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Full text of "Nouvelle méthode de classer les hyménoptères et les diptères. Avec figures"

"3 



f 



THE UNIVERSITY 

OF ILLINOIS 

LIBRARY 



71^ 



NOUVELLE METHODE 

DE CLASSER 

LES HYMÉNOPTÈRES 

E T 

LES DIPTÈRES. 



NOUVELLE METHODE 

DE CLASSER 

LES HYMÉNOPTÈRES 

E T 

LES DIPTÈRES. 



AVEGFIGURES. 

Par L. J UR in E, 

Correspondant de l'Ikstitut National ; Professeur en Anatomie ; en Chirurgie 
El EN accouchement; Membre nu JuRi de Médecine-, de la Société des Arts, de 
Physique et d'Histoire Naturelle de Genève , et de celle d'Emulation du Canton 
DE Vaud en Suisse; Associé des Sociétés Philomatique, d'Histoire Naturelle, de 
Médecine de Paris, et de celle de Médecine pratique de Montpellier. 



On reconnaîtra partout l'empreinte de cette Iktelligbucs adorable, 
qui crayonna, de la même main, l'Homme et la Mouche. 

(Euv. de Ch. Bonnet, tdit. in-4, tome IV. Conteirpl. delà Nal. Chap. 18, pag. 79. 

Hyménoptères. 
TOME PREMIER. 

A G E N E V E , 

Chez J. J. PASCHOUD, Imprimeur-Libuaire. 
1807. 



FAUTES A CORRIGER. 



48, 


ligne 17, 


, des parties 


Usez ; de ces parties 


55 


i5 


4- maculutus 


A maculatus. 


73 


i5 


goulière 


gouttière 


94 


10 


qu'on ne trouve pas que ' 


qu'on ne trouve pas 


94 






95 


95 






96 


126 


18 


qu'a décrits 


qu'a décrit 


l32 


17 


excerto 


exserto 


13/ 


1 


atra 


atratum. Fabr. 


174 


4 


ressemblent assez par 


ressemblent assez, par 


191 


17 


gravée 


gravé 


209 






208 


212 


5 


Fabr. Crabro- 


Fabr. Crabro. n.° 19. 


269 


i4 


articula 


ttrticulo 






INTRODUCTION, 



'^ JLiES jeunes gens qui commencent à e'tudier l'histoire des insectes 
'one tardent pas à être séduits par les charmes qu'elle leur présente; 
*"mais cette espèce de séduction n'est trop souvent qu'éphémère : ils 
'Jne persévèrent pas dans cette étude , étant repoussés dès leur début 
" ^par l'incertitude des caractères génériques et l'embarras qu'ils 

, éprouvent a les observer. Dans le grand nombre il en est quelques- 
-uns qui, forts de leur volonté, parviennent enfin à surmonter ces 

^bstacles , et deviennent de bons naturalistes; néanmoins, malgré 
Qleurs succès, ils regrettent toujours le temps qu'ils ont consacré à la 

'^recherche de caractères génériques vaguement décrits , et à constater 

'leur identité. 

Que ceux qui se sont occupés de cette étude se rappellent ce 

; qu'ils ont éprouvé dans les commencemens , lorsqu'ils revenaient 
P^d'une chasse avec beaucoup d'insectes nouveaux. Leur premier 

îsoin était d'en reconnaître les genres; mais, n'ayant pour y parvenir 
"^que des moyens difficiles et incertains , ils ne considéraient plus 

f que Vhubitus de ces insectes , et les plaçaient au hasard dans les 
"^genres auxquels ils croyaient pouvoir les rapporter : cette incer- 
"^titude les ramenant dans la suite à l'examen de toutes les espèces 
Hyménoptères. Tome i. A 



o 



:L32<33 



2 INTRODUCTION. 

dont la détermination leur paraissait douteuse , ils les e'tudiaient de 
nouveau , souvent aussi infructueusement , et ils finissaient par 
regretter vivement le temps perdu dans ces fluctuations. 

Le temps est trop précieux à la jeunesse pour ne pas nous 
faire un devoir de l'économiser , et nous y parviendrons sans doute 
si nous offrons aux amateurs de l'histoire naturelle , des caractères 
génériques faciles à saisir. 

Les difficultés que j'ai rencontrées pour classer les insectes hymé- 
noptères et diptères , en suivant les méthodes qui sont parvenues k 
ma connaissance , m'ont engagé à chercher des caractères plus 
appareus et plus certains pour pouvoir reconnaître les genres 
nombreux qui appartiennent à ces deux classes : je crois en avoir 
trouvé de tels , et c'est le résultat de mes recherches que je soumets 
au jugement des entomologistes. 

J'ai divisé cet ouvrage en deux parties : la première sera destinée 
aux hyménoptères , la seconde sera consacrée aux diptères. 

L'immortel Linné , dans son Système de la nature, a fondé sur 
les aiks des insectes l'édifice de leurs classes j mais il ne l'a fait 
que d'une manière générale : aucun auteur , à ce que je crois , n'a 
examiné avec assez d'attention ces parties pour y trouver les bases 
d'une méthode qu'on pût leur appliquer. 

Ayant étudié les ailes des hyménoptères et des diptères , sur 
l'invitation de mon ami M,' Faure-Biguet , j'ai remarqué que leurs 
nervures , en s'entrecroisant ou en s'anastomosant les unes avec les 
autres, formaient un réseau cellulaire plus ou moins varié, dont on 
pouvait tirer de bons caractères génériques , puisqu'il était inva- 
riablement le même dans les insectes d'un même genre. Comme les 
nervures des ailes ne frappent pas les yeux d'une manière aussi sensible 
que les cellules qu'elles forment , j'ai destiné de préférence ces 



INTRODUCTION. 3 

tlernlères a la clëtermiuation générique ; consëquemment je dirai, 
clans la suite, les cellules de l'aile plutôt que les nervures , ce qui 
revient au même dans le fait , puisque les unes ne sont que le 
résultat des autres. 

S'il m'avait fallu prendre toutes les cellules d'une aile pour établir. 
Sur leur nombre ou sur leur forme, un caractère générique, j'aurais 
promptement renoncé à ce projet , étant convaincu qu'il m'aurail 
offert, dans son exécution, des difficultés presque insurmontables ; 
mais, n'ayant employé à cela qu'une partie du réseau cellulaire, et 
toujours cette même partie , l'observation en est devenue plus facile 
et les résultats plus certains. 

Avant que de faire connaître quelles sont les cellules de la grande 
aile que j'ai choisies pour signaler les genres chez les hyménoptères, 
il est indispensable de donner quelques explications préalables. 

La grande aile présente dans son bord externe (ou antérieur si elle 
est censée étendue) deux grosses nervures parallèles qui sortent du 
corselet , qui se terminent au point de l'aile et qui sont fortement 
unies l'une à l'autre par une expansion de la membrane qui cons- 
titue l'aile. Ces deux nervures n'ayant pas encore reçu de nom, j'ai 
jugé qu'il était nécessaire de leur en donner un , soit pour les faire 
connaître plus exactement , soit pour pouvoir caractériser par un 
seul mot les cellules formées par les nervures secondaires qui 
naissent de ces deux nervures principales; en conséquence j'ai donné 
celui de radius k la nervure externe, et celui de cubitus (i) a 
l'interne (pi. i , fig. 2, a b). 



(1) Je n'exposerai pas ici les considérations anatoraiques qui m'ont engagé à 
donner les noms de radius et de cubitus à ces deux nervures , ayant déjà fait 
coimaitrc , par uu mémoire particulier, l'organisation des ailes et du corselet des 



4 INTRODUCTION. 

On voit sortir du point de l'aile une nervure qui , en se dirigeant 
vers le bout de l'aile , laisse , entr'elle et le bord externe de l'aile , 
un intervalle membraneux , ou une cellule , dont la figure variera 
suivant l'inflexion de la nervure , et que je nommerai cellule 
radiale j cellula radialls (pi. i, Cg. 4, 5, a). 

II arrive quelquefois qu'une seconde nervure , partant aussi du 
point, mais plus postérieurement que la précédente, et descendant 
presque perpendiculairement sur elle, coupe en deux parties la cellule 
ladiale primitive; alors il y a deux cellules radiales (pi. i, fig. 2, d). 

Dans quelques individus on voit la cellule radiale primitive 
terminée par une autre très-petite cellule : dans ce cas , et lorsque la 
nervure d'intersection ne sort pas du point , je nomme la cellule 
radiale cellule appendicée ^ cellula appendicea (pi. i, fig. 3, a). 

Lors donc que l'aile n'a qu'une cellule radiale , la nervure qui la 
forme naît ordinairement du milieu du point (pi. i, fig. 4, 5). 
Lorsqu'elle en a deux , la première nervure part de derrière le point, 
tandis que la seconde , celle d'intersection , sort du point même 
(pi. 1, fig. 2); et lorsque la cellule radiale est appendicée, on remarque 
à son extrémité une petite cellule qui semble lui avoir été ajoutée 
(pi. i , fig. 5, a). 

De l'extrémité du cubitus, et près du point, on voit sortir une 
autre nervure qui se dirige aussi vers le bout de l'aile : l'intervalle 



hyménoptères ; l'articulation singulière de ces ailes avec des osselets cachés dans 
la cavité thorachique ; la nature et les insertions des muscles qui donnent le 
mouvement à ces parties , et enfin les rapports qiù existent entre ces ailes et celles 
des oiseaux. Si ce mémoire, que j'ai lu, il y a deux ans, à notre Société de physique 
et d'histoire naturelle , n'avait pas été accompagné d'un trop grand nombre de 
dessins , indispensables pour faire sentir les formes d'objets aussi petits , et leur 
connexion réciproque , je l'aui'ais ajoulé comme un supplément, à ce premiei" yolume. 



INTRODUCTION. 5 

membraneux compris entre cette nervure et la nervure radiale 
forme une grande cellule, que j'appellerai cellule cubitale, cellula 
cubitalis (pi. i, fig. 4, b). Cette grande cellule est souvent divisée 
en deux , trois , ou quatre parties par des nervures transversales 
(pi. 1, fig. 2,3,5). 

Il y a des ailes dans lesquelles la nervure qui forme la cellule 
cubitale n'atteint pas le bout de l'aile, comme on l'observe dans 
la pi. 1 , fig. 4 , 6 ; de sorte que la cellule n'est pas terminée. Je 
nommerai cette cellule cellule incomplète , cellula incompleta. 

Dans quelques genres on remarque que les nervures d'intersection, 
qui descendent de la nervure radiale , sont disposées de manière 
qu'une des cellules cubitales , ordinairement la seconde , parait 
être supportée par une tige en forme de pétiole : de telles cellules 
porteront le nom de cellules pétiolées, cellulœ petiolatœ (pi. i, 
fig. 5, b). 

On trouve enfin des ailes qui n'ont que la cellule radiale , d'autres 
oh. l'on ne peut découvrir que de légères nervures sans formation 
de cellules , et quelques-unes qui sont entièrement dépourvues de 
nervures et de cellules. C'est, sur la présence ou l'absence, le nombre 
et la figure de ces cellules radiales et cubitales que sera fondé le 
premier de mes caractères génériques chez les hyménoptères. 

Les cellules cubitales reçoivent fréquemment du réseau de la partie 
postérieure de l'aile , que je suppose ouverte, une ou deux nervures 
ascendantes, qui sortent des nervures brachiales (pi. i, fig. 2,^), et 
qui s'insèrent tantôt a la première et à la seconde des cellules cubitales, 
tantôt à la seconde et à la troisième, d'autres fois à une seule cellule : 
ces nervures, que je désignerai par l'épithèle de nervures récurrentes , 
nervi récurrentes {[A. i, fig. 2,/^ et fig. 5, b), ont fourni un très-bon 
caractère pour l'établissement des familles dans un genre dont les 



6 INTRODUCTION. 

espèces avaient toutes le même nombre de cellules radiales ou 
cubitales : par exemple, le premier de mes genres, celui des tenUu'èdes, 
dont l'aile a deux cellules radiales et trois cubitales , est divisé en 
deux familles, parce que, dans l'une, la première cellule cubitale 
reçoit les deux nervures récurrentes, tandis que, dans l'autre, ces 
deux nervures se rendent chacune dans une cellule différente. 

Ce que je n'ai pu expliquer que bien imparfaitement sera faci- 
lement compris en jetant les yeux sur la première planche , où les 
nervures consacrées à caractériser les genres n'ont été que ponctuées. 
La forme régulière des mandibules , leurs dentelures bien pro- 
noncées , leur position , qui en rend l'accès facile , leur dureté , qui 
permet de les écarter sans craindre de les briser , sont des consi- 
dérations qui m'ont engagé à choisir de préférence ces organes pour 
leur accorder la seconde place dans l'ordre de mes caractères 
génériques. 

Pour peu qu'on observe la vie et les moeurs des hyménoptères , 
on ne tarde pas a reconnaître combien les mandibules leur sont 
utiles : ce sont des instrumens que ces insectes savent employer 
de mille manières différentes, selon leurs besoins : en effet, elles 
peuvent leur servir de pinces , de cisoires , de vrilles , de scies , 
de truelles , je me permettrai même de dire, de bras très-vigoureux, 
capables de porter de bien pesans fardeaux. On ne voit pas aussi 
Sans admiration la sage économie qui a présidé à leur fabrication 
chez les hyménoptères qui vivent en société, et où il y a des individus 
mâles , femelles et ouvrières : ces dernières , quoique souvent plus 
petites et chargées seules de pourvoir aux besoins de toute la colonie, 
ont reçu de la nature de très -grandes mandibules , tandis que les 
autres , uniquement occupés de leurs plaisirs et de la propagation 
de leur espèce , ne paraissent en avoir que pour consommer le 
fruit des travaux de ces infatigables pourvoyeuses. 



INTRODUCTION. J 

Pour s'assurer de ce fait inle'ressant , qu'on veuille bîen comparer 
les mandibules des bourdons velus, qui sont nos brèmes (pi. 12), 
et on verra que celles des femelles et des neutres sont grandes , 
creusées en cuiller et sillonnées extérieurement, tandis que celles des 
mâles sont petites , bidentëes et garnies de longs poils à leur base. 
Ual?eille ordinaire (pi. 12) offre quelque chose de bien plus remar- 
quable, car l'ouvrière porte de grandes mandibules en cuiller ; le 
mâle les a petites , tronquées et fourchues à l'extrémité , tandis que 
la reine semble avoir perdu un des caractères de son sexe en 
prenant des mandibules semblables a celles des mâles (1). On 
trouve encore dans les fourmis ^ les mutiles et quelques autres 
genres , les mêmes différences entre les mandibules des mâles et 
celles des femelles. 



(1 ) M.' Huber , mon compatriote et mon ami , nous dit , dans son intéressant 
ouvrage , intitulé Obseri'ations sur les abeilles , page 246 : « Quand les abeilles 
» sont privées de reine elles convertissent les cellules commmies dans lesquelles sont les 
» vers d'ouvrières , en cellules royales de la plus grande sorte ; alors les vers qui ne 
» doivent se transformer qu'en abeilles communes deviennent de véritables reines. » 

J'invite cet admirable observateur à pousser un peu plus loin ses recherches sur 
cette transformation d'abeilles ouvrières en reines , pour nous apprendre si leurs 
mandibules conservent leur forme primitive , et si les abeilles devenues reines perdent 
complètement leur instinct d'ouvrières. 

Si la préformation n'est pas mie cliimère , et si nous devons considérer l'oeaf comme 
un insecte parfait réduit en miniature , dont le développement doit s'opérer plus ou 
moins promptemeut , comment pourra-t-on supposer que des corps d'une contexture 
aussi forte que celle des mandibules , et qui existent déjà dans le ver , puissent recevoir, 
par l'addition d'une nourriture particuhère , une modification telle que leur apparence 
extérieure en soit dérangée , et que leur grandeur en soit diminuée ? Si l'on était 
appelé à raisonner a priori sur ce sujet , on dirait que si l'augmentation de la pâtée 
peut donner aux ovaires une expansion plus grande , elle doit aussi augmenter le 
volume des mandibules , et on ne supposerait pas qu'un de ces deux, organes pût se 
développer, pour ainsi dire, aux dépens de l'autie. 



8 INTRODUCTION. 

' L'entomorogîe réclame depuis long-temps l'histoire complète de 
tous les hyménoptères qui vivent en société : comme elle n'est pas 
très - difficile à faire , il faut espe'rer que quelque naturaliste , 
encouragé par la perspective des découvertes qu'elle promet, dirigera 
ses vues vers ce sujet, qui lui annonce des jouissances et des succès. 

En comparant, dans d'autres espèces, les mandibules des femelles 
et des mâles , on reconnaîtra des modifications dans leur forme 
qu'il ne faut attribuer qu'à l'influence sexuelle. Or , comme nous 
manquons souvent de caractères extérieurs pour distinguer les sexes, 
ce sera un moyen de plus pour nous les faire reconnaître. 

J'ai trouvé, dans la forme des antennes , dans leur insertion et 
dans le nombre d'anneaux dont elles sont composées , des données 
assez satisfaisantes pour pouvoir assigner à ces organes la troisième 
place dans mes caractères génériques ; cependant , je dois avouer 
que je ne me suis déterminé à les employer que parce que je n'ai 
pu trouver d'auti'es parties qui m'offrissent des caractères aussi 
apparens et plus certains. 

J'ai observé que la forme et le nombre des anneaux des antennes 
variaient fréquemment chez les mâles et les femelles de la même 
espèce : si nouis avions des connaissances plus approfondies sur 
les usages de ces organes singufiers , dans lesquels on a soupçonné 
que résidait le sens du tact ou celui de l'odorat (i), nous pourrions 



(ij M."^ Huber ayant retranché les antennes de quelques reines d'abeilles , et 
observé de très-près le résultat de celle opéi-ation , s'exprime en ces termes, pag. 536: 

« Je conclus de ce que j'ai vu , que les antennes ne sont point pour les insectes un 
» fiivole ornement ; elles sont , suivant toute apparence , l'organe du tact ou de 
)) l'odorat ; mais je ne saurais décider duquel des deux sens elles sont le siège ; il ne 
)) serait pas impossible qu'elles eussent été organisées de manière à remplir à la fois ces 
» deux fonctions. » 



INTRODUCTION. Q 

en inférer que la nature en a voulu augmenter les résultats chez les 
mâles , puisqu'ils ont souvent un plus grand nombre d'anneaux 
aux antennes que leurs femelles ; quoiqu'il en soit , et malgré ces 
apparentes irrégularités , ces parties fourniront , fréquemment et à 



Je rapporterai ici deux faits qui pourront peut-être jeter quelque lumière sur 
ce sujet. " 

Un particulier de mes amis se promenant , en août , vers les cinq heures du soir , 
dans sa campagne , peu distante de Genève , trouva une femelle de petit paon , 
bombyx pavonia mlnor , qu'il fixa à son chapeau avec une épingle : à peine eut-il 
fait quelques pas qu'il entendit bourdonner autour de lui ; c'était un mâle de cette 
espèce qui vint se poser près de la femelle ; il fut pris , et la promenade ayant été 
prolongée pendant une heure , en procura treize semblables. 

En septembre de l'année dernière , étant à la campagne , nous vîmes sortir d'une 
de nos cluysalides la phalène femelle , bombyx rubi , qui fut tuée bientôt après, et 
i-enfermée dans une armoire : dans le moment où on la tua , elle répandit sur le 
plancher cette liqueur colorée que rejettent les femelles de papillons peu de temps 
après leur dernière métamorphose. Le lendemain nous vîmes voler dans la chambre 
un mâle de celle espèce , qui fut pris et tué. Le jour suivant il en vint un second 
qui entra par le fenêtie d'une chambre voisine de celle où était la liqueur qui avait 
été répandue par la femelle ; il ne larda pas à se poser sur cette place , en promenant 
son derrière avec la même agitation que si la femelle y eût été, nous faisant connaître 
ainsi la puissante influence de cette liquem- sur son sexe. Dans la soii-ée du même jour, 
on vit un troisième mâle volant dans l'escalier; on le chassa , mais ce fut inutilement ; 
il s'obslina à vouloir entrer dans la chambre, qui était alors ouverte , où il trouva la 
mort au lieu des plaisirs qu'il y cherchait. 

Ces faits prouvent évidemment que l'odeur seule a pu attirer ces mâles , et les 
déterminer à braver les dangers auxquels ils s'exposaient pour satisfaire leurs désirs. 
Mais quel est chez ces msectes l'organe propre à recevoir des émanations odorantes 
aussi légères? Je présume que ce sont les antennes, et ce qui me porte à le croiie, c'est 
que les anteimes de plusiems insectes mâles ont une étendue beaucoup plus grande 
que celles de leurs femelles : c'esl à l'observaliou qu'il iaut s'en référer pour vérifier 
cette opinion ovi en prouver la fausseté. 

Hyménoptères. Tome i. B 



lO INTRODUCTION. 

la preraièie vue, un caractère assez sûr pour qu'on puisse, parleur 
moyeu , distinguer un genre d'un autre avec lequel il aurait plusieurs 
rapports : en effet , par la seule inspection des antennes , on ne 
confondra pas une tenthrède avec un allante, un masaris avec 
une guêpe , un lasie avec un brème , etc 

La méthode que je propose est donc fondée sur trois caractères 
génériques essentiels , qui sont : 

1.° Les cellules d'une partie de l'aile antérieure j 

2.° Les mandibules j 

5.° Les antennes. 

Je dis essentiels , car j'ai recueilli et employé avec empressement 
tous les autres caractères naturels que j'ai pu observer , espérant 
que , de la réunion de ces caractères , il en résulterait un foyer de 
lumière qui ne permettrait pas d'hésiter sur le genre auquel on 
doit rapporter un insecte. 

Les caractères employés dans cette méthode présentent plusieurs 
avantages. 

1." Ils sont apparens. 

Les ailes sont en effet des parties de l'insecte qui souvent l'égalent 
en grandeur. Les antennes sont toujours découvertes , et l'on peut 
souvent saisir la forme des mandibules sans aucune préparation. 

2.° Ils sont appliquables anx plus petits individus. 

On pourra toujours distinguer sans peine la figure des cellules de 
l'aile et la forme des antennes, quelle que soit la petitesse d'un insecte. 

3.° Ils peuvent être saisis avec une égale facilite' par un commençant 
ou par un expert. 

Qui que ce soit pourra, avec ses yeux ou avec l'aide d'une loupe, 
reconnaître ces caractères génériques sans avoir besoin de recourir 
à aucune dissection préalable, et sans mettre à contribution son 
adresse ou sa dextérité. 



INTRODUCTION. 11 

4. Ils sont invariables. 

Il existe une telle précision dans la distribution des nervures des 
ailes, que, lorsqu'une espèce aura été une fois placée dans un de mes 
genres, elle ne pourra plus en être déplacée pour passer dans un autre, 
à moins qu'on ne veuille convertir en genres nouveaux les familles 
comprises dans ceux que j'ai établis , ce qui n'affaiblirait en rien mon 
assertion. 

Pour rendre l'étude des genres plus facile, j'ai cru qu'il fallait 
parler aux yeux; c'est pourquoi j'ai fait graver un insecte pour chaque 
genre , avec ses caractères génériques grossis. 

J'ai divisé la classe des hyménoptères en trois ordres , qui m'ont 
parus tracés par la nature. 

Le premier renferme les insectes dont le ventre est si intimement 
uni au corselet, dans toute sa largeur , que ces deux parties sont 
continues et non contiguës. 

Le second , peu nombreux, est composé des insectes dont le ventre 
est implanté sur la partie postérieure du corselet par un pétiole. 

Le troisième , qui est le plus considérable , contient ceux dont le 
ventre est fixé derrière le corselet par un pétiole plus ou moins alongé. 

Si l'on me reproche d'avoir trop multiplié le nombre de mes 
genres , je répondrai que je n'ai fait que suivre les modifications 
établies par le Créateur dans l'organisation de ces insectes. Or , en 
prenant la nature pour guide , on ne craint pas de commettre des 
erreurs. 

A la fin de chacun de mes genres , j'ai indiqué les espèces qui 
devaient y entrer , en bornant cette indication spécifique au dernier 
ouvrage de M/ Fabricius sur les hyménoptères (i), et à la Fauna 

(i) Systema Piezatorum , ann. i8o4. 



la INTRODUCTION. 

germanica de M/ le professeur Panzer , qui est le seul ouvrage 
où l'on trouve les cellules des ailes trace'es avec exactitude. Eu vaia 
voudroit-on profiter des gravures de SclioefFer , Roesel , Sultz , 
Christ, etc.. pour établir une bonne synonymie j cela est presque 
impossible, car, dès que les nervures des ailes ne sont repre'sentëes que 
par des hachures informes et irregulières , on confondra fréquemment 
les genres et les espèces. 

Les auteurs qui ont décrit les insectes de cette classe ont souvent 
donné une dénomination différente au mâle et à la femelle de la 
même espèce , et les ont même placés quelquefois dans deux genres 
différens , parce que la diversité de leurs couleurs , ou quelque 
modification dans leur forme, les a induits en erreur. Pour éviter 
cette confusion dans la nomenclature , j'ai inscrit sur deux tableaux 
différens, placés à côté l'un de l'autre , les femelles et les mâles : par 
ce moyen , on verra tout de suite quelles sont les espèces dont j'ai 
connu les deux sexes , et celles dont l'un d'eux m'a été inconnu. 

Quoique ce travail m'ait donné beaucoup de peine , on ne sera 
pas très-satisfait de son résultat, en considérant ce qu'il reste encore 
à faire sur ce sujet ; mais si mon intention n'a pas été remplie selon 
mes désirs , j'aurai du moins la satisfaction d'avoir fait sentir aux 
naturalistes la nécessité d'observer les sexes pour pouvoir redresser 
les erreurs qu'on a commises , et leur faire éviter d'en commettre 
de nouvelles. 

Mon projet, en composant cet ouvrage, avait été de le restreindre 
aux hyménoptères d'Europe, parce que j'étais assuré de pouvoir 
faire passer en revue tous les genres connus jusqu'à présent , ce qui 
ne pouvait pas avoir lieu pour les exotiques , étant forcé de m'en 
tenir à ceux que je possédais. Malgré cette puissante considération, 
j'ai cédé aux sollicitations qui m'ont été faites, et j'ai modifié mon 



INTRODUCTION. l3 

premier plan , soit ea décrivant quelques genres entièrement 
composés d'hyménoptères étrangers, soit en intercallant dans chaque 
genre les hyménoptères exotiques qui s'y rapportaient , lesquels 
seront désignés par des astérisques. 

Le désir de donner à cette première partie de mon ouvrage toute 
l'extension dont elle pouvait être susceptible m'a engagé à en 
suspendre pendant long -temps la publication (i). J'espérais me 
procurer, soit par une correspondance étendue , soit par de fréquens 
voyages dans les Alpes, des hyménoptères qui pouvaient être encore 
inconnus, et trouver plusieurs genres nouveaux ; mais, quoique j'aie 
examiné un nombre très-considérable d'individus, je n'ai pu recon- 
naître parmi eux que le petit nombre de genres qui composent le 
supplément des gravures. Si j'eusse prévu une si faible récolte, je 
n'aurais pas autant tardé à publier ce premier volume, ou bien je ne 
me serais pas autant pressé de faire graver les planches qui l'accom- 
pagnent, ce qui m'a mis dans l'impossibilité d'y changer quelques 
dénominations génériques, en les conformant aux modifications qu'a 
dès lors éprouvé dans sa nomenclature cette branche de l'entomologie. 

La lecture des ouvrages publiés récemment sur les hyménoptères 
m'a fait sentir l'utilité de faire un tableau comparatif des différentes 
dénominations génériques adoptées par les auteurs modernes , en 
y accolant les miennes , ce qui facilitera la connaissance des genres 
et la recherche des espèces destinées à y entrer. 

J'engagerai sans doute les jeunes amateurs à fixer leur attention sur 
le premier de mes caractères génériques, et a étudier les modifications 
qu'éprouve la figure des cellules destinées à caractériser .les genres, 
en leur assurant que je peux, le plus souvent, déterminer le genre 

(ij Cet ouvrage a été armoacé daas les joiunaui de 1799. 



l4 INTRODUCTION. 

d'un hymenoptoi e par la seule inspection de ses ailes , et en leur 
annonçant qu'avec un peu d'habitude ils acquerront la même facilité. 

Quoique j'aie annoncé les avantages de la méthode que je propose, 
ie ne me suis pas fait illusion sur ses imperfections , dont la plus 
essentielle consiste dans l'impossibilité d'appliquer le premier des 
caractères génériques, et conséquemment le plus important, à tous 
les hyménoptères, puisqu'il y en a quelques-uns qui n'ont pas d'ailes; 
mais dès qu'on peut suppléer a cette privation d'ailes par les autres 
caractères génériques et par Xhahitus de ces individus , d'où sont 
tirés les caractères accessoires , alors cette imperfection s'atténue et 
se réduit à rien. Si l'on voulait employer cette espèce d'anomalie 
pour attaquer ma méthode , il faudrait auparavant changer la 
dénomination de cette classe , puisqu'elle est formée de deux mots 
grecs (i) qui veulent dire aile membraneuse, et assigner en même 
temps un autre nom a la classe des lépidoptères , puisque parmi 
eux il y en a plusieurs qui sont privés d'ailes. 

Le docteur Klug a fait paraître, en i8o3, une très-bonne mono- 
graphie des sirex de l'Allemagne, accompagnée de gravures coloriées, 
remarquables par leur beauté et leur exactitude , dans laquelle il a 
combattu d'une manière un peu trop prématurée la validité de mes 
caractères génériques , qui n'étaient pas censés devoir être connus , 
puisque je n'avais encore rien publié sur ce sujet. 

Voici comment il s'est exprimé. 

Num principîo illo de ramificatione venarum petUo in 
omnibus classes piezatorum individuis ipsis uli possumus ? 
Ichneumones apteros , œque ac multoruiii aliorum generum 
species alis omnino destitutas silentio prœtereo ; at quomodo , 

(i) Trjtpô» ala , el iifi.m membrana. 



INTRODUCTION. l5 

quœso , digeramus anirnalcula illa aut alis avenils instructa 
aut omnino aptera et structura quam maxime singulariprœdita, 
quarum plura ipse in museo possideo , et plura haud duhie 
nondum, observata sunt , in quibus ne ex analogia quidem 
boncludere potest ? 

Quoique ce ne soit qu'à regret que j'aborde une discussion de ce 
genre, je répondrai ne'anmoins au docteur, en lui faisant remarquer 
d'abord que s'il a eu la générosité de passer sous silence les hymé- 
noptères privés d'ailes , il ne tarde pas à les remettre en scène dans 
la phrase suivante. Et quomodo , quœso , digeramus anirnalcula 
illa omnino aptera etc. Je ne dois donc pas lui savoir gré de sa 
réticence, puisqu'elle est illusoire; mais, quoiqu'il en soit, j'avais 
prévu son objection , et je viens d'y répondre. 

Relativement à la seconde partie de sa question, je lui dirai que 
quel que soit le nombre des petits hyménoptères qu'il ait dans sa 
collection, il n'en est aucun sur le genre duquel je ne puisse prononcer 
par la seule inspection de la grande aile. Ce ne sera donc pas par 
analogie que je jugerai ces insectes , puisque je peux , à rigueur , me 
dispenser de voir leur corps. 

Quant à ce qui concerne les hyménoptères qu'on n'a pa"s encore 
observés , j'attendrai de les avoir vus avant que de répondre. 

Si je voulais me venger de l'attaque que m'a faite M.' Klug, je 
l'inviterais a chercher dans les organes de la bouche , comme il l'a 
fait pour les sirex , les caractères génériques des petits insectes dont 
il a parlé ; mais je serai plus généreux, et, sans prétendre faire de lui 
un prosélyte, je l'engagerai à attendre, avec moi, le résultat de 
l'expérience, puisque si la méthode que je propose est bonne elle 
sera accueillie et on la suivra ; si au contraire elle est mauvaise elle 
tombera: ce sera donc l'avenir qui la jugera , et c'est à lui seul qu'il 
appartient de le faire. 



l6 INTRODUCTION. 

Comme les nervures des ailes jouent un très-grand rôle dans ma 
méthode , je me permettrai de placer ici une courte digression pour 
faire connaître leur admirable structure, en l'extrayant du mémoire 
dont j'ai parle plus haut (i). 

Les nervures sortent immédiatement du corselet et pénètrent 
dans les ailes, où elles se distribuent. La grande aile, lorsqu'elle 
est garnie de ses cellules , a quatre ou cinq nervures qu'on peut 
appeler primitives, puisque toutes les autres en dépendent; les deux 
antérieures constituent le radius et le cubitus , tandis que les 
postérieures , que j'ai nommées brachiales , s'anastomosent avec les 
nervures cubitales pour former les cellules de ce nom. Les hymé- 
noptères du premier ordre ont cinq nervures primitives, tandis que 
ceux du second et du troisième n'en ont que quatre, ce qui fournirait 
un caractère propre à les faire distinguer. 

Les nervures ne paraissent que comme des filets colorés disséminés 
sur la partie membraneuse des ailes ; mais, en examinant ces filets 
au microscope, on voit, pi. 5, case i5, que chaque nervure est un 
vrai tube dont l'intérieur offre une organisation particulière. Il ne 
faut pas espérer de pouvoir reconnaître cette organisation dans toutes 
les ailes; il en est plusieurs dans lesquelles on ne distingue rien 
dans les nervures , à cause de leur opacité , et ce n'a été qu'en 
examinant celles d'un grand nombre de mouches de celte classe que 
j'ai pu parvenir a découvrir une partie de leur structure. J'ai reconnu 
que chaque nervure était effectivement un tube solide et élastique 
qui recevait dès sa naissance un vaisseau venant de l'intérieur ; que 
ces vaisseaux , après avoir parcouru en serpentant l'étendue de ces 
tubes sans en remplir, tant s'en faut, la cavité, se divisaient pour 

(j) Voyez la noie insérée à la page 3. 



INTRODUCTION. If 

en suivre les ramifications cellulaires , et qu'il y avait entre eux des 
espèces d'anastomoses ; ainsi j'ai vu le vaisseau contenu dans le 
cubitus se ramifier dans les nervures qui forment les cellules cubitales, 
et s'unir dans ces nervures avec des vaisseaux ascendans qui venaient 
du vaisseau renfermé dans la nervure brachiale supérieure. 

Les nervures sont donc des espèces de canaux légèrement coniques, 
dont le diamètre diminue depuis leur origine jusqu'à leur extrémité, 
et qui ont deux faces relatives à la position des ailes ; l'une qu'on 
peut appeler supérieure , l'autre inférieure. La supérieure est faite 
d'une substance cornée, dure, élastique, lisse en-dessus , ou très- 
légèrement ondulée , faisant une saillie bien marquée , tandis que 
l'inférieure est plate , souvent un peu striée transversalement , et 
presque membraneuse : de cette différence dans l'organisation des 
deux parois de ces tubes, il en résulte qu'ils ne sont pas cylindriques 
quoiqu'ils paraissent tels. En effet, lorsqu'on regarde au microscope 
une nervure coupée transversalement, on reconnaît que l'orifice du 
tube forme une espèce d'ellipse alongée , et aplatie dans la partie 
qui répond à la face inférieure de l'aile ; mais cet aplatissement 
n'existe que pendant que l'aile est en repos, car, dès que l'insecte 
veut se servir de ses voiles , alors tout se gonfle , tout se tend , 
et les tubes prennent dans ce moment une forme plus régulière. 

La membrane des ailes des hyménoptères est ordinairement si 
mince et si transparente qu'on ne pourrait imaginer qu'elle fût 
composée de deux feuillets; cependant, avec un peu de patience 
et d'adresse, on vient à bout de mettre ce fait dans la plus grande 
évidence : on reconnaît alors que le feuillet supérieur contracte 
toujours de fortes adhérences avec les deux bords de chaque nervure, 
puisqu'on ne peut pas parvenir a le séparer au-delà ; au lieu que 
le feuillet inférieur recouvre toutes les nervures sans y trop adhérer. 
Hyménoptères. Tome i, C 



l8 INTRODUCTION. 

ce qui permet de l'en séparer aisément. Cette adhérence de la 
pellicule externe avec les bords des neiTures donne lieu à la 
formation d'un filet colore qui accompagne tous les tubes, qui 
paraît en fixer le diamètre , et qu'on croirait exister dans les tubes 
eux-mêmes lorsqu'on les regarde au microscope. 

Pour peu qu'on connaisse le vol rapide des hyme'noptères , les 
lieux qu'ils fréquentent de préférence pour y chercher leur nourriture, 
et ceux qu'ils choisissent pour y fabriquer leur nid , on comprendra 
facilement que leurs ailes auraient été exposées à de fréquentes 
dilacérations , à cause de l'extrême déhcatesse du tissu de leur 
membrane , si leurs surfaces n'avaient pas été hérissées de longs 
poils durs et roides qui leur servent d'égide en les mettant à l'abri 
des injures extérieures. Ces poils varient en quantité , en force et ea 
grandeur ; mais toutes ces nuances ont été sans doute bien calculées 
sur les dangers auxquels les individus pouvaient être exposés, et je 
ne connais encore que les sirex dont les ailes en soient totalement 
dépourvues. 

Après avoir fait connaître ce que sont les nervures , je dois 
parler des vaisseaux qui y sont contenus et qui les parcourent. 
Swammerdam est , à ma connaissance , le seul auteur qui en ait 
fait mention , en parlant de l'abeille (i) : il regarde ces vaisseaux 
comme des vaisseaux sanguins qui portent la nourriture aux ailes. 
Malgré la déférence due à l'autorité de ce profond anatomiste , je 
dirai que je crois qu'il s'est trompé, puisque j'ai reconnu, par des 
dissections multipliées , que ces vaisseaux étaient de véritables 
trachées , roulées en spirale , et susceptibles d'extension et de 
resserrement. La communication de ces vaisseaux aériens avec ceux 

(i) Biblia naturae, page 453, pi. 25, fig. lo. 



I N T R O D'U C T I O N. IQ 

qui sont renfermés dans la cavité thorachique de ces insectes aurait 
dû faire présumer à ce célèbre naturaliste leur parfaite identité. 
L'expansion subite de l'aile au moment où l'insecte veut prendre 
son vol , aurait dû lui paraître un problème , qu'on ne pouvait 
résoudre que par la prompte introduction d'un fluide subtil dans 
ces canaux. L'analogie , enfin , qu'il y a entre le vol des insectes et 
celui des oiseaux aurait pu lui suggérer l'idée de canaux aériens , 
imitant en quelque sorte les vessies aériennes distribuées dans les 
os des ailes des oiseaux , lesquelles communiquent avec celles de la 
poitrine et avec le poumon. Quant à moi , je ne doute pas que 
l'air ne passe rapidement , par ces vaisseaux , du corps de l'insecte 
dans les nervures; que ces nervures ne soient dilatées par ce moyen, 
jusques dans leurs plus petites ramifications ; que l'aile n'en soit 
tendue , exactement comme le serait une voile par ses cordages , 
et que ce ne soit une condition indispensable à l'exécution du vol 
dans les hyménoptères. 

J'ai annoncé que la partie supérieure des nervures était cornée, 
plus ou moins opaque , et que leur partie inférieure était membra- 
neuse : d'après cet exposé, il doit paraître singulier de voir des 
nervures dans lesquelles la continuité du tube est interrompue dans 
de petites places , sans que pour cela la continuité des parties qui 
y sont renfermées souffre la plus légère interruption. C'est cependant 
ce qui a lieu dans un très-grand nombre d'hyménoptères , et ce 
sont ces interruptions que j'ai nommées bulles des ailes (pi. 5 , 
case i5 ). Qu'on examine à la loupe , et en face du jour, les nervures 
transversales des cellules cubitales , et les nervures récurrentes de 
l'aile d'une andrène , ou d'une nomade , et on y verra de petits 
points ronds qui , par leur transparence , ressemblent h de petites 
bulles d'air engagées dans ces tubes 3 ces bulles^ qui ne se trouvent 



20 INTRODUCTION. 

que clans ces nervures, paraissent plus grandes que le tube qui les 
renferme , ce qui dépend de leur conformation , laquelle est assez 
remarquable. 

Lorsque le tube arrive à l'endroit où il doit faire bulle , la matière 
dont il est formé s'étend de chaque côté en petits filets dans la 
duplicature de la membrane de l'aile , et en s'éparpillant ainsi elle 
perd sa couleur et sa forme tubulaire qu'elle reprend immédiatement 
après la formation de la bulle. 

On pourrait comparer ces tubes à bulles à des os longs dans 
lesquels un anneau de cylindre se serait aminci en se dilatant de 
manière à ne plus soutenir le tube médullaire : effectivement les 
trachées suivent leur trajet dans ces bulles sans aucune interruption. 

Les hyménoptères des deux premiers ordres n'ont pas de bulles 
aux ailes , ou s'ils en ont ce n'est qu'un petit nombre , et elles y 
sont très -irrégulièrement placées; au lieu qu'elles sont symétri- 
quement disposées dans ceux du troisième qui en ont, car on n'en 
trouve pas chez tous. C'est , je le répète , dans les nervures trans- 
versales des cellules cubitales et dans les nervures récurrentes qu'on 
observe ces bulles, dont le nombre varie depuis une jusqu'à sept , 
ce qui fournit un nouveau caractère accessoire , qu'on pourrait 
consulter au besoin. 

Lorsque je découvris ces bulles , je présumai que c'était des 
ouvertures par lesquelles l'air contenu dans les trachées était poussé 
dans la duplicature de la membrane de l'aile ; mais, en les examinant 
avec plus d'attention , et en réfléchissant qu'un grand nombre 
d'hyménoptères en étaient privés , j'abandonnai cette idée pour ne 
les considérer que comme une dilatation de la substance cornée des 
tubes, déterminée par les plis de l'aile; et, en effet, c'est toujours 
dans la direction de ces plis que se trouvent ces bulles. 



INTRODUCTION. 21 

Après avoir fait connaître les bases de la méthode que j'ai proposée 
pour classer les hyménoptères, on me demandera sans doute pourquoi 
je n'ai pas voulu adopter le système de M.' Fabricius. 

La réponse à cette question est fort embarrassante , parce qu'en 
répondant je vais peut-être indisposer contre moi cet auteur , que je 
révère infiniment, et à qui l'entomologie a de très-grandes obligations. 
N'importe , je dois le faire avec franchise , sans craindre d'attaquer 
un système accrédité et soutenu par de nombreux partisans , et je 
le fais dans ce moment avec d'autant moins de peine que M/ Fabricius 
existe. 

Qu'il me soit permis de citer ici les expressions de Voltaii*e sur le 
jugement qu'il portait du grand Corneille , puisque sa devise est 
la mienne ; 

« Je connais mieux les beaux morceaux de ce grand génie que 
)) ceux qui feignent de respecter les mauvais ; je sais par cœur tout 
)) ce qu'il a fait d'excellent; mais on ne m'imposera silence en aucun 
)) genre sur ce qui me paraît défectueux. 

» Ma devise a toujours été : Fari quœ sentiam. » 

Quoique je sois pénétré d'admiration pour les ouvrages du savant 
professeur de Kiel ; quoique j'admire l'étendue de ses lumières, 
comme celles de son génie, je me permettrai néanmoins d'observer 
d'abord que les organes de la bouche , sur lesquels est fondé son 
système, exigent, pour leur dissection, une dextérité qui n'est pas 
donnée, tant s'en faut, à tous ceux qui cultivent l'histoire naturelle: 
je dirai en outre qu'on est forcé de sacrifier souvent plus d'un 
insecte pour dissiper les doutes qui naissent de l'examen lui-même ; 
j'ajouterai enfin que la dissection de ces organes est impraticable sur 
de fort petits individus , puisque M.' Fabricius a été quelquefois 
contraint de s'en tenir aux apparences extérieures des insectes pour 



2 2 I N T K O E U C T I O N; 

les placer dans tel ou tel genre (i); de sorte qu'on peut en inférer 
que l'opération que nécessite le système dont nous parlons , pour 
reconnaître les genres, n'est pas également praticable par tous les 
naturalistes , et qu'elle est impraticable sur de petits individus (2). 

Examinons maintenant si les caractères génériques fournis par 
les organes de la manducation sont assez positifs pour écarter toute 
incertitude. 

Pour peu qu'on réfléchisse sur l'extrême petitesse de ces parties, 
on conviendra, si l'on est de bonne foi, de l'impossibilité de trouver 
dans les modifications de leur forme des nuances assez prononcées 
pour pouvoir établir sur elles des caractères génériques qui ne laissent 
pas de doutes : au reste, les éditions successives de l'Entomologie 
de M/ Fabricius en fournissent la preuve. En effet, on voit cet 
auteur mutiler ses anciens genres , et de leurs débris en créer de 
nouveaux ; de sorte qu'il n'est pas rare de trouver des insectes qui 
ont déjà reçu plusieurs dénominations génériques différentes. Or , 



(1) Parvi hi iclmeumones , dit M.'' Fabricius, forte proprii geiieris , at 
cliaracterem nondum eruere valui. Suppl. , page 229. 

(12) Le rédacteur de l'Encyclopédie iiiélhodique s'est exprimé sur ce sujet en 
ces lei-mes , tome 4, p. 1 17 : « Si la méthode de Fabricius a le mérite de la nouveauté, 
)) et peut-être celui de convenir à un plus grand nombre d'insecles que les auti-es 
» méthodes, elle a le défaut d'être fondée sur des caractères très-peu apparens, 
» difficiles à remarquer dans le plus grand nombre des insectes, d'une exti'ême 
» difficulté à saisir daus les petits , dans la plupart de ceux qui sont desséchés , et aisés 
» à confondre dans tous , ou très-dilFicilcs à déterminer à cause de la petitesse , de la 
)) situation et de l'enfoncement des parties cachées , environnées , couvertes par 
)) d'autres. Quels que soient les a^alllages d'une pareille méthode , elle manque de 
» deux conditions qui me paraissent les principales : d'être facile , aisément applicable 
)) à toutes les circonstances , et d'abréger le temps en rendant l'étude plus aisée. » 



INTRODUCTION. 2^ 

s'il existe de si grandes difficultés pour bien voir les organes de la 
bouclie , comment les jeunes gens qui débutent dans cette science 
parviendront-ils à sortir de ce dédale (i) ? Je prévois que l'on me 
répondra que cette fluctuation dans la fixation des genres ne dépend 
pas du système , et qu'elle tient uniquement à ce qu'on a place' 
plusieurs insectes, dans tel ou tel genre, sur leur hahitus , n'ayant 
pas encore pu disséquer tous ceux qu'on a décrits. 

Qu'on veuille bien considérer qu'en faisant une semblable réponse 
on sape les bases d'un système; car, dès que les caractères génériques 
ne reposent pas sur des parties assez apparentes pour pouvoir être 
facilement aperçues ; dès qu'on ne peut reconnaître un genre que 
par une dissection très-difficile , souvent impossible , et dont les 
résultats sont autant incertains , un tel système ne pourra pas se 
soutenir ; il sera relégué dans le cabinet d'un petit nombre de 
naturalistes qui voudront consacrer une grande partie de leur vie à 
l'examen des organes de la bouche de tous les insectes qu'ils possé- 
deront; et, en admettant qu'ils parviennent enfin à donner un gênera 
fondé sur des faits incontestables , qu'en résultera-t-il ? Ce sera une 
formule qu'on emploiera par routine et non par conviction (2). 

(1 j M.' Latreille , qui , mieux que personne , eu a connu toutes les difiicullés , dit : 
» Que l'élève se garde bien de vouloii- d'abord connaître les genres d'après le 
i> système de l'entomologiste de Kiel : ontie qu'il prendrait souvent une peine inutile, 
» il se dégoûterait de la science : on ne se familiaiise guères avec ce système que par 
» ses points de contact avec les autres , ou par le moyen des figures qu'il indique 
)) aux espèces. Les caractères secondaires qu'il a ajoutés à ceux qui sont pris de la 
» bouche, dans la nouvelle édition de son Entomologie, ne peuvent suffisamment 
t> obviera ces difficulk's , étant trop longs, et n'étant pas compai-alifs. » Histoire 
des insectes , page 56. 

(2) Voici la preuve de celle assertion. M.' Fabricius a donné depuis peu une 
nouvelle édition de ses ouvrages , où l'on trouve un grand nombre de geme* 



24 INTRODUCTION. 

Je me résume donc sur ce sujet , en disant que M.' Fabricius a 
recule' successivement les limites du territoire des genres dans l'ento- 
mologie ; mais que par la nature de son système il a environné ce 
territoire d'une double haie, composée d'incertitudes et de difficultés 
que bien peu d'individus parviendront à franchir. 

Après avoir parlé du système Fabricien , je dois aussi émettre mon 
opinion sur celui de M.' Latreille , me bornant à ne le considérer 
que dans la partie qui concerne les hyménoptères. J'espère que mes 
observations , qui n'ont d'autre but que celui de l'avancement de la 
science , ne pourront jamais porter atteinte aux sentimens qui nous 
unissent, et que le bon esprit de cet auteur, si justement célèbre, 
ne lui permettra pas de voir sous un jour défavorable à l'intérêt 
qu'il m'a témoigné , ces observations qu'il réclame lui-même. 

Il a rangé les hyménoptères dans l'ordre 5.' de la sous-classe 5." de 
la classe 2.* des insectes. 

Cet ordre est coupé en trois sections. La première contient les 
porte-tarière ; la seconde les porte-tuyau ; la troisième les porte- 
aiguillon. 

La première section est subdivisée en deux tribus, savoir, les 
sessiliventres et les péduncullventres. 

La première tribu n'est composée que de deux familles , les 
tenthrédines et les urocérates , où l'on trouve neuf genres; tandis 
que la seconde subit deux divisions , celle des triplles et des 



nouveaux : chaque amateur s'est empressé d'arranger ses insectes d'après ce nouveau 
tableau , afin de ne pas paraître au-dessous du niveau de nos progrès en entomologie. 
Mais je demanderai à la plupart de ceiix qui ont suivi cette marche , s'ils se sont 
donné la peine d'examiner les caractères des insectes qu'ils ont placés dans ces cases 
génériques ? Sans attendre leur réponse , je leur assurerai que non , et je leur dirai 
qu'ils n'ont ii<it que jurare in verba niagistri. 



INTRODUCTION. 25 

oxypures. La première comprend quatre familles , qui sont les 
ichneumonides , les évaniales , les diplolépaires et les cynipsères; 
et la seconde n'en comprend qu'une , celle des proctotrupiens. Ces 
familles présentent vingt-trois genres , dont la plupart ont des 
coupures marquées par des nombres et des lettres alphabétiques. 

La seconde section , des porte-tuyau , ne renferme que la famille 
des chrysidides , dans laquelle il n'y a que quatre genres. 

La troisième section, des porte-aiguillon, est pattage'e aussi 
en deux tribus, savoir, les platyglossates et les némoglossates. 

La première tribu a deux divisions, celle des déprédateurs et celle 
des anthophiles. Les déprédateurs se divisent en onze familles, qui 
sont \esformicaires, les mutillaires, les scoliètes, les pompiliens , 
les sphegimes , les hembiciles , les nyssoniens , les philanteurs , 
les crabronites , les guépiaires et les mazarides : dans ces onze 
familles se trouvent quarante-quatre genres. Les anthophiles ne 
forment qu'une famille qui a sept genres. 

La seconde tribu , celle des némoglossates , ne contient qu'une 
seule famille, dans laquelle on compte sept genres, qui sont eux- 
mêmes subdivise's par de nombreuses coupures. 

Je ne contesterai sûrement pas l'utilité des divisions et subdivisions 
lorsqu'on peut trouver, dans l'organisation extérieure des insectes, 
assez de moyens pour faire sentir nettement les nuances qui les 
séparent , et lorsque les caractères qu'on emploie pour faire ces 
coupures réunissent les conditions suivantes, savoir, d'être applicables 
aux deux sexes également ; d'être apparens et d'être invariables , 
c'est a-dire, que la même partie qui a servi pour la formation d'une 
tribu ou d'une famille se représente pour former les autres tribus 
el les autres familles. 

Examinons maintenant si ces conditions ont été remplies par 
Hyménoptères. Tome i. D 



26 INTRODUCTION. 

M/ Latreille , en jetant un coup -d'oeil rapide sur la nature des 
caractères qu'il a employés pour établir ces divisions. 

Les caractères qui séparent les sections sont tirés des tarières 
ou des aiguillons. Ceux qui servent pour diviser les tribus de la 
première section reposent sur l'insertion de l'abdomen au corselet , 
tandis qu'il faut chercher ceux des tribus de la troisième section 
dans la forme des barbillons et celle de la lèvre. Ceux de la 
subdivision des tribus sont fondés tantôt sur la manière dont la 
tarière sort de l'abdomen, tantôt sur la forme de l'article de la 
base des tarses postérieurs. 

Pour la création des familles , les antennes interviennent de 
concert avec les barbillons, la lèvre, les mâchoires, la tarière, la 
forme du segment antérieur du corselet , et la privation d'ailes chez 
les femelles. 

Enfin les caractères des genres sont pris indistinctement dans 
toutes les parties de l'insecte qui peuvent offrir quelque chose de 
remarquable (i). 

On voit, par cet exposé succinct, que si les caractères propres à 
former des divisions eussent été plus abondans chez les hyménoptères , 
M.' Latreille n'aurait pas été forcé de s'écarter de la règle générale , 



(i) M.'' Fabricius a dit avec raison , dans le Supplément qu'il a publié en 1798: 
CJiaracteres classium generumque omninb usdem partlbus semper desumendi 
sunt , et hoc primum et jinnum est artis fimdamentum. Instrumenta cibaria 
introduxi, coiistantissima inueni, atnullo modo cumalisaliisquepartibusjungenda : 
mixta semper cahos prœbent , et laccessitus demonstrationem suscipiam. 

Après une assertion aussi positive de la part de cet auteur , n'est-on pas en droit 
d'être étonné en voyant figurer dans sou système les antennes à côté des organes de la 
mauducalion ? 



INTRODUCTION. 27 

soit en admettant pour ses coupures des caractères diffërens , soit en 
employant, pour les signaler , des organes qui n'appartiennent qu'à 
un sexe , comme les tarières , ou des parties habituellement cachées 
dans l'intérieur de l'abdomen , des femelles seulement , comme les 
aiguillons. 

D'après ces considérations , je pense qu'il eût été plus convenable 
de retrancher de ce système toutes les divisions qui portent sur les 
organes sexuels, à cause de leur inexactitude ; de même que celles 
qui reposent sur les barbillons , parce que ces parties sont trop 
petites, trop fragiles, et d'un accès trop difficile. 

Quelle que soit ma façon de penser sur ce système , lorsque 
j'examine les résultats que M/ Latreille a obtenus par la manière 
approfondie avec laquelle il a traité son sujet, je ne peux me lasser 
d'admirer l'étendue de ses travaux , et je dis , avec confiance , que 
s'il nous est permis d'espérer de voir un jour l'entomologie se délivrer 
des nuages qui l'obscurcissent encore, c'est essentiellement sur cet 
entomologiste célèbre que doivent reposer nos espérances, 

M.'Kirby a publié, en 1802, une monographie des abeilles qu'il 
a trouvées en Angleterre , laquelle réunit tout ce qu'on peut désirer. 
En effet , on trouve dans l'explication des termes techniques, dont 
plusieurs sont nouveaux, une espèce d'alphabet fort utile pour les 
com.mençans ; dans l'exposition des genres , un modèle à imiter; dans 
les descriptions spécifiques, une extension suffisante pour dissiper 
les doutes ; dans les gravures , beaucoup d'exactitude , et dans 
l'introduction, non-seulement une revue des auteurs, mais encore 
des remarques intéressantes. 

Cet auteur a réuni dans deux genres toutes les abeilles indigènes 
d« l'Angleterre. Il a nommé ces deux genres melltta et apis , en 
assignant leurs caractères essentiels, artificiels et naturels. Il a ensuite 



aS INTRODUCTION. 

divise chaque genre en familles, d'après les modifications de la forme 
de la langue, et d'après ses appendices. Enfin il a employé, pour la 
se'paration des familles , la découpure de l'extrëmitë de la langue 
et de la lèvre, la figure des antennes, et le nombre des anneaux qui 
composent les barbillons. 

Ayant dëja fait connaître mon opinion sur les systèmes entorao- 
logiques qui n'offrent à l'examen et à la comparaison que des objets 
aussi petits que les barbillons , et la forme des langues des insectes , 
je ne répéterai pas ici ce que j'ai dit sur ce sujet, et, sans prononcer 
sur les avantages ou les inconvèniens de celui dont je viens de parler, 
puisqu'il n'a ëtë encore employë que pour un petit nombre de genres , 
je me permettrai nëanmoins d'affirmer qu'on ëprouvera des difficultés 
que je ne crains pas d'appeler insurmontables, lorsqu'on voudra en 
faire une application gënërale. 

M.' Kirby a aussi examiné les ailes des hyménoptères qui composent 
ses deux genres rnelilta et apis, mais il me semble qu'en considérant 
toutes les nuances que l'ensemble des parties peut offrir, il a donne 
trop d'ëtendue à cet examen pour pouvoir en tirer un caractère 
générique ; de sorte que ses observations sur cet objet ne peuvent 
intervenir, à mon avis, que dans la série des caractères naturels. 

Je terminerai cette Introduction par quelques avis aux amateurs 
d'histoire naturelle sur la manière de préparer et de conserver leurs 
insectes. 

Pour avoir plus de facilité à saisir les caractères génériques des 
hyménoptères et des diptères , je recommande, lorsqu'ils étendront 
ces insectes pour les faire sécher, de développer les parties qui 
servent à en déterminer les genres ; conséquemment , ils devront 
ouvrir les ailes pour mettre bien à découvert les cellules , écarter 
les mandibules pour en distinguer plus aisément la forme et les 



INTRODUCTION. 2g 

dentelures , et soulever un peu les trompes pour eu voir les 
inflexions (i). 

Il y a plusieurs collections dans lesquelles les insectes ne sont pas 
elendus. Si cette manière économise le temps en apparence, il n'est 
pas probable que ce soit en ve'alité, car quand on veut ensuite classer 
ces insectes on a beaucoup de peine à en distinguer les caractères : 
d'ailleurs j ces collections paraissent tout-à-fait informes, compara- 
tivement aux autres; elles ressemblent à ces hcibiers dont on a fait 
sécher les plantes sans aucun arrangement préalable des fleurs, des 
feuilles et des racines. 

Il arrive souvent qu'au retour d'une chasse les insectes sont trop 
desséchés pour pouvoir être étendus : voici un moyen simple et facile 
de les ramolhr. Prenez une assiette à soupe rempUe de sable humide, 
placez sur ce sable les individus desséchés, en les recouvrant d'une 
autre assiette semblable à la première, pour obvier à l'évaporation, 
et laissez-les dans cette atmosphère humide pendant quelques heures; 
au bout de ce temps, ils auront acquis le degré de souplesse 
convenable. 

Je ne saurais trop recommander de proscrire l'usage des épingles 
dans les collections; elles produisent, tôt ou tard, du vert-de-gris, ce 
qui occasionne trop souvent la perte d'insectes bien rares : des 
aiguilles valent beaucoup mieux , mais elles sont chères , et il est 
assez difficile de s'en procurer de grosseur convenable : je préfère des 
coupilles de fer très-pointues; on peut les faire aisément soi-même, 
et en proportionner la longueur, ainsi que la grosseur , sur le volume 
des insectes, et la hauteur des cadres : avec de pareilles coupilles, je 

(i) J'ai arrang»^ toute ma collectioa sur ces principes, £t en le fliisani j'ai su 
réunir l'agréable à l'utile. 



3o INTRODUCTION. 

conserve, depuis plusieurs années, ma collection sans aucune 
altération. 

En -visitant des cabinets, j'ai remarqué que plusieurs amateurs 
laissaient leurs insectes au bas des épingles qui les traversent, sans 
réfléchir à leur fragilité, ce qui les expose à être mutilés chaque fois 
qu'on veut les prendre pour les examiner et les replacer ensuite. 
Pour obvier à ce désagrément, il faut élever les insectes sur les 
coupilles, de façon que leurs pattes ne touchent jamais le fond des 
cadres qui les renferment: par ce moyen, on conservera, dans leur 
parfaite intégrité, des individus, souvent précieux, qui perdent une 
grande partie de leur prix par un mutilation quelconque. 

Il y a des insectes si petits qu'on ne peut transpercer sans leur faire 
perdre une partie de leur forme , et les rendre souvent méconnais- 
sables. Pour éviter cet inconvénient, il faut étendre ces petits animaux 
sur des fragmens de talc, ou de cartes, en fixant, au préalable, leur 
corps avec un peu de gomme ou avec de l'hostie délayée dans l'eau, 
qui s'évapore promptement. On peut couper ces fragmens de carte 
assez grands pour pouvoir y reunir deux ou trois individus de 
chaque espèce. 

On a plusieurs manières de faire périr les insectes, mais la plus 
prompte sera toujours à mes yeux la meilleure j celle dont je me sers 
me paraît être préférable a celles que j'ai vu employer : elle consiste à 
mettre dans une très-petite bouteille de verre fort mince les insectes 
qu'on veut faire mourir, et à plonger cette bouteille, bouchée, 
dans de l'eau bouillante, qui leur donne la mort au moment même, 
en conservant à leurs membres toute la souplesse nécessaire pour 
pouvoir les étendre. 

J'ai employé, toujours avec succès, contre les larves des dermestes, 
des anthrènes, des auobies , etc. la liqueur veslimentale de Dupleix, 



INTRODUCTION. 3l 

qui demeure rue Saint-Martin, n." ii3, à Paris. Cctta liqueur a 
sur les autres préparations de ce genre l'avantage de ne pas graisser 
et de s'évaporer facilement. J'en lis un jour l'essai sur des insectes 
exotiques qui me parurent attaqués, et je vis sortir, dans l'espace 
d'une heure , du corps d'un gros sphinx quatorze larves de der- 
mestes , qui en faisaient curée. 



NOUVELLE METHODE 

DE CLASSER 

LES HYMÉNOPTÈRES 



CHARAGTERES 

C L A s s I s 

H Y M E N O P T E R O R U M. 



A l^ ^ quatuor , incequales , infe- 
riores breviores , nudœ , menibra- 
naceœ, non squamosœ, nervis reli— 
culatœ in plerisque, 

Mandibulae {sive dentés) corneœ , 
exsertœ. 

