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Full text of "Nouvelles archives du Muséum d'histoire naturelle"

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NOUVELLES ARCHIVES 



DU MUSÉUM 



D'HISTOIRE NATURELLE 



QUATRIÈME SÉRIE 



CORBEIL. — IMPRIMERIE ED. CRETE. 



NOUVELLES ARCHIVES 



DU MUSÉUM 



D'HISTOIRE NATURELLE 



PUBLIEES 



PAR MM. LES PROFESSEURS-ADMINISTRATEURS 



DE CET ETABLISSEMEIST 



QUATRIÈME SÉRIE 



TOME TROISIEME 



^^Ui f,sfi^ 







MASSON ET G", EDITEURS 

LIBRAIRES DE LACADÉMIE DE MÉDECINE 
(20, BonleTard Sainl-Gcrmain, en (ace de l'Efole de Médefine 

1901 






NOMS 



DE 



MM. LES PROFESSEURS-ADMINISTRATEURS 



u i: 



MUSEUM DHISTOIRE IS^ATURELLE 



PAU ORDRE DANCIENNETE 



Rouget Professeur honoraire 



1879 



A. (^.AUDUY Professeur de Paléoiilologie. 



RCREAL'. 



Léon Vaillant.. 

E. Perrier 

P. Van Tiegheu. 
P. Dehérain. . . . 



Cornu 

Chauveau 

Arn.-^ud 

H. Becquerel. ... 
Stanislas Meunier. 

Hamy 

Lacroix 

Gréhant 

FlLHOL 

Bouvier 

Maquenne 

E. Oustalet 



Id. 

Id. 
Id. 
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Id. 

Td. 
îd. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 



de Botanique (Classificalions et t'aniiiles na- 
turelles). 

de Zoologie (Reptiles et l'oissoiisi 

de Zoologie (Mollusques et Zoopliytes) 

d'Aiialoniie et de Physiologie végétales 

de Physiologie végétale appliquée à TAgi^icul- 
ture 

de Culture 

de Pathologie comparée 

de Chimie appliquée aux corps organiques. . . 

de Physique appliquée à l'Histoire naturelle. . 

de Géologie 

d'Anthropologie 

de Minéralogie 



de Physiologie générale 

d'Anatoraie comparée 

de Zoologie (Insectes et Crustacés).. . . 

de Physique végétale 

de Zoologie (Mammifères et Oiseaux). 



1872 

1874 
1875 
1876 
1879 

1880 
1884 
1886 
1 890 
1892 
1892 
1892 
1893 
1893 
1894 
l89o 
1898 
1900 



NOUVELLES 

ARCHIVES DU MUSÉUM 

QUATRIÈME SÉRIE 

JEAN LE ROY DE LA BOISSIÈRE 

ET 

DANIEL RABEL 

PEINTRES D'HISTOIRE NATURELLE 
DU COMMENCEMENT DU XYIF SIÈCLE 

PAR 

LE D" E.-T. HAMY 

MEMBRE DE l'iNSTITUT, 
PROFESSEUR AU MUSÉUM d'hISTOIRE NATURELLE. 



I 

La célèbre collection des vélins du Muséum de Paris s'est enrichie, il 
y a quelque temps, d'un précieux recueil de figures peintes, antérieur 
de plus de vingt années aux plus anciennes séries du Jardin du Roi, 
puisqu'il porte la date de 1610 (1). 

Notre bibliothécaire, M. J. Deniker acquérait, en effet, en 

(1) Les premiers vélins datés de la collection sont de 1G31. Cf. H. Stein, Vélins conservés 
à la Bibliothèque du Jardin des Plantes (Inv. gén. des richesses d'Art de la France, Paris, Monu- 
ments Civils, t. Il, p. 119, Paris, 1889, gr. in-8<'). 

Nouvelles Akchivbs uu Muséum, 4« série. — III. * 



2 E.-T. HAMY. 

décembre 1888, d'un horloger de Paris, pour une somme modique, ce 
volume, qui ne renferme pas moins de quarante-quatre grandes feuilles 
d'un fort vélin, hautes de 40 centimètres, larges de 30, ornées tantôt sur 
une seule face, et tantôt au recto et au verso à la fois, de très fines 
peintures qui représentent des fleurs, des insectes, etc. (1). 

Une vieille reliure en veau plein, fort endommagée, est garnie à 
l'intérieur d'un papier jaspé, à demi déchiré aujourd'hui, et de deux 
feuilles de garde en papier grossier portant la marque E. GLAVDET, 
alternant avec une croix grecque entourée d'un chapelet. 

On lit en haut de la première de ces feuilles cette phrase écrite vers la 
seconde moitié duxvii" siècle : Ce livre appartient à M. Cauchy. 

Le premier feuillet est blanc, mais le second est décoré d'un frontis- 
pice en forme de cadre tout garni d'armoiries et d'emblèmes, de fleurs, 
de fruits et d'oiseaux, orné enfin de quatre lettres majuscules aux 
formes tourmentées. 

Les armoiries sont au nombre de quatre ; vers le haut et du côté 
gauche est peint l'écusson de France, d'azur à trois fleurs de lis d'or 
timbré de la couronne royale; à droite et vis-à-vis se voit un écusson 
également d'azur, semé de fleurs de lis d'or et que surmonte une couronna 
de marquis. 

Au milieu du bord supérieur de l'encadrement est figuré un troisième 
écusson « de sable au lion d'argent, armé, couronné et lampassé de gueules 
au chef d'argent, chargé de trois roses de gueules boutonnées d'or (2) ». 

En bas, également au milieu, se voit un quatrième écu « d'argent au 
lion de gueules armé, couronné et lampassé d'or, à la bordure de sable, 
chargée de douze bezants d'or, au chef d'azur chargé de trois fleurs de 
lys aussi d'or (3) ». 

Les emblèmes de la peinture, chevalet, palette et pinceaux ; ceux du 
jardinage, râteau, pioche, houe, cisailles, se font pendant vers le milieu 
des deux montants du cadre. Une perruche et un coq sont posés sur les 

(1)Lp, manuscrit a malheureusement été exposé à l'humidilé, et plusieurs des planches en ont 
plus ou moins souffert. 

(2) On verra plus loin que ce sont les armes des La Boissière. 

(3) Ce sont les armes de la ville de Poitiers. 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIÈRE ET DANIEL RABEL. 3 

deux faisceaux. Enfin des fraises, des cerises, une bourrache, une gre- 
nade, un souci, un narcisse de poète, complètent cette brillante décoration. 

Les lettres majuscules, un I et un R d'une part, de l'autre un T et un G, 
s'expliquent par l'inscription qui occupe le centre du cadre, et surmonte 
un vase décoré, garni d'un bouquet où l'œillet, la pensée, la rose et le 
souci marient agréablement leurs couleurs. 

Cette inscription de treize lignes est ainsi rédigée : 

JANVS REGIVS BOSSERIVS 

Picto. Vir Illustris cum sua tum ouorum 

nobilitate clarus Hoc elegantia commendahile 

florilegium. manu propria licet diuturno 

morbo tr émula, quasi ludens in Musœo 

succesivis horis penicillo post naturam. 

affahre et venuste depinxit quod THOM^Ë 

GARNERIO Pictavensi Pharmacopœo 

tanquam symbolum et amicitiœ pignus 

perpetuumque mutui animi atque œternœ 

mémorise monum.entum sacravit Anno 

salutis Sexcentesimo decimo supra 

Millesimum. 

Les majuscules I et R que je mentionnais plus haut sont les initiales 
de lanus Regius, T et G sont de même celles de Thomas Garnerius. Mais 
tandis que ce Garnier, pharmacien de Poitiers, auquel est dédié notre 
manuscrit se dérobe complètement à nos investigations, le peintre qui 
en fut l'auteur n'est pas un personnage tout à fait inconnu. 

Jean Le Roy^ S' de la Boissière (c'est ainsi qu'il faut traduire Janus 
Regius Bosserius)^ Poitevin lui-même, Picto, appartient à une famille 
distinguée de la noblesse du pays et ce sont les armoiries fort anciennes 
des Le Roy de la Roissière que l'on voit entre les initiales I et R du 
frontispice de notre manuscrit. 

Un de ses ancêtres, Robert Le Roy, écuyer, sieur de la Roissière, avait 
occupé la mairie de Poitiers en 1293 ; son arrière grand-père, Rogier Le 



4 E.-T. HAMY. 

Roy, licencié es lois, avait été échevin (1477) puis maire de la même 
ville (1482); son grand-père Nicolas Le Roy avait aussi occupé cette 
dernière charge en 1559(1). 

Enfin il était fils d'un autre Nicolas Le Roy, qui portait le titre de sieur 
de la Picardièreetde la Roissière et il jouissait d'une véritable réputation 
artistique, dans la capitale du Poitou, à une époque voisine de celle où 
de sa main tremblante il terminait l'album dont il est ici question. Le 
poète-apothicaire-botaniste, Paul Contant, auteur du Jardin et Cabinet 
poétique publié en 1608, a célébré le talent de son compatriote qu'il com- 
pare prétentieusement à un Timanthe et à un Architas. 

. Architas poitevin, 

Timanthe sans égal, dont la dextre savante 

Fait tout ce que Nature à notre œil représente (2). 

Les pinceaux de Jean Le Roy se sont, en effet, appliqués à reproduire 
des choses très variées. L'album qu'il offrait en 1610 à Thomas Garnier 

(1) « Nicolas Le Roy, maire de Poitiers en l'an 1539, s'' de la Boissière, portoit, comme Robert 
Le Roy, éc, s"" do la Boissière, maire de Poitiers en 1293, de sable au lion d'argent, armé, couronné 
et lampassé de gueules, au chef d'argent chargé de 3 roses de gueules boutonnées d'or. 

« Il étoit fils de Rogier Le Roy, échevin en 1477.1lavoit 70 ans lorsqu'il fut élu maire par 24 voix 
et en concurrence avec François Fumé qui n'en eut que 20 et Jean Maissonnier qui n'en eut que 3. 
Il s'en défendit à cause de son grand âge et de ses infirmités, le corps de ville le contraignit à 
faire la charge... 

« Il eut pour fils un autre Nicolas Le Roy, s'' de la Picardière et de la Boissière. 

« Ledit autre Nicolas Le Roy eut pour fils Jean Le Roy, s"" delà Boissière. 

« Ledit Jean Le Roy eut pour fils autre Jean Le Roy, s"' de la Boissière, et Pierre Le Roy, sr de Géré. 

« Ledit autre Jean Le Roy eut pour fils Pierre Le Roy, s"' de la Boissière, René Le Roy, s^ de 
Fougaschet, Philippe Le Roy, s"" de la Vergne, et Guy Le Roy, s'' de la Vigerie. 

« Et Pierre Le Roy, s'' de Géré, eut aussi plusieurs enfants. 

« Ce qui se voit par le procès-verbal de production de titres faits le 21 mars 166b par les enfans 
d'autre Jean Le Roy et la veuve de Pierre Le Roy, s'" de Géré, devant M. Gharles Golbert, commis- 
saire départi dans les généralités de Poitiers et de Tours. » [Bibl. Municip. de Poitiers, Ms. n" 387 
(anc. n» 300), p. 323-324. — Gf. Roole de tous les nobles réservés en la généralité de Poictou (Arch. 
Hist. du Poitou, t. XXIil, p. 371-372, 1893).] 
• 1 ,, 

« L'an de grâce mil quatre cent quatre-vingt-deux, ce vendrcdy après la nativité S.Jean Baptiste, 
ainsi qu'il est de coustume faire élection du maire de la ville de Poitiers fut elleu en icelle ville 
M" Rogier Le Roy, licencié es loys l'un des eschevins de ville et le jour S' Giprien en suivant fut 
receu et mis en chère comme mère ainsi qu'il est de coustume. » [Ibid., ms. n° 38S (anc, n" 36), 
p. 672.] 

Ges deux textes, le second du xv"^ siècle, le premier du xvu" siècle, m'ont été gracieusement 
communiqués par feu M. Lièvre, bibliothécaire de la ville de Poitiers, membre non résidant du 
Gomité des Travaux historiques et scientifiques. 

(2) Le Jardin et cabinet poétique de Paul Gomaxt, apothicaire de Poitiers, 1608, in-S", p. 83. — 
Gf. Dreux du Radier, Bibl. hist. et critiq. du Poitou, Paris, 18o4, in-12, t. III. p. 316. 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIERE ET DANIEL RABEL. 5 

représente notamment aux pages 75 et 79 deux paysages aux premiers 
plans ocreux, aux lointaines perspectives bleutées, dont la sécheresse 
n'exclut pas un certain charme. Dans un troisième tableau champêtre, 
de facture encore plus raide, passe un mouton lourdement dessiné (p. 34), 
mais l'on peut voir au bas des pages 17 et 28 trois chiens de chasse assez 
bien posés et dont l'un est même peint avec une véritable adresse. 

Jean Le Roy représente ailleurs un mardn-pècheur dans sa brillante 
livrée jaune et bleue (1) et un toucan, oiseau encore fort rare, et qu'il a 
beaucoup mieux rendu que ne l'avait fait Collaërt une vingtaine d'années 
plus tôt (2). 

Mais c'est surtout dans la peinture des insectes qu'il excelle. Notre 
manuscrit ne renferme pas moins de dix-sept miniatures délicates dont 
quelques-unes sont d'une étonnante perfection, et qui reproduisent, posés 
sur des fleurs ou des feuilles, un scarabée, sept papillons diurnes ou 
nocturnes, quatre chenilles, deux libellules et trois diptères (3). 

C'était un usage constant chez les anciens peintres de fleurs d'animer 
ainsi leurs œuvres (4) et La Boissière ne manque pas de s'y soumettre. La 
liste des insectes qu'il a ainsi peints est d'ailleurs assez courte ; il a suivi 
la tradition en choisissant de préférence certaines espèces, d'un aspect 
particulièrement décoratif, qui reviennent fréquemment dans les anciens 
albums, tels que le grand paon de nuit ou la demoiselle éclatante. 

Le premier de ces insectes, posé sur une feuille de tulipe à la page 11 
de l'album de Le Roy, est un chef-d'œuvre de dextérité et de patience. Les 
ailes, d'un gris brunâtre, galonnées de brun et de blanc, et ornées d'un 
œil de paon à iris fauve, centré de noir et bordé en dehors de deux crois- 
sants blanc et rouge^ sont rendues d'une manière parfaite. Mais les 
antennes n'ont point la forme pectinée qui leur est propre et le corps est 



(1) P. 51. — Voir une figure du même oiseau gravée dans un album anonyme de 15 planches, 
d'origine anglaise, de la fin duxvi« siècle, au Cabinet des Estampes de la Bibl. Nat. (J.b. 72). 

(2) Voy. l'œuvre d'Adr. ColIaert au Cabinet des Estampes. Henri Le Roy a aussi gravé, mais fort 
incorrectement, cet oiseau (J.b. 38). 

(3) On voit aussi, page 14, un escargot qui monte sur une feuille de tulipe et dont il n'y a rien 
à dire d'intéressant. 

(4) Cf. Archetypa Studiaque Palris Georgii Hoefnagelii Jacobus E geriio, duce ab ipso sculpta 
omnibus philomusis ainicè D ac perbenigne communicat Ann. Sal. XCII (1592). /Etat. XVll. Cum 
prœ. Cœs. Mag. Francof. ad Ma;n. 48 pi. Bibl. Nat. Cab. des Estampes (J.b. 72). 



6 E.-T. HAMY. 

dépourvu du duvet velouté qui devrait couvrir tout le thorax. Il semble 

que La Boissière n'ait eu sous les yeux qu'un modèle desséché, copié 

dans quelque boîte d'amateur d'entomologie. 

Les autres insectes de l'album, tous indigènes et d'espèces communes, 

sont parfaitement reconnaissables (1 ). On y distingue le scarabée nasicorne 

connu sous le nom de rhinocéros (2) ; la belle-dame ou papillon doré 
Va?îes.sa cardia) ; trois écailles, la marbrée [Chelonia vellica)^ la pourprée 
Ch.purpurea) et l'hébé {Cli. hébé) ; la macroglosse du caille-lait [Macro- 

glossa steliakirum) [3) ] la demoiselle éclatante [Calopterijx splendens); 

l'agrion jouvencelle (4) ; le chrysops aveuglant et enfin deux mouches (5). 
Les chenilles seraient celles du sphinx de l'euphorbe, du bombyx de 

Neustrie, de l'orgye antique et delà piéride du chou (6). 



II 



Les pages 3 à 26 sont presque exclusivement réservées aux tulipes. On 
y distingue tout de suite (p. 24) la tulipe de Perse, de Gessner(7), de 
Bauhin et de Glusius (8). Le Roy en a exactement figuré l'oignon gros 
comme une noisette, les feuilles longues, étroites, retombantes, d'un 
vert pâle, bordées d'un mince filet rouge, la fleur « dont les pétales exté- 
rieures sont d'un rouge cerise vers le dos, et blanches par les bords et 
les intérieures totalement blanches », les étamines violettes, la plaque 
enfin tirant sur le noir (9). 

Nos tulipes champêtres sont aussi représentées à plusieurs reprises 

(1) M.Lesne, assistant d'entomologie au Muséum, abien voulu vérifier toutes ces identifications. 

(2) P. 22. — C'est le rhinocéros du tan qui sert à faire les couches des jardiniers. 

(3) P. 8,30, 46, 17 et 10. 

(4) P. b et 30. 
(3) P. 31 etl. 

(6) P. b, 23, 36, 47, 66. 

(7) On sait que la tulipe, dédiée à la mémoire de Gessner par Linné, avait fleuri à Augsbourg 
en lb39. L'oignon venait de Constantinople. 

(8) Caroli Clusii Atrebatis Curie posteriores seu plurimarum non anté cognitarum aut descrip- 
tarum stirpium... novaîdescriptiones, Raphelengii, 1611, in-4o, p. 18. 

(9) Cf. Traité des Tulipes, qui non seulement réunit tout ce qu'on avait précédemment écrit de 
raisonnable, mais est augmenté de quanlilé de remarques nouvelles sur féducalion de cette belle 
fleur, par l'auteur du Traité des Renoncules (P. d'Ardenne), Avignon, 1760, in-12,p. 73-75. 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIERE ET DANIEL RABEL. 7 

(p. 25, etc.), mais ce sont surtout les grandes tulipes d'ornement, d'ori- 
gine orientale, qui attirent l'habile pinceau du miniaturiste poitevin. 

Il y avait alors quatre-vingts ans (1529) que le vice-roi Lopo Vaz de 
Sampaio avait rapporté à Lisbonne les premières tulipes des Indes. Le 
roi de Portugal en avait fait cultiver avec soin les oignons et plus tard, 
des marchands flamands « épris de la beauté et majesté de cette belle 
fleur » en avaient échangé des spécimens contre de précieuses 
marchandises. Ils emportèrent ces tulipes dans leur pays et les Cambier, 
de Lille, introduisirent à leur tour, vers 1566, à Paris, quelques-unes de 
ces riches variétés orientales, que les fleuristes et les amateurs de la 
capitale (1), à la tête desquels on trouve Jean Robin, Morin l'aîné, 
Tuder, doyen de Notre-Dame, etc. (2), ont propagées avec ardeur, en 
augmentant chaque année la beauté et le nombre des variétés cultivées (3). 

Le Jardin du Roy de 1608(4) en représentait déjà une quinzaine dont 
plusieurs remarquables par leur volume, leurs flambés et leurs panaches. 
Le Roy de la Boissière en a figuré plus de quarante, que, par malheur, 
aucune nomenclature n'accompagne (5). 



(1) Le Floriste françois, Iraittant de l'origine des Tulipes. De l'ordre qu'on doit observer pour 
les cultiver et planter, Comme la Nature, leur donne la diversité de leurs couleurs. Du moyen de 
les faire embellir et de leurs maladies et remèdes avec un catalogue des Noms des Tulipes et dis- 
tinction de leurs couleurs par le s"' de La Chesnée Monstereul. Caen, i654, in-12, p. 34. — Le fron- 
tispice gravé par Dacquet, qui est en tête de l'exemplaire de cet ouvrage rare appartenant à la 
Société d'horticulture, porte : A R.ouen, chez Louis du Mesnil, 1638. 

(2) Le cardinal de Richelieu fut un de ces amateurs de tulipes, et Monstereul cite trois tulipes 
qu'il a nommées (p. 37). 

(3) « ... Les François, esprits curieux plus qu'aucunes Nations, ne se sont pas contentés de les 
avoir (les Tulipes) telles qu'on les a apportées des Indes, ils se sont attachés a vouloir connoistre 
leurs espèces; et iugeans dans la diversité de leurs couleurs qu'il y en avoit de constantes et 
d'autres variables et remarquans d'aucunes qui d'une couleur se panachoit d'vne autre l'année 
suivante. Considérans ces merveilleux effets de la Nature ont recherché la cause de ce changement, 
en sorte que par vne expérience qu'ils se sont acquise par le temps, ils ont trouvé les moyens de 
les perfectionner... » La Cuesnee Monstereul, op. cit., p. 21. 

(4j Le Jardin du Roy tresChreslien Henry IV, Roy de France et de Navarre et dédié à la Royne 
par Pierre Vallet, brodeur ordinaire du Roy, Paris, 1608, in-f". — Je rapproche de préférence 
l'album de Le Roy de la Boissière de cette collection de dessins gravés, publiée deux années avant, 
c'est-à-dire en 1608. Les plantes de Vallet ont été copiées d'après nature au Jardin du Roy 
que dirigeait Jean Robin dans la Cité (Cf. E.-T. Hamy, Vespasien Robin, arboriste du Roy, premier 
sous-démonstrateur du Jardin Royal des Plantes (1633-1662) (Nouv. Archiv. du Muséum, 3= série, 
t. Vin, p. 3, 1896). 

(o) Il eût été intéressant, par exemple, de trouver ici des représentations des tulipes flamandes 
que vendaient les Morin sous les noms de Cornhaert, Coucquebeker, Doelmens, Castelnaert, etc. 
Le Catalogue de René Morin, de 1621, contient 44 variétés de tulipes (Cf. E.-T. Hamy, le Jardin de 



8 E.-T. HAMY. 

Toutes ces variétés sont simples (I) ; il en est de grandes et de petites, 
d'unies et de bigarrées. 

Les tulipes unies sont d'un rouge pourpre (2) ou cerise, orangé ou vieux 
rose ; on en voit aussi de jaunes et de blanches (3) ; les jaunes « mises au 
dernier rang en fait de beauté », les blanches « plus estimées » comme 
moins communes (4). 

Puis ce sont les tulipes de deux couleurs &\ie^ paltots , rouges et jaunes, 
blanches et rouges (5) et même vertes et rouges (6) : puis les tulipes 
franchement polychromes, agatines, morillons, marquetines (7) dont il 
existait déjà de très belles variétés fixées, avec leurs panaches, leurs 
flambés, leurs jaspes, leurs îles et leurs larmes, les raies et les filets 
qui caractérisent chacune d'elles (8). 

Qui n'admireroit pas ces divers Nuances 
Ce meslange réglé, ces belles différences, 
Ces caprices heureux de qui les nouveautez 
Nous donnent tous les ans de nouvelles beautez. 
L'vne montre à nos yeux de la Neige ondoyante, 
L'autre sur de la Neige est rouge et flamboyante ; 
L'vne croise son blanc partny de l'incarnat 
L'autre d'un pourpre obscur relève son éclat, 
L'vne de trois couleurs également esclatte 
L'vne paroit de Jaspe et l'autre est une Agathe 
Celle-cy jaune et rouge éblouit les regards 
Et celle-cy moins vive est belle en toutes parts (9). 

La page 8 de l'album de Le Roy représente , exécutée d'un pinceau alerte 

René Morin, Bull, du Mus. d'Hist. Nat., 1900, n» 3, p. 129). La Chesnée Monstereui n'en énumère 
pas moins de 4'd2 en 1634 (op. cit., p. 208-230). 

(1) Notons cependant (p. 15) une tulipe jaune, en voie de multiplication, avec huit grands 
pétales formant deux involucres. 

(2) Il en est une d'un rouge sombre qui fait penser à la célèbre tulipe Darwin de l'Exposition 
de 1889. 

(3) Les blanches, les jaunes et les rouges sont tulipes communes, dit Monstereui, mais de trois 
sortes qui ne changent jamais et sont les plus communes, aussi sont-elles estimées les moindres 
(La Ciiesnée-Monstereul, op. cit., p. 23). 

(4) Traité des Tulipes, p. 100 et 101. 

(5) P. 3, 5, 12, 14, 16, 27,82, etc. — Monstereui en décrit 14 variétés. Parmi les plus célèbres 
figuraient les draps d'or et d'argent. 

(6) P. 3, 82. — Cf. Traité des Tulipes, p. 100. 

(7) P. 9, 12, 18, 20, 21, 26, etc. — Monstereui connaissait, en 1634, 55 tulipes agates, 27 moril- 
lons, etc. 

(8) M. Bois reconnaît notamment dans nos peintures VOculus solis (p. 29) et plusieurs des variétés 
dites perroquet. 

(9) D. ScuDÉRY. A Monsieur de la Chesnée Monstereui sur son Traité des Tulipes (op. cit.). 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIERE ET DANIEL RABEL. 9 

et subtil, rimage d'un marlagon d'un rouge orangé magnifique, c'est le 
lis de Constantinople; la page 31 montre un bel exemplaire fort exactement 
peint de la grande Couronne Impériale. Vallée avait déjà fait graver ces 
deux belles plantes dans le Jardin du Roy cité plus haut, mais il n'a 
pas connu la grande hémérocalle omhellifère dont on trouve à la page 27 
de Le Roy une bonne représentation. 

On voit à la page 28 du même album une de ces fritillaires dont le 
Jardin du Roy possédait en 1608 six belles variétés. La nôtre est, autant 
qu'on en peut juger, la fritillaria vidgaris^ flore cartieo. 

La Scilla bifolia est figurée à la page 43. 

Mentionnons encore l'iris germanique (1), la grande iris de Susiane 
[Iris Susiana inajor) (2), l'iris bulbeuse violette à feuilles étroites, dite 
Portugaise (3), les deux dernières, déjà dessinées pour Vallet qui en a 
publié une vingtaine d'autres (4). 

Une page délicate groupe des colchiques et des Crocus aux brillantes 
couleurs, parmi lesquels on reconnaît le salivus (safran), leluleifs^ le ver- 
sicolor, le susicmiis, et le vernus (5). 

Ailleurs (6) ce sont des hyacinthes et des narcisses, dont plusieurs 
sont à fleurs doubles; ailleurs encore, le perce-neige (7) et le mus- 
cari (8). 

La page des œillets (9) est des plus remarquables. Elle nous met en 
présence de dix variétés doubles, imitées par un pinceau d'une habileté 
merveilleuse. Presque autant que les tulipes, les œillets passionnaient 
les amateurs de fleurs du commencement du xvii" siècle, qui avaient 
obtenu dès 1610 des spécimens rouges, roses et blancs d'une grande 
beauté. On connaissait fort bien dès lors lehallot et le morillon^ \e panaché 
rose et \e panaché violet, le grand espagnol, etc. , que Le Roy de la Boissière 



(1) P. 38. 

(2) P. 37, 39. 

(3) P. 40. 

(4) Jardin du Roy, p. 41 et suiv. 

(5) Les deux autres figurent probablement des Merindera, dont une variété double. 

(6) P. 03, 07. 

(7) P. 08. 

(8) P. 62. 
(9jP.66. 

Nouvelles Archives du Muséum, 4"' série. — ni. ■^ 



10 E.-T. HAMY. 

a représentés avec une remarquable perfection à côté du minor simplex^ 
d'où sont sorties toutes ces variétés superbes. 

Les anémones de Le Roy sont aussi fort intéressantes. Il a peint avec 
succès la grande pavonnière, la pulsatille, la coronaire des fleuristes, et 
quatre variétés de VHortensis (1). Quatre autre variétés blanches, roses, 
bleues et violettes représentent élégamment les delphinies(2). 

Puis ce sont de grosses pivoines doubles (3) ; un aconit à feuilles très 
larges (4) ; la rose de Noël(o) ; une nigelle(6) ; une fraxinelle d'une variété 
violette devenue rare (7) ; un Géranium lividum (8) ; enfin des rosacées char- 
mantes, églantines, rose jaune simple (9) ; roses doubles de deux teintes, 
spirée et aubépine (10). Cette dernière, d'une exécution particulièrement 
artistique, est faite d'un curieux mélange d'aquarelle et de gouache; 
les feuilles sont peintes à plat, les feuilles un peu en relief et le détail 
des organes floraux a été obtenu par de très fines retouches en épaisseur. 

Une petite saxifrage (1 1 ); une primevère rose , remarquable par son calice 
long et étroit; le vulgaire coucou ; une variété rose de la buglosse (12) ; la 
digitale pourprée(13);labelle-de-jour(14); des liserons(15) et un certain 
nombre de composées, Aster ^ Bar khausia^ Tagetes^ Emilia (16), complè- 
tent cette trop longue énumération. 

(1) P. 34, 33 et 36. — Vespasien Robin a publié en 1620, dans son Histoire des Plantes nouvel- 
lement trouvées en i'isie Virgine et autres lieux (Paris, Guill.-Macé, 1620, in-16, p. 13), une ané- 
mone de Chalcédoine, venue de Constantinople et qu'il disait être « la mère de toutes les ané- 
mones doubles que nous ayons recongnuesjusques à présent » (Cf. E.-T. IIamy, Vespasien'Robin, 
p. 3-4). On voit que la Boissière avait ici devancé de dix ans Vespasien Robin. 

(2) P. 47. — Delphinium Ajacis. 

(3) P. 45, 46. 

(4) P. 56. 

(5) P. 59. 

(6) P. 33. — C'est la Nigella hispania. 

(7) P. 83. 

(8) P. 43. — Variété du G. phœum. 

(9) La rose jaune, Rosa ftava, était alors en honneur, et on avait plus d'une fois réussi à la 
faire doubler (1603 et 1607) (Clusius, Curaî posteriores, p. 13). 

(10) P. 70 et 77. — La spirée représentée ici serait, suivant M. Bois, la Spirœa hypericifolia que les 
ouvrages d'horticulture et entre autres le Dictionnaire de Nicholson regardent cependant comme 
introduite en Europe en 1640 seulement. 

(11) P. 43. 

(12) P. 65,38. 

(13) P. 55. 

(14) P. 50. 

(15) P. 50. 

(16) P. 53, 33,54, 65, 47,60. 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIERE ET DANIEL RABEL. H 

Tout cet intéressant ensemble est d'ailleurs d'une exécution fort iné- 
gale. A côté de planches admirablement achevées, comme celle de la 
spirée et de l'aubépine, s'en rencontrent d'autres, presque grossières. 
Ce sont probablement celles que l'artiste convalescent ébauchait en 1610 
manxi... diuturno morho tremula^ ainsi qu'il le déclare dans sa dédicace 
à son ami Thomas Garnier. 

J'ai à peinementionné enpassant quelques peintures de fruits dispersés 

au milieu des fleurs. Les producteurs auraient pourtant intérêt à étudier 

de près les variétés de cerises et de fraises (1) connues dans nos provinces 

de l'Ouest il y a trois siècles. Je n'ai rien à dire de l'épinard fraise et du 

nerprun, de l'orange et de la grenade (2) dont notre artiste a rapidement 

colorié des exemplaires. Mais je me reprocherais de ne point signaler 

tout particulièrement à l'attention des horticulteurs les grandes 

planches consacrées à réunir les renseignements botaniques les plus 

complets sur deux récentes et précieuses acquisitions de la flore culinaire, 

la tomate et le piment rouge. Introduites, l'une et l'autre, en Espagne 

dans le cours du xvf siècle, comme on peut le voir dans Clusius (3), ces 

plantes avaient doucementgagné la France, et l'album de La Boissièrenous 

apprend qu'on les cultivait avec succès à Poitiers dès 1610. Celui-ci a 

peint scientifiquement les deux plantes, dont il montre le bouton et la 

fleur, puis le fruit sous les divers aspects de sa maturation. Ce sont les 

pages les plus précieuses peut-être de l'intéressant ouvrage, dont j'achève 

ici l'analyse. 

III 

En même temps que Janus Regius Bosserius a vécu un autre Le Roy, 
occupé, lui aussi, à dessiner des plantes et des animaux, qu'il a gravés 
parfois lui-même. 

(1) p. 1 et 51. 

(2) P. 6 1 et 74. 

(3) Clusius a donné, d'après Monardès, une figure assez complète du Capsicum des Indes, dont 
le capucin Gregorio de Reggio avait auparavant étudié les caractères (Commentariolum de varie- 
tate capsicorum indicorum).— Cf. Monardès. llistoria médicinal de las cosas que se Iraen de nuestras 
Indias Occidentales que sirven en medicina, Sevilla, 1S74, p. 1, in-4°. — Fr. Hernandez. Cuatro 
libros de la Naturaleza y Virtudes médicinales de las Plantas y Animales de la Nueva Espana Ed. 
N. Léon, Morelia, 1888, in-8°, p. 90, 103, etc. 



12 E.-T. HAMY. 

Henri Le Roy (c'est le nom de ce deuxième artiste) nous a appris qu'il 
était né en 1579 (1), mais sans nous dire en quelle localité il avait vu le 
jour. 

Il devait tenir de près à notre Jean Le Roy. En effet, il y a trop de 
rapports entre les noms et les travaux de ces deux hommes et leur œuvre 
offre assez de points de contact, pour que l'on soit amené à les rattacher 
l'un et l'autre à une même origine. 

Tous ces Le Roy étaient de la religion réformée; c'est même à cette 
circonstance que M. Lièvre attribuait leur radiation, dès la fin du 
xvf siècle, des listes municipales de Poitiers, où leurs ancêtres avaient si 
longtemps occupé les premières places. 

Henry Le Roy fut inhumé le 20 novembre 1651 dans \q cimetière 
protestant du faubourg Saint-Marcel. Nous ne savons rien de la mort 
de Jean. 

Il existe plusieurs suites de planches signées par Henri Le Roy : 
ornements d'orfèvrerie, figures d'astronomie, animaux, végétaux. 

Je ne parlerai que de ses figures d'histoire naturelle dont l'examen 
rentre directement dans le sujet de cette modeste monographie. 

On connaît d'abord d'Henri Le Roy une suite, non datée, de onze planches 
d'oiseaux conservées au cabinet des Estampes de la Ribliothèque natio- 
nale (J.b. 38, f 6-8). Les dessins sont de sa main ; ils ont été gravés par 
H. Weyeh (2). 

La volière des oiseaux^ autre suite de huit planches, que l'on peut 
voir dans la même collection, est tout entière son œuvre, dessin et gra- 
vure : Henri Le Roy fecit et excudit. 

Cinq pages de poissons (3) forment une troisième suite. Puis vient le 
Jardin des sauterelles et pajnllions^ ensemble la diversité des mouches^ 
recueilli au service d\m chascun (J.b. 51) (4^ 



(1) Le titre d'une de ses planches porte ces mots : Henri Le Roy fecit. Mi. 72, 1651. S'il avait 
72 ans en 1651, il était né forcément en 1579 et non pas en 1575 comme le dit Nagler (t. VII, 
p. 455, Mûnchen, 1835, in-8°) et comme le répète Haag (La France protestante, t. VI, p. 565, 
Paris, 1856, in-S»). 

(2) Une série anonyme de 12 planches d'oiseaux, reliée dans le même volume du Cabinet des 
Estampes (f"" 8-10), pourrait bien faire aussi partie de l'œuvre de Henri Le Roy. 

(3) Il y en aurait six, d'après Nagler. La Bibliothèque Nationale n'en possède que cinq. 

(4) Neuf planches, petit in-S" sans date, Henry Le Roy excû. 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIÈRE ET DANIEL RABÊL. 13 

Enfin une cinquième collection, composée de douze petites feuilles 
oblongues, dessinées à Anvers dans le cabinet d'Arundel(l), gravées par 
Wenceslas Hollar. Elle a pour titre: Muscarum, Scarabeoriim^Vermiwjiq^ 
Varie Figure et Formœ omnes 'primo ad vivum coloribus depictœ et ex Col- 
lectione Arimdelian [a] a Weticeslao Hollar aqua forti inscidptœ [%). 

Quatre-vingts et quelques figures représentent sur ces six planches 
des chenilles ou des libellules, quelques diptères, etc. On y remarque fort 
bien gravé notamment le grand paon de nuit de la page 1 1 de la Bois- 
sière (3) que nous retrouverons un peu plus loin chez Daniel Rabel(4). 



IV 

Bien plus intimement encore que l'auteur de tous ces petits albums, 
se rattache à Jean Le Roy de la Boissière l'artiste qui a peint le magnifique 
volume de fleurs du cabinet des estampes, Daniel Babel. 

Fils de ce Jean Babel, peintre et graveur dont Lestoille a dit quelque 
part qu'il était « vn des premiers en base de pourtraicture » et qu'il 
« avoit un bel esprit (5) » , Daniel est né à Paris en 1578 (6). 

(i) Le cabinet célèbre de Thomas Howard, comte d'Arundel, maréchal d'Angleterre, avait été 
transporté à Anvers au commencement de la Révolution. C'est là que Le Roy dessina et que Hollar 
grava les Muscarum figurœ. 

(2) Antwerpiœ. Anne 1646, in-S" obi. — Je connais une autre édition en six feuilles dont Her- 
mann Weyen a fait les gravures. C'est celle que signait Henry Le Roy, l'année même de sa mort. 
Elle est intitulée Muscarum, Scarabeoruni Vermiumque varie Figure et Formœ omnes primo ad 
vivum coloribus depictaî ex Collectione Arundelian. Hermann Weyen excudit, Henry Le Roy 
fecit. ^^it. 72, 16bi. A Paris, rue Saint-Jacques, à l'image Saint Benoist, près la Poste (J.b. 72). 

(3) Ce grand paon de nuit est également dessiné avec soin dans la suite anglaise anonyme que 
je mentionnais plus haut. Les quinze planches de cette curieuse suite, dont le cabinet des Estampes 
possède la totalité, ont des titres anglo-latins ; le travail de gravure paraît flamand et l'on est 
en droit de se demander si l'ouvrage ne sort pas d'Anvers. La synonymie anglaise s'expliquerait 
toute seule dans ces planches si elles représentaient des collections d'histoire naturelle copiées 
chez Arundel! 

(4) Je ne sais rien d'un Pierre Le Roy, peintre et sculpteur, qui vivait à Paris vers le milieu du 
xvii<= siècle et dont il est question dans Haag (La France protestante, t. II, p. 563). Serait-ce le 
second fds de Jean, Pierre Le Roy, sieur de Séré, dont il est question plus haut dans la généalogie 
de La Boissière? 

(5) Jean Rabel était originaire de Beauvais ainsi qu'il le déclare en signant sa gravure du Mar- 
tyr de Saint Laurent lo Rabell Rellovacus. Il était né au moins vers lb45 et dès ■lo75 il était 
<< maiitre peinctre » à Paris, où il est mort le 3 mars 160.3 l'A. lal. Dict. critiq. debiogr. et d'hist., 
2» éd., Paris, 1872, in-4», p. 1029-1030;. Jean s'est marié deux fois et c'est de sa première femme, 
Anne Chestres, qu'il a eu Daniel en 1378. 

(6j Cette date est donnée par M. de Laborde dans son premier volume de la Renaissance des 



14 E.-T. HAMY. 

Il a signé en 1624 l'album incomparable qui a sauvé son nom de 
l'oubli (1), et, l'année suivante, il dessinait pour le ballet du roi les 
groupes, les marches, les quadrilles, les costumes, les décorations qu'on 
lui paya « sept vingt dix livres » (2). Il portait alors le titre « d'ingénieur 
ordinaire pour le Roy en ses provinces de Brie et de Champagne ». 

L'abbé de Marolles, qui ne connaissait guère que ce travail de Daniel 
Rabel, a seulement consacré à son auteur dans le livre des Peintres et 
graveurs le mauvais quatrain qui suit (3) : 

De Daniel Rabel nous avons peu de chose; 
11 estoit inventif, surtout pour les ballets, 
Ses dessins furent vus dans le Royal palais 
Sans trop defixion de la méthamorphose (4). 

Mais Malherbe, qui avait vu le Livre de fleurs^ adressait au peintre 
le sonnet flatteur (5) que voici : 

Quelques louanges non pareilles 
Qu'ayt Appelle encore aujourd'huy 
Cet ouvrage plein de merveilles 
Met Rabel au-dessus de luy. 

L'Art y surmonte la Nature 
Et si mon Jugement n'est vain 
Flore lui conduisoit la main 
Quand il faisoit cette Peinture 

Certes il a privé mes Yeux 

De l'objet qu'ils aiment le mieux 

N'y mettant point de Marguerite. 

Arts (p. 324-325). Un dessin du jeune artiste,conservé à la Bibliothèque Sainte-Geneviève et retrouvé 
par ce critique, porte les mots de Daniel fecit 1591, anno sua? œtatis 13. 

(1) Bibl. Nat. Cabinet des Estampes, J. a, 19. 

(2) Daniel Rabel, ingénieur ordinaire pour le Roy en ses provinces du Sud et de Champagne, 
la somme de sept vingt dix livres (150') à uy ordonnée pour son paiement et remboursement 
des portraits et dessins qu'il a faictz pour led. Ballet (Arch. Nat. Kk. 200. fol. 22). 

(3) Le livre des Peintres et graveurs, par Michel de Marolles, abbé de Villeloin, éd. Duplessis, 
Paris, Daffis, 1877, in-12, p. 17. — Cf. Ibid., p. 16, 27, 40, 60, 107. 

(4) On peut encore citer ces deux vers de Jean de Schalandre : 

Ingénieux Rabel, de qui la docte main 
Ne le cède jamais au Tempesta Romain. 

(Cf. Abecedario de P.-J. Mariette et autres notes inédites de cet amateur sur les Arts elles Artistes, 
par Ph. DE Chenneviéres et A. de Montaiglon. Paris, 1858, t. IV, p. 234.) 

(5) A Rabel peintre. Sonnet sur un livre de fleurs (Poésies de Malherbe, n" LXXXIX de l'édition 
des Grands écrivains de la France, publiée par L. Lalanne, Paris, Hachette, 1862, t. 1, p. 257). — 
Ce sonnet a paru pour la première fois dans l'édition de 1630 de Malherbe. 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIÈRE ET DANIEL RABEL. IS 

Mais pouvoit-il être ignorant 
Qu'une fleur de tant de mérite 
Auroit terni le demeurant (i). 

Les vers sont médiocres et l'allusion finale est si peu claire, que les 
commentateurs ont renoncé à l'expliquer (2). Si, comme je le suppose, 
il y fallait voir un compliment à l'adresse de la vieille reine, Marguerite 
de Valois, que Malherbe connaissait fort bien et dont il est souvent question 
dans sa correspondance, ce serait une première raison de croire que 
le Livre de fleurs était fini depuis longtemps, quand Rabel y a inscrit la 
date 1624. En effet, Marguerite n'a reparu à la Cour qu'après le crime 
de Ravaillac, elle a succombé (Malherbe nous l'apprend lui-même), le 
27 mars 1615 (3) et il serait peu vraisemblable que le poète courtisan ait 
encore célébré, après cette date, une fleur que portait le nom de la défunte. 

Un second argument, plus décisif, se tire de ce fait, signalé pour la 
première fois par l'abbé Rive (4), que le Livre de fleurs était déjà gravé en 
1622, deux ans, par conséquent, avant la date que porte le manuscrit du 
Cabinet des Estampes. 

Il existe, en effet, sous le nom de Theatrum Florse^ un volume de 
69 planches gravées, sans nom d'auteur, qui reproduisent dans un autre 
ordre, et plus serrés, les cent vélins de Daniel Rabel (5). Ce recueil, 
imprimé chez Nicolas de Mathonière sous la date de 1622, n'eut sans 
doute pas tout le succès que s'en étaient promis l'éditeur et l'auteur. Il 

(1) Les éditeurs de Malherbe, Saint-Marc en tête, ont souvent donné à ce sonnet la date de 1602 
ou de 1603, parce qu'ils le croyaient adressé à Jean Rabel, mort, comme nous venons de le voir, le 
5 mars de cette dernière année. Mais Jean Rabel n'a jamais peint de livre de fleurs, tandis que 
Daniel a signé en 1624 celui dont nous allons parler. Le sonnet de Malherbe ne peut avoir été 
écrit, comme l'a bien vu le premier Ludovic Lalanne, qu'à l'occasion de ce remarquable ouvrage, 
parle poète qui a vécu, comme l'on sait, jusqu'en 1628. 

(2) Voy. entre autres ce qu'en dit Ménage (Les œuvres de François de Malherbe avec les 
observations de M. Ménage et les remarques de M. Chevreau, Paris, Barbou, 1723, in-12, t. 11, 
p. 238). 

(3) Voy. dans la collection des Grands écrivains de la France les tomes I, p. 257 et 111, p. 492 du 
Malherbe de Léon Lalanne. 

(4) Cf. Notice d'un Recueil de cent planches de fleurs et d'insectes peint sur vélin en miniature 
par Daniel Rabel, en 1624, in-fol. (Cette notice porte les pages 15 et suivantes d'un recueil des 
Notices de l'abbé Rive sur les manuscrits de M. de la Vallière ; l'exemplaire que j'ai consulté est 
relié en tête du manuscrit original de Rabel). 

(5) << Cette édition du Theatrum Flora;, dit l'abbé Rive, ne contient que 69 planches de fleurs 
et d'insectes, mais il y a sur chacune de ses pages plus de fleurs que sur celles de notre Recueil; 
d'ailleurs l'ordre n'en est pas le môme. » 



16 E.-T. HAMY. 

se trouve, en effet, des exemplaires dont on a modifié le frontispice, pour 
simuler une seconde édition, et qui portent le nom de Pierre Firens (1) 
et la date de 1627 (2). Six ans plus tard Pierre Mariette altérait une 
seconde fois le cuivre initial, où il gravait son nom et inscrivait une 
année nouvelle (3) pour écouler plus facilement les exemplaires qu'il 
avait rachetés chez Firens. 

Quoi qu'il en soit, le Theatrwn Florœ est bien la reproduction du 
Livre de fleurs de Daniel Rabel (4), qui se montre dans la seconde de ces 
œuvres aussi adroit graveur qu'il avait été, dans la première, miniaturiste 
habile et délicat. 



Le Livre de fleurs de Daniel Rabel est un volume relié en maroquin 
rouge avec fers dorés, aux armes du roi, et qui porte sur le dos le titre 
suivant : Fleurs | peintes | par rabel | en 1624. | 

Il comprend cent feuillets de fin vélin, interfoliés de papier, hauts d'un 
peu plus de 35 centimètres et larges de 23 centimètres et demi. « Ils ne 
sont peints que d'un côté, dit l'auteur du catalogue Lavallière (5), et chaque 
page, entourée d'un filet d'or, représente une fleur qui souvent est 
accompagnée de plusieurs autres de même espèce. On en compte 233, 
7 papillons, 22 divers insectes et un reptile à deux têtes, auquel on a 
donné le nom grec à''Amphisbena. » 



(1) Comme Jean et Pierre Vallet, Pierre Firens a porté le titre de « brodeur du Roi » que Louis 
Vallet, fils de Jean Vallet l'aîné, a pris à son tour après lui (1631-i648). Firens était graveur et 
l'on possède au Cabinet des Estampes une série de pièces signées de son nom (J.b. 51, etc.). 

(2) On distingue encore avec un peu d'attention dans le V qui suit les deux XX les deux II de 
l'édition première (Bibl. du Mus., C, 0, 4). 

(3) AN. D. CIO xxxni. Le troisième x laisse encore voir le v qu'il a remplacé; on s'est borné à faire 
un chiffre ix et à ajouter un i. On lit, au bas du cuivre : A Paris, chez Pierre Mariette, rue S. Lac- 
ques à l'Espérance (Bibl. de l'Institut, Coll. Delessert. D. M. 261. — Cab. des Estampes delà 
Bibl. Nat.). 

(4) L'abbé Rive, fort étranger aux questions de technique artistique, s'est fait à ce sujet une opi- 
nion absurde. L'édition de Mathonière est de 1622, l'album de M. de Lavallière porte la date de 
1624. Donc, en peignant ce dernier recueil, Rabel s'est copié lui-même et les vélins auraient 
été faits d'après les gravures ! 1 

(5) Guillaume de Bure, Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. le duc de la Vallière, 
l"part. Paris, 1783, in-S", p. 460. 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIÈRE ET DANIEL RABEL. 17 

« Le fameux Rabel, continue Guillaume de Bure, le fameux Rabel qui a 
exécuté ces fleurs dont les noms sont écrits en or, les a peintes avec tant 
de magie et a su leur donner une fraîcheur si vive, qu'elles paroissent 
comme des fleurs qu'on vient de séparer de leurs tiges. Les insectes qu'on 
y voit paroissent aussi comme vivants. Tel est un papillon de nuit que 
rien n'égale pour l'expression et le fini (1) .» 

Ce qui distingue, en eff'et, avant tout l'œuvre zoologique et botanique 
de Daniel Rabel de celle de Le Roy de la Roissière, c'est l'état de parfait 
achèvement dans lequel elle nous est parvenue. Tandis que le recueil de 
Le Roy nous apparaissait sous la forme d'une suite d'études inégales, 
souvent imparfaites et restées parfois même à l'état de simples ébauches, 
Rabel s'est assuré les avantages d'un travail d'ensemble, dont les pages 
également soignées sont toutes poussées à un même degré de perfection. 
Ses vélins, présentés dans un cadre uniforme, de grandeur égale, de 
dispositions analogues avec les mêmes titres dorés, composent une collec- 
tion très homogène et qui plaît déjà par sa belle ordonnance, avant 
d'avoir séduit par la richesse du coloris et le fini des moindres détails. 

C'est bien là la peinture qui convient à l'histoire naturelle, une peinture 
où l'homme de science trouve exactement figurés les caractères 
d'espèce, de race, de variété qui l'intéressent, en même temps que 
l'artiste est réjoui par l'éclat et la vérité des couleurs, la pureté des 
contours, la justesse des attitudes, etc. A tous ces points de vue, 



(l)P.-J. Mariette, qui avait vu le volume de Rabel, l'appréciait en ces termes:» J'ai trouvé dans le 
cabinet de M. Gaignatun volume in-folio composé de cent feuilles de vélin, sur chacune desquelles 
étoient peintes les différentes fleurs, telles que des tulipes, des anémones, des jacinthes, toutes 
celles en un mot qui font l'ornement de nos parterres, et cette suite avoit été faite pour quelques- 
uns de ces curieux dont Paris abondoit. Pour moi, ce que j'y ai admiré le plus sont les papillons 
et d'autres insectes qui accompagnent ces fleurs. Us sont peints avec beaucoup de vérité, tandis 
que les fleurs montrent trop de sécheresse dans le travail. L'ouvrage n'en est pas moin scurieux 
et peut figurer avec ce que Robert a fait depuis dans le même genre. On trouve à la tète le nom de 
Daniel Rabel et l'année dans laquelle l'ouvrage fut terminé, qui est 1624. » Et il ajoute : « Rabel 
a gravé quelques planches d'une taille très fine, mais sans feu et sans àme. 11 faisoit la plus ordi- 
naire profession de montrer le dessein à la jeune noblesse et il ne manquoit pas d'occupation. Car 
cela enlroit déjà dans l'éducation. Voilà aussi pourquoi il dessinoit à la plume et se piquoit de 
contrefaire les traits de la gravure de façon à pouvoir s'y méprendre. J'ai quelques-uns de ses 
ouvrages de ce genre, qui ont dû exiger de lui un temps et une patience infinis et dont je fais 
assez peu de cas. » (Abecedario de P.-J. Maructte et autres notes inédites de cet amateur sur les 
Arts et les Artistes... par Ph. de CiiENNTvirRts et A. de Montaiglon, Paris, 18'ù8, t. IV, p, 227 et 
suiv.) 

Nouvelles Ahchives du Muséum, i'= série. — III. v 



18 E.-T. HAMY. 

l'œuvre de Rabel demeurera l'une des plus parfaites qu'il soit possible 
de réaliser dans ce genre. 

Je n'en donnerai pas la table détaillée, M. Stein s'est chargé de ce soin, 
à la fin de son inventaire des vélins du Muséum (1). J'insisterai seulement 
sur quelques particularités intéressantes, telles que l'abondance des 
tulipes dites variées ou jaspées^ des narcisses, des anémones simples ou 
doubles, des œillets, etc. Parmi les plantes exotiques on remarque deux 
Ccmna^ deux Yucca, le lis martagon du Canada, la mirabelle du Pérou, le 
roseau d'Inde, le pois de Chine, etc. 

Les insectes sont en partie les mêmes que ceux de la Boissière, et 
l'abbé Rive a depuis longtemps signalé à l'admiration des naturalistes « le 
papillon de nuit, appelé le grand paon, qui semble être endormi sur la 
page où il est représenté (2). » 

Quelque perfection qu'atteignent les miniatures de Rabel, elles n'ont pas 
été convenablement appréciées des contemporains de l'artiste. 

On ne sait pas ce que les ont payées leurs premiers possesseurs, le duc 
de Mazarin et le président de Rieux; mais à la mort de ce dernier, en 1747, 
le recueil fut vendu 396 l. 5 s. ! (3). Quand Gaignat mourut à son tour, le 
Lm^e de fleurs monta à 1020 l. et c'est seulement en 1783, lorsque l'on 
vendit les manuscrits du duc de La Vallière, qu'il atteignit un prix pro- 
portionné à son mérite. Il fut acquis, en effet, 7400 1. pour les collec- 
tions royales, qui ne possédaient alors que quelques pages isolées de 
Daniel Rabel. 

Ces dernières pièces, que se partagent aujourd'hui le Muséum et la 

(1) H. Stein, Vélins conservés à la bibliothèque du Jardin des Plantes (Inventaire général des 
richesses d'art de la France. Paris, 1889, gr. in-8°, p. 319-323. — Je me borne adonner ici la table 
alphabétique du Livre de fleurs de Rabel. AmaranLhe, 955 ; Ancolie, 63 ; Anémone 5-9, 11-13 ; 
Asphodèle, 63 ; Calcédoine, 74, 75 ; Calcéolaire, 56 ; Calta, 72 ; Colchique, 47, 65 ; Couronne impé- 
riale, 4; Crocus, 66, 67; Cyclamen, 81 ; Dent de chien, 56 ; Fleur de la Passion, 96 ; Fraxinelle, 
71; Fritillaire, 64; Gladiole, 85 ; Hellébore, 1 ; Hépatique, 2; Hyacinthe, 3, 60, 61, 70 ; Iris, 91-94 ; 
Lilas, 59 ; Lys, 80 ; Martagoo, 73, 76, 77, 90 ; Mirabelle, 97 ; Narcisse, 49-54, 57, 58, 84; Nastur- 
tium, 100; Nerion, 98; Œillet, 81, 82; Oreille d'ours, 68, 69; Ornithogalle, 55; Phalangion, 62 ; 
Pivoine, 78, 79; Pois de Chine, 99; Renoncule, 9, 10; Rose batavique, 48 ; Roseau d'Inde, 87 ; 
Tulipe, 16-47; Volubilis, 100; Yucca, 88-89. 

(2) Loc. cit., p. 16. — Comme La Boissière, Rabel a travaillé d'après un sujet desséché, dont 
il a manqué les antennes. 

(3) Cela faisait un peu moins de 4 francs par vélin. 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIÈRE ET DANIEL RABEL. 19 

Bibliothèque nationale (1) sont au nombre de sept : elles sont datées 
de 1631 et de 1632. La première figure à la page 13 du premier volume 
des vélins de plantes du Cabinet des Estampes ; le peintre y a repré- 
senté une tulipe flamboyanle rouge et brune de Chartres^ une tulipe 
panachée rouge et blanc, également de Chartres^ et la tulipe dite Made- 
moiselle Belin (2), Deux autres planches, qui font partie des vélins du 
Muséum (3), nous montrent une tulipe imnachée flamboyante et colomhine 
encore de Chartres, et des paleteaux prmtaniers toujours de Chartres, 
de sorte que sur neuf plantes copiées par Rabel à cette époque de sa vie, 
quatre sont du pays chartrain (4). Je serais assez disposé à conclure de 
ces coïncidences, que Daniel Rabel, alors âgé d'environ cinquante- 
quatre ans, avait, pour une raison qui nous est demeurée inconnue, fixé 
son domicile dans les environs de Chartres (5). 

On ne sait absolument rien de ses derniers jours (6). Il n'est pas 



(1) C'est à M. H. Stein que revient l'honneur d'avoir identifié ces pièces. Chabouillet avait, 
dès 1873, reconnu « certaines différences matérielles, entre ces vélins datés et non signés et ceux 
de Robert, signés et non datés ». Ciiabolillet. Robert, peintre (Nouv. Arch. de l'Art français, 1873, 
p. 324^ : M. Stein a montré qu'ils ressemblent étroitement à ceux du Livre de fleurs (H. Stein, 
loc. cit., p. 319). 

(2) Id. ibid.,p. 323. 

(3j Vol. LXXV, no^Cet 7. 

(4) Les autres sont des plantes de France ou d'Allemagne. 

l'i] On est certain, en tout cas, qu'il n'est pas mort dans cette ville. M. Merlet, archiviste du 
département d'Eure-et-Loir, a bien voulu examiner de près les registres de catholicité de la 
ville de Chartres et ses recherches ont été négatives. 

6 S'il faut en croire le poète Scudéry, Daniel Rabel aurait aussi peint des miniatures représen- 
tant des oiseaux. On trouve, en effet, dans le Cabinet de Scudéry (Paris, 1646, in-S", p. 193) le 
quatrain que voici : 



Des Oyseaulx peims en miniature par Rabel. 

Ces oyseaulx que je vois paraître, 
Rabel, vont te signaler! 
Mais que l'on ferme la fenestre 
Car je crois qu'ils s'en vont voiler. 

Le Cabinet des Estampes ne possède aucune de ces œuvres, si précieusement admirées par 
Scudéry. On ne saurait, en effet, attribuer au fin pinceau de Daniel Rabel, les peintures anonymes 
que l'on peut voir à la fin de l'album d'oiseaux assez médiocres de George Hoefnagel, que possède 
cet établissement. 

11 existe, en outre, dans la même collection, bon nombre de gravures dues au burin des deux 
Rabel, Jean et Daniel, mais elles ne représentent que des motifs d'ornements, des costumes, etc., etc. 



20 E.-T. HAMY. 

invraisemblable qu'il ait connu Gaston d'Orléans, Peut-être a-t-il 
travaillé aux collections de ce prince? Peut-être aussi a-t-il contribué 
pour une certaine part à l'éducation artistique de Nicolas Robert et ù 
la fondation de cette école de peintres sur Vélin, qui a illustré pendant 
près de deux siècles le Jardin du Roi ? 

{Muséum, le 12 janvier 1901.) 



LICHENES EXTRA-EUROP^I 

A PLURIBUS COLLECÏORIBUS AD MUSEUM PARISIENSE MISSI 



ET AB 

A. -M. HUE 

ELABORATI 

(Suite) (1). 



TRIBUS XXII. - STICTE/E. 

Thallus foliaceus, vel omnino prostratus, vel pro parle ascendens, vel adhuc ereclus et 
stipitatus, late lobatus aut angaste laciniatus, dorsiventralis, id est utraque facie dissi- 
milis ejusque elementa constitutiva in stratis superpositis disposita. Uterque cortex, supe- 
rior inferiorque, plerumque pseudoparenchymalici, rarius ex hyphis constricte septatis 
et lateraliter ramosis, ramis anastomosantibus reteque formantibus conslituti. Gonidia 
aut protococcoidea aut nostocacea sub cortice superiore vigentia. Medulla ex hyphis pro 
maxima parte superficiei parallelis constans. Thallus, si stipitatus basi rhizinis munitus, 
quandonon stipitatus, corlicis inferioris passim rhizinis vel tomento substrato adhporens. 
Si in pagina inferiore accedunt cyphellee seu pseudocyphellse, genus Sticta; si deficiunt, 
genus Lobaria. Apothecia aut supra thallum sparsa aut marginalia excipulum cortica- 
tum et aliquando gonidia inter corticem meduUamque pifebentia; paraphyses articulatcC 
et nunquam ramosa^; sporaînunc hyalinfe, nunc colorata^, elongatœ, fusiformes aut bacil- 
lares septatœque. Spermog-onia supra loborum apices sparsa et spermatia recta et 
brevia continentia. Gephalodia in speciebus gonidia viridia admittentibus sœpe in 
thallo immersa, hinc inde fruticulosa non raro conspiciuntur. 

Species sœpius corticolee, rarius saxicolœ, paucaî in Europa, eximise et late expansœ in 
regionibus tropicis, numerosœ in antarcticis, atque excepta saltem una, fœlidum odorem, 
prœsertim quando thallus madefactus, exhalantes. 

Genus XLI. — LOBARIA Schreb. 

Gêner. Plant. II (1791) p. 76S, Nyl. in Flora 1877, p. 233 (ampliat.) et apud Hue Licli. 
exol. n'' 812 et 813, Rabenh. Deutschl. Krijplog. -Flora (1845) p. Gl (ampliat.), 
Forssell Stud. Cephalod. (1883) p. 20 pr.p. et Wain. Étude Llch. j^/'eA/n (1890) p. 193: 

(1) Voir toti>e X, p. 2t3, de la 3'^ série; tome I, p. 27, et tome II, p. 49, de la présente série. 



22 A.-M. HUE. 

Parmelia secl. Lohavhi Acli. Mclliod. IJrh. (1803) p. 21G pr. p. Lichenoijv. univ. 
(1810) p. 89 pr. p. et 4b6 pr. p. lah. IX, fig. 1 el Sijnopx. LicJi. (ISli) pr. p. ; Sticta 
Acli. Lirhenogr. univ. p. 80 pr. p. elp.455 pr. p., lab. VIII pr. p. et Si/nops. Lir/i. p. 
230 pr. p., Delise I/i.stoirc des Lic/wns, genre Sficta (1825) et Alla.'; pr. p., Tulasne 
Me/ii. Lic/i. (1852) p. 14i pr. p., Rabenli. lor. rilal. p. 01, Th. Fr. Gênera HclcroUdi. 
ciirop. (1801) p. 57 pr. p., Schwcnd. Unlersurli. FtcrlitcnllialL (1802) p. 40 pr. p.. 
Stizenb. Flec/ilensi/sl. (1802) p. 174, Tuclc. Gêner. Ltch. (1872), p. 32 pr. p. et Si/nops. 
Norlh Amerir. Lirh. I (1882) p. 91 pr. p., Nyl. apud IIuc Lirli. exol. (1892) n. 803, 
Stizenb. Griihrhenllerhl. (1895) n'' 37 et 38 et Gliick Enl icurf Flechten-Spermorj . (18U9) 
p. 08 pr. p.; Sticla sect. Eiisltrla Milll. Arg. Entim. Lirh. Genève (1862) p. 31, S. III 
Pseudosticta Bab, TJie Lirh. of New Zeal. (1855) p. 20; Pulmonarià Hoffm. Plant, 
lirhenofi. I (1794) pp. 1,4 et 51 ; Birai^olia D. N. in Giorn. Bot. liai., 1840, p. 178, Nyl. 
apud Hue Lich. exol. n'^ 867-887 (exclusis n'^ 804-866) et n. 3052, Linds. Mem. Sper- 
?noff. filament. Lich. (1859) p. 201, Re'mke Abha7idl. Flccht. IV, 1895, p. 245, Stizenb. 
Griibchenjlerht. (1895) n'^ 1-35 ; Lobarina Nyl. in Flora 1877, p. 223 et apud Hue Lich. 
exol. n'^ 700-707 et Stirlina Stizenb. lor. rilat. n'^ 118-120. 

Thallus viridi aut pallide flavescens,cinerascens, alutaceus, fuscescens aut virescens, 
foliaceus, procumbens vel partim adscendens, sa-pe laie expansus et dorsiven tralis. Cortex 
superior pseudoparencliymalicus ex hyphis superficiei perpendicularibus, arcte coalitis, 
pluriseptatis cellulasque sat magnas efficienlibus constans. Gonidia aut protococcoidea et 
(lavo-virescentia (in sect. Ricasolia) aut nostocacea (in sect. Lobarina) in strato continuo 
seu parum interrupto sub cortice superiore vigentia. Medulla maleria albida obtecta et 
hyphis superliciei parallelis et plus minusve ramosis formata. Cortex inferior aeque ac 
superior pseudoparenchymaticus, sed plerumque minus latus. Hiijus corticis faciès inl'erna 
aut glabra aut tomento continuo interruptove atque passim rbizinis fulcrantibus ornata; 
in tomenti pilis structura aut unica aut duplex ; rhizinai apice aut simpiices aut penicellata.- 
et lune uno puncto vel pluribus punctis substrato adhrerentes ; cyphellœ et pseudocyphellœ 
nulla}. Apothccia, aut marginalia aut supra Ihallum sparsa, primum globosa et dein 
cupuliformia applanatave. In his excipuli cortex crassus et pseudoparenchymaticus ex 
hyphis verlicalibus, pluriseptatis cellulasque ac in thalli corticibus majores formantibus 
constans; margo proprius vel deficiens, vel fiabellatus et vel ex hyphis hypothecii vel ex 
hyphis meduUaribus continuatis compositus atque cortici aut arcte adha?rens aut ab illo 
hyphis meduUaribus separatus. Gonidia aut copiosa sub cortice (in secl Birasolia) et lune 
vel marginem propriam tanlum attingentia vel usque ad summum supra discum elevatum 
marginem adscendentia et insuper in glomerulis nunc sub hypothecio, nunc inter hyphas 
medullares, sed modo in eodem apothecio valde variabili, vigentia, aut (in sect. Lobarina) 
in illius basi tantum visibilia vel etiam omnino deficientia. Medulla vel crassa vel angusta. 
Paraphyses articulatœ apiceque arcte cohœrentes, id est in epithecio uniformi el colorato 
demersœ. Sporœ octonœ, hyalinae fuscescentesve, fusiformes vel aciculari-fusil'ormes, 
utroque apice Scope multum altenuala'. Spcrmog-onîa nunc in thalli pagina supera, 
nunc in infera, nunc etiam in utraque verrucose prominenlia, intus incoloria, ostiolo 
demum denigrato ; spermatia recta, brevia et utroque apice incrassatula ; slerigmata 
elongata; crebre et constricte articulata et vulgo ramosa. Cei>halodia aut immersa aut 
fruticulosa, priora in quibusdam speciebus non rara, in pagina inferiore verrucose appa- 
rent et gonimia hyphasque continent; posteriora in solo L. amplissiina (Scop.) Arn. 
notata, extus cortice thalli superiore continuato circumdantur atque intus hyphas medul- 
lares conlinuatas gonimiaque prœbent. 



LICHENES EXTRA-EUROP^I. 23 

Sectio l. — RiCASOLiA (D. N.) Wain. 
Étude Lich. Bn's. 1, p. 194. 



Gonidia prolococcoidea. 



A. — 3/argo proprius nitt /ïahe//a(us cortktque excipuli arcfe adhxrens atque slva- 
tuin gonidialo cohibens. aul rarhis ab hoc corlice vix dislinclKS. 

383. Lobaria discolor Hue ; Slicta discolor Delise Hisf. Lic/i., Slicfa (1825) p. 136, 
tab. XVI, fig. 59 ; RicasoUa discolor Nyl. Sijnops. Lich. I (1858-1860) p. 367 el apud Huo 
Licli. exot. n. 867, Slizenb. Grûbchen/ircht. p. 109 et Arn. Lich. exsicc. n. 1693. 

In Africa : 1. in ins. Mascarenis legit Frapier ; in ins. Borbonia legit fr. Uodriguez corLi- 
colam in Salazia et in Mafate atque sine loco indicato, anno 1889; legit cl. Chauvet in 
Sylva Belouze et in monte Salazia, februario 1893 et comm. cornes de Poli. — • 2. In ins. 
Madagascaria, legit fr. Rodriguez, anno 1889. — 3. In ins. Comoris, in Nossi-Comba legit 
cl. domina Renata Caillet, 15 martii 1891, comm. comes de Poli. 

Thallus pallide vel albido-flavescens, passim et praesertim in centro fuscescens, sœpe 
late expansus et plagas 20-35 cent, longas et 10-20 cent, latas formans, decumbens, rigi- 
dus, subopacus, parum late lobatus, K supra magis flavens, intus non mutatus atque K 
(CaCl) intus immutatus, aut peripheriam versus dilute rubescens ; lobi 1-2 cent, lati, in 
peripheria sa'pe liberi, in centro imbricati, amhitu et apice crenati, crenis nunc approxi- 
matis, nunc remotis, ssepe profundis et sinubus rotundis separatis; supra inœquales et 
passim sa tisprofunde foveolati, glabri,necsorediati,nec isidiati; intus tlaviduli; subtus pal- 
lide brunneo-tlaventes,aliquando l'usci, insequales, passim buUati, Sfepius glabri,interdum 
praesertim in centro tomenlo fusco etparvulo atque passim inrhizinasparvas et fulerantes 
mutato ornali. Cortex superior 60 p. latus, albidus et superne leviter brunneus, pseudo- 
parenchymaticus ex hyphis pluriseptatis cellulas inœquales, nunc rotundas et parvulas, 
nunc oblongas et majores, lumine albido 4-8 u. lato, et in zona supera minores formantibus 
ac strato amorpho 4-5 [x crasso tectis, conslilutus. Gonidia 7-8 ix lata, materia albida 
obtecla atque in strato parum crasso sub cortice vigentia. Hypha; medullares 5-6 pi. crassae, 
pariete tenui, superficiel parallelœ obliqutjequc et ramosse. Cortex inferior 30 p. latus, albidus 
et superiori similis. Apothecia 1-5 mm. lata, supra Ihallum, prai>sertim in centro dispersa, 
primum sessilia et dein subpedicellata, cupulil'ormia, excipulo thallo concolore, granuloso, 
granulis insequalibus, margine elevato crenulato et demum diseum vix superante atque 
disco applanalo, rufo vel fusco ornala. Excipuli cortex 80-120 p. latus, albidus et extus 
parum brunneus, pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 8-10 p lato; margo pro- 
prius ex hyphis hypothecii continuatis constans atque cortici subjacenti arcte adhferens; 
gonidia sub cortice et usque ad proprium marginem adscendentia ; in medulla hyphaî varie 
directœ et stricte implex8e,absque gonidiis. Epithecium lutescens et K intensius tinctum ; 
hypothecium albidum, K tlavens; paraphyses 110 p. altte, 2-3 p. crassa?, articulatte, apice 
vix incrassalaî et arcte cohœrenles; thecaî 100 p longœ et 20 p latte, apice paulum incras- 
satcu; sporte 8""=, hyalinse vel demum leviter fuscescentes, 1-septalœ (vel 3-septatœ Mùll. 
Arg. Lich. Beilr. n. 567) apicibus attenuatœ, 34-36 p. longœ et 10-11 p lata?. Gelatina 
hymenialis iodo ca'rulescens et dein fere decolorata, thecis persistenler tinctis. Sperino- 
g-onia in apice loborum marginalia aut submarginalia, in pagina infera sphtcricc promi- 
nenlia seu verrucas 0,4-0,8 mm. latas formantia, supra puncto nigro indicata et intus 
incoloria; spermalia recta, apicibus leviter incrassata et truncata, 5-6 p. longa et 1 p. lata; 
sterigmata crebre articulata, 60 a longa, cellularum diam. S-6 a, el parum ramosa. 



24 ' A. -M. IIUK. 

Ilaliiliil iiisii|icr iii liidin oi'icnlali cl iii Nova Calodotiin ; arl. Slizonh. lor. cilal. ol JArliemva afric. 
p. (17 in Icnis calidis Aiiiciica' inilical ur, sod iioc. in lirrh. Miisei pafis. ik^c iii iiiijo ulla suiil, ex 

liis Iciris ('.\('iii|ilai'ia. 

3Hi. Lobaria amplissima Arn. /./r/i. A/ii/i/i'/on (1SS7) p. 1i7, /.ir/irjiol. I<'r(i(jin. XXIX, 
Miqunloii, ]>. !» cl Lirh. r.rsirr. n. 1"2I7''', Forsscll S/i/(/. Crpluilod . (IHH;}) lai). II, lig. 11-13, 
Croinl). A Monoijv. IJdi. Ih-il. p. 275, flg. 'i^; Lichen r//ii/i//ssi/iuis Scop. Flor. CMrniol. 
éd. 2", d772, p. 38/i; lUinnclUt (tin plissai nui Scliu'r. J/irlt. Iwlccl. S/)irilcf/. (18;i9-18/t2) 
p. -iriO, Ivnnni. Licli. cvrop. p, ',\',\ ol, Lirh. hcivel. cxsicr. n. ri'lO ; Slirla anijiUssinui 
Uahonli. Dcnlschl. I\ n/itlo<i.-l''liir(i (liS'/ri) j). M, lAch. curoj). c.rsirr. n. 1H9, llapp F/crhf. 
L'i//'()/i. 11. 59i, Tuck. .S'////o/y,s'. A'or//i Ann-ric Lich. I,p. 92; liic(is()H<t (i/n/i/issiniaLel^hL 
The Lirh. Flora ofdr. Jiril.Gil. 1", 1871, p. 120 eL od. 3", p. 112, .lolins. ThcNorlh En(jl. 
Lirh. Ifrrh. n. 25; Lirhrn (/lonuiHfcr [aviovG g/omuliferi/s) LiglilF. Flora Scol. II (1777) 
p. 8ii3; Loharia (jlonmlifrra liolTin. JJeiilsrhl. Flora II (1875) p. 148, D. C. Flore fr. II, 
p. 404; l'arnirlid filoiniilifrra Acii. Mrlhod. Lirh. (1803) p. 218, Lichcmxjr. i/nir.Tp. 456 
et Sijnops. IJrh. p. 195 ; Slirht (jlonmlifera Del. llisl. Lirh., Slirla (1825) p, 129, lab. XV, 
fig. 54, Tuck. Lirh. Anicrir. .scplrnlr. cxifirr. n. 105, Gliick Eniiourf Fh'rhL-Sprrniof/on. 
pp. 13, 2(5, 28 ol 3(1; Hirasolia (jlonuiH fera 1). N. Franini. lirhenoyr. (18'i()) p. 7, Linds. 
Meni. SperniiHj. /iUtnicnl. Lirh. p. 203, lai). X, iig. 12, Nyl. Si/no/is. Lirh. I, p. 3(59, 
lab. "VIII, fig. 45 el apud Hue Lirh. r.nil. n. 872, Iloinke Abhcmdl. Fléchi, p. 245, lig. 159 
et 100, Malbr. f/irh. Aorni. n. 314, llarin. Lirh. Lolhar. n. 334, T'Iag. Lirh. alf/eriens. 
exsicc. II. 331 ol IMcquonard /.ir/i. Finialère n. 75. 

In Asia : in Japonia legil H. P. l'^aurie corlicolani in ins. Rebunsluri, n. 1381 pr. p., 
1 augusli 1899; in ins. Riishiri, n'" 14(57 ol 1511, 25 julii 18i)9; in ins. Yeso, sine locis 
indicalis, n. 123, 27 januarii 189(! ol n. (;23,,jalio 1898, in Mororan, n. 84, fobruai'io 1897, 
in llakodalé, n. 115, marlio, el in TomaUonuii, n. ()'i8, (5 julii 1898; in ins. Nippon, in 
nionlil)us Aomori, n. 249, 30 inaii 1897, in Myôkôsan, n. 447, 23 julii 1897, in FLijiyama, 
n. 503, 10 junii 1898, in Nilcko, n. 581, 30 maii 18!)8, in monte Daisen, n" 2108 et 2130, 
2(1 maii 1899 ot in Haohinohe, n. 3182, aprili 1898; in ins. Kiushu, in Taradake. n. 1(594, 
10 jiuiii 1899; in ins. Siiikoku, in moule Tsurugi/.an, n. 2519, junio 1900. 

In America : 1, in Canada legil corlicoUun prope Olawa II. P. Couet, anno 1889. — 2. In 
Ohio legil Lesquereux etiam corticolam, n. 264. 

Thalliis pallide vol glauccscenti aut subllavcnli-brunnous, foliaceus, orbicularis, pla- 
gas diam. 5-12 et ctiam in Europa 20-25 conl. lalas lormans, adprcssus, rigescens, 
opacus, salis laie loba lus, K supra el inl'ra llavens, inlus non mutatus, K (CaCI) extus et 
intus nonreagens; lobi 5-10, cl in Vogoso 15-30 mm. lali, contigui velsubimbricati, satpro- 
funde divisi ambitu et apice crenali, crenis remotis cum sinubus rolundis et laie apertis, 
ambilu inlcgris vol cronulalis; supra ina^quales, nunc conoavi, nunc convexi, raro appla- 
nali, peripli(!riaui versus hovcs, in conlro rugosi, rugis su'pe Iransvorsiui pliciformibus ; 
inlus albi ; sui)tus pallide argillacei vel brunnei atque usquc ad oras tomentosi, lomenlo 
concolore vel in centre fusco aut i'uscescenle, necnon rhizinis albidis, 1-2 mm. longis, 
simplicil)us aut c basi fasciculatis, inlcrduni broviter ramosis substrato affixi. Cortex supe- 
rior 40-50 jx lalus, albidus, pseudoparcncbymaticus, ex liyphis pluriseptalis et cellulas 
0-9 iji. lalas, oblongas vel angulato-rotundas, lumine lestaceo et pariete tenui formanlibus 
atque straloamorpho aut cellulas fere obliteratasprœbento,7-8[i. crasso tectis, consti tutus. 
Gonidia 7-8 \x 'ata, pariete salis crasso in slralo parum lalo alque hyphis sœpe inlerruplo 
sub cortice superioro posila. llypluo modullarcs materia albida tcct;o, 4-5 [x crassa", 
suporliciei paralloho et fréquenter ramosie alque satis stricte implexa\ Cortex infei'ior 
20 \i. lalus, brunneus, pseudoparenchymalicus ex hyphis 2-4 seplalis et cellulas minores 
quani in cortice superiore formantibus constans. Tomentum et x-hizinœ hyphis 5-8 p la lis. 



LIGHENES EXTRA-EUllOP^I. 25 

seplalis, septis remotis, cl fasciculalis formata. Apothecia supra Ihallum in ccntro 
dispersa, sa'pc confcrta, sessilia, primum ylobosa, dein aperla, 1-4 mm. iala, cupuiilor- 
mia aut applanata, excipulo thallo concolore et granulato, passim lomenlello, margine 
aut elevato, inlogro vel crenulalo, aut tonui et integro atque disco rufo prffdila. Excipuli 
cortex in margine fiO-80, et in basi 110-140 [j, latus, alhidus, psoudoparencliymaticus, ex 
hyphis verticalibus, 8-10 ix crassis, pluriseptalis et cellulas sicut in cortice superiore, sed 
majores, formanlibus conslans atque hyphas libéras et simililer septatas extus prœbens; 
margo proprius satis angustus byphis hypolhecii et medullœ formatus, flabellatus et 
corlici cxcipulari arcle adh;prens ; gonidia sub cortice et usque ad marginem propriam 
ascendentia,eliiun subliypolliecioet inter byphasmcdullares ; meduliaparum iala. Kpitbe- 
cium rufescensihypothecium flavidulum et K magis (lavens, ex hyphis horizontalibus et 
arcte coadunatis constilulum; paraphyses 120-140 [x allai, 2-3 [/. crassœ, arliculaltc, arti- 
culis remotis cl superne approximalis, apice incrassataî, 4-i> f/ melienles et arcle inler 
se cohccrenles ; IheccO 00 ;/. longa- et 20 [i. lalai, apice parum iiicrassatic ; sporai 8'"', hyali- 
na' vel leviler fuscescenles, 1-3 septabx', utroquc apice v;ildo altenuata;, 34-00 [j. longa; 
et o-H [X latœ. Gelalina hymcnialis iodo crcrulescens. Spcrmoj»-onia marginem versus 
laciniarum dispersa, supra Ibiilliim verrucose prominenlia, ostiolo nigroet inlus incoloria; 
spermalia recta, ulroque apice incrassatula, 4 [x longa et 1 jx crassa ; sterigmala 70-80 [x 
longa, o ix Iala et crebre articulala. Spermogonia aliquando, etiam in Europa, v. g. in spe- 
cimine in sylva castelli de Hert a cl. Pomès lecto, Lamy Calai. Llch. C'aul. et Lourdes 
p. 24, in pagina thalli tum superiore, cum inferiore verrucose prominula. In his specimi- 
nibus exoticis nulla ex his cephalodiis fruliculosis, quibus in Europa slerilia excmplaria 
exornanlur. Errorc observalionis illa cephalodia a celel). Nylander apud Hue Addcnd. 
Lichenogr. europ. p. 315, Dendriscocaulon bolacinum vocanlur. 

In schedula cxsiccali Flagey n. 331 sporaj errore indicantur 10-18 [x long» et 6-7 p 
latœ; sunt enim normales 60 |x longœ et 6 p. lata». In .Japonia admodum variant etiam in 
eodem apothecio : 



N. 


84. long. 30, lai. 


6;x. 


N. 648. long. 44-46, 


lat. 


b-7 a. 


N. 


1694. 


long. 42-b6, lat. 


6 ;/.. 




— 32-42, — 


8-9 a. 


- 48, 


— 


7 ';j.. 






— 32-60, — 


b|... 


N. 


i\-6. — ;i2, — 


b ;x. 


- .bO, 


— 


6u.. 






— 68, — 


6[.. 


N. 


447. — bO-6b, — 


4-b [X. 


N. b8l. — 80, 


— 


6[x. 






— 72, — 


4 p.. 


N. 


.bOO. — GO, — 


6 (J.. 


N.138i.— 60-80, 


— 


b-6 [X. 











Cœlerte nolcc cum supra expositis conveniunt ; aliquando stratum gonidiale K ferru- 
ginee reagit; cortex inferior, quando brunnescens aut subrufescens K latericio lingitur et 
sub microscopio, in lamina tenui ferruginascit, insuper in quodam specimine e duobus 
hyphis, seplalis cellulasque rolundas formanlibus, passim laleraliler ramosis et ila qua- 
tuor celluia^ prccbenlibus conslans. Spermogonia inulraque Ihalli pagina semper promi- 
nenliaet in eis spermatia4-o [7. longa et 1 [x Iala, ulroque apice leviler incrassata; sterigmala 
60-80 IX longa et 4 a Iala, crebre arliculata, articulis paulo longioribus quam lalioribus; 
rhizinœ albidiu, sa.-pe conferla; et elongata^, eodem modo ac pili tomenli formata; hyphis 
8-10 tx latis, aggregatis septalisque, sepimentis remotis, dum in pilis sepimenla approxi- 
mata. Illa specimina Japonica sa.'pe omnino vel pro parle tantum nigrescenlia cvadunt 
atque tune discus apolhecii etiam nigrescit. An naturalitervel e malasiccalione? In herb. 
Mus. paris. .S7/c/^/ (jlomullfara in .laponia a cl. Wright lecla, llcrb. II. S. IS'orlh l'ocific 
explor. lixpad. unter comm. Ilinggold and Piodgers, 1833-1836, nà Lohariam adscrlplam 
(Nyl.) perlinet. 

Nondum notala fuerat haîc species in .laponia, in qua laie distributa vidiilur; viget adliuc 
sa^pius ad Iruncos, rarius ad saxa in aliis Asia; regionibus; in Africa (Algeria); in America Lo- 
rca et in Oceania (Nova Zelandia) ; in Europa. 

NouvELLts Ahchives DU MusÉuii, 4« série. — III. 4 



26 A. -M. HUE. 

383. Lobaria adscripta Hue; Ricasolia udscripla Nyl. in Flora 1867, p. 439, Llch. 
Japon, p. 31 et apud Hue Lich. exol. n'» 876 et 876"; Slicta adscripta Mull. Arg. Lich. 
Yatab. (189^2) p. 193. 

In Asia : in Japonia legit R. P. Faurie corticolam in ins. Yeso, in Mororan, n'' 81 et 85, 
fehruario, in Ilakodaté, n'" 102 et 123 pr. p., martio 1897 et sine loco nolato, n. 708, 
Julio 1898 ; in ins. Nippon, in montibus Aomori, n. 220,30 maii 1897, in Onikobe, n'" 282, 
307 pr. p. et 309, julio 1897, in Fujiyama, n'^ 320 pr. p., 500 pr. p., 507, 520 pr. p., 522, 
524 et ï)\o, lOjunii 1898, in Nikko, n. 556, 30 maii 1898, in Togalmskiyama, n. 780 et in 
H)araki,n'^304Get 3070, maio 1900; inins. Kiusliu,inTaradake,n. 1664 pr. p., lOjunii 1899; 
in ins. Yakushima, una ex ins. Riukiu, n'" 2306, 2425, et 2448, julio 1900; in parva insula 
Shilvoku, in monte Tsurugizan, n'' 2496, 2518 et 2694, junio 1900; in Ichifusa, n. 2891, 
junio 1900. 

Thallus vel subvirescenti-stramineus, vel cinerascens, vel glaucescenti seu virescenti 
cinereus aut omnino castaneus, foliaceus, procumbens, nunc omnino adpressus, nunc in 
peripheria marginibus adscendens, suborbicularis vel varie directus, plagas 5-12 cent, 
latas formans, parum late divisus, subnilidus seu opacus, K supra et infra flavens et 
intus non mutatus, K (CaCl) intus rubens; lobi 10-15 mm. lati, subimbricati, ambitu cre- 
nati, crenis parum profundis, sinubus parvis et subrotundis separatis, apice rotundi 
simulque integri vel sinuati; supra lœvigati aut passim rugosi, parum inœquales, in peri- 
pheria aut adpressi aut medio concavi et marginibus adscendentes ; intus albidi ; subtus 
concolores, sed paulo pallidiores aut pallide testacei, nunc omnino etomentosi, nunc 
passim leviter tomentosi tomento fuscescente, fasciculato et interrupto, et passim nudi 
et ad ambitumsat late vel auguste denudati atque inter tomentum rhizinis 1-1,5 mm. lon- 
gis, fucescentibus penicellatisque muniti. Cortex superior 30-40 [x latus, albidus (in lobis 
vetustioribusSOpilatusetsuperne brunneus), pseudoparenchymaticus, ex hyphis plurisep- 
tatis et cellulas oblongas vel angulato-sphœricas, lumine testaceo, nunc 5-7, nunc 8-10 [ji. 
lato et pariete tenui et in zona exteriore 7-10 [x lata multo minores, pariele valde incras- 
sato, formantibus constans. Gonidia 7-10 [a lata in strato satis crasso, sed passim hyphis 
septatis interrupto, sub cortice sita. Medullares hyplia^ maleria albida tectee, 4-5 p. crassi©, 
lumine duos crassitudinis trientes metiente, superheiei parallelœ, parum ramosœ et sat 
stricte implexa?. Cortex inferior 12-15 [x latus, albidus et pseudoparenchymaticus ex hyphis 
superficiei parallelis nunc 1, nunc 2-3 septatis cum cellulis quadrangulis aut subrotundis, 
lumine 6-8 p. lato, constitutus ; tomentum et rhizinœ hyphis 7-8 p. latis, fasciculatis, 
ramosis, septatis cum articulis longioribus in rhizinis, brevioribus in tomento formata ; 
in hoc posteriore cellula ultima apice rotunda. Inveniunlur aliquando rhizinœ validiores in 
quibus hyphïe e cortice inferiore, sicut solet, ortœ in fasciculo 200 (jl lato, utrinque pseudo- 
parenchymatice corticato et ramulos emittente, aggregatae. Apothecia primum globosa, 
lœvigata aut rarius rugosa, mox aperta, 2-5 mm. lata, nunc plana et margine tenui et 
subintegro, nunc cupulifoi'mia et margine tumido, subcrenato vel etiam dentato, excipulo 
thallo concolore hevi aut tessellato-rugoso, non tomentoso, atque disco rufo ornata. 
Excipuli cortex in margine 60, et subtus 110-130 p. latus, dentatus et pseudoparenchy- 
maticus cûm cellularum lumine 7-11 \). lato; margo proprius flabellatus ex hyphis septatis, 
articulis elongatis et in apice latioribus, ex hypothecio et pra-sertim e medulla oriundis 
constitutus atque corticis margini arcte adhœrens ; in apotheciis crenatis vel dentatis, pars 
marginis discum superans excipuli cortice atque margine proprio formata; gonidia sub 
toto cortice excipuli et usque sub margine proprio, atque etiam in glomerulis sub hypo- 
thecio et intra hyphas medullares (in n. 220, in apotheciis optime evolutis gonidia sunt 
rara, sed in junioribus vigent sub cortice atque etiam in margine); medulla parum 
crassa. Epilhecium rufescens ; hypothecium albidum vel flavidulum et tune K magis 



LICHENES EXTRA-EUROP^I. 



27 



flavens; paraphyses 120-140 ^u. altfe, 2-4 a crassae, articulatae, 2-3 articulis summis brevio- 
ribus, et apice incrassatcT, 4-6 jx metienles et arcte simul cohferentes; theca^ 113-120 p 
longce et 18-20 [l lata; ; sporpe 8"", leviter fuscescentes, 1-3 septatae et apicibus attenuata-, 
membrana nunc tenui, nunc paulum incrassata, magnitudine etiam in eodem apothecio 



variantes 



at. 


8-10 


11.. 


— 


7-9 


u.. 


— 


8 


a. 


— 


8 


;j.. 


— 


7 


[Ji. 


— 


5-6 


(J.. 


— 


10 


[L. 


— 


7-8 


u. 


— 


10-11 


[ji. 





9 


."•• 



N 


282. 


long 


. 34-46, 


lat. 


10 [j.. 


N. 


524 


long 


24-46, 






— 


36-48, 


— 


7-9 [i.. 






— 


32-38, 






— 


44, 


— 


7[.. 






— 


40, 






— 


50-52, 


— 


9;.. 


N. 


356. 


— 


36, 


i\ 


307. 


— 


40-46, 


— 


7 a. 






— ■ 


40, 






— 


46-48, 


— 


6 rx. 






— 


44-48, 


N 


300. 


— 


30, 


— 


S ^. 










N. 


307. 


— 


34-40, 
34-44, 
40-46, 
30, 


— 


7 a. 
6-7 jj.. 

5;x. 











lat. 



7^. 
8^. 
7 [X. 
7ix. 
6(x. 
-7 u.. 



— 34-36. 
N. 102. — 36-44, 

— 42, 

— 44, 

— 46-50, 
N. 220. — 30, 

— 32-48, 

— 36-40, 

— 40-42, 



In NyI.Z/c/(. A'. Zeland.-p. 41 dantur mensurse long. 24-44, et crass. 8-12 (x atqueLich. 
Japon, p. 31 (3-5 septatfe) long. 38-60, et crass. 7-9 y.. In schedulis herb. Mull. Arg. 
sporse 1-3 septatae lum in Japonia, quum in Nova Zelandia delineantur. Gelatina hyme- 
nialis iodo ca^rulescens, paraphysibus summis non tinctis. Spermog'onîa in lobis 
summis peripheria? dispersa, in*pagina superiore primum vix, et dein satis insigniter 
verrucosa atque ostiolo parvo denigrata et in pagina inferiore simul verrucosa; intus inco- 
loria. Spermatia 4-5 jjl longa et 1 [^ lata, recta et apicibus incrassata; sterigmata 60-100 [x 
longa et 3-6 jjl lata, crebre articulata ramosaque. Cephalodia in medio thalli nascentia 
atque demum in ejus pagina infera verrucose prominentia atque gonidia nostocacea 
conlinentia. 

Tom. II, tab. VI, flg. 1, thallus cum apotheciis; fig. P'', duo lobuli ejusdem subtus visi ; 
fig. 2,aliud thalli fragmen etiam cum apotheciis ; flg. 2'''" lobulus peripheria? subtus visus; 
omnes flgurœ illœ in nalurali statura. Fig. l'"'', spermogonia in lobulo peripheriae supra 
visa; fig. 11"=''^^', quinqueexhis spermogoniis subtus visa; ambœ figuras quinquies auctse. 

D' Nylander Licli. Japon, p. 31 Ihallum interiorem K(CaCl) non mutari sine dubio 
errore contendit. Attamen hanc reactionem in n. 307 deficientem inveni. Econtra decem 
specimina tam e Nova Zelandia, tum e Japonia, seu ex ins. Ceylonia, vel e Nova Anglia 
aut ex India occidentali in herb. D''" Millier Arg. jacentia bac reactione gaudent. 

Viget insuper hœc species in Asia (ins. Ceylonia) ; America (Nova Anglia et India occidentali) 
et in Oceania (Nova Zelandia). 

386. Lobaria adscripturiens Hue; Ricasolia adsoHptiwiens Nyl. Lich. Japon. (1890) 
p. 31 et apud Hue Lich. exot. n. 3652. 

In Asia : 1. in Japonia legit R. P. Faurie corticolam in ins. Yeso, sine loco notato, 
n'^ 612, 642 pr. p. et 692, julio 1898; in ins. Nippon, in montibus Aomori, n. 231, 
30 maii 1897, in Fujiyama, n. 502, 10 junii 1898; in ins. Kiushu, in Ichifusa, n. 2909, 
junio 1900. — 2. In China, prov. Yun-nam, legit R. P. Delavay, etiam corticolam in sylvis 
Tong-chan supra San-tchang-kiou (Ho-kin), 27 martii 1890. 

Thallus viridi-flavescens aut virenti-olivaceus fuscescensve, vel glaucescenti-albidus, 
foliaceus, prostratus, parum expansus, opacus, anguste lobatus, multum fragilis, K supra 
flavens et intus non mulatus, K(CaCl) intus optime rubens ; lobi 7-10 mm. lati, parum 
lobulati, lobulis subimbricatis et sinubus subacutis etangustis separatis, ambitu crenatis 
aut sinuatis ; supra leeves aut passim rugosi ; intus albidi ; subtus tomento nigro, parvo 



28 A.-M. HUE. 

et conlinuo alque passim rliizinis penicellalis munili atque sub margine anguste et ad 
aniussin. glabri. Cortex superior 33-40 [j. latiis, albidus, pseudoparenchymaticus. ex 
hyphis pliiriseplatis et celliilas subrotundas aut angulato-oblongas, lumine testaceo, in 
basi 7-10 [j. lalo el in apice multo minore, pariele tcniii, formantibus atque slralo 
amorpbo angiislissimo leclis conslilulus. Gonidia 4-7 [x lata in slrato crasse, sed parum 
denso el hyphis septalis s;cpe diviso, sub cortice posiLa. HyphcC medullares materia 
albida oblectœ, 3-4 p. crassa?, pariete tenui, superficiel parallela}, parum ramosœ el salis 
stricte implexa». Cortex inferior 10-15 [x latus, nigricans, pseudoparenchymaticus, e duobus 
hyphis superficiei parallelis cellulas rolundas, pariele denigralo el lumine albido forman- 
tibus atque passim laleraliler ramosis et tune 3-4 cellulas prcebentibus constans; 
tomenlum ex hyphis 6-7 ;jl crassis seplatisque, septis approximatis, constitulum; rhizinée 
eodem modo formatée, sed in eis arliculi remoli. Apothccia supra Ihallum dispersa 
sessiliaque, primum globosa, rugosa et lenuiler lomenlella, dein aperla applanataque, 
margine aut tenui el integro aut prominulo atqu-e crenulalo et disco obscure rufo 
ornata. Excipuli cortex in margine 80, el in basi 110-120 \j. lalus, denlalus el pseudo- 
parenchymaticus cum hyphis 10-12 jx crassis; margo proprius angustus flabellatusque el 
ex hypothecio oriens; gonidia sub hoc margine et sub toto corlice ac in glomerulis sub 
hypothecio et inler hyphas medullares; medulla angusla ; epilhecium rufescens ; hypo- 
Ihecium flavidulum et K magis flavens, anguslum el hyphis horizontalibus strictissime 
coadunalis formatum ; paraphyses -120-130 (x alise, 2-3 p. crassse, arliculalse el apice 
4-5 [X metientes elarcte cohaerenles; thecœ 110 ij. alise el,20 p. laUe, apice non incrassatsc ; 
sporse 8"*, dilule fuscescenles, 1-3 el aliquando 5-septatce, apicibus allenuaUe 40-36 [j. 
longse et 5-6 jx laUe, immixlis 30 jx longis et 7 [x latis. Gelalina hymenialis iodo cœru- 
lescens, apicibus paraphysum non linclis. Sperinogfonia in marginibus loborum 
frequentia, verrucosa, verrucis demum valde prominulis, apice denigralo el sat lato, 
subtus parumprominentia, inlus primum hyalina et dein denigrata ; spermatia recta, 3-4 jx 
longa el 1 ix crassa, apicibus valde incrassala ; slerigmala solila. Gcphalodia in thallo 
immersaalquein pagina inféra verrucose prominenlia, gonimia cserulescenliacontinenlia. 
In parte superiore meduUse et sub slrato gonidiali vidi apolhecium incipiens atque plura 
trichogyna superficiem Ihalli superantia emillens. 

Tom. II, lab. VI, flg. 3, thallus cum apolheciis; fig. 3'''% Ihalli lobulus sublus visas; 
ulerque in naturali statu. 

L. aclscri])tK (Nyl.) proxima species, sed ab ea indumenlo paginée inferioris mox 
recedens. In China thallus glaucescenli-albidus el sublus passim tomento cinereo 
nigrescente atque rhizinis albidis Muscis adhserentibus munilus. Apothecia minora, 
excipulo magis rugoso, atque quandooplime evolula morbose nigricanlia. Margo proprius 
anguslus, 50 |x latus, tlabellatus el ex hyphis septalis ex hypothecio oriundis conslilulus 
atque excipuli cortici arcte adhserens. Gonidia sub hoc cortice el usque ad marginem 
propriam ascendenlia, dein sub hypothecio et inler hyphas medullares quarum slralum 
angustissimum. In eodem apothecio sporœ 1 et 3-septalse ; in priore casu 30-42 u. longse 
elSixlatse, immixlis 30-40 [x latis el 6-7 [x latis; in posleriore aulem 48-50 [x longse et 
6-7 [X latse. Spermatia si militer 3-4 jx longa et apicibus multum incrassala. 

Tom. II, tab. VI, flg. 4, thallus cum apolheciis passim denigralis; fig. 4'''% lobulus 
subtus visus; utraque figura in naturali statura. 

Bicasolia ylomulifcra Nyl. in herb. Mus. paris., Indes orientales, Nellighery, 
M. PerroUel, 1840, ad hanc speciem perlinere videlur, elsi sporis parum recédai. 
Illse enim 1-septatce 36-40 [x longse elSfxlalse, atque 3-septatEe 46 [x longœ el 9-10 |x 
latse. 

Non alibi observata fuil illa species. 



LICHENES EXTRA-EUROPJî:I. 29 

387. Lobaria patinifera Hue; Parmclia pntinifcrn Tayl. in Hook. Journ. of Bot., 
1847, p. 172; Jiicaso/ia pn/inifern Miill. Arg. Lir/i. Beitr. (1888) n. 1249 et SUzenb. 
Die GnibcheiifU'rht. p. 112 ; Sticta patiirifcra Miill. Arg. Lic/i. Catharin. (1891) p. 239 
elLic/i. Bcifr. (1891) n. 1591 fsub noiuine erroneo patiniformi); Ricasolia subLvvis 
Nyl. apud Krempelh. Prodv. Lichenntjr. ins. Madcr., in Flora 1808, p. 231, etapud Hue 
Lkh. exot. n. 883, Mandon Lich. 3/a(/èr(\ n. 30. 

Tliallus cinereus vel subflaventi-glaucescens, parum expansus, Ksupra flavens et intus 
non mutatus, intus CaCl vix, et K(CaCl) optime rubens; lacinite 8-12 mm. latœ, parum 
lobulalos, lobulis sinui)us subrotundis separatis, ambitu rotundis sinualisve; supra 
subnilidai,hevigalce et passim impresso-ina?quales ; intus albida», subtus pallide brunnes- 
centes, passim glabra^, passim tenuissime tomenlelhi', tomento aggregatoetpassimpaulum 
elongato et in rhizinas mutato et ad peripheriam late denudatœ. Cortex superior 30-33 ix 
latus,pseudoparenchymalicus cum cellularum lumine 4-6a. lato atque strato amorpho 8ij. 
lato tectus ; gonidia 8-12 ixlata ; liypha- meduUares 3-3 [x crassœ, squamulosœ atque materia 
albida lectce. Cortex inl'erior 10-13 u. latus, pseudoparenchymaticus, nunc e duobus 
hyphis superficiel parallelis, aut simplicibus, aut ramosis, nunc ex hyphis superficiel 
perpendicularibusautobliquis, cellularum lumine 4-5 [jl lato, constans. Apothecia supra 
Ihallum sparsa sessiliaque, primum globosa, demum aperta, 3-4 mm. lala, excipulo 
rugoso vel glabro, margine parum elevato, subcrenulato aut sa'pius granuloso atque 
disco rufo ornata. Excipuli cortex in margine 30, etbasin versus 120-160 [x latus, dentatus 
et pseudoparenchymaticus cum cellulis sœpe oblongis, lumine 6-10 [x latis; margo pro- 
prius ex hypothecio anguste proveniens et a cortice excipuli vix distinctus (cellulis magis 
elongatis et angustioribus solummodo recognoscitur) atque inter hune et corticem exterio- 
rem gonidia etmedulla angusta ; gonidia raro sub excipuli cortice, sœpius inter hyphas 
gonidiales et etiam inter meduUam angustam et hypothecium pallidum, K leviter 
flavens; epithecium pallide rul'escens ; paraphyses 140-160 [x alite, 3-4 pi. crassa3, 
articulatœ, apice 4-6 [x crassœ et inter se cohéerentes ; thecse 110 [x longœ et 13 p. latœ 
atque apice incrassatœ ; sporas 8"'% leviter fuscescentes, 3-7 septalee, apicibus attenuatœ, 
70-82 [JL longa) et 3 [x lalse (apud Nyl. in Flora 1868, p. 231, sporae 3-7 septatœ 32-90 [k 
longa? et 4-3 a latœ, in Lich. ins. San T/iotne (1887) p. 6, 63-68 a longée et4.o-3,3ij. lat», 
in Lic/i. ins. Guineens. (1889) p. 11, 65-80 \x ionga; et 4,5-3,5 latte; mensura 65-68 p. 
longœ, probabiliter erronea). Gelatina hymenialis iodo persistenter cœrulescens, para- 
physibus summis non tinctis. 

Affinis L. herbacex, quacum forma thalli et structura marginis apothecii convenit. 
Omnes nota' supra expositte ex exsicc. Mandon desumptte fuerunt. 

Observala fuit illa species in Africa (Usambara, Natalia, Transvaalia, capile Conœ Spei et ins. 
Madera, Borbonia, Madagascaria et Sancli MauriLii); in America utraque. 

388. Lobaria pulmonaria (1) Hoffm. Deutschl. Flora II (1793) p. 146, DC. Flore fr. 
II, p. 402 et Cromb. Monogr. Lich. in Britain I, p. 271 et flg. 46 ; Lichen pyidmonarius 
L. S[)ec. Plant. (17o3) n. 32, teste Wain. Revis. Lich. in herh. Linn. asserv. p. 3; 

(I) Quand les lichénologues traitent des Sticta, ils ne manquent pas de faire observer que ces 
Lichens exhalent une odeur nauséabonde. Cependant il est une exception à cette règle et elle 
est des plus remarquables; comme nous l'avons dit plus haut sous le n. 199, le Lobaria pulmo- 
naria Hoffm. ou Sticta pulmonacea Ach. fournit à la parfumerie française, sous le nom de c Mousse 
do la base des Chênes », un excellent parfum. Chacun peut se convaincre, en la faisant macérer 
dans l'alcool, que celte espèce, loin d'être fétide, exhale un parfum des plus tenaces. Mais, de 
même que YEieimia Prunaslri Ach. ou «Mousse des Chênes», elle ne donne pas à la parfumerie un 
produit spécial, elle entre seulement dans la composition de parfums très appréciés. 



30 A.-M. HUE. 

Slicla j)u/mn?}nrin Schfier. Enum. Lîcli. europ. (1830) p. 30, tab. III, fig. 1, Tuck. Synops. 
A'oi'th Amevir. l/irli.\. p. 96 et Lich. Americ. septentr. exsicc. n.68, Rabenh. Kri/p/og.- 
Florn von Sac/isen, etc. Flechlen (1870) pp. 203 et 264, fig. a-d et Stizenb. Die Grilb- 
clicnlh'cli. p. 112; Panndia puhiionacm Ach. Mellind. Lich. (1803) p. 220; Slicta 
pu/monacea Ach.Lir/wnof/r. laiir. {iSlO) p. 4i9 et Si/nops. Lich. p. 233, Delise Ilisl. 
Lich., Stictap. 139, tab. XVII, fig. GO; Tulasne Mcin. Lich.^p. 145, tab. I, fig. 17-21 ; Linds. 
Mon. Spcrmog. filament. Lich. p. 192, tab. X,fjg. 29; Mull. Arg. Lich. Miyosh. p. 123, 
Harm. Cntal. Lich. Lorraine p. 213, tab. XI, fig. 31 et tab. XIIF, fig. H ; Gliick Entnmrf 
Fléchi .-S permocj. pp. 13, 23, etc.; Mantsumura and Miyoshi Cryptoriamw japwnicx t. I, 
tab. II; Lobaria pulinonacca Nyl. in Flora 1863, p. 297 et apud Hue Lich. exot. n. 812; 
Parmelia reticiiUtla lloffm. Planl. lichenos. (1790) tab. I, fig. 2; Parmelia pulmonaria 
Wallr., Scha>r. Lich. heloet. exsicc. n. 384eademp. pleurocarpa Ach., n. 530; Stictapid- 
monaria (L.), Bourgeau Plant, canariens, n. 1117, Ilepp Flecht. Europ. n. 591, Soc. 
botan. Rocbelaise (1866) sine num. et Arn. Lich. monac. exsicc. n. 291 ; Sticta pulmo- 
nacea Ach., Durieu Plant, sélect. Ilispano-Lusit. n. 49, Th. Kotschy Iter cilicum in 
Tauri alpes » Biilgar Dagh » (1833) n. 436, Billot /'7o;'« Gall. et Gcrm. exsicc. n. 499, 
Husnot Planl. canariens. (1866) n. 191, Soc. Dauphinoise (1878) n. 3955, Norrlin ïlerb. 
Lich. fenn. n. 37, Malbr. Lich. lYorm. n. 165, Olivier Ilerb. Lich. Orne n. 17, Flag. 
Lich. Franche-Comté a.. 70, Harm.Z/c//. Lothar. n. 327, Johns. The North Engl. Lich. 
Ilerb. n. 224 et Picquenard Licli. Finistère, n. 77. 

In Asia : 1. in Japonia legerunt corticolam Ono et D'" Savatier in ins. Nippon circa 
Yokoska et miserunt sub nomine Kabouloçjoke (Lichen in lingua japonica). Legit etiam 
R. P. Faurie in ins. Riishiri, n. 1532, 23 julii 1899; in ins. Yeso, in Mororan, n. 3321, 
maio 1889 et n. 82 pr. p., februario 1897; in ins. Nippon, in inontibus Aomori, n'^221 et 
237, 30 maii 1897, in Onikobé, n. 280, julio et in Myokosan, n. 349, 23 julii 1897, in 
Ibakkoda n. 444, maio 1898, in Nikko, n. 364, 30 maii 1898, in Fujiyama n. 501 pr. p., 
10 junii, et in Iwakisan, n. 753 (f. pleurocarpa), 18 augusti 1898 et in monte Daisen, 
n. 2119, 26 maii 1899; in parva ins. Shikoku, in monte Tsurugizan, n'^ 2652 et 2671, 
junio 1900. — 2. In China, prov. Yun-nan, legit R. P. Delavay ad arbores in summo 
monte Lopin-chan supra Lan-kong, altit. 3 000 m., 15 octobris 1883 et 31 augusti 1888, 
atque supra saxa et arbores in Hee-chan-men, 2 aprilis 1885. Plerumque optime 
fertilis. 

In Africa : 1. in Algeria prope Bone ad truncos, anno 1860, sine nomine collectoris. — 
2. In regione Tunetana ad Quercus legit D'' Robert in Ain Draham, 13 decembris 1884, 
in herb. cl. Letourneux; sterilis. — 3. In ins. Mascarenis legit Frapier; sterilis. 

In America : 1. in Canada legit R. P. Couet prope Otawa, anno 1889. — 2. In Ohio 
legit Sullivant; in utroque loco sterilis, 

Thallus brunneus, sœpe flavido-brunneus vel rarius viridi-olivascens, in peripheria 
vulgoobscuriustinctus, foliaceus, decumbens A'el laciniis mediis autultimissubascendens, 
plagas 15-35 cent, longas et 8-20 cent, latas formans, rigidus, opacus vel subnitidus, late 
vel anguste lobatus, K et CaCl supra et intus immutatus; lobi 0,5-3 cent, lati, nunc e 
basi a se remoti, elongati et parum ramosi, nunc et sa'pius imbricati, varie laciniati, 
laciniis plus minusve angustis, brevibus atque sinubus rotundis et vulgo amplissimis 
separatis ; non raro in centro supra primarias frondas novœ advenientes et ascendenles ; 
ambitu integri aut crenati; apice aut retusi, aut bifidi aut adhuc emarginati ; supra coslis 
reticulatis et inter costas scrobiculis in centro profundis et in peripheria vix dislinctis 
ornati, nec sorediati, nec isidiati ; intus albidi ; subtus pallide flavidi, crebre bullati, 
bullisusque 1 cent, latis, ambitu rotundis angulatisque atque scrobulis pagina? superioris 
respondentibus, omnino nudis vel partira tomentosulis, necnon inter buUas tomento 



LICHENES EXTRA-EUROPiEI. 31 

parvo pallide brunneo vel fuscescente, ex hyphissimplicibus septatisque constante atque 
his hyphis elongatis aggregatisque rhizinas apice penicellalas formanlibus substrato 
affixi ; periplieriam versus liberi, nunc vix bullali, nunc bullis destituti glabrique et 
interdum plicato-rugosi. Cortex superior -40-30, et eliam in frondibus vetustioribus GO [x 
latus, albidus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis pluriseplatis, cellulas raro rotundas, 
ScPpius angulato-oblongas vel déformes, lumine testaceo, 4-8 p. lato alque pariele tenui 
formantibus at^^que superne strato amorpho, 10 p crasso tectis constitutus. Gonidia 
4-9 \L lata in strato parum denso sub cortice superioreposila. Medulla albida, nuda, latior 
sub costis, augustior sub bullis, ex hyphis, 3-5 [i crassis, superficiel parallelis. parum 
ramosis atque salis stricte coadunatis, lumine tertiam crassitudinis partem aut paulo 
magis occupante, constitula. Cortex inferior 20, et in lobis vetustioribus 40 ^ latus, 
albidus vel in zonainferna et angusta brunnescens, pseudoparenchymaticus, cum cellulis 
sfepe magis deformibus quam in cortice superiore; tomentum inter buUas subjacens 
hyphis corticis prolatis formatum. Apothecia in margine vel in costis enata, primum 
puncto rufo indicata et dein supra thallum sessilia, raro inter costas dispersa, 2-5 et 
etiam 8 mm. lata, cupuliformia, primum concava et demum applanata, excipulo thallo 
concolore primum tomentosulo, dein glabro et aliquando tessellato-rugoso, margine 
integro seu subcrenulato, sœpe demum evanido atque disco rufo, rarius fusco, piano vel 
leviter convexo ornata. Excipuli cortex 100-120 [a latus, albidus, pseudoparenchymaticus, 
ex hyphis verticalibus, 10 ]j. crassis, pluriseptatis et cellulas subrotundas formantibus 
constans ; gonidia copiosa, sub cortice et inter hyphas medullares sparsa, atque in margine 
proprio ab excipulo hyphis angustioribus tantum diverso deficienlia; epithecium rufes- 
cens; hypolhecium albidum ex hyphis horizontalibus ramosisque et arcte coadunatis 
constitutum ; paraphyses 80-90 ijl altœ, 2 ix crassa^, superne tenuiter articulata?, non 
raraosa^ et apice leviter incrassatse ; sporœ 8""^, hyalinœ, 1 rarius 3-septatce, apicibus 
attenuatye, 26-28 a longse et 9-10 p. latœ. Gelatina hymenialis iodo persistenler cœrules- 
cens. Spermog'onia apice nigra, thallo immersa et in laciniis peripheriœ supra thallum 
dispersa; spermatia recta, utroque apice leviter incrassata, 4-6 tx longa et 1 [jl lata; 
sterigmata crebre articulata ramosaque. 

In .laponia, n. 349 thalli lobi usque 5 cent, lati, subtus inter huilas vix tomentosi 
atque peripheriam versus sat late plicato-rugosi; sporse longiores et non angustiores, 
30-40 a longa? et 9-10 jx lalœ; in n'^ 221, f. papiUari, et in n'" oOl, et 313 thallus supra 
et prœsertim infra rufescenti passim tinctus. In n. 753 disons apolheciorum parvis 
globulis nigris ornatur, quibus exprimitur Sticta pulmonacea a. plcurocarpa Ach. Lich. 
univ. p. 450, Delise Hht. Lirli., SlUia tab. XVII, fig. 01, Scha-r. Lich. helvet. exsicc. n. 550 
et tandem Ce/idiu/n Stictariun Tulasne 3Iéin. Lich. p. 121, tab. I, fig. 17'= et tab. XIV, 
fig. 0-8 ; hsec determinatio a cl. Patouillard bénévole recognita fuit. 

In Ohio in costis thalli videntur soredia solitaria vel confluentia, f. sorediata Harm. 
CataL Lich. Lorraine ^. 214; status ille in Europa non infrequens. 

— F. 1. papillaris Cromb. A Jlonor/r. Lich. Britai?i I (1894) p. 272; Sticta pulmo- 
nacea var. papillaris Del. Ili.st. Lich., Sticta (1825) p. 144, lab. XVII, flg. 63, Nyl. 
Sijtiops. Lich. I, p. 352; Mull. Arg. Lich. 3Iiijosh. p. 131 elLich. Yatab. p. 192, Sticta 
pulmonacea Mandon Lich. Madère n. 26 in herb. meo. 

In Asia : 1. in Japonia legit D'Savatier in ins. Nippon circa Yokoska. Legit R. P. Faurie 
corticolam in ins. Rebunshiri, n. 1532, 1 augusti 1899 ; in ins. Yeso, in Tomakomai, 
n. 645, 6 julii 1898; in ins. Nippon, in montibus Aomori, n. 221 pr. p., 30 maiH897, in 
Onikobé, n. 313, julio 1897. in Fu.jiyama, n. 501 pr. p., 10 junii 1898, in Nikko, n'" 553, 374 
et 577, 30 maii 1898, in Tokakuskiyama, n'" 790 et 792, 16 septembris 1898, in Kuroiski, 
n. 1184, martio 1899, in Hachinohé, n. 1241, aprili 1899, in Yamakita, n. 2022, 8 maii 1899 



32 A. -M. HUE. 

et in Ibaraki, n. 30i8, maio 1900; in Tokushima, n. 3082, 2 juniilOOO. — 2. In China, prov. 
Yun-nan, legit R. P. Delavay supra lerram in sylvis Koua-la-po (HoUin) altit. 3 000 m., 
4 augusli 1883; ad arbores circa fauces Yen-tze-hay alliL. 3 200 m., 8 augusti 1888 et in 
Ma-cul-chan, 6 augusli 1889 et 10 novembris 1890. In prov. Mou-pin, Thibet oriental, 
legit R. P. David, anno 18G9. Raro ferlilis. 

In Africa : 1. in regione Tunetana legit cl. Letourneux in quercetis umbrosis circa 
Dj. Ghorra apud Oulad Ali, 21 martii 1886, et in Chabed El Meroudji (Merasen), 
11 martii 1887; ferlilis. — 2. In ins. Borbonia, legit fr. Rodrigue/, in Mafate, anno 1889; 
sterilis. — 3. In ins. ïeneriffa legit cl. Buchet, la Laguna, anno 1897. 

A forma lypica dift'erl marginibus costisque isidium ferenlibus. In China illud isidium 
thalli superficiem interdum omnino tegit. In regione Tunetana passim in sorediis 
fatiscescil ; ibispora? 20-22 fx longœ et 7-8 a latfe. In numéro 1181 japonico parva soredia 
etiam supra thalhim S[)arsa. 

— F. 2. hypomelsena (1) Hue ; f. lujpomela Cromb. in Grcvillca t. XV (1887) p. 76, 
Monorjr. Brit. Lich. p. 272; Stlcta pulmonacca var. hijponiela Del. Hist. Llch., Sticta 
p. 144, tab, XVII, flg. 64, Mail. Arg. Lich. Miijosh. p. 123 ; Sticta piilmonacea Mandon 
Lich. Madère n. 26 in herb. Mus. parisiens. 

In Asia : 1. in Japonia legit D'' Savatier in ins. Nippon circa Yokoska. Legit etiam 
R. P. Faurie in ins. Yeso,. sine loco notato, n'* 611, 645 et 709, julio 1898, in Wozan, 
n. 3626, 20-23 martii 1889 et in Hakodaté, n. 9189, 13 aprilis 1889 et n. 101 et 113 pr. p., 
marlio 1897; in ins. Nippon, in Hachinohé, n. 1241, aprili, et in monte Daisen, n. 2120, 
26 maii 1899. — 2. In China, in prov. Yun-nan, legit R. P. Delavay in Hee-chan-men, 
januario 1885, in Yen-tze-hay, altitud. 3200 m., 20 octobris 1883 et 8 augusti 1888 et in 
Lopin-chan supra Lan-kong, altit. 300 m., 31 augusli 1888. 

In hac forma interstitia reticulata bullas paginœ inférée circumdantia tomento nigro 
densoque teguntur. At in Japonia et in China specimina non pauca supra isidio atque 
subtus tomento nigro simul ornantur proindeque una forma in alteram facile transit. 
Insuper in exemplaribus typicis tomentum paginas inferioris aliquando fere nigrum ibi 
reperitur. Variât f. hypomelfcna (Del.) in Japonia, n'' 115, 611 et 709 thallo subtus 
tomentum in centre continuum atque peripheriam versus tanlum spatia denudata 
albidaque, parva et oblonga prœbente. Sporœ variabiles, nunc 22-26 [x longœ et 6-9 [x 
latce, nunc 18-20, vel 26-28 \i. longte et 9-10, vel 3-7 [jl latse. Spermatia recta utroque apice 
leviter incrassata, 3 [^ longa et 1 [x lata; sterigmata 60-70 [*. longa et 3-6 crassa crebre 
articulata. Ca^terse notœ tum externfe, tum internEe cum forma genuina conveniunt. 

i.piitaonnrm (L.) Hoffm. estfere cosmopolita, sed déesse videtur in terris antarcticis America3 
atque in Nova Zelandia. Forma papillaris invenitur insuper in Africa tropica, ins. Sli Maurilii, in 
Australia et in Gallia. Forma hypomelxna, in Africa meiidionali, ia America septentrionali, in 
Australia, in Gallia (Neuslria) et in Anglia. 

— Var. tenuior Hue. 

In Asia : in Japonia legit R. P. Faurie in ins. Nippon, in Kakkoda, n. 370, 
13 augusti 1897. 

Thallus obscure et passim brunneo-viridans, foliaceus, plagas 5-9 cent, latas 
ormans, procumbens, tenuiter membranaceus, rigidus, fragilis, subopacus, late lobatus, 
K et K(CaCl) extus et intus immutatus; lobi 1,5-3 cent. lati, nunc liberi, nunc subim- 
bricati, ambitu lobulati, lobulis 5-12 mm. latis, parum profundis, subcrenatis atque 
sinubus subrotundalis vel angulatis separatis; supra nunc lœves, nunc nervis parum 
prominulis subreticulatisque ornati, in relis maculis latis impresso-inœquales, raro 

(1) Hoc nomen rectius sic formatum, sicut Anaptychia leucomelsena Wain» supra n. 191. 



LIGHENES EXTRA-EUROPiEI. 33 

scrobiculati et ad peripheriam laevigati aut subreticulalim rugosi ; intus albidi ; subtus 
pallide rufiduli, atque tomento parvo magis riifo, non denso, fasciculato etsœpe reticulato 
atque tune lineas 1-1,5 mm. latas pmebente cum maculis retis albidis vel pallidis, necnon 
in centre continente et rhizinis parvis muniti, ad peripheriam glabri, sed in ora sinuum 
tomentosi. In lobo juvenili cortex superior 2û-3S |x latus, albidus, duplici hypharum 
zona formatas, atque in superficie sequalis, in zona inferiore hyphae superfîciei perpen- 
diculares atque rete feresicut in Par/nelus, lumine parvo, pra^bentes, in superiore autem 
10-15 [L lata hyphœ superfîciei parallelœ et lumine minimo. In lobo bene evoluto idem 
cortex 40-50 ii. latus, et in eo zona superior minor 10-12 ii. lata et in superficie inœqualis, 
atque zona inferior melius econtra evoluta cellulas angulatas vel fere quadrangulares, 
lumine 7-14 ix lato et pariete incrassato ostendens. Gonidia in lobo juvenili 6-10, et in 
vetustiore 10-14 [jl lata, pariete sat crasso et in strato satis lato sub cortice superiore 
vigentia. Hyphœ meduUares inutroque lobo3-4 ;j.crassai, materiaalbida tectai, superficiel 
parallelœ et fréquenter ramosse atque satis stricte implexse. Cortex inferior e duobus vel 
tribus hyphis superflciei parallelis, cellulas in lobo juvenili parvulas et in vetustiore lumine 
0-7 a lato praebentibus constans; tomenlum etrhizinœ eodem modo formata, hyphis 4-6 [a 
lalis, septatis sed non constricte et fasciculatis. Apothecia 1-3 mm. lata, marginalia et 
supra thallum sparsa, fere ab initio applanata, margineprimum tumidulo, dein discum vix 
eequanle, excipulo rugoso et tomentello atque disco rufo vel nigrescente-fusco praedita. 
Excipuli cortex 100-120 jj. latus, albidus, pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 
6-7 u,lato; margo summusab excipulo non distinctus seumargo proprius deficiens; gonidia 
sub excipuli cortice et non in margine, raro interhyphas medullares dispersa ; excipulum 
rufum atque paraphysibus summisarctissimecoalitisformatum ;hypothecium pallidumex 
hyphis stricte coadunatis constitutum ; paraphyses 110-120 [Ji.altœ, arcte cohferentes, 2 p cras- 
sa?,paulum articulata?, non ramosceetapiceleviterincrassatse; thecfe 80-100 [j. longa? et 22- 
20 filatse; sporseS""", hyalinee, 1-septatse, apicibus attenuatae, 24-32 |j. longae et 6-7 ji, latte. 
Gelatina hymenialis iodo caerulescens. Spermogonia apicem versus loborum et saepe su- 
pra nervos sita, in thallo immersa atque puncto nigro indicata,vix verrucosa. Cephalo- 
dîa in thallo immersa atque thallo faciei superioris sphcerice prominente indicata; in his 
elementa thalli ut in partibus normalibus et inter hyphas medullares gonidia nostocacea. 

Tab. I, fig. 2 et 2 '''^ fragmenta cum apolheciis; fig. 3 et 3 ^'^ pars eorum subtus visa. 
Omnes figuras in naturali statura. 

Primo intuituac prsecipuein fig. 2 et2'''Mllaspecimina a forma genuina multum recedere 
videntur, sed passim, ut in fig. 3 *■'% nexum cum illa indicant, atque etsi spora? sint paulo 
angustiores, constitutiva apothecii elementa nuUo pacto differunt. Semel lecta fuit 
haec varietas, proindeque est tantum status minus evolutus ; attamen ob conspicuam 
structuram thalli seorsim exponendam duxi. Queedam apothecia ad f. pleurocarpam 
pertinent, id est Celidio Stlclarinn inquinata. 

Cel. Nylander hanc speciem in Flora 1877, p. 233, simul cum L. linita Ach. in gênera 
proprio, Lobaria Nyl., absque hujus generis definitione, atque cl. Wainio Étude Lich. 
Brés. I, p. 194 in notula, in sectione propria, Eulobaria Wain. collocaverunt. Sed a 
cseteris hujus sectionis speciebus non removenda videtur, nam sequentis sectionis 
speciebus L. dissectœ (Ach.), L. peltigerœ (Del.) et L. subdissectœ (Nyl.), quarum pagina 
inferior etiam reticulatim tomentosa, respondet. 

B. — Margo propi'ius seiiinterior flahellatus atque ab excipuli cortice hyphis medullari- 

bus gonidiisque sejunctus. 

389. Lobaria erosa Forssell Stud. ijfver Cephalod. (1883) p. 24; Parmeiia erosa 
Eschw. in Mart. Flor. Brasil. (1833) p. 211 ; Ricasolia dissecta * R. erosa. Nyl. Synops. 
Nouvelles Archives du Muséuu, 4° série — III. 5 



34 A.-M. HUE. 

Lich. I (1858-1800), p. 371; R. erosa Nyl. Prodr. FI. Nov. Granat. éd. 2" (1863) p. 21 et 
Addiment. p. 538 atque apud Hue LicJi. exol. n. 884 ; Sticta erosa Tuck. Srjnops. North 
Americ. Lich. I (1882)p. 93, Wright. /,/eA. Cubœ n. 66, Mull. Arg. Lich. Schenck. (1891) 
p. 228; Parmelia lacunosa Tayl. in Hook. Journ. of Bot. il847, p. 180, Mull. Arg. Lich. 
Beitr. n. 1247; Ricasolia crenulata var. slcnosjiora Nyl. in Annal, scient, nat.^ Botan., 
4= série, vol. XT, 1859, p.25S ; Lobaria quercizansW B\n. Étude Lich. Brés. I (1890) p. 193, 
non Mich. nec Ach. (1), atque var. erosa ejusdem loc. citât, p. 196, necaon Lich. Brasil. 
exsicc. n. G55 ; Sticta quercizans Stizenb. Griibchenfleclit (1895) p. 111. 

In America : 1. in Louisiana legit cl. abb. Langlois ad arborum truncos in sylva 
Wallet, n. 46, 23 junii 1886 et in sylva Covington, sur de vieux arbres le long des ravins, 
n. 48, 5 septembris 1883. — 2. In Brasilia legit statu S. M. dofia Theresia Christina 
Maria, imperatrix, anno 1889. 

Thallus cinereo vel testaceo-glaucescens (in statu végétative optime viridis) 
foliaceus, decumbens, suborbicularis, plagas diam. 8-14 cent, latas formans, subnitidus, 
lobatus, K extus et intus non reagens, K(CaCl) intus dilute rubens vel rarius non 
reagens; lobi 5-10 mm. lati, ambitu lobulati lobulis parum profundis et crenatis atque 
sinubus parvis et subrotundis separatis ; supra reticulato-rugosi vel scrobiculati, maculis 
retis parvis et scrobiculis parum profundis atque ad peripheriam plerumque tenuiter 
tomentelli; intus albi; subtus albidi vel pallide rufelli aut fuscescentes, passim in 
centro et semper peripheriam versus glabri, sœpius tomentosi tomento pallido vel 
fuscescente, parvo et passim elongato atque in parvas rhizinas fulcrantes mutato. Cortex 
superior 23-30 pi. latus, albidus, extus hyphis liberis ornatus, pseudoparenchymaticus, ex 
hyphis cellulas subrotundas vel angulato-oblongas, lumine testaceo 4-8 ]^. lato et pariele 
parum crasso, in tribus seriebus superficiel parallelis dispositas atque in quarta et 
exteriore série multo minores formantibus constans; in lobis juvenilibus quatuor cellu- 
larum séries fere similes et in zona externa stratum amorphum -4 p. latum. Gonidia 
5-7 jjL lata, pariete parum crasso, in strato satis lato sub cortice posita. Hyphœ meduUares 
materia albida tectœ, 3-5 [x latae, superficiel parallelœ et parum stricte implexae. In 
cortice inferiore 10-15 pt lato, albido vel inferne brunneo et pseudoparenchymatico 
cellulse subrotundae, lumine 5-7 [x lato, in duobus vel tribus seriebus superficiel parallelis 
ordinatse ; tomentum et rhizinœ ex hyphis 5-8 p. latis, elongato-septatis atque sœpius 
simul connatis constituta. Apothecia 2-8 mm. lata, supra thallum sparsa et sessilia, 
primum globosa, excipulo rugoso et tomentoso, dein applanata, excipulo minus rugoso 
vel fere lœvigato, margine thallino primum crenato et demum lobulato atque disco rufo 
ornata. Excipuli cortex in margine 40, subtus 100-140 (/ latus, pseudoparenchymaticus 
cum cellulis 10-14 ]x latis; excipulum in lacinulas marginis continuatum ; in his 
cortex superior postice et inferior antice positus, inter utrumque gonidia et medulla; 
insuper inter lacinulas paraphysesque margo proprius , flabellatus ex hypothecio 
vel e medulla superiore ortus, seepe 200 [x latus, ex hyphis septatis, articulis elon- 

(1) Pffeeuntecel. Mull. Arg. Lich. Schenck. p. 228,nomenquercizansnon admittendum, etsi magis 
antiquum, censui, quia descriptiones a Michaux et Achario dataî huic speciei parum convenire 
videntur. Etenim apud Michaux Flor. Bor. -Americ. II (1803) p. 324 legitur: 

« Quercizans, L. tenuiscule menbranacea, lœvis, subtus rufa; laciniis oblongis, sinuato, 
lobulatis; scutellis parvulis, crebris, subadnatis, concavulo-planiusculis, fuligineo-fuscis. 

« Ofes. Affinis L. herbacese; paulo major crassiorque ; supra solito obsolète rufescens Isevisque. 
Laciniœ quodaramodo, tum colore, quum lobatione, folia Quercusemortuaœniulantes. 

« Datur varietas sterilis, marginibus pannoso-crispis. » 

Ut patet, de apotheciorum margine dilatato et lobulato, quod est ibi est nota primi ordinis non 
agit ille auctor. Insuper Acharius, Synops Lich. p. 235, Stictœ quercizanti apothecia attribuit 
(c margine thallode tenui integerrimo. » 



LICHENES EXÏRA-EUROP^I. 35 

gatis, atque prope gonidia angustioribus constans ; gonidia sub corlice usque ad 
finem lacinulœ inarginalis; medulla angusta absque gonidiis. Epilhecium rufescens e 
summis paraphysibus arcte coalitis forma tum ; hypolhecium albidum; paraphyses 
100-120 p alise, 1,5-2 [x latae, articulatœ, et apice vix incrassatœ ; thecaj cylindricae, 
90-100 (JL longaî et 14-16 [x lala? ; spora; 8"^, (iihile fuscescenles, 1-3 septatœ, apicibus 
parum attenuatis et oblusis, GO-80 a longœ et 3-3,5 jx lata;. Gelatina hymenialis iodo 
cœrulescens, paraphysibus summis non tinclis. Spermogonia lobulorum marginem 
versus sila, in Ihallo immersa, apice nigro vix prominulo atque subtus verrucosa; sper- 
matia utroque apice incrassatula, 4 p. longa et 1 [x lata; sterigmata crebre articulata, 
60-80 i>. longa et 6 [x lata. 

Tab. II, fig. 4, thallus cum apotheciis in pagina supera visus ; fig. 4 "'^ fragmentum 
ejusdem subtus visum et similiter in naturali statura; fig. 4 '", apothecium quinquies 
auctum. 

Viget tum corticola, tum saxicola in Africa (ins. Borbonia, Mauritii, capite Bona; Spei, Natalia 
et Transvaalia) ; in America utraque. 

— Var. sequalis Hue; Sticta œrosa var. œqualis Miill. Arg. Lich. Schenck. (1891 
p. 228; Lobaria querci:ans var. œqualis Wain. Étude Lich. Brés. I (1890) p. 196 et 
Lich. BrasiL exsicc. n. 954. 

In America : in Brasilia legit corticolam S. M. dona Theresia Christina Maria, imperatrix, 
anno 1889; legit eliam cl. Glaziou, n. 18033 et prope Sac Paulo legit adhuc corticolam 
Azevedo Sampaio, anno 1894. 

Differt thalli supera pagina non reticulatim rugulosa, sed aut laevigata aut tantum 
impresso-ineequalis. In uno speciminenuUa est K(CaGl) meduUae reactio, sed cseterœ notoe 
sporœque conveniunt. In alio, paginse inferse indumentum est fusco-nigrum proindeque 
ad var. Casarettianam Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 884 ( « thallo infra rhizinis fusco- 
nigris tomentoso-obsito ») non Stictam Casarettianam DN. Osserv. Stict. p. 18 qua; a 
celeb. Mull. Arg. Lich.Beitr. n. 237 ad *S'. patinif'cram{T3.y\.) Mùll. Arg. refertur, pertinet. 
Quoad cephalodia conf. Wain. loco citato. 

Videlur varietas Brasilise propria. 

390. Lobaria crenulata Wain, Étude Lich. Brés. I (1890) p. 197 et Lich. Brasil 
exsicc. ïi. 254, Parjnelia cren</^c/a Hook. in Kunlh Synops. Plant. J^quinoct. (1822) 
p. 23, Sticta crenulata Delise Ilist. Lichens, Sticta (1823) p. 128, lab. XIV, fig. 47, 
Ricasolia crenulata Nyl. apud Hue L«c/«. exot. n.883, estspecies valdevicina. In hacquam 
in America sequatoria legit Bonpland, in herb. Mus. paris., thallus albido vel cinereo- 
glaucescens, K supra flavens, inlus non mutatus, K(CaCl) intus rubens, supra raro sub- 
lœvis, seepius impresso et subreticulatim ina-qualis et in uno specimine albido-signatus, 
signis parvis, punctiformibus, vel elongalis irregularibusque et subpulverulentis; subtus 
pallidus vel testaceus atque tomenlo aggregato, denso aut sparso concolore aut obscu- 
riore, atque passim rhizinis parvis et fulcrantibus ornatus et ad peripheriam ssepe 
anguste glaber. Cortex superior 30 p latus, pseudoparenchymaticus cum cellularum 
lumine 6-8 u. lato, in zona superiorc minore et strato exteriore amorpho 10 p. lato. 
Gonidia 3-7 u. lata in stralo salis crasso sub corlice posila. Hyphai medullares 3-4 \j. 
crassœ, maleria albida tecla? atque sat stricte implexse. Cortex inferior 10 (x latus, pseu- 
doparenchymaticus ex hyphis 2-3 septatis cum cellularum lumine 4-6 [x, constans; 
tomentum ex hyphis aggregatis conslricle septatis cum cellulis sphœricis 5-7 |x lalis 
constitutum et in rhizinis hyphœ non conslricle septatse, articulis elongalis. Apothecia 
supra thallum sparsa et sessilia, primum globosa, rugosa et pubescentia, margine 



36 A.-M. HUE 

crenalo, crenis ambilu integris, sat elongalis et intus reflexis (Delise, fig. 47) atque disco 
obscure rul'o prajdiLa. Excipuli cortex GO-110 ij. latus, pseudoparenchymaticus cuincellulis 
oblongis velangulatis, lumine 5-10 a lato; margointerior, parum latusetexhyphismedulUe 
elongatis seplatisque atque cortici inferiori marginis thallini adhœrentibus ; gonidia sub 
cortice tuin excipuli, tum marginis thallini, absque ulla interruptione; medulla sat crassa 
ex hyphis horizonlulibus et crebre septatis constans. Epitheciuin rufum ; hypothecium 
angustum et rufescens ; paraphyses 120 [x alla^, 1,5-2 [x crassa?, articulalœ atque apice vix 
incrassatœ et arcte cohajrentes; thecœ 90-100 [x longa; et 15-16 [x latœ, apice vix incras- 
satse ; spora; 8"^ hyalinœ, 11-15 septatœ, apicibus attenuala^, 70-90 [x longœ et 4-6 (x latae 
(apud Wain. loc. cit. 44-78 [x longœ et 2-3 ij. lalœ, apud Nyl. Sijnops. Lich. I, p. 373, 
7-septata3 et 55-70 }j. longœ et 6-8 [x latœ). Gelatina hymenialis iodo persistenter 
cœrulescens, summis paraphysibus non tinctis. 

Viget in America tropica atque in Oceania (ins. Sandwich). 

391. Lobaria dentata Hue. 

In Asia : in China, prov. Yun-nan, legit R. P. Delavay corlicolam in sylvis supra 
Kouang-yn-chan (Ho-kin), n. 63 et in Tong-chan supra San-tchang-kiou (Ho-kin), 26 et 
27 martii 1890. 

Tliallus vel glaucescenti-cinereus, vel pallide aut obscure isabellinus, aut simul bis 
duobus coloribus variegatus, foliaceus, parum expansus, plagulas 5-10 cent, latas 
formans, opacus aut subnitidus, parum late lobatus, K supra et intus immutatus, 
K(CaCl) intus rubens ; laciniœ 7-15 mm. latœ, parum lacinulatœ, ambitu sinuatœ aut 
crenatse, crenis parum prolundis, satis angustis, rotundis integrisque; supra lœves, aut 
leviter impresso-inicquales aut adhuc plicato-rugosa; et ubique glabrœ; intus albidœ; 
subtus isabellina' atque tomento fusco, nunc denso, nunc interrupto rhizinisque albidis 
fuscisve munitse et ad peripheriam plus minusve anguste glabrœ. Cortex superior 
30-40 [x latus, totus albidus, aut superne brunneus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis 
pluriseptatis et cellulas angulato-oblongas vel subrotundas, lumine testaceo, 6-9 p. 
lato, et pariete tenui, atque superne minores et rotundas, pariete incrassalo forman- 
tibus atque strato amorpho 5-7 |j. lato tectis constitulus. Gonidia 7-10 p. lata, membrana 
satis crassa, in strato salis lato et continuo sub cortice vigentia. Hyphae meduUares 
materia albida tectœ, 4-5 [x crassse, superficiel parallelse, parum ramosae et parum 
stricte implexce. Cortex inferior 15-20 \l latus, albidus aut inferne brunneus, 
pseudoparenchymaticus, ex hyphis superficiel perpendicularibus, septatis cellulasque 
sphœricas in duobus vel tribus seriebus, pariete incrassato et lumine 5-6 p lato 
prœbentibus constans. Rhizinœ et pili tomentum formantes ex hyphis 6-7 [x latis, fasci- 
culatis et articulatis, articulis lougioribus in rhizinis quam in pilis, compositi ; in his 
ultimus articulus rotundus. Ai>othecia supra thallum sparsa, primum globosa et deinde 
cupuliformia, 2-5 p lata, excipulo leevi aut tessellato-rugoso, margine paulum elevato et 
dentato dentibus fragilibus, sœpe incurvo atque disco rufo praedita. Excipuli cortex in 
summo margine 25, inferius 40-60, et in basi 100-140 jx latus, saepe denlatus, pseudo- 
parenchymaticus, ex hyphis verticalibus, pluriseptatis atque cellulas lumine 7-14 p. lato, 
superne minores efflcientibus atque strato amorpho 10 [x lato tectis constitulus ; margo 
proprius 160-200 p. latus, flabellatus ex hyphis hypothecii meduUœque, inferne vix septatis 
et superne optime septatis formatus atque superne tantum cortici adhéerens ; gonidia sub 
cortice loto atque in margine thallino summo cum paucis hyphis medullaribus a mar- 
gine proprio hanc separantia; hyphœ meduUares in strato crasso atque aliquot gouidio- 
rum glomerulos passim continentes. Epithecium rufescens; hypothecium albidum vel 
leviter fuscidulum; paraphyses 120-170 p. altœ, 2-3 |x crassse, articulatœ, articulis elon- 



LIGHENES EXTRA-EUROP^I. 37 

galis et superne approximatis, apice 3-4 [a melientes et arcte cohœrentes ; sporse S""", fus- 
cidulœ, 1-3 septata?, apicibus attenuatis, membrana incrassata, 2 tj. meliente, 28-50 ^ 
longse et 6-9 \>. latse, immixtis 22 [x longis et 8 [jl latis, 34 [x longis et 10 u. latis et 36 (jl lon- 
gis et 7, 8, 9 [i lalis. Gelatina hymenialis iodo persistenter Ccerulescens. Sperniog'onia 
in ulraque pagina thalli verrucosa, apice denigrata et intus incoloria, spermatia 4-5 f^ 
longa et 1 |i. lata, utroque apice leviter incrassata ; sterigmata 80-90 jx longa, 5 pi. lata 
et crebre arliculala. 

ïom. II, tab. VI, fig. 5, Ihallus cum apotheciis; fig. 5'''% lobi subtus visus ; utraque 
figura in naturali statura; fig. 5 '" duo apotheciaquinquies aucta. 

Affinis L. crenidatœ Wain. a qua thallo minus diviso, aliter colorato atque sporis 
omnino diversis secernitur. 

392. Lobaria dissecta Hue; Sticta dissecta Ach. Method. Lich. (1803) p. 279, 
Lichenogv. univ. p. 451 et Sijnops. Lich. p. 235, secundum descriptionem ; non Lichen 
dissectus Swartz Prodr. Florœ Indice (1788) p. 147, Flora Ind. occident, t. III, p. 1902 (1) 
et Lich. Americani tab. VIII; Ricasolia corrosa Nyl. Synops. Lich. I, p. 370 pr. p. et 
apud Hue Lich. exot. n. 877 pr. p., secundum herb. Mus. paris. 

In America : in Columbia corticolani prope Bogota legitfr. Emilio, anno 1898 et comm. 
fr. Gasilien. 

Thallus albido-virescens et passim pallide brunneus, foliaceus, suborbicularis, late 
expansus, rigidus, nilidus, late lobatus, K supra tlavens, intus non mutatus et K (CaCl) 
intus rubens ; lobi 5-6 cent, lati, contigui vel subimbricati, ambitu tantum et non pro- 
funde lobulati, lobulis rotundis crenatisque et sinubus rotundis, minus latis ac in 
L. amplissima atque tomento ciliatis separatis ; supra impresso-inœquales et non raro 
scrobiculati ; intus albidi; subtus venis2-5 mm. latis, reticulatis, prominulis et tomento 
in centro fusco-nigro, fasciculato densoque, peripheriam versus rufo et minore ornati 
cum retis maculis albidis in centro parvis et oblongis vel etiam deficientibus atque 
passim rhizinis muniti, m ipsa peripheria vix aut non venosi glabrique. Cortex superior 
45-50 fi latus, albidus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis pluriseptatis et cellulas angu- 
lato-rotundas vel oblongas, lumine testaceo, S-10 p lato, pariete tenui, formantibus atque 
superne strato fera amorpho 10 p. lato, cum hyphis superficiel parallelis, lumine parvo et 
fréquenter interrupto tectis constans. Gonidia 4-6 [x lata in strato crasso sub cortice 
posita. Hyphœ meduUares 4-5 jx crassse superficiel parallelae et ramosfe atque stricte 
implexœ. Cortei inferiorSO [a latus, interne brunneus, pseudoparenchymaticus ex hyphis 
cellulas in 3-4 seriebus positas, superficiel perpendiculares et sphœricas, lumine 4-6 [jl lato 
efficientibus constitutus; illœ hyphee in tomento conlinuatcB cum earum cellulis sphœricis 
atque sœpe unica cellula etiam sphserica lateraliter ramosée, in rhizinis autem paries in 
linea recta et arliculi multum elongati. Apothecia supra thallum sparsa, subpedi- 
cellala, non numerosa, 3-6 mm. lata, excipulo thallo concolore, rugoso et pubescente, 
margine crasso, grosse crenato et inflexo atque disco pallide rubro ornata. Excipuli 
cortex 80 jjl latus, inœqualis cum hyphis liberis vel fasciculatis, partem exteriorem 
ornantibus, pseudoparenchymaticus_ cum cellularum lumine 10-11 p. lato; marginis 

(1) Lichen dissectus Sav. secunduni descriptionem atque iconem allatam ad Stictam dissectam 
var. corrosam Ach. Lichenogr. univ. p. 451 et Synops. Lich. p. 235 seu Ricasoliam dissectam Nyl. 
loc. citât, pr. p. attinet. Etenim scripsit Swartz : « Orbiculalim expansus, depressus, planiusculus, 
nienbranaceus, papyri rigidi instar, laciniatus; laciniis sinualis, apice lobatis, lobis obtusislobu- 
lisque sinualo-crenulatis, interdum tenuissime lacinulatis... ». Insuper in icône, in peripheria 
thalli omnes lobuli fréquenter et lenuiter lacinulali. Animadvertendum est ille auctor in hujus 
descriptionis principio poluisse: Dissectus — Lichen [Sticta Ach.?). 



38 A. -M. HUE. 

crena' codem modo ac Ihallus conslilultc atque earum inferior cortex discum respiciens ; 
gonidia sub corliee et usque in maronne in stralo crasse; meduUa sicut in thallo. 
Epilhecium pallide rufescens ; liypothecium albidum ex hyphis septatis et stricte implexis 
constans atque in margine interiore, flabellato, hyphis verlicalibus septatisque formato 
atque hyphis medullaribus a corliee separato conlinuatum; paraphyses 100 [j. allœ, 
2 p. crassa?, arliculata', septis remolis, et apice vix incrassataî ; spora; 8"'% fusca3, 1-sep- 
latcC, utroque apice vel une tanlum attenuata*, 24-30 |j. longoi et 12-14: [x latœ. Gelatina 
hymenialis iodo cœrulescens. Spcrmog-onia prope loborum marginem sparsa, supra 
leviler verrucosa, et quando supra relis maculas pagin;c inferioris sita etiam subtus 
verrucosa, si autem supra costas, tune subtus non apparentia. Spermatia et sterigmata 
solita. 

Tab. I, fig. 1, Ihallus in naturali statura et in pagina superiore positus ; fig. 1'''% lobus 
in pagina inferiore; fig. 1 ''='■, apothecium quinquies auctum. 

In herb. Mus. paris, inter specimina RicasoUœ corrosœ (Ach.) Nyl. attributa jacent 
quoîdam in America œquatoria a Bonpland lecta sub bac specie ordinanda. 

Lobaria subdissecta Hue, Ricasolia subdissecta Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 881 
quamdam quoad paginœ inferioris indumentum similitudinem praebet, sed ob apolhe- 
ciorum structuram prœcedenti sectioni adscribenda est. In ejus forma scrobiculata 
(Nyl.), ut videre est in figura infra allata, apothecii margo thallinus est integer, dum in 
illius forma deplanata crenulatus, sed in utroque margo proprius excipuli cortici arcte 
adhcerel. 

Tab. II, fig. o, L. subdtsscctœ f. scrobiculntœ (Nyl."), coUect. Lindig. n. 60, thalli 
lobus superne et fig. 5 ^'% inferne visus in naturali statura ; fig. 5 '"'', apothecium quinquies 
auctum. 

L. dissecta (Ach.) species America; tropical propria videtur. 

Sectio II. — LoBARiNA (Nyl.) Wain. 
Élude Lich. Brés. I, p. 193. 
Gonidia noslocacea. 

