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Full text of "Oeuvres de Nicolas Boileau Despréaux"

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J^IIHHIh\ 



If«^lp"mn 











TAYLOR INSTlTUTlOxV. 



BEQUEATHED 

TO THE UNIVERSITY 
l^BERT FINCH, M. A. 

OF BALUOL COLLEGE. 



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pEUVRES 

^* D E 

;OLAS BOILEAU 
ID E S P R E' A U X. 

AT EC J> B S 

JJL AIR CIS SEMENS 
'IHISTORIQUES, 

jkONN.EZ PAR LUI-MEME. 
r EMtieH revui, earrlg/e ^ augmemie^ 
Eniichie dcFieoKBi graves 

F, B k K KAIL D P I C * It T le RODMJfl, 

to UE P REM t E R. 



*#»='*' 



Ala have, 

t S A. A C VAILLAHt, 
I F I E K R B G O S S E, 
LP lEBJtf DE HOHDT. 

MDCCXXIU 



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FRI V tL:E GIE. 

£ -Staten y«aHol]asidc ende:Weft-yrlcflandt, doen fe^it' 
^te|i, AlfoQ. Oiis vcuooat is by Da/vidMorfur, Btirgei ear 
Bockverkoppec Hoiien Amfterdam , dat hy Suppliant, opr 
^ i^. Jun/ 1 7^4. yan Sufwrn Peit » Wcduwe van' Hendrick^Sch^tte 
^14e g^ogt', aUe.de Ezempiaeien en Copie, Kegt, ende Pn-^ 
^ {ici(an Ke^ei Boek , genacmt Les Oeuitrei dt Nicolas BoUeau 
,fMM^i dvec du Eciaircijfemtns Hiftoriquts donnez,pAr lui'memei 
.'€ka4e by de veiklacing aan.On^ geezhibeert , en hy Supplt:' 
m votj^netQcns was, hetXelve te hesdiucken^'t welck iwaece on- 
infteayexey/GchteA>4og alibo de voomoemde Pri?il^gie van da- 
loii^iiasK^i^j^l, 17x3.. waei van.de Copie meedeaan Ons ge- 
a|u£een., 4e^>oece inaei: tot diie.hondert guldens was geftelt , 
. il|^ de.i|fdiiickeis,&c. en den Supplt:, kenniife hadde beko-' 
•CD dat^i^V^lJ^: weik van jLes Oeuvrts di Nic9las Boiledn Dtp' 
ffe, «»i^ dt^ EeUirciJpemenx Hi0oriqtusd»nnez, par ItU-mtmt boy-^ 
n&'s Lavas wi^cd gediukt, 't welck hiei daningevoeit werden- 
iel)em Supply: gcoote£:bade foude toebiengen,Reedeoen waei- 
tpime den Supflt; hem was keerende tot Ons, onderdaeniglyck\ 
9e(fi^ckeA4f » dat wy^ geUefden te veileenen .Ons Oftroy op hec 

Ss: WefckjiAiipodaanlgen formaat als hy Suppl: foode goed- 
b,, vooz 4^ ^y^^.^Ai^'Y^^^^^^^^^^g^^^ ^^^ volgende Jaa-* 
R&iOp een poene van dne duyfen^ Guldens tot meerder af- 
^ckt^gens de^nadiuckexs Sec. SOO ISfT: dat Wy de fake, 

, fBdeftjreaoekVb9J^z.oveigemeikt hebbende, ende geneegen 
p6i4« ««*. *>c49^aii den gup^U: nyt Onfe tegte wetenfdiap .' 
i<m?eraifie Magt, iende Authonteyt, den felven Supph: Gteon- 
vteeeit, Geaccotdeert, ende Geoftroyeeit hebben , Confentee- 

•'tiB, Accordeeien en Odioyeten hem mits defen , dat hy geduu- 
Knde den tyd van vyftien eaft agtei een volgende }aaien, het 
TooifiB. .^Deck genaemt Lti Oiuvns de NicoUs BoiUau Defiredux, 
inttdis'EcUirciJfemeHs Hificri^Mts donnoLpAt iui-memet binnen dea 

I ypoA, Onfen Lande alleen fal mogen diucken, doen diuckent 

SKvet tiidt y€lk^fenl vdbiedende daarom alien ende een 
!yken» het ielve Boeck in 't geheel ofte ten deelen te diuk- 
, of doennaaidmcken» ^ftevahaodelen, ende verkopeo, 
«fte elders haar gedidkr bmnfttt den id ten Onfen Lande te bien- 
fen, nyt te geven ofte vediandelen ende veikopen, op vetbeui- 
tjfun^t d^j^agigrdjiiktcf^ iH^xigte, veihandelde, ofte 
^ Vnibgte Ezemplaien, ende een Bpete van drie duyfend gul- 
. icDs, daar en boven te ved>ei]zen, te appliceezen een deide pait 
[ loox den Officiez die de Calangie doen lal, een derde part vooi 
jioL Annen dez Plaatfe, daaz het Cafiis voozvallen fal, ende 
teftecirende derde part voor den Supplt: ende dit t*eldcena 
toiecnigiiuiel als defelve liillen wetden achterhaelt, alles in 
|C9 dat Wy dea Supplt; met defen Oafen Oftroye 
f^ allcea 



-4^ 



^-ftr 



P R I V I L E G X E. 

tlkeft milMadt igxadficesen tot veiiioediflfe Tta fynt fcha<te 
4oQc hct naaxdmckte vaa faet V0«de. Soek» daat doot in gem- 
gea deck vezftasii den inlwiiirlrn yan dtea te imtherHeeieii , ofte 
te adT4>ueoeo, codeiReel mia defehrc endec Oafe pooteftie code 
befdieansjige ceaig aaceider ooedit, aaafiea o^ zcfwrftde -te ge- 
Tea, Acen maac cwn Siiffk: in cas daac imot fees ^oibeiiootljks 
loode inflttcfcn, alie Imc ^1^ toe fynen hiften fal gehontei we- 
^ te f ecantwo<»deB» tat dien eynde wd CKprc^elTk begetcff- 
de, dac by aldioi hy defta Onfen O^tmsjt ¥««[ iicx lektfBoek, 
fid wiikn ftellen, daar van geea geabieviceide<olte gecontxa- 
heecde mentk lal anogen mMQea> oeen maat ^diMUKn wefen 
iiet ielv« OAsoye in 't gtheel , cnde iondec eemge Onuffie daat 
veox ce dntcken^ ofte te doea dmciaen, en dat hf gdionden lal 
fyn een Ezem^laar van faet voofia. loedc , geboodca en wel ge^ 
condkionecift te biengca in de BiMkxlieecq ?an Onie VniTeifi<^ 
teyt torXeydea, eade daat fan bdhoodyk te doen Uyken> t^ 
Us op paene van bet efeft ¥an dien te TedieCea. £nde ten eyn- 
de den Suppk: deien oniea Coaleate eade OAfoye mege genie- 
ten, als naacbeiukfea, laften Wr aUapi ande een ygeiyken die 
't aaaggn aiag, dat fy dea Sapfk: yta dea iahooie van deiea 
doen, iateH » eode gedoogen , nAdyk , rredeljf9c, ende tol- 
komeatlyk genieten eade gebtojIieB , ccleeiende am bdet en- 
de wedeneggoi ter comtane. Gedaaa ta dea Htge endet On- 
9ai ecootea Xcgeie iiier 'Oader aaa doea baagea , den feren- 
tiea& Mey aa *t }atc ao^ Heaea ea la^mAta Sonotiea 
kaadot Cmxuu 4gP 

T 

* 

A« KfiHtiy f 

S I M O H Wi S « A^ M O «r T. 



AVER 




AVI S 

'VR LES EDITIONS , in 

Fdio & in §uarto , & fur 
celk-ciin 12. 

O I c I une Edition dcs 
Oeuvres dc Mn Des^ 
p K e'a u X qui fera^ fans 
doute , tr^-bien re^^e da 
Public. La plus exadre de tou- 
tes les Editions prdc^dentes , c^eft 
cclle que publia 4 Geneve en 17 16. 
* un cel^brc Avocat de Lion , Ami 
de Mr. Despr^^ux. EUc eft enri* 
chie d'an ample Commentaire 9 qui 
coQtientj outre Its Remarques dc 
I^Editeufi celles que Mr, Despr^aux 
a?oit mifes dans les dernieres Edi* 
tioosde fes Ouvrages> & plufieurs 
EclaircifTemens quUl avoit commu« 
tf quez d cet Ami , tant en Conver- 

'' {a- 



"^ 






sua CETTE EDITION, m 

dc plufieurs nbuvcllcs Remarques , 
que rimpritneur a diftingdee^ des' 
aiitres en Its renfdriliant etitre deux 
crochets ^ avec ces mots ^ la fin ^ 
Addition de V Editidn d^Arhfitrdam, 
En parcouraht Ifes Notes de rEdi* 
tion de Geneve on s'eft aper^u qua 
Ic Ck)mmentatetii: h^arbit pas jug^ ^ 
propos d'expliquer les endroits pii 
Mr. Despreaux d^figne ceitiins 
Dogmes de Mdtde , dde Mr. Pas*' 
cal a reprbchei: au* J(6fuit6s daris 
fcft Pf&iUficiuks. On a m^rtie tfou- 
v€ qti'll deguifdit i^uelquefdii li 
penfde ide liptre Ppete, lortqu'il s^a- 
gir db ce qii'dii apelie It yanf/mfm. 
Ori ri tele vi! jfuf ce dernier Arti- 
de ^ : Be dati^ leS kutrcS eiidroits, 
cto at ^Utn:i &: cbmnietit^ les ex- 
"'fjWflions de Mr. Despreaux , qui ^- 
toicat atiparavaiat inkiieUigiblcs 4 
hfy^pUtt dc$ lJ6&t\xr^^ ; Ct^. Re^ 

•"t^ ^«HF tllJ i^ id^^ i^i ^/iStr iSE^i^^o. 

* 2 



ly AVIS 

marquqs .font purcmenr hifl:orique&' 
On n'y ^poufe aucun parti.: on fc 
contente de fixer le veritable fens de 
Mr. Despr<£auK > & de marquer les 
paflages citez par Mr. Pascal , qu'il 
avoit en vue. On a fait d'aucres 
Remarques hiftoriques 3 qui fervent 
^ ^claircir divers endroits des Ou- 
vrages de Mn Despr^aux ♦ . 

On a aufli ajout^ 4es Remarques 
critiques. Dans quelques-unes on 
xpleve Mr. Despr^aux ^ : liberty que 
fon Commentateur ne s'eft pas tou- 
JQurs refuf(6e. Dans d'autres on cri- 
tique le Commentateur: foit qu'il 
|>aroi{re avoir mal pris la penfi6e de 
JVlr. Despr6iux ^ : foit qu*il ne ra- 
porte pas certains faits avec affez 
d'e^^aftitude 7 . On a quelquefois 

in- 

4 Satire XII. ▼Jrs 148 1 168, 343. Art poetiquc 
Chant III. Ten 8$. Cb^t IV. vers 36. Lutria 
Chant IV. vers 188. Epignmmes XXXI. XLIX. 

5 Satire XII. vers 64, 150, 158. Epttre V« yets 
3.8. 

.6 Art poetique Chant III* fcnpx. LettrejlMr. 
.I^auld , Note ^• 



SUR CfiTTE EDITION. ^t 

indiqu^ les fources d'ou il a tir^ lc$ 
particularitez qu*il raporte • . Ott 
eut pa y ajouter les Remarques fai- 
iFantes * . 

Dans line dcs Notes fur la IV. E- 
pltre ^, le Commentateur die que 
ks Hollandois avment fait frafer n- 
ne Medaille en i6(>%ydans laquelle'ik 
frenoient Us titres fafiueux ^ 'A r b i- 

TK£ S DBS Ro I S| di R £ F O R- 
MA-TEURS DE LA R £ L I G I O N> 
if pR OTBC'FEU RS DE'SLoiX,^ 

&c. Pour le prouver , il ajoutc 
^*au revers de cette Medaille ow 
Ut cette Infcription qui contient toui 
m tit res ambit ieux : Ass er t i s 
Leoibusj Em^es^datis Sa- 

CiRISj AdJUTI S , DEF ENSI S"^^, 

coNCi LiAT is> Reg I bus^&c» 

Mais 

<^ On les a ajoAlto dans cette Edidon h lu 

7 Vrihct de Mr. Despr^aux, Not. i. Art po^- 
tiq^» Chant III. vers 39. Lettre I. ^ Mr. do Vu 
tonne » Note 6. R^ponfe de Mr. deMstuaoix ir 
Idr. Despr6aux, Note i. 

« Art pogtique Chant I.^ Ters- u 

9EpltreIV.^rcis8Q. 

"^3 



sua CETTE EDITION, vir 

Le Commentateur > dans tine de 
fes NQtes fur la premiere JUfiexim 
fur £#^w " , rcmarque que Mr^ 
4\0rbaj fwurut en iG%(jh Cepen- 
dant Mr. Uespreaux^ dans I'enxiroic 
meme auquel cettc Note fe rapor- 
i:e> parle de cet Archite&e comme 
d'uo homme piein de vie en 1693. 
. Dans ane Remarque fur la Pre- 
face de la Txadudion de Longin'S 
le Commentateiu de Mr. Despr^au^ 
dit I. que Gerard Langbainc a tra^ 
dmt en Latin le Trdtidu Sublime de 
Jui^in f avec^ des Notts fart efii-^ 
9^es: 2. que ctt OMvragejut imffi^ 
mi i Oxford en 1638 : & 3. que 
hdngbaim wourut en 1657. Mais 
1^ Xiasgbaine n'a point traduit Lon- 
1^0 : il a feulement fait r^imprimer 
UtTtaduftion de Gabriel de Petra. 
». X#es . Notes . de Langbaine fur 
]/>ogio n'ont pas €16 imprimees en 
f%%. pour la premiere tois^ com- 
ka . me 

11 Ibia. page 8,' ^Jotc J. 

' * 4 



VIII A F 1 S 

me il paroit que le Commentate 
Ta cru ^ par la maniere dont 11 s'e 
prime. La premiere Edition eft 
1636. 3. Laogbaine ne mourut i 
en 1^57 : mais en 1658. Pour ^1 
exa£lt , il falloic dire ^ que Langb 
ne mourut le 10. de Fevrier 165 
fuivant notre maniere de compte 
& 1657. felon la maniere de com 
ter ^tablie en Angleterre , on l^a 
nee commence le 25. de Mars. 

III. On trouvera dans cette Ec 
tion quelques Pieces qui ne fc 
pas dans celle de Geneve 3 qt] 
qu'elles ayent une liaifon n^ceflaj 
avec les Ouvrj^es de Mr. Di 
preaux. Oq ne fauroit bien enti 
dre fa Differtation fur les Jofom 
4e Bouillon & de la Fontaine , fa 
avoir, pour ainii dire ^ces deux Pi 
ces devant les yeux. Cependant 
Joconde de Bouillon n'etoit conn 
que d'un tr^s-petit nombredeger 
on la cherchoit en vain chez ] 
Libraires. Qn la ttquyera ici av 

ce 



SITR CETTE EDITION, ix 

oelle de la Fontaine. L'une £c Tau- 
Cfe auroient dii ikre plac^es avant 
la Diflfercattoof de Mr. Despr^ux^ 
done elles^ font le fujet : mais cette 
DiiTertation .6ioit d6p, imprimis 
lorsque le Libraire a re9U la Jocon* 
,de de Bouillon*. On ajoucepa ici ^ 
puisque roccafton s'en pr^fente, que 
le Commentateur n'a pas tout* a- fait 
bien raporte Thiftoire de la ConV 
teftation qui arriva au fujet de U 
Joconde de Bouillon > & der celte 
de la Fontaine. II dit '* que Mr. 
P Abb^ le Vayer & Mr. de St. Gil- 
les ayant fait une gageure confide^ 
mble fur la preference de.ce&daux 
Fi^es , s*tn raperurtnt-a Mdien '^ 
d(mt UurAmi cmmuny & le prir^mt 
ff»r Juge : m4is:qu%'re^fadid^€ 
fm fefftimeift. Cependaot il parbit^ 
parJa Differtation ib^jqm > que ces 

Mef. 

f CM se fmrdi cne let Ed.> M i&.!»4^ 
<^ ces Pieces T9iit jpuc^cs dani lew rang <)aat 



X A V^ 1 S .' 

MeiHcurs avoient choifl trois per- 
fonnes pour Juges. Pe»if(^t4l danC^ 
dit Mr. Despr^aax parknt de<Mr. 
de St. GiUes '^ , fi^e tms des plus ga^ 
lans Hommes de France 3 aiUent de 
g4yeU de cmur ft ferdrt d^eftime dans 
i' esprit des bahiles gens pMr lui faire 
gagner cent pijides ? Ea depuis Mu 
das 3 d' impertinent e memaire^ s'efi^il 
trouveperfmne qui ait rendu un ju^ 
gement a$^ abjurde que cdui qu^il 
attend d^ eu9c } • 

On a encore ajout6 ki la R^inh 
ft '' de Mr/de k Moctfe i la XL 
J^jSeximdc M^. DespiP^ux &xr Lon- 
m. Mr. de la Motce^ dans fbn 
^ifeours finr TOde ^ avok trouv^ 
tr0p hy pe^oli<)ae 9c trop affeS:^ <:e 
¥ibrs de Ic Phedte de Racirte, oft 
Theraniede |iariatii du Mdnllre qui 
acauf^ la«orc4*Hippolyt«5dic : 

LeflofquirafpifrtarecukSpouvantS. 

Mr . DfiiiJf 6kttxia dJJ^fl^ JUd^c.^ 
Ion Amju dans la Kenouon aaoi 



mjb clans la K^enauon ^ikotk 



SUR CETTE EDITION, xi 

vicnt dc mar^oer 5 & Mr. de la Mor* 
tb a 4rd|)ondii. Le Leftcur fera^fans 
doatci bicn iife de pouvoir compa* 
rcr cette R<fponfe avec la Reflexion 
dc Mr. Despr^aux fans ^re obligt^ 
de recourirau Livre m6me de Mri 
de la Motte. Si Mr. Despr^aux vi- 
voir encore , & qu'il cdt quelque 
peine 4 ppnvenir de la force des rai^ 
ions de fon Adverfaire ^ ii y t appa- 
rence qu'il fe r^droic a Tautorit^ 
dc Tea Mr. TArchev^qi^p .cte Cam- 
hrai. \ Vt ^^ n'cft moin$ naturel ^ 
^ dit cet illjuftre Ecrivajtn ^ que la 
,, narration de la Mort d*Hippolytc 
15 4 la fin de laTragedicde Fheidre^ 
1^ qta a d!*liilkars de ^randes hem^ 
^ tfez. TheramenC) x|iii vient potir 
ly^ftfiprendce i Tliefi^ tla mort jG»k 
^ mbttt d» f(m Sis ^ doriiok nedire 
if <^e CCS deux mots , & manquer 
M ndme de forqe pour 1^ iironon- 






* 6 



XII AVIS 

^, cer diftindcment. Hiffdjtt < 
„ mort. Un Mmjire tnvoj^ au fp\ 
^, dt la Met far la colere des Dieux i 
„ fait Perir^ Je Vat vu. Un tcl hoi 
9) me iaiii^ ^perduj fans haleine pei 
^y il s'amufer a £iire la defcripti 
51 la plus pompeu(e5& 1^ plus fie 
^y rie de la figure du Dragon ? 

3) Vml fnorne maintenant ^ la t 
baiffie 

j^ Smbhient fe confirmer h fa trifit f^ 
fie^ 8cc. 

9, La terrf s^en Smeutyrair en eft infet 

yy Lefiot^ui'TapportArecuJe ipouvanti 

On a fait entrer dans cette E< 
tion quelques autres Pi^ce^ q 
n'ont ^ la verit^ aucun rapport 
▼ec les Ecrits de Mr. Despr^au 
viai^ qui font necei&irement* li< 

av 

16 Refliexfotisfdr la Gramma]re» la Rhetoric 
It Po^dque & THiftoire » fH% too. d$ fEd. d$ 
rk 1716. &c pag. 51. dil*Ed. a^mfi, 1717. 

X7<r£lles fie troaventaujC daas r£ditioa ill\ 



SUR CETTE EDITION, xiii 

«rec d'atutres Ouvrages qu'il a pl^ 
aa. Commentateor d'infexer dW 
rEdition de Geneve. Ainii on % 
pint k la Lettre de Mu Racint conr 
tre Mr. Nicole , les deux Ripmfes 
'7 cjpi y furent faites.^. £t Ton re« 
marquera en paflai^ que ks Notet 
qpi le rajportent i^ces Reponfes > & 
cina ou ux autres placeesailleurs '% 
ne font pas de la m^me main que 
celles dont on vient de pajrler. On 
a audi joint au Smnet de Mr. de 
Nantes contre la Satire fur TEqui* 
vx>que3 deux autres Pieces du m^- 
me Auteur ^ & dans une Remarque 
on a fait Thiftoire de ces trois Our 
¥rages« Le Comnrentateur n'a pu« 
blie dans TEdition de Geneve que 
mbconde Piece^qui eft contre Mr. 
■ Dcs- 

i8 Sitiie IflL tC 107* S«Hre Yih if. 4c. Satitt 

- "^ CMtromrciade plas dmroette Edirton in n. 
kiiBix>iidc Lettre de M. JUivm, qui eft une Re^ 
l^piei cef dem R^onlcs. Cettc Letue <toit cxr» 



ik^. 



XIV AVIS 

Desprt^aUx: nous avoirs crA 4wdir 
Taccompa^n^ d6 la prettiefc, qui 
contient fon ^loge. Ceflf dans le 
Illume esprit d'equit^ &c de desinc^^ 
refiemenc qu'on a mis ^ la Alice des 
Remarques fur TEpigranfime Lf. un 
lExtrait de la D^mfi du Or and Cor- 
neilie centre le Cpmmentateur de Mr. 
Despreaux , par Meffieurs Its Jour- 
naliftes de Trevbux. ^ 

Le Commentateur a dirif^ le^ 

Notes en trois partjies^ Lapremic- 

Tc contient les Chahgetnens^^ que Mr, 

Despreaux a faits dans les dLfTereri- 

tes Editions de fcs Otkvtages : la fo- 

iconde les Rematquei qui expHaueiiC 

ies faits dont la connoiflknce eft n^- 

ceffaire pour Uintellisjente du Tcx- 

te: 6c la troifibilne les Imitatimir, 

Veft-^-dire , les paflages que notre 

Focte a imitez des Anqieiis. On 

trou vera ici la m^me divcfib^ Mais 

.mi iicQ que daitt Tfidatwatfe^Sene- 

;.-; • ' , ■ " t,, .;:/:"■• :'.1^, 

^ xp On a oblerviS la inftn^ aio^ ^ij^ f$mi^ 
in XX. de 17x7. dtte c^dcffot. 



SUR. CETTE EDITION, xv 

v&, on a fait des Articles (kpax6s 
de chacune de ces parties, & parU 
interrpiiipul tr^-(btiir6nt'la fuitQ na- 
turelle des Not« ; on a plac^ daiis 
celle>ci "- chaque Note fuivant I'or- 
dre & li fuite des Vers : iDettantau 
commenceoKat en rarofTe kttiek^ 
tennes di0(indifs4e Cua^qbment, 
6a d'lMiTiLTimf. Si cette diftinc-' 
don ne fe ttaare pas par tout oft 
die dcvrijic ^fe ^ c'tft parce qri* on 
a foivi fcrubuleufement I'Editioh e^ 
O&atvei ou elk n'ctt pas ioujouri 
chfem^. Xe Comojentateuc ;S^e^ 
iltti^i ifii <i6 ies propces regies. 
Sob plate I'obl^ooit k ^sonpieodre 
^%i it TitM dc GHAJtoikEUT > 
tons les Vers ^ue Mr. DsspriJaq^t i 
)|de^ttke2 datti^ l6$ Editions pofte* 
Q0^& de tes Ouy'rages: jI les pro- 
imi^ Q^Miboips tr^fQuy^nt ibus^le 
fitDB4iclL&M«aAt^iiaa ^* 

■--■■v-^v^A Villi 



HI. i. 



« 



.4 




AVERTISSEMENT 

DE LEDITEUR 

D E G E N E TF. 

N fuUiant nn Cofmrnmaire fkr 
tes Oeuvrtf de^ Afonjtem^ B9i* 
Uam^DesfreaaXj /ai w d$Jptm 
de d&kner mn9 idition drnTtxtei^ 
fhs farfaue qtte tomes eelles qui ont farm 
Pawr la rendre telle ^,,'fai ra^embU avee 
JHn tout ce qtii efi firti de la flume de cet 
illtfire EerivaiH. Jls define des Piices en* 
tieres pti n^avoientfus encore vu lejour^ ji 
aenferve les^ endreiti qtiH avon retranclin 
de ^uelfues editions: enpnyjuifm^attx moin* 
dr4sfragmensj tomfi-troteveici^ revsi fUfg 
exaUemem que Jamais. 

J^jpme des Eelairci£emens bifioriques am 
TTixtede TAuteur^ & je tfimfofe foine 
ijuandfannonce dans mon titre^ quHlsm^ont 
etedomieiL far Pjiutettr lui*meme:earj€ 
ffavance fres^pte riienqui ne fiit t^e ^ p0 
des consuer fattens que j^ai eues avec lui^ ou 
des Lettres qu^il nfa ecrites. Lia home ide^ 
jfue favois de 'fi$ Omn'oger yjal!^ fait 
/Mtaitar dale Pttmmrt% je ^m treavai em 



AVERTISSEMEHT. x^u 

h$i ni €Me famffe modefiU^ ni cette vain^ 
§ften$ation , fi ordin^irei aux ferfinnes qui 
§nt aajmis me refutation eclat ante : & ^ kien^ 
afferent de tes jiuteurs renemmes 4Bfm fer'* 
dent 4 etre vm de frhj il me farttt eneare^ 
flits grand dans fa Converfation que dans fis 
£cr$ts. 

Ceste fremiere entnvuil dmna naiffance d 
mm cemnmrce intime qm a. dure fins de deth- 
tje mmees, I^a gramde^ inegaliti de fin Jig0 
&* d» mien , ne Pempicha foint de fpendra 
gen finite en mei / i/ m^^uvrit enfier^meni 
fin coenr i & quand ./< donne ce Comment ai^^ 
tPtyje ne fais fref repent querendre au Pum 
Me le defh que eft Mlt^re Am ut*a3;oit 
senfie* 

. SsL eui J a eemflmfinee 4e m^affrendre 
t^i$n4eifa9^kt^larite^ 4e fis Ouvrages^je 
fetii dire qug'de men cetd je ne negligeai 
rien de /ce qui fouiveitme,denner d^atlleurs 
erne cenneiffante exaile de curtains faits^y 
^il tetichf Ugermi^nt , & dent il m^M* 
^aeii0ii ft^il nafavek fas trof bien le detail, 
Meerechercb^s ne\ lui Mflaifiient fasy de 
firte qu^unjeur^ cetnmeje lui rendois comfte 
4e mes ,dieauvertes ^ K Tair dont vous y 
allez , me dit^U , vous faurez mieux voire 

Ce^M^^ftMenefus iciun tijfu 4^ conjeiim? 
). res^ 



XVIII AVERTISSEMENT 

res , hanardiin far $$n Comn^ntiMur tjm €U^ 

vine : c'eft le JimfU rhit J^un Hifl^ien qui 

raceme fidellemem ^^ fiuvent dans Us W* 

nses termes ^ ce ^ivV a afris de la buuehe da 

V Ant ear original. £nmnmet^ €*eft i^His^ 

toire ficrette das Onvrages da Mr. Das^ 

friaux. Mais c^efl attjfi^ en quelque fa^M^ 

t*Hiftoire de fin StMe. Car aamm ily a 

en fen d'Ecrivains de ce temS'Ja fn-tl n^ak 

ifommez^y en bkfi oh an mat 9 fend^aofana^ 

mens de quelle imferlanee , cjn^U n^ait in^ 

ditjuex. \ men Camnmitaire emkrajfa le detail 

de ces diver fis matieres. Ainji^ Van f sram* 

vera quantite d^anecdetes litteraires & htfia^ 

riqnesy feut-etre afftt» cufienjet d'ellas'mi* 

mes four attacher les Le8e$trs , & four fif^ 

^leer i fes graces inuereffimes >qiia jafiroa 

Pete cafahlede repandra fitr tttan Qttvraga^ 

Bian loin da m^ahandanmr it fewa 4ivatt^ 
^te frivenrim tant refroMa amc Cattmtenta* 
tettrs^ fai rafort4 dffax. exaSantatii Its Ori» 
tiqnes qii^on a faites da man Jitttitttr , fattf 
fen qn^elles m^inetH farn fin/ees^ ^ae orA^ 
qn^a Fegard de met Left'ettrs^ J4 diwis 
moins me regarder comma fJimi de fi Par^ 
finne J qne comma t In f erf rite & tH^4rien 
de fis Ecrits. 

En farlant des ferfimtes qni y fint mm* 
ffties y je me fitis attUche fturticnlietemam a 

faire 



DE L'EDITEUR DE GENEVE, xix 

faire conn^trt C0Uh qm fint.flHs ohfcures , 
& dmt Us n^ms ferwm, feni^itrs ijgmrez. 
fans hs Satkes dt mtre Antfur, Dans Le 
ttm$ amf$€l $1 Us fsMia ^ ttile Ptrfinpf *- 
mt j^n CBfinsti a U Com- mt la FilU^ qui 
4ie Vejl film mawtittam : comma /^ Angeli j 
ie Savoiard, & un ias de mauvais Ecrif^ 
vaws ifMt /inr Hommex. dans Us Satire. Td 
Evenemem faifitt aUrs l'*entretien de Httt 
J? oris 9 f¥# fen de 4ems afris fui entieremem 
enblie : e9mme le ^gefmiesm far Us Am* 
•g$fitm 9 dmf tl tjl fait mention dans U fre^ 
msier Cham da Lutrin. Voila frineifaU^ 
ement fHcU font Us fi^ts abandonnex. a la 
frJvoiance d'uH Commematem' comemforain^ 
-dent la fonliion efi 4e fixer de komte hetsre 
4a €enneijfatttt des sJ^efis qtti vrai-femklakU* 
'ettom ne.fafereient fas jmii$^a la Pefierite. 
Cmt r^xiou s^adrejfe fur tont a eenx 
iffti firoient tiefkesL» ■ de rejetter sfnglcjuei^tmea 
W# met Remattjttas^ farce qtielUs lenr fo/^ 
^trmam moins m^ort antes ^ Ja flifai^t 
W# tmlles cjm etttrem dans ce Cammektaire. 
f*ai €a dejein d*dcrire foftr tont U monde.^ 
fottr Us Etr angers an/fi Men ^tfe fonr las 
frajtfoisi fot^ la fofleriti encore fins cjue 
fear natre Siecle. Dans eette vue 9 ne de^ 
veisye far^exflifner ce ifni regarde nos tsfi^ 
%es^ nes mdes & ttos c^ttims / Vh Franr 

fois^ 



M AVERTISSEMENT 

fdsj qfd lira aujoHrd^hai man C^nfmentairej 
ne fimira fas le te/oin de cnte txflication % 
mass ms Nevesix fans dwste nfen fkttrons 
grii &lesN9tisqHi feuvem maimenant^fa^ 
rohre inunlts^ ou ^jhs fimhUnt tCavnr tti 
€crites que four la Jimfle curiojitt^ devien* 
drom toupssrs flsis ndceffaires^ a tnefkre qste 
Vw sUloigmra du Pais & du lUMe osp- nous 
4fsvons^ 

Quelle /otisfaBitm & tjnel avamagf ne-^fi^ 
toit-ce pas four wtus^ Ji hs Anciens aveient 
-laiffe its Eclkircijfemehs de cette fine , fur 
Horace^ fiir P^fi^/kr Juvenal ! S^Hs nem 
avoiens infiruiis fur une infinite de faits^ d^u^ 
fages , de Portraits , d^allufims , que nous 
W^^ons at^mrd^hui^ que l^on ignorera tos^ 
jours J & dent manmoins Piexfliet^tion don^ 
nereis un grand Jour cesAuteurs I jimdf^ 
fans de ces connoiffances ^ lesCommentateurs 
qui fins Venus afres , ant iti obUgeiL de fi 
renfermer dans la critique des wsots ^ crisp' 
ique fiche , rebutante^ feu mile | & quaesd Us 
,ent tente d'eclaircir les endroits obfisurs^^s 
feine emails fu s^ilever au deffus dis doutes 
^ des conjeilures. 

Uohfiuriti que Viloignement des terns ne 
manque jamais de^ fetter fitr les ouvrages- de 
mosurs & de caraSeres ^ resemble a la foufi 
fiert qui, s^attaehe aux tableaux ^ & qui eu 

ternit 



>E L'EDITECR 0E GENEVE, iw 

rnh Us conlears , fans hs dstrnire entiere* 
\ent. 'Un ml hoMe fern nmeltpttfois fereet 
trovers €0 voile ^^& d^convrir les he ant ex. 
e4a Peimurr: it en veii Vordennance & te 
efiiUj iftteufMe 4e ceteris -en fareijfe fres^ 
fac^. Mn Commematenr tAche ^ pour ainji 
^e , J^enleVer la feuffiere qui ceuvrois fin 
imetSTj & defaire revivre les copflestrs dn 
ebleam. M^is celni qm fr^fare un Comment 
mrt fius lesjeux de VAmewr nieme^ & de 
encert avec lui , frhnent tome ebfhmite & 
mfirve msques mx^ moindres ^traits , ves 
rmf d/lic4tts & fresq^a impercefsHftes tpii 
feffdcem Js aifemem , & qu^il eft imfojji^ 
Mf . de rafetter tjuani nne feis 4ls fine ef* 

J*4ii done quettiue fijet d^ejferer fie ee 
Cemmentaire fera tuHe & agreable an Pn^ 
htiez On feiu dire de ce genre d^Ostvrage^ 
ce ephm Ancien a dii de PBifloire , quWle 
plak, de qoelque tnMxert qu'dlle (bit 6- 
crite * . La feintnre qn'ette fait des vertni 
& des i)ices\ des fftirres^ des changemem 
d^£iaiSj derrevotmiens m^meraktes^lni dof^ 
ne ce frMtege. On ne verra ici qne tres'^ 
Jen decesfmi icUnansy mdis en j trenve^ 



N • 



^ JBSjfen^fnppnine^ firifsa ddeHas. PUAp L. $; 



XXII AVERTISSEMENT i 

ra des farticftiariax. ficretfes , fiu^otnt ftm 
imereffames far leur fingularki & ffit Itur 
nmveami* Cefi dentle fatisfalH$n 9 . qtmnd^. 
a la connQiJfan$e gimralt des faiu , 9n ajdA* 
te celU dis fMtifs & des-. eaf^s ftd les ant. 
trodms, Vri Le&enr s^afflandit de diV0mr^ 
en ^luelque maniire^ le C^nfidtm d^mifi Em^^ 
vain cdlibn , & d^itre admU dans le ficr&$, 
de fes f€nfw4 . 11 en$rt damt a0$(e €Sfi$§ dt\ 
atnfidenct^ tm an" de n^yftire epti fi^ ega^s 
Itment I4 mriofiil & Vameur frofrti 

M^s Netes fint difiingtUei far h§ tif^ 
trei de dumgeuen^f tteomrques^ & Imi*: 
tations* 

bans le frtmier mrdre. da Njbtes ^ j^dk rd^ 
forte les Changemens qne PAmetsr a /mm 
dans les diver fit editions de fis (htflhrdges , 
& quand je Vai cru neeeffaire^fM exfli^ 
que les raifins qui Vent eUiff a frke ees. 
Changemens * U nefi e^wisekfas dd eHr^ 
Hen : ii vefdoie qm Ven He fiit fas. di^e 
miet0X. Senveni il a^lnrnge des endrjfhsqsik 
aureifiMS fofe fenr ^sehevex^^ s*il iien\aveit 
fas fan af^rmveir Us d^aku^ m lAfeHilefi' 
fit f^ /?/ ^cerreSsem. Mien fem^etrwf^ 
fe$tvei$ nUemcfiure cemmira fin genie^ epn^ 
do, raff richer ainfi fis diffiremes manieres 
de fen fir & de s^expfime^ fisr un mime fis» 
jh j' peiqke Moins hfltiUfii Us iiries que Us 

ait' 



DE L'EDITEUR DEGENEVE-xxm 

Mires, dfi ^ fi fpfi . ^fir dt C0 terme ^ 
Id fiKCeJU^n genad^fffte tU fes ftp fifes, Om 
J ven 9 fat^ des ex^m^es^frequens . & kien 
mar^ssUL J tes aceteiffetnens de tMsftu hm*, 
fhain -^ & ie^ff^^gris d^sme Criti^ ^nv^l/?^ 
vif^ ^^idairie. Qtfy a^t-U d^Mems^de 
ftm ffefre ^fe/tmetf^ le gnhy qm la €ehsf4im 
raifin 4i$U fi feHtf4ire d mi m4men$^ des 
iHdf9kSichdagH^4e mdetikienj amdehem 

Les Remar<iuei yinVmif les ebangew$$ns^ 
& fotti t^tjfimiel de nhn Cammematre. £Im 
Its eemiefw^ PeMflicMmm de tons les fans 
^ eni fafe^e ^^ Owvrages dePAmewr^& 
dine la cenn9ijf4n^efi neeejptire fof$r Is fur^ 
fdke intelt^ce da Hxte. Vne .matHre ft^ 
al^ridMte cr fi ricke n*0vok pds hefint^ d^er^ 
nMffffs etrgngers^ A^^fi sCai-je run tarn re^ 
chetchc ^ unfile fip^fle ^ tenrtfi umsfnemem 
Mftofit del Leiiemfs^ & ddf^ietn^d de teu^ 
iei i^s i^ahm fl^ffiuket ijui ^ wx^ Item d^^ 
HmM^ U Tesm^ ne fi^s efm: degemer^ de U 

fi^ iM iTigyitf ' . 

'JB^Jh^j af^ifUs Hi/marfses vi§mem Us 
Lnitations , e*eIl'M'dsre j les fafages fstei^ 
M^i tH^pMhuse mimitwt^dei ydmihti^ Bien 

Ut<liikSy il les frofepit^ far forme deJefij 
ifes Adverfiugfn fm (fvififfijtl ^^.f(fh ^ 



Kiv AVERTISSEMENT 

repraeher.* & c^eft Im qui nta indi^ue ydanM 

la leStire fidvie de tatts fii Ottvrages , /#/ 

fintfxei Its flus dittmmits 00 il avoit fui^ 

fi^ jitfffi n^imiioh^U fas define maniine 

firvHe* Les Poitis mcditcrts ne font qu9 

raforttr des faffages ^ fins j rien mettrt 

dm iewr qne la fimfle TraduUkn ^ n^diam 

in affiiL d'adreffi ni affex. df femfmrfm^^ 

drt la matiire 9 filon la ftnfce d^un de ms ^ 

meilldurs Ecrivains^j Us fi eontement de 

la finder grejjierement y & la fiudtsre fa* 

rest. On diftingtte VOr des jinciens ^ dm 

Cmivre des Medemes. Mr. Oesfriaitx^ am 

eemraire s^afrefrkis les fenfies des -be^f.^ 

Amtemrs^ il s*en rendek^ femr asnfi dire^ 

le mattre J & ne fium(fkok jmmais de l0$ 

.^mtelUr eh les emflaians. On ne dHtfas 

tefendam 4menre fir fin comfte tous, les fafi 

figes epte fai rafertex. : car ilyen a flm^ 

Jkwrs ^tfil n^a jamais vms ^ eu epfil n^a vm 

4pfafrh*e9mf. Mais je ne la^e fas de lae 

9ker y farce ijmUl eft temjemrs 4greabpt da 

voir comment denx esfritsfi rencdntrene^ & 

ies differ em tears ftfiU dennem-i I0 meme 

f^nfie. ,^. ; - 

Ceft Penvia d^Jtre vlair ^ fM m^a affk^ 

jetti d i^dte foe jtiVims d^e^liqner tpm^ 



y DAblancbartj Lttt, li pAtiu 



•. v 



DE L'EDITEUR DE GENEVE, xxv 

chant le apanage de mes Notes 5 & il nfa 

Park q9f€n frenam/kr moi le fiin d$ faire 

cett4 dififibution , 'f4fargmis de la fattgne a 

$i§es' LeQeuri, Car Us uni feut-etrene $*em* 

harrdjferemt fas des Imitations , d^autres me^ 

frijhront Us Changemens , la flu fart s*en 

tiendront akx Remarqnes hiftortcfftes. * Si 

favois tout confondu f il auroit falltt lire 

tont 9 four troHver ce qtion cherchoit : an 

lien que de la maniere dont les chofes font 

diffofeeSy chacnn feut en nn conf d^otil choi^ 

fir ce cfHi eft defingo^t^ & latjfer le re fie. 

Je finis far tme reflexion intfortante^ & 

feui'etre la fhsi nicejfaire de toutes , fuis 

qn^elle cot^iint l^jifologie de mon Common^ 

taire. ^^i^^ne fj fa£e mention d'une in^ 

finite de ferfinnesj on ne doit fas' craindre 

d^y troHver^e jes veriteiL offen fames ^ ni de 

cesfaits fttremenf$nj$^ieHXj qui ne fervent 

qn^a fiater la nsatigniti^ & qui deshonoren^ 

encore fins celui qui les fuhlie , que ceux 

centre qui its font fuhliex., II eft de la fr$t^ 

dence d*un Ecrivain qui met an jour des 

faits cachet. & des perfonalitex, j de diftin^ 

guer ce que le Public doitfavoir^ d^avec ce 

qu'il 

* On n*a pas fuivi cette diftindion dans cct* 

te Edition » non plus que dans celle de 1717. en 4. 

voU. in 12. On en verra les raifons dans i'^w 

/«r cettt Nouvelk Edition , fag. xv, 

Tom. I. * * 



iam AVERTISSEMENT &c. 

^Ul efi ban ^il iffw*. Smvant eew ri» 
ilt^jfl n'ai fMt dit ttmtt itt vtriiii, j mtti* 
fotU ce ^ut fai da tfi vtrit^*,9m da moiM 
j* Fai rgfji cowimt t*L EnfiM^ je ma pmt 
diftni* fdvtramtm w$t e* ^ i^atmit Jm 
tdac^ittrir la iloire 4t CammtntMnif «x»3^ 
tgt^mx ddgttu dt is ^aiutt & d* Is r^i-^ 
tun. 




PRE- 



"J^'-iiL 'it/.-l: .^A'\y Mid 



ment la r4«^3iere,^Et4^k <fe 

qu*agc^ commc je fiiis, ' 4? ij^^S: jAc i(bii^fH 
te;&: ctois an^j, tq accaj^i <sle(]bj^ucf>u)p 

^ 1 d-iti* 




TilpaiJI^jilt^^g^Vi*,* 



C: 



f PghUniefijhf^h d^. /mV 4»^4 q'ofia ^irie: 

65^ a&ii6e en 170*^ qri^ni- il jconipofii ccttc PV^fai- 
cc. I^c JRqi Iui^«^it (^cmsiiuid m jqi^ , ^5^^ quflf 
tMs r6e6it*n£/ Kir. Desprdaux luf ^pohdit, qu^ 
le ^iftflp d4^ A iitiiimce €tok h cireb^anoi )^ J^lok 
:09irieure de fa vie; Je fui$ venu an m^nde^ dit-il, 
nne annie avsnt Votn Majejii^four dnncncer Us mer* 
/«iv<^i^^ii|^^ leAoi-fototiNlcb^Idelcfiite r^ 
fpftfiftf 8^ii^^HCtifftn» aerfOiiii^iHcreftt pasfid*y apf- 
firaflKre^<Mr^Q(^^|iP<^^ux ^ qui n&.fit pcu^<$tre p^ 
•nlois r6flex|Qiir(ui; TaaDdc de fanaiilftiice^ s^eft cril 
depois tiig^gf^ d'^onneur » fo6lemr «ii nioir>qull 
if oil; djt txt jir^feQce . de tKHito la Cour , 6c qm J- 
T«at doien f etiOi.^ Ce& cc qui Ta^ obl^d^ itoutes 
R^ifij ^il ^j([a oceafipn dcparler dfe fa nailiaa- 
•€• • ce la Inettre en 1637. 8c c*eft ce qui a caufd 

♦♦a rcr. 



apy PRE F AC E 

pie, c^c i^epUque fi iiuneule de Loul^ 
Poii^i^iie a fCCiix idfc fes Mkiifires qiii lui 
QC^iU^rectt de.^ire punir ;pl(^<;urs rpcr-t 
Qm^i <^> (bus le regne pTeocdcnt ^ & 
li^ iju'il n-^oit cncocc que Due (ftDr# 
}^^) ay^m pm i tSchc de: k .defloFvir^ 
^ Aff 4^ Jnra»c$ , hmtt6pandiM\^i^ vk 
Vil^ p^nt, la injmn \ {6imdhu:j£Qrkansi 
1^'im vjm^ . qun c^.motiihppe d^abVrd I 
liT'efVrn pi^ at^el dd i y oir o que c'dl .pflom 

^'i) pjE^nte auxyeUK uoeyerite 4u^t<^ 
k iBptfuade^jt i & qn'iiidit miet^ .quetouf 
Ij^ p]i»s beauK dif(:oiirs de Moi^te^ ^'^ 

^my m doit fbis agif'fdr Jiif mmi^ifis 
p^rfktdkrs , ni avoir itautre^ n>&4 qu$ lagMi 
n iMkhien^^erM de fmlSMf?V^W<fA 
loittitti.ccMQtnttre ccHnboen titie peni^ fkif> 
61 ieftfrc^deSc puerile? Je ne fkurois nn 
fatteitiiB«pceaipfe)qui^^^^ mitux feiH 

£* 9 qtie)ii0ux vieti d 
18: 6 9^r^9Qd» ihtkuloa i, B^me t^ 
^iki^h lorsque cette tnalheureuie Amante 
ij^t.nm^^ le pQignard encore tout ian** 

£ta»t ioM 1^1;^ moki rue 9 . die ^pixd^ 

\Si! vmi Upignariyqm dufatig de fm. 
Mattre 

■ i' '— ^ S'eft 



D E L' A UT EUR. xxM 

S"^ fouiiU Idfbement. H en rmgit^ h 



routes Ics glaccs da iNoni erifefxdDle tie 
bnt ^ f a modi iMs^^los frpides que tat^' 
:c p&aicc. QueUb extravagatsce j bon 
Dmi ! dc wcfdxsijt qoc la rou&iur du &ng^ ' 
iont ^ tmit 'Je poigmiid d^'un H<>nfii!n^f 
(}tii vJcot de ^'en t;uer 16i-mdtne , (bit un 
^kt de la honte qu'a ce poignard de Ta-' 
iroir stiie ? Voici encore une penfee qui 
o'eft p^ moins fao!^, hi par confequent' 
riK>io$ ftoide: Elle ifSt de Benierade , dans 
fe$ M^tamorphofes en Rondcaux , oii par- 
lant du D^uge cnvoic par les Dieuxjpour 
diatier Tinfolence dc i'Homme, il S'cxpri-? 
o^eamfi: 

Die$^ Java, Hen la fits A /on Image, 

Peot-on, aproposd'iiaeaufligrandecho* 
(cique ie Imuge!, tiim rien dc pluis petit, 
m* 4c \>lm ridicale que ce quolibct , ^ontr 
hipcn^ eft d?^Uttat'{)fe$ fetrile en tttotcs^ 
, 4}Ue le Diea dctat fl's^agit en cer 



|(K t|ti«ir». 



cadroit, c'eft Jupiter, qui n'a jamais pafle 
chez les Paiens pour avoir fait Y Hoi^me a 
fon image : I'Homme dans la Fable etant, 
ecknthe ttHit le inonde f^r> ji^otimge dc 



♦* 4. Puis 



3 



XKxn PR F F A C E 

Puis qu'une penfee n'eft belle qu*en cc 
u'elle eft vraiej & que I'efFet infkilliblc 
u Vrai, quand il eft bien enonce, c'eft 
dejkper les Hotntnes) il s'enfuit que ce 
qui ne frape point les Hommes, n'eft ni 
beau ni vrai, ou qu'il eft mal enonce : 8c 
que par confequent un Ouvrage qui n'eft* 
point goutc du Public, eft untr&-ifi6- 
chant Ouvrage. Lc gros des Homines 
peutbien, durant quelque terns ^ prendre 
lc feux pour le vrai, & admirer de tn^chan- ' 
tes chofes : mais il n'eft pas poffible qu'a 
la longue une bonne chofe ne lui plaifej & 
je dene tous les Auteurs les plus mecon- 
tens du Public , de me citer un bon Livre 
que le Public ait jamais rebute ; a moins 
u'ils ne mettent en ce rang Icurs Ecrits, 
e la bonte desquels eux feu Is font perfua- 
dez. J'avouc nfonmoins , & on ne lc (a\i- 
rpit nier , que quelquefois , lors que d*cx- 
cellens Ouvrages yienJl^nt a paroiire, la: 
Cabale 8q I'Envie trpqva^ moicn de lesi 
rabaifler, * & d'en rendrs^eft apparcncC' le- 
(ucces douteux : mais cela ne dure guer^i: 

R E M ^ JL au E S. 

' 1 Et d'$H rtndr$ • . • . • /^ fufcks do^t$U9t.J Mr«y 
Dcspr^aux citoit pour ^xemples, I'^col^ des Umnui, 
de Moliere, & la Ph^t4r$ dc Mr. Racine. 



I 



ftriJijKi arriw de , oesiiOuvrages Cdttfitid 
d'unviaiQroeass de .bois qu'Oiv enfonce-d^ 
I'eku juree la mam: ildemeure i^U' fond 
rant, qu^on ,1'v retient, maifi biefi^dl^k 
main : venant a ie lafler , il {et^cvt^&Ctgir 
^■Ic deflusov Je|K>urrois dire un noiid^if 
uifixu dcf>^reUles aio£^ fur^e&^ ^iC(( 
f^oitla:ttiatiei^fd\]n gros Livfe: inkkw 
voil^ aBex^. ceine fcxnble, pour m^r<^# 
auPuUiGinareconnoiflancey & la botinQ 
idee epic j'ai de. £>a gout £c de fes juge-^ 
mcns^ . •■' ' •:■:. ^. -> r/^ . ' '-."^ - - 1 
-rBarlonsimaintenant ^ de mon Ediddil 
aouiitelie; . C^& la |p)as coire&e qt(t ai{ en^. 
cbrepaiu^i &: mn^feuktnent >j|ii Fai rovuii 
avcc hemcoxxp dtfibin , mais fy ai retou-^ 
die dc nfiiuveati plufieurs .^BOroics dcAt\M 
Quvn^es. C^r je ne iUis pc^nt 4e ces Au^ 
tairs;fiaaps!la pkinef,!qui n^ie croient^ phli 
oblig^ritte rien: racoDif mcder st leui9 E^ 
ciits^ d^ji^ii'ils lesront une^foir doiftnez aa 
RyUiici JBkJillcguent. . poor . icKcufer Itvd 
ptefle^ qu'us rwcoient peur , cb le; ttc^ 
j^idctkifit o^r«:G^ air-libie j6r 

elk. 









cHf^f qui ft^9 di&tit«*ib,i}h dospkis gnoitiEl 
ciMvro(St4udi£^^ : triaisieurjexxniic y 1^ 
a9P0 Wis^ icft^^tm-oiauvsi^ Ce footles 

<%9Jtocoi3fiNi£idckpliimc^ ^ lont acw 
^iiQQJnsinaQit fea, dm^ ^ forceai. Un^Oq^, 

C^ft iwivcmt lie ti^iail wa/hxM jz sfod'CR k 
ppltifitnc loi 4oQii€ cetfe ^KdliG^ tank v(a» 
tee mi d^wamc le L^i^Biir. IL y ^hi&^Jie 
la dincrence entre des Vers faciles , Sc6(B 
Vt& &ci)anrnt bits; La Ecrits db )?ir- 

mfi&i:£.pKo&^^ C'^ft ordkaipeoxtt 
k IteiBis ific b^bA donace ua ^ou^r i £^ 

2: kl^fcdevrla^fdtt depniWjesi%il& 
t ¥<ytiB£y^^faiQit;;b'«t^ 

. ^1 . fjailcntj 



r 

dificrente de cellp cmi depuis a etc mue dauis nS 

> ^ ^' dition 




E. L* A U T ^E U Ri MtltVf 

J tnetae diffictlemcnt, de fort b6n-' 
an eh ttottvc trcs-peb, > 

tfai done point de regret d*avoir eft-* 
cca^loie qttclqucs-'uncs de xnfcs VciHcs 
Sttficr mcs Eoits dam ectte nouvelle 
\dkj qui eft,^ jpo^r Mufi dire, thonE** 
»b firsrorftc. Auffi jr af^jc tt^ toon ti6m,' 
je tti*£tois iibtena d<iTnettre i toutcs 
tdtres. Jpen atofe atitifi ttfS par^mre' 
feffie : mais'aajotif'dlnii que tncs Otr- 
jcs font ehtt-e Ics tiwim dcf tbtit le taoii-; 
> a in*a paiii «ic dftte ihcidefti^ pobr* 
- qudqtfe eho» d^rftefi. ^ B^l-' 



r$, 3*ii tt6 bieh ^iffl?, erilfe'metctot jt fi 
fe d^ tebn Ovitfv dc^ fWi* ^bit^par tf 
fe fetft wfdTeth^ !cs?Oavrages qu^ 
r^; & d^arrfter V i^l^ft jjoffible ,^ le 
rfs d'lm riombre irifirii 3e nif^diatitii 
Scfar^ Gptof! ripsiftd 'f>ir toto^feb^fee^ 

jtri: pr6^ffit^x!«*'ihe^^ierit^^^^^^ lliet-' 
jjd edmthcncetnettt de d8 virhibftbj'^unA 
& «sfifcac^d6tSffll5d dc tbds^ nieii Ecrit<< 

}n ie iltj. Sc dbpt on i P»ie 4ans Ut Rema& 



acxxyi PJEl EFFACE 

& on la trouvera immediatemcnt ^prc$, 
cette Preface. . Voila de quoi il eft bon 
que le Le£teur ioic inftruit. 

II ne refte plus prcfentement qu'a lui, 

^ire quels font lies Ouvragcs dont j'ai aug- 

inente ce volume. Le p^us confiderablc* 

eft une onzieope Satire, que j'ai toiitre-, 

cemment compofee , & qu'on trouvera a, 

la fiiite dcs dix precedentes. Elle eft adref^ 

fee a Monfieur de Valincour, mon iliu{^, 

tre Aflbcie a THiftoire. J'y traite du vraL 

& du faux HonnQMr^ & je Taico^pofep 

avec le m^me foin que tous mes^autres £?. 

crits. Je ne iaurois pourtant dire & elle eft 

boi^e ou mauvaife : car. je ne V^ cocojce. 

communiquee.qu'a deux ou trois die mes^ 

jkitimes Amis^ a qui meme je n'^i fait que 

la feciter fort vite , dans la pcur qu'il iic, 

lui arriyatce qui eft arrive a^quelques.au-^ 

tres de mes Pieces, que j'ai vildqvepirjpu^, 

blique$ avant meme que je les^eju^ ^i^?fi 

fur le papier : plufieurs perfof^nes, a qui je^ 

les avois dites plus d'une fois, les aiant ren 

tenqes ^ par .coeur ^ , ^ ^ "SLmnt dpnne des 

cppies. C'eft done au Public a m'appren- 

Bfe ce que je dois penftr de cet Ouvrage^ 

ainfi que de^lpfeurs autres petites Pieces 

de Poefie qu'pn trouvera dans cette nou- 

velle Edition , 8c qu'on y a mdlecs parmi 

les 



■9 

D E f :A .U iT:E JU R. lanmt 

ks Epigrampcs qui .y -^lOTent <Kjg; iCe 
font toutes baggteHes, qw^^j'^i la ptupait 
compofees dans n^a plus, itcfidre . jeuoclfe > 
mais que j'ai^.un peu rgjufltccsL, pourles 
rendre plus .fuppprtablcs au Leftcur. J'y 
ai 6ut auffi ajputer deiix nouvelles Lettres^ 
I'uiic que j'ccris a Moo^eUT Pcnadlt' , « 

ou i^ taw^ . ^yp? > "V^ ^'^ ^^^^^ dem^6 
Poqtiqpe J : p;psqnc ai#Tt^tit^nt qu'allu^ 

me. L'autj^ w un Jl^merdmcnt a Mr* 
Ic Conate d'Ericcyra, au Tiyet dc Ja Ti^** 
du^on dejpp^ ^rt P(>0tiquc iaite p^ lui 
ox Vers PjWtu^ls , qpi'ila eula bpnt6db 
m'cnyQi6r d^ J^^smi^j ^Y« une Latce & 
dcs Vm FransQ«f4?feHPompDfition, ou 
U me do^e xks; Ipu^ngp$ tr^^^ielicatei, Qe 
ausq^elles, il ne ; tmnquc que d'etre appli* 
qq^ a un meiUpur fgjet. J'aurois bieti 
yoMlu p<5ivoir fls^'.s^Cj^rtjqr 4* k parole qu(t 
]ei«ii499¥^^ ^ V^ feidjB ^$ Remcrcimenti 
de fairc^pri^^(fif|tf (i?^rflente T;raduci 
tiori i lajilj^te ^e ii%e^ l^ficsi^ mais mali 



iaireufemcm: / un ck m^ Amis y i qui jt 
ravois prjStee^ m'en ^ ^gare le^premier 



! } o 







,n^^:Jff^^^^S^tms.-inzZ 



1 Vn dBW^iKd^i\'liM^A' K^ 

••7 



- '^ -• J 



1 



ippmxi PRE'iFACE ^1 

Oantf & i'ai €0^ k ma^aife h(Hite dfe H'to^ ^ 
fcr rairfrc a I^i^he pour tH avoir otic ail» f'* 
^ oopk. Ce roitit4a a pea pr£s tous te^ ^ 
Oinoag^ dc ma ik^on , bohs ou m6<^han% ^^< 
^ojQt CO mmvem id mon Livrc augment^. ^ 




dam ce m£sie Litre, • deU Lettit mie 1^ 
€61£bm Nfbn^cto Artiaiddra^cnte i Mon^ 
fieur Pemuiit ^ propos de ^a ipMe^e Sa^ 
tsre, & bu , comme je Tai dit d^ ^^^f^ 
trc i pes Vcnr, il feit en ot 
monapdlogie. Jenc dontcpoifti^aeijdra^ 
c^ ide^ MQS lie Wiccdfii^ ^tMctk^l 
d'avair dl afTocier i ines Ec^it^ les OiiV^^ 

qo^ |eur accu&tk)!) ejfl b«f rf ibndfe. Ma^ 
le moSea de refifto* a la tentajddti de tptm^ 
iarar:i toqtc b'Tcn«/fe6»mcfe%trt^ 
pemcSnfki fkil^tflSbfi! de^ddtt^ lleti- 
tre» Qite 4!e te) PeffeMiage me fSHdft 
Ubon&ear de^ri^3afll«ief ^^l^mitUhtitid 

.Atti;e&f c40)i]Ae i!iafgrc^^mie'ij**3g^^ 
^ aiiBentique, & malgfe les bonnes rai- 
fons que j'ai vingt fois alleguees en Vers 
& en Prof(ri^iP;^a^*rlb<^t*JlcF^ns qui trai- 
j^^is^ff^^S^^ fai- 

tes de cjpsmi^^'hx^^ 

^ .^ pu- 



■ 

attaquantJans pies Qm^^gfi^ kf^ difiuas d$ 
^Hfi$m4 Mcrhitms ic mtti^Ji^ik^ei if m pas 
trHem^ pCMT €€h h^ i m -Ernvdaui b 
^kj*M i^.ln kfimm qu^HnLfKL'ib^pmvaii^ 

prif Jittf Jei OMvr0ff$ 
t^ jpmgm fi Hoigti d$ 

mUntktt^umjMmf foas dmsflfi^i/etmesj^ 

vrages^ qui lui (m Jiam^ ioi/kiu'Mfgis m^ 
jufte rotation. Je veux bien auffi avouer 
ju^il y a du gSm dans ks Ecrits de Saint 

Amand^ 
a E M A R §LU E s. 

