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Full text of "Nouveau guide de la ville de Florence et ses environs : avec la description ..."

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i 






ifiiïrargûf 



9( 







GUSTAVE BORD 
COLLECTION 




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NOUVEAU 

GUIDE 

O E - 

FLORENCE 



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CHEZ ANGE GARINEI LIBRAIRE 

Mue Mercato Nuoi^o 
i, PRIX TIIfGT PAULS 



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m: Mâ^^MM.M:t^j \j MU XOOO 

CHEZ ANGE GARIITEI LIBRAIRE 

Bue Mercato Nuovo 
PRIX TIIfGT PAULS 



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NOUVEAU 

DE LA VILLE 

DE FLORSIVCË 

ET SES ENVIRONS 

AVEC LA DBSCKffTION DB LA GALERIB PUBLlQUI, 

ET DU CABINET PHYSIQUE 

GuU De' Vu-^^ ^ Sf>aUte4 

— *g » <» i 

DERNIÈRE EDITION 




FLORENCE 1858 

CHEZ ANGE GARIITEI LIBRAIRE 

Bue Mercato Nuovo 
PRIX TIIfGT PAULS 



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( rue Générale de la Fille. ) 

Jr loreDcC) en latia Florentia, eapitale de la To- 
scane, a tire sod oom suivant les uns de sa sitaaiiou 
agréable au milieu de campagaes jleurîes, ou seloa 
les autres de Florentinus Tun des chefs^des colouics 
romaines^ qui viurent s'y établir. 

Celte YÎUe est bâtie dans une plaine charmante 
sur le fleuve Arno^ qui la divise en deux parties 
inégales» réunies par quatre beaux ponts, avec des 
quais, (Zu/i^'ar/ii), revêtus de pierres de taille. 
Elle est située à 4^ degrés 4^ minutes et 4^ s^~ 
coudes de latitude, et à aB degrés ^% minutes de 
longitude; et a environ deux lieues de tour» i65o 
toises de longueur , depuis la porte San Gallo , 
jusqu'^à la porte Romaine] et i444 boises de largeur 
depuis la porte alla Croce^ jusqu'à eelle de Prate. 
On y compte maintenant 70 mille âmes,* elle en 
avait davantage lorsque les Médicis parvinrei>t.à 
s'en rendre maîtres, parce qh' alors une industrie 
active et un commerce prodigieux y faisaient affluer 
r abondance et la population. 

L' origine de Florence est enveloppée d'obscuri- 
tés et d'incertitudes. Cependant la plupart des Iii- 
sloriens florentins en attribuent la fondation aux 
Bomaias, plusieurs années avant Y ère vulgaire^ et 
il y en a qui prétendent qu! elle ait commencé par 
un établissement ( FUla Arnina ) des soldats de 
Sylla ou des babitans de Fiesolev ancienne ville 
étrusque voisine de Florence } dont on voit encore 
des vestiges. En outre> le savant docteur Lami, 

x^^vi'V 446800 

,^ Digitizedby Google 



4 
dans ses leçons d'anh'quitëi toscanes soutient» que 
Florence est une ville étrusque, qui fut jadis ha- 
bitée par les Phéniciens » ainsi que le prouvent, 
suivant lui , dts incriptions, des médailles* des 
tours antiques, qu'il nomme primitives, d€$ mo- 
numens trouvés ou découverts dans cette ville et 
ses environs, 1' acceut guttural des Florentins etc. 
I^éanmoini les historiens ne font pas mention de 
Florence avant le tems des triumvirs qui y envo- 
yèrent une colonie formée des meilleurs soldats de 
César, environ 60 ans avant J. G. Florus rangeait 
cette ville parmi les principales villes municipa- 
les de r Italie, et les Romains qui Tembellirent et 
l'agrandirent, y firent, dit on, construire un am- 
j'iiiihéàtre, un aquedonc, un forum, des thermes, 
et uu grand chemin nommé Fia Cassia. On dit, 
qu'elle fut prise et saccagée par Totila, que Narses 
s'en empara en 533, et la soumit de nouveau à 
l'empire Romain. Ce qui est certain, est, que Char- 
lemagne la réedifia, la repeupla et en fit une ville de 
moyenne grandeur dont la puissance s' accrût bien- 
tôt au point qu'elle parvint à subjuguer, en 1 125, 
r antique Fiesole , sa rivale , dont les habitans 
vinrent grossir sa population^» qui augmenta encore 
pendant les deux siècles suivans. 

Lorsque les empereurs cessèrent de dominer 
en Italie, Florence fut une des premières villes 
qui adoptèrent le gouvernement républicain. La 
république de Florence fut d' abord aristocratique, 
quoique, pendant de courts intervalles, le peuple 
fût parvenu à s'emparer du pouvoir. Mais les dis- 



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«ensionf cantiftarlles des noUes fortifiirent insen- 
sibleœeot le parti du peuple, et finirent par don- 
ner naissance à la deneN^ratie. 

Cependant les richesses c(ui fuient le fruit du 
commerce immense des florentins au levant et dans 
ï Asie , entraînèrent peu â peu la ruine de la 
république ainsi que cela était jadis arrive à Ro- 
me f avec cette diiféreace remarquable, que la doa«> 
€eur et les bienfaits opërèi^nt à Florence ce que les 
proscriptions et les crimes produisirent à Rome. La 
forme dti f;ouvernement chançea, et ce fut un 
simple cètoyen, Cosme de Mëdicis, x|ui en men- 
tant le surnom de père de ta patrie^ en devint 
presque l'arbitre et le maître, et en lé§tta , pour 
ainsi dire, la souveraineté â se» descendans. 

La ville de Florence a sept portes principales; 
on y compte quinze grandes places publiques; cinq 
bibliothèques publiques; trois académies savantes; 
vingt neuf paroisses, plusieurs cofivens; des mai- 
sons d* éilucation dirigées par des religieuses con- 
nues sous le nom de conservatoires ^ deux grinds 
hôpitaux , et un dépôt de mendicité. Ses édifices, 
ses palais, ses peintures, ses statues, %et établis- 
srm« nls publics, sf% rues larges et pavées de dalles, 
etc. la font considérer par les étrangers comme une 
des plus belles villes de V Europe, comme l'Athènes 
de r Italie, tant souc le rapport des hommes îlluttres 
en tout genre qu* elle a produit, que sous celui des 
sciences, des belles lettres, àet arts libéraux et mé« 
chaniqufs, dont plusieurs y ont pris naissance, ou 
s*y sont perfectionnées. On prctend, ce qui n'est 



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6 
pas constate, que la Toscane ayant moins souffert de 
l'invasion des barbares que la plupart des provinces 
septentrionales de ritalic, il en résulta que ses habi- 
tans, surtout ceux de la capitale, purent s' adonner 
plus facilement à T ëtude des sciences et des arts; 
aussi Florence y fit-elle de très grands progrès avant 
beaucoup d autres villes ; mais avec plus de pro- 
babilité, elle doit ces grands avantages à T amé- 
nité de la position, à la gaieté, et subtilité de 
ses babitans. Elle vit naître dans son sein le droit 
civilavec Accurse; Guido Bonaititl Paul y cul- 
tivèrent avec succès P astronomie; ensuite Brunetfo 
Latini ; le Dante., qui sut tout ce qu'on pouvait 
savoir dans son tems, Pétrarque restaurateur de 
la langue latine, et Boccact vinrent fiter et per- 
fectionner la langue italienne; plus tard y brillèrent 
Machiai^elli, Galilée y Fivianiy Torricelli^Loren- 
ziniy Hediy et beaucoup d'autres qui après avoir 
secoué le joug du péripatélisme enseignèrent la vraie 
méthode espérimentale d' interroger la nature et 
d' étudier les sciences philosophiques, aux quelles ils 
firent faire d' immenses progrès. A ces noms illu- 
stres nous pourrions ajouter uo grand nombre de 
politiques, d'historiens, de peintres, de sculpteurs 
et d'architectes fameux dont nous aurons occasion 
de parler en parcourant les principaux objets qui 
ornent et enrichissent la magnifique ville de Floren- 
ce, et pour mettre quelqu'ordredans nos descriptions 
nous adopterons sa division en quatre quartiers. 



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V 



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QUARTIER S. JEAN, 



LA CATHÉDRALE 

( Fue de la Cathédrale ) 



JLja république de Florence se trouvant en I2g4 
dans un ëlat d'opulence et de paix profonde, ré- 
solut de faire réëdîfier avec magnificence et sur de 
plus grl^ades proportiotos l'ancienne cathédrale dé- 
diée d'abord au Saint Sauveur, puis à Sainte Ré- 
pai'ata. La première pierre du nouveau temple fut 
jetée en 1298 par le Cardinal Valeriano, envoyé 
tout exprés par le Pape Bonifacc VIII, en qualité 
de Légat 9 et ce ne fut que cent soixante seize ans 
après cette époque que ce vaste édifice fut terminé. 
Arûolphe de Cambio dit de Lapo natif de Colle en 
Toscane, en fut rarchîtecte. 

Cette église est dirigée de l'orient au couchant. 
Elle est divisée en trois nefs dont les voûtes ont 
des arcades en cintre aigu et sont soutenues par 
des piliers de pierre de taille dont les chapiteaux 
sont ornés de feuillages rustiques^ et elle offre 
à son extrémité supérieure un vaste espace octo- 
gone auquel correspondent trois superbes tribui>es 
qui représentent une croix latine. 

La nef du milieu , suivant les mesures les plus 



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8 
exactes, a 5o pieds i pouces de largeur, les deux 
latérales ao pieds 3 pouces 6 lignes, et les gros 
piliers 5 pieds 4 pouces 6 lignes -, ensorte que 
sa largeur iulërieure est de lao pieds 2 pouces. 
La longueur totale de V ëglise est de ^6y pieds 
et 5 à 6 pouces, et il y a 286 pieds 8 pouce«^ 
d'étendue d^ un mur à l'autre des chapelles dans 
la croix. 

Lorsque la construction de cette immense ca*- 
thedrale poursuivie d'après le dessin d' Arnolphe 
sous la direction de plusieurs autres architectes 
qui lui succëdérent^ fut arrivëe au point qu' on 
devait élever le dôme, les magistrats jugèrent 
à propos de consulter à ce sujet un grand nom- 
bre d'artistes lesquels proposèrent differens pro- 
jets. Cependant après beaucoup de contestations 
on convint de confier ce travail important à PAi- 
lippe Brunellesco qui s* en acquitta de manière 
à surpasser V attente du public. Mais ce grand 
homme mourut avant d' avoir élevé la lanterne , 
dont il laissa le dessin, et dont il avait prépaie 
les matériaux nécessaires à la construction. 

Le dôme est élevé, du pavé jusqu' à la lan- 
terne , de 2^5 pieds ii pouces ] la lanterne a 64 
pieds 6 pouces de hauteur ; la boule de cuivre 
dorée eo a 7 pieds 2 pouces, et la croix i4 
pieds 4 pouces^ ensorte que la hauteur totale, 
du bout de la croix au pavé du choeur , est de 
36 1 pieds 1 1 pouces. Les anciens grecs et ro- 
mains ne donnèrent jamais tant d'élévation à 



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9 
leurs temples. Cependant la hauteur du dôme 
de S. Pierre de Rome, du pavd jusqu'à F extré- 
mité de la croix 9 est plus grande que celle de 
la coupole de Florence ; mais si on vient à con- 
sidérer ces deux dômes 9 sans y comprendre ni 
les arcades ni le tambour 9 on trouve que les 
quatre parties de celui de Florence, c* est à «dire 
la voûte, la lanterne » la boule et la croix, donnent 
la somme de 186 pieds 4 pouces, tandis que ce- 
lui de S. Pierre ne snrpaste pas 179 pieds ^ 
pouces. Eu outre le diamètre de la coupole de 
S. Pierre est de 7 pieds 1 pouces inférieur à 
celui de la coupole de Florence. 

L'extérieur de T église, à l'exception de la fa- 
cade, est incrusté de marbres de diverses cou- 
leurs tirés de différentes carrières de la Toscane. 
Une terrasse située à la hauteur des nefs, dout 
la balustrade est en marbre , régne tout autour 
du temple. Les fenêtres sont ornées de sculptu- 
res de colonnes spirales, de mosaïques, de pi- 
ramides^de statues, ainsi que les quatre portes 
latérales. Celle qui correspond à la canonica , 
( presbytère ou maison des chanoines ), est re- 
marqua|)le; on y voit une Sainte Vierge de mar- 
bre avec deux auges qui sont de la main de Jean 
de Pise; et celle qui est du côté de la rue des 
Sériai est surmontée d' une annonciation en mo- 
saïque de Ghirlandajo i tt à' uae assomptipn en 
marbre de Nanni d'Antonio di Banco. Ou lit un 
gran nombre d' inscriptions sépulcrales sur les 



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lO 

escaliers et sur les parois latérales de l' aocien ci- 
metière qui ^tait sitté du côté du clocher. 

La façade principale de cette ëglise d' a jamais 
été achevée, plusieurs fois commencëe, et tou- 
jours abandonnée et démolie, elle fut enfin peinte 
à fresque par quelques peintres de Bologne à 
l'occasion du mariage du Prince Ferdinand de 
Médicis avec la Princesse Violante de Bavière. 
Mais cette peinture n'avait aucun rapport avec 
r architecture de T édifice , et est aujourd'hui 
presqu' entièrement effacée. Au dessus de la porte 
du milieu est une peinture qui représente l'hi* 
stoire du XVil. concile général tenu sous le 
pontificat d' Eugène IV, pour T union des grecs; 
au dessus de la porte latérale gauche, on a re- 
présenté r ouverture du concile général assemblé 
à Florence 1' an io55, en présence du pape Vi- 
ctor II 9 et de l'empereur Henri III ^ et au des- 
sus de la troisième, est une peinture relative à 
un autre concile tenu à Florence sous le régne de 
Paschal II. 

ia portion de galerie qui couronne la partie 
du dôme qui est du côté du palais Guadagtù 
aujourd'hui Riccardi fut construite sur le desski 
de Baccio d' Agnolo, Michelange s* en moquait , 
et ne la jugeait pas adaptée à orner la coupole 
de Brunellesco^ qu'elle rendait lourde et pesan- 
te, et ce fut peut-être là le motif qui la fit aban- 
donner. 

Lorsqu'on entre dans l'église par la porte pri»- 



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II 
cipak, on doit d'abord c^rver le pav^ qui est 
en joarbres. Celoi de la nef du milieu fut in- 
vçûtë 9 à de (f^ on croit , par François da San 
Gallo ; celui qui «njtoure le cboenr est attribué 
à Michelange ] et ceux des deux autres nefs sont 
dos 2 Baccio d^jégnolo. Dans la nef du milieu, 
et. sous les premières arcades , sont plusieurs 
pierres sépulcrales avec des inscriptions; V une 
est relative à messire SyWesire de Médicis, et 
une autre à F'îeri de Mèdicis. 

. Avant d'entrer dans les nefs latérales, on ap- 
perçoit au dessus de la porte du milieu le cou- 
ronnement de la Vierge Marie exécuté en mo« 
saîque par Taddeo Gaddi, et au dessous de six 
petits arcs qui posent sur autant de colonnes 
de pierre, plusieurs anges peints â fresque par 
Santi di Tito* Le cadran de V borloge, plusieurs 
fois retouche» avait été d'abord peint par Paolo 
UccellOf duquel il ne reste plus que quatre tê- 
tes de saints ou de prophètes. Entre la porte du 
milieu et les deux portes latérales sont deux au- 
tels restaurés depuis peu ; 1* un est orné d' une 
ancienne fresque entourée d' une peinture de Jean 
Bizzelli; et 1* autre dédié à la Sainte Trinité a 
un tableau formé de quatre petits tableaux réu- 
nis ensemble , dont le principal est remarquable 
par les parolef écrites qui sortent de la bouche 
def personnages en prières. La peinture en dé- 
trempe, représentant le martyre de Sle. Bepa» 
rata, ^i* est placée au dessus de la porte laté-« 



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13 
raie gauche est de Dominique Passignano > et 
celle qui lui correspond de l' autre côtd est de 
/, B. Poggi. Des deux tabernacles que V on voit 
aux premiers piliers de la grande nef, le plus an- 
cien qui est â main droite eo entrant, renfer- 
me S. Zanobi , et l' autre S. Antonin peint d* 
après nature, à ce qu'on croit, par François Pop^ 
pi. Les ahciens be'nitiers voisins de ces piliers sont 
aussi dignes d' attention ; V un est en grande vé- 
nération pour avoir contenu les os de saint Za- 
nobi, et r autre est orné de sculptures et de mar- 
bres de diverses couleurs. 

A main droite en entrant, sur la muraille est 
an monument ëlevë à la mémoire du cëlëbre 
Brunellesco; il y est représente dans un relief 
de marbre, vêtu en bourgeois; Tëpitaphe qu'on 
lit an dessous est de Marzuppini. L'autre monu- 
ment sépulcral tout à fait semblable qui est pla- 
cé à côté , fut construit par Benoît da Majano 
d' après les ordres de Laurent de Médicis en hon- 
neur de Giotto restaurateur de la peinture, ar- 
chitecte du clocher; T inscrijption est du céXéhtt 
Politien. On trouve ensuite une statue de Dona-^ 
tello qui représente Giannozzo Manetti, savant 
distingue et secrétaire du pape Nicolas Y; douze ' 
peintures à fresque de Laurent de Bicci^ une 
urne de marbre blanc où reposent les cendres 
è* Aûioiae d^ Orso t évêque de Florence; la statue 
colossale de S. Miniat martyr florentin, faite 
en papier mâché et en plâtre par Ba]ptiste Lor 



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i3 

renzini; le magnifique mausolée de Pierre Far- 
nese exécute par Jacques Orcagna; le moderne 
tombeau de Joseph BencwennùPelli directeur de 
la Galerie par Joachim Carradorij une statue co- 
lossale de Fra/2cai^i7/a représentant S. Podio ëvêque 
de Florence; le tombeau, peint en clair obscur par 
Laurent de Bicci^ de Louis Marsili, religieux au- ^ 
gustin théologien tris-savant et ami de Pétrarque , 
h statue du Roi Ezechias, le tombeau peint en clair 
obscur de Pierre Corsini évêque de Florence mort 
en i4o5; la troisième des statues colossales des saints 
florentins représentant S. Antonin par Sébastien 
Zorenzini; et enfin le monument sépulcral de Mar- 
sile Ficinot ouvrage d' André Ferrucci de Fiesole: 
ce philosophe, intime ami de Cosme de Médicis, 
protégé par Pierre et Laurent de Médicis, tradu« 
cteur et restaurateur de la philosophie de Platon, 
est représenté dans une niche un livre à la main. 

Après ce mausolée et après la porte délia ca- 
honica, en se retournant , on apperçoit au pilier 
voisin» la statue de S. Mathieu sculptée par Vincent 
Bossi de Fiesole. Dé là on entre dans la chapelle 
de S. Antoine, où parmi les objets dignes d' atten- 
tion qui s'y trouvent, on doit surtout remarquer la 
statue de Tapôtre S. Philippe par Jean Bandini dit 
deW Opéra, plusieurs fresques de Laurent de j?icci 
qui ornent les autels et les murailles de cette cha- 
pelle. Le tabernacle de marbre du troisième autel 
sert i conserver des reliques; les deux tableaux qui 
en couvrent les parois sont assez estimés; la nativité 
est de Grégoire Pagani , et la Visitation de Jean 



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14 
BalduccL Xol «Utue de S. Jacquet mineor. corres- 
pondant à celle de S. Philippe > eti également de 
Jean delVOpera. 

Vient ensuite le second des immenses piliers qui 
soutiennent le dôme et occupent Tlntervalle qui sé- 
pare une chapelle de Tautre, et on voit ici un orgue 
et la porte d' une sacristie. L'orgue est l'ouvrage 
d'un dominicain de Lucques nommé frère Ermene^ 
gildo degli jirgentL Au dessus de la porte de la 
sacristie est représentée l'ascension en terre cuite 
vernissée par Luc délia Robbia^ des deux écriteaux 
qui sont à côté^ Ton est relatif â la première trans* 
lation de S. Zanobi, et l'autre ^ la fondation de 
l'église. Dans l'intérieur de cette sacristie, qu'tm 
appelle la vieille^ ou la sasristie des chanoines, et 
qui est célèbre pour avoir servi de refuge à Laurent 
ip IVUdicis dans la conjuration des Pazzf, on voit 
un arc surbaissé ou plaa en pierris, attribué à Sru* 
ncllesco. 

Lorsq'on est sorti de cette sacristie, on ren* 
contre, au premier pilier de la grande arcade de la 
chapelle dite de S. Zanobt, la statue de l'apôtre 
S. Jean sculptée par Benoit da Bot^ezzano. Ensuite 
on voit la statue de S. Luc évangeliste de Nanni 
d^ Antonio di Banco; celle de S. Jean évangeliste de 
Donatello. Le maître-autel de cette chapelle est or<- 
né de marbres et d' un ciboire d'argent d'un beau 
travail dd â François Bambij surnommé le Miches 
lange degU Argenti. Sous la table de 1 autel est une 
grande chasse de bronze faite par Laurent Ghibertiy 
pi y Qn conserye les reliques de S» Zanobi , et 



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i5 
entr^autret une tête en argent renfermant one partie 
du crâne de ce saint. Le principal tableau de cet 
autel est une cène en détrempe, sur un fond dori, 
de Jean Balducci; sur les parois lat<Srales sont deux 
peintures de Bernardino PoccettL On a construit 
sous cet autel une chapelle souterraine où il y a 
trois autels > plusieurs urnes qui contiennent des 
reliques et les corps de plusieurs saints, et un ancien 
tableau divise en cinq compartimcns. En conti- 
nuant i faire le tour de la chapelle de S. Zanobi, 
viennent ensuite la statue de S. Mathieu par Dona^ 
telto; celle de S. Marc par Kicolas Jretino et celle 
de S. Pierre par Baccio Bandinelli. Ou trouve après 
cela» la sacristie des messes et le second orgue fa** 
briqué par NocerU La porte de la sacristie est fer- 
mée par deusr battans en bronze ornés de bas- reliefs 
qui attestent la grande habileté de Luc délia Robbia 
si céljbre par %tt ouvrages en terre cuite. Cette 
porte est surmontée d'nn ouvrage en ce genre et 
placée entre deux inscriptions» dont l'une rappelé 
le concile tenu dans ce temple sous le ponti6cat 
d'Eugine IV» et l'autre la consacration de Tëglise. 
Dans r intérieur de la sacristie on doit remarquer 
r arc plan» V évier de Buggiano; des ouvrages en 
marquctterie très bien faits par Julien et Benoit da 
Majano^ et une frise superbe de Donatello. 

En sortant de cette sacristie pour aller vers la 
chapelle délia Croce^ on rencontre S. André apôtre 
sculpté par André Ferrucci; puis un autel avec un 
ancien tableau peint sur bois dit délia Madonna 
délia Neyej et un saint peint à fresque par Laurent 



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i6 
de Bicci\ ao sfcond aatel avec qd autre saint du 
même peintre; le maitre-autet, semblable à celui 
de la chapelle de S. Antoine, et dont le tabernacle 
renferme plusieurs reliques et un morceau de la 
sainte croix; deux tableaux peints sur toile, Pua 
de Frédéric Zuccheri^ représentant Tannonciation^ 
et l'autre une adoration des Mages d* auteur incon- 
nu; un quatrième autel avec une fresque de Lau« 
rent deBiccU «t un tableau qui représente S.Zanobi; 
enfin un cinquième autc I orn^ de marbres , d' un 
élégant tabernacle, d'un S. Joseph très estimëde Lau- 
rent de Credi, et de deux tableaux modernes» l'un 
de M. Soderhii et T autre de D* Ferretti\ et la 
statue de S. Thomas par Vincent de Rossi, Avant 
de laisser cette cbapelle il ne faut pas manquer de 
se faire montrer, sous un plancher qui couvre le 
pave, un carreau de marbre blanc qui est frappa 
par les rayons du soleil, quand le jour du solstice 
d'ëtë, ils traversent un trou pratiqué dans la Ianter« 
ne du dame. Cette méridienne est le plus grand 
instrument d'astronomie qu'il y ait au monde, disait 
le célèbre Lalande. Le gnomon ^ou la plaque par 
laquelle passent les rayons du soleil est élevée de 277 
pieds 6 pouces 9 lignes et un dixième an dessus 
du pavé de 1* église qui lui répond perpendiculaire- 
ment i V endroit où 1* on a fait une croix de cuivre 
encastrée dans le marbre, ou 277 pieds 4 pouces 9 
lignes 6S centimes par rapport au niveau du mar- 
bre solstioial qui est dans la chapelle de la croix, et 
sur lequel se font les observations de J* obliquité de 
Técliptique et des mouvemens apparens du soleil. 



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t? 

Le p^re Léonard Ximenit ]&oite en a donne une 
ample description dans un ouvrage publié en 17 37. 
Il nous apprend que cette méridienne avait éié coin- 
mencde Tan 1467 par Paul del Pozzo Toscanelli, 
célèbre astronome. C'est le père Ximenès qui a re- 
fait cette belle méridienne à la sollicitation de M. de 
la Condamîne. €e grand instrument d' astronomie 
servira, autant que durera la coupole, à la détermi- 
nation exacte dès solstices, et par conséquent de 
l'équinoze auquel Téglise a attaché la célébration de 
la fêle de p^qeu. Xlmen^s s'est aussi occupé de 
rrconnaître, d'après des observations astronomiques, 
le degré de déviation de T édifice entier, en égard 
au méridien^ et il a trouvé qu'elle était d* un peu 
plus de c I lignes vers le midi, c*est â dir« v^rs le 
fleuve Arno, et que le clocher, quoique détaché de 
l'église, penche aussi et bien davantage ( de 3 à 4 
pouces) du même coté. Nous ferons encore observer 
que la coupole est crevassée en plusieurs endroits; 
maïs ces crevasses sont anciennes, peu considéra- 
bles, «t n' ont pas fait de sensibles progrit depuis 
plus d'«in siècle. 

Crtte coupole resta sans ornement j«squ' à Tan 
iS^a, époque ou Georges Fasari vint â bout d'en- 
gager Gosme I. à la faire peindre. Le jour anniver- 
saire de la naissance de ce prince, cet artiste monta 
pour la première fois sur TéchaiTaud , et traça dans 
la partie la plus élevée, cette couronne de saints 
prophètes «^vaugéJistes et rois que Ton voit sous Va 
lanterne. Fasari mourut après avoir achevé ces fi- 
gures , laissant le dessin du travail entier qui fut 



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i8 
contÎDuë et terminé par Frédéric Zuccheri. Le det- 
sîn du Fasari qui essuya, à sa mort, des change- 
mens considérables, est tiré en grande partie de 
la divine comédie de Dante. Les seize figures gi« 
gantesfue qui sont disposées «ntre les fenêtres du 
tambour communément appelées oeils- de-boeuf , fu- 
rent peintes twr toile ea 1 589 par plusieurs artistes 
distingués, Passignano j £mj}oU, Cigoli, PoC'^ 
cettiy etc. 

Le choeur était d'abord en bois et avait été con- 
struit très simplement d'après un dessin de Brunel^ 
lesco. Mais Baccio Bandinelli ayant proposé de le 
faire en marbre, Julien de Baccio d* Agnolo ne 
▼oulut rien changer au modèle de Bruneîlesco^ et le 
travail, commencé en i547> fut achevé en iS^. Sa 
base octogone est ornée de 88 figures en bas-relief, 
sculptées par Bandinelli et Jean delVOpera, Sur 
cette riche base s'élèvent des colonnes ioniques, 
avec un entablement surmonté d' une balustrade. 

Le maitre-autel «t les sculptures qui le déco- 
rent sont de Saccio Bandinelli\\t Crucifix en bois 
dont on fait beaucoup de cas, est de Benoît da Ma* 
jane. On a placé derrière cet autel le dernier ^ou- 
vrage, resté imparfait, de Michelange, et transporté 
de Rome-; V«st un groupe qui représente Joseph 
^'Ariraathée tenant sur ses genoux le Sauveur dé- 
taché de la croix. 

A peu de distance 4e. la porte principale du 
choeur , du côté droit, on voit au premier pilier de 
la nef du milieu, la statue de S. Jacques majeur par 
^nsoif4nL Porsuîvant à marcher dans la n^f laté- 



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raie 9 après la porte, on apperçoit une peinture 
sur bois représentant le Dante y vêtu en bourgeois 
et couronna de laurier, avec une image de la divine 
•confie , et une vue de la ville de Florence. Ce 
tableau est attribue a Orcagna » et il est vraisem- 
blable que les trois distiques qu* on lit an des- 
sous soient de Barthélémy 5ca/«. C'est le seul monu- 
ment^ que la République de Florence ait ëlevë i la 
mémoire de cet illustre poéte^ dont le superbe tom- 
l>eau est â Aavenne , oh il mourut en exil. 

A la suite du tableau de Dante ^Ton trouve la 
quatrième des six statues colossales représentant 
S Zanobi de Pierre Francai^illa^ puis celle du Roi 
David^Ie tombeau de Jean ^ccito, ^capitaine anglais 
Hm commanda pendant div-tieuf ans les armées des 
florentin»; ce tombeau, qnî devait être en marbre, 
fut peint à fresque par Paul Uctelio^ et Fasari en 
faisait beaucoup de cas. Après ce monument sepul- 
t:ral vient la statue de S. André, ^vêque de Floren- 
ce} le tombeau, peint en dair obscur par André 
del Castagno^ de IVicolas Marucci de Tolentino 
capkaine général des florentins t^ nne sorte d'ancien 
taberiiacle sur lequel sont peints S. Gosme et S. Da- 
mien \ au dessus de la porte , le tombeau de Pierre 
de Toledo vice -roi de Naples , beau-pêre de Cosme 
I., qui mourut à Florence en 1 553, la statue colonale 
-de S. Jean Gualbert par Jean Caccini\ un tombeau 
<le marbre sur la face duquel est «ne eroix et deu^L 
armoiries avec un aigle, et qu'on croit appartenir à 
Conrad fils aîné de Henri lll; la statue de Poggio 
£racciolini de Terianuova^ connu en France sous 



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20 
le nom c^r Pn^^o , Ijistorica , pliilolojue , V un àcs 
savans da quinzième siècle , qui ait rendu les plus 
grands services aux lettres ^ une peinture sur bois 
représentant S. Catherine ; et le buste en marbre 
d^Antoine Squarcialupi ^ musicien et organiste 
d' une graede réputation , sculpté par Benoît da 
Majano. 

Après avoir passe en revue tout ce qu' il y a de 
curieux dans cette immense cathédrale, nous allons 
maintenant jetter un coup d' oeil sur le Clocher 
admirable qui en fait partie. 



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CLOCHER DE LA CATHÉDRALE 



vJe beau clocher est 1* oovrage de Giotto , et fut 
é\evé en i334* Ha 179 pieds a pouces de circon* 
fërenee, et a58 pieds de hauteur , et est tout incru- 
ste de marbres de différentes couleurs disposa avec 
beaucoup de sjmëtrîe. Inférieurement ^ les quatre 
côtés de cette tour sont ornés d* un grand nombre de 
bas-reliefs et de statues de marbre sculptées par 
André Pisano, par Gioffo» par Luc delta Robbia, 
^zx^Donatello , par ^ndré di Sttfano surnommé 
Giottino, et par Nicolas j4retino. Les bas -reliefs 
les plus estimés sont ceux qui se voient sur la face 
correspondante à l'église , deux sont de Giotto^tl' 
les cinq autres de Luc délia Robbia. 

Eglise et Confrérie de la Misericordia. Cette 
Confrérie ( dont l'origine date depuis 1^44» époque 
àl^Iaquelle Florence était bien souvent menacée de 
la peste ) fut restaurée et réduite à V état présent 
r annnée 178t. Une seule chapelle se trouve dans 
r église ; r on y voit une S. Vierge en bas-relief 
avec d'autres figures en terre vernissée : c'est l'ou- 
vrage de Luc délia Robbia. Au-dessus des portes 
qui conduisent au milieu de l'autel, sont placés 
deux tableaux ovales représentant , V un Tobi^ , 
Vautre S. Sébastien ; tous les deut peints par l'un 
des trois Mlori. La peinture k fresque de la voûte 



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nous présente le riiux et le jeune Tobie; la Vierge 
et les trois rertus morales^ V Humilitë, la Charité 
et la Force , ainsi que d' autres figure ; le tout peint 
par Santi Pacini. Six grands tableaux à V hui- 
le , représentant les principaux traits de la vie de 
(Tobie^et qui sont l'ouvrage de J. Montini et an- 
tres peiotres célèbres , ornent les parois de cette 
ëglise. V on trouve dans la sacristie à côté^ outre 
plusieurs peintures d'artistes excellens^ une Madon- 
ne en marbre avec V Enfant Jésus sur un genou y 
sculptée par Bénott de Majano. 

Sur cet espace de la place , qui depuis la Mi- 
teriçordia cooduit au Chapitre florentin , se trou- 
Taient de petites maisons bâties avec si peu d'or- 
dre y qu' elles nous cachaient la vue magnifique de 
la Cathédrale; en rendant par fois le passage de la 
place fort étroit. La Deputation qui préside au Cha- 
pitre du Dôme conçut l'heureux projet de les abat- 
tre toutes, et de leur substituer trois bàtimens fort 
grands en ligne directe de la JUisericordia. — Elle 
en confia le dessin et V exécution à V architecte 
Baccani, lequel y a réussi avec beaucoup dMntelli- 
geance et de goût, en rendant par-là, ce côté du 
Dôme le plus beau de son voisinage. 

Les principaux ecclésiastiques de distinction at- 
tachés au Dôme habitent ces bàtimens. Celui du 
milieu est orné d' un balcon de pierre, afin d'é- 
viter le monotone^ et Ton y a placé deux niches^ 
dans r une s' y trouve la statue d* Arnolfo di 
Lapo^et dans l'autre celle de Bmnellesco , scul- 



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ptée par M. Louis Pampaloni, V un àt no$ ei^ 
libres sculpteurs modernes. 

Chapitre Florentin, Cet édifice, thué o& tftait 
anciennement l'église de S. Pierre, appelée tuI- 
gairement in ciel d* oro , devint en i448 1^ ^i** 
bliothèque des chanoines de la Cathédrale» par »uite 
d' un décret des Consuls de V art de la laine» Cette 
bibliothèque, qui était bien plus riche en manus« 
crits , qu* en ouvrages imprimes , subsista Jusqu'en 
1680; époque o& Ton commença à y tenir les as<< 
semblées du Chapitre. En 1783. on transporta ^ 
par ordre du Souverain les manuscrits à la biblio« 
théque Mediceo Laurenziana, et les volumes im^ 
primés à la Magliabechiana» 

Collège Eugenien. — Ce collège, qui est destiné 
i r instruction du clergé du Dôme , tire son nom 
du pontife Eugène IV. qui l' institua brs de son 
séjour à Florence, en i435. Les clercs j jouissent 
du privilège d' être promus aux ordres sacrés avec 
la seul titre de service. L'inscription qui est au 
dessus de la porte nous rappelle que là résidait 
notre ancienne Université, que la République Flo- 
rentine fonda en i348. Elle y subsista jusqu'au 
tems de Côme L qui Y unit à celle de Pise. De 
célèbres littérateurs en firent le plus bel ornement, 
tels que Jean Aurispa, François Filelfe, Cristopha 
Landini , le Politien, Marsuppini etc.— > Ce ne sera 
pas hors de propos de noter ici que ce fut Xï que 
se tinrent, en des tems postérieurs, les séances 
de r Académie platonique , de celles appelées degli 



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^4 
Umidif des Atterati, de la Crusca^ et celle ta* 
fin dite det Jpatisti- 

Derrière la cathédrale est situé Tëdifice o& rë« 
ddait autrefois radministratioD, ou O/^era diS.Ma-' 
ria del Fiore. Une coramissioD composa de cha<* 
noines et présidée par l'arcbevéque est maintenant 
chargée de tout cequi concerne le service divin de 
r église 9 ei administre elle même son patrimoine; 
mais tout ce qui est relatif à la conservation de 
l'édifice est du ressort d^une députation choisie 
par le gouvernement. Au dessus de la porte de 
V opéra est un buste de marbre représentant Cos* 
me I. Dans la cour sont plusieurs objets remar- 
quables: un fragment de colonne miliaire de tra- 
rertin, trouvé à Montepulciano sur la voie cassienne; 
une statue d' enfant placé sur un tonneau ; une 
statue de S. Pierre ébauchée par Michelange, etc.; 
et lorsqu' on est entré dans V intérieur de cette mai- 
son, on doit observer : le buste de Brunellesco, les 
archives; une garderobe fort riche en Qrnémens 
sacrés ; des bas-reliefs de Donatello qui décoraient 
autrefois les orgues ; un bas-relîef de MichelangCf 
représentant la Vierge avec son fils; un Christ mort 
ébauché par Bandinellii un S. Zanobi en mosaïque 
par Gherardo ; plusieurs modèles de la façade etc. 



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«5 

S. JEAN OU LE BAPTISTÈRE 

( Fue du Baptistère ) 



\Jt temple fut bâti rert le àécXxvi du VII siècle, 
à r époque où les Lombardi àaieot maîtres de la 
Toscane. Il existait jadis un grand noobre de tom- 
beaux aax environs de ce temple qui était entouré 
d'un grand escalier qu'il fallait monter pour y 
arriver de la place^ dont le pav^ ^^tait plut bas 
qu'il n'est présentement. 

Il a une forme octogone et est revêtu extérieu- 
rement de marbres par Arnolfo. Une projectnre qui 
r^nc tout a l'entour lui sert en quelque sorte de 
base. Sur cette projecture s'élèvent successivement 
trois ordres de piliers, une cornicbe et un dôme qui 
se ressere supérieurement en guise de pavillon fermé 
par une lanterne, surmontée d' une boule dorée et 
d'une croix. Ses trois portes sont en bronze. La plus 
ancienne situéeau midi Tis-i*visdu Bigallojuî faite 
en i33o par jindré Pisano; elle offre, en plusieurs 
compaitimens quarrés, des bas-reliefs qui représen- 
tent la vie de S. Jean Baptiste; on apperçoit ï peine 
aujourdhtti des traces de la dorure qui la couvrait 
ainsi que les deux autres. La seconde est de Lau^ 
rent Gkiberti ainsi que la troisième; les bas*reliefs 
qui les décorent sont exécutés avec une perfection 
admirable, et représentent les principales histoires 
du nouveau et de l'ancien testament. Celle qui cor- 

3 



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i6 
respood à la façacle de la eathëdrale est la plus esti- 
mée; la tête chauve qui est an milieu de lacornichey 
est le portrait de Ghiberti. Au dessus de la porte 
méridionale sont trois statues de bronze de Vincent 
Danti\ ce|)es qui sont au dessus de la porte du mi- 
lieu sont du SansovinOf à l'exception de Tange qui 
est d'Innocent Spinazzi. Les deux colonnes de por- 
phyre qui sont à côté de '^ cette porte furent données 
aux florentins par les pisans; et les cfaaines de fer» 
qui y sont attachées» sont des trophées de la valeur 
des florentins» et servirent jadis à fermer Tentrée 
du port de Pise. Enfin on voit au dessus de la troi- 
sième porte trois statues de brome de François 
Rustici. 



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>7 

INTÉRIEUR 
DU TEMPLE DE SAINT 

JEAN. 



V^ie beau monatteof , qui esi, dit-on, Totivrage 
des Lombards, fat éltvé au septième siècle* Les rui- 
nes des faubourgs de Fiesole, et d'autres bàtîmens 
romains aux environs de Florence , fouruiicui les 
matériaux pour la construction de ce temple ma* 
gnifique. 

La première- chose qui frappe la vue» en y en- 
traot^ est uû trës beau pavé de marbre qui repré- 
sente des arabesques^ des ondes et les restes d' une 
ancienne méridienne qui, suivant le père Ximenès, 
fut construite en io4B par «S'^roizo «S/rozz/^ savant 
astronome. Les fonts baptismaux actuels furent 
élevés en lôSS» h statue en marbre de S. Jean est 
de PiamontinL Des trois autels qu'on y voit, celui 
du crucifix a un Christ antique d'un assez bon style; 
la statue en bois de S. Marie Magdeleine qui orne le 
second est de Donatelloj et k troisième est le maî- 
tre-autel, construit en i^Si décoré de marbres de 
direrses couleurs, et surmonté d'un groupe de mar- 
bre sculpté par Jérôme Ticciati. La tribune est en- 
richie de mosaïque travaillée par Jacques da Tur- 
ritay et par d'autres artistes. Il y a dans cette église 



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ffeax maatolëes dont rim appartient k un Evé<i«e 
de Florence, et l'autre renferme les cendres du cé- 
lèbre Balthasar Cossa e'iu pape en t4iO| déposé en 
1 4 1 3 dans le concile de Constance et mort en i4 19- 
Les trois figures situées sous ce tombeau et repré- 
sentant les vertus théologales sont de Donatello et 
de Michelozzo, 

Les statues de papier roaché> qni sont placées 
autour de V église» ont été faites par AmmanncUt 
L'orgue est At SquarcialupL Les mosaïques qui 
ornent la coupole forent commencées par j4polli* 
niusj peintre grec, et par André Tafi son élève, et 
furent achevées par Jacques da Turrita, Taddeo 
Gaddi^ Alexis Baldovinettiy et Dominique Ghir* 
landujo; la grande figure de Jésus Christ est d'-^/i- 
drea Tafi. Celte église possède un superbe de- 
vant d'autel en argent massif pesant 3a5 livres de 
Toscane, construit par ordre de la république, et 
représentant en relief, dans douze cadres, la vie du 
S. Précurseur. Un grand nombre d'artistes, Miche^ 
lozzodi BartolommeOy Thomas Finiguena^San' 
dro Boiticelli, Antoine del PollajolOf Antoine 
Salvi ec.y travaillèrent pendant plus de cent ans à 
ce bel ouvrage enrichi d'émail et de lapis^lazuli. 

Près de Téglise de S. Jean, du côté du nord, est 
une colonne élevée en mémoire d'un miracle de S. 
Zanobi, opéré, dit-on, en faveur d'un orme desséché 
qui reverdit par le seul attouchement du cercueil 
du Saint. 

Derrière le Baptistère correspond la façade du 
palais de l archcvciue, ou il y a une chapelle peinte 



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^9 
it {ft$<{ue par /. Ferretti , M. Soderini et V. 
Meucci. 

Vis-â-vîs de la porte mërUioDale de S. Jéaa est 
«in hospice appela Bigallo, destina à recevoir et 
entrelenîr les enfaDS trouvas et orphelins jusqu'à 
ce qu'ils soient en âge de pouvoir travailler à la 
culture itt champs. On voit dans cette maison une 
ancienne image en marbre de la Vierge avec son 
filsy entre deux anges, sculptée par Albert Ar^ 
noldi artiste florentin qui ilorissait en iSip. Les 
deux anciennes peintures de la façade sont de 7W- 
deo Gaddii elles repr^entent certains faits hislori* 
ques relatifs à Pierre le martir fondateur d'une sorte 
de milice sacrée destinée ï détruire certains herméti- 
que appelés paterins. 



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V 



^ 

^ 

^ 



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5i 

SAIRT LAUREKT. 

( Fue de V Eglise Saint Laurent ) 



JL dncienne église de S. Laurent » bâtie dam le 
}V siècle y fut consacrée en SgS par S. Ambrokcf 
^vequc de Milan: elle ëtaît alors hor» de l'enceinte 
de fa ville sur les bords de la rivière Mugnone* En 
i4^3, soit qu'elle edt été réduite en cendres, toit 
que lé tems l'eût considérablement endommagée; 
la République rësollit dé la faire reconstruire sur 
un nouveau plan et chargea Bruneltesco du travail^ 
qui fut commencé en 14^5. 

L^église est divrsée en trois nefs sôntennes de 
chaque côté par sept cofonnes de pierre d'ordre co^ 
rinthien sor lesquelles posent des arcs en demr cer- 
cle; une areljftrave avec frise et corniche en prcrrc 
régne tout à l'entoinr, et les fenêtres sont percées 
au dessus de cet entablement. Le plafond est orné 
de rosaces dorées. Au bout des nefs vient la croit 
au milieu de la quelle est la tribune, dont lei 
quatre arcs soutiennent la coupokr 

Plusieurs riches florentrur concoururent avec 
la famille de Médicis à la construction et à la déco- 
ration des vingt- quatre chapelles que Vào j voit. 
Les tableaux de ces cliapelk^ont été perntr par dt- 
▼er« strihles distingués; Feracim, Leroux, Lapi, 
Dandiniy Nasini, Bossellt , Macchiclii Conti, 
Empoli, SogUaiUf Bacchiacca, Poccetti^ etc. La 



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u 

liuiHème â main «iroite est oroit d'un bfaii taberna- 
cle de marbre de Desideria da Settignana. 

La nouvelle sacristie on h chapelle des tom- 
beanz fut construite soas te pontificat de Clament 
VII y d'après le dessin de Michetange. Destinée i 
servir de tombe à la famille de Médicis, on y d^o- 
sa d'abord les restes du duc de Kemours, Julien^ 
frère de Léon X, et de Laurent Duc dTrbin père 
d'Alexandre premier duc de Florence. Le mauso- 
lée de Julien est de Michclanf;ej la stalue du duc 
vêtu en militaire, est placée entre deux statues <|ui 
représentent le four et la nuit. Le mausolée de Lau- 
renty les statues de l'aurore et du crépuscule, el 
celle qui représente ce prince, sont également de la 
main de cet artiste incomparable, qui fit encore la 
Vierge avec son fils entre }es btras qui est vis-à-vis de 
l'autel. Les deux Saints (€osme et Damien) situés 
à côté de cette Madonna soiK du frère Jean- Ange 
Moniorsoli et de Raphaël da Montetupo» La cha- 
f>el)e de cette sacristie a en tout sens» 35 pieds, lO 
pouces d'étendue^ tes tro|)hées^ et les «asques qui 
ornent les cbapiteaux des piliers sont de Silvio da 
Fiesole. L'autel qui est en marbre, et tes candéla- 
bres, etc. ont aussi été ua vailles par Miclielange. 

Le maitre-autel de l'église a été réduit dans 
l'état ou «tious le voyons sous le régne, et d'après Iss 
«ordres du Crand Duc Léopold, qui en 1787 chargea 
1* architecte J'aotetti d y adapter un très riche autel 
de pierres dures drsliiiè .peur la grande chapelle de 
Uédicis. Le crucifix de marbre est de Betwenutf 
Cdlini ou de Jeuu Bidonna. 



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37 

Vert le miliea de FEglite une pierre tëpnlerate 
ferme la tombe où repose Gosme, père de la patriej 
qui n'arait pas besoin de mausolée pour vivre ëter- 
nellement dans la mémoire des bommes: 

A main gauche du maitre-autcl est la vieille 
sacristie ëlevée è'apris un dessin de Bruneltesco, et 
qui sert de garderobe aux prêtres attachés à Téglise. 
Elle a la forme d'un petit temple. Les médaillons 
des corniches de la coupole, les évangdistes de 
stucy et 1er deux petites porter de brooa^> sont de 
DonatellOi qui est aursi l'auteur de Turne de mar* 
bre blanc placëe sous une grande table de marbre et 
de porphyre. Cette urne renferme les cendres d* Ave* 
rard surnomme Bicci dé Médîcis et de Piccarda %t 
femme. Plusieurs inscriptions sépulcrales répandues 
en divers endroitr de cett« saerfstîe, sont rëlativer 
à différentes personnes de la famille Afédicis, On y 
doit encore remarq^uer un lavemaio et un buste de 
S.lAonsirà du Donaietloyvnk^ nativitëde Baffaelli'^ 
no delGarbOf un S. Laorent du Perugino, et sur^ 
tout un magnifique mausolée de porphyre construit 
par André da f^errocchioy d'après les ordres de 
Laurent le magnifique et de Julien de Mëdicis, pour 
honorer la mémoire de Pierre et de Jean de Me'dicir^ 
fils de Cosme. 

Le martyre de &. Laurent peint sur la muraille^ 
i côte de la porte du cloître, par Ange Bronzinoi, 
est un ouvrage fort estimé der connaisseurs. 

Avant de sortir de IVglise, on ne doit pas man- 
quer de jeter un coup d'ofil sur quatre statuer 
eu iXtx^de DonatellOi et sur un tabernacle peint par 



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S4 

Serndtdino ^occetti, qui it (routent aà Imut do 
temple. 

Les deux chaires à prêcher^ qui ont dct bas- 
reliefs en bronze exécutés par Donatello, et la 
coupole peinte fzr Meucci, méritent aussi de fixer 
un moment l'attention. 

La chapelle des Médicis fut éltvét sou»le ri- 
gne de Ferdinand I, d'aprës le dessin de Don Jean 
tbn frère et sous h direction de Farcfaitecte Mathieu 
Jffigetti: la première pierre en fut jetée le lo janvier 
1604. Elle a environ 179 pieds de hauteur sur 86 
pieds de largeur, est revêtue intérieurement de gra-^ 
mis, de jaspes; et renferme les mausolées des six pre^ 
miers Grands Ducs de Toscane. Ces mausolées sont 
riches, magnifiques^ composés de différentes espèces 
de granit, de jaspe etc. La statue en bronze doté 
de Cosme II est de Jean Bologne; ceHe de Ferdinand I 
également en "bronze, est de Ferdinand Tacca. On 
y voit encore tes armoiries en pierres duresde toutes 
les villes de la Toscane, et entre ce» armoiries des 
vases de jaspe; et une trrbune dont les parok et le 
pavé sont en marbre rouge de Corlrano, en ja^pc 
vert de Porto-ferrajo/ en marbre tacheté de Sera* 
vezza, en brêcbe antique/ etc. L'autel construit en 
jaspe de Barga est resté imparfait. Le grand duc Ferr 
dinaiid 111. se décida à faire achever ce bel édifice, 
qui fut pourtant interrompu par sa mort prématu- 
rée, arrivée le 18 J^uin i8^4' Cependant Léopoid 
ir, suivant les traces de son défunt père^ fit re» 
mettre en activité Touvrage, pour Taccom plisse* 
ment duquel^il ne restait qu*à terminer Ica peintu^ 



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35 
rei àt la coupole» dont reiiécatîoii a éii confiée 
an célèbre M.* le chevalier Pierre Berwenuti, Tor- 
neitient de notre Académie» et bien plus de llla- 
lie entière. Il J a déjà plusieurs années qu'il s'en 
occupe. Cette coupole est partagée en buits divi- 
' sions» aux quelles on a proposé les sujets ci-apris: 
t. La Bénédiction d'Adam et Eve. 
a. Le péché d'Adam et Eve. 

3. Adam et Eve pleurant sur le corps cipiré 
-d' A bel. 

4. Le Sacrifice de Noé après le Déluge. 

5. La Naissance dé Jésus Christ. 

6. La Mort de Jésus- Christ. 

7. La RésuTrection. 

8. Le Jugement dernier. 

L'architecte M. Joseph Martelli a été chargé de 
restaurer la dite coupole tant i Tinlérieur qu'a* 
irérieurement. La peinture ci-dessus vient d*être 
achevée. Les ornemens qui marquent les divisions 
ont été dessinés par le peintre M. Louis Cataoi, 
et exécutés en stuc par les sculpteurs. Messienrs 
Louis Giovannozzi et FincentJUartinelli; la dor 
rure est dirigée par jiscanio Ciabatti. De ce côté 
U-aassi l'ouvrage est achevé. 

Monsieur Cajetan Biancbini possède à coté r& 
glise. St% Laurent uu cabinet. ou on peut trou* 
ver des mosaïquss pouv. parure de dames , tabatii- 
res^ tables en pierres rapportées/, collections pour 
V histoire naturelle , et autres objets de beaux 
arts. j 

Oanalc doitre de T église de S. Uurest ékvé 



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d*aprif le dessin de Brunellesco^on tronve la statue 
de rbîstorien Panl Jove tculpt^ par François da 
S. Gallo, puis un bel escalier qui conduit à la bi« 
bliotbèque Mediceo^Laurentienne ëdî6ëe sur le des* 
sin de Michelange. Ce majestueux etadmirable édifice 
long de 143 pieds 4 pouces, et large de 35 pieds fut 
fondé par Clément Vil pour y placer les manuscrits 
que lui et ses ancêtres avaient rassemblés de toutes 
parts et ne fut achevé que sous le règne de Gosme I. 
Les manuscrits y sont en très grand nombre; on y 
en comptait plus de 6,000 en 1808, à l'époque de la 
suppression des couvens^ d'où l'on en tira une quan» 
tité considérable, qui enrichissent maintenant ce bel 
établissement. Ils sont la plupart écrits en hébreu,en 
chinois, en arabe, en chaldéen, en syrien, en grec, 
en latin, en italien, en provençal et en ancien fran-^ 
çais. Les plus célèbres et les plus estimés sont le 
Virgile, les Pandectes, le Decaméron, et le Tacite. 
On y conserve les actes du concile écuménique tenu 
à Florence en 1439; et l'on y voit dans un petit 
vase de crystal une précieuse reliqae de l'un des 
plus grands philosophes modernes, de l'immortel 
Galilée. 

Plusieurs sa vans, <^^^eiiui/2ii<,f/^ciom et Ban'- 
dini, ont publié des catalogues des manuscrits de 
cette bibliothèque , auxquels il manque celui des 
ouvrages acquis depuis Tannée 1808. 

Son Altesse Impériale et Royale le Grand Due 
Ferdinand III agrandit le local de la hibliotbéqnc 
par une pièce destinée à contenir une collection des 
preaitres édictions imprimées des classiques ^ ras- 



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37 
iehhUt par le chevalier jingiolo d*ElcL On trou- 
ve dam son voisinage la fameuse imprimerie en 
caractères orientaux que fit fondre à Rome à gran- 
ds frais Ferdinand I. Cette belle imprimerici re- 
stée inactiveet inutile depuis plus de deux siècles, fut 
mise de nouveau en activité en 1818 et il en sortit 
un ouvrage arabe sur les pierres précieuses, avec la 
traduction en italien par jintoine Ranieri Biscia, 
imprime par Jacques Ciardetti. 

Dans un coin de la place, on admire un pit^- 
destal magnifique qui devait être surmonte de la 
statue de Jean de Mëdicis, surnomma des Bandenere: 
c'est Touvrage de Baccio Bandinelli. 



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VIA L ARG A 

( Fue de cette rue ) 



l3. Gîùi^annino église et collège de S. Je» 
^rangëliste. Cette ëglise et ce collège forent bâ- 
tis en 1 579 d\apr/t le dessin et aox frais de Barthe- 
lemi jémmannali architecte et sculpteur o^jbre» 
qui malgré ses talents et les bienfaits dont il avait 
comblé les jésuites, mourut dans la mvsérr: on y 
ajouta successivement plusieurs ornements et com- 
modités. La façade de l'église est en pierre tris 
régulière, et fort estimée. L' architecture de Tinté- 
rieitr du temple est d'ordre ionique; on 7 voit des 
peintures à fresque de Feracini^et des bons tableaux 
d' jiltxandre Allori^ rf' Otta^iano Dandini^ de 
Dominique Campiglia'yd* jiugustin Feracini; un 
S. François Xavier de Curradi dont on fait beaucoup 
de cas; des tableaux de Macchietii^ de Ligozzif de 
Bizzellif de Puglieschi, d'Antoine Franchi, etc^ 
Le collège renferme les écoles et les habitations 
des pères des écoles pies appelés en Toscane, il j a 
plus de deux cents ans, par le Grand Duc Ferdî* 
nand IL Ces religieux institués par S. Joseph Cala- 
sanzio espagnol enseignèrent long tems à Florence 
concurremment avec les jésuites et les barnabiles; 
mais ils eurent toujours plus de succès , et finirent 
par rester senls chargés de l'enseignement dans cette 
grande ville. Us contribuèrent beaucoup aux pro- 



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4o 

grès des lettres à Florence , et furent les institute- 
urs âëmentaires du célèbre Vincent Fivianifti des 
cardinaux Jean Charles et Lëopold de Mëdicis. Leur 
collège possède une assez bonne bibliothèque, un ca- 
binet de physique expérimentale, un observatoire 
enrichi par les soins du père Ximenès et surtout par 
ceux des pères Del-Bicco et Inghirami, de tous les 
instruments astronomiques nécessaires aux observa- 
tions des corps célestes* 

Les jésuites prédécesseurs des clercs des écoles 
pies à S. Giovannino 9 protégés par Léonorc de T07 
iède femme de Cosme 1 vinrent s' établir en Tosca- 
ne en iSSi, sous la conduite du père Lainex, suc- 
Gcsseur de S. Ignace. D'abord pauvres» mendiants, 
déguenillés et dépourvus de tout, ils eurent le ta^ 
lent d' acquérir , dans le cours de deux siècles , des 
biens immenses. A V époque oà Clément XIV exr 
pédia le Bref de leur suppression. Dominas ac Jte» 
demptor noster, etc, en 1778, ils possédaient dans 
la Toscane un patrimoine d' environ 600 mille écus 
toscans ( 3>5'48.ooo francs). Quoique Cosme 111 les 
protégeât beaucoup, il ne leur permit jamais d'avoir 
de collège à Pise, ni de chaire dans V université de 
cette ville: sous le règne de ce prince leurs écoles 
étaient très fréquentées, quoiqu'on 7 enseignât la 
langue latine d' après la grammaire latine du père 
jiharOi et la philosophie d' Aristote. Ardents fau- 
teurs du peripatétisme, ils se crurent obligés de 
persécuter Galilée , ses élèves, le plus célèbres 
professeurs de Pise, et d'entraver le progrès de la 
philosophie de ^ewlon et de Leihnitz, qui malgré 



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4i 
leurs vamt «ffortt répandit partout une lumière 
fécondante* 

Palais Eiccardiy appartenant aujourd'hui au 
gouvernement. Ce palajs élevé par Cosme V ancien 
es i430) servit de refuge aux savants grecs chassés 
de Constantinople, et fut le berceau de la renais^ 
sance des lettres en Europe, et de la monarchie 
Toscane. Il fut habité par les descendants de Cosmt 
père de la patrie, par le doc Alexandre, par Cosmt 
I^ et Léon X, Charles YIII, et Charles V, y logé, 
rent. Ferdinand II. le vendit en iGSg à la famille 
Riccardi, et le gouvernement en fit V acquisition en 
18 1 4- L'architecture du premier étage est d'ordre 
rustique ou toscan , et offre un bossage fort saillant; 
celle du second est d'ordre doriqœ, et celle du troi* 
sième est d'ordre corinthien. On doit remarquer les 
fenêtres coudées du rez-de-chaussée qui sont de Mif> 
chelange, et la corniche de Michelotzi qui couron* 
ne le faite de cet immense palais, originairement 
dessinée par Brunelleschi. Dans la cour et sous le 
portique sont des médaillons avec des bas-reliefs du 
DonatellOf des statues et des inscriptions grecques 
et latines, dont le marquis ScipionMaffei a contesté 
l'authenticité, qui a toutefcrfs été revendiquée par 
l'abbé Del Signore dans un ouvrage publié en 1 78 1 • 

La Bibliothèque Riccardiana maintenant pror 
priétè de la ville de Florence, est devenue publique 
depuis i8t i ; elle possède plus de 3,ooo manuscritlb 
La galerie contigue est peinte par LucGiordano.G€tte 
belle et magniâque peinture représente les vicissitu^* 

4^ 



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4i 
êfî liumaÎQf s $om tes ein blêmes dr diverses divinit<jfs 
du pac^^anisme et de plusieurs fables. 

Dans la ciiapelle de ce palais Je fameux Benoz» 
AO Gozzoli disciple AtFra /4ngelico et imitateur de 
MasacciOf a peint une gloire, une nativité et une 
ëpipbanie avec tant de vérité, qu'il semble avoir 
ici retracés d' après nature les costumes de son siè- 
cle dans les Egures, les habill< méats des personna- 
ges^ et les harnais des chevaux. 

C'est dans le palais Riccardi que tient ses 
séances V académie delta Crusca, composée de douie 
membres résidants et de vingt correspondants. 

Les écuries occupent l'emplacement de la mai- 
son de Lorenzoovt Lorenzino de Médicis, assassin 
du duc Alexandre. 

A quelque distance de ce palais, dans la même 
rue 9 est la Bibliothèque Marucelliana fondée 
par François Marucelli , patricien florentin. On y 
comptait, dès Tannée l 'j']^, 4^, ooo volumes impri- 
ipéf et un grand nombre de manuscrits, parmi les- 
quels, se trouve le Mare magnutiif sorte de diction- 
saire enciclopédique do T abbé Marucelli. 

On rencontre non loin de là le couvent de S, 
Catherine fâevtuik aujourd'hui une dépendance de 
lacadémie des beaux arts. On y a réuni la direction, 
Its archives et la bibliothèque de cet établissement 
national, les écoles de musique , de déclamation, 
de mécbanique, de chymie , et on y voit plusieurs 
tableaux de Ciuiahue^àt Giotlo, àe/ra Angelico^ 
des Gaddipie Dominique Gkirlandajo^tiit soeur 
Plaulllla disciple du Fraie. 



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43 
Tient eBt«it« an Palaît appartenant i taCooron- 
ne, erigc en r775 par le Grand-duc Pierre I>k>potd| 
d*apréf le dessin de Bernard Fallani, Il est tor le 
.«oin de ia rue des ^razz<eriVc*ett-a*dire ékt hhri* 
quant det tapisierîes des gobelins , tfui y demeura- 
ient Cette manufacture fut .en t545 pour la pre- 
mière fois introduite à Florence ^ où Jean Rosts fla*^ 
mand vint TëtaUir sur l'invitation de Côme I Fran«> 
çois Sahiatiy le Pantormo, le Strddàno^ Allori^ 
et plusieurs autres peintres célébrea ëtant chargés 
d'en faire les dessins , aussi n*e4l-il point surpre- 
nant si cette manufacture parvint dans notre ville 
à sa plus grande perfection. Sous le régne de Cômc 
II. ayant commencé à décliner , ce souverain fit ve- 
nir de Paris une troupe de labriquans sous la dire- 
ction de Picaer Fever, ce qui lui rendit son ancien 
lustre, La dynastie it$Mèdicis sV!tant éteinte, cette 
manufacture passa a Naples en 1740; et il n'en est 
resté ici que le nom de la rue où elle était placée. 

A côté du palais nommé Ca^i/zu délie Guardie 
qui sert aufourd' Lui de caserme aux gardes du 
corps, est situé V oratoire et le cluine de rancieu» 
ne confrérie dello Scalzo, dont la cour et le porti- 
que ont été cédés en toute propriété à lacadémie des 
beaux arts pour sauver d' une ruine totale les préci- 
euses peintures en clair obscur qui en décorent les 
murailles, exécutées en divers tems par André del 
«Sarro. Elles peuvent servir à caractériser les proférés 
successifs de ce grand maître , qui les commença 
après avoir quitté T école de Pierre de Costmo, rt 
les tern^iua après son retour de France. Elles repté* 



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44 

seuteat dts traits de la vie <Ia saint pr^urscar. Le 
baptême de Jësos-Christ donne une id& de son 
premier style, qui dans la Visitation arait acquis 
un certaiêi perfectionnement y et la naissance de 
S. Jean est un exemple de sa grande et belle ma- 
niere. Ce peintures qui ont beaucoup souffert i 
cause de l'intempérie des saisons , de Thumidit^des 
murailiet^de Tinsouciance et de l'ignorance de ceux 
qui ont voulu les retoucher, ne sont pas toutes 
d'André del Sarto / il y en a deux « S. Jean bëni 
par son pire, et S. Jean rencontrant la S. Famille, 
qui sont de Franciabigio son ëlive. On apperçoit 
au dessus de la porte le buste en marbre d* ^n- 
dré del Sarto. 



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PLACE ET EGLISE S. MARC 

( Fue de U Place et Eglise S. Mare ) 



JLià fjçaile de TEglbe S» Mare fol éUrée en 1777 
è^ aprii le detsiù de Soachim Pronii de BtninL, 
eonrerà des Cantie«« Dcn deux ttaltrat qai la dëcd* 
reat, rime est de CMpeztuoH, et Taolre de Ifobilif 
qmi est a»f si V autcor du bat^relief plac^ tupérici»- 
rement. 

L'ardiitcbture derintëriear est preique toute 
de Jean Bologne. On j Toit un grand nombre d'exi> ' 
cellentet peintures et de bons tableaux : deux frcf- 
qnes, V une de Pierre Cavallini et Tautre it Fa- 
brice Boschi; on Crucifix de Santi di Tita\ une 
JUadonna du Frate 'y nnt image de la Vierge en mo- 
saïque; an S. Dominique de Mathieu Rosselli; une 
statue de S. Zanobt par Jean Bologne \ le maître* 
autel refait en 1670 par P. F. Silçani\ deux ta- 
bleaux à rhuile de Parocel; la coupole «fV/exait- 
dre Gherardini\ la transfiguration de /• B. Paggi\ 
un S. Vincent Ferreri, du Pussignano'^ une copie 
du Frate par Gabbiani\ l'empereur Hëraclius por- 
tant la croix I par Cigoli. La Chapelle de S. Anio- 
nin fu construite aux frais èUji^erard et d^ Antoine 
Saltfiati, par Jean Bologne^ architecte et sculpteur 
de Douay. On y voit trois tableaux, T an d^Mex^ 
Allori^ ( le retour de J. C. des limbes )\ la gmérison 



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46 
du Uprtuz. ttt de Poppî\ et la convcriiaa de S. 
Mathien de /. È. Naldini^ six staiues th marbre de 
Francaifilla:^ des bas-reliefs en bronze de François 
Dominique Portigiàni d* a prés le dessin de Jean 
Bologne. Sous l'autel de cette chapelle est une riche 
châsse qui renferme le corps de S* Ântonin. 

La statue de ce saint archevêque placc'e sur 
y i^c du restibale ainsi que celle de S. Zanobi qui 
lui correspond de Faulre côte» sont de Jean Bologne. 
La fresque reprësentant la translation de S. Antonio 
a été peinte par Passignano{ les sibylles et les pa«> 
triarebes sont du Poccetti et les auirîes figures du 
BronziiiOy qui a aussi peint la coupole. 

La Chapelle desSerragli, enrichie de marbres 
choisis > renferme six tableaux excellents, la corn* 
«union des Apàtrrs de Santi di Titoy Thistotre de 
la manne y de PassignanOyle tacrifice d' Abraham 
de Jacques d'Empoli-^ la multiplication des pains et 
la fraction du pain aux disciples d Emroaus sont du 
Curradi} et S. Paul ressuscitant un enfant est de 
JBiliberti. Les samts représentés dans des niches , 
sont de Bernardin Poccetti ainsique les arabesques 
et les peintures de la voâte^ et les évangélistes en 
relief de marbre, sont de D, Pieralti et de Z. SaU 
9feUi. Le Crucifix peint sur bots qui est au dessus de 
la port principale de T église est du fameux Giotto. 
^ Parmi les hommes illustres dont les cendres re- 
posent dans ce temple , nous rappelerons seulement 
Jean Pic de la Mirandole qui fut dès Tenfance une 
espèce de phénomène , dans sa jeunesse un prodige 
A' érudition et de science , et qui mourut dans ks 



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^7 

brat de Lanirefit de M<$dieis â I âge de 3i stn$\Jêrd*' 
me Benwietii, V un des meilleurf poètes du XV 
siècle et intime ami du premior; tVAnge Polùien, 
philosophe et liilërateur célèbre compagnon d'util- 
des de Laurent le magnifique , et auleur d'un poëait 
imparfait , mais très estimd, sur la joâte de Julîeo 
de Médicis. 

Le Confient de S. Marc biti d*après le dessin . 
de Mîchelozziy offre dans tt% deux clottres des bel- 
les lunettes peintes à fresque par B, Poccetti , P* 
Dandiniy et le vieux Gherardini, On y voit pla-* 
sieurs peintures de Fra yÉngelico^ la cellule haÛft^ 
par S. Antonin reiigîeui. de ce couvent , où denea« 
rait aussi Jérôme Savonarola^ et malheureux pro*; 
pliète visionnaire , qui après s'être empare des es* 
prits de la populace, et sous prétexte de vouloir 
établir un gouvernement républicain , prêcha It 
fanatisme et la haine contre les Miklicis et la cour 
de Rome» finit par être condamne comme l^lrëtiqiic . 
et schismatique» et tomba tout i coup du faite du 
pouvoir dans. le bdcher allume par tes partisans mè- 
nes. Ce moiiie entétë, avec deux de ses disciples, 
fut pendu et brulë vif le 2i3 mai i49^* >" milieu de 
la place du grand duc, en présence des magistrats; 
le pauvre homme ne savait pas» dit Machiavelli, qut 
les prophètes désarmes finissent tous par être pendus. 

jicadèmic des Beaux aHs, Ce vaste ëdifiot, 
commencé en 178a sous la direction de Gaspard 
Paoletti, fut termine par M. Joseph del Roséo^ a»- 
cbitecte, et eu 1784* le. grand dut Lëopotd y IraM- 
fn^a r atcadémie. On y voit: dans le çesiibuie^ dfl 



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48 

laf-reliefs cd terre Terniis^e de Luc délia Rohhia\ 
dans la galerie des statues yit% plâtres , des statues 
aoctennes et modernes, et des bas-reikfs exëcntës 
par les premiers maîtres en ce geare, une peiotare 
à fresque de Giovanni da 5. Gioi^anni, qui faisait 
Tornement d'une chapelle du jardin du palais délia 
Crocetta, et que Paoletti fit transporter toute en- 
tière dans cet endroit; dans le salon des statues 
un grand nombre de dessins, parmi les quels plusie* 
urs sont du Fraie y àt Michelan<^e y de Baphaël cl 
d^ Jndré del Sarto; dans V école d'architecture, 
des dessins relatifs à cet art et une collection des in* 
s truments nécessaires pour enseigneret pratiquer Tar- 
pentage. La galerie des petits tableaux offre une 
collection choisie de bons ouvrages. L'école de Sca^ 
gtiolay sorte de stuc, présente divers modèles en ce 
genre de plastique , qui jadis cultivé en Italie, fut 
porté a un grand point de perfection par un moiac 
de la Valombrense nommé H Hugford, lequel parvint 
en quelque manière à créer une nouvelle espèce 
de peinture durable, brillante , jolie et élégante, 
moyennant laquelle on représente maintenant des 
paysages^ des fleurs, des animaux, des édifices. 
La galerie des tableaux renferme une collection 
de tableaux de toute grandeur anciens et modernes 
de différentes écoles, qui donne une idée de l^hit- 
toire et des progrès successifs de Fart. On conserve, 
dans le cabinet de M. le Président , les éban* 
ches dMnvention qui ont remportées le prix, et 
beiBucoup de tableaux divers. Les bustes et les bat- 
reliefs qui se trouvent dans la cour sont de Luc d« 



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la Robbia et de ses parents. Oo voit soiis le portique 
deux groupes origiuaux de Jean Bologne. V école 
où V on enseigne à mouler en cire , à graver les 
pierres dures, à faire les coins pour frapper les m*?- 
dailles,est fournie de tout ce qui est n&essaire à Tiû- 
sliuclion. V école (V ornement et celle de gramre 
en taille douce sont pourvues d'excellents modèles. 

V école (m l'on enseigne la figure, fossèdeun grand 
«ombie^e dessins exécutés par JBatoniy Gauffier , 
Corvi, Bençenuti et Ermini. Un autre salon ren- 
ferme des belles têtes grecques et romaines, et plu- 
sieurs bas- reliefs en flkiTe-Euûnle dernier salon de 

V académie contient des statues et des têtes ancien- 
nes le Persëe et le gladiateur de Canova^ et une 
copie modelée en plâtre du plus beau des deux co- 
losses qui sont à Rome sur la place de Monteca-^ 
i^allo. L'école de sculpture eU située dans la rue 
de la Sapienza , près des écuries du Grand Duc , 
et abondamment garnie de tous les modèles néces- 
saires à r instruction des élèves. Les personnes qui 
voudroient avoir de plus amples détails sur cet 
établissement public, doivent se procurer l'ouvrage 
publié, à ce sujet, en 1817, par Colzi. 

Manufactures des pierres dures. L'art de tra- 
vailler eu pierres dures rapportées florissait depuis 
long-tems dans la Lombardie, lorsqu' il fut introduit 
à Florence où Ton commença à voir des ouvrages ea 
ce genre sous le règne de Gosme 1. Depuis ce tems- 
là, il ne cessa d' y être cultivé et d' être encouragé 
par les princes de la famille Médicis, et acquit ua 
tel degré de perfection , qu' il parvint à imiter la 

5 



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5o 
{)eiQture. Les grands ducs^erdioand I et François II 
ne négligèrent rien pour favoriser les progrès de 
cette espèce de mosaïque. Ce fut sous les règnes de 
ces souverains qu' on fabriqua ces belles tables du 
palais Pitti, ces paysages , ces portraits, et ces su- 
perbes mausolées de la chapelle des Médicis qui 
rendent si célèbre dans toute TEurope la manufactu- 
re des pierres dures de Florence. La galerie publique 
possède une table octogone de pierres dures , dont 
ie dessin du médaillon central est de Poccetti, et 
celui du contour, de Ligozzi, et à laquelie Jacques 
Antelli travailla pendant seize ans. Celte manufa- 
cture est aujourd'hui dirigée par M. Siriès» et 
maintenue avec munificence par le souverain. 

Jardin expérimental de l' académie cC agricul- 
ture dite des Georgojili. Ce. jardin botanique est le 
plus ancien après celui de Pise fondé en i544 P^^ 
Cosme I, et sert aux expériences sur V agriculture 
de r académie qui dès V époque de sa formation, en 
1^53, s'est rendue très recommandable par ses u- 
iiles travaux. Il est présentement sous la direction 
d* un célèbre botaniste, M. Octave TargionîToz- 
zetti , ^ui y donne des leçons publiques d'agric),ilr 
Mre. 



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Si 

PUCE DE L'ANMONCIàDE 
([Vue de la Basilique de la T, S. jinnonciade) 



A n miMeM de cette place s' ëleve la statue ë<{ue- 
ftre de Ferdittaod I, faite par Tacca avec des ca» 
noQs de broze pris sur les Turcs \ les deux fontai* 
nés du même mëtal que Ton voit à côtë^ soat de 
Louis Sahetti. Deux beaux portiques eo forment 
ks parties latérales, et Y église de Vjinnonciade 
en occupe le fond • Cette église , bâtie d'abord par 
sep( bienheureux florentins^ fut successivement re- 
construite» agrandie et embellie. Sous le portique » 
qui le précédé , sont trois portes , dont la première 
est celle de la chapelle de S. Sébastien » oii il y » 
trois bons tableaux A'Ant, Pollajoloy de Paggi^i 
d*Auréle Lomi , des statues de Novelli et une fre- 
sque de Poccetli } la seconde introduit dans le cou- 
vent^ et la troisième qui est au milieu^ est déco^ 
rée d' une mosaïque de Darid Ghirlandajo^ et doty- 
Be dans la cour qui sert de vestibule au temple. Les 
lunettes y que Ton volt danr le portique qui T en- 
vironne, sont peintes par des artistes du premier or- 
dre, par André de Cosimoy par Jllexis Saldo- 
rineti, par JRosso peintre floreotii) ^ paf Pontor^ 
mo , par Franciabigio , et par André del Sarto* 
L'egKsea la forme d'une croix, et n'a qu'une 
seule nef. Le dessin du pEafond est de Sultkas . 



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5i 
Franceschini qoi pcigoit rAstomptioD qni en oc* 
cupe le fond. Les fresques et le» peintures à Y huile 
qui ornent les murailles sont de Cosme Ulivelli ^ 
de Pierre Dandini et de Thomas RedL La pre- 
mière chapelle en entrant à main gauche, est la fa- 
meuse chapelle délia Santissima-Ver^ine Annua- 
ziata construite par ordre de Pierre fils de Cosme 
père de la pnlrie. L^ autel est en argent massif; ta 
tête du S. Sauveur qui est sur T autel est £ André 
del Sarto , et tous tes riches ornements qui de'cor- 
rent cette chapelle sont dus à le dëvotion de quek 
ques princes pieux, et surtout des florentins qui ont 
toujours eu en grande vénération V image de la Mère 
de J. C. peinte à fresque en laSo par Bartolom^ 
meo peintre du XIK siècle. Parmi les ob^ts, les 
plus dignes de piquer la euriosilé des amateurs, 
qu' on observe dans les chapelles suivantes , nou$ 
citerons , un tableau d'Alex . Allori qui représente 
le jugement dernier \ un Crucifix entre les deux ta- 
rons, chef d'oeuvre de Stradano, peintre flamand; 
une Assomption de P. Perugino; une autre Assomp- 
tion avec plusieurs saints de César Dandini, un S. 
Philippe Benizzi de Franceschini ^ Je ciboire et 
te devant-d'autel^en argent du maitre-autei qui sont 
d^Ant. Merlini de Bologne; la peiatufe de la cou- 
pole par B\ Franceschini / le choeur orné de sta- 
tues faites par Fortini et Caccini ; une nativité de 
la Vierge par Alex. Allori , et des fresques de son 
fils Christophe ; un autre tableau de P, Perugina; 
une Résurrection d^Ange Bronzino; dans la cha- 
pelle deila Fergine del Soccorso construite aux 



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5Î 
frais et J' après le dies^în de Jean Bologne, un CriN 
cifix de bronze, six bas-reliefs du même métal , 
deux statues de P. Tacca, une Nativité Je Paggi ^ 
une Résurrection de tJgozzi ^ une Piélë de Passif 
gnano y la Coupole peinte par Poccetti '^ et der« 
rière V autel , un tombeau de marbre avec deux gé- 
nies tenant en main deux flambeaux éteints , con- 
struit par J. Bologne pour lui servir de sépulture ] 
les 7 bienheureux fondateurs det Servites pat iVan- 
netti ^ le miracle de F aveugle né qui recouvre It 
vue de Passignanoy le mariage de S. Catherine par 
Bilibevti ^ un€ S. Anne de D on ni ni } S. Julienne 
FaFconieri àe Fincent Meucci^ un beau groupe en 
marbre de Baccio BandinetU^ représentant Jésus^* 
Christ mort soutenu par Nicodême: une statue de 
S. Roch en bois de tilleul par un Sculpteur fran* 
çois nommé Jann; une copre d'un Christ ressuscHë 
diaprés le Fraie par Pugliani ^ Jésus-Christ gué- 
rissant une plaie par Cosme UlivcUi\ le martyre 
de S. Lucie par Jarq, Fignalv^ etc. 

La tribune , les^ chapelles, et la coupole de cet- 
te église furmt construites sur le dessin du Vitruve 
Toscan, Léon Baptiste Jlbcrii ^ par ordre et a^us 
dépens de Louis de Zonzague , Marquis de Mao- 
toue , et attestent à la fois la^ magnificence de ee 
Prince et le g^nie de F architecte^ 

Le Couifent des Sentîtes est magnifique . On 
Be doit pas manquer d* en visiter la bibliothèque, et 
dans le cloître mterieur la chapelle de S. Luc , ep- 
partenant à l'Académie des beaux arts, et qui pos-»» 
tède uae Irinit^ à'jénge Bromino , une peenture 

5* 



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àe frère Paul de Pîsloyc, <Hêve de fra Barto^ 
lommeo; une fresque de G, Fa sari et d' une Bvr- 
ttc de Canti di TitO] une descente de Croix de 
fra Angelvco ^ douze statues sculptées par d'habK 
ks artistes^ et dont h peinture de la voûte est de 
Luc Giordano. Dans la Sacristie particulière de la 
chapelle de la SS. Annumiata ^ ai une Assomption 
de Fignali , et une fresque de Cecco Brai^o , Le 
dessin de 1* architecture du cloître est de Cronacay 
et les lunettes sont peintes à fresque par d* excft- 
knts maîtres. La plus estimëe d' entr' elles est celte 
que 1^* on voit au dessus de la porte de V église 5. 
c' est un des meiHeurs ouvrages d'Aiidrè det Sar- 
to . Elle représente une Sainte Famille en repos; S. 
Joseph est appuyé sur un sac de blé, ce qui a fait 
désigner cette peinture sous le titre de Madonna 
del Sacco. Elle est finie dans toutes ses parties com- 
me si elle avoit été destiné à orner une galerie;, 
on y distingue jusqu'au moindre cheveu ; les demi 
teintes sont ménagées avec beauccup d'art; les con- 
tours sont tracés avec une varhété et une grâee mer- 
veilleuses; on y admire surtout une facihté surpre- 
nante qui donne un air naturel de vérité à toute la 
composhiou. Les autres^ Fnnetles sont de Poccettr 9 
de Fenture Salimbeni^ de Mathieu Rossellip de 
frère Arsenio Mascagni servile. Seus le modil- 
Ions des voûtes sont retracés les traits de plusieurs 
personnages illustres de cet ordre. 

Hôpital des Innocents^ Cet hôpital fut bâtr 
d'après le dessin de Brunellesca. Le portique est 



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55 
érn^ de diverses sculptures ; du &nsté en niïirbre cfe' 
Cosme II par /. B. Sermei] d' enfants en terre cu'r- 
te vernissée de Luc dé la Robbia \ de fresques dti 
^occetti ; de trois bustes^ de Grands^ Diics par Aer- 
thei f etc. On voit dans T église plusieurs tableaux 
assez bons \ une adoration des mages de Ghirlati' 
dajo ; des peintures de Santi Pacini ; une An- 
ilonciation de Phii, Latine / S. Mathieu et S. Gall 
par ^, Rosselli . La vodte est de Maselti, et dé 
PaCini. Au dessus de la porte lati^rafe est une AnnOB- 
datîon en terre cuite de Luc detla Robbia. Le célè- 
bre Léonard d'Arezzo fut le promoteur de cet hô- 
pital destiné à servir d'asile aux innocentes victi- 
mes de la cruauté de leurs parents: il a àt% re- 
venus considérables , et %fs règlements sotit dictés 
par àçs vues bien entendues d^^conomie et d'utr"- 
Kté publiques. La plupart des enfants sont envoyés 
à la campagne ehez àe$ paysans qui reçoivent pour 
leur entretien une modique pension , laquelle crss'e 
pour les garçons, à T âge de lO ans, et pour tes 
filles à l'âge de r8. Celles-ci reçoivent en oqlre une 
dot de 25 écus toscans quand elles se marient. Les de- 
mandes des^ paysans surpassent quelquefois le nom- 
bre disponible des enfants^ qu^ restent soumis à k 
jqrrsdîction de l'établissement y les garçons jusqu' à 
i8 ans , et tes filles j^usqu* à 35 ans. Il n'y a que 
les infirmes et les estropiés qui habitent l'hospice. 
Lorsque les parents sont connus ou se sont faits re- 
connaître ^ ils peuvent reprendre leurs enfanls'. 

Derrière l'Annonciade^ est un Or atoire dédia 
a «y» Pierre y dont le portique est peint par /^o<r- 



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tetti, le tableau de P autel est d^Mex. Atlori ^ et! 
les luacttes q.u'oQ y voit soat de ces deux pein^ 
très. 

Dans la rue del Mandorlo crt la Maison ja- 
dis habitée par Frédéric Zuccheri , qui en ima- 
gina lui même sa singulière et bizarre architectu- 
re bossage. 

On rencontre à quelques pas de là le vaste et beau 
palais du Marquis Capponi, élevé d' après le des- 
sin de Fontana. L'escalier est magnifique, orne" 
de stucs ^ la vodte en est peinte par M, Bonechi , 
qui a représenté dans un grand salon les plus mé- 
morables exploits des trois Capponi si célèbres par 
îeurs talents et par leur patriotisme. 

Dans le palais du Duc de S, Clémente est 
une voûte peinte par le Folterrano Franceschini . 

On rencontre dans les environs un Couvent de 
religieuses de S, Dominique fondé par suor Do-» 
menica del Paradiso : la peinture de la tribune^ 
de r églfse est de Vincent Meucci. 

Le palais impéiial délia Crocelta ; appar- 
tient à la Couronne f Le Grand Duc Léopold y fit 
construire un nouvel étage et diverse» autres répa- 
rations qui le rendent extrêmement commode^ une 
galerie couverte trrnmiée par uu petit choeur cla*> 
blit une libre communication entre ce palais et Tégli- 
9e de t'Ânnouciade. 

Dans la rue délia Colonna est le Couinent de- 
gli ^ngiotinif conservatoire ou pensionnat de jeu- 
nes demoiselles dirigé par des religieuses. Dans l'égli- 
se OQ voit une sta^e de bronze représentant S. Jea» 



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Si 
Baptiste^ tito^ au miKco^ {l'on bénitier, et attribua 
k Jean Bologne ^i àti tableaux p^ititr par Pâli go f 
par 3f. Rosselli et par Gurradh àoni sont aussi le« 
cinq lunettes cfu^oo y obscrre. » 

Pré» de h porte à Pititi est le Palais des 
Comtes de la Gherardesca. On j voit dans la 
cour un bar relief qui reprëseote V histoire du Com- 
te CJg;iolino si path^iquement décrite par le Dante 
dans le chant 33. de V Inferno. A ce palais est an* 
nezé un vaste jardin > Fuit de» plus beaux et des 
plus curieux de Florence. 

La? porte à Pinii ou Fiesolana, présente du cô^ 
te de la ville une lunette peinte par Bernard Dad* 
di , artiste qui florissoit dans le XVI. siëcle; cette 
peinture fort détériorée représente la Vierge Marie 
entourée de plusieurs saints. Deià retournant en ai^ 
rîére, on rencontre le palais Ximenè's dont l'ar- 
chitecture est de Julien da S. Gallo, et /' ancien 
Monastère des Cisterciens aujourd'hui des Reli*- 
gieuses de S, Marie Magdeleine des Paz zi, oIl 
H y a plusieurs objets dignes d'être observés. Dans 
fa chapelle des Neri sont de belles peinttires de Ber-- 
nardin Poccettiy et un tableau de Passignano ; 
la cour construite d'après un dessin d' Jnt. da S. 
Galloy était fort estimée de Vasari, Dans l'église, 
dont le plafond a été peint par Chiavistelli , sont 
plusieurs bons tableaux*, le martyre de S.-Bomulus 
par Charles Portelli ; «ne Vierge avec deux saints 
par Laurent di Credi ; une autre S. Vierge avec 
plusieurs Saints de Pontormo] une Annouciatio» 
de Sandro Botticelli^ un S. Louis de Gonzag^ie 



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5ôr 
fà)t Bindacci; nn Clradâi de boit teuifii psLt Bef' 
nard Buontalenti\ det peintutes eiÀ:utëes depuis 
l^u par Louis Catanij une visitatiou de Domini* 
que Ghirlandajo \ une statue eo bois de S. Sëbas* 
tien et deux saints peints par Raffaellino del Gar* 
bOy Jcsus-Chrîst dans le jardin, par Santi di Tito\ 
le Couronnement de la Vierge, par Fra An^elico\ 
une Sainte Crèche par Cosme Rosselli. La chapelle 
de la Sainte titulaire mérite surtout d' être exami«^ 
nëe avec soin. Elle est incrustée de marbres, Ornée 
de douze colonnes de jaspe de Sicile dont les bases 
et les cliapiteaux sont de bronze doré, et de ba^reliefs 
de bronze. Ou y voit aussi quatre statues et trois 
tableaux peints par Ciro Ferri, Luc Giordano et 
Piene Dandini. Dans la chapelle où Ton a placé 
te corps de la bienheureuse Bagnesi , et dont 
ks murailles sont peintes à fresque par Joseph 
Serçolinif il y a un tableau de M. Joseph Coli» 
gnon Directeur de l'Aeade'mie des beaux arts de 
Sienne. La toile de l'orgue est peinte par /. B, Ci^ 
prianiy artiste célèbre qui mourut à Londres en' 
1789; elle représente cette Sainte communiée paF 
JÀus- Christ ; c' est le seul ouvrage qu' on possède à 
Florence de cet habile peintre. Dans V intérieur du 
Couvent il y a plusieurs peintures de Pierre Peru^ 
gino et de quelques autre» grands Maîtres. 

OrbatellOf ( d^ orbatelle orbate], privées) est 
un hospice fondé en iS^a par Nicolas des jâlberti 
pour servir d' asyle aux vielles femmer misera hier. 
Cet établissement dépend aujourd' hui de la Com- 
mune qjui y a feit f^ire plusieurs restaurations et 



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l' a rendu propre à recevoir^ dans ud local lëpari, 
les jeanes filles enceiates qui «outtraites aux yeux 
du public peuvent y faire Jeurs couches. 

Les Anges , convtnt de religieux camaldules 
fond^ vers l'ao 1294* L* ëglise dont l' architecture 
est de François Franchi fut embellie en 179^ tjc 
réduite dans V état où nous la voyons. La vodte est 
peinte par Alex: Gherardini, et on y voîl, entr'au- 
tres tableaux, le couronnement de la Vierge par 
Alex: Allorî\ la mort de S. Romuald de Josi Grù- 
soni\ un S. Michel Archange par Jacq: d^ Empo» 
li\ une nativité de François Rossellù Le couvent 
est majestueux ; V un des cleitres fut élevé sur le 
dessin d' Atninannato; les deux autres ainsi que le 
jardin sont de Gherardo Sihani, On voit une ins- 
cription sépulcrale en honneur de Benedetto Var^ 
chi^ r un des plus érndits littérateurs du XVI siê* 
cle et auteur d'une bonne histoire de Florence, et 
des peintures à fresque de Poccetti de fra Arsenio 
Mascagni y de Rodolphe Ghirlandajo , d* André 
del Castagno^ de Puglieschi ei de Dandini. Cos- 
me père de la patrie, et Léon X furent élevés dans 
ce couvent, et ie Grand Duc Cosme I choisit V ha- 
billement des religieux pour modèle du costume des 
chevaliers de Tordre militaire de S. Etienne^ insti- 
tué par ce souverain pour défendre, et protéger la 
foi chrétienne^ et éterniser le souvenir de la yijCjlol- 
re que ses troupes remportèrent en i554 à Mart' 
ciana sur T armée commandée par Pierre Strozzi, 
J&llaréchal de France. 

la Pergola ( le thédtn: de ). Çc théâtre con- 



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Jtrait en 1657, fat par la saite et à diveriet ^pe 
ques embelli, restauré et tnûn presqu' entiëremeot 
reconstruit iur le dessin de Jules Mannajoni , et 
fïeint par M. Ademollo. L'Académie^ ou sociëtë, 
qui, dés sou origine, soutint et encouragea cet ëla- 
Blissement, est maintenant composée de 3o mem- 
bres, touts nobles. Plusieurs fêtes furent données 
sur ce théâtre ; et c'e^t ici où le drame musical re- 
prit naissance sous le règne de f erdinand I. Depuis 
les Grecs qui chantoieut leurs tragédies sur la scè- 
4ie, on n'avait Jamais rien entendu dans ce genre 
en Europe, lorsqu'à la fin du XVI siècle on vint â 
représenter le premier opéra en musique la Dajnt 
d' Httavio Rinuccini , dans la maison de Jacopo 
Corsi. Par la suite ( en 1800) fut représentée VEu^ 
ridîce et enfin Vu4rianna(ea 1608}^ la poésie 
était de Rinuccini, la musique de Jacq. Péri , les 
•machines et les décoratims du fameux Bernard 
Buontalenti» On chantoit d'abord les airs, puis le 
dialogue /ut aussi chanté. On attribue T invention 
de la musique des airs à Emile Capalieriy son per- 
fectionnement à Jules Caccini appelé vulgairement 
Jules Romain ; et Péri est généra Iment regardé 
commme le créateur du récitatif. Ce genre de spe- 
ctacle nommé par la suite Opérai né et développé 
à Florence, ne tarda pas àitré universellement goâ* 
lé et introduit dans la plupart des états de TEu* 
rope. 



dbyGoOg 



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1 



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6f 
SANTA MARIA NUOVA. 

( f^ue de S. Marie Newe) 



\jkti bâpital fut fond^ €B ia87 par Folco Por^ 
tinari père ^e cette Béatrice ai teadremcat aim^ 
par Je Dante ti immortalisée par tes vert; il occu- 
pait d* a))or4 1* endroit ou était l' hôpital des fem- 
mef> ^a ecÂo delà tut délie Pappe. Depuis cette 
ëpoqiie'9 il a été reconstruit et a suIh beaucoup de 
cbaugemeiits et d^ améliorations. L'architecture de 
la façade et du portique est de Buontalenti cl de 
^ule« PuPigi sou éUve* Quatrç bustes en marbre 
de ((uatr^ Grand* Ouct sous les auspjces desquels 
r hôpital a reçu des accroissements, en ornent la fa- 
çade» Bans r église dédiée à S. Eloy on doit remar- 
quer des peintures de Laurent de Biçci^ d'Antoine 
Cercignani des Pomarance, de Delloj de Taddeo 
Zuccherif de Félix Fickerelli, de Paggi, un Cru- 
cifix de /ean Bologne ^ des tableaux ii André del 
Castagno^ d* Hyacinthe Geminianif du Foltef^ 

6 



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rano Francesçhini ^ d* Alex Allori , ie Louis 
Buli , de Dominique Veneziano , d' Empoli , etc 
La porte, qui est du côté droit de l'église^ iutroduk 
dans r hôpital des hnmmes; où il y a plusieurs sal- 
les de malades, des quartiers pour les élèves en mé- 
decine, pour les employés; des chambres particulidr 
tt% pour des malades; un amphithéâtre anatpmique^ 
une pharmacie; la cuisine ^ etc; ^'autres eommodi- 
tés nécessaires à un établissement de ce genre, qi^î 
>communéroent regardé comme un des plus beaux et 
des plus vastes hôpitaux de Y Europe, quoique John 
Howard V ait trouvé trop obstrué^ trop renfermé, 
et qu' on puisse lui reprocher , maigre V iiâposante 
élévation d^s vodtes, et la largeur des dalles, toutes 
situées au rez-de-chaussée, le grave inconvénient de 
ne pas permettre un facile et complet renouvelle- 
mcn.t de r air, lorsqu'on y ouvre les croisées, qui 
sont percées plus de lâ pieds au dessus des lits , c;t 
celui , non moins important , de s'opposer aux mo- 
yens de prouvojr y entretenir, sans a-ltércr la salu^ 
brité de V air, une douce chaleur , pendant les ri- 
gueurs de r hiver. De T autre côté, à main gauche 
de l'église, est une porte par où on entre dans une 
fiour , et delà dans les quartiers des étages supérie- 
urs- On doit remarquer dans celle-là plusieurs pein- 
tures à fresque; la charité de GiOi>anni da S. Gie^ 
i^anni ; le jugement universel par Fra Bartolomr 
meo délia Porta, et la Samaritaine d' Alex. Allô- 
ri. L'autre porte introduit dans T hôpital des fem- 
mes .qui sont soignées par des religieuses. L'hôpita4 
4c S. jVjiarie Kebve possède une bibliothèque asseï 



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6i 

iien fournie df'ôayraget de M(!decine> de Chirurgie 
et d* histoire naturelle» et un jardin de botanique 
fort ancien dont parle Marcel Virgile dans $ei corn- 
meniaires sur Dioscôride. On f re^it 3 à 4^000 ma- 
lades par an 9 et la mortalité y est , terme moyen , 
d' environ 12 morts sur 100 malades admis, propor- 
tion qui est loin d' être aussi modiqhe dans la plu- 
part des grandes hôpitaux de V Europe. Plusieurs 
professeurs de V université de Pise, résidants à Flo- 
rence, sont attaches â cet hôphital > et y font des 
dours de clinique, dé pathologie, de matitlre médica- 
le, d'anatomi); et de phisiologie. 

Teatro Nuo^o. Le théâtre neuf construit en 
1779 d' après le dessin de Y architecte Mannajoni 
ti appartient à une société ou accademia nommée 
degU Intrépidi. Le parterre de ce théâtre est pres- 
qu' aussi Vaste que celui de la Pergola qui ne le 
^rpasse que par Tétendue du théâtre proprement dit. 

V église de S. Michel dit Fisdomini d'une 
famille de ce nom, fut bâtie en 1 363 d' apris un 
dessin d' André Orcagna , et depuis reédifiée par 
Caccinif et n'a qu'une seule nef. On y voit une 
Nativité d^ Empoli , une Vierge Marie avec divers 
Saints de Pontormo, une piété en relief, une Nati- 
vité de la Vierge d* jint. Ciampelli\ une Résurre- 
ction de François Poppi ; une Conception de Marie 
et une S. Vierge avec plusieurs Saints du même Au- 
teur; un S. Jean de Passignano, et la coupole 
peinte par Nicolas Lapi. 



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65 
rORTE A S. CALLO 

(Tue de la Porte a S. Gallo) 



JLie nom de cette porte de la vilfe d^rite de 
i*ancieQ bépital de S. Gallo qui existait Jadis 
dans le voisinage. Elle fut construite en 1 284* et 
ornëe d' une fresque par Michel Ghirlandajo. 

V arc de triomphe qui est vis-à-vis de cette 
porte, fut ^levé en 1739 d' après le dessin et sous 
}a direction de M. Giadod Lorrain ^ architecte de 
rimperear François I. L'artiste a voulu imiter ici 
r arc de Costantin, dont il reste encore des vesti- 
^s dans le Campo Faccino à Rome. Les statues et 
h$ reliefs > dont il e«t orni, ont été exécutés par di- 
vers artistes contemporains $ Foggini , Ticciati , 
Masonii Piamontini, etc. 

Le parterre est le petit parc voisin qui est 
entouré d'une grille de fer, d' un fossé, et d' une 
baie ; il sert de promenade publique , et on en est 
redevable au Grand-Duc Leopold, qui en utilisant 
et terrain, assainit en même temps l' air qu' on j 
respirait. 

Mantellate i Conservatoire ou pensionnat de 
Jeunes demoiselles, dirigé par des religieuses oblatet 

6* 



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66 
de r ordre institué par S. JutifODe de Falconierî^ 
Les deux tableaux qu'on y voit sont du Stradano^ 
et le maître autei , qut est tout ea marbres cho^s, 
et orne' d' «ri ciboire en pierres dures^ est I* ouvrage 
de B. C en ni ni. 

Dans la même rue, pih iS\ Gallo ^ t%i aussi le 
conservatoire de S, j4gat^e , où F éducation de 
jeunes demoiselles qui y sont placées, est confiée à> 
d' autres religieuses. L' église renferme plusieurs ta- 
bleaux de Jean Sizzelliy de Jérôme Macchinetdf 
et présente des lunettes peintes par soeur Orlemia 
Fedeli , religieuse de ce Couvent qui ilorismt dâiK 
le commencement du XVIl sié:le. 



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1 



^. 



:^ 



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HOI^ITM 6& BOI^ÎIPAZIO 

( rtre dt. l'Hôpital de Boni/azh > 



,/i«nsi nomme de Êonifazio Litpi son premiei^ 
fendatear. Agrandi et eui'rclii à diverses époques» 
H doit soor principal accroissemcut au Ôrand-Lhic 
Lëôpold (fui y rëunit plu^i^urs maisons et couvents' 
continus, fil refaire h tairait et le portique, et le 
destina aux pauvres ineuràbles, aux impotents^ et 
aux aliénée. On y a ëlabli depuis V Hôpital mili- 
faire, et phsriE'urs saile« y sont dêstltir'es aux indi- 
vidus atteints de maladies cutanées. L'église de ce 
vaste hôpital rëëdifiée depuis qiielqucs années paf 
/. B. Fierai ti fOiïre plusieurs tableaux et quelques 
peintures digne» d*êlrc observées. On y voit une 
Annonciation (fe Nicolas Soggi^ florentin , élève 
dtt Peru^ino; une S. Marie Magdelaine de il/a- 
f/iieu £osselli *f une S. Vierge du Botaire par Ni- 
codème Ferrucci; k martyre de S. Catherine par 
Fabrice Boschi^ etc. 

Vis-à-vi5 de cet hôpital est situé fe Palais 
Pandolfiniy présentement Nencini ^ élevé sur ui> 
cfri^sin très élégant àt Rapliaè'l d'Urbin. 

A côté' de la rue des Ârazzieri ( fabriquant» 
de tapisseries ^ est le palais Brunaccini^ faJïJ iqué 



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d'après le deisÎD de Gérard Sihani\ îes harpies^ 
qui soutieDoent le balcon sont de Raphaël Cur* 
radif et on fait beaucoup de cas des peintures k 
fresque c^e Sébastien Ricci et Venise » a exécuté 
dans ce palais. 

Monastère de S» jippoUonià, Ce couvent sert 
d'habitation à des religieuses qui proviennent de 
divers Couvents supprimé^. La porte àt F église 
est de Michelangcv 



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^^5^ 

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QÛi[ftT:£Éft DÉ s. GâOJ j 
(Vue de lu Plàtéde S.Greijç ) 



jr r rrv[-f iiif 



jLJa place Sainte Croix tite $ûu Bom de IVgliié 
qui en occupe un des côtél. Son ëlendue et ta rér 
^uhtiié la rendent exIrëmeiiieBt jiropre à servir de 
théâtre à des chasses, à des courser de cbevaax, 
à des carrousels, à des mascarades > à des batailles 
simulées et i toute espice de spectacle public. Elle 
était autrefois entourée d^une palissade, cft la jea- 
^eae fiorentiàe s' y exerpait au fameux jeu du 
£alcio. Dans te }cu, qur était un exercice gym«>' 
nastique très avantageux au développement des 
forces ) et tombé depuis longlems en désuétude, 
dfkisr que lé feu de pauiiie, deux rangs de jjeuner* 
getis à pieds, sans armes, revêtus d'un uniforn^e 
de couleur différente, s'.ei^rçaient de lanoer, au 
delà d' un terme fixé, un balon de moyenne gros^^ 
seur. Les eombaltôi^ts devaient être au nombre de 
5iiti âgés de t^ à 4^ ans. On n'^idmettait par- 
mi eux qœ des militairet , et des gentilshommes* 
C'est au &7and-Duc Léopold que l^on est redeva^ 
ble d'^rvfûr readu cette place. plus, belle et plus 
commode, ed y faisant substituer â la palissade 
df» bornes et des bancs en pierre de taille, oà \è 



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ftufle vient s'asseoir et prendre le frais dans Tes 
Belles soirée^ de V été. tz fontaine jiilblique que 
f on voit à son extr^mîtë occidentale vient d'être 
restaurée en Diarl>res^ elle fournit une eaU potabfe 
très estimée sôus le rapport de sa lëgëretë, quoiqu'çl- 
lie contienne quelques abîmes de sels calcaires. 

Palais deW jinlélla. La façade de ce palais 
qui sert d' Ornement à la placé de S. Croix, a éié' 
peinte à fresque par plusieurs artistes dont les prini- 
cipaux sont Passigna'no et Giovanni da S. Gio- 
panni^ qui exécutièrent et terminèrent ce grand 
travail en moins d' un mois. Les belles figurés <Fant<- 
«tiaux sont de ce dernier. Au^desstis dé la porte on 
appereoit le portrait du Grand* Dud Cosme ii. placé 
(intre lé$ deux villes personnifiées de Floreéce et 
de Sienne* 

£' Eglise de S. 6^roi'«, qui est Une sbrtc de 
Cakrie de monuments anciens et modernes, fut 
Mtic par ordre de la re'publique en 129^'d'aprèr 
fe dessin et sous la direction d' Arnolphe di Lapb 
év né fut terminée qu' au bout de aB'^ans. Plusieurs 
citoyens opuknts contribuèrent, avec l'état, à ré>- 
norme dépense qu' exigea si vaste édifice qui fut 
l'éparé et embeUi à différentes époques. Au-des^s 
de la grande porte de la façade , qui- n' a jamais 
été achevée y est une statue en bronze de Donatet- 
lo y représentant S. Louis arcbevêque de Toulouse, 
L'on apperçoit, an coin de k rue voisine, le bâ- 
ornent d'un clocher que les marguilliers jde l\é- 
§li$e voulurent faire 'élever |«)ur remplace ceJtti^qui 
a'vait été abattu par k f<râdre en i5i4* Ce beau 



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•7f» 
temple a 4^0 pieds de longveiHr m ta5 ,de laisr. 
çeur > et est construit en forme de croix. Il est di- 
vise en- trois i^efs par deQx rangs de p^iers octor 
gooes de pierre , dont Jes chapiteaux qui sont sur^ 
BQOnt^s d' arcs en cintre aigu , se ressentent dv 
mauvais goût qui régnait dans 1* architecture i j'ë- 
poque OU ils .furent fabriqués. Au*dessus des arc^ 
est une galede soutenue par une console en pierre 
de. taille 9 etc. Dans la ioule 4* objets curieux que 
renferme cette 4^Hse,.<iO|ts bqrnc^ron^ à en indiquer 
)es principaux d' une manière sqmm^lre. 