393. Lobaria retigera Nyl. in Flora 1865, p. 21)7 et Conspect. Stict. (1868) p. 6 ; 
L. (sect. Lecanolobarina) retigera Wain. Étude Lich. Brés. I (1890) p. 194 in notula ; 
Lichen religer Bory de Saint- Vincent Voyage dans les quatre fies de VAfriq., t. III 
(1803), p. 101; Sticta retigera Ach. Lichenogr. univ. (1810) p. 435 et Sgnops. Lich. 
p. 233, Delise Hist. Lich., Sticta p. 147, tab. XVI, fig. 66; Stictina retigera Mull. Arg. 
Lich. Beitr. (1873) n. 74 et Lich. Miyosh. p. 23, Stizenb. Die Grilbchenflecht. (1893) 
p. 123; Lobarina retigera Nyl. in Floi^a 1806, p. 172, Lich. Japon, p. 31 et apud Hue 
Lich. exot. n. 760, Hue Lich. Yunn. pp. 22 et 34; Sticta retigera Ach., Herb. Ind. 
Orient. Hook. fil. et Thomson n" 1904, 1968, 1970-1972, 1974 et 1976, in herb. Mus. 
paris.; S. carbonacea Hepp in Zolling. Plant, javan., sine numéro, 9 decembris 1847 et 
aS". retigera Ach., Zolling. Iter javan. secundum n. 3647 in herb. meo. 

In Asia : 1. in Japonia legit R. P. Faurie in ins. Yeso, corticolam in monte Sapporo, 
n. 9214, 30 aprilis 1893, et supra terram in Hakodate, n'^ 9190 pr. p. et 9200'", 
15 aprilis 1893, in priore loco fertilis. In ins. Nippon, in Ibaraki, n. 3047, maio 1900 ; in 
ins. Shikoku, in monte Tsurugizan, n^^ 2369 et 2631, junio 1900; in ins. Yakashima, una 
ex ins. Riukiu, n'^ 2326 et 2339, julio 1900; in Ichifusa, n. 2873, junio 1900; sterilis. — 
2. In China, prov. Yun-nan, legit R. P. Delavay, supra veteres arbores in Koua-la-po 
(Ho-kin), n. 1392, 4augusti 1883, in Yen-tze-hay, altit. 3 200 m., 20 octobris 1883, 13 octo- 
bris 1887 et 8 augusti 1888; ssepius fertilis. 



LICHENES EXTRA-EUROPyEI. 39 

In Africa : 1. in ins. Mascarenis legit Frapier. — 2. In ins. Borbonia, in Mafate et sine 
loco indicato legit fr. Rodriguez, anno 1889; in Salazia et in sylva Belouze legil cl. Chau- 
vet, 13 februarii 1891 et 1893, et comm. cornes de Poli. — 3. In ins. Mauritii legit fr. 
Rodriguez, anno 1889. — 4. In ins. Madagascaria, in Imerina, legit fr. Rodriguez anno 
1890. — 3. In ins. Comoris, in Nossi-Comba, legit cl. domina R. Caillet, altit. 400-600 m., 
lo martii 1891 et comm. cornes de Poli. — 6. In capite Bonœ Spei legit Drège. Htec 
omnia specimina africana sterilia. 

Thallus pallide vel subflaventi olivaceus aut obscure seu nigricanti-castaneus, 
foliaceus, late expansus, plagas usque 23 cent, longas et 13 cent, latas formans, decum- 
bens, nitidus. late laciniatus, K et CaCl non mutatus; laciniœ 3-4 cent, latœ, raro 
elongata}, solitariœ et ambitu vixdivisœ, sœpius irregulariter iacinulatse, lacinulis subim- 
bricatis, sinubus rotundis separatis, ambitu crenatis, apice etiam crenalis, vel subrotundis 
aut adhuc retusis; supra nervis reliculatis, sœpe validis ornatce atque in maculis retis 
plus minusve profunde scrobiculata?, nec sorediata?. nec isidiatae, periphcriam versus 
nervi minus validi et scrobiculi minus profundi ; intus albidœ ; sublus fréquenter 
bullata^, bullis flavido-albidis, glabris, et inter bullas tomento nigro, sœpe denso atque 
passim in rhizinas fulcrantes elongato munilœ ; peripberiam versus nunc brunneo- 
rufescentes nunc nigrescentes atque vixbuUatœ tomentosœque. Cortex superior 40-43 p. 
latus, albidus et in zona exteriore brunneus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis pluri- 
septatis atque cellulas rotundas vel angulatas, lumine teslaceo, 7-10 [l lato et parieto 
parum crasso formantibus, constitutus. Gonimia oblonga, 4-3 p lata, 2-5 simul inter 
hyphas nidulantia, in strato sat crasso sub cortice superiore posita. Medulla latior sub 
costis quam sub bullis ex hyphis 3-4 [j.latis, pariete tenui, superficiei parallelis et parum 
ramosis constans. Cortex inferior 30-40 pi. latus in zona inferiore brunneus vel nigrescens 
et cortici superiori similis ; sub hoc cortice hyphœ tomenti 6-7 [x crassae, articulatœ. 
pariete nigro vel nigricante, lumine testaceo, nunc solitarite, nunc et sœpius plures 
aggregatœ. Apothecia 1-3 mm. lata, supra nervos enata, primum cupuliformia et dein 
applanata, excipulo thallo concolore primum lœvi seu albido seu nigro-tomentosulo, dein 
lessellato-rugoso, margine integro aut crenulato atque disco obscure rufo, piano vel 
demum convexe ornata. Excipuli cortex 90-120 u. latus, albidus et extus brunneus, 
pseudoparenchymaticus cum cellulis oblongis; gonidia pauca sub excipuli cortice in basi 
apothecii juvenilis, nulla in optime evoluto; medulla crassa ex hyphis 6-8 jjl latis, 
earum cavitate dimidiam crassitudinis partem occupante; epithecium rufescens ; hypo- 
thecium albidum;paraphyses 120 [xaltse, 1,3-2 pcrassfe, necramosaî, nec apice incrassata?; 
sporœ 8"=", hyalinœ, l-septatœ, apicibus acuminatse, 18-27 ^ longœ et 7-9 p. latse vel 
20-22 p longae et 8-9 (x latœ. Gelatina hymenialis iodo cœrulescens, dein decolorata, 
Ihecis ambitu persistenter cœrulescentibus. 

Viget insuper in Asia (Sibiria, Tonkin, India, ins. Ceylonia, Java et Philippinis) ; in Africa 
(Schoa et ins. Sancti Thomœ) ; in Oceania (Nova Zelandia). 

— F. isidiosa Hue ; Sticlina retigera f. isidiosa Miill. Arg. Lich. Beitr. (1882) n. 393 
ei Lich. Yatab. p. 192, Slizenb. Die Grubchenflecht. p. 126; Sdcta retigey^a Ach., 
Ilerb. Ind. Orient. Hook. fil. et Thomson, n'^ 1967, 1969 et 1981, in herb. Mus. 
paris. 

In Asia : 1. in Japonia legit R. P. Faurie in ins. Riishiri, n. 1461, 23 julii 1899 ; in ins. 
Nippon, in summo monte Hayashine, n. 14012 pr. p., 14junii 1894, inmontibus Aomori, 
n. 222, 30 maii 1897 et in Tottori,n. 2173, 22 maii 1899; in ins. Yakushima, una ex ins. 
Riukiu, n. 2338, 2416 et 2430, julio 1900; in ins. Oshima, ex eisdem insulis, n. 2791, 
julio 1900 e in ins. Shikoku, in monte Tsurugizan, n'= 2477 et 2311, junio 1900. — 2. In 



40 A.-M. HUE. 

China, prov. Yun-nan, legit R. P. Delavay in monte Tsang-chan, 27 junii 1887, 26 sep- 
lembris 1888 et 18 aprilis 1890. 

In Africa : 1. in ins. Mascarenis legit Frapier; in ins. Borbonia, legitfr. Rodriguez in 
Mafatc, anno 1889 ; in sylvis Belouze etin monte Salazia legit cl. Chauvet, februario 1893, 
et comm. cornes de Poli. — 2. In ins. Madagascaria legit fr. Rodriguez in Imerina, 
anno 1889. 

« Thallus in rugarum jugis et hinc inde in marginibus crebre isidiosus vel isidioso- 
squamuliger. knaioga. esl S t ictœ pulmonaceœ \&t. papillari Del. » Mûll.Arg. /.«>/«. Beitr. 
n. 393. In Yun-nan, thallus nunc omnino niger. nunc olivaceus et orbicularis. Omnia 
specimina supra citala sterilia. 

Viget insuper in Asia (Nepalia et ins. Java) ; in Africa (ins. Comoris) et in Oceania (Australia). 

In hac sectione divisio a cl. Wainio Etude Licli. Brésil I, p. 194 in notula, nempe 
Lecanolobarina Wain. indipata, non admittenda mihi visa est, quia in hujus speciei 
apothecio optime evoluto nuUa sunt gominia. 

394. Lobaria scrobiculata DC. Flore fr. II (1803) p. 41.t ; Lichen sc7'obiculatiis 
Scop. Flora CarnioL, éd. II, 1772, p. 38à: ; Par?nelia scrobiculata Ach. Method. Lich. 
(1803) p. 219 ; Slicta scrobiculata Ach. Lichenogr. univ. (1810) p. 453 et Synops. Lich. 
p. 234, Delise Hist. Lich., Sticta p. 152, tab. XVIIl, fig. 69, Tuck. Synops. North 
Americ. Lich. I, p. \Ç)^QiLich. Americ. septentr. exsicc. n. 67; Stictina scrobiculata 
Nyl. Expos. Lich. N. Caled. (1839) p. 41 in notula, Stizenb. Grûbchenflecht. p. 126; 
Lobarina scrobiculata Nyl. in Flora 1877, p. 233 et apud Hue Lich. exot. n. 766 ; Lichen 
verrucosus Huds. FI. Angl. éd. II, 1778, p. 545; Pulmonaria verrucosa Hoffm. Plant, 
liclienos. (1790) tab. I, fig. i; Lobaria verrucosa Hoffm. Deutschl. Flora 11(1795) p. 146 ; 
S ticta pulnionacea ^OM-v^ediXi. Plant, canar. (1853) sine numéro; Parmelia scrobiculata 
Ach., Schser. Lich. helvet. exsicc. n. 490 ; Sticta scrobiculata Ach., Hepp Flecht. 
Europ. n. 592, Malbr. Lich. Norm. n. 166, Oliv. Herb. Lich. Orne n. 120 et Fiag. Lich. 
Franche-Comté ïi. 71; Stictina scrobiculata Nyl., Husnot P/rt/i^. canar. (1866) n. 188, 
Norrl. Herb. Lich. Fenn. n. 36, Arn. Lich. exsicc. n. 1466 et Licli, nionac. exsicc. n. 10 
et D"' Picquenard Lich. Finistère n. 79 ; Lobarina scrobiculata Nyl., Harm. Ltch. Lothar. 
n. 322, Johns.y/ie North Engl. Lich. Herb. n. 223. 

In Africa : in regione Tunetana legit cl. Letourneux corticolam in valle Oued El Hadjar 
(Ouchteta), 10 martii 1887; sterilis. 

Tballus glaucescenti-flavescens, foliaceus, plagas 8-12 cent, latas (in herb. Mus. 
paris. 35 cent, longas et 18 cent, latas) formans, coriaceus, opacus, late laciniatus, K et 
CaCl extus et intus non mutatus; laciniœ 2-5 cent, latae, passim liberae, passim imbri- 
catae, parum profunde lacinulatse, ambitu etapice crenatœ, crenis vulgo remotis ; supra 
nervis validis reticulatse, maculis retis parvis et inter eas profunde scrobiculatae, raro et 
pro parte tantum subUevigatse.atquein jugis nervorum sorediis spha3ricis, parvis, CBesio- 
griseis et passim confluentibus fréquenter ornatse; in margine ssepe soredioso limbata^ 
atque peripheriam versus in zona parum lata punctato-rugosae ; intus al bidœ ; subtus 
fréquenter buUatse, scrobiculis paginse superioris bullas albidas glabrasque formantibus, 
inter bullas dense tomentosae, tomento parvo, griseo vel nigrescenti-cinereo, fasciculato 
et passim in rhizinas fulcrantes elongato. Cortex superior 60 [x latus, computata zona 
superiore amorpha, albida, 20 \i. lata et hyphis superficiel plus minusve parallelis 
formata, corpusculis flavidis obsitus, passim superne brunneus, pseudoparenchymaticus, 
ex hyphis pluriseptatis et cellulas sphœricas vel subsphœricas, lumine testaceo 3-6 [jl lato 
et pariete incrassato efficientibus constitutus. Gonimia oblonga, 5-7 a lata, inter hyphas 



LICHENES EXTRA-EUROP^I. 41 

gonidiales passim lacunose implexas 4-8 nidulantia et in strato crasso sub cortice posita. 
MeduHa lalior sub costis quam sub scrobiculis ex hyphis 4-3 |i. crassis, superficiel 
parallelis obliquisque et interdum perpendicularibus constans. Cortex inferior inœqualis 
25-60 [/. latus, corpuseulis flavidis obsitus et pseudoparenchymaticus cum cellularum 
lumine 3-4 jjt. lato atque inferne pilis seu hyphis 5-6 [ji crassis, raro solitariis, sœpius 
aggregatis, brevibus vel elongalis, fréquenter ornalus. Apothecia (in specimine e 
Vogeso) 1-1,5 mm. lata, cupuliformia, excipulo albido-flavente et tomentosulo, 
margine elevato integroque atque disco rufo prœdita. Excipuli cortex 80-100 u. latus, 
exterius dentatus, albidus, pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 5-8 u. lato et 
in basi minore vel deformi ; in zona exlerna pili seu hyphaî libéra?, 9-10 jj. lalœ et 
septatfe sicut in cortice; sub hoc nuUa gonidia; medulla crassa et satis tiensa ; epithe- 
cium rufescens ; hypothecium albidum vel luteolum ex hyphis arctissime coalilis 
constans; paraphyses 80 [a altee, 2 tx crassœ, nec articulatse, nec ramosœ, nec apice 
incrassatœ; sporœ hyalinse, fusiformes, 3-7 septatae, 50-80 jx longœ et 5-7 fx. latée, Nyl. 
Sijnops. Lic/i. I, p. 354. Gelatina hymenialis iodo leviter cœrulescens et dein decolorala, 
thecis ambitu subviolaceis. 

Nondiim lecta fuerathasc species inregioneTunetana, sed in terra proxima, in Algeriaobservata 
fuit ; viget insuper in ins. Madera et Tenerifîa, in regno Schoa et in promontorio Bonœ Spei 
alque in ins. Borbonia, ubi lecta fuit a Bory de Saint-Vincent << Sur les Ambavilles à la plaine 
des Chicots et à la plaine des Gafres, de 600 à 800 toises » ex ipsius herbario. Attamen hic locus 
non indicatur a cl. Stizenberger, Lichenœa africana p. 66, n. 366. Adest adhuc in Asia boreali, in 
America septentrionali, in Australia atque in Europa. Rai'o fructifera et vivens tum ad arborum 
truncos, tum super saxa. 

Genus XLII. — STICTA Schreb. 

Gêner. Plant. II (1791) p. 768 pr. p., Ach. Method. Lich. (1803) p. 275 (excepta S. dis- 
secla), Lichenogr. xiniv. pp. 86 et 445, lab. VIII, pr. p. atque Sijnnps. Lich. p. 230 
pr. p., Delise Hist. Lich., genre Sticta (1825) et Atlas pro max. parte, D. N. Osserv. 
Stict. (1831) p. 7 pr. p., Tulasne Mém. Lich. (1852) p. 20 et p. 145 pr. p., Nyl. Essai. 
nouv. classif. Lich. (1834) p. 13 et 2""' Mém. (1855) p. 173 atque apud Hue Lich. exot. 
n'" 814-863, Bab. Flora New Zeal. .(1855) p. 9, Lindsay Mem. Spermog. filament, 
frutic. andfoliac. Lich. (1839) p. 191 pr. p., Th. Fr. Gênera Heterolich. europ. (1801) 
p. 57 pr. p., Stizenb. Beitr. Flechensystem. (1862j p. 174 pr. p. et Grubchcnflecht . 
(1893) p. 1J2, Schwend. Untersuch. Flechtenth. (1862) p. 40 pr. p. et tab. IX, fig. 2-7, 
Tuck. Gênera Lich. (1872) p. 32 pr. p. et Synops. North Americ. Lich. 1(1882) p. 91 
pr. p., Wain. Étude Lich. Brésil (1890) p. 186, Mull. Arg. Consp. system. Lich. N. 
Zeland. (1894) p. 9 et p. 34, Reinke Abhandl. uber Flecht. (1895) p. 243 et Gluck 
Entwurf Flechten-Spermog. (1899) p. 68 et passim ; Par/ne/m sect. Lobaria Ach. 
Method. Lich. p. 216 pro minore parte; Stictina^yl. Synops. Lich. I (1858-1860) 
p. 333 pr. p. et apud Hue Lich. exot. n'^ 768-811, Stizenb. Die GrûbchenflecJit. p. 123 
et Mull. Arg. Consp. System. Lich. N. Zeland. p. 9 et p. 32 pro maxima parte et 
Reinke Abhandl. Flecht. p. 242; Lobaria in Forssell Stud. Cephalodierna (1883) et 
Uber Die Cephalodion (1884), Ricasolia Nyl. apud Hue Lich. exot. iv^ 864-866 et 
3652 Qï Pseudocyphellaina Wain. Étude Lich. Brésil, p. 182. 

Thallus albido vel flaventi-glaucescens, flavus, alutaceus, fuscescens aut rarius 
rubidus, foliaceus, aut procumbens et pro parte ascendens, aut erectus stipitatusque, 
parum seu latissime expansus et dorsiventralis. Cortex superior vulgo pseudoparen- 
chymaticus ex hyphis superficiel perpendicularibus aut obliquis, pluriseptalis et cellulas 
Nouvelles Archives du Muséum, 4^ série. — III. 6 



42 A.-M. HUE. 

magnas parvasvc efficientibus, alque in paucis speciebus ex hyphis superficiei perpendi- 
cularibus, constricte seplatis, laleraliler ramosis, ramis anastomosantibus reteque 
formanlibus constans. Gonidia aut prolococcoidea (in secL Eusticta) aut noslocacea (in 
sect. Slictlna); inler ea hypbœ gonidiales aut simplices, aut septata> atque aliquando in 
cellulas sphœricas et moniliformi-junctas inllalu". Medulla materia aibida aut citrina, 
obtecla, raro nuda et hyphis superficiei parallelis, interdum valde ramosis, formata. 
Cortex inferior eodem modo ac superior formatas, nunc minus, nunc niagis latus. lilius 
faciès inferna sti-pe tomento plus minusve denso, raro rhizinis fulcrantibus atque 
pseudocyphellis albis vel citrinis aut cyphellis albidis ornala. Tomenti pilorum structura 
autunica aut duplex ; pili longiores saepe aggregati et non raro apice penicellati. Pseu- 
docyphellai verruciformes aut aliquando parum urceolatae et apice plus minusve pulve- 
rulentœ ex hyphis meduUaribus continuais et strictius coalitis atque cortice thalli 
inferiore continuato circumdatis constans. Cyphella? plus minusve urceolatae, nunc 
omnino apertai, nunc cortice proprio vel pro parte, vel et rarius ex toto clausœ ; cortex e 
cellulis sphtericis vel rarius oblongis conslipatis et conglutinatis passim in cyphello- 
blastos abeuntibus constitutus. Cyphelloblasti sphserici, incolores, glabri et in unica 
specie spinulosi (conf. AVainio loc. citato) pycnidum munus gerentes; in unica specie 
vidi stylosporas brèves, cylindricas, spermatiis similes et lilamento simpliciet e cyphello- 
blasti orto adhérentes (conf. infra n. 435), in altéra, Sticta (Stictina) Heppiana, permultas 
stylosporas sporis omnino similes atque etiam filamento simplici ac e cyphelloblasto 
orto adhœrentes. Apothecia marginalia aut supra thallum sparsa, primum cupuliformia 
et dein sœpe applanata. Eorum excipuli cortex vulgo pseudoparenchymaticus et ex 
hyphis verticalibus multiseptatis cellulasque ac in thallo majores prœbentibus compositus 
aut hyphis etiam verticalibus, sed constricte septatis, lateraliter ramosis, ramisque 
anastomosantibus et rete efficientibus formatus ; margo proprius seu interior aut 
defîciens aut parum ab excipuli cortice distinctus; hyphse meduUares aut materia aibida 
citrinave obtectœ aut nudse; gonidia aut inter thalli corticem meduUamque vigentia 
aut deficientia. Epithecium coloratum ; hypothecium incoloratum aut coloratum ; para- 
physes simplices et articulatce atque apice arcte simul cohœrentes ; sporse in ascis 
octonae, hyalina,^ fuscescentes aut rubentes, 1-7 septalce, fusiformes aut oblongo-fusi- 
formes aut baciUares. Sperinog-onia in margine aut in superficie thalli vigentia, vulgo 
parum verrucosa, cortice minute pseudoparenchymatico ornata, intus aibida aut lutes- 
centiaet apice (ostiolo) fusca aut denigrata ; spermatia parva, recta, cylindrica aut utro'que 
apice leviter incrassata; sterigmata simplicia aut ramosa, elongata et constricte articulata 
seu cellulis parvis formata. Ceplialodia in thallo specierum gonidiis veris munitarum 
immersa et aliquando protuberantia paginée inferioris indicata fréquenter observata ; fru- 
ticolosa autem rariora ; cuncta gonimia prœbentia. 

Sectio I. — Eusticta Hue. 
Sticta sect. 3 Eusticta Wain. Étude Lich. Brés. 1, p. 191 (ampliat.). 

Gonidia protococcoidea. 

§ I. — PSEUDOCYPHELLAT^ Nyl. 

Conspect. Stict. (1868) p. 7 et apud Hue Lich. exot. n. 839-867 atque Stizenb. Die 
Grûhchenflccht.^. 113; genus Pseudocyphellaria Wain. Étude Lich. Brés. I, p. 182 
[sec. Pa7'}nosticta'^^\. et Lecidosticta Wain.). 

Pagina thalli inferior cyphellis flavis vel albis, apice applanatis, non urceolatis, atque 



LIGHENES EXTRA-EUROPiEI. 43 

simul nudis pulverulentisve, seu pseudocyphellis ornatœ. Gonidia sub excipuli corlice 
vigentia vel deficientia (1). 

A. — Cortices tum utriusque thalll paginx, tum excipuli in apothecio ex hyphis 
rete formantibus constantes. 

395. Sticta orygmsea Ach. Method. Lich. (1803) p. 278, Lichenogr. univ. p. 449 et 
Synops. Lich. p. 232, Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 843 pr. p. secundutn herb. Mus. 
paris., Stizenb. DicGriibclicnfïecht. p. 117 et Arn. Lich. exsicc. n. 1214, non Delise Ilist. 
Lich., Stic/a p. 46. 

In Oceania ; in Nova Zelandia legit cl. Filhol in Invercargil in freto Foveaux, anno 
187o; misit sir Locke Travers ad universalem exhibitionem Parisiis anno 1889 habitam. 

Tliallus livido-cinerascens vel flavicanti-brunneus et tum in peripheria magis 

brunneus, foliaceus, procurabens, et passim subascendens, plagas 9-15, et in ins. Campbell 

18-20 cent, latas formans, opacus, late lobatus, K supra magis flavens, Call non mutatus ; 

lobi 1,5-iO cent, lati, nunc parum, nunc multum profundi, parum profunde lobulali, 

lobulis 1-2 cent, latis, ambitu rotundis slnuatisque et sinubus subacutis separatis, glabri 

et aliquando tum in costis, tum in superficie isidiati; supra valide, crebre et reticulatim 

costati et inter costas scrobiculati aut etiam lacunosi ; intus citrini ; subtus obscure 

flavicantes, ssepe rugosi, tomento in centro fuscescente, in peripheria cinerascente vel 

albido, denso et parvo obtecti atque rhizinis sparsis, penicellatis fulcrantibusqueelpseudo- 

cyphellis citrinis, parvulis, prominulisque ornati. Cortex superior 50-60 [jl latus, albidus, 

ex hyphis superficiel perpendicularibas, constricte septatis, lateraliter ramosis, ramis 

anastomosantibus retcque maculis magnis imparibusque, lumine 2-3 [i. lato, formantibus 

constitutus, atque strato amorpho 3-6 [xlato superne tectus. Gonidia 10-15 [jL]ata,membrana 

incrassata, sub cortice in strato satis crasso vigentia. MeduUa materia citrina obtecta ex 

hyphis 4-5 [i. crassis et superficiel prsecipue parallelis constans. Cortex inferior 25-40 [l 

latus, sicut superior formatus. Pili tomenti et rhizinse ex hyphis 6-10 [>. latis, parum aut 

non articulatis aggregatisque constanlia. Apothccia 1-3 mm. lata, pernumerosissima, 

sessiliaet prœcipue in costis reticulatis vigentia, excipulo lœvi, margine crenulato, crenis 

fragilibus, et disco fusco-nigro praîdita. Cortex excipuli in margine 60-80, in basi 

110-120, et etiam 140-148 ix lalus et velut cortices thalli formatus; gonidia usque 18 jx 

lata, sub cortice, in margine thallino (propria déficiente) et simul inter hyphas medullares 

materia citrina obtectas sparsa ; in apothecis vetustioribus medulla materia subnigres- 

cente, K violacée dissolula, obtecta. Epithecium obscure rufescens; hypolhecium similiter 

tinctus et sœpe K rubescens ; paraphyses 140-160 [l altse, 2-3 jx crassse, articulatae, apice 

leviter articulatae et arcte cohseren tes ;thecœ 100-108 (xlongse et 20-26 [x latœ, caudatse atque 

membrana in apice et in lateribus incrassata; sporae 8°'^, rarius 5-6°*, fuscescentes, 

(1) In enumeratione specierum pseudocyphellis ornatarum vulgo adhibentur hœ subdi- 
visiones : 1. Pseudocyphellse flavœ; 2. Pseudoajphellse alhse, seu 1. Xanlhopseudocyphellatas Stizenb. 
et 2. LeucopseudocyphcUatx Stizenb. Die Grilbchenflecht.-p. HO etp. 113. His subdivisionibus,facilem 
quideminvestigalionibusaperientibusviam,uli nonpotui, quia, his adhibitis, naturales affinitales 
franguntur. Animadvertendum est etiam distinctionem istam nunquam absolutam esse, nam 
V. g. in Stictis (Stictinis) carpolomate et Mougeotiana adest f. albocyphellata. In hoc opère adpriorem 
subdivisionem pertinerent: Sticta orygmxa Ach.; S. physciospora Nyl. (interdum cum pseudo- 
cyphellis albis); S. impressa Hook. et Tayl. ; S. vaccina Mont. ; S. endochrysa Del. ; S. horrida Hue ; 
S. aurata Ach.; S.aurora D. N. et S.punctidata Hue. 

Ad posteriorem, Sticta linearis Tayl. S. cellulifera Hook et Tayl. ; S. Richardi Mont. ; S. fossulata 
Duf. ; S. psilophylla MùU. Arg. ; S. homœophylla Nyl. et S. Freycineti Del. 



^^ A.-M. HUE. 

1-3 septala', et aliquando uno apice vel ulroque acuminalœ, valde variantes in quovis 
apothecio : 



1. long. 25-26, latit. 9 u. 

— 28, — 11 [j.. 
4. — 34-36, — 8-9 [jl. 

— 32, — 10 ;x. 



2. long. 32-33, latit. 9-11 [x. 

— 24-30, — 10 [J.. 
5. — 36, — {()[>.. 



3. long. 30-32, latit. 7-8 [j.. 



GelatinaliymenialisiodocaTulcscens. Spermogonîain Ihalloimmersa et vix superne 
verriicosa, osliolo prinium rufescente et demum nigro, intus incoloria; spermalia recta, 
apicibus leviler incrassata, 3-4 [j. longa etl jx lata; slerigmata 4-5 [xlata, crebre arliculala 
et ramosa. Cephalodia subtus -valde prominentia, hyphas cum materia citrina et simul 
gonimia continentia. 

Tab. IV, fig. 5, lobus thalli supra cum apotheciis et fig. S bis, pro minima parte infra 
visus et in naturali statura. 

Variât thallo et margine apotheciorum crebre isidiatis. 

Disti'ibutio geographica incerta nam cum hac specie sœpe commixta fuit St. endochrysa. Viget 
certe in Nova Zelandia et in ins. Campbell; an etiam in terris antarcticis Americas? 

396. Sticta eellulifera J. D. Hook. et Tayl. in Hook. London Journ. of Dotan. 1844, 
p. 647. Lich. antarct. p. 14 et The cryplocj . Boton. of the anlarct. voyage of H. M. 
discor. Schips Erebus and Terror, annis 1839-1843 (1845) p. 86, Nyl. apud Hue Lich. 
cxot. n. 852 et Stizenb. Z)/e Grabclienflecht. p. 114; S. Billardierl var. eellulifera 
MuU. Arg. Lich. Beilv. n. 1291 et J/î5seo?i cap Horn, Lichens, '^. 16, secundum specimina 
authentica in herb. Mus. paris. 

In Oceania : e Nova Zelandia misit sir Locke Travers ad universalem exhibitionem 
Parisiis anno 1889 celebratam. 

Tîialliis flaventi-virescens et passim nigrescens, foliaceus, procumbens, plagulas 
4-8 cent, latas formans, rigidus, opacus, parum late laciniatus, K intus flavens ; lacinia; 
5-10, raro 15 mm. lata^, ambitu simplices vel lacinulatœ, lacinulis brevibus, discretis aut 
subimbricatis et tune connexis, apice cuneatis aut truncatis ; supra primum applanatœ 
et simul reticulalim costalœ et intcr costas satis profunde scrobiculatse et quando 
apotheciferse, canaliculatœ, semper in lacinulis summis applanatœ, minus valide costatse 
et minus scrobiculalfe ; intus albse ; subtus nigrse, convexœ bullalseque et tomento 
nigrescente aut passim fuscescente, denso floccosoque ac rhizinis nigris parvisque et 
fulcrantibus necnon pseudocyphellis albis, numerosis, prominulis, ambitu corticalis et 
apice applanatis, nudis aut pulverulentis ornatee atque in peripheria auguste denudatœ. 
Cortex superior 40-50 p. latus, superficie ineequalis, albidus, ex hyphis superficiel perpen- 
dicularibus, constricle septatis lateraliterque ramosis, ramis anastomosantibus reteque 
maculis parvis et imparibus efflcientibus atque strato amorpho 10 [x crasso tectis cons- 
titutus. Gonidia 10-15 [x lata, membrana incrassata, in strato passim interrupto sub cortice 
vigentia; hyphse gonidiales septatœ passimque cellulas sphericas offerentes. Hypha3 
medullares cum gonidiis materia albida tectœ, 4-5 [x crassa-, superficiel parallelœ, passim 
obliquae, non ramosa? et parum stricte atque in buUis laxissime implexfe. Cortex inferior 
30-40 jx latus, inferne nigrescens, velut cortex superior formatus, sed hypharum membrana 
magis incrassata. In tomenti pilis et in rhizinis apice penicellatis hyphce 6-8 p. crassse, 
non septatœ atque vulgo fasciculatae. Apotheciamarginalia, numerosa et subpedicellata, 
primum globosa et clausa, mox aperta, cupuliformia, 2-4 [x lata, excipulo verrucose 
rugoso et subtomentello atque margine etiam rugoso et discum nigrum vix superante 
prœdita. Excipuli cortex 120-160 [x latus. cortici superiori similis, sed relis maculis 



LIGHENES EXTRA-EUROP^I. 45 

majoribus et extus hyphis septatis et fasciculatis ornatus ; margo propria ex hypothecio 
orta, apice nigrescens et K violascens ; gonidia sub cortice ; medulla lacunose implexa. 
Epithecium nigrescens et K violacée dissolutum; hypotheciuin albidum, K flavens et ex 
hyphis strictissime coadunatis constans ; paraphyses 160 jx altée, 2-3 p. crassœ, crebre 
arliculatse et apice clavataî, 5-6 pL metientes ; sporœ S"'", nigrescentes, fusiformes, 
i-septatse, vel septo indistincte, membrana 1,5 p metiente, 28-33 pi longse et 11-12 p latœ, 
immixtis anguslioribus 35 jx longis et 11 [x latis. Gelatina hymeniahs iodo cœrulescens. 
Spcrmog-onia in lacinuUs peripheriae et sscpe supra nervos sita, in thallo immersa; 
ostiolo nigrescente et depresso ; spermatia cylindrica, recta, 5 jjl lata et 1 p crassa ; 
sterigmata crebre et constricte articulata. Cephalodia in thallo immersa gonimia cserules- 
cenlia, sphœrica vel oblonga, 4-5 pi lata et moniliformi-juncta continentia. 

Tab. III fig. 2, thallus cum apotheciis ; flg. 2'", laciniœ subtus visse ; utraque figura 
in naturali statura. 

In speciminibus a cl. Hariot in terris Magellanicis, Turn point, ins. Dawson, n. 45, 
thallus magis glaucescens, magis applanatus, validius costatus, profundius scrobiculatus 
et apothecia aliquando dispersa. Caeterje notaî ad amussim conveniunt. 

Tab. III, fig. 2 ■"% thallus cum apotheciis in naturali statura. 

Specimina infra enumeranda et in herb. Montagne jacentia ad hanc speciem pertinent. 

1. S. faveolata Mont, in ins. Auckland legit amiral Durville pro parte (altéra pars 
est S.physciospora Nyl.) ; in frelo Magellanico legit Jacquinot ; in Nova Zelandia legit 
Colenso et ex herb. rev. Babington proveniens, est S. foveolata Bab. in Hook. Flora of 
iTeio Zealand, Lichenes, seu in exempl. seorsim impressis, The Lich. of New Zealand, 
p. 14. In exempl. ex ins. Auckland cephalodia in thallo immersa non rara et spor* 
aliquando vel sepimentum crassum vel duos loculos subrotundatos et approximatos 
prtebentes. In specimine autem e Nova Zelandia sporœ simplices 25-30 p. longaj et 
12-14 pi. latse. Passim hyphœ in cellulas moniliformi-junctas inflantur; interdum gonidia 
sub cortice excipuli rarescunt vel deficiunt. 

2. S. foveolata var. a. Flotowiana Bab. Lich. N. Zeal. p. 14 secundum spécimen 
authenticum n. 24 a Colenso in Nova Zelandia lectum. Thallus subflaventi vel subnigres- 
centi-glaucescens, a centro ad peripheriam divisus ; lacinise 4-10 mm. latae, supra valide 
costatae, profunde scrobiculatse et simul canaliculatœ; apothecia marginalia ; paraphyses 
corpusculis repletœ et arctissime cohœrentes; sporse 2-loculares, loculis approximatis et 
aliquando deficientibus, 26-32 p. longœ et 11-13 pi. latae. 

— Var. p. celluUfera Bab. loco citato secundum spécimen authenticum n. 25 a Lyall 
leclum. Bene typica, sed apothecia non solum in margine sed etiam in costis thalli enala. 

3. S. foveolata var. y- Blllardieri Bab. loc. citât, secundum spécimen authenticum 
n. 25 a Lyall in Nova Zelandia lectum. 

Thallus glaucescens et apicibus leviter fuscescens ; laciniœ e centro ortfe, 2-5 mm. lalae, 
irregulariter et breviter ramosœ, apice cuneatae vel subacutœ ; supra subreticulatim vel 
transversim costatce, inter] costas non validas scrobiculata3 ; subtus pallide fuscae vel 
obscure ochroleucœ, passim tomentosae atque pseudocyphelis albidis, prominulis vel 
clausis vel apice parvulo pulverulentis. Cortex superior 30-40 p. latus et ex hyphis, 
umine sat magno, rete formanlibus constans ; gonidia 8-10 p lata ; inter ea et in medulla 
hyphœ in cellulas sphsericas 10 p latas et moniliformi-junctas passim inflatœ. Hyphœ 
3-6 p crassEe, lumine dodranlem latitudinis occupante. Cortex inferior 25 p. latus et sicut 
superior formatus. Apothecia 1,5-2 mm. lata, marginalia vel submarginalia, excipulo 
rugoso et margine discum nigrum vix superante prœdita ; nulla gonidia sub excipuli 
cortice; sporœ fuse», 1-septatœ, vel duos loculos prœbentes aut adhuc simplices, 26-30 p. 
longée et 11-12 p lalœ. 



46 A.-M. HUE. 

Videtur .9. Billardievi Del. IIi>it. Lich., Slkta p. 99 et tab. VIII fig. 35 atque velut 
S. cvllulifcrx Hook. et Tayl. varietas consideranda. 

LccLa fuit adhuc in America antarclica et in ins. Auckland, ut patet e supra dictis. 

397. Sticta pliysciospora Nyl. Synops. Lich. I (1858-1800) p. 364 et apud Hue Lich. 
exot: n. 8b3, secundum specimina archetypa ex ins. Auckland, legit Ilonbron, et alia 
exemplaria authentica in ins. Campbell a cl. Filliol, anno 1874 lecla, in herb. Mus. paris. 
Specimina illa aspectu paulum diversa. Thallus in prioribus subflaventi vel lurido- 
glaucescens et aliquando nigrescenti-variegatus, plagas 10-20 cent, latas formans, fere 
stellatus, K extus et intus immutatus; lacinise 5-7^ raro 10 mm. latae, fréquenter nunc 
dichotome, nunc trichotome et sœpe irregulariter ramosaî et sinubus subrotundis late 
palentibusseparaloe, apice discrelœetcuneata} vel subcunealfr; supra valide et reticulatim 
costata3 maculis retis parvis, et inter costas profunde scrobiculatœ; intus albidœ; subtus 
fuscescentes et ad peripheriam obscure ochraceœ, bullata- bullis parvis et inter bullas 
irregulariter rugosaj, atque tomento fuscescente vel apices versus albido, denso seu 
rarescente, rhizinis parvis fuscescentibus et pseudocyphellis albidis, parvis, parum pro- 
minulis, spbœricis, nunc clausis, nunc apice pulverulentis ornatse. 

Apothecia 1-2 mm. lata, cupuliformia, paulum elevata, marginalia et simul supra 
costas dispersa, excipulo ruguloso, margine tenuiter dentato et disco atro prœdita. 

In posterioribus autem lacinias muUo ampliores, usque 3-5 cent, latœ, imbricatse et 
parum ramosœ ; supra minus valide costatcP, retis maculis amplioribus, et minus profunde 
scrobiculalai ; subtus pseudocyphellre subflavidaî et apice pulverulentse. Apothecia 
majora, usque 5 mm. lata et eorum margo integer aut rarius subdenticulatus. 

In omnibus speciminibus cortex superior 40-60, et etiam 80 \], latus, ex hyphis constricte 
septalis lateraliterque ramosis, ramis anastomosantibus reteque maculis parvis, lumine 
parvo, formantibus constans. Gonidia 10-15 p. lata, membrana incrassata; hyphœ goni- 
dialessœpein4-7 cellulas sphaericas aut paulum oblongas, lO/x latas, moniliformes,inflatai; 
illœ hyphae sic inflataî etiam in meduUa tum thalli, tum excipuli. Hyphae medullares 3-4 [x 
crassœ, lumine duos crassitudinis trientes occupante. Cortex inferiorsuperiori similis, sed 
paries hypharum incrassatus. Excipuli cortex denticulatus et eodem modo ac superior 
thalli cortex formatus, sed retis maculse majores ; margo propria ex hypothecio orta, 
flabellata, apice nigrescens atque K violacea, ex hyphis septatis constans; gonidia pauca 
sub cortice, 8-10 p. lata; medulla ex hyphis horizontalibus et crebre ramosis constitula. 
Epithecium nigrum K violacée dissolutum ; hypothecium flavicans, K magis flavens et 
eodem modo ac medulla constitutum, sed hypha; acgustiores et strictius coalitœ; para- 
physes 140 pt altœ, in exemplaribus ex ins. Campbell corpusculis repletse, 2-3 p. crassœ, 
articulatœ et apice 4-5 (jl metientes et arcte cohœrentes; thecse 80 ]x longse et 23 |jl latte ; 
sporse 8"°", fuscœ, 2-loculares cum duobus loculis parvis et angulatis, approximatis vel 
remotis et tune tubulo junctis, raro 1-septatae, apicibus vix attenuatœ, 23-30 pt longœ et 
11-13 (JL latae, immixtis 24 et 27 |i, longis et 13 p. latis atque 30 jx longis et 10 p. latis. 
Gelatina hymenialis iodocœrulescens. Spermog'onîainthalloimmersa, ostiolo denigrato 
conspicua; spermatia 5-6 p. longa et 1 p. crassa, recta et utroque apice leviter incrassata; 
sterigmata solita. Ccphalodia in thallo immersa et tune inter stratum gonidiale et 
inferiorem corticem posita. 

S. faveolata Mont, in herb., in ins. Auckland legit amiral Durville pro parle, ut supra 
dictum fuit, ad S. i^hysciosporam attinet. Thallus sicut in prioribus exemplaribus supra 
definitis, subtus passim glaber et ejus pseudocyphellae albidee et prominuke, sporae 
autem minores, 16-18 p. longœ et 9-10 p. latae aut 18-20 p. longœ et 8-10 p. latae ; in his 
loculi vel approximati vel retroacti. Gonidia sub excipuli cortice. 



LIGHENES EXTRA-EUROP.EI. 47 

S. Richnrdi Bab., juxta exemplar a Lyall in NovaZelandia lectum et ab ipso Babington 
ad Montagne missum, est adhuc S. phijsciosjiora Nyl. Thallus optime evolutus 20 cent, 
latus, lacinise 8-10 mm. latee, valide costataî et profunde scrobiculata? atque subtus 
buUata? et pseudocyphellis albidis ornatœ. Cortex, superior 20-30 [x latus ex hyphis rete 
formantibus constans ; gonidia 10-12 jjl lata; inter ea et in medulla hyphœ in cellulas 
moniliformi-junclas intlatœ; hypha? medullares 3-6 a crassa?; cortex inferior 20 jx latus. 
Gonidia sub excipuli cortice. Sporaî fuscœ cum duobus loculis sœpe approximatis 18 25 ^ 
longa; et 10-11 [a latse. 

Apud Slizenb. Bie Griibchenflecht. p. 119 vigens habetur bœc S. physciospora Nyl. insuper in 
America antarctica (Patagonia et terra Ignea) atque in Oceania (Australia et NovaZelandia), sed 
nulla ex liis regionibus exemplaria vidi. 

398. Sticta impressa J. D. Hook. et Tayl. in Hook. Lo7id. Journ. of Botan. 1844, 
p. 648, secundum spécimen authenticum ab ipso Taylor ad rev. Babington missum el in 
Nova Zelandia lectum, in herb. Montagne. 

Thallus subflaventi-glaucescens,e centro ad peripheriam laciniatus; laciniœ 3-8 mm. 
lata?, dichotome aut subdicbolomelacinulatœ, lacinulis seepe iterum divisis atque sinubus 
late patentibus separatis et apice bifidis ; supra transversim et non raro subreticulatim 
costalae et profunde scrobiculatee ; subtus fuscescentes, tomento concoloreet denso atque 
pseudocyphellis flavidis, parvulis, sphtericis vel oblongis, prominentibus et apice pulve- 
rulentis ornatce. Cortex superior 50, et inferior 20-30 \j, latus; uterque ex hyphis rete 
formantibus constantes. Gonidia 4-6 pi lata, membrana tenui, in strato 40-50 ^ crasso sub 
cortice superiore posita. Ilyphae medullares 3-4 jj. latse, lumine dimidium latitudinis 
metiente. Apothecia 2-3 mm. lata, marginalia, excipulo verrucose rugosa et margine 
discum nigrum vix superante prsedita. Gonidia etiam parvula sub corticis excipulo. 
Sporae fuscse, nunc simplices, nunc duos loculos approximatos prsebentes, 20-24 (j. longœ 
et 10-11 [JL latœ. 

Heec apud Mull. Arg. Lich. Be'itr. n. 1304 S. physciosporx Nyl. simillima habetur atque 
istud nomen impressa, ut magis anliquum, usui dandum affirmatur. Attamen ob gonidia 
parvula et pseudocyphellas aperte flavidas ab illa secernenda judicatur et nomen 
impj'essa servandum, sive a S. p/ujsciospora Nyl. specifice distinguatur sive ut varietas 
sub illa ordinetur. Cseterum primo aspectu a speciminibus archetypis hujus speciei 
distinguitur. 

399. Sticta linearis Tayl. secundum spécimen authenticum eTasmania ab ipso Taylor 
ad rev. Ch. Babington missum, in herb. Montagne. 

Thallus lurido-flavicans, prostratus et in apicibus subascendens, plagam 12 cent, 
latam formans, satis tenuis, opacus, K supra et intus non mutatus ; lacinia^ 3-5 mm. latœ, 
irregulariter ramosae, ramis nunc brevibus, nunc elongatis, saepe bifidis, valde discretis 
et sinubus subrotundis et latissime patentibus separatis atque apice cuneatis ; supra in 
centro Isevigatse, apicem versus leviter scrobiculatse ; intus albidse ; subtus nigrescentes, 
tomento concolore et denso tectae atque in apice auguste glabree, necnon pseudocyphellis 
albidis, numerosis, prominentibus, sphaericis vel oblongis et apice vix pulverulentis 
ornatce. Cortex superior 50 [x latus, albidus, ex hyphis superficiel perpendicularibus 
constricte septatis ramosisque ramis anastomosantibus reteque maculis parvis, lumine 
parvulo, efficientibus constans. Gonidia 10-15 jx lata, pariete incrassata atque hyphœ 
gonidiales passim in cellulas sphsericas inflatae. Medullares hyphse 2-3 [x crasse, lumine 
duos crassitudinis trientes metiente, superficiel parallelœ, parum ramosae et parum 
stricte implexae. Cortex inferior 30 p. latus et sicut superior formatus. In tomenti pilis 
hyphœ 4-5 [x latée, septatse sed non constricte et fasciculatae. Apothecia 2-3 [x lata, mar- 



48 A.-M. HUE. 

ginaliaet sessilia, oxcipulo vcrrucose rugoso, margine intégra et siicpe disco atro, appla- 
nalo et demuin convexo exclusa pricdila. In excipuli cortice hypli.e verticales reteque 
formantes, sed eorum cavitas ac in Ihallo major, 5-0 ij. meliens; inargo propria ex hyphis 
ex hypothecio ortis seplatisque composita et tlabellala; nulla gonidia ; in medulla prope 
corticeni lacunosa, hypha; in cellulas spluericas passim inllala'. Epithecium atrum, K 
caerulescenti-dissolutum ; hypothecium fuscidulum ; paraphyses 120-130 jjl altcT, 2 p. crassa^, 
articulatae et apice 4 [ji. metientes etarcte cobœrentes ; sporaB 8"^, fuscœ, 2-loculares, loculis 
nunc approximatis, angulosis et tubulo junctis, nunc polaribus, apice parum atténuai*, 
24-32 a longîr et 10-14 [i latas, immixtis latioribus 22-30 ji. longis et 11-14 [jl latis. Gelatina 
hymenialis iodo intense cœrulescens. 

Ad ^iS". phijsciosporam Nyl. praecipue sporis vergit, sed ab ea thallo angustius diviso, 
minus iniiequali, ramis magis discretis atque gonidiorum in apothecio defectu facile secer- 
nitur. A rev. Babington in sua schedula ad S. foveolatam var. BUlardieri refertur, atque 
rêvera flgurœ n. 33 in Delise Hist. Lichens, Sticla delineatfe simillima, sed ab ea variis 
notis recedit. ^S". lineai'is Hooiv. etXayl. in Ilook. London Journ. of Botan. 1844, p. 647, 
ab ipso Hooker in The cnjptog. Botan. of the antarct. Voyage (1845) p. 85, ex ins. Lord 
Auckland et Campbell, sub S. foceolata Del. enumeralur, dum spécimen e terra Van 
Diemen seu Tasmania in herb. Taylor a cel. MuU. Arg. Lich. Beitr. n. 1305 ad S. BUlar- 
dieri Del. ducitur. Species propria habenda videtur et prope S. lihysciosporam Nyl. 
locum tenet. 

B. — Cortex tum in utraque thalli pagina, tum in excipulo apothecii 

pseudoparenchijmaticus. 

400. Sticta vaccina Mont, apud cl. Gay TTist. fisic. Chile (1852) p. 112, tab. XTI, fig. 1 
et Sijllog. Crgptogain. p. 324, Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 840, secundum spécimen 
archetypum in herb. Mus. paris., et Stizenb. Die Gruhchenflecht. p. 116. 

Thallus glaucescenti-ochraceus, late lobatus ; lobi 2-3 cent, lati, ambitu crenati, 
crenis sinubus rotundis et patenlibus separatis ; supra lenuissime granulato-areolati ; 
intus albidi ; subtus ochracei et longitudinaliler aut subreliculatim rugosi, albide tomen- 
tosi atque pseudocyphellis citrinis, nunc raris, nunc confertis, clausis aut apice pulveru- 
lentis, nudis velpilis'albidis ciliatis ornati.,Apothecia2-3 mm. lata, cupulifonnia, supra 
lobos paulum elevala, nunc dispersa et nunc conferta, excipulo thallo concolore et verru- 
cose rugoso, margine integro alque similiter rugoso et disco obscure rufo praedita. In 
excipulo cortex albidus, in margine 80 et in basi 160-180 p. latus, pseudoparenchymaticus 
exhyphis pluriseptatiscellulasque 14-16 [x latas, lumine 7-12 [^lato, formantibus constans; 
margo propria vix distincta ; gonidia 10-12 u. crassa, membrana paulum incrassata, sub 
cortice et in strato medullse infero sita; medulla ex hyphis superficiei parallelis ramo- 
sisque prope corticem lacunose etsuperius stricte implexis constituta. Epithecium pallide 
rufescens, hypothecium flavidum ; paraphyses 100 [Jt. altœ, 3 p. crassœ, articulatse et 
apice S-6 [x metientes; sporœ hyalinœ, 1-3 septatse, 26-36 [x longae et 4,3-6 (x latse, Nyl. 
Synops. Lich. I, p. 359. Gelatina hymenialis iodo caerulescens. 

Species AmericEB maxime meridionali (Chili, Patagoniœ et Fuegiœ) propria. 

401. Sticta endochrysa Del. Hist. Lich., genre Sticta (î82o) p. 43 et tab. I, fig. 1, 
Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 839 pr. p. secundum specimina sub hoc nomine in herb. 
Mus. paris, jacentia, Miill. Arg. Mission cap Horn. Lich. (1888) p. 17. 

— Var. 1. Urvillei Miill. Arg, loc. citât. ; S. ûurvillei Delise Hist. Lich., Sticta p. 170 ; 
S. Urvillei Nyl, apud Hue Lich. exot. n. 842. 



LICHENES EXTRA-EUROPtEI. 49 

In America : in Palagonia, Smith canal, sine coUectoris nomine, 14 novembris 1893. 

Thallus glaucescenti-flavicans val cinerascens, foliaceus, procumbens etpartim subas- 
cendens, laie expansus, subnilidus vel opacus, K supra et infra intensius coloratus, CaCl 
non mutatus ; lobi 1-3 cent, lati, sfepe elongati et discreti, aliquando subimbricati, bre- 
viter lobulali, lobulis ambitu aut crenatis aut Avarie divisis ; supra nunc lœvigati, nunc 
inaequales et etiam reliculatim scrobiculati ; intus citrini ; subtus vel omnino argillacei 
ochraceive, vel in centrofuscescentes, nunc lanngati, nunc subreticulatim rugosi, tomento 
albido, parvulo, denso fasciculatoque et in centro sœpe déficiente, passim rhizinis parvis, 
fuscis et fulcrantibus atque pseudocyphellis parvis, citrinis et apice pulverulentis ornati. 
Cortex superior superficie inœqualis, 40-GO jjl latus, albidus, pseudoparenchymaticus, in 
quo hyphfp pluriseptatce et cellulas oblongas seu angulatas, lumine 6-10 u, lato et pariete 
parum crasse formantes atque strato amorpho 10 ix lato tectœ. Gonidia 10-12 ;jl lata in 
slrato insequali sub cortice superiore sita et inter ea hypha? gonidiales septatte. Medullares 
hyphœ materia citrina obtectse, 4-6 [>. crassse, lumine duos trientes crassitudinis metiente, 
superficiel parallelte, vix ramosœ et taxe implexaî. Cortex inferior 20-30 ix latus, albidus, 
pseudoparenchymaticus, ex hyphis pluriseptatis atque cellulas subsphœricas, lumine 
4-7 [A lato, pariete incrassato efficientibus constitutus. Pili tomenti et rhizinse ex hyphis 
7-9 jjL latis, septatis sed non constricte et sœpius fasciculatis constantia. Apolhecîa 
2-3 mm. lata, cupuliformia, supra lacinias dispersa, sessiliavel subpedicellata, excipulo 
verrucose rugoso et interdum subtomentello, margine integro atque disco nigro ornata. 
Excipuli cortex dentatus, 120-160 [x latus, albidus, superne aliquando hyphis septatis 
fasciculatisque ornatus, pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 6-7 [x lato et 
pariete incrassato; margo propria flabellata atque cortici stricte adhœrens; medulla 
materia citrina tecta ex hyphis prope corticem lacunose et superius stricte implexis 
constans; nuUa gonidia. Epilhecium nigrescens K dissolutum ; hypothecium aut fera 
incoloratum aut pallide flavidulum ; paraphyses 140 [a altée, 2 [x crassse, articuiatee et 
apice incrassatœ, 3 (jl metientes ; sporse 8 "% hyalinœ, 1-3 septatse, 34-46 (a longse et 
6-7 [Alatœ. Gelatina hymenialisiodo cserulescens et dein fulvescens. 

— Var. 2. orygmseoides MuU. Arg. loc. citât., S. UrviUeivaw orygnixoides Nyl. loc. 
citât., S. orijffiium Del. flist. Lich., Sticta p. 46, tab. I, fig. 3, Lechler P/ff?i?. Magell. 
n. 1342 in herb. Mus. paris., atque 

— Var. 3. flavicans MûU. Arg. loc. cilat., S. Urvillei var. flavicnns Nyl. loc. citât., 
S. orygmtra Lechler Plant. Magellan n. iSiS" in herb. meo apothecia gonidiis omnino 
orbata etiam prsebent. Insuper in priore epilhecium nigricans K violacée dissolutum atque 
hypothecium ochracee flavicans K intensius flavens et simul margo propria ex hypothecio 
orta ex albido flavens. Similiter gonidia desunt in apolheciis formaî genuinœ in exempla- 
ribus a cel. d'Urville in ins. Maclovianis, anno 1823 atque in specimine a D""* Savatier, 
n. 47, in freto Magellanico lectis, in herb. Mus. paris. In prioribus thallus et apothecii 
excipulum glabra; in posteriore autem, nunc glabra, nunc tomentella, atque in apotheciis 
pili tomenti hyphis non septatis et lumine minino formati ; sporœ hyalinae, 1-septatae, 22 \l 
longae et 3 a lalœ. 

— Var. 4. pubeseens Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 839, seu Parmelia pubescens Pers. 
in Gaudich. Voyage Uranie (1826) p. 199, vel adhuc Sticta Lechlerl Flot, in Lechler 
Plant, ins. Maclov. n. 63'' in herb. Mus. paris, et in meo, thallo supra et subtus atque 
apotheciorum excipulo albido-hirsutis necnon gonidiis sub cortice excipuli prfesentibus 
recedit, dum cœteris notis cum his convenit. In specimine archétype a Gaudichaud lecle 
et in exsicc. Lechler n. 6o'' cortex superior 70 [/. latus, insequalis, pseudoparenchymaticus 
cum cellularum lumine 6-8, rare 10 [x lato et pariete parum crasse et zoua externa amorpha 
10-13 a lata. Gonidia 7-9 f* lata cum membrana tenui. Hyphœ medullares 4 [i. crassœ. 

^ 7 

Nouvelles Akchives du Muséum, 4^ série. — HT. ' 



50 A. -M. HUE. 

Cortex inferior 20-30 jx latus et pseudoparenchymaticus cum cellulis subrotundis, lumine 
A-6 it. lato et pariete incrassato. Pili tomenti ex hyphis 10 (x latis, nunc liberis nunc fasci- 
culatis constantes, et sa^pe eorum lumen in basi lantum visibile ; in rhizinis hyphaj arcte 
coadunata^ in lateribus et in apice libéra? et eorum lumen interruplum trientem crassitu- 
dinis metiens. vVpothecia 1-2 mm. lata, supra tballum dispersa et sessilia, excipulo ver- 
rucose rugoso et dense albide hirsute, margine crenulato et disco nigro ornata. Excipuli 
cortex 80-120 y. latus, denlatus, pseudoparenchymaticus ex hyphis 9-15 [x crassis, lumine 
4-7 pL lato, constans; atque superne hyphis fere sine lumine, velut in thallo ornatus; gonidia 
sub cortice et non in margine quœ est Iota thallina. Epithecium nigrum K violacée dissolu- 
tum ; hypothecium brunneum vel nigrescenti-brunneum, K intensius tinctum ; paraphyses 
70-80 [X altse, 2 f* crassae, articulât* et apice o [x metientes ; sporae 1-septatœ, 20-22 [x longa3 
et 5-6 [X lalœ. Gelatina hymenialis iodo cœrulescens et dein fulvescens. Cephalodia in 
thallo immersa et demum in ejus pagina infera verrucose prominula, gonimia cœrules- 
centia inter hyphas continentia atque hypharum stricte implexarum corona circumdata. 
Ob gonidia in apothecio prœsentia hœc S. jawôescens (Pers.) vel S. LecJderi Flot, in alia 
sectione disponenda esset atque tamem nulla e notis supra expositis a S. endochryaa Del. 
spécifiée differre videtur, quapropter subdivisiones prsesentibus vel absentibus gonidiis 
in apotheciis innixas rejiciendas censui. 

S. endochrysa Del. est Americœ antarcticœ propria species ; ejus var. Urvillei in eadem regione 
viget et insuper in Nova Zelandia. 

Ab hac non differt Sticta endochrysea Nyl. var... in Chili legit Cl. Gay, in herb. Mus. 
paris., thallo melius evoluto. Lobi 4-6 cent, lati, similiter ambitu crenati et in superficie 
ruguloso-areolati. In apotheciis gonidia sub cortice excipuli et inter hyphas meduUares. 
Sporee 1-3 septatse, 30-44 [x longœ et 3-4 jx latœ. Cseterse notse concordant. 

Nec recedit adhuc S. endochrysa Nyl., Lechler Plant. Magellan, n. 987, in herb. Mus. 
paris., etsi gonidia sub cortice excipuli apothecii numerosiora et paulo latiora, 11-16 [x 
diam. metienlia. In herb. meo idem numerus, S. endochrysa Mull. Arg., thallo supra 
minus rugoso et intus passim tantum citrino paulum distat ; in hoc sporœ 1-septatœ, 
30-36 [X longse et 4 [x latœ. 

402. Sticta horrida Hue. 

In America : in Patagonia, sine collectoris nomine, 14 novembris 1895. 

Thallus glaucescenti-flavens, etbasin versus nigrescens, opacus, K supra et intus non 
mulatus, e centre ad peripheriam divisus et dichotome ramosus ; lacinise 3-5 mm. lata?, 
liberœ, iterum atque iterum breviter ramulosse, ambitu integrœ et apice acutœ vel obtusse ; 
supra parum impresso-insequales atque in partibus junioribus in superficie et in margi- 
nibus pilis albis dense hirsutœ, in vetuslioribus autem fere glabrse ; intus albidœ; subtus 
tomento fusco et in peripheriaalbicanle, denso et continuo atque pseudocyphellis pallide 
flavis, minimis, vix prominulis apice non pulverulentis et rarescentibus ornatœ. Cortex 
superior 50 |x latus, albidus et in zona superiore corpusculis repletus, pseudoparenchyma- 
ticus, ex hyphis superficiel perpendicularibus, 3-4 septatis etcellulas rotundas, oblongas 
vel angulatas, lumine 8-12 |x lato et pariete parum incrassato prœbentibus atque in zona 
exteriore, 12 ij. lata, superficiel paralielis cum cellularum lumine 2-3 jx conslitutus. Gonidia 
10-15 p. lata cum membrana incrassala. Hyphse meduUares 4-5 [x crassse, lumine duos lati- 
tudinis trientes metiente. Cortex inferior 30[x latus, albidus, pseudoparenchymaticus cum 
cellularum lumine 5-7 \i. lato et pariete incrassato. In tomenti pilis hypha? in pagina supe- 
riore 8-9, et in inferiore 10-12 p. crassœ, septatée sed non constricte et apice rotunda?. 
Sterilis. 



LIGHENES EXTRA-EUROP^I. ^^ 

Etsi stérile hoc spécimen dist,inguendum censui, nam in liac sections, species pseudo- 
cyphelliscitrinis ornatae tliallum sœpius rotundato-lobatum, rarius laciniatum et nunquam, 
ut credo, dichotome laciniatum pr?ebentes. Etenim in S. obvoluta Ach., Nyl. apud Hue 
Lich. exot. n. 848, et in S. hirta Stirton Addit. to tlie Lich. FI. of New Zeal. p. 461, 
similiter supra pubescentibus, thallus rotundato-lobatus, et in S. jmbescentc MilU. Arg. 
Lich. Knightiani p. 7, laciniato-divisus et laciniœ fere undique cohserentes, proindeque 
hsec nulli affinis videtur. Animadvertendum estillius speciminis aspectus thallum stipita- 
tum satis bene expi'imere ideoque species est denuo requirenda. 

Tab. YI, fig. 1, thallus in pagina supera et in naturali statura visus ; flg. 1 bis fragmen 
ejusdem quater auctum. 

403. Stieta aurata Ach. Method. Lich. (1803) p. 277, Lichenogr. univ. p. 448 et 
Synops. Lich. p. 232 ; Delise 7//.*;^ Lich., Stieta (1825) p. 49, tab. II, fig. 5 (inferior) et 6 ; 
Eschw. in Mart. Flora Brasil. (1833) p. 216; Nyl. ^y/io^JS.Z/cA. 1(1858-1860) p. 361 pr. p. 
et apud HxxQLich. exot. n. 844 pr. p. ; Schwend. Untersuch. Flechtenthall. (1862) p. 46, 
tab. IX, fig. 6; Tuck. Sgnops. North Americ. Lich. I (1882) p. 96; Miill. Arg. Lich. 
Miyosh. (1891) p. 123 et Lich. Yatab. (1892) p. 192 ; Cromb. A Monogr. Lich. Brit. (1894) 
p. 274; Stizenb. Grïibchcnflecht. (1895) p. 118; Pseudocijphellaria aurataY^dÀn. Étude 
Lich. Brés. (1890) p, 183 et Lich. BrasiL exsice. n. 766. 

Exsiccata in herb. Mus. parisiens. : Mandon Plant. Boliv. n. 1748 ; Voyage de Funck et 
Schlim n'^ 391 et 1090 e Venezuela ; Lindig coll. e Nova Granata n. 5674 et Mandon Lich. 
Madère n. 19. In herb. meo : Scha^r. Lich. Helvet. exsice. n. 558, Hepp Flecht. Ein^op. 
n. 372, Husnot Plant. Canar. n. 189, Rabenh. Lich. europ. n. 953, Billot Flora Gall. et 
Germ.n. 500, Malbr. Lich. lYormand. n. 222, Zw. Lich. exsice. n. 1142, Arn. Lich. 
exsice. n. 1758 a, b, c et Picquenard Lich. Finistère n. 78. 

In Asia : in Japonia legit R. F. Faurie corticolam in ins. Nippon, in Oyama, n. 15292, 
15 februarii 1895, et in Yamakita, n. 2025, 8 maii 1899; in ins. Kiushu, sine loco notato, 
n. 1741, in Nagasaki, n. 1781, junio 1899, in castello Hitoyoski, n. 3111, junio 1900 et in 
monte Ichifusa, n. 2893, junio 1900. 

In Africa: 1. in ins. Mascarenis, legit Frapier. In ins. Borbonia legit fr. Rodriguez corti- 
colam, anno 1890. — 2. In ins. Madagascaria legit fr. Rodriguez sine loco notato, anno 
1888 ; in littore occidental! legit cl. Grandidier ; in Fianarantsoa legit D'' Basson et comm. 
cl. Renauld. 

In America : 1. in Ohio legerunt Lesquereux, n. 249, et Sullivant. — 2. In Louisiana 
legit Featherman et ad truncos arborum legit abb. Langlois in sylva Matchitoches, 
25 septembris 1886. — 3. In Columbia,in vicinitate Bogota, legit fr. Emilio, altit. 2600 m., 
anno 1898 et comm. fr. Gasilien. — 4. In Brasilia legerunt dona Theresia Christina Maria 
hujusregionis imperatrix, anno 1889, etprope Sao Paulocl. Azevedo Sampaio, anno 1894. 

Cuncta ista exemplaria sterilia. 

Thallus cinerascens, aut rubenti-cinereus, vel livido aut fuscescenti-rubescens, folia- 
ceus, procumbens, plagas 7-8 cent, latas (in Gallia, in sylva Bricquebec (Manche) usque 
15 cent.), opacus, parum late lacinialus et K, CaCl, intus et extus immutatus; laciniœ 
8-15, in Armorica 30 mm. lata?, irregulariter aut raro subdichotome divisœ, subimbricatœ, 
ambitu in peripheria crenata^, crenis rotundis, integris vel sinuatis atque sinubus acutis 
angastisque separatisetin centro marginibus elevatis crispatisque plerumquecitrino-sore- 
diatœ ; supra raro lœvigataj, sœpius impresso-insequales et aliquando profunde concavœ 
atque semper glabrai ; intus citrina? ; subtus nigrescentes et peripheriam versus pallidiores, 
aut cinerascentes vel adhuc rufescenti-cinereœ atque tomento albido fuscove, denso bre- 
vique, passim in rhizinas fulcrantes mutato atque pseudocyphellis citrinis, nunc super- 



S2 A.-M. HUE. 

ficiem <rquanlibus, nunc pauliilum elevalis ornaUc. Cortex superior 40-50 [jt lalus, albidus, 

in;i;qualis, pseudoparenchyinalicus, ex hyphis pluriseplatis et cellulas angulalo-rotundas 

oblongasve, liimine testaceo 5-7 [j. lato et pariele incrassato formanlibus alque stralo 

ainorpho, 6-10 [i. lato, passiin déficiente, tectis, constans. Gonidia 'i-7 jj. lata, in strate 

crasso et satis denso sub cortice superiore vigentia. Hyphœ meduUares 3-4 [x crassœ, 

maleria citrina tectaj, superficiel parallelœ, vix ramosse et sat laxe implexœ. Cortex infe- 

rior 15-20 [t. latus, albidus, pseudoparenchyniaticus, ex hyphis cellulas in duplice série 

positas, lumine 3-7 p. lato, ofTerentibus conslitutus. Pseudocyphellœ citrinaj cortice thalli 

inferiore circumdatœ, intus non marginata>, hyphis medulUe slrictius tantum coadunalis, 

atque intus hyphas libéras praîbentes. In pilis tomenli et in rhizinis hypha? 7-9 [x crassœ, 

septatee sed non constricte atque in prioribus apice rotundœ. In specimine a D'' Picquenard 

in Armorica nuper lecto notœ anatomicae convcniunt, sed gonidia paulo majora, 7-10 p. lata, 

hyphfc gonidiales septatse et cortex inferior latior, 30-40 ^ crassus cum cellularum lumine 

7-9 [j: lato et pariete incrassato. Apothecia in specimine in sylva Bricquebec lecto in 

herb. Bory de Saint-Yincent, 3-8 mm. lata, marginalia vel submarginalia, cupuliformia, 

excipulo Yix rugoso et tomentello, margine prolato et intus revoluto atque disco rufes- 

cenli-nigricante prœdita. Excipuli cortex in margine 25, et in basi 40-50 [j. latus, in superficie 

inœqualis cum aliquibus hyphis liberis, pseudoparenchymaticus ex hyphis 12-14 picrassis, 

pluriseplatis et cellulas pariete multum incrassato et lumine 4-G pi lato formantibus cons- 

titutus; margo propria ex hyphis hypothecii continuatis septatisque proveniens, flabel- 

lata et cortici inferiori marginis discum valde superanti arcte adhéerens ; gonidia in strato 

satis crasso sub cortice excipuli usque ad finem marginis prolata ; in hac eadem elemenla 

et eodem modo ac in thallo disposita proindeque cortex exterior ab excipuli cortice non 

distinctus; medulla materia citrina obtecla. Epithecium obscure rufescens ; hypolhecium 

angustum lœtius rufum ; paraphyses 80 p. altœ, 1,5-2 [x crassse, tenuiter articulaloe, apice 

3-0 [j. melientes et arcte inter se cohœrentes ; thecœ 70 [j. altae et 24 p. latœ, membrana api- 

cali non incrassata ; sporte 8°'", obscure rufescentes, 3-septatœ, utroque aut saltem uno 

apice leviter attenuatœ 21-24 [x longœ et 6-7 latse, immixtis 19-21 jx longis et 7-8 il lalis. 

Gelatina hymenialis iodo cœrulescens. Spermogonia non visa. Cephalodia in exempla- 

ribus Armoricœ in pagina thalli inferiore parva prominenlia indicata, corona hypharum 

arcte coadunatarum limitata et gonidia nostocacea cum hyphis continentia. 

Species rarissime apothecifera; lectafuit cum apotheciis et thalli marginibussorediatis 
in ins. Borbonia, Voyage de M. Boivin 1847-1852, in herb. Mus. paris, et nuper a D'^ Pic- 
quenard in Armorica. 

Viget ad arborum truncos et ad saxa in Asia (Japonia, ins. Ceylonia et Java) ; in Africa (in 
regionibus tropico-orientalibus, in Usambara, Poitu-Natali et promontorio Bonaî Spei; in ins. 
Borbonia et aliis ins. Mascarenis, Madagascaria, Canariis, Madera et SancLa Helena) ; in America 
septentrionali ettropica; in Oceania (Australia, Nova Zelandia, Nova Caledonia, ins. Sandwich 
et Tahiti) ; in Europa (in Gallia, in Armorica, département du Finistère et non de la Loire-Inférieure, 
ut errore indicavit cl. Arn. in exsiccato n. 1758, ins. Groix et olim in Neustria, département de 
la Manche, in sylva Briquebec nunc succisa atque insuper in ins. Corsica, ex heib. Bory de Saint- 
Vincent ; in Britannia Majore, Devonshire, Hibernia et ins. Wight, Guernesey et Scilly ; in 
Lusitania et in Norvegia meridionali). 

— F. angustata Nyl. Synops. Liclt. I (1838-1860) p. 371 et apud Hue Lich. exot. 
n. 844, Krempelh. Lich. Brasil. collecti a Glaziou p. 15 et Miill. Arg. Lich. Catharin. 
p. 238 atque Conspect. sijstem. Lich. N. Zeland. p. 35; Sticla anguslata Delise Hist. 
Lich., Sticta (1825) p. 52 et tab. IIl, fig. 7. 

In Africa: 1. in ins. Borbonia legit Frapier; legit etiam fr. Rodriguez corlicolam et 



LICHENES EXTRA-EUROP^I. 53 

ramulicolam in Salazia, Mafate et sine loco indicato, anno \ 889. — 2. In ins. Madagascaria, 
in Imerina legit l'r. Rodriguez, anno 1889; sterilis. 

Thalliis vel glaucescenti-rufescens, vel latericius, vel adhuc ruLilanti-ruber, angustius 
lacinialus; laciniœ elongata", 5-8 mm. latae, sfepe discrète, canaliculatœ, marginibus ele- 
valis, crispatiset non raro cilrino-sorediatis ; supra laeves aut pariim impresso-inœquales 
et glabra^ ; inlus citrintp ; subtus ad peripheriam rubella^ seu rubrœ et in centro fusca;, 
tomentosse et pseudocyphellis citrinis ornatse. In exemplaribus rubris cortex superior 
superne et totus inferior rubricose lincli ; cseterfe notse cum specie genuina conveniunt. 
Apothecia marginalia, 2-3 mm. lata, primum breviter pedicellala, excipulo rugoso et 
albo-hirsuto, margine dilatato demum crispato et cilrino-soredioso atque disco rnbricose 
nigro ornata. In notis anatomicis nullum discrimen. Spora; l'ubescentes, 3-septatœ, 
21-22 [X longaî et 8 ix latte, rarius 27-28 [j. longœ et 7 p lata?. 

Sieut forma typica est parce fruclifera et ab illa non recedit nisi laciniis thalli angustio- 
ribus et canaliculatis. 

Viget insuper in Brasilia et in Nova Zeiandia. 

— Var. impressa Mull. Arg. Lich. Be itr. {18S0) n. 178, Lic/i. Catharln. p. 238 et 
Lich. Schenck. p. 227 atque secundum spécimen authenlicum ex ins. Madagascaria, 
n. 2156 in herb. Mus. paris., Stizenb. Griihchcn (ledit, p. 118; Slicta aura/a Delise /lis/. 
Lich., Sticta lab. II, fig. 5 (superior), Nyl. Sijnops. Lich. I, p. 361 pr. p. et apud Hue 
Lich. exot. n. 844 pr. p. ; PseudocijpheUaria aurora Wain. Étude Lich. Brésil. I (1890) 
p. 184 et Lich. Brasil. exsicc. n. 927, non Sticta aurora D. N. ; Sticta aurata var. aurora 
iMùll. Arg. Lic/i. Beitr. n. 178 secundum spécimen authenlicum in herb. meo. 

In Africa : in ins. Madagascaria legerunt fr. Rodriguez in Imerina, anno 1889, et 
D' Besson in Fianaranlsoa-Betsileo et comm. cl. Renauld. 

In America: in Brasilia legit corticolam S. M. doiïa Theresia Christina Maria, hujus 
regionis imperatrix, anno 1889, et propc Sao Paulo legit cl. Azevedo Sampaio, anno 1894. 

Thallus rubricose cinerascensglaucescensve, passim magis rubescens aut totus vinosc 
rubens, sicut in S. aurata Ach. divisus, sed non raro latius expansus et in Brasilia plagas 
usque 20 cent, lalas formans, marginibus sterilibus applanatis et nunquam soredialis ; 
supra et aliquando profunde scrobiculatus, rarius tantum impresso-inœqualis atque in 
margine nunc glaber, nunc pilis albis hirsutus; intus citrinus ; subtus nigricans et ad 
peripheriam pallide vel intense rubescens atque pseudocyphellis citrinis et simul lomenlo 
denso nigrescente et ad margines albido ornalœ. Apothecia plerumque numerosissima, 
2-7 mm. lala, pedicellala, marginalia aut submarginalia, primum globosa cum excipulo 
tessellalo et pilis albis hirsuto, demum aperta cum excipulo minus vel non rugoso, mar- 
gine prolato et superne citrino-eroso atque disco rubente nigro. Excipuli cortex in basi 
60-70, et in margine 30-40 p. latus cum cellularum lumine 3-9 p. lato ; gonidia 4-6 /.t lata 
sub corlice et sub margine prolata ; epithecium pallide rubescens; hypothecium intensius 
rubescens ; paraphyses 100 p. aUa%2 p crassœ et apice vix incrassatse ; sporœ rubescentes, 
apice vix attenualae et obtusse, 24-30 p. longée et 7-8 iji lalœ, immixtis 32 p. longis et 6 jx 
latis. Gelalina hymenialis iodo cserulescens. Spermatia 3-3,5 p. longa et 1 [j. lata, Wain. loc. 
citai, p. 186. Cceterae nota^ anatomica; cum forma typica conveniunt. 

Hujus varietalis sequuntur loca natalia ex herb. Mus. paris : e Rio de Janeiro legit GaudichaucI, 
annis 1831-183.3 (ununi spécimen sub nomine iSephromate aurata Pers.) ; e republica Mexicana, 
legit Ghiesbreght, prov. Oaxaca, anno 1843, et in alia provincia, anno 1845 (hic St. auratse Ach. 
immixla; Spruce Lich. Amaz. et And. n. 91. Ex herb. Bory do Saint-Vincent : St. aurata var. 
aurora Miill. Arg. delerminavit, legit Vaulhier anno 1835 (thallus supra scrobiculatus et medulla 
citrina). Ex herb. Thuret, ex ins. Borbonia, legil Mezières-Lepervanche, anno 1840. Omnia hiec 



54 A. -M. HUE. 

exemplaria ferlilia et S. aurata Nyl. vocata. Addendum est Caracas, MùU. Arg. Lich. Ernstiani 
p. 148. 

404. Stiota aurora D. N. Osserv. Slict. (1851) p. 9 etSlizenb. Gn'ibchenflecht. p. 119, 
non Wain. Etude Lich. Brésil I, p. 178 ; .S*, aurata var. alhocyphellata Miill. Arg. Lich. 
Bcitv. (1880) n. 178 et Wain. ibidem in notula. 

In America : in Brasilia legit S. M. doua Theresia Chrislina Maria, hujus regionis impe- 
ratrix, anno 1889. 

Thallus rubello-cinerascens, vel testaceo-rubescens, velut in ^S"^. aurata Ach. divisus, 
sed marginibus adscendentibus, crispato vel undulato-crenatulis, atque, sicut in var. 
impressa MuU. Arg., non sorediatis; ab utraque punctulis parvis et discretis in superficie 
impressis recedens ; inlus albidus ; subtus magis rubens et pseudocyphellis parvulis, 
albidis vel rarius citrinis atque in centre tomento fuscescente densoque et peripheriam 
versus pilis albis ac demum passim rhizinis fulcrantibus ornatus. Cortex superior 30-40 p. 
latus, albidus, inœqualis, pseudoparenchymaticus, ex hyphis pluriseptatis atque cellulas 
rotundas vel angulato-oblongas, lumine 5-7 [jl lato et pariete salis crasso formantibus 
atque strato amorphe 10 \t. lato tectis, constans. Gonidia 6-10 p. lata, membrana salis 
crassa. llyphœ medullares materia albida obtecta?, 3-5 ]j, crassse, superficiel parallelœ, 
parum ramosœ etparum stricte implexaa. Cortex inforior 30 |x latus, cum cellulis spha^ricis 
il) duplice série positis, lumine 4-8 ]x lato et pariete incrassato. Tomentum ex hyphis 8 p. 
la lis, cellulas spha^ricas 7-8 p. latas formantibus, sai'pe breviter ramosis et plus minusve 
aggregatis, dum in rhizinis hyphœ fasciculatse septatœque, sed non constricte, sepimentis 
rcmotis : inde duplex tomenti et rhizinarum formatio. Apothecia 2-7 mm. lata, marginalia 
et sessilia, primum cupuliformia et margine crispato et intus reflexo, dein applanata et 
margine dilalato et subcrenato, excipulo lœvigato atque pilis albis hirsulo ac disco 
rubello-nigro ornata. Excipuli cortex 60-70 [x latus, pseudoparenchymaticus ex hyphis 
12-14 IX crassis, pluriseptatis et cellulas sphœricas vel angulatas lumine 8-9 p. lato forman- 
tibus constans; margo proprius angustus, ex hypothecio oriens atque cortici inferiori 
marginis thallini dilatati arcte adhœrens ; in bac margine discum superante cortex info- 
rior discum respiciens, dein medulla angusla, gonidia et extus vel subtus cortex superior 
seu excipuli cortex continuatus ; gonidia sub toto cortice et usque ad summum marginem 
thallinum. Epithecium et hypothecium pallide rufescentia ; paraphyses 80 p. alla?, 2-3 p 
crasstp, articulataj et apice 4-5 \x. melientes; sporœ 8"'^\ rubescentes, 3-septata3, apicibus 
leviter attenuatœ, 30-40 |x longœ et 5-6 p. latae, rarius 28-30 p. longœ et 6-7 p, lata?. Gelatina 
hymenialis iodo caerulescens. 
Tab. IV, fig. 3, pars thalli cum apotheciis supra visa et in naturali statu. 

Species Brasilia; propria. 

403. Sticta subpunctulata Hue ; S. impi^essa var. dissecta Mull. Arg. Lich. Neo- 
Caledon. (1893) p. 3, secundum spécimen authenticum in Nova Caledonia a cl. Balansa, 
12 octobris 1889, lectuni, in herb. Mus. paris. ; S. physciospora f. dissecta Stizenb. Die 
Grubchenflecht. p. 120. 

Thallus subglaucescenti-flavidus, decumbens, parum late expansus, tennis, subnitidus, 
K supra et intus immutatus; lacinitc nunc 4-5 mm. latœ et discrets, nunc 1-2 cent, 
metientes et imbricatœ ; ambitu microphyllino-dissecta;, foliolis nunc parvulis et crebris, 
nunc 1 mm. latis, elongatis et ramosis; supra passim concavœ vel subscrobiculataî et 
simul impresso-punctulala^, punctulis rariorihus quam in S.sulfurea Schœr, seuS.ptinc- 
tuluta Nyl.; subtus rugosœ, in centro nigrescentes vel fusçœ et tenuiter tomentosa% peri- 
pheriam versus ochraceaj, tomento rarescente et sub foliolis déficiente, atque pseudocy- 



LICHENES EXTRA-EUROP^I. 5S 

phellis flavidulis, prominentibus et apice pulverulentis ornatcC, Cortex superior40 (x. latus, 
albidus, pseudoparenchymaticus, ex hypbis in dimidio infero superficiel perpendiculares 
vel obliques et in supero parallela? ; in priore cellulœ valde irregulares, oblongse, brevissime 
ramosce, elongatse et tune 9-12 [t. longae, lumine 3-4 p lato etpariete multum incrassato. 
Gonidia 9-15 a lata ; inter gonidiales hyphas quœdam in cellulas sphœricas vel lageniformes 
intlatse. Hypbœ meduUares 3-5 jj. crassae. Cortex inferior 30 jjl latus, inferne rugis exterio- 
ribus umbonatus, pseudoparencbymaticus cum cellulis in seriebus superfîciei parallelis. 
In tomenli pilis hypbse 6-8 [t. latfe. Apothecia 2 mm. lata, marginalia, cupuliformia, 
paulum elevata, excipulo verrucose rugoso, margine discum fuscumvix superante ornata. 
In excipuli cortice dentato, 100-^00 tj. lato et pseudoparenchymatico, hyphœ verticales 
cellulasque irregulares et etiam triangulares, lumine incrassato prsebentes ; margo propria 
ex bypothecio orta atque hypbis verticalibus remote septatis formata; pauca gonidia sub 
cortice. Epithecium vix rufescens ; bypothecium albidum, K non mutatum; paraphyses 
120 p. altse, 3 u. crassœ, articulatse, arctissime cohœrenles et apice non incrassatte ; sporfc 
8"'^', fuscse, 2-loculares, loculis nunc approximatis et angulosis, nunc in utroque apice 
locatis, apicibus irregulariter altenuatse, 20-30 [i- longse et 9-12 jj. latœ, immixlis angustio- 
ribus, 27-30 u.longiset 8-10 [i. latis. Gelatina hymenialis iodo cjerulescens, mox rubescens, 
et amoto reagentis excessu, fere decolorata. 

Species distinctissima et S. physciosporœ Nyl. ne affinis quidem et solum sporis cum 
ea conveniens, nam thalli structura est alla et sub hoc respectu cum iS". Richardi Mont, 
convenit. 

406. Sticta Richardi Mont. Proclr. Florœ Fernandesianas {iSSo) n. 79 in Annal. Scienc. 
nat., Botan., série 2, tome IV, secundum spécimen archetypum in ins. Juan Fernandez a 
Bertero leclum in herb. Montagne (simile in herb. Bory de Saint-Vincent), Miill. vVrg. 
Lich. Beitr. n. 566 ; S. fossulata ï. Richardi Nyl. apud HueZ/cA. exot. n. 851 et Stizenb. 
Die Grûbcheiiflecht. p. 114. 

Thallus flavicanti vel brunneo-glaucescens, in apicibus magis brunneus, procumbens 
et pro parte subascendens, substellatus, plagam 20 cent, latam formans, subnitidus, 
anguste laciniatus, K extus et intus immutatus ; lacinise e centro ad peripheriam 
radiantes, 4-10 mm. latse, dichotome aut subdichotome ramosœ ramis in peripheria 
tantum iterum divisis atque ubique sinubus subacutis et late patentibus separatis, subim- 
bricatse et connexœ, apice aut truncatse aut subacutœ, raro cuneatse, supra non costata;, 
sed increbre scrobiculatœ et passim lœvigatae et punctis nigris, parvis et raris maculatœ; 
intus albidœ; subtus nigrœ, passim glabrse, fusco-tomentosa?, tomento denso et floccu- 
loso et in apice obscure flavicantes, glabrce et nitidse atque pseudocyphellis pure albis, 
prominentibus, nigro marginatis et apice truncatis et non pulverulentis ornatœ. Cortex 
superior 40-50 ji latus, albidus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis pluriseptatis et in 
seriebus superficiel parallelis, raro obliquis, cellulas sphœricas, oblongas vel varie angu- 
latas, lumine 6-7 u. lato et pariete valde incrassato, atque in zona exteriore 10 p. crassa, 
minores, lumine 3-5 [x lato, efficientibus consti tutus. Gonidia 9-18 [j. lata, membranaincras- 
sata, materiaalbidacummeduUa obtecta, in strato satis crasso sub cortice posita; passim 
hyphse gonidiales in cellulas sphœricas vel lageniformes et moniliformi-junctas inflata\ 
Hyphœ medullares 3-6 \}. crassœ, lumine latitudinis dodrantem metiente, superficiel paral- 
lelce et stricte implexœ. Cortex inferior 30 p. latus, brunneus, pseudoparenchymaticus 
cum cellularum irregularium lumine 4-6 [j. lato. In tomentl pilis hyphœ nlgrescentes vel 
fusccE, 4-6 [j!. latœ, septatœ sed non constrlcte, fasclculatce et apice rotundatte. Apothecia 
1-1,5 mm. lata, marginalia vel supra superficiem in partlbus elevatls nata, cupuliformia, 
excipulo vix rugoso, margine subdentato et disco rufo préedita. Excipuli cortex 100-140 ja 



56 A.-M. HUE. 

latus, pseudoparenchymaticus cum cellularum irregularium lumine 6-7 p. lato et pariete 
incrassato ; margo propria deficiens; pauca gonidia in ima meduUa et numerosa basin 
versus. Epilhccium rufescens, K dissolutum ; hypothecium flavicans, K non mutatum ; 
paraphyses KîOa altic, 2 [a crassa;', articulaliB et apice 5-6 [x metientes; sporœ S"', rubentes, 
1-3 septatcf, apice subrotundalce, 25-28 p. longœ et 8-11 p. latte, immixtis24 et 28 p. longis 
et 9 [X latis. Gelatina hymenialis iodo cserulescens. Spermog-onia sicut apothecia sita, 
in Ihallo immersa et demum vix prominula, ostiolo nigrescente et depresso, alque inlus 
rufa ; spermatia recta et cylindrica, 4-5 p. longa et vix 1 p, lala. 

Viget in America antarclica (ins. Juan Fernandez et capite Ilorn) et in Oceania(Nova Zclandia). 

— ^ Var. divulsa Hue; S.divulsa Tayl. in Hook. Lond. Journ. of Botan. 1847, p.l82,e 
Chonos archipelago et ins. Chiloë, teste MilU. ,\rg. Lich. Beltr. n. 1296 etsecundum spéci- 
men ex ins. Chiloë, S. Billardleri Del. ? nominatum in herb. Montagne ; S. Richardl 
var. B. rufo-virescens Bab. The Lich. of New Zealand (1855) p. 14, excl. synon., Mûll. 
Arg. Mission cap Horn, Lichens p. 16 ; S. fossulaia f. divulsa Stizenb. Die Grûbchenflechl. 
p. 114. 

In America : in Patagonia, Smith canal, sine collectoris nomine, 14 decembris 1895. 

Ttaailus partim obscure, partira pallide vel subglaucescenti-brunneus, foliaceus, plagas 
17 cent, latas formans, decumbens vel pro parle subascendens, nitidus, K extus et intus 
non mutatus; laciniœ S-10 mm. lalse, irregulariter lacinulata?, lacinulis parum elongatis, 
sinubus rotundis vel subrolundis separatis, ambitu integris et apice obtusis retusisve, 
non raro imbricata? et passim connextc ; supra reticulatim costalœ, costis parum elevatis 
et inter costas parum profunde scrobiculatœ, atque passim fere lœvigatae ; intus albidœ; 
subtus tomentosaî tomento floccoso in centro fusco atque peripheriam versus fuscescente 
et in ipsa peripheria omnino déficiente, atque in parlibus denudatis reticulatim rugosa^, 
necnon pseudocyphellis albidis, rolundis vel oblongis applanatisque ubique ornatœ. 
Cortex superior 40-50 p. latus, superne brunneus, pseudoparenchymaticus; hyphœ for- 
mantes illum inter gonidia superficiel perpendiculares, in dimidio infero parallelœ vel 
obliquse atque in dimidio supero omnino parallelse; cellulœ valde irregulareset déformes, 
non raro elongatœ, lumine 14-18 p. longo et 5-6 p. lato atque in zona exteriore sphericœ, 
luminis diametrum 2 p. iatum et ubique paries incrassatus. Gonidia lO-l-i \j. lata cum mem- 
brana incrassata ; hyphse gonidiales saepe septata? cellulasque sphœricas et moniliformi- 
junctas pra?bentes. Hypha? meduUares cum gonidiis maleria subnigrescente tecUe, 4-6 p. 
crassœ, lumine dimidiam crassitudinis partem occupante, superficiei parallelœ, parum 
ramosceet parum stricte implexce. Cortex inferior 30-40 p. lalus, inferne brunneus, pseudo- 
parenchymaticus, ex hyphis superficiei parallelis, pluriseptatis atque cellulas sphœricas 
vel angulato-oblongas, lumine 2-6 p. lato efficientibus conslans. In tomenti pilis hypha? 
6-8 p. latai, septata? sed non constricte, sœpe fasciculatœ. In lacinia juvenili cortices 
eamdem crassitudinem mctientes, sed cellulœ minus elongatœ et lumen paulum majus. 
Apothecia 2 mm. lata, marginalia et sessilia, cupuliformia, excipulo verrucose rugoso, 
margine integro et parum elevato atque disco obscure fusco prœdita. Excipuli cortex 
100-120 fi latus, pseudoparenchymaticus cum celiulis oblongis, lumine 6-12 p. lato et 
extus hyphis septatis et fasciculatis ornatus ; propria margo deficiens; gonidia nulla; 
hyphae medullares lacunose implcxa\ Epithecium rufescens et paraphyses pro parte sic 
tinctae ; hypothecium ochraceum ex hyphis strictissime coadunatis constitutum ; para- 
physes 100 p. altœ, 2-3 p. crassœ, articulatœ et apice 4-5 p. metientes; sporae 8"'% fuscse, 
l-septatœ, fusiformes, 23-30 p. longœ et 8-9 p. lalœ. Gelatina hymenialis iodo cserulescens 
et dein obscure fulvescens. Gephalodia in thallo immersa et simul in pagina inferiore 
parum prominula. 



LICHENES EXTRA-EUROPiËI. o7 

In specirninibus a cl. Hariot in freto Magellanico, n'^ 15 et 17, lectis, in herb. Mus. 
paris., MuU. Arg. loco supra citato, thallus similiter e.xpansus, divisus scrobiculatusque, 
sed sa'pe magis virescens atque lacinias angustiores, 2-3 mm. lata?. Notée anatomicœ 
concordant. 

Tab. II, tig. 1, spécimen integrum ex ins. Chiloë, in herb. Mont., supra visum ; fig. l""'*, 
una 6 laciniis subtus visa. Fig. 2, fragmentum ex exemplari e Smith canal cum apo- 
theciis; fig. 2 ^'% laciniaejusdem subtus visa. Omnes figurae in naturali statu. 

Varietas in America antarctica (ins. Chiloë et freto Magellanico) atque in Oceania (Nova Zelandia) 
tantum observata. 

407. Sticta fossulata Duf., Nyl. Sijnops. Lich. I (1838-1860) p. 363 et apud Hue 
Lich. exot. n. 851, exclusis synonym.; S . FIotoioianahd.\\v. &iS. ///ijjrfssaTayl., Stizenb. 
Die Grûclienflect. p. 114 (eisdem synonym. exclusis) et Arn. Lich. exsicc. n. 1215. 

In Oceania : in Nova Zelandia, in Invercargil, in freto Foveaux, legit cl. Filhol, anno 
1875, et ex bac regione misit sir Locke Travers ad universalem exhibitionem Parisiis anno 
1889 celebratam. 

Thallus subflaventi-glaucescens vel glaucescenti-brunnescens, decumbens, foliaceus, 
late expansus, rigens, opacus, parum late laciniatus,K exlus et intus immutatus; lacinise 
6-10, et in exsicc. Arn. n. 1213, 20 mm. latœ, e centro ad peripheriam divisœ, ramis nunc 
valde discretis, nunc approximatis et connexis, apice acuminatfe vel cuneatœ; supra 
arcuatim et valide costatse, inter costas profunde scrobiculatœ, in apice minus costatse 
et minus scrobiculatse ; intus albidœ ; subtus fuscescentes et in apice pallide flaventes, 
valide bullatte et inter buUas arcuatim fossulatse vel scrobiculatœ, tomento in centro 
fuscescente, apicem versus griseo atque rhizinis paucis et albidis necnon pseudocyphellis 
albis, sat crebris, 0,5-1 mm. latis, pulverulentis ornatse atque in apice sat late glabrœ et 
aliquando tomento in tota laciniarum longitudine rarescente. Cortex superior 40-50 ]j. 
latus, albidus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis pluriseptatis cellulasque subsphœricas 
vel angulato-oblongas, lumine 3-14 [jl lato et pariete tenui efficientibus atque strato 
amorpho 10 p. lato tectis constitutus. Gonidia 6-12 jj». lata, membrana parum crassa, in 
strato satis lato sub cortice posita. Hyphse medullares cum gonidiis materia albida 
obtectre, 3-4 \j, crassse, lumine crassitudinis duos trientes tenente. Cortex inferior 30 ]}. 
latus, albidus et pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 6-8 \t. lato et inferne 
minore. In tomenti pilis et in rhizinis hyphaî 6-8 \l crassa?, articulatse et cellulas oblongas 
regulares et lumine testaceo prœbentes atque apice acutœ. Apothecia in ipsa marginis 
crassitudine sita et sessilia, 1-3 mm. lata, excipulo verrucose rugoso et margine similiter 
rugoso discumque rufum vel rufo-fuscum parum superante prœdita. Excipuli cortex 120- 
170 [JL latus, albidus et pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 7-10 ij. lato et 
superne minore atque pariete tenui ; margo propria deficiens ; nulla gonidia ; medulla 
stricte et prope corticem minus stricte implexa. Epithecium rufum ; hypothecium leviter 
flavidum ; paraphyses 110 ]j. alla?, 2-2,3 [jl crassœ, articulatœ et apice 4 [x. metientes et 
arcte coalitœ; sporœ 8"'^, rufescentes, fusiformes, l-septatœ, 24-27 [x longae et 7-9 p. latae 
(in exsicc. Arnold 22-24 jx longœ et 8-9 ^ lata?). Gelatina hymenialis iodo cœrulescens, 
dein decolorata, thecis persistenter tinctis. 

Tab. III, fig. 1, lacinia cum apotheciis ex exsiccato Arn. n. 1213 ; fig. P'' eadem pro 
parte sumpta et subtus visa; utraque figura in naturali statura. 

lUius thallus quam in S. Richardi Mont, crassior; laciniœ minus divisée ramis magis 

elongatis, magis divaricatis et sinubus magis patentibus separatis, in superficie aliter et 

validius costatte et profundius scrobiculatfe, subtus bullatœ et pseudocyphella; latiores et 

minus elevatfe ; apothecia non semper in marginis crassitudine sita, sed semper margi^ 

Nouvelles Akchives uu Muséum, 4" série. — III. 8 



58 A. -M- HUE. 

nalia, alquo tandem in corlicibus liyphio verticales alque earum celluke majores et pariete 
tenui. Videlur species primo inluilu facile dislincta. 

S. carpoloma Ricli. Voijur/e decouiK Astrolabe (1832) p. 30, lab. IX, fig. 1, secundum spé- 
cimen aulhenlicum e Nova Zelanda in herb. Montagne, habilu exlerno cum apolheciis 
marginalihus, disco fusco, ad .V. fossi/Iafa?n Duf. pertinet, sed notis inlernis est inter 
hanc alque -.V. liicluirdi Monl. quasi intermedia. Nam in ejus cortice superiore 40 50 |j. 
lato, hyphîie superficiel nunc perpendiculares, nunc parallela? cum cellularum lumine 
5-10 \}. lato et pariete minus quam S. Richardi Mont, et magis quam in S. fossulafa 
Duf. incrassalo. Gonidia 9-15 ix lata ; bypha3 medullares 3-4 [j. crassse, passim et prff'sertim 
inter gonidia in cellulas moniliformi-junctas inflatie; cortex inferior 40 i>. latus. Cephalodia 
interna passim. Sporœ rufœ, l-septatœ 22-28 p. longyo et 10 p latœ. 

S. Richardi Mont, ex dono cel. A. Richard, e Nova Zelandia, n. H, in herb. Mon- 
tagne, etsi « specim. typicum » notatum, ad S. fossula/am Duf. attinet. 

*S'. RlUanlierii Del. (6*. Richardi Mont.) e Nova Zelandia et a rev. Ch. Babington ad 
cel. Montagne missa est S. fossulatce Duf. forma, thallo glaucescente, ramis divaricatis 
diviso, supra costato et scrobiculato, subtus bullato atque apotheciis marginalihus, disco 
rufo. Cortex superior 30-35 jjl latus et in hoc hyphéc superficiei perpendiculares et obliqme 
cum cellularum lumine testaceo 6-9 jx lato et in zona exteriore 10 jx lata paralleUe et cellu- 
larum lumine 3 jjl ; gonidia 7-50 ]x lata. In ista thalli sectione in parte resupinata efTecta, 
duplex est gonidiale stratum ; unum sub cortice superiore qui posticus et alterum sub 
cortice inferiore, 20-25 \l lato, qui anticus invenitur. Sed in eodem herb. Montagne S. Bil- 
lardieri, e Nova Hollandia, ex herb. Billard., nunc Webbiano, ad sectionem Stictinam 
pertinet et eadem in Venezuela a cl. Fendler lecta et a cl. ïuckerman data, est Slicla 
cum cyphellis veris. 

Viget insuper in America antarctica (Ghih) et in Oceania (Australia et Tasmania). 

— F. minor Hue. 

In Oceania : e Nova Zelandia a sir Locke Travers ad universam exhibitionem Parisiis 
anno 1889 celebratam missa. 

Thallus subflaventi-glaucescens ad amussim velut in S. fossulafa Duf. divisus, cos- 
tatus et scrobiculatus, sed lacinife minores, 6 cent, altse et 2-6 mm. latœ atque aliquando 
canaliculatœ ; subtus similiter bullatcB, sed fere omnino glabrae, passim tanlum tomenlo 
albicante et minimo ornatœ ; pseudocyphellse parvulce, pulverulentœ et aliquando parum 
urceolatse. Cortex superior 30 pi latus, albidus, pseudoparenchymaticus, ex-hyphis pluri- 
septatis celkilasque angulato-rotundas, lumine 4-10 p. lato, testaceo et superne minore 
atque pariete parum crasso formantibus ac strato amorpho 3 p crasso tectis constitutus. 
Gonidia 7-10 [x lata, menbrana tenui in strato salis crasso et continuo sub cortice sila. 
Hyphœ medullares cum gonidiis materia subnigrescente lecta?, 2-8 p. crassœ, superficiel 
parallehf , parum ramosse et parum stricte implexœ. Cortex inferior 20-30 p. latus, albidus 
et interne brunneus, pseudoparenchymaticus ex hyphis 4-septatiscum cellularum lumine 
2-3 plato. In tomenli pilis hypha? 5-6 p crassa;, septatse vel nonseptaUe, sœpe solitarise. 
Apothecîa 1,5-2,5 mm. lata, in ipsa marginis crassitudine posita, excipulo tenuiter 
rugoso et tomentello, margine integro atque disco rufo fuscove ornata. Excipuli cortex 
120-140 p latus, albidus et superne brunneus, pseudoparenchymaticus cum cellularum 
lumine 6-10 p lato; margo propria ex hypothecio orta vix dislincta; meduUa stricte et 
prope corticem lacunose implexa; sub cortice nuUa, vel in quibusdam apotheciis pauca 
gonidia, 6-10 plata. Epithecium palliderufescens; hypothecium albidum, K leviterflavens, 
ex hyphis slrictissime implexis constans ; paraphyses 110 p allas, 3 pcrasscc, articulatœ et 
apice 4p. metientes cohserentesque ; thecœ 90 p longa? et 20 p latse, menbrana apicali parum 



LICHENES EXTRA-EUROP^I. 59 

incrassata, et inferne caudatye; sporœ 8"^, rufœ, S-septatœ, oblongse, apicibus vix atte- 
nuatse, 56-29 p longœ et 8-9 [jl lata?, immixlis latioribus 26 [t. longis et 10 [x latis. Gelatina 
hymenialis iodo Cccrulescens. 

Forma laciniis angustis et canaliculatis atque subtus fera glabris distincta. Forsan sub 
f. lincari (Hook et Tayl.) Nyl. apud Hue Lich.exot. n. 851 latet. 

408. Sticta psilopliylla MûlI. Arg. Lich. Knightiani (1892) p. 8 et Stizenb. Die 
Grilbchenflecht. p. 114 ; S. midtifida Nyl. apud Hue Lkli. exot. n. 830 et Arn. Lich. 
exsicc. n. 1198, non Laur. in Sieb. Lich. exsicc. n. 45. 

In Oceania : in Nova Zelandia, in Invercargil, frelo Foveaux corticolam legit cl. Filhol, 
anno 1875, atque ex eadem regione misit sir Locke Travers ad universalem Parisiis anno 
1889 habitam exhibitionem. 

Thallus in peripheria glaucescenti et in centro brunneo ûavicans, prostratus, plagam 
10 cent, lalam formans, opacus, anguste laciniatus et K supra et intus non mutatus! 
lacinite 5-8 mm. lata\ imbricatœ et crustam formantes, ambitu microphyllino-dissectse, 
foliolissœpe ramosis, angustis, ascendentibus et subtus glabris ; supra impresso-insequales 
et non raro simul concavee, glabrae et pseudocyphellis destitutce; subtus pallide flavi- 
cantes, in centro passim subglabrœ, passim fuscescenti et in peripheria albido-lomen- 
tosse atque in apice anguste glabrœ, bine inde rhizinis parvis et pseudocyphellis albis, 
diamet. 0,2-04 mm., sphaîricis vel oblongis, parum prominulis corticatisque et apice pul- 
verulentis ornatse. Cortex superior 40-50 il latus, albidus, pseudoparenchymaticus, ex 
hyphis primum superficiel perpeudicularibus, pluriseptatis cellulasque angulato-oblon- 
gas, lumine 6-12 lato et pariete parum crasso formantibus atque in zona exteriori 10 pi 
lata superficiel parallelis cellulasque parvulas sphasricas vel oblongas pra^bentibus 
conslitutus. Gonidia 6-10 p. lata, membrana parum crassa, in strato parum lato sub cortice 
posita. Hypha? medullares materia albida obtectae, 3-4 pt crassae, dodrantem crassitudinis 
metientes. superficiel parallèle, parum ramosœ et parum stricte implexse. Cortex infe- 
rior 40 [i. latus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis superficiel perpendicularibus, pluri- 
septatis et cellulas vel spheericas vel valde déformes efficientibus constans. Apothecia 
2,0-3,3 mm. lata, sessilia, marginalia et simul supra thallum dispersa, applanata, excipulo 
et margine verrucose rugosis atque disco fusco prœdita.Excipuli cortex 120-200 [jl latus, 
denlatus, pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 9-12 [x lato ; margo propria an- 
gusta et ex hypothecio orta ; medulla etiam sub cortice stricte implexa ex hyphis fascicu- 
latis, fasciculis superficiel nunc perpendicularibus et nunc parallelis conslituta. Epithecium 
nigro-fuscum ; hypolhecium albidum eodem modo ac medulla formatum,sed in eo hyphœ 
minores ; paraphyses 100-110 u. aU;e, 3 a crasscC, articulalae in apice 5-6 [i. metientes, arti- 
culis appro.ximatis ; sporœ 8°''', fusca?, 1 raro 3-septat8e, apicibus attenualse, 28-38 [x 
longœ et 8-10 a latœ, atque etiam 32-34 y. longse et 15 [a latae et 38 jx longae et 8 (x lataî. 
In Nyl. Lich.jX. Zdand. (1888) p. 37 sporas 25-42 a longae et 8-11 (a latse. Gelatina hyme- 
nialis iodo cœrulescens. Cephalodia in thallo immersa et gonidia nostocacea conti- 
nentia. 

Species Novce Zelandite propria. 

409. Sticta homœophylla Nyl. in Flora 1867, p. 439 et apud Hue Lich. exot. n. 856, 
MuU. Arg. Cotujj. .si/st. Lich. lY. Zeland. (J894) p. 36, Stizenb. Die Grûbchenllecht. (1895) 
p. 115 et Hellbom Lichensea Neo-Zeland. (1896) p. 39. 

In Oceania : in Nova Zelandia legit cl. Filhol in Invercargil in frelo Foveaux, anno 
1876 et ex eadem insula misit sir Locke Travers ad universalem exhibitionem Parisiis 
anno 1889 celebralam. 



60 A.-M. HUE. 

Thalliis pallidc vcl subglaucesccnti-flavicans, foliaceus, procumbens, laie expansus, 
rigidus, sul)nilidus, angusle laciniatus, K supra et inlus non mulatus ; laciniœ -4-10 mm. 
lala', nunc pinnalifide, nunc irregulariter lacinulata>, lacinulis sinubus rolundis separalis, 
discrelis vel conliguis, anibilu crenalis, apice \el bifidis vel subrotundis, margine nunc 
integris, nunc sinualis vel adhuc increbre isidialis, isidio 0,2-0,5 mm. lato; supra lœvi- 
gatœ et simul sa^pe concava?, raro impresso-ina'quales ; inlus albidœ; sublus in centre 
fuscœ et fusco-tomentosœ atque peripheriam versus pallide ochraceœ necnon albido- 
tomentosaî, tomenlo ubique parvulo, passim rhizinis parvis etfuscis atque pseudocypbel- 
lis albis, sphœricis, 0,2-0,5 mm. latis, vix prominulis et subpulverulentis ornataî. Cortex 
superior 40-50 jx lalus, albidus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis superficiel perpendi- 
cularibus, pluriseptalis et cellulas spluericas vel angulalas, 6-12 [a latas, pariete parum 
incrassato formantibus atque in slrato exteriore 12 [/, lato superficiel parallelis cellulas 
minimas efficientibus et superne sine lumine constitutus. Gonidia 10-14 [a lata, membrana 
paulum incrassata, et inler ea hypha- passim in 3-4 cellulas sphtericas aul lageniformes, 
diam. 8-10 p, pariete parum crasso, inlus proloplasmate replelas vacuasve, hypham 
aliquando terminantes inflaUe ; eœdem cellula) interdum conspiciuntur vel in medulla 
thalli apotheciique vel inter medullam et corticem thalli inferiorem. Hyphaî medullares 
cum gonidiis matera albida tectœ 2-4 p. crassa\ lumine dodranlem crassiludinis occu- 
pante, superficiei parallete, parum ramosœ et sat laxe implexœ. Cortex inferior 20 [x 
lalus, albidus et inferne brunneus, pseudoparenchymaticus e tribus hyphis seplatis cellu- 
lasque déformes, lumine 4-8 |j,lalo et pariete parum incrassato formanlibus conslans. In 
tomenti pilis hyphse 6-8 crassée, septalaî, sed non conslricte, et sœpe fasciculatae. Apo- 
thecia 2-5 mm. lata, marginalia, nunc sparsa, nunc conferta, cupuliformia, excipulo 
leviter rugoso tomentelloque, margine denticulato alquc disco rufo ornata. Excipuli 
cortex 120-180 jx latus, denticulalus, pseudoparenchymaticus cum cellulis ac in thalli corlice 
majoribus ; medulla thalli medullœ similis et prope corticem lacunose implexa et pauca 
gonidia dispersa continens. Epithecium vix rufescens ; hypothecium flavidulum ; para- 
physes 120 [;. alla;, 2-3 [xcrassœ, articulatce atque apice 5 [j. melientes et arcte cohœrentes; 
sporœ 8 "'', apicibus vix attenuatce, oblongse, in specimine e frelo Fonveaux, fuscidulaj, 
l-septatse, 20-27 p. longse et 7-8 [x latœ atque etiam 30 p. longa3 et 7 [x lala* ; in exem- 
plaribus a sir Locke Travers missis, hyalinœ, 1-3 septatse 18-25 [x longœ et 6-8 [x latœ. 
Gelalina hymenialis iodo cœrulescens. Si)crinog'onîa in thallo immersa, vix in super- 
ficie prominula, osliolo pallidc ; spermalia recta, utroque apice leviter incrassatula, 
4-5 [X longa et 1 [x lata ; sterigmata 60-110 [x longa, 6 [x lata, crebre articulata et ramosa. 
Cephalodia in pagina infera mullum prominentia, sicut in ^S". orygmœa Ach., 2-3 mm. 
lata (errore in Nyl. Licli. N. Zeland {iHSS) n. 39 0,2-0,3 mm.) et gonidia nostocacea 
continentia. 

Tab. II, fig. 3, thallus cum apotheciis ; fig. 3 ^'% lacinia subtus visa ; utraque figura in 
naturali statura ; fig. 3 '", apothecium quinquies auctum. 

Species Novfe-Zelandia; propria. 

410. Stieta Freyclnetii var. proliféra MûU. Arg. Lic/i. Bei/r.n. 565(1883) etn. 1301 
et Stizenb. Die Grûbchenfledit. p. 115; S. gkihra J. D. Hook. et Tayl. in Hook. London 
Journ. of Botan. 1844, p. 647, leste specimine authentico e van Diemen land ab ipso 
Taylord ad rev. Ch. Babinglon misso, in herb. Montagne. 

In America : in Patagonia, Smith canal, sine coUecloris nomine, 11 novembris 1894. 

Thallus subglaucescenti flavus, procumbens, sale laie expansus, nitidus, K supra et 
intus immutatus; laciniœ 5-10 mm. latœ, subimbricala? velcontiguse.utrinque et apice in 
lacinulis parum profundis divisœ, ambitu crenalœ atque simul passim albo-soi'ediat.e et 



LICHENES EXTRA-EUROPiEI, 61 

sfepe, prcPseiiimincenlro, isidalee; supra paulum impresso-inai'quales et aliquando cana- 
liculata;'; intus albicl;p; sub tus dense tomentosa^ tomento fusco, in peripheriaalbescenle, 
denso et conlinuo alque pseudocyphellis albis, prominulis, apice truncalis et pulverulenlis 
ornalEe. Cortex superior (in exemplare Taylor) 40-50 [j. latus, albidus et corpusculis pree- 
sertim superne obsilus, pseudopaienchymalicus, ex hyphis superficiel perpendicularibus, 
pluriseptatis et cellulas subspha^ricas, vel subquadrangulares et angulalas, lumine testa- 
ceo G-12 ij. lato etpariete sat tenui formanlibus atque slrato amorpho 10 ix. lato tectis cons- 
titutus. Gonidia 8-12 [l lala, pariele paulum incrassalo atque inter illa hypba^ in cellulas 
spha?ricas vel lageniformes atque moniliformi-junctas inflatœ. Hypha) medullares cum 
gonidiis materia albida oblecla^, -4-5 |ji. crasste, lumine lalitudinis dodranLem oceupante, 
superficiei parallela^ passim seplalae et salis stricte implexa. Cortex inferior 30 [a lalus, 
niger, pseudoparenchymalicus cum cellularum pariete nigro et lumine albo. In tomenti 
pilis hypha' 8 ix crassa\ septata; sed non constricle, apice rolundœ, sœpe fasciculatœ. 
Apotbecîa 2-4 u. lala, supra lacinias dispersa et sessilia, cupuliformia,excipulo verrucose 
rugoso, margine denliculato et disco fusco prsdita. In excipulo cortex 80-200 [i. lalus, 
denlalus et pseudoparenchymalicus cum cellularum lumine teslaceo et 10-15 jx lato et in 
zona exlerna minore^ margo propria deficiens; nulla gonidia; medulla prope corlicem 
lacunose implexa. Epithecium vix rufescens; hypothecium flavidum, K non mutatum ; 
paraphyses 120 [a allfe, 3 [j. crassa?, articulala et apice 5-0 <j. melienles ; sporœ 8'"', fusca?, 
oblongo-fusiformes etapicibus vix atlenualœ, in specimine e Patagonia 1-septatœ, 22-28 [i. 
longœ et 7,5-11 [x lala:-, immixtis 24 [j. longis et 11 [xlatis atque 30 p. longis et 8 latis; in 
exemplare ïaylor S-seplala? 20-27 [x longaB et 7-8 p. latœ. Gelatina hymenialis iodo cœru- 
lescens. 

Yiget insuper in Auslralia, Nova Zelandia et Tasmania. 

§ II. — Cypiiellatae Nyl. 

Conspect. Stict. (18C8)p. 6 et apud Hue Ltch. exoi. n'^ 814-838; sect. C. Eucyphellalw 
Stizenb. Die Grubchenjlecht, p. 120. 

Thalli pagina inferior cyphellis albidis seu parvis foveis plus minusve urceolalis, raro 
applanalis, plus minusve apertis, rarissime omnino clausis ornala. 

À. — ThaU'i laciniœ aut ex toto procumbentes aut pro parle lanliim ascendentes. 

1. — Lecanosticta Wain. Etude Lich. Brésil I, p. 187. — Apolhecia sub excipuli 
corlice gonidia pra?bentia. 

411. Sticta platyphylla Nyl. Sipiops. Lich. (1858-18G0) p. 357 et apud Hue Lich.exol. 
n. 831 ; Hue Lich. Yunn. p. 22 ; Miill. Arg. Lich.Manipur. p. 218 &iLich.cliincns. p. 23G ; 
Stizenb. Die Griihchenflecht. p. 124. 

In Asia : 1. in China, 1. in prov. Mou-pin (Thibet oriental) legit R. P. David, anno 1869; 
2. in prov. Yun-nan legit R. P. Delavay corticolam in sylvis circa fauces lum Koua-la-po 
(Hokin) altit. 3000 m., 4 augusti 1883, tum Yen-tze-hay, altil. 3200 m., 5 oclobris 1885 
et 8 augusti 1888, tum Lopin-Chan supra Lan-Kong, ead. allit. 31Julii 1888; in sylvis Tang- 
Chan supra San-tchang-Kiou (Ho-Kin), 27 martii 1890. — 2. In Rossia asiatica, in Ouraiiski 
Kolpaki, legit cl. Chaper, anno 1877 et comm. D' Bornet. 

Thallus vel pallide aut luride alutaceus, vel rarius glaucescenti-albidus, foliaceus, 
lenuiler membranaceus, procumbens, at in centro lobis superadduclis subascendens, 
latissime expansus et plagas usque 40 cent, longas et 28 cent, latas formans, crassus, 



62 A. -M. HUE. 

opacus vel subnitidus, late lobalus, K supra llavens, inlus et CaCl immutalus; lobi 2,5-7 
cent, lali, dicholome vel irrogulariler lobulali, lobulis 5-10, etetiam20 mm. lalis, divari- 
calis alque sinul)iis rolundis et late palenlibus separalis, ambitu sinuatis crenalisve; 
supra vel la}ves et glabri, vel passim impresso-incoquales aut eliam scrobiculati, vel in 
siiuiuiu margine lomcnlosi ; sublus cyphellis 0,i-5 mm. latis, primum urceolatis margi- 
natisque et demum superiiciem thalli fere ;rquanlibus immarginatisque, fundo non pul- 
venilenlo, scd sœpe corrugalo, aliquando pluribus confluentibus, ornali alque inler 
cyphellas tomcnto in centro nigrescente ctperipheriam versus fuscescente aut alutaceo 
necnon passim rlii/.inis l'uscis ctpcnicellatis munita? atque tandem ad marginem summum 
an gus te glabri. Cor Icxsuperior 40-50 [X la tus, albidus etsupernebrunneus, pseudoparcncby- 
malicus exhyphis superficiel perpendicularibus,pluriseptatiscellulasque forma irregulari, 
lumine lestaceo in basi 10-12, etsuperius 6-7 p. lato, pariete paulum crasso efficientibus 
atque in zona exteriore 10-12 [j, lata superficiel parallelis, lumine oblitcralo aut cellulas 
oblongas angustissimasque pra'bentibus constitutus. Gonidia 0-9 p. lata, membraua sal 
tenui, in slrato crasso, sed parum denso subcortice posita.Hypbœ medullares4-7 [xcrassBe, 
lumine vix dimidiam crassitudinis partem occupante, superficiel paralleloe crebreque 
ramosœ et satis stricte implexa?. Cortex inferior 30--i0 ;j. latus, pseudoparencliymaticus et 
superiori similis. In partibus thalli junioribus ulerque cortex minus latus celluUeque 
minores. Hypliae tum pilorum tomenti tum rbizinarum 7-10 [x lalœ seplatœque ac in prio- 
ribus cellulas spheericas et in posterioribus articulos elongatos prœbente et in cunctis 
apice rotundatai. In cyphellis cortex 20-30 [a latus, pseudoparenchymaticus e cellulis 6-10 [i. 
latis et spha^ricis constans ; in zona externa, cellulte in glomerulis aggregatœ, passim 
elongatae atque etiam ope cellula» lateralis ramoste. Apothecia supra thallum sparsaet 
sœpe numerosissima, ab origine vel subpedicellata vel sessilia, primum globosa, rugosa 
et tomentella, demum aperla 2-7 mm. lata, excipulo rugoso vel etiam tessellato et glabro, 
margine dentato atque aliquando demum evanido ac disco rufo pra'dita. Excipuli cortex 
in margine 60-80, et in basi 100-140 p. latus, dentatus, pseudoparenchymaticus et eodem 
modo ac cortex superior formatus cum cellularum lumine 7-12 ;j, lato. Margo proprius fla- 
bellatus et ex hyphis hypothecii continuatis constans cellulasque oblongas prœbens et 
cortici excipuli arcte adlucrens atque superne strato amorpho 6 p. lato tectus. Gonidia sub 
toto cortice et etiam sub margine propria. Hyphaî meduUares 4-7 [i,crassa3, lumine tertiam 
partem crassitudinis metiente, horizontales ramosœque et satis stricte implexœ. Epithe- 
cium pallide rufescens; hypothecium albidum ; paraphyses 150 [j. altce, 2-3 p. crassa>, 
articulalœ, articulis elongatis et in apice approximatis atque superne incrassatœ et arctis- 
sime cohérentes ; thecœ 130 [j. longœ et 24 u. lata; ; sporœ 8"'% hyalinfe et demum fuscidulœ, 
1-2 septatcB et apicibus acuminalie, 46-54 jji. longœ et 7-8 p. lata?, immixtis 46-54 jj, longis et 
10 n latis. Gelalina hymenialis iodo cserulescens. Spermog-onia in margine loborum 
sita, supra thallum paulum verrucosa et ostiolo fusco et demum denigrato; spermatia 
5 a longa et 1 [j. lata, utroquc apice leviter incrassata; sterigmata 70-80 ia longa et 5 [jl 
lata atque crebre articulata. 

Tab. V, fig. 2, fragmentum thalli juvenilis cum apotheciis nascentibus; fig. 3, aliud 
fragmen melius evolutum et pro parte subtus visum; utraque figura in naturali statura ; 
fig. 4, duo apothecia quinquies aucta; fig. 4'''% aliud apothecium similiter auctum et 
Pharcidia cupularl PatouiUard maculatum. 

Egregius ille Mycologus hœc apothecia maculata examini bénévole subjecit et in bis 
novam Fungilli speciem quam sequenti descripsit modo, agnovit : 
<( Pharcidia cupularis PatouiUard. 

PeriLheciis sparsis vel Scepius gregariis, nonnullis confluentibus, fere omnino superficia- 
libus, nitentibus, alris, glaberrimis, globosis, sursum applanatis, minute papillalo-ostio- 



LIGHENES EXÏRA-EUROP^I. 63 

latis, dein depresso-cupiilalis, 200- 400 ix latis, "2.00 p. allis; ascis con-lohalis, subclavalis, 
apice obtusis, demum attenuatis, crasse truncatis, aparaphysatis, octosporis,dz50 x 8[x.; 
sporis subdistichis, oblongis, utrinque attenuatis, medio uniseptatis, non constriclis, 
hyalinis, 13-15 x 3-i a. » 

Lecta fuit pauUim varians in Japonia a R. P. Faurie corticola in ins. Riishiri, n''* 1404, 
1553 et 1559, 25 julio 1899; in ins. Yeso, sine loco notato et n. 613, julio ISO'S ; in ins. Nip- 
Iion,inmonlibus Aomori,n. 223, 30maii 1897, in Onikobe,n. 307, julio 1897 et in Fujiyama, 
n. 508, 10 junii 1898; in ins. Kiushu, in Taradalce prope Nagasaki, n. 1064, 10 junii 1899; 
in ins. Tsurugisan, una ex ins. Shikoku, n'^ 2491, 2599 et 2698, junio 1900; in Ichifusa, 
n. 2852, junio 1900. Thalliis vel albido-glaucescens, vel subflavescenli-glaucus, aut viri- 
descens, seu viridi-brunneus, minus late expansus ; lobi minores, 0,5-3 cent, lati, minus 
ramosi, ramis brevioribus, utrinque sinualis el raro crenalis ; cyphellœ minus crebrœ et 
0,5-do mm. lata». Cortex superior 30 fjL lalus; gonidia 8-10 a lala ; hyphœ meduUares 4- 

6 [t. crassa^ ; cortex inferior 20 y. latus. In apotheciis cortex excipuli 90-100 p. latus; hypo- 
thecium obscure flavidum ; gonidia sub cortice, sub margine propria et in glomerulis sub 
hypothecio; paraphyses 130-140 [xalta-, 2 [l crassfe ; sporae 1-3 septataj et demum fusci- 
dulaî, 36-46, 34, 40 et 44 [j. longœ atque 7-8, 8, 7 et [x latœ; in ins. Yeso, 40-52 [x 
longaî el 7-8 [x lata3 ; in ins. Nippon, 36-38 [x longte et 7-8 tx latœ atque 54-60 [j. longaî et 

7 p. latœ; in ins. Kiushu, 40-54 [x longœ et 0-7 et 8 [x latœ. Ccetera' notfe cum iis specimi- 
num sinensium conveniunt. 

Exemplar n. 2491, ex ins. Tsurugizan, primo aspectu magis recedere videtur, thallo 
obscure virente et minus late lobato, sed characteres anatomici nulle modo differunt. 
Sporse solœ sunt hinc inde longiores, nam adsunt 45-50 jx longaj et 7-8 (x latœ, atque 70- 
76 [X longaj et 7-8 jx latœ. 

Nondum notata fuerat hœc species in Japonia atque insuper in Iiidia viget. 

— Var epieoila (1) Hue. 

In Asia, in China, prov. Yun-nan, corticolam R. P. Delavay in Yen-tze-hay, 20 octobris 
1885. 

Thalliis flavus, procumbens vel passim ascendens, plagulas 6-10 cent, latas formans, 
tenuis, opacus, K supra magis flavens ; lobi, 0,5-15, raro 30 mm. lati, fréquenter et 
anguste dichotome vel irregulariter lobulali, lobulis sinubus rotundatis et patentibussepa- 
ratis atque imbricatis ; apice et lateribus crenatis sinuatisque ; supra profunde et inter- 
dum subreticulatim scrobiculati, raro sublœves ; intus albidi ; subtus obscurius flavi vel 
ochracei et in cenlro fusci, breviter et ubique tomentosi aut apice angustissime denudati, 
passim rhizinis albidis setosisque et fréquenter cyphellis, 0,5-2 mm. latis, primum urceo- 
latis et demum fere superficialibus ornati. Cortex superior 30, et inferior 25 ix lati ; 
cœteree notas adamussim conveniunt. 

Eodem fere modo ac var. caperala (Bory) a iS'. sinuosa Pers., a S. platyphylla Nyl. 
secernitur, sed est multo tenuor et minus late lobata. 

412. Sticta platyphylloides Nyl. Lich. lY. Zeland. (1888) p. 32 in nolula et apud 
Hue Lich. cjol. n. 832; Hue Lich. Yunn. p. 22 ; Slizenb. Die Griihchcnllccht. p. 24. 

In Asia : in China prov. Yun-nan, legit R. F. Delavay corticolam in sylvis faucium tura 
Yen-tze-hay, 25 maii 1887, tum Lopin-chan, supra Lan-Kong, altit. 3200 m., 31 julii 
1888 et ad caput amnis Lan-ken-ho prope fauces Hee-chan-men, n. 31, 12 julii 1889. 

ïhallus sordide alutaceus et non raro peripheriam versus subrufescenti-tinctus, pro- 

(1) Ex adjeclivo grœco : sni/.oiXo;, oç, ov, in superficie cavus. 



Ci A. -M. nUE. 

cuml)cns, laLc expansus, plagas 2^ cent, longas et 18 cent, latas minorcsque formans, 
crassus, opacus, late lobatus, K supra llavens, intus et CaCI iinmutatus; lobi 2-7 cent, lati, 
raro dichotomc, saîpius irregulariter lobulati, lohulis sinubus rotundis patentibusque se- 
paralis, utroque lalere crenatis, crenis ambitu rotundis sinuatisque aut rarius truncalis 
nunc la'vigati, nunc impresso-ina?quales vel eliam scrobiculati, in centro glabri aut sub 
glabri et ad peripheriam tenuiter tomentosi ac sœpe subtessellato-pruinosi nec non in 
margine sinuum vulgo tomentosi ; inlus albidi ; subtus vel dense tomentosi tomento 
crasso et fusco-nigro seu fuscescente et ad oram pallidiore, nunc reticulatim costati et 
lomento rarcsccnte atque rhizinis validis 5-7 mm. longis, simplicibus vel sîppius penicel- 
lalis et in tota longitudine squarrosis munita\ atque frequentercyphellis diam., 0,4-5 mm. 
latis, nunc profundis, nunc superficiem fere ;Tpquantibus, fundo nunc la-vibus, nunc cosla- 
tis, et tenuiter marginatis aut immarginatis inter tomenti pilos ornati. Cortex superior 
90-100 [jtlatus, albidus aut superne parum obscuratus, superficie inœqualis, pseudoparen- 
cliymaticus ex hyphis pluriseptatis cellulasque forma irregulari, lumine testaceo 4-6 |j. 
lato et pariete parum incrassalo, l'ormantibus atque tectis strato amorpho in;equali, 10 [j. lato 
aut déficiente constitu tus atque extus hyphis similiter septatis cum cellulissphœricls, raris 
numerosisve ornatus. Gonidia S-lOixlata, membrana incrassata, in strato crasso sub cor- 
tice posita. Hyph;e meduliares materia albida obtectée, 4-6 |j. crassa;, lumine tertiam 
parlera crassitudinis occupante, superficiel parallelai ramosœque et in strato crasso sat 
arcte implexœ. Cortex inferior 60 a latus, inferne brunneus, pseudoparenchymaticus cum 
cellularum lumine 4-8 ti lato et pariete incrassato. In lobis juvenilibus cortices, minus 
lati et cellulas minores; stratum autem amorphum corticis superioris magis latum, 20 p. 
metiens. Hypha) pilos tomenti formantes, 8 jx crassa;, primum constricte septataî et cel- 
lulas sphœricas prœbentes, dein elongata- et tune articulis oblongis et non constrictis, 
ssepe vel potius fere semper plures aggregata;. Rhizinœ ex hyphis stricte coadunatis 
constitutaî, corticatcC saltem in magna longitudinis parte atque utrinque hyphis cum cel- 
lulis sphœricis crebre ornatœ. Cyphellarum cortex 25-30 [x latus ex hyphis cellulas sph<B- 
ricas 5-7 p. latas pra3benlibus, passim una vel duobus cellulis ramosis atque Sfrpe in su- 
perficie liberis ant glomerulos formantibus constans. Apothecia supra thallum sparsa, 
nunquam numerosa, primum breviter pedicellata et demum sessilia, in origine globosa, 
mox aperta et 4-10 mm. lata, excipulo aut tessellato-rugoso aut sublœvi, sed semper 
tomentello, margine tumido, integro seu subintegro et saepe intus recurvo atque disco 
obscure rufo ornata. Excipuli cortex 120-140 j;. crassus, pseudoparenchymaticus cum 
cellulis forma irregulari, lumine 8-12 p. lato et pariete crasso ;margo proprius ex hypo- 
thecio oriundus, 180 [j. altus, flabellatus, cortici excipuli arcte adhœrens atque ab illo 
altitudine majore prseserlim distinctus ; in superficie quum corticis tum marginis proprii 
passim hyphie liberœ septalaîque ; gonidia sub cortice et marginem proprium attingentia. 
Epithecium pallide rufescens; hypothecium flavidulum, satis crassum et ex hyphis hori- 
zontalibus, crebre ramosis et strictissime coadunatis constans; medulla crassa sicut in 
thallo constituta; paraphyses 120-140 p. altae, 3-4 p. crassa?, articulata-, apicem versus 
articulis magis approximatis etapice paulum incrassalœ atque inter se arcte cohœrentes ; 
thecse 110 (x longse et 20 [x latse, membrana apicis incrassata; sporaî 8"'^, hyalina?, 1-5 
septatœ, utroque apice valde attenuatœ, membrana tenui, 50-57 [l longa; et 0-7 [i. lata?, 
immixtis 40 p. longis et 8 ;jl latis. Gelatina hymenialis iodo cœrulescens. Sperinog-onia 
marginem versus loborum dispersa, supra thallum verrucose elevata, ostiolo primum 
fuscescente etdsmum nigro; spermatia recta, utroque apice leviter incrassata, 3-4 fx longa 
et 1 [j(.lata; sterigmata 80-100 p. longa, 6 jx lata, ramosa et articulata articulis longioribus 
quara latioribus. Cephalodia immersa gonidia cœrulescentia hyphis immixl apraîbentia. 

Species imperio Sinensi propria. 



LICHENES EXTRA-EUROP^T. 63 

413. Sticta Miyoshiana Mail. ^rg. Lich. Be'ttr. ^1891) n. lo'dG, Lich. Jliijosh. p. 123 
et Lic/t. Yalab. p. 192, Matsumura and Miyoshi Cnjptogamœ japonicœ (1899) n. 5, 
tab. XXÏI 

In Asia : in Japonia, in ins. Nippon, in Nikko corticolam legit R. P. Faurie, n. 558, 
30 mail 1898. 

Thallus pallide glaur.us vel pallide argillaceus, procumbens aut apicibus paulum 
erectus, parum expansiis, opacus, sat angusle laciniatus, K supra flavens et intus immu- 
tatus; lacinipe 1-2 cent, lata?, imbricatse, ambitu rotundatcB crenatceque, crenis sat pro- 
fundis, remolis et sinubus rotundis separatis, inter crenas crenulatœ crenulis apice aut 
rotundalis aut truncalis vel adhuc subcuneatis ; supra applanatae vel subcanaliculatse et 
in centro crebre rugosfe, rugis subreliculalis, atque peripheriam versus tomentellœ aut 
nudse et in margine sœpe albido pulveracete ; intus albidse ; subtus fuscœ vel fuscescentes et 
ad peripberiam pallidiores seu ochraceff!, tomento concolore, denso et floccoso ubique 
obtecia^ in ipsa margine incrassatae et quasi anguste limbat;e atque cyphellis, 0,6-2 mm. 
lalis, primum urceolatis et demum explanatis ornalaî. Cortex superior 60-70 jjt. latus, 
albidus, in dimidia parte supera et ante zonam externam amorpham et 10-12 fi latam, 
corpusculis repletus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis pluriseptatis cellulasque angu- 
Iato-spha}ricas, lumine 5-6 ij. lato et pariete crasso, atque superne minores, lumine 3-4 [a 
lato et inlerdumelongalo horizontalique, 8-10 |j. longo, efficientibus constitutus. Gonidia 
G-8, rare 10 jx lata, in strato 30 [jl lato sub cortice sila. Hyphse meduUares 4-6 p. crassae, 
lumine tertiam luminis partem occupante, cum gonidiis materia albida obtectœ, parum 
ramosse et satis stricte implexa\ Cortex inferior 40 [x latus, albidus et interne brunneus, 
pseudoparenchymaticus, ex hyph's pluriseptatis cellulasque subrotundas, lumine 6-7 // 
lato et pariete incrassato praîbentibus constans. Hyphaj in pilis tomenti constricte sep- 
tatae cellulasque sphccricas, 8 ^ latas formantes, in rhizinis autem septatae sed non cons- 
tricle, fuscfe et agglutinalfp. Apothecia 3-6 mm. lata, supra thallum sparsa et subpedi- 
cellata, primum turbinato-cupuliformia et margine crenulato intus replicata, dein appla- 
nata, excipulo verrucose rugoso et tomentello atque disco fusco prœdita. Excipuli cortex 
80-140 a latus et pseudoparenchymaticus cum cellularum sphcericarum vel angulato- 
oblongarum 5-7 ix lato atque extus hyphis liberis et sine lumine ornatus; margo propria 
ex hypolhecio orta, flabellata atque cortici arcte adhœrens ; medulla stricte implexa 
alque maleria albida tecta ; gonidia copiosa sub cortice, sub margine propria et sub hy- 
pothecio. Epilhecium rufescens ; hypothecium albidum ; paraphyses 150 jx altœ, 3-4 jx 
crassae, arliculatœ et apice arcte cohitrentes ; sporœ 8 "% hyalinœ, 1-3 septala;, 75-84 ix 
longœ et 5 [X latœ. Gelatina hymenialis iodo cœrulescens. Sperinog-oiiia supra thallum 
dispersa et verrucose prominentia atque apice denigrata; spermatia cylindrica, recta, 
apicibus truncata 4 |x longa et 1 [x lata ; sterigmata 4 [x crassa, crebre articulata et 
ramosa. 

Prope -S', platijphyllam Nyl. locanda videtur illa species et ab ea cortice superiore 
aliter constituto et sporis longioribus, et angustioribus secernitur. 

Inter varia eximiaque Stictarum specimina a sic Locke Travers e Nova Zelandia ad 
universalem exhibitionem Parisiis anno 1889 celebratam missa unum adest quod forsan 
novam exprimit speciem, sed non satis bonum est ut accurate describi possit. Illius 
thallus obscure alulaceus et pro parte fuscescens ; laciniae 1-2 cent, latce, apice rotundtc 
sinuatfeque, lateribus remote crenatœ aut sinuatse ; supra profunde concavœ aut leviter 
insequales ; subtus fuscaî et tomento denso floccosoque omnino obteclœ atque cyphellis 
parvis, parum prominulis ornatfo. Cortex superior 50-70 p. latus, hinc inde inter gonidia 
descendens, albidus et superne obscurus, pseudoparenchymaticus ex hyphis inter gonidia 
verticaliler descendentibus, pluriseptatis cellulasque angulatas, lumine 6-8, rare 12 [x lato, 
Nouvelles Archives du Muséum, 4<= série. — III. •' 



66 A, -M. HUE. 

superne minores cfficienLibus alque in zona exleriore slralo amorphe 8-10 [i. lalo Leclis 
conslitulus.Gonidia 8-14 p. lata, membrana incrassata, in slralo inœquali, 60-70 [;.lalo, sub 
cortice posi ta. Hypha^mcdul lares 3-4 pcrass<T,luminedodrantemcrassitudinismelienle, sa- 
lis laxe implexo;. Corlex inferior 30[i.lalus, albidus el pseudoparcnchymaticus cum cellu- 
larum lumine 7-9 [j. lato el inferne minore. In tomenli pilisramosis elpassim fasciculalis 
hypha^ 6-8 tx crassie, seplata-, sed non conslricle. Apothecia 2-5 mm. lala, marginalia et 
supra Ihallum dispersa, excipulo lan'i aul leviler rugoso, margine integro flexuosoque el 
disco obscure rufo prœdita. In excipulo cortex 160-200 [x latus, pseudoparenchymalicus 
cum cellulis angulato-sphrericis oblongisve, lumine 6-8, et eliam 12 p. lato et inferne mi- 
nore ; gonidia 9-12, alque eliam 16 ij. lata, sub cortice et inler hyphas medullares laxe 
implexas, sed non in margine, vigenlia. Epithecium sulfureum ; hypothecium flavum ; 
paraphyses 150 [l alta\ 2-3 pt, crassse, articulala^ el apice 3-4 [x melienles ; sporœ 8°", hya- 
lina^ utroque apice attenuatœ, S-septatn?, 32-40 [j. longa? el 9-10 p. lata\ Gelatina hyme- 
nialis iodo cœrulescens et mox decolorata, thecis persistenter ca^'ulescentibus. 

Videtur species distincta S. capcralse (Bory) quoad thallum propinqua et si denuo col- 
ligatur, notis datis et prœserlim gonidiis in apothecio prœsentibus facile agnoscenda. 



2. — Lccidostîcta Hue, non sect. Lecidosticta Wain. Elude Lira. Brésil I, p. 183 
quaî species pseudocyphellis prœditas complectitur, — Apothecia gonidiis prorsus des- 
tituta. 

414. Sticta sinuosa Pers. in Gaudich. Voyage Uronie (1826) p. 102, secundum spé- 
cimen archetypum e Brasilia in herb. Mus. paris., Miili. Arg. Lich. Beltr. n. 987; 
S.dainœcornis * S. sinuosa Nyl Enuin. générale Lich. (1857) p. 102 et Wain. Etude Lich, 
Brés. I, p. 192 alque Lirh. bi-asiliens. exsirc. n. 1177 ; *S'. dam.vcornis var sinuosa Nyl. 
Sgnops. Lich. I (1858-1860) p. 336 el apud Hue Lich. exot. n. 817, Stizenb. Die Gvub- 
chenilecht. p. 121, Wright Lich. Cuba n. 62 et coll. Lindig e Nova Granata n. 2738 in 
herb. Mus. Paris. 

In America : in Brasilia corlicolam legil S. M. doiia Theresia Cliristina Maria hujus re- 
gionis imperatrix, anno 1889; prope Sao Paulo legit AzevedoSampaio, anno 1894. 

Tliallus in archetypo Persoon pallide flavens, procumbens et apicibus ascendens, 
parum expansus, nitidus, angusle laciniatus et K supra non mutatus et intus lulescens ; 
lacinise 6-10 mm. lata;. parum ramosic, ambitu sinuattc vel crenata; et apice rotundalœ; 
supra lœvigaUe vel passim impresso-inœquales; intus albida;; subtus fuscescentes el ad 
peripheriam pallidiores, breviter tomentosœ el ad apicem glabrcp, passim rhizinosie 
alque cyphellis parvis 0,2-0,3 mm. latis ornata-. Cortex superior 20-30 |j. latus, albidus, 
pseudoparenchymalicus, ex hyphis 2-3 seplatis cellulasque angulatas, lumine testaceo, 
6-8 [X lalo, et pariete parum crasso formanlibus alque in zona exleriore in duobus serie- 
bus parallelis e quibus interior cellulas oblongas 8 [x longas et 3 jx lalas alque exterior 
parvulas sphœricasque cellulas efficiens, conslilutus. Gonidia 3-7 p, lata, in slralo 70 p lalo 
sub cortice posita el inler ea hyphœ gonidiales verticales et seplala?, velut in corlice. HyphcB 
medullares cum gonidiis materia albida obtectœ, 3-4 p crassœ, lumine dodrantem crassi- 
tudinis metienle, ramosœ stricteque implexse. Cortex inferior 25 a latus, fere lotus brun- 
neus, pseudoparenchymalicus ex hyphis superficiel perpendicularibus, 2-3 seplatis cellu- 
lasque angulato-rolundas, 5-9 [x latas efflcientibus constans atque slralo amorpho 8 p. lalo 
inferne tectus. Apothecia 2-3 mm. lala, marginalia, excipulo hevi, margine rugoso c 
parum elevalo atque disco pallide rufo pra-dita. Excipuli corlex lUO-120 p latus, albidus 
et exterius brunneus, pseudoparenchymalicus ex hyphis verticalibus, pluriseptalis cellu 



LIGHENES EXTRA-EUROP.EI. 67 

lasque angulato-sphocricas vel oblongas et lune utroque alterove apice truncatas, luminé 
8-15 [^ latas pra?bentibus constans ; margo propria ex hypothecio orla, angusta, siiperne 
cortici arcle adhœrens atque intus hyphis paucis laxe coalitis separaLa; medulla angusla, 
prope gonidia lacunose implexa, materia albida K flavenle tecla; gonidia nulla. Epilhe- 
cium pallide rufescens ; hypolliecium albidum, K non mutatum ; paraphyses 100-110 [x 
altaî, 2-3 ii. crassa% articulata^ et apice arcte colia^rentes et vix incrassal.ie. Theca? 100 [j. 
altse et 20 [j.latœ, inferne caudaUie et superne incrassatœ; spora' 8 "•% hyalinœ, 1-septatai 
et apicibus attenuata;, 24-30 ix longa; et G-9 ^ lata", immixlis 20-22 [x longis et 8 p. latis. 
Gelatina hymenialis iodo carulescens. 

In speciminibus brasiliensibus thallusglaucescens et ad oras brunneus,aut totus fusces- 
cens fuscusve, miilto magis expansus, 15-30 cent, lalus, atque crassior, sed lacinia; 1-4 cent, 
lalœ, similiter ambitu sinuosœ, axillis rotundis separatcie, parum imbricatte et passim 
crenaruni ope connexa' atque apice rolundatfe; subtus tomento fusco et denso omnino 
tecUx' atque ad peripheriam ruiidulo-ochracea?; cypheliœ majores, 0,2-2 mm. lala^ Cortex 
siiperior 50 [x latus; gonidia -i-6 it. lata in strato 70 [/. crasso vigentia ; inter ea hyphœ 
ascendenles cellulas non prœbentes ; hyphœ meduUares 2-4 [x crassœ; cortex inferior 
40 [j. latus ; ca?terœ noise anatomica; ad amussim ut supra. In tomenti pilis et rhizinis 
hyphae vel septata^ et non constricte cum sepimentis approximalis atque ramosœ vel cum 
eisdem remotis atque simplices, elongata^, plures aggregatœ atque coalil^e ; in omnibus 
paries tenuis. In cyphellis cortex 25 [x latus, nebulosus et ex hyphis cellulas spha?ricàs, 
10-13 [A latas formantibus constans ; in parte externa illcc cellulœ G-8 txlatcB, moniliformi- 
junctse atque in glomerulis aggregata?. Apothecia 2-5 mm. lata, marginalia et supra 
thallum sparsa, sessilia vel subpedicellata, excipulo et margine rugosis atque disco 
obscure rufo prœdita atque subtus cava. Cortex excipuli 170 p. latus ; margo propria defi- 
ciens ; medulla angusta, materia albida, K flavente, obtecta ; hypothecium fuscum ; 
sporae hyalinee, 1-3 septatœ, 20-48 u. longœ et 6-8 latae, immixtis 24-31 p. longis et 8-9 (x 
latis. Ca'terai nota^ concordant. 

Tab. IV, fig. 4, spécimen integrum a Gaudichaud lectum ; fig. 4 '''% portio exemplaris 
brasiliensis cum apotheciis ; fig. 4 ''-'', lobus ejusdem subtus visus; très figurœ in naturali 
statura. 

Vigetilla species in Asia (ins. Philippinis) ; in Africa (ins. Comoris) ; in America tropica (Porto- 
Rico, Caracas, Costa-Rica, Colunibia, Paraguay, Brasilia etBolivia) ; in Oceania (Polynesia, Nova 
Zelandia et Nova Caledonia). 

— Var. caperata Hue; Stirta caperata Bory de Saint-Vincent, secundum specimina 
archetypa in herb. Thuret, Nyl. in Flora 1869, p. 118 in notula et apud Hue Lich. cxot. 
n. 820, Stizenb. Die Grubchenflecht. p. 122 ; S. damœcornls var. caperata Nyl. Enum. 
générale Lich. (1858) p. 102 pr. p. et Synops, Lich. I, p. 357 pr. p. 

In Africa : 1. in ins. Mascarenis legit Frapier; in ins. Borbonia legit cl. G. de l'isle, 
anno 1875; legit etiam corticolam fr. Rodriguez, in Salazia, in Mafate et « plaine des 
Grègues, hauteurs de Saint-Joseph », altit. 600-1000 m.,annis 1889-1890 ; legit adhuc cl. 
M. Chauvet « sur la route de la plaine des Cafres à la plaine des Palmistes » altit. 1200- 
1500 m., septembri 1895, comm. comes de Poli. — 2. In ins. Madagascaria legit fr. 
Rodriguez in Imerina, anno 1889; legit cl. Chenagon in monte Ambre prope Diego- 
Suarez, anno 1890, comm. cl. Renauld. — 3. In ins. Nossi-Comba e Comoris, legit cl. 
domina Renata Caillet, altit. 400-000 m., 15 martii 1891, comm. comes de Poli. 

In Oceania : in ins. Tahiti legit D"' Savatier anno 1877 ; legit etiam D'' Nadeaud in valli- 
bus Pinai et Puoa, altit. 800-1000 m., anno 1890. 

Thallus in archetypo flavus, in speciminibus a fr, Rodriguez lectis obscure flavus vel. 



68 A -M. HUE. 

pallide obscurevc brunneus, vix flavens et ex ins. Tahiti glaucescenti-flavens vel obscure 
flavens aul flavido-brunneus, omnino procumbens, sat laie expansus, subnilidus vol 
opacus, salis laie lacinialus, K supra et inlus immulalus ; laciniaî in archelypo 1-3 cent, 
lalio, sine ordine dispos! Ite et arcte imbricata>, in Tahiti e centro ad peripheriam subra- 
diantes^ subimbricala' et apicibus liber.e, parum vel non ramosa', utroque latere et apice 
crenatcc, crenis ambitu sinuatis et sinubus rotundis separatis ; supra scrobiculatîie scro- 
biculis longis et profundis et rare apice lœvigatœ ; intus albida", subtus ubique fusco- 
tomentoscB tonientodenso et floccoso,interdum in Tahiti ad peripheriam obscure ochraceaj 
et breviter tomenlosœ atque cyphellis 0,2-0,8 mm. latis,sat crebris marginatisque ornatœ. 
Cortex superior 40-50 [x latus, albidus, pseudoparenchymaticus, ex hyphis in archelypo 
superficiei parallelis, pluriseptatis cellulasque angulato-spheericas oblongasve, lumine 
testaceo G-12 [x lato atque etiam elongatas et horizontales, lumine 12 longo et 5-G [j. lato, 
in Tahiti primum perpendicularibus cum cellularum lumine 6-12 |j. lato et superne 
duobus parellelis cum cellularum lumine parvo, constitulus. Gonidia5-7 [x lata, in slrato 
50 [A lato et inter ea hyphte superficiei perpendiculares seplatœque. Hyphaî meduUares 
cum gonidiis materia albida tecta;, 3-4 [a crassse, lumine dodranlem crassitudinis me- 
tiente, parum ramosœ et stricte implexa). Cortex inferior in archelypo 20-30 [x latus 
albidus et inferne brunneus, pseudoparenchymaticus et ex hyphis superficiei parallelœ 
cellulas angulato-oblongas vel sphœricas, lumine 6-8 jjl lato, vel elongatas et hori- 
zontales, lumine 14 [t. longo et 8 ii. lato efficientibus conslans ; in Tahiti sicut in forma 
genuina formatus. In tomenli pilis hyphse 6-8 [i. crassœ, brunnea», seplatœ sed non cons- 
tricte atque fasciculalaî. Apothecia 1,5-4 mm. lata, cupuliformia, marginalia et simul 
supra thallum dispersa sessiliaque, excipulo et margine verrucosis atque disco obscure 
rufo praedita. Excipuli cortex 160-200 p. latus, albidus et inferne brunneus, denlalus, 
pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 5-9 et 10-15 [>. lato; margo propria 
indistincla;medulla angusta ex hyphis varie directis et stricte implexis conslans; gonidia 
nulla. Epithecium rufescens; hypolhecium fuscum; paraphyses 130-180 [jialtœ, 4 [a crassse, 
superne 3-5 articulatse et apice non incrassatse atque arcte coha?rentes ; thecaî 100 [x longœ 
et 24 [x latœ, caudalse etearum membrana superne incrassala; sporœ 8°'', hyalinte, apicibus 
acuminala3, in archelypo 3-5 seplatae, 44-54 jj, longae et 8 p. lalse, immixtis 40 pi longis et 
10 p latis ; in Tahiti 1-5 septatse, 48-60 [x longœ et 9-13 [;. latse, immixtis 42, 44 et 60 [jl 
longis et 10, 11 et 8 ji. latis. Gelatina hymenialis iodo cserulescens. Spermog-oiiia 
supra thallum sparsa, in eo immersa atque apice brunnea, vix prominentia atque inlus 
albida ; spermatia cylindrica, recta, apicibus truncalis, 3 ji. longa et 1 [x. lata ; sterig- 
mata 150 [x longa et 3-4 p. lata atque crebre articulata, articulis paulo longioribus quam 
latioribus. Gcplialodia in thallo immersa et gonimia cserulescentia prœbenlia. 