6 D$ met d$ux EdiH^ns fricid§9t$s.] De z683, tc 

' ♦ ^ <• 

* t ■ ' . 




l 



3tt PRB-Far'CE ©EJL'AOtEtlrt 




\ Apres cela^.fi on m^tccofe raCd^ 
medilance^ jene (ai point de Le6b€Ui 
n'en doive auffi ^cre acccrf^ s pi^<)ii'i] 
tn a. point q^t^Qe'^e ^ibremenribd 
4es Eqrits i]u^oo(fkit . kb^rimeii^s £( <)i 
fi (^t>k( mpleinMcoitdQ le iaire\ Avk 

au^JQur.^^ £^ effi^t ,^ qu'eft-pe que m< 
lin Opyra^ au joiirPN'e&'^ce pas en c 
qye forte &e at^ Public, Jag^-moi? F 
qisoi; done trauvd- ^tivais^ qu?6a iloifi 
g^,? :Majis j-ai nri& tout cc taifonn^ei 
rime^ds^iiS/ina houyieitie^^aQl^ j^^^^ itj 
d'lr fibn^'ieri^es'Ccafeuis; a V: . 

^ :-■:; "'::•■ ^ v;\ -//.r-^V / ■\ ^^ • 

£] 



L O C E 

• ■ ■ ■ ■ ■ " ; ^ ' " t , 

' : D'E- ■ ■-',■..-. : -' 

' ' ' ' , ■ '■ ■ J 

Mr. DESPREAUX, 

yjr/ du Difimri que Manfieur De Va- 
LiNCOUR, Secretaire du Cahinet du 
Roij^Cbancilier de r^cademie^ prononfa 
h la reception de Monfiem VAbbi p'E^*". 
T R e' ES, h prejint Jrckevique deCtm'*^ ^ 
bray *, &?^. 

|E ne crains point Ici , MeS* 

g s i £ u R s , que rarrxlti^ me reiide 

fufpcfi fur le fujet de Mbnlieur 
DesDrfaux. Elle mefourniroit pr^-; 
tAt des larmes hors de faifdn, que^ 
des louanges ^xager^cs. Ami des mon enferi- 
ce, & ami intime de deux des phis grands Per- 
fonnages, qui jamais aVent dtd parmi vous, je 
Icsai perdus tous. deux f dans un petit nombrc 
d'ann^s. Vos fuffrages m*ont dev^ J lapla*'. 
cc du premier, que j^urois voulu ne voir ja- 
mais vaoantc. Par quelle fatilit* &ut41 que je- 
fois encore deffin6 a retevoir aujpurd'hu? en 
votre noni l*Homme illuftre qui va remplir la 
place de Tautre; & que dans deux bccafions, 

ou 

* Mr, P^lfbi ^Efirm t^tMmtJt §. 4/41*4 Ijir.tUns fii st» 
•Ml-* Add. dc l*E(i;d*Amft. / ' 

t Mr. %acr»e t mm en 1^99 i fiify^Dtrs^f/m.^ 1 WQff tn 




XLii E L O G E D E 

ou ma douleur ne demandoic que le filence & 
la folitude , pour pleurer des Amis d'un fi ra- 
re m^rite, je me fois tram6 engagd k paroitre 
devant vous pour faire leur dloge ! 

Mais quel 61ogepuis-je faire ici de Monfieur 
Despr^aux , que vous n'ai'ei d^ja prdvcnu ? J'o- ^ 
fe attefter , Messieurs , le jugement que • 
taoi; ()e fojs vous ea av^ pqr|^ vpa$-Q]i^i^$.j 
J'attefte cdui de.tpus les Peoples dc J*JEiirppe^ 

JLui'font 8e fes Vers ToJyetJe leur admiraiion. 
Is les fiivcot par coeur; ils lestraduifcntenlcur 
Laugue ; ils appreniiet^ la n^te p6cir le$ ihieux 
gofiDer^, & po^r en mkur J^mii; toutes les beau- 
tet. Approbation- umverleile , qui eft le fAus 
grand £Io^e que les hommes puiffeht dontier k , 
miEcrivain^& ea m^me teois la^marq^ U 
plus o?rt^e <le la perjfeSioii d*ua O^ms^^. ^ 
V$x qmd heureux Tecret pjeut-oa aoguc^r cet*^ 
te approbation (i ^in€r^lement rcchefdife^ & ft: 
rareitient ob^enue ? Monfieur D^r^^ nous ' 
Ta ap^ris lui-meme; c'e(l par Tamoor da VraL 

.. £a efiet, ce a'eft ^^ daos le Vrai DeuleoieDi 
Ggie tous les bonunes fe rdiinUIcnt. t)i£fereQS 
aaiileui^ dans leurs iQQpurS) dans leurs prdjor 
gez, daa^ leUr maaiere de pejifer, dVcrire^ bi 
de Joger 4^:Oe|iX qui dcrivent , d^s qo^ le Vrai. 
|]9f oic clf^m^nt a leiirs ycux;^ il eaiei^toA^ 
j9^$ leur cp^&n^etBent & leur a4mira^ioa. 

; Ckmune U he ie trfmve que d^s la Nature^ 
bupoKu: mie^x.djr^ t cotpmeil n'eii jmtre cho^ 
ft que la Nature mfime, Monfieur Despr^aux' 
en avoir fait fa principale <tude. II avoir puifd 
dins foil fdh ces f races qu'elle feule pent don- 
qier , que TArt emploie todjours avec (ucces, 
& que jamais U ne iauroir conrrefaire. II y a* 

▼oit 



Mr. PCSPREAUX. run 

voi( e<wcp9^i i JQifif 64S gnmds modules 4e 

])eao|c &d^,p^^iQP,q^'i>ft ^ P«Jt voir qtfcn 
elle, mais qu'elle ne laifle voir qu'a fes Favcv 
riSv II Vn^amqlt .fm. tom 4an& le^ Omrrages 
4!Hpmeri^,au 9U« t9*ift PQQ&rvtf e avec toate la 
^fimli^, & P9%r. ainii 4ireii avec toete Tte- 

fe gaerre des Aaciens & dea MiXlecaet^ /oi 
MM$%^^ X^W^iulcMi^ifl^ avsc . tsnt' ide 

(L^ ^ipfm^qm^icetf i|Qi fe foot iait. mie 
W05li^eifiN^ 46 miUfter.anx a»ksdda drf&ofor 
4r^^iR»|r^ i fplm^iilbBmtm ik eeder aux mr 

cwMkr^i ceasm^ ijimfk Laagiidcii t&^ 
c »|»^&ft i t mieittiba i^k^ que tout cc qo^oft 
PMMk 6citke |M>^r IGb d<^^ Ghcf-dSietme 
v6rbablement dtgine; (f i&tre 10116 daaa le Safic^ 
tUMWWudfg MviSdi^ it faooosi de IV^Mrobntloa dc 
am flHi 7 ibiit flJSai 

, dtflttl ic^eft eti vatu qii^ati Autenr ckoifit t4 
Vim poocMttodUc U eft todjours lb>et i s"!^ 
gam, s*il.f»prendaiiffi La .Raifon iKnir goide. 
lla0ie]ii:JDcat)r6iux;w.U perdit jaAiait de 
irftr; ft ]ooi>quepqiMr^a veiger de taac da oiaa^ 
¥Wry«iea^:iE>aictie 6cok cmdlement m$imi^ 
t(t^iiilmtotfKi(^^£9kiisi diss Satires. ^ loi ia^ 
Mk l:<fiMr te mu^ de oeaz ^ en a^bieat 

fii|f?Mi:.taLi. ..-. "....':■ •;. 

^lEspal, & queiqaefois Horace mime, (a^^ 

-^f^^fmimm'idkm^ikmi 04t^- - 



XLiv E LOG E D E • 

TouoQs^le dc boiyie^foi ) avpient aktaqu^ ' lei ri^ 

ces de leur terns avee des annes.qui feMbient 

^rougir la Vertu. • 

; Regnier, pcut-6ti5e en cela Ifeul , fidele Difti- 

ple.de ces dangereax Matures ^ devoit i cettt 

honteufe licence jane partie de fk reputation j & 

il fcmbloit alors que r<)bfcenit^ fat un fel ab- 

folument necei&if e a la Satire; comme on s'eflf 

imaging dcpuis, que ramour devoit fitre Ic fon^ 

dement /& pour aiofi dire, Tattle de touted tes 

Pieces de TWatre*^ . . - " -; 

.. Monfieur Dcisprdarafut m^pritof dttff^trr 

rais exemplcs dans les mimes Ouvra^s t[i?tl 

admfroit d'ailleurs. II ofa le premier rait^ voir^ 

anx hommes tne Satire ftlge & nioa^fiei' II 

ne Toma que de ces graces aufteres, qtrl ibnt 

ccUcs de la; Vertu mfime; travailliint f&>8:CelP 

(e i rendre fa tie encore plus pu'r^que fts 

iEctite, il fit:Yoir que rantolir *du VM\if4(yh^ 

d»it par la Aaifon, ne fait i pas; moitis liH(!>s[^ 

inc de bien que Texceltcnt Poetc* - ' ' ^ ' 

. Incapable de d^guifement danis les abcstt^y 

comme d'affeftation dans fes Ouvrages*;, il s*cft 

tofljours montrd'tel qufil Aoit ; airha'nt mietix^ 

difoit-il,, lailTer voir de v'^ritables cUfautsi '^que 

de les couvrir par.de iaufles vertus.i; ' r" ' 2 

t..TojUt.ce.qui choquoit la/^aifonoiilaiVcf- 

rit^,. cxcitoit en lui on.fcbag^n^f dank H rf^-^ 

toit pas nnttre , & auqucl pcut-£t?e foidbies- 

nou^ redevables de £es .plus tngeqieofes • com* 

{oiitions. Mais en attaqiiant ieis d^fauts des^ 
!crivains ^ il a tofljours dpargndiletiri »'!>««* 
forinps. . * . . ' ' ■ ' ^ '"> : ' y- :- ''«> t - '-^^'^ '^^i 

Il croioit qu'il eft permis a tout homme , 
qui fait parler ou dc;cir«ti .^..^eitfurw^vf^ 

que* 



. Mjt...n.ES.P RE' A U':tv XLt\, 

quement ufl mauvaisriivre, que fbri^ Autettf 
i\\fA% cfauudexefldte, public 51' Iftah il tieti- 
gardoli . qu'avcci horieur tcs -dangertifx ^nhfe** 
mis du Genre humain , qui fans itfpieft rf 
PQ^/l'wiitid,; ni-podr l'a:{Vifritc m^tHe ,'^dd- 
chkeut iodifferemnient tout ce qui-S'^nre'i 
riinaginjitioti de ces fortes de gens , & qui 
dtt food des tdciebres,' qui lbs:derobent ^^^la 
ri^i^eurd^s Loi^, fe foitt,uajeu^udid<t>ii^ 
blierles fames les plus cachdes, & de nc^kiSt 
le$ a&ions les plus innocentes. 

Ces fentimens de probitd & d'humanitd n*d- 
toient pas dans Monlieur Desprdaux des ver- 
tas purement civiles. lis avoient leur princi- 
pe dans un amour fincere pour la Religion , 

' -^ '- J -- tQut^.fts^sjaiop^^ fiLdans 

m^'s i^'pfcnoit encore 

y.c6mp9^0^tf^vi i tous 

tes :6<?^^ns' 'bu ils fe 

t^^^^ifoft ^^1^^ & a Ion 

(^» Vive^^t contre 
^dSiitj pa iJa/Religion 

^^aJKUCyjDilviiiee* 

'firi^ inis , des maximes , 
qQi'&roient horreur dans le langage ordinai- 
re, fc produifent impundment des qu'elles 
foot inifes en Vers ! Elks montent fur le 
Theatre i la faveur de la Mufique, & y par- 
> lent plus haut que nos Loix. C'efl pen d'y 
(Uler ces Exemples qui inftruifent a pdcher^ 
& ^i ont 6t6 deteftez par les PaVens m6nc. 
On en fait aujourd'hui des confeils , & m4- 
mc des prdceptes ; & loin de fonger a ren- 
drc utiles les divertillemens publics , on af- 




n.Ti ELOGB BE Mk. DESPRSAUX. 

'^e de les rendn cHminitft. Vvfli Asqim 
il €tqk comintKlIement oecop^ , ^ ft iatit- i 
edt voulu poQToir faire I'tniqac ol^ d»R>& 
les fes Sfltira. 

HeUKux d'aroir pd d'line mima wniti fm- 
frimer on opprobre kernel i des OttvA^ f 
contiwn» Mu bonnes mtiars: ft doonet i 
U Vena, en U perfontie dc noBc'Attgufh 




TABU 



r A B L E 

D E S P I E C E S 

4 

Cbntenoes dans ct Premier TVmic.; 

DFSCOURS AU Roi. ?)•$• 1 

Satire I. Smt Is rftraiu (sf Its ftam^ 
Us JPuH pQete\ qui ne pouvani plus vtvre J 
Paris va ebenbtr ailleurs mue deftiu/e ph$s 
htmreufe. I3 

{ ATI RE U. I'^.i'^VUAx&t^fMttadiiicttt^ 
ii ie hrouvtr ta Rime ^ dt la faure acc^rdir 
av€€ £r RmTom. 34 

> A 1 1 H E ttl. Defiription dfunfiJiiH^rtdi€k!e.A± 
Jatire IV. i M* rAbW Le V^ycr; ok Pm 
froifvc fU€: Uus Us homnies fof^ foUs , ' qudi 
que ehdcun erwe tire fare toutfeul, 73 

5 At" I R E V. rMt. le Marquis de tfeingeau , 
$k PoH fait voir que la veritakU ttbifejie cm^ 
' Jtf^edansikvirtk. i^ 

SaxiRC VL D.efmption^s Enmhrds iiaPa^ 
rts* ' 99 

Jatire yil, Su/Hs tniohvekiiiis quVf^ ^ de 
tti^ferjksSait^ . iw 

fetiRE Vni. i Mr.lMdreT. t)d tOomphk.tlX} 
$At I R t IX. Atbsk Esprit , pomi r/p&ndte ^ 
fis adverfaites ^ piSUtfdiri ert mtnie imspH 

0^1(1 R£ A. Coatre lesFtirimes. I76 

" ' Sati- 




TABLE DES PIECES. : 

£S A TIRE XI. i Mr. de Valincour : Dm 

T'- i^ dufaux Honneur. ♦' 

DiSCOURS<^ PAuieuir pour fsrvtr d*Apoh^{ 
a Uf Sat ire XI L - 24 

Sat iK£ XII. Sur fEquivique. ^ 25^ 

E PIT RE I. Au Roi : Oh fon fait voir qu'um 
\Roi p^eft ni m^ins grOHd ni'moiris glorieux 
dans la Paix que dans la Guerre, 281 

Epitjre II. a Mr* I'Abbd de$ Roches , con-^ 

tire Far deurde plat def/ 300 

EpItre III. a Mr. Aroauld, fur la mauvui- 

* fe Honte. ' ' '' 305* 

"EpItre IV. An Ko\) fur' ie pa/ag/du Riin. 

: ' 314 

;Epitre V. i Mr. de Guilletagues , fur la 

' ConHoiJfance defoi'meme. Slf 

;E pi T R e VI. i Mr. de Lamoignoii , K\o& 

\ General, Jut les douceurs dont il jouti U 10, 

'* Campagn/ ^ les Chagrins qui Pattendetft a Ai 

Vslle. ' " \jm- 

EHtRE VII. y Mr. Racine V/«^ Putmf 

m*onpeut retirerde la jaloufie de fes enise^is^ 

f en farticulier des homes ^ dfs maujjaifKS 

Critiques. . . 361 

EpIt RE VIII. Au Roi, pour le.tetnerciet de 

^ fes^bteufatts. r ,., .37P > 

: 'E^ttRElX.'iMf.leMarqtr^deSdgrlefo^, ■ 

^ fur P Amour de la f^erit^. , ]i ^ . .. 'I! 3^4 

Preface fur ies trois %}itrei fusva^m. off] * 

'EpiTRE X. i fes Y^:'^Pour t/ph^^ Ijif, ' 

Cenfeurs. " / v '. i^A^i^'^' 

EPiTRE XI. J Ibn Jardihler , >r futilitf dk : 

Travail pour etre heureux ; 4^4 

^EpItre XII. a Mr. I'Abbd ReiiHid^^;y* 



rAmourdeDieU: . . >;' \ /; , , 4 



s 




ISCOURS 

A U R O I. 

^Eqnz 8c vaiDant Hnos, dost la 

haute fagcfle 
1 N'cft point le fruit tudif d'une len- 

te Tleilleirc, 
i||£t <jm toll, fans M^ftie,i rcKia- 

pk des Dieux, 



at B M ARfL,Ue s. 

fK cctte tUtt foit f\»cie iTaac lootci lei auttci , 
I A'a.pounuR fu tti Itilt U picmicie. L'Aureut 

c cmq Satiies. La mime *iiiu!e cc DiKouri fat iule- 
■n BLecueil de Poeliei , avanc que I'Autcui cdt otic 
: le conifu. II k it impdniM loi-aiimCi I'^uuie 
■; fttS^ afcclMleptnemiiiet Sotinf. 
HISS a milk Utile deilietmei,uaeEpIticenT«tt 
r \ Heuii IV. ftnu Ic mime titrc de DiKtatri m Hfi. 
I. Etamiftmt, full Ulni.lrr, Jhc] Apcti ta moiC 
bnalMutiui, atiiveeta iSti. le&oi,ig^ reule- 
t vinet-dctix am Sc dcmi , ae voulut plus avoii de 
[Miiufire,&conuiiciifa i gDuvcuici g»i lui-mJnx^ 
U A . 1H¥ 



r '^- DISCaUftS AUH'Ol. 

. €oHtienstoutparToi*in6BiCi8cvois toot par tcsyc 

^ GrjLkd Roi, fi jusqu'idypar oatndt de pruto 
J*ai demeui^ |)our T«» damim iitmiMe fikiKC^ 
' Ce n'eft pas que mem oaen: ^i«ment fuspenda 
Balance pour t*o£ir un ttkccss qm f eft dSu 
Mais je £ii peu louer , & ma Mufe tremblante 

so Fuit d'un fi grand £irdeau h charge trop peCinte, 
£t dans ce baut ^clat oil Tu te viens offtir, 
Touchant a te&lauriers, aaindroit de ks fl£trir. 

Ai 
REJdAR§I^UES. 

iMXtATiOMS. Ye» 4. Smtknt toiifpAr T^i^-meme^ I 
Boiace, X. U. £p. L x. 

Citm totfafiineas & tsntA negotUftlm, 

On peat obfeittf IctTfic dans la^l^paic ^s endn>ks 
stotre Auteui a imitez des Anci^ns^f^tiril enchant futlN 
ginal, foit en leftifiant la penfie, toit en la pla^ant pi 
jwo^ <|ifelk if^Dititant6t 01 Ini donnant plus de f 
pat des expxeffions plus vivesSc plus ^]Mfgi<|ues,tant6 
y ajodtant des images fi^ureiiesquirembelliffent. II di 
ey^elqudfois, en pailant de ces foztes d'imitations : Oi 
?dppelle fas imiteri e*efijo&ter confrtfon OripnaL 

V E R s 6. 7*4/ lUraiemi four T»i dsm mlmmbU /iletice,] 
veis fait connoltie (jue 1* Anteux av^aiit cbmpofi^ d'autzes 
jMcicg^ ataht ecAtu^ci. 

V E a s xo. Tuit tm^grsnd fsfdum U dm^gt tr&f fifk 
Quelques Gibi^oes ont condamo^ ce veis» pii6tetafmc 
Ton ne pent pas dke, A« «6tf^ £nn furdtmt, d^ttftdtnt 
i4lit fon bien , lefoidi ^UHfiLrdtm i ce fdrMeM ^tPm ^ 

tftp grMntL Ces exptetfiens n*6nt rien d'i»%iifi€r $ & J 
heibe en a enq^iey^ mie teate ibnlylable a ctik dt ii 
iftiftent* 

I/Uis fi U pefantettr d*Hne chdrgt fi ^rande 



:Soimet sill Enncidle de Comi 



Ci 



t)I SCOURS AtJR 01. J 

Sy &BS mVcQ^il'iine taine manie, 
iure mon tol i nion fioible ^ia 
gc en motl rofpdft, que oes hir^si Moitds 
'un indigBe enizais inofiinent tes autds; 
ans (rdumi^41]oiiQeor,xyii lectin k$ ameiiie; 
diaMr tonfftomftnsiQrce & ftns haleitie; 
[vattt0«sJGr|oni, foneiiBpcMtQiievd^ 
rayer. 4U i6dl:i}e teftfrapies ca^Ioiu. 
JA€Qflik.pftt^oiteiflriiaiimiiixeE^c)fiie; ' 

▲MoiiiirEiii. Vei*sirt. £r 2Un/ <^r haia edai ZCf]' Ce 

*$mSr§tip en la tonchaHti de jUtrir tes ianri&s* , 

lans let Editions fiiiyantes,il conigea encore lepxe* 
c ccf dei»> vcfs^^ covof^eil e^ ici.: ;: 

miii^'4umM^^ri.Hviensoffrir, He. 

Lfto. Vers It. ^^in/i^ fans mUveugler.'} J}fa»,hUiftef» 

d4^am%Uiy^9k % %4infi^ Mr mjiter, 
/iJljairoir ffsiiwi^e^ i€4t* im«i&iidpgucjeii ten Jotf 

iMos l9iuaisct;ifoi&oi^ & 4e otUes dc 

li ii .' '■I-'-'' •'■■'. ■ . . : ■■.•■'' 



/ 



# DISCOURS'AXJ RO'L 

JDe fes ra;es vertus Tc fait iin long prologue^ 
^t m£le, en fe vaDtantioi-m^me k tout propos^ 
Les loisanges d'on Fati celles d-qn^ Heros. 
:^5 L' Autre en vain fe laflant k polir una rime^ 
Et-reprenant vingt fois le rabot & la Hme, 
Grand Jk nQuvd effort 4*an esprit £ms pareil ! 
Pa|2Stkfind*un Sennet Tc compare auSokil/ . 
Sur le haut Helicon leur veine m6pri![6t ; ^ 

30 Fut toi^ours des neuf Soeors la fable .& la rifi^. - il 
Calliope jamais ne daigna leur parler, 
Et P^afe pour eux refufe. de voler. 
C^pendant I les toir enfiez de taxit d'audacc^ 
Tefromettre en leur tiom les faveurs du PamafTe, 
^S On diroit , qu'ik ont feuls Tortille d'Apollon , ^ 

Qu'ils dispofcAt de tout dans le lact6 Vallon. 
Ccfti leurs dodes mains, fi I'on veut les en aoircj, 
<^ue Fhd>us a commis tout le foin de ta gloire; 
Et ton nom, du Midi jusqn'i TOurfe vant<« 

^ Nc devta cpti kurs Vers fon immortaiic^ 

Mais 

R'lS M A Rfi^UB S. 

TkM 1$. VsAmrttHvainCi Ufam,^ C'eft Cn A f s l A in, 
4|tti.avoit ^t un Sonnet , a la fin duquel il comjpaioii^le 
Roi.au Soleil. 

Vers 54. ParmiUs Pelltturs.^ P i in a k D u P E i* kti ir,' 
Fadfien, ^toit un mifeiable Bitneox , dont 4a •pemci|>tle 



tmatjis iontM de gens. Des au'il ^veit ^^op in^imdit ii» 



occupation ^toit de oomDoler des Sennets k la louange de 

" ^ I. Des 

Xavxe, il ne manqaoit pas (pallet pocteiua SoniMit 1 TAo^ 

leur, pour avoir im exemplaire de Pouvrage. II ^^gn^ 

fa Tie \ aller Cji yUIc ^CAfeignex la Langue f nm^Qlle aua 

jEttOfigexs^ / Ibid, 



D I S C O U R ST A IT R &!. f 

^dt fans ce nom , dontU viTC lamiere 
un^luftre ddatapt kkva te^)cgroifiere» 
)ient leurs £crit$ , honte ^e rUniy^rs ,, 
dans la ppuffi^ i la meed des vciSk 
bre de ton nom ilstiou vent leur afile;/ 
e on voit dans les champs un arbriireaU'dd>i]« 
ins rheureux appui qpi le tient attach^ , 
rok triftement fur la tefre couch6. 
'cft'pas que ma plomc, ihjuffc & t^^rairc ^ 
bKmer en eux Ic deffeiri de Tc plaire : 
[litantdAuteurs, jeveuxbien ravouer, 
a en connoit qui Tc peuvent louer. 
: fai qu'entre ceux qui t'adrefTent laus veiBesv 
es Pelletiers on compte des Comeilles: 
ne puisfouSnr, qu*an Esprit de travers, 
or rimer des^mots penfe iairt des^em,. 
acTO'Telouant unegtoe Inutile. ' 
lanter un Augufte , il faut ^trc un Virgflc; 
uouve lesfoins du Monarquegocrriery 

REMARK UE S. 

•— — * Ontiomfte its Ctnetllts.'] Pis&r-b Cor*' 
B, on de nos plus giands Poetcs, eft mis en op^o- 
vec Pelletier, ' Quoique Ic grand Coineille doivc' 
iemenc (a zeputation auz excel lentcs Tragedies 
Faites, il eft eonnu aufli par de tres- beaux Poemes 
:oinpof<^8 \ la louange du Roi: c'eft i quoi on fait 

en cet endroit. 

;9.'Etj*dpProitnf UsfoituduMendr^uegutrrier.l Ale'jt- 
: Grand n^avoit permis qu'^ Apxlle de le pein* 
ifs IPF-E dcfiuxe (boriniage en bronze ^^ ^ Pr n^ 

A 3 ««• 



6 m S CO U R S A U R O t 

60^ Qui nepouYoit fouflSir qu'ua Artifim groifier 
Entreprit de tracer, ^Ifuiiemam criminefie, 
Un portndtt^ferv^ poor k pinceau d'Apdle. 

Moi doflc^qni C(»mots peu Phd>us & fes doucears» 
Qui fuis nouyeatr fevr6 fur le moot des neuf Soeurs : . 

^ J Attendant que pour Toi I'lge ait milri ma Mufe , 
Sur de moindre^ fujets jeTexerce dcramufe: 
£t tandis que ton bras 9 des pyeqples redout^ , 
Va, la fbudre a la main, rftablir T^quitd, . 
£t retieht les M^ans par la.peur des lupplices: 

70 Moi / la plume i la main, je gourmande les vioes; . 
JEt gardant pour moi^m£mc une jufte rigueur , 

Je confie au papier le$ fecx^s de men coeiir, 

Ajnfi,. 

It ff MAR §LVE S. 

GovELE 4c la gca?er (iit des picrres pftfct«tifi;$: il^fott 

defcndu ^ tout aurie de faiie le poccxait ourefiutied'Alex*^ 
andre. Pli:t. ndt, Hiji. Vtl, it, L^Empcrcur Auguftefit avct- 
til les Magi^ats de ne pat (bu%ic querfoa nom iht. avUia 
en le faifant feivir de matiere aux disputes pour les piiz de 
profc & de yfffc Suiu r. t%. 

Imitations. Vers 60. Hui ne fottvoit fittffrir ficcj Ho« 
race II. Ep. I. vf. 2 3 p. 

EdiSia vetm't, neijm'sfif pr/eter Kj^llemy 
Tingtrtt \ amt ^Uns Lyfff iuctrtt drs 
JFortis xAUpcandrl vulinm firmUnttA, 

Vers 67* Bt tandis que ton kras, ... Va^U faudre k U puin,} 
%t Bras eit emplojre iei poui la Pexfoone m^me: laiPaitic 

Soui le Tout. Ainii, c*eft mal-k-piopos que Ton a coa^ 
amii^ cette ezpxeifioii. Mat's ilfantitrt PeSte^ difoit I'Au- 
it^ui, (r fentir Us heautes de la Vo'ifitt *f9»rjufiifier crttefamef 

<im n^en iff (04 ntUp U la |ii(Ufioit f^ai ce bea^ vexy de JA^ 

far 



D'l SCOURS A U ROT. f 

Ainfi r d^ qu'une fois ma verve ic n^elUe , 
Comme QU vo& an pdniems b ^li^eiite aheiBe; . 
5 Qui da butin de$ fleurs va compofer ioia taid,- 
Dts fotdfes du ttms ]e compofe mon fiel. 
Je vais dc toutes parts o^ me guide ma ^eioe ; > 
Sans tenir en marchant une roote oeotaine , 
£t» fans gener ma f^mne en ce Kbre metier^ . 
Bb Je h hiflfc au hiaard conrir far Jc papier* 

Le mal eft» qu'ennmant» ma MoTe im pen k^re * 
Nomme tout par dxt inom ^ & ne fautoit lica take.* 
Ceft li ce qui fait- pear aux Esprits de ce terns , 
Qai tout Uaac$ aa dehors,, fo&t tout noirs aa dedan!;^ 
5. IbtremUei^^Hm C6nIcor>queCi vcive«ncoatagei 

RE MAR ^U E S. 

X^ciiie» dans la derniere Sc^ne de Mithndate: 

Ek ma^ dtrntepf regards •ni vu fnir Us T^^matnt, 

Mes tegAris •nt w , eft la m8me chofe que, /« kr*s qui va id^^ 
f^ndn i U msiu. 

Imitations. Vers 72- 7< c^nfieMtt/afier &c.] Horac^ . 
pt^laacdttfoeteXjiaJiitts: 

JlUf velMtJUfnmMmkf0dtMmr9lim* - » 

Credibdt Ubris, L. IL Sat. I. y£ri; 

CsAMecMEMT. Vers 75. ^m d$^ kmiaJtifiwrj vm ■ 
amf§fir fin mitl.} C'cft ainfl aaerAuceur a corrig^ daar^ 
l^wiuOii de itf74« ^ans lea piecedentes editions oa lifoic^- 

^\ %Kf 12; Bfeufbe /#!* /»4f >!» iif»^X l»»^Autcw fait aUttfio* • 
^1 ^tficpidxdtde la Satire 1« 

e Ji>| ' ' 7< utfmtieB mmmtrfi tt » V ^r A» n^m^ 



^ 






$ D-ISGOURS AUROR 

Ne vicnne cafes Ecrits ddmasquer leut vifage;. 
Et fouillant dans leurs moears en tome libert6| 
Kaille du fond du Puits tirer la V6it6 
Tons ces gens ^perdus , au feul nom de Satire> 

90 Font d'abord le proc^ ^ quiconque ofe rire. 
Ce font eux que Ton voit, d'^n discoms infenfd'y. 
Pablier daiis Paris que tout eft' renvedt^ , 
Au moindre bruit qui court, qu*un Auteur lesmentoe 
De joner des Bigots la trompeufe grimace. 

$5 Pour eux un tel ouvrage eft un monftre odieux ; 

Ceft ofienfer Ics Loix, c*eft s'atuquer aux Cieux. 

Mais bien que d'nn faux^eleilsmasquentleurfoibleft, 

Chacun Yoit qu'en effdt la V<^rit6 les blefli^ 

En vain d*un Hlche orgueil leur esprit rev6tu 

.loo Se couvre du manteau d'une.auftere vertu: 

Leur coeur qui fe connoit, & qui fuit la lumiere , 

5*11 fe moque de Dieu, craint Tartufife & Moliere. 

Mais pourquoi fur ce point &ns raifon m*6carter ^ 

Grand Roi,c*eftmond6faut,]enelauroisflattef» 

I^SJenc fad point au. Qd. placet un Ridicule, 

D'un 

R E M^A R§iUE Si 

Vkrs n. N*4iileduf§nddit Pmits tinr U Vlrite.'i D^mo- 
cxite dlfoit que la Veritid ^toit au fond d*UA. Pules, & quisr 
peifbnne ne Pen a?oit encore p& titer. 



Versus. i i ^im %Am€Hrlesmtruue^tx,c,'\ £nx<tf4. 

^ I ft . - ' ' ' . 

»ts porta le iLoi il d^fendre la repr^fentatjpn de cene 

Comedie: 8c cette ddfenfe fubfifta jusqu'en Tann^e i6tf9» 

Vers iiu Fjmifr sax fitdt e$rffifH &dHT^* &Mi^Tiht.l 

le 



M pj. I E R s compofa ion Tarttifi i mais la Cabale dc$ fans 
i^Tots porta le Roi - - 



D rs^c otr R'S AU R or. , 

aijhin feirej5jMas,ou d'tm Ltchc un Hterculi 

anscefle en esdavei la fuitedes Grands^ 

es Dieox fins vertu prodigacr mon encena 

ne me ^erra point d'ane veine fbrctot- 

ne pour Te lougr , d^guifer ma penile r . 

uelque gpand que foit ton pouvbir fouverainv- 

OB coeur en ces vcrsrne parloit par ma main^ 

ft espoir de biens, ni faifonv-ni maximev- 

put en ta> fkvear n^arracheE im^ rimeJ 

ais k)rsqu0 je Te voi, tfimc ff tioblcar^SBurr' i 

pliquer fans rd^che aux foins de tft gnmdcur»' 

honte a ces Rois que le trayail itonne , 

i font aeaU^s du faiz de leur Couronne.*^ 

ydfiiroi M fageflc> ea res4uik5 pro|^,- 

5 heureofe abondance enticbir ces Sujettf. : 

r aux pieds I'orgucil & da Tagcu& da Tibrer 

laire de la mer une campagne libres 

1 braves Gucrricrs fecondant ton grand cceur;* i 

re i.rAigJe ^perdu fa premiere vigueur ; . , 

anccfoustes-Loix mattrifcr IrFortunc; 

• It 

[ fe fit faire fatisfaaion des deux iafulccfl hittSs I Cct 
Padetixs: k Londres, parrAmbafladcur d'Espagnc, 
u ic i Rome, pax des Coifes de la Gaide da Papti^ 

S iit^N0mfairg de U mer une cMmpagne lihe,} La mcc 
$H de YitaiM pai U vi^lrerempQnidecii t6£u Ac 
ifiures de Thimis & d'Algcr, aux C6tcs d'AFriquc. 
I m^ymirt M e^fiU ifndH 8cc] Eai6«^l«Tioa- 

A-i fim^ 

' CN ^f y. 

i^vffv^ f ^/* g^ fit I 






ti^ DTSCOURS AUROL 
Et DOS vtaSexax dpmtsuit I'ua 8c Fautre Neptune, . 
Nous aller diercher Fort Bialgr^ fonde &]e venty^ 
Aux lieux ab, le Solcil le £6rme ea ft levanu 
Alorsy fanseonfiikerfiPbAfU^renavoye» 

%|P Ma Mufe toute e& feu me pr^vient & Te loue* 
Mtts Uen-tdc la Raifon amyaat ao fecours, 
Yieot d*aa fi beatr projet iDtetromprete cours, 
Et me iak coiKrvoir^qudqiie ardeur qui m'eapoKttv. 
Que }e n*ai «i te too, m k votx aflexforte. 

;t35 Auffi-tdt fc m'cffitye^ & moa espxit ttouUd r 
Laift U te farde«i dont il eft accaW; . 
Et fans pa&t pins teiii« fijuffiu^ mon ouvrafe^v. 
Comme u& Pitete en mer^. .qu'^pcmtante rortgoi:^ 
Des que.k boidpatoSt, fans ibngoroik jcfuifift^, 

^4(p Je meftttfei la na^» j8c j'diordc oik je puia... 

RE M j£Jl§iirE $^, 

vet que le Koi envoya an (eoonts de PEmpereiir, d^fixent^ 
tes Tvau iiir let botds 4tt Kaab. 

Vers i^t. t^Mv /iVimc •« /# S^iiil te forme mfi levant,^ Ea 
Fannde i6(fp* 1« Koi ^tablit la CompagniedtslndesOmfl* 
tales, ^ Ja^iMlle Sa Majefi^ accocda de giands ^civUiigesy 
^rnit des ibmaies conCdeiables, 2c pi^ta des vaiiTeaiuc 
|r|>ui le premier embarquement. 

Ok ie Soleil leftrme &&} Baas l*^itk>i|de 1674^ on avoir 
mis : Oh le Seletl fe formt tnfiUvMt. Cette faute d'linpreP-- 
§«^n eft reWBa|niiblt. 

Imitations, yta riti\C»mme itn fihti m mtr^ ^c] 
!^S B«esibe adit dans itne Lerett 4 Hctcule ^roteu: J^«f«> 
iirt» III his eenclndendis Elegisy feci idem qued Nautit felmt^ fid 
vmfifiAte fdHiy htn mm forttm tdfimu fiMW fefm»t fid sd 

SATtKEk 



SATIRES. 



Aft 



i 



D 



SATIRE I. 

Amok ce grand Autenr, dont la Mufe fertile 

Amufit fiiong-tems Scla Cour.& la Ville: 

Mais 
R^E MA R §L^^ ^•^ 

PEttc Sadie a ^tecommenc^eversrann^e 1660, , &<c^eft 
le premiex ouvrage coaiid^rable que notre Auteuf ait 
cofflDofe. II 7 d^cntlajKtiake ficJea^^aintes d'un Poilte, 
ad de pouvant plus yiyre k Paiis» va chezchei ailleuxs unc 
mBn^e plus heuceare. 

C'eft unc imitation de la txoifiime Satixe de J u ▼ i h a t», 
dans laquelle eft audi d^crite la xetiaite d'un Philofophe 
oui abandomie:le ftjoux de Rome, ^caufedesvices 1^ 
natz qui y legnoient. Juvenal y ddcrit encore les embar- 
xas de la m^e ville s. ec> ^ ion ezemple, Mr. DespZ(fatiz» 
dans cette pxemieie Satixe>avoit fait la defcxtption desem- 
banasde Pacisi-mais il s*apeifut que cette delcriptioa ^o 
toit coiiunehoss4'cet|vze, ficiqu'eue^foitun double (11- 
iet. C'eft ce ^oiFoblig^^ I'en detacher » £cJl ea fit one 
Satire paiticuliere^ qui>dl laiiziimc. 

II ne faifoit.pfs stand cas.de cette Pl^cc- A- peine avoit- 
II p4 (e xelbudce \ Ta lire k quelqi^ea amis patticuliers i lors 
qiran jour i* Abbe Puretieae^ qui aToit ^tifrefudepuis pea 
i rAcad^mie Franfoiie>rendit one vifite au Frere ^ deMc 
I>espr6iiia« ^qoi .^oit ion Avii > & fon Confrere. Comme 
Mr. Boilean VAcad^miden ^tolt forti, Furetiere.s'auftta 
aTCc Jiir. Despr^auz , 8c lAt cette Satire. II en fiit fort coo- 
tents & qnoi qu'elle f^ ailez ^loigp^e de la #er£edion ^ 
laaodle I'Auteur Ta port^e.d^uis,il convint de bonne fbi 
QireUe valoit beaucoup mieu&que.toutes celks qu*il avoit 
laites lui-m^me t. iT encouragea. ce jeune Poete \ conti- 
mer s & loi demanda mSme unecopie de la nouTclle Sati- 
ic» qi^ devint bientot publique par lessautres copies qu'oa 
en au Cette Satire ^toit alors dans un ^uit bien different 
^-cclui.auquel I'Auteur la mit avant que de lafaireimpri* 
axr: car^ dt aia., vers qu'elle contenoit» il i^en a conc 
ikxvi qu*eiiviroaioixante» Tout le rcfte a ^t^ ou fuppiinitf 
fiB chanE^k 

yeas* I.' DsmtHt €tffd»i^Amtm% ,flcc.] Dgmn; Faamt 

(OXt. 

^ G.IILIS B.QILEAV, 

A.7 






14 S A T I R W h ' 

Mais qui iti'^tit f 6ta qae 4e fioij^e bdreailr je ^ 

Pafle r^t6 fans linge^j 8c lliiver fans manteao: '^ 

5 Et de qui le corps fee, & la miae tSimie, 

lUka font pas micux reBd^ pour tant de renonuneei 

Las de perdr&cn rimam Sc b p^e^ fon bien, . 

Sfemprunter en tous lieux , 8c de ne gagner rien, . 

StmhalM/iansaignt, iiefachintpkis.qiieidre9 i 

Vicnt' 

RE M AJSi§i^trE &, 

f«is Cass AM SKI, Auteuc cel^ie de ce tem»4i;^ U • i 
^oit (JiTant en Grec ic en Lttin , Sc ftafyOt attez biea te'^ ^ 
vets Ftaa^OM^ mais (•« hamem beurnie & faiouche, afk , 
le xeodoic incapable de tome iecieci ,1m fie peodte tous les^ • ' 
avamages que la foftune p6t iut piefoiter: de Ibzte qoPS ' . 
v^cnt a\iiie maai^re tids-obs€m:e 8c ttj^-miferable. m B 
yy..ttioiifiK eel oM^iT aveit v^cu ; €*eil>lL-due , tx^-Aufanthfd* '. 
„ pe , & non leulement haiifiint les honunes , mais asaot ' 
„ mtme aflee de peine i ie leconciliei arecDiett, \ qui, 
„ 4iibk-il en moDfant , il h*af ok aucwie oblication *: 
Jjt ConkHkot qui I'tlfiftoir k la men , ronhuit rdtcita I 
rainoui 4e Diea, pat le foiifemi des graces t}tie lyien loi 
mf!ok faites: xAh/ ow>, dit Cafandte, <^tiii ton chajpn !t - 
Iraoiqae, j* M m degrMies tiltgatims ; il m*d fsit j§mer m 
Uu tm hit prfimmt^c i Et cofume fbn C o nfefl cot infiftoit \ 
lui me fcconnoitie les gtacea xHi Seig^vpn ' Tom fimn., 
j^-il, en ledooblant Pameitome de fes ieptoches,8cin«i»'' 
Itant le gtabat ft t leqael il ^toft concha : ^ Vom fitvoL etnmik 
, -H m?itfah vivrt 5 vytt. eomme H mefitit mottrir. 

CaSandre a tiaduit en Franj^pls les demieis Tohnaes de« 
t*Hfftoife <le Mr. de Thon, que Da Kjtt arott laHEs-i- - 
tfadnixe. II a fait anfB Its farMlHhs hiflori^ms ^ 6c fa Trm^ 
dttShn 4e U Itfm^ri^ itz^ijhtt, Cctte Tradu^ion dtfblt • 
eAim^ ^ Mi; Dei^n^aax , poax engager le Libtant \ fid* - 
It qodque gratification \ I'Xttteat, en parhi tr^s-avaott^ < 
geuianent a la fin de la Preface fux le Sublime de LoafltfV 
WIS l^dkiim de i^rs*' 

** lAttrt de Afr. Dt^reawf4 dtm tOtifitidlffi tmi tu 
ie^sAttttmrdi ftt Htf9U . 



S &' T I R^ B L If 

: Vient dc s*cnfiiir charge de i^ieid^ miiere; . 
Etbien loin des Sergens»,ie$ Ckfcs> & du Pdaii^ , 
Va chercher \m repos qu*il netrouva jamaii: . 
Sans attcndre qa*id U JufiiGe eimcmie 
L'enferme ei^ on cachot le rdle de & vie^ 
If Oa que d*an bonnet rert le falntaiFe affront 
Fletrifl&k8httners.quiM<x>tt^entte.£:ont* 



Mail 



..> 



HE MA R§iVE S^ 



Veils 4. fsfe Pete fims linge , & Phiverf(tm mMntedu.^ . Quoi-^ 
ipi€ Cafltndfc, (bos le non de ZXmMn, ibit k ]iiz6ft de 
cttte Satire, rAuteui n'a pas laiiTe de charger ce caradere. 
de plt^ems traiu qa*it a empmntex d'aacra Origioaux. 
Ainfi c'eft T k i s t a m l'H e r m 1 te qu'ilavoit en vae dans 
CB TCis, & n«n pas Cailandre; cat cekit-ci portoit im man-> 
tctBcn tout tems, & J'autie n'en avoit point du toot : 
temoin cette Efignmat^dtMt^ 0x ilAvTMOE». ^ai*v 
tie cks R.eqa8tesi 

Difim HtMtmm ttmim tU fm Esffifi 

H^ni^fo^^ fm Sirvttmr fiili. . 
Tr^ktuStf fitivi €$ mUHt% 
Jtfu> Trifimi ^t^on mit Mkttakutk < 

JE^ Idijkut i §l^imtitfin etfrit de P»?/e> . 

He fm Imi kUjfit nn Mmfutk -> 

*C«Aii4»iMSirT. Vets to. Viem de s^Hifmr^ Dana let 
pRmi^res Editions il f onroiti S^HtfienfiU^ ^ 

Vbm If* Om fue ePBh bonnet vert le fiUittMfe sjfrent.l Ce 
Tos expthne flgofi^meat \A:ce$en'debtemi c Vft ^ fcdiic i'a- 
tandonninciit que fait un dcbiteut* de tois fes biess \ fis 
|Bi^apdci»>' pour <f Titet la pnibn, ou pour en fbrtir. Le b^- 
■dfedc la Ccfltott avoit ixi inriodiiit dwa iamMnain» 



t6 8 A^ T r R E n 

Mais le ieur qoll partit, plus d^fait & pIusliRfiP' 

Que n'eft an P6nitent fur la fin d'un Car£me » 

La colere dans rame, &: le feu dans les year, 

to n diftila fa rage en ces trifles adieux : 

Puisqtt'en-ce lteu> jadis auz Mufes ii commodes 

Le Merite 8c I'Esprit ne font plus ^ la mode, 

Qu'un Poiite, dit-il, s'^ voit maudit dc Dieu^- 

Et qu'id la Vertu n'a plus ni feu ni lieu; 

25^ Allons du moins chercfaei qpelque aiUre ou quelque 
roche„, 

B'o^ jamais ni THuiilier) ni^^le Sergent n'aprocher- 

Et&ns laffer le Cjel par des voeuxJ mpuiflans t . 

Metton&rnous i Tabti des injures du tems^ . 

par nne Lt>i particuliere ^, pour tempei^i la rij^eur de tt 
Loi des douze Tables, qui lendoit les crdanciers maltics 
de la liberte , &: de la vie m^me de leius debiteuis. Lei 
Ceffions de biens deiunieiit ii fx^(|iientes» one roQ.jcidt de- 
voix.en ari^ter la trop grande facility par la crainte de h 
honte publiques & rem s*avifa en qneiques endiohf d*lta- 
Ke d'obfiger tout Ceffio^aite de biens de porter un bonnet 
ou chapeau orangd % Sc \ Kome, un bonnet vert : pour 
marquer, dit Pai^qnrer t > Qo^ celni qui faitCeffion de biens 
dft devenu pauvre piac (a folk. Cette peine ne s*eft intro- 
doite en France que depuis la fin du ieizi^me Siede, fui- 
vant les Arr^ rapottez par nos^ Jorisconfiiltes ; mais eUe ' 
eft conune abolie depyis quelque tein»,pKmi nous. 

Imitations. Vers ai. Bms<ju*en a lim » J4uUs mux Mif 
ffX 3, fmm»dt, ] C*e^ ici pattkuli^xemeot que commence 
Imitation de JuT^nal, Sat. IIL. az.. 



ijifdmU 0rfii»Sy intuit f b^mjlis 



Httllm in Vrh hem 9 nulU emtlumentM lubormni See 



'Ii 



if 



S A T IRE t if 

Tandis qae libre enc^r, malgr^ les deftinte, 

30 Mon co]^ n'dt peint cottrb6 fous lefaix des aimte; 

Qu'on nc voit point mes pas fous^'^e diancder» 

Et qu'il refte.^ la Parque encor dequoi ffles. 

Ceft-Ja dafis mon malhcur le feol confeil ^taiytoi 

Qae George vivc id, putsque George y fiut viviVr 

35 Qu^un million comptant , par fes fowbes aqujg> 

De QerCy jadis Laquais, a M Comte & Marquit. 

Que Jaquin vivcici, dont Tadrefle fuoefte 

A i^QS caaf6 de maax que la guerre & la pefte, 

Qui de fes revenus 6:rits par alphabet > 

^ Keut fbumir aif(f ment un Od^pin complet. 

Qa*il E^ne dans ces lieux; 11 a drdt de s'y plairer 

Ma» 

ICE M A RgiVE S. 

luiTATioMs. Veissf. T4iM6VfM/f^mc*rflc€.] Inv^r 
ad in m€ine eadroir: 

I)imm»9d€^tits^ tifhif prims &rt04fiiuffmy 
adrnfifert/tLtck^ pi»d t§r^mM9^ & ftdikm wu 
Htf9 tmdfi umiU iuetrm^ fiiktmu huHh* 

ytMMt^. ^Gi»rgeviv4$a\ &c Vers S7« £M7tf^'« 
Ice] Sons ces nomsU PAuteor d^figne les PaxtiUuis ea 

'luiTATioMs. Ibid. ^M Gt0r;gf vive ici, ] Juvenal aa 
Btbieendzoit: 

1 1. I I I Vivmft *Artmius ilUty^ 

IxOtuUm: mdti$4at fmi niffiiim.i» cdmUdd vtrtmt, 

Vhi4o. ■ ■■ v»*.c*Ufm €9n^Ut.l Lc Di^oaaixe de 
GiisriM eft C8Ldeia.gros volnmcfft 



ft S A T I R E E 

Mais moj, vivie i Patis! Eh, qo'y Toudrds-i^ fiure?^ 
Je fi^iai ni tromper^ niftiodce, ni mendr^. 
EtquandjelepoacroiSy )ei>*y pi}iscoiifeiitir». 
45 }e ne £ii point en lache effiuer la outrages 

lyun Faquin orgueineox qui tcmis ticnt i fes gagct^ 
D^ mes Sonnets fiateurs iafler tout rUimveis , 

Et vendee jam idus cSEaen moa enceos Scoies vers. 

Pout^ 

» 

IM1T4TJ oM s, Vcr$ 42« Mm* mfip Wvr< i c^dtrii I 8CC^ 
J^vonal, U-m£mc, r. 41. 

Q»id 7(tmd facidm f mintiri mjcfi* 

Imitations. Vers 45. 7' nifrlpimm Ucbt dcc»] T^* 
fence 4ilii« P£tt«yiqi»c> 

P^fnm, ACt. n. Sc III. ▼. 14%. 

V£RS47. Z># mei Sonnets ftatiurs.y Alison ZUX Sonnets - 
qpe Felletiei failbit 1 la louange de toutes fortes de geas» 
Vtjix, U *^etnarfii4 fur ii vtts t^dtt Di scours 4m 7^t\ 

Vers 50. Jifuh tstfiique <b*/«r, &C.] Caraftere du Sieut' 
Cairaxidie,qui (^toit faro|^che Sc gioiGez {usqu*ik laiufticice. 

Vers 51. Js ne ptst's riim uommtry fi ce n^ejl par fiu-n^m,} 
L'Anteui fait allufion k la belle icponfe que Philippe Roi 
de Mtc^ine fit a Laftheoe Olfntbieo , qui s'etoit retire 
iia Coiu de ee Prince apres lui avoir veadu jar trahifoa 
la yille d*01ynthe fa patrie. Lafthene alia ie plaindre k 
Ybilippe ) de quelqmes Coyttiftns Macedooieos qui ra** 
voient apele Trainee 6c demanda Juftice de cecte injure. 
Ce Koi lui i^pondit froidement : Les Mdcedoniens font fi 
groJperSf ^u*tls n4 Jkvpu nommtr Us fhofts fue fmr Uur turn, 
Plut. dans les Apopht. des Kois Ac des Capitaines. 

Vers s-i. J^afpetie «m €hm om ehM% 4ec0 Ce vera a paiTe 
enproveibeparnxinQus, \. caufe de fa fimplicitd, oc da 
ibis natf ^i^il reftfenne. Les Greet avoieM aiilfi vn pro- 
v«Kbc> dont le fens xefOftd I c^ui-ci: Td rwut r4uut> T^- 



S. A T I R E L I^ 

Poor nn fi bas emploi ma Mufe efi trop adssc 
Jefuisniftiqae6cfier, & fai TaBe groffiof • 
Je ne puis ri^ DOtumer » fi cc n'^ ffr f<m aoob 
J!appel]e un chat lifk ^t, Sc Rolet unfiipoa.. 

De fervir on Asb^» K <^*^ ^ P^ fadrcfle; 
J^re ce grand art qui gagne une maitrefl*e» , 
fl Et jcfoissi Paris y^trifte, {Miufre Scredus, 

R E M A R §i,U B S, 

rWfvr tf-JM^^my Xt>»F. 7/ n^e/Ztf lesfyfUA^j fisim^^ df- «» iuttV4ii .- 
r/ taftlU mm MtAu, Erasme, dans fes Adages , Chil. 2. Cent. 
l> iL $• Kabelais a e4 cc pi ovetbe en ?&e qoaad il a dit : . 
H9m fintmtt /ampUs gins^ fmsqm*U plait d Ditu, & npftUms 
kff^s/fgmi ^C. L. IV, s^ 

Hud. I I ■■, Et 7«/«r M» frifn.l G.^ A:a L k s K o l k t« ^ 

Tiocureoiaa Parkment^ ^t^itfort^d^cii^^ 8c on Tap^ 

Mt cotmntm^meitt^ PtltityPtfifftf dtumUe. Mt. le Piemies 

Yz^dent de Lamol^tton exxi£loj(Qi£ U Aom de T(^% ^ous 

fi^ufier ua Fxipon uifigne: dfi un 7(«/«f, difoit-il oidi- 

naixemcnc On pent toix le ^m&kwt de oe Pzocilscuc , ibttt 

le aomde V9UiA$»^ daxi$ le Hoxoan Bourseois de f Ufetitf'% 

le pages 24. & 27. Ed. d'Amft. 171^1, u. avok ^td eoa^ 

niiicu dU?ek£ik n^ii»e uae^^objyigacion de cinq ceos il- 

Txea, dont il avoir d<^ja z^fu k payement $ U foe MAdam^ 

A^ pai An6t , an hanniflcmem poor neof ans , .en 4000*^ 

livies de x^pacation civile^ ipn <uveirc3 ameodes> & anx 

d^pcas« Xa minute &.U gzofle de.cette obligation fujceaa^ 

d^dai^esnulles, & ilfut ordonn^ .qu^ellcs teioteiit lac^ 

le^ pac le C^te&er en la pieTence de Kolec. Get hnkt eft 

da 12. Ao6t 168 1. Rolet fiit enfiiite 4^<:hatg^ de It peine 

da baoniflement^gc ebcint mie place de Gaide au Chateau. 

4c VinipeoQCS» ouil mouxut. Dans la feconde Editioa dea 

Si|tircs, rAuteur mit cette note ^ c6t^ du nom de Rolet ^ 

Hrttltir dm Pais BUififi i afin de d^pailet les LdBbems : maia . 

pat malhciir il fe tiou?a en ce pa'is-U un Hoteliez de m^-^ 

nieaoia* qui lui en fit faire de gtandes plaintea. Dana 

oae pfemiete Edition qui fut faite en i^5» ^ lUoiien, £uul . 

laftitidpation de I'Auteuti 00 a?^t ini« oa aotze aom 

qpe:€c|«i deiU>let, . ^ 






lo S A T I R" E t 

Ainfi qu'im corps ftns ame » oa deyenu perdus; 

MaiSy.pourqupi, dira-t-oa, ccttc Vcitii {kuvage^- 

Qui Qourt a llidpitaly & n'eft.pkis e& u&ge? 

La Richefle permet 4me jufte ficrt6. 

<o Maisil£iQtitre.foapleav«cla^aiivret& 

C'db 

Ijaitations. Vers 56. xAinfi^i^tin c^rfs Jims mm 9 ^n 
difvetm fereiuj,} Juvdnal, dans la m£me Same tioifi^me>- 

T. 46. 



Tamqwtm ; 



MdnaUf & ixfiiȣld ctrpm tun miU tUxtntt' 

^ iMiTATioHs. Vers d| • Et. ^titM S^n^ ImrUspn h^cy. 
Jl^v^nal Sat*. VIU ▼. ^7. 