En commentant à faire le tour de .1' église ^ 
main droite on voit: upe descente de croix de Fran^ 
çois Ros&i'^ le tombeau du sénateur Phil. Buonar- 
roti^ 4e Crucifiement de J. C, 4^ Sftnti di Tito^ 
le mausolée de Michelange 3uonarrQU>peintrey scul- 
pteur> aîchitecte, et poète, qui fut animé de 1^ 
noble ambition d' égaler sur les bords de 1* Arn<> 
les prodiges du cijseau grec, ^ean 4^W0pera^ JemtjL 
Baptiste Naldini , Valère Cjeoli, et Jean Baptir 
ste Lorenzi concoururent à ornej de i^tatues et de 
peintures ce tombeau , qui e^l a^ssez estimé quant 
i l'architecture^ on vQit yis-à-vis de ce mausolée, 
au premier pilier, que ste. Vierge en \z% relief par 
Ant. Rossellini, Après le mausolée de Buonarro^i 
on trouve un tableau représentant Jésus Christ por- 
tant la croix ^ peint par Vasari. Yient ensuite le 
tombeau magnifique érigé par une société à la mé* 
moire de Dante AJighieri , ouvrage de M* Etienne 
Bicci un des meilleurs sculpteurs de nos jours. L'o^ 
fiperçoit sur le haut de la tombe la statue de l'imr 



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72 

dnortel AIig[bierî^rq>rë8«iil^ assit y et pëflëdiissant à 
la composition de son chef d'oeuvre des pointes: d'ua 
côte de r orne on voit ia Poésie , qui est penche 
sur son tombeau répandant ics pleurs pour la perte 
de celui qui la cultivait avec tant de succès. Du 
côté opposé , à la même hauteur » on admire la sta« 
tue de semblable grandeur, qui représente l' Italie 
indiquant avec une main ce vers ^euiplté sur la 
Tombe, et qui est tiré de son même poème „ Ono- 
rate l'Altissimo Poeta ^, On remarque après ce tora* 
beau un ecce bomo Sprint par /acoy^io i/i ilCeg/io^ 
le mausolée du Comte ¥ictor Ajfieri d' Asti, célèbre 
par ses ouvrages en vers> et en prose, et surtout par 
ses tragédies : ce monument est du ciseau du fameux 
Canos^a\ la Flagellation de J. C. d' jilex. dei 
Barbiere; le mausolée de Nicolas Machiavelii his« 
torien^ politique, et littérateur du premier ordre; la 
politique assise^ et soutenant le portrait de ce grand 
liomme orne ce monument exécuté par Spinazzi ; 
tin tableau qui représente Jésus en oraison dans le 
jardin des Oliviers; peint par ^ndré del Minga'^ 
le tombeau de Louis Lanzi célèbre antiquaire, con- 
nu par ses ouvrages, son godt,.^son érudition pouv 
les beaux Arts; une inscription sépulcrale relative 
à la JFamille Cavalcanti ^ qui a fourni plusieurs 
hommes célèbres; un tableau qui représente St. 
JeaQ Baptiste, et un autre qui représente St. François 
dans une niche simulée d' André del Castagno\ 
un grand tabernacle^ où Ton voit une Annoncia* 
tion eu relief de Donatello^ le tombeau de Léonard 
^ruui, arét in, secrétaire de la république Florentine^ 



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y3 

littérateur céUhrtf mort Tan i444* ^^ moaumcnt 
surmonté d' une Ste. Vkrge sculptée par André 
Verrocchio est Touvrage de Bern. Rossellini^ élè- 
ve de Dooateilo^ l'entrée solemnelle de J. G. dans 
Jérusalem peinte par Cigoli, et Biliberti^ le mau- 
solée de PioFantoni mathématicien distingué^ autre 
tableau de St. Francis stigmatisé de Baptiste 
Naldini\ une inscription sépulchrale composée par 
Bocace en Jjotineur de François da Barberino, Tun 
des disciples de Brunetto Latini littérateur et poète 
célèbre. On passe ensuite à la chapelle du St. Sacre- 
ment oA r onadmire la dernière Cène de Fasari-y a 
gauclie le monument élevé à la mémorie de la Com- 
tesse A' Albany : les deux statues sont de M. Emile 
Sunterelli'^ les ornemeos sont l'ouvrage de M. 
Louis Giopannozzi ;^ à droite, vis-Â-vis de celui-ci 
on trouve le tombeau de Michel Stok^nicki, polonais 
sculpté par Etienne Bicci ; le buste de Joseph Bad- 
cëlèbre botaniste de nos teros est placé dans la 
même chapelle^ et a été exécuté par Octat^e Gio-- 
çannoz%i\ le monument du Chev, Castellani se trou- 
ve ici^ il est très ancien et est construit eu pierre 
de touche; les deux statues de St. Dominique, et 
de St. Bernardin en terre cuite sont de Luc délia 
Robhia ; la voûte a éié peinte à fresque par Ghe^ 
rardo Starnina. Onapperçoiten sortant un monu- 
ment appartenu! à la maison Martelli, ouvrage de 
Dtsiderio da Settigfiano. On passe delà à une 
Cliapelle, oji F ofe voit le couronnement de la Vierge 
Marie par Giatta , et une voûte et des murailles 
peinlies i fresque par Ta^deo GaddL On remarque 

7 



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74 
dans cette Cliapeite ie tonbeau de Vinceot Giugai. 
Par la porte à côlë de eette Chapelle od entre dans 
un corridor^ où on voit un Noii me tangere ouvrage 
en terre cuite de Luc délia Robbia^ et d* autret ta- 
bleaux de mërite. J^a Chapelle des Mi^dicis éUvét par 
Mickelozzo Michelotzi aux fr^is de Côme père de 
la patrie, renferme un tableau en terre cuijte repré- 
sentant la Ste. Vierge de Luc délia Rohhia^ et un 
tableau de Philip. Uppi; on voit à droite un pejtit 
tabernacle ep marbre sculpta par Mino da Fiesole. 
On passe ensuite dans la Sacristie qui contient plu- 
sieurs peintures estîm^<'S , et surtout d' excellentes 
fresques de Tadée Gaddi. En rev/cnant à l'i^giise 
on voit l'Assomption peinte par Allorii il y a sur 
le devant de T autel St. Thomas d'Aqujn peint par 
Passignano\ la Chapelle Ats Marquis Riccardi^ 
incrustëe de marbres^ qui nous offre un St. Laqrent 
de Passîgnano une Ste. Hélène de Biliberti^ un 
St. François de Rosselli, t% d' excellentes peintures 
à fresque de Gio. da S. Giovanni ; une Crèche; le 
Père éternel , la Vierge, St. Sébastien , et St. Roch 
tableau à! André del Sarto restauré par L. Calani; 
St. François peint par Cimabue ; les mausolées des 
deux modernes Architectes Joseph Salvetti, et Gas- 
pard Paoletti ; les oruemens du maître autel ont été 
exécutés par Denys JMgetti\ qui est aussi 1' auteur 
du ciboire. Les peintures placées daiis le choeur 
sont à' jinge Gaddi, qui y représenta V Invention 
de la Croix d*nn côté, l'entrée de Constantin dans 
Jérusalem de l'autre. Après le maître autel on voit: 
Ja Conception; Ste Auuc; le tumbeau du Tiene 



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l3 
NàTiiûtycéUbte joueur de violon» le mzuuAét, et 
le botte de Cathdrioe Alamaoni; St. Antoine da 
Padova ; des fresques , parmi lesquels M* Louis Sa* 
batetli Directeur de I E<:oIe des Beaax Arts à Mi- 
lan a peittt les miracles de St. Antoine^ la Ste^ 
Vierge de Luc délia Rohhia ; les quarante Mar- 
tyrs de yasaii\ deut a fresque de Tadée Gaddi f 
le mal tue de St. Laurent , et celui de St. Etienne; 
V Annonciation de V Ecole de Fasari: it$ à fres- 
que de Giotto et de Giottino, La Chapelle des Nic- 
colini construite sur le dessin de Jean Antoine 
Dosio eucrustëe en marbres, et oru^ de piliers ca- 
nelës d'ordre corinltiien, avec un entablement de 
marbre, et dont T autel est enrichi de pierres dores, 
présente V Assomplion d' jéle:e, Allori'^ le courott- 
oemeut de la Vierge par le même; deux mausolées 
snajestueux; plusieurs niches ou sont placées des 
^atues sculptées par /Va/ica^^iZ/a; quatre sybilles 
peintes à fresque ainsi que la voâte par Balihasar 
Franceschini de Voltçrra. On trouve ensuite im 
CrucifisL en bois, ouvrage de Donatello; le martyr 
de St. Laurent, par Ligczzi^ la Ste. Trinité par 
Cigoli] le mausolée de Settimia Salviati; la descen- 
te du St. Esprit par Fasari'^ le mausolée d'Antoine 
Cocchi Antiquaire \ le beau mausolée de Cbarlet 
Marzuppini d'Arezzo, par Desiderio da Settigntc^ 
no. Prés d' une des portes latérales on admire urne 
Vierge peinte par Giotto^ placée dans un tabernacle 
fait d' après le dessin de JPhil BagHoni] V Asceu^ 
. tion par Siradano^ le mausolée d'Ange Tavanti 
par Spinazii } St. Thomas peint par Fasari^ le 



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*6 
mansol^ da docteur Lami Antîqaaîre céUbr« pair 
SpinazzL Vis-à-vis de ce mausolëe sur uo d«f i»- 
liers on trouve la Pietë par j^nge Bronzino; Jé- 
sus Chrisr à table avec les deux disciples à Eniatts 
par Santi di Tito ^ le mausoMe de f'ompée Signo-^ 
rini d' Etienne Ricci ^ la Statue qui pleure repré- 
sente la Philosophie; la résurrection par Santi di 
Tito^ le tombeau du célèbre Galilée restaurateur de 
la philosophie^ V un des pères de la phrsique ezpé*- 
rimentale etc. On voit vis-à-vis sur un pilier divers 
passages de la vie de la Vierge; J. C. mort^ entre 
les bras de Marie par Naldini ; te mausolée de 
Vincent Filica)a, dont le buste est doré. La chaire est 
en marbre blanc; c'est l'ouvrage admirable de Be~ 
nedeito da Majano. 

Dans le premier cloître du couvent de S. Croix 
est la chapelle de Pazzi^ élevée sur le dessin de 
BriincllescOj et ornée d'ouvrages en terre cuiU 
vernissée de Luca délia Bobbia,et d' anges en 
pierre sculptés par Donatello. 

Le second cloître de ce couvent est construit, 
ainsi que le premier , par Brunellesco\ le Cénacle 
du réfectoire est de Gtotto, 

Le tribunal de V inquisition fut assigné en To- 
scane, par Urbain IV, aux religieux conventuels de 
S. François , qui habitent le Couvent de S. Croix; 
ce tribunal redoutable sous la direction de ces moi- 
nes ^ qui obtinrent de la république des exécuteurs 
et des prisons particulières où on était enfermé au 
moindre soup(X>n d' hérésie; un seul témoin suffisait 
pour être condamné. Le secret était impénétrable, 



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77 
tx \fs pe inesr înOIgëet ëraietot graves et ll^rissaDtfs. 
L' autorité publique prit quelquefois la dëfeose àt$ 
accusés, et les fortunes comme le repos des citoyens 
étaient exposés à dés dangers continuels. Ces abus 
provoquèrent enfin des réclamations » lesquelles ne 
firent que pallier le mal qui ne cessa que quand 
r immortel LéopoM vint en tarir la source en sup- 
primant r inquisition dans tous $es états par soa 
édit du 5 jullet 1 782. La destruction de ce tribu- 
nal n' effacera jamais de la mémoise la rigueur qu'il 
exerça contre tant d' bomme» illustres ^ François 
Siabili , connu sous le nom de Cccco (T Ascoli^ 
sonp(X)nné àt négromancie parcequMI se mêlait d' 
astrologie, fut brûlé vif en i3^a8> Louis Domeni^ 
çhiy littérateur distingué^ pour avoir traduit du la- 
tin en italien ui^ ouvrage attribué à Calvin, intitulé 
^icodemianaf apris avoir été promené par toute 
la ville avec son livre suspendu au cou, fut con- 
damné à 10 ans de prison; enfin Pierre Carncsec^ 
ehiy Littérateur assez estimé, Seciétaire de Clément 
Vil, et r infortuné Galilée, n'auraient pas été con- 
damnés par le S. Office de Rome, le premier à per- 
dre ignominieusement la vie, et T autre à une xt* 
li<uUihon publique de %^% sublimes doctrines, si le 
tribunal de Florence xx y eût contribué. Que ceux 
qui regrettent eucore T abolition de ce terrible tri- 
bunal, évoquent donc les ombres de ces illustres 
personnages, et ils apprendront de leur propre bou- 
che comment ils ont été sacrifiés à \ ignorance, à 
la barbarie et souvent aux plus viles passions, cou- 



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78 
vertes du voile de la plas raiate et de la plus mi- 
sëricordieuse des Religions. 

Eglise de S. François „ Cajus de JUacci en 
éxecution des dispositions testamentaires de Fran-^ 
çois ion père, fit en i349 construire 1* ëglise de S. 
François» et le monastère qui y ëtait joint, habite 
jusqu' à la suppression générale des corporations 
religieuses en Toscane , par des franciscaines. Ce 
même Cajus avait encore fonde en i335 un h6pi- 
tali qui fut> dans la suite, incorpore au monastère. 
L' église, édifiée aux frais de Macci et consacrée le 
!i 6. décembre i56o par Mathieu Concini évéque 
de Cortone, fut en 1704 renouvellée d' après le des- 
sin de Jean-Baptiste Foggini, par ordre de Ferdi- 
nand, Grand prince de Toscane, qui ayant obtenu de 
ces religieuses un superbe tableau è^ André del Sar* 
tOf voulut par une telle réédification et par d' au- 
tres prodigalités récompenser leur généreuse con- 
descendance. Elle a trois cbapclles: ceUc située du 
côté droit, a un tablf'au de François Petrucci re- 
présentant la S. Vierge avec Tenfant Jésus, S Fran- 
çois , et S. Jean évati»éliste , copié d'après del 
SartOy dont Toriginal devint la propriété du Prince 
Ferdinand; le maître-autri, au milieu de deuiL co- 
lonnes qui soutiennent T église, est orné d* un ta- 
bleau, où Charles Sacconi peignit la Conception; on 
voit finalement, dans la troisième chapelle, un ta- 
bleau représentant S. Charles, peint par Sébastien 
Bicci vénitien. La voûte est ornée de stucs dorés, 
cl de deu& peintures de Pierre Dandini. 



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79 

Eglise de S. Joseph. L ^architecteore de celle 
église est de Baccio d* u4gnoio. Les pères minimes 
de S. François de Paul qui la possédèrent pendant 
longtemps contribuèrent beaocoop à l'orner et à 
r embellir. On y voit ane Nativiré de Santi di 
Tilo\ une chapelle peinte par Athanase Bitnbaccif 
et deux tableaux de François Bianchi. Dès V an- 
née 17B7 une portion du eOuvenl annexe a cette 
église est habitée par les enfants du Refuge de S. 
Philippe Neri, instilui^ en i65o par Philip* Ftanci 
pour recevoir et cliver les garçons de iiauvaises 
moeurs, orphelins^ incapablrs de se mainlenir, âgés 
de moins de 16 ans. Le surintendant est chargé de 
les faire instruire dans dis arts ou des métiers qui 
puissent un jour leur procurer de quoi vivre. L'an- 
cien local occupé par cet établissement fut aliéné 
au profit de l'institut; il s'appelait Quan/uonia, 
de quare quottiam \ c est là où V on trouve les 
seuls bains publics qui existent à Florence, et un 
petit théâtre pour les marionnettes. 

Pia casa di lavoro Deux couvents de relii^ieu- 
%ti réunis ont été transformés par T architecte M. 
Joseph dfl Rosso, en un très vaste dépôt de men- 
dicité, où les pauvres mendiants vagabonds sont re- 
dits, entretenus et exercés à divers genres de travaux. 

Capucines. L'église du monastère quoique sim- 
ple est d'un bon goât; on y Toit un tableau re- 
présentant S. François et S. Claire d'jdug, Feraci» 
ni , et un autre peint par Ottaviano Dandini. 

Zecca çecchia^ r ancienne monut,^^ ; endroit 
destiné autrefois à la fabrication des monnaies, si- 



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8o 
tué très commocliénicnf pour cela, sur le bord* de Ik 
rivière dont Teau mettait en mouvement les macbi^ 
net D($cessaires^ à ce genre de travail. 

Dans r (église du Couvent délie ingesttaie oU 
poi^erine sont des peintures de Cintfui et â* André 
Landiniy un tableau de Periniy et une sainte crè- 
che en terre cuite vernns^e, d' un beau* travail. 

On trouve, à Fextre'mite' de la rue dclleybr/iac*, 
le couvent de 5. Verdianà habité par des religieux 
%t% dont r église possède deux tableaux de Nicodè- 
me Ferrucei ^ un tableau de Pierre Dandini, et 
des fresq'ues peintes par Thomas Hedi , Fincent 
Meucci , et Ferdinand Melani. 

S. Ambroise, Cette église, jadis^ située hors de 
r enceinte de fa vrlle, est une des plus anciennes de 
Florence. Le monastère qur y était annexé %nt 
aujourd'hui d' as^^le à des jeunes filles (fui se dévo- 
uent à la vie solitaire pour futre les dangers aux 
cfuels eNes étaient exposées dan« la" société. L'église 
n'a qu'une seule nef, et six chapelles de chaque 
côté. En commentant à main gauche à faire te tour 
de l'église on observe: une Annonciation de Vincent 
Dandini\ un tabkau en détrempe que l'on croit 
de Masaccio y mi S. Sébattien en relief d^ André 
Comodi] un S. Benoît de François Boschi\ une 
Yisitation d' André Boscoli'^ des saints par Passi- 
gnano; un bel ornement en marbre de Mino da 
Fiesole à l'autel du mrraclè^ une bfMe fresque re- 
présentant une Procession , de Céme Rosselli , etc. 

Dans le i83a. cette EgKse a été peinte à ta>- 
Ueaux par le Pr. peintre Louis AdemolltL 



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Od a cra iatëres^ant d' en dbnner h diescri^ 
ption qai suit: 

\. Plafond au dessus de la grande porte de 
V Eglise. Uo groupe d' Aages ijui tiennent les em- 
blèmes de \9 passion de J. C. Du cote droit en bas 
rëlfefs te prophète JsaVe au moment cfu' un Ange 
lui fourbît les lèvres avec un charbon enflamnrà 
pour qn^ if puisse prkr de choses du bon Dieu. Du 
eot^ ganuhe Jéremie te prophète qui pknre hi des^ 
truction de Jérusalem. 

II. Tableau en bas -relie fs.^épréseûie fcs chefs 
des Juifs qui cachetent le tombeau et ih y pla« 
cent des facttonaires pour le garder. 

III. Tablean coloré, 11 réprëlente la glorieust 
Bëtsurrëction de J. G. Du coté droit David qui* 
chante les louanges d» bon Dieu. Du coté gauch« 
Jooas le prophète regorgé du corps d' une baleine. 

fV. Tableau en bas^reliefs. Représente Jésus 
qui apparaît à la Magdeleine sous la forme d' un 
jardinier. De loin on voit les soldats qui gardaient 
k tombeau s'en fuir, el rencontré? par les chefs 
de la sinagogue qui leur donnent de 1* argent pour 
qui disent que pendant qu' ils dormaient le corps 
de Jésus avait ëtë enkvë par ser disciples. 

V. Tableau colore. Rëprësente l'Ange qui dé- 
clare k Bëssurrëction de Jésus aux trois Maries. A 
droite en bas-reliefs Daniel le prophète dans he Lac 
des Lions. A gaiiche te prophète Ëzéchiel qui voit 
le Char misterieux. 

VI. Tableau en bas-réliefs. Représente Jèsus' 
^ui entré dans le Cénacle à porte fermée fait ^u^ 



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s. Thomas touclie ses plaies pQur le convaincre d« 
sa véritable r^ssarrection. 

VJl. Tableau coloré, R^pre^sente V Ascension 
de J. C. au Ciel. A droite en bas-reliefs S. Marc 
Y erangèliste. A gauche S. Jean Y evaDgrIiste. 

VIII. Tableau en bai-rèliefs. Représente deux 
Anges Sous la forme de deux hommes qui appa- 
raissent auiL disciples de J. C. d'après TAsc^ension 
en leur disant: De la même manière que vous Tavez 
vu monter au ciel, un jour il en descendra pour 
juger tout le monde. 

IX. Tableau coloré, fr^prèsente la descente du 
S. Esprit. A droite en bas reliefs S. Matbé 1* èvan- 
gèliste. A gauche t'èvangcliste S. Luc. 

X. Tableau en bas reliefs. Représente les 
Apôtres qui remph's du S. Esprit sortent du Céna- 
cle , partent des langues différentes^ et S. Pierre 
prouve que cela n' est que Y effet du S. Esprit. 

XI. Tableau coloré dans le choeur au des-/ 
sus de la porte de la sacristie. Représente S. 
Ambroise, qui impose la pénitence à l'empereur 
Tfaéodose. Au dessus enbas reliefs Théodose <|ui 
meurt avec Y assistance de S. Ambroise au quel il 
récoma nde ses fils j^rcadio et Onoriù, 

XI I. Dans le milieu du choeur un tableau 
coloré. Représente S. Ambroise d'après avoir bap- 
tizé S. Augustin > et tous les deux qui chantent 
r hymne Te Deum. Au dessus enbas reliefs S. Hé- 
lène au calvaire. 

XIII. jiu dessous delà croisée du choeur ^ 
un tableau coloré. Réprésente T élection mîraci»- 



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lease de S. Ambroise arcli^Vi&{iie dk Milan, arrivée 
comme il suit: Etant mort Aussenzio ^vëque «rit^ 
mste , le peuple de Milan n'altait pal d'accord sur 
Y élection dq nouvel Evëqoe , les uns le roulant ca- 
tholique^ les autres hérétique arianiste, ce qui fai- 
sait douter une sédition. Ayanjt sd cela Ambroise 
alors gouverneur de la Ligurie et de ï Emilie se 
porta à r Eglise pour remplir les devoirs de sa 
charge^ pendant que les Evèques délibéraient dans 
la grande tribune Téléction de rEvéque,et s'étaot 
placé sur un lieu emipent il parlait avec éloquence 
au peuple turiiultueux sur la paix et la tranquillité 
de la republique, lorsqu'un enfant quitta le sein de 
sa mère et s'écria : « Amhroise est ttolre Epétfue n 
et ce miracle fut répété par la bouche de tout le 
peuple, avec le plus grand étonnement du même 
Ambroise. 

XIV. Chapelle de S. Joseph. Le Tableau de 
r autel réprésente fa naissance de J. C, et entouré 
par des petits bas reliefs répresentans V enfance du 
Sauveur. Sur les murs de la dite chapelle sont ré- 
présentés deux tableaux. L* un l'Ange qui avertit 
en someil S. ioseph de fuir les pièges d'Hérpdes; 
r autre le carnage des Innocens. 

i5. Du même cote entre les deux croisées, 
Bépréf ente Y Adoration des Mages. 

XVI. ^u dessous du susdit en bas reliefs, 
fuiiihe qui montre dans la ville de BettuKe la tétt 
qa' elle a tranchée à Olopherne. 

XVII. Deuxième tableau coloré entre les 



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'«4 

4:roisée€. Il téftéêtoie h fuite de la S. Famille «o 
Egypte. 

XTIII. Troisième tableau. Représente Jesut 
ràroavé pcr la très S. Vjerge et par S. Joseph dans 
le temple en interpellation avec les docteurs. 

XIX. Quatrième tableau. li^pi^sente Jésus 
transporté sur une haute monta^^e par Satan, qui 
lui montre la grandeur de T univers , et loi of^ 
fre tous les royaumes > à condition qu'il l'adore; 
mais le tentateur reste confus par la vue de Jésus, 
et désespéré se précipite dans les a by mes. 

XX. Ciuquieute tableau. Représente Je«tis qui 
fait Je premier de ses miracles en changeant l'eau 
en vin aux noces de Canaan. 

XXI. jiu dessus du dit en bas réliéjs. Repré- 
sente Moïse qui tend sa Verge à la mère; et l'ar- 
mée de Pharaon reste submersèe dans les eaux. 

XXII. Sixième tableau coloré. Réprésente la 
Samaritaine conduisant les citoyens à reconnaître 
Jésus ^ qui lui avait découvert $e$ fautes les plus 
càdices^ 

XXI II. Sixième tableau. Répésente Jésus qui 
dort dans la barque de Pierre» pendant qu'une 
grande tempête soulève la mère; les disciples effraies 
éveillent Jésus, qui fait cesser la tempête^ 

XXIV. Septième tableau. Représente Jésus qui 
delivie 1 obsédé et permet aux démons d'entrer 
dans le corps des couchons qui se précipitent dans 
la mér. 

XXV. j4u dessous du dit en bas reliefs. Ré- 
V présente Moïse dans le désert faisant jaillir par le 



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85 
moyen de ta baguette iet loarces d* eaa pour tarir 
la soif des Israélites. 

XXVI.. Huitième tableau coloré. Représente 
Jésus sur la montagne prêchante aux Apôtres^ et le 
peuple en admiration au pied de la montagne. 

XX Vil. Bas relief â la croisée. Rêpriésente le 
buisson enflamme, par oà Dieu parle à Moïse, et 
r élit pour délivrer son peuple de T esclavage. de 
TEgyple^ 

XXVlil. Neu^fieme tableau coloré. Repre'sente 
Jésus qui rësuscite le fils de la veuve de Maïm^ et le 
rend à sa mère. 

XXIX. Bas relief. Représente le songe de Ja- 
cob^ qui voit une échelle misterieuse sur la quelle 
montent et descendent les anges du Ciel. 

XXX. Dixième tableau chloré. Réprésente la 
Magdeleine dans la maison du pharisien^ qui pros- 
ternée aux pieds de Jésus les arrose de tt^.ASfpK^p^y^^:- 
et les assnie de ses cheveux. 

XXXI. ^oj relief. fiépréseBtei&* sacrifice ^,/:c 
Abraam. "^ \ ,^ ' 

XXXI I. Onzième tableau coloré. Représente 
la multiplication des pains pour rassasier te peuple. 

XXX iil. Au dessous en bas relief. Réprésente 
le sacrifice de Melchisedec qui offre du pain et du 
vin i Abraam et le bénit. 

XXXIV. Dernier tableau coloré. Représente 
te Repas que Jésus iït avec ses Apiôtres avant sa 
passion^ ou il institua le Sacrament de V Eucaristie. 

A peu de distance de S. Ambroise^ est le mona- 
itère et P église de S. Thérèse-^ celle ci de forme 

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tievagone est surmontée d^an petit dôme très réguliet 
et renferme quelques tableaux^ une S. Françoife die 
Fignali'^ une S. Thérèse de Curradi^ etc, 

Dans la rue Pietrapiana on trouve le Théâ^ 
Ire Alfieri ^ autrefois dit de 5te. Marie. Ce théâtre 
également desfîuc* aux représentations de Topera, 
et de la comédie, appartient à une Académie dite 
des Hisoluti, dont l'emblème est un Cheval tra- 
versant les flammes^ et la devise p'aloroso destrier 
passa e non cura. Ce théâtre rebâti» et agrandi 
tn i8a8 sous la direction de T architecte Vi, Victor 
Bellini,€st un des plu$ beaux de la ville. Les pein- 
tures ont été exécutées par MM. Giarré, Gianni, et 
Taliani. Ce fut dans cette dernière année qu'on j 
ajouta une salle de bai, et quelques autres piècoç 
conligues pour le jeu, pour le café etc. 



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'^ 






^1 



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07 
PORtE AlhJL CROCE 
( Fuâ de la Porte alla Croce ) 



volette porte ie U ville qui conduit 4ani la provio-^ 
ce du Caientino vient d' être rëcemnnent reparée 
et embellie. On apper^oft au denoutde Tare» du 
côté de U ville» une belle fresque de Michel Ghir* 
landaJQ. Le bureau iss employai des gabelles, le 
corps de garde , et les deux portiques latéraux â 
l'usage du publia, surtout des marchands de besti- 
aux » sont autant de constructions modernet. 

Dans la rue Ghibellina, vit-à^vis 4u palais 
Corsi 9 est la maison de JUickelamge. On y coo- 
ferve encore plusieurs de us ouvrages» et il y existe 
une galerie faite et enrichit de peintures ^ de seul- 
pturef et d'autres objets d'art par un descendant 
de ce grand homme. 

A mahi gauche y dans h même rue, est la mai- 
son occupa par le feu Docteur Ottaçiano Tar- 
gioni Tozzetti, professeur de Botai^ique d'agricul- 
ture et de matière médicale, où c^ voit une riche 
collection d'histoire naturelle commencée par son il- 
lustre père, Gioi^annif connu par plusieurs bons 
ouvrages tt surtout par un Voyage en Toscane. 



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68 

Stinche Fecchie. Cet ancien (édifice qui autre- 
fois pre'sentait un aspect sombre et désagréable, 
est situé dans une des plus belles et spacieuses rue» 
de Florence, c'est-à-dire, du Palagio. Le Gouver- 
nement soigneux de V embellissement de la Ville, 
s'avisa de transporter F Ergastule dans un bâti- 
ment prës des murs de la même , et d' arranger 
celui-ci pour des exercices plus convenables à la 
localité. En effet le Grand- Duc Leopold II. ajant 
approuvé par T arrêt du i5. Août i83i. la vente 
de ce bâtiment à Mess. Joachim Faldi , Cosme 
Canoyetti , Joseph Galletti et Michel Massai , oo 
a vu naître en suite dans la demeure de V hor- 
reur et du deuil, de beaux appartemens, dont 
trois ont été destines au plaisir et au divertissement 
du Public. Les quatre M. M. ci-devant d'après 
le dessin de M. François Leoni Ingénieutr Archi^ 
tecte du Bureau des R. R. Fabriques , et à T aide 
de plusieurs jeunes Architectes et de M- Louis Ma- 
netti, élevèrent les bâtiment suivans. Sur le ter- 
rain o\k existait le Lavoir nommé de S. Simon on 
a bâti une Ecurie qui peut contenir vingt quatre 
chevaux et un convenable logement pour TEcuyer et 
sa famille. Dans V intérieur, et tout-prés de l'Ecu- 
rie on a construit un édifice pour les exercices 
équestres, ou Manège, de la longueur de 60. bras- 
ses 3o. de largeur, et aS. de hauteur, qui reçoit 
la lumière par les vitres de deux grandes lanternes 
ouvertes dans le toit. Tout- prés de cet endroit on 
construit à présent dans le haut de la Fabrique 



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89 
ioariiée à TOceUfint^ tme SitÙespjftieine pour let 
AssembUet, et Académies vocales el iatlrumenulec 
de la société philarmooique Florentine. Dur .c6të die 
V Orieùt on formerar un Théâtre dioruc semblable 
a celui de V Établissement Goldoni, qu' ou appelle 
jirene. Enfin au ^ord, et à V Ouest donnant sur 
les rues du Palagio, et du petit Marché on à bâti 
des mai^ns décentes, ao dessous desquelles, plusie- 
urs boutiques^ en sorte que ces deux façides pré^ 
.seûtent iln aspect noble et agréable, tandis qu'elles 
ajoutent à ce lieu uœ beauté nouvelle^ dont il était 
dépourvu auparavant. 

Au coin de la rue Ghibellittu^ du côté d^s la- 
voirs publics est une fresque bien conservée de Gio* 
ifanni da S, Giovanni* 

Eglise de S. Simon, Au dessus de la porte est 
. Hiie lunette peinte par Nicodcme FerruQci. Des ta- 
bleaux qui décorent les chapelles, le martyire de S. 
Laitrent est de Jean Baptiste Fanniy T ancien ta- 
bleau de la Vierge est d' un auteur inconnu ; le S. 
Jérôme est d*Onorio Marinari^ le S. Bernard de 
FignaU\ le S. Nicolas de François Montelatici, 
surnommé Pecco bravo \ T Assomption ait Curra^ 
ài^ k S. François évanoui est de Fignali^ etc. Le 
Biaitre^-aniel eU en marbr« et orné d'un ciboire in- 
crusté de pierres dures exécuté par Cenniid. Les 
deuil statues de $. Simon et de S. Tadce sont d* 
Horace Mochi^ et les deux apôtres peints à fres- 
que an dessus de Tare du maître-autel sont de Fer^ 
rucci, etc. 

8* 



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90 

Palais du Prince Borghese. Ce magnifique 
palais qui appartenait autrefois à la famille Sahiàtiy 
vient d' être tout rëcëmment augmenta et rebâti sur 
; un nouveau plan, d'après le dessin et sous la dire- 
ction de r architecte M. Gaetano Baccani. Le rez 
de chaussée d'architecture rustique est surmonté de 
colonnes de pierre d'ordre ionique qui décorent 
la fapade. Le second étage est orné de plusieurs lu- 
nettes et d'une corniche d'ordre composite en mar- 
bre blanc qui couronne tout l'édifice. Du milieu 
de cette corniche s'élèvent des armoiries en mar- 
bre^ à côté des quelles sont représentés les deux 
fleuves Arno et Tibre, également en mat'bre et de 
grandeur colossale. Au dessus des deux niches de la 
façade sont deux dragons en relief. Deux renom- 
mées colossales occupent la lunette du milieu. Des 
couronnes de laurier et d'autres bas-rrliefs concou- 
rent encore à orner la façade. Dans l'une des deux 
cours de ce palais, est une fontaine décorée d'une 
statue colossale en marbre de la Vénus du Gapitoir. 
D'autres statues de marbre blanc et de cette espèce 
de marbre nommé Batdiglio^ en ornent les cours 
et r entrée. Les appartemens, quant à leur dispo- 
sition f à leur ameublement, aux peintures qû' on y 
voit, qui sont exécutées par les plus habiles pein- 
tres de Florence^ correspondent à la magnificence 
de ce vaste et somptueux hôtel achevé dans l'espa- 
ce de six mois. 



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^<^ 



I 






1 



1 



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9' 
LE BARGELLC^ 

OU PALAIS DÛ POTESTA' 

( Fûe des prisons publiques^} 



VJe palaii fut é]e\é en 1 2^0 par Àrnolphe dé 
Lapo ; on y trouve rëuiiit les bureaux du Fisc^ fe 
suprême Tribunal de Justiee, et les prisons. Sur 
paroi externe de la tour, existait une ancienne pein- 
ture de Giottino qui représentait le Duc d' Athènes 
et ses principaux adhérents condamnés à Y exil par 
la République. A côté de la porte, par ou on entre 
dans les bureaux du Fisc, est une laine de bronte 
incrustée dans un carreau de marbre blanc, dont \t% 
extrémités sont en acier, et qui a deux brasses de 
loBgneur qui correspondeftt k quatre anciens pieds 
de Itome^ du Captlole. C'est là la seule mesure li«- 
néaire connue et prescrite par la loi dans toute la 
Toscane, où anciennement chaque ville, bourg etc, 
avait KS. poids, ft ses mesures paiticuliéres. L'uiri* 



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formîtë des mesures en toscane est un bienfait d^oh^ 
ce pays est redevabie au Grand-Duc Lëopold I. 

Badia {Eglise et Courent de ). Cette abbaye 
ïiabîtëe par des religieux bénédictins est célèbre 
pour aroîf été fondée dans le X siècle, par le comte 
Huguéî , Marquis de Toscane , fils de la comtesse 
Villa, femme d'Albert Marquis de Spolete et fille 
du Mai^qurs Boniface. On y a fait à diverses ifepri 
<es,' plusieurs changemens et réparations importan- 
tes. Dans le vestibule de Téiglise est une chapelle 
bâtie par Benoit da Rovezzano et dédrée à S. 
Etienne dont le martyre est représenté dans un ta- 
bleau de Biliberti, L*égliseSih forme d'une croix 
grecquey et est ornée de piliers et de chapiteaux en 
pierre de taille d* un travail assez estimé. On doit y 
remarquer: les tombeaux de marbre de Giannozzo 
Pandolfini et de Bernard Giugni, par Mino dà 
Fiesole 5 un tableau d* Onorio Marinât i*^ une 
vodle peinte par Fincent Meucci, deux tableaux 
de Baptiste Naldini ^ un S. Bernard Ae fia Fi- 
lippo Lippiy \t beau mausolée du comte Hugues 4e 
Mino dn. Fiesole 'i k maître-autel surmonté d'une 
freique de Jean Ferretti\ dans le choear d'afutres 
iMéintures du même artiste 5 un S. Benoît par Cfir- 
radi ; hs sculptures des tribunes des orgues q^ir 
sont de Félix Gàinberai:^ une S. Cécile de Pierre 
Dandini , etc. Les luse^tea du cloître du premier 
Aage sont de divers artistes renommés; celle qui 
représente S. Benoit se jettant tout nu dans des épi- 
nes est de Bronzino. La statue du comte Hugues 
placée au milieu de la cour est de Raphaël Pc" 



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9^ 
irucci. Les pêintaret i fres'qae da rëfectoire sont 

de Jean Antoine SogiianL Les rttr^kus, Bëaëdr- 
ctins de Badia ont rendfa en divers temps de ser- 
vices signaFér à V état. On leur est redevable de hr 
conservation d'nn grand nombre de manuscrits; ils 
Ont dépensé des sommes imitoe nses pour encouragei* 
ft améliorer la cultiva tion des Maremmes et des 
Appenninsy et n'ont jamais cessé de s' occuper avec 
efficacité de F insti'nctiôn de la jednesse, 

Palazzo non Jinito, ce palais d'abord élevé 
d' après le dessin de Scamozzi et continué pav d' 
autres architectes, qui ne \t terminèrent jamais ap« 
J^ahient maintenant à l' état » et seit de résidence 
au Ministre de la police ( Prcsidenza del Bttan 
Goçerno). On y a aussi transféré la Chambre des' 
Cotnmuner et U direction der ponts"^ et chaussées 
d^e Y état. 

Palais Altoçiti, dans le Borgo degli jilbiz-r 
ai y fol construit aux frais de Baecio Valori. 
Suivant un tfsàgé iLt% anciens Grecs, la façade de 
ce palais est ornée des portraits de plusieurs gran- 
ds hommes Toscans. Florence en tout temps fécon- 
de en beaux génies, pourrait ainsi orner la plupart 
de ses rues; et payant un tribut de reconnaissance 
à leurs talent, allumer en même temps de nobles 
sentimens d'émulation et d'encouragement dans lé 
coeur de ses^ eiifants. 

S. Firenzél ou église et couvent di S. Filippo 
Neri. L'architecture de Y <%litc est de P. F. SU- 
mniy et celle de la façade de Ferdinàendà Bug^^* 
rig Dans V église qui n' a ^u' une seule nef^ oh voitf 



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|)itutieurf chapelles el les tal>Ieiii±j«WaBts: jûûeS. 
Françoise, de Pinzani\ une «lesoente de croix de 
Gherardiaif un Écce'komo de Jean Marie M<h 
randi ; tes dix mille martyrs crucifiés de Stradà* 
no'^ uoe S. Famille de Thomas Eedi; S. Philippe 
Nerf 9 de Gabbiani\isL Préséatatioki de la S. Vierge 
au temple^ iejean Ant. Pucci^ étc; le tableau du 
maître-autel est de Pugliescki, et l'a voûte est pein- 
te par Nicolas Lapi^ et ks deux statues placëei 
dans des niches sont de Fortini, La peinture du 
plafond de F église est dé Sagrestani et celle de 
la toile de Torgue de Soderini^ ti les bas-reliefsf 
qui servent d'ornement au temple, sont ii AnU 
Montauti et dé Gioi^acchiuo fortini, 

La fapade du couvent éti Padri Pilîppini éle- 
vée sur le même plan que celle de V église par Za* 
nobi del Rosso , en 1^72 , est ornée de deut re-^ 
^lommérs de Pompilio Ticciati. 

V oratoire élevé pas le même Architecte Zano- 
l>i del Rosso^ qui fait le coin del Borgo de* Greci, 
est intérieurement revêtu de stucs, et oflfre un grou-» 
pe d'anges de Domenico Rusca\ la voâte peinle 
par Giuliano traballesi, un S, Philippe de Cq- 
simo Ulivelli\ une Vierge Marie de Joseph Fab^ 
brini / trois tableaux de Gesualdo Ferri, etci. 

Sainte Marguerite!, est une ancienne église pa- 
roissiale , où r on voit : une invention de la Croi.^ 
par NicodemeFerrucei] une S. Marguerîtte.^/e j, 
B. Marmi\^vkt9kvXxt S. Marguerite de Giotto^en^ 
lourée de peintures par Gamberucci ; deux tableaux 
de Conti y et la voite pckite par Giovanni Peritd. 



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95 
5. Màrtino. Oràtoitè où s'atmoble one eon** 
grégation ihsiilaée par S* AiitODÎo, Arefaevèque df 
Florence, composée de la membres pris dan la nor 
blesse, Êonnoe sous la dénomination des Dodici 
Buqnqmini di S. Martlno. Ces 1:1 membres sont 
cbargés, sans percevoir aucun émolument, de re- 
c;evoir les aumônes et les legs pieux qu'pn leur fait, 
pour les distribuer aux misérables de toute condi- 
tion ; mais surtout k ceux d' une naissance distin- 
gOiée, sans qu'il leur soit permis d'acquérir ja- 
mais des biens fonds ou de fonder des rentes per-f 
pétuelles. 

Oratoire de S. Charles ^ confrérie des l^pm^ 
bards „ Cette église fut fondée en ia84^ et ayant 
été substituée à Y ancienbe parpj^se de S. Michel, 
que l'on venait a)ors d,e démolir > on lui donna le 
non^ itifieuop S, Michel, qu'elle changea en 1616. 
pour prendre celui de S. Charles Borromei , fstiro^ 
de la confrérie des artisans lombards, qui y furent 
dis lors îustallés fjkf ordre de Côme II. G*est k 
Arnolphe di Lapo, que la république confia V édi- 
fication de cette église, transformée en un simple 
aratoire, après avoir été cédée aux Lombards. L'ar- 
chitrave de la porte d'entrée est ornée des trois 
lettres 0. S. M. devise de anciens capitaines d^ 
Or^anmickele,qui en avaient le patronage. Le maî<* 
tre-autel, fondé en iS^ô en exécution du testament 
de Bindo de' Pelli y est orné d' un tableau de Ma- 
thieu Rosselliy qui représente la gloire dp S. Char^ 
les. La présentation de Jésus- Christ au temple fst 



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je tojet d' uo svperlie tableaa de Fabrice Boscht, 
place à gauche en entrant dans cette église, au det<^ 
sus de la porte de la quelle est un tableau de £uf- 
falmacco qui représente Jésus^Uirist mort, lequel 
/gisait jadis T ornement du maît re-aule}. 



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97 
OU SAN MICHELE 
(F'ue de la Collégiale di Or S. Michèle) 

L^ur r emplacement d' une ancienne église au voi- 
sinage de la quelle était un jardin, ( un' orto )> 
Arnolfo di LapOy construisit en 1284» une halle 
au blë, en forme de portique. Mais cet édifice ayant 
éié endommagé par un incendie, et la République 
voulant seconder l'inclioalion du peuple qui avait 
une grande vénération pour une Madonna mira- 
culeuse, peinte sur bois, et attachée à Tun des pi- 
liers du portique, fit bâtir cette église en l'H'] d'a- 
près un dessin de Giotto et sous la direction de 
Taddeo Gaddi ; et en i347, l'image de la Vier- 
ge, (lit placée dans un superbe tabernacle construit 
par André Orcagna, qui fut en même temps 
chargé de fermer les arcs du portique de la ma- 
niére, que nous le voyons aujourd'hui. Cette église 
isolée de toutes parts est ornée à l'extérieur de 
plusieurs statues en bronze et en marbre. La fa^ 
çadey offre un S. Eloy et un bas relief sculptés 
par Nanni d* Antonio di Banco ^ et les statuts 
en bronze de S. Etienne et de S. Mathieu de Lan-- 
vent Ghiberti; la face du côté septentrional pré- 
sente la statue de S. JLuc de Mino da Fiesole , 
quatre statues de saints dans une seule niche exé- 
cutées par Nanni d'Antonio di Banco ^ S. Phi- 
lippe du même sculpteur et S. Pierre de Donatello. 
Du coté de V Orienta V on voit les statues en 
bronze de S. Luc far Jean Bologne^ de S. Thomas 
par André Ferrocchio et de S. Jean Baptiste par 

9 



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98 
Ghiberti\ et du Coté du Sud cellet de S. Jean 
Evang^Iiste par Baccio da Montelupo j de S. 
Georges par Donatello , de S. Jacqaei par Nanni 
di Banco f et de S. Marc, par Donatello. Du 
reste y V architecture d' Or San Michèle corre- 
spond à la beauté de ces statues ; tout y porte Tem- 
preinte de la renaissance de l'art. Dis Tannée 1569^ 
les deux étages qui surmontent 1* église furent des- 
stinés par Cosme I. à servir d' Archives publia 
ques , où r on conserve les testaments , les acte? 
publics» les protocoltes des not aires ^ etc. On 7 en- 
tre par la rue Calimala ^ où T on trouve un esca- 
lier qui y communique moyennant une arcade qui 
traverse la rue, car comme nous V avo|ss dit l'é- 
glise est isolée et les archives restent ainsi à Ta- 
bri des incendies, et d'autres accidens. 

Dans V intérieur de V église^ on doit obser- 
ver. Un groupe en marbre de la S. Vierge avec 
r enfant Jésus de Simon da Fiftsole\ un autre 
groupe, d' un seul bloc de marbre, par François 
da S. Gallo; T image miraculeuse de la Vierge 
peinte par Ugolino de Sienne, placée dans un su- 
perbe tabernacle de marbre^ enrichi d' prnemens 
divers et de très-beaux bas reliefs, le tout exécuté 
par André Orcagna aidé de quelques autres artif- 
ice. Les fresques de Jacq, Landini^ rf' Angioh 
Gaddif de Lorenzo di Crédit de Sogliani, 
d' Andréa del Sarto, etc, qu' on y admirait au- 
trefûis , ont été couvertes de chaux en 1770 par un 
harbare ignorant qui n'épargna que celles de^ 
fillcrSf 



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RUE DE'PITTdRÏ, 

StUNOMMÉE DB ChVZkJQfht 
BAZAR 

( Fué du Bazar BuùnajutL ) 



Jb loreûcc, à rcxcœpïc d'autres Capitales, possède 
^assi matDteBant an Bazar ; c' est*à*dîre un édifice 
raabiplié> et dédié à la foiif à V agrément d'une aîma- 
Ble société, et à b eominodité de toutes les branches 
de commerce parfailement d*aécord avec son but prin- 
cipal, qu'on doit à la famille Bona>uti. 

L' Orient, tenu toujours pour le centre de Taîs- 
ance et du luxe, nous fournît le premier V idée et 
le nom de Bazar. Un assemblage de bputiques , 
propres à la vente des objets commercfeaux de l'es- 
l^ce ci-idesisus mentionnée; un point de réunion , 
comme par exemple un Café qui serve derendex- 
vous et de délassement aux concurrens ; et une place 
au milieu du bâtiment, qui invite à la circulation :feï- 
les sont les parties les plus importantes à la constru- 
tcion d'un Bazar. Ce fut en vérité une idée heureuse 
et analogue, que celle généralement reçue, de couvrit 
la plaeè d^ un toit formé en cristal, afin de la pré- 
server de r intempére de Y air , sans nous cacher 
le jour et la vue du ciel. 

La grande entrée du Bazar donne sur la rue 
dé' Pittori. Elle est ornée de deux colonnes d'or- 
dre jonique bâties sur le seuil, et qui supportent 
deux grifoQS. Cette entrée a une grille en léton, qui 



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10O 

«st mobile tans subir de roulement: un grand arc 
y remplace V architrave. 

Le passage principal est couvert d'une voûte 
royale avec dix boutiques rangées sur deux lignes. 
On parvient ensuite à un plus grand espace rectan- 
gulaire^ où Ton trouve d' abord à droite et à gau- 
che deux petites entrées qui mènent aux rues appo- 
sées det Corso et dei Tavolini , par k mojen de 
deux corridors très propres et couverts de cristaux 
avec des lanternes de fer. Aux deux côtés de Tin* 
terîeur du Bazar , se trouvent aussi deux autres 
rangs de boutiques, entre lesquelles on a placé dans 
des niches quelques statues représentant des^ célèbres 
artistes, dont la vue nous inspire de nobles souvenirs. 

Sur deux points rapprochés des petites entrées 
s'élèvent deux escaliers d'une belle architecture, qui 
montent d' abord en ligne directe des boutiques de 
l'Atrium, et paralellement à celles de la place, en 
tournant ensuite, et prenant la forme d' un fer de 
cheval. Deux sphynx sur des bases ovales occupent 
l'espace dessiné par les escaliers tournants. Ceux-ci 
conduisent à une balconade qui parcourt les troii; 
ailes du périmètre, ayant d' un côté, ainsi que les 
escaliers^ des barreau de léton ^ et de T autre une 
nouvelle rangée de boutiques. Des arabesques à la 
Raphaël avec des couleurs variées et bizarres , or- 
nent le mûr intermédiaire des boutiques au second 
étage. Une peinture dans le même genre, représen- 
tant r emblème Toscan entouré des génies de la 
Paix^ du Commerce et des Arts^ orne la façade du 
grand arc^ donnant sur la place interieure^^ 



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^^ 






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1^1 



PALAZZO VECCHiO 

(Fùe de là Place du Grand-Duc } 



c. 



ke palais , V httel de vilte de Florence ; fut 
élevë en 1 298 par ordre de la Seigneurie à' après le 
dessin et sons la direction d' Arnoljo di Lapo, qui 
ne put donner une forme régulière à l' édifice^ par- 
ceque le peuple ne Voulut jamais permettre qu' il 
s'ëtendit sur l'emplaftement où était skuëe la maison 
de la famille Uberti qui avait été détruite de fond 
en comblé par le parti Guelfe* ( La douane corres- 
pond à cet emplacement }. Ge palais réparé et agran- 
di à diverses époques y fut terminé en 1 35o par 
Georges Fasari, et subit ensuite plusieurs répara- 
tions importantes. Son extérieur est tout en pierres 
de taille. Deux statues colossales de marbre sont 
placées à côté de la porte d'entrée; Tune représente 
Hercule assommant Cacus de Baccio Bandinelliy 
et r autre le jeune Da^id de Jâichtlange\ les deux 
termes, sous la forme de statues^ sont de Bandinelli 
et de Vincent Hossi. A main droite de la porte, 

9* 



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TOI 

vis-à-vis le corps de garde y se voyait une sorte de 
tribune (Ringbiera) d'où les magistrats, au temp» 
de la République , venaient haranguer le peuple. 
Le lion situe au bas de F escalier du côt^ de la fon- 
taiue, est de Donatello. Au dessous des crëuaux qui 
couronnent le faite du palais , sont plusieurs armoi- 
ries de la République peintes à fresque. La tour du 
palais vieux a plus de a86 pieds de hauteur, la 
grosse cloche qui y est placée de manière qu* un 
seul homme puisse la sonner, pèse 1 7^000 livres de 
Toscane ( de 1 2 onces ). L' horloge fut construite 
en i352 par Nicole di Bernardo da S, Frediu" 
nOf munie en 1 167 d' un cadran , lequel fi|t perfe- 
ctionné en 16&9 par Bàlatri qu inventa V ingé-* 
nieox méohanisme roojeonant le quel, à F aide d' une 
lumière, on distingue, comme à travers un transpa- 
rent , les heures au milte« des ténèbres. On trouv» 
d' abord , ea entrant dans te palais, une petite cour 
entourée d'un portique soutenu par neuf cotonnes^ 
d'architecture lombarde. Au milieu de cette Qour 
est une fontaine ornée d' on petit «nfant de bronze 
de yerrocchio^ qui pose sur un basstn de porphire. 
A l'époque des noces de Ferdinand , on Torna de 
stucs dorés et de plusieurs peintures, parmi lesquf (- 
les on observe des vues de quelques villes d' Aile, 
magne; ces peintures étaient fort détériorées, krsqu' 
elles furent réparées en 18 ta, par Messieurs CaUi- 
ni y et Cecconi. Marinelli repara les stucs: tout 
cela fut exécuté sous la direction de M. Joseph del 
Rosso. Le groupe qu' on voit sous ce portique est de 
Finctnt Bossi. -Avk premier étage est la grande 



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î6S 
salle dite dtu cOb#éII l^âtie en i^gS par le Cronacà 
aux instances dur père Sas^onarola pour y assem- 
bler le grand conseil qui devait être compose de 
loeo citoyens. Ce salon a plus de i6i pieds de lon- 
gueur et plus ée 66 de largeur. Le plafond est foN 
tsïé de 3^4 tableaux rapportas, enrichis de sculptures' 
et d'ornements dorësy tpxi représentent les pincipa- 
m. exploits des Florentins et des Mëdicis; ils sont 
tous peints à Thuile par Fasari, Les deux muraiU 
Tes tongttudinales offrent des fresques chr même 
artiste; Tune retrace la journée de Marciano et fô 
guerre de Sienne; et V autre b guerre de Pise, Qua- 
tre tableaux sont places yers les angles : \t% douze 
ambassadeurs, toirs florent'mjf, envoyés eh iSoo psrf 
diverses puissances d' Italie à Boniface Vill^ est de 
Ligozzi -^ Cosme I , élu Duc de Florence à lâge d« 
r8 ans par les Sénateurs, est de Cigo/i / Cosrnt s'é 
revêtant de l'Iiabit de Tordre mHit^ire de S. Etienne 
est de PasMgnano } et te couronnement de ce 
Grand-Duc par le Pape Pie V > est de Ligozzi, Par- 
mi les statues quf décorent ce salon on doit remar^ 
quer: Cosmè père de fa patrie de Bandinclli i Her- 
cule étouffant Antée , et Heficule tuant un centaure ^^ 
de Finœnt Roséij la vertu opprimant le vice de 
Jean Bologne^ Hercule assommant Cacus, de F. 
Mossi y' Adam et Eve, de Bandinelli ; Hercule jet- 
tant Diemède sous les pieds des chevaux et Bercufe 
chargé du sairgtier A' Erimanthe, de F. Bossi ,- une 
Victoire, non finie, de Miclielange; Hercule vain- 
queur d*Hippolite reine des Amazones, de Rûssi ; ci 
Jean de Médieîs surnommé V invincible par Bati'» 



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t*o4 

âlnellly et qoalrc statues, sftiicfes dans' des nicfiei^' 
(|ai prôvienneot de ia Filla Médicis à Rome. 
Après avôif monté les marches qui sont au fond du 
^alon^ on rencontre une statue de Cosme 1, un grou- 
pe qui réprésenté Chôment Vil couronnant Charles 
y agenouillé aux piedn du Pontife ^ la statue de 
Léon X, celle de Jean de Médicis et celle du Duc 
Alexandre , ouvragés de Bandinelli. De dette im- 
mense pièce on doit passer dani^ les appartemeas 
de ce palais, oi!h on verra de très belles peintures à 
fresque de Vasari et it it% élèves. Dans la salle 
dite de F audience sont des peintures de François 
Sahîati ; les plafondr du quartier habité par la 
grande Duchesse Eléonore sont peints à l' huile par 
StradanOy les fresques de lar chapelle sont de Ro^ 
dolfo Ghirlandajoy été. 

Il Patazzo Pecckio sert Je réîsidence aux $c- 
crétaireries d'état, de la guerre, et des finances; k 
h direction gèmérale des douanes, etc. 

Un long corridoi^ érablit une communication 
(*nlre ce palais et celui de' Pittk 

Piazza del Granduca. Cvtte place mérite de 
fixer F attention' particulière de tous les amateurs 
des beaux arts. L'objet le plus imposant qui se pr<^- 
9rntd*aboid aux regards de F observateur est /a 
loggia dite des Lanzi des lansquenets qui for- 
maient autrefois la garde du palais. Ce magnifique 
portique fut construit en i355 par Orcagna jiO\xT 
Servir, dans certaines occasions, à F usage des n^a- 
gistrats de la République. Des trois superbes sta- 
tues placées sous sel ares extérieurs, ta première en* 



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hf6ùi!e Tépr^ttkfûnt Judith' coûpànf la fêle à Hoîo^ 
pherne est dé Donatéllo ; Pérsde tenant d'nne main 
ha tête sang^abte de Mëduse dont té trône matilé 
est plàc^ sous^ sres pfi^ds, passe peut le chef d' oeuvré 
de Béiwenuto Cellini ; et T enlèvement dès Sabi- 
nes, d' un Seul bloc de marbre , est ^e Jean Bolo^ 
gne. Les deux lions qn'f car décorent V entrée, et lek 
six prêtresises Ott^ vestales qu'on y voit'^ proviennent 
de la tailla Médicis, La grande Jont aine fut ëto- 
Vëe en i563 par Bartolommeo jfmmannati; la 
statue colossale de Neptune qui en occupe le milieu 
est haute.dè 17 pieds 1 1 pouces. Les divinités ma- 
rines et les satyres en bronze situés autour du va-" 
ste bassin polfgone de cette fontaine sont d' un er- 
eellent travail. La statue équestre de Cosme I , 
est de Jean Bvlogne ; le cheval est admirable et' 
semble fier de la noble charge qu'il portej et le' 
prince, avec un air plein de grâces et de majesté,* 
parait adresser là parole à son peuple. 

Le palais Uguccivni ai été bâti sur un superbe 
dessin d'auteur inconnu. 

Direction générale des postes » La poste aux 
ettres et k ditection générale sont établies dans 
ce local. Les Italiens et les Français prétendent être 
ks inventeurs de la poste aux lettres, dont l'origine 
remonte jusqu'à la moitié du XVL siéch. La civi- 
lisation générale des nations, la paix, et l'inven- 
tion des voitures, contribuèrent plus que toute autre 
chose à fonder un pareil établissement, incondu aut 
anciens, qui se servaient pour le transport de leurs 
lettres^ d'hommes appelés cai^allari, tabellariy^ei* 



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iferedarifjlia^éi à certainet diataocetf qu'Us par- 
èouraient avec une vïtefsc mrpr^nanfef comme ise 
pratiqoe encore à la Chine. Dans la façade de ce 
bâtiment, on remarque uû toit dit des Pisdns, par^ 
Ce qui' il fut construit par les pri^sonniérs^ que les 
Florentins firent le 28 juillet i364 à F occasion de 
la yictoire remportée sur les armées de Pise, ville 
qui a été pour les Florentins^ ce que Carlhage fut 
^di^ pour les Romains?. 



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fOf 

GMOTFIZI 

{ Fufi dcgli Vffizi ) 



\jit sop^rbe éiî&ct conmeDcë en t56r , sous \t 
r2gne de Cosme l, d'après le dessin de Georges 
Vasarii er termine après Ift mùft de ciet artiste, par 
Tarcbitecte Alphonse Parigi, est composé de trois 
ailes en forme de portiques, qui entourent une pe- 
tite place carrée. Les piliers et les colonnes qui 
en font partie, sont en pierre de taille^ d' ordre do- 
rique, surmontées de corniches et enrichies de di- 
vers ornemens. Les niches pratiquées dans les pi- 
liers étaient destinées aux statues des grands hom- 
mes Florentins, Au dessous de la voûte, qui est du 
côté de la rue Lambertesca, est une porte élégante 
construite par Bern. Bi^ontalenti^ surmontée d'un 
buste en marbre du Grand-Duc François 1. sculpté 
par Jean deW Opéra. La Zecce^ ( la monnaie ) 
occupe le rez-de-chaussée compris entre le portique 
des Lanzi et la voût^ dont nous venons de parler*; 
pn 7 bat des monnaies d' or, d'argent et de cuivre 



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«o8 

^ur le compte du Souverain et d' autres particu- 
liers. Un peu plus loin> sous les portiques, on trou- 
ve plusieurs portes qui donnent entrée a divers tri- 
bunaux, archives, etc. La façade degli Vffizi^ du 
•ôté de la rivière, est ornée 4' une statue en mar- 
bre de Cosme 1 faite par iean Bologne^ placée 
entre r équité et la rigueur personnifiéfs par Fin- 
cfinzio Daiiii. 

Bibliothèque Magliabechiana. Cette biblio^ 
thèque, dont T entrée est sous gli Uffizi lunghi, 
fondée par le célèbre littérateur jéntoine MagliU' 
bechî, augmentée par le chevalier François Mar- 
mi, a été ouverte au public et enrichie par TEm- 
pereur FraMfois I., et par le Grand-Duc Léopold I 
qui y réunit la biblioteque Mediceo-Lotaringea 
de son palais. Elle vient encore tout récemment 
d' être pourvue de nouveaux livres et de manuscrits 
par le Grand-Duc Ferdinand III ^ lequel remit en 
vjgueur la loi qui enjoint aux imprimeurs d'y dé- 
poser un exemplaire des ouvrages qui sortent de 
leurs presses. Cette bibliothèque est ouverte tous 
les jours, à l' exception des jours de fête. 



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^/JyiJ^^éZ àeC iXé «>é? . ^^^^^^^^ €U «y^>»v;^^ 



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GALERIE 

IMPERIALE ET ROYALE 

DB 

FLORENCE 



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GALERIE 



/ 



IMPERIALE ET ROYALE 



DE 



FLORENCE 



Jua Galerie impÀlale et royale de Florence est 
c^IètNre dans tonte V Evrape. Elle est la plus belle, 
comme la plus riche collection en lait de nonumens 
des arts^ tant de ceui qui faisaient l'admiration des 
anciens^ qoe des arts après leur reoduahce. 

Fondateurs et Mécènes. 

La famille des Medicis ayant fait une fortune 
immense dans le commerce dn levant, ëtait parve- 
nue à avoir un ^at » et un crédit qui allait de pair 
avec celui des Souverains de son siècle. Ce sont les 
Mëdicis qui les premiers ouvrirent les yeux sur les 
beautés des ouvrages des anciens artistes; ils réuni* 
rent tout ce qu' on connaissait de plus précieux de 
leur temps. Le résultat de leurs soins , et de leurs 
recherches constitue aujourd'hui la partie principale 
de ce vaste ensemble qu* on appelle la Galerie de 



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119 

Florence, que les augaites Princes de la Maison 
d'Autriche ont, depuis les Medicis^ si embellie, et 
si augmentée avec tant d* ouvrages, et de nouvelles 
acquisitions. 

Corne f père de la Patrie^ s'occupa au milieu du 
quinzième siècle d'embellir la ville, en élevant des 
e'difices somptueux, en ornant ses beaux palais de 
tout ce qu' il y avait alors de plus rare en scul- 
pture ancienne. 

Laurent i qu' on surnomme le Magnifique, en- 
couragea, par $t$ libéralités, l'art de graver en pier- 
res dures , ainsi qu' un nouveau genre de travail en 
pierres fines qui surpasse beaucoup les mosaïques en 
difficulté, et en richesse. Il forma une superbe col- 
Irction de médailles anciennes. 11 fut le Mécène de 
presque tous les artistes; il aima Michelange qui 
commença sa carrière dans la sculpture par cette bi- 
zarre tête de Faune (Voyez la Salle des Inscriptions)^ 
ouvrage par lequel les plus grands maîtres pour- 
raient se glorifier d'achever la leur. Après que Lau^ 
rent, ce grand homme qui a si bien exercé la plume 
de RoscoCf eut rassembh^ ea assez grand nombre les 
statues, les bas-reliefs antiques, et les tableaux des 
meilleurs maîtres , il établit une école de peinture ^ 
et de sculpture , qui donna naissance à la célèbre 
école de Floreâoe, qui se distingua d'une manière 
éclatante d' après l'étude de T antique y et s4irtout 
de la nature» 

Pierre son fils, élève de PoUtieny était fort 
instruit: il aurait sans doute suivi l'exemple de son 
père; mais il fat chassé de sa patrie en i494*^ ^ 



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ii3 
^ae ses ancêtres avaient recaeilli fut vendu à l' en- 
chère, et disperse: cependant le goût pour les arts 
ne fut pas éteint pour cela dans cette famille* Elle 
ramassa en i5ia. tout ce qu'il fut possible de re« 
trouver. Alexandre fut déclaré en i53o. premier 
duc de Florence; on sait bien quel fut son sort. 

Côme /. lui succéda en i537. ^^ ^"^ '"' V^^^ 
voulant réunir dans le même local les différentes 
branches de la magistrature, fit élever en 1 564-9 par 
Georges Fasari , peintre , architecte et historien , 
an des plus beaux édifices qui existe peut-être, en 
Italie, celui de la Galerie d' aujourd* hui. 

François 7. qui succéda à t7d/n^, employa Ber^ 
nard Buontalenti fOUt bâtir la tribune , cabinet 
dont les connaisseurs n'approchent qu'avec une 
^rte de recueillement, et peut-être d'adoration. 

Monté sur le trône de Toscane Ferdinand L 
fit d' abord transporter dans la Galerie une grande 
partie des curiosités qu' il avait rasKmblées lors de 
son séjour à Rome. 

Côme IL son fils, mourut jeune: mail Ferdi^ 
nand IL fondateur de F Académie du Cimento^ plus 
lié encore par une amitié raison uée que par ta natu- 
re, avec le cardinal Lèopold son frère, suivit entiè- 
rement son godt i et fut son émule dans la recher- 
che des chefs-d'œuvre de F art .' amateur instruit 
des beaux-arts, il tâcha d'acquérir sans épargne, 
même avec générosité, à Boulogne , à Rome, et jus- 
que dans l'ancienne Mauritanie ^ tout ce qu'il y 
pouvait obtenir en fait de beaux monumens, soit 
en peintare^ soit en sculpture, soit en inscriptiont 

lO* 



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n4 
etc.; ce fat lai qui acheta V Hermaphrodite, la helle 
tête qu* oa croyait celle de Cicéron , V Idole en 
•bronze, regardée comme le plus beau des ouvrages 
anciens en métal , et le tableau de Titien connu 
sous le nom de Vénus de Titien, chefs -d'oeuvre 
dans leur genre. Il mourut en 1670. 

Corne lit. son fils, sentit assez tôt combien une 
si riche collection relevait T éclat de sa famille; il 
n'oublia rien pour V augmenter. Il commença par y 
faire placer tout ce qu' il avait hérité des Ducs 
d' Urbîn, de la maison de la Rovere, dont Ferdi- 
nand IL avait épousé l' héritière , et les curîosi« 
tés innombrables que le cardinal Léopold conser- 
vait dans le palais Pitti ; le buste colossal d' Anti- 
nous, Susanne, tableau du Z^ommi^m/i , dont le 
même grand duc fit depuis présent à V Electeur 
Palatin , etc. Parmi les hommes célèbres qui fleuri- 
rent en ces temps à Florence, on compte Maga^ 
loftif physicien; Bellini grand anatomiste; Fwia- 
ni mathématicien; Redi qui fit une révolution heu- 
reuse dans la médecine , et qui sut si bien interroger 
la nature ; le sénateur Filicaja, qui chanta souvent 
en italien comme Pindare avait chanté en grec \ 
Micheli, le Limnée de son temps; le Cardinal 
J}foris 9 qui , à V aide d' une médaille , fouilla dans 
r antiquité la plus reculée , et sut fixer des époques 
trés-intéressantes ; Magliabechi 9 qui savait tout 9 
grâce à son étonnante mémoire ^ etc. Tous ces hom- 
mes illustres, qui parurent à la fois, devinrent 
r honneur du règne de leur Souverain , et créèrent 
la gloire littéraire de leur patrie. 



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u5 
Jean Gaston^ qui eut la douleur de voir, de 
son vivant , les Princes de I' Europe se disputer si 
succession , déposa ddûs la Galerie une collection 
de plus de 3oo. pierres précieuses , admirablement 
l>ien gravées. Ce fut aussi sous ses auspices , que 
plusieurs gentilshommes florentins se proposèrent de 
publier les pièces les plus remarquables de F anti- 
quité en tout genre qu'on gardait dans les riches 
cabinets de leur pays > et surtout dans la Galerie 
Royale. Ce projet vaste et hardi, monument heu* 
renz du génie de la noblesse florentine, fut exécuté 
avec la magnificence qu'on pouvait souhaiter. L'ou- 
vrage fut achevé en 1762. avec une nouvelle dédi- 
cace à r Empereur François /. Tout le monde con- 
nait l'ouvrage intitulé Muséum Florentinum, 

François L de la maison de Lorraine y grand 
prince et citoyen vertueux, sut respecter la Tosca- 
ne , qu' il ne voulut point priver d' un si précieux 
trésor pour se procurer à lui-même la satisfaction 
d'en jouir. 11 fit même des lois pour conserver à la 
Galerie ses richesses. Il acheta des médailles et des 
bronzes de plusieurs espèces , mais tous de la der-» 
nière rareté, que Charles Stendardi avait apportés 
d'Alger en 17&3. D'autres médailles furent trouvées 
à San Miniato al Tedesco, toutes consulaires, 
parmi lesquelles, Antoine Cocchi, Conservateur 
du cabinet des médailles, en choisit BÛlLe des plus 
précieuses. 

Le feu prit le la. août 176). dans le bâtiment 
de la Gakrie. Si elle avait été détruite la perte au- 



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fi6 
raik été irréparable, maïs heureasement le doiomage 
se réduisit à peu de chose. ^ 

L'avéaemeDt du Grand-Duc Pierre Léopold 
an trône, en 1765., fixa une nouvelle époque d' é- 
clat pour la Galerie, Il commençia par acbeter la col-^ 
lection des portraits des peintres qui était chez V ab** 
bé Pazziy graveur florentin: c'est une suite de la 
première collection 9 quoique moins belle; c'est 
aussi par son ordre que la Galerie fut enrichie des 
statues de Miobé, de la Vénus qui sort de la mer^ 
du petit Apollon 9 modèle peut-être unique d'une 
jeunesse florissante; de l'Endimion, et de la Sibylle 
Samienne^ deux tableaux charmans du Guerchin: 
du festin de Baltazar, de Martinelli\ du massacre 
des InnocenSy par Daniel de Yolterre; de la Pré- 
sentation au Temple (à présent à Vienne ),pa=r frère 
Bartheleini de St. Marc; du célèbre Jésus mort ^ 
qui était à Lu^o ( maintenant dans la riche colle- 
ction du palais Pitti ) à^ André del Sarto\ de Str 
Ives> du Cfiimenti, dit l'Empoli; du grand tableacr 
qui était à Arezzo, par le Baroche , etc. des colle- 
ctions étrusques appartenantes aux familles Gai" 
luzzi et Bucelli , et d' une quantité prodigieuse 
de médailles et d' autres morceaux très-intéressans. 
II fit plus: après avoir séparé les intérêts de 1 État 
et de la Couronne de son patrimoine personnel, il 
fit présent de la Galerie à la nation, en la décla- 
rant uûe propriété de V état. 

On conservait dans la Galerie , selon le godt du 
tempsi plttskurs baj^aietles de pe» de mérite , com- 



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117 
me des armes y des armures y des ouvrages au tour 
ctt, Léopold les fit ôter pour faire place aux chefs- 
d* oeuvre dout il voulait T enrichir. 

L'époque heureuse et à jamais mémorable du 
retour de S. A. I. et R. F auguste Ferdinand IIl.^ 
duquel tous st% sujets déplorent toujours di vivement 
la perte , a rendu à la Galerie son plus bel orne^ 
ment 9 la fameuse Vénus des Médicis, Le Souverain 
fit en outre une infinité d'acquisitions en matière 
de beaux arts, sans compter les embellissemens et 
améliorations que sous son régne on a fait à la 
Galerie avec une magnificence vraiment royale, 
pour readre ce recueil plus riche ^ et plus complet. 

Son auguste fils, le Grand-Duc Léopold IL hé- 
ritier de son trône ^ et de %t% vertus, a déjà, en pe« 
de temps; considérablement augmenté Téclatdecet 
Etablissement si important. On a construit de noiK 
veaux Cabinets; d'autres on été presque renouvel- 
les, et la Galerie a été enrichie de différens mon»> 
mens en marbres anciens, et modernes^ de médail- 
les et de monnoies, d' line collection choisie de 
monumens égyptiens, et d' une série très-intéres- 
sante d'environ 8oo. vases étrusques retrouvés ri 
n'y a pas long temps dans le territoire de Chiusi^ 
et de plusieurs autres monumens de la plus grande 
importance. 

Ce grand Emporixim des arts fut d' abord confié 
par François I. au custode Sebastiano Biancbi qui 
était chargé de le surveiller, et d'en permettre b 
vue au Public. Le célèbre Antoine Cocchi lui suc- 
céda, et à ^elui-ci Baimond son fils, avec le titr« 



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ii8 
de co^ode Antiquaire. Le chafi^ne Qaerci vint 
eosoite, et après lui, le directeur Pelli, sous ia 
direction duquel furent faites les rd formes et ad-^ 
ditions de Léopold^dans ce bel ëtablissement. 

Le chev. Puccinii qui lui succëda, donna une 
nouvelle disposition. Après avoir fait transporter 
en Sicile 9 sur la frëgate auglaise, h Flore 9 de 54» 
canons 9 capitaine Georges Luden^dans le mois d'o- 
ctobre 1800.9 *cpt statucfs du premier ordre » avec 
plusieurs bustes^ et quatre-vingts tableauit choisis» 
il revint dans le mois de février x8o3. à Florence» 
.sur la frégate espagnole» la Vengeance, capitaine 
-D. Joseph Câlderon» avec les chefs-d'œuvre qu'il 
avait empqrtés et qu^ on plaça dans l' ordre dans 
lequel on les voit» à peu^près» actuellement. M. 
Puccini étant décédé le mois de mars 181 1. Son 
£xc. Mons. le sénateur Jean degli Atessandri» pré- 
sident de r Académie des beaux Arts fut nommé 
pour son successeur; ce très-digne personnage étant 
mort en 1828. Mr. le chevalier commandeur An- 
toine Ramirez de Montalvo» lui succéda dans les 
deux postes importans de président de l'académie 
des beaux arts » et de directeur de la Galerie; il en 
était bien dif ne pour T instruction et V intelligen- 
ce qu* il avait depuis long temps déployées dans la 
place de sous-directeur de la susdite galerie. 



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"9 

auteurs tjui ont publié des écrits 
sur ta Galerie. 

La descriptioD gënérale de cette Galerie fut com- 
mencée en 1732., sous le titre de Muséum Flo^ 
rentinumy et publiëe par le sénateur fiuonarroti: 
il y a ddjà dix vol. in fol., dont a. pour les pier- 
res gravées et camées; i. avec 79, statues; 3. 
avec 337. médailles; 4- dvec Sso. portraits des 
peintres; le dernier parut et i76i^Orsini fit gra« 
ver les plafonds en un volume^ dont Manni donna 
la description. 

Mais il y a des descriptions particulières qui 
ont précédé et suivi ce grand ouvrage, ainsi que 
des catalogues qui ont V avantage d'être moins vo-* 
lumineux et qui par conséquent sont plus commo- 
des pour les voyageurs. 

11 n'y a presqu' aucun voyageur en Italie qui 
n'ait parlé de la Galerie de Floretice. ll&nt voir 
surtout l'ouvrage du Comte de Stolberg, publié à 
Konigsberg et à Léipsic en 1794* sous le titre: 
JReise in Deutschland ^ der SchweitZy Italien 9 
und Sicilien: parce qu'il fait un paralUle intéres- 
sant entr« les tableaux qu'oor voyait ai» palais Pit* 
ti, et «eux de la Galerie. 

Pierre Fitton et Canelli dennirent «ne exacte 
description des médailles. Le cardinal Moris les il- 
lustra aussi j en y portant les connaissances qu'on 
voit dans son ouvrage sur les époques Sira Macé- 
doniennes. On peut considérer comme une descri* 



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ption des mêmes médailles de la galerie de Floren^ 
ce 9 le travail que Mezzabarba fit sur les ëcrits 
d'Adolphe Occone, de Vaillant, et de Bampurius 

Eckel, Martin, Cinrllî , Aroaduzzi , Borghini 
Caylus, Moicelli, Passeri, Corsini , Gotlifredi, 
Mâffei, AlgaroUi, Poggiai, Basselii, Bocchi, Cham- 
miilard, Codin, Addisson , Wolkmaon^ Falconet, 
Vandolo, Lomazzo, Swinton, Coyre, Lafrerî, d'An- 
carvilie, Laslri, Denina, Goethe, et Mongersdea 
en t8f I. à Léipsîc, soot autant d'écrivains qu'on 
doit ranger parmi ceux qui ont eu quelque part à 
des descriptions partielles de quelques morceaux de 
la galerie. Plusieurs autres Savans et Amateurs ont 
depuis publia des écrits sur cette Galerie. 

Le Prëviôt Gori, dans son Recueil d* Inscris 
ptions Toscanes y et dans la continuation du Mu* 
sée Etrusque y publia en 1736. a décrit plusieurs 
objets qui se conservent dans la Galerie, ainsi que 
Dempster, dans sou Etruria Eegali» 

Quant aux catalogues, Sebastien Bianchi, cu- 
stode de la Galerie fut le premier qui donna un dé- 
tail des objets précieux qu' on lui avait confiés. 

Zacchiroli en publia une description en fran- 
çais et les matériaux en paraissent tirés des ouvra- 
ges de Pelli et de Lanzi. Deux réimpressions furent 
faites ensuite, à Florence et Arezzo, avec plusieurs 
additions , et sans les épigrammes , que Zacchiroli 
avait de temps en temps ajoutées aux difiérents 
objets qu' il décrivait. Outre les catalogues et les 
descriptions qu'on en a en anglais, en suédois, 
etc. il 7 en a une en italien, qui fut réimpriméft 



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lit 
troif ((Âtf avec des additions et des corrections rë- 
latives aox changemens qu'on avait introduits dans 
la disposition et dans i' ordre des objets. Lalande en 
avait dëjà donne une description eo français , dans 
ses voyages: ce qui avait été fait paiement par 
d^ antres voyageurs. L'abbë Richard en donna une 
aussi dans le troisième tome de sts voyages; mais 
on n« les trouve pas sëpardes. Bernooillis^ en co- 
piant à peu-près Lalande^ en a donne une en allé* 
nand. Les Anglais en ont beaucoup , plus ou moins 
bien faites, depuis Addissouy Tbomas, Henri, )u« 
squ' à Mademoiselle Stark , qai en a publiée dans 
ses voyages en 1 798. Depuis cette époque plusieurs 
autres voyageurs ont pubKé des écrits sur la Ga* 
lerie. 

Le docteur Coccbi, qui était Conservateur de 
cet établissement^ publia , entr' autres choses, un 
manuscrit en cire de Philippe le Bel. Le prélat 
Fabbroni , une dissertation sur le groupe de la fa- 
mille de Miobé, avec des planches. L'abbé Bracci 
la gravure, et la description d'un bouclier ( C est 
un CUpeo votivo ) dans ses ouvrages. 

Le directeur Pelli publia: Saggio Jstorico de 
la Galerie, ouvrage rempli de recherches intéressan* 
tes. Il a encore rédigé un grand catalogue très-dé- 
taillé des médailles, et pierres gravées, lequel, en 17* 
volumes in folio, se conserve dans les archives de 
cet établissement. 

Le célèbre Lanzi, donna une description de la 
Galerie, qui parut d'abord dans le Jeurual de Pise 
et dont Lalande profita. On doit considérer comme 



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113 

des descriptions partielles de la Galerie , les ouvra* 
ges que ce grand homme publia ensuite , c' est-à-. 
dire Essai sur ta langue étrusque; V Histoire 
de la peinture: des Dissertations sur les cases 
etc. 

Mr. Taby chev. Zannoni Antiquaire royaf, 
son successeur 9 publia plusieurs savantes illustra- 
tions sur les monumens de la Galerie. Ce Savant 
continua à illustrer et à publier avec une ardeur 
extraordinaire, et le plus grand succès y les diffé- 
rents monumens qui étaient confies à ses soins ju* 
squ*à sa mort qui eut lieu le id. août i832. Ce 
fut une perte presque irréparable attendu les qua« 
lités éminentes dont T illustre défunt était orné. 

En 1812. Molini, Landi, et G. commencèrent 
i imprimer avec leurs presses , la Galerie de Flo- 
rence, illustrée par le susdit chev. Zannoni, Mr. 
le chev. commandeur Montalvi aujourd' hui dire-» 
eteur delà Galerie, et par d'autres employés dans 
la même Galerie. Cet ouvrage , qui embrasse toutes 
les classes des monumens qui composent notre mu«. 
séum, peintures, marbres, bronzes, camées etc. est 
orné avec discernement de belles planches en cui- 
vre, qui représentent fidèlement chaque monument 
gravé au trait. Le public en a déjà vu paraître au 
)0ur treize volumes, écrits avec beaucoup de juge-^ 
nent^ de critique, et d'érudition, et on a applaudi 
i un travail sorti de plumes non mercenaires, mais 
uniquement animées par la gloire et le zèle de TÉ- 
tabnssement et du prince qu'ils servent. 

Ceux qui vont voir la Galerie aiment à avoir 



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123 

an guide qui leur indique ce quMl y a de remar. 
quaUe. Ce n'est donc pat une description minu- 
tieuse et dëtaill^e^ mais une indication^ qu'on a 
entreprit de leur offrir. 

ESCALIER 

Entre les deux fenêtres qui flairent V escalier, 
on voit un Bacchus en marbre, qui ressemble à 
celui du Musée de Rome, à T exception de la peau 
de chèvre qui lui tombe des épaules, et de la po- 
sition de son bras gauche} yis-à-vis de lui, il y a 
un vase antique. 

PREMIER VESTIBULE 

Le vestibule est comme partagé en deux: on a 
placé dans ce que j'appellerai T Entrée, les bustes 
de tous les Princes qui ont fondé ou enrichi la Ga- 
lerie: c'est un trait d'esprit et de justice tout à 
la fois : ils semblent réunis pour faire tous ensem- 
ble aux étrangers les honneurs de leur palais et des 
restes de leur puissance. Quelques uns de ces bustes 
sont exécutés en porphire. Côme connut la me'^hode 
pour tremper le ciseau de manière à le rendre ca- 
pable de piquer le porphire. Tadda fut le premier 
à en faire usage^ Curradi le reçut de lui, et £t le 
portrait, en porphire, de Côme II. ]] mourut ca- 
pucin en i555. Les inscriptions latines de Tabb^ 
Lanzi, qu'on y a ajoutées au bas, marquent ce 
que chacun de ces grands princes a fait. G' est un 



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bofflmage que U reofmnatiMQce àm he^u^w arts rend 
à leurs bienfaiteurs. En voilà les titres. 

La Sërie commence par 

Laurent le Magnifique, en marbre» et aptâa 
il y a les Souverains, savoir. 

Conte L en bfonze. 

François L en marbre. 

Ferdinand /. en porpbire* 

Corne IL en porphire. 

Ferdinand IL s )a tête seulement est en por* 
phire. 

L^ Cardinal Léopold^ en marbre. 

Corne IIL en marbre. 

Jean Gaston , en marbre. 

Ferdinand IIL en marbre, bd ouvrage de 
Mr. Etienne Ricci. 

Oa voit à côté de la porte un Mars gradiçus 
en bronze, nu , couvert de son casque, tenant un 
bâton de la main droite , et de la gauche une ar- 
me. De r autre côté un Silène avec un petit Bac- 
chus dans sa bras. G' est une superbe copie en 
bronze, faite sur le beau modèle de la Filla Pin- 
cianaf dont on fait beaucoup de cas, surtout 
pour la beauté de se$ jambes (Mus. Cap. 3. p. no.) 

Deux têtes d' Écate triforme, et deux bustes 
inconnus, sont sur la corniche. 

Quatre bas-reliefs d'une belle exà:ution, enchâs- 
sés dans la muraille, représentent une fête et des 
sacrifices, semblables à ceux qu'on voit sur la co- 
lonne Trajane. Toutes ces figures sont couronnées 
de laurier ) même la Camille qui fotie une acèrre. 



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i%5 

Toutes sont intéressantes^ et particalUrement celles 
^ai ont les têtes antiques. 

Trois autres bas-reliefs sont paiement enchâs- 
ses dans les murs, avec des grotesques très-bien 
exécutes. 

Après on voit, vis-à-vis du Mars, un bas re- 
lief, exprimant un sacrifice d* un taureau. Ce gen- 
re de sacrifices a commencé bien tard dans le pa- 
ganisme: Julius Firmicus est presque le seul qui en 
parle. Toutes les figures sont couronnées de lau- 
riers 5 celle qui est derrière parait être le Sacrifi- 
cateur. On croit que c' est un sacrifice pour des 
voeux publics. Si la grande médaille qui est au 
milieu avait une inscription elle nous apprendrait 
le sujet. Ce n' est pas le seul monument où 1' on 
trouve une place laissée évidemment pour V inscri- 
ption , qui n' 7 a jamais été mise. 

SECOND YESTIBJJIE, octogone. 

Deux colonnes quadrangulaires, qui semblent in- 
diquer des victoires remportées sur terre et sur mer 
par celui à qui elles ont été dédiées. Elles ont dix 
pieds romains de hauteur ( chaque pied répond à 
10. pouces, 10. lignes, mesure de France ) Elles 
sont sculptées des quatre côtés en demi-relief et 
chargées d' armes antiques, offensives et défensives, 
entrelacées avec des instrumens de musique mili- 
taire, des enseignes, des symboles et des étendards. 
On j voit des autels portatifs et tout ce qui ser- 
rait ^ux sacrifices» et au culte des Dieux, dans la 



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ii6 
narcfaè des armées, et dant les Camps. Cet ouvra- 
ge, qui est romain, quoique l'on y trouve une 
partie de ce qui servait aux Grecs, est aussi curieux,, 
qu' instructif pour quiconque voudra se mettre au 
fait de T armure des anciens. Au dessus de ces co« 
tonnes, à la droite on voit une tête deCybèlej et à 
gauche une de Jupiter, d' un grand style, digne 
du Dieu qu'elle représente. 

Un très-beau Cheval, dont les brides sont ser- 
vêts sur son cou 5 tête fière et levée, narines ouver- 
tes , crinière ondoyante: c'est F ouvrage d'un ar- 
tiste qui sent la nature et qui sait la représenter. 
Une fois on a cru qu' il faisait partie du groupe 
de la Niobé (il fut trouvé dans un autre endroit.) 
H aurait mérité d'être mieux restauré. 

Un sanglier antique de la plus grande vérité et 
trSs-bien fait. 11 n' est point fatigué d' une quaiïtité 
de coups de trépan , comme la copie que 1' on en 
a en France; Pierre Tacca en fit encore une copie 
on bronze,qui est le plus bel ornement des portiques 
du Mercalo Nuo^o, 



Statues plus grandes que nature. 

Un Apollon tenant un flambeau à la main, et 
regardant les cieux; c' est une statue d' une taille 
>svelte et légère. Le torse, qui avec la cuisse droite 
sont les seules parties antiques, est dé la plus gran- 
de beauté; avec les restaurations modernes on en 
a fait un Prométhée, puisque on lui a mis à la 



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117 
main gauche un âamkaa que ProniAWe alTuma 
«a char da soleil qa'il semble regarder, et vers 
lequel il tient la main droite let^e. 

Adrien. G' est une belle statue , particulière-^ 
ment pour la draperie qui est copi^ exactement 
d' après natate avec un style large , facile , et bien 
approprié pour faire connaître, autant qu*il le faut, 
le nu. 

■ Trajan, couvert de net armes, remarquable 
pour les ornemens de sa cuirasse; au-dessus de é9 
ceinture il y a deux grifons qui se regardent ; et 
plus bas r on Voit un aigle : sur les découpures 
rondes qui la bordent en bas, on voit des têtes 
d* animaux ; celle d' un lion est au milieu. 

Auguste qui harangue , ayant un volume dans 
la main gauche : c' est une des meilleures statues 
que Ton paisse voir pour la fatigue, et les dé. 
tails des draperies qui sont artistement plisiées , et 
où r on a vraiment montré qu' on peut vaincre 
toutes les difficultés ; le marbre est travaillé comme 
si c'était une matière tendre. On y Toit plus d'art, 
mais moins de nature que dans la statue d'Adrien 
qui est dans le même Vestibule. Le mouvement de 
cette statue d' Auguste, est beaucoup expressif, et 
tel qn' il convient à un orateur. La tête est mo- 
derne. 

Deux gros Chiens*Loups assis , la gueule béan- 
te, très-beaux; ce sont deux statues que la recon- 
naissance a élevées aux meilleurs amis de l' homme. 
On dirait en effet, qu'ils sont placés pour défen- 
dre rentrée de ce sauttuaire aux profaôrs* 



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128 
; Basic cdoMal de Pierre Léopold fait par Car- 
radori. 

Aux deux çât^f des . colopnes quadrangolairet 
PB voit plasiears bustes qui sont pour la plupart 
inconnus. Il y a une tête chauve qui portait le 
nom de Cicëron, mais qui n'est que Domitius Cor^ 
lulus le plus grand homme entre les sujets des Em- 
pereurs romains. Tel il a été démontré par Vi* 
sconti d' après un buste déterré à Gaubius qui lui 
ressemble^ et qui porte le nom gravé de V artiste. 
A Rome il y avait aussi une tête pareille qu'on 
disait être le portrait de Brutus» et qui fut après 
reconnu pour être Corbulus. 

CORRIDORS 

La description des objets contenus dans les cor^ 
ridors est partagée comme diaprés. 

Plafonds. 

Portraits des hommes illustres. 

Sarcophages. 

Bustes. 

Statues etc. 

Tableaux. 
Chacun de ces articles commence à V entrée 
de la Galerie 9 et continue progressivement jusqu'à 
la fin. Il est important de se rappeler d^ cela pour 
éviter la confusion des articles. 

Le corridor, que l'on appçlle proprement en 
français, la Galerie » est composé de deux grandes 



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aljMef > qui onl ^io» pieds, cbaevne ^el d' une par* 
fie intenn^dtaire de 97.» qui les r^uoil ao sud ouest, 
La largeur est de 2u pieds , et ia hauteur de sow 
Le tout braecia 574* i/^* mesure de Floreitee, de 
longueur, et ii» 1/2» de largeur. 

PLAJOKDS 

Ces plafonds sont ornes de peintures à fresque^ 
qui marquent trois différentes époques de Vécok 
florentine. Celks de la partie orientale ont été pein- 
tes en i58i.; elles représentent des sujets tirés de 
X' ancienne mythologie, et décorés d'ornemens ara- 
besques, et de ces grotesques qu'on appelle, à lu 
Baphaèl. On les attribue à Poccetti; mais les con- 
naisseurs croient 7 connaître la touche de plusieurs 
artistes. 

Dans la fonction des deux ailes du petit corri- 
dor on voit des peintures faites vers V an i655. 
par Côflie Ulivelli , Ange Gori, Jacques Chiavistel- 
li» Jpseph Masini, Joseph Tonelli, etc. dirigés par 
Ferdinand del Maestro , bibliothécaire du Cardinal 
Léopold. On y voit d' abord ce Concile général 
qui effectua en i4^« 1> réunion des deux Eglises^ 
liatipe et Grecque; l'établissement de Tordre de 
St. Etienne par Côme I. \ les Saints et les Saintes 
des familles Florentines, etc. Tournant au couchant 
on voit le triomphe de Florence sur les autres vil- 
Içs de la Toscane, et les portraits des hommes cé- 
lèbres qu' elle a produits dans tous les genres. L'in- 
cendie de 176a. ayant détruit douse pavillons, 01» 



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i3o 
dirisions àe cet Toâtes , le Prince let fit repeindre 
par del Moro , Trabàlleri , Tcrrcni , et d'autrei 
artistes; ces peintures sont toutes gravées. On j 
remarque les Strozzi et les autres Florentins, que 
les troubles de Florence forcèrent à se retirer en 
France , où ils trouvèrent les avantages qui conve- 
naient à la valeur militaire, et à leurs vertus so- 
ciales. Chaque division de ce plafond est consacrée 
i un sujet particulier. 

SARCOPHAGES 

I. Sur le premier Sarcophage on voit repré-» 
lénté difiî^rentes époques de la vie d' un Héros. 

D'abord c' est le mariage qui se fait avec la 
pins grande cérémonie ; 1' époux^ et V épouse sous 
une tente, se donnent la main pour gage, comme 
c'était Ja coutume. Junon pronuba tient les mains 
sur les épaules de V un et de T autre: le petit 
Hymen, tourné vers eux, tient son flambeau allu- 
mé: deux autres personnes, homme et femme, as« 
sistent, peut-être, comme parens, ou comtne té- 
moins, ou pour honorer la cérémonie. A côté de 
cette troupe est représenté un sacrifice ; le Popa 
tient nn taureau par les cornes; le Victimaire lève 
sa hache pour lui donner le coup. Le Sacrificateur 
qui est l'époux, verse sa patére sur le feu, et il 
est fort remarquable qu'il n'a pas sa tête voilée. 
Un joueur à deux âdtes est présent au sacrifice, 
qui se fait devant un temple , V autel n' est qu'uo 
trépied, tel qu'on en voit dans d'autres monu- 



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i3f 
ment» Voilà dëjà denx actions; le Mariage, et le Sa- 
crifice. On voit ensuite une femme qui présente Qtt 
petit enfant à un homme revêtu d' une tunique et 
d' une chlamyde, qui tient un rouleau d'une main, 
et qui parait être un personage de considération : 
e* est toujours le même que V ëpoux ou le sacrifi*^ 
cateur : c* est peut être le fruit de son mariage 
qu^ on lui présente: une figure le suit, tenant une> 
branche de palmier dans sa main : cela a probable- 
ment pour objet d' indiquer $e$ talens, ou ses ex- 
ploits militaires. A l'un des deux côtés latéraux Idç 
ce même monument , on voit un héros auis» et une 
£gure courbée qui» peut être» lui ajuste, sa chaus- 
sure: derrière un jeune homme avec un poignard ; 
et sur le coin il y a deux hommes à cheval à la pour- 
suite d^ un sanglier avec des chiens de chasse. D» 
côté opposé une femme assise et voilée » qui parais 
être la mire. Une autre femme tient un petit enfant 
nu. U y a une colonne carrée surmontée d'un globe, 
^deux femmes qui tiennent leurs mains dessus. Une 
de ces femmes porte un livre. H y a ensuite un vieil- 
lard assis derrière un enfant revêtu d*une chiamyde, 
qui parait lire dans un livre qu' il tient. Une autre 
j,eune personne tient de sa main gauche un . masque 
avec des boucles de cheveux pendans des deux côtés.. 
, II. Proserpine fille de Jupiter et de Cérès, enle-* 
vée par Pluton sur son char à quatre chevaux, dont 
les noms, selon Claudieui sont Orphançus, AEchton, 
Mycteus et Alastor , noms ténébreux » et funestes. 
M<rcure en avant , Çupidon qui vole au dessus > 
tient un flambeau pour V hymenée *, une ffym-n 



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phe sont kt cfaevaut avec la ooruB amalt^» et mi^ 
Bacchante à demi^-couchée ; Minerre suit a?ec une 
Nymphe , compagne apparemment de Proierpine ; 
Cétèt sur nn char tiré par det terpens, tient nn flam-* 
l)eaa. Deux Nymphei; aux deux boutSiOnt des fniiu 
et des fleurs dans les juppes retroussées ; au milieu^ 
est un autel avec la flamme. Dans un des côtés Mer<* 
cure avec Proserpine: dans V autre Hercule avec sa' 
massue^ qui ôte le voile à la même Proserpine. 

III. L' histoire d'Hippdyte. On le voit d'aborâ^ 
( sur un des côtés latéraux )» faisant un sacrifice i 
Diane suivant P usage des chasseurs ^ ensuite ( sur le 
devant } dans le moment qu' il refuse les insinua- 
tions de la nmirrice, et s'éloigne du palais, laissant 
Phèdre éplorée au milieu de tt$ servantes; enfin on 
le voit attaquant le sanglier dont Sénéque parle 
expressément dans son Hippolyte. On voit à côté de 
lui laYertu, représentée en habit de goerrière^ com- 
me dans plusieurs médailles. Les uns avaient expli- 
qué ce monument pour Vénus et Adonis; les autres 
pour Méléagre et Atdlaute; mais il parait que la der- 
nière est la véritable explication. 

IV. ( Dans le milieu du corridor ). La châte de 
Phaêton. On voit au milieu Phaéton précipité dans 
TEridan^ et ses soeurs » les Héliades, métamorpho- 
sées en peupliers. Du côté opposé il y a uoe course 
an cirque 9 remarquable en ce qu' on y lit les noms 
des cfaaw qui entrent en face , du moins suivant la 
conjecture des Savans; on lit^ Libyo^ Jubilatore, 
Dicatesyne» Eucrammo; près de la tête des trois au* 
riges on lit^ Liber^ Polyphemus^ Trofimion :on croit 



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ia3 

que ce sont leurs noms. Il manque celui du quatriè- 
me ; les interprêtes suppléent Eutyones. . 

Sur ce Sarcophage il y a un fragment d' une fi« 
gure représentant un Fleuve. 

V, Les Dioscures: on croyait y voir, avant Win- 
kelmann, Tenlèvement des Sabines.On raconte qu*I- 
das et Lynceus fils d' Apharëes de Messene» avaient 
pour amantes Thébé et Hilaria , filles de Leucippe. 
^bébé était prêtresse de Minerve, et sa soeur Tëtait 
de Diane. Castor et PoIIuz en devinrent amoureux , 
et les enlevèrent. Leurs amans prirent les armes pour 
les délivrer des mains des ravisseurs*. Castor tua 
Lynceus ^ Idas , après la mort de son malheureux 
frère cherche à lui donner la sépulture. Castor sur« 
vint et voulut s' y opposer, disant qu' il l'avait ter- 
rassé comme il aurait fait d'une timide femme. Jdat 
indigna tira son épée et le tua. A peine Pollux en fut 
instruit, qu' il accourut pour venger son frère. Id^ 
expira sous $ts coups. Il s'occupa ensuite de don- 
ner la sépulture. à Castor. Comme il avait lui même 
re^U'de Jupiter une étoile, tandis que son frère> 
né du sang de Tiodare, n' en avait pas , il demanda 
à son père de partager avec son frère cette marque 
distinctivcy ce qui lui fut accordé* 

VI. Les exploits d' Hercule. On voit^ i. Hercule 
apportant le lion Kéméenxa. assommant l'hydre 
de Lerne, â tête de dragon, de sa massue ; 3. avec 
le sanglier Arimantien , et Euristhée par la frayeur 
entré dans le Dolium i 4* ^^^^ '^ biche aux cornet 
d' or et aux pieds d' airain; il la tient par son bois. 
Ce héros qui est sans barbe jusqu'ici, est représenta 

19 



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i34 
plas à^i et avec sa barbe dans lei exploits tuivana: 
I chasiant les oiseaax du lac de St jmphales , qu' il 
ttta à coups de fljcbes^ %. terrassant V Amazone; 
3. nettoyant les Ecuries d' Augias; 4« <nz prises 
avec le taureau, etc. 

VII. Les neuf Muses se trouvent ensemble avec 
Apollon. Les extrémités sont u^ëes par le temps* 
Clio, couronnée de laurier, doit avoir un volume, et 
une trompette ; Erato, couronnée de fleurs , avec la 
double flûte et un masque; Calliope , un volume, 
comme lui devant V invention du poëme bëroïque ; 
Uranie est avec sa spbèrq Melpomène, qui inventa 
la tragédie , est la plus reconnaissable de toutes par 
le masque et une massue, parce qne« selon Aristo* 
phane, la tragédie était consacrée à Hercule : ApoU 
Ion , presque nu , est à sa §anche avec le tripode et 
k serpent; Euterpe après; puis Terpsicore. Celle qui 
vient après, et qui est appuyée sur une colonne car« 
rée, pourrait être Tbalie: la gme. Poljmnie. 

VI IL Le triomphe de fiacchus. Ce sarcophage 
est d* ua travail parfait. La pompe est précédée par 
des esclaves enchaînés ; deux tigres sont attelés au 
char d* Ariadne, et deux centaures, mâle et femelle, 
à celui de Bacchus, avec Acratus à côté. Une victoi** 
re ailée les précède ; des Amours , det Faunes ^ des 
Ménades le suivent^ 

IX. Sarcophage décoré des Divinités de la men 
Oli y voit des Néréides, des Tritons , des Dauphins 
ef des Amours ailés^ qui portent des corbeilles rem* 
plies de Qeurs et de fruits. De$ raies bleuâtres ^ que 



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i35 
le hasard a fait trouver dans le Uoc du marbre , re^ 
présentent les ondes de la mer. 

X. Des Divinité comme ci^dessus ; deux des qua* 
tre soutiennent un ëcusion où l' on devait , peut 

>£lre, graver quelque inscription. 

XI. II est dëcorë de seize figures » y compris 
Atalante deux fois rëpëtëe, et quatre chiens ;c^«st 
la chasse de Mëléagre : on trouve cette histoire re^ 
présentée sur plusieurs sarcophages étrusques.. C'é« 
tait , ou pour marquer la fatale extinction du feu 
de la vie^ ou pour rappeler le sort d' un héros de la 
nation. Méléagre était fils d' OEneus roi de Calydo^ 
nie^ et neveu d' Elime roi des Tirhéniens ; on sait 
que le Sanglier monstrueux qui ravageait les vignes 
d' Ancée fut tué par lui , accompagné de Thésée , 
Jason^ PirithoùS; Castor^ Pollux» de la ffjmphe 
Atalante etc. Atalante lehlesm; MélKagre l'acheva 
d' un coup à l'épaule; Mâéagre donna à Atalante 
la peau du sanglier» comme une marque d*honneur. 
Pexippe et Texée, frères d'Althée, et oncles cte 
Méléagre 9 choqués de ce qu' une fille avait Phon«- 
nenr de la victoire ^ lui enlevèrent cette peau: 
Abfléagre, indigné de cet nSfoni, les tua tous les 
deux y et épousa Atalante, de laquelle il eut un fils 
nommé Parthenopé. A la nouvelle de la mort des 
deux frères, Althée devint furieuse, et pour s'en 
venger sur son propre fils, elle mit au feu ce ti- 
son fatal » qui Be pouvait ètce consumé . qu' a^ 
vcc Méléagre; le héros se «entit hrâler les en- 
traillesy dès que k tison fut dans Je ieu, et .expira 



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i36 
dès <ju^'l fut r^âit en ceadret. An eàïé gaadte oa 
voit «on sëpalcrc. 

XII. On a reprësenlë dans ce Sarcophage , avec 
quelque changement dans la composition , le même 
sujet que Ton voit dans le monument prëcëdent. 

XIII. Le même sujet du numéro précédent, dans 
un sarcophage de plus grande dimension. 

» X1V.( A h fia du Corridor}. L* histoire de Jo- 
nas partagée dans les deux compartimens du Bas- 
relief; ce monument n'est point recommandable par 
le travail^qui est d' un genre tout à fait grossier; 
mais par la rareté de semblables moaomens chré- 
tiens, ' 

BUSTES 

La suite des empereurs de Rome, et de leurs 
familles en bustes antiques, est des plus complétés. 

Les Savans ont généralement observé que les 
mêmes têtes qui sont rares en médailles, le sont ausri 
^m marbre, maïs pourtant il faut excepter celle de 
Tibère , rare en médailles, et non pas en bustes; 
c'est le contraire pour Agrippa et Galigula, dont 
on trouve beaucoup de médailles et peu de bustes. 
Par rapport à V excellence du travail > les bustes 
qui méritent le plus d'attention, sont ceux qui 
représentent Auguste, Jiilie sa fille j Agrippa, Ga« 
ligula , Yespasien , Julie de Titus, Othon, deux de 
Néron, AElius Verus, Adrien, Marc-Attrele,^Fatt- 
stine la mère, Lucius Verus, Pertinax, Geta, Al* 
bin, qui est extrêmement bien fait, et en albâtre | 



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i37 
ce qu'4)ii voit bien rarement ^ Caracalla» Plautille., 
Héliogabale^ GordieD T africaîa le vieax^ Gallien 
l)e vieux^ et le jeane^ et le vieux Pupienas. 

On commciice par 

Pomp^ ; il naquit 1' an 648. de Rome de Pom- 
pëe Strabo; il mourut à 1' âge de 5g. ans. il n'y a 
pas d' autre raison pour le placer ici, que celle qui 
le fait mettre à côte de César dans les collections 
des médailles. 

Jules- César ^ bronze tris-ressemblant aux mé- 
dailles plus authentiques quoiqu'on ait des doutes 
que r ouvrage soit moderne. 11 naquit à Romi; 
le 4- Juillet de V année 563. de la fondation de 
la ville 9 loi. avant TEre chrétienne. 11 était fils 
de Lucius Julius César et d' Aurélia. Cet homme ne 
fut pas moins ambitieux de la gloire militaire , que 
protecteur des Arts; plusieurs Musées dans Rome 
lui doivent leur fondation. Il a le front chauve , 
qui parait tout à découvert. Ce buste aura été 
exécuté 9 sans doute, avant qu'il edt obtenu du 
Sénat le privilège de porter toujours la couronne 
de laurier; privilège qui lui devint si cher, parce 
qu' il cachait cette prétendue diiFormité à laquelle 
il était sensible. 

Autre buste de César , en marbre. Celui-ci est 
certainement antique. Oaot tous les deux on re- 
marque la façon de ramener les cheveux du sonn 
met de le tête «or le devant. 

Attguae ; il est avec les traits que Suétone lui 



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i38 
jrttriboe , d' ane belle figare qui se conserva tou- 
jours dans les chaùgemens <ja'y apportait Tâge. 
Les cheveux son l<{gèrement crëpus i les sourcils 
^pais et unis ensemble \ les oreilles petites et bien 
faites ; le nez élevd du haut et rabattu par le bas. 
On voit trois bustes de cet empereur , dont cha- 
cun marque un âge différent : le plus âge est re- 
marquable par la r<(union deS sourcils, indiquée par 
Suétone. 

Livie fille de Livius Drusus Callfdianus , de la 
famille illustre des Claudes y princesse d'une beauté 
extraordinaire 9 d'un gënie supérieur, d' un coeur 
corrompu; Calîgula la nommait un Ulysse: la tê- 
te est voilée. Plusieurs provinces lui frappèrent des 
médailles avec le titre flatteur de Mater Patriae 
et de Genitrix Orbis, que Rome ne lui accorda 
point. ( Il y a des doutes que ce buste soit plutôt 
une tête inconnue ). 

Julie » fille d' Auguste , femme d' Agrippa ; 
c' est une beauté accomplie : l'exécution de ce beau 
portrait y et celle du buste de Marcus Agrippa f 
prouvent très bien que la sculpture n'eut pas une 
plus belle période à Rome ; Domitien fit repré- 
senter Julie sous la forme d' une Divinité. 11 est 
bien connu qu'elle ne méritait pas cet honneur. 

Marcus Agrippa » gendre d'Auguste: tète su- 
perbe y et remplie d' expression , le sourcil élevé » 
les yeux couverts et' retirés; le visage* sévère , sans 
•dureté; très- ressemblant , suivant ce que Tacite 
nous apprend de ce ^rand homme. 

Tibère, fils de Tibère Claude Néron ^ Pontife, 



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i3g 
€t de Livie;il naquît Vm 719. de Rome; Ici jeat 
'graùds » les traits majêsttieur qui annoncent encore 
7a fràfcheitr de l'âge et sa force ; ceh fait croire 
qne ce buste est des premiers temps de cet' eiâpe* 
reuf> et nonr pas des dernières anodes , lorsqu'acc»- 
Ué dé débauches et d' inquiétudes^ sa physionomm 
eut tout à fait changée ; son visage n' était presque 
jamais sans pustules ou boutons , défaut que l'arti- 
ste a eu raison d'éviter; il régna 22. ans» et 6. mois. 
11 termina le cours de sa vie à 78. ans^ la 67me. 
Mânée de t' Ere chrétienne. 

Drusus son frfre, il vécut atsez pour sa gloire^ 
et trop peu pour le bien de l'Etat. 

Drusus, fils de Tibère et de Yipsanie Agrippine^ 
il fut assasriné par Lfvilïa sa femme. ^ 

Antonia, fille de Marc Antoine ^ et d'Octavie 
sœur d' Auguste » et mère de Claude^ et femme 
d'un grand mérite; on la reconnaît à la modestie 
de its regards 9 i la tranquillité de sa traits > i 
la décence de son babilleraeut , que F Artiste, a 
parfaitement bien rendu. Caligula son neveu ki 
donna le titre fastueux d'Augusta, et lui conféra 
le» honneurs attribués aux Vestale». 

Agrippioe femme de Germanicus et mère de 
Caligula, que le soupçonneux Tibère força à se 
laisser mourir de faim ; femme vertueuse, représen- 
tée avec cette noblesse de sentimens qui faisait son 
caractère. ... 

Gafns César Caligula, r^na 3. ans et 10. mors: 
les sourcils froncés, le yeux enfoncés , le regard sé- 
vère , et de travers > le front un tant soit peu ridé 



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i4o 
lottt fait paraître Talrocit^ de les detteiiUi et de 9t$ 
pensées. Il avait une pâleur habitaelle^ que le maiv- 
jbre «embk indiquer : ce buste est bien fini et trai-» 
ié avec beaucoup de vérité. C est un morceau fvér 
cieuz> car les bustes de cet empereur ne sont pas 
moins rares que ses médailles. Tout fut détruit dans 
ce genre » dis que le Tribun Cassius Cherea délivra 
Borne de cet homme cruel. 

Claude y régna i3. ans» 3. mois , et 20. jours; 
ses traits annoncent cette ineptie , cette pesanteur^ 
qui caractérisèrent dans toutes ses actions cet hom- 
me auquel la moindre application donnait on trem* 
blement de tête qu* il ne pouvait arrêter. 

Britannicus César fils de Claude et de Messa* 
line et frère de Méron, qui le fit empoisonner après 
l'avoir privé de son héritage. 

Statilia Messaline, femme de Claude , célèbre 
par ses débauches: ce buste est en albâtre: la tête 
en marbre. La fête dont elle régala Silius son amant 
est très- bien décrite dans Tacite , ainsi que sa mort 
tragique et pleine d' horreur. 

Claude Domitien A'éron. Ce buste est travaillé 
d' une excellente manière ^ ses traits ont plus de 
bonté que d' agrémens; V air sous lequel il est re- 
présenté , semble être affecté et cacher delà cruauté; 
il oublia bien vite les belles paroles utinam nesci* 
rem ; il a le visage plein » et les cheveux frisés par 
étages i mode qu' il avait prise des Grecs, au rapport 
de Suétone, et qu'il porta à V excès. •— Une secon- 
de tête du même Néron , eu basalte. — Un troisiè- 
me buste de Méron^ presque vis-à-vis> fait dans son 



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i4i 
enfance » montre une physionomie trés-doitce; k 
travail en est bien estime et on a raison de cotiti* 
d^rer ce petit buste comme un des plus précieux 
monumens de la collection: il régna i3< ans et 
8. mois. 

- Poppée, femme ou maîtresse de Néron; la plus 
belle femme de son siècle : $e$ traits sont déUcats et 
pleins d* agrémens ; le regard franc 5 vif^ et hardi 
qu' on lui a donné , annonce qa' elle faisait trophée 
de sa fortune y et de son état. 

Galba ; on lui voit des traits de force qui prou- 
vent que r ouvrage est d' un bon artiste ; mais on 
n'y retrouve pas comme dans les précédens» ces 
traits fins et marqués, qui caractérisent Thomme, 
Galba régna six mois, et ses bustes sont rares, 
il prés la mort tragique de cet empereur, sa tête^ 
après qu' elle fut coupée ayant servi de jouet à d^ 
valets d'armée, fut achetée cent pièces d' or par 
un affranchi de Probus ( affranchi de Néron ), qui 
l'outragea en mille manières devant le tombeau de 
son maître^ que Galba avait puni du dernier sup- 
plice. ' 

Othon^ buste plus rare encore et plus précieuï 
que les médailles d'or et d'argent de cet empereur; 
on y retrouve le visage plein et efféminé de ce prin- 
ce , qui n' eut pas le courage de porter le sceptre 
plus de trois mois^ et qui céda à sa première di- 
sgrâce, mais qui se faisait raser tous les jours, 
qui , même dans les camps, vivait avec luxe. Pour 
remplacer les cheveux qui lui manquaient , il por- 
tai( une petite perruque ronde , et frisée , aussi 



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r4i 
courte devant que SerrUre. Cet empereur manqQait 
tellement de cheveux que son assassin Fabulus , fut 
oblige d' emporter la tête enveloppée dans sa robe , 
n' ayant rien pour la tenir à la main ; il disait des 
Romains» qu' intollërans pour le joug , ils n^ëtaient 
pas faits pour jouir d'une liberté entière. Quant à 
Texécution de l'art, Winkelman dit que ce buste 
est le plus beau qu'on connaisse. 

Julie^ fille de Titus. Un buste d* un travail ad- 
mirable , et d' une conservation presque unique : ou- 
tre ce buste il y a deux têtes de Julie, une desquel- 
les ne parait pas avoir beaucoup de rassemblance 
•avec la première : Domitien se plaisait à la faire re- 
présenter sous la forme de Gërès, ou de Testa. 

Yitellius; on croit le voir avec cette taille pro- 
digieuse et ce teint enflamme que Suétone lui attri- 
bue : il est extrêmement gras et gros^ et a bien Tair 
d* un homme qui passait son temps » et ruinait Us 
autres à faire grande chère, et qui ne savait parlet 
«t s'occuper d' autre chose : dans 8. mois il dépensa 
i^euf mitions de sesterces en soupers. 