Tab. VI, fig. 4, fragmen thalli cum apotheciis speciminis archetypi ; fig. 4 '"S lobulus 
subtus visLis; utraque figura in naturali statura. 

Cum S. shiuosa Pers. modo crescendi omnino convenil atque, etsi ab ea thallo crassiore, 
magis inœquali, sporis longioribus necnon reaclione déficiente discrepel, spécifie sepa- 
randa non videtur. 

Non alibi lecta fuit hcTC varietas. Ab auctoribus in ins. Tahili prœtermitlitur atque tamen ab 
anno 1847 in bac insula a Vesco lecta fuerat, thallo glaucescenli-flavido, in herb. Mus. paris, et 
in meo. Forma, javunica Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 826, S. patitla Mont, et van den Hoscb Plantse 
Junghunhn., Lichenes, 1855, p. 14, « colore rubro-fuscescente » vix recedere apparat. 

Alla specimina ab Impératrice et prope Sao Paulo a cl. Azevedo Sampaio, anno 1893, 
in Brasilia lecta ad *S'. subcaperalam Nyl., secundum descriptionem accedunt, sed ab ea 
sporis minoribus recedunt. Tlialliis albido-glaucescens et passim leviter brunneus ; 
lacinia) arnbilu rotundaj, crenatsB sinuatœqueiraro crenis integris, imbricatop atque supra 



LICHENES EXTRA-EUROP.EI. 69 

scrobiculatse ; subtus fusco-tomentosee alque ad apicem pallidiores ; cyphellœ 2-6 [xlalse. 
Corlex superior 26-40 tx lalus, gonidiis passim inter cellulas ascendentibus. Stratum 
gonidiale 40 ix latum et gonidia 5-6 a lata. Hypha? meduUares i acrass;r. Cortex inferior 
30 a latus. Omnes nota^ anatomicaî sicut in S. sinuosa Pers. Apothecitx 2 mm. lala, 
marginalia et sajpius supra Ihallum sparsa, excipulo rugoso et tomentello, margine in- 
tègre aut passim rugoso atque disco pallide rufo ornata. Excipuli cortex 140-170 ;x latus, 
dentatus et pilosus, pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 8-10 ii. lato; margo 
propria ex hypothecio orla, angusta, flabellata et a corlice solis cellulis angustioribus 
distincta ; meduUa laxe implexa. Epitliecium pallide rufescens ; hypothecium leviler 
brunneum ; paraphyses 140 [jl altœ, i [>. crassse, articulala; et apice 6 il metienles ; sporse 
i-3 septata?, apicibus atlenuata^ 21-32 ^i. longée et 7-9 latœ, immixtis 23-29 ^x longis et 
9 (1 latis. Gelatina hymenialis iodo ca^rulescens. 

In S. subcaperata Nyl. Lich. N. Zeland. (1867) p. 247 et apud Hue Ltrh. exot. n. 827 
sporee 26-46 jjl longée et 9-11 [xlatœ atque in Stizenb. Die Grilbchenfleclit . p. 122,26-40 jj. (an 
errore ?) longœ et 9-11 ijl latœ ; hoc sporarum mensurse discrimen nulle impedit modo 
quin illa exemplaria S. subcaperata vocentur, nam patet e supra expositis quam multum 
variant sporce in eodem apotliecio apud Slictas, sed nuUum authenticum spécimen \idi 
et descriptio a cel. Nylander data, nimis brevior est. 

413. Sticta subsinuosa Nyl. in Flora 1869, p. 118 et apud Hue Lich. exot. n. 819 
atque Stizenb. Die Grtibchenfleritt. p. 121. 

In America ; in Brasilia legit corticolam S. M. dona Theresia Christina Maria, impera- 
trix, anno 1889. 

Thalliis albido-glaucescens, passim fuscus et ad oras fuscescens, pro maxima parte 
procumbens, plagam suborbicularem 13 cent, latam formans, subnitidus et intus K fla- 
vens ; lobi 1,3-4 cent, lati, imbricali et passim tantum liberi, ambitu minus divisi quam 
in .S", sinuosa Fers., in lateribus sinuati, in apice semel aut bis crenati, et inter crenas 
integri aut leviter sinuati ; supra autprofunde concavi aut subreliculalim scrobiculati aut 
saltem impresso-inœquales ; intus subflavidi ; subtus fusei et ad peripheriam rufldulo- 
ochracei, tomento denso tloccosoque omnino tecti, rbizinis albidis fréquenter ligno 
arfixi necnon cyphellis sphœricis vel oblongis, 0,3-1, 2 mm. latis ornali. Cortex superior 
40 u. lalus, albidus, superficie inœqualis ex ultimis hypliis exfoliatis, pseudoparenchyma- 
ticus ex hyphis pluriseptatis cellulas angulatas, lumine 10-12 jx lato, et in zona exteriore 
minores aut fere obliteratas form.antibus conslans. In strato gonidiali 30 ij. lato gonidia 
diam. 4-7 ix metienlia. Hyphte meduUares matcria albida obtectœ, 3-4 p. crassaî, medulla 
duos crassitudinis trientes occupante, passim ramosse et stricte implexte. Cortex inferior 
25 [i, lalus, flavidus et pseudoparenchymaticus cum cellulis angulalis in 2-3 seriebus 
positis, lumine 6-8 a lato. In tomento pili duplicem formam prœbentes; in aliis elon- 
gatis fasciculatisque hyphae 9-10 tx crassœ, ramosre, septalae cellulasque oblongas et 
utroque apice truncatas formanlibus ; in aliis brevioribus, passim ramosis et apice ro- 
tundis, cellulee sphœricse aut subsphœricae. In cyphellis cortex 20 jx latus ex hyphis sphœ- 
ricis 7-8 ;x latis aut oblongis, arcte coadunatis, et in parte externa in glomerulis liberis 
passim aggregalis compositus. Apothecia 1,3-4 mm. lata, marginalia (an semper ita, 
nam pauca in hoc exemplari), sessilia, excipulo verrucoso pilosoque, margine rugoso 
atque disco fusco-atro prœdita. In excipulo cortex 100-160 \j. latus, albidus et pseudopa- 
renchymaticus cum cellulis angulatis vel elongatis angustisque, lumine 7-12 [xlato et inferne 
minore; margo propria ex hypothecio orta angusta ; medulla laxe implexa, materia sub- 
flavente, K pallide flava, obtecta. Epilhecium obscure rufescens ; hypothecium fusces- 
cens ; paraphyses 150 [x altœ, 3 fx crassœ, articulatse et apice 3 [x metientes ; sporœ 8 "% 
hyalinte, 1-3 septatfe, utroque apice attenuatae, atqiie interdum in sepimentis leviter 



70 A. -M. HUE. 

constrictîo, /ii-flO [x longrc et 7-!) [j. laLcic, immixtis 42 et 50 [j. longis alque 10 et 7 [x lalis. 
Gelatinahymenialis iodo cfmrulescens. 

A .S. si/iiiosa Pers. distincta videtur modo crescendi, cellulis in cortice superiore non 
seriatim disposilii^ atquo sporis. In Nyl, loc. cilal. dantur spora' iO-oG [j. long* et (ilO |j. 
latîe. 

Spccics Brasiliiu piopria. 

416. Sticta rufa Willden. in lierb. Bory et Kunlh, Delise Ifist. Lich., genre Slicta 
(1823) p. 47 et tab, II, fig. 4; S. (Inind'cornis var. rufa Nyl. Emim. génévale Lich. 
(1858) p. 102 et apud Hue Lich. cxol. n. 817, Slizenb. i)/e Griibchcnllechl. p. 121 et 
Whright Z-Ù7/. Cuba n'^ 03 et 64 ; S. sinuosa var. rufa Mull. Arg. Lich. Beitr. (1883) 
n. 988 elLirh. Catharin. p. 238. 

In America : in Brasilia corlicolam legit S. M. doâa Theresia Clirislina Maria luijus rc- 
gionis imperatrix, anno 1889. 

Thallus glaucescenti vel cinereo-latericius, procumbens et partira ascendens, laie 
expansus, 17-22 cent, latus, opacus et anguste laciniatus; lacinia;; 10-15 mm. latio, e 
centro ad peripheriam directœ, nunc dichotome, nunc irregulariter lacinulatœ, lacinulis 
discretis vel imbricatis, sinubus subrotundis aut subacutis et parum latis separala), 
ulroque latere atque apice crenalœ sinualœve ; supra lœvigata; aut parum impresso- 
inaiquales; intus albidse; subtus obscure rubescentes et in centro fere fusca\ passim 
dense tomentosœ, passim denudatae rugosaîque et rhizinosse, necnon cyphellis0,2-0,5 mm. 
latis et marginatis fréquenter ornatœ. Cortex superior 30 [x, latus, albidus et velut in 
iS'. damœcorni Ach. constitus. Gonidia 3-7 jx lata in strato 30 p. lato et inter ea hyphœ non 
septatœ. Hyphae medullares 3-4 jx crassse. Cortex inferior 30 \x. latus, albidus et inferne 
rubenti-brunneus, pseudoparenchymaticus ex hyphis 3-septalis cum cellularum lumine 
G-8 [X. lato et inferne minore. In rhizinis hypha> 8 [j. latœ, et basin versus septata^, sepi- 
mentis remotis atque in lomenti pilis, magis septata? et cellulas fere quadrangulares 
prœbentes. Apotliecia 2-2,5 mm. lata, nunc marginalia nunc et sœpius supra thallum 
sparsa sessiliaque, excipulo laîvi et tomentoso, margine dentato et disco rufo prœdita. 
Cortex superior 140-160 [x latus, extus parum inœqualis atque hyphis non septatis orna- 
tus et eodem modo ac in S. damœcorni Ach. formatus; margo propria angusta cum cel- 
lulis angustis, ex hypothecio orta ; medulla angusta et prope corticem lacunose implexa ; 
nulla gonidia. Epithecium obscure rufescens ; hypothecium albidum; paraphyses 130 (a 
altae, 3 4 jx, crassse, arliculatœ et apice arcte cohœrentes; sporœ hyalinae, 1-3 septatœ, 20- 
32 [X longa" et 7-fi lalce, immixtis 30 [x longis et 9 p. latis. Gelatina hymenialis iodo leviter 
ca3rulescen3. 

Species ivAev S.damœcornon Ach. et S. sinuosam Pers. intermediaetab utraque proce- 
dens, a priore laciniis elongatis et dichotome ramosis, a posteriore eisdem sinuatis crena- 
tisve atque ab ambobus apotheciis dentatis secernitur. Hanc 6". ?■«/"«/« propriam speciem 
habeo quia, ut videra est in unaquaque diagnosi, nota; anatomicaî in S. daiiiœroriii, 
si7iuosa, rufa, caperata, dichotomale omnino congruunt proindeque specificum discri- 
men in modo vegetandi préecipue quœrendum est. In exsicc. Wright n'' 63 et 64, thallus 
flavidus, parum rubescens et in n. 63 ad S. sinuosam Pers. mullum vergens. 

Vigel in Africa (ins. Madagascaria) ; in America tropica atque a cl. Stizenb. loc. citât, insuper 
in Australia indicatur. 

417. Sticta damsecornis kc\\. Method. Lich. (1803) p. 276, Lichenogr. («i/y. p. 446 
et Sijnops. p. 231, Delise Ilist. Lich. , genre Slicta, p. 103, tab. IX, fig. 39, Nyl. apud Hue 
Lich. cxol. n. 817, Tuck. Sijnops. lYorth Americ. Lich. I, p. 94 pr. p., Wain. Élude 



LICHENES EXTRA-EUROP^I. Tl 

Lich. Bi'és. I, p. 191 et Lich. bvasUiens. cxsicc. n. 377 et Stizenb. Die Griibchenflecht. 
p. 121 ; Lichen damœcornis ?>\y. Prodr. Flovœ Ind. (1788) p. 146; Platisma cornudamœ 
Hoffm. Plant, lichinos. I (1790) lab. XXIV, fig. 1 et -4-6. Exsiccata in herb. Mus. paris. : 
Fr. HoU Lich. Madère n. 20; Mandon Lich. Madère n. 23; e Nova Granata, prov. Ocana, 
voyage de Schlim n. 756, prov. Pamplone, voyage de Funck et Schlim n. 1344 et Arn. 
Lich. exaicc. n. 1691 ". 

In Africa : 1. in ins. Mascarenis corlicolatn legit Frapier ; in ins. Borbonia legit fr. Rodri- 
guez in Salazia, in Mafate et sine loco notato, annis 1887-1890 ; legit Landray, aprili 
1893, comm. cl. Renauld ; legit cl. M. Chauvet in montibus Salazia^ et in sylva Belouze, 
1891-1893, et « sur la route de la plaine des Cafres à la plaine des Palmistes », altit. 1200- 
1300 m., septembri 1893, comm. cornes de Poli. — 2. In ins. Madagascaria legit Baron, 
1). 6067; legit fr. Rodriguez in Imerina, anno 1889; legit cl. Chenagon in monte Ambre, 
prope Diego-Suarez, <.< pointe extrême nord de l'île », comm. cl. Renauld anno 1890. — 
3. In ins. Nossi-Comba e Comoris legit cl. domina Renata Caillet, altit. 400-600 m., 
15 martii 1891 et comm. cornes de Poli. 

In America : 1. in ins. Haiti, comm. cl. Renauld, anno 1891. — P. In ins. Guadalupa 
legit Lherminier, n. 7, anno 1862. — 3. In Brasilia legit Glaziou, n. 11774 ; legit etiam 
dona Theresia Christina Maria hujus regionis imperatrix, anno 1889. 

Thallus glaucescenti-albicans vel viridis, fuscescens aut brunneus aut adhuc his colo- 
ribus variegatus, foliaceus, partim decumbens, partim ascendens, late expansus, 13-40 
cent, longus et 10-20 cent, latus, opacus vel subnitidus, anguste laciniatus, K extus et 
intus non mutatus ; laciniœ in quibusdam exemplaribus 3-5, in aliis 5-15 mm. latœ, e 
cenlro pluries dichotome lacinulatee, lacinulis similiter 1-2 divi?is, sinubus sobrotundatis 
vel subacutis et patentibus separatse, utroque latere intégrée, apice obtusse vel truncatai 
aut rarius cuneatfe ; supra vel applanatse et bevigatœ, vel passim inœquales aut concavaï 
canaliculatceve ; subtus tomento fusco. floccoso, denso et continuo, in lacinulis vetustio- 
ribus rarescente, rarius in ultimis ochraceo teclce atque apice anguste glabrfe atque 
cyphellis 0,2-0,5 mm. latis marginatisque ornatse. Cortex superior 35-40 p. latus, albidus, 
pseudoparenchymaticus, exhyphis inferne superûciei perpendicularibus, 2-3 septatis cel- 
lulasque vel sphôericas vel angulatas aut déformes, lumine testaceo, 6-11 p. lato et pa- 
riete paulum crasso formantibus atque superne e duobus hyphis superficiel parallelis 
cum cellulis in interiore sœpe oblongis et tune 12 p. longis et 5 p. latis et in exteriore 
sphsericis, lumine 3-4 p, constitutus. Stratum gonidiale 30, 50-70 p lalum, cum medulla 
materia albida obtectum; gonidia 6-8 p lata, membrana incrassata et inter ea hyphas 
gonidiales septatasque prœbens. Hyphœ medullares 4-5 p crassœ, lumine dimidium cras- 
situdinis occupante, superficiel parallelaî, fréquenter ramosœ atque stricte aut lacu- 
nose implexœ. Cortex inferior 30-50 // latus, inferne brunneus, cseterum albidus, pseudo- 
parenchymaticus, ex hyphis superficiel perpendicularibus, 2-3 septatis cellulasque sub- 
phfericas, oblongas angulatasve, lumine 6-12 p et pariete incrassaLo efficienlibus atque 
inferne ex hypha superficiel parallela parvulasque cellulas ostendente constans. In 
tomenli pilis hypha) 7-8 p crassa;, seplatœ sed non constricte atque cellulas oblongas, 
apicibus truncatas prœbentes, apice rotundalœ et sa'pe fasciculalœ. In laciniis primariis 
cyphellarum cortex nigrescens, 20 p latus, pseudoparencliymaticus et cellulas sphai'ricas 
0-6 latas prœbens;in parte externa cellulée moniliformi-junctœ aggregatœque et 4-6 et 
etiam 8 j* latœ atque hinc inde ex illis exiens hypha 2 (jl crassa et crebre articulata. Apo- 
tliecia 1-4 mm. lata, cupuliformia, vulgo marginalia et aliquando supra lacinias sparsa 
sessiliaque, excipulo kevi aut parum rugoso tomeulelloque, niargiue integro seu suIj- 
crenalo atque disco primuni rufo et dein fusco-alro pradita. Excipuli corte.v prope 
marginem 100-110, et subtus 100-200 p latus, albidus et inferne brunneus, pseudoparen- 



72 A. -M. llUlv 

chymalicus, ex liyphis verlicalibus, pluriseptatis cellulasque angulalo-oblongas, lumine 
G-12 ^ el inferne minores crficienlibus compositus atque extus pilis ornatus ; margo 
propn'a anguslissima cum cellulis anguslioribus ; meduUa crassa et stricte implexa; nulia 
gonidia. Epithecium pallide rufescens; hypothecium albidum vel ochraceum, angustum 
et ex hyphis strictissime implcxis constans; paraphyses 160 f. allœ, 2, 3 et etiam 4 fi. 
crassa-, arliculala>, apice vix incrassatie et arcte coha;renles ; tbeca; 120 p. longœ et IG- 
20 p laLîe, caudala; et apice paulum incrassala?; sporœ 8"'', hyab'nfp, saîpe 1-3, aliquando 
5-septalœ, apicibus altenuatœ, vulgo 34-38 p. longœ et 8-10 p. lal;c, immixtis 22-24 p 
longis et 11 p latis atque 4G-50 p longis et 8 p latis vel 44-46 p longis et 9 p latis. Gelatina 
hynienialis iodo can-ulescens. Spermog-onia in thallo immersa et apice denigrata ; 
spermalia cylindrica, recta, apicibus truncata, 4 p. longa et 1 p lata ; sterigmata arliculata 
et 4-5 p lata. Cephalodîa etiam in thallo immersa et gonidia cœrulescentia continentia. 

NHget corticola et saxicola insuper in Asia (ins. Java) ; in Africa (ins. Azoreis et Madera atque 
in capile Honte Spci) ; in America tropica et nieridionali; in Oceania (Ausiralia, Nova Zelandia et 
ins. Tahiti). Adest in Europa, in Hihernia, f. latior Cromb. in Grevillea t. xv, 1887, p. 76 et 
Cromh. A Monogr. Lkli. Brit. i, p. 273 atque SLizenb. Die Griibcken/lecht. p. 121; S. macrophylla 
Hook. Brit. Flora n (1833) p. 20o, eadem Tayl. in Nyl. Synops. Lich, i, p. 356 sub S. darnspcorni 
Ach. sumpta; S. damxcornis var. nHicrop}iyllaM\iA.à Manual Brit. Lich. (1861) p. 87, Hepp Flccht. 
Europ. n. 869, non Nyl. loc. citât., nec S. sinuosa var. macrophylla Mûll. Arg. Lich. Calharin. 
(1891) p. 338. 

S. cjlomuligera Nyl. apud Fournier Mexic. Plant., Cryptor]. (1872) p. 4, apud Hue 
Lich. exot. n. 818 etStizenb. Die Griibchenllecht. p. 12 1 , seu S. damœcornis Lccphalodio- 
phora Nyl., in regione Orizaba republ. Mexican», n. 3302, legit Bourgeau, in herb. Mus. 
paris, non est aliud quam 8. damœcornis Ach. typica cujus thallus ceplialodiis fruticu- 
losis, cespitose ramosis dumetaque 3-4 mm. lata, cœsio-olivacea formantibus ornatur. 
Cortices thalli tum superior, tum inferior, atque hyphœ medullares in caulem primarium 
et dein in ramos cephalodii transeunt ; in eorum medio gonimia pallide ca-rulescentia, 
spha^rica vel oblonga et 4-5 p lata atque s;epe moniliformi juncta. In caulibus cortex 
50-70 p latus eodem modo ac in thallo formatus, sed absque duobus hyphis horizonta- 
libus ; œque ac cortex inferior pilis ornatur. In ramulis cortex ex unica hypha constricte 
septata parvasque cellulas spha}ricas efficiente constat. Adsunt etiam alia cephalodia in 
thallo inmersa atque interdum non longe intervallo a cephalodiis fruticulosis separala. 

— F. 1. canariensis Nyl. Synops. Lich. I (1858-1860) p. 356 et apud Hue Lich. exot. 
n. 817, MuU. Arg. Lich. Catliarin. p. 238 et Stizenb. Die Grûbchenflecht. p. 121; Slicla 
canariensis Bory in herb., Delise Hist. Lich., Sticla (1823) p. 114, tab. XI, fig. 45, Bour- 
geau PZan^. canariens, n. 166 et Husnot Plant, canariens, n. 190. 

In America : in Brasilia prope Sao Faulo corticolam legit Azevedo Sampaio, anno 
1893. 

ïhallus pallide flavens, procumbens et passim ascendens, 10-15 cent, altus, fiabel- 
latus, nitidus et auguste laciniatus; laciniœ 7-10 mm. latœ, pluries dichotome vel subdi- 
chotome lacinulatte, lacinulis divaricatis, sinubus subrotundis et amplis separatœ, am- 
bitu intégra?, apice nunc subacutse, nunc truncalœ aut adhuc cuneatae ; intus albidœ; 
sublus fuscescenti-ochraceœ et ad peripheriam paliidiores, tomento fuscescente vel 
cinereo, denso et continuo omnino obtecta; atque cyphellis 0.2-0,7 mm. latis margina- 
lisque ornatœ. Cortex superior 30 p latus ; stratum gonidiale 40 p latum cum gonidiis 5- 
7 p latis; cortex inferior 40 p latus; cœlerse nota^ anatomicœ sicut in forma typica. Apo- 
thccia 1,5-3 mm. lata, marginalia et passim supra thallum sparsa, excipulo rugoso et 
tûmentoso, margine intègre atque disco rufo prœdita. Sporœ hyalinœ, 1-3 septalie, 30 



LIGHENES EXTRA-EUROP^I. 73 

36 p longœ et 8-9 p latœ, immixtis 35 p longis et 6 p latis. Cortex in excipulo 1-40 p latus; 
meduUa crassa ; paraphyses 140 p altœ et 3 p crassse. CeRterœ nolaî sicut supra. 

Viget insuper in Asia (ins. Java) ; in Africa (ins. Canariis, Madera etMadagascaria); in America 
tropica; in Oceania (Polynesia). 

— Var. 1. dichotoma Nyl. Si/nops. Lkh. I (1838-1860) p. 3o7, Miill. Arg. Llch. Beitr. 
n. 818, Lich. neo-caledon. p. 2 et Lich. Sclienck. p. 130; S. dichotoma DeVise Hlst. Lich.^ 
Sticta (1825) p. 107, tab. IX, fig. 40 A, Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 829, Schwend. 
Untersi/ch, FleclitenthaU. tab. IX, fig.7, Stizenb. Die Gnlbchcn/ïrch/. p. 123 et km. Lich. 
exsicc.n. 1692 ; Platisma cornudamœ WoKm. Plant, lichenos. I (1790) tab. XXIV, fig. 2-3. 

In Africa : 1. in ins. Borbonia corlicolam legit fr. Rodriguez in Salazia, in Mafate et 
sine loco indicato, annis 1887-1889 ; legit cl. Laudray, aprili 1889 etcomm. cl. Renauld ; 
in sylvis Belouze in monte Salazia, legit cl. M. Chauvet, 15 februarii 1891 et comm. 
cornes de Poli. — 2. In ins. Madagascaria corlicolam in Imerina legit fr. Rodriguez, 
anno 1889; in monte Ambre prope Diego-Suarez legit cl. Chenagon, anno 1890 et comm. 
cl. Renauld ; in Taolumpta legit cl. Saumat, 16 maii 1890 et comm. comes de Poli. — 
3 In ins. Comoris, in Nossi-Comba legit cl. domina Renata Caillet, al lit. 600 m., 
15 marlii 1891 et comm. comes de Poli. 

In America : 1. in ins. Guadalupa legit cl. Lhcrminier, « dans les bois monlueux éle- 
vés, rare », n. 8. anno 1862 ; sterilis. — 2. In Brasilia legit S. M. doria Theresia Christina 
Maria hujus rcgionis imperatrix, anno 1889; sterilis. 

In Oceania : in Nova Caledonia legit Pancher, altit. 600 m., n. 702 pr. p. Mus. Neoca- 
led. ; ferlilis. 

Thallus aut totus albido-glaucescens aut pro parte fuscescens,vel flavido-glaucescens 
vel flavo-viridis seu totus viridis, in statu herbarii procumbens, in statu autem vegeta- 
tionis pro maxima parle ereclus, late expansus, plagas usque 35 cent, longas et 25 cent, 
latas formans, opacus, vel auguste vel salis late laciniatus, K supra et intus non mu- 
tatus, sed sublus in exemplaribus fusco-tomentosis rubidus ; laciniœ in quibusdam speci- 
minibus 4-5, et in aliis 10-12 mm. latse, e centro ad peripheriam pluries dichotome 
ramosa", ramis multum elongalis divaricatisque et sœpe iterum divisis, sinubus subrotun- 
datis vel subacutis, rarissime rotundalis et vulgo latissime patentibus separatis ; apice 
raro subacutœ, sa>pius vel truncatœ vel recte obliqueve cuneatœ; supra inlobis primariis 
et in ceeteris sterilibus applanatce Isevigatceque aut passim impresso-inœquales vel sub- 
scrobiculatfe, in ferlilibus canaliculata,' ; intus albidii' ; subtus nunc albido-ochraceœ et 
in centro fuscescenles, vel partim obscure ochraceœ et parlim fuscse, nunc (in Africa) 
partim glabrte, partim lomentosœ tomento albido, in centro fuscescente, brevi et rares- 
cenle, nunc (rarius in Africa, vulgo in Brasilia et in Nova Caledonia) tomento fusco, 
densoque et continuo tectœ alque apicem versus glabrœ vel albido-lomenlellce atque 
cyphellis albis vel flavidis, 0,2-0,5 mm. lalis,non confertis et passim deficientibus, mar- 
ginalisque ornaUc. Cortex superior 30-40, et etiam 50 p lalus, albidus, pseudoparenchy- 
maticus ex hyphis primum superficiei perpendicularibus vel aliquando obliquis, plurisep- 
tatis cellulasque angulato-oblongas, rarius subspha?ricas, lumine testaceo 4-10 p lato et 
pariete parum crasso, aliquando horizontaliter oblongas, lumine 16 p longo et 6 p lalo, 
efficienlibus atque in zona externa e duobus vel rarius e tribus hyphis superficiei paral- 
lelis cum cellulis eo minoribus quo hypha est magis externa, conslilulus. Gonidia 6-10 p 
lata, membrana paulum incrassata, in strato nunc 30, nunc 70 plalo. Hyphai medullares 
3-4 p crasstp, lumine nunc earum crassitudinis trientem, nunc duos trientes occupante, et 
stricte implexte. Cortex inferior 30-40, et etiam 60 p latus, lotus albidus vel interne brun- 
neus, pseudoparenchymaticus, inlerdum cum duobus hyphis in zona interna, et semper 
Nouvelles Akchives du Muséum, 4<^ série. — III. 1^ 



74 A. -M. HUE. 

cum diiobus in zona exlerna supcrficiei parallclis, in cœlcra latiludinc cum hyphis per- 
pendiculariljus cellulisque angulato-oblongis, lumine G-10 i^. lato et pariete incrassato. In 
tomenti pilis hyphoi 6-8 p crassa:', septala-. et passim constricte. In cyphellis cortex 20- 
25 fx latus eteceliulis spha^ricis, ri-8(x latis constans; in zona externa cellulœ moniliformi- 
juncla^ et in glomerulis aggregat;c, diam. 6-7 p. xVpothecia 2-3 mm. lata, marginalia 
sessiliaque, excipulo verrucose rugoso et tomentoso, margine aut integro aut rarius 
dentato atque disco fusco-nigro pra^dita. Excipuli cortex 80-120, vel 140-160 y. latus, 
albidus et inferne brunneus, pseudoparenchymaticus cura cellulis angulato-oblongis vel 
fere quadratis, lumine 6-10 lato et inferne minore ; margo propria ex hypothecio orta et 
angusta aut indistincta; medulla ex hyphis horizontalibus ramosisque et stricte atque 
prope corticem lacunose implexis constans ; nuUa gonidia. Epithecium rufescens ; hypo- 
thecium fuscum; paraphyses 130-160 jx altae, 2-3 et 4 p. crassa-, articulatœ atque apice 
6 p metientes et arcte coha^rentes ; sporœ 8"'% hyalina?, 1-3 et interdum o-septatœ, apicibus 
attenuatis, rarius subrotundis, in exemplari a cl. Boivin in ins. Madagascaria lecto, 20- 
32 p longa- et 9-11 p latœ, atque etiam 20, 22 et 26 p longai et 10-12 p latœ ; in speci- 
mine flavo-virente e Borbonia 33-46 p longœ et 9 p latse atque etiam 32, 33 et 40 p longae 
et 10 p latœ et 40 p longœ et 8-9 p latse ; in exemplare albido-glaucescente etiam e Bor- 
bonia, 36-40 p longœ et 9-10 p latœ, vel 42 p longœ et 9platœ. Spermog-onia marginalia 
et supra thallum sparsa atque in eo immersa, apice pallide brunneo vix prominentia et 
intus albida; spermatia cylindrica, recta apicibus truncata, 3-4 p longa et 1 p lata ; ste- 
rigmata 140 p longa, 4 p lata, articulis longioribusquam latioribus, atque multum ramosa. 
Gephalodia immersa cum gonidiis caerulescentibus. 

Insuper in ins. Mauritio et in ins. ,Iava observata fuit illa species. 

— Var. 2. serobieulata Mail. Arg .Lich. Bei/r. (1891) n. 1629. 

In Africa : in ins. Borbonia corticolam in Salazia legit fr. Rodriguez, anno 1889. 

Thallus albido-glaucescens atque fuscescenti-variegatus ; laciniœ 4-3 mm. latœ ; supra 
crebre scrobiculatce vel concavœ ; subtus ochracca? et passim fuscescentes, parce tomen- 
tosse tomento albido et non raroglabrœ. Apothecia marginalia. 

A forma typica non differt nisi thallo supra valde inœquali. 

Lecta fuit insuper in ins. Madagascaria. 

Sticta plujnbea Delise Hist. Lich., Stida p. 109, tab. IX, fig. 41, Nyl. apud Hue Lich. 
cxot. n. 830 etStizenb. Die Grubchenflecht. p. 123, ex ins. Borbonia, Mauritio et Mada- 
gascaria, nuUo jure a var. dirlioloinatc (Del.) Nyl. latiore et subtus fusco-tomentosa, 
secundum descriptionem et figuram a Delise datas, recedere videlur. Mensura gonidio- 
rum, ut character specificus a cel. Nylander allatus, similis in hac varietate invenitur. 

418. Sticta lacinlata Ach. Mcthod. Lich. (1803) p. 279, Lichcnocjr. univ. p. 446 et 
Synops.Lich. p. 232, Del. ///s/. Lich., Sticta, p. 116, tab. XI, fig. 46, Nyl. apud Hue Lirh. 
cxot. n. 821 et Stizenb. Die Grubchenflecht. p. 121 ; Lichen lacinintus Sw. Pvodr. Flor. 
Ind. (1788) p. 147; Platisina laciniatum Eoïïm. Plant, lichenos. III, fasc. 3, 1801, p. 14, 
tab. LXV, fig. 3. 

— Var. lœviuscula Nyl. Sijnops. Lich. I (1838-1860) p. 3o4 et apud Hue Lich. exot. 
n. 821 atque Stizenb. Die Grubchenflecht. p. 122; coll. e Nova Granata Goudot n. 11 et 
Lindig n'^ 84 et 2544 in herb. Mus. paris. 

In America : in Brasilia legit corticolam cl. Glaziou, n. 18032, et prope Sao Paula legit 
cl. Azevedo Sampaio, anno 1894. 

ïhallus pallide vel obscure aut subnigrescenti-flavus, procumbens et pro parte 
ascendens, parum expansus, 3-9 cent. latus, opacus, auguste laciniatus et K extus et 



LICHENES EXTRA-EUROPiEI. 7§ 

intus flavens; laciniae 4-6, raro 10 mm. latse, varie et non raro breviter ramosse, ramis 
radianlibus liberisque et sinubus acutis separatis; apice sœpe paulo laliores et aut bifidœ, 
Iruncatce vel subcuneatae ; in marginibus sallem lacinularum, fusco aut nigro ciliatse ; 
supra in centro superficie œquales, interdum canaliculata? et in apicibus leviter 
scrobiculata? ; intus albidœ ; subtus aut tola; fuscœ aut in centro fuscae fuscescen- 
tesve et ad peripheriam pallide ochracea?, tomentosae tomento fusco aut in partibus 
ochraceis albido, denso floccosoque ac cyphellis 0,2-0,7 mm. latis, prominulis thalloque 
marginatis ornatse. Cortex superior 25-30 p. latus, albidus, pseudoparenchymaticus ex 
hyphis plui'iseptatis cellulasque vel subspbaricasangulatasve vel horizontaliter oblongas, 
lumine 5-11 p. lato et in zona supera, 8-10 ^ lata, minores, lumine 2-3 p, et in 2-3 lineis 
parallelis positas formantibus constans. Gonidia 3-6 p lata et in strato 30-50 p lato sub 
cortice superiore vigentia. Hyphœ medullares 3-5 p, crassa?, lumine dodrantem crassitu- 
dinis occupante, superficiel parallebe obliquœque, parce ramosce et laxe implexœ. Cortex 
inferior 25 p latus, albidus et inferne fuscescens, pseudoparenchymaticus cum cellula- 
rum subsphœricarum aut angulatarum lumine 5-10 p lato. In tomenti pilis hyphte 6-7 p 
crassœ, fuscae, septala;, sed non constricte et fasciculata^. Apothecia 2-4 mm. lata, mar- 
ginalia sessiliaque, primum globosa et crebre trichophora, dein aperta, cupuliformia, 
excipulo paulum rugoso aut a?quali et plus minusve piligero, margine integro aut rugu- 
loso atque disco rufo aut fusco pra-dita. Excipuli cortex in margine 100, et subtus 160 p 
latus, albidus et inferne flavus, breviter dentatus, pseudoparenchymaticus ex hyphis ver- 
ticalibus multiseptatis cellulasque subsphœricas vel angulato-oblongas, lumine 10-12 u. 
lato, et inferne minores efficientibus constitutus et pilis 7-8 p latis, remote septatis extus 
ornatus. MeduUa materia albida,K flavens obtecta et laxe implexa; gonidia nuUa. Epithe- 
cium pallide flavens aut rufescens ; epithecium dilute fuscescens ; paraphyses 160 p altse, 
2-4 p crassaî, remote articulatse et apice 6-7 p metientes et arête cohccrentes; sporœ 8°"", 
hyalinœ, 1-3 septatae, utroque apice attenuatse, in exsicc. Lindig, n. 2544, 25-28 p longœ 
et 8-9 p latœ, in Brasilia 26-29 p longae et 7-8 p latœ, immixtis 30-32 p longis et 7 p latis. 
Gelatina hymenialis iodo cœrulescens. Cephalodia in thallo immersa et gonimia cœru- 
lescentia continentia. 

Informa genuina nota? anatomicse similes et spora? in Nyl. Si/nops.l, p. 354, 3-septat8e 
et 28-32 p. longœ atque 9-10 p latae. S. laciniata var. trichophora MuU. Arg. Lich. Beitr. 
n. 239, ab bac varie tate separanda non videtur, nam in var. Ixviuscula apothecia plus 
minusve setosa. Talia etiam in speciminibus formœ typicœ, atque aliquando crebre et 
longe albo-piligera, v. g. in exemplari n. 2139, e republica Mexicana in herb. Mus. paris, 
ocurrunt. 

Varietas Americae tropicce propria. 

419. Sticta boliviana Nyl. in Flora 1874, p. 71 et apud Hue Lich. exot.n. 822 atque 
Stizenb. Bic Grûhchcn^lecht.,^. 122 ; S. laciniata var. dilatata Nyl. Addit. Lichenogr. 
And. Boliv. in Annal. Scienc. nat., Botan., série 4, t. XV, 1861, p. 373, juxta spécimen 
archetypum, Mandon Plant. And. Bolic. n. 1749, in herb. Mus. paris., atque Prodr. 
Flor. Nov. Granat. éd. 2. p. 19, quoad quœdam ex exemplaribus n. 2516 ; in herb. Mus. 
paris, sub hoc numéro adest S. laciniata var. denvdata Nyl. Synops. Lich. I, p. 354; 
.S", laciniata var. boliviana MuU. Arg. Lich. Beitr. n. 239. 

In America : in Brasilia legit corticolam cl. Glaziou, n. 18031. 

Thallus pallide flavens, procumbens et pro maxima parte adscendens, late expansus, 
subopacus, late lobatus et K extus et intus flavens; lobi 3-5 cent, lati, parum et breviter 
lobulati, lobulis sinubus rotundis et patentibus separatis, ambitu subrotundis sinua- 
tisque ; in marginibus non ciliati ; supra œquales aut leviter impresso-inœquales ; subtus 



76 A.-M. HUE. 

fusci et ad peripheriam pallidiores, lomenlosi tomenlo denso floccosoqne alque cypliel- 
lis 0,4-1,2 mm. lalis ornati. Cortex superior 25-30 ^ latus, albidus, pseudoparenchyma- 
ticus ex hyphis pluriseptatis cellulasque angulatas, lumine 6-8 p lato et in zona externa 
in 2-3 lineis parallelis dispositas minoresque et superne minimas formantibus consti- 
tutus. Gonidia 4-0 p. lata in strato 30-40^ lato sub cortice posita et inter ea hyphte verti- 
cales, llypha; meduUares materia albida obtecta>, 3-4 p crassa% lumine dodrantem cras- 
situdinis metiente, superficiel parallelœ obliquœque et passim ramosa' et laxe implexse. 
Cortex inferior 25 p latus, inferne flavens cum cellularum angulalarum lumine 6-9 y. 
lato. In lomento pili duplicis form.ic, hypha> G-7 p. crassa^, in aliis brevibus constricte 
septata; et cellulas fere sphœricas formantes, et in aliis elongatis fasciculatisque septa 
remota. In cyphellis cortex 30 p. latus et albida materia obtectus atque cellulas sphericas 
vel oblongas, 5-8 p. latas et in parte externa omnino spha'ricas liberasque praebens. Apo- 
thecia 2-5 mm. lata, in specimine brasiliensi marginalia, in exsicc. Mandon n. 1749 simul 
supra Ihallum sparsa, sessilia, excipulo verrucose rugoso et setoso atque margine rugosa 
atque disco rufo prœdita. In excipulo cortex 140-200 p latus, dentatus, pilosus, totus e 
meduUa ortus, pseudoparenchymaticus ex hyphis verticalibus et multiseptatis cellulasque 
subsphuîricas oblongasque, lumine 7-10 p lato, efficientibus compositus; medulla ma- 
teria albida K flavente obtecta et laxe contexta. Epithecium pallide flavidum ; hypotbe- 
cium flavidum ; paraphyses 170 p alta', 3-4 p crassae, articulatœ, apice 6 p metientes et 
arcte cohœrentes ; thecœ 150 p longœ et 16 p latœ, caudatae et apice incrassatœ ; sporse 
8"'', hyalinœ, 1-3 septatse et utroque apice acuminatœ, 28-44 p longse et 7-10 p latse, 
immixtis 32-39 p longis et 10-9 p latis. Gelatina hymenialis iodo coîrulescens. Ccpha- 
lodia in thallo immersa et gonimia cœrulescenlia cum hyphis continentia. 

Videtur species a *?. lacinulata Ach., modo crescendi, id est lobis latioribus, minus 
divisis, atque variis notis anatomicis diversa. 

Crescit etiam in Bolivia et in republica iEquatoria. 

420. Sticta variabilis Ach. Lirhanoijr. unie. (1810) p. 455 et Synops. LicJi. 
p. 235, Delise Ilist. Lich., Slicta, p. 119, tab XI, fig. 48, Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 833 
et Stizenb.Z>/e Grûbchenflccht., p. 123; Lichen variabilis Bory de Saint-Vincent Voyage 
dans les qiialre îles de VAfriq.^ III, 1803, p. 101; Slicla Borynna Del. ibid. p. 102, 
tab. VIII, fig. 37 et S. propayinea ejusdem et ibid. p. 104, tab. \'III, fig. 38. 

In Africa : 1. in ins. Mascarenis legit Frapier ; in ins.Borbonia legerunl corticolam fr. 
Rodriguez in Mafale, in Salazia et sine loco notato, annis 1889 et 1890 et cl. Mauritius 
Chauvet in Cilao, 15 februarii 1891 et 25 octobris 1896, et comm. cornes de Poli. — 
2. In ins. Madagascaria legit fr. Rodriguez in Imerina, anno 1889. — 3. In ins. Nossi- 
Comba e Comoris legit cl. domina Renata Caillet, altit. 400-600 m., 15 martii 1891 et 
comm. comes de Poli ; passim fertilis. 

In America : in Brasilia legit corticolam prope Sao Paulo cl. Azevedo Sampaio, anno 
1894 ; sterilis. 

In Oceania : 1. e Nova Zelandia misit sir Locke Travers ad universalem exhibilionem 
Parisiis, anno 1889, celebratam. — 2. In ins. Tahiti, in vallibus Pinai et Puoa, altit. 800- 
1 000 m., legit D'' Nadeaud, anno 1890; sterilis, sed in herb. Mus. paris, fertilis in priore 
loco. 

Thallus vel albido-glaucescens, vel pallide obscureve flavens, rarius flavus, aut adliuc 
cervinus, fuscescens, viridans, seu his tribus posterioribus coloribus variegatus, pro- 
cumbens et in apicibus saltem ascendens, plagas 5-20 cent. latas formans, subopacus, 
angusle laciniatus et K supra immutatus et intus plus minusve flavens; lacinia.' 6-8, raro 
10-20 mm. lataj, imbricatiu et aliquando in peripheria libeme, irrgeulariter ramosœ, 



LICHENES EXTRA-EUROP.'EI. 77 

ramis sinubus subrolundis separatis ; in apice aut subrotunda» et crenaloie, aul varie 
divisa?; in superficie ejusdem speciminis applanat.ie, scrobiculaUB et canaliculatae ; in 
marginibus parce aut creberrime lacinulataî lacinulis vel parvis et pluries ramosis vel 
majoribus et quasi pedicellatis et ambitu crenatis ; intus subalbid;e; sublus applanatœ vel 
convexa% fusca" et dense tomentosa», tomento parvulo et aliqiiando denudata^, et in 
utroque latere pallide aut intense ochracea^, vel iïaviduhe seu rufo-flava» atque cypheliis 
0,2-0,6 mm. latis, paulum prominulis, thallo marginatis atque passim vix apertis, prœ- 
sertim in peripheria ornata. Cortex superior 30- iO [l latus, albidus et superne flavens, 
pseudoparenchymaticus ex byphis pluriseplalis cellulasque vel subspha>ricas vel angulato- 
oblongas aut substellatas, seu horizontaliter verticaliterve elongatas, lumine 4-10 n- et in 
externo slrato, 10 ;x lato, minores, lumine 2-3 u. lato, eflicientibus constitutus. Gonidia 
C-9 [x. crassa in strato 30 p. lato. Hyphce meduliares materia subalbida, K flavente, 
oblecla\ 3-4 [l crassa, lumine dodrantem crassitudinis metiente, superficiel parallelse 
ramosœque et satis stricte implexa^ Cortex inferior 35-40 [>. latus, inferne ilavens, pseu- 
doparenchymaticus cum cellularum angulatarum lumine 5-9 p, lato. In tomenti pilis 
hyphœ 4-6 p. lala, septata, sed non constricte et paulum fasciculatœ. In cypheliis 
cortex super aperturam curvatus, 30 p latus, materia albida obtectus, e cellulis raro 
sphœricis sape oblongis, 6-7 <x latis compositus et in parte exteriore cellula sphœrica, 
diam, 4-5 [x, et libéra. Apothccia 1-3 mm. lata, marginalia aut prope marginem 
enata, sessilia, excipulo verrucose rugoso glabroque, margine crenulato aut demum 
integro atque disco fusco aut rufo-fusco pra-dita. Excipuli cortex 120-140, et etiam 160 [x 
latus, albidus et inferne flavicans, pseudoparenchymaticus ex hyphis verticalibus, multi- 
septatis cellulasque angulato-oblongas, passimque spharicas, lumine 7-12 jj, lato et 
inferne minores formantibus compositus ; in meduUa K flavente, hypha horizontales 
ramosaque et stricte implexa. Epithecium fuscescens; hypothecium ochraceo-fuscum ; 
paraphyses 120-140 ;j. alta-, 2-3 et etiam 4 [j. crassa, articulata atque apice 5-6 p metientes; 
Iheca 105 jj, longa et 20 [x lata, caudata et apice incrassata^ ; spora 8"'', hyalina, 1-3, 
rarius 5-septata, utroque apice attenuata vel etiam acuminata, mensuris variabiles, in 
Madagascaria, 25-38 tx longa et 6-9 |x lata, immixtis 24, 27, 30 et 40 [x longis atque 8,9, 
11 et 8 tx latis; in ins. Borbonia 32-44 [x longa et 7-8,5 et 10 p lata, immixtis 32, 34, 
36 et 38 II. longis et 9, 8 et 7 i>. latis. In Nyl. Si/nop)^. Lic/i. I, p. 357, indicanlur 23-30 [x 
longa et 8-9 [x latse. Gelatina hymenialis iodo carulescit, thecis dein interdum viôlaceis. 
Viget insuper in Asia (in Java) ; in Africa (Usambara, Natalia, ins. Johanna et Mauritii); in 
Oceania (Australia et ins. Fidchi). 

— F. glaberrima Nyl. Si/nops. Lich. I (1858-1860) p. 258 etapud Hue Lich. exol. 
n. 833; S. f/l(iùcrri//ia Laur. in Linnxa 1827, p. 42, non S. glaberrima DN., nunc 
Lobaria cjlaberriina; S. variabi/is L linearifolia Nyl. Lir/i . exol. in Annal. Scicnc. 
îial., Bolan., série 4, t. XI, p. 254. 

In Africa : in ins. Madagascaria legit fr. Rodriguez corlicolam in Imerina, anno 1889. 

Thallus virenti-llavens aut passim viridans, anguste laciniatus; lacinia 3-6 mm. 
lalœ, in centro imbricatai et in peripheria libéra ; supra concava et etiam canaliculala, 
rare applanata et in marginibus lacinulalo-dissecla, sed subtus omnino glabra ; 
cyphella sicut in forma genuina; sterilis. 

Hucusque in ins. îMaurili solummodo Iccta fuerat. 

B. — Thallus ercclas cl basi sl/jii/aïus. 

421. Sticta dichotomoides ^yl.Énum. r/eneralc Licli. (1858) p. 102 et apud Hue Lich. 
exol. n. 816, secundum specimina archetypa a Vesco in ins. Taïti, anno 1847, lecta, in 



■78 A. -M. HUE. 

herb. Mus. paris., atquo ^ihowh. Die Gnlbrhcnflerht.^-ç. 125; S. Caméra' Mull. Arg. Lich. 
Jk'ilr. ni^ /i02, 503 et 1008. 

In Oceania : 1. in Nova Caledonia legit Pancher, altit. GOO m., Mus. Neocaled. n. 702 
pr. p. — In ins. Tahiti legit D"" Nadeaud in vallibus Pinai et Puoa, altit. 800-1000 m., 
anno 1896. 

Tballus substramineo-glaucescens, l'oliaceus, erectus, 4-6, atque in archetypo sterili 
usque 12 cent, altus, breviler sLipilatus rhizinisque substrato affixus, nitidus, angusle 
laciniatus, K supra el inlus imniulatus ; lacinise 2-6 cent, lala?, primarite fere e basi sti- 
pitis brevis ortie, dichotome vel subdicbotome ramosa3,ramis seu lacinulis iterum divisis, 
ambitu leviter sinuata^ et apice aLLenuattT ; supra vetustiores applanatœ et lœvigatœ aut 
impresso-infequales, recenliores autem canaliculalaî et la?ves ; intus albida3; sublus 
obscure ochraceœ, tomentosse tomento gi'iseo, parvulo et continue et in apice angustis- 
sime glabra^ atque cyphellis 0,3-0,6 mm. latis, primo marginatis et demum immarginatis 
ornatœ ; slipes rhizinis validis substrato affixus atque simul cum dorso caulis longitu- 
dinaliter et interrupte rugosus. Cortex superior 30-40 [a latus, albidus, pseudoparenchy- 
maticus, ex hyphissuperficiei parallelis, pluriseptatis cellulasque spha^ricas vel angulato- 
oblongas, lumine lestaceo o-lO [j. lato, superne minores et pariete crasso formantibus 
atque strato amorpho 10 [x lato teclis constitutus. Gonidia 6-10 [jl lata, membrana incras- 
sata, materia albida obtecta, in strato 110-140 p. lato sub cortice posita. Hypha:; medul- 
lares 3-5 [x crassœ, nudœ, lumine dimidiam latiLudinis partem metiente, superficiel paral- 
lelœ ramosœque atque stricte iinplexœ. Cortex inferior 50-70 [j. latus, albidus et inferne 
brunneus, pseudoparenchymaticus, superne e duobus hyphis superficiel parallelis et dein 
perpendicularibus, pluriseptatis cellulasque subsphœricas vel angulato-oblongas, lumine 
lestaceo, 6-8 [x lato et pariete incrassato efficientibus constans. In tomenti pilis hyphse 
8-10 ^ latœ, non septata^ vel septatse cum cellulis oblongo-quadrangulares, lumine 5 \x 
longo et 3 [x lato. Apothecîa 1,5-2,5 mm. lata, marginalia el subpediceliata, excipulo 
leviter rugoso et tomentello, margine persistente atque disco obscure rufo prœdita. In 
excipuli cortice, 140 [x lato, pseudoparenchymalico, hypbfe pluriseptata? cellulasque 
oblongas, uno apice sœpe truncatas, lumine testaceo, 6-10 [x lato, inferne minores et 
pariete incrassato pra;bentes ; margo propria angusta et ex hypothecio orta ; medulla 
stricte et prope corticem lacunose implexa atque lateraliter in corticem strato angusto 
et brevi penetrans. Epithecium obscure rufescens ; hypotheciumfuscescens; paraphyses 
140 fi altae, 2-3 [x crassa>, articulatœ et apice arcte inter se coheerentes ; sporse 8 "'% hyalinœ, 
l-septatse, apicibus attenuatae, 34-46 |x longse et 8-10 [x latae; in Stizenb. loc. citât, hya- 
linae, 20-28 [x longge et 7 p lata»; in Miill. Arg. Lich. Bcitr. n. 563, hyalina- et mox oliva- 
ceo-fuscescentes, 20-28 [x long» et 7 jx lataî. Gelatina hymenialis iodo cœrulescens et dein 
subviolacea. Geiihalodia marginalia et fruticulosa, usque 7 mm. alla, cylindrica, den- 
droideo-ramosa, caule et ramis passim denudatis, sœpius parvis fibrillis fuscescentibus 
ornatis. In bis cortex utriusque lateris (in lamina tenui) nihil aliud quam cortices thalli 
tum superior tum inferior continuât! ; in medulla etiam hyphaî thalli medullares conti- 
nualaî. Cortex supra gonimiorum glomerulos 30-40, et illis deficientibus, 60-65 jx latus, 
pseudoparenchymaticus sicut in thallo, cellulasque oblongas, lumine testaceo, 8-12 |x lato 
et sœpe minore priebentes et exterius pilis ex hypha 7-10 [x lata, septata sed non cons- 
Iricte, Sffipe ramosis ornata. Gonidia nostocacea in glomerulis magnis passim sub 
cortice. Hypha^ medullares 3-3 [x crassa» et lumine dimidiam lalitudinem crassitudinis 
occupante. In fibrillis cortex ex unica hypha septata parvasque cellulas ostendente cons- 
titutus ; tota cavitas gonimiis paucisque hyphis repleta. 

In Forssell Uber die Cqyhalodlcn (1884) p. 17 illa cephalodia B. hypogena, 5. fruticu- 
losa^ utpote jam in thallo incipienlia habentur; rêvera in thallo non incipiunt, nam in 



LICHENES EXTRA-EUROP.EI. 79 

hoc paulo antû cephalodii inilium gonidia desinunt, cortex superior crassior (1-40 ijl me- 
tiens) evadit, inferior non mutatur, et quando gonimici glomeruli apparent, cephalodii 
caules est jam elongatus, proinde istius speciei cephalodia ad C. epigena potius perti- 
nent, nam nihil aliud sunt quam ramuli Lichenis gonimia continentes. Adsunt etiam 
cephaindia hijpoijcna, 2. iininersa Forss. sed a cephalodiis fruticulosis longe dislanlibus 
et absque relalione cum illis. In Lobavla ampllssima (Scop.) Arn. res ita se habent 
proindeque nullum est in eo Leptogium val Dendriscocaulon^ conf. Hue Addend. 
Lichcnogr. europ. p. 315, ubi hoc erronée indicatur. 

Tab. ly, fig. I, spécimen integrum cum apolheciis ; fig. 2 ^'^ laciniœ exemplaris slerilis 
cephalodia ferenles; ulraque figura in naturali statura. 

In Australia insuper observata fuit hrecspecies. 

422. StietahypopsiloidesNyl.yi',ryjo.s\Z,/cA..To/\ Caled. in Annal. Scienc. iiaf., Bota- 
nique, série 4, t. XV, 1802, p. 42 et apud Hue Lich. exol . n. 834 atque Stizenb. Die 
Griibchenflechf. p. 123; S. damxcornis var. dichofo/na Nyl. Prodr. exposit. Lich. A'. Caled. 
in Annal. Scienc. nat., Bofan., série 4, t. XII, 1860, p. 282; S. hijpnp<iiloide>i var. rece- 
dens iMuU. Arg.Z./t7i. A'eo-Caled. (1893) p. 2 ; Zolling. Plant, jacan. S. filicina, n.213 z 
et S. laciniata, n. 1799 v., in herb. meo. 

In Oceania : in Nova Caledonia corticolam legit cl. Pancher, altit, 600 m., n. 702 pr. 
p. Mus.Neo-Caled. 

Thallus paliide vel subflaventi-glaucescens, rarius et pro parte tantum fuscescens 
viridansve, erectus et stipitatus stipite aliquando duplici in eodem specimine, interdum 
laciniis decumbentibus ocultato, subcylindrico, 5-8 mm. alto et 3 mm. crasso et rhizinis 
substrato affixus, subflabellatus, 10-14 cent, altus et 15-20 cent, latus, opaciis, satis late 
laciniatus atque K extus et intus immutatus ; lacinia; JO-18, raro 30 mm. latœ, e basi 
dichotome aut irregulariter ramosœ lacinulis raro imbricalis, sœpius divaricatis et hinc 
inde connexis, semper sinubus subrotundatis et late patentibus divaricatis, apice 5-7 
mm. latis, bifidis truncatisve ; in margine interdum albido-puberulœ ; in superficie aut 
omnino applanatœ et œquales et in apicibus tantum parum ineequales, aut in centro 
profunde concavae et passim leviter scrobiculata^ ; intus albida' ; subtus basin versus cos- 
tatae costis e stipite ortis et non validis, cîeterum applanatœ vel hinc inde rugosse bul- 
lataeve, paliide ochracese aut raro fuscescentes, vel pro maxima parte glabras et in basi 
tantum albido-puberulœ vel hinc inde breviter tomentosa3 atque cyphellis 0,4-1 mm. 
latis, sphfericis seu oblongis thalloque marginatis ornatœ. Cortex superior 50-60 [j. latus. 
albidus, pseudoparenchymaticus ex hyphis pluriseptatis cellulasque sphsericas, vel angu- 
latas aut fere stellatas, lumine 5-9 jx lato, et superne in duobus lineis parallelis minores 
formantibus constitutus. Gonidia 6-8 [i. lata in strato 30 [jt. lato posita et inter ea hypha3 
verticales septata-que. Hyphse medullares 4-7 [j. crassse, lumine tertiam crassitudinis 
partem occupante, superficiel parallelae, raro obliqua?, parce ramosse et satis laxe im- 
plexee. Cortex inferior 30 p. latus, albidus et interne leviter flavens, pseudoparenchymati- 
cus cum cellulis sphœricis aut angulatis, lumine 5-8 p lato et interne strato amorpho 8 a 
lato obtectus. In tomenti pilis hyphœ 6-7 p. crassœ, aliœ non articulatœ, et fasciculatfe, 
alise crebre articulatœ, ramosse et apice rotundœ. In cyphellis cortex 40 |j. latus, materia 
albida tectus^ pseudoparenchymaticus e cellulis sphœricis vel oblongis, 7-8 [x latis compo- 
situs.Apothecîa 1-2 mm. lata,submarginalia et dispersa, in dimidio supero et ante 
ultimas divisiones enata, excipulo primum rugoso et demum lœvi, margine ab initio 
crenulato aut rugoso atque dein inlegro ac disco Isete seu obscure rufo. In excipulo 
cortex 80-100 i;. latus, albidus et extus flavidus, pseudoparenchymaticus ex hyphis verti- 
calibus et multi-septatis cellulasque angulato-sphœricas oblongasve, lumine 8-10 [x. et 
interne minores formantibus compositus; medulla prope corticem lacunosa; nulla 



80 A.-M. HUE. 

gonidia. Epilheciiim pallidiim; hypoUiecium flavidulam ; paraphyses 140 a alla?, 2-3 [j. 
crassa-, arliculahc cl apice 6 p melicntes et arcte coliîcrcnles ; spora- 8"'', hyalina^, i- 
septaUp, ulroque apice vix altenuatfe, 21-28 a longœ et 7-9 u. latœ, vel 26, atque 22, 25 et 
'M p. longu>, 7 atque 8 p latic. In i\yl. Sijnojis. Lich. A\ Ca/ed. p. 15, dicuntur 1-3 sep- 
tatco, inlerdiim nonnihil luleo-fuscescentes, 24-38 ;j. long;e et 8-î) p lalfc. Gelatina hymo- 
nialis iodo cuTulescens et demum sic persistenter tincta aut violascens. 

ïab. V, (ig. 1, spécimen stérile a Balansa lectum cum duobus slipitibus ad naluram 
delineatum : fig. P" lacinia cum npotheciis exemplaris a Pancher lecti, eliam in naturali 
statura. 

Species ins. Java- et Nov;v Caledoni;c propria. 

423. Sticta Filix Nyl. Lich. lYovn' Ze/andi.v (1867) p. 246, et apud Hue Lich. exof. 
n.836, Mail. Arg. Consp. Lich. N. Zcland. p. 34, et Stizenb. Die GriibchenlJechL, p. 125; 
Lichen Filix Sw. Mclhod. Musc. (1781) p. 118, tab. II, fig. 1 \Pla(isma Filix Hollm. 
Plant, lichinos. III, fasc. II, 1801, p. 1, lab. LV, fig. 1 et 2; Sticla /ilicina Ach. Melhod. 
Lich. (1803) p. 275 pr. p., Lichenogr. univ. p. 445 pr. p. et Sijnnps. Lich. p. 230 
pr. p., Delise Hist. Lich., Sticla, p. 120, lab. XII, fig. 40, Bab. The Lich. of .Vew Zeal. 
p. 12, secundum spécimen aulhenticum in herb. .Montagne et Nyl. Sijnops. Lich. I, p. 349. 

In Oceania : in Nova Zelandia legit ci. Filbol in Invercargil, infreto Foveaux, annol875. 

Thallus subllavcnli vel subochraceo-flavescens, erectus, stipilalus, 8-12 cent, allus 
et 10 cent, latus, in basi vel prope basin divisus in plures ramos utrinque ramulos emil- 
lenles; rami et ramuli supra concavi et sublus convexi (in specimine a rev. Babinglon 
in Nova Zelandia lecto ramos et ramulis arboris cujusdam omnino sublus simulantes); 
lacinulcB ultimœ sinubus subrotundis separaUe et subimbricala', ambitu crenalœ 
aut saepius microphyllino-dissecta?; inlus albidœ; sublus rami primarii fuscescentes et 
longitudinaliter coslali, breviter et cinereo-tomenlosi atque cyphellis destituli ; rami 
secundarii et lacinula) intense ochracea, breviter tomentosa, cyphellis latis fréquenter 
ornalavel ad peripheriam glabra. Cortex superior 30-40 jxlatus, albidus, pseudoparenchy- 
malicus, ex hyphis plui'iseptalis cellulasque angulalas vel déformes, lumine teslaceo, 
8-10 p lato et pariete tenui atque in zona exteriore 12 a lata minores vel obliteratas effi- 
cientibus constans. Gonidia 7-11 a lata, membrana parum incrassata, in strato inœquali, 
passim in medullam descendente, sub corlice vigenlia. Hypha3 meduUares 4-5 \j. crassse, 
lumine dodrantem laliludinis melienle, superficiel paralleke, non raro ramosœ et satis 
stricte implexœ. Cortex inferior 40 [jl latus, albidus, pseudoparenchymaticus cum cellulis 
angulalo-oblongis vel elongalis, lumine 7-12 p lato. In tomenti pilis hyph;c 8-9 p. crassœ, 
seplala^ sed non constricte, apice rotunda;. Apothecia 1,5-2,5 mm. lata supra lacinias 
sparsa et sessilia, cupuliformia, excipulo vix rugoso, tomentello, margine persistente et 
rugosa atque disco rufo prœdila. Excipuli cortex 110-160 \i. lalus, albidus, pseudoparen- 
chymaticus cum cellulis angulalo-oblongis, lumine 7-12 p lato ; margo propria angusta, 
flabellata et ex hypolhecio orla; nulla gonidia; medulla ubique stricte implexa. 
Epilhecium pallidum; hypolhecium leviter flavidulum ; paraphyses 150 p altœ, 3-4 p 
crassœ, articulataî et apice 4-5 p metienles; sporœ 8"% hyalinte, 3-septata3, utroque apice 
acuminatœ, 32-44 p longœ et 7-8 p latœ, immixtis 30-37 p longis et 7 p latis. Gelatina 
hymenialis iodo cœrulescens. 

Species Novœ Zelandirc propria. 

424. Sticta latifrons A. Richard, Voyage découv. Astrolable (1832) p. 27, tab. VIII, 
fig. 2, Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 838, Alûll. Arg. Consp. Lich. lY. Zcland. p. 35, Reinke 
Abhandl. Fleclit., p. 243, fig. 157, II, et 158 et Stizenb. Die Grabchenflecht., p. 125. 

In Oceania: in NovaZelandia, in freto Foveaux, in Invercargil, legit cl. Fi]hol,anno 1875. 



LTCHENES EXTRA-EUROP.^I. 81 

Thallus obscure vel glaucescenti-flavicans, erectus slipitatus, paulo post stipitem in 
tribus vel pluribus lobis amplis, 4-8 cent, latis, divisus ; lobi parum profunde lobulali 
lobulis 1-3 cent, lalis, sinubus subacutis et late patentibus separatis, ambitu sinuatis ; 
supra impresso-ina?qualis et aliquando costatus et inter costas scrobiculatus ; inlus 
albidus; subtus prope stipitem longitudinaliter et passim dendroideo-costatus, fuscescens 
leviter griseo-tomentosus et in cœteris parlibus obscure ochraceus, in"ipresso-ina?qualis, 
lomenlo rarescente, in peripheria glaber atque ubique cyphellis 0,2-1 mm. latis margi- 
natisque ornatus. Cortex superior 70-80 [x latus, albidus, pseudoparenchymaticus ex 
hyphis superficiel perpendicularibus, pluriseptatis et cellulas angulato-oblongas vel 
fere quadrangulares, lumine 8-10 p lato et superne minore, pariete parum crasso forman- 
libus atque in zona externa 10 /* lata e duobus hyphis parallelis cum cellulis sphœricis, 
lumine 3-4 jjl lato, obteclis constitutus. Gonidia 10-22 plala, membrana multumincrassata. 
Hyphse medullares 4-3 [xcrassœ, lumine duos latiludinistrien tes occupante, superficiel paral- 
lelaî ramosHeque et satis stricte implexse. Cortex inferior 00-70 ;jl latus, inferne brunneus, 
pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 8-10 [x lato et in zona externa, minore. 
Tomenti pili hyphis 8 [x crassis et septalis sed non constricte formati. Apothecia 1,5- 
2,5 mm. lata, supra lobos dispersa sessiliaque, mox applanata, excipulo rugoso, margine 
mox excluso atque disco obscure flavo et demum convexo ornata. Excipuli cortex 100- 
200 jJL latus, dentatus, pseudoparenchymaticus cum cellulis oblongis et aliquando uno 
vel utroque apice truncatis, lumine 8-12 [x lato et inferne minore ; margo propria non dis- 
tincta ; nulla gonidia ; in medulla tota hyphse slrictissime implexao. Epithecium flavi- 
dulum ; hypothecium vix flavens et ex hyphis strictius ac in medulla coalitis constans; 
paraphyses 140 [t. altse, 3-4 [x crassse, articulalae et apice leviter incrassatse, 4-5 a 
metientes ; sporee 8°'% hyalinee, 1-3 septatae et apicibus attenualse, 30-36 [x longse et 9-11 [x 
latse, iramixtis 20, 24 et 32 [x longis et 11 [x latis. Gelatina hymenialis iodo vix csorules- 
cens et thecse persistenter tinctae. Cephalodia in thallo immersa non rara. 

Species Novae Zelandiée propria. 

Sectio il — Stictina Hue. 

Genus Stictina Nyl. Sijnops. Lich. I (1838-1860) p. 333 pr. p. et apud Hue Lkh. exot. 
n!' 768-811, Reinke Abhandl. Flecht. (1893) p. 241, atque Stizenb. Die Grubchenflccht. 
(1893) p. 123 pr. p. 

Gonidia nostocacea. 

§ I. — PSEUDOCYPHELLAT.Ï Nyl. 

Conspect. Stict. (1868) p. 3 et; apud Hue Lich. exot. n'^ 768-784 atque Stizenb. Die 
GrubclienfJecht, p. J26; genus PseudocypheUaina Wain. Étude Lich. Brés. I (1890). 
p. 182 {sect. Parmostictina Nyl. et Lecidostictina Wain.). 

Pagina thalli inferior pseudocyphellis flavis vel albis, apice applanatis vel parum urceo- 
latis atque simul nudis aut pulverulentis ornata. 

A. — Xanthopseudocyphellatx Stizenb. 

DieGrilbchenflecht.^. 129. 

Pseudocyphellae flavœ vel citrinae; in apotheciis gonimia sub excipuli cortice vigentia 
aut deficienlia. 

1. _ Thalli lacinix aut ex toto decumbentes aut pro parte ascendenles. 

423. Sticta crocata Ach. Metliod. Lich. (1803) p. 277, LicJienogr. unie. p. 447 et 
Nouvelles Archives du .Muséum, 4^ série. — III. H 



82 A.-M. HUE. 

Synops. Licli. p. 232, Delise 7//.s7. Lich., genre Sticta^^. 56, tab. IV, fig. 10, Tuck. 
Si/nops. iYo7i/i Americ. Lich. I, p. 100 et Lich. Amcric. septentr. exsicc. n. 65 et 
AVright Lkli. Cuba n. 53 pr. p. in herb. Mus. paris. ; Lichen crocalus L. Mantissa II 
(1771) p. 310 et in ejus herb. sub n. 40, teste Wain. Rev. Lich. in herb. Linn. asserv. 
p. 5; Sliclinn crocata Nyl. Synops. Lich. I (1858-1860) p. 338 et apud Hue Lich. exot. 
n. 778 et Stizenb. Die Grubclienjlechl . p. 130, coUect. Lindig Nova Granata, n. 2525, in 
herb. Mus. paris., Arn. Lich. exsicc. n. 1216; Slicla citrinn Pers. in Gaudich. Voyage 
Uranie (1826) p. 201, teste specimine authentico in herb. Mus. paris. ; Sticta auriycra 
Lechl. Plant, ins. Mac/ov. n. 67, in eodem herbario. 

In Africa : in ins. Borbonia legil fr. Rodriguez corticolam in Mafate et sine loco notato, 
annis 1887-1890; vix fertilis. 

In Oceania: e Nova Zelandia a sir Locke Traversin universalem Parisiis anno 1889 
habitant! exhibilionem missa ; optime apothecifera. 

Thallus obscure vel pallide castaneus aut passim livido-lalericius, vinoseverubescens, 
procumbens, plagas parvas, 10 cent, latas et sa^pe minores formans, subnitidus vel opacus, 
sat late lobatus, intus K optime flavens ; lobi 1-3 cent, lati, saîpe in apice laliores quam 
in initio, in centro imbricati, inperipheria non raro liberi, varie iobulali, ambitu sinuali 
vel crenati et apice crenulati ; supra costali et scrobiculati. costis validioribus et scrobi- 
cub's profundioribus in centro quam in peripheria, super costas glomerulis citrinis, isi- 
diato-sorediatis, sa^pe confluentibus, hinc inde in scrobicubs punctis similibus atque in 
marginibus in centro punctis pulverulentis aut sorediis elongatis citrinis ornati ; intus 
albidi et prope corticem inferiorem citrini aut toti citrini; subtus fusci vel nigricanles, 
tomentosi tomento parvulo, denso floccosoque atque pseudocyphellis citrinis 0,2-0,5 mm. 
latis, sphsericis vel oblongis, prominulis et pulverulentis prfesertim peripheriam versus 
adspersi. Cortex superior 35-40 jj. latus, albidus et in zona exteriore 10-12 [x lata nigrcs- 
cens vel fuscus, pseudoparenchymaticus ex hyphis pluriseptatis cellulasque irregulares, 
nunc subsphsericas, nunc elongatas, nunc adhuc ramosas, lumine, raro 1, sa'pius 3-4 [x 
latas, efficientibus constitutus. Gonimia 3-5 p. lata, obscure cserulescentia in glomerulis 
magnis congregata etstratum 30-50 p. latum prsebentia; inter glomerulos hyphœseptatœ, 
sednon inflatse. Hyphse medullares materia albida vel citrina tectsR, 3-6 [x crassse, lumine 
trientem vel duos trientes crassitudinis occupante, superficiei parallelœ, parce ramosee 
et satis laxe implexa?. Cortex inferior 40-50 [x latus, totus aut saltem inferne fuscescens, 
pseudoparenchymatus cum cellulisirregularibus, interdum substellatis, lumine 3-4 jj-lato, 
minus numerosis ac in cortice superiore, pariete permultum incrassato. In lomenli pilis 
ssepe infuscatis hyphae 6 [ji. crassae, septatœ sed non constricte. Apotliecîa 1-2,5 mm. 
lata, marginalia aut submarginalia sessiliaque, excipulo obscure rufo, verrucose rugoso 
et tomentoso atque margine primum crasso et demum discum vix superante, integro 
verrucosove atque disco nigro pra?dita. Excipuli cortex superne 60, et inferne 100-120 p. 
latus, dentatus et extus aut hyphas libéras ferens aut stratum amorphum 15 ^ latum 
prœbens, pseudoparenchymaticus ex hyphis verticalibus, pluriseptatis cellulasque angu- 
latas, lumine 3-6 [l lato et pariete valde incrassato formantibus constans; hypha? medul- 
lares prope corticem laxe implexœ, ubique materia citrina K rubente et in raphides dis- 
soluta obtectœ; margo propria non distincta ; nulla gonidia sub cortice. Epithecium 
nigrescens, K violacée vel rubenti-dissolutum ; hypothecium fuscidulum; paraphyses 80- 
90 [x altse, 2-3 \t. crassœ articulatae et apice arcte cohserentes ; sporfe 8"'"' fuscae, l-septatse, 
vel cum duobus loculis approximatis, utroque apice paulum attenuata^, interdum uno 
auguste acuminatœ, 24-30 [x longse et 8-12 [x latse, immixtis 18, 20 et 28 [x longis atque 9, 
10 et 12,8 [X longis. Gelatina hymenialis iodo cserulescens, dein fulvescens atque thecae 
in basi persistenter cœrulescentes et apice vinose rubentes. Spermogonia in thallo 



LICHENliS EXTHA-EUROP.^l. 83 

immersa atque apice primum rufo et dein nigrescente notata atque corlice incolore et 
pseudoparenchymalico, 30 a lato, circumdata; spermalia recta, utroque apice levissime 
incrassala, 2-3 ;x longa et i [a lata ; sterigmata 100 p. longa et 3-4 p crassa atque 
ramosa. 

Viget insuper ia Asia (ins. Ceylonia et Java) ; in Africa (capite BoniB Spei et ins. Sancta Ilelena, 
Madera et Caiiariis); in America ex 1ns. Vancouver et Miquelon atque e Canada in terris Magel- 
lanicis; in Oceania (Australia, ins. Sandwich et Tahiti); in Europa (Angha, Ilibernia et llispania). 

426. Sticta earpoloma Del. Hist. Lich., genre Sticta, 1825, p. 159, tab. XIX, flg. ad 
dextram posita sine numéro etiam in meo exemplari cujus figura? coloratte fuerunt, etBab. 
Lich. New ZeaL p. 12 et tab. CXXVI; Stictina earpoloma Nyl. Synops. Llch. I (1858- 
1860) p. 339 et apud Hue Lich. exot. n. 780 atque Stizenb. Die Grilbehenllecht. p. 130; 
SticlaDesfontainii Del. loc. citât, p. 60, tab. IV, fig. 12; Sticta gyrosa Flot, in Lechler 
Pla/tt. 1718. Maclov. n. 66, quoad unum e duobus speciminibus in herb. Mus. paris. 

In Asia: in Japonia legit R. P. Faurie in parva ins. Shikoku, in monte Tsurugizan, 
n. 2668,junio 1900. 

In Africa: in ins. Borbonia legit corticolam fr. Rodriguez annis 1887-1889; sterilis. 

Tliallus cinereo vel subtlaventi-glaucescens, aut pallide cœrulescens flavescensve, 
procumbens et pro parte ascendens, plagas 6-18 cent, latas formans, nilidulus, auguste 
vel late laciniatus et K extus intusque immutatus; laciniaî duplicem etiam in eadem 
regione aspectum prfebens, ut videre est in duobus speciminibus a Vesco in ins. Tahiti, 
anno 1847, lectis, in herb. Mus. paris. : nunc 3-5 mm. latœ, e centro ortœ, discretœ, varie 
et anguste ramosce, ramis sinubus subrotundis et laie patentibus separatis atque iterum 
et breviter divisis ; nunc usque 10-35 mm. latœ, etiam e centro ortee, sed imbricatse et in 
peripheria tantum liberae cum lacinulis ultimis 6-15 mm, latis, brevibus atque etiam 
sinubus rotundis latis vel angustis separatis; supra vulgo crebre et reticulalim costata? 
et inter costas profunde scrobiculattc, costis in speciminibus fertilibus nudis, in steri- 
libus autem sœpe glomerulis isidiato-sorediatis et citrinis ornatis, rarius subcanaliculataj 
et impresso-insequales ; in marginibus exemplarium fertilium integrœ et nudaî aut 
interdum tenuiter isidiataj, sterilium autem sinuatœ crenataîve, ascendentes et citrino- 
sorediataî; intus albidaj aut pro parte tantum citrina? ; sublus nunc buUatte aut convexse 
vel adhuc applanata?, fuscescentes, in peripheria pallide ochraceœ atque in centro aut 
passim in una alterave lacinia nigrescentes, lomento concolore aut peripheriam versus 
albido, denso floccosoque tectte atque pseudocyphellis 0,2-0,5 mm. latis, citrinis, promi- 
nulis et pulverulentis ornatco. Cortex superior vel 30, vel 40-45 [Jt. latus, vel totus albidus, 
vel superne obscure flavens, pseudoparenchymaticus, ex hyphis pluriseplatis cellu- 
lasque subsphœricas parvasque, lumine circa 4 \j. lalo et pariele parum crasso, forman- 
libus constitulus. Stratum gonimiale 20-30 [jl latum et in eo gonimia 4-5 ^ lata et in glo- 
merulis congregata atque inter ea hyph* in cellulas sphtericas, 6-7 p. latas. 2-3 vel 5-6 
moniiliformi-junctas inflalce. Hyphai meduUares materia albida et passim citrina oblecla;, 
4-5 [X. crassBe, lumine unum vel duos crassiludinis trientes occupante, superficiel parallelro 
parum ramosic et salis stricte implexte. Cortex inferior 20-30, vel 40 p. lalus, albidus 
vel inferne ûavicans, pseudoparenchymaticus cum cellulis in 2-3 seriebus, lumine 3-4 [j. 
lato et pariele valde incrassato. In tomenti pilis hyphœ 6-7 ^i. crassse, fuscidulœ, remote 
et non constricte septaloe atque saepe fasciculatœ. Apothecia 2-4 mm. lata, nunc semper 
marginal ia, nunc simul supra thallum sparsa, sessilia, excipulo plus minusve vcrrucoso 
et tomentello, margine integro, vel verrucoso aut crenulato atque disco nigro pra;dita. 
Excipuli cortex 00-130 p. latus, albidus, extus hyphis liberis ornatus, pseudoparencliyma- 
licus, ex hyphis verticalibus, pluriseplatis cellulasque subsphœricas oblongasve, lumine 
3-4 [X lato, aliquando majore, et pariele multum incrassato efficienlibus constans. Hyphœ 



84 A. -M. HUE. 

medullares sub hypolhccio maleria cilrina oblecUc, passim in plures cellulas sphrcricas 
el moniliformi-junclas inflalic alque in uLraque harum cellularum extremitale nornialiler 
coutinualœ; nulla gonidia sub cortice. Rpilhecium nigrum ; hypolliecium fuscidulum ; 
paraphyses 110 ja altœ, 3 pi crassaj, vix articulala;, apice 6 [a metientes et arcle cohaî- 
renles; spora? 8'"', fuscœ, utroque apice leviter attenuatte, primum simplices et dein 
viilgo cum duobus loculisapproximatis etaliquando cum duobus aliis apicalibus parvu- 
lisque, 2l-2i [x longce et 9-10 ^ latte, immixtis angustioribus, 24 i>. longis et 7 [x latis. 
Gelatina hymenialis iodo cairulescens. 

Spécimen japonicum unicum Sticlx Richardi Mont, aspectu sat simile. Laciniaî pri- 
maricB e centro ortœ, 1-2 cent, lalœ, secundarise 0,5-0,8 mm. metientes, discretœ et diva- 
ricatœ ; omnes reticulatim costalce et inter costas scrobiculata;, nec isidiatse, nec sore- 
diatœ, sed Fungillo parvo et nigro maculatse. Cortex superior etiam 30-40 jx latus et 
pseudoparenchymaticus cum cellulis 2-5 ji. latis, sed inter hune et stratum gonidiale 
adesl saepe zona 30 \). lata ex hyphis lacunose implexis composita. Hyphse in cellulas 
spha3ricas et moniliformi-junctas paulo laliores, 7-10 [j. metientes, passim inflantur. 
Caeteree notœ thalli, tum externœ, tuminternaî conveniunt. Apothecia marginalia. Thecœ 
90 \j. longae et 18 ]i. latie ; sporae primum hyalina; et dein nigrescentes, ab origine in thecis 
sub unica et demum sub duobus seriebus dispositee, primum simplices et tandem vel cum 
duobus loculis approximatis, vel cum quatuor, utroque loculo apicali minore, 19-28 fi. 
longée et 7-9 [x lataj. Ceeterae notae adhuc congruunt. 

Species illacorticola et saxicola nondum in Japonia lecta fuerat ; viget etiam in Asia (ins. Java) ; 
in America antarctica (Chile et terris Magellanicis) ; in Oceania(Australia, NovaZelandia, Tasmania 
et Polynesia). 

427. Sticta Mougeotiana Del. Hist. Lich., genre Sticta, 1825, p. 62, tab. V, fig. 13; 
Stictina Mougeotiana Nyl. Sijnojjs. Lich. I (1858-1860) p. 340 et apud Hue Lich. exot. 
n. 781 atque Stizenb.Z>/e Grûhchenjlecht. p. 131 ; Sticta Mougeotiana var. xantholoma 
Fée Essai Criji)tog. écorces officin., Supplém. p. 126, Mûll. Arg. Revis. Lich. Feeanor. 
p. 14; S. ergtroscxjpha Tayl. in Hook. Journ. of Botan. 1847, p. 181, Miill. Arg. Lich. 
Deitv. n. 1298 ; »S'. ggrosa Flot, ad intérim in Lechler Plant, ins. Maclov. n. 66, pr. p. 

In Asia: in Japonia legit R. P. Faurie corticolam in ins. Nippon, in Nasuzan, n. 332, 
30 julii 1897, et in Bandaisan, n. 884, 7 septembris 1898 ; in ins. Kiushu, in Taradake, 
n. 1675, 10 junii 1899; in ins. Yakushima, una ex ins. Riukiu, n. 2343, julio 1900; in 
ins. Shikoku, in monte Tsurugizan, n. 2567,junio 1900; sterilis. 

In Africa: 1. in ins. Borbonia legit fr. Rodriguez corticolam in Mafate et in loco indeter- 
minato, annis 1889-1890; raro fertilis. Legit in Celao cl. Mauritius Chauvet, 25 octobris 
1896 etcomm.comes de Poli. — 2. In ins. Madagascaria legit fr. Rodriguez in Imerina et in 
Ambosilra, anno 1889. 

Thallus rufescenti vel glauco-hepaticus, aut castaneus, procumbens et pro parte 
ascendens, plagas 7-25 cent, latas formans, nitidulus, anguste laciniatus et K supra et 
intus immutatus; laciniae 4-10 mm. latœ, ex ipso centro ortse, varie et fréquenter 
ramosa^, ramis apicem versus latioribus, ambitu iterum et breviter divisfe, et inter 
divisiones sinuatfe aut crenatte, atque apice sœpe nigrescente satis profunde crenatœ 
necnon quasi palmata; ; supra canaliculatœ et interdum in peripheria applanatœ atque in 
marginibus ascendentibus crispatisque pulviiiulis isidiosis apiceque citrino-sorediosis 
et aliquando in superficie ornata^ ; intus albidœ atque sub sorediis et sub pseudocyphellis 
citrinœ ; sublus convexœ, in centro fuscœ aut nigrescentes et plus minusve denudatae, ad 
peripheriam rubenti-ochraceœ, tomentosse tomento parvulo floccosoque et fuscescente et 
in apicibus albido et simplice atque pseudocyphellis 0,2-0,5 mm. latis, citrinis, subsphœ- 
ricis, prominulis pulverulentisque ornatae. Cortex superior 30-50 [x latus, albidus et 



LICHENES EXTRA-EUROP.EI. 85 

superne brunneus, pseudoparenchymalicus ex hyphis pluriseplalis cellulasque spluiMicas, 
vel subrotundas aut oblongas, lumine 3-4, aliquando 6 jjl lato et pariete parum crasso, 
efficientibus alque slralo amorphe et angusto teclis constitutus. In sLrato gonimico 
50 p lato gonimia subsphaîrica et 4-5 jx lata in glomerulis disposita et inter hos hyphae in 
cellulas sphsericas, diam. 7-8 jx latas et moniliformi-junclas inflatœ. Hypha; raedullares 
materia albida et prope corticem inferiorem hinc inde cilrina obteclœ, 3-5 fx crassœ, 
lumine duos crassitudinis trientes metiente, superficiei parallelœ et obliqucc, satis laxe 
implexa?. Cortex inferior 30 p. latus, brunneus, pseudoparenchymalicus cum cellulis in 
duobus seriebus dispositis, lumine 2-3 ;jl lato et pariete multum incrassalo, atque in parle 
medullsp ei adjacente hyphœ in cellulas oblongas, 5 [x latas, 5-6 moniliformi-junclas, 
ullima interdum latiore, diam. 8 p., inflatfe. In tomenti pilis hyphœ brunneai, 6-8 p. lalcP, 
remote et non constricte septatae et sœpe fasciculata'. Apothccia 1-2 mm. lata, margi- 
nalia et rarius submarginalia, sessilia, excipulo thallo concolore, verrucose rugoso et 
tomentello, margine verrucosa aul dentata, dentibus remotis atque disco fusco-nigro 
praedita. In excipuli corlice 80-120 [x lato et denlato, exterius hyphis liberis et constricte 
septatis ornalo, pseudoparenchymalico, hyphse verticales, multi-septalaî cellulasque 
angulatas aut oblongas, lumine 5-6, raro 8 [j. lato formantes ; margo propria non distincla ; 
in medulla hyphœ horizontales et obliquas, hinc inde in cellulas moniliformi-junclas 
inflalse, materia cilrina, K pallide flavenli dissoluta, obtectse ; sub corlice aut in basi 
medullœ plures gonimiorum glomeruli (quse nota non constans). Epilhecium nigrescens 
K violacée vel rubenli dissolutum ; hypothecium fuscescens ; paraphyses 95 vel 140 [j. 
alla;, 2-3 [jt, crassœ, articulatse et apice vix incrassalœ ; sporœ 8""', fuscœ, 1-3 seplata^ 
cum duobus vel tribus loculis, apicibus leviter atlenuaUe, 18-30 [x longse et 7-1 1 jjl latœ, 
immixtis 21, 29 et 30 [xlongis et 10, 12 et 9 p. latis. Gelatina hymenialis iodo cserulescens. 

— F. 1. xantholoma Delise Hist. Lich., genre Sticta, 1825, p. 63, tab. V, flg. 14 ; Sfic- 
tina Mougeotiana var. xantholoma Nyl. Sijnops. Lich. I (1858-1860) p. 341 etapud Hue 
Licli. exot. n. 781 atque Stizenb. Die Grubchenjlecht. p. 131 ; Sticia crocata Schœr. in 
ZoUing. Plant, javan. n. 2105 in herb. Mus. paris, et in meo. 

In Asia : in Japonia legit corlicolam R. P. Faurie in ins. Shikoku, in monte Tsurugizan, 
n. 2568, junio 1900 ; in ins. Kiushu, in Yatsushiro, junio 1900. 

In Africa : 1. in ins. Borbonia legil fr. Rodriguez corlicolam in Mafate et sine loco 
notato, anno 1889. — 2. In ins. Madagascaria, legil cl. Chenagon in monte Ambre prope 
Diego Suarez, anno 1889 et comm. cl. Renauld. 

A forma typica dilTert tantum marginibus thalli citrino-sorediatis aut pulverulentis 
atque glomerulis isidiosis omnino destilutis. Aliquando pauca puncta citrino-sorediosa in 
superficie thalli reperiuntur et sic ad formam sequentem tendit. Variai marginibus 
passim integris, hoc est non citrino-sorediatis. In eximio specimine herbarii mei ex ins. 
Borbonia apothecia numerosa et sporœ ut supra. 

— F. 2. aurigera Hue; Slicla aurigera Del. Hist. Lich.., Sticta (1825) p. 54, tab. III, 
fig. 8; Stictina Mougeotiana var. aurigera Nyl. Sgnops. Lich. I (1858-1860) p. 341 et 
apud Hue Lich. exot. n. 781 atque Stizenb. Die Grilbchenjlecht. p. 131. 

In Asia : in Japonia legit R. P. Faurie in ins. Nippon in Bandaisan, n. 884, 7 septembris 
1898; sterilis. 

In Africa : in ins. Borbonia legerunl fr. Rodriguez et cl. M. Chauvin, sicut supra indi- 
catum est; sterilis. 

A forma praîcedenle distat pulvinis citrino-sorediosis in superficie thalli sparsis. Mar- 
gines sunl eliam cilrino-sorediati ; color est saepe obscurior seu fusco-caslaneus atque 
laciniœ paulo majores et minus canaliculatic. 

— F. 3. albocyphellata ]\\xq; Stictina Mougeotiana var. albocijphellata Nyl. Sgnops, 



86 A.-M. HUE. 

Lirli. I (1858-18G0) p. 341 et apud Ilue Licli. exol. n. 781 alque Slizenb. Die Grubchen- 
/ïcrhl. p. 131. 

In AlVica : in ins. Borbonia legit fr. Rodn'guez corlicolam anno 1890; sterilis. 

Tliallu.s parlim hepalicus, parlim subglaucescens, sicuL in forma genuina divisas et 
canaiiculalus, sed margines ascendentes albido et rarius subflaventi sorediali alque 
pseudocyphelhi:? alba' et raro subflavenles. In bis tribus forinis noltu anatomicLe thalli 
sicut in forn)a typica, sed in lobis vetusUoribus illius f. alborij/ihcliaUi; cellula; corticis 
superioris majores evadunt et angulato-sphœricœ conspiciuntur. 

Vigent insuper S. Mougeotiana Del. typica in Asia (ins. Java) ; in Africa (ins. Maurilio, Socotra, 
Sancta Ilelena) ; in America mcridionali (Guyana gallica et ins. Juan Fernandez) ; in Oceania 
(Australia, Nova Zelandia et ins. Sandwich et Tahiti). — F. xanlholomu Del. in Asia (Cochin- 
chinna) ; in Africa (ins. Socotra et Comoris et in Usambara); in America meridionali (Guyana 
gallica et Brasilia); in Oceania (ins. Sandwich et Nova Caledonia). — 'F. auriijera {Del.) in 
Asia (ins. Java) ; in Africa meridionali ; in Oceania (ins. Sandwich, Nova Zelandia et Nova 
Caledonia). — F. albucijphcllata (Nyl.) est ins. Borjjonitu propria. 

428. Sticta granulifera Hue ; S. endochrijsa Nyl. et -S', orijgtnxa Nyl. pr. p. in herb. 
Mus. paris, in Chili legit Ch. Gay, herbier du Chili austral (3*^ envoi). 

Tliallus subflaventi vel glaucescenti-cinerascens, foliaceus, late expansus, plagas 15- 

20 cent, latas formans, opacus, late lobatus, K supra non mutatus et intus aurantiacus ; 

lobi 4-7 cent, lati, subimbricati, parum lobulati, sed crenati, crenis ambilu subrotundis 

et saepe simul sinuatis atque sinubus subrotundis separati ; supra in centre nunc kevigati, 

nunc, sicut in peripheria subreticulatim rugosi et inter rugas scrobiculati alque ubique, 

velut in S. vaccina Mont., tenuissime granuloso-rugosi ; intus intense citrini; subtus pal- 

lide ochracei vel in centro fuscescentes, subreticulatim rugosi atque tomenlo albido cine- 

reove, fasciculato, denso et in peripheria rarescente, rhizinis paucis fulcranlibus alque 

pseudocyphellis cilrinis, parvis, non semper prominulis pulverulentisque ornati. Cortex 

superior 25-60 [a latus, in superficie fréquenter hemisphœrico-umbonatus, albidus, pseuio- 

parenchymaticus, ex hyphis superficiei perpendicularibus, pluriseptatis et cellulas sphcc- 

ricas vel oblongas, lumine 6-10 [a lato et pariete tenui, superne minores formantibus 

constitutus; in lobis vetustoribus inter corticem pseudoparenchymaticum et gonidia, 

hyphœ nunc verticales, nunc varie directœ in strato 40 ^i. lato et superne zona amorpha 

10 a crassa. Gonidia nostocacea in strato crasso et inter hyphas gonidiales in glomerulis 

ssepe magnis sub cortice sila. Hyphœ medullares materia cilrina oblectœ, 4-3 [i. crassa3, 

lumine trientem crassitudinis metienle, superficiei parallelae et parum ramosœ. Cortex 

inferior 25-40 jx latus, albidus et superne ochraceus atque pseudoparenchymaticus cum 

cellulis oblongis, lumine 6-8 [jl lato. In pilis tomenti hyphœ 5-6 p. crassse, articulalae, 

sed non constricte, et sœpe fasciculatie. Apothccia 2-3 mm. lata, supra lobos dispersa 

et sessilia, passim numerosa, excipulo verrucose rugoso, margine inlegro atque disco 

obscure rufo prccdita. In excipuli cortice pseudoparenchymalico hyphœ verticales cellulas 

subrotundas vel oblongas, lumine 7-10 p. lato et pariete incrassato formantes ; marge 

propria non distincta ; gonidia in paucis glomerulis sub margine et basin versus sila. 

Epilhecium subnigrescens; hypolhecium ochraceum; paraphyses 100 jj. alite, 2 [x crassa3, 

articulataî et apice 4-3 p.melientes; sporœ 8"%hyalina3, 1-3 seplatœ, uno apice attenuatae 

36-62 p. longœ et 4 [x latte. Gelatina hymenialis iodo cœrulescens. 

Salis similis Slictœ vaccinx Mont., Ihallo similiter tenuiler in superficie granuloso- 
rugoso, sed meduUa cilrina et gonimia cserulescentia. Sticta gramdata Bab., Nyl. apud 
Hue Lich. exot. u. 846, gonidia sub cortice apolhccii prœbens, punclis pagina; superioris 
sorediosis magis recedit. 

Tab. VI, fig. 5, fragmen thalli cum apotheciis ad naturam delineatum. 



LICHENES EXTRA-EUROPiEI. 87 

2. — Thallm crectus badquc stipilalus. 

429. Sticta' endoehrysoides Hue; Stictina endochry soldes Miill. Arg. Lich. Beitr. 
(1S91) n. 1594. 

In America : in Chili corticolam legit cl. Gay, herbier du Chili austral, in herb. Mus. 
paris. 

Thallus subglaucescenti-cinerascens, erectus, sat tenais, stipitatus slipite 1 cent, longo 
et 3 mm. lato, 9 cent, al tus, opacus et sat late lobatus; lobi 2-5 cent. lati,e summo stipite 
orli,multum elongati,Scepe discretietapicelobiilorum connexi, nunc simpiices, nunc parce 
et irregulariter divisi, ambitu et apicepassim lobulati sinuatique; supra parum inœquales 
et peripheriam versus subreticulatim rugosi et inter rugas punctatim concavi atque obsolète 
lomentelli ; intus citrini ; subtus in centro fuscescentes et ad peripheriam subflaventi- 
ochracei, ubique reticulatim rugosi cum retis maculisbrevibus, tomento albido, brevi raro 
passim tecti, hinc inde glabri atque pseudocyphellis parvulis, verrucose prominulis et 
apice flavis increbre in rugis ornati. Cortex superior 40 (j. latus, albidus, pseudoparen- 
chymaticus ex hyphis pluriseptatis et cellulas subrotundas, diam. 6-7 [x., formanlibus 
conslans. Gonimia cœrulescentia, 4-5 |j. lata, in parvulis glomerulis inter hyphas gonidiales 
et in strato 40-GO p. lato sub cortice vigenlia. llyphœ medullares materia citrina K non 
mutata obtecta», 4 jx crassa^, lumine duos crassitudinis trientes metiente, superficiei 
parallelœ, parum ramosaj et parum stricte implexœ. Cortex inferior 30 |j. latus, albidus, 
pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 4-6 \j. lato et pariete crassiore quam in 
cortice superiore. Pili tomenti ex hyphis 6 [jl lalis, septatis, sed non constricte et saepe 
aggregalis constituti. Apothecia supra thallum sparsa et sessilia, subtus cava, primum 
globosa et verrucose rugosa, demum aplanata, 2-3 mm. lata, excipulo lœvi, breviter hir- 
suto, margine integro et tenui atque disco obscure rufo, nudo et interdum convexo pra?- 
dita. Excipuli cortex 90-110 [i latus, pseudoparenchymaticus cum cellularum lumine 
6-9 li. lato et in superficie hyphis liberis 4-6 ]x latis, constricte septatis, ornatus ; margo 
proprius non distinctus ; gonidia nulla; medulla materia citrina tecta. Epithecium rufes- 
cens ; hypothecium ochraceum et K pallide latericium ; paraphyses 120-130 ^ altœ, 
2 ix crassce. articulatte, apice vix incrassatse et arcte cohœrentes ; sporœ 8"% hyalina;, 
bacillari-fusiformes 1-3-7 septata?, 64-80 p. longse et 3-4 ix latae. Gelatina hymenialis iodo 
caerulescens. Spermogonîa in lobulis junioribus dispersa et immersa, demum verrucose 
prominentia et intus aurantiaca; spermatia recta, cylindrica, apicibus truncata,5 [x longa 
et 1 a lata; sterigmata 5 ix crassa et crebre articulata. 

Tab. YI, fig. 3, notabile thalli fragmentum cum apotheciis in naturali statura. 

Spécimen unicum, bene evolutum, inter exemplaria Stictx endochrysse Del., sicut 
plures aliîe species, in herbario Musei parisiensis jacens, et descriptioni a cel. Muller Arg. 
datée, stipite seposito, optime convenire videtur. Auctor ille incompletum exemplar coram 
se probabilius habuit. 

B. — Leucopseudocyphellatœ Stizenb. 
Die Gruhchenflecht. p. 126. 
Pseudocyphellse albae; nulla gonimia in apotheciis specierum infra exponendarum. 

430. Sticta argyracea Del. Eut. Lich., genre Sticta, 1823, p. 91, tab. VII, fig. 30, 
Wright L/c/i. Cuba n. 52; Lichen aryyraccus Bory de Saint Vincent Voyage aux quatre 
îles d'Afrique (1804), testibus Delise et Nylander, sed Krempelh. Geschichte und Litter. 



88 A. -M. HUE. 

lier Liclienolog. Il, p. 592 hoc nomen in opère citato non invenisse asseril (1); Slictino 
nrfiyracea Nyl. Si/nops. Lic/i. I (I808-I8GO) p. 334 et apud Eue Lir/i. exol . n. 768 alque 
Stizenb. Die Grilbchcnllcclil . p. 120; Sticta gyrosa Flot, in Lechler Plant, ins. Maclov. 
n. 66 ad intérim pr. p. 

In Africa : 1. in ins. Mascarenis legit Frapier; in ins. Borbonia corticolam legit fr. 
Rodriguez in vicinilate Sancti-Dionysii, altit. 600 m., in Mafate, in monte Salazia et sine 
loco indicato, annis 1887-1890; parce fruclifera. — 2. In ins. Madagascaria legit idem in 
Imerina, anno 1889; sterilis. 

In Occania : in ins. Tahiti legit D'' Savatier, campagne de la Mriyicieime, n, 1093, 
novembri 1877; sterilis. 

Thalliis nuncsubflaventi-glaucescens, nunc argillaceus alutaceusve, vel adhuc fusces- 
cens et in centro fuscus, rarius castaneus, apicibus saîpe obscurius tinctus, decumbens, 
plagas 10-15 cent, latas formans, nilidiusculus vel subopacus, anguste laciniatus, K supra 
et inlus non mutalus; laciniiB 8-10, raro 15 mm. latœ, interdum in centro et in peripheria 
imbricatœ, marginibus adscendentibus remote crenatse et sinuatœ, vulgo in centro tantum 
imbricata?, peripheriam versus liberae, varie vel subdichotome lacinulalaî, lacinulis sub- 
pinnatifidis et apice retusis; supra raro applanatte, sœpius canaliculalœ et fréquenter 
punctis parvis, albis sorediosisque alque etiam, sed non semper, glomerulis isidiosis, isidio 
ramoso concolore vel ctesio, et aliquando apice Iruncato alboque, ornatse vel in centro 
hoc isidio omnino obtectav, in marginibus similiter punctis albis sorediosisque et non 
raro confluentibus adspersse necnon passim isidiatae et quasi coralloideo-dissectse ; 
subtus fuscte et ad peripheriam ochraceae, tomento concolore, denso et floccoso tecta? aut 
partim denudatœ atque pseudocyphellis albis, prominulis et cortice thalli marginatis 
atque fundo pulverulentis ornataj. Cortex superior in speciminibus sive authenticis a 
Richard hortulano (in herb. meo) sive a fr. Rodriguez cunctis in ins. Borbonia lectis, 
35-40 [/. lalus, albidus vel superne brunneus, pseudoparenchymaticus ex hyphis superficiel 
parallelis, obliquisve et rarius perpendicularibus, pluriseptatis cellulasque vel angulato- 
sphsericas lumine 6-10 i). lato et pariete tenui, vel elongatas, horizontales aut verticales, 
lumine 12-16 [^ longo et 6 p lato, superne minores efficientibus alque strate amorpho 
albido, zonee brunneœ superposito tectse. In sorediis hyphœ liberœ, 3-4 p. crassae, seplalœ 
atque eis gonimia immixla. Gonimia oblonga 3-4 p. lata in glomerulis inter hyphas goni- 
diales passim verticales, sœpe varie et strictissime implexas : eorum stratum 40-60 [x cras- 
sum. Hyphee meduUares cum gonidiis materia albida densaque teclse, 3-4 \>. crassae, lumine 
dodrantem crassitudinis occupante, superficiel parallelse et obliquae, parum ramosae et 
stricte implexœ. Cortex inferior 30-40 [x lalus, totus albidus vel inferne brunneus, pseudo- 
parenchymaticus, ex hyphis superficiel perpendicularibus cellulasque angulato-oblongas 
vel passim fere triquetras, lumine 6-8plato, pariete parum crasso et inferne in unica série 
sphœricas, lumine 2-3 [j. lalo, formantibus constans. In tomenti pilis hypha; 8 u. crassa^, 
septattB sed non conslricle, aggregatse vel penicellalœ. Apolhecia 1-2 mm. lala, margi- 
nalia et supra thallum dispersa sessiliaque, excipulo primum verrucose rugoso et dein 
laevigato aut perenniter rugoso, margine integro vel subcrenulalo alque disco rufo aut 
obscure rufo prœdila. Excipuli cortex HO-120 lalus, albidus et extus leviler brunneus, 
pseudoparenchymaticus cum cellulis angulalo-rolundis, lumine 6-8 p. lalo, et inferne mino- 
ribus ; margo propria deficiens ; meduUa prope corlicem lacunose implexa ; nuUa gonidia. 
Epilhecium rufescens; hypothecium albidum vel pallide fuscescens; paraphyses 140 ui 
altœ, 3 p. crassae, articulatae et apice 4 p. metienles ; sporœ 8"'", fusca?, 1-septalae, apicibus 
paulum atlenuatœ, 24-28 [j. longa? et 7-9 p. latte. Gelatina hymenialis iodo cserulescens. 
Spermogonia non visa. 

(1) Rêvera hoc nomen sive in opère cilato, sive in ejus indice deesl. 



LICHENES EXTRA-EUROPiEI. 89 

Viget adhuc saxicola vel corlicola in Asia (in Japonia, ins. Bonin, legit Wright in the U. S. 
north Pacific explor. expedit. under comm. Hinggold and Rodgers, annis 1853-1850, in Cochin- 
chinna, in ins. Java et Ceylonia) ; in Afiica (in ins. Comoris, Sancti-Mauritii, San Tliome, 
Canariis ex lierb. cl. Thuret, in Usambara et promontorio Bonœ Spei) ; in America meridionali 
(Brasilia et Chili) et anlarctica (ins. Maclovianis). QuoadNovam Zelandiam dubitat Nylander Lich. 
N. Zdand. (1888) p. 29, affirmant vero Mûli. Arg. Consp. Lich. N. leland. (1894) p. 32 necnon 
Hellbom Lichenxa Nco-Zeland. (1896) p. 29 et hic posterior exemplaria ex hac insula vidit. 

Varietas sorediifem Del. ffist. Lich., Sticta, p. 93, tab. VIII, fig. 31, seu Sikiina 
argyracea f. isidiosa MùU. Arg. Lic/i. Bellendenicl (1891) p. /i8, ex Australia, atque 
etiam f. isidiophoi^a Nyl. Exposit. Lich. N. Caled. p. 41 non retinendœ videntur,nam 
in speciminibus supra expositis soredia non raro in isidium mutantur atque pars thalli 
isidio obtecta aliquando magna est. Alioquin isidium in hac specie characterem prœbet 
specificum, proindeque, elsi multiplicatum formam varietalemve producere non valet. In 
herb. Mus. paris, vocala fuerunt a cel. Nylander Stictina argyracea f. sorediifera (Del.) 
exemplaria quorum thalli lacinise 10-15 mm. latse, applanatse, vix impresso-insequales 
puncta argentea mox in glomerulos sphœricos isidiososque, isidio parvo et caesio mutata 
prrebent. 

In ins. Borbonia legit fr. Rodriguez exemplaria quorum thallus subglaucescenti-flavens, 
auguste laciniatus, applanatus aut parum inœqualis et supra sorediis albidis parvulisque, 
passim in isidio tenuissimo mutatis, subtus fuscus et in apicibus ochraceus atque optime 
fertilis. Similia in eadem insula legit Mezières-Lepervanche, anno 1840, in herb. ïhuret, 
et in ins. Sancti-Mauritii legit Robillard in herb. meo, a cel. Mtill. Arg. Stictina argy- 
racea var. flavescens (Del ) nominata fuerunt. Attamen ad Stictain flaventem Del. Hist. 
Lich., Sticta p. 117, tab. XI, fig. 47 A et B, secundum descriptionem figurasque non atti- 
nere videnlur. 

In herbario meo adest spécimen ab liortulano Richard in ins. Borbonia lectum, cujus 
thalli laciniœ in cenlro 12-13, et in apice 5-10 mm. latae, vix canaliculataî et marginibus 
fimbriato-dissectcC, apoLhecia valde aspera et etiam paulum isidiata cum margine subcre- 
nula^ta pra?bent. In alio exemplari ibidem a fr. Rodriguez lecto, laciniœ stériles 10-12 mm., 
fertiles autem 4-3 mm. latœ, canaliculatse cum apotheciorum excipulo parum rugoso et 
margine inlegro. In prioribus sporte 1-3 septatse, 24-33 [x longœ et 8 [jl latae ; in posterio- 
ribus magis numerosœ variabilesque, l-septatse, 20-29 ]t. longœ et 8-10 p. latse, immixtis 
22 a longis et 10 a latis atque 25, 30 et 33 ja longis et 8 [x latis. Inde patet Stictam aspe- 
ram Laur. inL/«?z.l827, p. 41 sen Stictinam argyraceam var. asperam Miill. Arg. Revis. 
Lich. Feean. p. 14, Stizenb. Grilbchenflecht. p. 127, his verbis ab hoc auctore definitam : 
« Laciniis thalli quam in typo angustioribus, margine apotheciorum aspero, crenulato », 
in forma typica includi. Sporse apud eumdem 22 ^ longae et 11 p. latœ, sed e numerosis 
supra passim allatis exemplis labantem notam in stricta sporarum mensura adesse 
liquet. 

431. Sticta dolera Hue. 

In Africa : in ins. Borbonia, legit fr. Rodriguez in Mafate et sine loco indicalo, anno 
1889. 

• Thallus cinerascenli-glaucescens, vel pallide flavescens brunneusve, procumbens et 
simul pro parte ascendens, plagas 6-18 cent, latas formans, subnitidus, parum late laci- 
niatus, K etCaCl extus intusque immutatus ; lacinise 5-15 mm. latœ, irregulariter lacinu- 
latcB, lacinulis 3-6 mm. latis, sinubus rotundis separatis, in centro imbricatse, in peripheria 
liberœ ; supra passim impresso-inaequales, passim foveatse, foveis usque 3 mm. latis, raro 
canaliculatœ ; ambitu et apice sinuato-lobulatse et simul crenulatae, marginibus ascendentes 
et limbato-sorediatoe sorediis albidis pulverulentisque; subtus fuscse et ad peripheriam 
Nouvelles Akchives du .Muséum, i^ série. — lil. 12 



90 A.-M. HUE. 

ochracesp, ubique lomentosce tomenlo concolore parvuloque, aut in centro glabrse atque 
pseudocyphellisO,l-0,5mm. latis,sphaM-icisohlonRisve, pure albis, prominulis atque pulve- 
rulenlis ornalœ. Cortex superior 40 [k latus, lotus albidus vel superne paulum brunneus, 
pseudoparenchymaticus ex hyphis superficiel nunc omnino parallelis, nunc obb'quis, nunc 
fere perpendicularibus, crebre septatis cellulasque sphan-icas, oblongasve et aliquando 
ramosas, lumine 2-i ji, lato et pariete parum crasso l'ormantibus atque in zona superiore 
e duobus hyphis semper parallelis cum cellulis minoribus conslitutus. Gonimia brunnes- 
centia, -4-6 p. lata, oblonga in glomerulis magnis stratum 30-45 tj. latum l'ormantibus sub 
cortice posita; passim inter hos glomerulos hyphte verticales aut normales, aut in cellulas 
7-8 fi latas, sphœricas vel oblongas et moniliformi-junctas inflatre; ilhie cellulaî hinc inde in 
medulla vigentes. Hyphae meduUares maleria albida tectas, 'A-A ;j. crassœ, lumine dimidiam 
crassitudinis partem occupante, superficiel parallelae, parum ramosse et parum stricte im- 
plexœ. Cortex inferior 20-30 |x latus, albidus aut brunneus, velut superior formatus sed 
cellulœ rariores et eorum lumen 3-6 p. latum et paries incrassatus. In tomentopili ex hyphis 
(5-7 li. crassis, septatis sed non constricte atque fasciculatis constans. Apothecia rara, 
5 mm. lata marginalia sessiliaque, excipulo verrucose rugoso, margine integro et fera 
excluso atque disco nigro prœdita. Excipuli cortex 100-120, et in margine 60 ^i. latus, 
albidus et inferne brunneus, dentatus, pseudoparenchymaticus cum cellulis angulato- 
oblongis, lumine 4-8 [i. lato atque extus prope basin pilosus, pilis ex hyphis 10 ik latis, 
septatis, sed non constricte atque cellulas oblongas et quadrangulas aut fere quadratas, 
pariete crasso, formantibus constitutus; margo propria deflciens; nulla gonidia. Epithe- 
cium nigrescens; hypothecium fuscescens ; paraphyses 140 jj, altse, 3-4 [>. crassîe, articulaire 
et apice capitatœ, 6-8 ^ metientes et arcte inter se cohaerentes; sporte 8""^, hyalinse et in 
thecis inclusse leviter fuscidulfp, 1-3 septatœ, apicibus paulum altenuatse, 26-30 p. longse 
et 7-9 IL lalœ, immixlis 26-30 jx longis et 8 ij. latis. Gelatina hymenialis iodo Ccerulescens. 
Hsec species Stlctam intricatain Del. aspeclu exteriori bene simulât etab ea solis notis 
anatomicis secerni potest, inde nomen impositum ex adjectivo graeco, SoXspôç, oc, ov, 
decipiens. Jam lecta fuerat in ins. Borbonia a cl. Richard, inherb. meo, et a cl. Mezières- 
Lepervanche, in herb. Thuret, et Stictina intricala Nyl. denominala. 

432. Stieta intricata f. subargyraceaHue; 5'//c^/'nrt intricata î.aubargyracea Nyl- 
in Flora 1886, p. 172 et apud Hue Lich. exot. n. 769, Mull. Arg. Consp. sijsfem. Lich. Nov. 
Zeland. p. 32 et Stizenb. Die Grûbchenflecht. p. 127. 

In Oceania : e Nova Zelandia a sir Locke Travers ad universalem exhibitionem Parisiis 
anno 1889 celebratam saxicola missa. 

Thallus obscure vel subochracee alutaceus, procumbens, plagas 10-13 cent, latas 
formans et opacus; lacinite 5-15 mm. lalse, varie ramosse, ramisimbricalis; supra punctis 
albis deslilutse, profunde canaliculalse et in marginibus ascendentibus primum albido- 
sorediatse et mox lateque cœsio-isidiatse isidio apice albido et farinoso, raro in superficie 
partium juniorum similiter csesio-isidiataî ; sublus convexse, paginœ superiori concolores 
et in centro fuscescentes, lomento dense obtectse atque cyphellis albis parvulisque pree- 
sertim peripheriam versus ornatse. Cortex superior 70-80 jx latus, albidus et superne in 
zona 10 pL lata brunneus, pseudoparenchymaticus ex hyphis superficiel perpendicularibus, 
pluriseptatis cellulasque angulato-sphsericas, lumine 7-12 u. lato et pariete salis tenui 
formantibus atque supra zonam brunneam unicam hypham parallelam cum cellulis parvis 
complectentem strato amorpho angusto teclis conslitutus. Gonimia obscure cserulescenlia, 
4-6 p. lata in glomerulis magnis et hyphis gonidialibus verticalibus et non septatis fré- 
quenter interruptis stratum 80 \j. latum efficientia. Hyphœ meduUares 3-5 (x. crassse, lumine 
dodrantem crassitudinis tenente, materia albida obtecta", superficiel parallelse passimque 



LIGHENES EXTRA-EUROPiEI. 91 

ramosee et salis stricte implexfe. Cortex inferior 40-50 ix latus, albidus aut inferne leviter 
argillaceus, pseudoparenchymalicus cum hyphis superficiei perpendicularibus et cellu- 
laruni lumine S-10 ix lato. Tomenli pili hyphis 6 jj, latis, septatis sed non constricle, soli- 
tariis vel aggregalis formati. Sterilis. 

Lecla fuit iila forma etiam in Africa (ins. Teneriffa et San ïhome) et in Europe (Hibernia). 
Hic proxinius locus a nullo ex anglicis scriptoribus indicatur. 

In Sticfn mtrlcafa Del. Ilist. Lich., Sticta p. 96 et lab. VII, fig. 33, seu Sficlina intri- 
cata Nyl. Synops. Lich. I,p. 334 etapudHue Lich. exot.n. 769, semper sterili observata, 
thallus supra similiter canaliculatus ; ejus laciniaî intricata? et in marginibus albido- 
sorediatse, sed non isidialte. Cortex superior 40 [x lalus, albidus, pseudoparenchymalicus 
ex hyphis superficiei perpendicularibus, pluriseptatis cellulasque angulato-sphaericas, 
raro et superne lantum horizontales et oblongas, lumine 6-12 fx lato efficientibus atque 
in zona externa, 6-8 [x lata ex unica vêle duobus hyphis superficiei parallelis cum cellulis 
parvulis et pariele incrassato constans. Gonimia 4-6 p. lala, violacée Ccerulescentia, in 
glomerulis magnis aggregata. Hyphse medullares maleria albida leclœ, 2-4 a crassse el 
eoruni lumen dodrantum crassitudinis metiens. Cortex inferior 30-40 [j. latus, albidus, 
pseudoparenchymalicus ex hyphis superficiei perpendicularibus, 2-3 septatis cum cellu- 
larum lumine 5-7 ^ lato el pariele incrassato. Istse notée ex exemplari in promontorio 
Bonse Spei lecto, in herb. Mus. paris., depromplcç. 

Sticta Dozjjana Mont, et van den Bosch Plantœ Junghuhn., Lichenes, p. 10 et Mont. 
Sylloge p. 326, seu Stictina Do:yana Nyl. Synops. Lich. I, p. 335 el apud Hue Lich. 
exot. n. 770, quanquam S. argyraceœ Del. el prœserlim iS". intricatœ Del. affinis dicatur, 
ab eis valde diversa est. Illius thallus supra reliculalim scrobiculalus, marginibus simi- 
liter limbato-soredialus, sed sorediis passim albidis, passim citrinis, atque sublus pseu- 
docyphellœ nunc albida?, nunc pallide citrinae. Corlices tum superior, lum inferior 
atque etiam in apothecii excipulo, hyphas superficiei perpendiculares, constricte septatas 
ramosasque el rele maculis parvis (in excipulo majoribus) formantes praebent.Sub slrato 
gonimico, in medulla Ihalli apotheciique hyphœ passim in celiulas sphgericas oblongasve, 
7-8 y. latas et 3-4 vel 7-8 moniliformi-junctas inflatœ. In apotheciis inter corticem medul- 
lamque pauci gonimiorum glomeruli ; in lateribus corticis maleria obscure rubescens, 
K latericiaevadens el in raphides dissoluta; epilhecium K rubenti dissolulum.Ob corticis 
strucluram ad aliam subdivisionem pertinel hœc species. 

§ II. — Cyphellat^ Nyl. 

Conspect. Stict. (186S) p. 4 et apud Hue Lich. exot. n'' 785-811 atque sectio C. Eiicy- 
phellatce Slizenb. Die Grilbchenflecht. p. 131. 

A. — Thalli laciniœ ex toto prostratce aut pro parte ascendentes. 

1. — Lecanostictina Wain. Étude Lich. Brés. I, p. 187. — Apolhecia gonidia con- 
tinenlia. 

NuUa ex hac divisione species est hic exponenda. 

2. — Eustictina Wain. Étude Lich. Brés. I, p. 189. — Apolhecia gonidiis destituta. 

433. Sticta tomentosa Ach. Method. LJch. (1803) p. 279, Licheiiogr. unie. p. 450 el 
Synops. Lich. p. 234, Delise Hist. Lich., Sticta p. 73, lab. YI, fig. 19 el Tuck. Synops. 
.\orth Aineric. Lich. I, p. 97 ; Lichen tomenlosus SwarU lYoo. gen. et spec. Plant, seu 



92 A.-M. HUE. 

Prodr. (lescript. vegc/ab. Ind. occident. (1888) p. 146, Flora Ind. occident. III, p. 1903; 
Sticlina tomentosa Nyl. Sijnops Lich. I (1858-1860) p. 343 et apud Hue Lich. exot. 
n. 791 alqueSlizenb. Die Griibchen^leclit. p. 13-2; Sticta bicolor Tayl. in Hook. Journ. of 
Botnn. (1847) p. 183, teste Miill. Arg. Lich. Bcitr. n. 1245. Exsiccala in herb. Mus. 
paris. : Voyage Funck et Schlim e Venezuela, n. 1087 et e Nova Granata, n. 1233; coll. 
Linding e Nova Granata, n'' 82 et 120 (hœc posterior f. latior Nyl.) etSpruce Lich. Amaz. 
et And. n. 80. 

In Africa : 1. in ins. Borbonia legit corlicolam fr. Rodriguez in Mafate et sine loco incli- 
cato, anno 1889. — 2. In ins. Mauritio legit idem et in eodem anno. 

In America : 1. in republica Mexicana legit supra saxorum Muscos (ut videtur) D"" Paul 
Maury in Tianguislengo, E''" de Hidalgo, 24 aprilis 1891. — 2. In ins. Guadalupa legit 
Lhorminier ad arbores in montibus, n. 6 pr. p., anno 1862. 

Tlialiiis vel glaucescens vel alutaceus aut fuscescens, procumbens et pro parte ascen- 
dens, parum expansus, plagas 6-JO cent, latas formans, nitidus vel opacus, parum laie 
laciniatus, K extus et intus non mutatus ; laciniœ 1-2,5 cent, latip, nunc e basi, nunc paulo 
postbasin ortee, pluries, irregulariter et parum profunde lobulalœ, lobulis 8-15 mm, lalis, 
sinubusaulaculisangustisquevelsubrotundisetpatentibusseparalis,inapiceelinlateribus 
aiit intégra' aut sinualœ subcrenatseve ; in margine ciliata* aulglabra:' ; in superficie a>quales 
aut parum irapressa?; subtus fuscse vel ad peripheriam ochracea; ; subtus tomento fusco, 
denso, longo floccosoque et in peripheria cinerascente brevioreque obteclœ atquc cyphellis 
0,2-1 mm. latis, albidis, prominulis et sœpe spbairice cortice inferiore limbatis ornata?. 
Cortex superior 30-40 et eliam 50 p. latus, albidus, pseudoparencbymaticus, ex hypbis 
pluriseptatis cellulasque vel sphœricas vel angulato-spliœricas aut oblongas, interdum 
horizontaliter oblongas, lumine nunc 6-8, nunc 9-15 [x lato et teslaceo parieteque parum 
crasso, superne minores, lumine 3-4 p. lato et pariete incrassato, sa?pe in unica hyphse 
parallela contentas formantibus, constitutus. Gonimicum slratum 30-45 y. latum et gonimia 
3-5 u. lata, cœrulescentia aut violacea in glomerulis aggregata prœbens. Hyph» meduUares 
maleria albida obtectœ, 3-4 ;x crassse, lumine duos trientes crassitudinis melienle, super- 
ficiel parallelse, fréquenter ramosse et stricte implexse. Cortex inferior 30-40, et eliam 50 \). 
latus, fere totus brunneus, pseudoparencbymaticus cum cellularum lumine 5-8 et etiam 
14ij. lalo alque inferne minore. In tomenli pilis hypbœ 8 p. lata" cellulasque quadrato- 
oblongas formantes. In cyphellis cortex 30 ij. lalus, pseudoparencbymaticus cum cellulis 
sphœricis 6-10 p. latis, atque extus libéra-, minores necnon gemmatum species prsebentes; 
ille cortex summus seu in parle exteriore intus recurvus. Apothccîa 1-2, rare 3 mm. lata, 
marginalia et rarius, sed fréquenter inquibusdam formis, supra thallum dispersa, sessilia, 
excipulo subrugoso atque pilis albis ornato aut demum glabro, margine integro discum vix 
superante et disco pallide vel obscure rufo prsedita. Excipuli cortex 140-160 jj. latus, 
extus pilis, sicut cortex inferior ornatus, totus e medulla ortus, pseudoparencbymaticus, 
ex hyphis verticalibus pluriseptatis cellulasque oblongas vel angulalas aut fere 
quadratas, lumine 5-10 xt. lato et inferne minore efficienlibus constans ; mpdulla strictis 
sime implexa ; nuUa gonidia. Epithecium pallide rufescens; hypotbecium flavum, K ochra- 
ceum evadens; parapbyses 150 y. allaj, 3-4 p. crassse, arliculalœ et superne constricte, 
apice 6-7 et etiam 9 jx metientes ; spor* 8"'% hyalina-, 1-3 septatfo, utroque vel sallem 
uno apice attenuatœ, 42-46 p. longœ et 6,5-7 p. lalae, immixtis 37 a longis et 8 p. latis. In 
specimine a cl. Weddell in Bolivia leclo, in lierb. Mus. paris, sporœ normales 45 p. 
longae et 7 p. latae, cum aliis 25-28 p longis et 8 p lalis. Gelatina hymenialis iodo cœru- 
lescens. 

Viget insuper in Africa (Gui nea, Usambara, Natalia et ins. Madagascaria et Sanctœ Helenœ) ; in 
America meridionali Costa-Rica, Columbia, Peruvia, Brasilia et Bolivia). 



LICHENES EXTRA-EUROPiEI. 93 

— Var. 1. ornata Hue; Stictino tomentosa var. orixatn Milll. Arg. Lich. exot. (1895) 
n. 105 el Slizenb. Die Gri/bc/icti/Iec/it. p. 133 ; Sticta que?'cisans var. ornata Mùll. Arg. 
Lich.Neo-Gi^enad. (1879) p. 11. 

In America : in ins. Guadalupa legit Lherminier in svlvis monlanis, ad truncos, sine 
numéro, anno 1802. 

Thallus subflavenli-glaucescens, 4 cent, allus; ejus laciniœ e basi orlce, 5-6 mm. latœ, 
irregulariler ramoScP, divisionibus ullimis brevibus, ambitu sinuatae et crenatse atque fré- 
quenter in margine pilis penicellalis, 0,5-1 mm. allis ornalie; sublus fuscse et dense 
tomentosa^ atque cyphellatce sicut in forma genuina. Cortex superior 25-30, et inferior 
20 [JL latus et uterque eodem modo ac supra l'ormalus. Apothccia parva, marginalia aut 
submarginalia, excipulo setigero vel demum glabre alque disco nigrescente prœdita. 
Excipuli cortex 80-100 {* latus et exteriuspilis ramosis ornatus; paraph3ses 100-120 a alise 
et 2-3 p. crassa?; sporte 1-3 septalœ 27-36 [x longœ et 6,5-7 ui lalœ. Gelalina hymenialis 
iodo caerulescens et mox fulvescens. 

A forma lypica laciniis angustioribus et pilis penicellatis munilis differt. In Columbia 
autem, secundum descriptionem, lacinia^ e contra laliores. Non fuit alibi observata. 

— Var. 2. dilatata Nyl. Enum. rjénév. Lich.^Supplém. (1858) p. 355 ; Stictina lomen- 
tosa var. dilatata Nyl. Si/7iops. Lich. 1 (1858-1860) p. 344 et apud Hue Lic/i. exot. n. 781 ; 
Slizenb. Die Grilbclirnflecht. p. 132; ad hanc perlinere polius videtur figura operis Delise 
supra citata. Exsiccala in lierb. Mus. paris. : e Nova Granala, Goudot n'" 21 et 31, Lindig 
n. 1236 et Mandon Plant. And. Boliv. n. 1745. 

In America : 1. in republica Mexicana legit D'' Paulus Maury corlicolam in Chimaleapan, 
cerro de Santiago, cerca de Lerma, n. 3327, 26 julii 1890. — 2. In ins. Guadalupa legit 
Lherminier, n. 6, pr. p., anno 1862. 

Thallus glaucescens vel alulaceus, monophyllus, substipitatus, 5-14 cent, lalus, laie 
lobatus, lobis 2-5 cent, latis, parum profundis, ambitu rotundis vel subrolundis et irre- 
gulariter crenalis ; subtus cinerascens autpallide ochraceus el in cenlro tanlumfuscescens, 
dense tomenlosus alque cyphellis 0,5-1,5 mm. latis ornatus. Cortex superior 25-30 a latus 
cum cellulariim lumine 5-8, et eliam 12 [x lato, atque superne 4-5 a tantum metiente. 
Cortex inferior 20-35 a lalus. Apothccia submarginalia et simul supra thallum sparsa, 
numerosa cum excipulo lœvi et plus minusve setigero. Cortex excipuli 100-140 [x latus et 
pseudoparenchymalicus, sicut thalli corlices; paraphyses 120-140 jx altae, 2-3 p. crassœ et 
crebre articulatte ; sporff" in exemplari Mexicano 32-34 u. longa» et 5-6 ;j. lalae ; in Guadaki- 
pensi, 54-66 a longœ et 6,5-7 p. latœ, immixlis52 ]j. longis et 7 p. latis. Gelatina hymenialis 
iodo ca;ruiesccns. 
Lecla fuil insuper in Columbia et in Bolivia. 

— Var. 3. papyrina Hue; Stictina ambavillaria var. papyrina Nyl. Synops. Lich. I 
(1858-1860) p. 346 el apud Hue Lich. exot. n. 799 alque Slizenb. Die Grubchenllecht. 
p. 134. Conf. Mull. Arg. Lich. Beitr. n.62. 

In Africa : in ins. Mascarenis legit Frapier. 

ïhalliis cinereo-glaucescens, minus expansus, lenerior et angustius lobatus quam in 
forma genuina. Cortex superior 25-30 u. latus eodem modo ac in illa forma constitutus; 
inferior 15-20 a latus cum cellulis in una vel duobus seriebus. Apothccia 0,6-1 mm. lata, 
marginalia et supra thallum dispersa cum margine subcrenulato et excipulo sallem ab 
initio lomentello. In excipulo cortex 60-100 jx lalus cum cellularum lumine 9-15 [j. lato ; 
paraphyses 90-100 tx altœ, 2-3 ix crassœ, constricle et remole seplatœ ; sporœ 3-seplatœ, 
30-42 u. longœ el 6-7 alatae. Gelatina hymenialis iodo ca>rulescens. 

Varielas his insulis et ins. Madagascariœ propria. 



94 A. -M. HUE. 

Stir/a (SUclina) guercisnns var. (lama'cornifolia Tuck., "Wright Z,?c/?. Cvha n''5o, 56 
et 58 a celeb. iMiill. Arg. Lich. Beilr. n. 1625 ad Slirliitam lomen/osatn relata et S. lomen- 
losa var. (/aiiia'rnnii/'olin vocata fuit. Qua'dam ex his nuinerosis speciminibus sub ^V. 
tomentosa certe scribi debent, sed aliaaliquidinlermedium inter utramque speciem expri- 
mere videnlur. In iino exemplarium n. 55, sporœ 24-32 \}. longa? et 7-8 |x latœ; n. 59, 34-42 
et 44 fi longa^ et 0-7 et 8 \j. latœ ; n. 58, 22-40 \t. longœ et 8-10 \^. lala^. Ut res certe slabi- 
liatur cuncla specimina seorsum examinanda forent, sed nullum ad S. Weigelli seu 
quercisnntem, ob defeclum isidii et pilorum e cellulis spha^ricis moniliformi-junclis 
cornpositorum allinere censeo. 

434. Sticta dactyloticarpa ikie. 

In America : in Brasilia legit corticolam S. M. dona Theresia Christina Maria, hujus 
regionis iinperalrix, anno 1889. 

Tlialliis obscure vel fuscescenti-alulaceus, procumbens et pro parte ascendens, plagas 
8-iO cent, latas formans, opacus vel subnitidus, sat late lobatus et K extus et immutatus; 
lobi 2-3,5 cent, lati, in centro imbricali et in peripheria liberi, ambitu rotundati, integri 
vel passim semel aut iterum lobulati; supra passim eequales, sœpe rugosi rugis 
interdum subrcliculatis aut punctato inœqnales; in marginibus nec isidiati, nec ciliati, 
sed vulgo auguste denigrati; intus albidi; subtus tomento fusco, denso et flocoso 
ouinino obteclse alque cyphellis 1-2 mm. latis rarisque ornatse. Cortex superior 40 [t. 
latus, albidus et pseudoparenchymalicus ex hyphis pluriseptalis cellulasque angulato- 
sphaericas, lumine (»-10 p. lato, interdum horizontaliter oblongas, lumine 20 [j. longo et 
7 [t. lato, atque superne in unica série minores formantibus constans. Gonimia obscure 
ca?rules(;entia, 3-6 p. lata, in giomerulis congregata alque slratum 50-80 [ji, latum prœben- 
lia. Hyphœ medullares 3-5 ;j. crassœ, lumine crassitudinis dodrantem tenenle, materia 
albida tectœ, superficiel perpendiculares, fréquenter ramosa; et parum stricte contexte?. 
Cortex inferiiir 30 [hiatus etinferne obscure flavens, pseudoparenchymaticus cum cellu- 
larum lumine 8-10 pt. lato. In tomenti pilis hypha? 7-8 [a latue, remote et non constricte 
septalse alque fasciculataî. In cyphellis cortex 30 jx latus, materia subQavente obtectus et 
pseudoparenchymaticus cum cellulis sphaericis, diam. 6-i0[j.metientibus;extus seu in fundo 
cellulœliberœ minores. Apothccia2 4 mm. lata, circaiobos in apicelobulorum breviter et 
quasi digitale protractorum, singulum raro duo in singulo lobulo enata(inde thallo breviter 
pedicellata), excipulo margineque verrucose rugosis, glabi-isque atque disco rufo-fusco 
prsedita. Excipuli cortex 100-120 (.«. latus, dentatus et pseudoparenchymaticus cum cellulis 
angulato-oblongis vel verlicaliler elongatis, lumine 6-12 p. lato ; medullares hyphte materia 
subflavenle etK pallide fia va obtectae etlacunose implexae. Epithecium pallide rufescens ; 
hypothecium flavidum, K non mulatum; paraphyses 140 |j. altse, 2-3 p crassse, articulatse 
apice vix incrassatœ et arcle cohœrenles; sporse 8"'% hyalinœ; utroque apice attenuatse, 
30-38 II. longa3 et 6-8 [j. latse. Gelatina hymenialis iodo cœrulescens. 

Alfinis Stlctœ iomentosœ Ach. et praîsertim ejus \arieia,ii pericarjjœ (Mûll. Arg.) Hue, 
seu Stlctinœ pericarpœ Nyl. apud Hue Lich. exot. n. 792, a qua apotheciis non supra 
thallum et prope margine sed in apice lobulorum natis atque thallo non ciliato jam recedit. 

435. Sticta "Weigelii Wain. Étude Lich. Brés. I (1890) p. 189 et Lich. Brasil. exsicc. 
n. 1047; S . damœcornis ^S. Weigelii Xch. Lichenogr.univ. (1810) p. ^it^&iSynops. p. 237, 
secundum herb. Acharii, teste Wainio ; Lo6a?'m quercizans Mich. Flora Bor.-Americ. II 
(1803) p. 324, et secundum spécimen au thenlicuui in herb. meo; Sticta querci^ans Del.IIist. 
Lich., Sticta, p. 84, tab. III, fig. 26 et Tuck. Sgnops. lYorth Americ. Lich. I, p. 98, atque 
Lich. Americ. septentr. exsicc. n. 66, non S. quercizans Ach. Sgnops. Lich. p. 234, 
qufe, teste Wainio, ad Lobariaia crosaia (Eschw.) pertinet ; Stictina quercizans Nyl. 



LIGHENES EXTRA-EUROP.ET. 95 

Srjnops. Lich. I (1858-I8G0) p. ^44 et apud Hue Lich. e.rnt. n. 794, Miill. .\rp;. Lich. 
Miyosli. p. 1:23 et Stizenb. Die Grdbchenflerht. p. 133. Exsiccata in herb. Mus. paris,, 
Lechler Plant. Magellan, n. 1346 et Plant. Peruv. n. 2730 et Plant. Chilens. n. 647 (in 
herb. meol; e Nova Granata, Goudot, n. 18 et coll. Lindig n'^ 2527 et 2539; Herb. Ind. 
orient. Hooker fil. et Thomson, n. 19S4, et Wright L/cA. Cuba n. 54. 

In Asia : in Japonia legit H. P. Faurie ad saxa in ins. Kiushu, in ïaradake, n. 1688 ; 
sterilis. 

In Africa : 1. in ins. Rorbonia legit fr. Rodrigue?, lignicolam et corticolam prope Sanc- 
tum Dionysium, in Mafate et sine loco indicato, annis 1887-1890. — 2. In ins. Madagas- 
caria legit idem in Imerina, anno 1880. — 3. In ins.Nossi-Comba e Comoris legit cl. domina 
Renata Caillet, altit. 400-600 m., 15 martii 1891. — 4. In Senegambia legit corticolam cl. 
Heudelot; omnia hœc specimina sterilia. 

In America : 1. in Ohio legit Lesquereux ad lupes, n. 277. — 2. In Louisiana legit 
Fealermann ; legit etiam abb. Langlois ad arboris Iruncum prope fluvium Covington, n. 78, 
6 augusti 1885. — 3. In republica iMexicana legit D'' P. Maury in Chimaleapan, cerro de 
Santiago, cerca de Lerma, n. 3327, 24 julii 1890, in Motzorongo, D" de Cordova, 15-25 fe- 
bruarii 1891, in Tianguistango, W" de Hidalgo, n. 5942, 24 aprilis 1891, et in Tamazem- 
chale, cerro de S. Francisco, n. 6642, Il maii 1891. — 4. In ins. Guadalupa legit Lher- 
minier ad truncos in sylvis montanis, n. 6 pr. p., anno 1862. — 5. In Columbia legit fr. 
Emilio in vicinitate Rogota ad cortices et ad rupes irrigatos, altit. 2 600 m., nnno 1898 et 
comm. fr. Grasilien. — 6. In Guyana Batavorum legit cl. Kegel. — 7. In Brasilia legerunt 
corticolam S. M. dona Theresia Chrislina Maria, hujus regionis imperatrix, anno 1889, et 
cl. Azevedo Sampaio prope Sao Paulo, anno 1894. Omnia ha3c specimina, excepto uno e 
Columbia, sterilia sunt. 

Thallus pallide vel obscure alutaceus aut fuscescens vel plumbeo-glaucescens, rarius 
rufescens, procumbens aut pro parte subascendens, interdum suborbicularis, plagas 
5-20 cent, latas formans, nitidulus, satis late lobalus, K extus inlusque non mutatus aut 
intus leviter flavens; lacinise 5-25 mm. latte, pluries et irregulariter divisée lobis sinubus 
aculis separatis, imbricalis aut subliberis, apice rarius subrotundatis crenatisque, ssepe 
varie ramosa?, integrfe sinuatœve, in marginibus ascendentes flexuosseque isidio cineras- 
cente aut fusco, crebro ramosoque fréquenter ornatae atque interdum albido vel nigro- 
ciliatse; supra passim applanatse et fequales, passim insequales aut concavae; intus albidae 
aut subflaventes ; subtus fuscse, raro ad peripheriam pallidiores, dense lomentosse tomento 
concolore et floccoso atque cyphellis 0,3-0,8, aliquando 1,5 mm. latis ornala'. Cortex 
superior 30-45 [x latus, albidus et vulgo superne brunneus, pseudoparenchymalicus, ex 
hyphis septalis 3-5 cellulas irregulariter superposilas, lumine 5-14, et in série superna 
3-5 [i lato formanlibus constans. In isidio cortex pseudoparenchymalicus, 6-10 \l latus, et 
in medio hypha? et gonimia. Stralum gonimicum 30-40 [j. latum, gonimia 3-6 [i. lata in glo- 
merulis pnebens et inter eos hyphœ septalœ. Hypha- medullares 3-4 [jl crassa», lumine 
dodrantem crassitudinis occupante superticiei parallelae, sœpe ramosa-, dense implexae 
atque inferne aliquando in cellulas sphsericas inflatae. Cortex inferior 20-30 [x latus, pseu- 
doparenchymalicus, e duobus, raro tribus cellulis, lumine superne 10-10 et inferne 6-8 \j. 
lato constilutus. In tomenti pilis hyphae duplicem formam ostendenles : vel abbrevialaî 
et cellulis sphcericis, diam. 6-8 \j., moniliformi-junctis formata? et plures saepe congregalaî ; 
vel elongatœ, 7-8 \j. crassEe, remote septatae cellulasque oblongas, pariele parum crasso, 
formantes, fasciculatœ et ramosœ atque vulgo cellulis sphœricis moniliformi-junctis late- 
raliler ornatse. In cyphellis utrinque cortice inferiore marginatis cortex 30-40 [x latus ; 
in eo cellulfe sphœricœ his modo expositis omnino similes, stratum pseudoparenchyma- 
licum pra;benles, et exlus plures libéra? atque ultimse minores, atque pauca corpuscula 



9G A.-M. HUE. 

cylindrica, recta, 4 [l longa et 1 u. lata ferentes. Apothecia l,5-'t mm. lala, marginalia 
el supra thallum sparsa, sessilia, excipulo rugoso etaliquaiido tomentoso, margino crenu- 
lato atque disco rulo aut l'uscescenteprœdita. Excipuli cortex 80-150 p. laLus, pseudoparen- 
chymalicus, denlalus,ex hyphis verticalibus pluriseptatis cellulasque angulato-sph^ericas, 
lumine 8-12, vel 10-16 jx lato formantibus conslans; nec margo propria, nec gonidia ; 
mediilla lacunose implexa et K flavens. Epilhecium pallide vel obscure rufescens; hypo- 
Ihecium albiduin ; paraphyses 140-150 [x ait», 2 a crassœ, articulatœ et apice 4 [jl metien- 
tes et arcte cohœrentes ; Ihecœ 90-105 a longœ et 18-20 ^ latse, caudalre et apice incras- 
salae; sporœ 8"'', liyalinte, 1-3 septata% ulroque apice attenualœ, in exsicc. Lindig. 
n. 2539, 30-3(1 fj. longa^ et 8-9 a lalœ, inimixtis 26 p longis et 10 [j. latis, atque in speci- 
mine e Columbia 26-34, 36 et 40 [a longse et 7-8 ix lalœ. Gelatina hymenialis iodo ca^ru- 
lescens. Spermog'onia in thallo immersa et apice obscuro denotata ; spermatia recta, 
utroque apice leviter incrassata 3-4 p longa et I p. lata; sterigmata crebre articulata, 
4 [j. crassa. 

in exsicc. Husnot Plant, des AiiliUes n. 437 thallus est rufescens et exemplaria simiiia 
lecta fuerunt in ins. Guadalupa a cl. Lherminier ad truncos arborum rupesque in sylvis 
montanis, n. 5, anno 1862, et est Sticta Irichographis Fée herb., in herb. meo, ex 
eodem collectore et ex eodem loco proveniens. 

Stictina qiœrcizans var. trichophora MuU. Arg. Llch. Beitr. n. 238 et var. ciliata 
Mull. Arg. ibidem n. 397 variationes simplices exprimere videntur et retineri nequeunt. 
Elenim in priore, latente ipso aucLore, apothecia in eodem specimine sunt alla hispida et 
alia glabra. Quoad posteriorem adhuc in eodem specimine lobos albido vel nigro-ciliatos 
et simul glabros reperire est. 

Viget insuper tum corticola lum saxicola in Asia (India et ins. Java); in Africa (ins. Sancti- 
Mauritii, in Guinea et regionibus auslralibus) ; in America, e Carolina ad terras Magellanicas; in 
Oceania (Australia, Nova Zelandia; Tasmania, Nova Caledonia et Polynesia). 

— F. l.BeauvoisiilIue; Sticta Beauvoisu Del. Hist.Lich., 5';/c^a(1825) p. 83, tab. VII, 
fîg. 25; Stictina quercisans f. Beaiivoisii Nyl. Sijnopa. Lich. I, p. 343 et apud Hue Lich. 
exot. n. 794 atque Stizenb. Die Grubchenflecht. p. 133. 

In America : in Brasilia prope Sao Paulo legit Azevedo Sampaio, anno 1894. 
Differt a forma typica colore obscure alulaceo-rufescente, lobis thalli rotundatis et 
eorum marginibus elevalis et magis flexuosis. 

Viget iasuper in Africa oriental! ; in America tropica (Costa-Piica et Columbia); in Oceania 
(Australia et ins. Sandwich). 

— F. 2. xanthotropa Hue; Sticta quercizans var. xanthotropa Krempelh. Licli. 
Brasiliens. (1876) p. 13; Stictina quercisans \ar. xanthotropa Mull. Arg. Lich. Beit}\ 
(1888) n. 1306 et Stizenb. Die Grubchenflecht. p. 133. 

In Africa : in ins. Borbonia legerunt corticolam fr. Rodriguez in Mafate, anno 1889, et 
cl. Maurilius Chauvet in Cilao, 25 oclobris 18U6et comm. comes de Poli ; slerilis. 

In America : in Guyana gallica in Kourou, in sylvis humidis ad corticem arborum prae- 
sertim in facie occidentali, aprili 1882 et comm. D'' Viaud-Grand-Marais ; in Guyana 
Batavorum legit cl. Kegel n. 534 pr. p. ; fertilis. 

« Thallus lulescens, vel lurido aut sordido-lutescens, passim pulvinulis majoribus 
(diam. 3-5 mm.) isidii sordide olivacei, solitariis aut confluentibus, dense consitus. » 
Cortex superior 30, et inferior 25 jx latus, uterque ut in forma genuina formatus. Apo- 
thecia marginalia et supra thalli superficiem dispersa, excipulo rugoso et demum Isevi, 
margine tenuiter crenulato et disco obscure rufo ornata. Excipuli cortex 100-110 [i. latus 



LIGHENES EXTRA-EUROPtEI. 97 

et pseudoparenchymaticus ; epithecium leviter rufescens; hypothecium flavens; para- 
physes 140 tji. altae, 4 [x crassœ, articulata? et apice 4 [l melientes ; sporœ hyalinee 1-3 sep- 
tatse, 26-32 jjl longae et 8-10 [x latœ, immixlis 24 [x longis et 9 [x latis, 28, 30 et 36 [x longis 
et 7 fi latis. Gelatina hymenialis iodo cserulescens. Variât in Borbonia thallus pro parte 
nigrescens ; in America autem sequatoria lectus a Bonpland in herb. Mus. paris, variât pro 
maxima parte fuscescens. 

Observata fuit etiam in Costa-Rica et in Brasilia et nondum lecta fuerat in Africa. 

— F. 3. sehizophylliza Hue ; Stictina quercisans f. schisophyllisaNyl. Eiium. Lich. 
Husnot Antilles (1869) p. 7etapud Ene Lich. exot. n. 794 atque Stizenb. Die Grûbchen- 
flecht. p. 134. 

In America : in ins. Guadalupa legit Lherminier corticolam in sylvis editissimis, n. 10, 
anno 1862. 

Thallus flavus, glaucescens, fuscescens aut pro parte nigrescens, atque etiam in 
eodem specimine his coloribus variegatus; laciniae in centro more solito isidiatse, sed 
peripheriam versus in utraque margine lacinulatse lacinulis parvulis et saepe tenuiter 
ramosis ; sterilis. Ab hac forma non differt Sticta circumroda Fée herb., in herb. meo, 
similiter in Guadalupa lecta. 

Forma Antillis propria. 

436. Sticta maerophylla Bory de Saint-Vincent in herb., Delise Hist. Lich., genre 
Sticta (1825) p. 110, tab. X, fig. 42 et Schwend. Untersuch. Flechtenthall. (1862) p. 45, 
tab. IX, fig. 4 et 5 ; Stictina maerophylla Nyl. in Flora 1869, p. 118 in notula et apud 
Hue Lich. exot. n. 798, Reinke Abhandl. Flecht. p. 242 et fig. 156, I, atque Stizenb. Die 
Griibclienflecht. p. 134; non Sticta damxcornis var. maerophylla Hook. Brit. Flora II, 
p. 108, Bab. Lich. New Zeal. p. 15 et Hepp Flecht. Europ. n. 869, nec S. sinuosa var. 
maerophylla Miill. Arg. Lich. Cathar. p. 238; quoad banc posteriorem var. macrophyl- 
lam confer. supra p. 72 et animadvertendum est var. maerophylla Mull. Arg. Licli. 
Cathar. p. 238 et non 338 ejusdem loci esse, elsi conlrarium ibi afiirmetur. 

In Africa : in ins. Borbonia legerunt corticolam fr. Rodriguez, annis 1887-1890, et cl. 
Laudray, aprili 1889; hsec posterior a cl. Renauld communicata. 

