRÉTÉRIT. — Comme règle bonne 
à observer, je dirai qu'on doit avoir 
égard à la terminaison du radical. 



CON 



191 



Ainsi, selon moi, kavchenn (kavout), 
dalefenn (dale), anavesfenn (anayezout) , 
karjenn (karet), sont les terminaisons 
qui, dans ces verbes, sonnent le mieux 
à mon oreille. 

CONDOLÉANCE, s. f. Faire un com- 
pliment de — , kemeret pers e doan u. b; 
diskoues he garantes oc h ann hini a so 
glacharet. 

CONDUCTEUR, s. m. Qui accompagne 
par amitié; neb a ia da ambrouk u. b- 
ambrouger, m. pi. ien. G. Voy. ACCOM- 
PAGNER. = Conducteur de voiture; 
voy. POSTILLON, COCHER, CONDUIRE. = 
Guide; voy. ce mot. = Conducteur de 
charrue, kaser annalar. = Conducteur 
de travaux, ann hini a zo mestr war al 
labour; neb a cliouarn al labour, nep 
a so mestr war ar vecherourien. 

CONDUIRE, v. a. Mener, guider; 
kas, p. et, rena_ p. et; blenia, bleina 
(blehina), p. et; rena, p. et; hiñcha, 
p. et. Conduisez mon fils à la ville, 
kasit va map e kear. Conduisez le cheval 
à l'écurie, kasit ar mardi d'he graou. 
Conduire une voiture , blenia eur 
c'Iiarr, bleina eur c'harr, et mieux, 
kas ann denn. Conduire un cheval, 
rena eur mardi, bleina eur mardi. 
Conduisez ce cheval au Faou, kasit ar 
marc'h-ze d'ar Faouet. Conduire les 
vaches aux champs, kas ar zaout er- 
meas. Conduire la chai'rue, kas ann 
alar. Conduisez-le chez moi , kasit 
aneshafi dam si. Conduire quelqu'un 
en un lieu, mont da gas unan-bennag 
enn eul leac'h. Conduire un aveugle, 
kas, rena eunn den dall. J'irai là où 
Dieu me conduira, mont a rinn d'al 
leadi ma karo Doue va c'has. Le 
chemin qui y conduit, ann hent da 
vont di. Où conduit ce chemin ? Da 
beleac'h es eer dre 'nn hent-ma? Le 
chemin qui conduit à la damnation, 
ann hent a gas da goll. G. Que la vérité 
me conduise à une fin salutaire ! Ra 
seuio ar wiriones d'am miret beteg eur 
maro mad ! Cela me conduira à la mort, 
kement-se am c'haso beteg ar maro. H. 
= Diriger, administrer ; rena, p. et. 
Vann. Meein. Corn. Meza. Le ciief qui 
conduira mon peuple, ann hini a reno 
va fobl. Il a bien conduit sa maison, 
renet mad eo bet he di gant-hañ. G. 
Conduire des travaux, besa mestr war 
al labour iou, gouarn ar vecherourien; 
youarn al labouriou. Tous ne savent 



192 



CON 



pas condairp une ferme, ann holl ne 
ousont ket lielmat. = Accompagner par 
amitié, par civilité ; mont da amhrotik 
u. h; mont da heul u. h; ambrouk, 
p. amhrouget. Je vous conduirai jus- 
qu'à moitié chemin, me ielo d'hoc'h 
ambrouk beteg ItaïUer ann hent. = V. 
pron. se comporter. Se conduire d'une 
manière irréprochable, beva didamall. 
Se conduire mal, oberbuez fall; kenet 
enn hent fall. Comment se conduit-il? 
Fenao% ema ann doare gant-haii? Il se 
conduit mal, fall eo ann doare gant- 
hañ. Il se conduit bien, mad eo ann 
doare gant-hañ. Je suis assez grand 
pour me conduire, me a zo den a-waWh 
evit gouzout petra da ober. Nul n'est 
assez sage pour se conduire lui-même, 
n'euz den fur a-ivalcli evit en em sluria 
anezhafi he-unan. T. La manière dont 
nous nous sommes conduits parmi 
vous, hor bues enn ho louez. G. Il 
ne se conduit pas avec assez de cir- 
conspection, ne d-eo ket fur a-walc'h. 
Je me suis conduit envers vous comme 
un père, great em eus enn ho keñver 
evel a rafe eunn tade-keñver he vagale. 
Conduisons-nous mieux que par le 
passé, greomp pellncli, gwell evit enn 
amser a zo bel. Pour savoir comment 
se conduisait sa fille, da c'housout 
penaos es ea ar bed gant he verc'h. 
Voy. CONDUITE. 

CONDUIT, s. m. Canal, tuyau; voy. 
ces mots. 

CONDUITE, s. f. Action d'accom- 
pagner; ambrouk, m. Faire la — ; 
voy. ACCOMPAGNER, CONDUIRE. = Manière 
de se comporter. Il a une très-m_auvaise 
—, fall eo ann doare gant-hañ; skoet 
en deus a-dreuz ; kerzet a ra enn hent 
fall. Mener une — irréprochable, 
beva didamall, besa direbech e pep tra. 
Le soir, examinez votre — , dioc'h 
ann abardaes sellit pis oc'h ho pues. 
Changer de — en religion , ober 
pinijenn, mont war wellaat (var vellaal); 
dont enn-hañ he-unan. T. = Adminis- 
tration, direction ; voy. ces mots. 

CONFECTIONNER, v. a. Ober, p. 
great. 

CONFÉDÉRATION, s. f. Alliance; 
voy. ce mot. 

CONFÉDÉRER (SE), V. réfl. Se liguer, 
etc; voy. ce mot. 



CON 

CONFÉRENCE, s. f. DiviS, m. pi. 
ou. De pieuses conférences, divisou 
sañlel. 

CONFÉRER, V. a. Accorder, concéder; 
voy. ces mots. = Conférer les sacre- 
ments, rei ar zacramanchou. Voy. 
SACREMENT. = S'entretenir, parler ; 
voy. ces mots. 

CONFESSE (ALLER A), mont da goves, 
mont da gaout ann tad koresour, mont 
da gaout he dad, ou he sad, s'il s'agit 
d'une femme. Il est allé à —, eateo 
da goves, eat eo da gaout he dad 
kovesour. 

CONFESSER, v. a. Avouer; añsao, 
añsav, p. añsavet. Ancien infinitif 
Afisavout. Il faut — la vérité, red eo 
añsao ar wirionez. Ils ne veulent pas 
— leur faiblesse, ne fell ket d'ezho 
añsao peger sempl int. Il a confessé 
son crime, añsaret eo bet he dorfed 
gant-hañ. Confesser Jésus-Christ et - 
la foi, afisao Jezus-Krist hag ar feis ; 
diskleriadirag ann holl e kreder kemend 
a yred hag a sesk hor mamm sañtel 
ann Iliz, Gr ; diskleria he feiz dirag 
aim holl; diskleria he gredenn. = 
Entendue en confession ; kovesaat, p. 
eet, eat. Confesser de vieilles femmes, 
diskañla graclied. Voy. VIEILLE, une 
des espèces de poissons de mer. = V. 
pron. Faire à un prêtre la déclaration 
de ses péchés, mont da goves, p. eat; 
añsao he bec'hejou; kovesaat da eur 
belek. Voy. CONFESSE. Allez vous con- 
fesser, it'da govez ; il da gaout ho lad 
kovesour. Celui qui ne se confesse 
jamais, eunn den digoves. 

CONFESSEUR, s. m. Martyr niort 
pour la foi ; nep en deuz gouzanvet 



poamou 



bras enn eur ansao Jesus- 



Krisl hag ar feis ; nep en deuz gouzan- 
vet kals a boaniou hep nac'h he feis. 
— Prêtre qui confesse ; kovesour, m. 
pi. ien. Un — commode, eunn absol- 
ver. Un — rude, eur c'hivijer. T. Allez 
trouver votre —, it da gaout ho tad 
kovesour. 

CONFESSION, s. f. Aveu, reconnais- 
sance. Faire — de sa foi; voy. CONFES- 
SER SA FOI. = Aveu de ses péchés à 
un prêtre; kovesion, f; or govesion. 
Mourir sans confession, mervel digo- 
ves. U est mort sans —, maro eo digo- 
ves. Faites votre —, gril ho kove- 
sion. On lui donnerait le bon Dieu 



CON 

sans — ha den no sonjche. Faire une 
— générale, ober a iras eur govesion 
eus he vues penn-dre-henn. H. Il est 
défendu de révéler des péchés avoués 
eu — , arabnd eo diskleria pec'hejoa 
a so bet koveseef. = Le sacrement de 
la pénitence, ar z-acramant a bini- 
jenn. 

CONFESSIONNAL, s m. Kador ar 
(■'hoiezour, kador a govesion, f. Vaim. 
Kadoer er c'horesour. 

CONFIANCE, s. f. Fisians. flzidns. f. 
Vann. Fians, f. Avoir — en quelqu'un. 
kaoul fisians en a u. h ; lakact fisians 
enn u. b; fisioul enn u. h. Prenez — . 
kemerit fisiaris. G ; ho pezet fisians. 
Avec —, gant fisians. Ayez — dans 
ma tendresse pour vous , liki[ ho 
fisians em charañies enn ho kenver : 
likit eves da gaout diskrcd ivar va 
c'harantes ouz-hoch. N'ayez pas trop 
— en vous, nfuem harpit kel war ho 
ncn : miril n'ho pe re a fisians enn- 
hoc'h hoch-unan. Cela lui donnera une 
grande — de bien mourir, kement-sea 
veto eur fisians vraz d'ezhah pa dostaio 
ar maro. Elle Inspire de la — à tout 
le monde, ann hoH ho deuz fisians 
enn-hi. Ayez — en moi. bezit fisians 
enn-oun. T. 

CONFIANT, adj. Fisiuz ; peu ou pas 
usité. Nep en déus fisians er re ail. 

CONFIDENCE, s. f. Faire des confi- 
dences à, digeri he galoun da n . b; 
di-skarga he galoun da. ï. 

CONFIDENT, s. m. Mignoun ar ga- 
loun. m. pi. mignouned ar galoun; 
mignoun ne guzer neira ou'-han; mi- 
ynoun bras. 

CONFIDENTIELLEMENT, adv. E kuz, 
e kiizul. 

CONFIER, v. a. Fisinul, fizinui, p. 
fisiet, fiziet.YAun. Fiein, p. ^ef. Gardez 
ce qui vous a été confié, mirit ann dra 
a zo bet fisiel enn-hoc'h. Où est Tobjet 
qui vous a été confié? Peleach ema 
ann dra a zo bet fisiet enn-hoc'h ? Les 
ouailles que Dieu nous a confiées, ann 
dud a zo bet roet d'e-omp da ziwall 
gant Doue (ziouall). Je lui confierais 
volontiers ma vie; laouen e fisienn va 
buez enn-hañ. Confier ses an'aires à 
quelqu'un, rei da unan-beniiag karg 



CON 



193 



lear he vadou, ivar he dra. Confier un 
secret à quelqu'un, digeri he galoun 
da u. b. Mon Dieu, je vous confie mon 
âme, va Doue, me a ro va ene d'e-hoc'h 
da viret. Ceux à qui nous sommas 
confiés, ar re ho deuz karg aclianomp. 
Confiez- moi vos peines, mar hoc-heux 
net h livirii d'in ho toare. H^8i vous 
vouliez me confier vos peines, inar 
karfacli lavarct d'in diicar-benn pelra 
hoc'h euz doan. Une chose importante 
que je ne puis confier qu'à lui, eunn 
dra rraz ha ne c'hell da glevet den 
e-bed nemei-han. = V. pron. En em 
fisinut e ; fisiout e. 

CONFINER, V. n. Toucher aux confins, 
être oontigu, attenant; voy. ces mots. 
= Reléguer; kas a bell, p. kaset. — 
V. pron. Mont da choum enn eul leac'h; 
en em denna enn eul leach. 

CONFINS, s. pi. m. Frontières, 
limites ; vo>. ces mots. 

CONFIRE, v. a. Koñfita, koñfisa, 
p. et; lakaat frouez da boaza gant 
sukr. 

CONFIRMATION , s. f. Assurance 
expresse. Jusqu'à la — de cette nou- 
velle, pa vezo anat ar chelou-se ; pa 
ve^o deuet ar rrud-ze da u:ir (vir). = 
U[i des Sacrements de TEglise, sakra- 
vianl ann oleo, sakramunl ann oleo 
sakr, m ; kousoumenn, f. Donner le 
Sacrement de la — ; voy. CONFIRMER. 

CONFIRMER, v. a. Assurer, certifier. 
Pourriez-vùus me confirmer ce fait? 
Ha c'houi a c'hallfe toui es eo gwir ann 
dra-ze (guir^? Quand cette nouvelle 
sera confirmée, pa vezo anat ar c'helou- 
se; pa vez» deuet ar rrud-ze da wir 
(vir':. _ Donner le Sacrement de la 
Confirmation, rei Sckramant ann oleo; 
kouzouraenni, p. et. Il a été confirmé' 
kouzoumennet eo bet. 

CONFISCATION, s. f. Vov. CONFISQUER. 

CONFISQUER, v. a. Kemeret, p. id ; 
derc'hel, delc'her, p. dalc'het. Anciens 
infinitifs, kemvrout, dalc'hi. 

CQNFITE03, s. m. Prière; koñfiteor, 
f. Dites le —, livirit ar goñfiteor. 

CONFITURE, s. f. Frouez koñfitet ; 
frouez a zo bet poazet gant sukr. En 
Galles, kofiz boued. V. 

25 



194 



CON 



CON 



CONFLUENT, s. m. Aber, f; forcli, 
m; aher diou ster, fon'h diousler; 
kemher, f. G. Au — de fOdetetduTeir, 
enn aber ster ion Odel lia Teir, Gr. 

CONFONDRE, v. a. Brouiller, mêler; 
voy. ces mots. =^ Se méprendre ; voy. 
ce mol. = Convaincre; feaza, faeza, 
p. et; kendrec'hi, p, et; troue ha he 
deod da u. b; serra he c'henou da 
u. b : irec'hi, p. et. Voy. CONVAINCRE. = 
Humilier; ober mez da, karçia a lez. 
\oy. HUMILIER. 

CONFONDU, adj. 11 resta tout cou- 
fondu, (jolnel a rez e oe. 

CONFORME, adj. Hevel, hemel oc"h ; 
hevelep ; par. Vanri. Uaval, Itañval 
doc'h. Ce drap est — à l'écliantilloii, 
ar mezer-ze a zo heñvel ocli ann 
draillenn, a zo par d'ann draillenn. 
Nous l'avons trouvé parfailiment — 
au texte français , karet hon euz 
atiezhaà enii-hoU-d'ann-hoU hevel ocli 
arskouer e gallek. T. Cela est — à la 
loi, hervez al lezenn eokement-se. 

CONFORMÉMENT, adv. Hervez, dioc h, 
iliout. Le premier eu parlant des 
ciioses ; les autres en pariant des 
personnes. Vann. Hervé, doc'h. Con- 
formément à la loi, hervez al lezenn. 
J'ai agi — à ses intentions, greal atn 
euz diout-hnñ ; greal am euz hervez he 
ziviz, hervez he c'hoant. J'ai agi — aux 
désirs de cet liomme, grea( am euz 
dioc'h ann den-ze. Voy. SELON, D'APRÈS. 

CONFORMER, v. a. Lakaal da ceza 
hevel orli. = V. pron. Se conformer 
aux lois, plega d'al leZenn; cher her- 
vez al lezenn; beva e doujans lezenn 
ar roue. 

CONFORMIÏË, s. f. Heveledigez, f. 
Ce subslantif doit être évité le plus 
possible. Il y a de la — entr'eux, peuz- 
hevel int ho daou. \'ous auriez alors 
plus de — avec tous les hommes, 
neuze e vec'h herclocli oc'h ann dud 
hnll. 

CONFORTANT, adj. Voy. RÉCONFORTANT. 

CONFORTER, v. a. Forlilier, donner 
des forces ; voy. ces mots. 

CONFRATERNITÉ, s. f. Ken-vreudeu- 
riez, f; ken-vreuriez, f ; ar gen-rreu- 
deur, pi. m. Vo). CONFRÈRE, CONFRÉRIE. 



CONFRÈRE, s. m. Ken-vreur, kenvreur, 
m. pi. ken-vreudeur , kenvreudeur, 
Vann. Brer, m. pi. berder. C'est mon 
— , va chen-vreur eo. Un — , eur 
clien-rreur. Les confrères, ar gen- 
vreudeur. 

CONFRÉRIE, s. f. Breuriez, f. pi. ou. 
Vann. Breriach, berdiach, f. pi. eu. 
La — du Rosaire, breuriez ar Rozera. 
La — du Sacré-Cœur de Jésus, breuriez 
ar galoun Sakr a Jezuz. 

CONFRONTER, v. a. Lakaal eunn dra 
dirak eunn ail da welet hag hi a zo 
hevel ann eil oc'h eben. Confronter 
deux témoins, gervel eunn test dirak 
eunn pff. Confrontez ces deux écrits, 
sellit piz oc'h ann daou skrid-ze. 

CONFUS, adj. Brouillé, en désordre; 
luiel, luziet, rcusllet, kemmesket. =^ 
Peu distinct, parlant des sons; ne d-eo 
ket skillr. — Honteux ; goloel a vez, 
kargel a rez; mezek. T. Il ilometua 
tout —, goloet a vez e oe. Vov. honie, 
HONTEUX. 

CONFUSÉMENT, adv. Mesk-e-mesk ; a 
stropadou, (ir; enn eunn druillad. 

CONFUSION, s. f. Embrouillement, 
désordi-e ; reustl, m ; kemmesk, m ; 
direiz, m. — Honte; mez, f; dismegans, 
f. Vann. Mec'h, f. Voy. HONTE. 

CONGÉ, s. m. Adieu ; kimiad, m. 
Prendre — de quelqu'un, kimiada 
dioc'h u. b. Il est venu prendre — de 
moi, deuet eo da gimiada dious-m. 
Sans prendre — de son frère, hep 
kimiada dioc'h he vreur. Après avoir 
pris — d'eux, goude beza lavarel 
kenavezo d'ezho. Fam. Après avoir pris 
— l'un de l'autre, goude m' ho doa 
great ho c'himiadou etre-z-ho. R. = 
Prendre son congé, s'en aller; mont 
huit. Il a pris son — , eat eo kuil. 

CuNGÉOlER, v. a. Renvoyer, cîiasser; 
voy. ces mots. 

CONGÉLATION, s. f. Kalediyez, f, 

CONGELER, v. a. Figer, coaguler; 
kaledi, p. et. Vann. Kaledein. = V. 
pron. kaletaat, p. eet, eat. Il se congè- 
lera, kalelaat a raio. = Se glacer ; 
voy. ce mot. 

CONGRATULER, v. a. Diskouez he 
levenez da unan-bennag diwar-benn 
e. d. b. 



CON 

CONGRE, s. m. Poisson ; Silienn vor, 
r. pi. sili lor, siliou lor ; labisirenn, f. 
pi. labisir. Voy. ANGUILLE. 

CONGRÉGATION , s. f. Confrérie ; 
voy. ce mot. 

CONGRÈS, s. m. Réunion de savants, 
etc: strollad, stroll, m. 

CONJECTURE, s. f. Sentiment, avis, 
pensée ; voy. ces mots. 

CONJECTURER, v. n. Penser, croire; 
voy. ces mots. 

CONJOINT, s. m. Épou.K; voy. ce 
mot. 

CONJOINTEMENT, adv. En commun; 
voy. ce mot. 

CONJONCTURE, s. f. Circonstance, 
occasion ; voy. ces mots. 

CONJUGAL, adj. /Ir pez a zell oc h 
ann daou bried. La fidélité conjugale. 
ar fealded eus ann eil bried e-kenver 
egile. T. 

CONJÜRATEUR, s. m. Conspirateur; 
vuy. ce mol. 

CONJURATION, s. f. Conspiration; 
voy. ce mot. = Évocation ; voy. 
ÉVOQUER. CONJURER. 

CONJURER, V. a. Supplier, conspirer; 
voy. ces mots. = Évoquer les démons. 
Icas kuit ann diaoul gant pedennou ; 
geTvel ann diaoulou. 

CONNAISSABLE, adj. Eaz da anaout. 

CONNAISSANCE, s. f. Notion, avis ; 
anaoudegez, f. Ce substantif n'est 
guère employé; il est mieux de se 
servir du verbe. Avez-vous — de cela? 
anaout a ril-hu ann dra-ze? youzout a 
rit-hu kement-se? Quand il en eut — , 
pa glevaz kcmenl-se. Dès lors l'homme 
eut la — du péclié, ann den a neuze a 
anavezaz ar peched. Cardez-vous de 
le faire avec — de cause, diicallit na 
rafach kement-se nemet e ve hep you- 
zout d"e-hoc'h. = Amitié, liaison; 
anaoudegez, f. Mot à éviter comme le 
précédent, l'armi les personnes de sa 
— , e-touez }ie vignouned. = Fonctio>'s 
des facultés. Perdre —, sempla, p. et; 
fata, p. et. Quand un malade a perdu 
— , pa lez eat he anaoudegei digant 



CON 



195 



eunn den klanr. R. Quand il eut perdu 
— , pa ne ziskouezaz anaoudegez e-bed 
inui, R; pa en doe koUet ar skiant 
anezhafi he-unan. Cela lui a fait re- 
couvrer — , kement se eo en deuz digaset 
anezhaTi enn-hañ he-unan .T . Elle avait 
encore sa — , he anaoudegez vad a ioa 
choas yant-hi. T. = I:\strugtiox, 
savoir. Il possède les connaissances 
les plus variées, youzout a ra kalz a 
draou; he-ma a oar eur gary traou ; 
eunn den gwisiek-braz eo. 

CONNAISSEUR, s. m. Den a skiant, 
m. pi. tud a skiant; maül, m. C'est 
un — , )ie-ma a so eur maill. 

CONNAITRE, v. a. Avoir notion de : 
anaout, anavezout, p. anavezet; you- 
zout , p. gicezet (gouezet). Vanu. 
Anaouein, p. anaouet. Trég. Ânaveañ. 
p. anatccl. Corn. Anavout, p. anavet. 
Je le connais de vue, anaout a rann 
u7iezhañ dioo'h he welet. Connaissez- 
vous son père? anaout a rit-huhe dad? 
Je ne le connais pas, ne anavesinn 
kel anezhañ. Il ne me connaît plus, 
ni' anaiez mui aclianoun; dianavezet 
ounn yant-hah. Il ne cottnait pas le 
chemin, ne oar ket ann heni da vont 
di, ne oar ket ann hent di. Connaissez- 
vous le chemin? gouzout a rit-hu ann 
hent di ? Cela me fait connaître ma 
faiblesse, kement-se a ziskouez d'in 
peger SLVipl ounn. Une foule de choses 
que je ne co.mais pas, kalz a draou ne 
ouzomxn hano ebed anezho. Je ne lui 
connais pas d'autre nom quePierre, 
neb hano ne ouzounn d'ezhayi nemet 
Fer. Le plus vaillant homme que je 
connaisse, kalouneka den a gleiiz hano 
anezliafi biskoaz. Nous nous connais- 
sons, en em anaout a reomp. Nous ne 
nous connaissons pas, n en em ana- 
vezomp ket. Nous nous sommes con- 
nus, en em anavezet omp. = Connaître 
de; terme de jurisprudence. Alors je 
connaîtrai de votre affaire, neuze e 
klciinn achanoch. Pour mieux con- 
naître de son aiTaire, erit anaout, gwel- 
loth ar ppz a zell out-hañ. Comaître 
d'une atl'aire, kaout gicir da varn eunn 
dra. = Faire connaître ; rei da anaout, 
p. roef. Il leur fit — ce qu'on avait dit 
de lui, rei a reaz da anaout d'ezho ar 
pez a ioa bet lavaret diwar he benn. 

CONNIVENCE, s. f. Accord; voy. ce 
mot. 



196 



CON 



CONNU, adj. Evident ; voy. ce mot. 

CONQUE, s. f. Krogenn vraz, f. pi. 
kregin vraz. 

CONQUÉRIR, V. a. Trec'hi, p. et; 
gouriid, p. gounezet; kemeret dre verz, 
p. kemeret; gouviddre vrezel, gounid 
gant zoudarded. En Galles, Treclii. 



CONQUÊTE, 

set dre vrezel. 



f. Bro a zo bet goune' 



CONSACRER, v. a. Dévouer à Dieu ; 
rei da Zoue, p. roet; gwestla (goestia), 
p. et. Cela a été consacré à Dieu, ann 
dra-ze a zo hel gwestlet da Zoue. Une 
personne consacrée à Dieu, eunn den 
sakr. Gr. Se consacrer à Dieu, en em 
rei da Zoue. Voy. VOUER, SE VOUER. 
Consacrer un prêtre, sakri eur belek, 
sakra eur belek. Hostie consacrée, 
hostiv sukret. Consacrer l'hostie, .<:akra 
ar bara hann. Consacrer le corps de 
Jésus, sakri korfJezuz. 

CONSANGUIN, adj. Parent du côté du 
père; kar-nes aherzlad. Des l'rères 
consanguins, bredeuraberz lad. \'ann. 
Berder a dad. 

CONSCIENCE, s. f. Kaloun, ( ; kous- 
lians, f. Une bonne — , eur goustians 
rad. Une uiauvaise — , enr goustians 
fall, eur goustians fall a zen. eur ywall 
goustians. Avec la droiture d'une 
bonne — , gant eur goustians vad. Le 
témoignage de votn^ — , tpsieni ho 
kaloun. T. Si vous avez une bonne — ,. 
mar bez glann ho kaloun; inar bez 
direbech ho kaloun. Agir contre sa — , 
ober eunn dra a-enep lie skiant vad. 
Le témoignage de ma — ne me sulfit 
pas, ne ket a-walc'h va choustians d'in. 
ti. Descendez dans votre — et ré- 
pondez, ho tourn war ho kaloun, livirit 
d'in ann dra-ze. Interrogez votre — , 
selaouit mouez ho kaloun; goulennit 
kuzul digaiii ho kaloun : dibluskit ho 
kouitians. Gr. Sa — doit être tranquille 
à ce sujet, didrouz e lie beza war 
gement-sc. Au dernier jour le Seigneur 
deployera les plis et les replis de la — 
de chacun, d'ann deiz diveza ar Barner- 
braz a zisplego ar plrgou hag ann eil 
blegou euz a goustians pep-hini. Gr. 
Écoutez la voix de votre — , selaouit 
mouez ho knloun. Qui est sans — , 
digoustians. En conscience, e leal, ez 
leal, e pep lealded, e gwirionez (gui- 



CON 

rionez). Remords de —, rebech, m. pi. 
ou ; broudou ar goustians, rebechou 
ar goustians. Les remords de votre — , 
rebechou ho koustians. 

CONSCIENCIEUSEMENT, adv. Voy. 
LK CONSCIENCE. 

CONSÉCRATION, s. f. Action de con- 
sacrer ; sakradurez, f ; dedivant. m. 
Gr. La — d'une église, sakradurez 
eunn iliz. Gr. L'huile de — , ann oleo 
sakr, ann oleo da zakri. 

CONSÉCUTIF, adj. Dioth-tu; ann eil 

goude egile, ann eil goude eben ; ce 
dernier si le sujet est du genre fé- 
minin. Pendant dix jours consécutifs, 
e-pad dek dervez dioc'h-tu. 

CONSÉCUTIVEMENT, adv. Diocli-tu : 
dioc'h-tu kaer ; a hini da Idni ; ann eil 
goude egile ; ann eil goude eben (pour le 
féminin) ; 1ère' h ocli lerc'h. 

CONSEIL, s. m. Avis ; ali, m. pi. ou: 
kusul, m. pi. /oit; kelenn, f. pi. oh ; 
ar c'huzul, ar gelenn, ar c'huzuliou, 
ar c'helemiou. Ane. kezul. Demander 
— sur quelque chose, goulenn ali 
digant unan-bennag diwar-benn eunn 
dra. Donner un —, rei ali, rei kuzul. 
C'est là le — que j'ai à vous donner. 
}ien-nez eo ar c'huzul a fell d'in da rei 
d'e-hoc'h. Prendre — de quelqu'un, 
kemeret kuzul digant u. b. Il csf bon 
de prendre — , kemeret ali a ra vad. 
De sages conseils, aliou mad, kuzutiou 
fur. De mauvais conseils, des conseils 
imprudents, aliou fall, gitall guzuliou, 
kuzuliou dievez. Gr. On lui a donné 
de mauvais conseils, olwu fall en deuz 
bet; alia fall a reer anezhañ. J'ai suivi 
votre — , great em euz ar pez ho poa 
lararel d'in. Cenx-là me donneront — , 
ar re-ze a roi ali d'in. Il a suivi mes 
conseils, heuliet en deuz va c'helenn; 
great en deuz dioc'h va lavar, hervez va 
lavar ; heuliet en deuz ann aliou mad 
en doa bet digan-en; seûtet en deuz 
oc'h ar gdenn en doa bet digan-en. Les 
conseils évangéliques, ar c'Inizuliou 
sañtel euz ann Aviel. Il est sans — , 
diguzul eo. Gr. La nuit porte — , dale 
a ra vad a-wechou ; enn noz e kemerer 
ar ziliou. Puov. Ne pas écouter les 
conseils de quelqu'un, ober skouarn 
bouzar da gomzou e. d. = iNSTiUATiOiN", 
1 vov. ce mot. = Le — du roi, kusu- 



CON 

lieriez ar roue La maison du —, ti 
kuzulierien ar roue. Tenir con^^eil ; 
voy. S£ CONSULTER, SE CONCERTER. 

CONSEILLER, s. m. Ann hini a ro 
kuiul, a m aliou. C'est un bon —, 
eunn ali mcd ei, eur c'huzul mad en. 
Les conseiller? du roi, kuzulierien ar 
roue. 

CO^"ÇILLER, v.a. Kuiulia, p. kusu- 
liei . ■■■", p- aliet; rei kusul (relii', 
p. ri e: : lei aliou, rei kelenn; dougen 
da ober e. d. b; alla unan-bennay da 
ober e. d. h. C'est mon frère qui m'a 
conseiil.i' ûe le faire, va breur eo en 
deux va dovget da ober kemenl-se. Il a 
été mal conseillé, gwall guzuliou en 
deus bel ; aliou fall en deus bel. Il leur 
conseilla de le suivre, gervel a reaz 
anesho da vont d'he heul. Conseiller de 
fairf» une mauvaise action, atiza tman- 
bennag da ober drouk. G. Mon ange 
me conseille de me faire religieuse, 
va eal viad am c'helenn da vont da 
leanes. s. N. Voy. ENGAGER, CONSEIL. 

CONSENTESilENT, s. m. Grad cad,ï; 
aoire, m. Hors du Léon, olre, m. Avec 
le — de tous, gant grad vad ann hoH. 
Avec votre — , viar kav d'e-hoc'h ez eo 
mad ; gant ho krad vad. Ils ne peuvent 
arracher mon — , ne d'int ket evit va 
Inkaal da rei va grad d'ezho. La foi est 
un — à une vérité qui n'est pas évi- 
dente, dre ar feiz e kreder aur wirionez 
ha ne d-eo ket anal. Avec son — , mar 
kav d'eahan ez eo mad. Voy. TROUVER 
BON. 

CONSENTIR, v. n. Rei he clirad, rei 
he chrad vad, p. roel ; aotren, p. ao- 
ireel. Autrefois aotreea, à l'infinitif. 
Hors du Léo J, olren. Tous ces verbes 
sont peu usités. Le roi ne voulu" pas 
— à sa demande, ar roue ne fellaz ket 
d'eihan e vije great ar pez a choulenne 
ann den-ze. Je ne puis y — , ne fell ket 
(!'m ober kement-se, rei kement-se ; ne 
fell ket d'in e ve great kemenl-se. Si vous 
ne_ consentez à m'obéir, ma na garit 
senliouz-in. T. J'aime mieux mourir 
que de consentir à ce que tu me de- 
mandes, gweü eo gan-en mervel eget 
ne d-eo plega d'ar pez a fell d'id. Si 
Dieu et notre Mère la sainte Église y 
consentent, dindan grad vad ann ao- 
trou Doue hag hini hor Mamm santel 
ann lliz. Gr. Remerciez Dieu qui a 



CON 



197 



consenti à vous écouter, trugarekait 
Doue a zo bel prizet gant-hañ selaou 
achanoc'h. S'il consent à_ venir me 
trouver, mar pUj ganl-hañ dont d'am 
c'haout. Ils demandèrent à y aller, et 
leur mère y consentit, goulennarejont 
mont di, hag ho vuimm- a gavaz mad 
ez ajent di. Elle leur annonça qu'elle 
v avait consenti, lavarel a reaz d'ezho 
e doa bel Jaiweeta. Fam. J'y consens, 
dit-il, partez de suite, kent a ze, eme- 
z-hañ, il enn hent rak-tal. Jure-moi 
que tu iras là. — J'y consens ; nenut 
e toui war da le ez i di. — Hag a rinn, 
cme-z-hnñ. 

CONSÈQUEMMENT,adv. Rak-se ; evel- 
se, dre-ze, kent a ze, kent-se, kentse. 

CONSÉQUENCE, s. f. Résultat, suites; 
voy. ces mots. Cela aura des consé- 
quences, kement-se en devezo heul. Gr. 
La guerre et ses funestes conséquen- 
ces, ar brezel hag ar reusio\i. a zeuwar 
he lerc'h. Une petite cliose a parfois 
de graves conséquences, eunn dra 
rihan a denn aliez da vraz. 

CONSÉQUENT, ad.j. Qui agit confoi- 
mément à ses raisonnements. S'ils 
étaient toujours conséquents avec 
eux-mêmes, ma vent atao hevel out-lio 
he-unan. Il n'est pas — dans ses dis- 
cours, he-ma ne gomz ket hervez ar 
skiant-vad. 