Vespasien, belle tête, traitée avec les détailt. 
lieureux qui caractérisent l'attention , V activité , et 
la grandeur d' âme de cet empereur; le front est ri- 
dé, les yeux sont couverts, mais point durs, le net 
aquilin , les joues larges; il a un certain éclat de 
majesté répandu sur tout son visage: il régna 
10. ans. 

Titus fils de Vespasien; la majesté, la beauté, 
la gr&ce, cette bienfaisance qui caractérisent ce 
prince^ et qui en firent les délices do monde, sdnt 



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i43 

habilement exprimas sur ee marbre prëcienx. On 
sait que les portraits de ce prince furent très-mnU 
tîpliés; mais c'est» peut-être ^ à cause de la courte 
durée de son empire , qu' ils sont assez rares. Il ré- 
gna 2. ans, et a. mois. 

Domitien n' a pas dans son buste cette beauté 
et celte force qu'on lui donne dans les mëdailles; 
ce qui peut venir de ce qu' il n' a pas été bien 
conservé, et qu'il a été ensuite restauré par ua 
artiste qui a travaillé diaprés sa propre idée, et 
non sur aucun buste original. 

. Domitia, de belle exécution , et qui paraît bien 
faire portrait. Elle était femme de Lucius JEliui 
Lamia , Sénateur romain , et puis de Domitien ; on 
en voit tout pris un second buste. L' arrangementr 
de ses cLeveux fait croire qu' elle portait des chê- 
Tcux postiches. On appela cette coiffure , Galerie 
cula, par la ressemblance qu'elle avait avec utr 
casque. 

Domitilla ou Plautina» peu connue; ce buste 
est d' an tris-beau travail. 

Nerva 5 vieillard d' un aspect majestueux , que 
son équité éleva sur le trône: il est de proportion 
plus grande que nature , ce qui fait que son nez 
aquilin parait d' une grandeur énorme. Il r^na i. 

an et 4* ™o^'« 

Trajan; il 7 en a trois bustes dont un est colos* 
sak Le second en grandeur est le plus beau ; il est 
très-bien travaillé , et ies traits semblent répondre 
à ses qualités. Plusieurs espagnols vinrent s' éta-* 
blir à Rome sous son régne , remplaçant ainsi les 



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i44 
anciennes familles anéanties soas Néron et sous 
Vespasien; il régna 19, ans et 6. mois. 

Mardana , digne soeur de Trajan. Dcnx bustes. 

Plotina y femme d^ Tra jan , buste du plus beau 
trarail^etde la plus grande rareté. C est , peut- 
être , à la modestie de cette impératrice ^ ne nous 
devons attribuer la rareté de ses portraits. 

Matidia, fille de Marciane, nièce de Tra jan et 
belle -mère d' Adrien. 

Adrien , beau visage , les cheveux peignés avcc= 
art; ce qui est une distinction remarquable pour ce 
temps; la barbe large et épaisse, entretenue de ce 
yolume pour couvrir quelques difformités naturelle» 
que ce prince avait sur le visage ; ces parties , sur- 
tout, sont d' un excellent travail. C'est un superbe 
ouvrage qui peut donner une idée de l'état florissant 
dans lequel la sculpture était au temps de cet empe- 
reur. 

Autre buste, représenté beaucoup plus jeune. Il 
régna 20. ans. et 11. mois. 

-Elius César , adopté par Adrien et destiné 1 lui 
succéder, s'il lui eût survécu 5 il était . beau ; son 
aspect majestueux inspirait le respect^ mais il était 
de la plus faiUe «anté: il semble que ï artiste ait 
rendu tous ces sentimens,tant le buste eu bien fait. . 

Sabine , femme d' Adrien , et fille de Matîdia, 
d' un beau travail et bien fini, 
i Antonin le pieux, du plus beau travail, trèsotes- 
semblant aux médailles et aux statues antiques de 
ce| excellent, prince, qui sont fort communes. 11 ré* 
gpa 22. ans et 6. mois. 



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145 

Faustine ^ la mire, deax butUs; celui toat pris 
des fenêtres est superbe pour la beauté du traTail» 
et pour une cooservatioa uoiqne. 

Galère 9 fils d^Aotooin^ représenté dans son en- 
fance. 

Annius Verus^ fils de Marc*Aur21e» enfant âgé 
d' environ sept ans» temps auquel il mourut. 

Un autre buste qui porte le même nom tt% 
d' un travail» et d'une vérité surprenante. On peut 
sans crainte d' exagération considérer le petit Né- 
ron » et celui-ci , comme les deux plus beaux bu« 
stes d'enfans qui soient connus. 

Marc Aurèle Antonio, le philosophe: il y a de 
suite quatre bustes à difierens âges^ il n'est pa^ 
étonnant que sti portraits soient si fort multipliés. 
Capitolin a écrit que quiconque n'avait pas chez 
lui son portrait, était réputé sacrilège; et que un 
statues étaient conservées parmi celles des Dieux 
Pénates. Un de ces bustes parait fait sur la fin du 
règne de ce Prince; il est d'un grand caractère ^ 
la barbe et les chereux peu soignés , sont bien 
rendus. Un autre a moins de barbe, et pour l'e- 
xécution , et la vérité , on peut le placer entre les 
plus beaux de toute la collection. Un troisième 
parait être du temps où il fut adopté par Antonin, 
à l'âge de i5. on ao. ans: il régna 19. ans et lO. 
mois. 

Faustine la jeune, femme de Marc-Aurèle. Deux 
bustes. Elle fut déifiée et prit le titre de Mater Ca^ 
strorum. 

Lucias Veros^ trois bustes ; il fut associé à 

i3 



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i46 
l'Empire par son frère Marc-Aarèle. Capitolin dit 
qu*il était autant adonné aaz débauches qae Cali- 
gula^ Néron et Vitellius, et qu*ayant la tête cou- 
verte du Coculio/if ordinaire de voyageurs , il allait 
de nuit dans les cabarets , etc. II régna 9. ans avec 
son frère. 

Lucille, fille de Marc-Aurèle et de Faustine, i 
qui elle ressembla par le dérèglement et par V ef- 
fronterie de sa conduite. 

Commodusy fils de Marc-Aurèle et de Fanstine; 
il semble avoir déjà dans la physionomie quelques 
signes de cette sotte faiblesse qui le rendit si fa* 
elle auT mauvais conseils et si indigne dd rang 
qu* il occupait. Ses bustes ( il y en a deux ) sont 
rares 9 parce que U Sénat en ordonna la destruction 
^ cause de sa conduite fol|e et odieuse. II régna 12. 
ans et 9. mois. 

Crispina, femme de Commode, représentée à 
]a fleur de son âge, dans les premiers temps de son 
mariage. 

Pertinax; vieillard vénérable qui a la barbé lon- 
gue ^ les cheveux hérissés et mal en ordre , de l'emT 
bonpoint, et une taille majestueuse. Le travail en 
est beau. Il régna 2. mois. 

DidiusJulien^onsaitcequ'ilétait,et son portrait 
annonce un vieillard encore livré à ses passions, 
fui n'acheta F empire que pour le perdre aussitôt. 

Manlia Scantilla, femme de Didius Julien. 

Pescennius Niger, Tyran; il fut prié par le Sé-r 
nat de se faire reconnaître Auguste , et de détrôder 
julien. On doute qu' il soît antique. 



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i47 

Didia Clara , fille unique de Didius Julien , et 
de Manlîa Scantilla. 

Septime sévère; belle tête, pleine d'esprit et 
de mouvement, et bien exécutée par les artistes 
habiles qui existaient encore de son tems. Deux 
bnstes^» il r^gna 17. ans et 8. mois. 

Julia Sevèra, femme de Septime: deux bustes; 
l'un, oh elle est représentée avec la béante, les 
grâces et la majesté qui la rendirent si célèbre i 
Rome et en Syrie; F autre, où l'âge commence à 
lui enlever ces avantages, et ne lui a laissé que 
quelque majesté dans la physionomie, 

Albin , compétiteur de Sévère à V empire, et qui 
en conserva le titre pendant quelques années dans 
les Gaules; busle exécuté en albâtre, ce qui est 
bien rare â voir. 

Antoine Caracalla, ainsi appelé parce qu'il se 
plaisait à porter cette sorte d' babit gaulois, la Ca- 
racalla. Ce busle u' a plus cet air aimable, ni 
ces grâces de physionomie qui rendirent ce prince 
si cher dans sa jeunesse au peuple, et au Sénat. 
11 est bien difficile d' en voir un autre aussi beau 
dans ce temps; on l'appelle le dernier soupir de 
l'art. Il régna 6. ans et 2. mois. On commence 
ensuite à s' apercevoir de la décadence de 1' art re- 
levé par Adrien. 

Plautilla, femme de Garacalla, et fille de Ful- 
vius Plautianus. Deux bustes; un est représenté 
dans sa première jeunesse. 

Geta, frère de Caracalla, et que Caracalla même 
poignarda entre les bras de Julie leur mère : trois 



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t48 
bustes ; le second est celui d* an enfant ; ils sont 
traites avfc habileté. 

Macrin, trois bustrs avec cette diversité de bar- 
be qu' on remarque dans tes médailles. II conspira 
contre Caracalla, et lui succéda. Il r^na I. an et 2 
mois, avec son fils Diaduméûien, 
' Diaduménien , encore enfant ; deux têtes. 

Marc- A urèle-Antonin Héliogaba le ; prince d'une 
b elle figure, tnais de moeurs si dissolues et si cruel, 
qu'il est regardé comme le plus méchant des Sou- 
verains qui ont déshonoré le trône. Il régna 3. 
ans et 9. mois. 

Alexandre Sévère, fils de Julie Mammée; deux 
bustes; un qui annonce la majesté de sa taille, la 
dignité de son maintien^ et T affabilité qui lui était 
naturelle; couvert de son armure; la cuirasse avec 
des écailles ( squamata ); ouvrage médiocre, com- 
me on voit dans le temps du bas empire ; V autre 
est avec le laticlaçium et bien supérieur au précé- 
dent. Ces bustes sont rares. Il n'y en avait qu'un 
seul dans le musée de Rome, déterré à Otricoli. 

Julie Aquilia Sevèra; Vestale qu' Hâiogabale 
épousa 9 disant qu'il convenait que la femme d'un 
prêtre du Soleil fut une Vestale ; on voit évidem- 
ment que V idée de F artiste a été de la repré- 
senter avec l'air et les attributs de son premier 
état. 

Julie Mesa, soeur de Julie ^ femme de Sévère 
et aïeule d'Héliogabale^ qui par ses artifices par- 
vint à porter Héliogabale sur le trône. L'ouvrage 
qui la représente en vieille femme , est médiocre. 



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>49 

Jolie Mammea , mère d' Alexandre Séyhe , pria- 
cesse. belle, courageuse, galante; son buste, dont 
r ouvrage est altéré , semble être de la même main 
que le précédent. 

Maiimin , barbare d* origine , ainsi que de 
moeais, la fierté de ses regards indique son co»^ 
rage. -II avait buit pieds et un pouce de bauteur. 11 
régna %. ans avec son fils. 

Maxime, fils de Maxim in: deux bustes; il fut 
bon lorsqo' il n' était que simple paiticulier. 11 
irégna a. ans avec son pèie. 

Gordien TAfricain, le vieux, eu le père; buste 
unique. 11 fut éleVé à F empire contre son gre. 11 
régna lO. mois. 

Popicn , prince modéré et bumain , qui fut re<- 
devable de T empire à son mérite: il fut assassiné 
par les Prétoiiens: deux bustes dont T un d'assez 
beau travail pour le temps auquel il appartient. 

Gordien le pieux, troisième de ce nom, pro- 
clamé empereur par les Prétoriens, et assassiné par 
les ordres de Pbilippe à Zaite, sur FEuphrate. Il 
r^na 5. ans. 

Tranquille, fille deMisitbée femme de Gordien: 
d^nn très-grand prix, par sa rareté. Son caractère 
était la douceur. 

Philippe, le père, fils d- un cbef de voleurs : 
il usurpa T empire; buste rare, de travail médio- 
cre , mais il est assez estimable pour son temps 
où Tart avait déjà d^énéré. 11 régna 5. ans avec 
son fils Pbilippe. 

Gallien, deux bustes , le premier assez bien 

i3* 



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i5o 
traité: les arts déchurent beancoop de son femp?, 
et plus sous Clorus et Gakriug. Il régna 7. ans 
avec ^on père Valerien. Presque tout l'or, l'argent 
et le cuivre fut mts^ dans ce temps en terre: 3o. 
Tyrans occupaient les meilleures provinces, la plu- | 
part contre luK 

Salouiue, femme de Gallien. Elle honor» le trô* 
ne des Césars, sur lequel elle porta toutes les vertus ^ 
de son sexe. 

Salooin enfant , fils aine de Gallien ; il est cou^- 
ronné de lierre. Dans ks médailles >1 est nommé 
Valerien. Cet ouvrage est d' une exécution assez 
supérieure à tout ce que T on faisait en genre de 
Beaux Arts , dans celle époque , où il est bien rare 
de voir de beaux Bustes. 

Trajan Décius, morfc l'an de J. G. 2149. tris* 
rare; on j remarque quelques traits qui annoncent 
la bravoure et l'aflabililé, qui le rendirent cher 
aux soldais et agréable au peuple. 11 régna a. ans 
avec son fils Etruscus ou Herennius. 

Probus 9 célèbre par sa droiture de penser , et 
par ses victoires. Il aurait, peut être, rétabli l'empire 
qui menaçait de tomber en ruiue, mais il fut tué 
dans une sédition militaire: on peut répéter Tob* 
servation qu' on a faite sur le buste de Salonin. 

Constantin le Grand: ouvrage médiocre, mais 
bien exécuté pour le goût du temps et fort sem- 
blable aux médailles. On remarque dans ses traits 
une sorte de délicatesse que Julien lui a reprochée 
comme une marque de mollesse^ et de vanité. C'est 



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i5r 

Une tête trJ» rare, qui manquait au CapHoIe , ain»î 
que d* autres qui sont dans cette Galerie. Celle-ci 
cjt un trésor pour ceux, qui aiment à suivre les 
progrès et la décadence de la sculpture dans les 
différens âges. Constantin régna 3o. ans. 

Carin , fils de Carus et de Magna Urbîca. 11 
mérita V exécration publique par les scélératesses 
qu* il exerça dans les Gaules. Un tribun le tua. Il 
régna 2. ans avec Garus son père. 

Quintillus. Il possédait toutes les vertus aima- 
bles d' un citoyen vertueux^ mais pas asseï de cette 
fermeté et de cette vigueur d'âme si nécessaire 
pour soutenir le poids des affaiies publiques. Il ré^ 
gna 20. jours. 

STATUES 

Deus femmes assises , dont F une a une tête, 
peut-être moderne y ou, si elle est antique 9 le style 
n' en est pas beau^ l'autre, ( du coté de la muraille)^ 
est antique , et passe pour être Agrippine la jeune ^ 
mère de Néron, tant elle ressemble â la statue de ce 
nom qui a été dans les jardins Farnésiens ; elle a 
tonte la dignité d'une Impératrice romaine \ la dra- 
perie en est plissée du meilleur goût ; peut-être 
était-elle destinée à orner quelque tombeau. 11 y a 
eu des ëcriyains qui V ont prise pour une Déesse. 
Cette statue fut léguée au Grand-Duc Jean Gaston 
par Andreini} on en connaît cinq autres répétitions» 
ou copies. 



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Hercule qui tae le Centaure Nesins; groupe qui 
n' est pas sans mërite ^ mais qui doit céder au bcâa 
groupe de Jean Bologne au bas du Ponte F^ecchio. 
La statue d'Hercule est entièrement moderne. Deux 
têtes en relief sont dans la base. 

ÂthiSy belle statue colossale restaurée pour un 
Roi barbare, mais qu'on reconnait d'après le tor^ 
se, qui est tout antique. La tète, les bras , les jambes 
et la cuisse gauche sont modernes. 

Homme nu; c'est un Athlète. Il a le bras gau- 
che enveloppe d' une draperie, qu'on appelait éfa* 
ptide^ petit manteau rouge porté par les guerriers 
ct^ar les chasseurs. 

Le Dieu Pan avec le jeune Olimpe; c'est un 
groupe admirable. 

Jeune Athlète, qui tient un vase, signe de sa 
victoire: c'est un bel antique d'un caractère vi- 
goureux^ et exécuté avec une grande intelligence 
d' anatomie; it% muscles sont fortement prononc<fs, 
les contours sont très-justes, et les proportions exa- 
ctes et convenables au sujet. 

La Victoire; statue élégante mais d' un style un 
peu maniéré dans la draperie; elle tient une cou- 
ronne de la main droite, et une branche de pal- 
mier de r autre; elle n' a point d'ailes comme quel- 
ques autres statues du même sujet, et parait avoir 
été faite dans le temps où la Victoire était attachée 
aux armes des Romains: il y a une pensée heureuse 
dans l'Anthologie, au sujet d' une statue de la Vi- 
ctoire qui eut %t% ailes emportées d' un coup de 
foudre; Rome reine des Nations , y est il dit. 



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i53 

ton nom sera immortel, la Victoire ne peut 
plus te fuir 

Prêtresse enveloppée dans sa robe. J.a draperie 
en est fort remarquable; elle a sor la tête le maB« 
tean oa palla^ qui descend ensuite jusqu'au des- 
sous des genoux; la tête et la main gauche, sOnt 
modernes. 

Un Âthlëte nn comme les prëcédens ayant un 
palmier â la droite. 

Pomone marchant l^g^rement ; sa tête est cou- 
ronnée de corymbes et de feuilles; elle soutient de 
ses deux mains une partie de sa robe pleine de 
fruits et de raisins. 

Une antre statue d'un Athlète comme les pré. 
cédens. 

Uranie; c'est peut-être la Géométrie^on TAstro- 
nomie qu'on a voulu représenter dans la restaura^ 
tion. La draperie est trailée avec une telle intelli- 
gence, et vérité, qu'il n'y a, peut-être, aucun 
monument qui, de ce côté, puisse se comparer à 
cette statue, à l'exception de quelques unes des 
statues de la famille de Niobé. 

Ariane qui, ainsi que la précédente, est plus 
grande que nature; elle est couronnée de lierre et 
de pampres: elle tient une grappe de raisin dans 
la main droite: le bras gauche est moderne. Son 
pied gauche pose sur un reste de trépied ^ui était 
à côté d' elle ; elle ressemble â la Cérèr dn Musée 
de Rome qu'on appelle ainsi parce qu' une restau- 
ration moderne lui a mis des épis dans la main. 



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t54 
On doit surtout remarquer la difficulté du travail 
dans la draperie. 

Yestale ( Il y a le nom de Lucille ) tenant une 
coupe y et étendant V autre main vers le feu sacré 
qui est placé à sa droite: sa modestie est peintt 
sur son visage, toute la figure est belle et noble , 
et dans la même attitude que la plupart des Ve- 
stales qu'on voit sur les médailles. C'est une des 
plus rares pièces par son intégrité; ses cheveux 
sont rangés sous son voile , ce qui semblerait dé- 
cider la dispute élevée parmi les Antiquaires, pour 
savoir si les Vestales laissaient croître leurs che- 
veux après se les être fait couper. Le célèbre 
Lanzi croit que ce soit une Plautine. 

Vénus génitrice. Statue d' une proportion ad- 
mirable, et avec une draperie qui ressemble par- 
faitement à un voile qui couvre légèrement son 
corps: la main gauche est une restauration moder- 
ne, et en conséquence le tibia, qui ne convient 
pas au su)et. 

Muse Calliope, statue qui est beaucoup res- 
taurée. 

Hercule avec la base analogue à $e$ exploits : 
elle est faite pour être isolée , comme elle l' a été 
autrefois. Cette statue est une des plus belles ré- 
pétitions de r Hercule de Glicon. La tête a beau- 
coup d'âme, et le torse ( partie la mieux conser- 
vée ) est exécuté avec une grande intelligence et 
un style robuste et charnu. Pausanias parle d' une 
autre statue semblable, qui existait dans TAttique. 



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i55 
Une médaille cle MatSmien le représente à pea-pris 
tel qu' on le voit ici. 

Muse Polimnia, enveloppe'e dans son manteau* 

Mercure avec son caducée , et une bourse. 

Ténus. Elle tenait autrefois une pomme dans 
la main droite , comme on la voit dans la gravure 
du Musée Florentin > Planche, 3., ce qui la faisait 
croire une Ve'nus victorieuse t on la fit restaurer 
par Hercule Ferrata en 1567. On y a mis des brat 
faits en stuc, en leur donnant V attitude de la fa^ 
meuse Vénus de Médicis , ce qui ôte la vue de soa 
corps, vraiment fait pour T admiration. Elle est 
beaucoup plus grande que nature. Où lui a ajouta 
encore, en 1794* ^Q^ ^éte antique. 

Vénus avec un petit Amour qui a un flambeau 
renversé. 11 j a beaucoup de restaurations. Le» 
flambeaux vont souvent avec Vénus et Cupidon, 
pour marquer, peut-être^ le feu que V une et ran-< 
tre Divinité allument dans le coeur des mortels. 

Apollon qui a un serpent à son côté: statue 
admirable dans les parties antiques qui sont du 
style le plus sublime qu'on puisse voir, pour la dé- 
licatesse et la magnificence de ses parties. Dans la 
restauration du bras droit Ton n'a pas saisi l'at- 
titude que devait avoir l'antique, qui était plié 
sur la tète dans l'attitude de repos, comme était 
toujours représenté l'Apollon Lycien , et comme 
on r apprend d'une statue semblable à celle-ci, qui 
était ci-devant à Versailles, et (|ui est maintenant 
au Musée de Paris. 



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i56 

Apollon avec un oiseaa aqaatiqae à tti pieds: 
la tête , quoiqa' antique , n* est pas la sienne. 

Dans le petit corridor au midi. 

Gapidon^ tout à fait charmant; statue antique 
qui, en une posture extraordinaire^ semble mena- 
cer les Dieux : on y admire V expression de malice 
que les poètes lui donnent. 

Pan, et Hermaphrodite, groupe en petites 6gn- 
res ( à cdtë de la fenêtre ). La figure de Pan est 
presque toute moderne et bien imaginée d'après 
les indications restées dans le fragment ancien; 
mais le style de cette figure est fort sec. 

Bacchus s* appuyant sur Amp^los. On ne saurait 
rien voir de plus gracieux. C'est un groupe du temps 
où les arts florissaient le plus en Grèce. Quelle dé- 
licatesse admirable de formes dans tous ces membres! 
Le Dieu s' appuie mollement sur le jeune homme 
qui est à câté, comme pour l'engager à le suivre; 
ce Faune a l'air riant et malin*: il tient à la main 
un vase qu' il montre à Bacchus; à côté» contre un 
tronc d'arbre» sont, le bâton recourbé, et une flûte 
à dix tuyaux, singularité bien remarquable, si ce 
n' est point une équivoque de 1' artiste. Le groupe 
analogue du Musée de Rome , diffère de celui-ci en 
ce que le Bacchus y est pieds nus , et celui-ci a 
des cothurnes de chasse. G* est par erreur que dans 
le Musée ci dessus cité, on dit que la tête de ce 
Bacchus ne lui appartient pas, étant du même bloc^ 
comme on peut le voir. 



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i57 

Bacchante sautant: an lynx est à $t$ pieds. 
Sa draperie agitée par le vent, donne beaucoup 
d'esprit à cette statue, qui est gravée dans le Mus. 
Flor. pL 56. et 57. 

Mercure; ce corps est vraiment divin: com«- 
ment donc était fait T amour? On ne pourrait dé- 
sirer rien de plus agiéable que le moelleux, et les 
belles proportions de toute la statue ! Ce monu- 
ment est repioduit par une grande quantité de 
copies qu'on rencontre en plusieurs Musées. II pa- 
rait être le Mercure pacifique qui a été représenté 
sur quelques médailles. 

Apollon avec un oiseau aquatique, semblable, 
par son attitude, à la précédente statue de cette 
Divinité puisqu' il ne diffère que dans les parties 
restaurées. 

Leda; sa poitrine, la main qui se perd dans 
la plume, et la draperie sont d'une grande beauté. 
La gorge semble gonflée par le souffle de la volu- 
pté: son visage respire le plaisir, et cet anéantis- 
sement qui le suit. 

Autel en forme ronde^ le sommet creusé, les 
bords percés. 

On y voit Alceste qui préserve de la mort son 
mari Adm^te, en se sacrifiant pour lui; c'est Tou^ 
▼rage de Cleomène, comme on le voit par l'inscri- 
ption grecque qui est dans la partie inférieure ,d« 
ce monument; on sait qu' Apollon obtint des Par- 
ques de prolonger le terme fatal de la vie d'Admè- 
te, s'il j avait nne victime spontanée à sa place. 
Alceste sa femme se sacrifia pour lui , mais Hercule 

14 



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i58 
la retira des "Enfers et la rendit à son ëpouz ; on 
voit Alcestc couverte d'un voile pressant les yeux, 
ainsi qu'il arrive à ceux qui passent subitemenl: 
des tëoèbres le plus épaisses au grand jour. 

Voilà r explication que les Antiquaires avaient 
donnée jusqu'à présent à ce monument. Aujourd'hui 
cependant c' est V opinion générale que ce bas-re- 
lief représente Ipliigénie au moment où elle est 
conduite au sacrifice. 

On y voit Agamemnon voilé 5 et un des prê^ 
très qui coupe la tresse à la victime Iphigénie. La 
figure qui suit représente le Peuple ^ et ce nom y 
est écrit tout près de cette figure od on Ht Laos. 

Amour et Psyché. Groupe fort gracieux; k 
nu est traité avec cette douceur et cette mollesse 
qui conviennent à T âge enfantin. Les têtes ren- 
dent avec la plus grande vérité la tendresse des 
Jeux jeunes amans et surtout celle de Psyché. 

Vénus Anadiomène , ou sortant de Teau 9 com- 
me dans le tableau d' A pelle, dont il est parlé 
dans Pline; cette statue vient d'une excellente 
main; la coquille est la marque de Vénus Aphro- 
dite. MafTei la fit graver comme une des meilleu- 
res statues que Ton connût. Côme llL la fit ve- 
nir de Rome. 

Minerve ou P allas Athenas : la tête qu' on 
y a mise est antique» mais ce n'est pas la sienne. 
Elle a une expression vraiment divine; le travail 
rn est admirable; elle porte V empreinte de la dou- 
leur , tournant un regard passionné vers le Ciel: 
h casque eu i deux trous en forme d' œil » tout 



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i59 
simple et sans décoration. Elle est posëe sor une 
petite urne quadrangulaire, trèsélëgante, q ai por- 
te une ioscriplion i Marc Ui pie Terpiius. On y a 
représenté, en bas-relief , Agave avec lâ tête de 
Pantée son fils. Contraire celui-ci au culte de Bac*- 
chus il s'était rendu furtivement pour observer 
les Orgies sacrées; mais découvert par les Ménadet 
il fut massacré; et la mère , en ayant pris la tête, 
la porta en triomphe. Sur les autres côtés on y 
voit trois Ménades, dont la première porte sur 
l'épaule un thyrse et une patère\ la troisième 
danse , et la quatrième joue de la cimbale. 

Piédestal d* un Candélabre dédié à Mars, et 
sur lequel il y a des Génies sculptés en bas^relief; 
Fun d'entr'eux tient un bouclier, T autre un ca^ 
sque, le troisième une épée. Sur ce piédestal re^ 
pose un petit autel triangulaire orné de trois figii« 
res de femmes en fort bas relief. 

Ganimède. Le mérite de cette statue engagea 
Benvenuto Celiini i en faire la restauration oà il 
mit tous %t% soins pour soutenir la comparaison 
de la pièce antique qui est d' une singulière beauté. 
Ces restaurations consistent en la tête, les bras, 
les pieds, et l'Aigle, où Celiini J)ieu loin de 
ridée d'imiter le style ancien, a voulu y faire 
connaître son propre talent plein d'âme et d'un 
fini admirable. 

Un Faunci 11 est couronné de pampres et de 
corymbes, ou grains de lierre; il tient de la maift 
droite une grappe qu' il élève en la regardant. Il 
porte attaché à son cou un havresac, fait, peut* 



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i6o 
être de la peau d' une chèvre » dont les pieds pa- 
raissent sur son épaule. Cet havresac repose sur un 
tronc d'arbre entortille par un cep de vigne» d'o& 
pendent des grappes; un tigre qui est au pied de 
r arbre en mange. 

Ganyniéde avec l'aigle, statue d' une grande 
beauté, qui est peu visible à cause du marbre qui 
est plein de veines » et qui n* est pas statuaire. 

Venus à demi nue, dont on fait avec raison 
beaucoup de cas. Elle soutient de là main gauche 
une belle draperie qui la couvre plus haut que la 
ceinture; le reste est nu: sa main droite est élevée 
audessus du front et parait toucher une touffe de 
cheveux bouclés , et rangés d' un goût dîfierent da 
reste de la coiffure; elle a la tête ceinte d' un ré- 
seau ou diadème qui a été colorié en rouge et en 
or^ et dans lequel il reste quelques cavités qui 
prouvent qu'il a été enrichi de pierreries; Elle 
porte au bras le bracelet ou ceste; et par rapport 
à sa perfection il suffira de dire que cette Vénus tient 
la première place dans la Galerie après celle des 
Medicis. 

Un beau torse de Faune ^ vrai modèle de tout 
ce qu'on peut voir de plus beau dans l'antique: 
il faisait l'ornement de la Galerie Gaddi, et les 
flambeaux de la sculpture de notre siècle le met- 
tent de pair, et peut êtfe même au dessus, de ce- 
lui très-eslimé de Belvédère » qui est au Vatican. 



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i6i 
Dans le Corridor du côté du couchant. 

Deux Marsias, dont F un exprime dans Ici 
traits de son visage un trop grand calme pour sa 
situation: ( Y. Maffei ) celui-ci est restauré par 
Donatello; Tautre est singulier pour la couleur du 
marbre qui imite un peu la chair; ( restauré par 
Verrocchio ). Cette dernière statue a les muscles 
qui sont presqu' à découvert. 

Enfant qui tient des noix dans sa chemise; 
et vîs-à-vis: 

Deux petits Amours qui se terrassent^ groupe 
assez gracieux, pour la vérité des attitudes. 

Après ce petit groupe, et avant de continuer 
K examen des statues du grand Corridor, ou peut 
vofr une très-intéressante collection d'ourrages en 
marbre, pour la plus grande partie du quinzième 
siècle, et qui sont dans la pièce qui suit. 

PETIT CORRIDOR 
DE SCULPTURES MODERNES 

Dans la première partie de ce corridor on j 
trouve six bas-reliefs qui étaient destinés pour la 
chapelle de S. Jean Gualbert. Ce sont àt% oeuvres 
de Benoît de Rovezzano qui brilla en i5i6. et à' 
quoi il travailla pendant dix ans de suite, malgré 
qu'il se fit aider par plusieurs de ses écoliers. Cet 
bas-reliefs représentent i^% faits relatifs à la vit 
dadit Saint; ce sont le suivant* 

»4* 



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i62 

1. TransIatioD da corps de S. Jcao Goatberl. 
Quelques ^ocrguaièncs , des estropies , et autres in- 
iirmes sont emmeuës sur le chemÎQ par ou doit 
passer le corps du Saint. Oo doit admirer dans ce 
bas-relief 9 comme daos les suivans, outre la gran- 
de beauté des figures , la difficulté extrême dans 
son exécution, le sculpteur ayant travaillé avec 
tout le soin possible plusieurs parties qui restaient 
couvertes par d autres de relief entier , et ou il 
parait presqu' impossible d'y pénétrer avec k ci- 
seau. 

a. Les moines de Fatlombrosa assaillis dans le 
choeur par les satellites des simoniaques. 

3. S. Pierre ignée moine de F^allombrosa , de 
F abbaye de Setlimo» après avoir été béni par 
Saint Jean Gualbert passe sain et sauf au milieu 
des flammes^ applaudi et révéré par le peuple té- 
moin oculaire du miracle. 

4* La mort et les funérailles de S. Jean Gual- 
bert. Ce bas-relief a été exécuté par les écoliers de 
Benoît de Rovezzano. 

5. S. Jean Gualbert d' un coup de croix fait 
disparaître la vision du démon dont le moine Flo- 
rence était épouvanté» 

Pans la muraille on y voit paiement enchâs- 
sés plusieurs jambages et frises enrichis d*ornemens 
et de figures parfaitement bien travaillés par le 
même sculpteur, qui devaient servir pour la cha- 
pelle en question. 

En i53o. quelques soldats étrangers, qui fu- 
rent logés dans le monastère de S. Salvi près de 



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»63 
Florence y o& I*od conservait cet «culptare», cou-* 
pircDt plusieurs têtes > et causèrent tous ces don>« 
magesi que 1* on voit aujourd' hui^ au grand re- 
gret des amateurs. 

André Ferrocchio. U ëpouse de François 
Tornabuoni meurt en couche. Dans cette scul^ 
pture on voit la main d* un habile artiste ^ mars 
pas encore bien exercé à travailler sur le mar- 
bre, étant celle-ci Tune de ses premières pro- 
ductions en ce genre; néanmoins il est admira- 
ble par la grande expression dans les figures» et 
on y reconnaît par cette qualité le maître du grand 
Léonard da Vinci. 

Dans la seconde partie du corridor on doit 
observer en premier lieu les bas-reliefs faits par 
Luc de la Robbia^ et par Donatello pour orne- 
ment des deux grandes Orgues de la Métropole. 
Ceux de Luc de la Robbia sont au nombre de 
six où il a représenté quelques figures qui jouent 
des timbales 9 àe^ trompettes, et psatlerions etc., 
voulant faire, allusion aux paroles du psaume i5o* 
laudate eum in sonQ tubae etc. Dans les deux 
bas-reliefs qui représentent le chant du choeur» 
il est parvenu au plus haut degré d'exprès* 
sion ; il ne manque à ces figures que la voix. 

On voit de ce même artiste deux autres ou- 
vrages ébauchés » dont l'un représente S. Pierre 
délivra de la prison , et V autre le crucifiement 
du même Saint. 

Les bas-reliefs de Donatello ci-dessus men- 
tionnés sont au nombre de quatre» mais on peut 



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164 
Tèi coDsidërer cointoe nt leùl , patcê qae rouais 
cûsemble ils forment une danse contînaëe de 
trente petits génirs en grand mouvement et plein» 
de vivacité. Peut être paraîtra -t -il à qiiel<|u*aii 
de voir dans cette sculpture des attitudes et 
des physionomies trop cl)arg<îes ; mars V artiste 
les fit tout exprès amsi, eu ^ard au lieu oik 
elles devaient être placées, c'est- à dire, à une 
grande élëvatiftn , et ëclaiiées par Ufie latUe ht- 
miére. La distance a laquelle on les voit prë- 
lentement n' est pas suffisante pour produire l'effet 
que r auteur s' était promît. 

Michelan^^e BuonarroU, Rond. Kotrc Dame 
assise avec T Enfant Je'sus, et sur le derrière 
Saint Jeannin. Cet ouvrage n'est pas achever 
mais telle est F expression dont les figures sont 
ébauchées, et telle T habileté de Mkhekinge à 
chaque coup de ciseau, que les connaisseurs ne 
se plaignent pas de ce que eett« sculpture n.'est 
pas terminée. 

Vis-à-vis de celui-ci il y a un autre bas» 
relief, en rond, d*un auteur iacooau qui re«» 
pressente le même sujet. 

jintoine Rossellino. La Sle. Vierge dans Kat» 
titude d' adorer te Divin Enfant. A droite par 
derrière on voit S. Joseph, et à gauche l'Ange 
qui annonce aux bergers la naissance du Sau*^ 
veur. Tout autour dans la corniche du bas-re- 
lief on y a sculpté dix Séraphins. Autant le» 
figures prrncîpalef que les accessoires soûl tra- 
vaillés avec te plus, grand soin. Le visage de 1^ 



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i65 
Vierge nt rempli de ddvotiooi et le» maios si 
délicates qu' elles font oublier de quelle mattère 
elles soot composées. 

S. Jeannin , bas-relief travaillé en pierre noire. 
On le croit de Donatello, et il est vrain^ent digne 
d' un tel artiste. 

BUSTES 

Benoit da Majano. Portrait de Pierre Mclliui 
travaillé en f474* 

Auteur inconnu, François Sassetti à V âge de 
quarante trois ans. C est celui qui fit peindre au 
Ghirlandajo la belle chapelle qui est dans Téglise de 
Ste. Trinité. 

jiuteur inconnu. St. Jeannin^ petit buste au 
bas duquel on a gravé: Ego çox clamantis in 
deserto. 

Jouteur inconnu de Técole de Donatello. Por- 
trait d' une femme avec une robe serrée lacée sur 
la poitrine. - 

Jouteur inconnu. Nicolas Machiavelli exécuté 
en i49S« 

Mino de Fiesole. Pierre de Medicis appelé le 
goutteux, sculpté en f453. 

Auteur inconnu. Portrait d'une femme avec les 
bras et les mains. C est un bel ouvrage travaillé 
avec un très-grand soin et plein de vérité. Le style 
resseinble fort à celui de Doaatello dans ses ouvrages 
les mieux finis. 



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i66 

De Rossellino. Le buste de Mathieu Palmieri 
fameux inëdecin^ et poëte. 

Auteur inconnu^ Portrait d' un homme avec 
une cuirasse surmontée par une draperie. 

Michelozzo Michelozzi. La statue de S. Jean- 
nin. Cet artiste fut même 1' un des plus célèbres ar- 
chitectes de son temps: c' est pourquoi ses ouvrages 
en fait de sculpture sont assez rares. La beauté de 
cette petite statue est telle à le mettre au rang; des 
premiers sculpteurs de cette brillante époque qui par 
la suite n'a peut-être pas été surpassée dans la par- 
faite imitation de la nature > comme aussi dans la 
vérité et simplicité de l'expression Ce sont tous ces 
avantages qui rendent cette petite galerie de scuU 
pture de quinze cents si intéressante aux amateurs 
et aux artistes. 

Rentré dans le grand corridor on voit une statue de 

Néréide assise sur on cheval marin ^ morceau 
important pour la rareté de pareils sujets. 

Hygié^h compagne d'Esculape: elle donne 
à manger à un Serpent. L' ajustement de ses 
cheveux est très-remarquable. La draperit en est 
fort belle. 

Discobole statue exécutée avec un style grande 
et moelleux. Il avait été, mal à propos ^ placé par- 
mi les eufans de JNiobé d'où on V a dernièrement 
ôté. Selon Visconti ce serait une ancienne copie du 
Discobole de Miron. 



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i67 

Jupiter: la fbudre qaMl tient àe la droite, 
marque la puissance et V autorité qu' il a sur Ici 
hommes y et sur les dieux; il a la poitrine et le bras 
droit découvert, et un manteau jeté sur l'épaule 
gauche. 

Mineri^e; on doute beaucoup , si c'est uoe^a- 
tue étrusque on grecque antique. La tête surpasse 
inâoimenty pour la beauté , le style du reste. 

/a/^o/i 9 statue d' un très-beau dessin et sur la** 
quelle on y remarque la majesté convenable à la 
Beine des Dieux. Les deux bras sont modernes. 

Soldat pliant un genou à terre» la cuisse gau- 
che percée d'une flèche, dont il reste encore uft 
morceau. Jl lève le bras droit et tient du gauche ua 
bouclier: cette figure représente un soldat étranger 
ou un Gladiateur, n'ayant rien de F habillemeuf 
romain. La chaussure est dans le godt grec. 

Mercure; statue d'un grand mérite autant dans 
la draperie que dans la tète, et intéressante parce 
que Ton trouve rarement cette Divinité ainsi 
représentée. Autrefois ce Mercure a été pris pour uù 
Camille , ou pour un prêtre , ou un jeune homme 
destiné à servir dans les sacrifices. 11 est entière» 
ment enveloppé dans un manteau qui couvre son 
corps en faisant voir la figure avec une grande 
vérité. La partie inférieure est moderne. 

Jpollan debout. Il y a beaucoup de parties 
modernes dans la statue. La lyre sur laquelle 
il appuie la main gauche est moderne entière* 
ment et d* un mauvais goût. 

Une statue d^Jpollon nu, assis , prêt â jouer 



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i68 
cle la lyre , son corps est de la plas belle forme. On 
remarque V indication de cinq cordes sur la lyre. 
Le serpent qui est à ses pieds est moderne. 

Deux Statues d* Esculape\ àzxïs la première 
de ces statues on doit remarquer particulièrement 
la chaussure qui est très-bien conservée et inté- 
ressante pour le costume. La seconde statue a une 
tête majestueuse, d'un caractère noble et sévère en 
même temps 5 la draperie est traitée avec beaucoup 
de vérité et simplicité de style. La forme de ce 
Dieu de la médecine ressemble à celle qu'on 
voit sur les médailles grecques et romaines; la 
barbe en est longue et épaisse, le bras gauche 
est appuyé sur un gros bâton noueux, autour duquel 
un serpent se tortille. Cette statue était autrefois 
groupée avec une autre statue , et peîrt être avec sa 
compagne Hygie^du moins voit-on sur T épaule 
gauche la >m arque de la main d'une autre figure^ 
quT-^rait celle d' une femme. 

Olimpe assis ; remarquez que le chalumeau est 
A seize tuyaux. 

Marcus Aurclius dans Y adolescence. Il est 
nu et tient un globe en main; il parait avoit 
été destiné pour quelque temple; il est dans le 
goût romain du meilleur temps. 

Bacchus groupé , peut être , avec Ampélus , on 
Acratus. Il tient de la main gauche une coupe, et 
une peau de chèvre est jetée avec grâce sur son 
épaule , du même côté. Il appuie la main droite sur 
la tête de T enfant , avec un masque ; V enfant 
tst assis sur une orne , il embrasse la |ambe droite 



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\6g 
ivL Dieu 9 et a $t$ deux maint sur des raisins ^ nne 
tête de sanglier, et deux masques de Satyre et de 
Faune. Il regarde Baccbus d' un air gai et malin ; 
il n'y a d^ antique dans tout ce groupe, que le 
torse, et les cuisses de la figure principale. 

Leda., La draperie qui \ûi pend de T épaule 
gauche jusqu'aux talons, est heureusement plissée. 

j4pollon en repos, le pied droit sur une tor- 
tue qui semble moderne. 

Melpomènc^ ou plutôt Clio, faite par Atiicia- 
nus, médiocre sculpteur grec du 3me. on 4me. sic- 
cle^ comme il est écrit dans la base. Il est à remar« 
quer que T habillement de cette figure^ n*est ni 
une stole, ni une tunique. 

Cuirasse y ou un Trophée militaire. Les Greci, 
pour ne pas perpétuer F idée des dissentions qui ont 
lieu parmi les peuples^ ne permettaient pas de re« 
présenter de pareils trophées ni en pierre ^ ni en 
marbre, mais de matières fragiles. 

Bacchus de 31ichelange ; c'est le Dieu de la 
joie; le ciseau sublime de cet auteur ne sut jamais 
se plier au style doux et délicat; aussi ce Bacchus 
a*t-il quelque chose qui se ressent de la fierté de 
son auteur; et c'est par-là même qu'il n'est pas 
déplacé au milieu dé tant de beaux antiques. Il est 
couronné de lierre et de pampres, tenant de la main 
droite une coupe, et de la gauche des grappes de 
raisin I qu'un petit Satyre, qui s'enveloppe dans 
une peau de chèvre, tâche de godter. L'état d'i- 
vresse est fort bien exprimé, soit dans la tête. 



i5 



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soit danf V attitude de toute la figure qui parait 
pouvoir à peine se tenir debout. 

Bacchus du Sanso\fino\ les formes et T action 
surtout > en sont tr és-dl^gantes : Vasari a beaucoup 
célébré cette statue^ elle mérite assurément 1' atten-« 
tion la plus réfléchie de la part de ceux qui veulent 
se former d' après les grands artistes. Bartolini Sa-i 
limbeni la donna à Côme I. L'incendie en 1762. 
l'endommagea beaucoup; elle a été parfaitement 
bien restaurée. 

Mickelange. Une statue d' Apollon ébauché 
avec le talent ordinaire de ce grand Artiste. 

St. Jean Baptisle^ très-jeune; on a de fortes 
raisons pour croire cette statue ouvrage de Mino 
de Fiesole. 

Donatello, David , vainqueur de Goliath : et 
vis-à vis, par le même artiste, un 

St. Jean Baptiste exténué par le jeûne qui est 
une des meilleures pièces que Donatello ait faite, à 
V exception du Saint Georges qui est à Florence à 
Orsanmichele. 

Laocoon que Baccio Bandinelli copia en i55o. 
de l'original, à Uome : en étudiant ave6 soin ce 
beau travail, on doit dire que jamais on n'a fait 
une plus belle copie d' un des plus admirables 
chefs-d'œuvre de T antiquité. Le groupe original 
passe pour avoir été fait par Polidore , Athénodore, 
et Agesander qui semblent avoir travaillé comme à 
l'envi pour laisser un monument qui répondit à 
r admirable description qu' en fait Virgile^ du coup 
qu' il porta contre le cheval de bois; si fatal à la 



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171 
TÎIlc de Troyc, cl de sa mort tragique. Si ce que 
Pline dit de ce groupe est vrai, V original avait été 
fait d' un seul bloc de marbre. 

Le sommeil: ( dans le milieu du corridor ) en 
pierre de touche: il a deux grandes ailes, il tient 
deux pavots et la corne des songes; il est plac^ 
sur r inscription mortuaire à G. Telegcnni; il y a 
derrière cette inscription la porte de V Enfer ; en 
baut on voit un bâton augurai ou Lituus , et un 
préfôricule, espèce d' aiguière qui servait à verser 
les libations dans la patère, qui est sculptiée au 
milieu. 

jiutèl àidié aux Lares d'Auguste; à côté sont 
deux figures couronnées , sons V inscription , avec 
la corne potorio et une patère: l'antre a un seau; 
en face sont trois figures , et entre les deux ^ une 
poule qui becquette. Tous ont un grand voile sur la 
tète: celui du milieu tient , de la droite , un Lh- 
tuus ( bâton augurai ), k sa gauche une femme 
tient une patère, et de la main gauche des fruits 
dans un vase. L' inscription marque que ce marbre 
fut posé l'an i3. d'Auguste: c'était Antonin le 
pieux, sous le consulat de Plautien Silvanus Tan 
i55.de J. C. Cette chronologie éprouve des diffi- 
cultés considérables. L' autre côté de V autel pré« 
sente une victoire ailée, auprès d' un trophée. On 
voit derrière une belle couronne de chêne entre 
deux oliviers, un préfericule et une patère, gra- 
vés par Boissart. 



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17» 

TABLEAUX 

Comme oo a dëjà été pr^Svena^pour soivre Tor. 
dre arec lequel les tableaux soni places , il faut 
retourner à la porte d'entrée pour en faire l'exa- 
men d'après la disposition du présent livre. On 
commence par les tableaux anciens. Ce sont, pour 
ainsi dire, les pièces justificatives de F histoire de 
Yasariy et c* est pourquoi ce Peintre Historien 
avait recommandé à C6me I. de ne pas les di- 
sperser. 

jindré JRicOf de Candie, tableau peint dans 
le treizième siècle. La Vierge et V Enfant Jésus y 
sont représentés sur un fond doré^ sur lequel on 
voit deux Anges avec les mystères de la Passion. 

Cimabue fit^n, Florentin. St. Bartbélemi assis 
dans une chaire ^ aux pieds de laquelle sont deux 
Anges.Ce peintre naquit en i^^o.tt mourut en i3oo. 
11 apprit son art de ces Grecs, qui avaient été 
appelés à Florence; mais il s' éloigna de la grossiè- 
reté de leur style ^ et devint , pour ainsi dire /le 
fondateur de i'écoie florentine^ laquelle , pourtant^ 
n' obtint quelque considération que sous Giotto , 
son successeur. 

Giotto f né en 1276. mort en 1 336. L'oraison 
de notre Seigneur dans le Jardin, G' est avec 
grande raison , que le très-savant Lanzi , dans son 
histoire de la peinture , assure , que, si Cimabue 
fut le Michelange de son siècle, Giotto en fut le 
Raphaël^ et que la peinture^ sous tes maint, fit 



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173 
d,c tels progrès f qvie ni aucun de $et ëcoliérs, ni au- 
tres jusqu'à Masaccio> n'y purent rien ajouter. Le 
tableau dont nous parlons en rend un témoignage 
éclatant, par l'expression et la beauté des têtes 
dans les grandes figures, et par le goût de la com- 
position avec lequel est peint le gradia du susdit 
tableau. 

Du même. La Sainte Vierge assise avec T En- 
fant Jésus entre ses bras; autour il y a des Anges 
avec des vases remplis de fleurs de \js, en bas 
on voit, à genoux, S. Jean Baptiste, et St. Zeno- 
be Evêque. 

Du même. Tableau oblong, en petites figures , 
J. C. recevant un apôtre dans le ciel , avec plu- 
sieurs figures sous le portique d'une ^lise, quatre 
clercs et un diacre. 

Simon Memmi^ élève de Giotto. L' Annoncia- 
tion de la Vierge, peinte sur un fond doré. En bat 
il y a les noms de l'Artiste et la date de Tan i333. 
Deux autres tableaux de Memmi aux deux côtés, 
ils représentent Sainte Giulitte avec la palme dans 
sa gauche: et St. Ansano qui a aussi une branche 
de palme. Ce peintre surpassa tous stt cootempo* 
rains par une certaine gaieté de coloris qui lui 
était propre, mais il fut inférieur à son maître 
pour r expression. Ces tableaux sont assez estima- 
bles à cause de leur authenticité. 

^nge Gaddi, Florentin. L' annonciation de la 
Vierge. Ce peintre naquit en ii94* et mourut en 



i5* 



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174 
1457. Ce fat le fik et 1* écolier ât Taddeo Gâddf, 
îmîtateor du ftylé de Giotto. 

Pierre de Laurent , dît Pierre Laurati de 
Stenoe. La Sainte Vierge assise, avec FEofaBt Jésat 
dans ses bras^ et quatre An^s de chaque côté« 

Du même. La Tbébaïde d' Egypte, tableau ri- 
che eu figures. Quelqu'un avait attribue ce tableau 
it Gherard Siarnina ^ ué ï Florence l'an i334. 
élève d' Antoine Vénitien, mais^ il v a au fameux 
Camposanto de Pise des ouvrages certains de Zaee- 
raa' ( et surtout un pareil sujet ) qui^ont tout à 
fait dans le genre, et dans le style de ce tableau. 
• Frère Jean uéngelique^ religieux de l'Ordre 
de St. Dominique, peintre Florentin, xxé à Fiesole 
en 1887, mort en i455. Un Tabernacle à fond 
doré. Ce tableau fut peint en 1 433. et on le te- 
garde comme uu àt^ principaux ouvrages de ce 
raaitre. 

Cet intéressant ouvrage est partagé en trois com- 
partimens. Dans celui du milieu est la Vierge as- 
stse avec son fils sur ies genoux. Dans les deux 
compartimens latéraux^ il y à deux figures de Saints 
à chaque compartiment aVec différentes petites fi* 
gures assez gracieuses. 

Philippe Lippi. Là Sainte Yirrge avec deux 
Anges qui soutiennent^ l'Enfant Jésus; tableau 
gracieux et dessiné à merveille. 

^ Laurent de Pierre, de Sienne. La Vierge qui 
tient 'SOn Enfant assis sur tes genoux; et plusieurs 
Saints; quatre autres Saints en petit sont aux deux 



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i?5 
càiii. Ce peintre mourut eu i483. On y voit une 
inscription qui porte Laurenii Pétri de Sienne , 
faite en 14^7* 

jiiexis Baldovinetti i né en i45i. mort êtt 
1^28. La Vierge, adorant son fils, qu'elle tient 
sur %e$ genoux. Trois Saints de chaque ctiiy et 
Saint Dominique à genouT. 

Pierre de Cosimo. Andromède délivrée du 
monstre; Persee marquant sa satisfaction; Cépliée 
recevant sa fille avec grande )oie. 

Du tnéme. Un sacrifice au Temple de Jupiter 
pour la délivrance d'Andromède. Mercure est disins 
une niche à la gauche du Temple, et Pallas à 
droite. Ce tableau est plus beau que le précédent : 
il y a des groupes qui sont comme ceux d'André 
del Sarto. 

Du même. Les noces de Persée , troublées par 
Phinée. On voit Persée quj, sorti du portique, va 
au devant de Phinée^ et de ses compagnons, et 
les pétrifie en leur présentant la tête de Méduse. 

jintoine del Pollajolo né en 14216. mort 
en 149^. Saint Eustache , Saint Jacques et Saint 
Yincent^ sur bois à la détrempe, fait en li^'jO. ou 
environ ; ( Voyez Fasari ). Ce tableau , qur est 
dé la plus grande authenticité, fut restauré f I y a 
di^i bng temps , puisifu'il avait beaucoup souffert. 
On le transporta à la Galerie de TEgltse du Mon- 
te 9 à un mille de la Ville. Selon Vasari , Pierre 
Pollajolo peintre d^un mérite inférieur à Anfoinc 
' son frère^ travailla aussi dans ce tableau. 

' Luc SignorelU de Cortone^ élève de Pierre del^ 



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176 
la Francesca Florentin 1 ne en i ^^o. mort en 1 52 1 . 
L'Enfant Jdtus debouti St. Joseph, et la Vierge, 
Elle a un livre ouvert dans la main droite, et un 
autre à ses pieds; tableau rond, et superbe pour 
les belles parties des draperies, et pour la gran-* 
deur de style avec lequel il est exécuté; ce qui 
fait connaître qu'il a été peint lorsque T Auteur fit 
des progrès voyant les ouvrages du Frate, ii An» 
dré et de Raphaël, 

Du même, Lb Sainte Vierge^ 1' Enfant Jésus 
entre $t% bras, quatre bergers nus dans le lointain; 
en haut dans deux espèces de niches, il y a deux 
prophètes d'un très-beau caractère, peints à clair 
obscur. Celui ci est d'une manière un peu sèche 
comme ceux qu' il a peints dans sa patrie: le pré- 
cédent tableau de ce maître est supérieur à ce- 
lui-ci. 

Botticelli, qui a imilé le vieux Lippi'^ né à 
Florence en i^'i']^ mort en i5iâ. La Sainte Vierge 
assise, l'enfant a une grenade dans la main et il 
y a â ses côtés six Anges. 

Du même. Un tableau rond. La Vierge est 
couronnée par deux Anges; l'Enfant Jésus sur %e9 
genoux, plusieurs Anges à %t$ côtés, éclairés par 
de Tor, les tétés sont d' une grandeur, et beauté 
de style admirable , et font voir , àh cette épo- 
que , combien l' art du dessin était déjà avancé. 

Dominique GkirlandajoVlorentinf né en i45 1* 
mort en i493* maître du divin Michelange. Bond. 
L' Adoration des Rois Mages, sujet très-riche en 
figures et d'une fraîcheur, de colorir extraor- 



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177 
dinaire^ eu ëgard aa temps où ce tableau fut 
peiut. 

Laurent de Credi ni â Florence eo i454*^ 
mort en iSsS. ou i53o. Deux tableaux ronds, i 
pu de distance V un de V autre » dans lesquels est 
peinte la Vierge adorant son fils. 

Baffaellino del Garbo. La Sainte Vierge dans 
nn paysage, avec V Enfant Jësus. 

Gerino àe Pistoie, peint en i5ao* La Vierge 
^n\$e avec V Enfant Jésus ; trois Saints d' un cô* 
téf trois Saintes de Tautre^ et deux Anges en haut 
avec une couronne ; sur bois. Ce tableau est d' une 
composition fort simple, les figures sont d' un sty- 
le un peu sec, mais il y a beaucoup de grâce. 

Ecole Florentine. 'ïahlciQ rond. La Ste Vierge 
avec r Enfant Jésus et Saint Joseph; il j a une 
superbe couleur et une grande force de clair- 
obscur. 

Ecole d' André del Sarto. La Sainte Vierge 
en habit rouge , et en manteau bleu , assise dans 
on paysage, avec T Enfant Jésus , tableau gra- 
cieux pour la couleur, et pour la composition. 

Maître i?oii:r, Florentin ; ébauche avec très- 
peu de- clair obscur. Moyse qui défend les filles de 
Jéthro contre les bergers madianites. 

Jrige Allori. Portrait d' une jeune femme , le 
cou orné d' un collier, tenant un livre à demi- 
ouvert dans la main droite. Demi-figure. 

Du même. V Annonciation de la Vierge en 
deux tableaux , de la même forme. 

François Rossi, connu sous le nom de Cecp 



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T78 
chino Salçiatit écolier d' Anàté àel Sarto, mort 
en i563. Une Charité a$ii$e^ caressée, par trois 
enfans. 

Jacques Coppi, qui vivait en i48f. Le moine 
Schwartx , assis dans an laboratoire , au milieu de 
plusieurs ouvriers occupes à la composition de la 
poudre à canon : dans l' enfoncement est un édifice 
consumé par les flammes : c' est un beau tableau , 
et dont les détails sont rendus avec exactitude. 
Dans le mortier on lit: Puhis excogitatus ia54« 
Dania Bertoldo Schwartx. 

Ecole Toscane. La Sainte Vierge avec son fils. 
Sur le devant il y a deux religieux. 

Stradano. La Sainte Vierge avec T Enfant 
Jésus. 

Du même. Jésus Christ crucifié sur le Cal- 
vaire. 

yictor Casini. La Forge de Vulcain. Les Cy- 
clopes occupés à travailler ; plusieurs petits Amours 
sur le devant. 

Barthelemi Traballesi. La Tour de Danaé. 
Acrisius assis d' un côté regardant les ouvriers 
occupés à fermer la Tour par une enceinte de 
murailles \ V or tombe en pluiè , d' en haut sur le 
sein de Danaé. 11 y a peu de fables ou histoires 
anciennes plus obscures que celle-ci. Acrisius vivait 
environ 1^0. ans avant la guerre de Troye; la tour 
ou chambre d' airain dans laquelle Danaé avait été 
enfermée subsista dans la Ville d'Argos jusqu'au 
temps de Perilaus tyran de ce pays qui la fit dé- 
truire. 



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m 

Jean Fei. Daniel se prÀentant au souper de 
Balthazar pour interpréter les mots terribles qui 
parurent sur la muraille. 

Dominique Buti. Vue d'un laboratoire où Ton 
distille des herbes. Sur le devant^ le Centaure Chi- 
von causant avec Apollon^ on voit aussi le petit 
Achille, etc. 

Ecole Toscane. Moyse et son peuple , regar- 
dant les troupes de Pharaon qui vont être submer- 
gées dans la mer. G' est dans le style de Santi 
di Tito. 

Ecole Toscane. Persée qui délivre Andromède 
du rocher oik elle était attachée. 

Sébastien Marsili. AtalantCi fille de Schinée, 
roi de Scire, ramassant les pommes d'or jetéet 
par Hippomène qui la poursuit à la course. Plu- 
sieurs spectateurs^ parmi lesquels le Grand^Duo 
Gôme I. à cheval. 

Ecole Toscane. Plusieurs personnes qui tra-» 
vaillent dans une mine d' or , on y voit une prin- 
cesse environnée de plusieurs gardes espagnoles. 

Ecole Toscane. Neptune et Téthys sur un 
char , avec plusieurs tritons , etc. dans une baie 
de la mer près d' une montagne sur laquelle on 
voit une ville. 

jilexandre Fei^ Une boutique d* orfèvrerie ^ 
avec plusieurs personnes qui travaillent. 

Ecole Florentine, hà pèche de la Baleine: 
plusieurs personnes occupées à la mener à terre; 
une de ces personnes offre à genoux quelques 
loorceaux de la baleine d^ni uo bassin ^ à un 



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ijBo 
homme qa' on voit astis d' un eôtë. Peint sur 
ardoife. 

Santi di Tito. Les Soeurs de Phaeton con-. 
yerties en peupliers. 

Du même. Hercule tenant un petit chien sur 
les bras; Joie à sa gauche ayant à sa suite plusieurs 
6gures. 

Du même. Christ en crois: St. Jean et la Vier- 
ge ; petit tableau. 

Du même. La nativité de Jésus Christ et 
r adoration des bergers ; grand tableau. 

Cristophe jillori. La MagdeUne pénitente 
fixant le ciel; que de componction sur ce doux 
visage ! que ces belles larmes sont pénitentes ! elle 
est à moitié assise dans Y ombre contre un ro- 
cher, toute nue 9 voilée uniquement de ^ti chc-^ 
veux, et de sa douleur. 

Lodovico Cardi dit le Cigoli. Saint Laurent 
sur son gril , ouvrage qui est beau , mais qui 
n'est pas des plus importans de ce grand Ar- 
tiste. 

Du même. St. François en prière^ sujet que 
ce peintre répéta plusieurs fois , et toujours d'une 
manière admirable pour V expression qu' il a su 
donner à la tête du Saint. 

Du même. La Magdelène ; figure entière d' une 
harmonie de couleur admirable. 

Etienne Pieri. Jésus Christ mort entre le bras 
des Maries et des disciples; au milieu d'eux la 
mère évanouie. 

Thomas de Saint Friano. Plusieurs esclavet 



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i8î 
nos f ramassant des diamans pris des rochers , sur 
le devant un groupe de marchands qoi viennent 
faire leur commerce 5 sur ardoise. 

Du même. ( Grand tableaa ) La Trinitë, au bas, 
St. Jacques et Saint Philippe Apôtres; St. Augustin» 
et St. Crispîn. 

Jérôme MacchiettL Vue d* un bain, avec plu- 
sieurs figures nues. D'un côte la statue d' Esculape: 
dans r enfoncement une montagne jetant des 
flammes. 

Jacques d* Empoli* Le Père Eternel , au mo- 
ment où il vient de créer Adam. 

Par le Minga. Dencalion et Pyrrha au pied 
d'une montagne» les yeux voiles^ jetant des pierres» 
lesquelles se transforment en hommes. 

Laurent Lippi. ( Auteur du Poëme le Malman- 
tile) Jésus-Christ sur la croix. 

Jean Martinelli. Le Festin de Balthazar. Cet 
Artiste n'est pas aussi connu qu'il mérite de 
l'être. 

Mathieu RossellL L'élection de St. Mathias 
au nombre des Apôtres. On voit descendre d'en haut 
un trait de lumière sur St. Mathias. Tout autour il 
y a les Apôtres dont l' un écrit le nom de Mathias. 

François Fanni de Sienne. Les fils de Jacob 
au moment de se présenter pour la seconde fois 
à Joseph leur frère en Egypte pour acheter le 
blé» grand tableau d' une composition bien 
imaginée^ et d' une touche hardie et pleine de 
force. 

François Morandini, surnommé le Poppi\ né 

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i8i^ 
en i544« ino^t ^D i58i. Fonderie de canons; on. 
voit au fond Côme I. assis. Sur ardoise. 

Jérôme Macchietti. Mëdëe nue, jetant des 
herbes dans la chaudière pour rendre la jeunesse à 
£son I qu' on voit à côte. 

Jean Slradano. Le laboratoire d'un alchimiste 
avec plusieurs personnes occupées à travailler. 

Laurent Sciorini. Hercule tuant lé~ dragon qui 
garde le jardin des Hespërides; on y voit les trois 
soeurs^ £gl^» Arëthuse et Hespërëthusc, et quelques 
autres Nymphes qui folâtrent. 

Jean^Marie Butteri, Une fournaise , avec plu- 
sieurs personnes qui travaillent à des ouvrages en 
verre. Sur ardoise. 

j4lexandre j^llori, La Pêche des perles ; sujet 
représenté avec plusieurs barques, et des Divinités 
marines, très bien groupées: sur ardoise. 

Jean de S. Jean, Femme assise^ en habit 
rouge allaitant un Enfant qui tient des cerises de la 
main droite. De cet auteur il y a beaucoup d* ou* 
vrages à Florence, et particulièrement %t% peintu- 
res à fresque dans le Palais Pitti lui firent beau* 
coup d' honneur. 

Du même, Vénus qui pi'igne Cupidon : jamais 
ia Déesse de l'Amour n'a été représentée dans un 
moment si peu agréable. 

Du même. Le coucher de la nouvelle mariée; 
répoux est au lit; la célébrité de ce tableau sur- 
passe son mérite réel. 

Li{fio Me/ius, Florentin. Le Sacrifice d'Abra* 
ham. Le dessein en est fier, mais les teintes se 



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iB3 
perdent les unes dant les autres i de façon qu'on 
ne voit les contours que comme au travers d* un 
brouillard qui trouble tout; ce tableau marque Té- 
Ut de la peinture à T époque qui a précédé celle 
de Mengs. 

Tournant à gauche. 

Ches^. Curradu Ste. Marît Magdeleinc au mo- 
ment de monter sur un navire; et lorsqu' elle lave 
les pieds du Sauveur. Deux tableaux oblongs. 

Dominique Crestif dit le Passignano. Wotre 
Dame sur les nuages^ avec son fils qui donne une 
ceinture à une femme à genoux. 

Empoli. Portrait de Jean Baptiste Gambetti. 

Ciro Ferrie romain. L' Annonciation de la 
Vierge: et Jésus Gbrist sur la croix; deux tableaux 
aux deux côtés de la porte. 

Ecole Toscane. Un tris-beau portrait qu^on 
a cru Lucrice femme d' Andréa del Sarto. 11 est 
vraiment digne de son école. 

Dans V allée occidentale. 

Benoit Luti, Florentin. Moyse sur le Nil. 

Antoine M. Gabbianiy Florentin. Ganimide 
enlevé par Jupiter sous la forme d' aigle. 

Geminiani. Ariane dans la douleur assise s^r 
un rocher tout près de la mer^ avec Cupidon dans 
les airs ; à fresque sur une tuile. 



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i84 

Rosalba Carriera. Portrait d* une femme ; au 
pastel. 

Nicolas Betti. Des soldats Romains mettant 
aux pieds d' un Hëros les dëpoailles des peuples 
subjugues. 

Leandro Bassano. V Ange annonçant aux pâ- 
tres la nativité du Messie. 

Thomas de St. Friano. Dédale et Icare dans 
l'attitude de voler ^ en bas plusieurs personnes par- 
mi lesquelles un agriculteur saisi de jfrayeur par la 
chute du jeune audacieux dont les ailes viennent 
de se fondre an soleil. Ce tableau rappelle la chdte 
du malheureux Pilaire Rozier par V incendie de 
son aëréostat, et de plusieurs autres après lui. 

Geminiani. Léandre que deux femmes ont tiré 
mort de la mer, où sa malheureuse amante vient 
de se jeter. L'Amour s'enfuit épouvanté de cette 
tragédie. 

<( Lèandre conduit par V Amour 
« En nageant f disait aux orages : 
<c Laissez moi gagner le rii^age, 
(c Ne me noyez qu^ à mon retour. 

François Bassano. Le Déluge^ sujet que Bas- 
sano représentait à merveille» et qu'il répéta sou- 
vent. Deux tableaux I un grand» l'autre petit. 

Jacques Bassano. Jésus Christ mort auprès 
des Maries^ éclairé par un flambeau. 

André de f^icence, mort en i6i4* La Reine 
Saba apportant des trésors au Roi Salomon. 

Pierre délia Fecchia. Buste d'un homme 
armé. 



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i85 
. Paul Veronese. Jësos Ckrist ressuscitant le 
Lazare I avec plusieurs figures, très-bien groupées. 
C'est un ouvrage qui a un peu souffert, mais qui 
est certainement de cet Auteur. 

François Bassano. Jésus Christ arrêté par les 
soldats. 

Jacques Ligozzi. Vue d' un portique avec plu- 
sieurs figures ; en grisaille. On y a représenté la 
coupe retrouvée dans le sac de Benjamin. 

Boniface Fènitien. Une Sainte famille. 

François Bassano. Le souper du riche Epu- 
lon. A droite est Epulon; sur le devant il y a La« 
zare dans sa mendicité. H y a une cuisine oà Ton 
voit des vaisselles 9 genre dans lequel Bassano était 
si habile, très- bien exécutées. 

Jac(/uesy et François Bassano. Noé introdui- 
sant les animaux dans l'Arche; et au moment qu'il 
ferme V Arche. Ces deux tableaux sont précieux 
pour la vérité avec laquelle sont peints les animaux, 
et les autres accessoires. 

Bassano. V Arche de Noé an milieu du Dé- 
luge. 

Zanchi da Este. L' Assomption de la Vierge. 

Maître inconnu. Deux tableaux oblongs à peu 
de distance V un de Y autre , avec des sujets de 
r Enéide: ouvrage médiocre. 

Cassana. Deux tableaux, F un auprès de l'autre 
avec deux chasseurs; plus que demi- figures. 

Franceschini de Bologne. Un Cupidon debout 
avec plusieurs objets sous ses pieds. On n'a jamais 
représenté d*une manière plus piquante l'empire de 

i6* 



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i86 
l*An>oar. Arec les symboles qu'on voit sous ut 
pieds on a voulu faire conoaitre comme soa règne 
est vaste. 

Daniel Crespi. Va Yieillaril demauclaot T au- 
mône. 

Zanchî, L* adoration des Rots. 

Jean Fyt. Volaille épouvante à la vue d' un 
Faucon qui est posé sur une branche d'arbre. 

Henri de Bless, dit le Ciçetta, Le travail d'une 
mioî^re. 

Frédéric Zuccheti. Un Portrait d'bomme^ 
sujet inconnu. Le seul buste. 

Marc Sturrini. La Magdeleine habillée d' un 
haillon de drap, et d' un manteau bleu, à genoux 
dans une grotte, devant un Crucifix. 

Charles Bononi. Un Ange qui délivre St. Pierre 
de la prison, ouvrage plein de force, et d^une gran* 
de finesse. 

Cassana de Géues. Un portrait d' homme : te 
seul buste ; sujet inconnu. 

Guide Cagnacci. Ganjmede Echanson de Ju- 
piter. Au milieu Ton voit Ganymide eu habit court 
de drap verdàtre qui tient une soucoupe avec la 
tasse de Jupiter de la droite, et de la gauche il bute 
contre les tempes de Bacchus qui est dans l'attitude 
de verser le nectar dans la dite tasse. Du côté opi>osé 
Jupiter assis sur un nuage qui regarde Ganjmêde. 

Guercin. Mars armé, ou buste d' un guerrier. 

Jugusiin Tassi. Un Paysage ombrageux avec 
des Paysans assis sur une prairie où ils sont à 
manger. 



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i87 

Jean Stradano. Mercure accompagnant Ulysse 
chez Circé pendant qu'elle transforme en animaux 
les compagnons du voyageur* Sur ardoise. 

Procacciiiif boulonnais i né en i536.> mort ea 
1626. Grand tableau^ V Assomption de la Vierge, 

Baptiste Naldini. Les deux Portes des Son- 
ges 9 avec plusieurs figures symboliques sur le de« 
vant. Dans le lointain une pertonne endormie sur 
uo lit magnifique. Sur bois. 

Ecole de Venise. Auteur inconnu. Buste d'un 
bomme en habit noir. 

Frédéric Barocci d'Urbin. Portrait d'un hom- 
me à tète chauve 9 avec barbe» habill<S en noir, et 
assis sur une chaise. La tête est bien coloriée. 

Auteur inconnu ^ mais qu'on peut rapporter 
à r école de Bologne. Sainte Marie Magdeleine , la 
main gauche appuyée sur un livre, la tête tonrnée 
en haut avec beaucoup d' expression. 

Titien. Un portrait d' un homme , le seul bu- 
ste qui pose une main sur un crâne. 

Semini de Gènes. Christ sur la croix , grand 
tableau avec beaucoup de figures mais d' un style 
un peu dur. 

Castiglione. Gircé, la Magicienne, avec le bâ- 
ton magicien dans la main, et plusieurs animaux 
à «es pieds. Ce n'^est pas un des meilleurs tableaux 
de ce Maître. 

Ecole de Bologne. La Déposition de la Croix , 
en petites figures. 

François Morandini. Alexandre le Grand > 



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i88 
donnant Campatpe à Apellei, qoi prcf^ente au Hé- 
ro$ le portrait de cette femme. 

/. Marie ButterL Le débarquement d* Enéc 
en Italie , sujet représenté avec une composition 
extravagante. 

Jacques Coppi. Alexandre le Grand > à cheval^ 
devant lui la femme de Darius rendant hommage 
à Roxane lui donnant son collier. 

Nicolas Lapi. La Transfiguration » ouvrage oà 
l'on remarque une admirable facilité de pinceau 
et une grande imitation des ouvrages de Luc Gior- 
dano. 

Louis Caracci. Un buste du Sauveur couron- 
né d' épines avec la croix sur les épaules. C est un 
ouvrage qui est beaucoup nofrci. 

Falèr^ Castelliy de Gènes. L' enlèvement des 
Sabines , tableau composé avec feu ^ mais sans bar- 
monie. 

Ecole Allemande. Christ mort^ entouré par 
plusieurs figures , dont l' une est un vieillard avec 
une torche allumée; on y reconnail un peu l'école 
de Waodjck. 

Du même. Jésus Christ sur la croix. La Magde- 
leine, et St. Jean sont en bas, une femme à genoux^ 
et deux autres figures à un des côtés ( ex voto). 

Nicolas Fon Plate, Deux tableaux^od sont re- 
présentées des tempêtes sur mer^ plusieurs vaisseaux 
prêts à être engloutis. Ce spectacle est très-bien re- 
présenté par ce peintre qui était fort habile dans ce 
genre d'ouvrages. 



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i89 

Michel fFuthy autrichien. La Cascade de Ti- 
voli, en 1684. lorsque V eau venait de tomber dans 
la grotte de Neptune. 

François Floris, d' Anvers. Adam et Eve sous 
l'arbre; figures grandes comme nature. 

Jean Joseph Fan Goyen. Vue d' une grande 
plaine près d' une ville éclaira par le soleil. 

Paul Brill. Un Paysage où prédomine une 
couleur trop verdâtre. 

Ecole Toscane. Dans le style d'Alexandre Al- 
lori; le Souper de CUopàtre; Marc-Antoine empê- 
che la Reine de détacher la seconde perle de %t% 
oreilles: plusieurs personnes sont à la table, qui 
est dclairëe par beaucoup de bougies. 

Gaspard Crayer.Vne Sainte Famille; T En- 
fant Jésus est endormi entre les bras de la Vier- 
ge; Saint Joseph d'un côtéi et le petit Saint Jean 
de l'autre; composition affectueuse , coloriée avec 
beaucoup de vivacité et exécutée dans le stjle de 
Wandyck. 

Mirahello Cavalori. Lavinie. la tête entourée 
de flamme pendant qu'elle se présente à l'autel. 
( Voyez le 7me Livre de V Enéide. } 

François Cosci. Vénus au moment de céder la 
ceinture à Junon, environnée de quelques petits 
Amours et de plusieurs femmes. 

Joachim Beulkaesy d'Anvers, écolier de Pier- 
re Arsen, fait en iâ66. Le Christ montré au peu- 
ple dans le vestibule de Pilate: sujet riche en fi- 
gures. 

Ecole Allemande. St. Pierre et St. Paul, qu'on 



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conduit aa martyre^ oàvrage uo pta dur, mais 
d* nue graode finesse. 

Raphaël Fanni , de Sienne. L* enlèvement 
d'Hdline» figures plus grandes que nature. Paris 
est à droite qui soutient Hélène ao moment oit 
elle entre dans la barque. En haut on voit se pré- 
senter Venus dans un nuage qui présente sa maia 
droite à Paris. 

Ecole Allemande. La décollation de St. Paul. 

Mirabello Cavalori. Une chambre où l'on 
néloie des laines. 

Vis-à-vis une Ste. Vierge avec Y Enfant Jésus 
et St. Jean> figures plus grandes que nature, et 
d' un beau style. On conserve ce tableau quoiquMI 
soit une copie , puisqu'il est tiré d'un superbe 
duvrage à fresque d* André qui n' existe plus. 



Daifs les corniches des trois corridors , d^un 
côté comme de F autre» commençant» à l'entrée 
de la Galerie» on y voit représentée une série de 
cinq cent trente trois portraits» très-intéressante 
pour l'histoire y et fort curieuse à connaftre.Cette 
série en question contient des Souverains de plu- 
sieurs pays» des Pontifes et Cardinaux, des plus 
fameux capitaines, et des hommes illustres dans 
les sciences, les lettres» et les beaux arts. Nombre 
de ces portraits ont du mérite par la manière dont 
ils «ont peints ; quoique là partie de la peinture 



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19' 
ne toit pat ce qui rend important cette nombreuse 
collection de portraits. 

CABINET DES BRONZES MODERNES 

On a juge convenable de marquer par uq asté- 
risque (*) les articles qui parlent des monumens qui 
sont plus dignes de remarque , et cela pour plus 
grande commodité de ceux qui, n'ayant pas suffi- 
tamment de loisir pour faire un examen particulier 
de tous les objets qu' on trouve dans cette riche 
collection , aiment à fixer leurs regards sur ce qu'il 
y a de plus précieux. 

Dans ce premier Cabinet on a placé les ouvra- 
ges originaux > modernes , depuis la renaissance des 
arts y parmi lesquels on voit plusieurs morceaux tout 
à fait classiques. Il y a aussi, en assez bon nombre, 
des copies des monumens les plus célèbres de cette 
Galerie, ainsi que des Musées étrangers. Parmi les 
originaux on doit mettre bien certainement au pre« 
mier rang un ouvrage de 

"Jean Bologna, qui est le célèbre Mercure 
^ui fut transféré ici sous le règne de Pierre Léopold, 
de la Filla de Medici de Rome, où il a été pen- 
dant long temps an objet d' admiration pour tous 
les amateurs des beaux arts. On voit le Messager de 
Jupiter dans T attitude de s'élancer dans les airs, 
appuyant l^érement le pied sur le soufBe d'un Zé- 
phyr. Ses membres sont si bien proportionnés , si 
dégagés > et sa figure si bien en équilibre, qu'il pa- 
rait vraiment devoir se détacher de la terre et se 



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'9^ 
dërober aux yeux du spectateur. De quelque côte 
qu* on observe cette gracieuse statue^ elle se pré« 
sente toujours sous de nouvelles beautés > puisque 
r attitude en est si bien étudiée ; et sans que cette 
ëtude y paraisse en aucune manière, on y remar^ 
que dans toutes ses parties, du naturel , du sponta^ 
née f et en conséquence une grande vente. 

En haut on voit deux modèles, en petit, du 
Mercure, et un modèle du fameux groupe, T En- 
lèvement des Sabines ^ on les croit du même Jean 
Bologna. 

Du même Jean Bologna sont six statues autour 
de la salle, tout près du Mercure, qui représen- 
tent Junon , Vénus, Vulcain, Apollon ec. 

* Benvenuto Cellini. Sur la porte qui donne 
l'entrée à la seconde salle il y a, dans une niche, 
un superbe buste de Gôme J. de Médicis qui est un 
des plus beaux ouvrages de Cellini et idont il parle 
dans r intéressant ouvrage de sa Vie écrite par lui 
même. On ne saurait rien voir de plus animé, et de 
mieux exécuté , que ce buste. 

Du même Cellini. Un modèle en cire de la 
grande statue qui représente Persée, et placée sous 
la loge de 1' Orcagna ; et un autre modèle en bronze 
de la même statue. Ce^sont là deux monumens pré- 
cieux pour rhistoire des arts, et les mêmes rapportés 
par r auteur dans sa vie; celui en cire, plus parti- 
culièrement , est exécuté avec un très-grand senti- 
ment^ la tête a une plus forte expression, et plus 
convenable que celle qu' on remarque dans la gran- 
de statue ci dessus mentionnée. 



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193 

Tout près il y a un casque , et un bouclier 
qu' on croit du même auteur. — De V autre côté de 
la Porte , de 

Ghiberti. Une Arche, ou Urne des SS. Martyrs, 
Prote, Jacynthe, et l^emesius, dont on lit les noms 
sur le devant de ce monument sëpulcral. Les deux 
petits Anges qui soutiennent la couronne ont des 
attitudes d'une grâce, et d' une l)eauté admirables. 
Vis-à-vis: 

* Le sacrifice d'Abraham exëcutd par cet* Ar- 
tiste à r âge de 20. ans, et présenté au concours 
pour obtenir la commission des portes du Temple 
de St. Jean Baptiste. Brunellesco aussi prése&ta 
une pareille pièce au concours ; ( elle est placée à 
côté de celle de Ghiberti ) , et ils s' en trouvaient 
quatre autres très-bien exécutées par Ats Artistes 
Toscans, mais on les croit perdues. Le jugement 
fut porté en faveur de Ghiberti par 34» Maîtres 
choisis, toscans et étrangers, ce qui procura Fexé- 
cution de cet immortel ouvrage, les portes du Ba- 
ptistére, qui pèsent 34>ooo. livres, et coûtèrent 
ai,ooo. sequins. Cette histoire rend le monument 
dont nous parlons du pins grand intérêt. 

A côté du sacrifice d' Abraham il y a, en bas- 
relief , Christ sur la croix, avec la mère , les Ma- 
ries^^ et des Apôtres éplorés. Quoique le style soit 
dur il y a une telle expression , et les têtes sont si 
animées^ qu'on croit y reconnaître l'ouvrage de 
Pollajolo. 

Près de la copie du Faune de la Tribune il y 
a une statue d' un Enfant debout qu'on a attribuée 

'7 



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«94 
à Donatello.Ou serait fort embarrasse si on Toalait 
expliquer ce que signifie ce joli simulacre. C* est 
un Enfant qui a des ailes; il sourit, eu élevant la 
main droite, comme pour marquer de la surprise; 
se$ cuisses sont couvertes d' un voile très*clair ; it 
a des pavots à sa ceinture et un serpent à $e$ pieds; i 
sa chaussure est très-singulière. La tète est ceinte 
d' un jonc décoré d' une fleur , ou pensée. D' après 
le mouvement des bras on pourrait encore croire 
qu'il est représenté au moment de tendre un arc. 

A gauche de la porte d'entrée^ dans le coin it' 
la salle, il j a une statue de David, du même />o- 
natellOi et du côté opposé à celui-ci une autre sta- 
tue de David fait par le 

* FerrocchiOf maître de Léonard. Dans la tê- 
te de cette dernière statue, quoiqu' un peu maigre^ 
on reconnaît les traits des têtes qui servirent de mo- 
dèle à Leonardo* 

V Ecorché , ou la statue anatomique par CU 
goli\ qui est placée à la gauche de la porte d'en- 
trée. 

Par Fecchietta, sculpteur de Sienne. Une sta- 
tue couchée, grande comme nature; c'est un mo- 
nument qu'on devait élever à la mémoire ^de Soc- 
cino, savant distingué de la même ville de Sienne. 

Au dessus de Soccino il y a un bas-relief re- 
présentant une bataille, sujet inconnu. Cet Ouvra- 
ge est admirable pour la grande dtTficulté avec la* 
quelle toutes les figures sont si bi^ détachées du 
ioiid. 

Par Soldant^ trois tableaux avec des basrreliefs 



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195 
rëpr^sentans St. François Xavier, St. Josepb, et S te. 
Thérèse. 

Ecole de Michelange ( derrière le Mcrctire, à 
côte de la fenêtre ) an bas- relief dans lequel on 
voit une serrare, de qui fait connaître qu'il a servi 
pour une caisse comme c'était T usage dans les fa- 
milles principales. Il semble moulé d'après un mo« 
dèle non acbevé. 11 est divisé en plusieurs compar- 
timens avec autant de corniches à chacune. Le su- 
jet en est inconnu. Au milieu on y voit un Empe- 
reur assis, auquel on présente des volumes. En bas 
il y a le Tibre personnifié avec les deux Enfans, 
Remus et Romulus. Le dessein est tellement dans 
k goût de Michelange qu'on ne peut que rappor- 
ter cet ouvrage à quelqu' un de ses meilleurs élèves. 

L'histoire du Serpent d'airain par le Danti. 
C'est un bas-relief placé derrière les deux Lutteurs, 

Deux beaux Candélabres, dont quelques-uns 
ont servi de modèle pour être moulés en argent 
pour des Eglises. Quatre autres beaux candélabres 
surmontés par une jolie figure d'enfant ailé sont 
aussi tout près du Mercure. Le travail en est c- 
xcellent. 

La patrie des Ghiberti, Donatello, VerrocchiOf 
Cellini, et oii habita, et se forma Jean Boiogna, 
doit être bien fournie en genre de bronzes moder* 
nes; en effet cette collection est une des plus bel- 
les que Ton connaisse. Outre les principaux mor- 
ceaux qu'on a remarqués, on y a rassemblé, com- 
me on l'a dit, les copies en bronze de plusieurs 
statues soit modernes, soit antiques t qu'on trouve 



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>D Italie, et ailleurs: nous alloas eu remarquer les 
principales. 

Copies 

La célèbre Vëaus de Médicis y le Rëodoulenr « 
les Lutteurs, et le Faune, grands comme les origi- 
naux faits du temps des Médicis^ par Soldant et 
moules sur les originaux mêmes. 

Le Taureau Farnese ^ ( à côte de la Y^nus des 
Mëdicis) il représente la scène des cruautés qu'Am- 
phion et Zethus exercèrent sur la malheureuse Dir- 
cé. C'est une copie d'un célèbre groupe qui est à 
Kaples. On trouva ce bronze en creusant la terre 
près à^ ArtiminOy mais tous }es Antiquaires Tont 
reconnu moderne. ^ 

Deux chevaux avec Castor, et Pollux, copies de 
ceux qui sont à Rome, et qu'on dit de Phidias. 

Un admirable petit groupe de Laocoon, (à côté 
de la porte d'entrée,) sujet qu'on voit, dans la 
même place, répété encore un peu plus en grand. 

Deux bas-reliefs oblongs où Ton voit les copies 
des histoires représentées dans les deux fameux va- 
ses Medicisy et Borghese. Ils sont attaches à la 
muraille tout près de la statue couchée de Soiscino. 

Outre ces copies qui sont les plus importantes on 
y voit encore. 

Le buste de Michelange Bonarroti. — L'Erma- 
phrodite Borghese qui est à présent à Parts. — La 
Diane de Versailles. — Le MarcAurèle à cheval. •— 
L'Hercule Farnese. — Le Gladiateur mourant, et 



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t97 
beaucoup d*autfe$ petitei statues .tirées d'après cel- 
les de notre Galerie, et d'autres Musées. 

Au dessus des trois bas- reliefs de Soldani il y a 
aussi une quantité d'Idoles, toutes réunies ensemble 
et qui sont faites avec une telle imitation des anciens, 
et exécutées avec une telle habileté que même les 
connaisseurs peuvent quelquefois s'y tromper. On 
les garde pour servir de cpmparaison et d'instru- 
ction aux Amateurs qui désirent de recueillir des 
monumcns véritablement antiqaes. 

Bronzes antiques 

Cette salle est enrichie d*ornemens en marbre, 
et renferme, dans i4« armoires^ la plus belle col- 
lection de ce genre, après celle de Naples. Les écrU 
teaux au-dessus, marquent ce qui y est contenu. 

jiu milieu de la Salle 

* Un Homme haranguant avec uiie dignité im<r 
posante. Sur le bord de sa robe on voit une inscrip- 
tion étrusque qui a exercé les savans, et surtout le 
célèbre Abbé Lanzi; d'après cette inscription on 
sait que son nom est Metello ou Metellino, Ou 
trouva cette belle statue près du lac Trasimène^ ce 
fut Came I, qui en i565. en fit l'acquisition. Le 
style est noble d'une étonnante vérité, et tout-à- 
fait différent des autiques grecs ou romains: elle est 
précieuse en ce qu'on doit la regarder comme un 
véiitabU étrusque (Montfaucon T. 3, p. ig.) Il y 

'7* 



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a apparence qu'elle représente an de ces douze goa- 
vernears électifs, connus sous le nom de Lucumons^ 
qui durant leur magistrature jouissaient d' un pou« 
voir presque royal: sa tunique ressemble à la ro- 
maine; par dessus il a une autre rob^*^ beaucoup 
moins ample, et plus courte que la toge romaine; 
celle-ci parait être fermeV; en haut rlle a un grand 
trou pour j passer la tête; le bras droit a le mou- 
vement le plus naturel; le bras gauche relève sa ro- 
be et porte un anneau au doigt. La figure toute en- 
semble est animc^e à un tel point qu'on croirait 
d'entendre son discours. 

* Une statue d'un jeune homme qu'on trouva 
i Pësaro en i5oo. On croit que c*est un Mercure; 
et c'est un des plus beaux bronzes qui nous ait 
iié transmis par les anciens. Les proportions, et 
les formes sont une parfaite imitation de la natu- 
re, sans rîen de ce qu'on appelle beau idéal. Si 
on avait moule un corps humain on n'aurait rien 
fait de plus parfait. C* est un travail étrusque. On 
l'appelle Tldole. Il pose sur une base moderne ex- 
trêmement bien travaillée. Cette base est ornée de 
festons de lierre, de pampres et de raisins, soutenus 
aux angles par des têtes de béliers, et décorée par 
deux bas reliefs imitant l'antique; V un représente 
Ariane sur on char tiré par des tigres, ayant pour 
cortège plusieurs satyres: Tautre un sacrifice d'une 
chèvre. Les ornemens font voir qu* on avait pris 
cette idole pour un Bacchus. 

* Une Minen^Cf endommagée par le feu, mais 
qui n'en est pas moins d*une beauté extraordi* 



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»99 
naire. Cette statue est tris-digne d* attention par sa 
raretëy sa coilTure est un casque ouvert, onbeaU" 
me, qui a pour cimier un petit dragon, symbole 
de la vigilance et de la prudence; elle est vêtue 
d' un habit long de peau, dont les extrêmitës, de- 
vant r estomac, forment une espèce d^ëgide. Son 
bras droit est moderne. Elle a été beaucoup en- 
dommagée par le feu, ou quelque matière volcani- 
que dans la partie inférieure, ri surtout par derriè- 
re. On a trouve cette belle statue auprès d'Arezzo 
en i54i< 

* Une tête de cheval , morceau antique, supé- 
rieur, peut-être, à tout ce qu'on peut vohr dans 
ce genre. 

La Chimère 9 avec un nom en caractères étrus- 
ques gravé sur sa patte droite de devant, qui est, 
peut être, celui de T artiste qui Fa formée. Elle 
a la première tête de lion , celle de chèvre sur son 
dos, et sa queue se termine par une tête de ser- 
pent. Elle fut trouvée près d* Arezzo en i558.Son 
dessein est fier, sa conservation parfaite . 

Derrière la Chimère /il y a un très-beau torse f 
fragment antique d^une superbe statue; et au de- 
vant, un trépied, ou autel portatif qui est décoré 
de trois têtes voilées qui ont deS étoiles sur le front, 
ce qui a fait croire à quelqu' un que ce sont les 
Phebates, prétresses d'Apollon, et que cet autel 
était dédié au culte de ce Dieu. 

Aux deux coins de cette Salle sont placées 
deux armoires, avec des glaces. Dans celle à main 
droite en entrant on y voit; 



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200 

Un Géa'ie distillant de T ambroisie sur les lè- 
vres de Bacchus; sur Tëpaule duquel il appuie 
son genou; ces deux figures sont d'un travarl gra- 
cieux et fini 9 et ont beaucoup d'iiiteVét pour k 
représentation. — Une statue de Seraps^ou Pluton 
d' un dessein , et d' une exécution vraiment subli- 
me.. — Une jolie statue représentant uneAmazone.— . 
Un beau fragment d' un pied. 

Dans l'armoire à gauche il y a une superbe col- 
lection de Nielli. Ce sont six gravures en argent qa* 
on connaît sous le nom de Nielli, et qui sont trds- 
intéressantes , puisque Maso Finiguerra qui était 
excellent dans ce genre , découvrit d' après ces gra- 
vures la manière de multiplier, avec la presse, les 
ouvrages sur cuivre, ou argent, inconnue jusqu'à 
son temps. G' est lui qui a fait le plus beau de ces 
Nielliy savoir celui où Ton voit le couronnement 
de la Vierge. 

Il y a en outre dans ta même armoire des croi^ 
sculptées d' un morceau de bois d'une seule pièce, 
admirables par la finesse, avec laquelle, elles sont 
travaillées. 

Une petite Statue représentant St. Jean Baptiste 
pareillement en bois. 

Deux anneaux de Prélats et deux calices. 

Deux Paix avec des bas-reliefs en émail. 

Les petites statues y les idoles etc. sont placées 
dans les armoires suivantes. 

I, Armoire; les Dieux de la Fable. On y trouve 
- Saturne, Opis, Jupiter, Junon, Cérès, Vcsla , Ne- 
ptune, Pluton, Minerve, Mercure etc. 



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101 

IL Plasieurs Statues de \inus en attitudes dif- 
férentes, et avec ses divers attributs suivant desquels 
on lui a donné les noms de Gnida^ jénadiomène^ 
f^ictrix, Zosteria etc. Plusieurs Nymphes , des 
Amours, des Génies etc. 

I]I. Herculei Bacchus, et plusieurs Bacchantes \ 
ces demi dieux sont ici différemment représentés en 
plusieurs statues. 

IV. La Victoire, la Fortuné, les divinités se- 
condaires ; des Génies , et des Statues incertaines. 

V. Les Divinités étrusques. C est une collection 
trés-riche, dans laquelle on voit cet art s'élever 
peu à peu jusqu' à la perfection. 

VL Plusieurs portraits d* hommes , et de fem- 
mes; des lutteurs, des mrmes, etc. II y a aussi un 
grand nombre de fragmens de statues qui sont 
d'autant plus précieux, que le travail en est d^ un 
goût exquis , et d' une conservation parfaite. 

VII. Des animaux de toute espèce, qui servaient, 
ou de voeux > ou de symboles, ou d' enseignes mili- 
taireispl y a une aigle romaine, f\m a servi d'en- 
seigne à la XXIV. kgion , et oà Ton voit gravé 
le numéro vingt quatre^ ce qui en augmente Y in- 
térêt. 

Vill. Des autels, des trépieds , et autres instru- 
mens relatifs à la religion , dont plusieurs sont tra- 
vaillés et chargés de figures. 

IX. Des candélabres et des lampes , dans les- 
quels on trouve une variété incroyable de travail , 
de goût, et d' invention. 

X. D'autres candélabres et lampes, des casquesj 



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10^ 

det ëperontydet mors de cbevanx» des lampes etc. 
Il y a plasiears miroirs en mëtal blaoc^ qoi est, 
peut-être, an alliage de cuivre^ d'^taia et d'ar- 
senic. 

XI. Des inscriptions anciennes graves sur des 
bronzes de différentes espèces. Un Diptique d'iroire 
de Basile y le dernier des consuls éhx Tan 54 k 
ConsUntinople personnifiée lui met la main droite 
sur r ëpaule ; on voit au dessus les quatre factions 
du cirque. Un manuscrit en. cire, presqu' effacé , 
contenant la dépense du jour y que Philippe le-Bel, 
Boi de France fit dans un voyage qu'il entreprit 
dans son royaume en i3of. et que Cocchiy Flo* 
rentin , a illustré dans une lettre imprimée. 

Il y a dans cette armoire plusieurs sceaux à 
cacheter avec les lettres en relief; il est extraordi- 
naire qu' étant arrivé si pris de la découverte de 
r imprimerie on en soit resté là pendant tant de 
siècles. 

XII. XIII. Des ustensiles, de la vaisselle» et 
plusieurs patères. Un beau disque en argent, sur 
lequel est représenté Flavius Ardaburius» Consul 
de Rome, en 34^. L'abbé Bràcciy Florentin, a 
donné sur ce disque une bonne dissertation. 

XIV. Instrumens des arts , comme des serrures, 
des clefs, et quelques objets d'antiquité chrétien* 
ne. Il faut remarquer une lampe en forme de vais- 
seau. St. Pierre est en poupe ; au dessus de l' ar^ 
bre on lit Dominus Legem Dot Falerio Set^ero 
Eutropi Fivat. Ce monument a beaucoup exercé 
les commentateurs. 



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303 

VASES EN TERRE CUITE 

Aa milieu de la Salie il y a une jolie statue 
d' un air mélancolique. G' est le Gëoie de la Mort 
on le sommeil , restaure mal à propos pouf un Cu- 
pidon f puisqu' au lieu de V arc sur lequel il s'ap* 
pnie, on aurait dû faire un flambeau renvarsé. Ce- 
pendant, rapport à Fart, la partie moderne de 
cette statue faite par M. Spinazzi, jadis Maître de 
Sculpture à l' Académie de Florence, est tris'bien 
exécutée. 

Parmi ces vases> qu'on nomme en général, et a- 
busivement, étrusques, il y en a plusieurs qui sont 
venus de la Grande Grèce; d'autres on les a trou- 
vés à Yolterra, Chiusi, et Arezzo; à Orbetello, et à 
nie d'Elba. Une des plus riches découvertes en 
vases étrusques noirs, c'est la Collection qu'on a re-< 
trouvée à Sarteano pris de Chiusi et qui se com* 
pose d' environ 800. Vases qui sont tous passés à 
la Galerie. D' autres découvertes d' une asliez plus 
grande importance ont été faites en ce genre , dans 
les derniers temps. 

Notre collection s'est successivement beaucoup 
augmentée en vases superbes et en tris belles urnes 
importantes par leur forme, par la singularité des 
argumens qu'on y a peints, et par la grandeur 
non commune des piices. Ces acquisitions récentes 
sont presque toutes placées dans les armoires aux N. 
5. 6. et 7. 

Deux vases d' une grandeur peu commune, sont 
dans l'armoire X. Les deux anses du premier se ter- 



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ao4 
minent, en has, dans deux faces> en tête de cignes. 
Dans la largeur du vase on y voit un temple à deux 
pilastres^ d'ordre corinthien; il y a Castor menant son 
cheval, et qui tient une guirlande de la main droite. 

Parmi les plus beau^L il y en a quelques-uns qui 
ont des caractères grecs; un surtout dans V armoi- 
re V.| au milieu, où les figures sont superbes pour 
la grace^ et la beauté du dessein. 

Le vase plus beau^ pour la forme, et qui sem- 
ble une imitation du fameux P^ase Medicis^ c^est 
un vase noir qui est au milieu de Farmoire III. 

' Dans r armoire suivante» N. IV., il est encore 
curieux de voir une paire de Vases d'une formcsTçl- 
te et élégante, et parfaitement égaux. 

Eu général, les vases qu'on a trouvés en Tosca* 
ne sont noirs et ceuiL qui sont peints représentent 
le plus £Ouv€Dt des jeux, des combats » des vain- 
queurs couronnés, etc. Slrabon, Pline, etc., font 
des Toscane une colonie de Lydiens, c^vl^ Esckile 
appelle Peuple çoluptueux. Les Vases véritable- 
ment de Toscans sont ceux des armoires I. II. IV. 
et VIII avec ceux qui sont placés sur les dernières 
tablettes des armoires VI il. e X. 

On a joint ici àt% antiques d' un autre genre 
eu terre cuite comme des lampes et des figures d' 
animaux, qui, suivant Caylus, étaient ofiertes par 
les pauvres m place de victimes; et^ peul-étre, 
quelques unes servirent de modèle aux ouvrages en 
bronze etc. qui étaient peut-être des ex çoto, troïK 
vés presque tout près d' un ancien temple de Dia- 
ne Nemorense vers l'an 1669.,' et une quantité 



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ao5 
d'Amphorei qu'on troute eii abondance presque 
dans toute l'Italie. Entre plusieurs masques^ idoles 
etc. qu'on voit^ au bas de l' armoire X.» il y a une 
curieuse tête de Vieille qui est pleurante d' un côte, 
et riante de l'autre. 

Dans le baut du cabinet on y voit de la poterie 
à^Urbino, de Cagli\ et de Castel Durante^ colo- 
ria d'apris les desseins de Raphaël, de Caracci et 
d'autres. 

les plus belles formes de ces Vases antiques sont 
très-bien imitées dans les nombreuses manufactures 
d'Albâtre qui sont ici à Florence. 

SALLE DE NIOBÉ 

C est une grande Salle ou pour mieux dire un 
Théâtre^ parce que la scène tragique de la malbeu- 
reuse iS'iolxiyest représentée. Cette funeste vengean- 
ce fut consommée partie à la campagne et en par- 
tie dans le palais royal suivant j4pollodore. Par 
^ard à l'unité du lieu il parait qu'ici on ait choi- 
si ce dernier endroit. 

C'est Pierre Léopold qui fit bâtir ce salon 
magnifique pour y placer les superbes statues qu'on 
y voit» et qu'il fit transporter en 1775. à Floren- 
ce de Rome od elles étaient placées dans la Filla 
Medicis^ 

Le célèbre groupe de la malheureuse famille de 
Niobé^ est composé, ou plutôt a été réputé l'être^ 
de seize statues grecques y compris la mère et le 
pédajgogue^ mais les Auteurs différent beaucoup sur 

18 



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906 

I« nombre des Enfans de Niobë. Un des plus an- 
ciens, Homère, ne lui donne que douze Enfans, mais 
îl y a d'autres auteurs qui en assignent 3, qui 5, qui 
lo, qui 14» qui 20. Dans notre Collection les enfans 
sont quatorze y mais il y en a deux qui probabk- 
roent n'y appartiennent pas: il y en a encore deux 
autres qui sont tépéiés. 

On peut observer que ces statues ne sont pas 
toutes du même auteur, ni d*ëgal mérite. La mère 
ca est, sans contredit, la plus belle ^ c'est un chef 
d'oeuvre en tout genre; les contours sont parfaits, 
la draperie est fort belle; l'expression, avec peu de 
traits, marque, dans |e plus haut d^grë, la douleur 
la plus profonde^ et la noblesse la plus sublime, on 
y remarque cet accablement de douleur produit par 
le grand malheur, et que Nioi^ n'est pas moins 
craintive pour elle même, que pour ses enfans* 

Une Déesse ne pourrait manifester d' une ma«- 
nière plus noble le sentiment pénible qui déchire 
le coeur de cette femme infortunée: elle mérite d'êr 
tre préférée dans ce genre au célèbre Laocoon. Sui- 
vant Ovide et Apollodore, Niobé, femme d'Am- 
phion, et iilie de Tantale, mère de tant de beaux 
i^nfans, s'en glorifiait et méprisait Latone sa soeor» 
qui n'en avait eu que deux, Diane et Apollon: elle 
allait jusqu'à lui en faire des reproches, et k la 
charger d'injures. Latone s'en vengea par les maint 
de ies enfans. Apollon tua les fils, et Diane les fil- 
les. Après celte tragédie A'iobé fut changée en pier- 
re, selon Homère. 

Ovide suppose le massacre dans l'Qippodirome 



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pris des mars d* Atynes et suivant ^aelquëé-tlilt 
la Métamorphose de Miobd en rocher eut lieu sur 
le Sipyle Montagne de la Ljbie, et ses fils furent 
tues à Thèbes. 

Niobé mérite aussi d*étre remarquée par son 
action : la plus petite de ses filles se jette entre ses 
genoux» en y cherchant un asyle; la mère étend sa 
draperie, comme pour garantir sa fille: l'attitude est 
vraie et noble; la tête de la mère est d'un grand sty- 
le: les autres enfans sont aussi dans des attitudes qui 
expriment aree un sentiment vif et profond, la crain- 
te^ les angoisses de la mort, Teffroi, et, dans quel- 
ques uns, le désespoir. 

* Comme on a observé que ces statues ne sont 
pas d'un égal mérite, on doit aussi remarquer qu'a- 
près la mère, la fille qui est placée à sa gauche, 
j'enfant mourant, les deux qui sont aux deux côtés 
du pédagogue, et quelques-autres^ sont des ouvrages 
sublimes* 

* Le fils mourant, dont nods avons parlé, de« 
v>aît être placé près de sa soeur (celle à la droite 
de la inère,) qui est dans l'attitude de le regarder; 
mais dans la disposition actuelle on n'a pas en le 
projet d'en faire un groupe, mais seulement de les 
placer d'une manière propre à être examinés avec 
commodité et en détail. 

Il y a une statue qui certainement n'appartient 
pas à cette histoire (la seconde â gauche, ep en* 
trant) mais qu'on y a réunie parce que son attitude 
convient à la représentation, et pour compléter le 
nombre de q^liirie lorsqu*oo croyait ce nombre le 



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ao8 
plus exact. Cette sUtue est une Psych^i momimeDt 
qu'on trouve aussi répété ailleurs. 

Toutes ces statues furent retrouvas à Rome près 
de la Porte St. Paul. Les Medicis en firent V àcqui- 
sition^ et placèrent ce fameux groupe dans leur Pa- 
lais à Rome (la Villa Medici, aujourd'hui Académie 
de France.) Enisuite Pierre Lëôpold fit transporter 
tous ces monumens à Florence. 

On a moitié et modèle plusieurs fois les tètes 
plus belles et on sait que le fameux Guido en fai- 
sait Tobjet de ses études. On a aussi fait les for- 
mes de toute la famille, et dëjà les plâtres de cet- 
te Collection ont ëté places dans plusieurs Acadë* 
mies des beaux Arts étrangères. fFinchelmann pro- 
digue i ces statues les plus grands éloges. Les filles 
de Niobé^ dit il> contre lesquelles Diane a dirigé 
srs (lèches meurtrières^ sont représentées dans cette 
anxiété indicible, dans cet engourdissement de sens, 
lorsque la présence inévitable de la mort ravit à 
Tame jusqu'à la faculté de penser: Niobé et %ti 
filles seront toujours les modèles du vrai beau. -^ 
Le Prélat Fabbroni les fit graver dans une Disser- 
tation qu' il publia sur ce sujet. 

niontfaucon i.er Vol page 107., donne une es- 
tampe gravée par Perrier, qui représente ces statues 
de la manière où elles étaient placées lorsqu'on les 
voyait dans la Villa Medici à Rome. Elles y étaient 
situées en cercle autour de la mère. 

Quant à la manière avec laquelle on avait an^ 
ciennement groupé ces statues , les opinions variait 
beaucoup 9 mais nous ne savons rici^e positif. Ua 



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iet projets qoi d asseâ: de probabilité > c' est celui 
de M. Charles Robert Cockerell > très-babilc Archi- 
tecte , qui, pendant un long séjour en Grèce a pa 
considérer en Artiste les monumens qui restent 
dans ce pays, jadis des arts et des sciences. Selon 
son opinion , ces statues étaient destinées pour dé- 
corer le fronton d' un Temple. A son retour de la 
Grèce, se trouvant à Florence en 1816., il dessi- 
na avec soin les statues et grava lui-méinc une 
planche que V on joint ici réduite en petit. On y 
a placé seulement les quatorze Statues trouvées en- 
semble dans r excavation. Six figures de chaque 
côté autour de la mère présentent une variété 
d'attitudes et d'expressions qui produit un contra- 
ste admirable. Le Tympan en est bien enrichi, et 
dans les coins sont situées des divinités de fleuves, 
au seul objet d'occuper l'espace restant, comme 
les Grecs le pratiquaient en pareil cas. 

Les dimensions relatives, la diminution pro- 
gressive de leur baujteur, les attitudes suivant les- 
quelles elles s'adaptent d' une manière singulière à 
une telle distribution, par leur inclinaison générale 
vers le centre, la grâce raisonnable en outre de 
la composition qui en résulte, tout parait confir- 
mer la conjecture qu' elles fussent placées dans le 
fronton d'un Temple; ajoutons à tout cela un pas- 
sage de Pline, où il dit qu'un groupe de Niobc 
existait de son temps à Rome, tiré du Temple 
d'Apollon sosien et ouvrage de Phidias et de Pra- 
xîtèles. L^Arduino, et Monseigneur Fabbronî citent 
en outre une ancienne épigramme grecque, qui 

i6* 



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310 

altribue ce groupe à Praxkèlet. Il est certain que 
depuis leur découverte, qui eut lieu en 1 583.9 1^' 
statues de Niobë ont toujours été considérées par* 
mt les monumens les plus intéressaos même d'après 
le mérite extraordinaire qu'elles ont comme ouvra-» 
ge d'art> et, si elles ne sont pas toutes d' un mé** 
rite égal 9 il y en a plusieurs dignes certainement 
des plus célèbres artistes de la. Grèce. 

Dans r ouvrage qu' on a publié sur les monu- 
mens de la galerie et doi^ on a parlé , le très- 
savant Royal Antiquaire M. le Chevalier Zannoni, 
a successivement illustré doctement ces statues pres- 
que épuisant avec sa vaste érudition tout ce qu'o» 
peut dire sur ce sujet. 

Tableaux 

Fan Dyck, Un portrait d' o©e vieille femme 
qu'on croit la mère du peintre Rubens. 

Pierre Lely de Westphalie. Le portrait de Lord 
d' Ossory , Général au service du Roi d* Angleterre. 

Mires^elt. Portrait d'un homme assis, plus que 
demi-figure; habillé en noir. 