Antennae elongatœ , crassœ, plu- 
rimis articulis composilœ , vulgo 
supra septem. 



Tarsi (feZpedes), articulis quin- 



CARACTÈRES 
DE LA CLASSE 

DES HYMÉNOPTÈRES. 



jCLIles , quatre, inegp.les, les infé- 
rieures plus petites, nues, membra- 
neuses, sans écailles , avec des ner- 
vures formant un reseau dans le plus 
grand nombre. 

Mandibules (ou dejits) cornées, 
saillantes. 

Antennes longues , épaisses , com- 
posées de plusieurs anneaux, dont le 
nombre surpasse ordinairement celui 
de sept. 

Tarses (oupieds), à cinq articles. 



que 



Observatio. Feminœ terehra , vel 
acit/eu , sub ano armatœ sunt , modo 
e^serlo , modo recondito. 

Hyménoptères. Tome i. 



Observation. Les femelles ont le 
derrière armé d'une taiière ou d'un 
aiguillon taulôl découvert, lautôt caché. 



O R D I N E s 
HYMENOPTERORUM. 



( 54 ) 

ORDRES 
DES HYMÉNOPTÈRES. 



P R I M U s. 

Abdomine sessili , latitudinem 
thoracis adœquante. 

8ECUNDUS. 

Abdomine petiolato,petiolo supra 
thoracem infixo. 

T E R T I u 6. 

Abdomine plus minusve petiolatOj 
pétiole pane thoracem injixo. 



PREMIER. 



Ventre sessile , dont la largeur 
égale celle du corselet. 

SECOND. 

Ventre pe'tlole , pétiole implanté 
sur le corselet. 

TROISIÈME. 

Ventre plus ou moins pe'tiole' , 
pétiole implanté derrière le corselet. 



( 55 ) 

INDEX GENERUM CATALOG UE DES GENRES 

HYMENOPTERORUM(i). DES HYMÉNOPTÈRES, 



P R I M U s O K D O. 


PREMIER ORDRE. 


1. Tenthredo, i.^ et 'x.^familia. 


1. Tenthrède, i.'" et 2.° famille. 


3. Cryptus. 


2. Crypie. 


5. Allantus. 


5. Allynle. 


4. Dolents , i." et a.'familia. 


4. Dolère, i.'" el 2.' famille. 


6. Nematus, 


5. Némalc. 


6. Pteronus, i.'',2.^eto.'familia. 


6. Plerone, i.'", 2.° et 3.° famille. 


Suppl., pi. i3. 


Suppl. pi. s3. 


y. Cephaleia, 


y. Ceplialele. 


8. Oryssus. 


8. Orysse. 


g. Trachelus^ 


g. Trachèle. 


îo. Uroceriis. 


lo. Urocère. 


11. Sirex. 


11. Sirex. 


Tremex. 


Tremex. 


s ECU NOUS ORI>0, 


SECOND ORDRE. 


1. Evania, 


1. Evanie. 


s. Fœnus. 


2. Fcne. 


3, Aulacus. 


&. Aiilaque. 


4. Stephanus. 


4. Stéphane. 


T E R T I u s o R D o. 


TROISIÈME ORDRE. 


1. Jchneumon, i." e/ o.." fomilia. 


3. Iclineumou, i.'" et 2." famille, 


2. Anoinalon , i.' et 2.^ fcimilia^ 


2. Anoinalon, i.'" et 2.° famille. 


5. Bracon. 


r>. Bracon. 



(i) Tous les genres que j'ai pu me procurer depitis la gravure des treize première» 
planches, el pendant l'espace de six ans, sont indiqua sans numéros dans ce catalogue^ 
la phipart d'enlr'eux sont représentés dans les planches 5 et i4, avec le mot supplément 
au-dessus de leurs cases; les autres m'ont paru d'une démonstration si facile que j'ai cri* 
pouvoir me dispenser de les faire graver. Quant aux genres qui ne renferment que- 
des insectes exotiques, ils ne sont majqués que d'un astérisque. 

E2* 



( 


56 ) 




4. Pompilus. 


4. 


Pomplle. 


Ceropales. 




Céropale. 


5. SpJiex , 1.» et 2.' familia. 


5. 


Sphex, 1."° et 2.' famille. 


Miscus, 1/ et -2.^ familia. . 




Misque , l."° et 2.' famille. 


Ampulex. Suppl. pi. i4. 




Ampulex. Suppl. pi. i4. 


6. Psen,\^ et 2 fam. Suppl. pi. i: 


î. 6. 


Psen, 1"° et 2' fatn. iSwp. /j/. /J. 


7, Sligmus. 


7- 


Stigme. 


'è. Apius. 


8. 


Apie. 


9. Larra. 


9- 


Larre, 


10. Dimorpha. 


10. 


Dimorphe. 


11. Tiphia. 


11. 


Tiphle. 


:f P/esia. 


* 


Plësie. 


Tachus. Suppl. pi. l4. 




Taque. Suppl. pi. i4. 


12. Scolia. 


12. 


Scolie. 


3 3. Sapyga. 


i3. 


Sapygue. 


i4. 3Iyrmosa. 


i4. 


Myrmose. 


l5. Vespa. 


i5. 


Guêpe. 


16. Bembex. 


16. 


Bemljex. 


Stizus. Suppl. pi. i4. 




Siize. Suppl. pi. i4. 


•>f Thynnus, 


* 


Thynne. 


17. Masaris. 


17- 


Masaris. 


18. Simblephilus. 


18. 


Symble'phile. 


19. Mellinus. 


19- 


Melline. 


iio. Arpactus. 


20. 


Arpacle. 


21. Alyson. 


2X. 


Alyson. 


22. Nysson. 


22. 


Nysson. 


a3. Philanthus. 


23. 


Philanllie. 


«24. Gonius. 


24. 


Gonie. 


s5. Mifcophus. 


25. 


Mlscophe. 


26. Dinetus. 


26. 


Dinète. 


27. Crabro, 


27. 


Crabro. 


e8. Cemonus, 1.' ef 2.^ familia. 


28. 


Cemone, i."' et 1.' famille. 


Helorus. Suppl pi. l4. 




He'lore. Suppl, pi. ik. 


sg. Oxybelus. 


29. 


Oxybèle. 



( 3? ) 



5o. Prosopis. 


3o. Prosopis. 


5i. Nomada. 


3ji. Nomade, 


Pasites. 


Paslle. 


Epeolus. Siippl. pi. i4. 


Epéole. Suppl. pi. i4. 


32. Andrena , i.* et 2.» familia. 


3ia. Andrène , 1,."° et 2.' famille. 


Suppl. pi. i4. 


Suppl. pi. i4. 


Ceratina. Suppl. pi, i4. 


Cératlne. Suppl. pi. i4. 


33. Lasius. 


33. Lasie. 


34. Crocisa. 


34. Crocise. 


35. ^/7is. 


35. Abeille. 


X- Trigona. 


>f Trigone, 


36. Trachusa. x." et 2.* familia. 


36. Trachuse, i."' et 2.° famille, 


Xylocopa. 


Xylocope. 


37. Breinus. 


37. Brème. 


38. #/M/i7/a. 


38. Mutille. 


5g. Formica, 1.* ef 2.'' familia. 


39. Fourmi , 1.'" et 2.' famille. 


* ^«a. 


* Atte. 


iî/a/î/ca. 


Manique, 


5(- Dorylus. 


* Doryle. 


5f Labidus, 


X- Labyde. 


4o. Cynips. 


4o. Cynips. 


Figites. 


Figite. 


4i. Chelonus. 


4i. Chélone. 


42. Chrysis. 


42. Chrysis. 


Cleptes. 


Clepte. 


45. Omalus. 


43. Omale. 


Anteon. 


Anleon. 


44. Ceraphron. 


44. Ceraphron. 


45. Leucospis. 


45. Leucospe, 


46. Co(/ra5. 


46, Codre. 


Cinetus. 


Clnète. 


Belyta. Suppl, pi. l4. 


Bëlyie. Suppl. pi. t4. 


47. Chalcis. 


47. Chalcis. 


48. j°6i/M5. 


48. PsUe. 



( 58 ) 
Denominatio partium qu^ dénomination des parties qui 

ALAM ANTICAM HYMENOPTERO- 
PiUM CONSTIT UUNÏ. 



CONSTITUENT i/aILE ANTÉRIEURE 
DES HYMÉNOPTÈRES. 



TABULAI.* 
Figura i .* 

a) Apex alœ basi oppositus. 

b) Basis alœ conneclitur thoracc. 

c) Angulusposticus inter marginem 
posterlorem et interiorem alœ 
si tus est. 

d) Margo exlerior a basi ad apicem 
ake extenclitur. 

e) Margo poslcrior ab angulo pos- 
tico ad apicem alœ extendilur: 

f) Margo interlor ab angulo pos~ 
tico ad basi?i alœ extendilur. 

g) Discus totapars alœ marginibus 
inclusa. 

Fig. 2.. 

a) R adius , primus nervus marginis 
exterioris alœ , progreditur a 
basi ad punctimi alœ 

b) Cuijitus, secundns neri^us mar- 
ginis exterioris alœ, progreditur 
(juoque a basi ad punclum alœ:. 
a radio membrana interinedia 
disjungiiur.. 



PLANCHE 1."' 

Figure i ."" 

a) Le bout de l'aile est oppose à sa 

base. 
b ) La base de l'aile s'insère ^^ 

corselet. 
c ) L'angle postérieur de l'aile est 
situe entre le bord postérieur 
et l'interne. 

d) Le bord externe s'eïend depuis 
la base jusqu'au bout de l'aile. 

e) Le bord postérieur s'e'tend de- 
puis l'angle postérieur jusqu'au 
bout de l'aile. 

f) Le bord interne s'étend depuis 
l'angle postérieur jusqu'à la base 
de l'aile. 

g) Le disque est toute la partie de 
l'aile comprise entre ses bord* 

Fig. 2. 

a) Le rayon, première nervure du 
bord externe de l'aile, s'étend de- 
puis la base jusqu'au point de l'aile, 

b ) L'os du coude,' seconAe nervure 
du bord externe de l'aile, s'étend 
aubsi depuis la base jusqu'au point 
de l'aile : il est séparé du rayon par 
une membrane iulcrmédiaiKe,. 



( 

c) Punctuni (v^/carpus) alœ situs 
est ad extremitatem ossium 
lacerti : in ter illas duas partes 
articulatio adest. 

d) CeJluIae radiales. 

e) Cellulae cul^llales. 

f) Nervi récurrentes a nervis dis- 
coidalibus alœ ascendunt, et in 
cellulas cubitales inseruntur. 

g) Nervi brachiales a thorace ori- 
ginem trahunt , emervis lacerti 
conjungunlur. 

Fig. 3. 
«) Cellula radialis appendiculata. 

b) Cellula cubilalis petiolata. 

c) Nervi rccurrenles. 

Fig. 4. 
«) Puncium alae {vel carpus). 
h) Cellula inconiplela, 

Fig. 5. 
«) Punctum alae. 
b ) Nervi récurrentes. 

Hœc figura oslendil parvum ner- 
vum procedentem a basi puncti , et 
secantem primain ceUularn cubi- 
talem in duas parles fere œquales. 



59 ) 

c ) Le point (ou le carpe) de l'aile est 
siluë à la terminaison des os de 
l'avanl-bras: c'est entre ces deux 
parties que se trouve l'arliculation. 

d) Les cellules radiales. 

e ) Les cellules cubitales. 

f) Les nervures récurrentes re- 
montent des nervures du disque 
de l'aile pour s'inse'rer dans les 
cellules cubitales 

g ) Les nervures brachiales naissent 
du corselet , et s'unissent avec 
les nervures de l'avant-bras. 
Fig 3. 

a ) La cellule radiale appendicée. 

b) La cellule cubitale p étiolée. 

c ) Les nervures récurrentes. 
Fig. 4. 

a) 'Le point de l'aile (ou le carpe). 

b) La cellule incomplète. 

Fig 5. 
a ) Le point de F aile, 
b ) Les nervures récurrentes. 

Cette figure fait voir une petite 
nervure qui sort de la base du point, 
et qui coupe presque en deux parties 
égales la première cellule cubitale. 



( 4o ) 

DENOMINATIO DÉNOMINATION 

MANDIBULARUM. DES MANDIBULES. 





TABULA 1.* 






TABLE l."' 


\- 1 


Unidentata. 


Fig 


. 1. 


Unklenlëe. 


52. 


Emarginata. 




2. 


Émarginee. 


3. 


Calcare prœdita. 




3. 


Éperonëe. 


4. 


Bidentala. 




4. 


BiJentëe. 


6. 


Tridenlata. 




5. 


Tridenlëe. 


6. 


Adunca. 




6. 


Crochue. 


7- 


Qua driden ta ta. 




7- 


A r|uatre dents. 


8. 


Quadridentata, seddiverso 
modo. 




8. 


A quatre dents, mais d'une 
manière différente. 


9- 


Quinque dentata. 




9- 


A cinq dents. 


lO. 


Tuberculata. 




lO. 


Tuberculée. 


11. 


Coch leariformis. 




11. 


En cuiller. 


12. 


Sulcato-cochleariformîs. 




12. 


En cuiller sillonne'e. 



( 4i ) 

DENOMINATIO DÉNOMINATION 

ANTENNARUM. DES ANTENNES. 



TABULA 



PLANCHE (l) 



1. 


Filiformis. 


Fig. 1.- 


Filiforme. 


2. 


Articulata. 


3. 


Articulée. 


3. 


Moniliformis. 


3. 


Moniliforme. 


4. 


Fusiformis et serrata. 


4. 


Fusiforrae et en scie. 


5. 


Setacea. 


5. 


Sëlace'e. 


6. 


Cylindrica. 


6. 


Cylindrique, 


7- 


Fracta. 


7- 


Brisée. 


8. 


Furcata. 


8. 


Fourchue. 


9- 


TJncinata, 


9- 


Crochue. 


la. 


Clavata. 


lO. 


En massue. 


11. 


Capitata. 


11. 


A tête , ou à boulon. 


12. 


Pennata. 


12. 


Penne'e. 


i5. 


Pectinata. 


i3. 


En peigne. 


i4. 


Serrata, 


i4. 


En scie. 



(i) Lisez PLANCHE !."• au Heu de TABLE i"' , à la page prôc(îdente. 



Hyménoptères. Tome t. 



( 42 ) 



OR DO PRIMUS. ORDRE PREMIER. 

Abdomine prorsus sessili Abdomen entièrement sessile, 

latitudinem thoracis dont la largeur égale celle 

AD^QUANTE. DU CORSELET. 



I^ET ordre présente un caractère sûr et facile à saisir, au moyen 
duquel on pourra reconnaître bien aisément tous les insectes qui 
doivent y être ranges. En effet, sans avoir aucune connaissance en 
histoire naturelle, on décidera toujours, à la première vue, si le 
ventre d'un hyménoptère tient au corselet dans toute sa largeur, 
ou s'il y est implanté par un pétiole. 

A ce caractère, qui suffirait sans doute, j'en ajouterai d'autres 
moins apparens, a la vérité, mais qu'il importe de faire remarquer. 

Le premier se trouve dans la manière dont ces insectes portent 
leurs ailes lorsqu'ils sont en repos : on observe qu'elles se croisent un 
peu en toit sur le ventre , qu'elles débordent, et qu'elles sont chif- 
fonnées; c'est-a-dire, que la membrane dont elles sont formées n'est 
pas tendue comme elle le serait si l'insecte volait. 

Le second se trouve dans la tarière que les femelles portent à 
l'extrémité du ventre, tarière droite et forte, qui excède toujours plus 
ou moins le dernier anneau de l'abdomen, et dont ces femelles se 
servent très-adroitement pour préparer convenablement la place où 
elles veulent déposer leurs oeufs. 



( 43 ) 

Le troisième consiste dans les protubérances de la partie supé- 
rieure du corselet , qui forment quatre divisions , dont l'antérieure 
repond à la tête , les deux latérales à la base des ailes , et la pos- 
térieure comprend l'écusson. 

J'ai divisé le genre tenthredo de Linné en sept genres ; mais j'ai 
tort de dire que je l'ai divisé , puisque c'est la nature elle-même 
qui a établi entre ces insectes des diiterences bien sensibles , que 
je me borne à faire observer par la formation de mes nouveaux 
genres. 

Si l'on examine les larves des mouches à scie ( tlienlredo ) , on 
voit combien elles diffèrent eutr'elles , soit par leur forme et les 
attitudes singulières qu'elles prennent sur les feuilles dont elles se 
nourrissent, soit par le nombre de leurs pattes membraneuses, soit 
enfin parce que les unes se contentent de s'envelopper dans une 
feuille qu'elles roulent avec art , tandis que d'autres fabriquent des 
coques simples ou doubles pour s'y transformer en chrysalides , et 
que de plus prévoyantes peut-être s'enterrent pour se garantir encore 
mieux. 

Les insectes parfaits nous présentent des variétés de forme aussi 
nombreuses que leurs larves. Les uns ont le corps ovale, d'autres 
l'ont cylindrique , en fuseau ; dans plusieurs il est épaté et presque 
triangulaire , et dans un petit nombre il est conique. 

Si l'on considère enfin les différences que présentent les cellules 
des ailes , les dentelures des mandibules , la forme des antennes et 
le nombre d'anneaux dont elles sont composées dans ces insectes , 
on sentira d'autant mieux la nécessité qu'il y avait de diviser co 
genre. 

Le genre des sirex a été soumis aussi à quatre divisions, lesquelles 
ont été déterminées autant par les résultats de mes caractères génériques 

F2* 



( 44 ) 
que par la différence qui existe dans l'apparence extérieure de ces 
insectes. En effet, dans mes trachèles, le corselet se prolonge en avant, 
et il est obtus, tandis que dans les sirex il est tronque et épineux : dans 
les premiers l'abdomen est grêle, aplati latéralement, et la tarière est 
peu apparente ; dans les derniers, il est gros, cylindrique, et la tarière 
est très-saillante. Mes urocèressQ distinguent encore plus facilement 
des sirex par la longueur de leur cou , qui fait une demi-gouttière 
solide , au bout de laquelle est implantée une petite tête qui , 
par la finesse des antennes qu'elle porte , offre un caractère remar- 
quable. Enfin , on ne confondra pas les tremex avec les sirex si 
l'on considère la brièveté de leurs antennes. 

Ce simple aperçu prouve qu'on ne pouvait pas laisser ces quatre 
genres réunis en un seul. 



45 



G E N U s I. 
T E N T II R E D O. 



GENRE I. 
TENTHRÈDE. 



Cellulae radiales, duœ , elongatce, 
fere œcjuales. 

Cellulœ cubitales , ires : prima , 
angustata , excipit duos nervos 
récurrentes y tertia apicem alœ 
atlingil. 

Mandlbulœ , tridentatœ. 

Anlennae, capitatœ, cjuinque, sex 
et septem articulis compositce, ulti- 
mus ovatus. 

2.' F A MI LIA. 

Cellulae radiales, idem. 

Cellulae cubitales , très : prima , 
excipit primum nervum recurren- 
tem; secunda secundum. 

Mandibulse, bidentatœ. 
Antennae, quinque articulis com- 
positœ. 



1 . FAMILLE. 

Cellules l'adiales, deux, alongces, 
presque égales. 

Cellules cubitales, trois : la i."*, 
qui est resserrée , reçoit les deux 
nervures re'currenlesj la 3."°"° atteint 
le bout de l'aile. 

Mandibules , tridente'es. 

Antennes , à tête , compose'es de 
cinq , six et sept anneaux , dont lé 
dernier est ovale. 



2." 



FAMILLE. 



Cellules radiales , de même. 

Cellules cubitales ,UQi&: la i."",, 
reçoit la première nervure récur- 
rente, et la 2."°^ cellule, la seconde 
nervure. 

Mandibules , bidentëes. 

Antennes , compose'es de cinq an- 



Les insectes de ce genre ne peuvent être confondus avec d'autres 
de cet ordre , puisqu'ils sont les seuls dont les antennes soient 
terminées par un bouton ovale. Geoffroy, ne considérant que la 
forme particulière de ces antennes , et jugeant que ce caractère était 
suffisant pour séparer ces insectes des autres tenllirèdeSy a créé pour 



( 46 ) 
eux un nouveau genre, auquel il a donne le nom de crcibro , déno- 
mination que j'aurais conservée si elle n'avait pas été déjà consacrée 
à d'autres hyménoptères. 

MM. Olivier, Latreille, et récemment Fabricius , guidés par la 
même considération, ont suivi l'exemple de Geoffroy, en substituant 
au nom de crahro celui de cinibex. J'aurais adopté bien volontiers 
cette dénomination s'il eût été nécessaire de créer un nouveau 
nom ; mais , ayant trouvé celui de tenthredo établi par tous les 
anciens auteurs , j'ai préféré le conserver à ce genre. 

M.' Fabricius a voulu corriger, dans la nouvelle édition de ses 
piezata, l'erreur qu'il avait commise dans son gênera, en n'accordant 
à ses tenthredo que trois anneaux aux barbillons postérieurs, mais 
en en donnant actuellement cinq aux insectes de ses cinq premiers 
genres, qui sont extraits de son ancien genre tenthredo , je présume 
qu'il s'est encore trompé , puisque je n'ai pu en reconnaître que 
quatre, et que M.' Latreille en a vu le même nombre que moi. 

Nota. Ce genre a été établi sur l'inspection de onze femelle et de huit mâles. 



( 47 ) 



TENTHREDO. 
S P E C I E S. 



TENTHRÈDE. 
ESPÈCES. 



1 .' F A M r L I A. 
FEMIN^. FEHBLI.es. 

Femorata 



Lucorum. Fabr. Cimbex. n.° 2. 



Lutea. 



Fabr. Cimbex. n.° 5. 



3Iarginata. Fabr. Cimbex. n." 6. 

Panzer. Tenthr. 

Vitellinœ 

La femelle a les côtés 

du ventre moius roux que 

le mâle. 
Fasciata. Fabr. Cimbex. h." g. 

Panzer. Tenthr. 



\."° FAMILLE. 

MARES. MALES. 

Femorata. Fabr. Cimbex. n.* l. 
Panzer. Tenthredo. 

Le mâle a les cuisses 
postérieures renflées. 



Lucorum. 



Le mâle ne diif ère de la 
femeUe que par le renfle- 
ment et les épines des 
cuisses postérieures. 

Sylvarum. Fabr. Cimbex. n.° 4. 

Panzer. Tenthr. 
Amerinœ^ Fabr. Cimbex. n." 5. 

Panzer. Tenthr. 



Vitellinœ. Fabr. Cimbex. n." 8. 



Fasciata. 



Fabr. Cimbex. n.° g. 
Le mâle est de couleur 
bronzée , et le premier an- 
neau de son abdomen n'est 
pas blanc comme dans la 
femeUe. 



Sericea. 



Montana. 
Axillaris. 



Fabr. Clmhex. n. 
Panzer. Tenthr. 
Panzcr. Tenlhr. 
Gravée. 



2." F A Ml LIA. 

TEMINvE. F E M E L L ^ 



Lœta. 



48 ) 

Sericea. 



Axillaris, 



Fabr. Cimbex. n." il. 
Panzer. Tenthr. 
Gravée (i). 
Obscura. Fabr. Cimbex. n." 12. 
Panzer. Tenthr. 



Fabr. Cimbex. n.* 10 B. 
Panzer. Tenthr. 

Panzer. Tenthr. 

Le mâle a les cuisses 
renflées. 



FAMILLE. 



(1) J'ai trouve plusieurs fois ce joli insecte sur la renoncule bulbeuse. Le mâle m'est 
encore inconnu. 



( 49 ) 

GENUS II. GENRE IL 

C R Y P T U S (i). CRYPTE, 



Cellula radialis , una , maxima , 
appendiculata. 

Cellulse cubitales, quatuor , fer e 
œquales : secunda tertiaque duos 
nervos récurrentes excipiuntj quarta 
apicem alœ attingit. 

Mandibulse, pan>œ, emarginatœ. 

A.ni&nnœ., filiformes , tribus arti- 
culis compositœ , ultiinus longissi- 
mus. 



Cellule radiale, une , très-grande, 
appendice'e. 

Cellules cubitales , quatre , pres- 
que égales: la seconde el la troisième 
reçoivent les deux nervures récur- 
rentes ; la quatrième atteint l'exlre- 
niite de l'aile. 

Mandibules , petites, e'margine'es. 

Antennes, filiformes, composées 
de trois anneaux , dont le dernier 
est très-long. 



Les insectes de ce genre sont les seuls hyménoptères qui n'aient 
que trois anneaux aux antennes : ce caractère suffira sans doute 
pour les faire toujours reconnaître aisément. 

On pourra objecter contre cette assertion que , quoique ces 
antennes n'aient en apparence que trois anneaux , elles en ont 
réellement un bien plus grand nombre : cela est vraij mais, pour 
les découvrir , il faut recourir à la macération ; or , comme la 
décomposition d'un organe n'entrera jamais dans une méthode comme 
un moyen propre a faire distinguer un genre , je persisterai à ne 
donner que trois anneaux à ces antennes. 

Les cryptes mâles se distinguent aisément de leurs femelles par 
leurs antennes velues. 



(i) Lisez cryptus au lieu de cruptus dans les planches. 

Hymènoplères, Tome i. 



( 5o ) 

Bergmaiiii et de Geer , qui ont étudie' avec beaucoup de soin 
l'histoire des larves des mouches à scie , et qui les ont divisées en 
familles d'après le nombre de leur pattes, nous apprennent que 
les larves des insectes de ce genre n'ont que dix-huit pattes , tandis 
que celles des insectes qui appartiennent au genre précèdent et 
au suivant en ont vingt-deux. 

Je n'ai pas pu examiner un assez grand nombre de larves de 
tenthrèdes pour connaître toutes les nuances qui peuvent exister 
entr'elles , mais je peux annoncer à ceux qui voudront faire cet 
examen avec soin , qu'ils trouveront , dans l'organisation des larves 
de ces hyménoptères , autant de différences que j'en ai trouvé dans 
celle des insectes parfaits ; cela ne peut pas être autrement, puisque 
la nature n'a jamais fait sortir du même moule deux individus 
avec des formes différentes, à dater même du premier moment de 
leur existence. 

M.' Latreille , dans son Histoire générale des Insectes , faisant 
suite à celle de Buffon , a nommé hylotomes nos cryptes. Je 
n'aurais pas hésité d'adopter toutes les dénominations génériques 
de cet illustre auteur si les planches de cet ouvrage n'avaient pas 
été gravées long-temps avant la publication de sou ouvrage. 

M.' Fabricius , en adoptant la dénomination générique de 
M/ Latreille , a réuni dans ce genre des insectes qui m'ont paru lui 
être tout-a-fait étrangers et qu'on verra paraître dans la succession 
de mes genres. 

Nota. Ce genre a élé établi sur rinspeclion de opze femelles et de huit mâles. 



C R Y P T U s. 

SPECIES. 



( 5i ) 



CRYPTE. 

ESPÈCES. 



r E M I N iE. FEMELLES. 

UstulaUls. ^s\iY.Hylotoma.n.'"5. 
Panzer. Tenthr. 



MARES. 



Enodis. Fabr. Ilylot. n.° lo. 

Panzer. Tenthr. 
Cœrulescens. Fahr. Ilylot. n.° 12. 

Panzer. Tenthr. 
Rosœ. Fabr. Hylot. n.° 16. 

Panzer. Tenthr. 
Paganus. Panzer. Tenthr. 
Angelicœ. Fabr. Hylot. n.° 17. 

Panzer. Tenthr. 
Maculatus. Gravé. 
Segmenlarius. Panzer. Cruptits. 

Je regarde celte espèce 

comme une variété de 

Vustulatus. 



Ustulatus. De nièaie. 

Excepté les antennes, 
qui sont velues ou ciliées 
comme dans tous les mâles 
de ce genre. 

Furcatus. Fabr. Hylot. n.° 8. 
Panzer. Tenthr. 

Ce mâle est remarquable 
par ses antennes ; j'ignore 
si sa femelle lui ressemble : 
Villers , qui le premier en 
a parlé , ne le dit pas. 
De même. 



Enodis. 



Coerulescens. De même. 



Pagai 



De même. 



( ^2 ) 



GENUS m. 
A L L A N T U s. 



GENRE III. 
ALLANT 



Cellulae radiales, duœ , œquales. 

CeJIulœ cubitales, quatuor, inœ- 
quales : prima parva , rotundata y 
secunda tertiaque excipiunt duos 
nervos récurrentes y quarta apicem 
alœ attingit. 

Mandibulœ , quadridentatœ , sed 
bidentatœ in speciebus duplici aste- 
risco notatis. 

Anlennae , suhfilif ormes , vulgo 
novem articulis compositœ , raro 
undecim. 



Cellules radiales , deux, égales. 

Cellules cubitales , quatre , iné- 
gales.' la 1.°" est petite, arrondie; la 
2. °" et la 3.°"* reçoivent les deux, 
nervures récurrentes; la 4."°" atteint 
le bout de l'aile. 

Mandibules à quatre dents , mais 
bidcnte'es dans les espèces marque'es 
d'un double aste'risque. 

Antennes , un peu filiformes , 
composées ordinairement de neuf 
anneaux , rarement de onze. 



Les antennes distingueront les insectes de ce genre de ceux des 
deux genres piecédens , et le nombre des cellules les séparera de 
ceux qui doivent entrer dans les genres suivans. 

J'ai marqué par un double astérisque les allantes dont les 
mandibules ne sont que bidentées , et je les ai séparés des autres 
parce que la nervure d'intersection des cellules radiales se présente 
sous une inclinaison un peu différente: cette seule modification dans 
la distribution des nervures a suffi pour m'annoncer celle qui devait 
exister dans l'apparence de ces individus, et me prouver que leur 
moule n'avait pas été exactement le même que celui des autres 
allantes. En effet, l'abdomen raccourci de la plupart de ces insectes, 
et la dentelure de leurs mandibtiles établissent entr'eux et les autres 
allantes une nuance remarquable qui les rapproche des cryptes. 



( 53 ) 

Il est étonnant que les auteurs n'aient pas pu se réunir sur le 
nombre des anneaux qui composent les antennes des teiilhrèdes. 
Les uns ont dit que ces organes en avaient sept; d'autres leur en 
ont donné huit , neuf , dix et onze. Comme il importe de décider 
celte question, j'assurerai que les antennes de tous les allantes sont 
composées de neuf anneaux, en comptant depuis leur base, excepté 
deux ou trois qui en ont onze, et que je ferai connaître en parlant 
des espèces. 

On trouvera dans le genre tenthredo de M.' Fabricius des espèces 
qui entrent dans mes genres dolère et némate et qui diffèrent des 
allantes par leurs antennes, leurs mandibules, et surtout par les 
cellules de l'aile. 

M.' Latreille a établi dans son genre tenthrède plusieurs subdi- 
visions fondées sur la forme de l'abdomen, sur la figure ou la longueur 
des antennes, et sur la découpure des mandibules : comme la plupart 
de ces subdivisions constituent des genres nouveaux par le nombre 
des cellules des ailes, je les ferai successivement connaître en parlant 
des genres auxquels ces subdivisions se l'apportent. 



Nota. Ce genre a (-lé établi sui- riiispecliou de quaUe-viiigl-huit femelles et de 
quaraule mâles. 



ALLANTUS. 
S P E C I E S. 



( 5-i ) 



ALLANTE. 
ESPECES. 



FEMIN^. FEMELLES. 


Costalis. 


Fabr. Hylot. n/ i5. 


CingulaUls. 


Fabr. Hjlot. n." 29. 


Scrophulariœ 


Fabr. Tenthr. n.° 1. 


Fiennensis. 


Panzer. Tenthr. 


Marginellus 


.Fabr. Tenthr. n." 2. 




Panzer. Tenthr. 


Cinctus. 


Fabr. Tenthr. 11.° 3. 




Panzer Tenthr. 




La tenthredo cîncla de 




Lmnéapparliejil au genre 




dolère, elaélé gravée. 


Blcinctus. 


Fabr. Tenthr. n." 4. 


Tricinclus. 


Fabr. Tenthr. n." 5. 


Rusticus. 


Fabr. Tenthr. n." 6. 




Panz. Tenthr. notata. 


Ribis. 


Fabr. Ï'en/Ar. n.° 8. 




Panzer. Tenthr. 


Flavicornis 


Fabr. Tenthr. n.° g. 




Panzer. Tenthr. 


Liiteicornis 


Fabr. Te/z/Z^r. n." 10. 


Pavldus. 


Fabr. Tenthr. n." i3. 


An ails. 


Fabr. Tenthr. n." 17. 


Maurus. 


Fabr. Tenthr. n." 19. 




Panzer. Tenthr. fagi. 


Liuidus. 


Fabr. Téjw/Ar. n." 21. 




Panzer. Tenf^^r. 


Coryli. 


Fal)r. 7Vn^/27-. n." 22. 



M A n E s. MALES. 

Costalis. De mémo. 



Panzer. Tenthr. 



Scrophulariœ. De même. 



Cinctus. 



Lii^idus, 



Fabr. Tenthr. vaga. 
Panz. Ten<. semicincta. 



Bicinctus. A peu près de même. 



Rusticus, Fabr. Tent.carbonaria. 
Panz. Tent. carhonaria. 
Ribis. De même. 



Panz. Tent. carpini. 



( 55 ) 



Albicornis. 

J'elox. 
Ater. 

Mandihuîaris 

Tarsata. 

12 punctatus 

Punctum. 

Blandus. 
4 maculrius. 

Hœmatopus. 



Fabr. Tenlhr. n." 
Panzer. Tenthr. 
Fabr. Tenthr. 
Fabr. Tenthr. n.' 
Panzer. Tenthr. 
.Fabr. Tenthr. n." 
Panzer. Tenthr. 
Fabr. Tenthr. n.' 
Panzer. Tenthr. 
Fabr. Tt'W^Ar. n.° 
Panzer. Tenthr. 
Fabr. Tenlhr. n.° 
Panzer. Tenthr. 
Fabr. Tenthr. n." 
Fabr. Tenlhr. n.° 
Panzer. AUantus. 
Panzer. Tenthr. 



23. 



27. 



A peu près 
que le mile. 



Albicornis. De même. 



Férus. 


Fabr. Té'/ziAr. n." 38. 
Panzer. AUantus. 




Scutellaris. 


Fabr. Tenthr. n.°5i. 
Panzer. Tenthr. 




Viridis. 


Fabr. Tenthr. n.° 52. 
Panzer. Tenthr. 


Viridis. 


Rapœ. 


Fabr. Te«<A/-. n." 56. 




Nassatus. 


Fabr. re/î/Ar. n.^ôg. 


Nassatus. 


Dimidiatus 


.Fabr. r^'W^A/-; n.°6i. 




Stigma. 


Fabr. Tenthr. n.° 62. 




Zonatus. 


Panzer. Tenthr. 


Zonatus 


Teutonus 





Teutonus. 



Blandus. Panz. Tent. cylindrica. 



Hœmatopus. Fabr. Tenthr. n." Sy. 
Panzer. Tenthr. 



De même. 



Panzer. Tenthr. 



De même. 
Panzer. Tenthr. 



( 56 ) 



Tiliœ. 


Panzer. Allantus. 


Rubi. 


Panzer. Allantus. 


Obscurus. 


Panzer. Allantus. 


Rossii. 


Grave. 




Panzer. Allantus. 


[Abdominalis 


Fabr. Hylot. n." 19. 




Panz. Tent. ventralis. 


Spinarum. 


Fabr. Hylot. n.° 21. 




Panz. Tent. centifoliœ. 




Antennes à 1 1 anneaux. 




Les cellules de l'aile ne 




sont pas exactes. 


Annulatus. 


Fabr. Hylot. n." aS. 




Antennes à 1 1 anneaux. 




M' Fabricius s'est trompé 




en rapportant àla synony- 
mie la pi. 16 du fascicule 
49 de Panzer , puisque la 
tenthredo pagana de cet 




auteur n'a que 3 anneaux 




aux antennes. 


Ovatus. 


Fabr. Hylot. n." 25. 




Panzer. Tenthr. 


Ephippium 


Fabr. Hylot. n." 28. 




Panzer. Tenthr. 


Lateralis. 


Fabr. Tenthr. n.° 2g. 




Panzer. Allantus. 


Morio. 


Fabr. Tenthr. n.'Sl. 




Panzer. Tenthr. 



Nigritus. 



Fabr. Tenthr. n.*47. 
Fabr. Tenthr. n." 49. 



Sambi 



Rossii. 



Panzer. Allantus. 



De 



Spinarum. De même. 



Annulatus. De même. 



Morio. 



Fulvicornis. Fabr, Tenthr. n." 45. 



(Sthiops. De même. 
Ferrugincus, Panzer. Allantus. 



( 57 ) 



G E N U s IV. 
D O L E R U S. 



GENRE ir. 
D O L È R E, 



1." FAMILIA. 

Cellulae radiales, diiœ , œquales. 

Cellulœ cubitales , très : prima, 
parva, rotundala ; secunda , lon- 
gissima, excipit duos nervos récur- 
rentes j tertia apicem alœ attingit. 

Mandibulae , quadridentatœ. 

Antennœ, setaceœ, novem articulis 
compositœ. 

2.' FAMILIA. 

Cellulae radiales , idem. 

Cellulae cubitales , très : prima, 
elongata, excipit primum, nervum, 
recurrentem ; secunda , secundum. 



\."' FAMILLE. 

Cellules radiales , deux, e'galcs. 

Cellules cubitales , trois : la i."% 
petite, arrondie 5 la 2.% très longue, 
reçoit les deux nervures récurrentes^ 
la 3.' atteint le bout de l'aile. 

Mandibules, à quatre dents. 

Antennes, sëtace'es, composées de 
g anneaux. 

2_eme pjjiULLE. 

Cellules radiales, de même. 

Cellules cubitales , trois : la l ."' , 
alonge'e, reçoit la première nervure 
récurrente , et la seconde cellule la 
seconde nervure. 

Mandibules , ëmargine'es, légère- 
ment bidenlées. 

Antennes, de même. 



Mandibulae , emarginatœ j subbi- 
dentatœ. 

Antennae , idem. 

Il y a peu de différence entre Vhahitus des allantes notes d'asté- 
risques et celui des dolères ; mais les antennes de ceux-ci étant plu» 
sétacées , et le nombre des cellules cubitales n'étant pas le même , 
le plus léger examen suffira pour les séparer. Qtioique ce genre 
présente des caractères bien sensibles, il n'a été cependant remarqué 
par aucun auteur : M.' Latreille a placé les dolères dans son genre 
tenihrède , et on les trouve disséminés dans les genres hyloioma 
et tenthredo de M.' Fabricius. 

Nota. Ce genre a été établi sur l'inspection de quinze femelles el de neuf niâîes. 

Hyménoptères. Tome i. II 



( 58 ) 



D O L E R U s, 

S P E C I E S. 



D O L È R E. 

ESPÈCES. 



1." FAMILIA. 
FEMIN^. FEMELLES. 

Eglanteriœ. Fabr. Hylot. n." 18. 
Panz. Tent. pedestris. 



Germanicus. Fahr. Tenthr. n." 18. 

Panzer. Tenthr. 
Gonager. Fabr. Tenthr. n.° -25. 

Panz. Tenthr. crassa. 



Opacus. 



Tristls. 



Niger. 



Tibialis. 
Rufus. 
Cinctus. 
Togatus. 



Fabr. Tenthr. n.' 4i2 

Panzer. Tenthr. 

Grave. 

Fabr. Tentlir. 1 

Panzer. Tenthr. 

Fabr. Tenthr. 1 



5o. 



."64. 



2. FAMILIA. 

Panzer. Tenthr. 

Panzer. Tenthr. 

Grave. 

Fabr. Tenthr. n." i5. 

Panzer. Tenthr. 

Si cette espèce, que je n'ai 



pas, appartient a ce genre, 
les cellules cubitales ne sont 
pas exactement dessinées. 



1."° FAMILLE. 

MARES. MALES. 



Abietis Fabr. Tenthr. n." 1^. 
Panzer. Tenthr. 



Gonager, Panzer. Tenthr. 

Panzer a décrit et figuré 
la femelle sous le nom de 
crassa, et le mâle sous celui 
de gonogra. 



Niger. De mûme. 

Panzer. Tenthr. 

2."°" FAMILLE. 

Tibialis. De même. 



( 59 ) 

GENUS V. GENRE V. 

N E M A T U S. N É M A T E. 



Cellula radialis, una, maxima. 

CellulDe cubitales, quatuor : prima, 
parva , fere rotundata y secunda 
magna , duos nervos récurrentes 
excipit j tertia , minor, quadrata ; 
quarta apicem alœ attingit. 

Mandibulse , emarginatœ. 

Antennae, longœ, setaceœ, novem 
articulis compositœ. 



Cellule radiale, une, très-grande, 

Cellules cubitales, quatre : la i."', 
petite, presque ronde; la 2.', grande, 
reçoit les deux nervures récurrentes; 
la 3."°", moindre et carrée ; la 4.'"" 
atteint le bout de l'aile. 

Mandibules , ëmargiue'es. 

Antennes, \ons;{\cs, se'lacées, com- 
posées de neuf anneaux. 



La différence essentielle qui existe entre les néniates et les dolères 
repose sur le nombre des cellules radiales et cubitales, qui n'est pas 
le même dans ces deux genres. Cette différence, qui paraîtra peut- 
être légère a ceux qui ne voient les choses que superficiellement ;, 
acquerra toute la force dont elle est susceptible aux yeux de l'obser- 
vateur qui désire d'en connaître la cause , lorsqu'il découvrira que 
les larves de ces hyme'noptères n'ont que vingt pattes , tandis que 
celles que nous avons passées en revue en avaient dix-huit et vingt- 
deux. 

. C'est dans le genre tenlhredo de MM. Fabricius et Latreille qu'il 
faut chercher les néniates. 



Nota. Ce genre a été tlabll sur l'inspection de seize femelles et de quatre mûlcs.^ 



6o ) 



N E M A T U s. 
S P E C I E S. 



F E M r K iE. FEMELLES. 

Capreœ. Fabr. Tenthr. n.° 3o. 

Panzer. Tenthr. 
Flavus. Fabr. Tenthr. n.'Sg. 

Salicis. Fabr. Tenthr. n." 62. 

Septentrionalis. Fabr. Tenthr. n.° 63. 

Panzer. Tenthr. 
Lucidus. Panzer. Tenthr. 
Luteus. Panzer. Nematus. 

Intercus. Panzer. Nematus. 
Miliaris, Panzer. Tenthr. 

Les celltiles cubitales ne 

sont pas exactement des- 



Niger. 



Grave'. 



N È M A TE. 
ESPECES. 

MA.RES. U A H E S. 

Capreœ. De même. 



Salicis. De même. 



( 6i ) 



GENÙS VI. 
P T E R O N U S. 

1.» FAMILIA. 

Cellula radlalis, una, magna, 

Cellulae cubitales , très , fere 
œquales : prima secundaque exci- 
piunt duos nervos récurrentes; tertia 
apicem alœ attingit. 

Mandibulse , tridentatœ. 

Anlennse, serratœ, i6 articulis\ 

compositœ. )„ "f . 

setaceœ, g articulisip"^'-"'^- 

compositœ. } 

pennatœ, 3iarticulis\ 



GENRE ri. 
P T É R O N E. 



pectinatœ , g arti- 
culis compositœ. 



2.* FAMILIA. 

Cellula radialis , idem. 

Cellulae cubitales , très : prima , 
parva, rotundata; secunda longissi- 
ma, excipitduosnervos récurrentes. 

Mandibulœ , suhbidentatoe. 
Antennae, setaceœ, novem articulis 
compositœ. 

3/ FAMILIA. 5w;/y?/., pi. 5 et i3. 

Cellula radialis, idem. 

Cellulae cubitales , très : prima 
magna excipit duos nervos récur- 
rentes ; secunda , parva, quadrata. 

Mandibulae , subemarginatœ. 
Antennœ, setaceœ, nouem articulis 
compositœ. 



1.'" I^JMILLE. 
Cellule radiale , une , grande. 
Cellules cubitales , trois, presque 
égales : la i.°" et la 2." reçoivent les 
deux nervures récurrentes ; la 3.° 
atteint l'extrémité de l'aile. 
Mandibules , tridentées. 
Antennes , en scie, 
de 



de 9 

-pennées, composées 
de 2'* anneaux. 

-en peigne, compo- 
sées de g anneaux. 



2<:me p ^ j^: I L L E. 

Cellule radiale, de même. 

Cellules cubitales, trois: la i."", 

petite, arrondie; la 2.', très-longue, 

reçoit les deux nervures récurrentes. 

Mandibules, légèrement bidentées. 

Antennes , sétacées, composées de 

neuf anneaux. 

3." FAMILLE. Suppl. pi. 5 et i5. 

Cellule radiale , de même. 

Cellules cubitales , trois : la i."*, 
grande , reçoit les deux nervures 
récurrentes; la 2.°, petite et carrée. 

Mandibules , un peu émarginées. 

Antennes, sétacées, composées de 
neuf anneaux. 



( 62 ) 

J'ai dit dans rinlioduction qu'on pourrait , si on le voulait , 
convertir en genres les familles que j'ai établies, en assurant, néan- 
moins, que cette substitution d'un mot à un autre ne pouvait pas 
attaquer les bases de ma méthode. C'est bien dans ce genre qu'on 
peut en faire l'application; car je n'ai réuni les deux dernières familles 
des pLérones a la première que par la considération du nombre des 
cellules radiales et cubitales, sans avoir égard à la forme des antennes 
et au nombre d'anneaux dont elles sont composées : si j'eusse agi 
différemment j'aurais jeté sur mes genres une espèce de confusion , 
en sacrifiant le premier de mes caractères génériques aux autres , 
puisque les ptérones sont les seuls hyménoptères de cet ordre qui 
aient une cellule radiale et trois cubitales. 

Les mâles de plusieurs espèces de phalènes ne sont pas les seuls 
insectes que la nature ait distingués de leurs femelles par des antennes 
pennées; on trouve ce même caractère sexuel dans quelques coléop- 
tères , et parmi les hyménoptères on peut offrir la première famille 
de ce genre, dont quelques mâles ont des antennes très-remarquables 
par l'arrangement symétrique de longs filets pennés qui partent de 
la tige, tandis que les femelles les ont seulement en scie. 

Les femelles des ptérones, dont les mâles portent des antennes 
pennées, ont la tête fort aplatie de devant en arrière; l'abdomen gros, 
large et raccourci , tandis que les espèces qui n'ont que neuf anneaux 
aux antennes ont, en général , le port des néniaies. 

Les /j/eVo7zes de la première famille ont, dans la première cellule 
cubitale, le commencemeut d'une petite nervure qui s'avance dans la 
membrane jusqu'au tiers de la cellule, et qui, si elle se prolongeait, 
produirait alors quatre cellules cubitales au lieu de trois. Je ne doute 
pas que si nous avions, dans ce genre, de plus giands individus , nous 
ne vissions cette première cellule partagée : dans ce cas, il faudrait 



( 63 ) 
nécessairement ciéer un nouveau genre pour celte première famille. 

Je ferai remarquer ici qu'il est bien étonnant de ne pas trouver 
davantage de tenthrèdes exotiques décrites dans l'ouvrage de 
M/ Fabricius, lui qui a visité un si grand nombre de collections. 
On serait presque en droit de demander a quoi tient cette rareté', 
si l'on ne connaissait pas le peu d'empressement qu'on a eu jusqu'à 
présent pour collecter les hyménoptères et les diptères. 

Toutes les larves des ptéroiies , dont les antennes sont à barbes, 
ou pennées, vivent en société sur le pin, et ont vingt-deux pattes : 
c'est sur ces arbres qu'il faut les chercher pour les élever et en obtenir 
des insectes parfaits, qu'on ne peut se procurer autrement que très- 
difficilement. 

La forme des antennes des /j^eroTzes de la première famille, et 
le nombre d'anneaux dont elles sont composées ont déterminé 
M."^ Latreille à ranger ces hyménoptères dans un nouveau genre qu'il 
a nommé lophjre. Pour M/ Fabricius, il a préféréles laisser dans le 
genre hylotoma , en les séparant des autres espèces par une simple 
division fondée sur les antennes. 



Nota. Ce genre a été établi sur l'inspection de douze femelles et de huit mâles. 



( 64 



PTERONUS. 
S P E C I E S. 



P T É R O N E. 
ESPÈCES. 



1." FAMILIA. 

riMIN^. FBMELZMi. 

Dorsatus. '£uhr. Hjlotoma.n.' 5. 
Panzer. Tenthr. 

Je crois que c'est la fe- 
melle de la lenthredo pini. 

Panzer. Tenthr. 

M/ Fabricius a dëcrit le 
mâle, elM/Paiizeragravé 
la femelle. 



Juniperi. 



Difformis. De même. 

La femelle ne diffère du 
mâle que par ses antennes 
qui sont en scie au lieu d'être 
pecllnées. 

Laricis. Grave. 



FJMJLLE. 

MABIS. MALES. 



Juniperi. Fabr. Hylotoma. n.* 6. 



Pini. Fabr. Hylot. n.° 7. 

Panzer. Pteronus. 
Difformis. Panzer. Tenthr. 



Niger. 



2.' FAMILIA. 2."° FAMILLE. 

I Niger. De même. 

3.* FAMILIA. 5."" FJMILLE. 



Myosotidis.Yabr. Tenthr. n." 60. 

Panzer. Tenthr. 
Testaceus. Grave. 



( 65 ) 



G E N U s VIL 
C E P II A L E I A. 



Cellulœ radiales , cluœ : pi'lma, 
&emicircularis . 

Cellulae cubitales , quatuor, fere 
œquales : secunda et tertia excipiunt 
duos nervos récurrentes y quaria , 
incompleta, apicem alœ non prorsus 
atlingit. 

Mandibulœ, maxiniœ , bidentatœ. 

Anlennœ , filiformes , plurimis 
articulis compositœ , vu/go supra 
viginti. 

Observatio. In specie dupllci asterisco 
notata , antennœ sunt serratœ 



GENRE ni. 
CEPHALÉIE. 



Cellules radiales , deux : la i."", 
demi- circulaire. 

Cellules cubitales, qvialre, presque 
égales : la 2/ el la 3." reçoivent les 
deux nervures récurrentes ; la 4.° , 
incomplète, n'atteint pas lout-à-fait 
l'exlréraile de l'aile. 

Mandibules , très-grandes , bi- 
dente'es. 

Antennes , filiformes, compose'es 
de plusieurs anneaux, dont le nombre 
surpasse ordinairement celui de 20. 



Observation. 



espèce marquée 



d'un double astérisque, les antennes sont 
en scie. 



Les cephaléies sont remarquables par la grosseur de leur lete , par 
leur ventre, large et déprimé, surtout chez les femelles, et par la 
longueur de leurs antennes. Leurs jambes ont, à peu près vers le 
milieu , quelques épines qui ne se trouvent pas dans les insectes des> 
genres précédens. 

Les larves des cephaléies se distinguent aisément de toutes celles 
des autres mouches à scie par l'absence totale des pattes écailleuses^ 
placées sous les trois premiers anneaux du corps, et par leur derniet 
anneau hérissé de deux espèces de cornes pointues. 

Hyménoptères, Tome i. I 



( 66 ) 

On me reprochera peut-être d'avoir re'uui à ce genre la cephaleia 
cepJialotes , puisque la forme de ses antennes pouvait suJSire pour en 
faire un genre particulier. Ce reproche serait fonde si cet insecte 
n'avait pas le même habitas que les autres cephaléles; si ses ailes 
n'étaient pas semblables a celles des autres individus de ce genre , et 
si je n'avais pas dii subordonner les autres caractères génériques à 
celui des cellules de l'aile, qui est le plus certain et le plus facile à 
saisii'. 

Les cephaléles à antennes filiformes ont été appelées pamphllies 
par M/ Latreille, et lyda par M/ Fabricius ; mais ces deux auteurs, 
considérant le léger prolongement de la langue de la cephalotes, ont 
cru devoir créer pour cette espèce un genre nouveau , auquel le 
premier a donné le nom de mégadolonte, et le dernier celui de tarpa. 

Nota. Ce genre a élé établi sur riuspeclion de douze femelles el de cinq mâles, 



( 67 ) 

C E P H A L E I A. C E P H A L É T E. 

SPECIES. ESPECES. 



FEMIN^. FEMELLES, 

EijtJirocephala.¥ahv. Lyda. n." 1. 

Panzer. Tenthr. 
Syhatica. Fabr. Lyda. n." 2 

Panzer. Tenthr. 



Betulce. Fabr. Lyda. n." 8. 

Panzer. Cephaleia. 
Pratensis. Fabr. Lyda. n." 10. 



Depressa. 
Arvensis. 
Clarkii. 



Panzer. Tenthr. 
Panzer. Cephaleia. 
Gravée. 

Celle femelle a été trou- 
vée au pied du Jui-a , par 
M.' Clark , dont les con- 
noissances eu histoire na- 
turelle égalenl le zèle qu'il 
a pour cette science. 
Cephaloies. **¥dhr. Tarpa. n.° 1. 
Panzer. Tenthr. 



ES. MALES. 



Sylçatica. ¥ahr. Lyda nemorum. 
n." 11. 
Panz. Ceplial.nemorum, 



Pratensis. 



Je présume que la cam- 
pestris de M. Fabricius est 
le mâle de la pratensis. 



Cephalotes. 



*Fabr. Tarpa plagio- 

cephaîa. 
Panzer. Tenthr. 



( 68 



GENUS VIII. 
O R Y S S U S. 



GENRE FUT. 
OR Y S S E (i). 



Cellula radialis , una , magna, 
incompleta. 

Cellulœ cubitales , duœ : prima 
excipit nervum recurrentem i secun- 
dus nervus deest. 

Mandlbulœ , parvœ , ohtiisœ , 
suhdentatœ, 

Antennae , JUiformes , decem, et 
iindecim articulis compositœ j pro 



Cellule radiale , une , grande , 
incomplèlc. 

Cellules cubitales , deux: la i.*", 
reçoit une nervure récurrente ; la 
2.' nervure manque. 

Mandibules , petites , obtuses , 
légèrement dentées. 

Antennes , filiformes , compose'es 
de dix ou de onze anneaux , selon 
le sexe. 



L'insecte qui conslilue a lui seul ce genre avait été mis par Scopoli 
parmi les sphex , sous le nom" à'ahletina. M.' Fabricius l'avait 
d'abord confondu avec les sirex ; mais il en a fait dans la suite un 
nouveau genre , en lui laissant le nom que M.' Latreille lui avait 
donné. Quoiqu'il y ait, entre Xorysse et les sirex quelques rapports , 
quanta Thahitiis^ il n'en existe aucun dans la disposition des cellules 
de leurs ailes, et on voit évidemment qu'ils devaient être séparés. 

Parmi les genres nouveaux consignés dans le Supplément que 
M.' Fabricius a publié en 1798, on trouve celui ài^Xoryssus , auquel 
cet auteur a assigné pour caractère générique des barbillons 
composés de cinq et de trois anneaux. Mais, dans la nouvelle édition 
de ses piezata , il leur en a accordé six et cinq, tandis que M.'Klug 
et moi n'en avons reconnu que cinq aux antérieurs et trois aux 
postérieurs. 

(1) Lisez oryssus au lieu de orussus dans les planches. 

Nota. Ce geiu'e a été établi sur l'inspecliou d'une femelle et d'un mâle. 



( Gg ) 



O R Y S S U S. 

S P E C I E S. 



OR Y S S E. 
E S P È CE. 



FEMINA. FEMELLE. 

Coronatus. Fabr. n.° i. 



Vixnz. Sirex vespertilio. 
Klug. Oryssus vespert ilio . 



Coronatus. 



Grave. 

Le mal diffère de la 
fomelle par un laclie 
blanche sur le dernier 
anneau du ventre. 



( 70 ) 



GENUS IX. 
TRAC II ELUS 



G N R Ê IX. 
TRACHÈLE. 



Cellulœ radiales , duœ : prima , 
parva, fere quadrala ; secunda , 
maxima. 

Celliilae c\xh\\i\\çs , quatuor ,œqua- 
les : secunda , tertiaque excipiunt 
ad eorum originem duos nervos 
récurrentes y quarla apicem alœ 
attingit. 

Mandibulœ , tridentatœ , dens 
viedius pa, vus. 

Anlenuae , versus apicem cras- 
' ' 'i et duobus arliculis 



siores , vigint 
compositœ. 



Cellules radiales , deux : la a ."°, 
pelhe , presque carrée j la 2.", Irès- 
grande. 

Cellules cubitales, quatre , égales : 
la 2." et la 3.° reçoivent des leur nais- 
sance les deux nervures récurrentes; 
la 4.* atteint l'extréaiite de l'aile. 

Mandibules , tridenle'es , la dent 
du milieu petite. 

Antennes , grossissant un peu à 
leur extrémité , composées de vingt- 
deux anneaux. 



Les trachèles qui nous sont connus sont des insectes petits et 
effiles: leur corselet se prolonge en devant; leur ventre, aplati laté- 
ralement, porte une tarière courte qui en excède de peu la longueur, 
et l'on remarque de chaque côté du dernier anneau abdominal une 
petite pointe roide dont j'ignore l'usage ; leurs jambes enfin sont 
armées d'épines comme celles des ccphaléies , tandis que celles des 
urocères et des sirex en sont dépourvues. 

M.' Latreille, qui n'avait d'abord divisé les si/-ex qu'en deux genres, 
a reconnu dans la suite qu'il fallait porter encore plus loin celte 
division , et il a créé , dans son Histoire générale des Insectes , un 
nouveau genre qu'il a nommé cephiis, en le consacrant à nos trachèles; 
dénomination qui a été adoptée dans la suite par M.' Fabricius. 



( 71 ) 
Cet auteur a dit, avec raison, que les cephus avaieut cinq anneaux 
aux barbillons postérieurs : je les ai vus comme lui ; cependant 
M.' Klug ne leur en donne que trois. A quoi tiennent ces différences 
si fréquentes dans la manière de voir ces organes? A leur petitesse, 
sans doute, ce qui met en évidence la faiblesse d'un système fondé 
sur des objets aussi microscopiques. 

Nota. Ce geiu-e a été établi sur l'inspeclion de sept femelles et de quatre mâles. 



( 72 ) 
T R A C H E L U s (i). T R A C H È L E. 



S P E C I E S. 



FEMIN^. FEMELLES. 

Troglodita. Fabr. Cephus. n.° j. 

Panzer 

Klug. 
Compressus.*Y 3\ir. Cephus. n.° 



Astatus. 



Pygmœzis.. 



Tabidus. 



Fabr. Cephus, n." 5. 
Panzer. Banchus 

spinipes (52). 
Klug. Astatus pygmœus. 

Fabr. Cephus. n.° 6, 

Panzer. 

Klug. 



Astatus. 



Satyrus. Panzer. Astatus. 

Hœmorroidalis. Grave. 



'rn>i 



KIu2. Astatus analis. 



E S P E CES. 



Compressus.*Dc même 
Pjgmœus. De même. 



Tabidus. De même, excepte les 
jambes , qui sont 
testacëes. 

Hœmorroidalis. J)e même, excepte' les 
jambes , qui sont 
rousses. 



(1 ) J'avais d'abord donné à ce geme le nom d^ astatus, qui a été adopté par MM. Panzer 
et Klug; mais des considérations particulières m'ont engagea lui substituer celui de 
trachelus. 

(2) J'ignore quels ont été les motifs qui ont engagé M.' Fabricius à placer l'insecte 
figuré par M/ Panzer sous le nom de banchus spinipes , dans le genre cephus , 
sous la dénomination spécifique de pygmœus , et , dans le genre banchus , sous 
celle de viridator , n." 5. Je ne doute pas que ce double emploi ne soit une erreur, 
mais dans lequel de ces deux geiures faudra -t -il laisser cet insecte en suivant son 
système ? 



( 73 ) 



G E N U s X. 
UROCERUS. 



GENRE X. 
V R O C È R E. 



Cellulae radiales, duœ,fereœquales: 
prima , semicircularis. 

Cellulœ cubitales, quatuor, œqua- 
les : secunda tertiaque excipiunt 
duos nervos récurrentes y quarta 
apicem alœ attingit. 

Mandibiilœ , brèves , latœ , qua~ 
drldentalœ. 

Aritennae, /JArj^oBj setaceœ , qua- 
tuordecim ad viginti articulis com- 
positœ. 



Cellules radiales , deux, presque 
égales: la i."°, demi-circulaire. 

Cellules cubitales, quatre, égales: 
la 2.'°" et la 3."°° reçoivent les deux 
nervures récurrentes; la 4.""° atteint 
l'extrémité de l'aile. 

Mandibules , courtes , larges, à 
quatre dents. 

Antennes , petites, sélacées, com- 
posées de quatorze à vingt anneaux. 



Les urocères ont un cou long et charnu , qui est reçu dans une 
demi-goulière solide formée par un prolongement de la partie 
inférieure du corselet : c'est aux inflexions dont ce long cou est 
susceptible qu'on doit attribuer les dénominations de chameau et 
de dromadaire qu'on a données à ces insectes. 

Pour peu qu'on fasse attention à Xhahitus des individus qui 
composent ce genre, on reconnaîtra combien il diffère de celui des 
trachèles et des sirex ; la petitesse seule des antennes suffirait ^ 
sans un examen ultérieur, pour les faire séparer. 

M.'Latreille a nommé xiphydries nos urocères, et M.' Fabricius, 
en adoptant cette dénomination générique, a dit que les barbillons 
antérieurs de ces insectes étaient plus longs que les postérieurs, et 
qu'ils n'étaient composés que de quatre anneaux, tandis que ceux-ci 
en avaient cinq. 

Hyménoptères. To]me i. K 



( 74 ) 

M/ Klug, qui a donné le nom àliybonotus à nos urocères, n'a pas 
eu la même manière de voir ces organes , puisqu'il n'a accordé que 
trois anneaux aux barbillons postérieurs et quatre aux antérieurs. 

Quant à moi j'assurerai que les barbillons mandibulaires des 
urocères carnelus el annulatus ont six anneaux, les labiaux quatre, 
et que les uns et les autres ont à peu près la même longueur. 