CONSERVER, v. a. Garder avec soin ; 
miret, p. miret; derc'hel, delc'her, p. 
dalchel. Ancien infinitif; dah'hi. On 
conserve le vin dans des outres, mirel 
a reerar givin e lislri zo. Pour — notre 
vie, evil derc'hel hor buez gan-e-omp. 
T. Vann. Mirein gouarn. La Basse- 
Bretagne conserve toujours sa foi, 
Breiz-lzelazalch bepred he c'hredenn. 
On peut alors le — pendant plusieurs 
années, tieuze e c'hallerher gouarn a-bat 
kalzarlaien. Vann. Conservez-le bien, 
dalchit mad d'ezhafi. = V. pron. En 
em virel,encm zifenn, en em c'houarn, 
Gr; en em ziicall (ziouall). 

CONSIDÉRABLE, adj. Grand; braz, 
braz-meurbed. Une perte — , eur c'holl 
braz. Il m'a fait un dommage — , 
gaou a rraz en deus great ouz-in. Une 
somme — , e-leiz a arc'hant; eunn 
dournad arc'hant ; voy BEAUCOUP. Une 
foule — kals a dud, eur maread tud. 



198 



CON 



eunn tanl braz a dud, H ; eut lod bras 
a dud ; tud a vagad. — Important; 
braz, braz-meurbed, a bouez braz. Un 
persoiiage plus — que vous, eunn den 
a i-rasoc'h stad eged-hocli. La ville la 
moins considérable, ann diveza e-louez 
ar cheriou, e-loans keriou ar cro. 
Voy. IMPORTANT. 

CONSIDÉRABLEMENT, adv. Beaucoup, 
grandement; voy. ces mots. 

CONSIDÉRATION, s. f. Raison, motif; 
abek, m. = Égard; abek, m. En ma — , 
enn abek dHn ; dre garañlez evM-oun. 
En — de votre père, dre garañtez ouz 
ho tad, e-kever ho lad. ~ Estime; 
hrud, f; stad, f ; hano mad, m. Voy. 
ESTIME, CAS, ATTENTIONS, ÉGARDS. 

CONSIDÉRÉ, adj. Voy. CONSIDÉRER, 
ESTIME, CAS, ESTIMER, CONSIDÉRATION. 

CONSIDÉRER, v. a. Examiner; sellel 
piz oc'h eunn dra, p. sellet ; soñjal enn 
eunn dra, p. soñjet ; gwelel (guelet), 
p. gwelet; lakaat erez oc'h eunn dra, 
p. lekeat, lekeet. Quand je considère 
la majesté de Dieu, pa welann (velann) 
ipeger braz eo Doue. Considérez les 
choses dans la vérité, gwelit ann 
«raou ère] m'em/'rtt. Tout bien considéré, 
goude soñjal a-zecri e pep ira. Si je me 
considère de près, mnr scllann piz 
ouz-in va-unan. Quand je considère 
votre bonté pour moi, pa zoñjann enn 
ho karañlez em c'henver ; pa welann 
pegement e karü ac'hanoun. Consi- 
dérez-vous vous-même, sellit piz ouz- 
hoc'h hoc h - unan. = Envisager ; 
gwelet (guelet), p. gwelet. Qu'il est 
sage celui qui considère ainsi les 
choses! Peger fur eo ann hiniawel 
(vel) ami traou er clUz-ze! Ils ne 
considèrent pas le mal qu'ils leur 
font, ne zellont pegement a boan da ober 
d'ezho. T. = Considérer comme; 
kredi, p. kredet. Considérez chaque 
chose comme venant de Dieu, kredil 
e teu pep ira digant Doue. Je considère 
comme rien tout ce quej'ai fait, kernent 
Ira am eus greal ne d-eo netra evid-oun. 
Ils se considèrent comme prop!iètes, 
kredi a rennt e.z int profeded ; lavaret 
a notit ez int p)ofeded. Voy. REGARDER 
COMME, PASSER POUR. — EsTiMEU ; obcr 
stad euz, p. greal ; derc'hel stad euz, 
p. dak'hct. Il n'est nullement consi- 
déré, ne saklier stad e-bed anezhañ. 



CON 

Son père n'est nullement considère. 
ne zalc'her stad e-bed euz he dad. C'est 
un homme que je considère, eunn den 
eo a zalc'hann slad anezhoñ. Voy. 
PAIRE CAS, etc. 

CONSIGNE, s. f. Obéir à la consigne, 
senti war ar ger. 

CONSISTANCE, s. f. Kateder, m. Peu 
usité. Ainsi que nous l'avons déjà dit 
plusieurs fois, il faut éviter ces sortes 
de substantifs et avoir recours au 
verbe breton ou à l'adjectif Prendre 
de la — , dont da veza kalet ; haletaat, 
p. eet, eat. Il prendra blicntôt de la — , 
buhan e teuio da galelaat ; kaletaat a 
raio buhan ; et mieux, buhan e teuio 
da veza kalet. 

CONSISTER, v. n. Le royaume de 
Dieu, dit l'Ecriture, ne consiste pas 
dans les paroles, rouañtelez Doue n'e- 
ma ket er cliomzou zo, eme ar Skritur 
sakr. Notre force, dit saint Paul, 
consiste à connaître notre faiblesse, 
den e-bed ne d-eo kre anez añsao peger 
sempl eo. Le jeûne consiste à ne pas 
manger, iun a reer dre choum hep 
dibri. Plusieurs font consister la 
sainteté dans la prière, tud zo hag a 
laka ema ar zañtelez vrana o lavaret 
pedennou. La vie d'un chrétien consiste 
dans l'accomplissement de ces choses, 
bucz eur c'hristen a zo oc'h ober ann 
traou-ze. La prière ne co;isisle pas 
dans la multiplicité des paroles, n'eo 
ketar muia komzou eo ar tv e lia pe demi, 
R ; eur bedenn verr a bign enn env, hag 
eur bedenn hirr a choum adre. Prov. 

CONSOLANT, adj. Frealzuz, doanius; 
peu usités. Des nouvelles consolantes, 
kelou mad; kelou a zigas frealz. 

CONSOLATEUR, s. m. Frealzer, m. 
pi. ien, Gr ; peu usité. Dieu est le — 
des pauvres, Ùoue a zo diboan ar re 
baour. T. Le Saint-Esprit consolateur, 
ar Spered-Sañlel a zigas frealz d'ann 
p.ne. Jésus est le — de mon cœur, 
Jezuz eo a ro frealz d'am c'haloun. 
Voy. CONSOLER. 

CONSOLATION, s. f. frealz, m; 
frealzidigez, f; dizoan, f; Ce dernier 
est souvent employé dans les anciens 
manuscrits. Jésus est la consolation 
de mon cœur, Jezuz eo a ro frealz dam 
c'haloun. Dieu alors vous donnera 



CON 

plus de — que jamais, Doue a roio 
neuse d'e-hoc'h brasoc'h dizoan eget 
kent. G. Jésus qui êtes la — de 
rame errante sur la terre ! Jezus, 
c'/iowi a zo dizoan ann ene ; c'houi a 
so didorr ann ene war ann douar! La 
— intérieure, frealzidiyez ann ene, 
dizoan ann ene. Il ne manque pas de 
la — intérieure, n'ema ket he ene hep 
(realzidigez. La — extérieure, celle du 
monde, frealzidigez a herz ann dud. 
Sans vouloir recevoir de —, hep ma ce 
den evil terri nen he c'hlacliar. C'est 
une ^ pour moi, kement-se a ra vad 
d'am &haloun. Il mourut sans recevoir 
les consolatioa.s de la religion, inen-el 
a reaz hep na oe belek war he dro. 

CONSOLER, V. a. Digas frealz da, p. 
digasel; rei freals da, p. roet ; dic'hla- 
e hari, p. et; frealzi, p. et. Trég. 
Frealzin. C'est lui qui nous console 
dans nos peines, hen eo a zic'hlac'har 
ac'hanomp e-kreiz hor poaniou; hen eo 
a dorr nerz hor poaniou ; kemeret a va 
pers enn hor poaniou, pers diwar-benn 
hor poaniou. Il fut bientôt consolé, 
dizoaniet e oe he galoun hep-dale. Je 
n'ai pu le —, n'ounn ket bet evit 
dic'hlac'hari anezhafi; n'ounn ket bet 
evit terri nerz he c'hlac'har. Consoler 
les malheureux, frealzi ar re baour 
enn ho añken. T. 

CONSOMMATION, s. f. Dépense; voy. 
ce mot. =:; Jusqu'à la — des siècles, 
beteg ann d^iz diveza eux ar bed ; keit 
ha ma bado ar bed. 

CONSOMMEfl, v. a. Achever; peur- 
ober, p. p. peur-c'hreat, kas da berm, 
p. kaset; peur-^evel, p. peur-zavet. 
Tout est consommé à jamais ! setu 
great ann dro da riken ! — Brûler; 
voy. ce mot. = Dépenser follement 
sonbien ; foeta he holl dra ; foeta he 
drañtel, Gr; bevezi he radou. Gr. = 
Absorber, manger, boire, dépenser; 
voy. ces mots. 

CONSOMPTION, s. f. Destruction, 
dépérissement ; voy. ces mots. 

CONSORT, s. m. Ken-seurd, kenseurd, 
m. pi. ed, Gr; lodek, m. pi. lodein. 
Gr. ' ' i- 

CONSDUDE, CONSOLIDE, s. f. Plante; 
louzaouenn-ar-troucli, f. C'est la petite 
espèce, d'après Grégoire. Il donne à la 
grande le nom de $kouarn-azen. 



CON 



199 



CONSPIRATEUR, s. m. Nep a zao 
n-enep ar roue; kavailler, va.pl. ien. 
On a arrêté les conspirateurs, dalc'het 
eo bet ar re a ioa en em zavet a-enep 
ar roue. 

CONSPIRATION, s. f. Kamillad, m. 
Gr ; dispac'h, m. G. Corn. Irienn, f. 
Tous ces mots sont peu usités. Il est 
entré dans la — , ema enn eunn tu gant 
ar re a zo en em zavet a-cnep ar roue. 
La — a été découverte, dalchet eo bet 
ar re a zo en em zavet a-enep ar roue. 
Il est le chef de la — , e-touez ar re a zo 
en em zavet a-enep ar roue, he-ma a zo 
ar cliehta anezho. 

CONSPIRER, V. n. Sevel a-enep ar 
roue, en em zevel a-enep ar roue, p. 
savet, en em zavet; kavailla, p. et, Gr; 
dispac'ha, p. et. G. Corn. Irienna, p. 
et. Voy. CONSPIRATION,. = Machiner de 
mauvais desseins contre quelqu'un. 
Ils conspirèrent sa perte, en em clireat 
int ho daou enn he enep; a-unan e oant 
ho daou enn he enep. Ils ont conspii-é 
pour ma ruine, ar re-ze ho deuz touei 
e kollfenl achanoun. Vov. MACHINtB, 
S'ENTENDRE, SE CONCERTER, SE LIGUER 

CONSTAMMENT, adv. Toujours, >niis 
cesse; voy. ces mots. 

CGNSTANCE, s. f. Kendalch , m; 
poell, m. Ces mots sont peu ou pas 
usités. Sa — envers vous sera iné- 
branlalile, choum a raio gan-e-hocli 
hep fîach hag evit-mad ; ne vezo ket 
edro pleg he galoun enn ho keñver. 

CONSTANT, adj. Parlant di-s per- 
sonnes; nep ne d-eo ket edro pleg he 
galoun ; nep ne dro ket evel ann àvel. 
Voy. INCONSTANT. = Parlant des clioses; 
stard. Une amitié constante , eur 
garaûtez stard ; eur garañlez evit-^mad; 
eur garaûtez vraz-meurbed. 

CONSTATER, v. a. Rei daanaout ez 
eo gtvir ennn dra (guir). 

CONSTELLATION, s. f. Strollad stered, 
m. Voy. ÉTOILE. 

CONSTERNATION, s. f. Glacliarvraz, 
f ; eñkrez braz, m ; mantr, m. Le verbe 
est mieux compris que ces substantifs. 
La — fut universelle, ann holl a oê 
eñkrezet-braz. Il est dans la —, mañ- 
tret eo he galoun gant ann eñkrez hag 
ar c'hlac'har ; eñkrezet-braz eo ; gwall 
eñkrezet eo. Voy. GONSTERNER. 



200 



CON 



CONSTERNÉ, adj. Voy. le mot sui- 
vant. 

CONSTERNER, v. a. Eñkrezi, p. et ; 
mañtra, p. et. Cette nouvelle l'a 
consterné, eñkreset eo het gant ar 
r'helou-ze. Il resta tout consterné, 
eñkrezet-hraz e oe. Je suis consterné 
lie sa mort, mnñtret eo ra rlialnnn 
gant be varo. 

CONSTIPATICN, s. f. Kaledigez n gof, 
kaledigez kof, f. I^eu usité. Cela est 
bon contre la —, ann dra-ze a zo mad 
da zigaledi ar chof, daziglozaar &hnf. 
Voy.CONSTiPER, lâcher le ventre. 

CONSTIPÉ, adj. et part. Voy. CONS- 
TIPER. 

CONSTIPER, V. a. Kaledi ar cliof, p. 
kaledet; lakaat ar chof da galedi. 
Cela vous constipera, ann dra-ze a 
lakaio ho kof da ijaledi. Je suisconstipé, 
Ti'ounn ket erit mont icar reaz ; n'eo ket 
tano ra c'hof, ne chellann ket kac'het 
Vann. GonsHuein, p. goustinet. 

CONSTITUÉ, adj. Ilost solidement — , 
knrfet eo e doare. 

CONSTITUER, V. a. t'aire ; oher, p. 
great. — Établir en charçe, gervel da 
eur garg, p. galret. Constituer un 
juge, lakaat da varner; rei ar gwir da 
varn. — Constituer une rente; lakaat 
eul levé %car, diazesa eul levé war. = 
L'âme et le corps constituent l'homme, 
pep den en deus korf hag ene. 

CONSTITUTION, s. f. Tempérament, 
complexion; voy. ces mots. 

CONSTRUCTION, s. f. Une croix dune 
superbe construction , eur groaz er 
stumm ar cliaera. 

CONSTRUIRE, v. a. Sei-el, p. savet; 
ober, p. great. Trég. Seouel. Vann. 
Saouein , gober. Construire une 
maison, setel eunn ti. 

CONSULTATION, s. f. .Vvis, conseil; 
voy. ces mots. 

CONSULTER, v. a. Goulenn ali, gou- 
lenn kuzul digant unan-bennag dnvar- 
benn eunn dia. Il est allé — son père, 
eut eo da c'houlenu ali digant he dad, 
eat eo dn gemeret kuzul digant he dad. 
Il ne consulte pas ses intérêts, ne 



CON 

glask ket he vad he-unan ; ne zell ket 
ouz he vad he-unan. Ils se consultèrent 
pour faire périr cet homme, kusul a 
rejont elre-z-hn da lakaat ann den-ze 
d'ar maro. 

CONSUMER, V. a. Détruire; voy. ce 
mot. Consumer par le feu, leski, p. 
losket; autrefois loski à l'infinitif; 
devi, p. et ; peur-leski, peur-zevi, p. 
peur-losket, peur-zevet; leski beteg al 
hid}i. Consumer, se consumer à 
force de bouillir, koaza, p. et. Vann. 
Koachein: Il a été consumé par le feu, 
peur-zevet eo bet gant ann tan. Votre 
breuvage est consumé, koazet hoU eo 
hoc' h evach. Vann. Koac'het e bloc'h 
hou erach. = Dépenser follement; 
voy. ce mot et aussi DISSIPER. = Dépérir; 
voy. ce mot. 

CONTACT, s. m. Stok, m Le charbon 
s'est allumé à son —, arglaouaso 
deuet ruz-tan out-hañ. Au — du sol, 
or'/i ann douar. 

CONTAGIEUX, adj. Maladie cojita- 
gieuse, klemed eaz da zastu7n, klefived 
eaz da cliounid, kleñved a grog bnhan 
enndud; klemed staguz . 

CONTE, s. m. Récit, histoire; mar- 
vaillnu , pi. m; mojenn , f. pi. ou; 
koñchenn, f. pi. ou, Gr ; au pluciei de 
ce dernier, on dit aussi koñchou. Corn. 
Tariell , mnjenn. Vann. lîwerzeenn 
(guerzeenn), f. pi. eu; kerc'henn, f. pi. 
eu. Débiter des contes, lavaret mar- 
vaillou, displega marvaillou. Faire un 
— plaisant, lavaret faraou , lararet 
mojennou. Ce ne sont pas des contes 
qu'il me faut, ne d-eo kel gevier a fell 
rf'm. C. p. 'un diseur de coules, ctmn 
distager mad. Il m'a amusé avec ses 
contes , tremenet eo ann amzer hep 
gouzout d'in o kleret anezhañ o var- 
raillât. Votre — est eiïrayanl, eur 
spount eo kleret ar marvaiUou hoc h euz 
displcget d'e-omp. Des contes à dormir 
debout, koñchou horn, kmchou gra- 
c'hed, marvaillou grac'h koz, mnr- 
vaillou a lakafe eunn den da gouskel 
enn heza. Ce conte n'est pas nouveau, 
ar marvaillou-se n'int ket savet a nevet 
zo. Voy. HISTOIRE, STYLE. Le conte du 
merle blanc , marvaill ar voualc'h 
gioenn. 

CONTEMPLATIF, adj. Un esprit —, 
nep a zo troet he ene elrezek traou 
ann env. 



CON 

CONTEMPLATION, s. f. S'élever à la 
— des choses célestes, sevel he spered 
tcar-2« traou ann env ; trei he ene, trei 
he spered etresek traou ann env. Il se 
plaisait dans la — de Dieu, bra2 e oa 
dudiou he ene pa zave he spered, pa en 
em xave he spered, pa droe he spered 
war-zu Doue. Dirigez notre esprit vers 
la — céleste, grit d'e-omp sevel a spered 
war-xuann env. L'homme qui souffre 
ne trouve de soulagement que dans la 
— , ann den e poan n'en deus tu cas 
e-bed nemet tro war-zu, ann env. 

CONTEMPLER, v.a. Observer attenti- 
vement; evesaat ocli , p. eveseet, 
eteseat; gwelet (guelet), p. gicelet; sellet 
piz oc'h , p. sellet. Contempler les 
astres, evesaat ocli ar stered. Con- 
templer les choses divines, sevel he 
ene icar-zu Doue dre ar bedenn ; sevel 
he spered ivar-zuann env, war-zu traou 
ann env ; trei he ene war-zu Doue. 
Contempler Dieu dans sa gloire , 
gwelet Doue enn he cliloar. Je pourrai 
alors — Dieu, neuze e welinn Doue gant 
va daoulagad (velinn). — Méditer , 
prederia war (var), p. predcriet. 

CONTEMPORAIN, s. m. Kempred, va, 
sans pluriel , ce mot étant plutôt 
adjectif. Ils sont contemporains , 
hempred int. 

CONTENIR, v.a. Renfermer; derc'hel, 
delc'her, p. dalcliet ; dougen, p. douget, 
La terre contient bien des choses, ann 
douar a zalc'h meur a dra ; e-kreiz ann 
douar ez euz kalz a draou. La terre et 
tout ce qu'elle contient, ann douar ha 
kement tra a zo enn-haFi. Le franc con- 
tient 20 sous, eul levr a zo pevar real. 
Toute la loi est contenue dans ces deux 
commandements, anndaou chourche- 
menn-ze a zo enn-ho lezenn Doue hed- 
da-hed. Ce chapeau est assez grand 
pour les contenir, ann tok-se a zo 
braz a-walch evil lakaat ann traou-ze 
ebarz (a-oualc li). Le petit pot ne con- 
tient pas assez, ar pod bihan a zo re 
Zifoun. Tout ce que ces livres con- 
tiennent, kement tra aso el levriou-ze. 
Je ne sais pas ce que contient cette 
lettre, n'o«2ounnfce« doareal lizer-ma. 
Le pot et ce qu'il contient, ar pod hag 
ar pez a zo ebarz ; ar pod hag ar pez 
a zo enn-hañ. Voy. RENFERMER. = 
Modérer, arrêter, parlant du carac- 
tère, des eaux ; voy. ces mots. = 



CON 



201 



V. pron. Se modérer. Voyez ce 
mot. Contenez-vous, vieux radoteur ! 
paouez, koz balboez ! Le P. 

CONTENT, adj. Laouen, eaz, eurus 
(ehuruz). Vous ne pouvez vivre— sans 
ami, ne oufach ket beva euruz hep eur 
mignoun-bennag . Je suis — de vous 
voir, eur blijadur eo evid-oun oc'h ho 
kwelet. Les saints sont contents de 
leur état, ar zent a zo euruz enn ho 
stad. Mon cœur ne peut être parfaite- 
ment content si vous ne venez pas, 
va c'haloun ne d-eo ket evit beza eau 
a-grenn ma na zeuit ket, L'homme 
n'est jamais — de son sort, gweach 
e-bed ann den ne d-eo euruz enn he 
stad. Il n'est jamais — de ce qu'il a, 
he-ma ne d-eo gxvear.h e-bed evit kaout 
a-walth gantar pez a zo d'ezhan, evit 
kaout leiz he galoun gant ar pez en 
deuz. Il sera — quand il apprendra 
cela, laouen e vezo pa glevo. Vous 
serez — le soir, si vous avez bien 
employé le jour, bez' e viol eaz dioc'h 
ann abardaez ma ne gollit tamm amzer 
/led aim deiz. Nous sommes contents 
de tout, pep tra a zo kavet mad gan-e- 
omp. Je ne suis pas — quand le 
dimanche se passe sans que j'aille à 
la messe, ne yavann ket eaz pa vez eat 
ar ziil e-biou d'in hep beza bet enn 
oferenn. M. Il est — de sa personne, 
lorch a zo enn he baolr ; stad a zo 
enn-hah; diskouez a ra he baotr mad; 
bragal a ra. Il est — de sa trouvaille, 
laouenn eo ouz he gavadenn. Si nous 
pouvons avoir cela , nous serons 
contents, mar gellomp kaout se, e vezo 
brao d'e-omp. 

CONTENTEMENT, s. ra. Levenez, f; 
plijadur, f. Voy. PLAISIR, JOIE. 

CONTENTER, v. a. Assouvir; voy. ce 
mot. = Plaire, donner de la satis- 
faction. Il a contenté tout le monde, 
great en deuz dioc'h diviz ann holl. 
Quel travail ce serait s'il fallait con- 
tenter tout le monde ! Labour a ve mar 
rankfet lakaat ann holl euruz! Il ne 
me sera pas difficile de vous —, ne 
vezo ket diez d'in ober ar pez a c'hou- 
lennit. Il_ est facile à —, eaz eo ober 
diout-Jian. Il est facile à — pour le 
manger, ne d-eo tamm figuz. = V. 
pron. Beza euruz (ehuruz") ; kaout 
a-oualcli (a-oualc"h). Contentez-vous 
de dire cela, ra iwo a-walc'h d'e-hoc'h 

26 



202 



CON 



tavaret kement-se. II y en a qui, de 
boire un peu, ne se coiilentent jamais, 
tiid 20 pa evont ne (jav ket d'ezhn ec'h 
evont hanter. T. Se contenter de peu, 
heza euniz gant nebeut a dra. Celui 
qui sait se contenter de peu, nep a zo 
taouen gant hara zeac'h. Prov. Con- 
tentez-vous de vos gages, arabad eo 
d'e-hoc'h goulenn enn lu ail dlio kou- 
mananchou. Il faut me — de cela, ann 
dra-ze a zo a-walc'h evid-oun. A cette 
question, Jésus se contenta de répon- 
dre par des miracles, Jezuz ne lavaraz 
ger nemel ober biirzudou. Je ne me 
contente pas de paroles, ne ket a-wak'h 
knmzou. Si les hommes savaient se — 
(le leur état, mar goufe ann dud beza 
euruz enn ho stad. Il ne se contenta 
pas de cela, il leur donna dix écus, ne 
oe ket a-walc'h d'ezhafi beza greal 
kemenl-se , rei a reaz dek skoed 
d'ezho. 

CONTER, V. a. Faire un récit; lavaret, 
p. id. Conter une histoire, lavaret 
marvaillou ; displega marvaiUou ; mar- 
caillât, p. marvaiUet; lavaret mo- 
jennou , Gr ; lavaret farsou. Voy. 
HISTOIRE, CONTE. Ils contaient sur lui 
mille fables absurdes, lavaret a reant 
diwar he benn kant ha kant sorc'henn 
lu. G. 

CONTESTATION, s. f. Dael, rendael, 
f. pi. ou; kroz, m; strif, siriv, m. 
Etitrer en — , ober dael. Une — s'éleva 
entr'eux à ce sujet, kroz a zavaz 
elre-z-ho diwar-benn kement-se ; striv 
Q zaraz elre-z-ho, etc. Ils sont en — , 
dae^ a zo etre-z-h» Voy. DISCUSSION, 

' É END. 

CONTESTER, V. a. Débattre, discuter; 
ober dael dhoar-benn e. d. b ; diviz 
diwar-benn e. d. b ; striva oc'h u. b; 
ober dael oc'h u b. Il aime à —, karet 
a ra ann dael. On ne peut en — l'uti- 
lité, piou a gredfe lavaret ne d-eo mad 
da netra ; ne clieller ket rei da gaou ez 
eo mad ann dra-ze. Je suis convaincu 
et ne contesterai plus, feaz ounn, pel- 
loe'h ne vreutainn. s. N. Voy. DISPUTER, 
DISCUTER. 

CONTEUR, s. m. Qui raconte des 
histoires, des récits plaisants; mar- 
vailler, m. pi. ien ; nep a lavar mar- 
vaillou, nep a zispleg marvaillou ; eur 
marvailler kaer. Celui-ci est un fa- 



CON 

mcux — d'histoires, he-ma a oar oc'h- 
penn eur boutegad marvaillou ; he-ma 
a zo fiunn teod mad a zen. = Hâbleur; 
dislager mad, m ; straker, m ; dis- 
kolper, m. 

CONTI&U , adj. Slag -ocli- slag ; a 
sko ivar (var) ; tosl da; harz-oeli harz. 
Ces deux maisons sont contiguës, 
ann daou di-ze a zo stag-ocli-stag. Sa 
ciiambre était coiitiguë à la sienne, 
he gampr a ioa harp-stok oc'h kampr 
he-ma. T. Voy. ATTENANT. 

CONTINENCE, s. f. Observer la —, 
en em viret diocli plijaduresiou ar 
cliorf, dioc'h ar plijaduresiou fall. 
Vivre en — , beva dizemez. Gr. Vivre 
en — dans le mariage, bevaevcl hrew 
ha c'hoar. Gr. Voy. ABSTINENCE. 

CONTINENT, s. m. La terre-ferme, 
ann douar braz. 

CONTINGENT, s. m. Lod, m ; lodenn, 
f. Il a payé son —, paeet en deuz ar 
pez a zigoueze ganl-hañ. Gr. Voy. 
LOT, PART. 

CONTINU, adj. Dioc'h-lu, heppaouez. 
Vaun. Doc'h-lu, liep arzao. Fièvre 
continue, tersienn dioc'h-tu ; lersienn 
ne dorr tamm; tersienn ne guita 
tamm. Gr. 

CONTINUATION, s. f. Voy. CONTINUER. 

CONTINUEL, adj. Il est dans des 
transes continuelles, ema alao enn 
enkrez. Je rends à Dieu des actions 
de grâces coiitltiuelles, trugarekaat a 
rann Doue noz-deiz. Par des mortifica- 
tions continuelles, dre gastiza he gorf 
hep paouez. Sa vie a été un martyre 
— , he vuez hed-da-hed a zo bel eur 
verzerimi. Cette vie n'est qu'une 
guerre continuelle, er vuez-ma hed- 
da-hed n'euz nemet brezel : ar vuez-ma 
ne d-eo nemet brezel hed-da-hed. Faites 
des efforts continuels pour vous 
vaincre vous-même, likit hocli holl 
boan hep paouez evit en em drec'hi 
hocli-unan. 

CONTINUELLEMENT, adv. Bcpred, 

atao, heppaouez, deiz ha noz, noz-deiz, 
da bep mare, hep distak, dalc'h-mad. 
Vann. Berped, ato. Voy. SANS CESSE. 

CONTINUER, V. a. Achever; ober, p. 
grcat ; peur-ober, p. peur-clireat. Je 



COIV 

continuerai ce qu'il a commencé, me 
raio enn he c'houde ar yez en deuz 
greaL = V. n. Le mauvais temps 
continue, n'ewa dislak e-bed d'ann 
amzer fall. L'Eglise continua à être 
persécutée, ann lliz a oe heskinet 
c'hoaz ; ar gristenien a oe gicall-gaset 
c'hoaz. Ils continuèrent à le calomnier, 
drouk-prezeget e oe c'hoas gant-ho. Ils 
continuèrent à l'interroger, ober a 
rejont goulennou out-hañ hep distak. 
Si le blé continue à pousser de la sorte, 
marpad ar gwiniz da vont cvel he-ma. 
Il continua sa vie de garçon, he-ma a 
geñdalcliaz da ober he baotr iaouank 
evel kent. T. 

CONTORSION, s. f. Posture; tro ha 
distro, f. pi. iroiou lia distroiou. Gr. Il 
fit ea pulilic raille contorsions, ober a 
reaz dirak ann hoU kant ha kant tro 
ha dislro. = Convulsions; voy. ce 
mot. 

CONTOUR, s. m. Circuit, circonfé- 
rence; voy. ces mots. 

CONTRACTER, v. a. Contracter de 
mauvaises habitudes, kemeret eurpleg 
fall; kemercl eurgicall bleg. Contracter 
une maladie , paka eitr c'hlenvcd; 
gounid, ou, dastum eur c'idenved. 
Contracter des dettes, daslum die. 
Contracter alliance , en em lakaat 
a-unan gant unan-bennag eiil ober 
eunn dra; beza a-unan gant, etc. = 
■V. proii. Se rétrécir ; voy. ce mot. 

CONTRACTION, s. f. La convulsion 
est une — des nerfs, ar glizienn a zo 
eunn diverradur gwazied. Gr. = Terme 
de grammaire; voy. ÉLISION. 

CONTRADICTION, s. f. Par esprit de 
— , dre ma knr ann dael. Cette vie 
est pleine de contradictions, e-leiz a 
draou a zeu da enebi ouz-omp hed ar 
vuez-ma. Vous êtes en — avec vous- 
même, ne gomzit ket hervez ar reiz. 
Voy. SE CONTREDIRE. 

CONTRAINDRE, v. a. Derchel da, p. 
dalc'het; lakaal da ober, p. lekeat ; 
redia, p. rediet. Gr. J'y suis contraint, 
dalcliet ounn da ober kement-se. Il ne 
sera contraint à aucune restitution, 
ne vezo ket red d'ezhah disteurel tra 
e-bed. Il fut contraint d'y aller, red e 
oe d'ezhah mont di. Ils le contraignirent 
à le faire, lakaat a rejont anezhañ da 



CON 



203 



ober kemenl-se. Sans y être contraint, 
hep ma ve red d'ezhan ober kemenl-se; 
hep beza dalc'het da ober kement-se ; 
hep na ve dalc'het da oher kement-se; 
hep iiep redi. Gr. Qui pourrait vous y 
contraindre? Pwu a ve evit lakaal 
ac'hanoc'h darankout ober ann dra-ze? 
T. Voy. OBLIGER, FORCER. 

CONTRAINTE, s. f. Voy. FORCE, 
CONTRAINDRE. 

CONTRAIRE, adj. Opposé; enep, a- 
enep, a benn kaer. Vent — , avel a 
benn kaer Cet homme nous est — , 
ann den-ze a zo a-enep d'e-omp. Si 
cela n'avait été — à la coutume, aneg 
ma 'z oa enep ar c'hiz. — Nuisible; 
voy. ce mot. 

CONTRAIRE, s. m. Qui oserait dire le 
— '{ Piou a gredfe lavaret ne d-eo ket 
gwir kemenl-se? C'est le — qui arriva. 
ann enep eo a choarvezaz ; enep tra eo 
a c'hoarvezaz ; ne d-eo ket se eo a 
choarvezaz. Je crois que c'est le — 
qui a lieu, enn enep eo a gredann. Nous 
faisons tout le — des Arabes, ober a 
reomp ann enep-kaer d'ann Arabed. T. 
Voy. OPPOSÉ. = Au contraire; hogen, 
avad, enn eunn doare ail. G. Le démon 
dit cela, le bon ange au — dit ceci, 
ann drouk eal a lavaraz kement-se, 
ann eal mad avad, hogen ann eal mad, 
ann eal mad dishevd, a lavaraz kement- 
ma. Celui-ci n'est pas borgne, vous 
au — vous l'êtes, he-ma ne d-eo ket 
born, ha c'houi a zo. 

CONTRAIREMENT, adv. Enep, enep, 
enn lu ail. Contrairement à l'usage, 
enep ar c'hiz, enn tu ail d'ar c'hiz. 

CONTRARIANT, adj. A gar ober ann 
dael; heguz, Gr ; reñdaeluz , Gr ; 
araouz. G. 

CONTRARIER, v. a. Contredire; ober 
ann dael; ober ann hek oc'h u. b; 
hegal oc'h u. b; rendaela, p. et. Gr. Il 
aime à — , karet a ra ann dael; ebad 
eo gant-hañ ober ann dael. = Faire 
obstacle ; mont a-enep ; enebi oc'h, p. 
enebet. Contrarier la nature, mont 
a-enep lezenn Doue. Il ne peut — mes 
projets, ne d-eo ket evit enebi ouz-in. 
Vann. Sehuel enep, enep, p. saouet. 

CONTRARIÉTÉ, s. f. Enehiez, f. A la 
moindre — qui m'arrive, pa c'hoarvez 



204 



CON 



gan-en ann distera enehies. La vie est 
pleine de contrariétés, meur a cira a 
Xeu da enebi ou;s-omp hed hor hues. 

CONTRAT, s. m. Acte; skrid, m. 
Contrat de mariage, kouñtrad-dimezi, 
m. V. = Convention, marché, traité; 
voy. ces mots. 