* Snyders. La Chasse du Sanglier. Tout ce 
qui compose ce tableau est tellement animé d' une 
forte expression que même ceux qui ignorent lesi 
finesses de Y art en sont frappés. La férocité du 
sanglier, ses yeux étincelans, l'attitude àt% chas-^ 
seurs qui en soutiennent 1' assaut, sont rendus avec 
autant de force que de vérité. Il y a uncliasseur, 
au bas du tableau, dans la tête duquel on a admî- 



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2rr 
rablement bien rendu V erprettioti du courage mt* 
lé à r effroi^ pour V incertitude de l'issue de soi» 
audacieuse entreprise. Les chiens ëtrangt^s en mpr-^ 
ceaux^ ou blessés, ou à la poursuite de la bête 
féroce y sont aussi très-bien peints. 

Michel Mirevelté Un portrait d' une femme' 
habillée en noir avec un livre à la main gauche. 

Lcly. Deux tableaux , avec deux portraits, ^- 
lui de Robert, prince palatin, général au service 
d' Angleterre, et celui de Georges Monk, général 
anglaif. 

* Rubens. Henry IV. à la bataille d'lrry,grand 
tableau, ébauché, mais plein d'esprit, et dont la 
composition ne pourrait être plus riche, plus ada- 
ptée à un grand combat, plus animée. 

Cranach le père ^ Eve grande comme nature. 
A côté de la dernière fenêtre, du même côté, il y 
a Adam, peint par le même Cranach. 

* Rubens, L'entrée d'Henry IV. à Paris sur un 
char de triomphe après la victoire remportée à Ivry 
et qui est représenté dans le tableau précédent de 
ce maître ; on ne peut rien imaginer de plus poéti- 
que, et de plus analogue à un tel sujet, qui est 
exposé avec une grande richesse et exactitude de 
composition. 

Charles Loth de Munich. Abel m(Hrt,et Adam 
qui le pleure. 

Gérard Hunthorsi, surnommé Gérard des 
Nuits. 

* Trois tableaux; savoir, i. Un souper de nuitr 
a. Un autre sujet presque semblable^ Une bohémleur- 



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ail 
nt disant la bonii€ âTentore â une jeone femme aa 
niliea de plasienrs personnes; et au miliea de cet 
trois tableaux an antre ouvrage qu'on attribue aa 
même. 

Ecole de Van Dych. La Sainte Vierge avec 
V Enfant Jësus debout , Sainte Marie Magdeleineyle 
Roi David, et d'autres Saints devant le Sauveur. 

SâLLE DD BAROCGIO 

* Gérard Hunthorst , surnomme Gérard des 
nuits. V Adoration de V Enfant Jësus. Pour l'effet 
de la lumière c*est un ouvrage surprenant. L'artiste 
a imagine que c' est le corps de I* Enfant J^sus qui 
donne le jour à toute la composition , et on voit au 
premier coup d* oeil V harmonie y et la force qui 
ri^sulte de V exécution de cette pensée si à propos 
pour un tel sujet. 

* ^nge Alloriy dit le Bronzino. ( en Iiaut. ) 
La déposition de Jésus Christ de la croix dans les 
bras de sa mère éplorée; des Anges s' envolent avec 
les instrumens de la passion. Tableau peint sur bots 
avec une telle science de dessein, et vérité d'et pres- 
sion I qui placent cet ouvrage entre les premiers de 
ce fameux artiste. 

jiurèle Luini. Une Vierge avec l'Enfant Jésus, 
Ste. Anne etc. Il est peint d' un ton généralement 
clair comme les ouvrages à fresque. Dans les têtes 
on reconnait bien Y Ecole de Léonard. 

Guide. Bradamante babilire en liômme armé, 
écoutant Fleurdéspine; sujet tiié de TAriosto; tout 



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ii3 
dans ce tabkaa est net, prëcisi et sans duretë; mais 
il 7 a des défauts de dessein , particultèretnent dans 
la figure qui est debout. 

Dominique Cresii^ dit le Passignano. Wotre 
Seigneur accablé sous le poids de la Croix. Au des- 
sous de ce tableau il y a trois tableaux, savoir: 

^ Mantegna. Elisabeth femme de Guy Gonzague 
Duc de Maatoae . Elle a atitour de la tête un petit 
cordon, d'où pend un scorpion avec une pierre pré* 
cieuse; en bois: Tableau digne de Léonard , et de 
Baphaël. 

Mastelletta: tableau ovale. La Cbarité avec 
plusieurs Enfans autour. 

Auteur inconnu. Une tête peinte avec un beau 
coloris. 

Jnge Allori. ( en haut ) Portrait d*itn homme 
assis avec une longue barbe. 

Baroccio. Hérodiade avec la léte de Saint Jcant 
dans un bassin , demi-figure dans un paysage. 

^ Soddoma. Jésus Christ arrêté par plusieurs 
soldats. Dans ce tableau tout est fier^ soit dans les 
attitudes» soit dans l'expression y qui est convenable 
au sujets rapport aux soldats, mais non rapport à la 
tête du Sauveur qui manque de ces traits de divini* 
té y et de douceur qui la caractérisent. 

* Annibal Caracci. Un Homme avec un singe 
sur les épaules ; sujet ignoble mais d' une gaieté 
d' expression , et d' une vérité étonnante. 

* Baroccio. Ici le peintre a représenté la Sainte 
Vierge qui prie Jésus Christ de donner la bénédi- 
ction i des riches ^ qui font la charité à des pau* 



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ii4 

vres , et à des veuVes ; Uibleaa tris-ettîodabie, et o& 
l'oa voit rimitation du Correg;e^ il est connu sous 
le nom de la Madonna del Popolo, 

Au dessus de ce grand tableau il y a un tableau 
oblong y où le Chev» Curradi a représente Sainte 
M. Magcleleine faisant pénitence dans le désert. 

César Aretusi^ Bolognais. (en haut) Portrait 
de Jean Aîgeman allemand. Ce nom est écrit dans 
le fond du tableau. C*est un vieillard assis ^ avec la 
tête nue et les cheveux blancs. 

Alexandre Allori. Le duc de Nemours^ Julien 
de Mf^icis; la tête couverte d' un bontiet noir ^ le 
cou nu, les deux mains, V une sur l'autre avec une 
lettre dans la droite^ c'est an des chefs-d'oeuvre 
de ce maître, et parait digne du Titien, et de Gior- 
gione, quoique ce soit une copie d'après Raphaël. 

André del Sàrto. Femme habillée en bleu 
avec un livre ouvert à la main. 

Luc Cambiaso. La Yierge , demi*figure tenant 
l'Enfant Jésus dans stz bras, en maillot ; joli ta- 
bleau pour r effet simple et vigoureux du clair- 
obscur. 

Alexandre Allori. Grand tableau; les Noces 
de Cana en Galilée, composition riche de figures 
mais sans une agréable disposition. 

Holbein. Portrait d* un homme , sujet inconnu, 
beau comme le précédent du même maître. 

Jules Romain. Portrait du Cardinal Accolti 
d' Arezzo. 

Lanfranco. Ste Marie Magdeleine pénitente avec 
la main droite sur un crâne. 



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ii5 

Jean Bellino. Un Portrait d' un Tieillardi demi 
luste. 

Holbein. ( Petit tableau ) Portrait d' une femme 
peint avec une délicatesse, et vériië admirables. 

Ecole Bolognese; ( en baut ) St. Sébastien, de- 
ini*figure. 

auteur inconnu. Portrait 4c Théophile Folei^ 
go, Bénédictin , connu sous le nom dje Merlin Çoe* 
vai, par son célèbre poème burlesque. 

Parmigianino. Portrait d*unc esclave turque, 
â tête ornée d' un turban, et tenant un éventail de 
plume â la main gauche. 

JRubens. Buste d'une femme ayant un fil de per- 
les dans la main gauche. C'est le portrait d'Qélène 
Forman, la seconde des trois femmes du Peintre. 
C'est un des plus beaux portraits que nous ayons de 
Rubens. 

Carai^aggio. La Dispute de Jésus dans le. Tem- 
ple, tableau oik il y a une grande force de claire- 
obscur mais qui , selon le style général de ce pein^ 
tre, pousse trop au noir. 

François Douwen^, Princesse de la maison Pala- 
tine \ figure entière. 

Mecarino, (en haut ) La Sainte Famille. 

André del Sarto, Une femme^ demifigure, 
avec une corbeille de fuseaux. 

* Juste Subterman. Un superbe portrait du cé- 
lèbre mathématicien Galilée. 

* Charles Dolci. Ste Marie Magdeleine^ demi- 
figure, les yeux tournés au ciel, et les mains croi«» 
sées sur la poitrine avec le vase du b^ume. Jamais 



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ii6 

Charles Doici n'a rien fait de plai fini» de plus 
délicat par rapport à la touche du pinceau , ni de 
mieux colorie , que ce tableau. Jamais une si tou* 
chante expression d'amour divin , de dévotion , de 
r<{pentir fut rendue avec tant de sentiment dans une 
tête qui , sous les traits d* une parfaite beauté hu- 
maine^ donne une si juste idée de la beauté céleste. 

Came Gamberucci. St. Pierre au moment de 
rendre la santé à V estropié, à la porte du Temple; 
grand tableau peint avec beaucoup de vigueur de 
/coloris y et de clair-obscur. 

Folterrano. (en haut) St. Pierre, en larmes i 
demi- figure. 

Lanfranco. Une très-belle tête de St. Pierre en 
larmes. 

Subterman. Buste d' un homme habillé en 
suisse. 

* Jean Baptiste Sahi de Sassoferrato. Une 
Vierge dans la douleur^ pleine de douceur» d'amour^ 
et de véfff é. Tableau tout-à-fait délicieux , et digne 
de faire pendait à celui de Charles Doiqi. 

Antoine Fan^Oyok. Un portrait d' une Prin- 
cesse en habit noir; figure entière. Elle a quelque 
ressemblance à la malheureuse Reine Marie Stuard« 

CaraiHiggio, Le Pharisien qui montre la monnoit 
à Jésus-Christy tableau auquel on peut rapporter ce 
qu^ on a dit du précédent de ce même maître. 

André Carlone. ( en haut ) Magdeleine avec les 
cheveux épars; demi-figure sans vérité de couleur, 
mais avec beaucoup d' expression. 

Jiolùein, Un beau portrait d' on homme presque 



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' . «.7 

demi-figure avec les deux brai sur vné table : peint 
avec beaucoup de v^ritë^ et très-bien coniervë. 

Ecole flamande. Portrait da Sculpteur Fraoca- 
villa. 

Rubens. Le Portrait d'Elisabeth Brands première 
femme du peintre^ tenant un livre à la main droite. 

Ecole Flamande. (Il a éié pendant quelque 
t^ms attribua à Crayer) Grand tableau; la Vierge 
en gloire avec son fils qui a sous les pieds trois dia- 
bles enchaînés : dans le lointain nos premiers pères 
chassés du Paradis. C'est une allégorie à la Conce-i- 
ption de la S. Vierge. 

Baroccio. Portrait d' une femme; la tête seule* 
mtnt. 

* Francia. Portrait de Vangcliste Scappi. Ce- 
nom est écrit dans une lettre qu'il tient de la main 
droite: dans le lointain un paysage; tète peinte 
avec un peu de dureté mais d'une grande vérité d'ex- 
pression. 

Rubens. Une Bacchanale ; tableau superbe ^ et 
bien conservé. 

Maratta. Le buste du Sauveur; en profil. 

* Fourbus. Portrait du Sculpteur Fra/ica^'//- 
la^ tâte superbe j où les couleurs^ le dessein, et 
r. expression sont excellens. 

Jean Viani } Boulognais. La Vierge plus que de- 
mi-figure : eUe tient son fils entre %t% bras, et un li- 
vre dans la main gauche. 

Sogliani. La Vierge avec \ Enfant Jésus. 

Baroccioi Saint François stigmatisé, dans une 
grotte. 

«9 



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aî8 

Curràdi («n haut) Tableaa oblong^ les trois 
Maries au Sépulcre du Sauveur. 

* Felasquez. Philippe IV , Roi d' Espagne à 
cheval I grand plus que nature ^ ce tableau avait iU 
attribué âRubens, mais il est plutôt imite d'un 
petit tableau de ce Peintre. Celuirci avait servi i 
Pief re Tacca » toscan ^ pour modeler la statue éques- 
tre de ce Monarque qui est dans le Palais del 
Buon Ritiro. 

Laifinie Fontana Zappi, (en haut) Fr. Pa- 
nigarola Milanais religieux re collet y prédicateur en 
réputation; plus que demi-figure. 

uindrè Salaino. La Vierge assise sur les ge- 
noux de Sainte Anne qui se baisse pour caresser 
l'Enfant Jésus ^ qui est à terre , et joue avec un 
Agneau. 

Baroccio. Jésus Christ, et la Magdeleine. 

* Charles Dolci. St. Clovis des Cordeliers Eve* 
que de Toulouse faisant une prière au pied de la 
Sainte Vierge. En haut. Sainte Salome; tableau 
en grandes figures , chose presque unique pour ce 
peintre. 

jiuteur inconnu. Buste d' un Vieillard avec un 
petit modèle de la Vénus des Medicis. < 

Lelio Orsi de Noi^ellara, La Vierge avec l'En- 
fant Jésus endormi; et Saint Joseph qui le couvre. 

uinnibal CaraccL Portrait d' un Moine en ha- 
bit blanc. 

Pierre Testa. La mort de Didon qu* on voit 
sur le bûcher an moment de se poignarder à la vue 
du départ de la flotte d* Enffe. Grand tableau. 



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Jaiien Bugiardini. La Vierge allaiunt V En- 
fant Jësus. On avait attribtid cet ouvrage à Ma-- 
riottù MbeHinelli. 

* François Albano. L'Enfant U%m entre plu- 
sieurs Anges qui lui présentent des înslrumcns de 
sa passion. Ce peintre gracieux^a peint à merveille 
les enfans 5 il est , pour ainsi dire , le premier en 
ce genre; aussi a-t-il peint souvent des Anges et 
des Amours. 

* Charles Dolci. Ste. Galla Placidia, Impéra- 
trice au moment de mettre uu Crucifix sur un pié^ 
destal, au lieu d'une Idole qu'on voit renversée; 
demi-figure qui représente le portrait de Fëlicie, Ar- 
chiduchesse d' Autriche , fille de l' Archiduc Fer- 
dinand Charles^ et seconde femme de T Empereur 
Léopold. Sur le devant il y a un livre avec la date 
de 1675. Les mains» surtout la droite, sont admi- 
rablemeat bien peintes avec une couleur au dessus 
même de ce que ce Peintre faisait ordinairement. 
Les accessoires sont inimitables pour la finesse^ et 
la vérité. 

Le Capucin génois, (sur la porte ) Le Phari- 
sien qui montre la monnaie à Jésus Christ. 

11 y a dans cette salle quatre tables en pierres 
fines y et gemmes, de la Manufacture de Florence, 
qu' on appelle Opéra di Cotnmesso. ( ouvrage en 
marqueterie ) 

* La principale de ces tables est celle octogone 
qui est placée au milieu. C est la plus riche de 
tous les ouvrages qu' on a fait dans ce genre; il y 
a des topases, des onix, des agates, de lapislazulis, 



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SIC 

etc. Elle fat cooineneée eo. i6i3. par Jacques 
jiutelli f d* aprit le dessip de Ligozzi; ma. os- 
▼riert occopét sans ioterroptioo à cet oavrage y 
employireot TÎnçt-ciiiq aos de temps ; ils T adiey^ 
rent ea i6i8. Elle a coât^ quarante nille scqQÎns. 
Oa cooserve daos cette Salle une prédevse et 
immense Collection d' estampes , et de Dessins. Ces 
derniers sont an nombre d'environ ay. mille. On 
peut voir sor cet article ce qu' on dit à la fin de 
ce Livre. 

SALLE DES IMSGRIPTIOKS 

On a presqœ doubla le nombre des inscriptions 
grecqneÉ et latines qoi étaient à Florence dans le 
temps qoe Gori a pnUië son recaeil. Lanzi les 
rangea savamment par classes^ à l'exemple de 
celles de Rome, et de Tërone. La i. classe est 
destinée aox Dieax, et à leurs ministres : la a. aux 
Césars: la 3. et 4* ^^' consuls et magistrats de 
Rome; la 5. aux spectacles; la 6. aux guerriers: 
la 7* aux dénominations , dont les ancieni romains 
désignaient leurs morts: la 8. aux mariages; la 9. 
aux affranchis: la 10. aux tombeaux des chrétiens: 
la II. aux épigraphes y ou noms det trépassés: la 
la. aux mélanges: apris cette classe, on voit deux 
autres classes d' inscriptions sans numéro, une Grec* 
que y et V autre latine , de différens argumens. 

Autour de la salle il y a une suite de tètes, et 
de Bustes , et de petites statues que nous allons in- 
diquer suivant leur disposition dans la salle, et 



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lit 

commençant par un ouvrage d* un grand Artiste 
Toscan , qui est placé à cMé de la porte d* entrée, 
tavoir. 

* Xe Biutus par Michel- Jinge, à peine ëbao* 
ché y mart qui semble déjà plein de vie et d' un 
grand caractère. Cet incomparable artiste laissa cet- 
te figure dans cet état d' imperfection^ par un effet 
de cette inconstance qui lui faisait abandonner tant 
de choses commencées. On lit au bas ces vers. 
Dum BrutieffigiemSculptor de marmore ducit* 
In Mentem sceleris venit^ et abstinuit. 

Le Comte dt Sandwic/h anglais', composa par 
opposition^ Bruium effecisset Sculptor ^ sedmen^ 
te recursat Tanta t^iri virtus sistit et ahstinuit, 
« Le Sculpteur aurait achevé Brutus, mais il se for^ 
ma une si grande idée de son béros ^ ^' il s' ar* 
rêta. » H n'est pas à croire que pareille idée ait 
pu empêcher ce grand homme de finir un ouvrage 
qu' il avait si bien conçu , et qu' il rendait avec 
tant de vérité, faisant sortir du marbre cette expres- 
sion frappante qui V anime et qui rend V art rival 
de la nature. Au dessus de ce buste il y a la tête 
d* un Satyre , le premier ouvrage que Michel-An^ 
ge fit à r âge de quinze ans , et qu' il présenta à 
l'Académie fondée par Laurent le Magnifique, 
à laquelle il fut agrégé dès-lors, avec une distinc* 
tion signalée de la part du protecteur > qlii V admit 
à sa table y et lui assigna une pension. 

A côté il y a CarneaJe, bon ouvrage de sculp- 
ture et bien conservé. — 0^'ide qui est bien restau- 

,9* 



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ré, tt sur leqael on a des doutes rapport à son àa« 
^hcoticitiS comme portrait d' Ovide. 

Uq beau bu«te de Scipion qui est un mODumeot 
assez rare. 

Une Tête avec barbe et qui porte deux cornes 
de bdlier> sujet inconnu. — < Autre Tête, à côté de 
la porte^ avec barbe et d' un travail médiocre; sujet 
inconnu. — Autre Tête açec barbe d'un bon style; 
sujet ausji inconnu. — Buste arme d' un jeune 
bomme sans barbe; inconnu. — Sapho\ Y air de sa 
physionomie est extrêmement gracieux, et agréable. 
•— jilcibiade — Sophocle , poète tragique. — jâri- 
stophanezvtc une inscription grecque sur le devant 
de r herme relative à ce Philosophe. Mais la tête a 
été ajoutée à cette inscription sans qu'elle y appar- 
tienne , et en conséquence ce n'est pas le portrait 
d'Aristophane. i 

Une jolie petite statue en basalte, très-bien 
drapée, à laquelle oaa refait la tête qui manquait et 
on en a formé un Britannicus. 

Une jolie petite statue, debout, en marbre blanc; 
sujet inconnu. 

. Eon, divinité persane, ( dans le coin de la 
salle ) le corps environné d' un serpent; et dans tout 
le reste aussi d'une représentation bien extravagante. 

Buste d'une Bacchante.La Tête est en basalte, 
couronnée de lierre: le buste est en albâtre oriental 
avec des ornemens de marbre de couleur. : .« 

Vue Télé d' homme, à côté delà porte, à gran- 
de barbe, sujet inconnu. — De l'autre côté de la_ 
porte, * Solon, buste trds-intércssant, avec une ins- 



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ii3 
criptioD antiqae. — Buste en marbre de couleur^ 
avec une Tête incoonae sans barbe, en marbre tout 
à fait noir. 

Une petite statue consulaire assise: la Tête est 
moderne. » 

/' Une jolie statue de Cerèsi assise avec des ^pis 
dans la main gauche. 

' SyUne appesanti par le sommeil, s' appuyant 
d'une main sur un tas de raisins , et pouvant à 
peine ouvrir les yeux: il parait rassembler toutes 
ses forces pour porter à ses lèvres une tasse de vin, 
qu'il ne peut pas rencontrer. C'est la représenta- 
tion la plus vraie d'une profonde ivresse^ la cbaus* 
sure est le véritable Soccus d' usage dans l'ancien* 
ne comédie. 

Tête de Vieillard inconnu; admirable pour 
sa conservation. — Socrate le plus sage des 
humains : Une belle Télé inconnue d' un vieillard 
avec barbe, et d'un air riant. — jinacréon dont 
les petites chansons respirent le goût, la délicatesse 
et la volupté. — Une Tête qu'on croit à' Euripi- 
de, en pierre noire. 

MarC'Antoine. Buste colossal , un peu endom* 
mage y mais d' une grande rareté. ^ -v 

Démosthène le grand Orateur, rendu avec beau- 
coup d' expression. — Télé inconnue d' un homme 
avec une courte barbe ^ et de mauvaise mine. 

CicéroUi buste ^ ouvrage qui marque très bien 
la bçlle époque de la sculpture à Rome. La tcte 
est d'une grande expression, et tout Touviage 



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1^4 

d^aoe conservation admirable.—' jiralus qui con* 
temple le ciel — Hippocrate. 

Grand buste de marbre; Tête en porphyre qui 
a beaucoup de ressemblance avec Pompëe, faite par 
un artiste de Florence; il est posé sur une base 
digne d' observation , portant l' inscription de P. 
FerrariuSf Hermès et qui a hé trouvée aux en- 
virons de Pise; elle est remarquable en ce qu'il y 
a la mesure du pied romain , le plus long qu'on 
connaisse y car elle répond à 1881. et une quinzième 
partie du pied de Paris ( mes. antiq. ) On voit 
aussi une espèce de hache ou équerre, assez extraor- 
dinaire ; une règle ^ des compas, un miroir rond 
orné y -posé sur un manche ; deux souliers ; un pei- 
gne; une petite bouteille; le plomb fait à pointe 
de flèche , etc. 

Enchâssés dans la muraille, et vis-à-vis d'un 
grand bas-rclief représentant TAir, TEau, et la Terre 
il y a encore d'autres tètes connues savoir; 

Pompeus — Senèque — Déinosthene — - Ho^ 
mere^^ * Platon buste très- intéressant pour son 
extrême rareté, et qui porte son nom gravé en creux, 
en lettres grecques, et sur l'authenticité duquel il 
n'y a pas le moindre doute. 

Dans ce même endroit il y a également enchâs- 
sé dans la muraille , un grand bas-relief qui repré- 
sente, peut être, l'Empereur Gallien prêt à aller à 
la chasse avec une longue pique, appelée Fenabu- 
luni\ ou un soldat avec son cheval. 

* Vis à- vis il y a l'autre bas-relief qui contient 



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«i5 
trois groapety qui, suivant Gori, représentent la 
Terre, TAir et V Eau. La fiçore principale est une 
femme assise sur une petite ëlëvation : la draperie 
qni la couvre est bien jetée , ses elieveux sont nat- 
téi , et ornds dé quelques fruits : elle tient entre 
$tt bras deux enfans qui la caressent : elle a sur 
ses genoux des fleurs et des fruits ëpars sans or* 
dre : à ses pieds sont quelques animaux qui pais- 
sent tranquillement. A sa droite est une autre 
femme de moindre grandeur éli^gamment coiffée 
d' une bandelette , ou diadème qui lui soutient les 
ebevcux : elle a Tair et la fraicheut de la jeunesse: 
elle n* est vêtue que jusqu'à la ceinture \ le reste 
de la draperie, qu'elle soutient de la main droite, 
passe au dessus de sa tète , et est enflée par le 
vent; elle est assise sur un grand oiseau, qui pa- 
ratt planer doucement dans les airs : à ses pieds 
est un autre petit oiseau au dessus d*un vase , d'où 
sert une liqueur. Le cbamp au dessous de ces deux 
figures est couvert de fleurs ^ de pavots, d'épis, et 
d' autres plantes utiles. A la gauche est une fem« 
me de même proportion que la précédente , ap- 
puyée sur un monstre marin et couronnée d'algue: 
elle sort des ondes qui occupent tout ce côté. Ces 
trois figures très-bien exécutées semblent représen- 
ter la terre fertilisée par l'air et Veau, avec les 
effets de la fécondité. La longueur est de 9. pieds, 
sur 4* c^ dcini de hauteur; la grandeur, et la 
beauté de ces bas-reliefs le rendent un des plus 
remarquables qui soient arrivés jusqu'à nous. 
Un fragment d^une biga ( au dessus du grand 



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126 

bas-relief reprësentant l' Air etc. ) on altelage de 
deux chevaux > en bas jeiief, qai parait être un 
morceau d' une frise où Ton avait représenté une 
course de chariots , puisqu'on voit la main du co* 
cher qui se tenait sur son char et qjii soutenait 
les rênes d'une main. 

Quatorze bustes sont placés en haut ; la plus 
grande partie sont douteux: mais il y a certaine* 
rment un portrait de Galba sur le corps d' on Vase 
x[ui est sur la porte. 

Pompa Isiaca ; ( Pompe d' Isis , monument qui 
est placé au milieu de la salle ) Autel de granit 
^vec des figures à grand relief. Lanzi assure qu'at* 
tendu la grandeur des têtes ^ et la simplicité et 
1' uniformité de plier les draperies^ on doit le sup- 
poser antérieur à toutes les statues Egyptiennes du 
isiècle d'Adrien. De l'autre côté il y a des choses 
^u' on ne voit dans, aucun autre monument en ce 
genre y de cette époque, comme le grand relief des 
figures qu'on ne trouve pas dans des ouvrages plus 
anciens du tems d* Adrien; ainsi ce parait être un. 
travail entre le premier et le troisième style. Cet 
autel a été publié par le P. Kircker dans son 
Ocdipe Egyptien Tom. 3. pag. ^ikQ. et par Mon- 
faucon T. 2. Vol. 4' p'* ^^6* °^3Îs avec une in- 
finité d' inexactitudes; enfin il a été publié avec le 
plus grand savoir, en cinq planches, par feu Mr« 
l'Abbé Ghev. Jean Baptiste Zannoni antiquaire 
royal, dans la description des statues de la ic Ga- 
lerie de. Florence )», édition de Môlini > vol. i. 
page 1 74*' plAn<^l2^ ^^* ^ 56. Ce savant antiquaire 



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«7 
avee rillastralîon qu^il a publia de ce moDament, 
a apporté un nouveau jour sur tout ce qui a rap- 
port à r ouvrage en question ayant rectifié ce que 
plusieurs antiquaires avaient dit. Sur cet autel est 
posée l'intéressante statue Egyptienne qui suit. 

Statue Egyptienne de granit de grandeur na- 
turelle. Les antiquaires ont donné plusieurs noms à 
ce genre de figures; quelques— uns les ont crues des 
prêtres ou des initiés; d' autres en ont fait des Di- * 
vinités; de cette dernière opinion a été le célèbre 
Tisconti; à cause d*un brin de barbe que l'on voit 
au menton aux hommes on distingue k sexe; et 
dès qu'il 7 a ce brin de barbe, comme dans notre 
statue en question, il parait représenter Osyris an-' 
quel conviennent très- bien le fouet et le char qui 
sont rendus en bas-relief. Ce travail est couvert 
de hiéroglyphes de toutes parts. 

Aux deux côtés de cette statue il y a deux pe- 
tites Idoles dans la même attitude; une dVntr'elles 
semble beaucoup plus moderne que Y autre, et on 
peut la rapporter au tems d'Adrien. 

Une autre statue de grandeur naturelle, assise 
comme on voit plusieurs égyptiennes. Elle est en 
granit rouge: la téte^ et le bras droit ont été cassés. 
Ce monument est posé derrière celui duquel nous 
venons de parler. 

Aux deux côtés de la Pompa Isiaca^ et tout 
près des murailles il y a sii sarcophages qui ont ser- 
vi pour des cadavres d'enfans on jeunes garçons, c< 
qui est marqué par (eur petite dimension. Nous al- 
lons les indiquer. 



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sa8 

Uo trif-beau Sarchophage deitinë à cdâtenir 
le cadavre d'un enfant: c'eit celui ou l'on a reprë* 
ttûié, par le moyen de petits amours on g^nies^ 
les jeux de la lutte. Du côté latéral» à gauche on 
voit deux petits génies qui, tout auprès d'une ur- 
ne, tirent les noms que les athlètes tiraient au ha- 
sard à Teffet d' en composer leurs couples. Dans 
le bas-relief principal il y a d'abord «n Hermès; 
ensuite deux Lutteurs. Le petit génie qui suit im- 
pose silence afin que le crieur qui est à ses côtés 
puisse publier le nom du vainqueur» qui est re- 
présenté par r autre génie» qui se met de lui mê- 
me la couronne. On voit couché à terre» dans l'at- 
titude de la douleur» l'athlète qui a perdu le com- 
bat. Ce bas-relief est terminé par la représentation 
de deux combattans avec les bras armés du cesfte. 

Caisse Mortuaire. Sur le devant on y a ex- 
primé» en bas-relief , de petits Amours avec ks ar- 
mes de Mars. Dans le rond situé au milieu il de- 
vait y avoir une inscription analogue. 

Un autre sarcophage» plus simple d'ouvrage, 
dédié à M. jéurèle etc. 

Une Caisse Mortuaire ou sarcophage où on a 
sculpté une course du cirque. Le côté, à gauche da 
spectateur» mérite une attention particulière^ Ton y 
voit un petit amour décoré d'une palme prix de la 
victoire. Derrière lui il y a un autre petit amoir à 
pieds qui proclame le nom du vainqueur. 

Un cinquième sarcophage» où Ton a représenté 
/des Divinités marines. 

JLe sixième sarcophage a un bas* relief bien in* 



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919 

t^etiaot poor Fetpression clés figures qui le com- 
posent. On voit au milieu^ sur un lit» le corps 
mort de l'Enfant auquel le tombeau avait été des- 
tine; quatre figures pleurantes sont aux deux cô- 
tes du lit; aux angles du Tombeau il y a deux 
Génies funèbres debout» exactement dans la même 
attitude de la jolie statue» le Génie de la mort» 
qu'on a observé dans le Cabinet des Vases en terre 
cuite. 

Un autre beau sarcopbage de forme ovale est 
placé dans une espèce de niche à droite de la por- 
te d'entrée; au dessus il y a douze petites urnes 
cinéraires ornées de bas-reliefs» ou d'inscriptions. 

Un Gippe dédié à Hâter ie superbae âgée d'un 
an» 6. mois et a5. jours: elle y est représentée en 
bas-relief» tenant de la main gauche une colombe: i 
Mt pieds est un chien auquel elle présente une grap- 
pe de raisin^ et une autre colombe est à %t% côtés: 
deux Génies la couronnent. Ce monument est placé 
tout près du Brutus. 

Cippe Sépulcral f dédié à Jules Teopropre» 
comme il résulte de l'inscription grecque mise au 
bas du groupe de l'Amour et Psicbé, qui y est 
rendu en bas-relief enchâssé. Il est placé dans ua 
coin de la salle. 

Il y a aussi des pierres sépulcrales» des demi-co- 
lonnes sans chapiteaux» appellées milliaires, ou cip^ 
pes,qu*Où plaçait sur les tombeaux» et sur lesquelles 
on gravait les inscriptions; des Olles, des Yasesavee 
des caractères cte. 



no 



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a3o 
CABINET DE L' HERMAPHRODITE 

* Hermaphrodite couche sur une peau de Lion. 
G'eit une superbe statue dans la même attitude 
que celle du Mus^ Borghese^ qui est à présent à 
Paris; cette statue a la partie inférieure restaurée 
avec beaucoup d'intelligence, et en ce qui a rapport 
à la partie antique on considère ce monument corn* 
me un des plus beaux chefs-d'oeuvre de l'anti* 
quité. 

A côté de la porte d* entrée on a placé deux 
fragments qui sont aussi du premier ordre; le pre* 
mier est 

* Un fragment d' une statue en marbre de Pa- 
ros qui représente, peut-être, un Baccbus , ou un 
Faune à cause de la peau de chèvre dont elle est 
couverte. On a très-bien fait de ne point restaurer 
ce sublime chef-d'œuvre dans lequel on voit réuni 
tout ce qui a rendu immortels les grands Artistes 
grecs de la belle époque;' l'autre est 

* Un fragment d' un torse en basalte , d' une 
très-bonne ezécutiouy et admirable pour la difficuU 
té de travailler une pierre si dure. 

* Hercule étouffant les serpent. Celui qui a 
fait cet Hercule enfant a voulu représenter l'ave- 
nir. On pressent dans cet Hercule de dix mois, ce 
qu'il sera à son Age viril. On l'a placé avec rai- 
son, eolre les plus beaux ouvrages de l'antiquité. 

Un joli enfant debout, morceau d'une beaati 
singulière; on ignore le sujet qu'il représente. Il est 



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nu^ la tète coaronn^, et a Tair extréinement gra- 
cieux. 

Bacchus enfaat» qui veut grimper sur un ro- 
cher pour attraper quelques grappes de raisin. 

Deux enfans avec une oie exécutes avec une 
parfaite imitation de la nature. On croit que de tels 
groupes servaient de fontaine, et que l'eau jaillis- 
sait du bec du susdit animal. 

BUSTES autour de la Salle. 

* Alexandre, Cette Tête est colossale. On peut 
la regarder comme une merveille de Tart, et le 
cheM' oeuvre d'un des plus babiles sculpteurs 
grecs dont le style ëtait grand et sublime. On y 
admire une expression si heureuse , qu' elle enlève 
d'abord l'admiration du spectateur. 

* Une superbe tête de femme inconnue^ et que 
l'on a prise jadis pour celle de Bérénice femme 
ou amie de Titus, Reine d' une partie de la Ju- 
àée, et que Titus aima si tendrement. Elle est 
coiflFde d*un bandeau royal qui ceint le dessus de 
sa téte^ l'arrangement de %t% cheveux n'a rien de 
commun avec celui des Dames romaines; frisée à 
plusieurs étages de boucles , les plus longues tom- 
bent sur les épaules et accompagnent le visage. 
Les Auteurs disent que cette frisure était postiche, 
et. que toutes les femmes de la Judée s*en paraient. 
La Falière et la Montespan^ en France , étaient 
coiffées ainsi. 

* Une tête colossale de Ju/io/s^ la Déesse de 
Rome^ ouvrage d*an grand style. . 



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s3a 

* Un superbe boite coloital d'Antiooot^ d'un 
grand style^ et d'une rare conservation. 

Un buste d'homme, tête chauve; sujet inconnu, 
bon ouvrage. 

* Une Tête, aussi colossale, d'un Vieillard a- 
vec barbe, duquel il est d'autant plus pénible d'en 
ignorer le nom, en ce que c' est un portrait tris- 
intéressant pour l'expression , et pour Textraordi- 
naire difficulté, et l'intelligence avec laquelle l'ou* 
Trage est exécuté. 

BaS'Reliefs enchâssés en haut de la muraille. 

Sur la porte dVntrée, le modèle d*un Temple en 
petit. 

Deux bas> reliefs de la même grandeur, aux deux 
rôles de la Porte; il y a dans le premier l'ouverture 
d'un testament^ qu'on dit celui de Jules César; dans 
le second on voit Marc-Antoine qui déploie la chia* 
mjde ensanglantée de César: voilà l'explication qu' 
on a donné jusqu'à présent à ces deux monumens^ 
que plus raisonnablement on reconnaît aujourd'hui 
simplement pour deux Boutiques de Marchands tail- 
leurs, d'après des raonumens qu'on voit ailleurs du 
même genre. 

Trois bacchantes; d'un relief fort bas. 

* Un autre haut-relief où l'on a représenté un 
Voyageur fatigué , assis sur un buste, qui a l' air 
d'un vieillard épuisé après le travail. 

Un bas-relief où l'on voit une bacchante au mo- 
ment de mourir. 



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Ce bas- relief a ëtë sâvamme&t illustre par kvL 
Mr. le chev. ZannQui, Antiquaire B. 

Un joli enfant qui supporte an vase sur les 
épaules. 

Autre bas«-relief avec deux femmes dont Tune 
sur uu taureau. 

Un Génie avec les foudres de Jupiter sur les 
épaules. 

Un bas-relief bien conservé où il y a un Em- 
pereur qui sacrifie; la tête est voilée , aussi bien 
que celle de sa femme ^ qui y assiste. Le Camille^ 
auprès de la truie, se remarque par son habit re- 
levé. 

Jupiter Hammon ; la tête , en bas-relief de 
grandeur colossale. 

Trois jolies et gracieuses figures de femmes; 
fragment d 'un bas-relief. 

CABIMëT de Monumcns Egyptiens. 

Ce Cabinet a été bâti en Tannée 1826. tout ex- 
près pour y placer la collection choisie d'objets E- 
gyptiens recueillie dans le pays par Monsieur Niz^ 
zoli chancellier Autrichien à Alexandrie, et ache- 
tée par notre Auguste Souverain actuellement ré* 
gnant, à l'efifet que cette sublime Galerie fût enri- 
chie même de ce genre d'antiquité, dont on possé- 
dait déjà quelques monumens importaos, mais eu 
fort petit nombre. 

La construction du Cabinet, les peintures des 
murs et du plafond ^ le mobilier, tout est conçu, et 



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fx^utë avec un goût excellent et analogue à F objet 
pour lequel la pièce est destinée. 

On a enchâssé dans les murs plusieurs stëles ou 
tablettes de pierre calcaire, sculptées, une partie en 
bas-relief^ une partie en creux et quelques autres 
seulement dessinées ou peintes. La plus importante 
de toutes est celle à gauche en entrant dans le cabi- 
net, qui est vraiment unique pour la finesse du tra- 
vail et par sa conservation. Ne sont pas moins di- 
gnes de remarque le bas-relief placé vis-à>vis la 
porte ^ et T autre au dessous de la fenêtre. Le pre- 
mier à cause de sa g^randeur et son exécution; le 
second parce qu' il représente plusieurs métiers , 
circonstance fort rare dans ces sortes de monu- 
mens qui, en général, ne représentent que des my- 
stères religieux. 

En face de la fenêtre il y a une momie très-bien 
conservée > sur un lit Osîridien, d* un travail mo- 
derne, mais exécuté d* après ceux qu'on voyait 
peints d^tns les monumens Egyptiens ; il y a aussi 
ks caisses de cette momie, toutes enrichies de pein- 
tures pareillement bien conservées, que Ton voit ap- 
pliquées aux parois. 

On doit priser en outre les Papyrus , et en- 
tr* autres un Palynseste où V on voit les traces de 
la première écriture qui a été effacée pour y faire 
celle qui existe actuellement. 

On a rangé dans trois armoires, avec des gla- 
ces les objets les plus petits, en terre cuite ver- 
nissée^ eu cire, en pierre calcaire, en albâtre, en 
bronze , en pierre dure , en pierres précieuseSi et 



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335 
CD or. II y a quantité de vases, des Idoles, un 
grand nombre de Scarabëes sculptes en plusieurs 
pierres de différentes dimensions , et bon nombre 
d'autres pièces curieuses et intéressantes. 

Cette collection , quoiqu* elle ne puisse soutenir 
le parallèle 9 ni par le nombre, ni par la grandeur 
des objets , avec celles qu' on admire dans d' au* 
très musées de V Europe, et particulièrement â Lon- 
dres, à Paris, et à Turin , cependant elle est di- 
Jne de remarque par le choix > et variëtë det roo- 
numens presque tous d'une rare conservation, et 
parce que dans son ensemble ( considérait pareil- 
lement ceux de plus grand volume qui se conser- 
vent dans la Salle des Inscriptions) elle présente, 
pour ainsi dire, un essai de tout ce qui peut inté- 
resser r homme studieux et l'amateur des antiquités 
égiptiennes et depuis que l'illustre Monsieur Cbam- 
pollion s'est rendu familiers les caractères hiérogly-* 
phiques, qui ont été pendant nombre de siècles 
aux yeux de tous les Savans un mystère impéné- 
trable , de tels monumens viennent d' acquérir une 
plus grande importance. 

Au mur , au-dessus de la momie , il y a une 
inscription en hiéroglyphes rendue par ledit Sieur 
Champollion. Celle-ci fait mention qu'on est re- 
devable de celte collection à notre auguste Souve^ 
rain Léopold II. 

Une autre riche Collection de Monumens Egyp- 
ptiens est à V Ai^adémie des Beaux Arts (Y. la De&^ 
cription de la dite Académie) 



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a36 

PORTRAITS. DES PEIKTRÉS 

Au milieu de cette salle, il y a la belle Uinc 
de la Villa Medici sur laquelle ou voit sculpta le 
Sacrifice d' Iphigënie. La jeuue et malheureuse vie-, 
time est assise au pied de Fautel^devaut le simulacre 
de Diane , qui est reprësente'e avec son arc , et le 
croissant sur la tête : la victime tient de sa droite 
un faisceau de laurier^ et semble plongée dans la 
douleur de son triste sort. Auprès d* elle il y a 
Achille et Diomède. Achille à sa gauche est nu en 
partie avec un casque sur sa tête, brodequins, et 
mantelet acoochë à un baudrier qu'il tient de sa 
main droite. De V autre côte il y. a Mënëlas tout^ 
nu avec un manteau tombant > retenu sur les bras. 
Après suit une figure sans aucun vêtement, en 
marche^ avec le manteau qui est voltigeant sur les 
ëpaules ] c* est peut-être Taltibius. ^ 

Derrière elle il y a deux figures inconnues, dont 
une est peut-être Calchas. Elles tiennent une halle-, 
barde ^ ou un sceptre. De l'autre côte, tout près 
d' Achille, on voit un ETëros barbu, revêtu d' une 
tunique et d' un manteau appuyant le coude droit 
sur la jambe gauche. C'est probablement Agamem- 
non. Dans la partie supérieure du Vase il y a gra- 
ve en bas-relief deux branches de vigne. La par- 
tie inférieure est toute richement sculptée avec des 
feuillages , et fleurs d'acanthe. Cette urne, ou vase 
est un des Monumens plus importans de l'antiquité, 
pour r argument qu'on y a représcnlé, et pour le 



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i37 
style df la seul pt are, qa*OD peat sans crainte de s' y 
tromper rapporter au plut beau temps de la Grice. 

Le Cardinal Léopold commença cette Collection 
unique, et qu'on doit regarder comme une espèce 
d*acadëmie , où le mérite seul donne le brevet d'ad- 
missiouj, et où Y on vit encore après la mort. Ofi 
voit la statue en marbre du Cardinal, dans une nicbe. 
Ce Cardinal célèbre invita tous les plus fameux 
peintres vivans i lui envoyer leurs portraits : les 
peintres successifs ont continué a Tenrichir par les 
leurs, pour être placés à côté des grands maîtres 
dont ils ont suivi les traces , et partager avec eux 
la' gloire dont ils jouiront tant que les beaux arts 
seront en honneur. 

On voit , au milieu , le divin Raphaël élève, en 
partie , de Y école de Florence , et chef de celle de 
Rome, accompagné de son Maître Pierre Perugin, 
et de son principal élève /li/e^ Romain. Dans Téco- 
le de Florence le plus ancien portrait est celui de 
Masaccio , qui fut le premier modèle du style de» 
modernes , et qui donna Y exemple à Raphaël , sans 
ravoir reçu de personne 5 Léonard da Finci, hom- 
me étonnant , qui a laissé plusieurs manuscrits dont 
on enrichit la bibliothèque de Paris, et desquels 
Fenuti nous a donné un essai ; celui-ci est un des 
portraits les plus intéressans de la collection , le di- 
vin Michel' jingCi André , P Empoli, le Cigoli, 
Christophe jilloriy Charles Dolci ec. Remarquez 
aussi Jlfor^o da /'W/re Florentin, le restaurateur 
du grotesque. Dans F école de Venise il y a le BeU 
Uni , auquel succéda le Giorgione qui éclaira k 



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a38 
Titien ^ Paul FéronesCf le Tintorel, Ici Sas^^ 
sans, Palma , Morone etc. Le Primaticce est le 
plos aDcien de l'école de Boulogne. On voit ensuite 
toute la famille des Caracci qui ranimèrent ( Louis, 
et Annibal)<n Italie la peinture déjà déchue, et 
$t firent une manière qui semblait réunir les char- 
mes des autres écoles ; le Dominiquin, V AlbanOf 
le Guerchin , le Guide etc. sont aussi les princi- 
paux peintres de cette Ecole. 11 j a encore de super- 
j)es portraits de Parmigianino et du Caraçage. 

La collection des Peintres étrangers est assez 
considérable; on remarque surtout Albert Durer^ 
Ilolbein, liubens, Fan*Dick, Felastjuez, Rem,- 
brandty Helzeimer, Gérard Dott, Subtermanj 
Charles le Brun ec. II y a plusieurs portraits dans 
lesquels les auteurs se sont peints avec des sujets 
de leur genre, surtout ceux dont le talent n' était 
pas de faire des portraits en grand, commele^our- 
guignofhf t'intre de paysages et de batailles; Fan- 
der Werfy Fander-Neer^ Mieris, Sckalken, cé- 
lèbre par ses nuits éclairées par la lumière, Resani 
pour les animaux, Balassi et Vanderbrah pour 
les fleurs : en pastel, Fivien, Nantoeil, Liotard, 
etJa Rosalba, 

Le cabinet suivant fait portion de la collection 
précédente. Tous les plus modernes sont ici. Entr' 
eux on voit un superbe portrait de Mengs, le pein- 
tre plus savant ds ces derniers temps; un portrait 
de Batoni, ébauché, celui de Sir Josué. Reynolds,^ 
peintre de beaucoup de mérite de T Ecole anglaise; 
des deux femmes qui ont fait beaucoup d'honneur î 



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leur tcTtp Mad. Angélique Rauffman^ et Mad. 
Lebrun. Il 7 a aossi les portraits de AppiaDλ 
mort il n'y a pas long temps, et celui de Bezzuo- 
li tivant et Professeur dans notre Académie des 
Beaux*-Arts. La collection enfin a éié enrichie d'un 
précieux monument 9 du portrait de Canova. On 
sait que ce grand homme peignait quelquefois pour 
son amusement. Le portrait en question a éii peint 
par lui en 1793* 



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CATALOGUE 

DE TOUS LES PORTRAITS DES PEINTRES 
PAR ORDRE ALPHABETIQUE 

Les Portraits qui ont un astérisque sont dans le Magasin. 

-^^^Lfi Jacques y né en 1640. 
Aikmao, Guillaume^ Anglais n. l'joo, 
Albano^ François. Boulonnais, n. iS^S. m. i66o« 
Albert!^ Alberto, Chérubin, Borgo S. Sepolcro en 

Toscane; n. i552; m. 161 5. 
Alberti, Jean^ Borgo S. Sepolcro en Toscane n. i558. 

mort 1601. 
Allori, Alexandre^ Flor. n. i535. m. 1607. 

Christophe f Florentin; n. 1577. m. 16211 
Aloisi, Balthazar^Bonl. n. 1577. m. i638ditGa- 

lanino. 
Amerighi, Michel^Ange, de Caravage dans le Mi- 
lanais; n. 1569. m. 1609. 
Angusciola/iSo;?AomV£ei Crëmon. n. environ i53o. 
Angelis (De), Philippe, Naplcs. 1600. 

Dominique, de Rome; peint en 1780. 
* Arlaud, Jacques AnU, Genevois, peint e^ 1778^^ 
Arpino, V. Cesari: 
Baeiccio. Y. GauUi. 

Backer (De% François, Flamand^ peint, en 1711. 
Balassi, Marias, Florentin n, 1604, m. 1667. 
Baldacci, Marie Mad., Flor, m. 1782. 
Baldrîghî, Joseph, de Pavîe; n. 1723. m. i8oa. 



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a4t 
Bakitra, Antoine^ Y^ronait; n. 1666. m. environ 

1740. 
Bagnolij Jean François. Flor. n. 1676. m. 17 13. 
Bandioelliy Baccio, Peintre^ et Scalpteur Florentin, 

n. 1487. m* iSSp. 
Barbarclli, Georges^ dit Giorgione^àt Cattel Fran- 
co, dans la Marche de Tr^vise; n. 14779 ^* 

i5ii« 
Barbatelli, Bernardin, dit Poccetti, Flor. n. 1 5\i. 

m. 1612. 
Barbieri, /. François de Cento, dit le Gaercino^ n. 

iSgo. m. 1666. 
Baroccio, jimbroise, Milan. in« dans le i5me. siècle. 
Baroccio, Frédéric. (V. Fiori) 
Bassano. Y. Da Ponte. 

Batoni> Pompée, Lncquois: n. 1708. m. 1787. 
Bavière, (De) Marie Antoinette Princesse Impi* 

riale de Bavière, fait en 1780. 
Beccafumi, Dominique, Siennois, dit Mecarino, n. 

i474* iD« ■S49. 

Bel (Le). J. Baptiste, thm^nà da i7.me. siècle. 
Bellini, 7tfa/i, de WénUe: n. i4a5. m. i5i6. 
Beilotti, Pierre, de Yolzano; n. 1625. m. 1700. 
BelUccii jtintoine, de Yénise; n. 1648. m. 1726. 
Benefial, Marc; Romain peint en i743« 
* Benwel, Marie, Anglaise, fait en 1779. 
Bemini, Chei^. J. Laurent j de Naples; n. 1598. m; 

i68o. 
Berrrttini, Pierre, de Cortone; n. i5o6. m. 1669. 
Bettini, uéntoine Sébastien, Florentin, n. 1707. 
Bessadi, Joseph^ Florentin; n. 1784* 

2C 



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i4^ 

Bimbi, Barthélemif Florentin, n. 1648. m, 1715. 

Bizzelii, Jean^ Fior. m. i6ia. 

Boccaccino, Camille^ de Crémone, m. i546« 

Bocciard, Clément^ de Gênes; n. 1620. m. i658. 

Bombeili , Sébastien , de Udîne; m. i636. 

Bonito> CheÇ'Josephf de Naples^n. 1705. m. 1789. 

Borgianni^ Horace, Romain; peint en i63o. 

Boscoii, André, Florentin; m. 1606. 

Bottani, Joseph, de Crëmone; fait en 1 7 1 7. m. 1 784* 

Botti, François, Florentin; vivait en 1718. 

* Boifchardon, J?^r/to/i^, Français; m. i^6a. 

Breckberg, Job, Harlem, m. 1695. 

Briglia , /ea/i François, Florentin; n. 1737. 

Brioschi Fincent, Florentin peint en i8a8. 

Brockedon, Guillaume, anglais , fait en 1812. 

Brun (Le), Charles, Parisien, m. 1660. — (L. S.) 

La Figée, hit en 1791. d'Anjou. 
Brusasorcî, Dominique, Y. Riccio. 
Buonaccorsi , Pierre, dit Pierin del Faga, Flor. 

n. i5oo. m. )547- 
Ruonarroti, ilficÂe/-J^/i^e, Flor. n. 1(74. m* i563. 
Buontalenti, Bernard^ Flor. n. i536. m. t6o8. 
BurÎQO, Antoine, Boul. m. 1727. 
Caccianiga, François, Milan, n. 1700. m. 1781. 
Cagliari, Paw/, Vëronese, n. i53o. m. i588. 
Cairo, François, Milanais m. 1674. 
Calcar, Jea/i, Flamand m. i546. 
Callot, Jacques, dé JNancj, n. 1594. m. i635. 
Cambiaso, Luc, de Gênes, n. 1627; m. i5B5. 
Cambruzzi, Jacques^ de Fcltre n. 1701. 
Gampiglia, J, Dominique, de Luc^ues^ lait en 174^* 



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i43 

Campii ùateasf fir^mon. m. i536. 

Cânova, Marquis Antoine^ de Poisagno» n. 1757, 

peint en 1792. m. 182a. 
Caraccî, Louis ^ de Boulogne n. i555. m. iGig, 
Jnnibal, n. i56o. m. 1609. Deux Portraits; 
QQ à côt^ de l'antre. Un troisième por- 
trait plus petit est dans la même salle* 
Augustin, n. i558. m. 1601. Il y a de lui 

encore un autre portrait plus petit. 
François, n. iSSg. m. 1622. 
jintoinCf n. i583. m* i6i8. 
Garavaggio V. Amerighi. 

CAtà\,'Chei^. Louis, né à CigoIi>n. iSSg. m* i6i3é 
• Garriera» Rosalbe , de Venise, m. 1757. 
Casolani^ Alexandre, de Sienne; m. i6o6. Il ett 
représenté en compagnie (d;ias un seul tableau) 
de Lucrèce Piccolomini, Yentnra Salimbeni>et 
François Vanni. 
Cassana, /• François, de Génes> m. 1700. 
' Nicolas, né à Venise, m^. 171 3. 
Jean Augustin, de Gènes, m. 1720* 
Gastiglione, /. Benoit, de Gènes; n. 1616. m. 1670. 
Gavaileri, Ferdinand, de Turin, n. 1795* fait en 

1829. 
Cavedone, Jacques, Sassuolo; n. i58o. m. i^6o. 
Cesari, Chei^. Joseph, Arpino, n. 1577. m. 1640. 
Ghiari, Joseph, de Rome ) n. i653. m.. 1727, 
Ghiavistelli, Jacques, Flor. n. 16181 m. i698« 
Chimenti» Jacques, Empoli; n. i£53, m. 1620. 
Giabilli, /ea/i) Florentin. 
Cgoli.V.Gardi, 



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i44 

Ciprianî, JeanBapt. de Pîstoîc, n. i73îi. m. 1785* 

Cinqui , Jean 9 Flor. m. i743* 

GoIoDna, Michel-Ange, de Como» m. 1687. 

Commodî, Andréa Flor. n. i56o. m. «638. 

CoDca , Che\f. Sébastien, de Gacta m. 1770. 

Contarinij Jean^ de Venise ; m. i6o5. 

Conti , François , Flor. peint en 1 760. 

Goppi. /acfiie^ 9 Florentin, m. iSgi. 

Corlcsi , ( Courtois ) Jaci/ues , dit le Bourguignon ; 

m. 1670. 
Corvî, Dominique^ Viterbo, fait en 1780. 
Constantin, A. de Genève, fait en 1824. (en émaiî.) 
Cosway Richard, Anglais m. en 1821. 

Coypel, AntoinCy Parisien m. 1722. 

Crespî, Daniel, Milanais, m. ib3o. 

Joseph Marie i né à Boulogiic^». *749' 

Cicsti, Dominique^ dit le Passignano, Flor. n. i 558. 
m. i638. 

Curradi, Ches^. 3. Fran., Flor. n. 1570. m. 166 1. 

Dandini, Pierre, Flor. m. 1 7 1 2. 

De Dantzic; Salomon. Vivait vers la fin du i7me. 
siècle. 

* De Glain, Pascal, Français. Vivait en 1779. 

Diotti, Joseph, de Casai Maggiore, fait en 1821. 

Du Flos, Philotée, Parisien, m. 1747. 

Dolci, Charles, Flor. n. 1616. m. 1686. 

Dominiquin. ( V. Zampieri. ) 

Dossî, Dosso, Ferrarais, m. i536. 

Durer, Albert^ Nuremberg, n. 1470. m. i528. 

Dow, Gérard, de Leyde, m. 1674. 

Douwen, /. Franc, de Ruremondc m. 1727. 
\ 



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i45 

Elzlicîmet, Adam^ de Francfort, m. i6ïo. 

Eiiipoli>( V.Chî menti. ) 

Facini, Pierre^ Boul. m. ifitfa. 

Fanti, Fincent, né à Vienne^ peint en 1750. 

Fauvrai, jintoine^ Français, 

Ferrari, Luc\ de Reggîo, m. i652. 

Ferrellj, /. Dominique^ né à Florence 1692. 

Ferri, Jésuald, de S, Miniato, n. i7'48, 
Ciroy de Rome m. i6go. 

Feltrc ( Morto rfa ) m. 1 5 1 3. 

Fidani, Horace Florentin; peint en i654. 

Fiori, Frédéric, dit le Baroccio; d^Urbin, m. 1612. 

Flos ( V. Du Flos. ) 

Fontana, Lai^inie, BouK m. 1602. 

Forabosco, Jérôme, Vénitien, vivait en 1681. 

Franceschini, j&a/tAazar, dit le Vollerrano, de Vol- 
terre m. 1689. 
MarC'jfntoine, Boni. m. 17^*9. 

Franchi, Antoine, de Lucques^ m. 1686. 

Franck, Franc. Frédéric, Hollandais. 

Fratellini,/ea/î/îe, Marmocchini Cortesî, Florentine 
m. en \']3i, 

Furini, François, Flor» m, 1646. 

Gabbiani, Ant. Marie, Flor. m. 1796. 

Galariiuo ( V. Aloisi. ) 

Galantiai, F. Hyppolyte, fait au pasteL. 

GalleUi, F. Philippe Ma-îe. 

Gambacciani, François, Florentin. 

Gaulli, /. Baptiste, Gënois, m. 1709. 

Gennari, Benoit; de Cenlo; vivait en i6iO. 

Gberardini, Alexandre, flor. m. iji'S. 

21* 



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î46 
Ghtzzi, Pierre Léon, Romain^ né en i654* mort en 

1755. 
Giordanoj Luc, Napolitain, m. i^oS. 
Giorgioae, ( V. Barbarelli. ) 
Glain ( V. De Glain. ) 
Grassîy Joseph né à Vienoe en 1^62» 
Gréys (De), P. Benoit^ fait en 1768. de Livoorne; 

ouvrage à la plume. 

* Grisoniy Joseph^ Flor. m. cçGg. 
Guttenbrun^ Louis, Autrichien^ peine en 1782. 

* Grundy /• Jacques, d'Anspacb, peint en 1791. 
Guercino, ( V. Barbieri. ) 

Harlow Georges Henry, Anglais, fait en 1818. m. 
en 1820. 

Hcylcr, Georges, Anglais, n. 1793, 

Hoare, Prince, Anglais, fait en 1780. 

Hickels, Joseph, de Leipsick, n. 1769. 

Holbein, Jeanj de Bâie, m. i554* 

Hunthorst Gérard, dit Gérard des Nnits, de Utre- 
cht, m. i66o« 

Jordaens, Jacques, d'Anvers, m. «678. 

Kauffmann, jingelique, née à Bregentz en Suis- 
se 174 (. m. à Rome en 1807. 

Kiprensky, Oreste, Russe, fait en 1820. 

Kiockner, Kloker, Dai^id, de Hamboiirg; m. 1698. 

Kneller, Godefroi, de Lubech m. 1717. 
[Koningh, Pierre, d'Anvers, m. 1689 

Kranack, Luc, de Kranack, m. i553. 

Laer, Pierre, d\i le Bamboccio, Hollandais m. 

Lairesse, Gérard f de Liège, m. 17 n. 



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^47 
tandi, Gaspard, de Plaisance, fait en 188. 
Lanfranco^ Jean, Parmesan m. i647* 
Lapi, Nicolas, Flor. m. i73a. 
Largilliëre (De), Nicolas, Parisien m. 1746' 
Leisman, /. Antoine, Salis bourg m. 1698. 
Legnani, Etienne Marie» Milan, m. 1715. 
Leiy, Pierre, de Weslphalie; m. 1680, 
Liberî, Chei^. Pierre, de Padoue, m, 1687. 
Licinio, J. Antoine, dit le Pardenone, et ausisi 

Regillo\ dn FrionI, m. iâ4o. 
Ligozzi, Jacques, de Vérone m. 1627. 
Liotard, Erneste, Genevois. Peint en 1744* 
Lippi, Laurent, Flor. m. 1664. 
Loth, Charles, de Munich; m, 1689. 
Luc d Hollande ( V. Von Leyden. ) 
Luti, Benoit, Florentin m. 1724- 
* Macphcrson, Joseph, Flor. n. 1778. 
Maganza le Jeune, J. Baptiste, de Vicence, mort 

1617. 
Maiden Martin, ou Meytcns. 
Manetti, Rutile, Siennois, m. 1639. 
Mannozzi . Jean, ne à St. Jean dans le Valdarno en 

1590. m. i636. dit Jean de St. Jean. 
Manzuoli, TAornaj, Florentin m. 1675. 
Maralta, Charles, né près d' Anconc; m- 1713. 
Maroû , Antoine, Viennois. Peint, en 1787. 
Marinarj , Honoré , Flor. m. 1715. 
Marmoccliinî Cortesi , ( Voyez Fratellini ). 
Maro, Joseph y de Turin, peint en 1750. 
Marteau, français, peint en 17^6. 
Marucellii Jean Etienne , Flor. m. i656. 



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a48 
Masaccio, ( Thomas Gaidi\ né à âaiot Jean > dans 

le Yaldarno , territoire Florentin m. i443. 
Mazzuola, François y de Parme /dit le Parmigià-- 

nino m* 1 54o. 
Mazzuoli Joseph f de Ferrare , m. i58o. 
Medici, Pierre i des Ducs d'Athènes, Florentin. 

m. 1648. 
Médina, 6'W. J. Baptiste y de Braxelles m. 1711. 
Mehus, Z-/Ve, d'Oudenarde, m. à Florence rôpi. 
Mengs, Cheç. Ant. Raphaël ^ d' Ausiig en Bohême 

n* 1728. m. i779« 
Menageot. Fraw^aiV, peint en 1797. 
* Messîni , Ferdinand , Florentin, m. 1750. 
Messis, Quint in] d'Anvers^ m. iSag. Deux Por- 
traits. 
Meucci, Vincent^ Flor. m. 1766. 
Miel, Jean^ d'Anvers, m. ié64- 
Mîerîs, François^ de Leyden m. 1681. 
Moh. Pierre François de Lugano,n. 1611. m. 1668. 
Monari, Christophe, de Reggio f. en 171 7. 
Monti, François, boulogn. m. 1768. 
Moor, Antoine, d' Ulrecht m. 1575. 

Charles, de Leyden m. 1738. 
Morandi, J. Marie, Flor. m. 1717. 
Del Moro , Laurent , Flor. m. 1725. 
More , Jacques , Anglais , vivait en 1790. 
Moroni , Jean Baptiste, d*Albino, m. 1578. 
Morto. (V. de Feltre.) 
Muller Pierre, d'Harlem, dit le chev. Ternpesta, 

m. i^or. 
Murray, Thomas, Ecossais." 



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^49 
Muscher, Michel, de Rotterdam m. 1705. 
Meytensy Maiden, Martin, de Stokolm. 
Naonetti^ Nicolas, Flor. m. i749« 
Mantoeil^ Robert, de Rlieims, m. 1678. 
IVamiy Antoine^ de Sienne f. en 1716. 

Chei^. Joseph m. 1736. de Sienne. 
Matoire» Charles^ Franç.5 m» '777. 
f^ebbia^ César, d'Orviete, m. 161 f. 
Morthcote, James, de Pilmouth, fait en '778. 
lÏQzziy Marins, de Penna> m. 1673. 
Ortolani Damon, iean Baptiste de Rome^ peint en 

1789. 
Pagani, Grégoire, Flor. n. i568. m. «6o3. 
Paggî, J. Bapt. Gënois 1627. 
Paglia, François de Bresse, vivait en 1700. 
Pâlâdiaj, Archange de Pise nu 1622* 
Palma; Jacques, le jeune, vénitien, n. 1544. m. 

1628. 
Panfi, Romulus, de Carmignano dans le Territoire 

de Florence. 
Paolini, Pierre, de Lucques, m. 1681. 
Parmigianino. (V. Mazzola,) 
VzxodÀ, Dominique, Génois, m. 1740. 
Paul Veronese. (V. Cagliari.) 
Patseri, Joseph, de Rome, m. 1714* 
Passerotti, Fentura, Boulonnais, n. i63o. 
Tiburce, m. 1612. 
Barthélemi, peint en i&5o. 
Passignano. (V. Cresli.) 

Pazzî, Abbé Antoine, Flor. (en pastel) n. 1706. 
Pellegrini, Pellegrin, Boul m. 1591. (V. Tibaidr.) 



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PellejfriDÎ^ Antoine. Padoaan m. tf^t. 
Peosy Georges^ Maremberg. m. 1460. 
Peragiao. (V. YanDitcci.) 
Petrazzi, Àstolphe^ Siennois, ni. i665. 
Piattoli» jànne^ de Floreoce, m. 1788. 

Gaétan^ ioq mari, m. 1774* 
Pignoniy Simon^ Flor. m. i7o5, 
Pippii iules^ de Rome^ dit Jules Rofflaio, q« >49^* 

m. 1546. 
Poccellî. (V. Barbatellî.) 
Poerton (De) Charles, de Parit. 
Ponte (Da), François, de Batsano (dît le Baisano) 

m. iSgt. 

Jacques m. 159a. 
Léandre m. i5a3. 
Pordenonc, (V. Lîcinio») 
Preisler^ J. Justin^ Nuremberg, f. en 1772, 
Preti (De), Mattias, de Calabre m. 1690. 
Preziado, François, Séville, m. 1783. 
Primaticcio, François, Boul. m. 1570. 
Pourbus, François, d'Anvert^ m. i6aa. 
Porporati, Charles, de Turin, n. 1741. 
Pozzi, jindrè, Jdsuile, de Trente m. 1709. 
Quadal, Martin, de Moravie, fait en i685« 
Ramenghi, Barthélemi dit le Bagnacavallo, Bout. 

m. i55i. 
Razzi, J. Antoine, surnommé Soddoma, de Ver* 

ceili, m. 1 554. 
Rfdi, Thomas, Florentin m. i726r 
Regilio. (V. Licinio.) 
Reii, Guide, Boulonnais, m. i64'^. 



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i5i 
Rembrant, Van Ryn de ttjitn, n. i6o6. m. 1674. 

deux portraits. 
Resani, Archange , Romain vivait en 1718. 
ReynoIdf> Chev. Josuéf Anglais; peint en 1775. 
Ribera, Joseph, de Gallipoli^ dit le Spagnoletto\ 

né en iSgS. m. i(>56. 
Rizziy o Ricci Sébastien, de Trévise, a. i66o. m. 

1730. 
RicciOy Dominique, dit Brosasorci, Téronais, n. 

i494» ro. 1567. 
Riccioliniy Michel-jénge , de Todi^ né à Rome iGS^ 

m* 1715. 

Nicolas, de Rome, n. 1637. 
Ridolfe, Claude, de Yërone, i56o. m. 1644* 
Rigaudy Hiacinthe, de Perpignan, m. 1748* 
Riminaldiy Horace, de Pise m. i63r. 
Riviera, François^ de Paris m. 174'» 
Robostiy Jacques, Vénitien; dit le Tintoretto, n. 

i5ia. m* 1694* 
Robnsti^ Mariette fille de Jacquet, n. i56o. m.tSgo. 
Roncagli, Christophe, dalle Pomarance dans le Floi* 

rentin, m* i6i6. 
Rosa, Sahatore, Napol m. 1673. Deux portraits 

en âge différent* 

iean, d'Anvers i638. 
Rosi, Alexandre^ Florentin, m. 1671. 
Roslin, Alexandre, de Stockolm. Peint«en 1790* 
Rossellt, Mathieu. Florentin, m. i65o* 
Rossi, Antoine, Boul. m. 1753» 

François^ mort i563. dit Geccbino Salvîati»; 

Florentin. 



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RoUriy Comte Pierre, de Vérone; né tn 1707. itt« 
CD 176a. 

Rubenti Pierre Paul, né à Cologne en 1577* °^* 
à Anvers 1640. Autre portrait, répété en dif- 
férent âge; avec, le chapeau. 

Sagrestani, Jean Camille, Flor. m* 1731. 

Saiimbenii Fentura, Siennois> m. 161 3. (V. Caso- 
lani.) 

Saivi, J. Baptiste, de Sasso Ferrato dans le Duchë 
d'Urbîn m. 1686. 

Salviati> (¥• François Rossi.) 

Sanzio^ Raphaël, d'Urbîn, n. i4B3* m. iS20* 

Sandrart, ioachim^ de Francfort^ m. i688. 

Del Sarlo. (V. Vanuucchi) 

Schalken, Godefroi, de Dordrecht; m. 1707. 

Schiavone, André, de Sëbenico; m* 1682. 

Schoojans; Antoine^ d'Anvers. 

Scorza> Sinibald, de Gènes m. i63i. 

Schwart, Christophe, d'ingolstad; m. i5g4* 

Seimours Dammer, Anne^ Angl* Buste en marbre 
fait de sa propre main en 1798. à Londres» 

Sevin, Claude, de Brukelles> m. 1676. 

Seybolt, Chrestin, d'AUhenaer; m. 1749- 

Sirani, J. André, Bout m. 1670* 

Siries, Violante, Flor. m. i^SS. 
' Soddoma; (Y- Razzi) 

Del Sole, J. Joseph. BouL m. 1719. 

Solimene, François, de Mocera près de NapleS; m. 

1747- 
Sorri, Pierre, de Sienne; m* i66a. 

Spada» Leonello: Roui, m- 1622. 



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a53 
SpagD^etto. (V. Ribera.) 
Sparvier, Pierre, Franc, m. 178'. 
* Spînelli. Clara, Princesse de Belmont\ de Na^ 

pies, fait en lybS. 
Spranger, Barthélémy^ d'Anvers m* 166a. 
Storer Christophe de Constance, m. 1671. 
SufanescIiJ J. Bapt. Hermite, Flor. m. 1659. 
Sobtermans, Juste, d'Anvers, m. à Flor. 1681. 
Taruil], Emile, Boul. m. 1696. 
Tavaronc, Lazare, de Gênes» m. 1641. 
Tcmpcsta, (V. Muller.) 
Testa, Pierre, de Lucqucs, m. i65o. 
Tiarinî, j^texandre, Boul. m. i668, 
Tîbaldi, Pellegrin, (V. PelUgrini.) 
Tintorclto. (V. Eobusti.) 
Tito {Santi di) de Bor|;o San Scpolcro en Toscane, 

m. i6o3. Deux portraits* 
ntîen, (V. Vecellio.) 
Torcllj, Félix, Vëron. m. 1748. 

Lucie 9 Boulonnaîse, m. 1762. 
Trevisanî, Jnge, Vënit. vivait en 1753. 

François de Trevîso m. 1746. 
Troy (De), François de Toulouse m. 1730. 

Jean François, de Paris m. lySa. 
UUvelH, Corne, Florent, m. 1704- 
Del Vaga, (V. Buonaccorsi.) 
Vanderbracb, Nicolas, de Messine, fait en 1756. 
Van-der-Haelsl, Barthélémy. Harlem, m. 1670. 
Van-der-Neer, Ange André, Amsterdam, m* 1697. 
Vanrder-Werfi; Adrien\ Rotterdam: m. 1727. 
Yan-Leyden^ £uc/de Leyden, m. i533- 



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i54 
Yan^PiateD, Martin^ d* Anvers, mort en 1676. 
Yânniy Chei^. François, de Sienne m. 1609. 

(V. Casolani.) 
Vannîniy Octape, Flor. m. i643. 
Vannacciy Pierre, de Përouse, dit Pietro Peru- 

ginOf n. i44^- m. 1524* 
Vannucchi Andréa dit del Sarto^ n à Florence i489. 

m. i53o. 
Yasari^ Georges^ d*Arezzo, n. i5f i. m. i574* 
Yassilachiy Antoine, dit T Aliense^ de Milan, m. 

1629. 
Yantini Dominique, de Bresse fait en i8ao. 
Yecellio, Titien, de Gadore dans le Frioul^n. 1477. 

m. 1576. 
Yelasquez de Silva, Diegue, de Séville, n. 1694. 

m. 1760. Deux Portraits* 
Yeneziano, Antoine* 
Ycracini, Augustin, m* 1762. 

Benoît, n* 1710, de Florence tous les deax. 
Yignali, Jacques, de Prato Yecchio en Toscane, m. 

1664. 
Vinci (Da), Léonard, tké à Yinci, en Toscane^ en 

i4'>2. m. i5i9. à doux près d^Amboise. 
Vivien, Joseph^ de Lyon, m. 1735. 
Vos (De), Martin, d'Anversj n. 1604. 
Vumpp, Jean, Flam. Vivait dans le ij.me sièele* 
Vovct, Simon] Parît m. 1649. 
Vouf, Ferdinand^ 
Waldstein» Marianne, Marquise de St. Crus; en 

miniature^ m. 1818. 
Wan-D^ck, 4f^toine, d* Anvers j n. 464». 



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a55 
WerUeÎD^ Fenceslao, de Turîa, m. 1780 ; avec 

le portrait du Grand-Dqc Pierre Lëopold. 
Wathy, Michel, aotricfaieoy fait en 1785. 
Zampieri, DominiquCf Boul. appelé le Dominiqain 

n* i58i. m. i64i. 
ZaDchii AntoinCf d' Este» m. 1732. 
ZoflEaiDi> Che9* Jean, Allemand fait en 1778. 
Zoccheri, Frédéric, n. i543; m. 1609* de Saint 

Ange de Vado près d'Urbin. 
Taddeo, n. i5a9* ^* '^^^* 



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%56 

ECOLE VENITIENNE 

L' École Vënitienne a produit det Peiotret ez- 
celicns^ dont plusieurs , dans le cours d'une lon- 
gue vie, semblent en avoir consacré tous les instans 
à produire un nombre immense de chefs-d'œuvre 
de l'art lis ont imité la Nature avec une perfec- 
tion, et une fidélité qui séduit T imagination* Leur 
coloris est bieu entendu, et enchantciir par la bril- 
lante vérité avec laquelle ils ont imité la nature; 
on remarque dans leurs ouvrages une grande intel- 
ligence du clair-obscur, «ne belle imagination, une 
ordonnance ricbe , des plus spirituelles , enfin une 
manière qnî surprend, sur tout dans les belles et 
riches compositions du Titien, et de Paul Yerone- 
sc; quoique ces grands Artistes aient quelquefois 
négligé un peu le dessin, qui est essentiel à la pein- 
ture. Les Giorgione, et les Titien sont regardés 
comme les fondateurs de cette école. Les deux 
derniers, sur tout, ont porté la manière Vénitien- 
ne, du côté du colorjs, à une perfection que Ton 
a eu peine à égaler. La Collection que nous avons 
des Peintres de cette ^cole est bien riche, surtout 
eu Portraits, comme ikoas allons Tobserver. 

Jérôme Muziano de Bresse. Buste d' un homme 
ayant la tête nue > la barbe noire, et un habit noir. 

Giorgione. Le Portrait du général Gattamelata^ 
demi-figure : derrière lui on voit son Ecuyer avec 
va bonnet , et un habit rouge. 

Paul F^roncse* Ste. Gatb^ine enchaînée, à 



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i57 
géiiQut*, à e6té Pon voH k roue de sod martyre. 
Son Dom était Paul Caliari. Ses tableaux feroni; 
toafours les dâices des Amateurs^ pour la richesse 
de r ordonnance , la beauté des caractères^ le bon 
fjodt des draperies, la fraîcheur du coloris» T élé- 
gance et r agrément qui régnent dans set composi- 
tions. 11 excellait sur tout dans les grandes machi- 
nes; presque toutes les figures principales de sts 
tableaux sont des portraits y ce qui leur donne un 
air vivant, et aimable que Ton ne trouve pas dans 
les autres. Paul Veronese était un peu trop bizarre 
dans les habillemens de sts figures; et c'est pour- 
quoi on appelait ses tableaux» des belles mascarades. 

Titien; portrait du sculpteur Sansovino, ha- 
bille de noir » plus que demi-figure , la main droite 
sur une tête de marbre » et la gauche appujée^ sur 
le flanc. 

Charles Calliari né en iSjo. et mort en 
iSgG.» fils du célèbre Paul. La Visitation de laSte. 
Vierge et de Ste. Elisabeth; petites figures. 

Polidore. La Ste. Vierge avec 1* Enfant Jésus 
sur les genoux; à côté St. François ; figures entières. 

Paris Bordone. Un joli portrait d' an jeune 
homme avec des plumes sur la tète. 

jéndré Vincentinoj écolier de Pahna le 
jeune. Le Banquet de Salomon » avec quinze figu- 
res grandes presque comme nature. 

Paul Veronese. Grand tableau. L' anooucia- 
tion de la Vierge. 

Morone. Un portrait d* un vieillard» demi bus- 
te. La tète est nue^ et il a un sous habit rouge^ 



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258 

jintoine Licinio de Pordenonc , dil le Porde* 
none: un beau portrait d' un homine^ plus que de- 
mi-figure tenant un livre dans la main droite^ et ua 
mouchoir dans sa gauche. 

Jean Baptiste Cima de Conegliano. Une Sainte 
Conversation^ demi -figures petites. On voit derrière 
un enfant au maillot. 

Jean Bellino. Un Jésus mort » peint en clair 
obscur. Toutes ks têtes sont peintes avec une grande 
expression y mais la sécheresse du style prouve 
évidemment que le progrés des arts a été bien plus 
rapide en Toscane. 

Paris Bordone. Homme assis avec barbe , en 
habit noir garni de fourrure; demi-figure. 

* Jean Bapt. Morone. Figure entière habillée 
à r espagnole. C'est une figure admirable pour la 
vérité de l'expression et du coloris. Quelqu'un a cru 
que c' était le portrait de St. Ignace fondateur des 
Jésuites mais les époques du peintre qui a fait le ta- 
bleau f et de St. Ignace ne sont pas d' accord pour 
le croire un tel portrait. 

André Schiaçone: (sur la porte) F Adoration^ 
de r Enfant Jésus. Ce peintre est un excellent colo- 
riste , sa touche est facile , spirituelle, et gracieuse, 
mais son dessin manque de correction. 

Alexandre Bonçicino dit le Moretto; Vénus 
avec sa suite pleurant la mort d' Adonis qu'on voit 
dans le lointain tout près du museau terrible du 
Sanglier dans un buisson : tableau avec de grandes 
figures bien dessinées et qui présente assez de beau- 
tés. La Déesse est au moment de soutenir un pied 



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a5g 
blessd^ tes gouttes de sang qui sortent de la blessu- 
re colorent en roage la ro^e blanche sur laquelle 
elles tombent. La suite de Venus est toute attentive 
à cet événement. 

PmiI Feronese. Le Martyre de Ste. Justine^ 
tableau qui n'est pas fini, mais qui dans sa prépa- 
ration est plein de génie et de hardiesse. 

Titien. Notre Dame environnée de Séraphins, 
l'Enfant Jésus debout, et en bas le petit St Jean. 

Joseph Porta, Bethsabée au bain. David l'ob- 
serve furtivement derrière une colonne. Ce peintre, 
né à Florence en |535. et mort à Venise en i585. 
a été l'un des meilleurs dessinateurs de T Ecole Vé- 
nitienne. II imita le gôut de Raphaël^ et de Michel 
Ange , duquel il avait pris ces traits marqués que 
l'on trouve dans ses figures, il inventait heurcu* 
semet^t , et son pinceau était frais et gracieux. On 
1^ appela le Sahiatino ^ du nom de son maître. 

i)ominique Robusti, fils du Tintoret. L'appa- 
rition de St. Augustin. En bas il y a des infirmes 
qui attendent leur guérison par V intercession du 
St. Evêque qui est en haut avec un livre sous le 
bras. 

Jacques da Ponte dit le Bassan. Moïse couvert 
en partie d'un drap rouge , prôs du buisson ardent, 
duquel sort un rayon de lumière. La figure de 
Mbïse est entourée d' un troupeau de brebis repré- 
sentées fort au naturel. 

* Du même. Les portraits de tonte sa familk 
c'est à-dire^ Jacques, François, et L^andre Bassa- 
no 9 avec leurs femmes et leurs enfan» occupés a 



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chanter et jouer de plusieurs lostrumeos; et le Titieif 
son maître avec sa femme dans le derrière. C est 
assurément un des chefs d'oeuvre de l'art y non pour 
r imagination » mais pour le coloris et pour la vë-' 
rite ] et il est peu de tableaux & ce peintre c(ui 
puissent être compara à celui-ci. 

Paul Feronese. Ester devant Assuerus^tableauf 
trjs^^ricbe en personnage». 

Fière SimpUcius de Vérone Capucin. Le 
Christ mort » étendu sur son linceul: on j voit la 
Vierge , S. Jean à genoux » et la Magdeleine. 

Tintoret, Christ monté sur une ânesse » ou h 
Dimanche des rameaux^ que les connaisseurs 'esti- 
ment être de lui , ou de son école. 

Du même peintre (en haut). Un portrait du gé- 
néral et amiral vénitien, Véii>crio, armé, tenant la 
main droite sur son casque. C'est un its plus beaux 
portraits du Tintoret par la force du coloris, et par 
sa conservation. 

Carletto Caliari, Un miracle de Saint Frédien 
Évêque de Lucques; grand tableau. On peut obser- 
ver, d'après ce premier essai, ce qu'on a perdu, 
lorsque la mort T enleva à Tâgede ^6. ans, si habile 
déjà dans son art. 

Aux deux côtés de ce tableau , en bas , il y a 
deux magnifiques portraits de 

* Titien qui représentent François de la Rove- 
re Duc d' Urbin , et la Duchesse sa femme ; la natu- 
re y est représentée avec toute la vérité possible , 
l' exécution est d' une facilité inconcevable. Dans le 
portrait de la Duchesse il 7 a une admirable légère- 



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Qi6f 

té » et tram parence des eouleurt ; les chairs sont 
sans aucune ombre forte ^ la toik presqu'à peine 
couverte de couleur , et on ne saurait désirer ni 
plas de force ni plus de relief. L'armure da Duc 
est brillante comme le métal le plus poli; V œil à 
peine peut fixer T endroit précis où sont le$ coups 
de lumière qui semblent varier de place selon le 
mouvement du spectateur. Ces tableaux sont ran- 
gés par tous les Artistes dans la classe des premiers 
chefs d'oeuvre de ce peintre immortel. 

Sur les susdits portraits il y a deux tableaux 
carrés-longs , peints par 

/ Jacques Bassano, qui représentent des paysan- 
gef avec des troupeaux et des bergers. 
- En bas , quatre très- beaux bustes , savoir ; V un 
àtPaul Feronese\ un autrt de Paris Bordone , 
qui est certainement l'un des plus beaux ouvrages de 
cet artiste; un troisième de Tibère 7V/ie//i , et un 
autre» très-beat», de Campagnola. 

En haut , Paris Bordone , portrait d^ un hom^ 
me, figure presque entière, habillé de rouge et de 
)aoir, avec la main gauche gantée , et appuyée sut 
une table. 

Paltna te jeune ( sur la porte ) Ste. Marguerite 
avec la palme du martyre, et un dragon avec la 
gueule ouverte; plus que denûfigure. 

11 y a dans cette salle deux tables en marbre 
vert de Gènes, sur lesquelles on voit deux beaux 
Vases en Serpentino qui sont bien intéressants poui? 
la grandeur de ces deux blocs de pierre. 



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i6a 

Êcota Fénitienne, seconde Salle 

Jacques Bassano ( en haut )• Portrait d' an 
TÎeillard , pins qae demi-figote , avec on cra jon à 
la main droite et un papier à la main gauche. 

Du même Peintre. Deux cbiens de chasse dont 
un est couché 9 ce tableau suffirait seul à prouver le 
talent de Baiisano pour représenter des animaux ^ 
car on ne peut rien voir dans ce genre de mieux 
exécuté y ni peint avec plus de vérité* 

Titien. V Esquisse d' une bataille entre les 
groupes impériales 9 et Y armée vénitienne à Gadore. 
Barthélémy Âlviano^lecommandant des Vénitiens » 
est dans un coin , sur le devant , la main appu* 
yée sur son bâton; sujet très-riche en figures, et que 
le peintre exécuta pour le palais Ducal à Venise, mais 
qui a été détruit par le feu. Ridolfi Tom. i. pag. 
i48. donne une description minutieuse de ce tableau. 

Tinter elto.{tn haut) portrait d' Vieillard as- 
sis y en pelisse. 

* Titien. La Vierge, TEufant Jésus, avec Saint 
Antoine hermite. Ce tableau est un des plus pré- 
cieux. 

* Du même peintre. Un superbe portrait du 
brave Capitaine Jean des Medicis, mort dans une 
bataille près de Mantoue. C est le père de Côme I. 
de Medicis Grand-Duc de Toscane. 

TintorettO' Le noces de Cana en Galilée , su- 
jet fort riche de figures dtstribuéet au festin avec 
une perspective magique. 



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163 
Pordetione. Saint Ptol tombant de chcTal frap- 
pe d'un coup de lumière; son armée en désordre. 

Alexandre Maganza. Homme à tête chauve , 
barbe noire , habille à V espagnole , tenant un en* 
faut de la main gauche ; plus que demi-figure. 

Laurent Lotto.Vne ste Famille, avec St. An- 
ne, St. Joachim , et St. Jérôme. 

Pordenone. Judith avec l'ëpée» tenant la tête 
d'Holopherne à la droite: le coloris est d'une 
grande force , mais le dessin est trop pesant ^ et les 
bras mal dessinés. 

Carletto Caliari ( tn haut ) Quatre tableaux 
de grandeur égale , distribués aux quatre coins 
supérieurs de la Salle ^ représentant l'histoire de 
nos premiers pères. Celui qui est ici représente Eve 
avec ses enfans^ et Adam au moment de labourer la 
terre. 

Palma le Fieux. La Ste. Vierge assise tenant 
son fils entre les bras ] derrière elle Ste. Marie Mag- 
deleine, à gauche St. Jean^ et de l'autre côté St. Jo- 
seph. 

Georges Barbarelli appelé Giorgione. Moïse 
à répreuve des charbons ardens» et de l'or. Pha*- 
raon est assis sur une espèce de trône à gauche. 

* Morone, Vieillard assis avec un livre à la 
main. Il appuyé l'autre main sur le genou droit. 11 
ne lui manque que la parole » telle est la vérité que 
r on agmire dans toutes gts parties. C'est le portrait 
de N. Pantera. 

* Titien. La Vierge en habit rouge , son fils en^ 
tre $t$ bras^ et Ste. Cathéripe qui loi présente une 



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^6i 
gremlc; taUcan sipcrbe^ et tr2i-bien eobtcn^ A 
€&Uf da «élue. 

* Titien , le portrait d' une femme en cbemist 
avec des ûewrs â la main gaacbe, appelée oomma- 
nément la Flore% ce sont deux peintures les plof 
délicieuses de Titien^ et de son tcms le plus beau. 

* Frère Sébastien dal Piombo. Guerrier avec 
le laurier i côté. Ce peintre avait étudié si heureu- 
sement la manière de Giorgione , et tellement pro- 
fité de r exemple des grands maîtres du dessin j 
^u'il disputa quelque temps â Raphaël même Iç 
sceptre de la peioture^ quoiqu' il n*eût ni le goût, 
ni le génie de son illustre rival. Dans ses ouvrages 
4)n voit aussi le style de Michelange. 

^ Morone. Uu portrait inconnu , d'une vérité 
étonnante. Le seul buste ^ sur le devant il j a an 
livre. 

Giorgione. Deux tableaux; le Jugement de Sa* 
lomoo; et 9 au dessus^ une Sainte Société. Sous un 
dais est la Sainte Vierge > les mains jointes. Par les 
côtés deux Saintes pareillement à mains jointes. St. 
Joseph; et Saint Paul sont appuyée à la balustrade 
qui entoure la composition. Vis-à-vis de la Vierge 
on y voit S. Sébastien , et un autre Saint se tenant 
nuds. Au milieu on 7 a représenté un arbre avec 
quelques eufans à ses pieds. Le sujet dudit tablean 
doit être une allégorie dont on ne saurait donner 
«ne plus satisfaisante explication. 

* Boniface Féronaisy et non Vénitien com- 
me quelques-uns ont cru; la dernière Cène; grand 
<lableaa au milieo. CVst an peintre qui a peint 



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265 
beaucoup dans le goât deTitUn. Ce tableau prouve 
jasqa'à <{(iel point il s'approcha de ce grand liom» 
me, et comme il soit facile de te mëproidre sur 
s^ ouvrages. 

Moretto. Portrait d'an homme, demi-figare avec 
QQ bonnet sur la tête, qui pince de la gnitarre. 

Paul Feronese. Une tête de Saint Paul tableau 
ëbauchë. 

* Du mémex^ ii%\x% Christ crucifie sur le Cal- 
vaire, composition admirable par l'exacte et judi* 
cieiise attitude donnée à la grande quantité dei 
figures qui composent le tableau, qui est également 
important pour cette harmonie mélancôliqne des 
couleurs, et du clair-obscur qui est si bien analo* 
gue à ce sujet. 

François Bassano\ %T^nà tableaa peint à la 
lumière de nuit. Jésus Christ ittort pris des trois 
Maries. Aux côtés de ce tableau on en trouve denx 
autres plus petits du même Bassano qui ceprése&v 
tent le souper d'Emaûs, et le Saîiveur ei^ant dans 
la maison de Lazare. Magdèlene s' éloigne d' nne 
table avec son couvert pour lui aller au devant; 
Marthe est occupée à la cheminée : Lazare est assis 
â table coupant une tranche de saucisson. 

* Tintoretto. Le portrait du sculpteur Sansd»* 
VittO dans sa vieillesse , le compas à la main; tableau 
du premier ordre pour la force de la couleur. 

* Giorgione. Portrait d* un chevalier de Maltbe 
avec un chapelet à la main, ouvrage précieux, et 
qui , plus que les précédens tableaux , fait foi du 
sublime mérite de ce fameux artiste* 

a3 



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ft66 

* Bordone. Trii-beati ponr^ît d'uiK homme en 
btbU noir avec del chevéut: ronges, peiot avec 
«ne nûaoee, et «ne lëgèret^ admirablet, , . 

Alexandre Farotari, dit k PadovaDÎno. Lu- 
crèce, un poigbard à la maa; en chemm: La tê- 
te et la gorge soiijt très-belles; mais le peste manque 
un peu dans le dessin. 

Paul Pino, ( en haut ) Portrait du Médecin 
Goignati plus que demi*figure, en. habit noir avec 
des gants à la main droite. 

TintorettOn Le sacrifice d* Abraham, figures 
entières. 

Savoldo de Brescia*^ La transfiguration du Sau« 
veur au milien des: Apôtres Saint Pierne; , St- Jean^ 
et St. Jacques, sur le Tabor. 

Schias^one* Portrait d' un b.Qpime a^titp, ea ha- 
bit noir et barbe notr^ aussi; plusiquç demi -figura. 
. * Titien^ Sainte Catherine des Roues richement 
liabillëe^peint d'un style plus fini fBt joigne qu'à 
r ordinaire. C est le portrait de Catherine Cojrnaro, 
reine de Cyprc. ) 

Tibère TineUi; Portrait du poète Strozii. 

Palma^ le Vieux ( sur la porte ) tableau rond 
sur l'ardoise, avecle pgrtrjgiit 4'«n gftomètri?. 



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Cabinet 

DES GEMMES, PIERRES PRECIEUSES etc. 

Ce Cabinet s^élhe en forme de tribdtie ; il est 
dëcoréde qaatre ntperbescoldanes d'albâtre orien- 
tal de 7* pieds ^ et 8. pouces , et qaatre de vert an* 
tique de 7. pieds. Autour de la salle il y a six ar- 
moires où il y a à observer plus de 400. pierres 
dures , et gemmes avec lesquelles on a sculpta des 
figures entières > des têtes » dés bas^reliefs, des va- 
ses ec. montes en or ^ il y en a une grande partie 
tbttailiée , et enrichie de perles , de diamans , de gre- 
nats ec. Dans plusieurs de ces ouvrages la Matière, 
quoique très-riche^ est surpassée par l'ouvrage; on 
sait que Cellifii prenait part à ces travaux 9 et on 
sait que les Médicis, sous le règne desquels presque 
tous ces ouvrages furent exécutés ^ avaient les meil« 
leurs artistes à leur service. 

Dans le^«ix armoires susdites , qui ont chacune 
leur numéro» il jr a huft colonnes dP agate de Sien- 
ne, et huit en cristal de roche, embellies de to- 
pazes, grenats , et turquoises, huit statues des Apô- 
ttes travaillés par Horace Mochi florentin , et plu,- 
siears bas-reliefs en pieti'es fines încrusle'es; ces 
ol^jets faisaient partie alitréfaiijdeT autel qui était 
destiné à décorer la magnifique chapelle dte St. Lau- 
rent , o& en pfartie ils seront placés à mesure qu*oa 
avance dans les ouvrages de ce temple magnifique. 
Il y a aussi anê grande quantité de rz$tt, et tas:; 



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t66 
lei CD bpif, en sardoioe^ H^i^t amAhytte, cris- 
taox de roche ec« D' on si çraod nombre d* objets 
prëcieox noos indiquerons qoelqoesnns des mor- 
ceaux Us plas importans. 

Armoire 1. ( à droite , en entrant ) Un super- 
be rase en lapislazuli de l'S. ponces environ de dia- 
mètre et de la couleur la plus foncëe; tout d'un Uoc. 

En hyacinthe , un petit buste de femme , pré- 
cieux pour la couleur y et pour la grandeur. Une 
tète de femme, aussi en hyacinthe, avec le buste 
CD or émailld de couleur blanche. 

Un buste d^ homme arm^ avec la tête nne ; en 
calce'doine Saphirine, 

Deux bas-reliefs en or sur fond de Jaspe , ou* 
rrage de Jean Bolagne. 

Arm. IL Un vase à deux anses en sardoine 
onyx orientale, sans prix et unique pour la di- 
mension et pour la beauté des couches. Dans le 
oorp du vase on y a gravé le nom de Laurent de 
Medici. 

Une cassette en cristal de roche ou on a ad- 
mirablement bien grdvé^ en creux, par derriérci û 
passion de J. G-, en plusieurs morceaux^ ouvrage 
îoimitable, que le Pape Clément Vil- de Médicis 
fit graver à Yalerio YicentinO) le meilleur Artiste 
de son tems dans ce genre. Les groupes des figu- 
res sont composés avec tant de science, et de goiA, 
le dessin de chaque partie en détail, est si parfait, 
si bien exëcutë, qu'on peut comparer ce précieux 
monument avec tout ce qu'on connaît de plus SMr 
blime dans les gravures de la belle époque d^ lf( 



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i69 
Crèce. Du côte de l^Art c*etC cferfainemei^t le mor^ 
ceau le plus précieux, de cette colleetioii. 

Une très>belie tasse verdàtre dans une pierre 
fort singulière de la rivière des Amazones. 

Un tableau avec le portrait de Corne II. dk 
Médicis, figure entière à genoux devant un autel, 
ezëcuté en bas-relief de pierres fineS; gemmesy or 
émaillé, diamans, etc. 

Un petit buste d'un guerrier, tout monté ea 
or émaille, avec la tête en hyacinthe. 

Une tasse de lapislaznli, d'une forme ëlégante, 
enrichie de trois anses en or ëmaillée et montée 
en diamans* Le goût de cet ouvrage d'orfèvrerie 
est tout â fait celui de Benvenuto Cellini. 

Une coupe en cristal de roche, avec un cou- 
vercle en or (fmaillë, qu'on attribue aussi à Benve- 
nuto Cellini. 

Deux beaux vases en cristal de roche ^ un a 
tout le corps travaille en figures, et grotesques^ et 
Tautre, qui est richement monte en émeraudes et 
autres pierres précieuses, a été laissé sans aucun 
travail à cause de son extraordinaire pureté. 

Trois bas reliefsi en or, de Jean Bologne, cov^ 
me les précédens. 

^rm, III' Une tasse d'une forme presque triaiv- 
gulaire, d'un seul morceau, d^noe belle |)lasme d' é- 
meraude. 

Un couvercle d'une tasse de criital de roche 
tout en or émaiilé, intéressant pour la finesse de 
louvrage. 

jérm. IF. Un vasecA lapidazuliotuéde per- 

23' 



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■70 
les, et curieux pour les tâches blauches, et régu- 
lières qui sont dans la pierre. 

Un vase en jaspe, surmonté par une petite fi- 
gure d'un guerrier, en or émaîilé; et admirable pour 
Touvrage qu' il y a dans un si petit espace; tout 
monté en diamans. 

Un vase en jaspe, qa^on appelle fleuri, à cau- 
se de la belle variété de $et couleursf orné de per- 
les. 

jérm. F' Un beau jaspe de grisou orné de 
grosses perles, sur lequel il j a un Hercule en or 
massif, au moment de tuer Thydre. 

Un petit vase sur le couvercle duquel il y a 
une perle fine, singulière pour la forme; et pour la 
grandeur. Elle représente un petit chien. 
Un précieux petit vase en émeraude. 
Un grand vase de jaspe sanguin. 
Un oeil de chat d'une grosseur extraordinaire. 
Une turquoise aussi extraordinaire pour sa 
grosseur. 

Un petit vase pyramidal de lapislazuli, de la 
plus belle couleur qu'on puisse voir dans une belle 
•pkrre. 

Une grande tasse de cristal de roche. 
Une grande tasse de coràlline d'Espagne, ornée 
de perlesy et de caméeti 

Un petit vase en algue marine. 
Un bas-relief en or de Jean Bologne comme les 
précédens. C'est là vue de la place du Grand Duc 
avec la statue équestre de Côme L de Medicis. 
jÉrm. FL Va portrait de Tibère en pâle de 



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17Î 
turquoise que quelques voyageurs ont publie comme 
uae turquoise. ^ 

Une tasse ovale dans un grenat» singulier pour 
sa grosseur: 

Un beau vase, au milieu de V armoire, en la- 
pis très-intëressant pour la forme ^ et pour la gran- 
deur. 

Un beau vase en jaspe sanguin. 

Une tasse en Améthyste. 

Dans cette grande quantité d'objets prëcieur» 
plusieurs sont montes en email d'or avec un godt 
vraiment exquis^ et intéressant pour les Artistes, et 
pour les Amateurs. 

On a placé dans ce Cabinet deux Machines sou- 
tenues par deux élégans Tripodes; elles renferment* 
sous des cristaux, une belle collection d'ornemens 
antiques en or, qu'on a retrouvés pour la plus gran- 
de partie en Toscane. 11 y a des boucles, des ba- 
gues, des colliers, des diadèmes, très-bien travail- 
lés tant pour l' exécution, que pour le goût. Surtout 
il faut remarquer une Armille, ou bracelet qui est 
d'un beau dessin^ et très-bien conservé. 

Au milieu de la Salle il y a une table en pier- 
re dure où l'on a représenté le Port de Livonrne. 



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»7» 

ECOLE FRANÇAISE 



» 



Les plafonds de celte école^ ei de celle qoi la 
soiveot sont peints par l'école de PoccettL 

Fabre^ Xat^ier de Montpellier. Le portrait du. 
Sopbocle italien, le Comte Victor Alfieri, oavrage 
qui fait le plus grand honneur à son auteur pour 
la perfection de r art qu'on j admire, la parfaite 
ressemblance dont il a rendu les traits de son origû 
naly et pour en avoir, M. Fabre, fiait présent à TI. 
eR. Galerie, ensemble avec le portrait de la Com^ 
tffse d*Albany aussi exécuté par le sieur Fabre^ et 
^i est placé dans ce même cabinet, à main gauche 
en entrant. 

Nicolas Loin La Vierge, demi-figure avec Jé^ 
sjis et St. Jean Baptiste. 

* Nicolas Poussin. Thésée i Trezène , sonfe«> 
vant avec effort, en présence de sa mère£tra,rénor- 
lûe pierre sons laquelle Egée son pire avait caché 
l'épée qu'il devait lui apporter à Athènes pour se 
faire reconnaître comme son fils par ce trait d« 
force^ sur toile, orné d'architecture. 

Falentin. Deuv demi-figures de grandeur nati^ 
relie. La Sentence de J. C. « Tu vois un brin de 
« paille dans l'oeil de ton prochain, et tu ne t'a- 
« perçois pas que tu as une poutre dans le tien, ». 

Laurent de la Hlre\ Le peuple de Jérusalem 
rangeant les malades sur le passage de St. Pierre 
afiu qot sou ombre leur donne la santé. 



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comme nature, 

Feidoo. La Sable Vierge; demi-figare avec ton 
E9&Qt daot les bras. 

Cleriêseau. Payiage avec d^anckonet ruines. 

Laurent de la Hire. La Vierge avec son Fils 
endormi. 

Jacques Curtms dit le JBargognone. Une ba* 
taille; petit tdbleau. De T autre cdi^ de la fenètxe, 
auUe tableau sembiabhe. 

Simon Fouet' L'annonciation de la Vierge. 

Nicolas Largillicre. Portrait du poète Je^n 
Baptiste Rousseau. 

Louis Gauj^er. Son portrait» celui de sa fem- 
me^ et ceux de se9 deux eofais; tableau d'une gra- 
cieuse composition. La tête de Ganffier, Tauteur dtt 
tableau est peinte par sa femme. 

Charles Lebrun, éHvt de Vouet, et de Poassîi>* 
Le Sacrifice de Jephté. 

Joseph Fernetf d'Avignon^ Cascade d'eau; ^r 
bas dçt pécheurs, et une femme; à peu de distan- 
ce: Autre tableau du même peintre. Un bàtimenf 
fur le point de se briser contre les rochers. 

* Philippe Campagne, dit le Guide des ultraf 
montains. Un superbe portrait d'un homme habillé 
de noir, demi buste. 

* Bourdon. Le repos de la Sainte Famille en 
Egypte, tableau d'une charmante composition. 

Du Falentinj Un joueur de guitarrc 
Gaspard Dugket Poussin. Deux figures dans 
un paysage ombrageux; dont Tune pêche à la ligQç» 



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M 

Guillaume Courtt>if 9 p«ttt tiUeira atee ane 
bataille au leirer da soleil. 

Nicolas Poussin. Véùni, et Adonis «or k mont 
Idai. C'est une composition ttgtéahU, peint avec 
une telle rigueur de couleur qu'on peut la placer, 
«Qtre les ouvrages que ce peintre exécuta dans les 
dernières années de sa vie. 

Fresnoy. La mort de SocraCe. 

Tierce. La cascade du Teverone à Tivoli. 

Mignard, La Marquise de Sëvignë mère de la 
Comtesse de Grigoan; plus que demi- buste, en petit. 

* Gagneraux Deux tableaux; la chasse au lion( 
et un choc de chevaliers; joli petit tableau. 

Le Nain. V Adoration des Bergers. 

* Borgognone. Deux grands tableaux o& sont 
représentes des batailles. La couleur de ce peintre 
est d*une grande force, la touche, et la facilite sont 
admirables:; le premier de ces deux tableaux, où Ton 
croit voir une bataille prës de Radicofani est It 
mieux: conserve et le mieux composé. 

Filment, en pastel: un Port de mer. Aux deux 
côtes de ce tableau il y a, par 

Nantœil. Deux portraits > également «n pisteU 
qui représentent Louis XIV., et le maréchal de Tu- 
renne. 

Champagne. S. Pierre appelé pat Jésus Christ. 

Jactjues Stella. Jésus dans une belle Campagne 
servi par plusieurs Anges. 

Grimauv. Une Pèlerine; et de l'autre côté au 
Pèlerin , plus que demi-figures. 



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Joseph Parroeelf ilht àa Borgognooe. Des zU 
taques de quelques cavaliers. 

Laurent de la Hire. Un petit paysage. 

Nicolas Perelle* St. Jeaa Baptiste assis près 
tin Jourdain. 

Pilment. Un tableau avec une horrible temp^ 
te de mer: cette scène est repr^entée avec la plus 
vive imagination. 

Clerisseau. Un sujet ^gal au précèdent taUeaa 
dii même auteur. 

Pier François JUola, écolier d'AIbano: Des 
amours 9 et des Nymphes sacrifiant à Flore; le feu 
sapré est allume devapt le Simulacre. 

Bûcher. L'enfant Jésus , St. Jeau à genoux, e| 
plusieurs Séraphins. 

Didier BoUguet de Chant illy> Un grand paysage. 

Juçenet^ St« iLone qui montre i lire à la Ste, 
Vierge. 

Au milieu de cette Salle il y a deux statues ^ 
savoir. 

* Une Vénus assise , dans V attitude de se tirer 
du pied une épine. Le travail antique est très- bien 
traité, dans le gôut grecf la draperie lui couvre à 
peine là moitié du corps: Elle a la main gauche 
appuyée, et parait souffrir plus de délicatesse , que 
de douleur réelle. 

< ^: Un )enne bommf: nu , sujet qu' on trouve re« 
pété un grand nombre de fois , en brome , et en 
pierres gravées; il est blessé au pied , qu'il regarde 
avec la plus< scrupuleuse attention. On croit que 
c' est un vainqueur àt$ jewic olj^mpiquet* 



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*7« 

ECOLE TLAMANDB 



* JBalthassar Denner. Ua bnste d'homme bcftb* 
vcrî d'une fourrure , et arec un bonnet en tête. Ofx 
lie saurait rien voir de plut fini; c'est lin morceàti 
trës-rare pour la patience inconcevable avec laqaet 
le on a exëcutë tous les détails. 

Daifid Teniers^ le vieux. Un Médecin asst» 
«vec une bouteille dans la main. Au dessus y du mi- 
me peintre , un Chytniste dans son laboratoire. 

Daçid Tentersy le jeune. Une demi-fignre qui 
représente Saint Pierre versant des tarmet, joli 
petit tableaux sur bois. 

jilbert Dur. Tête de V apôtre Saint Phifippe > 
en dârempe, ouvrage d' un style fort beau. 

Henry Fon Balen. Les Epousailles de la Sain- 
te Vierge. 

* Rubens. Venus, et Adonis; l'amour retienjt 
Adonis par la cuisse; les Grâces dëcouyrent Venus; 
r Envie tire Adonis par son vêtement; de petitt 
Amours jouent avec ses chiens , ou les tiennent en 
laisse ; tableau très-beau pour la composition qui 
est vraiment poétique. 

* Holbein. Portrait inconnu d'un homme en 
habit , et bonnet noir, avec un papier dai^s la main 
droite; ouvrage superbe. 

Hemmelinck. Portrait avec les mains jointes et 
un livre ouvert, oft on iit la date i4^a« 
Paul BrilL Ufie chaise du Sang^ct. ; 



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^77 

* Claude GelU de LorraÎDC^ que des amateurs 
ont appelle le Raphaël des Paysagistes. Vue d'aoe 
marine au soleil couchsfnt. Le disque du Soleil est 
au moment de ^plonger dans la mer qui est calme. 
Une grosse tour crénelée dansTëloignemeat^ faisant 
wet lâerTeilleàz effet pour la perspective; plus près 
il y a des Vaisseaux avec là croix de T Ordre de 
Saint Etienne au pavillon de proue. Au milieu du 
tableau 9 da^ns Tëloignement, il y a un mole avec 
des navires tout autour; et à la droite s'élève un 
palais magfaifique, qui représente la Filla Mcdici, 
de Rome'; par devant à' celui-ci il y a un édifice à 
deux rangées de colonnes, dont l'inférieure a une 
porte entre colonnes d^ ordre toscan^ et la supérieu- 
re 'ttir' arc au riiilieu avec pilastres Corynthiens sur- 
monté d'un Cadran d' horloge^ et au sommet les 
armes des* Médîois pour- qui ci^ tableau parait être 
fait tout exprès. C'est un tatleau du premier ordre, 
et qti*bn peut placer entre les chefi-d' oeuvre de ce 
grand-peintré. Les figures sont, peut-être, de Phi- 
lippe Lauri romain. Claude est celui qui a excellé 
au dessus de tous les peintres dans T imitation de 
la transparence de l'ai», et du feu brillant du so- 
leil. Personne n'a mieux entendu' que Ini la "pers- 
pective aérienne, et n'a mieux rendu les beautés déf 
vttét {pittoresques. 

* Adam Elzkeimer. J)ix petits tableaux avec 
des Apôtres , et d'autres Saints. 

Ifu Thème. Un Paysage fort petit. 
^Dù même. Un Berger sons un grand arbre qui 
joué iu Cbalutuean. 

^4 



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Dwid Teniers, It )çiiii^ Raix Vieillards ^$$ît 
gui se caressent. 

Quintin Mes sis. Buste de St. Jérôme. 

* Albert Dur. Tête de S. Jacques Apôtre^ en 
détrempe. 

ffemmenlinck. Saint Benoît Buste avec ua 
livre ouvert entre les mains. 

* Holhein. Un superbe portrait de Ricard Sont- 
well Conseiller d'JStat de Jlenri VIII. Boi d'Angle^ 
terre» en habit » et bonnet qoir. ^ 

JRubens. La naissance d' Ëiichthonius. Il y a la, 
Nymphe Agiaure baisse'e par terre qui a découvert 
la corbeille où est couché Erichthonius tout nu 
arec les jambes de serpent. Par devant po j voit 
autre femme ^ peut-être Hersé soeur d'Aglai^c,* 
tournée par le dos. 