Mes remarques sur les organes de la bouche paraîtront peut-être 
minutieuses à quelques naturalistes, mais si l'on se rappelle que c'est; 
essentiellement sur ces parties qu'est basé le système du célèbre 
professeur de Kiel , on ne sera plus étonné que j'entre dans ces 
détails, surtout après avoir fait connaître ma façon de penser sur ce 
système. Si ces remarques n'avaient été que le résultat de mes propres 
observations, elles auraient pu paraître suspectes , mais, en les étayant 
de celles d'auteurs qui ont vu les mêmes organes, elles ne resteront 
pas entachées de ce soupçon, et elles en acquerront sans doute plus 
de force. 

Nota. Ce genre a été établi sur l'inspection de quatre femelles et de trois mâles. 



( 75 ) 



U R O C E R U s. 
S P E C I E S. 



U R O C E R E. 
E S P E CES. 



r E M I N ^. FEMELLES. 

Camelus. F ahr. Xiphydria. n." i. 

Panzer. Sirex. 

Klug. Hybonotus. 
Droinedarius. Fabr. Xiphydria. n." 2. 

PanMr. Astatus. 

Klug. Hybonotus. 
Annulatus. Gravé. 



MARES. MALES, 

Camelus. De même. 



Dromedarius, De même. 



Annulatus. De méme^ 



( 76 ) 



GENUS XI. 
S I R E X. 



Cellulae radiales , duce : prima , 
exigua y secunda , magna , sœpe 
incompleta. 

Cellulae cubitales, quatuor: prima, 
parfa; secunda , magna , excipit 
primum nervum recurrentem ; tertia 
secundum ; quarta , incompleta , 
apicem alœ non attingit. 

Mandibulœ, brèves, latœ , tri- 
dentatœ. 

Anlennae , setaceœ _ 
ad viginti septem articulis compo 
sitœ. 



novemdecim 



GENRE XI. 
S I R B X. 



Cellules radiales, deux : la i.'", 
petite ; la 2." , grande et souvent 
Incomplète. 

Cellules cubitales, quatre : la l."', 
petite 5 la 2.% grande , reçoit la pre- 
mière nervure récurrente ; la 3.' cel- 
lule reçoit la seconde nervure ; la 
4", qui est incomplète, n'atteint pas 
l'extrémité' de l'aile. 

Mandibules, courtes ^ larges, 
tridentees. 

Antennes, se'tace'es, composées de 
dix-neuf à vingt-sept anneaux. 



Si la corne que portetit toutes les femelles des sirex , au bout du 
ventre et au dessus de la tarière , suffit pour les faire reconnaître , 
les mâles le seront tout aussi facilement par l'aplatissement de 
leurs jambes et de leurs tarses. Si l'on ajoute à ces caractères un 
corselet tronqué en devant et presque épineux; un ventre alongé et 
cylindrique , et un long aiguillon qui prend naissance de dessous le 
sixième anneau , on en obtiendra des connaissances bien suffisantes 
pour distinguer ces hyménoptères de tous les autres. 

C'est de préférence sur le sapin et le mélèze que les femelles des 
sirex gigas et spectrum vont déposer leurs œufs , en choisissant 
surtout les arbres fraîchement coupés ou récemment écorcés ; et 



( 77 ) 
c'csl au moyen de leur aiguillon qu'elles préparent la loge destinée 
à recevoir le pre'cieux dépôt qu'elles vont abandonner j mais ce 
n'est pas sans peine qu'elles parviennent à calmer leur sollicitude 
maternelle pour le loger convenablement et sûrement. J'ai vu souvent 
de ces femelles parcourir rapidement la suilace d'un tronc d'arbre 
coupé pour reconnaître l'endroit le plus convenable à cette ope'- 
ration ; lorsqu'elles l'ont trouvé, elles redressent leur ventre, et, 
dirigeant alors leur aiguillon perpendiculairement, elles l'enfoncent 
dans le bois en contractant avec force leur abdomen de devant en 
arrière j ces contractions, qui alternent avec des instans de repos, 
agissent sur l'aiguillon comme les coups de marteau sur un coin fiché 
dans un morceau de bois. Ces femelles font pénétrer quelquefois 
leur instrument si profondément qu'elles ne peuvent plus le retirer 
pour fuir le danger qui les menace ; de sorte qu'elles se laissent 
prendre avec la main comme si elles étaient privées d'ailes. Il m'est 
arrivé plu* d'une fois, en les prenant ainsi, de déchirer les derniers 
anneaux de leur abdomen, ne pouvant pas ari-acher leur aiguillon, 
qui était enfoncé dans le bois jusques près de sa base. 

Dans le précis des caractères génériques de M."^ Latreille , on voit 
paraître le nom sirex ; mais , dans son Histoire générale des 
Insectes , ce nom, consacré par le temps, ne s'y trouve plus : il est 
vrai qu'il lui a substitué celui â^urocère , qui, à mon avis, ne le 
remplace pas bien , étant d'une création plus récente , puisque c'est 
Geoffroi qui en est l'auteur. J'ai cru , avec M.' Fabricius, qu'il était 
plus convenable de conserver à ce genre son ancienne dénomination, 
d'autant mieux que celle à^urocère n'avait encore été apphquée qu'à 
un seul individu. 

M.' Klug a divisé le genre sirex en trois familles , fondant ses 
dh'isions sur le nombre d'anneaux dont sont composés les barbillons. 



( 78 ) 

La 1."° famille comprend ceux dont les barbillons antérieurs ont 
deux anneaux et les postérieurs quatre. 

La 2.' famille renferme ceux dont les barbillons antérieurs n'ont 
qu'un anneau, et les postérieurs trois. 

La 0° famille est réservée à ceux dont les barbillons antérieurs 
n'ont qu'un anneau et les postérieurs deux. Les individus de cette 
dernière famille constituent mon genre treniex. 

Il résulte de ces divisions que les caractères établis pour ce genre 
par M.' Fabricius sont inexacts, puisqu'ils ne sont applicables qu'aux 
espèces de la première famille. 

Nota, Ce genre a été établi sur l'inspeclioii de dix individus, mâles et femelles. 



( 79 



s I R E X. 
S P E C I E S. 



Gigas, 



FEMIN^. FEMELLES. 

Fabr. n." i. 

Kliig. Sirex, i.'famil. 

Psillius. Fabr. n.° 2. 

Variété du précédent , 

dont il ne diii'ère que par 

la grandeur. 
Spectrum. Fabr. n.° 8. 

Panzer. Sirex. 

Klug. Sirex, 2." famil. 



Juvencus. Fabr. n.° g. 
Panzer. Sirex. 
Klug. Sirex. i.^famil. 



Augur. 



Fantoma. 



Klug. Sirex, \.^ faniil. 
Panzer. Sirex gigas. 

J'ai considéré cette es- 
pèce, peut-être à tort, 
comme une variété du 
gigas. 

Fabr. n.° lo. 

Klug. 5//e.v. \.^famil. 



SIREX. 
ESPECE. 



R E 



Mariscus. 



Spectrum. 



Noctilio. 



Fal)r. n.° i4. 

Sur le témoignage de 
M.' le docteur Klug. 



De même , excepte' les 
jambes postérieures, 
qui sont noires, et les 
antérieures, souvent 
annullées de noir. 
Fabr. n.° i5. 

Quoique ce mâle varie 
beaucoup en grosseur et 
en couleur, je l'ai toujours 
trouvé avec des antennes 
noires et jaunes à leur base 
comme chez la femelle. 



( 8o 



G E N U s. 
T R E M E X. 



CelJulse radiales , duœ , œquales : 
secunda , incompleta. 

Cellulae cubitales , duœ : prima , 
maxima, excipit duos nervos récur- 
rentes ; secunda, incompleta , api- 
cem alœ non attingil. 

Mandibulae , latce, brèves^ triden- 
tatœ. 

Antennae, suhcompressœ , filifor- 
mes, tredecim articulis compositœin 
feminis , quatuordecim in maribus. 



GENRE. 
T R É M E X. 

Cellules radiales , deux , égales ; 
la seconde incomplète. 

Cellules cubitales, deux: la l/", 
très-grande, reçoit les deux nervures 
récurrentes j la 2/"° , incomplète , 
n'atteint pas le bout de l'aile. 

Mandibules , larges, courtes, tri- 
dentées. 

Antennes , légèrement compri- 
mées, filiformes, composées de treize 
anneaux dans les femelles , et de 
quatorze dans les mâles. 



La ligne de démarcation entre les sirex et les trern.ex ne s'aperçoit 
d'une manière bien sensible que dans les cellules des ailes et dans 
la forme et le nombre des anneaux des antennes. Mais en faut-il 
davantage pour prouver que ces insectes doivent être sépares ? Je 
ne le pense pas : c'est ce qui m'a déterminé à créer un nouveau 
genre pour y placer les tremex , qui forment la troisième famille 
des sirex du docteur Klug , lesquels diffèrent encore des autres 
par le nombre des anneaux de leurs barbillons. Ainsi , soit qu'on 
suive le système de M ' Fabricius , soit qu'on adopte ma méthode, 
il faudra toujours faire un genre particulier pour ces insectes , ne 
supposant pas qu'on puisse prendre pour l'établissement des familles 
les caractères qui sont essentiellement réservés à la détermination 
des genres. 

Nota. Ce genre a élë établi sur l'inspection de quatre individus, mâles el femelles. 



( 8i ) 



T R E M E X. 

S P E C I E S. 



T R E M E X. 

ESPÈCES. 



FEMIN^. FBMELLEi 



MARES. 



M .1 L E S. 



Magus. 



Faljr. Sirex. n.° 4. 
Klug. Sirex. 5.^famil. 



Fuscicornis. Fabr. Sirex. n.° 5. 

Klug. Sirex. 5.^ famil. 



Magus. 



Fuscicornis. 



Le inûle diffère de la 
femelle par ses antennes 
d'une seule couleur , par 
son abdomen immaculé, 
et par ses Jambes qui ne 
soûl pas amiuUées de 
blanc. 

Les antennes du mâle 
sont légèrement tachées de 
noir au milieu ; les jambes 
de derrière sont aplaties 
comme dans les sirex, et 
noires , avec un anneau 
jaune à leur base ; tout l'ab- 
domen est de couleur bis- 
trée, excepté le quatrième 
segment, qui est jaune, et 
les cinquième et sLxième, 
qui portent de petites mar- 
ques latérales de la même 
couleur. 



HyméJioptères. Tome 



ORDO SEC UN DUS. ORDRE SECOND. 

AbDOMINE PETIOLATO PETIOLO VeNTKE pétiole , PÉTIOLE 
SUPRA THORACEM INPIXO. IMPLANTÉ SUR LE CORSELET. 



I 1 A nature , si variée dans ses formes , a donné aux insectes de cet 
ordre un caractère tellement singulier et remarquable, qu'il serait 
inutile d'en chercher d'autres ailleurs pour les faire reconnaître. Quoi 
de plus singulier , en effet , que de voir un ventre implante sur le dos, 
formant avec lui un angle presque aigu ! 

L'immortel Reaumur nous invitait depuis long-temps à e'tablir 
cette séparation, en disant : (c Si Ton juge nécessaire d'étendre les 
» classes des ichneumons au-delà de ce que nous l'avons fait , et 
» indépendamment des caractères des sexes , on ne négligera pas 
» d'en employer un que je n'ai trouvé à aucune mouche des autres 
)) genres : soit que le corps des autres insectes ailés s'applique 
» immédiatement contre le corselet , soit qu'il n'y tienne que par 
)) un étranglement, ou par un filet, c'est toujours du bout du 
» corselet que le corps part. Il n'y a que parmi les ichneumons 
» qu'on trouve des mouches dont le corps est implanté dans le dessus 
» du corselet, etc. (i). m 

La manière dont les insectes de cet ordre portent leur corps en 
volant est assez particulière pour devoir être connue. Laissons parler 

(i) Mémoire pour servir à l'Hisloire des Insectes, T. VI, page 5oi. 



( 83 ) 
encore notre savant maître , puisque ce qu'il dit sur un individu 
d'un genre est applicable à ceux de tous les genres. « Cette mouche 
)) ic/meumon {foenus jaculator) est singulière par la manière dont 
)} elle porte son corps lorsqu'elle vole ; elle le tient élevé au-dessus 
)) de ses ailes , quelquefois presque perpendiculaire à leur plan. 
)) La premièi'e fois que je vis une de ces mouches en l'air , je ne 
» pouvois deviner quel étoit l'insecte que je voyois , tant sa forme 
)) me paroissoit bizarre et différente de celle de tous les insectes qu'on 
» voit voler (i). » 

Je n'ai encore trouvé à placer dans cet ordre que quatre genres, 
dont trois ont été formés d'insectes connus ; mais il est possible que 
ce nombre s'accroisse par de nouvelles découvertes. 

(i) Reauinur, T. IV, Mémoire 5, page i5j. 



G E N U s I. 
E V A N I A. 



GENRE I. 
E V A N I E. 



Ccllula radialis , una, maxirna. 

Cellula cubitalis , una,fere qua- 
drata, excipit nervum recurrentem ; 
secundus nerv'us deest. 

Mandibulœ, quadridentatœ. 

Anteiinœ , longœ , filiformes , 
tredecim et quatuordecim articulis 
compositœ , pro sexu. 



Cellule radiale, une, Irès-grande. 

Cellule cubitale , une , presque 
carre'e , reçoit une nervure re'cur- 
reiile; la seconde nervure manque. 

Mandibules, à quatre dents. 

Antennes , longues , filiformes , 
composées de treize et de quatorze 
anneaux , selon le sexe. 



Un corselet très-grand , presque carré et un peu cotonneux ; un 
abdomen petit, ovale, comprimé dans les côtés, et porté par un 
pétiole long et grêle ; des jambes alongées, surtout les postérieures: 
tels sont les caractères naturels des insectes qui composent ce genre , 
pour la connaissance dtiquel il ne faut que la seule inspection du 
dessein qui le représente. 

M/ Latreille donne aux évanies une langue à trois divisions, 
tandis que M." Fabiicius dit que ces insectes n'en ont point. Quant 
à moi , j'ai vu cette partie de la bouche avec trois sillons assez 
profonds et égaux. Or, s'il existe, entre des individus accoutumés 
a disséquer et à voir de si petits objets, des disparates si grandes 
dans leur manière de les considérer, que deviendront les néopbites 
avec de tels caractères génériques? Le dégoût ne succédera-t-il pas 
à leur début dans la carrière eatomologique ? 



Nota. Ce genre a été élabli sur riiispeclion de trois individus , mâle el femelles. 



E V A N 1 A. 

S P E C I E S. 



É V d N I E. 

ESPECES. 



FEMIN.E. FEMELLES. 

Appendigaster. Fabr. Evcinia. n." 1. 

Panzer. Evania 

Gravée. 
Minuta. Fabr. u." 4. 



MARES. M A L S 

Appendigafiler. De même. 



( 86 



G E NUS II. 

F (E N U S. 



GENRE II. 
F È N E. 



Cellula radialis , una , maxima , 
paululum unduîata. 

Celliilas cubitales, duœ, maximœ : 
prima nervum récurrent, m excipit; 
secundus nervus deest y secunda 
apicem alœ altingit. 

Manclibulae , tridentatoe , dens 
primus, intus recurvatus, vel adun- 
eus. 

Antennœ , filiformes , quindecim 
articulis compositœ. 



Cellule radiale, une, très-grande, 
un peu ondulée. 

Cellules cubitales , deux , très- 
grandes: la 1,"° reçoit une nervure 
récurrente; la seconde nervure man- 
que ; la 2.° cellule atteint l'extrémité' 
de l'aile. 

Mandibules , tridentées; la pre- 
mière dent, recourbée en dedans, ou 
crochue. 

Antennes , filiformes, composées 
de quinze anneaux. 



Observalio. Feminœ aculeo exserto Observation. Les femelles ont l'ex- 

sub ano annatœ sunt. Iréiiiité du ventre armée d'un aiguillCn 

découvert. 

La longueur de l'abdomen desjQ/zessuiBra pour les faire distinguer 
des éçanies. 

Dans les fènes, la partie antérieure et inférieure du corselet se 
prolonge pour former un cou en demi-gouttière , au bout duquel 
est porté une petite tête , à peu près comme dans les urocères. 

Les jambes postérieures des fènes que nous connaissons sont 
toujours renflées près de leur articulation avec le tarse. 

Les mandibules de ces insectes sont bien remarquables par la 
dent crochue qu'elles ont en dedans; je ne connais aucune autre 
mandibule d'hyméaoptère construite sur ce modèle , et il ne me 



( 87 ) 
paraît pas qu'elles aient été bien décrites ni par M/ Fabricius ni par 
]M.' Latreille, puisque le premier dit: mandihula arcuata , acuta; 
edentula ; et le second : mandibules tronquées et dentées au bout. 
En comparant la figure que j'en ai donne'e, on en sentira la différence. 
M.' Latreille , dans son Précis des caractères génériques, avait 
assigné à ce genre le nom de gasteruption ; depuis il a adopté celui 
de fœnus y que lui avait donné M.' Fabricius. 

Nola. Ce gem-e a été établi sm- l'iiispeclioa de deux femelles et de deux mâles. 



F (ES N U S. 
S P E C I E S. 



F È N E. 
ESPECES. 



VTUl'SM. FEMELLES. 

Jaculator. Fabr. Foenus. n.° i. 

Grave. 
jdssectator. Fabr- Fœnus. n." 2. 
On trouve dans ces deux 

espèces des nombreuses 

variëLés par la couleur de 

l'abdomen. 



MAHES. MALES, 

Jaculator. De même. 



Assectator. De même. 

En géuéral les mâles 
sont plus petits que les 
femelles. 



G E N U s III. 
A U L A C U S. 



Ccllula radialis, una, magna. 

Cellulœ cubitales, très , œq unies : 
prima secundaque excipiunt duos 
nervos récurrentes y tertia apicem 
alœ attingit. 

Maiidihulae, parvœ, emarginatœ. 

Aïileouae. , /informes , quatuor- 
decim articulis compositce, 

Obscrralio. Feminae acideo exserto 
siib ano armatœ sunt. 



GENRE III. 
A U L A q U E. 



Cellule radiale, une , grande. 

Cellules cubitales , irois , e'gales: 
la 1.'" et la 2.° reçoivent les deux 
nervures rëcurrenles; la 5.' atteint 
rcxtre'niile' de l'aile. 

Mandibules, petites, e'marginëes. 

Antennes , filiformes, composc'es 
de quatorze anneaux. 

Observation. Les femelles ont l'extré- 
niilé du ventre armée d'un aiguillon 
découvert. 



L'insecte , qui forme à lui seul ce genre , et que je n'ai rencontré 
qu'une seule fois dans les montagnes , est singulièrement remar- 
quable par les stries transversales qui sillonnent son corselet ; son 
cou est de forme conique; son abdomen, pétiole et ovoide, est 
implanté à la partie postérieure et supérieure du corselet; ses jambes 
sont grêles comme celles des ichneuinons , et les cellules de ses 
ailes le rapprochent des bracous. 

Nota. Ce genre a été établi sur l'inspcclion d'une seule femelle. 



Hyménoptères. Tome t. 



M 



( 90 ) 

A U L A C U s. A U L A q U E. 

SPECIES. ESPECE. 

FEMINA. FEMELLE. MAS. MALE. 

Sliiaius. Grave. 



(9^ ) 



GEKUS IV. 
STEPIIANUS. 



GENRE ir. 
STÉPHANE. 



CfUula radialis, uria , nullo modo 
undulata. 

Celliilae cuMtales, diiœ : prima 
excipit nervum recurrentem , secun- 
dus nervus deest; secunda longis- 
sima y apicem alœ allingit. 

Mandi'uulaî , parvœ , levller tri- 
dentatœ , apice pilosœ. 

Anlcnnse , port^ce , gracilUmœ , 
setaceœ , triginti et duobus articulis 
composilœ. 



Cellule radiale, une^ nullement 
oodulee. 

Cellules cubitales , deux : la i."' 
reçoit une nervure récurrente , la 
seconde nervure manque ; la 2.""° 
cellule, très- longue, alleinl l'ex- 
tre'mllé de l'aile. 

Mandibules, petites, légèrement 
tridcntëes , un peu velues à leur 
exlrc'mitë. 

Antennes , petites , très-grcles , 
sctacëes , composées de trente-deux 
anneaux. 



L'insecte, qui constitue à lui seul ce genre a ëtë place parmi les 
ichneunions, quoiqu'il ressemble davantage aux fènes , soit par la 
manière de tenir son abdomen presque verticalement, soit par le 
renflement de ses jambes postérieures. Malgré les rapprochemens qui 
existeu tentreces insecteSjj'ai fait un nouveau genre pour le Stéphane 
par la considération des cellules de l'aile, et par celle de la forme des 
mandibules et des antennes. 

L'abdomen du Stéphane n'est pas comprimé latéralement comme 
celui àes, fènes ; il est enté sur le corselet , un peu plus bas que celui 
des insectes des genres précédens , par un pétiole long , gros et 
cylindrique, de sorte qu'il semble Taire le dernier chaînon entre 
les hyménoptères de cet ordre et ceux de l'ordre suivant. 



( 92 ) 
M.' Fabricius a place le Stéphane dans son genre hracon, et 
M.' Latreille l'a laissé avec les ichneiunons de sa quatrième divisioa 
(les longicolles). Cet auteur a crée un nouveau genre sous le nom de 
pélécinej pour y placer Vichneumon polycerator, qui , autant que 
j'ai pu en juger d'après une description , m'a paru avoir i)lusieurs 
rapports avec le Stéphane. Au reste, en examinant l'insertion de 
l'abdomen au corselet, et la figure des cellules de la grande aile, 
on reconnaîtra promptement si cet insecte appartient à cet ordre et 
à ce genre. 

Nota. Ce genre a été établi sur l'inspection d'une femelle et d'un mâle. 



( 93 ) 



STEPÎIANUS. 
S P E C I E S. 



STÉPHANE. 
ESPÈCE. 



Curonatus, 



IN A. FEMELLE. 

Fabr. Braconserrator. 

D." 29 
Panzpr. Stephanus. 

On ti-ouve cel ùisecle 
sur les bois secs; et, lors- 
qu'il vole , son ventre fait 
presqneun angkaigiiavcc 
le corselet. 



MAS. H d L E. 

Coronatus. De même , mais beau- 
coup plus petit. 



( 9^ ) 



OR DO TEPiTIUS. ORDRE TROISIEME. 

Abdomine plus minusve petio- F'entre plus ou moins pétiole, 

XATO , PETIOLO FONE THOKACEM PÉTIOLE IMPLANTÉ VERF.IÈRE 

INFIXO. LE CORSELET. 



JL/ES insectes de cet ordre pre'seiitent un caractère gênerai si bien 
prononce qu'il est impossible de supposer qu'on puisse les confondre 
avec ceux des ordres précëdens. Il y en a cependant quelques-uns 
dont le ventre est assez rapproche du corselet pour laisser soupçonner 
la continuité' entre ces deux parties : si l'on a des doutes, il sera bien 
facile de les dissiper en baissant un peu l'abdomen : alors on recon- 
naîtra l'intervalle qui les sépare et le pétiole qui les unit. On trouve 
en outre chez eux des caractères particuliers qui serviront d'acces- 
soires aux caractères génériques, et qui faciliteront la connaissance 
des genres. Ces caractères, qu'on ne trouve pas que dans les deux 
premiers ordres , sont : 

1." Des yeux échancrés. 

2.° Des ailes antérieures pliées dans leur longueur. 

3.° Des ventres composés d'un moindre nombre d'anneaux que 
dans les autres hyménoptères. 

4.° Des inflexions dans la langue , qui est très-longue et très- 
apparente chez plusieurs de ces insectes. 

5.° Des cuisses contournées en S. 

Je ferai remarquer dans les hyménoptères de cet ordre, qu'il n'y 



( 9'^ ) 
en a aucun dont l'aile ait deux cellules radiales; qu'il y en a beaucoup 
dont les cellules cubitales n'atteignent pas l'extrémité de l'aile, 
et que quelques-uns d'entv'eux n'ont pas même de cellules. A q-ioi 
tient donc cette réduction dans le nombre des nervuies ? Pour 
tenter de résoudre ce petit problème, il me semble qu'il faudrait 
commencer par calculer la pesanteur spécifique des individus, 
comparer l'étendue de leurs ailes et compter le nombre de leurs 
nervures. Par exemple, si une tenthrède pèse dix, qu'un teucopsis 
ne pèse que huit , et que leurs ailes aient la même étendue , on 
en inférera que l'aile du premier insecte doit avoir un plus grand, 
nombre de nervures que celle du second, pour produire le même 
résultat. 

Si nous étions appelés à juger le vol d'un byménoptère par la 
seule inspection de ses ailes , nous dirions avec confiance que l'aile 
la plus fournie de nervures doit être la meilleure voilière , comme 
le bras le plus musculeux doit être le plus fort ; cependant notre 
assertion serait fausse, du moins en apparence, puisqu'un ichneumon, 
un sphex volent plus rapidement qu'un clolère et qu'un allante, 
quoiqu'ils aient moins de nervures dans leurs ailes. Mais si nous 
calculions la pesanteur du fardeau que ses ailes ont à soutenir et à 
transporter , nous trouverions vraisemblablement dans la différence 
du produit l'explication de celte erreur apparente. 

La coupe des ailes des hyménoptères , dont on n'aperçoit les 
nuances qu'en fixant son attention sur ces parties , m'a paru devoir 
influer autant sur le vol de ces insectes que la coupe des ailes des 
oiseaux de proie influe sur la force et la puissance du leur. Ce sujet 
fournirait, soit par lui-même, soit par ses comparaisons, un vaste 
champ d'observations curieuses aux naturalistes qui voudraient s'en 
occuper. 



( 9^ ) 

Avant cle terminer ce qui concerne le vol des hyménoptères , je 
ferai encore une observation sur la position respective de leur ailes. 
Quoique ces insectes aient quatre ailes bien divisées et bien séparées, 
on peut dire qu'ils n'en ont réellement que deux lorsqu'ils Volent , 
puisque l'aile inférieure se trouve toujours sur le même plan que 
la supérieure , et qu'elle s'unit intimement à elle au moyen de 
petits crochets qui la retiennent invariablement. Pour comprendre ce 
mécanisme intéressant , qu'on détache l'aile inférieure d'un hymé- 
noptère, et on verra, à l'aide d'une loupe, que la nervure du bord 
antérieur se termine en dessus par un grand nombre de petites dents 
courbées en 6' et dirigées €n arrière, qui s'accrochent lorsque l'insecte 
vole, au bord postérieur de l'aile supérieure, de façon que ces deux 
parties ne forment plus qu'une seule et même voile. Pour apprécier 
ensuite les avantages qui résultent, pour le vol de l'individu, de 
l'union de ces deux ailes, qu'on coupe ces agrafes, et on reconnaîtra 
à l'instant le but et la prévoyance de cette IntelligEiNJCB Suprême 
qui a crayonné de la même main Vhomme et la mouche. 

Si, dans les deux premiers ordres, on a pu distinguer facilement 
les femelles des mâles par la tarière toujours apparente qu'elles 
portent à l'extrémité du ventre, il n'en sera pas de même pour celui-ci, 
puisqu'il n'y a qu'un petit nombre de genres où les femelles aient à 
découvert cette marque caractéristique de leur sexej malgré cela, je 
lâcherai de suppléer à cette privation, en faisant ressortir d'autres 
caractères sexuels moins saillans , à la vérité, mais tout aussi vrais. 

On trouvera dans cet ordre un grand nombre de femelles qui, au 
défaut de tarière , ont un aiguillon qu'elles emploient comme une 
arme défensive ou offensive , et dont elles se servent avec autant 
d'adresse que de force. Si cet aiguillon était toujours à découvert , 
ce seroit un moyen bien sûr de reconnaître les sexes , puisque les 



(97) 
mâles en sont prive's, mais le plus souvent il est cache dans l'abdomen , 
d'où on ne peut le voir sortir que pendant la vie de l'animal. 

Maigre' toutes mes recherches pour découvrir le mâle et la femelle 
de chaque espèce, il m'arrivera, plus d'une fois sans doute, en suivant 
la nomenclature des auteurs , de donner deux dénominations diffé- 
rentes aux couples qui m'ont été inconnus. Espérons que ces erreurs 
seront rectifiées dans la suite par l'observation, lorsqu'on aura étudié 
avec plus de soin l'histoire intéressante de ces insectes , ou lorsque 
le hasard les aura fait trouver accouplés. 



Hyménoptères. Tome i. N 



G E N U s I. 
I C H N E U M O N. 



GENRE I. 
ICHNEUMON. 



Cellula radialis , una, maxima. 

Cellulse cubitales , très : prima, 
maxima, excipit primiim nervum 
recurrentem ; secunda , minuta , 
fere rotundata , excipit secundum; 
tertia , magna , apicem alœ vulgo 
attingit. 

Mandibulœ , pari>œ , hijldœ vel 
bidentatœ. 

Anlennae, setaceœ , plus viginti 
articalis composites. 

2.' F A MI LIA. 

Cellula radialis , una , magna. 

Cellulse cubitales , très : prima, 
parva, excipit nervum recurrentem^ 
secundus nervus deest; secunda, mi- 
nutissima; terlia, maxima, apicem 
alœ non semper attingit. 

Mandibulœ , idem. 

Antennee , idem. 

Observatio. Feminœ aculeo exserto 
sub ano armatœ sunt. 



1."° FAMILLE. 

Cellule radiale, une, très-grande. 

Cellules cubitales , trois : la i/", 
très - grande , reçoit la première 
nervure récurrente; la 2/, petite , 
presque ronde , reçoit la seconde ; 
la 3.°, grande, atteint ordinairement 
le bout de l'aile. 

Mandibules , petites , bifides ou 
bidentees. 

Antennes, se'tace'es, compose'es de 
plus de vingt anneaux. 

2.'"' FAMILLE. 

Cellule radiale , une , grande. 

Cellules cubitales, trois: la 1."*, 
petite, reçoit une nervure récurrente, 
la seconde nervure manque ; la 2.' 
cellule très-petite; la 3.", très-grande, 
n'atteint pas toujoursle boutdel'aile. 

Mandibules, de même. 

Antennes, de même. 

Observation. Les femelles ont l'ex- 
trémité du venlre armée d'un aiguillon 
découvert. 



( 99 ) 

Ce genre aurait été, pour moi comme pour les autres naturalistes, 
un vrai dédale si je n'avais pas trouvé, dans le premier de mes carac- 
tères génériques , un moyen de reconnaître les ichneumons à la 
première vue , de les distinguer de tous les autres hyménoptèies, et 
d'exclure de ce genre plusieurs individus qui y avaient usurpé une 
place à la faveur de leur habitas. Quoique par ces exclusions j'aie 
diminué le nombre des espèces qui composaient autrefois ce genre, 
néanmoins il est encore assez grand pour rendre trop souvent équi- 
voques les descriptions spécifiques des auteurs, auxquelles, a mon 
avis , on n'a pas donné toute l'extension dont il aurait fallu les 
investir pour dissiper les doutes. 

On remarquera dans la (igure de l'aile qui appartient à ce genre 
(pi. 3.° case 1 ) , que la première cellule cubitale fait dans sa partie 
inférieure une espèce d'angle d'oi!i sort un commencement de nervure. 
Quoique cette disposition ne se trouve pas chez tous mes ichneumons ^ 
j'ai jugé convenable de la faire graver de préférence, parce qu'elle 
existe dans le plus grand norabre, et lorsqu'elle n'existe pas, la cellule 
dans ce cas n'est pas angulaire. 

J'ai fait peindre (pi. 8, fig. i ) la mandibule de ces insectes vue 
en profil et par sa face externe , pour faire connaître la courbure 
de cet organe, et le sillon qui la divise depuis son extrémité. 

Tous les auteurs qui ont décrit les ichneumons ont senti la 
nécessité de faire des divisions dans ce genre , où les espèces sont 
très-nombreuses, et ils les ont étaLlies sur des bases bien difFérenles. 

Reaumur , ne considérant que la manière dont la tarière était frxée 
sous le ventre des femelles , s'est borné à établir deux divisions ;. 
mais comme cet auteur a com{)ris les sirex dans la première, il eui 
résulte qu'il n'a pas réellement divisé le genre des ichneumons. 

Liuné et, après lui, M. Fabricius, ont basé leurs divisions :8Hr la 



( 100 ) 

couleur de l'ecusson et sur celle des antennes. Cette façon de diviser 
les ic k 71 eumo7is n'est pas heureuse, puisqu'elle sépare ordinaitemenC 
les femelles de leurs mâles. Par exemple , les femelles qui ont les 
antennes annulées de blanc , et l'ecusson blanc , ont pour mâles 
des individus qui ont les antennes noires. 

Degeer a adopté, pour ses divisions, la figure des antennes et la 
forme des abdomens. Quoique cette manière de séparer les ichneu- 
mons paraisse bien naturelle , cependant , lorsqu'on veut en faire 
l'application , on ne tarde pas a lui reconnaître plusieurs défauts 
qui forcent à l'abandonner : voici les plus essentiels. 

1.° Les antennes des ichneumons étant presque toutes sétacées 
ou filiformes, je crois qu'il est impossible de poser des limites assez 
rigoureusement exactes pour pouvoir distinguer les unes des autres, 
et quand on le pourrait , cela deviendrait inutile , du moins si l'on 
est jaloux de réunir les deux sexes, puisque les antennes des mâles 
ont souvent une forme différente de celles de leurs femelles. 

2.° Quel sera l'auteur qui osera se flatter de décrire avec assez de 
précision les formes si variées des abdomens dH ichneumons , pour 
pouvoir établir par leur moyen une ligne de séparation qui puisse 
servir de base à une division en familles? En supposant que cela put 
se faire, on s'exposerait au même reproche, puisque l'abdomen des 
mâles a ordinairement une forme différente de celui des femelles. 

M."^ Latreille a établi deux grandes divisions entre ses ichneumons^ 
nommant ceux de la première ichneumonides, et ceux de la seconde 
ichneumonides sphégiens. Ces divisions, qui sont fondées sur 
l'apparence de la tarière et qui n'atteignent conséquemment que les 
femelles, ont été soumises à plusieurs subdivisions qui reposent, 
tantôt sur la forme des abdomens , tantôt sur le prolongement des 
barbillons ou la dentelure des mandibules, etc. Si cet auteur veut. 



( 101 ) 

comme il l'a amionce, examiner plus se'vèrement son genre ichneumon, 
il y fera sans doute des changemens utiles; et si les cellules des ailés 
peuvent fixer son attentiou il y trouvera une espèce de boussole qui 
le conduira plus sûrement vers le but qu'il a en vue. 

Les - difficultés qu'il yak établir dans ce genre un bon système 
de divisions contre lequel on ne puisse rien objecter , m'auraient 
empêche de faire connaître celui que j'ai imagine' , puisqu'il est bien 
loin d'avoir atteint ce degré de perfection , si je n'avais pas été per- 
suadé qu'il serait plus facile k saisir que ceux qu'on avait employés 
jusqu'à présent, et qu'il économiserait le temps consacré k des 
recherches spécifiques. 

Mes divisions reposent sur les couleurs abdominales ; elles m'ont 
fourni par leur variété cinq coupes assez bien prononcées. 

La première comprend les ichneunions k ventre noir , et même 
ceux dont les derniers anneaux sont marqués en dessus d'une petite 
tache blanche ou jaune , parce que cette tache n'est pas constante 
dans les individus de la même espèce. 

La seconde, ceux dont les anneaux du ventre sont tachés, ou bordés 
d'une couleur différente de celle qui fait le fond de l'abdomen. 

La troisième , ceux dont le ventre a deux couleurs , c'est-k-dire, 
ceux dont un ou plusieurs anneaux ont une couleur différente de 
celle des autres. 

La quatrième , ceux dont l'abdomen a trois couleurs , comme 
noire, rouge, et jaune. 

La cinquième, ceux dont le ventre est d'une seule couleur , mais 
non pas noire , sans avoir égard k la teinte du pétiole et même du 
premier anneau , parce que cet anneau est souvent nuancé diffé- 
remment dans la même espèce. 

En proposant ce mode de divisions, j'ai bien senti qu'il n'était 



( 102 ) 

pas exempt de défauts , puisque j'ai surpris dans l'accouplement 
deux ichneumons dont le manteau était de couleur différente; 
maigre' cela je crois, d'après mon expérience, que cette manière de 
diviser les insectes nombreux de ce genre mérite la préférence. 

Les ichneumons femelles ont un aiguillon qui servira à faire 
distinguer leur sexe ; je dis un aiguillon , parce qu'il pique souvent 
bien fort , qu'il n'est pas dentelé comme une tarière , et parce que 
la manière dont ces insectes se servent de cet instrument n'est pas 
la même que celle qu'emploient les femelles des tenthrèdes pour 
mettre en jeu le leur. Ces dernières scient véritablement l'écorce 
ou le bois où elles veulent déposer leurs œufs , tandis que les 
ichneumons femelles se bornent à piquer le corps des animaux 
qui doivent recevoir leur postéiité. Cet aiguillon est très-long dans 
quelques individus (i); dans d'autres, il est si court C£u'il est très- 
facile de se tromper en le confondant avec le fourreau des parties 
sexuelles du mâle, surtout dans des individus desséchés, puisque 
ce fourreau sort du même endroit que l'aiguillon , et qu'il fait 
autant de saillie que lui. 

Pour aider à faire reconnaître ces femelles, je ferai observer que 
le dernier segment de leur ventre est toujours fendu longitudina- 
lemcnt en dessous, de sorte qu'on peut aisément distinguer les deux 
lames de ce segment, qui, en se recouvrant l'une l'autre , laissent 
enlr'elles une ligne de séparation ; au lieu que l'abdomen des mâles 
est terminé en-dessous par une plaque lisse et polie, d'où sort le 
fourreau. J'ajouterai encore que ce fourreau est velu , et que l'ai- 
-gnillon des femelles est ordinairement lisse. 

Cl) J'ai un ichtieumou exolitjue dont l'aigoiUon a i3 à i4 centimèlres ( 5 pouces ) 
de longueui-, environ. 



( io3 ) 

J'ai divisé ce genre en deux familles : la première comprend ua 
très-grand nombre d'espèces ; la seconde n'en admet que fort peu , 
qui sont remarquables par la grandeur du point de l'aile et par la 
troisième cellule cubitale , qui n'est que faiblement tracée. 

Il y a dans le genre ichneumon quelques femelles sans ailes : 
quoiqu'elles en soient privées, je ne doute pas que les autres caractères 
ne suffisent pour les faire placer sans erreur dans le genre auquel 
elles appartiennent 

Je ne parlerai pas ici des larves des ichneumons, ni de la manière 
dont elles se nourrissent : si l'on désire des détails sur cet intéressant 
sujet , on peut consulter les ouvrages de Reaumur , de Degeer , 
de Bonnet, où l'on trouvera de quoi se satisfaire ; cependant, je ferai 
observer que ces auteurs ont réuni dans leur genre ichneumon 
plusieurs autres genres qui doivent en être séparés; ainsi les ichneu- 
7no?is qui, sous la forme de vers, vivent dans les chenilles mineuses, 
dans celles des galles des arbres, dans les œufs des papillons, dans 
les pépins des fruits , dans les gallinsectes etc. , ne m'ont paru 
avoir d'autres rapports avec les véritables ichneumons que leur 
instinct, leur aiguillon et la manière de s'en servir. Je ferai connaître 
la place que j'ai assignée a ces insectes dans les genres que je passerai 
successivement en revue. 

On trouve dans la dernière édition du Systema Piezatorum de 
M/ Fabricius six genres nouveaux , qu'il a extraits de son anciea 
genre ichneumon , lequel en avoit déjà fourni deux au supplément 
que cet auteur avait publié en 1798 ; de sorte qu'on a actuellement 
neuf genres pour classer les ichneumons , ce qui offrirait sans doute 
beaucoup de facilités si les nuances qui caractérisent ces genres*élaient 
exactes, et assez distinctes pour être facilement saisies. Je vais passer 
rapidement en revue quelques-uns des principaux caractères de ces 



( io4 ) 
genres et les comparer aux observations de M.' Latreille et aux 
miennes sur ce sujet. 

1." Genre. Ichneumon. 
Barbillons anlérieurs, six anneaux, postérieurs, cinq; mandibules pointues. 

2.' Genre. Cryptus. 
Barbillons antérieurs, six anneaux, postérieurs, quatre; mandibules bifides. 

3." Genre. Bassus 
Barbillons antérieurs, six anneaux, postérieurs, quatre; mandibules légèrement bifides. 

4.' Genre. Bracon. 

Barbillons antérieurs, six anneaux, postérieurs, trois; mandibules, pointues. 

5.' Genre. Pelecinus. 
Barbillons antérieurs, cinq anneaux, postérieurs, quatre; mandibules tiidenlées. 

6.* Genre. Pimpla. 
Barbillons antérieurs, six anneaux, postéiieurs, quatre; mandibules pointues. 

7.' Genre. Joppa. 
Barbillons antéi-ieurs, six anneaux, postérieurs, quatre; mandibules unidentées. 

8.° Genre. Banchus. 

Barbillons antérieurs, six aimeaux, postéiieurs, quatre ; mandibules tronquées et dentées. 

9.' Genre. Ophion. 

Bai'billons antérieurs, six anneaux, postérieurs, quatre; mandibules tridentées. 

M.' Latreille nous apprend , dans son Histoire générale des 
Insectes , que ses ichneumonides , proprement dits , dans lesquels 
se trouvent renferme's la plupart des genres ci-dessus nommes , ont 
leurs palpes maxillaires, ou barbillons antérieurs, composés de cinq 
anneaux , et les labiaux , ou barbillons postérieurs , de trois et 
quelquefois de quatre. Voilà donc deux manières diflférentes de voir 
le caractère le plus essentiel à la détermination des genres en suivant 
le système Fabricien; et le résultat de mes observations, bien loin 
de jeter quelque lumière sur ce sujet , ne servira qu'à l'embrouiller 



é 

( io5 ) 
davantage, puisque je n'ai jamais trouve' que cinq anneaux aux 
barbillons antérieurs , et quatre aux poste'rieurs , dans tous les 
ichneumons que j'ai examinés, en y comprenant les banchus et 
les ophions de M.' Fabricius. Il est vrai que, dans mes anomalons 
et hracons , j'ai vu des individus dont les barbillons antérieurs 
étaient formés de six anneaux , et les postérieurs de quatre , tandis 
que d'autres en avaient cinq et trois. 

Quant à ce qui concerne la ligure des anneaux qui constituent 
ces barbillons , elle m'a paru si variée que je suis convaincu qu'on 
éprouverait des difficultés presque insurmontables si l'on était tenté 
de vouloir signaler des genres par ce moyen. 

Les mandibules de tous mes ichneumons m'ont paru bidentécs , 
avec de légères nuances dans leur dentelure , et je n'en ai pas vu 
une seule qui fût pointue, comme l'a dit M.' Fabricius. 



Nota. La première famille de ce gem-e a élé ëlablie sur rinspeotion de deux cent 
quatre-vingt-quinze femelles et cent quatre-vingts mâles , et la seconde sur celle de 
douze femelles et de six mâles. 



Hyménoptères. Tome 



( io6 ) 

ICHNEUMON. I C H N E U M O N. 



S P E G I E S. 



FAMILIA. 



FEMIN^. FEMELLES. 



ESPÈCES. 

FJMILLE. 

MARES. MALES. 



Prima Diviàio. Ahdomine nigro , vel apice maculato. 
Première Division, Ventre noir, ou lâché de blanc au bout. 



Molitorius. Fabr. Ichn. n." 5. 

Panzer. Ic/in. 
Pedatorius. Fabr. Ichn. n." 6. 

Panzer. Ichn. 
Atraiorius. Fabr. Ichn. n.° lo. 
Saturatorius. Fabr. Ichn. n.° l3. 
Quœsitorius. Fabr. Ichn. n." 18. 
Nigratorius. Panzer. Ichn. 



Niffrator. Fabr. Ichn. n.° S' 



Comitator. Fabr. Ichn. n. 

Panzer. Ichn. 
Annulalor. Fabr. Ichn. n. 



Lapidator. Fabr, Ichn. n. 



58. 
59. 
69.' 



Castigator. Fabr. /cA/z. n.° 77. 
Custodiator. Fabr. /cAra. n." 78. 
Cœruleator. Fabr. /c/j«. n.° 79. 



Molitorius. De même. 



Calceatorius. Panzer. Ichn. 
Bimaculatorius.V'àOzeT. Ichn. 
Fossorius. Fabr. Ichn. n." 55. 

De même, excepté les 
antennes , qui sont 
toutes noires. 
De même. 



Nigrator. 
Comitator. 



Corriiscator. Fabr. Ichn. n.° &6, 
Lapidator. De même 
Atrator. Fabr. Ichn. n." 73. 

Moschator. Faljr. Ichn, n." 75. 
Castigator. De même. 



Fabricator. Fabr. Ichn. n." 80. 



Viduatorius. Fybr. 



( 107 

Cryplus. n." 2. 



Cinctorius. Fahr. Cryplus. n.°35. 
Reslaurator. Fabr. Cryplus. n.° 48. 
Coinpunclor. Fabr. Cryplus. n.° 58. 
Enerualor. Fabr. Cryplus. u.° 60. 
Infligalor. Fabr. Cryplus. n." 61. 



Turionellœ. Fabr. Cryplus. n." 72. 



Cinctus. 

j4gilis. 

Pulicarius. 

Festinans. 



Fabr. Cryplus. n.° 86. 
Fabr. Cryplus. n." 96. 
Fabr. Cryplus. n.° 97. 
Panzcr. Ichneumon. 
Fabr. Crypt. n.° io3. 



Ediclorius. Falir. Cryplus n.° 26. 



Injligalor. 
Linealor. 
Turionellœ. 



De même. 

Fabr. Cryplus. n." 7( 

De même. 



Prœrogator. Fabr. Bossus, n." 20. 
Manifestator, Y ahr. Pinipla. n." 3. 
Panzer. Ichneumon. 



Frontatorius. Fabr. Bassus. 



Manifestalor. De njcr 







yïpproximator. F ahr. Pimpla. n." 4, 


Pennator. 


Fabr. Pimpla. n." 17. 


Pennator. 


De même. 


Stercorator. 


Fabr. Pimpla. n.° 22. 


Stercorator. 


De même. 


Varicornis. 


Fabr. Pimpla. n.° 5i. 


Varicornis. 


Dcmêmo,e\ceple\loiix 
lignes jaunes sur le 
corselet. 


Venator. 


Fabr. Banchus. n.° j. 


Venator. 


De même. 


Fornicalor. 


Fabr. Banchus. n.° 5. 






Clavalor. 


Fabr. Ophion. n." 17. 


Clat'ator. 


De même. 


Nunclator. 


Fabr. Ophion. ii.° 21. 






Vittatorius. 


Grave". 







Les ichneumons de celle division à aniennes annulU'es et à t'cusson blanc, sont 
presque tous des femelles , el ceux qui oit l'écusson blauc ou jaune , et les anleinies- 
noires, sont presque lous des mâles. 

Les mâles des femelles dont la. tête est noire out presque tous le flonl, le coulaur 
des yeas. el la lèvre supérieure colorés en blauc ou en jaune. 



( io8 ) 

Secunda Divisio. Ahilomine maculato vel tnargbiato. 

Seconde Dwision. Ventre taché ou bordé d'une couleur différente. 



Sitgillatorius. Fabr. IcJm. 



1. 



Glaucatorius. Fabr. Ichn. n.° i4. 
Natatorius. Fabr. Ichn. n." 16. 
Panzer. Ichneumon 
medlatorius var. 



InterniptoriusY ahv . Ichn. 



J7- 



In f racto ri us. F dbr. Ichn. r 

Panzer. Ichn. 

VariegatoriusV anzcr . Ichn. 



Monitorius. Panzer. Ichn. 



VolulaloriiLs. Fabr. Ichn. n.° Sy. 



Micratorius. 



La femelle a tous les 
Segraens abdominaux bor- 
dés de Jaune,et les antennes 



Moratorius. Fabr. Ichn 
Glaucatorius. De même. 



Oratorius. 



Fabr. Ichn. i 
Panzer. Ichn. 



Ohsolelorius. Fabr. Ichn. n." 24. 



Nugatorius. Fabr. Ichn. n.° 55. 

Fasciatorius. Fabr. /c^rt. n.° 56. 

Panzer. Ichneumon 

nugatorius. 



Notatorius. Panzer. Ichn. 
Mercatorius. Y dihr. Ichn. n.° 38. 

Panzer. Ichn. 
l'^aginatorius.Fabr. Ichn. n.° Sg. 

Panzer. Ichn. 
Annulatorius. F -àhr. Ichn. n." 4o. 
yJîficratoriMS. Fabr. /c/m. n." 4i. 

Panzer. Ichneumon 

dissectorius. 



Hîstrio. Fabr. Ichn. n.* 85, 

Panzer. IcJin. 
Ceniculatorius**F ahr. CfJ'ptus. n.° 12. 
Dentatorius.**Fii]n\ Cryptus n.° 17. 



109 ) 

Necatorius. Fiibr. /c^/z. n.*42. 

Panz. /cA/z. vespoides. 
Bidentorius. Fal)r. /c/îw. n." 45. 

Panzer. Ichn. 
Histrio. De iDcme. 



ilSfacwZafortM*. Fabr. Bassus. n." g. 
Persuasorius. Fabr. Pimpla. n.° 1. 



Accusalor. 
Mediator. 



Flavlcans. 
Excitaior. 



Fabr. Pimpla. n.*2i. 
Fabr. Pimpla. n." 25. 
Panzer. Ichn. scurra. 
Fabr. Pimpla. n." 53. 
Panzer. /cAra. 



Amictorius. Panzer. /c/^/z. 
Areator. Panzer. Ichn. 



Lapidator. Fabr. Cryptus. n.° 67. 
Persuasorius. De même. 



Teilia Divisio. 
Troisième Divlsi<m. 



Abdomine bicolore. 
Ventre de deux couleurs. 



Culpatorius. Fabr. Ichn. 



Raptorius. Faljr. Ichn. 



Antennatorius Panzer. Ichn. 



Culpatorius. 

Raptorius. 

Luctatorius. 

Occisorius. 

Flavatorius. 

Erectorius. 



De même, mais les an- 
tennes sont toutes 
noires. 

De même, mais les an- 
tennes sont toutes 
noires. 

Fabr. Ichn. n.* 2g. 

Fabr. Ichn. n." 54. 

Fabr. Ichn. n." 46. 

Panzer. Ichn. 

Fabr. Ichn. n." 56. 



Rubricator. 
Sputator. 



Paozer. Iclui, 
Fabr. Ichii. n 
Paozer. Icrui. 



Rehictator. Fabr. Cryptas, n." 55. 



Fabr. Cryp tus n . ° 9 1 . 
Fabr. Cryptus. n.° 96. 
Fabr. Cryptus. n.° 98. 
Panzer. Ichn. 
Fabr. C/'yptus. n.° gg. 
Pedicularius¥ahr. Crypt. n." 100. 
Panzer. Ichn. 



Ah'variiLS. 
Cursitans. 
Fasciatus. 

Acarorum. 



Sputator. De même. 



Delusor. 
Elongator. 



Fabr. Ichn, n.° 71. 
Fabr. Ichn. n." 72. 
MarginatoriusY »hr . Cryptus. n.° 24. 
Panzer. IcJm. 

Ou la description est 
incorrecte , ou la syno- 
nymie inexacte. 



Debelïator. 
Titillator. 



Fabr. Cryptus. n.' k']. 
Fabr. Cryptus. n." 68. 



Segmentorius.'E ahr. Bassus. n." l3. 



Irrigator. Fabr. Bassus. n.° i5. 

Panzer. Ichn. 
GlaucopterusY&hf. Ophion. n." i4. 
jïbùrei^iator. ¥a.hr. Ophion. n." 18. 
Falcator. Fabr. Ophion n.° 28. 
Nidulator. Fabr. Ophion. n," 29. 
Pugillator. Fabr. Ophion. n.° 3o. 
Mercator. Fabr. Ophion. n.° 42. 

Parmi les icbneumons de celte 3." Division, j'ai trouvé 3i mâles dont l'e'cusson est 
coloré en blanc ou jaune , et dont les antennes sont noires , et je n'ai encore pu me 
procurer qu'une seule femelle; d'où l'on peut inférer, à ce qu'il me semble avec raison, 
que les divisions fondées sur la coloi'ation des antennes et de i'écusson seront défectueuses, 
puisqu'elles sépareront souvent les femelles des mâles. 



( 111 ) 

Quarla DivLsio. Abdomine tricolore. 
Qucilrtème Dîpision.Venlre de U-oLs couleurs. 



Sarcitorius. 
Extensorius. 



Grossorius. 



Fabr. Tchn. n 
Fabr. Ichn. r 
Panzer. IcJm. 



F;ibr. IcJm. n 
Panzer. Ichn. 



9- 

12. 



Amhiilatorius.Y &hr. Jchn. i 
Punzer. Ichn. 



Nuncupator. Panzer. Ichn. 



Inciihitor. 
Ahbreviatoj- 



Pictits. 
Exhortàtur. 



Fabr. Cryptus. n." 53. 
.Fabr. Cryptus. n." 55. 
Panzer. Ichn. 

N'ayant pas cette espèce, 
je ne la place dans celte 
division que d'après la 
figure qu'en a donné 
M/ Panzer. 
Fabr. Banchus. n.'ia. 
Panzer. Banchus. 
Fabr. OpJiion. n.° ig. 
Panzer. Ichn. 



Extensorius. De même, mais beau- 
coup plus petit, et un 
seul anneau blanc aux 
antennes. 

Grossorius. De même , excepte' les 
antennes , qui sont 
toutes noires. 

Ambulatoriiis.J)e même, excepte les 
antennes , qui sont 
toutes noires. 

Negatorius. Fabr. Iclin. n." 3l. 
Panz. Ich. ornaiorius. 

Laboratorius.Yiibr. Ichn. n.° 53 



Molalorius. Fabr. Cryptus. n." 4. 



J'ai dans ma (oUection i5 femelles à antennes annulées de blanc, et à écusson iioii\ 
(jui appartiemieul à celte division, mais pas un seul mâle. 



( 112 ) 



Quinta Divùsio. Abdomine unicolore. 
Cinquième Division. Ventre d'une seule couleur. 



Pisorius. Fabr. IcJin. n.° 25. 
Lentorius. Panzer. Ichn. 
£xpectatorius,'Pahr. Ichn. n.* 26. 



uinnatorius. 

uissertorlus. 
Sponsor. 
Projligator. 
Armator. 



Zohator. 
Luteus. 



Fabr. Cryptus. n.* 3. 
Panz. Ichn. armator. 
Fabr. Cryptus. n.° 20. 
Fabr. Cryptus. n.° 5o. 
Fabr. Cryptus. n." 62. 
Fabr. Cryptus. n." G^. 
M. Fabriciuss'est trompé 
en rapportant à cette es- 
pèce la synonymie de M.' 
Panzer, puisque les an- 
tennes sont annulées dans 
l'un, et noires dans l'autre. 
Fabr. Bassus. n.° i4. 
Fabr. Ophion. n." 1. 



Fusorius. Fabr. Ichn. n.° 47. 
Lutorius. Fabr. Ichn. n." 5o. 
Rutilator. Fabr. Ichn. n.° 67. 
Restauraior. Fabr. 7cA/i. n.° 74. 



2.' FAMILIA. 



F^JIf/iZE. 



riMlNJE. rElUELZES. 

Deprimator. Pabr. 7cA«, n.* 83. 



Globatus. Fabr. Cryptus. n."88. 
Clomeraius. Fabr. Cryptus. n.'Sg. 



MARES. M A J.S S. 

Deprimator. De même. 

Panzer. Ichneumon. 
Globatus. De même. 
Glomeratus. De même. 



C ii3 ) 



Calculator. 



Piirgalor. 
Pauzeri. 



Fabr. Ba&sus. n.° 21. 
Panzer. Ichneiimon 

calculatorius. 



Fabr. Bracon. n.° 10. 

Grave. 

Latreille. Agathis 

nialvacearurn. 



Calculator. 



Ik; même , excepte les 
jambes de derrière , 
qui sont plus forle- 
ment aanulëes de 
blanc. 



Paurais pu beaucoup augmenter cette indication spécifique en y 
ajoutant celle des icJmeunions , sur lesquels j'avais quelques doutes 
relativement à leur identité avec les descriptions de M."^ Fabricius ; 
mais je n'ai pas cru devoir me le permettre, étant d'ailleurs convaincu 
que le nombre des espèces que j'ai rapportées ne sufl'it pour faire 
sentir l'utilité de mes divisions, et faire comprendre la facilité avec 
laquelle on peut en faire usage. 

Pour obtenir plus d'uniformité dans la nomenclature , j'ai 
adopté pour mes ichneumons la terminaison en ius ; pour mes 
anomalons celle enurn, et pour mes braco?is celle en or. 



Hyménoptères. Tome î. 



( ii4 ) 

G ENUS II. GENRE IL 

ANOMALON. A N O M A L O N. 



1." FAMILLE. 

Cellule radiale , une , grande. 

Cellules cubitales, deux, grandes; 
la x."' reçoit la première nervure ré- 
currente ; la 2." la seconde nervure 
et elle atteint l'extrémité' de l'aile. 

Mandibules , hidentëes. 

Antennes, sétacees, compose'es de 
plus de vingt anneaux. 

2.""° FAMILLE. 

Cellule radiale , de même. 

Cellules cubitales, deux: la i."', 
grande, quelquefois ondulée dans sa 
partie inférieure, reçoit les deux ner- 
vures re'currentes. 

Mandibules , de même. 

Antennes, de même. 

Observation. Les femelles ont l'ex- 
trémité du ventre armée d'un aiguillon 
découvert. 

J'ai choisi de préférence le nom dianomalon pour le donner à ce 
genre, afin défaire pressentir que l'absence de la seconde cellule 
cubitale pouvait être considérée presque comme une anomalie; je dis 
presque, car il m'est impossible de deviner les secrets de la nature, 
et d'apprendre quel a été son but en donnant aux ailes de ces insectes 



Cellula radialis , una , magna. 

Cellulœ cubitales , dicœ, magnœ : 
prima excipit primum neruum 
recurrentem y secunda secundum 
ajncemque alœ attingit. 

Mandibulœ , bidentatœ. 

Anlennse, setaceœ, viginti et am- 
plius articulis compositœ. 

2." F A MI LIA. 

Cellula radialis, idem. 

Ce! luise cubitales , duœ : prima , 
magna, in infima parte non nun- 
ijuam undulata , duos riervos ré- 
currentes excipit. 

Mandibulœ , idem. 

Antennse , idem. 

Observatio. Feminœ aculeo exserto 
sub ano armatœ sunt. 



( ii5 ) 
un moindre nombre de cellules qu'a celles des ichneumons ; or, c'est 
ce but que j'ai voulu rendre sensible en créant ce nouveau genre. 
Quoique le chaînon qui unit les anonialons aux ichneumons 
soit sans intermédiaire, et que Vhabllus de ces insectes soit à peu 
près le même, néanmoins, en examinant la conformation des 
anonialons j on y remarque des différences assez sensibles ; plusieurs 
d'entr'eux ont la partie antérieure du corselet plus prolongée et la 
tête plus spliérique que les ichnaunions ; d'autres ont à la base 
des segmens abdominaux, des impressions latérales et triangulaires 
semblables à celles qu'on voit chez les traçons ; il y en a enfin qui 
ont des épines aux cuisses postérieures. De telles modifications dans 
l'apparence de ces insectes pourraient être utilement employées pour 
séparer les espèces qui composent ce genre et obvier aux difficultés- 
qu'on éprouve souvent pour les classer 

Nota. Ce genre a été établi sur l'ùispeclioii de 61 femelles et de 26 mules. 



C ii€ 



A N O M A L O N. 
S P E C I E S. 



A N O M A L O N. 

ESPÈCES. 



V* F A M I L I A. 

F E M I N ^. PEMELLSS. 

Lœtatorius. Fabr. Ichn. n.° 45. 
Panzer. Ichn. 



FAMILLE. 



Fabr. Cryptus. n.° 77 
Panzer. Ichn. 
Panzer. Ichn, 
Panzer. Ichn. 
Panzer. Ichn. 

Circumflexus.Vahr. Ophion. n 

Variegatum. Grave'. 



Ruspator. 

Dubitator. 

Elevator. 

Vulnerator, 

Circulator. 



l5. 



R E s. MALES. 



Ramidulus. Fabr. Ophion. n.° 2. 
Obsctirus. Fabr. Ophion. n.° 7. 
Cruentatus. Panzer. Anomalon. 
Aphidum. Panzer. Anomalon. 
dlarginatum.Grasé. 



Sponsorius. Fabr. Ichn. a.° 62. 

Je soupçonne que c'est 
le mâle de l'espèce pré- 
cédente. 

3Iandator. Fabr. Cryptus. a." 65. 



\ 



FA MI LIA. a."""^ FJMILLE. 



Obscurus. De même. 



( 117 ) 



GENUS III. 
R A C O N. 



GENRE HT. 
B R A C O N. 



Cellula radlalis, una , magna. 

Cellulae cul^ilales, très : duœ priince 
quadraUe , fere œquales ; prima 
excipit nervum récurrent m, secun- 
dus nerviis deest; tertia , magna , 
apicem a/tc attlngit. 

ManciiljuIcC , bidentatœ. 

Anteiiijœ, selaceœ, viginti et am- 
pliiis articulis compositœ. 

Observalio. Feminœ acideo exserto 
siib auo armatœ sinit. 



Cellule radiale , une, grande. 

Cellules cubitales, trois : les deux 
premières , carrées , presque égales j 
la 1."^° reçoit une nervure récurrente; 
la 2.' nervure manque; la 3.' cellule, 
grande, atleiiU l'eitre'mile' de l'aile. 

Mandibules , bidenteles. 

Antennes, sëtacees, compose'es 
de plus de vingt anneaux. 

Observation. Les femelles ont W%- 
tréinité du ventre armée d'un aiguillon 
découvert. 