SCFortHmvlett fiis it T(htt§rt CtnpHf 
Si vU$ bde esdem » fits de C$mf$tl* T^or, 

IMne le Jetme t dit k pen pris la mSme choft': £«;«/ ttVy 
Fwhmdi itid9s fd€U t fiM* enim tx Prtfifforiius Stnattrts^ et 
Smmtfibns PnJtJIkrtf: 

' Ibid. —— i» En c« fiicU ii fer,'] M. It Due de Momatf- 
»crcondamnoit hautement les Satires' de none Auteur, & 
iuc tout ees deux yert , qn'il difoit £tie ezti^mement injtt- 
xteux \ la perfbnne da Koi ^ canfe de ce$ mots: En a fit' 
tit dt ftp. Mais cette accufatlon ncxendit ppinrleTPoete 
coapable auz veuz de Sa Majeft^. 

Vers 64. D'^im Peddnt fait fdtrt mt Dm & Pdir.l 

Xn 165$. I'Abb^ DE LA RiTiE^iE, Louis Barbie R, 
fut^^it Ev^que de Laneies, Due & Pair de France. U 
avoir ^c^ Regent au College du Pleffis, & cnfuite Aum6' 
niecde M. Habert, Eveque de Cahors, Premier Aum6nici: 
deiOafton^^uc d*Orleans, qui le mit aupr^ de ce Prince. 
L?Abb^' de la Riviere entra fi liabilement djtns toutes* les^ 
inclinations de Ton Maitre, qu'il devint lui*m£meie mat" 
tce^bfolu dc fon coenr & de fon esprit $ mais 11 ne fe fer" 
¥it .de la confiancodu Prince, que pour le trahir, en de*- 
cottviant tous fes f((cxets au CaicUnal Mazarin. Pout re^^ 



*f 



ft 



S A T I R fi X 11 

cftpar-li qu'tm^utcur, qucprcflerindigcnce^ 

rat des Aftres maUns corriger rinflaence. 

It que le Son burlesque , en ce fidde de fer , 

yxok Pliant 9 quand il veutyfait faire un Due 8cFair« 

AM dc fc^crtu , la Fortune fc jouc. 

Xd 

RE AiA R SL^E 5. 

compcnie il obtint fuccdfivement plufieuis Abbaies > 8c 
cnfin r£vcch^ de L2nzK9. 11 mouxut i Paris , en 1670. U 
aYoit ^t^ nomm^ au caidinalar. 

Vers 6$. ^inji de la Vertm.] Avant ce vers il y en avoit 
▼ingt-qoatie antics, que TAuteur xetxancfaa dans P^ditioA 
M 1(74* AC Ics txoavant pas di^cs da xefte. Les Toici : 

Jifiu bin fm fittvem , im cmm iJUbe & firviU 
%A tr^^i (hez.4is Grinds tmtKUvnge utilrt 
Et ft^un T^he fmrrtit , Mm U JkHt tin terns ^ 
D*fm fidteter. aftme fSjfef In fiim srdettts, 

Ufimt defeeferfdits devensr le Cilice i 
^fubmit defd weiy. fbenem^ & le etrn^ 
JLeiemir en (tM dt vem crmndn tvifiatrs : 
J>e frenMer fi»*i tm»e hemrf^ mt remers Ugltifm 
Htvensferce a leferdre^ en decouvrtuu fen trimt, 
Csr tfen iUtendet, rien , fifon e^rit Htcref 
. NeveMS dcenfie^tftmhennetejetret, 

PemrdeJUnHasprejetijenfefinsJriiptimidif , 
Vi'neefte me fdit pemr-, ^ je bait fhemctde: 
VddiUtere & le vol dlUrment mes esprits, 
jfe ue venx feint i'.iin hien ^*on achete 4 te friXm 
Hen^ n4n, ?eji vaimmm qn^M mifrU duMsnu^^ 



! 



n € A T I H E L 

T«l ai^ourd*hui triompke ^u plus haut ^ & raQ^% ' 

Qa*on verroit, de couleors bizamrmciit orn6^ 

Conduire le carrofie oil Ton le vok tratii^^ 

Si dans ks droits du Roi fa iunefte Icience 

70 Pzx deux ou trois avis n*e^t ramg^ la Fcsmce. 

Jt fti qu'un jufte effroi I'dloignant de ces Ueut, 

Ua fiit pour ^efques mots di^parc^re a nos yeux": 

Mais 

X, E M A KgiU E i. 

7*/r«/j de foru tn fwrtt itMer nut SigrA 



II iftjiftus ^htrmhe htlmtM^ f TUtlitU^ tn i/din^ 
Irtit > fitr m ^btniur^ h Utmttrm m U wMtm* 
L€ chimin ^mjttr^imi fsr ^m itnteMi s^SIh^ 
Fm le ehemia/tdif fni ^mm^t Jt U^eroid : 
£t Menleren ne deit fw'i fie erimes 4ivtr4 » 
Ses pferbes lambris^ fie Jmrditu teS^ems vevtt* 
sAinfi de U Vertm &C 

M o M L E n en , xkm-s Ic f«tftilti%llie Ttft , ttt xm. fikeus 
Taxtifan, dont le nom etoit tout 4a i9og:.^»a$ isL^piemie- 
re compoiition de cette Satire. 11 avoir rait batir aans la 
Jlue St. AafQftiii, in^ dela^M^dMkf Kk^elkNT^- itfK^ bel- 
le maifon, qui eft a prefent Tiidtel de •GrameAt. 

I M I T X T X o A Si Vers 76, jkt fouir du del mem irrite eon' 
rr* /k/.] Juv^nal> Sufc Lt. 47. ' 

I — — — > u-r- i - DdffirHaui Inant 
Judieio ('^td eriim fiihis infamU ndmmii ? ) 
Exfnl db etkvm MtriniUkit i & friUtitr I>fs 
Jrstis, 

Dans Senique, Here. JFnr. ACt. I. Sc. L V. 3$» Junon parlc 
ainii d*iiwo«te4 



S A T I H K I. tj 

Mais en vain poor un teto line taxe Texfle : 

Onle vena faienHtdt pompeia encette Vifc, 

Marcher encx>r dtatgf des d^idles d'aottoit 

Etjouir du Cid mAne vttM conds luL 

Tandis que CoQetet » crott^ fmqn'k F^ddoCf 

$*en ra d^rdier fon pain de cnifine en ctfiAie: 

Safant en ce m6ikr fi dier attx beaux Esprit^^ 

Doat 

K E M A R Q^U E S. 

«.....» •—■MM Sitftntt & trefiit fmdisf 
. Iri^ »9firi fmttur, 

Vtn f7- TMtUt que OlUtet.Tll y atbit alnfi dins ti prc- 
mi^ie ^diticm ; msds depais , \ la ^tittt de Mr. O^a , ami 
ideColletet, ontnh; Felletiek ^6itr Collktet. 7^ 
mAttfirfinnt ni fitt moins Pdrd/tte, dit Rkhdct ^, f »< /f ^#i) 
bmrrU dm Pelletitr: hfs qi^il atUit mtntrer m viHt, ^etoit Mf 
vithMt Kjdus. C^eft jpourcnioi P Auteux Infenieux \ tUU 
pittridis ^miUfSi afaifpailer al^^i» PilTitiar, daJos wi 
Sonitt:; 

Dfi mi tTMifi dt Fdrdfiti, 

Mfi»^ifkuntlmqi?mHermii9j 

I9t msi^uijdmdU ehex* dmmt\ 

OfMmUtifiuafiitndet 

fm-il ^9h dkbire dujoUrJ^bui > 

ftW fiw toM tMfT ir i*nilr / 

te A^eft ^e dans tes demi^iet ^ditloas det SatiMS^ ^iie 
iix. t>aift6mx ^ mtik It naoi dt c^iUat i &c*eftFaAN-^ 
lois CotLSTBT, fiU de Gnillaiiine, qn'il a ▼onlu d^ 
■tMc. Ik oat ^^ Poeces tom ks deoK. G v it l a vm i 
CvitKTXT tftoit Bioit d^ rann^e tSsp, & Ik plae6 i 
PAcad^tnie Ffaapife avoit i^td leai^ie pu &lltsmi>'Mni 
tedeMtzc Aateox. 

t G u £ K £ T, sAv9C$x 9 qui 4 fdtt MHffi It PAfnsJpt rifwrmi^ 



34 S A T I H E L 

9o Dont Monmanr autrefois fir le(on dans Palis* 
11 eft vrai que 4u Roi la bont^ fecouraUc 

Jette en^ fur la Miife unTegard favoiable^ 

Et r^parant du Sort rayeugtement £ital , 

Va tirer desormais Ph6bus de rhdpitaL 
^j On doit tout espdrer d'un Monarque fi jofte. 

Mais fans un M^^ias, i ^uoi fert un Augufte ? 

Et fait comme je fuis, au fiicle d*au]ourdliui» 

Qui 

It £ If ^ It gLU E^S. 

Vers So. Dour Monmdiir dMreftis fit Itftn tUns Pdris,] 
M o N M A V R ^toit un Profefleur en Grec » fameux Farafi- 
te, •qai aHoit cheicheiTa vie de table en tables U, qui, a- 
£r^ avoii bien b6, '& bien mange, fe mettoit i me'diit 
des Sanrans, tant Yivan) qMe moits. Tons les beaux Esprits 
de (on temi fe d^chainiient concce lui ,^ Tenvi les uns dcs 
«itres : tc c'eft I'Abb^ Manage qui fUt V Auteux de cette 
ctfl^bie confpifatioa. £n Ui6, il toivic en Latin U Viede 
MAnrndttTy Sous lenom At'GArgilius liamurra: \ la fin de 
cette ri^ce Satiriqae, il exhoita tous les Sarans i prendre 
les armes centre cet Ennemi commun} fie Ton peut dire 
que M^nmAur fiit accabld des traits de leurs Satires. Dans 
la m8me Piece, Manage lui donne le futaom de Parafite- 
Pedant , Pantfitt-fMUgogm : Il feiut meme que M9nmaiir 
donnoit des lemons fin le ih^cier de Parafite , fie lui attri- 
bue plufieurs Merits imaginaiies fiit ce fiijec C'eft k quoi 

Mr. Despr^aux fait alltmon^ Ssvunt m ct mhier vD#«» 

MtWHSMT iuntrefois fit Uf§n dans Pdris, 

Pitrre Mwrndur logeoit au CoUege des Cholets, fiir la 
Montajgne de Ste. Genevieve. U ^toit ne dans la Marche, 
& avott ^t^ Avocat : Eafiiite il cut une Chaire de Frofef* 
feur Koyal en Lanaue Grecque au College de Caiabxal; 
C'eft pourquoi on le furnomnaoit Monmrntr U Grtc, 11 ap« 
pliquoit tout (on esprit ^ (aire des allofionsoujeux-^ 
mots fiir les noms propres: ces aUufions etoient to&foois 
tire'es du Grec ou du Latin ; fie on les appela des MfnnMU' 
' rismest du nom de leur inventeur. [Mr. de SaUengrea 
publi^ en 1716. ^ la Haye, enijloire d* Pitrre de Montrndnr 
ca t YolL ins. o^ il a xaiTcBible toittcs ki fiJtcU coxnpo- 



r 



S A T I R E I. 15 

Qai voudra s'abbaifler ^ me fervir d'appui i 
Etpoi^y comment percer cette foule efiroyable 
' De Rimeurs afiamez dont le nombre TaccaUe » 
Qoiydteque fa main s'oaYte,y courent les premiers, 
£t raviflent un bien qu'on devoit aox demieis? 
Comme on voit les Picons, troupe lidie 6c ft^le, 
ADer pfller le miel que 1' AbeiHe diftile. . 
Cefibns done d'aspirer i ce prix tant vantd. 



RE M A R §iU E S. . 
ftes poor tonrnei en zidicule ce famenx Faiaiite. Add. 4m 

Vers Si. — ^— X>« %9i U hnte fecottrabU.} En ce temi* 
UleHei, i la foUicitation de Mr. Coibeit, doAna plu* 
ficors pcnfions auz Gens de Lettres dans le Royaume , de, 
dans les Pais Strangers. Ces gratifications commencerent 
en 166$, 

Vers 94. ^Utr filler le miel qm l^sAbeille difiile,] Apr^s CQ 
▼OS, 11 y en avoit huit qui font remaiquables : cependant 
I'Antcnc les a fiipzimeK dans I'e'dition de 1674. U dans tou-f 
tcs eelles qui ont et^ faites depuis. 

Enfinje nefimreis , pemrfiu're an jnfte gdin » * 

xAller ifds & rsmpant flechir fim CbafeUin* 

QfeHtUfityp9urftdtirceT(^memrtuteUiref 

Lefrere^ en tm $efii»9 vs nenier.fonfrerei^ . 

Et Pbekus en fetfinne > y faifanf la fefon , ^ 

Giigfureit mein* id » f»'<*i» metier de. mofon i 

Xhty feter etre eoMcltifur Ultftentuyelh^ 

S*.en ireit chejL BiUine admirer Ja.Pucelle, 

Ojfens don^tPaJfirer U.C,,. 

Quod le Koi ent nffbln de fkire des gratifications aux 
I Gent de Lettres , Mr. Colb^r^ chargca Ch apei aik , de fai* 
I Rb lifte ibt beor qne lenr m^rite rendoit digues des bien- 
' T*Wi /, B . fails 



i6 S A T' I R E I,;^ 

Que donne la faveur k rimportumte* 
Saint- Amand n*eut du Ciel que fa vein^ en partagc: 
Uhabity qu'il eut fur lui, fut fon feul h^(^: 
Un lit 6c 4eux placets compofoiept tout ^fon bien; 
Xoo Ou , pour en mieux parler » Saint-Anumd n'uvoit rien. 
Maisquoiy lasde trainer uoe vie importune » 
U engagea ce rien pour cherdi^r la Fo|$yQe » 
£t tout charg6 de vers qu*il devoit iQetQje tujoor » 
p>nduit d*un vain efpoir , il parut i la Cour. 

. - • v.: r \.' '■ '\ Qu•a^ 

it £ Af ^ It §iV E S, 

Ititfl de St Majeft^. Cette commiflion fit beaueoup d*hofl- 
aeui it ChapeUin , & lui acciia Its je£pc6ts intereiiez (l*ane 
infinite d'Auteius de coute efp6ce,<}ui brtguoient fafaveur^ 
en donnant des louanges ^ fon Poeme de la Puceli« d*Of^ 
leans : G*0ft pottxquoi il eft ici appde , %imiMr> Uft4UUMi 

Mi. Deipreaax ^toic brouilld avec fon alo^- G^iLsrf 
B o I L c A u , 1* Academicien $ La caufe de jcette?bcoiii)letie 
eft expliquee dans cette Epigtamme dc-Linieie^ >-. 

Vous denumdn^fmr fmlli dffMr§ 
BiilMH li T^itr 4uJ9m<fhni t 

Gilles Boilcau faifoit fa Coat \ Chapelain aux depeas de 
fon Cadet, & c^cft ^ quoi fe rappocte le quatxi^me rets: 
Le frert en un befoin va renter fon frere, Dans la iUite notie 
Auteui voulut cSacei jufau'aux moindies veftiges de cede- 
mele : & c'eft la pcincipale raifon pouc laquelle il a xetxan- 
clie' ccs huit veis. 

Dans la piemi^ie Edition, I'Auteur n'avoit dcfign^ Cha- 
jpelain que pax la pxcmieie lettie de ion opm k la £n du 
iecoud vers. Dans les editions ruivantes il mit, PmeUi»») 

Y aas 97, Sdutt'^fiuuul n*imdm Cut Uc*X Al a&c Am- 



r 



S A T I K E J. %i 

; QQ*amva-t-il enfin de & Mufe abufi^ i 

II en revint cou^ert At hontc.Sc de rifif6$ 

£t la Fi^re au retour term&l^t foh ddtin ; 

Fit par avance en lui ce qti^aoroittfait la Faimt 

Un PoSte k la Cour ftit jadls \ la mode: 

Mais des Pons aujourd'hui c'eft Ic plus incommode; ', 

Et I'Efprit le ^Aas beau , l* Auteur le plus poli > 

tVj parviendra jamais au fort de TAngeli. 

Faut-il done deforma^. jouer ufi'4iduveau rdle ? 

Doi^• 

n, E M AR §l^V E S. 

TO IKE GXRARD DESAlMT-AMAND,n^ \ RoUCn* 

fiU d*im' Gentilhomme Venier. U etoit de PAcademio 
Fanfoiie, & mounit en Ktfo. on i64i. On a plufieuis' 
Oanti^ de liii, oU il v a beaHeoup^ de genie. II ne ftvoit 
pas ie Latin, & etoit foit paavte. 
Imitations. Ibid. Saint^^Amdnd n^ettt d» Ciel, ] Juv^ 

ml. Sot. iu.ifu 20S. 

Nil halmit Codrm^ quis enim negdf >' ffr tofittn illuA 
Perdidit infelix totnm nihiL 

Vehs loi. Et tout aharjie if t/frs.l II avoit fait entce au-i 
ties, un Voi^mtde la L»»ff , dans kq^el. il louoit le Roi« 
fiiitout de favoix blen nagei3 car le Koi, dans fa jeuneiTe, 
etantiSaint Gennain', s^exeI9oit quclquefoiS;a nager dans 
la Seine.' Le.Roi q.<9 put foufiiijc I4 l,e£ku£cdu Poeme de 
S^&k-^I^nmxdi, & r Auteur ne duvceut pas ipngrtems a cec 
anroni. 

Vers it 2. N*y parviendra jamais «w fin de P^ngeli.l 
VAx 6 e l I etoit uny fou , qui ayoit rdiivi «{i JFituu^s ( Mc^ 
fe ^dnce de Cond^ , en qualite' jde valet d'e^uxie. .Ce Piiun 
cel'ayant lamene en Fiance, le donna au Ko'u L*Angeli» 
qnoique foil , avOit de l*cff rit. Il trouva le fccrct de plaire 
«R||jiftt, & de fe<faij^e Ci^^iiiidctt d^sauttes ^ & tous lui 
^b^noient dePfcgenis :dc^ibf:|9o<]^i^il jtin«Ca.cyiviK)in. vintf- 
€iiu|jmile ecus. MaU fes xaiUexies piquantes le fiient en- 

•fi a fia 



'«i 



%9 SATIRE I. - 

Dois-je, lasd'ApoUpn, tecdudrk^Bancde, 
MS Et feuilletant Louet aIIo986 par Brodeau , 
D*une robbe i loDgjs plis b^jtt le Barreau ? 
Mais k ce feul penfer , jeCens que je m'^ra 
Moi? que j'aille crier dans ce pais barbare» 
Oi!iron voir toos les jours I'lianocence aux abois 
120 Errer dan^ les dftouis d*uQ D6dak de Lojis^ 



Et 



R E M A:R:§LU E S. 

• 

fifi chsifler de la Coui. On raconte que Marioni ^tant oa 
jour au diner du Koi, die i quelcun, en vo'iant l*Angeli, 
qui faifoit riie le Koi par (cs fblies : Di tons mm amres fiu 
aui avorufmvi M, U Prince y il n*jf a qui CxAngtli qui nit ftut 
fortttne, 

VEas 1x4. D9is-je , Us ipK^f$ilon, rfcomrir a Bdrtotel} 
C'eft-sl-diie, dois-je quitter la PoeUe pour la Jurispruden- 
ce .> Bartole ^toit un celebre Jurisconfulte d*Italie, qui i 
fait d'amples Conunentaires fur le Droit. Notre Auteur ie 
dcfigne ici lui-meme. Il avoir e'te' redl Avocat tu Park- 
ment, le 4. de Decembre 1656. etant age de ao. .aifs, & 
il fuivit le Batreau pendant quelque tems s mais il prefeta 
les douceurs de la Poefie, au tumulte des afiaires; & les 
occupations que fa reputation naiifante lui donna, acheye- 
rent de I'arracher i la Jurisprudence. 

Vers us. Et feuiUttant Louet allorigi far Brodedn,} G EQR- 
«t Louet, Confeiller au Parlement de Paris, a fiut un. 

Kecueild* Arrets, qui eft fort eftinA^ , & Juhen Bro- 

D s A V, Arocat au m8me Parlement, y a ajojkt^ un favanc 

Conunentaire. 

iMiTATioVs. Vers 122. Ce qui fat btanc au fond y ren* 

du noir fstr les formes.^ C'eft unc mani^re de proverbe . 

Candida de niiris, 4r de candentibm eurd^ 

Ovid. Metam. XL v. jiy., & Juvenal, Sat. IIL 30. en ccs 
mots que notre Auteur a eus en vile : 

II I Maneant qui nigrum in eandida vertunt. 

Vers X2J. Om fatru gagne moins qu*Huot & le MiixJer,} 
Olivier Fatru, Avocat au Parlement, fie Tun des 

Qua- 



S A T I RE X if 

|!t dam r^mas cqnftis des chicanes ^lormes^ ^ 

Cequi fatUanc au fond ?6fidu mm paries formes i 
Oil Patra gagne moihs qu'Hiiot •& Ic Mazier, * ' ' ^-^ 
Etdont les Qccrons fe font Chez P^Fournicr? 
Avam qu*un td deflein nct'emre dans la pcniSie^,* -^ 
bnpoarra voir la Seine a la Saint Jean glacte^ 
Amauld a Qmentbn ^v^n^H^gnbcfet, 



'.. 



R E M A k %U E nSt 

uoiauite <fe \* Academic IniyfoiC^ s ctoir.d^ Pads » fils 
ffm Pxociucux de la Cour.. iriiaqui(C:ca.i$64. X.' amour 
90^ avoit poui les Belles Letcies, luina fa foitiuie» com*, 
me ilxn convcnoit lui-mtoe ^, 6( iiit cauiequ*!! ne s'at- 
tiKfaapas ailez i fa pcofcifion, ^iipi qu'il fi^t- ties-habile; 
irocat. Ses Plaidoie:^ impiimezloat. des pieiivef immoin' 
tdles de fbn eipiit, 6e de> J^Arelpqu^Ace^ ]^ojtis,aiuo0S do>I 

cifian de paxlei de lux d^s 1^ iu(tte<^v a ^^ .1 ' I 

lltvoT, & LE Mazier: Cf s de)pc lA't^iis . toiea^ 
^qa mcidte fx>it fBediocie ; inais ils np l^ilK^vieiic ^iag id^^qnl 
memploiezs paice qu'Us 1^ cfa^rge^i^r. 4^[twitei feitBK: 
de caiiies,-:bopxies &;n^^va^faJ|,. $eJi^.4fiiKmft9ifllit,«^ 
beancoup de orult. 

Vers 124. £t <^»f /« Ctcerontfi font eh§^ Pt-f6ui^er?'] 
Pierre Fot/RxiER, Piocuieiu^, au parlement > figaoic 
P. Fnnmiery pour fe difiinguer de -quelqaes-ulis de fes ton- 
fiexes qui poitoient aulg le, ;iQm de \F^rJ)i/<r>* tC'e^.pour- 
qooi on I'appeloit otdinaiitoienc F^'- F o u r m i e r. ^ Tous 
ks Piocureuis , qui ont des coiifl^^s'db'indfheiiomqu^eux^ 
fe diftinguent ainfi par la p|:«n^iiuca ie(tk« de.lcor noiii de 
Bateme. Dans la Comedie,Iqdi^nne d'.^r/r^»/» Procmtm'f 
Adcquin , poui imitei ce ^s » fe Jaommoil Pe-sArlecjuin, 

Changement..- Ver^ 127.; - *Am4tt(d ^s.Chsrtmirt^ &c. J 
Au lieu de ce Vers & de celui qui fiiit» il y a?oit dans la 
Iipeau^compoftuoa» avami^lmpieflion: ^ 

Lt pMfe (Uvenir un zjU Hugmmtff > 

Snintt Btm/e Jifmti , (r Sdihf Pituin d^W, - "* 

" » ' .- .: : ■ B.3r: -i .': .. ; ..^:. ^Mt. 

* Lmrt d Mr. dk M$nfdftKjtf, 



to S A T I R E 1. 

Saint-ScH-lMi Jimffnistc, & Saint-Favin bigot. 

Quittons done pour jamais une Ville iixiportuiiAy 

130 Oil rHpnncur a toiljours ga^re avcc la Fortune;. 

Oil le Vice orgudUeux 8*<rige en Souvenda t 

Et ya h mitre e& t6tc 8c la crofle i hmain: 

0» 

J|br*.'4p $AiMT I B EUT s ^toit un cclebxe Dodeui de Sor> 
lK>nne; 

Ibid. K^rrumldyi ebdrmmH d^iymiriiMg^en^j,] Mcifiie Ak- 
T o I N E A E N A u L b , l)6fteur de Sorbonne. hc9 Ouvxageit 
€fi6 ce Iwnat Dtfdeui a poblkz cdnttc les Oalvii^ftet, 
nroarent alfes cottibicii U <$toit ^loigh^ (Pembntf&rltois 
icntiiiieiis. 

Y EE s i£t. Ssim'Swlin Jdftjetiijh.'} JeamBesmarets 
pB Saint-Sorlim s tpths avoir ceilH d'ecnre pour le 
Th^atie, pdblia un tok en 1^65. contie les Keligiettfes de 
Voft Koyttl, qni^t^ie^ iicetii<£ea de Janftiilsm^. 

Ibid. — — — Et Sdint Pmffn bigvt,} Samguim DE St.' 
l^ATis, '^4[^tb<kmeriX Libettin, disciple de Th^ophi- 
le» anfli tfien que Des^Btfteauz , Bardotrmle, 8c auelqnes 
'"I. SaixM: Pat m a fkit Itti-meme la peintuie de (ts itasor 
\t ti ^e^ftt-tteBttza,- dans les rets-fiiiTans: ^ 

Ji iiW i^j^r tti^TrdJIi 
Dt l^dvenir ni dt§ fafp, 

Dtfwct ebofesji me jvm^j 
BffiuuWMt$^iffdifiMSi4ltfiirSt 
J« me dennt entier amx f^ifirs » 
Lejettf l^mmm^ Ishmtetk^e^ See. 

Cependant, St. Pavin ne pAt ibuffinc que Kon eik mis fit 
conveifion au rang des impoffibilitez morales On vena 
ci>apr^s, dans les Rematqnes fbr les Epigraimnes, ce qu*ii 
fit poux s*en vanger» & ce que lui rcpliqua notre Ameur. 

Adiiea 
. ? -Pirtrats de S» Fdvik , fsit fur Im'-mem^ 



SAT I R E L 31 

Ob la Science tristCt affreufe, d^laiflife. 
Eft par tout des bons lieux comme infame chsiffic; 
35 Oil le feul Art en vogue eft TArt de Men volcr : 
Oil toot mc choqae : enfin, o\^.. • Je n'ofe patler. 
Et qud Homme fi froid ne feroit plein de bile, 

^ . ... ... J^ 

R E M ji R ^VE S. 

Adrien de Yalois s*eft txompe ^ en difant (pe St. Pavut 
^ttott converti, \ caufe d'une voix teiribte qii'Il ouVt ati 
nfaofaiX de la moit de Theo^hile, qui mouxut en x6i6. * 

Gni Patin nous apiend la moit de St. Pavin , dans unc 
Lcctie du II. d'Avxii 1670. , & il ajoute, que le Ciu:^ dc 
St. Nicolas Pobligea d'emploiex en legs pieuz le bien qui 
Joi xeftoit. 

Vc^as 13Z. Et va U mitre en tite <Sr /^ crojfe a la mdin,} 
Apr^s ce vers i^ y en ;avoit qaatzc aiKzef ^ que TAnteusft 
fiippdm^ depuis redition de 1674. 

Oh t argent fiiU tnm Item iPefirit & it ittbteffiT . 
Ou U VertM fi ftfi an f^ids ie U T^tehejft : 
Ch Pan emporte d fieine f a fiivrt Ui niufSmm^ 
Vn Umrier ebimeriqne, & tU maigres h^mmfs^ 

Imitations. Vers 133. Oh U Science trifie ^ icc.] Cei 
deoji vets font imitez de Ke^^:, Satixe IIL 

Si U Seiena pajm/re f afreufi^ 4r meprijee^ 
Semrn PettpU de faUe , smx plm grsadt de rifle* 

Tbss 13^ Oi^ t9m me cbefue .* Bnfin , «m.... Je tfet* 
p»Ut. ] Dans les piemi^ics Editions , la ponftnation da 
4emiet hi^miftiche ^oitauifi: Enfiti^ eHjen^ofepdrUr, M. 
tueast confeilla i TAuteuf de maiquer une wspenfion a^^ 

rif la paiticule «m . . . . ce qui xend le fens bien plos fort » 
i'czpreffion plus vi?e. 



31 S A T I R E I. 

A Taspeft odieux des moeurs de cette Ville ? 
Qui pourroit les fouffiir ? & qui , pour les blatner^ 

^o Malgr^ Mufe 8c Ph^bus, n*apprendroit a rimer ? 
Non 9 non , fur ce fujet pour 6aire ayec j^ce» 
n ne faut point monter au fommet du Parnafle « 
ti fans aller r^ver dans le double Vallon, 
La colore fuffit^ & yaut un Apollou* 

i4S Tout beau» dira quelqu'tin, vous entrez en furie, 

A quoil>oncesgrandsmotsrDoucement4e vousprte: 

Ou bien montez en Chaire, 6c 1^, comme vat Do^ettr» 

Allez de tos Sermons endormir TAuditeur. 

Ceft-U que faien ou mat on a droit de tout dire. 

Ainfi 

R E M A R §l^U E S. 

Imitations. Vers 144. La coUre fuffit , ir vamt iwi Jh 
/•//•».] Juv^AsU ca ce vets ceUbxe, Sat. I. v. 7s. 

StndtMraneg4tpfitct't.$Md$ffutttov«pfiai*. 

Kegniec X*9>wt 9m& tnuluit , Satiie IL 

pMisfiuvmi U ctler* tngndrf di btns vtru ^ 

Mais on Yoit combicn rezpieffion de Mr. Desp^^aux «ft 
^}hs noble 8c plus aoim^e. 

Changsmkmt. Vers i^s^ TtMt heau , dira ^mel^*i$H,'] 
Dans les premiexes editions il j avoit : Mais qmi^ dira 

Vers ^^54. ^tHnd f^ur. crtdn^m Dim * ^m Jd fiiiirc U 
frejfe. ] Ce vers defiene particulleremenc le fameuz D es- 
Barre^ux, ^m/ » Sdon le langage de Bouifimt dans les 
■Letties, nt ertu^ir eo.Dkm que tfuiatd il ettit mmbuU, Pendant 
une maladie qa*il cut , U fit mi Sonnet de piet^ , qui eft 
connu de tout le monde, fie qui eft ti^s-beau \ mais quand 
iz fant^ fiit revenue 9 ii dd&voua foxtement ce Sonnec U 
commence par ce vers : 



Grand DieUi tit ji^emens fint remplis d^e^ire , ficc. 

Yoicz la remacqac fux k vers 6tfo. dc Isr Satire X, 



Yxa.» 



SATIRE r. jj 

I Ainli parlc un Efpot^u-ii^te la^&tire » ,. , .^ 
Qui c6ntrc fes-ddfeutt croit Itrc en hxet6 r - ^ 
En raillant d'un Cenfeur la triste austeritd : 
Qui faitlliomind intr^pide^'^ tttiAHIane & fo^Iefle, 
Attend pour croire en Dieu que la fievre le prelTe ; 

S Et ro^fours dims I'brage au Ciel levant les mains^ > 
Des que Tair eft' cal'm^', rit des foibles Humains. 
Cardd penfer alprs qu*un Dieu roume le Monde ^ *- 
Et r^le les reflbrts de la Madiine ronde ,. ^ 

Od qu'il eft une vie au dcte dti tr^pas ,. 

3 Ceft-a , tout Haut dii mofns, <^t qU^il n'atodh pas; ^ 

f our moi'qu'eflftnt^m^irie uh atltteMonde^onnc;^ 

Qui aois Tame immorteUe,^ que c'eft Dieu qui tonne, 

H vaut mieux'pour jamaiirinei)atinir & ce Lieu« 

Jemeretue^dooc.; Adieu ^-Facis^TAdkui . - - r 

R E MA R S^UE S.. 

Veks 155. Et toujours dans l*ordie &€,} An lien d^cc* 
^tSj & du fuivanr, il j avoit ceux-ci dans les {^xemicics> 
flditions: > 

£t ritui^horsdt^d dttfintimeta eemmun^' 
rrich^qme Trot's fin$ Trois^ & ne font jamait Vm 

Mais cesTcis paiurcnt tro^Kardis^, & mcineTin peu libcr-- 
6ds I anfli bien que cetiz-ci qui venoientim peu apies : 

Cifi-U €»qu*U fMt errin , & ce qnUl ru croit fus ; 
Phit »•#,, qui Jkis^lm fimfle^. <Sr quoCEnfir etomo^. 

He Anuuild ks- fiti^angei. Otn,.toia «r/4, lui dlc^il, vom^ 

mm,lroif9uqtmreMikminsi qmi-ccU flaira^.^ vous per' 
irnLJo ntfii combien dhonnetes'gens ^ qui liroiinf vos Ouvra^es,, 
• C|1.am««:ment. y^is l}7f> Car de penfer dlors,} Dans-W 
WKBUixtS ^ditiOAS^ il j avoit : car enfin , de penfer, 

B s, SKTrBX 



t 



/ 

,34 

.S ATI R E It 

A M. DE MOLIERE. 

RA&i Scfimeux Esprit, dont la fertile veitie 
ignore en ^crivant le travail & la peine; 
Pour qui tient ApoUon tous fes trdfors ouverts , 
Et qui fais k quel coiafe marquent les bons vers;: 
i Dans les combats d'esprk &vant Maitre d'escrime,. 
Enfeigne-moi, MotiB&fi, o^ tu trouves la rimc^ 

Oxi diroity, quand tu veux, qu!elle te vient chercho'.. 

Ja^naift 

RE MA Hfi^U E S. 

T E fbjet ^ ettte Sadie eft i U difficnlttiU ffintr ttt^^tUx 

ir de U fas're acctrdfr Avec U 'Kaifon, Mais I'Auteni s'cff 

applique \ les conciHer todtei oeiu^, en n^mploiant danfr 

cette Pi^ee', que des B.imes cxtiemement exa^e?- 

Cette Satire a'a ece compofe'e qu'kpies la iieptieme : ainfi; 
€lle eft la quatiieme dans Pordie du terns. EUc fut faite- 
tti 1664. 

La mdme ann^, IMucetu ^ant oher Mr. Dn BroQ/lin,. 
avec Mr. le Duc.de Vitri, & Molieie^ ce dernier y dcyoit 
Jireune Tradu^ion de Luereee en vers Francois, quHl a- 
voit £iite dans faicunefle; £n atcesidant le drner, on pria 
Mr. Despr^auz de reciter |a Satire adreir<^e \ Molierci. 
maia apres ce r^cit» Molierene-voulut plus lire fa "f raduc- 
tion, craignant qu'elle ne f&t paa.aflez belle pour fbutenii. 
les louanges qu'il yenoit de recevoir. Il fe contenta de lire 
le premier kttt du Mi (anthrope , auquel il traTailkMt en 
ce terns- li: difant, qu^on ne devoi^pas s^ttendre ^ de>. 
vers auiir parfaits 8e aufli^ achevez que ceuz de Mr. Det^ 
pr^aux; parce qu*i] lui fiaudroit un tema infini , sll vouloitr 
travailler fes Ouvrages eomme Idi. 

Vers it. .y/;V vtlMf rf^.G'4Wi^ AlC.! CCS' dJMtt WtS^ 

^ic&S: aixiii;:. . ,^ 



I 



S A T I R E IL. sr 

Jamais au bout 4n rtn on lie te voit brohdier ; 
£t &ns qu'isn long detour t'a(fr&:e» ou t'embamiiTe , 
A pcinc jis-ta parM^ qu'dle^mlme s'y place. 
Mais moi , qa'iHi vain cat>fice ,^ une bizarre htimeitt ,: 
Poor mes p^ehet , je croi i fit devenir Rlmeur : 
Dans ce rude metier , oil raon esprit fe tu^ » 
En vain 9 pour la trouyer » je travaiile & fe fue^ 
*5 Souvcnt f ai -bdin rdver du matin jusqu'aii (bir : 
Qnand je veox dire hlahe , h quinteufe dit mir. 
Si je vedx d^tm Gahnt d^peindre la figure , 
Ma plume pbiir timer trouve FAbb^ de Pure ;. 
SJe penfe exprimer un Auteur fans defiaut>, 

a E M A R§iV E $^ 

St je fnnfe fArUr tPun G^idjft de notre age^, 
J£t flume fenr rimer reticontrerA Menage. ■ 

' ' '- ' , . . ' . , ■ • - r - 

flTait' henxeufement pone TAblJ^ Mifaage, TAbbe depitfr 
fit en ce tems-U d^ Vei& contre notie Auteur. G')etoiCT 
one Farodie de- ia Sc^ne de CocneiUe, dans laquelle Au^ 
^e confond Cinna apr^s Ik decouverte de fa conjiiiat 
tioii; Sc dass cette ?ari[>die , Mr« Colbert convakiqUbitc 
Id. Despr^anrd*8tre'PAuteiic^e ^uelquerLibeUes^quipaf 
t»ilEbieat alois. Mf .^Desps^auz' n'^toit pa^ al&re que -di ' 
huc'tAvfait cettePaiodie maligne; mais il {^oit bien que 
«r Abbcki disftribuoU. Poui tfnte^rengeanced'One ii noi^ 
zccalomnio, notre Auteur (e contenta de metere le Bom: 
dePA^bb^de Fur6 dans certe Satire, on il le traite irdni- 
^fdment de Galant , parce -que icet Abb^ affeftoit un air de * 
'jaofit^'Bc de j$alanteiie> quoi qu'Ii ne fdt ni propre i4^ 

tfxcREi. DE TvRR <JtotttdeLfon, olkibnPeve avoft^ 
de^?«evdtdesMiatchanas^ en J634. 5c fon Aieol, £che« 
^ en «5P^ . H ttvok poblid en . tfid). une fort tnauvaife * 
te<)pftiQnd»^WiV»i- Pans la fuite U txadttifit.eDcoic 



3* S. A T I R E JL 

20 La RalToQ dit Virgi}e» & IxRime Qoinaat; 
Enfin .quoic^ue je dfifcj. oa que )e veuiile £ure j. 
La bizarrct toAjpurs Tient m*oSni le contrairc 
Oe rage qudquefois, ne pouvantla trouver,. 
Triste^ ks, & conto» ^ <:e£Bs d*y rdver : 

15 £t maudi0ant vingjt £bis le D^mon qui rn'mspire,; 
Je fai^ mille feruiens de ne jamais^ ^crire ^ 
^ais quand i'ai bien maudit Ik I^ofes 5c Ph&uS|^ 
Je la yoi qui paroit, quand ie-n'y pen& plus. 
Aufli-tot ,, malgrd moi,. tout mjon feu fe rallume t 

^o Je reprens fiir le champ le p^iec & la plume » 
Et de mcs vains fenpens perdant le (buvenir », 
}'attens de vers en yers qu*elle daigne venir. 
Eacor fi pour limer, dans fa vexve.indiscrete, 

' RE M jI R §iV E S^ 

rHistoin dis Jndes , eciite en Latin par Ic P. Mnjfee j It: 
ilhHfjtotre'yAfricdine,. cciiteen Italicn pax 7-^ BirdigoJ Ik 
a au(fi traduit U vie de Le§u X. du Latin die Pa»i Jerve *^ U 
iU plu&il.a.fait un Roman ». qui a pou^titxe, L«f Pretiem 
/is i l^Vig^dtiMdrectuU de Coffin t tec. 

VErKS 20.. La %aifitn. dit VirgiU y & U T^tmii ^r'lM^*] 
Philippe Qu im a y.T > Auteut de^ pblficuza Tragedies 
imprimees en deux volumes, mais qai font ab(oiiimeAr 
tombees dansl'oubli. Ila depuis compofii des Op^ra^ li 
fiit rcf 6 ^ TAeademie Fxan(0iie> eai'ann^e U70. £c mour 

jut ta I699i 

Vers M* 7^ ArwiV comme. un-Mttre^!} GilisKS Mekat 
• E, dont les Poefies font remplies d*expieiii6na (emblir 
%lei k^ eellevque notxe Auteur r(»rend daos les vers iiii- 
f^ans : ce qui marque un gdnie fioid fie ft^rile, tel qu'^toit 
€elui d» I'Abbe M^age* qui x^'avolt point dt nM$trel A td 
99iifie^ & qui wtfaifoit des vers qH*en depit des MMfi*%^ COtO^ 

m^ Hit Adit Uii'voimtt. ism U-Prifm dffiuOkfin^imM 
jMrmmmi^ ~ ttiUis. 



5 A T 1 R E 1 1 jy 

Ua MuTq au moiosLfouffircMt une fifpidq 6pitl^te :. 
]f Jeferois eomme ua tmre^^ i^ns cheirc^ier fi loui^ 
/'aorois todjoon d«s moi3 pour Jqs coudre au befouu. 
SjjelouqisPhiiis^ £|f rnhMcUs^fecomU;, 
Je trouverois bien- t6t » ^ wmI^ Mtunficondu 
S je ?oulois yanter aa objet NamfanU ; 
^ Je mettrois a rinftant , P/»/ humqm U Sokil. 
Enfin parlant to^ours diAstru & dc MenuflUi,^ 
Y>t€hif'd^eenvris des Ciiux^dc B$autex» fam fMniUis*^ 
Avec tous ces beaux, mots fonvent mi&au hazard> 
Je pourrois aifement, fans g^nie 6c fans art, 
^ Et transpofknt cent fois & le nom & le vd^be, 
Dans mes versrccoofus mettre en pieces Malherb^ 

Mais mon l&prit > tremblaot (ur le c^oix. de fes mot$» 

N'cn. 

It F M A §iV ETS. 

GilTes Boilea^ , fteie d^ notie Aiitenr , avoit<Hf|a repii». 
IfAbb^ Manage de Ton aiFed;^tioa^«cmploier cesibrtes de- 
Ihia&S Foetiquet : Encharmes fi feconde, ^ nulU dutre pa^ 
rriV/ry *>4 rmlU Mttreftconde f Ce chef-d^irnvri dts Ct)ntx, Ct mi» 
TMU^suHinry &C. on poit voir L^^vis a.Mu Mmtge, ika 
iba EgTogue intitnlee Chriftine, p. i^. 

V K K s 46. Dms mes Vers receujks mettre en f ikes MAlherbe^ 
Vt ^oit diffitile dfe* faii'e uir yeis ^' lifnat avic celui-ci. 
Cda panit m€me impoflible ^ la Fontaine, i Moliere, ft 
^ toils les amis, que notie Foete confulta. Cepcn4ant 11. 
ttoova ic yei^ quil cheichoit. < ' 

[ Et trsHspeJiyii cptf-fpis^ lb* J^Hom^. ^ U verbe.. 

Qaand il le dit Ik La Fontaine : ^Ah i le voila , s'^cria ce- 
Ini-^^ €9 VuLttnoxxi^^siti-V^s^etes bi»M-be»re$tx,. Je donnt' 
nis te files heau de mes Cetites pour aveir trousue ceU» 

Mc Dcspre;iuz faifoit oidxnsarcment leiecondveri avant 
\t premier. C'eft .un d^ plus giands feciets de la Foeiift» 
Mm iummtt amc vers beat^ooup >de fens & de foice. U conr 
wlla k Mr. Racine de fuivie cette mdthodey 6c 11 difoit^^ 
tcip^^ll^s Jt^MM ^JiAm^fr dificUimntt.. 

hi? Tias. 



3* S A T 1 R E IE 

If en dim jamais un y s'il ne tombe ^ propos> 
£t ne fauit>ft ibi^r y qc^uiie pterale iafipide - 

SO Vienne i la fiti dHin vers tempUr la pkoe mde;. 
Ainfi recommen9ant uii cmrra^ ving^ fUis r 
Si j'tois quatre mots , j-en ^ifiaccrai trbis^ 

Maudit foit le premier, dont la verve infenfi^ 
Dans les homes d'un vers renfeima (a penf<£e, 

f J. Et donnant i fes mots une &roite prifon , 

Vexs 53. Iddudtt foit U premier , dont U verve infenjee^ 
^c] Mr. Arnaud d'Andilly entendant r^cltet cette Satire,, 
fat extt^menient touche de ces quatre verss: il en admirit' 
la beaute^ & les comparaiL ceux-ci de B.R£B-euf, qjiit 
ibntfifahietix^ PiMf/^ L. ///• « . 

Ckft it lui que^nous vien$ cet sArt ii^enUux 
De feinire U p^r^ & de parler aitx yeux j. 
Mpar Us tr Aits divers, des fig^ree trdeeee 
Donner de la coulettr^ dn corps, OHxpen/ees, 

jitu D'Andillj fe fit rdcitei cette Satire txois foii de fiutei. 
l^rAuteur. 

Vers st» Sans ce mftier fatal att repos 4a ma K«V,.4c€;j 
Biemieremaaiere:. ^ , 

tans ~ce metier , helas ! fi comraire a ma joie 9 , 

« 

Jides Jours auroient itifilex, d^or & defoie^ 

X*Anteiir corrigea ces deux- Ters^ parce que-Mr. D'Andilly 
lui fit remarquer qu*il tomboit dans le ddaut qu'il atta^ 
quoit: VoMs bUrhez^i lui dit Mr. D'Andiliy, ceux ^m dans> 
lews vers mettent en pieces Malherkey <fr voila ttne e^rejftonjjm- 
efi de cepente. EndBfbt, Malhsrbs a efflpldYtf»tiois>fols^ 
0me expreflion. 

If Paas.rode.4 laHciacliOme dc Jlc«d$t i^^ ' 



S A T I R E If. j^ 

VoQlot avcc kRitne^i^lUiiner la Raifdti.. 

Sans ccjm^cr, fetefau-f^pos dcma tit^ 

Mes purs |deins de loi&r^^uleroient fans ^nvie ^ 

Jen'aurQis.^'Si: chanter^ mcy bdre d'aiitant ; _ 

Id Et comme un gras CbsLtsoint^ mon aife ,.& contetit;^ 

hScr tranqmllemenr^ fansXbtid, &ds tSntCr 

La nuit \ fajen dormir^ &]e joura rien faur, 

Mon cQKir exemt de foioSi. libre d&paffiOB>. 

• . Saifc 

£ts Pafifuei ^me mtme [9U' ' 

Ni devidtni pds torn ms j^rt,. ^ . 

S. Daos I'Ode au Due de Bdleg^ude, id«>J.. 

BL £t d^miniii £tagtMe£t au Cardinal de Rich^Itdo:: 
tl0SJomsfittz;U tomii flies 



i aufottiriea'p&mettit la;ii6gathF<f!#, cq dilkut ^ X« yfm't d^ 
K mi^dqpuis^d^ (biL'Bpitii^e:. 
f4M»s^Mi^^€tmnrrJliitoitXfeM%, 

"Kta lestrefirs chifi ^ nectffkire^. 
Qmdnt M fin terns t hen ie 'Jut dispenferf: 
• ^iitkjdrt^ hi' fit y itik ii JloHhit pafeir ' ; 



cl 



■'i«S 



^ . $ A T J R R rt 

Sait donner.une biorpe i fimlambitkui: ;;: . 
£^ £t fuiant (iesignrndeiiis^ pKeifinbeimporhi&ey. 

Je ne^ vais point aa Louvre .adordrh Fortnne. 

£t je ferois heureux ,, fi,». poip: me cbnfiuner »> , 

likL destin envieux ne m*avoit fait rimer. 
Mais depuis le moment que cette frdn^fie* - 
70 De fes noires vapeurs trpubla ma fmtaifie , 

£t qa'un D^moHt jaloi^:4emaitcfmteQteme&t». . ^ 

iRTinspira Ic dcffein d'^crire poliment :. 

Tons les jours malg{6raoi,£lou^ fiirijn ouvrage^ 

Rctouchant un cndroit , cffagant une pagc^ 
^5 Enfin paflant ma vie en ce triste ^ndtier ,, 

femae: 

Mr. Despr^aax demanda il' rAcademie , laqddfle dh ces^ 
deux, manieies valeit miei^ , la ilcnnc ,. ou celle dcLa 
Fontaine. 11 palTa tout d'une voix, que la Ctehne i^tdit^la. 
Rieilleuie, parce qu'en otant la negative,. T^enfiu'rt devc-^ 
noit une espece d'occupation. 

Vers 76. Tenvie r^im^ecrivsnt yJt firfnU PelittUr. ] . Boete* 
du demiei ordie, qui faifoit tous les jours un Sonnet. Pr/- 
Ittier prir ce vers poor uneiooangesi & dans' cette jcafi&e, 
H fit imptimet cette Satire dans uii &ecueil:de.FQ£bes, o^ 
iiy:avott que)qucs->tmsde ies vers. Mx. Despteaux^'^caac. 
plaint au Libraire de ce qu'^ avoit iinpsUne «etlcecS^ifO 
fans Ton aveu, le Libraire lui repondit, que c'etoit Pclle- 
tier qui I'^voit donnec k impriiiier^ fsrc9 ftt^eUi i$§ii^k f* 

Richelet s*t& tromp^, qtiand'ifa d!t que BSU^er moo- 
^ ntcen 166&. Lett, choijks Tom, L On a^parl^ de ce.ppete, 
fur le vers 54. du Discouxs au Roi, & fur le vers 47. de* 
likSatiiel. 

V E R s 77. Bienheifriua Scitdirit BcOw] ,0 so lOJi . ixs S C v^ 
BBRi de PAcadenue Franfoi/e, ^ compoft^ plufieurs Kdr 



SATIRE II. 41 

vie en ^crivant k fort de Pelletier. 

icohcurcuj Scuderi^ dom 1st fertile plume 

tou9. k$ mois fiins peine enfan ter un volume. 

Eaits, il icft viai , Bus art & langoiflans , 

^lent €trc:ibnnez en d6pit duboh fens : 

ils.trouv]entpour|ant»quoi qu'on en puiQedirc» 

iffardiand pourlesvendre,&des Sots pour leslire. 

und la Rime cnfio fe trouy^ au hout des vers, 

nporte que le refte'y foit mis de travers ? 

curcux mille fois cchii^dont la manie 

aux r^ies de rait aflervir fon genie I 

ot en ^crivant fait tout avec plaifir : 



RE MA R §^UE S. 

\AUiirity & uir gnbid nbmbrc de flSces de theatre* 
[ue^k R^mande 0''i»> » & cchii dc ClitUy iieht lit^ 
nczfouy fon tmti\ ils font n^^niolas de rillusttcf 

ZAC avoit fait le meme^ngement^e la facility a-^n^ 
cet Autenr. O bienhmreux EcrivainSy s*^ciie-t-il» Mm 
wMtfi m L4Uin y & Mr, Z)« ScmUri en Franfois.' J'ad^ 
§trefkcilifef & )* admire votre ahndance, V<ms peitvezt 
*lm de Cslefiney ^ met £^tm4juuh$. Il dit en^oie^ 
ereiut^finf eeiEprivA^tu (jui £e cent^att fi faciUment'p Qui 
Mt'lient ^ue de U memoire & des doigts'^ qm\ fans choijir^ 
r tern ce flails fai^ent. Lett. XIL Ii>«. XJ[ Ht "i^ 
AN-.aEMi VT. VjM 7i?.^ -i— ,—. Sofif art & Imiiuif' 
Danis les premieres' eaitiqns il y avoit*: Sansjferce 

IS tf, Vn Sot en ecrivant fait teut avee plaifir :\ Ua 
ogien Francois' donne une aflbz plaifante raifdn^'de 
e eomplaifance avec laqueUe les Auteurs mifdiocres 
ent leurs ^ropces Oovraj^es« „ Selon lajtisrice, dit-* 
\<tax ttav^al nonadte doit^tre recompenie de louan-* 
«-de &ti«falbiEQik ^Quandles bona £^ms fbnr :ira 
cage exceUent, ils font justefflcfti fecompcftfo paa^ 



\ 



4^ SATIRE I. 

II n*a point en fes vers Tembarras de choiiir» 
Et toiijours amoureax de ceqa*il vient d*dcrire, 
90 Ravi d'^tonnement en foi-mtmeil s*admire. 
Mais UQ Efprit fablime en vata veot s'dev«r 
A ce degr^ parfait qu*il tiche detrouver : 
Et todjouis m^content de ce qu'il vient de £ure , 
• ' ■ ■ 

„ les appIaudiifem^QS du Pablicf Qcfand an pa^re Ssp: 
I, tiavaiile beaucoUp pour hitt un mauvais Oiivrage, 
M n'eft pas'lustcn^ ratibiiiaable qifil att^ode dcs louanf 
9, publiques j car elles ne lui font pas dAes : Mais afin q 
M Tcs travaux ne demeaient pas ikns i^compenfe > Di 
j^ lui donne one fatis^i&ion peifonnelle , que peifbnne 
^ lai petit envier £ins une injustice plus que barbate. To 
M ainu que Diea , qoi eft J9f te^ <M|un 4( la fatkfa^i 
99 aoz GienouiHes, de teaz chant: autiement » le blli 
9^{ablif • JQifft k leui m^iponteotcmcnt ».,ietQit fu^G 
9J1 pout les ledwie au aefespoix. Le P, Francois G 
T^^SSE'i SommcTMor, X^lLp, 419, , 

Imitations, ibid. Vn Stt en eqrtvMt , (ncj HOXSM 
X«» U. £p. U. i<}^ 6c feqq. X2£. 

TtideHtMTf mdU epii cem^munt Carmind r -vtriim 
^ Gtutdem fcrihemet^ isr fe y^nttMtur t ix t^r» 
iSitaceaSf i^mdanty ^khl^idferipfireheMi, Scti^ 
ffittulefim fyrij^of delirus 9 inerfque viderif 
D$mtmdihIt£hHrmttixm4,vildimqittfdtUmr^ 

Vers 94. IlpUtt a t§ut lemende, & ne fimroh fe pUi\ 
£n cet endx^t 9 Molieie dit ^ notn? Auteut*. en lui (ezx 
la maini VeUi U flus.hUi verite fM vom Ayeau JMuUt 4 
Je ne fhispas dn nembre de ees Esfrits fuidimifSi dent ypm / 
ItsLx'mdts tel que je fms^j4 n%U ^riei^ fsit ett^mAvit^ den 
fits vixit0iiemitaAomm^: :j { :. .:,,.... 



I 



43 



SATIRE ir. 

Opliit 1 tout Ic mondc, & □■ laiucHt fe phire. 
Etrd, dont CD toQsIieux cktcon vante r«pfif', 
Voudroit pour fon icpos D'avoii jamais icrit. 

Toj done, qui vois les maux oil ma Mufe s'aBlme, - 
De grace, enfeigine-moi Tart dc ttouver la Rimc: 
Ot. pnuqu'enfintesfoinsy fcroiem fupcrfus, 
U0L111.S, enTdgne-moi Tut de nc limer plus. 

HE M AJi. SJlE's: 

ttt&^tae'SAKToii. fcato'it bieaautiementdereiToelieii 
SrwooiKiiineuii jou; chci Thierii, a Mi. Dcipielui, 

^In 4uj y*»i '"' '^" '• f"^ Htmni txtmrd'niirt ^Mj fit 
}mmi.it{ftrfaiitmr9 amiai lUfri Onvmi'i. AIoil Saqtctdi 
Ut^^ le tine i'Utmmt tziratrdintirr , &c roulant &irc 
niiqirilBe Ic cioioit pu indigue dc cci Elogc, levint ■ 
n fcodment. ik Mi. Deip^auz, Gc coniiut qu'ii u'avtrit 
IripVnicnt fiimfait do Ouviages mi'lVjuii^ 



.liu,I>cipi^aiii'eripkgh)oiiri cepli^i.c 

fm Kria it iaraui 'ciifn, titdi fail '^ihrniiT ^'ttln, iM, /q 
Stmt fM t^ fxnr niji'a iPhrt li^i. .Vk S^pit jniiiffr* 



wu. La'SilWII 



, ch. dci Omntffi it ^upit. 




SATIRE IIL 



^Q 



t ■ • 

U E L fujet inconnu vous trouble & vous altir< 

D'oii vous vient aujourd'hui cet air fomhre 
fcvirc, 

R E M A R SL^ E S. 

/^Ette Satire a ^t^ faite en Taniiee 166$. EUe contie 
^^ le lecit d*uii J^estin, 4onn^ ^a£ un Uofxunt d*im go 
faux & eztravaganr, qui fe pique neaninoms de lafinei i 
la bonne ch^ie. Ce caiadere.etk femblable I celui. tjifH 
xace donne i Nafidi^nus , dans la Satire Vtll." dn Lirte : 
ou ce Poete a fait le recit d'un repas ridkide. Uu de n 
plus c^lebres Ecrivains , favant Tradnfteur 8c Connneni 
teui d'Horace, ne paroit pas 8tre bien entre dans le fc 
de ion Auteur, quand il a dit* qu*Horace arvoit peim U • 
TdSere d^un Hommt fort avMre^ qni fah une fittf ojtentmtion 
fit n'chefes, Il (emble an contraixe , que c*eft pbit6t le i 
jM^re d'lin Homme qui ne manque pas de gen^xbfit 
mais qui manque de gout : ,d*un Sot magnifique. - Cet( 
H penfee die Mr. Dcspr^aViil. Kegniei a fatt aufliladescr 
don d*un Soup€ ridicule, auquef il fut retehu malgr^ li 
Ceft dans fa dixicme Satire. 