ïliallus raro totus plumbeo-glaucescens, sœpe fuscesccnti vel fusco variegatus, pro 
parte procumbens, latissime expansus, plagas usque 40 cent, longas et 25 cent, latasfor- 
mans, subopacus, late lobatus, K extus non mutatus et intus flavens; lobi 1-5 cent, lati, 
varie et irregulariter lobulati, lobulis sinubus rotundis et patentibus separatis, nunc am- 
plis et apice rotundato-sinualis, nunc elongatis breviterque ramosis et apice truncatis ; 
supra laevigati et aut applanati aut leviter inaequales vel adhuc scrobiculati et in peri- 
pheria caniculati, marginibus passim connexi ; intus albidi ; subtus fusci vel bine inde ad 
peripheriam ochracei, tomentosi tomento concolore, denso floccosoque, raro subglabrae 
atque cyphellis 0.5-1,5, interdum 4 mm. latis et thallo marginatis fréquenter ornatse. 
Cortex superior 30 [jl latus, albidus et superne auguste brunneus, pseudoparenchyma- 
ticus, ex hyphis pluriseptalis cellulasque angulatas, lumine 6-10 [x lato et superne mi- 
nores formantibus constans. In strato gonimico 40-50 [l lato, gonimia 4-6 (x lata, violacea 
et glomerulos efficientes. Hyphee medullares materia albida obtecta?, 2-4 pcrasscje, lumine 
crassitudinis duos triantes occupante, superficiel parallelœ, passim ramosse et stricte im- 
plexae. Cortex inferior 25 ]>■ latus, albidus et inferne obscure flavens, pseudoparenchyma- 
ticus cum cellularum lumine 5-10 p lato et inferne minore. In pilis tomenti hyphœ 7-8 jx 
crassae, brunneœ, septatse, septis approximatis et non constrictis atque plerumque fasci- 
culatce. In cyphellis cortex 25 (x latus et cellulis sphsericis, diam. 6-8 [x, formatus. Apo- 
NoLVELLES Akchives uu .Mlséum, 4= série. — III. 13 



98 A. -M. HUE. 

thecîa 2-3,5 mm. lata, marginalia et aliquando in ipsa marginis crassitudinis enata, 
raro submarginalia et tune 3-4 congregata, excipulo verrucose rugoso, primum tomentello 
et dein glabro, margine intégra atque disco rufo aut fusco praidita. Excipuli cortex in 
margine 120, et subtus 200 il latus, dentalus, pseudoparenchymalicus ex hyphis vertica- 
libuscellulasque velangulato-sphœricas, lumine 10-12, veloblongas, lumine 16-20 [x longo 
et 4-6 ij. lato et inferne minores, efficientibus constans; margo proprius gonimiaque 
nuUa; in medulia hyphaî horizontales septata^que et arcte coadunata>. Epithecium tla- 
vens; paraphyses 170 ji. altse, 3-6 (^ crassœ, articulatai et apice 5-8 il metientes et arcte 
cohasrentes; sporse S"'% hyalina?, utroque apice attenuatœ, 1-3, raro 5-septat8R, 44-47 jx 
longa) et 8-11 [x lalse, immixtis 47 et 53 a longis et 9 p. latis. Gelatina hymenialis iodo 
cierulescens. Notœ supra expositœ e specimine authentico herbarii Bory de Saint- Vincent, 
nunc Thuret, desumptse fuerunt. 

V^iget insuper in aliis ins. Mascarenis, Madagascaria et Australia. 

— F. 1. badia Moug. in herb., Delise Iltst. Lich., genre S/ic/a, 1825, p. 113, tab. X, 
fîg. 44; Stictina macrophijlla f. badia Mull. Arg. Revis. Lich. I^eeanor. (1887) p. 13 et 
Stizenb. Die Grûbchenfiecht. t^. iSi ; Sticta macrocarpa (lapsu pro macrophylla) Fée 
Essai Cryptog. écorces officin. p. 129, tab. XXXIII, fig. 1 et Supplém. p. 125, tab. XLIII, 
fig. 1 . 

In Africa : 1. in ins. Borbonia legit corticolam fr. Rodriguez, annis 1889-1890. — 2. In 
ins. Madagascaria legit idem, anno 1889. 

Thallus badins et passim fuscus ; lobi typice minores quam in forma genuina, 1-1,5 
cent, lati, sed aliquando a-quilali 5-6 cent, metientes, in peripheria facile liberi, apice 
rotundati et plus minusve profunde sinuati; supra œquales aut scrobiculati; subtus fusci, 
dense tomentosi et cyphellati. Cortices superior inferiorque 30 rj. lati, pseudoparenchy- 
matici cum cellulis multum angulatis, quarum lumen 5-10 jx latum ; meduUa K flavens. 
Apothecia marginalia, 2-4 mm. lata; excipulo rugoso, margine integro et disco fusco 
ornata. Excipuli cortex 100-180 [j. latus et pseudoparenchymaticus ; medulia ex hyphis 
arcte conglutinatis et ramosis constans et K rubens. Epilhecium rufescens et paraphyses 
summae sat late sic tinctse ; hypothecium albidum ; paraphyses 120 fi altae, 4 pi crassae, 
articulatse et apice 6 ^ metientes ; sporœ hyalinœ, 3-septal8p, 40-44 jx longse et 9-10 p latee, 
immixtis 32-36 jx longis et 10 [x latis. Gelatina hymenialis iodo ceerulescens. 

Observata fuit etiam in ins. Mauritio et in Australia. 

— F. 2. strietula Del. Hist. Lich., genre Sticta, 1825, p. 112, tab. IX, fig. 43; Stictina 
quercizans 'S. strietula Nyl. Synops. Lich. Aov. Caled. (1868) p. 14 et apud Hue Lich. 
exot. n. 797 atque Stizenb. Die Grûbchenjleeht. p. 134. 

In Africa : in ins. Borbonia legit fr. Rodriguez in Salazia et sine loco indicato, annis 
1889-1890. 

Thallus plumbeo-glaucescens et hinc inde fuscescens aut subnigrescens, sat late 
expansus, e centro pluries et varie divisus; lobi primarii 1, raro 2 cent, lati, secundarii 
vero sinubus rotundis separali, lobulali lobulis elongatis, apice aut rotundis simulque 
sinuatis crenatisve, aut bifidis vel truncatis; supra Iteves seu parum inœquales et in api- 
cibus interdum canaliculati ; subtus obscure vel fuscescenti-alutacei, aut fuscescentes, 
breviter tomentosi ac passim denudati atque cyphellis 0,3-0,6, rarius 1 mm. latis promi- 
nulisque ornali. Cortices superior inferiorque 30 ]j. lati et pseudoparenchymatici cum 
cellulis angulato-sphœricis oblongisve, lumine 5-8 (a lato. Slralum gonimicum 40-70 [i. 
latum et inter gonimiorum glomerulos hyphse septatse cellulasque ac in corticibus minores 
prsebentes. Hyphae meduUares 4 f* crassae. In pilis tomenti hyphse 6-8 p. crassae, septatae 
cum septis satis approximatis. Apothecia 1,5-3 mm. lata, marginalia, excipulo rugoso 



LIGHENES EXTRA-EUROP^I. 99 

margine integro et disco rufo aut fusco prœdita. Excipuli cortex 70-120 [x. latus et pseu- 
doparenchymaticus; in medulla hyphse ssepe ramosfe et stricte coalitœ. Epithecium rufes- 
cens; hypothecium leviterfuscescens ; paraphyses 120 [j, altse, 3-4 p. crassae, articulatse et 
apice S-6 [x metientes; sports hyalinse, 3-septata3, 33-42 ij. longse et 6,5-8 [xlatœ, immixtis 
36-46 [A longis et 9-7 ix latis. Gelatina hymenialis iodo cserulescens. 

Viget insuper in ins. Madagascaria, in aliis Mascarenis et in Polynesia. 

— F. 3. speirocarpa Hue; Stictina macrophylla var. speh'ocnrpa Nyl. in Flora 1869, 
p. 1 18 in notula et apud Hue Lich. exot. n. 798 atque Stizenb. Die Grûbchenflecht. p. 134. 

In Africa : in ins. Borbonia legit corticolam fr. Rodriguez, annis 1888 et J889. 

Thallus plumbeo-glaucescens atque hinc inde fuscescens aut obscure alutaceus, varie 
lobatus; lobi primarii nunc lati sicut in forma genuina, nunc angusti velut in f. stric- 
tulo, in peripheria nunc imbricati, nunc liberi atque sub lioc respecta f. badiam refe- 
renles; aliquando in una parte f. strktulam et in altéra f. typicam cum suis majoribus 
lobulis exprimunt. Ab his formis recedit prsecipue hsec apotheciis simul marginalibus 
atque supra Ihalli superficiem fréquenter sparsis. In his hypothecium aliquando, sed non 
semper, ochraceo-fuscescens et sporte 3-5 septatœ, 40-50 ]x longœ et 8-10 p.latse. Caeterae 
noLœ cum iis formée genuinae conveniunt. 

Ex Australia tantuni usque nunc asportata fuerat isla forma atque his solis verbis a cel. 
Nylander defmita: « Apotheciis sparsis ». 

B. — Thallus erectus et basi stipilatus. 

437. Sticta cyphellulata Hue; Stictina cyphellulata MuU. Arg. Lich. Beitr. (1882) 
n. 396, Lichen. Bellend. (1891) p. 49 et Lich. Neo-Caledon. (1893) p. 2 atque Stizenb. 
Die Grûbchenflecht . p. 136. 

In Oceania : in Nova Caledonia legit Pancher, altit. 600 m.. Mus. neo-caled. n. 702 
pr. p. 

Thallus vel cinereo-plumbeus, vel subflaventi-glaucescens et in apicibus subnigres- 
cens, erectus. stipitatus stipite 4-5 mm. longo et 1,5-2 mm. crasso subcylindricoque et 
rhizinis validis substrato affixus, in 2-3 lacinias divisus et flabellatus ; lacinia? 3-4 mm. latœ, 
pinnali-divisse in lacinulas semel aut pluri-ramosas, apice aut bifidas aut subaculas vel 
adhuc subrotundas; supra in centro paulum concavee, in peripheria applanatse, lœves sed 
in marginibus isidiat» isidio valde tenui, ramoso, fusco seu csesio alque inlerdum lacinu- 
latse lacinulis hinc inde stipitatis (fig. 2 bis) ; in stipite et in ramis primariis fusca?, in laci- 
niarum medio fuscescentes et in lateribus ochraceœ, in speciminibus a Mull. Arg. visis 
dense tomentosse, in cseteris fere glabrse atque tandem cyphellis primum 0,1-0,2 mm. 
latis et materia alba repletis, demum 0,3-0,5 mm. latis urceolatis elevato-marginatis 
ornatse. Cortex superior 30-35 jx latus, albidus et pseudoparenchymaticus, ex hyphis 
pluriseptatis cellulasque angulato-sphœricas, lumine 5-10 p. lato et pariete tenui, superne 
minores formantibus conslitutus. Stratum gonimicum 60-80 [x latum ; in eo gonimia 
violacea, 3-6 [x lata et in glomerulis congregata. Hyphœ meduUares 4-6 \s. crassae, lumine 
duos trientes crassitudinis metiente, superficiel parallefse, hinc inde raniosae et laxe im- 
plexae. Cortex inferior 25-40 p. latus, albidus et interne flavicans, pseudoparenchymaticus 
cum cellulis angulato-oblongis, vulgo verticalibus, interdum horizontalibus et earum 
lumine 5-10 p. lato. In tomenti pilis hyphse 6-7 p latœ, septatae, sed non constricte. In 
cyphellis cortex exterior utrinque cortice thalli inferiore continuato formatus; interior 
aulem ab eo cyphellarum aliarum specierum omnino recedens; in hoc enim hyphœ simi- 
liler constipatee, arcte conglutinat?B septatseque, sed cellulas raro spheericas,ssepe oblongas, 



100 A.-M. HUE. 

parvas, lumine i-^ [j. lato, non raro indistinctas formantes atque apice cellulas majores 
spha>ricasque, 7-8 [l lalas prœbentes. Apothecia 1-2 mm. lala vel in margine vel in laci- 
niarum medio enala, sessilia, excipiilo lœvi, margine integro atque disco rufo prœdila. 
Cortex excipuli 110-120 a latus et pseudoparenchymalicus cum cellulis angulalis, lumine 
8-15 [xlato; medulla sat stricte implexa ; gonidianuUa. Epithecium vix coloratum aut 
rufescens; hypothecium flavcns, K lalericium ; paraphyses 120 p. altœ, 2 p. crassa?, articu- 
lata^, apice 5 u. metientes et arcte cohcerentes; sporse 1-3 septalae, 28-34 [x longae et 8-9 pL 
latœ (paucœ bene evolutse). Gelatina hymenialis iodo ca?rulescens. 

Tab. VI, fig. 2 et 2 bis, specimina intégra cum apotheciis ad naturam delineata. 

Observata fuit insuper Ii.tc species in Australia. 

438. Sticta felicina Àch. Method. Lich. (1803) p. 275 pr. p., Lichenogr. univ. p. 445 
pr. p. et Synops. Lich. p. 230 pr. p. ; Stictina felicina Nyl. Synops. Lich. I (1858-1860) 
p. 348 pr. p. et apud Hue Lich. exot. n. 806, Miill. Arg. in Mission cap. llnrn, Lichens, 
p. 10 elLich. Beitr. n. 1498 atque Stizenb. Die Griibchenjlecht. p. 136; Sticta el Stictina 
felicina Nyl., Lechler Plant. Magellan, n. 990, in herb. Mus. paris. 

In America : in Patagonia, in Smith canal, sine collectoris nomine, 25 decembris 1895. 

Thallus obscure flavicans, vel bruuneus aut nigrescenti-cervinus, erectus, stipitalus, 
monopliyllus vel in basi in plures lobos divisus, 2-5 cent, altus et 1,5-7 cent, latus; lobi 
ambitu plus minusve rotundi, integri vel parum profunde divisi vel tantum sinuati; 
supra lœvigati vel passim et parum impresso-insequales ; intusalbidi; subtus vel cine- 
rascenti-ochracei vel obscure ferruginascentes aut adhuc grisei, tomentosi tomento 
griseo nunc denso et continuo, nunc rarescente et etiam déficiente, Isevigati et stipitem 
versus longitudinalitercostati, atque cyphellis 0,5-1,2 mm.Iatis, satis profundis margina- 
tisque ornati ; stipes satis longus, in terram descendens el ilii rhizinis adhserens. Cortex 
superior 50-65 \i. latus, albidus et in zona exteriore 10 p. lata brunneus, pseudoparen- 
chymalicus, ex hyphis pluriseptalis atque cellulas subrotundas, suhquandrangulares et 
angulato-oblongas, lumine lestaceo, 6-14 p. lato et pariete parum crasso, superne minores 
et in zona brunnea minimas. lumine 2-3 [jt, et pariete mullum incrassala efficientibus 
constitulus. Gonimia 3-5 p. lata. ssepe oblonga, moniliformi-juncla et in parvis glomerulis 
inter hyphas gonidiales aggregala. Hyphœ medullares materia albida obtectaî, 4-5 a. crassœ, 
lumine duos crassitudinis trientes occupante, superficiel parallelae, parum ramosœ et 
stricte implexœ. Cortex inferior 50 p. latus, albidus el in zona inféra brunneus, pseudopa- 
renchymalicus ex hyphis superficiel perpendicularibus, pluriseptalis cellulasque vel sphœ- 
ricas vel angulato-oblongas 8-14 [x latas atque in zona exteriore minores formantibus 
constans. Tomenti pili hyphis 8-10 [x crassis, seplatis sed non constrictc, lumine testaceo 
et ssepe fasciculatis formati. Apothecia 3-4 mm. lata, submarginalia et simul supra 
Ihallum dispersa, sessilia, cupuliformia, excipulo leviter rugoso, margine primum tumi- 
dulo et demum evanido, disco primum rufo et applanato et dein nigro cl convexo prœ- 
dita atque sub apothecio thallus cavus. Excipuli cortex 130-180 |x latus, albidus et exlus 
brunneus et paulum inœqualis, pseudoparenchymalicus cum cellularum lumine 7-18 p. 
lato, interne minore, parum incrassalo ; margo propria angusta el flabellala ex hypolhecio 
oriunda ; nuUagonidia; medulla angusta et hyphis slrictissime implexis formata. Epi- 
thecium fuscum ; hypothecium albidum et a medulla vix distinctum; paraphyses 120 \i. 
alla?, 3-4 [j. crassœ, arliculatse et apice 6-8 p. metientes; sporœ 8"''', hyalinte, fusiformes et 
ulroque apice acuminatœ, 1-3 septatas, 36-50 p longae et 6-9 [j. lata?, immixlis 46 p. longis 
et 9 p. latis atque 52 p. longis et 7 p. lalis. Gelatina hymenialis iodo cœrulescens et mox 
obscurata et amoto reagentis excessu vinose rubens et thecœ persistenter cœrulescentes. 

Tab. IV, fig. 2, thallus cum apotheciis in naturali stalura. 



LICHENES EXTRA-EUROP.EI. 101 

In herb. Mus. paris., in uno ex exsiccalis Lechler n. 990 et in specimine sterili in Chu- 
rucca, in freto Mageilanico a D""" Savatier, campagne de la Magicienne, anno 1877 lecto, 
thallus pulvinis isidii, sive discrelis, sive confluenlibus, passim in margine, seepius in 
superficie et secundum lineam rectam curvamve ornatur. lllud isidium, circa 1 mm. 
altum, griseo-l'uscescens, valde ramosum ramis teretibus, ulroque corlice thalli continuato 
circumdalur et in ejus medio ascendunt hyphee medullares gonimiis iramixlae; in ramis 
cortex ex unica hypha septala et parvas cellulas sphsericas preebente constat atque simi- 
liter in interiore parte adsunt hypba? et gonimia nostocacea. Pi'oindeque istud isidium 
(ita in ^S". Weigelii Ach. et in aliis hujus sectionis speciebus) codera modo ac cephalodia 
fruticulosa in Lobaria aniplissima (Scop.) Arn. et in Sticta dichotomoide Nyl. ellorma- 
tur, sed gonidia ejusdem Algarum speciei ac in ipso thallo continet. 

Viget insuper corticola in Asia (ins. Java et forsan in India) ; in America meridionali (ins. 
Jamaïca et Chili' et in terris anlarclicis; in Occania (Australia, ins. Tahiti et Nova Guinea). 

439. Sticta neocaledonica Hue; Stictina neocaledonica Miill. Arg. Lich. Beitr. (1882) 
p. 400, Slizenb. Die Grilhchenflecht. p. 136. 

In Asia ; in Japonia legit R. P. Faurie corticolam in ins. Yakushima, una ex ins. 
Riukiu, n'^ 2303 et 2396, julio 1900. 

Thallus pallide vcl obscure glaucescens, 2-4 cent, altus, 6-8,5 cent, latus, tennis, fla- 
bellatus, stipitalu? stipite fusco et rhizinis munilo ac paulo post hune pluri-divisus ; laci- 
niae primarise in basi 5-6 mm. latse, nunc pluries dichotome lacinulalse lacinulis 3-4 mm. 
latis, nunc superne dilatatse et 10-15 mm. metientes, omnes ambitu irregulariter et sat 
profunde crenatœ atque raro lacinulas parvulas pediceilatasque in margine ferentes; 
subtus basim versus costatse et cœterum Iseves, obscure et ad oras paliide ochracese, 
tomentosse tomento concolore, parvulo et ad margines déficiente atque cyphellis 0,3-0,4 
mm. latis, profundis pallideque marginatis, ostiolo parvo, ornalfe (in sectione thalli repe- 
riuntur cyphelhe omnino clausœ). Cortex superior 30 a latus albidus, pseudoparenchyma- 
licus cellulasque in duobus vel tribus seriebus inl'ernis subsphœricas, subquadrangu- 
lares, oblongasve, lumine 8-14 ijl, vel horizontaliler elongalas, 20 f^ longas et 10 p latas 
atque superne multo minores prsebens. Gonimia 4-3 [x lala, brunnea, in parvis glomcrulis 
inler hyphas gonidiales atque stralum 50-60 [x lalum formanlia. Ilyphai medullares ma- 
teria albida leviter tecUe, lumine dodranlem crassitudinis tcnentc, 6 8 [j. crassœ, superficiel 
parallela^ et sal stricte implexse. Cortex inferior 40-50 \j. lalus, albidus et interne obscure 
ochraceus et superiori similis, sed absque cellulis horizonlaliter oblongis. In pilis tomenti 
hyphfe 6-8 a lati]e,e cortice inferiore orlfe, remote septala;, lumine parvulo, atque ramosae. 
In cyphellis cortex 30 [x latus, nebulosus, cellulis spharicis 8-10 p. latis formatus atque in 
zona interiore cellulfe liberœ 6 a lalae ; in una cyphelUi? sectione duas vidi stylosporas, 
1-septatas, 16 a longaset 3u. latas. Apothecia 1,3-4 mm. lala, marginalia velsubmargina- 
lia,raro supra thallum dispersa, excipulo lœvi, margine integro atque disco rubroet demum 
fusco et convexo prcedila. In excipuli cortice hyphae verticales cellulasque oblongas vel 
subquadrangulares, lumine 10-14 a lato et interne minores formantes atque extus pilis 
parvulis ornalœ ; nuUa gonidia; margo proprius deficiens; epithecium rufescens vel fus- 
cescens; hypolhecium obscure flavidum ; paraphyses 160 p. altœ, 2-3 jj. crassœ, remote 
articulatse et apice 6 jj. melientes ; sporœ 8"% hyaiinœ, ulroque apice acuminalœ, 1-3 sep- 
tala^, 32-50 ij. longœ et 8-14 a latœ, immixtis 38 p. longis et 1-2 p latis. Gelatina hymenialis 
iodo cserulescens et mox pro parte decolorata, thecis rubentibus. 

Hcec exemplaria japonica illam neocaledonicam speciem cujus apothecia erant ignota, 
secundum descriplionem, bene exprimere videntur. Rêvera eorum pars S. hypopsiloi- 
deiii (Nyl-j, tab. V, fig. 1, fere simulât, sed caetera ad S. felicinam Ach. thalli lobis 
rotundis accedunt et ab ea eisdem tenuioribus et ambitu magis dissectis recedunt. Lobis 



102 A. -M. HUE. 

lobulos pedicellatos ferentibus S. felicinx y marginiferx Mont. Plant. Junr/huhn., 
fasc. IV, 1833, p. 440 propinqua forsan censerentur, sed in hac varietate specimina in 
herb. Montagne 2 cent, alta, subrolunda, 7-8 mm. lala duos lobos magnitudine primario 
fere sequales et in ejus margine pedicellatos ambituque integros ferunt; cseterum heec 
crassiora et apothecii excipulum rugosum. In herb. meo adest spécimen in ins. Java lec- 
tum (Herb. R. B. van den Bosch) et a cel. Millier Arg. Stictina marginifera nominatum 
qiiod cum japonicis exemplaribus magis disseclis notis tum externis lum internis con- 
venit. 

Igitur viget hase species in Asia : Japonia et ins. Java; in Oceania (Nova Caledonia). 

440. Stieta ciliaris f. duplolimbata Hue. 

In Asia : in Japonia legit lignicolam R. P. Faurie in ins. Oshima^ una ex ins. Riukiu, 
n. 2756 et 3293, juliolOOO. 

Thallus lurido vel subvirente fuscus, 3-4 cent, altus, 4-7 cent. latus, stipitatus stipite 
brevi, crasso et nigrescente, rhizinis longis substrato affixo, et paulo post hune in duos 
lobos divisus; uterquc lobus bis vel ter dichotome aut subdichotome laciniatus, laciniis 
6-10 mm. latis, elongatis, lateraliter inlegris aut lacinulatis, lacinulis raro pedicellalis, 
apice hinc inde paulum dilatatis et oblongo-rotundis atque ambitu inlegris sinuatisve; 
laciniae lacinulseque omnes isidio nigricante parvo densoque angusle limbatœ et simul 
plus minusve cilialœ ciliis nigris, parvis rigidissimplicibusque; in summarum laciniarum 
superficie passim glomeruli isidiosi ; slipes subtus non costatus; pagina inferior nigra et 
in apice loborum fusca cum tomento concolore, denso et floccoso atque cyphellis 0,3-1 mm. 
latis tenuiter et pallide marginatis, primum urceolatis et demum fere applanatis, fundo 
sœpe granulato. Cortex superior 40 p. latus, albidus absque corpusculis, ex hyphis pluri- 
seplatis cellulasque angulalo-sphœricas oblongasve, lumine 8-9 [x lato et pariete crasso 
atque in zona exteriore, 8 jx lata, minores (diam. cavitatis 2-4 \i) et pariete magis 
incrassato, formantibus conslans. Gonimia pallide cœrulescentia, 5-6 p. lata, in glome- 
rulis parvis interquos hyphee gonidiales alque sub corlice stralum 40-50 [xlatum, aspectu 
ferruginascens et K inlensius tinctiim formantia. Hyphœ medullares 4-5 ij. crassse, lumine 
tertiam saltem crassiludinis occupante, maleria albida obtecta^ superficiel parallelae, 
mullum ramosee et parum stricte implexa^. Cortex inferior 36-40 ja latus, pro maxima 
parte et preeserlim inferne ochraceus, K obscure ferrugineus et superiori similis. In 
cyphellis, non raro in seclione tenui clausis, cortex 12-15 [x crassus ex hyphis irregula- 
riler seplalis et slrictissime coalitis constans ; in earum inleriore parle hyphœ liberae 
cellulasque sphsericas 6-7 [xlalas prsebentes. In lomenlo pilis hyphse 6-8 \j. lalse, remote et 
non constricte septatœ et ssepe apice penicellalse. In isidio, basi 60 [x et in ramis 40-30 [x 
lalo, cortex ex unica hypha parvulas cellulas sphaericas presbens et gonimia caerulescen- 
tia, oblonga et parva, 3-4 |x lala. Sterilis. 

Aspectu formée genuinee similis, sed margines minus ciliatee et crebre isidiosee. 



TABULARUM EXPLANATIO 



Tabula l. (4« s., t. 1.) 

Thamnolia vermicularis Ach., e China (supra 3' sér., t. X, p. 240 et 4= sér., t. I, p. 29). 

Fig. 1 aucta 50 diam., transversalis thalli sectio ad ejiis radiatam structuram ostendendam. 

Extus cortex ; sub eo gonidia in parvulis aggregata glomerulis, inler quos hyphœ gonidiaies; 

dein meilulla crassa et in medio axis vacuus. 
Fig. 2 aucla 550 diam., longitudinalis ejusdem corticis sectionis pars; sursum cortex pseudopa- 

rencliymaticus, in quo liyphœ axi perpendiculares ; sub illo pauca e gonidiis cuin hypliis goni- 

dialibus. 
Cetraria islandica var. crispa Ach., e China (supra 4" sér., t. 1, p. 84). 
Fig. 3 aucta 25 diam., transversalis thalli ramosi sectio, in qua structura adhuc radiata, sed 

paulo simplicior; extus cortex; sub illo meduUa et dein gonidiale stratum cum hyphis goni- 

dialibus. 
Fig. 4 aucta 288 diam., longitudinalis thalli sectionis pars; superne cortex fere pseudoparenchy- 

maticus; sub hoc medulla et dein pauca gonidia cum hyphis gonidialibus laxe implexis. 
Theloschistes flavicans Norm., e China (supra 4'^ sér., t. 1, p. 98). 
Fig. 5 aucta 88 diam., transversalis thalli sectio in qua structura adhuc symmetrica, sed simplis- 

sima ; extus cortex hinc inde pilis ornalus; sub eo medulla crassa etpassim gonidia admittens; 

in medio gonidia cum hyphis gonidialibus lacunose implexis. 
Fig. 6 aucla 288 diam., longitudinalis thalli sectionis pars ; superne cortex a medulla vix distinctus; 

sub illo hyphœ meduUares axi parallelœ cum paucis gonidiis et inferne gonidia cum hyphis 

gonidialibus. 

Tabula II. (4= s., t. 1.) 

Parmelia sulcata Tayl., ex Europa (supra 4<= sér., t. 1, p. 164). 

Fig. 1 aucta 120 diam., sectio verticalis thalli in quo structura dorsiventralis; sursum cortex 
superior, dein stratum gonidiale et sub eo medulla atque inferne cortex inferior nigricans. 

Fig. 2 aucta 700 diam., pars ejusdem thalli sectionis; superne cortex superior in quo hyphœ 
superficiel perpendiculares constricte septataî ramosaeque et earum rami anastomosantes rete 
efficiuut; sub cortice gonidia cum hyphis gonidialibus. 

Parmelia yunnana Hue, e China (supra 4"= sér., t. 1, p. 186). 

Fig. 3 aucta 88 diam., sectio verticalis apothecii fragmenti ; superne epithecium amorphum, infe- 
rius paraphyses inter quas hinc inde sporœ in thecis inclusœ; sub paraphysibus hypothecium, 
dein stratum gonidiale sub quo medulla, alterum stratum gonidiale et inferne excipuli cortex. 

Fig. 4 aucta 288 diam., ejusdem pars in qua superne epithecium, dein paraphyses articulatœ, 
passim ramosœ; sub illis duplex hypothecii stratum cum cellulis sursum majoribus; sub hypo- 
thecio gonidia et medulla? pars. 

Parmelia japonica Tuck., e Japonia (supra 4^ sér., t. I, p. 131). 

Fig. 5 aucta 5o0 diam., plures ex hyphis sub cortice inferiore vigentes atque reticulatim anasto- 
mosantes ; hyphœ ad sinistram positœ hune corticem tangunt. 

Parmelia latissima f. cristifera(Tayl.) Hue (supra 4'= sér., t. 1, p. 2i 5). 

Fig. 6 aucta 700 diam., pars sectionis verticalis corticis superioris cum gonidiis hyphisque goni- 
dialibus ; in hoc cortice hyphœ superficiel perpendiculares et constricte scptatœ atque earum 
cavitas parva. 



104 A.-M. HUE. 

Anaptychia villosa (Ach.) Hue, e Marocco (supra 4''sér., t. 1, p. 104). 

Fig. 7 aucla 88 diam., transversalis thalli sectio quiv transilum inter structuras radiatam dorsi- 
ventralemque exprimit; superne et lateraliter cortex vix exstans ; sub illo medulla atque dein 
fionidia hypha'que gonidiales; subtus et inter utrumque latus aspicitur sulcus quo, quin struc- 
tura symmetrica sit, impcdit. 

Tabula III (1). (4« s., t. 1.) 

Sphœrophorus polycladus (Mùll. Arg.) Hue, ex ins. Campbell (supra S*" sér., t. X, p. 233). 
Fig. 1, thallus erectus et ramosus; caules primarii ramique apotlieciis terminata. 
Sphœrophorus tener (Laur.) Hue, e Nova Zelandia (supra 3"= sér., t. X, p. 234). 
Fig. 2, thallus similiter erectus; caules primarii minus ramosi et minus denudati atque etiam 

apotlieciis terminati. 
Sphaerophorus compressas Koerb., e Japonia (supra 3« sér., t. X, p. 234). 
Fig. 3, thallus antice visus et apotheciorum dorsum prœbens. — Fig. 3 '"•% idem postice visus cum 

apotlieciis poslicis. 
Stereocaulon sinense Hue, e China (supra 3"= sér., t. X, p. 251). 
Fig. 4, thallus saxo affixus apotheciaque tuin juvenilia, tum bene evoluta prœbens. 
Usnea dasypoga var. plicata f. nidifica (Mùll. Arg.) Hue, e Japonia (supra 4« sér., t. I, p. 49). 
Fig. 5, caulis thalli primarius sterilisque cum fibrillis passim nidulos formantibus. 
Eadem f. aDnuIata fMùll. Arg.) Hue (supra 4^ sér., t. 1, p. 48). 
Fig. 6, caulis primarius parum ramosus et fibrillis fere destitutus. — Fig. 6 '•'% aller caulis magis 

ramosus et passim crebre fibrillosus. — Fig. 6 '<='', apolhecium in ramo geniculato natum. 

Tabula IV. (4<- s., t. I.) 

Letharia SoleiroHi var. arborea (Jatta) Hue, ex ins. Canariis (supra 4= sér., t. 1, p. 56). 

Fig. 1 , Ihallus slerilis cum ramis passim geniculatis et tubercula ferentibus. 

Ramalîna maciformis f. metabola Hue, ex ^Egyplo (supra i" sér., t. 1, p. 62). 

Fig. 2, thallus sterilis et in facic postica visus. — Fig. 2 ^''^, ejusdem lobi in pagina antica et apo- 

thecia ferentes. — Fig. 2 '", alia pars thalli magis divisi. 
Ramalina leiodea Nyl., e Nova Caledonia (supra 4"= sér., t. I, p. 73). 
Fig 3, thallus cum apotheciis. 

Ramalina lanceolata Nyl., ex Uruguay (supra 4« sér., t. I, p. 75). 
Fig. 4, spécimen integrum cum apotheciis. 

Ramalina inflata Hook. et Tayl., e Brasilia (supra 4^ sér., t. I, p. 79). 
Fig. 5, exemplar a cl. Wainio in Lich. brasil. exsicc. n. 956 juris publie! factum. 
Ramalina geniculata Hook. et Tayl., e Japonia (supra 4° sér., t. I, p. 79). 
Fig. 6, thaUus infacie antica visus. — Fig. 6 '''% eadem f. tenuis (Tuck.) Hue, e Japonia ; thallus 

in facie postica posilus et terebratus. 
Alectoria sulcata Nyl., e China (supra 4'= sér., t. l, p. 91). 
Fig. 7, thallus postice visus, sulcatus et apothecia parum ciliata prœbens. 

Tabula V. (4'^ s., t. I.) 

Parmelia cetrata Ach., e Brasilia (supra 4» sér., t. I, p. 173). 
Fig. 1, fragmen thalli cum apotheciis perforatis. 

Parmelia livido-tessellata Hue, ex Uruguay (supra 4» sér., t. I, p. 191). 
Fig. 2, fragmentum thalli cumunico apothecio. 

Parmelia Pancheri Hue, e Nova Caledonia (supra 4^ sér., t. 1, p. 202j. 

Fig. 3, pars thalli cum apotheciis pedicellatis et perforatis. — Fig. 3 '''■, alterum ejusdem fragmen 
subtus visi et late denudati. 

(I) Nisi aliter notetur, sequentes figurœ ad naturalem Lichenis staturam delineatae fuerunt. 



TABULARUM EXPLANATIO. 105 

Parmelia cetrata var. corniculata (Krempelh.) Mûll. Arg.,e Brasilia (supra 4" sér., t. I, p. 175). 

Fig. 4, thallus sterilis. 

Parmelia sinensis Hue, e China (supra 4<' sér., t. 1, p. 187). 

Fig. 5, pars thalli ciliali cum apollieciis pro parte perloraLis. 

Tabula VI. (4'= s., l. 1.) 

Parmelia hypotrypa f. balteata Ayl., e Cliina (supra 4esér., t. 1, p. 127). 

Fig. 1, parvum tlialli fragmentum cum ampulaceis apotheciis. — Fig. 1'''% ejusdem pars sublus 

visa atque foramina in apice laciniarum corticem inferiorem lantum perforanlia ostendens. 
Parmelia dictyoida Hue, e Brasilia (supra 4" sér., t. 1, p. lo4j. 
Fig. 2, Ihallus cum apotheciis speciminis integri. 

Parmelia pachyderma Hue, ex Uruguay (supra 4"= sér., t. I, p. 137). 
Fig. 3, thallus erectus cum apothecio in facie antica delineatus. — Fig. 3'''% idem in pagina 

postica. 
Parmelia japonica Tuck., e Japonia (supra 4« sér., t. I, p. 131). 
Fig. 4, fragmentum thalli sterilis. — Fig. 4 >>'% aliud cum apotheciis. — Fig. 4''^'", aliud subtus 

visum et paulum auctum in quo stratum nigrum et crassum ex hyphis reticulatim ramosis, 

quarum pars in tab. II, fig. 5 delineata fuit, formatum rhizinœque videntur. 
Parmelia conspicua Hue, e Cliina supra 4"= sér., t. I, p. 145). 
Fig. 5, thallus cum apotheciis ad arboris corticem vigens. 
Parmelia homaiotera Hue, e China (supra 4« sér., t. 1, p. 159). 
Fig. 6, thallus cum apotheciis ad arboris corticem positus. 



Tabula I. (4<= s., t. II.) 

Platysma Wallichianum Nyl., e China (supra 4<ï sér., t. I, p. 211). 

Fig. 1, fragmentum thalli cum numerosis apotheciis. — Fig. 1'''% alia pars semel aucta et subtus 

visa cum tuberculis sorediosis. 
Platysma collatum Nyl., e China (supra 4"= sér., t. I, p. 207). 
Fig. 2, pars thalli sterilis. — Fig. 2 '^'% lobus semel auctus pagina' superioris punclis albidis orna- 

tus. — Fig. 2'*'', lobulus etiam semel auctus et apothecium subpedicellatum ferens. 
Idem f. nudum Hue, e China (4'^ sér., t. l, p. 20S). 
Fig. 3, fragmen thalli sterilis cum punctis albis superioris pagina?. — Fig. 3 '"', altéra pars subtus 

visa. 
Platysma globulans Nyl., e China (supra 4« sér., t. I, p. 213). 
Fig. 4, thallus cum apotheciis. — Fig. 4 ^'% ejusdem pars semel aucta et sublus delineata cum mar- 

ginalibus spermogoniis rhizinisque fulcrantibus. 
Platysma yunnanense Nyl., e China fsupra ¥ sér., t. I, p. 212). 
Fig. 5, thallus apotheciaque. — Fig. 5 •>'% pars thalli semel aucta, subtus visa et tubercula in rugis 

sita offerens. — Fig. o ^'"', lacinia semel aucta cum spinulis marginalibus atque apothecio cujus 

excipulum tuberculis ornatur, terminata. 

Tabula II. (4= s., t. II.) 

Platysma pachyspermum Hue, e China (supra 4^ sér., t. 1, p. 215). 

Fig. 1, thallus sterilis et qualis in herbario invenitur. — Fig. l*»'', idem cum apotheciis et in vege- 

tationis statu. — Fig. 1''='', lobus semel auctus, subtus visus et tubercula rugasque inferioris 

paginae ostendens. 
Nephromopsis ciliaris (Ach.), Hue, e Fennia (4« sér., t. I, p. 216). 

Fig. 2, pars thalli ex exsicc. Norrlin Herh. Lich. Fenn. n. Ul (Platysma ciliare Nyl.) assumpta et 
Nouvelles Abchives du Muséum, 4i= série — III. H 



406 A.-M. HUE. 

in vegetalivo statu delineata. — Fig. 2 ^''% pars ejusdem semel aucta cum duobus apotheciis, 

quœ jjostica apparent. 
Nephromopsis Stracheyi (Bab.) Mùll. Arg., e China (supra 4° sér. , 1. 1, p. 217). 
Fig. 3, parvum thalli fragmen cum apotheciis quale in herbario aspicitur. — Fig. 3'''% aha pars 

etiam fiuctilera in végétative statu. — Fig. S'"", lobulus subtus visus cuni apotheciis posticis. 
Nephromopsis endoxantha Hue, e Japonia (supra 4"= sér., t. I, p. 220). 
Fig. 4, tliaiius apotheciaque. — Fig. 4'^'% fragmentum thalli semel auctum in pagina supera cum 

apothecio postico spermogoniisque marginalibus delinealum. — Fig. 4''"', apothecium quod in 

medio figurœ primaî aspicitur, semel auctum atque sulcis circumdatum et spermogoniis in 

margine ornatum. 

Tabula UI. (4» s., t. H.) 

Nephromopsis Stracheyi f. ectocarpisma Hue, e .laponia (supra 41= sér., t. I, p. 218). 

Fig. 1, thailus et apothecia qualia in herbario jacent. — Fig. 1'^'% eadem in vegetationis statu. 

Nephromopsis Delavayi Hue, e China (4° sér., t. I, p. 219). 

Fig. 2, thailus et apothecia qualia in herbario sunt. — Fig. 2'''% eadem in vegetationis statu. — 
Fig. 2'", lobuli cum apotheciis posticis in pagina infera delineati. — Fig. 21"""", lobulus apo- 
thecio terminatus, fere ter auctus et pseudocyphellas paginœ inferœ offerens. 

Physcia aipolia f. divergens Hue, e regione Tunetana (supra 4e sér., t. Il, p. 61). 

Fig. 3, alterum fragmentum thaUi cum apotheciis. — Fig. 3'''% alterum stérile. — Fig. S'"", lacinia; 
quater auctœ et earum paginœ superioris maculas prœbentes. 

Physica farinacea Hue, e republica Mexicana (supra 4' sér., t. II, p. 64). 

Fig. 4, pars thalli sterilis. — Fig. 4'''% altéra fertilis. — Fig. 4'"', ununi ex apotheciis pluries 
auctum. 

Tabula IV. (4e s., t. II.) 

Physcia setosa Nyl., e China (supra 4"= sér., t. lî, p. 73, ubi ligurœ 1 et l**'' interpositœ fuerunt). 

Fig. 1, thailus fertilis ad arboris corlicem affixus. — Fig. 1'''% thailus supra terram lectus ; in 
parte dextra et supera una elaciniis paginam inferam et valde rhizinosam ostendit. — Fig. l'*"", 
sex apothecia cum excipulo setoso margineque glabro. 

Physcia setosa f. japonioa Hue, e Japonia (supra 4*^ sér., t. II, p. 74). 

Fig. 2, thailus corticola cum apotheciis. — Fig. 2 '''% tria apothecia bis aucta quorum excipuluni 
totusque margo setosa. 

Physcia integrata var. sorediosa Wain., e Japonia (supra 4' sér., t. II, p. 63). 

Fig. 3, thailus cum apotheciis et sorediis. — Fig. 3'"% idem bis auctus. 

Physcia denigrata Hue, e Japonia (supra 4'= sér., t. II, p. 76). 

Fig. 4, thailus apotheciaque. 

Omphalodium hottentottum, e promontorio Bonœ Spei, legit Breutel (4^ sér., t. II, p. 109). 

Fig. 5, thailus et apothecia. — Fig. 5'''% pars ejusdem cum umbilico subtus visa. — Fig. 5'='', apo- 
thecium ciliatum semel auctum. 

Omphalodium convolutum Hue, ex Africa occidentali li" sér., t. Il, p. IH). 

Fig. 6, thailus sterilis in naturali statu. — Fig. 6'''% idem madefactus apertusque et in facie supera 
seu interna visus. 

Tabula V. (4« s., t. U.) 

Omphalodium hottentottum var. phalacrum Hue, e promontorio Bonté Spei legit Mac Owan 

in exsicc. Arn. n. 1098 (supra 4^ sér., t. Il, p. 110). 
Fig. 1, thailus apotheciaque in vegetationis statu. — Fig. 1 >='% eadem qualia in herbario repe- 

riuntur. — Fig. 1 '", thailus cum umbilico in pagina infera visus. 
Umbilicaria thamnodes Ilue,e China (supra i" sér., t. II, p. 121). 
Fig. 2, pars thalli apothecia spermogoniaque ferentis in stalu siccato. — Fig. 2 ^'% spécimen 

integrum in végétative statu. — Fig. 2'", duo apothecia circiter decies aucta, e quibus unum 

cum unico sulco, alterum gyrose sulcatum. 



TABULARUM EXPLANATIO. 107 

Eadem f. minor Hue, e China (supra ¥ sér., t. 11, p. 122). 

Fig. 3, thallus sterilis in statu vegetationis. 

Candelaria iibrosa var. callopizodes (Nyl.) Hue, e China (supra 4» sér., t. Il, p. 52). 

Fig. 4, thallus apotheciaque ad corticem arboris affixa. 

Umbilicaria yunnana (Nyl.) Hue, e China (supra 4" sér., t. 11, p. 117). 

Fig. 5, ad dexteram thallus apotheciaque juvenilia; in medio eadem optime evoluta. — Fig. 5'''% 

tria apothecia circiter decies aucta, quorum superius semel sulcatum et e duobus aliis, unum 

oblongum, alterum triquetrum tertiumque pluries sulcatum. 
Umbilicaria tylorrhiza Nyl., e China (supra 4« sér., t. 11, p. Hb). 
Fig. 6, thallus et apothecia. — Fig. 6 '''% thallus cum umbiiico in facie infera positus. — Fig. 6 

pars thalli semel aucta et subtus visa. 

Tabuia VI. (4< s., t. n.) 

Lobaria adscripta (Nyl.) Hue, e Japonia (infra 4° sér., t. 111, p. 26). 

Fig. 1, fragmen thalli cum apotheciis. — Fig. 1 '''S duo lobuli peripheriœ subtus visi. — Fig. i ''='', 

lobulus peripherise quinquies auctus sex spermogonia ferens. — Fig. 1 qi^ter^ idem in pagina 

infera delineatus atque spermogonia subtus etiam verrucosa ostendens. 
Fig. 2, ejusdem aliud thalli fragmen cum apotheciis. — Fig. 2 '''% faciès postica lobuli 

peripheriœ. 
Lobaria adscripturiens (Nyl.) Hue, e Japonia (infra 4^ sér., t. 111, p. 27). 
Fig. 3, pars thalli cum apotheciis. — Fig. 3 •>'% lobus subtus visus. 
Fig. 4, ejusdem alterum spécimen. — Fig. 4 ''•% lobus in pagina infera delineatus. 
Lobaria dentata Hue, e China (infra 4^ sér., t. 111, p. 36). 
Fig. 5, thallus apotheciaque. — Fig. 5 >>'% pars ejusdem subtus visa. — Fig. 3 '", duo apothecia 

quinquies aucta quorum margo dentatus. 



Tabula I. (4" s., t. IH.) 

Lobaria dissecta (Ach.) Hue, e Columbia (supra 4e sér., t. III, p. 37). 

Fig. 1, spécimen integrum et fertile. — Fig. 1 ^'", lobus in pagina infera delineatus. — Fig. 1 '", 

apothecium quinquies auctum. 
Lobaria pulmonaria f. tenuior Hue, e Japonia (supra 4^ sér., t. III, p. 32). 
Fig. 2, fragmentum thalli cum apotheciis. — Fig. 2'>'', pars ejusdem subtus visa et fere iœvis. 
Fig. 3, aliud fragmen magis fertile. — Fig. 3 ■>'% ejusdem pars subtus visa et nervis reticulata. 

Tabula II. (4'= s., t. III.) 

Sticta Richardi var. divul^a (Tayl.) Hue, ex ins. Chiloë (supra 4"= sér., t. III, p. 56). 

Fig. 1, spécimen integrum et ferlile in herb. Montagne. — Fig. P'', pars ejusdem subtus visa. 

Fig. 2, pars exemplaris ad Smith canal lecti cum apotheciis marginalibus. — Fig. 2'"% lacinia 

ejusdem subtus visa. 
Sticta homœophyllaNyl., e Nova Zelandia (supra 4" sér., t. III, p. 59). 
Fig. 3, thallus fertilis. — Fig. 3 '''^ pars illius subtus visa. — Fig. 3 ''=■■, apothecium quinquies 

auctum. 
Lobaria erosa (Eschw.) Forssell, e Brasilia (supra 4" sér., t. III, p. 33). 
Fig. 4, spécimen integrum et fertile. — Fig. 4 •>'', lobus subtus visus. — Fig. 4 '", apothecium 

quinquies auctum et margine lobulata ornatum. 
Lobaria subdissecta f. scrobiculata (Nyl.) Hue, e Columbia (supra 4» sér., t. III, p. 38). 
Fig. 3, thallus fertilis, coll. Lindig n. 66. — Fig. o ■"% idem in pagina infera delineatus. 

— Fig. '", apothecium quinquies auctum. 



108 A.-M. HUE. 

Tabula III. (4-= s., t. m.) 

Sticta fossulata Duf., e Nova Zclandia (supra 4" sér., t. 111, p. 57). 

Fig. 1, fragmenlum Ihalli cum apotheciis marginalibus in pagina supera visus, ex exsicc. Arn. 

n. 1215. — Fig. 1 ■>'% pars ejusdem in pagina infera delineaLa etiam cum apotheciis. 
Sticta cellulifera Hook. et Tayl., e Nova Zelandia (supra 4° sér., t. 111, p. 44). 
Fig. 2, thallus cum apoliieciis marginalibus. — Fig. 2 ^'\ fragmenlum speciminis fertilis et in 

terris Magellanicis lecti. — Fig. 2'='', lacinice ejusdem subtus visai. 

Tabula IV. (4^ s., t. 111.) 

Sticta dichotomoides Nyl., e Nova Caledonia (supra 4'' sér., t. 111, p. 77). 

Fig. 1, spécimen inlegrum cum rhizinis apotheciisquc. — Fig. 1 '''% laciniœ exemplaris sterilis 

cephalodia fruticulosa hinc indeferentes. 
Sticta (Stictina) filicina (Ach.) Hue, e Patagonia (supra ¥ sér., 1. 111, p. 100). 
Fig. 2, exemplar integrum fertileque. 
Sticta auroraD. N., e Brasilia (supra 4"= sér., t. 111, p. 54). 
Fig. 3, fragmenlum IhalIi supra punctulali cum apoliieciis margine crenatis. 
Sticta sinuosa Pers., e Brasilia (supra 4° sér., l. 111, p. 66). 
Fig. 4, spécimen archelypum integrumque a Gaudichaud leclum et in licrb. Mus. paris, asser- 

vatum. — Fig. 4'''% pars unius ex exemplaribus a Brasiliœ impératrice lectis. — Fig. 4 '=■■, 

lobulus ejusdem subtus visus cum cyphellis albidis; foramina majora et obscura apothecium 

indicant. 
Sticta orygmsea Ach.; ex ins. Campbell (supra 4" sér., t. 111, p. 44). 
Fig. 5, lobus thalli cum apotheciis. — Fig. 5 '''% lobulus infi-a visus et pseudocyphellasostendens. 

Tabula V. 

Sticta hypopsiloides Nyl., e Nova Caledonia (supra 4o sér., t. 111, p. 70). 

Fig. 1, spécimen a Balansa lectum, integrum sterileque et bis stipitatum. — Fig. 1'"'% laciniœ 
exemplaris a Pancher lecti apothecia ferentes. 

Sticta platyphylla Nyl., e China (supra i» sér., t. 111, p. 61). 

Fig. 2, lobus juvenilis cum apotlieciis nascentibus. — Fig. 3, fragmen thalli parvum apothecia 
melius evoluta ostendens et pro parte subtus delineatum. — Fig. 4, duo apothecia optime evo- 
luta et quinquies aucta, — Fig. 4 ^''\ apothecium Pharcidia cupulari Pat. maculatum. 

Tabula VI. (4-= s., t. 111.) 

Sticta horridaHue, e Patagonia (supra 4<^ sér., 1. 111, p. SO). 

Fig. 1, spécimen integrum et stérile. — Fig. 1 '''% pars ejusdem quater aucta. 

Sticta (Stictina) cyphellulata (Mùll. Arg.) Hue, e Nova Caledonia (supra 4" sér., t. 111, p. 99). 

Fig. 2 et 2 '''% duo specimina intégra cum apotheciis rhizinisque. 

Sticta (Stictina) endochrysoides (Mùll. Arg.) Hue, e Chile in herb. Mus. paris, (supra 4c sér., 

t. 111, p. 87). 
Fig. 3, maximapars unici speciminis cum apotheciis. 

Sticta sinuosa var. caperata (Bory) Hue, ex ins. Borbonia (supra 4" sér., t. III, p. 68). 
Fig. 4, pars exemplaris archetypi in herb. Thuret cum apoliieciis. — Fig. 4''"', lobulus subtus 

visus et cyphellas ofTerens. 
Sticta (Stictina) granulifera Hue, e Chile (supra 4^^ sér., t. 111, p. 86). 
Fig. 5, fragmenlum Ihalli cum apotheciis. 



CORRIGENDA 



3<> sér.,t. X. 

P. 215, scriplum fuit: Genus I. — Lichinella et species 1. Lichinella Lojkuna. Legendum est: 
Genus 1. — Lichina Ag. et species 1. Lichina confiais kg. seu Pjjgmœaconfmis (Mûll.) Kunlze, 
^Yain. Lkh. Caucas. p. 313. Lichen ille ad maris littus in peninsuia Taurica, et non in monte 
Caucase, ut mihi indicatum fuerat, lectus fuit. 

Etiam p. 215, linea ultima legitur: Hariot. Le genre Pilonema ; et inscribendum est : Hariot Le 
genre... 

P. 216, n. 3, Cotlema cheiluin delendum et p. 221 post lineam quartam ponendum : Sectio IV. — 
Lepidora ^Yain. Lich. Caucas. (1899) p. 3H. — CoUema Vamberyi NYain. Numerus 101 in 
Nikita in peninsuia Taurica lectum thallum in herbario meo juvénile prœbet et sine D"^ Wainio 
diagnosi rite determinari non poluisset. In eo enim apolhecia non omnino evoluta peiithecium 
nonduni pseudoparenchymaticum, alque in eorum basi excipulum in uno tantum vincturae 
puncti latere hyphas septalas et nondum cellulas formantes prœbent. 

P. 224, 1. 6,locus japonicusibuki errore scriptus fuit Huki,quodcorrigendum est etiam in pluribus 
aliis sequentibus locis. 

P. 226, in ima paginaponitur : b. — Stephanorus; legendum est: Stephanophorus (Flot.). 

P. 229, n. 30, lin. 17, adest : in inferiore cellulœ magnœ ; legendum est: in superiore. 

P. 231, Sectio Ut delenda est, nam Lichen muscicola Sw. cujus gonidia scytonemea, et non nosto- 
cacea, inter Lsptogia annumerari nequit ; est Polychidium muscicola Koerb. et istud genus 
in secunda tribu cui nomen Scytonemese, supra p. 214, locandum est. 

P. 238, lin. 3, adest : substus; lege : subtus. 

P. 241 , in ima pagina, adest : Genus II. — Stereocaulon Screb. ; lege : Schreb. 

P. 243, n. 49, lin. 20, adest : retemque; lege : reteque, et sic deinceps usque ad pag. 138, t. 1. 

P. 247j lin. 8,exstat: formartes; lege : formantes. 

Eadem pagina, n. o3, lin. 19, adest : hymenieum ; lege : hymenium. 

P. 250, lin. 17, adest: exipuli ; lege: excipuli. 

P. 251, lin. 15, exstat: gonidali ; lege : gonidiali. 

P. 252, n. Ci, lin. 10, adest: hyphœ gonidales ; lege gonidiales. 

P. 2o6, penultima linea notulœ, adest: dignoses ; lege: diagnoses. 

4<= sér., t. I. 

P. 28, lin. 27, adest: cum Craphicle ; lege": Graphide. 

P. 30, in Tribus... Stereocaulea% lin. 9, exstat: ereocaulorum ; lege : Stereocaulorum. 

P. 34, in Var. 1, lin. 14, adest: 3-iO i>. longis ; lege: 3-10 mm. 

P. 36, adest: V^ar. 4. comosa; legendum : Var. 5, et p. 37, Var. 6, atque p. 38, Var. 7. 

P. 37, \^ar. 5, legendum : sorediifera Hue; U. barbuta var. sorediifera Arn. ..., Lichenoing. Aits/Î. 

XIV, p. 39, et non XVL 
P. 41, lin. 6, adest: similer; lege: similiter. 
P. 42, lin. 7, adest : entre ; lege : près de. 
P. 43, ultima linea, adest: lumino; lege: lumine. 
P. 48, legendum est : F. 1. scabra Hue ; U. plicata f. scabra Mûll. Arg. etc. — F. 2. sorediosa 

Hue; U. plicata f. sorediosa Mûll. Arg. etc. — F. 3. annulata Hue; U. plicata f. annulata Mûll. 

Arg. etc. — P. 49, F. 4. nidiûca Hue; U. plicata f. nidifica Mûll. Arg. etc. 
P. 49, lin. 23, adest: thallus fibrillosus; lege : efibrillosus. 
p. 56, n. 133, lin. 5, adest : Var. arbuscula Hue ; legendum : arborea Hue; Chlorea Soleirolii var. 

arèoreaJatta Manip. Lich. liai, merid V, 1886, p. 82 et Monogr. Lich. Ital. merid. p. 79. 



HO A. -M. HUE. 

P. 58, n. 136, lin. 9, adest : 2 [x crassi ; legendum : 2 mm. crassi. 

P. fi2, lin. 10, adest: togundur; lege: teguntur. 

P. 63, n. 146, lin. 2, lege : Lich. Paix&t. p. 1. 

P. 68, adest: reponit; legendum: reponitur. 

P. 82, n. 168, lin. 8, exstat : Uterque cortex; lege: Cortex. 

P. 86, adest : Tribus IV; lege XIV. 

P. 9b, n. 182, lin. 6, adest : Atichia hxensis ; lege : Atestia. 

P. 97, adde Lichen lanatus Ach. Lichenogr. suec. Prodr. p. 304 et Method. Lich. p. 304 ; in hoc 

posteriore opère a Lichene pubescente seu ab Eplicbe puhescente optime distinguitur, ideoque illa 

nomina pervulgata et ab initie rite definita asservanda videntur. 
P. 98, post lin. 8 adde : A. — Hyalopolarididymse Hue ; dein n. 185, lin. 6, adest: Evernia flavicans 

Th. Fr. ;lege: El. Fr. 
P. 100, ultimalinea, adest: Utraquo ; lege: Utraque. 
P. 101, n. 187, lin. 4, adest: Parmeiia chrysophtalma ; lege: chrysophthalma. 
P. 102, lin. 10, exstat ; tentum ; lege: tantum. 
P. 109, lin. 11, adest : Cortex 20-2o0 p. latus ; lege: 200-250. 
P. m, lin. b, delendum est: gonidia. 
P. 113, legendum : F. 1. sorediifera Hue; Pseiidophyscia speciosa var. hypoleuca f. sorediifera 

Mijll. Arg. etc. 
P. 122, lin. 13, adest : lobatus ve ; legendum : vel. 
p. 131,rectius inscribendum : Sectio I. — Pannoparmelia Hue. Genus Anzia, sectio 1. — Panno- 

parmeliaMûll. Arg. Similiter: Sectio 11. — Euanzia Hue. Genus Anzia, sectio 111. — Ewmzia 

Mùll. Arg. 
P. 147, lin. 22, exstat: ramosse ; legendum : ramosge. 
P. IbO, n. 241, lin. 14, adest : subtus albci? ; lege : intus. 
P. 182, n. 283, exstat: Parmeiia hyamalayensis ; legendum : himalayessis. 
P. 210, lin. 6, adest: denum ; lege : demum. 
P. 217, lin. 20, adest: nonin crassatae; lege : non incrassatœ. 

4c sér., t. H. 

P. 49, lin. 17, adest: Quando excipulum... ; adde : Quando, sporis octonis, excipulum .... 

P. 69, f. 3, legendum est : venusîa Nyl. Prodr. Lichenogr. Gall. et Alger, p. 62 et Flag. Catal. 

Lich. Alger., p. 17, quod inferius scriptum fuit. 
P. 90, adest: Sectio 1. — Peltidca Ach. ; legendum : Sectio I. — Peltidea Wain. Elude Lich. Brés. 

p. 170; Peltidca (sect. EmproMea) Ach., etc. 
P. 91, F. 1, legendum est : verrucosa Nyl. Lich. Scand. p. 88: Peltidea aphthosa f. verrucosa 

Ach. etc. 
Similiter legendum: F. 2. leucophlebia Nyl. Synops. Lich. 1, p. 323 et apud Hue Lich. exot. 

n. 919; Peltidea aphthosa t. leucophlebia Nyl. Lich. Middend. pp. 2 et 4. 
P. 93, adest: F. 1. kuchorriza; lege leucorrhiza. 

P. 97, lin. 33, adest: hypotheciu malbidum ; lege: hypothecium albidum. 
P. 105, legendum: F. helveticum Schœr. Enum. Lich. europ. (1850) p. 19 et Lich. Helvet. exsicc. 

n. 260, Arn. in Flora 1884, etc. 
P. 133, var. papulosa. lin. 6, adest: Zw. Lich. exot. ; lege: Lich. exsicc. 
Tab. 111, fig. 3 adest : Physcia cupolia; lege : aipolia. 

4csér., t. m. 

P. 53, adest: Var. impressa Mùll. Arg. ; legendum: Var. anisopeda Hue; S. aurala var 
impressa Mûll. Arg. Hoc posterius nomen impressa mutandum est, nam p. 4b jam exstat : Sticta 
impressa Hook. et Tayl. atque electo verbo idem significatur, nam laor.i^o;, in superficie a;qua- 
lis, atque littera privativa a. 



CONSPECTUS SYSTEMATICUS SPECIERUM 



Classis 1. — COLLEMACE^. 

Tribus 1. - STIGONEME^. 

Genus 1. - LICHINA Ag. 

1. L. confinisAg 4, 111, 109 (1) 

Tribus 11. — GLQEOCAPSEiE. 
Genus II. - PYRENOPSIS Nyl. 

2. P. subfuliginea Nyl 3, X, 216 

Genus 111. — POLYCHIDIUM (Ach.) Koerb. 

3. P. muscicola Koerb ,. 4, III, 109 

Tribus III. — COLLEME/E. 

Genus IV. — COLLEMA Hill. 

Seclio 1. — EucoUema. 

4. C. furveolum Mûll. Arg 3, X, 216 

5. C. furvum Ach 3, X, 216 

6. C. multilidum Schcer 3, X, 217 

7. C. pulposum Ach 3, X, 217 

— V. 1. compactum Nyl 3, X, 217 

— V. 2. tenax Nyl 3, X, 217 

8. C. verruciforme Nyl 3, X, 217 

9. G. coccophylloides Nyl 3, X, 217 

Sectio II. — Synechoblastus Wain. 

10. G. pycnocarpum Nyl 3, X, 218 

11. G. thysanœum Ach 3, X, 218 

12. G. actinoptychum Nyl 3, X, 218 

13. C aggregatum v. cœrulescens 

Hue 3, X, 218 

Sectio III. — GoUemodiopsis Wain. 

14. G. flaccidum Ach 3, X, 219 

15. G. subconveniens Nyl 3, X, 219 

(1) Primus numerus seriein, secundus volumen 
et tertius pagiuam iadicat. 



16. C. Lherminieri Hue 3, X, 219 

17. G. nigrescens (Leers.) Wain... . 3, X, 220 

— V. glaucocarpum Nyl 3, X, 220 

18. G. japonicum (Mûll. Arg.) Hue. 3, X, 220 

Sectio IV. — Lepidora Wain. 

19. G. Vamberyi Wain 4, III, 109 

Genus V. — PHYSMA Mass. 

20. P. byrsinum Mass 3, X, 220 

— V. 1. amphiurum MùU. Arg... 3, X, 220 

— V. 2. hypomelœnum (Nyl.) Hue. 3, X, 220 

21 . P. pulvinatum Hue 3, X, 221 

Genus VI. — LEPTOGIUM Gray. 
Sectio I. — Euleptogium Wain. 

22. L. lacerum Fr 3, X, 222 

— V. lophœum Nyl 3, X, 222 

23. L. tremelloides (L. fil.) Fr 3, X, 222 

— f. denigratum Hue 3, X, 224 

— V. 1 . azureum Nyl 3, X, 224 

— V. 2. myriophyllum Mûll. Arg. 3, X, 224 

— V. 3. cœsium (Wain.) Hue 3, X, 224 

— V. 4. rugulosum Nyl 3, X, 225 

24. L. diaphanum Mont 3, X, 226 

25. L. denticulatum Nyl 3, X, 226 

26. L. pulchellum Nyl 3, X, 226 

27. L. marginellum Mont 3, X, 227 

28. L. chloromellum Nyl 3, X, 227 

29. L. fallax Mûll. Arg., f. 1. isidii- 

geruin Hue 3, X, 227 

— f. 2. cœrulescens Hue 3, X, 227 

30. L. phyllocarpum Mont 3, X, 228 

— V. 1. coralloideum (Mey. et 

Flot.) Mûll. Arg 3, X, 228 

— V. 2. cœrulescens Nyl 3, X, 228 

— V. 3. macrocarpum Nyl 3, X, 228 

— V. 4. digitatum Hue 3, X, 229 

Sectio H. — Mallotiuin Ach. 

31. L. Menziesii Mont 3, X, 229 

— f. fuliginosum JlûU. Arg 3, X, 230 



112 



A. -M. HUE. 



32. L. trirhophorum Mùll. Arg.,.. 3, X, 230 

33. L. inllexum 1. inlennediuni Hue. 3, X, 230 

34. L. Burgessii Mont 3, X, 231 

Classis H. - LICHENACE^. 

Ordo 1. — GYMNOCARPE^. 

Séries 1. — CONIOCARPE^. 

Tribus IV. — SPH^ROPHORE.^. 

Genus Vil. — SPII^ROPHORUS Pers. 

35. S. coralloides Pers 3, X, 233 

— V. 1. congestus (Lamy) Hue. . . . 3, X, 233 

— V. 2. meiopliorus (Nyl.) Hue... 3, X, 233 

36. S. polycladus (Mùll. Arg.) Hue. 3, X, 233 

et 4, 1, tab. III, f. 1. 

37. S. tener (Laur.) Hue 3, X, 234 

et 4, l, tab. III, f. 2. 

38. S. compressus (Ach.) Koerb. 3, X, 234 

et 4, I, tab. III, f. 3. 

39. S. australis (Laur.) Wain 3, X, 235 

Tribus V. — CALICIEyE. 
Genus VIII. — TRACHYLIA Nyl. 

40. T. tigillaris Fr 3, X, 236 

Séries II. CYCLOGARPE/E. 

Familia I. - STRATOSI-RADlATyE. 

Tribus VI. — B^OMYGE^. 

Genus IX. — BvEOMYGES Pers. 

41. B. fungoides Ach 3, X, 237 

42. B. heteromorphus Nyl 3, X, 237 

43. B. pachypus Nyl 3, X, 237 

44. B. erythrellus (Mont.) Nyl 3, X, 238 

Genus X. — ICMADOPHILA Mass. 

45. I. œruginosa (Scop.) Trev 3, X, 239 

Genus XI. — THYSANOTHEGIUM Berk. 

et Mont. 

46. T. hyalinum (Tayl.) Nyl 3, X, 240 

Tribus. VU. — CLADONIE^. 
Genus XII. — GLADONIA Hill. 

Subgenus l. — Gladina (Nyl.) Wain. 

47. G. rangiferina (L.) Web 3, X, 256 

48. G. silvatica (L.) Rabenli 3, X, 257 



49. G. pycnoclada (Gaudich.) Nyl. 

a. flavida Wain 

(i. exalbescens Wain 

y. pachyclados Wain 

50. G. alpestris (L.) Babenli 



3, X, 257 
3, X, 257 
3, X, 257 
3, X, 258 
3, X, 258 



Subgenus II. — Glathrina (Mùll. Arg.) Wain. 

51. G. aggregata (S\v.) Ach 3, X, 2,o8 

52. G. retipora (Labill.) Fr 3, X, 258 

Subgenus 111. — Pycnothelia Ach. 

53. G. papillaria (Ehrh.) Iloffm 3, X, 259 

Subgenus IV. — Genomyce (Ach.) Th. Fr. 

Séries A. — Gocciferœ Del. 

I. — Subglaucescentes. 

54. G. miniata a. anœmica (Nyl). 

Wain 3, X, 259 

55. G. Floerkeana (Fr.) Sommerf.. 3, X, 259 

a. intermedia Ilepp 3, X, 259 

(3. albicans (Del.) Wain 3, X, 260 

56. G. bacillaris Nyl 3, X, 260 

a. clavata (Ach.) Wain 3, X, 260 

57. G. macilenta (Hoffm.) Nyl 3, X, 260 

a. styracella (Ach.) Wain 3, X, 260 

{i. cruslifera Wain 3, X, 260 

y. corticata Wain 3, X, 260 

58. G. didyma (Fée) Wain 3, X, 260 

a. muscigena (Eschw.) Wain 3, X, 261 

[i. pygmœa Wain 3, X, 261 

y. vulcanica (Zolling.) Wain 3, X, 261 

II. — Stramineo-flavidse Wain. 

59. G. coccifera (L.) Wild 3, X, 261 

a. stemniatina Ach 3, X, 261 

p. asotea Ach 3, X, 261 

y. pleurota (Floerk.) Schœr 3, X, 261 

60. G. transcendens a. yunnana 

Wain 3, X, 262 

61. G. angustata Nyl 3, X, 262 

62. G. leporina Fr 3, X, 262 

Séries B. — Ochropheée Wain. 
§ I. — Unciales (Del.) Wain. 

63. G. peltasta (Ach.) Spreng 3, X, 262 

a. normalis Wain 3, X, 262 

fi. esignata Wain 3, X, 263 

64. G. medusina (Bor.) Nyl 3, X, 263 

a. luteola Wain 3, X, 263 



CONSPECTUS SYSTEMATIGUS SPECIERUM. 



113 



p. dealbata W'ain 3, X, 263 

65. G. amaurocr£ea(Floerk.) Schœr. 3, X, 263 

a. celotea Ach 3, X, 264 

p. oxyceras Ach 3, X, 264 

66. G. uncialis ^L.) Web 3, X, 264 

67. G. capitellata (Tayl.) Bab 3, \, 264 

§ 11. — Ghasmariœ (Ach.) Floerke. 



68 
a. 
69 

70 



A. — Microphyllœ Wain. 
G. Gorgonina (Bor.) Wain 3 



subrangiferina (Nyl.) ^Yain 3 

G. japonica Wain 3 

G. furcata (Huds.) Schrad 3 

a. racemosa (Hoffm.) Floerk 3 

— f. corymbosa (Ach.) Nyl 3 

j3. pinnata (Floerk.) Wain 3 

— f. 1. foholosa Del 3 

— f. 2. truncata Floerk 3 

y. scabriuscula iDel.) Coem 3 

— f. adspersa Floerk 3 

S. palamœa (Ach.) Nyl 3 

— f. subulata Floerk 3 

s. rigidula Mass 3 

71. G. rangiformis Hotlm 3 

a. pungens (Ach.) Wain 3 

p. foliosa Floerk 3 

72. G. glaucopallida Wain 3 

73. G. variaus W'ain 3 

a. glaucoflava Wain 3 

(i. erythrospermoides Wain 3 

74. G. crispala (Ach.) Flot. ...... 3 

a. infundibulifera (Scha^r.) Wain ... 3 

|i. divulsa (Del.) Arn 3 

y. dilacerata (Schœr.) Malbr 3 

S. elegans (Del.) Wain 3 

75. G. Delesserlii (Nyl.) Wain 3 

76. G. Boivini Wain 3 

77. G. squamosa (Scop.) Wain 3 

a. denticoUis (Hofïm.) Floerk 3 

^. phyjlocoma Rabenh , 3 

y. muricella (Del.) Wain 3 

— f. sarmentosa (Tayi.) Mùll. Arg. 3 

S. multibrachiala Floerk 3 

£. polychonia Floerk 3 

78. G. subsquamosa (Nyl.) Wain... 3 

79. G. cœspititia (Pers.) Floerk 3 



264 
26b 
265 
265 
265 
263 
265 
265 
266 
266 
266 
266 
266 
266 
266 
267 
267 
267 
267 
267 
267 
268 
268 
268 
268 
268 
268 
269 
269 
269 
269 
269 
269 
270 
270 
270 
270 



B. — Megaphylla; Wain. 

80. G. ceratophylla (Sw.) Spreng.. 3, X, 270 

§ III. — Clausœ Wain. 
A. — Podostolides (Wallr.) Wain. 

81. C. mitrula Tuck 3, X, 271 

NoDVELLES Archives du .Muséum, ^^ série. — 



82. G. subcariosa Nyl 3, X, 271 

a. descendons Wain 3, X, 271 

83. G. dehiscens Wain 3, X, 271 



B. 



Thallostelides Wain. 



84. G. gracilis (L.) Willd 

a. dilatata (Hofîm.) Wain 

(3. dilacerata Floerk 

y. chordaiis (Floerk.) Schœr 

S. aspera Floerk 

£. elongata (Jacq.) Floerk 

— f. Hugueninii Del 

85. G. cornuta (L.) Schœr 

86. C. gracilescens (Floerk.) Wain. 

87. G. ceratophyllina (Nyl.) Wain.. 

88. G. centrophora Mull. Arg 

89. G. verticellata Hoffm 

a. evoluta Th. Fr 

— f. phyllocephala (Flot ) Wain. . . . 
(3. cervicornis (Ach.) Floerk 

90. G. verlicellaris (Raddi) Fr 

— f. penicellata Wain 

91. G. pyxidata(L.) Fr 

— f. centralis Flot 

a. neglecta (Floerk.) Mass 

[i. chlorophœa Floerk 

y. pocillum (Ach.) Flot 

— f. pachyphyllina (Wallr.) Wain. 

92. G. fimbriata (L.) Fr 

a. simplex f. minor (Hag.) Wain. . . 

(B. proliféra (Retz.) Mass 

y. apolepta (Ach.) Wain 

8* coniocrœa (Floerk.) Wain 



— f. truncata (Floerk.) Wain 

8-. ochrochlora (Floerk.) Wain 

ê' chondroidea Wain 

£- chlorophœoides Wain 

£^ Balfourii (Gromb.) Wain 

— f. cornigera Wain 

93. G. pityrea (Floerk.) Fr 

— f. 1. scypliifera (Del.) Wain 

— f. 2. crassiuscula (Goem.) Wain. 

— f. 3. megathallina Wain 

— f. 4. cladomorpha Floerk 

— f. o. phyllophora (Mudd) Wain. 

G. — Foliosœ (Bagl. et Garest.) Wain. 

94. G. foliacea (Huds.) Schœr 3, X, 279 

a. alcicornis (Lightf.) Schœr 3, X, 279 

— f. epiphylla (Schœr.) Wain 3, X, 279 

p. firma (Nyl.) Wain 3, X, 279 

D. — Ochroleucœ Fr. 

95. G. botrytes (Hag.) Willd 3, X, 279 

UT. 15 



3, 


X, 


3, 


X, 


3 


X, 


3, 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


, X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


, X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


, X, 


3 


, X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


. X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


X, 


3 


. X, 


3 


, X, 


3 


X, 


3 


, X, 


3 


X, 


3 


, X, 


3 


X, 



272 
272 
272 
272 
272 
273 
273 
273 
273 
273 
273 
274 
274 
274 
274 
274 
274 
27b 
275 
275 
275 
275 
276 
276 
276 
276 
276 
276 
277 
277 
277 
277 
277 
277 
277 
278 
278 
278 
278 
278 



114 



A.-M- HUE. 



96. C. carneola Fr 3, X, 280 

97. C. cyanipcs (Soriimeii.) Wain.. 3, X, 280 

Genus XIII. - PILOPIIORON Tuck. 

98. P. cariosum Hue 3, X, 280 

FAMILIA H. — RADlATiE. 

Tribus VIII. - THAMNOLIE/E. 

Genus XIV. — SIPHULA El. Fr. 

99. S. torulosa (Thunb ) Nyl 4, I, 30 

Genus XV. — THAMNOLIA Ach. 

100. T. vermicularis Ach 3, X, 240 

et 4, I, 30, tab. I, f. 1-2. 
— f. taurica (Wulf.) Nyl 3, X, 241 

Tribus IX. - STEREOCAULE.^. 

Genus XVI. — STEREOGAULON Schreb. 

Subgenus I. — Lecanocaulon Wain. 

101. S. salazinum (Bory) Nyl 3, X, 242 

Subgenus II. — Lecidocaulon Wain. 



102. S. ramulosum Ach 3. 

— f. 1. compressum Bab . 3, 

— f. 2. farinosum Th. Fr 3, 

— V. 1 . elegans Th. Fr 3, 

— V. 2. slrigosum Th. Fr 3, 

103. S. proximum Nyl 3, 

— f, Traversii Hue 3, 

— V. macrocarpoides (Nyl.) Hue. . . 3, 

104. S. mixtumNyl 3, 

105. S. virgatum Ach 3, 

106. S. subramulosum iMùll. Arg.. 3, 

— f. 1. complanaLum Hue 3, 

— f. 2. approximansHue 3, 

107. S. nigrum Hue 3, 

108. S. uvuliferum Mùll. Arg 3, 

109. S. octomerum Mùll. Arg 3. 

liO. S. piluliferum Th. Fr 3, 

111. S. sorediiferum Hue 3, 

112. S. claviceps v. yunnaiiense 
Hue 3, 

113. S. sinense Hue 3, 

et 4, 1, tab. 

114. S. Massarlianuni Hue 3, 

115. S. japonicuin Th. \r 3, 

116. S. coralloides Fr 3, 

117. S. lomenlosum Fr 3, 

— V. incruslatum (Floork.) Nyl... 3, 



X, 


243 


X 


244 


X, 


244 


X 


244 


X 


244 


X 


244 


X 


245 


X 


245 


X 


246 


X 


246 


X 


247 


X 


248 


X 


248 


X 


, 249 


X 


, 249 


X 


250 


X 


, 250 


X 


, 250 


X 


, 251 


X 


251 


MI 


,f.4 


X 


252 


X 


, 25 ! 


X 


253 


X 


254 


X 


255 



118. S. denudatum. v. 1. pulvina- 

tum Flot 3, X, 255 

— V. 2. vesuvianuni (Pers.j Laur. 3, X, 256 

Subgenus HI. — Leprocaulon Nyl. 

119. S. tenellum (Tuck.) Nyl 4, 1, 30 

Tribus X. — USNEE/E. 
Genus XVII. - USNEA Dill. 



120. U. florida llofï'ni 

— Stat. rubescens Mùll. Arg 

— V. I. strig .sa Ach 

f. pygmœa Hue 

— V. 2. mollis (Stirt.) Wain 

— V. 3. perpicxans (Stirt.) Wain. 
f. spinulifera Wain 



V. 4. subelegans Wain 



— V. 5. comosa (Acii.) Wain 

— V. 6. soi'ediifera (Arn.) Hue. . . 

— V. 7. hirta (Hoffm.) Ach 

121. U. ceratina Ach ... 

122. U. xanthopoga Nyl 

123. U. densirostra Tayl 

— V. Hieronymi (Krempelh.) Hue. . 

124. U. articulata Hoffm 

— V. 1. intestiniformis (Ach.) Nyl. 

— V. 2. asperula Mùll. Arg 



125. U. angulata Ach 

— f. goniodes (Stirt.) Hue 

126. U. dasypoga (Fr.) Nyl 

— Stat. fusco-rufa Mûll. Arg 

— f. dasypogoides (Nyl.) Hue 

— V. plicata (Hoffm.) Hue 

ï. 1. scabra (Mûll. Arg.) Hue. . . 

f. 2. sorediosa (Mûll. Arg.) Hue. 

— ■ — f. 3. annulata (Mûll. Arg.) Hue. 

et tab 

f. 4. nidifica (Mûll. Arg.) Hue.. 

et tab. 

127. U. trichodea Ach 

— f. graciiis (Ach.) Hue 

128. U. longissima Ach 

— f. tennis Th. Fr 

129. U. arthroclada Fée 

— f. spinulosa Mûll. Arg 

130. U. lœvis (Eschw.) Nyl 

131. U. melaxantha Ach 

— V. ciliata Mûll. Arg 



Genus XVIIl. — LETHARIA Zahlbr. 

132. L. canariensis (Ach.) Hue 4, I, 55 

133. L. Soleirolii (Schœr.) Hue 4, 1, 56 



4, 1, 


.12 


4, I, 


34 


4, I, 


34 


4, I, 


;)5 


4,1, 


35 


4, 1, 


36 


4, I, 


36 


4, 1, 


36 


4, l, 


36 


4, 1, 


37 


4, I, 


38 


4, I, 


39 


4, I, 


41 


4, 1, 


41 


4, 1, 


42 


4, 1, 


43 


4, I, 


44 


4, I, 


44 


4, I, 


44 


4, 1, 


45 


4, I, 


46 


4, I, 


46 


4, I, 


47 


4, I, 


47 


4, I, 


48 


4, I, 


48 


4, I. 


48 


.111, 


f. 6 


4, 1, 


49 


m, 


f. 5 


4, I, 


49 


4, I, 


51 


4, I, 


51 


4,1, 


52 


4, l, 


52 


4, I, 


53 


4, 1, 


54 


4, I, 


54 


4, l, 


55 



CONSPECTUS SYSTEMATIGUS SPEClERUiM. 



115 



— V. arborea (Jalta) Hue 4,111, 109 

cl 1, lab. IV, f. 1 

134. L. \ulpina (L.) Hue 4, I, 57 

135. L. californica (Lév.) Hue 4, 1, 57 

136. L. thamnodes (Flol.) Hue .... 4, I, 58 

— f. esorediosa (Nyl.) Hue 4, I, 58 

137. L. divaricala (Ach.) Hue 4, I, 59 

Tribus XI. — ROCCELLEyE Darb. 
Genus XIX. — ROGCELLA DG. 

138. R. fuciformis DC 4, I, 59 

139. R. Montagne! Bel 4, I, 59 

140. R. phycopsis Ach 4, I, 60 

141. R. sinensis Nyl 4, I, 60 

Tribus XII. — RAMALlNEiE. 
Genus XX. — DUFOUREA Ach. 

142. D. madreporiformis(Wuir.)Ach. 4,1, 60 

143. D. flabellata Hue 4, I, 6! 

Genus XXI. - RAMALINA Ach. 

144. R. maciformis f. metabola Hue. 4, I, 62 

el tab. IV, f. 2 

145. R. crispatulaf. minima Hue ... 4, I, 63 

146. R. evernioides Nyl 4, I, 63 

A. — Teretiusculœ Wain. 

1 47. R. perlucens Hue 4, I, 64 



B. — Compressiusculaî Wain. 



148. 
149. 
150. 
151. 

— f. 
152. 
153. 

— V 
154. 
155. 
156. 

— f. 

— V 

— V, 

— V 

157. 

— f. 

— f. 

— f. 



R. anceps Nyl 

R. usneoides f. tenuisNyl. 
R. gracilenta Acli 



R. Montagnei D. N 

abbreviata Hue 

R. camplospora Nyl 

Pi. complanata (Sw.) Ach 

denticulala (Eschw.) Mûli. Arg. 

R. canaliculata Tayl 

R. stenospora Mûli. Arg 

R. calicaris (L.) Fr 

papillosa Hue 

1. subampUata Nyl 

- f. subpapillosa Nyl 

2. japonica Hue. . . 

3. subfasligiata Nyl 

R. farinacea Ach 

1. pendulina Ach 

2. mullifida Ach 

3. nervulosa Miill. Arg 



4, I 
4, 1 
4, 1 
4, T 
4, I 

4, I: 

4, I 

4,1 

4,1 

4, 1 
4, I 
4, I 
4, I 
4, I 
4, 1 



*, 1 
4, 1 
4,1 
4, I 
4, I 



64 
65 
65 
66 
66 
66 
67 
68 
68 
(>9 
70 
70 
71 
71 
71 
71 
72 
73 
73 
73 



— f. 4. minutula Ach 

158. R. leiodea Nyl 

et tab. 

159. R. yemensis (Ach.) Nyl 

— f. latior Nyl 

— V. 1. membranacea fLaur.) Nyl.. . 

— V. 2. maxima (Mûli. Arg.) Hue. . . 

160. R. lanceolata Nyl. 4, I, 75 et tab. 
160 ws. R. hevigata Fr 

161. R. fraxinea Ach 

— f. ampliala Ach 

162. R. polymorpha f. ligulata Ach.. 

163. R. subpollinaria Nyl 

164. R. scopulorum (Retz.) Ach. .. 

— V. cuspidata Ach 



4, l 
4, I 

IV, 
4, I 
4, I 
4,1 
4, I 

IV, 
4, 1 
4, I 

4, 1 
4, I 
4, I 
4, 1 
4, I 



73 

73 

f. 3 

74 
75 
75 
75 
f. 4 
76 
76 
76 
77 
77 
77 
78 



G. — Fistulosœ. 

165. R. inflala Hook. et Tayl 4, I, 79 

et tab. IV, f. 5 

166. R. geniculata Hook. et Tayl.... 4, I, 79 

et tab. IV, f. 6 

— V. tenuis (Tuck.) Hue 4, I, 80 

et tab. IV, f. 6'^" 

167. R. dilacerata Hoffm 4, I, 81 

— V. poUinariella (Nyl.) Arn. .' 4, I, 81 

168. R. pumila Mont 4, I, 82 

Tribus XIII. - GETRARIE/E. 

Genus XXII. — GETRARIA Ach. 

A. — Fistulosae. 

169. G. aculeata (Schreb.) El. Fr. . . . 4, I, 83 



B. — Gompressœ. 

170. G. islandica Ach 4, I, 83 

— V. crispa Ach 4, I, 84 

et tab. I, fig. 3-4 

f. armata Hue 4, I, 84 

f. tyreophora Ach 4, 1, 84 

171. G. nivalis(L.) Ach 4,1,85 

171 '^'^ G. cucuUata Ach 4,1,85 

172. G. denticulala Hue 4, I, 85 



Tribus XIV. -- ALEGTOUIE.E. 

Genus XXIII. — ALECTORIA Ach. 

A. — liyalosporœ (Sacc.) 

173. A. jubata v. 1. prolixa Ach 4, I, 86 

— V. 2. chalybeiformis Ach 4, I, 87 

174. A. bicolor (Ehrh.) Nyl 4, I, 88 

— V. raelaneira Ach 4, I, 89 



IIG 



A.-M. HUE. 



175. A. acanlhofles Hue 4, I, 89 

176. A. (livergescens Nyl 4, 1, 90 

176 >>*'. A. divergens Nyl 4, 1, 90 

177. A. sulcata (Lév.) Nyl 4, I, 91 

et lab. IV, f. 7 

B. — HyalodidymcC (Sacc). 

178. A. arabum Ach 4, I, 92 

179. A. gracilis (Pers.) Hue 4, I, 92 

^79'''^ A thrausta Ach 4, I, 93 

— f. sorediclla (Nyl.) Hue 4, I, 93 

— f. sorediosula (Nyl.) Hue 4, I, 93 



C. — Phaîospora; (Sacc). 



180. A. sarmentosa Ach. 

181. A. lœta (Tayl.) Hue. 



4, 1, 93 
4, I, 94 



D. — Dictyosporœ (Sacc). 

182. A. loxensis (Fée) Nyl 4, I, 95 

E. — Apothecia ignota. 

183. A. virens Tayl 4, I, 96 

Genus XXIV. — CORNK^.ULARIA Schreb. 

184. C. lanata Ach 4, I, 97 

Genus XXV. — THELOSCHISTES Norm. 

A. — Hyalopolarididymai Hue. 

18b. T. flavicans (Sw.) Norm 4, 1, 98 

et tab. 1, f. 3-6 

— f. d. croceus (Ach.) Mûll. Arg 4, I, 99 

— f. 2. cinerascens Mùll. Arg 4, 1, 99 

— f. 3. tenuissimus (Mey. et Flot.) 

Mùll. Arg 4,1, 99 

— f. 4. hirtellus \N'ain 4, 1, 99 

— V. 1. acromelas (Pers.) Hue 4, I, 100 

— V. 2. exilis (Mich.) Mûll. Arg 4, 1, 100 

186. T. cymbalifer (Eschw.) Mùll. 

Arg 4, I, 100 

187. T. chrysophlhalmus(L.)Th. Fr. 4, l, 101 

— f . 1. denudatus(Hoffm.)Mùll.Arg. 4, I, 102 

— f. 2. cinereus Mùll. Arg 4, I, 102 

B. — PhcBodidymfE (Sacc). 

188. T. intricatus (Desf.) Hue 4, I, 102 

Genus XXVI. — ANAPTYCHIA Koerb. 
A. — Hyalopolarididymœ Hue. 

189. A. villosa (Ach.) Hue 4, I, 104 

et tab. H, f. 7 



B. — Phfcodidymœ (Sacc). 

190. A. ciliaris (L.) Mass 4, 1, 104 

— f. saxicola (Nyl.) Arn 4, I, 105 

191. A. leucomelœna (L.) Wain 4, I, 105 

— f. albociliata (Nyl.) Hue 4, I, 107 

— V. angustifolia (Nyl.) Mûll. Arg. 4, I, 107 

192. A. galactophylla <\Villd.) Trev. 4, [, 108 

193. A. podocarpa (Bel.) Trev 4, 1, 109 

194. A. comosa (Eschw. j Mass 4, I, 110 

Familia 111. — STRATOS/E. 

Tribus XV. — PSEUDOPHYSCIE^. 

Genus XXVH. — PSEUDOPHYSCIA Mùll. Arg. 

195. P. hypoleuca (Mùll. Arg.) Hue. 4, I, 111 

— f. 1. sorediifera Mûll. Arg 4, I, 1 13 

— f. 2. diademata (Tayl.) Hue 4, I, 113 

— V. 1. coralliphora (Tayl.) Hue... 4, I, 113 

— V. 2. dendrilica (Pers.) Hue 4, I, 113 

196. P. speciosa (Wulf.) Mûll. Arg.. 4, I, 114 

— f. 1. sorediosa Mûll. Arg 4, I, 115 

— f. 2. isidiophora (Nyl.) Hue 4, I, 116 

— f. 3. spathulata (Wain.) Hue 4, 1, 1 1 6 

197. P. aquila (Ach.) Hue 4, I, 116 

— V. 1. meridionalis (Mùll. Arg.) 

Hue 4, 1, 116 

— V. 2. palmulata (Mich.) Hue 4, I, 1 17 

Tribus XVI. — HETERODEE.E. 
Genus XXVHI. - HETERODEA Nyl. 

198. H. MuUeri (Hampe) Nyl 4, I, 118 

Tribus XVH. — EVERNIE^. 
Genus XXIX. — EVERNIA Ach. 

199. E. Prunaslri (L.) Ach 4,1, 119 

— f. gracilis Arn 4, I, 120 

200. E. furfuracea Mann 4, I, 120 

Genus XXX. - EVERNIOPSIS Nyl. 

201. E. trulla (Ach.) Nyl 4, I, 121 

Tribus XVIII. - PARMELIE.E. 

Genus XXXI. - PARMELIA Ach. 

Subgenus I. — Menegazzia (Mass.) Wain. 

202. P. physodes (L.) Ach 4, l, 123 

— f. 1. labrosaAch 4, I, 124 



CONSPECTUS SYSTEMATIGUS SPECIERUM. 



117 



— f. 2. deserti Hue 4, I, 124 

— V. enteromorpha (Ach.) Tuck... 4, 1, 124 

203. P. viltata (Ach.) Nyl 4, l, 125 

— f. hypotrypodes >'yl 4, I, 123 

204. P. lugùbris Pers 4, I, 12b 

205. P. hypolrypa Nyl 4, I, 126 

— f. balteala Nyl. ...' 4, I, 127 

et lab. VI, f. 1 

206. P. Delavayi Hue 4, I, 127 

207. P. pertusa(Schrank.) Schœr... 4, I, 128 

— f. ventricosa Hue 4, I, 129 

208. P. cincinnala Ach 4, ], 129 

209. P. pertransila Stirl 4, I, 130 

Subgenus II. — Anzia Nyl. 
Seclio I. — Pannoparmelia (MùU. Arg.) Hue. 

210. P. anguslata Pers 4, I, 131 

Sectio II. — Euanzia (MûlI. Arg.) Hue. 

211. P. japonica Tuck 4,1,131 

tab. II, f. 5 et tab. VI, f. 4 

212. P. opuntiella (MûU. Arg.) Hue. 4, I, 132 

213. P. colpodes Ach 4, I, 132 

214. P. cristulata Ach 4, I, 133 

215. P. semilercs Mont 4, I, 134 

216. P. tœniata Nyl 4, I, 134 

217. P. Gregoriana(Mûll. Arg.)Hue. 4, I, 134 

218. P. leucobaloides Nyl 4, I, 134 

219. P. leucobates Nyl 4, I, 135 

220. P. hypoleuca (MùII. Arg.) Hue. 4, I, 135 

221. P. hypoleucoides (MùU. Arg.) 

Hue 4, I, 135 

Subgenus III. — Euparmelia Nyl. 
Sectio I. — Everniiformes Hue. 

222. P. kaintschadalis(Ach.)Eschw. 4, I, 13G 

— f. gracilis Nyl 4, l, 136 

— Y. 1. americana (Mey. et Flot.) 

Nyl 4, 1, 136 

— V. arrhyza (,Mey. et Flot.) i\Iùll. 

Arg 4, I, 137 

223. P. pachyderma Hue 4, l, 137 

et lab. VI. f. 3 

224. P. caraccensis Tayl 4, I, 13S 

Sectio II. — Melœnoparmelia Hue. 

225. P. stygia (L.) Ach 4, l, 138 

226. P. Dregeana Hami e 4, I, 139 

Sectio 111. — Xanlhopannelia Wain. 

227. P. conspersa (Ehrb.) Ach 4, I, 140 



— f. isidiata Anzi 4,1, 1 41 

— V. 1. hypoclysta Nyl 4, I, 141 

f. isidiosa MûU. Arg 4, I, 141 

— V. 2. subconspersa (Nyl.) Hue. .. 4, I, 142 
227 ^'K P. conspersula Nyl 4, I, 142 

228. P. leucochlora Tuck . . 4, 1, 142 

229. P. moUiuscula Ach 4, I, 142 

230. P. hypoleia Nyl 4, I, 143 

Sectio IV. — Ilypotrachynœ Wain. 

A. — Sublineares Wain. 

231. P. dactylifera Wain 4, 1, 143 

232. P. sinuosa Nyl 4, I, 144 

233. P. subglandulifera Hue 4, I, 144 

234. P. conspicua Hue 4, 1, 143 

et tab. VI, f. 5 

235. P. brasiliana Nyl 4, 1, 145 

236. P. xanlhomyela f. sorediosa 

Nyl 4, I, 146 

237. P. revoluta Floerk 4, I, 146 

— f. minor Ilarin 4, I, 146 

238. P. lœvigala (Sm.) Ach 4, I, 146 

B. — Cyclocheilce Arn. 

239. P. oHvacea(L.) Ach 4, I, 147 

— V. 1. glabra Schœr 4, I, 148 

— V. 2. corrugata Hue 4, 1, 149 

240. P. glabrizans Flag 4, 1, 149 

241. P. prohxa (Ach.) Nyl 4, 1, 130 

— V. Delisei Dub 4, I, 130 

242. P. dubia (Wulf.) Schœr 4, I, 151 

— V. ulophylla (Ach.) Harm 4, I, 152 

243. P. microspora MûU. Arg 4, 1, 152 

244. P. rudecta Ach 4, 1,152 

— V. microphyUina f. albissima Hue 4, l, 152 

245. P. subrudecta f. Rodriguesii 

Hue 4, I, 153 

246. P. minarum Wain 4, I, 1 33 

247. P. Borreroides Nyl 4, I, 153 

248. P. dictyoida Hue 4, I, 154 

et lab. VI, f. 2 

249. P. variata Hue 4, 1,154 

230. P. tiliacea (Hoffm.) Ach 4, I, 153 

— V. scortea Mérat 4, I, 135 

250 '''\ P. deminuta Hue 4, 1,136 

231. P. viciniorHue 4, 1,136 

252. P. subquercifolia Hue 4, I, 137 

— V. rugosa Hue 4, I, 137 

233. P. amazonica var. Husnoti 

Hue 4, I, 138 

254. P. insinuala Hue 4, 1,158 

255. P. homalotera Hue 4, [,159 

et tab. VI, f. 6 



418 



A. -M. HUE. 



2b6. P. meiophora Nyl 4, 

2'J7. P. liomoiieucs Nyl 4, 

257 l''^ P. subaurulcnta Nyl 4, 

258. P. albidoslraminea Hue 4, 

259. P. enlolheiochroa Uuc 4, 



C. 



liregularcs Wain. 



— V. 

— V. 

— V. 

201. 



2G0. P. saxalilis (L.) Acli 4 

— f. furfuraoca ScluTr 4 

1. divaricala Del ... 4 

2. anguslifolia Nyl 4 

3. omphalocles (L.) El. Fr . . 
P. sulcala Tayl . . 

et tab. 11 

202. P. marmariza Nyl 4 

203. P. lœvior Nyl 4 

— f. 1. micropbyllinallue 4 

— f. 2. denigrala Hue 4 

264. P. llodriyuesiana (lue 4 

205. P. Massarli Hue '. . 4 

20 5. P. symmiga Hue 4 

207. P. Iccunda Hue 4 

208. P. sublœvigata Nyl 4 

209. P. Sampaiana Hue 4 

270. P. pluriformis Nyl 4 

— f. chlorocarpa Mùll. Arg 4 

271. P. acanlhifolia Per? 4 

— f. ornata Hue 4 

272. P. mulala Wain 4 

— f. decorala Hue 4 

273. P. submulata Hue 4 

274. P. ricasolioides Nyl 4 

275. P.cetralaAch 4 

et tab 

— f. 1 sorediifera Wain 4 

— f. 2. ciliosa Viaud-Gr. M 4 

— f. 3. subisidiosa Miill. Arg 4 

— V. corniculata(Kremp.) Mùll. Arg. 4 

et tab. 

270. P. macrocarpoides Wain 4 

— f. 1 . subcomparata Wain 4 

— f. 2. phyllophora Hue 4 

277. P. reticulata Tayl 4 

— f. nuda Hue 4 

278. P. xanthocarpa Hue 4 

279. P. pachysperma Hue 4 

280. P. Schweinlurthii MûU. Arg. 

f. sorediala JIùlI. Arg 4, 



I, 
• V, 
1, 
1, 
1, 
I, 
IV, 
l, 
1, 
1, 
1, 
I, 
1, 



159 
100 
100 
ICI 

101 



102 

103 
103 
lOi 
104 
104 
1-2. 
105 
100 
100 
100 
107 
108 
108 
109 
109 
170 
170 
171 
171 
171 
172 
172 
172 
173 
173 
f. 1 
174 
175 
175 
175 
f. 4 
170 
177 
177 
177 
177 
178 
178 



I, 179 



Seclio V. — Amphigymniai Wain. 

A. — Subflavescentes Wain. 

281. P. caperata (Hoffm.) Ach 4, [, 180 

f. isidiosa Mùll. Arg 4, 1, 181 



— V. madagascariacea Hue 4, 1, 181 

282. P. rulidota Tayl 4, 1,182 

283. P. liimalayensisNyl 4, 1,182 

284. P. pra^signis Nyl 4, 1, 182 

285. P. xanUiina Wain 4, 1, 183 



B. 



Subglaucescentes Wain. 



280. P. lephrina Hue 4, 

287. P. Grayana Hue 4, 

288. P. internexa f. meiosperina 
Hue 4, 

289. P. odontota Hue 4, 

290. P. yunnana Hue 4, 

et tab. II 

291. P. sinensis Hue 4, 

et lab. V 

292. P. perforata (Wulf.) Ach 4, 

293. P. hypotropa Nyl 4, 

— V. 1 . sorediata Mùll. Arg 4, 

— V. 2. imperialis Hue 



4, 

294. P. hypotropoides Nyl 4, 

295. P. recipienda Nyl 4, 

290.P. lividotessellatallue 4, 

et tab. V 

— f. ablephara Hue 4, 

297. P. Icucosemothela Hue 4, 

— f. isidiala Hue 4, 

298. P. Schimperi Mùll. Arg 4, 

299. P. margaritata Hue 4, 

300. P. maxima Hue 4, 

301. P. eurysaca Hue 4, 

302. P. perlata Ach 4, 

303. P. olivaria (Ach.) Hue 4, 

304. P. cetrarioides Del. 4, 

305. P. proboscidea Tayl 4, 

— V. sorediifera Mùll. Arg 4, 

f. bulbulifera Hue 4, 

300. P. ghaltensis Hue 4, 

307. P. melanolhrix (Mont.) Wain.. 4, 

— V. lacinulata Mùll. Ârg 4, 

308. P.ciinita Ach 4, 

309. P. Blancheti Hue 4, 

310. P. linctorum Despr 4, 

311. P. Mauriensis Hue 4, 

312. P. sullurata Nées et Flot 4, 

313. P. persullurata Nyl 4, 

314. P. Pancheri Hue 4, 

et tab. V 

313. P. subrugata Kremp 4, 

— f. intégra Hue 4, 

310. P. latissima Fée , . 4, 

— f. cristifera (Tayl.) Hue 4, 

et lab. H 

317. P . saccatiloba Tayl 4, 



183 

184 

185 
185 
186 
3-4 
187 
f. 5 
187 
188 
189 
189 
190 
190 
191 

f. 2, 
191 
192 
192 
192 
193 
193 
194 
194 
195 
190 
190 
197 
197 
198 
198 
199 
199 
199 
200 
201 
202 
202 
202 

f. 3. 
203 
204 
204 
205 

f. 0. 
200 



CONSPECTUS SYSTEMATICUS SPECIERUM. 



H9 



Genus XXXIl. — PLATYSMA Nyl. 

318. P. collatum Nyl 4, I, 207 

et II, tab. 1, f. 2 

— f. 1 . nudum Hue 4, 1, 208 

et II, tab. I, f. 3 

— f. 2. microphyllinum ilue 4, I, 209 

319. P. lacunosum (Ach.) Nyl 4, 1, 209 

320. P. Braunsianum (Mûll. Arg.) 

Hue 4, I, 210 

— f. isidiosum (iMulI. Arg.) Hue 4, I, 210 

321. P. Wallichianum (Tayl.) Nyl.. 4, 1, 211 

et II, tab. t, f. 1 

322. P. leucostigmeum Nyl 4, 1,212 

323. P. yunnanense Nyl 4, I, 212 

et II, tab. I, f. 5 

324. P. complicatum (Laur.) Nyl... 4, I, 213 
32b. P. globuIansNyl 4, 1,213 

et II, tab. I, f. 4 

326. P. Pinastri (Scop.) Nyl 4, I, 214 

327. P. hepatizon (Ach.) Wain 4, I, 215 

328. P. pachyspermum Hue. 4, I, 215 

et 11, tab. II, f. 1 

Genus XXXIII. - NEPHROMOPSIS Mùll. Arg. 

329. N. ciliaris (Ach.) Hue 4, I, 216 

et il, tab. II, f. 2 

330. N. Stracheyi (Bab.) MûlI. Arg.. 4, I, 217 

et II, tab. Il, f. 3 

— f. ectocarpisma Hue 4, I, 218 

et II, tab. m, f. 1 

331. P. Delavayi Hue 4, I, 219 

el H, tab. III, f. 2 

332. P. endoxantha Hue 4, I, 220 

et II, tab. II, f. 4 

Tribus XIX. — PHYSCIE/E. 
Genus XXXIV. - CANDELARIA Mass. 

333. G. concolor (Dicks.) Arn 4,11, 50 

334. G. stellata (Tuck.) Mùil. Arg... 4, II, 51 

335. G. fibrosa (l''r.) .Mùll. Arg 4, II, 51 

— f. 1 . callopizodes (Nyl.) Hue 4, II, 52 

et tab. V, lig. 4 

— f. 2. indica Hue 4,11, 52 

Genus XXXV. - PHYSCIA Schreb. 
Sectio 1. — Xanthoria (Fr.) Hue 

336. P. parietina (L.) D. N 4,11, 53 

— f. 1. chlorina (Ghev.) Malbr 4, II, 54 

— f. 2. auréola Ach.) Nyl 4, II, 55 

337. P. polycarpa (Ehrh.) Nyl 4, II, 55 

— V. lychnea Ach.) Wain 4, II, 56 



Sectio II. — Euphyscia Th. Fr. 
A. — Albidœ Wain. 

338. P. crispa (Pers.) Nyl 4, II, 57 

— f. rosella Nyl 4, II, 57 

— V. hypomelœna (Tuck.) Hue...: 4, II, 58 

339. P. stellaris (L.) Nyl 4,11, 58 

— f. 1. rosulata (Ach.) Nyl 4, II, 59 

— 1'. 2. melanophlhalma (.Mass.) 

Mùll. Arg 4, II, 59 

340. P. aipolia(Ach.) Nyl 4,11, 60 

— V . diveVgens Hue 4, II, 61 

et tab. III, f . 3 

341. P. cœsia (HofTm). Nyl 4,11, 61 

— f. esorediata Wain. 4, II, 62 

342. P. integrata Nyl 4,11, 63 

— V. 1. obsessa (Mont.) Wain 4,11, 63 

— V. 2. sorediosa Wain 4, II, 63 

et lab. IV, f. 3 

343. P. farinacea Hue 4, II, 64 

et tab. m, f. 4 

B. — Sordulentœ Wain. 

344. P. pulverulenta (Schreb.) Nyl.. 4,11, 65 

— f. 1. angustata (Holl'rn.) Nyl 4, II, 66 

— f. 2. leucoleiptes Tuck 4,11, 66 

— f. 3. venusta Nyl 4, II, 67 

345. P. farrea v. algeriensis Hue. . 4, II, 69 

— f. ornata Hue 4, 11, 69 

346. P. obscura (Ehrh. ) Nyl 4, II, 70 

— f. glabrior Nyl 4, II, 70 

— V. 1. ulothrix (Ach.) Nyi 4, H, 70 

— V. 2. endococcina (Koerb.) Th. Fr. 4, II, 71 

— V. 3. ulotriclioides Nyl 4, II, 72 

347. P. setosa (Ach.) Nyl 4, U, 73 

et tab. IV, f. 1 

— f. japonica Hue 4, II, 74 

et tab. IV, f. 2 

348. P. trichophora Hue 4, II, 74 

349. P. melanchra Hue 4, H, 75 

— f. cupulifera Hue . . 4, II, 76 

350. P. denigrataHue 4,11, 76 

CL tab. IV, f. 4 

351. P. adglutinata (Flœrk.) Nyl... 4, II, 77 

352. P. syncolla Tuck 4, II, 78 

Sectio m. — Dirinaria Wain. 

353. P. picla (Sw.) Nyl 4, H, 79 

— f. isidiophora Nyl 4, II, 80 

— V. œgialita (Ach.) Hue 4, U, 80 

Genus XXXVI. - PYXINE El. Fr. 

354. P. Meissneri Tuck 4,11, 81 

— f. eadoleuca Mùll. Arg 4, II, 82 



120 



A.-M. HUE. 



Sectio II. — Eupeltigera Hue. 



36). P. canina Hoiïm 

— f. 1. leucorrhiza (Floerk.) Nyl... 

— f. 2. ulorrhiza (Floerk.) Schœr. . 
---f. 3. rufescens (Neck.) Wain 

— f. 4. prœtextata (Floerk.) Lamy.. 
— f. b. erumpens (Tayl.) Hue 

362. P. spuria DC 

363. P. polydactyla Hoiïm 

-f. 1. coiïina (Àch.) Nyl 

— f. 2. hymenina (Ach.) Nyl 

— V. dolichorrhiza Nyl 

364. P. horizontalis Hoffin 



4, H, 
4, H, 
4, 11, 
4, II, 
4, H, 
4, II, 
4, II, 
4, H, 
4, H, 
4, II, 
4, 11, 



83 
84 
84 
86 
86 
8'J 
86 
86 
87 



— V. vulnerata Hue 4, II, 

3b5. P. connectens Wain 4, II, 

356. P. Cocoës Nyl 4, II, 

— f. 1. isidiophora Mùli. Arg 4, II, 

— f. 2. sorediiferaMûU. Arg 4, II, 

357. P, sorediataEl. Fr 4, II, 

— f. cœsiopruinosa Tuck 4, II, 

337 bis. P. Eschweileri (Tuck.) Wain.. 4, II, 

358. P. endochrysina Nyl 4, H, 

Tribus XX. — PELTIGERË^E. 

Genus XXXVII. — SOLORINA Ach. 

Sectio I. — Solorinina (Nyl.) Hue. 

339. S. simensis (Hoclist.) Nyl 4, II, 88 

Genus XXXVIII. — PELTIGERA Wild. 
Sectio I. — Peltidea (Ach.) Wain. 

360. P. aphthosa (L.) Hoffm 4, II, 90 

— f. 1. verrucosa (Ach.) Nyl 4, 11, 91 

— f. 2. leucophlebia Nyl 4, H, 9i 



92 
93 
93 
94 
95 
96 
97 
97 
98 
99 
99 



4, II, 100 



Genus XXXIX. - NEPHROMA Ach. 
Sectio I. — Eunephroma Stizenb. 

365. N. arcticum (L.) El. Fr 4, U, 102 

366. N. antarcticum (Wulf.) N)l.. . 4, II, 103 

367. N. australe A. Rich 4, 11, 103 

Sectio II. — Nephromium (Nyl.) Stizenb. 



368. N. resupinatum (L.) El. Fr... 

— r. helveticum Schœr 

— v.lœvigatuin (Sommerf.)Scluur. 

369. N. plumbeum Mont 



4, 11, 104 

4, II, 105 

4, 11, 107 

4, II, 108 



Tribus XXI. - UMBILICARIE/E. 
Genus XL. — OMPHALODIUM Mey. et Flot. 

370. 0. hottentottum (Thunb.) 

Flot 4, n, 109 

et tab. IV, f. 5 

— V. phalacrum Hue 4, II, 110 

et tab. V, f. 1 

371. 0. convolutum Hue 4, II, m 

et tab. IV, f. 6 

(ienus XLT. - UMBILICARIA Hoffm. 
Sectio I. — Euumbilicaria Hue. 

372. U. pustulata (L.) Hoffm 4, 11, 1 12 

— V papulosa (Ach.) Nyl 4, II, H 3 

373. U. pensylvanica (Ach.) Hoffm.. 4, II, 113 

374. U. rubiginosa Pers 4, II, 114 



375. 
376. 

377. 
378. 

379. 
380. 
381. 

— f. 

— f. 
-f. 

— f. 

— V 
382. 

— f. 



Sectio II. — Gyrophora (Ach.) Hue. 

U. Dillenii Tuck 4, 

Ù. tylorrhiza Nyl 4, 

tab. 

U. depressa (Ach.) Wain 4, 

U. yunnana (Nyl. ) Hue 4, 

tab. 

U. proboscidea (L.) DC 4, 

U. Muhlenbergii (Ach.) Tuck.. 4, 

U. polyphylla (L.) Schrad 4, 

l.glabra (Westr.) Flot 4, 

2. complicata Norrl 4, 

3. conglobata Norrl 4, 

4. diffusa Nyl 4, 

. cinerascens Wain 4, 

U. thamnodes Hue .... 

et tab. 

minor Hue 

et tab. 

Tribus XXII. — STICTE/E. 



n, 


il5 


n, 


115 


V, 


f. 6 


n. 


116 


n. 


117 


V 


f. 5 


n, 


118 


n, 


119 


H, 


119 


H, 


120 


II, 


120 


u. 


120 


n, 


120 


H, 


121 


H, 


121 


V, 


f. 2 


H, 


122 


V, 


f . 3 



Genus XLII. 



LOBARIA Schreb. 



Sectio J. — Ricasolia (DN.) Wain. 

383. L. discolor (Del.) Hue 4, III, 23 

384. L. amplissima (Scop.) Arn. .. 4, III, 24 

385. L. adscripta (Nyl.) Hue 4, IH, 26 

et II, tab. VI, f. 1-2 

386. L. adscripturiens (Nyl.) Hue. 4, III, 27 

et II, tab. VI, f. 3-4 

387. L. patinifera (Tayl.) Hue 4, III, 29 

388. L. pulmonaria (L.) Hoffm. . . . 4, III, 29 
— f. 1. sorediata Harm 4,111, 31 



CONSPECTUS SYSTEMATIGUS SPECIERUM. 



121 



— f. 2. papillaris (Del.) Cronib. ... 4, Ul, 31 

— f. 3. hypomel;vna (Del.) Hue. . . 4, 111, 32 

— V. tenuior Hue 4, 111, 32 

et tab. 1, f. 3 

389. L. erosa (Eschw.) Forss 4, IH, 33 

et tab. 11, f. 4 

— V. a'qualis (Wain.) Hue 4, 111, 35 

390. L. crenulala (Hook.) Wain. . . 4, HI, 3b 

391. L. (lentata Hue 4, 111, 36 

et 11, tab. VI, f. S 

392. L. disserta (Sw.) Hue 4,111, 37 

et tab. !,f. 1 
392 *". L. subdissecla f. scrobicu- 

lata (iNyl.) Hue 4, Ul, 38 

et tab. 11, f. 5 

Sectio II. — Lobarina (Nyl.) Wain. 

393. L. retigera (Bory) Nyl 4, 111, 38 

— f. isidiosa (Mûll. Arg.) Hue 4, Hl, 39 

394. L. scrobiculata (Scop.) DC... 4,111, 40 

Genus XLIII. — STIGTA Schreb. 

Seclio L, — Eusticta Hue. 

§ 1. — Pseudocyph'ellatœ Nyl. 

395. S. orygmtea Ach 4, 111, 43 

et tab. IV, f. 5 

396. S. cellulifera Hook. et ïayl.. . 4, Hl, 44 

et tab. ni, f. 2 

397. S. physciospora Nyl 4, Hl, 46 

398. S. impressa Hook. et Tayl.. . . 4, 111, 47 

399. S. linearis Nyl 4, 111, 47 

400. S. vaccina Mont 4, lU, 48 

401. S. endochrysa Del 4, Ul, 48 

— V. 1. Urvillei (Nyl.) Mûll. Arg. . 4, Hl, 48 

— V. 2. orygmceoides (Nyl.) Mûll. 

Arg 4, 111, 49 

— V. 3. flavicans (Nyl.) Mûll. Arg. 4, 111, 49 

— V. 4. pubescens (Pers.) Nyl 4, 111, 49 

402. S. horrida Hue 4, Hl, 50 

et tab. VI, f. 1 

403. S. aurata Ach 4, Hl, 51 

— f. angustata (Del.) Nyl 4, HI, 52 

— V. anisopeda Hue 4, 111, 52 

404. S. aurora D. N 4,111, 54 

et tab. IV, f. 3 

405. S. subpunctulata Hue 4, 111, 54 

406. S. Richardi Mont 4, IH, 55 

— V. divulsa (Tayl.) Hue 4, Hl, 56 

et tab. H, f. 1-2 

407. S. fossulata Dut 4, III, 57 

et tab. 111, f. 1 

— f. minor Hue 4, Hl, 58 

NfUîVFLLiis Archives du .MusÉua, 4i= série 



408. S. psilophylla Mûll. Arg 4,111, 59 

409. S. homœophylla Nyl 4, Hl, 59 

et tab. 11, f. 3 

410. S. Freycinetii v. proliféra 

Mûll. Arg 4, m, 60 

§ 11. — Cyphellaliiî Nyl. 

1. — Lecanosticta Wain. 

411. S. platyphylla Nyl 4,111, 61 

et lab. V, f. 2-4 

— V. epicoila Hue 4, 111, 63 

412. S. platyphylloides Nyl 4, Hl, 63 

413. S. Miyoshiana Mûll. Arg 4, Hl, 65 

2. — Lecidosticta (Wain.) Hue. 

414. S. sinuosa Pers 4, 

et tab. 

— V. caperata (Bory) Hue 4, 

et tab. 
414 '"'^ S. subcaperata Nyl 4, 

415. S. subsinuosa Nyl 4, 

416. S. rufa Willd 4, 

417. S. damœcornis (Sav.) Ach. ... 4, 

— f. canariensis Nyl 4, 

— V. 1. dichotoma (Del.) Nyl 4, 

— V. 2. scrobiculata Miill. Arg. ... 4, 

418. S. laciniata (Sw.) Ach 4, 

— V. laîviuscula Nyl 4, 

419. S. boliviana Nyl 4, 

420. S. variabilis (Bory) Ach 4, 

— f. glaberrima (Laur.) Nyl 4, 

421. S. dichotomoides Nyl 4, 

et tab. 

422. S. hypopsiloides 4, 

et tab. 

423. S. Fili.x (Sw.) Nyl 4, 

424. S. latifrons A. Rich 4, 

Sectio II. — Sticlina (Nyl.) Hue. 
^ § I. — Pseudocyphellatio. 
A. — Xanthopseudocyphellatœ Stizenb. 

423. S. crocata (L.) Ach 4,111, 82 

426. S. carpoloma Del 4,111, 83 

427. S. Mougeotiana Del 4, Ul, 84 

— f. 1. xantholoma Del 4, Ul, 85 

— f. 2. aurigera (Del.) Hue 4, Ul, 83 

— f. 3. albocyphellata(Nyl.) Hue.. 4, Ul, 85 

428. S. granulifera Hue 4, 111, 86 

et tab. VI, f. 5 

429. S. endochrysoides (Mûll. Arg.) 

Hue 4, Ul, 87 

et tab. VI, f. 3 
IH. 16 



111, 


66 


IV, 


f. 4 


m. 


68 


VI, 


f. 4 


m, 


69 


m, 


09 


m. 


70 


m. 


70 


Ul, 


72 


m, 


73 


m. 


74 


m, 


74 


Ul, 


74 


m, 


75 


111, 


76 


m. 


77 


m. 


77 


IV, 


f. 1 


m. 


79 


V, 


f. 1 


m. 


80 


111, 


80 



122 



A.-M. HUE. 



B. — Leucopseudocyphellatas Slizenb. 

430. S. argyracea Del 4, 111, 

431. S. doliMa Hue 4, 111, 

432. S. inlricata Del 4, 111, 

— f. subaigyiMcea (Nyl.) Hue 4, III, 

432 *". S. Dozyana Mont 4, III, 

§ II. — Cyphellatœ Nyl. 

Eustictina Wain. 

433. S. tomentosa Ach 4, III, 

— V. 1. ornata{Mùll. Arg.) Hue. . . 4, 111, 

— V. 2. dilatala Nyl 4, HI, 

— V. 3 papyrina (Nyl.) [due 4,111, 

— V. damœcornifolia (MûU. Arg.) 

Hue ... ; 4, III, 



87 
89 
91 
90 
91 



91 
93 
93 
93 

94 



434. S. dactylolicarpa Hue 4,111, 94 

435. S. Weigelii (Ach ) Wain 4, III, 9i 

— f. 1. Beauvoisii (Del.) Hue 4, 111, 96 

— f. 2. xanlhotropa (Krempelh.) 

Hue 4, m, 96 

— f. 3. schizophylliza (Nyl.) Hue.. 4, HI, 97 

436. S. macrophylla Bory 4, III, 97 

— f. 1. badia Moug 4,111, 98 

— f. 2. slrictula Del 4,111, 98 

— f. 3. speirocarpa (Nyl.) Hue. ... 4, 111, 99 

437. S. cyphellulata (MûU. Arg.) 

Hue 4, III, 99 

et tab. VI, f. 2 

438. S. filicina Ach 4, III, 100 

et tab. IV, f. 2 

439. S. neocaledonica (MûU. Arg.) 

Hue 4, m, 101 

440. S. cUiaris f. duploUmbata Hue. 4, 111, 102 



INDEX NOMINUM ALPHABETICUS 



Lichenes supra descripti in quatuor eclogœ gallice dictfe Nouvelles Archives du Muséum volumi- 
nibus juris publici facti fuerunt scilicet : 

3^ série, l. X, 1898, pp. 213-280, n*^ 1-117. 

4'' série, t. I, 1899, pp. 27-220, n'M 18-332. -, 

t. II, 1900, pp. 49-122, n*^ 333-382. 

t. III, 1901, pp. 21-110, n'^ 383-440. 

Prior numerus post nomina in indice adhibitus volumen, posterior vero paginam indicant. 
Nomina familiarum generumque majoribus atque synonyma cursivis, dum specilica nomina ab 

auctore electa vulgatis lilteris inscribuntur. 
Hoc signo f species formseve seu varietates novEe designantur. 



f abbreviata Hue Ram I, 66 

f ablefihara Hue Parm I, 191 

acanihifolia Pers. Parm 1, 171 

X acanlliodes Hue Alect 1, 89 

acromela Pers. Borrera l, 100 

acromela Nyl. Physc I, 100 

acromela Wain. Thelosch 1, 100 

acromelas Hue Thelosch 1, 100 

actynoptychum Nyl. Collem X, 218 

aculeala Kl. Fr. Cctr ], 83 

aculeata Ach. Cornicul 1, 83 

aculeata llotfm. Lobar I, 83 

aculeatus Schreb. Lich 1, 83 

adglutinala Nyl. Pliysc Il, 77 

adglutinata Floerk. Lecan H, 77 



adglutinala Hepp Lobar II, 77 

adglutinata Schœr. Parm Il, 77 

adscripta Hue Lobar 111, 26 

adscripta Nyl. Ricasol III, 26 

adscripta Mull. Arg. Sticla • . . . III, 26 

adscripluriens Hue Lofcur III, 27 

adscripturiens Nyl. Ricasol III, 27 

adspersa Floerk. Clad X, 266 

adusta DC. Imbric I, 164 

segialila Hue v. Ph. pictœ Il, 80 

segialita Ach. Lecan. et Parm II, 80 

cT3i///t<(( Nyl. Physc II, 80 

ajqualis Hue v. Lob. erosx III, 35 

œqualis Wain. v. Lob. querciz III, 3b 

xqualis Mull. Arg. v. Stict. erosa;. . . . III, 35 

seruginosa Trev. Icmadoph X, 239 

œiugiaosa Schœr. Lecid X, 239 

xruginosus DC. Bceomyc X, 239 



124 



A. -M. HUE. 



xruginoaus Scop. Lich X, 239 

aggregata Ach. Cladon X, 258 

agr/regata Nyl. Cladiiia X, 258 

aipolia Nyl. P/(?/sc Il, 60 

aipolia llepp Lobar H, 60 

aipolia Ach. Parin II, 60 

a/po/ia Schivr. f. Parm. slcllaiis Il, 60 

aipolia Hue Physc II, 64 

alba (Fée) Mull. Arg. l'hysc Il, 59 

albicans Wain. f. Clad. Flon-k X, 260 

albicans Wain. f. Clad. sqiiaiiiosiv. . . . X, 270 

albicans Del. Genomyce X, 270 

albicans Nyl. Leprocaulon 1, 31 

atbicana ïh. Fr. Slereoc I, 31 

albicans Mull. Arg. Thelosch 11, 54 

albida Mull. Arg. Parm 1, 129 

Albidœ Wain. divis. Phijsc 11, 56 

-f albidostraminea Hue Panv I, 161 

f albissima Hue Parm 1, 152 

albociliala Hue Anaptych 1, 107 

albociliata Nyl. Physc 1, 107 

albocyphellata Mull. Arg. v. Slicl. 

aumt III, bi 

albocyphellata Hue v. Stict. Mougeot. 111, 85 

a/6oc)/p/)c//a<a Nyl. V. Sliclin. Mougeol. III, 85 

alcicornis Schœr. Clad X, 279 

Alectoria Ach I, 86 

A lectoria DN I, 93 

Alectorieœ • I, 86 

algeriensis Hue v. Physc. farrcx II, 69 

algeriensis Flag. f. Physc. pu! verul. . . H, 69 

allochroa ïh. Fr. Physc II, 68 

ullochroa Hepp Lobar II, 65 

allochroa Schœr. Parm II, 65 

alludens Nyl. Ila7n I, 69 

alpestrls Rabenh. Clud X, 258 

alpinum Th. l'"r. Stcreoc X, 255 

amaurocrœa Schœr. Chid X, 263 

umaiirocrœa Hue Clad X, 264 

amazonica Nyl. Parm I, 158 

ainbiguia Hepp Lobar II, 58 

americana Nyl. v. Parm. Kamschad.. . 1, 136 

americana Mey. et Flot. Evernia I, 136 

americana Arn. Imbr 1, 136 

americana Mont. Parm 1, 136 

amphiurum Mull. Arg. Physma X, 221 

umpldurum Nyl. Dichod X, 221 

Amphigyniniœ Wain. sect. Parm 1, 180 

ampliala Ach. Ram I, 76 

amplissima Arn. Lobar 111, 24 

umplissima Schœr. Parm 111, 24 

amplissima Nyl. v. Parm. lalissimœ. . . I, 201 

amplissima Leighl. Ricasol III, 24 

amplissima Rab. Sticta III, 24 



amplissimas Scop. Lich III, 24 

ana>mica Wam. Clad X, 259 

Anaptychia Mass I, 97 

Anaptychia Koerb 1, 103 

anceps Nyl. Ram l, 64 

angulata Ach. IJsnca I, 44 

angulata Mull. Arg. Usnea 1, 45 

angustata Mull. Arg. Anzia I, 131 

anguslata Nyl. Clad X, 262 

angustata Pers. Parm 1,131 

angustata Nyl. Physc II, 66 

angustata Ach. Parm H, 66 

angustata Del. Sticta lll, 52 

angustata Nyl. var. Stict. aurutœ III, 52 

angustatus Hoffm. Lich Il, 66 

angustifolia Nyl. v. Parm. saxatiUs. . . 1, 164 

angustifolia Mull. Arg. Anaplych 1, 107 

angustifolia Mey. et Flot. f. Parm. leu- 

comel I, 107 

angustifolia Nyl. Physc I, 107 

ungustior Nyl. Roccell l, 60 

anisopeda Hue Sticta III, 110 

annulata Mull. Arg. Vsnea 11, 47 

antarcticum Nyl. Nephroma Il, 103 

antarcticus Wulf. Lich Il, 103 

Anzia Nyl 1,130 

xlMZîa Stizenb I, 130 

aphthosa Ach. Peltid H, 90 

aphthosa Hoffm. Pcltig II, 90 

apolepta Wain. Clad X, 276 

applanata Fée Parm H, 79 

appressa Mey. et Flot. Parm Il, 79 

f approximans Hue Stcreoc X, 248 

aquila Hue Pseiulophysc 1,116 

aquila Hepp Lobar 1, 1 16 

aquila DN. Hagenia 1, 116 

aquila DC. Imbric I, 116 

aquila Ach. Parm I, 116 

aquila Muhl. Parm 1, 117 

aquila Nyl. Physc 1, 116 

aquilus Ach. Lich 1, 116 

Arabum Ach. Alect 1, 92 

Arabum Mey. et Flot. Ram . 1, 92 

arborea Jatta Ghlorea 111, 109 

arborea Hue Lethariu III, 109 

arbuscula Hue Letharia I, 56 

arctica Wahl. Parm Il, 102 

arcticum El. Fr. Nephroma II, 102 

arcticus L. Lich II, 102 

argyphxa FTag. Physc H, 69 

argyracea Del. Sticta 111, 87 

urgyracea Nyl. Stictina III, 87 

argyraceus... Lich III, 87 

-f armata Hue Cctr I, 84 



INDEX NOMINUM ALPH ABETIGUS. 



125 



«)T/it:;a Mey. et Flot. Evernia I, 137 

arrhiza MuU. Arg. Parm 1, 1 37 

arthroclada Fée Usnea 1, 52 

articulata Hoffm. Usnea 1, 43 

articulata Ach. v. Usn. barbaUe l, 43 

articulata Schœr. Usnea 1, 46 

articulatus L. Lich 1, 43 

Ascensionis Ach. Lecan II, 80 

asolea Ach. Clad X, 261 

aspera Floerk. Clad X, 272 

aipera Laur. Sticta 111, 89 

aspera MuU. Arg. Slictina 111, 89 

aspera Mull. Arg. Usnea 1, 36 

asperala Mull. Arg. Clad X, 266 

asperula Kremp. Ramai 1, 67 et 68 

asperula Mull. Arg. Usnea 1, 44 

assimile Nyl. Stereocaul X, 244 

astroidea Tuck. Physc 11, 63 

A testia Trev 1 , 95 

allantica Ach. Borrera et Parm 1, 102 

atlanticus Sm. Lirh 1, 102 

atrocapilla Tayl. Parm 11, 73 

attenuescens Nyl. Ilam. 1, 68 

uiirata Pers. Nephroma 111, 53 

aurata \Yain. Pseudocyphell Hl, 51 

aurata Ach. Sticta 111, 51 

aurata Del. Sticta 111, 53 

auréola Ach. Parm 11, 55 

auréola El. Fr. f. Parm. parietina; 11, 55 

auréola Nyl. Physc 11, 55 

aurigcra Del. Sticta 111, 85 

aurigera Lechl. Sticta UI, 82 

aurigera liue f. Slict. Mougeot 111, 85 

««rti/em Nyl. Stictina 111, 85 

aurora Wain. Pseudocyphell lll, 53 

aurora DN. Sticta 111, 53 

aurora Mull. Arg. v. Stict. auratiu. . . . 111, 53 

aurulenta Tuck. Parm I, 161 

australe Rich. Nephmma 11, 103 

australe Lechl. Nephroma Il, 103 

australe Laur. Sphœrophoron X, 235 

auslralis Wain. Sphœrophoiu^ X, 235 

azureum Nyl. Leptog X, 224 



bacillaiis Nyl. Clad X, 260 

hacillaris Hue Clad X, 259 

badia Moug. S<iC/a 111, 98 

6adia Mull. Arg. Sticlina 111, 98 

BseomyceEe X, 236 et I, 28 

Baeomyces Pers X, 236 et 1, 28 



Beauvoisii Del. Sticta 111, 9 

Beauvoisii Nyl. Stictina 111, 95 

Beauvoisii Hue V. Stictse Weigelii. . . . 111, 95 

Balfourii Wain. Clad X, 277 

balteala Nyl. Parm I, 127 

barbifera Trev. PInjsc 1, 110 

bicolor Nyl. Alect 1, 88 

bicolor Tuck. v. Alect. jubati 1, 88 

bicolor Arn. Bryopog 1, 88 

bicolor Ach. Gornicul I, 88 

bicolor El. Fr. Evernia 1, 88 

bicolor Ehrh. Lich 1, 88 

bicolor Schfcr. Parm 1, 88 

bicolor HolFm. Usnea I, 88 

bicolor Tayl. Sticta UI, 92 

BiUardieri Bab. v. Stict. foveolatif III, 45 

Billardieri Del. Sticta lU, 46 et 58 

BiUardieri Mont. Sticta lU, 56 

f Blancheti Hue Parm 1, 199 

Boivini Wain. Clad X, 269 

bolacinum Nyl. Dendriscocaul 111, 25 

boliviana Nyl. Parm I, 145 

boliviana MuU. Arg. Sticta 111, 75 

boliviana Nyl. Sticta 111, 75 

BoUiana Mull. Arg. Parm 1, 153 

Borrera kch I, 103 et 119 

Borreri Koerb. Imbric 1, 151 

Borreri Ach. Parm 1, 151 

Borreroides Nyl. Parm 1, 153 

Boryana Del. Sticta 111, 76 

botryophorum MuU. Arg. Stereocaul.. X, 249 

botrytes Willd. Clad X, 279 

Brachysperma' Wain. divis. l'Iujsc... 11, 70 

brasiliana Nyl. Parm 1, 145 

Braunùana MuU. Arg. Parm 1, 210 

Braunsianum Hue. Flatysm I, 210 

breviuscula Nyl. Ram 1, 78 

Bryopogon Link I, 86 

Bryopogon Stizenb 1, 93 

f bulbulilera Hue f. Parm. oiivarix. . . 1, 197 

X bulbulifera Hue f. Parm. proboscidcx 1, 197 

buUatum Nyl. Leptog X, 227 

Burgessii Mont. Leptog X, 231 

byrsinum Mass. Physma X, 221 



-f Ccurulescens Hue f. Lept. aggregati. 
y cœrulescens Hue f. Leptog. fallacis. . 
cœrulescens Nyl. v. Leptog. phyllo- 

carpi 

cdesia DC. Imbric 



X, 


218 


X, 


227 


X, 


228 


u, 


62 



12G 



A.-M. HUE. 



cœsia Hoffm. Lobar 

vxsia Ach. Parm 

céesia Nyl. PIu/sc 

cœsia Flag. Physc 

cœsia Hoffm. Psora 

cœsia Schœr. f. Parm. pulchella.' 

cœsiopruinosa Nyl. v. Pyx. Coccoes. . . . 
cœsiopruinosa Tuck. v. Pyx. sorcdialœ. 

cœsiuin Hue v. Leptog. tremell 

cœsium Wain. Leplog 

cœsius Hoflm. Lich 

cœspilitia Flœrk. Clad 

calicaris Kr. Ramai 

calicaris L. Lich 

calicaris Ach. v. Ramai, fasligiatee. . . . 
calicaris Schœr. v. Bamal. fraxineee. . . 

calicaris Mand. Ramai 

Calicieœ 

califurnica Lév. Chlorea 

calif'ornira Nyl. f. Ghlor. vulpinœ 

califurnica Monl. Evernia 



Il, 61 
11, 61 
II, 61 
II, 61 
II, 61 
11, 62 
II, 86 
II, 86 
X, 224 
\, 224 
II, 61 
11, 270 
1, 70 
70 
70 
l, 70 
1, 81 
X, 236 
I, 57 
1, 57 
1, 57 



1, 
l, 



californica Mull. Arg. v. Evern. vul- 

pinœ 

californica Hue Letharia 

callopizodes Hue f. Candelar. fibrosœ.. 

callo^jizodes Nyl. Lecanora 

calycaris Hoffm. Lobaria 

Camcrœ Mull. Arg. Sticta 

campestre Koerb. Stereocaul 

camptospora Mull. Arg. Ramai 

camtschadalis Ach. Rorrera 

Canalicularia Ach 

canaliculala ïayl. Ramai 

canariensis Ach. Alectoria 

canariensis Nyl. Chlorea 

canariensis Mont. Evernia 

canariensis Hue Lelharia 

canariensis Spreng. Parm 

canariensis Bory Sticta 

canariensis Nyl. f. Stict. damœcornis. . 
Candelaria Mass 

candelaria Ach. Lecan. et Parm 

candelaria Nyl. Physcia 

camlelarium DC. Placod 

candelariiis Tuck. Thelosch 

canina Ach. Peltidea 

canina Hoffm. Peltigera 

caninus L. Lich 

capcrata Wain. Cetraria 

cciperata DC. Imbricar 

caperala Hoffm. Lobaria 

caperata Ach. Parm 

capcrata Bory Slicta 

caperata Hue v. Stict. sinuosœ 



37 
57 
52 
52 
70 



1, 
U, 
11, 

1, 1' 

m, 78 

X, 255 

I, 66 

1, 136 

l, 119 

I, 68 





55 




55 




55 




55 




55 


111, 


72 



III, 72 

II, 49 

II, 50 

H, 50 

II, 50 

II, 50 



H, 


92 


11, 


92 


H, 


92 


1, 


214 


1, 


180 


1, 


180 


1, 


180 


m. 


67 


Hl, 


67 



caperata Nyl. v. Stict. damœcorn 

caperalum Hoffm. Platisma 

cnperalus Hoffm. Lich 

caperatus L. Lich 

capitcUala Bab. Clad 

caraccensis Tayl. Parm 

carbonacea Hepp Slicta 

■\- cariosum Hue Pilophoron 

carneola Fr. Clad 

carpoloma Del. Sticta 

carpoloma Rich. Sticta 

carpoloma Nyl. Sticlina 

Casorftliana Nyl. v. Ricasol. erosœ. . . 

Casarettiana DN. Sticta 

cellulilera Hook. et ïayl. Sticta 

cellulifera Mull. Arg. v. Stict. Billard. 
cellulifera Bab. v. Stict. faveolala^. . . . 

celotea Ach. Clad 

Cenomyce Th. Fv 

centralis Flot. Clud 

centrifiiga Hoffm. Lobar. et Squamar. 

centrophora Mull. Arg. Clud 

cephaliidiophora Nyl. Sticta 

cephalodiophora Nyl. Usnea 

ceralina Ach. Usnea 

ceratina Schœr. v. Usn. barbatœ 

ceralina Nyl. v. Usn. barbatœ 

ceratophylla Spreng. Clad. . . 
ceratophyllina Wain. Clad.. . 
ceralophyllina Nyl. v. Clad. 

rant 

ceruchis Mont. Desmaziera 

ceruchis DN. Ramai 

cervicornis Hue Clad 

cervicornis Floerk. v. Clad. verticillaris 

cervicornis Kremp. Parm 

cervicornis Tuck. Parm 

Cetraria Ach 

Cetraria Auct 

Cetrarieae 

cetrarioides Del. Parm 

cetrariui'tes Arn. Imbric 

cetrarioides Dub. v. Parm. perlata?.. 

cetrata Ach. Parm 

cetrata Nyl. v. Parm. perforatœ 

chalybeiformis Ach. v. Alect.jubalx. 

chalybeiformis Ach. Parm 

chalybeiformis Nyl. Alect 

chalybi iformis Wain. Alect 

chalybeiformis L. Lich 

Chasmarise Floerk. divis. Clad 

cheileum Hue Collema 

C/t/o/ea Nyl 

chlorina Chev. Imbricar 



degene- 



m, 


67 


1, 


180 


1, 


180 


i. 


214 


X, 


264 


1, 


138 


m, 


38 


X, 


280 


X, 


280 


m, 


83 


ni, 


58 


ni. 


83 


HI, 


35 


HI, 


35 


HI, 


44 


m, 


44 


HI, 


45 


X, 


264 


X, 


259 


X, 


275 


I, 


140 


X, 


273 


Hl, 


72 


1, 


32 


1, 


39 


1, 


39 


l, 


36 


X, 


270 


X, 


273 


X, 


273 


1, 


64 


l, 


C4 


X, 


274 


X, 


274 


I, 


175 


I, 


138 


I, 


82 


I, 


207 


I, 


82 


1, 


196 


1, 


196 


1, 


196 


I 


173 


I 


173 


I 


87 


I 


87 


I 


87 


I 


, 87 


I 


, 87 


X 


, 264 


X 


, 216 


I 


, 55 


II 


, S4 



INDEX NOMINUM ALPH ABETIGUS. 



127 



chlorina Malbr. Physc 11, 54 

chlorocarpa Wain. Parm I, 171 

chlorochroa Tuck. Parm 1, 142 

chloromelum Nyl. Lcptog X, 2"i7 

chlorophcea Floerk. Clad X, 275 

chlorophEeoides Wain. Clad X, 277 

chondroidea Wain. Clad X, 277 

cliordalis Schœr. Clad X, 272 

chrysophthalma Ach. Borrera et Parm. 1, 101 

clirijsophthalina DC. Physc I, 101 

chrysophthalma Mais. Tornabenia. . . . I, 101 

chrysoplithalmus L. Lich I, 101 

chrysophthalmus Th. Fr. Theloschist.. I, 101 

chrysopoga Hue v. Usn. floridw I, 41 

chrysopoya Stirt. Usnea 1, 41 

ciliare Hoffm. Lichenoides I, 104 

cillnre Nyl. Platysma I, 216 

ciiiaris Mass. Anaptych I, 104 

ciliaris Arn. Anaptych 1, 104 

ciiiaris Ach. Borrera et Parm 1, 104 

ciUirris Ach. Celraria 1, 216 

ciliaris L. Lich I, 104 

ciiiaris Hofïm . Lobar l, 104 

ciliaris Hue Xephromops I, 21 6 

ciliaris DC. Physc 1, 104 

7 ciliata Hue Alector 1, 91 

ciliata Hue Parm I, 196 

ciliata Nyl. v. Parm. perforatœ I, 187 

ciliata Nyl. v. Parm. perlatœ I, 204 

ciliata Schœr. v. Parm. perlatœ I, 19G 

ciliata Wain. Physc Il, 70 

ct/ia'a Mull. Arg. Stictina 111, 95 

ciliata Muil. Arg. v. Usn. melaxanthse. I, 53 

ciliata MuU. Arg. v. Usn. trichodex. . . I, 50 

c^7^a^(S Nyl. Neuropog 1, 55 

ciliatus Hoffm. Licli II, 70 

ciliosa Viaud-Gr.-Mar. Parm I, 175 

Cinchonarum Fée Cornicul I, 95 

cincinnata Acli. Parm I, 129 

cinerascens Ach. Gyrophora H, 120 

cinerascens Muil. Arg. Theloschist.. . . I, 99 

cinerascens Slein. Tornaben I, 99 

ctnera.scens Nyl. Umbilicar H, 120 

cinerascens Wain. v. TJmbilic poly- 

phfjllœ H, 120 

cinereus MuU. Arg. Theloschist 1, li 2 

Circinaria Ach II, 53 

circumroda Fée Sticta III, 97 

cirrhata El. Fr. Parm I, 137 

citiina Pers. Sticta III, 82 

cladoblephara MuU. Arg. Usn I, 32 

ciadomorpha Floerk. Clad X, 278 

Cladina (Nyl.) Wain. subgen. Clad. . . X, 256 

CladoniaHiU X, 236 et I, 28 



Cladoniese X, 256 et I, 28 

Clalhrina (MuU. Arg.) Wain. subgen. 

Chid X, 258 

Clausœ Wain. divis. Clad X, 270 

clavala Wain. Clad X, 260 

claviceps Hue Stereocaul X, 231 

claviceps Nyl. Stereocaul X, 253 

Coccii'erœ Del. sect. Clad X, 239 

coccifera Wild. Clad X, 261 

coccophylloides Nyl. Collema X, 217 

Cocoiis Ach. Lecidea [I, 84 

Cocoès Sw. Lich Il, 84 

Cocoës Nyl. Pyxine H, 84 

Cococs Hue Pyxine Il, 81 

collata MuU. Arg. Cetrar II, 207 

coUatum Nyl. Plastysma II, 207 

Collema Hill X, 216 

Collemacôse X, 213 

CoUemeae X, 216 

CoUemodiopsis Wain. sect. Collem.. . . X, 219 

co//ma Ach. Peltidea Il, 98 

collina Nyl. Pe/<i(/era H, 98 

colpodes Stizenb. Anzia I, 132 

colpodes Ach. Lich I, 132 

colpodes Ach. Parm ], 132 

colpodes Tuck. Parm I, 133 

commixtum Nyl. Platysma I, 21b 

comosa Mass. Anaptych I, no 

comosa Eschw. Parm I, 110 

comosa Nyl. Physc I, 110 

comosa Wain. f. Usn. floridse I, 36 

comosa Ach. v. Usn. plicatee 1, 36 

comosus L. Lich I, 36 

compactum Ach. Collema X, 217 

compactum Nyl. v. Collem. pulposi... X, 217 

complanata Ach. Ramai 1, 67 

■j- complanatum Hue SfereocawZ X, 248 

complanatus Sw. Lich I, 67 

complicata Laur. Cetrar I, 213 

compHcata Th. Fr. Gyrophora Il, 120 

complicata Norrl. Umbilic II, 120 

complicatum Nyl. Platysma I, 213 

Compressée Hue sect. Cetrar I, 83 

Compressiusculœ Wain. sect. Ramai. . I, 64 

compressum Ach. Sphœrophoron X, 234 

compressum Bab. Stereocaul X, 244 

compressus Koerb. SpAa?;'op/iorMS X, 234 

concolor Arn. Candelar Il, 50 

concolor Dicks. Lich II, 50 

concolor Tuck. Theloschist I[, 50 

concolor Th. Fr. Xanthor Il, 50 

confinis Ag. Lichina III, 109 

con^nis Wain. Pygmœa III, 109 

con/luens El. Fr. Parm II, 80 



128 



A. -M. HUE. 



C'jnfliienx Nyl. Physc 

confluescens Nyl. Pann 

conformala Wain. Parm 

Y coiigerons Hue Sph.rroiihorus 

congcstum Lamy v. Spha'roph. coral- 

loid 

congestum Mull. Arg. v. Spha;roph. 

globiferi 

congeslus Hue v. Sphasroph. coralloid.. 

conglobata Norrl. Umbilic 

nmiocarpa Schimp. Parm 

Coniocarpeae 

coniocra'a Wain. Clad 

conneclens Wain. Pyxinc 

consoi's Nyl. Pfwm 

conspcrso DN. Imbric 

conspersa Ach. Paroi 

conspersa Schar. f. Parm. centrifugœ. 

conspersus Ehrh. Lirh 

conspersula Hue v. Parm. conspersx. . . 

conspersula Nyl. Parm 

•j- conspicua Hue Parm 

constipata Norrl. Physc 

constipata^y\. v. Physc. muscigenœ.. 

controversa Mass. Physc 

controversus L. Lich 

convexiiiscula Mich. Imbric 

-j- convolutum Hue Omphalod 

corcdlinum Laur. Stereocaul 

corallinum Scha?r. f. Stereocaul. pas- 

chalis 

coralliphora Tayl. Parm 

coralliphora Hue f. Pseudophysc. hypo- 

leucœ I, 113 

coralloidea Mey. et Flot. Leplog 

coralloi'lea Wain. P<irm. 

coralloidea Wain. f. Parm. conspersa». 
coralloidea Mey. et Flot. v. Parm. per- 

latœ 

coralloides Ach. Spha^rophoron 

coralloides Pers. Sphœrophorm 

coralloides Fr. Stereocaul 

coralloideum Mull. Arg. Leptog 

corallophora \Yain. Anaptych 

corallophora Nyl. Physc 

coriacea Th. Fr. Gyrophora 

Cornicularia Schreb 

Cornicularia Ach 

corniculata Kremp. v. Parm.perforata^. 
corniculata Wain. v. Parm. cetratœ. . 

cornigera Wain. Clad 

cornucopioldes Hue Clad 

cornudamse Hoffm. Plalisma III 

cornu ta Scha^r. Clad 



H 


80 


1 


109 


l 


182 


X 


235 


X 


233 


X 


233 


X 


233 


II 


120 


1 


151 


X 


232 


X 


276 


II 


84 


I, 


170 


I, 


140 


l 


140 


I 


140 


1 


140 


l, 


142 


I 


142 


I 


145 


II 


7b 


H 


75 


11 


56 


II 


o6 


1 


133 


11 


111 


X 


254 


X 


254 


I, 


113 


et H 


68 


X 


228 


I 


200 


1 


141 


I, 


200 


X 


233 


X 


233 


X 


253 


X 


228 




113 


' 


113 


II, 


120 


^ 


97 


•^ 


86 


A) 


173 


A 


175 


X 


277 


X 


261 


71 


et 73 


X, 


273 



coronata Fée Parm 1 

coirosa Nyl. llicasol ■ III 

corrosa Ach. v. Stictœ dissecta' III 

-{- corrugata Hue Parm. I 

corrugata Hoffm. Umbilic II 

corrugatulum Nyl. Leptog X 

corrugis El. Fr. Parm I 

corsica Mull. Arg. Physc I 

corsica Hue Pseudophysc I 

corticata Wain. Clad X 

corymbosa Nyl. Clad X 

crassiuscula (Goem.) Wain. Clad X 

crenulata Wain. Lobar III 

erenulata Hook. et Tayl. Parm Ill 

crenulata Nyl. Ricasol III 

crenulata Del. Sticta III 

crinila Ach. Parm I 

crinita Hue Parm I 

crinita Nyl. Parm I, 198 et 

crispa Ach. v. Cetrar. islandicse 1 

crispa Nyl. Getrar 1 

crispa Pers. Parm II 

crispa Ach. Peltidea Il 

crispa Flag. Peltig Il 

crispa Nyl. Physc II 

crispata Flot. Clad X 

cristata Nyl. Parm 1 

cristifera Hue f. Parm. latissimw I 

cristifera Tayl. Parm I 

cristulata Stizenb. Anzia I 

cristulata Ach. Parm I 

cristulata Nyl. v. Parm. colpodis I 

crocata Ach. Sticta III 

crocala Schser. Sticta III 

crocata Nyl. Stictina III 

crocalus L. Lich Ill 

crocea Ach. Gornicul ; 1 

crocea Fr. Evernia I 

crocea Nyl. Physc I 

croceus Mull. Arg. Theloschist I 

f cruslifera Wain. Clai X 

crustulosa Ach. Gyroph Il 

cucullata Ach. Cetrar I 

cucullatum Nyl. Platysma I 

t cupularis Pat. Pharcidia III 

t cupulifera Hue Physc II 

curtum Hook. et Tayl. Sphœroph X 

cuspidata Ach. v. Ramai, scopulorum. 1 

cuspi'lala Nyl. Ramai 1 

cyanipes Wain. Clad X 

Cyclocarpese X 

Gyclocheilœ Wain. divis. Parm I 

cylisphora Ach. f. Parm. caperatœ. ... I 

cylisphora Wain. Parm I 



37 

37 

149 

118 

227 

188 

117 

117 

260 

205 

278 

35 

35 

35 

35 

199 

175 

199 

84 

84 

57 

94 

95 

57 

268 

186 

205 

205 

133 

133 

133 

82 

85 

82 

82 

99 

99 

99 

99 

260 

117 

85 

85 

62 

70 

233 

78 

78 

280 

236 

147 

180 

180 



INDEX NOMINUM ALPHABETICUS. 