CONTRAVENTION, s. f. Par suite de 
— à la loi, dre m'en deuz torret al 
lezenn. Voy. CONTREVENIR, ENFREINDRE. 

CONTRE, prép. Indiquant la position; 
och, ouch, oux. Les mots oui, ous 
ne doivent s'employer qu'avec les 
pronoms personnels; mais plusieurs 
les eraployent à tort, en d'autres cir- 
constances. Lorsque cette préposition 
marque la résistance, reiïicacité, l'op- 
position, elle se traduit par a-enep, 
enep. Atlacliez-le contre la porte, slagit 
anezhafi oc'h ann or. Il s'est révolté 
contre le roi, he'tna a zo savet a-enep 
ar roue. Contre moi, ouz-in, a-enep 
d'in, em enep, em enep-me. Contre toi, 
ouz-id, a-enep dld, enn da enep; 
contre lui, oul-hañ que plusieurs 
prononcent ounl-hañ, a-enep dezhañ, 
enn heencp. Contre elle, out-hi, a-enep 
d'ezhi, enn he enep. Contre nous, ouz- 
omp, a-enep d'e-omp, enn hon enep. Con- 
tre vous, ouz-hoc'h, a-enep d'e-hoc"h, 
enn hoc'h enep. Contre eux, contre 
elles, out-ho, a-enep dezho, enn ho 
enep. Contre le lit, ocli ar gwele. Il se 
révolta contre lui, serei a reaz a-enep 
d'ezhafi, sevel a reaz enn he enep. Se 
battre contre quelqu'un, en em ganna 
gant u. h. Contre son gré, a-enep d'/ie 
clirad vad. Contre tous, a-enep d'ann 
holl. A contre-cœur, a-enep d'ar ga- 
loun. Prière contre les mauvaises pas- 
sions, pedetm a enep ar choafitegesiou 
fall. Ce remède est bon contre les 
vers, ann dra-se a zo rnad a-enep ar 
cliesl. Pour et contre, evit ann eu hag 
evit egile; enn eu lu hag enn egile. 
Contre la coutume, enn tu ail d'ar 
c'hiz. 



CONTREBANDE, s. f. Marcliadourez 
difennet. Gr. Du tabac de — , butun 
tuadenn. G. Faire la — , gwerza mar- 
cliadourez difennet ; gwerza dindan ar 
vañtell, prena dindan ar vañlell. 



• CONTRE-CARRER, v. 
voy. ce mot. 



Contrarier; 



CON 

CONTREDIRE, v. a. Enebi oc'h u. b; 
serel enep u. h. "Voy. CONTRARIER. = "V. 
pron. Lavaret ha dislavarel ; kaout he 
lavar hag he zislavar ; diskana, p. et. 
Vann. Larein hag um zislarein; um 
drouc'hein. Il se contredit sans cesse, 
ne ra nemet lavaret ha dislavarel. 

CONTREDIT (SANS), adv. Hep mar 
e-bed ; petra-hennag a oufet da la- 
varet . 

CONTRÉE, s. f. Pays, région; voy. 
ces mots. 

CONTRE-ÉTRAVE, s. f. Gourslaoñ, f.- 
pi. iou. 

CONTREFAIRE, v. a. Singer, drevez, 
drefez, p. et; disnevell, p. et ; al)eki, p. 
et. Ct. Pourquoi contrefaites-vous les 
autres? Perak e irerezit-hu ar re ail? 
Le Gonidec donne aussi denvez, p. et, 
en ce sens. — Défigurer; vov. DIFFORWE, 
CONTREFAIT, DÉFIGURÉ. 

CONTREFAIT, adj. Diiïorme; diforch, 
dislcber. Il est tout — , diforch eo. 
Qu'il est difrorme ! diforcha den evil 
unan ! dislebera den evit unan ! Il est 
horriblement — , gwall ziforch eo. 

CONTRE-FENÊTRE, s. f. Prencst a 
ziaveaz, m. Vann. EU fenestr. 

CONTRE-JOUR, s. ra. Ann amclioulou, 
m. Les femmes se plaisent à contre- 
jour, ar merched a azez alao enn 
amclioulou. Gr. Il travaille à contre- 
jour, bez' ema o labourât a-enep ann 
deiz. 

CONTRE-MANDEMENT, s. m. Disk^- 
menn, digemenn, m. 

CONTRE-MANDER, V. a. Diskemenri, 
digemenn, p. et. 

CONTRE-MARQUE, s. f. EU verk, m. 
Gr. 

CONTRE-MUR, s. m. EU voger, asvo- 
ger, f. p!. iou. Gr. 

CONTRE-MURER, v. a. Ober eunn eu 
voger, p. grcat. 

CONTRE-ORDRE, s. m. Diskemenn,m. 
Donner un — ; voy. CONTRE-IflANDER. 

CONTRE-POIDS, s. m. Cela fut mis 
pour lui faire — , lakaat a rejont ann 
dra-ze da boueza out-hañ. 



CON 

CONTRE-POIL (A), adv. Dre ann tu 
gin. 

CONTRE - POISON, s. m. LoHznu- 
liofilamm, ni. G; louzou a-enep ann 
ampnezon. Gr. 

CONTRE-PORTE, s. f. EU dor, f; 
dorikell, f. 

CONTRE-SENS, s. ni. Mauvais côté ; 
ann lu cnep, ann lu gin. G. A contre- 
sens, a-dreu%; a-enep. 

CONTRE-TEMPS , s. m. Je croyais 
arriver sans — , me grede erruoul 
difazi. A —, er-meaz a amzer. Vann. 
Enn digours, digours, e gtvall amzer 
(goall). Il est venu à —, deuet eo e 
gwall amzer. 

CONTREVENT, s. m. Prenest a zia- 
reaz, m. 

CONTRIBUER, v. n. Donner sa part; 
rei he lod. = Aider au succès; rei 
dourn, rei skoaz; trei e, p. Iroet. Il a 
contribué à me faire réussir, roel en 
deuz skoaz d'in. Cela contribuera à la 
réussite de vos projets, easo&h e vezo 
neuze d'e-hocli kas ann dra-ze da 
benn. Cela contribue à son soulage- 
ment, kemenl-se a zigas frealz d'ezJian. 
Cela contribuera à votre avancement 
spirituel, kemenl-se a gaso ac'hanoc'h 
a-raok enn hent ho silvidigez. Ceux 
qui ont contribué aux mauvais trai- 
tements que j'ai subis, ar re ho deuz 
kkeat ho daouarn da oher drouk 
dln. T. 

CONTRIBUTIONS, s. pi. f Gwiriou 
(guiriou), pi. m; taillou, tellou, pi. m. 
Payer les — , paea ar giciriou. rei ar 
gwiriou, paea ann taillou. Lever les 
— , sevel ar gwiriou, daslum <inn 
taillou ; diazeza ar gwiriou. Celui 
qui les répartit, diazezour ar gwiriou. 
Voy. I IV! POT. 

_ CONTRISTER, v. a. Rei nec'h, p. roel. 
Être centriste; beza gwall afijeret. C. 
Voy. ATTRISTER. 

CONTRIT, adj. Nep a zo mañtrel he 
galoun gant ar c'hlac'har, gant ar 
c'heuz. 

CONTRITION, s. f. Gwir c'hlac'har 
(guir), f; keuz brai da veza pec'hel; 
keug gwirion (guirion), m. Avoir la 



CON 



205 



— , kaoul eur gwir c'hlachar d'he 
becliejou, euz he bec'hejou, evit he 
bec'hejou. Il fait preuve de —, mañtret 
eo he galoun gant glachar da veza 
pec'het. Gr. Faire acte de —, diskouez 
he c'hlac'har da veza pecliet. Voy. 
REGRET, REPENTIR. 

CONTROLER, v. a. Critiquer, cen- 
surer ; voy. ces mots. 

CONTROVERSE, s. f. Débat, discus- 
sion ; voy. ces mots. = Controverse 
contre les hérétiques, skrid, prezegenn 
diwar-benn ann iraou a zo nacliel 
gant ann hcreliked. Prêcher la —, 
skriva, prezek diwar-benn ann traou 
a zo nacliet gant ann heretiked. 

CONTUSION, s. f. Blons, brons, m. 
pi. oit. Couvert de —, goloet a vloñsou. 
Faire des contusions, bloñsa, hroñdua, 
p. et. 

CONTUSIONNÉ, adj. Voy. le mot 
précédent. 

CONTUSIONNER, v. a. Faire des 
contusions ; voy. ce mot. 

CONVAINCANT, adj. Sklear, anal. 

CONVAINCRE, v. a. Trec'/u, p. e( ; 
kendreclii, p. el; faeza, feaza, p. et; 
tamall, p. et; lakaat da anaout sklear 
eunn dra a ioa enn arvar. Gr. Il a été 
convaincu de vol, kendrec'het eo bel 
war eul laeroñsi. Convaincre de men- 
songe, kendreclii war gevier. Qui de 
vous pourra me — de péché? Piou 
ac'hanocli a damallo aclianoun da veza 
pec'hetl Je suis convaincu par vos 
raisons et ne discuterai plus, feaz 
o^mn, pellocli ne vreutainn, s. N ; ar 
wirionez a zo treac'h d'in. Je vous 
convaincrai par mes raisonnements, 
me ho trec'ho; me a lakai ac'hanoc'h da 
anaout sklear ez eo gwir kemenl-se. Il 
put alors se — de la vérité, neuze e 
welaz n"oa ket gaou en doa klevet. 

CONVAINCU , adj. et part. Voy. 
CONVAINCRE. 

CONVALESCENCE, s. m. Bistro e 
iec'hed, distro d'ar iec'hed; peu usités j 
voy. CONVALESCENT. 

CONVALESCENT , adj. Nep a wella 
d'ezhan (vella); nep a iec'ha d'ezhan; 
nep a zislro e iec'hed. Il n'est pas 



206 



CON 



encore — , ne wella ket clioas d'ezhan. 
Quand vous serez — , pa wellaio cVe- 
hocli. Voy. S'ABIÉLIORER. 

CONVENABLE, adj. Veread, dere, a 
soare. Un mariage — , eunn dimezi 
deread. Un repas — , eul leinazoare. T. 
Au temps —, d'ar c'houls ma ve%o 
ann amzer. Chacun faisait comme il 
trouvait — , pep-hini a rea evel ma 
kare es oa mad, evel ma kave d'ezhan 
es oa mad. Être —, hesa deread; 
dereoul, p. dereet. N'être pas —, beza 
amzere; amsereout, Gr. Cela n'est pas 
— , kement-se ne sere ket. C'est un 
homme très — eann den a sere eo. 
Le P. Il serait — que nous fissions 
ainsi, deread e ve d'e-omp ober evel-se. 
Voy. CONVENIR. 

CONVENABLEMENT, adv. Tout se 
passa — , brao ha deread ez eaz pcp tra 
gan-e-omp. Pour les nourrir—, erii ho 
maga e doare, evit ho macja a zoare. 
S'haljiller — , en em wiska deread. 

CONVENANCE, s. f. Bienséance; voy. 
ce mot. = Être à la — de ; vov. 
CONVENIR. 

CONVENIR, V. a. Être bienséant; 
heza deread; dereout, p. dereet, non 
usité. Il convient à une jeune fille de 
s'habiller modestement, dereout a ra 
oc h eur plac'h iaouank beza gwiskel 
fur hag evel ma tere. Cela ne convient 
pas, kement-se ne zere ket ; arabad eo 
ober kement-se. Vous savez ce qu'il 
convient de donner à chacun, c'houi 
a oar petra zo mad darei da bep-hini 
anezho. — Demeurer d'accord. J'en 
conviens , aTisao a rann es eo gwir 
kement-se. Voilà qui est convenu, dit- 
il; mad, eme-s-hañ; great ar stal, 
eme-s-hañ. = Plaire, être propre à; 
plijout, ^.plijet; beza mad da. Cette 
terre convient au lin, ann douar-se a 
so mad da cliounid lin. L'engrais 
marin convient à cette terre, ann 
teilou mor a so mad da drempa ann 
douar-se. Ceci me convient très-bien, 
n'eus netra gwellocli evid-nun (guel- 
loc'h). Je le fais quand cela me con- 
vient, ober a rann, kement-se pa di- 
zann. Cette étoffe me convient, me a 
gav dHn ez eo mad ar mezer-ze. Si 
cela te convient, c'est sulllsant, mar 
plij ann dra-ze d'id, zo a-ioalc'h. Fais 
à cet égard ce qui te conviendra, gra 



CON 

ar pez a giri e-keñver se. Si cette fille 
vous convient, mar d-eo ar plac'h-ze 
dioc'h ho toare. Ce mets convient à 
mon père, ar boed-se a zo diocli doare 
vasad. = Faire marché, faire conven- 
tion ; ober marcliad, ober eunn divis. 
Ils convinrent qu'on leur donnerait 
di.K écus, ober a rejont marcliad evit 
dek skoet. = V. réfl. Ils se conviennent 
parfaitement, en em blijout a reont ann 
eil d'egile. Ils ne se conviennent pas, 
ne d-int ket ann eil diocli doare egile. 

CONVENTION, s. f. Traité, marclié; 
marcliad, m; divis, m. Ils firent — 
pour les vendre en même temps, ober 
a rejont eunn divis diivar-benn gwersa 
anesho enneunn taol. Telles sont nos 
conventions, evel-se eo great ar mar- 
cliad etre-z-omp. 

CONVENU, adj. Dans le lieu—, el 
leac'h ma s oa lavaret. 

CONVERS, adj. Frère —, breur lik. 
So?ur converse , c'hoar lik, r'hoar 
leanez. 

CONVERSATION, s. f. Diviz, m ; diviz 
être lad o koms ann eil oc'/t egile. 
Je rcclierche sa — , ebad eo gan-en 
klevet anezhañ o komz. Un liomme 
dont la — est agréable, eunn teod kaer 
a sen. Vous me rapporterez ensuite 
sa — , goude e leverot d'in kemenl ho 
peso klevet gant-hañ. Ceux dont la — 
est dans le ciel, ar re a sao ho eue 
etrezek traoïi ann env. Voy. ENTRETIEN. 

CONVERSER, v. n. S'entretenir, par- 
ler; voy. ces mots. Converser avec 
les anges, sevel he ene etresek ann 
env. 

CONVERSION, s. f. Retour à Dieu; 
distro oc'h Doue. Sa — a étonné tout 
le monde, soueset eo bel ann holl pa 
zistroaz oc'h Doue dre wir binijenn 
(vir). Faire des conversions ; voy. 
CONVERTIR. 

CONVERTIR, V. a. Changer; voy. ce 
mot. = Faire changer de croyance 
religieuse; go'unid eneou da Zoue, p. 
gounezet ; lakaat tud da zistrei oc h 
Doue. Il les a tous convertis, lakaat a 
reaz anezho holl da zistrei oc'h Doue. 
Il en a converti un très-grand nombre, 
gounezet en deuz kalz a eneou da Zoue 
enn ho soues. = V. pron. Changer de 



COP 

croyance religieuse; ober pinijenn, 
p. great ; distrei ocli Doue dre icir 
binijenn (vir), p. dislroet ; dütrei oc'h 
Doue. Vami. Distroein dock Doue. 

CONVEXITÉ, s. f. Donner de la — aux 
sillons, groumma ann irvi. T. 

CONVIER, V. a. Pedi, pidi,\}. pedet. 
Voy. INVITER. 

CONVIVE, s. m. Prejer. m. pi. ien. 
Trég. Voy. PREJft. 

CONVOCATION, s. f. Assemblée: 
voy. ce mot. 

CONVOI, s. m. Cortège dun enter- 
rement; lud ar chanv, pi. m. Le — 
était peu nombreux, tud ar c'hanv a 
ioa ncbeul aneilio. 

CONVOITER, V. a. ChoaJilaal meurbed 
da gaout e. d. b. Convoiter la femme 
d'un autre, haout clioant da gaout grek 
eunnall. Il la convoite (une jeune fille), 
he alan a zo war-n-ezhi. 

CONVO!TISE,_s. f. Les convoitises de 
la chair, c'hoantegesiou fall ar chorf; 
drouk-ioidou ar cliik. T. Regarder une 
fille avec des yeux de — luc'ha oc'h 
eur plat h. Il la regardait avec des 
yeux de — luclia a rea out-hi. II me 
regardait avec des yeux de — , lucli.a 
a rea ouz-in. 

CONVOLER, V. 11. Convoler en se- 
condes noces, dimezi eunn eil gweach, 
p. dimezel; asdirnezi, addimezi, p. et. 
Gr. Vann. Dinœein un eil gwecli. Vov. 
SE REMARIER. 

CONVOQUER, V. a. Dastum, destum, 
p. et: gerrcl, p. ^ah-e<. Anciens infi- 
nitifs, dastumi, galvi. Il convoqua 
l'assemblée des principaux prêtres, 
dastum a reaz pennou ar veleien. Il 
convoqua tous ses parents, gervel a 
reaz he dud hall. 

CONVULSION, s. f. Glizienn, f. pi. 
glizi. Sujet aux convulsions, dalc'hel 
gant glizi. G. 

COPEAU, s. m. Éclat de bois; skol- 
pcnn, skolpad, m. pi. skolp ; askloedenn, 
askleudeyin, f. pi. ou. Faire des copeaux, 
ober skolp. 

COPIEUSEMENT, adv. Abondamment, 
beaucoup; voy. ces mots. 



COQ 



207 



COPIEUX, adj. Founnuz, founn, puill. 
Le souper ne sera pas aussi — , da 
goania ne vezo kel kemend a larjez. 
Voy. ABONDANT. 

COPTER, V. n. Gobedi. p. et. Vann. 
Gobedein. 

COQ, s. ra. Animal domestique, 
killek, killok, m. pi. killeien ; ar c'hillek, 
ar chilleien. Vann. et Trég. Kog, m. 
pi. keged, keget, kegi. Le coq de 
bruyères, killek gouez. Au chant du — , 
da gan ar cliillek. Coq de clocher, 
killek. Un — chapon né, eur c'hillek 
spaz ; eur c'haboun, ra. pi. or c7^a- 
bouned. Coq à demi-chaponné, killek 
rangouill. Vann. Kil-gok. Coq de na- 
vire, cuisinier; keginer, m. pi. ien; 
paotr ar gaoter. Coq du village, l'ha- 
bitant le plus influent ou le plus galant 
près des filles; killek ar barrez; ar 
maout, ar maill; penn ar barrez. 
A Vannes on dit aussi Pinart en ce 
dernier sens. 

COQ-A-LANE, s. m. Diviz n'en deuz 
pcnn dioc'h lost. Gr. 

COQUE, s. f. Enveloppe de l'œuf; 
klosenn vi, klorenn vi, f. pi. klos ri : 
ar glosenn vi, ar c'hlos vi. Vann. 
Klorenn ui, f. pi. klorenneu ni. De? 
œufs à la — , viou tano. Coque de 
limaçon, krogenn melfedenn, f. pi. 
kregin melfed. La — de ce limaçon est 
noire, krogenn ar relfedenn-ze a zo du. 
Ces coques de limaçon , kregin ar 
melfed-ze, ar chregin melfed-ze. Coque 
de ver à soie, krocliennenn, f. pi. ou. 
Coque de jioix, pluskenii, graoñ, klo- 
senn graon, f. pi. plusk kraoïl, klos 
kraon. La partie verte qui recouvre 
la coque de noix fraîche, pluskenn glas 
ar c'hraon, f. pi. plusk glasar chraoñ. 
Coque de pois, de fèves, etc, klosenn 
piz, pluskenn piz, f. pi. klos piz, plusk 
piz. Voy. ÉCALE, pour la construction. 
Animal qui aune—, aneval krogennek. 
Les légumes à —, al louzou kro' 
gennek. 

COQUE, adj. Spluiet. La poule a été 
coquée, spluiet eo bel ar iar. On dit 
aussi plaiet. 

COQUELICOT, s. m. Rozenn-moch, 
rozenn-aer, f. pi. roz-moc'h, roz-aer. 

COQUELOURDE, s. f. Diskrab , m; 
kokuloz, m. 



208 COR 

COQUELUCHE, s. f. Maladie ; dreo, 
m; pas-moug, m. Vann. Driu, m; 
paz-bras, m. Il a la — , klanv eo 
gant ar pas-moug. Corn. Paz-iuderez, 
m. G. 

COQUERET, s. m. Plante; louzaouenn- 
ar-mean, louzaouenn-ar-mean-gravel, f. 
Gr ; alkaiijez, f . Gr. 

COQUET, adj. Mistr, mislrik. 

COQUETTE, s. f. C'est une franche 
— , eur varjolenn eo; eul Uhoudenn eo; 
eul limasenn eo ; eur plac'h gadal eo. 
Expressions injurieuses. 

COQUETTERIE, s. f. Chez les femmes; 
gadelez, f ; orged, m. 

COQUILLAGE, s. m. La coquille et 
l'animal qu'elle renferme , pesked- 
kregin, pi. m. Des coquillages bons 
à manger, pesked krogennek. Vann. 
Kergat, pi. m. La coquille seule, 
krogenn, f. pi. kregin. J'ai ramassé 
ces coquillages, dastumel ain euz ar 
c' kregin- se. 

COQUILLE, s. f. Enveloppe de cer- 
tains animau.K de terre et de mer ; 
krogenn, f. pi. kregin ; arcliregin. Des 
coquilles de Saint-Jacques, kregin 
sanl Jalm, kregin sant Jakez. Coquille 
de limaçon, krogenn melfed, f. pi. 
kregin melfed. Coquille de moule, 
krogenn-mesklenn, f. pi. kregin meskl. 
Voilà une grande — , setu aze eur 
grogenn vraz. Ces grandes coquilles, 
ar c'hregin braz-ze. Deux coquilles 
pleines de sable, diou grogennad ireaz. 
Poisson qui a une — , pesk krogennek, 
m. pi. pesked krogennek. = La — du 
plo([uier d'un moulin, ar grogenn, 
f. Gr. 

COQUILLEUX, adj. Goloet a gregin. 

COQUILLIER, adj. Du sable —, ireas 
kregin hrusunet. 

COQUIN, s. m. Gueux, fripon ; voy. 
ces mots. 

COQUINE, s. f. Gueuse, friponne, 
prostituée; voy. ces mots. 

COR, s. m. Durillon aux pieds; 
kaledenn, f. pi. ou ; ar c'haledenn, ar 
clialedcnnou. J'ai des cors aux pieds, 
kaledennou am euz em zreid. = Instru- 



COR 

ment de musique; korn, m. pi. ou; 
korn-boud, m. pi. kornou-houd. Sonner 
du cor, kornal, p. kornet ; trompilla, 
p. et. A cor et à cri, o boezpenn. 

CORAN, s. f. Skrijou ar fais profed 
Mahomet, pi. m; lezenn Mahometa- 
ned, f. 

CORBEAU, s. m. Oiseau; bran, f. pi. 
brini; malvran, m. pi. malvrini. Ce 
dernier est le mâle. L'autre est l'es- 
pèce, sans distinction de sexe. Voilà 
un beau — , setu aze eur vran gaer. 
Les corbeaux sont noirs, ar brini a 
zo du. Le P. Gr. donne Long, luq, m. 
pi. ou, comme expressions employées 
autrefois. Corlteau do mer, mor-vran, 
f. pi. mor-vrini. Un — gris, eur vran 
louet, eur vran aot, f. pi. ar brini 
louet, ar brini aot. Vann. Bran, f. pi. 
brenni, brendi. 

CORBEILLE, s. f. Voy. PANIER. 

CORBILLARD, s. m. Karr ar cliorfou 
maro, m. 

CORBILLON, s. m. Jeu d'enfants; 
elioari rimadell, f. 

CORDAGE, s. m. Les cordes d'un 
navire; kerdin, pi. f; rabank, m, 
fard, m. Un bout de — , eur penn fard. 
Voy. CORDE. 

CORDE, s. f. Lion de chanvre; kor- 
denn, f. pi. kerdin; ar gordenn, ar 
clierdin. Vann. Kordenn, f. pi. kerdat. 
Lier avec une — , eren gant eur gor- 
denn. Longue — qui sert à amarrer le 
foin, la paille sur une charrette, such, 
sug, m ; sugell, f. G. Prononcez sug-ell. 
Vann. Fun, f. Dans le style trivial le 
mot sugell se trouve parfois uni au 
mot bramm pour désigner un pet 
traînant et sec ou criard. C'est comme 
si l'on disait : un pet long comme 
la corde appelée sugell. Celle pour 
amarrer des barriques , des arbres, 
sur une ciiarrette, fard, m. Celle pour 
mettre le linge à séciier, siblenn, f. 
Celle avec laquelle on attache les 
bestiaux à l'étable, nask, m ; stag, m ; 
stag saout, m. Attacher les bestiaux 
avec des cordes à l'étable, naska ar 
zaout. Celle qui sert à attacher les 
ciiiens, stag, m. Une grosse —, eur 
rabank teo ; eur fard. G. Une — à trois 
brins, eur gordenn a dri c'hor. (Le mot 



COR 

yor est une menue corde qui sert à en 
faire une plus grosse.) Une — à boyau, 
bousellou gevr, bouzellou meot. Gr. 
Vann. Boelleu meut (mehut). Faire de 
la —, ober kerdin. 

CORDE, s. m. Mesure ancienne pour 
le bois de chauffage ; dans les en- 
virons de Brest elle valait trois stères 
et demi ; kordennad, f. pi. ou. Une 
— de bois à brûler, eur gordennad 
heuneud. 

CORDEAU, s. m. Petite corde pour 
"aligner; linenn, f. pi. ou. Aligner au— , 
ober dioth al linenn. 

CÜRDELER, V. a. Tresser; voy. ce 
mot. 

CGRDELIER, s. m. Religieuxde l'ordre 
de saint François ; manac'ti euz a 
un sant Fraûsez. Les religieuses de 
cet ordre, leanezed eu% a urs sant 
Fr anses. 

CORDER, v. a. Tresser en forme de 
corde de la paille, etc ; kordenna kolo. 
— Mesurer du bois à la corde ; ober 
kordennadou keuneud; kordennadi keu- 
neud. 

CORDERIE, s. f. Lieu où l'on fait la 
corde ; kordenneres , f. Pas usité. En 
termes injurieux, kakouzeri, f. ker ar 
gakousien, Gr ; ker kouzined ar Vadalen. 
Gr. Voy. COROIER. 

CORDIAL, adj. Franc, sincère; voy. 
ces mots. = Affectueux ; voy. ce mot. 
= Stomachique, cardiaque ; voy. ces 
mots. 

CORDIALEMENT, adv. Â galounfrank, 
a greiz galoun. Il m'a accueilli très — , 
eunn digemer ar gwella am euz bet 
digant-han. 

CORDIALITÉ, s. f. Voy. AFFECTION. 

CORDIER, s. m. Qui fait de la corde; 
kordenner, m. pi. ien. Vann. Kordeour, 
m. pi. korderion. Cette profession était 
de celles pour lesquelles les anciens 
Bretons avaient du mépris ; aussi ap- 
pelaient-ils kakouz ceux qui se li- 
vraient à ce métier; kakouz, m. pi. 
kakousien; kouzin, m. pi. ed ; kouzin 
ar Vadalen ; malord, m. pi. éd. Gr. 

CORDON, s. m. Cordonnet en laine, 
en coton, etc, liamm, m., pi. ou ; kor- 
dennik, f. pi. kerdinigou. Un — de 



COR 



209 



souliers, liamm boulou. Un — de 
chapeau, kordenn tok, f. = Cordon 
ou ceinture des ordres religieux, 
gouriz, m. Vann. Grouiz, m. En Galles, 
gouriz, m. V. Prendre le — de saint 
François, entrer dans cet ordre, A-eme- 
ret gouriz sant Frañses. = Cordon de 
cire que l'on mettait autrefois en eX' 
voto autour des églises ; gouriz koar, 
m. = Terme de maçonnerie; ribl 
voger, rizenn, f, 

CORDONNET, s. m. Voy. CORDON. 

C0RDÎ3NNERIE, s. f. Métier de cor- 
donnier; voy. ce mot. La rue de la 
— , rit ar gereon. 

CORDONNIER, s. m. Kere, kereour, 
m. pi. kereon; botaouer-ler, m. pi. 
botaouerien-ler. Se faire —, mont da 
gère. Il s'est fait —, eat eo da gère. La 
boutique d'un —, slal eur c'here. Les 
boutiques des cordonniers, staliou ar 
gereon. 

CORIACE, adj. Kalet d'ann dent; 
kalet da zibri ; lerek. Celte viande est 
— , ar chik-se a zo kalet d'ann dent, a 
zo givall lerek. La vache est —, ar 
cliik biocli a zo lerek ha kalet d'ann 
dent ; ar c'hik bioc'h a go grigoñsuz. 
Gr. 

CORLIEU, s. m. Oiseau; kefelek vor, 
m. pi. kefeleged vor. 

CORME, s. f. Fruit du cormier; /li- 
liberenn, f. pi. hiliber ; perenn mar, 
perenn kormel, f. pi. per mar, per 
kormel. Gr. Vann. Perenn hili, f. 
pi. per hili. Boisso.T faite avec des 
cormes, sistr hiliber, sistr mar, sistr 
kormel. Gr. 

CORMIER, s. m. Arbrisseau ; gwezenn 
hiliber (gnezQvm), f. pi. gwez hiliber; 
gwezenn mar, gwezenn kormel, gwezenn 
per mar; koper, m. T. 

CORMORAN, s. m. Oiseau; morvran, 
f ; mor vaout, m. pi. mor vrini, mor 
veot. Corn. Doku, m. 

CORNE, s. f. Partie dure qui sort de 
la tête de quelques animaux, korn, m. 
pi. fcerntcl, kern. Animal à qui on a 
coupé les cornes, aneval diskorn, 
aneval beskorn. Couper les cornes, 
diskorna, beskorna. Voy. ECURNER. La 
génisse pousse ses cornes, kornet eo 

27 



MO 



COR 



announner. G. Vache à courtes cornes,. 
bioc'h kerniel berr. Une bête à cornes, 
eur pennsaout, m. pi. saout, ar zaout. 
Les bêtes à cornes, al loened korn. 
Corn. Peigne de —, krib askorn. Cette 
expression semble indiquer qu'il n'y a 
pas longtemps qu'on travaille la corne 
en Bretagne. = Partie dure des pieds 
des chevaux, bœufs, etc; karn, m. Les 
animaux qui ont de la — aux pieds, 
ann anevaled karnek. = La — des 
lanternes pour remplacer les verres, 
kost eul lelern, m. = Instrument pour 
appeler au repas les gens de la ferme; 
korn-hual, korn-boud, m. 

CORNE-DE-CERF, s. f. Plante; ann 
ûigounnar, f. 

CORNEILLE, s. f. Oiseau; kavan, f. 
pi. éd. Celle à manteau gris, frao, 
frav, m. pi. fraoed, fraved; bran louet, 
f. pi. brini louet. Une belle —, eur 
gavan vraz. Les belles corneilles, ar 
c'havaned hraz. La — de mer, kavan 
vor, f. pi. kavaned vor. Bayer aux 
corneilles, choum da %ellel ann oabl 
tremen. T. 

CORNEMUSE, s. f. Voy. MUSETTE. 

CORNER, V. n. Sonner du cor; voy. 
ce mot. = Tinter, en parlant des 
oreilles; boudai, p. boudet ; kornal, 
p. kornel. Les oreilles me cornent, 
boudai a ra, kornal a ra va diskouarn. 
Les oreilles m'ont corné toute la nuit, 
boudet ho deuz, kornel ho deux va 
diskouarn hed ann noz. 

CORNET, s. m. Voy. COB, TROMPETTE. 

CORNETTE, s. m. Genre de coiffe 
des femmes de la campagne; kornetenn, 
f. pi. ou. 

CORNICHE, s. f. Rixenn, rezenn, f. 
pi. oit; daes, m. La — d'un mur, risenn 
rager, f. La — d'une cheminée, dae.z 
eur siminal. 

COROLLE, s. f. Partie de la fleur; 
dargreiz ar bokejou, m. Voy. FLEUR. 

CORPORAL,s. m.Lingesacréd'église; 
korporal, m. pi. iou. 

CORPORALIER, s. m. Boîte où l'on 
renferme le corporal; boestl ar &hor- 
poraliou; iak'h ar c'horporaliou. Gr. 



COR 

CORPOREL, adj. Qui a un corps; en 
deuz eur chorf. = Qui concerne le 
corps. Des austérités corporelles, pi- 
nijennou kalet. 

CORPORELLEMENT, adv. Notre Sei- 
gneur est réellement et — dans le 
Sacrement de l'Eucharistie, korf hor 
Zalver a zo e gwirionez e Sakramant 
ann aoler. Gr. 

CORPS, s. m. Korf, m. pi. ou; ar 
&horf, ar c'horfou. Le — humain, korf 
ann den. Un mort, eur c'horf maro. 
Corps pour corps, buez evit buez; korf 
evit korf. Il se précipita dans l'étang à 
— perdu, en em deurel a reaz el lenn 
alacliao war liebenn. C. Corps et âme, 
korf hag ene. A son — défendant, 
malgré lui, a-enep d'he clirad; dre 
nerz ; dre hek. Ils se sont perdus corps 
et biens, en em goUet ho deuz greal tud 
ha madou. = Substance. L'eau et le 
verre sont des corps transparents, 
ann dour hag ar gwer a zo ker sklear 
ma weler a dreuz d'ezho. Gr. Le verre 
est un — transparent, ar gwer a zo 
ker sklear liag ann dour. Un — opaque, 
eunn dra teo ha levai evel ar méan. Gr. 
Les mamelles sont des — glanduleux, 
ann divronn a zo gtoagrennuz. = Cor- 
pulence; voy. ce mot. = Corps de 
jupe, korfbroz, korf sae. Corps de jupe 
sans manches, korfkenn, korkenn, m. 

CORPS-DE-GARDE, s. m. Ti givard 
(goard), m. 