Bien des gens out erft fauflement, que Mr. Despr^an 
dtns cette Satire, avoir vouhi fe depeindre fbus le perlc 
nage de celui qui ^irle recit: & fur cel&j ils l*<om xeg; 
d6 comme un Homme d'une ddlicatefle excelfive en ^t 
bonne chexe* Maisilt n'ont pas- pris garde que, bien 1( 
de £e i cwcfanci id lttl-ta£nie , il fe moque d'un i^Miii 
qid ire.p2$ifi:4^'^i^ram<^^ que des rep^is^exquisf & qiic 
xaiHcn^ /hor/tombe PsSnoins fdt la (ielicatefle Oili^ 
eelui qui fail^^e^kecit du;#estin» que forle ^estiir m£n 
II a vdtilu reprefeotex i^Jr/ l>v>&ftQ(U34>jiii > (ji^r fel 
le lanej^e 4fi dotxe AutCQ<^» trAitth miiiifnnemAlts ref 
Quand irfut que jjlir. Bespreauktiikvap^t fur cttte mat 
xe, il tieha de I'^n 'detourner :' difimt qitp oeV^toit j 
H un fuiet fur lequel il falut pUifa9tex:. C^»M0n. pluiot 
Hypocrites ^ lui diibir-il (erieufemeitt, vous'imrez. pomr v 
tons Us honnetes 9ens I mdis polmr toe Uinnt thirty crojezrmoi^ 



SATIRE Hi 4f 

Et ce vifage enfin plus; pile qu'un Render , 

A rafpedt d'uu Axttt qm retr^nche un quartier ? 

f Qu'eft deveau ce teist ,. doat la cauleur fieurie 

Sembloit 4*<Htolanfi fe^ » 6c de bisques oourrie » 

Oil 

cette Satire: PAuditeuc, ou celui qui intettoge au com- 
mencement ; ,fic.fix Coaviyes, qui font, le Feifonnage ^ui 
fait ieVecit tlti Repas, PH'6te,aeu]C Nobles Campaghards, 
xeloi qui eft dc^gn6 par le Hableur, & enfin un Foete. ^ 

Vers i. ^. ] Cette lettie, qui eft. au commencement 
du premier ireis^ iigdifie l'Attditear> ou celui i^ui'inteFio- 
ge; & la lettre P. qui eft devant le quatorzieme vers de« 
note le Pocte. L'Auteur avoit deflein d*y mertre un B. 
f>our marquer le Broujfm: mais il craignit que Ton inten- 
tion nc fat trop marquee. 

Imitations. Ibid, ^l fujet incormtt &c. ] Juvenal 
commence aind fa neuvieme Satire : 

Scirt^yelim,^ qit^rf toties msfyiy NdVoU, triftis 

■•'''* "i ■ \ ■•'. . ■ ' ■ ■ ■ 

OccmrtAs , frtntt ohdttSa ? i 

c • I- l ii Hi Hnde repente 

y E&S 4. .c^ PdipeSd^un sArrh qui retranche un efunrtier?^ 
£n 16^4. le Roi fuprima un quartier des rentes conftitue'ea 
fiir i'Hotel de Vilie: Le Chevalier de Cailli fit alois 
tette JSj^i^ainine, dont Mr. Despr^aujt faifoit cas : 

• ■ 

I jSijtit 9f^rtfersfin$ rttran€htz.$ 
Pi0rfHmlYinem»fti>»irUbsU? 
N0itr n'Mirons qH*a changer tU Hem : 
N^sllions i^Hotil-ie'Villet 
ftf.uHU irtns ^P Hotel' Diem. 

Vkrs €, ■ Et de bisMUS nfurrie."] £n ce tems-]l» 

(^(oieat.ilA mete ^xt^eitiffi^^ ^^ "" 

- Vsa-s 



4< S A T f R E in. 

Oil la joie en fon lustre attiroit les regards,. 

£t le vin en rubii brillok detontes parts? 

Qui votts a pt)[ plonger dans cetteliumeur chagrine? 
!• A-t-on par quelque Edit r^form^ la cuifine? 

Ou quelque longue pluie » inondant vos vallons , 

A-t-elle fait conlet ros vins 8c tpsincjons ? 

R^pondexdoncenfin, ou.bienje me retire* 
P. Ah! de grace»un moment, fouSrez que je respire 
15 Je fors de chex un Fat , qui, pour m'empoifonncr, 

Je penfe , expr^s chez. lui m'a forc6 de diner. 

Je Tavois bien prdvu. Depuis pres d*une annde, 

J'dudois tous les jours fa pourfuite obstin^c. 



Mais 



K E M A R §iU E S. 



Vers loi, xA-t'on par quelque Edit reformeU cuijtne ? } Ott 
publia alors dircrslEtiinrdc reformation. 

C H A N G E M ENT.. Ycsss^^ Vai itjtu ^juuMeUuu } Dans 
la premiere Edition il y avoir Vos vins oti vos mtUns. 

C H AN G EM ENT. Vers I}. 1(^9ndn, done enfin, ] Il y t* 
yoit icii 'H^ondez. done dn moins. 

Vers ij, Je fors de chn, m Fitf,] C'cft cclux qui avoit 
donn^ le diner ^ mais c*eft un Ferfonnage feint. 

Changement. Vers ip, MAis,kier,'i II y a?oit daoi 
les premieres Editions : ^uaridhtier,^ 

Yeks 22. — — — . Boucinio n'en a.foita de p4rtiljts^l B o u- 
cingo, fameuz Marchind de vin. 

Vers 23. —.ii.-. Chn, ii^CimtMmdntr^} Jki^Ki Dfi 
S o V y R E% Commandeui^ de Se« J^n 4e Lat^aouSc csi(uite 
Grand Frieur de France. II aimbit la bonne c^m, tx, te- 
noit ordinairement une table fomptuenfe , }l ladueUe afiis- 
toient fouvent Mr. du Brouflin, & Mr. de Villandri, qui 
eft nomme dans le vers fuivant. Les Kepas du Commnfideur 
^toient lenommez en ce temS'li, 8c Saint*EvremoBd en 
fait mention dans fes Ecrits ^. Le Commandeur de Sou- 

'^ Converf. du Due ds CMnddU^ dvec 10, 4i St* B^mhnd, 



SATIRE III. 4^ 

Mais hier il m'aborde, & me ferrant h main : 

,0 Ah! Moi^car , m'a*t-il dit » je vous attens demain. 
N'7 m^nqfiiex pas aa moxns. j'av^Qatorze bonteilles 
D'mi Tin vieux^ • • Boudngo n*en a point de paidlles : 
£t jc gagerois bien quexhez 1e Commandeur, 
Vlllandri priferoit fa f^ve , & fit vcrdenr. 

ij Moliere avec Taitoffity doit joudr fon idle : 
Et Lambert » qm plus«ft » m*a donn^ {t parole* 
Ceft tout dire en ua mot , dc vous le connoiflez. ^ 
Quoi Lambert ?Oui, Lambert. A demain. Ceft aflTez. 
Ce: matin done, fi^duit par fa vaine prome0e , 

Jo fy G0urs» midi fonnant, au fortir de la Mefle, 

A 

R E M A R ^U E $. 

yii ^toit fils du Marechal de Souvi^ , Gouvcineux de 
i Louis XIII. & Oncle d< iijidanie deXbkvbis. 
\ V £ R s 24. VHlAndri priferoit. ] Mr. dcViLLAMDRl €' 
iQtt!filr.de BaitaIa'r lb B&eton, SeigneQt d6 Vil- 
[ UxDiL li Confeillex d*£tat , Gcntiihomme de la Cham- 
bredu Koi. . ' : ' ^ 

y m%s z$^ Moliert avet Tartmfe,'] La Commie du taf 
taft avoit ixii defendue, en ce terns- U, & tout le monde 
rwdoit avoir Moliece pour la lui «Atendie reciter. 
• ' VVK % a4. Et Lunbert ^ . ! ^Hi< pltu tjt , ^& J M i e ft K t 
Lj^Alsxa'T) fameoz Miificien, etoit fquJiaiti! pai tout. 
C^ek nil fort boh i)omine,^uipromettoit a tout lemon- 
4e/& manquoit ptesque todf6lirs de parole. Ccla eft bien 
oluqn^ dahs^ce vers fie dans les deux fuivans. C'etoit 
PJiomme de France qui' cbancoit le mieuz , ic on le regar- 
doit comme l*inventeut du beau chant. II mourut \ Paris ; 
IB mois de Tuin r6p6. ige de S7- ans. Son corps a M mis 
dam le tomoeau de Jean Baptifte Lolli fon Gendre. 

V.fas 2S. SM$i tjmibtnf Quit Lsmbert, sA demain, C*e/t 
^ifhul Ce vers eft en Dialogue. ^9i I^imlwrrf c*eft leCon* 
ni quidit ceci.' L'Hdte tepond:, Oui^ Lambert: yA dtmain. 
Et le Convi^ ptomet 4*jr aller, en difaats C*fi affn^, 

Vias 



48 SATIRE III. 

A peine fto»-je enttd, que ravj de me voir, * 

Mon Hoinme, en m'embrailantym'eft renu rebevoiry 
£t montraot k mes yeux tine all^ || g c ffe,fintkre , l 
Nous n^vons, m'a-t-iidity ni Lambert nivMoliere:' 

35 Mais puisque je voos voi, je me tiens trop content ' 
Vous£tes un brave homme: £ntrez.Onvous attend* 
A ces mots» mails trop tard, reconnoiflant ma ftiite» 
Je le iuis en tremblant dans une diambre haute, / : 
Oil ma^r^ les Tolets le Soleil irrit6 ' 

40 Formoit nn poele ardent aui miLleu de YExi. 
Le cQuvert ^toit mis dans ce Lieu de plaifince; 
Oh j'ai trouv^ d'abord , pour toute connoiflance. 
Deux nobles Campagnards, grands ledeurs de Romans, 
Qui m*ont dit tout Cyrus dans leurs longs complimens. 

R EM A H %JJ E & 

Vers 43* Deux nolfUi Campngndrdj 6cc.] De ces deox 
Campagnaids il n*y en a qu'un qui foit unpeifbmiagei^el* 
Voi'ez la Remarque fur le vers 173. de cette Satire.^ 

y E K S 44. i{»i m*eHt dit t§Mt Cyriu dans leurs Unit C9n^i» 
mensJl ^rtMnene ou U Grand Cyrm^ Roman de Mademoi- 
ielle de Sciideri, en diz volumes, fl eft leitapli de longoes 
conv^jiationsi & (iii tout de gians Complimens fort en- 
nuieuz. C'eft pouiquoi Fuietieie a dit dans fHufirt da 
troukUs arrives am ^yaume £Elo^uence\ Que ies Bturgfis dt 
tette Plact (le Roman de Cynis) affeStoient fm torn J^strt 
fort civilsf & de fert Un entretien, La plupart des gens d^ 
Pi6vince, qui s'imaginoient que le itile de ces i^omans 
etoit le ftile de la Cour, & un module de politefie, foJ^* * 




, ._ godt s'<ftoit r^^andu 

ce, avoient aulfi pxoduit Ies Frecieufes : caxa^re que Mo» 
liere a fi bien joii^* Les pi^mieis Volumes du Roman de 
Orus commence^rcata patoitxc en 1649. . . 

. . ■ * Vers 



\ 



SATIRE IIL 4pr 

fcongeois. Cependant on appoite on pot^e. 
Hi coq y paroifiToit en pompeux ^aipage» ^ 
Qui cbtogeant fur ce pht & d'^at k it noia» 
Futons ks Conyiezs*eft appdd chapon. 
Deux a£Settes fuiyoieBt^ dont Tune 6toit omde 
lymelangae en ragott de perfil couronn^e: 
L'antie d'on godiveau tool bEAl^ |»ar ddiors* 
DoQt on b^ine gluant inondoit tons les bords. 
Qns*a(fied: maisd'abord, notre Troupe ftrr^e 
Tenoit i, peine.aittoar d'ohe table quarrde : 
^ M <3xiam » ma]^6 foi, I'tm fttrfautre pott^, 
M>it on tour k gauche, Jk mangeoit de c6td, 
)agaea€et6catfi:]e.pouvoismeplaire9 ^ 

V M • 4f • CfnnUm §H kpp9rti m /titf^f &c.] Mr. F o u a« 
e&oi, OMbie AYOctf, s*«fiftim jotif,rde4oa]iar-un le- 
pt fin^bUble en toot 4 celni qai^ft d^cxit dakscette Sttt« 
Kt kH, de Lamotgnoji, AYOcat General^ ^ M. de Me- 
stif^'Jitoltiedeslleqii8td»9:etirttite Fx^fident k Monlei^ 
iMCvDetpx^auzs &: 1 qotlqves autitt. Mais ia plaifanitc^ 
neiievttc poiiit anz CoavitJB$ 8c Ton ditf Valors, que c^ 
ftini dexifts font bona i 4^cxue 8t iion pas i dbnner. >^ 
' y t«a 4f . Mp$ qmiue9mpt0ri4nni tevia ni U chift.\T ll 
Wink fh nettse: M^t i^i ctmftt fur rim & ie vi$t& /1# 
Abv. Jijds.il a cs& I'adtieinaiiUxe plus confbcme \ i^u&p* 
ft Von 8c i'antxe ie peu?ent dice. Cependant 11 femble 
fB Paikfe ▼ ait mis cette difference, q;u'apris Ar#>i:«iHpf<r 
fmrim^ 11 not une negation} 8c apx^Sy Cm^ttr fmr-fim^ 
ilfint nae affimatioh: 

Ji ntc$mfti fMf rim ni ievim ni U tbhi, •• 

M»i iitiiwngtipm fUn i/r 1$ vin tr Vk t^ke^ 
Tmfii C • ■ ; ' * 'iriai 



'S^ S A T I R E IIL 

Si ron n'cft plus au large afBs en un fcftin , 

§0 Qu'aux Sermons de Caflagne, ou dc I'Abbe CotiB, 

Notfc Hdte, cfependant, s'adrcflBint i la Troupe: 

Que vous fembic ; a-t-il dit, du goiit de cette foupc? 

§enta-vous le dtron^ dontx)n<a.mis le jus, 

Avcc 

^ E a $ ..<p. SlifdHX SemtMs it Csffaffu^ «# de P^jilAi Ctm^^ 
'€k fut i*Abb^ Fmctioe qui indCqua k aoexe Aiitcuz* Its 
deux mauvais Pi^dicateuis 5|ui font id oomm^s : l*Ab- 
hi CAfffp* ic i*Abbc Citin , tons deux jde TAcademic 
Pranfoi(e. Jacques CAS^AaHt, dela3ril^e<kKinMii 
4ftoit Dodeux en Thdologie, tc Fileux de S. Ecienne, Q 
Ittt refu i TAcademic f can^otle enl'imn^ i6€i, k la pla^ 
cc de St. Amant»& mouzut au mois de Mai x<7^ U a fiut 
la Fx^fftce des Oeovxes de Balzac » ^ eft tstimia it a 
cncoxe txtfduit Salafte^ te.,ll.€Ut aflee de jbom ieaa pm 
9« tdmoignei aucun xeflentimeiit contxe I'Autciir dct Sao* 
M. Mais I'Abb^ Cotia ne fit pas de in^nie. Fier & ft^ 
ibmptueuz commeil etoit, iX ae mt ibul^ que foE ta- 
lent potft la ChaiieJui filit contefte. f our^en veneex il fit 
jone mauvaiie Saclie «ooiitie Mx.l>cmUaiXt dmm iaf^HUe 
il lui xepxochoit^ commeim gxana cfiflie» d'avous tat* 
M Horace,. & Juvenal. Cotia iie.<a*ai tint pts U: il pB" 
UiauA Libelle ea ptole» intitul^^ La Otitt^ desim$r4k 
fir Us S4rirts dm ttmi daot iequel ilichiu^geoit nocie Aatm 
<4et injuxes let pins ^coffiexea> & iid shpntoit des cximii 
JBwginaiics. 11 if a^i^i eac^xe maliyenx&toent ponr liii« 
die laixe eatxet MoUexe daiiaw.fittte di^iit«» ficiia r^pa^M 
pis plus que Mx. DesMdam:^ «Cdutr;Ci m iScavieiicea ttic 
jpax de iiouveUes xaillexiet, iComme'Oo.k vecxa ^anaici 
.Satites fuirantes i wms Molieie adielra da le xaixier deit* 
futation, en I'immolant fiir ie Tkeatic 1 H iA£6t ftiSal&^ 

2tte> dans la Conu^die des Ftmmes /koMns, ftiaa le nasi 
e TrMtriff, qu'il changea dans la fiiite xn cdui de Tri/§^ 
tin, Charles Cotim, Paxifien ,: fiit xom i PAcademll 
^xanfoife en 16 $6, 5c mouxut au mois de Janviex x6i2. U 
;ft fait plufieuxs .QtoSrxa^^ taut ta vets qu'en pxoie* :; 

Vers 63. Stntezrvous U citron y dent en a mis le^mtScc] 
Ces foxtes de foupes ^oient alotsl la mode, & on lies ^ 
j^el^it, des Setfet de fesu d^^rient. C'^toit TEnfei^ne jd^^ua 



c ^ dcttemDit dans ht jmitiec dt V\ 

it inTenii^ la maniiie deles ikixc. 

s 6$. U» fii 9 t^# J^mr, 6^.] Ja^ue4 M^ 

IatKffiei-Tffait;tenc » 4emeiu:oit dans la Kuc de ^ 
.vi^k-^ la ILtig perose. U avoir la charge de Mal^ 
mz dt la Maiibii dn Roi, <& celle d'Eeu'iec dc U 

de la Heiiic: aiafi U ciut qu'il ^oit de fon kon- 
i se pai £hi^z ^^ontraitit d'Empoifonneur, ua 
vtinaMi lui* U d^iBH fa pkunte i M. I>effita,Iiteur 
Cri«tnri» eOftUe TAuteux des Satues, mais ni tie 
^^)4i K».4ie^JMaat»Y 'Piocuceuc du R.oi, ne votir 
sMor oil U pkunKc dc Mi^: 'ds le cenvoieceot > e« 
|ae iPislfiite dmittl £f pUigadit »ji'etok qufnae pla»- 
: dont il devoit xire tout le piemier. Cette latfoa^ 
}tk^1^MMM$mt Et w^'mititt fa^olexe: & vQisuxt 
i^jMNMHt eqpezef 4e utlslaftioii' pax la roie de ht 
» Jl mto defe^Mds jttstice liu-m^me. foux cec 

^av^Qi d^un expedient tout nouveau. Mignot af otc 
MiMt iftaiaixc ^ezcettenf Biscuits , & tmit Paxis eii 
k/lMix chntel Uliit que lUbb^ Cotia aroit £Bt 
fkat-mmoKi IC Dcsf ida\i& knc Enncmi eommtnui 
t h^A ittBfiBicxl Its depeas} ;8c qnand on yenok 
: ides biscuits, il. les enfCMiNlt dana la feoille qni 
oit la Satire impxim^, afin de la x^pandre dans le 
: a£RK^in£ aif^&s taleas I u»X de TAbb^ £otin« 
Mx. Desprdauz vonloit ie xejouii avec fes amis , il 
it iKiietet des bisons chcz Mignot, poor avoir la . 
it Cotin. O^endant la colore. de Mignot s*appai(a» 
Ulth qne hrSatiie de Mr. Despr^anz, bien loin de 
Uat'f' conmie il le cr^lignoit , i'avoit rendu exttime- 
d^re. £^ efict , ^puis ce tems-U tow le mpnde 
:atlert)^s^ Mignot a gagn^ du bien dans /a 
!#^» ac 11 fait doire^avouer qifil doit fa fortune li 



$ A T * R i in. 

des jaunefi d'tti^ m&ffi dxa% in Tojns i 

f vive M^not $ tc tout ce qu'il appifitc 1 \ 

eveitt ^qpeadifit Hie dicflbieBt i la tdte : 

gDot , c'eft t&ox 4ixe , Sc dans le Monde entier » 

empctfonneor «e fat mieia ton m^er. 



(Ih 



'f» SATIRE ill, 

papproavois tout pouttant de h mme & da geftc, 

tP Penfimt qu'au moios le Yin ddt reptrer le reftc* 
Four m'ai^^dairdr.idoiic, j'en dettande, Et d'aboidy 
Uii laquals cflBropt6 ttfappottc un r ogge-bord ^ 
D*un Auvemat fumcuxA qiu m£l6 deXigPAgCt 
Se Ycndoit chez Crenet , pour vin dc rHermbage; 

t S Et qui rouge 8e vermeil , mais fade 6c doucereux , 

Kavdt lien qu'un ^^4>kit,i0c-qa\tn d^Boite affieox, 

A pdne ai-je fehti cette liqueur tcaitre^e , 

(Que de ces vins mtiez fai r^connu radrefle, 

- Toutc- 

'Z*^mfenuUy on ^i»v«r>M« , -eft un Tin foxt louj^ IcftliEH 
mieaxt qni n*eft bon i boire qnedaas l^un^M-faibiik >€€ 
ifin. cfok aiiz cwf'uons d'Oxteafis^ U tft ^ de ralfiiisiipin 
qu'on^pile <la4adffle noBi» paiccfoe.k plant ci^k <ftn- 
«u (PAiwesgne. 

' Lc L^iM^r eft HA fin oioiAr Ibfccn conlilir/ qni eft fail 
Avec toitte» fortes de taffins. Les Ctbaxetieit mfiient cci 
^deox (betes de Tins poor falce tems-viiu daixett €c xofei de 
fliifieus eonleucs. 

V K a s 74. ^t.vendsitshn, Ovutf. ] Fameu Maxchand de 
vin, qui tenoit le CS^ftaiet de4a Fomme da Hnv yis-i-?if 
TEgitle de la Ma^delatne » pris du point Notxe-Datne. Ce 
CaiMuet dtoit d6a :feiioiiimd du terns de Hegniec qqien 
^asle ainfi dans (a dixitoe Satire > 

M m^ints K^m hM^^M torn foiigiffdms it vim ^ 
JAmtQsent un h&c itiu 4 U Pomm£ dt Ptu, 

Bt m8me du tems deJUb^Lais* qui dit: Pm's edtfMuFmi it 
Tdkemes nuriuires tU U Pvmmede Ptn^ du Uflel^de U MH^ 
. Uint^ & ie U M»li, Pahtagi* 1* 2. ch. 6. 

Crenet ne fit pasxomme Mign6t» car 11 ne^tfae 
tiredu melange de vins qU*on lui xepiochoit dans oetteSa- 
iixe. £t ce repxoche a'ccoit pas anm iaos iaadcttfiBt » ^ 



S' A T I R E lli: fi 

Tontefon avcc Teau que j*y mcts I foifon, 
J'dperoisadoadr la force da poifoD. 
Mais qui I'auroit pcnfif ? pour comble de di^race; 
Par le c&aud quH^ifoit nous nWons point de glac^' 
Point de glaoe , bon Dieu ! dans le fort de I'Et^ ! 
Au mois de Juin ! Pour moi, j'Aois fi transport^i^' 
Que donnaat de fdreui^tout le&ftin au Dtable^ 
}e me 9ak ▼(! vingt fois pir It i quitter la taUe, 
'Et diit-on m'appeller & iantasque 8c bouru , 
J^dlois fortir eo&Hi ga^d/le:Rdta paro. 



JC E a A R§iUE S. 

l£ imJBiaoSRn avoit fait acheter \ M^ d>Hei:b«iit » dioi 
^wir^iin mutd de vin de I'Hecmitage* qu'on xeconnuft 
t96ikt Itie de ce via coup^ & iii61«ag^: ce qui mir le 
Bi^iiSa dans tme fiiiieute coUxe contire Crentti qu'il ae 
flUSpHifoit pas de moins que de le pesdxe. C'eft k cett« 
aFa^me que-^Aoteux fait ailuiioA. 

. ^IriNL u,ii irnf Pomr vin de J^Hermitngt,'} II cre!« (iir an cd«^ 
ieao ma6 dans le I>au||hiii^,^pi4>€he>la vtUe de Thain> ikf 
la «|fa^ da R^one » vis-k-vit de Touiaioa. Sux ce cdteaa 
»y a on Heimieoge qui a donne* (on nom attteiiitoixef flc 
a%Tia qm y vient. 

'„ ,Cit Ay oxM-ENT. Vers 75. £t fiw rn^c & vtrmeiL^ II y 
VfMtt^Bf^mirottgt9nc9uliur<, daas les pc emieies^ ^tioai^. 
ymm^ $W fint de gUee y ken Diet*. 'J Dans le tends que 
cette Satixe fui^ faite > rufage de la glace n'etoit pas fi 
comiBBn en^Irance qa^ Vc£k pr^fent. 11 n'y. avoit que 
pm ^ lb>piq«(Mcii|^de d^Hca^fie 86' de jcafinement^ qui 
MMDC it la glace. Ainii la plaiate que fait ici le Fexfon- 
Ifogt q^ pa|£^9 maxqne bien Ton cataftere. £n France oa 
A oitnniciK^ iboiie il la glace ^ue vers la fin dudix-fepr 
piine Steele s mais cet nfage ^toit eonnu des ancieni Kor 
~^ * ^cn fififoieni lenni d^lices. 

'. !j . ■ Qtumd leT(^$.apar»,} Quand I'Auteur 

^ cet^e Satire, il dqnanda 1 Mr. du Broufliny 

^i» le 7(ff , ou WT^ti. II lepoadit qii'oa ppur 




f4 & A T I R B IH. 

^ Sur un li^vce flanqQ6 de fix pouleu ddquef ^ 
SO S'devoknt trois lapins^ aoiomixdomdliqaaiK 
Qui 4^ leor tmdsc ea£mce deve& diois PariSy 
Sentoient encor le dioa. doat lis iotent nouim. 
Autour de cet aBia$ de viandes en]^6es. 
Revolt un long cordon d*aloaetes preiSfes,. 
^ Et fur les bords du plat, fix pigeons 6talex 
jPrd fentoiem poor zenfisHt kuis iqud^es teUex. 



« 



TOit diie run fie l*2vate, mais que T^r ^obpto noble:. 

Vers p£. Sentotent tnetr le chtH^I Une 'petite avantttie 
Aomeftique a fboxoi 4 TAutettt Tidee de ce vers dc'''des 
dens pc6cedens» Vn ibit il y avcHC da monde \ foapjcr^ies. 
Mx, Boileau fon peiCi Sn entrant dans la Salle i manger^, 
•n lentit une odeuc fcmblable ^ celk- dr la (bope auK: 
choaz, dont tout le monde fut ixap6 Mi. BoUeau demas- 
da ^ la Cuifinieie, fi elk ^olt folic de Tonloii leut don*^ 
tuBK une foupe anSt clioas, \ fouptr ^ La Ciufiniexe xi^pon- 
tiit que ce n'^tott pas (on defletn y cicpeadant on ienroj& 
todiours la ni£me odeur: mais 4 peine eut-on fervi le Rdt, 
^e I'on d^cotnrrit au fond du baffin an Lapin nourii aux. 
ciioux, qui ^tolt cach<^ fous le leile de la viande: car on. 
}a fetvoic alois en Fyiamide. "Dht que l*)Dn vk le Lapfn^ 
on ne chercha plus d*ovr venoic cette odeur. On le fit d'a-^ 
l>ord empoiteis, mais il ayoit t^pandu pax tout an« odeui 
de chou qui dura tout le fefle da repatf. 
' V £ R s 94. 'Sjfftok tm l^ng cordon tht0u*tes^ friffltt, ] '■ Goffl- 
<ne ce Repas ie 4onAoit en £t^ , an moi^ de Juin ; les 
Critiques ont pidtendu qu^en cetems^^oaneitiaoMoit: 
fas d'Alouetes. C^eft Bomftut qui a fait cette obfe&ipa 
3ans une petite Piiee de Thdatxe, mcititf^/ii SMm 4is Stt^ 
fins 9 impxim^e en 1669. 

Notre Auteur r^ondok, qn^ flvCu xaifbh de faixe ier* 
'^ dcs Aloiietes dans ce repas, paxceqae c'eft un xe^as 
donn^ par un homme d*an £0&t baaxre Ic extxavagmtt 
wul cbcarchadeainlts extxaoniuiaixec* Qu'aiiiii» Vok peui. 



?: 



pear 



pp,,. 



S- A T I R E JIL if 

K cM de ce plat paroiflbicnt deux fsilades, 

[4!une de pourpier jaune , 6c Fautre d*herbes iadesj^ 

Doftt Thuile dc fort loin faififibit Todorat, 

Et nageoit dans des flots de vinaigre rofat. 

Tous mes^ots i Tinflant changeant de contenancCi^ 

Out loii^ da fcftin la fuperbe ordonnance, 

Ttndis qae mon Faquin ^ qui ie Yoioit prifer ;. 

iWec un ris moqueuj; les prioit d*excuferr 

Sor tout certain Hableur, ^ la gueule zSxm6ci 

R E M A R Q^U E Si, 

ni&ttatT qa'n a donn^ dts Aloiietes quoi que manviiifs^ 
QintQiie failbii oa il n'tft pas impof&$Ie d*en avoir, puis 
a^Ten a en tout terns: les Aloiictes n*dtaat pas des oir 
iaut*iii^'pa£^^e. D^illeursjcette faute tombe fui Mi^no^ 
r^an^ le lepas, & non pas ilup le Poece qui ea 
^ftiatL Mais aa fond,rAuteui auroit peut-8tie 
i€t aid^it, fi fes ennetnis ne s'dtoieat pas & foji 
Jil de ceitc critique. 
1iti>, ibid. Vn tordm<esAUuetts^1 Lcs Latins difiMca^ 
d^y^l^intine &n», 

*^ mi6t de titrdts faH^ CfTOHd placet, 

Haitial. XUl. Epig. LL 

-• ■ . i 

IiixT. Veis ^. Zeurs f^/miites Mlex^"} Hoiaee , dimh 
ftn rtfctt c^^feftln zidicnle,. applique aia'Mei;le»> €t q^ 
AMie Anteox dit id des Pigeons : 

I I 11 I Turn peS^n adm/l» 

Viiimus & 2derHldtptm. L. U, Sat, VUL ^o. 

TkRS 105. Snr totu certAtn HabUur,} Celui dont le ca^i 
faftUreft H Viv«meat expjdm^ dan$ ces dix v^^ s*app<^' 

C4» foir 







9* SATIRE III. 

Qui vint i, cefeftm conduit par h fomics 

El 

R E M A R §iU E S. 

loit B. D. L. Coiifin ifTu de Geimain dc notxe Auteor. U' 

^fioit nevea de M. de L Grand Audianciei dfi 

France , qui lui avoit achet^ nne charge de Pr^iident ^ 1» 
Com des Monoies; mais il diifipa tout ion bien$ & Ton 
Onde I'ajrant abandonn^ ^^ il fiit i^duit ^vme chez &s 
amis. II alloit fouvent chez Mr. Boileau le Greffier, frert 
alne de Mr. Despreauz. Ce fiit 1^ que (er paflk entxe ce 

mSme Mr. D. L & laiComtefTe de C r i s s e', cette 

Scene 0laifante 8c vt?e qui a ete deciite par Mr. Racine 
daps fes Piaidettrs, fous les noms de Chicaneau & la Com- 
tefle de Fimbeche. La Comtefle de CriC<^ ^toit une f lai- 




:igue de fon obftination a plai- 
der, iut djcfendit d'intenter aucun ^oc^s, fans l*avis]pir 
^crit de deux Avocats que la Cour lui nomma. Cette u-^ 
terdiftion de plaider la mit dans une fureur- inconcevaUc» 
Apr^s avoir fatigu^ de fon deie^oir , ks Jpges , les Airo* 
cats, & fon Procurenr ji elle alia encore, porter (es p^aia- 
tes k Mr. Boileau le Greffier , chez qui le trouva par.hi? 

j^ard Mr. deL dont il s'agit. Cet Homme. qm 

vouloit fe rendre neceflTaire par tout , s'aviia de donncr dei 
confeils i cette Plaideuie. £lle les ^couta d^abord a?ec 
avidit^S mais par un mal-entendu qui fuivint entre euz, 
die crut qu'il vouloit rinniltet,& Taccabla d'injuies. Mr^ 
Pespreaux, ,qui dtoit piefent ^ cette Sc^ne, en fit le recit 
k Mr. Racine qui Paccommoda au Theatre » & Tinlera 
dans la Comddie des PUieUurs, II h'a piefque fait que la 
zimer. .La premiere fois qae Pon joiia cette Comedie, on 
denna ^ I'Adrice qui reprelentoit la Comtefle de Pimb8- 
che, un habit de couleiir de Rofe-ieche, 2c oa masque for 
ToreiUe^ qui ^toit l^juftement otdinaite dela Comtefli^ 
4cCriir<i. 

Vers 107. Dans POrdre des Coteaux,"} Lis Cottdttx : ce nom 
lilt donne ^ trois ^rana Seigneurs tenant table, qui et«tent 
partagez (ur Pefbme qu'on devoit faire des vins des C6- 
teaux qui ibnt aux envuons deRhelms. lis avoient cha* 
cun leurs parti(ans : Je m puis mooter de l*efprit [dit le P. Boo- 
tidurs] ijm*d» n*eTaendra fas nnJ9»r P^meur da ^Mtires, dm 
U deftHftim defin Feftiti: 



»- A T I RE rit sf 

s*eft dit Fiqfi^ dans I'Oxdre de$ Cdteaux , ' 

.- • ^ 

e fi!s mtoe mis en t€te (condnae le P. Bouhonny 
Les Commentateurs ic tommenceioiit fort pour cx<^ 
ter ce Pr»/i^i tUns fOtdrt its CoUdwCj 6c qn*on jpowK 
en le coirieer en |ii«ntv Piv/ri ^fitnj POrdn tU Cit* 
, miz la lAi&n que POrdre da cSuamx ne ie trouveni 
: dani I'fiHIoiifc Ecdefiafiique, & qpeles gens dcf 
Qt-Ane(auront*gaisqui cet Ordre n'dtoit ou'ontf 
si (de fifli J0el»4uchez , qui votiloient que le viii 
^1b£vdien^» fuH d'un cettain c6teau» & ^"on lc9 
4^^ 1^ cidta les cSusitx, 

^Ins' fapcoz C6feauz' qui produifent le vin de 
tpitt iont Hheims , P^ngnon,.Silleri, Haut'VU<^ 
4» iTtiffjt Yeiitenai» S. ThierrL Notre Anteur 
otie'c^ trois S^giTetftt qu*on'n<ftnnloit Us cStetmxi^ 
ie Comnuuidqir de SouYiiEf, le DucdeMon*" 
ti &le Marquis de Si LL£>r; .^ 

i|^ dpnne une autre ocigine \ ce:noifirIa. „ Ce 
fitrir,^:l^r. d^ L A V A> b ZN , J$v^|ie du Mans; 
i^^piajox it etk Meflieurs qui dilbient que Cott 
^oh p.tt Bdn^ dif que c'^toient dcs d^licats quf 
i^Oient dn vin que dTun certain CotuttySc IVdeuuv 
ragptlla Us CSteamx, Ces MelSeuts <h?oient leMar^ 
|tBois>DAUFiN, du nom'^e I^v«/rLe Comttf 
p]|;il|c> do nom de l^TrimouilieyVAlhede Vtv^ 
ri'M.'vx'f da nom de Momai } & le Cointc d« 
i;MJ4< ^'4|i nons de '^r^licrt; Diff, etpnot. 



* 

1.. 



sfmmtd^imt'LehrtdiMhVtE%XAizv:jcvx' ' 
M* '^ '^ fur ce fijer. ^ , 

s<pe'je PttaiMr. de St. E ▼ n e m o k d de XB^i^ttai 
angine du nom de C6teauz, je lui £% von cff 
tenage a ^Cxit UHie^ dans ion DiaietuUre Styme^ 
r» o^ 13 dk^ que MJ^ de Lavardin £v€qiie dd Manv 
pi^ fl ^tUfptei ffdnds Setrnimts ^i difoitm fuefim 
*Mk fits hen Bit: Mi de Sr; iEvremondf nraflors 
t Anreot ie ttbitipoit r car t. c^ \ du! on donna 
of it CStedux n*er6ient pas de irMmts Setpiemrs, a. lit 
}ifm smtl 91c U Yin 4c ra^fqiK dik Mans'^ »'^«^ 



|f SK ¥ r te 1 lit 

|e rids de Ic you:, avec fa mine'ftiqtte , 
I xo Son rabat jadis Uanc , 4c ft j^iemiqtte tatique , 
Eor lapins de gareane iriger 008 ck^nefTt ^ 

ET 

tf^aihn, I, Ce Prelat nc fe ftAtgmit point d^l^ue. 4. K: 
», ne padoit pas d'm c«it4i'ff Cotesn. L*Abb^ 4r J^i'fft^ctMttit 
tp n*eii ^toit pas, lui qui ne s'enteadoit nnUemeot en 0d-^ 
l» licatcile^ m ii» SroMJk^.qax n'eft vtna que ^lU ahl fl* 
^ pres. Mr. de St. £viemo>iid ajouta dif ^tolt loi-niline 
M I la table de TEv^que du Mans , loxsque ce Pcelat d6ii» 
a> na, pour ainii direj naii&nce au fameax nom d^ C.4- 
9» T £ A u X. II m'apxit enfuice la ve&able origin de ce 
«, nom-A , que j^ai z^ppoxt^e dans la Y 1 1 de M. 4k pr 
9, Eviemond. V * ' '" " 

Void rendiOit de la TiV ir $f. EvraH$n4^:]^ }it:jM 
Kaizeaux patle dcs Couohx, „ lia lM«ne dtihti doxd: iw ft^ 
9, mquok a 1^ Couz, dit-a» le difiinguoit Itioiai |^la 
p fibmptttolitd tc la-magnificence , que pat la di^catfili 8t 
i» la pxojpxer^. Teb tftoient les repas di) Commandea^.Ult 
9» Sofivxe , du Comte d^Olonne > & de quelques autxei 
9> Seigneuxs qui tenoient ta&ie. 11 j avoit entx'euz a;se ei«^ 
B^ pece d^i^atulation , a qui feioit paroitie un goCit pM' 
,9 fia ,, $c plus d^car. Mc de Lavaidin ,. Ev^que du "Hm^ 
a» 8c Cotoan-blctt^ s'lftoit auffi mis iiu 1^ xangs. Vn fJMt 
9t que Jili. de St. Evremond manfi^qit chez lui ^ cet BVC^ 
9, que fk piit ^ le xaillet fur ia Deucateile» & iux ceQ^ <hl 
9> comte d*^01onne, &: du Masqius de Bois-Dauphin. Ot 
9, li^mrs , dit cc Px^Kit » •Mrrmr r««r « /tfr^e </« i/««/9/> r^J^ 
99 iwr yir ftfitf. /// nefamfient manitr ^ue du Veau de rivtert : 
^ iif^mt Que Umi Perdrix vitnntm ^^wtrgm :^ue lemrs JU« 
9t //m fitmt de Is K^che-Guyn eu de Verjtne, Us nt/ontf^ 
99 motm dtfiiiia Jut le Wruitt & peur It Vin^ Us wenpm^ 
I9 teiem hem que ies trots Cetedux, ^^^ ^HMtt-VilUks , 
99 & tP'sAvermy. Ht, de St« Cvtemond ne maodua pal d^ 
^ faixe part 1 fes Amis de cme conveifiitidn 3 & ih th& 
^ teient it ^uvent ce au'il'avoii dit des CQieauXf Um 
p plaifanteient en tant d'ocdaHons, qu*bn le4 a^ella itXt 
«» rabis CdTEA^ux. 

. lb. 2>c« Haizoutt lOiSuquc d^ tt fltfint coditoi^ 

9^ 



s^ A r t Rj ff rrr. «# 

EtponrflaternoimMdte, obfeifaat fo& vifiip! ^ 
Compofo fitf fts yttt[ to gefie 6cKib»>-ktigtge. ^ 

QoaiiltioMHdtechiniid; sAmfint liir cepointt^ 

QttV 

Ant uomp^fiii I'oxigine du nom de Coteanx',. & il ren« 
ro^e 1 ce qti*ovtt dir ilk-de(rus tla&s ka ff0uvetUs de U 1^ 
«Mm»# dis U^%i^ Aofic I7P^ £^ If;, dt Mv^ A OS. i^ 

rtwi. (ei4mfi,^ ■'■ ■ - -^^ 

On ctoit Ode le Vln de Oamm^e d^ic ft otamltt lei 
pKation i MdiSuip Colbect & k Teflicj:, Miniftres d*£- 
tat, Mp«fle4(»ditdc'^rafuV^6bles dans la f«>?iiice 
de C&unsignf^ On mt n^ttmoins^xemontei beaucoup 
ibia loift it'teihs tkia sepntatibti de teryntf^ car ^ dm^ 
le, ^ -^ine Ir Fape Leon X.«. Chaxks-Quint ', Fianfois I, 
Ik Henri Villi Roi d^Angletcnc, Touluienc toftjouxs nice 
dnvla^Ai, cmnSie le |tlmi exceiknr^ &t le plus ^pui6 
rienteor de tenoiiL lis avoieiic tous leui piopte 
dan^Al; on prodie d'Ai , ysmt y fkm pink ca- 
leuxs Monfions* Voili iknt <ibate d^uftxe» 
^ 4an$ tordre det Coti4H», 
VW|ia t1»« J2» /i^fiw ir eitrtnm higtr tws tUfiin,\ OH 
^"^iUrdtdinaixement Cfufftrty la Laplns domdHques $ H 
jj^^ Ycnt jamais (iU' les tables bien fenries^' Dans Itl 

J&« drMx.'Kaeine, CMctnean dit 1 foflijkikt: 

"^^ •'»^^' ■ - ■-,.... I'j ".• t' 

j^lify aM/ dan c$ Ciofinttns £nfin$ de Gdrtimi^' ^ 








ffpMtf-^kMMEwfi £9nt de gtei Fifonns: & ce mot de c^mg 
flMt eft vcon delf^imiuidie, k canft; que'lcs' Paeons d^ 
MniNbnfr pins gior quells autxcii: aur^MV,.^ fft n<{^ an 

»^^jmiir:Sottcdie Pigcoii tafagp qui pexchrliic |ei bianr 
Aii^^dMf edveas^ce qpc kt ttfconi i^ma^ues n^ £^ 







Qa*itvahToi]3 doBc,^Jl,<qiieTCte»miQ|crpoji^ 
Je Yous trouTc iii^ttBi'hai rtmcteotQ sofuime^. i 

Aiinezrvousla mufiade? Qftcnfa tfiir^tout.' 

1^0 Ah f Monfieur 9 ces poidets font d*nn mcnrdlleiiigote: 
Ces pigeons font dbdns, nungezfur mar parole. 
J'ainie i Toir anx bpins cdte diair bbmdie & iiioIk» 
Ma foU tout elS paflaBIe, il le laut confefler». 
£t Mignoraqburdlrai s'eft roida forpaffer. 

•'2; Quand'oihparle^ faoce a fiiQt qn'oti y taffine. 
Pour moi j'aimc fiurtootque te poivre j <b>siine. 
^en fuis Sowdf Dieu Gax^ic yiu tout Fefletier . 

It BM ARSJ/E S. 

TX dexnandc fi l'.dn sume la -JduiicadeR Sc U y en a j^'ttau 
Cela xenfeone iin xidicule bten (enilble, flc afles ontB^us; 
^aiUeim> Cecoit iin go4t hoes de ni(Kie,^& drntiloa^ 
Ui^ on nc-vouloit £|uf qoe la mnfradf ic-fic icn^ iteil 

^JK^gOfttS. . / ' 

y J^K s »!• JUinu M vursmx lifins^ttti tkdir • MMM # 
!»•//«.] Ce Feitonna|e donne encbie id une ptenVe d^ M 
mauvais^gpiU: cai les Jbapins, pour 8txe boii$, dcpfot 
avoii la aiair ftxme & de couleux iin peu bize. ll ik*y ft 
que les Clapien qui aient IrchiUt blancshc 6c moUe; «. 

Vers ll6. J^aime fmr t§m tpu U p9ivr§ y Mmiwi*'\ &e 
IStoiamand^ de SOuyx^ av6it le |odr vSi par la faotfoe 
cjbilteV ^ aimoit beaueoi^ le poivie^ la mu fe ad c ^ilBl 
rpiees lei. plus fttmes. • •. : ^ - i 

*•• V'B Ri n%^ f*ai t$m FMtitr Icc.]. 'Ccttc fail|ene cfr t» 
tx%i^einent,£ne dcd^iciteV parce qu'elte eft indiIieaKa0a 
U P^<( fU^ feittHer dan^ Us IdlemaiqiiDk &r tc rexs 54^^ 
1&1SC0UZS au KiM,ft ftr-k <^erS'77.^4e ki Sadre -prdotdeaM^ 
V fi R S 130. Om c0|fvim U StMtta tfi Au ftftin dt Purrt»\^ 
IFtJItH de Pitrn eft une Pi^ce de Theatre dent le iiijet nooi 

i rant- 



k 



8* A T I K £ IHL 6^ 

EdaoiiiMxiiQfioecii'Coiiieisde papier* r 

B ci^btoiurtfxNiB^y f6ioii crauBcuiic pinio^ 
oinme la Status c&ioFfftmdePicneK^^ i 
Bs diie on (ooi mot^ Yvnkk an htzasd- 
que ate dc pookt dmitj'aiiaidu>i8k laid* 
foidam moh HaUeuTt avcc one voix haate;. 
: i flics Gampagnardi la lantd de Botre H6te ; 
:oas dmz pkins de loiey an jcttant un grand ov 
: on laoie-bord acc^CBt foB deffi. 
i piaaAOBfUk raraiDant tout te mofide,. 
port^-par tout des TiBim a la-rofldCr* 
s do^ des Laquais, dans la crafle tracez, 

iaMi^dc»BMMigiiab^< Tras p%»s Mo LIMA » Ait- 
;if!agiiol , eft lie pfcmin^qw I'a riatr^ 11 ra-incttiip 
U €omlndM4$ de^'tdrs: ce qui a ^d snal lendu en iio- 
aagnapst) UFt/Nn de Utrrt: car ces ptzolcf figni» 
BtiBiimcnt, U tmnni it fUrr* : c'eft-^-ouse, U StMtif 
^99 tm dipitmt tufuit$ a mm fep^» CepcQclant l't]ia|e 
r«ln. Ce aui peat y aroii doime lieu, c^cft que la 
lifoi 6 xcna an (bnper auqud elle a iti invitee ,- A 
tec dhmr Canunandaic nomin^ Dtm Ptdro, De U eft 
6ms dourele aom dn F^» tU^. Pierre, Touces let 
m de Com^dieuft om 9oeommod6 cette Fi^ce ii leii^ 
Db De ViUiectt CQiiie'diea,,ra ttait^ noux le Th^a^ 
Tfidtel de Boutgogne. Molieie la fit paroitxe ea 
liir le Th^aue im Faliu» Ho'tal > a?ec beaucoup plus 
^iliiit^ & d'agitecQs. Elle n'avoit. encore ^te jouito 
is que par hi* Itaitena, dans le terns que Mx. Des- 
ceoBpda cette Sa^. , Dorimond fit ea(uite leFes* 
•fiCBEC^ fie H mit en Tecs. .Kofimond en fit encoie 
»9 qui fht xepieient^ fiu lie Th^atie du Maiais».ea 
Eoio, CoineiUe le Jeuae a toum^ en tcis la Fi^ce 
liMe,en y faifapt quclipie^ legexs ehangeoiens dans 
taftioa* JM cflmnif n^a ^ paxoltxc an moIs de J^ui- 

C 7' fk^ 



$t ^ ATM RE im 

140 TdmoigooU^t far ^ttif^^toopics i^^ 

Quand on dts contkK , 4'iait0n mSmdbolBqpt'^. 
Lamentaa^ trtftement mt ^^aai/h^hoLd^ui^ 
Tom mes Sots it I* fois , tw^ 4(t Vicomeii 
O^nnant de coix^ ^ ftfinttUxit i daiket* 

i4rLtf Mvfiqae fans dome ^tOft rare Secharnfititer 
Uvea tralne en long$ freddns uae voix ghi^fflmtey. 
Et ratxtre rappdiant d^ foniugre^flet, 
SemUe un viobn faux cfiSl jiire fons Taidben 
Sur ce point un fanben , d'aSez ihaigre apptcenee^^ 

Ko Arrive fous k Mtn^ {amtoo^MaKoioe. 

R Jr MA KQjrE ^ 

lier, 1677' & Vcftccttc^ikniiae qa'oo j«Kie px^ftntemear 
en France. 

Vers 141; S^am^ mi iri Minr^, iPimt$» m4hmekkli«m\ 
^c] Mr.de la C. . . • Ne«eodenorie-Aateiir> avott bH 
Toix afTez belle ;r mais il chantoit tootet ibites^ d'ahsy^ 
sntoe \ts plas gais , dfiki ton fk tiifte £c £ m^anchoiiqiie , 
qifoa eftt dit ^n lamentoit> aa Ika dc cfaantec 

YtfRS 142; ' M ■ Vtw rAuM/^ Atiefrr^;.] ^CnuCf ie- 




X' Antear a emplbi^ cette espreiSon §aamai6t en paKfaM 
d^ftn^Koble Campa|:h«il. Il y a det Ckmfmi h4iet»i<fms^Mm> 
let^eoicil dcr Am dks ^^'acd,fyiicia Chaatxt da Poitf* 
ntuf. 

V £11 s T5 o, ' ■ ^*ii^ /# mm de j^mtUm dt MOtnee,} JjW 
fambons deMalencefbntpt^Mi^d'inie Hfoa paiticoli^ie; 
Ih viennent de Weft^halie, :it <m les i^pf le r^unl^ns de 
'Maience, paice qn'aatfefois il j avoii nac iom d^-eei 
^fombons- 1 M^icmt: cette foke ll> tlcnc maincAaDS I 
' Francfbrt fur le Meln; 

. I MIT. Yen 151. Vnvdfet li piftaft 9 'mdpdtsmt ^ pst 
umptex. , 6tc. ] Horace sN^ wa^mbtm^ de la gn^itd ^m 
la^HdirmValft apgitoit dft^^bomiUM dr'l^^itf:.ia^t«- 






si^M^ 1? t w Ji 111* % 

Valet le poMiH"4MMfdmi^k'ptf 
Gbfflme an Re&emfMi ierfmtb f^teultei.^ ^ ^^^ 
Deaz Marmitom ciifl^^ tewMs 4c^ftrticltisi^^ J 
Lai ienroieQt drMidM%^pottoieot^4eaxa£bt^ .. 
^5 L'ime d^clia^4%BoiK^.ifMderfii^4i vta ' / 
Etrautie^epowwrds, qtiieii^lent dmrew^ 

V fli g lr K^FMy W^ ^L>%r»tTl^ai' 1W*^^^P^^>» l^^B^WUMBg' «>" . V- . «. 

Etia troape k I'Mant, coflant de frtdonner* 
ifo D^ tern gnteme^t'lail s*eft ttifrl taifonnor. 
Le yin aaplus mottfioiicDBfiQt^ des i^rolei^. 

lerdifiyr fntice^Talet^i^aHiice a nu ptasmefiuex qi^iiar^ 
AdmiipiMie aiii pone les vau» ooat ^oa ft- to - ibbp.. 



• «•■<( , ( 



cum fierh Cererh, fneidft fmfem' Hjds/fti 
fonrti vim^ftrtns, la, Ilr Sajfc VIUU r^i^ 

IMa • na. Qnmm n^lU^Mr &».] L'Antem |iNt fk CMif^ 

"' 1^ :?xodefi«iil ik JTUjaiv^tiTdc PatS, il la t«- 

:ei Sttiche k R.eftcar> pl:^^^ ifo fes Bcjtleauar 

;, qm u>nt les Aft«r la Mede.** 

ia Th^ologie. X^ J^cftetu el^ 

k iMii& Offidei 4idllf dTe l^Univexfitei Sc^ la ?iocc£ioa 

tiMftcas ft fiut qaatic iois Vismit, 

T la a t54; lMtprv4tmt de Jd^ffirs,) Qjianclf le Refteqi 

a MQC^aOSi^ ii eft toii|oujc8 accomjpagn^ de deiuc i^ 

'^)^|]ie;^ideuz Bedeaaz dol poitcnt de.?aiu: Itii 

f wBlt^AtStr, sazftis 4'trgent, jkds 4tt'ba 

1^ MHafiei^ di^ani le Hoi^ & dcraot Mi» le 








ft 9 A 1^ t Rj ^ HI? 

lUgK le$ isnerfts ik.^q09 P0limit, . 

•, .. ^/ . , Oar 

L'Angleterxe &<4ariIo^a^(ie,^^>ie9t ^i^fi^ guexrc Lcs^ 

Hollandois peidiieiit en i6Si, iine'^axideliataUlc fur met 

-moDUt les. AJMlois*.' Lc &oi ie 4^ti«flL eafiik^ comx^^Aaf 

^teietse i ea went dec HoUmibiis } &-cettfe guente.liil ceir 

min^e pai le Tiait^ de Bxeda, au xooiMie Jftmfief :|f^7.y^ 

I MIT. Veis 170. Onfjic^tdtt^mmnUe,} fcde, Sat»r 

l^omulitU p^uriqhid ita pSfiiMk hdrreht. ^ * 

}m^& tS!ff^r4.i tc Tdct^THE'd/Vlftfi avdatft^^ 
nattafe M^cf 9^ brlUantc j piais 'pOujrla:x<*«ifeirir^ite'l« W 
tdfe^, c^ ia'ctt piis dans fevers qu»il lifatiraittS&c.* iBtoM* 
;sARD av6it fc exilic dev^, &*dfe;gratids>tafeiis pdift'll 
TPoglfci milsH fcinblc que I'art n»ait fcfviWa coiiom^ 



pr^did'it ct rolSu, dc Uliatwie' " ' 



^qta^ dany fon-fiieter at A*pu5ri<Jtt|-tto^ «tf n^litW 

* ,1..; ,y .»^.i ,1 .-^ r>?>ijt.*.v.^L*'; 



SATIRE III. 4t 

Qnt ]«g^ des Auteurs en maftres dtt Ptmaflfe; 
Mais notre Hdte for tout , pour h juflefle 6c rart> 
Ekvoit jdqu'au del Jh^t^ule & Roa(ard. 
Quand ttn dcs Campjignardts xApt^nx&mox&Mdxt^ , 
Etfon feutte i^gnms poib oml^6 d'un panadie, 
IiB|>ofeitoiisfileiice9 & d'un ton de Dodicar, 
MoiUeu ! dk-il , la Serre eft un channant Auteur ! 
Ses vers font d'un beau ftile, , & ia^rofe eft coulante; 

e ■ ■ ■ 

KB M Jl fIrV ESf 

GentiUxomme de Chalons , Coufm de notie Poete. U po»> 
tolt tfftStivtmcnt unc grande mouftache , qu'il relevoit or- 
tftnauemeiit avant ^ue de parlei j & Ton chapeau fembla- 
Blc \ imfcutrCy etoit un chapeau \ grands poUs, couTen 
d'un pasAche ou gios bouquet de plumes. Il vlnt X Paxii» 
aoel^ae.'tems apx^s.la reception de Gilles 3oiieau ^ 1' Aca- 
oemie^ *>4bt <-^^9 Cottfint lui dit-iU vous itts done fdrmi cu 
Htffitmrs d^ P^^cddcmU FrdUfotfiJ Comhiokitlik vsttt't'l dt rt» 

y.Eas 174. Etfinfeutr9Agr4nspoilsi'[ Anciennement oil 
iiibit» jM chapidm dt fisittrti t6mo'ui YiLLOMy daos uaiQ 
ioablcBaUade: 



ptm*Mf &fiihtmendre 
Tt^9ms d€ ungt qm^efi mgimhrfT 
I>tfiarlntt qnt te fufi undre i . 
JI^Mjf mtttier^ mt^ chafetin d»fi«tltft% 



Et dans le Cymhdlum Mundi ^ de BoNATKMTuat BBS 
hiAaiBRS, DiaL III. M»s mm Didkie Cwu om die: Tim^ 
HfmiHn^'tfMtM famr'Mnir tm fmtn dt duftm, rag. loC. 107; 

▼sit if^i — — Lm Serrt^ mehdrmdiit ^^imtmrf] Pv« 
»Bi^ Bs &A SKEBByinifendile Ccriyaia , qui a poblie 
frnttHM d'OoYzages en profe 8c en yeis. lis ne laiflbient 
mituc 4<tocal mefiuc gm'jla payniffMCt Mnaia T Ai»« 

tcui. 



fi s A T I R R nr. 

Ea PuccIIe eft encore une Oeuvre bien g^lante,- 

Et je Qe £tt poor^noi je biille eo b^ifaou 

Lc 

tett Ics aisnt fait imprimer en on corps , petflyhne ne toik' 
lut plus le» acheter. 11 coavenoit lui-m^me qoe ics Ecdtt 
^oieat un GalimathUs^ continue!, & il fe ^lonfioit de cda- 
sn8me, diiant qull aicttC nouve un fecm xncoBnu wx ak 
tfCS, Auteuis: ^^, difoit-il, £ avoir f» tirer deJPkrgtmde 
m*S'0tifVf4ig*stHif mattVAis ^t/IUfimt ftdndts fjvr tes iitffVf imtf* 
rent ddfaim m/ec de hons OmvrAges, Un joux il cut \A Ctt^<^t^ 
4*alkt emeadtela Confiheiices que Kicr'es ot/rcnr M**" 
Ibit fui r£lequeiice, dans une maifon de la Place Daii|^- 
ne. Apris que celui-ci eut d^bit^ toutes fes extraragances , 
Xa Scnti en mai^saQ long^^^ Yabat* fe leva de fa pla- 
ce > & allant embxaffei Richefource: sAh! M^n/tcHr ^Im 
dit-11 , Je votti avota ^mi^pme vingt drufH bien dibits tUGA" 
t/inabiasi mAts vous venez. d*tn dirt ^lf» en ^ une beme^ 'fue jt^ 
if en 41 icrtt en teute ma vie^. 

Vers 17$^ La Pmceile eft eftmre-une Oemnre bien pifmtte,l 

tji Pittelle i oa Ir France ditivree , Fo(fitie faerori^e'a^ J e a tr 

C.HAFrtAXM de^rAcad^micFran^oiife. 11 demeniea tiei^ 

tos ^ conrpofer on ^ promettie cct Ouvra^e, qui paint en* 

fin en 165 ;. Toute la France Tattendoit avec oeancpn^ 

d^mparience, far ht n^putation que Chapelain s'etoir faite 

Mr (on Ode au Cardinal de Rkhelieui mais rimpreffioQ efl 

Ikt r<fcner]. It feroit difficile detrouver rien dephis enttoi#r 

iftte laied^urt de 74 PMcethydont Its vers font extr^memeat 

duxs,forcez, &: pleins de^txansppfitions monstmeuies. ' 

Vers I7p. Je ne fat peterquei je bailie en la lifant, ] Ua 

|Our Chapelain Hibit Ton j^eme cheK Mr. le Prince.' On j 

applaudiflbit , &■ cbaeuo s'cffotfoit de le troairei^ Jtcan. 