M/ Fabticius, en adoptant la dénomination qne j'avais donnée à 
ce genre , a séparé, comme je l'avais fait, les bracons des ichneu- 
mons , avec lesquels ils avaient été confondus par tous les natura- 
listes. Quoique les insectes de ces deux genres aient l'air d'appar- 
tenir à une même famille , cependant , par un examen un peu 
attentif, on ne tarde pas a reconnaître que la seconde cellule cubitale 
de leurs ailes est totalement différente; en effet, elle est grande et 
carrée dans les bracons, petite et presque ronde dans les ichneiimons, 
et elle manque absolument dans les anonialons. 



Nota. Ce genre a été établi sur riiispection de 58 femeHes et 4o mâles. 



( ii8 ) 



B R A C O N. 

S P E C I E S. 



FEMIN 

Manducator. 



FEMELLES. 



Irrorator. 



Desertor. 
Nominator. 

Ornator. * 
Denigrator. 

Urinator. 

Minutator. 

Flavator. 

Initiator. 

Guttator. 

Gasteralor, 



Fabr. Cryptus.n." <]'5. 
Panzer. Ichn. 

J'ai lail graver la man- 
dibule singulière de cet 
insecle , vue par sa face 
interne. PI. 8. 
Fabr. Cryptus. n.° 76. 

Il est bien difficile de 
voir la tarière dans cette 
espèce. 

Fabr. Bracon. n.° 7, 
Fabr. Bracon. n.° 8. 
Panzer. Ichn. 
Fabr. Bracon. n." 20. 
Fabr. Bracon. n.° 35. 
Panaer. Ichn. 
Fabr. Bracon. n.° 34. 
Panzer. Ichn. 
Fabr. Bracon. n." 55. 
Fabr. Bracon. n." 36. 
Fabr. Bracon. n." 57. 
Panzer. Bracon, 
Grave, 



BRACON. 
ESPECES. 



MARES. MALES, 



Desertor. De même. 



Urinator. De même. 
Minutator. De même- 



( 119 ) 



G E N U s IV. 
P O M P I L U S. 

Cellula radialis , una , mecliœ 
m agn itu clin is . 

Celluke cul)ilales , ires : prima , 
eîongata; secunda tertiaque , fere 
œquales et quadratœ , excipiunt 
duos nervos récurrentes j sœpe ru- 
dimentum quartœ celluke conspi- 
citur. 

MandibulBe sublndentatœ. 

Anlennœ , filiformes , apice 
coni^olulœ , in feminis duodecim 
articulis compositœ , tredecim in 
juaribus. 



GENRE ir. 
P O M P I L E. 



Cellule radiale, une, de moyenne 
grandeur. 

Cellules cubitales y trois: la i."", 
alonge'e j la 2.' et la 5.' , presque 
égales et carre'es, reçoivent les deux 
nervures récurrentes j souvent on voit 
le commencement d'une 4." cellule. 

Mandibules, légèrement bidente'es. 
Antennes, filiformes, et contour- 
nées à leur extrémité , composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
de treize dans les mâles. 



Observalio. Feniinœ acvleo pungeiite 
recondilo suh ano armalœ sunt. 



Obserp. Les femelles ont le denière 
armé d'un aiguillon piquant et caché. 



Les pompiles se rapprochent des ichneumons par leur apparence 
légère et svelte ; mais ils s'en éloignent par le nombre des anneatix de 
letirs antennes, par la longueur de leurs jambes hérisse'es d'épines, 
et enfin par la sinuosité longitudinale de la face interne des posté- 
rieures, qui est remplie de petits poils tort courts, en forme de 
brosses. 

On ne pourra pas confondre les pompiles avec les sphex , 
puisque ces derniers ont le ventre attaché au corselet par un pétiole 
cylindrique et alongé, tandis qu'il est fort court dans les premiers. 

On ne trouve dans les insectes de ce genre d'autres marques 



( 120 ) 

distinclives des sexes que le nombre des anneaux des antennes, et 
celui des segmens de l'abdomen. En effet, chez les mâles, les antennes 
ont toujours treize anneaux, et le ventre, dont la forme est plus 
cylindrique que chez les femelles, est composé de sept segmens. 

M.' Latreille avait, le premier, sépare ce genre de celui des sphex, 
en lui donnant le nom àe psammochares ^ mais il a adopté dans la 
suite la dénomination de pompilus , que M."" Fabricius lui avait 
substituée. 

J'ai réuni dans ce genre le plus grand nombre des pepsis à ventre 
sessile de M.^ Fabricius , parce qu'ils m'ont paru avoir toutes les 
conditions requises pour y trouver leur place, soit par les cellules 
des ailes, soit par leur habitus, soit enfin par le nombre des anneaux 
des barbillons postérieurs que j'ai reconnu être celui de quatre, et 
non de cinq, comme l'a dit cet auteur. 

Nota. Ce gem-e a élé établi sur l'inspeclion de 5i individus, mâles el femelles. 



( 121 ) 



P o 


M P I L U S. 


s P E C I E s. 


IBMINiE. FEMELLES. 


Fusciis. 


Fabr. Pompilus.x\.° ai. 




Panzer. Pompilus. 


p'iaitcus. 


Fabr. Pomp. n." 12. 




Panzer. Pompilus. 


Niger. 


Fabr. Pomp. n." i5. 




Panzer. Pompilus. 


Coccineus. 


Fabr. Pomp. n.° 18. 


Sanguinolentus.^ &hr. Pomp. n." ig. 




L'individu que je place 




ici sous ce nom difïère de 




celui qu'a décrit M.' Fa- 




bricius, par son corselet, 




qui est entièrement rouge. 


Bijasciatus 


Falir. Pomp. n.° 26. 




Panzer. Pompilus. 


Gibbus. 


Fabr. Pomp. n.° 27. 




Panzer. Pompilus. 


Riijipes. 


Fabr. Pomp. n." 37. 




Panzer. Pompilus. 



P O M P I L E. 
ESPECES. 



Bipunctahts.Y uhr. Pomp. n." 38. 
Panzer. Pompilus. 

Hyménoptères. Tome j. 



MARES. M ^ L E S. 

Fuscus. De même, mais beau- 

coup plus petit. 

Fuscatus. Fabr. Pomp. n.° 22. 

Pulcher. Fabr. Pomp. n." 2g. 

Tropicus. Fabr. Pomp. n.° 53. 

Rujipes. 

Le mâle n'a pas de tache 
sur le cinquième anneau 
de l'abdomen , comme la 
femelle. 

Q 



( 122 ) 



Hircanus. Fabr. Pomp. n." 4o. 

Panzer. Pompilus. 
Exaltatus. Fabr. Pomp. n.° 4i. 

Panzer. Pompilus. 

Annulatus. Fabr. Pomp. n." 53. 
Luieipennis'^F abr. Pomp. n.° 54. 
Hœmorroidalis*Y ahr. Pomp. n.° 55. 
Fulvipennis^F ahr. Pomp. n.° 57. 
Captivas. * Fabr. Pomp. n.° 61. 
Héros, * Fabr. Pepsi^. n.° 2g. 



Ruficornis. '' 
-^ punctata. 



Plumbt 



Fabr. Pepsis. n.° 36. 
Fabr. Pepsis. n.° Sg. 
Panzer. Pompilus 
8 punctatus. 
C'est, à ce que je crois , 
une variélé du 4 punc- 
tata. 
Fabr. Pepsis. n." 4o. 



Nigrita. * Fabr. Pepsis. n.* 43. 
Speciosa. * Fabr. Pepsis. n.° 45. 
Atripennis.'''FdhT. Pepsis. u." 46. 



fo gutlatus Grave. 



Capensis.'^ Fabr. Pomp. n.° 46. 
Annulatus. Panzer. Pompilus. 



Sellata. "^ Fabr. Pepsis. n." 54. 
Luteicornis.'^Fahr. Pepsis. n.° 35. 



punctata. 



Le mâle a des bandes 
jaunes sur les segmens 
abdominaux, au lieu de 
points. 



^me/!//j '«ftwa.* Fabr. Pepsis. n.' 4l. 



Punctum. Fabr. Ceropales. n." g. 
Panzer. Pompilus. 



( 120 ) 



G E N U S. 
CEROPALES. 



GENRE. 
CÉROPALE. 



Cellula radialis , una , elongata. 

Cellulœ culiitales , quatuor : se- 
cundo excipit primum nervum re~ 
currentetn ; tertia antice coarctata, 
secundum ; quarta , leviter deli- 
neata, apicem alœ attingit. 

Mandlbulae , bidentatœ. 

Auleunœ , filiformes , duodecim 
articulis compositce in feminis , 
tredecim in maribus. 



Cellule radiale, une, alongec. 

Cellules cubitales , quatre, la 2.""° 
rcçoilla première nervure récurrente; 
la S/"", resserrée dans sa partie an- 
térieure, reçoit la seconde nervure; 
la 4."°°, faiblement tracée, atteint le 
bout de l'aile. 

Mandibules , bidente'es. 

Antennes , filiformes, compose'e» 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 



Obesrvatio. Feminœ aculeo brevi Observation. Les femelles ont le dcr- 

jpungente sub ano armatœ sunt. rière armé d'un aiguillon coiut et piquant. 

Quoique les céropales ressemblent beaucoup aux pompilcs , ils 
en sont néanmoins séparés par quatre caractères assez saillans , 
savoir : i. Les antennes dont les anneaux sont si serrés les uns contre 
les autres qu'ils semblent former un tout continu. 2. Le resserrement 
de la partie antérieure de la troisième cellule ctibitale, et l'existence 
d'une quatrième cellule. 5. La forme du ventre, qui est celle d'un 
ovale alongé, recourbé un peu sur lui-même. 4. Le bout de la tarière 
qui est toujours à découvert. 

C'est à M.' Latreille que nous devons le genre céropales, qui a 
e'té ensuite adopté par M.' Fabricius ; car, dans les premières éditions 
de son entomologie, cet auteur avait réuni les céropales aux éçanics^ 
quoique ces insectes n'eussent entr'eux aucun rapport. 



Nota. Ce genre a été ^-tabli sur llnspeclion de quatre femelles el de trois mùl&s. 



( 124 ) 
CEROPALES. CÉROPALE. 

SPECIES, ESPÈCES. 



feminjE. femelles. 



Maculata. 



Fabr. Ceropales. n.° i. 
Panzer. Pompilus 
frontalis. 



Variegata. Fabr. Cerop. n.° 2. 
Panzer. Evania 
variegata. 



Histrio. Fabr. Cerop. n.° 5. 



Maculata, 



Le mâle a les quatre pre- 
miers anneaux du ventre 
marqués latéralement de 
taches blanches; le 5." et 
le 6." sont tachés en 1 
de la même couleur. 



p^ariegata. 



Le mâle ne difîere de la 
femelle que par la tache 
jaune du dernier anneau 
du ventre , qui est beau- 
coup plus grande. 



GENUS V. 
S P H E X. 



( 125 ) 



GENRE r. 
S P H E X. 



!•• FAMILIA. 

Ccllula radialis , una , parva. 

Cellulse cubitales , très : prima , 
magna y secunda , parva , antice 
angustata , excipit duos nervos ré- 
currentes; tertio, parva, quadrala , 
ab apice alœ plus minusve remota. 

Mandihulae, maximœ , bidentatœ, 
dens ultimus longior, sed in nonnul- 
lis speciebus, unidentatœ etsulcatœ , 
vel subhidentatœ. 

Anlennse , filiformes , duodecim 
articulis compositœ infeminis, tre~ 
decim in maribus. 

2.' FAMILIA. 

Cellula radlalis , idem. 

Cellulœ cuJiitales , très : secunda, 
quadrata, excipit primum nervum 
recurrentem; tertia in supernaparte 
angusta , et f ère triangularis , ex- 
cipit secundum nervum. 

Maiidil)ula; , idem. 

Antennae , idem. 

1. Observatio. Feniinœ aculeo pun- 
genle recondito sub ano annatœ sunt. 

2. Observatio. Puncliim alœ fere 
inconsj)icuiim. 



1."'= FAM I LLE. 

Cellule radiale , une, petite. 

Cellules cubitales, trois: la i."*, 
grandej la 2.""% petite, resserrée an- 
terleurernent, reçoit les deux nervm-cs 
récurrentes ; la S."""", petite, carrée , 
plus ou moins ëloigne'e du bout de 
l'aile. 

Mandibules, très-grandes, à quatre 
dents, la dernière plus longue, mais, 
dans qiielques espèces, unidcntëes et 
sillonnées, ou légèrement bidcntëes. 

Antennes, filiformes, composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 

2. «me FAMILI.E. 

Cellule radiale , de même. 

Cellules cubitales, trois : la 2.""', 
carrée , reçoit la première nervure 
récurrente; la 3."°°, resserrée dans sa 
partie supérieure , et presque trian- 
gulaire, reçoit la seconde nervure. 

Mandibules , de même. 

Antennes , de même. 

1. Obseri>alion. Les femelles ont le 
derrière armé d'un aiguillon piquant et 
caché. 

2. Observation, Le point de l'aile est 
à peine visible. 



( 126 ) 

Quoique les sjjJiex aient beaucoup de rapports 3i\ecle5po?npiles, 
on les distinguera facilement de ceux-ci par le pétiole de leur 
abdomen et par le prolongement de la partie antérieure de leur 
corselet, qui se relève en bosse près de son insertion à la tète. 

J'ai placé en tête des espèces qui composent la première famille 
de ce genre des individus qui constituent le genre pelopœus de 
MM. Latreille etFabricius, et qui établissent un chaînon naturel entre 
les pompiles et les sphex , par la brièveté de leur langue et la forme 
de leurs mandibules. A ces espèces j'ai fait succéder celles dont les 
ailes sont courtes comparativement à la longueur du ventre de 
l'insecte , et dont le pétiole abdominal est formé de deux nœuds. 
J'ai terminé cette indication spécifique par les sphex dont le pétiole 
est simple et plus court que dans les espèces précédentes. 

Reaumur a appelé guêpes ichneumons \&s, pompilus et les sphex, 
Degeer a adopté pour ces hyménoptères la même dénomination 
que Reaumur ; mais il a commis une erreur en laissant parmi ses 
pro-abeilles le sphex ichneum,onea , et d'autres. Quant aux sphex 
qu'a décrits Geoffroy, ils sont en petit nombre et se trouvent con- 
fondus parmi ses ichneumons. 

M."^ Fabricius, ensuite d'un examen plus sévère , a reformé son 
ancien genre sphex j et l'a divisé successivement en sept, savoir, 
salius , trypoxylon , pompilus , pelopœus , sphex , pepsis et 
chlorion. En ne considérant effectivement que la longueur de la 
langue, sa forme, ses découpures, et la dentelure des mandibules 
des insectes qui composaient ce genre , il y en avait assez pour 
réclamer de la part d'un système fondé sur les organes de la bouche 
une réforme très-étendue. 

Cet auteur annonce que les barbillons antérieurs des pelopœus , 
sphex, pepsis j eichloriofi ont six anneaux, et les postérieurs cinqj 



( 127 ) 
mais je n'ai pu compter aux labiaux que quatre anneaux ,, doat la 
i'oïme est assez varice. 

Puisque je suis sur ce sujet, je rapporterai la singularité que j'ai 
observée à la langue d'un sphcx arenaria. Cette langue , profon- 
dément divisée en quatre parties, portait à l'extrémité de chacune 
de SCS divisions un petit corps alongë, mobile et exactement sem- 
blable à l'anthère d'un lys, dont la couleur brune contrastait avec la 
blancheur de la langue de l'insecte. En réfléchissant sur la formation 
de ces petits corps, que j'ai jugés être étrangers a cet organe, j'ai cru 
qu'on pouvait l'assimiler à celle de ces concrétions gommo-résineuses 
qu'on voit quelquefois entre les antennes des nomades, des abeilles^ 
des leptures, etc. et qu'on prendrait, au premier aperçu, pour des 
corps organisés , à cause de la régularité de leur forme. 



Nota. Ce genre a été ëlabli sur l'inspeclion de 5i individus, tant mâles que femelles. 

— J'ai fait graver dans la case septième de la planche huitième la mandibule du 
sphex spirifex, pour Ciire voir la diflërencc qu'il y a entre elle et celles des autres sphex 
qui les ont dentées. 



( 128 ) 



s P H E X. 
S P E C I E S. 

1." FAMILIA. 
P E M I N vE. FEMELLES. 

Spirifex. Fabr. Pelopœus. n." i . 



Madraipaianus''Y -àhr. Pelop. n.° 3. 



Liinatus. ^ Fabr. Pelop. n.° 4. 
Hemipterus'*^^ Sihr. Pelop. n.° 7. 



Sabulosa. Fabr. Sphex. n.° 1 (1). 
Panzer. Sphex. 



Arenaria. Fabr. Pepsis. n." 1. 



SPHEX. 
ESPÈCES. 
FJMILLE. 



Spirifex. 



ES. ;if ^ Z i' 5. 

Panzer. Sphex. 

Le mâle ne diffère de la 

femelle que par le premier 

amieau des antennes , qui 

est jaune. 

Madraspatanus''ï)e même , excepte' le 

premier anneau des 

antennes , qui est 

jaune. 



Hemipterus. De même, excepte' le 
premier anneau des 
antennes , qui est 
jaune. 

Sabulosa. De même, excepte l'ab- 
domen , qui a des 
taclies noires longi- 
tudinales .sur les pre- 
miers anneaux roux. 



Lutaria. 



Fabr. Pepsis. n.° 2. 
Panzer. Sphex. 



(1) J'ai trouvé dans les Alpes méridionales un sphex (\m. ressemble beaucoup au 
aahidosa , mais qui a les quatre jambes de devant rouges. Le mâle a les premiers 
auneaus de l'abdomen tachés de noir en dessus. 



( 129 ) 

Crucis. * FaLr. Pepsis. n.° 4 



Fervens. * Fabr. Pepsis. n.° 6. 

Luteipennis'^Fahr. Pepsis. n." lo. 
Flavipennis. Fabr. Pepsis. u." i5. 

Grave. 
Alhifrom. * Fabr. Pepsis. n." 25. 
Lobatum. * Fabr. Chlorion. n." i- 
Mandibulare'^^Y âhr. Chlorion. n." 3. 
Ichneumoneum" F ahr. Chlorion. a." 6. 
Mucronata. Grave. 



Thomœ. * 


Fabr 


Pepsis 


n 


"5. 


Argentata."*- 


Fabr. 


Pepsis. 


n. 


'9- 


Flavipennis 


De même. 


• 




Ichneumoneum.'De même. 







Hyménoptères. Toaie i. 



( i3o ) 



CENTS. 
M T S C U S. 



GENRE. 
31 I S Q V E. 



1 . F A M I L I A. 

Ccllula i-adialis , una , parua , 
ohlongafa. 

Ceïlulœ cubitales , très : prima, 
magna; secunda, quadrata, excipit 
duos nervos récurrentes ; tertia , 
petiolata , ab apice alce remota. 

Mandibulœ, magnœ, quadriden- 
talœ , dens ultimus longior. 

Antennse , filiformes , duodecim 
articulis compositce in feminis , 
tredecim in maribus. 

2." FA MI LIA, 

Cellula radialis, idem. 

Cellulae cubitales , très : prima , 
■magna y secunda excipit primuni 
nervum recurrentem; tertia, petio- 
lata, secundum: principium quartœ 
cellulœ conspicitur. 

Mandibulœ , idem. 

Antennœ , idem. 



1.""- FAMILLE. 

Cellule radiale , une , petite , 
oblongue. 

Cellules cubitales, trois : la i."', 
grande 5 la 2.*, carrée, reçoit les deux 
nervures récurrentes j la 5.', pélioiée 
et éloigne'e du bout de l'aile. 

Mandibules , grandes , à quatre 
dents , la dernière plus longue. 

Antennes , filiformes, composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
€t de treize dans les mâles. 

2 «me FAMILLE. 

Cellule radiale, de même. 

Cellules cubitales, trois : la l."% 
grande ; la 2.° reçoit la première ner- 
vure récurrente , et la 3.° , péliolée , 
reçoit la seconde nervure: ou voit le 
commencement d'une 4.^ cellule. 

Mandibules , de même. 

Antennes, de même. 



Observatio. Fem,ince aculeopunge/ite Observation. Les femelles ont le der- 

recondilo sub ano armatœ sunt.. ^ière armé d'un aiguillon court et piquant. 

Les misques de la première famille ont tout-à-fait la forme des 
sphex dont le pétiole de l'abdomen est a deux nœuds, comme l'est 



( i3i ) 

celui du sdhiilosa, et ceux de la seconde famille ont celle des 
pompiles, leur ventre n'étant supporte que par un court pétiole. 
Lorsque je remarquai pour la première fois la figure de la troisième 
cellule cubitale des ailes de ces insectes, je présumai que c'était une 
anomalie dépendante de la petitesse de ces sphex dont je ne devais 
pas tenir compte, mais l'ayant vue dans quatre individus, dont deux 
sont indigènes, j'ai cru devoir placer ces hyménoptères dans un 
genre nouveau. 



G E N U s. 
A M P U L E X. 



( l32 ) 
Suppi-., pi. i4. 



GENRE. 
AMP U L E X. 



Cellula radialis , una , elongata^ 
îeviter appendicea. 

QeWxAdtcnhitûeSyquatuor : prima, 
magna , primum nervuni recurren- 
tem excipit ; secunda, par va , qua- 
drata; tertia, major, excipit secun- 
dum; quarta apicein alœ attingit. 

Mandibulae , magnœ , elongatœ , 
unidenfatœ in feminis, et bidentatœ 
in maj-ibus. 

Anlenu3e , filiformes , apice con- 
volutœ , duodecim articulis com- 
positœ in feminis , tredecim in ma- 
ribus. 

Observatio. Feminœ aculeo pungente 
et paululum excerto armatœ sunt. 



Cellule radiale , une , alongëe , 
légèrement appendice'e. 

Cellules cubitales, quatre: la l."", 
grande , reçoit la première nervure 
récurrente ; la 2.*, petite et can e'e ; 
la 5.% plus grande, reçoit la seconde 
nervure re'currenle ; la 4.* atteint le 
bout de l'aile. 

Mandibules f grandes, alonge'es , 
unidentee* dans les femelles et bi- 
dentees dans les mâles. 

Antennes , filiformes , roule'es à 
leur extrémité', composées de douze 
anneaux dans les femelles et de treize 
dans les mâles. 

Observation. Les femelles sonr armëes 
d'un aiguillon piquant et un peu dé- 
couvert. 



Lorsque j'examinai la disposition des cellules de l'aile du chlorion 
compressuni de MM. Latieille et Fabricius , et la forme singulière 
du corselet de cet insecte , je vis à l'instant qu'il devait constituer un 
genre nouveau, mais je ne supposai pas alors que l'Europe fournît 
un individu qui pût y entrer. Quoique la seconde et la quatrième 
cellules cubitales soient faiblement tracées dans notre ampulex 
indigène, on ne pourra disconvenir que la figure de ces cellules 



( i.^.3 ) 
ne soil rigouvcusiîTnent la même que clans le compressa ; de sorte 
que, pour rassimilei h lui , il ne faut que prolonger la nervure 
qui descend de la cellule radiale , de manière à couper ea deux 
]>arties inégales la première cellule cubitale, et porter jusqu'au bout 
de l'aile la nervure qui doit former la quatrième cellule. Quant à la 
forme du corps , on ne peut douter que ces deux espèces n'aient 
e'té moulées sur le même modèle , puisqu'elles se ressemblent sous 
tous les rapports. 

Les antennes des ampulex sont implantées sous deux espèces de 
petites cornes, entre lesquelles on en voit quelquefois une troisième, 
comme dans le fasciata. Leurs yeux sont très-grands , et leurs 
trois petits yeux lisses , places sur une e'minence du sommet de la 
tète, sont si rapproches qu'on croirait qu'ils sont contigus. La 
pièce antérieure de leur corselet se prolonge beaucoup en avant , 
et la postérieure , celle qui se trouve derrière l'e'cusson, est large, 
tronque'e, terminée par deux petites épines, et sillonne'e en-dessus 
par trois demi-goutlières qui , par leur reunion , forment un triangle 
dont le sommet regarde l'abdomen. Leur ventre est remarquable 
par la grandeur de son second segment , qui, à lui seul, en couvre 
la moitié ; celui des mâles est court et arrondi à son extre'mite'; celui 
des femelles est plus long et se termine en une pointe, du bout 
de laquelle on voit sortir une partie de l'aiguillon. Leurs cuisses 
sont toujours renflées au milieu; leurs jambes sont longues et grêles, 
et les postérieures portent, dans leur face interne, la brosse comme 
celles des pompiles. 



Nota. Ce genre a Ole «?tah1i sur l'inspection de quatre individus, savoir, trois femelles, 
dont deux sont exotiques, et un mile. 



( i54 ) 



A M P U L E X. 
S P E C I E S. 



A M P V L E X, 
E S P È CES. 



ïEMINjE. F £ m e LhÉS. 

Compressa. *¥ahr. Chlorion. n." 7. 



Fasclata. Grave. 



ES. MALE 



CorTipressa.^De même, mais l'ab-^ 
domen est court et 
arrondi au bout. 



J'ai un autre ampulex exotique qui ressemble. beaucoup au compressa , mais dont 
l'abdomen est ferrugineux, dont la partie antérieure du corselet est noire jusques sous 
l'écussou , la poslétieure \iolelle, et dont les jambes sont cnlièrcmeul ferrugineuses. 



( i55 ) 



G E N u s vr. 

P s E N. 



GENRE rt. 
P S E N. 



1.' F A MI LIA. 

Cellula radialis , una , maxlrna , 
apicem alœ fere attingit. 

Celluloe cubitales, très : prima, mag- 
na; secunda, minor,ferc quadrata, 
excipit primuTTi nervum recurren- 
tem ; tertia , angulala , angulo in- 
fimo et externo produclo , excipit 
sectindum nervum recurrentem , et 
apicem alœ non attingit. 

Mandibulse, hidentatœ. 

Anlennse , serratœ et monili- 
formes , duodecim articulis com- 
positœ in feminis , tredecim in 
maribus. 

2.' FAMILIA. 

Cellula radialis , idem,. 
Celluiae cubitales, idem, sed secun- 
da excipit duos nervos récurrentes. 

Maudibulœ , idem. 
Anlennae , idem. 



1.""" FAMILLE. 

Cellule radiale, une, très-grande, 
qui atteint presque le bout de l'aile. 

Cellules cubitales, trois : la 1."°, 
grande} la 2.', plus petite , presque 
carrée , reçoit la première nervure 
récurrente; la 3.*, anguleuse, par 
l'alongeraent de son angle inférieur 
et externe, reçoit la seconde nervure 
récurrente, et n'atteint pas le bout de 
l'aile. 

Mandibules , bidentees. 

antennes, en scie et moniliformes, 
composées de douze anneaux dans 
les femelles, et de treize dans les 
mâles. 

2.*~ F J MILLE. 

Cellule radiale , de même. 

Cellules cubitales, de même, mais 
la 2." reçoit les deux nervures rccur- 
rcnlcs. 

Mandibules , de même. 

Antennes , de même. 



Observatio. Fem,inœ aculeo pimgenle 
paululum exserto armatce sunt. 



Observation. Les femelles sont armées 
d'un aigiiillou piquantet un peudëcouvert. 



( i^G ) 
Le nom de ce geme a e'té emprunié du Précis des caractères 
génériques de M/ Latieille , qui avait reconnu, comme moi, la 
nécessité d'en créer un nouveau pour y placer les hyménoptères qui 
le constituent. M/ Fabiicius n'a pas jugé convenable de suivre cet 
exemple, et il a fait entrer nos pse/is dans ses genres Irjpoxilon 
et pepsis , malgré les différences que présente la conformation de 
ces individus. En effet, les trypoxylons ont les yeux échancrés, les 
mandibules simples, l'abdomen pétiole d'une manière particulière, 
et les cellules de l'aile dessinées bien autrement que celles des psens. 
Ces derniers insectes ressemblent davantage aux sphex ( pepsis de 
Fabr.), dont ils diffèrent néanmoins par le pétiole de leur ventre qui 
est arqué, aplati, et quelquefois sillonné en dessus; par leurs jambes 
qui sont moins longues et sans brosses ; par le point de leur aile qui 
est très-apparent ; par la forme de leurs antennes ; par la figure de 
la troisième cellule cubitale, et surtout par l'alongemenl de la cellule 
radiale, qui n'a pas été aussi bien caractérisé dans la figure que j'en 
ai donnée (pi. 3) que dans les gravures de M.' Panzer. 

ISfota, Ce g«m-e a été établi sur l'inspeclioii de sept individus, tant mâles que femelles. 



( i57 ) 



P s E N. 
S P E G I E S. 



P S E N'. 

ESPÈCES. 



FBMBLLBS. 



Airatum. Fabr. Trypoxylon. n." 5. 
Panzer. Trypoxylon. 



2.* FA] 



FJMILLE^ 



Atra. Pepsls compressicornis. 

n.' 11. 
Panzer. Sphex atra. 
Grave. Serraticornis. 
Quoique je n'aie pas 
trouvé ces deux espèces 
accouplées, je ne donle pas 
que l'un ne soit le malt; , 
l'autre la femelle. 

J'avais donné au mâle 
le nom de serraticornis 
avant que d'avoir connu 
la femelle. 

2.""* FJiaiLLE. 

Equestre. Fabr. Trypoxylon. n G. 

Panzer. Psenrufa. 

Grave. PJ. i3 , sous le 

nom de bicolor. 

La couleur ferrugineuse 

s'étend quelquefois j asquc^ 

sur le troisième segment 

abdominal , d'autres fois 

^extrémité du pétiole est 

colorée. 



Hyménoptères. Tome 



( i58 ) 



G E N U s VII, 
S T I G M U S. 



GENRE F IL 
S T l G M E. 



Cellula radialls, una, magna. 

Cellulse cubitales, duce : prima , 
magna, excipitnervum recurrentem; 
secunda,parva, quadrata, ab apice 
alœ longe remota; secundus nervus 
deest. 

Mandibulse, magnœ , tridentatœ. 

Antennae , Jiliformes , duodecim 
articulis compositœ infeminis, tre- 
decim in maribus. 

1. Observatio. Feminœ aculeo pun- 
genle recondlto armatœ sunt. 

2. Observ. P unclum, alœ maximum. 



Cellule radiale , une , grande. 

Cellules cubitales, deux : la i."% 
grande , rcçoîi une nervure re'cur- 
renle; la 2."""°, petite, carrée, Irès- 
eloiguëe du bout de l'aile j la seconde 
nervure manque. 

Mandibules , grandes, tridente'es. 

Antennes , filiformes, composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 

1. Observation, Les femelles sont 
ai'mées d'un aiguillon piquant cl caché. 

2. Observ. Le point de l'aile Uès-grand. 



Aucun auteur, à ce que je crois, n'a décrit cet insecte, qui 
cependant n'est pas rare j on pourrait le prendre d'abord pour un 
petit sp/iex; mais, en fixant seulement ses regards sur la giosseur du 
point de l'aile, on ne tardera pas à s'apercevoir qu'il ne peut, 
malgré son habitas j leur être associe, puisque ce point est si petit 
dans les sphex qu'on l'aperçoit a peine. 

Notre stlgme ne peut pas être réuni aux psens , à cause de la 
ibrme de sa cellule radiale et du nombre de ses cellules cubitales^ 
€t il diffère de nos apies par la dentelure de ses mandibules , par 
Finte'grité de ses yeux , et par le pétiole de son ventre. 



( 1^9 ) 



s T f G M U S. 
S P E C I E S. 



5' T I G M E. 

E S P È CE. 



rEMlNA. TEMELLS. 

A 1er. Grave. 

Panzer. Stignius pendulus. 



Aler. De même , avec la lêvrc ar- 

gonlce , tandis qu'elle est 

noire dans la femelle. 

J'ai dans ma colleclion im 
autre mâle dont la face est loulo 
jaune, mais je n'en connais pas 
encore la femelle. 



( i4o ) 



CiENRE rHI. 
A P I U S. 

Cellula radlalis, una , magna. 

Cellulœ cubitales , très : prima , 
magna , excipit pj-imum nervum 
recurrentem ; secunda, parva , fere 
quadrata, excipit secimdum ; tertia, 
incompleta, apicemalœfere allingit. 

Mandibulœ, arcuatœ, unidentatœ. 

Anteiinae , filiformes , duodecim 
arliculis compositœ infeminis, ire- 
decim in maribus. 



GENRE rill. 
APTE. 

Cellule radicale, une, grande. 

Cellules cubitales, trois: la i."*, 
grande , reçoit la première nervure 
récurrente; la 2.°°", petite, presque 
carrée, reçoit la seconde nervure ; la 
3."°', incomplète, atteint presque le 
tout de l'aile. 

Mandibules , arquées et uni- 
dentées. 

Antennes , filiformes , composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 



1 . Observatio. Feininœ aculeo purir- 
gente recondito armatœ sunt. 

2. Observ. Oculi valde emarginati. 



1. Observation. Les femelles sont ar- 
armées d'un aiguillon piquant et caché. 
1. Observ. Les yeux sont Irès-échancrés, 



On trouvera saas doute e'tonnant de lire, dans la description du 
genre j que ces ailes ont trois cellules cubitales, tandis qu'on n'en 
voir qu'une dans l'aile de Vapie indigène représentée a la pi. 5, fig. 8. 
C'est une espèce d'e'nigme qui a besoin d'explication. Uapie d'Europe, 
qui est petit, n'a qu'une cellule cubitale apparente , telle qu'on la 
voit dans la fig. S; cependant, en examinant son aile à la loupe, on y 
distingue les deux autres cellules, tracées par des nervures à peine 
sensibles ; mais , chez les apies exotiques , qui sont plus gros , on 
voit ces cellules exprimées par des nervures bien apparentes, comme 
elles le sont dans le n." bis de ce genre. 

Les insectes de ce genre ont le corselet prolongé en arrière et 



( 14l ) 

profcwulëmeul sillonné, l'abdomen en massue, porté par un pétiole 
alongé, dont le premier anneau est toujours infundibuliforme ; 
mais le caractère le plus saillant , après celui des ailes , et le plus 
propre à faire distinguer promptement les insectes de ce genre, c'est 
l'échancrure de leurs yeux. 

M/ Latreille a séparé les apies des sphex , et leur a donné le nom 
de trypoxilon , dénomination qu'a adopté M/ Fabricius, et que 
j'aurais adoptée aussi si j'avais pu reconnaître sûrement , par la 
description qu'en a donné cet auteur dans son Précis etc., les carac- 
tères de mes apies. Ce n'a été que depuis qu'il a publié son Histoire 
générale des insectes ^ que mes doutes se sont dissipés, parce qu'il 
a ajouté à chaque genre une indication spécifique; mais à cette époque 
mes planches étaient déjà gravées. 

Nota. Ce genre a éLé tlabli siu' l'inspecliou de 5 individus, tant mâles que fenielles. 



( i42 ) 



A P I U S. 
S P E C I E S. 



A P I E. 

ESPÈCES. 



rEMIN.'i;. rSMELLES. 



Albitarse. "^ Fabr. Trjyo-vy/o/z. n°l. 



Figuîus. Fabr. Trypoxyl.nS 2. 

Panzcr. Sphex. 
Puscipennis*F:\\iv, Trypoxyl. n". 3. 



MARES. MALES. 

Albitarse. * De même, mais II porte 
sous le pe'iiole une 
cpine crochue re- 
courbée en arrière. 

Figuîus. Do même, mais plias 

petit. 



( .13 ) 



GE>:us IX. 
L A 11 R A. 

Cellula radialls , una , par^'a , 
leviter appendicea. 

Cellulae cubitales , très : prima , 
magna; secunda , m,inor , antice 
coarctata , excipit duos nervos ré- 
currentes y tertia, fcre semilunaris, 
apicem alce non attingit. 

Mandlbulse, unidentatœ , calcare 
prœditœ. 

Antennae , filiformes , duodecim 
atticulis compositœ in feminis , 
tredecim in maribus. 



GEXRE IX. 
L A R R E. 



Cellule radiale , une , petite, lé- 
gèrement appendicc'e. 

Cellules cubitales , trois: la l.'", 
grande} la 2.', plus petite, resserrée 
dans sa partie antérieure , reçoit les 
deux nervures récurrentes ; la 3.° , 
presque sémilunaire, n'atteint pas le 
bout de l'aile. 

Mandibules , unidentées, éperon- 
nées. 

Antennes, filiformes, composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 



1. Observalio. Feminœ acuho pun- 1. Observation. Les femelles sont 
génie recondito armatœ siinl. armées d'un aiguillon piquant el caché. 

2. Observalio. Punclum alce fere 2. Observation. Le point de l'aile est 
inconspicuum. à peine visible. 

La seule inspeclion de l'aile suffira pour reconnaître les larres , 
puisqu'il n'y a que ces insectes et les abeilles qui aient la tioisicme 
cellule cubitale sémilunaire. Si l'on pouvait hésiter encore un 
instant entre ces deux genres, il ne faudrait, pour se décider, qu'un 
léger examen des antennes, qui sont biit.ees dans les abeilles, ou 
bien des mandibules qui sont eperonuëes dans les larres. 

Le genre le plus voisin des larres est, sans contredit, celui des 
pompiles ; mais les larres en sont séparées par la grosseur de leur 
tête, parla grandeur de leurs yeux, par leur abdomen moins effile', 
plus triangulaire, et enfin par leurs jambes plus courtes. 



( i44 ) 
M/ Fabricius , en réunissant aux larres plusieurs individus qui 
appartiennent au genre stlze, a donné au genre dont il est ici question 
des caractères qui ne sont pas exacts : en effet, la description qu'il 
fait de la lèvre et de la langue des larres n'est nullement applicable 
au larra ichneumoniformis ^ et à d'autres qui ont cet organe très- 
court; outre cela, les barbillons maxillaires n'ont pas le second anneau 
plus long que les autres, et les labiaux ne sont composés que de 
quatre anneaux, dont les deux derniers sont très-courts. 

Nota. Ce genre a été établi sur l'inspeclion de ii individus, tant mâles et femelles. 



( i45 > 



L A R R A. 

S P E C I E S. 



L A R R E. 

E S P È CES. 



rEMIN^. FSMBLLBS. 

Ichneumoni-Fa.hr. Larra, n." 4. 
formis. 

Panzer. Larra. 



MALE S. 



Tricolor. Fabr. Larra. n." i4. 
Panzer. Pompilus. 



Pompiliformis. Panzer. Larra. 
Etrusca. Grave'e. 

Rossi. Andrena etrusca. 



Ichneinnoni- De mt 



formis. 



Tricolor, 



Auratus. 



excepte Je 



bord des segmens du 
ventre, qui a un duvet 
blanchâtre. 

De même, excepte le 
second segment de 
l'abdomen , qui n'est 
pas roux comme chez 
la femelle. 

Fabr. Liris. n.° 3. 
Cet individu n'a pas les 

mandibules éperonnéas , 

mais ses ailes sont celle* 

des larres. 



Hyménoptères. Tome i. 



( i46 



G E N U s X. 
D I M O R P H A. 



GENRE X. 
DIMORPHE. 



Cellula racUalis , una , late ap- 
pendicea. 

Celkilae cubitales , très , fera 
œquales : secunda excipit duos ner- 
vos récurrentes y tertia , ah apice 
alœ longe remota y rudimentum 
quartœ cellulœ conspicitur. 

Mandibulaî , magnœ , bijidœ. 

Anlennx , Jiliformes , in feminis 
duodecim articulis compositœ , in 
maribus tredecim. 

Observatio. Feminœ aculeo purtgente 
recondilo armalœ sunt. 



Cellule radiale , une , largement 
appendlcée. 

Cellules cubitales , trois , presque 
égales : la 2.° reçoit les deux nervures 
récurrentes 5 la 3." est bien éloignée 
du bout de l'aile ; on voit le com- 
mencement d'une 4.' cellule. 

Mandibules , grandes, bifides. 

Antennes , filiformes, composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 

Observation. Les femelles sont ar- 
mées d'un aiguillon piquant et caché. 



Les dimorphes sont très-remarquables, soit par la brièveté' de 
leur ventre, soit par sa forme triangulaire. On dirait, en voyant ces 
insectes, qu'il manque quelque partie a leur abdomen, ou qu'il n'a 
pas pu se développer. Outre cette singularité , les dimorphes en 
offrent une autre qui ne leur est pas particulière, mais qui est bien 
propre à fixer l'attention : les yeux des mâles se touchent sur le 
front et semblent se confondre, comme on l'observe dans les mâles 
de plusieurs mouches à deux ailes , tandis que chez les femelles 
ces organes sont distans et sépares. 

M.' Latreille a donné a ce genre le nom di asiate, et j'ignore où 
M.' Fabricius a placé l'espèce que nous connaissons. 



Nota. Ce gem-e a été établi sur l'inspection d'une femelle et de deux mâles. 



( i47 ) 

D I M O R P H A. DIMORPHE. 

SPECIES. ESPÈCE. 



FEMINA. FEMELLE. 



Abdominalis. Panzer. Tiphia. 



MAS. MALE. 

Oculata. GravL'C. 

3 e crois que c'est le mule 
de V abdominalis , sans ea 
êUe certain, 



( i48 ) 



G E N U s XI. 
T I P H< I A. 



GENRE XL 
T I P II I E. 



Cellula radlalls, MTza^ incompleta 
in feminis. 

Cellula: cubitales , duos : prima , 
magna, excipit primum nervum re~ 
currentem y secunda secundum, ab 
apice alœ longe remota. 

Mandibulae, magnœ, unidentalœ. 

Antennae , moniliformes in femi- 
nis, duodecim articulis compositce ; 
filiformes , in maribus , tredecim 
articulis compositce. 

1. Observalio. Feminœ aculeo pun- 
gente i-econdito armatœ sunt, 

2. Observalio. Femoraarc.uata,cras- 
aa, compressa, prœsertim in feminis. 



Cellule radiale i une, incomplète 
dans les femelles. 

Cellules cubitales , deux: la i.°", 
grande , reçoit la première nervure 
récurrente; la 2.°"^ cellule reçoit la 
seconde nervure, et est irès-e'loignee 
du bout de l'aile. 

Mandibules, grandes, ujiidentëes. 

Antennes, moniliformes dans les 
femelles, et composées de douze an- 
neaux ; filiformes dans les mâles , et 
composées de treize anneaux. 

1. Observation. Les femelles sont 
armées d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Observation. Les femelles sui-tout 
ont les cuisses arquées , épaisses et aplaties. 



La partie supérieure du corselet des tiphies est formée de trois 
pièces bien distinctes: une antérieure, grande et carrée; une moyenne 
qui comprend ce que j'appelle la plaque thorachique et l'écusson, 
et une postérieure tronquée, où l'on voit des lignes longitudinales 
élevées qui forment entr'elles des sillons. Le pétiole qui unit le ventre 
au corselet est court, et porte de chaque côté une épine remarquable 
qu'on ne trouve pas dans les plesies. 

On distinguera facilement le sexe dans les tiphies par la cellule 
radiale, qui est très-bien terminée dans les mâles, tandis qu'elle 
n'est pas fermée dans les femelles. 



Nota. Ce genre a été établi sur rinspeclion de sept individus, lanl raùles que femelles. 



T I P H I A. 
S P E C I E S. 



( 1^9 



T I p H I E. 

ESPÈCES. 



rEMIN-'E. FEMELLES. 



Femorata. 



Morio. 



Fabr. Tiphia. n. 

Panzer. Tiphia. 

Gravée. 

Fabr. Tiphia. n.' 

Panzer. Tiphia 



l'illosa. Fal)r. Tiph 



lia. n. 22. 



MARES. M 4 L B s. 



Morio. 



P^illosa. 



De même , excepte les 
ailes qui sont moins 
colorées. 

Panzer. Bethylus. 

Je soupçonne que cet 
individu est le mâle de la 
tiphia villosa. 



Je crois que M.' Fabricius a place' des tiphies clans soa genre 
hethylus, entr'autrcs le villosus et le glabrcdus, mais, n'en étant 
pas certain , Je préfère l'annoncer comme un doute , plutôt que 
d'indiquer ces insectes à la suite de la synonymie. 



(- i5o ) 



CENTS. 
P L E S I A. 



GENRE. 
P L E S I E. 



Cellula radlalis , una, a margine 
anticb alœ prorsu^ distincta. 

"Cellul* Cubitales, très , fei-e œqua- 
le& : secunda tertiaque excipiunt 
duos nervos récurrentes ;principiuin 
quartœ cellulœ conspicilur. 

MaudibuliSj magnœ, unidentatœ. 

Anlennœ , brèves, fere monili- 
formes, apice convolutœ, duodecim 
articulis compositœ in feminis , 
primo longo, crasso, inourvo. 



1 . Observatio. Feminœ aculeo pun- 
gente recundito armatœ sunt. 

2. Obseryalio. Femora arcuata, cras- 
sa, compressa. 



Cellule radiale , une , se'pare'e 
entièrement du bord de l'aile. 

Cellules cubitales , trois , presque 
égales : la 2." et la 3.' reçoivent les 
deux nervures récurrentes : on voit 
le commencement d'une 4.° cellule. 

3Iandibules, grandes, unidenlées. 

Antennes, courtes, presque mo'- 
nlliformes , roule'es à l'extrémité , 
composées dans les femelles de douze 
anneaux , dont le premier est long , 
épais et recourbé. 

1. Observation. Les femelles sont 
armées d'un aiguillon piquant el caché. 

2. Observation. Les cuisses sont ar- 
quées , épaisses et aplaties. 



Les pîesies sont des hyménoptères qui ont les plus grands 
rapports avec les tiphies , dont elles diffèrent cependant par le 
corselet, qui n'est pas sillonné postérieurement; parle pétiole de 
leur abdomen, qui n'est pas épineux, et essentiellement par le 
nombre des cellules cubitales. 

On distinguera facilement les plesies de toute mouche à quatre 
ailes , par la seule inspection de la cellule radiale , dont le con- 
tour antérieur est entièrement formé par une nervure particuHère qui 
est indépendante de celle qui fait le bord de l'aile. 



( i5i ) 
On ne verra pas sans inlërèt la transition du genre des tiphies à 
celui des plesies , au moyen d'une seule nervure qui descend de la 
cellule radiale, en se dirigeant obliquement en arrière, pour couper 
en deux parties, à peu près égales la grande cellule cubitale des 
tiphies. Cette nervure n'atteint pas tout-à-fait celle qui forme les 
cellules cubitales; il y a entr'elles un léger intervalle d'où sort un 
petit filet noir qui remonte vers le point de l'aile. 

Nota. Ce gem-€ a ëlé établi sur l'inspeclion de cinq individus femelles. 



( i52 ) 

P L E s I A. P L E S I E. 

S P E C I E S. ESPECES. 



T'Elus JE. FEMELLES. 

Maculata. * Fabr. Tiphia. n." 5. 
Obscura. * Fabr. Tiphia. n.° 8. 
Namea. * Fabr. Tiphia. n.° g. 
Serena. * Fabr. Tiphia. n." lo. 
Ephippium.*Fa.hr. Tiphia. n.° i4. 



M ^ L E S. 



C'est à l'amilié généreuse de M.'' Bosc d'Anlic que je dois non-seuelment quelques 
iiisecles de ce genre, mais encore plusieurs autres espèces non moins intéressantes. 



( i53 ) 



G E N U s. 
T A C H U S. 

Cellula radialis, nulla. 

Ccllulae cubitales , ires : prima, 
parva, quadraia ; secunda , minu- 
tissimayfereinconspicua,petiolata; 
tertia, maxima, ab apice alœ longe 
remota , excipit duos nervos récur- 
rentes. 

Mandibulae, magnœ, unidentatœ. 

Anlennse, suhmoniliformes , duo- 
decim articulis compositce in fe- 
minis. 

1. Observatio. Feniinœ aculeo pun~ 
génie exserto arniatœ sunt. 

2. Observatio. Femora arcuata, 
crassa , compressa. 



GENRE. 
T A Q V E. 

Cellule radiale, aucune. 

Cellules cubitales , trois : la l.'", 
petite, carrée; la 2.""% très-petite, 
presque imperceptible, pe'liole'e ; la 
S/"", très-grande et très-distante du 
bout de l'aile, reçoit les deux nervures 
récurrentes. 

Mandibules, grandes, unidentées. 

Antennes , un peu moniliformes, 
composées de douze anneaux dans 
les femelles. 

1. Observation. Les femelles sont ar- 
mées d'un aiguillon piquaul et découvert. 

2. Observation. Les cuisses sont ar*- 
quées , épaisses et aplaties. 



C'est à l'empressement qu'a toujours mis M.' Faure Biguet à me 
communiquer le produit de ses recherches en histoire naturelle, que 
je dois cet insecte intéressant, qu'on prendrait, au premier aperçu , 
pour une tipJiie; mais, en l'examinant plus attentivement, on voit 
qu'il en diffère essentiellement, d'abord par ses ailes, étant le seul 
hymenoptère dans lequel on ne trouve pas de cellule radiale lors- 
qu'il y a des cellules cubitales ; ensuite par l'arrangement et la 
forme de ses cellules; enfin par son long aiguillon, toujours découvert, 
que riusecte présente à ses agresseurs comme une arme menaçante,, 
en redressant son ventre et en le tournant avec beaucoup d'agilité,, 
comme le font les staphylins, ce qui m'a engagé à lui donner le noni 
spécifique de slaphylinus. V 



( i54 ) 

TACHUS. T A (l tr . 

SPECIES. ESPECE. 



F E M I N A. FEU ELLE. 



M A. S. K A L E. 



Slaphflinus. Grave. Suppl. , pi. i4. 

Panzer, Tiphia ! 

tripunctata. 

On a Irouvé cet insecte sur les fleurs du daucus. 



►*« 



( i55 ) 



G E N U s XII. 
S C O L I A. 



GENRE XI L 
S C O L I E. 



Cellula radialis , una , parva , 
a margine antico alœ parumper 
remota. 

Cellulœ radiales, duœ,fereœqitales: 
gecunda , elongata , excipit duos 
nervos récurrentes , et ab apice alœ 
longe distat. 

Mandibulae, magnœ, unidentatœ, 
inlus denticulatœ. 

Antennse, granulatœ in feminis , 
duodecim articulis compositœ y in 
maribus cylindricœ, fredecim arti- 
culis ccmpositœ , ultime Iruncato, 



Cellule radiale , une , petite , 
un pou écartée du bord antérieur 
de l'aile. 

Cellules cubitales, deux , presque 
égales : la 2.° , alongée , reçoit les 
deux oervures récurrentes , et est 
très-éloignée du bout de Taile. 

Mandibules, grandes, unidentées, 
dentelées dans leur face interne. 

Antennes , granuleuses dans les 
femelles , et composées de douze 
anneaux, cylindriques dans les mâles, 
et composées de treize anneaux, dont 
le dernier est tronqué. 



1. Observalio. Fentinœ aculeo pun- 1. Observation. Les femelles sont 
génie recondito armatœ siinl. armées d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Observ. Oculi emarginati. '2. Observ. Les yeux sont échancrés, 

3. Observ. Femora crassa , arcuata , 3. 06ser<^. Les cuisses sont épaisses, ar- 
eompressa, prœsertim inferninis, quées et aplaties, surtout dans les femelles. 

Les nervures des ailes des scoUes pre'sentent dans leur distribution 
des anomalies remarquables qu'on ne trouve dans aucun autre 
hymëaoptèrej il semble que la nature, en circonscrivant l'étendue 
des cellules cubitales, se soit fait un jeu d'en varier, de plusieurs 
manières , et le nombre et la forme , en suppléant ù ce qu'elle 
relrauchait d'une paît par des additions de l'autre. 



C i56 ) 

Le nombre le plus ordinaire des cellules cubitales est celui que je 
viens de décrire, et qui est représente à la case 16 de la pi. i4. La 
case 17 bis fait voir un commencement de division dans la seconde 
cellule, et en même temps une diminution dans la longueur de la 
seconde nervure re'currente , de sorte qu'on pourrait supposer que 
le bout qui manque à cette nervure a été transporté dans la seconde 
cellule : cette supposition acquerra plus de vraisemblance en remar- 
quant qu'à la case 18 ter^ il y a trois cellules cubitales, et une 
seule nervure récurrente. On voit même dans ce genre de petits 
individus dans lesquels on n'observe qu'une nervure récurrente , 
quoiqu'ils n'aient que deux cellules cubitales; dans ce cas, il sort 
de la dernière cellule cubitale une nervure qui se prolonge vers le 
bout de l'aile, pour remplacer cette nervure récurrente. En thèse 
générale, on peut dire que les ailes des plus petites espèces ont 
deux cellules cubitales avec deux nervures récurrentes , et que celles 
des grosses espèces ont trois cellules cubitales et une nervure ré- 
currente. Malgré ces anomalies, on distinguera toujours à la première 
vue les scolies des autres hyménoptères , par la grosseur de leurs 
cuisses , contournées en S et comprimées, et on ne les confondra pas 
avec les tiphies et les plesies, dont les yeux ne sont pas échancrés. 

M.' Fabricius a dit que les barbillons antérieurs de ces insectes 
étaient composés de quatre anneaux, et les postérieurs de trois; mais 
cette assertion n'est pas exacte, puisque j'ai toujours reconnu six 
anneaux aux barbillons maxillaires. 

M.' Latreille a commis aussi une erreur en donnant quatre articles 
aux palpes labiaux des deux genres renfermés dans sa quatorzième 
famille (les scoliètes), puisque les scolies n'en ont que trois. 

Nota. Ce gem-e ^ été établi sur l'iiispeclion de 54 individus, tant mâles que femelles. 



( i57 



s C O L I A. 

S P E C I E S. 



C O L r 

ESPÈCES. 



FEMINiE. FEMELLES. 

Atrata. * Fabr. Scolia. a." 2. 
4 maculata. Fabr. Scolia. n." 5. 



4 notata. * 
Flavifrons. 
€ maculata. 



Fabr. Scolia. n.* 6. 
Fabr. Scolia. n.° 7. 
Fabr. Scolia. n." 8. 

Les jambes postéiieiu'es 
de cet individu sont re- 
marquables par deux lon- 
gues épines creusées à leur 
extiéinité en forme de 
cuiller. 



Ciliata. 
Aurea.'^ 

Fossulana. 



Fabr. Scolia, n. 
Fabr. n.* i5. 
Fabr. Scolia. n." 1 



i4. 









ErYtîirocephalaJPdhT. Scolia. 
Hirticollis.'^ F ahr. Scolia. 


n.° 25. 
n.* 25. 


Bicincta. Fabr. Scolia. 


n." 3o. 



Atrata. * De même. 

4 maculata. De même, excepte qug 
les taches sont quel- 
quefois réunies sous 
forme de bandes. 



Hœmorr/widalis.Yahr. Scolia. n." g. 
f^ariegata.* Fahr. Scolia. n.° la. 
Bimaculata, Fabr. Scolia. n. i5. 



Radula. * Fabr. Scolia. n." ig. 
'^/a*c/ato. *Fabr. Scolia. n.' 20. 
Tridens. Fabr. Scolia. n." 21. 



Cincta. Fabr. Scolia. n.' 2g. 

Bicincta. De même. 

Panzer. iSco/. signala^ 



( i58 ) 



Nohilitata. * Fabr. Scolia. 
4 pustulaia. '^Vahr. Scolia. 



Cyanipennis. * Tahr. Scolia. v." 55. 



Riififentris.* Fabr. Scolia. n." 38. 
L'espèce que je désigne 
sous celte dénominalion 
est aussi grande que /a scoL 
erythrocejjhala ; ses jam- 
bes sont lousses comme 
soo abdomen , qui est un 
peu vulu. 

Fahr. Scolia. n." 5q. 
Celte espèce donne de 
nombreuses \ariëlés, par- 
mi lesquelles se trouve la 
violacea de Panzer. 



4 punetaia. 



Nobilitata. '^ De même. 
4pustulata.*De même. 

Les deux taches jaunes 
du second anneau se réu- 
nissent et forment une 
bande. 
Cyanipennia* De même , mais beau- 
coup plus petit. 
Binotata. * Fabr. Scolia. n.° 56. 



4 punctata. De même. 



Rubra. 



Interrupta. 



Fab 
Panzer 



Elis, n.* 
Scolia. 



( »5j ) 



GENUS XIÏI. 
S A P Y G A. 



Cellula radialis , una , mediœ 
magnitudinis. 

Cellulae cubitales, quatuor , f ère 
œquales : secuncla tertiaque exci- 
piunt duos nervos récurrentes; quar- 
ta apioém alœ vulgo attingit. 

Mandihulae , tridentatœ , raro bi- 
dc'ntatœ. 

Antennae , filiformes , duodecim 
et tredecim articuUs compositœ, pro 



GENRE Xlir. 
SAP Y G V E. 

Cellule radiale, une, de moyenne 
grandeur. 

Cellules cubitales, quatre, presque 
égales : la 2.° et la 3/ reçoivent les 
deux nervures récurrentes ; la 4." 
atteint ordinairement le bout de 
l'aile. 

Mandibules, iridentéés, rarement 
bidentces. 

Antennes, filiformes, composées 
de douze et de treize anneau^:, selon 
le sexe. 



1. Observalio. Feminœ aculeo ptln- 
geiite recondlto armatœ sunl. 

2. ObsÈi'v. Oculi eniarglnali. 



1. Observation, Les femelles sont 
armées d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Ohserv. Les yeux sont échancrés. 



Les sapygues ont leur corselet tronqué net par devant ; leurs 
cuisses ne sont pas renflées et arque'es, comme celles des scolies; 
leurs cellules cubitales atteignent le bout de l'aile, et elles différent, 
soit par leui figure, soit par leur nombre, de celle du genre précèdent. 

La ligne de démarcation qui existe entre les scolies et les sapygues 
n'avait pas échappé à M.' Latreille, et c'est à lui que nous devons 
la dénomination de ce genre qui a été récemment adopté par 
-M.' Fabricius. 



Nota. Ce geiu-e a été établi sur l'inspection de neuf individus, tant mâles que femelles. 



( i6o 



s A P Y G A. 

S P E C I E S. 



S A P Y G V E. 
ESPECES. 



TEMIN.B. FEMSLZBS. 

6 punciata. Fabr. Hellus. n.* i. 
Klug. Sapyga punctata. 



MAI 



€ gultaia. 



Prlsma. 



Fabr. Hellus. n.* 4. 

La femelle difière du 
mâle par deux lâches 
blanches, qui sonl placées 
sur le dernier anneau du 
ventre. Ces taches par- 
ticulières aux femellesjles 
feront aisément distinguer 
des mâles. 

Fabr. Hellus. n.° 7. 
Panzer. Mazaris 
crabron iformis. 
Klug. Sapy ga prisma. 



Gravée. 

Je crois que celte espèce 
peu t être considérée comme 
unevai-iélédela SgiUtata. 



6 punetata. 



6 guttata. 



Prisma, 



10 guttata. 



l E s. MALES. 

Fabr. Hellus 4- giittatiis. 
Panz. Sapyga 4 punetata. 
Le mâle a la face blan- 
che j l'abdomen noir et 
taché latéralement de 4 ou 
6 points blancs. 



Le mâle n'a pas la face 
blanche. 



Le mâle a la face blan- 
che, l'abdomen noir, taché 
en dessus de huit points 
blancs, et en dessous de 
quatre. 



Le mâle n'a que six 
taches blanches latérales , 
rarement huit, mais au- 
cune sur le deiiiier anneau. 



1 ) 

Sexcincta. * Fabr. Elis, n." i. 

Volvulus. ^ Fabr. Elis, n." 6. 

Cylindrica. Pauzer. Sapyga. 



Ces trois dernières espèces , dont les femelles me sont encore 
inconnues , pourraient être rangées dans une division particulière 
de ce genre, soit à cause de leurs mandibules bidenlées , soit en 
considération de leur habitas. 



Hyménoptères. Tome r. 



( i62 ) 

G E N U s XIV. GENRE Xir. 

M Y R M O S A. M Y R M O S E. 



Cellula radialls , una , magna, 
CcUulse cubitales, quatuor, fere 
œquales : secunda excipit primum 
nervum recurrentem; tertia, secun- 
dum; quarta apicem alœ attingit. 

Mandibulœ , /a^œ, tridentatœ. 
Antennae , filiformes , tredecim 
articulis compositœ. 



Cellule radiale , une, grande. 

Cellules cubitales, quatre, presque 
égales : la 52." reçoit la première ner- 
vure re'currente j la 5.' cellule, la 
seconde nervure, et la 4.^ atteint le 
bout de l'aile. 

Mandibules , larges , tridenie'es. 

Antennes , filiformes , composées 
de treize anneaux. 



Voilà encore un genre dont j'ai emprunte le nom du Précis des 
caractères génériques àe M.' Latreille, ayant abandonne sans peine 
toutes les dénominations que j'avais adoptées avant que de connaître 
cet ouvrage. 

Les myrinoses ont le corselet tronqué en devant , mais il l'est 
moins nettement que dans les sapygues; la surface de leur corps est 
ordinairement chagrinée et un peu velue; les anneaux de leur ventre 
sont fortement prononcés, leurs jambes sont grêles, et leurs yeux 
sont petits. 

Je n'ai encore trouvé que trois espèces de myrmoses , qui ont, 
toutes les trois, treize anneaux aux antennes et sept segmens ab- 
dominaux , ce qui annonce évidemment leur sexe. Les femelles 
seraient-elles aptères ? C'est a l'observation qu'il faut renvoyer la 
décision de cette question. Pour faciliter les recherches sur ce sujet, 
je ferai remarquer qu'il y a beaucoup d'analogie entre les insectes 
de ce genre et les mutilles , dont ils ne diffèrent que par les 
cellules de l'aile, et par les yeux, qui ne sont pas échancrés. 



( i63 ) 

M Y R M O s A. M Y R M OSE. 

SPECIES. ESPECES. 



iEMIN.B. FEMELLES. 



MARES. MALES. 

Ephippium. Fabr. Hylœus 

thoracicus. n.° 6. 

Panzer. Mutilla. 

Gravée. 
Atra. Panzer. Myrmosa. 



M.' Latreille a décrit, dans les Annales du Musée d'histoire 
naturelle de Paris, un insecte aptère qu'il a nommé mutilla arti- 
GulatUj et qu'il soupçonne appartenir à ce genre. 



( i64 ) 



GENUS XV. 
V E S P A. 



GENRE Xr. 
G U É P E. 



Cellula radialis , una, magna. 