CORPULENCE, s. f. Korf, m ; ment, f. 
(Prononcez ce dernier comme en 
français mainte) Il a de la —, korf en 
deuz, ment en deuz; meñtek eo. Vann. 
Korf en dez; endevout a ra korf. Avec 
le temps elle prendra de la — , gant 
ann amzer esavo korf out-hi. 

CORPULENT, adj. Qui a de la corpu- 
lence; voy. ce mot. 

CORRECT, adj. Régulier, exact; voy. 
ces mots. 

CORRECTEMENT, adv. Sans faute, hep 
fasi, difazi. ~ Clairement; voy. ce 
mot. 

CORRECTION, s. f. Kastiz, m. pi. ou; 
kelenn, f. pi. ou; ar c'hastiz, ar c'/ias- 
tizou; ar gelenn, ar c'helennou. Ce mot 
kelenn qui signifie à la fois correction, 



COR 

instruction, leçon, houx, me rappelle 
la devise quelque peu présomptueuse 
de deux arclievêques. Celle de Tor- 
chevèque de Toulouse, vers 1825 : 
Eliam si omnes, ego non; et celle de 
Monseigneur de Quélen, archevêque 
de Paris, en 1830 ; a hep amzer kelenn. 
Ce qui peut être traduit par ces mots : 
De tout temps fai eu et j'aurai droit de 
correction; ou bien : de tout temps je 
serai semblable au houx (qui pique) ; 
ou bien encore : dé tout temps je serai 
le même. Infliger une — , kelenn u. b ; 
kastiza u. b ; rei kelenn da u. b. Voy. 
CORRIGER. C'est assez de la — qu'il a 
subie, a-waWh eo ar gelenn en deuz 
bet. La — fraternelle; terme de piété; 
kelenn gristen, kelennadurez kristen. 
Vann. Kelenn a vreder. La — frater- 
nelle est commandée par l'Eglise, ann 
Aviel sahr a c'hourc hemenn d'e-omp 
ober ar geñtel gristen d'hor breudeur e 
Doue. Gr. 

CORRIDOR, s. m. Trépas; m; palier, 
m ; po}~idales, f. 

CORRIGER, V. a. Punir, reprendre, 
châtier; voy. ces mots. = Examiner. 
Mon fils est au collège et c'est moi 
qui corrige ses devoirs, va map a zo 
er skol ha me eo a wel bemdez penaoz 
e vez great he labour gant-hañ. = V. 
pron. Mont war xcellaat (var vellaat); 
mont mar well (var vell) ; distrei war 
ann lient mad ; dont da ivell. Un 
ivrogne ne se corrige jamais, eut 
mezvier na dorro ket he bleg. Il s'est 
corrigé de ses anciens vices, dilezel 
en deuz great ann techou (ail en doa 
a-ziaraok. 

CORRIGIBLE, adj. Nep a chell beza 
kelennet. Voy. INCORRIGIBLE. 

CORROBORATIF, adj. Voy. CARDIAQUE. 

CORROBORER, v. a. Ranimer les 
forces; digas nerz da; rei ners da ; 
digas nerz da nep a zo hep ket; nerza 
ann nep a zo dinerz ha tochor. 

CORRODER, v.a. Krignat a nebëudou, 
p. krignet. Vann. Krignal a nebeudeu. 

CORROI, s. m. Apprêt des cuirs; 
kourrez, m. = Massif de terre glaise 
pour boucher le passage à l'eau; 
kourréz, m. Garnir une vanne de —, 



COR 



211 



koureza, p. et. Vann. Lakat doar hiv. 
CORROYER. 

CORROMPRE, v. a. Gâter, altérer; 
voy. ces mots. = Débaucher; koll 
eunn den gant gioall kumzou ha gant 
gwall skouer ; gwalla (goalla), p. et. 
Corrompre une fille, ober gwall eur 
plac'h. Vann. Lorbein \ir verc'h, koxcsi 
ur verc'h. G. Voy. SÉDUIRE, SUBORNER. 
= Gagner par argent, par promesses ; 
gounid , p. gounezet ; gounid gant 
arcliant , gounid gant komzou kaer. 
Voy. GAGNER. = V. pron. Se gâter, 
parlant des viandes, des fruits, etc; 
voy. SE GATER. = Devenir débauché ; 
ober louzdoni, en em zaotra, dont cVen 
em zaotra. 

CORROMPU, adj. Gâté, pourri, dé- 
bauché ; voy. ces mots. = Parlant du 
langage. Langage —, iez trefoet, Gr ; 
iez troet. T. Voy. LANGAGE. = Air cor- 
rompu, ear fall. 

CORROSIF, adj. Krignuz, daskrignug. 

CORROSION, s. f. Krign, daskrign, m. 
Evitez ces substantii"s._ Pour éviter 
la —, da viret out-han na xeufe da 
veza krignet. Voy. CORRODER. 

CORROYÉ, adj. Du cuir corroyé, 1er 
kourrezet. 

CORROYER, v. a. Apprêter les cuirs ; 
kourreza, p. et; kourreza 1er, para 1er. 
Vann. Korreein, p. korreet. = Garnir 
un conduit de corroi, kourreza. Vann. 
lakat doar biv. 

CORROYEUR, s. m. Kourrouser, m. pi. 
ien. Vann. Korreonr, m. pi. korrerion. 
Parer al 1er, s. m. 

CORRUPTEUR, s. m. Voy. SÉDUCTEUR, 
SUBORNEUR. 

CORRUPTIBLE, adj. Parlant des per- 
sonnes qui peuvent être gagnées; nep 
a cliell beza gounezet gant arc'hant, 
gant komzou. Voy. INCORRUPTIBLE. = 
Parlant des choses. Les biens corrup- 
tibles de ce monde, madou bresk ar 
bed-ma. 

CORRUPTION, s. f. Pourriture, dérè. 
glement de mœurs; voy. ces mots. 

CORSAIRE, s. m. Voy. PIRATE. 



212 



COT 



COBSET, s. m. Pour serrer la taille; 
korf divalen, m. = Habillement des 
femmes de certains cantons; korf sae, 
korf bros. Un — sans manches, korf 
kenn, korkenn, m ; justiii, m. 

CORTÈGE, s. m. He\il, m ; heul braz, 
m. II était suivi d'un nombreux —, 
hciil braz gant-hañ; eiinn dud a ioa 
oeil he heul. B. Le — de la noce, tud 
ann eured. Le — du convoi funèbre; 
tud ar c'haon, tud ar clianv. L'orjjri'eil 
et son —, roqefuez ar gaîoun hag he 
stroll gant-han. 

CORVÉE, s. f. Travail dû au maître 
du lieu ou à la commune ; aner, m. pi. 
iou. Faire des corvées, ober aneriou; 
amri. p. aner et. Gr. Voy. EN VAIN. Les 
journées de prestation en nature ou 
corvées des communes, ann devesiou 
aner. 

CORYPHÉE, s. m. Chef d'un parti ; 
ar maout, m; ar maill, m. 

COSSE, s. f. Coque, gousse; voy. ces 
mots. = Pellicule du lin; bole'hehn, 
f. pi. bolc'h. 

COSSER (SE) V. pron. Se battre à 
coups de tète, comme font les mou- 
lons, etc; tourtal, p. tourtet; sakaat, 
p. sakeet. C. Vanii. Turchein,^. turrhet. 
Ils se cossent, eminl o tourtal; lourtal 
areont; ema arment o tourtal. Pour 
exciter les béliers à se cosser, on leur 
dit : saka, maoul tourt, C; mot-à-mot ; 
cosse, bélier cosseur. 

COSSDN, s. m. Insecte; kns, skos, 
m. pi. ed; ar &hos,ar c'hosed; tartouz, 
m, pi. ed; minouc'h, m. pi. ed. Trég. 
Minocli, m. pi. ed. 

COSSU, adj. Qui a de grosses cosses; 
"pluskennck. Voy. COSSE. 

COSTUME, s. m. Habit, habillement; 
voy. ces mots. 

COTE, s. f. Partie du corps des ani- 
maux ; kostezenn, f. pi. koslou ; ar 
goslesenn, ar chostou. Hors du Léon, 
kosteen, f. Vann. kestad, m. pi. eu. Les 
vraies côtes , ar c'hostou braz. Les 
fausses côtes, ar chostou bihan, ar 
c'hostou munud, ar berr goslou. La — 
d'Adam, kostezenn hon tad Adam. Gr. 
•= Montée, descente sur les routes ; 
voy. Gcs mots. = Nervure de la feuille 



COT 

des plantes; treujenn, f. pi. ou. G. = 
Rivage; aot, m. Le pluriel n'est guère 
usité. Hors du Léon,of, m. Voy. RIVAGE, 
BORO. Il jure comme un pilote qui a 
fait — , sakreal a ra evel eul loman 
a vez skoet he lestr war ann aot. == 
Marcher côte-à-côte , mont kever-e- 
kever. 

CQTÉ, s. m. Partie du corps de l'ani- 
mal; kostez, m. Le mal de — , ann 
drouk kostez, m; allaerez, m. Il est 
sujet au mal de —, dalcliet eo allez 
gant al laerez. Il a le mal de — , ann 
drouk kostez a zo gant-han; al laerez a 
zo gant-han. Douleurs aiguës dans le 
— , beriou, pi. m. Causer, ressentir de 
ces douleurs ; beria, p. beriet. J'ai res- 
senti des douleurs de — , beriet ounn 
bet. Mettre l'épée au — , lakaat he gleze 
oc'h he gosles. 

2° Endroit, partie; tu, m; leac'h, 
m. Sans pluriel en ce sens. De tous 
les côtés, a bep tu, a bep leac'h. Trég. 
Bre holl. Le — gauche, ann tu kleiz. 
Le — droit, ann tu deou. Du — gauche, 
enn tu kleiz : eut ann tu kleiz. Douze 
de chaque —, daouzek a bep tu. De 
quel — venez-vous ? A beleac'h e leuit- 
hu?V>& quel — irons-nous? Pe leac'h 
es aimp-ni? pe war zu ez aimp-ni? 
etrese peleacli ez aimp-ni? Voy. OU, 
adverbe de lieu L'arbre tombe du — 
où il ployé, ar wczenn a gouez enn tu 
ma pleg. T. De quelque — que je me 
tourne, daoust e pe du e troann ra 
daoulagad. De ce côté-ci, enn lu ma. 
De ce côté-là, enn tu-ze. De — et 
d'autre, tu-ma tu-hont. Aller de — et 
d'autre, mont tu-ma tu-hont. Ni d'un 
— ni de l'autre, e nep tu, e nep leach. 
De l'autre — de la forêt, enn tu oll d'ar 
clioat. De chaque —, a bep tu. Il n'y 
a pas de repentir de l'autre — de la 
tombe, neuz glachar na keuz e-bed 
enn tuall d'ar bez. Les deux côtés d'une 
étoffe, ann tu mad hag ann tu g n. De 
l'autre — de la mer, enn tu ail d'ar 
mor. Il se tourna du — oii j'allais, 
he-ma a droaz enn tu ma 'z een. Ils 
tiraient sur la corde, chacun de son — , 
sacha a reant war ar gordenn pep-hini 
dioc'h h>i du. Vous mettrez les grands 
d'un — et les petits de l'aufre, lekeal 
e vezo ar re vraz dioc'h eunn tu hag ar 
re vihan diocli eunn tu ail. De ce côté, 
dre nu-mafi. 



COT 

;V Parti ; fit, m. Il est de votre —, 
ema enn eunn tu gan-e-hoc'h Se mettre 
du — de quelqu'un, sevel gant u»ian- 
hennag a enep eunn ail; hesa enn eunn 
tu gant u. b. Je me mettrai de votre 
— , me a ielo enn eunn tu gan-e-hoc'h. 
Se mettre du — opposé à quelqu'un, 
sevel a-enep u. b. Voy. PARTI. 

i° Ligne de parenté. Du — pater- 
nel, a bers tad, a berz ann tad. Du — 
maternel, a ben mamm, a berz ar 
vamm. 

5° Part. Il a p<-is cela du mauvais —, 
kemeret en deuz ann dra-se a wall bers 
(oall) Mettre de —, prendre pour soi ; 
kemeret enn tu diout-hañ. Trég. Tuiñ, 
p. tuet. Ne mettez rien de — pour 
vous, arabad eo e kemerfac'h netra enn 
tu diouz-hoch. Ma femme met de 
l'argent de — à mon insu, bogndaara 
va grek enn tu-bennag. M. Laissez tout 
de — pour faire cela, list pep tra a 
dreuz forhan. Cette expression, for/ian, 
assez usitée, pourrait bien n'être que 
le vieux mot français fors (hors), et 
s'analyserait hors lui, excepté cela. 

6° Aller de —, parlant d'un homme 
ivre; voy. CHANCELER. Parlant d'un 
navire qui donne de la bande ; kostezi, 
p. et. Le bateau va de —, kostezi a ra 
ar vag. G. 

7° A côté de, prép. Voy. auprès. 

8" Du côte de; etrese, devant les 
consonnes; etrpsefc, devant les voyelles; 
war-zu (var-zul. Du— d'Auray, etrezek 
Jire. Du— reQuimper, etrezeKemper. 
Du — du levant, icar-su ar sao-heol. 
Vann. Enn tu doc'/i er .<!au-hiaul. 

COTEAU, s. m. Colline; voy. ce mot. 

COTELETTE, s. f. Kostezennik, f. pi. 
kostouigou. Des côtelettes de mouton, 
kostouigou maout. Des côtelettes de 
porc frais, ramskoaz, m. Sans pluriel; 
killevardon, m. 

COTILLON, s. ra. Bros, f. pi. brosiou; 
lostenn verr , lostenn vihan, lostenn 
skanv, î;poenchenn, f. C. Yann. Broc'h, 
f. pi. eu. Trég. Gweledenn (goele- 
den), f. 

COTIR, v. a. Meurtrir, parlant des 
fruits ; voy. ce mot. 



COU 



213 



COTISER (SE),v.pron. Lakaatkement 

ha kement ; sevel arc'hant diwar pep- 
hini. Nous nous sommes cotisés, 
savet hon eus arc'hant diwar pep-hini 
ac'hanomp. 

COTISSURE, s. f. Voy. MEURTRISSURE, 
MEURTRIR, parlant des fruits. 

COTON, s. m. fruit du cotonnier; 
koton, m. De la toile de — , lienkoton. 
Des chemises de — , rochedou lien 
koton. = Duvet qui vient sur certains 
fruits en maturité ; stoubenn , f ; 
kaezour froues ; kivni ar frouez, m. 

COTONNEUX, adj. Parlant de certains 
fruits; stoubennelî. 

COTOYER, V. n. Mont a-hed ann aol; 
mont a-hed aot ar mor. H. 

COTTE, s. f. Cotillon ; voy. ce mot. 
= Cotte d'armes, cotte de mailles; 
chupenn houarn, f ; roched houarn, m. 
V. jakoun, m ; hobregon, m. 

COTYLET, s. m. Plante dont les 
feuilles ont quelque rapport de forme 
avec les crêpes; tule, m. T. Des 
feuilles de ce végétal , krampoez 
mouzik. Voy. CRÊPE. En français on 
"le aussi tulot. 



COU, s. m. Gouzouk, ra. Hors du 
Léon, gouk, ra. Le tour du — , kelc'henn 
ar gouzouk; kerc'henn ar gouzouk. Le 
derrière du —, ar chouk, ar souk, m ; 
kil ar gouzouk. Sauter au — de quel- 
qu'un pour l'embrasser, poket da unan 
bennag enn eur he vriata; lammet da, 
chouzouk u. b. Couper le — à quel- 
qu'un ; dibenna u. b ; trouc'ha he 
chouzouk da v. b. On lui a coupé le 
— ; dibennet eo bet; trouc'het eo bet he 
chouzouk d'ezhan; krennet eo bet. 
Triv. Couper le — à un animal, 
dic'houzouga eul loen; trouc'ha he 
chouzouk da eul loen. Il lui tordit le 
— , trei a reaz he chouzouk d'ezhan. 
Elle porte une croix au —, gant-hi 
eur groaz enn he c'herc'henn. Puisse- 
t-il se rompre le cou ! Ra vezo torret 
he c'houzouk gant-hañ! Je lui casserai 
le — , me a dorro rnellou he cliousouk 
d'eshan. 

COUCHANT, s. m. Occident, Ouest, 
voy. ces mots. 

COUCHANT, adj. Chien —, ki-douar, 
m. pi. chas'douar. G. Faire le chien 



2U 



COU 



—, oher ann dañvad; oher ar c'hi gaol; 
oher evel ar chas. 

COUCHE, s. f. Planche de terre pré- 
parée pour y faire des semis ; gwelead 
(guelead), m ; givelead teil, m ; bern 
teil lomm ha douar war-chorre, m. 
Une — de choux, eur gwelead kaol. 
Voy. PLANCHE. = Enduit ; gwisk (guiski, 
m. pi. ou. Vann. Gusk, m. pi. eu. 
Couche sur couche, gwisk ivar ivisk 
(var visk). Une— de végétaux pourris, 
ëur givisk lousou brein. Otez cette — 
de fard de dessus votre visage, dislagit 
ann druskenwplastr-u diwar ho livoc'h. 
Gr. Une légère couche de fumier, eul 
livadik leil. 

COUCHES, s. pi. f. Enfantement; 
gwilioud (guilioud), m. pi. ou. Le 
pluriel est peu usité ; poan-vugale, f. 
Vann. Guloud, gulioud, m. Trég. 
Gtcilioud (gouilioud^, m. Des — labo- 
rieuses, gicilioud rusl, gioall wilioud 
(goal vilioud). Elle est en —, ema e 
gwilioud; ema e poa7i-vugale. Une 
femme en couches, eur c'hrek war 
gwentlou. Âne. Relever de —, sevel a 
ivilioud. Elle a été relevée de — après 
la cérémonie de l'église, bez' e% eo bel 
d'ann ilis, Gr; binniget eo bel he fenn; 
tcar vale ema. Gr. Se faire relever de 
—, mont d'ann iliz da lakaat binniga 
he fenn. Gr. Faire ses — ; voy. ACCOU- 
CHER, v. n. Quand elle aura fait ses —, 
pa vezo gwilioudel. Elle a fait ses — , 
geneledeuz greal. Sa femme est morte 
en —, he clirek a sa maro diwar wilioud 
(divar vilioud). 

COUCHÉ, adj. Le poulain est malade, 
et est resté — sur la litière, ann ebeul 
klanv a so choumet enn he c'hourvez. 
Est-elle couchée? Enn he gwele ema- 
hi? Quand j'étais — , pa oann em 
gwele. 

COUCHÉE, s. f. Lieu où l'on couche 
en voyage. A la dernière — , enn nos- 
ves divesa. Pour y faire la —, da 
nosvesiat eno. 

COUCHER, V. a. Mettre quelqu'un au 
lit; lakaat unan-bennag enn he wele 
(vêle) ; lakaat unan-bennag da c'/ionr- 
vez. Gr. = Etendre sur la terre; 
voy. ÉTENDRE. 

COUCHER, V. n. Être étendu sur; 
gourvez, p. et; beza enn he c'hourvez. 
Il était couché sur la dure, gourveset 



COU 

e oa war ann douar. — Passer la nuit, 
être au lit; kousket, p. kousket. Cou- 
cher à la belle étoile, kousket dindan 
ar slered. Voy. ÉTOILE. Coucher hors du 
logis, kousket èr-meaz. Nous couche- 
rons deux dans le même lit, daou e 
vezimp enn eur gwelead. Mon frère et 
moi nous couchons dans le même lit, 
va breur ha vie a gousk enn eur gwe- 
lead. Quand nous serons mariés, nous 
coucherons ensemble, pa vezimp di- 
mezet ez aimp hon daou enn eur gwe- 
lead. Il a couché à l'auberge, kousket 
en deuz, kousket eo bel enn eunn hosta- 
leri. Il couchait d'ordinaire dans la 
chambre de son père, he-ma a veze o 
kousket e kampr he dad. Si un homme 
a couché avec elle, mar d-euz bel eur 
goaz kousket gant-hi. Les poules sont 
couchées, ema ar ier war ho glud. 
Tout le monde était couché, ann holl 
enn ho gtvele. 

COUCHER (SE),v. pron. Se mettre au 
lit ; mont d'he wele (vêle), parlant d'un 
homme ; mont dlie gwele (guele), par- 
lant d'une femme; mont da gonsket, 
mont da c'hourvez. Je ferai remarquer 
que ces diverses expressions ne doi- 
vent pas s'employer indifféremment, 
par la raison que kousket signifie 
dormir. Va te coucher, ke da gousket, 
ke d'as kwele (kuelé). Je me suis cou- 
ché bien tard, gwall sivezad ounn eat 
da gousket. Il se couciie de bonne 
heure, abredmad ez a da gnusket ; gant 
ar ier e c'hlud. Fam. = S'étendre de 
son long sur l'herbe, etc ; gourvez, p. 
et. Se — au soleil, à l'ombre, gourvez 
ennheol, gourvez pnndisheol. Le chien 
se couctia à ses pieds, ar c'hi a chour- 
vezaz e-c'harz he dreid. = En parlant 
des astres; kuzet, p. kuzet ; mont da 
guz, mont da guzet. Quand le soleil 
fut couché, pa oe eat ann heol da guz. 
Le soleil se couche, mont a ra ann 
heol da guzet ; ema ann heol o vont da 
vervel. T. 

COUCHER, s. m. Action de se mettre 
au lit. Depuis votre lever jusqu'à 
votre — , adalek ma savit bêle ma 'X 
it da gousket. = Disparition d'un 
astre ; kus, m. Au — du soleil, da 
guz heol. 

COUCHETTE, s. f. Gioelebihan,m.])\. 
gweleou bihan. Vann. Gule bihan, gule 
hemp ténneu. 



cou 

COUCHEUR, s. m. Kousker, m. pi. 
ien. Vous êtes un — incommode, enr 
c'housker dies oc'h. Gr. 

COUCI-COUCI, adv. Evel-evel. 

COUCOU, s. m. Oiseau; koukoug, f. 
pi. éd. En breton on nomme sedanik, 
melenek, golren, les oiseaux auxquels 
le coucou abandonne le soin de nourrir 
ses petits ; ar sedanik a ro hoèd d'ar 
goukoxig. Ane. Kog , m. pi. ou, 
coucou. 

COUDE, s. m. llin, m. pi. anndaou 
ilin. Vann. Klin-brec'h, m. Un coup 
^Q — ^ eunn taol ilin ; eunn iiinad. J'ai 
le — droit écorché, kignet eo va ilin 
deou. = Coude de rivière, de chemin; 
pleg, m. pi. ou. Voy. SINUOSITÉ, DÉTOUR. 

COUDÉE, s. f. Ancienne mesure ; 
iiinad, m. = S. pi. f. Avoir ses coudées 
franches, hesa enn he eaz. Il a les 
coudées franches, frank a zo war-n- 
eshafi ; bez' ema enn he eaz. Il n'a pas 
les coudées franches, enk a zo war-n- 
ezhañ ; striz eo war-n-ezhaTÎ. 

COUDOYER, V. a. Rei eunn taol ilin ; 
\ beza ilin oc'h ilin; hesa harp ocli 
I harp. 

\ COUDRAIE, s. f. Kelvezek, f. Corn. 
i kilvid, f. 

! COUDRE, V. a. Griat, p. griet. Vann. 
! Gnuriat- Trég. Grouiañ, p. grouiet. 
'\ Coudre une jupe, griat eur rokedenn. 
i Coudre une plaie, griat eur gouli. 
'■ Coudre deux choses ensemble, griat 
eunn dra oc'h eunn dra ail. 

COUDRIER, s. m. Arbre ; gwezenn 
gehez (guezenn), f. pi. gwez kelves. Du 
bois de —, koat kelvez. Le bois de — 
est cassant, eur vaz kelve% a zo hresk. 
Un beau — , eur icezenn gelvez vraz. 
Ces beaux coudriers, ar gioez kelvez 
brag-ze. Voy. ARBRE. 

COUENNE, s. f. Partie du lard; ton- 
nennmoc'h, f; kroc'henn kikmoc'h, f. 

COUENNEUX, adj. Tonnennek. 

COUETTE, s. f. Sorte de matelas; 
golc'hed, î. pi. golc'hejou. Une — de 
plumes, goWhed plun. Une — de 
ballC; golc'hcd pell. 



COU 



215 



COULÉ, adj. Du lait —, leazsilel. De 
la bouillie coulée, iod silet. Du fer —, 
houarn teuzet. 

COULER, V. n. Fluer; redek, redet, 
p. redet. Pour faire — l'eau, evit la- 
kaat ann dour da redek. Le sang cou- 
lait, redek a rea ar goad. Cette eau 
coule dans la mer, redek a ra ann 
dour-ze er mor. — Suinter, couler à 
travers un vase, etc ; divera, p. et ; 
bera, p. et. Vann. Diverein. Ce pot 
coule, divera a ra ann dour eus ar 
pod-ze. L'eau coule à travers la mu- 
raille, divera a ra ann dour a dreuz ar 
voger. La sueur lui coulait du front, 
ar c'houez a zivere dioc'h he dal, G; 
ar cliouez a rede diocli he dal. L'eau 
coule de ce vase, divera a ra ann dour 
euz ar pod-ze. Couler par-dessus les 
bords, skuilla, p. et; fenna, p. et; 
feltra, p. et. Ce dernier s'entend des 
corps comme le blé, etc. L'eau coule 
par-dessus les bords, skuilla a ra 
ann dour, fenna a ra ann dour, fenna 
a ra ann dour dreist. Ne pas couler ; 
saclia, p. et; chaga, p. et. L'eau ne 
coule plus, la farine ne coule plus de 
la trémie, sac'het eo ann dour, sac'het 
eo ar bleud. Le sang ne coule plus, 
sac'ha a ra bremañ ar goad. = Passer, 
s'écouler, pariant du temps, voy. ces 
mots. = Couler à fond un navire, 
kas eul lestr d'ar gweled (goeled) ; gwe- 
ledi eul lestr (goeledi) p. et; kas eul 
lestr d'or sol. Gr. Couler à fond, aller 
au fond, mont d'ar giceled. Sans cela 
il eût coulé au fond, anez e vije bet eat 
e bez d'ar gweled. = Couler du fer, 
redek houarn teuzet. Voy. FONDRE, 
Couler une liqueur, du lait dans une 
passoire, sila, p. et. Couler la lessive, 
redek ar clwuez. 

COULEUR, s. f. Teinte; lieu, m. 
Vann. Liu, m. En Galles, liv, m. Ces 
substantifs n'ont pas de pluriel. Ane. 
liu. Une — vive, eul liou beo. La cou- 
leur blanche, al liou givenn. Celui-ci 
est d'une — différente, he-ma a so eux 
a eul liou ail. De couleurs diverses, 
euz a gais a liou, euz a liou dishevel. 
Une robe de couleurs diverses, eur 
zae marellet. G. Une vache de — 
rouge, eur vioc'h ruz enn he liou. Il a 
perdu sa — , kollet eo he liou gant-hati; 
disliv, dislivet eo brema; hep liou eo 
brema. Des fruits de — d'or, froue;: 



216 



COU 



melen aour. Enlever la —, disliva, 
p. et. — Teint; liou, m. Des hommes 
(ie toutes couleurs, tud a bep liou. 
Elle a perdu ses couleurs, kollet eo he 
liougant-hi. Un enfant qui a de belles 
couleurs, eur bugelrus-penn,ru-benn, 
nispin. = Prétexte ; voy. ce mot. 

COULEUVRE, s. f. Aer, f. pi. éd. Trég. 
Nac'her, m. 

COULEUVRÉE, s. f. Plante ; hara- 
ann-houc'h, m; gwinienn-wenn (gui- 
nien-venn), f. C'est la — blanche. 
La — noire, kaol-du, m ; gwinienri' 

COULIS, s. m. Mets clair; iod, m. 
Coulis de gruau, haot brignenn, iod 
brignenn silet. Vann. Kaut groel, kaul 
gourel. Gr. Un — de perdrix, gtoas- 
kadenn klujiri (goaskadenn). = Vent 
— , avel dreuz, avel laer, gwall avel, 
avel iud ha pud. T. 

COULISSE, s. f. Un châssis à—, sîa/af 
red, stalaf rederes. Gr. 

COULOIR, s. m. Passe-liqueurs, sil, 
f. pi. ou, iou. Passer à la — , sila, 
p. et. 

COUP, s. m. Choc; taol, va. pi. iou. 
Vann. Taul, toi, m. pi. leu. Trég. Taul, 
m. pi. io. Âne. taoul. D'un hon~, gant 
eunn taol krenn. Il faut le rompre du 
premier — , enn eunn taol kcnta e rank 
beza lorret. Il frappa trois coups sur la 
table, teir gweach en deuz skoet war 
ann daol. Un — de bâton, eunn taol 
bas, pi. taoliou baz. Un — d'épée, de 
pierre, de main, eunn taol kleze, eunn 
taol mean, eunn taol dourn. Un — de 
pied, taol troad. Donner des coups de 
bâton, rei taoliou baz; rei bazadou ; 
bazata, p. et. Voy. BATONNER. Donner 
un — de pied à ; dislaga eunn taol 
troad dioc'h m. 5 ; planta eunn taol 
troad gant u. b ; rei eunn taol troad da 
u. b. D'un — de dents, gant eunn taol 
dant. Il lui appliqua un — de bâton, 
distaga a reaz eunn taol baz gant-hañ. 
Coup sur coup, taol war daol. Un — de 
revers de main, kildournad, m. pi. ou. 
Un — d'éperon, eunn taol kentr. Un — 
fourré, inattendu, taol fenk. Méchant 
— donné à un animal, mestaol, m. pi. 
iou. Gr. Frapper le fer à coups redou- 
blés^ skei a buill war ann tomm. Coup 



COU 

de mer, larz mor, m. pi. larsiou mor. 
Coup de vent, barr amzer, m. pi, 
barrou amzer; barr avel, m. pi. bar- 
rou avel; tarz avel, m. pi. tarsiou 
avel; kaouad avel, m. pi. kaouajou 
avel. Coup de vent sur mer, kourven- 
tenn, f. Coup d'air, barr avel, m. J'ai 
pf>rdu la vue par un — dair, dre barr 
avel eo bel kollet va gweled. s. N. Don- 
ner des coups de tète, comme font les 
bêtes à cornes , tourtal. La vache 
donne des coups de cornes, tourtal a 
ra ar vioc'h. Voy. COSSER. Ils coupèrent 
la corde en sept morceaux d'un seul 
'—, ober a rejont seiz tamm dioch-tu 
euz ar gordenn. Il le tua sous le — , 
laza a reaz anezhañ hep na rea ann 
distera klemmadenn. 

2" Bruit. Un — de fusil, de canon, 
de tonnerre, tennfuzil,^ tennkanol, taol 
kurun, tarz kurun; pi. lennou fusil, 
tennou kanol, taoliou kurun, tarsiou 
kurun. 

3° Blessure. Un — de feu, gouli, 
m. pi. ou. Il fut blessé d'un — de feu, 
lizet e 06 gant eunn tenn poultr. Un — 
de langue, teodad, m. pi. ou ; luñchen- 
nad, m. pi. ow. Donner un — de langue, 
leuskel eunn teodad, p. laosket. 

4° Action.— Un— de maître, eunn 
taolmaill, m. pi. taolioumaill. Un — 
d'essai, taol micher, m; pez micher, 
m. Voy. ESSAI. Le — est fait, great 
eo brema ann taol. Celui qui avait 
fait ce mauvais — , ann hini en doa 
great ann taol. Voilà un bon — à faire ! 
Hen-nez so d'in eunn taol! Là où l'on 
fait le plus de bruit il est facile au 
voleur de faire son — , el leac'h ma ves 
muia trous eo easa d'al laer ober he 
sroiou, ober he sourn. Un — de traître, 
de lâche, eunn taol fenk. M, 

5" Mouvement. Ce n'est pas avec 
des coups de chapeau qu'on me paye, 
ne ket gant diiciskou tok e vezann-me 
paeet. Coup-d'œil, taol lagad, m ; serr 
lagad, m. En un coup-d'œil, enn eunn 
taol lagad, enn eur serr logad. 

6* Fois. Voy. ce mot. D'un seul —, 
dioc'h-tu, war eunn dro (var). C'est 
beaucoup faire que de donner cent écus 
d'un seul —, eur givall zournad 
arc'hanl eo rei diocli-tu kant skoed. 



COL 

■• Coup à boire; banne, m. Vann. 
Banvec'h, bnnnac'h, m. Un — de vin, 
eur banne giciti. Il a bu un fameux — 
d'cau-de-vie, evet en devz eur banne 
slard a ifin-ardant. T. Buvez un — , 
kemerit eur banne da eva. Versez-moi 
un — , diskargit eur banne d'in. Boire 
un coup, eiae^dli^ad. 

8" Acceptions diverses. Faire d'une 
pierre deux coups, ober daou daol enn 
urian. A — sur, hep mar e-bed. Coup 
sur — , ann eu goudeegile; liep paoues. 
Tout-à-coup, enneunntaol; rak-tal ; 
enn eunn taol kount. Apres — , re- 
sivesad. Il est sous le — d'une puni- 
tiO!i, kastizet e vezo m' oarvad. 

C3UPA8LE, adj. Kabluz, G; n'est 
guère usité. Les innocents et les cou- 
pables, ar re a zo didamall hag ar re 
ne d-inl ket. Il n'est pas — , didamall 
eo; direbech eo. Je ne le trouve pas — , 
ne gaiann abek e-bed enn-hañ. Si vous 
êtes — , mar d-euz enn-hoc'h abek da 
damall. Si vous n'êtes pas — , ma 
neuz enn-hoc'h abek e-bed da damall. 
Le Sp:ji;(ieur trouve parfois — celui 
qui nous parait dig:ie d'éloges, ann 
Aotrru Done a gav aliez abek enn hini 
a grtd ann dud a zo da veza meulet. T. 
Il devint — aux yeux de Dieu, dont a 
renz da veza kabluz da Zone. T. Le mot 
kabluz ne serait plus compris. Le 
Calhoiicoa (xv" siècle) donne à hn-es 
le sens de coupable, reuz en latin. Il 
a été battu et il le méritait bien, il est 
coupable, fustet eo bet, bevez eo. — 
Le Gonidec ne parle de beves qu'au 
sens qu'on parait lui donner en 
Tréguier. 