Mais Madame deLofi^uevllIe> a qui un des Adnurateois 

demanda H elle n*(;toit pas toi\ch^e de la beante de ctt 

Ouvrage, repondit>, Om\ eela efi parfaitement beau^ mais il 

efi bien ennttyetnt, Cccte penfcfe eft Toriginal de celle de Hi. 

Pesprcauz.' 

, Vers I So. £# P4r^, fantmetttirt tfi un beufen flaifant^] 
Heihx' Le JtA.ia ^toit de la vilk de Mantes eoBreta* 
gHe. U s'apliqua'.aux afiaires qui le^aident les droits ^ 
Koi, Sc xonaneil las entei^oit t&tt bieo, on lui donna U 
Billon g^nexi^des Gdbelles de Dauphin^ & de Pro- 
lence. U avoitiremntaifif, vif & agrcfable, & 11 compo* 
fait ca veis dcxft ppolbi ave^ifkcilit^ £a4tftf4.^ il powia 



Mm 



S A T I It E ITL 0^ 

i^JkDS pflDtkt eft ua bouflbn plaifimt; 

: ne tsooK tica dc beai^dansce VoimrCa 

Ma. 

tmm**9 |«es RaiUeuis I'appeleieiit U Simf dt V^itu^ 
ee que Le faSs §t flatoit d^snkei renjoaemeat & 1ft 
tflc de cet.Auteux* Ceft ccjque Jdf. Despreaaz infi^ 
cet endxoit, pai.la conticrverit^ qu'il met dans lft» 
de (oA C^ami^a^ttdt. 911 pi^ii^c U^NSs d K««i»m; 
s pm.cette latlleiii en galaht horame} 8c 11 dciivit 
Qobler» c4ii d»it aloiSy one Lettte bacbne iiix ce^ 
tin de-fes.amis qui ^oit k Pans. On la p^ voU. 
%.N»wv€lUs Om^rtsp q|ii font la fiiite du piemieK.TO* 
U. fir plus $: ^t«n»4w»^n^nic*^ Paris, il aUa voix Mr* 
anz^ dc (butint to(Hours ton caiadiie enjou^. Mr., 
aux to.d'aboidTeaibatidie.de'la viiite. d'na homiaC' 
Toit mis en di^ok de ie plaindie^.mais il dit ppur^ 
settle i Mf. I>e Pais » qu'fl ne ravoit nomme dans*^ 
le^j^pe pjtxce qu*U avoit vt des eens qui le preie* 
l^'i^Mlft. Mx. Le Pais pafla facuemfnt conda^mar- 
t,Mtt fxefeibilce, U Us fe f<ipacexeat boos ainis^ 
l^^cefUmoit ^^usla JPxpfede UPafs que fki yexii«. 
^aTj* Slmu du PUfh'VtUlenettvetm&UUtXfms d$n^ 
'^ ^Ottloiyle dernier jour d'Avril i<^o«, o& Att car 
^^.Xuftaahe, ovLUC^leb^ Vzk.cemt Yoitu&;^ 

i j(f fi AUis je m-trotive rien-ii beSH tUns e$ V^ifrt, } 
nPFofitainc^ayoit ipene Mts. Despieaux.Sc Raci^ 
Mccau-Thierri » qui ^toir le lieu de fa naiijance. Vx^ 
^^'^'ix iQCclcis de cecte Ville Invita un jQuz i diner 
uxj^out fetil 9 hi laifia Tc» deur Amis .qui €^ 
es 4illeuts. Fendanrle repas, la convcifatioA. 

^^^lieicinent fur l^z belles Lctties. L'Ofiicier d<r; 

B£der<ntt camaicre: 11 dit qu'il n'ain^it ppint 
,.'! mi^la Y^rit^»i< r«nMw7/«. Im faifoit plaiiic auel-; 
(, mus que Tut tout il'^toit paifibnn^ pour le beaa 
^ . 3pr puis il difoit , en s'aplaudUTant de fbn bon. 
i^0ilC^», Mfinfieur^ que le jugement fert bien dstu I4. 
. iLcjnte ^ iait dire qudaue chofe de fbobltabk ^ 
j||egn9l11«txpdmtdaiu.ikaizi^mc.SatiK^;^ , 



» - 



iBT SATIRE IIi: 

Ma foi^ Irjugcment fett bien dans la kAore.: 
A. mon gr^ ^ 1e Comdlfe eft Joli qudqtrefois:^ 
En verity poor in9i,4'?l^^ 1^ beau Franf ols. 
i8; Jt ne &i {M pooi^iioi Foti^^tote fAI^midra 
Ce n*eft qu'un glorieiiz» qui ne dit rien de tendrd 
Les Heros chez Qoinaot partent Uen airtfement ^ , 
Et jaiqa'ii Jt v^ms kmtf tout t^y dk tendrement^ 

On dit qa'm r^^diapd dans cettaine Satire, 

Qtfan 

K E M jtR^JTE ST.' 

Vsas 183. ' " • ■ U CiTHiilU ifi jitH oHttijurfku.lVi^ 
diete dcjoli convient auiff peo au gxand XomeiUe, qoM- 
le convenoit !l Mr. de Ttuenne, quand" un feune Homme 
de la CouT 8*avifa^ de dire, que Mi. de Tuz^itoc tftdit un' 
JoU Homme. C*(fft en ce fens que ron dit de ee' qui ana 
carad^ere de grandeur: dUptife li)oli\. Mats uotfe Atitetit 
fdt pailei ainfi ufttCampag^atd, poux le lendre ridicule. 

V k K s i 95 . Je'nt fai pdiptarquoi ^on vara* pKAl4x4mdre» \ 
Al^xandte k Grand , Tfag^die de Mr. Kacime, qui Ir 
donna aii public en 1665.' Qa^d'Ul'cttt ^te»~ l*Ab&^* de' 
B K R N A r , chez oui il demenroit, foohaiciar qn^elle f^W^ 
w^lentde par les Comi^diens dKM'fiotel de Bourgogne» % 
Mr. Racine vouloit que ce At par la' Troupe de Molieie.' 
Comme ils ^oient en grande conteftation ti-defliis, Mt 
I^espr^aux inrervint, &, d^cida par une plaifanceide> ^ 
fxbt, qU'/7 t^y MVdit phi de bons ^ASmrs a r Hottt df B^ivltgh 
gnt: qi^A la veriti ilj drioit ewrt 1$ plus hdbile JiAflAem,0 
€hAndelUs quifi^t HM moruUf & aue ceU pourroit bim estirikikf 
aufucees d* une' Tlitt, Cctre plaifanterie feule ^ticnkh^l^ 
6^ de Bernay; qui eroir dWeurs tres-obi^n^^ flt la Tft* 
ce fiit donnde \ la Troupe de Moliere. 

Vers 18 s. Et jMfqu*d J&vom hais; teitt /f ^ttn^ 
mtttt.1 Dans les Tragedies de Qninaur,. tous loi fentlnsenS' 
ibnt tonrnez \ la tendrefle^Mosques d^s les endroits ed 
I'on ne devrott exprimerqtie dela haihe 6u deJardoolcur? 
C*eft pourquoi on I'avoic itirnomm^ i ^ d»»ctrettx Ssfif^'i'f' 
Mr. Despreauz aroic vft jouSr Str«fnkty Tiragtf die de ce 
Socte, o«^.Hoiidos faifoit Je xdk d'Antiochus , iC|iu eft 

L'Amaiit^ 



SATIRE ni. 4p 

rQtt'cin }eatie Homme. ..Ah ! je fai ce que toqs vcm^ 
Kir dire, 

A r^pcmda notre Hdte. Un Aut$urfan$ dSfiuit^ 

Juftement A mon ff6,lt pi^ce eft aflez plate. 

Etpois blicoer QiiiQaat....Ayez-vous vil TAfbate? 

5 Ceft-lijce qifon appile un oavrage achev^. 

Sor toxntAom^u.RM. me femblei>ien trouvd 

•Son 

l*jkauuic; hi la BarjPioefi^^ cdai de Stiato^ce^ ^oi-cl^ 
U Mj^uc^ Antlochiis dUbit bien tendiement a Strato- 
wm'^^MU mttMj^ d§m r A qnoiStxatonice oifoiiMt aufli 
4hmw Uut^mohoA : Tj "^^ ^^ntt mn $l9irt, Enfin, j^ 
MH^Sroit tonm^ en ^nucttis fkf ons les mots 4e Mw ^ 
fckOr^Jz SabB€ fintlibit^paicci deux veir: 

-Jfirmee\ irfi je vous luus , bdfftxrtmi de mem» ^ . , 
£Vft fttdcoliiseiiieot cec endioit que Mc» Deipc^aux i 

•IC9.Vne. ^^. i/. Seint 6. & 7« 

jal Satfte ^^e^ente, adicflee ^ Molierej ic't^d 

"" ^ni ^ d^tetmui^ rAuteniUflacer ccs dcur &|- 

1 Livxe, Imxiu^diatement Iruile ^pi^s TautxC* 

s Vaic^t ^ ^t^ comppft es dans le ihcme of- 

la ie^iide^atiie,rAutetu.^voit fait la quatti^ 

1^ .«.,' .^.'Oif CQuit aii K^ > av«At la Satiie t ibifi^me. 

TmtLB 193. Jnffmtnu ^mtnffri.} C*eft le Kobte CiQ^^ 

•{msttd qti^iODBpieiid ici le dlscouit. 

> ir|E:j|t I^ ^lir f«itf r^nnea» T^U( 8cc. ] xAfirm^ ^i 
Jr'^^.Tiak^die de /Qi|iaaut > fi|t xepitf Centre an com- 
>ii^ic^^0c^t 4e I'aim^e; i^S%, L'Auteur du Journal des Sa- 
tim^paSm t'^Qg^de 'j^^frtut ^^ d4t 4ve jcecte Pi^cea 




J.i ; 



T€ S A T I It E Ht 

Son ft|ct eft condiut d'^me telte isamM, 

Et chaque h&t en fa Piice eft nne Pito entiire : 

~ Jc nc ^ufe plus fo^r cc qu6 les autres fcnt. 

^co II ^ vrai que Quinauteft un Esprit profond-, 
A repris certain Pat, qu'ifii minedifcrete 
Et fon maintien jaloux j*ai reconnu Poete i 
Mais il en' eft pourtant qtd le pourroient valeic. 
Ma foi» ce n^ieft pas vous qui nous le fcrei Toirt 

i05 A dit mon Campagnard avec une voix daire ^ 
Et d^ja tout bouiDant de inn & de colire. 
feut-^ftit, aditFAutearpttffafitdecbmrdcBt: - 
ftbis iPbvs, poor en pxder , tow y conBoilTesrTpiisI 
Mieiixme>pusmilIefoi(t dit lie Noble t^ furie. ' 

^ E MAK^'UE S. ^ 

de It tendrelfe par tont , & de xxxxt t^ndieire dafeiie qui 
eft tome paztieuU^re a Mr. Qwnaut. V^musu T(»7dl f^ 
Icftfkit af li Sitinc 3. & 4. dc \*K^ ttm^n^ l^^hi^ 
xiti^ie du Koi'aume de Tyr, donne \ jiiimr foh ^jnenr^ 
«nL Aimeiu , qqi <^roit la xnatgae de la dig^t^l^^'i'^p r^Q^ 
fir itnietttc \ J0f^rt , cm ttt ^mi^t ia iL^t, ft^tfdk 
Int ikizeiedL'di fi^fmni. U^k^thtl^tfW^ 
libnun^ pat fc 'tee de la Reihe poni^«r-<«a- dp p &t, "^ 
Veut point l^diffiil^r dti'^niM l^ah d&.tdxnaie#^jhdi 
Ife fervlr de riutodte fbayer^Line crae M ^Mtte^WtStedL 
Anncaa^ poqti^ea^dter foi^^iiiiii 11 dftidi-ihaiie'jlift 
'topiifon pax 6rdie de la Keiixc. . ' 1 ' 

Vers j^is. ^r c^4^r«^ Jt^^ in fd fike (ft vnt P£ea tatr^ril 




X0s^inu46 lusqvPlt |a j^, fans audifte i^tei^ipdon. tfu 

^ROtre'Amcnr pWtcMd ^u^tliuis T^/rw*, I'AMonth^atii- 

Mfe eft Inteiiompue ^ la fin de chaque Ade : ,ce qui £ut an- 

tamd'Aaions, qu»il y a*Afti»^Jlns li^Kfedef.' CeKe at- 

tique 



r 

I S j^ T I R E in. >t 

Fo VoDS? Men Wcu ,in41ci-'Vous dc boirCy jc Vous priCn 
A rAuteurfar le diamp aigrement reparti. 
Je fuis done «n Sot ? Moi ? yous en ayez. menti : 
Repfend le Campagnard » 8c fans plus de langage^ 
Laijette, poatdeffi, fonaffietteau vifige. 

jfL'aatrcesqaivclecoup, 8c Faffiette volant ^ 

S'cn.va frapper le mnr^ 8c revient en roulant. ' ^ 
A oet affiDnty fAnteiu: fe levant de la taUe« 
Lance i Aon Campagnard im tegard effiroiable: 
Et chacunvvaioement fcnHmt entre-denx* 

> Nosf mves $*accrochant ft p fennent aux dieveiiit - 
Anffi-tOt fons lems.piei ks tables renverKes 
Pont voir m long dAri$ de beuteillei caflHes : ' 

• -• Et 

t^pe dEbti^t-fiiie. ,, J*'aiidft V^A/hgti, m'adit Mf. D^- 
99 ffeNiz. J*ai ^^ ^Mntf one fe n*eh aie pas dk davajita<? 
n tt*dn» ma Satkes car il A'y a rien de pins xidioile , 8c 
9> B'fittfile one tout y ait .6t6 rait carpiis en d^pit da boa 
n %!«• A la fin» on dit i Aftrate, qne la MaftieiTe eft 
» (bn^i^nn^e: cda<ie dit devant eUe^ 8c it zepond pbiy 
A^iditediofe, Mtdtme. Cda n'eft-il pasl^kntonchant) 
j» Mm d^ons antxefiois, qci'ii Taldt bien inieux mettie* 

▼sAs aoi. s/l nfrtV «ntAi» JT^r.] (^ e&dxoit ne d^figne 
peffimne en paiticniter. 

• ^mwiS 2X6. S'in vafr^fer k mm^ & rtvieiu tm r$»Unt.2 
X' Anteni a cheich^ \ imiter , pat le Ion des mots , le bmtt 
one fittt one aifiette en zoulant. Il y a d'ailleuxs beancouo 
#e gzace dans cette imitation de la Poefie h^toiaue , abaii- 
Ide i tm fnjet plaifant. La beaut^ de la Poeue coniifte 
ipncipailraent dans les images, & dans les peintnxes fenr 
Bifa: ^ Veft en quoi Homitze a iurpafle tons Its autces 

CRAMe. 



TX SATIRE III. 

En Tain Clever tout les Valets font fort, promtt, j i 
Et les raifleaux de vin xoulent aux environs. ' 

21 ; Enfin « pour arr£ter cette lutte barbare; 

De nottveau Tern s*efibrce.9 on crie, onJesJHpaie; 
Et leur premiere ardeur paflant en un moment , . 
On a parld de..paix & d'accommodement. i 

MaiSt tandis qu*^ Tenvi tout le monde y confpire; 

• • • 

130 Jai gagn< doocement la porte fims rien dire, 
Avec un bon^ferment, gue fi pour ravenir^ . 
En pareUle cphue on me j>eut retenit, 
Je conCens de ban C€»ir.» poui.punir ma fbfie^ 
Que tons les Tins jpour moi deviennent vlns de Biie« 

13 ; Qu'i Patis le gbier mangue tous les liivcEs^ 

P qu*i peine aumois d'Aoilt I'onmangedespoisyeR. 

Ri M jl K'§iU E S. 

• # - ' ■ • . ■ 

ChahoI Vciis 2H* Jf e9HftmtUhom cmMr.} U 7 avok^Ai 
^» c0#f , dans les editions de i^74> & de ^7$. bou ifi' 
toit ime faiite. X'Auteui a to&joois mis.^.i^.^ .cnnTi^dsju 
les aiities Editions. 

. T E R s 2S4. hrvienneHt vlns ^ 'BritJ] I^es Tins de la PiO* 
tince de Bcie font Ji matHrais qn'fls out £afl<i en pxo?cibcs 

iittffi a*t-on dit a>^ dianion: 

. ... 'i.-.ij-.. .. f ■ 



SATIRI 



A TIRE IV. 

A M. L'ABBE' LE VAYER. : 

|*Oii vienty cher lb Vatbr, que rHomme le 
r moins fage 

it toiijoun feul avoir la Sagefle en partage : 

[u'il n'eft point de Fou , qui par belles raifoni 

loge lot Yoifin aut Fetites-Maifons ? 



Uit 



HE M A R §LV E S. 



L Satire IV. a ^t^ ^te en l*annee 16^4. immediate- 
mtat ^pr^s la ieconde Satiie» 6c avanc le Discouts au 

r. \*Ahh6 LE yATERs-iqui elle eft adrefle'ei ^tolt 
iniqac de i. a Moths le Vaver, Con(eillei d*£- 
Piecepteui de Monsieur Philippe de Fiance , Freie 
ue da Hoi^ Eo: if5(. 1*;^^ leVayer^pubHa une Tra- 
ion Fian^oife de Fiorus , qu*il dit avoir ete faite par ce 
p Pcince, & il accompagna cette Vetiion d'un Com*^ 
taiie« (ayant & ameax. On croit qu'il a aulfi compoffi 
OmtA dc Toffis 4x ZHie qui eft fort bien ecrit. 
X Abbe atoit un attaehement fingulier pour Moliere> 
41 etoit le Partifan & radmiiateui; U mourut k^ 
rii09.35- an9, au moia de Septembre 1664. peu de 
apr^s que cette Satire ent ^te compofee. Mr. Des? 
9ic^ en' eon^it i*idee xjbuxs une converfation qu'il cut 
i'Abbe le ya^relt Isc Moliere, dans laquelle on prott?a 
lifccs eiemples que tons Us hommts font f»Hs^ isr ^m cbsr 
fit nemunoim etre fagt tout feuL Cette propofition fait 
jet de cette Satire. MoUere avoit refolu de faire une 
l^^eifurie mBme fujer, U trouToit que Desmarais n'a- 
pat bien rempU ce deifeia dan$ ia Comedie des ViJieHr 

ER8 4, 1 xjittsf fftitet'^UiJhns,1 Hopital de Fa- 

ou Ton enferme Ics Fous dans de petites chambre«» 
ftfoit ^A rapp^9k .l'H6pit9l de Saiat. QeiiQain dea 
m. L D Fxes* 



n S A T I R E IV. 

'5 Uo Pliant cnivi^ de & vaii)e fdeooe, > 
To«t hinSi deXjieCi t^ut b^uffi d'arrogancci 
£t qui de mille Aateurs retenus mot pour mot» 
DansAttteentafieZy n'a JbwreHt ftk qa'w Set, 
Ooit qu*un Livre foit tout^ & que fans Ariftotc 

^o La RaiTon ne voit goute, & le Boa Sens radpte. 
D'autrc part un Galant^ de qui toot le mftier 
Eft de courir Ic jour de quartier ea quarticr» 
Et d'aller , ^ I'abri d*une pcrruque blonde, 
J^ fes froides douceurs fatiguer tout le monde, 

x; Condamne la Science, & bldmant tout Ecrit, 
Croit qu'en lui Tlgnorance eft im titre d'esprit : 
Que c'eft des gensde CkMir le phis beau ^vtldge, 
Ex wnvoie aa Savant dans 4e fond d'un CoQigp, 

R E M A k g^CT E S, 



Ui 



ftee, puree qu'il dfe'pcadoir <te Ta^UMie de St. Getnaiiis 
0c c'^tott one Iddiadirh deftinee k Mcixtei let Ladm qA j 
alloient coucher. Moit en 1^544. cet HdptMl &*««a» fciiftt 
de xevenus, l)a Goof de T^dtmextt It m diimotit^ He It 
(Ctfdiiifll de Touxnoa , Ahkii do SaiflV tSezmain , ea viidit 
It pltee «n 1517. anx Eeh»viAt de Firis, quiy fiseftflM^ 
rndpital des Fetites^Maifdni. 

V E R 8 5- '^» ^^i«ii» ««iiWf\3 L'AttteiK fidt id let ctfiiMr 
Vu d*iba Profit, d^toa GaSaat, <Pubb fcaz D^rer, & d^ 
Xibeitin. Ce font des C9n6thies ^dtitiaeax. qui n^ont pciiiit 
^•bjet patticnliir. Ptaddn a vc^dti infinucr qii» le pcvtinc 
^0 f cdant ^tok ^t ^ Mt. Ohardttati^r <le IMtcKd^inic 
IFitfii^oife; niais ik 'oeiff feature 4i^t laiis ibudenMHt. Pit*- 

^^OK , Prifrdts n$9ivtllet l^htufin^ hi @ti^gg(tiid&^Mr, DnpfPtm, 
Vers 10 La T^ifin n* voitg0ute,'\ L'Auteui anri^ pA 
-ftetli^ I 1*4 iijtifln ^fi mt^'i^t i « ee ehaB^ement ne lui de- 
flaUbi^pas. 

< - lie* 



S A T r R S IV. ^ 

Bigot jOigiiaBeu, ^dafis^ yank^ 

uper jusqu'^ IXetrfar && «^ «ft^ , 

nt «offies4^£i«i»4*une ftiniM apparence; 

I tOQtifes 'HttmaoB ^ 4e ia^iiie pti^SSmce. 

Jiotin djaffleurs , qw , fims ame Se fans foU' 

lelbft i^aSBr fiiitt fisprCme loi » 

toe ccstieiiv proposi dc Demons 8c deflamme^ 

>ns potirftonncr des enfisms 6c des femmes; 

dl jfembarraflTer de foucis fuperilus, 

nfin tout Ddvot a le cerveau perdus. 

m mot* qui voudroit 6puifer ces matieres; 

It de tant d*espritsles diverfes mani^es , 

ptemit pldtdty combien » dans un Printems, 

id'ftc rantimolne ont fiaiit mourir de gens, 

El 

KE M Jl R S^V E S. 

i a imite cecte penlee, dans Ton F^fiim 4e Pfure^ 

0tn^ m^fli^nntmu^Mt 9dkz» mdiscnt*9 ^ funs C9ii^ 
F iU ^fi crisront contre tux , <f»/ ks 4sgfM&r%Hf tPinji^ 
Utd^umenm bmitemmitU kur Mttwitlfrivie, Molieie 
S|» k Feftin de f kne ^ la fin de 1^64. peu de temt 
pie cme Satixe em ^ £ute. 

7;4TiLei|is. Vers 3K U etmfUr^it fU^Bt ^ ^c,1 C#i 
ZIMSnt^na^JU}mixaXi Satixe X. vers 220. 

.f^fx GueMui & pAHttmoine.'} Banfl Jc tems q|ie 
tthriQit coknpofee, la dispute des Medieci^s aa fyr 
fmimine ^toit dans fa plus vive chaleur. Gux- 
V medecifi de la Keine, etoit \ la t£te de ceux qui 
«irafllie&r Tofa^ge ; ^ le cel^bie Goi f atln etoit ua 

Da dci 



j6 SAT i: RE IV. 

£t combien la Nevea, dcTant fim manage, 

Adefoi$aupiibliciceQdaiiE«i**** ^ 

3S Mais» fans crrer en vain dans<c8 vagiies piopos, 

£t ppur rimer id ina penf<§e en deux mots; 

Ken d^plaife k ces Foos nommez Sages de Grece; 

En ce monde il n*eft point de padaite Sagefle ; 

Tous leshommes font fbus^&malgr^ tousleursfoins, 
40 Ne different entre eux que du plus ou du moins. 

Comme on voit qu'en jin hois , que cent routes f^parenty 

Les voiageurs fans guide aflex fouvent s'^rent » 

L'un I droit , I'autre ^ gauche, 8c courant vainement, 

r 

La m^me erreur les fait errer diverfement : 
45 Chacun fuit dans le monde une^ route incertaine* 

Seion que fon erreur le joue & le prom^e; 

Et 

R E M A R §i^U E S. 

des plus grans ennemis de ce mineial. V9jn, U 23. JomriuU 
fUs Sm/dtu 1666, 

Gitaumd mourut le 16, de Mai 16^7. Pendant fa vie on 
deguiia fon nom dans les pxemUzes Editions , fons celni 
dc DesMud, Apotkaire. 

V £ B. S s I . Et C9mhien U Vleveu > diVMt ftn marii^e, ] X A 

N EV Bu fameufe.Courtifane, eztiimement dectiee pat les 

debauches eclatantes &. fcandaleulcs ^ue quelques-uns des 

4^tincipauz Seigneurs de U Cous faifbient chez elle. £Ue 

ctoit mozte avant la compofition de cetce Satire. 

Devantfon nutringe,^ Devant & s>4vant, font deux Pr^poli- 

tions que I'on emploioit autiefois indifieremment : mais 

I'ufage en a determine plus particulierement le fens : Df 

vdntj (ert ^ marquerle ncu: 6c .AvAnt^ defi^ne le tems. 

Ainfi il auroit ete plus rcgulier de mettre ici ; ^AvsmfM 

'WdtUgei & I'Autcur rauroit fait, fi le mot precedent n*a- 

* toit pas fini par une voiellc. Il pouvoit aifement mettre 

:jf qiielqne autre nom, que celui de la Keveu, {ahs.xompte 

la me(uic du Vers : & cc n'eft pas la difecte <it^ noms tm 



%.. ^ 



S A T I R fe iv. 77 

£r tel y £gdt l*habile 6c nous traite de fous , 

Qui foos le nom de iage eft le plus fou de tous. ''■ 

Mm quoi qnefiir ce point h Scidre publie, 

Chacim veut en &gefle ingct fa fblie » - ^ ^ 

£t & laii&nt regler k Ton esprit tortu , 

De fes propres d^fauts fe M^e vertu« 

Ainfi, celafoit<£tpoarqaiveiitfecoBnQltre^ . 

Le j^us fage eft cdui qui ne penfe point T^tre ; ' 

Qui to^jours pour un autrf endin vers la douceur^ 

Se regarde foi'm^me en ftvcre Ccnfeur , * . 

Rend k tous fes ddfauts une exade juftice^ 

Et fait , £ins fe flatter , le proc^ i foh vice. ^ 

Mais Chacon pour foi-m£me eft toi^jours indulgent. 

Un Avare idolatre, 6c fou de fon aigent, 

Ren-* 

R E M A R §i^V E S^ 

l*a emp^che de faue ce changement, 

CHAMGftMENT. Vcts 41. Ctmme en voit qi^en ftn b$i$ 
6cc.] Ficmiexe maniexe, avant rimpieffion $ 

Comme hrs ^u^tn «n tots torn rem^li de travtr/esp 
Sttvtnt cluuu% i*i^are en fes futes {Uverfisy 6cc. 

I M 1 T. Ibid. Cemme oh veit qa^en urn his £cc. ] HO£tcc» 
L. IL Sat. IIL 4I. 



— — VelsaSjlviSf nbifAjftm 



FtiUimet errer certo de tr^im'te fellit, 
lUeJiniftrerjHm^ hie dextrerjkm M^it : u»m tstri^ 
Errer t fed vdriis il/adit fartitus, 

I M IT. Vcxt 60. Vm sAvMre idelatre,} Les fix vers qui tX" 

S* nent ici le caiaft^ie de f Avaie, font mutts d'Uocaoe. 
w IL Sat. m. xot« 



9S S A T r H B IV. 

Rencontrant la difttte aa fem de rAboodanct^ 
Appile fit foiie uae raarc prodenoe » 
Et met toute fa doisc » & (ba fooveiata faieft^ 
A groflir un trdfior qui nekd fete derica. 

K B MJi JR. §iU E 8. 



Ximirum inpmm pameis vidtMur*. 

Chang. Veif €■%, T^em^mrmtt U difttte imjkm dt l^u 
d^nce,^ Dans les piemi^zes editions il y avoit ainfi: 

%AiHnitim difesiiiens reneontrMt (^indigence, 

V ER s 64. sAgr*^ %n trifir qm m Ittijert de fitnj] A 
jtC'tcis il y en avait tieize autres que TAuteux a xetran 
4ans les dernierd ^tions, 

Dttes-r»oi f pMtvn ispn'tf tune bdjft & venale^ 
Ne vousfetmiai-'ilpMit du timneat 4$ Tmitmk ^ 
^i darn U trifit it at ou U Cid hi redta'tt 
Jdiurt de foif au milieu <twt flenve qui le fuit f 
Vous riiTi: favezj-vous que t^eji votre peinturt , 
Et que c^eji V9US par U que la fable figure ? 
Charge d^or ^ d^ argent., loin de vous enfervir^ 
Vous brulex^^une foif ^u* on "nepeut ajfou^jir, 
Vout nagez. dans Itsbiens^ mais voire ame alteree^, 
Se fait de fa ricbeffe une chofe faeree i 
£t tous ces vains trefors que vous allez, tocher y 
Sent pmr vom tin dipk qm 'vmi u*9fiz. umk^f^ 
* jjf^' dowP dfi V9tre drgent ignorez^-vons l^ufagei 



I 



SATIRE IV. 7^ 

lasD }e ?cjta(CcH^» gMif|S;ll.«ifiiitrurage< 
»ans mendr , TAvKtee^i^ m^ ^ktwice fige^ 
[)ira cet autit Foii^ ivm I90ii» riM idr iia^ 



E» 



mS MjilL^U^^B x 



C^vets^iitlatiadtifthMideeeitt^d d'Hotaee, Liy.V 

8tt.L 68. &lii)?» 

JruUrmif inhisnty & tan^Ksm fmrcnt fiurii 
Coverts y autpiSlis tanfudm guudere tiAtUis, 
Kefcis quid vMlmt nmntlmst qmrnfnAedfpfiimT 

VAuteur ne trouva pas que fa tradu^on f&t affez. tttUc^ 
iii qu'clle fut digne de ion OxiginaJ. 

V Exs 67. Dird tet 4titr§ F'om,} L'Abbe dc B. r . . H.. . . » 
Conieillex Clerc au Failement : U avoir eu quarante mille 
lifies dc KQte> taat en Bt's^fices, ()0'«n biens de PaM:i- 
IKHac. Maii U 4ifllpa tout ion pattimoiae ^^ ^ v^doit 
ly xeveim dc fes Bene'fices « qui ctok eococe tc^coafidei»« 
^le. 11 avoit une tabU fomptueufe, ou U iecc¥«it cotXM 
S>M9 dc ^Bi ,6t on y faifbit une dt^^tioa mmttc. C^:ft 
It quci figtLi£e ce yeis : 

Suijtfte, fnueuxt fin yien a tout venani^ 

1 avoit I'espiit inquiet> chagrin , inegal , ne poimMC qtMl^ 
loefbia k iouftir ku-^^tne: JHsqae-li qu*oii .|*a v& fbur 
lent ibuhakei, en fe couiduuxt, d'itrft tcMArl mMt le ka'^ 
leoMUA dtas ion lit.. Et d§K» fdmt infuUtte i fii-metm im^ 



U etott asffi eiiib«|Mifl'<( d«^ tichtflet, diftat ^m droit 
ual-heuxeuz d^avoir tanr de biea : tc du'il aiuoit vecti 
Ikii iicoup plua contegt & fa fbctime avoit trd bdm^e i ua 
KffOMi Miedlottc : St^ Jkit im imkm^ d* /k ^mtn ftrtme, 

CiAMo. Ibid. I I I i.» mn ttmnt ppt\4 4^ fitu , dec. | 



So S A T I R E IV. 

£( dont l*ame inquiette* i foi-in£me impottunCj 
70 Se £ut un embanas de fa bonne fortune* 
Qui des deux en efict eft k plus aveogld? 

L*un 6c raotre ^ mon fens ont le cenreau trooU^i ' 
lk.6pondra chez Fredoc, ce Marquis fage & prude, 
£t qui fans cefle au jeu» dont il £ut Ton 6tude, 
75 Attendant fon deftin, d'un quatone ou d'un &pt» 
Voit fa vie ou fa mort fortir de fon comet* 
Que fi d'un fort ficheux la maligne inconfiince 
Vient par un coup fatal faire totimer ia chance s 
Vous le verrez bien-tdt, les cheveux herlSez, 

Et 

K E hi A K §iV E S. 

Slmt prodi^ue d» fan 
.\A tt9is fois §n iix Mi dev9ri tttt fon bitn, 

V G R s 7) . T(Jp9ndrA ehn, Fredoc. ] F R e d o c tenoit une 
Academic de jeu tres-fiequent^e en ce tems-U. II logeoie 
dans la place du Palais Ko'tal. Il en eft fait mention dans 
la Fiile QipitMHe deMoMTFLEURi. AGtt I. 

Ibid. . C* Marquis fdgt & prmU.] U y aToit e# Gnf* 
fir fage & prude \ 5c c'^toit J^idme Boileau, Gxeffier aa 
Parlement , fiere aln^ de notie Auteur. 11 ^toit fort em- 
pott^ dans le jea » mais pax tout ailleuts c'etoit un homme 
uis-«fHible. 

Vers 90. ChdpeUin vmt rimer, ] JsAMCMAPSlAlir 
de PAcad^mie Fxanfoiie. Get Autetu* avant que ion Poe- 
xne de la Pucelle fdt impiime , paiibit pour le premier 
Poete du Steele. L'impreflion eita tout. Il mourut en 
1674. II y aTOit^ri^«, aulieu de Ch4peUmy dans les Edi- 
tions faites pendant (a vie. 

Vers pi. M^h bien tjuefis durt vtrs,^ Notie Auteoi don« 
nerexempleaveclepr^cepte: car il a a£Ee£^ d'ezprimer 
dans cet h^miftiche qui eft foit lude^la duxete qu'on tiou- 
ve dans les vers de Cnapelain* Cette duet^de -vess Etoit 

A . ^ poor 



S. A T I R E IV. ti 

) Et ks yeux ycrs le Qd de fureur Smiezp 

Peter dans fes jG^rmexis tous les Saintsde TEgSfe 

Qu'onlelie; oujecraiiOS/ifolKirfadQix^ 
Que ce ooaveau Titan n'e(calade.les Cic^. 

'S Mais laiflbns-Ie pliitdt en prole ^ Ton capricew 
Sa fblie, auifi-bien, lui tient lieu de fupplice* 
n eft d*aatres erreurs, dont raimaUe poifon 
D'on charme bien plus doux enivre la Raifon : 
L'efprit dans ceunedar heureufement s'oublie. 

> Chapelain veut rimei', & c*cft-tt fa folic. 

Mais bien que fes durs vers, d'^ith^es enflez, 

Soient 

R E M A R §i,U E S. 

poor Mr, Dpspz^aux an food inepuiiablc de plaifaotedet* 
U fit let vers luivans \ rimicatioa de Chapelain : 

Droits ir roides rochtrs^ doiri pern tendre tfi U Ctm*^ 
Dt fn§n JUmhoydnt Caw l*aPrtetM vousfavex,, 
S^noLsmffif durt irust pdr Us hivtrs Uvn,^ 
^tfhohumjle efi men C»Hr femr un frtnt rndgMHsme^ 

Us font ezttaits de divers endioits du Pojime de la FmctliK 
Notre Auteor, pour faiie mieuz ientir la durete de ces 
vcn, les chantok fur I'air d'ane chai^on fort tendre, da 
Ballet de la naiiDuice de Venus : 

T^gcberSf viu ttes fistrds ^ vtm n*avn» rim d» trndreytcc, 

Kr. dePuiMOXiM, frere de Mr. Despreaux , ie. moquoi^ 
ittifi (hi Potoe de la Pmell§, Chapelain ne pouvant ibnf- 




ftviSLfds mim€ lirt, Mr. de Fuimotin repondit 3 qu* 

Hiit ^ tro^ it lire, depuis ^ue Chapelain s'etoic avifd 

4t htt$>im2nttytt, Sa icpaitie aiant ^t^ tzouv^ plai£utf tf 



», S A f I FT fi IV. 

Soieot des XDoiadres Gifainnds Aa. Mteage fiflezi 
Liu-memcil9*app)atidlf^ Sc4'i» esprit 
Frendle pai mfxtAlk m iioSiM dt 
95 Que ferok-il, hdast fi qoel^ie Audadcux 
AUoh p<Kir feft maOieiff lai deffiBcr ks jr^DCi 

it £ itf uf A ^i;' £ S. 

$c vive, U ettt cnvk de lutouma: ea M^psmamtp & fir 

ainil ic» deux dezmeif^ vers :■ 

ibUs I f^m mes fichtL » j* n^si Ju tpn tvtf lire » 
Difuis ^m $H ft^i* imfrimer^ 

Ifais comme Mc de Putmonn n^etoife ]|^ Foete > ii ne pat 
|Mii«i»£airele commencement de r£pigiaiiime. Quelqoe 
iein» a^i^s ilie txouva avec Mr. Despreauz., Mn. Racine > 
H MouetCy 9ui tout enfemblr ficenc lerdoix iiiivans. 

• Wi^d, fit » ilv^,. tmh xAmnvt f dig*4 Ujtf di SMifi^ 
Vt tujfkvoirptts lire ofis'tu me hUmeri 
% KeUttfemrmet-fieheKriKi 

Itr. H^idne Vouloit que Von mh an feeond vers t De meir 
fen de le&mre & non pa», De nefavn'rpss lirei ytaxt q«e cr 
dernier mot £uc une rime vicieufe- daas I'hemiftiche, avec 
la fin ou vers precedent i mais Moiiere voulut qu^on laif- 
IJU: De tie finf9ir ffu lire i ftihxaDt U juftefle de TexpieC^ 
fioni a la rtffuUudt^ fcrwpulcttfc du veit. U dit aloxs firt 
]pdicitn(eaie9C» qn*il Mdic quelquefbis s'afikanchir de U 
contrainte des regies, quaqdellei nous lefierroient tiopii 
iU Ttdifen & t^rt meme, ajSuta-t-il , demdndent (b* dmeri' 
fent ees firtes de Ubertis^ Cieft un pnfcepce que Bfx. Des- 
ft^MX ft infei^ daM fim Ait Foetique, Chant IV. 

Ibid. ■ I I ■ ■ D^efithhee eafiez* ] Dans tout Ic long FoS- 
Sie de la Pmelk il n^ a prea^ aocao vers daas lequd oa 
mt tiouve deal on troia i^pith^es, qui, leplna iaurcnta 
aa feat eaiployto que pour xcmplix la n>efiue du veil. 

- *¥ K a s f 2. Seieat des meindree Grimattdt theg, Mfm^ M^^ 
Tana ka Mdcxedia>F Abb^ hUmff^ tcpoic dica Iw WK A^ 
linVl^» oihdloicni bcmcpup de peciti espdti. 11 appe- 



Lm 6i&m ^tfdB "fm^ fiim ibvee t» ftM ftal;^* ^ 
Monte^fiirdetaglim fiiM^€dmmiAr€^it^^iiflb;i 
Ses termes ftiis n^M I'fe^ IHl^iltre^efti^ 
Et fes froid^ortMmeM it U^ Ikgtit ^w»} 
QuilBMOdk^ckjoiflFi oitltaaiMiiifimfie 

foit ces Aflembl^s, JU&f ^ iir/4Arj ; mals il M tttftmi^tott 
«ae notxe Atfccm: iw c6t iinil AdccUeti ,y U eft tfcs^fiM* 
(dit>il dans {on DiSthnaire Etymologitjue y au ihdt Grimawiy 
„ mie kft Affistnbleet, qirf fe ftuit^tiiei auu, folent ttft^ 
^ §\ics de Gdmauds. £lW font lemplies de gensdegiaad 
M meiite dans les Lettres, depeifonnes denaiflance, fie 
y» de petfbnnes^ coaftitts^ 4n «ig«it<d$ It ces vecs n'ont 
^ pas'^d^ dtxe 6cnts pai Mr. Dcspreaiuk 

YfiUS ^ tntU I* fd4 M PMMMffh tmdefiu dt J^fhi} 
Geox <m vonloiont toiec ChapeioiA ^ aroiettt lHBi|Hidei»r 
4e liii 4ii«, 'que Ton Po«mc ^tok ali dcfiiv dc I'fiiMidtt: ^ 
Chapelain nc t%A dcfendoic fue ti^8«#Hidcmairw 
- VtRA ^. Monttx^fitr dHM orAm mttt ^ ^mm$ fm d^Hxr 
kkAfpH,^ DMs-leFotoedct-ChaftlaiaoA troave gla fa n^ 
ipeis compofez de deux giands mots, idaat cha^ 
fun xempUt la moiti^ Sx vers. Notre Auteur» Roc 
pom fe moqiier tic ces mots gisantesi^wiv ii|6i» ^ ^ 
•fdinaiiemcnt ce vers de Chapdain ^ S §. 

• ^ 1l gr 

Xt st^dl^poibit ce vcfs, cosimc il «ft id V cM'. o. ^ 
]>ans cote dispofiticiD il fimbkouele mot de i^c ^ q,. 
foit mont^ fur dedx ^chllifts , qUi font ifottrcilUuiey « W 

Jl J a dans ct F^^e plt^airs autrts vers parl^Sr 

iytMfifp9rtakUs tnivantne fm'ti encb4tn/e, liv. I. . 
PtsfimeilU^fe^ tours y^^rr le fandmtnt^UY^ U. 6tC^ 



IM^fitioiis de mota. 

if^»» lop. £f )Ji froids ornemens a U lipit plantez^.'J Ccr 
Ifil Ic» C^sn£aru(bas ix^quentes- que Chapelaia a em- 

P 4 , ^ploiec^r 



«4 SATIRE iV. 

Ferdil llieareitfe errear qui fiunnoit. & pcoiSe 1 
; Jtdk certain Bigot, d'ailleurs homme fcnfd, 
D'un mal aflin bizarre «i¥t )e cerveau bleffi6 : 

'°5 S'imaginant fans ccffe^ en ia douce manie , 
Des Esprits bien-heareux.entendre rharmonie* 
Eiifin un M^dedn, fort expert en fon Art» 
Le gadrit par adreffe, pu pL^dt parliazard. 
Mais voulant de. fes foins exiger le falaire » 

no Moi ? vous pa'icr ? lui dit le Bigot en colore, 
Vous, dont I'Art infernal, par des fecrets maudks, 

R E Id Jl R §iU E S.. ^ 

^loi^cf ,& qoiJie manquem jamais de venii x^gtili<^remeiit 
aprcs un cextain iimnbie de vers. £Ucs conunencenc paf 
xcs mots: ^infi^ ^uMtd} ice, ^infi^ hrnfue £ce. 6c efkl 
font todjoucs enfezmeea en quatxe ou hiitt ver9. . > 

Le POete Lucile alUeue pai Ciceron, I, i, de Orst, com- 
paieces ornemens 2££c&eZf k un £c]uquier> & i des Pin 
Tcz en eompaitiment : 

%^n* pavimentOf Mqut emblemMe vermicuUf I 

iMiT. Vers ioi» Jddh certatn Birtt.] Horace d^crit la 
fplie d'un Cito'icn d' Aigos » lequd etant feul aifis fur le 
th^atxe, da il ne paroiffoit ni A^eurs ni Spe^tateurs ,s*imar 
ginoit. entendre les plus belles Tragedies du monde. 

■■I I ■ ■ ■ tuit hand ignobilis %Af^is t 
Siaf fi trtdehst miros diuUr* Tn^mUs, 
Jn vacu0 idtmfijfor pUufirque theatr: tec, 
( Hotat. L. H. £p. II. up. & feq^^ 

'''-■' 
Anftote raconte la m£me chofe d'un homme d'Abyde 

i»^6, de reb, mir, Elien, dans fes Hiftoires diverfes, rappor* 

te un gemc dc faUe piesque femblablc. Un Athemen^ 



S A T I K, E IV. S; 

£q me tirant d*eneiir » m'dtc do Fara<iis?v 

' J'approove fan councmx. Car, puisqu'il £uiUe 9ixe^ 

Soavcnt de tons nos maut la Raifon eft le pire* '- 

' Ceft jE]le qui farouche » au mitieu dcs pi siifirs » 

D*un remords importun vient brider nos defln* 

La Fildieufe a pour nous des rigueurs^ fans pareiHet^ ' 

Ceft un Pedant qu*on a fans cefle a fes ottilles. 

Qui toiijours nous gourmande » 6c loin de nous tou^ 
cher , 

SouTcnt, commeJoUf perd Ton -terns ipr£cher« 

En 

n E M A R §i,U E S. 

nomm^ Thrasyllk, s'en alloit au port de Pii^e, oil 
s'imaginant x^uc tous les VaifTeaux qui ecolcnt dans ce pocf 
liu appaitenoient > 11 en tenoit un compte exa£t ^ il don- 
npit les Oldies p6ur leur depart, & fe icjouiflbit de leux 
letour, comme fi elffedivement ces vaiffeaux cuiTent M\ 
lui. c/dS//«ii. /. 4. c^. 25. ^ 

Galien dit qa'un M^dccin , nomm^ T h e' o ^ ji i l c , ^tant 
malade, s'imaginoit Toix dans un coin de fa Chambxe» 
des Muftciens, & des Joueurs d^inftiuxnens, dont il en-. 
tendok la voix U rhazmonie. Oaitin, Hit, 4* Symptomatttm 
differ tmtiis, r. 3. 

I M X T. Veis 117. La Facbemfi a bmr ntmitt rignenrs ptnt 
fmitUs. 1 Koc^e Auteuc applique a la Kaifoii^ oe que Aiai- 
iM^eadicdclaMoxt; 

JA Mm kdts rigmurs k nulU Amr* PAriilltAi 

■tit s beoH U friir : 
LdCnuilt fictile efifibitcbe lit oreiOes, ^ , 

y%\% no. SotnfiHty comme JolLl Px^dicateof ^meax» 
^^oit extx^mement touchaoc &|^.;path^tique. Les Libecr 
cifls» qui aTOient iatexSt d|Klfc d^io^eir* compax^qiedc ^ 
ttl^ lie Ilf. }OLi avccr ceuit, dt.^oliefer idtfis iU di- 
'^'^^^ <[ile Molicxe ^toit ibeiUem Px^dicateux. dc que Mr . 

D7 JoJi 



M S A T I K E rv. 

En vain cettilw KSrmta aoni I'hifaaknt ea Kfltarr 
Vcideat fiv tout BM Sens h teodn Sotnenmer 
Et s'eq fbrmutt ea tcnc imc IMvintt^r 
Penfettt aUa pu EUciM Ftiidt*. 
Hf Ceft EUe, 4iEeia>iis, qui oout montrc i iiea vine. 
QadiKcwt>ilefin:»iifi>Dt&»t beauxdusuaijm 
Jeles.eflaDefoit: nuisjetFoavienefiet, 
Que k iJiu fou foHT«it eft le 0ns fadi&ic. 

St S U A R §i.V B & 

JoFi ^it plm grand Com^ilien. U ita'tt tloa Oui.- ie i 
Nicolas dcs Champl. II iiil enlbile uoaimd 1 l'Ev£cbd d 
S. Fat de L*oii en Bmagne , 3c peu dc icnu agiii il obtin 
yzviehi d'A{eii. On a intpimi glaSaitt ibts fa Ttiaa 
qui font eftimo. II ^oit nc en i<io. i Buzi fat llSinc 
dan* le Diocire At Veiian ea Lonune, 8c ilmnnK e 



-^;rr"^- nl.- - 




S ATI RE V. 

a - • - - 

AM.LEM,ARQUIS 

D E DANG E A \J, 

4 

LA NbbleflTe, D a n o i a uv n*eff pas une diimire^ 
Qiian4 fous I'^roitc loi d'unc Ycrtu, fi^^c , 
Uo homme iflh f u&. fani^ ficond ea Demi-IKeaY » 
Suit , comme toiyla trace o^ marchoient fes Aieux, 

f Mais yc nc pvisfoaffiir qu^in Fat, dont la moUeflfe 
H^a rien pour s'a{^et qu*tine vaine Nobldle ^ 
Se ptf e isfoIeinmeDt du m^ritc d'autrui , 
Er me vante tm honfieur qui ne vknt pas de luiV 
}e Tcsnx que la yaku: ^ fes Aieux antiques 

10 ^^Q^oai At matiire aiut plus vieilles Chroniques , 
^ t lpB Ttoi da Capets, pourhonorer kor &om» 



Jr^ 




Ait 



it Fji^ ^ it gt^ i? A 



l^ie * M faite en Piuince iMj(i L^AvCeur y i^ 

[ie la veritMe Nobleflc confifte dans^ la VeitO'» 

earde^la Maifiaaee. Jnv^nal a tracts la mf- 

^ans ft Satire VllL & Si^neque ^npa la qate- 

lime de (es Epitxes. 

Texs a. JBr Mr VMUtf^ «» homim^ qui m viinffu 



SS^ %tllllU JMfM jM0^ y ' ' 

UmUt. SaMC Heiciii lac A^ II* Sc. Ji* 14^ 

. , ^na ,1 1. .^ fiM! f**^ ^1 0^«N* * . • . . •^^'^ 4» trohjmsf 
iklfi $K. 1 L*iUoftie MaifoA d'Eftamg j^oxte les amies dc 

fxaace. 



II S A T I R R V. 

Ait de trpis fleui^ de lis dot^ leor icnSbn. 
Que fiprt ce vain amas d'une inutile gloire ? 
Si de tant de Heros cdebres dans rHiiloire, 

1 5 U ne peut riea offik aux yeiix.de TUnivers , 
Que de vieux parchemins qu*ont ^pargnez les vers : 
Si tout Cbrti qu'il eft d'une fource divine. 
Son coeur dement en lui fa fuperbe origine, 
£t n'a^'ant^ien de grand qu'aiie fotte fiert^ , 

20 S'enddrt dans une Mkhe k molle oifivet6 ? 
Cependant f k le voir avec tamt d'arrogance 



Vantct 



K E M A R §L^ E S. 



France^ par concelfion da Hoi Philippe Augufte, qui etoit 
iin dcs Descendans de Hn^ues Captt , Chef de la tioiii^me 
Race de nos Hois. Philippe Augufte afant ^te renveifd de 
dcfltis fdn Cheval \ ^a Satailie de Bofines, DfdAt^ on 
Diew'donne d'Eftaing , Pun des vingi - quatre Chevsdicrs 
commis ^ la ^aide de la Feifoiine Hoiaie i aida ^ drer ce 
Prince du peiil oii il etoit, 6c fauTa aul^ PEcu du B.oi> 
iUr'lequel etoient peintes ies Armes: En rcfcompeiiie d'un 
fervice fi important , le F^i lui peimit de poiter ks Air 
mts ^e Fiance, avec un Chef d'oi pom brifure. 

Dans le terns aue TAuteui compofa cette Satire, Joa- 
chim Comte a* E s.t a i m g tiavaillozt a, lecherchei Ics 
Antiquitez de fa Maifbn, dont il a dielTe des Memoiies. 
C^te lecherche, qu'il iaifoit avec beaucoup d'afFe^ion^ 
I'engageoit \ pailer fouvent de la conceiCon des lici^ de 
lis : 6c Ton tiouva qu'il en pailoit avec un peu tiop de 
fomplaiiance. C'eft ce que notie Poete a voulu marques 
en cet endioit. 

^ Vers 12. -^ I^tti leur ecufon.'i Dans quelques <fdi- 

lions , on lit Dore leur ecujfon j mais c'eft une faute. 

Vers 29. Dites'tnoty grand Heros ^ &c. ] Les quatre verf 
qui pidcedent celui-ci ont ^te a;odtes par r^uj(eui;.dan« 
r^dition de 171 3. commenc^e "i la fin de fa vie. II les 
tfyo&ta, pour emp^chei que Pon he ccAt que I'A^oftiophe 
contenue dans ce veis, s'adrefTe a Mr. de Danseau Id- 
JBHttc Bica dcs ^cos^y avoicut i^t^ tiomp^f Maa^ com- 



> • * « . 



8 A T I R E V. fp 

Vaoter le faux ^dat de h haute nuflahce; 

On diroit qoc le Cicl eft fotoU ^ 6 loi , 

Et que Diea j'ii pallri d'attrc Hnion <jue moL 

; fiurrf dc lui-aiteie, il aoit dahs fa folie , 

Qo^fl £iut que devant ltd d'abord tout sliun^c* 

AojouRfhui toutefeis , fans trop le meager » 

Sot cc. ton un pen haut fe vais Knterroger. ' ^ 

Dites-moi, grand Hejos, Esprit rare 8c fublime, 

Eatre tant d'Animaux/'qui font ceux qu'on eftime^ 

On fiut cas d'un Courfier, qui fier & plein de coeur 

Fait 

R E M A R S^V E S. 

KM cecte ecreiiz eft vifible, il aoroit pft fe dispeniei d'ajoft- 
tei id CCS qaatxe veis , qui ne x^pondent point k la beaut^ 
de la Piece. 

I MIT. Ibid. Dittfm9t\ ^st$d Hifs^ 6ec;] Ce veis de Jet 
neuf (iiivans , font une imitation de ceuz-ci de Juvenal » 
Satixe VUI* 5tf« dc ieqq. 

Diemihif Temrtmm prtUs \ Mtimnita mutd 

Sim ^trtjk pmet f niji ftnUf ntrnfi vilMcnm 

Sic iMmdMmm E^Hitm , facili cms flminui pdimit 

IPtrvttf & ixfiUtst rdtte» vi&mA C9rc0. 

Mnlis bit 9 qmatm^ venit di grMmint , mjtt* 

{Utd fligd fnf^* ^<«« > & ffimm in ^t^uwi ptlvi$^ 

Std vifuUi fems t Coryths pofteritAj ^ & 

Kirfiniy firaraJMgo vi^orU fidit ^ 

Kil iki Mdjonm r*fie^s , grdtia ntUU 

Vrnhd/mm^ dvminos fretiis mutdrtjubmrnf 

hf^is » tr1toqt$€ tnUfttnt tpirhtdU ctU^ 

S^ftdtt i diff^ifm m»Uan vnfion mtftism } 

Vf ai 



^ SATIRE V* 

Fait paroltre cq couranl fit bottiUsmte yisaeur t 

Qui jamais ne felafie, & qai dans la cgmjo^ 

S'eft couyert mille fqis d'uoe noUr pcHifficffQ ? 

35 Mais la poftcKit^ d'AJfioc^dqBs^wi. 

Quand oe n*eA ^*4«ie soflc* eft^ vcs4a« au 

Sans resped des Ajieux doot cUe eft dcfeeoduet 

Et va porter la malle^ oatirerlachanie. 

Po 

Vers Ji. MdisU ptjfmte tP^lfam & de B4jfard, J ^ 

Qhet'aux , ti^s-ienommes dans nos- vieux Komanci 
^Ifane etoit la montuie du Gdant GiadaiTe , qui yint 
fond de la Sexicanc , pom ODnqucdr l''ep^ de Kenaud 
Mootauban. Yo'icz le PoSme de T(«tand am9ure»x , 
Boiatdo. L'Axioltc, daos le z, Cliaot de (oft Oi^jwrft 
■rUfi$ die; 

Ors4Ujl9 gvunma yiifim^ U fik MU » 
^ tiami^iffy che 9nai portAjft ftita, 

Sarmioi Ton a obferye, f^sAlfanA eft ua nom g^nen 
de Cavale , 6c non pas le nom .propre d*uiie €avale : a 
Ton pi^ead que noue Auceur ^cft tcompc , & ^'of 
peut non plus diie , U fofteriti d^^tfane que U pojierh 
Sarbe , ou di Genit. 

Bayard eft le nom da Clic?al de R/Caand de Mpatasi^ 
qui ^toit TaiQ^ > & Ic plus vaill ant des quatre Fil$ Ain 
Le Roman dk, que ce Cheyal n^eut onqi^es fin paretic 
f9ur avir mhiw dix Htuis , H f^tUit fim Urn, U lendii 
grans fexvices \ fan Maitie en pluiieuis rencontres p< 
&u(es : fur tout quand les quatre f ils Aimon f\irent s 
gez dans Montauban par CharkmagMi AuflS Kcoaw 
ma mieux fouffrir.une faim extreme pendant ce Si< 
avec Dame Claire fa femme, fes enfans, (c fes freres, 
de permettre qii*ion tult f(Mi tane iraleiifei» Ckend, ] 
leur fervir de nourncure. Ceux qui font dans le go&t 
emciens Tomans ne feront pas fUchez de fayoir quelle fv 
deftin^e de ce ikiticux Caartl* diarkaiagne aitst fit 
paix ayec Renaud de Montauban » Renaud lui enyo'ia 

i 



Sr AT I R E V. 9$ 

Poaicpiai dcmc voiitei^vom que par mi fat abas 
|) Oiacun Fcspe^ m vous xm haoatmt qui n'cft jini 

On ne ja'^a^uit; ppint di utte iqp^c n c e vamc; 

La ytttii4'ua€0ultt 9fibte ^JainiMy]^ certidiie^ . 

Si vousit^ibitideCQi Herds iuaiQiky . 