Cellulœ cubitales , très : prima , 
magna ; secunda , minor , antice 
coarctata, excipit duos nervos récur- 
rentes; tertia, fere quadrata; rudi- 
menlum quartœ cellulœ conspicitur. 

Mandibulœ, latœ , vel elongatœ, 
levés j pelsulcatœj et dentatœ diversi 
modo, pro forma abdominis. 

Anlennœ , fractœ , filiformes , 
versus apicem crassiores , primo 
articulo longissimo. 

1. Obseryatio. Feniinœ et neutrœ acu- 
leo pungente recundito armatœ sunt. 

2. Observatio. OcuU profunde emar- 
ginati. 

5. Observalio. Alœ anlice plicatœ. 



Cellule radiale , une , grande. 

Cellules cubitales , trois : la i."^', 
grande; la 2.', plus petite , resserrée 
dans sa partie antérieure , reçoit les 
deux nervures récurrentes; la 5.' est 
presque carrée ; on voit le commen- 
cement d'une 4.° cellule. 

Mandibules, larges, ou alongees, 
lisses ou sillonnées, et dentées dilFe'- 
remment, selon la forme du ventre 

Antennes , brisées , filiformes , 
grossissant un peu vers l'extrémité' , 
le premier anneau très-long. 

1. Observation. Les femelles et les 
neutres sont armées d'un aiguillon piquant 
et caché. 

2. Observation. Les yeux sont pro- 
fondément échancrés. 

5. Observation. Les ailes antérieures 
sont pliées. 



J'ai réuni sous la même bannière générique tous les hyménoptères 
qui avaient les ailes pliées, les yeux proFondément échancrés, les 
antennes brisées , et surtout la même distiibulion dans les nervures 
des ailes, quoique leurs mandibules présentassent des formes difFé- 
rentes. Comme je ne pouvais pas négliger de tenir compte de cette 



( i65 ) 

différence, je l'ai signalée en établissant dans ce genre cinq divisions, 
fondées sur la forme de l'abdomen et sur la longueur de son 
pétiole , ayant observe que la configuration des mandibules 
paraissait avoir e'té subordonnée à celle du ventre de ces insectes, 
ou vice versa. Ces divisions , que je suivrai dans l'indication des 
espèces, serviront à abréger les recherches spécifiques dans un genre 
qui renferme un si grand nombre d'individus. 

La première de ces divisions comprend les guêpes dont le ventre 
est conique , presque sessile , et dont les mandibules sont larges , 
lisses , tronque'es et tridentées à l'extre'mitë. 

La seconde division renferme les guêpes dont le ventre est 
alongé , ovoide ; dont le corselet, prolonge' postérieurement, se 
termine par un bord relevé en forme d'anneau, au milieu duquel 
s'implante un court pétiole, et dont les mandibules sont tronquées 
et tridentées. 

La troisième division contient les guêpes dont le ventre est 
ovale , le pétiole court , le premier segment évasé en forme de 
cloche ; dont le corselet est tronqué dans sa partie postérieure , 
et dont les mandibules sont longues, pointues, sillonnées extérieu- 
rement, et dentées à leur bord interne. 

La quatrième division est consacrée aux guêpes dont le ventre 
est porté par un long pétiole ovoide, ou renflé au milieu, et dont 
les mandibules sont courtes, larges, un peu sillonnées extérieurement, 
tronquées et dentées a leur extrémité. 

La cinquième division est réservée pour les guêpes dont le 
ventre tient au corselet par un pétiole alongé , plus ou moins 
infundibuliforme, et dont les mandibules, oïdinairement pointues 
et terminées en scie , sont modifiées , quant à leur longueur et à 
leur pointe , par la forme de l'entonnoir du pétiole. 



( iGG ) 
M/ Latreille a divisé la famille des guêpes en trois sectioûs, 
savoir: les guêpes solitaires à bec, roslratœ; les solitaires maçonnes, 
murar'iœ , et les sociales, ou à ruches,, /a poscb. La première de ces 
sections renferme deux genres, que cet auteur a nommes synagre 
et eumène ; la seconde, un seul, qui porte le nom d'odynère; et 
la troisième deux , qui ont été appelés pollste et guêpe. Cette 
manière de séparer les insectes de ce genre, d'après leurs moeurs 
et leurs habitudes, est certainement avantageuse , puisqu'elle 
transmet de suite des notions sur fhistoire de leur vie ; mais elle 
n'est pas d'une facile application , car on ignore la façon de vivre 
de plusieurs guêpes indigènes, qu'on prend souvent dans des endroits 
très-éloignés de leur nid, et à plus forte raison celle des guêpes qu'on 
nous envoie des pays étrangers. 

M/ Fabricius n'a admis, dans son systema piezatorum , que 
les genres synagris, poUstes et eumenes de M/ Latreille, et il a 
refusé d'accorder une place au genre odynère de cet auteur, préférant 
de réunir à son genre çespa les espèces qui y étaient contenues. 
Outre ces trois genres nouveaux , tirés de l'ancien genre vespa , 
on en trouve un quatrième, sous le nom de zethus, qui ne contient 
que peu d'insectes exotiques. 

Je ne rapporterai pas ici le résultat de mes observations sur les 
organes de la bouche des insectes qui constituent ce genre , 
me contentant d'affirmer que si l'on voulait employer toutes les 
modifications que présente la forme des diverses parties qui la 
composent , pour caractériser des genres , on les multiplierait de 
cette manière bien inutilement. 

Avant que de terminer ce qui concerne les guêpes, je me per- 
mettrai une courte digression sur la langue des hyménoptères. 

En parcourant le gênera de M.' Fabricius, on est étonné de 



( iGy ) 
voir que cet auteur ait refuse d'accorder une langue à un très-grand 
nombre d'hyménoptères, et on se demande h l'instant: est-il bien vrai 
qu'ils en aient été réellement privés ? Pour éclaircir ce doute, on 
consulte la nature, et elle répond que tous ces petits animaux ont reçu 
en partage une langue plus courte ou plus longue, selon les usages 
auxquels cette partie avait été destinée ; alors on cherche ce que 
M/ Fabricius a entendu par ces mots lèçre et langue, et on ne tarde 
pas à s'apercevoir qu'il a prêté au moins à l'équivoque en ne voulant 
accorder la dénomination de langue qu'à un corps alongé dont il ne 
fixe pas les limites, et susceptible d'inflexions; ainsi il avait d'abord 
refusé de donner une langue aux guêpes; ensuite il en a donne 
une a toutes, hormis a\x\ polistes , qui, à mon avis, en ont une tout 
aussi bien organisée que celle des autres guêpes. 

Nota. Ce gem-e a été établi sur l'iuspeclion de i53 individus, tant mâJes que femeUes. 



( i68 ) 



V ES P A. 
S P E C I E S. 



GUÊPE. 
ESPECES. 



STMiti^ ci VT.vrnj£. FxjurLLEs ei nsuthes. mares, mâles. 

Piima DIvisio. Ahdomine conico , subsessili. 
Première Division. Venlxe conique , presque 



Cincta."^ 


Fabr. n." 1. j 


Jffinis. ^ 


Fabr. n.« 2. 


Orientalis. ^ Fabr. n." 4. } 


Analis. * 


Fabr. n." 6. 


Crabro. 


Fabr. n." 8. 


Vulgaris. 


Fabr, n." g. 




Panzer. Fespa. 


Germanica 


Fabr. n." lO. 




Panzer. Vespa. 


Saxon ica. 


Fabr. n.° il. 




Panzer. Vespa. 


Rufa. 


Fabr. n.° i3. 


Norwegica. 


Fabr. n.° i4. 




Panzer. Vespa. 


Maculata. 


* Fabr. n.° 17. 


Cuneata. "^ 


Fabr. n." 21. 


Austriaca. 


Panzer. Vespa. 


Sexcincta. 


Panzer. Vespa. 1 



JJ^n 



Crabro. 
Vulgaris. 



>e même. 



De même. 
De même. 



Germanica. De même. 



Rufa. 



peu près de même 



Sexcincta. De même. 

Secunda Divisio. Ahdomine ovato-oblongo , petiolo brefi. 
Seconde Division. Ventre ovale - alongé , à pétiole court. 



Lanio. * Fabr. Polistes. n.° 1. 

Schach. '^ Fabr. Polistes. n." 2. 

Annularis."^ Tahr. Polistes. n." 3. 

Chinensis. ^ Fabr. Polistes. d.° 6. 



Lanio. "* De même. 





( 1 


% ) 




Gallica. 


Fabr. Polisies. u." 8. 
Panzer. Polisies. 


Gallica. 


De même. 


Diadema. 


Latreille. Vespa, 

Annales du Musée de 
Paiis, Tom. i , p. 287. 


Diadema. 


De même. 


Macaensis. 


*¥ ahr. Polistes. n.°i2. 










^nalis. * 


Fabr. Polistes. n.° i5. 







Marginalis. 


^Fabr. Polistes. n.° 17. 


Hebrœa. * 


Fabr. Polistes. n.'ai. 










Punctum. * 


Fabr. Polistes. n.° 24. 


Tamula. * 


Fabr. Polistes. n." 27. 






Parietum. 


Fabr. Vespa. n.° 44. 
Panzer. Vespa. 


Parietum. 


De même. 


Eiglumis. 


Fabr. Vespa. n.* 63. 
Panzer. Vespa, 


Biglumis. 


De même. 


Terlia Divisio. Abdomine ovato , petiolo hrevi , primo 


segmenta campaniformi. 


Troisième Division. Ventre ovale, dont 


le pétiole est court, et le premier segment 




en forme de cloche. 




Cornuta. * 


Fabr. Synagris. n.° l. 


Comuta. * 


De même. 




Les mandibules fort 




Le mâle que j'ai n'a pas 




longues sont à peine striées. 




de corne à ses mandibules, 
mais seulement une fovte 
tchancrure. 




. . . . . . . 


Transversa 


^Fabr. Vespa. n.° 16, 


Calida ^ 


Fabr. Vespa, n." a5. 
Dès que le nombre des 
anneaux des barbillons a 
pu déterminer M/ Fabri- 
cius à adopter le genre 
syragris , il aurait pu y 
placer la vespa calida, qui 
doit y enUer sous tous les 


Calida. * 


De même. 



rapports. 

Hyménoptères. Tome 



( lyo ) 



Oculata. 


Fabr. Vespa. n.° 54. 


Apicalis. * 


Fabr. T^espa. n.° 38. 


Argentata. 


*Fabr. Vespa. n.° Sg. 


Flavescens. 


"^Fabr. Vespa. n.* 42. 


4 ci nota. 


Fabr. Vespa. n.° 46. 


Muraria. 


Fabr. Vespa. n.° 49. 




Latreille. Odynère. 


Parietina. 


Fabr. FÉ>5/ja. n.° 52. 




Latreille. Odynère. 


€ fasciata. 


Fabr. res/ja. n." 55. 


Bifasciata. 


Fabr. Vespa. n." 5g. 


Nidulans. ^ 


' Fabr. Vespa. n.° 68. 




Cette guêpe elV apicalis 




ont à la face externe de 




leuis mandibules lin apla- 




tissement remarquable. 


Aucta. 


Fabr. Vespa. n." 74. 




La synonymie de cette 




espèce n'est pas exacte , 




Vaucta de Rossi n'étant 




pas celle de M/ Panzer. 


Minuta. 


Fabr, Vespa. n.° 78. 



Antilope. Panzer. Vespa. 
Crassicornis. Vanzer. Vespa. 
Quadrata. Panzer. Vespa. 



Noiata. 



Grave'e. 



Oculata. 



De même. 



Argentata. De même. 



Emarginata.^ahv. Vespa. n.° 5o. 



Spinipes. Fabr. Vespa. n." 54. 



Aucta. 



Panzer. Vespa. 



Phalerata. Panzer. Vespa. 



Quarta Divisio. Abdomine longe petiolato , petîolp ouoideo. 
Quatrième Division. Ventre porté par un long pétiole ovoide. 

Cyanipennis*Fahr. Polistes. n.° 5o. 

I Arietis. ^ Fabr. Polistes. 



5o. 



( 171 ) 



Quinla Divisio. Abdvm'tne longe petiolalo , petiolo mfuiidibuliformi. 
Cinquième Division. Ventre porté par un long pétiole en entonnoir. 



Petiolata. '*' Fabr. E amenés. n.° i 
Conica. * Fabr. Eumenes. n.° 2 
Diadema. '^ Fabr. Eumenes. n.° 3 
Esuriens.''' Fabr. EumeTies. n." 7 
Pomiformis. Fabr. Eumenes. n.° 9 
Panzer. Vespa. 



Arcuata. "* 
Coarctata. 



Lunulata, 
Zonalis. 
Arbustorum,. 
Coarctata. 

Pedunculata 
Liliacea, '^ 
Nigripennis^ 
Aurulenta. 
Pallens. * 
Virginea. ^ 
Mario. ^ 



Coerulea. ^ 



Fabr. Eumen. n.° 21. 
De même , excepte le 

pétiole , qui a deux 

points jaunes. 
Fabr. Eumen. n.° 20. 
Panzer. Vespa. 
Panzer. Vespa, 
Panzer. Vespa. 

Panzer. Vespa. 
Fabr. Polistes. n." 10. 
Fabr. Polistes. n." i4. 
Fabr. Polistes. n.° 3i. 
Fabr. Polistes. n.° 35. 
Fabr. Polistes. n.° Sy. 
Fal)r. Polistes. n." 35. 
M.LalreiUeaplacé cette 
guêpe , de même que la 
nidulans , dans un genre 
nouveau auquel il a doimé 
le nom d'epipone. 

Fabr. Polistes. n." 46. 



Esuriens. De même. 

Pomiformis 

L'éctisson a une ligne 
jaune, mais toute la pai lie 
postérieiu'e du corselet est 
noire. 

Coarctata. Fabr. Eumen. n." 16. 
Panz. Vespa coronata. 

Dumetorum. Panzer. Vespa. 



( 172 
Cyanea. * Fabr. Polistes. n.".47 
Pygmea. ^ Fabr. Polistes. n.° 53, 
Cajennensis. * Fabr. Polistes. n." 54. 
Ciiiereus. * Fabi-. Zethus. n." 3. 



Cinereus. * De même. 

Les guêpes mâles ont , en thèse gëue'rale , la face plus colore'e 
que les femelles ; le premier anneau de leurs antennes est ordi- 
nairement jaune en dessous, et, dans plusieurs espèces, les derniers 
se terminent en crochet, ou en scie. J'ai reçu de M/ Faure-Biguet 
une espèce de guêpe inédite et indigène, qui est aussi grosse que 
Yoculata , et dont les cinq ou six derniers anneaux des antennes 
du mâle sont aplatis et repliés sur eux - mêmes , plus fortement 
que dans Vandrène spirale. 

Les mâles qui appartiennent à la dernière division n'ont pas la 
partie postérieure du corselet autant colorée que leurs femelles. Par 
exemple, la pomiformis , la coarctata , etc. ont dans cette partie 
plusieurs taches jaunes qui manquent absolument dans les mâles , 
de même que les deux petits points qui se trouvent sur le pétiole. 

Il est impossible , vu l'état actuel de nos connaissances sur 
l'histoire des guêpes européennes, de pouvoir offrir une synonymie 
exacte , au moyen de laquelle on puisse apprécier non-seulement 
les différences produites par le sexe, mais encore celles qui peuvent 
exister entre les femelles et les neutres. Une bonne monographie 
des guêpes indigènes est bien à désirer; elle présentera, je n'en doute 
pas, à ceux qui voudront étudier ces insectes, un sujet d'occupations 
très-intéressantes, qui les conduira, par la succession des découvertes 
qu'ils feront, au point de pouvoir nous dévoiler toute l'industrie de 
ces hyménoptères, qui ne sera pas moins remarquable, peut-être, 
que celle des abeilles , et qui sera beaucoup plus variée. 



( ^7^ ) 



G E N U s XVI. 
B E M B E X. 



GENRE Xri. 
B E 31 B E X. 



Cellula radlalis, una , elongala , 
apice rotundata. 

Cellulse cubitales , ires : prima , 
magnai secunda, minor, fere qua- 
drata , in angulo interno Jloxuosa , 
excipit duos nervos récurrentes y 
teitia apicem alœ non attingit (i). 

Mandibulce, elongatœ,fere reclœ, 
vulgo bidenlatœ. 

Knlennx , filiformes , apice con- 
voi utœ , duodecim articulis com- 
positœ infeminis, tredecim in ma- 
ribus , et ?ion nunquam apice 
serratae. 

1. Observalio. Feminœ aculeo pun- 
gente recondito armât œ sunt, 

1. Observalio. Punctum alœ fere 
inconspicuujn. 



Cellule radiale , une , alonge'e , 
arrondie à son exlremite. 

Cellules cubitales , trois : la l/", 
grande; la 2.*, plus petite, presque 
carrée , a une inflexion à son angle 
interne, et reçoit les deux nervures 
re'currentes; la 3/ n'atteint pas le 
bout de l'aile (i). 

Mandibules j alonge'es , presque 
droites, et ordinairement bidcnlëes. 

Antennes , filiformes , roulées à 
l'cxlre'mitë , composées de douze 
anneaux chez les femelles , de treize 
chez les mâles , et quelquefois ter- 
minées un peu en scie. 

1. Observation. Les femelles sont 
arm&s d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Observation. Le point de l'aile est 
presqu 'imperceptible. 



Le prolongement de la lèvre des bernbex repre'senle'e à la 
case 1."° de la pi. lo, fournit un caractère particulier, qui suffira 



(i) L'aile qui est repréicnlt^e à la pi. 4 n'est pas exaclemeut faite , le Graveur 
ayant omis de faire sentir l'inflexion de l'angle interne de la seconde cellule 
cubitale., inflexion qui est particulière aux insectes de ce gem-e. 



( 174 ) 
pour faire reconnaître à l'instant ces insectes, et les séparer des 
stizes , avec lesquels ils ont de grands rapports. On les distin- 
guera aussi des guêpes de la première division , auxquelles elles 
ressemblent assez par l'intëgrilë de leurs yeux, par leurs ailes, qui 
ne sont pas pliëes , et leuis antennes, qui ne sont pas brisées. 

Les bembex mâles portent sous le ventre quatre ëminences re- 
marquables , dont la substance est cornée, et dont les usages me 
sont inconnus. La première de ces e'minences, qui est conique, 
se trouve placée au milieu du premier anneau ; la seconde , qui 
est plus grosse que la première , est tranchante , crochue pos- 
térieurement , et elle occupe le milieu du second anneau ; la 
troisième, iniplanlëe sur le sixième anneau, est aplatie transver- 
salement ; la quatrième , qui se trouve a l'exlrcmitc du ventre , 
ressemble à un forceps dont les cuillers se termineroient en pointes 
aiguës recourbées en dedans. On voit , dans la même case de la 
pi. 1."% le ventre d'un mâle qui se présente latéralement, et au 
dessus de l'antenne , le forceps du dernier anneau de l'abdomen vu 
en face. 

M." Latreille a institué un nouveau genre dans la famille de ses 
benibiciles j sous le nom de monèduh , dont le caractère essentiel 
ne repose que sur l'alongement des palpes maxillaires, qui d'ailleurs 
ont le même nombre d'anneaux. Si cette seule modification 
pouvait suffire pour créer un genre nouveau , nous les verrions se 
multiplier a l'infini; ce qui me porte à croire que les individus qui 
constituent le genre monèdule de cet auteur doivent venir prendre 
leur place naturelle parmi les bembex. 



Nota. Ce genre a été ulabll sur rinspectiou de vingl-iui inUividus , dont douze 
femelles, et neuf mâles. 



( '75 ) 



E M B E X. 
S P E C I E S. 



B E M B E X. 
ESPÈCES. 



FEMINiE. F E M S LZE S. 

Signala. * Fabr. n.° 3. 
Punctata. '^ Fabr. n.° 4. 
Rostrata. Fabr. n.° 5. 

Panzer. Bembex. 



Fasciata.'^ Fabr 
Olivacea. Fabr 
Lunata. * Fabr 



Repanda. ^ Fabr. n.° 12. 
Continua.* Fabr. n." i5. 
Integra. Fabr. n." i8. 

Panzer. Bembex. 



Ciliata. * 


Fabr. n.' 21. 


Oculata. 


Gravée. 




PaHzer. Bembex. 



MARES. M .t l. E S. 

Signala. * De même. 



Rosira la. 



Fasciata. 
Olivacea. 



De même , excepté les 
antennes , qui sont 
colorées en dessous, 
et terminées en scie. 



De même. 
De même. 



Carolina. * Fabr. n." il. 



Integra. 



Le mâle a les bandes 
jaunes du ventre interrom- 
pues, tandis que la femelle 
les a entières. 



Oculata. 



De 



G E N U s. 
S T I Z U 



( 176 ) 

SuppL., pi. i4. 



GENRE. 
S T I Z E. 



Cellula radialis , una , eîongata. 

Cellulœ cubitales , très : secunda, 
antice coarclata , excipit duos 
nervos récurrentes y tertia , fere 
quadrata, apicem alœ non attingit. 

Mandibulae , subbidentatœ. 

Anlennae^ versus apicem cras- 
siores , duodecim articuUs com- 
positœ in feminis , tredecim in 
maribusr 



Cellule radiale , une , alonge'e. 

Cellules cubitales ^ trois : la a.' , 
resserre'e dans sa partie antérieure , 
reçoit les deux nervures re'currentes ; 
la 5.', presque carrée , n'atteint pas 
le bout de l'aile. 
Mandibules, légèrement bidenle'es. 

Antennes, plus grosses vers le 
bout , compose'es de douze anneaux 
dans les femelles, et de treize dans 
les mâles. 



a. Observalio. Feminœ aculeo pun- 1. Observation. Les femelles sont 

gente recondito armatœ sunt. armées d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Observatio. Mares anotridentato. 2. Observation. Les mâles ont le 

dernier segment de l'abdomen Irideuté. 

Les stizes ayant plus de ressemblance avec les bemhex qu^avec 
les insectes d'aucun autre genre , je ne puis comprendre , d'après 
cette analogie, qu'elles ont e'té les considérations qui ont engagé 
M. Fabricius à en placer plusieurs parmi les larres, avec lesquelles 
elles ont peu de rapports, même dans V habitas. M.' Latreille , ap- 
préciant exactement les nuances qui se trouvent entre les stizes et 
les autres hyménoptères, en a fait, avec raison, un genre particulier, 
dont j'ai adopté le nom. 

Les stizes ont leur lèvre beaucoup moins longue que celle des 
bembex. Leurs barbillons maxillaires sont composés de six anneaux. 



( 177 ) 
dont la longueur n'est pas toujours uniforme : par exemple , dans 
le tridens j les deux premiers anneaux sont courts , comparati- 
vement aux quatre autres; et, dans le hifascialas, le second anneau 
est le plus grand de tous. Leurs barbillons labiaux ont quatre 
anneaux à peu près d'égale longueur. Leur langue m'a paru fendue 
en quatre divisions , dont deux sont plus petites que les autres. 

Si l'on pouvait confondre un instant les stizes avec les scolies 
mâles , à cause de leur abdomen tridente', on les replacerait bientôt 
dans leur genre respectif, en considérant le nombre et la disposition 
des cellules de leurs ailes. 

Nota. Ce genre a été établi sur riiispection de cinq femelles et de six mâles. 



Hyménoptères. Tome i. 



( 178 ) 



s T I Z U s. 
S P E C I E S. 



S T I Z E. 

E S P È CES. 



FEMINiE. FEMELLES. 



Ruficornis. Fabr. Larra. n." 9. 
Tridens. Yahv. Oxybelus.Tn." G. 



Répandus, 



Panzer. Mellinus. 

Je crois que celte espèce 
u'est qu'une variété du 
tridens, ayant dans ma 
collection des femelles 
dont le corselet est taché 
de jaune de plusieurs ma- 
nières différentes. 



MARES. MALES. 

f^espiformis'*¥ ahr. Larra. n.* 1. 
Bifasciata. Fabr. Larra. n.° 6. 
Ruficornis. De même. 
Cingulata.'^ Fabr. Larra. n." jo. 
Tridens. De même , excepte le 

dernier segment de 

l'abdomen. 



Je possède deux grands stizes exotiques qui ne sont pas décrits, et qui sui-- 
passent en grandeur les plus grandes scolies. 



( 179 ) 



G E N U s. 

T H Y N N U S. 

Celliila radialis , una, angustata, 
valde elongata. 

Cellulœ cubitales, quatuor , fere 
œquales et quadratœ : secunda ter- 
tiaque excipiunt duos nervos récur- 
rentes; quarta apicem alœ attingit. 

Mandibulse, magnœ, bijîdœ. 

Anlennae , longœ , setaceœ , tre- 
dec/m articulis compositœ. 



GENRE. 
T H Y N N E. 



Cellule radiale , une , e'troite , 
Irès-alongëe. 

Cellules cubitales, quatre, presque 
égales et carrées : la 2/ et la 5/ re- 
çoivcnl les deux nervures re'currenlesj 
la 4/ atteint le bout de l'aile. 

Mandibules , grandes, biûdes. 

Antennes, longues, sélacées ^ 
composées de treize anneaux. 



L'insecte dont je viens de décrire les caractères génériques sous 
le nom de thynne , est de la nouvelle Hollande , et il ressemble 
beaucoup à celui qui est figuré dans l'ouvrage de Roemer , pi. 35., 
fig. 8, sous le nom de thynnus dentatas. Quoique je lui aie donné 
ce nom , j'ignore absolument s'il doit être associé aux thynnes de 
M."^ Fabricius, parce que je u'ai pas pu reconnaître le genre de cet 
hyménoptère en employant les caractères génériques dont cet auteur 
s'est servi. 

Cet individu , qui est mâle , est aussi graud que le benibcx 
intégra ; il a la tête , les antennes , et la pointe des mandibules 
noires ; la face , les mandibules et le contour des yeux jaunes. 
Son corselet, noir, a sur sa partie antérieure deux bandes jaunes, 
qui se réunissent latéralement , et un point de même couleur sous 
les ailes : sur la plaque ihorachique , on remarque deux petites 
lignes jaunes dont la direction est oblique ; l'écusson et la partie 
postérieure du corselet sont jaunes. Le ventre est noir, son premier 



( i8o ) 
segment est jaune , taché en dessus de deux ou quatre petits points 
noirs; les second, troisième, qautrième et cinquième sont noirs, 
et ont chacun six points jaunes, deux en dessus, deux latéralement, 
et deux en dessous , dont la grandeur diminue insensiblement k 
mesure qu'ils s'éloignent de la base du ventre. Les jambes sont 
jaunes, et les ailes sont teintes d'une couleur bistrée. 

Comme cet hyménoptère doit constituer un genre nouveau, je m'en 
servirai pour comparer les caractères génériques de M.' Fabricius 
avec les miens , en admettant que cet individu soit un thynnus. 

Caractères du Thynnus. 

Lingua, B revissima , involuta. 

Palpi quatuor, anteriores , quadriarticulati ; posteriores , triarticulati , 
articulis subœqualibus. 

Mandibula , apice acuta , unidentata. 

Maxilla , brevis , recta, cornea, concava , apice rotundata intégra. 

Labiutn , trifidum , lacinia intermedia emarginata. 

Antenna; , cylindricœ. 

Qu'on mette maintenant en parallèle le premier des caractères 
génériques que j'ai assignés au thynne , avec ceux que je viens 
de rapporter , et on verra par son résultat la différence qu'il y a 
entr'eux. En -effet , une langue très-courte et couverte n'est pas un 
caractère facile à saisir : la petitesse des anneaux dont les barbillons 
sont composés peut induire facilement en erreur, et une langue à 
trois divisions appartient k un trop grand nombre d'insectes de cette 
classe pour pouvoir offrir un caractère particulier. 

Comme on pourrait peut-être encore m'accuser de prévention 
contre le système de M.' Fabricius, je propose de faire l'expérience 
suivante. 



( i8i ) 
M/ Latreille ayant reproche au savant professeur de Kiel d'avoir 
réuni dans son genre thynnus des espèces qui appartiennent à quatre 
genres différens, je propose donc d'établir pour juges de la validité de 
ce reproche des jeunes gens qui chercheront les caractères génériques 
de ces insectes par les deux méthodes que je suppose leur être 
connues, et je ne crains pas d'avancer que ceux qui suivront la 
mienne se décideront promptement et sûrement , tandis que les 
autres consacreront beaucoup de temps a la dissection des organes 
delà manducation, et n'en obtiendront que des données incertaines. 



l82 ) 



OENUS.XYII. 
M A S A R I S. 



GENRE XFir. 
M A S A R I S. 



Ccllularadialis, una, apice rotun- 
data. 

Cellulœ cubitales, duce, f ère œqiia- 
les : secunda excipit duos nervos 
récurrentes. 

Mandibulae, hifidœ. 

Anteiinœ , capitatœ , duodecîm 
articuUs compositœ in feminis , 
tredeciin in maribus. 

1. Observallo. Feminœ aculeo pun- 
gente recondito annatœ sunt, 

2. Obsei'v. Oculi profunde emargi- 
nall. 

5. Obscrv. Alœ plicatœ. 



Cellule radiale, une, arrondie à 
son extrémité. 

Cellules cubitales, deux, presque 
égales : la 2.* reçoit les deux ner- 
vures récurrentes. 

Mandibules , bifides. 

Antennes , à léle , composées de 
douze anneaux dans les femelles, et 
de treize dans les mâles. 

1. Observation. Les femelles sont ar- 
mées d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Observ. Les yeux sont profondé- 
ment écliancrés. 

3. Observ. Les ailes sont pliées. 



La forme seule des antennes suffira pour caractéiiser les insectes 
de ce genre, et les faire distinguer des autres hyménopièies de cet 
ordre. Il est vrai que, sous ce rapport, les masaris ressemblent 
aux tenthrèdes; mais leurs yeux écliancrés , leurs ailes pliées, et leur 
ventre pétiole dissiperont bientôt le doute qui pourrait s'élever. 

La rareté de ces insectes ne m'a pas permis d'en consacrer un pour 
la dissection et l'examen des organes de la manducation , de sorte 
que, ne pouvant rien en dire , je renverrai , pour la connaissance de 
ces parties , aux auteurs qui les ont décrites. 

M.' Latreiile a nommé céLonite le masaris apiformisj réservant 



( i85 ) 
le nom gcncrique de j/iasaris pour le vespiformis , qui lui a pré- 
sente des différences dans la forme des antennes, des mandibules 
et de la lèvre supérieure: n'ayant pas vu cet insecte, j'ignore s'il 
doit être séparé de Vapiformis par la disposition des cellules de 
ses ailes , et faire un genre à part. 

Nota. Ce genre a <;lé établi sur l'inspeclioia d'une femelle el d'un mâle. 



( i84 ) 



M A s A R I s. 
SPECIES. 



M A S A R I S. 
ESPÈCES. 



F£UINA. rEldELi,S. 



MAS. M A 1, E. 



Apiformis, Fabr. Celonites. n.* i. 
Panzer. Masaris. 



Apiformis. A peu près de même, 
le dernier segment 
abdominal se termi- 
nant par quatre dents. 



( i85 ) 

GENUS XVIII. GEXRE Xrill. 

SIMBLEPHILUS. S 1 31 B L É P H I LE. 



Ccllula ratlialis , una , elongata _, 
apice acwninata, 

Cellulae cubitales , très : prima , 
magna ; secunda , minor , excipit 
primumnervum recurrentem; tertia, 
fere quadrata, angulo externo pro- 
ducto , excipit secundum nervum 
recurrentem ; non nunquam rudi- 
mentian quartœ cellulœ perspicitur. 

Mandiliulae, magnœ, unidentatœ. 

Kniennat , filiformes , versus api- 
cem crassiores , duodecim articulis 
compositœ in feminis, tredecim in 
maribus 



Cellule radiale, une, alonge'e , 
poinlue à son extiemilë. 

Cellules cubitales, trois : la i."', 
grandej la 2.°, plus petite , reçoit la 
première nervure récurrente; la 5.°, 
presque carrée, a son angle externe 
prolonge' , et elle reçoit la seconde 
nervure récurrente ; quelquefois on 
aperçoit l'esquisse d'une quatrième 
cellule. 

Mandibules, grandes, unidentees. 

Antennes , filiformes, plus grosses 
vers le bout , composées de douze 
anneaux dans les femelles, et de treize 
dans les mâles. 



1. Observalio. Feminœ aculeo pun- 
gente recundito armatœ sunt. 

2. Observalio, Oculi leviler emar- 
ginati. 



1. Observation. Les femelles sont ar- 
mées d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Observation. Les yeux sont légère- 
ment échancrés. 



J'ai donné aux hyménoptères de ce genre le nom de simble- 
philusj afin de pouvoir conserver celui de philanihus , que leur 
a donné M.' Fabrieius, pour d'autres insectes renfermés dans le 
même genre, parce qu'ils s'y trouvent en plus grand nombre: 
comme il me fallait opter entre deux dénominations, une ancienne 
Hyménoptères. Tome 1. Aa. 



( i86 ) 
et une noiivcile, c'est le nombre qui a liait pancher la balance. 
M/ Latreille en a jugé autrement, puisqu'il a laissé le nom de 
philcmthes à nos simbléphiles , et qu'il a créé le genre cerceris 
pour y placer nos philanthes. Si mes planches n'avaient pas été 
gravées lorsque son ouvrage a paru , j'aurais bien volontiers adopté 
la dénomination de ce nouveau genre. 

Il est difficile de comprendre les motifs qui ont pu engager 
M.' Fabricius à résister à l'exemple que lui avait fourni M.' Latreille, 
et à réunir dans un même genre les simhUphiles avec les phi- 
lanthes , qui n'ont entr'eux aucuns rapports. En effet, les pre- 
miers ont la tête plus large que le corselet, les yeux échancrés, 
et le premier anneau du ventre presqu'aussi grand que le second, 
ce qui ne se trouve certainement pas dans les philanthes. 

En lisant la description que cet auteur a faite des caractères 
génériques des philanthes, et conséquemment des sinibléphiles y 
j'ai remarqué avec surprise qu'il donnait le même nombre d'an- 
neaux aux quatres barbillons : comme cette assertion me paraissait 
opposée à ce qui a lieu ordinairement chez les hyménoptères , j'ai 
observé ce fait avec attention, et j'ai reconnu que les barbillons 
antérieurs étaient composés de six anneaux. J'ai remarqué de plus 
que la langue, était fortement échancrée au lieu d'être entière, et 
le résultat de mes observations sur ce sujet coïncide parfaitement 
avec ce qu'en a dit M.' Latreille. 

Il ne sera pas difficile de faire sentir la ligne de séparation qui 
existe entre les insectes de ce genre et ceux qui pourraient avoir 
avec eux quelques rapports dans Vhabitus. Par exemple , les 
simbléphiles ressemblent assez aux guêpes ; mais leurs ailes ne 
sont pas pliées , leurs yeux n'ont qu'une légère échancrure, et 
leurs antennes ne sont pas brisées. Par la largeur de leur tête , 



( i87 ) 
ils se rapprochent des crabro ; mais les yeux de ceux - ci n'ont 
aucune ëchancrure , et les cellules de l'aile sont absolument 
différentes. Enfin , si l'on pouvait hésiter entre un simbléphile , 
un arpacte ou un melline , on n'aurait qu'à jeter un regard sur 
la partie postérieure du corselet de ces derniers, pour se décider 
à l'instant. 

Nota. Ce genre a été étabîi shv l'inspeclion de dix femelles et de quatre mâles. 



C j88 ) 

SI.VTBLEPHILUS. SIMBLÉPHTLE. 

SPECIES. ESPÈCES. 



■ E M I N ^. FEMELLES. 



Coronatus. Fabr. Philanthus. n.* j 

Panzcr. Philanthus. 

Triangiilurn. F dhr. Philant. n." 4. 



MALE S. 



Pictus. Fabr. Philant. n.° 5. 

Panzer. Philanthus. 

Je n'ai poseiicore trouvé 
dans ce genre une seule 
femelle qui eùl entre les 
antennes la marque jaune 
U'idenléc. 

Diadema. Fabr. Philant. n.* 6. 

f^ertilab?-is.^Y»h\\ Philant. n,° 7. 

Discolor. Panzer. Philanthus. 



J'ai reçu de M." Bosc une espèce de simhléphile d'Amérique qui n'est pas encore 
décrite, et de M/ Faure-Biguel une autre Irès-petile, indigène, qui est aussi inédite. 



( i89 ) 

GEINUS XIX. GENRE XIX. 

M E L L I N U S. M E L L I N E. 



Cellula radlalis, una , elongata. 

Cellulœ culnlales , très : prima, 
major, excipit ad ejusfinemprimum 
nervwn recurrentein ; secunda, mi- 
nor, superne coarctata; tertia,fere 
quadrata , excipit secundum; vulgo 
rudimentum quartœ cellulœ cons- 
picitur. 

Mandlbulœ , tridentatœ infemi- 
nis , bidentatœ in maribus , dens 
ultimus longior. 

Anlerinoe , filiformes , duodecim 
articulis compositœ infeminis, tre- 
decim in maribus. 



Cellule radiale , une, alongëe. 

Cellules cubitales, trois: la l.°", 
plus grande , reçoit près de son ex- 
Iremitë, la première nervure rëcur- 
renle; la 2/°"', plus petite, resserrée 
dans sa partie anle'rieure 5 la 5.'°" , 
presque carrée , reçoit la seconde 
nervure ; on voit ordinairement le 
commencement d'une 4.' cellule. 

Ptlanclibules , tridrnte'es dans les 
femelles , bidentces dans les mâles , 
la dernière dent plus longue. 

Antennes , filiformes , composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 



Observalio. Teminœaculeopxmgente Observation. Les femelles sont ar- 

recondiLo armalœ suiit. mées d'un aiguillon piquant el cache. 



Si Ton se bornait ù ne considérer que la forme et la couleur 
des insectes, on commettrait à chaque instant des erreurs, en 
confondant des genres dont la séparation se fait sentir à l'ins- 
tant oit l'œil de l'observateur vient à s'y arrêter. En effet, nos 
iiidlines ont, comme \q% guêpes , le corps lisse, mélange de noir 
et de jaune, et ils pourraient être facilement pris pour elles s'ils 
n'en différaient par leurs yeux, qui ne sont pas échancrés; par 



( 190 ) 
leurs ailes, qui ne sont pas plie'es; par leurs antennes, qui ne sont 
pas brisées, et surtout par la partie postérieure de leur corselet, 
qui a, sous l'écusson, une dépression ovale, poinlillée, renfermée 
dans un petit cadre lisse , dont j'ai fait esquisser le trait dans la 
pL lo. Cette dépression se trouve dans tous les individus qui com- 
posent ce genre, et par son moyen on les connaîtra promptement. 

MM. Latreille et Fabricius , en réunissant aux mellines des 
arpactes , ont confondu des insectes qui devaient être séparés 
par plusieurs considérations, qu'on appréciera en comparant les 
caractères de ces deux genres. 

Les barbillons labiaux des mellines ont quatre anneaux, et non 
pas cinq; outre cela leur langue est bifide, et non pas ronde et 
entière, comme l'a dit ce dernier auteur. 



Nota. Ce geiu-e a été établi sur l'inspection de quatre femelles et de cinq mâles. 



( 19' ) 



M E L L I N U s. 
S P E C I E S. 



M E L L I N E. 
ESPÈCES. 



F EMINCE. FEMELLES. 



Riijlcornis. Fabr. n." 3. 

Panzer. Mellinus. 



Arpensis. Fabr. n.* lo. 

Paiiz. Crabro II. Flaviim. 



Pellolatus. Panzer. Crabro. 
Pratensis. Gravée. 



MARES. M ^ L E S.. 

Sabulosus. Fabr. n." 2. 

Je crois que c'est le mâle 
du ruficornis. 



Bipunctatus. Y zhr. n.° 6. 

M.'' Fabriciiis a rap- 
porté mal à propos pour 
cet insecte la synonymie 
de M.'' Panzer, cahier 17, 
lab. 20, puisque c'est celle 
de Varvensis. 



Frontalis. Panzer. Crabro. 
Fulvicornis. Panzer. Mellinus. 



( 192 ) 



G E N U s XX. 
A R P A C T U S. 



GENRE XX. 
A R P J C T E. 



Cellula radialis, una , ohlonga. 

Cellulss cubitales, très, f ère œqua- 
les : secunda , antice coarctata , 
excipit duos nervos récurrentes y 
sœpe rudimentiim quartœ cellulœ 
conspicitur. 

Mandibulœ, pa/'fce^ bidentatœ. 

Anteniiœ , filiformes , duodecim 
culiculis compositœ in feminis , 
tredecim in maribus. 

Observalio. Femince acideo pungenle 
recuiidlto armatce siint. 



Cellule radiale, une, oblongue. 

Cellules cubitales, trois, à peu 
près égales : la 2.' , resserrée anté- 
rieurement, reçoit les deux nervures 
récurrentes 5 on voit souvent le com- 
mencement d'une 4." cellule. 

Mandibules, petites , bidente'es. 

Antennes, filiformes, compose'es 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 

Observation. Les femelles sont armées 
d'un aiguillon piquant el caché. 



Tous les arpactes présentent un caractère particulier qui est 
bien propre à les faire distinguer des autres hyménoptères. Der- 
rière leur écusson , on observe une plaque triangulaire encadre'e 
et sillonnée , ou guillochëe par des lignes parallèles , comme on 
le voit dans le trait de la pi. 10. 

Les jambes de ces insectes se terminent par une espèce de pelote, 
plus dilatée chez les femelles que chez les mâles. Dans plusieurs 
espèces on remarque en outre que les tarses des jambes antérieures 
sont garnis de longs poils qui sont placés en dehors de ces parties , 
et dont j'ignore les usages. 

Le corps des arpactes est lisse, leur abdomen, toujours de deux 
couleurs , n'est pas implanté au corselet par un pétiole long et 



( igS ) 

infundibuliformc, comme celui des mellines ; de sorte qu'en con- 
naissant cette diflerence, et celle de l'écusson, on ne pourra pas 
prendre les uns pour les autres. 

M/ Latreille avait d'abord donné aux insectes de ce genre le nom 
de cèropales , qu'il a change' dans la suite contre celui de goryte, 
et M/ Fabricius a confondu nos arpactes avec ses viellinus. 

Ko ta. Ce geui'e a été établi sur rinspeclion de U'eize femelles et de dix môles- 



Hyménoptères. Tome i. Bb 



( 19-4 ) 



A R P A C T U s. 
S P E C I E S. 



A R P A C T E. 
ESPÈCES. 



FEMINiE. F EXELLES. 

3Iysiaceus. Fabr. Mellinus. n." i. 
Panzcr. Mellinus. 



Fabr. Mellinus. n.° 5. 
Panzor. Mellinus. 
Fabr. Mellinus. n.° 9. 
M.' Falnicius a rap- 
porlé une fausse synony- 
mie en cilant l«\s planches 
1 1 el 12 du 46.° cahier de 
M.'' Panzer. 

Fabr. Mellin. n." 11. 
Piinzcr. Mellinus. 
5 fasciatus. P.inzer. Mellinus. 



4fasciatus. 
Campestris. 

5 cinctus. 



Arenàrias. P.iiizrr. Mellinus. 
Cruenlus. Falir. Pompihis. n 20. 
Panzer. Poinpilus. 



Fcrmosus. Grave. 



Mystaceus. De même , excepte' 
l'abdomen, qui a cinq 
bandes j;mnes , et la 
lèvre, qui est plus co- 
lorée , comme chez 
tous les mâles. 

4 fasciatus. De même. 



Campestris. 



Le mâle a une bande 
jaunedepliis à l'abdomen. 



Dissectus. Panzer. Mellinus. 



Tumidus. 
Formosus. 



Cruentus. De même. 



Panz 



Pompilus. 



La plaque triangulaire, 
derrière l'écusson, est rou- 
ge dans le mâle , mais la 
ligne du milieu est noire. 



( 195 ) 



G E N U s XXI. 
A L Y S O N. 



GENRE XXL 
AL Y S O N. 



Ccllula radlalls , una, ovata. 

Cellulœ cubitales , très : prima , 
magnai secundo, parva, petiolata, 
excipit ad ejiis originem primum 
nervum recurrentem ; ter fia , fere 
pentagona , ab apice alœ longe re- 
mota , excipit secundum. 

Mandlbulœ, îatœ , tridcntatœ. 

Aniennie , filiformes j versus api- 
cem convolutœ , duodecim articulis 
compositœ in feminis , tredeciin in 
maribus. 



Cellule radiale , une , ovale. 

Cellules cubitales, trois : la i."", 
grande; la 2.", plus petite , peliole'e, 
reçoit près de son origine la première 
nervure récurrente ; la 5.° , presque 
pentagone, très-eloigne'e du bout de 
l'aile , reçoit la seconde. 

Mandibules , larges , Iridente'es. 

Antennes, filiformes, roulées vers 
le bout , composées de douze an- 
neaux chez les femelles, et de treize 
chez les mâles. 



Les trois insectes qui constituent ce genre ont des caractères 
assez saillans et assez remarquables pour devoir être places dans 
un cadre particulier. Par le prolongement de la partie antérieure 
de leur corselet, et par leurs antennes roulées en spirale, on les 
prendrait pour des pon/piles. Par l'alongement de leur corselet 
postérieurement, et par la plaque triangulaire de dessous l'écusson, 
qui est doublement sillonnée, on dirait que ce sont des arpacies ; 
mais par les ailes, et surtout par la seconde cellule cubitale, qui 
est pétiolée, ils avoisinent les njsso/is. 



Nota. Ce genre a (île clabli siw Finspection de Irois iiidiviJus. mâle cl fenitlks. 



( 196 



A L Y s O N. 

S P E C I E S. 



A L Y S O N- 
ESPECES. ' 



FEMELLE. 



S. X A II E. 



Spinosus. Panzer. Sphex bimaculata. 
Je ne doute pas que cet 
individu ne soit la femelle du 
ponipilus spinosus. 



Spinosus. Grave. 

Panzer. Pompilus. 



Quoique je n'aie pas le sphex fucata de M/ Panzer , et que les cellules de« 
ailes soient mal rendues dans le dessin qu'il en a donné , je placerais néanmoins 
cet insecte dans ce genre , à cause de la forme alongée de son corselet , qui est 
parliculièi"e aux alysons femelles. 



( '97 ) 



G E NUS XXII. 
N Y S S O N. 



GENRE XXri. 
N Y S S O ff. 



Cellula radialis , una , magna , 
ovata. 

Cellulae cubitales , très : prima , 

. magna i secunda , petiolata, excipit 

duos nervos récurrentes; terta,fere 

pentagona , ah apice alœ longe re- 

mota. 

Mandibulae, unidentatœ. 

Anlennœ , filiformes , duodecim 
articulis compositoe in feminis, tre- 
decim in maribus , ultimo adunco. 



Cellule radiale , une , grande ,' 
ovale. 

Cellules cubitales , trois : la i."*, 
grande; la 2.% pétiole'e, reçoit les 
deux nervures récurrentes; la 3.°, 
presque pentagone, très-ëloignëe du, 
bout de l'aile. 

Mandibules ) unidente'es. 

Antennes , filiformes, compose'es 
de douze anneaux dans les femelles , 
et de treize dans les mâles , dont le 
dernier est crochu. 



Observatio. Feminœ aculeo pungente Observation. Les femelles sont armées 

recundito armatœ sunt. d'un aiguillon piquant et caché. 

Les nyssojis ressemblent beaucoup aux arpactes , mais la figure 
de leurs cellules cubitales , et les deux fortes épines qu'ils portent 
tous à la partie postérieure de leur corselet, établissent enti'eux une 
ligne de séparation bien prononcée : sous ce dernier rapport, oa 
pourrait les confondre avec les oxyhlèes, si la plus légère inspection 
de l'aile ne suffisait pas pour y obvier. 

Outre la marque caractéristique du sexe que presque tous les 
mâles portent au bout de leurs antennes, il y en a une autre qui 
les fera reconnaître aisément; c'est le septième segment de leur 
abdomen , qui est fourchu , tandis que , dans les femelles , le 



( 198 ) 
dernier, ou le sixième, forme une petite plaque qui se termine 
en pointe. 

J'ignore les motifs qui ont empêche' M/ Fabricius d'admettre ce 
genre crée' par M/ Latreille , et de rassembler par ce moyen 
plusieurs individus qu'on trouve disséminés dans d'autres genres 
avec lesquels ils n'ont pas de rapports. 



Nota. Ce genre a été établi sur l'inspeclijon de douze individus , tant mâles que 
femelles. 



( 199 ) 



N Y s s O N. 
S P E C I E S. 



N Y S S O N. 
ESPÈCES. 



FEMIN;n. F EM E LLES. 



MARES. M A L B S, 



Spinosus. 

Interruptus. 

Maculatus, 

Dissectus. 



Diniidiatus. 



Fahr. Crabro. n.° i. 
Panzer. Crabro. 
Fabr. Oxybelus. 
Panzer. Mellinus. 
Fabr. Pompil. n." 42. 
Panzer. Crabro trima- 

culatus fem. 
Panzer. Mellinus. 

CeL auteur a gravé deux 
mellinus dissectus ; l'un 
est un arpacte, l'autre un 
nysson. 
Grave, 



Spinosus. De même. 



Maculatus. Panzer. Crabro trima- 
culatus mas. 



( 200 ) 



G EN US XXIII. 

P H I L A NT H U S. 



GENRE XXI IL 
P H I L A N T H E. 



Cellula raJialls , una ', pai'va , 
Totundata. 

•Ceilulse cubitales , très : prtnia , 
magna ; secunda , minutissima , 
jjetioîala , excipit primum nervum 
-recurrentem ; tertia, fere quadrata, 
excipit. secundum , et apicem alœ 
haud attingit. 

Mandibulœ , subtridentatoe. 

Antermse , filiformes, versus api- 
cem crassiores j duodecim articulis 
cofiipositœ in feminis , tredecim in 
maribus'. - - \ 

Obscrvalio. Feminœ aculeo pungente 
recondilo armatœ sunt. 



Cellule radiale , une , pelite , 
arrondie. 

Cellules cubitales , trois : la i.*"^, 
grande ; la 2.', très-pelile, et petiolëe, 
reçoitla première nervure récurrente; 
la 3", presque carrée, reçoit la seconde 
nervure , et est éloignée du bout de 
l'aile. 

Mandibules , légèrement trlden- 
le'es. 

Antennes , filiformes, grossissant 
un peu vers l'extrémité' , composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 

Observation. Les femelles sont armées 
d'un aiguillon piquant et caché. 



Les yeux les moins exerces pourront distinguer a l'instant les 
philanthes des autres hyménoptères, par la conformation singulière 
dé leur ventre. Le premier anneau, qui sert de pétiole, est de 
moitié moins large que les autres; ceux-ci, étranglés à leur base 
et à leur extrémité, sont renflés dans leur, milieu; ce qui leur 
donne l'apparence d'échelons ajoutés les uns aux autres. Tous ces 
anneaux sont chagrinés dans leur partie saillante, et lisses dans celle 
qui subit des étranglemens; leur couleur noire est toujours mar- 
quée de jaune , et je n'ai pas vu jusqu'à présent un seul de ces 
insectes dont l'abdomen n'eût pas deux couleurs. 



- ( 201 ) 

Les bandes ou points jaunes qu'on ol)sevve dessus et dessous 
le ventre des philanthes varie quelquefois dans les deux sexes, 
parce que les mâles a)'ant un anneau abdominal de plus que leurs 
femelles, ont souvent aussi une bande de plus. Par exemple, le 
■pliilanilius emarginatus mâle a cinq bandes jaunes, tandis que 
sa femelle n'eu a que quatre, etc. Les marques jaunes de derrière 
les yeux, celles de la partie postérieure du corselet, et celles du 
premier anneau du ventre, appartiennent presque exclusivement 
aux femelles; il en est même quelques-unes qui ont sous les 
antennes une espèce de nez, ou de. corne plus ou moins saillante 
et plus ou moins découpée, formée par le soulèvement du cha- 
peron , dont la base est renflée. Les mâles ont au bas de leurs 
joues un large faisceau de poils, en guise de moustaches, d'un 
beau jaune doré, et, en thèse générale, ils sont plus petits que leurs 
femelles. 

M.' Latreille a donné le nom de cerceris à nos philanthes , en 
les séparant, avec raison, des autres hyménoptères. 



Aola. Ce geiu'e a élé éUibli sur l'inspection de dix -sept femelles el autant de 
mâles. 



Hyniènopreres. Tome i. Ce 



( 202 ) 
P H I L A N T H U S. PHILANTHE. 

SPECIES. ESPÈCES. 



F E M I N ^. FEMELLES. 

Auritus. Fal)r. Philant. n.* 2. 



Arenarius. Fabr. Philant. p.* g. 

Panzcr. Philanthus. 
Labiatus. Fabr. Philant. n." 10. 

Panzer. Philanthus, 



Ornatus. Faljr. Philant. n.° 11. 
Panzer. Philanthus. 



4 fasciatus. Fabr. Philant. n.° 16. 

Panzer. Philanthus. 
Tripdus. Fabr. Philant. n." 17. 
Lœtus. Fabr. Philant n." 18. 

EmarginatusV'dme.T. Philanthus. 



4 cinctus. Panzer. Philanthus. 
Rubiclus. Grave. 



Auritus. 



Labiatus. 



Ornatus. 



Le mâle n'a pas de tache 
jaune sous les yeux et der- 
i-ière l'écusson. 



Le mâle alefroni jaune , 
son nez n'esl pas élevé 
comme celui de la femelle, 
et son ventre a cinq bandes 
jaunes. 
Panz. Ph, semicinctus. 



5 cinctus. Fabr. Philant. n.° i5. 

Panzer. Philanthus. 
4 fasciatus. De même. 



Emarginatus\Jne bande de plus. 
Hortorum. Panzer. Philanthus. 
Sabulosus. Panzer. Philanthus. 
4 cinctus. Une bande de plus. 
Interruptus. Panzer. Philanthus. 



( 203 ) 



GENUS XXIV. 
G O N I U S. 



Cellula radialis, una, rotundata, 
appeiidicea. 

Cellulse cubitales, très: prima, 
magna; secunda, parva, petiolata , 
excipit duos nervos rt'curre?ites y 
iertia , fere quadrata, ab apice alœ 
longe remota, 

Mandiljulœ , iinidentatœ , intus 
tuherculatœ, exius calcareprœditœ. 

Anlennse, Jîlijbrtnes , versus api— 
cem crassiores , duodecim articulis 
compositœ in feminis , tredecim in 
maribus. 



GENRE XXir. 
G O N I E. 

Cellule radiale, une , arrondie , 
appendicëe. 

Cellules cubitales , trois : la i."" 
grande ; la 2.% petite, petiolee, reçoit 
les deux nervures ro'currenics ; la 3.", 
presque carrée, est Irès-éloignee du 
bout de l'aile. 

Mandibules , unidentées , tuber- 
culées intérieurement , e'peronnécs 
extérieurement. 

Antennes, filiformes, plus grosses 
vers le bout, composées de douze 
anneaux dans les femelles , et de 
treize dans les mâles. 



Observalio. Feminœ aciileo pungente Observation. Les femelles sont ai'me'c» 

recondito armatœ sunt. d'un aiguillon piquant et caclié. 

Aucun naturaliste n'avait examine assez attentivement l'espèce ^ 
jusqu'à présent unique, qui constitue ce genre, pour lui assigner 
une place particulière dans la série des genres des hyme'noptères. 
M." Fabricius l'a mise avec ses philanthus, et M.' Latreille dans ses- 
larres , quoiqu'il n'y ait aucun rapport entre ces insectes, quant à 
leur hahitus. Ce dernier auteur annonce cependant qu'il se propose 
d'en faire un genre particulier qu'il nommera palare. 

Le caractère naturel des gonies repose : i." sur la figure conique 
de leur ventre, dont le premier anneau est très-echaucre en dessus,, 



( 204 ) 

d'où il résulte deux lubérosilés latérales assez saillantes; 2.° sur 
deux emiiiences cornées qu'on observe, dans l'un et l'autre sexe, 
sous les deux premiers segmens abdominaux ; celle du second 
anneau est la plus considérable , et elle suit le contour qu'il 
décrit ; 5/ sur la saillie de la partie moyenne de tous les segmens 
abdominaux, comme chez les philanthes, et sur l'angle aigu qu'ils 
présentent latéralement; 4.° sur la dépression qui se trouve sous 
l'écusson , comme dans les melUnes ; mais qui est logée dans une 
plaque très-saillante, triangulaire et sillonnée, comme dans les 
arpactes; 5." sur la grosseur des yeux, qui se touchent presque 
en dessus de la tête. 

NoLa. Ce genre a élé étal^li sui- l'inspecliou de deux individus mâle et femelle. 



( 2o5 ) 
G O N I U s. G O N I E. 

S P E C I E S. 



ESPÈCE. 



FEMINA. FEMELLE. 

Fla^ipes. Fal)r. Pliilanthus. n.° i5. 
Panzer. Pliilanthus. 

Sui-récussoii de la femelle, 
on voit deux lignes jaunes 
parallèles qui se contournent 
et se prolongent jusqu'à la 
base des ailes. 



Flat-'ipes. A peu près de même. 

Le yeulre du mâle composé 
de sept anneaux se termine 
par une pointe bifide. 



( 2o6 ) 

GENUS XXV. GENRE XXr. 

MISCOPHUS. M I S C O P H E. 



Ccllula radialis, una , ouata. 

Cellulse cubitales, duœ : prima 
excipit primum nervum recurren- 
tem; secunda, petiolata, secundum, 

Mandibulse , unidentatœ y intus 
tuberculatœ j extus calcare prœ- 
ditœ. 

Antennœ , filiformes , tredecim 
arliculis composites. 



Cellule radiale , une , ovale. 

Cellules cubitales , deux : la i."° 
reçoit la première nervure récurrente; 
la a.'™', qui est pëtiole'e , reçoit la 
seconde nervure. 

Mandibules , unidente'es , luber-' 
culées intérieurement, et éperonnées 
extérieurement. 

Antennes , filiformes , composées 
de treize anneaux. 



Le îîiiscophe a le port d'un pompile ; mais, par la saillie de la 
partie antérieure de son corselet , il est voisin des sphex ; par ses 
mandibules éperonnées, il se rapproche des larres ; par le pétiole 
de la seconde cellule cubitale , il a beaucoup d'analogie avec les 
insectes des genres précédens , mais il n'a que deux cellules cu- 
bitales, conséquemment il doit former un genre particulier. 

Je n'ai encore trouvé que le mâle de l'espèce qui constitue ce 
genre: aucun auteur, à ce que je crois, ne l'a décrit, quoiqu'il 
ne soit pas très-rare; peut-être aura-t-il été réuni aux pojîipiles, 
ce dont je n'ai pu m'assurer. 



( 207 ) 



G E N U s XXVI. 
D I N E T U S. 

Cellula radialis, una, Icite appen- 
dicea. 

Ccllulae cubitales , duce : prima 
excipit pr'nnum nervum recurren- 
tem ; secunda , parva , secundum, 
et ah apice alœ longe distat. 

MandibuliE , intus tridentatœ , 
extus calcare prœditœ. 

Antcnnoe, apice convoi utœ, fdi- 
Jbnnes in feminis , duodecim arti- 
culis compositœ ; in rnaribus moni- 
lifunnes versus basim , filiformes 
versus apicem, tredeciin articulis 
compositœ. 

Observatlo. Feminœ aculeo pungenle 
recundito armatœ sunt. 



GENRE XXFL 
D 1 N È T E. 

Cellule radiale , une, largement 
appendicée. 

Cellules cubitales y deux: la i."' 
reçoit la première nervure récurrente; 
la 2.°,qui est petite, reçoit la seconde 
nervure , et est très-elolgnee du bout 
de l'aile. 

Mandibules , intëneurement tri- 
dentees, extérieurement e'peronnées. 

Antennes , roulées au bout, fili- 
formes dans les femelles , et com- 
posées de douze anneaux ; dans les 
mâles , moniliformes à leur base , 
filiformes à leur extrémité , et com- 
posées de treize anneaux. 

Observation. Les femelles sont armées 
d'un aiguillon piquant et caché. 



On a été fort embarrassé pour placer convenablement le dinète. 
M.'Fabricius avait d'abord rangé le mâle avec les crabro, ensuite il 
l'a mis avec ses pompilus , en lui associant sa femelle, qui jusques 
là avait été un sp/iex. M.' Lalreille croit que le dinète est un larre; 
mais ces auteurs se sont, à mon avis, trompés, et la seule disposilioa 
des cellules de l'aile a suffi pour me faire voir qu'il fallait créer ua 
nouveau genre pour cet insecte. 



Nota. Ce geme a été établi sur l'iiispeclion d'un mâle et d'une femelle. 



( 209 ) 

DINETUS. D I N È T E. 

S P E C I E S. ESPÈCES. 



FEMINA. FEMELLE. 

Pictus. Fabr. Pompilus. n.° 45. 
Panzer. Crabro fe.m. 

La femelle diffère du mâle 
par les couleurs de l'abdomen , 
et par les poinls jaunes de ses 
anneaux , qui i-emplacent les 
bandes qu'on voit chez le mâle. 



MAS. MALE. 

Pictus. Fabr. Pompilus guttatus. 
n.° 44. 
Panzer. Crabro mas. 



( 209 ) 

GENUS XXVII. GENRE XXFII.^ 

C R A B II O. C R A B R O. 



Cellula radialis , una , magna , 
ovata , levissime appendicea. 

Cellula cubitalis , una, magna , 
ah apice alce longe remota , excipit 
neri>um, recurrentem ; secundus ner- 
vus deest. 

Mandibulœ , viiîgo bidenlatœ , 
in tus sœpe tuberculaiœ. 

Antennœ , filiformes in feminis , 
duodecim articulis composike, pri- 
mo articula clongato ; in maribus 
quibusdam fusiformes y et in plu- 
ribus serratœ , tredecim arliculis 
composilœ. 

Observalio. Feminœ aculeo pun génie 
recondilo annalœ sunt. 



Cellule radiale , une , grande , 
ovale , Irès-lcgèi-ement appendicçe. 

Cellule cubitale , une, grande, 
très - éloignée du bout de l'aile , 
recevant une nervure récurrente ; 
la seconde nervure manque. 

Blandibules , ordinairement bi- 
denlées , souvent tuberculées inté- 
rieurement. 