COUPANT, adj. Voy. TRANCHANT, adj. 

COUPE, s. f. Action de couper; 
irouc'h. m. Trég. Troc'h, m. Quand se 
fera la — de votre bois? Pfwr e reso 
ann trouc'h koat gan-e-hoc'h? La 
seconde — du foin, ann eu trouc'h eus 
ar fnenn. = Vase; kop, m. pi. ou; 
hanaf, f. pL iou, Gr. Plein ur.e — , 
kopad, eur chopad. Une — pleine de 
vin, eur chopad gtcin. 

COÜPE-GGRGE, s. m. Griped, m. p'. 
ou; stoker, m. pi. iou. Gr. 

COUPE-JARRET, s. m. Briga id ; voy. 
ce mot. 

COUPER, v. a. Tranclier, diviser en 
coupant; irouc'ha, p. et. Vann. Trou- 



COU 



m 



c'hein. Tr^g. Troc'han. Corn. Troc'ha. 
Couper du pain, du drap, etc. trouc'ha 
bara, troue hamezer. Couper un liabil- 
Ipmont da:is une pièce de drap, tnm- 
c'ha damez eur tciskamant. Vann. 
Saouein ur wiskamant. Couper en 
quatre, trouc'ha e kroaz. On lui a 
coupé la tète, trouc'liet eo bet he benn 
d'ezhafi; dibennet eo bet. On vous 
coupera la tète, troue het e vezo ho penn 
d'e-hoc'h; trouc'het e vezo hopenn diicar 
ho kouzouk d'e-ltoc'h. Couper en deux, 
Irouc'ha e daou hrJuer; daou-hañtcra, 
p. daou-ha/ueret. Il fut coupé en sept 
morceaux, trouc'het e oe e seiz tamm. 
Des bœufs coupés en quatre, ejenned 
palcfarzet, T: ejenned trouc'het e peder 
rann. Couper la tête à un animal, 
distaga penn eul loen. Couper la tête 
à un criminel, krenna, p. et. On lui a 
coupé la tète, krennel eo bet, Triv ; 
distaget'eo bet he benn diout-hañ. Ou 
a coupé le bras à l'un d'eux, unan 
anesho a oe trouc'het he vreac'h diout- 
hañ. = Couper le blé; medi, p. medet; 
trouc'ha gwirdz, trouc'ha segal, etc. 
Vann. Mniein. Couper le blé à tour de 
bras, medi a stnp. Couper le blé par 
poignées, jn^rf/ a zoarnidou. Quand 
le blé et le trèile seront coupés, goude 
ann eost gicinis ha goude ann eost 
melchenn. Couper un arbre, dishar eur 
icezenn. Couper une forêt, diskar eur 
c'hoat. Couper du foin, falc'hat foenn, 
gicilc'hat foenn iguilc'hat). Couper par 
petits morceaux un objet, drailla, 
p. et. = Je vous couperai l'herbe sous 
les pieds, me drouc'ho enn ho raok. 
= Couper le chemin, le passage à; 
stañka ann lient oc'h. — V. n. Être 
coupant; beza lemm, trouc'ha. Il ne 
coupe pas, ne drouc h ket, ne drouc'h 
tamm. Cette faucille coupe bien, lemm, 
eo ar fah-ze. Ce couteau ne coupe pas, 
;ie d-eo ket Icmm ar gnuñtell-ma. = 
V. prou. Se faire une incision par 
maladresse. Je me suis coupé le doigt, 
trouc'het eo bet va biz gan-en. = Se 
contredire; voy. ce mot. 

COUPLE, s. m. Paire de bœufs dres- 
sés pour travailler ensemble ; koublad, 
m. Cinq couples de bœufs, pemp 
koublad ejenned. = S. f. Signifiant 
deux; voy. ce mot. 

CD ÜPLE a, V. a. Attacher deux à deux, 
des chiens de chasse, etc; koubla, 

28 



il8 



COU 



p. koublei, ; koubla chas-red, itrolla 
chas-red. Gr. 

COUPLET, s. in. Partie crime chanson; 
koublad, m. pi. ou; kouhlad kanaouenn. 
Vann. Koblennad kanenn, m. 

COUPURE, s. f. Trouc'h, m. Trôg. et 
Corn. Trocli, m. Vov. COUPER, SE 
CCUPER. 

COUR, s. f. Espace découvert et clos 
attenant à une maison ; pors, porz, 
m. pi. porsinu, persier ; porz ann ti, m. 
Vann. Pnrc'h, m. pi. eu. Avant-cour, 
porz a ziaraok. La — de derrière, ar 
porz adre. La porte de ia — , dor ar 
porz ; ann or borz. Une — non fermée, 
kourt, m. Il est dans la —, ema er 
porz, ema er c'hourt. = Résidence 
du souverain ; lez, m. Les gens de 
la — , tud al lez ; tud lez ar roue. 
= Siège de la justice ; lez, ni ; barn, f. 
La — souveraine, al lez huel. La — 
royale, lez roue. La — subalterne, al 
lez izel. La cour de justice des anciens 
seigneurs féodaux, dalc'h aotrou, m ; 
barn aotrou, f. La cour ecclésiastique, 
lez ann iliz ; lez ann eskop ; barn eskop, 
Gr ; barn iliz. Gr. La — des aides, lez 
ar gwiriou (guiriou). = Assiduités 
près des femmes ; les, m. Je suis venu 
pour vous faire la — , deuel ounn da 
ober ho lez (mot-à-mot, pour faire votre 
cour) ; dcuet ounn d'ho tarcmpredi. 
Le temps que vous avez perdu à me 
faire la — , ann amzer hoc h euz knllet 
war va zro. ('. p. Faire la cour à une 
fille, mont war dro eur plac'h. = Faire 
la — aux puissants, rei lorcli d ar re 
iras. Voy. FLATTER. 

COURAGE, s. m. Kaloun, f. Hors du 
Léon, Kalon, f. Donner du — , rei 
kaloun da u. b ; lakaat kaloun e kof 
u. b; Fam. Prenez —, stardit ho 
kaloun; likit strif enn-hocli; likit eunn 
ene er cliorf-ze, Fam; enaouit Jir 
c'horf-ze. Lea Anglais reprirent —, 
ar Zaozon a zavaz kaloun d'ezho ; ar 
Zaozon a zavaz war ho ellou a nevez. T. 
Perdre — , koll kaloun; digalounekaat. 
Voy. SE DÉCOURftGER. Il esl plein de —, 
eunn den kalounek eo. Il n'a pas de — , 
eunn den digalonn eo ; eur galoun 
vaouez a zo enn he greiz. M. Avec — , 
gant kaloun. Il travaille avec — , 
labourât stard a ra ; starda a ra oul-hi; 
slaga a ra kalounek gant he labour. — ) 



COL 

Exclamation. Allons, courage, gar- 
çons! dakliit mad , paotred! krogit 
stard! beac'h war-n-hoc'h! poan ha 
beach , paotred ! isa 'ta , paotred l 
gwaskomp, paotred! Courage, mon 
ami! bez kalo^tn, ra mignoun! 

C3URAGEUSEMENT, adv. Gant kaloun; 
kalounek. Voy. C(<:;RAGtUK. 

COURAGEUX, adj. Kalounek. Hors du 
Léon, kalonek. En Corn, on dit aussi 
kadarn. En Galles, kalonok. Vov. 
DÉTERIVIINÉ. 

COURANT, adj. De l'eau courante, 
dour red. Monnaie courante, moneis 
red. Prix —, priz red. Au prix —, 
hervez ar priz red. Chien — , ki red, 
m. pi. chas red. Dans l'année courante, 
er bloaz-ma. Des lacs courants, las 
red, laz rinkl. Gr. Le mois courant, 
ar miz a zo o ren. 

COÜñANT, s. m. Fil de leau d'un 
ruisseau, etc ; red ann dour. Suivre le 
— , mont gant ann dour. Aller contre le 
— , mont a-enep ann dour ; enehi oc'/i 
ann dour. Un — en pleine mer, eur 
red-mor. Un — d'air, avel red. Là où 
il y a un — d'air, el leach ma red ann 
avel. Dans un — d'air, enn aveloii red. 
T. Dans le courant de l'année, e-pad 
ar bloaz : e ren ar bloaz. Il esl ou — 
de tout ce qui se passe, he-ma a oar 
ann doareou ; he-ma a oar ar gartenn, 
Gr; gousont a ra ann Irez ; gouzout a 
ra ar stek. Gr. 



COÜRA.NTE. 

OÉVOIEMENT. 



f. Vov. DIARRHÉE, FOIRE, 



COUP.BATURE, s. f. Douleurs; kik torr, 
kitorr, m. J'ai une —, kik-torr am eux; 
dalc'het ounn gant kik-torr. 

COURBE, adj. Arqué; kromm, kroumm, 
bolzek, goar. Cet arbre est — kromm 
eo ar wezenn-ze. Ce morceau de bois 
est courbe, kroumm eo, goar eo ann 
lamm koat-ma. 

COURSE, s. f. Pièce de bois pour les 
constructions; gourivin, m. pi. ou. 

CCUI^SÉ, adj. Nous sommes courbés 
sous le poids de notre corps, kroum-' 
met omp enn hon daou blcg a zindan 
beach hor c'horf. M. Il est — de vieil- 
lesse, diikaret eo gant ar gozni. Voy. 
CASSÉ. 



cou 

COURBER , V. a. Rendre courbe ; 
krounima, kromina, p. et ; goara, p. 
et; kmnriia, p. et. Yanii. Krommdn, 
bobein, luimmein, plegcin. Voy. PLOYEB, 
SE 6AISSLR. 

COURBETTE, s. f. Parlant d'un ciieval; 

j lamm, m. pi. ou. Faire des courbettes, 

I ober lammou. Voy. GAKIBADER, SAUTER. 

i = Faire des courbettes auprès des 

puissants, stleja dirak ar re iras, 

G; ober cJiibüudik dirak ar re rraz, 

Triv. 

COURBURE, s. f. Donner delà — ; 
voy. COURBER. 

COURÉE, s. f. Composition de suif, 
de soufre , etc , pour enduire la 
coque des navires; kourrez, m. Voy. 
SUIVER. 

COUREUR, s. m. Léger à !a course; 
reder, m. pi. ien. Vann. Ridour, m. pi. 
riderion. C'est un bon — , eur reder 
mad eo. Voy. COURIR. = Clievalde — , 
mardi red. ~ Coureur de nuit; voy. 
VAGABOND. — Coureur de filles ; voy. 
DÉBAUCHÉ. 

COUREUSE, s. f. Voy. PROSTITUÉE. 

COURIR, V. n. Redek, redel, p. redet. 
Vann. Ridek , p. ridet. En Galles, 
redek. Il court bien; redekkaera ra. Il 
courait à perdre haleine, redek a rea 
ken ha ken: redek a rea ken a c'halle ; 
redek a rea ken a... Cette dernière 
locution est très-usitée dans le lan- 
gage familier; on sous-entend c'halle. 
Il court comme le vent, mont a ra evel 
eunn dremeval. J'irai là en courant, 
mont a rinn di enn eur redek, enn eur 
red, enn eur redadenn, enn eur penn 
red. Il alla vers lui en courant, mont 
a reas d'arred d'he gaout; mont a reaz 
d'hc gaout enn eur redek. Ne le faites 
pas — , 7ia redit ket anezhafi. G. Ne 
courez pas si fort, ne d-it ket ker 
buhan. Cours après lui, ke affo icar 
he lerc'h. Courez vite, kerzil buhan. 
Courir çà et là, mont tu-ma tu-hont. 
Courir le pays, mont da vale bro ; 
foeta bro; ober he dw C'haU; redek 
ar vro. Voy. TOUR. Courir vers un 
lieu, redek d'eal leacli. Courons-lui 
sus, deomp icar-n-eshañ. Courir au 
combat, mont d'ar brezel. Courir à sa 
perte, mont da goll. Les nuages cou- 
rent, Hz a sa gant ar clioummoul ; 



COU 



91^2 



redek a ra ar c'hoabr. Courir le^; filles, 
merc'heta. Courir de erands dangers, 
beza e-taill da goll he luez. Ceux qui 
faisaient — des bruits sur son compte, 
ar re a lekea drouk kelou da redek 
diicar he benn. Le bruit en court en 
ville, ema ar c'helou-ze dre gear a 
bep-tu. Les bruits qui ont couru sur 
vous, ann traou a zo bet lavaret diwar 
ho penn. On fit — le bruit que nous 
étions malades, kasel e oe ar vrud es 
oamp klanc. 

COURLIS, s. m. Oiseau de mer, 
kefelek ror, m ; pi. kefeleged lor. 

COURONNE, s. f. Kurunenn, f. pi. 
ou. Une — d'épines, eur gurunenn 
spern. La — du martyre, kurunenn 
ar verzerien. Une — de lleurs, gar- 
lafïlez blsunv. Une — de laurier, eur 
gurunenn lore. La fête de la sainte 
— , goel ar gurunenn spern sañtel. 
La couronne du martyre, lore ar 
verzerien. 

COURONNER, v. a. Kuruni, p. et. 
Vann. Kuriinein. Trég. Kuruniñ. 
Être couronné, gounid ar gurunenn. 
Couronner de fleurs, garlañleza, rei 
ar c'harlaûtez. Gr. 

COURRIER, s. m. Postillon ; voy. ce 
mot. — Voiture des dépêches; karr 
ar c'heleier, m. 

COURROIE, s. m. Lien en cuir; 
kourrcp.nn, f. pi. ou ; storeenn, f. pi. 
Oit. Vann. Korreienn, f. pi. korreieu. 
Courroie pour attacher les bujufs, 
louan, f. pi. ou. Corn. 

COURROUCER, v. a. Mettre en colère; 
voy. ce mot. 

CaURSOUX, s. m. Voy. COLÈRE. 

COURS, s. m. Mouvement des astres, 
des eaux, etc. Le — du soleil, Iro ann 
heol. Aller au — de l'eau, mont gant 
ann dour ; mont tcar bouez ann dour. 
Voy. COURANT. = Durée. Pendant le 

— de la vie, e-pad fior buez ; lied hor 
buez ; keit ha ma vevomp. Pendant le 

— du jour, e-pad ann deiz ; hed ann 
deiz. = Prix; feur, m; priz, m. 
Selon le — du blé, hervez priz ann 
hed ; hervez feur ann hed. Voy. PRIX. 
Donner — à la fausse moM\aie i lakaut 
falz moneiz da redek. 



220 



COU 



CDÜñSE, S. f. Actioi de courir; le 
terrain parcouru en marciiant ; reda- 
denn, f; pp.nnad red, m; pennad lient, 
m; red, m. J'irai d'une — , enn eur 
redadenn es inn di; enn eur pewad 
red es inn di. Il y a une lionne — d'ici 
là, eur pennad mad a lient a so ac'hann 
di ; eur guall flippai a zo acliann di; 
eur gwall ribinad a so acliann di. 
= Course pour les primes de chevaux, 
redadek, ï. sans pluriel; redprw,rpdpr<'s 
kezek, m ; sans pluriel. Aux courses 
que donne le roi, da rederes a z» lekeet 
gant ar roue. C. p. Un cheval de — , 
eur marc' h red, m pi. kezek red. 
Demain auront liau les courses de 
chevaux, redadek kezek a veso tvar- 
c'hoaz. =■ Incursion ; voy. ce mot. 
= Carrière, but que loi se propose 
d'atteindre; vuy. ces mois. 

COURT, ailj. Qui a peu do lo:i;>iieur 
en dimension; hnrr , kreun. krok, 
skars. Sa robe e A trop- courly , re 
skars, re verr eo le zae. Ce bàlon est 
gros et — , ar va:-Zi a zo krenn ha 
teo, a zo berr ha to. Chemin — , 
hent berr. Vache à courtes cornes, 
hioc'h kerniet berr, binc'h beskorn. T. 
Un homme gros et — , eunn d^n 
krenn. Des cîieveux courts, bleo ki'dk. 
Le P. 

1° Qui a peu de durée; berr; a ia 
gant tis e-bioii d'e-o'np; a dremen 
bnhan. Une vie courte, eur vues verr. 
Le temps est — , ann amzer a ia 
gant tis e-hiou d'e-omp. La vie est 
courte, hor bues a dremen buhan. Il 
trouve le temps — , kavoul a ra d'eshan 
ez eo berr ann amser. Il vous apprendra 
à trouver le temps court à l'église, 
diaki a. raio d'e-lioc'h kavout berr ann 
amser enn iliz. lis trouveront le temps 
— , berr e veso ann armer d'esho. Les 
jours sont courts, berr eo ann deiz. 
Les heures lui semblent \vc^ courtes, 
re vaha-i e tremen ann amzer dioc'h ma 
lavar. Vos courts préceptes rsnferment 
une grande prrfectioü, ho kmleliou 
haij hi berr a zo enn-ho meur a dra 
vad ha sañtel. Méditez cps courtes 
maximes, grit preder a galoun ivnr ar 
cliomzou-ze peger berr-bennag ma's 
int. Pour un — travail Dieu donnera 
une récompense éternelle, eril eunn 
famm labour, Doue a roio d'ann den 
eunn digoll a bado da vikenn. 



COU 

3" Qui a peu de portée, parlant de 
la vue ; berr. Vue courte, berr-iocled 
(veled), m; daoulagad berr-iceled, pi. 
m ; dremm verr, f. Gr. Celui qui a la 
vue courte, berr-wel (vel). 

4° Locutions adverbiales. Il est à — 
d'argent, berrek eo, berrok eo ; choumet 
eo krak arc'hani. Le P. Pour faire — , 
e berr gnmsou. Tourner tout -r, Irei 
a-grenn, Irei grons. S'arrêter tout — 
61 marcha;!t, chouni a zav sounn, 
choiitn krenn enn eun)i laol. Il s'arrêta 
tout — dans son sermon, choumet eo 
he deod a-i;pill ; choumet eo he dtnd 
oc h argrouk; kollel en deus penn he 
neudenn; choumcl eo oc h ann drez; 
dilavar e chonmaz. Tenir quelqu'un 
de — ,__ derc'hel berr gant u. b ; derc'hel 
ar ranjvU gant u. b. Gr. 

CCÜRTAÜD, adj. Gros et petit ; A/tnn. 
Un homme — , eur clirenn baotr, m. 
pi. krenn baotred ; eur c'hrenn de.n, 
m. p!. krenn tud; eur c'hrennnrd, m. 
pi. krvnnarded. Au féminin, ewr c/trefc 
krenn, f. pi. grages krenn ; eur pen- 
nardes a c'hreg; eunn iroñmd, m. 
Ces! un gros — , eur piljosek a zen 
eo ; eur pHlosfk a zen en. — S. m. 
Garçon de boutique, paotr, m pi. ed; 
paotr mecherour, m. pi. paolred me- 
cherourien. — Un chien — , eur chi 
besk, eur &hi dilost. 

COURTE-HALEINE, s. f. Voy. fiSTHWE. 

C0U3TE-PAILLE, s. f. Tirera la—, 
tenna d'ar blouzenn verr, lenna d'ar 
goloenn verr. 

COURTIER, s. m. Homme d'afTairos; 
kourater, knureter, ra, pi. ien. Gr. 

COÜRriL, s. m. Nom donné en 
Bretagne au petit jardin qui d'ordi- 
naire est attenant aux fermes; liorsik, 
m. Vann. Liorchik, m. 

COURTISAN, s. m. Flatteur; voy. ce 
mot. 

COURTISANE, s. f. Prostituée; voy. 
ce mot. 

COURTISER, V. a. Voy. FAIRE IA COUR. 

COURTOIS, adj. Poli, convenable 
voy. ces mots. 

COUSIN, s. m. Keñderf, keñdire, m. 
pi. kendirvi. Vann. Kañderv, m. pi. 



1 



cou 



cou 



221 



keñdervi. En Galles, kefnder, Cousin 
germain, kenderf komppz , m. pi. 
keñdirvi gompez. Cousin paternel, 
niateriiej, keñderf a bers tad, kfñderf 
a berz mamm. Cousin au quatrième 
degré, kefniant. m. pi. éd. 

COUSINE, s. f. Keniierv, ï. pi. kem- 
tervezed. Vann. Kaniterv. f. pi. kaid- 
terveset. En Galles, Kefniler, f. Cousine 
germaine, keniterv kompez , f. pi. 
keiïitervezed kompez; keciniterr, f. pi. 
kevinitcrvezed. 

CDUSSINET, s. m. Celui qui se met 
sous la selle d'un cheval; asdîbr, m. 
Celui qui se met sur la tête pour 
porter un faix; torchenn,{; koumhle, 
m. G. Celui qui sert à divers usages ; 
lorchenn, lorchennik, f. 

COîJT, s. m. Frais, dépense; voy. 
ces mots. 

CaUTEAU. s. m^ Kohtell, kouñtell, 
f. pi. kofitellou, knntiUi Yann. Koutell, 
ï; autenn, f. Un — de cuisine, eur 
ginmtdl geyin. Un — pliant, kouñtell 
blpg ; kouñti II gamm. Un — à gaine, 
kiiuñieU gouin. Frapper avec un — , 
rei (aviioH kounlell. Une boîte à cou- 
teaux, eur cnestl kohtùli. 

COUTELAS, s. m. Koufilell-laz, f. pi. 
kanlllU-laz. 

CO-jTELIEn, s. m. Koufiteller, koñ- 
lelW. m. pi. ien. Vann. KoMeUour, 
m. pi. koñlellerion. 

COUTER, v. n. et a. Talvezout, p. 
talvczel ; koiista, p. et. Vann. Koustein. 
Combien coûte cela? Pegvncnl a dal 
ann dra-ze? pegement a gotisl ann 
dra-ze? Le blé coûte ciier, ker eo ann 
ed; ann hed a goust kalz a arclianl. 
Ceia vous coûtera cher à acheter, ann 
dra-ze n gnusto d'ho kodell. Sans qu'il 
en coûtât rien à ses parents, hep 
kousta neira dlie gèrent. La peine et le 
travail ne lui coûtent pas, bihan dra 
eo evii-hah ar boan hag al labour. Il en 
coûte cher pour y bien vivre, kalz a 
archunt a goust d'ar ialc'h evit dercliel 
eno tinell vad. Il en coûte plus à 
l'homme de céder à ses penchants que 
de l.^s vaincre, mar (eu ann den d'en 
em rei d'he dechou fall, brasoc'h a 
ze e vezo he boan eget na ve oc'h ho 
zrec'hi. Cela nous coûtera de la peine, 



poan veso gant-se. Rien ne lui coûtera 
pour le faire, he-ma a raiu kemenl-se, 
kaer ho pezo. Cela vous a coûté cher, 
kement-se a zo bel kouxtel kalz a 
archant dlio kodell. Fam. Coûte que 
coûte, koastet pe gousto ; ne vern 
pegement a gousto ; daoust d'ar pez a 
erruo. Il vous en coûtera cher, vous 
serez battu, ker e kouslo d'ho 1er. 

COUTEUX, adj. Qui coûte; voy. 
COUTER. 

CONTRE, s. m. Pièce de la charrue; 
koultr, m; koufitell goultr, f. 

COUTUME, s. f. Habitude contractée 
dans les mœurs; boas, f. pi. boasiou; 
tech. m. pi. ou. Vann. Poez, f. Corn. 
Boaz, f ; iozel, f. Le P. Avoir — de, 
beza boaz da. Ainsi que vous avez — 
de le faire, eiel m'oc'h boaz da ober. 
Selo 1 leur — , dioc'h m'int boaz da 
ober. Un jour qu'il était allé plus loin 
que de — , eunn derez ma 'z oa eat 
peHnc'hpvitma"zoaboaz.yoy.Hi.Sl\SDî, 
aCCOUTUMEH. = Usage, pratique en cer- 
tains pays; giz, f. pi. gisivu; kustum, 
m. pi. OU] ar chiz, ar gisinu, ar 
c'huslurn, ar c'hustumou. C'est la — 
du pays, giz ar vro eo. Selon la — , 
hervez ar c'hiz. Introduire une — , 
digas eur c'/u'z nevez. Selon la — de 
Bretagne, liervez kustum Breiz; herves 
ar c'hiz e Breiz. Une bo;ine, une mau- 
vaise — , eur chiz vad, eur chiz fall. 
Une vieille — , eur chiz knz. Voy. 
USAGE et aussi MUABLE, HABITUDE. 

COUTURE, s. f. Points faits à l'ai- 
guille; gri, m; krefenn, f; kraf, m. 
Vann. Gouri, m. Piobe sans—, sae 
dic'hri. G. Faire une ou des coutures ; 
voy. COUDRE. 

CJUTURIÊRE, s. f. Voy. TAILLEUSE. 

COUVÉE, s. f. Gorad, m. pi. mi. Ils 
so;ît de la même — , euz a eur gorad 
int. Voy. PORTÉE. 

COUVENT, s. m. Abatli, m. pi. ou; 
manati. m. pi. ou; klaustr, m; leandi, 
m. Ce dernier, je crois, ne s'entendait 
que d'un couvent de femmes. Le mot 
kouent, f. pi. koucàtchou est le plus 
usité et se dit également des commu- 
nautés d'hommes ou de femmes. Se 
retirer dans un — , mont d'ar gouent. 
Elle entra alors dans un —, kaset e oe 



22â 



COU 



tifuse d'ar gouent ; neuze « eojï dar 
gouent. Voy. MONASTÈRE. 

COUVER, V. a. Gwiri (guhiri), p. 
goret. Ancien infiniüt', gori. Vani!. 
Gorein, p. gorcf. Couver des poulets, 
gwiri poñsinp.digou munud. Un œuf 
mal couvé, eur vi drouh gor. Le P. 
Les œufs que la poule couve au moment 
où l'on parle, ar viou e gor. Pour em- 
pêcher de se gâter les œufs que la 
poule couve, evit miret oc'h ar viou e 
gor da drei. = V. n. Beza e gor ; gioiri. 
La poule couve, ema ar iar e gor ; ema 
ar iar o iciri (viri). = Au figuré. Il la 
couve des yeux (jeune fille), he alan a 
so war-n-ezhi. 

COUVERCLE, s. m. Golo, m. pi. goleier; 
goule her, m. pi. iou. Le — de la boîte 
est cassé, torret eo golo ar voesll. Où 
est le — du pot? Peleach ema ar golo 
pod. Il était fermé par un — , goloet 
kloz e oa gant eur goulc'her. 

COUVERT, s. m. La nappe et autres 
accessoires d'une table à manger; taol, 
f; tousicr, touzier, f. Trég. Toubier, f. 
Mettre le — , lahaat ann daol, gwiska 
ann daol, laknat ann dousier. Vann. 
Lakat enn duell. Lever le — , sevel ann 
daol, seiei ann dousier. Vann. Saouein 
enn dudl. = Abri ; voy. ce mot. = 
Enveloppe de lettre; golo lizer, m. pi. 
golo iizerimi. 

COUVERT, adj. Vêtu; voy. ce mot. 
= Qui a son cliapeau sur la tète. Il 
était — , goloet e oa he benn. Il resta — , 
choum a reaz eno he dok war lie benn. 
= Dissimulé; voy. ce mot. = Rempli, 
recouvert; goloet. karget. Un habit — 
de broJtrles, gwiskamant goloet a 
aour. Il fut — de honte, karget a rez 
e oe Terrain — par la mer, douar 
beuzel gant ar mor. ~ Boisé. Ce pays 
est très-couvert, stank eo nr gioez dre 
ama. = Obscur, parlant du temps; 
voy. OBSCUR, SOMBRE. Le temps est — 
koc'heniiet eo ann amzer. M. =; Caché, 
goloet. Le soleil est — par un gros 
nuage, goloet eo ann heol gant eur 
goahrenn deval. = Ambigu; voy. ce 
mot, = A couvert; voy. A L'ABfll. Ici 
on est à — des injures du temps, 
añdor eo aman. C. 

COUVERTURE, s. f. Pièce d'un lit; 
goloenn, gnloenn wele (vêle, f; golo 



COU 

gwele (guele), va; pallenn icde, f; 
pnllenn, pallin, f. Vann. Lañjer, f. pi. 
ieu. Trég. Golo gioele (gouele). = 
Toiture; toenn, f. Vann. Tcuenn, f. 
Une — d'ardoises, toenn mein glaz; 
toenn glaz; toenn .tklent, toenn, vean. 
Une — de paille, eunn doenn golo. 
Une — de tuiles, toenn deol. Une — 
de genêts , toenn valann. — Partie 
d'un livre; golo leir, m; kroc'henn 
eul lerr, f. 

COUVEUSE, s. f. Iar gor, f. 

COUVI, adj. Un œuf—, eur vi hanter 
c'horet; eunn a:do, eunn had-do, Gr. 
Vann. Hadto. Trég. Had-deo, m. 

COUVRE-FEU, s. m. Ustensiles; golo 
dagufuni ann tan, ni; fnrnigdl, f; 
kufuner, kufunouer. m. Vann. Kur.'hu- 
nour, m ; fournell, f. = Sonnerie de 
cloches indiquant l'heure de la re- 
traite; kufun, kafun,m; keulfe, kuerfe, 
m. Gr. Sonner le —, seni kuelfe Gr. 
Vann. Soun kucliun. Voy. AKGÊLUS, 
COUVRIR. Ane. Kahun, cahun. 

COUVRE-PIEDS, H. m. Petite couver- 
ture de lit; pallennik, f. Voy. COU- 
VERTURE. 

COUVREUR, s. m. Toer, m. pi. ien. 
Vann. Toeour, touer, m. pi. ion. Un — 
en ardoises, toer glaz. Un — en tuiles, 
toer teol. Un — en chaume, toer soûl, 
toer kolo, toer plouz. Aide-couvreur, 
darbarer, m. pi. ien. Vann. Darbarour. 
Servir d'aide-couvreur, darbari, p. et. 
Vann. Darbarein unn toeour. 

COUVRIR, V. a. Golei (golelii), p. 
goloet; karga, p. et. Aiicien infinitif, 
goloi igolohi). La neige couvre la terre, 
goloet eo ann douar gant ann crcli. 
Couvrir ie feu avec la plaque servant 
à cet usage dans les campagnes, golei 
ann tan gant ar bladenn. Couvrir le feu 
avec de la cendre pour le conserver, 
kufini ann tan, kafuni ann tan. Vann. 
Kachunein enn lan, kuc'Jiunein enn 
tan. Terrain qui a été couvert par 
la mer, douar beuzet gant ar mor. 
Couvrir d'un voile, golei gant eur gwel 
(goel) ; givelia (goelial, p. gweliet. 
Couvrir les yeux avec un bandeau; 
moucha u. b. Couvrir une maison, tei 
eunn ti (tehi), p. toet. Vann. Tocin, 
touein unn ti. Couvrir dans h- lit. 



CRA 

kufuni, kafuni, p. et. Couvrez l'enfant 
dans son lit, kufunit ar ingel. Ils 
étaient couverts de haillons, gwis!;et 
e oant gant tammou kui dillad full. ' 
Couvrez-lui la tète, goloit, he benn 
d'ezhan. Couvrir la pâle pour pro- 
voquer la ferme'it-itio.'i, lakaat toas 
e go. V'oy. LEVER, PATE. On appelle leac'h 
ma tro tre ha lano, la portion du rivage 
qui couvre et découvre à ciiaque 
marée. 

2° Cacher, dissimuler; voy. ces 
mots. Couvrir quelqu'un qui fait le 
mal ; rei bod da u. h ; rei golo da 
u. b. 

3" Faire couvrir une jument, lakaat 
eur gazek da rare ha; kas eur gazek 
d'ar m'irc'h. Avant d'être couverte la 
truie doit... ar uiz abars rei moc'h 
d'ezhi a die... P. Voy. SAILLIR. 

1° V. pron. Mettre sa coiffure; goîei 
he benn. Couvrez-vous, goloil ho penn; 
plijel gan-e-}ioc'h golei ho penn. Se 
couvrir le visage, en em voucha. Se 
couvrir dans le lit, en em gufuni; en 
em gufuni enn he %cele. Vann. Um 
guc'hnnein. Couvrez-vous bien, en em 
gufunit enn ho kicele. En quelques lieux 
on dit aussi en em gafuni. 

5° S'obscurcir, parlant du temps. 
Voy. ce mot. 

6' Se couvrir de gloire ; gounid eunn 
hano kaer. Il s'est couvert de liO!)te, 
karget a vez e ce. 

1" Se couvrir d'une pellicule comme 
font les métau.K en fusion, le lait en 
se refroidissant et comme fait Toeil 
en quelques maladies; koc'henna, p. 
et. Le lait se couvre dune pellicule, 
koc'henna a ra al leaz. 

CRABE, s. m. Coquillage de mer; 
kankr, krank, m. pi. ed; ar c'hankr, 
ar c'hafikred; krab, va. pi. ed; ar 
clirab, ar chrabcd. Grosse — velue, 
meltas, m. Coru. 

CRACHAT, s. ra. Sknp, m ; skopadenn, 
f. pi. ou; hrairich, m. Vann. Skop, 
skcpitell. m. pi. eu. Des crachats de 
sang, skop goad, krainch goad. Gros 
— comme en font les enrhumés, 
kraincti. drus, skopadennou druz; (lum- 
i mm, roñkennou. Gv. Faire de gros 



CRA 



4-23 



crachats de cette sorte, kraosla. Gr. 
Hors du Léon, krosta. Voy. CRACHER, 
CRACHEMENT. 

Cî^ACHÈ, Hfij. C'est .'^o'i père tout —, 
ken hevel eo oc'h he dad hevel pa ve hen 
a ve, Gr; mnp he dad eo; hevt-l pach 
co oc'h he dad. C. C/'fst votre portrait 
tout — , hevel-buez eo ouz-hoth. 

CRACHEMENT, s. m. Voy. CRACHAT. 
Le mercredi soir il eut encore un 
violent accès de — de sang, d'ar 
mTc her da noz e tirollas adarre da 
daoler goad aleis he chenou. R. Vov. 
CRACHER. 