129 



cymbalifer Mull. Arg. Theloschist 1, 100 

cymbalifcra Eschw. Parm I, 100 

cymbali/'efa Tuck. Physc 1, 100 

cymbaliferus Mull. Arg. Theloschist.. . 1, 100 

Cyphellatœ Nyl. sect. Sticlse 111, 61 et 91 

cypheJlulata Hue Sticla III, 99 

ri/p/(e//H/a^a Mull. Arg. Stictina ill, 99 



D 



dactylifera \Yain. Pann 

f dactiloticarpa Hue Sticta 

dammcornifolia Tuck. v. Stict. quer- 

cizant 

dama^coi'nit'olia Mull. Arg. v. Stict. 

tomentosœ 

dam;i?cornis Ach. Sticta 

damœcornis Sw. Lich 

dasopoga Ach. Usnea 

dasopoga Arn. Usnea 

dasopoga Schœr. Parm 

dasypoga Ayl. Usnea 

dasypoga Hue Usnea 

dasypoga El. Fr. v. Usn. barbattii. . . 

dasypogoides Nyl. Usnea 

dasypogoides Hue f. Usn. dasypugas. . 

dealbata Wain. Clad 

T decorata Hue Parm 

t dehiscens Wain. Clad 

f Delavayi Hue Nephromops 

Delavayi Hue Parm 

Delessertii Wain. Clad 

Delisei Dub. Parm 

t deminuta Hue Parm. ....... 

dendrilica Wain. Anaptych 

dendritica Hue v. Anaplych. hypu- 

leucae 

dendritica Pers. Borrera 



1, 143 
m, 94 

m, 94 



m, 

m, 

III, 

1, 

I, 

1, 

1, 
1, 
1, 
1, 



bar- 



+ denigrata Hue farm 

denigrata Hue Physc 

denigratum Hue Leptog. ..... 

deiisirostra Tayl. Usnea 

demirostra Mull. Arg. v. Usn. 

batcT 

densirostra Hue v. Usn. floridse 

7 dentata Hue Lobar 

denticoUis Floerke Clad 

-f denticulata Hue Celrar 

denticulata Eschw. Parm 

denticulata Nyl. Piamal 

denticulata Mull. Arg. v. llamal. corn- 

planatse 

Nouvelles Archives du Muséum, 



94 

70 

71 

46 

47 

46 

46 

37 

46 

47 

I, 47 

X, 263 

l, 172 

X, 271 

I, 219 

I, 127 

K, 268 

I, 150 

[, 156 

l, 113 

1, 113 
1, 113 
I, 166 . 
U, 76 
X, 224 
I, 41 

I, 41 

I, 41 

m, 36 

X, 269 

I, 85 

I, 68 

I, 68 

I, 68 

4<= série. — 



denticulatum Nyl. Leptog 

denudata Holfm. Lobar 

denudata Hampe Parm 

denudata Nyl. Physc 

deimdata Bory Usnea 

dcnuclatum Schœr. Stereocaul 

denudatus Mull. Arg. Theloschist 

deplanata Nyl. Ricasol 

depressa Ach. Gyrophora 

depressa Nyl. Gyrophora 

depressa Th. Fr. f. Gyroph. spodo- 

chroEe 

depressa Wain. UmbiUc 

f deserli Hue Parm 

descendens Wain. Clad 

Desfontainii Del. Sticta 

detcrsa Arn. Parm 

detersa Nyl. Physc 1,117 

dctonsa El. Fr. Parm I, H 7 

detonsa Tuck. Physc 

deusla Th. Fr. Gyroph 

deusta Leight. v. Umbil. variœ 

densta Schœr. v. Umbil. poIyphylUu.. 

diademata Mull. Arg. Anaptych 

diademala Tayl. Parm 

diademata Mull. Arg. Physc. . 

diademata Hue Pseudophysc 

diaphanum Mont. Leptog 

diatrypa Ach. Parm 

diatrypus Ach. Lich 

Dichndium Nyl 

dichoionia Del. Sticla 

dichotoma Nyl. Sticta e N. Caled. . . . 
dichotoma Nyl. v. Stict. damœcornis . . 

dichotoma Hoffm. Usnea 

dichotomoides Nyl. Sticta 

dichotomus Ach. Lich 

-|- dictyoida Hue Parm 

Dictyosporœ (Sacc.) secl. Alector. . . . 

didyma V7ain. Clad 

diffusa Nyl. Gyroph 

f digitatum Hue Leptog 

dilacerata Malbr. t'. Clad. crispalsc... 
diiacerata Floerk. f. Clad. graciUs.. . . 

dilacerata Hoffm. Lobar 

dilacerata Hoffm. Ramai 

dilatata Wain. Clad 

dilatata Nyl. v. Stictœ laciniata' 

dilatata Nyl. v. Stictœ tomentosx 

dilatata Nyl. v. Stictina; tomentostc. 

Dillcnii Nyl. Gyrophora 

Dillenii Tuck. UmbiUc 

Diplothallum Wain. sect. Leptog 

Dirinaria Wain. sect. Physc 

m. 17 



X, 226 

I, 102 

I, 121 
I, 102 
I, 41 

X, 2bb 

I, 102 

111, 38 

11, 116 

II, 116 

II, 116 
11, 116 

I, 124 
X, 271 

m, 83 

117 
67 
67 
117 
120 
118 
118 
113 
113 
113 
113 



I, 

et II, 

et n, 

1, 

II, 

II, 

11, 

I, 

I, 

1, 

1, 



X, 226 

1, 128 



I, 
X, 
lit, 

m, 

m, 

i, 

m, 

1, 



128 
121 
73 
79 
73 
93 
77 
93 
l, 154 

l, 9.-; 

X, 260 

11, 120 

X, 229 

X, 268 

X, 272 

l, 81 

l, 81 

X, 271 

m, 75 

m, 93 
m, 93 

H, 115 

H, 115 

X, 226 

11, 79 



130 



A.-M. HUE. 



Dirinaria Tuck. sect. Pyxin II, 79 

discolor Hue Lobar 111, 23 

rfiscu/o;- Nyl. Ricasol . III, 23 

disco/or Del. Slicta 111, 23 

disparilis Nyl. Parm 1, 186 

dissecLa Hue Lobar 111, 3" 

dissecta Nyi. Ricasol 111, 37 

dissccta Ach. Sticla 111, 37 

disaecta MuU. Arg. v. Slictœ impressœ. 111, 54 

tù'ssec<uStizenb.f.SLictcephysciosporœ. 111, 54 

dissectus Sw. Lich 111, 37 

divaricala Hue Lelharia 1, 59 

divaricata Ach. Evernia I, 59 

divaricata Tayl. Parm I, 163 

divaricata Mull. Arg. v. Parm. Kamt- 

schad 1, 163 

divaricata Schser. Y. Vârm. mollis... I, 59 

divaricala Del. v. Parm. saxatilis I, 163 

divergens Nyl. A/ec< 1, 90 

divergens Lechl. Alect 1, 95 

f divergens Hue Physc H, 61 

divergescens Nyl. Alect 1, 90 

divulsa Arn. Clad X, 268 

divuhdi llae \. Stictse Richardi III, 56 

divuliu Tayl. Sticta III, 56 

dréu/aa Slizenb. V. Stictce fossulatœ. . III, 56 

f dolera Hue Sticta 111, 89 

dolichorriza Nyl. Pellig 11, 99 

domingensis Ach. Parm 11, 63 

domiiigensis Mont. Parm Il, 63 

domingensis Nyl. Physc 11, 57 et 58 

domingensis Tuck. \. Physc. stellaris. Il, 58 

Dozyana Mont. Sticta 111, 91 

Do2(/arta Nyl. Stictina 111, 91 

Dregeana Hampe Parm I, 139 

dubia Arn. Imbric I, 151 

dubia Schœr. Parm 1, 151 

rfu6ia Schœr. f. Parm. pulchellœ Il, 62 

dubius Wuif. Lich I, 151 

Dufourea Ach I, 60 

duplicata Ach. Parm 1, 125 

f duplolimbata Hue Sticta 111, 102 

Durnillei Del. Sticta 111, 48 



E 



echinata Tayl. Parm I, 110 

Eckloni Spreng. Parm I, 74 

Eckloni Mont. Ramai I, 74 

EcA/oni Wain. f. Ramai, yemensis. . . 1, 74 

ecoronata Nyl. Parm 1, 145 

ectocarpisma Hue Nephromops I, 218 



cffuse Tuck. Theloschist Il, 50 

elegans Wain. Clad X, 268 

elegans Th. Fr. Stereocaul X, 224 

elegans Mull. Arg. Usnea I, 41 

elongata Floerk. Clad X, 273 

elongata Mull. Arg. Ramai I, 75 

£?np/'os<ea Wain. sect. Peltig 11, 92 

Emproslea Ach. sect. Peltid U, 89 

endococcina Koerb. Parm Il, 71 

endococcina Nyl. Physc H, 71 

endococcina Th. Fr. v. Physc. obsciirœ. 11, 71 

endococcina Hue Physc H, 72 

endochrysa Del. Sticta 111, 48 

endoc/ir î/6a Nyl. Slicta 111, 86 

endochrysea Nyl. Physc H, 71 

endochrysea Tuck. Physc H, 72 

endochrysina Nyl. Pyxine 11, 87 

endochrysoides Hue Sticta lll, 87 

endocJirysoides Mull. Arg. Stictina. . . . 111, 87 

endoleuca Mull. Arg. Pyxine II, 82 

f endoxantha Hue Nephromops 1, 220 

endoxantha Mull. Arg. Pyxine II, 82 

enteromorp ha Ach. Parm I, 124 

enteromorpha Tuck. v. Parm. phy- 

sodis I, 124 

-f entotheiochroa Hue Parm 1, 161 

f epicoila Hue Sticta III, 63 

epiphylla Wain. Clad X, 279 

erecta Schœr. Usnea I, 46 

ericetorum Wain. Beeomyc X, 239 

ericeiorum L. Lich X, 239 

erosa Forss. Lobar III, 33 

erosa Wain. v. Lobar. quercizantis. . . III, 34 

erosa Eschw. Parm III, 33 

erosa Nyl. Ricasol III, 33 et 34 

erosa Tuck. Sticta III, 34 

erumpens Tayl. Peltid II, 96 

erumpens Wain. Peltig H, 96 

erumpens Hue f. Peltig. caninx II, 96 

erumpens Harm. f. Peltig. spurise. .. . II, 96 

erythrella Mont. Biatora X, 238 

erythrellus Nyl. Bseomyc X, 238 

erythroscypha Tayl. Sticta 111, 84 

f erythrospermoides Wain. Clad X, 267 

Eschweileri Wain. Pyxine Il, 86 

esculenta Miyosh. Gyroph II, 116 

f esignata Wain. Clad X, 263 

esorediata Wain. Physc Il, 62 

esorediosa Nyl. Evernia I, 38 

esorediosa Hue Lethar I, 58 

Euanzia Mull. Arg I, 131 

£MCi/p/ie//ate Stizenb. sect. Stictœ.. . . III, 61 

EucoUema X, 216 

Euleptogium Wain X, 222 



INDEX NOMINUM ALPHABETICUS. 



131 



Eulobaria Wain. sect. Lobariœ 111, 33 

Eunephroma Slizenb II, 102 

Euparmelia Nyl 1, 135 

Eupelligera Hue 11, 92 

Euphyscia Th. Fr II, 56 

f eurysaca Hue Parw I, 194 

Euslicla MuU. Arg. sect. Slictœ 111, 22 

Eusticla Hue sect. Stictse 111, 42 

Eustictina Wain. sect. Stictse 111, 91 

Euumbilicaria Hue 11, 112 

Euxanthoria Th. Fr II, 53 

Evernia Ach I, 1 19 

Evernieae I, 118 

Everniiformes Hue sect. Parm 1, 135 

evernioides Nyl. Ramai 1, 63 

Everniopsis Nyl 1, 121 

evoluta Fr. Clad X, 274 

exalbescens Wain. Clad X, 257 

exilis Mich. Physc 1, 100 

exilis Wain. Theloschist I, 100 

exilisMull. Arg. V. T/(e/osc/i. /Zatu'caHiis. 1, 100 

exsecta Tayl. Parm 1, 147 

extenuata Nyl. Peltig II, 96 



fahlunense Nyl. Platysma 1, 215 

fahlunense Wain. Platysma l, 213 

fahlumnsis Schœr. Cetrar I, 215 

fahlunensis DC. Imbric 1, 2i5 

fahlunensis L. Lich I, 215 

fahlunensis Ach. Parm 1, 215 

fahlunensis Hoffm. Squamar 1, 214 

fallax Mull. Arg. Leptog X, 227 

f farinacea Hue Physc II, 64 

farinacea Ach. Ramai 1, 72 

farinosum Th. Fr. Stereocaul X, 244 

farrea Ach. Parm II, 68 

farrea Arn. f. Parm. pulverulentse . ... II, 68 

farrea Wain. Physc II, 68 

faveolata Mont. Slicta 111, 45 et 46 

7 fecunda Hue Parm I, 169 

fennica Nyl. Physc 11, 67 

ferriKjinacens Cromb. Usnea l, 40 

fibrosa MuU. Arg. Cunt/e/a?' 11, 51 

^6rasa El. Fr. Parm II, 51 

^èrosa Nyl. Physc II, 51 

filicina Ach. Sticla 111, 100 

filicina Ach. Sticta. 111, 80 

filicina ZoUing. Sticta III, 79 

filicina Nyl. Stictina IH, 100 

Fi/ix Sw. Lich 111, 80 



Filix Hoffm. Platisma 111, 80 

Filix Nyl. S<*cia lll, 80 

fimbriataEI. Fr. Clad X, 276 

fimbriatum Harm. Nephromium II, 105 

firma Wain. Clad X, 279 

Fistulosœ Hue sect. Cetrar l, 83 

Fistulosœ Hue sect. Ramai 1, 79 

Y flabellata Hue D(//"0Mrea 1, 61 

flaccidum Ach. Collema X, 219 

flavescens Kremp. Parm 1, 202 

flavescens Nyl. Parm 1, 192 et 202 

flavescens Mull. Arg. Stictina 111, 89 

flavicans Ach. Borrera I, 98 

flavicans Pers. Cornicular 1, 98 

flavicans El. Fr. Evernia I, 98 

flavicans Sw. Lich I, 98 

flavicans Ach. Parm , I, 98 

flavicans DG. Physc l, 98 

flavicans Hue Physc 1, 99 

flavicans Mull. Arg. v. Stictfe endo- 

crysse Ul, 49 

flavicans Nyl. v. Stictaî Urvillei lll, 49 

flavicans Norm. Theloschist 1, 98 

flavicans Tuck. v. Thelosch. chry- 

sophlhalm L 98 

flavicans Oliv. Xanthoria 1, 98 

flavida Wain. Clad X, 257 

flocculosa Hoffm. Umbilic II, 120 

Floerkeana Sommerf. Clad X, 259 

/îofida Schœr. Parm I, 32 

florida Ach. Usnea 1 , 36 

llorida Hoffm. Usnea 1, 31 

florida El. Fr. f. Usn. barbalœ l, 32 

floridus L. Lich 1, 32 et 36 

Flotowiana Bab. Sticta UI, 45 

foliacea Schœr. Clad X, 279 

foliolosa Del. Clad X, 265 

foliosa Floerk. Clad X, 267 

Foliosœ Wain. divis. Clad X, 278 

fossulata Dut. S<icto lU, 57 

/"owokia Bab. Sticta IH, 45 

fraxinea Ach. Ramai I, 76 

fraxinea Zolling. Ramai l, 74 

fuciformis DC. Roccena 1, 59 

fuliginea Schœr. Parm I, 156 

fuliginellum Wedd. Leptog X, 226 

fuliginosum Mull. Arg. Leptog X, 230 

fuiuaHepp f. Parm. lychneœ H, 56 

fulva Schœr. f. Parm. parietinœ H, 56 

fungoides Ach. Bœomyc X, 237 

fungoides Sw. Lich X, 237 

furfuracea Ach. Borrera I, 120 

furfuracea Mann Evernia I, 120 

furfuracea Hoffm. Lobar 1, 120 



132 



A.-M. HUE. 



fiirfuracea Ach. Parm 1, 120 

lurfuracea Schivr. Parm I, 163 

furfuracea UC. Physc I, 120 

/■^fr/'îO'aeeHHi Hoffin. Lichenoides 1, 120 

l'urf'urcuxua L. Licli 1, 120 

furcata Schrad. Clad X, 26b 

fiircata Hue (liail X, 267 

fuvcatum El. Ff. Slereocaul X, 244 

furcatiim Nyl. el Tli. Fr. Slereocaul. . X, 246 

furveolum Mull. Arg. Collemn X, 216 

fui'vum Ach. Collema X, 216 

fusca Mass. Nejdiroma II, lOo 

fuscoiufa Mull. Arg. Usnca Il, 46 



G 



galactophylla Trev. Anaptychia I, 108 

ç/alactophylla Willd. Physc J, 108 

galactophylla Tuck. Parm 1, 108 

,r/a/flcfoj5/(i///a Nyl. V. Physc. leucomel. I, 109 

geniculata Hook. et Tayl. Ramai 1, 79 

f/eniculata Nyl. Piamal [, 79 

f ghaUensis Hue Parm 1, 198 

glaber Westr. Lich II, 1 19 

(/laberrima Kremp. Parm 1, 204 et 205 

glaberrima Laur. Slicta III, 77 

glaberrima Nyl. f. Stictœ variabilis. . . III, 77 

glabra Ach. Gyrophora Il, 119 

(^/afcm Flag. V. Gyroph. polyphylla'. . II, 119 
glabra Th. Fr. v. Gyroph. poly- 

phyllœ Il, 119 et 120 

glabra Arn. Imbric I, 148 

glabra Nyl. Parm I, 148 

glabra Schar. v. Parm. olivacese 1, 148 

glabra Scha}r. Parrri I, 150 

glabra DC. Peltigera Il, 107 

glabra Hook. et Tayl. Sticta III, 60 

y/a&m DG. Umbilic 11,119 

glabra Schaîr. f. Umbilic. a?nea> 11,119 

glabra y^Siin. Theloschist I, 99 

glabrior Nyl. Physc Il, 70 

glabrizans Flag. Parm I, 149 

glandulifcra Stizenb. Anzia. I, 1.34 

glanduUf'era Fée Parm I, 134 et 145 

glaucocarpum Nyl. Collemn X, 220 

V glaucoflava Waiii. Clad X, 267 

f glaucopallida Wain. Clad X, 2ii7 

glaucum Nyl. Platysma 1,210 

glaucum Hue Platysma I, 208 

globiferiis L. Lich X, 233 

globifcrus DG. Sphœroph X, 233 

globulans Nyl. Pldyama F, 213 



Glaeocapseœ X, 216 

glomuh'fer Lighlf. Lich III, 24 

glomulifera lloiïm. Lobar III, 24 

glomnlif'cra Ach. Parm III, 24 

(//omii/(/em DN. Ricasol III, 24 

glomulifera Nyl. Ricasol III, 28 

glomulifera Del. Slicta III, 24 

f//om«/?f/era Nyl. Sticta III, 72 

goniodes Hue f. Usn. angulatœ I, 45 

goniodes Stirt. Usn I, 45 

Gorgonina Wain. Clad X, 264 

graeileacens Hue Glad X, 272 

gracilescens Wain. Clad X, 273 

gracilenta Ach. Ramai I, 65 

gracilis Hue Alect I, 92 

gracilis Willd. Clad X, 272 

gracilis Arn. Evernia l, 120 

gracilis Nyl. Parm I, 1 30 

gracilis Pers. Physcia I, 92 

gracilis Nyl. Ramai I, 92 

gracilis Mull. Arg. f. Ramai, inflatav. I, 81 

gracilis Ach. Usnea I, 51 

gracilis Hue f. Usn. trichodesB I, 51 

granulala Bab. Sticta III, 80 

f granulifera Hue Slicta III, 86 

-}- Grayana Hue Parm, I, 1 84 

Grcgoriana Mull. Arg. Anzia. I, 134 

Gregoriana Hue Parm I, 134 

guadaliipense Lherm. Spha'roph X, 24() 

Gymnocarpeae X, 232 

Gyromium Wahl II, 111 

Gyrophora Ach II, 1 i I 

Gyrophora Hue sect. Umbilic Il, 115 

gyrosa Flot. Sticta III, 83, 84 el 88 



H 



Hagenia Eschw I, 103 

Helopodium Wain. divis. Clad X, 271 

helva Mass. Nephroma If, 105 

helvetica Ach. Nephroma H, 105 

helvetica El. Fr. Peltigera Il, 106 

helveticum Schcor. Nephroma Il, 105 

helveticum Nyl. Nephromium Il, 105 

hepatizon Ach. Lich. et Parm I, 214 

hepatizon W^ain. Platysma I, 214 

Heterodea Nyl I, 118 

Heterodeae Nyl I, 117 

heteromorphus Nyl. fixomyccs X, 237 

Hieronymi Kremp. Usnea I, 41 

Hr>ron(/972( Mull. Arg. f. Usn. barbala'. I, 41 

llioronvnii Hue f. Usn. densiroslnv. . . I,. 4t 



INDEX NOMINUM ALPHABETIGUS. 



133 



Hmalayensis Nyl. Pann 1||, no 

hirta Schœr. Parm l, 38 

hirta Hoffm. Usnea I, 38 

hirta El. Er. f. Usn. barhal.T I, 38 

hirta Ach. f. Usn. Iloridœ I, 38 

hirta Ach. f. Usn. plicatœ l, 38 

hirtellus Wain. T/ie/oscAùf |, 99 

hirtus L. Lich 1, 38 

f hoinalotera Hue Piirm 1, lo9 

homœophilla ÏN'yl. Sticta III, 59 

homogènes Nyl. Parm 1 , 160 

horizontalifi L. Licli H, 100 

horizontalis Ach. Peltidea 11, 100 

horizontalis Hoffm. Peltigcnr H, 100 

horrescens ïayl. Parm I, 163 

-;- horrida Hue Sfic<a HI, 50 

hottcnivtta Arn. Imbric 11, 109 

hottentotta Ach. Parm. et Sticta 11, 109 

hottcntolla Eée Umhilic 11, 114 

hottentottum Elot. Omphalod 11, 109 

hottentottus Thunb. Lich Il, 109 

Hugueninii Del. Clad X, 273 

f Husnoti Hue Parm 1, 158 

hyalinum Nyl. Thtjsanothec X, 240 

hyaliniis Tayl. Bœomyc. X, 240 

llyalodidym;r (Sacc.) sect. A/cci I, 92 

Hyalopolarididyma; Hue sect. Anapt. 1, 104 

HyalopolarididyinaîHuesect.77(eZosc/(. 111, 110 

Ilyalospora^ (Sacc.) sect. Alect 1, 86 

hymalayensis Nyl. Parm.. 1, 182 et 111, MO 

hymenina Ach. Peltid 11, 99 

hymenina Nyl. J^e/(!.(/er il, 99 

Hijiierphyscia MuU. Arg H, 53 

hypoclysta Nyl. Parm 1, 141 

hypochnjsa Kremp. Physc Il, 80 

Hijpof/ijmnia Nyl 1,123 

hypoleia Nyl. Parm I, 143 

hijpoleuca Wain. Anaptych I, 111 

hypoleiica Mull. Arg. f. Anapt. spe- 

ciosœ 1, 112 

hypoleiica Mull. Arg. Anzia I, 135 

hypoleuca Hue Parm I, 135 

hypoleiica Muhl. Parm 1,111 

hypoleuca Ach. f. Parm. speciosa'. ... I, Ml 

hypoleuca Tuck. Physc 1, 111 

hypoleuca Hue Physc I, 115 

hypoleuca Nyl. v. Physc. speciosa'.... 1, 111 

hypoleuca Hue Pseudophysc. 1, 111 et 11, 68 
hypoleuca Mull. Arg. v. Pseudophysc. 

speciosœ I , M i 

hypoleucoides Mull. Arg. Anzia 1, 135 

hypoleucoides Hue Parm I, 135 

hypomela Cromb. f. Lob, pulmonar.. 111, 32 

hypomela Del. f. Lob. pulmonac III, 32 



hypomela Tuck. Physc , . . . II, 58 

hypomela-na Hue io6«r 111, 32 

hypomeLT?na Hue Physc il, 58 

hypomelœnum Nyl. Collema X, 221 

hypomelsemim Nyl. Dichodium X, 221 

hypomelœnum Hue Pliysma X, 221 

hypopsiloides Nyl. Sticta 111, 79 

hypotrachina Nyl. Parm 1, 135 

Hypotrachina' Wain. sect. Parm I, 143 

hypotropa Arn. Imbric 1, 188 

hypotropa Nyl. Parm I, 188 

hypotropa Tuck. v. Parm. perforata\. I, 188 

hypotropoides Nyl. Parm I, 190 

hypotrypa Nyl. Parm I, 126 

hypotrypanea Arn. Imbric 1, 125 

hypotrypanea Nyl. Parm I, 125 

liypotrypodes Nyl. Parm 1, 1 25 



Icmadophila Mass X, 239 

icmadophila El. Fr. Biatora X, "J39 

icmadiiphila Ach. Lecidea X, 239 

icmadophilus Nyl. Bœomyc X, 239 

icmadophilus Ehrh. Lich X, 239 

Imbricaria DC 1, 122 et II, 53 

f imperialis Hue Parm I, 189 

implexum Hepp Bryopog 1, 87 

impressa Hook. et Tayl. Sticta 111, 47 

impressa Mull. Arg. v. Sticta' au- 

ratœ 111, 53 et MO 

inanis Mont. Eamai! |, 81 

incrassata Mull. Arg. Us7iea 1, 41 

incrustatum Floerke Stereocaul X, 255 

incrustatum Nyl. v. Stereoc. tomentosi. X, 255 

incurviscens Arn. Usnea 1, 41 

f indica Hue Candelar Il, 52 

inermis Wain. Usnea 1, 30 

inflata Hook. et Tayl. Cetrar 1, 79 

inflata Hook. et Tayl. Ramnl I, 79 

inflexum Nyl. Leptog X, 230 

infundibulifera Wain. Clad X, 268 

f insinuata Hue Parm I, 158 

insinuans Nyl. Parm 1, 159 

f Integra Hue Parm I, 204 

integrata Nyl. Physc Il, . 63 

intermedia Hepp Clad X, 259 

intermedia Del. Ramai I, 73 

Y inlermedium Hue LepU-y . \, 230 

internexa Nyl. Parm I, 185 

intesliniformis Ach. v. Usn. barbatœ. . 1, 44 
intestiniformis Nyl. v. Usn.articulatx. . I, 44 



134 



A.-M. HUE. 



intricata Arn, Anaplych I, 102 et 



ùiirkata El. Fr. Everiiia 

inlricala Schœr. Physc 

intricala Del. Slicta 

intricata Nyl. Sliclina 

intricata Th. Fr. Tornaben 

intricatus DesCont. Lich 

intricatus Hue Theloschist 

Irregulares Wain. divis. Parm 

isidiala Anzi f. Parm. conspersœ.. . . 
isidiata Hue f. Parm. leucosemoth. . 

isidiifera Mull. Arg. Anaptych 

isidiifera MuU. Arg. Pseudophysc 1 

isidiifera Malme Pyxine H 

isdiigera Mull. Arg. f. Leptog. iremel- 

loid 

isidiigera Mull. Arg. Parm 

f isidiigerum Hue f. Leptog. falla- 

cis 

isidiocera Nyl. Parm 

isidioidea Hepp Imbric 

isidiophora Kremp. Parm 

isidiophora Nyl. f. Physc. hypoleucœ. 

isidiophora Nyl. f. Physc. piclœ H 

isidiophora Nyl. f. Physc. speciosœ. . . 1 
isidiophora Hue Pseudophysc. 1, 116 et II 

isidiophora Mull. Arg. Pyxine H 

isidiophora Nyl. Stictina 111 

isidiosa Mull. Arg. f. Parm. Braun- 

sianse I 

isidiosa Mull. Arg. f. Parm. caperatse. 1 
isidiosa Mull. Arg. f. Parm conspersœ. 1 
isidiosa Mull. Arg. f. Leptog. tremel- 

luid X 

isidiosa Mull. Arg. f. Physc. speciosœ. I 

isidiosa Hue f. Lobar. retigeiœ III 

isidiosa Mull. Arg. f. Stictinae argyra- 

ceœ 

isidiosa Mull. Arg. f. Stictince religerœ. 
isidiosum Hue f. Platysm. Braunsian. . 
isidiosum Nyl. f. Leptog. phyllocarpi.. 
islandica Ach. Cetrar 



m 

m 

1 



m 

m 

I 

X 



104 

102 

102 

91 

91 

102 

102 

102 

162 

141 

192 

113 

113 

86 

224 
141 

227 

178 

163 

200 

113 

80 

116 

68 

86 

89 

210 
181 
14J 

224 

113 

39 

89 

39 

210 

228 

83 



japonica Tuck. Alect 1, 94 

japonica Mull. Arg. Anzia I, 131 

-}■ japonica Wain. Clad X, 265 

japonica Tuck. Parm 1, 131 

t japonica Hue PA(/sc 11, 73 

f japonica Hue Ramai I, 71 

japonicum Hue Collema X, 220 



japonicum Th. Fr. Stereocaul X, 233 

japonicus Mull. Arg. Synechoblast. . . X, 220 

jaxianica ^Y\. f. Stictœ caperatœ Ill, 68 

javanicum Mont. Leptog X, 228 

jubata Ach. Alect I, 86 

jubatus L. Lich I, 8G 



Kamtschadalis Eschw. Paim, 



1, 136 



labrosa Arn. Imbric I 

labrosa Ach. Parm 1 

lacerum Ach. Collema X 

lacerum El. Fr. Leptog X 

laceras Sw. Lich X 

laciniata Ach. Sticta 111 

laciniala Zolling. Sticta III 

laciniaium lioffm. Platisma III 

laciniatus Sw. Lich III 

luciniosa Nyl. Lecanora II 

laciniosa Duf. f. Parm. parietinœ II 

laciniosa Schdir. t. Parm. parietinœ. . Il 

laciniosa Linds. f. Physc. parietinœ.. .• Il 

lacinulata Mull. Arg. Parm I 

lacunosa Ach. Cetrar 1 

lacunosa Tayl. Parm III 

lacunosum Nyl. Plutysma 1 

lœvigata Ach. Parm I 

Isevigata Schœr. f. Parm. sinuosœ. ... I 

lœvigala Ach. Nephroma II 

Ixvigata Sommerf. Peltidea II 

leevigata El. F'r. Pelligera Il 

lœvigata El. Fr. Ramai I 

Isevigata Pers. Usnea l 

lœvigatum Schœr. Nephroma 1 

lœvigatum, Nyl. Nephromium I 

lœvigatus Sm. Lich 1 

lœvior Nyl. Parm. 1 

Isevis Eschw. f. Parm. coralloidis. ... 1 

lœvis Nyl. Ustiea I 

lœviuscula Nyl. Sticta III 

lanata Ach. Cornicular I 

lanata Schœr. Cetrar 1 

lanata Hepp Imbricar I 

lanata NN'alIr. Parm I 

lanata Mey. f. Parm. stygiœ I 

lanatus L. Lichen III 



124 

124 

222 

222 

222 

74 

79 

74 

74 

50 

50 

S6 

56 

199 

209 

34 

209 

146 

147 

107 

107 

107 

76 

52 

107 

107 

147 

166 

54 

54 

74 

97 

97 

97 

97 

97 

110 



INDEX NOMINUM ALPHABETIGUS- 



135 



lanceolata Nyl. Ramai 1, 7b 

LosalUa Mérat II, H i 

lata Tayl. Cornicul l, 94 

lœta Hue Alect 1, 94 

lœta Tayl. Cornicul I, 94 

lœtum Mull. Arg. Bryopog I, 94 

latifolia Mull. Arg. Anaptych I, 108 

latifolia Nyl. Physc I, 108 et 109 

latifrons Rich. Sticta 111, 80 

latior Schœr. Cetrar 1, 139 

latior Nyl. Ramai I, 75 

latior Cromb. Sticta UI, 72 

/a<<0)' Nyl. f. Sticlinfe toment 111, 92 

latissima Fée Parm 1, 204 

latissima Hue Parm 1, 187 

latissima Kremp. Parm I, 206 

latissima Monl. \. Parm. perlatée. . . . I, 204 

Lnureri Kremp. Cetrar I, 213 

Lecanocaulon Wain. sect. Stercmid. X, 242 
Lecanulobarina Wain. sect. Loba- 

riœ IH, 40 

Lecanosticta Wain. sect. Stictie Hl, 61 

Lecanoslicliaa Wain HI, 91 

Lechleri Flot. Sticta HI, 49 

Lecidocaulon Wain. sect. SfereocaMi.. X, 243 

Lecidosticta Hue sect. Stictœ Hl, 66 

Lecido!-ticta Wain. sect. Pseudocy- 

phellar Hl, 42 et 66 

Lecidostictina Wain 111, 81 

leiodea Nyl. Ramai I, 73 

leonora Spreng. Parm I, 142 

Lepidora Wain. sect. Collem. III, 109 

leporina El. Fr. Clad X, 262 

Leprocaulon Nyl I, 30 

Leptofjium Ach. sect. Collemat X, 222 

Leptogium Gray X, 222 

Letharia Zahlbr I, 55 

Letharia Th. Fr. sect. Evernice I, 55 

leucobates Mull. Arg. Anzia I, 135 

leucobates Nyl. Parm I, 135 

leucobatoides Nyl. Parm I, 134 

leucochlora Tuck. Parm 1, 142 

leucoleiples Tuck. Parm H, 66 

leucoleiptes Tuck. Physc Il, 66 

leucolepis Kremp. Parm I, 154 

leiicomela Ach. Borrer. et Parm I, 105 

leucomela Nyl. Physc 1, 106 

leucomelœna Wain. Anap^i/c/i l, 105 

leucomelas Trev. Anaptych 1, 106 

lencomelas L. Lich 1, 105 

/eucome/os Mich. Physc I, 106 

leucophlebeia Nyl. Pe/<ig Il, 91 

Leucopseudocyphellatœ Stizenb. sect. 

Stictœ ni, 43 



Leucopseudocyphellatœ Sliz. sect. Stic- 

tinx Hl, 87 

lettcorrhiza Floerke Peitig Il, 93 

leucorrhiza Nyl. f. Peitig. caninae H, 93 

leiicorrhizn Flag. f. Peitig. caninee... II, 93 

-j- leucosemotheta Hue Parm 1, 192 

leucostigmeum Nyl. PlaUjsm I, 212 

f Lherminierii Hue Collema X, 219 

Lichina Ag III, 109 

Lichinacese X, 231 

Lickinella Nyl X, 215 et III, 109 

Wgnldiia, kch. î. Ramai, polijmorphse.. . I, 77 

li<rix/'orinis Tayl. Parm I, 137 

linearifolia Nyl. Sticta III, 77 

linearis Tayl. Sticta III, 47 

T lividotessellala Hue Parm I, 191 

Lobaria Schreb 111, 21 

Loburia kch. H, 53 et HI, 22 et 41 

Lobaria Forss III, 41 

Lobaria Hoffm 1, 119 et 122, H, 52 et 88 

Lobaria Nyl 111, 33 

Lobarina Wain. sect. Lobarise 111, 38 

Loburina Nyl 111, 22 et 38 

Lojkana Hue Lichinella X, 216 et III, 109 

lophœa Schœr. v. Coll. atrocceru- 

lese X, 222 

lophwum Ach. Collema X, 222 

lophœum Nyl. Leptog X, 222 

longissima Ach. Usnea I, 51 

/ongrwsima Schœr. f. Usn. barbatas. . . . 1, 51 

longissima Matsum. Usnea Il, 90 

loxensis Nyl. Alector I, 95 

loxensis Trev. Atestia 1, 95 

loxensis Fée Cornicular I, 9b 

loxensis Th. Fr . Oropogon I, 95 

lugubris Pers. Parm I, 125 

lugubris Mull. Arg. v. Parm. physo- 

dis I, 12b 

luteola Wain. Clad X, 263 

luxurians Hue Gyrophor II, 121 

lychnea Ach. f. Lecan. et Parm. can- 

delariœ 11 , 56 

lychnea Ilepp f. Parm. controversa?.. . 11, 56 

/yc/meft El. Fr. f. Parm. parietinfe. .. . Il, 56 

lychnea Nyl. Physcia Il, 56 

lychnea Wain. f. Physc. polycarpœ... . 11, 56 
lychnea Wain. f. Xanthor. poly- 
carpœ II, 56 

lychneus Mull. Arg. v. Thelosch. con- 
tre versi H , 56 

lychneus Tuck. v. Thelosch. parie- 

tini II, 56 



136 



A. -M. HUE. 



M 



iiiaciforinis Delile Rainai, 
niirifiirihis Flag. Ramai. 



I, 



niacilcnta Wain. Clad X, 

Maclayana Mull. Arg. l^arm I, 

iiuicromrpa Fée Sticla III, 

macrocarpoides Wain. Parm I, 

macrocarpoides Nyl. Stereocau! X, 

macrocarpoides Hue f. Stereoc. proxi- 

ini X, 

macrocarpoides Mull. Arg. f. Stereoc. 

ramulosi X , 

macrocarpum Nyl. Leptoy X, 

mucrocephalum Mull. Arg. Stereo- 

caul X, 2o0 et 

Macrodictya Mass Il 

macrophylla Bory Sticta lU 

macrophylla Tayl. SUcla '. . . . \\\ 

macrophylla Mudd f. Slict. damiecorn . III 
macrophylla MùU. Arg. v. Sticla- si- 

nuosœ .... Il] 

macrophylla Nyl. Stictina III 

Macrospermœ Wain. divis. Physcix... Il 

madagascarea Nyl. Heterodea I 

-j- raadagascariacea Hue Parm I 

madreporiformis Mull. Arg. Cetrar. ... l 
vuidreporiforons Scha-r. v. Cetrar. ni- 

valis I 

madreporiformis DC. Clad 1 

madreporiformis Ach. Dufourea. .... l 

madreporiformis El. Fr. Evernia 1 

madreporiformis Wulf. Lich I 

madreporiformis Rab. Pycnothelia. . . I 

madreporiformis El. Fr. Siphula . I 

Mallolium Ach. sect. Leplog X 

■mamiilala Tayl. Parm I 

x margaritata Hue Parm l 

marginellum Ach. Collema X 

marginellum Mont. Leplog X 

margineliuin'Ssl.i. Leptog. tremelloid. X 

marginellus Sw. Lich X 

marginifera Mont. Slicta 111 

marginifera Mull. Arg. Stictina Ill 

marmariza Nyl. Parm I 

X Massartianum Hue Stereocaul X 

X Massarti Hue Parm . I 

X Mauriensis Hue Parm I 

X maxima Hue Parm 1 

maxiina Mull. Arg. v. Ram. Eckloni . I 

maxima Hue v. Ram. ycmcnsis l 

medusina Nyl. Clad X 

Megaphylla" Wain. divis. Clad X 



63 
77 
260 
186 
98 
176 
245 

2i5 

24b 

228 

2o3 
112 

97 

72. 

72 



97 

77 

118 

181 

60 

60 

60 

GO 

60 

60 

60 

60 

229 

105 

193 

227 

227 

227 

227 

102 

102 

165 

2.Ï2 

168 

'iOl 

193 

7ij 

75 

263 

270 



f megathallina Wain. Clad X, 278 

meiophora Nyl. Parm I, 159 

mdophorum. Nyl. Sphœrophoroii X, 233 

meiophorus Hue Sphxrophorus X, 233 

X meiosperma Hue Parm I, 1S5 

Meissneri Tuck. Pyxine il, 81 

melsenum Ach. Collema X, 217 

Mela;noparmelia Hue sect. Parm I, 138 

f melanchra Hue PAysc Il, 73 

melaneira Ach. A/ec<o/' I, 89 

melanocarpa Mull. Arg. Piiysc Il, 80 

mclanophthalma Mass. f. Physc. aipol. 11, 59 
melanophthalma Mull. Arg. f. Physc. 

stellaris Il, 59 

melanotricha Mey. et Flot. Evernia... 1, 100 

melanotrichus Mull. Arg. Theloschist. . I, 100 

melanothrix Wain. Parm I, 198 

7ne/rtnoi/i/ia; Mont. V. Parm. urceolata'. l, 198 

melaxantha Ach. Vsnea I, 54 

melaxanthus ^y\. î^europog I, 54 

menbranacea Ach. Pellidea . Il, 93 

menhranacea Nyl. Peltigeru Il, 93 

menbranacea Laur. Ramai l, 73 

menbranacea Mont. Rama! 1, 75 

menbranacea Nyl. V. /{am. ;/eme«.s«s. . l, 75 

Menegazzia Mass l, 123 

Menegazzia Wain. subgen. Parm I, 123 

Menziesii Ach. Collema X, 229 

Meaziesii Mont. Leptog. . . .* X, 229 

Menziesii Hue Leptog X, 230 

mcrldionalisMvli. Arg. f. Physc. aquilu;. I, 116 

?«cridio}ia/is Flag. f. Physc. pulverul. . Il, 69 

meridionalis Hue PseMdoj)/t)/sc l, 116 

■inesomorpha Nyl. Evernia l, 58 

X metabola Hue Ramai l, 62 

Michauxii Ach. Parm l, 133 

microcarpa Mull. Arg. f.Pe/^îV/. can/Vîîc. H, 94 
microcarpa Schœr. f. Peltig. polydac- 

tylœ il, 98 

microcarpoides Mull. Arg. L'sn l, 41 

Microphylla" Wain. divis. Clad X, 264 

X niicrophyllina Hue f. Parm. lœvior. 1, 166 

microphyllina Nyl. f. Parm. rudcct... l, 152 

microphyllina Laur. Umbilicar Il, 120 

X microphyllinum Hue Plalysma l, 209 

microspora Mull. Arg. Parm 1, 152 

minarum Wain. Parm 1, 153 

X minima Hue Ramai 1, 63 

minor Wain. Clad X, 276 

minor Harni. f. Parm. revolutx 1, 146 

minor' Mull. Arg. f. Parm. tiliacex... I, 156 

X minor Hue Sticta • . . . . Ill, 58 

f minor Hue Umbilicar Il, 122 

minuscula Arn. Ramai I, 81 



INDEX NOMINUM ALPHABETICUS. 



137 



minuscula Nyl. Ramai I, 81 

minutula Ach. Ramai 1, 73 

mitrula Tuck. Clad X, 271 

Miyoshiana MuU. Arg. Sticta III, 65 

mixtum Nyl. Stereocaul X, 246 

TTîonescens Nyl. Physc II, 57 

mollescens Wain. v. Physc. crispœ. ... II, 57 

mollis Stirt. Usnea I, 35 

mollis "Wain. V. Usn. /îond» I, 35 

niolliuscula Ach. Parm I, 142 

monilifonnis Bab. Parm I, 131 

Montagnei DN. Ramai 1 , 66 

Montagnei Tuck. f. Bam. rigidœ l, 66 

Montagnei Bel. Roccella I, 59 

Mougeotiana Del. Sticta III, 84 

iVougeo^j'ana Nyl. Stictina lll, 84 

Muhlenbergii Ach. Gyroph 11, 119 

]Muhlenbergii Tuck. Vmbilicar Il, 119 

MuUeri Nyl. Heterodea I, 118 

Mulleri Nyl. Platysma 1,118 

Mulleri Hampe SlicLa I, 118 

multibrachiata Floerk. Clad X, 270 

multifuia Wain. Anaptych 1, 107 

multifida Mey. et Flot. Parm 1, 107 

multifida Ach. Ramai I, 73 

multifida Nyl. Sticta lU, 59 

multilidum Schœr. Collema X, 217 

multifidus Scop. Lich X, 217 

munda Schœr. f. Parm. glabrœ I, 148 

munda Schœr. f. Parm. quercifoliœ. . . l, 155 

munda Schser. f. Parm. saxalilis I, 162 

muricella Wain. Clad X, 269 

muscicola Fr. Leptog X, 231 et lil, 109 

muscicola S\v. Lich, X, 231 

muscicola Koerb. Polyeliidium 111, 109 

muscigena Wain. Clad X, 261 

muscigena Nyl. Physc II, 68 

mutabilis Tayl. Parm I, 143 

mutata Wain. Parm I, 172 

myriophyllum Mull. Arg. Leptog X, 224 



N 



neglecta Mass. Clad X, 273 

neocaledonica Hue Sticta 111, 101 

neocaledonica Mull. Arg. Stictina III, 101 

nepalensis Tayl. Parm I, 136 

nephromoides Nyl. Platysma I, 218 

Nephroma Ach [I, 101 

Nephroma Nyl 11, 102 

Nephromium Nyl II, 1 04 

Nephromium Stizenb.sect. iVep/iromai. II, 104 

Nouvelles Archives du Muséum, 4" série. — 



Nephromopsis Mull. Arg I, 216 

nervulosa Mull. Arg. Ramai 1, 73 

nesœum Nyl. Stereocaul X, 252 

nidiflca Tayl. Usnea I, 49 

nidifica (Mull. Arg.) f. TJsn. dasypogœ. I, 49 

nigrescens Wain. Collema X, 220 

nigricans Floerk. Lecanora II, 77 

nigricans Hepp Lobaria II, 77 

nigricans Stizenb. Physc II, 77 

-f nigrum Hue Stereocaul X, 248 

niigherrensis Nyl. Paj'm I, 198 

nivale Nyl. Platysma I, 85 

nivalis Ach. Cetrar I, 85 

nivalis L. Lich I, 85 

nivalis Hoffm. Lobar I, 83 

nivalis DC. Physc I, 85 

normalis Wain. Clad X, 262 

Novœ-Angliœ Tuck. Parm I, 117 

f nuda Hue f. Parm. reliculatx I, 177 

f nudum Hue f. Platysma collati I, 208 



obscura Nyl. P/iys'; H, 70 

obscurata Wain. Anaptych I, 114 

obscurata Nyl. Physc I, 114 

obscurata Hue Psewdop/tî/sc I, 114 

obscurus Ehrh. Lich II, ~0 

obsessa Mont. Parm II, 63 

obsessa Nyl. Physc II, 63 

obsessa Wain. f. Physc. integralœ II, 63 

ochrochlora Wain. Clad X, 277 

ochroleuca Mull. Arg. Parm I, 182 

Ochroleucœ Wain. divis. Clad X, 279 

Ochropheœ Wain. divis. Clad. ...... X, 262 

octomerellum Mull. Arg. Stereocaul.. X, 249 

octomerum Mull. Arg. Stereocaul X, 249 

f odontota Hue Parm I, 185 

olivacea DC. Imbricar I, 148 

olivacea Hoffm. Lobar I, 148 

olivacea Ach. Parm I, l'iS 

olivaceus L. Lich I, 1^8 

olivaria Ach. v. Parm. perlatœ I, 195 

olivaria Hue Parm l, 19S 

olivetorum Arn. Imbricar I, 19S 

olivetorum Nyl. Parm I, 195 et 200 

o/iwe«orwm Ach. v. Parm. perlatœ I, 195 

Omphalaria Ach 11, 111 

Omphalodium Mey. et Flot II, 109 

Omphalodium Nyl Ui 109 

omphalodes Koerb. Imbricar I, 164 

omphalodes L. Lich I, 164 



m. 



18 



138 



A.-M. HUE. 



omphalodes Iloffm. Lobar I, 164 

omphulodes Ach. Parm I, 164 

omplialodes El. Fr. v. Parm. saxatil.. I, 164 

Opisteria Ach 11,101 

opuntiella Mull. Arg. Anzia I, 132 

opuntiella Hue Parm 1, 132 

orbicularis Neck. Lich II, 70 

orbicidaris Wain. Physc 11, 70 

Oropogon Th. Fr 1, 93 

ornata Mull. Arg. Cetrar II, 90 

ornata Hue Nephromops Il, 90 

7 ornata Hue f. Farm, acanthifol I, 171 

•{■ ornata Hue Physc 11, 69 

ornata MûU. Arg. f. Stictœ quercizant. III, 93 

ornata Hue f. Stictse tomentosse 111, 93 

ornata Mull. Arg. v. Stictinœ toment. 111, 93 

orygmaja Ach. Sticta III, 42 

o?')/grmœa Del. Sticta 111, 49 

orygmœa Lechl. Sticta lU, 49 

orygmœa Nyl. Sticta III, 86 

orygmœoides Mull. Arg. v. Stictse en- 

dochrysse III, 49 

orygmœoides Nyl. v. Slicta; Urvillei... III, 49 

osleina Nyl. Alect I, 94 

oxyceras Ach. Clad X, 264 



f pachyclados Wain. Clad X, 258 

j- pachyderma Hue Parm 1, 137 

pachyphyllina Wain. Clad X, 276 

pachypus Nyl. Bseomyc X, 237 

I pachysperma Hue Parm 1, 178 

f pachyspermum Hue Platysma 1, 21b 

palamtea Nyl. Clad X, 266 

pallens Nyl. Nephroma II, 103 

pnlmulata Ach. Lecanora I, 117 

pa/mw^ate Nyl. Physc 1, 117 

palmulata Hue Pseudophysc. 1, 117 et 11, 67 

palmulata Mich. Psoroma 1, 117 

f Pancheri Hue Parm I, 202 

Pannoparmelia (Mull. Arg.) sect. 

Anziœ I, 131 

papillaria Hotïm. Clad X, 259 

papillaria DC. Clad 1, 60 

papillaris Cromb. f. Lo/y(w j3w/monar. . 111, 31 

papillaris Del. f. Stict. pulmonac 111, 31 

papilliferum Harm. Nephrom II, 105 

papillosa Hue Ramai I, 70 

papiilosa Ach. Gyroph II, 113 

papulosa Tuck. f. Gyroph. pustulatœ. II, 113 

papulosa Nyl. Umbilicar Il, 113 



papulosa Nyl. f. Vmbilic. pustulatse. . . 

papyrina Hue Sticln 

papyrina Nyl. Stictina 

parasitica Fée Parm 

parietina DC. Imbricar 

parietina Hoffm. Lobar 

parietina Ach. Parm 

parietina DN. Physc 

parietina Th. Fr. Xanthor 

parietinus L. Lich 

parietinus Norm. Theloschist 

Parmelia Ach 

Parmeliese 

Parmosticta Nyl. sect. Sticta^ 

Parmostictina Nyl 

patinifera Hue Lobar 

patinifera Tayl. Parm 

patinifera Mull. Arg. Ricasol 

patula Mont. Sticta 

pectinata Tayl. Usnea 

peltasta Spreng. Clad 

Peltidea Wain. sect. Peltig . . . 

Peltidea Ach II, 88, 

Peltigera Willd 

Peltigera Hoffm Il, 

Peltigereae 

pendilla Kremp. Usnea 

pendulina Ach. Ramai 

pensylvanica Ach. Gyroph. et Lecid.. . 

pensylvanica Hoffm. Umbilinar 

pensylvanica Arn., Zw. Umbilicar. . . . 

perforata Ach. Parm 

perforata Arn. Imbricar 

perforata Fée Parm 

perforata Hepp Parm 

perforata Mont. Parm 

perforata Hue Parm 

perforata Nyl. et auct. Parm 

perforatum Hoffm. Platisma 

perforatus Wulf. Lich 

peritrichoide Mich. Lich 

perlata Ach. Parm 

perlata Schœr. Parm 

f perlucens Hue Ramai 

penicellata Wain. Clad 

perplexans Stirt. Usnea 

perplexans Wain. v. Usn. floridae 

persulfurata Nyl . Parm , 

pertransita Stirt. Parm 

pertusa Nyl. Hypogymnia 

pertusa Schaer. Parm. 

pertusus Schrank. Lich 

Phœodidymœ (Sacc.) sect. Alect 

Phteodidymœ (Sacc.) sect. Anaptych 



11, 


113 


III, 


93 


in. 


93 


1, 


134 


11, 


53 


11, 


53 


11, 


53 


H, 


53 


H, 


53 


11, 


53 


11, 


53 


1, 


122 


1, 


122 


m, 


42 


m. 


81 


III, 


29 


m. 


29 


m, 


29 


111, 


68 


I, 


51 


X, 


262 


n, 


90 


89 et 


101 


II, 


89 


88 et 


101 


II, 


88 


1, 


47 


1, 


73 


11, 


114 


II, 


114 


II, 


113 


1, 


187 


I, 


173 


l, 


188 


I, 


196 


I, 


172 


I, 


174 


I, 


173 


I, 


187 


I, 


187 


I, 


188 


1, 


194 


I, 


195 


I, 


64 


X, 


274 


I, 


36 


I, 


36 


• I, 


202 


I, 


130 


I, 


128 


I, 


128 


• I, 


128 


■ 1, 


102 


. 1, 


104 



INDEX NOMINUM ALPHABETICUS. 



139 



Phceosporœ (Sacc.) sect. Alectorise 1, 93 

f phalacrum Hue Omphalod 11, 110 

phycopsis Ach. Roccella 1, 60 

pltyllocarpum Pers. CoUema X, 228 

phyllocarpum Mont. Leptog X, 228 

phyllocephala Wain. Clal X, 274 

phyllocoma Rab. Clad X, 269 

phyllophora ^Yain. Clad X, 278 

f phyllophora Hue Parm 1, 

Physcia Schreb II, 

PhysciaBC 1, 119 

Physcia Nyl I, 97 et 103, 11, 49 

Physcieae U, 

physciospora Nyl. Sticta lU, 

Physma Mass X, 

physodcs Nyl. Hypogymn 1, 123 

phy sodés DC. Imbricar 1, 123 

physodes L. Lich 1, 123 

physodes Hoffm. Lobar 1, 123 



177 
52 



49 

46 

221 



123 



Parm. cerato- 



physodes Ach. Parm 
physodes Schœr. f. 

phyllaî 

picta Sw. Parm .... 

picta Nyl. Physc II, 

picta Tuck. Py.\ine II, 

pictm Sw. Lich 11, 

Pilophoron Tuck X, 280 

Pilophorus Th. Fr X, 280 

piluliferum Th. Fr. StereocauL. X, 250 et 233 

Pinasiri El. Fr. Cetrar 1, 214 

Pinas tri Ach. f. Cetr. juniperinae I, 214 

Pinasiri Scop. Lich I, 214 



1, 123 
11, 79 
79 

79 
79 



Pinastri Hoffm. Lobar. . . 
Pinasiri Sommerf. Parm. 
Pinasiri DC. Physc 



1, 214 
1, 214 
I, 214 

Pinastri Nyl. Platysma 1, 214 

Pinastri Hoffm. Squamar 1, 214 

pinnata Wain. C/ad X, 265 

pityrea El. Fr. Clad X, 277 

68 
68 
238 
1, 200 
61 
63 
52 



pilyrea Ach. Parm II, 

pityrea Wain. Physc II, 

placophyllus Ach. Bseomyc X, 

platyîoba Mull. Arg. Parm , 



platyphyila Nyl. Sticta UI, 

platyphylloides Nyl. Sticta UI, 

Platisma Hoffm I, 207 et II, 

Platysma Nyl I, 207 

Platysma Nyl I, 82 et 216 

pleurocarpa Ach. Sticta III, 30 et 31 

pleurota Schœr Clad X, 261 

Pleurothea Ach Il, 88 

plicata Schœr. Parm Il, 47 

plicata Hoffm. Usnea Il, 47 

plicata El. Fr. v. Usn. barbatœ II, 47 



plicata Hue v. Vsn. dasypogse 

plicatus L. Lich 

plumbea Del. Sticta 

plumbeum Mont. Nephroma 

plunibeum Nyl. Nephromium 

pluriformis Nyl. Parm 

Pocillum Flot. Clad 

podocarpa Trev. Anaptych. . . I, 109 et 

podocarpa Mont. Parm 

podocarpa Bel. Physc 

podoca/pa Nyl. v. Physc. leucomel... 

podocarpoides Mull. Arg. Physc 

Podoslolides Wain. divis. Clad 

pularis Ach. Peltid 

polaris Ach. Lich 

polaris Ach. Nephroma 

polita El. Fr. Parm 

polita Wain. f. Parm. conspers 

poUinariella Nyl. Ramai 

poUinariella Arn. f. Ram. dilaceratse.. 
poUinariella Nyl. f. Ram. minusculœ. 

polycarpa Ach. Lecanora 

polycurpa Hoffm. Lobar 

polycarpa Ach. f. Parm. candelar. . . . 
polycarpa El. Fr. f. Parm. candelar.. . 

polycarpa Nyl. Physc 

polycarpa Flag. Xanthor 



polycarpa Th. Fr. f. Xanthor. lychneœ. 
polycarpa Th. Fr. f. Xanthor. parietinœ. 

polycarpus Ehrh. Lich 

polycarpus Tuck. Theloschist 

Polychidium Ach. sect. Leptog 

Polychidium Roerb 

polychonia Floerk. Clad 

polycladum'i^\l\\. Arg. Spheerophoron. 

polycladus Hue Sphserophorus 

polydactyla Ach. Peltidea 

polydactyla Hoffm. Peltigera 

polydactyla Hue Peltigera 

polydactylon Hoffm. Peltigera 

polydactylon Neck. Lich 

polydactylus Web. Lich 

polyphylla Turn. et Borr. Gyroph. . . . 
polyphylla Ach. f. Gyroph. glabrœ.. . . 

polyphylla Schrad. Umbilicar 

polyphylla Malbr. v. Umbil. glabrœ. . . 
polyphylla Leight. v. Umbil. variœ... 

polyphyllus L. Lich 

polyrrhiza Hue G^yrophor 

polyrrhiza Fr. Umbilic 

Porophora Ach 

porphyrea DN. Lasallici 

prœperlata Nyl. Parm 

prœsignis Nyl. Parm 



Il, 


47 


n, 


47 


w. 


74 


n, 


108 


II. 


108 


I, 


170, 


X, 


275 


11, 


68 


1, 


109 


I, 


109 


i, 


109 


I, 


109 


X, 


271 


H, 


102 


11, 


102 


11, 


102 


l, 


136 


I, 


141 


11, 


81 


II, 


81 


11, 


81 


11, 


55 


11, 


55 


11, 


55 


11, 


55 


11, 


55 


11, 


55 


U, 


55 


U, 


55 


11, 


55 


II, 


55 


X, 


231 


m. 


109 


X, 


270 


X, 


233 


X, 


233 


11, 


98 


11, 


97 


u, 


99 


11, 


98 


11, 


97 


H, 


98 


II, 


119 


11, 


120 


n, 


119 


11 


119 


II 


119 


11, 


119 


II 


, 121 


11 


122 


u 


, 88 


II 


, 114 


1 


, 184 


I 


, 182 



140 



A.-M. HUE. 



prœfervifia MuU. Arg. Parm 1, 200 

prailexlala. La.my {. PcUig. caninœ.. . . Il, 9b 

prœtexlala Nyl. v. Pcltig. rufescentis. Il, 93 

prsetextata Floerk.\.Ve\iid.u\orrhizsi. 11, 95 

proboscidea Ach. Gyroph 11, H8 

proboscidea Tayl. Parm 1, 196 

proboscidea DC. Umbilicar 11,118 

proboscideiis L. Lich 11, 118 

proliféra Mass. Clad X, 276 

proliféra Tayl. Ramai 1, 75 

proliféra MuU. Arg. SHcta III, 60 

prolixa Ach. v. Alector. jubatse I, 86 

prolixa Nyl. Alector I, 87 

prolixa Schœr. Cornicular I, 87 

prolixa Arn. Imbricar 1, 150 

prolixa Nyl. Farm 1, 150 

prolixa Schœr. f. Parm. jubatœ I, 87 

prolixa Ach. v. Parm. olivaceœ I, 150 

propaginea Del. Sticta 111, 76 

proximum Nyl. Stereocaul X, 2i4 

proximum MuU. Arg. f. Stereoc. ramu- 

losi X, 214 

Prunastri Ach. Evernia 1, 119 

Priinastri L. Lich I, 119 

Prunastri HofiFm. Lobar 1, 119 

Prunastri Ach. Parm 1, H 9 

Prunastri Schasr. f. Parm. moUis I, 119 

Prunastri DC. Physc 1, 119 

Pseudocyphellaria Wain 111, 41 , 42 et 81 

Pseudocyphellatfe Nyl. sect. Stictœ. lll, 42 et 81 

Pseudophyscia MuU. Arg 1, m 

Pseudophysciese I, m 

Pseudoslicta Bab III, 22 

psilophylla MuU. Arg. Sticta III, 59 

pubesccns Ach. Cornicular I, 97 

pubescens L. Lich I, 97 

pubescens Pers. Parm III, 49 

pubescens Nyl. Sticta III 49 

pulchella Schœr. Parm Il, 62 

pulchellum Nyl. Leptog X, 226 

pulla Ach. Parm I, 150 

pulmonacea Nyl. Lobar III, 30 

pulmonacea Ach. Parm. et Slicla III, 30 

pulmonacea Bourg. Sticta III, 40 

pulmonacea Mand. Sticta 111, 31 et 32 

Pulmonaria Hoffm m, 22 

pulmonaria Hoffm. Lobar III, 29 

pulmonaria Wallr. Parm UI, 30 

pulmonaria Schœr. Sticta III, 30 

pulmonarius L. Lich lU 29 

pumila Mont. Ramai I, 82 

punctulata Nyl. Sticta m, 54 

pulposum Ach. Collema X, 217 

pulposus Bernh. Lich X, 217 



pulverulenta Hoffm. Lobar Il, 65 

pulverulenta Ach. Parm Il, 65 

pulverulenta Nyl. Physc 11, 65 

pulverulenta Stizenb. Physc Il, 69 

pulverulenta Hoffm. Squamar Il, 65 

pulverulenta Mull. Arg. Usnea 1, 38 

pulverulentus Schreb. Lich Il, 65 

pulvinata Fée Parm I, 138 

pidvinatum Ach, Stereocaul 1, 30 

pulvinaium Nyl. Stereocaul X, 255 

jjii/rin«<Mm Flot. V. Stereoc. denudati. X, 255 

t pulvinatum Hue Physma X, 221 

punctulatum Nyl. Leptog X, 226 

pungens Wain. Clad X , 267 

pusilla Koerb. Peltig 11, 97 

pusilla El. Fr. f. Peltig. caninœ 11, 97 

pusilla Le Prév. Ramai 1, 81 

pustulala Ach. Gyroph. et Lecid II, 112 

pusluluta Mérat Lasallia II, 112 

pustulata Hoffm. Umbilicar II, 112 

pustulatum Wahl. Gyromium II, 112 

pustidatus L. Lich. II, 112 

pycnocarpum Nyl. Colletna X, 218 

pycnocarpus MuU. Arg. Synechoblast. X, 218 

pycnoclada Nyl. Clad X, 257 

Pycnothelia Ach. Subgen. Clad X, 259 

pygmœa Wain. Clad X, 261 

f pygmœa Hue llsnea I, 35 

pygmxa Th. Fr. Xanthor II, 56 

Pyrenopsis Nyl X, 216 

pyxidata El. Fr. Clad X, 275 

PyxineEl. Fr II, 81 



quercina DC. Imbricar I, 155 

quercinus W'illd. Lich I, 155 

quercifolia Hepp Imbricar 1, 155 

quercifolius Wulf. Lich I, 155 

(^î^ercizans Mich. Lobar III, 94 

quercizans Wain. Sticta III, 34 

qucrcizans Ach. Sticta lll, 94 

quercizans Del. Sticta lll, 94 

quercizans Stizenb. Sticta 111, 34 

quercizans Nyl. Stictina III, 94 



racemosa Floerke Clad. 
radiata Ach. Parm 



X, 265 
II, 59 



INDEX NOMINUM ALPHABETICUS. 



141 



radiata Nyl. Physc n 

Radiatse I 

Ramalina Ach I 

Ramalineœ 1 

rameum Nyl. Nephromium Il 

ramulosum Ach. Stereocaul X 

ramidosum Mont. Stereocaul X 

rangiferina Web. Clad X 

rangiformis Hoffm. Clad \ 

recedens Mull. Arg. Sticta 111 

recipienda Nyl. Parm 1 

regalis Floerk. f. Clad. racemosEe X 

regalis ^Yain. f. Clad. pinnatse X 

repUcata Mey. et Flot. Parm 1 

resupinata Ach. Nephr. et Peltid 11 

resupinatum El. Fr. Nephroma 11 

resupinatits L. Lich 11 

retkulata Arn. Imbricar Il 

reticulata Hoffm . Parm 111 

retkulata Nées Parm II 

reticulata Tayl. Parm 1 

rftiger Bory Lich 111 

retigera Nyl. Lobarm III 

retigera Ach. Sticta Ill 

retigera Mull. Arg. Stictina 111 

retigera Nyl Lobarina 111 

retipora El. Fr. Clad. ., X 

retipora Nyl. Cladina. • X 

retiruga D C. Imbricar 1 

revoluta Floerk. Parm I 

revolutella Nyl. Parm I 

Ricasolia D N 111 

Ricasolia Nyl III 

Ricasolia Wain. sect. Stictas III 

ricasolioides Nyl. Pai^m I 

Richardi Bab. Sticta 111 

Richardi Mont. Sticta III 

Richardi Mont. Sticla e N. Zeland 111 

Richardi Nyl. f. Stictce fossulatœ Ill 

rigidula Mrtss. Clad X 

Roccella DC 1 

Rocelleœ Darb 1 

f Rodriguesiana Hue Parm 1 

- Rodriguesii Hue Parm I 

Royi Stirt. Parm 1 

rosseformis Ach. Parm 1 

rosella Nyl. Physc Il 

rosulata Ach. Parm H 

rosulata Nyl. Physc Il 

rosulata Nvl. Phvsc. (N. Zeland.) 11 

1 

1 



rubescens Mull. Arg. Usnea 

rubiginosa .Mull. Arg. Usnea 

rubiginosa Pers. Cmbilicar 11 

rudecta Ach. Parm 1 



59 

28 

61 

60 

105 

243 

252 

256 

266 

79 

190 

265 

265 

175 

104 

104 

104 

110 

30 

110 

177 

38 

38 

38 

38 

38 

256 

256 

162 

146 

146 

22 

41 

23 

173 

47 

55 

58 

55 

266 

59 

59 

167 

153 

133 

165 

57 

59 

59 

64 

34 

49 

114 

152 



rudecta Tuck. v. Parm. Borreri I, 152 

rufa Willd. Sticta 111, 70 

ru fa Nyl. v. Stictag damaecornis Ill, 70 

jvffa Mull. Arg. V. Stictœ sinuosa.'. ... III, 70 

rufescens Neck. Lich ... Il, 94 

rufescens Hoffm. Peltig Il, 94 

rufescens Schimp. Peltig Il, 92 

rufescens Wain. f. Peltig. caninœ II, 94 

rufovirescens Bab. Sticta lll, 56 

f rugosa Hue Parm l, 157 

rugulosa Tayl. Sticta I, 121 

rugulosum Nyl. Leptog X, 225 

rutidota Tayl. Parm 1, 182 



saccatiloba Nyl. Parm I, 206 

saccatiloba Tayl. Parm I, 206 

salazinum Nyl. Stereocaul X, 242 

salazinus tory Lich X, 242 

7 Sampaiana Hue Parm 1, 170 

sarmentosa Ach. A/ecfor 1, 93 

sarmentosa Nyl. v. Alect. ochroleucœ. 1, 93 

sarmentosa Mull. Arg. C/a'^/ X, 269 

sarmentosa Schoiv. Cornicular I, 93 

sarmentosa Ach. Parm ], 93 

sarmentosum Koerb. Bryopogon I, 93 

sarmeniosMS Mull. Arg. Bryopogus... l, 93 

sarmentosus Ach. Lich I, 93 

saxatilis Koerb. Lobar I, 162 

saxalilis L. Lichen 1, 162 

saxatilis Hoffm. Lobar I, 162 

saxatilis Ach. Parm 1 , 162 

saxatilis Billot Parm 1, 1 64 

saxicola Arn. Anaptyrh 1, 105 

saxicola Marc. Hagenia I, 105 

saxicola Nyl. Physc 1, 105 

scabra (Mull. Arg.) Hue Usnea 1, 48 

.scabriuscula Coem. Clad X, 266 

scabrosaMuU. Arg. f. Uin. 6aî'6afce. . . l, 39 

sca6?'osa Ach. f. Usn. ceratinœ 1, 39 

Schœreri Hepp Physc 1, 1 12 

Schimperi Mull. Arg. Parm I, 193 

schizophylliza Hue Sticta lll, 97 

5c/u';cjj3/((///ca Nyl. Stictina Ill, 97 

Schweinfurthii Mull. Arg. Parm I, 179 

scopulorum Retz. Lich 1, 77 

scopuloruni kc\\. Ramai. l, 77 

scopu/on«m Scheer. Ramai 1, 78 

scorlea Kch.. Parm 1, 156 

scorlea Mérat f. Parm. tiliacew I, 156 

scorteus Ach. Lich I, 156 



1-42 



A.-M. HUE. 



scrobiculata DC. Lobarin III, 40 

scrobiculatu Nyl. Lobarina cl Slictina. 111, 40 

scrobiculata Ach. Parm. cl Slicla 111, 40 

scrobiculata Hue f. Lobar. subdissectœ. 111, 38 

.srro//ic«/(//a Nyl. Ricasol 111, 38 

scrobiculala Mull. Aig. S/(c<fl 111, 74 

scrobicidatus Scop. Lich Hl, 40 

scyphifera Wain . Clad X, 278 

semilarrea Wain. f. P h y se. far rose ... Il, 68 

semifarrea Zw. f. Physc. pityretc H, 68 

.se/H/'/'an'eaNorrl. f. Physc. muscigenaî. 11, 68 

se?ni7cres Stizenb. Anzia 1, 134 

semiteres Mont. Parm l, 134 

sepeacea Pers. Physc . . 1, 76 

sepiacea Nyl. Rainai 1, 76 

serpens Wain. Anaptych 1, 1 14 

setosa Ach. Parm 11, 73 

setosa Nyl. Physc H, 73 

signifera Nyl. Parm I, 192 

simensis Hochst. Solorina 11, 88 

sirnensis Nyl. v. Solorin. saccatœ H, 89 

simensis Nyl. Solorinina H, 88 

-}- sinense Hue Stereocaul X, 251 

f sinensis Hue Par/n 1, 187 

sinensis Nyl. lioccella 1, 60 

sinensis Hue Solorinina Il, 89 

stnuosaArn. Imbricar 1, 144 et 147 

sinuosa Nyl. Parm I, 144 

sinuosa Pers. Sticta lll, 66 

smMosa Nyl. v. Stictée damfecornis. . . III, 60 

Siphula El. Fr 1, 29 

So/eiro/ii Nyl. Chlorea 1, 56 

SoleiroUi Mull. Arg. Evernia 1, 56 

Soleirolii Hue Le</ia?'ia I, 56 

SoleiroUi Schœr. Stereocaul 1, 56 

SoleiroUi Nyl. Usnea 1, 56 

Solorina Ach 11, 88 

Solorina Flot U, 88 

Solorinina Nyl II, 88 

Solorinina Hue sect. So/oriniB II, 88 

Sordulentic Wain. divis. Physc II, 65 

sorediata Ach. Lecidea 11, 85 

sorediata Harm. Lobar lll, 31 

sorediata Nyl. Parm 1, 151 

sorediata Tuck. Parm Il, 85 

sorediata Tuck. v. Parm. Cocoes Il, 85 

sorediata Mull. Arg. v. Parm. hypo- 

tropas I, 189 

soredza^a Nyl. V. Parm. latissima; ... 1, 205 
sorediata Mull. Arg. f. Parm. Schwcin- 

furthii l, 179 

sorediata Schœr. v. Peltig. caninœ. 11, 95 et 96 

so)'edia<a Mull. Arg. Physc H, 79 

sorediata El. Fv. Pyxine 11, 85 



sorediata Nyl. v. Pyx. Cocoes U 

sorediata Kremp. Usnea I 

sorediella Hue Alector I 

sorcdiclla Nyl. Pianial I 

sorediifera Mull. Arg. Anaptych I 

sorediifcra Wain f. Parm. cetratœ 1 

.swedù/em Mull. Arg. f. Parm. perlatœ. I 
sorediifera Mull. Arg. f. Parm. pm- 

boscidew , 1 

sorediifera Nyl. f. Physc. obscurs; H 

sorediifera Mull. Arg. f. Physc. spe- 

ciosai 1 

sorediifera Wain. f. P/t2/sc. w/of Ane. . II 

sorediifera Hue Pseudophysc I 

sorediifera Mull. Arg. Pyxine H 

sorediifera Del. Sticta III 

sorediifera Arn. Vsnea 1 

7 sorediiferum Hue Stereocaul . X 

sorediosa Mull. Arg. Anaptych l 

sorediosa Nyl. Parm I 

sorediosa Oliv. Peltig U 

sorediosa Wain. v. Physc. integratse. . . U 

sorediosa Mull. Arg. f. Physc. speciosœ. 1 
sorediosa Mull. Arg. Pseudop/ij/sc. 1, 115 et 

sorediosa Mull. Arg. Usnea 1 

sorediosula Hue Alector. 1 

sorediosula Nyl. Ramai 1 

sorediosula Mull. Arg. f. Usn. barbatœ. 1 
sorediosula Mull. Arg. f. Usn. dasy- 

pogoid I 

soreumatica Flot. PelLig Il 

spathulata W^ain. Anaptych 1 

spathulata Hue Pseudophysc 1 

speciosa Wain. Anaptych I 

speciosa Hoffm. Lobar I 

speciosa Ach. Parm 1 

speciosa Nyl. Physc 1 

speciosa Mull. Arg. Pseudophysc I 

speciosus Wulf. Lich I 

speirocarpa Hue Sticta 111 

speirocarpa Nyl. S tic tin a 111 

Sphœrophoreœ X 

sphœrophoroides Nyl. Stereocaul X 

Sphxrophoron Ach X 

Sphaerophorus Pers X 

spinosa Tayl. Alector I 

spinulifera Wain. Usnea I 

spinulosa Mull. Arg. Usnea 1 

spodochroa Ach. Gyrophor II 

spodochroa Hoffm. Umbilicar . . U 

spongiosa Del. Peltiger El 

spuria Ach. Peltid ..... U 

spuria DC. Peltiger Il 

spuria Schœr. f. Peltig. caninœ Il 



85 

38 

93 

93 

113 

174 

197 

197 
76 

113 

76 

113 

86 

89 

37 

250 

115 

146 

95 

63 

115 

11,68 

47 

93 

93 

41 

39 

96 

116 

116 

114 

114 

114 

114 

114 

114 

99 

99 

232 

249 

232 

232 

91 

36 

53 

116 

116 

92 

97 

97 

97 



INDEX NOMINUM ALPHABETICUS. 



143 



spuria Arn. f. Pellig. rufescent Il, 97 

spurius Ach. Lich Il, 97 

Squamai'ia Hoffm [[, 32 

squamosa Hoffm. Clad X, 269 

staphylea Hue Clad X, 273 

stemmatina Ach. Clad X, 261 

stellaris DC Imbric Il, 58 

stellaris Hoffm. Lobar U, 38 

stellaris L. Lich Il, 58 

stellaris Ach. Parm H, 58 

stellaris Nyl. PAî/sc H, 58 

sie/Zacis Malbr. Physc H, 60 

stellata MuU. Arg. Candelar II, 51 

stellata Tuck. Parm Il, 31 

stellala Tuck. Physc I, 116 

stenospora Mull. Arg. liamal 1, 69 

stenospora iN'yl. Ricasol III, 34 

Stephanophorus Flot X, 226 

Stereocauleae X, 241 et I, 30 

Stereocaulon Schreb X, 241 et I, 30 

Sticta Ach m, 22 

Sticta Schreb lll, 41 

Sticteae 111, 21 

Slictarum Tul. Celidium 111, 31 

stictella Mass. Parm Il, 109 

sticticodes Xyl. Parm 1, 154 

Stictina Hue sect. SHctse III, 81 

Stictina Nyl 111, 41, 42 et 81 

Stictina Stizenb III, 22 

Stracheyi Bab. Cetrar I, 217 

Stracheyi Hue Nepliromopsis I, 217 

Stracheyi Xyl. Plalysma I, 217 

straminea Kremp. Cetrar I, 213 

straminea ^lull. Arg. Usnea I, 47 

StramineoUavldœ Wain. divis. Clad. . X, 261 

Stratosae I, 110 

Stratosiradiatae j, 28 

strictula Del. Î7icia III, 98 

slrictula AM. Stictina III, 98 

strictum Hue Slereocaul X, 233 

strictum Xyl. Stereocaul X, 250 

strictum Nyl. et Th. Fr. Stereocaul. X, 232 et233 

strictum Bab. f. Stereoc. ramulosi. ... X, 253 

strigosa Xyl. v. Usn. barbatœ I, 34 

strigosa Ach. v. Vsn. floridas I, 34 

slrigosum Th. Fr. v. Stereoc. ramulosi. X, 244 

s<i/5fta Koerb. Imbric I, 139 

stygia Hoffm. Lobar 1, 139 

stygia Ach. Parm I, 138 

slygia Hoffm. Squamar I, 139 

siygius L. Lich I, 139 

styracella Wain. Clad X, 260 

suôamericana Hue Parm I, 137 

subampliata N\l. Tiamal I, 71 



subargyracea Hue Sfic^a lll, 90 

subargyracea Nyl. Stictina 111, 90 

subaurulenta Nyl. Parm I, 160 et 161 

subcaperata Nyl. Sticta lll, 68 

subcariosa Nyl. Clad X, 271 

subcetrata Nyl. Parm I, 175 

subciiiaris Nyl. Physc II, 73 

subcomosa Nyl. Physc l, 110 

subcomparala Wain. Parm l, 177 

subcunspersa Nyl. Parm l, 142 

subconspersa Hue f. Pur m. conspersse. l, 142 

subconveniens Nyl. Collema X, 219 

subdissecta Hue Lo6ar lll, 38 

subdissecta Nyl. Ricasol lll, 38 

subelegans Wain. Usncu l, 36 

subfastiglata Nyl. Rama/ 1, 71 

Subflavescentes Wain. divis. Parm. . I, 180 

subfuliginea Nyl. Pyrenops X, 216 

subgeniculata Nyl. Ramai I, 81 

t subglandulifera Hue l'ann l, 144 

Subglaucescenlcs Wain. divis. Clad. . X, 239 

Subglaucescentes Wain. divis. Parm. 1, 183 

subinernis Mull. Arg. Theloscidst. . . . 1, 102 

subisidiosa Mull. Arg. Parm I, 175 

subla;vigata NyL Parm l, 157 et 169 

sublœvigata Tuck. f. Parm. tiliaceœ.. . 1, 137 

s«6teî;is Nyl. Ricasol III, 29 

Sublineares Wain. divis. Parm I, 143 

sublinearis Nyl. Ramai I, 75 

f submutata Hue Parm I, 172 

subobscurans Malme Pyxine Il, 84 

subpapillosa Mull. Arg. Ramai I, 70 

subpollinaria Nyl. Ramai I, 77 

f subpunctulata Hue S<ic/a lll, 54 

7 subquercifolia Hue Parm I, 1 57 

subramulosum Mull. Arg. Stereocaul. X, 247 

subrangiferina Wain. Clad X, 265 

subrudecta Nyl. Parm I, 153 

subrugata Kremp. Parm l, 203 

subrugata Nyl. f. Parm. lalissima;. . . I, 203 

subsinuosa Nyl. Slicta lU, 69 

subsquamosa Wain. Clad X, 270 

substellata Wain. Candelar Il, 50 

substellala Nyl. Lecanora Il, 50 

substrictum Hue Stereocaul X, 253 

substrigosa Mull. Arg. Usnea l, 41 

subsumpta Nyl. Parm l, 194 

subulata Floerke Clad X, 266 

subvenusta Flag. Physc Il, 69 

suh\enusta.l^y[. \. Physc. pulvérulent. Il, 69 

sulcata Nyl. Alcctor I, 91 

sulcata Lév. Cornicul l, 91 

sulcata Arn. Imbricar I, 163 

sulcata Tavl. Parm l, 164 



144 



A.-M. HUE. 



sw/cafrt Nyl. f. Parm. saxatilis l, 104 

sulfurala Nyl. Parm I, 202 

sulfurata Hue Pann 1, 160 

sulfurea Schœr. Sticta III, 54 

sulfurca Th. Fr. Usnea 1, 34 

syucolla Tuck. Physc Il, 78 

sylvatica Rab. Clad X, 257 

f symmiga Hue Pann I, 168 

SynechoblasLus Wain. secl. Collem.. . X, 218 



tseniata Stizenb. Anzia 1, 134 

tœniata Nyl. Parm 1, 1 34 

taurica lioffm. Clad X, 241 

taurica Hepp f. Clad. amaurocr X, 241 

taurica Nyl. Thamnolia X, 241 

tauricus Wulf. Lich X, 241 

tenax Ach. Collema X, 217 

tenax Nyl. f. Collem. pulposi X, 217 

tenellum Nyl. Leprocaul 1, 30 

tenellum Tuck. Stereocaul I, 30 

tener Hue Sphserophorus X, 234 

tenerum Laur. Spha;rophoron X, 234 

tenue Nyl. Nephroma II, 103 

t tenuior Hue Lobar III, 32 

tenuis Th. Fr. Phvàc II, 75 

lenuis Hue f. Ram. geniculatse I, 80 

tenuis Tuck. f. Ram. iiiflatœ I, 80 

tenuis Nyl. f. Ram. usneoid I, 65 

tenuis Th. Fr. Usnea I, 52 

tenuissima Wain. Cetrar I, 83 

tenuissima Mey. et Flot. Evernia I, 99 

tenuissimus L. Lich I, 83 

tenuissimus MuU. Arg. T/te/osc/iis<. . . I, 99 

7 tephrina Hue Parm 1, 183 

terebrata Koerb. Imbricar I, 128 

terebrata Hoffm. Lobar 1, 128 

terebrata Koerb. Menegazzia I, 128 

terebrata Mart. Parm [, 128 

Teretiusculœ Wain. sect. Ramai. ..... I, 64 

Thallostelides Wain. divis. Clad X, 271 

Ihamnodes Arn., Nyl. Evernia I, 58 

tkamnodes F\ol. f. Evern. Prunastri. . 1, 58 

thamnodes Hue lef/taria I, 58 

-j- Ihamnodes Hue Vmbilicar II, 121 

Thamnolia Ach X, 240 et I, 30 

Thamnolieœ X, 240 et I, 29 

Theloschistes Nonn I, 97 

Thcloschisles Norm II, 49 et 53 

thrausta Ach. Alector I, 93 

thraasta Nyl. Ramai I, 93 



Ihyreophora Ach. Cetrar I, 84 

thysanœum Ach. Collema X, 218 

Thysanothecium Berk. et Mont X, 239 

tif/illare Koerb. Acolium X, 236 

tigillare Pers. Calicium X, 236 

tigillaris El. Fr. Trachylia X, 236 

tiliacea Koerb. Imbricar I, 155 

tiliacea Ach. Parm I, 155 

tiliacea Tuck. Parm 1,157 

tiUaceus Hofîm. Lich 1, 155 

tinctorum Despr. Parm I, 200 

tomentosa Hoff'm. Peltiger II, 104 

tomentosa DC. f. Peltig. resupinatœ. . . II, 104 

tomentosa Ach. Sticta III, 91 

tomentosa Nyl. Stictina III, 92 

tomentosum Fioi. Nephroma II, 104 

tomentosum Nyl. Nephromium 11, 104 

tomentosum Fr. Stereocaul X, 254 

tomentosus Sw. Lichen III, 91 

Tornabenia Mass., Trev I, 97 et 103 

torulosa Nyl. Siphula I, 30 

torulosus Thunb. Lich I, 30 

tortuosa Ach. Parm 1, 30 

Trachylia Nyl X, 236 

trachyna Hue Clad X, 272 

transcendens Wain. Clad X, 262 

transcendens Wain. f. Clad. coralliferœ. X, 262 

f Traversii Hue Stereocaul X, 245 

tremelloides Fr. Leptog X, 222 

trichodea Ach. Dsnea I, 49 

trichographis Fée Sticta III, 95 

f trichophora Hue Physc Il, 74 

trichophora Miill. Arg. Sticta III, 75 

trichophora Mull. Arg. Stictina III, 95 

trichophorum MuII. Arg. Leptog X, 230 

trichotera Hue Parm I, 195 

tropicum Mull. Arg. Nephromium... II, 106 

trulla Ach. Borrera et Parm I, 121 

trulla Mont. Evernia 1,121 

trulla Nyl. Everniopsis I, 121 

truncata Wain. f. Clad. fimbrialœ X, 277 

truncata Floerk. f. Clad. furcatse. ... X, 266 

tubulosa Schœr. Parm I, 124 

tylorrhiza Nyl. Gyrophor II, 115 

tylorrhiza Nyl. Umbilicar [I, 115 



U 



ulophylla Nyl. v. Parm. Borreri I, 152 

ulophylla Ach. v. Parm. caperatcC... I, 152 

ulophylla Harm. v. Parm. dubiœ I, 152 

ulophylla Ach. v. Parm. rudectœ I, 152 



INDEX NOMINUM ALPHABETICUS. 



145 



u/on'/iiza Floerk. Peltid [l, 93 

ulorrhiza Schœr. Pelliger H, 93 

ulothrix Ach. Lich. et Parm Il, 70 

ulothrix El. Fr. f. Parm. obscurœ ... 11, 70 

ulothrix Nyl. v. Physc. obscurse. .... Il, 70 

ulotrichoides Nyl. Physc Il, 72 

Umbilicaria Hoffm Il, 111 

Umbilicarieœ II, 108 

Unciales Wain. divis. Clad X, 262 

uncialis Web. Clad X, 264 

undulata Del. Peltid H, 93 

undiilata Arn. Pellig Il, 93 

LVi'î7/ei Nyl. Sticta 111, 48 

UrvilleiMuU. Arg. f. 5(ictee«t/yt;/(rî/ScB. lll, 48 

UsneaDill , l, 31 

Usneœ 1, 31 

uvuliferum Mull. Arg. Stereocaul . . . . X, 249 



vaccina Mont. Slicta lll. 48 

Vamberyi Wain. Collem lll, !09 

variabilis Bory Lich lll, 76 

variabilis Ach. Sticta 111, 76 

y varians Wain. Clad X, 267 

7 variata Hue Parm I, 154 

7 ventricosa Hue Parm I, 1 29 

venusta DC. Imbricar 11, 69 

venusta Ach. Parm Il, 69 

venusta Nyl. Physc Il, 69 

venusta Stizenb. Physcia Il, 69 

vermicularis Ach. Bœomyc. et Cenom. X. 240 

vermicularis DC. Clad X, 240 

vermicularis Sw. Lich X, 240 

vermicularis Ach. Thamnolia X, 240 

verruciforme Nyl. Collema X, 217 

verrucosa Ach. f. Peltid. aphthosœ 11, 91 

verrucosa Nyl. f. Peltig. aphthosse . . . . 11, 91 
verrucosa Hoffm . Pulmonaria et Loba- 

ria lll, 40 

ueîTucosus Huds. Lich lll, 40 

verrucosus Web. Lich II, 91 

verticillaris El. Fr. Clad X, 274 

verticillata Hoffm. Clad X, 274 

Vespertilio Wain. Collema X, 220 

Vespertilio Schœr. v. Collem. nigres- 

cent X, 220 

Vespertilio Hepp Synechobl X, 220 

vesuvianum Pers. Stereocaul X, 236 

vesuvianum Laur. V. S^ereoc. denwdaiii. X, 236 

villosa Hue Anaptych 1, 104 

villosa Ach. Borrera et Parm l, 104 

Nouvelles Archives du Muséum, 4» série. — 



villosa El. Fr. Evernia 1, 104 

villosii Dub. Physc 1, 104 

villosa Flag. Xanthor I, 104 

villosus Norm. Theloschist I, 104 

7 vicinior Hue Parm I, 156 

virens Tayl. Alector I, 96 

virgatum Ach. Stereocaul X, 246 

vittata Nyl. Parm I, 123 

vittata Hue Parm I, 126 

vittata Ach. 1". Parm. physodis. I, 125 

Vulcani Th. Fr. Stereocaul X, 242 

vulcanica Wain. Clad X, 261 

vulgaris Wain. Anaptych 1, 108 

vulguris Mass. Candelar 11, 50 

vulnerata Mull. Arg. v. Peltig :pitsillœ. Il, 96 
vulnerata Mull. Arg. v. Peltig. rufes- 

cent II, 96 

vulnerata Hue Pyxine 11, 83 

vulpina Nyl. Chlorea 1, 57 

vulpina DC. Cornicular 1, 57 

vulpina Ach. Evern. et Parm l, 57 

vulpina Hue Le^/taj'ia 1. 57 

vulpinus L. Lich l, 57 



W 



Wallichiuna Mull. Arg. Cetrar 1, 211 

Wnllichiana Tayl. Sticta l, 211 

Wallichianum Nyl. Platysma I, 211 

Weigelii Wain. Sticta Hl, 94 

Weigelii Ach. v. Stictœ damœcornis. . III, 94 



III 



xanthina Wain. Parm 1, 183 

xanthina Mull. Arg. f. Parm. pro- 

boscid 1, 183 

xantholoma Del. f. Stictse Mougeot 111, 85 

xantholoma Fée f. Stictœ Mougeot III, 85 

xantholoma '^^\. î. Stictinœ Mougeot.. III, 83 

f xanthocarpa Hue Parm I, 1 78 

Xanthoparmelia Wain. secl. Parm. .. . I, 140 

xanthopoga Nyl. Vsnea I, 41 

xanthopoga Mull. Arg. v. Usn. barbatœ. I, 41 

Xanthopseudocyphellatw Stiz lll. 43 et 81 

Xanthoria Hue sect. Physc 11, 53 

Xanthoria Th. Fr II, 53 

xanthotropa Krempelh f. Stictœ quer- 

ciz m, 95 

19 



146 



A. -M. HUE. 



xanthotropa MùU. Arg. Slictina III, 

xanthotropa Hue f. Siictse Weigel.... Ml, 



93 
9") 



yemensis Nyl. Ramai I, 74 

yemensis Ach. f. Ramai, fraxineœ I, 74 

t yunnana Wain. Clad X, 262 



?/î(?2?2a«a Nyl. Gyroph Il, in 

f yunnana Hue Purin |, 186 

yunnana Hue Umbilicar il, 117 

yuannanense Nyl. Platysma I, 212 

t yunnanense Hue Stereocaul X, 231 



Zollingeri Hepp Parm I, 184 et 207 



CONTRIBUTION 

A 

L'ÉTUDE DES ANNÉLIDES POLYCHÈTES 

DE LA MER ROUGE 

PAR 

M. CHARLES GRAVIER 

ASSISTANT AU MUSÉUM d'hISTOIRE NATURELLE 
SOCS-DIRECTEUR DU LABORATOIRE DE ZOOLOGIE COMPARATIVE A l'ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES. 

{Suite) (Ij. 



Famille des NÉRÉIDIENS de Quatrefages (Lycoridiens Grube). 

Les Néréidiens comprennent les Annélides polychètes qui présentent 
les caractères généraux suivants : 

Prostomium avec une paire d'antennes, une paire de palpes à deux 
articles, deux paires d'yeux. /*'' segment dépourvu de parapodes ; deux 
paires de cirt^es tentaculaires de chaque côté. Aux autres segments^ parapodes 
avec deux faisceaux de soies et deux cirres^ Vun dorsal., Vautre ventral. 
Pygidium avec deux cirres anaux., en général. 

Trompe dévaginable armée de deux mâchoires recourbées Vune vers Vautre 
et généralement de papilles ou de pjaragnathes de formes diverses., en 
nombre variable. 

Ce sont des animaux essentiellement côtiers ; la plupart de ceux qui 
existent dans la Manche el l'océan Atlantique se trouvent à marée 
basse, dans le sable boueux, dans les fissures des rochers, sur les algues, 
à l'intérieur des canaux des Éponges, etc. A de rares exceptions près, 

(1) Voir lome II, p. 137, de la présente série. 



148 CHARLES GRAVIER. 

ils vivent à de faibles profondeurs. Cependant Mac Intosh (1) rappelle 
que la Nereis pelagica Linné, de nos côtes françaises, a été 
retirée de profondeurs considérables, où elle vivait dans les trous creusés 
par d'autres animaux dans les câbles télégraphiques ; de plus, la Nereis 
longitetis Mac Intosh (2) provenait de près de 2800 mètres (1 525 fathoms) 
de profondeur (détroit de Gibraltar). 

Grâce à leurs puissantes mâchoires et à leur agilité, les Néréidiens 
sont redoutables pour un grand nombre d'animaux d'une taille égale ou 
inférieure à la leur. On trouve fréquemment dans leur intestin des soies 
de leurs congénères ou d'autres Annélides, quelquefois des spicules 
d'Épongés. Certaines espèces se nourrissent volontiers d'Algues ; j'ai 
conservé pendant plusieurs mois, au laboratoire maritime de Tatihou, des 
Nereis cultrifera Grube, dans un cristallisoir, avec des ulves ; le tube 
digestif de ces animaux renferme souvent des fragments d'Algues et des 
Diatomées. 

Ils rampent et nagent avec la plus grande facilité ; cependant, si on 
les place dans un cristallisoir, la plupart des espèces se construisent, à 
la surface de l'eau et au contact de la paroi, des tubes transparents 
ouverts aux deux bouts, où elles se retirent à la moindre alerte. La Nereis 
z>rora/« Mal m gr en, de nos côtes, habite dans le sable vaseux des zostères, 
à Saint- Vaast-la-Hougue en août et en septembre, des tubes semblables 
à ceux de beaucoup d'Annélides dits sédentaires, où on la recueille 
alors plus ou moins complètement transformée en heteronereis . 

Les Néréidiens sont marins. Mais les diverses espèces du genre Lycas- 
tis Audouin etMilne-Edwards présentent une grande plasticité au point de 
vue de l'adaptation au milieu. Ainsi, iâ Lycastis seneyalensis de Saint-Jo- 
seph (3) a été trouvée dans l'eau saumâtre, dans le Songrougou, affluent 
de la rive droite de la Casamance, à 100 kilomètres de la mer ; la Lycastis 
quadraticeps Gay, des côtes du Chili, peut, d'après Ehlers (4), vivre dans 
l'eau douce ; M. F. Geay a rapporté, en 1901, de la Guyane française, 

(l)'W.-C. Mac Intosh, Report on theAnneIidapolychœta(r/ie Voî/aye o/' H. M. S. Challenger i\. 209). 

(2) Id. p. 222, pi. XXV, fig. 4, pi. XVIa, fig. 12, 13, 19). 

(3) Baron de Saint-Joseph, Sur quelques Invertébrés marins des côtes du Sénégal {Ann. des 
Sciences naturelles, Zoologie, S" Série, 1901). 

(4) E. Ehlers, Polychœtender Hamburger MagalhaensischenSammelreise, Hamburg, 1897, p. 70. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 149 

des Lycastis qu'il a recueillies, les unes à la côte, à mer basse, les autres 
dans les racines de palétuviers en compagnie de tarets, dans le bas 
Ouanary, en milieu saumâtre ; d'autres encore, dans la vase des criques 
du haut Ouanary, ou des ruisseaux des pripris (marais), où l'eau est 
complètement douce (1). 

Un certain nombre de Néréidiens peuvent se reproduire en conservant 
la forme qu'ils ont à l'état asexué ; mais la plupart des espèces subissent, 
à l'époque de la maturité sexuelle, une métamorphose profonde à la fois 
externe et interne qui les transforme en « heteronereis )> qu'on a décrits 
autrefois comme des espèces distinctes. Les yeux deviennent très volu- 
mineux, les palpes se réduisent généralement; le prostomium devient 
méconnaissable, comme on peut s'en convaincre en comparant les 
figures 38 et 40, planche XI, ou 50 et 52, planche Xll, IV" série, tome II, 
fascicule II, 1900 [Nouvelles Archives du Muséum). Le corps paraît formé 
de deux parties : une partie antérieure plus ou moins réduite, où les para- 
podes ont conservé la forme qu'ils ont chez l'individu asexué ou atoque, 
et une partie postérieure bourrée de produits génitaux, dans laquelle les 
parapodes sont munis de grands lobes foliacés et de soies natatoires spé- 
ciales : d'où le nom ài^ heteronereis donné à cette forme sexuée ou épitoque 
qui devient généralement pélagique. Les éléments reproducteurs peuvent 
d'ailleurs pénétrer jusque dans les segments les plus antérieurs (Voy. 
fig. 52, planche XII). Il y a en outre un véritable dimorphisme sexuel ; 
le mâle a des cirres dorsaux, variqueux, qu'on n'observe pas chez la 
femelle ; le pygidium est souvent dissemblable dans les deux sexes d'une 
même espèce. 11 paraît probable que certaines espèces, pour des causes 
biologiques que nous ignorons, peuvent atteindre l'état de maturité 
sexuelle, tantôt avec épitoquie, tantôt sans métamorphoses. 

Les modifications qui accompagnent la maturité sexuelle peuvent 
devenir comparables à celles que l'on observe chez les Syllidiens. Ainsi, 
M. L. Diguet a pris au filet fin, en mai 1901, dans le golfe de Californie, 
un certain nombre de Néréidiens mâles dont le corps présente trois 
régions bien distinctes : 1° une partie antérieure caractérisée par le déve- 

(1) Cf. Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1901, n» 6. 



150 CHARLES GRAVIER. 

loppement énorme du cirre dorsal, qui se transforme en un puissant organe 
natatoire ; aux quatre premiers segments, le cirre ventral se comporte 
de même ; 2° une région moyenne, où les parapodes conservent leur phy- 
sionomie normale ; 3° une région postérieure, de beaucoup la plus con- 
sidérable, dans laquelle les parapodes ont subi la métamorphose spéciale 
à la phase épitoque. Si l'on ajoute à cela le prodigieux accroissement des 
yeux, dont les antérieurs deviennent ventraux, l'extrême réduction des 
palpes, on voit qu'il y a là des phénomènes qui rappellent à tous égards 
les formes sexuées{Poli/bostrichuseiSaccone?^eis) à trois régions de certains 
Autolytés (1). 

Il peut même y avoir polymorphisme dans la forme épitoque : le cas 
paraît établi chez la Nereis Dumerilii Audouin et Edwards, d'après les 
recherches de Claparède et celles plus récentes de Wistinghausen (2). 

D'après cet auteur, il y aurait trois formes à distinguer chez cette 
espèce : 1° une forme qui se reproduit sans subir de métamorphose; 
2° une forme hétéronéréidienne pélagique de petite taille, dont on peut 
observer de véritables essaims en février et en mars ; 3° une forme 
hétéronéréidienne tubicole de plus grande taille que l'on peut recueillir 
en juin et juillet. 

Cette même espèce serait vivipare. La forme hermaphrodite a été 
retrouvée à la Hague, dans les mares à Lithothamnion, par GauUery et 
Mesnil (3), qui n'ont d'ailleurs pas constaté à nouveau la viviparité 
signalée à Claparède par Metschnikoff. L'hermaphrodisme et la viviparité 
paraissent exister également, au moins exceptionnellement, chez la 
Nereis diversicolor Millier. 

Classification des Néréidiens. — Les Néréidiens constituent dans les 
Annélides Polychètes une famille des plus homogènes, comparable à ce 
point de vue à celle des Phyllodociens. Ils offrent tous à considérer les 
mêmes traits généraux ; l'uniformité de leurs caractères extérieurs ex- 

(1) Ch. Gravier, Sur une singulière forme hétéronéréidienne du golfe de Californie [Bulletin du 
Muséum d'histoire naturelle, n" 4, 1901). 

(2) Wistinghausen, Untersuchungen ueber die Entwicklung von Nereis Dumerilii (Milth. aus der 
zool. Station zu Neapel, 1891, t. X). 

(3) Caiillery et Mesnil, Les formes épitoques et l'évolution des Cirratuliens [Ann. de fVniv. de 
Lyon.fasc. XXXIX, 1898). 



ANNELIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 



151 



plique la difficulté que présentent dans ce groupe la séparation des genres, 
et à l'intérieur de chacun de ceux-ci, la distinction des espèces. 
Kinberg (1) prit comme base de la classification des Néréidiens 
l'armature de la trompe qui, comme on le sait, possède presque toujours 
soit des éminences cornées ou paragnathes, soit des papilles molles, soit 
à la fois des papilles et des paragnathes. Cet organe, à l'état dévaginé, 
se divise en deux anneaux séparés par une constriction bien marquée : 
l'un antérieur (fig. 160 et 161) portant les mâchoires ou mineau maxillaire 
{annulus maxillans^ Kinberg), l'autre postérieur ou anneau hasilaire 
[amiuhis basalis, Kinberg). Les paragnathes forment des groupes que, 
pour la commodité de la description, Kinberg numérotait ainsi : 





An 


Qeau maxillaire. 


Anneau basilaire 


Groupe médian dorsal impair. 




I 


V 


— latéral dorsal pair. 




II 


VI 


— médian ventral impair. 




III 


VII 


— latéral ventral pair. 




IV 


VIII 



Anneau.... 
maxillcure 



.nneau 



Suivant la présence ou l'absence de paragnathes, et dans le premier 
cas, suivant la consistance et la forme de ceux-ci, Kinberg divisait les 
Néréidiens en cinq familles. 
Chacune de ces familles com- 
prenait un certain nombre de 
genres dontles caractères étaient 
tirés des paragnathes et des pa- 
rapodes. 

Plus tard, Malmgren (2) fonde 
les coupes génériques des Né- 
réidiens sur les caractères des 
parapodes. Le parapode de ces 
Annélides se compose de deux 

rames superposées : la dorsale est formée d'un faisceau de soies 
sortant d'un lobe sétigère souvent très peu apparent, presque toujours 




•asjiajre 




161 



Fig. 160 et 161, 



(1) Ki.NBERG, Annulata nova [Ôfvers. af K. vct. Aliad. Forh. Stockholm, 1863). 

(2) Mai.mgre.\, Annulata Polvchœta Spitsbersia', Groenlandiœ Islandiœ et Scandinavie' Hel- 



singfoi-s 1867. 



152 CHARLES GRAVIER. 

réduit, compris entre deux languettes plus ou moins saillantes ; la rame 
ventrale est constituée par un faisceau de soies généralement plus consi- 
dérable porté par un lobe sétigère bien développé, et par une languette 
inférieure ; la languette supérieure est presque toujours rudimentaire, 
souvent même indiscernable ; elle existe cependant très nette chez 
certaines espèces (voy. fig. 162). Malmgren distingue parmi les Lyco- 
ridiens deux grands groupes, suivant que la languette supérieure de la 
rame dorsale est développée en un lobe foliacé ou non. Dans le second 
cas, il place dans une première subdivision les espèces dans lesquelles 
le parapode se transforme légèrement dans la région postérieure du 
corps, dans une seconde, celles dans lesquelles il reste uniforme dans 
toute la longueur de l'animal. Les autres caractères sont empruntés 
à la forme de la rame dorsale et à la situation des paragnathes. 

Ehlers (1) donne en principe la préférence au système de Malmgren; 
mais il refuse de reconnaître aux coupes faites par cet auteur la valeur 
de genres. Il critique un certain nombre de genres créés par Kinberg, 
Malmgren, Glaparède, Grube, dont il conteste la validité. 

Grube (2) adopte une classification mixte en quelque sorte. Il admet 
une seule famille de Néréidiens (Lycoridiens), d'accord en cela avec 
Johnston, Schmarda, de Quatrefages, Malmgren, Ehlers et Glaparède, 
et, sans attacher une importance fondamentale aux caractères de la 
trompe, il distingue cinq genres d'après la. structure du parapode, et 
groupe les nombreuses espèces du genre Ne?^eis d'après l'armature de la 
trompe. 

Récemment, de Saint-Joseph (3) a proposé une classification où 
bon nombre de genres établis par Kinberg, Malmgren, Œrsted, de 
Quatrefages, etc., sont supprimés, et qu'il est encore possible de sim- 
plifier. 

L'homogénéité du groupe des Lycoridiens est telle qu'il est impossible 
de le diviser en plusieurs familles et qu'on ne saurait par conséquent 

(1) E. EiiLiîRS, Die Borstenwûrmer, 1" Bd, p. 456. 

(2)Ed. GKUBE,DieFamilie derLycoriden unddie Aufstellung von Gruppen in der Gattung Nereis 
[Jahresber. der scitl. Geselbch. fur vaterl. Cultur, l. LI, 1873, Breslau, 1874, p. 56-74). 

(3) Baron de Saint-Joseph, Les Annélides Polychètesdes côtes de France (Ann. des Se. nat., ZooL, 
8^ série, t. V, 1898, p. 283-288). 



ANNELIDES POLYGHETES DE LA MER ROUGE. 



153 



accepter la manière de voir de Kinberg à ce sujet. D'autre part, le nombre 
des formes décrites est si considérable qu'il est impossible de ne 
conserver que le seul genre Nereis. Il reste à savoir sur quels caractères 
on peut fonder des coupes génériques. 

Les parapodes ne sauraient servir de base à la classification. Il est 
exceptionnel que ces organes locomoteurs ne se modifient pas, et souvent 
d'une manière sensible, dans la longueur du corps d'un même individu, 
soit dans leur forme générale, soit dans la grandeur relative de leurs 
diverses parties. On comprend dès lors les difficultés que présenterait 
la distinction des espèces ainsi entendue. Les parapodes appartenant à 
des segments de même rang chez des individus de même taille seraient 
seuls rigoureusement comparables entre eux. D'ailleurs, les différences 
de forme des parapodes de la même région du corps, chez des espèces 
qui diffèrent les unes des autres par l'ensemble de leurs caractères, ne 
sont pas toujours, tant s'en faut, facilement appréciables. En outre, et 
cette seule raison suffit pour faire rejeter une classification ainsi établie, 
les formes épitoques (ou hétéronéréidiennes) deviendraient alors indéter- 
minables, car il est extrêmement difficile, sinon impossible, de 
reconnaître la forme normale d'un parapode qui a subi la modification 
caractéristique des individus épitoques. 

Le prostomium et ses appendices, susceptibles de se contracter plus ou 
moins énergiquement, et même de se transformer dans la métamorphose 
hétéronéréidienne, ne peuvent guère mieux être utilisés dans le même 
but. 

L'armature de la trompe fournit au contraire des caractères facilement 
reconnaissables. Souvent, les animaux meurent, la trompe extroversée; 
mais, alors même que cet organe demeure invaginé, il est aisé, au moyen 
d'une simple dissection, de reconnaître la forme et la situation des 
paragnathes. 11 est certain que le nombre des paragnathes dans chaque 
groupe peut présenter quelques variations, surtout s'il est considérable. 
Mais ce qui reste beaucoup plus constant, c'est la forme des paragnathes, 
leur disposition les uns par rapport aux autres, leurs dimensions 
relatives, en un mot, la physionomie générale de l'armature qui fournit 
la meilleure base à l'établissement des genres, que les individus considérés 



Nouvelles Archives du Muséum 40 série. — 111. 



20 







1S4 CHARLES GRAVIER. 

se trouvent soit à l'état atoque, soit à l'état épitoque. Il s'en faut d'ailleurs 
de beaucoup que les groupes de paragnathes aient la même importance à 
ce point de vue. On peut dire qu'en général, les paragnathes de la face 
dorsale offrent plus de variations et sont par conséquent plus instructifs 
pour la systématique que ceux de la face ventrale ; et parmi ceux-ci, ceux 
de l'anneau maxillaire plus que ceux de l'anneau basilaire. De sorte 
qu'au point de vue de la spécification, les groupes de paragnathes, en 
suivant les désignations de Kinberg, pourraient être classés ainsi d'après 
leur ordre d'importance au point de vue qui nous occupe : I, II, V, YI, 
III, IV, VII, VIII. Ces groupes peuvent d'ailleurs se fusionner deux à 
deux : c'est très généralement le cas pour les groupes VII et VIII et 
quelquefois aussi pour V et VI. 

Il va sans dire que si la trompe peut servir à établir les coupes géné- 
riques, ce sont surtout les parties molles, prostomium, antennes, 
palpes, cirres tentaculaires, parapodes qui doivent fournir les caractères 
spécifiques. 

L'armature de la trompe, avons-nous dit, est susceptible de présenter 
des variations individuelles, assez grandes, en ce qui concerne le nombre 
des paragnathes dans chaque groupe ; la Nereis longissima Johnston, 
par exemple, qui ne possède que le groupe VI, offre dans ce dernier un 
nombre de paragnathes qui varie de un à neuf; très généralement, le 
groupe de droite n'a pas la même composition que celui de gauche (1). 
Parfois même, le groupe I ou le groupe V manque chez certains individus 
d'une même espèce qui les possède normalement. Aussi, bien que 
l'armature de la trompe constitue la meilleure base à l'établissement 
des coupes génériques, est-il nécessaire de définir celles-ci assez 
largement pour ne point les multiplier outre mesure dans une famille 
aussi homogène. 11 ne peut être question ici, bien entendu, que des 
formes chez lesquelles la composition de l'armature de la trompe est 
connue. 

Voici comment on pourrait, dans ces conditions, classer les Néréi- 
diens : 

(1) Baron de Saint-Joseph, Les Annélides Polychètes des côtes de France (Anw. dèiSc nat., Zool., 
8« série, t. V, 1898, p. 306, fig. 94-96, pi. XVI). 



* 



\ 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 135 

Des branchies dendritiques Dendroncrcis Peters. 

/ Rame dorsale rudimentaire Lycastis (Sav.). AudetEdv. 

Pas de y Rame dor- 1 1" segment avec para- 

Dranchies < gg^^g y^iq^ \ podes et soies Micronereis Claparède. 

dendritiques. I dévelop-jl" segment apode et 

' pée [ achète Leptonereis Kinberg. 

I uniquement mous (papilles) Ceratocephale Malmgren. 

calleux Tylorrhijnclius Grube. 

les uns mous (papilles), les autres cornés Leonnates Kinberg. 

Coniques et séparés les uns des 

autres Nereis s. st. L. Cuv. [Lyco- 

risSav.). 

Les uns coniques, les autres trans- 
versaux, séparés (le groupe V pou- 
vant manquer) Perinereis Kinberg 

, , (char, etnend.). 

uniquement / t, ..•,,■ , ,• . - 

^ ^^ < Très petits, disposes en lignes très 

serrées (pectiniformes), (les grou- 
pes I, II, V et quelquefois VI, VU 

et VIII manquent) Platynerels Kinberg 

[c/iar. cmend.). 
De trois formes : coniques, transver- 
saux, pectiniformes Pseudonereis Kinberg 

[char, emend.]. 



cornes. 



\ 



I. Le singulier genre Dendronereis Peters caractérisé par les ramifi- 
cations du cirre dorsal d'un certain nombre de segments, ne compte jus- 
qu'ici que deux espèces: D. arborifera Peters de Querimba (Mozambique) 
et D. pinnaticirris Grube des Philippines, Celle-ci diffère de la première 
en ce que chacun des rameaux issus du cirre dorsal porte lui-même 
une rangée supérieure et une rangée inférieure de ramuscules. On ne 
peut s'empêcher de rapprocher ces arborisations branchiales des Den- 
dronereis des branchies d'un grand nombre d'Euniciens, chez lesquels 
l'axe branchial inséré à la base du cirre dorsal reste indépendant de celui- 
ci à partir de son point d'insertion. 

II. Le genre Lycastis (Sav.) Aud. et Edwards, dont le parapode ne 
possède qu'une rame dorsale rudimentaire et une rame ventrale bien 
développée, ne compte actuellement qu'un petit nombre d'espèces : 
L. hrevicornis Aud. et Edwards de la Rochelle et de Noirmoutier, 
L. qufidraticeps Blanchard et L. littovalis Fr. Millier, Z. ahiuma Fr. Millier, 



156 CHARLES GRAVIER. 

la première des côles du Chili, les deux dernières, de celles du Brésil, 
et la L. senegalensis de Saint-Joseph, d'un affluent de la Casamance, au 
Sénégal; M. Geay a également recueilli des Lycastis dans le bassin du 
Ouanary, dans la Guyane française, comme on l'a vu plus haut. 

III. Le genre Micronereis Claparède a été créé pour une espèce décou- 
verte à Saint-Vaast-la-Hougue [Micronereis variegata Claparède) 
retrouvée par le même auteur à Port-Vendres et par de Saint-Joseph à 
Dinard. C'est une forme aberrante parmi les Néréidiens ; Ehlers inclinait 
à la classer parmi les Aphroditiens ; mais Claparède et de Saint-Joseph la 
rattachent aux Néréidiens. 

IV. Le ^eiwe Lejjtotiereis Kinberg représenté sur les côtes de la Manche 
(Dinard, Saint-Vaast-la-Hougue) parla Leptonereis Vaillantiàe SainL-Joseph, 
avec ses parapodes biramés et son premier segment apode et achète, fait 
la transition entre les genres précédents à trompe inerme et les suivants. 

V. Le genre Ceratocephale Malmgren, dont le parapode est dépourvu 
de languette supérieure à la rame dorsale, possède une trompe couverte 
seulement de papilles. 

VI. Le genre Tylorrhijnchus Grube, dont le parapode manque, au con- 
traire, de languette inférieure à la rame ventrale, a une trompe couverte 
de callosités (7^. chinensis Grube, Shanghaï). 

Vil. Le genre Leonnates Kinberg, au point de vue de l'armature de 
la trompe, fait également transition, avec ses paragnathes, les uns mous, 
les autres cornés, entre les genres précédents et ceux qui suivent : L. in- 
dicus Kinberg (Singapour), L. virgatus Grube (Philippines), L. pusillus 
Langerhans (Madère), L. Jousseaumei Gravier (mer Rouge). 

VIII. Le genre Nereis s. st. L. Cuv., caractérisé par ses paragnathes 
coniques, séparés les uns des autres, comprend un très grand nombre 
d'espèces. De Saint-Joseph l'a divisé en cinq sous-genres dans lesquels se 
rangent toutes les espèces françaises. Mais parmi les formes exotiques 
dont les caractères de la trompe sont connus, il en est un certain nombre 
qui restent en dehors de cette classification. On ne peut songer à créer 
des sous-genres pour les combinaisons très nombreuses que peuvent 
présenter les huit groupes de paragnathes pris un à un, deux à deux, 
trois à trois, etc. D'ailleurs, certains groupes (I, par exemple), manquent 



Genre A'ereis ; 



ANNELIDES POLTCHETES DE LA MER ROUGE. 157 

parfois chez certains individus d'une espèce dont la trompe en est habi- 
tuellement pourvue. Il est, par suite, nécessaire de donner une plus grande 
compréhension aux sous-genres qui peuvent être ainsi délimités : 

/ Les huit groupes présents. S. G. lYea7ithes Kinherg 

aux deux an- l {char, eîiiend.). 

neaux de la Un ou plusieurs groupes 

trompe. ' manquent S. G. ISereis s. st. Kinberg 

[char, emend.). 

r, il, \ /A l'anneau maxillaire seu- 

Des paragnathes ] , . c n, ^ 

à l'un des V ^6™^'^'' ». G. Cerafon^re/s Kinberg 

] [char, emend.). 

anneaux ' ,, , -, • , ' 

, . i A lanneau basilaire seule- 

seulement. / ^ ^ ^ „ . ,, , 

f ment S. G. Eunereis Malmgreo. 

\ \ {char, emend.). 

Le sous-genre Neanthes, tel que l'a défini de Saint-Joseph comprend 
les genres Alitta Kinberg, Malmgren, Hedisie Malmgren p. p., fondés 
sur certains caractères de la rame dorsale. 

Le sous-genre Nereis s. st. Kinberg char, emend. comprend les genres 
Mastigonereis Schmarda, Thoosa Kinberg, Nereilepas Blainville (sensu 
Johnston, Malmgren, nec Œrsted,nec de Quatrefages, nec Kinberg p. p.), 
Nei^eis Malmgren, Hediste Malmgren p. p., Praxithea Malmgren et Cirro- 
nereis Kinberg. Rentreraient également dans ce sous-genre quelques 
formes exotiques non classées jusqu'ici dans l'un des sous-genres exis- 
tants : la Nereis Ehlersiana Grube, Semper, chez laquelle les groupes I, 
V et VI sont absents ; la Nereis flavipes Ehlers, chez laquelle manquent 
les groupes III et V, la Nereis tenuis Webster et Benedict, chez laquelle 
les groupes I et VI font défaut, etc. 

Le sous-genre Ceratonereis Kinberg char, emend. est caractérisé par 
l'absence constante des groupes V, VI, VII et VIII; en outre, un, deux 
ou trois groupes de l'anneau maxillaire peuvent également manquer. A 
ce sous-genre ainsi défini appartient la Nereis dehilis Grube Œrsted, 
dont la trompe ne possède que le groupe II. 

Le sous-genre Eunereis Malmgren char, emend. est caractérisé par 
l'absence constante des groupes I, 11, 111 et IV; en outre, un, deux ou 
trois groupes de l'anneau basilaire peuvent faire défaut. C'est dans ce sous- 
genre que se classeraient la Nereis ignota de Quatrefages, la Nereis arti- 
culata Ehlers, la Nereis tridentata Webster, etc. 



158 CHARLES GRAVIER. 

IX. Le genre Perinereis Kinberg char, emend.^ dont la trompe est 
armée de paragnathes de deux formes, les uns coniques, les autres trans- 
versaux, et dont le groupe V peut faire défaut, comprend les genres Nau- 
machius Kinberg, Lipephile Malmgren, Hedyle Malmgren, Hediste Malm- 
gren p. p., Stratonice Malmgren, Nereilepas Blainville (sensu Johnston, 
nec Œrsted, nec de Quatrefages, nec Kinberg p. p.), et le genre Arête 
Kinberg. Les paragnathes transversaux, le plus habituellement localisés 
dans le groupe VI peuvent se rencontrer également dans d'autres groupes. 
Horst (1) fait également entrer dans ce genre les deux suivants qui, 
suivant nous, peuvent être maintenus. 

X. Le genre Platynereis Kinberg char, entend, est nettement caracté- 
risé par ses paragnathes pectiniformes. Un ou plusieurs groupes peuvent 
manquer, tant à l'anneau basilaire qu'à l'anneau maxillaire. Le genre 
ainsi défini comprend les genres Leontis Malmgren, /joAmere?.? Malmgren, 
Pisenoe Kinberg. 

XL Dans le genre Pseudonereis Kinberg, la trompe possède les trois 
formes de paragnathes : coniques, transversaux et pectiformes. 

Tous les genres créés pourdes formes hétéronéréidiennes {Heieronereis 
Œrsted, Hedyle Malmgren, Naumachius Kinberg, Iphinereis Malmgren) 
ont été exclus de cette classification. 

Le genre Z?/comSavigny, mal défini, se trouve éliminé de cette classi- 
fication; il est donc plus logique de donneràla famille le nom de iV^mV/Zem- 
(de quatrefages, Malmgren, /zec Kinberg), que celui de Ly coridie?is Gruhe. 

Le genre Lycastis Audouin et Milne-Edwards, avec sa trompe inerme, 
ses parapodes presque réduits à la rame ventrale, doit être considéré, 
ainsi que de Saint-Joseph l'a fait remarquer, comme le genre ancestral 
delà famille : la simplicité de ses appendices locomoteurs se retrouve aux 
deux premiers segments des autres genres de Néréidiens (le genre Dendo- 
nereis excepté). Le genre Lepionereis Kinberg, dont la trompe est égale- 
ment dépourvue de paragnathes, a des parapodes franchement biramés 
et son premier segment apode. Le genre Leonnates Kinberg, avec sa 
trompe armée de papilles molles et de paragnathes cornés, fait transition 

(1) D'^ R. Horst, Contribution towards the knowledge of the Annelidae Polychœta, lU {Mtes 
from the Royal Zoot. Muséum at Leyden, t. XI, 1889, p. 17), pi. VIII, fig. 1-3). 



ANNÉLIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 



159 



entre les genres précédents et le genre Nereis S. St. L. Cuvier, type de 
la famille, et auquel se rattachent étroitement les genres Perinereis Kin- 
berg, char, em^^ià; Platy nereis Kinberg char, emend. et Pseudonet^eis 
Kinberg char, emend. Cette série de genres se relient très directement 
les uns aux autres. 11 est plus difficile d'établir la relation entre ceux-ci 
et les autres genres de la famille, qui sont, d'ailleurs, moins bien 
connus actuellement. Le genre iMicronereis Glaparède est une forme aber- 
rante qui se rattache d'une façon plus ou moins lointaine au Lycastis, 
duquel on doit probablement aussi faire dériver le genre Dendonereis 
Peters, à trompe inerme, et dont le parapodebiramé ne réalise pas encore le 
type normal du parapode des Néréidi ens les plus évolués. Ce parapode, en 
effet, ne présente pas de languette supérieure bien définie à la rame dor- 
sale ; la languette inférieure manque de même à la rame ventrale. Par 
ces caractères anormaux du parapode, cette forme se rapproche du genre 
Ceratocephale Malmgren, dont le parapode est dépourvu de languette su- 
périeure à la rame dorsale, et dont la trompe est couverte de papilles, et 
du genre Tylorrhynchus Grube, dont le parapode manque de languette 
inférieure à la rame ventrale, et dont la trompe porte des callosités. 

On peut donc se représenter ainsi les relations existant entre les 
divers genres de la famille des Néréidiens : 



Lycastis 



Micronereis 



Leptonereis 



Leonnates 



Nereis 



Dendronereis 



Ceratocephale 
Tylorrhynchus 




Perinereis | Pseudonereis 

Plalynereis 



160 CHARLES GRAVIER. 

Le genre Lycastis Savigny, le plus primitif du groupe, avec ses para- 
podes quasi uniramés, ses cirres dorsaux aplatis, très développés, se 
recouvrant partiellement, surtout dans la région postérieure du corps, 
offre une certaine ressemblance avec les Phyllodociens. D'autre part, le 
genre Dendonereis Peters, avec ses branchies localisées sur un nombre 
limité de segments, rappelle ce que l'on observe chez un grand nombre 
d'Enniciens, dont l'armature buccale est également formée par un nombre 
assez considérable de pièces cornées. Mais, par l'ensemble de leurs carac- 
tères, et notamment par le développement de leurs parapodes nettement 
biramés, les Néréidiens représentent un type plus évolué que les Phyllo- 
dociens et que les Euniciens. 

Genre LEONNATES Kinberg. 

LEONNÂTES Jousseaumei n. sp. 
(PI. XI, fig. 34-37.) 

Le plus grand individu entier de cette espèce rapportée d'Obock, en 
1893, par M. le D' Jousseaume présente les dimensions suivantes : lon- 
gueur, 80 millimètres ; largeur, 6 millimètres (rames comprises), avec 
cent trois segments sétigères; un autre individu incomplet, de taille plus 
considérable, mesure 65 millimètres de longueur, 7 millimètres et demi 
de largeur, avec quatre-vingts sétigères. L'individu décrit et figuré ici a 
24 millimètres de longueur et coaipte cinquante-sept sétigères. 

La largeur du corps décroît régulièrement d'avant en arrière; la forme 
est relativement trapue. Sur la face dorsale des quinze premiers segments 
environ, sur le prostomium et sur les palpes, il existe une pigmentation 
uniforme brun rougeâtre foncé, avec reflets violets; à la base de la rame 
supérieure, une tache de couleur plus sombre ponctue régulièrement de 
chaque côté le corps dans toute sa longueur. En arrière, la pigmenta- 
tion se localise en une large bande transversale, dont la teinte s'accentue 
d'avant en arrière; sur la face ventrale, elle est également plus marquée 
dans la moitié postérieure que dans la moitié antérieure. Le sillon médian 
ventral est profondément creusé, surtout en arrière. 

La longueur du prostomium est sensiblement égale à sa plus grande 



ANNÉLIDES POLYGHÉTES DE LA MER ROUGE. 161 

largeur(t. II, pi. XI, fig. 34). Lescleux antennes, largement séparées à leur 
base, sont courtes; leur longueur est moindre que la moitié de celle du 
prostomium. Les deux palpes sont formés d'une partie basilaire très puis- 
sante et d'un article terminal grêle. Les deux paires d'yeux sont égale- 
ment développées et de taille moyenne. Le 1" segment, apode et achète, 
beaucoup plus long sur la face dorsale que sur la face ventrale, où il est 
échancré antérieurement et plissé longitudinalement, présente de chaque 
côté une saillie assez considérable. Les cirres tentaculaires sont grèleset 
assez courts ; les plus développés ne dépassent pas le i" sétigère. 

La trompe présente deux sortes de paragnathes, les uns cornés, les 
autres, mous. Les premiers, localisés sur l'anneau maxillaire, sont dis- 
posés de la manière suivante ; groupe I, absent; groupe II, amas de six à 
huit paragnathes ; groupe 111, six ou sept paragnathes disposés en une série 
presque rectiligne ; groupe IV, amas de six à huit paragnathes, coniques 
comme les précédents, mais de tailles diverses. Les seconds ont la forme 
de papilles molles, trapues, à sommet pointu et un peu recourbé, grou- 
pées sur des mamelons séparés par des sillons longitudinaux, dont deux 
occupent les lignes médiane, dorsale et ventrale (t. II, pi. XI, fig. 3i et 35). 
Les mâchoires, assez différentes du type ordinaire (t. 11, pl. XI, fig. 36), 
sont légèrement recourbées à leur extrémité terminée en pointe mousse ; 
la face concave porte de nombreuses dents à contour arrondi, et séparées 
les unes des autres par des incisions très peu profondes. 

Les parapodes sont bien détachés les uns des autres et très saillants. 
Les deux premiers, de chaque côté, sont incomplets : la rame supé- 
rieure rudimentaire, dépourvue de soies, est réduite à une languette; la 
rame inférieure, de forme normale, est soutenue par un acicule médian. 
La rame dorsale est formée par deux languettes très longues (fig. 162) 
étirées en pointe, dont la supérieure est renflée à la base; entre elles, 
aboutit la pointe de l'acicule qui est droit. Particularité à noter, rare chez 
les Lycoridiens, il existe sur la face antérieure du parapode une languette 
médiane, également terminée en pointe, mais moins saillante que les 
deux autres. Le cirre dorsal, grêle, dépasse notablement en longueur la 
languette supérieure, dont la portion étirée semble s'exagérer d'avant en 
arrière. Une épaisse glande multilobée est située à la base de la rame 

Nouvelles Archives du MuséuM; 4"= série. — III. -^ 



162 



CHARLES .GRAVIER. 



dorsale, où la pigmentation prend une teinte très sombre. La rame ven- 
trale se compose de deuxlanguettes allongées, triangulaires, moins déve- 
loppées toutefois que celles de la rame dorsale, et d'un lobe sétigère médian 
traversé suivant son axe par un acicule droit, et situé un peu en avant 

de celles-ci. Le cirre ventral, inséré en arrière 
de la base de la lèvre inférieure de la rame ven- 
trale, est un peu moins longue que celle-ci. 

Les soies, de formes variées, peuvent se rap- 
porter à trois types principaux : 

r Soies en arête longue (fig. 163); la hampe, 
renflée au niveau de l'articulation, avec une 
striation transversale bien marquée, est légère- 
ment lîétérogomplie ; l'arête est grêle, fortement 
arquée, terminée en pointe aiguë, avec une ser- 
rature très ténue sur le bord convexe, visible à 
peine aux plus forts grossissements ; 

T Soies en serpe à bord denté fortement con- 
vexe (%. 164); la hampe épaisse et fortement 
striée transversalement, un peu renflée au niveau 
de l'articulation, possède deux rostres inégale- 
ment développés, mais presque aussi saillants 
l'un que l'autre; la serpe est presque rectiligne, 
avec un bord denté fortement convexe ; à son 
extrémité libre, elle présente une forte dent re- 
courbée, puis, au-dessous, une série de dents 
de grandeur décroissante à partir de celle-ci, et 
dont la pointe est tournée vers le crochet terminal ; 

3° Soies en serpe rectiligne et étroite (fig, 165); la hampe, plus étroite 
que celle du type précédent, est sensiblement homogomphe ; la serpe, 
faiblement arquée, conserve une largeur uniforme dans presque toute son 
étendue. Elles sont moins nombreuses que celles décrites ci-dessus. Il 
existe d'ailleurs, entre ces deux derniers types de soies, des intermédiaires 
nombreux. 

La composition des faisceaux de soies offre sans doute quelques varia- 




Fig. 162 à 16b. 



^ ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 163 

lions d'une extrémité du corps à l'autre; mais le nombre total des soies 
dans chaque rame présente plus de constance. Au parapode du So" séti- 
gère de l'individu décrit ici, les soies sont ainsi réparties : 

( 8 soies en arèle longue. 
Rame supérieure. < 1 soie en serpe à bord dénié convexe. 
( 1 soie en serpe rectiligne et étroite. 
/ ^4 soies en arête longue. 

1 Faisceau supérieur. < 2 soies en serpe à bord denté convexe. 

\ ( 1 soie en serpe rectiligne et étroite. 

Rame inférieure. -^ 

1 (A soies en arête longue. 

' Faisceau inférieur. < o soies en serpe à bord denté convexe. 

( 2 soies en serpe rectiligne et étroite. 

La forme des parapodes ne se modifie pas sensiblement de l'extrémité 
antérieure à l'extrémité postérieure du corps. Cependant la longueur des 
cirres dorsaux paraît s'exagérer dans cette région postérieure, où ils dé- 
passent plus largement que dans les parties antérieure et moyenne les 
languettes de la rame dorsale. 

Le pygidium [t. II, pi. XI, fig, 37) est très développé et présente une 
échancrure médiane sur son bord postérieur; sur la ligne médiane 
dorsale, un orifice allongé correspond à l'anus. Les cirres anaux, dont 
l'insertion est franchement ventrale, graduellement étirés en pointe à 
partir de leur insertion, ont une longueur égaie à environ cinq des 
segments de la région terminale du corps. 

Parmi les individus rapportés à l'espèce dont la description précède, il 
est une femelle remplie d'œufs déjà très développés, qui ne montre aucune 
transformation dans le sens de Tépitoquie, sauf toutefois dans les organes 
de la vue, dont les dimensions sont amplifiées. 

Sous le nom de Leonnates indiens, Kinberg (I) a décrit une espèce ori- 
ginaire de Singapour qui paraît voisine de \di Leonnates Jousseaumei; les 
deux espèces diffèrent surtout l'une de l'autre parles caractères elles 
dimensions relatives du prostomium. Il est d'ailleurs difficile déjuger de 
leurs similitudes et de leurs dissemblances, à cause de la trop grande 
brièveté de la diagnose de Kinberg, que n'accompagne aucune figure. 

L'espèce rapportée par Semper de près de Tatihou (îles Philippines) et 

(1 Kinberg, Annulala Nova Ôfcen. af Kongl. vet. Akad. Forhandl., ISCo, t. XXII, p. 1G8). 



164 CHARLES GRAVIER. 

décrite par Grube (1) sous le nom de Leonnates vircjatufi s'éloigne surtout 
de \b. Leonnates Jousseaianei par l'armature de la trompe. Dans la première, 
en effet, l(^s papilles molles forment non seulement les groupes VI, VJIet 
VIII, mais aussi le groupe IV (et non le groupe III, comme il est dit dans le 
texte, p. 03); de plus, les mâchoires sont édentulées; la forme du prosto- 
mium, celle des soies diffèrent sensiblement de celles des mêmes parties 
dans l'espèce de la mer Rouge; enfin, l'ornementation permet à elle seule 
de distinguer immédiatement les deux espèces. 

Quant à la Leonnates pusillus de Madère, décrite par Langerhans (2), 
elle possède une trompe qui ne présente que des paragnathes mous; 
l'absence de tout paragnathe corné ne permet pas de rapporter au genre 
Leonnates Kinberg cette espèce qui paraît plutôt appartenir au genre 
Ceratocephale Malmgren. 

Genre NEREIS Cuvier. 

Sous-Genre NEANTHES Kinberg. 
NEANTHES NuNTiA Savigny. 

Cette espèce, trouvée dans le golfe de Suez, a été sommairement 
décrite et figurée par Savigny (3) ; elle a été rapportée par M. le D' Jous- 
seaume en 1894 de Périm. 

L'individu, qui a été étudié dans cette diagnose, entier, en bon état 
de conservation, contracté assez fortement dans la partie antérieure du 
corps, mesure 75 millimètres de longueur, 2 millimètres et demi de 
largeur (rames comprises), et compte cent sept segments sétigères. L'orne- 
mentation est réduite à de petites taches brunes qu'on observe à la face 
antérieure des parapodes, au-dessous des cirres dorsaux, dans la partie 
postérieure du corps. La forme générale est assez grêle ; les parapodes 
sont épais et bien développés. 

Le prostomium, de forme hexagonale, est un peu plus large que long. 
Les antennes, insérées assez près l'une de l'autre, ont une longueur qui 

(1) Ed. Grube, Annulata Semperiana [Mém. de VAcacl. impér. de Saint-Pétersbourg, 1" série, 
vol. XXV, 1878, n» 8, p. 63, taf. IV, fig. 7). 

(2) P. Laageriians, Die Wurmfauna Madeiras, II (Zeitschr. fiir tvissensch., Zool., Bd. XXXIU, 1880, 
p. 279 . 

(3) Description de l'Egypte, t. XXI; Annéiides gravées, pi. IV, fig. 2, 



ANNELIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 165 

surpasse la moitié de celle du prostomium. Les yeux sont sensiblement 
circulaires, avec un cristallin visible ; les antérieurs sont un peu plus 
volumineux que les postérieurs. Le 1" segment, dépourvu de parapode, 
est un peu plus long que le segment suivant, le 1 " sétigère. Les palpes 
sont très larges dans leur portion basilaire ; en revanche, l'article 
terminal est court. Les cirres tentaculaires sont longs et grêles ; les plus 
développés atteignent au moins le 10° sétigère. 

La trompe présente huit groupes de paragnathes coniques disposés 
de la manière suivante : groupe I, deux paragnathes situés l'un derrière 
l'autre sur la ligne médiane (chez certains individus, il n'y a qu'un seul 
paragnathe) ; groupe II, cinq ou six paragnathes disposés suivant deux 
rangées concentriques ; groupe III, au centre, deux rangées parallèles de 
paragnathes, de chaque côté, deux paragnathes isolés des précédents 
placés l'un derrière l'autre ; groupe IV, amas de quinze à dix-sept para- 
gnathes irrégulièrement distribués. Dans l'anneau basilaire : groupe V, 
trois paragnathes disposés en triangle, un en avant, sur la ligne médiane, 
deux en arrière, dans la trompe dévaginée, ces paragnathes sont en 
retrait par rapport à ceux des groupes latéraux; groupe VI, cinq à six 
paragnathes situés sur une éminence assez marquée, disposés suivant 
un arc à convexité tournée en avant dans la trompe extroversée ; ces 
paragnathes, un peu plus volumineux que les autres, sont un peu 
comprimés ; groupe VII et groupe VIII fusionnés en deux rangées assez 
régulières de paragnathes, embrassant la moitié environ du pourtour de 
la trompe; en arrière, deux rangées plus réduites composées d'une 
dizaine de paragnathes, tandis qu'on en compte plus de vingt dans les 
deux premières. Les mâchoires sont larges et fortement recourbées à 
leur extrémité libre ; les dents sont arrondies au sommet. 

Lesparapodes, assez saillants, larges à la base, ne sont pas séparés les 
uns des autres, de chaque côté, par des intervalles considérables. Dans 
la région antérieure du corps, la rame supérieure est constituée par 
deux languettes épaisses, à contour arrondi, la dorsale étant un peu en 
saillie sur l'autre; un peu au-dessous de l'échancrure qui les sépare, 
aboutit la pointe recourbée vers le haut de l'acicule. Le cirre dorsal est à 
peine aussi long que la languette supérieure de cette rame. Dans la 



106 CHAULES r.HAVlKH. 

rame inlcricure, le innmoloii sriigrro, dont l'axe est soutenu par un 
aciculo laiblcMuont ar(|uô, surmonte une lani:,uette inférieure épaisse et 
saillante». Au-dessous de eelle-ci, et en retrait, s'insère le cirre ventral, 
dont le soninuM, alteiid. à peine I(» milicHi de la lèvre intérieure. 

Les soies son! <le d(Mix formes |)rin(Mpales : 

1" Soi(>s (Ml arête loui^iK» ; la hampe légèrement renllée à son extrémité, 
présente (hnix i-ostres prescpie également dév(doppés, et une striation 
1res nell(* ('omm(Mi(;anl un |)eu au-dessous du rostre le plus saillant ; 
l'arête, longue et grêle, faiblement arquée, possède une fine serrature 
sur ]o bord convexe; 

T Soies en serpe; la hampe progressivement rcMdlée vers son extré- 
mil(' est nettement hétérogomphe, la serpe relativement longue et grêle, 
à sommet un peu recourbé du côté du rostre saillant, présente une 
serrature fortement indiquée, surtout à la base, au voisinage de l'extré- 
mité de la hanq)('. 

Ces soies sont ainsi réparTu^s au 2,0' segment : 

Ramo inlerioui'c | 5 soies en arélc longue. 

', , . , . ( 8 soies enarôte loneuc. 

I laisceiui supérieur. > ,■> • 

\ ^ ( 2 soies on serpe. 

llamo supérieure. } 

/ ,^ . . ,. • (2 soies en arCte longue. 

l'aisceau inlcnour. ] „ • 
\ ( 7 soies en serpe. 

La forme» du parapode se modilie sensiblement d'avani (mi arrière; 
lasailTu» de la rame supérieure sur l'autre» s'accentue ; mais ce sont surtout 
los cirres cpii se développent et prenneni une longueur relative de plus 
(»n plus considérable, le dorsal surloul. 

Les cirres anaux sont très longs vl 1res grêles. 

La Neanllics nuHlia décrite j)ar Savigny n'a pas été revue depuis cet 
auteur. Or, d'après la ligure» 2, planche IV des « Annélides gravées » 
il semble» epie» le»s aniennes, de même» epu» l(»s cirres dorsaux, sont articulés, 
ce ejui e»st le)ut à l'ait e»xceptionnel che»/ les Lycoridiens, ainsi ejue le 
professeur!*]. I']hle»i's l'a fort juslenioiit fait remarquer (1). 11 n'en e»st 

(I) E. EiM.KUS, Fliuida-AuiiclidiMi. \\. \\\\ {Mniioirs of Ihc coiiipuradvc '/.ooloijn at Uurcnrd 
VoKciit;, vol. \V, (laml)ri(li;o, ISS";). U'aprt's KinhiTy;, les smils Lycoridions ijui possùdenl dos 
cirres lonlaculaires articulés sont : iSicon tahilana. A'. [Mas(i(joncn'is) spinosa et iV. [Nerdlcpus) 
augasla. II faut y ajmilor : lY. (Vliculu Klilors. 



ANNELIDES POLYCHÈTES DE LA MEU UOUGE. 107 

absolument rien; en réalité, ni les antennes, ni les cirres ilorsanx ne 
sont annelés. 11 en est vraisemblablement de nuune pour .V. ;v(jj/p(ia 
Savigny, de mémo provenance, et qui, d'après la ligure I, planciie IV du 
même ouvrage, aurait des antennes et des cirres dorsaux composés 
d'articles séparés par des constrictions nettes. Du reste, cette particu- 
larité n'est point mentionnée dans les diagnoscs de Tune et de l'autre 
espèce. 

La Nereis nuntia Savigny peut être rapprochée de la Mcrcis ùrcv/c/rris 
Grube, de l'île Saint-Paul {[), dont la trompe est pourvue des huit 
groupes de paragnathes. et dont le groupe VI est l'orme par ihnix rangées 
transversales (^^une de chaque côté) de paragnathes qui coulUieiil sur la 
ligne médiane et atteignent les côtés de la tronque. L'absence de dents 
aux mâchoires, la brièveté des cirres tentaculaires, chez la lY. brevicirris 
sulTisent amplement à la distinguer de l'espèce de la mer Uongc. 

Cette dernière espèce parait être également voisine de la Nc/'c/s 
Qitatrefagcsi Grube, des îles Philippines (^2V qui possède également les 
huit groupes de paragnathes, et dont le groupe VI est constitué par une 
série transversale de huit paragnathes transversaux. La l'orme de ces 
paragnathes du groupe VI, certaines différences très nielles dans les 
autres groupes de l'armature de la lronq)e, la brièveté des cirres tenta- 
culaires, dorsaux et ventraux et cnlin l'ornementation établissent une 
séparation bien marquée entre l'espèce de Savigny et celle de Grube. 

Sous-Genuk nereis s. st. Kunbeug. 

NEREIS CoiTiKKKi n. sp. 
(\. II, pi. \1, lig. ^58-11.) 

Cette espèce a été recueillie eu IS07, par M. Coutière, à Djibouti, 
L'individu décrit ici mesure ^(i millimètres de longueur avec une 
largeur de l""",3, rames comprises (0""",9, rames non comprises) et 
compte soixante-huit segments sétigères. 

La forme générale est grêle; la largeur s'atténue peu du proslomium 

(1) Ed. Ghube, Anncliden dcr Novara Expoilition, p. l'.i, lai'. Il, lig-. -2. 

\i) En. CiRi'iiK, Annulata Sempefiana {Mcm. de VAcad. imper, de Saint -Pékrsbourg, 7" série, 
vol. X.W, 187S, p. 80}. 



168 CHARLES GRAVIER. 

au pygidium ; les anneaux sont relativement larges et les parapodes 
bien détachés les uns des autres. Sur la lace dorsale du 2° sétigère 
(t. II, pi. XI, fig. 38), il existe une tache pigmentaire brune, dont la 
constance de forme et de situation suffit presque à caractériser l'espèce. 
Fréquemment, la môme pigmentation, mais très atténuée, s'observe sur 
les segments suivants ; en outre, il existe une ligne pigmentaire brune, 
légèrement arquée, de chaque côté et dorsalement, sur le T' segment 
non sétigère ; enfin, on observe de petites taches pigmenlaires de même 
nuance autour des yeux et les reliant entre eux. 

Le prostomium, hexagonal, est plus large que long; les antennes, 
dont les insertions sont voisines l'une de l'autre, ont une longeur égale 
aux deux tiers environ de celle du prostomium. Les yeux, sensiblement 
égaux entre eux, sont circulaires. Les palpes, très développés, s'étendent 
fort en avant du prostomium ; l'article terminal, grêle, aune longueur 
moitié moindre que l'article basilaire, renflé. Le 1" segment, dépourvu 
de parapode, est un peu plus large que le 1" sétigère. Les cirres tentacu- 
laires sont longs et grêles ; les plus longs atteignent presque le 
4° sétigère. 

L'anneau maxillaire de la trompe (t. II, pi. XI, fig. 38 et 39), présente 
l'armature suivante : groupe I, un paragnathe médian conique ; 
groupe II, amas de quatre à six paragnathes ; groupe III, de cinq à sept 
paragnathes disposés suivant un arc à grand rayon, à concavité tournée 
en avant; groupe IV, amas de sept à huit paragnathes inégalement 
développés. L'armature de l'anneau basilaire est ainsi 
constituée :groupe V absent; groupe VI, amas de six 
paragnathes; groupe VII et groupe VIII, une rangée de 
six ou sept paragnathes largement et régulièrement 
espacés. Les mâchoires (fig. 166) ne sont pas très puis- 
santes ; elles présentent de six à huit dents arrondies. 
g,-j Les parapodes sont peu développés et largement 

Fig. i6G. séparés les uns des autres. Dans la partie antérieure 

du corps, la rame supérieure, en saillie sur l'autre 
(fig. 167) se compose de deux languettes terminées en pointe mousse, 
entre lesquelles on voit un lobe sétigère très réduit traversé suivant 




ANNELIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 



J69 




Fig. d67. 



son axe par un acicule droit. On n'observe qu'une ou deux soies 
en serpe, homogomphes, ce qui paraît tout à fait exceptionnel ; les soies 
de cette forme sont peu fréquentes chez les Lycori- 
diens, surtout à la rame supérieure. Le cirre dorsal 
est beaucoup plus allongé que celle-ci. La rame in- 
férieure, plus développée, offre à considérer un lobe 
sétigère relativement volumineux, échancré en son 
milieu, soutenu par un acicule droit, et une languette 
inférieure, de même forme que celles de la rame 
dorsale, en saillie sur le lobe. Le cirre ventral 
est également bien développé. Les soies sont 
très variées de formes; on peut en distinguer de quatre sortes: 

1° Soies en serpe sensiblement homo- 
gomphes, localisées dans la rame supé- 
rieure ; 

2° Soies en serpe hétérogomphes 
(fig. 168); la hampe un peu arquée et 
à peine renflée au sommet, avec une 
forte striation transversale possède deux 
rostres très inégaux; la serpe assez 
courte et grêle montre de longs cils ri- 
gides sur son bord concave ; 

3° Soies en arête longue, hétéro- 
gomphes (fig. 169); la hampe, grêle, 
renflée au sommet est fortement hété- 
rogomphe ; l'arête, longue et étroite, 
rigide, est finement striée sur l'un de 
ses bords ; 

4° Soies en arête longue, homo- 
gomphes (fig. 170); la hampe, renflée 
au sommet se termine par deux rostres 
presque également développés et recourbés l'un vers l'autre ; l'arête, 
longue et étroite, un peu arquée présente une fine serrature sur son 
bord convexe. 

Nouvelles Archives pu Muséum, i^ série. — 111. *-• 




Fig. 168 à 170. 



170 CHARLES GRAVIER. 

Ces soies sont ainsi réparties au 29° sétigère : 

"Rame supérieure | 1 soie en serpe homogomphe. 

I ^ . . . ^3 soies en arête longue, homosromphes. 

l Faisceau supérieur, s , . , ... , 

\ ^ ( 1 soie en serpe heterogomphe. 

Rame inférieure. <; 

) ^ . . -., . K^ soies en arête longue, hétérogomphes. 

f Faisceau inférieur, s -, . , ., ■• 

\ l 2 soies en serpe hétérogomphes. 

Dans la seconde moitié du corps, la forme du parapode se modifie 
graduellement; la languette de la rame inférieure s'allonge notablement, 
mais c'est surtout la rame supérieure qui prend un développement 
considérable; la languette dorsale est surmontée par un lobe foliacé dont 
l'importance va en croissant du côté du pygidium ; le cirre dorsal garde 
sa situation normale. 

Les cirres anaux sont grêles et très longs. 

Forme épitoqiœ femelle. — MM. le D' Jousseaume et Goutière ont 
rapporté, en 1897, en même temps que la forme atoque, la forme 
épitoque femelle de la Nereis Coutieri. L'individu sexué, voisin de l'état 
de maturité, mesure 21 millimètres de longueur, 1 "", 4 de largeur, rames 
non comprises (1°"°,8, rames comprises) dans la partie antérieure du 
corps; la forme est donc beaucoup plus trapue (t. II, pi. XI, fig. 40) que 
celle des exemplaires atoques. Il se compose de deux régions nettement 
distinctes : la V de dix-sept segments, y compris le T' segment achète; 
la 2° de quarante-neuf segments à parapodes transformés, plus larges 
et plus courts que ceux de la partie antérieure. Le nombre total des 
segments est donc de soixante-six. 