Antennes , filiformes dans les 
femelles , composées de douze an- 
neaux , dont le premier est alongé ; 
fusiformes dans quelques mâles , et 
en scie dans plusieurs , composées 
de treize anneaux. 

Observation. Los femelles sont ar- 
mées d'un aiguillon piquant cl caché. 



Une tête presque canëe, un peu resserrée par derrière, et de 
grands yeux, presque triangulaires, sont deux marques caractéristiques 
qui décèlent les insectes de ce genre : si l'on ajoute à ces deux 
caractères celui que fournissent les cellules des ailes , les crahro 
seront très-faciles à reconnaître. 

Il y a parmi eux quelques mâles dont les jambes anlërieures 
présentent dans leur partie externe, une dilatation bien remar- 
quable qu'on dirait leur être étrangère, qui a la forme d'une petite 
Hymènojitères. Tome i. De? 



( 210 ) 

coquille très - ml ace , convexe en dehors, concave en dedans, 
et qui paraît toute criblée de trous; mais ces trous ne sont, dans 
la réalite, que des points transparens. Dans les individus dont les 
jambes sont ainsi dilatées, leurs tarses sont figure's tout autrement 
que dans les autres; ils sont aplatis, et leurs anneaux sont plus 
larges que longs; ce qui donne k ces parties une apparence de 
monstruosité. Leurs antennes, guères moins particulières, ne sont 
pas filiformes, comme celles de leurs femelles, mais taillées en 
fuseau, c'est-k-dire que l'antenne est moins large aux deux extré- 
mités que dans son milieu, et ce fuseau tient k la tête de l'insecte 
par un anneau qui a la (igure d'un cône renversé. 

Le ventre des femelles se termine, tantôt d'une manière, tantôt 
d'une autre. Dans les unes, on voit une gouttière cornée, creusée 
en dessus, et entourée de longs poils; dans les autres, c'est un 
anneau conique et velu en dessus; dans celles-ci, les dents des 
mandibules sont presque nulles 

Tous les crabrOy soit mâles, soit femelles, ont la lèvre supérieure 
argentée ou dorée, et très-brillante; cet éclat métallique s'étend même 
sous la partie inférieure de l'œil , jusqu'à l'insertion des mandibules. 

Quand on considère Vhabilus particulier aux crahro , on est 
étonné de voir que des naturalistes aient pu confondre ces insectes 
avec d'autres. Linné en a placé parmi les sphex et les apis ; 
Reaumur et de Geer les ont laissés avec les guêpes ichneumons j 
Geofli'oi les a mis avec les guêpes , quoique leurs ailes ne soient 
pas pliées, ni leurs yeux échancrés; et M.' Fabricius en a fait passer 
quelques petits dans son genre penipliredon. 

Nota. Ce geiu-e a élé établi sur rijispectioii de vingl-sept femelles et de viugt- 



c[uatre mâles. 



►*-' 



( 211 ) 

CRABRO. C R A B R O. 

SPECIES. ESPÈCES. 



femiNjE. femelles. 

Fossorius. Falir. Crabro. n.° 3. 
Panzer. Crabro. 



Cephaloles. Fabr. Crabro. n. 

Panzer. Ciobro. 
SubterraneusYahr. Crabro. n. 

Panzer. Crabro. 



4 cinctus, Fabr. Crabro. n.° i3. 
PeUatus. Fabr. Crabro n." i5. 
Panz. CrarZ». clypeatiis. 



Cribrarius. Fabr. Crabro n.° i6. 

Panzer. Crabro. 
La .synonymie de M.' 

Panzer a été mal rapportée. 
PlcroUis. Fabr. Crabro n.° 17. 

Panzer. Crabro. 



Fossorius. De même, excepté une 
marque jaune sur 
l'écusson. 

4 macii!afits.¥ahr. Crabro. n.° 4. 



f cinctus. Fabr. Crabro. n.° lo.. 

Panzer. Crabro. 
PJiilanthoide.1.7 ahr. Crabro. n.° 11.. 

Panzer. Crabro. 



PeUatus. Fabr. Crab.clypeatus. 
Panz. Crab.palellatits. 
Jambes antérieures avec 
coquilles. 

Je place ici \<i pateUatu^ 
d'après la synonymie de 
M/ Fabricius. 
Cribrarius. Panzer. Crabro. 

Jambes antérieures avetr 
coquilles. 



Plcrotus. 



Panzer. Crabro. 

Jaml)es antérieures aver 
coquilles. 



Scutatus. 



Fabr. Crabro. 
Panzer. Crabro, 



( 212 ) 

Clypeatus. 



Mediatus. Fabr. Crabro. n.° 20. 
Vagus. Falir. Crabro. n.° 22. 

Panzer. Crabro. 



Serripes. Panzer. Crabro. 
Lituratus. Panzer. Crabro. 



Signatus. Panzer. Crabro. 
Varus. Panzer. Crabro. 

Vagabundus^àx\iç,x. Crabro. 



Dentipes. Panzer. Crabro. 
Lapidarius. Panzer. Crabro. 



Tiblalis. Fabr. Pemphred. u 4. 
Les jambes postérieures 
sont dilatées dans les mâles 
comme dans les femelles. 

Geniculalus. Fabr. Pemphr. n.° 6. 

^Ibilabris. Fabr. Pemphr. n.° 8. 

Rufiventris. Panzer. Crabro. 

5 notatus. Grave. 



Scutatus. 



Palmatus. 



Fabr. Crabro. n." 18. 
Panz. Grab. vexillatus. 

Jambes antérieures avec 
coquilles. 
Panzer. Crabro. n" ig. 

Jambes antérieures avec 
coquilles. 
Panzer. Crabro. 

Jambes antérieures avec 





coquilles 




Vagus. 


De même. 


Vespiformh 


. Panzer. 


Crabro. 








Zonaius. 


Panzer. 


Crabro. 














Alatus. 


Panzer. 


Crabro. 



Leucostoma. 



Tibialis. 



Fabr. Pemphr. n.° 1. 
Panzer. Crabro. 
Fabr. Pempherdon 

varicornis. n.° 5. 
Panz, Crab. varicornis 



( 2l3 



G E N U s XXYIII. 
C E M O N U S. 



GENRE XXFIIl. 
C È M O N E. 



1.' FAMILIA. 

Cellula radialls, una , elongata. 

Cellulœ cuLltalcs , très : prima , 
maxima y excipit primum nervuin 
recurrentem ; secitnda , cjuadrata , 
minor, excipit secundum y tertia , 
levissime delineata , apicem alœ 
atliiigit. 

Mandibulœ, vulgo tridentatœ. 

Antennœ , filiformes y duodecim 
articulis compositœ in feininisy ti-e- 
deciin in maribus. 

2.' F A MI LIA. 

Cellula radialis, idem. 

Cellulaecubilales, z'rfewi, sed prima 
cellula excipit duos nervos récur- 
rentes. 

Mandibulae , idem. 

Anlennœ , idem. 

Obserratio. Femiiiœ aculeo pungente 
recondito armatœ siinl. 



1 .'■" FAMILLE. 

Cellule radiale, une, alongee. 

Cellules cubitales yUoh: la i."", 
très-grande, reçoit la première ner- 
vure récurrente; la 2.°, carrée, plus 
petite , reçoit la seconde nervure ; 
la 3/ est très-faiblement marquée, 
et s'étend jusqu'au bout de l'aile. 

Mandibules , ordinairement trl- 
dente'es. 

Antennes, filiformes, compose'es 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 

gome FJMILLE. 

Cellule radiale, de même. 

Cellules cubitales , de même , 
mais la i."^" cellule reçoit les deux 
nervures récurrentes. 

Mandibules , de même. 

Antennes , de même. 

Observation. Les femelles sont arme'es 
d'un aiguillon piquant et caché. 



Les cémones ont la tête figurée comme celle des crabro , mais 
leurs yeux sont beaucoup plus petits et de forme ovale. Le ventre 
des mâles a une forme plus elliptique que celui des femelles , et 
les anneaux dont il est compose soni saillans dans leur milieu. 



Aola. Ce genre a clé établi sur l'inspection de sept individus, mâles et femelles. 



( 2l4 ) 

C E M O N U s. C È M O N E. 

SPECIES. ESPÈCES. 



temiNjE. fsm elles. 
Liiguhris. Fabr. Pemphredon. n" 2. 

Panz. Crabro unicolor. 

Gravé. 
Blinulus. Falir. Pemphredon. n" g. 

Panz. Sphex pallipes. 



FAMILLE. 



MAItES. MALES, 



M.' Fabricius a placé , sans floule par eneur , le même insecte dans deux 
genres différens , puisque son sphex unicolor a la même synonymie que son 
pemphredon higubris. Au reste M.' Panzer a pu occasionner celle erreur, en 
nommant , dans le texte , sphex unicolor , l'individu qui porte dans la planche 
la dénominaliou de crabro unicolor. Comme M."' Fabricius ajoute : at nostra 
minor, j'appliquerai alors la synonymie de son sphex unicolor à l'individu femelle 
qui constitue à lui seul la seconde famille de ce genre , et qui ressemble si parfaitement 
à celui qui porte le nom de pemphredon lugnhris , qu'il serait difficile d'en faire 
sentir la différence autrement que par l'insertion des nervures récurrentes dans la 
cellule cubitale. 



{ 2l5 ) 
G E N U s. SuppL. pi. i4. GENRE. 

HELORUS. H É L O R E. 



Cellula radlalis , una , fere trian- 
gularis. 

Cellulœ cubitales, duce : prima ^ 
magna; secunda, maxiina, apicem 
alœ attingit. 

MandibuJœ , trldentatœ , dens 
injinius longior. 

Anlennae , filiformes , graciles , 
quindecim articulis compositœ , 
primo ovaio. 



Cellule radiale , une , presque 
Iriangulaire. 

Cellules cubitales, deux : la i."*, 
grande; la 2.", Irès-grande , atteint 
le bout de l'aile. 

Mandibules , iridenlees , la dent 
inférieure plus longue. 

Antennes , filiformes , grêles , 
composées de quinze anneaux, dont 
le premier est ovale. 



La première fois que je vis l'insecte qui constitue ce genre, je 
fus étonné de la singulière disposition des nervures de ses ailes, qui 
sont liées les unes aux autres, dans le milieu du disque de l'aile, 
par une nervure contourne'e en forme de fer-à-cheval. 

M." Latreille a placé cet insecte dans la famille de ses proctotru- 
piens j en désignant son genre sous le nom ^hélore, dénomina- 
tion que j'ai conservée avec d'autant plus de soin , qu'on aurait 
peut - être cherché vainement à reconnaître cet individu , maigre' 
la description générique donnée par cet auteur, à cause de l'ia- 
cerlitude résultante de la nature des caractères qu'il a adoptés pour 
signaler ses genres. M.' Panzer a figuré Xhêlore, et l'a nommé sphex 
anomalipes ; mais il est évident qu'on ne peut pas l'associer aux 
sphex. 



( 2l6 ) 



GENUS XXIX. 
O X Y B E L U S. 



GENRE XXIX. 
O X Y B È L E. 



Celliila radialis, iina , elongata y 
parumper appendicea. 

Cellula cubllalis , una, maxima , 
versus apicem tantisper angulala , 
excipit nervum recurrentem ; secun- 
âus nei-vusdeest; sœpe rudimentum 
secundœ ceUiilœ cunspicitur, 

Mandibulae , unidentatce , intus 
iuberçulatœ. 

Antennse , setaceœ , duodecim 
articuUs compositœ infeminis, tre- 
decim in maribus. 

Observalio. Feminœ aculeo pungente 
recondlto armatœ surit. 



Cellule radiale, une, alongee , 
un peu appcndicee. 

Cellule cubitale, une, très-grande, 
légèrement anguleuse vers son ex- 
trémité' , reçoit une nervure récur- 
rente} la seconde nervure manque j 
on voit souvent le commencement 
d'une 2." cellule. 

Mandibules , unidentëes , tuber- 
culëes intérieurement. 

Antennes , sëtace'es , compose'es 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 

Observation. Les femelles sont armées 
d'un aiguillon piquant et caché. 



Les oxibèles portent sur la partie postérieure de leur corselet 
le caractère naturel de leur genre, qui consiste en trois épines, 
dont les deux plus petites sont posées sur le même plan, au-dessous 
de l'ecusson, tandis que la troisième, plus longue, plus forte et 
souvent bifide, est située plus bas. J'ai fait graver dans la pi. ii 
le corselet d'un de ces insectes, afin de faire mieux voir la place 
qu'occupent ces épines. 

C'est à M.' Latreille que nous devons la création de ce genre, 
qui a été ensuite adopté , avec d'autant plus de raison , par 
M.' Fabricius, que les oxibèles se trouvaient disséminés dans 
d'autres genres avec lesquels ils n'avaient pas de rapports. 



Nota, Ce gem'e a élé établi sur riuspeclion de sept individus, mâles et femelles. 



( 217 ) 



OXYBELUS. 
S P E C I E S. 



O :Si Y B È L E. 
ESPÈCES. 



r E M I N jE. femelles. 

Uniglumis. Fabr. Oxybelus. n.°2. 
Panzer. Crabro. 



Lineatus. Fabr. Oxybehis, n.° 5. 
Panzer. Crabro. 



Tridens. Fabr. Oxybelus. n." 6. 

Trispinosus. Fabr. Oxybelus. n." 7. 



M A I 

llnigluniis. 



Le mâle a cinq taches 
jaunes ou blanches de 
chaque côté, tandis que la 
femelle n'en a que quatre. 



Mucronatus. Fabr. Oxybelus. 
Tridens. De même. 

i4 notatus. Grave. 



Les mâles ont , en ge'néral , plus de taches jaunes sur les segmens du ventre que les 
femelles. 



Hyménoptères. Tome i. 



Ee 



( 2l8 ) 



CE NUS XXX. 

P R O S O P I 



GENRE XXX. 
P R O S O P E. 



Ceilula radialls, una , elongola. 

Cellulœ cubitales , duœ : prima 
excipiladejusfinemprimuinnervum 
recurrenteni y secunda , quadrata , 
excipit secundum , et longe distat 
ab apice alœ. 

Mandibulae , unidentatœ , apice 
truncatœ , et leviter sulcatœ. 

Anlennae , filiformes , duodecim 
articulis compositœ in feminis, tre- 
decini in juaribus. 



Cellule radiale , une, alonge'e. 

Cellules cubitales , deux : la \."* 
reçoit à son extrémité la première 
nervure récurrente ; la 2.', carrée , 
reçoit la seconde nervure, et est très- 
éloignée du bout de l'aile. 

Mandibules , unidentées , tron- 
quées à l'extrémité , et légèrement 
sillonnées. 

Antennes , filiformes, composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 



Observatio. Feminœ aculeo pungente 
reconclito artnatœ sunt. 



Observation. Les femelles sont armées 
d'un aiguillon piquant et caché. 



Les prosopes sont de petits insectes d'une forme agréable : leur 
corps est glabre, finement pointillé; leur corselet noir , tronqué en 
devant, est souvent marqué de taches jaunes ou blanches, et leur 
face a la même couleur, avec cette différence que dans les femelles 
il n'y a que deux taches triangulaires, opposées l'une à l'autre, au 
lieu que dans les mâles la face est toute colorée. 

Ce genre, et les treize suivans, nous présenteront des hymé- 
noptères dans lesquels la longueur remarquable de la langue, et 
surtout ses inflexions, pourront ajouter aux caractères accessoires. 
Cet organe , facile à voir dans les insectes de ces genres , sans 
aucune dissection préalable, a, dans les prosopes , deux inflexions. 



( 219 ) 

à compter de son inseition à la tête ; la première, quî est la plus 
courte, se porte de devant en arrière , et la seconde, de derrière en 
devant, se terminant par un bout ëpâté , bifide, auquel tiennent 
les barbillons. 

M". Latreillc a nomme àylées mes prosopes. M/ Kirby les a 
placées dans la seconde division de son genre melUta, marquée ^b-; 
et M/ Fabricius, en adoptant la dénomination que j'avais donnée 
à ces insectes, a fait entrer dans ce genre des individus qui lui 
sont étrangers ; de sorte que s'il a tire' ses caractères génériques de 
Valbipes , comme il y a lieu de le croire , ils ne peuvent pas 
convenir aux prosopes, puisque cet hymenoptère est une andrène. 

Nota. Ce genre a été élabK sur riiispeclion de sept femelles et de six mâles. 



( 220 ) 
PROSOPIS. P R O S O P E. 

SPECIES. ESPÈCES. 



r E M 1 1 
Annulata. 



Variegata. 
Atrata. 

Nigrita. 



Signata. 
Pifasciata, 



\ JE. FEMELLES. 

Fabr. Prosopis. n. i. 
Panz. Sphex annulata. 
M. Fabricius a commis 
deux erreurs typograplii- 
ques, en rapportant à la~ 
synonymie de cet insecte 
les pi. 2 et 4 des cahiers 53 
et 55 de M. Panzer, puis- 
que la 1.'" est un prosope 
différent, et la 2." un hylée 
qui n'appartient pas à ce 
genre. 

Fabr. Prosopis. n." g. 
Panz. Pros. colorata. 
Fabr. Prosop. n." lo. 



Fabr. Prosop. n." i3. 

La synonymie de M.' 
Panzer , rapportée par 
M.'' Fabricius est encore 
ici inexacte. 
Panzer. Sphex. 
Gravée. 



Annulata. De même, excepte' la 
face , qui est plus 
blanche. 



Bipunctata. Fabr. Prosopis, n." B. 



Atrata. De même , excepté la 

face qui est toute 
blanche. 

Labiata. Fabr. Prosop. n.° 12. 



( 221 ) 



GENUS XXXI. 
N O M A D A. 



GENRE XXXI. 
NOMADE. 



Cellula radialis , una , ovata , 
elongata. 

CeJlulœ cubitales , très : secundo, 
parva,fere quadrata, excipit pri- 
mum nervum recurrentem ; tertia, 
parva , antice coarctata , excipit 
secundum. 

Mandibulse, unidentalœ. 

Anlennae , filiformes, duodecim 
articulis compositœ in feminis , 
tredecim in maribus. 



Cellule radiale , une , ovale , 
alongee. 

Cellules cubitales, trois : la 2.°"", 
petite, presque carre'e, reçoit la pre- 
mière nervure récurrente ; la 3."°°, 
petite , resserrée dans sa partie anté- 
rieure , reçoit la seconde nervure. 

Mandibules , unidentëes. 

Antennes, filiformes, composées 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles. 



Observatio. Feminœ aculeo pungenle Observation. Les femelles sont arme'es 

recondito armatœ sunt. d'un aiguillon piquant et caché. 



Un abdomen lisse, ovale, dont le premier segment est profondément 
sillonné à sa base ; un écusson relevé , ordinairement garni de deux 
tubercules arrondis; et une langue assez longue , à trois inflexions, 
dont la dernière , toujours dirigée vers le ventre , ne dépasse pas 
le cou : tels sont les caractères accessoires les plus apparens que 
présentent les insectes de ce genre. 

Sans recourir au nombre d'anneaux dont les antennes sont 
composées , et sans coiupter celui des segmens abdominaux , oa 
distinguera facilement les sexes dans les nomades, par la termi- 
naison du ventre, puisque dans les femelles, la partie du sixième 
anneau qui est à découvert , a la forme exacte d'un triangle , 



( 222 ) 

tandis que, dans les mâles , on voit à la place de ce triangle une 
languette cornée , alongée et arrondie à son extrémité. 

M/ Kirby a place les nomades dans son genre apis *-b- , et 
M.' Fabricius a introduit dans son genre nomada quelques insectes 
qui ne lui appartiennent pas. 



Nota. Ce genre a été élabli sur l'inspection de vingt femelles et de onze 
mules. 






( 220 ) 



N O M A D A. 

S P E C I E S. 



Riificornis. 
Fucata. 



F E MI NX. FEMELLES. 

Fahr. Nomada. n." 2. 
Panzer, Nomada. 
Fabr. Nomada. n." 3. 
Panzer. Nomada. 



Roberjeoiiana-Fuhr. Nomada. n.° 6. 
Panzer. Nomada. 



Jacobeœ. 



Panzer. Nomada. 

M. Fabricius a cru de- 
voir réunir cette espèce 
avec la solkla^inis. 



Germanica. Fabr. Nomada. n.°i8. 

Panzer. Nomada. 
Minuta. Fabr. Nomada. n.° ig. 

Succincta. Panzer. Nomada. 



Interriipta. Panzer. Nomada. 

Laleralis. Panzer. Nomada. 

Zonata. Panzer. Nomada. 

Liiieola. Panzer. Nomada. 



Versicolor. Panzer. Nomada. 
Signala. Gravée. 



NOMADE. 
ESPÈCES. 



Flava. Fabr. Nomada, n." 

Panzer. Nomada. 
Roberjeoliana.Vamer. Nomada. 



Solidaginis. Fabr. Nomada. n." 7. 
Panzer. Nomada. 



Fabriciana. Fabr. Nomada. n." 10. 



6^ fasciata. Panzer. Nomada. 
Tnterrupla. Panzer, Nomada. 
Lateralis. Panzer. Nom,ada. 



Vaga. Panzer. Nomada. 

Varia. Panzer. Nomada. 



Fur va. 



Panzer. Nomada, 



( 2 24 



G E N U S. 

P A S I T E S. 



GENRE. 
P A S I T 



Ccllula raclialis, una, appendicea. 

Cellulœ cubitales, duœ , fere œqua- 
les : secunda , antice coarctata , 
excipit duos nervos récurrentes j 
et ab apice alœ longe distat. 

Mandibulse , unidentatœ ; inlus 
tuherculatœ. 

Antcnnœ , extrorsum crassiores , 
duodecim articulis compositœ, pri- 
mo elongato. 



Cellule radiale, une, appendlce'e. 

Cellules cubitales, deux, presque 
égales : la 2/, resserrée antérieure- 
ment , reçoit les deux nervures ré- 
currentes, et est fort éloignée du bout 
de l'aile. 

Mandibules, iinidentées, luber- 
culées intérieurement. 

ylniennes , plus grosses vers le 
bout , composées de douze anneaux, 
dont le premier est alongé. 



Les pasites se rapprochent des dinètes par leur grosseur et 
l'appendice de leur cellule radiale; des prosopes, par le nombre 
de leurs cellules cubitales; des nomades, par leurs tubercules 
scutellalres et l'inflexion de leur langue; et des epéoles , par leur 
habitas. 

M/ Panzer a figuré un pasites sous le nom de tiphia hreçicornis, 
que M.' Fabricius a placé parmi ses nomades, en lui donnant 
la dénomination spécifique de schottli. Celui qui a servi de t3'pe 
à ce genre ne diffère de celui qu'a décrit M/ Panzer, que par 
la couleur rouge de ses tubercules scutellaires , et par les taches 
blanches qu'on voit sur les quatre derniers segmens abdominaux, 
et même latéralement. En conséquence, je nommerai l'un de ces 
pasites, unicolor, et l'autre, maculata. 



. ( 225 ) 
G E N U S. SuppL. pi. i4. 

E P E O L U S. 



GENRE. 
É P É O L E. 



Ccllula raJialis , ttiia , ovala , 
rolundala. 

Cellulae cu])il;iles, ires: secunda, 
parva , antice coarctata , excipit 
pi-imum nerviim reciirreniem ; ter- 
tia, parva, f ère quadrata, ab apice 
alœ longe remota, excipit secundum. 

Mandibulae , unideniatœ , leviter 
sulcatœ. 

AntenncC, extrorsum crassiores , 
duodecim articulis compositce in 
fejninis , tredecim in maribus. 



OI>sei'valio. Femince aculeo pungente 
re.condilo arrnalœ sunt. 



Cellule radiale, une, ovale, ar- 
rorKlle. 

Cellules cubitales, trois : la a/'"", 
petite , resserrée antérieurement , 
reçoit la première nervure récurrente} 
la 5.°, petite, presque carrée, et bien 
éloignée du bout de l'aile , reçoit la 
seconde nervure. 

Mandibules , unidentées, légère- 
ment sillonnées. 

Antennes , plus grosses vers le- 
bout, composées de douze anneaux: 
chez les femelles, et de treize dan» 
les mâles. 

Observation. Les femelles sont armée» 
d'un aiguillon piquant et caclié. 



Les insectes de ce genre ont assez VhabUiis des nomades ; 
leur abdomen, presque tronque antérieurement, a plus rapparcoce 
d'un cône que celle d'un ovale j leur ëcusson a deux tubërosites, leur 
corselet, deux épines courtes et fortes ; leur langue, sept divisions : 
si l'on compare enlin la forme des cellules radiale et cubitales avec 
celle des nomades, on .sentira qu'il fallait ne'cessairement établir une 
ligne de séparation entre ces espèces, et suivre en cela l'exemple qu'a- 
vait donné M/ La treille, dont j'ai adopte la dénomination générique. 



Nu 1(1. Ce genre a «'lé < 
dont deux sout exotiques. 

Hyménoptères. Tome j. 



Wi sur l'iusjjection de cinq individus , mâles el femelles, 



( 226 ) 
EPEOLUS. É P É O L E. 

S P E C I E S. 



ESPÈCES. 



h.. FEMELLE. 



Variegatus. Falir. Epeolus. n°. i. 
Panzer. Nomada 

crucigera. 
Grave, pi. i4. 



MAS. UAL E. 

J^ariegatus. De même. 



L'espèce que j'ai fait graver présente une Tarlété da variegatus , par la couleur- 
de ses tubercules sculellaires , qui sont rouges, au lieu d'être noirs, comme Us le 
sont dans l'autre espèce. J'ai dans ma collection des epe'o/e* d'Amérique, qui sont 
plus grands que les plus grandes nomades, et qui sont remarquables par ies bandes 
d'un jaune de paille reposant sur un fond de yelours noir qui fait le fond du corselet 
et du ventre de ces iiisectes. 



( 227 ) 



GENUS XXXII. 
A N D R E N A. 



GENRE XXXII. 
A N D R È N E. 



Cellula radialis , una, ovata. 

Cellulae cubitales, très : secuncla , 
parpa , fere quadrala, excipil pri- 
mum nervuni recurreiilem ^ tertia , 
major , ardice coarctat.a , excipit 
secundum. 

Mandihulœ, h'ulenlatœ infeminis, 
vulgo unidentatœ in maribus. 

Antcnnse , filiformes , duodecim 
articuUs compositœ in ferninis ; 
primo articula Ion go , secundo bre- 
vissimo , tertio elongalo , altenuato 
versus basim. In maribus , non 
nunquam submoniliformes , tre- 
decim articulis compositœ. 

2.' F A M I L I A. 

CcIItila radialis , idem. 
Cellula; cubitales, idem , sed ter- 
tia excipit duos nei-vos récurrentes. 

Miindibula;, obtusœ, bidenlalœ et 
sulca'œ. 

Anlennœ , idem. 



1. F A M I L L E. 

Cellule radiale y une , ovale. 

Cellules cubitales , trois: la 2.°"'°, 
petite, presque carrée, reçoit la pre- 
mière nervure récurrente; la 3.°, plus 
grande, resserrée dans sa partie anté- 
rieure, reçoit la seconde nervure. 

Mandibules , bidentc'es dans les 
femelles, et ordinairement unidenle'cs 
dans les maies. 

Antennes , filiformes, composées 
de douze anneaux dans les femelles; 
le premier long, le second très-court, 
le troisième alonge' et aminci vers sa 
base. Dans les mâles, quelquefois un 
peu moniliformes , compostes de 
treize anneaux. 

2.'""= FAMILLE. 

Cellule radiale, de même. 

Cellules cubitales , de même , 
mais la 5.° reçoit les deux nervures 
récurrentes. 

Mandibules , obtuses, bidenle'cs 
et sillonnées. 

Antennes , de même. 



Obscrvatio. Feminœ aculeo pungente Ohtservation. Les femelles sont armv'is-S 

recunciilo annatœ sunt. d'an aiguillon piquant et cciclu.'. 



\ 



( 2.8 ) 

Les andrènes ressemblent beaucoup aux nomades ; cependant, 
avec un peu d'attention , on parviendra a les distinguer ais(;ment. 
Leiu- corselet est plus velu, et il n'a pas les deux tuberosites à l'ëcusson; 
leur ventre n'est pas aussi glabre , son premier anneau n'est pas 
profondément sillonné , et la forme de l'ovale qu'il décrit est 
différente; mais le caractère le plus frappant repose sur l'inflexioa 
de la langue, dont rextrémité dirigée en avant , se termine entre 
les mandibules , comme dans les prosopes , au lieu que dans 
les nomades elle se réfléchit en arrière. 

Le ventre des andrènes se termine de trois manières différentes, 
ce qui pourra servir à établir entre ces hyménoptères , dont le 
nombre est très-grand, et dont les couleurs offrent peu de nuances, 
trois divisions qui faciliteront la recherche des espèces chez les 
femelles. La première division comprendra les andrènes dont le 
dernier anneau du ventre parait entier. Ce sont les colletés et 
sphécodes de M.' Latreille, et les militta *.a,el ** fl, de M.' Kirby. 
La seconde renfermera celles dont le dernier anneau paraît fendu 
longitudinaîement en dessus. On placera dans cette division les 
hylées et les halictes de M. Latreille, et les mellita **. b. de M. Kirby. 
La troisième contiendra celles dont le dernier anneau présente en 
dessus une plaque triangulaire, lisse et garnie latéralement de deux 
faisceaux de poils. Ces femelles ont autour de l'articulation du tro- 
chanter des cuisses postérieures, un pinceau de longs poils frisés, 
qu'on ne trouve pas chez les autres, et dont les mâles sont privés. 
Cette troisième division renfermera les andrènes de M. Latreille et 
les nielliia ** c. de M. Kirby. 



Nota. Ce genre a été établi sur l'iuspeclioii de soixante - trois femelles et de 
cinquante-quatre mâles. 



( 229 ) 

ANDRENA. A N D R È N E. 

SPECIES. ESPÈCES. 



1.* FAMILIA. 

FEMIN^. FEMELLES. 

Carbonaria. Fabr. Andrena, n. i. 

Paiiz. Andr. aterrima. 
Pilipes. Fabr. Andrena. n.° ^. 

Panz. Andr. hirtipes. 
Thoracica. Fabr. Andrena. n.° "h. 

Panzer. Apis atra. 
Vestita. Fabr. Andrena. n." k. 

Panzer. Apis. 

Cineraria. Fabr. Andrena. n.'S. 

Cunicularia. Fabr. Andrena. n." 6. 

Succiiicta. Fabr. Andrena. n," ^. 

J-i'andrena niccincta de 

M. Panzer est un trachusa. 



Florea. Fabr. Andrena. n ii2. 

Panz. Andr. aiistriaca 
Hallorfiana. Fabr. Andrena. n" i4. 

Panz. Andr. equestris. 
Rosce. Fabr. Andrena. n i5. 

Panzer. Andrena. 
JJœniorrhoa.Y àhr. Andrena. n° 17. 

Panz. Andr.Jlavipes, 
Anaïis. Fabr. Andrena. n° 18. 

Panzer. andrena. 



."" FAMILLE. 
n E s. MALES, 



Succincta. 



De même , mais une 

bande blanche de 

plus à l'abdomen. 

Fabr. Andrena. n* 10, 

Panz. Apisalbilabris. 

punctata. Fabr. Andrena. n" 1 1 , 



Labiata. 



Rosce. 



Analis. 



A peu près de même. 



Panzer. Andrena. 



Vulpina. 

Marginata. 
Helvola. 

Bicolor. 

Nilida. 

Hcemorroidalis 

Flessœ. 

Barbareœ. 

Vaga. 

Fanehris. 

Lncida. 

Flavipes. 



( 23o 

Fabr. Andrena. n° 19. 
Panzer. Andrena. 
Fabr. Andrena. 11° 20. 
Fabr. Andrena. n° 21. 
Panzer. Andrena. 
Fabr. Andrena. n° 22. 
Panzer. Andrena. 
Fabr. Andrena. u."23. 
Panzer. Andrena. 
■ Fabr. Andrena. n°24. 
Panzer. Andrena. 
Panzer. Andrena. 
Panzer. Andrena. 
Panzer. Andrena. 

Panzer. Andrena. 
Panzer. Andrena. 
Panzer. Andrena. 



4 cinctus. Fabr. Hylœus. n.° 2. 
La femelle a les jambes 
moinsjaunesfctplus velues 
que son mâle. 



Helvola. 
Bicolor. 
Nitida. 

Flessœ. 
Varians. 

Cilindricus. 
4 cinctus. 



A peu près de même. 
A peu près de même. 
De même. 



>e même. 



Panzer. Apis. 



Fabr. Hylœus. n." 
Panzer. Hylœus. 



Le mâle a à l'abdomen 

une bande blanche de plus 

que sa femelle. 

6 cinctus. Fabr. Hylœus. n.° 4. 

Panz. Hyl. arbustorum. 

Flavipes. Fabr. Hylœus. n.° 7. 

Alhipes. Fabr. Prosopis. n" 4. 

(Panzer. Apis alhipes. 

IPanz. Hyl. ahdominalls. 

Annulatus. Panzer. Hylœus. 



Suhaurala. 


Fabr 


Megilla. 


n. 


" 22. 




Panzer. Apis. 






Metallica. 


^ Fabr 


3Iegilla. 


n. 


"27. 


Parvula. 


Fabr 


Megilla. 


n. 


"02. 



23l ) 

InLerruplus. 



Nitidula. 



Parvula. 



Gibba. 



Fal)r. Nomada. n.° 1 3. 
Panz. Tipliiarufiventris. 



Pulchella. Gravée. 



2.' FAMILIA. 

Humeralis. Grave'e, supl. pi. i4. 



Paiizcr. JJyfœus. 

C'est sans doute par 
erreur que M. Fabricius 
rapporte cet individu, 
(cali. 55, pi. 4 de Panzer) 
Lisonjirosopis annullala. 
Fabr. Prosopis. n." b. 



Les bandesabdominalcs 

noires sont pluslargesdans 

le mâle que dans la femelle. 

Calendarum. ¥ ahr. Megilla. n.° 33. 

Panzer. Apis. 



Cingulata. 
Pulchella. 



Humeralis. 



Fabr. Nomada. Y)." l'j. 
Panz. y/pis spliegoides. 

Le mâle n'a que deux 
petites bandes jaunes sur 
le ventre. 

"" FJMILLE. 

A peu près de même (i). 



(i) C'est encore à M."' Faure Biguet que je suis redevable de cet insecte, qui lait, à 
lui seul, une seconde famille dans le genre des andrènes, et que j'ai nommé humeralis 
à cause de la grandeur des épauletles de ses ailes, qui sont en eflet l)eaucoup plus 
grandes que celles des mutilles , quoique ces hyménoptères soient ceux chez qui elles 
aient le plus d'étendue. Ces épaulettes sont noires à la base, blanches et demi-transparentes 
à leur extrémité. 



( 252 ) 

G E N U S. SupïL. pi. 14. GENRE. 

CERATINA. CÉRATINE. 



Cellula radialis , una , magna , 
elongata. 

CelluJse cubitales , très : secunda 
l)arva , fere quadrata , antice an- 
gustior , excipit primitm nervum 
recuri-entem ; ieriia, major , antice 
coarciala, excipit secundum , et ab 
apice alœ distat. 

MancUbulse , leviter sulcatœ tri- 
dentatœ , dens médius longior. 

Antennse , fractœ , siibclavatœ , 
primo articulo longo obconico , in 
magna capitale insei-to , duodecim 
articulis compositce in feminis , 
Iredecim in maribus. 



Cellule radiale , une , grande , 
aloDge'e. 

Cellules cubitales 3 trois : la 
seconde, petite, presque carrée, plus 
étroite dans sa partie antérieure , 
reçoit la première nervure récur- 
rente ; la 5.', plus grande, resserre'e 
antérieurement , reçoit la seconde 
nervure , et est éloignée du bout de 
l'aile. 

Mandibules , légèrement sillon- 
nées , tridcntées, la dent du milieu 
plus longue. 

Antennes , brisées un peu en 
massue , dont le premier anneau 
long , forme un léger cône ren- 
versé , qui est implanté dans une 
grande cavité, et composées de douze 
anneaux dans les femelles et de treize 
dans les mâles. 



Observatio. Vem-inœ aculeo pungente 
recondlto armalœ sunt. 



Observation. Les femelles sont ar- 
mées d'un aiguillon piquant el caché. 



Les cé ratin es onX, àes rapports avec \es andrè?ies par les cellules 
de leurs ailes; avec les p/"oso/?cs par leur habilas; âvec les Zas/es par 
leur trompe recourbée et a sept divisions; avec quelques trachuses 



( 235 ) 
par leurs mandibules ; et cependant quand on eicamine attentivement 
l'ensemble de ces insectes , on reconnaît qu'on ne peut les placer 
convenablement dans aucun de ces genres : c'est ce qui m'a dclerniiné 
à adopter celui que M. Lalreille avait crée pour eux. 

Les barbillons maxillaires ont cinq anneaux très-dclie's et difficiles 
à compter à cause de leur petitesse ; les labiaux en ont deux , k 
moins qu'on ne prenne pour une partie des barbillons les longues 
lames demi-ëcailleuses auxquelles ces barbillons sont insères j alors 
ils auront quatre anneaux. 

Les cératines sont remarquables par l'excavation particulière de 
leur tête k l'endroit où s'implantent leurs antennes ; cependant il 
serait possible que ce ne tut qu'une particularité appartenante aux 
quatre espèces que je possède, et non au genre. 

Nota, Ce genre a éié établi sur l'inspection de quatre fejnelles et de deux mules. 



Hyménoptères. Tome ï. , Gg 



( 234 ) 

CERATINA. CÉRATINE. 

SPECIES. ESPECES. 



tZlilltl JE. FEMELLES. 

Albilabris. Fabr. Prosopis. n." 2. 



Graminea. Fabr. Megilla. n.° 29? 
Callosa. Fabr. Megilla. n.° 3i. 



Albilabris. 



Callosa. 
Spiralis. 



De même, excepté la tache 
jamie de la lèvre, qui est 
plus grande que dans la 
femelle, et une légère 
excavation à la base des 
cuisses postérieures , qui 
est de couleur blanchâtre 
et entourée de plusieui's 
petits poils. 



6. 



De même 
Fabr. Hylœu 
Panzer. Andrena. 

Je place cet individu , 
dont je ne connais pas 
la femelle , avec les cé- 
ratines , soit à cause des 
inflexions de sa langue , 
dont le bout est dii'igé en 
arrière, soit à cause de 
la disposition cellulaire de 
ses ailes. 



( 255 ) 

GENUS XXXIII. GENRE XXXIIT. 

L A S I U S, L A S I E. 



Cellula radialis, una, parva, sub- 
appendicea. 

Cellulœ cubitales , très, œquales : 
secunda excipit primum nervum 
recurrentem y tertia secundum , et 
longe distat ab apice alce. 

Mandibulse , inœqualiter biden- 
iatce. 

Antennae , filiformes , subclava- 
ice , duodecim articulis compositœ 
in feminis, primo elongato, secundo 
minutissimo, tertio longo, obconico. 
No7i nunquam longissimœ in mari- 
bus, tredecim articulis subarcuatis 
compositœ. 



1. Observalio. Feminœ aculeo pun- 
gente recondito armatœ sunl. 

2. Observatio. Primas aHicuhis tar- 
aorumposticorummagnusjconipressus, 
extus valde pilosus , prœsertim in fe~ 
minis. 



Cellule radiale , une , petite , 
légèrement appendice'e. 

Cellules cubitales , trois e'gales : 
la 2.* reçoit la première nervure 
récurrente; la 3.", la seconde nervure, 
et est fort éloignée du bout de l'aile. 

Mandibules , inégalement bi- 
denlées. 

Antennes , filiformes , un peu 
en massue , composées de douze 
anneaux dans les femelles , le pre- 
mier alongé , le second très-petit , 
le troisième long , formant un cône 
renversé. Quelquefois très-longue* 
dans les mâles , et composées de 
treize anneaux , un peu arqués. 

1. Observation. Les femelles sont 
ai-mées d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Observatioji. Le premier article 
des tarses poslerieui-s grand , comprimé , 
et très-velu extérieurement, surtout chez 
les femelles. 



Gomme les insectes de ce genre ont quelque ressemblance avec 
les andrènes y les céraiines et les brèmes y il importe de bien 
signaler leurs caractères , pour faire éviter les équivoques qui 
poiuraient avoir lieu dans leur classification. 



( 236 ) 

La lèvre supérieure des lasles est fort longue , tandis qu'elle est 
très-courte cliez les an cl rênes ; leur ventre est conique, et noa 
pas ovale , il tient au corselet par un i)etiole si court , qu'où 
croirait souvent qu'il lui est continu ; leurs jambes sont fortes , et 
le premier article des tarses postérieurs , surtout dans les femelles, 
est très-grand , comprimé et hérissé de longs poils à sa f ice externe; 
leur trompe , recourbée en arrière , est fort-longue , et il n'est pas 
rare de voir son extrémité portée au delà des jambes antérieures ; 
leurs antennes , qui ne sont pas brisées, sont surtout remarquables 
par la longueur et la forme conique du troisième anneau j leurs 
ailes enfin ont la cellule radiale légèrement appcndicée. 

On trouve parmi les lasies des mâles dont les antennes sont pres- 
qu'aussi longues que le corps, et dont les anneaux sont contournés : 
dans ce cas , le troisième n'est pas conique. Il y en a d'autres dont 
les articles des tarses sont garnis de faisceaux de longs poils. Ou 
en voit quelques-uns dont les cuisses postérieures sont très-renflées 
et épineuses. Tous enfin ont la face plus colorée que celle des 
femelles. 

Le dernier segment abdominal est terminé chez les femelles par 
un prolongement corné et fourchu. 

Les Zas/cs répondent aux eucères et a/z/Aoyo/iores de M.' Latreille; 
aux megilla , centris, eucera et anthophora de M/ i'abricius, et 
aux divisions **. d. 2. a. et **. d. 1 . des apis de M.' Kirby. 

^ota. Ce genre a été établi sur riospeclion de vingl-six femelles et de vingt mâles. 



( 2^7 ) 



L A s I U s. 
S P E C I E S. 



L A S I L 

ESPÈCES. 



rEMIKJÏ. FEMELLES. 



Acervorum. Fnbr. Megilla. n.° 2. 
Panzer. Apis. 



Parietina. Fabr. Megilla. n." 3. 
Zonata, '*' Fahr. Megilla. n.° ] 3. 



Circulata. ^ Fabr. Megilla. n.° 17. 
Cingulata.* Fabr. Megilla. n." 18. 
Hirtipes. * Fabr. Centris. n.° 4. 



Bicincta. "^ Fabr. Centris. n.° i( 



Lanipes. * Fabr. Centris. n." 20. 



p'ersicolor. '^ Fabr. Centris. 11.° 26. 



Bimaculaia. Panzer. u4'^«.$. 



MARES. MALES. 

Ilispanica. Fabr. Megilla. n.* 1. 

Panzer. Apis. 
Acervorum. Fabr. Megil. pilipes. 

Panzer. ^/jis pilipes. 

Grave. 
Parietina. A peu près de même. 



-* maculata. Fabr. Megilla. n." i4. 
Panzer. Apis. 



Hirtipes. 



Bicincta. 



Le mâle a le duvet du 
corselet ferrugineux , et 
les jambes postt'rieures 
hérissées de poils noirs. 

Le mâle a trois bandes 
blanches à l'cxtrémilé du 
ventre. 

Lanipes. * De même , excepte les 
jambes postérieures , 
qui ont des poils 
noirs. 

Versicolor.'*' De même. 

Antennata. Fabr. Eitcera. n." 8, 
Panzer. Eucera. 



Rolundata. Panzer. Jlpis. 
Furcata. Panzer. Apis. 



238 ) 

Vulpina. 



/Estivalis. Panzer. Apis. 
Dumetorum. Panzer, Apis. 



Salviœ. 

Albipeniris. 
Cornuta, 

Leporina. 



Panzer. Lasius. 

Panzer. Apis. 
Panzer. Liasius et 

Andrena. 
Fabr. Anthophora. 
Panzer. Apis. 



Saluiœ. 



Panzer. Apis. 



Dljformis. Panzer. Lasius. 



De même , mais les 
antennes sonilongues. 



Longicornis. Panzer. Eucera. 



Les espèces d'Europe qui appartiennent à ee genre sont assez nombreuses et peu 
connues ; parmi les mâles il y en a plusieurs qui ressemblent toul-à-fait à ceux de 
quelques trachuses , par la longueui- de leurs anteimes ; mais si l'on examine le 
nombre de leurs cellules cubitales, on ne les confondra pas avec eux. 

J'ai dëjà fait observer qu'eu admettant les noms génériques que j'ai créés, il faudra 
changer la plupart des terminaisons spécifiques , pour les faire accorder avec celle du 
geme. 



( 209 ) 



G E N U s XXXIV. 
C R O C I S A. 

Cellula radialis , una , parva , 
Qvato-rotundata. 

Cellulae cubitales , très : prima , 
magna; secunda , par va , in antica 
parte valde coarctata , excipit pri- 
mum nervum recurrentein ; tertia , 
major , excipit secundum , et ab 
apice aîœ longe distat. 

Mandibulœ , bidentatœ. 

Antennx , Jili/bnnes , duodecim 
articulis compositœ in feminis , 
tredecim in maribus, primo articulo 
conico elongato. 

Observalio. Feminœ aculeo pungente 
recondito armatœ sunt. 



GENRE XXXir. 
C R O C I S E. 

Cellule radiale , une , petite , 
d'une forme ovale-arrondie. 

Cellules cubitales, trois : Ja i/", 
grande; la 2.', petite, très-resserree 
dans sa partie antérieure , reçoit la 
première nervure récurrente; la 3.", 
plus grande , reçoit la seconde ner- 
vure, et est Lien distante du bout 
de l'aile. 

Mandibules , bideniees. 

Antennes , filiformes , compose'es 
de douze anneaux dans les femelles, 
et de treize dans les mâles; le premier 
anneau conique est alonge'. 

Observation. Les femelles sont armëes 
d'un aiguillon piquant et caché. 



Les insectes de ce genre offrent dans la brièveté' de la cellule 
radiale un caractère bien propre à les faire reconnaîue promptement: 
en effet, cette cellule ne se prolonge pas au delà de la troisième 
cellule cubitale , ce qui ne se voit pas chez les hyménoptères à 
trois cellules cubitales qui n'atteignent pas le bout de l'aile. 

Les crocises ne peuvent être assimilées qu'aux lasies par leur 
abdomen conique et presque sessile ; mais si l'on considère la forme 
de leurs jambes postérieures , celle du troisième anneau de leurs 
antennes , et leur écusson bi-épineux ou bifide , on verra qu'il existe 



( 24o ) 
entre ces insectes des différences assez bien prononcées pour devoir 
les placer dans deux genres différens. 

Les mâles ont le dernier segment abdominal terminé par une 
lame large et un peu échancrée, tandis que celui des femelles paraît 
trifide, c'est-a-dire , composé du bout de l'aiguillon et de deux 
petites palettes latérales recouvertes de poils; Les taches blanches 
dont les jambes des crocises sont souvent annulées , ont plus 
d'étendue chez les mâles que chez les femelles. 

M. Latreille a placé nos crocises parmi ses apiaires parasites , 
sous le nom générique de mélecte , dénomination qui a été adoptée 
par M. Fabiiciusj mais cet auteur a laissé encore parmi ses centris 
un individu qui y est déplacé. 

Nota. Ce genre a élé établi sur l'inspection de neuf femelles et de sejol mâles. 



( ^^1 ) 



C R O C I s A. 


C 




S P E C I E S. 




TZMiaX. FEMELLES. 


M A 


Illslrio. 


Fabr. Blelecta. n." i. 
On trouve cette es- 
pèce en Europe. 


Hisiriu. 


Nilulula. * 


Fabr. Melecta. n." 2. 




Bicolor. * 


Fabr. Melecta. n." 5. 


Bicolor. 


Scutellaris. 


Fabr. Melecta. n.° 4. 
Panzer. Nomada. 


Scutellaris 


Punctata. 


Fabr. Melecta. n.° 7. 


Punctata. 


Punctata. 


Fabr. Centris. n.° 5o. 
Panz. Andrena annala. 


Punctata. 


Atra. 


Gravée, 





a R o c I s É. 

ESPECES. 

R E s. ne A L E S. 

De même , cxcpplé 
Jcs ailes , qui sont 
plus noires. 

De même. 
De même. 



De même. 
De même. 



Hyménoptères. Tome i. 



Illi 



CE NU s XXXV 
APIS. 



( 242 ) 



GENRE XXXr. 
ABEILLE. 



Cellula radialis , iina, angustata, 
val de elongafa. 

Cellulse cubitales, très ,fere cequa- 
les : prima , quadrata / secunda , 
triangularis , excipit primum ner- 
viim recurrentem ; tertia,fere semi- 
lunaris , excipit secundum , et ctb 
opice alœ longe distat. 

Mandibulœ , coçhleariformes in 
operariis , truncatœ , bidentatœ et 
extus pilosœ in maribus etfeminis. 

AiUennse , filiformes , fractœ , 
duodecim articulis compositce in 
feminis et operariis, tredecim in 
maribus. 

Observatio. Feminœ et operariœ 
aculeu recondiio pungente annatœ sunt. 



Cellule radiale , une , resserrée, 
fort alongee. 

Cellules cubitales , trois, presque 
égales : la i."°, carrée j la 2.°, trian- 
gulaire, reçoit la première nervure 
récurrente ; la 5." , presque sémilu- 
nalre , reçoit la seconde nervure , et 
est bien éloignée du bout de l'aile. 

Mandibules , en cuiller dans les 
ouvrières; tronquées , bldenlëes et 
velues extérieurement dans les mâles 
et dans les femelles. 

Antennes , filiformes , brisées , 
composées de douze anneaux dans 
les femelles et les ouvrières, de treize 
dans les mâles. 

Observation. Les femelles et les ou- 
vrières sont armées d'un aiguillon piquant 
el caché. 



Ce n'est pas pour faire honneur à notre intéressante et utile 
abeille, que je l'ai placée dans un genre particulier; c'est à cause de 
ses caractères propres , qui ne permettent pas de l'assimiler k 
d'autres hyménoptères européens. 

Tous ceux qui connaissent les ruches des abeilles savent qu'elles 
sont habitées par trois espèces d'individus, dont l'organisation 
présente des différences essentielles que je me bornerai à esquisser. 

Les abeilles ouvrières , toujours plus petites que les reines et 



( 245 ) 
les mâles , ont leurs jambes poslerieures conformées d'une manière' 
remarquable. Ces jaml)es sont triangulaires, aplaties et garnies clans 
leur bord de poils roides recourbes en dehors; leur face interne ne 
présente rien de particulier, mais sur l'externe on voit une profonde 
dépression, qui sert de corbeille à l'insecte pour loger le produit 
de sa récolte. Le premier article des tarses de ces jambes est très- 
grand , presque carre , aplaii et bordé de poils ; il est divise' , 
dans sa face externe, en deux parties égales, par une saillie qui 
s'étend obliquement le long de l'article ; sa face interne est en 
brosse striée transversalement , et son angle tibial supérieur est 
remarquable par son appendice aigu (l). 

Le mâle de l'abeille a , comme le dimorpJia mâle , ses yeux 
réunis sur le sommet de la tête ; son abdomen est plus gros que 
celui des femelles, et presque cylindrique; ses jambes postérieures 
sont privées de corbeille , et le premier article de ses tarses n'a 
point d'appendice ; sa trompe est petite ; ses mandibules sont 
grêles, biiides et velues à leur base. 

La reine a l'abdomen plus gros et plus conique que celui des 
ouvrières; sa langue est plus petite; ses mandibules ne sont pas 
taillées en cuiller , elles sont bidenlées comme celles des mâles , 
mais moins velues à leur base ; ses jambes {)OSlérieures ne sont pas 
garnies dans leur bord de longs poils, et l'angle du premier article 
des taises n'a pas d'appendice. 



Nola. Ce genre a élé établi sur l'ijispecliou de trois espèces. 

(i) Il est; réservé à man ami M.' Hiiber, de l'aire connaître l'utililé de cet appen- 
dice aigu eL l'usage qu'en font les ouvrières. 



( 244 



APIS. 

S P E C I E S. 

FEjriN^. FEMELLES. 



MeWfica. 

Operaria. 
Indica. ^ 
I^'asciala. 



Fabr. Apis, n." l. 
Panzer. Apis. 
Panzer. Apis. 
Fabr. Apis, n." 4. 
Lalrellle , Annales du 

Musée, cahier iîy, 

page 171. 



ABEILLE. 

ESPECES. 



MAI 



MALES. 



Mellijica. De même couleur. 
Panzer. Apis mas. 



On trouve daps le cahier des Annales que je viens de ciler un fort bon mémoire 
de M."^ Lalreille sur les abeilles , tant indigènes qu'exotiques. Cet auteur a établi dans 
ce genre deux divisions , fondées essentiellement sur la forme du premier article des 
tarses postérieurs. La première de ces divisions est consacrée aux individus de mon 
genre apis. La seconde renferme les espèces qui constituent mon genre trigona , 
lesquelles ont une organisation si différente de celle des abeilles, qu'il me semble 
impossible de pouvoir sans confusion les réunir sous la même bannière générique. 



( 2 45 



G E N U s. 
T 11 I G O N A. 



GENRE. 
T R I G O N E. 



Cellula radialis , una , valde 
e Ion gâta. 

CoJIulœ cubitales , duce : prima, 
par va , quadrala , excipit primuin 
nemnn recurrentern ; secunda , 
maxima , apicem alœ atlingit ; 
secundus nerwics deest. 

Mandibiiloe , cocîileariformes in 
fcminis. 

Aniennœ , fraclœ , filiformes , 
duodeciin articulis compo.iif(e in 
feminis, tredccim in maribus. 



Cellule radiale, une, Irès-alonge'e 

Cellules cubitales, deux : la i."°, 
petite , carrée , reçoit la première 
nervure récurrente ; la 2.°, Irès- 
grande, atteint le bout de l'aile ; la 
second nervure manque. 

JMandibules , en cuiller dans les 
femelles. 

Antennes , brisées , filiformes , 
composées de dou;;e anneaux dans 
les femelles , et de treize dans les 
mâles. 



Les insectes de ce genre nouveau seront reconnus aisément, soit 
par la dilatation et l'aplatissement de leurs jambes postérieures 
excavees en corbeille, soit par la grandeur et rëchancruie presque 
corditbrme du premier article des tarses de ces jambes, soit enfin 
par la disposition cellulaire de leurs ailes. 

Les trlgones ont été réunies mal-à- propos aux abeilles par 
MM. Fabricius et Latreille, mais ce dernier auteur les a séparées, 
comme je l'ai déjà dit, par la division qu'il a établie en ce genre. 



Nota. Ce genre a été établi sur l'inspection de sept individus, femelles ou mâles. 



( i46 ) 

T RIGONA. T R I G O N E. 

SPECIES. E S PÈ C E S. 



PEMIN^. FEMELLES. 



Amallhea. "^ 
Favosa. * 
Riijicrus. '^ 



Fabr. jtpis. n.° 8. 
Fabr. Apis d.° il. 
Lalrcille. Apis. n."ll. 
Annales du Musëe - 
cahier 27. 



Le peu de connaissances que nous avons acquises sur les insecles de ce geni-e ne 
me permet pas de d&ider si les individus que j'ai placés dans cette dénomination 
spécifique sont des femelles ou des ouvrières. 

Je dois à la bonté de M. le comte de Iloffmanscgg, dont les connaissances égalent 
le zèle qu'il met à faire de nouvelles découvertes en histoire naturelle , plusieurs 
hyménojJtères particuliers, et surtout trois irigones , qui. à ce que je crois, sont 
encore inédites , et qui viennent de l'Amérique méridionale : l'une d'elles, fort petite, 
est remarquable par la forme cylindrique de son ventre. 



( 247 ) 

GENUS XXXVI. GENRE XXX ri. 

T R A C II U S A. T R A C II US E. 



1.* FAMILIA. 

Cellula radialis , una , elongata. 

Cellulae cubitales , duœ , fere 
œquales: secunda,extus undulata, 
excipit duos nervos récurrentes. 

Mandibulae, varia forma, neinpe 
unidentatœ , bidentatœ , tridentœ, 
quadridentœ , et quinque dentatœ , 
pro forma abdom.inis. 

Antennae , filiformes , vulgo 
fractœ in feminis , duodecim arli- 
culis compositcB. Longissim,œ non- 
nunquam in maribus , tredecim 
articulis compositœ. 

2." FAMILIA. 

Cellula radialis , idem,. 

Cellulae cubitales , idem , sed 
secundus nervus recurrens extra 
secimdam, cellulam inseritur. 

Mandibulae , vulgo iridentatœ. 

Antennae , idem. 



1."° FAMILLE. 

Cellule radiale , une , alongee. 

Cellules cubitales , deux, presque 
égales: la3.°, ondulée extérieurement, 
reçoit les deux nervures récurrentes. 

Mandibules , de forme variée , 
savoir , unidenle'es , bidente'es , tri- 
dentëcs , à quatre et à cinq dents, 
selon la forme du ventre. 

Antennes , filiformes , ordinai- 
rement brisées dans les femelles , et 
composées de douze anneaux. Quel- 
quefois très-longues dans les mâles, 
composées de treize anneaux. 



Cellule radiale , de même. 

Cellules cubitales , de même , 
mais la seconde nervure récurrente 
s'insère liors de la 2." cellule. 

Mandibules , ordinairement tri- 
dentées. 

Antennes, de même. 



Si l'on n'avait, pour reconnaître les trachuses et' les distinguer 
des autres hyménoptères avec lesquels ils ont été confondus, que 
leur hahltus , ou les organes de la bouche, ou n'en viendrait pas 



C 248 ) 
facilement a bout^ mais au moyen de ma méthode on y parviendra 
facilement , puisque ces insectes n'ont que deux cellules cubitales 
et que les nomades , les andrènes , les lasies , les crocises et les 
brèmes, avec lesquels ils ont assez de ressemblance, en ont trois. 
On pourrait, il est vrai, les prendre pour des prosopes si la forme 
de la seconde cellule cubitale et l'insertion des nervures récurrentes 
ne séparaient pas ces deux genres ; d'ailleurs le bout de la trompe 
est toujours fléchi en arrière dans les trac/iuses , tandis qu'il se porte 
en avant dans les prosopes. 

Il y a dans ce genre des mâles qui ressemblent beaucoup aux lasies 
mâles par la longueur de leurs antennes et la courbure de leurs 
anneaux; malgré ceîte analogie, on assignera leurs places respectives 
en examinant le nombre des cellules cubitales de leurs ailes. Il y en 
a d'autres chez qui les derniers segmens de l'abdomen se terminent 
par de fortes épines. Un petit nombre d'entr'eux est remarquable 
par la dilatation des tarses de leurs jambes antérieures. 

M.' Latreille a placé les traduises dans ses genres dasjpode , 
eucère , niêgacJiile , et il a divisé ce dernier genre en neuf 
coupes, savoir : i.° les dents arquées, 2.° les cylindriques, 5,° les 
parasites, 4.° les rases, 5.° lescardeuses, 6.°lescoupeuses de feuilles, 
7.° les eoupeuses de pétales, 8.° les bicornes, 9.° les maçonnes. La 
plupart de ces divisions n'étant fondées que sur l'industrie de ces 
animaux , ne seront utiles qu'aux amateurs qui connaîtront les 
mœurs de ces insectes, et ne seront guère applicables aux individus 
exotiques dont on ne connaît pas l'histoire. 

On trouve les trachuscs de la première famille disséminées dans 
les genres hylœiis , andrena , megilln , dasypoda , xylocopa , 
a/ithopJiora et euccra de M."^ Fabricius, tandis que celles de la 
seconde famille constituent son genre anl/iidium. 



( 249 ) 

Quoique d'illustres naturalistes nous aient donne l'Iiistoire détaillée 
de quelques espèces appartenantes à ce genre , il en reste encore 
beaucoup sur lesquelles nous n'avons aucune connaissance. Que les 
amateurs, et surtout ceux qui habitent la campagne , s'appliquent 
donc à étudier des insectes aussi intéressans; i!s trouveront dans cette 
e'tude une source de jouissances, et ils acquerront des droits à notre 
reconnaissance en publiant leurs découvertes. 

Comme les espèces qui composent la première famille de ce genre 
sont très-nombreuses, j'établirai, dans l'énumëration que j'en ferai, 
des espèces de divisions fondées sur la différence de leur habitas, ou 
sur quelque autre particularité, ce qui aidera à les faire reconnaître. 
La première division comprendra les trachuses dont les mâles ont 
de longues anteiines , et dont les femelles ont le dernier segment 
abdominal en gouttière. La seconde renfermera celles qui ont l'ap- 
parence (S'andrènes, et dont les jambes postérieures, surtout chez les 
femelles, sont garnies de longs poils. La troisième contiendra celles qui 
ressemblent aux hourdons par le duvet de leur corps. La quatrième 
sera consacrée a celles qui ont le dessous du ventre en brosse, et 
dont les mâles ont le dernier segment du ventre échancré, ou denté. 
Dans la cinquième enfin, on trouvera celles qui ont le ventre glabre 
en dessous comme en dessus. 



Nota. La première famille de ce genre a été établie sur l'iuspeclion de qiialrc- 
vingt-six individus, mâles ou femelles , et la seconde famille sur celle de vingt. 



Hyménoptères. Tome U 



T R A C H U s A. 
S P E C I E S. 



( 25o 



TRACHUSE. 
E S P È CES. 



i M. FEMELLES. 



Tuberculata.Y àhr. Eucera. n." i. ;3. 
Panzer. Apis. 



Derasa. 



Hirla. 



Strigosa. Panzer. Andrena. 



Panzer. Andrena. 



Hirllpes. Fabr. Daf:ypoda. n° i . 
Panz. Andrenapluniipes. 



Panz. Andrena succincta. 
Je possède deux autres 
espèces, assez semblables 
à celle-ci , mais qui ne 
doivent pas être confon- 
dues avec elle. 



M A n E s. MALES. 

Tuberculata. Fabr. Eue. longicornis 
Je transporte , comme 
on le voit , le nom de la 
femelle au mâle , considé- 
rant celui de longicornis 
comme étant propre à in- 
duire en erreur. 