CrlACHEa, V. a. et n. Skopa, p. et; 
krainchat, p. kraiñchet ; tufa, p. et. 
Ce dernier se dit particulièrement en 
Cornouailles, à ce que je crois. Vann. 
Sknpein.skopat. Trég. Skopafi. Cracher 
au visage, i-kopa e-kreiz daoulagad u. b. 
Cracher le sang, skopa ar goad kriz. 
G. Il commença alors à — le sang, 
neuze e klaïuaz gant ann laoler goad. 
I R. Il crache partout, ne ra nemet 
skopa dre ma 'z a. Il ne fait que — , 
ema atao skop-skop ; emaalao krainch- 
krainch. Voy. CRACHOTER. 

CRÂGHEUR, s. m. Skoper, skopigeUer, 
va. pi. ien ; kraiñcher, va. pi. ien. 
Vann. Skopour, m. pi. skoperion. 

CriACHOiR, s. m. Boestl da skopa, f; 
kraiñchouer, m. 

j CRACHOTER, v. n. Skopa alies hep 
. ez'imin; skopigella, p. et. Vann. Skopi- 

tellat. 

j CRAÎE, s. f. Pierre blanche et tendre; 
kreiz, kleiz (krehiz, klehiz), ra. Hors 
: du Léon, krei, klei (krelil, klehi), m. 
I De la — blanche, kreiz guenn. Mar- 
' quer avec de la —, kreiza, kldza. 

j CRAINDRE, V. a. Kaout aoun, p. bet, 
\ spom'ita, p. et. Vann. Spontein, skoñ- 
tein, endevout eun (ehun). Craindre 
avec respect, douj'a, p. et. Craindre 
fort, kaovt aoun braz, krena gant aoun. 
Il craint cet homme, aoun en deux 
rak ann den-ze; spouñta a ra rak ann 
den-ze. _I1 le craint, aoun en deuz 
ra-s-han. Que puis-je craindre ? Rak 
piou am be-me aoun? Il ne craint per- 
sonne, n'en deuz aoun 7'ak den e-bed. 
i Dans les phrases qui précèdent^ le mot 



224 



CRA 



rak est une abréviation de dirak, 
devant, en présence de. Ne craisijez 
rien , n'ho pezet aoun e-hed ; na spouñlit 
ket; va chifil kel; arahad kaout aoun. 
Il craint son père, douja a ra /te dad. 
Ces hommes crais'ieiit Dieu, ann 
dud-se ho deuz doujans Doue. Les 
navets ne craignent pas la s'elée, ann 
inin ne reont vaneuz ar skourn ; ar 
skonrn iie noas tamm oc'h ann irvin. 
Je ne crains pas vos menaces, ho 
kuurdrouzou ne spoufilont ket ac'ha- 
nonn. Les pois craignent la gelée, ar 
reo a noaz oc'h ar piz. Fais-lui voir 
que tu ne le crains pas, gra neb aoun 
d'ezhan. (C'est d'ordinaire aux petits 
enfants que Ton dit cela, et ces pa- 
roles sont par eux accompagnées d'un 
geste.) Il ne craint ni ne respecte per- 
sonne, ann dizouja den a cheller da 
welet 60, Gr. Il craint le travail et sa 
peine, damant en deuz d'he boan. M. 
Elle ne craint pas le travail, hnu-ma 
n'e deuz ket dansant d'Iie cliorf. Celui 
qui craint le moi.is la mort, ann dis- 
pouñla rak ar maro. T. Voy. CRAINTE. 

2* Craindre de, craindre que. Crai- 
gnant qu'il ne vint, gant aoun na 
zeufe. Je crains qu'il ne vienne, aoun 
am euz na zeufe. Je crains que tu 
n'aies froid, me gred as ptfe riou. Il 
craint que l'avenir ne lui manque, 
bez' ema ivar aoun evit ann atnzer da 
xont. Vous ne devez pas craindre de 
parler devant eux, arabad eo d'e-hoch 
kaout aoun evit komz dira-z-ho. Sans 
— de les perdre, hep aoun d'ho c'holl. 
Je crains de tomber, me am euz aoun 
da goucza, et mieux aoun am euz 
na gouezfenn. Ils ne craindront pas 
d'entendre l'arrêt de la condamnation 
éternelle, ar re-ze n'ho devezo aoun 
e-bed da glecet enn ho er.ep komzou 
ann daonedigez da viken. Ne craignez- 
vous pas que je vous réveille? c hoant 
hoc'h euz-hu Ha e lakafenn ho tihuna? 
T. Je crains de ne pas trouver cet 
homme, e kerer karout ann den-zc eo 
em euz aoun. T. Je crains fort que 
vous ne sachiez pas le faire, m'euz 
aoun ne ouzocli ket oher ann dra-ze. 
Des chaises si bien remhourées qu'on 
craint de s'y enl'o'icer, pa azezer war 
eur gador mxiia aoun a vez eo da vesa 
beuset enn-hi ker bouk ha ker (lour 
eo. T. 
CRAINTE, s. f. Frayeur; aoun, f; 



CIIA 

spount, m. Vann. Eun (ehun), f ; spont, 
skont, m. Trég. et Corn. Aon, f; 
apont, m. En Galles, Oin. Voy. PEUR, 
FRAYEUR. = Crainte mêlée de respect; 
doujans, douj, m. Elever ses enfants 
dans la crainte de Dieu, kelenn he 
vugale e doujans Doue. — Appréhen- 
sion ; aoun, i. Ce qui l'arrête c'est la 
— des dillicultés, ar pez a vir out-hañ 
da vont pellocli eo anri aoun en deux 
rak ar boan. La — de l'enfer le re- 
tiendra, diwallet e vezo da beclii gant 
aoun rak ann ifern. = De crainte que; 
voy. DE PEUR QUE. 

CRAINTIF, adj. Peureux ; aounik. 
Vann. Eunik (ehunik). En Galles, 
Ovnok. V. = Timide; voy. KODESTE, 
TIMIDE. 

CrîAIWOlSI, adj. Ruz-beo, ruz-pin, 
rus-pin. 

CiîAKPE. s. f. CAizi, glizienn, f; 
glazik, giaz, f; gar-icask {oasli), m. G. 
Crampes fortes, hurlnu, pi. m. 1] a des 
crampes, ema ar glizi gant-hañ, ema 
ar c'hlaz gant-hañ. Elle a des crampes 
aux mains, ema ar glisi gant-hi enn 
he daouarn. 

CRAMPON, s. m. Krap, m. pi. ou. 
Saisir avec un — , krapa, p. el. 

CRAMPONNER, v, a. Krapa, p. et. 

CRAN, s. m. Voy. COCHE. 

CRANE, s. m. Partie de la tête; 
kilpenn, m; empenn, m; klopenn, m; 
krogenn ar penn, f. Vann. Klorenn er 
penn, f. = Homme déterminé; den 
dioch-tu, m. V. 

CRAPAUD, s. m. Tousek, m. pi. 
tùuscged. Vann. Tosek, m. pi. loseget, 
tosigci. Le — de mer, ar mor-dousek, 
m. pi. ar mor-douscged. 

CRAQUELIN, s. m. l'àtisserie; gwas- 
tell kraz (goasLeli), f. pi. gicaslell-krax; 
gwastelhk - bresk (goastellik ) , f. pi. 
gtvaslelligou-bresk. 

CRAQUEMENT, s. m. Voy. BRUIT^| 
CRAQUER. 

CRAQUER, v. n. Straka, strakla, p. 
et. Wann.Slrakein, larc'hein. Le venta 
fait — l'arbre, klevct a rann ar ivesenn 
straka gant ann aiel. 



CRE 



CEE 



225 



CRAOUEUR, s. m. Disiager komsou 
born; voy. HABLEUR. 

CRASSE, s. f. Saleté sur la peau des 
mains, de la tête; ounezer, m; kre- 
menv, m. Corn. Vilgenn, f. La — des 
ongles, fank, m. La — des oreilles, 
fnitk ar skouarn ; mel ar skouarn. La 
— de la tète, kenn, m. Sa figure est 
couverte de crasse, goloet eo gant ar 
chremenn, gant ann ounezer ; mous- | 
trouill eo. Corn. La — des vêtements ; 
fank, m ; voy. SALE, BIALPfiOPRE, CRAS- 
SEUX. 

CRASSEUX, adj. Couvert de crasse, 
goloet gant ann ounezer, gant ar c'hre- 
menn; karget a gremenn. Voy. CRASSE 
pour l'emploi. = Parlant des vête- 
ments; voy. SALE, WALPROPRE. = Avare; 
voy. ce mot. 

CRAVATE, s. f. Voy. moUCHOlR DE COU. , 

CRAYON, s. m. Pluenn-gleis, f. pi. 
pluennou-gleiz. Du — noir, kleiz du. 
Du — de mine de plomb, pluenn 
bloum, f. 



CRAYONNER, v, a. Lignenna gant ar 
chleiz. 

CRÉANCE, s. f. Voy. DETTE. 

CRÉANCIER, s. m. Voy. DÉBITEUR. 

CRÉATEUR, s. m. Parlant de Dieu; 
krouer, krniier ar bed; ar c'hrouer. 
Vann. kroueour, m. Dieu est le — du 
ciel et de la terre, Doue a zo krouer 
ann env hag ann douar; Doue en deuz 
krouet ann env hag ann douar. Le 
Créateur, ar Chrouer. — Auteur, 
fondateur ; voy. ces mots. 

CRÉATION, s. f. Extraction du néant; 
krouidigez, f; ganedigez, f. Vann. 
Krouedigiach, f. Depuis la — du 
monde, abaoue krouidigez ar hed, et 
mieux, uba ma 'z eo bet krouet ar bed. 
Voy. CfiÉER. = Universalité des choses 
créées ; ann traou krouet ; ar bed. = 
Formation. Ces droits sont de nouvelle 
—, ar gwiriou-ze a zo nevez ar cliiz 
anezJio ; ar gwiriou-ze a zo savet a 
neves. 

CRÉATURE, s. f. Qui doit l'existence 
à un autre ; krouadur, m. pi. ien ; ar 
c'hrouadur, ar c'hrouadurien. Vann. 



Kroaedur, kroedur, m. Corn. Kredur. 
n Galles, Kreodur, m. V. Nous 
sommes tous des créatures de Dieu, 
krouadurien omp hoU da Zoue ; krouet 
omp hel gant Doue. Universalité des 
choses créées ; ann traou krouet. Être 
détaché de cœur des créatures, beza 
distag dioc'h ann traou krouet. Ne vous 
liez pas d'affection avec les créatures, 
bezit diitag dioc'h pep tra grouet, diocli, 
ann traou krouet. = Partisan. Cet 
homme s'est fait bien des créatures, 
gounezet en deuz kaloun meur a hini, 
Gr ; ann den-ze en deuz kalz a dud enn 
he c'hourc'hemenn. 

CRÈCHE, s. f. Étable ; voy. ce mot. 
= Mangeoire des Lœufs, brebis, elc ; 
rastell, f; prezeb, m. Gr. Vann. Off, 

offenn, f. 

CRÉDIT, s. m. Pouvoir, autorité ; 
voy. ces mots. = Estime, réputation; 
brud vad, f; hano mad. Il a du —, 
brud vad en deuz. = Faire crédit, rei 
termen, rei amzer. Faites-moi crédit, 
roit d'in termen, roit d'in amzer, deuit 
dln termen. Acheter, vendre à — , 
prena hep paea, prena war dermen, 
gv:erza war dermen, gicerza war 
amzer. 

CRÈOO, s. m. Prière; Kredo, f; ar 
Gredo ; kredenn ann Ebestel, f. Dites 
le —, livirit ar Gredo. 

CRÉDULE, adj. Kreduz, kredik ; peu 
usités; eaz da lakaat da gredi. Les 
enfants sont crédules, ar vugale a zo 
kreduz braz. Gr. Il n'est pas —, 
diskredik eo. Il est fort —, eaz eo 
lakaat anezliaâ da gredi kement a 
garer. Il a été trop crédule à ces 
paroles flatteuses, kredel en deuz re 
vuhan d'ar c'homzou kaer-se. 

CRÉDULITÉ, s. f. Kredoni, f. Évitez 
ce substantif. Sa — est extrême, ne 
d-eo kti ùiti lakaat anezhañ da gredi 
kement a garer. Voy. CRÉDULE. 

CRÉER, v. a. Kroui, p. krouet; ober, 
p. great. Vann. Kroueein, p. kroueet ; 
gober, p. groet. En Galles, Krei. V. 
Depuis que le monde est créé, abaoue 
ma'z eo bet krouet ar bed. Les choses 
créées, ann traou krouet. Voy. CRÉATURE. 
Pourquoi Dieu a-t-il créé l'homme? 
Pe ecit tra en deus Doue great ann den? 

29 



i>-i() 



CRE 



G. C'est l'orgueil qui a créé lenfer, 
rogoni ar galoun eo a zigoraz toull 
ann ifern. 

CRÉMAILLÈRE, s. f. Instrument de 
cuisine ; dresenn, 1'. pi. ou; dresenn 
houarn, f. 

CRÉMAILLON, s. m. Petite crémail- 
lère qui se fixe à la grande quand 
celle-ci est trop élevée au-dessus du 
feu: drezenn vihan, f; asdrezenn, f. 

CRâME, s. f. Dienn, m. Vann. Dienn, 
m; koevenn , f. Trég. Koavenn, f; 
dienn, m. Colle qui s'élève sur le lait 
chauffé, gorrnenn, krestenenn, f. Se 
former naturellement en crème; dien- 
na, p. et. Le lait se forme en —, 
dienna a ra al leas. Vann. Koevennein 
e c'hra el les. 

CRÉNEAU, s. m. Meurtrière ; kranell, 
î. pi. ou; tarzell, f. pi. ou. "Vann. 
Karnell, f. pi. eu; tarc'hell, f. pi. eu. 
Les créneaux, ar c'hranellou, ann 
tarzellou. Faire des créneaux, ober 
kranellou, ober tarzellou ; kranella eur 
loger, tarsella eur roger. Vann. Tar- 
cliellein, gober tarc'helleu. 

CRÉNELER, v. a. Voy. FAIRE DES 
CRÉNEAUX. 

CRÊPE, s. f. Sorte de galette; kram- 
poezenn, f. pi. krampoez. Vann. Kram- 
poec'hcnn, f. pi. krampoec'h. Manger 
une — , dibri eur grampoezenn. Des 
crêpes de froment, krampoez gwinis. 
Faire des crêpes , ober krampoez. 
Tourner les crêpes sur la poêle, trei ar 
c krampoez. Allons manger des crêpes 
à la campagne, deomp da grampoeza 
war ar meaz. La palette pour tourner 
les crêpes, spanell, f; sklisenn, f; 
astell grampoez, f. La palette pour 
étendre la pâte sur la poêle, rozell 
grampoez, f. La poêle sur laquelle on 
fait les crêpes, pillik krampoez , f. 
Trég. Gleurcli, m. 

CRÊPÉ, adj. Fuill; torliset, rodellek. 
Des cheveux crêpés, bleo fuill. Voy. 
FRISÉ. 

CRÉPIR, V. a. Enduire de mortier, 
raza diaveaz eur voijer. 

CRÉPU, adj. Rodellek fuill. Des che- 
veux crépus, bleo rodellek, bleo fuill. 
Va nu. Bleo lopin. 



CRE 

CRÉPUSCULE, s. m. Goulou deii, m ; 
tarzann deiz, m. Dès le — , da c'houlou 
deiz. 

CRESSON, s. m. Plante aquatique; 
bêler, m . 

CRÊTE, s. f. Morceau de chair sur la 
lête des oiseaux; kribell, f. pi. ou. 
Vann. Kilpenn, f. Oiseau qui a une 
— , laboux kribellek, labous kribellok. 
— Sommet, faîte, cime; voy. ces 
mots. 

CREUSER, v. a. Toulla, kleuza, kava, 
p. et; dounaat, p. eet, eat ; divoeda, p. 
et. En Cor., outre ces mots, on em- 
ployé parfois keoi (keohi), p. kcoet. 
En Vann. Toullein, klaouein, divoedein. 
En Galles, klosio, turio. V. La fosse 
n'est pas assez creusée, ne d-eo ket 
doun a-waWh ann toull. Voy. PROFOND. 
Creuser des sabots, divoeda koat da 
ober bouteier. Creuser du bois pour 
faire des écuelles, etc, divoeda koat. 
Voy. RONGER, MINER. 

CREUSET, s. ra. Ustensile des fon- 
deurs de métaux ; kleuzeur, m. pi. iou; 
fornigell, f. G. 

CREUX, adj. Qui a une cavité ; kleuz, 
toull. Cet arbre est — , kleuz eo, toull 
eo ar wezenn-ze. Dent creuse, dant 
kleuz. = Profond; doun, toull. Vann. 
Don, denn. Corn. Doun, keo. Ce trou 
est assez — , doun a-walc'h eo ann 
toull-ze. Chemin — , hent doun. = 
Au figuré. Un cerveau —, eur penn 
dicsedenn, eur penn skanv, eur penn 
divoed. C'est un cerveau — , eunn den 
diempenn eo. Gr. 

CREUX, s. m. Trou, cavité; toull, 
m. pi. ou. Voy. TROU. = I^e — de la 
main, pair ann dourn. Vann. Pal enn 
dorn, pod enn dorn. Plein le — de la 
main, palvad, m; dournad, m; leis 
ann dourn. De l'argent plein le — de 
la main, eunn dournad arc'hant ; 
archant leiz ann dourn. 

CREVASSE, s. f. Lézarde; bolzenn, 
f. pi. ou; skarr, ra. pi. ou. = Celle 
occasionnée par le froid, par le soleil 
sur la terre, sur le bois, etc ; fraill, 
m. pi. ou; skarnil, m. Voy. FENTE, 
SE CREVASSER. = Gerçure sur la peau 
causée par le froid; skalf, m. pi. ou; 
spinac'henn, f. pi. spinac'h. J'ai des 



CRI 

crevasses aux mains, spinacli am eu:: 
ein daouarn. 

CREVASSER (SE) , v. pron, Parlant 
des murs; bolsenni, p. et; skarra, p. 
et; tarsa , p. et Vann. Bolzennein, 
tarc'hein. Le mur s'est crevassé, 
bolseiinei eo ar voger. = Se fendre 
par l'effet du i'roid, du soleil, parlant 
de la peau ; voy. GERCER, GERÇURE. Le 
temps est si chaud que la terre se 
crevasse, skarnil a zo etin amzer. 

CRÈVE-CŒUR, s. m. Kalounad, f; 
kalounad chlacliar, f. A Vannes ou 
dit aussi tarc'hkaloun, m. C'est un — 
pour elle, eur galounad clilac'har eo 
evit-hi ; eur rann galoun eo evit-hi. 

CREVER, V. a. Rompre avec effort ; 
terri, p. lorret ; ancien infinitif, torri ; 
larza, p. et; frcuza, p. et; difreuza, 
p. eJ.Vann. Torrein, larcliein, freclicin, 
difrec'hein. Je lui crèverai les yeux, 
me darzo he zaoulagad d'ezhan enn he 
benn. En style trivial, on dirait : me 
skano d'ezhafi toullou he zaou gañ- 
tolor. Crever le ventre à quelqu'un . 
difreuza he vonzellou enn he yorf da 
u. b. Il a crevé la vessie, tarzet eo bel 
ar c'houezegell gant-hañ. = V. n. 
Terri, larza, didarza, diskarga. Vann. 
Tare hein. La vessie est crevée, tarzet 
eo bel, torrct eo bet ar chouezegell. 
L'abcès est crevé, tarzet eo, didarzct 
eo ar gor ; diskarga a ra ar gor. Il 
crève de peur, maro eo gant ann aoun. 
Il crève de faim, viaro eo gant ann 
naoun. 

CRI, s. m. Voix poussée avec cfTort; 
kri, m. Sans pluriel; fenadenn, f. pi. 
ou ; eur chri, eur griadenn, ar c'hria- 
de7inou. Pousser un — , leuskel eur 
c'hri; ober eur griadenn, ober eur cliri. 
Pousser des cris, leuskel kriadennou. 
Pousser des cris tumultueux, choual. 
Corn. Voy. CRIER. Le — des marins 
qui se perdent, le — de détresse, le 
cri du renard et aussi celui qu'on 
poussait autrefois avant le combat ; 
garm, m. pi. ou. Gr. Pousser un ou 
des cris de cette sorte; garmi, p. et, 
G; ioual, iouc'hal, p. iouchet. Il poussa 
un — d'épouvante; hag hen da ioual 
spouñtel. C. p. Le — pour appeler; 
hop, m. pi. ou; galvadenn, f. pi. ou. 
Vann. Huc'h, m. Faire un ou des cris 
de cette sorte; voy. APPELER. Un — 



CRI 



2^7 



plaintif, lertv, m. pi. ou. En Galles, 
Icf. V. Le — des petits enfants ; lenv/ 
m. pi. ou; garm, m. pi. ou. Voy. CRIER. 
Le — du renard, garm al louarn, m. 
Le — de l'àne, breugerez, m ; hinnod, 
m. Au — du coq, da gan ar c'hillek^ 
Le — du chat, miniaouadenn, f. pi. ou. 

— Bruit que fait une roue mal graissée, 
une porte sur ses gonds, les souliers 
dont le cuir est vert, gwigour (goui- 
gour), m. Voy. BRUIT. = A cor et à cri, 
a boez penn. 

CRIAILLER, v. n. Voy. PIAILLER. 

CRIAILLERIE, s. f. Voy. CRI, BRUIT. 

CRIBLE, s. m. Krouer, kroer, m. pi. 
iou. Vann. Klouer, klouir, m. Le gros 
— , ridell, m. pi. ou, krouer roues. 
Vann. et Corn. Gourner, m. Le — fin, 
krouer stank. Le fond du —, gtciad ar 
c'hrouer (guiad) ; kañtenn, f. Le bois 
du — , kant ar clirouer. Plein le — , 
la plénitude du — , kroueriad; ridel- 
lad. Un — plein de froment, eur 
c'hroueriad gioinis. Passer au — ; 
voy. CRIBLER. 

CRIBLER, V. a. Krouerat, p. kroueret; 
ridella, p. et; tremen ed dre ar chrouer. 
Pour l'emploi , voy. CRIBLE. Vann. 
Klouerat, klouirein. Cort). Gournaed, 
krouerat ed. Ils sont à — du seigle, 
emint o chrouerat segal. Cribler le blé 
en plein air, nizat ann ed ; gwenia 
ann ed (guheñta). Voy. VANNER. 

CRIBLURE, s. f. Ce qui reste du grain 
crible; diloslachou, pi. m; usien, f; 
boskoun, m; loslou, pi. m; lostadnu, 
pi. m. Trég. Usmol , m. Peil niet 
(nizetl. 

CRIC, s. m. Machine, krok-krik, m; 
gtoindask (guiñdaski, m. G. 

CRIER, V. n. Jeter un cri; krial, p. 
kriet ; ober eur chri, ober eur griadenn, 
leuskel eur c'hri. Crier à plusieurs re- 
prises, leuskel kriadennou. Einpèchez- 
le de — , mirit out-hañ na grio. Crier 
pour appeler, hopal, p. hopet. Allez 

— pour que les gens viennent dîner, 
it da hopal ma leuio ann dud d'ho lein. 
G. Crier comme font les petits enfants; 
leñva, gina. kiñta, p. et; c'hintal, 
p. cliiñtel; garmi, p. et; ywi&hul 
(guhic'hal), p. givic'het ; speunial, 
p. speuniet. G. Vann, Garmein. Crier 



2^28 



C»I 



comme font les ânes; hinnoal, p. hin- 
noet; breiigi, p. el. Crier à pleine 
tête, kriala boes penn ; ionclial, iounl, 
p. iouc'het. Il lui cria : arrotez-vous; 
krial a reas war-n-ezhañ; choumit a 
sav. Crier comme ceux en danger, 
choual va bues. Corn. Voy. CRI. Crier, 
pariant du renard, speunial, garmi. 
Gr. Voy. GLAPIR. La pie criait sur le 
renard, ar hik a grie war al louarn. 
Crier , parlant d'une porte sur ses 
gonds, d'une roue sur l'essieu, etc; 
gwigourat (guigourat), p. gwigouret. 
Pour exprimer que ceux qui ne sont 
bons à rien, sont ceux qui l'ont le plus 
de bruit, on dit : [alla ibil a vez er 
c'harr a wigour da getUa (ouigour); 
mot-à-mot, la plus mauvaise clieville 
de la charrette .est celle qui crie la 
première. Voy. BRUIT. Crier en ville, 
proclamer; embann dre gear, embann 
eunn dra dre gear. Voy. PUBLIER, BAN, 
CRIEÜR. Crier, parlant des petits poulets, 
gwicliat (guliic'hat*, p. gwic'/icf. Crier, 
en parlant des boyaux; soroc'hal. 

CRIEUR, s. m. Celui qui fait des pu- 
blications en pleine rue ou dans les 
ventes; embanner, m. pi. ien. Vann. 
embannour, m. pi. embannerlon; iri- 
kañlour, m. pi. iñkañterion; imbou- 
dour, m. pi. imbouderion. Vov. ENCAN, 
PUBLIER. 

CRIME, s. m. Torfed, m. pi. lorfejou; 
taol, m. pi. iou. Commettre un — , 
ober eunn lorfed. Dans le lieu où le — 
a été commis, el leacli ma \z eo c'hoar- 
vexet ann taol. = En termes de dévo- 
tion ; peckcd bras, m. pi. pec'hejou 
bras. 

CRIMINEL, s. f. Torfeder, m. pi. ien; 
nep en deux great eunn lorfed. Vann. 
Tùrfetour,m.\)\. lorfeterion. En Galles, 
troseduur, m. V. 

CRIMINEL, adj. Déchargerun homme 
réputé criminel, dùkarga eunn den 
klemmet. Gr. = En termes de dévo- 
tion. Ce qui est — aux yeux des hom- 
mes, ar pps a zo pec'hed herves ann 
dud. Le yeigneur trouve purlois — ce 
qui est louable aux yeux des hommes, 
ann Aotiou Doue a gav alies abek er 
pez a gred ann dud a zo da veza meulet. 
Des pensées criminelles, soñjesonou 
a fo pec'hed enn-ho. 



CRO 

CRIN, s. m. Reun, reun marc'h, m. 
Vann. Kran, m. En Galles, ron, roven. 
V. Celui delà crinière, moite, f. Voy. 
CRINIÈRE. Tirez un — de sa queue, 
tennit e.ur reutienn eus he lost. Voici 
du — pour faire des lacs, selu deut 
reun da ober lindagou. 

CRINIÈRE, s. f. Moue, mouenk, f. 
Vann. Motie, moui, f. Saisissez-le par 
la — , krogit enn he voue. 

CRISE, s. f. Attaque de maladie; 
gwaskadennou poan ;goaskadennou), f ; 
cliouezenn, f. Gr. Il a eu une — , eur 
c'houesenn en deuz bel. Gr. Pendant 
les trois heures que durèrent ses 
crises, e-pad ann leir heur amsfr ma 
stourmas ar clileñred oul-hañ. A 
l'approche de la —, pa wdas gwaska- 
dennou pnan o font. T. Il eut alors une 
— , neuze e teuas d'ezhan gwaska- 
dennou poan. 

CRISTAL, s. m Slrink, m. Un verre 
de —, eur loerenn slrink. 

CPJSTALLIN, adj. Herel oc h ar slrink; 
ker sklear kag ar slrink. 

CRITIQUE, s. f. Voy. BLAME, RÉPRI- 
WANOE. 

CRITIQUER, V. a. kavout abek enn. 
Les jeunes filles la critiquaient parce 
qu'elle ne voulait pas faire comme 
elles, ar merc'hed iaouank a gave abek 
enn-hi dre ne rea ket evel-d-ho. 

CROASSEMENT, s. m. Koageres, m ; 
gwacherez, m; kros, m. Vann. Beeke- 
reac'h, m. Evitez ces substantifs. 
J'entends le — des corbeaux, klexet a 
rann ar brini o koagat. Voy. CROASSER. 

CROASSER, v. n. Koagat, p. koaget; 
krosal, p. kroset ; gitmc'hat (goac'hatl, 
p. gwac'het. Vann. Beekal, p. beeket. 

CROC, s. m. Gros crochet; krog, m. 
pi. kreier; ar c'hrok, ar c'hreier. Un 
— de cuisine, krok kik; krok. Il n'y a 
rien au — , n'euz Ira ocharc'hrok; 
diskrog eo ar clirok. Le — est bien 
garni, krog eo ar clirok. = Instru- 
ment de labourage; krok, m; bac'h, f; 
diwach, f. Un — - à deux branches; 
krok daou vesek; krog diskarg; krok 
skuill. Un — à trois branches, eur 
c'hrok tri bcsek, eur c'hrok leil. 



CRO 

CROC-EN-JAIWBE, s. m. AVofcffoucenn, 
m. Donner un —, ober eur pek, C. p ; 
obéi- eur clirok yourenn ha rei lamm 
kaer, Gr; kemeret ann efikloch ha rei 
lamm kaer. 

CROCHET, s. m. Krngik, m. pi. 
kreierigou; eur c'hrogik, ar c'hreie- 
rigou. 

CROCHETER, v. a Ouvrir une ser- 
rure avec uu crochet; dialcliouexa 
gant ennn houarnik pleget. 

CROCHU, adj. Kroget, kamm, kropet. 
Un clou — , eunn tach kroget. Cornes 
crochues d'une vaclie, kerniel krogen- 
nek. T. La goutte m'a rendu les doigts 
crochus, kropet eo va iiziad gant 
ann urlou. Gr. Un nez — , eur fri 
sparfel . 

CROIRE, V. a. Estimer véritable; 
kredi, p. kredel. Vann. Kredein. Trég. 
Kredin. Il ne croit pas cela, ne gred 
ket ann dra-se ; diskredik eo war 
gement-se ; diskredi a ra war gement-se. 
Il ne croit pas bien des points qu'il 
devrait croire, diskredi a ra war gais 
a draon a dlefe da gredi. Gr. Alors il 
croyait qu'il était malade, he-ma a 
grede neuse e% oa klanv. Croyez bien 
cela, a &hellit kredi; kredit-se; na 
petra la. Vous croyez cela? ^1 gav 
d'e-hoc'h .^ 

■1' Ajouter foi à ce que dit quel- 
qu'un, kredi, p. kredet. Je le crois, je 
crois ce qu'il dit, me a gred anezhañ; 
kredi a rann d'ezhan. Je ne le crois 
pas, je ne crois pas ce qu'il dit, né 
gredann ket anezhañ; ne gredann ket 
d'eshan; ne gredann ger d'ezhan ; ne 
gredann ket e ve gwir a lavar. Je ne 
le puis, croyez-moi, ne d-ounn ket 
evit ober kement-se a c'hellit kredi. 

3° Penser, estimer que; kredi, p. 
kredet; sofijal, p. soñjet; kavout, 
kafout,]). kavet, kafet. Je crois qu'il est 
malade, me gred ez eo klanv, kavout a 
ra d'in ez eo klanv; he-ma a zo klanv 
a gav d'in : me a gav d'in ez eo klanv. 
Je crois qu'il ne vaut rien, me a gav 
d'in ne dal nelra ; me gred ne dal netra; 
ne dal netra a gav d'in. Dans une 
situation qu'il croit meilleure que la 
sienne, enti eur .stad a gav d'ezhan a 
zo givelloc'h eget ne d-eo he stad he- 
unan. Croyez-vous que ce soit peu de 



CllO 



229 



c'iose que Dieu ait fait c^la, ha nebeut 
a dra eo, a gav d'e-hoc'h, en defe Doue 
great kement-se. Tout ce que je croirai 
devoir faire, kement a gavo d'in a ve 
mad da ober. S'il croit devoir la ma- 
rier, mar kred e ve mad dimezi anezhi. 
Il croit avoir l'ait cela, he-ma a zoñj 
d'ezhan en deuz great kement-se. Je ne 
crois pas qu'il y aille, ne gredann ket 
ez afe di. Croyez-vous que je ne vous 
vaille pas'? Ha kredi a rit-hu ne doive- 
zann ket achanoc'h? kredi a ra d'e- 
hoc'h né' dalvezann ket achanoc'h? 
Cela, je crois, sera agréable à mou 
père, ann dra-ze, me gred, a vezo 
kavelmadgantvazad. Sa femme vient 
de mourir, je crois, he c'hreg, am eus 
aoun, a zo maro. Je ne crois pas, ne 
gred ket d'in. Je ne crois pas me 
tromper, ma faziinn ne vennann ket. 
s. N. Vous avez lieu, je crois, de vous 
plaindre, leac'h hoc'h euz, a gav d'in, 
d'en ern glemm. Je ne crois pas qu'il 
puisse y aller, ne gav ket d'in e c'hello 
mont di. Je me croyais encore dans 
mon pays, kavout a rea d'in es oann 
c'hoaz e-kreiz va bro. Ce que je crois 
bon, ar pes a gav d'in a so mad. Je 
crois qu'en France les Arabes sont 
mal famés, me gav d'in e Bro-C'hall 
ann Ârabed a zo gwall vrudet. Il est 
plus méchant que vous ne croyez, 
he-ma a so gtcasoc'h eget na zoñjit. 
Je croyais que le chemin était pénible, 
me grede ann hcnt a ioa tenn. Plus tôt 
qu'on ne croit, kentoc'h eget na zoñjer. 
Je croyais que vous étiez bon, me 
soFije d'in ez oac'h cunn den mad. Je 
ne crois pas avoir dit cela, ne gredann 
ket ani be lavar et kement-se. Je crois 
vraiment que je rêve, daoust ha ne ve 
ket huvreal eo a ranrt-me, me so{ij d'in 
beza oe'h huvreal. Je croyais qu'il 
était venu ici, me lekea ez oa deut ama. 
Celui-ci était tout joyeux, comme 
vous pouvez le croire, he-ma a ioa 
laouen-'oraz a c'hellit kredi. Je crois 
que vous ne savez pas lire, m'euz 
aoun ne ouzoc'h ket lenn. Cette der- 
nière locution ne peut être employée 
d'ordinaire que pour faire un mauvais 
compliment à quelqu'un ; elle signifie 
à la lettre, je crains fort que... 