Le prostomium est singulièrement transformé et absolument mécon- 
naissable. Lesyeux, extrêmement développés, à contour polygonal, devenus 
coalescents, s'étendent sur les trois quarts environ de la longueur du 
prostomium dont ils couvrent à peu près la moitié de la surface. Les 
antennes, les cirres tentaculaires, le 1" segment achète, conservent les 
mêmes caractères et les mêmes dimensions relatives ; les palpes 
paraissent un peu plus trapus. Sur la face dorsale du 2" sétigère, on 
observe la même tache pigmentaire que dans la forme atoque. La trompe 
présente identiquement la même armature, et les parapodes de la 
première région sont conformés comme ceux delà même partie du corps 



ANNÉLIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 



171 



chez les individus non transformés en heteronereis . A partir du 1 T segment, 
on voit nettement par transparence les œufs serrés les uns contre les autres. 
Au 17' sétigère, le parapode présente déjà les modifications caracté- 
ristiques de la forme épitoque (fig. 171). A la base des cirres dorsal et 
ventral, à la languette inférieure 
de la rame dorsale, mais surtout 
au lobe sétigère de la rame ven- 
trale, il s'est développé des la- 
melles foliacées de surface rela- 
tivement considérable. A chacune 
des deux rames, il existe un 
éventail de soies natatoires très 
nombreuses ; la rame inférieure 
en compte à elle seule une tren- 
taine au moins, au 43° segment. 
Ces soies ont la forme normale 
(fig. 172). La hampe porte une 
lame élargie en spatule très 
mince et translucide terminée au 

sommet par une pointe aiguë. A la rame supérieure, une soie en serpe 
homogomphe persiste dans la plupart des parapodes ; de même, à la rame 
inférieure, un certain nombre de parapodes possèdent, en dehors des soies 
à palette, quelques soies en arête longue et quelques-unes aussi en serpe. 

Le corps se termine brusquement; en avant du pygidium (t. 11, pi. XI, 
fig. 41), on observe, de chaque côté, deux parapodes rudimentaires 
portant des soies de même forme que celles des segments de la région 
antérieure, mais de dimensions moindres. Les huit segments qui pré- 
cèdent immédiatement les deux derniers, d'ailleurs bien développés, ne 
possèdent aucune soie en palette saillante. Le pygidium porte deux 
longs cirres anaux, tout semblables à ceux de la forme atoque. 

Par l'armature de la trompe et par les caractères du prostomium, la 
Nereis Coutierei se rapproche beaucoup de JSereis masalacensis Grahe (1), 



172 




Fis. 171 et 172. 



(1) Ed. Grlbe, Annulata Semperiana {M'im. de l'Acad. iinpév. de Sainl-Pétersbourg, 7" série, 
vol. XXV, 1878). 



172 CHARLES GRAVIER. 

des Philippines, très semblable elle-même à la Nereis albipes Fr. Millier 
du Brésil. Les trois espèces présentent en commun ce fait très spécial 
que les groupes VII et YIII sont formés par un petit nombre de para- 
gnathes disposés sur une seule ligne transversale. Mais par le dévelop- 
pement de la languette dorsale de la rame supérieure dans la seconde 
moitié du corps et par son ornementation particulière, la Nereis Coutierei 
se distingue nettement des deux autres espèces. 

Sous-Genre CERATONEREIS Kinberg [rhar, emend.). 

CERATONEREIS Mirabilis Kinberg (1). 
(T. II, pi. XI, fig. 42.) 

L'un des deux individus de cette espèce rapportée en 1897 de Djibouti, 
auquel il ne manque que les cirres anaux mesure 30 millimètres de 
longueur, 1""°,7 de largeur (rames non comprises), et compte quatre-vingt- 
dix segments sétigères ; l'autre, plus grand, mais incomplet, ne possède 
que quarante-trois sétigères. 

A la base des antennes et à la limite de séparation des segments, 
sur la face dorsale, on observe une ponctuation sombre et dense. La 
longueur extrême des cirres tentaculaires et des cirres dorsaux, les 
dimensions inusitées des antennes et des palpes donnent une physionomie 
toute spéciale à cette espèce singulière (t. II, pi. XI, fig. 42). 

Le prostomium, un peu plus large que long, est profondément incisé 
en avant et un peu échancré sur son bord postérieur. Les antennes, 
plus longues que le prostomium, paraissent insérées sur deux pédoncules 
pigmentés largement séparés l'un de l'autre, simples prolongements de 
ce dernier. Les yeux sont très rapprochés l'un de l'autre de chaque côté, 
les antérieurs, plus grands, sont un peu plus éloignés de la ligne médiane 
que les postérieurs et possèdent un cristallin relativement plus volu- 
mineux. Les palpes, longs et grêles, dépassent en avant les antennes ; 
l'article terminal est assez peu développé. Les cirres tentaculaires sont 
extrêmement longs ; les plus considérables peuvent, lorsqu'ils sont 
complètement étendus, atteindre au moins le 15" sétigère. Le T' segment, 

'\) Kinberg, Annulata nova, p. 170. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 173 

non sétigère, a une longueur qui n'excède pas sensiblement celle des 
segments suivants. 

L'anneau maxillaire de la trompe possède une armature ainsi cons- 
tituée : groupe I, absent; groupe II, neuf paragnathes coniques disposés 
sur trois rangées, deux, cinq, deux; groupe III, une dizaine de para- 
gnathes disposés sur quatre rangées ; groupe IV, amas de paragnathes 
nombreux serrés les uns contre les autres, plus petits que ceux de la face 
dorsale. L'anneau basilaire ne porte aucun paragnathe. 

Dans les régions moyenne et postérieure du corps, la rame dorsale, 
surmontée d'un cirre d'une longueur tout à fait exceptionnelle, est 
formé par une languette supérieure à sommet arrondi en pointe mousse 
et une languette inférieure triangulaire et proéminente ; dans l'échan- 
crure, on observe un acicule légèrement recourbé vers la face dorsale. 
La rame ventrale est constituée par un mamelon sétigère puissant soutenu 
par un acicule droit axial et par une lèvre inférieure très peu développée, 
en pointe, soudée presque tout entière au lobe qui la surmonte. Le cirre 
ventral, assez long, ne dépasse pas sensiblement le sommet de la lèvre 
inférieure. 

Les soies peuvent être rapportées à trois types bien distincts : 

1 ° Soies en arête extrêmement longue, proportionnellement à la largeur ; 
la hampe, à peine renflée au sommet se termine par deux rostres presque 
également saillants ; l'arête, étirée en une pointe longue et très ténue, 
off're à considérer une très fine serrature sur l'un de ses bords ; 

T Soies hétérogomphes, en arête longue; la hampe plus renflée au 
niveau de l'articulation qui présente un rostre plus large et plus saillant 
que l'autre ; la hampe, plus large, moins longue, à serrature plus marquée 
que dans le type précédent ; 

3" Soies en serpe, à hampe puissante fortement hétérogomphe, un 
peu infléchie au sommet, l'un des deux rostres est droit, large à sa base, 
très saillant ; l'autre, grêle, recourbé un peu au sommet, beaucoup plus 
réduit ; la serpe, assez longue, presque rectiligne, à sommet recourbé, 
présente de longs cils rigides recourbés vers le haut sur le bord corres- 
pondant au rostre le plus développé. 

Ces soies sont ainsi réparties au parapode du AV segment sétigère : 



1T4 CHARLES GRAVIER. 

T> . • (3 soies en arête longue, sensiblement homogomphes. 

Rame supérieure \ . . o f 

( 1 soie en serpe. 

,' Faisceau su- ^ i soies en arête longue, sensiblement homogomphes. 
j périeur. . . ( 2 soies en serpe. 
Rame inférieure. ' 

I Faisceau in- ( 8 soies en arête longue, hétérogomphes. 

\ férieur. . . ( 1 soie en serpe. 

Dans la région antérieure du corps, le parapode a une autre physio- 
nomie ; les languettes des deux rames sont plus allongées, surtout à la 
rame supérieure qui est fortement en saillie sur la rame inférieure ; les 
cirres dorsal et ventral conservent leurs dimensions relatives. 

Les cirres anaux, que je n'ai pu observer, sont vraisemblablement très 
longs, comme les cirres tentaculaires. 

L'exemplaire-type de cette espèce décrite par Kinberg d'une manière 
trop sommaire a été trouvé dans l'Océan atlantique, à quelque distance 
de la côte du Brésil, par 9° de latitude sud. Elle a été plus tard recueillie 
à Key-West, au sud de la Floride, soigneusement étudiée et figurée par 
le professeur E. Ehlers (1). Les individus de la mer Rouge paraissent 
être un peu plus grêles que ceux de la Floride ; il y a peut-être également 
quelque divergence en ce qui concerne les soies ; mais ces différences 
sans importance mises à part, si l'on compare la diagnose du professeur 
E. Ehlers à celle qui précède, on peut constater que les caractères 
généraux, notamment l'armature de la trompe et la forme des parapodes, 
sont exactement les mêmes. D'après Ehlers, la Ceratonereis mirabilis 
Kinberg serait très voisine de la Nereis excisa Grube que Fritz Mûller a 
recueillie à Desterro (Brésil). 

CERATONEREIS Fasciata? Ehr. Grube. 
(T. Il, pi. XI, fig. 43.) 

Je rapporte, avec quelque doute, une espèce recueillie en 1897 à 
Djibouti à ce type décrit, mais non figuré par Grube (2) et trouvé dans la 
mer Rouge par Ehrenberg. 

(1) E. EuLERs, Florida-Anneliden [Memoirs of Ihe Muséum of comparative Zoology at Harvard 
Collège, vol. XV, Cambridge, 1887, p. 117-120, laf. XXXVR, fig. 1-6). 

(2) Ed. Grube (ilunatsbcr. cler Konigl. preitss. Akad. der Wisscnsch. zu Berlin, 1869, p. 498). 



ANNELIDES POLYCHETES DE LA iMER ROUGE. 175 

Le seul individu entier, décrit ci-dessous, a une longueur de 29 mil- 
limètres, une largeur de 2 millimètres, rames non comprises (3°"", 2 
avec les rames) et compte soixante-sept segments sétigères. Les para- 
podes sont saillants et bien détachés les uns des autres. Une pigmentation 
légère couvre le bord antérieur des segments sur la face dorsale. 

Leprostomium (t. Il, pi. XI, fig. 43), est un peu plus large que long; son 
bord antérieur, assez étendu, est arrondi aux angles; son bord postérieur 
est en partie recouvert par la saillie médiane du T' segment. Les antennes, 
dont les insertions sont distantes l'une de l'autre, ont une longueur 
égale au moins aux trois quarts de celle du prostomium. Les yeux sont 
circulaires ; les antérieurs, de plus grandes dimensions, ont un cristallin 
plus considérable que les postérieurs. Les palpes sont assez courts et 
larges ; l'article terminal est réduit à un bouton peu saillant, enfoncé 
dans l'article basilaire. Les cirres tentaculaires sont courts et assez 
trapus ; les plus longs, étendus sur le dos, atteignent à peine le 4' segment 
sétigère. Le 1'' segment non sétigère est plus long que chacun de ceux 
qui le suivent immédiatement, un peu moins que les deux premiers 
sétigères réunis. 

Les paragnathes de l'anneau maxillaire de la trompe sont ainsi 
disposés : groupe 1, absent; groupe II, onze paragnathes disposés en 
trois rangées respectivement de cinq, quatre et deux paragnathes de 
dehors en dedans ; groupe III, amas de cinq paragnathes coniques de 
petites dimensions ; groupe IV, une dizaine de paragnathes formant un 
amas circulaire. L'anneau basilaire reste absolument inerme. 

Si l'on examine un parapode de la région antérieure du corps (fig. 173), 
on voit que le cirre dorsal, bien développé dépasse le sommet de la 
languette supérieure ; à sa base et plus intérieurement, on voit deux 
masses jaunes par transparence, de nature glandulaire. La languette 
supérieure, renflée à sa base, se termine en pointe; la languette infé- 
rieure, un peu moins saillante, est plus large et plus arrondie au sommet. 
Entre les deux, on observe un lobe sétigère indépendant, arrondi, 
soutenu par un acicule légèrement recourbé vers le haut. Dans la rame 
inférieure, le lobe sétigère beaucoup plus puissant, traversé par un aci- 
cule droit dans sa région médiane, présente une petite échancrure 



176 



CHARLES GRAVIER. 



délimitant au-dessus de lui une sorte de languette qui lui est presque 
complètement soudée ; la languette inférieure, très allongée, est en saillie 

sur le lobe sétigère. Le cirre ventral, égale- 
ment bien développé, inséré en arrière de la 
base de la languette inférieure, est un peu 
moins long que celle-ci. 

Les soies se présentent sous deux formes 
principales : 

r Soies en arête longue (fig. 174); la 
hampe graduellement renflée au voisinage 
de l'articulation, porte à son sommet deux 
rostres presque également développés, ter- 
minés chacun par une pointe recourbée vers 
l'intérieur; l'arête, légèrement coudée au- 
dessus de l'articulation, est longue, étirée 
en pointe fine, avec une serrature ténue sur 
l'un des bords; 

2" Soies en serpe (fig. 175); la hampe est 
fortement hétérogomphe ; le rostre le plus 
saillant est renflé dans sa région moyenne ; 
l'autre, beaucoup plus grêle, se termine en pointe tournée vers l'inté- 
rieur ; la serpe, presque droite, est étroite ; elle se termine en une pointe 
recourbée vers la hampe, le bord correspondant au rostre saillant 
présente des cils rigides et serrés les uns contre les autres. 
Les soies sont ainsi réparties au 18' segment : 

Rame supérieure | 6 soies en arête longue. 

4 soies en arête longue. 




Fipi. 173 à 17S. 



Rame inférieure. 



Faisceau supérieur. 



Faisceau inférieur. 



l soie en serpe. 

3 soies en arête longue. 

4 soies en serpe. 



D'avant en arrière, la rame dorsale prend une prédominance de 
plus en plus grande par rapport à la ventrale ; les deux languettes 
s'allongent et deviennent plus proéminentes, et surplombent fortement la 
rame ventrale relativement plus réduite. Le cirre dorsal s'allonge aussi 



ANNÉLIDES POLYGHÈTES DE LA MER ROUGE. 177 

proportionnellement. Le nombre des taches jaunes glandulaires est aussi 
plus considérable. 

Les cirres anaux sont courts, comme les cirres lentaculaires. 

Je ne remarque pas sur l'espèce décrite ici l'ornementation du 
prostomium, ni celle du 1" segment apode, dont parle Grube pour 
l'espèce rapportée de la mer Rouge par Ehrenberg et Hemprich. 
Il est possible que le pigment se soit dissous dans l'alcool. Les caractères 
de la trompe paraissent être très sensiblement les mêmes, de même que 
ceux du prostomium. L'absence de figures rend, comme d'ordinaire, la 
comparaison difficile ; et ce n'est qu'avec quelque doute que je rapporte 
à l'espèce de Grube, l'individu décrit ci-dessus et rapporté en 1897 de 
.Djibouti. 

Par l'armature de la trompe, cette espèce de Djibouti se rapproche 
de la Nereis Costae Grube (Fiume, Quarnero), d'après la description 
du professeur E. Ehlers (2). Elle en diffère surtout par la longueur 
moindre des cirres lentaculaires et par la forme des parapodes, dont les 
languettes des deux rames sont moins saillantes et moins grêles. 

CERATONEREIS Obockensis n. sp. 
(T. II, pi. XI, fig. 44-4o.) 

Le seul individu de cette espèce rapporté en 1897 par M. Goutière, 
mesure 10 """,5 de longueur, 0'"'",75 de largeur et compte quarante-neuf 
segments sétigères. L'animal vivant doit être d'une teinte jaune assez 
vive. Sur la face dorsale, de chaque côté, au niveau de chaque segment, 
il existe trois taches inégalement étendues, formées vraisemblablement 
par des amas glandulaires ; la tache externe, la plus grande, est due à la 
glande pédieuse. La face ventrale présente des taches de même apparence 
semblablement placées. Toutes ces taches sont surtout accentuées dans 
la seconde moitié du corps. 

Le prostomium (t. Il, pi. XI, fig. 44), un peu plus long que large est 
fortement rétréci en avant. Les antennes, assez grêles, très voisines l'une 



(1) Ed. Grube, Actinien, Echinodermen und Wurmer, 1840. 

(2) E. Ehlers, Die Borstenwûrmer. 

Nouvelles ARCHrvEs du Muséum, 4<^ série. — III. 23 



178 CHARLES GRAVIER. 

de l'autre à leur base, ont une longueur supérieure à la moitiéde celle du 
prostomium. Les palpes, qui dépassent notablement ce dernier en avant, 
sont larges ; leur article terminal se réduit à un bouton plat. Les yeux 
antérieurs sont plus grands que les postérieurs ; leur cristallin, de forme 
allongée, est orienté en avant et latéralement; celui des yeux postérieurs 
est central et circulaire. Le 1" segment, non sétigère, n'est pas plus 
long, au moins sur la face dorsale, que celui qui le suit immédiatement. 
Les cirres tentaculaires sont de longueur moyenne ; les plus grands ne 
dépassent pas le 6° segment sétigère. 

L'armature de l'anneau maxillaire de la trompe est ainsi constituée : 
groupe 1, absent; groupe II, amas de six paragnathes, dont quatre plus 
gros que les deux autres, en deux rangées longitudinales; groupe III, 
absent; groupe IV, quatre paragnathes cornés bruns, et quelques autres 
petits, incolores. L'anneau basilaire est dépourvu de tout paragnathe. 

Les mâchoires sont fortement recourbées à leur sommet (t. II, pi. XI, 
fig. 45); elles portent cinq dents quadrangulaires, à contour arrondi aux 
angles. 

Dans le parapode (fig. 176), la rame supérieure est fortement en saillie 

sur la rame inférieure, bien qu'elle porte un nombre moindre de soies. 

, Les deux languettes bien développées sont ter- 

'\~^,.^^/ minées en pointe ; la supérieure est la plus aiguë 

~^^^^^^'™"=='=E et la plus longue. Le cirre dorsal est pluslong que 
^ la languette supérieure ; il est graduellement étiré 

JjZT^ en pointe à partir de sa base assez large. Une volu- 

Fig. 176. mineuse glande pédieuse biJobée, jaune, forme une 

nodosité qui s'accentue d'avant en arrière, et donne 
au parapode une physionomie spéciale. Le mamelon sétigère, situé pro- 
fondément dans l'échancrure limitée par les deux languettes, est soutenu 
par un acicule droit. 

La rame ventrale se compose d'un lobe sétigère soutenu par un acicule 
droit, moyennement développé; il n'y a point de languette supérieure 
distincte; la languette inférieure, terminée en pointe mousse, est aussi 
saillante que le lobe sétigère. Le cirre ventral, de longueur moyenne, un 
peu en retrait, n'atteint pas le sommet de la lèvre inférieure. 



ANNELIDES POLYGHETES DE LA MER ROUGE. 



i79 



Les soies sont de deux sortes : 

1° Soies en arête longue (fig. 177); la hampe, presque homogomphe, 
se renfle graduellement jusqu'au niveau de la région 
moyenne de l'articulation ; les deux rostres, presque égale- 
ment saillants, se terminent tous deux en pointe recourbée 
vers l'intérieur; l'arête assez longue, un peu arquée, est 
finement striée sur son bord concave. 

assoies en serpe (fig. 178); la hampe, plus large que dans 
le type précédent, est nettement hétérogomphe ; le rostre 
le plus saillant est droit, terminé en pointe mousse et un 
peu renflé dans la région moyenne ; l'autre rostre, beau- 
coup plus étroit, est recourbé vers l'intérieur à son extré- 
mité en pointe aiguë. 

Elles sont ainsi réparties au 18° sétigère : 



'177 178 

SOji 
Fig. 177 et 178, 



Rame supérieure . 



Faisceau supérieur. 



Rame inférieure. 



5 soies en arête longue. 
3 soies en arête longue. 
2 soies en serpe. 



Faisceau inférieur 



( 3 soies en arête longue. 



5 soies en serpe. 



Les cirres anaux sont de longueur moyenne. 

Typiquement, le sous-genre Ceratonereis Kinberg est caractérisé par 
l'absence de paragnathes à l'anneau basilaire ; fréquemment, le groupe I 
fait également défaut chez certaines espèces rapportées à ce sous-genre 
dont on peut encore agrandir l'extension en admettant, comme c'est le 
cas pour l'espèce décrite ci-dessus, que le groupe II peut aussi manquer. 



Genre PERINEREIS Kinberg [char, emend.). 

PERINEREIS Heterodonta n. sp. 
(T. II, pi. XI, fig. 46.) 

Un des rares individus entiers de cette espèce, rapportée d'Obock, en 
1895, par M. le D' Jousseaume, mesure 150 millimètres de longueur, 
6 millimètres de largeur (rames comprises), avec cent quatre-vingt-dix seg- 
ments environ. Certains fragments accusent une taille plus considérable. 



180 CHARLES GRAVIER. 

Les segments sont courts, les parapodes serrés les uns contre les autres; 
la largeur décroît graduellement d'avant en arrière. 

Le prostomium (t. 11, pi. XI,fig. 46), hexagonal, est un peu plus large que 
long. Les antennes, de longueur moyenne, sont nettement séparées à leur 
base. Les yeux sont de taille médiocre; les postérieurs, elliptiques, sont 
un peu plus grands que les antérieurs; les quatre sont munis chacun d'un 
cristallin visible. Les palpes sont très développés; leur longueur excède 
de beaucoup celle du prostomium. Le T' segment, dépourvu de parapodes, 
est un peu plus long que le segment suivant, 1" sétigère. Les cirres 
tentaculaires sont grêles et d'une longueur moyenne ; les plus longs 
atteignent le 6' sétigère. 

La trompe présente l'armature suivante : 

1° Dans l'anneau maxillaire : groupe I, un paragnathe conique; 
groupe II, un nombre variable, peu considérable (souvent réduit à un) 
de paragnathes coniques de petites dimensions ; groupes III et IV, amas 
irréguliers composés chacun de six ou sept paragnathes ; 

2° Dans l'anneau basilaire : groupes V et YI, paragnathes disposés 
suivant deux lignes droites formant un angle très obtus à sommet anté- 
rieur; ces paragnathes, la plupart comprimés et tranchants, sont en 
nombre variable (de dix à seize) dans chacune des séries, les extrêmes, à 
droite et à gauche, étant en général les plus grands ; aucun paragnathe 
n'appartient en propre au groupe V; groupes VII et VIII, dix-huit para- 
gnathes disposés plus ou moins grossièrement sui- 
vant deux ou trois rangées. 

Dans leparapode (fig. 179), la rame supérieure, sur- 
montée par un cirre dorsal extrêmement réduit, est 
formée par deux lèvres saillantes à contour arrondi, 
entre lesquelles on observe un acicule à pointe re- 
'^j ""^ courbée vers la face dorsale. Il existe une glande pé- 

Flg. 179. dieuse qui dessine, au-dessous du cirre dorsal, et sur 

la face antérieure du parapode, une tache brune 
surtout marquée dans la seconde moitié du corps. La rame infé- 
rieure montre un lobe sétigère bilobé à pointe recourbée vers la face 
ventrale, et une languette inférieure volumineuse. Les deux cirres, 




ANNÉLIDES POLYGHÈTES DE LA MER ROUGE. 



181 



dorsal et ventral, sont très courts. Les soies sont de deux sortes : 
1° Soies en arête longue (fig. 180) ; la hampe, à peine renflée au niveau 
de l'articulation, présente deux rostres presque également 
saillants, terminés chacun par une pointe étirée, recourbée 
vers l'intérieur; l'arête, très longue, presque rectiligne, 
est finement striée sur l'un de ses bords. 

2° Soies en serpe (fig. 181); la hampe, assez fortement 
renflée au niveau du rostre le moins saillant, est fran- 
chement hétérogomphe ; la serpe, à peine recourbée à son 
extrémité arrondie, possède des cils rigides et serrés, insé- 
rés sur son bord concave. 

Ces soies sont ainsi réparties au 43'' segment sétigère : 



Rame supérieure 

T^ . „, . \ Faisceau supérieur. 

Rame inférieure. ■ ^ 

f Faisceau inférieur. . 



7 soies en arête longue. 
8 soies en arête longue. 



3 soies en serpe. 
11 soies en serpe. 



181 



Fig. 180 et 181. 



La forme du parapode ne se modifie pas sensiblement 
dans la longueur du corps ; la saillie de la rame supérieure 
sur la rame inférieure s'accentue cependant de plus en plus 
du côté du pygidium. 

Les cirres anaux sont filiformes et très longs ; leur lon- 
gueur égale au moins celle des six ou sept derniers segments du corps. 

Par le caractère particulier que présente le groupe VI de paragnathes 
de la trompe, la Perinereis heterodonta se rapproche surtout de la Nereis 
mictodônta Marenzeller, du sud du Japon (1). Chez les deux espèces, le 
groupe VI est, en effet, formé d'un certain nombre de paragnathes de 
forme variable, la plupart comprimés et tranchants, disposés suivant une 
ligne transversale. Mais l'absence d'un groupe V distinct, les caractères 
des groupes I et II, la réduction des cirres dorsaux et ventraux, des diffé- 
rences dans la forme des soies, séparent nettement l'espèce de la mer 
Rouge de celle du Japon. Marenzeller fait remarquer que celle-ci se rap- 



(1) E. von Marenzeller, Sûdjapanische Anneliden {Denksch. der Kais. Akad. dcr Wissenscli. zu 
Wien, Bd. XLl, 1879, p. 118, taf. II, fig. 2). 



182 CHARLES GRAVIER. 

porterait au genre Neanthes Kinberg, si elle ne possédait que des para- 
gnathes coniques, mais qu'il est impossible de la rattacher à ce genre, 
pas plus qu'à aucun de ceux de la famille des Aretidœ Kinberg, à cause de 
l'existence de paragnathes transversaux dans le groupe YI. Pour ne point 
multiplier outre mesure le nombre des genres, il est préférable de com- 
prendre dans le genre Perinereis toutes les espèces dans lesquelles on 
observe soit des paragnathes transversaux seuls, soit à la fois des para- 
gnathes coniques et des paragnathes transversaux, quel qu'en soit le 
nombre et quel que soit le groupe considéré, les huit groupes étant re- 
présentés. Horst (1) a, d'ailleurs, fait observer que X^Nereis miciodonta 
Marenzeller devait être rangée parmi les espèces du genre Perinereis. 

Par la disposition des paragnathes du groupe VI, la Perinereis hetero- 
donta n. sp. se rapproche également de la Nereis quatrefagesi Grube (2), 
des Philippines, de la Nereis brevicirris Grube (3), de Saint-Paul, et aussi 
de \di Lycoris mmtia Savigny décrite ci-dessus, page 164. Mais ces trois 
dernières espèces diffèrent de la première par l'ensemble de leurs carac- 
tères, et notamment par la composition des autres groupes de paragnathes 
de la trompe. 

PERINEREIS HoRSTi n. sp. 
(T. II, pi. XI, fig. 47.) 

Le seul individu entier de cette espèce, rapporté en 1897 de Djibouti 
par MM. Jousseaume et Coutière, mesure : 61 millimètres de longueur, 
3 millimètres dans sa plus grande largeur (rames non comprises) ; il compte 
cent neuf sétigères. La forme générale est plutôt grêle; les parapodes 
saillants, sont nettement séparés les uns des autres. Le prostomium 
(t. II, pi. XI, fig. 47) est fortement pigmenté, sauf sur les bords postérieurs 
et latéraux et sur la ligne médiane axiale ; la pigmentation est moins 
intense sur les palpes et sur la région dorsale des segments. Une raie mé- 
diane dorsale est surtout très marquée dans la seconde moitié du corps. 

(1) D"" R. Horst, Contributions towards the knowledge of the Annelida Polychccta. III. On species 
of Nereis belonging to the sub-genus Perinereis {Notes from the Royal Zool. Muséum at Leyden, 
t. XI, 1889). 

(2) Ed. Grube, Annulata semperiana (Mém. de l'Acad. impér. de Saint-Pétersbourg, 1" série, 
t. XXV,. 1878, p. 80). 

(3) Ed. Grube, Anneliden derNovara Expédition, p. 19, taf. II, fig. 2. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 183 

Le prostomium, dont la forme rappelle celle d'une mitre d'évêque, 
aussi long que large, porte deux antennes effilées à leur extrémité, nette- 
ment séparées à leur base; leur longueur égale la moitié environ de celle 
du prostomium. Les quatre yeux, assez peu développés, sont de mêmes 
dimensions, sensiblement circulaires, et présentent un cristallin bien 
visible. Les palpes dépassent de beaucoup les antennes en avant; leur 
article terminal est court. 

Le 1" segment, non sétigère, est notablement plus large que les seg- 
ments suivants. Les cirres tentaculaires, de longueur moyenne, sont un 
peu grêles ; les plus longs ne dépassent pas le cinquième sétigère. 

L'armature de la trompe est ainsi constitutuée : 

r Anneau maxillaire : groupe I, un seul gros paragnathe conique; 
groupe II, amas de cinq ou six paragnathes coniques sur deux rangées ; 
groupe m, amas de treize paragnathes sur trois rangées ; groupe IV, 
de dix à douze paragnathes disposés plus ou moins régulièrement sur 
quatre rangées; 

2° Anneau basilaire : groupe V, quatre paragnathes, deux médians, 
coniques, à pointe un peu recourbée, deux latéraux comprimés transver- 
salement; groupe VI, deux paragnathes transversaux; groupes VII et 
VIII, deux rangées de paragnathes coniques, la supérieure avec huit pa- 
ragnathes, l'inférieure, avec quatorze paragnathes moins régulièrement 
disposés. 

Les mâchoires sont épaisses, fortement recourbées au sommet, et por- 
tent neuf dents quadrangulaires à angles arrondis, 
peu profondément marquées. 

Dans le parapode (fig. 182) la rame dorsale, sur- 
montée d'un cirre assez long et soutenue par un acicule 
noir, à pointe recourbée vers le haut, se compose de 
deux languettes à contour arrondi, inégalement déve- 
loppées. La rame ventrale est formée par un mamelon 
sétigère bien développé et traversé suivant son axe Fig. 182, 

par un acicule noir légèrement recourbé vers le bas, 
et d'une languette inférieure peu saillante. Le cirre ventral, en retrait, 
est assez court. 




184 



CHARLES GRAVIER. 



Les soies se rapportent à deux types principaux. Les unes (fig. 183) à 
hampe légèrement hétérogomplie, avec deux rostres se terminant tous 
deux en pointe recourbée vers l'intérieur, à arête longue 
et étroite, un peu arquée au sommet, avec une fine ser- 
rature sur l'un des bords; les autres (fig. 184) à hampe 
plus forte, nettement hétérogomphe, renflée au niveau des 
rostres, à serpe assez longue, à extrémité arrondie et lé- 
gèrement recourbée, avec des cils rigides particulièrement 
développés au voisinage du rostre saillant. Elles sont ainsi 
réparties au 18" segment : 



Rame supérieure | 4 soies en arête longue. 

3 soies en arête longue. 
3 soies en serpe. 



Faisceau supérieur. 



Rame inférieure. 



184 

5ÛJI 



Faisceau inférieur. 



1 soie en arête longue. 
7 soies en serpe. 



183 



Fig. 183 et 184. 



Le parapode ne subit pas de modifications profondes 
dans sa forme du prostomium au pygidium. Toutefois, 
dans la partie postérieure du corps, on observe de chaque côté deux vo- 
lumineuses glandes pédieuses dorsales, dont la plus externe fait paraître 
renflée la rame supérieure. Ces glandes sont plus réduites dans la région 
antérieure du corps. 

Les cirres anaux sont longs et grêles. 

Les seules espèces du genre Perinereis jusqu'ici décrites possédant 
deux paragnathes transversaux dans le groupe VI sont au nombre de 
trois, toutes originaires des Iles Philippines. Ce sont : Nereis Vancaurica 
Ehlers, Nereis Aibiihitensis Grube et Nereis Singaporiensis Grube (1). 
Les deux premières s'éloignent notablement de l'espèce de la mer Rouge 
par l'ensemble de leurs caractères, et en particulier par l'armature de la 
trompe, le groupe VI excepté; la. Perinereis Hoi^sti se rapproche davan- 
tage de la Nereis Singaporiensis ; elle en difl^ère surtout par le groupe V 
formé par un seul paragnathe dans l'espèce des Philippines. 



(1) Ed. Grube, Annulata Semperiana {Mêm. de VAcad. impêr. des Se. de Saint-Pétersbourg, t. XXV, 
n» 8, 1878). 



ANNÉLIDES POLYGHÈTES DE LA MER ROUGE. 185 

PERINEREIS Floridana Ehlers (1). 
(T.II, pi. XI, fig. /i8.) 

Parmi les individus de cette espèce, recueillis en 1897 à Djibouti 
par M. H.Coutière, le mieux conservé, auquel ne manquent que les cirres 
anaux, mesure : 62 millimètres de longueur, 2°"", 4 dans sa plus grande lar- 
geur (rames comprises); il compte cent trente-cinq segments sétigères. 
La pigmentation jaune-ocre est surtout marquée sur les parapodes et est 
plus intense dans la région postérieure que dans la région antérieure du 
corps. La largeur, qui est la plus grande à peu de distance du prostomium, 
diminue graduellement et sensiblement d'avant en arrière. 

Le prostomium (t. 11^ pi. XI, fig. 48) dont la longueur est moindre que la 
largeur, porte deux courtes antennes nettement séparées à leur base ; la 
longueur de celles-ci est inférieure à la moitié de celles du prostomium. 
Les yeux, de dimensions moyennes, sont de forme un peu elliptique, à 
grand axe transversal ; les antérieurs présentent sensiblement le même 
développement que les postérieurs. Les palpes sont puissants; Tarticle 
terminal est réduit par rapport à la région basilaire, dont l'insertion est 
très large. Les cirres tentaculaires ont une longueur peu considérable ; 
les plus grands ne dépassent pas le huitième segment sétigère. Le 
V segment, dépourvu de parapode, est un peu plus long que le second. 

La trompe possède une armature constituée comme il suit : 

1° Anneau maxillaire : groupe I, deux paragnathes situés l'un 
derrière l'autre, sur la ligne médiane ; groupe II, amas de huit ou neuf 
paragnathes grossièrement disposés sur quatre rangées transversales ; 
groupe III, au centre, dix paragnathes sur trois rangées transversales, 
et de chaque côté, une ligne longitudinale de quatre paragnathes plus 
petits ; groupe IV, amas de seize à dix-huit paragnathes sur quatre lignes 
longitudinales ; 

2° Anneau basilaire : groupe V, deux gros paragnathes coniques 
superposés, à pointe courbe dirigée en arrière (trompe dévaginée) ; 
groupe VI, un grand paragnathe transversal, en forme de lame courbe 
à concavité tournée vers les mâchoires; groupes VII et VIII, vingt- 

(1) E. Ehlers, Die Borstenvûrmer, p. 503. 

Nouvelles Archives du Muséum. 4« série. — IH. 24 



186 



CHARLES GRAVIER. 



quatre à vingt-six paragnathes disposés sur trois rangées ; la médiane 
étant un peu moins régulière que les deux autres. 

On observe quelques variations dans cette armature : le groupe V 
formé généralement de deux paragnathes superposés, possède, chez 
certains individus trois paragnathes disposés en triangle (fig. 188); il 

est quelquefois réduit à un seul (fig. 189). 
Chez un individu examiné par la face dorsale, 
on peut voir en arrière (trompe dévaginée) 
du paragnathe transversal du groupe VI, et 
à droite un paragnathe conique qui n'a point 
son symétrique à gauche (fig. 188) ; il s'agit 
évidemment là d'une anomalie. 

Les mâchoires, faiblement recourbées à 
leur sommet présentent chacune cinq dents 
quadrangulaires à angles arrondis. 

Dans le parapode (fig. 185), la rame su- 
périeure assez fortement en saillie sur l'autre 
est formée par deux languettes terminées 
en pointe mousse ; entre les deux, on observe 
un petit faisceau de soies soutenu par un 
acicule courbe dont la pointe vient aboutir 
au sommet de l'angle formé par les languettes. 
Le cirre dorsal atteint à peine l'extrémité de 
la languette supérieure qui est elle-même 
plus développée que celle qu'elle surmonte. 
La rame inférieure est constituée par un 
lobe sétigère puissant traversé par un acicule recourbé à pointe tournée 
vers le bas, et d'une grosse languette inférieure, arrondie au sommet. 
Le cirre ventral, inséré en arrière de celle-ci, est plutôt court. 
Les soies sont de deux sortes : 

1° Soiôj en arête longue (fig. 186); la hampe, très grêle, est légèrement 

hétérogomphe; l'arête, coudée à peu de distance de la hampe, est étroite, 

longuement étirée en pointe et finement striée sur l'un de ses bords ; 

2° Soies en serpe (fig. 187) ; la hampe peu renflée au niveau de l'arti- 




Fig. 185 à 189. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 187 

culalion est fortement hétérogomphe ; la serpe assez courte, presque 
rectiligne, est garnie de cils rigides et serrés les uns contre les autres le 
long de son bord concave. 

Elles sont ainsi réparties au 51" segment sétigère : 

Rame supérieure | 4 soies en arête longue. 

14 soies en arête longue. 
Faisceau supérieur. \ ^ 

^ ( 2 soies en serpe. 

Rame inférieure. { 

. ^, . (1 soie en arête longue. 
Faisceau intérieur. ) , . 

( 4 soies en serpe. 



Les parapodes, qui ne sont pas très largement séparés les uns des 
autres de chaque côté de l'animal, conservent sensiblement la môme 
forme d'un bout à l'autre du corps. Cependant, la prépondérance de la 
rame dorsale va en s'accentuant d'avant en arrière. La languette 
supérieure de cette rame prend un volume plus considérable dans la 
région postérieure, par suite du développement plus considérable des 
glandes pédieuses. 

L'espèce dont la description précède paraît se rapporter à la Perinereis 
floridana Ehlers, de la Floride. En ce qui concerne l'armature de la 
trompe, on ne peut constater que de très légères différences entre les 
indications fournies par le professeur Ehlers et celles qui sont données 
ici. C'est ainsi que, dans l'espèce de la Floride, le groupe V est formé d'un 
seul paragnathe, tandis que dans celle de la mer Rouge, il comprend 
normalement deux paragnathes ; mais, ainsi qu'on l'a fait remarquer plus 
haut, certains individus de cette mer présentent, à ce point de vue, le 
même caractère que ceux de la Floride. D'après Ehlers, la Perinereis 
floridana est voisine de la Perinereis cultrifera Grube. 

On peut également la rapprocher de la Perinereis Helleri Grube, des 
Philippines, dont l'armature de la trompe offre une grande similitude 
avec celle de l'espèce de la mer Rouge. Dans la première, en effet, 
le groupe I est constitué par deux paragnathes, le groupe V par trois 
paragnathes coniques et le groupe VI par un seul paragnathe transversal. 
Grube place la Perinereis Helleri à côté de la Perinereis aherrans Kinberg. 



188 CHARLES GRAVIER. 

P. Langerhans (1) a retrouvé X^Perinereis floridana à Madère, sous la 
forme atoque. Ehlers n'avait eu entre les mains que la forme épitoque; 
de Saint-Joseph (2) l'a également signalée à Dinard. 

PERINEREIS NIGRO-PUNCTATA HORST (3). 

(T. II, pi. XI, fig. 49.) 

Parmi les individus de cette espèce recueillis en 1897 à Djibouti, 
par M. Coutière, le seul entier mesure 52 millimètres de longueur, 
2°"°, 8 dans sa plus grande largeur (rames comprises), et compte cent 
six sétigères. Certains fragments dénotent une taille plus grande, 
notamment celui qui a servi de type à la description suivante et 
qui, avec cinquante-cinq sétigères, a une longueur de 36 millimètres. 
La forme générale est un peu trapue ; les parapodes sont nettement 
détachés les uns des autres. Sur le prostomium et sur la face dorsale du 
r' segment, on observe de larges plaques pigmentées. 

Sur les segments suivants, la bande dorsale pigmentée est plus étroite, 
et en outre, il existe à la limite postérieure des segments deux petites 
taches symétriquement placées. 

Le prostomium (t. II, pi. XI, fig. 49), sensiblement aussi large que long, 
est arrondi à son extrémité antérieure. Les antennes, nettement séparées 
à leur base, ont une longueur qui dépasse légèrement la moitié de celle du 
prostomium; elles s'effilent graduellement, de leur insertion à leur extré- 
mité libre, en pointe fine. Les yeux, de grandeur moyenne, sont grossière- 
ment circulaires et sont munis chacun d'un cristallin net ; les antérieurs 
ont les mêmes dimensions que les postérieurs. Les palpes sont longs et de 
forme conique; leur article terminal est grêle. Le 1" segment, non 
sétigère, est plus long que le suivant. Les cirrestentaculaires, assez épais 
à leur base, graduellement étirés jusqu'à leur extrémité grêle, ne sont 
pas très développés; les plus longs ne dépassent pas le 5" sétigère. 

(1) p. Langerhans, Die Wurmfauna Madeiras(Zeîïsc/t. fûrwissensch.ZooL, Bd. XX1I1,1880, p. 289, 
tâf. XV, fig. 24). 

(2) Baron de Saimt-Joseph, Les Annélides Polycliètes des côtes de Dinard (2«partie)(A?in. des Se. 
nat., Zool., 1' série, i. V, 1888, p. 267, pi. XI, fig. 130). 

(3) D'' R. HoRST, Contribution towards the knowledge of the Annelida PolycliEeta. 111. On species 
of Nereis belonging to the sub-genus Perinereis {^'otes from the Royal Zool. Muséum at Leyden, t. XI, 
1889, p. 171,pl. Vlll, %. 1-3). 



ANNÉLIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 



189 



La trompe possède les huit groupes de paragnathes ainsi composés : 

1° Anneau maxillaire : groupe 1, six paragnathes disposés sur trois 
rangées; le paragnathe antérieur, isolé, est plus petit que les autres; 
groupe II, de seize à dix-huit paragnathes sur trois séries longitudinales; 
groupe III, amas nombreux de paragnathes disposés grossièrement en 
séries longitudinales ; groupe IV, une vingtaine de paragnathes en trois 
séries longitudinales principales et quelques autres non alignés, tous de 
mêmes dimensions, sauf les plus antérieurs, dans la trompe dévaginée ; 

2° Anneau basilaire : groupe V, quatre paragnathes, dont trois en 
triangle et un intérieur, plus réduit ; l'antérieur (trompe dévaginée) est 
le plus considérable de tous ; groupe VI, un seul grand paragnathe 
transversal ; groupes VII et VIII, deux 
rangées grossièrement parallèles de para- 
gnathes de même développement que les 
deux paragnathes postérieurs du groupe V. 

Les mâchoires sont fortement recour- 
bées au sommet et portent sept dents à 
contour arrondi. 

La rame supérieure, dans le parapode 
(fig. 190), se compose de deux languettes, 
entre lesquelles existe un mamelon séti- 
gère assez saillant ; la pointe de l'acicule 
recourbé vers le haut est située un peu 
au-dessous et en dedans du sommet du 
mamelon ; la languette dorsale se rétrécit 
brusquement au voisinage de son extré- 
mité arrondie ; la languette située au- 
dessous du mamelon sétigère conserve 
une largeur plus grande. Le cirre dorsal, 
très développé, dépasse de beaucoup 
l'extrémité delà languette supérieure. La 
rame inférieure est constituée par un épais 

lobe sétigère traversé suivant son axe par un acicule droit, et d'une lan- 
guette inférieure à contour arrondi, un peu en retrait. Le cirre ventral, de 




m 

Fig. 1^0 à 193. 



190 CHAULES GRAVIER. 

longueur moyenne, est inséré très intérieurement par rapport à cette 
languette. 

Les soies, de forme variée, peuvent être rapportées à trois types 
principaux : 

i" Soies en arête longue (fig. ÎOI), à hampe très légèrement hétéro- 
gomphe, les deux rostres terminés en pointe recourbée vers l'intérieur, 
étant presque également saillants ; l'arête coudée au-dessus de l'articu- 
lation, à extrémité libre longuement étirée en une pointe courbe, offre 
une serrature assez bien marquée ; 

2" Soies en arête longue à hampe franchement hétérogomphe (fig. 192), 
renflée au niveau de l'articulation; le rostre le plus saillant est terminé 
en pointe mousse ; l'autre rostre a son extrémité amincie recourbée 
extérieurement; l'arête, beaucoup moins longue que dans le type précé- 
dent, plus large à la base, présente une serrature plus accentuée ; elles 
sont localisées dans le faisceau inférieur de la rame ventrale. 

3° Soies en serpe (fig. 193) ; la hampe plus forte que dans les deux 
types précédents, plus renflée à son extrémité, plus hétérogomphe ; la 
serpe assez courte, à serrature très forte, a son extrémité terminée en 
une pointe recourbée vers la hampe. 

Les soies sont ainsi réparties au IT segment : 

Rame supérieure | 6 soies en arête longue, presque homogomphes. 

5 soies en arête longue, presque homogomphes. 



Faisceau supérieur. , „ 

^ ( 3 soies en serpe. 

Rame inférieure. ' 

i . . „ . ^2 soies en arête longue, hétérogomphes. 

Faisceau inférieur. > , . 
l ( 4 soies en serpe. 

L'espèce dont les caractères viennent d'être indiqués paraît se rapporter 
à \^ Perinereis mgro-pimctatallov%\^ de l'archipel Malais. Horst l'a décrite 
sous la forme épitoque. Le plus grand exemplaire examiné par cet auteur 
mesure 27 millimètres de longueur et compte soixante-dix segments. 
Les spécimens provenant de la mer Rouge, tous sous la forme atoque, 
sont de plus grande taille, ce qui n'a rien de surprenant, d'ailleurs ; la 
transformation hétéronéréidienne s'accompagne presque toujours d'un 
resserrement des segments remplis par les éléments sexuels, et par suite 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 191 

d'une diminution de longueur. Il n'existe que des différences sans 
importance entre la description de Horst et celle qui précède. Chez les 
individus de la mer Rouge, le groupe V est formé de quatre paragnathes ; 
chez ceux de l'archipel Malais, de trois seulement; mais Horst mentionne 
le fait qu'on en trouve quelquefois quatre, chez de rares individus. 

Par la composition de l'armature de la trompe surtout, la Perinereis 
nigro-'punctata Horst se rapproche de la Perinereis striolata Grube, de la 
Perinereis ohfuscata Grube et de la Perinereis camiguina Grube (1 ), toutes 
trois des Philippines ; la Perinereis ohfuscata est elle-même très voisine 
de la Perinereis floridana Ehlers. 

Genre PSEUDONEREIS (B. de Saint-Joseph, nec Kinberg). 

PSEUDONEREIS anomala n. sp. 
(T. II, pi. XII, fig. 50-52.) 

Un certain nombre d'exemplaires de cette espèce ont été rapportés 
en 1894 par M. le D' Jousseaume de Suez; M. Goutière en a recueilli 
également plusieurs à Djibouti, en 1897. Le plus grand spécimen mesure 
27 millimètres de longueur, 1°"",5 dans sa plus grande largeur (rames 
non comprises), et compte soixante et un segments sétigères. La forme 
est assez grêle, les parapodes sont bien détachés les uns des autres, au 
moins dans la partie antérieure du corps ; dans la partie postérieure, ils 
présentent un aspect tout différent, à cause du développement de la 
languette qui porte le cirre dorsal. Le prostomium et les palpes sont 
assez fortement pigmentés, de même que la face dorsale des segments 
antérieurs, sur laquelle un certain nombre de taches brunes se disposent 
en lignes transversales discontinues. 

Le prostomium (t. II, pi. XII, fig. 50), de forme un peu spéciale, avec la 
partie antérieure profondément échancrée sur les côtés, est plus long que 
large. Les antennes sont remarquablement développées, contiguës à leur 
base, et presque aussi longues que le prostomium. Les yeux sont 
moyennement développés et possèdent chacun un cristallin très net. 

(1) Ed. Grube, Annulata semperiana [Mém. de l'Aead. imper, de Saint-Peter sbourg, 7^ série, 
Tol. XXV, 1878j. 



192 



CHARLES GRAVIER. 



Les palpes, dont la partie basilaire est puissante, ont un article terminal 
assez court. Le 1" segment, non sétigère, est une fois et demie aussi 
long que le suivant. Les cirres tentaculaires sont graduellement étirés 




200 

Fig. 194, 199 à 202. 



à partir de leur insertion relativement large ; les plus longs atteignent le 
5' sétigère. 

La trompe possède l'armature suivante : 

1° Anneau maxillaire : groupe I, un gros paragnathe conique, quelque- 
fois un second, de dimensions moindres, au-dessus de celui-ci ; groupe II, 
quatre rangées de paragnathes serrés les uns contre les autres, comme 
les dents d'un peigne ; groupe III, quatre rangées de paragnathes 



ANNELIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 493 

disposés comme les dents d'un peigne, la plus élevée (trompe dévaginée), 
plus courte que les autres ; groupe IV, quatre rangées transversales de 
paragnathes de même apparence que dans les deux groupes précédents ; 
au-dessus de ces quatre rangées extérieurement, trois paragnathes 
isolés, en triangle ; 

2" Anneau basilaire : groupe V, absent; groupe Vf, six paragnathes 
coniques disposés suivant un arc à concavité tournée vers les mâchoires ; 
groupes VII et VIII, une rangée de quatorze paragnathes presque tous 
aplatis, en forme de lame triangulaire, les uns transversaux, les autres 
longitudinaux. 

Les mâchoires sont fortement recourbées à leur sommet, de couleur 
plus sombre que le reste ; elles sont armées chacune de six dents à 
contour quadrangulaire. 

Dans la partie antérieure du corps, la ramedorsale du parapode (fig. 1 94) 
est formée par deux lèvres, la supérieure un peu plus saillante, l'infé- 
rieure, plus arrondie et plus large. L'acicule, légèrement recourbé vers 
le haut, vient se terminer au point de contact des deux lèvres. Le cirre 
dorsal, très développé, est brusquement aminci dans sa portion termi- 
nale. La rame inférieure est constituée par un mamelon sétigère bifide 
soutenu par un acicule droit médian, et par une grosse languette plus 
large que ce dernier. Le cirre ventral est de même forme, mais plus 
court que le cirre dorsal. 

Le parapode se modifie graduellement d'avant en arrière. La languette 
dorsale de la rame supérieure devient de plus 
en plus en saillante, de façon à reporter de plus 
en plus vers le dehors l'insertion du cirre 
dorsal ; ces expansions foliacées de la rame 
supérieure donnent au parapode un aspect tout 
spécial représenté dans la figure 195. ^j ^gg 

Les soies offrent à considérer de très 
grandes variations de forme. On peut en distinguer de quatre types : 

r Soies en arête longue et rectiligne (fig. 196); la hampe presque 
homogomphe se termine par deux rostres presque également saillants, 
dont l'un cependant est plus développé que l'autre; l'arête un peu coudée 

Nouvelles Archives du Mdséum, 4" série. — HI. *«* 




194 



CHARLES GRAVIER. 



près de Tarticulation est longue et droite avec une serrature bien marquée 

sur l'un de ses bords; 

T Soies en arête courte et arquée (fîg. 197); la 
hampe, à peine renflée au sommet, est plus ho- 
mogomphe que dans le type précédent; l'arête 
est plus courte, arquée, avec une serrature plus 
accentuée ; 

3" Soies en serpe, hétérogomphes (fig. 198); 
la hampe, beaucoup plus puissante, est forte- 
ment hétérogomphe et un peu infléchie au som- 
met ; la serpe est relativement courte, recourbée 
au sommet, avec un bouquet de cils longs et 
rigides au niveau de l'extrémité du rostre le 
plus saillant ; 

4" Enfin à quelque distance du lobe céphalique, 
on observe une soie en serpe (fig. 199) sensi- 
blement homogomphe ; les deux rostres ont, à 
peu de chose près, le même développement ; la 
serpe, plus étroite que dans le type précédent, 
rectihgne, a une serrature moins marquée. 

Ces soies sont ainsi réparties au 7' segment sétigère : 




Fig. 196 à 198. 



Rame supérieure | 2 soies en arête courte et arquée. 

^ . . ( 4 soies en arête longue et rectiligne. 

raisceau supérieur s i^ ^ 

Rame inférieure, l (2 soies en serpe, hétérogomphes. 

Faisceau inférieur. | 5 soies en serpe, hétérogomphes. 



A quelque distance du lobe céphalique, l'une des deux soies en arête 
de la rame supérieure est remplacée par une soie en serpe homogomphe. 

Le pygidium est légèrement échancré sur la ligne médiane ; les cirres 
anaux, assez longs, sont graduellement étirés en pointe, à partir de leur 
insertion (t. II, pi. XII, fig. 51). 

Parmi les individus de l'espèce décrite ici rapportés en 1897 de 
Djibouti, l'un d'eux présente une curieuse anomalie : le prostomium 
porte trois antennes (fig. 202), une médiane terminée en pointe, les deux 



ANNÉLIDES POLYGHÈTES DE LA MER ROUGE. 195 

latérales plus larges, arrondies à leur sommet. Chacune de ces antennes a 
d'ailleurs une longueur relativement moindre qu'une antenne normale. 

Forme hétéronéréidienne. — MM. le D' Jousseaume et Coutière ont 
recueilli, la même année, la forme épitoque femelle de la même espèce, 
singulièrement transformée. 

L'un des individus ainsi métamorphosés mesure 26 millimètres de 
longueur ; la partie antérieure, avec les parapodes normaux, est formée de 
seize segments ; lapartie postérieure, transformée, compte cinquante-neuf 
segments; ily a donc en tout soixante-quinze segments sétigères. 

Le prostomium (t. II, pi. XII, fig. 52), très différent de celui de la 
forme atoque, est plus large que long ; les antennes et les palpes paraissent 
plus trapus. Les yeux considérablement agrandis sont complètement 
fusionnés ; ils forment de chaque côté une vaste tache noire présentant 
une échancrure médiane interne, seule indication de leur séparation 
primitive, sur laquelle se détachent en clair deux cristallins, l'un anté- 
rieur, elliptique, situé sur le bord du prostomium, l'autre postérieur, 
polygonal, moins saillant et moins périphérique. 

Les cirres tentaculaires offrent les mêmes caractères que dans la 
forme atoque. Une pigmentation brune très marquée laisse sur le 
1" segment, non sétigère, de chaque côté de la ligne médiane, trois 
petites plages blanches circulaires légèrement en saillie et se détachant 
comme des sortes de perles. Sur le 2' segment, 1"' sétigère, on 
observe de même, de chaque côté, six perles sur la bordure antérieure ; 
il existe une ornementation semblable, mais un peu atténuée, sur le 
T sétigère ; ces saillies sont formées par les œufs qui pénètrent ainsi 
jusque dans les segments les plus antérieurs. En avant des yeux, on voit 
également des granulations de couleur très foncée sur le prostomium. 

L'armature de la trompe est identiquement la même que celle de la 
forme atoque; cependant le groupe V est ici formé par un paragnathe, au 
lieu d'être absent, comme dans l'individu qui a été décrit en premier 
lieu ; mais la même particularité se retrouve chez des exemplaires non 
parvenus à l'état de maturité sexuelle. 

Les parapodes des seize premiers sétigères ont également la même 
forme que ceux de la partie antérieure du corps chez les individus 



196 CHARLES GRAVIER. 

asexués; la transformation hétéronéréidienne ne commence qu'au 
17° segment. Toutefois, bien en avant de ce dernier et jusqu'au 
voisinage immédiat du prostomium, tout l'espace compris entre la paroi 
du corps et la trompe est bourré d'œufs. 

Dans les premiers segments de la seconde région, le parapode (fig. 200) 
est surmonté par un cirre dorsal lisse, à la base duquel se développe une 
large lame foliacée. Des expansions de même apparence s'observent aux 
deux rames, surtout à la rame inférieure et aussi, au-dessous de l'inser- 
tion du cirre ventral. Il subsiste fréquemment une soie en serpe 
homogomphe à la rame dorsale, quelques soies en arête longue et en 
serpe à la rame ventrale ; mais chacune des deux rames est pourvue d'un 
faisceau de soies natatoires spéciales, étalé en éventail, et particulièrement 
développé à la rame inférieure. 

Ces soies (fig. 201) ont une hampe hétérogomphe graduellement élargie 
jusqu'au sommet; les deux rostres sont presque également saillants, mais 
l'un d'eux est notablement plus large que l'autre ; au voisinage de son 
extrémité, commence la striation transversale qui se poursuit dans toute 
la longueur de la hampe. La palette natatoire est très spacieuse ; elle se 
termine, comme d'ordinaire, par une pointe mucronée et une serrature 
fine sur le bord correspondant au rostre le plus développé. Ces soies 
transparentes, en partie superposées, sont fort nombreuses, mais difficiles 
à compter; dans la région moyenne de la partie postérieure du corps, il 
en existe une trentaine au moins à la rame inférieure. 

La languette dorsale, parcourue par un vaisseau sanguin qui s'y ramifie 
abondamment, et qui prend un développement croissant d'avant en arrière, 
conserve les mêmes caractères que dans la forme atoque. 

Les diagnoses des deux espèces de Pseudonereis de Kinberg (1) : 
P. gallapagensis des îles Gallapagos et P. formosa d'Honolulu sont trop 
incomplètes pour pouvoir être comparées à celle de l'espèce dont la 
description précède. Au point de vue de l'armature de la trompe, celle- 
ci peut être rapprochée de la Nereis masalacensis Grube (2) des Phi- 



(1) KisBERG, Annulata nova (Ofvers. af Kongl. vet. Akad. Forhandl., 1885, t. XXII, p. 174). 

(2) Ed. Grube, Annulata semperiana {Mém. de VAcad. impdr. de Saint-Pétersbourg, "" série, 
vol. XXV, 1878, n" 8, p. 7b, taf. V, fig. 4). 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 197 

lippines, qui est elle-même voisine de la Nereis albipes Fr. Millier, du 
Brésil. Mais la Nereis masalacensis ne présente rien de semblable à 
cette expansion foliaire si caractéristique à la rame dorsale de l'espèce 
de la mer Rouge. 

Genre PLATYNEREIS Kinberg. 

PLATYNEREIS insolita n. sp. 
(T. II, pi. XII, fig. 33.) 

Un des exemplaires entiers de cette espèce mesure 22 millimètres de 
longueur, l°"°,o dans sa plus grande largeur (rames non comprises) et 
compte quatre-vingt-cinq segments sétigères. Les parapodes sont fort 
développés, surtout dans la région postérieure du corps qui s'atténue 
graduellement d'avant en arrière. Il existe des taches pigmentaires sur 
le prostomiumet sur les palpes, des bandes transversales dorsales sur les 
segments, et, en outre, des taches correspondant aux glandes pédieuses, au 
niveau des parapodes, et marquées surtout dans la seconde moitié du corps. 

Le prostomium (t. II, pi. XII, fig. o3), de forme pentagonale, est un peu 
plus large que long; les antennes sont grêles et aussi longues que celui-ci. 
Les yeux antérieurs sont allongés et étirés en pointe en avant; leur 
cristallin est situé latéralement. Les yeux postérieurs sont ovales et leur 
cristallin situé postérieurement. Les palpes sont courts et trapus. Le 
premier segment, dépourvu de parapode, est étroit. Les cirres tentacu- 
laires sont extrêmement longs ; les plus grands dépassent le lo' sétigère. 

La trompe présente l'armature suivante : 

1° Anneau maxillaire : groupes I et II, absents ; groupe III, cinq séries 
de paragnathes très fins, contigus, pectiniformes, sur une même ligne 
transversale ; la série médiane est la plus longue, les deux intermédiaires 
sont les plus courtes ; groupe IV, un grand nombre de paragnathes dis- 
posés assez grossièrement en quatre arcs concentriques discontinus ; 

2" Anneau basilaire : groupe V, absent; groupe YI, paragnathes pec- 
tiniformes formant deux arcs concentriques, dont l'antérieur (trompe 
dévaginée) est le plus réduit; groupes VII et VIII, cinq séries de para- 
gnathes pectiniformes également espacées. 



198 



CHARLES GRAVIER. 




OZ'^4 



Fig. 203. 



Les mâchoires sont larges, colorées en brun foncé au sommet seulement 
et armées de dents pointues dirigées vers ce dernier. 

Dans le parapode (fig. 203), la rame dorsale, 
^y/ plus développée que la rame ventrale, et sur- 
montée d'un cirre très proéminent, se compose 
de deux languettes très saillantes, arrondies à 
leur sommet, entre lesquelles on observe un 
lobe sétigère réduit, muni d'un acicule droit 
médian. Dans la rame ventrale, il existe un 
lobe sétigère plus large, bifide, avec une 
éminence antérieure médiane et une lan- 
guette inférieure allongée. Le cirre ventral est beaucoup plus court 
que le dorsal. Le parapode se modifie peu dans sa forme d'une 

extrémité du corps à l'autre. Cependant la prédo- 
minance de la rame supérieure sur l'autre s'accen- 
tue d'avant en arrière. Les cirres, le dorsal comme le 
ventral, conservent la même longueur relative. 

Les soies peuvent être rapportées à trois types 
principaux : 

r Soies en arête longue (fig. 204) ; la hampe, ren- 
flée au niveau de l'articulation, est homogomphe ; 
l'arête est longue, un peu flexueuse, finement striée 
sur l'un de ses bords ; 

2° Soies en serpe (fig. 205); la hampe est forte- 
ment hétérogomphe et renflée progressivement jus- 
qu'à son sommet ; la serpe est courte, presque recti- 
ligne ; le sommet étiré en pointe est rabattu vers la 
hampe; le bord correspondant au rostre saillant est 
garni de cils longs, rigides, dirigés vers le sommet 
de la serpe ; 

3° Soies en serpe (fig. 206) ; la hampe, un peu 
coudée au sommet et élargie au niveau de l'articu- 
lation, est moins franchement hétérogomphe que dans le type précédent, 
chaque rostre se termine en une pointe recourbée vers l'intérieur; la 




30}' 



205 



Fig. 204 à 206. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 199 

serpe, de forme singulière, s'effile à sa partie supérieure en une pointe 
rabattue vers la hampe à laquelle elle semble se rattacher. 

La particularité présentée par ces soies en serpe paraît d'ailleurs être 
fréquente dans le genre Platynereis. Elle a été observée et mentionnée 
par divers auteurs, notamment par E. von Marenzeller (1), sur des exem- 
plaires de Nereis Bumeriïii Audouin et Milne-Edwards recueillis, les uns 
au sud du Japon, les autres dans la Méditerranée, et par Mac Intosh (2) 
sur plusieurs espèces draguées par le Challenger : Platynereis tongata- 
buensisMdiQ, \wioû\^ Platynereis antillensis Mac Intosh. 

Les soies sont ainsi réparties au 18' sétigère : 

T^ , . (7 soies en arête longue. 

Rame supérieure > . . , „ ^ _^.. 

^ { 1 soie en serpe (ng. 206). 



Rame inférieure. 



_, . , . (2 soies en arête longue, 

faisceau supérieur. < „ . /c onsN 

^ \ 3 soies en serpe (ng. 205). 



Faisceau inférieur. 



2 soies en arête longue. 
6 soies en serpe (fig. 205) 



Le pygidium, avec quatre taches pigmentaires, porte deux cirres 
anaux d'une longueur exceptionnelle. 

Par la longueur extrême des cirres tentaculaires et des cirres anaux, 
cette espèce se rapproche de la Nereis [Platynereis) fusco-riihida Grube (3) 
des Philippines; elle s'en éloigne par certains caractères de l'armature 
de la trompe ; ainsi le groupe II, absent chez l'espèce de la mer Rouge, 
existe chez l'espèce des Philippines. La Platynereis insolita offre 
également quelque similitude avec la Platynereis tongatabuensis Mac 
Intosh (4) de l'île Tongatabu (archipel des Amis), notamment par la 
longueur des cirres tentaculaires et des cirres dorsaux, par la forme des 
parapodes. Elle en diffère par les caractères du prostomium et des 
appendices qui s'y rattachent, et par l'armature de la trompe. Dans 

(1) E. von Marenzeller, Sùdjapanische Anneliden {Denksch. der Akad. der Wissensch. zu Wien, 
t. XLT, 1879, S.A.). 

(2) Macintosh, Annelida Polychœta (T/te Voyage of E. M. S. Challenger, Zoo/., vol. XU, p. 212, 
fig. 6 et 1, pi. XVI A, p. 224, fig. 15 et 16, pi. XVI a). 

(.3) Ed. Grube, Annulata semperiana [Mém. de l'Acad. impér. de Saint-Pétersbourg, 7« série, 
vol. XXV, 1878). 

(4) Mac Intosh, Annelida Polychœta {The Voyaye of H. M. S. Challenger, Zool., vol. XII, p. 212, 
pi. XXXIV, fig. 7, 8, 9, pi. XVI a, fig. 6-7). 



200 



CHARLES GRAVIER. 



l'espèce océanienne, le groupe III est absent ou indistinct et le groupe IV 
est constitué par une seule rangée. 

PLATYNEREIS pallida n. sp. 
(T. II, pi. XII, fig. 54.) 

Le seul individu, d'ailleurs incomplet, de cette espèce rapportée en 
1897 de Djibouti par M. Coutière, mesure 23 millimètres de longueur, 
l"",? de largeur (rames non comprises) et compte cinquante et un 
segments sétigères. Le prostomium (t. II, pi. XII, fig. 54), hexa- 
gonal, est un peu plus large que long ; les antennes ont une longueur 
au moins égale aux trois quarts de celle du prostomium. Les yeux 
sont relativement de grande taille, et possèdent chacun un cristallin très 
net ; les antérieurs sont allongés, elliptiques ; les postérieurs, presque 
circulaires. Les palpes sont courts. Le T" segment, non sétigère, a la 
même largeur que les segments suivants ; il présente une saillie anté- 
rieure médiocre, de sorte que le prostomium paraît échancré en arrière. 
Les cirres tentaculaires sont longs et grêles ; les plus longs atteignent 
le iT sétigère. Il n'y a aucune pigmentation apparente. 
L'armature de la trompe est la suivante : 

r Anneau maxillaire : groupe I et II, absents ; groupe III, une rangée 
de paragnathes pectiniformes, groupe IV, deux rangées parallèles de 

paragnathes pectiniformes, la pos- 
térieure formée de deux séries sé- 
parées par un intervalle étroit ; 

T Anneau basilaire : groupe V, 
absent ; groupe VI, deux rangées 
parallèles de paragnathes pectini- 
formes ; groupe VII, une longue 
rangée de paragnathes pectini- 
formes; groupe VIII, une rangée 
p-ig. 207. plus courte de paragnathes de 

même forme. 
Les mâchoires jaunâtres, peu recourbées à leur sommet, possèdent 
sept dents triangulaires à pointe mousse. 




ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 



201 



Dans le parapode (fig. 207), la rame supérieure, fortement en saillie 
sur la rame inférieure, est formée par deux languettes triangulaires ; le 
cirre dorsal qui la surmonte est très long et s'effile peu de la base au 
sommet. La rame inférieure se compose d'un lobe sétigère peu développé 
et d'une languette inférieure moins réduite. Le cirre ventral, 
inséré en retrait, est de longueur moyenne. Les acicules 
sont droits. 

On distingue deux formes principales de soies : 

1° Soies en arête longue (fig. 208) ; la hampe, un peu 
renflée au sommet, est légèrement hétérogomphe; l'arête 
est très longue, flexueuse, grêle, avec une serrature à peine 
distincte ; 

2° Soies en serpe (fig. 209) ; la hampe, franchement hété- 
rogomphe, est fortement et brusquement renflée au niveau 
des rostres; la serpe est assez allongée, rectiligne ; sa partie 
terminale effilée se recourbe vers la hampe ; la serrature est 
très légère. 

Ces soies sont ainsi réparties au 40' sétigère : 



Rame supérieure. 



Faisceau supérieur 



Rame inférieure. 



10 soies en arête longue. 
1 soie en serpe. 

5 soies en arête longue, 
soies en serpe. 



( 5 soi 
■ l 2 soi 



Faisceau inférieur. 



2 soies en arête longue. 
5 soies en serpe. 




Fig. 208 et 209. 



Cette espèce se rapproche de la Platy7iereis Kobiensis Mac 
Intosh (1), de Kobé (côte ouest du Japon), par les caractères 
du prostomium, des antennes, des cirres tentaculaires. 11 n'y a que de 
légères différences entre les deux espèces au point de vue de l'armature 
de la trompe. Les dissemblances sont plus grandes en ce qui concerne 
la forme des parapodes: les languettes de la rame dorsale sont plus sail- 
lantes et plus triangulaires chez l'espèce de la mer Rouge que chez 



(1) W.-C. Mac Imosh, Annelida Polychœta [The Voyage ofH. M. S. Challenger, Zoo/., vol. XII, 
p. 210, pi. XXXIV, fig. 3-6, pi. XVI A, fig. 2, 3, 4), 

Nouvelles archives du .muséu.m 4' série. — HI. 26 



202 CHARLES GRAVIER. 

celle du Japon ; de plus, on n'observe nulle part chez la première le cro- 
chet du faisceau supérieur de soies, décrit et figuré par Mac Intosh. 

PLATYNEREIS pulcdella n. sp. 
(PL XII, fig. 55-3G.) 

Le seul individu entier de cette espèce recueillie à Djibouti, en 1897, 
par M. Goutière a 24 millimètres de longueur, 1""", 9 de largeur (rames 
non comprises) et compte soixante-dix segments sétigères. Sur la face 
dorsale, il existe une légère pigmentation uniforme. Sur la face ventrale, 
de petites taches pigmentaires assez foncées circonscrivent des plages 
arrondies disposées en rangées transversales ; le reste de la face ventrale 
est couvert par une pigmentation diffuse. 

Le prostomium (pi. XII, fig. 55), hexagonal, est plus large que long; 
les antennes, grêles et effilées, sont un peu plus longues que le prosto- 
mium. Les yeux antérieurs sont plus grands que les postérieurs; tous 
possèdent un cristallin très net. Les palpes sont de dimensions médiocres. 

Le 1" segment, non sétigère, est un peu plus long que le suivant. 
Les cirres tentaculaires sont grêles, les plus longs ne dépassent guère la 
limite postérieure du 4° sétigère. Les parapodes, peu saillants, sont bien 
détachés les uns des autres. 

L'armature de la trompe est constituée de la manière suivante : 

1" Anneau maxillaire : groupes I et 11, absents ; groupe 111, deux 
rangées parallèles de paragnathes pectiniformes ; groupe IV, quatre 
rangées transversales et continues de paragnathes, les deux moyennes 
plus développées; l'antérieure (trompe dévaginée), divisée en deux séries 
largement séparées; la postérieure, très réduite ; 

2° Anneau basilaire : groupe V, absent ; groupe VI, une rangée de 
paragnathes pectiniformes ; groupe Vil, une rangée, et groupe VIII, 
deux rangées de paragnathes de même forme. 

Les mâchoires (pi. XII, fig. 56) sont larges, droites, avec une pointe un 
peu recourbée à l'extrémité ; les dents, au nombre de neuf, sont en 
forme de pointes mousses dirigées obliquement vers le sommet de la 
mâchoire. 

Dans le parapode (fig. 210), la rame dorsale très développée. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 



203 




Fi>. 210. 



surmontée par un cirre relativement puissant, se compose de deux 
languettes triangulaires très saillantes, entre lesquelles on observe un 
lobe sétigère arrondi soutenu par un acicule droit. La languette supé- 
rieure possède une volumineuse glande pédieuse 
bilobée. La rame inférieure est formée par un lobe 
sétigère à contour arrondi, en retrait par rapport 
à la rame supérieure, soutenu par un acicule droit 
et par une languette terminée en pointe mousse. 
Le cirre ventral, assez long, n'atteint cependant 
pas le sommet de cette dernière. 

Les soies ont des formes variées qu'on peut ramener à trois 
types : 

1° Soies en arête longue (fig. 211); la hampe liomogomphe est légè- 
rement renflée au niveau de l'articulation ; l'arête assez longue, en forme 
d'S allongée, avec une serralure fine sur l'un de ses 
bords ; 

2° Soies en serpe (fig. 212); la hampe est fortement 
hétérogomphe; la serpe est courte, la serrature bien 
marquée ; la pointe étirée se recourbe vers la hampe ; 

3° Soies en serpe (fig. 213), d'un type spécial, sem- 
blable à l'un de ceux qui ont été décrits dans chacune 
des espèces précédentes de Platynereis et qui est peut- 
être particulière à ce genre ; on ne l'observe que dans 
la rame dorsale et surtout dans la partie postérieure 
du corps; la hampe, renflée au sommet, se termine 
par deux rostres presque aussi saillants l'un que 
l'autre ; mais l'un d'eux prend une forme un peu exceptionnelle ; 
la pointe de la serpe, qui est dépourvue de serrature, est reliée à 
la région moyenne par un prolongement fin qui se continue dans 
certaines soies jusqu'au sommet de la hampe auquel il paraît se 
souder. 

Les soies sont ainsi réparties au 25' segment sétigère : 




211 



212 



SOjJ 



Fig. 211 à 213. 



Rame supérieure \ , 



2 soies en arête longue, 
soies en serpe (fig. 213). 



204 CHARLES GRAVIER. 



Rame inférieure 

Faisceau inférieur 



^ . , . i 3 soies en arête lonsTue. 

Faisceau supérieur. < „ . /p oic^\ 

^ 2 soies en serpe (fig. 212) 



1 soie en arête longue. 
5 soies en serpe (fig. 212). 



Les cirres anaux, de longueur moyenne, sont grêles. 

Au point de vue de l'armature de la trompe et de la forme du prosto- 
mium, la Platynereis pidchella n'est pas sans analogie avec la Nereis 
Dumerilii kvià. et Edwards (1) ; mais dans l'espèce de la mer Rouge, les 
cirres tentaculaires sont moins longs ; dans les régions correspondantes 
du corps, les parapodes n'ont pas la même forme dans les deux espèces ; 
il y a également des différences dans les caractères des soies. 

Famille des APHRODITIENS Savigny s. st. 

Les caractères généraux des Aphroditiens peuvent être ainsi résumés : 

Prostomium pourvu., en général., de trois antennes (ce nombre se réduit à 
un ou deux dans quelques genres)., de quatre yeux (exceptionnellement 
deux ou zéro) et de deux palpes non articulés. Premier segment porteur de 
deux paires de cirres tentaculaires dirigés en avant., s'^étendant ventra- 
lement sous le prostomium. Parapodes hiramés., les uns avec cirre dorsal^ 
les autres avec élytres. Pygidium pourvu de deux cirres anaux semblables 
aux cirres dorsaux des derniers segments. Trompe armée de deux paires 
de mâchoires cornées., Vune dorsale., Vautre ventrale. 

Les Aphroditiens, malgré la diversité des types qu'ils présentent, 
constituent cependant une famille des plus homogènes ; leur trait le plus 
caractéristique est certainement la présence des élytres, organes aplatis, 
squameux, plus ou moins imbriqués, recouvrant totalement ou partiel- 
lement le dos, qui les font immédiatement reconnaître. 

Un certain nombre d'entre eux peuvent être recueillis à mer basse, sur 
nos côtes de la Manche ou de l'Atlantique ; tels sont le Lepidonotus 
squamatus Linné, que l'on trouve en abondance sous les pierres ; le Sthe- 
nelais Idunœ Rathke, qui n'est pas rare dans le sable vaseux des prairies 

(1) AuDouiN et Milne-Edwards, Recherches pour servir à l'histoire naturelle du nord de la 
France, t. II, p. 196, pi. IV a, fig. 10-12. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 205 

de Zostères, et, dans les plus grandes marées de la Manche, au niveau le 
plus bas, le Polynoe scolopendrina Savigny, qui s'abrite dans un tube formé 
de grains de sable ou de débris de coquilles ; VHalosydna gelaiinosa 
M. Sars, que l'on peut trouver dans la vase des herbiers, etc. 

Ce sont les dragages pratiqués depuis les côtes jusqu'aux plus grandes 
profondeurs, qui fournissent la plupart des Aphroditiens. A ce sujet, il 
est à remarquer que certaines espèces possèdent, au point de vue de 
l'adaptation à des pressions variées, une surprenante plasticité. Il suffit 
de citer ici le cas du Lœtmonice producta Mac Intosh (1) dragué depuis 
36 mètres (20 fathoms) jusqu'à o 300 mètres (2 900 fatlioms). On les trouve 
dans toutes les mers du globe, et quelques formes, comme VHarmothoe 
imbi'icata Linné, sont presque cosmopolites. 

Les espèces qui vivent sur nos côtes, ou à proximité de celles-ci, sont 
des animaux dont l'allure lente contraste avec celle de beaucoup d'autres 
Annélides errants tels que les Néréidiens, les Nephthydiens, les Glycé- 
riens, etc. Les élytres qui, fréquemment, se détachent très facilement 
chez l'animal mort, semblent donner quelque rigidité au corps. Un certain 
nombre d'espèces de nos côtes sont fouisseuses ; ainsi, le StJienelais Idiinœ 
Rathke cherche une retraite dans le sable grossier; VAph?^odile aculeaia 
Linné s'enfonce dans la vase ; les marins de nos côtes de la Manche le 
désignent sous le nom de taupe. Les soies, si variées de forme chez ces 
Polychètes, doivent jouer un rôle prépondérant dans ces travaux de 
forage ; il serait intéressant de pouvoir suivre en détail l'opération et 
d'établir la fonction des diverses sortes de soies. G. Bohn (2) a mis en 
évidence la part importante que prennent les poils dans l'enfouissement 
de certains crustacés comme VAtelecyclus heterodon, par exemple. Fré- 
quemment, on trouve les faisceaux de soies des deux rames plus ou 
moins complètement recouverts de boue; il en est de même des papilles 
de formes si multiples qu'on observe tant à la surface que sur les bords 
des élytres. Il arrive que ceux-ci sont entièrement revêtus d'une couche 
de vase ou de grains de sable adhérents, qui masque leur ornementation 

(1) W.-C. Mac Intosh, Report on the Annelida Polychœta [Ihe voyage of H. M. S. Challenger, 
p. 40 et 4b). 

[2; G. BoiiN, Du rôle des poils dans l'enfouissement des Atelecyclus (Trav. du laborat. de la Soc. 
scient, et de la station zool. d'Arcachon, 1898). 



2{)() CHARLES GRAVIER. 

et leur couleur ; peut-être, est-ce un moyen pour l'animal de se soustraire 
à la vue de ses ennemis. La tendance à la vie sédentaire s'accentue chez 
les espèces qui, comme le Pohjnoe scolopendrina Savigny de nos côtes, 
se construit un tube avec des grains de sable et des fragments de coquille. 
La vie tubicole devient la règle chez certains types — peut-être chez tous 
— de la tribu des Acoëtinés. Ainsi VEuarche tuhifex Ehlers (1) fait un 
tube de la consistance du cuir faible, de longueur double de celle de 
l'animal qui l'habite, fermé à l'une de ses extrémités, ouvert à l'autre, 
qui est singulièrement rétrécie, et qui semble formée d'une série de tubes 
partiellement télescopés. L'Annélide peut se retourner aisément dans son 
tube et amener son pygidium à l'extrémité ouverte, pour l'expulsion des 
excréments, comme cela a lieu chez maints animaux tubicoles du même 
ordre. L'ingénieux observateur A. -T. Watson (2) a montré le rôle de 
premier ordre joué par les soies en brosse (brush-like set*) dans la 
construction du tube de V Acoetes œrstedi. Cette tendance à la vie tubicole 
chez les Aphroditiens, que l'on retrouve à des degrés divers chez les 
Euniciens, chez les Néréidiens, et même chez les Syllidiens {Syllis 
ramosa^ Mac Intosh) montre une fois de plus que la distinction des Anné- 
lides polychètes en errants et en sédentaires ou tubicoles, est abso- 
lument factice. 

Beaucoup d'Aphroditiens peuvent nager ; certains d'entre eux, comme 
VHalosydna gelatinosa M. Sars, le font même avec célérité et élégance; 
le Drieschia pelagica Michaelsen (3) est pélagique ; von Marenzeller (4) a 
décrit une autre forme, le Nectocliœta Grimaldn^ capturé par « l'Hiron- 
delle », dans un filet bathypélagique, à 2000 mètres de profondeur. 

Un des traits les plus caractéristiques des Aphroditiens, au point de vue 
biologique, est incontestablement leur tendance très marquée à vivre en 
commensalisme avec les animaux les plus variés. De Saint-Joseph (o) et 

(i) E. Ehlers, Florida Anneliden [Mem. of the Muséum of compar. Zool. at Harvard Collège, in 
Cambridge, vol. XV, 1887, p. 54, taf. 12, fig. 1-7; taf. 13, flg. 1). 

(2) Ar>old-E. Watson, Observations on the tube-forming habits of Panthalis Œrstedi {Transact. 
of Liverp. hiolog. soc, vol. IX, 189o, pi. IX et X). 

(3) W. Michaelsen, Polychœten von Ceylon {Jahrb. der Hamburg. Wiss. Anstalten, 1892, t. IX). 

(4) E. VON Marenzeller, Sur un Polynoïdien pélagique [Nectochseta Grimaldii nov. gen. nov. sp.) 
recueilli par ^< l'Ilirondelle » en 1888 [Bull, de la Soc. zoolog. de France, 1892, t. XVII, p. 183-185). 

(o) Baron de Saint-Joseph. Les Annéiides polychètes des côtes de Dinard, 2'^ partie {Ann. des Se. 
nat., Zool., 7« série, t. V, 1888, p. 141). 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 207 

plus récemment Darboux (1) ont relevé la liste considérable des êtres qui 
leur servent d'hôtes et qui appartiennent aux Spongiaires, aux Cœlen- 
térés, aux Echinodermes, aux Vers, aux Mollusques et aux Tuniciers. 
Ce sont surtout les Echinodermes et les Polychètes eux-mêmes qui sont 
le plus parasités par les Aphroditiens. Parmi les premiers, les diverses 
classes, les Astérides (Astropecten, Asterias, etc.), les Ophiurides (Ophio- 
thrix, Ophiocoma, etc.), les Échinides (Echinus, Spatangus, etc.), les 
Holothurides (Cncumaria, Synapta, etc.), fournissent chacune leur con- 
tingent d'hôtes. Parmi les Polychètes, ce sont surtout les Tubicoles qui 
offrent un abri à leurs congénères, en particulier les Térébelliens, les 
Serpuliens, les Chétoptériens, etc. Les Annélides errants eux-mêmes 
peuvent être mis à contribution. Ainsi Mac Tntosh (2) a signalé la pré- 
sence de V Harmothoë mmyhysœ Mac Intosh dans les trous de Marphysa 
sanguinea Montagu ; j'ai retrouvé cette espèce dans les mêmes conditions 
aux îles Chausey, en 1899 ; le même savant écossais a extrait d'un trou 
d'Eunice \diLagiscaJeffreysi[2). En réalité, ces faits rentrent en quelque 
sorte dans les précédents, car la Marphyse et l'Eunice se creusent des 
galeries qui sont de véritables tubes. Mais ce qui est plus curieux, c'est 
le cas de ces nombreux exemplaires d'Evarne kerguelensis que Mac 
Intosh (4) découvrit parmi les soies de la Ldetmonix productœ Grube. 

Les Aphroditiens peuvent prendre la coloration du milieu où ils vivent. 
Ainsi, le Polynoe rutilans Grube (o) a la même coloration rose que le 
Xenia sur lequel il fut recueilli aux Philippines (Lapinig). Mac Intosh (6) 
rapporte que les exemplaires de la Lagisca magellanica var. Grubei Mac 
Intosh ne pouvaient être distingués sans un examen minutieux des 
Polyeunoa lœvis Mac Intosh, avec lesquels ils étaient mélangés dans les 



(1) J.-G. Darbolx, Recherches sur les Aphroditiens, 1899, p. H. 

(2) W.-C. Mac Intosh, On british Annelida, part. 1 {Transact. of the zoolog. Soc. of London, 1876, 
t. IX). 

(3j W.-C. Mac Intosh, On Ihe Annelids of the Porcupine Expédition of 1869 and 1870 [Trans. of 
he zool. Soc. of London, t. IX). 

(4) AV. -G. Mac Intosh, Report on the Annelida Polychaita {The voyage of H. M. S. Challenger, 
p. 97). 

(d) Ed. Gbibe, Annulata Semperiana(Mcm. de V Acad. impér. des Se. de Saint-Pétersbourg , 1' série, 
t. XXV, n" 8, p. 37). 

(6) W.-G. Mac hTOSH, Report on the Annelida Polychœta [The voyage of H. M. S. Challenger, 
p. 84). 



208 CHARLES GRAYIEU. 

matériaux d'un même dragage. D'ailleurs, nombre de formes quasi- 
sédentaires, dont les élytres et les soies se couvrent de particules 
étrangères empruntées au milieu environnant^ offrent des faits semblables 
d'adaptation chromatique. 

En revanche, les Aphroditiens, qui ne se meuvent en général que len- 
tement, sont eux-mêmes largement commensalisées par les autres ani- 
maux : des Protozoaires, des Cœlentérés, des Echinodermes, des Néma- 
todes, des Bryozoaires, des Polychètes, des Acariens, des Crustacés et 
des Tuniciers s'installent sur les soies ou sur les élytres des Aphroditiens ; 
sans compter, bien entendu, les parasites internes, comme les Sporo- 
zoaires. Des groupes hétérogènes peuvent s'établir sur la même espèce. 
Ainsi, Mac Intosh rapporte que sur la Lœtmo?îice producta Grube, qui lui 
a fourni VEvame kerguelensis^ il existait en outre, parmi les soies, des 
Spongiaires, des Foraminifères, des Diatomées, des Polypes hydraires, 
des Bryozoaires et des Vers (1). 

Ces animaux sont carnassiers, comme la plupart des Polychètes 
libres. Ils ne sont, d'ailleurs, pas difficiles sur le choix de leur nourriture ; 
on trouve dans leur intestin des débris très variés : spicules d'Epongés, 
soies d'Annélides, carapaces de Crustacés, etc. 

Leur taille est des plus variables : la Pholoe synopkthalmica Claparèdo, 
que l'on trouve sur nos côtes de la Manche (Dinard, Saint-Vaast-la- 
Hougue), n'a que quelques millimètres de longueur; certains Acoëtinés, 
avec plus de 2 mètres de longueur et de 2 centimètres de largeur, sont 
comparables, au point de vue de la grandeur, aux géants des Euni- 
ciens. Les Aphrodites peuvent atteindre une vingtaine de centimètres de 
longueur, sur 6 ou 7 de largeur. Le nombre des segments oscille éga- 
lement entre des limites assez éloignées l'une de l'autre : il peut 
dépasser 200 chez la Sthejwlais Idimse Rathke de nos côtes; il est souvent 
inférieur à 30 et présente alors une grande constance qui fournit d'ex- 
cellents éléments de diagnose. La forme du corps est en relation avec le 
nombre des segments. Les espèces à segments nombreux sont allongées 
et plus ou moins grêles; celles dont le nombre des segments ne s'écarte 

> 

(1) ^N'.-C. Mac Imosh, Report on Ihe Annelida Polychccta (TAe wyage of H. M. S. Challenger 
p. 43). 



ANNÉLIDES POLYGHÈTES DE LA MER ROUGE. 209 

guère de 30 sont, en général, courtes et larges. Ces formes trapues, 
comme Vlphio)ie muricata Savigny (pi. IX, fig. 129) par exemple, peuvent 
se rouler en boule, à la façon des Chitons, avec lesquels elles offrent 
d'ailleurs une vague ressemblance. 

La couleur des Aphroditiens est très variée; elle présente parfois une 
grande vivacité ; elle n'est pas toujours d'une grande constance. Très 
souvent, elle est cachée par des corps étrangers de diverses natures qui 
masquent en même temps l'ornementation si variée et si curieuse des 
élytres. Comme chez la plupart des Polychètes, la teinte de coloration 
peut varier à l'époque de la maturité sexuelle et être empruntée aux 
éléments reproducteurs. 

Un certain nombre d'entre eux se coupent à plusieurs reprises quand 
on veut les saisir; cette tendance à l'autotomie est particulièrement 
marquée chez V Hermadion pellucidum Ehlers ; elle existe aussi, quoique à 
un moindre degré, chez la Polynoe scolopendrina Savigny de nos côtes de 
la Manche. La régénération des parties perdues se fait rapidement; il 
est à remarquer que les cirres anaux récupèrent leur taille normale bien 
plus tôt que les cirres dorsaux des derniers segments, auxquels ils res- 
semblent fort, en général. 

J.-G. Darboux (1), après avoir rappelé, dans son étude approfondie de 
la famille des Aphroditiens, les opinions émises par les divers auteurs 
touchant les affinités de ces Annélides, dit que « les Aphroditiens forment 
sur l'arbre généalogique des Polychètes un rameau distinct, détaché du 
tronc commun au voisinage de la base de ce tronc; c'est, si l'on veut, 
l'une des deux seules maîtresses branches de cet arbre. Il résulte d'ailleurs 
de là que les Aphroditiens les plus primitifs sont encore apparentés d'assez 
près aux formes les moins évoluées (Syllidiens et Phyllodociens) du 
groupe des Errants ». Le caractère primitif des Aphroditiens est incon- 
testable ; mais ils sont, à mon avis, plus éloignés de la souche ancestrale 
des Polychètes que ne le sont les Syllidiens et les Phyllodociens; ils 
représentent, avec leurs parapodes biramés^, un stade plus évolué. Je 
les rapprocherais beaucoup plus volontiers des Hésioniens qui, comme 



(1) J.-G. Darboux, Piecherches sur les Aphroditiens, 1899, p. 2o8 eL suiv. 

NocvELLES Archives dc Mlsécm, 4<= série. — III. -"? 



210 CHARLES GRAVIER. 

eux, ont des types, les uns courts, trapus, à segments peu nombreux 
[Hesione Savigny) ; les autres, allongés, à segments nombreux [Irma, 
Grube); des parapodes tantôt uniramés, tantôt biramés; dans ce dernier 
cas, la rame dorsale, toujours réduite, n'est qu'une petite languette 
insérée sur la face antérieure et à la partie supérieure de la rame ven- 
trale, tout comme chez la plupart des Aphroditiens. Il existe également 
des analogies entre les deux familles au point de vue de la forme des 
soies et aussi de l'armature de la trompe. On ne saurait faire intervenir 
ici des phénomènes de convergence. Les Aphroditiens, dérivés plus ou 
moins directement des Hésioniens, auraient évolué dans un sens très 
spécial, dû à leur tendance marquée pour la vie fouisseuse ou même 
tubicole, constituant ainsi un rameau d'origine primitive et de physio- 
nomie très caractéristique dans l'arbre généalogique des Polychètes. 

Tribu des POLYNOINA Grube 

Genre LEPIDONOTUS Leach s. st. Kinberg Marenz. char, emend. 

LEPIDONOTUS CRISTATUS Grube (1). 
(PI. Vil, fig. 104-110, PI. IX, fig. 136.) 

Un exemplaire de cette curieuse espèce a été rapporté en 1894, de 
Périm, par M. le D' Jousseaume, qui en recueillit un second à Aden 
en 1895. En 1897, M. H. Goutière en trouva un troisième exemplaire à 
Djibouti, qui sera décrit ici. 

La longueur de l'individu provenant de Djibouti mesure 37 millimètres 
de longueur et 12 millimètres de largeur (parapodes compris) dans la 
région moyenne du corps. Les parapodes sont très développés et forment 
à eux seuls les deux tiers latéraux de la largeur totale du corps, lorsque 
les élytres sont détachés. Ceux-ci donnent à l'espèce une physionomie 
très spéciale, ainsi qu'on le verra plus loin. 

Le prostomium (pi. YII, fig. 104), presque aussi long que large, est for- 
tement rétréci en avant. Les trois antennes ont à très peu près la même 

(1) Ed. Grl'be, Annulata Semperiana [Mém. de VAcad. impér. des Se. de Saint-Pétersbourg, 7° série 
t. XXV, n» 8, p. 27, taf. II, fig. 3). 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 211 

longueur. La médiane, un peu plus longue et un peu plus large que les 
deux autres, s'insère sur un article basilaire assez dilaté ; elle est pig- 
mentée dans sa portion distale. Ces trois appendices se renflent en 
baguette de tambour avant de s'effiler brusquement à leur extrémité. 

Une dépression médiane longitudinale sépare, dans la moitié posté- 
rieure du prostomium, deux joues sur lesquelles sont placées les yeux. 
Les yeux antérieurs, les plus grands, correspondent à la partie la plus 
large du prostomium ; ils sont la forme d'une ellipse à grand axe antéro- 
postérieur. Les yeux postérieurs, plus petits, circulaires, sont plus rap- 
prochés du plan de symétrie ; ils sont masqués dans l'exemplaire étudié 
ici par une membrane quadrangulaire à angles antérieurs saillants et à 
contour arrondi, dépendant du second segment et qui peut recouvrir le 
dernier tiers du prostomium. Les palpes moyennement longs, coniques, 
sont graduellement effilés à partir de leur base ; leur extrémité n'atteint 
pas tout à fait celle des antennes. 

Le premier segment présente de chaque côté un long appendice basi- 
laire porteur d'une fine soie rectiligne et de deux longs cirres tentaculaires 
de même forme que les antennes; le cirre dorsal est un peu plus déve- 
loppé que le cirre ventral. 

Les élytres (pi. IX, fig. 136) qui couvrent toute la surface dorsale du 
corps, sauf dans la partie antérieure, et qui fournissent la caractéristique 
la plus nette de cette espèce, sont au nombre de 12 paires et sont fixés sur 
les 2^4^ o^7^9^ ir, IS^ lo%17', ir, 2r et 23^ segments, ces élytres, 
dont la forme varie sensiblement d'une extrémité à l'autre du corps, sont 
un peu échancrés sur leur bord antérieur ; ils portent tous à la face supé- 
rieure un lobe épais libre de toute adhérence, sauf à sa base d'attache sur 
l'élytre, et divisé en deux par une échancrure médiane. Ce lobe a un déve- 
loppement variable suivant le numéro d'ordre du parapode considéré; 
dans les segments de la seconde moitié du corps, il peut déborder sur le 
bord postérieur de l'élytre. Une tache de couleur rouille très foncée cor- 
respond à l'insertion de l'appendice sur l'élytrophore. 11 existe, en outre, 
d'autres taches d'ocre rouge vif, çà et là, à la surface supérieure de 
l'élytre, et une vaste plaque de même teinte à la face inférieure. De petites 
papilles en forme de bouton portant trois ou quatre dents divergentes et 



212 



CHARLES GRAVIER. 



arquées, parfois inégalement développées (pi. VII, fig. 108, 109,110), 
sont réparties à peu près uniformément sur toute la surface de l'élytre; 
elles sont de dimensions un peu plus grandes sur le bord externe que dans 
la région centrale. En outre, sur la crête bilobée et sur le bord postérieur 
on observe une série de saillies de taille plus considérable que celle des 
papilles dont il vient d'être question. Elles ont la forme d'un cône droit 
ou oblique dont le sommet est plus ou moins longuement étiré (pi. VII, 
fig. 106, 107). 

Le parapode du second segment porte à sa rame ventrale des soies fines 




o-rs 



Fig. 214. 



légèrement coudées, dont les bords, à un faible grossissement, paraissent 
présenter des crans régulièrement espacés (fig. 215). On voit, à un plus 
fort grossissement, que cette apparence est due à l'existence de membranes 
laciniées sur leur bord libre, dont l'insertion suivant une ligne héli- 
coïdale embrasse environ les trois quarts d'une spire (fig. 216). Le cirre 
ventral de ce segment est fort long, de même forme que les antennes, et 
dirigé en avant. 

Le cirre dorsal (fig. 214) est très développé; renflé près de son extré- 
mité, puis brusquement effilé, il est fixé sur un large article basilaire 
inséré sur la face postérieure du parapode. Les tubercules dorsaux, 
situés au même niveau que les élytrophores, sont ici volumineux. 

La rame dorsale, qui mériterait mieux ici le nom de rame antérieure. 



ANNELIDES POLYGHETES DE LA MER ROUGE. 



213 



paraît être une simple annexe de la rame ventrale sur la face antérieure 
de laquelle elle est fixée. Coudée et recourbée latéralement, elle s'ouvre 
largement pour recevoir le bouquet de soies et se prolonge en une lan- 
guette inférieure assez longue. Les soies plus ou moins saillantes, plus 
ou moins fortement arquées, sont toutes du même type. Terminées en 
pointe mousse (fîg. 217), elles pré- 
sentent deux systèmes de stries : les | 
unes, longitudinales, très fines; les 
autres, transversales, produites par des 
membranes laciniées dessinant des crans 
sur le bord convexe de la dent qui offre 
le profil d'une scie. 

A la rame ventrale, on observe une 
lèvre antérieure avec une pointe trian- 
gulaire en avant, une lèvre postérieure 
un peu en retrait par rapport à la précé- 
dente, et, entre les deux, un puissant 







> 215 
Fig. 215 à 218. 



faisceau de soies. Celles-ci (fig. 218) se ^'''<^ ^^ ^ ' 
terminent en une pointe acérée recour- 
bée à l'extrémité. A quelque distance ^'È ^ ^~Sl l - 216 
au-dessous de celle-ci, il existe une 
région élargie recouverte par une série 
de membranes laciniées, dont les plus 
voisines de la pointe, les plus dévelop- 
pées, d'ailleurs, s'emboîtent l'une dans 
l'autre. La soie est, en outre, striée longitudinalement. La partie couverte 
de membranes laciniées est plus ou moins étendue, suivant les^soies'que 
l'on considère. 

Le cirre ventral, inséré sur un article basilaire, est massif et] étiré 
brusquement en une pointe grêle dans sa partie terminale. 

La papille néphridienne, en forme de bouton cylindrique très'saillant, 
est située bien en dedans] du cirre ventral, un peu en arrière du] plan 
médian du parapode. 

Les cirres anaux ont la même forme, la même longueur et la même 



214 CHARLES GRAVIER. 

orientation que les cirres dorsaux du 26' segment; ils sont cylindriques 
et renflés au voisinage de leur extrémité effilée. 

Les mâchoires (pi. VII, fig. 105) ne s'écartent pas du type ordinaire, 
avec une pointe triangulaire recourbée, une sorte de carène sur la face 
interne et une pièce latérale cornée. 

Cette espèce décrite en premier lieu par Grube sous le nom de Polynoe 
cristata a été recueillie tout d'abord aux Philippines (Pandanon); 
Texemplaire unique rapporté par Semper avait une pigmentation plus 
intense et plus sombre que celui qui a été décrit ci-dessus ; la pigmen- 
tation paraît d'ailleurs offrir certaines variations chez cette espèce, 
comme chez beaucoup d'autres de la même famille. Elle a été ensuite 
draguée par le Challenger dans le détroit de Torrès. Mac Intosh (1) fait 
remarquer avec raison que la soie de la rame ventrale est représentée 
d'une façon inexacte dans le mémoire de Grube (loc. cit., pi. II, fig. 3d). 
Ni l'un ni l'autre de ces auteurs ne mentionnent le caractère particulier 
des soies du second segment. 

LEPIDONOTUS AMPULLIFERUS Grube (2). 
(PI. VII, fig. lH-113, pi. VIII, fig. 127-128.) 

M. le D' Jousseaume recueillit un exemplaire de cette espèce en 1893, 
à Djibouti; il en trouva un second exemplaire entier, en bon état, l'année 
suivante, à Périm; enfin, M. H. Coutière a rapporté deux autres exem- 
plaires, dont un est incomplet, de Djibouti, en 1897. C'est un individu 
entier provenant de Djibouti qui a servi de type à la description qui suit. 

La longueur du corps est de 17 millimètres; la largeur la plus grande, 
dan s la région moyenne du corps, est de 9 millimètres (parapodes et soies 
y compris); le nombre des segments est de 38. La coloration générale 
des élytres qui recouvrent le corps tout entier est d'une teinte arénacée 
pâle. 

Le prostomium (pi. VII, fig. 1 11) est un peu plus large que long; une 

(1) W.-C. Macintosh, Report on the Annelida Polychœta {The voyage of H. M. S. Challenger 
pi. XI, fig. 2-3; pi. XVII, fig. 1 ; pi. XI a, fig. 10-11). 

(2) Ed. Grube, Annulata Semperiana {Mém. de VAcad. impér. des se. de Saînt-Pétershoiirg , 7« série 
t. XXV, n" 8, p. 35, taf. 111, fig. 5). 



ANNÈLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 215 

dépression médiane qui s'élargit en avant sépare deux joues, l'une à 
droite, l'autre à gauche, en arrière de la base des antennes. De celles-ci, 
la médiane est de beaucoup la plus longue; son article basilaire est 
inséré dans le sillon médian du prostomium. Les antennes latérales, 
graduellement étirées en pointe à partir de leur base, sont fixées sur le 
bord antérieur du prostomium. Les yeux antérieurs, les plus volumineux, 
de forme elliptique, sont situés au niveau de la plus grande largeur du 
prostomium; les postérieurs sont plus rapprochés du sillon médian. 

Les palpes sont très développés ; leur longueur relative paraît être 
sujette à quelque variation, qui tient peut-être à ce qu'ils peuvent se 
trouver à divers états de contraction, suivant les individus considérés ; 
aussi, dans l'exemplaire de Djibouti recueilli par M. Coutière en 1897, et 
représenté dans la figure 111, planche VII, ils sont beaucoup plus longs 
que l'antenne médiane ; c'est l'inverse qu'on observe chez l'exemplaire 
de Périm. Quoi qu'il en soit, leur surface est couverte de petites papilles ; 
celles-ci sont filiformes et de plus grande taille sur les antennes. 

Les cirres tentaculaires sont insérés sur une partie basilaire assez 
courte: les deux cirres, eux-mêmes, dont la surface est hirsute comme 
celle des antennes, sont fort longs. 

Les élytres, au nombre de 15 paires, sont insérés sur les segments dont 
lesnuméros d'ordre sont les suivants :2, 4, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19, 21, 
23, 26, 29, 32. La surface entière du corps, sauf les extrémités des soies, 
est recouverte par ces appendices. Les élytres (pi. VII, fig. 112), plus 
ou moins réniformes, sont pigmentés d'une manière homogène sur toute 
l'étendue de la face supérieure. Toute cette face paraît piquetée de petites 
taches brunes particulièrement développées dans la région externe et 
postérieure de l'élytre. Ces taches sont dues à des papilles grêles qui se 
terminent à leur sommet (pi. VIII, fig. 128) par 3 ou 4 dents divergentes, 
à pointe mousse, sur lesquelles se fixe la vase qui leur donne une teinte 
sombre. Quand elles ne sont point recouvertes de particules étrangères, ces 
papilles se montrent parfaitement translucides et évidées dans la région 
axiale. Sur le bord postérieur, il existe un certain nombre de verrues 
sphériquespédiculées (pi. VI II, fig. 127) avec d'assez fortes granulations à 
leur intérieur; ces appendices prennent une forme un peu plus allongée, 



216 



CHARLES GRAVIER. 



quand elles sont insérées en deçà des précédentes. En outre, sur tout le 
bord externe et le bord postérieur, il existe une véritable frange de 
papilles longues, grêles et serrées, fréquemment enveloppées d'un 
fourreau de vase. Les segments porteurs d'élytres sont munis d'élytro- 
phores évasés au sommet, avec une sorte de bouton convexe sur lequel 
s'insère l'élytre. 

Lecirre dorsal (fig. 2 19) fixé au même niveau, et même un peu au-dessus 
de la rame dorsale, sur la face postérieure du parapode, possède une 

région basilaire très puis- 
sante, et un article termi- 
nal fort long, s'effilant gra- 
duellement jusqu'à son 
extrémité, à surface hir- 
sute, comme celle des an- 
tennes et des cirres tenta- 
culaires. 

La rame dorsale insérée 
en avant sur la rame ven- 
trale, dont elle ne paraît 
être qu'une dépendance, a 
la forme d'une languette 
triangulaire ouverte vers 
le haut, et recevant un important faisceau de soies disposées en une 
sorte de buisson qui s'élargit de la base au sommet. Ces soies, 
plus ou moins saillantes, sont arquées et terminées en pointe mousse 
(fig. 220). Des membranes laciniées, embrassant une partie du pourtour de 
la soie, dessinent à la surface de celle-ci une série de stries transversales 
très serrées (fig. 221). Il existe, en outre, une striation longitudinale 
beaucoup plus fme. 

La rame ventrale, de beaucoup la plus puissante, offre à considérer une 
lèvre antérieure terminée par un lobe arrondi saillant à la partie 
supérieure, et une lèvre postérieure un peu en retrait ; l'acicule vient se 
terminer un peu au-dessous de la proéminence de la lèvre antérieure. 
Les soies très longues, très nombreuses, sont un peu recourbées au 




Fig. 219. 



ANNELIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 



217 









sommet (fig. 222) ; elles portent à quelque distance de leur sommet en 
pointe arquée, au-dessous duquel se termine une dent très aiguë (fig.223), 
une série de membranes laciniées s'emboîtant les unes dans les autres; 
au-dessous de celles-ci, la soie s'étrangle un peu; une fme striation 
longitudinale couvre, en outre, la surface de la soie. 

Le cirre ventral, long et effdé, s'insère, un peu en arrière du plan 
médian, sur un article basilaire assez large. Celui du second segment est, 
comme d'ordinaire, beaucoup plus 
développé que les autres et dirigé en 
avant, à la manière d'un appendice 
tactile. 

Les cirres anaux sont très longs et 
très semblables aux cirres dorsaux 
des derniers segments du corps. 

A chaque segment, à partir du 
4' jusqu'au 38", immédiatement en 
arrière de la pupille néphridienne ici 
très développée, on remarque la pré- 
sence d'une membrane adhérente par 
l'un de ses bords seulem_ent au tégu- 
ment, libre sur le reste de son pour- 
tour (pi. Vil, fig. 113). Elle est parti- 
culièrement grande sur un individu 
femelle (de Djibouti, 1897), qui porte des grappes d'œufs à la base des 
parapodes. 

Schmarda (1) a le premier signalé l'existence d'une pareille lamelle 
ventrale chez un polynoïdien pour lequel il fonda le genre Gash^oiepidia, 
le Gasù'olepidia clavigera. Grube (2) a décrit une autre espèce — peut-être 
une simple variété de la précédente — du même genre, le Gastrolepidia 
ambhjophijllus. Darboux (3) incline plutôt à croire que ces appendices 
sont les homologues des élytres dorsaux ; les auteurs précédents 

(1) Schmarda, Neue Rotatorien, Turbellarien und Anneliden, II, p. 159, taf. XXVI, fig. 316''. 

(2) Ed. Grube, Annulata Semperiana [Mém. de l'Acad. impér. des se. de Saint-Pétersbourg , 7= série, 
t. XXV, n° 8, p. 4G, laf. III, fig. 7). 

(3) J.-G. Darbolx, liecheiches sur les Aphrodiliens, 1899, p. 47. 

Nouvelles Ahciuves du Muséum 4'= série. — III. 28 




221 



220 
Fig. 220 à 223. 



riH CHARLES GRAVIER. 

n'avaient émis la même opinion qu'avec réserve. Je crois que ces lamelles 
ne sont en rien comparables aux élytres. Le mode et la région d'insertion 
sont nettement différents dans les deux sortes d'appendices. D'autre 
part, la répartition des élytres s'écarte singulièrement de celle des lamelles 
ventrales. On ne peut voir on celles-ci — comme Darboux en a. émis 
l'hypothèse — le résultat d'une transformation d'une papille néphridienne: 
les deux organes coexistent ici ; Grube a, du reste, mentionné cette coexis- 
tence chez le Poly7ioe bo1ioIensis[\). Le fait que ces lamelles sonten contact 
immédiat par un de leurs bords avec la papille néphridienne ; qu'elles sont 
bien plus développées chez une femelle parvenue — ou peu s'en faut — 
à l'état de maturité sexuelle, porterait plutôt à croire que ces appendices 
foliacés sont en relation avec l'évacuation des produits génitaux. Quoi qu'il 
en soit, la validité du genre Gastrolepidia est, pour le moins, suspecte. 
Grube a décrit l'espèce dont il vient d'être question sous le nom de 
Polynoe ampuUifera^ d'après un exemplaire recueilli par Semper à Bohol 
(Philippines) ; cet auteur ne parle pas des lamelles ventrales qui l'eussent 
frappé par leur taille. Le mode d'insertion des antennes latérales, la 
forme trapue du corps qui est entièrement recouvert par les élytres, 
doivent faire rentrer ce polynoïdien dans le genre Lepidonotus. On sait 
que dans ce genre le nombre des élytres est normalement de 12. Mais 
von Marenzeller (2) a décrit, sous le nom de Lepido7ioius pleiolepsis ^ une 
forme japonaise que le baron de Saint-Joseph(3) a retrouvée à Dinard, et 
qui compte 15 paires d'élytres. Il y aurait peut-être lieu de faire deux 
sections dans le genre Lepidonotus : l'une d'elles renfermant les espèces 
à 12 paires d'élytres; l'autre, celles qui ont plus de 12 paires d'élytres. 

LEPIDONOTUS OBSCURUS n. sp. 
(PI. VIII, fig. 118-122.) 

Sept exemplaires de cette espèce, en bon état de conservation, ont été 
recueillis à Djibouti, en 1897, par M. H. Goutière. Celui qui a servi de 

(1) Ed. Grl'be, Annulala Sempeiiana {Mc'm. de rAcad.impér. dcssc. de Saint-Pclersl)ou7'!/, 7" série, 
t. XXV, ir 8, p. 41, laf. 111, lig. 4>i. 

(2) Von ]VlARE>zr.i.Li;it, Sùiijapanische Anneliden [Deutsch. der K. K. Akad. der Wias. zii Wieiï., 
t, XLl, 1879, S. Abt., p. 6, pi. I, fig. 4). 

(3) Baron de Saint-Joseph, Les Aunélides polychètes des côtes de Dinard [Ann. des Se. nat.,Zool., 
1- série, t. V, 1888, p. 158, pi. VI, lig. 1-S;. 



ANNELIDES POLYCIIETES DE LA MER ROUGE. 219 

type à la description suivante mesure 20 millimètres de longueur, 
6 millimètres dans sa plus grande largeur (parapodes et soies comprises). 
Le nombre des segments est de 26. Les élytres, fortement pigmentés, 
recouvrent complètement le corps en laissant seulement à nu les extré- 
mités des parapodes avec leurs faisceaux de soies. 

Le proslomium (pi. VIII, fig. 118) est un peu plus lai-ge que long ; le 
maximum de largeur est réalisé au niveau des yeux antérieurs. Chacune 
des trois antennes est insérée sur un article basilaire très développé, 
prolongement du bord antérieur du prostomium. La médiane est plus 
longue que les deux autres ; celles-ci présentent, dans l'exemplaire étudié, 
une inégalité frappante; un autre individu se signale par une dispro- 
portion plus grande encore des deux palpes (1). Les yeux antérieurs 
situés sur les côtés ont leur lentille orientée latéralement; les yeux 
postérieurs, plus petits, circulaires, plus rapprochés du plan de symétrie, 
peuvent être recouverts par un lobe dépendant du second segment. Le 
prostomium est teinté par une pigmentation sombre qui est particu- 
lièrement intense à la base des antennes et en arrière des yeux antérieurs. 
A la limite du dernier tiers de sa longueur, chaque antenne est ornée 
d'un anneau de couleur très foncée. Les palpes, dont l'extrémité est 
effilée, s'étendent en avant aussi loin que les antennes latérales. 

Les cirres tentaculaires sont insérés de chaque côté sur un long article 
basilaire dirigé obliquement en avant et porteur d'une soie simple 
fine, sur son bord interne. Les cirres dorsaux, un peu plus longs que les 
ventraux, ont sensiblement le môme développement que l'antenne mé- 
diane. Au-dessus et au-dessous de l'articulation de ces appendices, on 
remarque deux plages couvertes de granulations de couleur sombre; en 
outre, il existe un anneau noir à la môme place que sur les antennes. Le 
premier segment est très développé à la face inférieure (pi. VI H, fig. 110) ; 
c'est lui qui forme le tubercule facial et les parties latérales de la lèvre 

(1) Des inégalités du même ordre ont été constatées par- difTérents auteurs, notamment par 
■ VON Maiii-;nzi:ixi:ii et par de Saint-Joseph, sur le l'olijnoe scolopendrina Savigny et sur ïlkrmadion 
pellucidum Ehlers. 

E. VON Marenzeller, Zur Kenntn. der adriat. Anneliden (S't<z. der Akad. der Wiss. zu Wien., 1874, 
S. A., p. 13). 

Baron de Saint-Joskpii, Les Annéiides polychèles des côtes de Dinard, 2" partie {Ann. des Se. 
nat., ZooL, "'■ série, l. V, 1888, ji. I78j. 



220 



CHARLES GRAVIER. 



antérieure de Torifice buccal (plaque sous-céplialique). Les cirres ventraux 
du second segment, très longs, dirigés en avant, insérés à la partie anté- 
rieure de la base du parapode, ont aussi la même ornementation que 
les antennes. 

Les élytres (pi. VllI, fig. 120) ont une forme ovale; leur bord est lisse. 
Leur surface est couverte par une pigmentation assez forte, sauf une région 
en forme de fer à cheval qui reste incolore ; la pigmentation peu étendue 
est particulièrement intense au voisinage de cette plage blanche. On 
observe, sur ce fond sombre, de petites ponctuations claires de diverses 
grandeurs. Une de ces ponctuations examinées à un fort grossissement 
(pi. VIII, fig. 1 21) montre au centre une sorte de plaque allongée, avec un 
petit bouton médian plus réfringent; tout autour, le pigment se répartit 

en taches polygonales séparées par de 
petites bandes incolores. Chez certains 
individus, la teinte vire au rouge-brun 
foncé. Les élytres sont fixés comme 
d'ordinaire sur les 2", 4", 5', 7', 9', 
H^ 13^ 15^ 17^ 19, Sr et 23'^ seg- 
ments. 

Le cirre dorsal (fig. 224), très puis- 
sant, possède un article basilaire très 
large, inséré bien en arrière du plan 
médian du parapode. L'article termi- 
nal, très long, graduellement étiré jus- 
qu'à son extrémité, est orné d'une 
bande pigmentée très sombre vers le 
milieu de la longueur. 

La rame dorsale, peu développée, 
fixée sur la face antérieure du para- 
pode est soutenue cependant par un 
fort acicule axial terminé en pointe mousse. Elle porte un bouquet 
de soies plus ou moins proéminentes, arquées au sommet assez 
fortement étiré (fig. 223) en une longue pointe fine. Le bord con- 
vexe est denté ; chaque dent correspond à une bande saillante striée 




Fig. 224. 



ANNEI.IDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 



221 



sur son bord ; il existe, en outre, une fine striation longitu- 
dinale. 

La rame ventrale, beaucoup plus grande, traversée par un acicule très 
épais, est divisée en deux lèvres, l'une antérieure, l'autre posté- 
rieure, séparées en haut par une profonde échancrure, et entre les- 
quelles s'épanouit un important faisceau de 
soies. Ces soies (fig. 226)^ coudées au sommet 
en pointe mousse, avec une petite dent située 
un peu au-dessous de ce dernier, portent de 
chaque côté une série de lames emboîtées l'une 
dans l'autre, visibles aussi bien sur la vue de face 
(fig. 227) que sur la vue de profil (fig. 226j. Ces 
lames ont des bords laciniés ; celles qui sont le 
plus voisines de l'extrémité sont celles dont les 
dents sont les plus grandes et les moins nom- 
breuses. Les soies sont, en outre, striées lon- 
gitudinalement. 

Le cirre ventral, inséré dans le plan médian sur 
une région basilaireassez large, possède un article 




terminal graduellement effilé dont l'extrémité at- 



226 
Fig. 22b à 227. 



teintàpeinelebordantérieur de la rame ventrale. 

La papille néphridienne, de plus en plus saillante à mesure qu'on se 
dirige vers le pygidium, est insérée à la base du parapode, au niveau de 
la limite postérieure de ce dernier. 

Les cirres anaux, insérés ventraletnent, (pi. VIII, fig. 122), sont un peu 
plus développés que les cirres dorsaux des derniers segments du 
corps. 

D'après le mode de groupement établi par Grube (1), l'espèce décrite 
ci-dessus se place dans la première division des Polynoïniens, dans 
la subdivision A bb,, c'est-à-dire à côté des Lepidonotus à 12 paires 
d'élytres non frangés recouvrant le dos. De toutes les espèces du même 
groupe, c'est du Lepidonotus Wahlbei^gi Kinberg décrit d'abord par 



(1^ Eu. Grlue, Cemerkungen ûber die Famille der Aphroditeen, Gruppe Polynoina, Acoëtea, 
Polylepidea 1 34" JaAre.sôer. der schles. GeseUsch. fiir vaterl. Cultur, 1876, p. OJ). 



222 CHARLES GRAVIER. 

Kinberg (1), puis par Mac Intosh (2), que le Lepidonotus obscurus se 
rapproche le plus. Il s'en éloigne cependant par plusieurs caractères. En 
effet, les élytres qui couvrent tout le corps chez le Lepidonotus obscurus 
laissent à nu les trois derniers segments chez le Lepidonotus Wa/dben/i. 
Ces appendices ont des ornementations très différentes d'une espèce à 
l'autre. Les soies dorsales n'ont pas la même forme dans les deux espèces; 
enfin la dent, située au-dessous de l'extrémité des soies ventrales chez 
l'espèce de la mer Rouge, n'existe pas chez celles de l'espèce de Kinberg 
trouvée d'abord à Port-Natal par la frégate « Eugenius Resa », puis près du 
Cap, par le « Challenger ». 

Genre EUPHIONE Mac Intosh. 

EUPHIONE TENUISETOSA n. sp. 
(PI. VIII, fig. 123-126.) 

M. H. Coutière a rapporté un exemplaire bien conservé de cette espèce 
de Djibouti, en 1897. 

La longueur du corps est de 12 millimètres; la plus grande largeur 
(parapodes et soies y compris), 6 millimètres. Le nombre des segments 
est de 26; les 13 derniers sontrégénérés, de sorte qu'à partir du 14° segment 
la largeur du corps diminue brusquement. Les élytres recouvrent com- 
plètement le corps ; la partie terminale des soies de la rame ventrale est 
seule visible de chaque côté du corps. 

Le prostomium (pi. VIU, fig. 123) est plus large que long. L'antenne 
médiane repose sur un article basilaire très large ; presque cylindrique sur 
les deux tiers de sa longueur, à partir de son insertion, elle se renfle légè- 
rement avant de s'effiler brusquement. Les deux antennes latérales, fixées 
sur le bord antérieur du prostomium qui constitue à chacune d'elles un 
article basilaire plus étroit que celui de l'antenne médiane, sont un peu 
plus courtes que celle-ci. Elles sont toutes trois assez fortement pigmentées 
dans leur partie basilaire et sur la moitié environ de leur article terminal. 

(1) Kinberg, Freg. Eugen. Resa, p. 12, tab. IV, fig. 14. 

(2) W.-C. Mac Intosh, Report on the Annelida Polychœta {The voyage ofH. M. S. Challenger, p. G6; 
pi. IX, fig. 1 ; pi. XVni, fig. 8; pi. X a, fig. 15-16). 



ANNELlDblS POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 



223 



La pigmentation s'étend, d'ailleurs, sur toute la région antérieure du 
prostomium. Les deux yeux sont situés au contact immédiat l'un de 
l'autre, de chaque côté, dans la partie la plus large du prostomium; ils 
se présentent comme deux taches un peu allongées, sensiblement de 
mêmes dimensions. Cette disposition des yeux est exceptionnelle. 

Les palpes sont très puissants et de forme conique; leur pointe atteint 
presque l'extrémité de l'antenne médiane. 

Les cirres tentaculaires, insérés sur une base commune moyen- 
nement développée, ont sensiblement les mêmes dimensions que les 
antennes latérales ; ils sont pigmentés, mais plus faiblement que 
celles-ci. 

Les élytres, au nombre de 12 paires, sont insérés sur les 2\ 4", 3", 7% 
9\ IL, 13% \o% 17% 19% 21% 23' segments. Ils ont une forme ovale, 
légèrement échancrée en avant (pi. VIII, fig. 124). Chacun d'eux présente 
une tache très foncée dans la région centrale, recouverte en partie par 
l'élytre précédent; il existe en outre, çà et là, des plages irréguiières de 
teinte moins sombre. Sur toute la surface, on observe des ponctuations 
circulaires (pi. yill,fîg. 12.5), de deux ordres de grandeur: les plus petites 
sont de beaucoup les plus nombreuses; les autres sont assez inégalement 
réparties. Le bord externe porte des poils simples qui, pour la plupart, 
sont recouverts de vase. Dans la partie postérieure il existe, en outre, des 
papilles assez singulières en forme de vase muni d'un couvercle (pi. VIII, 
fig. I26j. La paroi de ces papilles 
creuses, épaisse dans la région basi- 
laire, s'amincit beaucoup dans la moitié 
supérieure. Assez serrées les unes contre 
les autres au voisinage du bord posté- 
rieur de l'élytre, elles sont beaucoup 
plus clairsemées sur le reste de la 
surface. 

Le cirre dorsal (fig. 228) est inséré, 
comme d'ordinaire, sur la face posté- 
rieure du parapode. Son article basilaire, très puissant, est masqué en 
partie par la rame dorsale. L'extrémité de l'article terminal, qui est 




Fig. 228. 



224 



CHARLES GRAVIER. 



conique et graduellement effilé à partir de sa base, ne dépasse pas sensi- 
blement celle des soies les plus saillantes. 

La rame dorsale, siluée sur la face antérieure du parapode, a l'appa- 
rence d'une simple annexe de la rame ventrale. Elle possède un faisceau 

de soies disposées en éventail, dont la forme 
s'éloigne beaucoup de celle qu'on observe 
chez les Lepidonolus qui leur ressemblent 
fort à première vue. Ces soies (fig. 230) 
fines, sensiblement rectilignes, effilées à l'ex- 
trémité, striées longitudinalement, portent 
de chaque côté de petites lames laciniées 
sur leurs bords, inclinées vers la pointe et 
/] plus ou moins emboîtées les unes dans les 

autres. Les plus longues d'entre elles attei- 
gnent à peine le bord de la rame ventrale. 

La rame ventrale;, qui constitue presque 
à elle seule le parapode, se termine par deux 
lèvres, dont l'antérieure a la forme d'une 
pointe peu saillante; l'extrémité de l'acicule 
s'étend un peu au delà de cette pointe. Les 
soies de cette rame, nombreuses, un peu ar- 
quées dans leur région terminale, ont un 
sommet mousse; à quelque distance de celui- 
ci, on aperçoit (fig. 229) des membranes 
laciniées disposées parallèlement l'une à 
l'autre, se détachant sur une fine striation 
longitudinale. Sur le bord, au même niveau, 
il existe, en outre, une série de cornets s'emboîtant les unes dans 
les autres, à bords laciniés, dont la taille décroît à mesure qu'on s'éloigne 
du sommet. 

Les soies de la rame ventrale du second segment (fig. 231) sont très difTé- 
rentes de celles qu'on observe à la même place dans les autres segments. 
Elles ont une forme qui ne s'éloigne pas sensiblement de celle des soies 
de la rame dorsale, avec des dimensions plus considérables. Elles portent, 



, 2;n 



230 

Fig. 220 à 231. 



229 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 225 

comme celles-ci, une double rangée de lames qui s'emboîtent les unes dans 
les autres. Au-dessous de la pointe effilée et un peu recourbée qui les 
termine, on voit une touffe de prolongements filiformes longs et serrés. 

Le cirre ventral assez épais, tubulé, n'atteint pas le bord externe de 
la rame ventrale. Un peu en dedans, et tout à fait à la partie postérieure 
du parapode, on voit la papille néphridienne. 

Les cirres anaux sont beaucoup plus développés que les cirres dorsaux 
des derniers segments régénérés comme eux, dont ils ont d'ailleurs la forme. 
Il en est, du reste, souvent ainsi chez les Polychètes dont la partie 
postérieure est régénérée : les cirres anaux, au voisinage immédiat de la 
zone de prolifération, acquièrent beaucoup plus rapidement leur grandeur 
normale que les appendices des segments régénérés voisins. 

La trompe (pi. Vlll, fig. 123), dont l'orifice forme une double lèvre et 
est entourée d'une vingtaine de grandes papilles foliacées, possède quatre 
mâchoires du type ordinaire, deux dorsales et deux ventrales. 

La seule espèce du même genre décrite jusqu'ici est VEuphione Elisa- 
bethœ draguée par « le Challenger », au sud du Cap de Bonne-Espérance, à 
une profondeur de plus de 270 mètres (150 fathoms), pour laquelle Mac 
Intosh a fondé le genre Euphione [\). 

VEuphione Elisabethœ^ de taille plus considérable que l'espèce de la 
mer Rouge, se distingue nettement de celle-ci par l'ensemble de ses 
caractères. Mac Intosh mentionne l'existence de 13 élytres de chaque 
côté du corps (comme dans le ^enre Iphione); il n'y en a que 11 de 
représentés dans la figure 3, pi. IX ; il n'y en a que 12 chez VEuphione 
te?iuisetosa, comme chez la très grande majorité des espèces du genre 
Lepidonotus. Malgré la régénération de la partie postérieure du corps, 
l'espèce de Djibouti paraît bien posséder son nombre normal de segments ; 
Mac Intosh ne dit rien de ce dernier dans sa description. Quoi qu'il en 
soit, l'ornementation si spéciale et si curieuse des élytres de VEuphione 
du « Challenger » suffit amplement à la différencier de sa congénère de 
Djibouti. De plus, les soies de la rame ventrale, chez cette dernière, sont 
dépourvues de ces prolongements filiformes (sauf au second segment) qu'on 

(1) W.-C. Mac Intosh, Report on the Annelida Polychaeta {The lotja.je of H. M. S. Challenger 
p. 62, pi. IX," fig. 3 ; pi. XVII, fig. 7 ; pi. XVUl, fig. 10 ; pi. VHL, fig. 3-6). ^ 

Nouvelles Archives du Mosécm. 4» série. - 111. 29 



226 CHARLES GRAVIER. 

observe chez V Euphione EUsahethœ . Mac Intosh signale dans la collection 
du Brilish Muséum un spécimen provenant du détroit de Cook (Nouvelle- 
Zélande), dont les soies ventrales ne présentent pas celte sorte de cheve- 
lure, au voisinage de leur extrémité distale. Le savant professeur de Saint- 
Andrews, soulignant l'intérêt de l'existence d'une forme très voisine (et 
peut-être identique) de VEiiphmie Elisabethœ^ dans une région si éloignée 
du cap de Bonne-Espérance, se demandes! cette chevelure n'a pas disparu 
par frottement. Cette hypothèse est, en tout cas, inadmissible pour l'espèce 
de la mer Rouge, dont les soies, parfaitement intactes, possèdent bien 
toute leur ornementation. 

Deux caractères donnent au genre Euphione une physionomie parti- 
culière et une place à part à côté des genres Lepidonotus ^ avec lequel il 
est étroitement apparenté, et Iphione : 1° la contiguïté des yeux placés de 
chaque côté du prostomium, l'un derrière l'autre et presque coalescents; 
2° la finesse et la forme des soies de la rame dorsale; on ne trouve guère 
de telles soies que chez quelques genres, tels que Iphione, Lœtmonice et 
Eupholoe, etc. En outre, les soies de la rame ventrale, en totalité ou en 
partie, possèdent une touffe de prolongements filiformes au voisinage de 
leur partie terminale. Le genre Euphione procède à la fois des genres 
Iphiotie et Lepidonotus dont il constitue, à tous égards, le trait d'union. 

Genre IPHIONE Kinberg. 

IPHIONE MURICATA Savigny (1). 
(PI. IX, fig. 129-135.) 

M. le D' Jousseaume a rapporté de nombreux exemplaires de cette 
espèce, type du genre Iphione, de Suez, en 1894; d'Obock, en 1895 ; 
M . Goutière en a fait lui-même une copieuse provision à Djibouti, en 1 897. 
C'est un de ces exemplaires de Djibouti qui est décrit ci-dessous. De 
taille moyenne, il mesure 27 millimètres de longueur, 12°"", 5 dans sa 
plus grande largeur; il compte en tout 29 segments. 

Le corps (pi. IX, fig. 129) a une forme ovale régulière; toute la face 

(1) Savigny, Système des Annélides {Descr. de VÊgypte, t. XXI, p. 347 ; Annélides gravées, pi. lil, 
fig. 1). 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 227 

dorsale est couverte par les 13 paires d'élytres imbriqués de chaque 
côté; ces appendices se recouvrent, en outre, alternativement d'une série 
à l'autre dans la région médiane. Une reste à nu qu'un tout petit espace 
triangulaire souvent imperceptible, en arrière, entre les deux élytres de 
la 13' paire. Les deux extrémités du corps sont semblables ; cependant, 
la région antérieure est un peu plus rétrécie que la postérieure; avec un 
peu d'attention, on peut distinguer la partie terminale des cirres tenta- 
culaires qui font saillie en avant de la T' paire d'élytres. La plupart des 
exemplaires sont recourbés sur eux-mêmes sur la face ventrale, et même 
enroulés à la façon des Chitons avec lesquels ils offrent, à première vue, 
une ressemblance frappante, si l'on ne tient pas compte de la différence 
de nombre et de disposition entre les plaques onciales ou loriques et 
les élytres. Ceux-ci sont de couleur jaune ambrée plus ou moins sombre; 
très souvent, leur couleur est masquée par des particules étrangères, 
généralement vaseuses, qui s'attachent aux aspérités de la face supérieure 
de ces appendices. 

Il faut détacher les trois premières paires d'élytres pour étudier la 
partie antérieure du corps. Le prostomium (pi. IX, fig. 130 et 131) est 
quadrangulaire, un peu plus large en avant qu'en arrière ; sur son bord 
antérieur, il présente une échancrure médiane profonde. Les yeux anté- 
rieurs, situés dans la région médiane, sont tout à fait latéraux el briève- 
ment pédoncules; les postérieurs, plus rapprochés du plan médian de 
symétrie, sont circulaires. Entre ces deux yeux, il existe un petit tubercule 
pigmenté; chez un exemplaire de Djibouti j'ai observé un développement 
plus grand de ce tubercule, qui le rendait comparable à une antenne 
médiane; celle-ci resterait normalement rudimentaire. Parmi les Phyllo- 
dociens, il est certaines espèces d'Eulalia, par exemple, chez lesquelles 
l'antenne médiane insérée dans la région postérieure du prostomium se 
réduit au point de devenir presque indiscernable. Les deux antennes 
latérales s'insèrent de chaque côté sur le bord antérieur du prostomium. 
Leur long article basilaire est fortement pigmenté. Leur article terminal, 
plus étroit, incolore, se renfle vers le milieu de sa longueur, puis s'effile 
brusquement. 

Les palpes, très longs, s'atténuent graduellement en diamètre de leur 



228 



CHARLES GRAVIER. 



base, qui est très large, au sommet; ils sont parcourus dans toute leur 
longueur par un petit sillon dorsal ; à leur surface, on observe des 
papilles disposées régulièrement en séries longitudinales. La plaque 
sous-céphalique, qui est une annexe du premier segment, est fort déve- 
loppée; elle s'étend bien en avant du prostoraium, est limitée par un 
bord convexe et pigmenté, et présente une surface cannelée. 

Les cirres tentaculaires, portés par le premier segment, possèdent un 
article basilaire très long, dirigé en avant, armé d'un petit faisceau de 
très fines soies, du côté intérieur. L'article terminal, pigmenté à la base, 
un peu plus développé chez le cirre dorsal que chez le ventral, renflé 
dans sa région médiane, effilé à son extrémité, off're les mêmes carac- 
tères que les antennes. Ce sont les plus longs de tous les appendices de 
la partie antérieure du corps. 

L'élytrophore du premier segment élytrigère est fort développé et 
dirigé en avant, parallèlement au plan de symétrie; le cirre ventral du 
même segment est lui-même très long et a la même physionomie et la 
même orientation que les antennes et les cirres tentaculaires. 

Le second segment porte un lobe médian qui masque la partie posté- 
rieure du prostomium (pi. LX, fig. 130). 

Les élytres sont fixés sur les segments suivants : 2', 4% 5", 7% 9", 11% 

13', 15% 17% 19% 21% 23^ et 27% Ceux des deux 
premières paires sont ovales, faiblement échan- 
crées en avant ; les autres sont réniformes 
(pi. IX, fig. 132). La grandeur de ces appen- 
dices va croissant jusque vers le milieu du 
corps. Le bord antérieur est mince et mem- 
braneux. La surface dorsale offre à considérer 
une sorte de mosaïque dont les diverses par- 
ties paraissent présenter des perforations cir- 
culaires régulièrement distribuées (pi. IX, 
fig. 134). Les contours des polygones qui constituent la mosaïque 
s'atténuent fort au voisinage des bords postérieur et externe. En re- 
vanche, sur ces derniers on observe de grosses protubérances très 
saillantes, généralement un peu infléchies, à pointe mousse, héris- 




Fig. 232 et 233. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 



229 




Fig. 234. 



sées de pointes, dont les plus longues sont fixées sur le sommet 
même (pi. IX, fig. 133). Sur le bord externe, on observe des papilles plus 
ou moins globuleuses (fig. 233), 
avec des prolongements multiples 
de formes variées, les uns fili- 
formes, les autres claviformes, 
très généralement groupés au 
sommet, mais s'insérant aussi à 
divers niveaux. Presque toutes ces 
papilles et leurs ramifications sont 
recouvertes de vase ou de parti- 
cules de sable fin ; il en est de 
même des tubercules à pointe 
mousse voisins du bord externe. 

L'élytrophore est formé par un 
support évasé au sommet, inséré à la partie postérieure du parapode, 
dans les segments élytrigères (fig. 235). 

Le cirre dorsal, dont la base est très large, est lui-même fixé à la 
partie postérieure du parapode 
(fig. 234). L'article terminal, 
fort long, présente à sa surface 
des papilles cylindriques 
(fig. 232), disposées en séries 
rectilignes ; il se renfle un peu 
avant de s'effiler brusquement 
près de son extrémité libre qui 
dépasse légèrement celle des 
plus longues soies. Au-dessus 
de son insertion, il existe un 
grand lobe foliagé, frangé ; c'est 
le tubercule dorsal, ici particu- 
lièrement développé, homologue de l'élytrophore des segments élytri- 
gères. 

La rame dorsale pourrait être plus exactement appelée rame anté- 




Fig. 235. 



230 



CHARLES GRAVIER. 



rieure; elle est constituée, en effet, par un fourreau situé sur la face 
antérieure de la rame ventrale (fig. 235) et qui contient un nombre 

considérable de soies extrêmement fines, dont 
l'énorme faisceau masque presque complètement 
en avant le reste du parapode. 

Ces soies de teinte claire plus ou moins arquées 
(fig. 236), terminées par une pointe très acérée, 
sont formées par un axe grêle finement strié en 
long, sur lequel s'insèrent des sortes de cornets 
qui s'emboîtent les uns dans les autres. Dans la 
région distale, ces cornets sont très serrés les 
uns contre les autres (fig. 237) ; ils s'éloignent 
graduellement les uns des autres à mesure qu'on 
se rapproche de la base (fig. 238). Ils paraissent 
recouvrir toute une face de la soie et être ouverts 
sur la face opposée ; on remarque la présence, 
à leur intérieur, de granulations de différentes 
grosseurs. 

La rame ventrale est armée de grosses soies de 
couleur ocre à pointe terminale mousse, un peu 
recourbée (fig. 239) ; dans la partie la plus large, 
on observe un certain nombre de rangées paral- 
lèles de fines stries ; les bords sont dentés dans la même région. Ces soies 
sont situées à la partie inférieure et postérieure du parapode ; sur la face 
dorsale, quand les élytres sont enlevés, c'est à peine si l'on peut en 
apercevoir quelques-unes ; elles sont presque entièrement recouvertes 
par les soies fines de l'autre rame. L'acicule terminé en pointe mousse 
de la rame ventrale est beaucoup plus considérable que celui de la rame 
dorsale. 

Le cirre ventral s'insère dans le plan médian du parapode ; un peu 
étranglé à sa base, renflé dans sa région moyenne, étiré en une pointe 
grêle assez longue, il porte une série de papilles semblables à celles du 
cirre dorsal. Les parapodes du dernier segment sont au contact l'un de 
Tautre, suivant le plan médian du corps ; il n'y a pas de cirres anaux. 




L'236 

Fig. 236 à 239. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 231' 

Les mâchoires sont au nombre de quatre, deux dorsales, deux ven- 
trales. Les dents dorsales (pi. IX, fig. 13o) présentent deux ailes 
divergentes ; le bord interne porte trois dents peu saillantes, à contour 
arrondi. 

Cette espèce a été recueillie à Suez où, d'après Savigny, elle est très 
commune ; elle a été également trouvée à l'Ile-de-France par Mathieu. 
Semper l'a rapportée de Bohol et de Zamboanga, dans les Philippines, 
ainsi que Grube le mentionne dans ses Annulata Semperiana (1); il 
signale dans ce mémoire le tubercule situé presque à la limite postérieure 
du prostomium, que Savigny n'a point vu ; le prostomium n'est d'ailleurs 
pas très exactement représenté dans la figure I3, planche III, des Anné- 
lides gravées du même auteur. 

W.-C. Mac Intosh (2) a donné une description détaillée de VIphione 
Iphionella) cimex de Quatrefages, qui diffère de VIphione muricata par 
les caractères de son prostomium dépourvu d'yeux et par ceux de ses 
élytres, à surface nue. Le savant annélidologue se demande si VIphione 
spinosa Kinberg ne se confond pas avec VIphione muricata^ ou s'il n'en 
est qu'une simple variété. Les soies si particulières de la rame ventrale 
de l'espèce de Kinberg permettent de distinguer immédiatement celle-ci 
de la forme décrite par Savigny. 

Tribu des SIGALIONINA Grube. 

Genre THALENESSA Mac Intosh (nec BAIRD, Euthalenessa Darboux). 

THALENESSA DJIBOUTIENSIS n. sp. 
(PI. VII, fig. 114-117.) 

Deux exemplaires incomplets de cette espèce ont été recueillis en 1897 
à Djibouti, par M. Coutière. Le plus grand, qui est décrit ici, mesure 
06 millimètres de longueur ; sa plus grande largeur, comptée entre les 
extrémités des soies des parapodes d'un même segment, est de 5°"", 5. 
Le nombre des segments est de 101. 

(1) Ed. Grube, Annulata Semperiana [Mém. de VAcad. impériale des se. de Saint-Pétersbourg , 
'^ série, t. XXV, n» 8, p. 21). 

(2) W.-C. Mac Intosh, Report on the Annelida Polychœta [The voyage of H. M. S. Challenger, 
p. 58, pi. IX, fig. 4-6; pi. XVll, fig. 3; pi. VIIU, fi-. 7-8). 



232 CHARLES GRAVIER. 

. Le corps, de couleur uniforme, un peu rosée, ne présente aucune 
pigmentation spéciale. Le clos est convexe; la partie médiane reste nue 
dans toute la longueur de l'animal ; à quelque distance du prostomium, les 
parapodes très saillants se disposent obliquement, de façon à former une 
dépression dont la face ventrale occupe le fond. 

Le prostomium (pi. VII, fig. 114), plus large que long, à bord anté- 
rieur arrondi, est de dimensions relativement réduites. Il porte tout en 
avant trois antennes trapues, très courtes, semblables entre elles, de 
forme conique; les deux latérales s'insèrent un peu en arrière de la 
médiane. 

Les deux paires d'yeux situées en arrière et sur les côtés du prosto- 
mium sont largement séparées l'une de l'autre ; mais, de chaque côté, les 
deux yeux, au contact immédiat l'un de l'autre, dessinent une tache 
réniforme dont la convexité est tournée vers le dehors. Les yeux 
antérieurs sont plus grands et un peu plus rapprochés du plan de 
symétrie que les postérieurs. Les premiers offrent un espace clair 
antérieur; les seconds, une partie non pigmentée qui regarde latéralement 
et un peu en arrière. Ces zones moins foncées ne sont pas nettement 
délimitées comme les lentilles des yeux de certains Annélides Polychètes, 
tels que les Néréidiens, les Phyilodociens ; elles en jouent vraisembla- 
blement le rôle. 

Les palpes sont extraordinairement longs ; ils sont graduellement 
étirés à partir de leur base assez large jusqu'à leur extrémité en pointe 
mousse. 

La plaque sous-céphalique, dépendance du premier segment, s'étend 
assez loin en avant du prostomium. 

Le premier segment, qui est surtout développé sur la face ventrale, 
porte les cirres tentaculaires. Ceux-ci dirigés en avant, situés en dedans 
des palpes, paraissent à première vue, être des dépendances du prosto- 
mium. Leur partie basilaire, soutenue par un acicule visible par trans- 
parence, porte une fine soie grêle et deux cirres tentaculaires; celui quiest 
inséré dorsalement est plus grêle et plus court que l'autre. Les deux cirres 
dorsaux se trouvent placés en dedans de l'espace circonscrit parles cirres 
ventraux. Sur toute la longueur du bord interne de la région basilaire 



ANNELIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 



23c 



de ces appendices est fixée une lamelle qui présente une languette 
médiane interne et qui se rattache à la plaque sous-céphalique du pre- 
mier segment. Les deux membranes tournent leur concavité l'une vers 
l'autre. Elles sont l'homologue de l'organe décrit et figuré par Ehlers chez 
le Sigalion limicola (1) 
Ehlers , sous le nom 
d' « écailles foliacées » 
(blattartige Schuppen) ; 
par Glaparède (2) chez 
le Sthenelais ctenolepis 
Glaparède et chez le Wie- 
nelais leiolepis Glaparède 
sous le nom de « cuille- 
rons ciliés » ; par G. Dar- 
boux (3), chez le Leanira 
Giardi Darboux sous le 
nom de « lamelles pré- 
buccales ». 

Le second segment 
porte la première paire 
de parapodes qui sont 
dirigés obliquement en 
avant. L'élytre dont il est 

muni de chaque côté a une forme elliptique et est fixé sur un élytrophore 
assez court, élargi à sa partie supérieure ; à la base et en arrière de l'élytro- 
phore, dans tous les segments élytrigères (fig. 243), s'insère la branchie, 
dont la région basilaire est très large ; la partie terminale est graduel- 
lement effilée et couverte de cils sur sa face inférieure. 

La rame dorsale du second segment (fig. 240) est soutenue par un aci- 
cule légèrement incurvé, tournant sa concavité vers le haut, et à extrémité 
arrondie. Elle est divisée en deux lèvres, l'une interne, l'autre externe, 

(1) E. Ehlers, Die Borstenwûrmer, p. 123, taf. IV, (ig. o el 6. 

(2) Ed. Glaparède, Les Annélides chétopodes du golfe deNaples {èilém. de la Soc. riephys. etd'hist. 
nat.de Genève, t. XIX, 1868, p. 398 et suiv., pi. IV', fig. 1a, fig. 3d). 

(3; G. Darboux, Recherches chez les Aphroditiens, 1899, p. 125-126, fig. 24. 

Nouvelles Archives du Muséum, 4e série. — IH. 30 




Fig. 240 à 2i2. 



234 



CHARLES GRAVIER. 




présentant chacune quatre longues digitations sur leur bord libre. Elle 
est armée d'un faisceau de fines soies simples (fig. 2i4), plus ou moins 

coudées, à extré- 
mité distale lon- 
guement étirée 
en une pointe 
acérée , et pré- 
sentant sur leurs 
bords une denti- 
culation spéciale 
particulièrement 
marquée dans la 
partie terminale, 

^^S- 243. g^y ^qYq^ (Jy COUdC . 

Vues de face, ces denticulations se présentent comme des cornets emboîtés 

les uns dans les autres (fig. 245) ; de pro- 
fil (fig. 246), l'emboîtement esttout aussi 
net; à chaque cornet correspond sur la 
soie une série de stries longitudinales 
dessinant sur celles-ci des bandes som- 
bres transversales également espacées. 
La rame ventrale est traversée par un 
gros acicule boutonné, sensiblement rec- 
tiligne ; elle présente sur sa face an- 
térieure deux grands lobes foliacés 
(fig. 240) : ce sont les bractées parapo- 
diales de Pruvot et Racovitza (1) ; l'aci- 
cule vient aboutir au fond de l'échan- 
crure qui sépare ces deux derniers. Sa 

face postérieure offre à considérer un lobe plus étroit terminé par trois 

longues digitations ; enfin, sur la face supérieure, il existe toute une touffe 

d'appendices semblables. 




Fig. 244 à 248. 



(1) G. Pruvot et E.-G. Racontza, Matériaux pour la faune des Annélides de Banyuls (Arch, de 
lool. expér. et gén., 3= série, t. III, 1895, p. 464). 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 235 

Les soies, toutes composées, appartiennent toutes à un môme type 
qui peutrevêtir plusieurs formes. Cliez les unes (fig. 242), la hampe rela- 
tivement grêle, renflée au voisinage de l'articulation, se termine par un 
sommet arrondi ; l'arête, très longue, rectiligne, paraît composée de sept 
segments séparés les uns des autres par des bandes sombres transver- 
sales auxquelles correspondent des encoches particulièrement marquées 
sur le bord qui est situé du même côté que le rostre saillant de la hampe. 
Le segment extrême porte au-dessous de sa pointe recourbée une petite 
dent orientée vers celle-ci. Chez d'autres soies (fig. 241), la hampe, beau- 
coup plus large que dans le type précédent, off're, comme celui-ci, des 
stries longitudinales un peu au-dessous du sommet dilaté. L'arête, 
courte, est un peu arquée ; son bord convexe est un peu épaissi ; le sommet 
recourbé se termine en pointe mousse ; au-dessous de ce dernier, on 
observe une dent conique dont la pointe aiguë vient se terminer au voi- 
sinage immédiat de celui-ci ; sur le bord concave, une encoche cor- 
respond à la séparation de deux segments, d'ailleurs moins distincts 
que dans la longue serpe décrite ci-dessus. 

Entre ces deux types extrêmes, il existe tous les intermédiaires : le 
polymorphisme de ces soies de la rame ventrale est des plus marqués 
dans les premiers segments du corps ; on le retrouve, quoique à un degré 
moindre, dans toute la longueur du corps. Le cirre ventral du premier 
segment sétigère est énorme; il possède un article basilaire très large; 
l'article terminal dirigé en avant est fort long. Un peu au-dessus de 
l'insertion du cirre ventral, est un bouton pédicule semblable aux 
papilles néphridiennes que l'on observe, dans les segments pourvus de 
néphridies, plus près de la ligne médiane ventrale. 

Si l'on considère maintenant un des parapodes de la région moyenne du 
corps (fig. 243), on constate un certain nombre de modifications impor- 
tantes dans les caractères de ces appendices. 

Les élytres ne sont absents que dans les segments: 1 (porteur de cirres 
tentaculaires), 3, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, 24 et 26. Tandis que 
leur contour est entier et ovalaire dans les premiers segments du corps, 
ces organes s'échancrent graduellement d'avant en arrière sur leur 
bord antérieur et prennent la forme de rein (pi. VII, fig. 116); leur bord 



236 CHARLES GRAVIER. 

externe porte des papilles digitiformes ^pl. VII, fig. 117, dont les plus 
développées se ramifient à divers niveaux, un peu au-dessus de leur base 
qui est légèrement renflée. La partie delà face dorsale laissée à découvert 
par les élytres, très large en arrière du prostomium, diminue assez rapi- 
dement jusque vers le 30^ segment, puis insensiblement vers la région 
postérieure du corps. 

L'élytrophore est beaucoup plus haut et plus élargi au sommet. La 
branchie. encore très large à sa base, est plus allongée que dans le premier 
segment. Dans les segments dépourvus d'élytres, le cirre dorsal ofTre 
un développement comparable à celui de la branchie des segments 
élytrigères. 

Entre la base de l'élytrophore et celle de la rame dorsale il existe deux 
organes ciliés : ce sont les <( coussinets vibratiles » de Claparède, les 
« cténidies parapodiales » de Pruvot et de Racovitza. 