Strigosa. Fabr. Eitc. linguaria.? 
M." Kirijy donne pour 
mâle à cette espèce l'eu- 
cera longicornis , )nais je, 
soupçouneque c'est plutôt 
celui que j'indique. 

Tumulorwn, Fabr. Eue. n." 3. 



Hirtipes. 



Hirta. 



Le mâle a les antennes 
rougeâtres à leur base , et 
les jambes moins velues 
que celles de sa femelle. 
FaJM-. Dasypoda. n° i. 
Panz. Apis far farisequa. 

M. Kirby s'est trompé 
en disant que cet individu 
étoit le mâle de Y andrena 
plumipes de Panzer. Je 
soupçonne en outre qn'il 
acommis uneautre erreur 
en plaçant cette espèce , 
qu'il a nommée swam- 
merdella, dans la division 
** c. de ses melitta qui est 
consacrée aux andrènes , 
lesquelles ont trois cellules 
cubitales. 



( 25 1 

Plumipes. Panzer. Da/typoda. | 

Lobata. Fahr. Dasypuda. n° 5. 

Pauz. Andrena lohala. 



AmethystinaYvhv. Xylocopa. n" i6. 
Muraria. Fa])r. Xylocopa. n" 1 7. 



Bicornis, Fahr. Anthophora. 
n.° 16. 
Panz. Ap'm cornigera. 
Je soupçonne fort qu'il 
y a clans celle espèce des 
femelles et des ouvrières, 
à en juger du moins par 
les variélés que présentent 
ces individus dans leur 
grosseur et leurs couleurs. 

Lanata. * Fabr. Anthoph. n.° 1. 
Rujipennis.^YAi'c. Anthoph. n.° 2. 
Bicolor.* Fabr. Anthoph. n.° 5. 
JIolosericea.'*¥ ahr. Anthoph. n° 4, 



) 

Lobata. 
Alla. 

Muraria, 
Bicornis. 



Disjimcta. "^ Fabr. Anthoph. n° 10. 
Fronticornis.Yahr. Anthoph. n 17. 

Panzer. Apis. 
Fusca. Fubr. Anthoph. n." 20. 



Lagopoda. 



Panzer. Trachusa. 

lobata mas. 
Panzer. Trachusa. 



Le ventre dn mâle est 
plus roux à la base que 
celui de la femelle , el le 
dernier segment est épi- 
neux en dessous. 
Panzer. Apis rufa. 
Le mâle n'a pas de 
cornes à la tête. 



Fabr. Anthoph. n.°g. 
Panzer. Apis. 

Ou Irouve trois variétés 
de la lagopède que je 
soupçonne ne pas appar- 
tenir à la même espèce. 



Puhescens. 
Argentata. 
Ceiituncularis. 



( 25 
Fabr. Anthoph. n.°2i. 
Fabr. Anthoph. n.° 32. 
Fabr. Anthoph. n.''25. 
Panzer. Apis. 



Fuh'if'entris. 
Byssina. 
Truncorum. 
Maxillosa. 



Fabr. Anthoph. lï." 2']. 

Panzer. Apis. 

Fabr. Anthoph. n.° 28. 

Panzer. Apis. 

Fabr. Anthoph. n.° 29. 

Panzer. Hylœus. 

Fabr. Anthophora 

truncorum. v. /s. 
Panz. iiT)'/. maxillosus. 
Cet individu , dont M. 
Fabr. n'a fait qu'une va- 
riété du précédent , cons- 
titue une espèce parlicu- 
lièrc remarquable par ses 
mandibules velues inté- 
rieurement , et par sa pe- 
tite corne nasale. 



Coerulescens. Fabr. Andrena. n.° 7. 
Panzer. Andrena. 



Ventralis. 
Globosa. 
Aurulenta. 
I^uliginosa, 



Panzer. Apis. 
Panzer. Apis. 
Panzer. Apis. 
Panzer. Apis. 



Centuncularis. A peu près de même, 
niais le dernier seg- 
ment du ventre est 
ëcliancre' au bout 



Maxillosa. 



Fabr. Hyl.Jlorisomnis 

n.° 3. 
Panzer. Hylœus. 



Adunca. 



Coerulesens. 



Fabr. Anthoph. n.° 36. 
Panzer. Apis. 
Fabr. Anthophora 
œnea. n.° 4o, 
Panz. Andrena œnea. 



Rotundatum. Fabr. Anthidium. n" 8: 

Panz. Apis pacifica. 
Hœmatoda. Panzer. Apis. 



2DJ ) 

Serratulœ. 



Panzer. Trachusa. 

N'ayant pas cet iiidi- 
TÎdu, je le place au ha.sard 
dails la série des mâles. 



Atorrima. Fal^r. Megilla. 

Panzer. Apis. 
Conica. Fabr. Anthoph. n.° 33. 

Panz. Apis bidentata. 



Cincta, Gravée. 

2/ FAMILIA. 

Manicatum. Fabr. Anthidium. 
n.° 1. /3. 
Pauz. Apis maculata. 

Li'apis maculata de 
Panzer est la femelle de la 
manicata de Liiiuée et de 
tous les anteurs. 

Slicticum. * Fabr. Anthid. n." 5. 

Interruptum 

La femelle n'a pas le 
dernier segment abdomi- 
nal bideiilé. 

Variegatum. Fabr. Anthid. n." 7. 

Liturata. Panzer. Apis. 

Strigata. Panzer. Apis. 



Conica. Fal)r. Anlhophora 

4 dcntata. 
Panz. Apis 4 dentata. 



2." FA3IILLE. 

Manicatum. Fabr. Anthid. n.* 1. 
Panz. Apis manicata 
fem. 
Uapis manicata fem. 
de Panzer est au conlraire 
le mâle , et sa manicata 
mas est le mâle d'une 
autre espèce. 

Florentinum. Fahr. Anthid. n.° 5, 



Interruptum.^ ahr. Anthid. n." 6. 



( 254 



G E N U s. 
XYLOCOPA. 



GENRE. 
XYLOCOPE. 



Celliila radialis , una, elongata , 
angustala , acuminala , a margine 
alœ apice remota. 

Celiulae cubitales , très : prima, 
irregularis; secunda, trinngidaris; 
t'ertia, major, exciplt duos nervos 
récurrentes et ah apice alœ longe^ 
dis lot. 

Mandihulœ , hidentalœ ; majores 
in feminis ; minores in maribus 
et basi pilosce. 

Aoleunse , fractœ , duodecim 
articulis composilce in feminis , 
tredecim in maribus y primo arti- 
cula longissimo ; tertio lonso conico. 



1. Observalio. Feminœ aculeo pun^ 
gente recundito annatœ sunt. 

2. Observalio. Primo articula tarso' 
rum pedum posticorum, magno, villoso, 
nbsque corbicula. 



Cellule radiale , une , alonge'e , 
resserrée , pointue , et dont le bout 
est écarte' du bord do l'aile. 

Cellules cubitales, trois : la i.°", 
irrégulière ; la z.' triangulaire j la 
5.°, plus grande, reçoit les deux ner- 
vures récurrentes , et est bien distante 
du bout de l'aile. 

Mandibules , bidentées , plus 
grandes dans les femelles j plus petites 
dans les mâles, et garnies de poils à 
leur base. 

Antennes , brisées , composées 
de douze anneaux dans les femelles^ 
de treize dans les mâles ; le premier 
anneau très-long , le troisième long 
et conique. 

1. Observation. Les femelles sont ar- 
mées d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Observation. Le premier article des 
tarses des jambes postérieures est grand, 
velu, et n'a pas de corbeille. 



Lorsque je fis graver les planches de cet ouvrage, je n'avais sépare 
que par une division les insectes de ce genre de ceux du genre sui- 
vant ; mais un examen plus attentif et l'exemple que m'a donne 
M.' Latreille m'ont engagé à faire deux g,eures de mes brèmes et 



( 2r,5 ) 

à adopter pour celui-ci le nom que lui avait donne' cet auteur, de 
sorte que l'aile qui est figuiée à la planche 4.° repre'sentera celle des 
xylocopes, tandis que celle de la planche 5.° sera consacrée à celles 
àes brèmes. 

Lorsque j'ai dit que la troisième cellule cubitale recevait les 
deux nervures récurrentes, ce n'a été que sur des données certaines, 
ayant remarqué deux xylocopes exotiques qui ne laissaient aucun 
doute sur ce sujet , malgré cela je dois faire observer que dan" les 
autres insectes de ce genre , la première nervure récurrente paraît 
s'anastomoser avec la nervure d'intersection de la troisième cellule 
cubitale, de sorte que cette nervure récurrente appartiendrait alors 
autant à la seconde qu'à la troisième cellule cubitale. 

Les xylocopes ont des caractères particuliers qui ne permettront 
pas d'avoir des doutes sur leur détermination générique. Leur ventre 
est aplati et dépourvu de poils en dessus. Leurs jambes postérieures, 
très-velues, ne sont pas plus longues que le premier article des tarses, 
et elles n'ont pas de corbeille, comme les abeilles, les trigones et 
les brèmes. Leurs antennes brisées les distingueront des lasies. L'a- 
longement de la cellule radiale empêchera qii'on ne les prenne pour 
des crocises. Enfin le nombre des cellules cubitales les séparera 
facilement des trachuses. 

Nota. Ce genre a élé étal)li sur l'iiispeclion de quinze femelles el de six mâles. 



( 256 ) 



XYLOCOPA. 
S P E C I E S. 



XYLOCOPE. 
ESPECES. 



JEMINJE. FEMELLES. 



MALES 



Morià. ^ Fabr, Xylocopa. n 2. 
Violacea. Fabr. Xylocopa. n 3. 
Panzer. Jpis. 



Fenesirata.'^YiihT. Xylocopa. n 6. 
Flinbriata. * Fabr. Xylocopa. n" 7. 
Frontalis. ^ Fabr. Xylocopa. n° 8. 
Trépida. "^ Fabr. Xyloc. n.° 10. 



Barhata. "^ Fabr. Xj/oc. n.° i4. 



Caffn 



Fabr. Eombiis. n. 17. 



Œstuans. * Fabr. Bomhus. n." 44. 

J'ai une variété de cette 

espèce dont le duvet du 

corselet est d'un très-beau 

bleu. 



Latipes. "^ Fabr. Xylocopa. n° l. 



Violacea. De même, excepte le 
onzième et le dou- 
zième anneaux des 
antennes , qui sont 
jaunes. 



Brasilianomm^Yahr. Xyloc. n.° il. 
J'ai vu six individus de 
cette espèce qui étaient 
tous des mâles. 



Olivaceus. Fabr. Bombus. n.° 20. 



( 257 ) 



G E N U s. 
R E M U S. 



GENRE. 
B R È M E. 



Cellula radialis , una , oblongo- 
ovata. 

Cellulae cubitales , très , fere 
œquales : prima secatur paruo 
nervo e piincto alce descenclente ; 
secunda , fere qitadrata , excipit 
primum nervum recurrentem ; ter- 
tia secundum, et ah apice alœ longe 
fUstat. 

Mandibulae , cochleariformes , 
extus sulcatœ in feminis et ope- 
rariis ; parvœ , bidenlatœ et basi 
pilosce in maribus. 

Antennœ , fractœ , primo articula 
longissimo. 

1. Observatio. Feminœ et neutres 
acideopungente recoiidito annatœ sunt. 

2. Observalio. In feminisetoperariis 
pedes postici corbicida instructif 



Cellule radiale , une , ovale— 
alonge'e. 

Cellules cubitales i trois, presque 
égales : la i."" est coupée par une 
petite nervure qui descend du point 
de l'aile; la 2", presque carrée, reçoit 
la première nervure récurrente ; la 
5.', la seconde nervure, et est très- 
e'ioignée du bout de l'aile. 

Mandibules , en cuiller , sillon- 
ne'es à l'exte'rieur dans les femelles 
et les ouvrières ; petites , bidentées 
et garnies de poils à leur base dans 
les mâles. 

Antennes , brisées , le premier 
anneau très-long, 

1. Observation, Les femelles et les 
neutres sont armées d'un aiguillon picjuant 
et caclié. 

2. Observation. Dans les femelles et 
les neutres , les jambes postérieures sont 
munies d'une corbeille. 



Si les brèmes , qui sont les bourdons velus, ou homhl de 

MM. Latreillc etFabricius, n'avaient pas leurs antennes brisées; si 

le troisième anneau de ces organes ('tait aussi long que le premier, et 

si leur cellide radiale était appendicce et moins alongée, on pourrait 

Hyménoptères. Tojmje 1. Kk 



( 258 ) 
aisément les confondre avec les lasies , auxquels ils ressemblent 
beaucoup. 

Les brèmes d'Europe que nous connaissons vivent tous en 
société ; les femelles et les neutres ont aux jambes postérieures un 
enfoncement en forme de corbeille , semblable à celui des abeilles , 
et une brosse au premier anneau du tarse , ce qui n'a pas lieu dans 
les lasies ni dans les xylocopes ; mais chez les brèmes exotiques, 
dont les jambes postérieures sont très-dilatées, la corbeille n'est pas 
construite de même ; elle se trouve située chez eux très-près du 
bord supérieur de la jambe , et elle ne consiste qu'en une fente plus 
ou moins profonde, qui est bordée de poils. 



Mota. Ce gem-e a été établi sur l'inspeclion de cinquaule-deux femelles ou neutres, 
et de dix-huit mâles. 



( 259 ) 



B R E M U s. 

S P E C I E S. 

FEMINjE. femellss. 

Alpinus. Fabr. Bombas. n.° 2, 

(Terrestris. Fabr. Bombus. n." 4. 
Panzer. Apis. 
OpERJRiJ. Fabr. Bom. hortorum.n"! . 
Dans l'arrière-saison on 
voit des ouvrières qui sont 
fort petites et qui n'ont 
pas de bande jaune sur le 
ventre. 

ÎRuderalus. Fabr. Bombus. n." 6. 
Operjru. De même, mais de raoilie' 
plus petite. 
Je crois que le Bombus 
autimmalis de M. Fabr. 
n'est qu'une variété de cette 
ouvrière. 
Campttstris. Fabr. Bombus. n.° 7. 
Panzer. Apiscampestris. 
Nemorum. Fabr. Bombus. n.° 8. 
(Estivalis. Panzer. Bremus. 
Soroensis. Fabr. Bombus. n.°io. 
Panzer. Apis. 

{LnpponicusFiihr. Bombus. n."ii. 
OperarU. De même , mais beaucoup 
pluspelile que lafemelle, 
Ericetorum. Fabr. Bombus. n.°i2. 

Panzer. Apis. 
Cajennensis'^ltsht. Bombus. n.° 10. 



BREME. 

E S P E CES. 



Terrestris. Panzer. Bremus collaris. 



Ruderatus. Panz. Brem.fasciatus. 

Le mule est mai-qué 

comme la femelle , mais 

ses couleurs sont plus 

pûles. 



Lapponicus, 



La bande noire dn cot- 
selet est njoins large que 
dans la femelle. 



( 26o 



J^'lrginicus. ^ Fal)r. Bombiis. n.° i4. 
^nfiguensis^ F ahr. Bombus. n.°l5. 
^mericanorum.*F2\iv. Bonibus. n.° l6. 
Africanus. "* Fabr. Bombus. n.° 18. 
Equestris. ^ Fabr. Bombus. n.° 22. 

{ArbustorumFahr. Bombus. n." 23. 
Yaixz.Bremus truncorum. 
Oper^ria. De même, mais de moi- 
lie plus pelile. 
Neuter. Fabr. Bombus. n,° 24. 

Panzer. Apis. 

Je crois que c'est une 
ouvrière. 

{Lapidarius. F ahr. Bombus. n.° 26. 
OperjRIJ- De même, mais plus petite. 



Rupestris. Fabr. Bombus. n.° 26. 
Operaria. De même , mais beau- 
coup plus petite. 



iSiharum. Fabr. Bombus. n.° 27. 
Panzer. Bremus. 
Operjrij. De même , mais plus 
petite. 

(Apricus, Fabr. Bombus. n.° 2g. 
Panz. ,^/^iA- meridiana. 
Operjrij. De même , mais plus 
petite. 



Arbustorum. De même ou à peu près. 



Lapidarius. 



Rupestris. 



Le mâle a devant le 
front, la partie antérieure 
du corselet, sur sa partie 
postérieure , et le premier 
segment abdominal des 
poils d'un vert jaunâtre. 

Ce mâle ressemble beau- 
coup au précédent ; cepen- 
dant il n'a pas des poils 
jaunes au front , et son 
ventre en a quelques-uns 
sur les premiers anneaux. 

Je crois que c'est Yapis 
arenaria de M. Panzer. 



Apricus. Panzer. Apis aprica. 



Agroruni. 

IlaUcus. 
j jfluscorum. 



( 23l 

Fabr. Boinhus. n.'oo. 

Panzer. Breinus. 

Fabr. Bombus. n." 'ôi. 

Fabr. Bombus. n." 32. 

Beaucoup plus petite et 
fréquemment nuancée 
dans l'intensité de la 
couleur. 



Frutetorum. 

Subterraneus 
Furcatus. * 
Tropicus. 

Senilis. 



Fabr. Bombus. n.* 58. 
Panzer. Apis. 
.Fabr. Bombus. xï." 3g. 
Fabr. Bombus. n.°4i. 
Fabr. Bombus. n.°45. 



Fabr. Bombus. n." 5o. 
Je crois que cette ou- 
vrière n'est qu'une variété 
de la niuscorum. 
Veteranus. Fabr. Bombus. n.° 62. 
C'est une ouvrière , à en 
juger par sa petitesse. 
Pjgmœus. Fabr. Bombus. n.°54. 
C'est encore une variété 
de la muscorum. 
Hynorum. Panzer. Apis. 



Relegationis. IBdnzer. Bremus. 



Muscorum. 



Hypnorun 
Pratorum. 



Saltuum. 



Cœspitum. 
Pomorum, 
Italicus, 



Plus grand que l'ou- 
vrière 5 et de même 
couleur que la fe- 
melle. 

Fabr. Bombus. n." 33. 
Fabr. Bombus. n." 36. 



Fabr. 
Panze 



Bombu, 
Apis 



Panzer 
Panzer, 
Panze 



n."'46. 



Apis. 

Bremus. 

Bremus. 



( 262 ) 



Tibialis. Panzer. Breinus. 

Tous les brèmes , fe- 
melles ou neutres, ont les 
jambes postérieures cons- 
truites comme l'a repré- 
senté M. Panzer dans la 
figure de celle planche. 

Di'midiata.^ Y ahv. Centris. n.° 1. 
Cingulata. "* Fabr. Centris. n.° 2. 
Surinamensis.*Fahr. Centris. n.° 3. 
Dentata."^ Fahc. Euglossa. n." i. 
Cordata. "*■ Fabr. Euglossa. n/S. 
Sciitellatus. Grave. 



Solstitialis . Panzer. Bombus. 



Nota. On trouvera dans le 6." Toi. des Transactions de la Société Linéenne 
un mémoire Irès-intéressant de M.' Huber le fils, sur les bourdons velus. Cet Auteur, 
digne émule de son père , car tout ce qui concerne les abeilles semble rentrer essen- 
tiellement dans le domaine de cette respectable famille ; cet Auteur, dis -Je, a 
démontré par ses découvertes, que Reaumiir n'avait fait qvi'esquisser l'iiialoire de ces 
insectes. 



( 265 ) 

GENUS XXXVIII. GENRE XXXVIII. 

M U T I L L A. M U T I L L E. 



Cellula radialis , iina , parva , 
rotundaia. 

Cellulse cubitales, très, œquales : 
secunda , fere triangularis , excipit 
primum nervum recurrentem ; ter- 
tio, hexagona, excipit secundum, et 
emittit duos parvos nervos ad apice 
alœ remotos. 

Mandlbulaî, varia forma , modo 
bidentatœ, tridentatœ, calcare prœ- 
ditœ , modo simplices. 

Antennae , fere fractœ , fusi- 
form.es , apice convolutœ duodecim 
articulis compositœ infeminis, tre- 
decim in maribus , primo articula 
Ion go incurvo. 

1. Obsei-valio. Feminœ aculeo piin- 
genle recondito armatœ sunt. 

2. Observatio. Oculi emarginati in 
maribus, parvi et integri infeminis. 

5. Observatio. Alœ et stemmata dé- 
suni in feminis. 



Cellule radiale , une , petite , 
arrondie. 

Cellules cubitales, trois, d'e'gaJe 
grandeur: la 2.', presque triangulaire, 
reçoit la première nervure récur- 
rente ; la 5.', hexagonale, reçoit la 
seconde nervure et donne naissance 
à deux petites nervures qui n'at- 
teignent pas le bout de l'aile. 

Mandibules , de forme variée , 
tantôt bidente'es , Iridenle'es , epe- 
ronne'es , tantôt simples. 

antennes , presque brisées , fusî- 
formes , roulées à l'extrémité', com- 
posées de douze anneaux dans les 
femelles , de treize dans les mâles , 
le premier anneau long et courbe. 

1. Observation. Les femelles sont 
armées d'un aiguillon piquant et caché. 

2. Observatio. Lesyeuxsonléchancrés 
dans les mâles, pelils et entiers dans les 
femelles. 

3. Observation. Les aUes et les Irois 
petits yeux lisses manquent dans les 
femelles. 



( 264 ) 

Les niutilles sont assez rares; elles habitent ordinairement les 
montagnes, ou des lieux peu fre'quentës , ce qui fait que leur histoire 
est peu connue. Comme elles ont des rapports avec les fourmis , 
ou pourrait supposer qu'il doit y avoir des femelles ailées, tandis 
que les ouvrières seules sont privées d'ailes; mais cette supposition 
n'étant encore appuyée d'aucune observation exacte , j'appelerai 
femelles, dans l'indication spécifique, tous les individus qui n'ont 
pas d'ailes , et mâles tous ceux qui en seront pourvus , d'autant 
plus que ceux-ci ont plusieurs caractères particuliers à leur sexe, 
savoir : un anneau de plus aux antennes, un segment de plus au 
ventre, et deux petites épines placées sur les parties latérales du 
dernier segment abdominal. Ces mâles sont remarquables par la 
grandeur des épaulettes de leurs ailes, ce qui peut servir à les faire 
distinguer des autres hyménoptères. 

Je ne saurais à quelle cause attribuer les différences qu'on observe 
dans la forme des mandibules des mutilles , soit dans un sexe , soit 
dans l'autre. Parmi les mâles , Y europœa en a de très-grosses, larges 
au bout, et sillonnées plutôt que dentées ; la pedemontana les a 
tridentées et éperonnées ; celles de VausLriaca sont de même , 
mais sans éperon , tandis que celles de VltaUca sont étroites et à 
peine bidentées. Parmi les femelles , Yatrata , Yeuropœa , la 
calva y la ciliata ^ ont les mandibules fortes et tridentées , tandis 
que la coronata , la diadeina, la coccinea , les ont grêles et faible- 
ment bidentées. 

La différence du sexe influe d'une manière bien particulière sur 
les yeûx des insectes de ce genre, puisque ceux des femelles sont 
petits, ronds et entiers, tandis que ceux des mâles sont grands, 
ovales et échancrés ; les mâles ont de plus , sur le sommet de la 
lête , les trois petits yeux lisses dont les femelles sont privées. 



( 265 ) 
Quel a été le but de la nature en établissant de telles disparates , 
et quelle en est l'utilité ? Ce sont des problèmes que nous ne 
pouvons pas résoudre , à cause de notre ignorance sur l'histoiic 
de ces insectes, mais qui méritent bien de fixer l'attention des 
naturalistes. 

Le corselet n'a pas la même organisation dans les deux sexes : 
chez les mâles on voit deux lignes longitudinales qui s'étendent 
depuis sa partie antérieure jusqu'à son écusson, laissant entre elles 
une plaque d'un carré-long , au lieu que chez les femelles il n'est 
formé que d'une seule pièce alongée , tronquée en devant et en 
arrière, et absolument dénuée d'écusson. 

Quoique la forme, bien caractérisée , des insectes qui composent 
ce genre soit de nature à en exclure tous les individus qui lui sont 
étrangers , néanmoins , en comparant la description des caractères 
génériques donnée par M/ Fabricius, avec ce qui existe dans 
plusieurs mutilles , on serait tenté de soupçonner, ou qu'il s'est 
glissé quelque erreur dans l'inspection des individus soumis à son 
examen ; ou que ces organes sont susceptibles de recevoir de grandes 
modifications. Cet auteur dit que les barbillons antérieurs ont le 
troisième anneau très-long , et que les postérieurs ont cinq anneaux , 
le second très-long , le quatrième très-court et plus large , et que 
les mandibules sont pointues et entières. En admettant ces carac- 
tères , il serait impossible de reconnaître la plupart des viutllhs , 
à en juger du moins par l'examen que j'ai fait de ces organes. 
Les barbillons antérieurs sont bien composés de six anneaux , le 
premier petit et court , le second et le troisième de même longueur^ 
mais ce dernier aplati et large ; les trois derniers aussi longs que 
le troisième , et presque cylindriques. Les barbillons postérieur» 
n'ont que quatre anneaux à peu près égaux , et de figure difiéreiite^ 
Hyménoptères. Tome i. Ll 



( 266 ) 
le troisième étant aussi aplati et dilaté. Dans la mutilla europœa 
femelle , je n'ai pu distinguer aux barbillons postérieurs que trois 
anneaux. Quant à ce qui concerne les mandibules , ce que j'en ai 
dit plus haut suffira pour prouver qu'elles ne sont pas pointues et 
entières dans tous ces insectes. 

J'ai fait graver à la 7.° case de la pi. i3 la figure d'un insecte 
aptère nommé mutilla formicaria , pour le signaler comme un 
iodividu remarquable : 1.° parce que ce n'est pas une femelle de 
mutille , puisqu'il a sur la tête les trois petits yeux ; 2." parce que^ 
ce ne peut pas être une fourmi , puisqu'il a le premier anneau 
des antennes très-court ; 5." parce que ce n'est sûrement pas un 
ichneumon , puisqu'il n'a que douze anneaux aux antennes ; 
4.° parce que M.' Latreille a soupçonné que cet insecte , qu'il a 
appelé mutilla articulata , pouvait être une femelle appartenante 
au genre m,yrmose , dans lequel j'ai dit n'avoir encore trouvé que 
des mâles ; 5.° enfin, parce que le même auteur en a fait récemment 
un genre sous le nom de méthoque. 
-, ^ ; 

Nota. Ce geni-e a été établi sur l'inspeclion de onze mâles et de vingt-neuf feraellae. 



( 267 ) 



M U T I L L A. 
S P E C I £ S. 



M U T I L L E. 

ESPECES. 



FEMINyE. FEMELLES. 

Cnccinea. * Fabr. n." 1. 

Antiguensis^Y -àhr. n.° 5. 

Guinensis. "^ Fabr. n.° 4. 

Diadema. * Fabr. n." 5. 

j4mericana.* Fabr. n.° 6. 

Continua. * Fabr. n.° 10. 

Europœa. Fabr. n.° 11 



Atrata. 


Fabr. 11." i4 


Maura. 


Fabr. n.° i5. 




Panzer. 3Iuti 


Ilungarica. 


Fabr. n." 16. 


Coronata. 


Fabr. n.° 17 


Tunensis. ^ 


Fabr. n." 21 


Arencuia. "^ 


Fabr. n.° 22 



Ciliata. Falir. n.° 4i 

Erj'Ûirocephala.Fahr. n," 44 



7/a, 



Ilalica. 



Europœa. De même. 

Panzer. Mutilla. 



Fabr. n.° 28. 
Dans les individus que 



j'ai, le troisième anneau 

de l'abdomen esl un peu 

fenugineux. 
Pedemontana.Fahr. n." 29. 

Panzer. Mutilla. 
Nigrita. Fabr. n.° 4o. 

Panzer. Mutilla. 



>M ) 



Calva. 



Riifipes. 



Fabr. n.° 46. 

La calva de M.Fabricius 
n'est pas celle de M.Panzer; 
celle-ci est , à mon avis , 
une Tariélé de Vhunga- 
j-ica. 

Fabr. 11." 48. 



Melçmocephala. Fabr. 



49. 



Sellala. Panzer. Mutilla. 

Montana. Panzer. Mutilla. 



Austriaca. Panzer. Mutilla. 



Bimaculata. Gravée. 



( 269 ) 



G E N U s XXXIX. 
F O R M I C A. 



GENRE XXXIX. 
F O U R M L 



1.* F A MI LIA. 

Cellula radialis , una , magna , 
elongata , angustata. 

Cellulae cubilales, duce , rnagnœ: 
secunda apicem alœ fere atUiigit y 
nervi récurrentes desunt. 

Mandibulae , magnœ , obliquœ , 
truncatœ , dentatœ , majores in 
feminis et operariis quam in ma- 
ribus. 

Antennae , fractœ , filiformes, 
duodecim articulis compositœ in 
feminis, tredecim in maribus, arti- 
cula primo longissimo , in sulco 
frontali inserto. 

2/ FAMILIA. 

Cellula radialis , idem. 

Cellulae cubitales , idem , sed 
prima excipit primum nervum 
recurrentem, secundus nervus deest. 

Mandibulae , vulgo , idem , non- 
nunquam simplices et unidentatœ. 

Antennae , idem. 

1. Observalio. Feminœ aculeo carent. 

2. Observalio. Stemmata adsunt et 
desunt in operariis. 



1."° FAMILLE. 

Cellule radiale , une , grande , 
alongee , re'tre'cie. 

Cellules cubitales, deux, grandes : 
la seconde atteint presque le bout 
de l'aile ; les nervures récurrentes 
manquent. 

Mandibules , grandes , oblique- 
ment tronque'es , dentées , plus 
grandes dans les femelles et les 
ouvrières que dans les mâles. 

Antennes, brisées , filiformes, 
composées de douze anneaux chez 
les femelles et de treize chez les 
mâles, le premier anneau très-long, 
implante au bas d'un sillon frontal. 

2.eme FAMILLE. 

Cellule radiale , de même. 

Cellules cubitales , de même , 
mais la 1."" reçoit la première ner- 
vure récurrente, la seconde manque. 

Mandibules , ordinairement de 
même, quelquefois simples et uni- 
denliies. 

Antennes , de même. 

1. Observation. Les femelles n'ont pas 
d'aiguillon. 

2. Observation. Lespelitsyeuxlissesse 
trouvent et manquent dans les ouvrières. 



( 270 ) 

En faisant reposer le premier de mes cai'aclères ge'neriques sur 
les ailes des hyménoptères , j'ai cru leur donner une base solide 
et immuable ; mais les femelles des fourmis m'ont prouve' que 
j'étais dans l'erreur , puisque les ailes ne sont pour elles que des 
espèces de voiles empruntées par l'amour, qu'elles peuvent aban- 
donner volontairement dès qu'il est satisfait. Plus on réfléchit sur 
cette singulière faculté , moins on comprend quelle influence l'ac- 
couplement peut avoir sur des parties qui n'ont aucun rapport avec 
les organes de la génération , et la facilité qu'ont ces insectes a se 
séparer de leurs ailes, malgré la force des liens qui les unissent 
au corselet , est encore pour nous un problème à résoudre. 

\jC?, fourmis sont assez connues pour pouvoir me dispenser de 
chercher à les faire mieux connaître; elles ont un Jiabitus parti- 
culier que les enfans même savent apprécier. Le premier segment 
de leur ventre a une forme à peu près lenticulaire , qui les 
caractérise et qui empêche de les confondre avec d'autres hymé- 
noptères. Ces insectes vivent socialement, et leur société est composée 
de femelles , de mâles et d'ouvrières qui travaillent avec activité 
pour satisfaire aux besoins de la colonie. 

J'ai séparé les fourmis en deux familles à cause de la nervure 
récurrente qui existe dans les ailes des unes et non pas dans celles 
des autres ; outre ce caractère , on en trouve un autre dans le 
corselet des ouvrières , qui est sans inégalités dans celles de la 
première famille, tandis qu'il est profondément déprimé au milieu 
dans celles de la seconde. 

La figure de l'aile des fourmis, représentée à la 3." case de la pi. 3, 
appartient à la seconde famille de ce genre ; mais en supprimant 
la nervure récurrente , on aura celle de la première famille , les 
cellules étant d'ailleurs exactement semblables. 



( 271 ) 

M.' Latreille a publié en 1802 l'hisloiie naturelle des fonimis , 
dans laquelle il a rassemblé tout ce qu'on avait écrit sur ce sujet , 
en l'euricliissant de ses propres découvertes , et en y ajoutant les 
descriptions et les ligures d'un très - grand nombre de fourmis 
indigènes et exotiques, dont plusieurs étaient encore inconnues, ce 
qui rend son ouvrage précieux et indispensable aux naturalistes. 

Si l'on jette un coup-d'oeil sur le tableau analytique des familles 
de ce genre présenté par cet auteur , on verra que les divisions et 
subdivisions qu'il avait établies dans ce genre nombreux , étaient 
essentiellement fondées sur la forme de deux premiers segmens du 
ventre. Depuis cette époque il a converti ces divisions en genres 
qu'il a nommés fourmi , polyergue , odo?itomaque / ponère , 
eciton , myrmice et cryptocère. 

M.' Fabricius a tiré aussi de son ancien genre formica quatre 
genres nouveaux, auxquels il a donné les dénominations suivantes: 
lasius , cryptocerus j atta , myrmecia ; mais je ne me permettrai 
aucune réflexion sur ces genres , n'ayant pas dans ma collection 
les insectes ailés qui les composent. 



Nota. Ce genre a ëté établi sur l'inspection de trente-quatre individus , femelles , 
môles et ouvrières. 



( 27 



FORMICA. 



S P E C 



E S. 

F A M I L I A. 



rEMELLES. 



(HerculeanaFdhr. Formica. n.° i. 
\Opei{Jri^. a peu près de même 
couleur. 

{Piibescens. Fabr. Formica, n." 12. 
Opeuaria. De même couleur. 
\(EtJiiops. Latreille, page 101 (1). 
yOpERAJii^i. De même couleur. 
Syhatica. Latreille , page io5. 

a.'' F AMILI A. 

{Rufa. Fabr. Formica, n.° 11. 

Operjria. Son corselet est tout rouge. 
Cette espèce donne une 
variété dont l'ouvrière a 
une plaque noire sur le 
corselet, et dont la femelle 
a la tête et le ventre plus 
noirs. C'est la formica 
dorsata de M. Panzer. 

{Sanguinea. Latreille, page i5o. 
Operjria. De même couleur. 
SFiisca. Fabr. Formica. n.° i5. 

\Operaria. Elle a sur le corselet une 
teinte ferrugineuse que 
n'a pas la femelle. 



2 ) 

F O VRML 
ESPECES. 

1."' FAMILLE. 

MARES. MALES. 

Herculeana. Il est tout noir. 



Pubescens. De même couleur qu« 

la femelle. 
(Elhiops. De même couleur. 



Rufa. 



Noir , excepté le bout 
du ventre et les pâtes, 
qui sont fauves. 



Sanguinea. Noir , à pâtes fauves. 



Fusca. 



Noir , pâtes fauves , 
base des antennes 
le'gèrement colorée. 



(i) Histoire naturelle des fommis, par P. A. Latreille, avec figures, auX» 



( 2-; 

{Riijibarhis. Fabr. Formica, n." 26. 
OPERJRI.i- Son corselet csl enlièie- 
iiienl rouge, et il n'a pas 
les Irois bandes noires 
qu'on voit sur celui de 
la femelle. 

{Fuliginosa.'Ls,\.rc\\\e , pnge l4o. 
OperjRIJ. Semblal)Ie à la femelle 
qnant aux couleurs. 
j Einarginataljaireïile , page l63. 
\Oper^ria. a peu près de même 
pour la couleur. 



JBrunnea. Lalreillc , page 168. 

(OpER^Rl^i. Dune couleur un peu 
plus claire f[uc celle 
(le la femelle. 

{Rufescens. Lalreille , page 186. 
Operaria, D'une couleur un peu 
moins foncée que celle 
delà femelle: les man- 
dibules sont simples. 



Riifibarbis. 



Noir, cuisses de même 
couleur, mais les jam- 
bes cl les larscs sont 
fauves. 



Faliginosa. De même couleur. 



Fmarsinala. 



Brunnea. 



D'une couleur plus fon- 
cée (jiic celle de la 
femelle , le premier 
anneau des antennes 
noir. 

D'iuie couleur un peu 
pbis Ijpune que celle 
de la femelle» 



Rufescens. Noir , tarses pâles. 



Je voudrais pouvoir disposer des découvertes faîtes par mon collègue , M.'' Huber 
le fils , sur les mœurs et l'indusline des fourmis , pour transmettre aux naturalLsl&s^ 
le vif intérêt qu'elles m'ont inspiré, et ks impressions délicieuses qu'elles m'ont pro 
cai-ées ; mais c'est un plaisir qui doit lui être réservé, et en eHèt c'est à lui seul qu'il 
appartient de nous donner Thisloire de ces insecic-s, vraiment admirables, ce qu'il ne 
tardera pas à efTectuer. A la lecture de cet ouvrage on reconnaîtra sans peine que 
M.' Huber a hérité du philosophe de Genthod , Charles Bonnet (ij , notre illastro 
compatriote , l'art de bien observer , et celui de liier des conséquences justes de ses 
observations. 



(i) Cet auteur a donné aussr deux inléressans mcuioiressur les fourmis, qui soiil eoiisigiiv* 
dans le i."to1. de .ses Œuvres, édition in-4. 



Hyménoptères. Tome i. 



( 274 ) 



G E N U s. 
A T T A. 



GENRE. 
A T T E. 



Ccllula radialis , una , valde 
elongata et angustata. 

CeUuiae cubitales , duœ : prima, 
valde angustata; secunda, maxima, 
apicevi alœ fere attingit. 

Mandibul.Te , viagnœ , oblique 
iruncatœ , intus dentatœ. 

Aiiiennae, f ractœ , filiformes , duo- 
deciin artlculis composHœ infem,i- 
nis , tredecim in maribus , primo 
longissimo. 

Observalio. Punclinn alœ deest. 



Cellule radiale, une, Irès-alonge'e 
et très-e'lroile. 

Cellules cubitales, deux : la i,'", 
très-resserree , la 2.° , irès-grande , 
atteint presque le bout de l'aile. 

Mandibules , grandes , oblique- 
ment tronquées, dentées intérieu- 
rement. 

Antennes , brisées , filiformes , 
composées de douze anneaux chez 
les femelles , et de treize chez les 
mâles, le premier anneau très-long. 

Oisert'a/fo». Le point del'aile manque. 



Les attes ont bien dans leurs ailes le même nombre de cellules 
que les fourmis , mais la figure de ces cellules est si différente 
qu'il était impossible de laisser ces insectes dans le même genre. 
En effet, la cellule radiale des fourmis est seulement alongêe, 
la première cellule cubitale à peu près ovale, et le point de l'aile 
très - apparent , tandis que dans^ les attes ces deux cellules sont 
fort étroites , extrêmement alongées , et que le point de l'aile 
manque , ou du moins n'est pas visible. Ce dernier caractère fera 
facilement distinguer l'espèce exotique qui constitue ce genre , 
laquelle est connue sous le nom de formica y ou à^atta 
cephalotes. 

J'ai adopté le nom que M."^ Fabricius a donné a ce genre , sans 



( 27^ ) 
savoir si toutes les espèces qu'il y a renfermc'es seraient pour moi 
des attes , mais ou pourra iacilement s'en assurer en examinant 
les ailes. 

M/ Latreille a réuni a sa myrrriiee céphalote des espèces qui 
ne peuvent être range'es avec les attes y en suivant ma méthode , 
et qui appartiennent à mon genre manique. 



( 276) 



GENUS. 
M A N I C A. 



GENRE. 
M A N I q V E. 



Ccllula radialis , una , eîongata , 
fere tricingidaris. 

Cellulae cubllales , duœ : prima, 
magna, inœqualiter exagnna, pri- 
miim nervum recurrentem excipit ; 
secunda, magna, apicem alœ fere 
atlingit ; secundus nervus deest. 

Mandlljulae , magnœ , oblique 
truncalœ , intus dentatœ. 

Anlenme , fractœ , moiiiliformes, 
vei-sus apicem crassiores , duode- 
cim articuUs compositœ in feminis, 
primo longissimo ; semifractœ in 
maribus , tredecim arliculis com- 
positœ , primo breviore quant in 
feminis et operariis. 



Obsei-Talio. Femi.nœ aculeo pungenie 
recondito armalœ sunt. 



Cellule radiale , une, alongee , 
presque triangulaire. 

Cellules cubitales, àexix : Ja i."*, 
grande, inégalement exagone,, reçoit 
la première nervure récurrente ; la 
2.°, grande, atteint presque le bout 
de l'ailej la seconde nervure manque. 

Mandibules , grandes, tronque'es 
obliquement , et dentées intérieu- 
rement. 

Antennes , brisées, raoniliformes, 
plus grosses au lîout , el composées 
chez les femelles de douze anneaux, 
dont le premier est très-long; demi- 
brisées dans les mâles, et composées 
de treize anneaux, dont le premier 
est plus court que dans les femelles 
et les ouvrières. 

Observation. I-es femelles sont armées 
d'un aiguillon piquant el caché. 



Si les maniques ressemblent aux fourmis sous plusieurs 
rapports , elles en diffèrent sous tant d'autres , qu'il fallait néces- 
sairement établir entr'elles une ligne de séparation. J'ai donc crée 
un genre nouveau pottr y placer ces insectes, et les considérations 
qui m'ont déterminé à le faire , sont la forme des cellules de 
i'aile celle des antennes , le rétrécissement des deux premiers 



C 277 ) 

scgmcns abdominaux, et Texisience de raiguiUoa qu'on ne trouve 
pas dans les fourmis. 

En comparant Taile àes, fourmis avec celle des mcmiques figure'e 
dans la case 4 de la pi. 5 , sous le nom de formica bis , on sentira 
la di(Feience qu'il y a entre les cellules de ces deux ailes. En effet, 
on observe d'abord que la nervure radiale qui sort du point 
descend toujours perpendiculairement pour s'unir à la cubitale , ce 
qui change absolument la figure des cellules formées par cetle 
nervure. On remarque en outre que la nervure qui forme la cellule 
radiale se prolonge quelquefois fort avant dans la première cellule 
cubitale. J'ai un individu femelle chez lequel cette nervure s'étend 
jusqu'à la nervure cubitale , de sorte qu'elle coupe en deux parties 
cette première cellule , ce qui donne alors trois cellules cubitales 
au lieu de deux. Comme je n'ai pas encore vu les ailes des grandes 
maniques exotiques , et que j'ignore si le cas que je viens de 
rapporter se rencontre ordinairement dans ces espèces , je n'ai pas 
pu l'adopter comme le type du genre , et je ne fai considéré que 
comme une anomalie, qui n'est pas la seule qu'on découvre dans ces 
insectes. 

Les antennes des maniques sont moniliformes , compie je l'ai 
dit, et plus grosses à leur extrémité, surtout chez les ouvrières, car 
chez les mâles cette augmentation est peu sensible , et le premier 
anneau de ces organes est si court dans quelques-uns de ces individus, 
qu'on serait tente de croire , eu les voyant , qu'ils appartiennent à 
des insectes d'un autre genre. 

L'étranglement des deux premiers segmens abdominaux présente 
un bon caractère pour reconnaître les maniques , cependant cet 
étranglement varie selon les espèces ; dans les unes , le second 
segment est aussi petit que le premier , et dans les autres il est 



( 278 ) 
à peu près aussi grand que le troisième. Si cet étranglement n'arrivait 
pas à ces deux limites par des nuances insensibles , on pourrait se 
servir de la différence qu'il présente pour établir une division dans 
les espèces qui composent ce genre. 

Quoique faie dans ma collection plusieurs espèces exotiques 
appartenantes à ce genre et a celui des fourmis ^ je n'ai pas pu 
en rapporter la synonymie dans l'indication spécifique , parce que 
ces individus sont presque tous ou des ouvrières, ou des femelles 
privées de leurs ailes ; mais je les ai néanmoins placés dans leurs 
genres relatifs , en considérant leurs antennes et la forme des deux 
premiers segmens de leur ventre. 

Lorsque je fis graver les planches de cet ouvrage, mon intention 
était de n'établir que des divisions dans le genre des fourmis , ne 
pouvant pas me dépouiller facilement des préventions de l'habitude; 
mais ayant examiné dès lors plus scrupuleusement les insectes 
qui le composent , j'ai reconnu la nécessité de les séparer pour les 
placer dans des genres différens ; d'où il résulte que l'individu qui 
a été figuré à la case 6° de la pi. 1 2 n'est plus une fourmi , mais une 
Tnanique, dont l'aile a été gravée à la case 4.° de la pi. 5. 



Nota. Ce genre a été établi sur l'iuspeclion de vingl-quatre individiis. 



( 279 ) 



M A N I C A. 

S P E C I E S. 



M A N I Q U E. 
ESPECES. 



FEMELLES. 



F E M I N /E 

{Capitata. Latreille , page 234. 
Operaria. De même couleur que 
la femelle, mais la lêle 
beaucoup plus grosse. 

{Structor. Latreille, page a56. 
Operaria. A peu près de même. 
{Rubra. Fabr. Formica, n.' 1 7. 

Operaria. A peu près comme la 
femelle. 
iCœspiium. Fabr. For-mica, n.* 4G. 
{Operaria. Plus rousse que la femelle. 
I Tuberum. Fabr. Formica, n.* 47. 
yOpERARiA. D'une couleur plus claire 

que celle de la femelle. 
{UnifasciataluAUeWle , page 267. 
\Operaria. Sa couleur est plus claire 
que celle de la femelle. 
Rubicla. Latreille, page 267. 

{SubterraneaJjdLU-eiWe , page 219. 
\Operaria. Assezsemblableàlafemelle. 



MALES. 



Rubra. Noir, exceplëlesanlenues, 

les jambes et le bout du 
yentre, qui sont roux. 

Cœspiium. Noir et pubescent. 



Les inaniques correspondeut au genre myrmice de M. Latreille. 



( 28o ) 



G E N U s. 
D O Pl Y L U S. 



GENRE. 
D O RY L E. 



Ceilula radialis , una , parva , 
prope apicem alcé sita. 

Cellulse cubitales , duœ : prima , 
TTiagna , excipit primum nervum 
recurrentem y secunda , niinor ^ 
apicem alœ fere atlingit; secundus 
nei-vus deest. 

Mandibulse, /wa^rtœ, unidentatœ. 

Aiitennae , fdiformes , parfoe , 
iredecim articulis composilœ , 
primo longo arcuato. 

Observalio. Femora crassa , tihiœ 
parvœ , tarsique miniUi. 



Cellule radiale , une , pellle , 
placée près du bout de l'aile. 

Cellules cubitales, deux : la l.'", 
grande, alongée, reçoit la première 
nervure récurrente j la 2.' , plus 
petite, atteint presque le bout de 
l'aile ; la seconde nervure manque. 

Mandibules, grandes, unldcntées. 

Antennes , filiformes , petites , 
composées de Ireiae anneaux, dont 
le premier est long et arqué. 

Ohservatio. Les cuisses sont épaisses , 
les jambes et tarses petits. 



Les doryles ont été successivement placés avec les guêpes et 
les, mutiU^s avant que de faire un genre particulier. M. Fabricius 
dit que ces insectes sont voisins des tiphies ; quant à moi, je 
n'ai trouvé entre eux aucune ressemblance , et je chercherais 
vainement un hyménoptère connu auquel on pût comparer les 
doryles. La brièveté de leurs antennes est frappante; leurs yeux 
sont grands, et leurs petits yeux très-saillans; leur corselet est a 
peu près cylindrique ; leur ventre est d'une longueur dispropor- 
tionnée avec celle du reste du corps; leurs cuisses sont remarquables 
par leur grosseur et par la forte apophyse à laquelle elles sont 
implantées; leurs jambes enfin et leurs tarses semblent, par leur 
petitesse, être incapables de pouvoir soutenir un insecte aussi grancL 



( 28l ) 

Quant aux cellules de leurs ailes, elles sont si semblables h celles 
des Jbi/rmis , qu'il faut les voiravcc attention pour saisir les nuances 
qui les séparent, et je dois avouer que si l'on ra'oiit présente l'aile 
d'un clofjle détachée de son corps avant que d'avoir connu l'in- 
Secte, on m'aurait fort embarrasse, et que j'aurais dit, à la première 
vue, que cette aile ne présentait qu'une légère modification de celle 
des fourmis ; effectivement, elle n'en diffère que par le point qu'on 
voit a peine dans le doryîe , tant il est petit; par la position de la 
cellule radiale, qui est très-près du bout de l'aile; par la grandeur de 
la première cellule cubitale, et par l'insertion de la première nervure 
récurrente au milieu de cette cellule, insertion qui n'est jamais autant 
avancée dans l'aile des fourmis. 

Nous n'avons jusqu'à présent aucune coanaissance sur l'histoire 
des dorjles. M. Latreille parle de la femelle et du mulet du dorylus 
helvolus , mais je n'en connais que le mâle, à en juger du moins 
par le nombre d'anneaux de ses antennes et par celui de ses segmens 
abdominaux. Je possède en outre la seconde espèce décrite par 
M. Fabricius, le nigricans , qui est aussi un mâle; de sorte que 
les caractères génériques que j'ai assignés à ces insectes , en les pre- 
nant dans la coupe des mandibules et dans la forme des antennes, 
pourraient fort bien ne pas s'adapter aux femelles et aux ouvrières, 
si tant est qu'il y ait de ces dernières parmi les dorylcs. 



Hyménoptères. Tome i. Nr 



( 282 ) 



G E N U S. 
L A B I D U S. 



GENRE. 
L A B I D 1 



CcUula radialis , una , ouato- 
oulonga. 

Celluliie cubitales , très : prima, 
fere quadrata ; secuncla , minor , 
excipit primum nervuin recurren- 
temi secundus nervus deest; tertia, 
magna, apicem alœ attingit. 
Mandibulse, maxiniœ, unidentatœ. 

AnteniicTe , filiformes , tredecim, 
articuUs compositœ, primo longiore. 

0!)servalio. Stemmata maxiina. 



Cellule radiale , une , ovale - 
alongëe. 

Cellules cubitales , trois : la i."°, 
presque carrée ; la 2.°, plus petite, 
reçoit la première nervure récurrente; 
la seconde nervure manque ; la 3.' , 
grande, atteint le bout de l'aile. 

Mandibules, très -grandes , uni- 
dente'es. 

Antennes, filiformes, composées 
de treize anneaux , dont le premier 
est le plus long. 

Obsei-vation. Les trois petits yeux 
sont très-grands. 



L'insecte dont je viens de donner les caractères gëneriqnes est 
exotique et m'a e'të envoyé deux fois de Surinam. Sa grandeur est 
k peu près celle de la guêpe française , mais il est plus effile, et sa 
couleur est uniformément brune. Sa lèle est fort petite; ses mandibules 
sont très-longues, recourbées et simples; ses yeux sont saillans, entiers, 
et ses trois petits yeux d'une grosseur remarquable ; ses antennes 
sont de moyenne longueur, et entre leur insertion le front fait mae 
saillie qui est creusée en gouttière. Son corselet ne présente rien de 
particulier , mais on reconnaîtra toujours facilement ce Labide à 
la forme singulière du premier segment de son ventre , qui est 
aplati , excavé en de:>sus , comme une selle de cheval retournée. 



( 283 ) 
et termine en arrière par deux angles obtus. Son ventre, compose 
de sept anneaux, est presque cylindrique, et un peu velu. Ses 
pattes sont grêles, et les jambes postérieures sont recouvertes d'un 
léger duvet. Quant à ses organes de la manducation , ils sont très- 
petits; les quatre barbillons n'ont que deux anneaux chacun, d'ine'- 
gale longueur, et les mâchoires m'ont paru cornées et sans inégalités. 
Je ne connais pas la femelle de cet insecte , auquel j'ai donné le 
nom spécifique de Laireillii , comme une faible marque de ma 
considération pour cet illustre auteur. 



( 284 ) 



GENUS XL. 
C Y N I P S. 



CcUula radialis, una , elongaia , 
fere triangularls. 

Cellulae cubitales , très : prima , 
parpa; secunda, mlnutissima,fere 
incoiispicua; tertia , maxima, api- 
ceni alce vidgo attingit. 

Mandibulae , latœ , tridentatœ. 

Aiilennœ , filiformes , quatuor- 
decim articulis compositœ in fe- 
minis , guindecim in maribus , 
tertio magno , arcuato. 



GENRE XL. 
C Y N I P S. 

Cellule radiale , une , longue , 
presque triangulaire. 

Cellules cubitales ^ iro'is : la l."% 
petite; la 2.'°", très-petite, presque 
imperceptible; la 5.', très-grande, 
atteintordinairemenllebout de l'aile. 

Mandibules^ larges, trldentëes. 

Antennes y filiformes, compose'es 
de quatorze anneaux dans lesfemelles, 
et dans les mâles de quinze, dont le 
troisième est grand et arque. 



Observalio. Feininœ terehra recon- 
dita inter valvas ahdominis subovati ad 
latera compressi annalœ siint. 



Observation. Les femelles sont armées 
d'une tarière cachée entre les lames de 
leui" ventre , lequel est ovale et aplati sur 
les côtés. 

Les nervures des ailes des cynips sont disposées d'une manière si 
particulière qu'il suffit de les avoir vues une fois pour les recon- 
naître a l'instant. Le cubitus ^ dès son origine, s'écarte du radius 
de manière à laisser entr'eux un assez grand intervalle. Le point n'a 
pas la même forme que celui des autres hyménoptères , et il 
n'occupe pas tout -à- fait la même place dans l'aile. Une nervure 
très-forte et très-apparente descend du cubitus avant son insertion 
au point , et se porte en arrière un peu obliquement pour former 
la piemière cellule cubitale et soutenir la seule nervure hume'rale 
qu'il y ait dans ces ailes. 

Quoique l'aile représentée a la 6." case de la pi. 5 offre de légères 
différences dans la figure de la cellule radiale, et dans la grandeur du 



( 283 ) 
point, on n'en reconnaîtra pas moins l'aile des insectes de ce genre 
jiar le nombre et la forme des cellules cubitales. Cette aile est celle 
du plus gros cynips que nous connaissions , qui a ete placé par 
M.' Latreille dans un genre nouveau , nommé iballe , et qui a été 
range par M/ Fabricius d'abord avec ses ic/uieumons , ensuite 
parmi ses ophions , et dernièrement dans son genre banchus. 

La forme du ventre des cynips sn^Wxsàl presque seule pour faire 
distinguer ces insectes; cependant, si l'on négligeait d'examiner les 
ailes , on pourrait se tromper, comme cela est arrivé à presque 
tous les auteurs, et les confondre avec les figites et les chalets. Je 
ne répéterai pas ici ce qui a été si bien dit par Reaumur, dans le 
5.° vol. de ses intéressans Mémoires sur l'organisation singulière 
du ventre de ces petits animaux ; ceux qui consulteront son ouvrage 
y trouveront une description détaillée de cette partie du corps des 
cynips, accompagnée de figures qui feront bien comprendre la 
manière dont la tarière s'y insère , et dont elle se développe lors- 
qu'elle est en activité. 

On voit sortir des mêmes galles, et dans la même saison, des 
femelles de cynips ailées, d'autres qui n'ont que des moignons d'ailes, 
d'autres qui en sont totalement privées, et toutes de la même espèce. 
Il serait bien difficile de remonter à la cause de cette privation , 
mais on pourra toujours reconnaître ces femelles aptères par l'inser- 
tion de leur tarière; quant aux mâles, on les distinguera facilement 
par la courbure du troisièine anneau de leurs antennes. 

M.' Latreille a placé les cynips dans son genre diplolèpe , et je 
peux présumer que M.' Fabricius a réuni à ses cynips quelques 
espèces qui ne devaient pas y trouver place. 

Nota, Ce geiu-e a tlé «labli sur l'inspeclioii de dix-sepl femelles el de huit mâles. 



( 286 ) 



C Y N I P s. 
S P E C I E S. 



C Y N I P S. 
ESPECES. 



FEMINvE. FEMELLES. 

Cullellator. Fabr. Banchus. n.° 4. 
Panzer. Ophion. 



Roses. Fabr. Cynips. n.' 

Panzer. Cynips. 



Glechomœ. Fabr. Cynips. n." 2. 

Quprcus Fabr. Cynips. n.° 5. 

baccaruni. 

Quercus folii. Fabr. Cynips. n.° 4. 

Panzer. Cynips. 
Quercus inferusYdhr. Cynips. n.° 5. 



Quercus tojœ. Fabr. Cynips. n.° 9. 

Quercus rudicisFahr. Cynips. n." 11. 

.Quercus Fabr. Cynips. n° la. 

terihinalis. 



ErjthrocephalusG rave . 



MALES. 



CuUellator. Les antennes et les jambes 

du mâle sont rousses, et 

les ailes plus colorées 

que dans la femelle. 

Rosœ. De même couleur, mais 

pbis petit. 

Panzer. Cyn. megaptera, 

Quercus De même couleur , 

baccarum. mais plus petit. 



Quercus inferusDe même couleur , 
mais plus petit. 



Quercus. Le ventre du mâle n'est 

terminalis. pas noir , comme celui 

de la femelle. 

Panzer. Cynips. 



C 287 ) 



G E N U s. 

F I G I T E S. 

Cellula radia] is , una, angulata , 
(ib apice alœ valde remota. 

Cellulse cubitales , duœ : prima , 
fere quadrata ; secunda, maxima , 
apiccm alœ attingit. 

Mandiljulœ, lal.œ, subtridcntatœ. 

Antenvx , moniliformes, tredecim 
articulis compositœ infeminis, quin- 
decim in maribus. 

Oi)servatio. Fetninœ terehra exserla 
armatœ sunt. 



GENRE. 
F I G I T E. 

Cellule radiale , une, anguleuse, 
liès-eloigne'e du bout de l'aile. 

Cellules cubitales, deux : la i.'"", 
presque carrée ; la 2.', très-grande , 
atteint le bout de l'aile. 

Mandibules , larges, légèrement 
tridente'es. 

Antennes , moniliformes , com- 
posées de treize anneaux dans les 
femelles, et de quinze dans les mâles. 

Observation. Les femelles sont armées 
d'une tarière découverte. 



Je n'ai pas fait graver l'aile âesfigiùes parce qu'il est facile de se 
la représenter en coupant un peu obliquement la cellule radiale 
et en retranchant la seconde cellule cubitale de l'aile des oynips. 
On pourrait peut-être éprouver quelque difficulté pour classer ces 
insectes d'après l'inspection de leurs ailes, parce que les nervures 
ne sont pas toujours très-bien prononcées; mais, en Lisant attention 
à deux profondes cavités qui se trouvent sur leur corselet, près de 
l'écusson , on les reconnaîtra alors facilement. 

luQ.s Jîgltes ont tout-à-fait \ habitas des cynips , néanmoins ils en 
diffèrent par leurs antennes moniliformes, par la manière dont leur 
tarière est insérée au ventre , et par la disposition et le nombre de 
leurs cellules. M.' Latreille , ayant a[)précié ces différences, avait 
séparé avant moi ces insectes des cynips, en leur donnant le nom 
que je leur ai conservé. 



I\ota. Ce genre a été établi sur l'iiispeclion de cinq femelles et de quatre môles. 



F I G I T E s. 
S P E C I E S. 



F I G 1 T E. 
E S P E CES. 



rP.MINX. FBM E LLES. 



Ediogaster. Panzer. Cynips. 



Abbreviator. Panzer. Ophion. 



Scutellaris. 



La treille. Figites. 

Le premier segment de 
l'abdomen est entouré , 
dans l'un et l'autre sexe , 
d'un duvet grisâtre qu'on 
voit également dans plu- 
sieurs autres espèces. 



R E s. MA, 



Ediogaster. De même couleur, mais 
plus petit. 



Scutellaris. 



ils plus 



De même 
petit. 

L'écusson a , dans les 
deux sexes, un enfonce- 
ment qu'on retrouve dans 
d'autres espèces, et qu'il 
ne faut pas confondre 
avec les deux cavités de la 
partie postérieure du cor- 
selet dont j'ai parlé plus 
haut. 



( 289 ) 



G E W U s XLl, 
CHELONUS. 



GENRE XLÏ. 
C H E L O N E, 



Cellula radialis , una , magna , 
parumper undulata. 

Cellulae cubilales , très : prima , 
fere quadrata ; secunda , parva ; 
tertia, maxima, apicem.alce attingit. 

Mandibulae , hidenlatce. 

Antennœ , setaceœ in femînis , 
vigintiquinque articulis compositœj 
in marlbus sexdecim, , primo arti- 
cula crasso et obconico. 



1 . Observaliô. Feminœ aculeo parvo 
exserto armatœ sunt. 

2.0hser\aiio.PunctiimnIcemagnum. 

3. Observafio. Abdomine unico seg- 
menta cataphracto , aubtus excavato. 



Cellule radiale , une , grande , 
un peu ondu'.e'c. 

Cellules cubitales , trois : la !•'", 
grande , presque carrée ; la 2', petite ; 
Ja 3.°, très grande, atteint le bout de 
Taile. "^ 

Mandibules , bidentées. 

Antennes , sctacees , compose'es 
de vingt-cinq anneaux dans les fe- 
melles, et de seize dans les mâles, le 
premier anneau e'pais et formant un 
cône renverse'. 

1. Observation. Les femelles sont ai'- 
mées d'an petit aigiiUlon découvert. 

2 . Observa tion . Le point de l'aile gi-a iid . 
5. Observation. Abdomen formé d'un 

seul anneau , excavé en dessous. 



A la seule vue du ventie des clièlones , formé d'une seule pièce, 
et sans faire intervenir les cellules des ailes , on sentira qu'il était 
indispensable de créer un genre pour eux , et qu'on ne pouvait plus 
les laisser avec les cynlps, ou avec les ichneumons , puisque ces 
insectes ont le ventre coriiposé de plusieurs anneaux , et qu'ils dif- 
fèrent encore des chélones sous plusieurs autres rapports. Pour avoir 
un aperçu de la forme singulière de l'abdomen des insectes de ce 
genre, qu'on se représente un sabot renversé, ou si l'on veut une 
boite à peu près ovoide , ayant en dessous une ouverture ovale , 
tantôt légèrement échancrée à son extrémité , tantôt fendue trans- 
versalement, pour laisser sortir l'aiguillon. 