4° Croire à, croire en; kredi da, 
kredi enn, kredi. Je crois en Dieu et en 
tout ce que croit et enseigne la sainte 
Eglise, kredi a rann e Doue, ha kredi 
a rann ive kement a gred hag a zesk da, 



230 



CllO 



gredi hor matnm sañtel ann lUz. Gr. II 
croit facilement nu mal, he-ma a gred 
ea% d'ann drouk. Il crut à ses paroles, 
kredi a reas enn he gomzou. Il croit aux 
lutins, kredi a ra enn bugelien-noz. 
Alors on croyait au jugement de Dieu 
entre ceux qui avaient un duel, neuze 
ez eat gant lezenn ann Aolrou Doue. 
T. Il croit aux revenants, kredi a ra e 
tistro ar re varo er bed. Léd. Heureux 
ceux qui croient à Tamour! Euruz eo 
ar re a gred ez euz karañtez ! Garde-toi 
de ne pas croire à mon amuié, laka 
eves da ziskredi tcar va c'harantez. 
Voy. SE DÉFIER, DOUTER DE. 

5° Faire croire quelque chose à ; 
m do gredi eunn dra da u. b. On lui 
fit croire qu'il avait la fièvre, da gredi 
e oe roel d'ezhan ez oa klanv gant ann 
dersienn. 

CROISADE, s. f. Brezel sañtel, m. pi. 
brezeliou sañlel. 

CROISÉ, s. m. Qui part pour une 
croisade; kroazour, m. pi. ien. G. p. 

CROISÉ, adj.Du drap — ,mezerkroaz. 
Deux labourages profonds et croisés, 
daou labour doun unart enn hirded hag 
egile a dreuz. T. Il se promène les 
bras croises, baie a ra he zivreacli 
e kronz. Il a les jambes croisées à la 
manière des tailleurs, he zivesker e 
kroaz. 

CROISÉE, s. f. Fenêtre, f; voy. ce 
mot. Le châssis en bois oii se mettent 
les vitres, kroaz prenèslr, f. = La 
croisée d'une église, ou la partie inté- 
rieure qui forme la croix, kroazen iliz, 
tenn kroaz eunn iliz. Gr. Vann. Bre- 
c'hieu enn iliz (de ?)rec/i, bras) ; ka- 
salieu, askeUieu, pi. f. 

CROISER, v. a. Disposer en croix; 
lakaat e kroaz, kroaza, p. et. Vann. 
Lakal e kroez ; kroezein. = V. n. 
Terme de marine; mont ha diml gant 
eul lestr-vor; redek ar mor. T. = V. 
pron. S'engager dans une croisade; 
kemeret ar groaz evit mont d'ar brezel 
sañlel. Gr. 

CROISILLON, s. m. Voy. CROISON. 

CROISON, s. m. Partie transversale 
d'une croix ; ann treuz groaz, m ; 
lamgroas, m. 



CRO 

CROISSANCE, s. f. Kresk, m ; kreska- 
durez, f; lamm-gresk. m. Il a achevé 
sa — , great eo he lamm-gresk gant- 
hañ. Voy. DÉVELOPPEWENT. 

CROISSANT, s. m. Une des phases de 
la lune; kresk al luar, prim al loar, 
m; ar c'hreak, ar prim; loar gresh, 
loar brim. Gr. A l'époque du — de la 
lune, da gresk al loar. 

CROITRE, V. n. Devenir plus grand; 
kreski, p. et; brasaat, p. eet, eat. 
Vann. brasat, kriskein. Trég. Kreskiñ. 
Cet enfant croît beaucoup , kreski 
kalz a ra ar bugel-ze. Cet arbre croît, 
brasaat a ra ar ivezenn-ze. Il laissa — 
ses cheveux, lesel a reaz he vleo da 
greski. Tous les arbres y croissaient 
sans soins, ar ywcz holl a greske hep 
labour, hep poania. Cet liomme ne 
croîtra pas davantage, great eo he 
lamm-gresk gant ann den-ze; korf 
a-walcli a zo deut pelloch d'ann 
den-ze; great eo he gresk gant-hañ. 
Voy. GRANDIR. = Augmenter, allonger, 
devenir plus long; kreski, p. et; dont 
da veza hirroc'h; hirraat, p. eet, eat; 
brasaat, p. eet, eat; kreaat, A:rei;aa(, p. 
eet, eat. La maladie croît, givasaat a 
ra ar c'hlemed; voy. EMPIRER. Les 
eaux croissent, kreski a ra ann dour. 
Les jours croissent, hirraat a ra ann 
deiz. Le vent croît, krevaat a ra ann 
avel. = Croître en sagesse, dont da 
veza furoch-fura. Croître en nombre. 
Voy. AUGMENTER. 

CROIX, S. f. Deux lignes formant 
quatre angles; kroaz, f. pi. kroasiou, 
kroaziou. Il a les jambes en — à la 
manière des tailleurs, he ziiisker e 
kroaz erel eur c'hemener. — Figure eu 
bois, en métal, représentant la figure 
du Christ; kroaz, f; ar groaz, ar 
c'hroasiou. Croix sans crucifix, kroaz 
hep Krist ; kroaz al lezenn goz. Gr. 
Elle porte au cou une — d'argent, 
gant-hi eur groaz arc'hant enn he 
c'herc'henn. Faire le signe de la — , 
ober sin ar groaz; ober sin ar groaz 
enn lie gelc'henn; en em groaza. lia 
fait sur elle le signe de la — , sin ar 
c'hristen en deuz great war-n-ezhi. 
= Croix d'un moulin, kroaz, f. = 
Souffrances ; voy. ce mot. 

CROQUER, V. a. Dibri eunn dra a 
strak être he xent. = V. n. Faire du 



CRO 



CRO 



231 



bruit entre les dents ; straka être ann 
dent. 

CROSSE, s. f. Bâton pour jouer au 
jeu de ce nom ; baz-dotu, f. pi. bisier- 
dolu; kammell. f. pi. ou; ar clia- 
mellou. Le jeu de la — , c hoari dotu, 
f; c hoari bazik kamm, f. Jouer à la 
— , c'hoari dotu, r'hoari bazik kamm ; 
fouetagroll ; horellat. La balle qui sert 
à ce jeu; groll, f ; horell, f. Voy. BALLE. 
= Crosse d'évêque ; gwalenn ann 
eskop (goalenn), f; baz sont lann 
avieler. Gr. = Crosse de fusil ; lamm 
ar fuzil. 

CBOSSEUR, s. m. Horeller, m. pi. ien; 
c'hoarier dotu, m. Voy. CROSSE. 

CROTTE, s. f. Boue, fange; voy. ces 
mots. = Fiente de brebis, de lapin, 
de rat, etc; kagal, m. Des crottes de 
lièvre, kagal gad. Crottes de chien, de 
chat, de porc, kaoch, kac'h, m. Des 
crottes de chien, de cochon, kaoc'h ki, 
kac'h mot h. Voy. CROTTIN. 

CROTTÉ, adj. Couvert de boue; voy. 
ce mot. 

CRQTTER, V. a. Salir de boue ; voy. 
BOUE. = V. pron. En em gaillara. 
Vann. Umslrakein. 

CROTTIN, s. m. Kaoc'h, kac'h, m ; 
aboan, m. C: kac'h marc'h, kac'h 
azen, crottin de cheval, crottin d'âne. 
Ramasser du — sur les chemins, 
kaoc'h-kezeka ; mont da gaoc'h-kezeka; 
cette expression est remarquable ; 
abonni. C. Il est à ramasser du —, 
ema o kaoc'h-kezfika , ema o rastellat 
fiez glaz. Triv. Voy. CROTTE. 

CROULER, V. n. Koueza enn he boull, 
p. kouezet; dizac'ha, p. et. La maison 
a croulé, ann ti a zo kouezet enn he 
boull; dizac'het co ann ti. T. 

GROUPE, s. f. Partie de derrière du 
cheval; krouzell, f; talbenn, m; talier, 
f; lost, m. Vann. Diardrañ ur jao, m. 
Il ne faut rien mettre sur la — de ce 
cheval, diwallit na lakafac'h tra war 
dalier ar marc'h-ze. Venez en —, deut 
adre va c'hein roar varc'h. Vann. Deit 
ardrañ mejao. Il la mit en — derrière 
lui, war lost he varc'k e taolaz anezhi. 
Je prendrai ma sœur en —, va c'hoar 
a seuio adre va c' hein ivar varc'h. La 



— d'un taureau, talier, f. = Sommet, 
cime ; voy. ces mots. 

CROUPI, adj. De l'eau croupie, dour 
sac'h, dour chag, dour brein, poull 
brein, dour hañvoez. Vann. Deur 
hango. 

CROUPIERE, s. f. Partie du harnais; 
belost, bilost, m. pi. ou. = Au figuré. 
Tailler des croupières à quelqu'un, 
rei neud da zireustla da u. b. Gr. 

CROUPION, s. m. Belost, lost, m. 
L'os du — , ann askorn belost. Je 
mangerai volontiers le —, me garfe 
dibri ar belost iar-ze. 

CROUPIR, V. n. Parlant des eaux; 
chaga, p. et; sac'ha, p. et. Cette eau 
croupit, chaga a ra, sac'ha a ra ann 
dour-ze; sachet eo ann dour-ze. = 
Croupir dans le péché, morza enn 
he bec'hed; choum da vreina enn he 
bec'hed. T. 

CROUTE, s. f. Partie dure du pain ; 
kreun bara, m. Là — dorée du pain, 
kreun ar loerc'hez. T. On l'appelle aussi 
dans l'usage ar c'hreun melen. La — 
noire, ar c'hreun du. Je n'aime pas la 
— , ne garann ket ar c'hreun. La — me 
fait mal aux dents, ar c'hreun a ra 
poan d'in em dent. Un morceau de — 
lui est resté dans le gosier, eun tamm 
kreun a zo eat e toull enep he chou- 
zouk. Des croûtes de pain, kreun bara. 
= Croûte qui se forme sur les plaies, 
truskenn, f. La — d'une plaie, Irus- 
kenn eur gouli. Se former en — , 
truskenna. Gr. Croûte qui se forme 
sur la terre, sur le sel; koc'henn, 
tonnenn, f. G. Vann, Koevenn, f. Se 
former en — de cette sorte; kochenna, 
lonnenna. G. 

CROUTON, s. m. Boule h bara, m. 
Voy. ENTAMURE, CROUTE. 

CROYABLE, adj. Kredui. Evitez cet 
adjectif; il ne serait guère compris. 
Cela est — , kement-se a zo da vexa 
kredet. Cela n'est pas — , kement-se ne 
d-eo ket da veza kredet. 

CROYANCE, s. f. Terme de religion ; 
feiz, m; kredenn. f. Hors du Léon, fe, 
m ; kredenn, f. La vraie — , ar gwir 
feiz, ar givir gredenn. C'est une — 
populaire, e-touez ann dud ema ar 



232 



CRU 



gredenn-ze , T; ar re go% a laiar 
keme'U-ie. 

CROYANT, s. m. Ternie de religion ; 
neb a vev er gwir feiz; neb a gred 
ketnent a zesk ar feis d'e-omp. Le 
père des vrais croyants, tad ar gris- 
lenien. 

CRU, s. m. Terroir; douar, m; 
dalc^h, m. Ce vin est de mon —, ar 
gwin-gc a zo diwar oa douar, a zo 
euf va dalch. 

CRU, artj. Non cuit; kriz. Hors du 
Léon, kri. De la viande crue, kik kriz, 
kik kriz beo. Des pommes crues, auaiou 
kriz; avalou glaz. Tout cru, kriz beo. 
= Non préparé, parlant du fil, etc, 
tieud kriz; voy. ÉCRU. = Désagréable, 
dur, aigre; voy. ces mots. 

CRUAUTÉ, s. f. Krizder, m. Évitez ce 
substantif. A cause de leur —, dre 
ma 'z oant kriz. Je n'ai jamais vu de 

— semblable à la vôtre, biskoaz n'em 
euz givelel deii krisoc'h evid-hoc'h. 
Voy. CRUEL. 

CRUCHE, s. f. Vase; pnd dour, m. 
Une — pleine d'eau, sur podad dour, 
m. Une — de vin , eur podad gwin. 
eur brokad gwin, m. 

CRUCIFIER, V. a. Lakaat oc'har groaz, 
slaga oc'h ar groaz, staga war ar groas; 
lâcha oc'h ar groaz. 

CRUCIFIX, s. m. Krusifi., grusifi, m; 
skeudenn Jezuz staget oc h ar groaz, f. 

CRUDITÉS, s. pi. f. Ar frouez kriz. 

CRUE, s. f. Kresk, m. La — des 
eaux, kresk ann dour. A cause de la 

— des eaux, dre ma 'z eo kresket ann 
dour. 

CRUEL, adj. Kriz, didruez, digernez. 
Il est — envers ses parents, digernez 
eo oc'h he dud. M. Il est plus — que 
son frère, he-ma a zo krisoc'h evit he 
breur; kriz eo enn tu ail d'he vreur. 
C'est l'homme le plus — qui soit au 
monde, krisa den eo he-ma. Ces gens- 
là sont cruels, ann dud-ze a zo traou 
kriz. Une mort cruelle, eur viaro kriz. 
T. Un cœur — , eunn den kriz. 

CRUELLEMENT, adv. Il l'a traité —, 
digernez eo belout-haTÎ. 



CUI 

CRUSTACÉ, s. m. Aneval krogennek, 
m. pi. anecaled krogennet. 

CUBE, adj. C'houeachkornek; e-c'hiz 
eunn diz. 

CUEILLETTE, s. f. Voy. CUEILLIR. 

CUEILLIR, V. a, Dastum, destum, p. 
et; kutuill, p. et. Vann. Daslumein, 
cherrein. Cueillir des pommes, dastum 
avalou. Cueillir des nerbes, dastum 
louzou; louzaoua, p.e«. Vann. Daspugn 
lezeu ; lezeua, p. et. Cueillir des lleurs, 
dastum bokejou ; pnka bokejou. 

CUILLÈRE, s. f. Ustensile de table; 
loa, f. pi. ioatow.Vann. Loe , f. pi. 
Loeieu. Trég. Loa, f. pi. loaio. Vue — 
de bois, d'argent, loa goat, loa brenn, 
loa arc'hant. Une — de buis, eul loa 
veuz. La — à pot est cassée, torret eo 
bet al loa bod. Le porte-cuillères, ar 
parailler, m. 

CUILLERÉE, s.f. Loaiad, f.pl. ou. Le 
pluriel n'est guère usité; on dit de 
préférence meur a loaiad. Vann. 
Loiat, f. Une — de bouillon , eul 
loaiad soubenn sklear. Plusieurs disent 
loiad. 

CUIR, s. m. Peau d'animal non cor- 
royée; voy. PEAU. Du — corroyé, 1er, 
m. Du — non tanné, 1er kriz. Du — 
de bœuf, 1er ejenn. Du — de vache, 
1er bioc'h. Du — de semelle, 1er sol, 
1er soliou. Du — d'empeigne, 1er 
enebou. Du — bien tanné, 1er kivijet 
mad. Du — d'Angleterre, 1er Saos. 
Ane. lezr, cuir. = Peau du corps de 
l'homme; voy. PEAU. 

CUIRASSE, s. f. Harnez, m. pi. har- 
nesiou; hobregon, va. pi. ou. ür. 

CUIRE, V. a. Préparer par le moyen 
du feu; poaza, poazat, p. poazet; 
darevi, p. et.Vann. Poac'hein, poec'hein, 
pobat, dariuein. Cuire au four, poaza 
er fourn. Cuire sous la cendre, poaza 
e-mesk al ludu. = Causer de la douleur 
piquante, poaza, glaza, p. et. Ma 
blessure me cuit, va gouli a boaz. 

CUISANT, adj. Douleur cuisante, 
drouk a boaz. 

CUISINE, s. f. Lieu où s'apprêtent 
les mets ; kegin, f. pi. ou. Faire la 
—, ober ar gegin, p. great ; kegina, 



CÜL 



CUL 



233 



p. et. = Manière de vivre, tinell, f; 
i kegin, f ; kaoter, f. Faites-vous cuisine 
I chez vous? Ha c'houi a ra kaolsr? 
I "Voy. CHÈRE. = Manière d'apprêter les 
j mets. Je ne trouve pas sa — appétis- 
sante, ne gavann kel mad he c'heits- 
téurenn. Vov. RAGOUT. 

CUISINER, V. n. Voy. FAIRE LA CUI- 
SINE. 

CUISINIER, s. m. Kegimr, m. pi. ien. 
Vann. Keginour, m. pi. keginerion. 

CUISINIÈRE, s. f. Keginerez, f. pi. éd. 
Vann. Keginoures , f. pi. et. Mau- 
vaise — , garsotière; voy. ce mot. 
Farz-elleres, f. C. 

CUISSART, s. m. Sorte d'armure des 
anciens clievaliers ; morzedenn, f. pi. 
ou. Vann. Morchelenn, t. Voy. CUISSE. 

CUISSE, s. f. Morzed, f. pi. divorzed, 
diou-vorzed. Vann. Morc'hed, f. pi. 
divorc'het. Trég. ilorsed, f. pi. mor- 
neddo. Ane. Morsat. L'entre-deux des 
cuisses, gaol, f. Il s'est cassé la — , 
torret eo bet he xorzed gant-hañ. J'en 
aurai — ou aile, hik pe grochenn am 
hezo. 

CUISSON, s. f. Poazadur,m. Évitez 
ce substantif; voy. CUIT, CUIRE. 

CUIT, adj. Poas, dare, darev, Vann. 
Poac'h. Des fruits cuits, frouez poaz. 
Les pommes ne sont pas cuites, ann 
avalou n'int ket poaz, n'int ket dare. 
Le pain est —, poaz eo ar bara. Du 
pain mal cuit, bara bihanpoaz, bara 
ïoas. Vann. Bara bourr. Ce pain est 
mal — , bara bihan boaz co. Des 
pommes de terre cuites à l'eau, avalou- 
douar paredet enn dour. 

CUIVRE, s. m. Kouevr, kiievr, m. 
Un chandelier de — , eur cliantoler 
koueir. Doubler eu — ; voy. CUIVRES. 

CUIVRER, v. a. Kouevra, p. et. 

CUL, s. m. Reor,m; pennadre, m. 
Trég. Reaor, m. Ane. RefJ'r. 

CULASSE, s. f. Lost eur c'hanol, lost 
eur fuzil, m. 

CULBUTE, s. f. Chute, saut; voy. 
ces mots. 

CUL3UTER, V. a. Renverser; voy. 
ce mot. 



CUL-DE-JATTE, s. m. Marcher comme 
un — , mont xcar he barlochou. 

CÜL-DE-SAC, s. m. Hent-dall, m; 
ru-dall , ru-vorn, f. Vann. Gour 
ru, m. 

CÜLGT, s. m. Le dernier né, ann 
diveza ganet. En parla[)t des petits 
pourceaux, gioidoroch (guidoroc'h), 
m. Ce dernier s'employe trivialement 
en parlant des petits animaux et même 
d'un enfant. 

CULOTTE, s. f. Bragez, m. pi. bra- 
gou ; bragez moan, bragez slrlz, m. pi. 
bragou moan , bragou striz, bragou 
Treger. Gr. En Vannes, on dit aussi 
marinet, m. pi. marinedeu. La — 
large et courte des paysans bretons, 
bragou bras. (On en voit peu aujour- 
d'hui, si ce n'est à Quimper.) Trég. 
Brago bras. La — plissée des mêmes, 
bragou rodellel. Culotte longue ; voy. 
PANTALON. Mettre sa —, gwiska he 
vagez. Oter sa — , diiciska he vrages. 
Il était sans —, divragez edo. C'est la 
femme qui porte la —, gant ar clireg 
ema ar bragez ; ar c'hreg eo a wisk ar 
bragez. Gr. Mettre, ûter la — à un 
enfant; voy. CULOTTER, DÉCULOTTER. Les 
premières culottes d'un enfant, ar 
bragou kefiia. Mettre un enfant en 
culoltes, bragaoua eur bugcUk. T. = 
Un morceau de — de bœuf, eunn tamm 
feskenn ejenn. 

ÜÜLOTTER, V. a. Gibùka he rragez 
da eur bugelik (guiskal ; brageza, p. et. 
Allez — votre frère, gwiskit he vrages 
d'hopreur. = V. pron. Il ne sait pas 
encore se —, ne car kel c'hoaz giciska 
he vragez. 

CULTE, s m. Enor a reer da Zoue, 
m ; azpulidigez, f. G. Rendre à Dieu 
le — qui lui est dû, enori Doue evel 
ma 'z eo dleet. Il ciierche à vous éloi- 
gner du — des saints, lakaat a ra he 
boan evit miret ouz-hoc'h da enori ar 
zent. Voy. ADORER. 

CULTIVATEUR, s. m. Lahourer douar , 
m. pi. labourerien douar ; tiek, m. pi. 
tieien. Ironiquement on dit : tronc her 
buzug. Voy. PAYSAN. 

CULTIVER, v. a. Parlant de la terre 
et de ses fruits; gounid, p. gouneset; 
labourât, p. tabouret. Cultiver la terre, 

30 



234 



CÜR 



labourât ann douar ; gounid ann 
douar. Cultiver des arbres, sevel gwe%, 
p. savet; diorren gwez, p. diorreet. 
Anciens infinitifs, savi, diorrea. Vann. 
Dessao gwe. Cultiver du trèfle, lakaat 
douar dindan melchenn. 

CULTURE, s. f. Labour, m ; gouni- 
degez, f ; ann tiekaat, m. Telles sont 
les conditions d'une bonne —, selu 
aze ann abek eus a eul labour mad. 
Les cultures sarclées ou racines four- 
ragères, ar brouskoun griouennek. 
Corn. La — en Bretagne, ann tiekaal 
e Breiz. 

CUPIDE, adj. Nep en deuz eur clioanl 
braz da gaoul madou e-leiz. 

CUPIDITÉ, s. f. C'hoanl bra:s da gaout 
madou e-leis. 

CURAGE, s. m. Il m'a donné dix écus 
pour le — du conduit, roet en deuz 
d-in dek skoed evil skarza ar c'han- 
dour. Voy. CURER. 

CURAGE, s. m. Plante; lougaouenn- 
ann-trouc'h, m; imazur, m. 

CURE, s. f. Guérison; parediges, f. 
Évitez ce substantif. C'est une — 
merveilleuse, souez eo e ve pare. = 
Habitation du curé ; ti ar persoun, m ; 
presbital, m. Il était alors à la cure, 
edo neuse e ti ar persoun. Je vais à la 
—, mont a rann da di ar persoun. 

CURÉ, s. m. Persoun, m. pi. éd. 
C'est le — qui a dit la messe, ann 
aotrou persoun en deuz lavaret ann 
oferenn. Bonsoir, monsieur le —, noz 
vad d'e-hoch, aotrou persoun. La 
charge de cnré, karg ar bersouned. 
Monsieur N..., vicaire à Brest, a été 
nommé curé de Landerneau, ann 
aotrou N..., kure e Brest, a zo bet lekeat 
persoun e Landerne. 

CURE-DENTS, s. m. Skarz-dent, m. 
pi. skarzou-dent. Vann. Skarc'h- 
dent, m. 

CURE-OREILLES, s. m.Skarz-skouarn, 
m. pi. skarzou-skouarn.Yann. Skarcli- 
skoarn. 

XJURER, V. a. Skarza, p. et; netaat, 



CUV 

T^.eet,eat. Curer un puits, un conduit, 
skarza eur puns , skarza eur c'/ian- 
dour. Voy. ÉCURER. 

CURIEUX, adj. Rare, extraordinaire; 
voy. ces mots. = Intéressant; kaer ; 
kaer da welet. Quel — spectacle ! kaera 
tra da welet! Voilà un — spectacle, 
voilà une chose curieuse, selu aze eunn 
dra hag a zo kaer da welet. 

CURIEUX, s. m. et adj. Qui veut tout 
voir, qui veut connaître tout ce qui se 
passe ; nep a glask gwelet ha gouzout 
pep tra; debronuz. G; konoc'her. C. 
Ces deux derniers seraient peu ou pas 
compris. Cet homme est fort —, eur 
fur cher braz eo ann den-ze. En quelques 
lieux on dit rañdonuz. Vous êtesjrop 
—, c'houi a zo re hirr ho fri, rartdon 
ma'z oc'h. Voy. le mot suivant. Sans 
être trop curieux, je voudrais le 
savoir, hep beza re ranel me garfe 
gouzout anndra-ze. Corn. 

CURIOSITÉ, s. f. Chose rare; tra 
gaer da welet (velet), f. C'est une —, 
eunn dra gaer eo da loelet. — Désir de 
tout voir ; c'hoant da cliousout pep 
Ira, da anaout pep tra, da welet pep 
tra; debron da c'houzout ar clielou. 
Gr. Faire une demande par pure 
— , goulenn traou n'euz ezomm da 
c'houzout. Ce qui ne sert qu'à nourrir 
la — , ann traou ne d-int mad nemet 
da ziverraat ann amzer. L'esprit nous 
séduit par une fausse —, douget omp 
dre ar spered da glask anaout traou a 
ra gaou ouz-omp. Réprimez en vous 
la —, arabad eo d'e-hocli klask gouzout 
hag anaout pep tra. L'homme se laisse 
emporter par la — , distroet eo spered 
ann den dre m'en d'euz c'hoant da 
anaout pep tra. C'est par — qu'il a 
fait cela, gant ar c'hoant en doa da 
icelet traou nevez eo en deuz great 
kement-se, 

CUVE, s. f. Beoi, f. pi. /ou; kibell, 
f. pi. ou ; ar gibell, ar c'hibellou. La 
— est trop petite, re vihan eo ar veol. 
Une — pleine d'eau, eur veoliad 
dour. 

CUVER, V. n. Laisser cuver le vin 
dans la cuve; lezel ar gwin er reol 
goude beza gwasket anexhan. = Cuver 



DAG 

son vin, parlant d'un ivrogne; mont 
da gousket ganl he gofad ; konsket icar 
he icin. 

CUVETTE, s. f. Pod dour, m; beo- 
lik, f. 

CYGNE, s. m. Oiseau; sin, m. pi. éd. 
Vann. Goe-goiie, f. 



DAl 



23o 



CYNOGLOSSE, s. f. Plante; teod- 
ki, m. 

CYLINDRE, s. m. Rouleau d'agri- 
culture; voy. ce mot. 

CYPRÈS , s. m. Arbre ; sipresenn, 
f. pi. siprez. Vann. Ivinenn, f. pi. 
ivin. 



D 



Cette lettre paraît avoir été récem- 
ment introduite à la fin des mots. 
Il est à présumer, d'après les vieux 
écrits, que Ton disait jadis, comme 
on dit encore en Vannes : hepret, 
marc'hat, melfet, tut (1). Quant à la 
date de cette modification dans l'or- 
thographe bretonne, on peut la porter 
au xvi^ siècle; le P. Maunoir en fut 
le promoteur. Les mots iod, ehad, 
troad , qui ont formé les composés 
iota, ebatal, troatad, et une foule 
d'autres, viennent à l'appui de cette 
assertion. Il en est de même des mots 
comme diiezad, qui font divezatoc'h, 
divezata, au comparatif et au super- 
latif. Ce qui le prouve encore te sont 
des locutions comme golc'hed kolo, 
substantif féminin, qui d'après la règle 
générale devrait se dire, golclied golo. 
Voy. ce qui est dit à ce sujet aux mots 
MUÀBLE, ADJECTIF. 

DACTYLE, s. m. Plante des prairies; 
ar ieotenn vraz, ar ieotenn gallek, 
ieotenn eunn noz. Le — pelotonné, 
ar ieotenn pennou leo , ar ieotenn 
traz, f. 

DAGUE, s. f. Gour-gleze, m. pi. jour- 
glezeier ; koñtell-laz , f. pi. kontilU-laz . 
Vann. Gour-glean, m. pi. Donner des 
coups de — , rei taoliou gour-gleze. 



DAIGNER, V. n. Prizout,Tp. prizet ; 
teurvezout, p. teurvezet; falvezout, p. 
falvezel; plijout , p. plijet ; kavout 
mad, p. kavet mad. Qu'est-ce que 
l'homme pour que Dieu daigne le 
visiter? Petra eo ann den evit ma 
teurvezfe gant Doue dont d'he gaout? Il 
ne daigne pas m'écouter, ne fell ket 
d'ezhafi selaou achanoun. Daisnez me 
regarder, plijet gan-e-lioch sellet ouz- 
in; sellit ouz-in mar plij gan-e-hoc'h. 
Celui qui daigne vous faire ce présent, 
ann hini a hlij gant-hafi rei ann dra-ze 
d'e-hoc'h. Il a daigné nous pardonner 
nos péchés, deuet eo da zisteurel hor 
pechejou diwar-n-omp. Piemerciez 
Dieu qui a daigné vous écouler, ?/•«- 
garekait Doue a zo prizet gant-han 
selaou ac'hanoch. Voy. TROUVER BON. 

DAIM, s. m. Animal; demtn, m. pi. 
éd. Vann. Duem, m. pi. et. 

DAINE, s. f. La femelle du précédent; 
demmez, f. pi. éd. Vann. Duemez, 
f. pi. et. 

DAIS, s. m. Ornement d'église pour 
le Saint-Sacrement; tabêrlank, m. 
Gr; deaz, m; stel, m. G. Porter le 
— , dougen ann deaz, dougen ann 
tabêrlank. = Dais mortuaire qui cou- 
ronna les tréteaux funèbres à l'église 



(1) Ce t final se trouve aussi sur plusieurs points des côtes tlu Hord du Léon. 



236 



DAM 



peiiflant la cérémonie des enterre- 
ments, bols kanñ, m; ar bols kaot'i 
Voy. TRÉTEAUX FUNÈBRES. 

DALLE, s. f. Pierre creusée où l'on 
jette les eaux sales d'une cuisine- 
dar, darz, m. pi. ou, iou. = Pierre 
pour aiguiser tes faucilles, mean falcli, 
m. pi. vmn fak'h. Le sabot où se met 
cettepierreetaussi l'eau poui-aiguiser 
kommarfalc'her, m; botinelL ï. Vov' 
SABOT. ^' 

DALMATigUE, s. f. Vêtement d'ecclé- 
siastique; kazul verr, f; ka::ul ann 
diagon, f. 

DALOTS, s. pi. m. Terme de marine" 
dalojou, pi. m. ' 

DAM, sorte d'exclamation. Dam' 
chacun fait ce qu'il peut, kleo, mp- 
hini a ra gicdla ma c'hell. 

ükfül, s. f. Iiroun, itron, f. pi. 
iirounezed, itronezcd. Voici ma —, setu 
ase va itroun. Voy. BlADAfflE. — Le jeu 
de dames, c'hoari damou. Jouer aux 
dames, c'hoari 'r damou. = Notre- 
Dame la Sainte-Vierge, ann Ilroun- 
Vari. Notre-Dame des Neiges, goel 
Maria aîin Erc'h. Notre-Dame des 
Sept Douleurs, ann Ilroun-Varia ar 
seiz Kleze; ann Itroim-Varla a drues. 
Notre-Dame des Anges, gnel Maria 
ann Elc2. Notre-Dame de la Clarté, 
ann lîroun-Varia a sklerder. Gr. 

DAMIER, s. m. Talde pour jouer aux 
dames; taolenn c'hoari, f; lablez, m. 

DAMKABLE, adj. Qui peut attirer la 
damnation; daonus, Gr; peu usité. 
A gas da goil. 

DAMNATION, s. f. Daonediges f- 
koU, m; hollidigez, f. Gr. La -^ éter- 
nelle, ann daonedig,z da viken. Pré- 
scrvez-iious de la —, mirit ne d-aimp 
da goU. Voy. DAMNER. 

DAMNÉ, s. m. Les damnés, ar re 
zaonel, ann cneou koUet, ann eneou 
daonel. 

DAi¥!NER, v. a. Dao)n, p. et. Vaiin. 
Dannein, p. dannel. Se damner, koÙ 
he eue ; mont da goll; en em zaoni, p. 
en em zaonet. Il sera damné, daon'et e 
vezo. Ils se sont damnés en faisant 
cela, eat int da goll oc'h ober evel-se. 



DAN 

DANGER, s. m.Riskl, m; taill, f. H 
n'y avait aucun —, ne oa riskl e-bed. 
Sans crainte ni —, lieb aoun na rîskï 
e-bed. (Riskla, veut dire glisser.) Celui 
qui ne sait pas vaincre ses passions 
court un grand danger, aun hini ne 
car kel treclii he c'hantegesiou fall, 
hen-nez a zo alao xoar var. Cet homme 
est hors de —, pare eo ann den-ze. 
Quand je crois ma conscience hors de 
—, pa gredann emoun enn Ui ail da bep 
drouk. Il y a — pour votre âme, beacli 
zo war hoclh ene (var). Quand l'àme 
est en —, pa vez ann ene e-taill da 
goueza er pec'hed; pa vez ann ene war 
nez taol da goueza er peclied. Il court 
de grands dangers, bez' ema e-taiU da 
goll hevuez; bez' ema e-taill da vervel; 
bez' ema icar var. Voy. PÉRIL, DANGEREUX^ 
= Il est en — de mourir, bez' ema 
war nez koll he niez. Voy. SUR LE 
POINT DE. Se mettre en — de, en em 
lakaat e-taill da. Gr. 

DANGEREUSEMENT, adv. GwaM(goall). 
Après cet adverbe, il y a des lettres 
qui se permutent; voy. la Grammaire. 
Il est — malade, gwall glanv eo. 