Montrez^noi&ectte ardeur qjtl'oB vit briSer eft cor, 
45 Ce zde pour rbMMpr^ ^ette honeur poui te tI^« 

Che?al Bazacd, fie s'ea alia outie^mer, c'dl-a-dixe dan* 
ia Tbrfe'Samte. ,» (]^smd k Koi fitt (ui le Font de Meule, 
M die le Rqwuui ^ , il commaoda qu^oa lui aaieiMftSa/su4 
M le bon Cheval de Renaud. Qjiand 11 le vlt , il lui dit : 

n nm i foint pam m*ent/migr\ Lois lui fit ii£| unegrande. 
,, pletfc an Go! » fit te m feftex du pont \ bas dediUis la 
M BJvpdt dc Jiieiifir>^ dc ^a^atd alia an fbad. -QsmuUI Ic' 
y, Roi yit ce> il eut grand* joie, fie dit: ^Aht Bayard, am^ 
„ r4*-># ctf f •'i' << rtW < w Ml f> Fi»«M 4r/«i mtrt fi i^HS ne pom^iKt 
9, r«iir/ U riviett bure, Ba^atd fcapft tant des pieds fuc ladi-; 
M te piene, qtffl^la fx6tfa route, fie levinr- defios. £t' 
»^ quand il fut (in Peau, il paffa a nage de Tautie pait de 
^ la ciWere. £t lyiaadU fiit |ki4^ xive« il^e mit ^ hennit 
9, hautement, fit puis ftfmtli routit a r^pidement, qu'il 
,f if1lrf^^^ que la fiiudfe le chafidft \ &c cntnst; dedaA$» JLr- 
fi dtmut hi giaftde Josdk, Chaileaaagne vojaBt^neSaftid 
M s^eftak ^iup^« il ca eai gsaoddeuU, nttis tousled 
,9 Bttims ai meat bkn fOfooL Les gens difettc en ce]iii> 
>» M* »^iicBajr«i^ «fii eocpKa ci» vie -dcdasa le boia d'A^ 
„ oenne; mais quand il void ladinaieoa ikmaiM^ il Autv' 
^ ^tic'Bul ^e le p6it ap^eodier. ** Bj^rd ^ tt6 nafl 
Btfaini h caule de: IkeoaiOK £^-qti ell i]iLxpi|ge<bjnAs^ 
oa cotUeur de Chataigne. 

IMIT. Veis 42. £a Vhrm Mhtnmm uMi'^P h» mofqm eef 
tMtf.] Ce vexs explique le fii^ de cecte Satkc. Jureaal ft 
4it: 

N0h7itdifiiA i/^jitfmmicd Virtm^ Stt. YXXL ao.. 
La virtmfiuU tfi la Nobiefe, 

; :. : , ■ . . .- ^ - 'C'tiiti%» 



pi SATIRE V. 

RespeAexrvousksLpiz? Fuiez-vous Tinjufticc? 

Savez-yous pour la gloire ooblier le repos » 

£t dormir en |dein champs kharnois Air le dos? 

}e voQs connois paur Noble a ces Goitres mar^pieSf 
50 Alors foXez iflii des plus hmtux Monarques; 

Vcnez de mille A'ieux; & fi ce n'eft affez » 

Feoillerez i loifir tpus }^ iiid^ paflcz, 

Vo'iez de quel Guerrier il vous plait de defcendre; 

Choififlez de G^far, d'AchiUe, ou d'Alexandre. 
5f^ En vain un feux Cenfeur voudroit vous d^mcnlir, 

Et fi vous n'en fortcx , vous en devci fortir. 

Mais fuiiiez-vous ifiu d'HercuIe en droite lignc» 

Si vous ne faites voir qu'une bafiefle indigne» 

Ce long amas d'Aieux , que vous ctifiamez tons » 

^o Sont autant de t^mdns, qui patient contre vous; 

£t tout ce grand 6clat de leur gloire ternie 

Nc 

n S M A R§i,VE S. 

C R AMQ. Vers 47. Sdvarvm p$ur U gloire oithUir U ff 
f94f} Ce veis etoit ainii: Savnrvous fur tut mnr rtfuffer 
. ir/ ijfkmsf Mais PAuteur le changea dans i'edicion de 170U 
qui eft la decnieie qu*il ait donnee. U tiouvott cpit^f(uiti 
Sc dtsne limoient pas aux yeuz; dc le veis qtt*il a ftibfti« 
tu^ contient un fens plus beau. 

I MIT. Vets 50. ^hrs foyn^ igk des fUs fdnu»x Mttuifm 
lMts,Uc.} JuT^nal dans la m£me !Satiie yUL lii. fie My^ 

Time iiett d Pif nHmeresgenmSf Altaquefi t€ 
Ktmitu deteffdnt ^ omnem Titanida ptigndm ^ 
Inttr moj^resi ipfum^ue Pr$metheA fonsu : 
Dt ^mmm^Ui vpUs proavum tikijkmit9 lUro* 

IMit, Yen 40. Sm ^msat dt timtinst &c] Juvenal to 



g A T I iR E V. ^1 

Nc feit plus qtic de joUr i votrc ignomitiie. 

En vain toot fiet xl*iiH &ng qtie, vous deshonorct , 

Vous dormex iTabii dc CCS noms r^vcrez. 

^5 £n vain voos vous couvriBZr des Tertus de vos Feres i 
Ce Qe ioiit ^ me^ yeox que de vaines chimeres. 
Jeoe Tortien oi vous qa*miliche» nn impoftear, \ 
Ua traltrc, u&fcekiaty un perfidjB, un menteur/ 
Un Foti*' dont ks-acc^ vont jusqu'^ k fiirie » 

70 Et d'ua trono fort ilMre une branche pourrie^ 
Je m'emporte peat-^tre ^ 6c ma Mufe en fureur 
Verfe dans fes difc6U!rs trop de fid 8e d'aigveur. 
n ftnt avec WOntiis im pcm de retemie. 
H6 bie&, f^m'dfdd^dis/ Votte race eft cotitiu^. ' 

7f Depuis^oand f R^potidez. D^uUi miJle ans ^tieis^ 

Et Yons poiivez fdumir deox fois fdze i^uaitiers. ^ 

Ceft beaocoap. Mais enfin les preaves enlTont claires'; 

Toui 

R E M A R §iU E S. 
mSme endxoit, veis 138. & £mv. 

Imcijiit if fofHtn contra te ft Are' fiirentum 
N^litds ^ cUrMmjMt faetm^dfkrre pmdendh, 

X M I T. Vers 75. I ■ DepHt's milie ans entiers, ] Pcrlt 
Sat. IIL V. 28. . 

- Stemmme ^tttd Ttffca ramttm r»iUefittudiicis» . 

Chakg. Vers 76. , 1 I..I I DeHx fois feixj fuartiers,} 
Pfcmi^ze mani^ie : Dh mains trente ^ftartiers. L'Autcur cor- 
ligcfii ainfi : Pim de tfenfe tfttartiers, Mais il s'apcrcut que 
Tune & I'siatce de ces expieflions ^toiient peu cza^es{ 
paice que les .piear^ 4e Nobleflc fe comptent par quat- 
tieis, en progrtifion geom^tiique : quatrc, huit, fcizc, 
treate^dcax^qiiartiers,' 6ec. La plus haute preuve que Toa 
£dfe^Qxdiiiaizeineiit eft 4e |2» qutitiers. 

Vias 



f4 « A T I R E V. 

Tous les Litres font plcios des litres de vos Peres : 
Leurs ooms feat ^happiez dusanfrage <te3 tens. 

80 Mais qui m'afforera » ^a'en ce toog cerde d^tntj 
A tears fyxocnt Epouac vos Aieides fiddles » 
Aux doiiceiMs des Ga)aDl.fiweiit loi^jours rebctte$? 
Et commfititiSifCirTduSv rfi qpdiyic Audtdcmv 
N*a point intenooxpiK le coar^ de iros 

8$ Et fi leu( £mg febvt poc, ainfi i}iiekiit 

Eft paffi insipid voas 4eiLucrtee isi« Lncrice ^ 

Que maadit Mx, Ic joor,^ ^ cctte ymt£ 
Vint ici de BOft nweors fouffle? M p»iwa6 1' 
Dans les tems bmheMiens 4»^l$wdi(^^ foSve^fiuKQ 

9oChacu9iiMit(^iliitg}oir<benfi^4e«ilefjam>e^^ . 
Qacm viyeit aoni<90t<»lSc^;ft)ttS^d'^9l^lkuc i : 

Le M^ritey W^ k JK^bkfli^ &Jcs Rois; 
Et &ns cfaeroh^r Vi^ffui i'mtm/Hmx ilhiSsef 
Un Heros de foi-m6me eippruntoit tout fon lufire. 

95 Mais cnfin pair le temple ^iuieavfli 

Vit THonneur en rotate, 8c Ic Vice aimobli ; 

Et rOrgaeilr d*un &nx titce appU3tot(a foiUelle, 

Mai- 

R E M A R §iU B S. 

Vers t6, »■ ■ >■ Dr Litcrece en Lmrece. ] t;a Chaftet^ 
de L u c K s'c s , Dame E.oaiaine« e^ fi at^l^hie qi^clle a 
paife en pceverbe. L*Aut«ur m*a (Ut qu*ua hforame, qui 
^ourtaot fepi^uott d'espm, s?kn«giaott b^aneaMiic q^U 
^arloit du Poete Luciece. 

Vers io5. Et torn ee ^fme S^omg i^^tfm Jditcmn^ emtm0ii] 
Dans les ptemieret< Editions rAucfUiitmnt mis Vuifim-t an 
lieu de SegfiingiJSf^Kt qufil aroitdCAQf<Midticesd<nz Aafiaaa, 
doatlepxemieryqui ^ V v^is^M^PStikA £'«ij»airasssiB,a 

win- 



SATIRE. V. 9j 

Mjiitrifa les HttiiMms fotn le nom 4e Nobleffe. 
De \k yinxMt m fottle & Marquis 8c Barons. 

o Chacim pour ^ vertus n-cffiit phis que des noms. 
Attfli-tdt matiit Esprit 9 Ucotkd en reveries » 
Inventa le VtM&>n atec ks arari^imes ; 
De fes termes obfcur s^lt ud langage \ part , 
Compo&iXo\»ccs:aimsfdm&rt^ry did'EeMrtf 

>5 De Palf ^C9iUrafMi, de JUmMy Ziitrdcty 
Et torn ce que Scgoiqg dans fbaMetcore entiflt^ 
Une vaine folic enivrattt ia Raifon, 
LHonneur trifte & hanfeenx ne iut plos de&ifolk 
Abi^ ponribtteiir fon nmg Sc fa naiffimee, 

10 II fiBotitakr Ic kwe 8c la ddpi^e ; 
B iBdlut habiter an fuperbe palais » 

. Faireparlescduboisdiftittgterlfestallts: 
Et trainant en tons lieux de pompeux dqgiipagcit 
Lc Doc 6c Je Marquis fe reconntit tux Pages. 

1 5 Bienrtdt pour fubfifter » la NobkiTe ians biea 

Troova fan d'empruntery 8c de ne rcndr^ xien » 

. ■■ • El 

RE MA R§iJrE S. 

^ tMtiptsR Id Sitniee heHt^tte , tmitMMf tU U JJMJpt , & de P^ri* 
tint 4«s Mrme* » de leurs BUxjont & fimbeles j &c, en K44. 
yM$C a ^t l^Mereure sArmorUU qui eille Livie d^iigo^ 
)fiivl!i3liii^ ^^%t. C<pendaiit au lieu de Segfingy 11 mit Se-* 
4Mii;il^iTSdlflond<e 1674. 4k cettc faute a ^t^ r^etee 
%lttf i^6t les Editions, pans celle d6 1713- oa a mis Se^ 
mki^ ]7Auteui dti Trif^t HirAldiqne , ou Mcrcure ^ArmorUU 
mkfiSikki ttii6$7, \ Paili, fe nbnunodt Charlxs Sk« 
•oxMMt Avoclt, 8cc. 

VlTslts YI4. Le puc & le Mar^m't fi rcconnitt ditx Pages.} 
iterCe temt-li tousles Gemlls-hommes ayoicAC des Pages. 

Chamc, 



9^ S A T I R E V. 

Et bravamt dcs Scrgens la tinudc cohorte ^ 
Laifla Ic Crfemcicr fe morfbndrc k & porte. 
Mai^ pour coi^ble, si la fin le Marquis en prifoa 

no Sous le hix dcs proc^ vit tomber fa maifon. 
Alors le Noble aider, preffi^ dt rindigence» 
H'umblement du Faquin lechcrcha Talliaace, 
Avec lui trafiquant d'un Qpm fi pfiideax» 
Par un lache contrad vendit toiis fcs Aieux ^ 

US £t cprrig^ntainfi la fortune ennenciiev 
R^ablit foh honneuri fbrce d'infisimie. 
Qu: fi l!6dat de Tor ne leleve le iang» 
En vain I'on hit hxi&tt la fpleo^r de fon rang, 
L'amour de vos Axeux pafl« en Tous pour maniey 

R E M A K§iUE S. ^ 



£t 



Cramg. Vers 122* I T^cherchit PaitiAtice,'} VAxf 
tear avoir d'abord qiis: Em^rtmtA P*itiMteiu X 

V £ R s 1 2 3 . . ^veq tui trapqttant, ] Avant Pedition de x/oi* 
\\y 1.^ Oil I Ettrafi^HATitd* wt mom judis /if reeitme» 

Vers iz$, Et cprrige/mt Atnfi. Uf prime, etrntmiti Sec 1 )be 
Poete aiacrr befoih de dmr Vers'fSiniliiiDsV^t Cdi^-d j^ar 
n^eflitd. Le fens eroir fini au vers pr^cedeor : P^r tm Itubt 
contra^ vendit torn fes ^ie$fx, U dtoir bien difficile de Croor 
ver une penfif e qui xendherit.lii&'ce Iqui '^ri^cedoir > 5c plot 
difiicile encore de renfermer cerre peal^e en deiis V9|j 
c'eft pourtant ce qu*il a, fait heureufement. 

Vers 132. — — ^ OimdndtlleMparis,} Handi|le» 
nne espece de cafaque ou de manteau que les Laquail 
toient autrefois, Sc ni8me encore dans letenasqaei 
Satire fut compof^e. La Mandllle etoit paxticahte' 
Laquais, & les faiibit diftinguer des autxes V^ets, £8$ 
e'toit compoft^e de trois pieces, dont I'une leur pcMtt 
ftir le dos, & les deux autres fur les epaules. Furetiirt^^ ', ^ 

V E R S 1 34. D^H9z,ier lui tr»mAtr0, &C. ] P I E R H S P^Ko^ 

ai£a, Gen^alogifte de la Maifoa du &oi» Juge g^n^ 



SATIRE V, j7. 

^ Et chacun pour parent vous fuit & vous r^ie. 

Maisquand unhommc eft richc,il vaut toiijours fon 
prix : 

Etl'clit.on va porter h mandille i Paris, 
N'cto-il de fon vrai nom ni titre ni mtooirc, 
DHcttia- lui trouvera cent Aieux dans THiftoire. 

)j Toi done, ^ui dc mdritc & d'honncu^ rcvitu, 

. l>c$ccueils de la Cour as fauve ta vcrtu, 
Dange Au , qui dans le tang oii notre Roi t'appcllc , ' 
Lc vois toAjours om6 d'unc gloire nouvelle, 
Et plas briDant par foi que par 1' ddat des lis^, 

|o Wda%ncr tons ces Rois dans la pourprc amollis; 

Fair d'un bonteux loi& la douceur importune ; 

^ A 

K E M A R §i^U E S, 

^ lioap & Biazens de Fxance. 11 a laiiTe Charles 
A^ozitft ion fils, quia les in£mes titles. L*Abbe de 
llpis-RaBERTparlaiit de la faveui dont le Caxdinal dc 
iUdiClMiLrhpaoxoit, a dit dans unc Epitxe: 

\Pitm*MUroU, ibi^ Us plus appanns 
; f4^n$ ^HpiTuitr ponr etre mis parens^ 

-iEfoit:Bjdfsi Vihct \ ce vets : matt Mr. de D a h* 

^.i-^qpi^e eft adiefT^e , lui conleilla dY inettte 

—-- Ye^ ^ la louange du Roi , afin que la Piece fut 

M^^M-Couti &c U ajo&ta les qCiatorze vers fiii- 

dmiiaskide mirite &f.c^ Avant^que cette Satire 

l^^Plt^de Dan^au la lut k quelques Seigneurs, 

|%dif)p$'le|iipi'eroit a \o^j^,. Le J^oi qui le re- 

',' jrodlUt ikvbif "cie que c'etoit , 8t quitta le jeu ]poui 

aefiTli^Cp^e.. C*eft la premiere Piece de rAuteui qui alt 

im^Muit fiMaieftid : quelque terns apres on lui lut le 

t>^itmnl^ T^fii ,^ qui ^toit d^jft compofe. 

"CtfAMQi Vexs 117* Dattgifdtt , ^m dans it rang o& nstrt 



{ 



i^ » A T I R E V. 

Et * tout tA bonh«it We 'flevtBt 'Hen qii'i to^ 
Montrcr sk I'Univcis cc que c'cft qu'itrc Roi : 
%45 Si tu vcux te ttiifvrir d'un fclit lifgitime, 
Va par ulnelitiflu Willis mMtetfon dlime : 
£ersn&'& noble Itfalfft: "tc tUsvoa qu'iujooraiiui 
7%i ttbi{X *& te "Sdjeis qiu'fbnt dignes Se liu. 

-Vem lift. 'Pti,-9muMittlniS^iH'^:ftmM^,-'ib Im 
Dan* In pnmiiKi idiiioai le tui 1)7. finiilbtt 4iiifi: j 

TrmK§ will Smjei. Caxx iaaiite Wg-''^ '" ' ' "'' 

jufidTc, Sc TAiiftui Ik coriigca eh n: 
,11^1 Sulifi, En moiDfc-tnM tlxfaMffMbl 
,J^ itoieni dans le veis in. 




n 



SATIRE VL 



r\Uc fi^pe ;rair<, km Oi(5U.l .dP w i«ubMr 
^ oris? 

!ft-ccdwic pour vdHcr fn'f^Xc oi.uctei.Pw-? 

It qael fidicox i)^inpo^ dj«:ant ies »iiits ^tii^m^ 

laflemble id Ies duts 4e jtout^es jliqs gojutieses? 

ai beau fautcr^cbi Jt^H 4e troBblc, &. d:efl5:oi^ 

^ penfe qu*a.iuicxi»3[ jQut tF^nfer ^ft cheK moi* 

'on miaide en gnoodaot comcicun tigce «n iuuc: 

'autre rojile fa^oBvOUDiiie un enfant gui oi^e. 

c n'eft j)as toatencor. Les fouris Seles ucats 

imUenty pour.m'iyaUer^ ^jentendte avec les^dAtSt 

liqportans pour moi , durant la nuit obfcure » 

us;'ctrplciti>]cmri nc fat r^bb6 de Pure, 

ire% k*fo!s^ tiouBler mon j:epQs : 




Et 



it«e4itfJf 41^47 £\& 



Idntiienfe la defcription des embarfas de ?a* 

apmpoie£ Asuas le jneme t^ois ^ae U 

Jiuoit^axue, comme-^on^riafexpliqi^ 

one imitation de la Sat'ue^I. dejuv^- 

les incommodit^s de la ville de Rome , de« 

iosi(^'^<la £n. JMLaitial ji^£ait nae £pl- 

meme fqjet. L. XII. Epig. 57- 

*i, ^^t-ie^dtnc^our^^Hhr ^t^ ft e%udae i ?*• 

UL 232. 

Vjihhe de 'Pme. } SmiBieUK tdlJbrti 

Sft^iyhMlElil^ fbclc^Tess'H. dela^Same U. 

£ a JMXT| 



/" 



I 



ifip SATIRE VI. 

Et je me plains id du mcdndre de mes maux. 

15 Car^peinelescoqsy commen^antleurramage, 
Auront de cris aigus frapp^ le voifinage : 
Qtt'im afireux Serrurier , laborieax Vulcain , 
Qu'dveillera bientdt Tardente foif du gain , 
Avec un fer maudit, qu'^ grand bruit il apprfte, 

%o De cent coups de marteau me va fendre la t£te. 
}*entens d^ja par tout les diarrettes courir» 
Les inagons travailler , les boutiques s'ouvrir : 
Tandis que dans les airs mille dodies teues, 
Uun fun&bre concert font retentir les nues» 

1$ Et fe m£lant au bruit de la gr^le & des vents. 
Four honorer les morts , font mourir les vivans. 
« Encor je benirois la bont6 fouveraine, 

R E M A R §itr E S. 

1 M I T. Veis x;. Car a peim Us coqs tec. ] Majtial L. D 
Epig, LXIX. 

Nondma crifiati rupere Jtlentia gdllt i 

Itittrmurejamfdvo verberibusqiu toHdt, 
Tarn ffravi percujps incudibus 4tra repdttmti &C« 

Chang. Vers 17. ijjj*iwf ttffrettx Serrttrier^ &c. ] Dl 
Routes les editions qiii ont pant pendant ig vip 4* jM 
fcur, il y ayoit: 

^t^tm dffreux Serrtnier, que le Ciei en cemrettx 
^ fait four mes pechez, trop voijin de chex. nem, 

Il changea ces deux vers dans J*edition qui ftic comnu 
cde avant fa mort, & qui parut en 1713. 

I MIT. Vers 31. Enquelcjue endroit qite faitU^ &C. ) ! 

Tcis.j^ les trois futvans font imitez de Jujireaaly HLW 



\ 



f^vT"' 



ST A T I R £; Vfe 101 

Sle Gt\ i, CCS maux avoit born^ ma peine. 
Mais C red en mon lit Je peile avec raifon , 

30 Ccft cncor pis vlngt fois en q^'ttant la niaifon. 
En qoelque cndroit que j'aille , il hut fendre la pretic? 
Dun peuple d'importuns qui fourmillent fans cefle, 
L'oD me heurte d'un ais, dont je fuis tout froifliSr 
Je yois d'ua autre coup moh diapeau renverf^ 

3j LU*u& eBdettement la fu&^bre ordonnance 
D'on pas luguhre & leilt Ters l^lglile s'avance ; 
Et plus loin des Laquais /run Tautit s*aga9ans ^ 
Font abo'ier les chiens , 6c juter les paffans. 
Des Paveurs en ce lieu me bouchent le pafTage; 

40 U jje trouve une aoix de f uneKe prSrage ; 



Br 






Vniifrur^ mwgtM f^m fremit dffnin^ Utmhot 
fluififmittfr : firit hte eubiu » ftrit AJfere inro 
iAhir: M hit tiffitfm uifiti sncmity Hit mttritamw 

>(i|iT* Tcrs IS. Ld ^m fmwrrmmnt Sec. ] Horace, Iir# 

friftia f$htfih tttSiMttut fwurd flanftrh, 

V E & s 40. Mill I 1 1 ■ Vne cr^ix de funejtt preptge. ] C'cil 
^dec«t cioiz, joompofecs de deux lattes attach^es ait 
Mot d^ime coidc » que les Masons & les Couvieurs fond* 
obligez de iuspendre devant les maifons fur lesquelles il» 
tnvaUlentj afin d'aYeitir ica.paflans dc n!cn pas appio- 
<^ Ce figne on cetce aoiz s*appile %Avertijfement ou, />r- 
M«. 11 y a dei YiHes o^ les ConTienrs ne fuspemleiit 
frtui fimgle bitoi^* ou use tuile, poiu^ (eiyix i^^AvmiJpe' 
■M ; Ce Tcxs ajfant befbin d'^re ^auci > j'en ^crivis ^ 



tn S A T I R E VI. 

£t des Coavxewsy gnmgOK aii«.|o& 4i^ 
En font pleuvoir r-acddifir b ki tuik^loifiblii. 
tA far uQccfaanstMi qsa peMtrntambntft^ 

4; Six dhftvaiaft attdn ^ ce faodttnpafaiir^ 
Ont frne^k I'dmottmr ibtle-piWilUbittv 
S'un caro&en toiaiaiiti]r«aa:iidie«ai^ia«&;^ 
Et da choc le mnnmSt c»H»gncMttwtelloiit > 

5c Dans le mfiiw eoAanas ft Tieoif eoAtinCcSr 

Vingt carrofebieiMdtam^nt 3ll»fi]e, 

X font obflKMn* dr riM fmvi» dtplos dB fUfflc :: 

Et poor furcn^ dsimmit^ ttt iter malimeoflfreatt 

Qmduit en cet endrdt an grand troupeaa d&boeu& 

Cha* 

VAmteaty qui metip0ndir ^nifpai fa Cettce du 5^. de Maji 
>7op. . . ,». Je ne- iai par pouifuoi wusr dtet Cta peine 
^ du fens de ce vest : LdJ^ trom/e une ertUe ficc^ £iti«^iue €*eft 
9, une chofe qixt dknft. t<M]t Faiis & pitnt /cittnt , que les 
y, Couvxcnts, awsmd ils inn? fitrl* mir d^tmc insii^ yhuf- 
9» fent pendre du haut de cette maifon une cioix de latte 
y, p<iuc 9»wiA k^ f UiS am ih» pfmdi^ giftie-^^, Af 4c 
»• paflei viteiQu'il y en a queiquefois des ^ax^eik^AifiSuik 
t9 une meme rue s . o& que. cela B'empeche £«& ^'ii xL*y ait 
>s. fouvent des gens blcflbzi C^efi pourquoi ysd dit: VUw 

MD^f t. Terr ^ tk fkrime ^mmt^ &c ] ^Wtsai^ S^ 

M M ■■■' >i n iii fa- HMH^ cmfitty ' ■ "^\ ■■■'; 

^ ' 4..' ' . . ... i^'.j"-' 



a A T 4 » W V^.^ t«y, 

mulcts ea icmIl^t^9^|pl^teQtk]IVI^PJ» 
Btdt cent QiiQvaii?; 43JP5. ^ fouJcsi|^cltev 
Tcmbanras ^ui aolt fermcjat Jj?s dj5^^ 
>ar tout des Psiflans c;|ichainan)t k$ brig^adc^ai 
miliea de la paix fqnt voii: Ij^ bAipricMc$.. 
n'entend que din cris poulfes cpnfgfi^Qic^jijI;^ 
ii , pooiL s V faire ou'ir • toimi^pit vainieppi^r 
i dooCji ^ur dqis fouyent ea certajin lifi^ iiae i:e9(}^ 
jour d^a baifltaoEt ^ 8c qui fui|5 lajs d'attendre ,. 
facbantpUi^tancqt a quel Saint me voQer^ 
QC met$ au hazard de me &ire xmcr. 
wte vin^t ruiffeajix, i'esquive , Je u[ic poulj^er 
mii Cm fon dxeval' en paflSint ixi'^clab9ufle, 

[oiace, paxlant des m^mes cinbaizas,L« II. £j^ II. 7|* 
Tprqmet tmnc hifitkm, mine ingens machinar tignnm ^ &c. 

d » comme on le piononce au unj^jii^eji , VS^wO^Vfi 
veax que cc motie pionQiic^, Bemy ainu il lime avcc 
nefiirr«Mr ^ qui cft din» le v«s pi^eedeAt.- 0a pronoa* 

lfil4fe«.9PNf qwi qu'««i «WW* <^«#'. 

:/ ■ . • . . ■■: 

EA» tfo. ■ Ftffff vfiV Us barriiMtUs. ] L'Auteur d^«- 

t ici celles qui fe ff^m, ^ Iai^tlli^ffifiiiid-4fi4ua64«- 
lant la eueue de la Fionde. 

KK § '■if, €iteiHMd'fitrfiM thevdfdce, } O u e n a u D ^ fa« 
IS Medecin, doAt .i) ^ «t^ MUd^- 4«M )% SatUc lY. i ver*> 
On le ▼o'feit (buvent k oieva^^ iiu le ^ave de faus» 
l?on.difiM>t#i(ftiiai«eiilcnt* GtfetUfri^ fin eheytU. 



^ « 



I 



i#4 S A T i R E Vr, 

Et n*ofimt plus paroitre en Mat o(k je fuis^ 

70 Sans fonger oh je vais , je me £iuve oCi je puis. 

Tandisqtie dans an coin en grondant je m*efllue» 

Souventy pourm'achever, il furvient nnc pluic. 

On dirdit que le Ciel» qui fe fond tout en eau» 

Veuille indnder ces lieux d*un deluge nouveau. 

75 Pour traVerfer la ruif, au miKeu de Torage , 

Un ais fur deux pavez foriin^ un 6troit pafiage. 

ILe plus hardi Laquais n^ marche qu'en tremblant, 

II fiittt pourtant pafler Tur ce pent chancelant. 

Et les noinbreu^ torrens qui tombent des goutieres» 

So Groffiffiint les ruifleaux, en ont fait des rivieres. 

]'y pafTe eel trdbuchant; mais inalgr^ Tembartas^ 

Ln fraieur de la nuit pr^cipitc mes pas. 

Car fi-tdt que du foir les ombres padfiques 

, D*un 

RE M A R §LU E S. 

• Vers 70, Sanr finger oh je vais , je Me Jkitve ou jefmi»l 
Ce vers a de la coufbrmic^ avec cehii-ci, qol eft le dec&Sr. 
diik Difioitrs MH T(9t\ 

1,1 Je me fiuve 4 la ti^e , ir J^abertfe 0»}e fuift , . ' 

Vms 7J. OrttUroite[uele<{eh . . V . . .^Veitlllff inehdtf 
3tc.] Vemilk! blendes gens pr^rent. Vent, ' ' 

I M I T. Vers 83. Car fi'th <jm dtt fiir les emhes faeijkpljiti 
£cc.] Juvenal, Satire IIL soz. -'/ ' 



Nam efuifietiet te 



lion deer it : daufis^ 4^m4^MS , fofiquam emeui Mqm 
Fixa eatenata fituit eofhpago Hhema* 
Inferdttm&ferre/MmiraJJateri^^itrejB^ . >^ 



I 



S A 1^ I R^ B *r. rof 

fbdr^ermer ks boadqaes^ 

roir fcs billets, & ceiftptbr ion-argent j: 
ins le Maidv^lieuf tout eft cidnie&tranquife, 
3leurs i FinMit t^tmp»esA4€ la Ville. 
is le plus fiinefte^ &c le momMqncntir < 
a priiE de PUri^, un lieu d( &m^ l 

Ir dbhc i <5dd'^'iBie4^r6 imf^tfftt^ 
;4inpetrtif6ifta»I'ail4ftourcl'crf»erue^' >^ 
^tquatre Bandits^ M fetranties cdmez^v 
life : il £iQt fef rendre; cm biisn non, rdfiffer^ 
ic votre mort, dc tragique m^moire, 
iflacres ftnif in aillorgroillrrHif^ira 
Lpit ferroant ma porte,.6c cedant au fbmmdTy 
:s|ours ^e me coudie ave<ique le Soleil. 



Mai» 



K E M A R §iV E S. 



^^Pt' :£t*^4^«/« Marche-neuf 8cc] Place ck Panr 
^ j^ unit le Macch^ « entie le pout Sc, Aflthd » ^ 
p4oi de I^dttl:Pieu. 

IrSf^. Li9S^9lmrs k L* infant s^tm^artntie U viils,} LCS^ 
sg^ Aic ies^Volcius^commettotent dans Paris, & la 
i^u y avo^t de (e tcpoyec daoi les sues jeadant la. 
It i«i d^its fort naivemenr^ En 1667. 1'eRoi poai-» 
fuiete publiqae , pax retabiilfement des Hanternes, 
donblement du Guet, fie de la Garde; par im re* 
(be le port d*armes , dc centre les gens Tans areu $• 
phifienrs autres fages Ordoaoances, dont IVx^cu* 
ci;nfide ^ Mr. de la Reynie, Lieutenant Ge- 

rf otic4^^ii=^ dtf tema fe itrtU Hit r^tablk dans^ 

.'id. .i' .'Vol ,'.v /Jii ./.i .■;,.■■ : ■ . - • ' 

If fiiiiiiilwy^fli iiflhfliiiMi i '^^^-''>' 



i 



I 



Mais CA nm cteflibM k^fimtii^Ml^itlmiM;^ 
100 Qu*il ne m*eft pb^ftimt^ (to iNnpr ttxparopieN* : 
Des Filoi»effiFOii(^^ ^'up^coue ^apifiolet^- . . 

}'eotens crier par unaii mmfiumrOi^ loTaiEiffiDea 
Oa» leAo.vkMf deprfifttei^nMifoityoiioc*, 
toS Tremblant, dcdoai ttorti. ^ffo^cleye^ee^n^i^ 
Et fouveat te» pOttrpciQit:jft.cpius toyte la. mi^^, r 
Car Ic feii». dcmt la tlSm^ ^o^oade^fedii^loie^ 
Fak de iK>trc quMtkr me fetonde Tioie;, 

Oirflliii^t Gfec ribni^ iwiiit avide Aigica^ 

ii 

AM Mj§M$iUWS. 

ca ce teois-A |>olt«tt des poprtKnnts. 

IJKIT. Vers iitf. re »*f/? ^w'i fr/x ^MiptU qt^imdtrt 
tat* VtiU,} Juvenal, Satire III. vers 23 5« 



list's ^ihui 4Ur0i$0r in t/rHr. 



9d#re ttekt a fiu^f^ le Pd€te Latte. S^l aM>ib^ 
filiipl«ftieflli letiMni«» if antoit diti cr ii» ii^#jff ^ |^ 

fruis qu'^n don en citte Ville, M9xtt i frix-^krgtm'l alkl 
fitd it tbtttBL d'«ttergie: C*eft ^yttfte fi P<m difd 
<Mc }*oii d^ir itaMx i MOjptittiofi de ce^^ Ton dot 



liactial a fiat ploficuii ipii«ftiai»iBf «^«tr(iiiqi-'f aiiM 

tears du ibmmetl : Liv. IX. £p. 6st. Li?. X. Ep. 74. .lii 
;|ll. 'Bf . f 7». k .«p* V ■ >• ' ! V . :: •.-. ' ^ '\ .? o ?. ; i \ 
. ^:aaa inD9, i. j 1 . ffl<ii*<a^j<f Oicwki^gakiigaiiff 
tto oa IcrJiabitant TiYcot daMittismiiN&^flhiaaMI 



SfvA T i t t /VK rt# 

line auffilo M qui fepopd «i tad^; 

me retire done, MOP pfle d'^&el^ 

le jour eft vena quand je reittre chez moi- 

s pour repofer un effort inutile^ 

eft qu'^ prlx d'argcnt qu'on dort 6n cette Vflfc^ 

ris eft pour w R«ie1^e un pa& de Cocg^ r 
feitir do k vilio, ii tioiiv» ke»mpagne^ > 

MP iwVr Oft ffll iivcqff aiJB % l'<»!gbfl liff i» nMK^ 
iere dk qae daos Ic Haut-Languedoc oji gw^le Ctsati 

l|ili«t fw k'SHM d# %eitti $ WttM:> il y di lUtf- 

A m*f»HI^9lf > ill l9JmfPtt tfUfcfMlUej mikit 

i Muib BoxUsques , jU^i\ lmMA9n§Ui ok «Uii 
enf 9 conune un fejoux de fauiies , de potages^, dc 

^9 d^jBagyiin^ v4» f tto m i^ rJku Vw 9m vMict 

flcoyes de vin , 8c des luiileanz de lait. II y a bien de" 
•fence; qa'un tet pais a tiie ion nom decelvi 4it;i2Mlh 
UtttXr 8c que de CocaYoy on en aura fiit Coca^a.^ Get-- 

fr4a-ttoa?c AidaailLiibelais, ni dans Maxot, ni me-i- 



i 



fp$: S A T 1 R X /Vfc 

Receler le printem$ aa milieQ dteluTers » 
& foulant le parfom de fes i^tes fiearie&^ 
Mer cDtretcmr fi» doaces c&Ycries^ 






me dans^Kegnieft EUc t^c&itMit uit peu taid en Fitti- 

ce, parce que Meilin Cocaie,, dont le Jargon n'eft pai 
fort aife ii entendre, j a trouv^ pende Le&ems ^' flc < 
la traduAion qu'oa en a. faite en-^rofe Frani^mfe^ 9^^ 
unprim^e qu'en i6ot, Enfin, le lavant M'%^^*''» 
cien £ v^que- d' Avrancbes > m biea vouhi .atomt^MiN 
IDUique de ies conjeftures. U croit que Cocttgne vkiiC d^< 
grille: VMS 4a Qogtullt^ fie par corruption ?4kU it CWii4^ 
Selon lui, G0^4/7/f. viencde C7^»«» qui eft une esptejfk 
Saupiquet, ou de Parce^ QcHiri qn'il en foit, cette aiveli- 
t^ d'opinions (Itr le mot de Cocd^e iett du mQuir^ 
voir que ron n*^eli> fait jpai !&• rentable ori^^n^ V| 
B^cn a rien dit. ' ' ^' r '^^^ 

(Qnand I'Auteur eompofa eettf Satife» E- ^tt(M\ 
la Cour du Palais , chez ion Ff ere aine , J^rdtHiQf i 
8a cluftxibre ^toit au defli» dif gtenier, daln»tui«r'^' 
Cuprite, an cinquidme ^tage*. Gilles BbQeaa*^*" 
logooit auffi dans ki^ ihtoe maifbn , 8e quiitfi il 
on donna f» chambre ii notre Anteur. Celte dii 
pratiquee a c6t^ d'un creiiier au qoatfi^me ^tafiffl 
Desprdaui ^applaixmiant de fon log^ment 
§0/i!t plaifamment : Jtfms defetndM a$t gtmi^fr, * 
< Au refte, PAuteur- vouloit niettre au nonobre- 
«odhez de Paria, la grande affluence de Pcu^le , cfl#ftit 
wfxt I'on V eft to&jours extc^mement ferreySe Atstifmtm^ 
pune fa ocscription par ce ver»2 ^ ' • '"^'* " 

•l|-bi«n£' ' V''"^ 

2» fhmffns fwf F///^ •« tanfuijft ttnir;, ^ ^ - 



t 



S A T I R E VI. fo^ 

Jcmek^ oiijepDiffv S^cbmdie il-^Utti&ieir.' 

ni^iIiie,rou]iit'puenpIi)Tcicr*eia, i tmk ie I'ie^vd- 
voQue qua **7 nncontie : /laiVi^jNiif Ci/fr.fignt&uu andt 
fcjgftqdracoatK Jo ennemls qui L'afllegeiiu ^ , l 




if t •";:,--:',;,»[*? lAg 









MU 9 B 9 cbabg^Qiii de ftUe^ 5c qi^tons \z Satire; 
Cell un mdchant miw que celui dc mddire; 
4^VAutcur qui rembraffiril eft tofijou« fwaL 
Lc mal, qu'on dit d'autrui ^ ne produit que du toal 

f MaintPoctc, ay^a^^i^^wvf tclle.max^e, 
£^ courant ar l^horni^^' trpuve h'gQomihie ,. . 

Et td mot, pour a^OfftqoUXlcLedteur, 1 

h coiit6 bien (buvent des larmes I I'Auteur • 
Un EJoge ennuieux , un fi-oid Pan^gyrique^ 

lo Feut pourrir ^ foQ^atfe au fond d*une bbu(iq^£^- f 
Ne ccitint point du PtibUc les jugemeoa dircss^^ 
Et:n*ajQujr cnnteiis que la poudre 3c les T^%^i, 
Mils un Autear malia^ qur rit» iTqtiti^t im^ 
Qu'quJjBiinc en le Kfant^&pouftstfit 5^^ 

15 Dans fcs plaifans acc^ qui fe aoit tqui: peraiis , 



Wk farfrosK^ Rieurs fefair d& 










^^ premiere & la1ixiimc,2l la fin 4craiineCT<|^, 'L.*Aik 
teui ddibibie avec fa Mufe, s*il doit.^^inuer ^ coqiporet 
des Satiies. II enyifage d'aboid tous les mtonveniens qu'il^ 
y a de s*appliquet si ce genie d'eciiie j mais comme fan 
g^nie Pentraine de ce c6t^-|^, U ie d^teimine enfia 4 fin-^ 
i«e ion inclination. Hoiace lui a fouxni cette id^, daar 
foSaticel. du Livie IL' ' 

,, lj44T...Vfis X. Mi^e, (bMi^$ns<Uft$lt,Ue*2 Mtmal» 
Inttt B. Epgiu XXIL. ^ 



9li^ T jl ;R lEr vnir. 

ofr le i<bcid;de Tame^ vow cnriiii ^ v'ikif finStX 
ielefr dcmc e» tarn que b tildfl vbui dotiiiQig^ 
t rimer id y rimons quelque louange ,. 
rchons mi Hcror^ prM cet tJnivers, 
dcf iiots^ eoceni » IS); ^itnt de-m)^ Tcrsi 

>^ pbtt loKiiif rSfcontrer ^i^^ 
lef^vemr^er^ ma rcifte eft aux aboij^ 
HI fiaDtt«f<mcm?firetiit » j^ai beaamoidreixies ddigt^i^ 
pi^ arr^dicr w (?rejiy 4e OT5i c^rvdle^ . 
f^?^ I?* forces qpa^:6ci!ix 4e la Pucellc^ : ' ' 
iii«wlftl«^he^ *rS6*^^ J 

vattM Irpopier r^fiftent ^ ma nlain. 
jpmi iMi wSfterj i'si cc que jc fQuhaito. 

Jsiw* »Me$ VMi MMjkjocofafite.^ 

%ii4§mm^4^i0k»99kiDy\ 4»^: tons Itt .T6i»icai» 
Bin* AJa Jatt»«ig. t JlviiK4ttTciSKSti;iclqrlA.Sa»: 



i 



ite S A T I RE trifc 
Mes roots ykotam fiw pdae^ diiiommt fe^ptknr^ 
Faut-il pi^di!^ Wlfi»PQn> fiiQiettx damx:etie.ViUe? 
Ma main» ftos i|U^ j*y ^Y^i' iqifafRaguiuvi^ 
C^ior-il d*an Sot ptr£ut montrer ronginal ? 
40 Mar piiime aa bout da vms d'abord trouT^ Sofal* 



V A L L E, Auteui d*une Hiftoixe mano^ntc des Antignicc 
4e Paris. ittaYok ttavaillb fui d'aC«£ bog« iblffbbii^ 
mais il gita tout, par Ton ftUe^cha^^ d:'ezpre£Bons.fiin 
poalees &c de figures estravagantts: TL avoir mis'dans cd 
te Hiftoire*, un Chapitcc d^ lieiu^^ie debau^ qniiecoki 
aurrefois dans Paris. Mr. Despreaux fe fourenoit d'un pai 
fi^d^ ce Chapitrcy qoLpe^.fbnfir ^ juger 4iu flSk 4 
SdtivaHe, Cef faUs lirt^idijptes ^ ces inUmes.Dehaitcbeesj ail^ 
nut chtrchw Un auiedakr^U'rfigBAje^michei & de UaA 

€9ntmtteiimef/t tUns U rur C^afom T6Ut te re^'^toit ^ pe 




y, ne fai qoelle charge honoraire feulement dans laMawi 
„ deVille. .... CommeU cloit d'un' hatutel du^ 
9, il ne put fMpporrcr ce refiis^. & ce mxi^augmentoit^ 
chagrin,, c^^ qu^il pif^^teiidoit avoir rendu k lki.<^ 



„ be« un;gi^^fjrvJ5e> jd^nt. 11 aojCoii^ ijjjrtjftir p«f Jg 
j» ^j^en recompenie. Les Moines de Saint Germain deH 
99 ttcz demandoient au Roi de ^rolTes fommes d'ajqcen 
9t pour de certaines places aui etoienc It euz. M. ColDa 
9, leur avoir £airt>ffiEir ■ne:(oinme eon&4eifLble qu'ila left 
M lerent d'accepter. Sdm/alUi qui avoir vu dansle Treft 
» des Chaitres une^i^ce en-tr^s-kk>xine forme> qiilaoiitt 
>9 noit le pa'iemenr qu'on avoir fair pour cela^ snis^iioi 

' ' ' 99 SCI 

^ Ct ^ui fmt eft tire desJjBtttts choifies i^ i/. KiCHAUD Si 

fndn9tUre4bPaimi»i€si9b i^Ccs%mic$ti^<UX)mtitAh4l0kli 
pdni^esdpaotterdb»«^iqar4«Hrid^lfr'fdK«L^ liH^'M 
^^.iitaplim^ri.TxdviNix^ i^ftbiMiakLjKdducu^lttllal 
€& dc 1704, Sc I70X* Ap D, * /*JW, it^Aii^^ /* : •- 

« - i.Y ■ 



SATIRE Vlt 113 

Tens qoemon esprit travadte dcg^oie; 
it-il d'oa froid Rimew: d^>diulK la msmie ? 
s ¥618 » comme tui torrent y cotdent ftn: le papier^ 
^eontreikfdsBeniiij, &Pdktifir, 
laeoxir^ Bmdon, €<^tet, Tkm^Okf 



Et 



R B M A R §iU E & 



• *•• 



!>$ alia loi-in^B^ «a doaaexavis 1 Mx. Colhctt^, 
iej^gnbit que Mr. Colbert ne'lui avoit envois pour 
i kvis de cette importaace, que cen^ Louis , qu^il n'a- 
lit point voulil recevoir. . . • . Voiis vo'iez par tout 
; que je vous ai raporte »qu*un honune moins chagrin, 
moins intereife que Mr. SAttvalte, auroic donn^ au 
diliccet Ouvrage qui £uibit honoeur i TAuteox; U en 
iroit n^anmoins fallu xetrancher le Traite des BordeUt 
iL^n^toit d'etre enfouX fous le fable >afin qu'on n*ea 
totdit jamais patler, 

Kni 44. Je rmcontre a Ufois P err in & Pel tetter, 2 L*Ab- 
^Wf runavotc (dl^ Introdofteor des Ambafladeura de 
Hr^4Bi:7tance» Due d*Oileans. II a traditit en rets 
fdis l*£ncide de Virgile , 6c il a fait pluileurs autrea 
lii ^fii foent impiiniees en i66u Cet Abbefutle 
flOB^ ofafemt en 1669. le privilege d'etablit^n Fran* 
ft C^^ta k rimitation de Venifej mais en 1572. il fiic. 
le coder au celebre Lulli. Pierre Ferrin itoit nd 

lUHir :V0itz les Hemarques fur le vers 54* duDuctms 

§k<''-^ - 

ilta LAf. Bemnecorfe , Prsdm^. atietet , Titrevilte^y Aflt* 
Ati dcoz premiers noms, 11 7 avoit ceux de Bard»H^ 
iiijfi^)B9mfiuftf dans les pumieres editions. Mais Mau^i 
^t jbmrfiutt devinrent amis de notre Foet«, &.enm€9^^ 
ttau B^nnecorfe Sc Pradon £rent paroicre contie lui des 




Kmal, Pradon & B»nne€9rfe , ^ 

Grsns Merivains de mimefirie% ' 



I 



U4 St A T r K E YIt 

Et poor on queje rtm , ireaittQHra-pkB debodlft. 

Auffi-t6r jetHompbe^ te an Mi6: cn^ 6cr«fc 

S'eftinie8c:a*anplnititdii^lMm coi^ fik^ ft.ttl^ 

Ceft en vain .qotefliiliai (tenaifiwai ctttee^ 

50 Je me £ufr qodfveiiis tekfois^ksm-mteCi. 

En vain je yeoc an moins iaire grace iqodcun^ 

Ma plume auroit regret d*en ^rgner ancun ; 

Erfrtatqa*nnefcfe.hTcrTemedbfi*ie,. ' 

Tout 

DP-V9S vers reiivir I t prists 
t^tMtK, prmdndmt imr itMiUt 
lA>p.lMt que v»i n0mi ifmmdfn t r 
Um'ere y & Perrin V9m dttendmtL 

■:...■,■)' i 

1« derdec i«s& ds k'Epitu HIL ^ & ^ ifi^^^ dc BMuMlt^ 
fb» fmlt iceit <4. del^piCK IX. 

B Ai »av : mauvaia Boctc drcs tqM»-l^^ oai JHsok iiir^ 
imfivei qndqncs p«tit9 Omrtgos daai ks £LMiUa 4t:MKi 
fits qn'on iBip»moit alfloi 

A^iiiwy>: }ban Tsstu xue liAiciiJity dtoat ][lt:.jQMi^ 
▼cages paioifToient aufli dans les Recueils de focHcu ,%M 
(tx&mmm dcr y Acad^aricgT«iffiife> H eaoir AbbetdaJta- 
taine- Jean , 6c de S. Charon de Chartces , Piieux de S» taui« 
^ DalBf aNHcia , fie Aum^nit dc MadMMi U'Dntlcl^ 
d'OileMiS. UflMiinieleidLd'ATBi, iTiot. 4c^cieaa!^i«;i 
Notie AMMur aroit aui&fakkiL(biut.vaffitfiii^^ qiii^l^ 
Iftouur^urittpfimer: > / t > 



i' » 



foHriait bS elk pour fit peint aimer ceu* d* Fomrcraf^ 

C^Et aa& txadu^on dili hmcnx veis de Virgile , B(lr 
cue III. 

BouR»AUT^ Dans ie terns qocnotre Foece compoft 



SATIRE VIL trs 
^s*offie i molpaOe pai: Tdiaiaioe; 
:e pouica&t tn^ tod)(>u» ps^eu*: 
tBt m^d^hStiir & fiM Ur felcs. y]tux. 

int popftofttemcikdg fit smm ypcffi^ 
iidct.tni&nJB&aa hout d&qiiflq9f|ft^0K>tab 

re, Botnfauc avoit un d^mele'avec Mofiere, con*' 
fit une petite Comedie, intitulee» Le Portrait dtt 
m U Contrfcritioue de rEcoU dts Femmesi qui fut 
it au moi^ ^ ifovsnibite £6d7« par les com^* 
I'Hdtel de Boiiigogne. Molieie ne le^aida paft^ 
comme ua ennemi digne de idgt ztSitttntdeQt% 
X Autetu le pla^a dans cette Satice pourfiaiseplai* 
ittc Bondant ^es vCBg«a fuir une-aQRC Comd- 

fit contxe Mx. De^^aiuc.^ iotitulee, ^ ^^rfVe 
r^ & cetre (£^ce cterolt ^tfe jouee pax les^ mcmct 
nSst xnais-Mn:I>es]ix^an3^dbtiQt un AnSt da Fax* 
la leux fit d^fendre de la xepiefeatex. Bouxfaut ne 
itr pctdK* le Ihiit dv fe vengeance , fit xmpihnec 
Mu BUe tx sOmnMrn-IL fed de bxilit qiie notre:' 
lAzolt qu'il ne Tavoit vue que trois^ oa< quatxc ans^ 
Idle eot ^t^ imprim^e. La querclle n'alla pas 

, cttcir dnfet tttf wii ii ii tfai at ft ctmBoiiToient 
s run raacie^ M^ Mx^ I^r^pwfyiir^taoi aU^.aux^ 
Bonrboh en 1685^ Jftouifaut, quietoit alois Re- 
< 4abeUc» ^ HonttofOB, F¥lai voir, lui offtk fa 

fi» ferviccs } & .VQuJu^s^^ k je^ct. Dcpuis^ 
mciliation ils fiixent foxt bons amis s dc notxe Au- 
leies Satiies le nom.de Bauwfium, &^m & Boin- 
^toit de |Us-iiu-Scw^ » 9i^ n^cmfiit ^ f acift ca i7»c* 
il ne 'Rit pas le Latiiv* il n^a pas laifi<^ de faiie de» 
I en TCrs & en profc', qjBSfbnt eftunes. 

^apt leftia«^ei|s 4f Vj9efie»« : 



ii6 S A f I R E Vli 

Ceft par H que je yaux » fi je vaox qnelque chofc. 
Ainfiy foitque bien-tdty par une dure loi» 
La Mc»t tfutt vol afireux TCnnejfonAr fur moi; 

€5 SoStqufk CiePme garde tmcoutsf^ng^ trati^mlle 
A Rome otf dans Paris» aux cbamp^ tm d^la ViDc 
DAt ma *f ufe pts Vk cioqucr tdtit WniVtSrr, ' 
Richc't ^eux , trift^ ou gai / }e tcux £ure db yeit 
Pauyre Esprit^ diH-t-oiiy ^ je plaint tk fel^l 

70 Mod^re ces bouillops de ta m^ndiolie ; 
Et garde qu'^n de ceux que ^upenfes blamer. 

R B M A K §LV E ^ 

S^MV. 41. ec ieqq. 

. I I •«»» N^qiM. «mm e^ndnden vtrjkm • 
BisCtris tjftfttis: ne^iu, fi epus feril^^t ^ utf nts^ 
Sermwi fffipTAf fttt$4 hmt •Jfe F9itp4^* 

V E 1 S 63. ^infitfiit que him^titj fsr mU imre £•/, Al( 
Ce vers , & les dU-(ept fiiivans fant imitc2 d'Kottce* U 
1|. Sat. I. 57* & iTuiv. 

ExfitSfat y fen m^s atrh ctrcmin/9ldt attri 

, Dives 9 inafsy Ti^msy fmfws it^JH^ifitv txfiU^ 
Slmsqttit ^it vitM , firphmf , e$lor, 

Chang, Vers 6». 7^'<A# , gntitx , f r(/f r •• ^4/ , > %( 
/nW <Us'V€n,\ U y avoir diii» les ptemieres Editions: * > 

Ttjche f. gueux p 9H etnttm^ &C. . , ^ 

Mr. D^mac^s-, danslucntiqatf qu^ilfiif eh i<74. deiS 
usia de notre Folte, edttdanuia cet ^droit'» parcel 
content demandoit un ittOtqui Inii^t 6ppoi(^^ C0iQiiiJ^lH| 
fe il lui pxopoik de mcctxe tio&t " "^ 



SATIRE" VII. 117 

t dans tou fang cttte atdeurde rimec 
oi I lors^qiCamrcfois Horace 9 aja^Ludlc^ 
^ bpnsi mots Ics ^apeurs dcfii bile, 
uit h Vxrtu |>ar des trans dclataDs » 
;r le mafquQ aax.Vioes de fon tem$ ; 
qnand Juvenal , de & moidante plume > 
dnkr desflots de fiel & d'amertume, 
idoit en Goncroax tout le Peuple Latin, 
Tautre fit-3 une tragique fin ? 

raindrCy apristout, d'l^ie fureur fi vaine? 

Per- 

§t$fftiHx^ trifle 9»gM$, ji veuxfdire det vers, 

tou a fakement profit^ de «ette corteftioa : C*tk 
il a dit aiUeiixs , en paxlant de fes Exmcmis , £pl^ 

S- ; 

IJm Itnrs avis corriger mes erreuri. 

Veis.^. P^mrrr Xsjfrit^ din^t-tn^ '&C.] Hontec 
endroit: 



Ptter, uffa 



IS met/to i & majerwn ne quis Amicus 
rtteferidtd 

7t. Heqtidi/ Ursqt^dmrefeitf HorMUfris ImiU^^ 
race an mSme endcoit : 



— -i-^-^iM ^id^ aim eft Lmilius Mifui 

ms in httnc operis eomponere carmind merem^^ 
there & pelUm^ nitidus qud qnisque per or a 
•rf , introrjkm turpisi num LaUus, am qui 
rr ab epprejja merittm Carthagine nemen.^ 
ii§ efenfif iM Uft delmn Metellef 



VsR* 



I 



n« s A T I R E vn. 

Perfonneiie coDxtoitim rnon^om ni ma veine. 
Oasie vokjpoinrmcs vtis, l'F«Qvi4e Moweoi 
tyroffir i9ipim6ii6ntksifeQiiists dte AecildL 
85 A pepe qiidipiffoisfciaieffoBwAiKTiic, 
Pour plaircA^qnBlqtte^lnnY <gae'C|^^ 
Qui me flttte^at<tefrr ^ dtemriiaipcift^w^ 
Rit tout faamide ro^9ia0&»4fcnB«t^s4ie4r3fliitt 
Enfin deft jnonjphifii^^ 9e mcrmm fa^Mine; 

miB jf -rf R §.^.* is: 

Tens 1 2. Perfinne ne connoit ni mom nom ni ffM veint, \ 
vets fkit connqltie'.qae tfecteSiiireiyiiuittes premiers 
▼rages de PAuteurs car U li'aurok^as pii dire, que pi 
w ne connoiffoit ni fdn nom ni (k vtine , -^r^S 'Xvoix SSAttA 
muties Satires ii'Wci£bs|MtfiRinesi 
.• V£R5^0. • ■ ^fom/hicMmnrmiL} Miajivt« 

ss MoMTREuiL, fils d'uii Avocat de Paris^ n^ 
X620. II a toiijours porte Phabit Ecclefiaftioiic fiios 
li^ auz Ordres. II avoir de fes^rit, & fes Toeucs Idt 
^aerent de lau:qputauoa, ,iiMiis-il flIRnfta unipfsubtoop ik 
It mettre {cs vers dans Ics Kecueils de i^JifiosjuBboi 
<[u.e les Libraires faifoient im^rimer : c*eft k qooi 1 
Auteur fait allufion. »Mmneuil nr Cr farha .putt df 
petite railleries au conrraire, il a toujours ete dcs am 
Mr. Despreaux , qui avoit foindelui envo'ier un txcm 
le de fes Oeuvres routes les foisqu^onleaimpEifwift. X 
-be de Montreuil mourut 4 Valence, au mois de Jui 
.i6p2. etant log^ cltftz lOi.uiie G^nae^^iea samy.m: 
veque de Valence, & enfiaocjAre hq w Iuiie dMs. (Bn 3 
Montreuil fit imprimer a Paris- routes les Oeuvres , qui 
fiftent en v^, K\«iiidesliefties. 

I M z T. Ibid. On ne voit point mes vert^ &C.] Horace , 
!• Satire W. 71. 

Nnlld tAbtrnd meos buteaty neque pilA-Uhellos^ 
Slants msMUt infiuUf vtUii^ Hnrno^/mis^m Tijolln 



II 



\ 



SATIRE VIL 
o/eae posbioi parkr, & ne iiuirois metaire; 
Er^qahin motptufam vient luire^a moh tspijt, 
Je n'ai point de repos qu'# ne foit ^cn toit : 
/ene tiSRjc pobt an torrentqai m'entraine. 

Masx'eft aflaparM. Prenonsan pea dlialeinc. 
Ma main« pour cette fois» commence ^ fe lafTen 
Fimflcnfs. Maisdemain, Mtttfe, i recommences. 

kc] Hoiace au inline cndcoit : 

N9n recit9 cmquMm^ nifi smicis^ idqtn cuL^ns: 

VxAS ft. %it Hut haut^fOuvroff^ ir t§m^As tU R^Aif 
Mw.'} T)aand &1, l>es^i4^aux lut fa piemieie Satire 4 PjUi- 
b^ f iiifetiete» comme on Pa dit ci-devant, il s'apercut qu*i 
&aispic tx^ oet ^bbc (buiioit ameiement, fie laiiToit eu- 
intvok iinee joie maligne , ptevoi'ant que FAuteui alloit 
fM&fieMen'ies Bnnemis: P^oiU qui ijfi b»n , difoit-il d'un 
iksuHaui Mms ceU'fera du brm't, Ce trait n*«chapa pas a 
MC8^JPbete» & c'eft i q«oi il fait alluiioii dans cc vers, & 
iiaaulcr'txois ^^cedens. 