Joachim Sandrart, Apollon qui sç réjouit dç. 
ce ,quMl a tué le serpent. . 
. Aux deux ^ô|és de la îtnèUt. Jean Fan^Da^l. 
l^^^i Souvenirs^ de la mort ^ ce sont des crânes hu- 
mains ec. LambrechtfDes Conversations de famil- 
le; Paul Brilï, Deux jojis paysages. 

Jean Miel. Deux jolis paj^s^ges avec des figu- 
res^ et des animaux, peints avec un grand goi^t» et; 
f^i;efî de couleur. ,- . .. 

Schoeifaeruts. Pa^^sage avec des i^gMrei> feint 
arec beaucoup d' esprit. 

Subt'erman. Ste. Margjierite £gure j^tiére » 
avec la croix daos la mait^, et le dnrgon à ç^té, 

• Peler JVée/JJL' intérieur d'une Eglise; ta- 
Ucau admirable pour la persf ecti^e ,. et .pp^ir VU'' 



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îî7d 

lasion qti- elle ptoJiiit. Lét figures sont /générale* 
ment , de François Franck. 

Mbert Dur. tlo vieillard avee un chapelet à la 
naîti : c' est le portrait ^u père du peintre. 

François Franh. Une danse d* Anours devant 
des Nymphes. 

Holbein. Buste d'un vieillard avec la barbe 
Uabche et un bonnet n(rir sur la tête. C est le por- 
trait de ZuîngliOy 

Horemans ( en haut ) Une Ecole d'Enfans. 

Paul BrilL Une marine ; grand tableau. 

Roger fFander fFejde. La Déposition d« 
Sauveur dé la Croix; tableau très- intéressant pout 
la finesse avec latjuelle il est peint. i j 

* j^braham Mignon. Un superbe tableau de 
Fruits peint avec une légèreté de couleur, et une 
grande finesse* 

* Jean Van Son. Deux joueurs qui ont renver^ 
se une table, en se frappant à coup de poiiigs. 

: Bltheimer. Un très*-jolJ petit tableau avec plu^ 
sieurs Nymphes couronnées de âe«rs, qui, prëcëdéeis 
par Mercure, mariahent vers un Temple avec des 
offrandes. i 

François Frank. La fuite delà Vierge en Epypt«. 

D' après Rubens. Bacchanales en petites figures, 
e' est une très- belle imitation d'un^superbe tableaa 
de Titien. , - . . , . , 

Albert E^&rdingeH d^Alkmaer', une grandt 
chute d' eaux. 

* Peter Nèef. La mari de Séièque dans l'in- 
Itfrieur d'une prison; o'eit ^eut-ètre le plus i>eau 



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a8o 
tableau que no» aj^imi de ^'ctf maître /<laiur noire 
Galerie. 

* Holbein. Le pdrtrlit de Thomas Moro. 
François Franùk. Le triomphe de Meptune» et 

d' Amphytrite. 

Horemans. V intérieur de la cuisine d' une fa- 
mille psfuvre. 

Mbett Dur. La Vierge avec son fils sur le bras 
droit ; demi-figure. 

Ûgue Fander Goei de Bruges. En haut la 
Vierge assise avec T enfant Jésus sur \ti genoux^ 
deux Anges dans l'air; Ste. Catherine 1 genoux d'un 
t&Xéy et une femme assise de l'autre, tableau. pré- 
cieux pour la finesse de jon eitécution. 

Paul Ferg de Fierme. Deux ptits pajsâgef. 

* Jean Emmtnlinek de Bruges* La Ste* Vier- 
ge assise sur un trône » la tête voilée d' un manteau 
j>ooge , r Enfant nu entre ie$ bras , et deux Anges , 
dont r un a un violon , et T. autre joue de la harpe. 
J)an» l'enfondemeuty im paysage avec des figures 
très-petites; sur bois, 

Jacques JordaenSf élève de Van Oort, et.dc 
Rubens (en haut). Venus au miroir , avec les trois 
.Grâces autour d* elle^ 

JDu même peintre , an dessous ; Neptiine frappant 
)a terre d' ou sort nnicbeval; d' un côté, on voit 
Galatée dans un char, embrassant un petit AnlôuN 

Erasme Quellin. La Ste» Vierge avec T Enfant 
Jésus, environnée de fleurs, qui sont peinler pai^ ; 

Philippe Fan TiheltM dé Malines» 

Peter ISeef, Deux Vues d' une même église^ en 



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a8i 
êeux tableaux à peu de distance Tun dei'autrey 
une desquelles avec la lumière des chaudelles. 

Paul BrilL St. Paul premier Ermite , dam k 
^sert> avec le corbeau qui lui apporte à mauger. 

JRubens. Un Vieux Sjleae avec des Satyres. 

Jean Fan Kessel. \yes poissons, ce peintre s'est 
fait une grande réputation dans ce genre comme 
dans les insectes, coquilles ec. 

Breydel d'Anvers. Deux petits paysages. 

f^arendael. Un Vase avec des Fleurs. 

Fan Dyck , et Fourbus. Deux )olis petits 
portraits ovales ; nn liomme , du premier , et une 
femme du second. 

Rubens, Les trois Grâces ee grisaille ; une est 
couronnée par un petit Amour. 

Autre tableau de Fan Kessel ( de l'autre côté 
ât la muraille ) du même genre que le précédent. 

* Holbein, François I. Roi Je France , armé i 
cbeval^ figure tr^s-petite , mais -d* ujie finesse admi- 
fable. 

* Peter Neef. Une autre vue de V intérieur 
4' une église. 

Andriea Stalbeut. Vue d' un bois près d' nne 
rivière. 

Boland Sw^ery.'CsL Paysage montueux^ cou- 
vert de chèvres, et d* oiseaux^ d'un câté la mer^ 
où r on voit des pécbeurs qui sécbent leurs filets ^ 
sur bois. 

Frédéric Moucheron. Un Paysage. 

Pierre JHeru. Plusietirs Nymphes qui te bai- 
{ttcnt dans une rivière* 

»4* 



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^83 

Cristophe /fgricola. Quatre tableaux de la mè* 
me grandeur : Une Noit^ Ua-Arc-ea-cîel; La Pluîe, 
et l'Aurore. 

Herman Swanefeld. Un bieo foH Paysage ou 
Ton voit r imitation de Claude de Lorraine. 

Nicolas Bowdevins y et François Baut. Deux 
Partages fort gracieux , à peu de distance V un de 
r autre. 

Daniel Seghers. Un buste d' homme , en profil^ 
couronne de laurier, peint en grisaille, environné 
de plusieurs masses de fleurs. 

Fan Dich, La Ste, Vierge avec l'Enfant Jésus^ 
£gure entière debout > avec une ëpée dans le sein ^ 
en haut le Père éternel; plusieurs Anges autour de 
la Vierge. En grisaille. 

David Teniers le vieux. La tentation de Saint 
Antoine ermite dans le désert; tout près; un autre 
tableau du même peintre , avec le même sujet. 

David fFinckembooms. Plusieurs personnes 
qui dansent sur la gelée. 

Martin de Vos, Le crucifiement du Sauveur: 
petites figures. 

Paul BrilL Un Paysage. 

Jean Horemans. Des joueurs aux cartes, 

Antoine Gebow, ( en haut ) Des paysans prit 
de la porte d' une étable. 

Martin Ryckaert. Les Cascatelles de TivoH. 

Frédéric Moucheron* Un paysage^Comme U 
précédent du même Maître ( en haut }. 

Deux tableaux où Ton a réuni aa. petits por« 
traits de dilTérents Maîtres. 



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»8*. 

Lucas Rranach. Quatre tableaux ; deux arec 
les portraits de Luther^ et de Catlierioe de Bore sa 
femme, et deux autres avec le même Luther ré^éié 
en compagnie de Philippe Melancthooe, et les deux 
Electeurs de Saxe, Jeaa et Frddétic. — Du même 
peintre, un St. Georges, petit tableau. 

Callot de Nancy, Ua petit tableau avec une 
caricature assez bizarre. 

Lambert Suavio. La Déposition de la Croix» ; 

Claude. Un paysage avec un grand bois d' un 
côté, et des paysans qui dansent. La partie supérieure 
de ce tableau a un peu souffert. 

Jean Lingtebach de Francfort, De& Chasseurs 
qui se reposent. 

D' après Albert Dur.J, C. arrêté dans le jardin. 
Saint Pierre coupant 1 oreille à Malchus. 

Inconnu. Un Paysage, 

Jean fFander Lys. \2 Eafant prodigue > sujet 
vicbe en figures. \ 

Flamand Inconnu, Un Paysage noirci. 

Rubens. V^nua qui semble cacher V Âmt)ur. 
Trois femmes allument le feu dat^s un casque» 

BreugheL Ua paysage avec la vue, dans le loia* 
tain, d'une ville magnifique traversée par tuie ri* 
viere. Au dedans de ce tableau. Le Calvaire peint en 
grisaille par Albert Dur, et vis-à-vis la copie ei> 
couleurs par le même BreugheL 

Une table en Scagliola , de Piene Antoine 
^oiiai , Cait e» ijSa* 



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i84 

ECOLE HOLLANDOISB 

Marie Von Osterwijck. Un Vatc de fleurs 
peint avec beavcoop de vérité, et de diligence. 
Gaspard Nelscher. Un Sacrifice i V^at. 
Du même Peintre. Une Femme en prière. 

* Jean Sieen. Des paysans â table sous an treîl- 
lage, r un d*eux jouant du violon. 

Isaac Moucheron, Deux paysages , en lia ut. 

* Gérard Dorr, Une Vendeuse de beignets , ou- 
vrage dont on fait les plus grands éloges. 

* Horace Paulyn. Un Avare qui est enlWre- 
ment peint d' après le style de Rembrandt. 

Godefrui Schalken, (En haut) Jésus mort, et 
la Ste. Vierge dans la douleur. Un Ange tient un 
flambeau allumé. 

j4drien Brouwcr, Des buveurs assis à une table 
fumant du tabac. »Quelques uns croient ce tableau 
de F. Molinaer. 

* Henri Steenwich. La prison de St. iean Ba- 
ptiste; les fio^ures sont de Franc. Frank; c'est un ta* 
blean tr^s-intéressant pour V illusion de la pers- 
pective. 

Adrien Van Ostade, Un bomme avec une lan- 
terne. 

Jean Pierre SUngeland. Des enfans qui s'amu- 
ient à faire des bulles de savon* 

Gabriel Metzu. Une femme assise qui pinee de 
la guilarre: et un enfant qui s'amuse avec un 
cliieii« 



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m85 

Nei^nher. Une ser^aate qui Ia<ve uo chaudron. 

Gérard Tcrbourgh. Une Femme qui boit i à 
côte d' un jeune Hotnme qui dort. 

Netscker. Le Peintre lui même a^ec «a famille. 

Du même* Une jeune Dame qui pince de la guî- 
•tarr^i assite dans une campagne dëliciruse : derrière 
elle on voit une femme debout avec des fruits. 

!** Gérard Dow. Un maître d'ëoole montrant à 
lire à unis petite fille , à la lueur d'une chandelle qui 
est sur la table; sur le pavd il y a une lanterne: 
d' autres lumières sont dans le lointain , tableau 
admirable pour la grande force du clair-obscur, 
pour le bel effet de la lumière , et pour Y harmo- 
•nie qui y règne. 

* Rembrandt. Une pauvre famille dans une 
<^hasri3ré obscure^ avec une femme qui donne à teter 
à un «nfant près d' une cheminée alium<$e. 

Français Douwen, Ste. Anne enseignant à lire 
à la Ste. Vierge , i la lueur d' une chandelle. 

Pierre Breughel y le Vieux, (entre les deux 
fenêtres } Un grand tableau qui repriésente le Cal- 
vaire, en petites figurçs; Au dessous de ce tableau 
il y a des paysages de Boudewins et Baut , de Po« 
lem bourg ec. 

De r autre côté de la salle. 

iean Breughel dit des çelours^ le plus célèbre 
de sa famille. Les quatre Elëmens en deux tableaujc 
pareils ,* à peu de distance Tun de Tautre. 

Antoine Moor. Un buste d' un homme habiiy 
ide noir 9 et à tête une. C'est le portrait de Cor- 
neille Grofi. 



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t86 

Metm, Un dlaii^r fe prësêtitàût àUBeÛame, 
^ui €tt deboat â sa toilette^ Ce peiiitine est un 
imitateur de Terburgi et de Dow. 

* Rachel JRuysch, Un tableau de fleurs , et ua 
autre à peu de distaDce, avec des fruits > où il y a 
un nid d'oiseaux ec. On ne saurail: rien voir de 
plus vrai, que ces deux tabkaux« 

* François Mieris de Léyden. II y a ici > à 
peu de' distance entr^u^t, beuf tableaux de ce rare 
•peintre, savoir. 

I. Un Charlatan avec les spécifiques entre 
st% mains et grand nombre de gens qui T ëcdcK 
•tent. t 1 

a. Un Vieillard amoureux suppliant devait une 
femme I à la" lueur d' une chandelle. 

3. Un homme assis sur une table quiregarde 
une bouteille de biène qu'il tient entré lés mains^ 
et auprès de lui une femme ^ et un autre homme 
qui dort. 

4- I^c Portrait de son fik Jean Mîeris vu de 
profil, demi-figure:. ; . 

5. Son propre portrait ^ vu de face, petit ta^ 
bleau oval. 

6. Le même portrait dans T attitude d'i^corder 
un Luth ; demi-figure. 

^. Une Courtisanne qui dort avec deux person- 
nes sur la porte de la chambre. , .. 

8. Toute la famille à^ peintre , figurés entières 
> dans un appartement riche en ameubleniens. 

9. Un paysan. qui coupe du pain i sa femme 
qui boit de la bière. On peut même, altribuér ce 



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187 
4erhkr teUeaa à Van Toi dont plusieurs oovra- 
gct passent sous lenom cie Mieris. 

/ Pierre Vander fFetff\ fils du cëlèbre Adrien 
Vander Werff^ des Bnfaas qui tirent un oiseau 
d'une cage: derrière, quelques autres enfans avec 
un chat qui se tient anx aguets. 

* Adrien Fander ^ferff. Le jugement de Sa- 
lomon. Les figures sont d* un excellent dessin , les. 
draperies sont exécutées dans le goût le plus cor-, 
rect et avec beaucoup de vérité \ Y expression est 
parfaite , plus noble qu' à V ordinaire , et d'un fini 
qu'on ne saurait surpasser. A côte de la porte il 
y a un tableau du même auteur, savoir. 

* Une Crèche^ ta Sainte. Vierge soutenant TEn- 
fant Jésus , St- Jo^ph debout , quatre bergers peu 
éloignés, deux Anges en haut ^ sur bois: d'une 
belle exécution et d' un beau dessin; figures d' en- 
viron un pied de, hauteur > finies comme le sont, 
tous %t% tableaux» 

C'est un de ses meilleurs morceaux pour. la 
beauté de T expression ; des mieux peints et dessi- 
nés , et si finis , que cela en rend la touche un peu , 
froidje« Oq peut placer ces deux tableaux parmi les 
ouvrages du premier ordre de celte salle. 

Pierre Breughel le jeune, qu'on appelle Breu- 
ghel des Enfers. L' Enfer. D' un côté il y a Vir- . 
gile et Dante. 

. Schalhen. Une fille qui pare le vent à une . 
chandelle qu' elle tient de sa main gauche ; 1' eflet 
du transparent de la lumière à travers la main est.. 
exprimé admirablement. 



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i88 

Bu même Schalhen. tJnciànàeiatbltf ea ba^ 
bit rouge y la tête eatour^ d' un nmickeir , daot. 
l'attitude de ëoudiie devant une chandelle. On avait 
autrefoi» attribod ce taUeaui à iGérard Dow. 

Jean Both;{\it V fivàrp côté de la porte.) Un 
paj'sage , au lever d« Soleil* 

* CorneiHe Polehibour g. Moïse qui fait jaillir 
r Eau d'. un rocher. Ce peintre , fameux pour la 
délicatesse et la douceur de sa touche , ^tait éti>- 
lier de Bloemart et de Bubefis. 

Du même. Un petit tableati, avec une caverne. • 
Nctcher, Un petit tableau iiè il y a une fcmnit 
qui travaille â la lumière d' une chandelle. 

* j4dam Pinacher. Vue d* une tour dans un 
paysage près d' upe rivière > avec deux bérg«ri 
auis. 

Scalchen, Un ^uiptenr dahssou laboratoire^- 
une cband«lie à la tnaîn regardant le 'bu s te en mar- 
bre d'une femme; quelques uns croient que c' est 
un ouvrage de Robert Tourniers de Caen. 

Polembomgh. Un Paysage avec Moïse tir^ des 
eaux du Nil. 

Corneille £ega. Une femme assne qui joue da 
lulb. 

Du même, (A quelque distance) Un Homme 
assis qui joae du luth. 

Du même: Une bohémienne à la porte d* une 
maison rustique disant la bonne fortune à ub Berger. 

Gérard B^rhyeden. Vue de la Çatbëdvale 
d!Baerlem. 

* Jacques Ruysdaal. Uo granci arbre dam una 



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»89 
vaite plaine o& il y a en une bourrasque qae l'on 
▼oit s* éloigner par un effet magique de clair obscur, 
et de ^respective, et passer dans Tëloignement. Ou* 
▼rage du premier ordrç en fait de pajsage. 

Jean BreugheL Un bois traverse par plusieurs 
personnes conduisant des chariots. 

Guillaume Mieris , frire du fameux François 
Mieris. La Magdeleine devant un Crucifix. 

Pierre Breughelle jeune. Orphëe qui jouant 
de la lyre devant Pluton^et Proserpine, délivre Eu- 
ridice des Enfers. 

jintoine Waterloo d' Utrecht. Un paysage* 

Paul Brill. Un petit paysage, avec un vieux 
château dans le fond. 

Polembourg. Moïse tiré des eaux du Mil. Du 
même» Autre sujet comme le précédent. 

Brughel Jean. Un paysage , petit tableau. 

David de Heim. Un tableau de plusieurs fruits 
posés sur une table. 

* Fan Jelst. Des oiseaux morts; ils sont peU 
Btt avec une grande finesse, et une extraordinaire 
imitation de la nature. 

Polembourg. Un des plus grands tableaux qu'on 
voie iur cuivre; SI représente un paysage plein de 
rochers d' un côté , et avec une plaine sur le devant 
0& il y a deux personnes qui dansent, et tout près: 

Du même. Un Paysage; où l'on voit des per* 
sonnes i cheval ; et puis encore un autre paysage à 
peu de distance, de Polembourg^ avec quatre fem* 
met, trois desquelles sont assises, et une danse avec 
na satyre. 

a5 



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9190 

Egbert Emskerck. Ud butte cl*oa vieillard, 
avec ua bonnet noir , en caricature. 

Du même, sur ardoi$e. Des bommei asiit à une 
table qui jouent aux cartel, et fument leur pipe, 

Pierre Laer dit le Bamboccio. Un pauvre assis 
avec un boniMt rouge^ au moment de caresser un 
chien. Sur ardoise. 

Piètre fFouirermans. Des chasseurs achevai 
se reposant pris d*un Cabaret. On sait que cet Ar« 
tistea été très célèbre pur la grande vëritë avec lai 
quelle il peignait les chevaux. 

Polembourg, Un petit Paysage ovale. 

Franc. Douf^en. Le portrait de Jean Guillau- 
me Electeur palatin, et de la Princesse Marie Louise 
de Me'dicis sa femme , dans un médaillon soutenu 
par un Gënie. En haut les armes de deux maisons 
en grisaille; en bas les arts libéraux, et un médail- 
lon avec le portrait de Yanderwerff qui est l'auteur 
de ce tableau , et dont le présent est une superbe 
copie: l'original est à Munich. 

Pierre Laer. Un Paysage avec un cheval blanc 
tout près de la boutique d'un Maréchal ferrant. 

Thomas Fick. Un port de mer avec des bal- 
lots de marchandises sur le rivage. - 

Otho Marcellis, Un grand tableau , un tant 
soit peu noirci, qu^on avoir attribué â Jean Yen-» 
Yiinx. Plusieurs insectes, animaux arbres et fleurs 
autour d'un rocher, travaillés avec beaucoup de goût 
et de finesse. 

Pierre Molyn. Un paytage qui est un peu noir- 
ci, mais qui est bien beau. 



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19» 

Corneille Vroom, éPHaerlemy Vae de la mer 
avec «0 grand Yaisteau sur le deTant, 

Jérôme Galle. Un feiton de fleart. 

Pierre Laer. Un homnie qui abreuve trois chieni- 
Sur ardoise. 

Du même, sur ardoise. Une femme assise avec 
un baquet à côté d'elle. 

Hemsherch. Buste d'une vieille femme, en pro- 
fil, avec un voile sur la tête. 

Vander-Neer. Esther devant Assu^rus. 

Adrien Hondus, Le dëpart pour la chasse, avec 
. beaucoup de chiens, chevaux ec. 

Polembourg. Un Paysage. Sur le devant il 7 a 
des vaches. 

Du même. Un autre paysage ovale avec un ber- 
ger assis qui tourne le dos. 

Laer. Un Cabaret avec des chevaux et des chas- 
seurs. 

Hemskerch Un petit tableau avec plusieurs 
personnes assises à une table qui fument, et qui 
jouent du violon. 

Dirk Vanden Bergen. Un paysage ombragé 
avec deux vaches et un cheval. 

Michel Fyflenbroch Un paysage montagneux 
avec une Cascade, diverses figures, et animaux. 

Eglon Endrick, Vander Neer. Un paysage 
d'un ton, en gênerai, obscur, mais toucha avec 
beaucoup de délicatesse et très-fini. 

Polembourg. Un paysage avec des ruines an- 
ciennes, et des paysans qui dansent. 

Franc Douyren. Portrait historié de la Prin- 



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%9% 
teut Anne Marie LoBite de Medicif épouse de 
Jean Guillaume Electeur Palatio. 

Ecole Hollandaise. Un payiage avec on ber- 
ger et des troupeaux. ( en haut } 

Barthelemi Bremberg. Un paysage avec des 
anciens bâtimens presque ruinësi. 

Brughely Pierre y le Fieux. Des Paysans qui 
dansent d'une manière /]rossiire, et ridicule. 

Adrien Brouwer. Des paysans avec leurs pi- 
pes qui fument ; d' autres qui dorment. 

Luc de Leyde. Petit portrait de Ferdinand, 
Infant d'Espagne, Archiduc d'Autriche. Le seul 
buste. 

Gérard Berkyeden. V Eglise de St. Marie de 
Cologne avec quelques figures, et des troupeaux 
qui vont s'abreuver à une fontaine. 

Jean Vander Heiden. ( en haut ) Vue de la 
place , et de la maison de Ville d'Amsterdam. 

Jean Dand Heem. Une masse de fleurs de 
diff<fretttei espèces réunies ensemble. 

* Fan Aelst. Des Oiseaux nuMrts sur une table; 
peintf avec délicatesse, et avec une très- grande vë- 
nié. 

* Polembourg. V Adoration des Pasteurs à la 
Crèche; plusieurs femmet , dont 1' une conduit on 
petit enfant. Vue d' une Ville dans 1* enfoncement; 
des Anges très bien groupes. en haut. On ne pour- 
rait assez louer ce petit tableau que les connais- 
seurs ne se lassent d' admirer. 

Dirh Vanden Bergen. Un paysage avec des 
troupeaux gardes par une femme qui allaite son 



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•9' 
rnfant: uo bercer, et une bergère «siiie gardant 
leur troupeau. 

Adrien FanderçeldC' Deux paysages avec det 
auiinaux , genre dans lequel ce peintre se fit infi- 
niment distinguer. 

Bremberg. Un Paysage, 

Laer. (en haut ) Une cabane ; des paysans avec 
des chevaux; 

Schalken. Une femme qui donne de la trom- 
pette; tableau ëclairë par uae torche. 

Polcinbourg, Une danse de Satyres, plus grand 
que le précèdent tableau de ce Mattre , avec le 
même sujet. 

Eglon Endrick P^andeer Ncer. Un paysage 
semblable à un autre àé]k note, et recommandable 
aussi par son extrême finesse. C'est un maître fort 
recherch<i en Italie. 

* Dans ce cabinet il y a deux grandes tables 
d' albâtre oriental sur 1' une desquelles est placée 
une très belle petite statue qui représente Mor- 
phee tenant dans sa main les pavots et ayant un 
papillon sur sa couchette. On ne peut mieux ren- 
dre ( dans les parties qui sont antiques ) les formes 
d'un enfant; ni exprimer avec plus de vëritc le 
repos où cette figure est assoupie. Cet ouvrage est 
sans doute une production du plus beau siècle de 
la Sculpture grecque. 

A Ctyïi de cette pièce on en voit deux autres 
qui représentent deux portsaîts de Senéque mais à 
un âge différent. 

Sur l'autre table du côté opposé, on voit deux 

i6* 



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«94 
petits bHStfji, l*ua d'Adrien , Tautre de Titclliufi 
et to pied votif avec le simulacre de Jupiter. 

î '. -. - • 

PEINTRES ITALIENS 

Laçinîa Fontana. L'apparition de J^sus Christ 
à la Magdelène sous la figure d' un Jardinier. 

Jacques LigozzL Le Sacrifice d' Abraham. 

''François Albano. Le r^pos de Vénus qu'on 
voit couchée au milieu des Amours au moment de 
Jeur apprendre à percer un coeur attaché à un ar- 
bre. D' un côté irs Amoars qui foigent àts flèches. 
Sujet gracieuY, et plein d'esprit; en effet l'Albano 
est un des peintres les plus gracieux de 1' école de 
Lombardie. Il s' est borné en général à des sujets 
d' agrément , où il a eicellé. 

Un tableau qui renferme ^. petits portraits. 
Un portrait de Parmigianino ( M. 5, ) peint par 
lui même, et un portrait inconnu de Domenichino 
( N. 3. } sont entre les plus recommandables. 

Jérôme de Carpi. Marthe, et Marie aux pieds 
de Jésus Christ; tableau avec beaucoup de figures. 

Lodovic Mazzolini. La Nativité. 

Titien. La Sic. Vierge avec son fils , environ- 
née de plusieurs Anges; c'est un précieux tableau 
quoique peinl^dans le premier style de Titien. 

jinnibal Caracci. La Vierge assise embras- 
sant son Fils, qui est debout à coté d' elle. Der- 
rière, à droite, il y a le petit Saint Jean qui les 
regarde. 



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*«5 

François Mazzola , Parmigianino. La Ste* 
Vierge allaitant Jésus. 

Dominique Ricct'o, dit jle Brusasorci. AUé-« 
gorîe du Baptême d* un eofant de Jean Cornaro 
Capitaine de Vérone: à la droite il y a la Foi te* 
nant un coeur dans la gauche; au milieu une au- 
tre femme ( le Baptême ) tenant les clefs du ciel 
dans ses mains , et avec une colombe rayonnante 
sur le front. La Ville de Vérone personnifiée qui 
présente Y enfant. Au bas il y a le fleuve Adige 
couronné d' algue. 

Paul Veronese. La Ste. Vierge avec son Fils 
sur les genoux \ St. Jean , et un Saint Evêque. 

Canalelto. Le grand canal prés du pout de 
Rialto» à Venise. - 

* Michel Jngc Jmerighi, dit le Cara%*ag€. 
Une Rondache sur laquelle est peinte la tête deMé- 

-duse. 

Sahator Rosa. Vue d' une marine avec des 
rocliers sur le devant. 

Un tableau avec 7. petits portraits de diflércns 
Maître». 

Guido. La Vierge; et son Fils; avec Saint Jean 
qui lui baise les pieds, joli petit tableau. 

* Charles Cignani. Buste de la Vierge, près* 
sant r Eofant Jésus contre son sein. Il lui présente 
un Rosaire. C est un des plus gracieux tableaus. 
de cette salle. 

Bonuicino^ surnommé le Atoretto, tableau sur 
ardoise. La Descente du Sauveur aus: Limbes. 



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•96 

Parmigianino. Là Ste. Vier^ avec 1* Eofaat 
JéfUf qui a an livre oaveit lor les genoax. 

Dominiquin. Un Paysage où est reprisent ëe la 
prédication de St. Jean Baptiste. 

Dionisio Cahart. V Assomption de la Vierge. 

lean^Bonatti^Saint Cbaricf Borrom^e assistant 
les pestiférët ; on arait attribué ce tableau i Mi* 
gnard. 

* Guerchin. Un pajyage avec des bommes et 
femmes qui s'amusent à cbanter. C'est d'une 
fraîcbeur admirable* 

Un tableau comme les précëdens, qui renfer- 
me sept portraits en petit , des Caracci , de Gui- 
do 9 et d' Âlbano : 

Un tableau arec 7. portraits en petit : dans le 
milieu il 7 a celui de Guido peint par lui même. 

Castiglione. Noé introduisant les animaux dans 
r arche. 

Sahator Jtosa. Un paysage , un peu noirci > 
avec trois figures, une habillée en blanc. 

Dominique Feti. Artëmise en habit de deuil 
prête à avaler les cendres de son mari. 

£>' j4 prés le Correge ; La Prière de J. Chrî*t 
dans le jardin des Oliviers ] c'est le sujet du petit 
tableau qu' il peignit pour Reggio, et qui passa en 
Espagne, sujet répété plus d' une fois par son au- 
teur. 

Jlbano. V enlèvement d' Europe. Ce sujet est 
gracieux pour sa composition poétique; il est ré- 
pété aussi plus en grand , et avec un plus grand 



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«97 
nombre de igaret : oa le rat en hattt prè« du dit 
tableau ; Il y a encore dn tténie peintre deux an- 
tres jolît tableaux tout prés , savw ^ St. Jean Ba- 
ptiste enfant avec un iigneau ; et la danse des 
Amours; Une re!pëtition de ce dernier tableau ^ pias 
en grande et plus ricfae en figures^ est passe, dans 
ces derniers temps, de la Galerie Zaropieri de Bolo- 
gne à r Académie des Beaux Arts à Milan. 

Lucio Massari. La Vierge lavant Au lingues 
dans un ruisseau; Jésus les tirant d'un basquet; 
St. Jose^kh les dëplojant. Figures entières dans un 
beau paysage. 

Un tableau avec sept petits portraits, on ad<» 
mire particulièrement celui de Laçinia Fontana 
(M, 4*) P^î"^ P^'^ ^"^ même. 

Varmigianino. La Yierge avec l' Enfant Jësus 
embrassant Saint Jean; c' est une très-jolie ëbauche« 

• Jniri Mantegna. La Vierge assise^ Y Enfant 
Jésus entre $t% bras, prés d* une carrière de pierres 
dans laquelle on voit de très-petites figures, qui tra^ 
vaillent. 

Dosso DoÉsi. de Ferrare* Le massacre des la- 
nocens ; le grand nombre des têtes qn' on y voit 
sont peintes avec la plus grande expression. On 
avait cru ce tableau ouvrage de Gaudenzio Ferra-' 
ri piëmontai». 

* Benifcnuto Garofolo. V Annonciation de la 
Vierge. Tableau plein de beautés, et V un des plus 
beaux de ce Peintre. 

Un autre tableau avec ^3. petits portraits entre 



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lesqœls on obi^ve; ime tête, ( N. lo. ) peiate par 
Aonibal Garacei; c'ett son propre portrait. 

Barthèlémi Sc/udone. La Vierge avec ton fils 
qai embrasse Saint Jean Enfant* Derrière, Saint Jo- 
seph. 

jilbano. Le Petit Saint Jean groupé a?ec na 
Agneau. 

André Schidone. Mercure assis. 

Guide Une Sibylle , le seul buste. 

Bcrnardiao Luini. La Vierge â goioux; à gau- 
che r Enfant Jésus; à droite Saint Jean Baptiste 
folâtrant avec un agneau. 

Mazzolini, La Circoncision. 

Un tableau avec huit petits portraits de diffé- 
rens Maîtres. 

jilbanO' Une danse des Génies. 

Benoit Castiglione. Un tableau d' animaux où 
r on voit une Bergère qui trait une vache. 

Jact/ues Bassano. St Jérôme dans une grotte i 
genoux. 

Lucio Massari. La Ste. Vierge assise^ et l'En* 
fant Jésus en compagnie du petit St. Jean.avec des 
cerises dans les mains. 

André Ficentino- La Visitation de la Vierge à 
Ste. Elisabeth. 

Luc Giordano. Thétis sur un. char en forme 
d^unecoquilleàlaquellesontattachés deux dauphins; 
et à peu de dislance , par le même Giordano^ Y en- 
lèvement de Déjanire par le Centaure Ifessns. 

Gaspard f^ançitelli Miimommé Gaspero degli 



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*99 
Occkiali, Dent paysaget tn délt^mpe, pareils, aTcc 
la vue de Castel S. Angelo, du cèt^ du Tibrej et 
de la yUla Medici \ la partie qui donne sur le 
jardin» à Rome. Ce dernier tableau eit de l'autre 
càti. 

Pier délia Prancesca. Frédéric de Montefeltro 
Prince d' Urbino et Baptiste Sforza sa femme. 

Dominiquin. Le Baptême de J. C. dans le Jour- 
dain. 

André Ficentinô. Une Sainte Reine à la Ca- 
bane d* un Ermite au moment de recevoir une ' 
Image. 

Castiglione. Méàée rendant la jeunesse à Esone. 

Jacques BassanO' Uu Avare avec de V argent 
sur une table. 

Fittore Carpaccio Vénitien. Les Rois Mages 
en petites demi-figures. 

Sahator Bosa, Un tableau, sur bois» ébaucha 
en clair obscur ; on voit Empedocle au moment de 
se précipiter dans un abyme. De T autre cAié un 
tableau pareil, du même peintre; avec un vieillard' 
assis dans un bois se regardant dans un ëtang. 

Palma le Fieux. Buste d'une femme. 

François TrevisanL La Ste. Vierge assise oc- 
cupée à coudre; Y Enfant J^sus debout â côté déci- 
le , avec nne fleur à la main. 

Scipion Pulzone. V Ange présentant le caliee 
de la Passion à Jésus Christ. 

Parmigïanino. Portrait d'un jeune homme, de- 
mi-buste. 



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3oo 

Frédéric SaroceU. Ua pottrail d' mn jeune 
fenipe» la tête ieulem<ent. 

Paul Feronese. Un bi^ste de femme ; la t^te 
tournée en bat; petit tableau; 

* Titien. Un petit tableau. J^sut Christ chez 
le Pharisien, ( Sujet qui a iié répété par Titien plu- 
sieurs fois en grand). 

Laurent Lotto. Enfant nu qui dort; petit ta^ 
Lleau. 

* Cammillo Procaccino. Un petit tableau aTec 
la Vierge , Y Enfant Jâni 9 et derrière , Saint Jean 
Baptiste. 

* Mbano. St, Pierre délivré par un Ange de sa 
prison. Ce tableau a nn effet de lumière et une dé- 
licatesse surprenante. 

* Solimene. Un grand tableau. Le bain de Dia- 
ne , Calisto Nymphe de Diane avait été séduite par 
Jupiter ; elle était dans son neuvième mois \ le re^ 
fus qu* elle fit de se baigner avec la Déesse mani- 
festa son état. Ici on a représenté le moment où la 
Déesse y indignée , la chasse de sa suite. On voit 
dans ce tableau un peintre d'une belle imagination 
et d* un heureux génie pour la composition , mais 
d' un coloris un peu froid et monotone. 

Annibal Caracci, ou de son école. Une Sainte 
Famille. 

Palma le jeune. St. Jean dans le désert ; figu- 
re entière. 

Guide Cagnacci. Une tête , en grand. 

Scarsellino. Une Sainte Famille; petites figures 



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Sot 

Z>' Après le Correge. Une Magdclaioe debout 
avec nn livre qui porte la date de i564« 

Palma le jeune. La Vierge , Jesui, St. Jean , 
et un Franciscain. 

François Trei^isani* Le songe de St. Joseph. 

Barthélémi Sckidone. La Vierge avec son Fils* 

Santi Zago* La Vierge avec son Fils sur les 
genoux. 

Ecole de Schîdone- Ste. Catherine qui embras- 
la roue , et F epëe. 

Emile Sai^onaz^i. La Sainte Famille; petites 
figures. 

Paul Féronese. St. Agnès lisant, à genoux; 
deux Anges la couronnent ; petit tableau à côté de 
la fenêtre; et dessus^ 

Paul Veronese. Un petit tableau avec deux 
femmes, la Prudence, et Y Esp^rance^ liées par 
Cupidon. 

Dosso Dossi, Une Ste. en prière, dans le lit, 
recevant une vision. 

Bassano. Une Campagne oJÉ Y on voit de pau- 
vres paysans avec un chien , et des ustensiles de 
cuisine. C'est le moment de la semence. 

Michelange Cerquozzi. Une femme assise qui 
fWit du fil. 

Castiglione. Gireë, la Magicienne, avec les 
compagnons d* Uljsse changés en bétes. 

Scarsellino. Le Jugement de Paris. 

François Bassano. Jésus sur la Croix. 

Tintoret, Petit buste d*un homme avec Ja 
barbe. 

a6 



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Son 

Du même. Autre petit baite d'faonme ave^ 
barbe. 

Louis Caracci. St. François avec la croix. 

Cîro Ferri. Alexandre lisant Homère. 

* Sahator Rosa, Un très-beau paysage avec 
des rochers sur le devant , et une rivière autour de 
cet némes rochers; ouvrage du premier ordre pour 
la composition , pour la force , ejt la v^ritë du cor 
loris. 

Jean Paul Panninû Sous un arc, plusieurs 
personnes, et ia vue de la mer dans V enfoncement. 

Jules Carpionù Coronis poursuivie par MeptUr 
ne; on voit la fille de C«oroiièe s' ëlever dans les 
airs y et avec un bras qui est d^jà converti en iine 
aile , pour se transformer en corneille. Vue d' un 
paysage près de la mer. 

jilbano. Le repos en Egypte. L' Enfant Jësni 
est dans le Dësert, servi par les Anges. 

Paul Feronese. Petit portrait, fort joli, d'^un 
vieillard avec barbe ; et une fourrure ronge. 

JUazzolini. La Vierge , et Ste Anne qui donne 
des cerises i l'Enfant Jësqs^ d' un cpté St. Jean 
Evangeliste; de l'autre St. Joachim. 

Alexandre Tiarini boni La Ste. Vierge dans 
r attitude d' envelopper son Enfant dans xm linceul 
dëployë par un Ange , pour le placer dans une cor- 
beille. Sur la porte St. Joseph, parlant à un autre 
Ange, qui amène quelques bergers. 

Piola Génois, hz Vierge, T Enfant Jésus, et St. 
Jean Baptiste, dfmi6gures en petit. Ce peintre,inort 
^ la fleur de son âge, avait un excellent colorjs. 



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^ lY/i€/^/'y^û''<i^y/^^ 



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3o3 
tA TRIBUNE 

On a choisi cet endroit de prëfërence, pour y 
révLùir les objets les plus précieux de la Galerie à 
cause de la hauteur de la pièce qui s' ëlève en forme 
de coupole y et de la disposition des )Outs que des 
fenêtres donnent par le moyen des rideaux » autant 
. qu'il en faut pour voir chaque morceau. Cette salle 
est de forme octogone, ayant environ 21. pieds de 
diamètre, bâtie suivant le dessin àt Bernard J^uon^ 
talenii : Le Dôme a éié orné en nacre de perles par 
Poccetti. Le pavé de marbre est d' un grand prix 
mais d* un godt qui n' est pas analogue à cet en- 
droit. 

La Y^nus des Medicis mériterait que pour elle 
,seule on vint voir Florence» comme jadis on n' aK 
.lait au temple de Gnide que pour y admirer la Vé- 
nus de Praxitèle. Parmi les plus belles statues de Vé- 
41US que Pline, louait dans Rome on doit certaine- 
ment compter celle-ci» car le temps qui découvre 
continuellement ce qui est enterré dans les ruines 
de r ancienne Rome, a* en a point fait ressortir de 
plus belle. On dirait qu'elle est parmi les Vénus ce 
qne Vénus fut parmi les Déesses. Une quantité de 
plumes de plusieurs nations donne avec raison à ce 
morceau de marbre la célébrité dont il jouit, consi- 
dérant en lui ce qu'il a d* antique^ et passant sous 
silence les restaurations^ qui sont belles, mais pas 
assez à pouvoir égaler la pureté ^ et U «ablimité de 



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3o4 
Toavrage grec, (i) Tout ce que V on pourrait dire 
sur cette iocomparable statue serait iasuffisant pour 
en donner une juste idëe; et on est découragé quand 
on se propose d* en détailler les beabtës. Phis on 
r examine et plus on y reconnaît le chef-d' oeuvre 
d'art de 1* ancienne Grèce. On peut bien com- 
parer la Vénus de Medicis à celle de Praxitèle qui 
ëtait dans le temple de Gnide ^ dont l'expression et 
la vie étaient telles qu'Ovide disait qu* elle n' était 
immobile qu' à cause que la majesté divine T exi- 
geait. 

« Firginis et vera faciès quam t^iifere credas^ 
« Et si non obsiet resferentis posse moî^tre. 

Cette belle figure a été sculptée par Cléomène 
fils d' Apoliodore d' Athènes, comme il est gravé 
dans la base. Le marbre où est T inscription est 
rapporté, et l'écrit est du quinzième siècle; mais it 
paraît certain qu' il a été fidellemeut copié d'après 
l'antique lorsqu'on a restauré la base, qui, à ce qu' 
il paraît , a été cassée. Si on avait voulu faire une 
imposture, on aurait choisi un des Artistes le plus 
renommé de la Grèce; par exemple, Phidias, Poti« 
clète, Scopas, Praxitèle; mais Cléomène serait pre- 



f i) Les restaurations sont ; tout le bras droit et la moitié 
dtt bras gauche . depuis le coude josq'en bas. l'out le reste 
est é?idemment antique à T exception de quelques petits 
morceaux, dans le corps^ et dans les accessoires. 



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^^CYl^^^./^^?^' 



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3oS 
$que' inconnu si la ^éunÈ de Médîeis n' avait éié 
dëlerr<?e. 

Pline, lib. 34- cap. 8. et lib. 36. cap, 5., parle 
d'une fameuse Venus, ouvrage d' Alcamenc d'Athô- 
nes; peut-être^ c' est le même que Clèominey et sa 
Vénus celle que nous possédons, mais il faut laisser 
cela comme une simple conjecture. Celte belle figure 
fut trouve'e à Tivoli dans la Filla Jdriana ; de 
même qu' un grand nombre de statues du plus beaa 
travail grec; mais elle était cassée, ou fut peut-être 
cassée alors, en treize endroits, savoir, au cou ^ i 
travers le corps aux cuisses, au dessus des jambei, 
au dessus des pieds ec. Heureusement les ruptures, 
étant régulières, on fut en état de pouvoir ratta- 
cher les morceaux avec la plus grande facilité. Ce 
piécîeux monument fut transporté à Florence sous 
le pontificat d'Innocent XI. vers Tan i68o. ef du 
vivant de Côme III. en même temps que V autre 
fameuse statue V Esclave^ connue sous le nom du 
Rémouleur, 

La hauteur de la Vénus est de 4- pi^ds. g. 
pouces, 8. lignes, mesure de Paris; et d'An^leler- 
i^e, 4« pi^d«> ï I pouces, \, lignes; mesure de Flo- 
rence , 2. bras. II. sous, 8. deniers. La plinthe 
n'est pas comprise dans celte mesure. 

Le petit Apollon connu sous le nom d'^pollîno 
dont oh a , en 17H0., enrichi la Galerie, Men^s 
(T. II. pag. 47) dit que celui de Belvédère offre 
Titlee du style sublime, et que celui de Florence, 
de même que la Vénus (dont il est voisin) donne 
ridée du beau, et du gracieux. Ce qui lui ressem'» 



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.3o6 
Ut le pldf^ eVst k petit Apollon en bronze, d'Aï- 
baniy qui est de Praxitèle, ou du sculpteur des 
grâces; celui-ci est peut-être le modèle le plus ao- 
compli du style gracieux. On a fait connaître daas 
ice marbre la douceur de la chair d'une manière 
admirable. Sa peau parait rooUe et délicate, la po^ 
sture, et l'exactitude du dessin, sont inexprima- 
-Hes. V air de la iète est charmant, les formes se- 
duisaoKes; le mouvement svelte et agr^bie. Il n'y 
a pas d'Artiste, et de véritable connaisseur qui n'en 
rapporte l'ouvrage au même sculpteur qui exëcuta 
la Venus; et jamais on ne fit une comparaison plus 
juste, puisque si on met de c6të les avantages qu'un 
jfujet^ comme la Déesse de l'Amour, trouve en lui, 
VJpotlino ne cède en nulle part à la Vénus. Tous 
les morceaux de cette statue sont antiques, ce qui 
est bien rare; en conséquence la conservation en est 
prcsq«e unique. Sa hauteur est de 4* pieds, 2 pou- 
Ces, &. lignes, mesure de Paris; et d' Angleterre, 4* 
pieds 6. pouces; mesure de Florence, a, bras, et 7. 
sous; le tout sans plinthe. 

Le Rotateur, le Remouleur , ( VArrotino ) ou 
1' Espion, sont les noms sous lesquels a été connue 
.cette statue célèbre, qui fut trouvée à Rome dans 
le XVI. siècle. Il tient de la main droite uu cou* 
teau à un tranchant^ qui est posé sur une pierr«*, 
et appu}é par deux doigts de la main gauche. Il 
est entièrement nu, dans une attitude gênée, ni à 
genoux ni assis: on pourrait dire accroupi, le corps, 
un peu penché en avant* parce qu'il a son point 
d' appui sur la main gauche. On a prétendu lui 



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'trouver on air occupe de toute autre cKose que ivi 
$o\a d'aiguiser son couteau: efiectivcment il a la lÂ- 
te tournée; et ne regarde ni la pierre, ni le couteau.; 
son air d' attention iit marque point de finesse, et 
tous les traits indrquent un esprit ëpais: la tête est 
Usitée de la meilleure manière, et on peut la ve- 
.garder comme le plus grand monument pour Tex- 
pression; la chevelure est courte, négligée et rude, 
mais faite al vec la vérité de la nature même. On 
l'avait pris pour un Cincinnatus, ou Mânliu^ Ca- 
pitolinus. Milicus; ou Accius Navius. On disait en- 
core que c'était un esclave, qui découvrit la con- 
spiration des fils de Brutus pour rétablir les Tai;- 
quins, ou celle de Catilina ce.: Mais tous les Sa- 
vans croient aujourd' hui que c'est le Scythe qui fut 
commandé pour écorclier Marsias. fVuthelman en 
effet» décrit une pierre gravée, qui appartenait à la 
collection de Monsieur Stoseh (aujourd'hui dans la 
collection du Roi de Prusse), dans laquelle on Ta 
représenté dans la même attitude devant Mari^ias lié; 
on peut c^ter aussi â V appui de celte opiuiou un 
bas relief de Borghese, un autre à Saint Paul au- 
près de Rome, et des revers de médaillons anciens 
où, dans la représentation de la Tragédie de Mav^ 
sias, il y a la figure du Scythe et toujours dins 
la même attitude. Enfin cette opjjuion est démon- 
trée comme, un argument évident par M. l'Anti- 
quaire Zannoni, dans son ouvrage des illustrations 
de la Galerie, à l'article où il parle de cette sta- 
tue, de manière qu'il ne reste aujourd'hui plus 
de doute sur son explication. Du c6té de l'art c^cst 



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3nS 

Une figure bien pens^Je d'un mouvement sîmptc et 
naturel, pleine d'expression, et d'un caractère de 
véritd qui répond à F état de l'ouvrier qu'on a rcf- 
prdsenlé 

Les Lutteurs.; (ia toila) Groupe fameusr, pen- 
sé avec un §énie supérieur» et travaillé de même; 
que bien des amateurs mettent au dessus de beau- 
coup de Statues du pretnier ordre; unique dans son 
genre: On y voit surtout la force, la tension des 
tnuscles; et le gonflement des veines , comme dans 
le Laocoon. La tête du vaincu est antique; pour 
l'autre, les sentiments des connaisseurs sont parta- 
gés ; elle parait au moins retouchée. Quoiqu' il en 
soît, ces deux têtes ont une grande expression; le 
vainqueur semble s'applaudir de sa victoire, pen- 
dant que le vaincu, pressé par les bras vigoureui^, 
et le poids du corps de son heureyx adversaire, le 
fiont baissé, l'oeil morne, marque dans 1rs mouve- 
mens convulsifs et stupéfaits de son visage, le dé- 
pit, le désespoir, et une fureur impuissante. Son 
antagoniste lui lient une main, et un genou ap- 
puyés sur le flanc et sur les épaules, et de la mê- 
me main il lui éloigne du corps un bras qui pa- 
raît être disloqué; celui qui succombe a le vidage 
tourné du côté de son adversaire , et une )aml)e 
levée comme pour faire un nouvel effoit pour se 
tirer de la gêne où il est, et culbuter son ennemi. 
Ce groupe est d'une grande précision de dessin, tt 
d'intelligence d'anatomie. 

Le Faune, pièce du meilleur siècle de la sculp- 
' ture antique. 11 est entièrement nu: tous les mrm- 



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3àQ 
bres sont de V bàrmonie la plus intimée, et savam<< 
ment contrastiez l'opinion commune T attribue à 
Praxitèle^ plutôt sur la perfection de Fouvrage, que 
sur aucune preuve certaine. Il joue des crotales, 
ou cjmbales, et il a te pied droit sur le scahilé 
(Tout le monde ne sait pas ce qu' était le scabile 
ou le crcpezia\ c'était une espèce d' instrument en 
orme de soufflet, qui rendait des sons^ à peu prèr 
comme les souffliels, qui sont dessous ces petits oi- 
seaut de bois, dont s' amusent tes enfans). II rcsph' 
re ta gaité^ et ta légèreté, comme te Faune qui a 
été i^ Jltieri, La tête, et les bras ont été restau* 
rés par Michel-Ange^ mais c'est avec taut de goût 
le stile en est si semblable, qu'il semble impossible 
que toute ta statue ne soit du même Artiste. Maffei 
l'estime comme une des pkis belle» Statue» de l'an^ 
tiquité. 



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3ïcf 

tABLÉAUÏ 

Les Peintures de la Tribuaribnt presque toutes 
df'une sublimité qui les rend dignes d' être placées 
^rés des cbefs-d'ûeuvrés de Ta scuTpture. 

Albert Dur. Vue Epiplranie^ avec des tëttt 
dTune grandeur de stife étonnante. 

Dominique de Paris j4lfani, ëbolier de Përtf- 
gino. La Sainte Vierge assise avec TEnfant J^sus 
entre ses bras; Ste. Elisabeth lui présente Saint Jean 
enfant. 

Du Guerchin que Tôa a appelé k* lâagici'eti 
de la Peinture italienne. Un Endymion endormi. 

Michel'j^nge. La Vierge à genout qui donne, 
]f)ar dessus son épaute^ F Enfant Jésus à Sarnt Jo^ 
9epli; on voit dans le lointain' de« frgures nti«s> qtri 
semblent sortir du bain. Ce tableau est rond , et 
fut fait pour un gentilhomme florentin. (^Agnolo 
Doni) C'est un ouvrage de la plus grande impor- 
tance puisque il n'y a aucun doute sur son authen- 
ticité, et on sait de quelle rareté sont les ouvrages 
de Michelange en fait de tableaux de chevalet. Dans^ 
cet ouvrage on ne peut chercher ni des têtes gra- 
cieuses» ni une composition qui ait de la simpliâK" 
téy et des agrémens: mats une grande hardiesse, et 
le génie fier de son auteur. Ou- peut en voir une 
description, on ne peut pas plus vive^ |uste, et a- 
nimée^ dans Bocchi ( Bellezze di Firenie}, oâ il 
dit» que Tauteur demanda pour prix de ce tablean 
;o. écus; qu' il parut cher, et qu' il en demanda 



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3it 
pour loTf le double q^i fut d'abord paye de cfai* 
te qu* il ne voulût encore en augmenter la valeur, 
Fàsari dans la vie de Michel-Ange dit, que pafn 
mi le petit nombre des tableaux de chevalet qu'on a 
de ce grand maître, c'est un des plus beaux pour U 
fines$e de l'exécution. 

Dominiquin, Le portrait du Cardinal A gucchia, 
plus que demi-£gure^ la tête a une expression sutr 
prenante. 

De Titien. Deux Venus. Celle qu'on appelle 
improprement la femme du Titien est peinte o,ue, 
un peu plus grande que nature, ave£ un Amour 
derrière elle. Le pinceau en est vigoureux, cl la mar 
nière dont elle est dessinée a plus de ce qu'on ap* 
pelle beau idéal, mais moins de vérité, et de finesT 
se que l'on n'en trouve dans. 

L'autre Vénus qui est placée presque vis-à-vis 
de celle-ci^ et qui es^t regardée par Mgarotti comr 
me la rivale de la Vénus de Médicis; on la met au 
nombre des ouvrages les plus remarquables de la 
plus belle manière de Titien. On prétend que c'est 
jt portrait de la maîtresse d' un An Médicis , ou 
d' un Duc d' Urbin. La figure est éclairée partout 
et siur un linceul. Elle représente une jeune per- 
sonne nue qui tient des fleurs de la main droite. 
Son regard est voluptueux; Tair de la tête, les 
mains la carnation sont d'une pureté de dessin , 
d'une beauté de pinceau inexprimables. La beau- 
té de %it% traits, la langueur éloquente de sa 
physionomie , le charme de 1' attitude tout fait 
voir combien .c£t Artiste étajt habile^ surtout dans 



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3l2 

àt pareils sujets; en effet; sans T idëe qae T ou- 
vrage est de Titien, on ne saurait comprendre 
par qaelle magique illusion on voit tant de relief 
et une si grande vigueur de conleur dans on corps 
blanc, couche snr des iinges blancs, et avec un fond 
presque clair sans aucun contraste pour le faire 
ressortir. Certainement il ne fallait que ce grand 
Artiste pour obtenir un tel effet. Aux pieds de la 
Vdnus est coucM un petit chien; dans U fond sont 
drux petites figures, dans 1 attitude de chercher des 
habits dans un coffre. 

Au dessous de ce tableau il y a un magnifique 
Portrait du Prëlat Beccadelli boulonois, avec un 
Bref de Jules III. dans les mains, peint par le mè- 
me Titien en i55i. av^c une vjguenr, et une fra^f 
cheur de coloris admirables. 

Le Parmesan vient à la suite du Correge par 
fou style gracieux; mais en voulant le surpusser il 
est devenu quelquefois maniëië et mignard. Il y a 
ici une Sainte Femme, avec la Magdeléine et le pro9> 
' phête.Zacharie vu de profil, avec un grand livre, 
La tendresse qu'on voit entre les deux enfans qui 
se caressent est admirable. Un peintre qui avait 
compare deux têtes des Vierges, (du Parmesan, et 
du Corrège } disait que le premier avait atteint le 
terme de la beauté, et que T autre Tavait outre- 
passe. 

Le Mantegna. Trois Tableaux avec la circon*^ 
cision, r Adoration des Bois; et la Résurrection) en 
petites figures travaillées avec une grande correct ion: 
4e dessin, ejt une patience extrême. La gravure a été 



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ao5 
inventée de ion tfiap<> et il a été des premieri qui 
l'ait pratîqvëe. 

Jndré del Sarto. Son nom ^loit jéndré Fan* 
nucchi\ il fut ëcolier de Pierre de Cosimo. Notre 
Datne sur un piédestal^ St. Françoif> et St. Jean TE- 
vangëliste debout. Cet onvra^ est place par les 
connaisseurs à ia tête des plus beaux tableaux de ce 
grand peintre: la couleur en est vigoureuse, 1' har- 
monie de la composition rëpond parfaitement i 
l'harmonie de la couleur, â la légëretd du pinceau, 
et à la grâce dont sont partiëuliérement animées les 
l^es de l'Enfant Jésus, et de la Vierge: Dans le tout 
ensemble on voit une admirable transparence de cou- 
leursi même dans les parties qui sont dans l'ombre^ 
et on ne pourrait désirer on plus grand relief, une 
plus grande perfection de dair-obscur. C'est à Flo- 
xence qu'il faut juger des talens de del Satto, car 
ce qu'on voit à Home , et ailleurs n' est point à 
comparer à ce qu' il a fait à Florence, particuliè- 
rement dans les kfresco^ Cet Auteur est sans con-' 
tredît un des meilleurs peintres del* Ecole Florentine 
dont il a éié un des plus grands coloristes. 11 a tra- 
vaillé quel()ue tems pour Franpois i. en France, et 
n'a jamais éié à Rome. 

De Guide. Une Yiergeen contemplation; demi- 
figure. 

Daniel de Folterre. Le massacre des Inno- 
cens; ce tableau fut acheté par le Grand-Duc Pierre 
Léopold en 178a. 11 y a plus de 70. figures en dif- 
férens groupes avec tant de variété, qu'on peut le 
regarder comme une école de dessin. On 7 remar- 

18 



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que un Artiste qui se faisait {toirc d'être imita* 
leur de Michel-Ange son niaitre, par lequel il aiéié 
l>eaueoilp autsië dans ses ouvrages. 

Du Gue^'chin, La Sibylle Sa mie. Cet oavrage 
ttt infiniment sap^rieur au piëcëdent tableau, repré- 
sentant Endyroion. Le clair^bscur de Guerchia 
donne un si grand relief à ses ouvrages, que Ton 
croirait saisir les corps qu'il représente. 

Pcml f^eronese (au dessus de la porte) A*otre 
Dame avec T Enfant Jésus sur ses genoux; St. Jeaa 
est dans Tattitude de lui baiser le pied; ou voit St« 
Josepb à gauobe^ et à droite Sle. Catherine avec une 
branche de palmier; à mi-corps; ouvrage du premier 
40rdre. 

Jtnnilal C€^ache.- (k cot<fdtt précédent) Une 
Baocbante, vue par le dos; le Dieu Pan lui présente 
des fruits sur une coupe; d'aotrcs petits satyres, 
qui badineot^ et un Amour derrière elle. La figu* 
re est de grandeur naturelle, nue jusqu'aux genoux; 
ce tableau est admiiabiemcnt peint; les muscles du 
dos y sont rendus avec douceur et presque sans 
paraître; la tête de profil ^st d'une grande beau* 
Xé, de très-grand caractère , remplie de grâces t et 
d'un contour parfait. On peut regarder ce tableau 
comme un des meilleurs ouvrages d'Annibal. 

Lanfranc, Saint Pierre auprès de la croix; de» 
mi-figure pleine d'expression, de repentir, el d*aT 
mour. On donne à ce peintre le premier rang pour 
la gouache 9 ayant peint des coupoles dans Rone , 
et à Maples, où il parait une abondance de dessin. 



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tmelibâfU de pÎBoaaM! étonnante. , .'et ^sque ini* 
lûitaUe. . t 

Joseph Riieràfinxnammé VEspwgnoleHa. Saint 
Jércraie loura^ vers une trompetitf) qui pariût dans 
k»«0Î?s, se frdppaiift la poitrine^ fil.tcaaa^ on Gru**^ 
ci&x cbe lia ntaia drcfte. 

Pierre Vannucei^ nommé Pi^r^r^ Penu^no* 
Ndtre , Datoe avec 1 .Enfant JésQs sar svs genoux , 
Saint Jean Baptiâte ddbont d'un cété- Saint Sébâ*' 
Itien de Tautre* Une belle ;arehit«olare dan« les rè** 
fks de la perspective décore le tabieau^ au. fond 
dnqnel on v<»it la .campagne ouvertei. 

Après-avdir 0httflré4est>iivi^age9 4n Pemgiao 
il ^^ euiieuxy et iûtà-esaanl d< voir céax de loâ 
jlliutre, élèv^. Il y a ici lix \Mx9i\Pi.At Raphaël 
où Ton peut voir le eotameàcemjéaty les pcofprÂs.» 
et la deruiére perfection de ce gvand Génie: ce 
qui constitue sa première^ seconde et iroiflème ma- 
nière. 

Baphaèi. De sa première il y a, k c6té dn ta«- 
lleau de Dominiquin duquel noua Venons de parler, 
le portrail de Magdeléhe Doni , DànDéiFIoÉ-entine, 
demi- figure, assise^ avec des bagues abt doigts, et 
une cto\j. attachée an cou avec un ruban. On di- 
rait que C€ tableau est fait sur le goût de Léonanl 
quoiqu'on y voye de la timidité, l'anour, et la vé< 
rite avec lesquels il est peint sont ineomparablci. 
Après; on voit deux Saintes Fdmilles: c'est de la 
seconde manière celle qui ett à cété de la Foma* 
rina et qui représente: 

La Vierge tenant un livre ouvert de la maingau- 



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908 

cfae, ctrEofaitt Jéuu te toonuiiit riert ^. Jean 
Baptiste qui a an chardoooerct entre les mam/Ce 
tableaa offre ane aimable simplicité, et une grande 
noblesse, et divinité dans les physionomie^ comme 
dans les positions^ on y apperçoit T école du PerU'- 
gino, et les élans du disciple qui a déjà beaucoup 
surpassé son Maître. 

L'autre Ste. Famille est un tableau plus étudié, 
plus vif^ mais, sous quelques rapports, moins gra- 
cieux que le précédent. La Vierge y est assise, FEn- 
faut Jésus Tembrasse, et St Jean Baptiste est aux 
pieds de V Enfant: tous les deux sont sur bois, et 
ont pour fond des paysages; dant k dernier la plus 
belle partie consiste dant les têtes, ou Ton voit, sur 
tout dans St. Jean, et dans TEnfant Jésus, toute la 
finesse, Texpressioii , la gràee; et la v^ité que Ton 
peut subàiter en pareils sujets. 

Le quatrième qu'on voit de Baphaël c'ctt un ta- 
bleau célèbre de la troisième manière, peint sur toi- 
le, qui représente St. Jean dans le désert, assis et 
vu en face: le coloris en est beaucoup plus pariait; 
il en est parlé dans Fasari, et il est démontré qve 
celui-ci est bien le tableau original que Baphaël fit 
pour le Cardinal Coloona, et qui depuis l'année 
i589 se trouve encore dans la Galerie des Medicis. 
Hais il ne faut pas d'Apologistes pour prouver ce- 
la: ce tableau, et les deux suivans du même Baphaël 
c^esl à-dire le portrait du Pape Jules IL de la Bo- 
yere, et de h Fornarifiaf femme célèbre pour l'at- 
tachement que Baphaël eut pour elle, sont trois chef 
d'oeuvres et du style le plus sublime de cet immor- 



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ie\ Artiste. l/e*pres«on par faqurlle cit animëe la 
lête de la Fornarina est une chose impossible k 
représenter vivement zytc la plume: tout hommt 
sensible aux prodr^es de Tart en est péiiëtré à la vue 
de ce tableau. La fraîcheur, et la beauté et vivacité 
du coloris dans le portrait de Jules II., parait une 
chose impossible pour un tableau fait depuis troi» 
siècles: De celui-ci ri y en a deux répétitions aupa* 
lais Pittr, une est du même Raphaël: l'autre est at-» 
fribuce à Jules Romain. Le dessin de ce tableau^ 
fait par Raphaël, est dans la maison Corsini. 

Van^Dick, Un superbe portrait qu'on dit être 
D. Jean de Monfbrt^ c'est plus que demi figure, bar* 
brilé en noir, et avec une tête de la plus grande ex» 
pression. A quelque distance il y a un autre tableau 
magnifique de Van-Dick; c'est le portrait de Charles 
V. ^ cheval^ armé de tout point; un aigfe tient du- 
bec une couronne de laiirrer; la couleur en est belle^ 
1^'atlitude Uhi animée. 

Cloçis Carache. (au dessus de la Port»") Eliezer 
économe d' Abraham chargé par lui d'aller en Me» 
sopotamre pour choisir une femme pour son filt 
Isaac, il rencontre, près de la Ville de ^achor, Re- 
becca, qur venait au puits avec scr compagnes, lui 
demande de l'eau pour sa suite, et celte-ci lui en 
ayant donné de bonne grâce, il lui présente des per- 
les, et des bijoux précieux. 

De Baroche, Le Duc François I. d'Urbin, ar- 
mé de toutes pièces, ouvrage des plus achevés de cet 
auteur. 

Fra Bartolammeo déliai Porta. LcsProphèter 



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Joby et ^saïe: le sfconci est suflout d* une grâir& 
I)faut^> quoiqu*!!* n'égale pas le Saint Mare qui- est 
au palais Pitti^et qui est, parmi les figures ia Fia-' 
te, ce que le Moïse de Rome est parmi les statues 
cle Michel- Ange; le tout est d'une grande maniére> 
et |)cint d'un pinceau meè'Heux. 

Du Correge, Il y a ici quatre tableaux de ce 
grand Artiste, savofr; i . La Vierge adorant I Enfant 
J^sus, qui est couche devant elle: k draperie qui 
couvre le corps de la Vierge est SNigulit^remenl jetëe: 
une partie lui sert de coiffure, et descend de là jus- 
qu'à terre: c'est sur le bout de cette draperie que 
TEnfant est couché^ de sorte que la Vierge, ne peut 
faire le moindre mouvement san» renverser TEnfant. 
€e tableau est d'une fraîclieur admirable: oo y voit 
une beautë d'expression^ «ne tendresse de sentiment 
qiii passe jusqu'aux spectateurs. 2. La Saiate Vierge 
en Egypte habilla de blanc^ TEnCant Jésus entre 
ses bras; tableau excellent pou>r le dessin et pour 
Va couleur. 3. La tête couple de St. Jean en un 
bassin. 4* ^^e tête d'un enfant presque colossale f 
c'est une ^tude peinte sur papier. 

Bernardino Luini. Hérodiade et sa servante, 
recevant la têt« de Saint Jean Baptiste de la main dà 
bourreau, qui la lui a coupée^ en demi figures; les^ 
têtes, surtout celle d'Hérodiade, et celle du Bour- 
reau, sont d'une expression inconcevable. La fines* 
se de lia touche, Famour avec lequel tout est soi* 
gné> ont acquis i ce tableau une grande réputation 
à laquelle contribue beaucoup son agréable, et sa- 
Taate com*posiiiou^ avec tous cer mërites, et ^uoi- 



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• If' 
que les tête», lartout cefte clff^rodiade^i toient iàvtf^ 
à-fait dans le stjh de Léonard^, plusieurs connais^ 
seurs en ont attribue ]' exécution à Bernardioo Lui-*" 
ni. Quoiqu'il ei> soie il est digne d'appartenir aussi" 
à Léonard. 

Jules RomcUn, Noire Dame avec son fils. 

Luc de Hollande. Clirist couronné d' épines^ 
plus qne demi^figure. 

Du Schidone, La Sainte Vierge, et Tenfant Je-- 
S41S et St. Joseph derrière eux; St. Jean debout et 
deux Anges. Il est beaucoup noirci. 

Pierre Paul Rubens. (au dessus de la Porte) 
Hercule entre le Vice et la Vertu ( personnifiées par 
Vénus et Minerve),, sujet allégorique. 

Ce tableau est parfaitement bien composé, et 
g.roupé avec ce génie poétique qui élait si familier 
à Rubcns; il y a un bel effet de lumière, une belle 
couleur, et beaucoup d'harmonie. 



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*î* 



ECOLE TOSCAH^ÉT 

Pontorme. tJire figure de femme debout rcpré»' 
«entant Léda avec le Cygne. 

Alexandre Allori, Safnt Pierre roarcBaût sur 
ïa mer appelë par J&ue Clirist, 

Un tableau avec cincf petits portraits entre le^- 
qjuels on voit celui de Ce me Père de la Patrie. 

La fuite de Fa Ste. Vierge en Egypte (en haut) 
tableau qu'on avait attribue à Onorio 31arinan\ 
mai» qui parait d'une autre ëcoFe. 

* Cristophe AUori. 3ésm endormi sur Fa croîr; 
lableau bien gracieux, peint sur le goût d^AlbanO; 
auquel autrefois on Pavait attribué. 

Frète Philippe Lippi. St. Augustin dans unt 
nicfie dans Tattitude dVcrire 

Georges Fasari, A Hrgorie de II mmaculëe Con- 
ception. Au bas it y a Adam et Eve nuds couchas 
par terre. Abraliam à genoux et 1rs autres Saints 
Patriarches, et Prophètes lies au pied d' un arbre 
oi!i rst entortille le serpent qui a la figure humai- 
ne jusqu'au milieu du corps, et de chauve-snuris ju- 
squ'à la queue. 

Cet ouvrage fut exrculé en grand par Vasaii, 
et on en voit le tableau dans l'Eglise des SS.Apôlres^. 

Du même peintre-^ Le Prophète Elisée, qui, avec 
un peu de farine rend douces des viandes amères. 

J^rère Bailhelemi At la Porta ^ connu sous 
ïe nom d« Fraie, Un petit tableau q;ui reprisent* 



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2i3 
U Pire Eternel avec le bras droit lève > et soatenu 
sdr le» nues par deus Anges. 

Jntoine Pollajolo. Deux petits tableaux pleins 
de vîvacitë et d' expression , et recommanda blc» 
aussi p&ur Ta science anatomique qu' on y observe. 
I. Hercule étouffant Antbëe Libien, fils de la Ter- 
re 5 2. et assommant V Hydre de Lerne de sa mas- 
sue. On sait que Pollajolo fut le premier , entre 
les Peintres italiens , à ëtudkr V anatomie sur les 
cadavres. 

Taddeo Zuccherï. Drane avec un chien à sa 
gauche, et le javelot dans la main droite. 

Léonard de Finci, Une superbe tête qu'on 
crut être le portrait de Piaphaël. G* est un Ouvrage 
trés^bien exécuté. 

* Du même. La Ictc de Méduse avec les che* 
veux changés en serpens; c'est un morceau pré- 
cieux pour la beauté de Texécution, et pour la ra*- 

reté. 

Pierre de Corne, Délivrance d'Andromède- On 
voit d' un côté, suivi de plusieurs )eunes gens, soa 
Père Céphée avec un turban blanc, qui avec son 
manteau se cache à la vue du monstre. De l'autw 
côté on voit Andromède après sa délivrance , en 
compagnie de Persée, et dans T attitude d'aller au 
devant de son Père qu' on voit représenté une se- 
conde fois. 

D' après Raphaël. Une petite figure de Vénus 
avec r Amour. 

* Du Frate. La Circoncision, -et la Nativité, 
deux tableaux réunis ensemble, de la première bki- 



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3l4 

Mitre du peiDtfe, mais d' ane graBde'fiarsie. Vasarl 
parle de cet deux tableaux comme des ouvrait ad^^ 
mirables et dit que, eu ëgard à leur petitessey oo oe 
peut rien faire de plus parfait à i' huile» 

* Frère Jean de Fiesùle, La naissance de. Saint 
Jean Baptiste. Ce petit tableau est admirable pour 
r expression si convenable qu' on a donnée à cba-* 
que figure, et, pour ce temps, c* est encore à en ap** 
précier beaucoup la composition. Ce peintre (ftait 
appelé Angélique non seulement pour la pnretë de 
sa vie, mais pour I* expression vraiment angëlique 
qu* il donnait aux figures des Saints. 

* Cigoii\ Saint François stigmatise, figure d'une 
expression admirable. 

Masaccio. Un Vieillard peint sur une tuile ftvea 
une vérité étonnante. 

Onorio Marinari. David, figure entière avec la 
iète de Goliath aux pieds. 

Jean Bizzelli, L'annoncialion delà Vierge. 

Jean Mannozzi, Un gracieux tableau avec J<f-î 
sus sous un arbre servi par des Anges. 

Mexandre Mlorù Saint François en prièrCi 
à genoux dans une grotte. 

Du rnéme. Christ sur la croix; c'est mie su* 
perbe copie d' après Bonarroti. 

Un tableau avec 6. petits portraits à Y huile, 

Charles Dolcî, Jésus assis; en haut le. St. Et^ 
prit: autour de Jésus la Ste. Vierge, St. Joseph, 
St. Jean, les Apôtres, et les Maries. 

* Du même peintre. Ste. Lucie en manteau 
rouge avec une blessure rayonnante dao» le cou. Ce 



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3l5 

dernier eft un ^s ouvrages les plas dëlieteux de 
Dolci pour rexpretsion, et la d^^e beauté qu'il 
a donnée à h t^e. 

Jean Marie Morandi. La Visitation. 

jinge jéllori. Le portrait de Bianca Cappello 
seconde femme de François L des Medicis. Par der-^ 
rière il y a un sujet allégorique connu sous le nom 
de Songe de la Vie humaine. 

Du même. Vënus^ et Cupidon auquel elle a en» 
levé les armes. 

Rùsso. La Ste. Vierge sur un trône; l'Enfant 
Jésus entre tt% bras; deux Anges avec un agneau ^ 
et St. Jérôme aux côtés. 

Ecole Toscane. Deux portraits: le Dante et le 
Pétrarque un d' un cdté, et un de Y autre du grand 
tableau. 

Cristopke jillori. La Ste. Vierge avec TEnfant 
Jésus : ce sujet est répété par le même Peintre dans 
un petit tableau de forme ovale, pbcé de l'autre 
côté du grand tableau qui est au milieu. 

Du même peintre. Judith avec la tête d' Ho* 
lopherne. Ce petit tableau est peint d' un fiuiment 
extraordinaire : et d' une perfection excessive de 
dessin et de coloris. C est une répétition du même 
sujet, peint par le même -auteur, et que l'on voit 
dans la Galerie du Palais Pitti. 

Frère Jean de Fiesole. Le couronnement de la 

Vierge. L' expression des têtes , et la douceur des 

physionomies forment le principal mérite du tableau 

et sont la marque caractéristique du peintre. On 

pourra se former une idée plus précise de la bcau;- 



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ai6 
té de ce tableau en remarqnaot les figures des Aa« 
ges jouaDt desînsr umens, à côte de la Vierge et 
de Jésus Christ; lesquelles sont les mieux conser- 
vées. 

Charles Dolci, (en haut) i. Saint Simon; et 
tout prés, 2. St. Pierre; deux jolis tableaux. 

Cristophe Allori. La fraction du pain, ébau- 
che: et Ste. Marie Magdeleine dans le désert belle 
copie du fameux tableau du Correge qui était à Mo- 
déne et qu' on voit aujourd' hui à Dresde. 

jéllbertinelli. Christ mort au pied de la croix 
avec St. Jean, et les Maries. 

Baccio BandinellL Sculpteur, florentin. Son 
portrait; peint par lui même. 

Bronzino. Allégorie de la Félicité. H y a la 
Prudence triomphante, et la Justice avec V épée^ la 
Fortune, les Vices, et la Renommée en haut; et de 
plus une Victoire avec une couronne entre les maios 
qu' elle tient suspendue sur la tête de la figure qui 
représente la Félicité, 

Astase Fontehuoni. Saint Jean dans sa jeu- 
nesse, figure entière assise ; joli tableau peint avec 
beaucoup de finesse. 

Laurent de Credi. L'antionciation de la Vier- 
ge avec un beau fond d'architect'jre; en bas, en 
grisaille , la création d' Eve , le péché de nos pre- 
miers pères ; et lorsqu* ils sont chassés du Paradis 
terrestre. 

Du même peintre. Un buste d'un jeune hom- 
me, vu de face. 



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^ 3a5 

André del Sarto. Un portrait inconna d' un 
jeune homme avec un bonnet sur la tête; le seul buste. 

Jacques Carrucci dit le Pontormo. (en haut) 
Adam et Eve chasses du Paradis* 

Frédéric Zuccheri. L'Age d'or, et à côt^ 
r âge d' argent. Deux tableaux. 

Pacckiarotto, La Ste. Vierge , avec 1' Enfant 
J^sus; au milieu de St. Joseph, et St. Blaire. 

Le Fraie, Une esquisse d' un grand tableaa 
qu' on envoya à Vienne en échange d' autres ; c'est 
la présentation au Temple. 

Gubbiani. Notre Dame avec un livre ouvert 
dans la main gauche. 

jàlexandre Jlllori, Une V\ixi\ Christ mort en- 
tre les bras de sa mère ëplorëe. 

Ecole Toscane. Un petit tableau avec trois Re« 
ligieux en habit blanc. 

Mexandre jillori. Joseph, et la femme de Pu- 
tiphar. 

Frédéric Zuccheri. Sujet Allégorique. On voit 
en haut Jupiter qui présente deux clefs d' or à Ju- 
non. Aux pieds de Junon il y a deux autels, et à 
ses côtés Mercure. A gauche on y voit Gérés sur 
son char où deux dragons sont attelés. 

Chevalier Curradi. Ste. Thècle dans la chau- 
dière. 

Benoit Luti. Une tête d'une jeune Fille, tonr-^ 
née à gauche. A peu de distance, autre tête d' un 
Ange, du même peintre; tons les deux en pastel. 

jélexandre Allori. Hercule couronné par Icf 
Muses après avoir tué les Géans. 

28 



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3*6 

Frère Jean de Fiesole^ Dominicain. H y « 
ici quatre tableaux de ce peintre qui a excellé, rapir 
port à son temps , pour la simplicité, et vérité de 
st$ ouvrages. La prédication d' un S^int. — Lei 
Kjôces de la Ste. Vierge. — L'Adoration dH^Rois. — 
La mort de la Ste. Vierge. 

Alexandre j4llori. Deux tableaux i. St. Lau- 
rent qu'on amène devant le Tyran , — a. Le mém« 
Saint martyr sur le gril. 

Ecole Toscane. St. Sébastien en martyre. 

Le Fraie, La Vierge avec T Enfant Jésus, petîjt 
tableau ébauché. 

Georges Fasari» La Forge de Vulcain. 

Rosso, Un Auge qui pince de la Guitarre, et 
qui en écoute 1' harmonie avec la plus grande at 
tention. 

Luc Signorelliy de Cortone. Un gradin d' Aun^ 
lel, sur lequel on voit > en trois compartimens, la 
représentation de 1' Annonciation , de la Ste. Crè- 
die y et de V Adoration des Mages . le tout en pe* 
t4tes figures parfaitement dessinées et groupées. 

Fentura Salirnheni, L'apparition de St. Mi- 
oliel à St. Galgano hermite. 

Ecole Toscane, Le portrait de Jean Pic de 
la Mirandola. 

jinge jillori. Portrait d' Eïéonore de Tpl^de 
femme /de Come I. ^ le seul buste. 

Jean de St. Jean. La peinture sous la figure 
d' une femme presque nue, et un petit Amour ter 
:fUat les pinceaux. 

Mexandre Botticelli. i. La Calomnie; sujet 



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3a;f 
imaginas par Apelles, et décrit par Lacien» la de- 
scription du(fuel a été suivie par ce pe.ntre avec la 
plus graode exactitude. 

* Dominique Glnrlandajo. Une Epiphanie. 

Pontormo, Le martyre de St. Maurice, et de la 
Légion Thëbaine, en petits figures. 

Inconnu. Un Buste avec les mains jointes » re- 
présentant une Sainte, la lête converte d' un voile 
blanc, qui verse des larmes. 

Ecole Toscane. Une Ville ruinëe sur la côte 
de la mer où Ton voit une barque, dans laquelle on 
net par force une feune fille au moment d'un coni» 
bat qu'on voit entre plusieurs soldats. C est peol 
être r enlèvement d* Hélène quf, par les guerriers 
de Parts est entraînée à la mer. 

uilexandre Botticelli, Deux petits tableaux de 
même grandeur. Judrth coupant la tête à Holopher- 
ne; et emportant cette tête avec sa servante. 

Jacques d^ Empoli. Le Sacrifice d* Abraham. 

Thomas Manzuoli. Portrait d* Hdène Gaddi, 
femme d'André Quaratesi. 

Jean Baptiste Ramanciotti. La Nativité de la 
Sainte Vierge. 

Balthassar Franceschini dit le Volterrano: 
Ste. Catherine pleurant devant uo Crucifix. 

Bernard Buontalenti, Une Sainte Famille en 
miniature. 

Chîmenti dit Y Empoli. Moë dans son ivresse. 

Le Cigoli. Une Tête de Femme. 



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3i8 

SECONDE SALLE D'ECOLE TOSCANE 

Jean de St. Jean. La Vierge, et l'Enfaet Jësus 
qui donne Y anneau à Ste. Catherine. 

Pierre de Corne maître d* Andr^ del Sarlo. 
La Vierge sur une bâte, regardant le St. Esprit. Il 
y a qnalre Saints debout, et Ste. Margherite et 
Ste. Catherine à genoux. 

Marc Antoine Franciabigio. Un temple d* 
Hercule, sujet riche en figures , bien eom posées et 
drapëes sur le style i' André et avec des têtes fort 
cxpessives. 

Le Chet^. Curradi. (en haut) Ste. Marie Mag- 
deleine dans la gloire; tableau en forme de demi- 
lune. 

Jacques d* Empoliy c' est un des meilleurs co- 
loristes de r Ecole Toscane; St. Ives assis li- 
satit des requêtes qui lui sont présentées par des 
veuves^ et des orphelins. C'est un tableau capital 
d'école de Florence^ bien dessiné, bien composé 
et prafaitement colorié. Il est en outre digne d'ad- 
miration pour r expression qu' on trouve dans tes 
têtes, et pour la force du clair-obscur si bien enten- 
du qu' une figure est détachée de l' autre. 

André del Sarto. Son propre Portrait. Le seul 
buste. 

Laurent de Credi. L'Annonciation de la Vier- 
ge^ en petites figures; sujet exécuté avec une tou- 
che pleine de délicatesse. 

Poutormo. Un très-beau portrait d'homme,, de- 



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3i9 
lû'r bustr; sujet inconnu ^ avec peu de barbe, habilU 
de noir. 

Jean François^ Rustichi, Deux femmes; la 
Peinture, et la Poésie. 

André del Sarto* St. Jacques avec deux petits 
enfans de Confrérie revêtus d* un sac de pëaitens. 

Grégoire Pagani. Le jeune Tobie qui rend la 
tue à son pire; il a à la main gauche un petH vase 
de cristal avec le fiel du poisson, et de la droite il 
touche V oeil gauche de son vieux père; par derriè- 
re il y a son Ange conducteur. C est un des meil- 
leuts coloristes de V Ecole Toscane. 

jértétnise Loini de Pise. Judith qui coupe la tê- 
te à Holopherne; tableau plein d'expression et mê- 
me trop fort pour être l'ouvrage d' une femme. 

De Philippe Lippi dit Lippino. V Adoration 
des Rois, grand tableau sur bois , riche en figures, 
avec des portraits de la famille des Medicis. 

Jean Biliverti, La Sainte Vierge dans un pay- 
sage ombrage; Jésus entre tes bras, et St. Jean- 
Baptiste enfant: grand tableau sur bois. 

* Mariot Albertinelli» La Visitation de Sle. 
Elisabeth. Admirable et extraordinaire est la véri- 
té, ainsi que la simplicité et T ensemble qui ré- 
gnent dans ce tableau, coatposë de deux seules 
figures, qui en remplissent si bien V espace. La tête 
de la Vierge ne saurait être rendue avec plus de 
noblesse et de beauté; celle d'Elisabeth avec plus 
de nature. On croirait entendre les paroles au mo- 
ment ou les saintes femmes se rencontrent. Les 
KoUmens n'^ont jamais été rendus avec tant de 

1»* 



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33o 
dartë comme dans ee tableau. Le dessin en ctt 
parfait^ le coloris vi|;ouieux, vrai ^ et plein de re- 
lief. Sous le même tableau il y a un gradin d'Au- 
tel oii le même peintre, en trois parlitions diflFëren- 
tes a représente l'Annonciation, la Nativité, et la 
Présentation au Temple, en petites figures, remplies 
de grâce et d'expression. 

* Léonard de Vinci. V adoration des Rois , 
fprand tableau à peine ébauché et qu' on regarde 
avec raison comme un trésor unique pour l'Art, 

Rajffaellinodel Gaibo. Le déposition du Sau- 
veur. 

Balthassar Francesckini, Le Pot trait de Fra 
Paolo Sarpî de Belluno. 

Ange Allori* Portrait d'une femme avec u» 
camée à la main droite. Derrière^ sur une table > 
l'on voit une petite statue: 

* Frère Barthelcini de la Por^a, dominicaia , 
connu sous le nom du Frate. Un grand tableau 
sur bois , préparé à clair obcur , représentant la 
Sainte Vierge assise sur une trône avec 1' Enfant 
Jésus sur \t$ genoux: à côté le petit St. Jean; et 
derrière, la Vierge, et Ste. Anne -, plusieurs Saints 
de r Ordre du peintre, et des Protecteurs de Flo- 
rence sont placés aux deux côtés avec une très* belle 
sjmétiie: sur le devant il y a Ste. Reparata avec 
une branche de palmier. Ce peintre avait un dessin 
srès-correct 5 il se forma sur les ouvrages de Léo- 
nard; il apprit les régies de la prespeclive de Ra- 
phaël, auquel il enseigna à bien colorier. Le table- 
au dont il s'agit est justement regardé par les ar- 



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i'utet conrme nn det phf grandi ouvrages ék ce fià^ 
ceau sublime. 

François Sahiati. Portrait d' un homme assify 
dëiiachetant une lettre; ovVrage d'uu grand mérite. 

Ange Allori, Femme assise avec un collier de 
perles, et u» m^daillb» a» cou, appuyant une main* 
sur un libre. 

Pontormo. Le portrait de Côtne de Medicis,' 
(fui par décret public» mérita le glorieux titre de Pè- 
re de h Patrie. Il est assez bien colorid', et peint 
avec beaucoup de vëîiié* 

Du même Peintre. Joseph conduit en prison 
en sorte de Y accusâ^tion de la femme de Putiphar. 
Agréable assemblange de figures animées par des at^ 
titudes expressives et analogues au supt. 

* Dominique Ghirlandajo , digne maître de 
ï immortel Michtiange. La Vierge avec l Enfant 
Jésus assise sur uu tréne, S. Victor, S. Bernard, 
S, Jean Baptiste, et S. Zanobi, à ses côtés; figures 
tant soit peu plus grandes que de nature , et e&é- 
cutées avec une fierté et assurance de dessm , (pir 
attestent à quel point de perfection cet auteur pos- 
sédait r art du dessin. 

Ange Allori, Ëléonore de Tolède, femme de 
Côme L; son 6is Ferdinand L à sa droite. 

Du même Peintre. Un portrait d' un homme; 
sujet inconnu. 11 est assis, habillé en noir avec uu 
bonnet de même couleur; derrière, sur une table, 
il y a une petite figure de femme assise. 

Georges Fasari, Laurent de Medicis, appelé 
le Magnifique, portrait Irès^intéressant pour le su* 



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S3i 
fet ((u' il repr^ientc, cl poor U perfectîoir du ie§^ 
sin avec lequel il est exécuté: 

Alexandre j4Uori. La Sacrifice d' Isaac. C'est 
eertainemeot ua des ptas beaux ouvrages d' Allori^ 
pour la finesse de Y exécution, et pour le dessin* 

* j4nge Allori appeHé il Bronzino. La descente 
du Sauveur aux Lymbes. Cette sublime pièce esC 
vantée avec raison comme le cbel^d' oeuvre da 
Bronzino , et comme V une des productions classî-' 
€(ues de l' art. 

Du côté du dessin it n'existe peut-être aucun 
travail, à V exception du seul Mlcbelange, d' un si 
grand savoir comme celui^i. Telle est la richesse de 
sa composition , la justesse des contours, \e choix 
des formes, et les grâces dans Texpression des figu* 
res. Le coloris est même plus vrai , plus vigou-» 
teux que ce que ce peintre avait coutume de faire. 
Le relief^ que le Bronzino a su donner à toutes ces 
figures est admirable sans doute. I>ans un tableau 
où les nudités sont, pour ainsi dire, amoncelées les 
unes sur les autres, les corps s* arrondissent parfai- 
tement sans beaucoup de clair . obscur partiel , et 
sans une grande masse de lumière et d' ombre ; 
mais seulement par de petites nuances employées 
avec tant d' intelligence, si variées , si bien appli- 
quées aux caractères des différents suj:ets , que les 
figures sont parfaitement saillantes les unes des au- 
tres , et produisent dans V ensemble un effet char- 
mant et merveilleux. L' Auteur en ce travail a été 
au devaût des plus grandes difficultés de V art, et it 
ks a heureusement surmontées. 



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333 
Les figures sont foutes d^ une rate beaûl^, el 
mises en action par des attitudes natuteltes, et «i« 
sëes; Dans chaque mouvement on connaît aisément 
ce que eet admrrabie artiste a voulu etprîmer. La 
face du Sauveur est fort belle, d'un coloris doux^ 
avec des traits propres à donner V \âée de la Divî- 
Qi(<S. Fort beau est aussi le port de ses pieds qui 
sont dessinés avec la plus grande intelligence, ain- 
si que le bras droit tendu vers ïe vieux Patriarche 
Abraham qui, consume par les années, les yenx £• 
Xés vers V aspect cëleste de Dieu , soulevé par la 
main divine exprime dans la figure autant que pos- 
sible pleine d'affection , T ardent dësir d'aller SLVt 
céleste sëjour, avec une expression si vraie qu'il 
sembfe qu'on le voie parler. lï y a Adam et Eve, 
deux figures très-belles. Dans celte dernière on re- 
connaît quelque peu P attitude de Ja Venus dey 
Médicis. Les grâces , V esprit , et les charmes de* 
têtes des femmes, toutes rendues avec beaucoup de 
délicatesse et de hardiesse en même temps, sont 
du plus rare mérite. Dans les visages des hommet 
on voit exprimé l'ardent désir de sortir du séjour 
ténébreux, et leur contentement à la venue du Ds- 
siRE'des nations. Il serait assez difficile de faire V 
énumération de toutes les beautés de cet ouvrage,, 
parfait dans toutes ses parties, si ce n'est qu'il y 
aurait à désirer plus de naturel dans la tournure 
du buste du Sauveur qui ne parait pas tout à-fait 
d'après nature. On remarque plusieurs portraits dan» 
ce tableau, et entr'autres celui de Pontormo, Mat- 
Ue du Bronzino,- dan» un coin inférieur du tabltai» 



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»4 
ians raftititded'adiiihrer rret étonnemenf Touyrag'è' 
de fl^OD étoVier. 

Jlnge -Pilori. (Sur la porte) Deux joKs portraits. 
Un trèl-gracieux Eafant qui fient un oiseau dani 
la main droite, et une jeune fille assise. Ce sont h 
Princesse Marie, et le Prtnee D. Garzia fils de Co- 
rne 1. des Medicfs. 

" Bilii^ertii Le chaste Joseph, s*arrachant àt% bras 
de la femme de Puthiphar, qui sort di>Kt pour Tarréter. 
Ce tableau a beaucoup d'expressio»yparticuIiérement 
pour ce qui regarde la figure delà femme sur k visage 
de laquelle on a admirablemeut , et avec beaucoup 
de vérité, exprimé la passion qui la domine. 

* Ridolphe Ghirlandajo, Deux tableaut de 
grandeurs légales. Le premier c' est un miracle de 
S. Zenobe Evéque de Floreiïce, en rappelant i k 
▼ie un enfant tombé d' un balcon, a'vec beaucoup 
de monde; et T autre, la translation du corps du 
même St. Zenobe amené à la Cathédrale: ces deux- 
tableaux pour le denia^ l'expression et la couleur 
font bien dignes du temps de Raphaël auquel 
pourraient appartenir plusieurs. det têtes qu'on y 
voit; tellement le dessin en est correct, le colorir 
vigoureux, l'expression vraie et magnifique. 

* Louis Cardi dit Cigoli, florentia. Le mar- 
tyre de St, Etienne; le Saint est renversé et prêt 
à expirer sous les pierres dont on Taccable; deusf 
Anges lui apportent la couronne, et la palme; c'est 
un tableau prnicipal du Titien Florentin ; on y 
admire la pureté du dessin, l'expression fiêre de^ 
lapidans^ Taimable douœur du Saint ^ tout y est 



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IZS 
pcSni d'nn pinceau doux > fûnchi^ et trës-aimable | 
Texëcution en est admirable , même dans tous les 
^àélsâU des étoffes; la couleur en est fort belle ' et 
d'un bel effet; Tarchitecture a de la maj;nificeDce, 
jet le gouc est savamment iiDagi<nd> et conduit avec 
Ja vëritë de la nature. Sur le derrière on y voijt 
Saul assis qui garde Us habits des lapidaus, et dans 
Tattitude de recevoir les habits da l'un d'eux quî 
se dépouiJIe. 

Octat^e P'^annini. Herminie ^vec son ëcuyer 
Vafria, Tancrede blessé, et Argant mort sur le de- 
vant du tableau^ ouvrage peint avec une grande itf 
licates&e^ de belles formes^ mais d'une couleur un 
peu monotone. 

Bazzi, surnomma le Soddoma. St. Sébastien 
lie' a un arbre auquel il a souffert son martyre. 
C'est un tableau du premier ordre pour la beauté 
des proportions, et pour l'expression; c'était un é- 
tendard qu'on portait en procession, et par derriè- 
re il y a la Ste. Vierge sur les nuëes, avec S. Bocb, 
et S. Gismonde. C'est un ouvrage du même maître, 
mais inférieur au précédent. 

Curradi {en haut). Tableau en forme de demi- 
lune. Ste. Alarie Magdeleine à genoux devant le 
Sauveur. 

François Granacei. La Ste. Vierge avec son 
Fils qni donne la Ceinture à St. Thomas, qui est 
â genoux avec l'Archange S. Michel. 

Laurent de Ciedi. Trois tableau^ d'une lou- 
che très-fine, avec beaucoup d'expression, et le plu| 
l)eaii coloris. Us repr/ésentent, savoir, le premier I4 



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336 
fiaiDte Vierge et St. Jean: le teooiid, le Saaveare 
sous la forme de Jardinier f[ai apparaît à laMag- 
deleîne, et la même Magdeleine au pied du Sauveur. 

Georgrs Fasari. Alexandre de Medicis, arme, 
figure entière^ on voit la ville de Florence derrière 
lui^ 

Franciabigio. La Vierge assise avec son fils, 
6t. iob. et St. iean. 

Pontormo. Joseph au moment de présenter son 
Père au Roi Pharaon. C'est un tableau d'une corn» 
position délicieuse pour la belle disposition des 
groupes, et pour la grâce avec laquelle tous les ob- 
jets sont dessinés. La distance entre une figure et 
l'autre est rendue avec tant d'intelligence, et de 
perspective qu'en s'éloignant un peu du tableau on 
croit qu'elles sont séparées par un espace immense. 
Ce tableau, et celui du même peintre qu'on a déjà 
observé dans cette salle, sont de son meUleur style 
c'est à dire exécutés avant que la manie d'imiter la 
inaniére des autres l'eiit fait devenir un peintre 
médiocre, et quelquefois mauvais. 

Cristophe Allori 5 (sur la porte) V Âdorationi 
^es Bois. C'est un tableau ébauché avec une hardies- 
se de dessin, et un goût de coloris qui font con- 
uaftie le génie de ce grand Artiste. 



Après la riche Collection que nous avons par- 
courue et examinée dans les trois corridors, et les 
vingt Cabinets dont on a rendu compte, il resterait 
à faire un bien plus long examen concernant les 
autres objets précieux que l'on conserve ici, c'est^ 



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337 
à-dire le grand mëdailler, la collection des camées^ 
et ciselures, celle des gravures, des dessins ec. 

Ces différents objets, dont l'examen exigeroit un 
temps fort considérable, ne sont point exposés à la 
vue du public en général qui fréquente la Galerie^ 
mais ils sont soigneusement gardés et déposés dans 
des Cabinets et armoires particulières^ et on ne peut 
ks voir que d' après une permission^ qui n' est ac- 
cordée qu' avec difficulté, d'autant plus que ces ar- 
ticles sont plutôt un objet d'étude pour les savants 
et les artistes, que de curiosité pour les amateurs, et 
ceux qui ont du goût pour les beaux arts comme 
pour les antiques; cependant nous en donnons ici 
une courte analyse. 

Les Dessins et Gras^ures sont en partie dépo- 
sés dans les Armoires qui iournentautour du Ca- 
binet du Baroccio. Les dessins, depuis Giotto jusqu" 
aux temps modernes, montent à environ 28. mille^ 
et c' est cette collection qu' on regarde comme la 
plus riche qui existe en Europe. 11 y en a plus de 
200. de Mîclielange^ environ i5o. de Raphaël, un 
grand nombre du Frate, d'André, du Titien, et de 
toute l'école vénitienne; un très-grand nombre de 
r école de Bologne et de Parme^ et puis on en voit 
de Léonardo , quelqu' un de Jules Romain et ^(19 
autres peintres qui ont brillé dans toute Y Italie. 
On y comprend aussi un très-grand nombre de 
1' école Toscane ancienne qui sont très- précieux. La 
Collection des dessins des peintres ultramontains 
n'est pas moins riche que la précédente; mais ^ 
comme il est aisé de se persuader, ce serait une 

»9 



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338 
trop grande entreprise si on voulait en donner mi- 
liulieuscment le détail. On a commeneë depais quel- 
que temps à faire, un choix des plus précieux de ces 
dessins, et on en a déjà dassifié grand nombre 
d'une manière très-propre pour conserver ces tré- 
sors, et pour en mieux faire jouir les amateurs. La 
collection des Estampes ou gravures n' est pas mo- 
ins riche: particulièrement de celle d* Alberjt , du 
Luc de Hollande et de Marcantoine, outre un nom- 
bre infini de graveurs jusqu' ^ nos jours. 

Les médailles et monnaies soqt dans un cabi- 
net séparé. 

Les Monnaies sont disposées dans des armoires^ 
par ordre géograghique et chronologique: On a com-r 
mencé par V Etrurie. Orsini , qui a fait un ouvrar 
ge sur les monnaies de Florence y en recuellit deux 
Séries, V une pour Vienne, et l'autre popr Pierre 
Léopold pour être réunie ici; en sorte que eettfs 
Collection est des plus riches non seulement pour 
les médailles de Florence; mais encore pour celles 
des autres villes de Toscane, et surtout de Pise: Elle 
commence par les Papes: Pountain^ anglais , fi( 
jnésent à Çôme IlL de Tunique médaillon en or> 
qui pèse 2. livres i. once; et i. grain, frappé k Toc- 
câsion du Concile de Florence en i4^9* qui repré- 
sente Jean VIII. Paléologue, Empereur d'Orient 
Ensuite les Souverains, selon leurs différents pays; 
) uis les Savants par alphabet : On y voit beaucoup 
de monnaies en or , et en argept des deux Siciles et 
de r Etat Ecclésiastique, de Venise, Parme, Milan, 
Gênes et autres parties de T Italie; et puis celles 



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33gf 
ie$ àatrei Rojaumei dl' Ëorope. Oo y trouve mètttt 
quelques moonaies orientales , et des pièces rares ^ 
et qui n'ont point éié publias : collection bien vas- 
te, et des plus nombreuses^ ainsi que des plus re- 
marquables. Il y a aussi un grand nombre de Sceaux 
ou cachets du rooj^en âge fort intëri^ssans. 

On a place ici douze ètudioles à tiroirs 9 qui 
contiennent les Medailies Aj^ciennes» dont la col- 
lection est des plus céidbres. Gori en a publié une 
partie dans le Mus. Florent, mais on T a augmen- 
tée depuis^ L' ordre et ta disposition est selon les 
lieux oà elles ont éié frappées , sans aucun égard à 
leur grandeur ou à la matière dont eHes sont com-* 
posées. On a donc divisé ces médailles en deux clas* 
ses. ta première comprend , selon V ordre géogra- 
phique» celles des villes libres» des colonies romai<^ 
nés , et des autres qui dépendoient de V ancienne 
Rome. Cette i. rc classe est renfermée dans tes qua-^ 
(re premières étudiolcs : La II. comprend d'abord 
les Consulaires et des familles de ï ancienne Rome. 
les médailles^ des Empereurs distribuées par ordre 
chronologique» depuis Auguste jusqu'à Paléolague, 
sont environ gooo. Cette distribution si simple, et 
si ingâiieusefut imaginée par l'Abbé Echel Jésuite, 
directeur du cabinet impérial de Vienne» d'après 
les idées de Froelick. et Kell. *— On conserve aussi 
ifn certain nombre de médailles faiftifiées: elles 
peuvent instruire les amateurs, par kiir comparai- 
ion avec les véritables. La collecdoo en général est 
toujours augmentée par de noavelks acquisitions. 
Le mérite de ce Médaîller est asKs coonn par 1rs 



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34o 
livres de Holslenius. de Vaillant de Spanheinty 
de Mezzatarba, Occone, Noris^ Gori, de l'Abbé 
Eckel. de Sestini ce. qui en différents temps en ont 
publié les pièces les plus remarquables. 

Dans le plafond de ce Cabinet il y a plusieurs 
Divinités peintes par des élèves de Frédéric Zuc- 
chéri. Sur les murailles coloriées en azur^ oa a des- 
siné la carte géographique du Grand- Duchés tracée 
en 1608. avec beaucoup d' exactitude, dit-on , par 
le Père Serrati Jésuite. W y 2t aussi le portrait d' 
CHii^ier Crornwel i (tête en plâtre coloriée d'après 
nature) en relief, mort en 1688. à Whitehall. La 
copie de la Vierge du Guide ( qu' on voit dans la 
Tribune) et àts petits tableaux, savoir: Une danse 
composée de cinq femmes se tenant par la main. 
.^Des Bacchantes qui décorent un Autel avec des 
festons: sujets tirés de T antique, en grisaille. Ces 
tableaux sont formés avec une pierre, que les na- 
turalistes appellent sélenite. Elle est très connue 
sous la dénomination de Scagliola. 

La Sibylle persîqtie du Guerckin» du Ca pi tôle. 
.— S. Pierre, et Paul, d' après Raphaël, de la fabri- 
qué en mosaïque du Pape , dont on fit présent à 
l'Empereur Joseph et au Grand Duc /^. jEeopoW 
en 1774* à Rome. — De François^ et Falère Zuc^ 
cato peintres Yéniriens : Le Cardinal Pierre Betn- 
ho. La peinture en mosaïque est un art, qui a été 
connu ^ts Etrusques, des Grecs et àti Romains; 
c* est la seule qui soit faite pour transmettre à la 
postérité d' une manière durable les ouvrages des 
grands Peintres de nos temps ; V à fresque y /' huile 



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34i 
dfurent Heù <(uefqtret srèckty mah on toit manifes- 
temcnt s'approcher de kor fin ks essais des pre- 
miers maîtres. La seule peinture en caustique, farte 
sur des parois solides ^ serait aussi durable que ks 
parois nvemes'. 

Des bas-refiefs en marbre arti fie i*ef moulé, ou 
déposition lartarente des Bains de S. PbiHppe, par 
fe />• Fegni, inventeur de ce genre de travarK Les 
figures de ttart et de Venus fakes avec une compo- 
sition coioriée, ({ui rmite parfaitement bien le por- 
phire. 

La Collection des Camées f et gravnres en cre- 
QXy tant anciens que modernes, se monte à plus de 
quatre mille, et F on ne saurait décider, en ptusie- 
ttrs pîècesy qui doive 1' emporter, entre la suÛimité 
du travail, et Ta ricbene de )a matière , ou pterres 
dures sur lesquelles les susdits ouvrage» ont été exé- 
entés. Il suffira de dire que tant d^trne part que de 
Fautre e' est la plus ricfae collection que Y on con- 
naisse 

Urnes Etrusques. On peul voir aussi un assez 
bon nombre de monirments Etrusques pbcés dans 
une petite loge posée sur la fameuse loge, on Halle 
de V Orcagna^ appellée des Lanzi. l\ existe une 
riche collection en ce genre dans le musée Guarnae- 
ci à Voteerre, qui e»t asset connue* 



^^ 



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342 

L^ Eglise de S, Etienne, sitvtée au- voîsrnage 
des offices , est une i^-% plus ancicuties églises de 
Fbience. On doit y remarquer quelques bons table- 
aux; Jéisus qui apparaît à S. Augustin, de Diacinto 
Botti] la conversion de S. Paul, de J'*. Morosini*^ 
S. Philippe, et le mariage de S. Catherine^ sont de 
JF. Bianchini] k S. Kicolas, de Mathieu Tfo^xe/// : 
itn miracle de S. Zanobi> de Maur Soderini\ cchii 
de r autel de la Vierge, par Santi de Tito tl le 
Cigoli. La statue de S. Etienne placée d^ns une 
niche , est de Jean Gonnelli surnommé Cieco da 
Gambas si. 

Piazza del Grano y porticpie servant de halle 
au blé, construit en 1619, sous fc règne de Cos 
itre 11. 

* V Eglise de S, Bémy^ offre Tempreinte de la 
barbarie qui régnait à l'époque où elle fut bâtie. 
Les tableaux les phis remarquables qu'on y voit 
sont les suivants : une Annonciation, de Morosini] 
le mariage de la Vierge , de Martinelli : la concep- 
tion, d^ Empoli; S. Léonard de Mùrosini ^ S. 
Sébastien, du même peintre, et dans la sacristie ubjs 
h anoQciation d' André Qrcagna^ 



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PALAIS PERUZZI. 



( Fue de r arc des^ Peruzzi. ) 



XJe palais Peruzzi aujourd'Eui Cfllfsi , esf situe 
dans la rue de Benci, entre le ponte aile Grazie 
et la place de S. Croix. L' architecture toscane sim- 
ple et majestueuse de ce palais, de la belle arcade 
et de la loggia o» portî<(ue maintenant mure qui , 
en font partie, mérite d* être remarquée. La famil- 
le Peruzzi est célibre dans les annales de V histoire 
florentine par le^ illustres personnages qui en sont 
sortis, et par les richesse» immenses qu' elle avs^it 
acquise» par le commerce: La compagnie des Bardi 
et des Perazzi jouissait d' un très grand crédit dans 
toute r Europe f en 1 339 ces banquiers restèrent 
créanciers de la couronne d'Angleterre de la somme 
d' un million et 365 mille florins d' or ( i5 mil- 
lions a88 mille francs ), ce qui dérangea beaucoup^ 
kur» affaires*. 



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m 

L* Eglise de S^. Jac4fuei ^ (S. Jacopa tra 
fossi) est foit ancienne. On y voit un tableau d' 
André del Sarto représentant V apparition de le"* 
sas-Ghrifl à la Magdeleîae: deux copies faîtes par 
Octaçe Fmnnini éC stfrh André del Sarto -^ S^ 
Monique débarquant dans k port d* Ostie , et le 
fond du plafond peint par Gherardini etc* 



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34* 
POKTE ALLE GRAÏIE. 

( Fae du ponté aile Grazie. ) 



1 onte alte Grazie. Ce pont fut construit d^ 
après le dessin de l'architecte Lapo Aant podestà 
de Florence ines<it;e Rubaconte da Mandella mt^ 
lânaîs, qui en ayairt posé la premtcre pierre, lui 
donna le nom de Pont à Rahaconte. Ce pont est 
encore appelé pont aile Grazie A' vtù petit oratoire 
d^dië à notre- Dame dcs^ p^tt%, édifie sur la pre- 
mière pile. Cet oratoire qui existait déjà en liJyr, 
fut réédifié en 1 894 aux frais du chevalier Jacques^ 
des Jlberti. et en 1711» embeUi, et orné de stucs^ 
et de peintures: V image de la S. Titulaire coiisiste 
en une ancienne fresque qui représente la S. Vicr- 
getenant l^eofaùt Jésus dans ses bras^ d' une gr^nv 
deur su*natur«lfc. Bien qut cette image soit une 
figure entière , 00 n' en- montre cependant que la 
rtOftîé. La coupole a été peinte par Joseph Gric- 
ci\ t% le bénitier, placé à la pOfte de la sacristie , 
était une ancienne urne cinéraire romaine, d' ua 
travail superbe, mais détériorée par F ignorance d' 
on des concierges de cet oratoire. Il y avait en- 
core sur ce pont d' autres oratoires \ mais il n' ea 
est resté maintenant qnc deux. C est ici que pri- 



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546 

rent oaiiiance ieut motiastires de reKgietfseï , fi" 
voir : celles de V Archange Raphaël^ et les Mar^s» 
de plusiears femmes qui vivaient en hermites près 
de ces oratoires. Le pont a Rubaconte est encore 
célèbre en ee que ce fut sur la rive de rArno, afu 
voisinage de soù dernier arc^que fut conclue la pai!e 
entre les Guelji et les GhibeÙini^ le a juillet 1273, 
en prëyence du pontife Grégoire X. de Baudouin 
empereur de Coitantinople; de Charles roi de Na- 
pies, de plusieurs autres seigneurs, et d' une grande 
multitude. Dans les petites maisons qui sont fabri» 
qu^s sur ce font, naquirent deui personnages fa- 
meux, savoir : le bienheureux Thomas de Beltacci 
religieux de Tordre de S Fran^rois, et \t chanoine 
Benoh Menzini poète et orateur du XVH si£cle^ 
qui parlant de soi-même, s'exprime ainsi à ce suj^et* 
dans sa VU. satyres 

Or chifra tte mattoni in Hubaconfe 
NacquCf e pur vortà farsi a noi simile? 

it terminerai cet article en vapporfant qa'ancieone-> 
ment, daiis le carnaval, nne eourse de buffles arvait 
lieu, depuis les maisons des Albtrtif qui sont près^ 
du pont a Rubaconte, jusqu'^ h place de S. Croix: 
cette sorte dé spectacles a' est plus maintenant e» 
osa^e à Florence. 