Hyménoptères. Tome 1. Qo 



( 290 ) 

Le corselet des cltéloncs est fortement pointillé' et terminé pos- 
térieurement par deux petites épines latérales , comme dans les 
nyssons et les chrysis. 

é L'ordre qu'a suivi la nature dans la formation des antennes des 
hyménoptères semble avoir été interverti pour celle àes chéLones ; 
en effet, nous avons vu jusqu'à présent les antennes des mâles avoir 
tm plus grand nombre d'anneaux que celles des femelles ; mais ici 
c'est le contraire; cependant je ferai observer que cette diminution 
dans le nombre des anneaux parait être compensée par une augmen- 
tation dans leur longueur , puisque les antennes des mâles sont tou- 
jours plus longues que celles des femelles. 

J'ai remarqué dans la première cellule cubitale des chèlones un 
pli, ou une espèce de neivui'e transjjareute qui sort de derrière le 
point, et qui se dirige vers le bout de l'aile pour s'unir à la nervure 
qui sert de base à la seconde cellule cubitale. Je possède même , 
dans ma collection, deux petits individus dans lesquels celte ner- 
vure se voit très-sensiblement , de sorte que si l'on veut l'admettre 
pour tous , il faudra alors diminuer de moitié la grandeur de la pre- 
mière cellule cubitale, en changer la forme, et lui donner une ner- 
vure récurrente , ce qui rapprocherait ces ailes de celles des bracons, 
avec lesquels nos chélorics ont en effet assez d'analogie. 

M.' Latreilie a donné le nom de sigalphe aux insectes de ce 
genre; mais en leur assignant pour caractère générique trois segmens 
abdominaux , ou un seul , il a confondu , a mon avis, des espèces 
essentiellement différentes par la forme du ventre et par les épines 
du corselet. J'ai placé dans le genre bracon son sigalphus irro- 
rator , auquel je joindrai le chelonus dantatus de M."^ Panzer, en 
réservant le genre chélone aux hyménoptères dont le ventre n'est 
formé que d'une seule pièce. 

Nota, Ce genre a (île établi sur riiiipeclion de Iiuit femelles et de quatre mâles, - 



( 2()1 ) 



C H E L O N U s, 

S P E C I E S. 



C H E L O K 
ESPECES. 



FEMINjE. femblles. 



Oculator. 



Fabr. Ichneumon. 
Panzer. Ichneumon. 
Latreillc. Sigalphus. 

M. Fabricius croit que 
cet individu esl un mâle, 
et qu'il a pour femelle 
X ichneuTnon scabrator , 
qui est tout noir. Comme 
je ne connais pas encore 
sûrement le mâle de celle 
espèce, je ne le désignerai 
pas sur de simples soup- 
çons, mais j'assurerai que 
le chélone oculé est une 
femelle , à en juger du 
moins par son aiguillon, 
qui est apparent. 



Sidcatiis. Grave. 

L'anlenne qui est gravée 
à côté de rinsecle est celk 
d'une femelle. 



( 292 ) 



GENUS XLir. 
C H R Y S I S. 



GEN RE XLir. 
C H R Y S I S. 



Cellula radialis , una , maxima , 
ovata. 

Cellula cubiialls, una, maxima, 
elongaia , incompleta , excipit ner- 
vum recurreniein , et apicem alce 
haud aUingit. 

Manrlibulae , unidentatœ y inlus 
tuharculatœ , et tridentalœ , pro 
forma abdominis. 

Aiitennœ , fractœ , fusiformes , 
tredecim articulis compcsitœ in 
utroque sexu. 



Cellule radiale, une , irès-grandc 
el ovale. 

Cellule cubitale , une, grande, 
alongee incomplète , qui reçoit une 
nervure récurrente et qui n'atteint 
pas le bout de l'aile. 

Mandibules , unidentëes , tuber- 
cule'cs intérieurement, et tridenlees, 
seloQ la forme de l'abdomen. 

Antennes , brisées , fusiformes , 
compose'es de treize anneaux dans 
l'un et l'autre sexe. 



Observalio. Feminœ acnleo piingente Observation. Les femelles sont aimées 

çulgo recondito armatœ swil. d'un aiguillon piquant et ordinairement 

caché. 

Les chrysls sont aux hyménoptères ce que les colibris sont aux 
oiseaux ; on dirait, en les voyant, que la nature a pris plaisir à trem- 
per son pinceau dans ses plus riches couleurs pour en parer ces 
insectes , et les faire admirer. 

Une petite tête, entée sur im corselet qui est alongé antérieure- 
ment , épineux postérieurement , et qui paraît composé de pièces 
rapportées, dont celle du milieu forme un carré long; un ventre 
convexe en dessus , concave en dessous , composé ordinairement 
de trois segmens , dont le second est plus grand que les autres : 
tels sont les caractères qui feront distinguer aisément les insecte* 
de ce genre. 



{ 29J ) 

Eq examinant les chrysls avec attention , on observe eati'elîcs 
quelques différences clans leur conformation extérieure, qu'il est 
utile de faire remarquer. Dans les plus grandes espèces, il y a une 
profonde dépression entre les antennes, qu'on ne voit pas dans 
les autres ; leur écusson se prolonge en forme d'épine excavée en 
dessus j leur cellule radiale est rarement terminée, et elle fournit 
quelquefois une nervure imperceptible , qui descend d'abord vers 
la cellule cubitale, et se porte ensuite vers le bout de l'aile. Dans 
celles dont le ventre est presque cylindrique, les cellules sont for- 
tement prononcées, et la radiale est grande, même un peu anguleuse. 
Dans celles dont le ventre est raccourci et ovoide, l'extrémité de 
la cellule radiale est faiblement dessinée , et on ne voit guère que 
le commencement de la cellule cubitale , jusqu'à l'insertion de la 
nervure récurrente. Malgré ces légères anomalies , on distinguera 
toujours facilement les c/irysis des autres insectes de cet ordre, par 
la seule inspection des ailes. 

Ce n'est pas par le nombre des anneaux des antennes, ni' par 
celui des segmens abdominaux, qu'on peut, dans ce genre, re- 
connaître les sexes; il n'y a pas d'autre moyen que celui de la 
tarière, qui est un corps longuet, mou et membraneux, dans 
lequel est renfermé l'aiguillon dont nous devons la connaissance de 
l'organisation à l'illustre de Geer (i). 

M.' Latreille a divisé les chrysis en trois genres, fondant ses divi- 
sions sur la découpure de la lèvre; la longueur de la langue et la 
forme du ventre de ces insectes. Ainsi il a créé le genre parnopès, 
pour y placer la chrysis carnea , et le genre hédychre , pour y 
ranger les chrysis dont le ventre est ovoide. M.' Fabricius a adopté 

(i) Mémoiie pour servir à l'hisloire des iusecles, tome 3 , page 834. 



( 294 ) 
le premier de ces genres nouveaux , et a rejeté le second ; quant à»^ 
moi , dont la boussole générique se trouve essentiellement dans les 
cellules des ailes , je n'ai pas jugé convenable d'admettre ni l'un ni 
l'autre de ces genres, n'ayant pas observé de dlfTérences assez sensibles 
dans la disposition des cellules, ni dans Vhabitus de ces insectes. 



Nota. Ce genre a été établi sur l'inspection de cinquanle-cinq individus , femelles 
et mâles. 

On trouve dans le 58." cahier des Annales du Musée un Mémoire de M. Lepeletler 
sur les genres cleptes, hejdjchrum, parnopes et chrysis de M. Latreille. Ce Mémoire, 
qu'on peut considérer comme une espèce de monographie pour chacun de ces genres, 
contient la description de plusieurs espèces nouvelles, accompagnée de figures biea 
coloriées. 



( 2(^5 ) 



C H R Y S I S. 
S P E C I E S. 



C H RY S r S. 

E S P E CE S. 



TEMIN^. FEMBLLBi 



MARES. MALES. 



Piiiaa Divisio. yîhdoniine suhcyliiidrico. 
Première Dwlaion. VeiiUe presque cylindrique. 



Splenclida. * Fabr. Chrysis. n.° l. 
Écusson prolonge. 
Ventre 4 deule. 



Cœrulans. * Fabr. Chrysis. n.° lo. 
Ventre 4 «lente. 



Purpurata. Fabr. Chrysis, n" 12. 

Veulre en scie. 
Cœrulipes. Fabr. Chrysis. n." i5. 

Ventre arrondi. 
Jgnita. Fabr. Chrysis. n." i4. 

Panzer. Chrysis. 

Ventre 4 dente. 
Bidentata. Fabr. Chrysis. u' i5. 

Panzer. Chrysis. 

Venlreà^ediancrures. 



Splendida. * A peu près de même. 



Calens. Fabr. Chrysis. n.' 4. 

Ecusson prolonge. 
Ventre 4 dente. 



Fulgida. Fabr. Chrysis. n." 11. 

Panzer. Chrysis, 
Ventre 4 dente. 

Purpurata. De même. 



Ignita, 



Bidentata. De même. 



Suacincta, Fabr. Chrysis. n." iq. 
Panzer, Chrysis. 

.Te n'ai pu reconnaître ni 
deuts , ni t'cliancrures au 
dernier segment du ventre. 



( 296 ) 



Fasciata. * 
Sexdentata. 

Cyanea. 



Hyhrida. 



Lucidula. 
Fervida. 



Regia. 



Fubr. Chrysis. n" 27. 
Ventre 4 dente. 
Fabr. Chrysis. n. 28. 
Panzer. Chrysis. 
Ventre à six dents. 
Fabr. Chrysis. n." 29. 
Panzer. Chrysis. 
Ventre tridenté. 



Journ. duMusee,n°28. 
Ventre arrondi. 



Cyanea. De mênne. 



Comparata. Journ. duMase'e, n° 17. 
Ventre avec 4 petite* 
dents. 



Stoudera. Grave'e. 

Ventre 4 dente'. 



Secunda Divisio. Abdomine ovato. 
Seconde Division. Ventre ovale. 



Fabr. Chrysis. n." 21. 
Panzer. Chrysis. 
Fabr. Chrysis. n." a5. 
Panzer. Chrysis. 



Fabr. Chrysis. n." 26. 
Panzer. Chrysis. 



Panzeri. 



Fervida. 



jEnea. 



Aurafa. 



Regia. 



Fabr. Chrysis. n.* g. 
Panz. Chrys. scutellarisr 
Ventre e'chancre'. 



Un peu moins brillant 

que la femelle. 
Fabr. Chrysis. n." 24. 
Panzer. Chrysis. 
Ventre ëchancre'. 
Fabr. Chrysis. n. 
Panzer. Chrysis. 
Ventre e'chancre'. 
De même. 



25. 



Lucida, 



Journal du Musée, n° i 
HedycJirum. Lalreille. 



297 ) 
Carnea. 
Viridula 
Nitida. 
Rufa. 

Lucida. 



Fabr. Parnnpes. n" 1, 
Panz. Ornalus œneu&, 
Panzcr. Ornalus. 
Panzer. Chrjsis. 

Je n'a! pas celte espèce. 

Les couleurs du mâle 

sonl un peu mofns vives 

que celles de la femelle. 



Nota. Toutes les cfirysis de celle seconde division, excepté la 
le genre hédychre de M. Lalreille. 



composent. 



Hyménoptères. Tqme t. 



Pp 



G E N U s. 

C L E P T E S. 



GENRE. 
C L E P TE. 



Cellula radialis , una , semicir- 
cularis. 

Cellula cubitalis , una, elongata, 
incompleta , excipit iienuim recur- 
rentem, et ab apicealœ longe distat. 

Mandibulae , subtridentatœ. 

Antennae , fractœ , fusiforines , 
tredecim articulis composilœ in 
utroque sexu. 

Observatio. Feminœ aculeo pungente 
exserto armatœ sunt. 



Cellule radiale, une, deiui-cir- 
culaire. 

Cellules cubitales, une, alongee , 
incomplète , qui reçoit une nervure 
re'currente, et qui est très-distante 
du bout de l'aile. 

Mandibules , un peu tridentees. 

Antennes , brisées , fuslformes , 
composées de treize anneaux dans 
les deux sexes. 

Observation. Les femelles sont aj-mées 
d'un aiguillon piquant et découvert. 



La difféience qui existe entre l'aile des cleptes et celle des chrysis 
est si peu sensible, que j'ai cru pouvoir me dispenser de la faire 
graver ; elle ne consiste que dans la figure demi-circulaire de la cel- 
lule radiale, et dans l'insertion de la nervure récurrente plus près de 
la base de la cellule cubitale. Ce sera donc plutôt par la forme re- 
marquable du corps des insectes de ce genre qu'on les distinguera 
de ceux du genre précèdent. En effet , la pièce antérieure de leur 
corselet se prolonge beaucoup en avant, et fait une espèce de col 
conique sur lequel est entëe la tête. Leur ventre n'est pas excavé 
en dessous, comme celui des chrysis ^ et il est composé de cinq 
segmens dans les femelles, et de quatre dans les mâles, 

M.^ Fabricius, en admettant ce genre crée par M." Latreille, y a 
réuni des espèces qui lui sont tout-à-fait étrangères. 



Nota. Ce geiure a été établi sur l'inspection de deux femelles et d'un mâle. 



( 299 ) 



C L E P T E s. 
S P E C I E S. 



FEMINjE. FEIUELZSS. 

Semiauratus. Fabr. Cleptes. n." i. 

Panz. Ichneunt. auratus. 



Nitidula. Fabr. Cleptes. n." 2. 



CLEF TE. 
ESPECES. 



MARES. M ^Z ES. 

Semiauratus. Fahv. Clep.splendens.n" 5 ? 

Panz. Ichn. semiauratus. 

Je présume que le cleptes 

splendens de M. Fabricius 

est le mâle Aasemiauratus. 



( 3oo ) 



G EN us XIJII. 
O M A L U S. 



GENRE XLIII. 
O M A L E. 



Cellula radlalis , una , semicir- 
cularis, incompleta. 

Cellulae cubitales, nullœ. 

Mandiljulae , subhidentatœ. 

Antennse , submoniliformes , in 
feminis, cluodecim articulis compo- 
sitœ; in maribus , tredecim , primo 
articulo longo, obconico, prope ba~ 
sim mandibularujn inserto. 



Observalio. Feminœ aculeo pungente 
exserlo armatœ sutit. 



Cellule radiale , une , demi-cir- 
culaire, incomplète. 

Cellules cubitales , aucunes. 
Mandibules, légèrement bidente'es. 

Antennes , un peu moniliformes; 
composées de douze anneaux dans 
les femelles ; dansles mâles, de treize, 
dont le premier est long et forme un 
cône renverse' , implante près de la 
base des mandibules. 

Observation. Les femelles sont ai-mées 
d'un aiguillon piquant et découvert. 



La tête des omales est aplatie, grosse et alongëe. Leur corselet se 
prolonge en avant et en arrière, mais il est tronqué postérieurement 
comme celui des tiphies. Leurs ailes sont remarquables par l'arron- 
dissement de la cellule radiale , par l'absence de toute cellule cu- 
bitale, et par la manière dont sont prononcées les cellules brachiales 
qui s'étendent depuis la base de l'aile jusqu'à son tiers, environ. Leurs 
cuisses, enfin , sont renflées. 

MM. Latreille et Fabricius ont nommé héthyles mes omales , 
mais j'ignore si tous les héthyles de ce dernier auteur appartiennent 



a ce genre. 



Nota, Ce genre a été établi sur l'inspection de trois femelles et de deux mâles. 



( 3oi ) 



O M A L U s. 

S P E C I E S. 



O M A L E. 
E S P È CES. 



FEMINiE. FEMELLES. 

Hemipterus. Fabr. Bethylus. n.°6. 

Panzer. Tiphia. 
Cenopterus. Panzer. Tiphia. 



RE s. M A L s 3 



Fuscicvrnis. Grave. 

Le dessous de l'e'cusson 
est légèrement sillonné. 



Cenopterus. Panzer. Ceraphron. 
formicarius. 



Nota. Les antennes des mâles sont plus longues que celles des femelles. 
J'ai trou ;J, une femelle Moniale aptère. 



( 3o2 > 



G E N € s. 
A N T E O N. 



GENRE, 
ji N T E O N^ 



Cellularadialis, una, incompleta. 

Celkilse cubitales , nullœ. 

Mandibulse, tridenfatœ. 

KiMenhx , filiformes , decerti artî- 
culis compositœ , primo arcuato , 
vix longituûinem cœterorum supe- 
rante. 



Cellule radiale, une, incomplète. 

Cellules cubitales , aucunes. 

Mandibules , tridente'es, 

Antennes, fillfoimes, composées 
de dix annCaul , dont le premier , 
arqae, n'est pas beaucoup plus long 
que les autres. 



La cellule radiale des cmtéons est plus incomplète que celles des 
omales. La nervure qui sort du point et qui se dirige obliquement 
vers le bout de l'aile semble être brusquement interrompue après 
avoir formé le tiers^ environ de cette cellule. Celte explication sujffira 
seule pour faire distinguer ces insectes de ceux du genre pre'cëdent. 

Les antêons ressemblent assez au céraphron gravé à la 9.' case 
de la pi. J 4, néanmoins ils en diffèrent par leur tête plus grosse et 
plus ronde; par leurs antennes qui ne sont pas brisées; par leur 
corselet plus effilé postérieurement; par leur ventre qui est moins 
large que le corselet pris à l'insertion des ailes, et surtout par 
l'existence des cellules brachiales. 



Nota. Ce geure a été établi sur l'inspectiou de deux individus mâles. 



( 3o3 ) 



G E N U s LXIV. 
CERAPHRON. 



GENRE XLir. 
CERAPHRON. 



Cellula radialis , una , ouata , 
incompleia. 

Ccllulne cubitales, nullœ. 

MandilMilae , brèves , latœ , sub- 
bidentatce. 

Anterinse, monilif ormes, in specie 
primœ divisionis, tredecim articulis 
compositae , primo articulo longo-^ 
arcuato, basi attenuato. 

Fractœ, monilifonnes et serratœ 
inspeciebussecundœ divisionis, de- 
cem et undecim articulis compositœ, 
primo articulo longissinio , cylin- 
drico. 



CfUule radiale , une , ovale , 
incomplète. 

Cellules cubitales , aucunes. 

Mandibules , courtes , larges , 
le'jjèrement bidentëes. 

Antennes, nioniliformes, compo- 
sées, dans l'espèce qui constitue la 
première division, de treize anneaux, 
le premier, long, arque et aminci à 
sa hase. 

Brise'es , moniliformes et en scie 
dans les espèces de la seconde divi- 
sion, composées de dix et de douze 
anneaux , le premier très -long et 
cylindrique. 



Si des yeux encore peu exercés a voir les cellules de ailes ne 
peuvent pas apprécier la nuance qui existe dans la figure de la cel- 
lule radiale, entre les céraphrons , les omales et les antéons , ils 
trouveront dans l'absence totale des cellules brachiales un moyen 
assuré pour reconnaître les insectes de ce genre, et les séparer de 
ceux des deux genres précédens. 

La différence qu'on remarque dans les antennes de ces insectes, 
m'a engagé à établir dans ce genre deux divisions : la première ne 
contient qu'une seule espèce , savoir , le céraphron cornu tus mâle, 
gravé à la pi. i3 ; tandis cjue la seconde en renferme plusieurs , entre 
lesquels se trouve le sulcatus qu'on voit à la pi. i4. 



( 5o4 ) 

La plupart des céraphrons femelles sont aptères ; mais on les 
distinguera toujours aisément des autres hyménoptères sans ailes, par 
la longueur du premier anneau de leurs antennes. J'ai lieu de soup- 
çonner que quelques-unes de ces femelles perdent leurs ailes, comme 
les fourrais, après la saison des amours, en aj^ant vu qui portaient 
encore des restes de ces parties; quoi qu'il en soit, toutes les femelles 
ne sont pas dans ce cas; et il y en a qui naissent décidément aptères, 
puisqu'on ne peut découvrir dans leur corselet aucune trace de 
l'insertion des ailes. Y aurait- il parmi elles des ouvrières? 

Les céraphrons ne sont pas rares, j'en ai trouvé plusieurs espèces 
différentes, soit ailées, soit aptères, qui se seraient facilement 
soustraites a mes recliercTies , à cause de leur extrême petitesse , 
si je n'avais employé pour les prendre un moyen fort simple, qui 
consiste en une grande coiffe de toile que je faisais passer rapidement 
sur les fleurs des prés; c'est par ce procédé que j'ai pu me procurer 
non-seulement ces insectes ; mais encore une très-grande quantité 
de petits hyménoptères que j'aurais cherché vainement. 

Je crois que les céraphrons de ma seconde division sont les 
sparasions de M. Latreille , ou peut-être ses scellons. 



Nota. Ce geiu'e a élé éubli sur l'inspeclioa de cinq femelles et de quatre mâles.. 



( 5o5 ) 



G E N U s XLV. 
LEUCOSPIS. 



GENRE XLr. 
LEUCOSPE. 



Ccllula radlalis , una , angustis- 
sîma , valde elongata. 

Ccllula cubilalisjZ^wa^ incompleta. 

Mandibulœ, ^«rt'ûP, latœ, biclcii- 
tatœ. 

Antennse , frac Ice , clavatœ, duo- 
decim articulis compositœ in utro- 
que sexu , primo articula longo , 
fere cylindrico. 

1. Obsci-valio. Alœ plicatœ. 

2. Observatio. Feniora poslic.a crassa, 
irilus compkmala , infra dentala. 

5. Observalio. Feminœ acideo pun- 
genle exseï to , siirsum Jlexo arniatœ 
sunt. 



Cellule radiale, une, très t'iroilc 
el fort aloiigee. 

Cellule cubitale, une, incomplète. 

3Iandibules, petites, larges, biden- 
lees. 

Antennes, brisées, en massue, 
compose'es de douze anneaux dans 
l'un et l'autre sexe , le premier long 
et presque cylindrique. 

1. Observation. I-es ailes sonl pliôes, 

2 . Obserç'ation. Les cuisses postérieures 
sonl épaisses, aplaties iulérieuremenl , et 
dentées inférieurement. 

5. Observation. Les Icraelies sont 
armées d'un aiguillon piquant, découvert, 
el recourbé par dessus le ventre. 



Si la disposition des cellules des ailes ne suffisait pas pour recon- 
naîlic les leiicospes, on trouverait, dans la manière dont les femelles 
portent leur aiguillon, un moyen sûr d'y parvenir, puisqu'il n'y a 
aucun hyménoptère qui ait cet organe recourbé sur le ventre. Eu 
voyant la direction de cet utile instrument, on se demande ù 
l'instant : Comment ces insectes peuvent-ils s'en servir? Pour l'ap- 
prendre, qu'on veuille examiner de près l'organisation du ventre 
de ces femelles, et on verra qu'elles peuvent, en écartant les doux 
grandes valves qui en constituent le dernier segment, faire sortir 
leur aiguillon de dedans la gaine fixe qui lui sert de lourrcaix 
Hynu'.noplères. Tomk j. Qq 



{ 5o6 ) 
pour 1c redresser, le recourber eu dessous et le porter où elles le 
jugent convenable. Elles opèrent tous ces mouvemens d'autant plus 
aisément que leur ventre jouit, dans l'articulation du premier et 
ûa second segment, d'un mouvement particulier de flexion, même 
de demi-rotation, qui leur permet d'en incliner a volonté la partie 
postérieure à laquelle tient cet aiguillon. 

La tête des leucospes a entre les yeux une profonde rainure dans 
laquelle se loge le premier anneau des antennes. La pièce antérieure 
de leur corselet est grande , carrée, et le dessous de leur écusson 
se termine par une pointe écliancrée. Le ventre des mâles n'est 
composé en dessus que de trois segmens , dont le premier est carré, 
le second très-grand, de l'orme ovoide, et le troisième, très-petit, se 
trouve presque caché. Le ventre des femelles parait n'en avoir que 
quatre, sillonnés en dessus par une demi-gouttière qui reçoit le four- 
reau de l'aiguilloa ; mais lorsqu'on alonge ce ventre , on voit sortir 
de l'intervalle qui se trouve entre le premier et le second segment, 
un autre demi-segment écailleux, qui facilite sans doute les mou- 
vemens de flexion de cette partie. 

Nota. Ce genre a été établi sur l'iuspeclion de deux femelles et de trois mâles. 



( 3o7 ) 



L E U C O s P I s. 

S P E C I E S. 



7> E U C O S^P E. 
ESPECES. 



JSl E L L 



M A R r. 



Gigas. 
Dorsigcra. 

Biguetina. 



Fabr. Leucospis. n.'i. 
Panz. Leucospis. fem. 
Falîr. Leucospis. n.° 2. 
Panz. Leucospis fem. 



Gravée. 

La partie posU'rieure du 
ventre <le cet individu est 
aplatie en dessus, et elle 
fait un angle de 5o'' en- 
TÎron , avec l'antérieure ; 
outre cela, le fourreau de 
l'aiguillon est beaucoup 
plus court que dans les 
deux autres espèces. 



Gigas. Panz. Leucospis mas. 

Dorsigera. Panz. Leucospis mas. 

Les mâles ont ordinaii-e- 

œent sur le corselet les 

mêmes taches jaunes que 

leurs femelles. 



J'ai donné à celle espèce le nom de mon amr M. Faux'e-Eiguet , comme nu 
témoignage de ma reconnaissance.- 



( 5o8 ) 

GENUSXLVI. GENRE XLn. 



C O D R U S. 



C O D R E. 



Cellula radialis, una, minutissima, 
in infinia parle angulata. 

Cellulœ cubitales, nullœ. 

IMandibiilae, arcuatœ, itnidenlatœ. 

Aiilennœ , filiformes et non - 
nanquam suhmoniliformes , tredc- 
cim articulis compositœ in utroque 



1 . Observalio. Feininœ aculeo exserto 
arjiiatœ sunt. 
2. Observalio, Punclunialœ nuiffnum. 



Cellule radiale, une, fort petite, 
anguleuse dans sa partie inférieure. 

Cellules cubitales , aucunes. 

Mandibules , arquées, unidentëesv 

Antennes, filiformes, et quelque- 
fois un peu raoniliformes, conipose'es 
de treize anneaux dans les deus 
sexes. 

1. Observation. Les femelles sont 
armées d'un aiguillon découver!. 

2. Observation. Le poinl de l'aile est 
grand. 



La nervure radiale de l'aile des cadres , après avoir formé la 
cellule du même nom, se porte ensuite jusqu'au milieu du disque 
de l'aile , puis elle se rejette eu dehors pour aller se terminer a son 
extre'mité : dans ce trajet, elle dessine faiblement une espèce de 
grande cellule qu'on pourrait considérer comme une seconde radiale. 

Uae grosse tête, un corselet fort long, ordinairement chagriné 
sous l'écusson ; un ventre lisse et ovoide, composé de six segmens, 
dont le second est très-grand, et terminé par deux petites lames 
écailleuses qui recèlent sans doute l'aiguillon; des jambes longues 
et grêles, tels sont les caractères des codres, qu'on distinguera fa- 
cilement des autres hyméuoplères par la figure de leur cellule radiale, 
qui est en partie cachée par la grandeur du polat de l'aile. 



Nota, Ce genre a été établi sur l'inspection de six individus. 



( 3o9 ) 



C O D R U s. 
S P E C I E S. 



C O D R E. 

ESPECES. 



FEMIN^. FBatEZ,I,ES. 

Gi-avidator. Fabr. Banchus. n.° i 
Niger. Panzer. Codrus. 

Pallipes. Gravé. 



MALES. 



Il est très-difficile, dans ce genre , de distinguer les mâles des femelles, paice que les 
antennes ont le même nombre d'anneaux , et que les valves pointues qui terminent le 
rentre existent dans les deux sexes à peu près de la même manière. 



{ 5io ) 



G E N U S. 

C 1 N E T U S. 



Cellula raclialis , iina , pan-'a , 
acuta. 

Cellulœ cubitales j nulles. 
Maridibulae, subhidenlalœ. 

Anlcnnae^ filiformes , quindecim 
arliculls compositœ in feminis , 
primo longo , quàtuordecim in ma- 
ribus , tertio arcualo. 



GENRE. 
C I N È T E. 

Cellule radiale , une, pclile^ 
pointue. 

Cellules cubitales , aucunes. 

Mandibules j légèrement biden- 
tees. 

Antennes, filiformes, Gomposëes^ 
cle quinze anneaux dans les femelles, 
le premier long, ei de quatorze dans 
les mâles, le troisième arque'. 



Les insectes de ce genre établissent le chaînon qui unit les codres 
aux hélytes , en participant à V habitas des uns et des autres. 

La cellule radiale des ciiiètes forme un petit triangle scalène, 
dont le sommet est tourné vers le bout de l'aile, et la nervure 
qui le dessine se contourne dans le disque de l'aile, comme chez 
les insectes du genre précédent. Le point de l'aile est à peine visible, 
n'étant formé que par un léger renflement de la nervure. 

Le corselet des cbiètes n'est pas prolongé postérieurement, comme 
celui des codres, ei il est armé de deux petites épines. Leur ventre 
est un peu aplati , mais moins que celui des bélytes , et il est porté 
par un pétiole long , sillonné en dessus , velu et quelquefois arqué. 

J'ignore si les cinèles ont été décrits par les auteurs , et dans 
quel genre ils ont été placés. 



Nota. Ce genre a élé élaljli sur l'inspection d'une femelle et de deux mâles. 



G E N U s. 
B E L Y T A. 



- ( 5)1 ) 

s u P P L. pi. i4. 



G E N R E. 
B E L Y T E. 



Cellula radialis , una , minuta , 
ovata. 

Cellulae cubllales, milice. 

Mandiijulae , minutissimœ , suh- 
bidentatœ. 

Anlennae , perfoliatœ , quinque^ 
decim articuUs compositœ , primo 
longo. 

ObservaLio. Feiniiiœ aculeo exserto 
armalœ sunt. 



Cellule radiale , une , pellle , 
ovale. 

Cellules cubitales , aucunes. 

Mandibules , très-pedtes, légère- 
raerjl bldcnic'es. 

Antennes , pcrfoJie'es, composées 
de quinze anneaux, dont le premier 
est alonge'. 

Obseri>a lion, Les femelles sont armées 
d'un aiguillon découvert. 



Les hélvles ont leurs antennes perf'oliëes , et inse'iees à côté d'une 
eminence nasale, transversale, très-apparente. Leur corselet, aplati 
e^guilloclié en dessus, se termine postérieurement par deux épines. 
Le second anneau de leur ventre est très-grand et sillonné longiludi- 
nalement. Leurs ailes enfin ont une cellule radiale dont la nervure 
est quelquefois si peu opaque qu'on ne l'aperçoit qu'à peine. 

Je n'ai encore trouvé que deux espèces à placer dans ce genre : 
la première est celle qui est représentée à la case 8 de la pi. i4, 
sous le nom de bicolor; la seconde, moins grande, a l'abdomen 
noir et moins profondément sillonné. 



GENUS XL^II. 
C H A L C I S. 



( 3l2 ) 



GENRE XLVII. 
C H A L C I S. 



Cellula radialis , nulla. 

Cellulœ cubilales, nullœ. 

Mandibulœ, bidentatœ et triden- 
talœ. 

Antennœ, vulgo fractœ , varia 
forma , varioque numéro articulo- 
rian compositœ, nunquam tredecim 
superante. 



Cellule radiale, aucune. 

Cellules cubitales , aucunes. 

Mandibules , bidente'es et tri- 
dentées. 

Antennes , ordinairement brisées, 
de forme variée, et composées d'un 
nombre différent d'anneaux qui ne 
surpasse pas celui de treize. 



1 . Observatio. Alicptœ feminœ acuïeo 
exscrto, celerœ recondito armalœ sunt. 



1 . Obseri'atio. Quelques femelles sont 
armées d'un aiguillon découvert; dans 
d'autres il est caché. 
2. Observatio. Punch/m alœ mag- 2. Observation. Le point de l'aile est 

num et fere quadratum. grand el presque carré. 

Quel que soit le moyen dont on veuille se servir pour reconnaître 
les chalcis , je cloute qu'on puisse réussir , soit à cause de la peti- 
tesse du plus grand nonabre des individus qui composent ce genre , 
soit à cause des formes variées que présentent leur corps , soit 
enfin à cause de la différence qu'on observe dans la figure et le 
nombre des anneaux dont sont composées les antennes ; mais si 
l'on emploie celui des ailes, on les distinguera toujours des autres 
hyménoptères , par Tabsence de toute nervure \ par la figure presque 
carrée du point de l'aile, et surtout par l'ondulation remarquable 
que fait le citbiliis. 

En réunissant dans ce cadre générique des insectes dont V/iahiius 
était très-différent, j'ai cédé à ce que me dictait une force supérieure, 
savoir, l'organisation des ailes. Si l'on ne veut pas admettre ma 
manière de voir , on pourra la modifier en clioisissant les moyens 
de division qtie je vais présenter , pour en faire des genres. 



( oi3 ) 

Le premier moyen de division sera lire de la place qu'ocrnpe 
le point dans l'aile , car dans plusieurs espèces il touche cpielqiie- 
fois son bord, tandis que dans d'autres il s'en éloigne en descendant 
dans son disque. 

Les antennes présenteront vin second moyen de division. On eu 
trouvera de brisées et d'autres qui ne le sont pas , de pectinces et 
de simples, de lisses et de velues, d'aplaties et de cylindriques; 
plusieurs sont filiformes ; d'autres terminées en massue, et quelques- 
unes par un anneau arrondi et excavë comme celui de quelques 
lépidoptères. Quant au nombre d'anneaux dont elles sont com- 
posées, il y en a qui en ont treize, d'autres douze, neuf, sept, 
cinq et quatre. Il est à propos de faire remarquer à ceux qui vou- 
draient employer les antennes comme un moyen de division, que 
celles des mâles sont quelquefois différemment conformées de 
celles de leurs femelles; ainsi, par exemple, les cha/cis ramicornls 
el pectlnicornis sont les mâles de femelles dont les antennes sont 
simples. 

La forme du ventre et son insertion au corselet oflViront un troi- 
sième moyen de division. On voit en effet des chalcis qui ont un 
long pétiole, tandis que d'autres l'ont très-court. Les unes ont le 
ventre arrondi, d'autres l'ont cylindrique, conique et quelquefois 
comprime latéralement comme une lame de couteau. 

Le renflement des cuisses postérieures, ou leur simplicité', don- 
nera un quatrième moyen de division. Enfin on en trouvera un 
cinquième dans la couleur variée de ces insectes. 

Toutes les chalcis dont les cuisses postérieures sont renflées, 

consliluent chez les i^uteurs le genre qui porte ce nom , tandis que 

celles qui ont les cuisses simples sont disséminées dans d'autres 

genres. On en trouve parmi les diplolcpls , clcptes , eiieharis , 

Jdymenoptercs. Toaib i. Rr 



( 5i4 ) 
cynips et cludcis de M/ Fabiiclus. Quant à M/ Latreille, il les a 
placées dans son genre cynips , en les séparant par des divisions 
fondées svir les modifications dans la forme du ventre , et par 
des subdivisions qui reposent sur les nuances que présentent le 
corselet et les antennes. 

Ces deux auteurs ont créé le genre eucharls poury placer le chalcis 
adscendens; mais, en examinant avec attention l'aile de cet insecte, 
on voit que le cubitus subit l'inflexion qui caractérise les insectes 
de ce genre, et quoiqu'elle soit un peu moindre que dans l'aile 
de plusieurs autres, elle suffit néanmoins pour lui assigner sa place. 

Je ne me permettrai aucune remarque sur les organes de la bouche 
des chalcis f parce que l'extrême petitesse du plus grand nombre 
d'entr'eux exclut toute recherche de ce genre, et que celles qui ne 
porteraient que sur les plus grosses espèces ne fourniraient que des 
résultats équivoques. 

Comme il est assez difficile de se procurer ces petits insectes, je 
rapporterai que j'ai vu sortir, en automne, de onze galles fongueuses 
des branches du chêne, huit cent quati'e-vingts individus, d'espèces 
très- variées, dont quelques-uns étaient des cynips et tous les autres 
des chalcis , dont plusieurs se sont accouplés dans le poudrier oîi 
ils étaient renfermés. 

Les espèces qui composent ce genre e'tant très-nombreuses, de 
forme très -différente, et pour la plupart fort petites, exigeraient 
une monographie accompagnée de figures correctement dessinées 
et bien coloriées. Un tel ouvrage ne le céderait pas en beauté à ceux 
qui représentent les oiseaux-mouches et les colibris. 

A'ota. Ce genre a élé établi sur riiispeclioii de cent douze individus, mules ou 
femelles, dout quatre de ces dernières sont aplèrcs. 



C H A L C I S. 
S P E C I E S. 



( J»5 ) 



C H A L C î S.. 
E S P E CES. 



Sispû 



temin-t;. fx m elles. ma u e s. m a l e a. 

Prima Divisio. Ahdomirie longe petiolalo. 

Première Division. VeiiU-e à long pétiole. 

' Femoribus posticis incrassatis. Cuisses posltiieures renflt'es 

Fabr. Chalcis. n.° i. 



Panzer. Chalcis. 
Chu^ipes. Fabr. Chalcis. n." 2. 
Panzer. Chalcis. 

** Femoribus posticis simpUcibus 
Adscendens. Fabr. Eucharis. n.° i 
Panzer. Cynips. 



udbrotani. Panzer. Chalcis. 



Cuisses postérieures simples. 

Adscendens. De même , excepté les 
antennes, qui sout plus 
longues , et le corselet , 
qui est épineux. 



Secunda Divisio. Abdomine breviter petiolalo. 
Seconde Division. Ventre à court pétiole. 
* Femoribus posticis incrassatis. Cuisses postérieures renflées. 
Minuta, Fabr. Chalcis. n.° 20. 

Panzer. Chalcis. 
Bispinosa. Fabr. Chalcis. n.° 28 



Fusilla. 
Flavipes. 

Femorata. 
Armata. 
Dargelasii. 
Cornigera. 



Fabr. Chalcis. n.° 29. 
Fabr. Chalcis. n.° 52. 
Panzer. Chalcis. 
Panzer. Chalcis. 
Panzer. Chalcis. 
Lalreille. Chalcis. 
Gravée (1). 



Je n'ai pas pu distinguer les sexes dans les chalcis à grosses cuisses. 



( 5i6 ) 

** Feniorihus poslîcis sitnplicibus. Cuisses |)ostéiieures simples. 
* Abdomine viridi vel cœruleà. Ventre vert ou bleu. 

Italica. F^br. Diplolep. n.° 5. 

Panzer. Diplolepis. 
Violacea. Fabr. Diplolep. n." 4. 

Panzer. Chalcis. 
Bedeguaris. De même. 
Nigricornis. De même. 
Gallarum. De même. 
Puparum. Tic même. 
PectinicornisFa.hr. Diplolep. n" 22. 



Bedeguaris. Fabr. Diplolep. n." 6. 

Nigricornis. Fabr. Diplolep. n.° 7. 

Gallarum. Fabr. Diplolep. n.* 8. 

Puparum. Fabr. Diplolep. n" i5. 

Pectinicornisha. femelle a des an- 
tennes simples. 

Jlamicornis. Les antennes de la fe- 
melle ne sont pas 
rameuses. 

Bimaculala. Fabr. Chalcis. 

.^urata 



Ramicornis. Fabr. Diplolep. n" 24. 



Bimaculala. De même. 



Ventre noir. 



Sphegum. 
Stigma. 



Cynipidis. 
Stigma. 
Fulgens. 
Larvarum. 



Panzer. Cynips. 

** Abdomine nigro, 

Y àhr. Diplolep. n ij. I . . . , 

Y&hr. Diplolep. n" 21. | . . . • 

'** Abdomine bicolore. Venlre de deux couleurs. 

Cynipidis. De même. 



Fabr. Diplolep. n° 17. 
Fabr. Clepies. n.° 5. 
Fabr. Cleptes. n.° 6. 
Fabr. Cleptes. n." 8. 



Larvarum. De même. 



( 3i7 ) 

G EN us XLVIII. GENRE XLriH. 

P S I L U S. P S l L E. 

CcHula radialis, nulla. Cellule radiale, aucune. 

Cellulae cubitales , nullœ. Cellules cubitales, aucunes, 

Mandibulae , bidentatœ et triden- Mandibules , bidenlëes et Iri- 

iatœ. dentées. 

Anlennae, monilif ormes, nonnun- Antennes, moniliformes, quelque- 

quam capitatœ , sœpe longitudine fois à lêle, souvent de la longueur 

corporis, duodecim et Iredecim ar- du corps, compose'e de douze et de 

ticulis compositœ, primo longo. treize anneaux, dont le premier est 

long. 

Les ailes des psiies nont aucune cellule, et le point qui est à 
peine visible ne s'avance pas au-delà du tiers de leur bord externe, 
ou anteriem-. Au moyen de ces deux caractères, on les distinguera 
facilement des autres hyménoptères. 

La tête des insectes de ce genre est presque sphérique, un peu 
aplatie par devant; leur corselet, lisse en dessus, a son ëcusson 
assez saillant; leur ventre , pétiole, plus ou moins conique, est 
composé de six anneaux, dont le second est très - grand ; leurs 
cuisses sont ordinairement renflées au milieu, et leurs ailes, trans- 
parentes et souvent velues, dépassent le ventre lorsqu'elles sont 
en état de repos. 

Parmi les insectes nombreux qui composent ce genre , on en voit 
qui ont des antennes moniliformes; d'autres qui les ont très-velues, 
comme rdegans , et quelques-uns, surtout parmi les femelles, qui 
les ont plus grosses au bout, comme ï antennatus , représenté a la 
7.° case de la pi. i5. Le psiius cornutus , figuré par M.' Panzer, 
a une tête pointue qui ne ressemble pas du tout k celle des autres 



( 3i8 ) 
pslles ; mais il en est un autre plus remarquable encore dont je 
vais donner une courte description. Cet individu , qu'on rencontre 
sur les fleurs en ombelle , dans le mois de juin , et auquel j'ai 
donne le nom spécifique de Bosciij est petit, noir et lisse; du 
premier anneau de son ventre s'élève une corne solide , faite d'une 
seule pièce inarticulée et arrondie à son extrémité, qui se recourbe 
dès sa naissance, pour se porter en avant, en se prolongeant même 
au-dcla de la tête : cette corne ne touche pas le corps de l'insecte, 
mais lorsqu'il relève son ventre, mouvement qu'il exécute tiès- 
souvent , comme si cette corne était pour lui une arme défensive, 
ou offensive, alors elle se loge dans une demi- gouttière assez pro- 
fonde, creusée sur la partie supérieure du corselet et de la tête, où 
elle s'adapte très-exactement. J'ai examiné avec attention cet animal 
vivant, pour connaître les usages de cette corne; mars je ne peux lui 
en assigner aucun , tout ce que je peux dire , c'est qu'elle ne peut 
pas se mouvoir par elle-même; de sorte qu'on ne peut pas supposer 
qu'elle remplace l'aiguillon ou la tarricre. 

Le genre diaprie de M.' Latreille, qu'on trouve dans la famille de 
ses proctotnipiens , parait se rapporter à nos psiies , h en juger du 
moins par l'espèce qu'y a consigné cet auteur, et parce qu'il dit, que 
les ailes sont sans grosses nervures. 



Nola, Ce genre a élc éLabli sur l'bispection de vingt-quaUe Ludividus , mules on 
femelles. 



( .'^•a ) 



P s I L U s. 
S P E C I E S. 



P S I LE. 

ESPECES. 



rEMINjE. rEMELLES. 

Cnnicus. F;tl)r. CJialcis. n.° 53. 

Cornulus, Panzer. Psilus. 



Antennalits. Gra\ 



MARES. MALES. 

Cdnicus. De môme couleur. 



Elegans. Grave'. 



J'ai trouyé quelques /j^/Vé"* femelles aptères , et enir'aulres une que je crois être 
telle du corniitus , à eu jtiger du moins par la foi-nie singulière de sa lête , mais 
elle est plus grosse , et de couleur ieslacée. 



Quoique j'aie examiné les caractères génériques (3e deux mille 
deux cents hyménoptères qui composent ma collection , je ne pré- 
sume pas d'avoir complété les genres de cette classe, et conséquem- 
ment je ne regarde pas ma tâche comme finie. J'en ai reçu la preuve 
depuis l'impression de cet ouvrage, dans l'envoi qu'on m'a fait du 
pelecinus polycerator de M/ Fabricius, lequel constitue un genre 
particulier , bien remarquable par la singulière disposition des cel- 
lules de ses ailes. Si je peux me procurer, dans la suite, des genres 
nouveaux , ce que je peux espérer, soit de mes correspondans, soit 
de l'empressement qu'auront les amateurs à me transmettre leurs 
dccouvcrlcs, je m'empresserai de les faire graver et de les publier 
s )us la forme de supplément. 



INDEX ALPHABETI C U S. 



AlysoD , 
Ampulex, 
Anomalon , 
AnJreDa, 
Anieon , 
Apius , 
Apis, . 
Arpactiis , 
Alta, 
Aulacus , 
Benibe»., 
Bel_)la , 
Bracon , 
Breiuus , 
Ceinonas , 
Ceralina , 
Ceraphron , 
Ceropales , 
Cephaleia , 
Clialcis , 
Chclonus f 
Chrysis , 
Cinelus , 
CIcples, 
Cocirus , 
Crabro , 
Crocisa , 
Crvplus , 
C/nîps , 
Dimorpha , 
Dinelus , 
Doleius, 
Dorjlua, 
Epeolus , 
Evania , 
Figites , 
Fœmis , 
Formica , 
Gotiius, 
Heloriis, 
Ichneuiuon , 



page 52 


Larra , 


page i43 


195 


Lasius, 


235 


iL 


Leucospis , 


3o5 


ii4 


Masaris, 


182 


237 


Manica , 


276 


302 


Mellinus, 


189 


i4o 


Miscophu», 


206 


242 


Misons, 


i3o 


192 


Mulilla, 


263 


274 


M^rmosa, 


162 


89 


Nematus , 


59 


173 


Nomada , 


221 


3ii 

Ï17 
257 


Kysson , 


197 


Omalus, 


3oa 


Oryssus , 


68 


2l3 
232 


Oxjbelus , 


216 


3o3 


Pasiles , 


224 


123 


Philaulhus, 


200 


65 


Plesia , 


i5o 


3l2 


Porapiîus, 


»'9 


289 
292 
3io 


Prosopis , 
Psen , 


2j8 
ï35 


Psilus, 


3.7 


298 


Pteronu», 


61 


3o8 


Sapyga, ~ 
Scolia , 


»59 


209 


i55 


239 


Simblephilus, 


ï85 


49 


Sirex , 


76 


284 


Sphex , 


iq5 


i46 


Stephanus, 


91 


207 

57 


Sligraus, 
Slizus, 


i38 

176 


280 


Tachus, 


»53 


225 


Teiilliiedo , 


45 


84 


Tltynnus , 


»79 




Tipbia , 


i48 


287 


Tracbelus, 


70 


86 


Traclnisa ,. 


247 


2fi9 


Tremcx , 


80 


203 


Trigona , _ 


245 


ai5 


Drocerus, 


73 


98 . 


Vespa , ~ 


i64 


282 


Xjlocopa , 


254 



TABLEAU COMPARATIF 

De la synonymie générique des Auteurs ci - dessous nomme's. 



J URINE. I Fabricius. | Latreille. 



K L U G. 



K I R B Y, 



P R I M u s O R D O. 



TentJiredo. 

Cryptus. 
iAllantiis, 
\u4llant. 2.* div. 
t Dolents. 

NemaUts. 

Pteronus. 

j Cephakia. 

Orysstis. 
Trachelus. 
Urocerus. 
Sire9t 
Tiemex. Sappl." 



Ei'ania. 
Fœnus. 
Aulacus. 
Sleplianus. 



flchneiimon. 
Ichn. 1.^ famil'n 

[ Anoinalon. 



Cimbex. 




Ciinhex. 


Ilylotoma. 


l'^div. 


Hylotoma. 


Tenthredo. 




Tenthredo. 


Hylotoma. 


Z^div. 




Tenthredo. 




Tenthredo. 


Hylotoma. 


7>''dw. 




Tenthredo. 




Tenthredo. 


Hylotoma. 


l'div. 


Lophyru.1. 


Lyda. 




Pamphillus. 


Tarpa. 




Megadolbntes 


Oryssus. 




Oryssus, 


Cephus. 




Cephus. 


Xyphidria. 




Xyphydria. 


Sirex. 




Urocerus. 


Sirex. 







Oryssus. 
Astatus. 
Hyhonotus. 
Sirex. , 
Sirex. ■ 



Et'ania. 
Fœnus. 



i. 2.' fumil. 



Ichneumon. 

Cryptus. 

Pimpla. 

Bassus. 

Ichneumon. 

Hracon. 

Cryptus. 

Ichneumon. 

Cryptus. 

Ophion. 

Ophion, 



E C U N D U S O R D O, 



Evania. 
Fœnus. 



Ichr. 
T E R T I U S O R D O. 

Ichneumon. 



Agathis, 

Ichneumon. 

Microgaster. 

Ichneumon. 
Ichneumon. 



J U R I N E. 

Bracon. 

I Pompilus, 
Sphex. 

Sphex. 2." farn. 

AmpuUx. Slip.* 
/ Psen. 
l 

Stigmus. 

Apius. 
l Larra. 

Dimorpha. 
Tiphia. 
Plesia. 

Tachus. Suppl.' 
iScolia. 

^Sapyga. 

tSfyrinosa. 

Vespa. \? div. 
Vespa. 2.^ dh>. 
Vespa. 3." div. 

f^espa. 4." d'w. 
Vespa. 5." dw. 

f Bemhex. 

iStizus. Suppl.' 

Thynnus. 
Mazaris. 
Simblephilus. 
Mellinus. 
\Arpactus. 



Fabricius. 



Bracon. 


Vipio. 


Cryptas. 


Sigalphus. 




Alysia. 


Pompilus. 


Pompilus. 


Pepsis. 2.^ div. 




Ceropales. 


Ceropales. 


Sphex. 


Sphex. 


Pelopœus. 


Pelopœus. 


Pepsis. 




Pepsis. 




Cfilorion. 




Chlorion. 


Chlorion. 


Trypoxilon. 


Psen. 


Pepsis. 




Trypoxilon. 


Trypoxilon. 


Larra. 


Larra. 


Liris. 






Jstata. 


Tiphia. 


Tiphia. 


Tiphia. 




Scolia. 


Scolia. 


Elis. 




Hellus. 


Sapyga. 


Elis. 


Mizine. 


Hylœus. 


Myrmosa. 
Mutilla 


Vespa. 


Vespa. 


Polistes. 


Polistes. 


respa. 


Odynerus, 


Sinagris. 




Polistes. 




Eumenes. 


Eumenes. 


Polistes. 




Zethus. 




Bembex. 


Bembex. 




Monedula. 


Larra. 


Stizus. 


Oxybelus. 




Thynnus. 


Thynnus. 


Celonites. 


Celonites. 


Philanthus. 


Philanthus. 


Mellinus. 


Mellinus. 


Mellinus. 


Mellinus. 


Pompilus. 


Gorytes, 



( 2 ) 

Latreille. 



Klug. 



KiRBY. 



Sapyga 



J U R I N E. 



jilyson. 
\Nysson. 



Philanthi 
Gonius. 
Miôcophu. 
Dinetas. 
i Crabro. 

Cemunus. 
Helorus. 
Oxybelui 
Prosopis. 
Nomada. 
Pasites. 

Epeolus. SuppL' 
I Andrena. 



SvypplJ 



; Ceratina. Suppl. 
' Lasius. 



Apis. 
Trigona. 
(Trachitsa. 



^Trachuxa.^'fam 



(Xyloc 



Fabricius. 

Pompilus. 

Crabro. 

Oxybelus. 

Pompilus. 

Pliilanlhus. 

Philanthus. 

Pompilus. 
Crabro. 
Pemphredon. 
Pemphredon. 



Oxybelus. 

Prosopis. 

Nomada. 

Nomada. 

Epeolus. 

Andrena. 

Hylœus. 



Prosopis. 

Megilla. 

Megilla. 

Centris. 

Eucera. 

Anthophora. 

Melecta. 

Centris. 

Apis. 

Apis. 

Anthophora. 



Dasypoda. 

Eucera. 

Xylocopa. 

Andrena. 

Anthidium. 

Xylocopa. 

Bomhus. 



( 3 ) 

Latreille. K l u g. 



Nysson. 



Cerceris. 
Larra. 

Larra. 
Crabro. 

Pemphredon. 

Helorus. 

Oxybelus. 

Hylœus. 

Nomada. 

Epeolus. 

Andrena. 

Hylœus 

Halictus. 

Specodes. 

Colletés. 

Ceratina. 

Anthophora. 

Nomia. 

Eucera. 

Melecta. 

Apis. 
Apis. 

( Megachile. 
Uliv. 5. coup, 
div. 1. c^lln.l. 
div. 2. coniques, 
div. 4. rases, 
div. 6. maçouucs. 
Dasypoda. 
Eucera. 



Megachile. 3 div. 
Xylocopa. 



K I R B ir. 



Mellita. * b. 
Apis. * b. 

^ïpis. ** b. 
Mellita. * a. 
Mellita. *♦ a. 
Mellita. ** b. 
Mellita. ** c. 



Apis. •*' d. 2. c 

Apis. ** d. 1. 

Apis. ** a. 

Apis. ** e. 1. 

Apis. ** c. 2. a. 

Apis. ** c. 2. y. 
Apis. ** c. 1. a. 
Apis. ** c. 1 fi. 
Apis. c. 2. <f. 
Apis. * a. 
Apis. ** d. i. 



Apis. ** c. 2 /!. 
Apis. ** à. 2. fi. 









( 4 ) 


J URINE, 


Fabrioius. 


Latreille 


tBremus. 




Bombus. 
Centris. 


Bombus. 


1: : : : : : : : 


Eiigloma. 
Mutilla. 


Euglossa. 


Mulilla. 




Mutilla. 


Foi-mica. 




Formica. 


Formica. 


Jtfa. 




Atta. 


Myrmica. 


Hianica. 




Formica. 


Myrmica. 


Vorylus. 




Dorylus. 


Dorylus. 


Labidas. 








^Cynips. 




BancJms. 


Ihalia. 




Cynips. 


Diplolepis. 


Figites. 






Figites. 


Chelonus. 




Ichneumon. 


Sigalphus. 


iChrysis. , 


.' div. 


Chrysis. 


Crysis. 


\chrysi..^ 


' dU: 


Chrysis. 


Hedychrum. 


l 




Parnopes. 


Parnopes. 


Cleptes. 




Cleptes. 


Cleptes. 


Omalus. 




Belhylus. 


Belhylus. 


Anteon. 








Ceraphron 






Scelio ? 


Leucospis. 




Leucospis. 


Leucospis. 


iCodrus. 
Cinetus. 




Banchus. 


Sigalphus. 






Proctotrupes. 


Belyta. Suppl.* 






(Chalcis.i. 


dw. 


Chalcis. 


Chalcis. 


) Chalcis. 2. 


dh: 


Eucharis. 


Eucharis. 


\ 




Diplolepis. 


Cynips. 


1 




I 




Cleptes. 
Chalcis. 




^Psilus. 




Diapria. 



K L U G. 



K 1 R B Y. 

Apis. ** e. 2. 



AL.E 




MANDIBULE 



¥w. 



i À \ i i 'i 
( I .f 4 "f f 



^\NTENN^ 



FioM 




') 3 ^'^ 





ni " 



PI 



ORDO PRIMUS 



G en . iTendu^edo 



2 * faaii . 



CTen.2.Crup(ui 



Gen. 5. Allautiis. 



Geji.4-.Dolerus. 



2'^. fa 



Gen. 5.Neinatus 



Gen.G.Pteroniis. 



Cren.^. Cepliale 



Geu.8 Orussus. 



Gen. q .Traehelus 



Gen . lO . Urocerus 



Gen.u. Sii'ex 



ORDO SECUNDUS 



Gen. 1. Evania. Gen. 2 . Foeniis . Gen. 0. Aulaeus . Gen.4. Stepb? 



\ 



PI 5. 



0RJ30 TERTIUS 



Gen ilclinevunon ....2*.fam. GenaAnomalon 



2?fain . 



G en . 3 . Ji r ne OJi . Geu . 4 PompJ i 



Gen.5. S pli ex. 



? fam 



Gen.G.Psen. i Geii.T.Stigiiius. 



Gen. 8. Apius. 



bis 



Geu i) . Liu^ra. 



Gen . lo . Diuiorpha. Geu . ii . Tiphia 



Geu. 12 . Seolia, 



ter . Gen . lo . Sapyga 



Gen.i4. Myi'inosa 



PI. 4. 



Gen.iS -Vespa. Gen.i6.Beiiibex. Gen.i7. Masaiûs. Geii.iô.Simbleplul 



Geu . iQ .Mellinus . 



Gen.20.Arpaofus. , Geii.21. Alyson. 



Gen.2 0.Pliih\n(us. Gen.^4- Goidus. - Gen.^S.Miscoplii 



Gen.^T.Çrabro. 



Geu.ifi.Cemoiius. a'fam. 



Gen. oo.Prosopis . [ Gen.Si.Nomada. Gen. 32. Audi' en a 



Gen 54.Crocisa. 



Gen. 3 5. Apis. Geu.36.Tracliusa. 



Geû.22.Nysson. 



Gen.iG.Diuetiis. 



Geii.2(). Oxybelus . 



Geii.oo.Lasius. 



Geu . 7. Breuiiis 



»1.5. 



Gen.Sft.MuùIla, 



Goii. oc).rorimca. 



Geu. 40 . Cvnips , 



Geii . 41 ■ Clielomis . 



Gcn.42.Ch 



Geu. 43 . Ouialus . 



Geii . 44- • Ceraplii'ou 



Geii.45 Leucopsis , 



Geii.4C).Codinis. 



Geu. 47. Clialcis. 



Geu.48.rsLlus. 



liulhv alariiui. 



Ampiilex . Siijipl . 




Pterouiis. ô.faou Suppl 



Psen. 2 iiuii Suppl 



Taclius. Suppl. 



Helorus.Suiipl. 



c^ 



Epoolus.Svippl 



Ceratina. Suppl. 



Belvta. Suppl. 



Cieii . a . Teiidircdo 



ORJ)0 J" 

2 ■; fani 



Gen. 2 . Crupdi 



£ms_ 






i7ent/i . aj^e/Ai/tJ . 



'77'/ttÂ. /rt'^/ 



C ru/tf . /fiiivti//iù/J 



Gen. 3. Allaiituj 



Geu.A Dolerus 






# 



(//Ai,,/-. //f,../,i 



U^o/i-r. o/mru 



I ^I>o/er. Ci 



Gen. 5. Nematii! 



Gen . GPteromis 




i 





'//<'/>)tr/ . fut/i;- . 



/Av /, 



//>.-/■ . aA-r 



Pl.fl. 



ORDO 5"^ 
Gen. 1 . JchneTunon 



Gen . 2 . Anomalou 






Ji/t i'f/à7^0/ 



Je/,. //]7/.X. 



Cl/iOfu. i'a/^ie.ffafufn ■ 



Gen . 3 . Bracon 



Gen . 4 . Pompilus 





Û/iof/i. /noTi 



'^Srac. t/adteratar 



i/^of/t/} lo^ilfaà/J . 



Gen. 5. Sphex 



;j°.ffun 



Gen. 6 . Psen 



<~^r•' 



iV 



\ 




'S^'/it'.v f/i//crofuifyz 




JiiO >1 >l 



'^icft tWmi/irori 



Gen. 7. Stigni: 




cSàff/n. titvi 



Gen. 8 . Apiiis 




Gen . 9 . Lainni 



in 



ûtnuJ ^/î</u/nd . 



Gen . 10 . Dimorplia Gen. u. Tipliia 




^yÔtm. octt/afa. 





Gen. 12 . Scolia 



'Tiff/i.J^i'niorafa 




Cico/. ru6ra 



Gen. i3. Sapy^a 



Gen. 14. Mymiosa 



Gen. 10 . Vespa 





T* 




\Ui 



ohr/f ■ jo t/u/Ar/a 



I 'Vi\u>a notata 



Gen . 16 . Beinbex 



Geu. 17. Ma 




W / 



q|^ 



en 



iSenw. ocuia&a . 



Gen . 18 . Siniblepliilus 





C \ 



<Stmf'. àiaàe. 



Geu. 19 . Mellinus 



Gen . 20 . Ai^pactiis 



Gen. 21. Alyson 





1 



f ' 1 




9//e//. //ra/e/i<UJ 



^■^V^> 



or/noxiiui 



(l!/i/j . ii/>ino^i 



Gen . 32 . N>^son 



Geu . 20 . Ptilautus 



Geu . 24. • Gomus 




Ç/i/Oti àt/mJiaùiJ . 




//^//, ru/mh,.i . 




\ 



cV^V? .^//a'.'ifi'.i 



Oen. o4.-Crocisa 




G en. 35. Api 



li 



Croc. ,t/r< 



^ç^^. oy . oremns 




î I i 



dp. mr//t/ùa /ei/f/uT . 



Gen. 38.Muti]la 



Gen . 56 . Tracliusi 




i/rac/i . cinchi . 



Gen . 5g . Forniic 




én>rm , iiti/yh'rra/wa . 



G eu . 4 o . Cynip s 



Gen. 4-1- Claelonus 



Gen. 4^- Clu'ysis 




â» 





(' I//I eri/f/u 1 > I •ty/iti/u 



("/,<■/ .fu/va/a.. 



^U 



C'/i/-i/,i. cS /ot/ih'ra 



G en .i 5 . Ouialus Gen . 4 4, . Ceraplir 





ri 

(yma/.^id cicorrHJ . 



(' {'/• . corrtaàij 



Gen. 4.6. Coirus 



Gen. 4- 7- Chai ois 



Gen.4-8.Psiliis 









C'/m/c. cm 



^/\ii/. e/e(/a/iJ 



Mutilla Psili 



Suppl-Pteronus .5? fam. 



Suppl . Psen . . . . 2 'h fiuu . 





'//A/ A /à/ 



Al// (//i/i'/i/ni/iiJ. l'^'/Vv. h'JÛici 





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