SATJft£ 



IJIO 

SATIRE VII 

A mcTnsi'eur m*** 

DOCTEUR DE SORBON^ 

D£ tons les Animaux qui s'61ivent dans I'air 
Qui marchent fur la tene, ou nagentdai 
mer» 

Dc Paris au Pcrou , du Japon jusqu'iRomc, 
Le plus fot animal ^ \ mon avis , c*eft rHonune 
{ Quoi ? dira-t-on d*abord » un ver , une founn 



R £ Af -rf R ^VB S. 




_ pas lepondic 

snoins liir Ic ton feiicuz , k leuis Libellcs ni ^ Ictus inj 
mais 21 compofa la Satire adrclT^e k foa Esprit , qol < 
neuvi^tne , & dans laquclle , fous prdtexte de fe tain 
meme fon proces , il C€ juftifie dc tous Ics crimes qa 
Ennemis lui avoient imputez. Le Foete , apr^s avoir fail 
Apologie dans cette Satire, entreprit de traiter un {bjet 
general , &c qui fht au godt de tout le monde. Daas < 
vuc ii fit la Satire de l* Homme ^. Ces deux Pi^c;es , q 
voient ete compolees en Tanne'e 1667. furent publi^e 
paiement en 1668. La Satire de rtlomme parut la pre 
re , &c on en fit en meme terns plufieurs editions , au 
rent debite'es avec unc rapidite prodigieufe. C'eft ae 
fes Ouvrages , cclui q^ui a to. le plus de cours en partlco 
Cette Satire eft tout-l-fait dans le g^ut de Petfe , & 1 
que un Philofophe chagrin qui ne pcut foufifrit les vices 
Hommes. Elle eft adreflee ^ Mr. Morel Do&enr de 
bone. Ce Dodeur ^toit fumomme la Machotre ttsAne, 
ce qu'il avoir la machoire fort graade & fort avani 

< 
^ Ceji ninfi qut P^Anttm U ntmrntiti ijr n#» fAi la S 



\ 



SATIRE VHI. nt' 

1 iDfefie rampant qui ne Yit qu-i demi » 

itaareaa-^tii romine, line chevre qui broute. 

It req)rit -miettx touni6 que n*t I'Homofte? Ou| 
&nsdottte. 

i^cours teJTurprend, Dodeur, je rapper<;oi« 

l^omnie de la Nature eft le Chef 8c le Roi. 

»is,prez, dumps, animauzytottt eft pour fon ufigei 
ltd feul a, dis-tu» la Raifon en partage. 
eft vrai » de tout terns la Raifon fiit fon lot : 
ais de Ui je conclus que THomme eft le plus fot. 
Cespropos, diras-tu, font bons dans la Satire, 
HIT ^er d'abor'd un Ledeur qui veut rire : 



Mais 



RE M A R §LU E S. 



A poor ceete xaiiba qne notte PoSte tui adreflk cette $i^ 
e, i la fin de laquelle il met rHomme au deifous dc 
Uie mtoe; dc ce fat Mr. Boilsau, Dofteux de Soc-^ 
iiiie> Ixere da Poete, quiloi conieiUa de dediet fa Satice. 
Mc Mofel. 11 etoit nand ennemi des Janfcniftes , con- 
ijeiqiiels il a compole divers Ouvrases, mais tous alTes' 
lirtif. Cepeodant le Poete Santeiu fit des vers Latins » 
viietqoeLs il afieda de louer ce Do&euci de ce ^ue pac 
i^cxNUS & par fes Merits il avoit confondti les Disciples, 
l<pjgniBi : comme Samibn d€6i les Philiftins anne d'u-. 
audioixe d* Ane. Clauds iiloREL etoit de Chdlont 
Champagne d*une bonne famille de Kobe. 11 mouruc 4 
III le so. d'Avril x57P.^ant Doien de la Facult^ de 
i^ologie & Chanoine Th^ologal de Paris. U avoit refu- 
rST&h^ de Lombez. 

lie IT. Vers 1. D* tHu lit ^nimdnx ice] Hom^xe, Ilia- 
!L XVIL a ^xager^ la mis^te de rHomme par une (em- 
dlle comparalfon : De tons les dnimdux qui reffirent^ & fmi 
"fMT y«r U ttrrit il tfj en a f»int dt fiut mslbettrmx qm 

Viis X3. Il efi vrdf, ] Ceft le Poete qui xeprehd ici le 
vcoois. Comme cette Satixe eft ea ^taiogtte catse le 
Ttm. I. I ^ Fteta 



* k 



Mi SATIRE VIIJ. 

Mais il hxxt les proaver. En forme. J'y conlhis. 

R^ponsHOioi done » Dodeor ,6c mecs^oi far ks bancs 
Qu'eO-ce que k Sagefle? Une ifgaftk^ d'tme, 
10 Que rien ne peut troubler,qu*aucun defir n'enflame; 

Qui mardie en fes confeils a pas plus mefurez , 

Qu'un Doien au Palais ne monte les degrez. 

Or cette ^ga!it6 , doot fe forme le Sage » 

Qui jamais moins que lllomme en a connu Fuiage 
15 La Foufmi tous les ans traverfant les gudrits, 

Groifit fes magalins des trtfors dc C6its; 

Et dis que TAquilon , raroenant la froidure, 

Vient de fes noirs frimats attrifter la Nature » 

Cet animal, tapidansfonobfcurit^, 

Jouj 

R B $i A RfiUE S. 

fogt€ 8c k Do6betix, il faut pieiitfie gaide aux discouxs d 
2^111 & de fsmtxe. 

Vers 17. Msis il fam Its fromtftr, Enftrme, J^j eti^pu 
Ges demieis mots , Yy cmfins , font dn Poetc Lc refte d 
du Do^teur. En forme: ee mot , detach^ de ce qui piece 
de , eft an trtk c^ ctn^tife bien le pexibnn^e & nm 
cue micuz le Dialogtie, que fi i*Ameiit aroit mis coutd 
Vaktt : Jkf«>V il f«m its fnmftr tn ftrmt. Celt ieioSt ixoid. 

1 M IT. Vers 2j. Ui Foi^rmi torn Its mu trmmfimt Its pi 
rhs ticc] Hoi. L. L Stf. I. 33. & ftqq. - 

Pstrvttld {fupfs txtmfh ifi) ms ig m Fprmica UAtrit 

X>rt tfdbit ^mdmmfut f&itfi ^ mfm 4diit mettv 

^^utm fruit f hatsd i^nsraj at ntn incatita flttHru 

£m t i^Mv/ imf€rfgm^tmrifi«t. ^ijmri^t tmmm.. 

Non tss^uam frortpit p tr iliis ^iUtrMMtt 
iiQiia/fiiji fiftaff 



SATIRE VIII. u| 

«]EftThiver df?s ^e^^ coi^s imff- 1^^ 

iais on DC la veil pQmt4*)i9f ^^mwi<»fiDftU)te| 

areffeufe fo^ fmym»^ ff^)m^ HSift/Mn, 

LSronter en jUm 4i»m i^s fysem Ar Jittriert 

)a daneqrfir pifivc ^ r^lQHr 4a fi^C& 

^4«is VHomme, bai^mk^^i^WfffBikiSmf^ 

Vobis^ ¥Kffl&«ffflit ilf penite m penfik^ 

Son cffinr, j^9t|)ciiiiQ»4aiMt CDlrciBifl^ smfcttaSt 

^Uoi ? jlrois ^poufer tme Femme coquette i 
, lirois, parma^conftaneeaoxaffiontsendurci. 
Ml motae an tipg^cs Sakkls ^a €^bt«L fiiri)l ^ 

It f ilf -if * jjtu' £ «. 

V«RS $4.""—— ^« retottrdu Belter.'] C^f^*T|-<dgr#., .|il 
tetoai du Pdntems, cai le Fiintems commence quandle 
Solfil en^ .daas ie .£gAC ((a llV^ipr. 

fit IT. VeiS 35- l£itj f)i9ift90f tfdns 4trrit 9 Uc.'} HoxacCf 
lir* L Epitie I. 97. &: fciiy>, 

V EK s 19* Ce ^pnj^^r il sibhorre , en PfMfrt (I U fiiikAite^l 
L*Aiiteut lutoic pu mettre, Ce qi^tinpttr ifahhorret un amrt 

Vers 4^.. n pes faints (j^^a djiebrez. Bitffi.} LeCom*' 
tp de B V s s 1-^ > ^ u T I u avoU ftit un petit Livre , rcl|e pro- 
PKmat«p jqapi^jre^d'iieiiies, ou, an Ucu des ImageisgU^ 
^ ^ift 4v^ l^^ l^iyics de prieies, etoient le's poitcaits 



it4 SAT ! R ;E VIll. 
AiTcz de Sots ftfis moi feront parler la ¥ille; « 
Diipic, k mois paflK, ce Marquis indocile, 
4S Qttt depuis quinze jours dans le {»jge arr6t6 , 
Entre Ics boos Maris pour exemple dt^ > 
Croit que Dieu , tout ezpris , d'une c6te nouydle 

A tied pour lui'feid vatt Femme-fiddle^ 

Voil^ THomnae en efiet. 11 va 4a blanc an noir. 

{0 II coQdamne an matin fts fentimens da foir.^ 

Importun k tout autre, i foi-m6me incommode, 

]1 change ^ toqs ipom^s d'es^ cpn^me de mode: 

tiE M A R §lj/ E s. 

aYOiC mis au bas de chaque ^oxtxait* im petit distouis tn- 
fpime d'Oiaifon ou de Prieie, accommod^e an fujet. U 
avoit aufli Compo(<{ PHifi9ire am§ttrmfi des Gsmies » ou U 
cieciivbit d'une maniere tiis-(aticique » let ^alanteties dct 

f»rmcipales perlpimes 4e U Coat. Ce LiTie lot la caufe de 
a disgrace. Les X'Cttie^ fiuvax^es (exYCiit encoie k Vcxj^* 
Nation de ce veis. 

iMtfi fU ^adamt di Scvj>K% J d Idr.U CVaif^ir BvsiXf 

9, Aimez-yous,Monlieui,queI>mr^aiui alt nonun^vo- 
,, tre nom dans une de fes Satires ?]^ai ou'i dire que le Roi 
>, avoir dcmande ce que c'^toit qu*il Touloit dire ^ Tes- 
n droit ou li patle de vouss & qa*on lui r.^poiidit d'uuB 
„ maniere qui yoqs autplt Hiki^ fi vons la iavica. • • . < 

%if9nft d» Comtt di BhJPp du 8. %A9Ht, , m ^ • 

^, JL'^droit ou Despr^uz ixx'a nomm^ dans ies Satires » 
^, fait ,plus contre lui que conjcte n^oj* II a dit* its Ssimt 
^f qu^deeUbrez. Buffi, pour dire, lesJOociu, La M^taphote eft 
p ridicule. Pour moi je ne voi pas que cela m'ait fait m 
^, bicn ni mal, ni que la re'ponfe qu'on auroit pu faitc an 
^, Rol, ait dil me d^plaire. D'aiUeurs Despr^uz eft na 
f, Gar^on d'espcit & ae m^otc qt^e j'aims fpd; 



$ K T IRE VIIK ^ 

B toome aa moindre T«it, il tombc au moindie choc i 
Aujourdliui dans un casque,^ dcm^dn daii9 un frOCr 
Cependant i k voir plein de vapt ars l^drot^ 
!oi-m6mc fe bercer de fes prbpres ddmires,' 
.m fetf de1» Nature eft ta^baze & i'apptii v 
!t le dixiime Ciel ne touffiis 91c pour luf; 
)etous les Aiumaaxi} eftt diMl^» leMaltre; 
^tti poUrroit le nier i poarfais>tu. Moi peut^tfe*' 
ilai^ £uu cxaavn^ > fi ^^ Vti8 le$ j&A(res fourds ; 



'tiitre dt MMdtmt de SttnUrif dtt ip. %A9ut, 



;t 



f 

*. 



yi Tour Despi^aux, je ne trouve pas ^tt*uii homme coiJEi^ 
i'lne yous, quoique veus en puimea qiie , doiye 6tie citd 
» ii l^g^iemcnt ^^ "fova l*avez ^t^. - L« Roi , \ cfqu'oa- 
i m'a dit » demanda ce que c'«tott que (es S^iiruf que.TOUS 
,, aviez cel^biez f &c Ton lui lepondit , que c'etoit une 
, badiaeiie ua peu impie qne^ous a?iez fane. }c oe ti0Ur 
9 ve paf c^a plaifant. . ' I 

Cctte Dame (jtoit la, veu^e du fameus Xsouveinenr d« 
titocf e-C^ame de la Garde, Meifiie'G e o a g s d b ^cwst 
%i, ^ea menag^ en divets •eodioits des .Oeuvxcs de notie 
Sicixique, contie lequel, poux ven^ex Vi meinoice de C^tg 
Epotix> elle auroit bien votilu animei Mi. le Comte de 
Buffi. £Ue ,moust|t ^ Paris au commencement de I'^um^e ' 
i7ii. Le^ Lettres dont on nent^ie iappoxeei ItsTiagqiens, • 
n'onf "pas M impdm^eir > 

V E a s ff^ droit qui Dip$ y* tttt tstfirh ,' iPmu tite nHt9tll«, \ < 
^lez Ik Remarque fur le Vers 103. de la Satire X. 

YEas Sit- II Mime M imhutrt ventf il fn^e sumdindrt' 
ikn : &c.} L'Anteur ^uToit cas de ce vers & diifuivaflr; tanc 
pNK leox beaut^ » que poux la fineularit^ de la rime. . 

Y^KES <x. Mdis/kns exMniner^ p^ "vers Us KAntfet finrds yY' 
lAi Cxidque habile^ QiwtQwtUs ^Amnffiurdst donncnc^ 



I 



%%6 S A T IRE VIIL 

L'Qtirs a pernr da Paflk&t ^ M le Paffimt de TOam 
Ec n, far Qd Edit dUt I^UMl dt NuM ^ 
Les Uens d«l Barea iriMeM«&f hUt>^ci 

^5 Ce Maltrp pr6tenSii , (pu lent ddimedi^ tek^ 
Ce Roi de^ tmmliutr cohAiim ft^t^B delMi} 
L'Ambitioii» rA]iioir> rATatiC0» laHiiMf 
iTiennent cl»iifn«i ink For^t (on ESfdt i la^tfefltnei 
Lc rpQimdl fin fits yeox oCttDsaetkOC k i^ipuidm* 

|0 Debout » dit Yhrmte^ il eft tci&s de mardier. 

Hih6iia-'Xxm» Dei)out Un moment. TarepUqlllcs^ 

A 

me iS^ trop Tagne, & ne (bnt U que poox Uxime: II 
fondjioit que le Poit« eO^ ous i 

Mdis fdns tsaammtr fsr m trf Unjg dUctttrsp 

€i tOmsctmimkf t^mityfi It Pf^JkntcTAtia Pouts. 

▼ tat -tfj. St fi^Jkt m Edit dei Pnjhrts i» UtAh^ 6cc.] 
Xa Nubie eft un grand Pais de PAfridtie > an Midi dtt 
Holimif* de ta^ it y a beaueoi^ dt lions dans les dc<^ 
foi de Btitta. 

iMtti*. Ten tf^ £tf fitmmil fipt ftrpmt cmmti^ ^] 
ffKft, Sitizey. n& ttu&fiikfy 

^4*2^. N^dsy ir^a: Sttrge^ inprit^ Mm^mn i ft w g t. 

Vtrt9 Mi^idt jmi^ 

Vers ^tf. TUffp^tirdi G«4,] Capitale des Etats que tes- 
tohueais poiTdkitt daas Ics ladei QiMPtiiss* Gctts TfUe^ 



I 



SATIRE Virr. txy 

i peine le Soleil fak ouvnr les bouidqucs. 
^importey leve-t(M» Ppurqaqiiittrcapristoat? 
^our cpimr Tpcean dc Tup i Ta^tr^bQut, 
[Archer jusqa'au Japps^ U por(;ehmc ic I'lflibce ,; 
EUporter 6c Go» Ic poivxe jc Ic gi^emhrc 
Maisi'ai des biens ea foidc, & je puis m'eo paflei* 
Onn'enpeottropxvbir; & pour ea amafiBr* 
S ne £uit 6paigner oi cdme ni pai^uie : 
niiat foufllir h faim, & coucher fur h diuc : 
Eflt-oa plus do txelbrs qiie, o^ta perdit Gate* 

trafoii 

ift c^^re pax ion Port de met , ^ par le grand commer* 
ce qui 8*7 HiiLr 

Vers Si. Eut'W fkn di trifirs ptf n^enftrdit Osj0, J Fa- 
meuc Jodeur qui avoir ga^n^ au feu des fbmmes immen- 
lb« qu'il reperdit dans la mite. 11 avoir fait bitix 4 Paris 
FHotel de Solli , dans la rue St. Antoine j. mais H le joua 
tn on coop de da. Af x^s avoir nexdu tout Ton bien , H al* 
lok aicoscjoner , dit-on, avec jes La^uais daai ks nie«» 
kame iiu les denez de la maUbn qui Im avoit aparte* 
ML E.egn]et a fait mcmioa dc ce Jooou dans ft quai^ 
itea Satire 

eMfUfdJkrsifiny&fiitr^Mfindfrin 
U km/mriffW^ k m$mi im fnmn mMmfinp. 
TtanfBii m tuarsirt itdnf li^er & tup, 
}fiBfmt fiM Fvftrmim & trsis dn^ dm tttmi^ 
$tmmi fkr im- htrfmd de rmti & dt rfe^tetg 
t>4ktfiff901ifd$m4iidSi^f$td$kif. 



Ba*ir a pas kng-temf « dit Manage, ^il y avoir 1^ Chi*> 
aoA Hue hsa^c 4a mom dc Gdkti G acet ie |oiieur ccoic 
iffiettcfamiUey fcUtaicH ouHUikLi Qalet, Mai- 

3 4 U» 



> 



»i» S- A T I R E VIIR " 

KaToir t^ fa maifon ni meubles ni valet: 

Paitni les tas de bI6 viyre de fdgle 8c d'orge, 

Dc peur de perdre on liardi(baffiir qa'on vous ^otge:. 

ts Etpourquoi cette^pargneenfin? L'ignores-ttt ^ 
Afin qa*{m H^ritier bien nourri » Meh v6tu ». 
Profitant. ^ua trdbr en tes mains inutOe » 
De fon train qndque jour embarrafl^ la Ville. 
Que faire ? il ^ut partir; Les Matelots font pr€ts^. 

90 On, fi^pouFTentrainer l*krgent manque d'attraits^. 
Bien-t6t rAmbitibn , 6t toutefon escorte , 
Dans le fein da Repos^ vient le prendre \ main forte», 
L'envpie en fuiieuxaa milieu des hazards, 
Se faire eftropier fur 1^ pas des Cdfars ,, 

95 Et cherdiant fur la br^che une mort indiscrite^ 
De fa fblle v^eur embeUir la.Gazette^ 

5re des ILejuStes de Gran4i9ufiry ca.itoii aufli ^. Menage 
''flvok oiu cUxe a. Galet 1ft joileui. Diet. EtymoL 4» tim 
Oalet. r 

V£RS S4. Dt pear de perdre mn tUrd, feufrir qn^on vm^ 
igcr^,^ Ce veis & les fix £i<fcedens.foat allufion Jl rarad' 
ce outr^e du Lieutenant Cfiminel Taidieu, & de £a kmr 
xie, qui aviHenjt et^ affaifinez dans^ teur maifon , ioi le 
Quai des Od^vies. Leux avantuie eft de^xitc dan^ la^^ati- 
le X. K*i«t Us Tt^nndrques au mime endroiu 

Chang. Veis ^l. Bien-tSt C^AmhHient & t9M9 fen-escef 
r^.] Dans les jgi^niieces.^ditions 11 j avoit; ^Avec meiileme 
gfcorte, 

Vrks ioi. Ce.fet^feeme IhAtigeU,^ LePeieBou ROVES,, 
dans fon quatri^me Dialogue de U Meniere de bien Penfirx 
|»a{]ant de certains faitshinoriqiies qui de?iennent^ob|ciut 
j^ajc le terns.: .„ Ten dit emmfr di$ Nftm- ffte pent • ^AUxtmdif 



r £ T vK'it' "fur: np 

beauy dira quelqa*a&, raSlezpIosi propos;- : 

e fu^totijdurs la renu i^ Heto9;r' 

lonc?^ YOtr6 ftvir,fuM:e un fouqu'Alexandrd?' 

cct Aiw^cK , qtii^if FAfie^cn ccndre ?^ 

gaeax I'Ahg^li V qui de'^u^ dterf r 

da Monde entier, $'7 tromroit trop for^-' 

y&t{vCA ^tt, n6 Roi d'une province ^ 

ouvoir goQVemer en boa^&fage PrincCr^ 

a foOement, 8e penfimt 6tre Diea, 

comme un Bandit qui a'a^ feu ni lieu; • 

tantaveafoi les hotreoES de la guerre, > 

afte folie emplir toute la Terrc. 

IX ! fr de fon terns-, ^ur cent bonnes raifois>> 

:^doine e^t eu'des Fetitcs-Maifons, 

m faft Ttitfiur tcAt , en ccttc dcmcurey 

R E M A R§}jfbsr.' 

\Ssgin eontrfP'H^mtmr Ct ftitguinx fuh^Hi , &ci 
eft cliir maintenant, parce qae nous iavons qo* 
i\i ^t^it un Fou dcla €our,quc le Prince dc Con- ' 
)ir amen^ de Flandces. ^t 11 ctfta devient obscu^ \ 
t terns, il ne faut pas s*en prendici rAuteui* '^ 
\ vers 112. dela Satire I. 5c la KedMuque futcf 
;ts , oil il eft parl^ de V^ngili. 

Vers loz, Maitre dn MontUtmitr^ ijtftlfPoif^nfiy 
uTenal SSX, X. ?eM 1^8;'* 

r PeUdo Jttveni -non Juffictt Orbis: ' 
JMT infilix Mgufi^ limtH mmii.' 

il<i, DsMtueJUim^^irndti PhtHes-Mkifinl.-^ fj^H'' 
\ij9ns font un Hdpital de Paris, ou Ton tafernic 
Vo'icz la j^cmaxque fur le vers 4. dc la Satire IV. 



M 



*S* S A T T R E 

Par aril de Pareiis« ti^bniuf 4e bonae heiiM^. 

Mais fans nous ^garer dans cm digreffionsi 

Tiluter^ oonBiinc>ScQaBt, (oiitei ks faSGoos:;^ 

iilS Et les diflribuantiMf Affa 6c ^r ^tte^ 
Dogmatiiei: «b ifiecs* iSe ritesrimr dapitits: 
Laiflbii9-co disciraikfa Chambre, oo CocfflfelOMir. 
Et vo'ioQs rHomme cfiiii par f cndiok le pliis l^ae^ 
Lui M Tiram, dkrcm, dans I'^iicetQie dcs Villes« 

f X9 Fait voir d:hoBaitst mcBitti«. dos coAtwoies ct9iks«. 

It JT jrjc>Jt§L^iEr^. 

Teks 114. Trdittr,.c§mmi SeHOMty f9i^es les p^ins,"] l£~ 
9; f^AH FaAXi^Dxs SrEKAOjr»,G(^otolde la C6i|^6- 

gation dc TOiatoue, a^fatt oa Traite dt Pufrgi des PjMous^ 

Vers itf. LaiJ^'9»dis€^rir.U(thmHhrey Ht C < Bj )5» f 4i i . ] . 
Marim Cureau be la Ch AMBUS) MedeciB oidt- 
jiaire dti Koi , a f ait /« Cara^en des 'Pajjions, XWtie ptd£ems. 
imrxes Ouvtiages. II ^toit de l'Academie££anfoi{e,6c moo* 
lut a Paiis au moi3 dc Hoi^cmbie .1649. 4gc^ dc 76. ans.. 
K I CO LAS CaKFTETEAu, Reli|fei]it dt I'Oidxe de St. 
P«iiiiiii)iifr« WMBQi^ i i^y6«hc de JdadeiUct a cooifoft 
le T4^/mii desP^etu humitinesy leup* umfisy 4r Jems efeti* 

Vers •Kp. Lt0i fitU vivmst^ dit'on^ dsns femeeimU-its ^iT* 
hsi *&€. :] Ge vei»9 i9c ics tcoU iaiir|Ui»9 ioat4'liiiem 
t€, &"dHnie dottceui a4mirables:.Cc^efidaat TAiitqii di- 
£»it« <Mie^ 4e4ous les vecs ^^U avok faks, ^^oieatvceDl* 
ci quMl avoit le plustiavaUks, & 4}iuiiu aToieot cokift le 
fins 4e tcns:^ ,de peine. 

1 M I T. Vers \zs, r9f>«» /^/ iM^shri^tmt ^Icc] fionusfri. 
Xpodt VU. II, 12. 

^c^wr hie Iff is mosy neefmt leenUrm 
Vmqiuimy nifi in disp4ir > feris^ 



frtr^oal ^ dttjito ia atee tanlk » daaik.(aJKY. jMe 



r 



vtntfi* 



> 



I 



//^. 



9AjT I » E V11E fjx: 

Ilcft?raL Atei»naiat»jfapigit fltftns pdfaty i 
Sans aajndre AbbImw^ ltef<t » mi SipyCi de |u(Kbt^ 
Voft-ontei Loip f fc a % Mi ijC0 ia^ ^ 4WMtt dii w ^ 
FoordetiDidfer krdof^c, cougtritt giii» dMoikisI' 
Junaispoar t'ogBmlify vk^on dbMCtfinmie 
Wq Tigre en fiidia« fait^ mjff cttie^ 

B» i ^t ¥» k 0f^m^j*n4 dmMtusfmif 

ieaz ^oetes, & y a ioint d'au^cs ^xen^^. |1 ;i wS^yiXi 

mMk dipmilU,- tsinttm ferhas itUer Jenon dimicat : jS^r^^ 
thm fifrfus^ n9n petit firptntest n$ mdrisq»idim Mitid ac pit-- 
m^nifi in iivirf^jfitfTA , fgwimf» ^tp iffercul^ / Homini 
flmims *x hnmifu Jwtt mttU, f tiii. I#. VII. in print, Ckk PCitt 

de nocxe Foete , dansTon DifHondin hiftoriqm ir critique ^ 
«imCyff«ri»»-llcinaiqH6C« -^ .- -, ■■ ^* 

7ftm» istC . ■ ■■ Pdrtsgifl^ifymdmef^ f toyitice d« Ifei 
Hxftiva Mai dd i» JAei Caipiame. ^ 

lesOunflQ^yta «t9it autxemcnt 4(Utf'lt« ptcmi^ief- 



Wir & ATI H: E V4IKL 

I^ Vaatonr 4am les AkiB fondrttfar les Vautoiks^^ 
• A<>'t-ony^qadqi^foisjdaB$le»pltiiie8d'Afi^ue,, ^ 
I>6±tnuttid'CQyi lou: piopre R^M^Mqu^ , 
fians iCentrilMty iParms tfiHtr^Pmsms , 
Qomka$$r0fiMmmn$fmrU,tbamdis Tyramff 
t^i VmmA k fdus fo^a^cnfaiite ia Nature^ . 
Dans un mte animal reQ^Qde ft figure; : 
De fa rage aytclui liiodeie les »rc^, 
yit&o&haiit#.&M dOatSf. fims noife^Xaas proc&.' 

Vt)in;s fitit'iljltms Us Uh^U gmrrt ^vtc.let'Omjf*^: 

Tpus les amis de rAiiteiir> pasticttU^iement Mr. de Brien*^ 
ae ^, La J^pQtaine, & RaclAC, icmaiqu^xeot ^ue pQn ne - 
fUlbit pas ; Vaire U guerre Mvec qitetqi^Hn , man 'i ■^melqk'tm ; i 
& qu*ainfi il falpit dife:X^iO»r//4ift-«/iW^iifm9^«iiiv<7ifn 
Chacun s^effoif a de coiii^ei ce vers , mais Dcxfohne n'y 
put x^vCRtf & ihfut'impfund aTCir ccne n^figence. U 
ayoit mime, dfiii^ plufieuis ^^ditions » lois^.^'enfia I'An- 
tfui trouva le moien de le leftifier, par le chaagemeoti 
dftl9 (eui mot<. V^ttrs d-t'il duns les hois U guerre kveeM* 
Cprsi Ce,cbaogpment4iit^£ut dans r^dition de 1674. in* 
fut etonn^ qu*une cone^tiQn £. |acUee&t ift^fi dtffidlel 
tipuv<r pa^ de ii habiles gens. , * 

I MIT. Vets 13 J. Lions contri LionSf Cct.^ Ciet dem^rtA> 
ibilt patodiez de OV1M9 Ttag^die de^ COimcUle : .AdAl£.. 

TH$mai9s*c§ntife*^^msu$Sy Fsrem centre Parens ^^ 
€0ithtt9insf.feMittmeiitf9$ir itehtix^sTjrsuiim 

V s R s xjfw l'^ %AigU .fur Mn)eh4mf frftehdasa l>fit£^L4m 
AftiM* ]^ : Le Ottqit .^ iAuXveine eft ledMMtde pxesidiie la ftc- 
celfion d*uii Etianger qoimeuit en JFtancei. Ge <X)i!9il ai^ 
pattlciiA ai» Kali mil, dans iba B.o'iaiim«.:^Aij»fi^ /ceaw^ 

•■ ..-,:; ..;, / ;^' ,•';■' ^' .p^l^'' 



8 A' T^ I RE' VII B ttr 

Vu Aigl^r fur on diamp prftendant droit d^Aobane; . 

V<^Ne fait point ap^fxin iygle i la iiuitaina 
Jamais contre un Rttiiurd ducanant un ppokr^* 
Pb ftenard de fini £ic n^a.diarger Rokt. 
Jamais la. Bii^ecQ rat n'a pourint d'irilpuiflaac^- 
Tra!D^*4ltfbDdde»boilHIll Qctik rAudiance,^ 
Et jamais Juge, eiitt*euX'OidonnaQt.le'G>ngrif , . 
De ce burlesque: mot n!a fsi)ii<9s 9fj:€ts. 
On jie^coiuicidt chez.ettx Bi JPl|cp(s.j jii Req^ 

MB M A'KQJJ: £ Xi- 

ffs ashaEafd <)iie le Fol^ a(tiibiiei l*Aigle leDxoltidf Au^ - 
Mine, qui eft un Droit KoXal; cai I'Aigle eft le Roi des - 
Oifeanx. • 

V B » •^^l4^rVq^^fi^^fyi ffc n*4UiA chsi^tr Ttoia.} f ro- 
CBieux an Farlement, dont il a ete paii^ oans la Satiie V 
yen 2« l.^ab^(la 'Kenajrd .eft d'aatvat ]^lus jufte-» que 
KoiET aToi^ i^ phrfioaoniie ficiesinclinauons d'uA Bx.- 

3(f/| Le Congi^s eft une preuve honteufe qui ie faifbit ek 
■tnetkce de Chiiurgiens & de Mationes, par oidonnancc 
oes Jages Ecdeftaftiques , quand une femme dcmandoit la < 
(Mblotion du mating; i.c^^ie^de -I'in^pt^flance dumaii. 
On -dieasL^yta qui.ftapeient Mi. le Piemier Pi^ftdenc dc 
ligini>ij|nfl>i » a«feaOattUlu^<eni pas peo % faiie, ;iboUs Tufa- 
^ din Cvngret, £n efiet , depuis la publication di& c^te ^^ 
lie , tontes les fols qa*il fe pie(enta au Pailement queique 
»Ateftatioa au iaj«t .du r«igr^J! ,. cc .fiigc Magiftj»t fc d^- 
dara centre eette ^preuve. : Mr. de Lamoiguon fonfils,. 
i¥Ocat.G4^^ral, poitant la paiolcen 1074* dkn»ninc cau- 
e de cette esp^ce, t^moi^na la jufte hoireui que Ton de- 
iiit aVcdr^de-otttUfii^e^dtetizi qui offe^ , ^dltMl , lferl3^n-» 
ie$ moeuis, la Religion, ia Jttftice, & la Nature m£iii«; 
^afin , en i<75^ Jl^ie P. Frefid^nt~de X,^oignon pro- 
loa^a on Arret en forme de Re^lement , .qui abolit pour 
:«Ajours la preuve inndle^^ iiifame d^ COngr^s. J^kr^ 

r.7 Xi£JT^. 



I 



wm B K T r HE WII 

lU hMtvibm ConfeflymQiaailtse do £9^iftt>t' ' 

Chican run asrecraufere ai^tomi&Mi6 

»50 Vit foi)s ki pipin lou de ia fimide Equ^ 

L'Hommeibid ,rHoiBBie iBui»c& 6 fweir eitlfiM(. 
Met tn 1xiibdiioaB0ur44'6gaigci: loL'MlMt* 
v> ctoit yni'CpiSi^t BUDft^ coiuKisft|ttr i finKi^ 
E^t pdQi le fiilpdM » oAtaigniiif k fen 

)^5 Bialloitque&nieevit'l/fiKrerrteaae,. 
AUit «BOor de lok ^mkoiidlkr <i]i Digdk;: 
Cherchiit poui rofaTctHrdr des gkyfes, desDoAeotfr 
AccaUlt I'Eqiiitdfovsjdcs Biaadttai d^Aiiteci»» 
Et polar amkki dc wMMMfifaaai dmiih JSBMWti: 

s6o Desliarangueurs datem^l*enno'ieafe doqQeix3&- 
Dcmcemefit 9 dim*m« Qfic 4<nt de^^nporteri^ 
L'HomsK a fi» faffiom; ^OBii^ faiq^ 
n a comme la mer fes fiots tz fcs oapriocb 
Mai$ib moindies Tcrtmi^ahmcefii tott^^ 

^ hvminifmmm 1»bak mmUmfimtH 
0mt*} VMg(k> Bglog. m^ ¥• »ii. 



r 

y a T r R E- vrir. ^s^ 

f5 I^eft-oepuf Uomme'eafinj dontfartasadftcieos 
Dans k tour d*im conftts a mefiu^ ks CtBuxi 
Dont la vafte Sckmret einbra£a&ttoutes<iMrfes> ' 
A fbuiU^ la Nature ». en a percd les caufes^ 
Les Anitnatrx ont-ils des Univerfitet i 
Vok-en fienrir diez eox des qnatre Faoritez? 
Y voit^on des Savans en Droit , en M6decine », 
EndoITer I'^carlate ^Mfc fourrer d'hermine ? 
I Kon fans dome ». 6c jamais chez eux un M^iecini 
I N^empipifonna les hois de fon art aflGilfip. 

Wn Jamais Dodkpr ^ arm^ d'un ai:gament ftivole, 
^ Ne s*eiiroiia -dier eux fur les bancs-d'^une Ecple, 

Mais fans chercher an fend, fi notre £^t de(A. 

Sait lien de ce qu'H lait ». s*il a-jamais lioi UL, 

Toi-m€mey r^ns-moLBans le fi^e o^nons fonwf 

^ xnes^ 

I 

liSo Bfi-ce-an pi64B &voir qtfon natfuif ki hommes ^ 

I Veoz^a voir tons les Grans Itapprtecounr? y 

WE M JlKfiUB S^ 

VstiT. Vets 1ft; yiHtx-imvofr fww ys ^um did fpPtextHi 
F»VO KoiKC,.Atllo<«oqac^ vca 3Z^J. 

Vkrmt4i^fdrtts<tmiimiUdmtm: 4kM , 

Vmid9^ttUfifM^ / f«Ufdt 4ixiJlk^ ,Ti^ ^^ii^ 
Jfg^jHeHsfirvm tmmf T^grf* mm^ "f^^dftf 



' 



»56 SAT I r E Tlir 

Dit un Pere i fon Fils , dont le poll ra fleonf ;" 
Pren-moi le bon partL Laifle-U tons les livres. 

CeDi^fiancsaa4enier dnqcouAicA foat-ils ?- Vinjft 
livres. 

1S5 Ceft bien dit. Va , ta £ufi tout ce qa'il fiiut favoir. 

Que de-bieaSy qae4'honneursiur toi s'eu vont plcih 
voir ! 

Exerce-toi, men FilS, datis ccsHautes Sciences ;. 
Prens, an lieu d*un Platon,le Guidon des Finances^;- 
Sache quelle Province enrichit les Traitans ; 
xjK) Combien le fel au Roi pent foumir tous les ans*- 
Endurci-toxlecoBur, SoisArabci Cdrfairt;^ 
Injufte, .violdir, fans fbi, dduble; f^uflaire.: 
Ne va point fottement faire le genereux. 
BDgi:ai&-toi,^mon Fils» du fuc des malfaieuretiZy 

TirS 1S4. Csnt francs mu dirtier cinf^ combien frnt-^lff 

-f%ff Livres, ] C*cft un Ufuf iei -qut paile , & qui , an liea 

d^nterrogei fon-^fils fiix le pi^ du denier vmgt , qui eft Tin- 

tei8t legitime, l^interioge iui le pie du denier-ciaq) qui 

eft fon intei^t oidinaiie. 

V£K^ ita, ■ Le Guidon detVindnces.y , livie qUi 

tif^te des droits 5c zevenus du Roi , & de tout ce qui con- 
ceine les Finances; II ^toit d'un grand ufage autre- 
fois, mais rkabilet^^dc nos'Jiaanciexs^-a rendu foct inn- 
tiie. 

Vers 195. Et frtmpant detetbeH Uc, ] Miuiftrc & Secre- 
taire d'£tat , CoAtrolleur General des^ Finances. &c. 

Vers looi De tes titres pompettx enfier lenrs dedicaces, ] II 
ajvouMpatler dtt 'giand 6 6 rh fi i l eu , qui r^|at one lim- 
ine conuderable, pour d^dter fon Cinna h Mlovjoaov, 
xichePartlfah. Depuisce tends Ist on a apeld les Epittes d^- 
^icat^e» dc cette csp^ce-U , dts Sfims a h Mtwmwi 



I 



S A T I R r VIIF.1 137 
jE^trompant^ C^)ertlapnidence imponune, 
Va par te»cniaatezinftiter la fortuae. 
Auffi-tdt tu Terras Pogtes^ Oratenrs r 
Rhftears, Gnuanudrumsi Aftronomes^ Db^ears^. 
Dreader ie&Heros poor te mettre en tears places^ 
De tes t&res poaqieiix-ei^er leurs d6dicaces , 
Te proover ^ toi-mfime eo Grec, Hiebrea> Latin , 
Que ra iaa de lou Art 8cle fort 8c k fi&«. . 
Qukonque eft riche eft tout. Sans fagcfle il eft&gi^^ 
II a , fans rien iavoir^ la Science.en.partage, 
II aTesprity It coeur, le m^rite, lerang,. 
La vertu , la valeur, la dignit6y le fang;^ 
D eft aim6 des Grans , il eft cheri des Belles* 
^am^is Sm-Iaten4^tA6 trouYa.4e Cruelles. 



jt J& idf 4 A gLU JJ s; 

Gt i^i/i ft$e Mdr9^mn ferJi$ 

S^ /r/ Livres qtn Pin dedie > 

DfpMi* f if# Mo^trn^ pMndit,^ Uc^ S^c A ft x, Qm# . 

ee» L,I. £p. VI. ¥. 3<* 

Scilicet nxtrem cum dotCf fidemque & kmic9S^, 
Et g*nm , & Jtrmam %e^ina pecunia donat » 
^e bme tmmmdttim dteornt Sitddela, Venmque, 

Tsus 2oS. Jsmdis Smr-Itacnddnt tie treuvd de Crmlles*}^ 
Me. Nicolas Iovqubt Frocuieuc Gen^iai an Parlo*' 
ncnt dci rarU,,a ^t^ fo< 4exiuec Sux-IntcndaAt des Finan^ 



▼UIIk* 



i 



i, I 



/•i 



FjJ 5 A T I R E Vllt 

L*or mfime a la Laideur dofine vox teisit de beMtft 
1X0 Mais tout devient afiteax tree la pamrsetd 

Ceil ainfi qu'^ (pn fils im Uforifir faafaHe . 

Trace yers la Richefle un^ roiiie fiicik;^ 

Et foay^ t«l y vionK , qm fatt-ppartdtttftcrtt; 

Cinq & quatrc fom neuf » dties&dei«i» leOrfepC; 
11$ Apciscda, Doa;eiir» vapiiirfinlaiBifaie; 

Va marquer ks dcoeikde.CGttcnlcr.ta:t^ 

KE M A "RSUVE $. 

Vers 209. LV nunukU LaicUur:} Ce vezs etoit dfr 
«ctce maniiie: 

V§r mSmt k Peltffon JUnnt tm ieinP tU hedmi- 

Ml. Fc'lissom ^oit d'txne laideur R itotmtnt€x qu'iine 
Panie lui dit un jouj:,. c^\x*iL abufoit dc la peimiflioii que 
les liommes ont d*£tre laids. Son nom yenbit la d'aotaat 

fins k piopos , <}u*il avoit etc Piemi^ Commis de Hu 
ouquet , ddigne dans' le vers pcecedeftc. ^ais dans I'lm* 
piemon I'Auteuc iuppiima k nom de Mi. Pelilfon y ne 
▼oolant pas lui repiochei un d^fabt coipoiel dontiln*^- 
toit point cDupable; Ce^endant , cet adouciiiciiicnt ne 
contenta point Mi» P^liilon , qui conferva todjoors do tt^ 
ientimenr^eoftttd n^tie Foeee. Dans le Vfts^ dt Mkcbm^ 
mora isr U cba^elU, on fait dixe i dcs ^cnt da ]gq]£lS| ji0ll^ 
'iN¥oi«ieMr.ideSciidcxi: ^^ 

VfilUnty. rieht & twjom* hitn misy 
Sa fmtr m* kumti drvtnt p 
Et Pel$Jp0H un sAd9nit» 

C^ deiui que la Bciiyftte ai dit» mi'im btmmi qtU « Amt 
f$tf dt mirtH & ^iifritt & ^mi ^ tnmit f»m t$l^ m*'4f¥f 
ididf me me avec des traits tim font difformt' 7^ fM }^il ade UUi» 
dittr y iiU n». fitit ^/u fi» imprejpon^. Ljl Bjl v Y e r e ^ Ch99» 



5 A T I R E Virt i}5^ 

^ce h fainte liorrmir de ee Lif rttdtTm : 
ConfoQs daas ua Qiiv»^ 8c l^mimii Oivit t 
Ddirouille des vicux tmns ]«s^€r€ll09 clj^cti 
Bclaird des Rabins lesfaiumte»icaibres: 
(^ qa*ca ta TOiIle£re>. ua UvMt cii marpquiii 
yie offiir ton tiayail k quelque heureuz Faquin ^ 
^m , pour digne lo!(er de la Bible ddair de » 
Fe paie ea raccq^taot d'lm, 3§ v^«^ nmmk, 

» yMgjomeiu,, p^ 42tf.. Ed.. de BmzeUes z.5p7. 

PAin. f c'Ltssoit FoMtAHiSR, natif dc Caftres en: 
4Uigaedo«, 4toit Maltte dsa ILcqadtes.^ U avoix M xcfa 

rAcademie FrancolTe en 1652. en confid^iation de ce 
B*il tiroic teit i*ftiftoiic^dB TAcadifAie, U mouxttt It f a-^ 
if ea i69z> 

Ik IT. Ibid. tV mitm i //» tdttUur ddMt un uint it hu¥h 
.] CoxaeiUe dans & Coinddie da HMifiy kGtt L 8c 1. 

V^tarffnt dam Umemtgt a urtAtne JpttneUttr ^ 

Vaaa 2x4* O'lif & atkUre font nmfi •tn.deux^^r^tn^, ] 
ievcxt eft frat fentf : li condent les deux pcenuetes tegle»> 
^FAxitluii^tiqaes ^^i(<ilrf0$, ku S^fir^i^n. Danilei^ 
tcoiitas ddl^nma il 7 aviitc: dnq ^ tjuntrt fint ntufi %ti 
ttis mi astxe tcis qui a ^d ietianch< db. la Satke X. Vri^ 
'ft fm rnis fim tr^t. Mab iliaat toajoius ^ej^ ffVif <^ 

tt^ te»3 Ce veca eft ixmt^ de BLi^nier, Satice IV. 

Or, t«i',. T$nfi'Ui U ttte^, & dt ifivr dr <f« nKi> 
fj/IfV dtpu un livre^ a l^iiffttit tPun bruits 
K^f hmw /j iwr a tfris fvr. nfni ^nn^^ yini terre. 

y^aazfc 



f 



V4« Sf A T I R E Villi 

Z25 On 9 fi ton coeor aspire ^ des honncors plas gratff^ 
Quitte-Hi Ic bonnet » la Sorbone 8c les bancs s 
£t prenant desoragiais un etnploi fahitaire , 
Mets-toi Chez on Bantjoier , on Men chez un NotaiteT 
LaifTe-ll: faint Tliomas s'aceorder a vec Scot : 

130 Et condus ayec moi, qu*un Dodtdar i^eft qu'unfdt* 
Un Dodtenr, diras-tii^ Parlez de vo\i^, Poctc. 
Ceft poufler un pea loin votre Mufe indliscrete* * 
Kfais ians perdre en discoors le terns hors de iaifon;. 
L'Homme» venezaafiiit, n*a*t-ilpas'laIUi(on? 

»3f N*eft-ce pas fon ffiimbeau, fon pilote fidfcle ? 
Oui : Mais deqaoi lut fert que la voix le rappHe , 
Si fuK la foi des vents KM prCt i s*etnbarquer» 
II ne voit point d'&ueil qu'itnel^edioquts^ 
Et que fert k Cotin la Raifon qui lui crie^, 

Z4» N'dcri plus^, gu&i-tei fune vaine furie ; 



Si^ 



KEItA'UfiXTE S: 



VlRS 229. Ldijft-lk Sdint Thomas s*acc$rder £vec Scot,} iM 
Disputes des Thomiftes 6c des Scotiftos font faLOtca&s dam 
|6s Ecoles. J> A K p u H 8 vqlg?uiemcnt"appcW ^coi , paio? 
qti*H etoit EcofTois, fut fuidomme ie podeut Subtil >l«i| 
oplhions fbflt fouvent opofees \ celles de St. Thomas, " 
" itkis at. It ne voit point iTecHetl ffi\ti ne CUlJe cb^frnf*} 
Api^s ce vers, lit'Tdcxc ayoit dcfleiri de 'timer cc^tc J^ 
ilc. ' §lut dirots-tUy Do^eur^ ^PtmhommeqmfereitMmmiRt^ 
ePtm his penddM PibJcnrtttdeU nm't i & fM> dydnt HUfianiuB 
fcttr s*ecUiur, -ne UiJJeroit p^ de s^ecArter dm chemin , fm i*^* 
Urjmerddns despficipUesf it tft a pUihdrt r ^ifi*'ff^^ 



ll A perdu 1^ esprit 9.45^ dem*in dis 'Pdureif » •. 

II prendre i^U nftn tnit^ deiftcjt^dins fEU^n. 



C4' 



S h T 1 H E V4lt. tm 

Si toos ces .vaios confink, loin dc laitepnmtr » 

Ne font qu'accroitre cii hn la fiireiir de rimer ? 

Tons kstjouis de (es vers , ^u!a ^rand bruit il recite^ 

U met cfaez Ini Voifins » Patens , Amis^en fuite. 

Car tors que fon Ddmon commence k Tagiter^ 

lout, -josqiCi (a Servante, eft pt€t ^ deferter. 

Un Ane^ pourjle moinsinftruit par la Nature^ 

A. rinftind qui le guide oMft fims murmure: 

Np Va pcmit foUement de & bizarre voix 

D<fier aox chaafons ks Qifeaux dans les bois. 

Sans avoir la Raifon » il marche fur fa route. 

L'Homme feul » qa*elle ^daire , en plein jour ne vok 
goute ; 

Ktg^i par fes avis » fait tout \ contre-tems« 

Et dans tout ce qu'il fidt , n*a ni raifon ni fens. 

Tout lui plait & d^piait , tout le choque & I'oblige; 

Sans laifon il eft gai, fims raifon il s'afflige. 

Son 

K E M A K §iU E S. 

Cefi hitn iitJ U dnfeil efiftgnnent donn/f 

Et Ciunaud cbex* Cttiu ifeut pds mieux $rdomte,^ 

L'Anteax ne Tonlot point emploiei ces yeit, 6e fe contea- 
ca de mettxe ce qoi ntic. Et qm ferta c§tiu Sec. Voiez lea 
Hemaiques fur le yeis 60. 4e la Sat. 1I|. 

Im^t. Vers 144. llmetchtz^luiVeifim^ fdrtnSf ^Amistm 
fmtiul Horace, Ait PotftiqQe» Ten 474* 

IndeSttmy JU^wnque fugat recitdtor M:trhm* 

Vsas 245. T0iittjus(ft^afa£irvantef ffifrit k deferter,'^ 

L*Abbe Cocin vtwL cficmycment une Seirantey & n'avoit 

foiat de Yalfifi, 

ChamOa 



{ 



Ml S A T I * ]E VIIL 

Son espiit «a imwA Mac* ^vi(e » potaiatr , 
D6&dU ^c6u:, Mgmeiite, dte, dcre^ 46awt 
£t yeitK>n » 6QIIUIIC lui » les Oitrs ai ks Pandiirci, 

x($o S'effia'ier Tattmieot de kaa prqpns Chimdfes^ 
Plus de douate atiraii{M& aatadrfi k ikN&k« i|»pau:t 
Ou aoir^ qfi*iiil Corbeaftle^ mfintee dtas r«r^ 
Jamais THommc » dii-fMit nt^ii k fite £)lk 
Saaifier i YHmm^ t adonnr ion M^Ie » 

s,'<5 Lui venk » cpmme a«i Dmh d^fiuibtts Jkjits watif 
Demander ^ jfoooux b ^Mt^t 9il ktean feat i 

NOBp 

It fi MAR §JfM S. 

Chang. Vers . z$$. U^fyit^ r4^% Au^»wt0^ ^ ] ?|P* 
mieie manieie: 

I M 17. Iibd4. Oifjk^ ttpUtt tttfffiuf^ > ^c. J liMMC, L 
£p. I. IOC. 

C H A M G. Yeis 25i, P/i»i ir dottxje Mttr$upes cr4indrt It smt" 
{nre smpair-f 

Oft crtire ^t^tm CorbtMH Its mtndci tUns PdiuJ 
IX J aToit dans les ^temhics ^diciolns; 

De F^ntptues tn P4ir cernkstn Imrs iefirs^ 

Le itns idbe ?Qps 4cu^ v«is duxM an pea libodni 6c Ml 
Ainaud Doaeui de.Soch^oiie^, ipookiUa i l*AittaK 4e 1« 
"chaneei. 11 fub^litua ceux-ci qui netombent ^ofB^dcf 
fuperftitions fztVoles dc populjdres. En efct, bicn des tois 
czaient qqe i«rs que !'«& /e trouve tfcUc ^ tabic, iiy t 
to&jouxs daa^ V9gm^ no dss troae /qui «icim$ '&Wob 
Coibeau apcr^u dans raixypccfage quelquc clwfedciikm 

- Veii 



SATIRE VIIT. r45 

Nbfl. Mais cent fok fa B^e % vtl rHomme hypo- 
chondre 

Adofcr le metal qiie liii-ineaic il& foodr^ : 
A v^ dans un pais le$ timides Mqtuk 
Trembler auic pi^s d*uQ Singe adds fiir lews Autds; 
Et fur ks boFds du Nil ies pet^k« mhioi^ » 
L'cncesibir ^ la maia, xbeicher ks Grocodiles. 

Mais pour^uoif diras-tu^ xet exeo^ odieux^ 
Joe peut&ndr id r^g^ptpic iesiuuc Dieqx?^ 
Jooi ? me prouyerezrvous par cediscoiusfcofine , 

)Qe rHomme,qa'unDo£beurcftau4eflbasd'iuiibe? 

Un 

K E M ji R ^U E S. 

V E Jt S z67, — — V Homme h^fochondre,} Quclques Co- 
ques ^ ont pretenda iju'il ^oit diiejFI>'/'9(^o»kri4^ii« j mait 
a neie £at dere moc, qu';iu fend ^o^t^p fOui ii§Di&€£\ 
oe peifbnne malade des hy^ochondies , & cieft un teitne 
e Medecinc Hypfhmubre , au iei» fifties > figsiie un Fou 
lelancholique, un Atiabilaixc-: & ao5 meillcuis Eciivains 
emploient oncelSuifi. La ¥0MTAiMfi L. II. Fable XVIIL 
m bypochohdre dc ptaru La Sjiuitere daos fes CanUie^ 
ts, &c 

1 M 1 1. Vas a7». TrgmUir dux pics tPm Sutgt Uc» J Jwi- 
al commence ainfila XV. Satiic 

^ts uefiit^ Vtlufi Bithynkty qnatig. dement 
t/£gyptus pntenta nlaf f Orecodtltn ^tdtrst 
TsTskM^ au fsvafi tm mt SaftmUm Mt. 
f^ies Sdcrs nittt auria Cereopithea\ tcc» 

'iTmis 27^. ■■' Ss^ftn Do^eur efl au defaus tPum 

AutJ,} Dans la Ttlble des Oeuvres de TAuteur, edition /dc 
r^pf4, Xifk a^oit mis au mot , DoHeury Voiez ^Anem Le <3ax«^ 
m de Tliiem le Libxaiie fit cette plaifaAtcxiCi 

-'- ¥«*♦ 

f frddm^ ddus fe$ temar^ue*. ' 



I 



144^ SATIRE Vlll. 

Un Ane« le jouet de tous les ammaar » 
Un ftupide animal, fujet k mflle maux; 
Dont le nom feul en foi comprend one fadre ? 

1.80 Oui d'un Ane: & quVt^il qui nous exdte ^ rire.^ 
NoQsaous moqao&s de lui; mais s'il pouYoit un jowi 
Dodteur, fur nos^BKitsVexprimer^ Ton tour: 
Si, pour nous reformer » le Cid prudent 6c fage, 
De la parole enfin lui pennettoit Tu&ge > ^ 

l^S Q^'^ P^^ dire toot liautt:equ*ilfe dittoutbas» 
Ah! Dodeur, entrenous, queue diroit-il pas ^ 
Et que peut-il penfer » lorsque dans une ru^ 
Au milieu de Paris il promtoe fa vue : 
Qu'il voit de toutes parts les Hommes b^rrez, 

tpo Les uns grls , les uns noirs, les autres chamarrez } 

Que dit-il quand il voit, avec 1a_Mflirjjrattouffi:, 

Courir chez un Malade un Aflaflin en honffc : 

Qu*il trouve de P^dans un escadron four6 1 

Suivi par un Redteur de Bedeaux entourd : 

3.95 Ou qu'il voit la Juftice , engrofle compagaie« 

Wfc- 

RE M A R §iUE S. 

tis fait {es Froceflions quatie fois Tanii^e. Le Kefibnix 7 
affifte avec fes Supdts. Les quatie FaculteSy de Th^otocie, 
de Pioit» de M^decine, & des Ajts , maichent aufli iletf 
zang, '8c avec les habits qui Icur Coat, piopces* 

VK^s 304. p0m/9tt troHver U v9^^^h*U etu au terns iCEfr' 
/e.] Dans le Cymbulum mundt'r MeioisMoane a. un Chefal 
Tufage de la parole, 8c ce Cheval adj^e ce discouis a foa 
JMaitie: // « «ftt $m tcvifs fm les bejiet fdrhient, WMh fi^ 

fir 



I 



SATIRE VIIL 145' 

Meoer toer un hoaune a¥cc cix6mosne ? 
Que penfe-t'il dq nous , lors que fur le Midi 
Un hazard au Palais le conduit un Jeudi ; 
Lots qu'il entend de loin , d*une gueuk infemal« » 
Jk Chicane en fureur mugir dans la Crrand' Sale i 
Jue dit-il quand il voit les Juges» les Huiili^rs, 
jCs QercSy les Procureurs, les Sergens, les Gre£5ers? 
) ! que fi I'Ane alors » i bon droit mifanthrope, 
'onvoit trouTer la vm^ qu*& cut au terns d'ETope ! - 
>e tOQS c&Uz » Doc^eur , volant les Honiinies fous; 
)u'il diroi( de hon coeuf ; /ans en £tre jaloux, 
)6ntent de fes chardons, 8^ fecouant la tete; 
fa foi, non plus qu^nous, rHomme n'eft qu'une 



bete! 



R E M A R^§L^ E ^• 



trUr ne n»m tufi fot'nt tfie ofii^ non plus ^H*d vousy V9us nt 
fus trom/eriiz, pas ji befits que vous fattes, 
I MIT. Vers 307. Content de fes chardonsy dcc. ] Kc^nlot 
init fa Satixe neuri^mc par ces vers : 

Si Virgile , U Tage , ir \onfard font des ^Ants , 
Satu pffdre: t» ces dise§urt h ferns qm Htm>p*rdons » 
^hnsf6mMi eux Mj^x thumps , ^ mn^etns des Chdrdenu 



* 



Tm.'L ^ C. ^ATIRR 



i' 



' SATIRE IX. i 

G*E« ar a yous« mon Esprit^ i f|uije veoxpad^ 
Vous avci dcs ddfauts que )c nc puis cdcL , 
Aflez & trop long-terns ma lache complaifance, 
"pc vbs jeuxicriminels a nouni rinihlcncc. 



m 






"^ cation des fept picmieies 5atiies,il fiit aiTailli^ai: ni 
ibule d'jmom , ckmt II 4sMi& f«fl^plni^a(te tH«e^tn^i 
franchife. Ce fot poui leux leponore , & pour imt t 
inemctcMsfonA^^feic, ^'HlMte^ndrfe dt mteW 
^e. M4s fon embarias fu^ ieiajioir coipmeat il i^<«l 
Mt ce dddTein: cai itf 6u!6ll <f?ice£i'ecuclr'daiis Icqiicl '1 
£nnemis avoient donne ; (fcft-ii-diie , la chaTetft'y Tei 
portement , & par confequent les injures gioiEeres. 11 j 
gea done qu'il i<*«vok faLs4*mti€fton'k^tcndxe que cd 
de la plaUanteiie, pour'touinei fe$ £nncmts en ridiadi 
ians leui donnei aucune pii(e fiu luL C*cft ce qifil ez^ 
jti d'une maniere inimitable dans cette Satire » qui e&'t 
Cierement dans le gout d'Horace. Li , (bus pKtezte i 
^renikret (b propjces d^fauts« ou^euz de fin £jfrit/i, 
juftifie de tous les crinies aut fes AdverTairesluiimpntoiSf 
Jk les couvre eux-oiemes a*une aouvcUe coniti^oni. II 
fait fon pibces 1 foi-hi^me , pout le fiiiie 1 Jbous les mttk 

Cett« 5itb3B eft^a»«^'<»M^:tdk l«ptoMlr^tMM» 
iCelle oil il ^ a Icflu* <^^i d*invaitioa^ J^ dtJSM 
£h un mot , on ^lit haioiment Poppofer , 6c pcot-ll 
meme la prefierer a tout ce que 1* Antiquity nons a k0f 
4e plus parfait en ce genre. 