DANGEREUX, adj. Parlant des per- 
sonnes; fall, drouk, gtvall (goall). Ce 
dernier exige les mêmes permutations 
de lettres que l'adverbe gwall; voy. 
la Grammaire. C'est un homme —, 
eunn den fall eo. Un ami —, eur mi- 
gnoun fall, eur mignoun iud ; eur mi- 
gnoun ne clidler ket fisiout enn-hañ. = 
Parlant des choses. Une entreprise 
dangereuse, eunn dra a zo diez-meur- 
bed da ober; traou n'euz nemet da goll 
ganl-ho. Vous avez là une mission 
dangereuse, da ziwall ho pczo o vont 
d'al leac'h ma 'z it ; mont a rit aze da 
ober eunn dro euz ar re falla, M ; ne 
sislro dibaot den euz al leac'h ma 'z it. 
C'est un exemple — à suivre, fall eo 
heuha ar skouer-j:e. On lui a donné de 
— conseils, aliou fall en deus bet; 
alia fall a reer anezhañ. Y a-t-il rien 
de plus — que de ne pas suivre les avis 
d'un directeur spirituel? Hag hen zo 
netra fallocli eget mont a-enep aliou 
eunn tad kovezourP II a reçu uiift bles- 
sure dangereuse, he c'houli a zo doun 
ha braz ; grisiez-meurbed eo he c'houli; 
gtoall c'houliet eo bet. La pente qu'il 
suit est dangereuse, mont a ra war 
Siskar gant he blegou fall; he blegou 



DAN 

fall ho deux lekeat anezhah e gaou. 
Il a gair.'ié une maladie dangereuse, 
eur gioall gleñi-ed en deuz paket. Nous 
i nous trouvons dans une situation 
j dangereuse, e gicall zoare emomp. 
C'est un péciié — que celui-là! setu 
I eur gicall bec'hed a rit! S'il est ter- 
t rible de mourir, il peut être — de 
I vivre longtemps, mar d-eo eur spaunt 
mervel, beva pell a zo rnarteze eur 
spount gicasoc'h c'hoaz. Il n'est rien 
de plus — que de se fier trop en soi- 
même, n'euz netra a gemend a ve gwa- 
socli eget en em fisiout re enn-omp 
hon-unan; n'eus Ira gwasocli eget en 
em fisiout, etc. 

DANS, prép. Marquant le lieu, avec 
un verbe sans mouvement; e, enn, 
er, el. Ces trois dernières expressions 
sont des contractions de la préposi- 
tion radicale e avec les articles, et sont 
là pour e ann, e ar, e al. Il serait donc 
rationnel de les écrire e 'nn, e V, e 1. 
Ces prépositions contractées s'em- 
ployent, comme nous allons le voir, 
dans les mêmes circonstances que les 
articles ann, ar, al; voy. la Gramm. 
Dans la maison, dans Téglise, enn ti, 
enn iliz. Dans le trou, dans l'hiver, 
er poull, er goanv. Dans le courtil, 
dans la loi, el liorsik, el lezenn. Dans 
une maison, enn eunn ti. Dans un pré, 
enn eur prad. Dans un courtil, enn eul 
liorsik. Dans certaines forêts, e koajou 
zo, e-kreis koajou zo. Dans mon, dans 
ma, dans mes, se rend par em, qui est 
une contraction des mots e ma, ou, e va, 
et qui par conséquent exige après lui 
les mêmes permutations de lettres 
que le pronom possessiîma, fa; voy. la 
Gramm. Dans ma tête, em fenn. Dans 
ma maison, em zi, em zi-me. Dans 
mon cœur, em clwloun. Dans mes 
peines, em foaniou. Dans sa maison, 
enn he di. Dans votre maison, enn ho ti. 
Dans la Basse-Bretagne, e Breiz-Isel. 
Dans la France, e Bro-C'hall. Dans le 
pays du Levant, e bro ar zao-heol. Il 
y a trente feux dans Bégonder, tregont 
rumm tud a zo e parrez Bégonder. 
Dans le temps de la guerre, enn amzer 
ar hrezel. Dans le chemin du salut, 
enn hent ar zilvidigez. Dans ces deux 
derniers exemples, il serait conforme 
au génie de la langue de dire : e amzer 
ar brezel, e hent ar zilvidigez; mais 
l'usage proscrit ces sortes d'hiatus. 



DAN 



237 



Dans cette maison, enn ti-ma. Dans 
ce lieu, el leac'h-ma. Dans ces bois, 
er c'hajou-ze, dre greiz ar choajou-ze, 
e-kreiz ar c'hoajou-ze. Dans toutes 
mes actions, e kement ira a rann. Dans 
tous les ménages, enn holl diegesou, 
e pep tiege.z. Dans tous les lieux où 
nous irons, e kement leach ma '5 aimp. 
Dans quel état est-il? E pe stad ema- 
hen? Dans mon enfance, pa oann 
bugel; ez iaouank flamm. Gr. = II 
n'est pas rare d'entendre dire ebarz er 
gampr, dans la chambre ; ebarz enn 
eul leath, dans un lieu. Cette locution 
me paraît une faute, une grossière 
super fétation. Je ne la crois pas plus 
acceptable que cette locution française : 
dans le dedans de la chambre. Il faut, 
à mon sens, considérer ebarz comme 
un adverbe et non comme une prépo- 
Ainsi on dit très-bien : mont ebarz, 
aller dedans, entrer ; ar park ma "z edo 
ar zaout ebarz, le champ où étaient 
les bestiaux. Il faudra donc dire *: er 
gampr, enn eul leac'h. 

2' Avec un verbe de mouvement, 
da, Vann. De. Pour le porter dans 
son pays, evit he gas d'/ie vro (pour 
da he vro), 

3° Pouvant se tourner par : Au 
milieu, parmi; e-touez, e-kreiz, dre 
greiz, e-mesk. Je l'ai trouvé dans la 
paille, kavet am enz anezhañ e-mesk 
ar c'holo. Il est tombé dans les épines, 
kouezet eo e-kreiz ann drein. 

4° Signifiant De ; eus a. Prenez une 
aiguille dans un étui, kemerit eunn 
nadoz euz a eur clilaouier. Puiser de 
l'eau dans un puits, tenna dour euz a 
eur puns. Prenez une aiguille dans 
mon étui, kemerit eunn nadoz euz va 
clilaouier. 

5° Signifiant Au bout de : a-benn, 
abenn. Dans un au, a-benn eur bloaz 
ama. Dans quelques jours, a-berm 
eunn dervez-bennag. 

6° Pouvant se tourner par Entre; 
être. II se jeta dens les bras de son 
père, en em striñka a reaz être di- 
vreac'h he dad. 

DANSE, s. f. Dans, m. pi. dañsou. 
Vann. et Corn. Koroll, m; dans, m. 
Trég. Abadenn, f. Le maître de — , ar 
mesir dans. La — des jours de fête. 



238 



DAR 



abadenn, f ; goeliad, m. Aller à la —, 
mont cVann abadenn; mont d'ann ehad, 
mont da ebatal. Pendant la —, e-kreis 
ann abadenn. Y aura-t-il des danses 
au pardon? Ha sonerien vezo ? ha [est 
a vezo ? ha goeliad a vezo ! Le P. Des 
danses de nuit, dañsou noz, feston nos. 
Coureur de —, reder ann dañsou, 
m. pi. rederien; festaer, m. pi. ien. 
Danse sur l'aire neuve, clioari dans 
ha gourennadek war al leur neves. 
Vann. Gouliat, m. 

DANSER, V. n. Dansai, p. dañset; 
mont enn dm, p. cat; ober eimn aba- 
denn, p. great. Vann. Damai, korollat. 
En dansant, en7i eur zañsal, e-kreiz 
ann abadenn, enn eur ober ann aba- 
denn. Savez-vous danser? Ha c'hotii a 
oar dansai? Elle ne dédaignait pas de 
— avec ce jeune homme, n'oa ket fae 
gant-hi ober eunn abadenn gant ann 
den îaoïiank-ze. Venez danser, deut da 
ober eunn dro zans. Danser sur la 
corde, dansai war ar gordenn. Danser 
par métier, tripal, p. tripet. Danser 
sur l'aire nouvelle, dansai ivar al leur 
nevez. 

DANSEUR, s. m. Danser, m. pi. ien ; 
festaer, m. pi. ien. Corn. Koroller, m. 
pi. ien. Vann. Korollour, m. pi. korol- 
lerion. Danseur par métier, triper, m. 
pi. ien. Gr. 

DARD, s. m. Javelot; voy. ce mot. 
= Poisson; darz, m. pi. ed; skañlek, 
m. pi. skañteien. = Piquant des 
abeilles, etc; flemm, m; broud, m. 

DARTRE, s. f. Darvoèdenn, f. pi. dar- 
voed. Vann. Derouidenn, derc'houidenn, 
f. pi. derouid, derc'houid. Une — vive, 
darvoèdenn losk, tan losk, tanijenn. 
Gr. Des dartres farineuses, darvoed 
bleudek. Vann. Darcliouid bledek. Il a 
des dartres sur les mains, he-ma en 
deuz darvoed war he zaouarn. La pe- 
tite chélidoine est un remède contre 
les dartres, ar sklerik a zo mad oc'/i 
ami darvoed. II est couvert de dartres, 
goloet eo a zarvoed. Il y a une — 
qui est réputée dangereuse et qu'on 
nomme Denedeo, m. 

DARTREUX, adj. Qui a des dartres, 
nep en deuz darvoed. = Qui est de la 
nature des dartres, darvoedennek. 



DE 

DATE, s. f. Époque, jour; voy. ces 
mots. Cette lettre avait deux ans de 
date, al lizer-ze a ioa ganet aba,oue 
daou vloaz. 

DATTE, s. f. Fruit; aval palmez, 
m. pi. avalou palmez; fiezemt real, 
f. pi. fiez real. 

DATTIER, s. m. Arbre; gwezenn 
palmez (guezenn), f. pi. givez pal- 
mes; gwezenn fiez real, f. pi. gwes 
fiez real. Gr. 

DAUPHIN, s. m. Poisson; delfin, m. 
pi. éd. = Le fils aîné des rois, map 
hena ar roue. 

DAVANTAGE, adv. de quantité. Dans 
les phrases sans négation clioaz, ocli- 
penn, oc'h-penn. Vann. C'hoach. Dans 
les phrases avec négation, hen, neira 
ken, netra e-bed ken. Vann. kin. En 
voulez-vous davantage? c'hoaz ho 
peso-hu? Il m'en faut —, oclipenn 
a rankann da gaout. Je n'en donnerai 
pas — , ne fell ket d'in rei netra ken. 
Je n'en sais pas — , ne ousounn netra 
ken; ne ouzounn netra e-bed ken. Il 
n'y en a pas davantage, n'eiiz ken. 
Je n'en ai pas davantage, n'am euz 
netra ken. Je n'en demande pas — , ne 
clioulennann netra ken. = Marquant 
cessation d'action; mui , muioc'h, 
pellocli. Vann. et Trég. Mu, muoc'h. 
Je n'en dirai pas — , ne livirinn mui 
netra. Je ne mangerai pas — , ne 
zibrinn mui pelloc'h. Avant de ra'en- 
gager davantage, abarz mont pelloc'h. 

DE, prép. Il est quelques cas où 
cette préposition ne s'e.xprime pas 
en breton. Nous nous occuperons 
d'abord de ces sortes de phrases. 
Manger de la viande, dibri kik. Boire 
de l'eau, eva dour. Un enfant de deux 
ans, eur c'hrouadur daou vloaz. Il a 
de l'argent, bez' en deuz archanl. J'ai 
des amis, mignouned am euz. Une 
maison de bois, eunn li koat. = Cette 
préposition ne s'exprime pas non 
plus, lorsque la personne ou la chose 
dont on parle est désignée d'une ma- 
nière précise. Le jour de la fête de 
Pâques, deiz goel Pask. La porte de 
la cour, dor ar porz. Le manche de la 
hache, Iroad ar vouc'hal. Le sable 
des bords de la mer, treaz aot ar mor. 
L'île de Batz, enez Vaz. Le roi d'An- 



DE 

gleterre, roue Bro-Zaos. L'héritière 
de Kéroulas , penn-heres Keroulaz. 
Geneviève de Rustèfaii, Jenorefa Rus- 
tefan. Notre-Dame du Folgoat, Itroun 
Varia Folgoat. Le carnaval de Ros- 
pordea, ened Rosporden. Le marquis 
de Nevet, markiz Nevet. Le cliàteau de 
Brest, kastell Brest. La ville de Brest, 
kear Vrest. = Elle ne s'exprime pas 
non plus, lorsqu'elle est suivie dun 
verbe à linfinitif. Je lui ai ordonné de 
venir ici, laiaret em eus d'ezhan dont 
ama. Il est utile de faire cela, madeo 
ober kement-se. Dites -lui d'y aller, 
livirit d'ezhan mont di. 

2° Lorsque cette préposition est 
précédée d'un adjectif ou d'un ad- 
verbe, elle se rend par a. Plein d'eau, 
karget a soiir. Couvert de sang, 
goloet a clioad. Beaucoup de gens, 
kals a dud. 

3° Pouvant se tourner par à, elle 
s'exprime par da. Un ami de mon 
frère, eur mignoun d'am breur. Pour 
son dîner du dimanche, evit he lein 
d'ar sul. 

4° Marquant le lieu, avec ou sans 
mouvement; eus a, oc h. Il vient de 
Brest, eus a Vrest e teu; dont a raeus 
a Vrest. Il est de la Basse-Bretagne, 
ginidik eo eus a Vreis-Izel. Etes- 
vous de Plougastel'? Eu 7 a Blougastel 
oc'h? Je suis de Plougastel, eus a 
Blougastel ounn. Je suis d'Âuray, 
oc'h Aire ounn. 

5° Signifiant Dessus, de dessus; 
diicar Idivan. Descendre de cheval, 
diskenn diwar varc'h. S écarter du bon 
chemin, mont diicar ann hent mad. 

6" Précédée d'un verbe passif; gant, 
gan. Il est aimé de son père, karet eo 
gant he dad. Il est aimé de moi, karet 
eo gan-en. Vous serez blâmé de bien 
des gens, tamallet e viot gant kals a 
dud. Vous serez méprisé de nous, 
dispriset e ciot gan-e-omp. 

7° Signifiant Avec, par ; gant. Vann. 
Get. Frapper de la main, skei gant ann 
dourn. Frapper du bâton, skei gant ar 
vas. Il est mort de faim, de peur, 
maro eo gant ann naoun, gant ann 
aoun. Dieu forma la femme d'une de 
ses côtes (d'Adam), Doue a rea:s ar 



DE 



239 



vaoues gant unan euz he gostou. De 
l'assentiment de tous, gant grad vai 
ann dud hoU. Que ferez-vous de cela? 
Petra veso great gant ann dra-se? he 
corps de l'homme a été fait de terre, 
korfann den a zo bet great eus a souar. 
Tourner d'une main, trei gant eunn 
dourn. 

8° Signifiant Durant, pendant; e-pad, 
epad. Il partira de nuit, mont a raio di 
e-pad ann nos. 

9" Signifiant Depuis ; adal, adalek, 
adaleg. De Paris à Brest, adal Paris 
bete Brest. D'Auray à Brest, adalek 
Âlre, adaleg Aire bete Brest. De la tête 
aux pieds, adalek ar penn beteg ann 
treid. 

10° Signifiant En; e, enn. De beau- 
coup de manières, e meur a cliis. 
Vêtu de noir, gwisket e du. D'un seul 
coup, enn eunn taol. 

11° Signifiant Au sujet de; diwar- 
benn (divar-benn). Ils lui parlèrent 
de cet homme, komz a rejont out-hah 
diwar-benn ann den-ze. En parlant de 
vous, enn eur goms diwar ho penn. Il 
médisait de lui, drouk-prezek a rea 
diicar he benn. Je parlerai de cela, 
koms a ritm euz a gement-se, komz a 
rinn diicar-benn kement-se. Remarquez 
la construction particulière de diwar- 
benn avec les pronoms personnels. 
Voy. ce qui est dit des prépositions 
composées au mot Préposition. 

12° Péuvant se tourner par Loin de ; 
dioc'h, dioucli, diouz, diout. Ces deux 
derniers ne doivent s'employer que 
devant les pronoms personnels. Eloi- 
gnez-vous de ce feu, pellait dioc'h 
ann tan-ze. Eloignez-vous de moi, de 
lui, pellait dious-in, pellait diout-hañ. 
Eloignez-vous de nous, d'eux, pellait 
diouz-omp, pellait diout-ho. A une 
lieue de la ville, war-hed eul leo dioc'h 
kear. 

13"> Marquant le changement de 
possession ; digant, digan; ce dernier 
devant les pronoms personnels. J'ai 
eu cela de mon père, me am euz bet 
ann dra-ze digant va sad. J'aurai cela 
de vous, d'eux, me am bezo ann dra-se 
digan-e-hoch, diyant-ho. 



240 



DEB 



14° Signifiant Sur; war (var). Il 
était tourné du bon côté, troel e oa war 
ann tu mad. 

15" Signifiant Selon, d'après; herves. 
Ce chapeau n'est pas de mode, ann 
tok-ze ne d-eo ket bel great hervez ar 
c'hiz. 

16° Signifiant Parmi; e-touez. Un 
de ces mauvais esprits, unan e-touez 
ann elez fall-ze. La moins importante 
des villes, ann diveza e-loucz ar clie- 
riou, ann diveza euz ar clieriou. 

17° Acceptions diverses. De douze 
en douze ans, pep daousek vloaz. De 
maison en maison, a di da di. De ville 
en ville, a gear da gear. De jour en 
jour, o zeiz da %eiz ; hemdez. La prière 
du matin, ar bedenn diocli ar mintin. 
A sept lieurcs du matin, da zeh Iteur 
diocli ar mintin. A onze iieures du 
soir, da unnek heur noz. Tout pouvoir 
vient de Dieu, pep galloud a zeu a herz 
Doue, digant Doue. 

DÉ, s. m. Instrument dont on se 
sert pour coudre ; heskenn, f. pi. ou. 
Un dé d'argent, eur veskcnn arcliant. 
Je ne puis coudre sans dé, ne d-ounn 
ket erit griat hep beskenn. = Dé à 
jouer; dis, m. pi. ou. Vann. Dins, m. 
pi. diñseu. Trég. Dins, m. pi. diñso. 
Le jeu de dés, clioari disou. Jouer 
aux dés, c'hoari ann disou, clioari 
'nn disou; c'hoari dioc'h ann disou. 
C. p. 

DÉBALLER, v. a. Dispaka, p. et; 
dibaka, p. et; displega, p. et. Vann. 
Dibakein, displegein. 

DÉBALLEÜR, s. m. Dispager, m. pi. 
ien. Vann. Dispakour, dibakour, m. pi. 
dispakerion, dibakerion. 

DÉBANDADE, s. f. Aller à la —, mont 
pep-hini dioc'h he roll, mont a-raok he 
benn; skei pep-hini enn he hent. M. 

DÉBANDER, v. a. Détendre ; dislegna, 
p. et; diahtell, p. et. Débander un arc, 
ûistegna eur warek. = Débander une 
plaie, dizolei eur gouli, p. dizoloet. 
= Débander les yeux, diioucha u. b. 
= V. pron. Voy. ALLER A LA DÉBANDADE. 

DÉBARBOUILLER, v. a. Divalbousa, 
p. et; dizaolra, p. et, Gr; gwalchi 



DEB 

(goalc'bi); p. gwalcliet. Débarbouillez 
cet enfant, gwalcliit ar bugel-ze. Dé- 
barbouille-toi, ke d'en cm walc'hi 
(oalc'hi). Voy. LAVER, SE LAVER. 

DÉBARQUER, v. n. Prendre terr^î, 
douara, p. et. = V. a. Retirer du 
navire; diskarga al leslr ; tennamar- 
cliadourez euz al leslr; lakaat mar- 
c'hadourez war ar cliae. 

DÉBARRASSÉ, adj. Dieub. Quand le 
plancher sera — , pa rezo dieub 
al leur-zi Voy. DÉBLAYÉ, DÉBARRASSER. 
Le Goiiidec, à tort, je crois, a donné 
à cet ajectif le sens de délivré. 

DÉBARRASSER, V. a. Tirer de peine, 
etc ; lenna a boan, p. tennet ; dishuala, 
p. et. G. = Enlever ce qui gêne la 
circulation, etc; dieubi, p. et. Débar- 
rassez la table, dieubit anndaol. Quand 
il fut débarrassé de toutes ces affaires, 
pa oe distaget dioc'h ann traou-ze. 
Vous serez alors débarrassé d'une 
foule de mauvaises pensées, neuse e 
viot er-meaz a dregas dioc'h eur maread 
a zoñjezonou fall. Voy. DÉCHARGER, 
DÉBLAYER. 

DÉBARRER, v. a. Tirer la barre d'une 
porte, etc; disparla, p. et; divarenna, 
p. et. Vann. divarennein. Débarrez la 
porte, disparut ann or, divarennit 
ann or. 

DÉBAT, s. m. Contestation,. discus- 
sion ; voy. ces mots. 

DÉBATER, V. a. Divasa, p. et. Allez 
— l'âne, it da zivasa ann asen. 

DÉBATTRE, v. a. Contester, dis- 
puter; voy. ces mots. Débattre sou è 
sou le prix d'un objet, chipotai, p. 
chipotct. 

DÉBAliCHE, s. f. Direiz,m; diroll, 
m ; buez dirciz, buez diroll, f. La — ; 
est toujours pernicieuse, eur vues 
diroll a gas alao ann dud da goll. Voy. 
DÉBORDEMENT, DÉSORDRE, LIBERTINAGE. 

DÉBAUCHÉ, s. m. Nep a zo diroll he i 
ruez, nep a zo direiz he vue: ; hilliger i. 
ar merc'hed, gastaouer, Triv; orgeder,' 
Triv; nep a zo luuz he galoun. Voy. 1 
LIBERTIN. = Adj. Débauché dans le " 
boire, liper fall, loufiker he dra. 
Débauché dans le mauger, lipou^. 



DEB 

Débauché en paroles , genou lous, 
teod louz, nep a lavar lucliaich. T. Il 
est aussi — en paroles qu'en actions, 
louz eo he c'henou, louz eo he galoun. 
M. Femme débauchée ; voy. PROSTITUÉE, 
DISSOLU, LIBERTIN. 

DÉBAUCHER, v. a. Dougen d'ann 
drouk, p. douge.t; louella, p. et. Il a 
débauché cette femme, touellet eo bel 
ar c'hreg-ze gant-hafi. Voy. SÉDUIRE, 
SUBORNER. = V. pron. Beza dougel 
d'ann drouk; en em zirolla, p. en em 
zirollet; dirolla, p. et. Il se débauclie, 
dirolla a ra. T ; louz eo he galoun; en 
em zirolla a ra; direiz eo he vuez, 
diroll eo he vuez. 

DtBILE, adj. Dinerz, toc'hor, sempl, 
asik. G. Trég. Pie. Corn. F^afe. Devenir 
— , dont da veza dinerz, sempl; sem- 
plaat, p. eet, eat. Il devient de plus en 
plus — , dont a ra da veza semploch- 
sempla; loc'horocli-ioc'hora e teu 
hemdez ; semplaat a ra bemdez. T. 
Rendre — ; voy. AFFAIBLIR. 

DÉBILITÉ, s. f. Toclwridiges, f; 
semplidigez, f; dinersded, m. Evitez 
ces substantifs. 

DÉBILITER, V. a. et pron. Rendre 
débile , devenir débile ; voy. ces 
mots. 

DÉBIT, s. m. Vente ; voy. ce mot. 
= Facilité d'élocution. Il a un — 
agréable, eunn den helarar eo, eunn 
dispied mad en deus, eunn displeger 
koant eo , eunn teod kaer eo , eunn 
distager mad eo. Celte dernière expres- 
sion sent un peu le liàbleur, le conteur 
d'histoires. Vann. Unn dislill mat en 
dez. Voy. ÉLOQUENT. 

DÉBITANT, s. m. Marchand; voy. ce 
mot, et aussi DÉBITER, VENDRE. 

DÉBITER, v. a. Vendre; voy. ce 
mot. = Débiter des nouvelles, des 
cancans ; dislaga kelou ; leuskel gedon 
daredek, p. laosket; mot-à-mot faire 
courir des lièvres. 

DÉBITEUR, s. m. Qui a des dettes ; 
dleour, m. pi. ien. Vann. Delvour, va. 
pi. deleerion. Mon — m'a fait faux- 
bond, va dleour en deuz kemeret ar 
gouriz plouz. Gr. = Qui débite des 
nouvelles, etc; distager, m. pi. ien; 
marvailler, m. pi, ien. 



DÉB 



241 



DÉBLAIS, s. pi. m. Décombres, 
débris ; voy. ces mots, 

DÉBLAYER, v. a. Débarrasser, en- 
lever ce qui embarrasse, ce qui gêne 
la circulation ; dieubi, p. dieubet. Il 
faut déblayer le chemin, red eo dieubi 
ann hent. Quand le plancher sera dé- 
blayé, pa vezo dieub al leur-zi. Dans 
ces sortes de phrases l'adjectif Dieub 
est employé à l'exclusion du participe 
passé Dieubet. Voy. ce qui est dit à ce 
sujet au mot PARTICIPE. 

DÉBOIRE, s. m. Mauvais goût; hlaz 
faU, f; divlaz, f; eur vlaz fait, f. Ce 
vin a du déboire, blaz fall a so gant 
ar girin-ze. = Déplaisir, chagrin; 
voy. ces mots. 

DÉBOÎTEMENT, s. m. Opérer le — ; 
voy. DEBOITER, 

DEBOITER, v. a. Disloquer; dihom- 
pra, p. et; dileclii, p. et. On lui a 
déboîté tous les os, dilec'het eo bet, 
dihompret eo bet he holl izili. Voy, 
EMBOITER. Déboiter une porte, dilechi 
eunn or. Déboîter un tenon de sa 
mortaise, divoestla, p. et. Gr. 

DÉBONDER, v. a. Oter la bonde d'un 
étang; sevel al laerez, p. savet; leuskel 
ann dour da redeh, ]). laosket; distañka, 
p. et. 

DÉBONDONNER, v. a. Oter le bondon 
d'un tonneau, etc; sevel ar stoufell, 
p. savet ; distoufa , p. et. Vann. 
Divofidein. 

DÉBONNAIRE, adj. Bienfaisant ; voy. 
ce mot. 

DÉBORDEMENT, s. m. Inondation, 
irruption des eaux. Ils échappèrent au 
— des eaux, en em zavetei a rejont 
a-raok ann dour koll, a-raok ann dour 
kreski mui-oc'h-vui. = Débauche ; 
buez diroll, buez direiz. f. Au milieu 
de leurs débordements, e-kreiz ho bues 
diroll. Voy. DÉBAUCHE. 

DÉBORDER, v. n. Faire irruption, 
parlant des rivières, etc ; diclilanna, 
p. et. La rivière est débordée, di- 
c'hlannet eo ar ster. = Parlant d'un 
vase, etc; mont dreist he baitr. La 
fontaine déborde, dour ar feunteun a 
ia dreist he barr, a darz dreist he barr, 

31 



242 



DEB 



L'eau bouillonne et déborde, birvi a 
ra ann dour dreist ha barr leun. 

DÉBOTTER, v. a.Di/iewza, p. e(. Vann. 
Diliesein, dihezeuein. Se débotter, en 
em ziheu2a. 

DÉBOUCHÉ, adj. Qui n'est pas bouciié, 
distouf, distef. La bouteille est dé- 
boucbée, distouf en ar voutaill. 

DÉBOUCHÉ, s. m. Écoulement pour 
les marchandises; diskarg, m. Il va 
ici des débouchés de toutes sortes, 
diskarg a garer ama da bep Ira. Avez- 
vous beaucoup de débouchés pour le 
commerce? Ha meur a siskarg a zo 
ama d'ar varcliadourez ? 

DÉBOUCHER, v. a. Oter le bouchon; 
distoufa, p. et; distefia, n. distefîet ; 
serel ar stouf, p. sarel. V'ann. Disteuein. 
Déboucliez la bouteille, distoufil ar 
voutaill. = Oter ce qui empêche 
l'écoulement des eaux d'un étang, 
etc; distaiika, p. el. Vann. Distañkcin, 
= Sortir d'un défilé, etc; dibourka 
dioc'h eunn hent striz. G. 

DÉBOURBER, v. a. Nettoyer; voy. ce 
mot. — Tirer de la bourbe, lenna euz 
al lagenn, terma euz ar poull fank. 

DÉBOURRER, v. a. Parlant d'une arme 
à feu; lemel ar bourell, p. lamet. 

DÉBOURSÉ, s. m. Ann arc'hant dis- 
pignet. 

DÉBOURSER, v. a. Tenna arc'hant euz 
he ialc'li evit paea eunn dra; dispign 
arc'hant; dizialtha, p. et. Rendez-lui 
ce qu'il a déboursé pour vous, pliiet 
gan-e-hoc'h paea d'ezhan ann arc'hant 
en deuz dispignet evid-hoc'h. Ce que 
nous avons déboursé, ann arc'hant 
hon euz diapignet. Voy. DÉPENSER, 
AVANCER, AVANCE. 

DEBOUT, adv. Sur ses pieds; war 
sao (var); sounn; enn he za, enn he 
zao. Remarquez que, dans ces <leux 
dernières expressions, le pronom pos- 
sessif varie selon la personne. Il était 
— devant le roi, bez' edo enn he za 
dirak ar roue. Restez —, choumit enn 
ho sa. choumit sounn enn }io sa, chou- 
mit ploum enn ho sa. Ils alTectent de 
prier — , ar re-ze a gav mad pidi Doue 
enn ho jia. Je me tenais — ;, bez' edoun 



DEB 

emza. Dormir — , kousket enn he za. 
Se tenir — , beza enn he za; en em 
zerchel enn he sa. Cette maison ne 
restera pas longtemps — , ann ti-ze ne 
bado ket pell enn he za. Il ne resta pas 
une seule maison — , ne choumaz ti 
enn he za. Des contes à dormir — , 
marvaillnu a lakafe eunn den da gous- 
ket enn he za ; koñchou grac'h. Voy. 
CONTE. Un sac vide ne peut se tenir 
— , sac h goullo ne d-eo ket evit choum 
enn he za. (Proverbe : il faut manger 
pour vivre.") Commencer à se tenir 
— , parlant d'un petit enfant, halein. 
Vann. = Hors du lit; war vale (var). 
Il est — , war vale ema. Il était — en 
ce moment, edo neuze toar cale. Allons, 
— , paresseux! Sao 'ta, tra didalcez! 
Debout! sorte de cri d'alerte ; toar zao 
(var); war raie! icar cale affo ! = 
Vent debout, vent contraire, avel a 
benn kaer. 

DÉBOUTONNER, v. a. Dinozelenna, 
dinozela, p. et; divoutona, p. et. Débou- 
tonnez la culotte de cet enfant, dirou- 
lonit bragou ar bugel-ze. 

DÉBRAILLÉ, adj. Nep a zo dignr he 
askle ; nep a zo dizolo he vrennid. 
Elle est toute débraillée, dizolo eo ; 
digor eo ; diskramaill en ; difarle eo. 
Vann. Diferlink e; disparbuill e he 
brennid. 

DÉBRAILLER (SE], v. pron. Digeri he 
rrennid. p. digoret ; diskouez he vru- 
ched idizolehi), p. dizoloet ; dibrenna, 
re i;e rokedenn ; dizolei poull he galoun. 
Vaim. Diferliñkein. 

DÉBRIDER, v. a. Divrida, p. Dites- 
lui de — mon cheval, liriril d'ezhan 
dirrida va loan. Sans — , sans s'ar- 
rêter, enn eunn taol brid; hep derrida; 
fiep kerc'ha ; expression remarquable; 
voy. AVOINE. 

DÉBRIS, s. pi. m. Plâtras, démoli- 
tions; atrejou, pi. m; atrejou kox 
mogeriou. 

DÉBROUILLER, v. a. Démêler ce qui 
est brouillé; diluia, diluzia, p. diluiei; 
direustln, p. et. G. Débrouiller des 
cheveux, diluia bleo. Le 1)1 est dé- 
brouillé, diluiet eo, direustlel eo aiîn 
nrud. J"ai des affaires à — , traou am 
euz da ziluia. H. Vann. Diloudein, 



DEC 

(iilnuein, diluein. = Mettre en ordre; 
ki'nipenn, p. et; lakaatereiz, p. lekeat; 
rciza (rehiza), p. et. Vanii. Kampennein. 
= Eciaircir, expliquer; voy.ces mots. 
= V. pron. Il ne sait pas se — , ne 
onr bel h-avout penn dioch losl d'Iie 
hplUnn. 

OÉBRUTIR, V. a. Dégrossir, parlant 
du bois, etc.; voy. ce mot. 

DÉBUCHER. V. n. Sortir du bois, 
parlant des bêtes fauves ; difourka, 
p. et; dihoufa, p. et. 

DÉBUSQUER, V. a. Faire sortir, par- 
lant des bètes fauves, etc ; lakaat da 
jiifourka; kas huit, p. kaset. Je n'ai pu 
les — , n'ounn ket bet cvit lakaat anezho 
da zifourka dioc'h al leac'h-ze. 

DÉBUTER, V. II. Ober he daol micher, 
ober lie bes micher, p. great. 

DÉCACHETER, v. a. Lemel ar siell, 
p. lamet; sevel ar siell, p. savel; 
digeri, p. digoret. Docaclieter une 
lettre, digeri eul lizer. 

DÉCADENCE, s. f. Diskar, m. Toml.er 
en — , mont daneus; mont warwasaat 
(var oasaat); mont gicaz-oc'h-ivaz 
(goaz-oc'li-oaz) ; mont gwasoc'h-givasa 
(goasoc'h-goasa) ; diseria, y. dizeriet; 
gioasaat (goasaall, p. et, eat. Voy. 
DÉPÉRIR. 

DÉCAGONE, adj. Dek kornek. Une 
maison — , eunn ti dek kornek. 

DÉCALOGUE, s. m. Ann dek gour- 
cliempnn; dek goure' hemenn ar feiz; 
gourc^hemennou Doue; ann dekalug ; 
goure' hemennou ar rets. V. 

DÉCAMPER, V. n. S'en aller; voy. ce 
mot. 

DÉCA