La rame dorsale est moins riche en digitations sur son bord libre ; elle 
n'en possède plus que quatre en tout. Les soies simples, avec cornets 
emboîtés les uns dans les autres, sont semblables à celles du premier 
segment. 

La rame ventrale présente deux lèvres, dont une postérieure, trian- 
gulaire, et une antérieure terminée par une languette saillante et séparée 
de la précédente par une échancrure profonde, tant à la face supérieure 
qu'à la face inférieure. Les digitations de cette rame sont locaHsées dans 
la région antérieure du corps : au 15' segment, elles ont déjà disparu. Le 
nombre des appendices du même ordre, à la rame dorsale, se réduit de 
même graduellement. Les soies composées de cette rame sont toutes du 
même type, avec quelques variantes (fig. 247 et 248). La hampe arquée est 
fortement hétérogomphe, avec un rostre très saillant, à contour arrondi. 
Au voisinage de l'articulation, sa partie terminale renflée est parcourue 
par des rangées transversales de stries fortement marquées ; il existe, en 
outre, une striation longitudinale plus légèrement indiquée. La serpe, 
plus ou moins large par rapporta la longueur, se termine par un crochet 
recourbé au-dessous duquel on voit une pointe aiguë. Le bord convexe 
ne porte pas d'encoche, comme dans les soies du premier segment. La 
largeur de la serpe et celle de la hampe sont corrélatives. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 237 

Le cirre ventral inséré sur un article basilaire très net est encore bien 
développé, moins cependant que dans le premier segment sétigère. 

La trompe est fort grande; lorsqu'elle est dévaginée, son extrémité se 
présente (pi. Vil, fîg. ilo) comme une pince à deux mors saillants, l'un 
dorsal, l'autre ventral, portant le premier 11, le second 10 papilles sur 
bord externe. Deux grosses masses musculaires servent à mettre en mou- 
vement les deux mâchoires dorsales; la même disposition se retrouve à 
la face ventrale. Les quatre bourrelets musculaires, de même que les 
mâchoires circonscrivent l'orifice de la trompe extraversée. 

Le genre Thalenessa a été créé par Baird (1) en 1865 pour une forme 
qui est en réalité leSigaliofi Edwardsi Kinberg. Mac Intosh (2) a signalé 
l'erreur de Baird et a repris le nom de Thalenessa pour trois espèces d'un 
genre nouveau recueilli pendant l'expédition du « Challenger ». G. Dar- 
boux (3), faisant remarquer que cette reprise d'un nom caduc était en 
opposition avec les règles de la nomenclature, a proposé de changer le 
nom de Baird en Euthalenessa. 

Les trois seules espèces connues actuellement de ce genre, décrites 
par Mac Intosh sont : la Thalenessa digitaia (4), recueillie aux îles de 
l'Amirauté ; la Thalenessa ocidata (6), trouvée dans ledélroit de Bass et au 
large de l'île Tongatabu et la Thalenessa funhriata il) provenant du large 
de Sydney, sur la côte sud-est de l'Australie. Ces trois espèces ont été 
draguées dans le Pacifique, à des profondeurs variant de 16 à 38 fathoms 
(de 30 à 70 mètres) ; à part le spécimen de Tongatabu, tous les exem- 
plaires proviennent de la région australienne. 

C'est de la Thalenessa oculata que l'espèce de Djibouti se rapproche le 
plus, notamment par les caractères du prostomium. Toutefois, chez la 
première, les deux yeux, de chaque côté, ne sont pas en contact immédiat 

(1) W. Baird, Contributions to aMonograph of the Aphroditacea [The Journ. of the Linnean Soc, 
ZooL, vol. IX, 1866-68, p. .34). 

(2) W.-C. Mac Intosh, Report on the Annolida Polychaela (The voyage of H. M. S. Challenger, 
p. 139). 

(3) G. Darbolx, Recherches sur les Aphioditiens, 1899, p. "9. 

(4) W.-C. Mac Intosh, Report on the Annelida Polychœta [The voyage of H. M. S. Challenger, 
p. 140, pi. XXII, fig. 2; pi. XXIII, fig. 5-7; pi. XXV, fig! 4-b; pi. XIII a, lig. 7-10). 

(d) Id.,p. 142, pi. XXI; lig. 1-2, pI.XXKI, fig. 12 ; pi. XXV, fig. 3; pi. XIII a, fig. 11-12. 
(6) Id., p. 144, pi. XIX, fig. 10 ; pi. XXUI, fig. 4; pi. XXIV, fig. 3; pi. XXV, fig. 1-2, pi. XIII a, 
fig. 13. 



238 CHARLES GRAVIER. 

l'un de l'autre comme chez la seconde ; en outre, la forme des élytres 
n'est pas la même dans les deux espèces; chez celle du « Challenger », les 
élytres sont irrégulièrement quadrangulaires, tandis que chez celle de la 
mer Rouge, ils sont franchement réniformes ; les papilles du bord externe 
de ces appendices ne se ramifient pas de la môme façon chez l'une et chez 
l'autre. Enfin, l'espèce de Djibouti ne présente aucune trace de la pigmen- 
tation observée par Mac Intosh sur le spécimen de Tongatabu. 

Famille des AMPHINOMIENS SavigxNY. 

Les Amphinomiens présentent les caractères généraux suivants : 

Corps allongé et tétragonal^ ou déprimé et ovale. Prostomiwnréduit., enserré 
entre les premiers segments, pourvu de une^ trois ou cinq antennes et géné- 
ralement d'une caroncule (organe nucal) et de deux palpes. Parapodes 
hiramés avec branchies, soies simples, un ou deux cirres dorsaux et un cirre 
ventral ; exceptionnellement uniramés, avec soies composées en crochets. 
Un ou deux appendices peu développés au pygidium. Trompe exsertile 
dépourvue de mâchoires et de papilles. 

Les Amphinomiens sont des animaux qui, pour la plupart, habitent 
les contrées chaudes ; il existe toutefois des formes qui ne sont pas 
rares sur nos côtes de la Manche, comme V Euphrosyne foliosa Audouin et 
Milne Edwards, et même des espèces beaucoup plus septentrionales, 
comme VEurythoe borealis ^Sars, par exemple. Ils vivent au voisinage 
même des côtes et à des profondeurs peu considérables. Toutefois, le 
Chloenea atlantica Mac Intosh a été retiré de près de 2 800 mètres de 
profondeur (1525 fathoms), au sud des Canaries. 

Ces animaux ont le corps massif, épais et tétragonal ou aplati et fort 
large ; leurs mouvements sont d'une grande lenteur. On constate même 
chez eux une tendance marquée vers la vie sédentaire et même para- 
sitaire. Un de leurs habitats préférés estconstitué car les récifs coralliens : 
1 ' A mphin orne smaragdin a, VA mphinome sanguinea , l 'A mph inome in dica , etc . , 
décrites par Schmarda (1) ; le Notopygos megalops Mac Intosh dragué 
parle «Challenger » (2), etc., sont dans ce cas. Quelques-uns d'entre eux, 

{\) L.-K. Schmarda, Neue wirbellose Thiere, 2<= Hâlfle, 1861, p. 140 et suiv. 

(2) W.-C. Mac Intosh, Report on the AnnelidaPolych£eta(T/te royrtg'e o/'if. M.S. Challenger, \>. 17). 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 239 

comme le Chloenea atlantica Mac Intosh, les diverses espèces du genre 
Spinther Johnslon paraissent avoir une prédilection particulière pour les 
éponges, qu'ils broutent. D'autres encore ont été trouvés à la surface de 
la mer, sur des objets flottants, comme V Amphinome rostrata Pallas, 
V Hipponoe Gandichaudi Auàomn et Milne Edwards, eic. VEiiphrosy ne 
fbliosa, sur nos côtes de la Manche, se trouve quelquefois sous les pierres, 
au niveau des plus basses eaux, dans les grandes marées ; elle est moins 
rare sur les cailloux troués et les vieilles coquilles ramenés par la drague 
de faibles profondeurs. 

L'incapacité où ils se trouvent de nager ou de ramper rapidement qui 
les différencie des Polychètes errants rapaces tels que les Néréidiens, les 
Nephthydiens, les Glycériens, avec lesquels ils présentent cependant 
des ressemblances morphologiques, leur fait rechercher des abris d'où 
ils sortent rarement, où même ils peuvent demeurer constamment, quand 
ce support leur offre à la fois le vivre et le couvert, ce qui est le cas pour 
les espèces spongicoles. Leur nourriture consiste surtout en éponges, 
diatomées, radiolaires, etc. Chez les formes qui s'attachent aux épaves, 
sur lesquelles se fixent fréquemment des cirripèdes variés, on trouve des 
débris de ces animaux dans le tube digestif. Ils vivent, en somme, de ce 
qui est à leur portée immédiate ; peut-être leur nourriture n'est-elle pas 
toujours fort substantielle et sont-ils obligés d'en absorber un volume 
relativement considérable : toujours est-il que, chez bon nombre d'entre 
eux, l'orifice anal est d'une grandeur surprenante. Chez les Amphinomiens 
spongicoles, la vie sédentaire s'oriente nettement vers le parasitisme : 
le corps s'aplatit; le parapode se simplifie et porte des soies en crochets, 
sortes de crampons fixateurs. La trompe des Euphrosyne^ des Eurythoe 
(pi. X, fîg. 105), puissamment musclée, avec de fortes stries parallèles 
disposées transversalement, agit vraisemblablement à la fois comme une 
pince pour arracher des lambeaux d'épongé que ces animaux ingurgitent, 
et comme une râpe destinée à les réduire en menus fragments. 

La taille des Amphinomiens, le nombre des segments de leur corps, 
varient entre des limites assez éloignées l'une de l'autre. V Hennodice 
caruncidata Pallas peut dépasser 30 centimètres de longueur, avec plus 
de loO segments; le Spinther miniacens Grube n'a que quelques milli- 



240 CHARLES GRAVIER. 

mètres de longueur, avec une vingtaine de segments. La couleur de ces 
animaux est presque toujours d'une teinte éclatante : rouge minium, avec 
branchies d'un rouge-écarlate chez le Didymobranchus cryptocephalus 
Schmarda ; vert, avec un vif éclat métallique, avec branchies d'un vert- 
émeraude chez XAmplnnome smaragdina Schmarda; chez les Spinflier, la 
couleur varie du jaune pâle au rouge-cinabre et au brun-violet, etc. La 
coloration des branchies, tantôt rouge, tanlôt verte tient, bien entendu, 
à celle du sang qui les parcourt. Schmarda n'était pas éloigné de croire 
qu'un changement de coloration fût possible chez le même animal (1). 
Les soies qui contiennent une certaine proportion de calcaire sont très 
fragiles, en général; à une exception près [Spinther), elles sont simples. 

On peut distinguer deux groupes dans cette famille encore bien incom- 
plètement connue : le premier comprend les formes allongées, à corps 
épais et tétragonal ; le second renferme des animaux à corps aplati et 
large, de forme ovale. 

Le premier groupe, très homogène, comprend les genres Ainpliinome 
Savigny, qui a donné son nom à la famille; Eurythoe Kinberg, Hermodice 
Kinberg et Notopygos Grube, qui ne diffèrent les uns des autres que par 
des caractères sans grande importance. 

Le second groupe comprend d'abord les genres Chloeia Savigny et 
Chloenea Kinberg qui, avec leur caroncule bien développée, se rattachent 
encore assez directement aux Amphinomiens du premier groupe, qu'on 
pourrait appeler Amphinomiens normaux, mais auxquels les branchies 
pennatifides et d'autres caractères morphologiques donnent cependant 
une physionomie propre ; puis, trois autres genres plus ou moins 
aberrants : c'est, d'une part, le genre Euphrosyne Savigny qui possède, 
lui aussi, une caroncule bien nette, mais dont le parapode s'écarte 
notablement de celui des autres Amphinomiens, ce qui lui a fait donner 
par Kinberg (2) une place à part dans l'ordre des Amphinomea; Mac Intosh 
en a fait également le type d'une famille indépendante, celle des Eu- 
phrosynidœ. Vient ensuite le ^enre Hipponoe Audouin et Milne-Edwards, 

(1) L.-K. Schmarda, Neue wirbellose Thiere, 2^ Hâifte, 1861, p. 139. 

(2) Kinberg, Kongliga Svenska Fregatten Eugeriies Resa oinkring Jorden, Il Annulata, 1858, 
p. 32. 



ANNELIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 241 

dont plusieurs exemplaires ont été trouvés par le Challetiger sur un 
morceau de bois flottant, à 100 milles des Bermudes ; plus tard, un 
autre individu fut recueilli dans la même expédition, adhérant au Lepns 
fascicularis, à la surface du Pacifique nord, en 1875. Avec son corps 
fusiforme et aplati, il diffère sensiblement des autres Amphinomiens ; il 
possède des soies ventrales en crochets bifides, dont une dent est parti- 
culièrement développée. Il reste encore le genre Spinther Johnston, qui 
paraît tout à fait aberrant, et que certains auteurs ont séparé complè- 
tement des Amphinomiens. La vie sédentaire est ici beaucoup plus 
accusée que chez le type précédent ; on peut considérer le genre Spiiither 
comme un parasite des Éponges auxquelles il s'attache avec ses soies 
composées, à serpe recourbée, qui rappellent les soies simples en 
crochets des Hipponoe. Celui-ci fournit un terme de transition entre les 
Amphinomiens à caroncule et le genre aberrant Spinther^ par l'absence 
de caroncule, par la forme aplatie du corps, par les soies en crochets ; il 
est possible qu'il n'y ait là qu'un simple effet de convergence. Les 
« lamelles dorsales », comme les appelle Ludvig von Graff qui a fait du 
genre Spinther une élude approfondie (1), sont soutenues par des sortes 
d'acicules à extrémité bifide; l'étendue de leur surface, la finesse de la 
cuticule qui les recouvre, la pénétration de vaisseaux dans leur région 
basilaire, la communication de leur tissu spongieux avec la cavité du 
corps et le liquide périviscéral, sont autant de raisons qui portent à croire 
que ces appendices jouent un rôle important au point de vue respiratoire. 
L. von Graffa même émis à ce sujet une hypothèse très ingénieuse : la forme 
bossuée de la surface et le contour dentelé de ces lamelles chez le Spinther 
oniscoides Johnston seraient peut-être la première indication du processus 
qui conduirait à la séparation des troncs branchiaux et des soies, telle 
qu'elle est réalisée chez les diverses espèces du genre Euphrosyne . 11 est 
plus probable, cependant, que la régression que l'on constate chez le genre 
Spinther (Jovme aplatie du corps, disparition des antennes latérales, de la 
caroncule et des palpes, réduction des parapodes, etc.) est due à l'in- 
fluence de la vie parasitaire ou, tout au moins, fixée que mène ce genre. 

(1) L. VON Graff, Die Annelidengallung Spinther [Zeitich. fiir Wlss. Zool., t. XLVl, p. 1-67, 
taf. I-JX). 

Nouvelles Akciiives du Muséum, 4'= série. — III. "1 



242 CHARLES GRAVIER. 

Il est vraisemblable, comme le dit Racovitza (1), que les deux genres 
Euphrosyne et Spinther sont issus d'Amphinomiens normaux, sans se 
rattacher directement l'un à l'autre. 

Le genre Aristenia Savigny, que Savigny (2) ne rattachait qu'avec 
réserve à la famille des Amphinomiens, se confond incontestablement 
avec le genre Trophonia [Pherusa Oken, Bl., Trophonia Milne-Edwards, 
Lophiocephala Costa, Stylarioides D. Chiaje). 

Le genre Zothea Risso(3), avec ses « deux mandibules cornées, aiguës, 
bidentées », son « dos couvert de lamelles branchiales, feuilliformes, le 
long des bords latéraux », doit être rapporté aux Aphroditiens. 

Le genre Bïchjmohranchus Schmarda (4), que personne n'a revu depuis 
Schmarda, est encore trop incomplètement connu aujourd'hui pour qu'on 
puisse juger de sa place parmi les Amphinomiens. 

Le genre Lenora Grube (5), qui ne diffère du genre Amphinome que par 
l'absence de palpes (^ceux-ci peuvent être très réduits chez certaines 
espèces du genre Amphinome) et par l'appendice impair du pygidium 
qu'on retrouve également chez V Ajnphinome rostrata Pallas, doit 
disparaître, de même que le genre Linopherus de Quatrefages, comme 
Grube lui-même l'a fait remarquer. 

Quant aux genres Cryptonota W. Stimpson et Oniscosoma Sars, ils 
doivent être fusionnés, comme Sars lui-même le reconnut (6), avec le 
genre Spinther. 

Le genre Lino?ie Kinberg se confond avec le genre Notopygos Grube 
qui a la priorité. 

Le genre Lophonota est encore un genre sur lequel on est très insuffi- 
samment renseigné ; d'après la description que Costa (7) donne du 

(1) E.-G. Racovitza, Le lobe céplialique et l'encéphale des Annélides polychètes {Arch. de zool. 
expér. et gén., 3"= série, t. IV, 1896, p. 207). 

(2) J.-C. Savigny, Système des Annélides (Descript. de l'Egypte, t. XXI, 1826, p. 396 ; Annélides 
gravées, pi. II, iig. 4). 

(3) A. Risso, Histoire naturelle des principales productions de l'Europe méridionale, t. IV, 1826, 
p. 424. 

r4) L.-K. Schmarda, Neue wirbellose Thiere, 2<= Halfte, p. 138-139, taf. XXXIII, fig. 262 et 263. 
(:i) Ed. Grube, Annulata Semperiana (Mém. delà Soc. impér. des se. de Saint-Pétersbourg,!'^ série, 
t. XXV, n" 8, p. 2, laf. I, fig. 1). 

(6) M. Sars, Bidrag til Kundskaben cm Norges Annelider [iAfhandting, Christiania vidensk. Selsk- 
Forhandl., 1861, p. 52-î>4. Christiania, 1862). 

(7) Costa, Annélides de Naples [Ann. des Se. nat., 2° série, t. XVI, p. 270-271, pi. XIII, fig. 1). 



ANNELIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 



243 



Lophonoîa AudoKÙii, il se rapprocherait du genre Hipponoe par l'absence 
de caroncule, et du genre E uphrosyne par ses branchies arborescentes 
s'étendant sur le dos, en décrivant une ligne arquée. Il s'éloignerait de 
ces deux genres par l'ensemble des autres caractères, notamment par 
l'absence d'antennes et par ses huit appendices foliacés autour de la 
bouche. 

Si l'on ne tient compte que des formes suffisamment connues aujour- 
d'hui, on peut séparer ainsi les divers genres de la famille des 

Amphinomiens : 

/ petite, cordiforme; soies 



ventrales uncinées. , 



/ réduite 



Âmphinome 
Sav. char, 
einend. 



Branchie 
) arbores- 
centes 



/ Branchie 
en touffe 
compacte; 
caron- 
cule : 



médiocrement dévelop- 
pée, trilobée; soies 
ventrales bifides Euryllioe 

\ Kinber^ 

/ Un seul cirre dorsal. . . 



bien 
déve- 



Une 
caroncule 



loppée ^ 



Un cirre dorsal et un 
cirre intermédiaire.. 



C 



o 

c 

Ci- 



Branchies 



Pas de 
caroncule 



Ilertnodice 
Kinberg. 

Notopygos 

Grube. 

Une série de troncs branchiaux de chaque côté 

du corps Euphrosyne 

Savigny. 

/ Un cirre dorsal Cliloeia Sa- 

i Vigny. 

\ Un cirre dorsal et un cirre inier- 
pennatindes i - j- • /^, , 

^ f mediaire Chloenea 

\ Kinberg. 

Des branchies pennatifîdes Hipponoe 

Audouin 
et M. Ed- 
wards. 

Pas de branchies ; des lamelles dorsales Spinther 

Johnston , 
M. Sars, 
char.emend. 



Des Amphinomiens normaux [kmpliinome , Eurythoe^ Hermodice ^ 
Notopygos)^ à corps épais et létragonal, à caroncule et à branchies 
formant une touffe unique arborescente, seraient dérivés deux rameaux : 
l'un d'eux serait formé par le genre aberrant Euphrosyne^ sans qu'il 



24-4 CHARLES GRAVIER. 

soit possible actuellement d'indiquer les formes intermédiaires. De Saint- 
Joseph (1) a décrit, sous le nom d' E uphrosi/ne iiitei^media ^ une espèce de 
la Manche (Dinard) dont les parapodes portent un faisceau de soies très 
saillantes et très fines (qui rappellent par ces caractères les soies caracté- 
ristiques des individus sexués de beaucoup d'Annélides polychètes), et 
dont la forme est voisine de celle des Amplmiome. L'autre rameau serait 
constitué d'abord par les formes aplaties à caroncule et à branchies 
pennatifides Chloeia et Chloenea, puis par VBipponoe sans caroncule, et 
enfin, après une série d'intermédiaires qu'il est impossible de préciser 
actuellement, par le genre aberrant Spinther. 

Levinsen (2) a considéré les Amphinomiens comme types du sous- 
ordre des Ainphiyiomiformia qu'il divise en Amphbiomiformia vera 
comprenant les Amphmomidœ et les Euphrosijnidse^ et en Amphinomi- 
formia arenicolina comprenant les Teletliusee et les Scalibregmidœ. Il les 
sépare ainsi complètement des Palmyriens et des Aphroditiens, qui font 
partie du sous-ordre des Aphroditiformia. C'est cependant de ces deux 
familles que les Amphinomiens paraissent le moins s'éloigner. La 
constitution de leur parapode montre que ce sont des formes plus 
évoluées que les Aphroditiens. Il est à noter que chez eux la séparation 
complète des deux rames, la dislocation en quelque sorte du parapode, 
est aussi complète que chez les Annélides considérés comme franchement 
sédentaires, tubicoles, comme les Sabelles, par exemple. A ce point de 
vue, les Amphinomiens forment la transition entre les Annélides errants 
typiques, comme les Néréidiens, les Glycériens, etc., chez lesquels les 
deux rames sont étroitement associées, et les Annélides dits sédentaires, 
comme les Arénicoles, les Sabelles, etc. On sait aussi, précisément, que 
le mode d'existence de ces Polychètes ofl're des passages gradués entre la 
vie libre, vagabonde, et la vie fixée. 

(1) Baron de Saim-Joseph, Les Annélides polychètes des côtes de Dinard, 2» partie [Ann. de» Se. 
nat.,ZooL, 1^ série, t. V, 1888, p. 197, pi. Vlll, fig. 56). 

(2) G. -M. -R. Levinsen, Syslemalisk-geographisk Oversigl over de nordiske Annulata, Gephyrea, 
Chœlognathi og Balanoglossi {Vklensk. meddel. fra den naturldst. Foren. i. Kjobenhavn for daiet 
1882, Kjôbenhavn, 1883, p. 160-231, lab. Vil). 



ANNÉLIDES POLYGHÈTES DE LA MER ROUGE. 243 

Genre AMPHINOME Brugnières (char, einend.) 

AMPHINOME DJIBOUTIENSIS n. sp. 
(PI. IX, fig. 137-139.) 

Ce bel amphinomien est représenté dans la collection des Annélides 
de la mer Rouge par un exemplaire en excellent état de conservation 
mesurant 9 centimètres de longueur ; la largeur, qui atteint son maximum 
(14 millimètres) dans la région moyenne du corps, décroît un peu vers 
les deux extrémités qui ne sont pas distinctes l'une de l'autre, à première 
vue. La forme est trapue; la section du corps est quadrangulaire, avec des 
côtés légèrement convexes ; à chacun des sommets est fixée une des 
rames du parapode. Il n'existe aucune ornementation spéciale : la 
coloration uniforme chez l'animal conservé dans l'alcool est d'un brun- 
rose clair. Le nombre des segments est de 63. 

Le prostomium (pi. IX, fig, 137) est enclavé entre les deux parties laté- 
rales du premier segment, seules visibles sur la face dorsale, et recouvert 
dans sa région postérieure par le second. On distingue en avant (pi. IX, 
fig. 138) une masse ovalaire, la plus large du prostomium, qui présente, 
sur son bord antérieur, une échancrureàpeine indiquée dorsalement, mais 
qui, sur la face ventrale, correspond à un sillon profond. Un peu en 
arrière, il existe une région moyenne, avec une incision médiane net- 
tement marquée sur son bord postérieur et divisée en deux parties égales 
par un sillon longitudinal. Immédiatement en avant de son bord antérieur, 
s'insèrent deux antennes trapues, cylindriques, à extrémité arrondie; 
extérieurement à celles-ci, et presque dans le même plan transversal, 
mais plus bas, on observe deux autres antennes latérales plus grêles, 
effilées à leur extrémité libre, qui correspondent aux deux appendices 
semblables qu'on observe chez les Eurythoe, et qae Racovitza considère 
comme des palpes; je n'observe pas l'antenne médiane qui s'est sans 
doute détachée. La même région moyenne porte deux paires d'yeux. Les 
antérieurs, de forme elliptique, sont placés extérieurement par rapport 
aux antennes les plus rapprochées du plan de symétrie. Les yeux pos- 
térieurs, de taille plus réduite, sont situés tout à fait en arrière. Enfin, 
le prostomium se continue postérieurement par une troisième partie, la 



-1\G 



CHARLES GllAYIER. 




249 



Fig. 249. 



caroiîculo ou organe nucal, sorte de langiielle divisée en deux parties 
par un sillon loni;ilndinal médian. 

Sur la face ventrale, s'ouvre la bouche limitée en avant par les deux 
lobes prostomiaux séparés profondément sur la lii;nc médiane, signalés 
plus haut ; elle parait cireonscrile latéralement par les 
premier, second et troisième segments ; postérieure- 
ment, |)ar le quatrième. Ces segments, comme ceux du 
reste du corps, mais à un degré plus marqué, sont 
parcourus par des plis longitudinaux qniles font paraître 
irrégulièrement gaufrés . 

Le parapode (fig, 249) se compose de deux rames : 
Tune dorsale, l'autre ventrale, largement séparées l'une 
de l'autre. Entre les deux rames, s'élève une crête 
légèrement convexe vers l'extérieur. 

La rame dorsale comprend un lobe sétigère^ un cirre 
et une branchie. 

Le lobe sétigère est masqué presque complètement 
par la branchie située en avant, comme le montre la figure 240 repré- 
sentant le parapode vu par sa face antérieure. Ce lobe peu saillant porte 
un nombre considérable de soies de formes très variées, toutes simples 
et grêles : les unes i^fig. 251), plus ou moins rectilignes, avec une den- 

ticulation peu accentuée sur l'un des 
bords ; les autres (fig. 252), assez for- 
tement arquées, excessivement grêles et 
longues, terminées en une pointe effilée 
très ténue ; d'autres enlin (fig. 253), 
plus rares, plus courtes et plus larges, 
à extrémité arrondie, un peu rétrécies 
dans leur partie terminale. Ce sont là des formes moyennes, autour 
desquelles peuvent se grouper toutes les autres. 

Le cirre, de forme grêle, sauf au premier segment, se compose de 
deux parties : un article basilaire assez large et un article terminal long 
et grêle, s'effilant graduellement à partir de sa base. Il est inséré en 
arrière du lobe sétigère. 




Fig. 230. 



ANNÉLIDES POLYCIIÈTES DE LA MER ROUGE. 



247 




Le premier segment porte un cirre dorsal plus trapu, semblable 
aux antennes médianes ; au 2' segment, le même appendice est moins 
gros. 

La branchie, très abondamment ramifiée, forme un buisson épais en 
avant du lobe qu'elle masque 
presque complètement. Elle ne 
manque qu'aux deux premiers 
segments. 

La rame ventrale se compose 
d'un lobe sétigère et d'un cirre 
ventral. 

Le lobe sétigère est formé par 
un bourrelet circulaire plus saillant 
qu'à la rame dorsale. Les soies 
excessivement nombreuses se rap- 
portent à deux types principaux. 
Les plus nombreuses de beaucoup 
sont des soies grêles (fig. 254), très 
longues, légèrement arquées à leur 
sommet ; la région distale est 

assez fortement colorée en brun, alors que le reste est incolore. L'ex- 
trémité libre, examinée à un plus fort grossissement (fig. 255), se 
montre terminée par un petit crochet recourbé, très finement dentée 
sur le bord concave et striée obliquement. Les autres soies, beaucoup 
plus courtes (fig. 256), presque entièrement localisées à la face 
antérieure et à la base du faisceau, ont leur partie terminale en forme de 
fuseau, et fortement colorée en brun. 

Le cirre ventral, formé d'une seule pièce, est inséré à la partie inférieure 
du faisceau de soies; il est un peu plus court et plus épais que le cirre 
dorsal. Dans les premiers segments du corps, il est plus trapu et moins 
effilé au sommet. 

Le pygidium (pi. IX, fig. 139j présente, sur la face ventrale, une 
petite languette médiane située en retrait par rapport aux derniers 
segments qui l'encadrent. La face dorsale porte une grande ouverture 



Fig. 251 à 256. 



us CHARLES GRAVIER. 

anale aussi longue que les cinq segments terminaux qui la contournent. 

La trompe présente tout en avant une région à paroi mince, parsemée 
de petites taches grises qui correspondent sans doute à des amas glan- 
dulaires; puis une seconde partie à paroi plus épaisse, avec des bourrelets 
épitlîéliaux longitudinaux. Le ventricule qu'on trouve bien individualisé 
chez VEurythoe est ici indistinct. 

L'espèce décrite ci-dessus appartient au groupe des Amphinomiens à 
caroncule très réduite et à branchies médiocrement développées pour 
lesquelles de Quatrefages (1) avait proposé de créer le genre Linopherus. 
Elle se rapproche, à ce double point de vue, de V Amplùnome [Lenora 
Grube), Philippine72sis(jivnhQ;[t). Elle s'en distingue surtout par ses bran- 
chies moins rudimenlaires, dont le troisième segment est déjà pourvu, 
et par ses antennes un peu plus longues. 

Genre EURYTHOE Kinberg. 

EURYTHOE ALCYONIA Savigny (3). 
(PI. IX, fig. 140-143; pi. X, fig. 144-146.) 

M. le D' Jousseaume a recueilli de nombreux individus de cette 
espèce en 1894 et en 1895, à Périm etàObock; l'exemplaire qui a servi 
de type à la description suivante a été rapporté de Djibouti, en 1897, 
par M. H. Goutière. La longueur de cet exemplaire entier est de 
14 centimètres ; la largeur qui atteint son maximum vers le 25° segment 
est de 16 millimètres, rames comprises; elle décroît graduellement 
jusqu'à l'extrémité postérieure. Il n'y a aucune pigmentation apparente. 
Le nombre des segments est de 100. 

Le prostomium (pi. IX, fig. 140) paraît enclavé dans les quatre premiers 
segments; le dernier est à peine entamé sur laligne médiane. On distingue 
en avant une partie légèrement échancrée sur son bord antérieur qui 
porte sur sa face supérieure deux antennes subulées, voisines du plan de 
symétrie. Extérieurement à celles-ci et un peu plus bas, il existe deux 

(1) De Quatrefages, Histoire naturelle des Annelés marins et d'eau douce, t. I, p. 407. 

(2) Ed. Grube, Annulata Semperiana [Mém. de VAcad. impér. des se. de Saint-Pétersbourg, 
1' série, vol. XXV, d878, p. 2, taf. l, fig. 1). 

(3) J.-C. Savigny, Système des Annélides [Descript. de VÊgypte, t. XXI, p. 394; Annélides gravées, 
pi. Il, fig. 3). 



ANNÉLIDES POLYGHÈTI-LS DE LA iME[{ .ROUGE. 249 

autres appendices de même forme et très sensiblement de même grandeur 
que les antennes : Racovitza(l) les désigne sous le nom de palpes. En 
arrière des antennes, on distingue une région moyenne qui porte deux 
paires d'yeux et, tout en avant, une antenne médiane un peu plus grêle 
que celles qui sont insérées sur la région antérieure. Les yeux postérieurs 
sont un peu plus petits que les deux autres. Une troisième partie est 
formée par la caroncule que Racovitza assimile à l'organe nucal. Cette 
caroncule, ici très développée, est constituée par un lobe moyen saillant, 
arrondi à ses extrémités, anticipant sur la région moyenne, et par deux 
lobes latéraux à surface bouillonnée. 

L'orifice buccal, largement ouvert (pi. IX, fig. 141), s'étend, du 
moins extérieurement, jusqu'au o" segment qui semble lui former une 
sorte de lèvre postérieure. Il paraît circonscrit, en avant et latéra- 
lement, par le prostomium divisé en deux lobes sur la face ventrale et 
par les quatre premiers segments. 

Les segments sont séparés par des sillons profonds, tant sur la face 
dorsale que sur la face ventrale. Sur la plupart des individus il existe des 
anomalies de segmentation ; l'une d'elles est représentée (pi. X, fig. 144). 
A. droite, en avant, le sillon de séparation ne s'étend que jusqu'à la 
ligne brune médiane qui correspond à la chaîne nerveuse ventrale, 
visible par transparence dans toute la longueur du corps ; le même fait 
se produit, deux segments en arrière, à gauche, de sorte que la compen- 
sation est établie. Chez l'individu étudié ici, le même phénomène se 
présente, dans la région antérieure, deux fois du même côté, de sorte 
qu'au 20' parapode à droite correspond le 18" à gauche. Des anomalies 
du même ordre ont été mentionnées chez les Euniciens, les Amphi- 
moniens, les Sabelliens, les Oligochètes, etc., notamment par Cori (2), 
FI. Buchanan (3), Pruvot et Racovitza (4), et par moi-même (5). 

(I) E.-G. Racovitza, Le lobe céphalique et l'encéphale des Annélides polyclièles {Arch. de zool. 
expér. et gcn., 3' série, t. IV, 1896, p. 181, fig. 4). 

(2 G.-.]. GoRt, Ueber Anomalien der Segmentirung bei Anneiiden uiid deron Cedeutung lùr die 
Théorie der Metaiiierie [Zeitschr. fUr uivs. 'AooL, 1802, \LIVi= Bd., p. b(i'.)-b78, laf. XXVj. 

(3) Fl. Buchanan, Peculiarilies in the Segmentation of certain Poiychœtes [Quarleiiy Joimi. of 
fiiicroscopical Se, 180:{, 3* série, t. XXXl\ , p. o20-oi4, pi. XLil . 

(4) G. Prlvot et E.-G. Hacovit/.a, Matériaux pour la raiino des Annélides de Banyuls {Arck. de 
zool. expér. et yen., 1895, 3" série, t. lU, p. 399, fig. 4; p. 413, lig. 7). 

(5) Cf. 1" partie de ce Mémoire, p. 241, (ig. Oi. 

NouviiLLES Archives dl- JIlsku.m, 4'' série. — lit. "2 



v)?s 



50 



CHARLES GRAVIER. 




Fig. 257 et 2o8. 



Les segments des deux extrémités, au lieu d'être transversaux comme 
les autres segments du corps, s'inclinent de chaque côté sur le plan 
médian de façon à envelopper le prostomiuni et la bouche en avant, 
l'orifice anal en arrière. Celui-ci, limité par un bourrelet assez saillant 

pi. IX, fig. 142) s'étend sur 



les cinq derniers segments. 
Une petite languette fixée 
dorsaleinent, à contour ar- 
rondi, est le seul appendice 
du pygidium. 

Le parapode (fig. 257 et 
258), qui ne forme pas une 
saillie considérable à la sur- 
face du corps, olï're à consi- 
dérer une rame dorsale et 
une rame ventrale. 
La rame dorsale se compose d'un lobe sétigère, d'un cirre dorsal et 
de branchies. 

Le lobe sétigère (fig. 259) est un mamelon peu saillant dans lequel 
sont implantées les soies qui, très nombreuses, forment un faisceau 

compact. Elles sont de formes extrêmement 
variées; la plupart sont tubuleuses; leur 
région axiale est occupée par un contenu 
granuleux. Toutes sont simples. Les unes 
(fig. 260) sont droites, trapues, en pointe 
mousse, striées longitudinalement ; quel- 
ques-unes d'entre elles sont colorées en 
brun plus ou moins foncé . D'autres 
(fig. 261), très semblables de forme aux 
précédentes, sont plus ou moins arquées. D'autres encore, les plus 
nombreuses de beaucoup (fig. 266), légèrement incurvées, sont en 
forme de lames dont l'un des bords est continu, tandis que l'autre 
est denté ; ce bord porte des sortes d'ampoules assez caduques, 
représentées de profil dans la figure 268, de face dans la figure 267. 




ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 



251 



Il existe enfin de très fines soies bifides (fig. 262), dont l'un des 
prolongements est très grêle et très long, tandis que l'autre reste à l'état 
d'ébauclie. 

En arrière de ce faisceau de soies, dans la région moyenne, se voit le 
cirre dorsal (?) composé de deux 
articles (fig. 239), dans laquelle les 
branchies sont supposées sectionnées 
à leur base) : un long article basi- 
laire, presque cylindrique, encastré 
dans le lobe sétigère et un article 
terminal qui s'effile graduellement 
jusqu'à son sommet ; ce dernier 
n'atteint pas celui des soies les plus 
longues. La région d'insertion des 
troncs branchiaux est indiquée, dans 
la figure 259, par la surface cou- 
verte de hachures. 

La branchie s'insère en arrière du 
lobe sétigère (fig. 237 et 238) et du 
cirre dorsal, dont elle demeure indé- 
pendante. Elle se compose d'un cer- 
tain nombre de troncs qui se ramifient dichotomiquement (pi. X, fig. 146), 
de façon à former des arborescences toufTues qui masquent en grande 
partie le lobe sétigère examiné par la face postérieure. Ce dernier, vu 
par face antérieure, cache complètement le cirre compris entre le faisceau 
de soies et la branchie. 

Les branchies manquent au premier segment; elles apparaissent dès 
le second segment, et se simplifient graduellement aussi dans la région 
pygidienne. 

La rame ventrale se compose d'un lobe sétigère et d'un cirre ventral. 

Le lobe sétigère est moins large, mais plus saillant que celui de la rame 
dorsale. Les soies dont il est pourvu se rapportent à trois formes princi- 
pales. Les plus nombreuses de beaucoup (fig. 263) sont épaisses, colorées 
en brun au sommet; l'une des branches est plus ou moins recourbée en 




260 262 



Fig. 260 à 265. 



252 



CIIAIII.es (illAVIKU. 



faux, l'aiilrn ost n'diiilc à uïu\ éininonoc pon considi'rrahlo. La région axialo 
j)ai'ail. gi'aiuil(Mis(> ; la, slrialioii loiif^iliidiiialc (\sl, iioLIoiïkmiL inai'(|uéo 
au-dossoiis de la. MlurcaLion. D'aulnvs soios do mèiiic l'ormo quo los 
[n'<''P,(kl('nl('s [iv^. 20.')), boaiK'oiip plus (iiics, on!, luio l)ran('li(; '^\'ù\o li-rs 

ioiij^uo l'clalivomonl ; la hranclio couric osl ollo- 
môme pins dôvcloppôo (|ti(' dans los soios Ira- 
puos. Enfin, il oxisLo nn corlain noml)ro do soios 
sini|)los, coiii'los, non bilidos (lig. 21) i), nn |>on 
ôlarf!,ios an-dossous do lour sonunol lormino on 
poinl(î mousse et striées lonj^iludinalornent. 

Lo cirro Yonlral ost insc'^ré ù la partie poslé- 
rioure dn lobe, au niveau des soies los plus 
infôrionres. Sa base est logée, comn:io colle du 
cirro dorsal, à Tintéi-iour du lobe sétigèro. il est 
constiluô d'une seule ])iô('o, (h^ inèrne ("orme, 
mais plus trapue cpio rarli(de terminal du oirro 
dorsal. 

La (rompe (pi. 1\, fig. M3 ; pi. X, fig. liri), 
relaLivoment courte, car elle ne sNHend que 
jusqu'au KV séligère (le bord postérieur de l'orifice buccal est formé |)ar 
le ')' segment), est tl'ès musculeuso. On peut dislinguor en elle les trois 
))arl,ies fondamentales do la trom|)e de la plupart dos AnnérKl(\s errants. 
La gaino pliaryngienno, très mince, s'insère, d'une part, sur \o pourtour 
de rorific(î buccal; d'autre part, sur la trompe pharyngienne, h^lloost pou 
développée : la trompe dévaginée ost relativement très courte. 

La trompe pharyngienne, puissamment musculaire, à parois excessi- 
vement épaisses, présente, au-dessus de la ligne d'insertion de la gaine, 
un double bourrelet très volumineux qui lait saillie au somm(>t (](' la 
trompe dévaginée. De chaque côté, un coussinet énorme, interrompu seu- 
lement sur la face ventrale, à section transversale en fera cheval, est par- 
couru par des sillons transversaux profonds à. la face interne. Los bords 
de ce bourrelet se rapprochent à leur partie postérieure, do façon à cir- 
conscrire un orifice assez étroit du côté du ventricule. Cet appareil cons- 
litue une meule très puissante pour broyer les aliments. Une disposition 




Vh^. 2CC à 208, 



ANNÉLIDRS POLYCllÈTKS 1)1^: LA MEH ROUGE. 253 

di^ même oi'clro paraît oxister chez la ('Jiloeia flava Pallas, d'après la 
description de Mac Intosh (I). 

Le venlricide, à paroi plus mince, s'insère extérieurement à la base 
des bourrelets; il se rétrécit en arrière, du côté de l'intestin. La surface 
interne est couverte de grosses iiapillcs qui, dans la région postérieure 
surtout, se disposent en séries loiigiliidinales régulières et contigui's. 

L'intestin qui lui l'ait suite, de (-(juleur vf'i'le, à surface bouillcjuiiée, 
présente intérieurement des papilles fines et serrées; il contient des 
débris d'algues. Une puissante musculature rattache la base de la trompe 
pharyngienne à la partie moyenne du ventricule pi. IX, fig. 143. Dans la 
même région, on observe un plexus sanguin très développé. 

L'animal, grâce à une musculature puissante et complexe, peut se 
contracter très énergiquement et diminuer singulièrement sa longueur. 
Il peut môme dissimuler complètement et profondément son prostomium 
qui se retire dans l'intervalle des premiers parapodes qui le recouvrent 
entièrement. Il s'enroule parfois sur lui-même dans un plan, comme un 
cloporte. L'n certain nombre d'individus provenant de Périm et d'Obock 
ont la partie postérieure de leur corps en voie de régénération. L'un 
d'eux, de grande taille, a sa partie antérieure régénérée. 

Je rapporte avec quelque réserve cette espèce à celle que Savigny a 
décrite sous le nom de ÏHeione (dcyonia. L'orifice buccal, très réduit d'après 
la figure donnée par cet auteur, est ici largement ouvert {\A. IX, fig. 1 H i. 
La limite postérieure de cet orifice serait formée par le 4' segment chez 
les exemplaires du golfe de Suez, par le .")' chez ceux de Djibouti. Les 
cirres dorsaux sont plus grêles chez les premiers que chez les seconds. 
\Ln outre, Savigny l'ait i-omarquer que l'antenne impaire est beaucoup 
plus petite que les autres; la différence de grandeur de ces appendices 
n'est pas bien sensible chez les individus de Djibouti. 

Mac Intosh fait observer que VEurijlhoe pacifica Kinberg, dont il a 
donné une description détaillée (2), est étroitement apparentée à VEuryfhoa 

l\) W.-C. Mac Intosh, llepoit on tlie AririfjliiJa l'olycli.i-la '[ha voyar/oof II. M. S. Clialtcnrjrr, 1881», 
vol. XII, p. 8-13). 

(2) W.-C. Mac Intosh, Keport on Ihe Annelida Polycliîela {Thevoyage ofH. M. S. Challenger, p. 27, 
pi. H, fig. :j-4; pi. III, fig. :{; pi. IK, fig. l.'l : pi. Ill\, fig. :;-0; var. Lovukaensis, pi. XVI, fig. :; ; 
pi. Ua, fig. li ; pi. IIIa, fig. 10-1:^ . 



254 CHARLES GRAVIER. 

alcyonia Savigny. Tl y a, cependant, des différences assez sensibles entre 
les soies des deux espèces, notamment en ce qui concerne le faisceau 
ventral. 

Parmi les individus rapportés en 1891 et en 189o par M. le D' Jous- 
seaume il en est dont les soies de la rame supérieure sont plus saillantes 
que chez le type décrit et figuré ici ; celles de la rame inférieure ont les 
branches de la bifurcation plus longues ; le cirre ventral est un peu plus 
grêle. Il y aurait peut-être là une variété comparable à la variété 
levidîaensis de VEurijtJwo pacifica Kinkerg. 

Genre EUPHROSYNE Savigny. 

EUPHROSYNE MYRTOSA Savigny (1). 
(PI. X, fig. 147-149.) 

Trois exemplaires de cette espèce ont été recueillis en 1807, à Djibouti, 
par M. H. Coutière. Celui qui est décrit ci-dessous mesure 17 milli- 
mètres de longueur, 5'""', 5 dans sa plus grande largeur et compte 
quarante-trois segments sétigères. La face ventrale est bombée et creusée 
d'un léger sillon médian; la face dorsale, également convexe, est presque 
entièrement couverte par les pai'apodes. 

Le prostoniium (pi. \, fig. 147) pénètre comme un coin entre les 
quatre premiers segments. 11 présente en avant une grosse antenne 
médiane, à base large, terminée en pointe mousse; de chaque côté et un 
peu en arrière de Tinsertion de celle-ci, sont situés deux yeux de forme 
allongée. La moitié postérieure du prostoniium porte une bande médiane 
saillante et large, qui s'étend depuis Tantenne jusqu'au 5' segment 
échancré dans la région médiane dorsale ; c'est la caroncule ou organe 
nucal. Deux sillons latéraux décomposent la caroncule en trois lobes, 
dont le médian est de beaucoup le plus considérable. Sur la face ventrale 
(pi. X, fig. l 18), on remarque les yeux antérieurs plus petits que ceux 
de la face dorsale; puis, tout près d'eux, et extérieurement à eux, deux 
petites saillies rudimentaires presque imperceptibles chez certains indi- 

(1) J.-C. S.wir.NV, Système des Annélides {Descripl. lie rÉijypte, I. Wl, 1S-2G, p. [\9(, ; Aunclides 
gravées, pi. Il, fig. 2). 



ANNELIDES POLYCHÈTES DE LA MER HOUGE. 



255 




vidus, correspondanl aux anloiines latérales; puis deux coussinets 
conli^us sur la lii;n(' niédiano, sïdari;issant d'avant en arrière, ce sont 
les palpes, en arrière desquelles s'ouvre la bouche. Kniiu, en arrière des 
palpes, on voit une sorte de de- 
j)ression cordilornie sur laquelle 
la segmentation s'iulerronq)t, et 
qui se continue au delà du o'" seg- 
ment, dans le sillon médian. 

L'anus est terminal. Au-dessous 
de lui et venlralemeut s'insèrent 
deux courts cirres anaux ipl. X. 
%. 1 il)\ non apparents sur la lace 
dorsale et qu'encadrent les der- 
niers segments. Les rayons de 
courbure des sillons de séparation 
des anneaux vont croissant à mesure qu'on s'éloigne du pygidium. 

Le parapode (fig. 209) olFre à considérer les cirres, les branchies et 
les soies. Le cirre dorsal est inséré un peu au-dessus des branchies les 
plus dorsales et en ari-ièrc de celles-ci; le cirre ventral 
est situé au-dessous des branchies les plus ventrales et 
également en arrière de celles-ci. Entre les deux, et plus 
près du cirre dorsal que du ventral, un troisième appendice 
tubulé, de même l'orme que les précédents, est inséré 
entre les branchies et les soies. 

La ligure 270 montre la disposition desdiiierentes parties 
du parapode. Tout en avant, sur une sorte de crête, est 
une rangée de soies qui, recliligne sur presque toute sa 
longueur, s'infléchit un peu en avant dans sa partie infé- 
rieure. En arrière de cette rangée de soies, se place la série des 
troncs branchiaux, au nombre de sept ou huit, et, extérieurement à 
celle-ci, un peu en ari'ière, le cirre dorsal et le cirre ventral. Entre la 
rangée antérieure de soies et la ligne des branchies, on voit le cirre 
médian, plus voisin du cirre dorsal que du cirre ventral. 

Entre le dernier tronc branchial et le cirre ventral est un second 




- 270 
Vis.. 270. 



256 



CHA15LES GRAVIER. 




Fi g. 271. 



groupe dé soies qui sont implantées suivant un arc parallèle sensible- 
ment à celui qui termine la rangée antérieure de soies ; ce second groupe, 

beaucoup moins important que le pre- 
mier, s'élève un peu au-dessus et des- 
cend au-dessous du cirre ventral. 

Les branchies forment une rangée 
do six à huit gros troncs (généralement 
sept), qui se bifurquent près de la base 
en deux branches qui se ramifient à 
leur tour, presque toujours suivant 
la voie dichotomique (fig. 271); dans 
les dernières divisions, on voit parfois 
trois branches partir du môme point ou de deux points très rappro- 
chés. L'extrémité des ramifications terminales est le plus souvent en 

pointe mousse; près d'elle, on voit se 
terminer en cul-de-sac les canaux san- 
guins axiaux qui sillonnent toutes les 
parties de ces arborisations très denses. 
Les soies, plus saillantes que les bran- 
chies, sont de plusieurs formes. Le type 
le plus commun est représenté dans la 
figure 272. L'extrémité de ces soies est 
bifide; l'une des branches, 1res courte, 
est terminée en pointe mousse ; l'autre, 
beaucoup plus longue, est un peu recour- 
bée à son sommet plus aigu. Ces soies 
sont finement striées en long. La lon- 
ueur relative des deux branches varie 




272 273 274 

Fis. 272 à 275. 



275 



b 



dans d'assez larges mesures (fig. 273), 
de même que la longueur et la largeur 

de la soie elle-même qui peut, par suite, être plus ou moins saillante. 
Un second type, beaucoup plus rare, est constitué par des soies dont 

l'extrémité bifide est renflée et incurvée au niveau de la bifurcation. 

La branche courte est fortement recourbée extérieurement et porte 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 257 

quelques denticulations sur son bord interne; la plus longue vient 
se placer dans le prolongement de la portion basilaire de la soie qui est 
également striée longitudinalement. La largeur, l'incurvation, la longueur 
relative des deux extrémités de ces soies sont sujettes à quelques 
variations. 

Il existe enfin des soies plus grêles et beaucoup plus rares encore que 
les précédentes (fig. 275), non bifurquées et recourbées en faux au 
sommet. 

Ces deux derniers types de soies n'existent que dans la rangée anté- 
rieure de soies. 

Chez les Euphrosynes, la séparation des deux rames du parapode 
manque de netteté. On peut cependant considérer la rame dorsale comme 
formée par la rangée antérieure de soies, l'ensemble des branchies, le 
cirre dorsal et le cirre moyen ; la rame ventrale serait constituée par la 
rangée inférieure et postérieure de soies et par le cirre ventral, et serait 
conséquemment très réduite par rapport à la rame dorsale. 

Le parapode conserve les mêmes caractères généraux d'un bout à 
l'autre du corps; il se réduit seulement en dimensions aux deux 
extrémités. 

Ehlers (1) a émis avec doute l'hypothèse de l'identité de VEuphrosyne 
mediterranea Grube avec VEuplwosyne myrtosa Savigny ; la première ne 
serait peut-être qu'une variété de la seconde. Depuis, Grube (2), a admis 
que VEuphrosyne mediterranea se confond avec \Eup1irosyne foliosa 
Audouin et Milne Edwards, avec laquelle se fusionneraient également, 
d'après Claparède (3), VEuphrosyne racemosa Ehlers et VEuphrosyne 
(Lophonota) Audouini Costa. 11 y a, cependant, des différences appré- 
ciables entre l'espèce d'Audouin et Milne Edwards, et celle de Savigny. 
Ainsi, les antennes paires sont bien développées chez la première, d'après 
E.-G. Racovitza (4) ; elles sont tout à fait rudimentaires chez la seconde. 

(Ij E. Ehlers, Die Borstenwùrmer, p. 66. 

(2) Ed. Grlbe, Mitiheilungen ùber Saint-Malo und RoscofT und die dortige Meeres, besonder? 
die Annelidenfauna(A6/ia?id/. der schles. Gesellschaft, 1869-1872, Breslau, 1872, p. 140). 

(3) Ed. Claparède, Les Annélides chétopodes du golfe de Naples (Mém. de la Soc. de phys. et 
d'hist. nat. de Genève, t. XIX, 1867-68, p. 418). 

(4) E. G. Racovitza, Le lobe céphalique et l'encéphale des Annélides polychètes {Arch. de zoo., 
expér. et gén., d" série, t. IV, p. 186, pi. 1, fig. 8 ; pi. II, fig. 10). 

Nouvelles Archives du Muséum, 4e série. — III. 33 



258 CHARLES GRAVIER. 

De plus, les divisions dernières des branchies de VEuphrosyne foliosa 
présentent des expansions foliacées qu'on n'observe pas chez VEuphrosyne 
myrtosa. 

Famille des PALMYRIENS Kinberg. 

La famille des Palmyriens ne comprend qu'un petit nombre de formes 
dont la plupart sont encore fort mal connues aujourd'hui. Leur caractère 
le plus général et le plus saillant est d'avoir le dos recouvert en totalité 
ou en partie par des soies larges, plates, écailleuses, qui font partie de la 
rame dorsale. La présence de ces soies spéciales ou palées donne d'ailleurs 
une physionomie très spéciale aux Palmyriens et permet de les recon- 
naître immédiatement. 

Ces animaux, trouvés assez rarement jusqu'ici, se rencontrent sur- 
tout dans les mers chaudes : mer Rouge, Cap de Bonne-Espérance, 
Geylan, etc. ; les formes les plus septentrionales ont été trouvées 
dans l'Adriatique (Quarnero), dans la Méditerranée et au Japon. Ils 
vivent sur les côtes ; la Palmyra draguée par le « Challenger )> près 
de Kobé (Japon) a été retirée d'une profondeur de 90 mètres environ 
(50 fathoms). 

Le genre Palmyra Savigny, qui a donné son nom à la famille, a été 
recueilli pour la première fois à l'île-de-France (Maurice) (1) ; puis 
ensuite, aux Philippines (2) et enfin au Japon, près de Kobé, parle «Chal- 
lenger» (3), d'un fond sableux, et peut-être aussi au Brésil, où deux 
espèces ont été nommées, mais non décrites, par Fritz Mûller (4). Il se 
distingue de tous les autres genres par la coexistence, dans la rame 
dorsale, de palées et de soies capillaires ; tous les segments ne portent 
pas de palées. 

Le genre Chrysopetalum Ehlers a été trouvé d'abord à Quarnero (5) ; 

(1) J.-C Savigny, Système des Annélides {Descript. de VÉgypte, 1826, t. XXI, p. 341. 

(2) Ed. Grube, Annulata Semperiana {Mém. de VAcad. impér. des Se. de Saint-Pétersbourg, 7= série, 
t. XXV, n° 8, p. 13). 

(3) W.-C. Mac Imosh, Report on the Annelida Polychœta {The voyage of H. M. S. Challenger, 
p. 53, pi. IX, fig. 1-2; pi. VIa, fig. 8-9). 

(4) Fk. MuLLiiR,Einiges ûberdie Annelidenfauna der Insel Santa Catharina an der brasiiianischen 
Kùste {Arch. fur Naturgesch. Jahrg., 24, 1858, l, p. 212). 

(5) E. Ehlers, Die Borstenwûrmer, p. 81, taf. Il, fig. 3-9. 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 259 

puis à Villefranche par Grube (1 ) ; puis par Claparède, à Port-Vendres (2), 
et dans la mer Rouge, à Djibouti. 

Le genre Paleanotus Schmarda (3) n'a été signalé jusqu'ici qu'au Gap 
de Bonne-Espérance. 

Le genre Bhawania^ que Schmarda rapporta de Geylan (4), a été éga- 
lement recueilli à Djibouti ; il se sépare nettement de tous les autres genres 
de la famille par sa plus grande taille et par ses segments très nombreux. 

Quant au genre Dysponetus Levinsen (5), que Levinsen a ramené dans 
les Palmyriens après en avoir fait le type d'une famille spéciale, il 
s'éloigne sensiblement des genres précédents. Le dos n'est aucunement 
recouvert par les soies de la rame dorsale qui ne ressemblent que vague- 
ment aux palées des autres Palmyriens. Ge ne serait, en tout cas, qu'un 
Palmyrien aberrant. 

On peut, sous toutes réserves, séparer ainsi les cinq genres de la 

famille : 

' / Des palées et des soies capillaires àla 

(rame dorsale Pabnyra Savigny. 
Palées à la rame ventrale, soies 
recouvrant l toutes composées. . . Chri/sopetalufn EhXers. 



Palmyriens. 



segments engrande < à la rame ventrale, soies 
peu i partie / les unes simples, les 
nombreux.! le dos.. \ autres composées. . . Paleanotus Schmarda. 
Palées étroites laissant le dos entiè- 
rement à nu Dysponetus Levinsen. 

, Corps allongé, à segnients nombreux Bhawania Schmarda. 

Il est impossible, dans l'état actuel de nos connaissances trop insuffi- 
santes sur cette famille, d'indiquer les relations de parenté entre les 
genres qui la composent, et qui nous paraissent aujourd'hui différer beau- 
coup les uns des autres. Ge seraient des animaux rampant sur les pierres; 
quelques-uns d'entre eux, comme le CIwysopetalu7n fragile ^h\GY?>^ ont des 
mouvements assez vifs et s'autotomisent facilement. Par leur parapode 

(1) Ed. Grube, Wiegmann's Archiv., t. XLI, p. 90, pi. 111, fig. 3-5. 

(2) Ed. Claparède, Glanures zootomiques parmi les Annélides de Port-Vendres [Mém. de la Soc. 
de phys. et d'hist. nat. de Genève, t. XVII, 1863-64, p. 583, pi. VIII, fig. 5 et Ô). 

(3;L.-K. Schmarda, Neue uirbellose Thiere. 2« Hâllte, 1861, p. 163, taf. XXXVIl, lig. 326-329. 

(4) Id., p. 164, taf. XX.WII, fig. 323-325. 

(5) G.-.M.-R. Levinse.n, Om ton ye Slœgter af arcliske Chœtopode Annelider [Vidensk. meddel. fra 
den naturhist. Poren. iKjôhenhavn, 1879-80, t. XXX, p. 9, tab. 1, fig. 1-6). 



260 CHARLES GRAVIER. 

muni d'une rame dorsale bien développée et d'un cirre médian, ils se rap- 
prochent, dans une certaine mesure, des Amphinomiens ; par l'armature 
de leur trompe et peut-être aussi par la présence de caecums intestinaux 
à disposition pennée, ils rappellent les Aphroditiens. Gomme Claparède 
l'a parfaitement remarqué (1), le genre Pontogenia Claparède pourrait 
être pris pour un Palmyrien, à cause de la forme des soies dorsales qui 
ressemblent fort à des palées et qui rappellent singulièrement celles du 
Dysponetus pygmœus Levinsen. 

On peut d'ailleurs remarquer que les trois familles (Aphroditiens, 
Amphinomiens, Palmyriens) présentent quelque analogie dans leur évo- 
lution ; toutes trois présentent deux sortes de types : les uns, courts, 
trapus, plus ou moins ovales, généralement aplatis, à segments peu 
nombreux; les autres allongés, à segments nombreux. Il est assez vrai- 
semblable d'admettre que les Amphinomiens et les Palmyriens se 
rattachent plus ou moins directement aux Aphroditiens ; mais chacune 
des deux familles a eu son évolution propre, plus nettement orientée vers 
la vie sédentaire chez les Amphinomiens que chez les Palmyriens. 

Genre CHRYSOPETALUM Ehlers. 

CHRYSOPETALUM EHLERSI n. sp. 
(PL X, fig. 150-151.) 

Un seul exemplaire incomplet a été rapporté de Djibouti, en 1897, par 
M. H. Coutière. La longueur de cet exemplaire est de 6 millimètres ; la 
largeur totale (parapodes compris), r°',5 : cette dimension reste sen- 
siblement la même dans toute la longueur du corps; le nombre des 
segments est de 36. La coloration est d'un beau jaune d'or. 

Le prostomium (pi. X, fig. 150), profondément enfoncé entre les 
premiers segments, est recouvert en partie par les palées de ces derniers. 
Presque aussi long que large, à bord antérieur arrondi, il présente tout 
en avant une antenne médiane courte et conique. Je ne retrouve pas 
trace des deux antennes latérales qu'Ehlers (2) représente chez le Chry- 

(1) Ed. Claparède, Annélldes chétopodes du golfe de Naples (Mém. de la Soc. dephys. et d'hist. 
nat. de Genève, t. XIX, 1867-68, p. 368, pi. I, fig. 3). 

(2) E. Ehlers, Die Borslenwûrmer, p. 81, taf. II, fig. 3. 



ANNELIDES POLYCHETES DE LA MER ROUGE. 



261 



sopetahmi fragile ; peut-être se sont-elles détachées. Les deux palpes 
insérées sur la face ventrale, mais tout près du bord antérieur, assez 
larges à leur base, se rétrécissent un peu au voisinage de leur extrémité 
distale arrondie. Les yeux sont au nombre de quatre. Les deux yeux 
antérieurs un peu elliptiques, au contact immédiat l'un de l'autre, sont 
situés tout à fait en avant, presque ventraleraent; ils sont très incom- 
plètement visibles sur l'animal vu de dos. Les deux yeux postérieurs, 
également très volumineux, nettement séparés l'un de l'autre, sont 
placés dans la région moyenne de la face dorsale du prostomium. 

La bouche s'ouvre sous le prostomium, fort en avant, un peu en 
arrière de l'insertion des palpes (pi. X, fig. 151). 

Les parapodes des deux premiers segments ne portent que des palées ; 
ils sont dépourvus de soies. On ne 
peut les voir complètement que sur 
la face ventrale. Chacun d'eux se 
compose d'une partie dorsale et 
d'une partie ventrale; chacune de 
celles-ci est formée d'un article ba- 
silaire puissant et d'un court article 
terminal. En outre, la partie dorsale, 
plus saillante, porte des palées qui la 
recouvrent complètement du côté du 
dos. 

La rame dorsale (fig. 276) est sou- 
tenue par un acicule qui fait un angle 
de 70 degrés environ avec celui de 

la rame ventrale; elle est constituée par un puissant faisceau de 
palées disposées en éventail et s'enfonçant profondément dans la 
paroi du corps par une de leurs extrémités ; l'acicule occupe l'axe de 
ce faisceau, auquel correspond une saillie à peine sensible du tégu- 
ment. Les palées sont de formes variées ; celles du milieu du faisceau 
qui en contient une vingtaine sont symétriques par rapport à un 
plan (fig. 277); l'extrémité libre se termine en une pointe médiane; 
l'autre pénètre assez avant dans la paroi du corps. Légèrement concaves, 




Fig. 276. 



2G2 



CHAULES GRAVIER. 








leurs bords présentent une série de crans d'autant plus courts qu'on se 
rapproche davantage de la base; leur surface est couverte de stries transver- 
sales fines et serrées interrompues suivant des lignes longitudinales qui 
vont toutes converger à la pointe du sommet, de sorte que les palées, à un 
faible grossissement, paraissent rayées longitudinalement. Si on s'éloigne 
de l'axe du faisceau, on constate que les palées perdent leur symétrie 
par rapport à un plan. Elles deviennent gauches et se courbent de façon 

que l'un des bords crénelés est beaucoup 
plus fortement convexe que l'autre. Elles se 
rétrécissent en même temps graduellement. 
Les palées les plus dorsales des parapodes 
d'un même segment se touchent sur la ligne 
médiane, de sorte que le tégument du dos est 
complètement masqué par elles ; elles forment 
des éventails inclinés sur la face dorsale et 
se recouvrant partiellement les uns les autres 
de chaque côté. Les palées des parapodes 
des deux premiers segments sont très étroites 
et plus fortement incurvées que celles des 
segments suivants. 

Au-dessous du faisceau des palées, il existe 
un cirre dont l'article basilaire est très puis- 
sant, et dont l'article terminal est graduelle- 
ment étiré à partir de sa base. 
Le mamelon sétigère de la rame ventrale paraît tronqué obliquement 
sur son bord externe. Il est traversé par un fort acicule, dont la pointe 
vient aboutir à la partie la plus élevée et la plus saillante. Il porte une 
trentaine de soies composées. Ces soies (fig. 278 et 279) ont une hampe 
arquée nettement hétérogomphe, couverte de stries transversales assez 
serrées. L'arête se termine à son sommet en une pointe ténue un peu 
recourbée ; on observe une fine serrature sur le bord qui correspond 
au rostre le plus saillant. La longueur de l'arête décroît assez fortement 
des soies les plus dorsales aux plus ventrales, en môme temps que 
s'atténue l'inégalité des rostres. 




Fig. 277 à 279. 



ANNÉLIDES POLYGHÈTES DE LA MER ROUGE. 263 

Le cirre ventral s'insère sur un article basilaire assez large ; l'article 
terminal a la même forme, mais est un peu moins développé que la partie 
correspondante du cirre situé au-dessus du mamelon sétigère. 

N'ayant qu'un seul exemplaire à ma disposition, etdésirantle conserver 
dans le meilleur état possible, je n'ai pu faire l'étude de la trompe. 

Si l'on compare l'espèce de Quarnero à celle de Djibouti, que je suis 
heureux de dédier au savant professeur de Gottingen, on peut remarquer 
des différences notables dans les caractères du prostomium, même en 
faisant abstraction des deux antennes latérales, dont l'absence chez la 
dernière peut être due à une mutilation. La forme du proslomium est, 
en effet, bien différente d'une espèce à l'autre; le volume relatif et la 
disposition des yeux suffisent à faire distinguer les deux formes. Les 
parapodes ont, à très peu de chose près, la même physionomie chez les 
deux espèces. Cependant il y a encore à signaler ici des divergences 
appréciables dans les deux premiers segments, dans la forme du cirre 
dorsal et, surtout^ dans celle de l'arête des soies. 



Genre BHAWANIA Scumarda. 

BHAWAMA CRYPTOCEPHÂLA n. sp. 
(PL X, fig. 152-156.) 

Trois exemplaires, dont un incomplet, de cette espèce ont été recueillis 
en 1897 à Djibouti par M. H. Coutière. Le plus grand d'entre-eux, qui a 
servi de type à la description suivante, mesure 25 millimètres de longueur, 
2'"°',1 dans sa plus grande largeur et compte 180 segments environ. 

Le corps, d'un beau jaune ambré, est aplati ; la face dorsale, légèrement 
convexe, est couverte entièrement par les palées; la face ventrale, 
presque plane, présente seulement une légère dépression médiane corres- 
pondant à la chaîne nerveuse : de chaque coté, au niveau du parapode. 
la coloration, plus intense, est d'un rouge-brun foncé. Les deux extré- 
mités du corps ne se distinguent pas essentiellement l'une de l'autre, 
surtout dorsalement ; la partie postérieure (pi. X, fig. 156), toutefois est 



264 CHAULES GRAVIER. 

un p(Hi plus étroite qiio l'autre ; l'extrémité antérieure (pl.X, fit;. 152) a 
un contour plus arrondi. 

Le prosloniiuni est absolument invisible de dos (pi. X, fig. K)2) ; de 
(aille excessivenuuit rétluit(% il est encastré dans les premiers segments 
(lu corps. Sur la l'ace ventrale, il se présente comme une petite languette 
à contour arrondi, enserrée entre les trois premiers segments, avec deux 
taçheii ovales contiguës sur la ligne médiane, relativement très déve- 
loppées, correspondant sans doute à deux yeux, .le n'y vois aucun 
appendice, mais je ne i)uis aflirnier qu'il n'en existe point. Le petit 
nombre des individus que j'ai à ma disposition m'a empêché d'étudier 
complètement cette partie antérieure du corj)s qu'il faut mutiler pour 
mettre le prostomium à nu ; il est nécessaire, en effet, d'arracher les palées 
des cinq ou six premiers segments du corps, ce qui n'est pas sans danger 
l)Our le prostomium lui-même. Quoi qu'il en soit, s'il existe des antennes, 
elles doivent être tort peu développées. 

L'oriiice buccal est limité en arrière au 5' segment (pi. X, lig. 1IJ3). La 
disposition que montrent les segments antérieurs rappelle celle que l'on 
observe chez les Amphinomiens dans la même région : inclinés en avant, 
ils sont séparés par des lignes arquées dont le rayon de courbure croît 
rapidement d'avant en arrière jusqu'au L2' segment environ, au delà 
duquel il demeure sensiblement constant. Les parapodes du premier 
segment, ((ue rien ne distingue, à proprement parler, des autres, sont 
tangents suivant le [)laM de symétrie. 

Le parapode est biranié; les deux rames sont nettement séparées dans 
la région moyenne du corps; en avant, comme en arrière, au voisinage 
des extrémités, elles se rapprochent, viennent au contact l'une de 
l'autre, et même se superposent partiellement. 

La rame dorsale (fig. 280) prédomine fortement sur la rame ventrale; 
elle présente deux parties à considérer : 1" le cirre ; 2" le mamelon 
paléigère. 

Le cirre dorsal (fig. 280 et 281) est inséré en arrière du mamelon qui! 
dé|»asse un peu latéralement. 11 se compose d'une région basilaire en 
forme de cylindre creux et d'un appendice légèrement renflé à sa base, à 
extrémité ari'ondie, mousse, avec un certain nombre d'aspérités à la 



ANNÉLIDES POLYGHÈÏES DE LA MER ROUGE. 



SGS 



surface ; la partie profonde est visible à travers les parois de la collerette 
constituée par la région basilaire dans laquelle il est invaginé. L'article 




Fig. 280 et 281. 



terminal est beaucoup plus développé et plus effilé à la partie postérieure 
du corps (pi. X, fig. 156) qu'à la partie antérieure. 11 est à remarquer 
que, comme chez les Amplii- 
nomiens et comme chez la 
plupart des Aphroditiens, le 
cirre dorsal est ici inséré en 
arrière du mamelon paléigère. 
Celui-ci, auquel correspond 
une légère saillie, est soutenu 
par un fort acicule recourbé 
vers le bas, dont la pointe 
vient aboutir un peu au-dessus 
du niveau de l'article termi- 
nal du cirre dorsal. 11 porte 
deux sortes d'appendices. Dans 
sa région externe, il est pourvu 
de palées longues et étroites 
(fig. 282) disposées en éventail, 
dont l'ornementation est sem- 
blable à celle des autres palées. 
Celles-ci, beaucoup plus larges (pi. X, fig. 154 et 155), se recouvrant 
partiellement Tune l'autre, s'étendent jusqu'au milieu de la face dorsale. 

NoLVELLEs AncHivES DU MusÉuM, 4"= séfic. — ni. 





282 



283 28^ 

Fig. 282 à 285. 



26f) CHARLES GRAVIER. 

Ces palées, inclinées d'avant en arrière, s'imbriquent légèrement d'un 
segment à l'autre. A chaque segment, elles sont disposées suivant deux 
lignes courbes à concavité tournée en avant, et qui arrivent au contact 
l'une de l'autre sur la ligne médiane. Les lignes de séparation des 
segments ont la même orientation que ces séries de palées. 

Si on observe en particulier une de ces palées (pi. X,fig. 154 et 155), on 
voit qu'elle se compose de deux parties : une partie basilaire fixée dans la 
paroi du corps, et une partie externe. La première, séparée de l'autre 
par un étranglement bien marqué, est striée longitudinalement ; elle se 
rétrécit graduellement jusqu'à son extrémité profonde infléchie vers le 
sommet du mamelon. Ces parties internes qui se terminent au niveau de 
l'acicule sont d'autant plus inclinées sur la surface du tégument qu'on 
s'approche davantage du plan de symétrie. La partie externe, beaucoup 
plus large, avec son sommet arrondi et mucroné présente, sur sa face 
antérieure, des stries et trois côtes saillantes formées par des perles con- 
tiguës. Le bord interne est denté comme une crémaillère ; le bord externe 
est rectiligne. Les fines stries transversales sont interrompues suivant 
des lignes qui vont toutes converger à la pointe mucronée et qui se rap- 
prochent également l'une de l'autre à l'extrémité opposée, de sorte que 
les palées paraissent striées suivant deux directions orthogonales. Il 
existe, en outre, des ponctuations qui se détachent en clair et qui sont 
réparties d'une manière uniforme. On observe aisément par transpa- 
rence toute cette ornementation qui se poursuit en se simplifiant sur la 
partie profonde. 

Les parties inférieures des palées s'enfoncent dans la paroi du corps 
jusqu'au niveau de l'acicule de la rame dorsale vers lequel elles 
convergent toutes, de sorte que les palées de la région moyenne de 
chaque parapode sont fixées normalement à la surface ; à mesure qu'on 
s'éloigne de celles-ci, on voit les mêmes appendices s'incliner de plus 
en plus sur la surface du corps (fig. 280). 

La rame ventrale est fortement en retrait par rapport à celle 
qui la surmonte ; elle est traversée par un acicule droit dont la 
pointe se termine dans la région la plus saillante. Elle présente deux 
lèvres, l'une antérieure, l'autre postérieure, tronquées obliquement 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE. 267 

vers le bas, et entre lesquelles existe un puissant faisceau de soies. 

Les soies appartiennent à deux types bien distincts. Celles qui sont 
situées au sommet du faisceau ont une hampe dilatée au sommet (fig. 283), 
nettement hétérogomphe, avec une étroite bande'de stries transversales 
fines. Le petit rostre est recourbé vers l'autre, auquel il se relie d'un 
côté. L'arête longue est finement étirée en pointe, avec une légère 
encoche correspondant au rostre le plus saillant. Elle présente sur le bord 
correspondanl à ce rostre une serrature qui se développe à mesure qu'on 
s'approche de la hampe; au voisinage de celle-ci, cette serrature est for- 
mée par des dents longues et grêles. Les autres soies sont en serpe ; les 
figures 284 et 285 en représentent deux types, entre lesquels on observe 
tous les intermédiaires. La hampe, beaucoup plus forte que celles des 
soies à arête longue, est tout aussi nettement hétérogomphe et pré- 
sente la même ornementation. La serpe est plus ou moins rectiligne et 
étroite (fig. 284), plus ou moins courte et trapue (fig. 285) ; la serrature 
est toujours énergiquement marquée. 

Le cirre ventral assez court est inséré sur une région basilaire renflée ; 
comme le cirre dorsal, il est plus développé dans la partie postérieure 
du corps que dans la partie antérieure. 

L'anus est dorsal ; le pygidium, de forme triangulaire, porte deux cirres 
anaux semblables aux cirres ventraux des derniers segments du corps 
(pi. X, fig. 156). 

La seule espèce connue du genre Bhawania a été créée pour un seul 
exemplaire d'un annélide recueilli sur la côte est de Ceylan(l). Cette 
espèce paraît être de plus grande taille que celle de Djibouti ; elle serait 
également un peu plus grêle. Schmarda signale l'existence sur le pros- 
tomium, chez le Bhawmiia myrialepis^ de cinq appendices que je n'ai pu 
voir sur l'espèce décrite ci-dessus. Il mentionne la présence de deux 
types de soies à la rame ventrale du parapode qui est d'ailleurs fort 
inexactement représentée. La figure de la palée est également bien 
insuffisante. Je n'ai point observé sous les palées ces saillies que Schmarda 
compare aux tubercules branchiaux des Aphrodites. Il est probable que 

(1) L.-K. Schmarda, Neue wirbellose Thiere, 2'= Halfte, Leipzig, 1861, p., 164, Laf. XXXVII, 
fig. 323-325. 



208 CHARLES GRAVIER. 

le fragment dépourvu de ses extrémités antérieure et postérieure 
recueilli par le « Blake » près de Kay-West, dont Ehlers (1) parle dans 
ses « Florida-Anneliden », appartenait au môme genre Bhawania. La forme 
aplatie du corps, sa longueur, le nombre des segments, le développement 
des palées recouvrant entièrement le dos plaident en faveur de cette 
hypothèse. Il en est peut-être de même encore de l'annélide insuffi- 
samment décrit envoyé de Desterro par Fritz MûUer à Grube, et pour 
lequel cet auteur a proposé de créer le genre Psectra (2). 

(1)E. EuLERS, Florida-Anneliden (Mem. ofthe Muséum of compar. Zool. at Harvard Collège, vol. XV, 
1887, p. 34). 

(2) Ed. Grube, Berlclit ùber die Thàtigkeit der naturwiss. Section der schles. Gesell. iin Jahre 
1866, p. 51. 

[A suiv7'e.) 



REVISION 



DE 



QUELQUES ESPÈCES D'OISEAUX 



DE LA 



CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE 

PAR 

M. E. OUSTALET 



En 1894, j'ai signalé, clans ce même recueil (1), les additions très 
importantes que l'étude des collections rapportées par M. Bonvalot et 
feu le prince Henri d'Orléans de leur expédition à travers l'Asie centrale 
et méridionale m'avait permis de faire à la liste des Oiseaux habitant le 
Céleste-Empire et j'ai cité les noms d'un certain nombre d'espèces qui 
jusqu'alors n'avaient pas été rencontrées dans la province du Setchuan. 
Depuis lors les explorations effectuées par le prince d'Henri d'Orléans 
dans le Yun-nan et les envois successifs d'Oiseaux récoltés par les mis- 
sionnaires soit dans le nord de cette même province, près de Tsékou, 
soit dans le Setchuan, aux environs de Tatsien-lou, ont encore beaucoup 
enrichi les cellections du Muséum, En effet, peu de temps après le retour 
en France de l'expédition de M. Bonvalot et du prince Henri d'Orléans, 
Mgr Biet, évêque de Diana, vicaire apostolique du Tibet, qui avait fait à 
ses compatriotes l'accueil le plus empressé, lors de leur passage dans le 
Setchuan et qui leur avait déjà facilité les moyens de faire, autour de Tat- 

fl) Nouvelles Archives du Muséum, 1894, 3>= série, t. VI, p. 109. 



270 E. OUSTALET. 

sien-lou, des chasses fructueuses, adressa au Muséum une série de Mam- 
mifères et d'Oiseaux, et, même lorsque l'état de sa santé l'eût contraint 
à revenir en Europe, il continua à mettre au service de la science les 
relations qu'il avait conservées sur les missions du Tibet. C'est ainsi que, 
de 1891 à l'époque actuelle, le Muséum a pu acquérir près de 2000 spé- 
cimens de Mannnifères et d'Oiseaux recueillis dans le Setcliuan occi- 
dental et le Yun-nan septentrional et préparés par les PP. Mussot, 
Soulié, Dejean, Genestier et leurs élèves et que la ménagerie du Jardin 
des Plantes a reçu pour la première l'ois des Faisans oreillards blancs 
( Crossoptilon tibetan icm) . 

Dans les énormes séries de dépouilles, de Mammifères et d'Oiseaux qui 
ont été envoyées successivement par les missionnaires se trouvaient, à 
côté d'exemplaires appartenant à des espèces que M. l'abbé David avait 
rencontrées précédemment, soit dans la même région, soit dans d'autres 
parties de la Chine, les représentants de plusieurs espèces que l'on 
croyait contlnées dans l'Himalaya et les types de quelques espèces nou- 
velles, qui ont été décrites par M. A. Milne Edwards, par M. de Pou- 
sargues et par moi-même dans le Bulletin et dans les Xouvelles Archives 
du Muséum cl histoire naturelle. Je rappellerai que, parmi les Mammifères 
nouveaux, il y avait un Singe, extrêmement remarquable, le Rhinopi- 
thecus Bieti qui remplace sur les montagnes voisines de Tsékou le Rh. 
Roxella)uv de la principauté de Moupin et un petit Rongeur du genre 
Zapus^i genre considéré jusqu'à ces derniers temps comme propre à 
l'Amérique du Nord. Parmi les Oiseaux figuraient des Becs-fins, des 
Timéliidés, des Gobe-Mouches bien dilîerents de ceux que nous avions 
décrits et figurés précédemment, feu M. A. David et moi, dans nos 
Oiseaux de la Chine (1). J'en ai donné des diagnoses dans le Bulletin du 
Muséum (2), mais je n'avais pu jusqu'ici en publier des figures coloriées. 
L'occasion m'étant offerte de combler en partie cette lacune, je joindrai 
aux descriptions primitives des observations nouvelles, je rectifierai 
la synonymie de quelques espèces et tracerai, d'après des données 

(1) Un vol. in-S>' de :i73 pages de texte avec un allas do 124 planches coloriées. Paris, 1877, 
Masson et C'% édit. 
i-2) T. I, 189o, n» 7 ; (. 11, 1S9G, n" o cl 7 ; t. llf, 1807, n"' :i et 6 : t. IV, 1808, n"^ 3 et 6. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 271 

récentes, la répartition géographique de divers Oiseaux de la Chine occi- 
dentale et méridionale. 

1. CALLIOPE DAVIDI Oust. 
(PI. XI, fig. inf.) 

Calliope Davidi, Oustalet, Bull, du Muséum d'hisf. mil., 1898, n" o, p. 222. 

Comme il est facile d'en juger par la figure coloriée qui accompagne la 
présente notice, la Calliope Davidi se distingue aisément par les couleurs 
de son plumage de toutes les espèces précédemment connues du genre 
Calliope^ les mâles adultes ayant les parties supérieures du corps d'un 
gris bleuâtre très foncé, les sourcils des Calliope camUchatkensis ^ pecto- 
ralis ei Tscliehaiewi (1) étant remplacés par une bande noire qui du front 
se prolonge sur les côtés de la tête en s'élargissant et descend sur les 
côtés du cou et de la poitrine, en limitant une zone d'un rouge ardent qui 
couvre le menton, la gorge et la région thoracique. Le rouge toutefois 
n'est pas du tout de la même nuance que chez la Calliope ordinaire et 
chez la C. Tschehaiewi\ ce n'est pas un rouge carminé, mais un rouge 
légèrement orangé et extrêmement intense (rouge de Saturne). Inférieu- 
rement cette teinte n'est pas limitée par une écharpe noire comme chez 
la C. Tschehaiewi^ quoique, chez certains individus, les deux bandes 
latérales noires se rapprochent un peu vers le bas. En arrière des oreilles 
ces deux bandes noires sont légèrement interrompues par deux petites 
taches blanches, symétriquement placées. Le manteau offre une toute 
autre teinte que chez la C. camtschatkensis et tire beaucoup plus au bleu 
que chez les C. pectoralis et Tscliehaiewi (2). Le ventre est d'un blanc 
nuancé de roux et un peu mélangé de gris sur les côtés. Les grandes 
pennes alaires sont d'un brun foncé uniforme, les pennes caudales d'un 
gris presque noir avec de larges marques blanches qui vont en augmen- 
tant de longueur depuis la première penne externe jusqu'à la cinquième, 
où elles occupent les deux tiers de la plume. Seules les pennes médianes 

(1) \'oy. David et Ocstalf.t, Oiseaux do la Chine, p. 23o à 237. 

(2) Voy. Przewalski iu Dawson Piowley's Ornith. Miscell.,1877, l. VI, p. 180, Birds of Monpolia 
sp. 72, pi. 1, fig. 1. 



272 E. OUSTALET. 

sont complètement unicolores. Les couvertures inférieures de l'aile et de 
la queue sont d'un roux clair. 

Le bec est noir de môme que les pattes. 

Chez la femelle de la Calliope Davidi les parties supérieures du corps 
sont brunes, mais tirent un peu plus à l'olivâtre que chez la femelle de la 
Calliope camtschatkensis et les parties inférieures du corps sont un peu 
plus fortement lavées de roux. 

J'ai eu sous les yeux huit spécimens de cette nouvelle espèce d'Oiseaux, 
l'une des plus remarquables assurément de celles que le Muséum a reçues 
dans le cours de ces dernières années. Sur ces huit spécimens, il n'y 
avait qu'une seule femelle. Les sept mâles adultes offraient tous exacte- 
ment les mêmes couleurs et les mêmes dimensions, la longueur totale 
étant de 0°',130, la longueur de l'aile de O^^OT^, celle de la queue 
de 0",0o9, celle du tarse de 0",025 et celle du bec [culmen) de 0"\0M. 
D'après les indications fournies par les missionnaires de Tatsien-lou, la 
Calliope Davidi est connue des Chinois sous le nom de Hony-hia-pâ. Peut- 
être est-ce l'espèce que M. l'abbé David a observée dans la principauté de 
Moupin et dont il n'a pu obtenir qu'un seul et unique spécimen qui, mal- 
heureusement, fut tellement mutilé par le coup de fusil qu'on ne put le 
conserver. La description succincte que M. A. David fait de l'Oiseau 
offre, en effet, certaines analogies avec la description détaillée que je 
viens de donner de la Calliope Davidi^ d'autant plus que le savant mis- 
sionnaire avait cru remarquer que chez la Calliope de Moupin le rouge se 
prolongeait sous forme d'une bande assez étroite bordée de noir, jusque 
sur la poitrine, ce qui l'avait déterminé à donner à l'Oiseau le nom signi- 
ficatif de Calliope pectardens (1). Mais le rouge était-il de même nuance 
que chez la Calliope Davidi^ l'Oiseau de Moupin avait-il des sourcils 
blancs ou en était-il dépourvu, c'est ce qu'il nous est impossible de savoir, 
en l'absence de tout spécimen de C. pectardens susceptible d'être com- 
paré avec les types de la C. Davidi. Les dimensions indiquées par 
M. A. David ne concordent d'ailleurs pas absolument avec celles des 
Oiseaux de Tatsien-lou, et d'autre part, quoique, par la suite, nous 

(1) Nouvelles Archives du Muséum, 1871, t. Vil; Ballet,, Cat. p. 7, n" 1G7. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MERIDIONALE. 273 

nous soyons décidés à assimiler la Calliope pectardens à la C. pecto- 
ralis (1) de THimalaya, certains traits de cette dernière espèce ne con- 
viennent pas à l'Oiseau de Moupin, ainsi que nous l'avons fait expressé- 
ment remarquer (2). Ce qui rend la question encore plus complexe, c'est 
que, outre la Calliope Davidi^ d'autres espèces de Calliope, telles que la 
C. camtsehatkensis et la C. Tschehaiewi ont été rencontrées dans les envi- 
rons de Tatsien-lou et peuvent fort bien s'avancer jusque dans la prin- 
cipauté de Moupin, où la présence de la C. pectoralis ne constituerait pas 
non plus un fait extraordinaire, étant donnée la proportion croissante 
d'espèces himalayennes que l'on constate dans la faune de la Chine 
occidentale. 

Je suis heureux d'avoir pu dédier une espèce de Passereau aussi 
remarquable et aussi bien caractérisée au savant voyageur naturaliste 
dont la science déplore la perte récente et dont, peu d'années après mon 
entrée au Muséum, j'ai eu l'honneur d'être le collaborateur dans l'étude 
des Oiseaux de la Chine. 

2. CRIMGER HENRICI Oust. 

Sous ce nom, j'ai désigné, il y a quelques années (3), une espèce nou- 
velle de Criniger très voisine du Criniger gutturalis Bp. (4) de Sumatra, 
de Bornéo, de la péninsule malaise et du Ténassérim, mais se distinguant 
de celui-ci par sa taille plus forte, par les proportions différentes de ses 
rémiges dont la bordure interne est d'un blanc jaunâtre ou roussâtre et 
par la teinte fortement mélangée de jaune et tirant à peine au roux des 
parties supérieures de son corps. 

Les premiers individus de cette espèce que j'ai pu étudier, ceux qui 
ont servi de types à ma description, avaient été recueillis par le prince 
Henri d'Orléans dans le cours de ses voyages à travers l'Indo-Chine et 
la Chine méridionale et provenaient l'un des bords de la rivière Noire 
entre Manhao et Semao (Yun-nan) ; les autres du Nam-xong, de Ban- 
moi et de Hat-hoa (Tonkin); mais bientôt après un autre spécimen, iden- 

(1) GouLD, Icon. Av., 1837, liv I; Jerdon, Birds of India, 1863, t. II, p. IbO. 

(2) Oiseaux de la Chine, p. 23G, n" 341. 

(3j Bulletin du Muséum, I89G, n" o, p. 185 et 186. 

(4) Trichophorus yuUuralia Bonaparte, Conspectus avium, 18o0, t. I, p. 262 (ex Mùller ms.). 
Nouvelles Archives du Muséum. 4« série. — III. "^ 



274 E. OUSTALET. 

tique aux précédents, fut envoyé de Tatsien-lou au Muséum par le 
R. P. Dejean. Il est donc certain que l'aire d'habitat ou de dispersion du 
Criniger Henrici est plus étendue que je ne le croyais primitivement et 
comprend, outre le Yun-nan méridional, le Tonkin et l'ouest du Setchuan. 
Cette espèce a été dédiée au prince Henri d'Orléans qui vient d'être si 
malheureusement enlevé par une cruelle maladie dans le cours d'un nou- 
veau voyage d'exploration en Indo-Chine et auquel le Muséum doit de 
posséder plusieurs espèces rares ou nouvelles pour la science. 

3. SPEL^ORNIS SOULIEI Oust. 

Dans une série d'Oiseaux envoyée de Tsékou au Muséum, en 1896, 
par le R. P. Soulié se trouvait un petit Passereau désigné sous le nom 
local de Sama-bo-tsé et appartenant évidemment au grand Spelseornis ^ 
mais certainement aussi à une espèce nouvelle de ce groupe. J'ai désigné 
cette espèce sous le nom de Spelœornis Souliei et j'en ai donné une des- 
cription assez détaillée (1) pour n'avoir point à y revenir. Sa découverte 
porte à trois le nombre des espèces actuellement connues du genre 
Spelœornis, savoir : \° Spelœornis troglodytoides J. Verreaux (2) du Set- 
chuan occidental et de la principauté de Moupin ; 2° Sp. Halsueti 
David (3) du Tsin-ling (Chensi occidental) et du Kansou ; 3° Sp. 
Souliei Oust, qui paraît être cantonné dans la partie du Yun-nan qui con- 
fine au Tibet, car je n'ai retrouvé aucun individu de cette dernière espèce 
dans une nombreuse collection formée aux environs de Tatsien-lou et 
dans le royaume du Guiula, à une date récente, et que Mgr Biet a bien 
voulu me communiquer. Les caractères différentiels de ces trois espèces 
peuvent être résumés dans le tableau suivant : 

A. Tête et nuque d'une autre couleur que le dos, qui est d'un roux 
olivâtre, et rayés transversalement de blanc sale sur un fond 
gris noirâtre ; gorge d'un fauve pâle ; parties inférieures du 
corps marquées de petites gouttelettes blanches, bordées de 
brun et se détachant sur un fond roux Sp. troglodytoides. 

(i) Bulletin du Muséum, 1898, n" 8, p. 237. 

(2) Nouvelles Archives du Muséum, d 870, t. VI, Bullet.p. 34; 1871, t. VII, Bull. p. 30, et 1871, t. IX, 
pi. IV; David et Oustalkt, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 229, n" 332 et pi. XVI. 

(3) A. David, L'Institut, 1875, 3'= année, n» 114 et Bull, de la Soc. philomath., séance du 
10 mars 187b; David et Olstalet, Oiseaux de la (Ihine, 1877, p. 229 n'^ Wi'i et pi. XY. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 275 

B. Tête et nuque à peu près de la même couleur que le dos qui est 
d'un brun-marron chaud et moucheté de blanc ; gorge blanche ; 

a. Parties inférieures du corps recoupées, sur un fond roux- 

olive, de raies transversales alternativement blanches 

et noires Sj). Halsueti. 

b. Parties inférieures du corps ornées, sur un fond roux- 

marron vif, de petites gouttelettes blanches Sp. Souliei. 

Les Spelœoimis ne se rencontrent que dans les montagnes de la Chine 
occidentale et se distinguent facilement, par leur queue un peu grêle, 
mais normalement développée, des Troglodytes du genre Pnoepyya que 
l'on croyait primitivement cantonnés dans la chaîne de l'Himalaya et sur 
les monts Karren, en Birmanie, mais qui se trouvent aussi sur les mon- 
tagnes de la Chine occidentale, côte à côte avec les Spelœoimis. 

4. PNOEPYGA PUSILLA Hodgs. 

Une des collections formées par les missionnaires du Tatsien-lou et 
leurs élèves et remise au Muséum par les soins de Mgr Biet renfermait 
un individu de l'espèce que Hodgson a décrit (1) et figuré dans son Icono- 
graphie inédile (2), sous le nom de Pnoepyga pusilla et dont le Muséum a 
reçu jadis un exemplaire du major Hodgson lui-même. 

La Pnoepyga pusilla a été découverte dans la partie orientale de la 
chaîne himalayenne et retrouvée plus tard dans le Ténassérim ; d'après 
B.-B. Sharpe, elle se rencontre probablement aussi sur les montagnes de 
l'île de Sumatra (3). La constatation de sa présence dans le Setchuan 
occidental constitue un fait intéressant et permet de prolonger sensible- 
ment vers le nord-ouest l'étendue de l'aire d'habitat de l'espèce. Une 
autre forme du même genre, la Pnoepyga alhiventris (4), qui, comme la 
précédente, habite le Népaul et s'étend jusqu'en Birmanie, a été observée 
également dans la Chine occidentale, où, d'ailleurs, elle paraît être fort 

(1) Proceed. Zool. Soc. Lond., 1845, p. 25. 

(2) Icon. ined. in Brit. Mus., pi. XLVII, fig. 4 (870), App. pi. XXVI (978). 

(3) R.-B. SiiARPE, Cat. Birds Brit. Mus., 1881, t. VI, p. 304. 

(4) Tesia albiventerel T. rufiienter Hodgson, Journ. Asiat. Soc.Berg., 1837, t. VI, p. 162; Microura 
squamata Hodgson, Icon. Av. pl. Y ; Pnoepyga albiventer RovGsoy, Icon. ined. in Brit. Mus., Pass., 
pi. XLVll (401) et XLYIII, fig. 3 et Proceed. Zool. Soc. Lond., 1848, p. 25; Pnoepyga alhiventris 
R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Mus., 1881, t. VI, p. 302. 



276 E. OUSTALET. 

rare. M. l'abbé David n'a jamais rencontré, en effet, que deux individus 
de cette espèce dans la principauté de Moupin (1), 

5. TROCHALOPTERON STYANI Oust. 

En 1887, M. F.-W. Styan a décrit et figuré (2) une nouvelle espèce de 
TrocJialopteron dont il avait acquis deux spécimens d'un marchand de 
Han-kéou qui prétendait les avoir reçus du Yun-nan. Plus tard cependant, 
en 1889, M. Styan eut l'occasion de voir à Shanghaï, vivant en cage, 
plusieurs Oiseaux de la même espèce qui avaient été pris sur les mon- 
tagnes situées à l'ouest de Hang-tchéou, dans la province du Tché- 
kiang (3) et, plus récemment encore, MM. G.-B. Rickett et J.-D. de La 
Touche obtinrent d'autres exemplaires à Ching-fen-ling, à 100 milles au 
nord-ouest de Fou-tchéou, dans une partie du Fokien où ces Passereaux 
étaient très répandus (4). 

Ayant eu entre les mains un assez grand nombre de Trochalo'pteron 
tués les uns aux environs de Tatsien-lou par les élèves de la mission, les 
autres à Tsékou (Yun-nan) par le R. P. Soulié et ayant supposé que ces 
Oiseaux portaient à peu de chose près la livrée du Trodialopteron 
cinereiceps (que je ne connaissais que par la description et la figure), et 
n'en différaient guère que par la couleur beaucoup plus foncée du 
sommet et des côtés de leur tête, j'avais cru pouvoir les attribuer à 
l'espèce décrite par M. Styan, dont ils n'auraient représenté qu'une forme 
très adulte. Toutefois estimant qu'en raison de leur calotte d'un brun 
très sombre ou même d'un noir franc, ces Oiseaux ne pourraient plus être 
convenablement désignés sous le nom de TrocJialopteron cinereiceps^ 
j'avais proposé de leur donner le nom de TrocJialopteron Styani (5). 

Mais depuis lors, j'ai dû revenir sur l'opinion que j'avais conçue de 
l'identité des TrocJialopteron du Tcbé-kiang et du Fokien et de ceux du 
Yun-nan, opinion qui s'appuyait aussi sur l'hypothèse que les premiers 

(1) Dayid et OusTALET, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 227, n° 331 (sous le nom de Pnoeprjga 
squamata). 

(2) Ibis, 1887, p. 167 et pi. VI. 

(3) Ibis, 1889, p. 444. 

(4) Ibis, 1897, p. 605. 

(5) Bulletin du Muséum, 1898, n» 5, p. 225 et n° C, p. 2o3. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 277 

Oiseaux décrits par M. Styan provenaient du Yun-nan. M. de La Touche 
avec qui j'ai eu l'occasion de m'entretenir pendant son dernier séjour en 
France, m'a affirmé, en effet, que jamais, à aucune époque de leur vie, 
les Trochalopteron cinereiceps du Fokien ne prenaient la coloration très 
foncée qu'on observe sur le sommet de la tète des Trochalopteron Stycmi 
de Tatsien-lou et de Tsékou. Il m'a môme remis, pour le Muséum, un 
exemplaire très adulte du Trochalopteron cinereiceps provenant du 
Kuatum (N.-O. du Fokien), que j'ai pu comparer à loisir sur les nombreux 
exemplaires du T. Styani et avec le type du T. ningpoense A. David (1), 
découvert à Ning-po (Tché-kiang). J'ai pu me convaincre alors que si cette 
dernière espèce devait, comme je l'avais supposé, être assimilée au 
T. cinereiceps qui se trouve aussi dans la même province, il ne pouvait 
en être ainsi pour l'espèce du Setchuan et du Yun-nan. Les différences 
de livrée entre le T. cinereiceps et le Trochalopteron du Setchuan et du 
Yun-nan sont beaucoup plus grandes que je ne l'avais cru et portent 
non seulement sur la couleur du sommet de la tête, qui est d'un gris 
cendré assez foncé chez le premier et d'un brun-noir ou même d'un noir 
intense chez le second, mais sur la teinte des côtés de la tête et les 
nuances du manteau et des parties inférieures du corps. La région 
voisine des yeux et des oreilles n'est pas d'un blanc pur ou d'un ton 
olivâtre clair, mais est fortement teintée de roux (à l'exception des 
lores) chez les T. cinereiceps; une teinte légèrement rosée s'étend sur la 
gorge et la poitrine, et les côtés de la gorge sont parsemés de taches 
noires beaucoup moins nombreuses, moins larges et moins foncées entre 
lesquelles on ne distingue que quelques traits noirs à peine visibles ; le 
dos et la plus grande partie de la queue sont d'un vert fortement lavé de 
roux et non d'un vert-olive, comme chez le Trochalopteron du Setchuan 
et du Yun-nan ; les taches anteapicales noires des rémiges et des 
rectrices sont notablement moins larges que dans cette dernière 
espèce, etc. D'autre part les dimensions ne sont pas les mêmes ainsi 
qu'on peut en juger par le tableau placé à la page suivante. 

Les Trochalopteron du Setchuan et du Yun-nan septentrional appar- 
tiennent donc décidément à une espèce distincte du T . cinereiceps^ espèce 

(1) Le Naturaliste, 1890, p. 186. 



278 E. OUSTALET. 

à laquelle devra être réservé le nom de Trochalopteron Styani et qui 
forme un petit groupe naturel avec le T. cinereiceps [^= T. ninçjpoensè) 
duP^kien et du Setchuan, le T. Sukatschewi^^r . etBianchi du Kansou(l) 
et le T. He?inikei Prazâk (2) du bassin supérieur du Yang-tsé-kiang. 

T. cinereicejjs. T. Styani. 

Longueur totale 0™,220 0",240 

— de l'aile 0'",090 0",095 

— de la queue 0'",095 O",llo 

du tarse 0",032 0'",03a 

— dnhec [ruhnen] 0>",019 à 0™,020 0"',020 

6. lANTHOCINCLA BIETI Oust. 

Dans les nombreuses séries d'Oiseaux recueillies par le R. P. Soulié 
à Tsékou, station située sur le haut Mékong, non loin de la frontière 
septentrionale du Yun-nan, se trouvait un Timéliidé d'assez grande 
taille que j'ai décrit sous le nom de lanthocinda Bieti (3), en le consi- 
dérant comme le type d'une espèce nouvelle, intermédiaire entre la 
lanthocinda ocellata Vigors (4) de l'Himalaya oriental et la 1. maxima 
.1. Verreaux (5) de la principauté de Moupin, d'une part, et la /. lunulata 
.1. Verreaux (6), du Setchuan occidental, du Ghensi méridional, du Moupin 
et du Koukou-nor, d'autre part. Elle ressemble beaucoup, en effet, à 
cette dernière espèce par ses dimensions, ses couleurs et le dessin de 
ses ailes et de sa queue, mais elle s'en distingue nettement par l'aspect 
des taches qui recoupent la teinte brun-olive clair de son manteau. Ces 
taches en effet n'affectent point la forme de croissants noirs comme chez 
la lanthocinda Lunulata.^ mais se présentent comme des ocelles composés 
d'une petite marque noire arrondie suivie d'une moucheture blanche et 
exactement semblables à ceux qui ornent le manteau des lanthocinda 

(1) Aves expeditionis Potanini, 1891, p. o9 et pi. 1, lig. 1. 

(2) Ornith. Monatsch. der D. Vereins zum Schulze der Vogelwelt, t. XXll, n" H, p. 327. 
(3] Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1897, n° 5, p. 162. 

(4) Proceed Zool. Soc. Lond., 1831, p. 5o (sous le nom de Cinclosoma ocellatiim) ; R.-B. Sharpe, 
Cat. Birds Brit. Muséum, 1883, t. VU, p. 382. 

(3) Nouvelles Archives du Muséum, 1870, t. VI, Bull. p. 36 et pi. 111, fig. 15 ; David et Oustalet, 
Oiseaux de la Chine, 1877, p. 196, n° 293 et pi. LV (sous le nom de Cinclosoma maximum). 

(6) Nouvelles Archives du Muséum," 1870, t. VI, p. 36 et pi. 111, et 1871, t. Vil, p. 41 ; David et 
Ol'Stalet, Oiseaux de la Chine, p. 19o, n" 292 et pi. LUI (sous le nom de Cinclosoma linmliitum). 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 279 

maxima^ ocellata et Arthemisiœ (1). En outre la tète est, chez la/. Bieti, 
de la même nuance que le dos, c'est-à-dire d'un brun-olive tirant au 
roux, mais sans aucune tache, tandis que chez la 1. lunulatn., la tête est 
d'une nuance beaucoup plus foncée. Les lores sont ici d'un blanc pur et 
dessinent, entre l'œil et le bec, de chaque côté, une tache claire que 
rappelle un petit Irait blanc en arrière de l'orbite. Le menton est d'un 
brun châtain, la région auriculaire d'un brun grisâtre lustré, la gorge 
parsemée de petites taches blanches qui vont en augmentant de grosseur 
du côté des flancs. Ceux-ci sont dun brun olivâtre, tandis que le milieu 
de l'abdomen est d'un brun grisâtre. Les grandes pennes des ailes sont 
noires, avec un liséré gris cendré sur le bord externe et une tache blanche 
à l'extrémité : les pennes secondaires largement bordées de roux-olive 
en dehors et marquées de blanc à la pointe, les rectrices médianes d'un 
brun-olive tirant au roux, avec une tache apicale blanche précédée d'une 
tache noire, les rectrices latérales d'un cendré bleuâtre avec des taches 
terminales noires et blanches beaucoup plus étendues que sur les pennes 
médianes. Le bec est jaunâtre, nuancé de brunâtre en dessus et les 
pattes paraissent avoir été d'un jaune terne et uniforme. 

Cette espèce paraît être peu répandue aux environs de Tsékou, car 
elle n'était représentée que par un seul et unique exemplaire dans la 
collection formée par M. Soulié et ne figurait pas dans d'autres envois 
de la même localité, pas plus que dans les collections, encore plus 
nombreuses, recueillies dans le Setchuan occidental. 

T. MALACIAS DESGODINSI Oust. 

Cette espèce, que M. A. David et moi avions décrite sous le nom de 
Sihia Desrjodimi {î\ et qui a été reportée par R.-B. Sharpe ''.j) dans le 
genre Malacias, paraît habiter toute la vallée du haut Mékong et y être 
même assez commune, car dans un envoi d'Oiseaux recueillis aux environs 
de Tsékou par le R. P. Soulié, j'ai trouvé une dizaine de Malacias 

(\) Cinclosoma Arthemisiw, A. David, Ann. and Mag. Nat. Hist., 187i, série 4, t. VII, p. 2.o6 ; 
A. David et E. Olstalet, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 197, n" 294 et pi. LIV. 

[2) BuU. de la Soc. philomatli., 1-- série, t. 1, n'' .3 (séance du 23 juin 1877) et Oiseaux de la 
Chine, 1877, p. .o36, n" 274 hls. 

(3j Cat. Birds Biit. Mus., 1883, t. VIII, p. 406. 



280 E. OUSTALET. 

Desfjorlinsi^ exactement semblables au type de ma description qui pro- 
venait de Yer-ka-lo, localité située sur le Mékong, par 29°2'30" de 
latitude nord. Jusqu'à présent je n'ai aucune indication de sa présence 
dans le Setchuan. 

Ogilvie Grant a cité de son côté (1) deux spécimens de Malacias 
Desgodinsi pris au mois de mars 1899 à Wei-yûan et près de Mông-sen, 
dans le sud du Yun-nan. 

8. DRYONASTES MAESI Oust. 

La validité de cette espèce, que j'ai fait connaître en 1890 (2), est 
aujourd'hui parfaitement établie en même temps que les limites de son 
aire d'habitat peuvent être notablement étendues. Le Muséum a reçu, en 
effet, successivement, en 1896, 1898 et tout récemment en 1901, un 
assez grand nombre de spécimens du Dryonastes Maesi^ pris à Tatsien- 
lou par les missionnaires où leurs élèves et qui sont absolument iden- 
tiques au type de l'espèce, provenant du Tonkin ou qui n'en diffèrent 
que par la largeur plus ou moins grande du bandeau frontal blanc (3). 

Le Dryonastes Maesi habite donc non seulement le Tonkin, mais le 
Setchuan occidental, où il paraît être très répandu, et probablement aussi 
le nord du Yun-nan. 

9. ACTINODURA SOULIEI Oust. 
(PI. XII). 

C'est aujourd'hui seulement que je puis donner une figure coloriée de 
cette espèce remarquable, que j'ai décrite il y a quatre ans (4) et dont le 
Muséum ne possède toujours qu'un seul individu. Je rappellerai que 
VAclinoduru Souliei diffère de toutes les autres espèces du même genre, 
précédemment connues, par sa taille beaucoup plus forte, la longueur 
totale de l'Oiseau étant de 0", 240, la longueur de l'aile de 0",106; celle 
de la queue de 0°,110; le bec mesurant 0'",020 le long de l'arête supé- 
rieure ou cidmen et le tarse 0",030. Les couleurs du manteau et des 

(1) Ibis. 1900, p. 589, n° 35. 

(2j Bull, de la Soc. zool. de France, 1890, t. XV, n» 7, p. 153. 

(3) Voy. Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1898, n° 6, p. 254. 

(4) Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1897, n° 5, p. 163. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 281 

parties inférieures du corps diffèrent également beaucoup de celles des 
autres Aclinodura, quoique l'Oiseau offre le dessin caractéristique du plu- 
mage du groupe auquel il appartient. Ainsi les pennes primaires offrent, 
dans leur moitié terminale, comme chez les Actinodura nipalensis (1) et 
Egertoiîi[%)^ un liséré gris clair le long du bord externe, mais présentent 
en outre, à la base et en dehors, une bordure d'un brun-rouge, rayée 
transversalement et régulièrement de noir. Ces raies acquièrent de plus 
en plus d'importance à partir de la deuxième rémige et se continuent sur 
les pennes secondaires ; elles existent même sur les couvertures 
primaires dont le fond est gris et qui ont, par conséquent, une toute 
autre couleur que chez la plupart des Actinodura précédemment connues. 
Les pennes caudales sont également barrées de noir sur un fond brun- 
rouge qui passe au brun terne sur les côtés, mais les bandes transver- 
sales s'effacent vers l'extrémité de la plume ou, plutôt, se fondent dans 
une bande noirâtre suivie d'un liséré blanc qui, sur les rectrices externes, 
remonte un peu sur le côté externe de la plume. Somme toute le dessin 
de la queue est à peu près le même que chez V Actinodura Ramsayi (3) de 
la Birmanie ; mais les autres parties du plumage n'offrent pas du tout le 
même système de coloration. Le dessus de la tête est garni, en effet, de 
plumes étroites et allongées qui, sur le front, sont d'un brun bordé de 
roux et, sur le ventre, d'un gris cendré bordé de brun noirâtre; le dos 
est revêtu de plumes lancéolées, brunes à lisérés fauves, la croupe de 
plumes floconneuses d'un roux vif, marbré de noir. La gorge est d'un 
roux ferrugineux, la poitrine d'un fauve pâle, tirant au roux sur les flancs 
et en arrière ; enfin toutes les parties inférieures du corps, depuis le 
menton jusqu'au sous-caudales, sont parsemées de taches d'un brun 
noirâtre, très serrées en avant, plus rares en arrière, tandis que chez les 
autres Actinodura antérieurement décrites, les parties inférieures du 
corps sont d'une teinte uniforme. Le bec est d'un brun assez foncé et les 
pattes sont d'un brun de corne. 

(1) Cindosoma nipalensis Hodgson, Asiat. Researches, 1836, t. XIV, p. 143 ; Actinodura nipalensis 
R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Mus., 1883, t. Vil, p. 466. 

(2) GouLD, Proceed. ZooL, Soc. Lond., 1836, p. 18; R.-B. Siiarpe, op. cit., p. 463. 

(3) Walden, Ann. and Mag. Nat. Hist., 1875, 4= série, t. XV, p. 402 ; Ramsay, Ibis, 1877, p. 464 et 
pi. XU; R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Mus., 1883, t. VU, p. 464. 

Nouvelles Archives dd Muséum, 4» série. — 111. "" 



282 E. OUSTALET. 

Comme la lanthoàncla Bieti^ VActinodura Soidiei est une espèce bien 
Iranchéo, qui fait partie de ce contingent de formes alpines rattachant la 
faune ornithologique du haut Yun-nan à celle du Setchuan, du Tibet et de 
la région himalayenne. Gomme la lanthoàncla Bieti encore VActinodura 
Soidiei paraît être peu répandue, ou vivre exclusivement dans des 
endroits retirés. 

10. ACTIKODURA EGERTOM Gould. 

VActinodwYi Egertofii {[), découverte dans l'Himalaya et retrouvée 
plus tard sur les montagnes du nord-est du Bengale, s'avance à travers le 
nord de la Birmanie jusque dans le Yun-nan. Le D' Anderson avait déjà 
obtenu en 1868 un exemplaire de cette espèce à Ponsee, sur les frontières 
de la Birmanie et du Yun-nan (2) et plus récemment, en 1896, le prince 
Henri d'Orléans a tué dans la partie septentrionale de cette dernière 
pi'ovince un autre individu qu'il a remis au Muséum d'histoire naturelle. 

11. CO.NOSTOMA ^MODIUM Hodgs. 

Cette espèce himalayenne, dont nous avions déjà signalé la présence, 
en toutes saisons, dans les forêts les plus élevées des frontières de la 
Chine et du Tibet (3), paraît être très répandue aux environs de 
Tatsien-lou, si l'on en juge par le grand nombre d'individus qui figu- 
raient dans les collections envoyées par les missionnaires ; elle se trouve 
aussi, mais peut-être un peu moins communément, dans le nord du 
Yun-nan, où le prince Henri d'Orléans et le R. P. Soulié ont obtenu 
quelques exemplaires. 

En examinant une série de spécimens de Conostoma œmodiwn prove- 
nant, pour la plupart, de Tatsien-lou, j'ai constaté, d'un individu à 
l'autre, de notables différences dans la force du bec. 



(1) J. Gould, Proceed. Zool. Soc. Lond., 1836, p. 18; R.-B. Sharpe, CaL. Birds Mus. 1883, t. Vil, 
p. 463. 

(2) J. Anderson, Anat. and Zool. Researches and Zool. Results of the Yun-nan expéditions, 1878, 
t. I, Aves, p. 028, n" 1C6. 

(3) Oiseaux de la Cliine, p. 207. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 283 

12. CHOLORNIS PARADOXA J. Verr. 

Cette espèce étrange, qui se distingue par une anomalie unique dans 
le groupe de Passereaux de l'époque actuelle, à savoir la brièveté 
extraordinaire de son doigt externe, réduit à un simple moignon (1), 
paraît être beaucoup plus strictement cantonnée que l'espèce précédente 
et que VHeterotnorpha imicolor^ son véritable sosie aux doigts normale- 
ment conformés. 

En effet, depuis l'époque déjà lointaine où M. A. David captura, au 
milieu des fourrés de bambous et des forêts de la principauté de Moupin, 
trois Cholornis paradoxa dont deux furent remis par lui au Muséum 
d'histoire naturelle, aucun Musée, du moins à ma connaissance, n'a pu 
se procurer de réprésentant de cette espèce anormale, que j'ai vainement 
cherchée au milieu des centaines d'Oiseaux de la Chine occidentale qui, 
depuis une dizaine d'années, m'ont passé sous les yeux. Parmi ceux-ci 
figuraient cependant la plupart des espèces découvertes par M. A. David 
dans la principauté de Moupin. 

13. PARADOXORNIS UNICOLOR llodgs. 

Comme nous l'avons indiqué dans nos Oiseaux de la Chine (2), VHete- 
romorpha unicolor^ que l'on range maintenant dans le genre Paradoxornis, 
se rencontre en Chine et au Tibet dans les mêmes localités que le Conos- 
toma semodium. Je n'ai donc pas été surpris d'en trouver un certain 
nombre d'exemplaires dans diverses collections recueillies par les mis- 
sionnaires aux environs de Tatsien-lou où, d'après le R. P. Dejean, l'es- 
pèce est connue des Chinois sous le nom de Ken-chouy-tsé. En revanche, 
je ne l'ai point vue figurer dans les collections des environs de Tsékou, 
comme si elle ne descendait point dans la vallée de Mékong. Dans le 
Fokien le Paradoxornis unicolor est remplacée par le P. gularis Horsf. 

14. SUTHORA BRUNNEA Anders. 

Parmi les Oiseaux recueillis par le prince Henri d'Orléans dans le 
nordduYun-nan se trouvait un exemplaire de cetteespèce, découverte par 

(1) Voy. David et Olstalet, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 20!3, n° 303 et pi. LXIl. 

(2) P. 206, n" 304. 



284 E. OUSTALET. 

Anderson sur les frontières orientales de la même province, à une alti- 
tude de 4500 pieds (1). 

15. SUTHORA ALPHONSIANA J. Verr. 

J'ai ou sous les yeux au moins une trentaine d'individus de cette espèce 
pris aux environs de Tatsien-lou, ce qui montre que la Sid/ioi'a aIpho?i- 
siana est beaucoup plus répandue dans le Setchuan occidental que ne le 
supposait M. l'abbé A. David, qui n'avait pu en obtenir qu'un seul exem- 
plaire (2). En revanche, je n'en ai point trouvé de spécimen parmi les 
Oiseaux du Yun-nan septentrional. Dans l'ouest de cette dernière pro- 
vince, à Chen-chi, sur les bords de la rivière Yuan, le capitaine 
A.-AY.-S. Wingate a obtenu, à ce que nous apprend M. 0. Grant (3), 
une espèce différente de celle-ci et de la précédente, la Suthora ivebbiana 
Gray(4) qui, d'après M. A. David, se rencontre non seulement aux envi- 
rons de Pékin mais dans la plus grande partie de l'empire chinois, et 
même au Setchuan. Je me demande cependant si les Suthora du Setchuan 
qu'on a attribués à la S. webbiana n'étaient pas plutôt des S. alphon- 
siana (5). 

16. SUTHORA VERREÂUXI Sharpe. 

R.-B. Sharpe a désigné (6) sous le nom nouveau de Suthora Verreauxi 
l'espèce que J. Verreaux avait décrite et figurée (7) sous le nom de Suthora 
gularis parce que le dernier nom doit s'appliquer désormais au Para- 

(1) Anderson, Proceed. Zool. Soc. Lond., 1871, p. 211 ; J. Goild, Birds of Asia, liv. XX\'lll ; 
David et Oustalet, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 212, n« 312; R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Mus., 
1883, t. VU, p. 490. 

,2^ David et Oustalet, Oiseaux de la Chine, p. 211. Cet exemplaire a été décrit et figuré par 
J Verreaux dans les Nouvelles Archives du Muséum, 1870; Bull. VI, p, 35; 1871, VII, p. 35 et 
1872, VIll, pi. m. La figure, toutefois, laisse beaucoup à désirer et le coloris des ailes n'est pas exact ; 
la teinte roux-cannelle ne devrait pas remonter jusque sur les tectrices. 

(3) Ibis, 1900, p. 591, n" 61. 

(4' Proceed. Zool. Soc. Lond., 1832, p. 70 et pi. XLIX; David et Oustalet, Oiseaux de la Chine, 1877, 
p. 203, n» 309; R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Muséum, 1883, t. VU, p. 490; J.-D. de La Touche, 
Ibis, 1899, p. 189. 

(5" D'après M. F.-W. Stvax la S. alphonsiana est commune dans la vallée supérieure du Yang- 
lsé(lbis, 1899, p. 299). 

(C) Cat. Birds Brit. Muséum, 1883, t. VII, p. 488. 

(7) Xouvelles Archives du Muséum, 1870, t. VI, BuUet. p. 3o ; 1875, t. Vil, p. 36 et 1872, t. VIU, 
pi. 6, fig. 2; David et Oustalet, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 212, n" 313. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 28o 

doxornis gidaris de Gray (^1), reporté maintenant dans le genre 
Suthora (2). 

Si l'on en juge par le nombre des individus de cette espèce qui figurent 
dans les collections que le Muséum a reçues dans le cours de ces dernières 
années, la .S. Verreauxi doit être commune sur les hautes montagnes de 
Setchuan et de la principauté de Moupin, d'où elle ne descend dans les 
vallées que lorsqu'elle est chassée par le froid. 

Elle se rencontre aussi dans le nord-ouest du Fokien, où les chasseurs 
de M. Rickettet J.-D. de La Touche et M. de La Touche lui-même en ont 
obtenu trois spécimens au mois de mai 1897 et mai 1898, sur le mont 
David (3). 

17. SUTHORA CYANOPHRYS Dav. el Oust. 

Cette Suthora (4) dont M. A. David n'avait rencontré que deux individus 
sur les montagnes boisées et encore couvertes de neige (10 mars) du 
S.-O. du Chensi, à 1 800 mètres d'altitude, et qui paraissait être très rare 
sous cette région, doit être beaucoup plus commune dans le nord du 
Yun-nan, d"où le Muséum en a reçu plusieurs spécimens pris à Tsékou 
par le R. P. Soulié. Elle se trouve aussi dans le Setchuan occidental, car 
j'ai eu également entre les mains un exemplaire venant des environs de 
Tatsien-lou. 

18. STACHYDIRIOPSIS RUFICEPS Blyth. 

M. R.-B. Sharpe a reconnu l'identité du Stachyris prœcognitus de 
Swinhoe (o; et du St. ruficeps de Blyth (6) dont l'aire d'habitat se trouve 
ainsi prolongée du >'épaul et du Silddm, à travers la Chine méridionale, 
jusque dans l'île de Formose. Le Stachyris ruficeps, qui est rangé main- 
tenant dans le genre Stachyridiopsis (7) a été rencontré dans l'île de 
Formose par Swinhoe, dans le Setchuan et le Kiangsi par M. A. David, 

1 Gen. of Birds, 1843, t. 11, p. 389 et pi. XCXIV, Cg. 2. 
(2 R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Mus., 1883, t. VII, p. 492. 
(3 Ibis, 1899, p. 176 et 192, n' 26. 

(4, Voy. A. David et E. Olstalet, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 213, n'^ 314 et pi. LXVl. 
(o) Ibis, 1866, p. 310 et Proceed. Zool. Soc. Lond., 1871, p. 373; David et Ocstalet, Oiseaux de 
la Chine. 1877, p. 224, n^ 328. 
i.6; Journ. Asiat. Soc. Beng., 1847, t. XVI, p. 452. 
\-i: R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Mus., 1893, t. VII, p. 398. 



286 K. OUSTALET. 

dans le Hunan occidental par Je capitaine A.-W.-S. Wingate (1) et dans 
le Fokien par M. J.-D. de La Touche (2). Ce dernier a remarqué que les 
spécimens du Fokien étaient toujours plus vivement colorés que ceux de 
Formose et avaient la tête d'un roux plus clair et les parties inférieures du 
corps d'un ton plus chaud. De mon côté, en comparant six individus, pris 
aux environs de Tatsien-lou par les missionnaires, avec plusieurs exem- 
plaires provenant de Sikkim, j'ai trouvé que les premiers avaient tous le 
manteau plus fortement nuancé de vert et les parties inférieures du corps, 
ainsi que les lores, d'un jaune légèrement verdâtre, et non d'un fauve 
nuancé d'olivâtre comme chez les Stachyridiopsis du Sikkim : mais je crois 
que ces différences de plumage peuvent être attribués à la saison. 

19. OLIGURA DEJEANI Oust. 
(Pl.XI, fig. sup.) 

Cette espèce, dont j'ai eu sous les yeux huit exemplaires, exactement 
semblables, recueillis aux environs de Tatsien-lou par le R. P. Dejean, 
avait été primitivement attribuée par moi au genre Cryptolopha (3). Cepen- 
dant je n'avais pas manqué d'insister sur les différences qu'elle présente 
avec la Cryptolopha fuloifacies Swinhoe (4), qui habite la principauté de 
Moupin et le F'okien, et sur les analogies de coloration qu'elle ofFre, au 
contraire, avec la Cryptolopha montis Sharpe (5), découverte sur le 
mont Kina-Balu, dans l'intérieur de Bornéo, avec la C. xanthopygia 
Whitehead(6) de l'île Palawan et avec la C. castaneiceps Hodgson(7) du 
Népaul; j'avais constaté, par exemple, qu'il n'y avait, chez le C. Dejeani, 
aucune trace de la double bande, formée par les bordures des couvertures 
alaires, qui orne les ailes des Cryptolopha du Népaul, de Bornéo et des 
Philippines. En revanche, je n'avais pas assez insisté sur l'absence, chez la 

(1) W.-K.-O. Gram, Ibis, dOOO, p. 591, n« 63. 

(2) Ibis, 1899, p. 180, n° 19. 

(3) Bull, du Muséum d'histoire naturelle, 1896, n° 6, p. 316. 

(4) Ahrornis fuliif actes Swinhoe, Proceed. Zool. Soc. Lond., 1870, p. 132 et 1871, p. 3b7 ; David et 
OusTALET, Oiseaux de la Ghine, 1877, p. 272, n° 374 et pi. XXIU; Cryptolopha fulvifacies Fl.-B. Sharpe, 
Gat. Birds Brit. Mus., 1879, t. IV, p. 406. 

(o) Ibis, 1887, p. 442 et 1889, p. 203 et pi. VIII, fig. 1. 

(6) Ibis, 1893, p. 263. 

(7) Icon. inéd. in Brit. Mus., Passeres, pi. LVII, fig. 7; pi. LVIII, fig. 3, et pi. LXIV, fig. 2; R.-B. 
SnARPi£ Gat. Birds Brit. Mus., 1879, t. IV p. 404. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 287 

C. Dejeani, de la bande noire qui s'étend, chez le C. montis^ de chaque 
côté du vertex, au-dessus de l'œil; de plus, je n'avais pas suffisamment 
tenu compte d'une autre particularité importante, de la brièveté beaucoup 
plus grande de la queue chez la C. Dejeani que chez tous les Ci^ypiolopha 
précédemment décrites. 

Depuis lors, j'ai repris l'examen de cette Cryptolopha Dejeani et en en 
faisant exécuter une planche coloriée, le caractère que je viens d'indiquer 
m'a frappé davantage, puis comme, d'autre part, le bec me semblait encore 
plus grêle que chez la Cryptolopha scliisticeps où il est déjà plus étroit que 
dans les autres espèces, j'ai fini par me demander si les Oiseaux que 
j'avais entre les mains étaient bien des Cryptolopha^ en dépit de leurs 
grandes analogies de plumage avec les C. montis ^ixanthopygïa. Et, en effet, 
j'en suis convaincu maintenant, ces Oiseaux ne sont pas des Cryptolopha^ 
mais des Oligura^ appartenant à une espèce très voisine de celle que 
Burton a décrite sous le nom de Sylvia castaneo-coronata (1) et que 
R.-B. Sharpe a placée plus tard dans le genre Oligura (2). 

Les dimensions de VOligura Dejeani sont, en effet, à peu près les 
mêmes que celles de VO. castaneo-coroneta; cependant, la longueur totale 
des Oiseaux que j'ai eus sous yeux dépasse un peu celle qui est indiquée 
par Sharpe, quoique le bec soit un peu moins long que chez les Oiseaux 
de l'Inde. D'un autre côté, si les couleurs sont semblables dans les deux 
espèces et disposées de la même façon, je ne trouve pas, chez VOligura 
Dejeani^ les lisérés clairs des rémiges et les petites taches jaunes des lores 
qui sont mentionnées dans la description de VO. castaneo-coronata et je 
ne vois pas trace des taches jaunes qui existent, paraît-il, chez cette 
dernière, au-dessus de l'articulation tibio-tarsienne. 

Peut-être, par la suite, reconnaît-on l'identité de \0. castaneo-coronata 
et VO. Dejeani., mais, jusqu'à ce que les types des deux espèces aient pu 
être minutieusement comparés, je dois maintenir, en raison des diffé- 
rences que je viens signaler, le nom que j'avais proposé. En tout cas, la 
découverte d'une Oligura dans les limites de la Chine présente un certain 



(1) Proceed. Zool. Soc. Lond., 1835, p. 152; Tesia flavimenter Hodgson, Journ. Asiat. Soc. Beng., 
t. VI, p. 102 et Icon. inéd., pi. XLVIII, fig. 1. 

(2) Cat. Birds Brit. Mus., 1883, t. VII, p. 603. 



288 E. OUSTALET. 

intérêt, car ce genre n'avait été signalé jusqu'ici que dans le Népaul, le 
Darjeeling, le Sikkim et, d'autre part, à Java. 

20. MINLA. JERDONI J. Verr. 

M. l'abbé A. David n'avait pu se procurera Tchentou (Setcliuan occi- 
dental) qu'un seul individu de cette espèce, celui qui a servi de type pour 
les descriptions et les figures publiées d'abord par J. Verreaux ( 1 ) et ensuite 
par nous-mêmes (2); aussi considérait-il l'espèce comme étant assez rare 
dans cette région de la Chine où elle vient passer l'été; mais, dans une 
collection formée aux environs de Tatsien-lou et dans le royaume de 
Guiula, je n'ai pas trouvé moins de cinq exemplaires, tous adultes et en 
livrée complète, ayant la poitrine et l'abdomen plus fortement lavés de 
jaune que l'individu figuré dans nos Oiseaux de la Chine. 

21. IXULUS ROUXI Oust. 

Outre le spécimen qui a servi de type pour ma description (3) et qui a 
été tué sur les bords de la rivière Noire, dans le Yun-nan, le 25 mars 1895, 
le Muséum a reçu du prince Henri d'Orléans un second spécimen pris 
également dans le Yun-nan en 1896. Vlxulm Rouxi rappelle beaucoup 
17. flavicoUis Hodgson (4) de la région himalayenne par son système de 
coloration, mais en diffère par la nuance brun foncé, légèrement grisâtre 
du sommet de sa tête, par sa taille plus forte et ses ailes plus déve- 
loppées. 

22. IXULUS OCCIPITALIS Blyth. 

Trois spécimens, dont un en fort mauvais état, pris à Tsékou par le 
R. P. Soulié, m'ont paru se rapporter à cette espèce indienne (5) dont le 



(1) Nouvelles archives du Muséum, 1870, Bull. VI, p. 38 ; 1871, Bull. VII, p. 52 et 1872, VI[I, 
pl.ll, fig. 1. 

(2) David et Oustalet, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 224, n° 327 et pi. LXVIII. 

(3) Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1896, n° 5, p. 186. 

(4) Yuhina flavicoUis Hodgson, Asiat. Resarches, 1836, t. XIX, p. 167 et Icon. inéd. Passeres, 
pi. LXVUI, fig. 3 et pi. LXIXin» 3[2); Ixulitf, flavicoUis Hodgson, in Gray's Zoo/. Mise, 1844, p. 82; 
R.-B. SiiARPE, Gat. Birds Brit. Mus., 1883, t. VII, p. 612. 

(5) Siva occipitalis, Blyth, Journ. As. Soc. Burg, 1844, t. XIII, p. 937 ; Ixulus occipitalis Blyth, 
Ibid., 1845, t. IV, p. 562; R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Mus., 1883, t. Vil, p. 613. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 289 

Muséum possède des exemplaires provenant de l'ancienne collection du 
major Hodgson. La seule différence que je constate entre ces divers indi- 
vidus consiste dans la coloration plus chaude des parties inférieures du 
corps, la teinte rousse des sous-caudales descendant sur l'abdomen, en 
s'éclaircissant. 

Cette espèce et la précédente n'avaient pas encore été signalées, du 
moins à ma connaissance, dans les limites de l'empire chinois. 

23. STAPHIDIA TORQUEOLA Swinh. 

Le prince Henri d'Orléans a pris, non loin de Man-hao (Tonkin) un 
individu de cette espèce qui a été rencontrée, à diverses reprises, 
dans l'ouest et le nord-ouest du Fokien par M. Swinhoe, par M. A. Da- 
vid (1) et par 31M. C.-B. Rickett et J.-D. de La Touche (2). Il est donc bien 
probable que le Staphidia torqueola^a trouve aussi dans le Yun-nan sep- 
tentrional, et peut-être même dans le Setchuan occidental, quoique je 
n'en aie trouvé aucun représentant dans les collections de Tatsien-lou et 
de Tsékou. 

24. ALCIPPE GENESTIERI Oust. 

Comme le dit M. W.-O. Grant (3), qui a eu entre les mains des exem- 
plaires de cette espèce recueillis à Pu-an-ting, dans le sud-ouest du 
Kweichu (Chine méridionale), il est certain que le Schœniparus variegaius 
Styan (4), décrit et figuré en 1899, est identique à mon Alcippe (Proparus) 
Genestieri décrite dès 1897(5;. Le nom de Schœniparus- variegatus doit 
donc disparaître, mais je ne vois nullement la nécessité de retirer V Alcippe 
Genestieri du genre où je l'avais placée pour la mettre dans le genre Schœ- 
niparus^ comme le font MM. Styan et Ogilvie Grant. 

Les types de VAlcippe Genestieri ont été pris aux environs de Tsékou 
où l'espèce paraît être commune et est connue des indigènes sous le nom 

(1; David et Oustalet, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 223, n'' 326. 

(2) Ibis, 1897, p. 607 et 1899, p. 406. 

(3) Ibis, 1900, p. 592, n" 64. 

(4. Bull. Brit. Orn. Club, 1899, t. VllI, p. 26, et Ibis, 1899, p. 299, pi. IV, iii,'. 2. M. F.-W. Stï.vn 
avait déjà pensé que celte espèce pouvait bien être identique à mon Alcippe Genestieri. 
(5) Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1897, n'' 8, p. 210. 

Nouvelles Archives dc Mcsélm, 4« série. — III. 37 



290 E. OUSTALET. 

de C liu-no-tchra . A une date plus récente d'autres exemplaires ont été 
capturés dans la province de Kweichow ou Kweichu (1). 

23. ALCIPPE (PROPARUS) BIETI Oust. 

Cette jolie petite espèce de Passereau, que j'ai fait connaître 
en 1892 (2) paraît être extrêmement répandue aux environs de Tatsien- 
lou (Setchuan), où elle doit se reproduire ainsi qu'aux environs de Tsékou 
(Yun-nan septentrional). J'en ai eu au moins une quarantaine de spéci- 
mens entre les mains. M. Ogilvie Grant a pu étudier aussi un exemplaire 
pris par le capitaine Wingate aux environs de Ghing-tung (Yun-nan), au 
mois de mars 1879. 

26. FULYETTA STRIATICOLLIS J. Verr. 

La Fulvetta striaticollis (3) dont M. A. David n'avait pu se procurer 
qu'un seul et unique individu sur une montagne de la principauté de 
Moupin, à 4000 mètres d'altitude, descend jusque dans le nord du Yun- 
nan, d'où le R. P Soulié a envoyé au Muséum trois spécimens pris à Tsé- 
kou. Les chasseurs de M. F.-W. Styan l'ont rencontrée aussi à Tung- 
pai sur les limites de Setchuan et du Tibet (4). 

27. MOUPINIA POECILOTIS J. Verr. 

La3Joupmm pœciloùs {^), qui constitue l'unique espèce connue jusqu'ici 
d'un petit genre voisin des Fulvetta et des Alcippe et propre à la Ghine 
occidentale, se trouve assez communément pendant l'été dans la princi- 
pauté de Moupin, à 3000 mètres d'altitude. Elle se rencontre aussi dans 
le Setchuan occidental, car j'ai eu sous les yeux plusieurs individus de 
cette espèce pris à Tatsien-lou. Enfin en 1899, les chasseurs de 

(1) F.-W. Styan, Ibis, 1899, p. 299 et W.-R. Ogilvie Grant, Ibis, i900, p. 592, n" 64. 

(2) Annales des Sciences naturelles, Zoologie, 1892, 7= série, t. Xîl, p. 284 et 304 et pi. IX, iig. 2. 

(3) Sica utriaticollis .\. Verhkaux, Nouvelles Archives du Muséum, 1870, Bull., t. VI, p. 38; Pro- 
parus st7-iaticollis J. Verriîaux, Jbid., 1871, Bull. t. Vil, p. oO ; Fulvetla !^lriaticollis David et Ous- 
TALET, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 222, n" 32b. 

(4) Ibis, 1899, p. 295. 

(b) Alcippe pœcilotis J. Verreaux, Nouvelles Archives du Muséum, 1870, Bull. t. VI, p. 35 ; 1871, 
t. VU, p. 37, et 1872, t. VIll, pi. 2, fig. 4; Moupinia pœcilotis David et Oustalet, Oiseaux de la 
Chine, 1877, p. 219, n» 322. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE, 291 

M. F.-W Styan en ont obtenu un spécimen à Lung-an, dans le nord-ouest 
du Setchuan, à 1 000 mètres d'altitude environ (1). Cet Oiseau avait été 
décrit sous le nom de Pyctorhis fjracilis par M. F.-W. Styan (2) qui a 
reconnu bientôt après l'identité de son espèce avec la Moiipima pœcilotis, 
dont il avait pu voir le type dans l'intervalle. 

28. YUHINA DIÂDEMATA .1. Verr. 

C'est une des espèces les plus communes de Setchuan occidental. Elle a 
étéégalementrencontrée par M. l'abbé David dans le Tibet oriental et dans 
le sud-ouest du Chensi (3) ; le Muséum en a reçu aussi quelques exem- 
plaires de Tsékou,dans l'extrême nord du Yun-nan,et M. W.-R. Ogilvie 
Grant cite un spécimen pris par le capitaine M'ingate dans l'est de cette 
dernière province, près de la ville de Yun-nan (4). 

29. YUHINA GULARIS Hodgs. 

Très commune dans l'est et le centre de la région himalayenno, celte 
espèce n'avait été rencontrée qu'une seule fois dans la principauté de 
Moupin par M. l'abbé A. David. Dans ces dernières années le Muséum 
en a reçu d'autres exemplaires pris à Tatsien-lou par le R. P. Dcjean, à 
Tsékou par le R. P. Soulié et dans le Yun-nan par le prince Henri 
d'Orléans. Les chasseurs de M. F.-W. Styan lui ont rapporté aussi un 
individu tué à Yang-li-pa, dans le nord-ouest du Setchuan, près des fron- 
tières du Tibet (5). 

30. YUHINA NIGRIiMENTUM Hodgs. 

Sous le nom de Yuhiria pallida^ MM. C.-B. Rickett et J.-D. de La 
Touche ont cru devoir distinguer (6) les Yuhina à menton marqué d'une 
tache noire qui ont été obtenus par leurs chasseurs dans le Fokien et par 
l'abbé A. David sur les frontières du Setchuan et de la principauté de 

(1) F.-\Y. Styan, Ibis, 1899, p. 293. 

(2) Bull. Crit. Orn. Club, 1899, n» 9, p. xxvi. 

(3) A. David et E. Oustalet, Oiseaux de la Chine, p. 139 

(4) Ibis, 1900, p. 592, n" 66. 

(3) F.-W. Styan, Ibis, 1899, p. 294. 

(6) Bull. Brit. Orn. Club, 1897, t. VI, p. 1 ; Ibis, 1S97, p. 003. 



-2^)2 E. OUSTALET. 

Moupin et qui leur ont paru avoir constamment les parties supérieures 
du corps d'un gris olivâtre et non d'un vert-olive, et les parties inférieures 
(lu corps à peine teintées de fauve. La validité de cette espèce a été 
aflirniée par M. W.-R. Ogilvie Grant (1), mais je n'ai pu trouver aucune 
différence appréciable entre un spécimen du Boutan et ceux qui ont été 
obtenus à Tsékou par le R. P. Soulié et antérieurement par M. A. David 
dans le Selchuan. 

31. MYZORNIS PYIiRHURA Hodgs. 

On considérait jusqu'à ces derniers temps le Myzoïmis pyrrhura [%) 
comme une espèce propre au Népaul, au Sikkim, et, en général, à la 
partie orientale de la région himalayenne, mais il faut désormais l'ins- 
crire dans la liste des Oiseaux de l'empire chinois, car le Muséum a reçu 
du R. P. Soulié, en 1900, un spécimen de Myzornis pyrrhura pris à Tsé- 
kou (Yun-nan) et entièrement semblable à des exemplaires du Boutan 
remis au Muséum par M. de Souza. 

32. SIVA STRIGULA Hodgs. 

La Siva strigula (3) fait également partie de la faune chinoise; trois 
individus de cette espèce, pris à Tsékou par M. Soulié, offrent exacte- 
ment les caractères de ceux du Darjeeling, du Sikkim et du Népaul. 

33. SIVA CYANUROPTERA Hodgs. 

Sous le nom de Siva Wingatei M. W.-R. Ogilvie Grant a désigné (4) 
une espèce nouvelle de Siva^ dont le type a été trouvé aux environs de la 
ville de Yun-nan (Yun-nan oriental) et qui lui a paru différer également 
de la Siva cyanuroptera Hodgson (3) et de la Siva sorclida Hume (6). Je ne 
puis évidemment pas me prononcer sur la validité de cette espèce, que 

(1) Ibis, 1897, p. 604. 

l2) Journ.Asiat. Soc. Beng., 1843, t. XII, p. 084; R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brlt. Mus., 1883, t. VII, 
p. 63a. 

(3) HoDGSo.N, Ind. Rev., 1888, p. 89 et Icon. inéd., Passeras, pi. LXVIII, fig. 3 (n« 314); R.-B. 
Sharpe, Cat. Birds Brit. Muséum, 1883, t. VII, p. 638. 

(4) Ibis, 1900, p. 372. 

(5) Ind. Re\., 1838, t. II, p. 88; R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Mus., 1883, t. VU, p. 640. 

(6) Stray Fenthers, 1877, p. 104; R.-B. Sharpe, Cat. Birds Brit. Mus., 1883, t. VII, p. 641. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 293 

j'admets volontiers sous l'autorité de M. Ogilvie Grant, mais je dois dire 
que plusieurs individus tués par le prince Henri d'Orléans, il est vrai 
dans d'autres localités du Yun-nan, entre Mienning et Yun-chan et à 
Ouang-kanpi m'ont paru identiques à des Siva cijamiroplera du Sikkim 
et du Népaul. Il y a là encore une, sinon deux espèces, à ajouter au cata- 
logue des Oiseaux de la Chine. 

34. PARUS DEJEANI Oust. 

Cette Mésange, d'aspect modeste, dont le Muséum a reçu des exem- 
plaires, pris les uns aux environs de Tatsien-lou, par le R. P. Dejean, 
les autres à Tsékou par le R. P. Soulié, ressemble, comme je l'ai dit 
précédemment (1), au Parus meindionalis Sclater (2), du Mexique par la 
coloration de son plumage et n'en diffère guère que par son bec plus 
court et plus épais, par ses ailes et sa queue moins longues; elle appar- 
tient à une catégorie de formes ornithologiques qui établissent des 
connexions entre la faune du nord-ouest de l'Amérique et celle de l'Asie 
centrale. 

35. POECILE DAVIDI fierez, et Bianchi. 

Plusieurs Mésanges, prises aux environs de Tatsien-lou, me paraissent 
se rapporter à l'espèce du Kansou que MM. Rerezowski et Rianchi ont 
décrite et figurée sous le nom de Pœcile Davidi (3), et qui, tout en portant 
la calotte et le rabat noirs des Parus afer, atricapilla et meridionalis ^ se 
distingue aisément de ces espèces, et même de toutes les Mésanges pré- 
cédemment connues, par son manteau d'un vert-olive tirant un peu au 
roux et par les parties inférieures de son corps teintées d'un roux très 
vif. .Je dois dire cependant que, chez les Mésanges du Setchuan, ce roux 
est d'une autre nuance que sur la planche qui accompagne la description 
de l'Oiseau du Kansou ; c'est un roux-cannelle et non un roux orangé. En 
outre l'aile des Mésanges du Tatsien-lou n'a que O'",0o5 de long, tandis 

(1) Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1897, n» 6, p. 209. 

(2) Proceed. Zool. Soc. Lond., 18o6, p. 203; 1857, p. 81 et 1838, p. 299; H. Gadow, Cat. Birds 
Brit. Mus., 1883, t. VllI, p. 46. 

(.3) Aves expedit. Potanini, 1884-1885, in-4°, Saint-Pétersbourg, 1891, p. 113 et pi. H, fig. 4. 



294 E. OUSTALET. 

que d'après MM. Berezowki et Blanchi celle des Mésanges du Kansou 
mesurerait 0'",060. 

36. iEGITHÂLUS FLAMMICEPS Burt. 

Les collections formées par M. Dejean, par M. Soulié et par d'autres 
missionnaires à Tatsien-lou, dans le Setchuan occidental, et à Tsékou, 
dans le nord du Yun-nan, renfermaient des spécimens de cette petite 
espèce de Mésange penduUne qui a été décrite par Burton en 1835 (1), 
et que l'on considérait jusqu'ici comme une espèce exclusivement 
indienne, propre au Kashmyr et à l'Afghanistan. 

37. LEPTOPOECILE HENRICI Oust.? 

Depuis que j'ai publié une description sommaire accompagnée 
d'une figure (2) et une description plus détaillée (3) de cette espèce dont 
je n'avais pu étudier qu'un seul individu rapporté du Tibet (?) par 
M. Bonvalot et le prince Henri d'Orléans, j'ai eu entre les mains 
d'autres exemplaires de Leptopœcile pris à Tatsien-lou (Setchuan), par le 
R. P. Dejean, et j'ai constaté que deux de ces Oiseaux, bien adultes, 
avaient un petit bandeau frontal d'un blanc légèrement jaunâtre qui 
allait en s'élargissant latéralement et se continuait par une légère trace 
d'un blanc bleuâtre au-dessus de l'onl. Par cette particularité ces 
individus, qui portent du reste la livrée riche et chatoyante de la 
Leptopœcile que j'ai décrite et figurée, se rapprochent donc, plus que 
celle-ci, de l'Oiseau que mon ami Pleske a représenté sous le nom, d'ail- 
leurs très mal choisi, puisqu'il s'agit d'une espèce à plumage brillant, de 
Leptopœcile obscur a Przew. (4). Je ne suis donc plus aussi certain de la 
validité de l'espèce nommée par moi Leptopœcile LIenrici, quoique les 
couleurs des Oiseaux adultes du Setchuan auxquels je viens de faire 

({) Proceed. Zool. Soc. Lond., 1833, p. 133 ; H. Gadow, Cat. Birds Brit. Mus., 1883, t. Ylll, p. 69. 

(2) Contribution à la faune de la Chine et du Tibet, Ann. des se. nat., Zoologie, 1892, 7- série, 
t. XII, p. 287 et pi. X, fig. I. 

(3) Catalogue des Oiseaux provenant du voyage de M. Bonvalot et du prince Henri d'Orléans, 
Nouvelles Archives du iluséum, 1893, 3<= série, t. Y, p. 186, n" 67. 

(4) Sapiski d. Kais. Akad. d. Wisensch., 1887, t. L\', p. 80; Pleske, Résultats scientifiques des 
voyages de Przewalski, Zoologie, t. 1; Oiseaux, liv. II, 1890, p. 93, n'^ o2 et pi. VI, fig. b. 



OISEAUX DE LA CHIXE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE. 295 

allusion paraissent toujours beaucoup plus intenses que celles de la 
L. obscura. les côtés delà nuque étant glacés de bleu-lilas et les parties 
inférieures du corps offrant un mélange de bleu, de violet et de couleur 
bronze florentin. En outre le sourcil clair est moins large: enfin, caractère 
plus important, les dimensions sont plus fortes, la longueur totale étant 
de 0°.10o; celle de Taile de 0",0oo; celle de la queue de 0°',0o4. 

Deux individus pris à Tatsien-lou sont probablement des femelles ; ils 
ont le bandeau frontal clair à peine visible et les parties inférieures du 
corps d'un gris blanchâtre, à peine mélangé de bleu-violet. Ils ressem- 
blent beaucoup à la femelle de la Leptopœcile Sophiœ figurée par 
31. Pleske(l 1, mais ont des couleurs un peu plus foncées. 

3S. PTERERYTHRIUS .ERALAIUS Tick. 

On considérait d'abord le Ptererythrius œralatus (2) comme étant 
propre à la Birmanie ; mais plus tard, dans le cours de ses expéditions, le 
D' J. Anderson rencontra l'espèce d'abord à Ponsee, sur les frontières du 
Yun-nan, puis encore plus loin du côté de l'est, à Sanda ou Santa, dans le 
Yun-nan même (3:. Aujourd'hui nous pouvons étendre encore davantage 
l'aire de dispersion de Ptererythrius œralatus^ car je viens d'avoir entre 
les mains deux sujets, un mâle et une femelle, envoyés par les membres 
de la mission de Tatsien-lou (Setchuan occidental). 

39. OREOCORYS SY'LVANUS Hodgs. 

M. J.-D. de La Touche a obtenu, dans le nord-ouest du Fokien ;4), 
plusieurs exemplaires de XOreocorys sylvanus Hodgson (o), espèce à 
laquelle il a attribué avec raison l'Oiseau que M. A. David avait tué sur 
une montagne aride du Kiangsi, au mois de juillet, et qui figure dans nos 

(1) Op. cit., pL VI, flg. 4. 

(2) TicKELL, Joum. Asiat. Soc. Beng., 18b5, t. XXIV, p. 26": ; H. Gadow. Cat. Birds Brit. Mus., 
1883, t. Vill, p. 114. 

3; J. Anderson, Anat. and ZooL Researches and ZooL Results of the Yun-nan expédition, 1878, 
t. I, Aves, p. 628, n" 107 et pL XLVIL 

(4; Ibis, 1899, p. 414, n" 68. 

(o) Heterura syhana Hodgsox, Journ. Asiat. Soc. Beng, 1843, t. XIV, p. IM. et Proceed. ZooL 
Soc. Lond., 1845, p. 33; Orcocorys sylvanus R.-B. Sharpe, Cat. Birds. Brit. Muséum, 1883, t. X, 
p. 622. 