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V 

V 



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347 
QOARTIER 

DE S. MARIE NOUVELLE. 

( Fue de la Place de S. Marie Nouvelle ) 



XJ Pglise de S. Marie Now^elle fui bâtîe en 
1279, d'après le deiiin de Fra Sisto et de Fra 
Cistoro^ Florentins, Gonveri de V ordre des prtii- 
catetrrsy et lâ façade fut élevée en 1470 par Léon 
Paptiste Mberti. Celle fa^de offre deux singu- 
liers instruments d'astronomie que Cosme 1. y fit 
placer sous la direction du père Ignace Danti ^ 
dominicain. L* un consiste en un cadran de mar* 
)>re destiné à mesurer la grandeur de Tare céleste 
compris entre les tropi<|[iies , et l'autre est T ar- 
mille de Ptolémée. 

On estime beaucoup l' architecture de cette égli* 
,se» dont Mrchelange faisait le pins grand cas. On 
doit cependant observer que les arcs des nefs diini* 
nuent par djcgrés de dimension , artifice employé 
pour les faire paraître plus grands comme si on les 



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348 
voyait de loin en perspective. Les chapelles sont 
^construites d'une manière uniforme sur les dessins 
de Fasarif et sont ornées de tableaux, de peintures, 
ec. , que nous allons indiquer successivement , en 
commentant par la première chapelle à main droite. 
Une Annonciation, de Santi di TiLo\ S. Laurent, 
de Jérôme Macchirietti\ trois tableaux successifs 
de J, B, Naldini 'y la lésuireclion de Lazare, de 
Santi di Tito\ S. Raimond ressuscitant un enfant, 
du Ligozzij le martyre de S. Catherine , auquel 
travaillèrent Bugiardini Michelange et Tribolo\ 
l'ancienne et célèbre image de la Vierge de Ci- 
mabue qui signala la renaissance de Tart à Floren- 
ce; un tableau de Jacques Fignali^ une voûte 
peinte par P. Dandini ; des fresques de Phil, Lip^ 
jn\ Je mattce-autej refait récemment par M. le Pro- 
fesseur del Bosso^ orné de statues de /. B. Giovaa-»^ 
nozzi ^ d'une A$somption peinte fSir M, Saba- 
iclli\ au-dessus des portes laitérajes du choeur, des 
statues exécutées par Jf; Et:, Ricci ^ choeur, peint à 
fresque par Dominique Ghirlandajo ; le fameux 
Crucifix des oeufs de Brunelleschi \ Jésus-Christ 
ressuscitant ta fille de l' archisjnagogus, du Bra^i' 
zino] deux beaux tombeaux de marbre élcivés à la 
mémoire de deux Cardinaux de la famille Gaddi , 
d'après le dessin de Michelange, par Jean del- 
r Opéra '^ une Chapelle peinte à fresque par Or- 
cagna'^ S. Hyacinthe, par -^/ejcr. Pilori; la statue 
de S. Callieiine de Sienne, par Domin; Atticcia- 
ii ^ la résurrection, puis Notre- D^me du Rosaire, 
par Fasari\ la Samaritaine, ^'^/e^. Pilori, S. 



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349 
Catherine de' Bicci> par HomanelU; et enfin un ta- 
bleau de Jacques del Meglio » alt^r^ par un mé- 
chant peintre. Le grand Crncifiz peint placé au- 
deif ai de la porte d' entrée, est de Giotto. Il y a 
dam la sacristie plusieurs tableaux qui sont de Se- 
hasiien da FeronUy de SlradanOy de Fasari, de 
Pierre Dandini , de Vignali , et un Crucifix de 
Masaccio; les sculptures de T armoire aux reli- 
ques sont de Buontalenti etc« Dans deux taberna- 
cles de marbre construits d'après le dessein de Buon- 
talenti, Ton voit deux tableaux^ l'un de Jacques 
d^ Empoli représente S. Hyacinthe, et l'autre est 
du Cigolù Parmi les monumens sépulcraux qui 
existent dans cette église, l'un des plus curieux 
quant à l'excellence du travail, est le tombeau de 
Philippe Strozzi, fabriqué en pierre de touche par 
Benoît da Majano. 

A côté de la porte qui donne sur la vieille pla- 
ce de S. Marie Nouvelle on trouve la Chapelle 
délia Compagnia délia Pura^ qui offre un tableau 
de Montiniy et des fresques de Cecco Bravo : vis- 
à-vis de cette Chapelle, est l'oratoire de Benoit 
Bianco dans lequel sont des peintures de Fignali, 
de Christophe Allori^ Carlin Dolci, et un reli-* 
quaire en bois de tilleul de Buontalenti, 

Dans le Ckiostro çerde, cloître orné de pein- 
tures de couleur verte par Paul Vccello, par Del^ 
lOf et d' autres artistes, on rencontre il Cappcilone 
delli Spagnuoli. Chapelle où il y a des belles 
fresques de Tadée Gaddi et de Simon Memmi, 
un Crucifix de marbre sculpté par Pieratli. et un 

3o 



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35o 
tableau rvprèuDtaDC S. Jacqaes, d' Alex. Allori 
qui peignit aussi la tribune. 

Dans le grand clottrcy Poecettî, Santi di Tito, 
Giçoii, Baldacei > Fei , Butteri ^ Alex. Allori^ Buti^ 
Gamberucci, etc. ont représenté dans cînijuante 
lunettes 1rs actions les plus méviorabies des Saints 
Dominique, Pierie Martyr, Antonin archevêque de 
Florence, et Thomas d'Aquin. La Pharmacie di 
S. Maria Noç^ella est fort renommjée par se% esscQ. 
ces, son aichermès^ et par les bonnes liqueurs qu* 
on y prépare. 

Loggia di S Paolo. Ce portique situé en face 
de r église de S. Marie Nouyelle, élevé d* après un 
dessin de Brunelleschiy fait partie d' un édifice oà 
on a établi des écoles publiques pour les jeunjCf 
personnes du seie^ et tni pensionnat dirigé par de^ 
religieuses. 

S. Paolino. L'église de S. Paul n* a qu'une 
nef, et quatre chapelles. On y voit le martyre de 
S. Lucie peint par le Volterrano Franceschini, 
une Annonciation de fra yéngelico ou de Raphaël 
del Garbot un tableau de Ferretti ; deux médail- 
lons peints Tun par M. Meucci et T autre par 
Ignace jffugford, le ravissement de S. Paul par 
Curradiy de belles fresques de M. Dominique 
UdinCy un autre tableau de Curradi, une S« Vier- 
ge avec S' Thérèse d« JUarchesini^ Jésus qui ap-» 
parait à S. Jean de la Croix d' Ignace Hugjord^ 
ti Jésus dans le jardin des oliviers de Thomas 
Qherardini, 

V Oratoire de la Confrérie des BacchettQ- 



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35t 
jlî ûu Vdn-cheioni fondée pir U vénérable flilp- 
poUte Gabntini , offre iqaelqttH bonnes peintures^ 
X AfiOBpkion et le bienbeareux Hippoltte précbant 
et dessut «n arbre, par Gioi^ûnni da S. Giopan^ 
,ni; S» Jean Baptistey S» Jean Evang^liste, et S. 
.Philippe Neri aveo plusieurs anges^ par le Folter^ 
rano,' S. Antonin, S. Chartes, et divers autres Sain- 
4Éy païf F. Boschi et Cecco Brapo; deux tableaux 
4e Pierre Daadini et6« 

L' Eglise de S. Mmrtin i danis la Via délia 
Sculat an coin de la rue poherosa^ est ornée de 
stucs et de tableaux peints par Augaslhi Gidoni et 
par Ferretti. 

Palais Stiozzi. Ce palais bâti d' apris le des- 
sin de L^on Baptiste ^/^?rfi aux frais de Bernard 
JRucellai, appartint, pendant quelque temps, à h 
famille Médicîs. On voit dans \t jardin de cette 
maison la statue colossale en briques couverte de 
stuos du gëant Polyphëme , et une belle statue 
d' Uranie sculptée par M. Etienne Bicci. 

Le nom du fondateur de ce palais Bernard Ru- 
eellai» rappelle un des meilleurs écrivains du XY 
siècle , le généreux protecteur de I* Académie pla* 
tonicienne après ta mort de Laurent le Magnifique. 
Ce palaisy et les magnifiques )ardins qui en depen- 
daienty ornés des monument antiques les plus pré. 
cieux ( Orti Bucellarii ) furent destinés aux con- 
férences philosophiques dé Tacadémie dont faisaient 
partie Machiapellij Pierre Martelli^ Louis Ale^ 
manni , Jacq. da DiaccetOy et plusieurs autres 
Savants. C est dans ce palais qu' en 1 5 1 5^ à Toc* 



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Z5i 
casioD d'une fête donnée â îàoû X^Çob représenta 
la Rotmonde de Jean de Bernard Ruccellai, la pre- 
mière tragédie qni ait paru sar la scène en Italie, 
c* est ici où V illustre secrétaire Florentin pronon» 
ca scî discours sur la première décade de Tite-Live, 
où fut ourdie une conspiration contre ks Médicis, 
etc. 

Le Couvent âeS. Jaeopo di Ripoli a été trans- 
formé par le Grand-Duc Léopold en un Ccmserva^ 
toire ou pensionnat de Jeunes demoiselles diri|;é 
par des religieuses. L^ Eglise renferme plusieurs 
ouvrages en terre cuite vernissée de Luc dellm 
Bobbia / un tableau de Ghirlandajo représentant 
le Couronnement de la Yierge; un S. Jacques opé- 
rant un miracle^ d'Ulysse Giocchi; une AnnoDoi»- 
tion> par un peintre moderne, etc; 



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353 
PORTE AL PRATO. 

( Fué de la Porté al Prato ) 



V^étle porte tiré sob nom d'un grand ^té qui 
fui était <$(NitigB, c« dont une partie se voit encore 
de nbs jotir«, C'est sur cç pré que nos flncêti^s 
$* exerçaient en différent jeux, et entr' autres à ce- 
)0f dit Aa caiciOy dont le comte Jeanf Èardi nous 
à laisse les eonstitutions. Ce jeu qii ûr' est plus en 
usage 9 consistait en deux rangs de Jeunes gens à 
pieds, sBtï9 armes> et avec un uniforme de eouleur 
différente,, qui tachaient de faire passer de volc'e aa 
de là du terme opposa ira faaion de moyenne gros* 
«eur : la palissade devait avoir 17!) krasses de long, 
sur 86 de large^ et a de haut. Les combattans de- 
vaient être au nombre de 54> et ne pouvaient avoir 
moins de 18, ni plus de 4^ ans On n'admettait 
parmi les combattans que des soldats, des gentils^ 
hommes, des seigneurs et des princes: on donnait 
ce spectacle ordinairement dans le carneval , et il 
servait à eiercer la jeunesse. On prdtend que les 
Cîrccs en aient été les inventeurs. 

3o* 



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354 

A côté de la terrasse dite des Princes, ou la coirr 
Tient jouir du spectacle de la course des chevaur 
qui a lieu le jour de la S. Jean i est l' atelier dea 
frères Pisani sculpteurs eu albâtre* 

Santa Lucia est une ancienne ^tise dont le 
mahre- autel est ornée d'un excellent tableau de 
Dominique Ghirlandajo <(ui représente la Nativité. 
Les autres peintures <(u'on j voit soni de Pierre 
Ca^fallini, cT ÂnU Puglieschi etc. 

Ognissanti. Ce monastère d* abord habité par 
les Vmitiatiy religieux de Tordre de S. Benoît, 
fondé par quelques malheureux milanais échappét^ 
des ruines de leur patrie» el qur contribuèrent 
|HHssamment au perfectionnement des manufacture^ 
de draps en Toscane, éprouva par la suite beau^ 
coup de vicissitudes et passa enfin en i55^4 ^ l'or^ 
dre de S* François qui eu' est encore aujourd'hui 
en possession. La façade de V église est de Mathieu 
ISigetti. Le bat-relief en terre cuite vernissée pla- 
cé au-dessus de la grande porte ett de Luc délia 
Robbia, V Eglise rébâtie en 1617 par Sébastien 
Pettirossi y présente ua plafond peint par .fto- 
mei f et diverse» chapelles décorées de tableaux 
et de peinlures^ que nous allons indiquer en com* 
mcoçant par le tableau qui est sur le premier au- 
tel à main droite en entrant ; la Vierge. S. Joacfaim 
et S. ânne, de Fincent Dandini ; V Ascension, de 
Louis Butteri; S. Elisabeth Reine de Portugal de 
Mathieu Rosselli : la S. Vierge, de Santi di Ti- 
to; un S. Augustin, peint â fresque par D. Ghir- 
dajOf et un S. Jérôme de Sandro BotticeUi: un 



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3«f* 
S. ftzïiçoh, ie Nidodème Ferrucci: là* CoDcè^ 
ption, par f^incênt Dandini; le bienheureux. Sal^. 
yadore da Orta périssant des maladet, par Do^ 
minique Pugliani ; S. Diego d'' Alcala, par Ligaz^-' 
zi; S. Pierre d'Alcân^ra et S. JhiMe, de Laz»'. 
zéro Baldi / une petite ceiipole pekite par Bone^ 
chî; et deux tableaux de Fincetit Meueci ; daut 
la chapelle Vespucci^ un S. Benardinùf dans ud 
tabernacle; deux ta-bleaux d* jéndré del CastagnOf 
et S. BernardÎBO aVee S. Giovanni de Capistrano 
par rincent Dtmdini ; del peitituret de Ferrucci 
et de Laurent del Moro / S. Elisabeth par Jose^ 
ph Pisani; S* Rose de Vtterbe, par le méoiei une 
petite coupole, des knettes et des tableaux peints par 
Jean Cinqui^ S^ Antoine de Padoue par Benoit 
iti Feglio ^ S. Pascal de Pierre Dandini^ der 
tableaux de 6^iVerf/ la coupole du* mattre-auteli 
peinte par Giovanni da S. Giovanni ^ S* Claire 
allant ':à \û rencoatte de» Sarrasînr, par Cosmt 
Gamberucci :• S. Bonaventure communie par un 
ange, de Fabrice Boschi^ une fresqiie de Pinzani 
sur la façade du choeur; puisyS. Giovannî da* Ca- 
pistrano^par Pierre Dandini ^ une S. Grêche dont 
b cabaane et les Anges sont peints par Agosiïiu> 
^eracini / un tableau de Marchesini ^ S* Bernar- 
dînodâ Siena, de Fabrice Boschi ) une Assomption 
de Thomas da S. Frediano et de Santi di Tit(y\ 
S. André, par Mathieu Bowselli ; une Annoncia- 
tion de Barthélémy Traballesi ^ une fresque de 
Pierre Cavallini, etc. On doit en outre remarquer : 
k maUre* autel eu marbre » orne de pierres duM» 



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iipfOfiétê qui repréienlent l histoire di^ S. Fran- 
çoiS) et un Crucifix de bronze de Barthélémy Ce/i- 
m/uy quatre statues de la maio de François GaV'' 
giotlishuéet dans des niches au Voisma^e du maitre- 
autel; r orgue, et (a chaire à prêcher. Des deux 
clottres de ce couvent, le premier mérite seut d'at- 
tirer les regards des ^(rangers pour ses peintures ié 
fresque, où V on voit reprës*întëe h vît de S; Fran- 
çois depuis sa naissance jusqu* à son passage à tra-^ 
▼ers les flammes en présence du Soudan d' Egypte* 
Lés qufaze premières lunettes sont du Ligozzi; 
cinq de Giovanni da S. GiotHtnni^ deux de Gidoni 
^ère et fils, et deux antres du Ligozzi sont e^écu*- 
tées avec beaircoirp dé soin et de perfection. De ctt 
dernières 1* une rep^rétenle Y entfeVue de S. François 
avec S. Dominique; les tètes des nombreux person- 
nages qui en font partie sont toutes superbes, d*un 
beau style et différentes les unes des autres ): cm 
apperçoit dans le lointarn T église de S. Jean de La- 
tran, et On lit sur h poitrine d'une figure; a confu^ 
sione degti amici MDL, c'est-à-dire des envieuK 
H des malins, selon Lanzi, incription tracée par 
Ligozzi lui même sous son meilleur outrage en ce 
^rnre , pour reprocher sans doute aux religieux! 
d avoir fait peindre cinq lunettes à Giovanni da 
S, Giovatinii son rival; l'autre fresque du Ligozu 
représente S. François agenouillé recevant le stig- 
mates. Nicodème Fevrucci est T auteur àts autres 
lunettes. Quant aux portraits peints sur les piliers, 
ils sont des frères Boschif à l'exception de celui 
du Cardinal Laurent Gocza qui est de f". Meucci, 



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557' 
ta Chapdle ffaf onr trcwre daas oe cfeHre» à été 
perptè'par Churles Portelli de Loro>e€ la. Gène 
qui orne le réfectoire est de Dominique Ghirlafk- 
dajo. 

Parmi lies patats- de là Bue d' Ognissanti^ ity 
» en a plusieurs qui sont rcmarqvabks pat leur 
architecture: on peut voii'en outre datf$ U palais 
des' MarteWni uire galerie de tableaux où existe 
une excellente peinture; représentant T avancement 
des sciences et des arts, qui passe pûur le chef d' 
oeuvre dé Meucci, 

Hôpital de S. Jean de Dieu. Un j arrive pat 
on bel escalier divise ea dtux raihpes et précédé' 
d' un testit)ure où sont rangées plusieurs inscriptions* 
qui rappellent les titres et les noms de tes bienfai- 
teurs. Cet Hôpital établi au premier étagey se com- 
pose d^nune grande salle spacieuse, longue de i23l 
pieds et large de 33. pieds eC demi, bien aérée et' 
étfairée, tenue tr^s proprement^ où il y a deuï ran- 
gées de lits en fer. Au bout de cette salle sont plu-^^ 
tieurs chambrer parti^sulières Les hommes seulement 
y sont admis moyennant une modique rétribution. 
On en reçoit environ 4o5 par an , e( il n' y en- 
meurt que sept sur cent. 6e petit Hôpital, dit Ho-' 
ward> qu' on visite avec beaucoup de satisfaction^ 
présente la réunion de plusieurs avantages impor- 
tans p trop souvent négligés dans les grandr établis- 
temens de ce genre, surtout en Italie. 

Théâtre d'Ognis^nti. Ce théâtre est un der 
plus petits de la ville^ et ne sert qu' aux représen-^ 
iations de la comédie. La propriété de oe tJiéàtre 



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^5« 
iltiefttirôb 1^70 ap^ntitnt à bn^ «eaÙmiedile 
des Soltecitii qui u pour embléAie nft cOq, et pôor 
dévisie SoUeciti» 

Palais Ricasolv Ce palait situe à rcïtremit^ 
de la Roe Ognissanti'i à la descente dti pont alla 
Carraja fut élevé sur fe dessin de Michelozzo et 
est orné de deul façades, il cbmaHinîque par ua 
ehemîn sottterraià atecun joli jardin placé vh-i»vif» 
é^ palais; sur la rive du fkmt. 



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V 






1 



^ 



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S59 
( Fue du Pont allçt Carraja; } 



xjie pdQl , aipsi appela paîtra' il ëtait apparenif 
ment le plus frëqaeoté par les chars ^ fut Àltfië en 
i3i8, d'après le dessin d'Arnolphe di Lapo* Il 
fut d^abord coDstruît eo \m%\ mab ëfant plosievrf 
fois renversée par les dëbûtdeinetis de la rivière, 
ou pour d'autres accideps» Cjôme I. le fil r^nire 
dans Tëjtat oà c»i le voit de ilOf jours » sons la di* 
rection de T architecte ^/itmonnae/ : cette rëëdifi«' 
cation eut lieu peu après la ruine de l^^^9 qui 
fut la dernière^ 

Palais Bucellai, Ce palais » construit sur le 
dessein de ; Léon-Baptiste jilberii^ a appartenu^ 
comme il ap*>artient encore de nos jours à la noble 
famille des JRucetlaif qui a rejodu tant de service! 
à la patrie. On. assure que le nom de cette famille 
vient de la teinture appelée oricello ( tournesol } 
introduite à Florence par Bernard Bucellai à soa 
retour du Levant» d'où il rapporta d'iminenses rU 
«hesies. Quelques- imsprjétfindeni: qu'il ta apprit 



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36« 
4ani €€8 contr^et le teoret; d^ autres sou^eniieiit 
,f a' il ait été le premier à découTrir dans le toar- 
Beiol la propriété de changer son vert en violet 
au moyen de T urine: mais ce qu'il y a de certain 
c* est que les florentins ont été les premiers a en 
faire usage. On voit vis-à-vis de ce palais les ve- 
jtiges de l'ancien portique des Rucellai élevé d'a- 
près le dessin A'Alberîi. Les poiliqucs, qui étaient 
fort en usage du temps de Ja repubMique^ étaient 
comme chez les anciens xomains, des monumens qui 
caractérisaient la noblesse et la grandeur des famil- 
les aux qneiles ils appartenaient : on y traitait les 
aflEaires^on y concluait les mariages 9 la conversa- 
tion s^ y rassemblait» et on y jouait au trictrac et 
aux échecs 9 jeux assez communs dans le XIV. siè- 
cle. Je terminerai de parkr des portiques en rappor- 
tant que plus les familles acquéraient du crédit, plus 
on respectait le lien de leurs réunions; le portique des 
Aliseï offrait un asyle sacré à tous les condamnés 
qui pouvaient s' y réfugier. 

Direction Générale de la Loterie* Sur l'em* 
placement de l'ancien couvent de S. Pancrace , on 
a construit en 1P09 ce palais destiné à la résidence 
de la direction générale de la loterie. jL' église a 
ét<5 transformée en un salon pour les tirages; et 
tous ces changemens ont é^ exécutes sur le dessin 
des architectes Conti y et Benini : les deux figures 
colossales» dont l'une représente la fortune ^ et Tau- 
ire Tespérance» qui décorent ce salon» sont de Gra- 
sini. La loterie» inventée à Génes^ s'introduisit i 



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36| 
Florence en i j|o; et ce qoî e|t iiogulier> le n. i. 
sortit au premier tirage. JLe fa^atit me des riches et 
des pauvres pour ce jeu^ en a Ibru^é un revenu cpn* 
sidérable de V ët^t ; et bien que Lastri ait cru iju* 
on pourrait V extirper, 1' expërience moderne a ce- 
pendant prouvé que %t% espérances sont loin de se 
réaliser. 

Oratoire de S. Sépulcre. Cet oratoire , qui 
ét2Àt une des chapelles de F église supprimée de S. 
Pancrace , appartient à la famille RucellaL On y 
voit au milieu une copie du sépulcre de Jérusalem 
construite en marbre d' après le dessin de Léon Ba- 
ptiste Jlberti. Le commerce des Florentins avec 
le Levant était alors si commun, que Jean Rucellai 
envoya exprès prendre le modèle et les mesures du 
sépulcre d« Jérusalem, pour édifier celui-ci , dont 
il confia la direction à cet architecte célèbre y qui 
imaginant les ornemens extérieurs en marbres blancs 
«t noirs, que Ton y voit encore de nos jours, imita 
scrupuleusement pour le reste T original, à V exce- 
ption cependant de cette pierre servant d'autel, qui 
devrait être prolongée d'un côté à l'autre de la 
muraille. Ce monument a trois brasses de large sur 
quatre et cinq sixièmes de long, et quatre et demie 
de haut: il correspond exactement à celui de Jéru- 
salem qijant à ses mesures internes. Au-dessus de 
la petite porte, qui introduit dans ce sépulcre , on 
lit l'inscription suivante: 



3i 



X 



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3u% 
* Joatmes Rucellarius Pauli fiL utindt sa^ 
lutem suam precartlur unde omnium cu/n 
Chrisio fattn est resurrectio, sacellum hoc ad 
instar hyerosolimitani sepulcri fàciendum eu* 
raidit mCCCLTLNW 

Cet oratoire a éié répare et embelji en 1 809 aux fraies 
de Jqieph-Horace Rucellaiy ainsi qu'il résulte d'ui^ç 
inscription gravée au-deisous de V autel. 



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^ÀLàlS cfORSINI 
(Vue du quai du pont alla Carfaja) 

} 

et Palais Corsini, 



"alais Corsini. Ce palais qui serait un Att 
^fus vastes de la ville, s'il eût été termine, fut d' 
abord âcvë sur le desrin de Pierre-François Siha-^ 
ni, et par la suit€ agrandi, sans cependant en alté- 
rer V architecture toscane, c^ui fut dès le commen- 
cement suivie par cet artiste distingua. Une grande 
(SOnr divise ce palais, et conduit à 1- escalier prin- 
cipal construit sur le dessein d'Antoine Ferri, il a 
deux rampes qiii se refttnissent dans un beau vesti* 
bule, d'où une troisième qui termine l'escalier, 
conduit an premier ^tage. Le vettibule est orn^ de 
h statue en marbre du pontife Clëment XII. issu 
de cette famille. Le salon, qui a 40 brasses de long 
sur aS de large, est décoré de statues et de bustier 
en marbre très-«stimé$; et on y voit le plafond peint 
à fresque par Antoine-Dominique GabbianL Lés ap- 
partemens sont peints par Gberardimy^dx Dan-^ 



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364 
dini, pair Puglieschi | et far d' autres artistes de 
mérite : il y a une chapelle peinte par GkerardU 
ni\ et ornÂl d' un tableau de Charles Maràtta. On- 
doit remar(|iler dans ce palais un escalier ta lima- 
çon. Les meubles pr^ieuir, et les superbes tableaux 
anciens et modernes^ qui forknent V apanage de ce 
palais!, le rendent un des plul somptueux. La fa- 
mille Corsini \a\ donna jadit un successeur à S. 
Pierre^ a éié encore une fois honoré sur les bords- 
du Tibre, par la nomination du prince don Tho- 
mas à la charge importante et tespectable de sena^ 
teur de Rome. 



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3^ 



^ 



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365 
PÔKT A S. TRÎKITA 

( ^ ttc du Pont a S. TrinitOf } 



p 



ont de ta Trinifé. Ce podl: eilSé cd x^St. 
par les soins de ttiessire Lamhérto Frescohaïdiy 
étant totalement ruînë en 155^, Côme I. en or- 
donna aussitôt à Bartbëlémy Ammannati la re^ 
constraction. quî fut execute'e \ année après> et qui 
coûta 2îi3,44o francs, lï a ëlë dernièrement re'paré 
aux frais de la commune de Florence. La beauté de 
ce pont, considéré à jurte titre comme un chef- 
d'oeuvre d'architecture, consiste dans F arcade à 
anse de panier> qui lui donne une légèreté surpre- 
i^nte. Il est orné de cjuatre statues en marbre qui; 
représentent les saisons: l'hiver a été sculpté par 
Tadéc Landinii l'automne et l'été par Cacciniy 
et le prinfemp» par Francavilla, Le â8 octobre 
i6o8 les Pisan» (jui étaient venus a Florence pour 
fêter \ts noces de Côme II. avec Marie- Magdcleine 
d' Autriche donnèrent sur ce pont, selon 1' usag;e dr 
leur pajs, cette fangeuse bataille simulée dite giuoco 
del ponte y dont les savant attribuent aux Grec»* 



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r origine. Ferdioand Orsini fils do dac de Braccîa- 
BO y commanda la faction du midt^ et Marins Sfor^ 
za comte de S. Fiora celle du nord: chacune de 
ces factions avait dix compagnies de 3o soldat» 
avec %tt officiersi et plusieurs înstrumens^ guerriers ; 
et r armure des combattans consistak, comme à 
r ordinaire, en un casque de ier^ en des brassards 
piqttësi et en une targe ovale en bois avec deux 
anses pour Y empoigner. Ce spectacle fut magnifi- 
que par la bravoure des combattans, par la présence 
de la cour , et par Y affluence des spectateurs. Je 
terminerai cet article en rapportant qu' en 1490 
en i5i^ et en 1604 les eaux de F Ârno gelèrent 
uJksBicnt, que les Florentins firent plusieurs jeux 
sur la glace : la dernière fois y eut lieu une course 
d^ traineaux. 



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1^ 



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3isy 

PLACÉ DE S. TBIKÏTÉ. 
( Fue de la Flace de S. Trinité)/ 



X lace de S. Trinité Au milieu de celte placd 
est une colonne de granit oriental surmontée d' une 
statue de porphîte représentant la Justice, monu- 
ment élevé par Conne I. pour éterniser la mémoire 
de la victoire de Mont&tïiarlo'. 

V église de S. Trinité appartient afnx moines 
de la Valombrense, et fut élevée eu ia5o par Ni- 
colas Pisano. Là façade est de Bernard Buon" 
talenti, et est ornée d'un bas- relief et d* une statué 
de S. Akzil sculptés par Jean Caccini. Voici les 
tableaux (jui décorent fes^ autets , en commençant 
par celui qui est placé sur le premier autel à main 
droite : ta résurrection de J. C. de Thomas da S. 
Fredianoi S. Jean Baptinte ^ peint à T huile par 
Curradi à V âge de 80 ans^ Jésus Christ mort» par 
Passignano ; une Annonciation, ancien tableau dis 
Lorenzo moine Camaldule; le bienheureux ToreHOr 
de Santi Pacini ^ des fre$ques de Dominique 
Ghirlandajo^ S. Pierre igné de Tadèe Mozza: 



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368' 
b multiplication des pains^ par Dominiqû, PesirU 
ni; la Sainte Trinité, de Pierre Dandini ; le 
naufrage dé S. Pierre par Cristophe Pilori et Za- 
nobi Rosi } Jésus Christ donnant les clefs à S. 
Pierre par Jacques da Einpoli; dès hinelCes pein- 
tes par Giovanni da S. Giovanni ; deux tableaux 
d' Ignace Hùgford ; des fresques de Poccetti ; 
deux tableaux dé Pierre Marie Pacini dans la 
Chapelle délia Madonna detlo Spasimo/S. Cmi- 
tiié, du rerini;S. Jean Gùalbert, de M. François 
Corsi ; le mariage de S. Catherine, copie d' après 
t^aul Veronesé ; Jésus portant la croix, de Figna- 
ti ; Jésus dans le jardin itt olïviersy par Mathieu 
JRosselli; dians la Chapelle des Stroz'zi ou dés Car- 
ducci, une Annonciatibn, i' Empoli ; l'a mort de S'. 
Alcïis, pai' Gambérucci ; ïe martyre dé S. Lucie, 
])ar Pompeo Caccini ; et les fresques de h coupoVe 
qui sont du Poccelti, On doit aussi observer dans 
cette église plusieurs beaui mausolées, diverses 
sculptures assez estin^e'esr, et entr' autres uùe statue 
de S. Marie Magdeleine , en bois, cômiiiencée par 
Desidetio da Stttignano et terminée par Bene-^ 
detto da Mafano', 

Le Couvent de S. r/im/rf construit par Be^-^ 
fiatd Buontalenti y est vaste et magnifique. Ou 
toit dans le réfectoire des lunettes peintes par GiO'' 
Hmni da S* Giovanni et fstt Nicodénte Ferrueci. 



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PLACE DÉSSS. itPOTRBS: 



Gli Apostoli. V église des Saints Apôtréif 
tî\ saos contredit V une det plut ancieiiDes ëgliseir 
de Florence. Elle est construite avec goût et ëlègaa- 
tstyei atteste (jue 1er bonnes règles de l'architectare 
n'étaient pas encore méconnues en Toscane an X. 
siècle époque où on en fixe la fondation. Philippe 
Srunelleschi k- prit pour modèle lorsq'il fut charge' 
de r édification dés églises de St. Laurent et du- 
St. Esprit; où il imita une faute grave, en faisant 
poser sur le pavé les basesf des coibnnes qui' sont 
entre ks nefs , et en élevant lès bases des pilier» 
correspondants sur les marches des Chapelles. On^ 
doit observer dans cette église, lerebiets suivants:- 
St. Martin faisant l'aumône, de Gamberucci ; St. 
Pierre guérissant un estropié, de Roncalli delle^ 
Pomarance; la Conception, cbef^-d' oeuvre du Fa-» 
sari: ui^ ancien tableau de F Annonciation; St; 
Antoine abbé; le tombeau d' Oddo degli AUoviti^* 
très bien sculpté par Benedetto da Rovezzano p 
une image de la Vierge peinte à fresque du temr 
AtGiotto^ un orgue du maître Noferi ; deux* 
bustes en marbre de Jean Gaccini; un bas-reliei^ 
Ae Luoa délia Rebbia ^^nvkt Nativité de Tommuaof 



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âa Su Frediano^ St. liliéliel'^ d* Étieiiiie Aarû- 
tellii St. François de Sales, de Gabbiani,- des fres-' 
qiies die Boàechi; on Crocifiement d' Andrë J?o- 
scoU, «^ ^^ tableaa représentant St. BartMëinj. 

On conserve prëciéasemeBr dans cette ëglise troir 
iborceaux de pierre siliceuse qa*0Q Croît, mal à' 
propos, avoir fait partie da Sépulcre de Jésas-Christ, 
^ui était construit en pierre calcaire , et on s' en 
sert le samedi saint pour obtenir le feu sacré qui 
tu de lî transporté à la Cathédrale, béni, distribué, 
et communiqué i un feu d' artifice établi sur un 
élîar qiue 1^ oo promine yin^'^Çànio déi Pazzf, 



ANCIENNES THERMES. 



Monsieur Antoine Peppînî vient de former ub' 
iiMisstmcnt de bains dans remplacement des an- 
ciennes thermes de Florence , édifice romain , qui 
occupait, avec st$ dépendances un espace fort con-: 
sidérable dans rancièiine cité. Dans son intéressante 
entreprise, il a vile surtoirt à obtenir la propreté' 
ft 1' élégance qiii conviennent aui^ moeurs aetuelles,. 
ainsi qu' aU choix df une position centrale et d'un; 
édifice isolé; conditions dont le prix a été générait^ 
ment senti , et qui' font que son établissement est 
très fcéqîicnté , tant par les florentins que par les* 
étrangers* 

L' architecte , Monsieur Télémaque Bonafiiti , 
di^e éiivt du savant professeur Monsienr le (%e-* 



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(Vaflier Ibscph del Resso» en a dirige la cliitribatio|i 
et le detsein. Quant à V emploi de ce i^âtîuKiit^ sa 
Ipnne ëilëtiearè F indi^fie auez; maison a tu t^i 
de F énoncer plus clairement au moyen d' uqc ji.Q^ 
^icrîpiion sur Ja façade^ où oo lit : 

BAGNI VEULE ANTICBE TERME 

DI A, Peppin^. 

Ad-dcdans , la distribution répond à IVemploi , 
car on y jouit de tonte la liberté et de toute la 
commodité possible , aussi bien que de tout ce con^ 
foTtahle qu'il était pejrmis de joindre à un éta- 
blissement de ce genre. 

Monsieur Peppini, d* après V avis de physiciens 
le plus habiles» qu' il a eu soin de consulter, a placé 
les baignoires au premier étage , afin d' éviter les 
hn pressions trop sensibles des diverses températures. 
Gela a donné lieu à construire un escalier fort élé- 
gant qui aboutit à deux galeries où sont les cellules 
respectivement destinées pour les messieurs et pour 
les dames, 

Les bains sont, ou chauds, ou froids, ou tem? 
pelés à tel ou tel degré selon qu'on peut le désirer 
ou en avoir besoin. On y trouve aussi des bains à 
vapeur^^de^ bains composés à V imitation de ceux 
d'eau miaérale, et des sources thermales le plus en 
usage, tant en Toscane qu'ailleurs, diaprés les re- 
cettes des médecins, fidellement exécutées. Il y a 
enfin des douches internei; et exterues d'eau pure 



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'37^ 
^VL d' eia comj^OKSe > léloo le genre de oudadie^ «( 
tellet qu'on en peut faire usage même pendant 
rbiver» lorsqu'il ifrait impossible de séjourner aur 
véritables thermes. 

Pour chacun des dils usages » ou y trouve un 
dépôt particulier de linge^ soit en Un» soit en chan- 
vre, laine, ou cotOQ| et de fort bons $;trigiUes an- 
glais pour se racler la p^u 5 eniiu , il y a tout ce 
qui peut contribuer à la propreté, à 1' agrément, et 
à la salubrité. Pour que rien n' y manque, même 
de ce qui ne tient qu'j^p luxe^et à la délicatesse, on 
y a adjoint un dépôt .4e toutes sortes de parfume- 
ries de Paris les plus r|cberchées , de vins étran- 
gers, esprits, liqueurs, b^rre de ton|es les qualités, 
ainsi qu'un très bon restaurait, un café, des lits^ et 
des appartemens meublés fort élégamment. 

C^^est le premier juillet de l'année 1826, qu'a 
été ouvert cet établissement, dont, (usqu' ici, la sa- 
vante Florence avait été privée. On en est redeva- 
ble aux soins et à 1' empressement du propriétaire. 
Monsieur Peppini, qui a eu recours aux artistes les 
plus habiles de Florence, et qui, de cette manière, 
a voulu contribuer au lustre et à T embellissement 
de cette florissante capitale , Chacun dans sa bran- 
che*, tous ces artistes ont rivalisé de zèle, sous la 
direction de V architecte. Sont surtout dignes d'élo- 
ges, le maître maçon Nicolas Marielli , qui a mis 
dans Tédification de ce bâtiment autant d'exactitu- 
de que d'empressement» et Monsieur Charles Bo- 
oajuti, charge de V ameubiemeut« de la division des 
annexes > et de tout ce qui pouvait servir à V agré- 



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ment et à la oommoditë^ ce dont il s^eU acquitté avec 
un goût et un discernement admirables. L'abondan- 
ce des marbres, des pierres des peintures analogues^ 
du fer^ du bronze etc. » joint à tout ce qu' on vient 
de dire, constitue un ensemble digne d' admirati- 
on , et d'attirer un concours constamment nom- 
breux. 

NB, Le susdit Peppini tient un grand magasin 
dans la Rue Porta Rossa au 14. 1024 près la Place 
Ste. Trinité» où il vend à des pri^ très modérés 
d'excellents vins étrangers , du Thé, du CalTé, du 
chocolat) du sucre 1 des Bougies, des Sauces An* 
glaises du Pickler et toutes sortes d'épiceries etc. 
etc. etc. 

Loggia del Mercato Nuot^o, Ce portique fut 
élevé sous le règne de Cosme 1. pour la comodité 
des Marchands qui s'y rassemblaient pour traiter 
de leurs affaires, On y voit, au milieu du pavé, un 
carreau de marbre sur lequel on faisait battre le 
derrière aux banqueroutiers , punition publique et 
infamante qui jadis était aussi en usage à Liop. Le 
beau sanglier de bronze qui sert de fontaine fut 
exécuté par Tacca d' après un ancien n^odèle en 
marbre que l'on voit dans la Galerie. Ce portique 
est surmonté d' une vaste pièce destinée à conser- 
ver les minutes originales des actes publics et de« 
testaments faits par les. Notaires. 

Le Quartier du Mercato-Nuovo continue, 
encore aujourd' hui comme autrefois, à être le cen- 
tre du commerce de Florence le quel consiste sur 
tout en soieries. La récolte annuelle de la soie en 

32 



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^74. 
Toscane s'ëlève à plut de i5o mille livres, et on ne 
fabrique en aucun pays des étoffes de soie noire 
d*une ^ussi bonne couleur que dans cette ville. 

MercatO'Fecchio. Ce quartier qui occupe le 
centre de la ville, était autre fois Labité par les 
premières et les plus anciennes familles de Florent 
ce. Le vieux marché est maintenant destiné à la 
vente des comestibles, des légumes, et du poisson. 

Le ÇhettOy le Ghet , mot hébreu qui signifie 
séparation, est le quartier des juifs, où on entre par 
trois portes différentes. Les juifs furent appelés i 
Florence en i43o pour mettre un frein à V oppres- 
sion et à r usure exherbitante des riches fllorentins 
qui prêtaient de l' argent à plus de ^5 pour cent. 
C'est surtout depuis le Grand Duc Léopold 1 qu'ils 
sont traités avec humanité et qu'ils jouissent des 
mêmes droits que les autres sujets Toscans. Leur 
nombre s'élève maintenant à plus de i,5oo. 

Non loin de la Julperie est le palais Fec^ 
chietti construit d'après le dessin de Jean Bolo* 
gne, duquel est le Satyre eo bronze placé al Canto 
dei Diaifoli. 

Palais Strozzi. Philippe Strozzi l'ancien père 
de cet infortuné Philippe si cruellement immolé à 
la vengeance de l' implacable Gosme I, fit bâtir ce 
palais, dont Benedeito da Majano et puis le Cro- 
naca furent les architectes. La corniche qui eo 
couronne la façade, et la cour sont du dernier de 
ces artistes. Les belles lanternes de fer que Ton 
voit attachées aux quatre coins de ce palais att«- 
affilient des services rendus à l' état par la famille 



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375 
étro'zzi car ce n' ëtaît qu'aux personnes qui avaient 
acquis des droits à la reconDaissance publique^ qu* 
on accordait jadis fe privilège d*. orner leur maison 
de lanternes, 

5. Gdetano. Gctlc églisie anciennement connue 
sous^ le nom de iV Michèle Berteldc fut rcbâtre 
par Mathieu Nigetti. La façade éhev^e en i643, 
ornée de piliers cannelds» d' armoiries^ de statues et 
d'autres ornemens, est grave, lourde, trop sur- 
chai'g^e. C est un exemple frappant du mauvais 
goût qui, dans ïe XVI i siècle, régnait dans les be- 
aux arts comme dans la littérature. L'église pré- 
sente une seule nef de laquelle se détachent trois 
chapelles de chaque côté; elle est, ainsi que la fa- 
çade, surchargée d' ornemens. Quatorze statues re- 
présentant des Apôtres et des Evangriistcs sont^ 
placées en autant de nich<?s; elles sont sculptées? 
par les artistes les plus habiles de ce temps.-là: J. 
B. Foggini. Novelli, Caccini, Piamontini, For- 
Uni, Pettirossi , Cateni et Baratta^ On peut y 
observer l«r objets sufvans. 

Le Martyre de St. André apôtre, d" Ottavio 
Vannini duquel sont aussi la fresque de la voûte 
de la première chapelle, et le» deux tableaux late'- 
raux-, deux bas-reliefs de Foggini ; St. Michel., et 
deux tableatix relatifs à la vie de St. l^ierre , par 
Jacopo yignali $ une voûte peinie par Augustin 
Mitellij St. André Avellino a St. Gaétan adorant 
h Ste. Trinité, de Mathieu Rossetli\ les portraits 
d'uf^ Cardinal et d'un archevéj.ue de la familU 



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376 

Martelli; St. André ATellioo frappé d'apq>lexie 
pendant qo* il eélébrait ta messe, par Hugsford ; 
àcvit tableaux de François cl d* Alphonse Boschi; 
le martyre de St. Laurent par Pierre di Cortone; 
une voûte peinte par Colonna et Metetli; un St. 
François de Jacopo da Empoli; un St« Laurent 
de Mathieu Rosselli; un tableau du père Galletti 
théatin; une voûte pernte par Curradi et Fanni^ 
une adoration des mages ît Oltai^io Fannini^ V 
exaltation de la Ste. Croix par Biliberti. 

Parmi les monunrens sépulcraux <|âi existent 
dans ce temple, on doit remarquer celui de Lau^ 
rent Lorenzini y disciple de Vincent Viviani, ma^ 
tfaëmaticien attache à la Cour de Toscane, qui, 
malgré son innocence, fut enfermé pendant 9. ans 
dans la tour de la forteresse de Volterra où, livré* 
à lui seul et sans aucun aide, il composa en latin, 
un ouvrage très remarquable sur les sections coni- 
ques qui u^ a jamais été publié. 

*SiVe. Marie Majeure. Le Couvent de Ste. Ma- 
rie Majeure beaucoup moins ancien que T église , 
appartient aux Croc if cri y ou padri dcl buon mo^ 
rire, ordre religieux fondé par St. Cammille de 
XelTis. L' église est divisée en 3 nef, les arcs com- 
pris entre les piliers sont en cintre aigu tandis (pie 
1* ordre corinthien régne dans V architecture des 
chapelles. A'ous citerons parmi les tableaux et les 
peintures qui s* y trouvent: St. Albert, du Cigoli; 
Ste. Magdeleine, de Pugliani: le martyre de St. 
Biaise, d' Otta\>io Fannini; St. François stigmatisé 



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3/7 
dfe Pierre Dandini: St. Câmmille dtc Leilis , par 
Mr, Georges Berti; V Elie du FolterranOt peint 
sur ta voûte: St. François de Mathieu Rosselti; 
)a descente du St. Esprit, du Passignano ; une 
ilnnonciatioD de Paul Uùcello / et un St. Jeaa 
d' Jgnolo Gaddi. Qti y voyait autrefois le tom- 
beau de Ser Brunetto Latini auteur du trësor, te 
maître du Dante et de Guido Çavalcanti^ et ce- 
lui d' Armato degli Armaii, inventeur des lor 
nette». 

Palais Orlandini del Beccuto. Ce palais ap- 
partenait aucrennement à la famille Chiatucci , de 
laquelle il passa à Antoine fils de Léonard Gondi. 
Lorsque cette dernière famille le possédait, Jérôme 
fils de François le fit rebâtir vers la fin du XVI. 
siècle : on y voit se% armoiries au-dessus des fenê- 
tres. En 1679. la famille Orlandini Tacheta dcn 
Gondi et y fit des agrandissemens sur le dessin 
d' Antoine Ferri^ V architecture de la cour est 
d' Ignact del Rosso* Ce palais a éié dernièrement 
reparé; et on en a rendu la vue plus agréable par la 
démolition de plusieurs maisons qui étaient en face, 
sur remplacement des quelles on a formé un joli 
petit jardin. On ifAi savoir que lorsque ce palais 
appartenait aux Chiarucci, on y accuellit Balthasar 
Coscia napolitain promu au pontificat sous le nom 
de Jean XXIII. qui arriva à Florence k i4> juin 
1419* Quoique l'on pense généralement queCôme 
de Médicis augmentât sa fortune avec les ricbessts 
usurpées i ce pontife^ un pareil fait manque ab«o- 

»2* 



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378 

lument de preuves, et de simples conjectures sonC 
bien loin de le rendre vraisemblable. 

On rencontre aux environs de Santa Maria No- 
vclla, la Casa dei Cartelloniy maison que fit élever 
Vincent Viviani, disciple de Galilée, avec la ptn- 
sioa que lui payait Louis XIY. La façade de cette 
maison est couvert d' inscriptions qui attestent la 
reconnaissance du fondateur envers^ son maître et 
envers son bienfaiteur. 



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r 

J 



Os 

1, 






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^i9 

QUARTlEPi DIT ST. ESPRIT. 
( Fue.de la Place du Si, Esprit. ) 



L lace du xft. Esprit, Celte place fut agrahdif 
«ti f'jga, en t'^gjf et en i Soi. par la démolit i oit 
de plusieurs mations dotft la commade de Flofen- 
ce fit à cet effet l'acquiftitioQ. Au œilteiâ de cette 
|>iace Ott vîyrC u&e fontaine que la coiamuue j fit 
construii^e <cn 18 1 9. avec ées mat^iatix ifii avaient 
jas^u' al(>rs%«rfî aHlearsy sous Is dirrctioa du pro^ 
fesseur ^os^ph dt^ RgIssù. Le '«{uamâer du St. Et* 
fYft ; cbùuù' aiieieatie«)«gt Isoàs le nom dé seâto 
rtOltrktrnO'^ émM dff^ktim là r^ridence principalt 
des marckattds et des f^bticaos de laiue > depuis 
que, ^' aprèi V exemple Jdes Feilutî y aujourd' huf 
princes de S.Gteinente, ksxttoj^fts tes plus riches 
y construimeftt des palai» pnagiufiqiiec'^ «t j for-* 
mëreul la vue dile maggio, aiir^v»i«tion de maieu- 
te, ou traosfera ea i45»w sur la plaee du St. E^rU 



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ii grande foire des draps qui avait jusqu'alors eu' 
lieu tous In ans le 1 1. novembre^ jour de la St. 
Martin, sur celle de la Seigneurie^ et qui, à l^épo- 
que où florrssait cet manufacture, mettait en cir- 
culation pluisreurs millions de fiorras. On ne voit 
de nos jours qu* une image bien mesquine de cette 
foire jadis éï magnifique. 

Mon loin de cette place est I'. 
Eglise de St. Charles. Sur V emplacement d' 
un petit oratoire qui appartint jusqu'en 1627 à un* 
bénéfice eeclesîasti'qtte, où construit vers k com- 
mencement du XVlll. sïècte cette église, d'aprér 
le dessin de Gërai^d Sihani, Le maiCre-autel est 
Orné d* un tableau à' Anàrê Comodi, représentant 
St, Charles à genoux devant le Crucifix : la tribu- 
ne fut édifiée sotif ta direction de Philippe Brilli, 
et la coupok peinte par Joseph Zocehi, qui y re-^ 
présenta ta gloire de Dréu le père. La chapelle la- 
térale du côté droit a un tabkau, où I|;nace Hug* 
gford peignit St. J^an Népomucéne^ et la chapelle 
eo face en décorée d' un tableau de Pierre Mar- 
chesini , représentant le bient>eureux Alexandre 
Sauli Barnabite. On vok dan» la voûte un« fres* 
que de Sigismond BiUtit élève de Bonechi qui y 
rvpréseiïta ta gloire de notre- Dame: pu doit obser- 
ver aux pîéds de la Vierge, Si. Paul tenant ouvert 
le livre de stt épitres ^ et St.r Cl>arlef en extase. 
L'architecture simulée a été peinte par Stagné 
Parmi les personnes qui ont été intimées dans 
éette église, ou compte Philippe Vftiriugb tngé-^ 
i^eur et architecte cxcelleaC, nori <a i^i^\ cl 



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3gf 
le comte de Sale généraî autricl)it?n , décédé en' 
1752. L' église de St. Charries appartint aux clercs' 
réguliers de St. Paul 9 dits barnabites de ce que 
leur ordre fut fondé en i53o dans le temple de 
St. Barnabe à Milan, par Antoine- Marie Zac-^ 
cheria , Jacques-Antoine Morigia > et Barthélé- 
my Ferrari. 



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^8 
EGLISE DU ST. ESPRIT. 

^yu€ de V intérieur de V église du St. Esprit.^ 



O. Spirito. L'ancienne ë^iie du St Esprit ayant 
^t^ accidentellement réduite en cendres en 1471» à 
F occasion d' une fête, Brunellesco fut chargé de 
la rëëdifier sur un nonvean plan. Cette église éU^ 
gante, en forme de croix latine, longue de 286 pieds 
<8 ponces 6 lignes, large de plus de 1 14 pieds, a 1 75 
pieds 7 pouces d' étendue dans la croix. Elle est di- 
visée en trois nefs que séparent de belles colonnes 
d' ordre corinthien. Des trente huit chapelles qu'on 
y voit , plusieurs sont décorées de bons tableaux. 
Au-dessous d'une petite coupole élevée avec beau- 
coup de grâce sur quatre arcs, est une tribune oc- 
togone de marbre de Carrare, an milieu de laquelle 
est placé le maftre-antel qui est construit en pier- 
res dures rapportées, ainsi que le riche ciboire de 
/. B. Cennini qqi en fait partie* Les statues^ les 
eolonnes de marbre, et les autres o.rnemens de cet 
a«tel| sont de Caccini et de Michelozzi. La Sa^ 



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m 

>cristie a la forme d'un temple octogone; les pîHerf 
et les autres ornemens qu' on y voit sont à! André 
Contucci ; le tableau représentant la Vierge est de 
Fra Filippo Lippi^ le S. Fiacre, est d' Jlex. AU 
lori; la fresque est de Bernardino Poccetti; et 
le Christ mort de bronze est de Jean Bologne. Lor- 
squ' on a visité la Sacristie, on peut faire le tour de 
IVglise, et observer successivement les tableaux et 
les autres ornemens qui décorent les Chapelles. En 
commençant par la première Chapelle à main droite 
on voit: une Assomption de Marie, de Pietro di 
Cosimo; la Vierge et le Christ mort, sculptés par 
Cecco BigiOy S. Nicolas, statue en bois^ de *$a/z- 
soifinoj Jésas chassant les marchands du temple, 
par StradanOy' $• Augustin et Ste. Monique . de 
Gherardini; le martyre de St. Etienne, du Paj" 
signano; Tobie et ï Archange Raphaël, statues de 
Jean Bar0Ua^ un Crucifix de Curradi ; une 
Vierge entourée de 2 figures qui sont autant de 
portraits de diverses personnes de la famille Cap^ 
ponL par Filippo Lippi^ le Crucifix de la Confré- 
rie de Bianchif échappé comme par miracle k Tin* 
cendie de la première église; une Vierge de Filip^ 
po Lippi; Apparition de la Vierge à St. Bernard, 
copie de Félix Riposo^ d' après Raphaël del Gar- 
bo; le mariage de ia Vierge, par Jean Sagresta- 
ni; St. Nicolas ressuscitant trois enfants^ de Gab* 
biani; F Adoration des mages, A^ Aurèle Lomi; 
un tableau avec quatre saints, de Giotto; une Vier- 
ge de Botticelli; plusieurs martyrs, par Alex. Al- 
iQri; la femme adultère convertie, par le même; h. 



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bienhevrente Claire de Montefalco, par /. Fignali; 
une AmionGiatioQ , à^ Alex. Botticelli; une Ka- 
livité de J. G. du mème^ St. Jean Evangeliste et 
St. Bartbelëiny, d' un ëiève de BotHcelli: la trao- 
sfiguratioii, de Pietro di Cosimo,- uue St. Vierge, 
par un élève de Ghirlandsjo^ des sculptures de 
Contucci dans la Chapelle du St. Sacrement; une 
Ste. Trinité, de Pierre Perugino; la Vierge et plu- 
sieurs saints, d* Jnt. Poilajnolo^ une Vierge, du 
Perugino^ la Vierge, St. Sébastien, et autres saints, 
copie de François Petruoci d'après Roux ^ la 
Vierge -et plusieurs sainis, de Rodolphe et de Mi^ 
ehel Chirlandajo] St. Tiiomas de Villeneuve, de 
Ruiitio Manetîiy le bienheureux Jean da St. Fa^- 
condo^ par le Nasini\ le triomphe de J. G. , copie 
de Tadée Landini ^ d'après Michelange; et une 
résurrection de Pitlro di Cosimo. 

Il J a aussi à observer un orgue, bien propor- 
tionné à la grandeur de cette Eglise. L' orgue eu 
45 registres a été construit en 1824 par un ama- 
teur religieux du même couvent, le Père Jean Ba- 
ptiste Colognoli qui a travaillé tout le mécanisme, 
et la charpente, sous la direction de son ami le cé- 
lèbre Fabricant M. Philippe Tronci , né dans la 
Ville de Pistoje en 1795, fils et neveu de deux 
maîtres très célèbres dans cette art dans toute l'Ita- 
lie: M. Tronci a bien voulu se réserver la cons- 
truction de la partie armonique en métaux, et 
r arrangement de V instrument. A la rente il s'est 
tiré avec honneur de cet entreprise, par i' agréable 
mélodie, par l' ingénieux mécanisme, et par l'ex- 

33 



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366 
UntioQ du. Clavier qui monte presque à six ocU- 
ves, c' est à dire depuis le Gésolfâut de U basse> ea 
X Vi pieds de hauteur, jusqu' au Gësoiréut sttr-acut.? 
On est et onné de la prëctsion avec laquelle M. 
Troncià imit^ les instrumens à vent dans rezten« 
sion de la gamme respective , et qu' il ait donne 
aussi à V ouvrage» qui n' a qu' un seul clavier, du 
double effet y par la sensible distinction de la gran- 
de harmonie à la partie mélodique formée par les 
instrumens de concerto. L'effet admirable et trè$ 
prompt du passage de Tune à V autre, c' est à dire 
du pieno en solo est dû à la nouvelle invention de 
la réduction de plusieurs registres par le moyen 
d'un seul registre appelé du mot grec ToUsirus, qui 
signiOe en latin ]» Multa seu quaelibet traho i». 

Dans cet orgue, on trouve aussi réuni un nou- 
veau registre de concerto^ formé par de petites 
clochettes d^ une admirable perfection dans leur 
intonation, aux plus tresaillans coups de musique 
militaire imitée d' après nature. C est par la réu. 
nion des registres dont nous avons parlé , que cet 
ouvrage ressemble à nne orchestre complette. On 
peut aussi y exécuter une symphonie ou un con- 

tlcert quelconque: et en touchant les instrumens à 
vent, dont V orgue est enrichi, par les jolies com- 
binaisons à T imitation du Violon, de la Violoncelle, 
du Basson, de la Flûte,, de U Clarinette, des Trom- 

{["pettes, du cor anglais, et des autres instrumens, oa 
croit entendre Y exécutioa d' une grande barmouip, 
AU d' une complette musiquç militaire. 



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3éf7 
Lé Comment de S. Spitito inërîte d'être vtf. 
iati fresqiies du premier cloître sont de Paul Pe^ 
rugino et de Cosme Uliv€lli\ elles représentent 
iet histoires relatives à plusfieurs saints de T ordre 
dé St. Augustin. Le second cloître éïevë par y4m^ 
fiuinnati. renferirte la Cira pelle de St. Jacques bâ- 
tie en 1 3o8. 

Il Carminé. Eglise et Coupent, des Carmes. 
Cette ëglfie fu construite en 1771 par Joseph Eug^ 
geri et Jules Mannajoni en remplacement de 
r ancienne qui venait d'être consumée par les ftam- 
mes. Elle a la forme d' une croix latine et présente 
17 Chapelles ornées de ta Ueaux et de peintures, 
savoir: le )eune Tobie guérissant son père , de F. 
Gambaccianiii les funérailles de St. Albert, par ^9• 
Monaldi \ Jésus crucifié y plusieurs saints person- 
nages aux pieds de la Croix > de G. Vasari:^^ vi-^ 
sitation, à! jiurèle Lomi\ une piété^ par j4nt. Gui^ 
dotti\ h martyre de St. Jacques, de Lorenzo Lip^ 
pi\ plusieurs traits de la vie de St. Pierre Apôtre; 
peints à fresque sur les murailles de la Chapelle dé 
BOtre-Dame des Carmes. Arrêtons un moment les 
regards des amateurs des beauz-^arts sur cette excel- 
lente peinture commencée par Masolino da Pa^ 
nicale, mort en 141 5 à Tage de 'Sy ans, continuée 
par son élève Masaccio, et terminée, après la mort 
funeste et prématurée de ce génie créateur^ par le 
plus jeune des Lippi. Tout est parfait dans cet 
ouvrage ^ V attitude et le raccourci sont disposés 
avec beaucoup d' intelligence : le ton des têtes est 
sur k goât de Raphaël^ V expression est vive et 



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388 
frappante; le destin est aoiii vrai que correct eCoa 
admhre surtout cette figure qui, dans k baptême 
de St. Pierre^ semble se morfondre et grelotter; U 
draperie est rendue d'une manière naturelle; le 
coloris est bien ordonné, tendre et varid avec art» 
et le relief est assez grand. Cette Chapelle échappée 
comme par miracle à V incendie de T ancienne égli- 
se, fut l'école de tous les meilleurr peintret floren- 
tins qui vinrent après Jlfa^éiccio, At fra BartO" 
tommeo, du l^inciy de Michelange. d* André det 
Sarto, de Pierre PeruginOy et de Raphaël lui 
même. Après avoir observé ces^ l^ûes fresques^ on 
doit jetter un coup d' œH sur les objets suivants; 
un tableau de Gambacciani, représentant le bien- 
beureux Buonagiunta Manetti ; dcs^ fresques de 
Cipriana Lens qui son4 relatives à la vie de St. 
Jean Baptiste; le maître- autel en marbre, ornét^ 
d^ua ikhe ciboire; la toile de Y orgue peinte par 
Romei'^ un superbe mausolée de Benoit da Ro^ez^ 
3£ino; r enlèvement d' Elie représenté, ps^r Stagi 
et Romei sur la voiUe du choeur ; la coupole peinte 
par ce dernier; des fresques d'Augustin Bossi'y 
l'exaltation de la Croi» par Gesualdo Ferri-y l'in- 
tention de la Croix copie de Gennaro Lundi d-'apves 
Grégoire Pagani^ dans ta Chapetle Corsini en- 
richie de marbres, d'ornemens, de bas-relie(s la 
coupole peinte par Luc Giordano ; une descente de 
Croix de Ferretti\ des fresques de Romei tt de 
Stagij une Magdekine de Joseph Ant. Bahbrini'y 
un tableau de Butteri \ une fikttîvité de Qamhac^ 



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38g 
àiani ; une Annonciation de Bernardin Poccettif 
nue Adoration àtt Maget de Pagani, etc. 

Le Couvent des Carmes offre deux cloîtres qu! 
méritent d' être visités pour les lunettes peintes à 
fresque par Galeazzo Gidonif Bettinif Michi PiU 
lorif Ulivelli, <{n'on voit dant le premier, et pour 
nne bonne peinture de Poccetti représentant le Sa<* 
crifice d' EKe. qa' on observe dtns le second. 

S. Frediano in Cestello. On voit dans l'églite 
plusieurs tableaux de Sagresiani, de Boneçhif de 
Pùglieschi\ d* jélex. Gherardini, de Ct/^rradi, de 
Gabbianii de F. Boschi, de P. Dandiiu\ d' Ant. 
Franchi, de Giabilliy une copie du martyre 4e S. 
Pierre d'après Guido Béni, et des fresques de Gabv 
hiaui ti de Bonechi* Pans le couvent, habité au^ 
trefois par des religieux de 1' ordre de Gteaux, et 
qui sert aujourd'hui de séminaire, on voit une belle 
peinture â V hurle de Poccetti , one statue de S^ 
Marie Magdeleine des Pa^^i sculptée par Montaa^ 
ti ; et upe statue de S. Bernard, de Piamontini. 

Granajo Pubblico^ ou magasin pubHc dit de 
i* abondance, d* une Magistrature de ce nom sage- 
ment supprimée sous le régne du Grand Duc Léopold 
I qiri permit et encouragea la liberté du cOQimerce^ 
èf!i h\ési en Toscane. 

// Conventino, Ott S. François de Sales, est 
un Couvent transformé en Conservatoire ou pear 
sionnat de jeunes demoiselles dirigé par des reli- 
gieuses. L' église quoique petite est âtscl élégante. 
Les tableaux qui la décorent sont d* Ignace Jfugr 
fard et de /. Grisoni. , 



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390 

La Calza Oratoire appartenant à la Cougre'- 
gation des prêtres du S. Sauveur qui y enseignent 
la doctrine chrétienne à la jeunesse, et y fout des 
exercices spirituels. On y voit quelques tableaux 
peint par Hugfordi par Sanii Pacini, etc. 

Sur la place qui est vis-à vis de la porte Romai- 
iie, on apperçoit une maison dont la façade offre 
les traces d' une superbe fresque de Giovanni da 
S.Giovannii qui représentait la Ville de Florence 
recevant les hommages des villes de la Toscane. 

Casin Torrigiani, Ce Casin bâti depuis peu, 
donne sur la rue del Campuccio et appartient à 
M. le Marquis Pierre Torrigîani, qui y a fait ajou- 
ter un vaste jardin orné avec beaucoup de goût, 
où Ton trouve réunis tous les agrémens de la cam- 
pagne. 

S. Pietro in Gatïalino^ ou Serumido. Cette 
église qui a été démolie , puis reconstruite, est ain- 
si appelée du nom de &t% fondateurs. Elle a été ré- 
parée dans ces derniers temps et peinte ai fresque 
|>ar MM. Castagnoli et del Podestà. L' Oratoire 
de la Confrérie da S. Sacrement qui y est annexé, 
présente des peintures de Stagi et de Pierre délia 
JVai^e, et un tableau i'Jtex. Fei. 

Le Casin de M. le Marquis Thomas Corsi 
auquel est un jardin, offre une retraite champêtre 
dans r intérieur de la Ville. 

Théâtre Goldoni. C est sur V emplacement de 
deux anciens convents supprimés, dont Tun se nom- 
mait j4nnalena, et l'autre Santa Chiara qu* on a 
érigé récemment ce vaste établissement- Théâtres 



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39 f 
nocturne et dhitne , salle de dansé, prdin, i^stau^ 
rateur, maisons commodes et spacieases etc y on y 
trouve réunis dans la belle saison tous les genres 
d^ agrdmens et d*amusei9ens. La Salle de Spectacle 
a été fabrique d'après un dessin de M. le Profes* 
seur del Rosso. Le Tbéâtré^diurne a été exécuté 
sous la direction de son élève M; Corazzi. Le par- 
terre de forme demr-circulaire, les sièges' ou gradins 
sur lesquels les spectateurs s^ asscjeot, le portique 
couvert qui ks entoure, les débouchés qui coupent 
les gradins, etc., tout est conforme au théâtre des 
anciens Romains. Mais comme le Proscenium est 
incompatible avec nos représentations dramatiques, 
on r a remplacé par une scène couverte , dans^-k 
genre de cçlle de nos théâtres moderner. 

V Oratoire de* Bini attenant à l' Hospice des 
Chartreux^- possède une image de la Vierge pein- 
te en i4^o par le bieulieurenx ^ra Angelico da 
FiesolCf dominicain, le Guido des peintres Toscans. 

Muséum de Physique et d* Histoire naturel- 
le. Les Grands Ducs de la famille Medicis^ en fu- 
rent les fondateurs; Mais tou^ le» matériaux qu'iU 
avaient recueillis et rassemblés k grands frais,- mis 
en' ordre et décrits par le célèbre Jean Targioni, 
étaient loin d' offrir on ensemble propre a représen- 
ter r état de la science; plusieurs objets d'un genre 
tout à fait étranger aux simples productions de la 
nature en faisaient partie, et la collection était 
d'ailleurs fort imparfaite. L2t gloire de complétfr 
et d'enrichir ce eabinet était réservée au Grand 
'Duc Léopold I. Ce Souverain augmenta la collcc- 



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3$! 
tiùù, fit réunir dfaat vff seul tocaf tout ce qui avait 
rapport à r bistohre naturelle , j ajouta des prëpa* 
rationf aDatomiquet en cire q n'JI fit exprestânenf 
exécuter, ud jardm hoUnUfat^ wi cabinet de phjr 
pique, un observatoire, une bibUotbëqUe etq; et de 
DOS jours le Grand Doc Léopold II. ne néglige 
den-fioiir embellir le muséum et Fenricbir de tout 
cequi peut intâ-esser les amateurs dt$ sciences na-' 
turelks. 

jiù Rez de chaussée. Dans k première cour, 
ibns un porti<fttey t%t oue grande .spbere armîllaîre 
construite saivant le systime de Ptolem^ , et un* 
hnmense globe terrestre. Au fond de la secondie 
cour, se trouve k laboratoire de cbymîe , où V on 
conserve encore des préparations faites par ïe Grand 
Duc Lëbpold I. A côté de cette cour est une gran-^ 
de pièce quf contient les fossiles de la Toscane, el 
la colfection àen coquilles microscopiques decriter 
par k p^e Soldani. 

Au premier étage. Suit chambres ou sont pla-- 
cées les machines et les tnstrumens de physique. 
On voit dans ta septième le télescope de Galilée^ 
pluskurs thermomètres de V académie dei Cimen^ 
to / et une grande lentiHe dont firent usage fer 
membres de cette société dans leurs expériences' 
sur les corps réfractaires , et à t'aide de la quelle 
ris démontrèrent, en 1694 y la combustibilité du* 
diamant, résultat vétifié depuis en France et e/< 
Angleterre, et confirmé en i8i4 à Florence» mo-^ 
yennant une e^Tpérience exéctrtée avec la même len^ 
lille par te c^bre cbymisie Humphr^ Dàvy^ 



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39* 
tSùt gaI«r΀ coaCieaf dîvcrt nrodèfes de vaisieatm 
et des anekus ioslmmeoi de physique. Entre la 
biUiotlïèqae et I^ cabïnet de plijsiqtie est uue salle 
oà il y a phisîeurs S)(|iielettes d'aoimatfX vertébrés» 
De ta 00 peut passer dans lé jardro botanique auv 
çuet 00 vient d^ ajouter deux serres magnifiques. 

j4u second étage. Premiires^ pi épurations 
anatomi^ues en cire. Plusieurs grands arlister 
Toscant parmi tesq^ieïs on compte Bent^enuto' Cet" 
Uni, l'auteur du Pers^e de Ta place de Grand-Duc» 
ne dëdai]gaJrciir pas de modâer des figures en cire. 
Cet art d' abord consacra à Caire des images voti- 
ves, fut par b suite appliquée Tanatomie humain 
B€ par Ludoçic Cigoli et surtout par Michel Zum^ 
mo Sicilien. Mais les ouvrages de cer artistes n' 
étaient en quelque sorte <|ue des ébauches ou des es-^ 
sais 9 aembîables à ceux q-ue possède k Musée de 
Bologne^ et Ton n'avait pas encore pensé à repré-' 
«enter en cire.Fes organes du cofps humain. Félix 
Fontana y qui prit tant de part à la formation du' 
gabinet » en conçut l^idée et sous les auspices du* 
firand Duc Léopold parvînt à réunir une colle- 
ction de pïèces anatomiqnes exécutées d^ aprér na- 
ture. Ces pr^arations ont F avantage de représenter 
ta disposition, les^ rapports, les (|U|^tés apparentes^ 
et même la structure de nos parues, bien mieux 
^e les dessins et 1er gravures sans avoir les incou'^ 
véniens des dissections cadavériques toujours lon- 
gues» pénibles, dégoûtantes et nuisibles^ En outre ce 
genre de représentation ou d' imitation de la nature 
vend' pVus ostensibles oertaios organes ^'on decou*»- 



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^94 
^i^e difficilémeiié iatii te cailavre, iaftoât loriqû'iïr 
ÔDt été- ftéf ares depuit qael<{Ue tempi, tek soàt 
les vaisseaux lymphatiques, les nerfs, etc. Eofio la 
q'ualitë de la matière mise tn oeuvre, ta propriété 
et réIëgfaDce ia pièces, tout eOot^i1>ue à calmer 
l'imagination allarmée et à piquer la curiosité loin 
d' engendrer V épouvante et t'avei'sion. 

Les ttoU premières Chambres renferment les 
pièces anatomiques en ché quY représentent ks mus* 
clés. Dans la quatrième sont dt$ préparations 
des os, des dents, etc. On voH dans la cinquième 
les organes qui servent à la circulation du sang , 
lavoir \ le Coeur , les artères et les veines. Dans la 
sixième sont rassemblées diverses préparations qui 
montrent la structure du coeur et de ies mem- 
branes, t' origine des vaisseaux sanguins, les orga- 
nes its sens et de la VOix, le conduit thoracique 
Ou réservoir du chyle, les taisseaux lymphatiques 
du cerveau, et ceux du cerveau de la facey du cou,» 
et its vi^cétes, de la poitrine et du bas ventre. 
Dans la septième se trouvent deux squellettes en* 
cire, r un sec ou artificiel, et T autre frais ou natu- 
rel^ les principales articulations pourvues de leurs- 
Irgamens; un bassin avec diverses échelles pour 
faire apprécier Je degré du prétendu écartement 
its os pubis et des symphises sac^'oiliaques, à Tépo-* 
que de V accouchement, et le placenta vu dn côté 
par où il s' implante sur V utérus. On a reproché 
aux pièces anatomiques de ne montrer V organisa- 
tion que par parties, par couches détachées ou iso^ 
lées de manière qne Toeil et la main ne peuvent su^* 



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S95 
«ir à la fois. le^ rapports r^pectif» des org^nei. Il 
semble cepenilaDt qae cette objection est peu fon- 
dée ; puisque le câèbre Susini est parvepu à exé- 
cuter des préparations en cire qui imitent la nature^ 
aussi parfaitement qu' il y aie éié possible, et dont les 
parties constituantes sont autant de préparations 
particulières que l'on peut examiner \t^ unes aprè$ 
les autres, sans qM* il soit besoin pour cela d'avoir 
recours à uju professeur d' anatomie. Tel est, le 
corps d* une femme situé dans la hyLitième chantf^ 
bre qu'on peut successivement décomposer dans se$ 
diverses parties constituantes, en sorte qu' on peut 
détacher les difiérens organes , les examiner sépa- 
rémenty en observer les formes, les rapports, la cou- 
leur et la structure apparente. On a placé dans 
le cabinet suivant les préparations àt^ organes 
urinaires et des organes de la réproduction \ la ma- 
trice dajxs &t^ divers états; le foetus: le placenta 
et ses moyens d'union avec l'utérus; plusieurs 
exemples de grossesse naturelile, double, extra uté- 
rine , des tubes de falopia, des ovaires, du bas 
ventre , d' accoucbemeos , etc. Les pièces qui sonjt 
dans la nem^ième chambre représentent les orga- 
nes de la respiration et de la digestion, le ceryeau, 
le cervelet et leurs dépendances. Oq a placé dans 
la dixième chambre des préparations du cerveau^ 
de la moelle allongée, de la moelle de l'épine, 
de 1' prigine des nerfs , de l' organe de l' ouie, At% 
-voies lacrimales, des muscles et de vaisseaux san- 
guius qui entourent le globe de 1' oeil, etc.; et uue 
fta)bue d^eslinée % faire connaître )e$ yajsse^ux sany- 



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3g6 
firiof et IjmpliafiqiiH toperficielf âODi-ctttan^. Let 
préparations et P onzième chambre ont pour bot de 
rappeler la dittribation de «ertain« varisieanz lym- 
phatiques et sangainSy l'origine de quelques paires 
de nerfs, ete. La statue posëe borisontalement dans 
la douzième chambre présente les vaisseauir lym- 
phatiques les plus profonds de la tête, des membres, 
du thorax^ et du bas ventre^ V origine de quelques 
nerfs. Dans la treizième chambre une figure en- 
tière offre les principales divisions des gros troncs 
veineux, et diverses iiutres pièces sont relalives au 
système veineux. L'on voit dans la quatorzième 
chambre deux figures entières 5 V une représente les 
gros troncs artériels , l' autre, V ensemble des sys- 
tèmes artériel et veineux, et quelques préparations 
de nerfs. Enfin dans la quinzième chambre sont 
exposées plusieurs préparations d' anatomie compa* 
rée qui donnent une idée de 1* état de perfection 
où Clément Susini^ mort il y a peu de temps, a 
porté I' art de modeler en cire. Zoologie. Dans la 
longue galerie qui succède aux chambres consacrées 
aux préparations anatomiques en cire, sont les oiseaux 
et les poissons, classés suivant le système de Linnée. 
La seconde Salle de Zoologie 9 renferme les re- 
ptiles, plusieurs poissons et des quadrupèdes conser- 
vés dans r alcool. La troisième^ contient les inse- 
ctes, parmi lesquels il y a plusieurs espèces rares et 
peu connues Les araignées et les crustacés sont 
placés dans la chambre suivante^ oh V on voit 
encore des mollusques, des polipes, des echinoder- 
mes, quelques vers intestinaux et des préparations 



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397 
en cire relatives à l' organisation des mollusqaes, 
La collection des coquilles qui se trouve dans la 
septième chambre^ est une des plus complettes et 
des plus célèbres de V Europe. Plusieurs fameux 
concLyliologistes en ont pris quelques unes pour 
tjpes de leurs descriptions. On y voit la Bucarde 
coeur de Diane, un gros Marteau; plusieurs 
espèces rares de Fenus, de Cônes, de Rochers ; 
quelques inidividus de la t^raie Scalata ( cj- 
clostoma scalaris)] un strombe énorme, etc. La 
dernière chambre de Zoologie contient des Zoo- 
phites desséchés ou conservés dans V alcool, et plu- 
sieurs pétrifications qui apparlienent à cette classe 
d' animaux. 

Botanique. Trois cabinets sont destinés à con- 
tenir des collections de semences, de bois, de rési- 
nes, de plantes très bien imitées en cire , de fruits, 
et un herbier, etc. Minéralogie, La collection des 
minéraux est une des plus riches. Ils sont distri- 
bués dans huit chambres et rangés suivant les mé- 
thodes modernes. On voit dans la première, un 
grand nombre d' échantillons de mines de platine 
d' or et d' argent, du plomb molybdaté ou jaune de 
Bleyberg, du plomb chrômaté du cuivre natif, du 
cuivre arseniaté, etc. Dans la seconde les diffé 
rentes variétés de fer de Tile d'Elbe, le fer météo- 
rologique de Sibérie, décrit par Pallas, le fer rou^ 
gek faisceaux fibreux prismatiques, plusieurs échan- 
tillons d* aetite, de fer phosphaté, de mines de 
2inc, de bismuth, de cobalt, etc. Dans la troisième, 
d'autres minéraux, les substances combustibles 

34 



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simples ft coàopos^s , des sels , f te. Dans ta qua- 
tnèmey de nombreux échantillons de chaux carbo- 
nàtée, parmi lesquels i! y en a un fort beau^ de 
mieinitc crystalisèe, (chaux carbonatée lente) qu' 
on trouve à Micmo près de Vollerra. Des sels à 
base alcaline et terreuse, et ks pierres proprement 
dites occupent la cinquième, et la sixième cham^ 
hre. L'on a formé dans la septième une collection 
àts espèces géologiques, rangées suivant un ordre 
méihodique. Dans la dernière on a rassemblé les 
fossiles ou les corps organisés pétrifiés, parmi lesr 
quels on voit des os pétrifiés de Rhinocéros, d'Hip- 
popotame, d'Eléphant, de Cheval, de Boeuf, de Cér 
tacés, et d'autres quadrupèdes, qui proviennent de 
la vallée supérieure de V Arno, ou ils sont, sanf 
doutp, été enfouis à la suite de quelque grande ré- 
volution du globe; plusieurs de ces os appartenaient 
k des espèces d' animaux différens de ceux qui bar 
biteat maintenant la terre. Dans une pièce qui 
fait suite à ces petits cabinets^ sont rassemblé^ 
fies habillemens, des ustensiles, des armes, etc., à 
r usage des habitans des îles de la mer pacifique 
et d'àvtres nations sauvages. Enfin dans une ^er 
iite chambre dite des anciennes pièces en cire^ 
V on voit divers ouvrages en cire de Michel Zum^ 
mo, Sicilien, protégé et appelé en Toscane par Cp- 
^me 111. et entr' autres; une tête offrant la préparar 
lion anatomiquedes muscles de la face, de la glande 
parotide et de son conduit excréteur, et du Cerveau; 
(t upe sorte ie tableau qui représente T histoire 



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39^^ 
ée U peste. Oo y fencûotre aussi plusieurs momief 
^gyptieDuet. 

V Observatoire astronomique et météorologi- 
que t' ëlève au-dessus du muséum sous la forme d' 
une petite tour octogone; il est partag<i en plusieurs 
cLambres et est fourni d'exceliens instrumens cons- 
truits par les plus habiles artistes de F Europe, 

S. Fcliee. V église de S. Félix est une des an- 
ciennes paroisses de la ville. On doit y remarquer 
les objets suivans : un tableau de Pierre di Co» 
simo représentant S. Boch, S. Antoine et S. Cathe- 
rine 5 la Vierge et plusieurs saints, de Jacq* Figna- 
/ly une superbe fresque à laquelle travailla Gio-^ 
vanni da S. Giovanni et le Fclterrano $ un ta- 
bleau avec plusieurs saints^ de Michel et de Bodol^ 
phe Ghirlandajof la S. Vierge avec S. Hiacinthe 
et S. Pierre le martyr > de Jacq.d^Empolf, Jésus 
Christ sauvant S, Pierre du naufrage, f3iT Sauveur 
JRosa, et le martyre de S. Cécile, par Jaci/. Ckia- 
pistelli Le monastère de S. Félix est habité par les 
religieuses dominicaines de S. Pierre le martyr; on 
en a destiné une partie aux femmes mal mariées 
qu'il convient de tenir séparées et de leur mari et 
de la société; cette maison de correction est sous 
la dépendance du Ministre de la Police ( Presiden- 
te del Buon Governo.) 

Place de S. Félix. La colonne de marbre de 
Seravezza qu' on y voit, fut élevée^ par ordre de 
Cosme I. en mémoire de 1^ victoire de Marciana. 



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l^-N 



^ 1 



PALAIS PITTI 

JARDIN DE BOBOLI 



H* 



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PALAIS rnri. 

( Vue du Palais Pilli ) 



\j est aïnsr q^u'on appelle îe palais qui serf d' 
habitation au Grand Duc de Toscane à Florence, 
ëdi6ce qui par sa magnificence et par Y usage au- 
quel il est consacré tient un rang distingué dans 
les fastes des beaux arts et dans [es annales de la 
politique. Luc Pitti simple bourgeois de Florence, 
mais Gonfâlonier de Justice, osa concevoir T idée, 
et en i44o d'après le dessein de Philippe rfe Ser 
Brunellesco Lapi entreprendre l' exécution de ce 
palais, dont FasaiiA\sz\i qu'on n'en avait jamais vu 
jusqu'alors ni de ptus vaste ni de plus magnifique, 
Luc Fancelli architecte Florentin aida Brunellc» 
SCO dans cette construction, comme il Favait déjà 
secondé dans d'autres travaux. Mais la fortune 
étant devenue contraire à la famille Pitti, Bonac- 
corso petit fils de Luc se détermina en tS^g, à (e 
vendre avec ses annexes a Etéonore de Tolède epo«- 



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i<4 

te du Duc Cosme de Mëdicis pour îa somme de neuf 
mille florins d'or. Alors la façade qui regarde la 
place consistait seulement dans lia partie du milieu, 
plus élevée (fue le reste^ et comprenant treize fe-* 
nêtres. Eleonore chm%esi Barthélémi Jmmannata 
de la terminer. Cosme H. en continua Tëdificatioir 
en ^620, sous la direction de Jules Parigi, et fit 
élever Taîle droite Ou orientale, tandis que l'aile 
opposée fut commencée sous le régne de Ferdinand 
son fils en 163*1. par le même arcb-itecte Parigt 
qui acheva ainsi la façade actuelle qui a itoo^ bra»^ 
tet^ ou 447* pî^d^ > < • pouces de longueur, et 6b 
brasses, ou 107 pieds 6 pouces de hauteur (i). 
En i;64> k Maréchal Botta^ alori chef delà ré- 

(i) // arris^a eri 1^4^ ^'^^ tafaçaétf. la plus art" 
cîenne du palaisy depuis le commencement du prt^ 
mier étage Jusqu'en haut commentait d pencher i^ers 
la place et était sortie d'un tiers de brasse ( 7 pou" 
• ce$ 1 lignes ) de son aplomb. Parigt architecte fils 
de Jules se chargea de /' entreprise aussi difficile 
qu* étonnante de retirer en arrière et de rétablir 
dans son à-plomb cette muraille immense, et voici 
comme il s* y prit: il perça le mur pour y adapter 
de grosses barres ou clffs de Jer fixées et arrêtées 
du coté de la façade par de fortes traverseSf et 
ayant fait panser les cl(fs sous les planchers , il y 
appliqua à V extrémité opposée certains instrU'^ 
mens particuliers à vis, qu* il avait lui même c&ftt^ 
posés: ( on trouve un appertu et un dessein dans Uig 
manuscrit de cet architecte fue possède M, le CIvC" 
^malicr Rossi ) et moyemnuint ces instrumens des h" 



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4oSr 
gtnct Toscane sous la domination de l'^emperear 
François !• fit élever d' après te dessein de Joseph 
Ruggieri le grand portique du eôtrf gauche qui for- 
me un angle droit avec la façade et qu* on appeik 
vieux rondeau^ puis sous le gouvernement du Grand- 
Duc Lëopold \y on vit naître en i^83. du côté 
opposé le nouveau rondeau auquel on continua de 
travailler sous le régne du Grand Duc Ferdinand 
III. jusqu'en 1799. 

L'édifice est tout en bossage rustique. Le rez- 
de-chaussée présente, dans la façade des grands' 
arcs, où Ammannaio a su adapter "des fenêtres 
ornées de jolies moulures; les têtes de lion placées' 
inferieurement attestent P habileté des sculpteurr 
de ces temps-là. La dernière de ces têtes de lion à^ 
main droite, fut par Cosme III. transformée en fon-^ 
taine dont Feau;, qui provient de Tacqueduc qut 
alimente la fontaine de la place S* Croix, passe pour 
la plus légère et pour la meilleure de Florence ; 1« 
bassin qui sert à recevoir 1' eau de celte fontaine est 
de Luc Fancelli. On voit au premier étage a3.. 
fènetres ; celler-ci sont dépourvues d' ornemens et? 

viers et d'autres machines il parvint a son but. 
( F. Baldinucci Tom. XV 1. p. i85.( C est donc à 
tort que Tiraboschi met en doute, comme incroya^ 
ble un fait semblable arrivé à Rome sous le rè§ne 
de Tibère, suivant Dion Cassius [Htstoria Romana 
lib. 57.) d'après les savantes recherches de M,U 
Docteur Jnguillesi {Notizie Storiche dei R^alv 
Palazzi di Toscana p. Q2. ) 



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4o6 
de reliefs, toot comprises dans les arcs, offrent m 
oeil dans leur partie supérieure et cinq autres ou^ 
Tertnres dans chacun des arcs^ dont les dimension! 
sont égales k celles des arcs correspondans du re^- 
de-'chausséR. Ces fenêtres établissent une libre com- 
munication entre le premier étage et le balcon qui 
régne tout le long du palais et fait suite aux deux 
ferrasses des deux rondeaux. Ces terrasses dans cer- 
taines saisons sont abondamment couvertes de fleurr 
et ressemblent à des jardins suspendus. Ce fut de 
ce balcon que le Pape Pie Vil. en i8o4« donna fa 
bénédiction aux Florentins. Le seconde étage pré- 
sente les mêmes fenêtres en nombre dt i3 et ilil 
autre balcon pareil au précédent qui, lorsqu* on a 
ouvert les appartemens, permet de se promener sur 
les deul terrasses quif couronnent les parties laté- 
taies de V étage inférieur. Ce second étage est ter^ 
miné par un troisième balcon semblable aux deux 
tusdits que le Grand Duo Ferdinand fit exécuter it 
Y objet de couvrir te nu toit. Les terrasses qui sur- 
montent les rondeaux devaient, ainsi que les der- 
nières surnommées faire tout le tour de la place 
suivant Tidée de Gosme IL d'après le plan conçu 
par Buontalenti et tracé par Gérard Sihani^ 
pour se réunrr à un grand théâtre correspondant 
qu' on aurait élevé dans la rue JUaggio, et la place 
qui maintenant a beaucoup de pente, devait abrr 
rubîr diverses amélioration». 



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4o7 
( Vue de V intérieur du Pahh Pitti ) 



Au milieu de la façade est la porte d'^otrëe; 
sa grandeur est ^gale à celle de$ fenêtres des ëta* 
^es supérieurs, qui on 16. brasses, ou 28. pieds 8 
ponces de hauteur, si^r 8 brasses, ou i4* pieds 4 
pouces de largeur. Cette porte conduit dans une 
cour par une allëe très- vaste qui à éié ornée de 
colonnes en pierre de taille d'ordre doiique par 
F architecte Pascal Poccianti sous le règne de 
Ferdinand. III. 

Dans cette cour commencëe vers Tan. i568. 
par ordre de 0)sme I. sur le dessein de VAminanr 
riato, celui de BrunéUesco ajaqt été .égaré par la 
famille Pitti, l'architecture régulière a été alliée 
à la rustique pour qu'elle fdt en rapport avec la 
façade extérieure qui est toute rustique. De son 
aire longue de 80 brasses, ou 146 pieds 8. lignes» 
et large de 66., ou de 118 pieds 3. lignes s'élève 
de trois côtés un portique qui avec la corniclie a 
^5 brasses et demie, ou 119 peds et 7 pouces tn* 
viron de hauteur, et est surmonté de deux étage^, 
offrant chacun un ordre différent d'architecture en 
bossage de colonnes en demi relief » de telle ma- 
liière que Tordre dorique règne au rez-de-cliaus- 



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4o8 
^éCf r ionique aa premier âage, et le corîntliien aa 
second qui est termine par une superbe corniche. 
Les arcades > en ëgard à leur solidité sont cons- 
truites d' une manière très ingénieuse; la partie 
principale des corniches est soutenue au milieu par 
les clefs qni saillent en cet endroit plus qu'elles ne 
font latéralement; T imposte ou l'architrave du 
peti^ ordre n' interrompt aucunement Tirregularitë 
du bossage; l'archivolte aussi ne souffre aucune 
interruption, et l'ornement supérieur est une <^r- 
niche architravée , comme il convient à un ordre 
inférieur, laquelle dans les deux ordres supérieurs 
supporte un balcon toujours continué. Vi$-à-vis de 1' 
entrée principale la cour est fe>rmée par une muraille 
ornée de grandes niches , et surmontée d'une vaste 
terrasse au milieu de laquelle est une fontaine faite 
en 1611. par Ferdinand 11. Sur le bord du bassin 
de cette fontaine on remarque huit petits enfants 
placés dans des altitudes différentes, tandis qu'il 
y a dans la capacité du même réceptacle deuj en- 
fants montés sur deux cygnes,, et plusieurs autres 
figures. Parmi celles-ci il y en a quelques-unes for- 
mées d' une espèce de stuc qui depuis plus de cent 
quatrevingi ans qn'elles furent exécutées par Fran^ 
çois Susini ont à peine souffert de l'injure des 
sai^ns et de T humidité des eaux. Du milieu da 
grand bassin s'élève un fût avec des ornemens de 
bronze* et des figures en marbre, qui soutient une^ 
tâsse de granit oriental laquelle supporte un autre 
fât enrichi d' ornemens variés, et sur lequel pose 
une autre tasse plus petite de granit d'oùs'elancf 



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4o9 
an gros jet d'eau. V^bm de cette fontaioe vient de 
Montereggi près de Fietole. Les sculptures sont de 
François Ferrucci connu encore sous le nom de 
François det Tadda^ c* e«t-a-dire de Taddeo ( le 
premier qui de nos jours sut travailler le porphire) 
ainsi que les autres statues qui sont A l'entour. 
Sous cette fontaine est une |;rotte de figure ovale 
dans laquelle on entre par la cour. On y voit au 
milieu un èassin d' eau vive, le jet qui la fournit 
s' ëlève jusq'à la hauteur de lo brasses, ou de i^, 
pieds 1 1. pouces. A fleur d'eau sont quelques enfans 
de marbre» très gracieux, qui paraissent nager. Les 
parois internes de la grotte sont incrustées en mo- 
saïque, et la voûte où est peinte une renommée est 
soutenue par i6 colonnes de pierre de taille en- 
tremêlées de sculptures. En face de l'entrée ma- 
jestueuse de la grotte est une statue de porphire 
baute de 5 brasses^ ou de 8 pieds 1 1 pouces 6 li- 
gnes; c' est un torse restauré et transformé en Moi'-' 
te par Bnphael Curradi qui après y avoir mis U 
main se fit capucin et abandonna le pionde et ces 
ouvrages* ci, qui furent terminés par Cosme Sahe^ 
4trini. U inscription qu' on lit au-dessous de cette 
Jtatue est de François Rondinelli Bibliothécaire 
de Cosme L Quatre autres statues font allusion i 
Moïse, ce sont la législation, Y empire, la cbarité, 
et le zèle, ly jintoine Noçelli est la législation 
vêtue d* un long manteau tenant en main les tables 
df la Ioi> et la femme qui est vis-à-vis de la préc^ 
dente représentant le zèle a été sculptée par Jean 
Baptiste Pietralti. htt autres deux sont de Do^ 



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minique frire da susdit PietrattL Les footaioct 
qui se trouvent daus les espaces compris entre les 
colonnes, n'offrent rien de remarquable, à l' exce- 
ption des enfans qui soutieanent les armoiries des 
Mëdicis et de la famille de la Rovere: elles sont de 
^aspe de Sicile. A Cf5të de V entrée de la grotte sont 
deux niches avec deux autres fontaines surmontées 
de deux groupes de statues dont V un représente 
Anthée étouffé par Hercule, copie médiocre d'un 
bon modèle grec, et T autre Patrocle mourant sou- 
tenu par Ménélas, ouvrage antique qui devait être 
admirable mais actuellement en mauvais état, à 
cause des réparations nombreuses qu'il a subies. A 
l'est de l'entrée est une statue d'Hercule, copie de 
l*Hercule Farnese de Glicon^ on y lit le nom de 
Lysippe, qui n'est pas certainement ce Lysippe si 
fameux par ses portraits d'Alexandre, lequel ne 
travaillait qu'en bronze. Est-ce une copie d'un 
Sculpteur de ce nom, on le copiste lui même s'ap- 
jpelait-il Lysippe? An-dessous de la statue d'Her- 
Cule Luc Pitti fit faire le portrait d'une mule qui 
javait transporté une grande quantité de pierres 
pour la construction du palais comme l'indique Fin- 
scription. Dans la niche latérale de 1' entrée, op? 
poséc à celle dont nous venons de parler, l'on voit 
Hercule vainqueur de Cerbère , Statue restaurée 
iet pourtant peu estimable, si ce n'est pour le torse 
qui est d'un beau antique. 

De superbes fêtes ont été données dans cette 
]DOur, spécialement en iSSpâ l'occasion des oôces 
de Pcrdjn^nd 1. avec I^arie Christine de f!x>rraîne^ 



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4it 

autre divers spectacles tomptueux» où y vit alors 
ooe Kaumachie inventée et dirigée par BuontOf 
Unti. 

A main droite du portique, vis-à-vis du grand 
escalier du palais, est au rez-de- chaussée, un quar'^ 
fier où Ton doit surtout remarquer une grande salle 
qui par ordre de Ferdinand IL, à l'occasion de son 
mariage avec Victoire de la Bovire» Princesse d'Ur*^ 
bin, fut peinte en i645 par Jean Ma nno zzi con^ 
nu sous le nom de Giovanni da S. Giot^annif 
V un des meilleurs peintres à fresque qu'eut Tltalie^ 
La voûte offre des allégories relatives aux noces de 
ce Prince, et sur les parois sont représentées les 
actions les plus mémorables du grand héros de ta 
maison de Médicis, Laurent le Magnifique. En 
commençant la description de ces peintures par ceK 
les de la partie la plus basse de la voûte, onapf 
perçoit d'abord, sous les retombées de celle-ci, U$ 
q^tre saisons, simulées en or, avec les mois simulât 
en marbre, et quelques enfans et des festons simulés 
en bronze. Au dessous de chaque saison sont re* 
présentées des histoires en bas-relief et simulées en 
bronze. Au dessus de la fenêtre la plus élevée e$i 
peinte dans un cercle la figure de la nuit simulée 
en bronze, et dans un autre cercle correspondant 
est représenté le jour. Les lauriers, les palmes Icf 
oliviers et les. panaches qui ornent les casques pla* 
ces sur les boules peintes dans les angles de la voû- 
te, sont autant d' emblèmes qui rappelent les vertus 
des grands hommes de la famille des Médicis. Dans 
tes arites intermédiaires aux deux corbeaux des par% 



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4t» 

ties les plut loogoet de la Toâte, sont deux kis^ 
reliefs simnlét en nëdaiMon, reprësentant la noit^ 
et le joor. Les deax petits eofoocemens qui, dans les 
fojers de la TOûte, en accompagnent la partie cen- 
traie, offrent deax sujets qoi font une allasioo par- 
ticulière anz noces du Prince. L'an représente F 
amoor conduisant an lion» c'est-à-dire le peuple 
Florentin qoi rient présenter $ct liommages a Uars^ 
symbole de Ferdinand II) et Faotre, Flore accom- 
pagnée des A jmphcrs de V Arno qni répandent sar 
elle des fleurs et des guirlandes ; cette Déesse est 
la figure allégorique de la ville de Florence, admi- 
rée far le Dieu Pan , qui représente ici Tunivers. 
Dans le grand espace du mtiSeu, sont les parques. 
Tune d'elles est ailée et tranche, non le fil de la vie, 
mais un chêne, pour indiquer la fin de la maison it 
la Rorère, à laquelle cet arbre servait de dévitè, 
éteinte dans la personne de la sérénissime épouse 
( taudis que plusieurs amours en ajoutent un rameau 
aux armoiries de la maison des Mëdicis) placée sur 
un trône par Yénus, Déesse de l'amour, et par Junon 
pronuba, qui présidait aux mariages. Il sembler que 
la voûte repose sur des piliers à travers lesquels on 
iipperçoit les beaux faits de Laurent exposés am 
grand jour. Dans le premier espace, à main droite 
du spectateur, vis-i-vis des fenêtres, le temps assis 
sur r architrave d'une porte, située en cet endroit, 
dévore et met en pièces plusieujrs livres que lui don* 
nent divers satyres; d'autres satyres armés de flam- 
beaux alllnméi se dirigent vers le mont Parnasse, 
que r on voit dans l'espace du milieu, cl Tun d'eux 



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4i3 
st penche pour ramasser quelques papiers en partie 
déchires sur lesquels on lit en caractères grecs: 
Parmenide , de la Physique. Un satyre femelle 
ëieve en 1' air des couronnes en signe de Victoire. 
Derrière le temps, on appeiçoit.la tête d' un grand 
colosse enx brpnze > qui est le portrait d' Alexandre 
le grand. Dans la partie supérieure de cette lunette 
entre des harpies» Mahomet V ëpëe à la main est 
sur le point d' e|:terminer les vertus; au dessous de 
lui une harpie tient en main Talcorair. Au dessous 
de ces peintures sont des inscriptions qui y sont ré« 
latives. L'espace central est consacra a la suite de 
la composition indiquée. On y voit des satyres qui 
parvenus sur le mont parnasse en déracinent et en 
abattent les lauriers, et mettent en pièces les instru- 
meus de musique qui y sont suspendus; quelques 
amours qui y avaient établi leur demeure et qMi 
font allusion aux charmes de la poésie, s'envolent 
éppuvantës; d'autres satyres chassent les poêles 9 
coups de pierrç et de verges» et les harpies avec leurs 
torche;s allumées mettent en fuite les Muses. Sur le 
devant de la scène, une troupe de philosophes prend 
la fuite'; plusieurs d'entr'euX tombent par terre en 
P^récipitant leurs pas» tandis que d'autres se diri^ 
gent vers une porte, qui est une des portes de la ville 
de Florence, pour se réfugier auprès de Laurent Iç 
Magnifique» le Mécène des savant». Aristole ^% 
étendu sur le sol; Homère privé de la vue arrive à 
tâtons jusqu'à la porte, où est aussi Sapho fustigée 
par une Furie, et derrière laquelle Dante vêtu d'un 
habit rouge vient d*être précipité de T escalier qui 



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4'4 
conduit au mont parnaste. Dans un autre groupe, 
sur le devant, on voit le cheval pégase traîné par 
les Furies^ derrière lui est la fontaine d^Hippocrèoe 
qu'un satyre est sur h point de détruire. Dans le 
troisième espace , correspondant à la porte qui in- 
troduit dans ce salon, on voit, à côté de la figure 
de la munificence, une femme assise ; c' est la To- 
rcane avec son lion, emblème des armoiries de Flo- 
rence. Celle-ci tend la main à la Vertu qui présen- 
tée par Pallas à la Toscane, désigne en montrant 
du doigt à cette dernière une grande quantité de 
Kttérateurs tristes et errants sur la terre. La Tosca^ 
ne donne la main â la Vertu, et toutes les deux indi- 
quent à ces savaus le lieu où habite Laurent le Ma- 
gnifique. Dans le groupe àct philosophes, se distin- 
gue Empedocte assis et déplorant Iz perte de te$ 
Beaux ouvrages. La parof suivante fut peinte par 
François Montelat ici^snt nommé Cecco Bravo f^ 
se chargea de terminer ce beau travail après la mort 
de Giovanni auquel appartiennent toutefois les in- 
inventions que leS' peintres qui lui furent substitués 
mirent en exécution. On voit ici Laurent k Magni- 
fique en habit rouge de Gonfaionier, première di- 
gnité de la République Florentine dans ce temps-là. 
Devant lui sont la vertu et la renommé qui con- 
duisent Apollon et les Muses et plusieurs autres 
vertus qu'Apollon lui même a fait venir du Ciel, 
pendant que Laurent assis leur tend la main en si- 
gne de courtoisie, d'accueil favorable et de prote- 
ction. Dans Je sf'cond espace de cette paroi, Laurent 
médite avec la Prudence sur les moyens de désar 



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4i5 
m^t Kfart et ie niettVe i TaBri ^e let coups Tllalib' 
qui se dépouille de ses habits guerriers» tâbdis que Ik 
paix descend du ciel pouf la couronner d' olivier 
avec Taidie de la Prudence. Dans le lointain^ on api- 
perçoit le teibpk àt Janus fermé. 

Dans le premier de trois espaces de la paroi^ oà 
sont les fenêtres et qui est peinte par Octaçe ^an^ 
ni dit le Fannino^ on voit Flore ayant à côte 
d'elle la Prudence et un^ petit enfant, symbole du 
gënie qui par lés soitis prildens de Laurent à étabK 
son empire à Florence. Les eâfans de ta partie su> 
périeure font all^ion à d' autres génies de science^ 
et d'arts qtii répandirent le bon goût en Tosicane. 

Dans l'espace du" milieu, Laurenf assis est re^ 
présente dans son Casiti de S. Marc> env^ironné sui^ 
Tint la coutume, d'une foule de jeunes gens qufi 
cultivaient les beaux arts sous %t% auspices; ces der» 
niers tiennent en maitis différens modèles^ tandis 
que le jeune Mithelange Bàonafroti raoùtre à 
Laurent sa belle tête de satyre qu'on conserve en^ 
core de nos jours dans* h galerie de Florence. 

Dans le troisième espace, /^an/ti/to peignit Hi 
Foi qui montre du doigta' Larurent te c\'tl d*où s'é^ 
lance un rajon de lumière^ a côté de la' Foi est ua 
ange tenant en main le livre de la sainte Ecriture. 
Les enseignes royales et sacrées que portent lès 
petits anges suspendus dans h airs, rappelèut hs 
divers honneurs que le ciel accorda à h postérité 
de Laurent, pour prix de ses vertus chrétiennes. 

Sur fa dernière paroi h Chevalier François 
Fêorino peignit ks deux espaces. Dans le premiea^ 



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4'4 

èa voit repr^ientëe ïa cétèhre- académie pïafonïq^ 
fondée par Laurent le Magnifi({iie dans la Fill4^ 
(maison de campagne ) de Careggi, que l'on d^ 
couvre dans le lohitaîn. On y recOnnait les portraits 
de Marsile Ficin, dç Pic de la Mrrandoh, et de Po* 
Titien. Sur la base de Tautcl sur Irqut:! est située 
la statue de Platon» est repr^gent^ la Phflosophiie 
entourée de plusieurs livres. Dans l'un de cts vola-^ 
mes, on lit les noms de Pfotin, de Proclus et de Ga^ 
cidius, et dans un autre celui de Platon. 

Le dernier espace peint également par Furini^ 
lait allusion à la mort dû Magnifique. Pr^s des par- 
ques et du fleuve Léthë) est un Cygne qui tient danf 
son bec une médaille avec l' efiigie de Laurent^ com- 
me pour la sauver it$ ondes du fleuve d'OubU. La 
Part et Astrëe d' un air affligé s^en retournent ^n 
ciel, tandis que Mars en descend pour tenir de nou* 
▼çau habiter la terre. Quatre bas- reliefs^ simulés en 
marbre, soutiennent la voûte. La poussière qfii par 
rait en couvrir les parties les plus saillantes, (com- 
me cela a souvent lieu pour le vrai bas relief} eqr 
faisant opposition, à Pombre du relief, offre un con-» 
traste gracieux ^ c'est à Giot^anni, qu'on en doit 
l' invention et V exécution. 

Huit petites statues en marbre, 4eux en bronze 
et quatre bustf^s antiques contribuent i la décoration 
de cette salle, au milieu de laquelle est une grande 
fable de pierres dures rapportées où sont figurés le$ 
signes du Zodiaque. 

A la. suite de ce salon, dans la première pièce 
gae Ton trouve, ^nge Michel Çolonna prig^tl 



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toute rarchifectoré simolër, adniîlrabte pour c€ 
temps-là (i63^). ta" voûte ainsi que les figures qtli 
y sont représentées, appartiérinedt au* même artiste. 
Tingi deux bustes de niatbre en partie dus à d^ 
citeailx Grecs et Romaihs ef i des artistes modernesi 
ornent cette cbambre. Cet homme qui semble monter 
Tescalier est, à (iequ*ôn croili lé portrait du peintre 
Colonna 

V enfoncement de la voâte de la seconde ifMcëf 
offre puur sujet Alexandre le grand, exemple de 
vertus et de fortnne. Les bas- reliefs, pour cequi re- 
garde Tarchitecture, font aussi aitusibn aux exploits 
de ce grand Capîtathe. L^ architecture et les figurer 
sont de Cotonr^ ffxi j travarila conjointement â 
Augustin Mitelli. On voit encfore ici d' assc^ 
bonnes sculptures, et des Belles et riches tables de 
marbres et dé pierres dures rapportées. 

Dans la troisi^nde pièce, outre T architectui^ 
simulée, les artistes mentionnés peignirent au mi-~ 
lieu de la voûte , Un aigle en acte d' apporter aul 
Grands Ducs de Toscane les attributs de la ro^ 
yauté. Dix^huit bustes les unr antiques et les au- 
tres modernes, et quatre groupes de statues servent 
d' ornement k la chambre, oii existe une grande ta^ 
ble ronde de porphyre sur laquelle est une cuvette 
avec trois petits amours endormis tris bien eiécn^ 
lés \ deux petites armoires antiques à- pièces rapport 
téet et incrustées, l'une de pierres dures, l'autre d^ 
ivoire et de bois, tons deux ornées de bronzes do^ 
rés \ et deux vielles tables assez grandes de marbro' 
«Ut Piàrtovenerê. 



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4i8 

À main gàuctie est <ine alutrc pièce û& il j a atf 
grand vase de vert antique, qui servit autrefois de 
bi^ignoire , et sur lequel est pos^e la statue d' un 
esclave en marbre fin. On y voit aussi i4 petits ta- 
bleaux de Gioçanni da S 4 Giovanni ^ peints à fret* 
que sur toile. 

Immédiatement aprj^s ce quartier est Une petite 
cour, appelée la cour de la renommée, parcequ'os 
y voyait fadis la statue de la renommé» qui tit 
maintenant remplacée p^r un César posé sur ouf 
piédestal» antique aitfsi que la statue» et par une 
Vénus assise dont la tête est moderne. Le portique 
est orné de deut niches avec une muse et une nymr 
phe; au dessus d^une porte est an buste inconoii.r 
La voâte du portique est peinte par Bernardin 
Bocceiti\ les figures et tes ornemens qui en fon£ 
partie son tris beaux. Ce local était destiné par kf 
Uédicis'à devenir une chapelle somptueuse. 

Etant retourné dans la grande cour par une 
allée» on trouve l'escalier noble, construit par le 
Grand Duc Ferdinand 111.» par lequel on monte atf 
quartier principal du palais. A main droite de la cour 
se trouve la chapelle restaurée depuis peu par Ict 
ordres de ce souverain » et peinte par M. Louis 
jidemoUo. L'autel de cette chapelle est richement 
ornée de lapis lazidi et d'autres pierres précieuses^ 
qui forment de tris belles figures en relief et ea 
piices rapportées. Le Crucifix est en ivoire; oo 
r attribué à Jean Bologne. La tribune d'orcbcslrc 
est soutenue par deux éolonnes d' albâtre Co^ 
tognino0 



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4i& 
A Arofteea entrait an Palait, ett le grand et- 
calier piroil on moule à.toas Jet. quartiers de ce 
vaste édifice. Après en avoâr moule' les qaalre pre- 
mîètre» rampes, on trouve au vestibule orkië de sta- 
tues, ia preaiière à maia droite est uae Vëoas anti- 
que; la seconde, un Hercule. retisÈnté en plusieurs 
eadroiti; la troisième, un autre Hercule également 
antique, tous deux provenant de la Filla Médicis 
de Borne ; la quartième une statue allégorique de la 
lUssimulatioB, sculptée par François Susini: ce fut 
le Grand Duc Léof old qui les fil situer ici. Vis-à-vis 
de Tescaliere^t un second vestibule contigu au premier 
et où Ton voit: t. un Faune antique restauré; 2. un 
Baccbas, ouvrage médiocre de BaccioBandinelli^ 3» 
no Mercure qui tue Argus, sculpté par Francai^illa; 
4. un autre Faune, presque semblable au premier. 

On passe delà dans une chambre nommé j/^a/oN 
to délia Guardia, parcequ'elle est occupée par le« 
Gardes du corps à Toccasion des fonetions publiques 
ou d'étiquette qui se font dans le salon contigu. On 
y observe les statues suivantes, qui y furent pla- 
cées en 1791 : i. un Mercure antique; 3. un Faune 
antique avec un petit satyre; 3. un autre Faune 
presque semblable; 4* un Mercure antique; 5. Hygie 
avec le serpent d'Escalape dont la tète offre des re« 
staurations modernes; 6L Pallas antique avec la tête 
moderne; 7. un Gladiateur antique, restauré en 
plusieurs endroits: 8 un autre Gladiateur semblable 
aa précédent, mais mieux conservé et dont la téta 
<tt antique : g, un Esculape antique d*un caractèta 
singulier, et assez estimé; 10 une Vénus antique. Les 

36 



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4^0 
pMTtM de celte lahm sont tormoiit^es de quatre ba« 
${€% de KNiv«rakit de kl Tbtcâae; i« 9mtC'héofo\i, 
de Spinazzi; 2. FerdioMid III.> de Joseph BisUi; 
3. Cofme I. eo brooie; 4* Ferdinand II. eo marbre, 
La porte Tis-à-vis condoit à d'aotrei talons, qoi 
font partie de TI. e R. habitation. 

De la chambre des gardes on passe dans le salon 
dit délie NicchiCf à cause des niches pratiquées 
dans le mur oà sont placées six statues antiques d'un 
beau travail: i. V^nus qui est la moins parfaite; s. 
Statue inconnue; 3. Flore 4* Vdnus Céleste; 5. une 
Muse; 6. Apollon Musagete. On y voit aussi 12 ba* 
stes antiques d'Umpereurs Romaius d*un tris grand 
mërite; i. Antonin; a. Puppienus; 3» Copie moder* 
ne d'une statue antique inconnue; 4» Lucius Yerus» 
dont la seule tête est antique et fort estimëe; 5, un 
Buste antique inconnu; 6. Marc«-Aurele, dont le bu<* 
fte est moderne 7. tète de Commode; 8. Lucille; 9. 
Tête inconnue avec un buste moderne; co. Galien; 
1 1. Figure inconnue; lO. Eigure inconnue; peut être 
Antonin. Les peintures i fresque sont de Terreni, 
et consistent en des vues et des ornemens. On vit 
plusieurs fois dans ce salon la dtgnilë souverain des 
épouses des Grands Ducs se déployer avec pompe 
sur le trône. Ainsi, en 1 5Bg, Marie Christine de Lor^ 
raine, femme de Ferdinand I. y reçut les hommages 
du Consul et du Sénat Florentin. 

Du salon délie N icchie qui divise le premier étage 
en deux parties à gauche sont les appartements nor 
blés de la cour> la quelle y tient société sous le nqm 
i^ appartamenth cercle», 4 droite on trouve la 



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4«t 
GALERIE 
IMPERIALE ET ROYALE 

DU PALAIS PlTTt 



Xja magnificence Royale qui pour les objets de 
laze brille iSmiDcmment dant le palais des Pitti 
demeore royale des Souveraios de la Toscane^ est 
aniveé à son comble par la possession d' ane Gale^ 
rie riche d* environ cinq cents tableaux sortis des 
meilleurs pinceaux de V Earope. La bienveillanoe 
de son A. Imp. et R. le Grand-Doc de Toscane^ 
Leopold II permet aox amateors des beaax*arts de 
la visiter tous les jours ordinaires^ depuis 9 hemres 
du matin josqa' à trois heures de Taprès-midi. 



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4^1 

MOTICES HISTORIQUES 

CETTE ROTALE GALERIE 



JLics div'erii lâembres de la famille dfs Medicis 
possédaient dès le commencement de leâr domination 
en Toscane un grand nombre de Tableaut d'un ra- 
re mérite qui servaient à décorer leurs apparte- 
mens» ou étaient placés dans la Garde-meubte royale 
qui devint dans la suite, et elle Test endore aujour- 
d'hui , la célèbre Galerie de Florence, appelée 
proprement la Galerie des statues. Mais ces ta- 
bleaux n'avaient point une place fije^ la famille 
Médicis en variait la disposition suivant sa vo- 
lonté. 

Kous apprenons par les mémoires publiés sur 
la Galerie des statues que Tan iSSg on y avait 
mis à la disposition des Princes Médicis quelques 
tableaux de Raphaèl» et entre autres, le fameux ta- 
bleau connu sous le nom de la Madonna délia 



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4^3 

Scggiolay et qui existe actuellement dans la Gale- 
rie Royale du Palais Pitti. 

Mais r époque la plus certaine où la collection 
de ces tableaux commença à se convertir en Galerie 
dans ce palais royal> semble postérieure aux pein- 
tures à la fresque de Pierre de Cortone j et de 
Ciro Ferriy qui se terminèrent l' an 1640» et dont 
on voit décorées cinq grandes pièces d' un des plus 
beaux appartemens de ce Palais; et cette opinion 
dérive de la supposition qu'après que les plafonds 
eurent été embellis parles peintures et les stucs , 
leurs grandes parois furent ornées de draps de soie, 
et de quelques tableaux qui j sont encore suspendus. 

Une partie des tableaux du Titien, et d' au- 
tres fameux peintres échurent au Grand-Duc Fer- 
dinand Il à titre d'héritier de la maison ducale 
de la Rosière y et quelques-uns de ces tableaux par- 
mi lesquels est la Vénus du Titien, furent placés 
dans r autre grande collection de tableaux qui 
est dans la Galerie des Statues. Tout le monde 
sait d' ailleurs que le Cardinal Léopold des Médicis 
qui était plein d'une noble passion pour la pein- 
ture^ laissa une grande quantité de tableaux qui ne 
passèrent pas tous, comme il est probable, dans la 
Galerie des statues , mais qui allèrent en partie 
enrichir celle des Pitti. La collection de tableaux 
qui appartenait au Cardinal Jean-charles des Mé- 
dicis, et qui était aussi important, eut le même 
sort. 

Le Grand^DucCéme III aysfbt acheté une gran- 
de quantité de tableaux, les plaça dans la galerie 

36* 



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4^ 

•arec crtte indiflerence qni lui (^tait ordinairr lorsque 
il en faisait présf ot â $et amis. Le Prince Ferdinand 
son fiU eut la prccantion d' enlever de cette Galerie 
qaelqaes-ons des pins beaux tableaoz, et les plaça 
dans son appartement, pour les saiver de la prodi* 
galité de son pire. 

Et comme c£ Prince aimait extrêmement la pcin- 
ture, et qn'il s' j connaissait, il se proposa de réit- 
nir dans le Palais Pitti ou il avait établi sa demeure, 
les meillenrs taUeaox des Eglises de la 1 oscane, et 
en faisait acheter dans les pays étrangers , tontes 
1rs fois qn' il en trouvait l'occasion. 11 fit tirer aussi 
des copies des cëlëbres tableaux originaux qu'il gardait 
pour lui. Et comme cet tableaux étaient fort grands, 
il est k supposer qu'une partie fut placée dans le 
grand appartement dont les plafonds avaient éié pein- 
ts par Pierre de Cortone, et dont les pièces peu^ 
vent par leur grande extension contenir des tableaux 
de vaste dimension comme on y en voit aujourd'hui. 
Dans la suite on enleva d' autres tableaux de la 
Galerie des statues pour en enrichir celle des Pitti) 
Car ce fut rers ce temps que le beau tableau de 
la Maionna délia Seggiola fut transféré dans ce 
palais. 

La première idée de faire une collection de ta- 
bleaux choisis dans le noble appartement des Pitti, 
fit naître celle de faire graver sur le cuivre les 
plus beaux tableaux de cette collection, et V on en 
grava environ loo ; le dessin en fut exécuté par 
Petrucci, et gravé par Lorenzi, Mogalli, Picchianti, 
Verkruys; et ils furent publics en un seul corps d' 



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4^5 
ouvrage conjointement avec d' autres de la Galerie 
R. des statues. 

Depuis cette époque la galerie des tableaux du 
Palais Pitti a été toujours augmentée ceux de Técole 
Flammaode sont dus à la générosité de la Princesse 
veuve de TEIectur Palatin^ et soeur du Grand-Duc 
Jean- Gaston dernier souverain des Médicis. Le 
Grand-Duc François , duc de Lorraine j envoya 
aussi des tableaux pour en augmenter la collection. 
Les appartemens Royaux de Pitti subirent une gran- 
de réforme. Les tapisseries et les étoffes remplacè- 
rent les tableauxy et ceux-ci furent placés collecti- 
vement dans un seul appartement 4|ui est le même 
dont on fait ici la description. 

Le Gonvernement Français s* étant rendu maî- 
tre de la Toscane, enleva 60 des principaux chefs- 
d'oeuvre de la Galerie des Pitti , et les transporta 
à Paris, Mais les affaires politiques ayant changé 
de face» les tableaux enlevés furent rendus à leurs 
places et mis dans les mêmes corniches , sans que 
dans leur trajet ils aient éprouvé la moindre dété- 
rioration. A cette époque les Français contidérant 
cette acquisition comme !eur propriété, publièrent 
les plus célèbres tableaux dans un ouvrage intitulé 
Musée Napoléon. Le Gouvernement Français don- 
na des ordres pour faire terminer le local du Pa- 
lais Pitti qui touche le grand appartement où sont 
les tableaux. Le Grand-Duc Ferdinand III en fit 
peindre les voûtes, et décora les murailles d*une 
grande quantité de tableaux qu' il acheta en partie, 
et trouva les autres dans %t% nombreux palais et 



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4i6 
«laos tet maisont de plaisiace. Dans ks prÎDcipaier 
acquisitioDS qu* il fit, on ne doit pas omettre quel- 
ques-ans des meilleurs tableaui qui faisaient rorne- 
ment de la célèbre Galerie Gtrini, €t dont on 
' voit les gravures dans la magnifique collection oà 
elles sont insérées, (i) On trouve encore dans Fa«- 
trc collection intitulde V Etruria Pittricc (TEtru- 
rie peintre) quelques tableaux de la R. Galerie des 
Pitti. Mais la plus belle édition des principaux 
tableaux de ce Palais R. parut à Paris, par les soins 
de deux célèbres Français Wicar et Mongcz. (2) Le 
Grand- Duc régnant i l'exemple de ses augustes 
prédécesseurs, a enrichi de noveaux chefs d'oeuvres 
remarquables de peinture cette belle collection. 

Cinq belles pièces furent d'abord destinées pour 
•la Galerie des tableaux; et peu à peu on en compta 
jusques à i4» chacune desquelles tire son nom de 
r objet représenté à la fresque de chaque plafond 
Les cinq premières furent décorées sous le régne 
du Grand-Duc Ferdinand II vers V an i64o> par le 
génie créateur de Pierre Berretiini surnommé de 
Cortojie^ du nom de sa patrie; et c'est de- là que 
le commencement de la Galerie que nous allons 



(1) Collection de 86 gravures représentant lén 
plus beaux tableaux de ia Galerie de M. le Mar- 
^quis Gerini. Florence 1786. 

(i) Tableaux, statues, Bas reliefs et Camées dt^. 
la Galerie de Florence et du Palais Pilli dessiné-s 
par Wicar avec les expHc par Moo^ex, Paris 178^. 
1807. 



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Hctitt a pris U hom de f appàtiefnent de Pierre 
deCcrtone. 

' Qhaeèné dé ttt «îhq taloas ît distingue ^zr k 
nott ^'«ne'ptanéte aVee les 'aBu^idns suivantei rie- 
htitl!^ àfux cbq priàcipales'veVtirs qtie possédait Te 
GraDd^Doc'Cânre I, à qui férdédWiè dette' Imàgùifii 
^e' d^taïkm. ■'* -**•■' '' ''*■•:'■•' *''i^'' ■ 

lie (À^eàdièr saloir dît d^ Fénus hit aîlasicrti à 
la b^uigurlt^. 'Le tecoud dit i^ Jpolîon, à la haute 
magaificence. Le troisième dite de Mars, i la pcris 
laDce des lois. Le quatrième , de Jupiter, à la maje- 
sté royale 9 et an mérite récompenté. Le cinquième 
de Saturne, à la prudence , et à la connaissance 
profonde des choses. C'est ainsi que le peintre eut 
le talent d'unir la mythologie à V histoire. La dire- 
ction de cet ingénieux travail est Y oeuvre de Mi-^ 
chei Ange Buonarrotti homme très distingue dan» 
la République des lettres. On lut donna le surnom 
de jeune pour le distinguer du fameux artiste de 
ce même nom^ qui était son oncle* 

Le premier soin de F observateur doit être de 
regarder la peinture des plafonds de chaque salon, 
pour savoir où le conduit son livre. 

Lorsque l'on contemplera les tableaux suspen- 
dus aux murs, il est absolument nécessaire de les 
parcourir de haut en bas, et de droite à gauche, 
commençant par le mur qui est à la droite des Fe- 
nêtres, ainsi que cela est indiqué par le numéro pro- 
gressif qu'on voit sur le tableau qu'on examine, et qui 
correspond au numéro du Guide, où Ton trouve d' 
abord le nom du Peintre, et ensuite le sujet du ta- 



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i%8 
Ufaa. Lct nom èt$ aatam aoail éeritt ei kttroi 
cursiçes. J' ai cm qa'il n'ëuit pat hors de propot 
de faire coanattre daot ooe note r^pofve o4 le 
Peintre vivait, afin foe l'oo puitae» ea mkmt lenpt 
que l'on voit ton traMÛU k comparer avec let pdn^ 
taret qui loi tonl aatèrkuret, et pottérkmet» ce 
qui donne let moyent de mieux coniialtre par voie 
bîttorique V état et kl propit de cet art. La patrie 
du peintre indique le plat ioavaat 4e quelle ëcok 
il ctt torti. 



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ITESeRlPTIOir 1>E LA 
GALERIE 



SALON DE VENUS- 



Dans le milieu du plafond on vok Minerve qui 
arrache â Vénus un jeune garçon, emblème de Cà» 
me 1, et le mène à Bercnle, ce qui signifie la raisoa 
qui détourne la jeunesse de 1* incontinence, et qui 
la dirige vers V application et le travail dont Her<« 
cule est le symbole. 

Dans les huit petites lunettes qui sont sous le pla- 
fondyOn a représente les illustres personnages suivans; 
CrispuSy Antiochusy Alexandre, Seleucus^Massinissa, 
Scipion, Cyrus et Auguste, qui tous surent vaincre 
leurs passions, ainsi qu'on le voit par les inscris 
ptions qui en indiquent les évènemens. Aux retom- 
bées de la voâte soutenues par des Faunes d* une 
taille plus qu'humaine, il y a quatre stucs, où Ton 
voit huit bustei de la famille Médicis, A la première 
ptroi sont lef portraits de Ferdinand I et de Côme 
IL A la seconde ceux des pontifes Léon X et Clér 
ment VIL A la troisième on voit Ferdinand II qui 
a à ses côtés Côme III encore enfant. A la quatriè«i 
nx^e on voit les pôlrtraits de Côme I et de François 



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43o 
60D filf. Oetlftiei «tAsnl^l ffeii qa^^nedcmî rc^ 
lief furent fait» par Salvettrini, (i) qai n'est 
pourtant pas l'auteur des fi^trt$ ornemeas de la 
voûte, dont les stucs sont dores 

I. Cranàk. C'est le nom du peintre. {%) Ère est le 

sujet du Tableau, 
a. SaWator Rosa. (3) Figure allégorique da roen- 

souge, un masque a la naarn.- 
3. Tintoretto. (4) L'amour né de Vénus et de Vol- 

cain: dans le lointain Mars. 
4* Saivaior Rosa. Marii«e. (5) ' 
5» Garofûlv. (6) St. lacqnes. (7) 

6. Manfredi, (8) La bonne a^^tarre. 

7. Porbus. {9) Portrait viril. 



(f) Conle, Florentin ?itaii Tan i65o. 
{j.) Saxon, mort l'iin i534. 

(3) Napolitain, mort Tan 1673. 

(4) lacob Robusti Vénitien, m. |564. 

(5) C est on de ses chefs-d' oeuvre qu'on estime. 

(6) C'est-à-dire, Tisio de GaroColo^ de Fernire. 
. mort 1659. 

(7) C'est on très beau tableau. 

(.0) Barlbélémy, de Mantoue, m. sous le ponti- 
ficat de Pa ni V. 
(o) François de Bruges, ài. 161». 



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433 
6. Guercino^ (i) Apollon et Manyas. 

9» Rubens. ()) Paysage. (3) 

^o. Currado. (4) Narcisse i la Fontaine.* 

II. Bassano. François (5) Martyre de S.^ Cathe- 

rine d' Alexandrie* 

la. ManetiL (6) Epoosaillee. (7) 

i3. RosselU Mathieu. (8) Le triomphe do Dayid. 

i4* Rubens, Paysage. (9) 

i5. Salvator Rosa. Marine. (10) 

16. Rembrandt, (11) Portrait d' an TÎeillard 



(1) Le cheT. Jean François Barbieri de CentO| 
de r école Bolonaise, m. 1666. 

(I) Pierre Panl, d*AnTerS| de Tëcole Flamman* 
de, m. 1640. 

(3) Tableaa singolier, gra^ë par Brown. 

(4) Le cheT. François^ Florentin, m. 161 o. 

(5) Da Ponte, vënitien, m. i53o« 

(6) Rotilias, Siënnois, m. 1637. 

(7) A.Tec le nom de V antenr. 

(8) Florentin, m. i65o. 

(9) Egal an précédent. ( n. 1 1 ) 

(10) Ce tablean ne le cède pas an précèdent. 

(II) De la Haie, il fat encore gratear, et se dis« 
. tingoa dans cet art par nne très grand ta- 

lent, et ane adresse inconcerable. U moarat 
Tan 1674. 

37 



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4H 

17* 7à/tfA.(i) Mariage de S'^^Cabérioe^ 
i8. Titien. Portrait d'une faatnieqa' on appelle 
la maitrtne thpeinirt. (i) 

19. Spétgnoletto.i {3t) Martyre de Sw Bttttbëtéisy. 

20. Cranak, A.dani. 

21. Pierre de Cortoné. (4) Sainte en oraisons 
»3. Biiivert* (5) Apolldn et Marsyas. 

«3. Rustichino. (6] La Madelaioe. 

a4« Guido. (6) Vieillard an bâton à la main. 

^5. Simon de Pésare* (7) S. Isidore. 

çS. Feti. (5) Parabole iévangliqoe de la TÎgne^ 



(i)VeceUi dâ Cadore^ dans les. éUts Tënitiens, 
m. 1576; 

i%) Eeseemblcnt à la Venas de la Galerie de Flo« 
rence. 

(3} LecfaeT. Josepb Bibera> originaire de Valen- 
ce. Ne a GalUpoli, comme on le dit, mais pin» 
probablement à Satira, anjoard'bai St. 
Philippe, m. i65i. 

(4) Gbev. Berrettini de Gortooe^ cbef de V école 

de ce nom. m. 1669. 

(5) Jean Florentin, m^ i644- 

(6) François Rustici , Fils de Chrjfstophe sor** 

nommé le Rmtichino, m. i635é 
{7) Gbev« Gnido Reni de Bblognew m< \S\%* 
\Uh ConUrini de Pësare m. 1648. 
{^) Dominique, Romaip; m. i^2^p 



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435 
37* Cigoli. (i) S. Pierre marcliaDt sur les ondes. 

sP. Ecole d'Jndré» Portrait de femme, demi-figure* 

2g. Guercino. S* Joseph, demi-figore. 

3o. F^U' Parabole ëvaogeliqoe de la perle perdae. 

3i. Vannim. (a) Ecce-Homo. 

33. Fanni, (3) Mariage de Ste. Catherine de Sienne. 

33. Anonyme fiammand. Portrait d' homme, sans 

barbe. 
34* Ecole de Van^Dyck* Femme babtUée en noir, 

les mains Toneenr Tatatre. 



Deux tables d'an bloc de marbre appelH PortO" 
çenere composent le mobilier de ce salon où il 
y a encore une troisième table également grande 
avec un fond de marbre statuaire, au milieu duquel 
est un ovale d'ëmëraude d' Espagne avec d'autres 
ornemens dans it% bords, marquetés lapislazuli df 
d'autres diverses pierres avec un fond de semé santo 
d' Espagne ^ le tout est resserré, par une corniche de 
noir antique. 



(i J Chev. Lodovico on Loois Gardi autrefois Ga- 

landi, né a Cigoli en Toscane, nv tSiS. 
(a) Octave de Florence, m. i643* 
(3) Raphaël de Sienne, florissait l'an i655« 



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436 

SALON D'^ APOLLON. 

Daot le milieu de la voûte riche de ttacs dores 
on a représente ce dieu protecteur des beanx-arts. Il 
semble accueillir Côme I. que lui am<Snent la Gloire 
et la Vertu. Le jeune homme sous la figure du- 
quel il est représente s'appuie sur la massue d'Her- 
cule, dont la vertu qui T^I^ve à la gloire, est le 
sjmbole. Apollon lui montre sur le globe terrestre 
soutenu par Atlas» le Zodiaque qui est la route que 
parcourt le soleil dans sa marche invariable, et c'est 
ainsi que le jeune homme qui lui est présente doit 
marcher dans la voie de la vertu et de la sagesse, 
que désignent une troupe de Nymphes> dont quel- 
ques aties montrent à propos comment les plantes 
reçoivent leur aliment des brillaos rayons qu'Apol- 
lon lance du haut du ciel. C'est du pinceau de 
Pierre de Gortone qu on doit la figure de la Jeunesse 
qui semblant écouler Apollon tient son menton 
d'une main \ on lui doit aussi Apollon même, avec 
Hercule, et quelques autres figures. (i) Mais ce peint- 
re, pour quelque déplaisir personnel qu'il éprouva à 
la cour, ayant laissé l'ouvrage imparfait, et ayant 
passé à Rome, le travail fut achevé d'après ses pro- 
pres cartons, conjointement avec d'autres ouvrages 
à la fresque de cet appartement, par Ciro Ferri son 
digne élève. (%) Aux quatre retombées de la voûte 

(i) Ginelli. M. S. 

(i) Laosi,bi8loirede la peinture dltalie, tom. L 
pag. 272. 



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437 
on û représente ies neuf Muses, comme l'indiquent 
les inscriptions qu'on y a mises. Sur les. parois on 
Toit représentes les personnages suivants : Justinien 
méditant le code des lois; Alexandre lisant Homè- 
re; Auguste lisant Virgile; César qui écoute la lectu- 
re de quelques livres. Mais les inscriptions placées 
sous chaque sujet font mieux connaître le thime. 



35. Manière du Morone. Portrait de T Ëvéque 

Jérôme Argentin, demi-figure* 
56. Jérôme de'Ûarpi. (i) Portrait de l'Archevêque 

Bartolini Salimbeni. 

37. Paid Veronese. (2) Portrait de sa femme (3). 

38. Palma le Vieux. (4) Les Disciples à Émaus. 

39. Morillo. (5) La Vierge avec l'enfant Jésas. 

40. André del Sarto. (6) Sainte Famille. 



(i) De Ferrafe. m. ï56g. 

(1) Ghev. Galiari, de Vérone, m. i588. 

(3) Peinture d^un grand prix. 

(4) Jacques né a Serineta, comtine des états vé- 

nitiens mort bien avant l'an i588. 

(5) Barthélémy, Espagnol ne' prés de Séville , 

mort i685. 

(6) Vannocchi Florentin^ sarnoromé André santf 

défantf. m. f 53o. 

37* 



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438 
4f. Allon Crisiopbe. (i) L'bnspiUUtë de Sm Jq- 

lien (a). 
4i. Pierre Perugino. (3) La Madelaitie , demi- 

figare. 
43- Franciabigio (4) Portrait TÎriL 
44« Fruncia Jacques' (5) Portrait Tiril. 

45. Salimbeni Ventura. (6) SM Famille. 

46. Cîgoli. S. François en mëditation. 
47* Guido. Bacchosy demi-figure. 

48. Simon de Pésaro, S. Andrë, demi-figore. 

49. Titi Tibère^ (7) Portrait de l'enfant Léopotd 
de Mëdicis qui fat ensuite Cardinal. 

50. Guercino. Miracle dei S. Pierre 



(1) Florentin, sarnommé le Bromino, m. 1611. 
(1) C'est le metilear de ses coups d'essai. Yoy. 
Lansi histoire de la peinture. 

(3) Maître Pierre Vannucci de cïtlà delta Pieve^ 

alors depiendante de Perogiai et delà sur- 
nomme le Perugino. H fut le maître de Ra- 
phaël m. i5i4* 

(4) M. Antoine François fiigi. Florentin, m. i5i4* 

(5) Bolonais, m. 1567. 

(6) Surnomme le chcT. BcTilacquai Siënois, 

çiort 161 3. 

(7) Du bourg du S. Sépulcbre. m* t6o3« 



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439 

5i, CIgoti. Dcfâcente deCrc^HL 

52. Pordenone. (ï) S.«« Coliyersatioii. 

53. Carlin Doloi (a) DiogènOi demi-figure. 

54. Tiziano. Portrait de Pierre Ar^tiq. 

55. Baroccio. {Z) VtéAét\Q Duo d'Urbio dans te» 

laoges 

56. Guer€in(y, S. Sëbastièo. 

57. Jules Romain. La S.^« ViERGl DITE MJ LEZARD 

d'après T original de Raphaël. 

58. André del Sarto. Le Christ au tombean • (4) 

59. Raphaël. (5) Portrait de Madelalne Doni. 

60. Rembrandt. Son portrait (6). 

61. Raphaël. Portrait d' Aage Ooai (7). 



(1) Cher. GiaoaDtonro Lrciaioi ne' à Pordeno^ 

ne, Tille da Frioal, m. i54o. 
(3) Florentin, m. 1686. 

(3) Cet ouTrage est de son dernier style. 

(4) Federigo Tiori^ d'Urbin m. 161 2. 

(5) Pippi,le meilleur ëlève de Raphaël, m. t546« 

(6) Appelë le tableaa de Logo, on Lnco, estimé» 

V07. l' Etrorie Peintre. Tom. I Tab. 40 où 
l'on remarque qoe ce tableau çxiste dans la 
tribnne de la Galerie R. de Floreoce. 
^7) Sanxio d' Urbîn m. i5)0. Il fat le Phénix des 
artiitoi. 



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44o 

6i. Aforillo. La S.^ Vierge arec V Enfant Jësai^ 
63. André del Sarto. S.t« Famille. 
64* Délia Porta Frire Barthelemi. {&) Le Cbri»t 
aa tombeau. 

65. Tintoretto. Portrait Tiriï. 

66. André del Sarto. Son portrait 

67. Titien, La Madelaine, deaai^gare^ 

68. Anonime. Portrait d'an Sealptenr. 

69. Schias^ne» (1) Portrait ^iril. 

70. Schia^one. Portrait ^M. 

71. Maratia. (3) S. Philippe Nëri (4). 
7». ^//ori Crwro/?Ac. Portrait TirU* 

73. j^a/im. (5) S. François. - - ^ 

74* Schiavone. Portrait viriL 



(1) Ce portrait est tris estime. 

(%) ktixré ne en Dalmatie. m. i583« 

(3) Carloccio da Camarano Prés d' Ancdne m^ 

1713. 
(^ Ce tablean est estimé. 
(5) GbeTt Francis ; Siènois m. 1609* ^ 



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44i 

\t mobilier it ce salon consiste en deux ta- 
bles de porphyre oà sont marqitetéi divers vases et 
fleurs composés de lazulithe, de diaspres» de cal- 
cédoines et d* autres pierres rares semblables; elles 
sont bordas d'une décoration à la grecque de jaune 
de Sicile, avec un listeau de diaspredn même pays. 
Il y, a une troisième table avec un fond de marbre 
Étatuaire marqueté de diverses pierres calcaires ^ ou 
pierres tendres ^ dans le milieu on voit diverses 
pierres dures, le tout arrête par un grand listeau en 
zig-zag de noir antique. 



SALOM DE MARS. 



Les peintures de ta voâte sont divisées en qua* 
tre sujets dont trois représentent le triomphe de la 
maison Mèdicis, designée par la grande armure char- 
gée de trophées» laquelle orne le centre de la voûte. 
On y voit Mars qui avec sa foudre allume la guerre» 
et de sa lance en donne le signal. 11 y a un combat 
tottt-à-la fois terrestre et naval. Hercule de figure 
colossale reçoit les dépouilles ennemies des mains 
des Dioscures et en forme un trophée, La victoire 
suivie la Paix et par V Abondance parait triom- 
phante au milieu des prisonniers qui sont dans une 
posture suppliante» 



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44» 

^5. Cagnacci Guido. (i) l^a JH&deUioe. 

76. Van-der-fVerff: (a) Portrait d» Doc Jeaa de 

MailboroQg. 

77. ^yoggi. (3) S.t« Famille. 

78. CigolL Eccc-Hoino. (4) 

79. Raphaël. La S.t« Vierge qa^on appelle deUa 

Scggiola. (5) 
Bo. r///en. Portrait d'André Vesalio, célèbre 

mëdecin. 
8i. RaphaeL Portrait de Ltfon X ateo les Gardi- 

neaax Julies des Mëdieis, et de'Rossi (6}% 



(OOeRîmiDÏ m. i68r. 

(2) Adrien de Rotterdam m. 1727. 

(3) Florentin , il mourat âge, aoos 4e pontificat 

de Jales IIJ. 

(4) C est son chjef-d' oeavre. 

(5) C* est le pins estimé de ses chefe-d'oeayre , 

sans onblîer la beautë du coloris délicat à 
un degrë ëminent. Morgfien et tout recem- 
mQXï% Gorayaglia V ont graré. 
^) Cbef^d'oeavre. Andréa del Sartoen fitponr 
le Doc de Mantone une copie qni depais 
cette ëpoqae a passé pour l'original. Le Roi 
de Naples en est maintenant le possesseur, 
lesi en foift en ce moment la grayare. 



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8t* Fan-Djck. {%) Forlmii *» Cardinal BentiTO** 

glio. (•») 

83. r/rw/i. Portrait de Loai» Comaro. 

84. Guido. S. Pierre en larme». 

85. Andréa del Sarto. Traits de la vie d^ Joseph 
fils de Jacob. 

86. Rubens. Les consëqucnces de la gaerre. (3) 

87. Palma le vieux. S.*« Famille. 

88. Paris Bordons. (4) Repos en Egypte. 

89. Allori Cristophe. Sacrifice d' Abraham. 

90. André del Sarto. Traits de la vie de JosepU 

fils de Jacob. 

91. Carlin Dolci. S. Pierre en larmes. (5) 

92. Titien. Portrait Tiril. 
,93. Rubens. S. François. 



(1) CheT. Antoine d' Anrers m. i64i« 
(a) Très Tante. 

(3) G'estandeschefs-d'oeavre de cet antenr. 

Il est fliartoat remarqoable ponr la Ttvacitë 
de l'imagination. Yioar , tableaux, statues, 
bas- reliefs, et camëes de ki galerie de Flo- 
rence et da palais Pitti; avec les explic. par 
Mongex , tom. HI. 

(4) Cher, de Tref ise. 

(5) Un de ses chefs-d'oeaTre,. 



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444 
g4« Rapiàèt^ La & fiimill« «iqpelëe de flmpannoia* 
g5. Rubens. Le portrait de Robens arec son frère. 

Juste LipsioSy et Grotins. (i) 
96. Allori Cristophe* Jadith. (3) 
97* André del Sarto. L' A^uioneiation nyec deux 

SaÎDts. 

98. CigolL La Madelaine. 

99. Bronzino Ange. (3) S.** Famille. 

100. Guido. Rebeeca au pait. 

101. Baroccio. Le Sauveur, demi-figure. 
193. Zuiiti. (4) La Madelaioe demi-figaie. 
io3. Guercino. Moïse , demi-figure. 

104. Luc Giordanih (5) S.*« Conceptiou, (6) 
io5. Volterrano (7). V^nus et TAmonr, demi^fifpnre. 
à fresque. 

(i) Tableau très rantë. 

(3) Tableau qui honore Tauteur. 

(3) Du bourg de Moulicelli hùT% la porte Ste 

Frediauo de Floreoce. Oo le aurnomme 
BroDxino le vieux» m. i585. 

(4) Aurèle du bourg de Luiao, terra sur le grand 

lac dans le territoire milaoais. m. iSgd. 
- (5) Che?. D* Luca napolitaio, surnommé Fa« 
priesto. m. 1705* 

(6) Une de ses belles peintures. 

(7) Baldassarre Francescbini, natif de Volterre. 

m. 1689. 



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445 
io6. Ecole de Smtermans, Portrait de Galilée. 

107. Vdterranoj L'Amour endormi^ demi^-figore à 

fresqae. / 



On voit dans le talon deax tables avec un fond 
de Lapislazali dont les bords sont marquetés de 
marbre antique blanc et jaune. 



SALON DE JUPITER. 



Dans la voûte est une peinture à fresque où l'on 
feint qu' Hercule et la Fortune présentent au Dieu 
le Jeune bomme déjà guerrier, pour en recevoir la 
couronne de V immortalité. Un Génie qui est ce- 
lui de la guerre porte à la Victoire la cuirasse du 
faéros que les dards ont percée. Lui cependant il 
grave sur un bouclier un M^ lettre initiale du nom 
Mêdicis famille de Côme L Les fresques des lunet- 
tes sous la voûte marquent la félicité d' un état 
à la fin de la guerre. Diane se repose des agréa- 
bles fatiques de la cbasse; Minerve fait planter l'o- 
livier, symbole de la paix. Yulcain cesse de forger 
des armes* Mars sur son cheval ailé cherche d' au- 
tres contrées. Mercure propage le commerce. Apol- 
lon anime les arts. La guerre enchaînée cherche à 
<c d^ager des ttz fers» avec Taide de la Discorde 

38 



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446 

qui r exciU it set torches. l.es Dioscares recOQ^ 
dttiseDt lears cheranx vers le repos (i). 

jo8. Paolo Ffironese. Portrait firil.. 

109, Paris Bordone. Portrait de Femme^ demi-Qg. 

iTO. TVzin/io Bacchanales. 

III. Salvator Rosa. Conjuration de Catilina (1), 

I II. Borgognone (3) Une grande bataille (4). 

1 13. MichélrAngc. (5) Les Parqoes. 

1 14. l^elio de Novellara» (6) La Crèche. 

1 15. Jérôme de* Carpi (7). Le Christ an tombeau. 

(1) Bloëmart et Blondeaa ont gravé en a6 plan- 
ches ces peintures avec cette inscription: 
Images des Vertus héroïques qui font allu- 
sion à la vertu des Princes de la fiaimille Mé- 
diciSy représentées dans les trois salons de 
Jupiter de Mart, et de Vénus dans le palais 
B.. du Grand^Duc- 

(1) Tableau très estimé, et qu'il répliqua sur la 
demande de la famille Martellide Florence. 

(3) Père Jacques Cortese, ou Courtois, ou Mr. 

Jacob de batailles, laïque jésuite borgair 
gnon m. 1676. 

(4) C'est une de ses meilleures productions. 

(5) Le célèbre Buonarruoti florentin, chef d'éco- 

le, appelé le Dante de la peinture m. i563* 

(6) Orsi de Reggio. m. 1087. 
Çj) JéromCi de Fe^rare, m. i556, 



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447 
i i6. SUsterfnans ({) ï^ortràit de Victoire de le Ro-t 

▼ère^ femme da Grand-Ï)ac Ferdinand II de 

Mèdicis soas la forme de la vestale Taccia 

tï'j. Spagnoietto. I^ortrait de Simon Pagaùacci. 

1 18. André del Sàrto. Soù portrait^ et de sa femme. 

119. Manière de Sibastîeri dal Piombo. Ecee« 
Homo. 

i'ko. Anonjrme. Portrail Tiril. 

lai. Manière du Morone. Portrait d'au )eone 

bomme. 
i%ik. Morone. (a) Portrait tirH. 
123. André del Sario. htt S.^ Vierge et quatre 

Saints aa bas do tableau. 
ïi4« André del Sarto. L'Annonciatioû. 
n5. Délia Paria Frère BarthMemi. S. llfarc. (S) 
isG. Manière du Guercino. S Pierre, demi-fig. 
117. Champagne, (4) Portrait Tiril. 
X18* Manière du Morone. Portrait yiriK 
119. Morone. Portrait d'ane femme. 



(1 ) Oo So&termans d'ànvers. m. t€Sf . 

(2) Dominique, de Vérone^ m. i5oOk 

(2) Le princrpal cbef-d'oeùf re transporté de fa 

pkincbe sur toile , lors^Ml fat porté à 

Paris. 
(4) Pbilippeyao.ebampagBa, Flamand m. 1674. 



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448 

i3o. Bassano Jacques, (t) Portrait d'ane femme. - 
i3i. TinCoreito, Portrait de Viocent Zeno^ demi- 

figore. 
i3a. Crespi. (a) Sie. Famille. 
i33. Salvaior Rosa, Une grande bataifle. 
j34* Paul Feronese. Les Stes. Maries aa tombeau 

de Jetas Cbrist. 
i35. Salvaior Rosa. BataiHe. (3) 
i36. Paul Feronese. Jësos Christ prend cengë de 

la Ste. Vierge avant la passîom 
137. Mannozzi Jean da San Giovanni. (4) Con- 

yer^ation de Chasseurs après la chasse. 
i38. Zuccheri Frédéric. (5) Portrait viril ^ arec 

doux chiens. 
139. Rubens. S.^ Famille, S. Jean et S.«« Elisa'» 

beth. 

(f ) lacqnes da Pont, surnommé par sa patrie le 
Bassano, ou le Bassano vieux, pour le dis- 
tinguer d'un autre peintre, m^ iSga. 

(1) Le Chey. loseph, de Bologne^ appelé aussi 
l'espagnol, m. 1747- 

(3) Ce tableau porte le nom de rauteur. ' 

(4) Mannozzî peintre Florentin pé dans la terre 

de S. Giovanni dans le Yaldamp. Ce fat un 
des meilleurs pekitres à fresque de l'école 
Toscane m. i636. 

(5) Chev. de S. Angièlo • Yado. m. 1609. 



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449 
y4o. Léonard da f^ffiei.(i) Portrait d'une femme. 

i4i* Rubens. Baccbanales. 

1^1. Centilesçhi Arteniise. {p) La Madeleine. 

143. GennarL[Z) David. 

i44« Franco. (4) Le bataille de Montemorlo. 

Ce sabo ett orne de deaz grandes taUet avec 
nn fond de porpbire d'Egypte, marqueté de Calcé- 
doines et d'autres pierres dures qui' re|)réi5enteiit 
parfaitement au naturel des ooquiNes de diverses 
couleurs» des perles très claires» du corail, et an-' 
très objets semblables, avec lUie bordure à la grec- 
que de Lazulitbe» 

SALON DEJSATUBNE. 

On voit dans V enfoncement de h voûte eç dieu 
maître du ciel, accueillant un Homme déjà vieux» 
conduit par Mars et par la Prudence» pour être eou- 
ronné par la Gloire et par l'Eternité, comme st le 



(0 Florentin» né^dans le cbateaa de Vinci prés 
de Fneeccbio dans le Valdarno inférieur 
sor les confins de Pist^te. 11 fut un des 
principaux mai très cU l'art de peindre. 

{%) Fille d'borace Lomi. m. 1943^ 

(3) Benoit de Cento. Il fly>urit t ers Tan i6io« 

(4) Auppelé le Sémoléi, yèoitie0f mv i56i. 

M* 



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45o 
peintre voulait faire entendre qae cette Terta joiote 
à la valeur, désignée par Mars, rend Tbomme digne 
d'occuper on rang distingué parmi les bëros, même 
apris une longue vie. On y voit aussi Hercul sur 
le bûcher au moment d'être brûlé, et Plûloctite qui 
ramasse les (lèches du héros, symbole manifeste de 
l'Apothéose. 

145. Puligo. (1) La S.^ Vierge avec l'Enfant Jésus, 
et un Ange. ^\ 

»46. Puliga. La Vierge avee l'Enlsnt Jésus , S. 
Jean, et un autre Saint. 

i47« Giorgione. (1) Nimphe poursuivie par un Sa- 
tyre. 

148. Dossi' (3) Bambochade. 

149. Pontormo. (4) Portrait d'Hippolyte de Hédicis, 
^demi- figure. 

i5o. Fan-Dick. Charles L Roi d' Angleterre, et 
d'Henriette de France sa femme. 



(1) Dominique, Florentin, m. iSi?. 

(1) Giorges Bonbarelli du Castel Franeo dans la 
marche trévisane de l'état vénitien. Un 
des premiers maîtres dans l'art de peindre, 
et excellent dans le coloris, m. iSii. 

(3) Chev* Dosso, de Ferrare. m. i56o. 

(4) Jacob Carrucci, né à Pontormo dans Tarron- 

dt. de Florence, m. i56d. 



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45» 
i5i« Raphact. Portrait da Pape lirfes H. 

iSi. Sehiavone. Caïfi qai tae AbeL 

i53. Coreggio. (t) Tête d'an EofiMit. 

i54* Carlin DoteL Le sommeil de i'enfeiit S. Jean. 

i55. Carlin Dolei. Tète de S.^^^Rose. 

>56. Guercino. La Ste. Vierge otec rEnSuit Jésos) 

et QQ Ange. 
tSj. Leandro Bassano, (i) Seine 'pastorale. 
t58^ Domeniekino (3) La Ihiagdeleine. 
159. l>e//a Porla Frire Barthélemù Jé%n% Cbrisl) 

ressaseitë, an miheu des E^angélistes. (4) 
]66. Van^Dyck. Tête de la Ste. Vierge. 
161. Giorgione^ Moyse tiré des eaas da Nil. 
i6a. Baroccio. Portrait de François Marie de Kr 

Rotere Dac d'Urbin. 
i63. jindré del Sarêo. L'AnaonoiatioBv 



(1) Antoine Alfegri, appeM coreggio par sa pr^ 
trie, sopëriear à tons les aatres peintre» 
ponr la grace^ la dooeenr^ et lis beaatë de 
ses peintsres. m. i534« 

(a) Dé pont, de Bassane, m. i6*ia. 

(3) Dominique Zampieri, de Bologne, m. rfiff. 

(4) Ce tableau <tait à S. Marc avec d'autres. 

Voy. Albertini, in<$m. de beaucoup de sta- 
tues, et de peintures ^ sont diaos la villa 
célèbre de Florence. j6ia. 



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45i 
t64. Perupno. Chriti aa tomiMaiiv 
i65. RaphaeL La Vierge sous im tr&ae| avee d'aa^ 
très SaîntS) ^'on appelle del Batdacchino. 

166. Caracci dnnibal. (i) Tête virile. 

167. Julies RQmanoi La- dante d'Apollon afec les* 

Musée. 

168. G^ercino. Télé de S. Kerre. 

169. Pa/igo. La S-»e Famille. 

170. Campagnola (2) Adam et Ere. 

»7f. Raphaël. Portrait de Tboma» Fedra higbi^ 
rami. (3) 



(i) 0e Bologne. Le ptaf parfait peiotre was kr 
rapport de TaDioD des trois (jaalitës esseo- 
tielles de Tari, c'est-à-dire, le dessin, le 
clair-obscor et le coloris, m, 1619. 

(2) Dominique, tenitren, Yivaît Tau §543. 

(î) W ne ftit point cardinal, qnoiqa'on on le pige 
tel* d'après se» babils de pourpre, mais 
secrétaire du S. collège des fardinaar, 
et à ce litre il assista aa conclave oà le 
Cardinal de Médicis son ami fat élo Pape 
tous le nom de Léon X. il detiat son fsTori, 
et c'était avecpste raison qu'on l'appelait 
le Cicéron de son temps. Son portrait est 
dans la série des hommes tlloslres de U 
Toseaaer 



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4531 
171* André del Sarto. Dispute 8or la Très«Sainte 

TriDÎté (I) 
173. Albano. (a) Apparition de Jësas Christ à la 

Ste. Vierge. 
174* Rqffaello. La Yisiou d'ExëchieL (3) 

175. Albano. La S.^ Famille^ et deox Anges. 

176. Guido. C\éof2Xte. 

177. Lotio Laurent. (4) Trois demi-figores dediffé« 
reos âges. 

178. Raphaël. Portrait da Cardinal Bernard Dot»- 

si de Bibbîena* 

179. Sébastien dal Piombo. (5) Le Martyre de 
Ste. Agathe. (6) 

i8o. Michel de Bidolfo. (7) S.t« Famille. 



(1) Tableau magnifique; 

(2} François, de Bologne, m. 1660. 

(3) Ce tablean est d^nn prix inestimable sons \a 
. vappori de la conception. 

(4) De Bergame, on selon d'antres , ▼énitten.' 

m. i554- 

(5) Bastiano Lociani, fënitien. m. l547« 

(6) Tableau qui donne à l'auteur un rang distin- 

gué jparmi les maîtres de Tart. 

(7) Bigordi Florentin, ^évé de Ridoifi del Gbir» 

landaio, delà appelé Michel de Ridolfog il 
traTatlIatt en iSÔB:. 



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454 

i8i« Salvator Èosa* tjn foiU. 

ti%. Pontormo. La Martyre des 4o Saint» ciotWooiiéi.r 

On Toit dam ce talon deux magnifiques taUet 
de Brocatelle d'Espagne^ sur lesquelles reposent les 
deut bustes de marbre des Grànd-Ducs Ferdinand 
111 et LëopoU II. La sculpture est l'outrage de" 
Giovannozzi. 

fl 7 a aussi une grande tabk de Jâipe de Bargaf. 

SALON DÉ L'iLLiADE 

PAR LE CHEY; LOUIS SABATËLLf 

Peinture^ 

Le sujet de l'a peinture de ïa toute tti pris cEmt 
nUiade d'Homëre. On voit Jupiter dans la r^ion Ear 
plus éXtvét de Folympe^ défendant aux Dieux depren>^ 
dre part à V issue de ta guerre entre les Grecs et lea 
Trojens. Dans le haut près de Jupiter on a repre* 
sente TAurore précédée de la Rosée^ et suivie par 
flesperus* Plus bas on vok Junon qui en 9%à9tf et 
à cété' d'elle est Irh sa messagère. Ou apperçoit k 
la gauche de Jupiter Pluton arec Proserpine so» 
épouse» ensuite Apollon^ Diane, et enfin Yesta. Der- 
rière ce groupe paraît Esculape et puis la Muit. A»- 
àt%%Vi% du groupe on vert Bercuïe le dos tourné; 
accompagné d'Eébé. En observant de nouteau dtt= 
eèté droit de Jupiter^ on voit G^oymède so» éÙAVh 



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455 
son j enniUe Minerve tt Merenre. Plot bât ett Ynl- 
din arec Vënas ton ëpoaie» laquelle regarde Mart 
d'un oeil qui esprime tes craintet pour let malheurs 
qui menacent Troie. Cupidon est dans ses hrsit, et 
derrière elle on voit les Grâces les dieux Bac- 
chns et Morphëe* Sous le dieu Mars le peintre a 
personnifié le Xanthe fleuve qui baignait les murs 
de Troie^ et plus bas est le dieu Pan symbole de 
la nature. Après lui parait Gérés couronnée d'ép^Sy 
et la Terre ou Cibèle, ainsi que l'indiquent le lion 
f t le tambour^ sons la figure d'une femme qui tient 
dans ses bras deux petits enfants. Entre la Terre 
et Hercule on voit naître Tocéan, et un peu plus 
haut est Tbétis qui semble espérer qu'Achille son 
fils remportera la victoire dans la guerre de Troie. 
Au milieu de ce tableau sons le trône de Jupiter on 
voit le Destin qui préside aux Parques qu'on y a 
représentées devant lui pour indiquer l' irrévocabi- 
lité des décrets éternels. 

Les huit lunettes qui sont sous la voûte contiens 
nent les sujets suivans qu'il faut examiner en Com- 
mençant par la lunette qui est i la gauche des fe- 
nêtres. Dans la première est Junon occupée a sa 
toilette, qui voyant qu'elle ne peut s'opposer à la 
volonté suprême de son Epoux, que par le moyns de 
la séduction, a recours à cet artifice. Dans la se- 
conde lunette on a représenté Vénus et Junon au 
moment que celle-ci demande â l'autre pour séduire 
Jupiter la merveilleuse ceinture qu'elle obtient. Les 
Grâces sont dans la joie de voir que Junon a be- 
soin du secours de Vénus pout se faire aîmer. Pans 



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456 
la troifièiBf lunette eit encore Janoâ qui arrir^iB 
4aQt ViU de Lemaos coart éveiller Morphëe daas 
4a grotte , cnvcioBD^ de sooget. On y voit annî 
Arpocrate et la Paresse qui est assise aux pieds da 
Ht de M(»rpb^* Dans od des côtés de la composi- 
tion on a placé nne figure qui représente TOisiveté. 
Dans la quatrième lunette Junon se présente à Ju- 
piter sur le mont lda> elle est accompagnée de Mor«> 
pkée changé en Libou. Dans la cinquième on voit 
dans le lointain Jupiter dormant dans les bras de 
Junon» pendant que son frère JNeptune sortant du 
sein de la mer marche à |a tête des Grecs auxquels 
il inspire du courage; et redouble la valeur Mar- 
tiale d'AjaXy qui levant de terra une grosse pierre, 
va la lancer sur Hector. Dans la sixième on voit 
Jupiter qui sort d'un Ut de nuées» où il était coa- 
cké avec Junon qu'il regarde d'un oeil irrité, il 
montre les désordres survenus à la terre par suite 
de son assoupissement artificieux^ Junon fait sem* 
]>bot de vouloir s'en excuser. Dans la septième on 
voit Hector transporté hors du c^amp de bataille 
Apollon le soigne pour qu'il reprenne son ancienne 
force. Dans la dernière on voit Hector qui saisit la 
proue d'un vaisseau grec où se trouve Ajax télamon 
avec qui il en vient aux mains, pendant que ses 
jcompagnofls cherchent ;à mettre le feu aux autres 
vaisseau):* 



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45? 

i83. CarUi^aggiû. (i) L'amoar eadormi. 
i84* André det Sarto. Son Portrait 
i85. Giorgionc. Un concert de masiqne* 

186. Paul Feronese. La Baptême de Jésat-Cfarist. 

187. Scipiori'Gaetano. (tk) Portrait d\iiie femme. 

188. Siilvator Rosa. Son portrait. 

189. Etole des CaraûcL Portrait viril. 

190. Sustcrmdns. Portrait d'on jenae Prince de la 

maison de Bavière garni de cniratae. 

191. André del Sarto. L'AiaompUon de la Sie. 

Yierge. 

192. Scipion-Gaetano. Portrait de Marie de Hédi- 

cis Reine de France* 

193. Ecole des CaraccL Portrait riril* 

194: Paris Bordane* Portrait d')en6e guerrier. 

195. Francia Jacques* Portrait viril. 

196. PtÊid Fènonese. S. Benoît avec d'antres per« 
. tonnages» 

197. Reni Guido, Qiaritë. 



(i) Chev. Michelangiolo Amerigbi , on Morigi 
de Caravaggio, de l'yole romaine m. 1609. 

(1) Palsone de Gaète monrat à l'âge de 38 ans 
sons le pontificat de SIste Y. C esl-à-dire 
depnii l'an i585 jasqn'en iSjo. 

39 



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198. Felast/uez. (i) Portrait viril, demi- figure. 

199- GranaccU (2) SM Famille. 

100. Titien. Portrait debout de Philippe II Rot 

d'Espagne, 
aoi, Titien* Portrait du Cardinal Hippolite de Më- 

dicis en costume d' Hongrie. 
a02. Bilivert, \J Ange refuse les dons de Tobie. 
ao3. Allori Chrjstophe. Portrait viril. 
^04. Bronzino Ange. Portrait d' une femme. 

206. Scipion^Gaetano, Portrait d' une Princesse' 
ao6. Bronzino Jnge. Portrait de François I de Mtf- 

dicis. 

207. Léonard da Vinci. Portrait d'un orfërre. 
ao8. Délia Porta Frère BarthelemL La S.^ Vierge 

sous le trône, et autres Saints. (3) 
209. AUorl Crystophe. Portrait viril, 
a 10. Scipion^Gaetano. Portrait d' une Princesse, 
an. Sipion^Gaetano, Portrait d' une Princesse. 
^12. Bronzino Ange. Portrait du Grand-Duc Co«r 

me I de Me'dicis. 



(1) Ghe?. D. Diego jftodrigues de Silva 7 Vela- 

squei, Espagnol m. i66q* 
(%) François Florentin, m. i554* 
(3) Ce tableau est magnifigae. 



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45d 

li3. Carlin Dolci. Tête de Moïse. 

s 14* Baroecio. Copie de Itf S«« YllRGE DE S. J<RO- 

MK da Coreggio. 
ai 5. Titien. Portrait viril dçboot. 
a 16. Paul Verohese. Portrait de Daniel Barbare. (1) 
117.' Carlin Dolci. S. Jean ETangeliste^ demi-fignre. 
ni 8. Sahator Rosa. Portrait d' on guerrier, demi- 

figare. 
%^Q. Pierre Perugino. L'Enfant Je'sat adore par 

la Vierge, et S. Jean. 
2110. Caracci Annibal. La gloire de Jésns Chrif t et 

antres Saints^ 
aai. Ecole de Titien. Port j*ait d' une de Bentiro* 

glio avec la date de i5^6* 
aaa* Manière de Titien. Portrait d'une femme. 
aa3. Holbeen. (a) Portrait viril, demi-fignre. 
aa4* Bubens. Portrait dn Duc de Bnchingam. 
as5. André del Sarto. L'Assomption de la S.^« 

Vierge. 
aa6. Tinellii Portrait ririL 



(1) l^rés bean tableau. 

(a) Jean Suisse, un des fondatenrs de V école 
allemande, m. i554* 



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46o 

337* Carlin DoleU Ste. Marthe^, derai^figare^ 

«ti8. Titien, Le Sanrear, demi-figiire* 

aag. Anonyme. Portrait d'aDe fenmie. (i) 

iSo. Parmigianino. (2) La Ste. Vierge arec de» 
Aiige8^ qa' on appelle ^0/ Colio lungo. 

a3f. Susiermans, Ste. Famille. Le visage de la 
Vierge et de r£«£BDt Jésns, sont lea portraita 
de la Grande-Dacbesse Victoire de la Re- 
père, et de aoo fils, le G. Doc Gosme III de 
Médicîs. 

%3^. Ruhem. Ste. Famille* 

a33. Pontormo Jacques. S. Antoioê demi-figare. 

!i34« Lanfranco. (3) L'Assomption de la Ste. Vierge. 

!i35. Guercino. La obaste Sasanoe. 

a36. Bassano François* Le SaoTear cbea Ste. Mar- 
the. 

237. Rosso Florentin. (4) La Sie« Vierge en trône, 
et autres Saints. 



(i) Tableau d'nne rare beauté. On croit quMI 

est de Rapbaél. 
(1) François Mazsnoia, de ParoM, m. tâ4o. 

(3) Cbeva Jean, de Paroie^ m. i64Sv 

(4) Mort en i54i« 



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46r 
On admire dent ce salon quatre tables, deux 
* d' albâtre cofogfm/io d'orkut avec une léger con- 
tour de lapislazzulf, et avec une grande corniche de 
belle néphrétique d'Egypte La troisième table est de 
porphyre d'une grandeur peu commune. La quatriè- 
ïùe est de diapré de Barga. Des vases de noir anti- 
que, ornés de bronze dores et d'argent reposent sur 
ces tables magnifiques. 

Au delà de ce salon on construit un autre local 
qui sera uni à la Galerie, et renfermera des objets 
d'art d* un grand prix. 

CHAMBRE APPELÉE DELLA STUFA. 



Pendant que Pierre de Cortone peignait l'appar- 
tement que nous venons de décrire, il décora les 
quatre parois de la chambre actuelle par des peintures 
à fresque, qui faisaient allusion aut quatre âges de 
rhomme (i) avec des allégories sur les quatre âges 
du monde qui lui furent suggérées par Michelangio* 
lo Buooarrotî le jeune. (2) L'âge d'or est représenté 
par de petits enfants qui se devertissent innocem- 
ment à tous ces amusements qui leur plaisant le 
plus, pendant que d'autres jouent familièrement 
avec un lion. De jeunes bergers occupés à traire 



(1) Passeri, vies des Peintres, pag. 41 3. 
{%) \ojez les éloges des hommes illustres dans 
la peinture lom. X. pag. 54. 

39* 



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46i. 
lears troppeaax et i exprimer des raisOQs poar se 
procurer par lear ijodiuCrie leur aoorritore, sont le 
simbole de V âge d'arf eut. Des soldats qui montrent 
an dictateor les blessures qa' ils ont reçues dant les 
tombants» et qui en sont récompensés sont la figure 
du siècle d' airain. Le dernier âge, celui de fer, est 
designé par d' autres soldats qui, après être entra 
comme des furieux dans un temple, en enlèvent 
d' une main sacrilège les ornements sacrés, et qui 
pour satisfaire leur avidité arrachent de force aux 
jeunes filles les bijoux qui ornent leurs cheveux, (i) 

La voûte fut ornée en i6aa par Mathieu Ros- 
selli (a) qui y peignit au milieu, quatre Vertus avec 
la Renommée, et dans chacune des huit lunettes il 
y a peint une des principales monarchies, comme 
l' indiquent les inscriptions qui y sont. 

Quatre petites statues antiques de marbre or- 
nent cette chambre. 

Mais ce qu'on ne peut s'empêcher d* admirer, 
c^ est une colonne d' un porphyre vert précieux sur 
laquelle repose un vase de porcellaine où se trouve le 
portrait de Napoléon. Une autre mi-colonne de brè- 
che orientale soutient un vase de porphyre, au mi- 
liu est ua armoire ancien d' ébéne. 



(t) Voy-Cinelli. M. S. Cité. 

{%) Yoy. Baldinucci, tom. iX. p«g* 59* 



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m 

CHAMBRE DE L'EDUCATION DE JUPITER 
Peinture de Catani. 

x38. Anonyme. Portrait TÎrU, demir figure. 

339. Caliari Charles, (i) La Ste. Vierge, atec 
1' Enfant Jésus. 

340. P^nni Luc, (2} Ste. Famîite. 

34 !• Clo^io. (3) Jësns dépose de la croix s miniature. 
9t4^* Puligo. Ste. Famille. 

343. Délia Porta Frère Barthélemi. Ste. Famille. 
344* Porbus, Portrait d' an jeune homme. 

345. Anonyme, Portrait de femme Toillée, demi- 
figure. (4) 

346. GarofUo, Portrait d'une bohémienne, demi- 

figure. 

347. Ecole de Raphaël. Sté. Fa^ntlle. 

348. Tintoretlo. La descente de croix. 
M9* Pontormo. Portrait viril en profil. 



(i) Mort en 1596. 

(3} Florentin Aide du Rosso floriMait Tan i535. 

(3) D. Jules de Croaaia, m* iij9* 

(4) Très beau Ubleaa. 



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464 

iSo Basssano Prançois Portrait d^ao yenne tiommc: 

a5i. Baroccio. Tête d'ao Anrge. 

aS). Manière de V Holbeen. Portrait de Claode de 

Lorafoe Dac de Goîse^ 
»53. PaggL (i) Repos en Égjpte. 
a54» Palnui le s^ieux. S.*« Fai»Hle/ 
a55. Fan-der-ffelst (2). Portrait Tirit, demi-figare. 
356. Pierre da Cortona, S,^ Marie ÉgyptieDoe. 
257. Paris Bordone. La Sibille fait remarquer à 

TEmperear Aogaste le mystère de l' locar* 

nation. 
a58. Tinelli [3). Portrait ▼irîL 
s59- Copie du Corège. Tête da SauTenr. 
260. Manière de Porèus. Portrait d' une feonine. 
^6ï. Baroceio. Tète de T Annonciation de im 

Vierge. 
aSi. Mamère de V Holbeen* Portrait viril. 
a63. Ecole de Bronzino, Jësos Christ aor la croix. 
264* Tintoretto. Résarrection de^ Jësas Christ. 
265. André del Sarto» S. Jean Baptiste > demi- 

figare. 



(1) Jean Baptisse Génois, na. i&if. 

(1) Barthélémy d'hollande, m. i8ai. 

(S) Chef* Tibère de i' école renitienne. m. i638. 



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465 
266. André del SaHo. La S.^ Vierge a^ec TEn^ 

finit J^MIS. 

367. Feronese Paul. Portrait d' on petit «f^ot. 

s68. Feronese Paul. Portrait d' an pefU enfiint*^ 

a6g. Feronese Paul. Préiestation an temple* 

370. Carlin DolcL S. Andrë devant sa croix (i> 

%jï. Anonime. S« Sebastien , denû-figare. 

272. Sustermans. Portrait da Prince Matlhieo de 
Médicis. 

273. Anonyme. Portrait d'nne femmer 
274* Anonime, Portrait viril. 

375. Ctfr/iA JD<rfd. S. Oiartes Borromë, demi- 
figure* 

276. Carlin Dolci* S. Lonis Roi de France , demi* 

figure. 

277. Bronzino Ange. Portrait de la Princesse Lo-^ 
crëce de Médicis, fille da Gran-Dac Gosme I. 

278. Miel Jean, (a) Bambochade. 

979. Bronzino Ange. Portrait da prince D. Gar*' 
slas des Mëdicts en bas âge. 



(1) Un de ses chefs-d'oeavre, vojes le recaeil de 
80 gravures représentant les plos célèbre» 
tableaux des Mariais Gerini de Florence. 

(3} Flamand, m. i664« 



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466 
iSck Carlin Dolà. S* Roch , demi-figure^ 

aSi. Carlin DotcL Se Hîcole de Tokntiiio, demi- 

figuré* 
i8a. Anonyme. S.*« Famille. 
383. Anonyme. Portrait d' une jeune femme. 
284. Jean-Fan-Ahen. (1) S.i« Famille. 

Cette chambre contient une superbe table de 
pierres dnres^ 

CHàMBRï; D'UUSSE 

Lorsqu' il est de fetodr en Itl^que à la mai-' 
son paternelle) sujet qui fait allusion au retour 
de Ferdinand III en Toscane^ 

Peinture de Martellini. 

i85. Pagani Ùrégoire. ï^ortraît TiriL 
286. Currado. S««. Catherine. 
187. Santi di Tito. (2) Portrait viril. 
d88* Carlin Dolai. Jésus Christ dans le jardin 
des Olivers. 



(1) De Cologne, m. 1800'. 
\i) De V Ecole Florentine^ 



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46r 

289. Ligozzi. (1) L'Enfant Jësas, la SM Vierge^* 

et S. François. 
390. ÇigolL S. Franfoifi. 
^191. Allori Aleppandre. {i)Vt%à\c9LW&ik de S. Jean. 

Baptiste. 
191. Ecole d' jindré. U Knge gardien airec Tobie* 

293. Ecole Florentine. Portrait d' ane femme. 

294. Ecole <^'^/zfi?r^S.»« Famille. 

295. Ecole de Carlin Dolci. Tête de Ste. Lncie. 

296. Anonyme, Portrait. TJril. 

397. Pari^ Bordone. Portrait du Pape Paul III. 
298. Ecole Florentine. Portrait d' ane femme. 
9^9. Ecole Lombarde: Ste. Faiaille. 
3oo. Salvator Rosa. Tête dVon Yieiliard. 
3oi. Cigoli Portrait yirll. 

302. Carlin Dolci. La Ste. Vierge avec l' Enfant 

JëSQS. 

303. ^//oriCr75^(^^.Ste*CèneàEmaai;ebaQcbe. 

304. Schidone. (3) Ste. Famille. 

305. Allori Crystophe. S. Jean^ 

306. Salvator Rom* Passage avec nn pont. 



(1) Titi da Boarg S. Sëpnlchre. m» i6o3^ 
(a) Appelé aussi le Bronsino, florentin, m. 1607. 
-X3) jSchedone Pa^thàlioiy de Modine. m. 161$. 



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468 
Zoj. André dd Sêtrio. Lft SU. Vierge aTee des 

Saints. 

308. CrespL Tète d'an Tieillard 

309. Schidone. Ste. Famille. 

3 10. Anonyme. Tête TÎrile* 

3 11. ZuccheH Frédéric. S. Pierre dans la prison. 

3 12. Salvator Rosa. Pajsage avec marine. 

3i3. Tintoretlo. La S.te Vierge tfree l'Enfant 

Jésus. 
3i4* André del Sarto. S. Jean, deml4igore. 
3i5. ÙelV AltUsîmù {\). Pertrait d' une femme de 

la maison Raina de Bologne. 

3 16. Carlin Dolci. Portrait d'an jeune homme (1). 

317. Carlin Dolci. La Ste. Vierge, et T enfant ié* 
sas y deax tableaux dans un même cadre. 

3 18. Lanfranco. Ste. Marguerite de Cortone. 
Sfg. Procaccini (Z). Naissance du Sauveur. 

3ao. Caracci Augustin (4). Paysage aVec des bai- 
gneurs à la détrempe. 

(1) Appelé encore Papî Florentin il trataillait 

en i565. 
(i) Exécuta ce tableau a i'age de i5 ans. 

(3) Camille, de l'école milanaise | il florissail 

l'an 1609» 

(4) De Bologne, cbefd* école. Ce <nt un noa* 

Teau Flombeau dans la peinture m. i6ot. 



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¥i9 

3a I. Carlin DolcL Ecce-Uomo. 

3^2. Felasquez. Portrait viril. 

323. Sustermans, Portrait d' ane femme* 

324* Bassano. Portrait viril. 

325. Poelembourg (i). Deux petits paysages^ 

326. Salvator Rota, Tentation de S. Jérôme. 

327. Deir Altissimo. Portrpit de Clarice Ridolfi 
Altoviti. 

3i8. Ecole de Bronzino. Portrait d'une femme. 

32g. Anonyme. Portrait viril. 

33o. Costoli (i). Son Portrait. 

33i. Manière de Fan-Djck. Portrait d'Henriette 
de Fra.Dce» feinine de Charles I Rot d'Angle- 
terre. 

332. Gennari (3). La Ste. Vierge avec V Enfant 
Jëfos. 



L' ameublement de cette piice consiste en une 
table de pierres dures, et un Ecrin ancien ^4«^ 
bène incrusta de bois orientaux et d' ivoire p et or- 
ne de bronzes dortfs. 



(1) Corneille d' Utrecht| élève d'Abraham Bloéf^ 

mart. m. i66o. 

(2) Aristodeme , sculpteur florentin |. vivant. 

(3) César, ^ Bologne, m. 168& 

40 



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470 

CHAMBRE DE PROMETHEÈ. 
Peinture de Coli§non* 

333. Schidone. S. Paml. 

334. Anonyme Allemand. Portrait viril. 

335. Bassano Jacques, Portrait viril. 

336. Fan-Der-Goes. (i) Portrait de Folco Portina* 
ri, demi -fi gare. 

337. Scipion-Gaetano. Portrait de Ferdinand I 

de Mëdicis. 

338. Lippi Frère Philippe {%)• La Ste. Vierge avec 
V Enfant Jésus dans les bras : an loin des fi- 
gures, aatonr d' a ne femme acconcfaëep 

339. Tintoretto. Portrait viril , demi-figare. 

340. Manière de Perugino, La S. Vierge , V Enfiint 
Jésus > et deux Saints. 

341. Pinturicchio {3). L'Epiphanie. 
34»- Anonyme quatrecentiste florentin. 

Vierge avec l'Enfant Jésus 1 j5. Jean et deu^ 
AnçeSf 



(i) Ugo de Bruges, Florissait l' an 1460. 

(2) Florentin, m* léfii^. ' 

(3) Bm^rd Belti de Ptfronse» m. i&.i3^ 



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471 
â43. École deJeatt'Bdlino. La S. Yierge avec l'Eu- 

&Dt Jësus, S. Jacqaes, et Ste. Catherine. 

à44. Sustermans. Portrait A'wae petite demoiselle: 

esquisse* 

345. Anonyme, Du i5og. Portrait de femme* ^ 

346. ZciccAeri (1). La Madeleine eoletée an ciel. 
347* Lippi Philippino. (2) Ste. Famille atec des 

Aoges. 
348. Botticclli (3). Ste. Famille atec des Aoges, 
349* Genga Jérôme (4). S. Famille. 

350. Caracci AnnibaL Repos en Egypte. 

35 1. Palma le Vieux. Portrait tiriL 

352. Luini Aurtle. Portrait d[*ane femme, demi- 
fignre. 

353. Garo/olo. La Sibylle qui recèle à Àogaste le 

mystère de V Incarnation. 

354. Laurent de Credi (5). Ste. Famille. 



(i) Taddë, m. i566. 

(a) Philippino Lippi Florentin. Ainsi appelé pour 

le distinguer de frire Philippe Lippi. m. 

i5o5. 

(3) Sandre par abrcTiation , pnisqa' il s' appelait 

Alexandre Filippi on Filtpepi florentin, 
m. i5i5. 

(4) D'Urbin.m. i55i. 

(6) Sciarpelloni) de Florence, m* i53ar 



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<7» 
i$5. Sîgnorelli Lue(î). Ste. Famille. 

356. Fanni François. S. François qui iecmte T har- 
monie d' an Ange. 

357. Sahiati (1). Figure all^goriqae. 

358. Ohitiandajo Dominique (3). L' Epiphanie. 

359. Beccafumi (4). Ste. Famille. 

360. Schidone. La Ste. Vierge atecrEnfiint ièsas. 

36 1. Ecole de Léonard da Finci. Ste. Catherine» 
demi-figare. 

362. Boatteri Jacques, Ste. Famille. 

363. Mazzolini (5). La femme adaltére. 

364* Anonyme quatrecentiste florentin. Ste. Fa- 
mille. 

365. Laurent de Credi. Ste. Famille. 

366. Anonyme. Médication de S. Jean Baptiste. 



(i) Appelé anssi Lnc de Cortone. m. i5ii. 

(1) CbeT. François Rossi florentin appelé aassi 
SaMatinOf on des Salnati poar avoir été 
protège par le Cardimil de cette il I astre fa- 
mille* m. i563. 

(3) Corradi , florentin m. i495. 

(4) Dominique, on Mecherino , de Sienne | tra- 

f aillait en i55i. 

(5) Ludotic Massolini ^ de Ferrare, m- i53o. 



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473 
367* André del Minga < i). La orëation d' Ere «Tec 
le dessin de BandineUî. 

368. Gimi^nani Yacinihe {%). Bëbecca aa pnit. 

369. DcW JUissimo. Portrait de Pierre de Me'dicis^ 
dit le goottenm» 

370. Anonyme* Ste* Famille* 

371. PoUajolo. Ecce-Homo« 
371. Gurofolo. Ste. Famille^ 

373. Anonyme, La Madeleine. 

374. Costa Laurent (3). Portrait ftril. 

375. Sodoma. (4) Tète virile arec an bonnet roage. 

376. Sodoma, Ecce-Homo« 

377. Botticelli. Portrait de la belle Simonnette (5> 

378. André del Minga. Adam tt Ere chassés da 
Pbiradia terrestre* 

379. BeccàfUmL La continenee de^Scipion* 

380. Schia^fone. Portrait TÎril, demi-figure* 
38 f* Giorgione, S. Jean demi-figure. 

3^2^ Ppruzzi Babhasar (6). St^. Famille. 

(1) Florentin, Tirait en i568. 

(3) De Pistoie^m. 1681. 
(3)Ferrarai8,flori8soit en t488|m. enfiron i53o. 

(4) CheT. Jean Antoine Razzi deYercelli^de Teco- 
le aiilanaiseiil passa à Sienne où il moUrcetTan i554. 

(5)LePolitien a célèbre cette femme dans ses vers. 
(6) Appelé aussi Baldassar de Sienne, m. i556. 

4o« 



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474 

38^. Bassano Francs. Scèoe paitorale* 
384. BoUicelli. S.^ Famille. 

31^5. Jérôme de CarpL Ormoii dsM )e* jardin des 
oliviers. 

386. Bassano François. Scèaa foatiqoe. 

387. Cas^alori (i). La Tête du Prëcmraeor portée aa 
festin d'Herode. 

388. Lippi Philippine. La mort de Locrèee. 

Daos le miliea x)n voit un vase de porcelaine de 
France 9 orné de bi^nzes dordf. 

GALERIE DES COLONNES 

Là s'offrent i Tadmiration deux èolonne d'albà- 
tre oriental, Tune unie , et Faatre cannelé à spi- 
ral, toutes dcax trèa r«Biar<|U%biejg pour leur bbil- 
cbeur. On y trouve aussi six tableaux de pierres 
dures rapportées, lesquels out été faits ( comme les 
autres ouvrages che ce genre de ce palais ) dans la 
manufacture royale de pierres dunes établie à Flo- 
rence , aux frais de la cour. 



(1) Mirabello, appelé encore Saltnoorno oa So- 
lincomo, e Giyaileri florentin. Il florissait 
i' an i668. 



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475 

CH^MSïlE Pg LA JUSTICE 

Peinture Je Feiiié 

38g. Tintûn^o. Pbïtrait d' un Scolpteor. 
-390i Qtêido. Têle de^S.t« ElUabctb/tablâaa oM. 
391. Lely Pierre (1). Portrait de Cromwel< 
391* CurUn DêUA. 5. Casimit prince rojal de Po- 
logne.^ fils daroi'Câsimir IV, deint«figore« 

393. Va&eari. (a) Tenlailon de S. Jërome. 

394. Scarsellino (3). La naissance d'an enfisint. 

395. Timçreita.^ Portrait viril , talileau .otal. 

396. Porbus, Portrait de la Princesse Eleonore de 

Mantone en bas âge, depuis fismme: de Tem- 
perear Ferdinand U;d'.ÂQtricbé« 

397. Carlin Dolei. L' Evangeliste S. Jean, demi- 

figure. 

398. Gemileêchi Arthemise. Jnditb. 



(1) Van-derFaes; Sarnommë Leljr de Saest en 

Vestphalie m. 16B0. 

(2) Georges , arètin y historien célèbre de Tart 

de la peinture m. i574* 

(3) Hippoljte Scaramnceia fi|& de Sigismondo, 

ou Mondino Scarsella , m^ i4^ii ; 



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476 
399- f^a^'^^^^ (i).FraiUet attires objeU inanimées 

400. Mdehior Hondekoeîer (i). Poalels* 

40 1. Susterman». Poitrail da ebanoiae Pandolplie 

Ricasoli« 
4o2« Allari Christophe. Pùatbmki d'an Î6tttteboaiiQe« 

403. Baioni\3). Bercttb ealré la terHi et la to- 
kipté. 

404. Carlin Dolei. Portrall de la Gfaiide Dadwtae 
Yictotré d« la KoTJre » laUeâu oTaU 

405. Sahaielli (4)» Ajax de Lecrea ae aam?e du naa* 
frage. 

406. Carlin Dolci* S. Dominiqae en ptére dans 
une caTeme* 

407- Anonyme, Porirail Tirih 

408. BaionL Herottle dans le beiceam qei élraogte 

laa terpenli. 

409. Dal Piombo Sébastien. Porirail ?iril,derai« 
figure. 

41e. Tintoretto. Porirail tiril, demi^figorr. 



(1) Goilhaoïne, hollacidafa, m. 1679. 
(!i) D' UtrechI, m. 1695» aornommé le Raphaël 
des Poolels. 

(3) Pompée, loe^ota, ta* AfBj* 

(4) François^ floreolioi m. i83o. 



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477 
4ii* Both. (i) Paysage. 

4ia. Sy^anefeld (a). Paysage. 

CHAMBRE DE FLORE 

Peinture de Marini. 

4i3. Fasari. S.t« Famille. 

414. Palma le \fieux. Portrait d' ane femme. 

4i5. Sustermans. Portrait de Ferdinand II de Mtf- 

dicis , dans la jeunesse. 
4i6. Pussino Gaspar (3). Paysage. 

417. Calvart (4). S. Jérôme. 

418. Ruthart (5). Des cerfs avec des oisseanx aqua- 

tiques. 

419. Sustermans. Portrait d' on yeillard. 



(1) Jean d' Utrecbt , m. i65a; 
(a) Herman> SwancTclt, de T école flamande, 
m. 1690. 

(3) Dnguet , Français ^ le Raphaël des paysagi- 

stes y m. 1675. 

(4) Denys d' Ânvert , oa Denys flamand mort 

à Bologne l'an 1619. 

(5) André Flamand. On Ignore Tépoqae de sa 

mort. 



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4^8 

420* Anonyme. SM Agnès avec an agneau. 

4^1* Pussino Gaspar. fèjsêge. 

4^2. Riminaldi Horace, (i) L'amour artiste. 

4^3. Tassi Jugustin. {%) La Frëdiid&tion de S. Jeatt- 

Baptiste. 
4^4* ^lanière de Botbeen. Portrait TÎriL 
4^5. Caracci AnnibaL S.^ Famille. 
4i6. Furino. (3) Adam qui reçoit E^e pour sa xom* 

pagne. 
4279 Franciabigio* La colomnie d*^ A pelle. 
4a8. Jfan da S» Giovanni. La S.^ Vierge areof 

r Enfant Jesas qai tient one pome à la main. 
429* Carlin DoîcL S. Jean TETangeliste à Fatmoa. 

430. Cigolù La Ste. Vierge atec V Enfant Jësna^ 

43 1. Bassano François. Jésos Christ en prière. 

432. Fontana Lavine, (4) Portrait à' ane £emme.r 

433. Ecole Vénitienne. Tête virile. 

434* Bronzino Ange. Portrait dVn ingénieur^ âeoaî^ 
figare# 



(i) Pisan, m. i33!i. 

(%) De Përoase, m. iSiT. 

(3) François Forini, de V école Florentine* 

(4) Fille de Pro«per de Bologne, merte èr Bio» 

me i6i4« 



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479 

435. Jtan da S. Gioifanni. Portrait d' un caisiaier; 

Biec an poulet à la main, demi-figare. 

436. Puisino Gaspar. Paysage. 

437. Fan^Dick. Le repos de la Ste. Vierge en 

Egypte. 

438. Ruthart. Un cerf chassa par des animaux fé- 

roces. 

439. Ecole Fénitienne, Portrait de femme. 

440. Douwen. (i) Femme assise. 
44 1* Pussino Gaspar, Paysage. 
442* AUori Jlexandre, Ste. Vierge. 

443. Anonyme. Vne de la Place de Sp Pierre de 

Rome. 
444* GentilfSichi Arthemise. Jadith ëgorgant OI0-» 

pberne. 
i^^S. Franck François. (2) Le voyage de Jësns 

Christ an Mont GaWaire. 
446* Bassano Leandre. La Sainte Gêne. 
447* ^/tonyme. Portrait du Scalptear Vincent Danti. 
448* Callot. (3) Jësas Cbrist montre an penple. 



(1) Cbev. François Dayens, allemand, m, 17100 
(a) Le jenne, d' Anvers, m. 1642. 
(3) Chev. Jacqaes, FraoçoiSi célèbre gratear i 
l' eaa-forte m. i635. 



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48o 

Au milieu ie la chanbre on admiK one belle 
Statae de Fénus, sculptée par Canota. Les deux 
Cables de pierres dures marq uet^s^ une représente 
les bains de Montecatini et l'autre les Cascine pe) 
de Florence. 

CHAMBRE DE POUPOMS 

Peinture de Marini. 

449* ^r/7/.(i) Paysage. 

450. Swanefeld. Paysage.. 

45 1. Bassano Leandre, Scène rurale. 

452. Salvator Rosa. Paysage avec la figure de la 

Paix qui brûle les armes de Mars. 

453. Van-Aelit. Usteusiles de cuisine. 
454* Rachele Bujsch. (a) Fleurs. 

455. Chialli. (3) Cboeur de Capucins. 

456. Dubbels. (4) Marine. 

457. Domemchino. Paysage arec Diane surprise 
au bain par Action. 



(1) Paul d' Anfersy m. 1626. 
(1) D'Amsterdam, m. 175a. 

(3) Vincent de città di Gastelloi maintenant ré- 

sidant an Bourg Ste. Sépulcbe. 

(4) Son origioe est inconnue. 



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^/i^-i^e-'y^^ ^^un^ 



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48t 

458. Poelembourg, Paysage aTCC figures* 

459. Douwen. Anne Marie de Médicis, feimme de 

Jean Gaillaame Electeur Palatin du Rhin^ en 
habit de chasse. 

460. Domenichino, Paysage afec Yéiias; l'Amoar et 

des Satyres. 

46 1. Fan-Hujsum, (1) Fleurs. 
46a. Sf^anejeld. Paysagei 

463. Anonyme, Paysage. 

464. Douwen, Anne Marie de Mëdicis arec un pe- 

tit chien. 

465. RuysdaeL (3) Paysage. 

466. PœUmbourg. Ruines de Rome. 

467. Douyven. Anne Marie de Mëdiçis figure en- 

tière.* 

468. Caracci Annibal. Petite ébauche d'une bac- 

chanales. 

469. Dous^en. Masquerade de Jean Guiltaume Ele« 

teur Palatin du Rbin «Tf c sa feoiaie. 

470. ChiaUi. Funérailles d' nn Çapodu. 



(i) Jean d'Amsterdam, m. 1750. 
{%) Jacques d' Harlem, m. i68i* 



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48i 
471* Bàkulsen., (ifMâiriiie en tempête. 

471. PoeUmbourg. Wysage aTcc «ne rivière et ées 

figâres nues qal 8*7 baignebt. 

473. Vari'AelU. Gibier. 

474. Rachele Ruysck. Fliearè et fruits. 

475. Fan-Aelsi. Bnffet avec fraiU et Taisselle» 

476. Van-Aelst. Fruits. 

477* Salvator Ro$a. La Forêt des philosophes.' 

478. Brill. Paysage. 

479. Allori Cristophe. Naissance de Jësns ChriâL 
4do. Brughel. (3) Guirlande au milieu est une Ste. 

FamMIe de V pçole Aé Rubeni. 

GALkRlE DE POCCETTI 
- ' ' Peinte par lid^ 'wec des allégories^ 

'48 î. Ecole de Sustermans. Tête d' homme. 
482- ^«onyme. "St. François d' Aasisi. ^ 
483. Anonyme Fiafnand. La Vierge en prières. 



(r) Louis J^dpl^^e^ de Y écoXt poUandaite, 

mort 1709- 
{i) il^braham Breageld'ÂnVers^ florissaiCcn 1709* 



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483 

484. ifarc de. lïtien, (i) La Vieiîge rf« la misé- 

ricorde. 

485. Sustermans. tortraît viril- 
^86. Ptdigo. Sî/elVnm\\\e* 

487. Dosio Dossi. Le repos en Egypte. 

488. Tiarini Alexandre, (a) Adam et Eve plearant 
sar le corps inprt d' Abcl. (3) 

489. Riminaldi Horace^ Le martyre de Ste. Cécile- 

490. Guercino* St. Sébastien. 

491. École d'Mdré. Portrait d'André del Sarlo. 
491. Scipion^Gaetano. Portrait 4^ Cardinal Fèr^ 

dinand de MédicÎ5. 

493. Ecole Fenitienne. Portrait viriK 

494. Titien. Portrait tiril- 

495. -/anonyme. Portrait TÎril. 

496. P. Pozzi. (4) Portrait do P. Pierre Pinamonti. 

497. Crespi. St. Je'rome demi-figure. 

(1) Veceliina lejenne da frioal tievea de TUiéO| 

mort 161 1. 
(i)..De Bologne» m. 1668. 

(3) Ce tableau est indiqué coi^ime un des meii- 

1 eors de cet auteur. 

(4) Père André, Jésuite de Trente, célèbre pour 

la prospective; m. en 1642. 

rjjf DE l' /, s R. O'ÀIERJS. 



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484 

Dant ce premier ^lage exifteot deta autres piè- 
ces^ rànarquables par des peintures à fresque^ 

SALON D'HERCULE 

Peinture du Commandeur 
Pierre Berit^enutL 



Si l'on commencé par examiner les pitts grands 
tableaux des parois , oti J voii Ireprésentés les 
principaux travaux d' Hercule depuis sou enfance 
jusqu' à son apothéose. 

On voit, dans le tableau placé entre les fenêtres. 
Hercule dans le berceau, étouffant deux énormes 
serpents que Junon avait envoyés pour le dévorer. 

Dans le second tableau placé sur la cbeminée<^ 
on voit Hercule sur la route à deux chemins abou- 
tissants. Vénus, les Grâces et les Amours voudraient 
l'arrêter sur le chemin de la mollesse; Minerve et 
le Génie de la gloire rexborieatà prendre le chemin 
escarpé qui mène à F immortalité. 

Le troisième tableau représente Hercule qui ra- 
mené Alceste à Adméte sou époux qui l'embrasse 
tendrement; elle était morte volontairement pour 
sauver son époux. 

Dans le quatrième oui voit Hercule, Thésée, 
Pirithous et toute leur suite cpmbattaiit et mettant 



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485 
en fuite les Centaures. Ceux-ci dëja irrités de la 
tnort violeote de Nrssus cherchèrent querelle pour 
leur propre malheur, à cause du via que Folus vou- 
lait donner à Hercule seulement, sans en faire part 
aux Centaures qui le prétendaient. 

Dans la voûte qui est peinte â guise d'un tapis 
tendu ce fiscé à uïie corniche qui fait le tour de la 
pièce au-dessus de V imposte figurée de la même 
voûte, on voit le sommet du inoni Olymphe, où Ju- 
piter assis sur son tione, du milieu de Routes les éi- 
vinités célestes^ assiste à l'hymen d'Hercule* Junon 
apaisée lui présente pour épouse sa fille Hébé. Cepen- 
dant Ganymède prépare le nectar céleste pour faire 
passer Hercule dans le rang des de mi^Dieux. Hyme- 
née et ¥ Amour environnés des Heures viennent 
prendre paît aux fêtes de ces nêces. 

Six bas- relief ornent le dessus des portes; il y 
en a quatre plus grand sur V imposte de la voûte, 
qui représentent les travaux d' Hercule En com- 
mençant, par le support qui est à ta droite du grand 
tableau où sont les Centaures, on y voit la naissan- 
ce d'Hercule, et dans la voûte, sur la même parpi 
on a représenté Mercure ministre des volontés de 
Jupiter, tenant Hercule enfant pour lui faire tétçr 
furtivement Junon^ pendant qu'elle est plongée 
dans le sommeil. 

£n suivant la marche ordinaire, et passant (a 
paroi qui n'a pas de bas- reliefs, on trouve dans 
r autre paroi le bas-relief où Hercule étouffe^ avec 
le secours de Pallas, le lion de Némée. 

Le bas- relief de la voûte qui correspond à celui- 



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486 
ci» reprëseote Hercuk combattant avec ses eompa- 
fanons» contre les Amazonnes, et les ayant vaincues 
il enlève la ceinture de leur reine ^ que lui avait 
demandée Euristée son frère aine. 

Dans le support contigue. Hercule combat et 
fait mourir V épouvantable hydre de Lerne. 

Dans le support suivant on a représenté le fameux 
taureau de Crète dompté par Hercule. 

Dans le bas> relief de la voûte, on voit Hercule 
domptant Cerbère en présence de Pluton» de Proser- 
pine» et des Euménides. 

Dans le support qui suit, on voit Hercule qui 
tue Cactts pour le punir de ses brigandages. 

Dans le dernier support on a représenté Hercule 
retrouvant Déjanîre sa femme que lui avait enlevée 
le Centaure Messus tout mourant. 

Il reste à observer le dernier bas- relief de la 
voâte sur la paroi des fenêtres, où l'on a représenté 
Hercule qui, ne pouvant plus supportes les douleurs 
aiguës que lui causait la tunique que lui avait don- 
D^ Déjanire, et qui était empoisonnée par le sang 
du Centaure, s'est jeté en désespéré sur le bûcher 
pour y trouver la mort, et pour apaiser ainsi le 
courroux de Junon. 

Les décorations et la division de toute la pièce, 
ainsi que les accessoires sont le fruit du génie da 
Prof. Cacialli (i) qui en à surveillé t' esécntion. 

(i) Voy : le recaeil des plans dés nouveaux bâti- 
ments et des décorations dirigés par le 
Prof: Càcialliydiins le Paiaid Pitll. 



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487 
A a milieu du salon il y a une tabte de Mala- 
chite^ soutenu par un riche pied de bronze doré; il 
y en a deux autres de porphyre, adossées aus. pa- 
rois, où Ton a incrusté des pierres dûtes; dans 
V une de ces tables il y a un rameau de chêne, une 
lyre et une flèche; dans i' autres, on voit un car- 
quois, un arc, et une branche de laurier. 



SALOK DE BONA 



Peint par Poccctti. 



Ce Salon est ainsi nomme de ce que Bernardin 
Pocceiti qui le peignit à fresque y représenta sur 
l'une de $ts parois principale» la prise de la ville 
de Bona^ F ancienne Ippone en Affiique, faite par 
les galères de 1 Ordre de S. Etienne, chargées de 
cette expédition par Ferdinand 1 sous les ordres de 
r Amiral Jacques Inghirami eb 1607 comme F in- 
dique rjfiscription. On y Toit le cbev. Sylve Pic- 
colomini chef de T armée de terre qui dispose 
r attaque de la citadelle; le chev. Ehèe son fils qui 
porte le drapeau; et le chev. Fabrice Col bredo en 
acte de conduire les soldats à Y attaque. Sur la mu- 
raille vis â- vis est représenté la prise de Prevesa, 
FanoienneNicopoiienAlbanie^qui eutlieilen 160$, 



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488 
ainsi que le rappelé V inscription. Sur la paror visr- 
â*ris de la fenêtre , Cosme II atssii et entoure de 
trophées vient an secours de Piccolomini qur 
se présente à lui comme prisonnier. Prêt de 
la fenêtre est une vue du port de Livourne. Au 
milieu de la voûte Ton voit CSosme 1 assis com-^ 
me une Divinité entre la Vakur et la Vigilao- 
ce. Dans tout le reste les ornemens sont inventét 
â plaisir 9 entremêlés de figures, paysages» et 
de morceaux d'architecture simulée , exécutés avee 
beaucoup d* intelligence et dans un style propre 
au peintre ; et ce genre d' ornements s'appelle en- 
core maintenant de son nom alla Bernardina,OQ 
grotesque. 

Le quartier se termine de se côté par un salon 
spacieux orné de stucs fins dessinés par Gaspard 
Paoletti , et exécutés par une société d'artistes 
milanais. Les deux statues en stuc repésentant la 
renommée, qui sont placées an-dessus de la porte 
d' entrée , furent modelées par Laurent SpinazzL 
Ce salon a tooiours servi tui Souverains de la To* 
scane pour les fonctions >^olemnelles publiques, et 
pour les grands bals. On commença à Y orner en 
1776 et le travail ne fut terminé qu'au bout de 
4 ans. 

Etant de«là retoorné snr l'escalier, on^ trouve 
^eux autres rampes du même coté qui conduisent 
aux étages supérieurs. Au premiff^r de ces étages 
on trouve la Bibliothèque particulière assemblée par 
le Grand Duc Ferdinand 111 et considérabkment 



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489 
aagifir«iiCee parSoQ Altesse I. e R. le Gra^nd Dtic Lëo^^ 
p6ïd II, actaellei&eDt rëgnanl. Viogt huit chambrât 
sont destinées à renfermer les 54 miUe volumes qui 
la composent. Lé genre de cet ouvrage ne nous per-^ 
mettant pas de la faire connaître en détail, qu'il 
nous suffise. d' indiquer qu' elle est formëe des célè- 
bres collections de Rewiczky et PoggiaK complé- 
tées, de la série dite des pariorum, de la série ad 
usant Delpkinî y de la collection des e'drtions d'Et- 
zevir en il. Il n'y manque qu'un très petit nom«* 
bre de volumes à la sëiie Ati ouvrages cités par les 
Académiciens de la Crtisca On y trouve en outre 
les plut splendîdes éditions des livres modernes 
imprimés en Angleterre, en France, en Allemagne 
et ea Italie, une collection abondante d'ouvrages de 
géographie, de voyages, de cartes géographique^ les 
plus célèbres, de livres sur Y histoire naturelle etc. 
Les relieures d' une grande partie des volumes ont 
été faites par les plus habiles ouvriers en ce genre 
de Londres, de Paris, de Vienne, et de Florence. 
Quant aux manuscrits, il sont tous en italien^ 
et an nombre de i5oo volumes non compris dans 
le nombre des livres imprimés. En égard à leur 
mérite on y rencontre une quantité considérable 
d'écrits autographes de Galilée, avec tous les oa- 
vrages publiés contre lui pendant 9Si vie avec des 
postilles de sa propre main, et en outre i5 volu- 
mes in foi. de lettres autographes adressées a ce 
grand homme par des savants illustres qui lui 
étaient contemporains. Elle possède en outre no 



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490 / 

naniifcril aatogmpiie tr^ f^Ugnlier df toiifoato 
Taaao de loi pages ooDtenaDt les preniifef ë^ii- 
chef de pluiieura de $t$ poéiiet piibliëei; les ratpres 
et les corrections y sont nombreuses» et quelques 
sonnets sont refaits deux fois ; il j es a mêise un 
qi|i est refait jusqu'à quatre fois. Qn y trouve les 
nanuscsits autographes dç Fipiani, de Torricellh 
des Acadëniciens du Cimçnto, et une ^autilé cour 
siderable de lettres , et d* écrits autographes de plu* 
sieufs qui appartenaient â Nicolas JÎIacbiavellî qui 
orjginaui autographes des lettres et des copuDisiionf 
que lui confia )a République de Florence ft nof 
quantité de>tt|!^s adressées i ce grand homme par 
des pfrsojiinagei illustres. Cette collection ne cesse 
d' être chaque )Our enrichie par des noufyelles et 
dn précieuses acquisitions; , 

Deux autres chambres, outre les a8 dont nou» 
Tenons de parler, $ont destinées à contenir une eo- 
pieuse collection de muaque éprite et imprânéc» 

Cette bibtiothèque ne peu^ être vue sans ub« 
permission spécialfr 

Apris cela on peut passer à la Méridienne. G'eai 
aînii qu' on nomme un 4|uartier du Souverain , oè 
dans la salle d'entrée du côté de Boboli V on v<ttl 
une méridienne en bronze > construite par Fhiani 
en 1699 et dont les divisâoni sont tracées avecbeau- 
coup d' exactitude. 

La taçade de la méridienne , du cété de Boboli 
qupique simple; et peu étendue , passe pour un des 
pins be^wx monujpnentsd'avçhitçclure exécutés en Italie 



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itfuit U XVI tlècle ti cAêbre par le bon godt qui 
régna»! alors dans U$ beaux arts. Gaspard Pao» 
letti fat r architecte et l' inventeur de cette façade 
qa' il commença en 1776 par ordre da Grand Doc 
Pierre Léopold » et termine par V architecte Cher. 
Pascal Poccianti en i832. 



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<8^ 

APERÇU HISTORIQUE 



Xjc Palait Pitti devint la demeure dei coa^erains 
de la Totcane dès le mois de Mai i55o. A cette 
époque Cosme I proclamé Duc de Florence en iSSy 
s' y transfera avec toute sa cour. La première fois 
que le Prince déploya avec faste sa dignité sur le 
trône du palais » ce fut en i555 quand après avoir 
soumis Sienne il y reçut les députés de cette ville^ 
en prenant le titre de Duc de Florence et de Sien- 
ne. Quelque temps après en iSSg le Pape Pie V 
r investit du titre de Grand Duc de Toscane , avec 
droit de pouvoir le transmettre à %t$ successeurs. 
En i564 par suite d'une renonciation de Cosme^ 
François I prit les rênes du gouvernement sous le 
titre de régent > jusqu'à ce que son père étant venu 
à mourir en 1 674 il se revêtit du titre et du pou- 
voir de Grand Duc qu' il retint tant qu' il vécut. 
Ensuite le sceptre fut successivement transmis aux 
souverains que nous allons nommer. En octobre 
1^587 le trône fut occupé jusqu' en février 1609 
par Ferdinand I frère de François 1» par Cosme U 
jusqu'en février i6ac, par Ferdinand II jusqu'en 
mai 167O9 par Cosme III jusqu'en octobre 1723» 
et par «jTean Gaston jusqu'en juillet 1737. A 



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493 
r extinction , dans la personne de ce dernier 
Prince 9 de la branche mâle des Mëdicîs scayerains 
de Toscane ; le trône échut par succession aFran« 
çois II alors Duc de Lorraine , lequel n'occupa 
personnellement le trône de Toscane que depuis 
janvier 1788 jusqu'en avril de la même année. En 
mars 1766 son fils Pierre Léopold d'Autriche lui 
succéda, et régna jusqu'en 1790^ époque où il 
quitta la Toscane pour aller à Vienne recevoir la 
couronne impériale , tandisque Ferdinand son fiU 
vint eu avril 1791 prendre possession du trône 
qu'il occupa paisiblement jusqu'en Mars 1799. 
Mais des vicissitudes politiques ayant contraint 
Ferdinand lil de quitter $e$ états ^ Ton vit en 
1801 Louis de Bourbon Prince héréditaire de Par- 
me et de Plaisance , $ asseoir sur ce trône avec le 
titre de Roi d' Etrurie. A la mort de Louis eu 1 8o3 
Marie Louise de Bourbon, Infante d* Espagne soa 
épouse fut proclamée régente, et son fils Charles 
Louis fut reconnu pour son successeur. Cependant 
en 1807 ces Princes furent forcés d' abandoner la 
Toscane , qui fut alors réunie à V Empire Français 
dont la puissance gigantesque succomba enfin sous 
les efibrts réunis des Monarques et des nations coa- 
lisées, et Ferdinand révint triomphant en.i8i4> 
occuper ce palais où il cessa de vivre au mois de 
Juin t8a4 laissant le trône à son fils Leopold II 
qui régne encore présentement béni et adoré de ses 
sujets dont il fait le bonheur. 

Trois Empereurs sont sortis du palais Pitti: 
François I^ Pierre Léopold et François IL 

4» 



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494 

C'est dans ce palais qae, par les soins du ta- 
vant Cardinal Lëopold de Mëdiais V on vit renaître 
r Académie de Platon, jadis fond^ par Laurent 
son illustre ancêtre. Eoeouragë par les succès qu'el- 
le obtint, ce prélat engagea le Grand Duc mdi- 
nand 11 son frère dès Tannée 1657 â instituer la 
célèbre Académie du CimetUo , dont les séancet te 
tenaient aussi dans les appartemens du palais 
Pitti et qui comptait parmi ses membres , Maga^ 
lotti f Torricelli, Fwaniy Redi^ Bucellai, Bo^ 
relu* et d'autres bomfnes semblables, qui outre 
r influence avantageuse qu'elle eut sur la philoso- 
phie expérimentale, servit d'impulsion et de mo- 
dèle aux autres académies fondées ensuite en 
France et en Angleterre. Dans le mois de Mars 
1654 eut aussi lieu dans le palais Pitti, une séan- 
ce solemnelle de 1* Académie de la Crusca où as- 
sistait le Prince Adolphe comte Palatin et frère du 
Roi de Suède. 

Les fêtes et les spectacles donnés dans ce pa- 
lais ont été par fois signalés par dès inventiona 
d' un grand intérêt. Dans la grande salle dite des 
stucs, Cosme I â l'occasion du mariage de Lu- 
crèce sa fille avec le Prince Alphonse d' Este fils 
âlné du Duc de Ferrare fit donner une représenta- 
tion scenique, où pour la première fois parut la 
composition théâtrale nommée drame, mise en mu- 
sique par François Cùrtecciaf dans un tcms 
où cet art était tout-i fait inconnu en Europe* En 
avril 1600 lors des épousailles de Marie de Médîr 
M avec Benri IV Roi de France, dans nu ^tfe 



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spectacle dramatique intitula V Euridice composd 
par Octaçe Renuccini et mit en musique par Ja-* 
cques Péri on entendit pour la première fois cette 
espèce de cfaaot simple appelë récitatif distinct 
de r air qui est forme d* une musique plus riche 
de roilodie, d' où nacquit et se forma ce genre 
de représentation théâtrale connue aujourd'liui 
sous le nom d* opéra italienne. Dne magnifique 
fête fut donnée dans la cour du palais Pitti dans 
le mois de Mai lâSg en honneur de la Princesse 
Marie Christine de Lorraine épouse du Grand Duc 
Ferdinand 1. Dans le courant d' une même soir^ 
se déployèrent aux regard» de nombreux specta* 
tenrs des machines très ingénieuses représentant 
dirers objets qui se mouvaient et changeaient de 
place, des combats , des tournois et même un corn* 
bat naval de dix huit vaisseaux de différentes gran* 
deurs à V imitation des anciennes naumachies. 

Les étrangers ne doivent pas ignorer que smt 
Altesse J. e R. veut bien permettre aux amateurs 
des beaux arts de voir tous les matins, à l'exce- 
ption des jours de fête , la coHection At% tableaux 
et les fresques du Palais Pitti. 



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497 

B O B O L I 



J^e fardra a&oeië au palais Pitli connu sous îe 
nom de Boboli, contient ane iixit à* objets d' art 
qui ne doit point échapper à la connaissance de 
quiconque en est amateur. 

Des trois portes d'entri^, îa plus fréquentée est 
celle située sur la place des Pitti à la première ar- 
cade dji rondeau neuf à maiii droite du palais. L' 
ornement de cette arcade est en pierres d* ordre 
toscan^ et fut eiécuté en 1792 sur le dessin de 
Gaspard PaolettL A |;aucbe en entrant est un 
portique qui sert de corps de i^arde, et orné élégam- 
ment de deux colonnes d'ordre composite par Tiu- 
l^énieur Joseph Cacialli. On trouve eosuite la sta- 
tue d'un obesa^ c'est-à-dire d'un homme chargé 
d'embonpoint^ comme on peint Silène ^ il est mon« 
té sur une tortue, de la bouche de laquelle s'écou- 
le one fontaine d' ea» vive. Cette figure est de Fa^ 
1ère Cioli da Settignano et représente le portrait 
d'un nain de la cour de Cosme 1 nommé Pierre 
Barbino homme distingué par sa galanterie et par 
%t% talens littéraires. Cosme donna par plaisanterie 
k nom de Margutte i ce monstre, et par conséquent 

41* 



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498 
â cette statue encore, qui eut autrefois son Jlfor- 
gante portrait i' une auUe figure ridicule de la 
Cour. Le peupk l*a pris pour un Bacchus» BaC" 
ckinOf d'où le nom de Bacchino donne commun<& 
ment à cette entrëe. Le» deux statues colossales qui 
ornent le commencement du çrand chemin vis-à* 
vis de r entrée , et posent sur deux grands piéde- 
stauxy ont iié ici placées par ordre du gouverne- 
ment français. Elfes représentent % anciens Roi« 
barbares^ devenus esclaves des Romains. Sur cha- 
que face des piédestaux sont des bas- reliefs , qai 
jadis faisaient partie d' une seule base de groupe, 
ou de statue équestre, et ont été depuis peu ada- 
ptés à r usage auquel ib servent ainsi que V attes- 
tent les corps mutilés et les membres séparés du 
corps. Ces objets ont été transportés à Florence eir 
f 785 de Rome, où ils étaient dant la ViUa Médicis^ 
k travail et le sujet semblent indiquer qn'îk ap* 
partiennent au temps de Commode. Les deux vi- 
ctoires^ avec le» esclaves ont sans doute rapport à 
deux triomphes obtenus sur les Orientaux et sur 
les Allemands par F Empereur, et les Dioscures font 
allusion à sa force extraordinaire. Le champ ouvert 
qui est en £aee du Bacchino fut destiné par Marie 
Louise Rieine d' Etrut ie, il j a quelques années, à 
servir de manège pour la cour; un vaste magasin' 
cacfa^ par des yeuses et de» lauriers, où sont dé- 
posées des statues entières ou mutilée» en occupe 
le fond. Du temt de» Médkis ce champ était c(m- 
sacré au >cu du baUon, et conserva la même destin 
matioa son» le régne de Pierpe Léopold. La fontaîiie 



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499 
an Bacchino est contîgUe à la inaraîlle extérieure 
du corridor couvert, long d' environ uti' demi mil le^ 
qui conduit du pàlaiis Pitti à l'hôtel de Vilk. Âtr 
de là die eette fontaine est une grotte artificielle 
(jai correspond à V entrée du jardin. Le frontispice 
de cette grotte élevé par Georges Fasari outre 
deux colonne» sur lest^uelies pose une corni<ihe sur- 
montée d' un grand arc couvert , offre dans des 
niches deux statues de marbre l'une d'Apollon et 
l'autre de Gérés, sculptées par Baccio Bundinel^ 
H, La seconde était primitivement une Eve qui 
arec mk adàm, devart être placée derrière le maître- 
autel de la chathédrale*, mais Tartî^te ayant changé 
de résolution la tranfoi'ma en une Gérés et la donna 
à la Duchesse Eiéonore avec Y Apolloa. Gôsme L 
fit construire ce bisarre édifice par Buontalenti 
peur y situer quatre grandes statues de prisonniers 
que Michelange laissa seulement ébouchées pour le 
tombeau de Jules IL, efc données au Due par Leo^ 
nard Buonarruoti neveu et héritier de Mkhelange. 
Pour mettre dé l'accord dans l' ensemble V archite- 
cte imagina de former la grotte de ces pétrifica- 
tions calcaires appelées vulgairement éponges qu'on 
trouve en qiianiilé sur les collines toscanes, et situa 
dans tes angles les figures inachevées , comme on 
les voit encore aujourd'hui ea acte dé loutenÎF 
une grande quantité de ces concrétions, pour que 
les jeunes sculpteurs pussent en profiter afin d'étu* 
dier 1' art de travailler le marbre, les ébauches de 
Michelange étant d^excellens modèles éa ce genre;; 
et orna le ceste de la gjr6Ue de figjUre& humaines; 



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5oo 
et d'animaai. qu'il forma ëgalemcnt de pëtrifica'* 
tioot calcaires. Il conçut aussi le projet dans l'on* 
verture pratiquée au ceatre de la coupole un r^i- 
ptent de cristal pour j tenir des poissons qur 
semblent être suspendus en V air^ mats la difiiculté 
de les maintenir en vie et surfout h %tlée, s* op-^ 
posirent i ce que cette invention eut une longue 
durée. Sous le règne de François I. Poccetti ev 
orna la voûte et les parois de peintures. Elles cor- 
respondent au plan de Buontalenti q»i représenta 
la grotte sur le point de s'écrouler, tandb qu'il 
sortait de tt» crevasses divers animaux» des plantes, 
et même des bergers avec leur» troupeaux, ëpou-* 
vantés de la ruine imminente de la caverne. Yis^ 
à-vis de la grotte est un bassin de marbre que 
Cosme m. fit venir de Rome, et qui fut substitué 
à un autre plus ancien place depufs 1696; dans 
les appartrmens du palais, pour recevoir les eaux 
qui proviennent de la même source qui alimente 
la fontaine de la place Ste. Croix. Ce bassin est 
surmonté de deux statues d' un seul bloc, représen- 
tant Thésée ou Paris et Hélène, laquelle a une truie 
à ses pieds pour faire allusion à fei ville de Troye 
dont elle causa la ruine; ce groupe est de Vincent 
Bossi de Fiesole comme on lit sur le baudrier dis 
héros, et Tauteur en avakfait don i Cosme quand ri 
était à Rome. Dans une autre petite grotte située 
derrière ce groupe, l' on voit une tasse de marbre 
soutenue par quatre satyres qui y versent de l'eau,, 
et surmontée d'une Vénus sculptée par Jean Bo* 
logne. Va nombre considérable des petits ^ts d'eao 



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5T)f 

s' élèvent ie divert points Je ïa grotte, celui dU' 
milieu arrive même josqa' aa sommet de la voûte^ 
On en attribue V invention à Cosme Lotti disciple 
de Buontalenti. Après avoir quitta la grotte» par 
une petite allée d' arbrer, on rejoint lé grand che- 
min. Et montant par ce chemin, on rencontre d^ 
abord une barrière qui ferme Tentre'e d'un verger 
nouvellement ajouté au jardin par le grand Duc 
Ferdinand lll. au milieu duquel on voit Jupiter 
assis statue de beau travail grec, et récemment re- 
staurée en plusieurs parthes on trouve un porte fer- 
mée d^ une grille de fer, el par oâ on entre danr 
un petit jardin où Romulus det Tadda avait 
sculpté plusieurs animaux de pierre de taille que le 
tero^s a presqu' entièrement détruits. Les ancien-^ 
nés armoiries de h maison d' Autriche et de To^ 
lêde qu' on y voit, attestent que Jeanne d'autriche 
femme de François 1. fils d' Eléonore de lolède, 
s* intéressait à cet enclos-, auquel on donna par kr 
suite le nom de Giardino Madama, 11 y existait 
une petite grotte, dont on attribue la construetioa 
à Buontalenti^ il n'en reste que quelques vestiges; 
les peintures de la voûte presque tout à fait effacés, 
étaient à ce qu'on croil du Poccetti. On y conserve 
cependant quelques animant de marbre dus au ci* 
seau de Jean Fancelli et lesquels réunis à diffé- 
rentes statues d' enfans composaient antrefois^ une 
assez belle fontaine. An delà de ce jardin est un 
champ où sont plantés divers arbres fruitiers nains 
introduits à Bsboli par Cosme I. qui fut le premiev 
à s'occuper de ce genre de culture» 



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\ 

i 

4 



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5o3 

( yue de r Amphithédtrt de Boboli. ) 



De retour tut le grand chemin > œntinuant à 
marcher , on arriye à une arène entourée d' une 
ci»ceinte en forme d' amphîlhicâtrey offrant la figu- 
ra d' un ovale fort aHongë, tronque dans ta partie 
inférieure et laquelle est séparée par une large 
voie de deux ailes de la cour du palais. Du milieu 
de Taire réduite en prairie artificielle, s* élevé nn 
obélisque égyptien de granit rouge oriental bien 
conservé parsemé de hiéroglyphes de la langue 
sacrée des Egyptiens. Cet obélisque était dans la 
cilla Médicis à Bome^ d' où le Grand Duc Pierre 
Léopold le £t transporter à Florence pour en or- 
ner le jardin^ et en 1790. T ingenieure Gaspard 
Paoletti le situa convenablement dans T arène de 
cet amphithéâtre. L'enceinte qui le circi^scrit 
à 11 brasses ou 19 pieds , 6 pouces ^ et 6 lignes 
de hauteur. Elle est surmontée d* une balustrade 
en pierre « interrompue i égales distances par 24 
niches où sont situés des vaset et des statues 
de marbre^ et p^réseote six rangées de gradins 
qt|i s' élèvent d' autant plus qu'ils sont plus éloi- 
gnés du centre ^ pour la commodhé des specta- 
teurs. Sur le devant fst ua parapet qui sott<» 



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5o4 
tient une antre bainttraile et une architrave pour 
servir d' appoi à ceux-ci. Le premier étage du 
palais est justement au niveau de cette encein- 
te qui^ depuis T eztrémitë de la cour jusqu'à 
celle de l'ovale, a 3 12 brasses , ou 569 pieds 
de longueur. On V a toujours appelée amphithéâ- 
tre parcequ' il en a presque la forme. 11 est tou- 
jours environné de 4:yprès , d* jeuses, et d' antres 
arbres élevés et toujours verts qui par leur cou* 
leur sombre et foncée forment une opposition à 
1^ édifice. L' arène de V amphithéâtre est divisée 
par une allée qui est sur la même ligne qu'une 
autre en pente correspondante au centre du palais 
et décrite avec grâce par Chiabrcra dans les vers 
suivans : 

fc Entra ne*Pitti> incomparabil mole: 
Varca sue régie selve, e volgi il tergo 
Al freddo Borea? e cola drizza i guardi, 
Ove tien Austro nubiloso albergo. 
Qui mirerai sentier, che sotto il piede 
Ti farà germpgliar fresca verdura^ 
E pure a destra ed a sinistra alzarsi 
£ rami e froudi mirerai per mano 
D* ingegnosa Napea conteste mura, j» 

Entre dans le vaste et incomparable Palais 
Pitti; traverse ses. forêts royales , et tournant le 
dos au froid borée dirige tes regards vers V en- 
droit oj^ l'auster a établi sa demeure nébuleuse. 
Là tu verras un sentier^ parcoures^le , et sous 



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5o5 
Xt$ piedt germeront det gazons flenrit et à droi- 
te et à gaache tu verrat t éltyer une enceinte de 
mars et de beaux arbres touffus» ouvrage ingénieux 
de l' une de cet nymphes qui président aux prairiet 
et aux bocaget. ( Vivajo di Boboli P. I. ) 

La première montée est interrompue par det 
etplanadet correspondantes à deux allées de chaque 
côté qui sont les unes et les autres tapissées de 
verdures. Les allées à main droite conduisent à un 
grand pré appelé V uccellare, et celles qui sont à 
gauche sont dirigées vers la forteresse du Belve^ 
dere. Les deux premières qui se réunissent en mon- 
tant présentent d^ abord deux statues antiques ^ 
Tune à droite enveloppée de la toge parait être 
un sacrificateur de Jupiter , ainsi que parait Tin- 
diquer T aigle qui est à tt% pieds; l'autre est aussi 
vêtue de la toge, mais d' une autre manière. Deux 
autels sépulcraux leur servent de base. Quelques 
pas plus loin est un étang qui reçoit en abondance 
de r eau de source» et est rempli de poissons. Cet 
étang est entouré d' une balustrade de fer de forme 
cintrée construite il y a quelques années en rem- 
placement d* une autre balustrade qui était quarrée 
et munie d' un parapet de pierre. Du milieu de 
cette pièce d' eau s' élève uu rocher fait en guise 
de char triomphal^ et composé d' éponges, et de 
concrétions calcaires d' une autre espèce \ le char 
est tiré par quatre tritons, et est couvert de co<- 
quillages et d' autres ornemens de marbre relatifs 
au triomphe de Meptune^ Déité qui est debout en 

43 



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5o6 
acte de vibrer ie trident do quel, ainsi que d'autrei 
poin|t de la atachine, s' ëtaocent des jets d'eao* 
C'est pourquoi on 1* apelle la fontaine de l^eptune. 
Cosme I. qui lefit placer ici voulut imiter le char 
de A'eptune qui accompagne de 20 autres cbars^ 
parcourut en i565 les rues de Florence dans la 
grande mascarade qui repr<^scntait la giénëalogic 
des Dieux. Ce bel ouvrage est d* u4stoldo Lorenzi 
de Settignanoi L' ^tang occupe le centre d' une 
superficie plane autour de laquelle y comme dans 
r enceinte d* un théâtre, sont disposées avec art et 
symétrie quatre petites collines couvertes de plan* 
tes, de fleurs, et de lichens de diverses couleurs. 
Ces collines sont dominées par des petits champs 
cultivés de différentes manières , en prairies artifi- 
cielles, en vergers, et en vignobles. La grande al- 
lée interrompue par le grand vivier, qui coincide 
avec la ligue centrale du palais, offre ensuite trois 
«escaliers spacieux, pratiqués sur le penchant des 
collines, et qui mènent à une pente moins rapide 
avec laquelle se termine le jardin aux murailles de 
la ville. En cet endroit s'élève sur un grand pié^ 
destal corinthien la majestueuse statue colossale 
de r Abondance au milieu des chênes verts. Com- 
mencée par Jean Bologne elle fut terminée par 
Pielro Tacca aidé de Sébastien Sahini. Cette 
statue destinée d'abord à représenter Jeanne d'Au-» 
triche femme do Grand Duc François I. fut ensuite 
tranformée en uoe Abondance et. à T époque des 
ppces de Ferdinand il avec la Princesse Victoire 



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5o7 
de la Rovere en i636 fut érigëe dans le liru qu' 
elle occupe, comme T indique rinscriptioD» qui en 
outre Dous apprend qu'elle fait allusion à la pros-^ 
pyrite dont jouit la Toscane sous le governement 
de Ferdinand IL lorsque T Europe était affligée par 
la guerre et par la misère. A main gauche sont de 
belles cultivations selon V usage toscan qui donnent 
une idée de la manière d cultiver dans cette con- 
trée. Les courtines de la foiteresse du Belvédère» 
quelques pans de murailles à T orient et une por- 
tion de bois sauvage circonscrivent les champs dont 
nous venons de parler. 