296 E. OUSTALET. 

Oiseaux de la Chine sous le nom de Corydilla kia?igsinensis {{)^ ainsi 
que les deux Oiseaux envoyés de Tatsien-lou en 1896 par le R. P. Dejean, 
et que j'ai décrits sous le nom de Rhahdoddamys Dejeani (2). 

\JOreocorys sylvanus^ que l'on considérait comme propre à la région 
nord-ouest de l'Himalaya, se trouve donc aussi, au moins à certaines 
époques de l'année, dans le Kiangsi, le F'okien et le Setchuan occidental. 

Dans cette étude j'ai examiné seulement des Passereaux appartenant 
aux familles des Sylviidés, des Timéliidës, des Paridés, des Laniidés et 
des Anthidés ; mais j'espère bientôt, dans un autre travail, présenter 
quelques observations critiques sur des Oiseaux de la faune chinoise qui 
se rapportent à des familles et à des ordres différents. 

(1) David et Oustalet, Oiseaux de la Chine, 1877, p. 311. 

(2) Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1897, n» 6, p. 208. 



CcRBEir.. Imprimerie Kd. Cri^té. 



BULLETIN 



DES 



NOUVELLES ARCHIVES M MUSEUM 

D'HISTOIRE NATURELLE 



QUATRIÈME SÉRIE 



TOME TROISIEME 



Nouvelles Archives du Muséum, 4' série. — III. 



a 



INAUGURATION DE LA STATUE 



DE 



Michel-Eugène CHEVREUL 

AU MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE 
LE 11 JUILLET 1901 



DISCOURS 

Prononcé par M. Edmond PERRIER, 

Directeur du Muséum d'histoire naturelle. 

Mesdames, Messieurs, 

Dans la cour d'honneur du Muséum, sur l'emplacement qu'occupaient vers 1877 
les laboratoires de zoologie et qui fut aussi le siège de l'administration, nous 
allons saluer tout à l'heure la statue qui ressuscite, pour ainsi dire, le grand 
vieillard dont l'Europe entière fêtait, il y a quinze ans, la centième année. Grâce 
à un habile artiste, M. Fagel, il renaît avec sa physionomie de centenaire, tout 
illuminée de science souriante, sur une pelouse qui semblait l'attendre et 
qu'encadrent les bâtiments illustrés pendant près de soixante ans par sa glorieuse 
existence : la maison où s'est écoulée presque toute sa vie scientifique et où il a 
rendu le dernier soupir; la direction où il a présidé jusqu'en 1883 l'assemblée de 
ses collègues; l'amphithéâtre où nous sommes et qui était à la fois le laboratoire 
d'où sont sorties ses plus belles découvertes, et le lieu où il les exposait parmi les 
plus hautes considérations philosophiques, sans qu'on l'ait vu défaillir une seule 
fois, alors que son âge dépassait déjà le siècle. 

A l'origine, la belle œuvre de M. Fagel ne nous était pas destinée; c'est un 
présent qu'ont bien voulu nous faire, sur la proposition de M. le directeur 
Chandèze, nos collègues du Conservatoire des Arts et Métiers; nous ne saurions 
trop les en remercier. Si pour un instant, la statue s'animait, marchait et parlait, 



IV INAUGURATION UE LA STATUE DE CHEVREUL. 

nul ne s'en étonnerait; nos mains serreraient sans surprise celle que tend le vieux 
maître, entouré de tout ce qu'il aimait, et lui-même croyant simplement avoir 
dormi quelques semaines, renouerait le fil interrompu d'une de ces longues conver- 
sations que beaucoup d'entre nous ont connues et dont le marbre consacre, en 
quelque sorte, le souvenir. Il reprendrait sa cornue pour nous faire découvrir par 
l'odoi'at l'acide avique du guano dans quelques plumes d'albatros, ou plutôt ramas- 
sant la pirouette complémentaire pieusement déposée à ses pieds, il la mettrait 
en mouvement et proposerait une fois de plus avec malice, à notre œil incertain, ces 
énigmes de nuances que les candidats à l'Institut ne déchilTraient jamais qu'en 
tremblant. Peut-être profilerait-il de cette résurrection momentanée pour nous 
retenir passé midi. Mais au moment de reprendre ses traits de pierre, enchanté 
d'avoir eu si peu de peine à revivre, il se tournerait vers M. Fagelet lui déclarerait 
au nom de la méthode a posteriori expérimentale, que sa statue est parfaitement 
réussie. 

Le fait même de sa résurrection ne le surprendrait pas outre mesure ; il se 
bornerait à analyser scrupuleusement le phénomène et à en noter les circonstances, 
comme il lit une nuit qu'ayant travaillé fort tard, il vit la porte de son cabinet 
barrée par une sorte de fantôme. Sans s'etfrayer, il prit le signalement du fantôme : 
une sorte de tronc de cône, dit-il, surmonté d'une sphère, tira sa montre pour 
constater l'heure de l'apparition et se dirigea, afin de gagner sa chambre à coucher, 
vers la porte contre laquelle se tenait l'étrange forme qu'il dut frôler en passant. 
Cette belle assurance scientifique ne l'abandonna même pas lorsque plus tard il 
apprit qu'à l'heure précise de sa vision, un de ses amis qu'il ne savait pas malade 
était mort, et lui avait légué sa bibliothèque. 

Chevreul avait, en effet, cette qualité, par excellence, de l'homme de science de 
ne s'étonner de rien, mais de tout observer, de tout soumettre au contrôle de 
l'expérimentation; c'est cette méthode, à proprement parler la méthode scienti- 
fique, qu'il appelait la méthode a posteriori ou méthode expérimentale et qu'il 
opposait à la méthode a priori des théologiens et des philosophes, comme il oppo- 
sait la philosophie nalurelle^ fille de l'expérience et du libre examen, à quelque 
chose qu'il ne nomme pas, mais qui, dans son esprit, parait bien être ce qu'on 
appelait habituellement de son temps la philosophie sans épithète, celle du 
wm" siècle notamment. 

« Lorsque l'antiquité et le moyen âge, dit-il, s'occupèrent des connaissances du 
ressort de la philosophie naturelle, ces connaissances furent envisagées, en quelque 
sorte, à l'instar des choses religieuses; le maître les donnait à des élèves soumis, 
comme des articles de foi, conformément à la méthode a priori. Celle-ci repose 
donc sur le principe d'autorité; elle commande la soumission de l'esprit, et la foi 
est une condition pour celui qui veut apprendre. 

« La philosophie naturelle n'a été en progrès qu'après l'époque oii la méthode 
a priori i\xi remplacée définitivement par la méthode a posteriori dont la base est 
le libre examen. Elle date de Galilée qui eut la gloire impérissable d'avoir joint 



DISCOURS DE M. EDMOND PERRIER. V 

l'exemple au précepte. Moins ambitieuse que la méthode a priori, elle ne part pas 
de la cause première pour établir, comme conséquence, les effets ou phénomènes 
qu'il s'agit d'expliquer, mais elle remonte du phénomène à la cause immédiate. 
Avec son principe du libre examen, elle vit de la discussion non de vaines paroles, 
mais d arguments puisés dans l'observation des faits naturels il). » 

C'est elle, suivant lui, c'est la méthode scientifique seule qui établit ce qu'il faut 
admettre comme vérité, ce qu'il faut rejeter comme erreur, lorsqu'il s'agit du 
monde visible. Son rôle est trop grand, la conquête de la vérité est d'un intérêt 
trop capital pour qu'on puisse admettre la moindre entrave au libre examen et 
Che^Teul n'hésite pas à le déclarer : « La philosophie naturelle reposant en entier 
sur les principes qu'on démontre par le raisonnement n'est liée dans ses recherches 
et son libre examen par aucun article de foi. Tout y est du domaine de la dis- 
cussion et d'une discussion parfaitement libre; le progrès de la science l'exige. » 

Quiconque se rappelle l'état d'esprit de notre pays en 18o4, trouvera particu- 
lièrement courageux, l'homme qui osait revendiquer une telle liberté, même en 
limitant au monde visible le champ d'action de la philosophie naturelle. L'a pos- 
teriori était alors bien loin d'avoir réussi à limiter les ambitions de Y a priori. Si 
les Sciences mathématiques et physiques s'étaient à peu près affranchies de sa 
domination, il n'en était pas de même, tant s'en faut, des sciences naturelles. Le 
domaine de la vie demeurait un admirable terrain pour la défense des vieilles 
méthodes : — puisqu'on ne savait rien de l'origine des organismes, il fallait bien se 
résigner à accepter, à croire ; aucun contrôle expérimental n'avait chance de si tôt 
de prendre en faute la tradition. Chevreul put assister à la défense désespérée de ce 
dernier refuge de \'a priori, lorsque vers 18-59 la doctrine de l'évolution et des 
transformations graduelles des formes vivantes commença à l'entamer. Les 
forteresses en étaient si bien occupées que lui-même faillit se trouver parmi 
leurs défenseurs et que par une singulière ironie, comme pour démontrer toute la 
puissance de cette inertie de l'esprit humain, conservatrice des superstitions, elles 
sont encore restaurées, soignées, armées par ceux-là même qui proclament le 
plus hautement qu'ils les ont à jamais rasées, mais qui se bornent à les badi- 
o:eonner selon leursoùt. 

C'est, messieurs, l'éternelle illusion des hommes qui, ayant trouvé plus com- 
mode, à l'éveil de leur intelligence, de rêver que d'observer, de deviner que 
de démontrer ont fini par se persuader, qu'en raison de son antiquité sans 
doute, la première opération était plus noble que la seconde. Et Chevreul ne 
manque pas de critiquer ceux qui pensent encore ainsi : « En parlant de 
l'esprit et de son activité, ils lui attribuent avec raison la faculté de se con- 
naître par la réflexion, de discerner le bien du mal. de définir le juste et le 
beau ; mais ils se trompent en dédaignant, avec affectation même, la matière qu'ils 
considèrent comme quelque chose d'absolument passif, dont l'étude est sans 

(I; E. Cheveeul, La baguette divinatoire, introduction. 



VI INAUGURATION DE LA STATUP: DE CHEVREUL. 

importance réelle pour la connaissance du monde. A leurs yeux donc l'esprit est 
tout, la matière rien; le premier représente la force, le mouvement, la vie, l'in- 
telligence; la seconde rimmobililé, la mort, le néant. La contemplation de l'espi-it 
et de ses facultés élève celui qui s'y livre, tandis que l'étude de la matière et de 
ses propriétés abaisse celui qui s'en occupe... Mais que devient l'esprit qui, fai- 
sant abstraction de la matière, se complaît en lui-même, sans tenir compte des 
réalités du monde visible? En proie à la rêverie, le merveilleux, le surnaturel seule- 
ment le touchent ; absorbé dans la contemplation du monde invisible, il est le jouet 
perpétuel d'illusions et de fantômes que lui crée une imagination en dehors de la 
raison et qui, se succédant les uns aux autres avec la rapidité des rêves d'un 
fiévreux, ont souvent la folie pour terme. » 

Quelle leçon, messieurs, pour la pratique de la vie et quel sujet de méditation 
pour les hommes qui ont la lourde charge de régler l'éducation de la jeunesse 
dans un pays aussi prompt à s'émouvoir que le nôtre, hanté de si grands desseins et 
si enclin, laute peut-être de contrepoids à ses rêves, à se considérer comme chargé 
d'illuminer le monde du rayonnement de sa pensée! Ou plutôt, la fréquentation 
trop exclusive de ces sublimes ignorants qu'étaient les anciens, à laquelle ce 
qu'on dit être la « haute culture » voue les jeunes gens de notre bourgeoisie, ne 
serait-elle pas l'auteur responsable de ce prétendu « tempérament français»? 
Je ne sais ce qu'en penserait Chevreul, il est la preuve toutefois qu'on peut vivre 
plus d'un siècle et s'élever jusqu'aux plus hautes sphères de la pensée en procédant 
ont autrement. Sa vie et son œuvre scientifique ne font qu'un, au point que sa 
longévité môme n'est peut être qu'une partie — et non la moins intéressante — de 
cette œuvre. Soit qu'il se livrât à ses magnifiques études sur les corps d'origine 
organique, soit qu'il enlevât de haute lutte au domaine du surnaturel, les tables 
tournantes, parlantes ou frappantes, le pendule explorateur qui dans l'antiquité 
prédisait l'avènement des empereurs, avant de sonner indiscrètement contre les 
parois d'une coupe l'âge des belles, ou la baguette divinatoire qui découvrait les 
sources, prédisait l'avenir, racontait le passé et finit, entre les mains des fées, par 
opérer toutes les métamorphoses, soit qu'il se livrât à cette minutieuse enquête 
sur nos facultés sensitives qui aboutit à la découverte des lois du conlraste des 
couleurs, soit enfin qu'il eût à s'observer lui-môme, à peser et à dirigerses propres 
actions, Chevreul ne cessait d'avoir présents à l'esprit les préceptes de la méthode 
expérimentale. A analyser ainsi tous les événements de sa vie pour en découvrir 
les causes et en mesurer les effets, à noter sans cesse parmi ses actes ceux que 
leurs conséquences fâcheuses pour les autres ou pour soi-même caractérisent 
comme des fautes, et ceux dont les heureuses suites font des actes louables ; à 
accommoder le mieux possible sa vie selon l'expérience volontairement conquise 
par une application quotidienne, l'homme de science gagne peu à peu une pos- 
session de soi-même, une résignation au mal, une retenue dans la joie qui le met- 
tent à l'abri des violentes secousses auxquelles succombent si souvent les hommes 
d'imagination, pour lesquels les poètes et les romanciers quêtent nos sympathies 



DISCOURS DE M. EDMOND PERRIER. VII 

et nos larmes. Peut-être faut-il voir dans celte sorte de sobriété morale la cause 
indirecte de la longévité dont, au IMuséum même, tant de savants ont eu le privi- 
lège envié. Alphonse Brongniart, Delafosse, Decaisne, Antoine-César Becquerel, 
Frémy, Henri Milne Edwards, Daubrée, de Quatrefages, Emile Blanchard n'éga- 
lèrent pas Chevreul, mais dépassèrent la limite d'âge que la loi protectrice des 
jeunes impatiences impose depuis quelque temps aux « doyens des étudiants ». 

Ce serait bien à tort du reste, que ceux qui s'abandonnent sans contrainte à tous 
les emportements des passions, filles d'impressions jamais contrôlées, prendraient 
cette quiétude du savant pour une égoïste insensibilité. La même discipline qui 
contient les forces et les garde en réserve lorsqu'il est inutile de les mettre en 
ligne, les déchaîne au contraire et stimule leur élan dans les moments critiques. 
Chevreul en donna l'admirable preuve dans deux circonstances mémorables. 

Comme un organisme vigoureux et puissant soumis à une fâcheuse hygiène, 
le Muséum est sujet à des crises périodiques qui semblent le conduire à deux 
doigts de sa perte ; il en est sorti jusqu'à présent plus robuste et plus florissant, 
bien qu'on ne lui ait appliqué qu'une médecine symptomatique et que ses condi- 
tions d'hygiène aient encore quelque besoin d'amélioration. La première de ces 
crises fut la plus grave ; elle éclata en 1858. 

Tout à coup la presse impériale répandit le bruit que le Muséum était un repaire 
d'abus sans nom. Une commission d'enquête fut nommée pour vérifier la gestion 
fantaisiste dont treize membres de l'Institut s'étaient, disait-on, rendus cou- 
pables. La commission mena les choses de telle façon qu'un de ses membres 
le plus en vue, le colonel Favé, aide de camp de l'Empereur, après avoir entendu 
la lecture du rapport qui clôturait les opérations, ne put retenir ses protestations 
et quitta la séance en refusant sa signature à cette œuvre de passion. Sur les 
explications de Chevreul, l'Empereur ordonna de classer l'affaire. — A la suite 
d'une interpellation venue fort à propos, elle fut inopinément reprise à la Chambre 
des Députés le 19 juin 1862 par le général Allard, conseiller d'État, commis- 
saire du gouvernement pour le Corps législatif, auteur du rapport de 1858. La 
cinglante réponse de Chevreul fut une page toute vibrante de fière et haute mo- 
ralité: «Attaquer des hommes en leur absence, dans un lieu où la défense leur 
est interdite, est-ce là du courage ? Est-ce de la justice de la part d'un conseiller 
d'Etat? Est-il conforme aux règles de l'administration qu'un commissaire du gou- 
vernement vienne pailer sur un sujet absolument étranger à ce qu'il a mission de 
traiter à la tribune publique? Est-il conforme à la hiérarchie administrative de 
venir attaquer de son autorité privée des membres d'une administration que le 
gouvernement n'a point mise en cause? » Il s'agissait au fond de détruire la 
Constitution donnée au Muséum en 1793 par la Convention, et de mettre à la tête 
de l'établissement, comme au temps de Bufl'on, une sorte de surintendant. Grâce 
à l'énergie de Chevreul le projet n'aboutit pas. Du feu de la bataille, il est cepen- 
dant resté quelque fumée, et l'on rencontre encore, dans le monde, des gens bien 
renseignés, instruits de tous les dessous qui parlent mystérieusement des caisses 



viil INAUGURATION DE LA STATUE DE GHEVREUL. 

où pourrissent dans nos combles les célèbres collections de Quoy et Gaimard ou 
celles de Victor Jacquemont. 

En 1870, ce fut une épreuve d'un autre genre que traversa le Muséum. Tandis 
que l'artillerie française du général Vaillant, avait jadis bombardé Rome sans 
qu'aucun projectile vint atteindre les monuments de la ville éternelle, l'artillerie 
allemande couvrit de ses obus le Muséum d'histoire naturelle. 11 en tomba dans les 
vieilles galeries de zoologie, sur les serres, dans la maison de Guvier alors habitée 
par Milne Edwards ; deux vinrent éclater à l'endroit même oîi se dresse aujour- 
d'hui la statue de Chevreul (1). Les professeurs du Muséum n'avaient pas cessé de 
venir quotidiennement à leur laboratoire^ et j'entends encore mon vieux chef, le 
savant et plus que septuagénaire Deshayes, tout couvert des décombres de son 
cabinet qu'un de ces projectiles venait de saccager, averti que le suivant tomberait, 
comme il le fit, presque à la même place, me donner tranquillement l'ordre de 
faire recueillir et mettre en lieu sûr ses chères coquilles du bassin de Paris qui 
avaient été particulièrement maltraitées. Chevreul était là. Agé de quatre-vingt- 
quatre ans, il avait tenu, malgré les objurgations de ses collègues, à demeurer à 
son poste, durant le siège. Il publiait même, non sans coquetterie, dans les 
comptes rendus de l'Académie des sciences des notes sur l'application de la mé- 
thode a ;jos/e?'2or2 expérimentale aux sciences morales et politiques, sur l'aérosta- 
tion, sur les plantes citées par Decaisnc comme pouvant être cultivées pendant 
le siège, sur l'emploi proposé par Frémy de la gélatine des os dans l'alimentation, 
et composait un opuscule sur une (( Erreur de raisonnement très fréquente dans 
les sciences du ressort de la philosophie naturelle qui concernent le concret ». 
C'étaient les Distractions crun membre de Vlnstitut de France, directeur du Muséum 
d'histoire naturelle "pendant le siège de Paris par les armées de Guillaume t% roi de 
Prusse. Entre temps, il faisait faire une gerbe des fleurs mourantes de nos serres 
éventrées par les obus et les offrait à Richard V^^allace, le bienfaiteur des pauvres 
de Paris. 

Tant de calme et de sérénité au milieu d'événements si tragiques, un tel dédain 
de la mort tranquillement attendue dans un cabinet de travail, témoignaient d'une 
vaillance morale que Plutarcjue aurait certainement remarquée. En présence du 
bombardement du Muséum, Chevreul retrouva ses indignations de 1862. Il lui 
sembla qu'un sacrilège venait d'être commis, qu'une autre bibliothèque d'Alexan- 
drie avait failli être brûlée, comme aurait dit Geoffroy Saint-Hilaire. Il formula sa 
protestation devant l'xVcadémie des sciences dans des termes qu'on peut, sans 
crainte de lieu commun, qualifier de lapidaires car ils furent gravés sur deux 
plaques de marbre que l'abbé Lamazoue vicaire de la Madeleine, depuis évêque, 
voulait faire poser à ses frais aux deux entrées principales du Muséum. Il y a quel- 
ques semaines, le marbrier chargé de ce travail nous a fait don d'une de ces plaques, 
douloureux souvenir, discrètement gardé, d'un fait malheureusement historique. 

(1) En tout quatre-vingt-sept. , 



DISCOURS DE M. EDMOND PERRIER. IX 

Il ne reste plus ici de trace de ces traverses. Comme le Faust de Goethe, le 
Muséum a perdu, grâce à la bienveillance des pouvoirs publics, cet air de petit 
vieillard miséreux qui autorisait contre lui toutes les entreprises. Jadis Bu (Ion vit 
dresser dans les galeries de zoologie qu'il avait si singulièrement agrandies la statue 
de marbre qui s'y trouve encore et sur laquelle ses admirateurs avaient fait 
inscrire cette orgueilleuse devise : Majestati naturx par ingenium ; en 1886, 
Chevreul put aussi contempler sa statue armée de la baguette divinatoire, et cette 
t'ois dans un magnifique édifice, destiné à remplacer les galeries de Butïon, véritable 
temple d'Isis que M. Liard a si justement qualifié de Louvre de la Science. Les ora- 
teurs d'alors léguaient avec confiance cette statue qu'ils croyaient définitivement 
fixée au Muséum « à l'admiration et au respect de la postérité » ; c'est le sort, paraît-il, 
des statues de ne pouvoir demeurer en place ; la statue du centenaire a émigré à 
Angers; le palais reste, et Chevreul, sans aucun doute, serait fier des riches collec- 
tions qui y sont déjà à l'étroit. Il admirerait aussi nos vastes serres, veuves malheureu- 
sement de leur chef, les lumineuses galeries d'Anatomie comparée, d'Anthropologie 
et de Paléontologie qui tendent à rejoindre celles que fit consti-uire M. Thiers et où 
resplendit ce joyau qu'est récemment devenue notre collection de Minéralogie. Il 
applaudirait à cette régénération matérielle si rapide d'un établissement qui, même 
quand il n'était fait que de masures, n'a cessé d'être un foyer d'idées, qui a créé 
rplistoire naturelle générale avec Buffon, la Botanique systématique avec Lamarck, 
les de Jussieu et Adolphe Brongniart, l'Anthropologie avec de Quatrefages, l'Ana- 
tomie comparée et la Paléontologie avec Cuvieret de Blainville, la Cristallogra- 
phie avec Haûy, qui a donné à la Morphologie et à l'Embryogénie leurs lois 
fondamentales avec Etienne Geoffroy-Saint-Hilaire et Serres, qui a renouvelé 
avec Lamarck notre conception même du monde vivant, qui a inscrit dans son 
livre d'or les noms de Gay-Lussac, Jean-Baptiste Dumas, Becquerel, Latreille, 
Milne Edwards, Claude Bernard et qui compta parmi nos maîtres immédiats, tant 
de savants illustres et respectés. Elle n'est pas terminée cette régénération, mais 
elle s'accomplira, car si le Muséum a quelque raison de feuilleter avec orgueil 
les parchemins de sa haute et déjà lointaine noblesse, il n'oublie pas cette loi 
proclamée chez lui pour la première fois par Lamarck que le travail est la condi- 
tion première du progrès dans toutes les œuvres de la vie, et il travaille avec une 
ardeur toujours croissante. Dépôt sans pareil de toutes les productions du Globe, 
il n'est pas seulement la métropole, le temple saint où devraient s'initier et venir 
se retremper sans cesse les naturalistes et les philosophes, il se doit à tous ceux qui 
parcourent le monde pour le mieux connaître, à tous ceux qui rêvent de conquérir 
au loin, sous les plis de notre drapeau la fortune ou la gloire. Comme Chevreul 
initiateur de tant d'industries créatrices de tant de richesses, ilnedemandepourcela 
que les moyens d'accomplir, dans la paix, pour le bien du pays, sa féconde mission. 

L'auditoire aujourd'hui réuni autour de la statue de Chevreul qui fut longtemps 
lu personnification de cette maison, est une preuve des affections qui nous entourent 
et un gage de notre prospérité croissante. Qu'il me soit permis de le remercier, de 

Nouvelles Archives du Musédm, 4" série. — III. 6 



X INAUGURATION DE LA STATUE DE CHEVREUL. 

remercier les ministres, les corps savants, les sociétés d'encouragement à l'inrlus- 
trie, la presse qui ont bien voulu se faire représenter ici, et d'offrir nos respectueux 
hommages aux membres de la famille Chevreul qui sont venus porter à cette fête 
comme un rayon de l'àme vénérée du maître. 



DISCOURS 

Prononcé par M. Armand GAUTIER, 

Délégué de l'Institut. 

Au jour oià le Muséum élève à la mémoire de Michel-Eugène Chevreul dans ce 
jardin où il vécut, travailla et mourut, la belle statue de marbre qui fait si bien 
revivre ses traits de centenaire, l'Académie des sciences ne pouvait manquer d'ap- 
porter l'hommage de son souvenir à celui qui fut durant soixante-trois années l'un 
de ses membres les plus illustres. 

Ceux qui l'ont connu se rappelleront toujours ce grand vieillard aux longs et rares 
cheveux blancs, comme emportés au vent, à la figure souriante, aux allures d'une 
politesse un peu magistrale, à la parole volontiers sententieuse, dont la conver- 
sation s'émaillait volontiers des citations et des noms des homnties les plus célèbres 
de la fin du xviii'' siècle, ses maîtres ou ses amis familiers : Proust, Haiiy, 
Bertholet,deLaplace, Cuvier, Gay-Lussac, Fresnel... et tant d'autres! En l'entendant 
causer, on revivait un autre âge ; c'était comme une évocation. Il s'oubliait ; on 
oubliait avec lui le temps présent. « Vous pouvez » me disait-il un jour, sans trop 
me surprendre « vous pouvez avoir confiance en M. Yauquelin, mais défiez- vous 
de M. Fourcroy. » 

Chevreul n'avait pas toujours eu cent ans. En 1868, lorsque je lui fus présenté 
par Wurtz, il était en pleine sève; vingt et une années lui restaient encore à vivre; 
il oubliait son âge et faisait des projets pour l'avenir. Il venait de quitter le fauteuil 
de Président de l'Académie des sciences, qu'il avait eu déjà l'honneur d'occuper une 
première fois en 1839 et tout en continuant son Cours du Muséum, avec ses quatre- 
vingt-trois ans à peine, pour occuper ses loisirs, il entreprenait d'écrire VBistoire rfe.s- 
connaissances chimiques. Certes ! il remontait aux sources, car il commençait à 
Tubalcaïn et il arrivait au tome II, à la chimie des Chinois au temps de Confucius, 
quand un éditeur, évidemment sans convictions, refusa malencontreusement de 
passer au troisième volume. Le complément de l'ouvrage resta malheureusement 
manuscrit. 

Il composait, en ce même temps, son Traité de la méthode a posteriori expéri- 
mentale dont il aimait à'exposerles principes, un peu longuement peut-être, à ses 
visiteurs du dimanche. Pour ma part, je me laissais volontiers bercer à ces conver- 
sations uionologuées qui, dans la bouche de ce chimiste philosophe, s'émaillaient 
des vues les plus inattendues, et souvent les plus profondes, sur l'état d'âme des 
grands initiateurs de la civilisation humaine. 



DISCOURS DE M. ARMAND GAUTIER. XI 

Chevreul était de leur famille. Lorsque en 1803, quittant à dix-sept ans sa ville 
d'Angers, il commençait dans le laboratoire de Vauquelin, au Jardin des plantes 
médicifiales, l'étude de la chimie de ces temps lointains, rien encore dans notre 
science, n'était fixé au point de vue des lois, des familles et des espèces. Proust 
venait à peine d'établir péniblement, contre Bertholet, l'invariabilité de composition 
de quelques principes minéraux définis par leur forme cristalline et leurs pro- 
priétés ; mais on ignorait encore l'isomorphisme et l'isoniérie. Pour ce qui était des 
matières fournies par les êtres vivants, on essayait bien de former des groupes 
naturels, avec les graisses, les essences, les sucres, les amidons, les albumi- 
noïdes, etc. Mais on ne savait si les différences de composition qu'on observait 
entre les corps ainsi rapprochés d'après leurs évidentes analogies, tenait à des 
impuretés secondaires, ou bien si les substances sorties du mystérieux laboratoire 
de la vie n'échappaient point, en vertu de cette origine même, à la loi encore 
discutée des proportions définies. 

Abordant, en 1812, l'examen des matières grasses naturelles, Chevreul, dans un 
travail admirable de critique, de précision et de méthode, établit qu'elles sont 
toutes constituées par des mélanges, en proportions diverses, de principes sem- 
blables entre eux, mais distincts et obéissant chacun à la loi de Proust. Dans 
presque tous ces corps, il reconnut une base commune qu'il nomma glycérine, 
base qui en s'unissant à divers acides gras forme les différentes espèces définies 
de ce groupe des graisses et des huiles fixes. Ces principes gras, il les rapproche 
aussitôt des quelques éthers alors connus; et généralisant, il définit l'espèce 
chimique une collection d'êtrea identiques par la nature, la proportion et V arrange- 
ment de leurs éléments. C'est donc bien aux deux savants angevins, Proust et 
Chevreul, que nous devons en chimie cette notion primordiale de l'espèce, 
solide fondement de tous les progrès accomplis et de ceux qui suivront. 

On parle volontiers, et avec raison, des mémorables Recherches chimiques de 
Chevreul sur les corps gras; de ses Études sur la teinture; Sur les moyens de définir 
et de nommer les couleurs. On cite sa Loi du contraste simultané... Mais qui connaît 
pour l'avoir lu son Traité de la baguette divinatoire , du pendule explorateur et 
des tables tournantes ? C'est pourtant un de ses plus curieux ouvrages. Devant le 
phénomène psychologique surprenant qui, de 1852 à 1836, sévit sur l'Europe et 
l'Amérique, tout entières emportées, à la suite de quelques faits bizarres et mal 
interprétés, vers la poursuite du merveilleux et du magique, Chevreul avec sa 
claire raison de philosophe naturaliste recherche les causes des erreurs de l'esprit 
humain, et arrive à analyser non plus la matière pondérable, mais les éléments 
mobiles de la pensée et des actes inconscients. Il essaye de montrer comment 
l'esprit humain marche vers la vérité ou s'en détourne, aussi bien dans le 
domaine de l'expérience et de la raison, que dans celui du sentiment et de l'intan- 
gible, et il écrit : 

*< L'homme avec ses facultés si excessivement bornées se trouve, en toutes 
choses qu'il doit connaître, entre l'écueil de l'extrême crédulité et celui de 



XII INAUGURATION DE LA STATUE DE GHEVREUL. 

l'extrême doute... Mais tout ce qui tend à le soustraire à Tempire de la raison ne 
dure pas. La durée n'appartient qu'à ce qui est vrai et conséquemment juste et 
dans l'inlérôt prochain ou éloigné de la société. Evitez donc l'erreur si vous voulez 
hâter la marche de la civilisation. Or, si je dis croyez à ce qui est du domaine delà 
tradition religieuse, j'ajoute raisonnez avant d'admettre comme vrai ce qui est en 
dehors de celte tradition. » 

Il me paraît que le fond de sa pensée était la séparation absolue de ces deux 
mondes : celui des faits matériels, accessibles à la mesure, passibles de la méthode 
expérimentale et fournissant ses axiomes et ses points d'appui inébranlables à la 
raison pure, et celui du sentiment, de l'idéale justice et de l'idéale beauté, monde 
mystérieux où disparaissent ensemble l'espace, le temps, le poids, le nombre 
et la mesure et où la raison perd à la fois ses points de repère, ses moyens et ses 
droits. 

La longue vie de Chevreul s'est ainsi tour à tour passée à pénétrer les secrets de 
la matière brute et ceux de l'esprit de l'iiomme qui l'observe et qui parvient à 
l'assujettir peu à peu à ses fins. Uniquement préoccupé du culte de la vérité et 
des méthodes qui aident à la conquérir, Chevreul ne cessa de faire bénéficier 
l'Académie des sciences de l'éclat de ses découvertes, des fruits de ses patientes 
observations et de sa longue expérience. La faux du temps semblait l'épargner 
et peu à peu il était devenu le doyen vénéré de toutes les Académies du monde 
et, comme il aimait à le dire, le plus vieil étudiant de France. 

Par ses conceptions profondes sur les causes physico-chimiques qui, grâce à 
leur action immédiate, assurent le fonctionnement des êtres vivants, Chevreul 
avait été le précurseur, d'ailleurs méconnu, de la théorie du déterminisme de 
Cl. Bernard. En 1823 l'Académie de médecine avait tenu à honneur de se l'ad- 
joindre. On y appréciait son urbanité, son savoir universel, l'originalité profonde 
de ses vues sur les choses de la vie. Aussi la savante Société de la rue des Saints- 
Pères est-elle tout heureuse de participer aujourd'hui à cette fête et de s'unir ici 
à l'Académie des sciences pour apporter, elle aussi, au vieux savant français 
l'hommage pieux de son souvenir. 



DISCOURS 

Prononcé par M. ARNAUD, 

Professeur de chimie appliquée à l'étude des corps organiques, 
au Muséum d'histoire naturelle. 

Mesdames, Messieurs, 

Chevreul dont on érige aujourd'hui la statue au Muséum d'histoire naturelle a 
été non seulement un grand savant, un penseur éminent, mais aussi un véritable 
initiateur dans le domaine de la chimie organique. 



DISCOURS DE M. ARNAUD. Xlll 

Lorsque j'ai eu l'insigne honneur de lui succéder au Muséum en 1890, j'ai pu 
consacrer une longue leçon à exposer son œuvre scientifique et encore suis-je bien 
convaincu que je n'ai fait qu'effleurer le sujet! C'est vous dire combien est consi- 
dérable cette œuvre et à quel vaste ensemble de connaissances elle s'adresse ! Aussi 
aujourd'hui, permettez-moi de vous rappeler simplement les grandes lignes, les 
points saillants du travail du maître auprès duquel j'ai appris à aimer la chimie 
et surtout cette chimie des principes immédiats à laquelle Chevreul a consacré 
tant d'années avec un si vif succès. 

Chevreul vint à Paris en 1803, après avoir fait de très bonnes études à l'École 
centrale d'Angers, sa ville natale, avec l'intention bien arrêtée de continuer ses 
études scientifiques, mais attiré surtout vers la chimie, cette science qui venait de 
renaître et qui prenait un si merveilleux essor sous l'impulsion des immortelles 
découvertes de Lavoisier ! 

C'est en suivant les cours de Nicolas Vauquelin, rue du Colombier, où se 
faisait cet enseignement de chimie, si renommé alors et fondé par Fourcroy, 
que le jeune Chevreul fut remarqué par le professeur auquel il devait succéder 
vingt-sept ans plus tard dans la chaire de chimie organique du Muséum d'histoire 
naturelle. 

Accueilli par Vauquelin dans son laboratoire du Muséum, Chevreul s'y fait d'abord 
remarquer par des recherches analytiques minutieuses, dont le caractère de pré- 
cision se retrouvera dorénavant dans tous ses travaux : sa première note insérée 
dans les Anyiales de chimie en 1806 a pour titre (( Examen chimique des os 
fossiles trouvés dans le département d'Eure-et-Loir ». Chevreul avait alors 
vingt ans. 

Quelques années après, il publie un court mémoire sur la composition chimique 
du mispickel, qui fait date dans la carrière de Chevreul en raison des controverses 
qu'il fit naître entre le jeune chimiste et le professeur Hatiy alors à l'apogée de 
sa renommée. 

En dépit de la prépondérance cristallographique admise comme fondamentale 
par Haùy, Chevreul démontre dans cette note que le mispickel est une espèce 
distincte de la pyrite blanche, quoique de môme forme cristalline et cela parce qu'il 
contient de l'arsenic, non pas accidentellement mais normalement et en 
proportion considérable... C'était la composition chimique prenant le pas sur la 
forme cristalline au point de vue de la classification. 

J'ai bien souvent entendu raconter à Chevreul que Haûy ne lui pardonna point 
cette incursion dans son domaine et qu'il lui avait même interdit l'accès de son 
laboratoire à la suite de cet incident. 

Mais, laissant de côté bien d'autres recherches intéressantes, arrivons aux tra- 
vaux par lesquels Chevreul s'est illustré, travaux qui l'occupèrent pendant plus de 
dix ans et qui furent couronnés par la publication en 1823, de son célèbre 
traité : Recherdies chimiques sur les corps gras d' origine animale. 

11 y fait connaître la constitution des corps gras espèces de sels formés d'un acide 



XIV INAUGURATION DE LA STATUE DE GHEVREUL. 

grax an/u/dre^ fixe ou volatil, et de ghjcérinc. anhydre ou encore, il les compare 
aux éthers dans lesquels la glycérine joue le rôle d'un alcool, ainsi que 
l'ont conlirmé trente ans plus tard les belles recherches de M. Berthelot. 

11 y décrit presque tous les acides gras que nous connaissons, analysés par des 
méthodes délicates dont la difficulté d'application provoque encore maintenant 
notre admiration. 

Pour Ghevreul la saponification des corps gras sous l'iniluence des alcalis est 
donc une simple hydratation qui met les acides gras et la glycérine en liberté, vue 
féconde qui était destinée à devenir une des bases fondamentales des transfor- 
mations en chimie organique. 

Les conséquences de ces beaux travaux furent considérables : d'abord, c'est la 
véritable théorie de la saponification dévoilée. Certes, avant Ghevreul on savait 
fabriquer les savons et cette grande industrie était déjà fort développée, mais 
jamais personne n'en avait expliqué le mécanisme chimique. 

Comme contre-coup, c'est une autre grande industrie qui prend naissance : 
l'industrie de la bougie stéarique appelée à un avenir si brillant : elle détrône alors 
l'antique bougie de cire et la vulgaire chandelle. 

Actuellement, c'est par centaines de millions de francs que se chiffrent chaque 
année les transactions amenées par la fabrication de l'acide stéarique et de ses con- 
génères, dont la bougie est essentiellement formée. 

Sans doute, il est beau de faire des découvertes de science pure, mais 
l'importance n'en est- elle pas au moins doublée quand ces découvertes conduisent 
à des applications utiles et profitables à l'humanité : tel est le cas des découvertes 
de Chevreul sur les corps gras, à la suite desquelles l'Académie des sciences lui 
ouvrit ses portes le 7 août 1826. 

Vers cette époque, Chevreul publie un petit ouvrage fort connu et très apprécié 
dans lequel il résume l'ensemble de ses doctrines sur l'analyse immédiate : Consi- 
dérations générales sur l'analyse organique. 

C'est dans cet ouvrage qu'il décrit en détail la méthode dite des lavages successifs, 
si souvent appliquée et devenue classique pour la recherche et la démonstration de 
la pureté des corps organiques. 

Nommé directeur des teintures à la manufacture des Gobelins en 1824, il s'y 
occupe en chimiste éminent des matières colorantes et des procédés de la teinture ; 
en philosophe, il y découvre les lois du contraste successif et simultané des couleurs, 
puis il invente le cercle chromatique dont l'utilité pratique est universellement 
reconnue. 

En critique exercé, en manipulateur habile, il montre dans un autre ordre 
d'idées, combien est vaine l'importance que quelques-uns attachaient alors aux 
manifestations du « pendule explorateur et de la baguette divinatoire et des 
tables tournantes », l'opérateur étant toujours la première dupe de ces expériences 
dans lesquelles la suggestion entre pour une si grande part! 

A la mort de Yauquelin en 1830, il fut appelé à lui succéder dans la chaire de 



DISCOURS DE M. ARNAUD. xv 

chimie organique du Muséum ; c'est dans cet amphithéâtre, où nous sommes assem- 
blés aujourd'hui, que Chevreul a professé sans interruption jusqu'à l'âge de quatre- 
vingt-quinze ans, prenant part et présidant pour ainsi dire, à tous les progrès de 
la science. A la fin de sa carrière, soixante années de recherches assidues n'avaient 
point abattu son ardeur scientifique. 

Si nous voulions caractériser Chevreul, nous dirions qu'il a été un précurseur 
en chimie organique ; en effet, si nous nous reportons au commence- 
ment de ce siècle, avant le travail accumulé de plusieurs générations de savants, 
travail dont nous avons quelque peine à faire abstraction par la pensée, nous 
restons confondus devant le chemin parcouru et surtout devant la tâche accom- 
plie par Chevreul et ses émules ; Gay-Lussac crée l'analyse élémentaire, le si puis- 
sant auxiliaire de la chimie organique ; Chevreul la perfectionne et s'en sert avec 
la plus grande habileté dans ses belles recherches sur les corps gras, dont le reten- 
tissement n'est pas limité à l'industrie, mais se répercute sur les travaux de 
science pure. Nos maîtres les Dumas, les Wurtz, les Berthelot en ont été souvent 
inspirés. 

Les méthodes employées par Chevreul, l'action des réactifs énergiques agissant 
sur les corps organiques, par exemple, ont certainement contribué à ouvrir une 
ère nouvelle et féconde de recherches dont les savants du monde entier ont large- 
ment bénéficié. Au delà des œuvres magistrales accomplies par Chevreul, il nous 
faut donc apercevoir une action plus profonde et plus haute dont l'influence n'a pas 
peu contribué à ce développement si extraordinaire de la chimie organique auquel 
nous assistons aujourd'hui. 

Chevreul est encore un encyclopédiste, ses connaissances sont innombrables. Il 
a touché à toutes les parties de la chimie, la chimie analytique, la chimie des prin- 
cipes immédiats, la chimie appliquée à la physiologie, à l'hygiène, à l'économie 
domestique, à l'agriculture, enfin à toutes les sciences connexes, témoins ses 
ouvrages de généralisation, parmi lesquels je ne veux citer que cette Histoire 
des connaissances chimiques qu'il avait vue si grande qu'il n'a jamais pu 
la terminer. 

Messieurs, j'ai été le dernier élève et disciple de Chevreul, j'ai vécu près de lui 
pendant dix-sept ans et cela n'a pas été sans apprécier la sûreté de son jugement, 
ses vastes connaissances, qu'il aimait à répandre autour de lui, tout en les enve- 
loppant souvent dans de longues digressions, jugées quelquefois inutiles ou 
superflues, mais toujours estimées hautement pour peu qu'on y apportât quelque 
réflexion. 

C'était aussi un homme excellent, plein d'indulgence lorsqu'il avait pu recon- 
naître l'honnêteté scientifique et le travail consciencieux, mais implacable et 
quelquefois critique très acerbe quand il croyait entrevoir au contraire le char- 
latanisme à quelque degré que ce fût. 

Messieurs, Chevreul est une des grandes figures de ce xix' siècle qu'il a 
rempli presque tout entier, figure de savant et de philosophe, et nous devons 



XVI INAUGURATION DE f.A STATUE DE GIIEVIJEUL. 

être fiers devoir son souvenir se perpétuer dans notre établissement dans l'œuvre 
si fidèle et si vivante de M. Fagel ! 

Rappelons-nous aussi que c'est à notre éminent directeur, M. Edmond Perrier, 
à son activité et à son énergie que nous le devons. C'est lui, en effet, qui est parvenu 
à faire sortir lemarbrede Fagel de l'ombre par trop discrète où il avait été momen- 
tanément relégué pour le mettre à sa place véritable, dans la lumière qui lui con- 
vient, là au milieu de ce jardin, dans le Muséum où Chevreul a vécu, travaillé et 
où la mort est venu le surprendre. 



DISCOURS 
Prononcé par M. E. DAVID, 

Chef du laboratoire et de l'atelier de teinture 
de la manufacture nationale des Gobelins. 

Mesdames, Messieurs, 

En l'absence de notre sympathique administrateur, M. Jules Guiffrey, pour le 
moment éloigné de nous, et dont les regrets sont bien vifs de ne pouvoir assister à 
cette cérémonie touchante; c'est au chef du laboratoire et de l'atetier de teinture, 
ancien élève affectionné de Chevreul, qu'incombe la tâche douce, entre toutes, 
d'associer aux hommages du Muséum d'histoire naturelle envers notre vénéré 
maître, ceux des manufactures nationales des Gobelins et de Beàuvais. C'est aux 
Gobelins en effet que le savant illustre accomplit ses impérissables études sur les 
couleurs et leurs applications aux Arts industriels ; c'est au laboratoire de la ma- 
nufacture, dans cet endroit calme et si propre aux méditations, que Chevreul sut 
réduire à des lois scientifiques rigoureuses l'élément si fugace et si variable de la 
couleur, qu'on ne pouvait déterminer avant lui. 

Prenant pour point de départ la nappe lumineuse formée pai- le prisme, ce fut 
lui qui dota notre manufacture du cercle chromatique hémi-sphérique contenant 
toutes les nuances et tous les tons que la nature nous présente dans ses différents 
états de pureté et d'éclat de manière, par exemple à reproduire avec fidélité, en 
Amérique et sans les voir, les tons d'une étoffe ou les teintes d'un tableau créés en 
Europe; lui encore, qui dès son entrée aux Gobelins en qualité de directeur des 
teintures, poursuivant avec une inflexible rectitude la ligne de conduite assignée à 
son activité intellectuelle, établit les règles admirables delà loi du contraste simul- 
tané des couleurs, loi féconde dans ses rapports avec la peinture, les tapisseries 
des Gobelins, les tapisseries de Beàuvais pour meubles, les tapis, la mosaïque, les 
vitraux colorés, l'impression des étoffes, l'imprimerie, l'enluminure, la décoration 
des édifices, l'habillement et l'horticulture ; d'une constante application dans nos 
ateliers de haute et de basse lisse, et venant associer le nom de Chevreul à celui 
de Newton. 



DISCOURS DE M. E. DAVID. XVII 

Du reste depuis 1839, année oùparut la loi du contraste simultané des couleurs, 
ce travailleur infatigable ne cessa de poursuivre ses études sur l'harmonie et les 
etlots des couleurs, les ouvrages dont nous allons donner les titres en sont la 
preuve : 

1° Théorie des effets optiques que présentent les étoffes de soie, 1846, in-8°; 

2° Rapport sur les tapisseries et les tapis des manufactures nationales, fait au 
jury international de l'exposition de Londres, 1854, in-8°; 

3° Exposé d'un moyen de définir et de nommer les couleurs, d'après une méthode 
précise et expérimentale, avec l'application de ce moyen à la définition et à la 
dénomination des couleurs d'un grand nombre de corps naturels et de produits 
artificiels, 1861, in-4° avec atlas ; 

4° Des arts qui parlent aux yeux au moyen des solides colorés dune étendue 
sensible, et en particulier des arts du tapissier des Gobelins et du tapissier de la 
savonnerie, 1867. Brochure in^". Extrait du Journal des savants ; 

0° Complément des études sur la vision des couleurs, de l'influence exercée sur la 
vision par des objets colorés se mouvant circulairement autour d'un axe perpendicu- 
laire à leur plan, quand on les observe comparativement avec des objets en repos 
identiques aux premiers, 1879, in-4°; 

6° Mémoires sur la vision des couleurs matérielles en mouvement de rotation, et 
sur les vitesses numériques des cercles dont une moitié diamétrale est colorée et 
l'autre blanche, vitesses correspondant à trois périodes de leur mouvement, à partir 
de r extrême vitesse jusqiC au repos, 1882, in-4° (1). 

A l'âge de quatre-vingt-dix-huit ans, en 1884, le doyen des étudiants faisait 
encore une communication à l'Institut sur la vision dans ses rapports avec les con- 
trastes des couleurs. 

Devant une carrière si prodigieusement remplie on comprend aisément le légi- 
time orgueil de notre chère et vieille manufacture d'avoir eu à sa tête pendant 
plus d'un demi-siècle, le profond penseur dont nous honorons la mémoire aujour- 
d'hui, celui dont la vie s'est écoulée toute dans les recherches constantes de la vérité 
vraie, selon son expression favorite, prodiguant chaque jour à tous les trésors de 
sa bienveillance toujours jeune et de son immense savoir. 

'1) La liste complète de tous les mémoires et notices publiées par M. Chevreul depuis 1806, se 
trouve dans un travail bibliographique d'une haute importance fait par M. G. Malloizel, sous- 
bibliothécaire du Muséum d'histoire naturelle (Paris, 1886). 



N'ouvELLEs Archives du Muséum, 4*^ série. — 111. 



XVlll INAUGURATION DE LA STATUE DE GHEVHEUL. 



DISCOURS 

Prononcé par M. PUGLIESI-CONTI, 
AU NOM DU Bureau du Conseil municipal. 

Mesdames, Messieurs, 

Ce m'est un précieux honneur de venir, au nom de la ville de Paris, saluer la 
mémoire du grand Chevreul. 

Aucunephysionomienefut vraiment plus parisienne que celle de ce beau vieillard, 
dont la nature avait si prestigieusement couronné le front de cheveux blancs. — 
comme pour y mettre une auréole et devancer l'œuvre de la gloire et de la postérité. 

Chevreul avait d'ailleurs, dès 1797, fait de Paris sa ville d'adoption; à cette 
époque, il débutait dans ce même Muséum sous la direction de Vauquelin, et, 
depuis lors, sa vie fut intimement liée à celle de notre chère cité, qui le vit coura- 
geusement partager ses épreuves et ses jours malheureux. 

C'est ainsi qu'en 1871, malgré ses quatre-vingt-six ans, Chevreul ne voulut pas 
quitter Paris et supporta les cruelles privations du siège avec une vaillance exem- 
plaire. 

Et Paris saluera toujours de sa reconnaissance affectueusement émue le souve- 
nir de la hère et noble protestation qu'adressa Chevreul, au nom de la science et 
du droit méconnus, à ceux dont les obus ne savaient pas respecter notre Muséum 
et ses collections. 

Dans la poitrine du savant battait donc un cœur de patriote. 

Ce patriote fut d'autant plus inaccessible aux défaillances et aux découragements 
qu'il possédait, mieux que tout autre, la notion de notre génie national et l'espoir 
que la Patrie pouvait fonder sur ce génie pour son relèvement. 

D'aucuns plus expérimentés que moi en les choses de la science, diront que 
Chevreul s'est trouvé non seulement l'un des fils les plus glorieux de notre France^, 
mais un bienfaiteur de l'Humanité, 

J'ai voulu simplement, dans une sphère plus modeste, évoquer la juste et puis- 
sante popularité de Chevreul à Paris et aflirmer le souvenir impérissable qu'il 
laissera parmi nous. 

Mon œuvre, en cette circonstance, est surtout une œuvre de sentiment. 

J'ai cru devoir rappeler pourquoi Paris avait tout autant contracté à l'égard de 
Chevreul une dette de cœur qu'une dette de gloire. 

Aussi vous dirai-je, au nom du Conseil municipal, que la plus cordiale solidarité 
unira toujours Paris à ceux qui, à votre exemple, sauront perpétuer la mémoire 
vénérée de celui dont ce monument fait si fidèlement revivre les traits. 



N"!^ Archives du Muséum 



4* Séné T. 111 




Pirou phot 



■Heiiog. Dujai-iu-1 




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Imp . Ch Witbnajin 




184-5-190 



MAXIME CORNU 



NOTICE NECROLOGIQUE 

PAR 

M. EDOUARD BUREAU 



Les vides se font bien fréquents et bien douloureux dans le personnel enseignant 
du Muséum d'histoire naturelle. L'année dernière, nous déplorions la perte de 
notre éminent directeur, A. Milne Edwards, enlevé dans la force de l'âge. Aujourd'hui 
c'est Maxime Cornu qui est emporté en pleine maturité, et alors que nous pouvions 
espérer le voir continuer longtemps ses travaux si utiles à la science et au pays. 

Mais ce n'est pas le Muséum seulement qui est atteint par cette perte cruelle; les 
sociétés botaniques, agricoles, horticoles, où il tenait une si grande place, expri- 
ment d'unanimes regrets, et les savants étrangers paraissent ressentir ce coup 
inattendu aussi vivement que s'ils étaient nos compatriotes. 

« La main de la mort », dit M. Thiselton Dyer, directeur des Jardins royaux de 
Kew, « s'appesantit lourdement sur le monde botanique français. Ces années dernières 
elle est tombée successivement sur Duchartre, Bâillon, Naudin, de Vilmorin et 
Franchet, tous esprits de premier ordre, que leurs compagnons de travail en 
Angleterre comptaient comme des amis sympathiques; et maintenant c'est la mort 
prématurée et inattendue de Maxime Cornu qui atteint beaucoup d'entre nous, 
nulle part plus qu'à Kew, comme un chagrin personnel. » 

Le jour des obsèques de notre regretté collègue, les différents corps auxquels il 
avait appartenu ont exprimé, par la voix de leurs délégués, la douleur qu'ils 
éprouvaient, et, au nom de la Société botanique de France, je lui ai adressé les 
derniers adieux. 

Ce n'était ni le lieu ni le moment d'exposer en détail ses travaux si nombreux 
et si importants. Aujourd'hui, appelé à tracer une étude biographique de celui 
près de qui j'ai vécu comme aide-naturaliste et comme professeur, je dois 
surmonter toute émotion et me préoccuper avant tout d'exposer avec exactitude ce 



XX EDOUARD BUREAU. 

que fut cette vie si remplie. Dire simplement quel labeur accomplit cet énergique 
travailleur, n'est-ce pas faire son éloge? 

Maxime Cornu naquit le 16 juillet 1847 à Orléans. Il fit ses études au collège 
de celte ville, et ses dispositions marquées pour les travaux littéraires pouvaient 
faire penser qu'il entrerait à l'École normale dans la section des lettres ; mais 
l'exemple de son frère, l'éminent physicien Alfred Cornu, aujourd'hui membre do 
l'Institut, l'entraîna d'un autre côté, et il entra en mathématiques spéciales, à Sainte- 
Barbe. Il y montra un tel goût pour les sciences exactes que, dès cette époque, il 
publia des études de géométrie dans les Nouvel/es annales de mathématiques. 

En 1865, il fut admis à l'Ecole normale dans la section des sciences, et il y 
resta jusqu'en 1868. 

Dans cet intervalle, il fut reçu en 1867 licencié es sciences mathématiques et 
licencié es sciences physiques; mais c'est bien probablement en préparant la licence 
es sciences naturelles (il la passa en 1868), que se développa son goût pour la 
botanique, et particulièrement pour la cryptogamie. 

Il fallait que Maxime Cornu fut merveilleusement organisé pour montrer de 
réelles aptitudes dans tant de branches différentes des connaissances humaines. Je 
ne sais si, comme le dit M. Thiselton Dyer, les mathématiques, telles qu'elles 
sont enseignées en France, sont la meilleure préparation à une carrière scientifique. 
Je suis porté à croire qu'il y a ici à faire une distinction : pour qui veut continuer 
à étudier les sciences exactes : géométrie, physique, astronomie, etc., cela n'est pas 
douteux; mais dans les sciences qu'on a plaisamment dit : sciences inexactes, le 
procédé intellectuel est complètement opposé ; c'est à l'induction seule qu'on doit 
avoir recours, et l'on ne peut appuyer le l'aisonnement que sur l'observation et 
l'expérimentation. Bref, le mathématicien et le naturaliste ont chacun leur 
méthode, et ces méthodes ne peuvent se substituer l'une à l'autre ; elles s'excluent. 
Aussi est-il bien rare de trouver un homme apte également aux sciences mathé- 
matiques et aux sciences naturelles. M. Cornu était de ces hommes privilégiés, 
et il en était de même d'Adolphe Brongniart, auquel le jeune normalien dut de 
pouvoir s'engager dans la voie qu'il a si brillamment parcourue. 

Ad. Brongniart, en effet, était inspecteur général pour les sciences naturelles 
et eut à visiter en cette qualité, l'Ecole normale. Il interrogea les élèves et fut 
frappé de l'étendue des connaissances que possédait en botanique M. Cornu. 
Celui-ci, en effet, ne se bornait pas aux observations de laboratoire et à l'étude 
au microscope ; il suivait les herborisations publiques, particulièrement celles de 
M. Chatin ; la flore française lui était bien connue dans son ensemble, et il l'avait 
même enrichie ; car il avait découvert en Sologne VIsoetes tenuissima. 

L'inspecteur général ajouta à son rapport une note spéciale, déclarant qu'il 
avait trouvé chez cet élève des dispositions et un savoir exceptionnels, que ce 
serait assurément un savant distingué, et qu'il convenait de ne pas l'éloigner des 
sources d'instruction qu'il savait si bien utiliser. 

Ad. Brongniart, on le savait au ministère, ne s'enthousiasmait pas sans raison et ne 



NOTICE NECHOLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XXI 

parlait qu'à bon escient. On tint grand compte de sa note ; M. Cornu fut nommé, 
en 1869, préparateur de botanique à la Faculté des sciences de Paris et attaché à 
la chaire de M. Duchartre, qui eut toujours pour lui la plus grande bienveil- 
lance. 

Dans cette situation, M. Cornu justifia pleinement le jugement qu'Ad. Bron- 
gniarl avait porté de lui. Il publia dans le Bulletin de la Société botanique de 
France et dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, un grand nombre 
de notes et de mémoires de cryptogamie. Je citerai un travail sur la vitalité des 
spores de Fougères et d'Equisétacées, un autre sur quelques Characées de Sologne, 
plusieurs sur des Algues et particulièrement des Algues conjuguées ; mais ce sont, 
entre toutes, ses études sur les champignons qui établirent dès ce moment sa ré- 
putation de cryptogamiste. Il s'attacha principalement à éclairer l'histoire si diffi- 
cile des champignons parasites des végétaux, et ne tarda pas à acquérir une véri- 
table autorité dans cette branche de la science, si importante au point de vue 
agricole et horticole. Quelques mémoires sur les Saprolégniées et les Péronospo- 
rées précédèrent sa thèse de doctorat es sciences intitulée : Monographie des Sapro- 
légniées, ouvrage remarquable qui paru' en 1872, et auquel l'Académie des 
sciences décerna le prix Desmazières. 

Mais l'Académie ne se borna pas à couronner ce grand travail de M. Coi-nu ; la 
même année elle lui confia, en raison de ses connaissances particulières, une très 
importante mission. 

Une maladie s'était abattue sur la vigne et détruisait nos vignobles les uns après 
les autres. Le professeur Planchon, de Montpellier, avait reconnu qu'elle était due 
à un insecte qu'il avait nommé Phylloxéra vastatrix. L'Académie des sciences 
résolut de faire étudier ce Ûéau et les moyens qui pourraient le combattre, elle 
nomma une commission dont firent partie Planchon, Balbiani, professeur au col- 
lège de France, Dumas, secrétaire perpétuel de l'Académie, et M. Cornu, que la 
commission choisit pour secrétaire. Il fut chargé en outre de la direction de la sta- 
tion viticole de Cognac, conjointement avec M. Mouillefert. 

La jeunesse de Cornu, qui était de beaucoup le moins âgé des membres de la 
commission, et son énergie, pouvaient faire prévoir qu'il se chargerait volontiers 
de la partie active des travaux. En effet, à dater de ce moment, il exécute une 
série de voyages, multiplie les observations sur place, institue et suit des expé- 
riences, entasse découvertes sur découvertes, et pour tenir l'Académie au courant 
des faits nouveaux qu'il constate, lui adresse une note presque à chaque séance. 

C'est l'histoire si compliquée de l'insecte presque toute entière qu'il reprend, rec- 
tifie et complète sur les points les plus importants : différentes formes du Phijllo- 
xera ; identité du Phylloxéra des feuilles et de celui des racines ; mœurs de l'ani- 
mal. Ses trois modes de propagation : au-dessus, à la surface et dans l'intérieur du 
sol ; passage de l'insecte des feuilles aux racines ; comparaison de la foi-me galli- 
cole et de la forme radicicole ; région où se développent les Phylloxéra ailés ; 
découverte de la forme sexuée sans suçoirs ; étude de la nymphe ; formation dos 



XXII EDOUARD BUREAU. 

galles ; galles des feuilles, des tiges et des pétioles ; hybernation du phylloxéra des 
racines et de celui des feuilles ; réveil spontané et réveil provoqué ; découverte de 
la mue du printemps ; éclosion de l'œuf ; formation des renflements sur les racines; 
anatomie des altérations de la vigne attaquée; méthode pour la recherche de la sub- 
stance la plus efficace pour combattre \q Phylloxéra et application de cette méthode 
à la station viticole de Cognac : tels sont les sujets non seulement qu'il aborde, 
mais qu'il approfondit à partir de 1872, et il couronne ces travaux par un magni- 
lique ouvrage de 357 pages et 24 belles planches dessinées de sa main, ouvrage 
qui parut en 1878, publié dans les Mémoires des savants étrangers à t Académie des 
sciences. 

Chose étonnante, ces travaux sur le Pylloxera ne l'absorbèrent pas tellement 
qu'il ne put continuer ses recherches sur les maladies des végétaux. C'est ainsi 
qu'il fit connaître des champignons parasites des Malvacées, du Fraisier, du Linaria 
spiiria. Il étudia même des champignons parasites de la vigne, tels que l'Anlhrac- 
nose {Phoma uvicola., Berk. et Curtis), et annonça que d'autres pourraient être 
importés par l'introduction des cépages américains, ce qui ne manqua pas 
d'ai'river. 

Jusqu'en 1874, Maxime Cornu, bien qu'il fut secrétaire d'une commission nommée 
par l'Académie, et qu'il fit autorité pour les questions relatives aux maladies 
parasitaires des plantes n'était encore que préparateur à la Sorbonne. 

En 1872, cependant il fut bien près d'entrer au Muséum. 

Tulasne, aide-naturaliste de la chaire de botanique (il n'y en avait qu'une à cette 
époque) venait de prendre sa retraite. Je me trouvai sur les rangs, pour le remplacer, 
avec M. Cornu. Cette chaire, vu son importance, devait avoir dans son personnel 
deux aides-naturalistes. Adolphe Brongniart, qui en était titulaire, avait alors pour 
aide Arthur Gris, qui soccupait surtout d'anatomie et de physiologie végétales ; 
mais il n'avait plus personne pour guider les préparateurs et veiller au classement 
des diverses collections dont la chaire était chargée : herbier phanérogamique et 
collections des fruits, herbier cryptogamique, etc. Or, Ad. Brongniart avait cette 
conviction que les collections sont la raison d'être du Muséum, et que, vu la 
nature de l'établissement, les travaux qui doivent y être exécutés de préférence sont 
ceux basés sur le musée, ceux qu'on ne pourrait pas faire ailleurs. Le départ suc- 
cessif de Weddell et de Tulasne avait mis les collections de phanérogames et de 
cryptogames également en souffrance. Il eut fallu deux aides-naturalistes. Le pro- 
fesseur se trouvait avoir sous la main deux hommes dont les spécialités répondaient 
précisément aux deux principales branches de son service, et il ne pouvait en pré- 
senter qu'un. Pourquoi me désigna-t-il? Peut-être est-ce parce que j'étais plus 
Hgé que mon compétiteur. Toujours est-il qu'un cryptogamiste faisait grandement 
défaut, et que je ne désirais pas moins qu'Ad. Brongniart le prompt avènement de 
Cornu au Muséum. 

Son entrée n'y fut retardée que d'un an et demi. L'Assemblée nationale ayant 
l'établi la seconde chaire de botanique, j'v fusnommé le 1" janvier 1874, Cornu prit 



NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XXIII 

nui place d'aide-naturaliste près d'Ad. Brongniart, et j'eus comme aide de la chaire 
de botanique (classification et familles naturelles) M. Jules Poisson. 

Le travail dans les collections se trouva alors très régulièrement réparti : 
Ad. Brongniart se réserva les plantes fossiles et la collection des bois; j'eus les 
herbiers phanérogamiques et les cryptogames vasculaires (qui, dans les livres, sont 
toujours décrites avec les phanérogames), la collection des fruits et les produits 
végétaux ; Maxime Cornu fut préposé aux collections de cryptogamie cellulaire : 
herbier, moulages de champignons, etc. 

Sous linspiration d'Ad. Brongniart, M. Cornu se livra dans l'herbier à un travail 
considérable, que nul mieux que lui n'aurait pu entreprendre et mener à bonne tin. 
Tulane, après la guerre, avait donné au Muséum les collections de champignons 
qui contenaient les types de son magnifique ouvrage. Ces collections, qui étaient 
restées dans une maison aux environs de Paris, avaient eu grandement à soufîrir 
de l'invasion et se trouvaient dans un état de bouleversement complet, M. Cornu 
les remit en ordre et vérifia toutes les espèces. Il y joignit et y intercalla les collec- 
tions de Brébisson et de Desmazières, pour former l'herbier général mycologique du 
Muséum. Ce travail lui prit plus de trois années. Lorsqu'il fut achevé, plus de 
13 000 échantillons avaient passé par les mains de notre savant cryptogamiste. 

En même temps, d'autres collections étaient confiées à des botanistes spéciaux : 
les Mousses étaient re visées et classées par M. Bescherelle, les Lichens par 
Nylander, les Algues par M. Bornet. 

Maxime Cornu vérifia aussi toutes les déterminations de la belle série de cham- 
pignons moulés en cire exposée dans la galerie publique. 

La mort d'Ad. Brongniart fut un coup de foudre pour le personnel des deux 
chaires; car nous lui portions tous une atfection filiale ; mais, notre vénéré maître 
avait si bien réorganisé le travail que notre marche était toute tracée, et que nous 
n'avions qu'à continuer chacun dans la voie qu'il nous avait indiquée. 

Durant l'intérim, Cornu fut chargé des leçons d'organographie et de crypto- 
gamie, et je pris soin des collections de plantes fossiles, qu'Ad. Brongniart m'avait 
recommandées peu de temps avant sa mort. 

Pendant la période où l'enseignement lui fut confié (1876-1879), Cornu ajouta 
aux leçons orales et aux leçons pratiques, des herborisations cryptogamiques qui 
eurent le plus grand succès. 

M. Van Tieghem ayant été nommé à la chaire d'organographie et physiologie 
végétales, laissée vacante par le décès d'Ad. Brongniart, M. Cornu fut son aide- 
naturaliste jusqu'en 1884, époque à laquelle il devint professeur de culture en 
remplacement de Decaisne. 

C'est pendant qu'il était aide-naturaliste que Maxime Cornu, en raison de sa 
compétence toute spéciale, fut délégué par le gouvernement français à plusieurs 
conférences internationales ayant pour but d'édicter des mesures destinées à empê- 
cher la propagation du phylloxéra. 

La première de ces conférences eut lieu à Berne, en 1876. Malgré les efforts de 



XXIV EDOUARD BUREAU. 

M. Cornu, les mesures prises furent draconiennes et interdirent complètement dans 
les pays étrangers l'entrée des plantes venant de France. On lui sut néanmoins gré 
de l'énergie avec laquelle il avait défendu les intérêts français, et, après son retour, 
il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur et Inspecteur général de l'agricul- 
ture, pour la sériciculture, la viticulture et les maladies des plantes. 

Mais les horticulteurs de notre pays, à qui toute exportation se trouvait inter- 
dite, se plaignaient avec juste raison; M. Cornu se fit l'écho de leurs plaintes, et 
notre gouvernement demanda la revision de la convention de Berne ; M. Cornu fut 
encore délégué à cette conférence, qui se tint dans la même ville, en 1881. 

Il trouva ses collègues étrangers dans des dispositions peu favorables; mais il les 
prit en particulier l'un après l'autre, leur donna des explications que sa grande 
autorité rendait convainquante, obtint d'eux qu'ils demanderaient à leur gouver- 
nement de nouvelles instructions, et, après de nombreuses difficultés, arriva à faire 
modifier les décisions de la conférence dans un sens beaucoup plus libéral. On 
peut dire qu'en cette circonstance il sauva l'industrie horticole française, et on ne 
saurait lui en être trop reconnaissant. 

Plus tard, il put compléter son œuvre. La Russie n'avait pas pris part à la 
seconde conférence de Berne, et l'introduction des plantes venant de France 
continuait à y être prohibée. Maxime Cornu, s'étant rendu, en 1894, au Congrès 
internationnal de pomologie, à Saint-Pétersbourg, entama des négociations avec le 
gouvernement russe et finit par obtenir, en 1896, son adhésion aux modifications que 
cette seconde conférence avait heureusement apportées aux dispositions législatives 
relatives au Phylloxéra. 

Ainsi M. Cornu, pendant la période où il fut aide-naturaliste, non seulement 
remplit scrupuleusement ses fonctions au Muséum, mais veilla avec zèle aux grands 
intérêts que le gouvernement lui avait confiés. 

On pourrait croire que de telles occupations nelui permettaient guère de continuer 
ses recherches de botanique et de faire paraître de nouveaux mémoires. La liste de 
ses travaux témoigne cependant que, durant ces années, ses publications ne furent 
ni moins nombreuses, ni moins importantes. Ce fut alors qu'il étudia les maladies 
de l'Érable, des Laitues, des Oignons, des Pommes de terre, des Véroniques, des 
Cinéraires, des Mûiùers, des Pins, des Noyers, des Châtaigniers, des Platanes, etc., 
et une maladie de la Vigne, qui était venue se joindre aux fléaux sévissant déjà sur 
nos cépages : le Mildew. 

Il ne se borna pas à ces questions de pathologie végétale, dont il s'était fait une 
véritable spécialité : il publia des travaux de cryptogamie pure sur les Urédinées, 
les Ustilaginées, les Ascomycôtes, les Saprolégniées, les Agaricinées, la reproduction 
des Algues marines, et, parmi ces mémoires, on en trouve même d'une portée plus 
générale ; tels que ceux intitulés : Causes qui déterminent la mise en liberté des 
corps agiles {zoospores et anthérozoïdes), chez les végétaux inférieurs ; — Rôle des 
végétaux inférieurs dans la nature ; — Application de la théo7'ie des germes aux cham- 
pignons parasites des végétaux (et spécialement aux maladies de la vigne); etc. 



NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XXV 

11 ne se renferma même pas dans le champ, pourtant bien vaste, de la crypto- 
garnie, et publia des travaux d'anatomie et de physiologie végétales. Nous 
citerons ses recherches sur la structure des Crassulacées ; sur le cheminement du 
plasma à travers les membranes vivantes non perforées; sur l'absorption des 
substances colorantes; sur l'importance de la paroi des cellules végétales dans les 
phénomènes de nutrition, sur l'absorption par l'épiderme des organes aériens; 
sur l'accroissement des radicelles ; etc. 

C'est aussi pendant cette période qu'il fut consulté par le gouvernement hellé- 
nique au sujet de la maladie sévissant sur les vignes d'Elide et de Fatras, et par 
le gouvernement anglais, sur celle qui attaquait les vignes du Cap de Bonne- 
Espérance. Il rédigea, à cette occasion, deux rapports pleins d'intérêt, qui furent 
publiés par les gouvernements respectifs. Pour le premier il eut un collaborateur: 
M. Portes. 

Nous voici arrivés à l'époque ou Maxime Cornu fut nommé professeur de culture 
(1884), et qu'on a appelée d'une assez heureuse expression : le tournant de sa vie; 
mais il faut bien reconnaître que ce tournant ne fut pas brusque. 

En effet, si, à partir de cette date. Cornu dut diriger ses études dans le sens de 
la spécialité de sa chaire, il avait assurément des travaux de cryptoganiie prêts à 
paraître, d'autres en voie d'exécution, et, heureusement pour la science, il ne les 
abandonna pas du jour au lendemain. 11 ne pouvait non plus échapper aux consé- 
quences de sa notoriété et empêcher qu'on le consultât pour les maladies des 
végétaux usuels. La pathologie végétale n'est-elle pas d'ailleurs une branche de 
la culture? En somme: en 188.3, sur deux mémoires qu'il publie, il y en a un de 
cryptogamie ; en 1886, sur huit il y en a six ; en 1887, sur huit il y en trois; en 1888, 
sur quatre il y en a un; à partir de 1889, toute trace de cryptogamie disparait dans 
ses travaux, et il ne publie plus que des mémoires de culture proprement dite. La 
transformation des études de Cornu dans le sens de sa chaire est alors tellement 
complète que presque tous ses mémoires paraissent dans les bulletins de la Société 
nationale d'agriculture de France. 

Dans quel état M. Cornu, au moment de sa nomination, trouva-t-il la chaire de 
culture du Muséum? Je n'hésite pas à aborder cette question, et à m'inscrire 
contre certaines assertions qui pourraient finir par passer à l'état de légende. Quel- 
ques amis et admirateurs de notre regretté collègue, préoccupés sans doute de 
faire ressortir ses mérites, ont pu laisser entendre qu'au moment oîi il entra en 
fonctions, il trouva les services relevant de la culture dans un état d'abandon 
regrettable. Ce désir de lui rendre justice honore à la fois celui dont les qualités 
inspirèrent un tel sentiment et ceux qui l'éprouvèrent ; mais, pour mettre en lumière 
un homme de la valeur de Cornu, il n'est nul besoin de jeter une ombre sur ce 
qui s'est fait avant lui et de s'exposer à accréditer celte idée que ses JDrédécesseurs 
ont pu être inférieurs à leur tâche. 

En réalité, dans le service de la culture comme dans les autres services du 
Muséum, presque tous les hommes qui s'y sont succédés ont apporté quelque amé- 

XouvELLES Arcikves DU MosÉUM, 4° série. — III. " 



XXVI EDOUARD BUREAU. 

lioration, fondé quelque collection intéressante, publié qiielque ouvrage important, 
dont ce service a l'ourni les matériaux et le sujet. 

Thouin a créé une admirable collection de modèles d'instruments agricoles et 
horticoles, qui serait depuis longtemps exposée au public, si la partie du musée 
réservé aux collections afférentes au règne végétal n'avait toujours été déplora- 
blement insuffisante. Il a décrit et figuré les pièces de cette collection dans un 
traité de culture qui a longtemps été classique, et qui résumait son enseignement. 

De Mirbel, il est vrai, préoccupé détudes d'anatomie et de physiologie végétales, 
a plus marqué dans la science qu'il n'a laissé de traces matérielles de son passage 
à la culture; mais pourrait-on en dire autant de Decaisne, qui avait débuté dans 
ce service et qui l'aimait particulièrement? JN'est-ce pas à lui qu'on doit la fondation 
de l'Ecole d'arbustes qui borde la rue Bulfon? Et n'a-t-il pas comblé ainsi une 
grande lacune au Muséum? N'a-t-il pas complété et soigné particulièrement la 
collection des arbres à fruits? N'en a-t-il pas fait la base de son grand ouvrage : 
le jardin fruitier du Muse'um? Et pendant qu'il produisait cette œuvre magnifique, 
Naiidin, son aide, sous son inspiration, ne rassemblait-il pas une incomparable 
collection de Cucurbitacées et n'instituait-il pas des expériences du plus haut 
intérêt sur l'hybridation et la formation des variétés? 

Après la mort de Decaisne, je fus chargé pendant deux ans de l'intérim de la 
chaire de culture, dont je dus diriger les travaux concurremment avec ceux de ma 
chaire de botanique. 

Pas plus que mes prédécesseurs je ne restai oisif. 

Sur la nature du Muséum d'histoire naturelle et sur le rôle quïl doit jouer je 
n'ai aucune hésitation. Pour moi, avant tout c'est un musée; ses collections sont 
sa raison d'être et doivent occuper le premier rang dans nos préoccupations. Ces 
idées étaient celles d'Ad. Brongniart, et Cornu a bien montré par la suite qu'elles 
étaient aussi les siennes. 

C'est donc presque entièrement des collections déplantes vivantes que je m'occupai 
pendant le temps que dura l'intérim. Je formai la collection des Iris, qui n'existait 
pas encore ; je complétai celle des Bambous ; j'introduisis les premières Orchidées 
de serre tempérée et de serre froide; je portai la collection des Roses de 1 200 à 
1 500 variétés ; sachant que les terrains en bordure de la rue Buffon devaient 
être occupés par des constructions, je commençai à transporter la collection des 
arbustes dans le milieu du jardin et lui ajoutai de nombreuses espèces et variétés; 
je fis clasiser méthodiquement la collection des légumes, fis commencer un classe- 
ment dans les serres, et fis publier, pour la première fois, outre la liste des graines, 
une lisle des végétaux vivants à distribuer. C'est tout ce qui pouvait être fait en 
deux ans avec des ressources limitées. 

M. Cornu ne reçut donc pas un service à l'état d'abandon, mais un service en 
voie de progrès, ce qui ne diminue en rien son mérite ; car je me hâte de dire qu'avec 
sa prodigieuse activité il imprima à ce qui relevait de la culture une marche plus 
rapide que ne l'avaient fait ses prédécesseurs. 



NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR MAXIMK CORNU. XXVir 

Dès son entrée dans la chaire, M. Corjiii se trouva en face d'une difficulté. Le 
Jardin des plantes était en but à de vives critiques. Dans le public, dans les journaux, 
on le comparait aux autres jardins de Paris, et la comparaison n'était jamais à soai 
avantage. On lui trouvait l'air vieux (ce qui n'est pas étonnant, puisqu'il date de 
près de trois siècles, et quil doit à cela de posséder un bon nombre d'arbres intéres- 
sants ayant atteint une grande taille), et l'on faisait ressortir surtout l'absence de 
pelouses et de massifs de fleurs. Le directeur même appuyait ces critiques près 
du professeur intérimaire. Je faisais la sourde oreille, bien certain que le changement 
demandé serait loin d'être une amélioration au point de vue scientifique. Le jardin 
des plantes, en ellet, n'est nullement comparable aux autres jardins de Paris. Tout 
ce qu'on peut demander à nos squares, c'est de flatter la vue, et dètre, au milieu 
du mouvement et des bruits de la ville, des lieux de repos agréables. Le Jardin des 
plantes répond à un tout autre but : c'est, avant tout, un lieu d'étude ; c'est un 
établissement d'enseignement supérieur ; les cultures, quelles qu'elles soient, doivent 
y être instructives. Ce que lui demandent les personnes désireuses de profiter des 
ressources qu'on y trouve, ce sont des collections d'arbres, de légumes, de plantes 
économiques, etc., bien classées et bien étiquetées. Les considérations d'esthétique 
y sont absolument subordonnées aux nécessités de la science. On ne peut pas faire 
d'enseignement botanique avec des gazons et des fleurs doubles, ou même des 
massifs dans lesquels il est difficile de couper des échantillons. 

Cormi, évidemment, savait cela tout aussi bien que moi; mais lui était-il possible 
de ne pas donner quelque satisfaction à l'opinion publique? Il ne le pensa pas et, 
de fait, s'il se fut maintenu dès le début dans une voie exclusivement scientifique, il 
eut été, sans aucun doute, vigoureusement attaqué et eut compromis, peut-être, la 
suite de son administration. 

11 commença donc par embellir le jardin, et il réussit. 11 avait, pour certaines 
parties, demandé un plan à M. Edouard André, et il ne pouvait mieux s'adresser. 
Le personnel de la chaire de culture exécuta parfaitement le travail. Aujourd'hui 
la partie centrale du Jardin des plantes fait bonne figure à côtés des Tuileries et du 
Luxembourg. 

Ceci fait, M. Cornu revint aux collections instructives, et s'en servit même toutes 
les fois qu'il le put, pour l'ornementation. C'est ainsi qu'il fonda ou compléta les 
collections de Tulipes, de Jacinthes, de Canna, de Pelargonium, de Clématites, et 
tout particulièrement cette collection de Chrysanthèmes, la plus belle et la plus 
nombreuse assurément qui existe. Ce fut une de ses œuvres de prédilection, et il ne 
cessa de l'enrichir jusqu'à sa mort. 

Il ne se borna pas, loin de là, aux collections de pleine terre : nous pouvons, 
entre autres, citer, dans les serres, la collection des Nepenthes, ces curieuses plantes 
dont les feuilles se terminent par une urne surmontée de son couvercle. 

Mais la plus importante des collections qu'il forma fut celle des plantes tropicales 
utiles. Dans aucun des jardins étrangers on ne trouve un pareil ensemble. 

C'est que Maxime Cornu avait promptement compris le besoin d'e.xpansion de 



XXVIII EDOUARD BUREAU. 

notre pays et la part que le Muséum peut et doit prendre au développement de la 
France d'outre-mer. 

« Au moment oii Cornu entrait dans ses nouvelles fonctions, dit M. Thyselton 
Dycr, la France avait tourné de nouveau son attention sur un champ où, dans le 
passé, elle avait tout fuit : l'entreprise coloniale. L'ambition de Cornu, et elle était 
légitime, fut d'utiliser les ressources un peu dormantes du Jardin des plantes dans 
un but très analogue à celui de Kew. Pour ma part , ce fut plus qu'un plaisir de lui 
fournir toute l'aide en mon pouvoir. L'agriculture est un grand agent de civilisation. 
Amener les tribus nomades et pillardes à des travaux agricoles est certainement 
l'une des plus efficaces parmi les entreprises des missionnaires. Cornu se lança dans 
cette voie avec une véritable passion. Ce qu'il accomplit, aussi bien pour les colo- 
nies françaises que pour l'enrichissement des jardins de son propre pays, avec des 
ressources plus limitées que celles dont nous disposons en Angleterre, est pour moi 
surprenant. » 

Il n'y a rien à ajouter à celte appréciation d'un des hommes les plus compétents 
qui soient au monde. 

C'est par une excellente utilisation des matériaux qu'il avait sous la main et par 
une correspondance des plus actives que notre collègue arriva à rendre de signalés 
services à nos colonies. Il obtint, au Muséum, des serres à multiplication, qui 
jusqu'alors manquaient, et bientôt il lit des semis, à l'aide de graines qui lui furent 
expédiées. Ses correspondants étaient des planteurs, des missionnaires, des 
officiers de marine ou d'infanterie de marine, des résidents, etc. 

Il obtint aussi la nomination, dans un certain nombre de jardins coloniaux, 
comme directeurs ou jardiniers chefs, de jeunes horticulteurs sortant de l'école de 
Versailles, qu'il prenait pendant quelque temps dans son service de culture, pour 
achever de les former. 

Bientôt il connut ainsi les végétaux les plus intéressants que chaque pays 
pouvait fournir, et ceux qui pouvaient être introduits avec quelques chances de 
succès dans les colonies qui ne les possédaient pas encore. Il put, de la sorte, 
demander à ses correspondants l'envoi en nombre de telle ou telle espèce de graines, 
et, d'autre part, il.mit à leur disposition de jeunes pieds de végétaux qu'il pensait 
pouvoir prospérer par leurs soins. 

C'est ainsi que M. Cornu a introduit sur la côte occidentale d'Afrique : le 
Giroflier, le Caoutchouc de Céara, le Poivrier Bétel, le Poivrier noir, le Maté, le 
Litchi, le Muscadier, le Patchouli, diverses variétés de Mangues, etc. Les parties 
élevées de Madagascar lui devront le Cbàtaignier. 

Il serait facile d'allonger beaucoup cette liste des plantes envoyées par Cornu : 
elle est considérable. On la trouvera, du reste, dans une brochure intitulée : Le 
Jardin des plantes de Paris (Muséum d'histoire naturelle) et les colonies françaises^ 
publiée à Paris en 1901. Cette brochure n'est pas signée de son nom ; mais elle a 
été évidemment écrite avec des documents puisés dans son service, et elle démontre 
à l'évidence qu'alors qu'on déplorait l'absence en France d'un établissement analogue 



NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XXIX 

à celui de Kew, étudiant scientifiquement les questions de cultures coloniales, 
servant de lien entre les colonies, se faisant leur conseil et leur pourvoyeur, ce rôle 
était rempli depuis un certaine nombre d'années, et très activement, par le Muséum 
d'histoire naturelle. 

De ces espèces de plantes, si libéralement envoyées, Cornu gardait un ou deux 
spécimens, et ces spécimens forment encore aujourd'hui une collection de plantes 
usuelles tropicales telle qu'il n'en existe pas de semblable. 

Mais il ne se contentait pas d'expédier des plantes et des graines ; il envoyait des 
conseils, des instructions, des renseignements de toutes sortes, et cela constituait 
une correspondance énorme, dont il tenait à supporter seul toute la fatigue. 

Enfin, dès 1888, il fit porter son cours du Muséum sur les cultures des régions 
tropicales, et ses leçons, sur des sujets qui n'avaient pas encore été traités à Paris, 
furent très appréciées. Plus tard, il fut appelé à donner le même enseignement à 
l'École nationale d'horticulture de Versailles. 

Maxime Cornu était membre d'importantes commissions au ministère des Colonies 
et à celui de l'Agriculture. Il était entré en 1882, comme membre titulaire, à la 
Société nationale d'agriculture et en devint un des membres les plus actifs ; en 1887 
il fut président de la Société botanique de France, et en 1889, 1892, 1897, président 
de la section de botanique de l'Association française pour l'avancement des sciences. 
La Société royale d'horticulture d'Angleterre, la Société allemande de botanique, 
la Société impériale des naturalistes de Moscou, la Société royale de botanique 
d'Edimbourg, l'Académie royale d'agriculture de Turin, etc. le comptaient parmi 
leurs membres correspondants. 

Les travaux dont il se surchageait, dans l'ardeur de son zèle, auraient épuisé une 
constitution plus forte que la sienne. Sans être maladif, il avait un tempérament 
nerveux et ressentait très vivement les difficultés qu'il ne pouvait manquer de 
rencontrerdans les entreprises généreuses oîi il se lançait. Déplus, il avait contracté, 
en Algérie, des fièvres dont les accès le reprenaient parfois. Dans son intérêt et dans 
le nôtre, il lui eut fallu, de temps en temps, quelques intervalles de calme et de 
repos. Du repos! Il n'en prenait jamais_, et il est malheureusement trop certain qu'il 
s'affaiblit, puis succomba à un labeur au-dessus de ses forces. Toutefois, pendant 
longtemps, sa volonté surmonta sa fatigue, et, en le voyant toujours aussi actif, on 
ne se doutait pas des changements qui se faisaient en lui. Sa mort fut pour nous 
tous une douloureuse surprise. 

Elle rompt une union qu'on peut dire idéale; car Maxime Cornu avait épousé 
la petite-fille d'Adolphe Brongniart, Il l'avait connue tout enfant et avait pu appré- 
cier ses charmantes et éminentes qualités. Puisse-t-elle trouver quelque adoucis- 
sement à sa douleur dans les sympathies qui l'entourent, et dans cette conviction 
que celui qu'elle a perdu reste pour nous un modèle d'attachement au devoir et 
de dévouement au pays. 



LISTE 

DES OUVRAGES ET MÉMOIRES 

PUBLIÉS DE 1866 A 1900 



PAR 



MAXIME CORNU 

PROFESSEUR-ADMINISTRATEUR DU MUSÉUM d'hISTOIRE .NATURELLE (1] 



1866. — Découverte de l'Isoetes tenuissima. 
Bull. Soc. bol. de France, t. XfIL p. 433. 

1869. — Note sur deux Champignons nouveaux parasites, l'un sur Wolffia arrhiza, 
l'autre sur l'Erigeron canadense (en collaboration avec M. E.Roze). 
Bull. Soc. bot., t. XVI, p. 7. 

— Note sur le Melandrium dioicvim attaqué par un Ustilago. 
Bull. Soc. bot., t. XYI, p. 213. 

— Note sur l'oospore du Myzocytium proliferum Schenk. 
Bull. Soc. but., t. XVI, p. 222. 

— Note sur le Chytridium roseum de By. et Wor. 
Bull. Soc. bot., t. A^r/,ix223. 

— Sur un genre nouveau d'Algues conjuguées (Plagiospermum). 
Bull. Soc. bot., t. XVI, p. 239, une planche. 

— Rapports sur plusieurs herborisations faites dans la session extraordi- 

naire tenue à Pontarlier par la Société botanique de France. 
Bull. Soc. bot., t. XVI, p. xcv et xcvi. 

(1) Celte liste a été dressée par les soins de M. D. Bois, assistant de la chaire de culture au 
Muséum d'histoire naturelle. 



NOTICE NECROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. xxxi 

1869. — Note sur deux nouveaux types génériques pour les familles des Sapro - 

légniées et des Péronosporées (en collaboration avec M. Roze). 

Comptes rendus de VAcod. des se. (!"' sem., p. 651). 

— Mémoire plus étendu sur le même sujet (en collaboration avec M. Roze). 
Ann. Se. nat., o" série, t. XI, 2 plane/tes. 

1870. — Sur un fait intéressant de géographie botanique. 
Bull. Soe. bot., I. XVII, p. 113. 

— Sur les différents modes de conjugaison du Mesocarpus pleurocarpus, 

Algue conjuguée. 

Bull. Soc. bot., t. XVII, p. 235. 

— Vitalité des spores des Fougères et des Equisétacées. 
Bull. Soe. bot., t. XVII, p. 328. 

— Culture des sclérotes du Claviceps purpurea trouvé sur le blé, et du Cla- 

viceps microcephala recueilli sur deux Graminées (Cynodon dactylon 
et Nardus stricta). 

Bull. Soe. bot., t. XVII, p. 286. 

— Traité sur les préparations microscopiques (rédigé en 1870, avec la col- 

laboration de MM. Groenland et Rivet. Paris, Savy, 1872), 

— Saprolégniée nouvelle, parasite sur une espèce nouvelle d'Œdogonium. 

Bull. Soe. bot., t. XVII, p. 297. 

— Sur quelques Characées de Sologne. 
Bull. Soe. bot., t. XVII, p. 302. 

1871. — Sur deux espèces de Syncliytrium, dont l'une nouvelle. 
Bull. Soe. bot., t. XVIII, p. 23. 

— Sur deux genres nouveaux de Saprolégniées (Rhipidium et Monoblepha- 

ris). 
BuJl. Soc. bot., t. XVIII, p. 58. 

1871. — Spores mycéliales du Philobolus crystallinus (en collaboration avec 
M. Roze). 

Bull. Soc. bot., t. XVIII, p. 298. 

Découverte de quelques Algues (d'eau douce), intéressantes aux envi- 
rons de Romorantin (Spha^roplea, Hydrodictyon). 

Bull. Soe. bot., t. XVIII, p. lOJ. 



XXXII D. BOIS. 

1872. — AiCmité des Myxomycètes et des Chytridinées. 
Bull. Soc. bol., l. A7A', p. 70. 

— Note sur zygospores du Mucor fusiger Lk. 
Bull. Soc. bol., (. XIX, ]). Ii3. 

— Développement de l'Agaricus stercorarius et de son sclérote. 
Bull. Soc. bot., t. XIX, p. 191. 

— Champignon (Isaria) parasite sur un insecte (Rhynchites betuletij. 
Bull. Soc. bot., t. XIX, p. 283. 

— Identité du Phylloxéra des feuilles et de celui des racines. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (9 septembre), p. 722. 

— Courte note sur l'altération des racines cavisée par l'insecte ; trois modes 

de propagation du Phylloxéra : au-dessus, à la surface et dans l'inté- 
rieur du sol. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (16 décembre), p. 1690. 

— Monographie des Saprolégniées : Etude physiologique et systématique, 

1'" partie, 198 pages, 7 planches. 

Ann. Se. nat., o" série, t. XV. Thèse pour le doctorat es sciences naturelles. 

(Ce mémoire a obtenu le prix Desmazières pour l'année 1872, Acad. 
des Sciences). 

1873. — Anatomie des altérations de la Vigne attaquée par le Phylloxéra (racines 

et feuilles). 

Bull. Soc. bot., t. XX, p. 37. 

— Nouvelle espèce d'Entomophthora (parasite sur les pucerons du Vicia sativa) . 
Bull. Soc. bot., t. XX, p. 189. 

— Lettre à M. Maurice Gérard sur les Champignons qui ont déterminé 

la mort des chenilles du Bombyx Rubi (Isaria), et du Chelonia Hebe 
(Entomophthora). 

Bull. Soc. entomolog., séance du d Juillet 1873. 

— Première mention du Puccinia Malvacearum^ Mont., Urédinée originaire 

du Chili et introduite fortuitement en Europe. 

Bull. Soc. bot., t. XX, p. 161. 

— Etude sur la nouvelle maladie de la Vigne. 

Recueils des Savants étrangers, t. XXII, n° 6, k^ pages, 3 pla7iches. 



NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XXXIII 

1873. — Etude de la fécondation dans la classe des Champignons. Question pro- 
posée par l'Académie des sciences pour le grand pi'ix des sciences 
physiques ; mémoire déposé le 1"' juin 1873 (en collaboration avec 
M. Roze). 

Comptes rendus de VAcad. des se. (21 juin 1875). 

— Réveil du Phylloxéra; découverte de la mue du printemps ; parti qu'on 

peut en tirer dans la pratique. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (21 avril), p. 1002. 

— Expériences prouvant l'identité du Phylloxéra des feuilles et de celui des 

racines. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (21 juillet), p. 199. 

— Abondance des Phylloxéras ailés ; région où ils se développent; consé- 

quences pratiques. 

ComjJtes 7'endus de VAcad. des se. (22 septembre) , p . 650. 

— Comparaison de la forme gallicole avec la forme radicicole du Phylloxéra. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (29 septembre), p. 710. 

— Rareté des galles, même sur les cépages américains ; expériences nom- 

breuses en vue de les obtenir ; la nourriture des feuilles ne convient 
pas aux Phylloxéras. . 

Comptes 7'endus de VAcad. des se. (6 octobre), p. 766. 

— Passage de l'insecte des feuilles aux racines par une chute volontaire. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (13 octobre), j). 825. 

— Galles des Vignes phylloxérées : galles de tiges, vrilles et pétioles. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (20 octobre), p. 879. 

— Renflements produits par le Phylloxéra sur les radicelles de la Vigne ; des- 

cription des renflements : leur mort est la cause de l'affaiblissement 
graduel de la Vigne. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (27 octobre), p. 930. 

■ — Formation des renflements radicellaires. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (3 novembre), p. 1009. 

— Découverte de la forme sexuée, sans suçoir, chez le Phylloxéra vastatrix. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (3 novembre), p. 1015. 

— Modifications successives et mort des renflements radicellaires. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (10 novembre), p. 1088. 

Nouvelles Archives du Muséum 4" série. — III. ^ 



XXXIV D. BOIS. 

1873. — Mélliodes pour l'observation continue des racines ; mort des renflements 
radicellaires ; ils sont semblables dans les Vignes américaines. 

Comptes rendus de l'Amd. des se. (17 novembre), p. 1168. 

— Mœurs du Phylloxéra ; ses mues, intervalles qui les séparent. 
Comptes rendus de l'Acad. des se. (1"' décembre), p. 1276. 

— Étude de la nymphe; erreurs commises dans la description et les figures 
du Phylloxéra. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (8 décembre), p. 1330. 

— Hibernation du Phylloxéra des racines et de celui des feuilles. 
Comjjtes rendus de VAcad. des se. (17 décembre), p. 1423. 

— Formes diverses du Phylloxéra; éclosion de l'œuf ; comparaison des 

jeunes radicicoles et gallicoles, des hibernants et des sexués. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (22 décembî'e), p. 1478. 

— Recherches sur les hibernants ; réveil artificiel. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (29 décembre), p. 1534. 

1874. — Effets de la gelée sur les plantes attaquées par des Champignons parasites. 
Bull. Soc. bot., t. XXI, p. 55. 

— De la fécondation chez les Algues et en particulier chez l'Ulothrix seriata 

(sp. nova). 

Bull. Soc. bot., t. XXI, p. 72. 

— Liste de quelques Champignons parasites récoltés à Meudon (en colla- 

boration avec M. Roze). 

Bull. Soc. bot., t. XXI, p. 160. 

— Vitalité des spores du Sphseroplea annulina. 
Bull. Soc. bot., t. XXI, p. 103 et 105. 

— Expériences sur la propagation du Puccinia Malvacearum. 
Bull. Soc. bot., t. XXI, p. 292. 

— Conférence sur le Phylloxeraet les résultats acquis jusqu'à ce jour devant 

la Société d'encouragement, 19 mai 1874. 

— Influence des chaleurs printanières sur le Phylloxéra ; fin de l'iiiber- 

nation au-dessus de 10°. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (4 mai), p. 1285. 



NOTICE NECROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XXXV 

1874. — Méthode suivie pour la recherche de la substance la plus efficace pour 

combattre le Phylloxéra à la station viticole de Cognac; éliminations 
successives. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (9 novembre)^ p. 1042. 

— Résultats généraux de l'élimination et faits acquis. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (16 novembre), p. 1140. 

— Note sur le même sujet. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (23 novembre), p. 1189. 

— Note sur le même sujet. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (7 décembre), p. 1314. 

— Note sur le même sujet. 

Comptes rendus de VAcad. des se. (14 décembre), p. 1388. 

— Origine du Phylloxéra de Prégnyprès Genève (Suisse). 
Comptes rendus de VAcad. des se. (30 novembre), jj. 1237. 

1875. — Altérations des radicelles de la Vigne sous l'influence du Phylloxéra. 
BulL Soc. bot., t. XXII, p. 290. 

— Récolte de quelques Cryptogames rares aux environs de Montpellier : 

Gyrophagmium, Montagnites, etc. 

BulL Soc. bot., t. XXII, p. 88. 

— La botanique et ses applications, leçon professée au Muséum pour l'ouver- 

ture du cours (1873). 

Revue scientifique, 10 juillet 187S. 

— Galles phylloxériques développées spontanément sur des cépages 

européens. 
Comptes rendus de VAcad. des se. (16 août), p. 327. 

— Altérations déterminées sur la Vigne par le Phylloxéra ; cause de ces 

altérations (grosses racines, racines menues). 
Comptes rendus de VAcad. des se. (26 octobre), p. 737. 

— Altérations (radicelles et jeunes feuilles). 
Comptes rendus de VAcad. des se. (22 novembre), p. 930. 

— Expériences faites à la station viticole de Cognac pour combattre le 

Phylloxéra (en collaboration avec M. Mouillefert). 

Première partie : Exposé de la méthode, par Maxime Cornu. 
Recueil des savants étrangers, t. XXV, n" 3. 



XXXVI D. BOIS. 

1876. — iNouveaux moyens de conserveries préparations microscopiques. 
Bull. Soc. bot., t.. XXni^p. 25. 

— Où doit-on chercher les organes fécondateurs chez les Urédinées et les 

Ustilaginées? 

Bull. Soc. hol.,1. XXIII, p. 120. 

— Culture du Melampyrum arvense, parasite sur le Blé. 
Bull. Soc. bot., t. XXIII, p. 195. 

— Note sur c[uelques plantes cryptogames recueillies aux environs de 

risle-Adam. 

Bull. Soc. bot. , t. XXIII, p. 401. 

— Découverte de l'Ustilago hypogaa Tul., parasite sur les racines du 

Linaria spuria. 

Bull. Soc. bot., t. XXIII, p. 333. 

— Note sur le Ptychogaster albus Cdora. 
Bull. Soc. bot., t. XXIII, p. 359. 

— Liste des espèces recueillies dans les excursions faites par la Société 

botanique (session mycologique). 

Bull. Soc. bot., t. XXIII, p. 323, 334, etc. 

— Description d'une nouvelle espèce de Peronospora, P. Fragariœ, parasite 

sur le Fraisier (en collaboration avec M. Roze). 

Bull. Soc. bât., t. XXIII, p. 34. 

— Spermaties des Ascomycètes ; leur nature, leur rôle physiologique. 
Comptes rendus de VAcad. des se. , séance du 3 av7nl 1876. 

— Reproduction des Ascomycètes (stylospores et spermaties). Étude mor- 

phologique et physiologique. 

Ann. Se. nat., &" série, t. III, 60 pages, 3 planches. 

187 7. — Note sur la récolte des Champignons hypogés. 
Bull. Soc. bât., t. XXIV, p. 13. 

— La structure anatomique ne dévoile pas forcément les soudures des 

organes. 

Bull. Soc. bot., t. XXIV, p. 148. 

— Remarques sur quelques Saprolégniées nouvelles. 
. Bull. Soc. bot., t. XXIV, p. 226. 



NOTICE NECROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XXXVll 

1877. — Unité des fonctions dans le règne végétal; leçon professée au Muséum 
d'hist. nat. pour l'ouverture du cours. 

Revue scientifique du 28 avi'il 1877. 

— Développement de l'Agaricus cirrhatus aux dépens d'un sclérote. 
Bull. Soc. bot., t. XXIV, p. 363. 

— Note sur les Podisoma. 

Bull. Soc. bot., t. XXIV, jj. '^ii,reportét.XXV, après la séance du^2 mars iS18. 

— Développement de quelques sclérotes (Sclerotium complanatum ; Typhula 

phacorrhiza Fr.) (Sel. varium; Peziza sclerotiorum Lib.). 
Bull. Soc. bot., reporté t. XXV, après la séance du 10 mai 1878. 

— Maladie des raisins des signobles narbonnais (Phoma uvicola Berk. et 

Curtis). 

Comptes rendus de VAcad. des se, 1877, séance du '1^ juillet 1877. 

— Champignons rares ou nouveaux pour la flore des environs de Paris 

(Tapbrina, Peronospoi'a, Endopbyllum). 

Bull. Soc. bot., reporté t. XXV. après la séance du 24 mai 1878. 

— Rapport sur les excursions faites par la société botanique (session myco- 

logique). 

Bull. Soc. bot., t. XXIV, p. 312, 336, 351 et 336. 

— Note sur l'Anthracnose (Phoma uvicola) et le Cladosporium viticolum. 
Bull. Soc. bot., t. XXIV, séance du 2o octobre 1877. 

— Causes qui déterminent la mise en liberté des corps agiles (zoospores, 

anthérozoïdes) chez les végétaux inférieurs. 

Comptes rendus de VAcad. des se, séance du 6 novembre 1877. 

— Cheminement du plasma au travers des membranes vivantes non perfo- 

rées. 

Cotnptes rendus de VAcad. des se, séance du io janvier 1877. 

1878. — Note sur quelques Champignons des environs de Paris. — Morphologie 
de quelques Hyménomycètes. 

Bull. Soc. bot., (. XXV, 10 mai. 

— Le Phylloxéra. 

Conférence à la Sorbonne devant VAssociation scientifique de France, le 
2 février 1879 -.publication dans la Revue scientifique du 23 février 1879. TJri 
résumé rédigé également par Vauteur a pai-u à la même époque dans le 
Bulletin de VAssociation. 



xxxviii D. BOIS. 

1878. — Note sur quelques Champig^nons de la Flore de Franco (Exoascus Pruiii, 
Synchytrium Taraxaci, etc.). 

Bull. Soc. bol., '2SJum 1878. 

— Études sur le Phylloxéra. 

Recueil des savants étrangers, t. XXVI, ?i" 1 : ;Jo7 pages; "ii planches en couleur, 
dessinées par l'auteur. 

— Notes et remarques sur les Urédinées; Rœstelia se montrant en dehors 

de la saison ordinaire. 

Bull. Soc. bot., t. XXV, l'i Juillet. 

— Anatomie des lésions déterminées sur la Vigne par le Champignon de 

l'Antrachnose (Phoma uvicola Berk. et Curtis). 

Bull. Soc. bot., t. XXV, IS Juillet 1878. 

— Conservation et culture des végétaux inférieurs pour les recherches et 

pour l'enseignement. 

Congrès international de botanique, Paris, 1878. 

— Absorption des substances colorantes et nouvelle théorie des phénomènes 

de nutrition (en collaboration avec M. Em. Mer). 

Congrès mternational de bot., Paris, 1878. 

— Épidémie causée sur des insectes (Syrphus mellinus) par un Champignon 

parasite (Entomophthora) (en collaboration, avec M. Ch. Brongniart). 

Association française pour l'avancement des sciences, Paris, 1878. 

— Note sur les générations alternantes des Lrédinées ; forme spéciale de 

Rœstelia lacerata. 

Association française, Paris, 1878. 

— Note sur le Rhizopogon luteolus et le Lenzites ssepiaria. 
Bull. Soc. bot., t. XXV, séance du 8 novembre. 

— Note sur deux Ustilaginées. 

Bull. Soc. bot., t. XXV, séance du 22 novembj'e. 

— Analogie des Pénicillium avec les Hypomyces. 

Buli. Soc. bot., XX fV, p. 161, et surtout CH. miliarius, t. XXVI, 8 novembre. 

— Péronosporées de France. 

Bull. Soc. bot., t. XXV, séance du 13 décembre. 

— Maladie des taches noires de l'Erable (Rhytisma acerinum). 
Comptes rendus de VAcad. des se, séance du 11 Jtdllet 1878. 



NOTIGI'] NÉCROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XXXIX 

1878. — Aucun mycélium n'intervient dans la formation et dans la destruction 

normale des renÛements développés sous Tinfluence du Phylloxéra. 

Comptes rendus de l'Acad. des se, séance du 3 août 1878. 

— Importance de la paroi des cellules végétales dans les phénomènes de 

nutrition . 

Comptes 7'endus de l'Acad. des se, séance du 12 août 1878. 

— Maladie des Laitues nommée le Meunier (PeronùsporagangliiformisBerk.). 
Comptes rendus de l'Acad. des se, séance du 18 novembre 1878. 

— Maladie des plantes déterminées par les Peronospora. Essai de traitement, 

application au Meunier des Laitues. 

Comptes rendus de l'Acad. des se, séance du 9 décembre 1878 (mémoire luj. 

1879. — Note sur l'Hypocrea alutacea. 

Bull. Soc. bot., t. XXV, séance du % février. 

— Note sur un type nouveau de tiges anormales (Sempervirum et Greeno- 

via). 
Comptes rendus de VAcad. des se, séance du 17 mars 1879 (mémoire lu). 

— Collection de six à sept cents dessins d'après nature représentant des 

plantes cryptogames diverses. 

— Maladie nouvelle qui fait périr les Rubiacées des serres chaudes (Anguil- 

lules). 
Comptes rendus de VAcad. des se, t. LXXXVIJI, p. 668. 

— Le charbon de l'Oignon ordinaire, maladie nouvelle, originaire de l'Amé- 

rique, causée par une Ustilaginée. 

Comptes rendus de VAcad. des se, t. LXXXIX, p. 31. 

— Sur la reproduction des Algues marines. 
Comptes rendus de VAcad. des se., t. LXXXIX, p. 1049. 

— Observations nouvelles sur le Rhytisma acerinum, maladie des taches 

noires de l'Érable ; culture de cette espèce. 

Bull. Soc. bot., 'ï" série, t. I, p. 263. 

— Analogie des Bactéries et des Oscillaires. 
Bull. Soc. bol., 2'^ série, I . I, p. 41 et 44. 

— Note sur l'Herbier général du Muséum. 
Bull. Soe bot., "i' .-série, t. I,p. 69. 



XL D. BOIS. 

1879. — Maladie causée dans les serres chaudes par une Anguillule. 
fhiU. Soc. bof., 2'= série, t. /, p. 142. 

— Valeur des caractères anatomiques au point de vue de la classification 

des espèces de la famille des Crassulacées. 

Bull. Soc. bot., 2' série, i. J, p. 146. 

— Epidémies nouvelles sévissant sur les insectes ; Diptères (Scatophaga) 

tués par un Cliampignon (Entomophthora) (en collaboration avec 
M. Cil. Brongniart). 

Association française pour l'avancement des sciences, session de Montpellier. 

— Maladies nouvelles pour l'Europe, à propos d'une Ustilaginée, parasite 

sur l'Oignon ordinaire (Urocystis Gepula; Farlow). 
Bull. Soc. bot., â'' .fene, 1. 1, p. 263. 

— Sur une forme tératologique de l'Erica cinerea. 
Bull. Soc. bot., 2" série, 1. 1, p. 297. 

— Observations et remarques nouvelles sur l'Anthracnose. 
Bull. Soc. bot., 2' série, t. I, p. 319. 

1880. — Remarques sur le Phoma uvicola Berk. et Curtis, et sur les caractères 

scientifiques tirés des pycnides. 

Bull. Soc. bot., 2'= série, t. If, p. 38. 

— Note sur quelques Champignons. 
Bull. Soc. bot., 2' série, t. Il, p. 124. 

— Quelques Champignons de la Flore de France. 
Bull. Soc. bot., 2^ série, t. II, p. 144. 

— Cryptogames recueillies dans les environs de Gisors (en collaboration 

avec M. Ch. Brongniart). 

Bull. Soc. bot., 2" .série, t. If, p. 160. 

— Expériences sur les générations alternantes des Urédinées. 
Bull. Soc. bot., 2» série, t. II, p. 179. 

— Observations nouvelles sur l'Urocystis Cepulae Farlow, maladie des 

Oignons. 
Bull. Soc. bot., t série, t. II, p. 38. 

— Note sur quelques parasites des plantes vivantes ; générations alter- 

nantes, Pezizes à sclérotes. 

Bull. Soc. bot., 2' série, t. II, p. 209. 



NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XLI 

1880. — Liste des espèces de Cryptogames recueillies à Montmorency. 

Bull. Soc. bot., 1" série, t. II, p. 267. 

— Observations sm* le Peziza Sclerotiorum et sur quelques Champignons 

présentés à la Société botanique. 

Bull. Soc. bot., 1" série, t. II, p. 262. 

— Alternance des générations cbez quelques Urédinées. 
Comptes 7'endus de VAcad. des se, t. XCI, p. 98. 

— Le Mildew, Péronospora des Vignes (Peronospora viticola Berck. et Curt.). 
Coinptes l'endus de VAcad. des se, t. XCI, p. 911. 

— Application de la théorie des germes aux Champignons parasites des 

végétaux et spécialement aux maladies de la Vigne. 

Comptes j'endus de VAcad. des se, t. XCI, p. 960. 

— Rapport officiel au gouvernement hellénique sur des échantillons de 

Vigens malades provenant des provinces d'Élide et de Patras (en col- 
laboration avec M. Portes). 

Ce rapport a été traduit par M. Gennadius, Inspecteur général de V Agriculture 
en Grèce et publié avec les dessins (Athènes, 1880). 

— Rapport officiel au gouvernement anglais sur des échantillons de Vignes 

malades recueillies au Cap de Bonne-Espérance. 

La traduction a paru dans le Times du Cap, juin 1880. 

1881. — Développement de quelques Hypomyces. 
Bull. Soc. bot., 2" série, t. III (séance du ià: janvier). 

— Contributions à l'étude morphologique de l'anneau chez les Agaricinées. 
Bull. Soc. bot., 2'' série, t. III (séance du 28 janvier). 

— Note sur des pucerons attaqués par un Champignon. 
Comptes rendus de VAcad. des se, séance du 11 avril. 

— Note sur le Phytophthora infestans de By. (maladie des Pommes de terre) 

et les spores dormantes qui l'accompagnent (Pythium vexans de By. et 
Artrotrogus hydnosporus Mont.). 

Bull. Soc. bot., 2" série, t. III (séance du 25 mars). 

— Note sur quelques maladies des plantes : 

L yEcidium luminatum, Urédinée nouvelle pour l'Europe, 
IL Maladie des Véroniques. 

Bull. Soc. bot., 2° série, t. III (séance du 11 mars). 
Nouvelles AnciiivES du Muséum, 4« série. — 111. f 



XLII D. BOIS. 

1881. — Développement anormal des racines de Cycadées sous linlluence d'une 
Algue parasite. 
Bull. Snr. bot., 2'' xérie, t. III (séance du 8 avril). 

— Rùle des Ciiampignons inférieurs dans la nature (en collaboration avec 

M. Ch. Brongniart). 

Association française pour l'avancement des sciences, session d'Alger, 1 jildiirhr. 

— Explication mécanique de quelques particularités relatives à l'accrois- 

sement des radicelles des plantes. 

Bull. Soc. bol., 2'' série, t. III (séance du 18 avril). 

— Accidents survenus dans les traitements effectués dans les vignobles du 

Midi. 

Comptes rendus de l'Acad. des se, séance du 10 juillet. 

— Note sur quelques Champignons de France. 
Bull. Soc. bot., S'' série, t. III (séance du 25 novembre). 

— Hyménomycètes parasites sur des arbres d'Australie. 
Bull. Soc. bot., 2" série, t. III (séance du 9 décembre). 

— Prolongation de l'activité végétative dans les cellules chlorophylliennes 

sous l'influence d'un parasite. 

Comptes i^endus de l'Acad. des se, séance du 26 décembre. 

— Rapport général (officiel) sur les travaux de la Conférence réunie à Berne, 

du 3 octobre au 3 novembre 1881, pour la revision de la Convention 
phylloxérique internationale. Berne, imprimerie K.-J. Wyss. 

— Etudes sur les Péronosporées. Paris, Gauthier- Villars, 1881-1882. 

— I. Péronospora des Laitues : 40 pages, 1 planche. 

— II. Péronospora de la Vigne, 76 pages, 5 planches chromolithographiées. 
1882. — Mémoire sur le dépérissement et la mort des Mûriers. 

Rapport adressé à M. le ministre de f Agriculture (Bull, du ministère de 
l'Agriculture, 6^ fascicule). 

— Note sur une iiialadie des Cinéraires cultivées; méthode pour l'enrayer. 

Soc. nat. et cenir. d'horticulture de France, dérembi^e 1882. 

— Absorption par l'épiderme des organes aériens. 
Compiles rendus de l'Acad. des se, séance du 18 septembre. 

— Nouvel exemple de génération alternante chez les Urédinées (/Ecidium 

de la Renoncule rampante et Puccinie des Roseaux). 

Comptes rendus de l'Acad. des se, séance du '^^ juin. 



NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR MAXIME CORNU. XLlil 

1883. — La rouille des Pins. 
Revue foi^estière, mars 1883. 

— Note sur les Vignes tubéreuses. 

Bull, de la Soc. nat. et centr. d'horticulture de France., p. 194 {avril 1883). 

— Contribution à l'étude des Ustilaginées. 
Bull. Soc. bot. de France, 26 janvier 1883. 

— Mémoire sur quelques Ustilaginées nouvelles ou peu connues. 
Ann. des Se. bot., t. XV, 27 pages, 'à planches. 

1884. — Dépérissement des Noyers à la suite des grands froids. 
Soc. nat. d'Aginc. (février), p. 54. 

— Maladie des Châtaigniers. 

Session annuelle de la Société des Agriculteurs de France. Travaux de la section 
de sylviculture, p. 368. 

— Expérience sur la maladie des Platanes (Fusarium Platani). 
Soc. nat. d'Agric. (juin), p. 408. 

— Origine des Anguillules parasites qui dévastent les champs de Betteraves. 
Soc. nat. d'Agric. (novembre), p. 408. 

1885. — Note sur la possibilité de la culture de certains Champignons comestibles. 
Congrès international de botanique et d'horticulture d'Anvers (août). 

— Progrès de l'enseignement de la botanique en France, depuis le dernier 

congrès international (1878) de botanique et d'horticulture. 

Congrès international de botanique et d'horticulture d'Anvers (août). 

1886. — Nouvel exemple de générations alternantes chez les Champignons uré- 

dinés (Cronartium asclepiadeum et Peridermium Pini, corticolum). 

Comptes rendus de l'Acad. des se, séance du 19 avril, 

— Sur la culture du Maïs Cuzco et de la Courge de Siam. 
Soc. nat. d'Agric, p. 62. 

— Sur le Peronospora viticola (Mildevv). 
Soc. nat. d'Agric, p. 124, 205, 336. 

— Sur les Cryptogames qui attaquent les Pins (Peridermium Pini et Cronar- 

tium asclepiadeum). 

Sor. nat. d'Agric, p. 248. 



XLIV D. BUIS. 

1886. — Sur la rouille grillagée du Poirier causée par une rouille du Juniperus 
macrocarpa. 

Soc. nat. d'Agric, p. 283. 

— Compte rendu des travaux du Congrès tenu à Florence pour 1 étude des 

maladies parasitaires de la Vigne autres que le Phylloxéra (à titre de 
délégué officiel du gouvernement) ; note sur le mal nero et sur l'au- 
bernage. 

Soc. nat. d'Agric, p. 366. 

— Note sur une galle des feuilles de Chêne (?seuroterus Malpighi). 
Soc. nat. d'Agric, p. 610. 

— Sur lïnocuité des composés cui\Teux contenus dans le vin des Vignes 

traitées par le sulfate de cuivre. 

Soc nat. d'Agric, p. 639. 

188T. — Sur l'Ajonc marin. 
Soc. nat. d'Agric, p. 44. 

— Note sur des fruits frais introduits en Europe (Litchi, Avocats, Mango, 

Anone, Chayote). 

Soc nat. d'Agric, p. 103. 

— Note sur les produits alimentaires exotiques présentés au Concours géné- 
ral agricole de Pai*is. 

Soc nat. d'Agric, p. 123. 

— Note sur une présentation de deux Haricots nouveaux (Phaseolus luna- 
tus, provenant de Madagascar, et Phaseolus radiatus, venant du Turkes- 
tan). 

Soc nat. d'Agric, p. 243. 

— ?sote sur l'Argan des Marocains ; présentation de graines et de plante 
vivante. 

Soc. nat. d'Agric, p. 311. 

— Note sur la maladie des Platanes (Nectria pyrochroa Tulasne). 
Soc nat. d'Agric, p. 459. 

— Histoire sommaire de la rouille du Blé. 
Soc nat. d'Agric, p. 333. 

— Rapport sur la rouille du Blé et la destruction obligatoire de l'Épine- 
vinette. 

Soc nat. d'Agric, p. 623. 



NOTICE NECROLOGIUUE SUR MAXIME CORNU. XLV 

1888. — Note sur le Voandzou. 
Soc. nat. frAgric, p. 340. 

— Présentation et note sur deux fruits coloniaux récemment introduits en 

France dans le commerce (Mangue et Avocat). 

Soc. nat. (VAfjrir.. p. 433. 

— Sur la germination des spores des Ustilaginées (rouille du Blé). 
Soc. nat. cVAgric, p. 544. 

— Note sur une Orge nue de l'Extrême-Orient (Orge du R. P. Heudes). 
Soc. nat. ff'Afjric, p. oo8. 

1889. — Sur la floraison et la fructification de la Canne à sucre. 
Soc. nat. d'Agric, p. 33. 

— Note sur le Mil chandelle (Penicillaria spicata). 
Soc. nat. fïAgric, p. 34. 

— Sur des Topinambours obtenus de graines. 
Soc. nat. d'Agric, p. 269. 

— Note sur le commerce et la production horticoles dans le midi de la 

France. 

Soc. nat. cVAgric, p. 270 et 274. 

1890. — Sur l'emploi de la tannée dans les jardins du Muséum. 
Soc. nat. cVAgric, p. 215. 

1891. — Sur la Canne à sucre. 
Soc. nat. d'Agric, p. 30. 

— Note sur les Anones. 
Soc. nat. d'Agric, p. 56. 

— Note sur la vente des Bananes à Paris. 
Soc. nat. d'Agric, p. 524. 

— Note sur les Agaves textiles. 
Soc. nat. d'Agric, p. 655. 

— Sur le Lactarius deliciosus (Champignon comestible). 
Soc nat. d'Agric, p. "35 

1892. — Méthode pour assurer la vitalité des graines provenant des régions tropi- 

cales lointaines. 
Comptes rendus de l'Acad. des se, t. II, p. 1094. 



M.Vl D. BOIS. 

1892. — Le Keiidyr du TurkesUiu (Asclcpias sibirica, var. odorala). 
Bull, de la Soc. (facrlhn., p. G37. 

— Note sur les Luffa. 
Soc. nal. d'Agric, p. MS. 

— Note sur les Kakis du Japon. 
Soc. nal. d'Af/ric, p. 582. 

— Sur la blessure des fruits. 
Soc. nat. d'Agnc, p. 582. 

— Note sur le « Manuel pratique des cultures tropicales et les plantations 

des pays chauds ». 

Soc. nat. d'Âgric, p. 610. 

1893. — Le Cyphomandra betacea (Tomate en arbre). 
Bull, de la Soc. d'acclini., p. 314. 

— Importation de fruits nouveaux. 
Soc. nat, d'Agric, p. 30 et 34. 

— Sur les fruits du Cap. 
Soc. nat. d'Agric, p. 199. 

— Sur deux légumes nouveaux (Radis du Turkestan et Carotte de Bou- 

khara). 

Soc. nat. d'Agric, p. 6M. 

— Préface du « Manuel des cultures tropicales )) par MM. Sagot et Raoul. 

(Paris, Challamel, 1893). 

— Préface du « Dictionnaire d'horticulture » par M. D. Bois. 

(Paris, Paul-Klincksieck, 1893). 

1894. — Le Kola Ballayi (sp. nova). 

A.SS0C française pour f Avancement des se, session de Caen, 1. 1, p. 165. 

— Gynodon dactylon comme plante fourragère en pays tropical 
Soc. nat. d'Agric, p. 76. 

— Le bétail dans les pays chauds. 
Soc. nat. d'Agric, p. 89. 

— Sur une maladie de Canne à sucre. 
Soc nat. d'Aginc, p. 200. 



NOTICE >^ÉCROLOGIQUli; SUR MAXIME CORNU. XLVll 

1894. — Les Palmiers Dattiers. 
Soc. liât. d'Agric, p. 279. 

— Sur l'effeuillage des Vignes du Beaujolais. 
Soc nat. d'Agric, p. 680. 

1895. — La végétation du Blé. 
Soc. nnt. d'Agj-ic, p. 18". 

— Un nouveau mode de greffe. 
Soc. nat. d'Agric, p. 367. 

— Le bouturage d'été. 
Bull. Soc d'Hortic, p. 156. 

— Nouveau procédé de muJtiplication ; greffe herbacée sur germination. 
Bull. Soc. d'Hortic, p. 305. 

1896. — Sur un genre nouveau de Pontedériacées dAfrique ; Schœnlandia gabo- 

nensis Cornu. 

Bull. Soc. bot., p. 21. 

— Sur deux Commelynées de lAfrique équatoriale. 
Bull. Soc. bot. de France, p. 26. 

— Note sur le Colea floribunda Boj. et les Crescentiées cultivés au Muséum. 
Bull. Soc. bot. de France, p. 400. 

— Note sur le Quassia africana. 
Bull. Soc. bot. de France p. 523. 

— Sur rémigratiou et la colonisation. 
Soc. nat. d'Agric, p. 435. 

— Sur le Congrès de l'Association pomologi que. 
Soc. nat. d'Agric, p. 493. 

— Variation de couleur violette dans la Pomme de terre blanche 'Institut de 

Beauvais). 
Soc nnt. d'Agric, p. 516. 

— Note sur une Cuscute du Turkestan (Cuscuta Lehmunniana Bunge). 
Bail. Soc bot. de France du 11 décembre 1896. 

— ■ L'acclimatation végétale en Tunisie, et le jardin d'essai de Tunis. 
Berue des Sciences pure.'î et appliquéoi, ]>. 1080. 



xi.vill D. BOIS. 

1897. — A propos de nouvelles plantes à caoutchouc. 

Âssoc. française pour Cnvancement des scirnrrs. Saint-Etienne, 1897. 

— Sur l'influence de la durée de la période de végétation des plantes sur leur 

récolte. 

Soc nnt. d'Agric, p. 119. 

— Sur ies Camphriers cultivés dans le Midi. 
Soc. nnt . dWgric.., p. 131. 

— Note sur la structure des fruits de l'Argan du Maroc. 
Bull. Soc. bot. de France., p. 181. 

— Emission d'eau liquide par les végétaux. Méthode nouvelle pour cette 

étude. 

Comptes rendua de V Acad. des se, p. 666. 

— Présentation de fleurs d'une espèce nouvelle de Duparquetia, obtenue de 

semis laits dans les serres du Muséum (Duparquetia Bailloni). 

Bull. Soc. bot. de France, p. 423. 

1898. — Sur le greffage du Châtaignier sur Chêne. 

Soc. nal. d'Agric.,]). 647. 

— Le Jardin des Plantes et les Colonies françaises. (Paris. Imprimeries réu- 

nies, 1898.) 

— Plantes économiques coloniales groupées suivant leur utilisation. 

Bull. Assoc. des anciens élèves de l'École nation, dliorliculture de Versailles, 
p. 555. 

1899. — Sur les cultures du Tonkin. 
Soc. nat. d'Agric, p. 409. 

1900. — Où la culture du Coton doit être conseillée dans nos colonies d'Afrique. 
Soc. nat. d'Agric. 7 février 1900. 

— Notice sur M. Roze. (Discours prononcé sur sa tombe le 28 mai.) 
Bull. Soc. bot. de France. 



TABLE DES MATIERES 

CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME 

DE LA QUATRIÈME SÉRIE 



MÉMOIRES 



Jean le Roy de la Boissière et Daniel Rabel peintres d'histoire naturelle au com- 
mencement du xvii'' siècle, par M. E.-T. Hamy i 

Lichenes extra-Europsei a pluribus coUectoribus ad Muséum parisiense missi et 
ab A. -M. Hue elaborati (suite et fin) 51 

Contribution à l'étude des Annélides Polychètes de la mer Rouge, par M. Charles 
Gravier (suite) 147 

Revision de quelques espèces d'Oiseaux de la Chine occidentale et méridionale, 
par M. E. Oustalet 269 

BULLETIN 

Inauguration de la statue de Michel-Eugène Chevreul au Muséum d'Histoire 
naturelle le 14 juillet 1901. 

Discours de M. Edmond Perrier in 

Discours de M. Armand Gautier x 

Discours de M. Arnaud xii 

Discours de M. E. David xvi 

Discours de M. Pugliesi Conti xviii 

Maxime Cornu. — Notice nécrologique par M. Edouard Bureau xix 

Liste des Ouvrages et Mémoires publiés de 1866 à 1900 par Maxime Cornu xxx 



NouvEi.i-ES Abchivks T'C Ml'sku.m. 4'' spi'ip. 



TABLE DES PLANCHES 



\. — Lobaria dissecta. — L. pulmonaria f. lenuis. 
H. — Sticta Richard! var. divulsa. — S. homœophylla. — Lobaria erosa. — L. sub- 

dissecla. 
Ili. — Slicla fossulala. — S. cellulii'ora. 

IV. — Sticta dichotomoides. — S. lilicina. — S. aurora. — S. siiiuosa. — S. orygm;oa. 

V. — S. hypopsiloides. — S. plalyphylla. 

VI. — S. horrida. — S. cyphollulata. — S. endochrysoides. — S. sinuosa, var. caperata 

— S. granulifera. 
Vil. — Apliroditiens de la mer Rouge. 
VIII. — Apliroditiens de la mer Rouge. 
IX. — Aphroditiens, Amphinomicns de la mer Rouge. 
X. — Amphinomicns, Palmyriens, Glycériens de la mer Rouge. 
XI. — Oligura Dejeani. - Calliope Davidi. 
Xll. — Actinodura Souliei. 



4Ti6-Ul. — CoiiutiL. Iinpi'imoric Êr. UHÉrê. 



Nouvelles Archives du Muséum 4*^ Série 



Mémoires T. H. PI. 




B.Herincq del.etlith. 



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Imp'^ Lemercier Paris. 



1 et rfr_Lobaria dissecta (kck) Hue 2 et 3._Lobaria pulmonaria f.' te nui s Hue 



Nasson et Cf 3/// J-hr/s. 



Nouvelles Archives du Muséum 4^ Série 



Mémoires T. IR. PI. 2 





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B. Henncq dei. et litli. 






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iTnp'îPLemercier Paris. 



1 et 2._Sticta RicKardi var. divulsa rTayLNue.^3 Sticta homœophylla Nyl. 

^.-Lobaria erosa (EschwJ Forssell._ 5 et S^^^'-Lobaria subdissecta (NyJ.)Iiue. 



A/asson et C'^'/ùMPi-j/vs. 



Nouvelles Archives du Muséum 4*^ Série 



Mémoires T. H. PI. 3 




B.Herincq del.etlith. 



Imp^!? Leniercjer, Paris. 



ex ]^i^_Sticta fossulata i)u/^ 2 et 2 ^-?.'^_Sticta cellulifera Hook. et Té 



lyl. 



Afa.'isofi e/ C'Edii Pans. 



Noiu'elles Archives du Muséum 4*^ Série 



Mémoires T. EL. PI. 4 




B. Merincg del. et Hth . 



Implf^LemercierParis. 



1 et 1-^l^_Sticta dicKotomoides Nyl.^ . ?, Sticta (SïicUna) filicina Me/;,; Hue. 

3._Sticta aurora Z).A(_ 4 et4^®!lSlicla sinuosa Pers.^- 5._Sticta ovyqmœa. Ach . 



/ffay.>o/y et C"ff(//y. Para. 



Nouvelles Archives du Muséum 4 Série 



.l\émoires T. HI. PI. 5 




B.Herincq del. etlith. 



Imp'.îfLemercier.Paris. 



1 et l°2^_Sticta hypopsiloides Ny!.- 2,3 et 4._5ticta platyphylla Nyl. 
4^^_ApotKecium ejusdem Pharcidiam cupularem iat.fërens 



Masaon etCf Edit, Paris 



Nouvelles Archives du Muséum 4. Série 



Mémoires T. H. PI. 6 



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Imp'®^ leTTiercier, Paris. 



1 et l^l^-Sticta Korpida Hue. ^2 et 2 ^l^_Sticta r^i.ci.m ; cypKellulata fMu/].%;//ue. 
3._Stictaf5ficùnaj endoclirysoides fMu//./]r^J /iue._4 et 4 ^'_Sticta smuosa 
r.caperata r5oij;/iue._5._Stlcta^5fichnaJ granullfera Hue. 



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Masson et C'.^£dit. Paris. 



Nouvelles Archives du Muséum 4^ Série 



Mémoires T. Ul. PI. 7 











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Ch. Gravier de'. 



104- 

Imp.Lemercisr .Paris . 



106 

Ch. Richard lith. 



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.pkrodiiiens. 



104_llO._Lepidonotus cristatus, Grube. lll_113.-Lepidonotus 

ampulliferus,Grube 114_117_Thalenessa djlboutiensis n. sp. 



Massoih et C'^, Edit.farvs. 



Nouvelles Archives du Muséum 4^ Série 



Mémoires TH. P). 8 




125 




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Ch. Gravier del. 



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Imp. Lemeroier, Paris . 









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Ch. Richard lilk 



Aphroditiens. 

118-122 -Lepidonoius obscurus, n.sp.. 
tenuiset-osa,n.sp — ,127_128._Lepidonotus ampulliferus , Grube. 

Masson et. C^, EdU.,Paris. 



.123_126._EuDhione 



Nouvelles Archives du Muséum 4" Sëri< 



Mémoires T 11. PI 9 















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Ch . Gravier . del . 




Imp. Lemepcier, Paris . 



Ch. Richard, lilh. 



Apliroditiens , Amphmomiens . 

129 _ 135._IphioRe muricata , Savigny 136._Lepidonotus 

cristatus, Grube.__ 137_ lu9._Amphinoine djiboutiensis , n.sp. 
14'0^14'3._Euryî'hoe alcyonia^ Savigny. 



Masson et C'^, EdiL., Poj-ls 



Nouvelles Archives du Muséum 4^ Série 



Mémoires T.Iiï. PI. ÎO 




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Ch.. Gravier, del. 



Iiup.Lemercier, Paris. 



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Ch.Ricliarà,Iith. 



Amphinomiens , Palmyriens , Glycériens. 

i44-_i46._Eurythoç alcyonia, Savigny 14-7 _ 149. _ Euphrosyne myrtosa , Savigny. 

150_i5!._Chrysopetaliim Ehlersi,n.sp. 152_ 156._ Bhawania cryptocephala, n.sp. 

157_159._Glycera africana, Arwidsson 160_162._Glycera Edv/ardsi^n.sp. 



Masson. et C^.EdU.ParLs. 



Nouvelles Archives duMusèum 4^ Série 



Mémoires T. III. PI. U 







Juillerat, lith. 



Imp.L Lafontaine , Paria. 



Oliôiira Dejeani (Oust.) 
Calliope Davidi fOust.) 



Masson. el O' Edùt. l-'urus 



Nouvelles Archives duMuséum 4^ S 



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Mémoires T. 111. PI. 12 



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Juillerat.lith, 



Actmodura Souliei (Oust. 



Imp.L-LafontajTie .Pfirut 



AUsson.etC"EdiL l'iu-ij. 



NOUVELLES ARCHIVES 

DU MUSÉUM 



D'HISTOIRE NATURELLE 



PUBLIEES 



PAR MM. LES PROFESSEURS-ADMINISTRATEURS 



DE CET ÉTABLISSEMENT 



QUATRIÈME SÉRIE 



TOME TROISIEME 



PREMIER FASCICULE 



JEAN LE ROY DE LA BOISSIÈRE ET DANIEL RABEL 
par M. E.-T. Hamv. 



LiCHENES EXTRA-EUROP/EL par M. l'abbé Hue. 



ANNÉLIDES POLYCHËTES DE LA MER ROUGE 
par M. C. Gravier. 



Feuilles 1 à 19. — Planches I à VI. 



PARIS 

MASSON ET r, ÉDITEURS 

LIBRAIRES DE l' ACADÉMIE DE MÉDECINE 

120, Boulevard Saiiil-Gcrmaiii, en lace de l'École de Médecine 



1901 



nJ^' ^^4n^ 



NOUVELLES ARCHIVES 

DU MUSÉUM 

D'HISTOIRE NATURELLE 

PUBLIÉES 

PAR MM. LES PROFESSEURS-ADMINISTRATEURS 

DE CET ÉTABLISSEMENT 



QUATRIÈME SÉRIE 



TOME TROISIEME 



SECOND FASCICULE 



ANNÉLIDES POLYCHÈTES DE LA MER ROUGE 
par M. C. Gravier. 



OISEAUX DE LA CHINE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE 
par M. E. Oustalf.t. 

BULLETIN 
INAUGURATION DE LA STATUE DE M. E. CHEVREUL 



MAXIME CORNU - NOTICE NÉCROLOGIQUE 
par RL En. Bureau. 

Feuilles 20 à 37 et a à ç,. — Planches VII à XII et Portrait. 



PARIS 

MASSON ET G", ÉDITEURS 

LIBRAIRES DE l'.\CADÉMIE DE MÉDECINE 

120, Boulevard Saint-Germain, en face de l'École de Médecine 
lOOl 



MASSOJV et C'% Éditeurs, l'iO, boulevard Saint-Gerniaiu, Paris 



NOUVELLES ARCHIVES 

DU 

MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE 

PUBLIÉES PAR MM. LES PROFESSEURS-ADMLMSTRATEURS DE CET ÉTABLISSEMENT 



TROISIEME SERIE 1889-1898 

Le Tome I"' contient les Mémoires suivants : Recherches sur le Cachalot, par MM. G. Pouchet et 
H. Beauregard. — Recherches sur les Insectes de Patagonie, par MM. Ed. Lebrun, L. Fairmaire et 
P. Mabille. — Description d'une Tortue terrestre d'espèce nouvelle, par M. Léon Vaillant. — Mémoire 
sur l'orgauisation et le développement de la Comatule, par M. Edmond Perrier {Suite). 

Le Tome II contient les Mémoires suivants : Mémoire sur l'organisation et le développement de la Coma 
tule, par M. Edmond Perrier {Fin). — Monographie du genre Chrysosplenium, par M. Franchet. - Sur la 
faune herpélologique de Bornéo et de Palawan, par M. F. Mocquard. — Crustacés du genre Pelocarcinus, 
par M. Milne-Edwards. — Insectes recueillis dans l'Indo-Chine, par M. Pavie (1" article). Coléoptères et 
l)iptères, par MM. J. Bourgeois, Ed. Lefèvre et J. Bigot. — Lichenes exotici, par M. l'abbé Hue. 

Le Tome HI contient les Mémoires suivants : Monographie du genre Chrysosplenium, par M. A. Franchet 
(Fin). — Lichenes exotici par M. l'abbé H UE{Suite). — Monographie du genre Palophus, par M. Ch. Brongniart. — 
Insectes recueillis dans l'Indo-Ghine, par M. Pavie (2° article). Coléoptères et Lépidoptères, par MM. Auri- 
viLLius, Lesne, Allard, Brongniart et Podjade. — Monographie du genre Eumegalodon, par M. Ch. Brongniart. 

Le Tome IV contient les Mémoires suivants : Recherches sur le Cachalot, par MM. G. Pouchet et H. Beaure- 
gard. — Recherches anatomiques sur le Pentaplalarthrus paussoides par M. A. Raffray . — Lichenes exotici, 
par M. l'abbé Hue. — Espèces nouvelles ou peu connues de la collection ornilhologi((ue du Muséum, par 
M. E. Oustalet. — Contribution à l'étude de l'alimentation chez les Ophidiens, par M. Léon Vaillant. — 
Liste des ouvrages et mémoires publiés, par A. de Quatrefages. 

Le Tome V contient les Mémoires suivants : Les anciennes ménageries royales et la ménagerie nationale 
l'ondée le 14 brumaire an II (4 novembre 1793), par le D'' E.-T.Hamy. — Contribution à l'étude de la faune 
ichlyologique de Bornéo, par M. Léon Vaillant. — Catalogue des Oiseaux provenant du voyage de M. Bonvalot 
et du prince Henri d'Orléans à travers le Turkestan, par M. E. Oustalet. — Etude surlesStrophfintus de l'herbier 
du Muséum de Paris, par M. A. Franchet. — Notice sur le Drepanornis Bi'uijini (Oust.), par M. E. Oustalet. 

Le Tome VI contient les Mémoires suivants : Catalogue des Oiseaux provenant du voyage de M. Bonvalot 
et le prince Henri d'Orléans à travers le Turkestan, le Thibet et la Chine occidentale, par M. E. Oustalet [fin). — 
Description d'une nouvelle espèce de Mammifère du genre Crossarchus et considérations sur la répari ilion géo- 
graphique des Crossarques rayés, par M. E. de Pousakgues. — Des Galagos et description d'une nouvelle espèce 
appartenant à ce groupe, par M. E. de Pousakgues (2 planches). — Revision du genre Calalpa, par M. Edouard 
Bureau. — Etude minéralogique de la Lherzolite des Pyrénées et de ses phénomènes de contact, par M. A. La- 
croix. — Translation et inhumation des restes de Guy de la Brosse et de Victor Jacquemont, faites au Muséum 
d'histoire naturelle le 29 novembre 1893. — Edmond Frémy. Notice nécrologique par M. P. Dehérain. 

Le Tome VII contient les Mémoires suivants : Monographie du genre Ceratosoma, par M. A. T. de Roche- 
brune. — Les Mammifères et les Oiseaux des lies Mariannes, par M. E. Oustalet. — Note sur le Pharoma- 
crus xanthogaster, par M. E. Oustalet. — Monographie du genre Synodontis, par M. Léon Vaillant. — Liste 
des Ouvrages et Mémoires de Georges Pouchet. 

Le Tome VIII contient les Mémoires suivants : Vespasien Robin, par le D' E.-T. Hamy. — Les Mammifères 
et les Oiseaux des iles Mariannes, par E. Oustalet (fin). — Forme nouvelle d'Octopus, par le D'' A.-T. de Ro- 
CHEBRUNE— Monographie du genre Synodontis, par M. Léon Vaillant (fin). — Les Carexde l'Asie orientale, 
par M. A. Franchet. — Catalogue des Brévipennes de la collection du Muséum, par M. E. Oustalet. — 
L'Œuvre scientifique de M. H. Daubrée, par M. Stanislas Meunier. 

Le Tome IX contient les Mémoires suivants : Étude biographique sur le botaniste Poiteau, par M. Éd. Bureau. 

— Reherches anatomiques sur les Balœnides, par MM. H. Beauregard et R. Boulart. — Les Carex de l'Asie 
orientale, par M. A. Franxhet. — Le Gypse et les minéraux qui l'accompagnent, par M. A. Lacroix. — George 
Ville, notice biographique, par M. L. Maquenne. — Des Cloizeaux, notice biographique, par M. A. Lacroix. 

Le Tome X contient les Mémoires suivants : William Davisson, par M. E.-T. Hamy. — Les Carex de l'Asie 
Orientale, par M. A. Franchet (fin). — Le Rhinopithèque de la Vallée du haut Mékong, par MM. Milne-Edwards 
et DE Pousargues. — Jacarelinga et Alligator de la collection du Muséum, par M. Léon Vaii lant. — Lichenes 
Extra-Europœi, ab A.-M. Hde elaborati. — Inauguration des nouvelles galeries d'Anatomie comparée, d'An- 
thropologie et de Paléontologie. — Table générale de la 3* série. 

QUATRIÈME SÉRIE 1899-1908 

Le Tome 1='' contient les Mémoires suivants : Un précurseur de Guy de la Brosse : Jacques Gohory et le 
Lycium Philosophai de Saint-Marceau-lès-Paris (Iii71-lb76), par E.-T. Hamy, de l'Institut. — Lichenes extra- 
Europeei ab A.-M. Hue elaborati (suite). — Les oiseaux du Cambodge, du Laos et du Tonquin, par 
M. R. Oustalet. — Contribution à la faune herpélologique de la Basse Californie, par M. F. Mocquard. 

Le Tome II contient les mémoires suivants : Le père de la Zoologie française : Pierre Gilles, d'Albi, par 
M. E.-T. Hauv. — La Tortue de Perrault (Testudo indica, Schneider). Etude historique par M. Léon Vaillant. 

— Lichenes extra-Europœi, A.-M. Hue elaborali (suite). — Contribution à l'étude de la faune ichtyologique 
de la Guyane Française et du Contesté franco-brésilien, par M. Léon Vaillant. — Contribution à l'étude des 
Annélides Polycheîes de la Mer Rouge, par M. Charles Gravier. 

Le Tome III contient les Mémoires suivants : Jean Le Roy de La Boissière et Daniel Rabel, par 
M. E.-T. Hamy. — Lichenes extra-Europœi, par ab A.-M. Huk elaborati. — Annélides Polychetes de la Mer 
Rouge, par .M. C. Gravier. — Oiseaux de la(;hine occidentale et méridionale, par M. E. Oustalet. 

Chaque volume se vend séparément 40 fr. 



mASSOjmr ot <?>', Etlitem*», 1«0, boulevard Saint-Germain, Pariis 

BULLETIN DU MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE 

V année — 1901 

HUIT NUMÉROS PAR AN 

Abonnement : Paris et Déparïkmknts : 15 fr. — Union Postale : 16 km. 



Jusqu'à présent les naturalistes du Muséum n'avaient d'autre organe ofiScicl que les Archives, qui, tous les ans, dans 
un beau volume orné de planches exécutées avec soin, renferment quelques mémoires étendus des membres du corps 
eusciguaut. Cette publication ne peut donner qu'une idée très incomplète du labeur exécuté au Muséum ; la plupart 
des autres travaux sout disséminés dans les recueils spéciaux. L'œuvr'e accomplie s'éparpille et la dissémination des 
travaux empêche de saisir leur ensemble. 

Pour les grouper, le Directeur du Muséum, M. A. Milne-Edwards, avait eu l'idée de créer le Bulletin du Muséum 
d'Histoire, wttureile. Le mode de rédaction est très particulier ; le Directeur avait prié tous les naturalistes attachés 
au Muséum de se réunir une fois par mois dans un des amphithéâtres et de communiquer à l'assemblée les résultats 
constatés dans leurs divers services. On ne demande pas de Mémoires, encore moins de Conférences ; on raconte 
rapidement ce qu'on a vu, on montre les objets, on projette les photographies ; de là le Bulletin. 



L'anatomie comparée des animaui:: basée sur rEmbryologie, par Louis Roule, professeur à la 
Faculté des sciences de l'Université de Toulouse, lauréat de l'Institut (grand prix des sciences physiques). 

2 vol. gr. in-8 de xxvi-1970, pages avec 1202 figures dans le texte 48 fr. 

Traité de zoologie, par M. Edmond Pkrrier, membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine, professeur 
au Muséum d'histoire naturelle. 2 vol. gr. iii-8 

Preuière partie. — Zoologie générale. Protozoaires et Phytozoaires — Arthropodes. 1 fort vol. gr. in-8, 
avec 980 lig. dans le texte , , 30 fr. 

Deuxième partie. — Premier fascicule. Vers, Mollusques, 1 vol. gr. in-8 avec 366 figures 16 fr. 

Deuxième fascicule. Amphioxus, Tuniciers. 1 vol. gr. in-8 avec 97 figures 6 fr. 

Troisième fascicule. Vertébrés [Sous presse) 

Les colonies animales et la formation des organismes, par M. Edmond Perrier, membre de l'Institut, 
professeur au Muséum d'histoire naturelle. Deuxième Édition, avec 2 planches et 158 figures dans le texte. 
1 fort vol. grand in-8 18 fr. 

Traité de botanique, par M. Van Tieghem, membre de l'Institut, professeur au Muséum d'histoire naturelle. 
2"= édition entièrement refondue et corrigée. 2 vol. gr. in-8, avec 1213 gravures dans le texte 30 fr. 

Traité de géologie, par M. A. de Lapparent, membre de l'Institut, professeur à l'École libre des Hautes- 
Études. Ouvrage couronné par l'Institut. 4<= édition entièrement refondue et considérablement augmentée. 

3 vol. gr. in-8, avec nombreuses figures, cartes et croquis 3o fr. 

Cours de Minéralogie, par M. A. de Lapparent, de l'Institut, 3« édition revue et corrigée. I vol. gr. in-8, avec 
619 figures dans le texte et une planche chromolithographiée 13 fr. 

Leçons de géographie physique, par M. A. de Lapparent, membre de l'Institut, professeur à l'Ecole libre 
des Hautes-Etudes. Deuxième édition, entièrement refondue et augmentée. 1 vol. in-8, avec 168 figures et 
une planche en couleurs 12 fr. 

Les enchaînements du monde animal dans les temps géologiques, par M. Albert Gaudry, membre de 
l'Institut, professeur au Muséum d'histoire naturelle : 

Fossiles primaires. 1 vol. gr. in-8, avec 283 fig. dans le texte, dessinées par M. Formant 10 fr. 

Fossiles secondaires. 1 vol. gr. in-8, avec 304 fig. dans le texte, dessinées par M. Formant 10 fr. 

Mammifères tertiaires, i vol. gr. in-8, avec 312 fig. dans le texte, dessinées par M, Formant,.. 10 fr. 

Essais de Paléontologie philosophique, par M. Alb. Gaudry, membre de l'Institut de France et de la 
Société Royale de Londres, professeur de Paléontologie au Muséum d'Histoire Naturelle. 1 vol. in-8, avec 
204 gravures dans le texte 8 fr. 

Expéditions scientifiques du « Travailleur » et du « Talisman » pendant les années 1880, 1881, 1882 
et 1883. Ouvrage publié sous les auspices du ministère de l'Instruction publique, sous la direction de 
M. A. Milne-Edwards, membre de l'Iustilut, président de la commission des dragages sous-marins, directeur 
du Muséum d'histoire naturelle de Paris. 

Poissons, par M. L. Vaillant, professeur-administrateur au Muséum d'histoire naturelle, membre de la 
commission des dragages sous-mariiis. 1 fort vol. in-4, avec 28 planches .' 30 fr. 

Brachiopodes, par M. P. Fischer, membre de la commission des dragages sous-marins et D.-P. QEhlert, 
membre de la Société géologique de France. 1 vol. in-4, avec S planches 20 fr. 

Échinodermes, par M. Edm. Perrier, professeur-administrateur an Muséum d'histoire naturelle, membre 
de l'Institut. 1 vol. in-4, avec planches 30 fr. 

Mollusques testacés, par Aniould Locard. Tome I. 1 vol. in-4 avec 24 planches oO fr. 

Tome II. 1 vol. in-4 avec 18 planches 50 fr. 

Crustacés décapodes. — Première partie: Brachyures et anomowres, par A. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, 
professeur au Muséum d'histoire naturelle. 1 vol. in-4, avec 32 planches 50 fr. 

L'Ouvrage comprendra en outre : 

Introduction. — Mollusques, Bryozoaires, Annélides, Coralliaires, Eponges, Protozoaires. 



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