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^ 



^ 

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5o9 
( Fue du Kafféchaus de BobolL ) 



Au milictt de cet champt, tor «ne ëmineiioe 
ett coostriiit on âegOQt Casino que l'on appelle 
coBHDunâneDt le Kafféchaus y mot allemand] qui 
signifie la maison ou l'un preod le caffë. la base 
de ce joli Ca^iViO est creusée une petite grotte 
formée de fragm^euts irr^aliers de pierres» à tra- 
vers lesquels coule de Y eau comme le comporte 
naturellement la nature du lieu» L' édifice iut elé- 
yé en 1776. par Zanobi Del Jlosso sous le régne 
de Pierre Léopold. L' ëminence du site permettant 
i la vue de découvrir une grande partie de la ville 
et de $e$ alentours» l'architecte n'a pas manqué 
de le munir de terrasses découvertes » de balcons » 
et d' une lanterne dont les parois sont de crystal. 
L'escalier qui n'occupe qu'un très petit espace 
triangulaire et conduit jusqu'au faite du Casin, 
est fort ingénieux» et mérite, d'.être remarqué. Vis- 
à"» vis de la petite grotte en avançant par. le chemin 
qui se présente on rencontre linei fontaine de figura 
ovale » au milieu de laquelle s' élève un pilier sur*- 
monté d' un bassin qiii supporta la statue de Ga- 

43* 



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5io 
nimède montd sur V aigle qui l'eiileva pour le coa- 
duire à Jupiter. Dans le bois voisin des cultivatioos 
qui se voient du côte du nord^ est uoe maison qui 
n*est bâtie ni en pierres ni en briques mais formëe 
d* un rëseau de fil de cuivre , et dont les babitaos 
qui sont ordinairement des oiseaux de diverses 
espèces trouvent dans cette demeure , des fontaines^ 
des arbustes 9 des buissons , et tout ce qui est ne* 
cessaire à leur conservation et à leur propagation. 
Le réseau métallique et le vaste espace qu'il ém- 
isasse, permet à ces animaux de jouir de la vue 
du ciel , de la campagne, et du bois, de pouvoir 
voler librement, et offre en même temps un specta- 
cle agréable à ceux qui viennent se promener dans 
ces bosquets. Cette volière estait à Pratolino d' où 
la fit venir Pierre Lëopold. Au bas de la colline 
on retrouve le Giardinetto Madama dont nous 
avons parle précédemment. Rebroussant le chemin , 
et se dirigeant le long des murailles de la ville , 
à quelques pas de la statue de 1* Abondadce , on 
trouve une porte fermée d' une grille de fer à tra- 
vers laquelle on apperçoit une grande pièce d'eau 
où sont des truites et d' autres poissons de bonne 
qualité qui y prospèrent à cause de la fraîcheur 
du réceptacle qui est couvert d' une grande voâte 
en pierres. Au delà est un petit pré entouré de 
vieux cyprès 9 qui correspond à un magnifique 
escalier exécuté en 1 790. par M. Joseph del Rai- 
so et enrichi de balustrades et de sculptures parmi 
lesquelles sont deu& antiques statues restaurées. 
Par cet escalier on arrive sur une terrasse d* où 



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5ii 
se déployé i la vue un borison spacieux. La porte 
grillée introduit dans un jardin d'agrëment, situé 
sur les murailles même de la ville, auquel est an* 
nezë un petit casin , ëlevé par ordre de Cosme 
111 où le Prince Jean Gaston son fils se retirait 
pour s* adonner à V étude des langues et des Scien- 
ces qu il avait profondément cultivées. Malgré la 
situation élevée de ce jardin il j existe une fon^ 
taine dont V eau provient de la plaine de Giullari. 
€lement Vantini potier de terre a eiécuté les sta- 
tues en terre cuite placées dans le petit Casino \ 
et peut être cilé^ en preuve de V afflnence d*artis'^ 
tes en tout genre qui florissaient de son tems. 
Ce Casino est maintenant destiné a mettre à 
r abri des rigueurs de V hiver les plantes les plus 
délicates du petit jardin qu'on appelle nCamliere 
( le Cavalier ) paroequ' en guise d' un petit fort il 
domine les autres bastions formés par les murailles 
de la ville. Au delà du Cavalier est un petit vigno- 
ble dans lequel il y a une grande citerne où se ras- 
semble la majeure partie des eaux qui vont alimen- 
ter les fontaines de Boboli. Vis-à-vis de 1* esca- 
lier qui mène au Cavalier ^ il y en a un autre dont 
l'extrémité est ornée de deux muses de marbre > 
de grandeur naturelle» assises > antiques, et restau- 
rées en plusieurs endroits. A main gauche après 
avoir descendu ce dernier escalier à l'endroit où a- 
boutissent plusieurs allées et du côté du couchant 
on rencontre une rangée d' antiques cyprès deriière 
lesquels sont les maisons des jardiniers et des au- 
tres emi'loyés de ce vaste jardin. L'allée s' élargit 



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5ii 
cDtuite ioieosibioneBl , et te cottfertit en an pr^ 
f pacienx entoar^ d' arbres tonjoart vertt et de baa- 
te futaie 9 à Tezcept^n de la lignerai regarde k 
nord. Il J a qaelqaet annëei, existait ici une carrîè- 
re de pierres de taille qui formait an petit vallon 
profond sur le bord daqael ^tait plantë> depuis h 
construction du jardin» on petit bois^ boscketto 
appelé uccellare pour prendre des grires aa lacet; 
mais en 1767 Texcaration des pierres en ayant 
cause la ruine presque totale, on fit changer d'as* 
pect à ce lieu horrible qui nonobstant couKrve 
encore le nom itprato deW uccellare» De ce point 
é\tvé U vue s'étend sur une grand étendue de pays 
et découvre une partie du Palais Pitti, de la ville, 
de u$ environs» de la plaine arrosée par l'Arno 
jttsq'à Pistoie et Prato avec les collines adjacentes, 
et dans le lointain les hautes montagnes du Mode* 
nais et de Garrara; et vers le couchant, les char* 
mantes collines de Bello-sguardo, et de Monte*01i- 
veto. 



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^.c 



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^ 






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5f3 
( Fue de la grande allée de Boboli )• 



De la partie moyenne da même prë, s' offre duz 
regards k magnifique allëe qui s' ëtend en pente 
jusqu'à la porte Romaine, parcourant environ un 
&mt-mille de longueur. Mais avant d'y entrer on 
apperçoit de F un et de l'autre côté un jardki orné 
de fleurs, de cédrats , d' orangers et de citronniers. 
A main gauche le jardin est terminé par une gran- 
de muraille élevée en guise de fort dans l'intérieur 
de laquelle est construite une vaste ckeme d'eau 
qui fournit > comme nous l'avons déjà dit , à toutes 
les fontaines de ce jardin \ cette eau provient de la 
plaine de GiullarL Près de la cHeriie est an grand 
bassin en pierre qui sert de fontaine , laquelle est 
orn^ d' ane figure colossale de femme avec an en» 
fant, des cheveux duquel l' eau découle. \\ paraît 
qn' on a vouin représenter ici Vénus peignant 1' A- 
mour. Mais bien que l' invention^ du sujet soit assez 
gracieuse pour nne fontaine» le caractère du costu 
me des statues n' est adapté ni à Vénus ni à TA» 
mour. D' ailleurs la dimension du groupe est co* 
lossale, il était destiné à rerser Teau dans le grand 
bassin du Neptune en bronze d'o& il fut àié, quand 
le vivier reçut une autre forme par ordre de Pierre 



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5f4 
Lé^pold. Reprenant la grande all^ on trouve te 
sentier qui y conduit tapissé par un espalier de 
chênes verts , de lauriers > de lentisques, et de myr- 
tesy qui couvrent un fosse maçonne qui sert àt'ëcoir- 
lemcnt des eaux ^ après quoi s* éiéve majestueuse^ 
ment une rangée de cyprès aussi vieux que le jardia. 
De chaque côté de la grande allée tl y en a deux 
autres ï une â droite et ï autre à gauche, parallèlef 
à la première , mais beaucoup moins spacieuses et 
et fermées supérieurement par une voâte de chéoes 
verts pour qu' on puisse s' y promener à V abri des 
rayons du soleil et des méléores incomodes. La grau* 
de allée est ornée de statues que nous allons stt&r 
eessivement faire connaître, avec ce qn' on y voit 
de plus remarquable. Deux statues de marbre ou- 
vrent la voie j elles posent sur deux piédestaux, 
et représentent des gladiatears plus grand» mt 
nature. Celle qui est i droite ea descendant^ est dt 
Dominique Pieratti ^ V autre dont te torse est an** 
tique a été restaurée dans le reste de sea membres. 
▲ quelques pas delà , sur la droite , V espalier offre 
un passage étroit par où V on entre dans un petit 
bois sauvage^ dans lequel il y a plusieurs sentiers 
confus et sans ordre qui mènent à une citerne. Vis- 
à-vis du passage susmentionné aboutit un chemin 
qui pénètre dans l'intérieur du bois et va se ter- 
miner à une enceinte elliptique entourée d' un mur 
haut de plus de deux brasses, ou i pieds 7 ponces, 
bng de 60, ou 107 pieds 6 pouces , et large de 3o. 
ou Si pieds 9 pouces, dans laquelle sont des sîè^ 
ces de pierre et quelques petits bassins , outre ce- 



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5i5 
lui du milieu qui ett en marbre, (KHir servir d'or« 
Bernent, et à fin dinvijter les oiseaux à y venir boire 
et à établir leur demeure dans le bois environnant. 
Cette enceinte offre deux entr^fes dont V une est 
décorëe deux de lions en pierre. Cet endroit est en« 
tonrë de cyprès et de chênes verts, dont les an- 
tiques rameaux forment une espèce de voâte épaisse 
impénétrable aux rayons du soleil. Le bois circon*> 
voisin est parcouru par une foule de sentiers dont 
les uns sont concentriques, et les autres perpendi- 
culaires à ceuxci qui les coupent en guise de rayons. 
Cette partie du bois s'appelle le labyrinte de Bo^ 
boli. Rebroussant chemin, et reprenant la grande 
allée on trouve deux statues, dont T une à main 
droite est une muse antique, et l'autre à gauche 
est une César sous les traits de ?léron jeune, sculp* 
turc qui quoique restaurée en plusieurs endroits, 
présente beaucoup de 1' antique^ ces deux statues 
plus grandes que nature, comme les autres de cette 
allée, sont toutes posées sur des bases décorées d' 
ornemens divers. Un peu plus loin, aux coins de 
deux chemins qui s' entrecroisent sont quatre sta- 
tues; du côté droit est un vieillard avec un ado- 
lescent de Jean Caccini qui a volu sans doute re- 
présenter dans ce groupe Êsculape rappelant Hip- 
polyte i la vie; et du côté gauche la Prudence 
attribuée au même sculpteur, et sous les traits d' 
une femme s' appuyant contre un cep de vigne 
dont les grappes de raisin lui servent de couronne, 
ayant un miroir i la main et un serpent i st% pieds* 
C'est encore Caccini qui est Fauteur des deux 



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5i« 
antre stataet^ dont V ane reprëtfnte V aatomoe, et 
l'autre Gërèi. Les deux chemins qui viennent 
aboutir à ce groupe de statues» sont assez larges , 
tapisses de chênes Terts dont les branches sont 
courbas en berceau et représentent une sorte de 
galerie percée d' embrasures d'où l'on peut observer 
le reste du jardin. Vers le milieu du chemin cou- 
vert du coté droite on rencontre une porte grillée 
qui ferme 1' entrée d' une enceinte spacieuse divisée 
symétriquement en jardin d'agrément, eu jardin 
potager et en verger , avrc des serres chaudes ou 
l'on conserve des piaules d' une rare beauté. On y 
cultive surtout beaucoup d'ananas; aussi cette en* 
clos s' appelle-t-il le jardin des ananas, plante dont 
favorisa la culture le Grand Duc Pierre Léopold qui 
y fit construire une habitation commode pour le 
jardinier. L' on y voit quatre statues de marbre. 
La première qui est à droite près de la maison du 
jardinier, représente une femme en habit de cour, 
décorée de l' ordre de la toison d' or , ayant des 
flèches dans la main droite et des fleurs dans la 
gauche. De l'autre côté vers la muraille est la statue 
d'un jeune-homme, tenant un bâton autour duquel 
est entortillé un Dauphin , et représentant , peut- 
être l'Océan. Presqu'au bout des allées du verger la 
statue qu'on voit à main droite est celle d'un jen« 
ne homme nu; et du côté gauche est une figure de 
femme presqu' entièrement nue, que Baccïo Ban^ 
dinelli exécuta pour décorer la grande fontaine 
de la terrasse de la cour du palais et laquelle 
versant de l'eau par les mamelles, devait reprtf 



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5i7 
senter la Clëmence mais Ferdinand II. ayant fait 
subir des cbangemens à cette fontaine, d' après le 
dessin de Jules Parigi, la Clémence fut transpor- 
tée avec d'autres statues dans le casin de S Marc, 
ancien palais appartenant à Laurent le Magnifiqqe. 
En 1 740. cette même statue fut de houveaii traàs* 
portée à Boboli pour être placée dans Tamphitbéâ- 
tre et finit enfin par occuper le lieu où on la voit 
maintenant. Outre tous ces objets, ce jardin abon* 
de de fontaines et d'autres ornemens. Après la 
maison du jardinier, le chemin en berceau se ter* 
mine , et on rencontre une fontaine ornée d' un 
bassin et d'une statue de Baccbus aux pieds duquel 
est accroupi un monstre. Cette fontaine est con- 
struite en pierre, et semble un travail des élèves 
de Jean Bologne. A V extrémité du chemin op- 
posé à celui que nous venons de parcourir il y a une 
statue de marbre qu'on croit être Vjârbra fleuve 
du territoire de Sienne, opinion qui ne nous parait 
guère, vraisemblable. Ne serait-ce pas plutôt la 
njmphe de la fontaine d'Hippocrène. Le cheval Pé- 
gase près duquel elle est assise, T urne de laurier 
qu' elle tient dans la inain comme si elle en voulait 
couronner le front d'un poète, sont autant de rai- 
sons qui nous le font soupçonner. Il n'y a pas long 
tems que Pierre Léopold fit situeir ici cette sta- 
tue qu'on crdit aussi de 1' école de Jean Bologne. 
Un peu au-dessous de l'embouchure de ces deux 
chemins latéraux, on voit à droite une vestale an- 
tique, et à gauche une Junon également antique. 
Plus bat à l'endroit où un chemin transversal vieit 

44 



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5iS 
inUrcepUr la graode allëe sont placées quatre au- 
tres statues. La première à droite est on Bacchas 
antique» restauré en beaucoup de points, la seconde 
à gauche est un Auguste, la troisième a droite 
est une Andromède ouvrage moderne, ^ la qua- 
trième à gauche est utt Bomain vêtu de la toge; 
cette dernière stalue est antîqae et assez estimée. 
Le chemin qui coape ici la grande allée va se ter- 
miner aux murailles de la ville où Ton voit un 
grand buste colossal de Jupiter qu* on dit être un 
de premiers ouvrages de Jean Bologne. Continuant 
à marcher dans l'allée du milieu on rencontre une 
autre couple de statues, dont V noe à droite, ap- 
pelée eommunément 1' Augure est de V école de 
BandLnellifV 9i\Aït est antique assez bien restaurée 
et représente Mercure tenant entre ses bras uo jeune 
Baechus qu'il va confier aux flyades. Des deux 
autres statues situées â l'endroit oà finît la grande 
rangées de cyprès, celle plaeëe â main droite est 
un antique Escnlape restauré en beaucoup de par- 
ties , et le groupe des deux figures qui sont à 
gauche représente la vérité et l'erreur statues 
sculptées par Finc^nt Danti et acquises en 1775. 
par le Grand Duc Léopold. Du même côté est 
un chemin qui va aboutir aux murs de Ut ville, 
et où Ton voit un groupe de deux figures dans une 
attitude charmante, représentant Adam et Eve 
aux pieds desquels est le tentateur sous les traits 
d'une femme tcrmii^e en serpent: ces figures rap* 
pcUent les regrets qu' éprouvèrent oos: premiers 
païens après le* péché; le nom du sculpteur, -^ngê 



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5ig 
Nacerino est ^crit lar la ceiotore d'Adam. A pris 
le labyrÎDte que nous avons décrit ci-deyaot , les 
deux chemÎDS transversaux, s^par^a par la graode 
allée du milieu» limitent et s^pareat, moyenuaut 
cette dernière et les chemins situés le long des 
murs et du côté opposé quatre quarrés de terrain. 
Mous avons fait mention du premier de ces quarrés 
sons le nom de jardin des ananas» A main gauche 
et vis*à-vis de ce dernier est un enclos hoisé^iHi/peu 
plus petit que le supérieur appelé labyrinthe^ mair 
taillé et divisé précisément de la même manière. Et 
comoie le goût pour les labyriates se maintint en* 
core long-tems après V époque de la fondation vdn 
)affd}n> on transforma aussi en labyrinthe les deux 
compartimens boisa situés inferieurement entr« le 
chemin transversal du buste colossal et celui d'Adam 
et Eve» avec un nombre égal et une distrîbutioa 
semblable de sentiers» et tous les arbres rasels et éle* 
vés seulement de 9 à 10 brasses ou de 16 à 18 
pieds. Si cet arrangement n'offre pas à la rue l'agré. 
ment que produit la variété on en est amplement dé 
dommage par l'avantage d'une promenade commode, 
et celui de pouvoir se livrer à la chasse au fusil, 
au filet et à d auftres espèces de chasse en usage dans 
nos campagnes, où on a coutume de planter et de 
maintenir des petits bois rasés de cette manière tout 
exprès pour cela. 11 n'y a pas long tems qu'on 
voyait encore dans ks allées les longues perches 
qui servaient à attacher les filets. Or retour* 
nant à la grande allée du milieu on trouve une 
autre couple de statues qui représentent deux nym^ 



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5so 
pbes» 30 jogemeot det artutes môderoct qui les res^ 
taurireot. Le deroîer chemio traosverial dont noui 
venons de parler est côtoya par un reste de ^a- 
gnaja ( lieu propre à tendre certains filets pour 
prendre des oiseaux) disposa en ligne droite. Après 
f ooi la culture du bois change et pr&ente an lieu 
plein de haîllers bordé de deux prairies. La petite 
portion de la grande allée avec laquelle ces petits 
bois communiquent , est ornëe de groupes de sta- 
tues qui sont comme nicbëes dans les parois ver- 
doyantes de la Ragnaja, Le groupe situé à main 
droite représente le jeu champêtre de la Pentolac-^ 
cia od un paysan les yeux bandes cherche à rom- 
pre d'un coup de bâton un pot de terre placé par 
terre. Le vainqueur est celui qui parvient à casser 
directrmenty le pot de terre. Les coups donnés à 
faux excitant les risées des spectateurs , c* est 
pour cela que 1* artiste a fait assister au spectacle 
un autre paysan qui éclate de rire quand il s' ap- 
perçoit que celui qui a les yeux bandés est en acte 
de frapper après avoir dépassé le pot. Jean Bap- 
tiste CapczzuoU exécuta ce groupe en marbre par 
prdre de Pierre Léopold pour servir de pendant à 
r autre groupe beaucoup plus ancien et en pierre 
qui est en face du premier ^ et retrace un autre 
divertissement champhêtre nommé Chiurlo dans 
lequel les deux lutteurs , les yeux bandés doivent 
tenir Tun et Tautre une main sur une pierre ^centre, 
autour duquel se fait le )eu. L'un invite T autre â 
imiter le cri d'un oiseau ordinairement celui de 
V jissiuolo du DuCy (Strix bubo) et aussitôt que le 



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52 1 

premier entebd la voix dû iecond* il tlfcbt^^JleLjc 
frapper avec u» mouchonr auquel it a pratiqué ua 
noeud. Mais celui-ci se soustrait comme ri peut à 
;$e$ atteintes» et se fette par terre eo prenant des 
postures qui font rire la compagnie. Le )oueur qvti 
frappe est perdant dans le ca» oh il aie porté le 
!COup à faux; alors il doit céder le mouchoir noué 
à «on adversaire. Ce }eu s'appelait ;^ukre fois Sac^ 
comazzone parcequ'au lien d*uii mouchoir on se »cr- 
▼aft communément d* un ptit sac vuide auquel on 
avait fait un noeud pour frapper. Hcrace Mochi 
'fit le modtk de ce groupe et le commença» mats 
il fut terminé par Romulus del Tadda, Entre 
ces deux groupes on apperçoit, tracée au milieu 
du chemin et sur le sol, une grande étoile en mo- 
saïque composée de petits cailloux siliceux» polis 
et diversement colorés. Du centre de cette étoile 
s'élance, au gré dcsfbntainiers, un )et d'eau jusqu'à 
la hauteur de plus de 44 brasses ou 71. pieds et 
8. pouces. De cel endroit dans une des allées trans- 
versales qui se dirigent vers les murs de la ville^ 
on rencontre près de ces derniers une statue de 
pierre qui représente un )eune Ivomme nif. Enfin 
^enx lions sculptés par Tadda ornent l'extrémité 
de la grande allée qui conduit à une charmante pe- 
tite île située an milieu d'une pièce d'eau» ce qui ta 
fait appeler Stradone deli* Isolotto, L'île est ovale 
comme la figure du lac qui l'environne et du bois 
dans lequel est pratiqué^ un chemin circulaire. Du 
milieu de l'île s'eleve une mafestiiense fontaine rut- 
-ifeKmtéc dt la figure colossale d' un.bomne d'un âge 

44^ 



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5ai 
mûr ^ai pose le pied droit fur la tête d' on Daa- 
phin, lient en main on sceptre rustiqae, et repr^* 
•ente TOcean. La base du colosse est ornde de trois 
bas* reliefs oà sont repràent^ trois des principaux 
fleuves de T ancien monde, savoir: le Nyle, leGaa- 
§ey et TEuphrate, qu'on a voulu faire servir en 
même tems à figurer les trois âges de 1* homme , la 
jeunesse, la virilité, et la vieillesse. Des bas-reliefs 
r un représente l'enlèvement d'Europe, le second 
le triompbe de Ifeptune, et le trokiëme Diane au 
bain. Si les figures des fleuves étaient débout elles 
auraient envîroat 5 brasses ou B pieds 1 1 pouces 6 
lignes de hauteur -, la statue de V Océan en a plus 
de 6 ou 10 pieds 6 pouces. De quelque côté qu'on 
regarde les figures qui composent ce beau groupe, 
elles forment cette piramide si estimée dans les 
productions de l'art. Les trois flesvet tiennent leurs 
urnes dans une position différente^ et ces statues 
ooncourrent avec plusieurs canaux d' émission, à 
fournir une grande quantité d' eau qui tombe dans 
une énorme tasse de granit de Tile d'Elbe laquelle 
soutient le groupe que nous avons décrit. Cette- 
tasse a 4o brasses (71. pieds 8 puces} de circon^ 
férence, et i3 à i4 brasses (28 à ^5 pieds) de dia- 
mètre. Cosme la fit construire pour son jardin , et 
envoya expressément Tribolo son architecte et son 
sculpteur à Y ile d Elbe. Selon le dessin imaginé par 
cet artiste, il devait y avoir au dessons de cette 
tasse, une autre tasse plus grande qui fut en effet 
commandée et exécutée , mais celle-ci étant venue 
à se rompre, on 1' abandonna dans la carrière oà 



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5^3 
on la voit encore prësenlement à Tik d'Elbe. Par U 
suite, Jean Bologtie fit les statues dont nous avons 
parl^y et en 1618 la tasse fui placée sur son pié- 
destal qui est de granit oriental, et on traça V in« 
fcription suivante au-dessous de la tasse et aux 
pieds de TOcëan: li 18 Luglio 1618 si posa la 
tazza, efu il giorno délia nuoi^a che il fratello 
délia. Serenissima fu fatto Re d* Ungberia. 0» 
posa la tasse le 18 juillet 1618 jour oà Ton reçut la 
nouvelle que le frère de la Sërènissime fut fait 
Boi de Hongrie. 11 s'agissait de Ferdinand II. Em- 
pereur frère de la Grande Duchesse Marie Magde,- 
leine d'Autriche femme de Cosme II. La base de la 
fontaine est entourée d' une espèce de gradin de 
marbre blane. Un chemin bordé de balustrades fait 
le tour de Tile qui parsemée d'un grand nombre 
de vases rangés symétriquement » couverte de fle- 
urs, d'orangers, de citronniers > parcourue de sen- 
tiers pavés en mosatqoe, offre le plus beau parterre 
qu'on piiuse voir. Suivant la direction de la grande 
allée tant de fois rappelée, et de deux côtés de Tile, 
sont deux ponts dont chacune des entrées est fermée 
par une porte grillée de fer. Ces ponts établissent 
une libre communication, entre le jardin et cette 
grande allée qui renferme dans son sein tous ks con- 
duits qui transportent les eaux du lac. Un peu an 
delà des deux foyers de l'ovale, s'élèvent du milieu 
de l'eau» deux statues de marbre. D' un côté iJ y a 
Andromède enchaînée au grand rocher sur k point 
d'être dévorée par le monstre marin qui est 
tn bronie; de T autre il y a un jeune bommie 



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Â24 

tbr un cheval mano peitt être Peirt^ dccooranf a« 
fecoors d* Andromède; on kt attrîbae Tune et l'ao^ 
tre â /mn Bologne. Le ri vier a 3o Bras set (53 piedt 
9 pouoei ) de laff^eur et contient beaaeoop de poi»- 
tont, ht griUage de fer qui forme la balaslrade ^m 
l'entoure, recèle det petits trous d 'o& Ton peut faire 
jaillir it volonté des jets d*èao. Sur les eolonaet de 
pierre qai soutiennent les portes grillée» sont dem 
capricornes de marbre, ancienne dévise lie Cosoae h 
Prés de ces portes sont drs petites fontaines* consistant 
en harpies^ quitoift en- versant de f eau de leur boucbe 
en soutiennent le récipient arec leurs jambes faites 
en forme de serpent. Ces figures d'arbord sculptées 
par Jean Bologne et %t% écoliers » ëtaitent jadis ea 
pierre, mais ayant été altérées par les injures des 
saisons, elles forent rempbc^s par de» copies et 
marbre eiecutëes par Spinazzi , Belli , FrançMs 
Homood et Capezzttoli. Aux deux extr<!mités du 
grand disrm^tre du fac sont deux petits bassins so««- 
tcnus par des Dauphins, dont la tête est teurnëe n 
bas. Sur le piKer qui soupporte la fontaine est ua 
|>etit amour de 2 brasses ( 3. piedr 7. ponces ) de 
hauteur. Le» deux amours des fontaîbes in câté 
droit ont chacun dt?ux coeurs; fis tiennent Fun sous 
leurs pieds, tandis qu' ils font semblant de briser 
Tautre d'un cou^ de marteau^: ih sont Fouvrage dt 
Pieratti. Les amours des fontaine» du c6té gaacbe 
qui sont armÀ d^arcs et de flèches » ont été seulpt^ 
par Sahestrini. Le chemin qui circule eit^rîeure-r 
nent autour du lac, a is brasses (21. pied» 6v 
^uces ) de largeur^ y compm le trottoir fmé tm 



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5i5 
mosaïque. Vit- a- vis Je la porte griHëe qae l*on ren- 
contre en descendant par fa grande allëe, le terrartf 
est percé d' irne fouk de petits trous par où on 
peut à r improriste faire jaillir une pluie de jets 
d' eau et baigner les curieux. Un espalier d' arbres 
toujours verts de la hauteur d'environ i4* brasses 
( 25. pieds I. pouce ) circonscrit cette agréable en- 
ceinte qur est percée de quatre ouvertures les unes 
opposées aux autres, correspondant auiL deux dia-^ 
mètres de F ova(e , en sorte que toute la Bagnaja 
est divisée en quatre parties par quatre allées. L'en-» 
trée de chacune de ces allées est ornée de deux a- 
nimaux sculptés par Tadda et chaque allée pré^ 
sente quatre statues presque toutes en pierre de 
taiMe , représentant des chasseurs, des paysans, des 
nympl>es et d'autres sujets semblables > qui sont 
ptacés dans àe% enfoncemens pratiqués en forme de 
mches dans le feuillage des arbres. Ces statues é« 
taient autrefois au nombre de 32, et entremêlées 
de chiens, de lions, de sangliers, et d'autres animaux> 
sculptures exécutées par Tadda et par Pieratti^ 
mais la pierre dont elles étaient formées ayant éiè 
consumée par le tems et les météores, elles furent 
presque toutes refaites ^ en 1758. par le sculpteur 
Janses. Les bancs de pierre situés le long de la< 
paroi verdoyante de ces allées sont très fréquen- 
tés des promeneurs, jilphonse Parigi qui ima- 
gina le plan de ce vivier nous apprend que sa fon- 
taine fournit 27. barils ( ta3i. Uvres) d'eau par 
heure. Dans le chemin qui est à main gauche^ et 
se rend du lac aux murs de la ville^on rencontre an* 



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5a6 
grcHipe de Corne Salvestrini repréteoUiit Adonis 
qui quitte V^oot poor aller â la chasse. Aa bcmt 
du même cheniiD il y a quatre animaux tculplës 
par Tadda. La principale allée de Boboli après 
aToir traversé Hle et la pièce d'eau » conduit par 
«Q court cheuiiD^ qui est vis-à-Tis des portes frit- 
lées, daus I* eodroit destinée i prendre it% oiseaux 
au filet appelé en italien Bagnaja^ ou Ton voit des 
bancs de pierre et des obélisques de diverses espè** 
ces en marbre de Seravtzza. De ce lieu oo arrive 
ensuite dans une vaste prairie demi -circula ire rî« 
chcment ornée de scalptur^^s. Douse bustes de gran« 
deur colossale posés sur des troncs de colonnes de 
pierre sont rangés tous à V entour, en commençant 
par le premier qui se présente à main droite , voici 
Tordre suivant lequel ils sont disposés: i. Jupiter, 
tête antique, a. L' empereur Claude, tête antique, 
et buste moderne. 3. Tête antique d'un Romain. 
4. Tête antique d' Adrien. 5 Antique Bacchante. 
6. Buste inconnu. 7. Buste antique inconnu. 8. 
Romain inconnu. 9 Tête antique inconnue. 10 Ro* 
main inconnu et antique. 1 1 Tête antique de mi- 
litaire. 12 Tête antique de Jupiter Sérapis copie 
d' une bonne sculpture antique. On doit cet embel* 
lissement au Grand Due Pierre Léopold , et aux 
soins éclairés du Cbev. Onuphre £0/12, ancien direc- 
teur des bfttimens royaux. L'allée ouverte qui 
traverse la prairie, toujours sur la même ligne que 
le grand chemin de V isolotto^ est également ornée 
de statues. La première à main droite, est Vulcain 
ouvrage de Fancelli^ V autre représente le tems , et 



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5^7 
est lealptÀ, par SUi^ani ëlève de CaccinL An mi- 
lieu des deux corn parti mens de la prairie l'élivent 
deux grandes coloaoes de granit rouge oriental 
posées sur de belles bases antiques et surmontées 
de vases modernes ^ elles appartenaient à mylord 
Cowper, et le Grand Duc Léopold les acheta après la 
mort de ce Chevalier qui était grand amateur des 
objets d' art. Après cela 1* on rencontre à droite ua 
Esculape assis et vis-à-vis de ce dernier une fem- 
me assise, statues probablement exécutées par Jean 
Caccini et %t% nombreux disciples qui furent oc-> 
cupés à décorer les conceptions hardies de Buon^ 
talenti. Ici se termine le gracieux petit bois de fi- 
gure semicirculaire, qui est cependant inlerrompn 
par la continuation de la grande allée qui s* ouvre 
entre les arbres un ample passage orné de statues, 
dont la première à droite à été crue jusqu'à présent 
une Andromède , mais qui a plus de vraisemblance 
à une Vénus qui sort du baîn^ et la seconde du 
côté opposé est une Ftore antique avec des res- 
taurations modernes* Au delà de ces statues , la 
route s'élargit un peu dans T intérieur du bois, 
de manière à former une petite prairie, dans la 
quelle on voit de chaque côté deux groupes de 
statues. Le groupe qui est à main droite n* est 
pas achevé, et représente le jeu de la chouette, 
il giuoco delta ciçetta. Dans ce jeu le joueur 
principal ayant an bonnet sur sa léte se trouve pla- 
cé entre deux autres joueurs ( i'un de oes joueur» 
manque au groupe } qui t&chent de le luii eukvef 
au moyeu d' une taloche \ en même temps ccluiJà 



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520 
donne «n soufflet li Vun àe tes compagnont énsecoar- 
bani aussitôt avec adresse pour se soustraire aa 
coup qui le m^ace; c'esice qu'on appelle en italien 
Jur cipettUf faire des courbettes, comme la clioucl- 
le. Celai qui jette par terre le bonnet est dëcl/rë 
Yâinquenr; il s'en couvre la tête et devient à son 
tour le chef du jeu. A l' opposite de ce groupe» il y 
en a un autre en pierre , représentant une compagnie 
de trois natassins , danseurs qui imitaient les an- 
ciens mimes; on Tattribue à Romulus Ferrucci. A 
r endroit où se réunit de nouveau le bois à V allée» 
et où se termine la petite prairie , Y on rencontre à 
main droite une femme assise qui semble repré- 
senter l'Architecture^ et i gauche Vénus caressant 
l'Amour, statues dues a un artiste moderne. La pa* 
roi boisée de la grande allée se dilate encore de]nott- 
Teau pour embrasser une autre prairie également 
entourée de figures en marbre. La première qu* on 
trouve sur la gauche» est celle d'un paysan qui vi- 
de un baril dans un vase le quel est une ancienne ur« 
ne cinéraire Romaine; celte statue est de F^alèrt 
Cioli.Oïï la voyait autre fois dans le parc dé la vil' 
la de Pralolino ainsi que le Perisée dont nous al- 
lons bientôt parler. Vis^à-vis de la grande allée 
est une fontaine construite avec un sarcophage an- 
tique orné de bas^rèliéfs assez estimés » mais pre- 
squ' entièrement consumés par le tems» quoiqu'on 
y diitingue encore la représentation de quelques 
crploits d' Hercule. Au dessous du bassin est un 
piédestal qui supporte. Persée monté sur on dragon 
moustrueux de porphyre^» et qui V ipét à la main 



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5*9 
va délivrer la belle Andromède. L'eau de la fon- 
taine s'écoule de la gueule du monstre ailé» et 
prend sa source à S. Ilario hors de la porte Ro- 
maine. La figure de Persée est en marbre mélan- 
gé de Seraçezza et n' est guère estimée des con- 
naisseurs. A gauche de la statue de Persée il y a un 
jeune Hercule qui tient par les cheveux le miséra- 
ble Lypas pour le jeter dans la mer. Yis-à-vis de 
cette statue en est une autre représentant Bacchus 
avec un petit satyre à ses pieds^ elles sont toutes les 
deux en marbre. Avec la fin de la grande allée se 
termine aussi l'étendue en longueur du jardin. De^ 
cet endroit ^ si l'on vieot à se tourner en arrière 
on découvre une grande partie du bois sauvage qui 
borde le principal chemin de /' isolotto. En face 
de la statue du paysan^ily a une allée qui conduit à 
r entrée de Boboli , la quelle est voisine de la porte 
Romaine. Cette allée en rencontre une autre qui lui 
est perpendiculaire et qu' on appelle V allée des 
carrosses. La première statue qu'on y rencontre 
est celle d' un paysan qui bêche, exécutée par Va^ 
1ère Cioli, et située vis-à-vis d' un chemin tran- 
sversal qui mène à la prairie semicirculaire qu' on 
trouve à quelques pas de l'île. Un peu plus loin 
I' on rencontre un groupe de marbre qui représente 
un autre paysan qui fait semblant de vider dans 
une cuve un baquet plein de raisins» d'où s'écoule 
un filet d' eau vive qui prend sa source dans le jar- 
din même vers le milieu de l'allée des platanes; 
autour de la cave folâtre un enfant de paysan. Cet 
ouvrage fut ébauché par Falére Cioli et terminé 

45 



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53o ^ 

par son fils Simon qui reçut en payement 6^1. é^ 
eus. L'alUe transversale qui rëpond à cette statue 
aboutit à la pièce d' eau, vis-à-vis de la grande fon* 
taine. Les deux chiens en pierre qui ornent le com- 
mencement de cette all^e sont attribués à Tadola 
qui en fit tant d'autres pour ce jardin. A peu de di* 
stauce du groupe dont nous venons de parler on ap- 
perçoit le reste d' une petite maison qui servit jadis 
d'habitation aux gardiens des bêtes féroces qui pen- 
dant plusieurs années furent renfermés dans le local 
contigu , alors disposé en guise de ménagerie. Mais 
le Gran Duc Lèopold pensa à se défaire de ces 
botes rares et dangereux et transforma la ménagé* 
lie dans une magnifique serre chaude pour y placer 
pendant V hiver des orangers , et des citronniers , 
et changea en jardin délicieux Tenclos qui en fai* 
sait partie. A cet édifice conçu et dirigé par Zano- 
bi del Kosso on a ajouté une grande porte grillée 
de fer exécutée par Orlandini de Poggio a Cajano 
sous le règne du Grand Duc Ferdinand 111. aux 
extrémités de laquelle on voit des piliers sur les- 
quels posent quatre statues plus petites que nature 
qui représentent deux muses et deux figures de 
l'abondance, sculptures antiques restaurées en 
beaucoup d'endroits; au coin du mur Ton voit pla^ 
cet supérieurement la statue d'un autre paysan 
jouant de la cornemuse. De là en tournant à gauche 
par un chemin qui fut construit par ordre du 
Grand Duc Ferdinand III. l'on arrive à une porte 
de Boboli dite Annalena , où est une fontaine eu 
forme de grotte semicirculaire, ornée d'un fronton 



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53 1 
régulier ) et de Jeux colonne» avec deux cubes sut 
lesquels pose F architrave. Au commencement de 
ce nouveau chemin l'on rencontre une statue qui 
représente Y Arno 5 la corne d' abondance qu' elle 
a sur la tête» fait peut être allusion à la fertilité 
des montagnes dont ce fleuve baigne les racines: le 
lion est T emblème de la ville de Florence. Un peu 
plus loin s'offre le Palais. Dans Tespace compris en- 
tre l'avenue de la f or le jénnalena et ce dernier, Ion 
voit à main gauche des bâtimens, plusieurs enclos 
et des serres magnifiques faisant partie du fardin bo- 
tanique attenant au Musée d'histoire naturelle 
qui forme une dépendance du palais Pitti. Yis-à- 
vis le quartier de la Méridienne se présente une col- 
line escarpée et verdoyante traversée par plusieurs 
sentiers et parsemée de statues. 11 existait ici autre- 
Ibis une carrière qui fut comblée, et ce fut sous le 
règne du Grand Duc Pierre Léopold et pendant l'em- 
pire des Français en Toscane qu'on y plaça par les 
soins de M. le Comte Bandelli la plupart des statues 
qui en font l'ornement. Au-dessus de toutes, s'é- 
lève une Junon colossale antique posée sur une ba- 
se également antique. En bas et du côté droit, on 
voit la statue antique de Marc-Aurèle. Un peu plus 
haut est une Judith, tenant en main la tète d'Ho- 
lopherne. Au-dessus de cett« dernière on rencon- 
tre une Paltas antique, et sur un mur est située une 
statue moderne représentant Méléagre. Le David 
que l'on trouve ensuite est de Louis Sahetti, et 
la dernière figure du même côté est un Bacchus 
antique. Du côté gauche en commençant inférieu- 



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53a 
rement et en s'âevant par degrÀ,on rencontre une 
statue d^Auçaste^ dont plosieurs parties sont anti* 
ques; Apollon couronnant le signe da capricorne 
( allusion à la splendeur de Cosme h ) ouvrage de 
Dominique Poggesi\ une Diane mal restaurée, une 
Mndmosine antique -, une statue antique inconnae , 
^nfin un Cupidon dont la tête est antique. 

Avantd'arriver à Tamphithëàtreon trouve uneal- 
lée ombragëe qui monte obliquement et au commen- 
cement de laquelle on voit la statue d* on Romain 
vêtu de la toge , ayant une patère à la main en a- 
cte de faire une libation aux Dieux ^ et pose sur un 
antique autel sëpulcral. Un peu au delà de cette 
all^e^ à main droite , est V entrée d' un souterrain 
qui du tems de Bedi servait de cave et de glaciè- 
re. En reprenant Tallée oblique dont nous venons 
de parler au commencement d' un cbemin fourcha 
est situëe une Venus, copie de la Venus de Mëdicis. 
L'allée couverte qui circule autour de F ampbi* 
théâtre conduit supérieurement dans un endroit 
où aboutissent cinq chemins , et où V on voit un 
grand bloc de pierre de taille , offrant une Diane 
sculptée presqu' en bas- relief dans une attitude 
Vraiment forcée et qui était autrefois au château 
impérial de Castdlo, 



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5i3 



et!» 



t HISTOIRE 



Iraor 
m: 



JDoboli est le oom du jardin annexé au pata» ] 
r Pitti. Ce nom dérive, dit-on» de la famille Borgoli 

qui haliitait dans la rue ou est maintenant le jar- 
din» ou plutôt la rue même nommée Borgoli ou 
Borgole dans plusieurs anciens contracts» donna son 
nom à cette famille» et par la suite au jardin. 

Il y avait jadis à BoboU des carrières d*où Ton 
tirait des pierres pour paver la ville de dalles des 
le tems de Lapo père à' jirnolfo^ fameux archi- 
tecte» et des quelles on exploita les matériaux qui 
servirent à la construction du palais. Le terrain 
appartenait aux familles JBatducci del Garbo, 
JÛannellif Anterigoli outre k jardin attenant au 
palais qui» dès l'année 1629, passait pour un des 
plus singuliers de Florence. Cosme de Médicis, 
devenu Due de Florence» ayant» fait l'acquisition de 
cet édifice et des terrains mentionnés» pensa en i549 
d*en faire la base du plus grand jardin qu'on connût 
alors da»s T enceinte d'une ?ille. En i55o»on«' 

45* 



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534 
occupait déjà i crenstt des fosses pour y plaoter des 
cii^nfs verts > des lauriers» des cyprès et d'autres 
arbres iodigènes toujours verts. Deux architectes 
prirent part à ces premiers travaux. Nicolas BraC' 
cini dit le Tribolo, en imagioa le plaa. Après sa 
mort, survenue au mois d' aodt de la même aonée, 
Bernard Buontalenti lui succéda. Dans l' exéca* 
tion de leur dessin» ces habiles artistes conçurent 
le projet d* isoler le palais de toutes parts, et en 
conséquence firent démolir les maisons de la vil- 
le et des faubourgs qui occupaient T espace que 
devait embrasser le jardin. Ils voulurent ensuile 
que la colline qui s'élève vis-à-vis de la grands 
cour du palais se présentât aux regards da maî- 
tre sous un aspect tout à la fois splendide et théâ- 
tral; et dans cette intention^ outre divers erobel- 
lissemens , ils construirent l' amphithéâtre , qui 
semble augmenter l' étendue de ce vaste édifice et 
forme en même tems un majestueux commencement 
au jardin. Cet amphithéâtre ne sert pas seulement 
de simple décoration , il est encore très propre i 
donner des fêtes et des spectacles, comme cela 
eut lieu en ï&5%, pour te mariage d'Anne de Mé- 
dicis avec l'Archiduc Ferdinand d' Autriche^ en 
i66i, pour celui de Gosme 111. avec Marguerite 
Louise d' Orléans ; en 1739 pour célébrer la venue 
ties époux souverains de Toscane François de Lorraine 
et Marie The'rèse d'Autriche; en 1785, à l'arrivée 
des souverains de Naples, Ferdinand IV. et Marie 
Caroline; en 1787, pour les noces de l'Archidu- 
cliesse Marie Thérèse fille du Grand Doc Pierre 



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535 
L^opotd^ avee te Prince Antoine Roi de Saxe; 
en 181 ly pour la naissance de jNapoldon Bonaparte 
fils de l'empereur des Français qui eut le itre i^e 
roi de Rome ^ et dans des aiitres semblables occasions. 
Ce cirque domine par le palais du souverain^ est 
aassi étendu que la localité le permet, puisqu' il se 
termine aux murailles de la ville. La pente du ter-^ 
rain contribue encore à sa magnificence, en fact'rli^ 
litaot aux regards d' en embrasser tout V espace. 
D' un autre côte, comme les grands jardins ne peu- 
vent appartenir qu' à des riches propriétaires dont 
le genre de vie et la manière de jouir des choses 
ne peut s'allier avec l'espèce des jardins ordinaires, 
il fallut ne'cessairement construire des allées spa- 
cieuses et droites, où le Monarque suivi d' un nom- 
breux cortège, sans entraves et libre d'obstacles 
pût se livrer à la promenade, même sous d'épais 
feuillages à V abri des rayons du soleil et des më- 
tëores incommodes; pendant que les bois adjacents 
plantes d'arbres toujours vert dont l'Italie abon- 
de, vinrent ajouter à la grandeur^ V image riante 
et agrëable d' un printems ëternet. En effet la 
distribution du bois, quoique symétrique, est loin 
de se conformer à la triste uniformité des anciens 
jardins. Le sol naturellement très in^al offre des 
petites plaines, des pentes, des ëminences, des pe- 
tites vallées et d'autres variations qui se succèdent 
sans affectation de manière qu'en en parcourant 
r étendue, on semble passer d' un jardin à un à4^- 
tre tout différent. Les allées même, bien que ré- 
gulières, sont diversifiées quant â la direction, qui 



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53» 
^ft ou droite, ou oblique ou cDudbe^ afosî qu' à Jac 
teinte forroëe tantôt par un gazon ^maillif, tantôt 
par un sable grisâtre, tantôt par des caîHouz di- 
versement colorés. L' on ne voit pas à Boboti com- 
me dans d'autres jardins, ks arbres réduits avee 
one affectation outrée, en forme de vases> de pjra^ 
mides , de globes , etc. On j en voit au contraire 
on grande nombre de haute futaie qui abandonnés 
i la nature, présentent un aspect magnifique Let 
bosquets de Y isolotto y et Tes parois tapissées de 
feuillages verdoyants de la grande atlée, longue 
d'à peu près un demi mille, offrent et pour rêten* 
due, et pour Y ancienneté des arbres, le spectacle 
le plus majestueux qu'on puisse voir dans un jar- 
din. Plusieurs sites ouverts ornés à l'envî par V 
architecture et l' hydraulique sont entourés de pa- 
rois régulières et d' arbres toujours verts parceqoe 
dans ces lieux, comme dans diverses allées et d' 
autres points de vue, on voulut non seulement que 
triomphât la nature une et simple des végétaux, 
mais r art de Dédale qui prospère sous la prote- 
ction puissante du Souverain, qui profite de se» 
promenades dans le jardin pour en savourer le» 
beautés, en considérer les sujets et en promouvotf 
Taccroissement. 

La grandeur et la gloire àtt Princes italien» 
du siècle de Cosme, se fondait en grande partie 
sur la protection qu'ils accordaient aux arts libé- 
raux. Léon et les anciens Médicis en avaient établr 
la maxime, et Cosme émule de la gloire de ses an- 
cêtres, saisit r opportunité de la coottruetioR du 



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537 
jardra» pour mettre â profit le talent d'habiles ar-» 
tistes qui lui obtinrent la réputation de protecteur 
du %éa\tf et qui fussent capables de se procurer à 
eux mêmes, par leurs propres travaux-, des avan* 
tages dont ils étaient impatiens depuis les disgra*- 
ces qui avaient accablé Tllalie. C'est ainsi que Ton 
Tit figurer parmi un grand nombre de sculpteurs 
employés à décorer le jardin de Boboli; Jean Bo» 
iogne, BandinelUi Francaçilhy Taeca, et d' au- 
tres qui les égalaient presque en mérite. Toutefois 
kurs ouvrages ne furent pas exempts des défauts 
du tems, qui dépendaient de ce qu'on était plus 
attentif à imiter le maître que la nature. L'art, 
Y affectation, k manière, V exagération^ influaient 
puissamment sur \tt productions de Tart. De 
semblables maximes mises en pratique dans les 
Sîaîaes^ de Boboli, étaient gétréialement saivirs du 
tems de Cosrae^ et ce souverain même aimait que^ 
dans tout ce qui faisait partie de ses domaines, 
brillât le luxe d' un art plein d' ostentation et de 
difficultés, plutôt que le goût du vrai beau q'on doit 
chercher dans l'imitation de la plus belle nature. 
D'après cela, les deux architectes qui dirigèrent la 
plantation du bois , ne s' écartant pas des règfcs 
d' une justesse symétrique , firent en sorte qn' un 
arbre par exemple en rappelât une rangée conti* 
nue en ligne progressire. Ainsi, un petit bois divi« 
se en labyrinthe, exigea dans le bois contigu une 
semblable distribution, et eonséquemment la sy* 
métrie (qui veut surmonter tout obstacle et toute 
difficulté), ne permit pas qu'on arrangeât d' wm 



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538 
aatre manière ïc^ autres bw« corrcspondans. Par U 
«»éme raîion, une allëc du bois devait ressembler 
à r autre allëc, comme se ressemblent enlr'eux les 
chemins qu'on rencontre à des disUnces sembla- 
bles. Cet ordre n'empêche pas que l'amateur de 
]a v^ëtation libre et naturelle ne trouve de quoi 
se satisfaire dans le vaste jardîn de Bobolî. Parmi 
un grand nombre de compartimens symArîqnes, 
parmi de pompeux édifices, parmi les productions 
les plus estimables de la sculpture et de l'hydrau- 
lique, et parmi ces fleurs exotiques que V art seul 
peut à r aide de soins assidus élever et cultiver 
dans nos climats, il y trouve des petits bois respe- 
ctés par la main des hommes, des prairies naturel- 
les et des vieux arbres qui ont défié les siècles et 
n'ont jamais senti le tra«chanl du fer. On y voit 
en outre des }ardiR» de diverses espèces, des pota- 
gers, des vergers, des orangeries: des serres chau- 
^ des, des vignobles, des plantations d* oliviers, des 
champs cultivés, et tout ee qu* offrent nos campa- 
gnes en fait de végétation. La vue de la ville de 
Florence qui des hauteurs de Boboli se montre 
sous différens aspects, les collines qui s' élevant 
de la belle vallée arrosée par 1' Arno, limitent la 
ptainc de Prato el de Pistoie, au-dessus desquelles 
domine majestueusement Monte-Morello] et dans 
le lointain les montagnes neigeuses de l' appenin, 
forment autant de fonds divers et gradués aux ta- 
bleaux pittoresques el scéniques de ce magnifique 
jardin Royal. Aussi est-ce de ces éminesces que 
ks peintres oni coutume de venir desskiei: les vues 



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539 
de cette charmanle contre. La multitude de vil- 
lages et de maisons de campagne dont abondent 
les environs de Florence vus de Boboli, firent dire 
autrefois à T Arioste que: 

ff A veder pien di tante ville i colli , 
„ Par che il terren vc le germogli , come 
y^ Vermene germogliar suole^ e rampolli. 
„ Se dentro un mur sotto un medesmo nome 
fy Fosser raccolti i tnoi palazzi sparsi^ 
,, Kon ti sarian da pareggiar due Rome. 

A voir les collines couvertes de tant de mai- 
sons de campagne, il semble que le terrain les pro- 
duise, comme il a coutume d'engendrer des reje« 
tons. Si tes palais ëpars fussent rassemblés dans 
une seule enceinte et sous un même nom , deux 
Romes ne pourraient t' égaler. 

Tel était l'état du Jardin de Boboli que Gosme 
fit construire et qu'il eut la consolation de voir 
presque terminé, puisqu'il survécut i4 ^^s à la 
plantation du bois; et tel est V état dans lequel il 
s'est maintenu jusq'à nos jours malgré quelques 
tentatives malheureuses qui avaient pour objet de 
lui faire changer de forme. Ce n'est pas d'ailleurs 
nne petite gloire pour Boboli d' avoir donné nais- 
sance aux jardins de Versailles, de Marly, des Tui* 
ieries, et à d'autres fameux jardins, puisque Lenô- 
tre y puissa ses idées sur le genre des jardins dits 
réguliers. Les anciens plans géométriques de ce 
jardin, attestent en outre que les souverains qui 



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54o 
occnpèrcDt suecctsivemeat le lrèo« de la Toscane ^ 
lui ont fait subir peu de changement. 

On prétend que Cosme 11., très habile dans, 
Tart d'ëmonder le arbres i y introduisît la culture 
des arbres fruitiers nains. Eleonore son épouse fit 
venir de la Sicile et du Royaume de Naples^ de 
très belles fieurs> jusqu'alors ioconnues parmi nous. 
François 1. fit semer à Boboli beaucoup de mûriers 
pour les propager en Toscane et les distribuer à 
ses sujets. Ferdinand y fit construire des fontaines, 
et perfectionner l'aqueduc royal comme acë par Cos- 
me I. Ferdinand II. fit venir de l'Afrique et plan- 
ter dans ce jardin des pommes de terre et des 
glands du cbéne à large feuille. Du tems de Cos- 
me III. on redoubla d* attentions pour tenir le jar- 
din dans le meilleur ordre possible. Ce souverain 
y fit cultiver des citronniers , des bulbes de fleurs, 
des marcottes et des racines de beaucoup de plan- 
tes d* ornement. Sous le règne de Jean Gaston, Bo- 
boli fut néglige) François II. Duc de Lorraine^ à 
son événement à la couronne de Toscane, en prit 
soin ; de son tems les allées et les espaliers qui les 
bordent furent déblayés^ élagués et rétablis dans 
leur premier état. Mais la Toscane étant devenue 
province de T empire^ le jardin fut abandonné an 
peuple et transformé dans un bois sauvage. Cepei^ 
dant comme cette incurie entraînait des dégrada- 
tions notables dans les ouvrages de sculpture, le 
Maréchal Botta , plénipotentiaire en Toscanejcbar- 
gea en 1758. un étranger nommé François Janses 
d* y. faire les reitaiurations qu' il croirait convcna- 



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54f 
Uei. Le Grand Dac Lëopold dirigea aussi ses re- 
gards vers soD Boloii , et contribua à en augmen- 
ter, à grands frais, les embellissemens. II fut en 
cela imité par le Grand Duc Ferdinand III. son 
successeur. Pendant le tems que la Toscane fut 
soumise au gouvernement Français, on voulut 
encore y introduire de la nouveauté, dans la vue 
de transformer le jardin de Boboli en un parc à 
r anglaise. Mais les arbres ayant été abandonnés 
à eux mêmes, rendirent le bois si épais, en cer- 
tains endroits, que les bêtes sauvages pouvaient à 
peine le traverser. D* ailleurs beaucoup de plan- 
tes privées de la lumière s' étiolaient, languissaient 
et dépérissaient peu à peu. Ferdinand III. de re- 
tour dans sc$ états, sentit toute la difficulté d'ap- 
pliquer un autre système de cultivation au bois de 
Boboli planté et entretenu avec symétrie suivant 
un ordre déterminé, et jugea sagement que le 
meilleur parti à prendre était de lui restituer sa 
première forme, conformément au dessin de TVt- 
iolo et de Buontalenti* Qu'on se garde bien 
toutefois d' attribuer cette résolution d' un sou- 
verain si éclairé à une aversion pour les jardins 
modernes qu'il n'a jamais haï^ puisqu'il s'oc- 
cupa d'en former un magni6que dans ce genre i 
son château de Pratqlino. Les serres chaudes qui 
viennent d'être teripinées, sont dues. à ce Monar- 
que bienfaisant. On compte i Boboli âooo vases 
de fleurs, et 5oo de citronniers et d'orangers; on 
y cultive les giroflées, ^avec plus de perfection que 
dans les autres jardins de l'Europe, et plusieurs 

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543 
fouvcraini sont soavent oblige de recourir à ce 
superbe jardin pour eo reoouvellcr les espèces et 
les variétés. 

Il est ouvert au public tous les jours de fête 
et demi fête et tous les jeudis y et il est fréquenté 
en certaines heures du jour, suivant les saisons, par 
un grand nombre de personnes de tout rang et de 
toute qualité, à V exception des individus vêtus 
d'une manière grossière ou indécente aux quels 
r entrée n' est pas permise. 

Santa /e/iciïa. L'église de S. Félicité est une 
des plus belles et des plus régulières de Fbrenee. 
Le maitre^antel est de Lodovic Cigoli , et larchi- 
tecture de son Intérieur de Ferdinand Ruggeri. Les 
tableaux et les auti'es objets qui décorent cette é- 
glise sont assez digbes d'attention. En commen- 
çant par la première chapelle» à main droite en 
entrant y on voit; une descente de croix de Jacques 
da Pontormo\ un portrait d' après nature de S. 
Charles Borromei^ un excellent tableau dû au 
pinceau d' un jeune artiste de mérite, M. Georges 
JSertiy qui représente le martyre de Sainte Félicité 
laquelle entourée de $es enfans, les uns privés de 
vie, les autres désolés^ attend avec calme, espé- 
rance, et résignation la mort suspendue sur sa tête; 
les 7 frères machabées en gloire couronnent ce bd 
ouvrage ; S. Grégoire pape , de Ferdinand Falla-^ 
nif de Bfodène; un superbe crucifix en bois, scul- 
pté par André da Settignano\ une Ste. Crèche; S. 
Jean Evangéliste; dans le choeur^ une Nativité de 



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543 
Gérard des Nuits i le ctnc^tmtntj de Laurent 
Carletti; la résarrcclion, à! Antoine Tempesti^ la 
coupole peinte à fresque par Michelange Cinga* 
nellii le mariage de la Vierge, par Pierre Dan- 
dini]h Trinité par Charles Portelli^ portrait en 
mosaïque d'Alexandre Barbadori, par Marcel^ pro- 
vençal \ V Assomption , par le Folterranoi un ta- 
bleau de Vincent Dandini\ S. Louis, Roi de Fran- 
ce, par Simon Pignonii l'Archange Raphaël et le 
vieux Tobie , de ffug/ord; le martyre de S. SAa- 
flien, de Fabrice Boschi] l'Assomption, par Poc^ 
cetti , et des peintures à fresque du même artiste. 

Vis-à-vis de cette ëglise est une petite place sur 
laquelle on a placé en i38i. une colonne de gra** 
nit en mémoire de la victoire remportée en cet en- 
droit par S. Pierre le martyr sur certains héréti- 
ques appelés Pater ins. 

Si delà on prend la rue montante qui mène â 
la Forteresse du Belvédère ( sulla Costa ), on ren- 
contre. 

S. GirolamO' V église de S. Jérôme et de S, 
François, n'offre de remarquable que deux tableaux 
peints par Rodolphe Ghirlandajo. Le monastère 
contigu est habité par des religieuses de V ordre 
de S. François. 

Spirito Santo, Cette église était autrefois dé* 
diée à S. Georges , d" où provient le nom conservé 
à cette colline. Elle a cinq chapelles qui sont or- 
nées des tableaux que nous allons nommer : la S. 
Vierge avec un saint et une sainte , de Jacq. /^i- 
gnali^ descente de Ct0Ujà]Alex. Gherardini } la 



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544 
yçoae da S. Esprit» d^ Ant. Dominiq. Gaihiani; 
S. Jean Gaalberl, de Dominiq. Passignani; S. Be- 
noît , de Thomas Bedi. Le couvent appartient i 
des reFigieaset de la Falomlrosa. 

Casin de M. Leblanc. Cette cbarmante habi- 
tation construite depuis peu» meublée et ornée a« 
▼ec beaucoup de goût , pourvue d'un petit observa- 
toire, occupe une situation délicieuse » d* oi la vue 
s' étend sur toute la ville de Florence et %tt envi- 
rons. Le vaste jardin qui y est annexé, est un iei 
plus beaux et des plus agréables de Florence. 

Forteresse du BeWedere. Elle fut bâtie sons 
le règne de Ferdinand Kpar Bernard Buontalen* 
ti. il y existe un souterrain obscur et profond, où 
les premiers Grands Ducs de la famille Médicis 
enfermaient leurs trésors. Quand on est descendu 
de la colline S. Georges, dans la rue des Bardi, 
tournant à droite , on arrive dans le Fondaccio di 
S. Niccolà où Ton trouve. 

S. Niccolà. V église paroissiale de S. Nicolas, 
est fort ancienne. Les tableaux qui en décorent les 
chapelles , sont assez estimés. On y voit : le sacri- 
fice d'Abraham ^d'^/ex. jiUori'^ la présentation de 
J. C. au temple, de Baptiste Saldini^ h descente 
du S. Esprit 9 de Jacq. di Meglio'^ le Mariage de 
la Vierge, par François Poppi ; la Vierge avec 
plusieurs saints de Gentile da Fabriano; S. Jean 
Baptiste de Jacq. da Empoli\ l'Annonciation, 
d' Alex. Fei dit le Barbiere\ J. C. faisant ressus- 
citer le fils de Naim; lé martyre de S. Catherine, 
par Alex. Allori\ le Père Eternel avec plusieurs 



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545 
tflints 9 P^r Jacq. da Empoli^ S. Nicolaf^ par 
Curradi\ dant la sacristie , une fresque de •Ôo<- 
minique Ghirlandajo. 

Porta a S. Niccolo. Cette porte de la TÎtle est 
la seule qui ait conserva son antique majesté et 
sa hauteur primitive. Elle fut fabriquée en i325, 
et est ornée d- une lunette peinte à fresque par 
Bernard Gaddi. 

S. Lueia de^ Magnoli j est une paroisse de la 
tille» située dans la Rue des Bardiy oà on observe 
plusieurs anciens tableaux » et entr'autres : une S. 
Lucie de Laurent di Bicci ] la Vierge et plusieurs 
saint , de Jacq. da Empoli ; la S. Trinité, de /a- 
cone^ la Vierge, plusieurs saints^ et S. Lucie d'An* 
drè del Castagno. A côté de cette église est une 
chapelle faite i l' imitation de T^lise de notre Da* 
me de Loreto. 

Ponte Fecchio. Le pont vieux, tel que nous 
le voyons aujourd'hui fut construit en i345 par 
Taddée Gaddi. Il semble qu' il j a toujours eu 
un pont en cet endroit dès les temps des Etrusques 
et des Romains. Les boutiques d'orfèvres et de bi« 
joutiers qui l'encombrent, servirent autrefois de 
boucheries. 

Hercule tuant le Centaure Nessus , est un 
superbe groupe de Jean Bologne , placé sur une 
fontaine qui lui sert de base , à la descente du 
vieux pont, à l'entrée de la rue dite Borgo S. 
Jacopo. 

S, Jacopo. Ancienne église qui appartient ain- 
si que le couvent contigu, aux pères de la mission. 

46* 



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546 
Elle est fficedée d* un aacieo portique fermé par 
VDe grille de fer, et on y remarque lei objets sui- 
vans : un S. Sebastien de Galeotti ; un Crucifil^ 
peint par Ange Bronzino , S. Vincent de Paul» par 
Puglieschi \ la S, Trinitë par François Conti; 
y Assomption, de f^entwa Grandis J^sut Christ, 
et S» Jacques Apôtre par Pierre Dandini; la Cou- 
pole peinte par Mathieu Bonechii la tentation de 
S. Antoine abbë» par Jean Marie Ciocchi; S. Fran- 
çois, à*Alugustin Feracini : S. Liboire évéque, de 
Jacq. Fignali\ une Annonciation, de Hugford} le 
martyre de S. Cécile, par Jean Casini, et le pla- 
fond peini à fresque, par Meucci. 



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547 

ENVIRONS 

PORTE ROMAIKE 
( Fue de la Porte Romaine) 



Porfe de S. Pierre Gattolini, vulgairement 
dite Romaine, Celte porte prend son nom d' une 
ëglise démolie, lorsque Cosme I. fit entourer la 
ville de bastions afin de pourvoir à sa dëfense» i 
1 époque où elle était menace'e par les Siennois et 
par les ennemis de la principauté qui avaient aban- 
donne leurs foyers lors du changement du gouver- 
nement. C'est par cette porte que Léon X,en 14» 5, 
fit son entrée dans notre ville^ allant de Rome à 
Rologne pour s' entretenir avec François I. Roi de 
France; et le 22 avril i536. y passa aussi Charles 
y. venant de Rome à Florence apparemment pour 
y rétablir la paiz> mais réellement pour affermir 
sur le trône le duc Alexandre. Le voyage du pon- 
tife fut décrit avec beaucoup de détail par Paris 
Grassi son mailre des cérémonies^ et T entrée so- 



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54» 

feiDBelle de I' empereur^ a ^t^ ejpotét par Farchi | 

daot le XIV. livre de set histoire». 

C est hors de Cette porte qire V on troave la 
route qui conduit à Borne en passant par Sienne. 

A quelque pas de la porte» on roit ï main gau-' 
che , une allée superbe qui aboutit au Poggio low 
periale, magnifique palais appartenant à ta co<k 
roDne« 



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549 
P06GI0 IMPERIALE 

( yue de la Filla du Poggio Impériale. ) 



V illa del Poggio Impériale. Ce château agréa?- 
llement situé sur le penchant d' une colline fer- 
tile, a éié agrandi^ restauré et embelli à diverse» 
époques. Tout J rctpire la grandeur, le luxe, et 
r élégance, et parmi les travaux qui viennent d* 
y être exécutés, sous la direction de Mr. Farchitecte 
Cacialli» on doit, spécialement remarquer la faça- 
de, je péristjle, les portiques latéraux et les sta- 
tues qui en décorent V avenue et V enceinte de 
la place. On j voit une voûte peinte par Mathieu 
Bosselli,, laquelle, après avoir été sciée, détachée, 
et enchaînée; fut transportée toute entière, sans 
subir aucune altération notable, d* une pièce dant 
une autre; c'est au Poggio Impériale que le cér 
lèbre Redi, fixe le séjour du protagoniste de son 
dithyrambe fameux, le Bacco in Toscana; et ce 
fut dans le champ placé vis-à-vis, qu'eut lieu, 
pendant le siège de Florence, entre deux gentils 
hommes Florentins, (Louis Martelli et Jean 



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55o 
Bandini) qae T amour avait rendoi rivaox et en* 
Demis, ce mémorable dael si minutieusement dé- 
crit par r historien Farchi. 

Au-dessus du Poggio Impériale est la colli- 
ne i^Arcetri, parsemée de maisons de campagne^ 
«ntre lesquelles se trouve celle où fut relëgu^ pen- 
dant dix ans V immortel Gaiilëe pour avoir d^ou* 
vert de grandes et utiles vëritësi qui n* e'taieut pas 
i la portée des inquisiteurs de son tems. 



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5St 
PORTE A S. FREDIANO 

( Fue de la Porte a S. Frediano ) 



JTorte 5. Frediano. Cette porte, qui a la forme 
à* une grande tour, fut construite d' après Iç des- 
sin et sous la direction à* Jndré Pisano: son nom 
lui vient de Y é^Mtt démolie de S. Frediano, que 
l'on assure avoir été bâtie dans le IX. siècle. C'est 
par cette porte que Charles VI 11. Roi de France 
fit son entrée triomphale dans notre ville, suivi 
de sou armée victorieuse : on raconte qu' à cette 
occasion les Florentins renfermèrent toutes leurs 
femmes dans les monastères. Le départ de ce 
monarque ne fut pas aussi glorieux que son en- 
trée; après le trait héroïque de Pierre Capponi, 
il se hâta d' abandonner une ville, qui, quoiqu*oc* 
cupée, par une armée puissante et victorieuse, sut 
néanmoins défendre ses propres droits contre let 
prétentions excessivement onéreuses d'un orgueil- 
leux conquérant. 

Lorsqu'on sort par cette porte, en prenant la 
routé de Pise, on laisse à quelque distance du che- 
min, sir la gauchc; le couvent de S. Barthélémy 



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55i 
de Monte Olîveto Uti tnr le lommet d' one colline 
agréable vert la fin du XIII. siècle par une confrérie 
composée de nëgocians et d*arti$ans florentins, et 
c<M[é en f 334 aux religieux oliçetani qui l'habi- 
tent encore de nos jours : et sur la droite, la Sar^ 
Aigna lieu ou Ton ëcorche les quadrupèdes à sabots, 
et le Pignone port oà abordent les barques qui 
naviguent sur TArno^ et on traverse en suivant la 
route de Pise, les villages de Monticelli, de Legnaja, 
et de S. QuiricOi après les quels on passe la rivière 
Grève sur un pont en pierre. 

C'est ici où commence la campagne de Signa; 
«t cette rivière sert de limite à la jurisdiction du 
tribunal de la Lastra. 



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553 
PORTE AL PRATO. 



PALAIS DELLE CASClNE. 

(Fue du Palais délie Cascine.) 



iV -maîB'gauebç^- en tortant de Floretnie pdr la 
Pifria alPr^itOf te pr^ente le chemin qUi cdndait 
^tn^Cascine ( laiterie, ferme oit soM des -lai'' 
Uries'; ), irasteet deKdeuse promenade ior ta rire 
droite de FArna> où l'on trouve réunit touis ks Objets 
champêtre» qui peuvent charmer la vue. Aubdt de 
la grande alWe'dn /Vimo 7\).iu£o on voit le premier 
Pont en fer qui «leëtéeonytruit sur TArno dti cote de 
Florence; On )ur a donné le nom de S.Leopoldo; et 
on a appelle S. Ferdinando celui qui e«t hors dé la 
Porte à la Croix. Ces deux Ponts ont été construits 
l'an i836. par Mr. les Frères 5egifi/iJ ingénieurs 
civils de Paris et Constructeurs d' un grand nombre 
de Pontf. Ils sont de la largeur de i55. Brasses» 
sur 10. de largeur et suspendus par des cables en 
fil de fer de la plus forte solidité. Par ce moyen on 

47 



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554 
jonira d'ane plus grande facilita de comaDication 
entre lei deux riyet de V Arno> soit poar le com« 
merce, cjae poar V agrément du Publique. 

Pretqu'au milieu des Cascine^ il j a le Piaz^ 
zonfif oh s' eleve un petit palais qui appartient au 
Sonverain^et une maison occupée par un restaurateur. 
Une espèce de fête champêtre a lieu chaque année 
dans cet endroit le jour de 1* Ascension ; et la Cour 
j reçoit la Noblesse et y donne des fêtes de bal. 

Lorsqu'on est rentré à Florence par la Porta al 
Prato, si on prend le chemin qui est A gauche le 
long des murailles de la ville, on arrive à la ybrte- 
resse da Bassoy construite par ordre da Pape Clé- 
ment Vil. pour tenir asservis les Florentins; pun 
à la Porte à S. Gallot dont nous avons parlé. De 
cette dernière porte, dirigeant %tt pas le long du 
torrent Mugnone vers la montagne sur laquelle 
était bâtie T ancienne ville de Fiesole, on reneooT 
tre nne maison de campagoe du Grand Duc» appeléie 
la Querce; un peu plus loin» on découvre la villa 
Palmieri, de^tre visi, oà s'arrêta Taimable société 
des conteurs avec lesquels Bocace, en i34B» fuyait 
la peste qui d^olait Florence ^ la Filla Guadagnif 
oh Barthélémi Scala écrivit son histoire de Flo- 
r^em^ie; le Couvent supprimif de S. Pominique. 



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■ ^55 
MAtSOR DE CAMPAGNE 
i>E s. I. 

M. ANATOLIÇ DE DEMIDOPF 

(Fùe de la Maison de Campagne Demidoff.) 



JLje ag. Janvier iSsiÔ fut posfe la première pierre 
de r édifice de cette magnifique cilla et ses dé- 
pendanceiSy par ordre de S. £. Mr. le Commandeur 
Nicolas de Demidoffi personnage réellement splendi- 
de, et favorisé par une rare fortune. Pendant son 
séjour à Florence, il acquerra plusieurs morceaux 
de terrain à peu de distance de la ville; et voulut 
pour son unique plaisir, faire exécuter cet ouvrage, 
en le confiant aux soins de Tinsigne architecte Jean 
Baptiste Silvestri. Ce professeur, en faisant usage 
d' un dessin très élégant, conduisit cet ouvrage au 
point où on V aperçoit maintenant dans Tespâce de 
29 mois. 

Mous allons parler de ce qui a été construit jus- 
qn'à ce moment. Cette villa avec ses dépendances 
s'élève non loin de Florence; elle est placée préci- 
sément au midi dans la plaine dite de S. Donato à 



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566 
Quinto (1)9 entre le pont aile mosse sur le fleoTe 
Mugnone; et interfliédiaire à la rue royale de Pis- 
toie^ et à celle communale de S. Donato. A peine 
se trouve-ton sur le susdit pont, que Ton d^uvre 
toute la Villa et la Gampaf;ne de Demidoff, ainsi 
qut les bâlimens qui sont ranges sur la rue royale* 
Ces fabrique rëunies par des grilles de fer» des co- 
lonnes, et des statues» présentent un coup d'oeil 
ravissant, et forment un amphitâitre d'ëdifices selon, 
le goût moderne, et varie suivant leurs attributions 
respectives. 

On aperçoit sur la droite de la dite rue, le bâ- 
timent principal de la Villa qui s'ëlève au milieu 
d* un jardin délicieux orné de plantes rares et de 
fleurs, et où V on trouve aussi des cages à oiseaux, 
des serres, des petits temples, des bassins^ tout ce 
enfin qui peut servir à la comodité des végétaux, 
et disposé avec variété, et une beauté admirable. 

L'on voit à gauche de la susdite rue les bati- 
mens attenans <lu Gaffé-haus ou Rotonde, du pe. 
tit palais destiné aux Secrétaires, des écuriçs, de 
la Laiterie^ et des maisons de paysans. De chacu- 
ne de ces différentes fabriques. Ton parvient au 
grand jardin , dont le centre est occupé par une 
vaste salle de bal champêtre, environné d'une al- 
lée fort grande, destinée, aux courses des t:he vaux: 



(i) // existait en cet findrait un an^en couvent 
de religieuses dont l'église est encore desser^^ie par 
les Pères de Sle. Croix. 



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557 
ies jeux sont places tout autour et au milieu d'im- 
menses près, dont les bords sont jonches de plantes 
et de fleurs, ordonnés avec variété sur leurs allées 
serpentées. L'emplacement qu^ occupe la Fitla eU 
rectangulaire, terminé par deu^c ailes ou avant-corps, 
avec des terrasses à colonnes en pierres, d'ordre 
dorique, qui soutiennent deux autres terrasses dé- 
couvertes, d' où r on découvre la vue la plus déli- 
cieuse de la FillUf ainsi que de Florence et ses 
environs. Les façades sont enrichies par de beaux 
arcs; le toit en est avec des arcades, des colonnes^ 
et des piliers d'ordre jonique, au-dessus du quel 
s'élève au beau milieu un grand fronton avec les 
armoiries de S. E.; il y a encore une belle coupole, 
qui sert à couvrir le salon central. Il s'y trouve 
plusieurs entrées; la principale est formée de trois 
gros arcs intermédiaires, par lesquels on peut par- 
venir aisément avec la voiture^ au vaste atrium 
couvert par des voûtes royales, qui mène au grand 
escalier, à la cour, et a la chapelle, outre ube in- 
finité d'autres attributions. 11 est impossible de pas- 
ser sous silence les précieux avantages dii susdit 
escalier, qui est regardé comme le plus beau de 
nos tems, car il réunit à une grande comodité, 
de la beauté et de la variété, de quel côte que l'oa 
veuille l'admirer. Il y a tout le long des brancha- 
ges à jour, soutenus par des colonnes de pierres: 
il est orné d'une profusion de statues et de grilles. 
Cet escalier communique à tous les principaux en- 
droits de la Filla: d'un côté il conduit au salou 
du centre, de l'autre à celui des spectacles: après 

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558 
cela» on parvient aussi de diff^rens autres poinlt, 
aux appartemens et aur étages supérieurs. 

Ou trouve dans V intérieur de cette Filla, ou- 
tre toutes les comodités nécessaires à la vie huit 
appartemens pour les maîtres, une riche cbapelk, 
deux galeries, différentes salles, et une vaste cour 
du côté du Mord. Tous les appartemens sont pein^ 
avec décence, et richement meublés. 

On aperçoit depuis les balcons de cette Villaf 
tous les bâtimens dépendans, qui ont Taspect d'un 
faubourg. La première fabrique vis à- vis la Filla, 
est destiuee pour les écuries. Ce grand local est 
divisé en deux ailes coupées par un arc triomphal, 
orné de colonnes d'ordre composé^ et sert d'entrée 
principale pour passer au grand jardin et aux écu- 
ries. La première aile de ce bâtiment sert pour les 
chevaux à atteler, et 1* autre pour ceux de manè- 
ge. Tout près des écuries, sont de vastes remises 
pour les voitures de toute espèce: il y en a pour 
serrer le foin: toutes les comodités possibles pour 
nettoyer les chevaux, et conserver les selles, ainsi 
que des appartemens pour les gens de service. Ces 
écuries peuvent contenir assez comodémeut i4o 
chevaux. 

Le second bâtimens â la droite, de celui-ci, fut 
destiué par le Commandeur Nicolas de Dcmidoffà 
la musique et aux jeux. Il est formé par un empla- 
cement rectangulaire, où se trouve une Jiotonde 
de 5o pieds environ de diamètre, couverte par une 
voûte en forme tphérique, oruée de lacunaires, et 
soutenue par de bclKs colonnes corinthiennes , et 



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559 
des piliers, aai côtés des quels oo remarque des 
niches et àes statues. Ici se trouvent paiement ks 
entrées aux saUcjS de jeux, ainsi qo'i l'escatier qnï 
mène à l'é^ag^ supérieur, composé de deux appar- 
temens. An milieu de cette Botonde est placée une 
superbe tribune pour l'orchestre, qui lie gâte rn 
rien sa régularité. On voit à 1' extérieur dé ce bâ- 
timent, un beau portique avec des colonnes corin- 
thiennes, soutenant une terrasse, d'où s'élève le 
carré qui supporte la coupole sphérique, ornée d' 
une lanterne , où l' on peut parvenir pour jouir 
delà vue de la campagne, que l'on découvre de 
toutes parts. Auprès de cette Rotonde est situé le 
petit palais, où maison de plaisance pour les tés 
crétaires, du côté droit du pont aile mosse. Cette 
fabrique renferme huit a ppartemens, libres par le 
moyen de quatre salles d'amuseiûent , qui com- 
muniquent à un superbe escalier rampant avec des 
espèces de vastes corridors ,, d* où l'on passe aux 
cuisines et à toutes les comodités propres à la de* 
meure des attachés à la surintendence de cette cam- 
pagne. Sur la façade de cette maison il j a un 
portique avec des colonnes d' ordre dorique, et le 
restant en est d'une bonne architecture. 

La salle de danse, qui est placée dans le grand 
jardin, consiste en un péristyle de colonnes en pier- 
res cannelées d'ordre dorique, ayant aux côtés deux 
tribunes pour l'orchestre. Au milieu d'une telle 
simplicité, 1' aspect de cette salle en est fort gra- 
cieux. On aperçoit à peu de distance de là et de 
tous côtéS; les jeux de la balance^ de Tescarpolctte, 



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é6o 
At la Bod<$ inOUdaifie, clii Mier» etc. Ûa peu plds 
loio» vers ie coifchaot, Ton voit une maison podr 
les aoîmaui en forme d* ao demi cercle, divise en 
plusieurs sortes de cages avec du fil de fér^ pour 
y renfermer les différentes espèces d'oiseaux et 
quadrupèdes. Au centre de cette m^oageric se trouve 
une ciûrne avec une grille intérieure en fer, et 
abritée par des arbres et des fleurs. 

Près de cet endroit est plac^ là Laiterie, ou 
se trouvent les boeufs d*un côté, et de l'autre des 
appartemens pour ceux qui prennent soin des jar- 
dins. Cette maison, qui extërieuremcut donne às^éz 
i connaître V usage qu' on en fait, a aussi un aspeec 
fort riant. 

Tous les bâtimens et les fardins sont réunis, et 
environnes de grilles de fer très solides, dont une 
partie est coupées par des colonnes et des statues; 
et l'autre portion en est simple, avec plusieurs ou- 
vertures et ernemensr 



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56i 
POGGIO k GAJANO 

( Fue du Poggia ai Càjuno. ) 

KjMX^ îmineiife Im|)téfialeetJRoyak f^illa, qui 
en fit née ftèt du Poggio >di BwdstiUlQ > a pris 
pfçatréCre ce nom» d' apris f endroit oà elle a ixi 
bâti^; car lài é^it dads lies; aacîeiit tems nite pm- 
priëté appartenante à un eerlain Cajo^ de famille 
romaine , à l'époque où des colonies étaient renvo- 
yées de Rome en Toscane. Plus tard» elle fut a- 
cbetée, par le célèbre Palla di Noferi Strozti , 
qui jouissait d* une grande réputation r son impor-^ 
tance était d' un grand prix lors de la république 
florentine. 11 protégea infiniment les littérateurs, 
et aida en même tems plusieurs de ces Grecs , qui 
fuyant deCostantinople, se réfugiaient en Toaca* 
ne^ mais des vicissitudes eurent lieu parmi la Ré- 
publique Florentine , et il fut par-là contraint de 
s' exiler de sa patrie, en cédant tt» fonds à Laurent 
il Magnifiée, ({iki en fit un endroit déiicieuz.Le cé- 
lèbre Angiùlo Poliziano en inséra une descri- 
ption dans un de ses poânes: ce qui le rendit bien 
plus célèbre; et ceux qui auraient envie d'avoir 
une idée juste des frais inouis qu'y fit Laurent^ 
pour rendre ce lieu enchanteur dans l' état où il 
fut admiré alors , n'ont qu'à lire cette description 
qui d' ailleurs est faite avec beaucoup de talent. 
Ce fut r architecte Giuliano da S. Gallo qui 



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S6i 
rëoftissaiit â latisfaire le gout irh difficile de 
Laurent , ent r ôfdre piar ce dernier , de commen- 
cer immëdiatement an tel ouvrage» dont le dessio 
en était tout-à- fait nouveau et magnifique. Ce- 
pendant le ciel voulut en disposer autrement. Lan* 
rent de Médicit mourut avant que cette fabrique 
tài entièrement acbevëe ; de sorte qu' elle fut in- 
terrompue pour un certain laps de tems josqn'i 
ce que le Cardinal Jean de Médicis , étant devenu 
Pape sous le nom de Lëon X. n'en chargeât k Car- 
dinal Jules de Mëdicis. 

OUapiano edt Y ordre de diriger cet ouvrage, 
pour lequel Andréa del Sarto ^ Franciabigio et 
Jacopo da Pontormo furent invités à y exécuter 
des travaux: on J peint sous la direction de Gio- 
i^io, des anciennes histoires qui avafent rapport 
aux différens individus de la famille Médicis. 
Mais cette ^i7/a fut mise de côté une autre fois, 
et fut achevée en dernier lieu par Messandro 
jillori dit le Bronzino. 

Les Souverains qui succédèrent aux Médicis » 
dans le gouvernement de la Toscane , ne se sont > 
pas bornés à laisser subsister tout ce qui avait con- 
tribué précédemment à Y ornement de cette inlla^ 
mais ils T augmefitèrent aussi de beaucoup d'au- 
tres comoditésy essentielles pour la demeure d^ une 
Cour Souveraine. Près de là est un parc > qoi fst 
destiné à la chasse de la Cour» et où l'on trouve 
un grand nombre d' animaux. Cette s^Hla est en- 
tourée pertout de champs bien enhivés. 



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563 
Là BlDIl 
( Fu€ du Pont alla Badia êur U Mugnone ) 



jLja Badia , ( V abbaje ) di S. Bartolommeo f 
bâtie par Brunellesco aux dépens de Cosme père 
de la patrie , sur remplacement de l' ancienne Ca-* 
tfaëdrale de Fiesole, et où on voit dans le rëfectoU 
re une superbe fresque de Gioi^anni da S. GiO" 
çanni; le Pont alla Badia, sur le Mugnone*^ Fan- 
tienne et délicieuse Filla Fitelli, S. Ansano, qui 
fut jadis une ëglise paroissiale de Fiesole^ la pilla 
des Mozzi del Garbo que J«an fils de Cosme de 
Mëdicis fit construire par Michelozzi^ où Laurent 
le Magnifique réunissait sourent sa docte conver- 
sation, et le Couvent de S. /(^rc^riie, transformé dans 
une habitation champêtre par la famille Ricasolit 
après lequel on continue à monter encore un peu 
avant de parvenir à Fiesole. L'origine de cette vil- 
le se perd dans les ténèbres de V antiquité. Il n^y 
a pas de doute qu* elle ne formât une des douze 
villes étrusques ; et on prétend même que ce fut 
de Fiesole que les augures passèrent à Rome. On 
sait que Catiline^ dans sa conjuration ^ s'en était 



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564 
fait ane place d' armes , et que le CoqsqI Stilicon 
à la tête des l^ioDS Romainet d^fit, en 4o5, pris 
de Fiesole , les Goths condaits par Radagasse leur 
Roi. 11 ne reste plas que quelques vestiges de V an- 
tique splendeur de cette grande vîlle^ et la Fiesole 
de nos jours est une sorte de bourg bâti sur les 
débris de l'ancienne. 



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X 565 

PLACE ET CATHEDRALE 
DE FIESOLE 
(Fut de la Place, et de la ChatédraU de Fiesole ) 



dur la grande place se présentent les ëâifices sui- 
vant : le Séminaire épiscopal , restaar^^ et embelli 
i diverses reprises /t>à est une chapelle orae'e d' un 
beau bas rdief en terre cuite vernis^; le palai» 
de r^vêqne; V Oratoire de S. Jacques le Majeur^ 
en face du SëmtiKiire, T ancien oratoire de S. Ma-- 
ria primerana dans k quel existe une image, 
pour qui le peuple a une très grande vën6'ation, 
mais qui n'a pas M certainement peinte par S. Luc 
r^vangâistê , qui était «ëdecin , et n' a jamaia 
mani^ ni couleurs ni pinceaux j nn beau Crucijie'i 
ment du Sauveur en terre cuite délia Robbia\ une 
piété iculplëe en bois par Jndré da Fieiole; et 
un superbe tablean, représentant T Annonciation , 
de Fra Philippe Lippi, où de Fra jingelico\ et en- 
£n la Catfa^rale dédiée à S. rierre et à S. Romu- 
las y fondée en loaS par t'évoque Jacquet BavarO' 
Cette église est divitée en troit ntft par deux ran- 

48 



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gëes de coloDiiet dont Ut chapiteaux bien tr^^MUs, 
ne tOQt pas du même ordre et proviennent de qacl- 
qo* ancien édifice romain. Parmi let objets dignes 
d'attention qo*on y voit» noos citerons: une image 
de la Vierge du tems de Giotto'y un tableau repré- 
sentant S. Donat , évéque de cette ville y le mar- 
tyre de S. Thomas , par le Vollerrano 5 la chaire 
de S. Andrë Gorsini; T autel du S. Sacrement oit 
il y a de belles sculptures d' jindré Ferrucci\ les 
anciens fonts baptismaux qui étaient jadis dans le 
temple de S. Alexandre; la chapelle de S. Bomu- 
lus, où Ton conserve le corps de ce saint » et qui 
possède un tableau du Bronzino ; plusieurs fresques 
de Nicodème Ferrucci , etc. et finalement la cha- 
pelle de rëvéque l^éonard de* Salutati décorée de 
superbes sculptures de Mino da Fiesole. Non loin 
de la Cathédrale, du côté de l'orient, sont plusieurs 
caveaux on chambres souterraines , appelées vul- 
gairement bûche délie Jate i (caveaux des fées) qui 
sont des restes de 1* ancien et magnifique théâtre 
de Fiesole. De la place , par la rue qui est à côté 
du Séminaire, on peut gagner le sommet de la mon- 
' tagne où existait autrefois la cittadelle de cette 
ville. Chemin faisant on rencontre l'ancienne Basi^ 
lique de S. Alexandre , qui était, il y a quelques 
années, sur le point d*être entièrement ruinée» lors- 
que des personnes pieuses et amies des arts pri- 
rent la résolution de la faire restaurer sous la di- 
rection de M» r architecte Joseph del Bossop qui 
s' acquitta de sa tâche avec autant de désintéresse- 
ment que de suscès. L' église de S* Alexandre» bji^ 



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567 
lie dam le VI. siècle , la plus aneietiDe basiliqae qu' 
il y ait en Toscane , est divisée en trois nefs par 
seize colonnes superbes de marhrt Cipollino d^ot^ 
dre joniqoe avec des chapiteaux et des bases en 
narbre de Paros. 

Dans relise du Courent de S. François,nu\ est 
on pen plus haut, il y a quelques peintures à fresque 
de Nicodème Ferrucci qui méritent d' être vues. 



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o 



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I 



à\ 



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569 
rOETERESSE ET EGLISE DE ST. MINIAT 

Fue de laForttresse et de C Eglise de St. Miniat 



H< 



{.ors de la Porte S. Miniat Ton monte sur une 
colline escarpe, connue dès le IX et le X. siècle 
sous le nom àtMont du Roi^ti aujourd'hui sous celui 
de Monte de H. Miniato y laquelle offre encore les 
Yestiges des fortifications que Michelange y fit élever 
en iS'ag. lorsque les armées impériales vinrent mettre 
le siège devant Florence. Avant d'arriver à cette an- 
cienne forteresse, Ton voit sur la route:!* église du St. 
Sauveur al Monte à laquelle est annexé un couvent 
de cordeliers 9 ou de franciscains; Michelange ne se 
lassait jannair'H^dmirer cette église qui renferme 
les cendres de Marcel Firgile Adriani^ littéra* 
leur célèbre, mort en iSai, puis Y ancienne Basi^ 
lique de St. Miniato al Monte 9 réduite en 101 3 
dans l'état qu'elle présente encore de nos jours ^ 
par Hildebrand> Evéque de Florence, avec les se- 
cours qui lui fournirent V Empereur Sir. ^enry et 
Cuncgonde sa femme. Cette belle et magnifique é- 
glise est divisée en trois nefs par deux rangs de co- 
lonnes tirées des ruines d' anciens édifices. Parmi 
les objets qui sont dignes d* être remarqués , nojus 
ferons mention \ d' une voûte ornée d^une btlle mo- 
saïque ; d' une autre voûte artisU ment décorée de 
Las reliefs en terre cuite vernissée de Luc dellu 



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570 
jRobbia^ du superbe mausolée du Cardinal de Por- 
tugal exécuté par Antotdn GambtrelU dit le Ros- 
settino'j d'une enceinte nommée la Confessione, 
tenue par trente six colonnes élégantes de marWe^ 
destinée à contenir les cendres de St. Miniat et de 
plusieurs autres martyrs ^ et des peintures de la 
sacristie. 



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57. 
MAISON DE CAMPAGNE 

MADAME FANNT HOMBERX 
A GANDELI. 

(J^ue de cette Maison de campagne ) 



IVladaine ffomberC poiiJde une uitta tuperBe, 
tiinée a Candeli à trois millet hors la porte S. Nie^ 
cola, sur les bords de V Arno Sa position en est basse 
eharmante , et remplie d'irgrénen». Cert« f^itta est 
composa de deux corps de bsUhnens, dont le p]ti« 
grand contient beaucoup d^ ebaml>re8y peintes à 
merveille, et meublées selon le goût moderne. L*au- 
tre bâtiment plus petit a plusieurs chambres, qui 
sont aussi magnifiquement peintes et meublées. 
Cette W//^ est située au Beau milieu d'un jardiu 
superbe, qui rend sa situation agréable^ en T em- 
bellissant davantage par rexhalarson det parfums 
qu'il répand aux afentours^. 

Tout les voyageurs qui j vont demeurer, sont 
enchantés de cet endroit délicieux. Outre la pro- 
preté et la décence qui y régnent, l'on y retrouve 
également toutes les comodii^s imaginables à 1» 
)0itissaDce d* une demeure cbampëtre, qui à ton» 



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$7* 
les avaotages, rouait une aisance propre à ceux qui 
m^Deut UQ grand ^tat de maison; car on peut pla* 
cer des ?oitores et des cberanx dans de grandes 
remises et écuries très bien tenues. 

Madame Hombert vient d'acbeter le Palais } 
Ferroni sur la place de la Trinité à Florence , dont 
elle en a fait un auberge » qu' on appelle Hotcl 
d* Europe. On y voit rduni tout ce qui est recber* 
cbé par MM. les Voyageurs: rien n'est ëparg;o^ 
pour rendre cet établissement un des meilleurs de 
la capitale: aussi est il très connu, et sert de 
logement à bien des personnes de distinction. 



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TABLE 

ALPHABETIQUE 
DE» MATIERES 



-/3 cadémit des Seaux jért's: 


«•g 


. Hf 


ffainf dans hP; Anciennes Thermes de Bî. A 




Peppim, 




370 


Bazar. 




99 


Bibliothèque MagliabecKiamit» 




10» 


Bibliothèque Marucellîana. 




4a 


Bibliothèque Mediceo-Laureniienne^ 




36 


Bibliothèque Riccardiana. 




*• 


Bibliothèque du Palais Pitct 




488 


Caserme des Gardes dit Corp^ 




43 


Casin Corsi. 




390 


Casin' Le Blanc. 




544 


Casin Torrigiani. 


*v 


390 


Confrérie dello Sealzo. 




4» 


Confrérie des Bacchettoni^ 




350- 



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«74 




Conservatoire de Ripoti. 


3!it 


Conservatoire de Ste. Agathe. 


66 


Conservatoire des Mantellate. 


b5 


Conservatoire du Conventino, 


389 


Couvent de St. Dominique. 


566 


CouvefU de Ste. Ferdiana. 


8o 


Couvent degli Angïolini* 


56 


Couvent des Anges. 


59 


Couvent des Poverine* 


8o 


Couvent supprimé de Ste. Catherine. 


4^ 


Direction générale de la Loterie. 


36o 


Direction générale des Postes. 


105 


Eglise Cathédrale. 


f 


son Clocher. 


%i 


Eglise collégiale d'Or S. Michèle. 


' 97 


Eglise de l'Annonciade. 


5i 


sa Place. 


5i 


son Couvent. 


55 


Eglise de la Trinité. 


367 


son Couvent. 


368 


Eglise de St. Ambroise. 


8o 


Eglise de St. Charles. 


38o 


Eglise de St. Etienne. 


341 


Eglise de St. Félix. 


399 


Eglise de St. François. 


78 


Eglise de St. Frediano. 


389 


Eglise de St. Gaetano. 


375 



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église de Sl Gios^anmno. Zq 

Eglise de St. Girolamo. 5^3 

Eglise de St. Jacques tra'fossi. 344 

Eglise de St. Jacques dir'arno. 545 

Eglise de St. Jean ( Baptistère ) a5 

son intérieur. 27 

Eglise de Si. Joseph. . m g 

Eglise de St. Laurent. 3 1 

Chapelle des Princes. 34 

Eglise de St. Marc. 45 

son Couvent. 4^ 

Ëglise de St. Martin. 35i 

Eglise de St. Michel Fisdomini. 63 

Eglise de St. JViccolo. 544 

Eglise de St. Paolino. 35o 

Eglise de St. Remy. 34^ 

Eglise de St. Simon. 8^ 

Eglise et Forteresse de St. Miniato, 569 
Eglise de St. Croix. 

son Couvent. 

Eglise de Ste. Félicité. 54a 

Eglise de Ste. Lucia de'Magnoli. 545 

Eglise de Ste. Lucia sul Prato. 354 

Eglise de Ste. Marguerite. 94 

Eglise de Ste. Marie Ifô^velle. 347 

son Couventf 340 

Eglise de Serumido. 3q^ 



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70 
76 



576 




Eglise degU Jposioti. 


369 


Egtise del Carminé. 


3«f 


son Couinent. 


389 


Eglise dello Spirito Santo suUa Costa. 


54» 


Eglise de Si. Esprit. 


383 


son Couvent. 


387 


Eglise^ et Couvent d'Ognissanti. 


354 


Eglise, et Couvent de Badia. 


9» 


Eglise, et Couvent de St. Firenze, 


93 


Eglise, et Couvent de Ste. Marie Majeure. 


376 


Environs. 


5<7 


Poggio Impériale 


549 


Cascine. 


553 


Filla di S. E, Anatole de Demidoff'. 


555 


Poggio a Cajano. 


56i 


La Badia. 


563 


Fiesole. 


565 


Le Parterre. 


65 


St. Miniato al Monte. 


567 


Porte S. Niccolb. 


545 


Villa de Madame Hombert a Candeli. 


571 


Forteresse de Belvédère. 


«44 


Galerie, ou Musée des Arts. 


«Il 


Ses Fondatrurs et Mécènes. 


ifi 


Ses Auteurs. 


119 


Escalier. 


ii3 


Premier vestibiUe^ 


isS 



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Second çesiibule. 


135 


Corridors. 


128 


Plafonds. 


129 


Sarcophages' 


i3o 


Bustes. 


i36 


Statues. 


i5i 


Corridor des Sculptures modernes. 


161 


Cabinet des Bronzes modernes. 


«91 


Bronzes antiques. 


197 


Vases en terre cuite. 


303 


Salle de Niohe. 


ao5 


Salle du Baroccio^ 


ail 


Salle des Inscriptions. 


310 


Cabinet de V Hermaphrodite. 


i3o 


Cabinet de Monumens Egyptiens. 


i33 


Portraits des Peintres. 


i36 


Leur Catalogue. 


240 


Ecole Vénitienne. 


i56 


Cabinet des Gemmes^ pierres précieuses etc 


• 167 


Ecole Française. 


171 


Ecole Flamande. 


176 


Ecole Hollandaise. 


^H 


Peintres Italiens. 


a94 


Tribune. 


3o3 


Tableaux. 


3 10 


Ecole ToscanCf 


3io 


Seconde Salle d'Ecole Toscane. 


SaB 



49 

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578 




Dessins et gravures* 


?fj 


Médailles et Monnaies. 


î>- 


Camées, 


3+ 


Urnes Etrusques. 


3^ 


Vases en terre cmte. 


toi 


Galerie I. et R. du Palais Pitti. 


4». 


Son histoire. 


4« 


Description de la Galerie, 


4*» 


Salon de Venus, 


4'9 


Salon d'/ipollon. 


436 


Salon de Mars. 


w 


Salon de Jupiter. 


445; 


Salon de Saturne. 


449: 


Salon de l* Iliade. 


454J 


Chambre délia Stufa. 


46i 


Chambre de V Education de. Jupiter, 


/^ 


Chambre d'UUsse. 


466 


Chambre de Promethée. 


470 


Galerie des Colonnes. 


474 


Chambre de la Justice. 


475 


Chambre de Flore. 


477 


Chambre de Poupons. 


480 


Galerie de Poccetti. 


481 


Salon d'Hercule. 


m 


Salon de Bona. 


487 


Hercule tuant le Centaure Nessus. 


«45 


Hôpital de Bonifazio* 


67 



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^79 

Hôpital de S. Jean de Dieu. 357 

Hôpital de S. Marie Neuve. 6i 

Hôpital des Innocens. 54 

Hospice d'Orbatello. 5B 

Jardin dit de'Semplici. 5o 

Juiverie, ^1^ 

JdagasiH de Vabondance. 389 

Maison de Michelange, ^7 

liaison des Cartelloni. 378 

Maison Torrigiani. ^7 

Manufacture des Pierres dures, 49 

Monastère de Ste. Jpollonia, 63 

Monastère de S. Marie Magdtleine de'Pazzi. 5f 

Monastère de Ste» Thérèse, 85 

Monastère des Capucines. 79 

Muséum de Physique et d* Histoire naturelle. 391 

Oratoire de'Bini. Sg i 

Oratoire de S. Charles. 9? 

Oratoire de S. Martin. q5 

Oratoire de S. Pierino. 55 

Oratoire délia Calza. 390 

Oratoire du S, Sépulcre, 36 1 

Palais AltovitL 93 

Palais Borghese. 90 

Palais Brunaccini. 67 

' Palais Capponi, ^6 

Palais Corsini, 363 



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58o 




Palais delVAnteUa. 


70 


Palais du Bargello. 


9» 


Palais Gherardesca. 


67 


Palais Impérial de la Crocetta. 


36 


Palais Martellifà. 


357 


Palais non fini to. 


93 


Palais Orlandini dcl Beccuio. 


377 


Palais Pandolfini. 


e? 


Palais Peruzzi; 


343 


Palais Piieif et Jardin de Boboli. 


4o3 


Son Histoire, 


49» 


Boboli. 


497 


Son Histoire. 


5S3 


Palais Ricasoli, * 


359 


Palais Riccardi. 


41 


Palais Rucellai, 


359 


Palais St, Clémente. 


56 


Palais Sliozzi, 


SSi 


Palais Strozzi, 


374 


Palais Uguccioni. 


io5 


Palais Fecchietei. 


374 


Palais Vieux, 


101 


Pia Casa di Lavoro ( Dépôt de mendicité). 


79 


Place de la Trinité. 


367 


Place de St, Félix. 


3î» 


Place de S. Croix. 


69 


Place del Grano. 


34» 



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58 1 



Vlaee du Grand Duc. 

Vlace du Si. Esprit. 

Vont alla Carraja. 

Tont aile Grazie. 

Vont de la Trinité. 

Vont vieux. 

Vont s enfer. 

Vorte a Vinti. 

Vorte a S. Gallon 

Vorte a S. JYiccolà. 

Vorte a S, Miniato. 

Vorte Romaine. 

Vorte St. Frediano. 

Vorte al Prato. 

Vorte alla Croce.^ 

Vortique de Mercato Nuovt^ 

Vortique de S. Paolo. 

Vortique des Uffiz}. 

Vrà:i9 de Vkistoirc de Florenee. 

Quartier de St. Jean. 

Quartier de Ste. Croipr. 

Quartier de Ste. Marie Nouvelle. 

Quartier du Mercato Nuovo' 

Quartier du Mercato VecchiO'. 

Quartier du St. Esprit. 

Stinche Vecchie. 

Théâtre AlfierL 



io4 
379 
359 
345 

365 
545 
553 

57 

65 

545 

567 

547 
55 1 
353 
87 
373 
35o 
107 
3 

7 
6 

347 
373 

374 

379 
88 
86 



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5Ha 

Thédire d'O^niisanti, 35; 

Théâtre délia Pergola. 5g 

Théâtre Goldoni. 3go 
Théâtre JYuovo. . 63 
Zecca Fecchia ( ancien hôtel de» nwnnaies )• «j^ 

Zecca. %oj 



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