M. Despr^aux.la compofa en i66j, mais il ne lafitifl 
primer' que ^annee fuivante, apres avoir coiiipo(<f &JI 
tlie la Satire de THomme. Cette derniere Satire , qni 
ia huiti^me , eut un fii.cces extraordinaire. Le Roi ltd-fl| 
:jne, a qui on en fit la led^ure, en parla pluiiears fbis m 
^^ransiloges. Le Sr. de Saint-Mauris ^, Chtm 

* /^ ^^pf'f Phtnneur ^afrocher de U perfimit dm ^#1 , Mr 
fMmfi^eitdttrerenv9lmt. .1 



SATIRE IX. 147 . 

puisqae votB pooflctK^na patience i. boirt , 

B craisoit jt ^fi^po^i 4m vos Kbres captices; 
»aiir «n Cdton 4es viettus & 4es Vkes , 

der idu merite^Sc du j^rix des Auteon, 
lire impun^ent la Jegon tux Dodeurs » 
SMtietall couf ert 4d traits de ia Satire, 

Vous 

ft f Mwf it §L^£& 

: de Ja.<p|u4c 4q; B»Qt» iqnt m iiit temDis^ hd die qu€ 
rau avoit fait une autie Satixe qui etoit encore plus bel- 
ie celMi »>^ 4atii laqtieUe il parioit de Sa Majefte. 
.oi lai^4i(.fi<^xewejnt,..mais av(X quelque furpriiiq: 11 r 
; demoi^f!Ttes-voa^M>;f/, <f/r/, i^po&dit St. Mauuss 

s le^Roi temoigna de la tMtioixi pour la voir ; &: St. 
ris lui promit de la demauder ^ PAuteur , qui ^toit de 
mis. Mr. Despreaux lui remit en effet une copie de la 
t ifon Esfrit^tn. lui faifant promettre qu*il ne lamon- 
^it qn*au Hot Le iL.ol l^'aoc Inc la ^ voir ^ quelques 
>niies de fa Cour. Madame la Marechale de la Mothe* 
■ecnflBiiMe JAoi^^neiiry <en fit fidre une <copie qui ea 
nfil%ttc»ic^^ujnca^#Mtres. Aiii^, c^eit en quel- 
£ifoa»^de irmao. iulltoi ^atee^qile «ette Pi^ce-ft 

kdk&s If^n^ias da Fablic; ; 

Jltettlc wilgamn qif Oft ae Pimpi^fit liur qndqne c^ 
iwfi djinifi' . ie tdetennina k lalRiii^! imprimerlui-mS- 
\6frJfiu)oaaifiig|taid'tin pefdt Discoiss en profc, ou 11 
ftirppaf JP!9iK0iii^;de«l!o^'res andens & mode^nes, H 
nd ^pli sVeft ddan^e lans les Satkes, de nommer 1^ 

s«r»i7v^«0wr«it.i«iii/«Wr)6ec3 Ce vers deles trtnt 
MMT^jqai diiOcaent ks Sabres piecedentes, patticuliie- 
aoftlaiuidmey ftirent«|o4t^ piir PAttteor^ !a- 5iri[i- 
leuvi^MCy^qottidnd -^Qkit la fi^iiiti^mets ca];eHe 
ft'iM £ikie tfiut la h^tiime. ll y Wg^^'auparaVaiu: 



'• -4 



G X 



Vfixl 



i 



J4« SATIRE IX. 

ft. 

Vous ayez tout j)oaycHr< de ,pairkr >&c d'^cdre. 
Mais moi, qui dans le fond £us Hen ce qne i*en cro^ 
Qui compte tons les jouis yos d^fauts par mesdoigts; 

15 Je ris« quandjevoos vois» fi foible &fi Mile » 
Prendre fur vous le foin de informer la Ville^ 
Dans vos discQurs chagrins plus aigrey&pluspu)rdant> 
Qu'une Femrae en furie> ou Gautier.en plaidaot 
^ais rdpondez un peu. Quelle verve indiscrete, 

20 Sans Taveu des neuf Sceurs, vous a rendu Poete ? 
Sentiez-vous , dites-moi, (bcs violens transports, 
Qui d*un esprit divin font mouvoir les reflbrts? 
Qui vous a pii fouffler une fi folk audace-? 
Ph6bus a-t-il pour vous applani le Pamafle ? 

J2.5 £t ne lavez-vouspas, que fur ce Mont hcri^ 

K E M A R ^V E S. 

T s a s 14. Sl*t* fotyte t$m les jours vos tUfiuits par m 
Migts, ] Cette expxemon pxovfibiale, cofofttr far ftsdtiffs 
,4itoit deja e^ ufage paimi les Latins : Supfutdre ArtictUiu 

Vers 18. ■■ 0» Qatuiir en pUidamt. } <C L a VD 

.G A u T I E R , Avocat fameiuc , £c ties- moidam : C'eft peoi 

3uoi on le fuinomma , Gautier U Guenle, Quand on At 
eui vouloit intimidei fa paitte} il la vatmcovL de Im U 
jthtr Gautier, Son Eloquence u'etoit point xegleci C'^oia 
4es faillies & d^s impecupfitez foit inegales. Son feu s*( 
teienoit m£me dans le lepos , & il avoit befoin d'etre aa 
me pai l-a£iion; de li yienc que les Plaido'iez imprime 
^ fiu lesquels il avoit reilechi, ne font que de foibles cop« 
. 4le fes oiiginaux. II Ipgeoit dans U Courdu Palais,! 
. mbuiutle 16. de Septcmbie 1666, ige de 7^. aos. 

y E R s 21. SentiezrvoMs, ] Dans les dexm^ies ddition&i 
I*aji 1 701. ^trs in qnarto, & in.i^«Mbr, riikipiij&c^r ami 
Aentn^'vomi mais c*eft une faute. 



I 



S A T I R E^ IX. X4,i 

QHf ne vdle aa fommet tombe au plus bas degre : 

Et qui moins d'etre au rang d'Hdrace^ ou de Voi-; 
lure,. 

On rampe dans la fange avec I'Abb^ de Pure ?^ 

Qi^e (i tous mes ef&)rts ne peuvent r^pritner 

Get afcendant malin , qui vous force a rimef ; 

hm perdre en vains discours tout le fruit de yos vei(- 
les; 

Ofei chanter du Roi les auguftes merveilles^ 

Li , miettant \ profit vos caprices divers » 

^ous verriez tous les ans frudifier vos vers;, 

It par Vespoir du gain votre Mufe animee , 

i/^endroit au poids de Tor une once de fumde. 

klais en vain, direz-vous , je penfe vous tenter 

'ar r^dat d!un faideau trop pefant \ porter. 



Tout 



IBi E U AK^V B S. 



Imit. Vers 25. £^/ ne voU mm fintmtt tembe dtt plus i4/ 
l^rc.} Horace, AitFoStique, vers 37 i^ 

Si fdiiUtm ifwnmo difcejpfy vtrgit iuLimum, 

Vbrs tM, On rsmpe idm U f4nge avee P^hbe de PMre,J 
hSob Ja Kemax^e iiix le veit 17. de la Satixe II. 

Imit. Veis }o. Cet dfiemUtit puUin ^ &c.] Hoxace, Lir*. 
^ Sat^ L zo. & ftdVi. 

%Am fi tdnius Mn9r firibendi U TMfit t Oitdtr 

Ckftrir invi&i res dieere^ multa Uberum 

frsmia Idhtrus, Cupidttm^ Pdier §ptimif vires 

Defkiint : neqtet enim quivis horrentia filis 

•y^gmiudf nee fra&i peretmtef cMjpide G alio/ f 

udtit iatentij eijue defiribat vnlnerA Purthr^ 

G i V«W 



I 



tjp SAT I R E JX. 

Tout Chanue nepeut pas, fus le ton d'un Orphfe, 
40 EntonncrcD gratu vcis, y^Afmititpt^hr 
Pdndre Bdionemfnf unnam i$ tputisfaf^n^ 
Et U Betge^^rdiifiMmtfiirfa ramfarts. 

Suruntonfihatdiy £ms£tre t6m<raire, 

Racan pourrok dumter au ddfismtd*iin Hom&re». 
45 Mais poiu G>tifi 8c moi » qui rimons an hazard , 

Que ramour de blimer fit Po^es par att ; 

Quoi qu^uB tas de Gtimauds rante notre doqueDce> 

Le plus fik eft pour nous de garder le filence. 

UnPo€imeixifipide« £cfottement flatteur, 
5P Deshonore, i la fois le Heros Sd'Auteur. 

Enfin de tels projets paflent notre^ fbiblefle, 

Ainfi parte un E^rit languifiant de mollefiey. 

Qui> fous Thumble dehors d*un respeA afied6. 

Cache le noir venin de fa malignitd 

* Maia^ 

Y £K s 42. ^tle Betge tfrkte 6ec.] Cettc Satiie a M tekt 
iasaU r^nis ^le Roi f6t MIe, amoufis^PA^t, itf^« 
Dans la m6me Cahipagne i) §e fttfdir itfi^jtn #c plifiMttK 
•QCics yilks^ <le Flaikliet* 

Vers 44. T^acan ponrroii chattter, &ff>} IfoWdm^Al^si 
BcuiL, Marquis de Kacan, Foete cftimd. U^toitie 
r Academic Fraiifoile> fir ni«aiot en V9fe, 

Vers 45. Mdis pwr Cotm ir moiy &c. ] Allllfion att 
Satires que I'Abb^ Cotin avoit faites centre notie Aiit€Hi> 
& dont on a parW (at le rers €0. de ht S«cix« IIL 

IMIT. Ibi<L Mdispomr Cttim 6* fM«> &0. ] Juv^QAIi Stt. 



f Mais d^ei^vQB$ ea (aiR y w VQsalks fradaes , 

QQed*allej^iais|spi(QPj d'lviffife^p^ ^ 

Faire infoke efkmmT^ kf^i nc voai dit i:k», ^ 

Et da bniit daopr^qx d*iiD^ Uwe tdiq^raire, 
o A vos propres perils » ciKichur W Ubcake? 

D'aller comnpu^ i|q ||fi|fis»:iit« rinuncHrtftiit^ •. 
£t d^ja Tfiu^ Qf<^^ dai«i VIM fioMS Qbfciiie»r ' 

Aox Saw¥^ ^W pr4f»KC» ddstoitaics<» 
iMais comUen d*&:iiyauis> 4'«bc>ri fi bioain;]^ 
SoDt de cc fol espoir honteufement de^us^ 

CombfcQ , po«r qtidque mois, ont t^ fleurir leut L& 
'vrcr 

Dbnt les vers en: ps^aet fe vendeot i la livre ?' 

VoQS poorrez voir un terns vos Eciiis eRmp^, 

X£ Af ^ JtgLV IT Si 

SlualemcMmque pottft , ^ualef ego 9 vel Cluvienm*^ 

Vers 6^ ^Aux, Saiimdtfes fmuku fr^a^tr d^s Urmns: f 
Cl A u D E S Au M A I s E , favant Cntique Sc Commenta^ 
tear, a eclairci que iafiait^d'cfldioits omctirs & difHciles>r 
des Auteuxs anciens« II mpuiut ea i^53* C*c^ce ^0x9 qui 
m'a inlpii^ la pcemi^ie penfee ae faiie un Commentaiie' 
hifton.^ue fi)c les Oeuvi;es d^c Mr. Dcsj^eaiu;, afia de doq-^. 
liertiiieentiereconnoiirancedes eodju^its U^ lesqu^s Vif 
loicpement des terns ne manqueioit pas de ]ettci de Tobs- 

Vehs 69, 'Vous fo»rm. voir un terns vos- Etrits eflimesif 
Ice] Nons aroM ]|asie el-dcvant * de la jaleufie que Gil- 
les BoUeau rAcademicien avoit contze foAfxcxe>. 4 cauTtf- 

a 4t dir 



:15;l satire 13^. 

)o Courir dc main en mam par la Ville (emezf > 

Pais de, 1^ tout poudreux , ignoitz fur la terre; 
Suivrc fhffi I'Epicicr Neuf-Gcrmam & h Scitc; 
Oa de ttfsatt feuiBets reduits peut-6tr6 a neof , 
Parer deiQi-rongez les rebords du Fon^-neuf; 

75 Le bel honneor pour vous» en vo'iant vos Ouvragcf. 

Occupcrle loifir des Laqtiais & des Pisiges, 

Et fouvent dans un coin rcmoici i Y6aat , 

Servir de fecond Tome aux airs du Savoiard i 

Mai^ je venx qae le Sort, par un heureuz caprice-, 

<o Fafle 4c vos Ecrits prosperer la malice, 

Kt 

R E JiiA RSiU E s^ 

€tt grand (ucc^s des nouvelles Satires : On Us iira ptiuUnt 
^uelqm terns y di(bit-il d'On air mepiifanc, mAts m /«/» tUts 
99mb€r$nt dam l*§M^tt\ eommefinrU plttfart de ces pet its Otttmh 
gjss: & le terns leur otera les charmes qt$e U nowveuMe lewr a 
dermeg^ Notie Fofe'te fe fervit \ pr^pos des memes teimes 

deux pctiti 
coocre Coftar, 
Menage. II avoii mis en cet ea- 
4iolt: 

VoUs pourrez. voir urn terns vos Ecrits eHimex^ 
€^nnr de main en mdihpar U VUlefemez.: 
Suis fmvre Mvec, „. ce rektt de notre age ». 
Bt la Lettre k Cefiary & l*l/ivis a Menage, 

Mais^uand il donna au Public cette Satire, U'cBangea ttft 
dcuK derniers vers , 8c mit ainfi : 

Puis de la tout poudreux y ignerex, fur la terre^ 
Suivre chez,l*Epicier Neuf-Germain &,la Serre. 

Louis OE Nsvj^tG^rmain, ctoitun Poete ridicu- 

• to. 




S* A t r R E itC t^ 

i*enfin votre Livre aille, au gr^ de vos voeuxv 
Mer Cotin chex nos demiers Neveux. 
?ous fert-il qu'un joarTAvenir vous eflimer 
s vers aujourd'hui vous tiennent lieu de crime'r 
produifent rien pour fruit de leurs bons mots,. 
'eflS-oi du Public, & la kaine des Sots? 
D^mon vous irrite , & vous porte i mddire ? 
ivre vous ddplalt* Qui vous force i le lire J' 
z mourir un Fat dans Ton obfcuritdl 
ufeur ne peut-il pourrir en furete? 
nas inconnu fecHe dans la pouiliere. 

Le 

Ktravagant , qui vi?oit (bus le K^gne de Louts XIII*' 
c le Joiiet de la Com , & des beaux Esprits de ce^ 
I. Sa mdthode favorite etoit de faire des vers qui 
ent par les fyllabes du nom de ceux qu'il vouloir 
On en pcut voir des exemples dans (es Oeuvres im- 
s a Paris' en 1637. & de» Imitations Satiriques eiv 
es-uns de nos Foe tes. On a parle de La Serre^. fuf' 
175. de la Satire III; » 

s 74. Les rehords' dU Ftnt^enf^ Oh d*btdi-" 

n ^tale les livres de rebut. 

s 78^ Servir de fecond Tame awe airs dn Savoi'ard,] Fa-- 
^hantre du Pont-neuf , dont on vante encore le** 
>nsr. Elles font imprimees en un petit volume, rou»> 
; : K^ctttil noHvean des Chanfons d» Savoiard , ijar lui 
itees k Paris, II leschantoit (iir le Pont-ncur , diA& 
[ques* jetfnes Garfons qu*l] avoit inftruits ^ chanter' 
d } & il accom^agnoit fcs Chanfbos de pluiieurs^ 
iBCf ies qui attiroient lepeuple. II (e nommoit- P h i- 
t i jotrcmenr l e S a v o 1 a r d. Son Pete avoit fair 
i^ metier que Itii , & chantoit en fon terns les Chan^ 
G u k'd R o N , & da vieux B o I s s &T. 
S- pt, Le Jonas ineonnu &C. Le David tPiprime Sec^- 
r le&3 Poemes h^ro'iques , qui n*ont pas retUfi. Lc 
de J^mifr ^^ iiinivt fenitentt^ pasut ca x^^ J.a-^ 

G $. Q^X9i 



.' 






I 



Sf4 S A T I; R E ifX^ 

Le Dftvid ia»primi B*a point y41^1n»t^e^ 
Le Mo'iTe eomfncncei stoifir ^ lc$ hotdik 
Que\ mal cela fiutiiIiCeutx;.qul font mom font moits; 
9S Le toitobeau. conue Y«a9 ae paUrU ksd^fendre i 

Et; qtt'ont £dt tant d\Aut)ettts poor, remuer leuccendrei 
Que vous ont foit Fertin ^ Bardin , Pradoii, H«intat», 
CoHetet^ Pdletier, Titfevillcy Quinaut, 

Dont les> noms^ en cent lieux , placez comme en leurs> 
niches, 

*^ Vbnfe dc Yos vers malins remplir les Wmiflichesi 
Ge qu'ils font vous ennuie. O fe plaifant detour I 
Bs ont Uen ennu'i^ le Roi , toute la Cour ;: 
Sans que le moindre Edit ait« pour punir leur crimr^ 
Retranch^ les Auteursi ou fupprimd la? rime. 

'X05 Ecrite qui voudra. Chaain i ce metier 



Pent 



KE M A n. §i,U E S, 



QUEs DB CoaAS en <$toit TAuteH^i II en av^ir £dt aa 
jMi|kcittti«ill^» Dmfidf on U Verm comronnetn qu'lJi^publia en 
Ji65. Mais ce n'eft pas celui-ci que notie Satuique a.ca en 
vi^; c*€il imancxe Focme de D4vtdy comfof^.muit&pu 
lirs s-# A R 6 V s a > Tonloufkin. M^'ffi frtnty lajlXe-hAmr 
^le , divifi^c en ctonze paities , par le Sieut de St. A m ▲ v n. 
, T s R s 57* SliMvhm •nt fait Pfrrin » 8&c. ] Ce ve^ h, le 
^apt font alHifioti aax 44. & 45- de la Satixe VlU. oil la* 
plftliatt des niSmes noms font pUcejE. Dans les picmilm 
^tions il y ayoit: i}^ vus wt fiut Perrin% Bardmf i|w- 
rty^ Bomrfimtf A la place de ecu dcnz dermefSj^ I'TUlMKa. 
mis Pradm & Baintmt, Nous paikxons 4e FMd^Q cirifif^ 
£11 lejdezniex vets de r^kxe VII» A T^gaxd ^ UmH^t 
c'eft Hs'kavt^ Poete^ ce.cetns^J^, connn f»a« Il |h 
joeitx Sonnet de l'Ayorton> dont U 6tok ItAoteiur ^1^ ju* 
queli^ttea autx« Pitos tant en irexs qu'tn proiei qm fiipiat 
ilii|[iain#ttliifaiit CO i«7«^ llmourot ai^wUc^n 



» & T 1 R E ITS itr 

feat petAft ininn^iftdnt cte I'eiicie 8e du ptpierV 
In Romaii ^ lips blEfo let L(^ tii hi cofttiim^^ 
kx^ condui]^ m Herosaadixiimevf^ame. 
Dfcla^ vioai: queParirvoit chez loi dc tent tema^ 
Les iktteurs i paQ$ flQt9 d^^bordir tons ks «ns: 
Etti't pwit de poitailr oti jwqwfi Mi coriichcs^ 
Tons les piliers J^ foicntr eQir^($p6( d'n&bes. 
Vons feul plus d^oiit^, ftns ppuYpir » & £ui$ »oii^ 
Viendre^ r^ler les droits Sc TEtat d'Apollon. 
• Mais Yous", qui raCnez fur les ELcrftsdes^utres v 
De quel oeil penfezrvous qu*on regacde les votresf 
n n'eft xisa eo ce tem^ i couyert dc yos coups; 
Mais^faYez-Yous aoffi comme on paarle de voos ^ 

Gardez-You$9 dirarUn* decetE^^nrmiquer 
> On ne iait bienfooyent quelle mouche le pique; 



Maiff^ 



K E M A R g^rr E s^ 



Mc Despreauz U tiouvpit a0ez bon Poete , S&dii8it que 
tk meilleuK pi^€e> non pas pom le fujet, xnjii» poui la* 
oompoiition , etoit un Sonnet concise Mz. Colbert , qui 
eHmneiifOit Dtt ee fcis : Minijhe avare ir tathi , Esctavr 
tmUhmriux. Mr. Cpibeit- fit U-de£Ris one action pleine de - 
g^ndcnr. On lui parla de ce Sonnet : U demanda s*il n*]i: 
Mk fien cpmie le Roi^ on lui dit one tfon. Cda etant^ 
f^fOiMilt-il) jir^en veux foint de mat a r^ttteur, 

'Vbr^ io). Sans que le moindre Edit Zi^c, ] En ce^em9-13^3 
titt^ek pablie des Edits de r^foEfnation & de fuppielHon* 

• CiTAHe. Vefs ip^ ' » kAm dixUme voUme,'] Dtsxt; 
Mb 9>efl^^i€s ^djtiims U j aroit : v^i« dihtz.ieme volumit. No« 
Mi'Mt^ ne fe^ibcivepoit pis> que les Romans de xyrns^- 
ditliUti de fhmrdmond, & der/e<f<fmr, font chacun dodix^ 
Tolum^, & non pas de douze. 

• lift T. V^ rr^* Qardetrvem, . . ^ dtttt ^^(rtj <r»>/filf.l 

ffoiaor^ XiY. L S«t, lY, T* sr* 



ri6 5 A T I R E IX. 

Mais c*eft nn jeune Fou, qtii fe aoit tout permisv 

Et quvpour un bon mot va{>etdrevingt "Amis.. 

n ne pardonne pas aux vers de la-Pucelle,. 

Et croit r^Ier le Monde au gr^ de fa cervelle: 

115 Jamais dans le Barreau trouva-t-il rien de bon? 

Peut-Mi fi bien pr£dier qu*il ne dorme au Sermon?' 

Mais lui , qui fait id le R^ent du PamalTey 

NM qu'un gueux rev£tu des d^poqilles d*Horace. 

Avant 

R E M A R §iW E Si 

,6nmes hi metmmt verjks\ tdtre PtHtas^ 

lEeumm habet in ctrtm^ Ifff^^fttSf' dttmmwh rtfiim 

^Excmiat fibs, non hie wiftum parctt amico,. 

Cet eadroit d'Hoiace ayoit aufli 6t6: imit^ parRegnip,, 
Sat. XU. 



FMjftJL a MSdifdnt: 



FafibeHfi efi fin htmmr^ fin parUr efi. ctufant, 
$4Mf 9 Monfitmr^ n^efi'sepas cet Homme a la Sdtire^. 
Hui ^erdrtit fin. ^Ami plnfiofl qu^tm met four rire i 

QUintil. L. VI. C. 3^ Lddere nttmjuam velimm, Unge^ ^fo^ 
frepojitum iiiud: Petius amicum quAm di^um perdidi, . . 

VERS' T24, Jamdis dans le Barreau &c. ] Notre. Auteoi- 
poflcdbit dans un grand degr^ de perfedion.le talent de 
contrefaiie toutes fortes de gens. II favoit. H bien prendre 
le ton de yoiz<rair, le gefte, £c toutes les mani^res des 
tcrfbnncs qu'il vouloit copier, qu*on s'imaginoit les Yoic. 
ec les entendre. Etant jeune A vocat r il n*aUoit au Pal vs 
que pour obferrer les mani^res.de pi aider des autres Arc- 
cats , £c pour les contrefaire quand il ^toit avec ic% amis*- 
II en faifoit autant ^ I'i^gatd des Fredicateurs , & des Co- 
mediens. 

Vers 128. N'*efi ^u*Hn fueux revitu des depouilles d^H^raee. 

8cr.l Saiht PAYIN9 dans un Bennett qu'iil avoit fait 

con? 



S A TIRE IX. rs7 

loi Juv^al avoit dit en LAtin , 
ft affis s Vrnfo atix Serpens de Cotin. 
fe r Autre avant lui s'ftoicnt plaints dc U rim«; 
: auffi fur eux qu'ilTqette Ton crime : 
±e ^ ie coiivrir de oes noms glorieuic. 
I Itkces AuteuFS : mais totiMi*ifoit que mieaic> 
doces MddifansrEngeance toute emigre 

^ Vow 

RE MAR §LUS S. 

I'Auteur, lut roxocboit qu'il n'etoit dche que der 
Ics d'Hoiace, dc Juvenal, & de Regniei *. L'Abbd 
ippuioit fonemeot ce leproche, foit dans At 54rir« 
; contre Mr. Despr^aux t » Toit dans (a critiou* des^ 
f fur les Satires dm terns, Mais- not re Auteurle rend 
nent lidicule, en lui faifant dire, que Jm/enal dvoit 
«r/n, Hif'on efi djps a Cdife aux Sermons de Cotin* II fe 
e one oSje^ion in^percinente , qui xetombe fur cc-^ 
la fait. Ce tour efi tres-ingenieux. _ 
8 136. Ireit la tete en has rimer dans U riviere.'} L'aos- 
[to dont M-; le Due dt Montauzier faifbit proflbf^ 
li £r regarder les precedentes Satires de I'Auteur, 
des medifances affreufes qu*on ne devoir pas auto« 
>e forte qu'un jour n dit dans un mouvement de co* 
u'il faudroit enyo'ier Boileau 6c tons les Satiriques 
ans la riviere. Ccpendant on fait que ce Due, qui 
m£te dc' Poefie dans fa Jeuneife , avait- lui-meme 
e des Satires > qui paflbient pour vives 6c piqnan- 
ilarot a dit dans fou Epitre ^ Francois I. 

de c* faut m*ejryoier « Cenvers 
ntr fins terre 9 &y f^ire des vers, 

AC U Notefmr le vers 128. de la Sat, I. 

ec U T^emar^uefur le vers 60, de la Satire III, 

^et vividm itU atifue- acres Satira qua nebile ir gener^fum 

m ^ttodam mode pra fe ferunt ..... Tefies mira retun- 

\pi^rdmmMa, 8cc. M s'm a o e , da&t TEpitre d^dica» 

: &$ Poeiies. 

a; 




i5» sr A T I w B rx 

Voilsl; comme o& vout trike r te leMondft o&ifc 
Vous regarde d^ia corane ua komtte soifs. 
En Tain quelque Rieur» pienam YiXre d^fcufer 

x^o Veut faire au moins de gace adoiidrl3i<featcnce. 
Rien n*appaife un Ledeur tod^rs^tremUant^tefioir 
Qui vok pcindre en autrui ce qu'il remarqut cb ka* 
Vous ferez-vous to%>ui3^des affiuies noaveBes?- 
£t ^udra*^t-il fans cefle effuier des querdks I 

T^AS N*entendrai-ie qu'Auteurs leplaindre 6c murmurer ?^ 
Jusqu' a quand vos fureuxs doivent-eUes duro-^ 
R^pondez» mon Esprit, ce n'eft [das raflkrie r 
Dites..^.,. MaiSy direz^vous, pollrqaoicett€fune^ 
Quoi? pour un maigrc Autcur que jc gloiecnp;tflknty 

Eft- 

R E Jd A R§liirE S^ 

Lmit. Veis I5p. ^i Pm vitm s ck^rcber f^m qmi fisr&' 
7»jjfcre, &cO Horace, Li\r. L Sat. IV. >a. U Guy. . 



MuttUfi^^d 



JOf CM^tflim funis iHJtffa Petitit 
TV c€ram f Her it 3 tUfendat^ ut tuus ef wfs , 
Jtfr Otfiflinus cotniShre tijus Arnica* 
fiK a puno efi irc» 

Vers 160. ^lidor a fis frAti katit un Itfuytfigre.} CeYCn 
Sc les quatxe fuivans d^fignent deux Ferfoimes. I4ipi«- 
hii^re eft un riche ^artifan q^i iCe ];ettfa .k Heme |Mia# ie 
mettxe i couvext des iccherches que Ic &oi Gt^frnm^maax 
Ie» geiis-d'aflBuces nai la Chsqabre de Juftice* ^Uiei fa* 
ris en 1661, L'Abb(^ Furetisre aroit £iik iiiic£fiignunr 



a^A T :i R E IX t^ 

-fitt UQ dime, ^fth^ai, H fi n^rft fi grandjt 
9m votaBt im Eat si^piaadir d'un Oavnge^ 
k droite Rttfon tr^dite k duq«e paiige«. 
s*ecrieaii&tdt: X'M^^iriSMiiM^^il/ifiM'^^^ 
ink^mx Effham I U rmmiit T^^iMiiur / 
imi bQ» mmrt au J4ur timts ns Mfwm-s frhoks ^ ' 
'£S Bkns i0^m9K danttk grmuksfarcUy? 
Lft-oe done }i rnddire, cm parfer ^nchement? 
n, non » la-Medifance 7 va plus doucement. 
"on^ vient k diefchcr, pour quel fcaet myftSrc 
doHt fee frais batit vai Monaftdre: 
i^r, dit un Fourbe, ilefi^ dt mu Amt. 
taicpnnHLoqiialsavant qnitfit Commits 

R E UjLR §iU E S, 

TmJLU fti^xAlithr fm LsquMs , 
nfmf9W/nis^ hnMUirdgciUi 
2dM$ ^wmtL a mt fmt ftce 4cqmtty, 
nfm T4^y tUtkf^ difficile. 
On l^euf frit p9wr m T^itilit y. 
Tdnt l^^rffttil lefa mk^^mitrt.- 
Jhvois bienqut t^kn bon Valet 
&H mfd^eiffair^m UnUnitre.. 

z fes eoncnffions, avoit fond^ un Hdpital : fuiquoi Louis 
tf A tt bOii Mcte^CJWte i^in ^Mtnt flut m% infitM di pAH' 



i 



ido : s^ A T I R E ry. 

Ep qm viut nndr$ m Dwf ee qml a pris au m$ni9i^ 

X65 VoDa jouer d'adrdTe, & m6dire avec art > 

£t c'eft avcc resped enfoncer le poignar<L 

Un Esprit n^ fans fard> fass bafle complai&iice^ 

Fait ce ton radpud que prend la M^ifance. 

Mais de blamet des vers ou durs, ou languiflans; 

170 De cbo<]per un^ Auteur» cgxx choq^e le bon fens: 

De 

! R E M A K %U E S. 

Vers itf;. ■■ ■. £r meeUrejttvec art,} II ▼ a aoffi uiW 

ait ^ medire, & la medifance meme a fes zegles. EJf mts 
itiam maleditmdi, $caligerana 2% p» lo* 

Vers 173. VnSot de quatite, &c. ] Un homnM 

de quality fit on jour cc beau jugement en pretence de no* 
tie Foece; & foiitint fon avis avec bcaucoup de hauteur* 
Hi. Despieaiuc ne voulant pas lui r^pondie dnine mani^ie 
qui pCu i'ofFenfei : Vtus ftyez, him qttcfa* rdifiny lifi dit-ili 
Or, ditfS'Vom a vousmimt u qtu V9ms me diritTL fi vom ititu 
a PM place. 

Vers 176. Et le clinquant dm T^e. ] Poete Italien tr^s- 
Cidl^bie qui a v£cu dans le XVI. liecle, Pluiieurs Auteurs, 
& paiciculieiement de^r Italiens , n*ont poi^t fait de diHi- 
culte de mettre £ e ^T as se en parallele avec Virgib, Bal- 




'Auguitej & qa'^fen oe genie d'eciue, Vit%Ue 
caufe que le Taffe n'eft pas le premiet: Scle Taffe^ que Vir- 

file n^eft pas le feul. On avoit deja donne le meme eloge 
Ciceron» compaie I Demofthene *. 
Un Auteui Italien t qui a entiepris la d^fenie du Tap, 
& dcs autres Ecrivains de Ton pais , contre les lepiocaes 
^ Igui ont ete faits paile P. Bouhouis, dans (a Maniirt 

d»> 
^ Demofihenes.tibisprarifmt ne ejfes frimm Orateri tm $lii,9t 
felus, D. Hieion. Epiji, ad Nepotian, de vita Cieric 

t Lc Marquis Or s l :• Confideraxjoni Copra unfamcfo Likfn 
trancefe, intitolato, la Maniere ^c. OW , la Manieta di bcq^ 
£eiifai;e ne* componimenti, imprimi d Btleinti X70i«/ 



/ 






SAT I R E IX. xtr 

OeraiDer d*un PiaiCmt, qui ne fait pas nous plaire; 
Ceft ce que toot Ledledr eat tMjours droit 4e &atc.' 
Tous ]es jours 4 h Cmt un Sot de qoatit6 
Peat jugeiF de tracers. afvec inpunit^ : 
r A Ma]herl>e, i^Ratto^, pr6fcrer TMophile, 
£t ]e dinquafit du Taile , i tout Tor de Vii^ile. 
Un Clerc , pour quinze foos , fans craindFC le hoto , 

Pcut 

REM jf R §L^E S. 

it Um^mfeti eflaie aufli dc ji^ftlfiex le TalTc du Jugement 
one Mtr. Despr^auz en a fait, en oppbfant (on clinquant i 
rox de Vtague. Ed apfiut^ jm» i nn.firi» giudix^Ut ditoil». 
MM UMS fcberxxv9U ticenzA ^eticd ft$ ^ueiU ch* egli uso contra it 
Tsffh. n Ce n*eft pas un Jugement ii^iieux, mais une plaU' 
»^ fiincerie, 8c une licence poetique. 

Ce mSme Auteux ajodte ^ que cette plaifanteiie de Mr. 
Despitfaux contie itTaffit n*a ^e dite qu'aprcslm Auteux 
Italien t > iL qui il eft ^chappe , d'ecrite que U ferufkiem 
dilivri* u'eAjpr^cifement que du clinquant ou de Toripcau^ 
en coMpaxailon d'bn autre Foeme Italien qu*il nonunea 
Che U Gitrufalemm* liber^A pareagU appunto un* orpelio allat9 
nil* Or§ deit* xAvt^rcbide, CePoemeeft de Luigi ALAMAMMr. 
Vers 177. Vn Clere , pouf quinzj fous , funs craindrt le 
beUy &c. 3 Mr. Despreaux etant» en %666. "i la premiere 
Kpiiffentation d*^geJiUsy qui eft, une des dernieres Tra^e* 
dies du grand Corneille, fcntit que cette Tiice etoit biea 
an deflbus de celles qui Pavoient pxecedce, & que TAuteur 
commenfoit ^ baifler. Sur cela il fit r£pi^amme fuiv an- 
te-^ qui eft peiit<^re la plus couxte des £pigiammes Elan- 
^iicf. 

Heiasl 

L'^um^fe fUivante Corneille donna la Tiag^die ^^ttiU^ 

0^ 

. ♦ Z)f4/. K/. p4?. jo<5. 
t Lr Cavalier Salriati: infarJnata ficendo, pag, i%u 



i6x SATIRE IX 

PeutaHerm Pactenre attaqoer Attib; 

£t ^ le Roi des ¥fmB 9tH ^HmmsA'ovsSktp 

x8o Traiter de Vi^c^lCMls to-v^s de Ccoups^. 
II n'cft Valet d' AWMiii. pi. C^^^k JtoiH 
Qui 9. la balance ea main » oe p^ j0$ BQ;tei 
D^s que Tiaspreffioa fait ick>m m Focie » 
H eft efdave d6 de quicoii^v^racbite : 

1%^ H fe fo^met loi-m^me aux caprices d'autrui,. 
£t fes Eaits tous feuls (l^ivent parler pour lui.^ 

Un Auteur I genoux, dans une humble Preface 
Jbt LeAeoTy qu*il ennu'i^y a beau demaadjQf grace 
li ne gagnera: rien fur ce Jc^e irrit^ r ^ 

tpo Qui lui &u fon prQcq de i^ioe autorit4 

It E M A R §iY^ ^- 

crU la decadence de Con ^eoic (e faiioit encode mie}i^t£|] 
2St. Oespieauxdoubla aiail U meme ££l|;raami& 

C^^ ^ oti» qqer notfo^ Aiircii» nh i^ sUnion dan 
▼ers, que Mr. Coxneille pzenoit poui un elo^e, quo! ^ 
puiflent etre interpretez (rune manieiebiendifierente^j: 
1* Auteur y avoir mis sL defieitt an ped ^anotbtguite. 

1m IT. Vers 1%$, II fe foumtt Im-mim* ^ux cMf rices d 
trui,] ^ifcribity imUfs fitmit Judices: alius in Mterim 1 

«c gr^iffmr rr^nuum. P, Hiccoa*. ££lft. 29, ad Brsfi^ 
Diaconum. 

Vers 197. Vn xAttteur A geneuxy tUns une ht$mble Prif, 
€es quarre vers font remarquables paf kux btaate. 1& 
4tc caufe.qtt'uiie Datoe cxmmemeiic fputtucile ae vw 



SATIRE IX. i^i 

^ fer^ le feul qui ne pourrai rien dire i 
i ridicule, & ic n'ofejai rirc ? 
out produit mes vecs de Q, peroideuxy 
urmer contre moi tant d'Auteurs furieiix f 
de les d^crier ,. ya les ai bit pasoltre; 
ivent » fans ces vers qui les out Mt eoonottrCy 
tateit dans Toubli demeureroit cachif* 
i faoroit'&na moi que Cotin a pr£ch<£ 
iture ne fert qu'i rendre un Fat illuilre. ^ 
use ombre aix tableau ^ qui iui dooae du luftre*. 
sUimant enfin^ j'ai dii ce quej^en aoi, 
, qui m'en reprend, en penfe autant que moL 
rtp, diraL'Uoi PmrqmifauU'U qiiUninimif 

cnnePiidlace^ de peuc de h Ui&t fvkftvk^ fiUec 

t jygfik dos OaTiage&fu fes (eules lumi^xea, U eUe- 

eoitbica. 

[ T. Ibid. Vn sAmettr a ffmux^ &«..] Cervantss-> 

i Preface de (on Don Qj^^oKe.. AT^ fmm» Ttmt conr 

lemtdd ufh ^ nifii^icarte csfi ctm /«» it^inutit m It* »hff* 

rti bsxJtn y Ltttr mio , qutfertUnts e d^p/imitt Un- f^UtML 

Kft 19^, Mt qmfiMnhffms moi ^ CHtm m priihg ^l Ah^ 
\ ce vers dela Satire IIL ^aHic Smrmms tU'Oiffimir^ 
*.Akb€ Cftin, QBek)ue>tero« tilths la'poblkation^ dfelr 
cue Satire, rAbbe CaiTagfie pcecba ^b»» J^Egttft d^ 
oir* La curiofitc attira \ fon Seimou beascoup ^Inai 
^nde qu'it n'en avpit ocdinatiement y ct quo mtsct 
\ ai'aat .agpris : // m*e/t rtiwitbh tU mt bonnmr ,■ dtt-il »« 
if# Jr i^sifiUt c9imoitf*^ Sms nm P'mne (kwnit ^s fmn 
O^fi^ $ut fvkhe, UamfiattfteitfliteairAbb^ dP^ 
\ «qu^ avoit dU da T AbM Cafiagnc^. 
Kf aof. ilatm^ ^rABumi Ptimrfimi fim*U fn^il nmm^'- 
Lift joiu l^AA^ »> MCjV iCTo'tA* difiMt ^ i?^ft«K 

mux:. 



I 



X64 SAT I R E ix: 

Attaqutr Chapelain! ah! ceft unfibonHomm. 
205 Balxjie en fait Nlogi en cent endrotts divers. 

ll efl vrai , iil mekt cru , quit ri'eut fount fait de vtn, 

life tne k rimer, §lue n'ecrh-il enprofe ? 

Voila ce que Ton dit. Et que dis-je autre cliofc ? 

En blimant fes Ecrits, ai-je d*un flile affreux 
iio Di(liI6 fur fa vie un venin dangereux ? ' 

Ma Mufe en Tattaquant, charitable 6c difcretc^ 

Sait de rHoimne dlionneur dlftinguer le Foete* 

Qu'on vante en lui la fbi, llionneur, la probM jV 

Qu*on prife ft candeur & fa civility : 
2x5 Qa'il foit doxix y compkifanty officieux, fincir^r 

On le veut ; j*7 (buscris , 6c fuis pr6t de me taire, 



Mais 



Kg li A K §jr E s^. 



cetir : Ckspelain tf de mes amis i & je fuis fichi qtu vws fAjA» 
wmmi 4ians vr SiUires, II eft vrai y quei*ilm^en aveit crA, U 
n^auroit jamais fait de verj. La Trofe lui eonvenoitmieux, Veitk 
€$ <jue ton dit^ s'^ctie ici notie Foete, & que dirje aut'rt 
ehtjef ll ajodtoit eocoie, Quepeut-on me reprochery /ice n*ejf' 
d^aveff dit en vers t ce que tern h mende dit en prefe? Je Juh If 
Sseretaire du pukic. 

Vers 205. Baltjtcenfait eeleu,'\ Voicz Ics Lmies dfc 
Bakac ^< Cfaapdain : i^ yen a ur Livtes cntieis y deptiisle 
X.7. jusqu'au 22. inclufi¥ement; 

Vers 218. §lH*iifoit le mieux rente deteus lesieauxEsprits^l 
lie Roi donnoit une peiifion dc mille ecas k Chaplain. 
Mr. I« Due de Loneueville Ini en donnoit une 4e 4000^ 
ftanes \ caufe du Poeme de/4 Pucelle (t Orleans. 

Vers 222. J*irai creufer la terre , & eomme ce BariieTt 
See.] Midas, R,oi de PhrygiCypofTedoit de grans tT6(bxt: 
ce qui avoir donn^ lieu aux Poetes de feindre que ce Ptift- 
ce changeoit en or, tout ce qu*il tonchoir. Mais^ il irrofr 
tses-peii d'esprlr^ Apolion & Pan s'^tant defies k ckantetf 
pcixeht Midas pout juge. Celui-ci ajtigea la pt^fetenee if 

£an*^ 



S A T il R E IX. t6s 

^ que pojor un modele on montrc fes Ecrits , 

lu*i\ foit ]e mtvoi tcni6 de tous les beaax Esprits : 

bnime Roi des AuteiurSyqu'on I'dl^ve 1 TEmpise; 

fa bile alors s'^chaufie » & je brMe d*6cniK : 

t s'il DC m'eft permis de le dire au papior ; 

Irai creufer latterre » & comme ce Barbier , 

aire dire aux rofeaux par un noavel orgaac^ 

tidaSf URm Middia disortUUsdAfu* 

>ueltx>rtlui£us:|e.eD^? ai-je par tm doit 

ftrifid & Teine^ . & g]ac6 fon esprit i 

[oand un Livre au Palais fe vend & fe d^bite, 

(ue chacun par fes yeux joge de fbn mdrite : 

)ue Billaine ^tode m d^oi&n^e Piliei^ : 

' Le 

JR E M A JSi §LU E S. 

/ - . 

t 

^9 ^ ApoUon, poui s'en ven^cu:,.dQDna ^ Midas doi 
ceillet d'Ane. Ce Prince cachoit fa .disgrace avec fbii^ 
lais comme il ne put empScher que (on fiaibiq: ne s*eii 
""^t^ il lui defenott (iu peine dela vie d'en pa^er. he 
^leraepouvant (e taiie, fit,dansiatette on cieux^ oh 
X tont bas: Midas s des oreUles £^ne, Il cnit avoir en- 
^eet u>4 feaet i mais la terre produifit des Rofeaux qui 
Ctttr agit^s p>ax le vent, redifbient tout haut: Midas 4 du 

111 IT. Ibid, J*irdi cTMmfir U terrti ficc] Perfe, Satire I. 

X. Mm* mmiremfas , nte tUm > me cttmfifh f A. ifutfuMm^ 
F« Htctamen inffdiamf vtdt^ vidiiffi^4iMl»-: 
%Amriatldj afini Midd T^x'-hsbetf 

Vcas 229. i2^ Billaine fetale,^ LouTs B I llainx, 
kmeiuc Libraire, dont U boutique ^toit contre le deuzii- 
BC Filler de la grand* Salle du Palais. II mounit en i6((. 
S&e|ft lui 49^ vendoit le Pocmc de la Pocellc^ 
h: Vjia* 



I 



itJ6 S A T I R E IX, 

230 Lc d^dt d'ua Center pencil le dtoier ? 
£b Taria contre k Cid.tm Miniftpe feiigue^ 
Tott Bans poor Oamdn^i^ teftnik <k Rodr^ 
L'Acad^Biiejea oQcps a beau ie<caiarcr : \.' 

Le Public ee?«QlCi6 ViMinei.EadmiKr. 
i]5 MaisIors-fMe Chajririftittct ime iKiwrc eakmitet 
Cbaque,I^(3iear d'iafaoidlstidi^vieQt cm United 
En vain il a re(]d.(£aQBB6>dC4iiili& Altteon : 
Son Uvre mpiiroilpifliliid^siaittQMS^fitti^ 
Ainfi« fans m'aecniiqr,^ qoasdiQUtBffi&icjoug, 
240 Qu*il s*cn '^iasoxJt^k& ytxixftS^ 

Veks 2)1. EH vtak^^mreje ^id^Hhi^T* fi i»gtte.'\ AVCC 
TAcad^mie. Mt, CotttMHe i^'am mc ttptCfciitei fafameu- 
fe Fi^ce du o<, la gloiie qu'U en recut lui attua bi«i 
^ ' Etineux. Ictlr * pdtti fe noura^ kilme .fbi^($ pai' ^e 
gtand Carnal dt*!^ it; his lieu, ^m .vocdixt t^ca t^cuio- 
itt cc ?oete dc 'fii JaiouCc. II 6btigea l*Acadifitiit Jian- 
^^ife de faiit la Cntiqne da Cid: & cette CritiqoerMlBB- 
^in^ tn. t<37. fons le tkie ^ Semimens di Tv^«4^< 

4tt\t contrc ie PoeiiK deii Pt«^e de t:h^f<ri^ia« J^c 
B^igis^me ei^ de lui. // 

- * • 

^0ifi dtttruUnt de ChsftUin^ 

Vnt WtrvtMi0ttfi ^uUtie^ 

La CdhdU tBdftfimgHemi . 

X>€pttis Vifip 4ns jtn parU (fElU^ / / * / . 

itous paikxo^.OAMrc (d(,7L«%c^t'als) JiLievcp t«4irKK* 



SATIRE IX. rtSj 

'H sVn preane ^ fa Mofe ASenHmde en Fnmpig, 
ds laiflbas dnpehim pour la demiire fbis. 
La Satire , dit-dn , »eft tm ittftier Ancfte^ 
ui plait % qdelqaes gens , & dioque tout Ic rcftc. 
a fttite en ^^ tftkidre. 'En ce hardi metier 
.a peur phis 4Hiiie Ms & nspentir Regnien 
^ok^ ces li^akis plaifiis^ doBt Ttppas irons tMcz 
k dc plus de^x 4M«p!ois ejccttpcr totit Mufc; 
& laiffczr i TettiBet reforttrdr rUni vcK. 
)£t fur qiioi done hm-fl que s'exercem: aec vers ? 

Irai- 

R fi i< .4 Jt,jt^^*A 
Poetique. , . . ,r r 
Vers 24^'iutpmffk&itmtifnr/hytihtM/%lgr^ tt 
^ MMp : dnbit quelquefois T Auteai. Mathukin Ke- 
6NIER, natif de Chaitres, Poete £itixic|ue > £cle premiec 
ijfii ait fait des ^trtes ta fiance. H ^toit Nevea de I'Abb^ 
£e$ Porte s. La tradition ^ Cliaitres eft que Kegnier , 
At ia ptehiRte Jeiinel&9 ai'tnt fait pafoine oeanconp de 
Kodiai^ poiu la Satire, les vers qu'il faifoit centre direr^ 
fis^perfeniiesliDitttii^xefit Menkes Enhemis, 6c obilgt'- 
teat fbn Fere \ Pen diiti^ f^aii d'line fbis. 11 lui tecom- 
xamMt y t>tt dfinritet ibb Onde', 6t 4e^oir la mcfdifknce , 
on de; ni^ ^oint ^cme. M||!6$e^'n£quiriL'Chartxes9 le zj, 
it ^iccMbtt tT7i . dc ttonxtir )t Itoutn i ')e 22. d'Odobii^^ 

CT)^AS Pruitx'ET, Chatrbint «e St. Cloud «* Ijtoit. nil 
PHdttsfenrfdMrtNitt^ dans fet Sermons, 9c d^me Mo^rale 
brti^ AttHfent fe yte. M- s*etbitv .jronr ainii dire , acqidsi 
fttdit «e'pai»^r'ti^'iin€ enttti* Sbcrtrf «nx premiss Pei- 
ftHitAi '^tH'Cl^suf 6C dc fer^pt<fendre tle^enrs &i^ 
^^ihs: C^dk^^O^quot ohim^^'fStl'ipplicatiOn de 
refWfftatiiiit dPrm} tjif^srkt^finmu tm'i U 
T(Mttmx & non eonfiintUhar. Il moorut i Paris le 7. 'de" Sep- 
- ^ ! -> tembrc. 




I 



1 



x68 S A T I R E IX. 

irai-je dans une Ode , en phrafes de MaSierbeL, 
TroubUr dans fis rofiaux U Danube fuparkt : 
DiUvrer d$ Sicn 1$ PmfU gimifint : 
Faire ttimbUr Memfbis^ en fMr U Croljfant: 

SS Ep fajfant dn Jourdain Us ondes aUrmSts , 
CueiUir, mal-^-propos, kt Palmes Idumiesr 
Viendrai-je, en une Eglpgue, entour^ de troupeaoA. 
Au milieu de Paris enfler aie$ Ghalumeam:, 
£t dans mon cabinet aifis au pied des htees, 

60 Faire dire aux Echos des fottifes diamp^tres? 
Faudra-t-il de fens froid , & fans ^tre amoureuz. 
Four quelque Iris en I'air, £ure le langoureux; 
Lui prodiguer les nomi de Soleil & d'Aurore, 
Ettcx^Qitfsbien mangieaiit ipoum par mduphore? 

65 Je lai£k iiux Doucereux ce langage afiet^ , 

R E M A R SJT E 5. 

tcnibrc, 155a. dgc de t-k ans. Son Fortzait a et^paK 
pax Edellnck. 

V E A s 25 1, Irai'jt dau^ utft Ode , en phra/esJe I^Ulbtri^ 
&c.] Chaales du F^'rie-r > Focte qui viyo^ aloo^ 
£ufoic des Odes Fzanfoifes , dans lescjudles il afieftotf 
d'imitei Malherbc, & ni/eme d'en copier les 'cxpjcc^m 
II avdit abandonne la Foeiie Latine dans laquclle il J^ 
'fiiroit foit bien. ' 

Vers 256. r Us Pdlmes Idumeeul L'ldum^ cft 

une Fxovince voifine de la }udee> abondante en Palmioi. 

Yeas z6z. Pour qudtiue Iris en pAtr faire le Un^meif»»'\ 
Charles Pereault^ de TAcademte Fian^oiie,^. 
Pierre F ERR AULT-ibn £:eie, etoient du nombiedf; 
ceux qui bUmoient notie Auteur. I.es pxincipauz OwOr 
.gcs ausquels s'occupoien^ alpis c^ deux Foetes etoieot^b 
Stances amomeufes , des Cpgkguipf tp^As^ > des VX^pikl, 

Chavc 



\ 



t» 



S A T I R E IX. i6^ 

dort un esprit de mollefle h^betd 
atirCy en le(ons/ en nouveautez fertile^ 
le afl*aifonner le Plaifant & rUtiIe» 
versy quelle ^pure aux raions da Bon Sens « 
)per les Esprits des erreurs ^e leur terns, 
lie 9 bravantrOrgueil&rinjufticey 
[ues fous le dais faire palir le Vice; 
rent fans rien craindre, \ I'aide d'un bon mot, 
iger la Railon des attentats d'un Sot. 
nfi que Lucile, appui6 de Ldie, 
ice en Ton terns des Cotins d'ltalie , 
iorace > jettant le feli pkines mains, 
)it aux d6pens des Pelletiers Romains. 
le, qui m'ouvrant le chemin qu'il faut fuivre; 
Ira db quinze anslahaine d'un fot Livre, 

Et 

KEUd A K a^ E $.^ 

VG, Vers Z76. betromfer Us Esprits, "^ On lit. De- 
dans routes les editions qui ont ete iaites avant 
•n poftumcLde 171 3. 

s 275. Ceji Atnfi que Lucile appt^t de Lelie &C. ] Lu- 
s ^toit un Foete Satiiique de Rome , & le premier 
^crit des Satires, ll etoit fort aime deSciPioH, 
. e' L I u s , deux llluftres Romains. 
r. Ibid. Cejt ainfi que Lucile y &^c] Pcrfe , Sat. h 
^ 6c fuiv. 



Secuit Lucilim Vrhem , 



Li^e^ te Muti, (r genuinum fregit in illis* 

* 

mi vAfer vitium ridenti Flaceus dmico 
ngitf (T sdmijfuSf drcum prdcordU ludiu 



i 



^ 



tTo SAT I R E IX. 

EtTurce Mont&meaxy oti j^oGii la cherdier, 

Fordfia mes pas^ & m'appritl marcher. 

C'eftpour eBc» «ti on mxityqae j'ai fait voeu d*^ 
TootefbiSy ^il hfrat, fe xtxst bien m'tn dcdi 
^85 Et ponr calmer eofin tons cesfotsd'EmiemBy 

K^parer en mes vers lesmaox qa'ils out commis. 

Fuisque vons le voulex , je rais dbanger de fiSc. 

Jc le icdarc done. <Jirinant eft mi VngBc. 

Pradon conrnie tm Solefl en nos ans a pam. 
^o Pcllctier icrit mieux qu'Attancourt ni Patru. 

Cotin y \ fes Sermons tralnam route la Terre, 

fend les flots d'Auditeurs poor a9er a £1 tlxaire.* 



I MIT. yets 284. Ttutefois^ ^U UfAut^ jeveuxkitH 
Tiedire I £cc,'\ Feife, Satire I. xip. & foiy. 



?er mi ^qmidem fnt 9mnU fntimm oHm : 



Nil mtror: Mh^k* Omtusp §fnnts btnemim tritis rth 
fhtJMvat i 

Vkks 1%^. KjpMier *n MM vers les mdnx^Ms 9iit mm 

Pans J a dexnicje ^ditioB que Mx. Despnfattx fit M 

1 701. il y a, les m£ux ^m fiu eemffus i maii c'eft«oe 

^'impreffion , doiit PAnceur m'a hk apcfceroix » & 

.Xi*a point 6t6 couigee dans redition pofttune de ijtp 

Vers 288. ■ 1 — — iininoHt efi^mm Vn>^ihi} 
fioa au vers 20. de ja Satire U. La T^ifin dit VirgilMp 
'Mjrnt Sl**tnaur, 

Vers 289. Pradon cemme mn Seleil &C] U 7 aTOit^ 
fam dans Wis pretm^es Editions ; mais il rdtaapiti! 
Reconciliation. 

Vers .290. Ptlletier ecrit mieux qif sAblancturt id P4 
^elUtier: ro'/iez le vers ^4. dn Disecmrs an R.oi« 

tA^lanteitrt : Nici^tAS Fst&oT i>*AblamC9i 



SATIRE IX; 171 

ft le Ph^iix dies £qprits relerez. 
...BoDyjiionfispnty courage, poorfoiTez. 
\ ¥0le£-^T0B6'pts 9 qoe kur troupe en furie 
idre eficor ces vers poor une raiUerie? 
a (kit y aiiffi-t6t ^qne d'Auteurs en comtomci 
Rimeon bkflfez s'en ▼oiit fbndre far rous ! 
s Tcrrei%ien^dt, f6conds en impoftuDCS, 
T contrc Tous des Tokraies d'injtjrcs, 
en vos Ecrits chaqae vers d'attcntat, 
I mot nnocent finre un crime d*£tat. 
urez beau Tamer le Roi dans vos Ouvragesi 
r nom hcxi fan^ifier vos pages* 

Qui 

R E J4 Ji R §L^ ^ ^ 

pai les Traduftions qu'il a donn^es. 11 etoic de 
mie Fran^oife, & mourut en i66^ 
: Olivieu ¥ ATKu>4erAcad(^inte Fian^oife, a 
les plus celebres Avocats du Parlemenc de Paris. No* 
te t joint id ces deux Uluftres Ecrivaias , Abltocouit 
14 pasoe .qii*ils ^fioient tmis d'une etioite amicie. 
s a^i. Catinafei Serm»Hj &c.] Voiez le veis <o. de 
tVLl 

S 29 3 . Saufat efi U Phinix &C. ] C'efiSAUVALLX. 
t Ters 40. <le la Satire VII. 
s Z94. P*rnn. ...... &c.] Yoiez le vers 44. de 

sVlL 

% 302. A iTiM »Mf innocent faire mi crime ^Etat,'] Mr. 
de Moncauzier avoir voulu faire an crime d^tat ^ 
itixiqae., de ce qu'il avoir txait^ oe biide, de Sit" 
«',.daAs.laSatire I. Mr. FeliiXbn, pique contrc 1* An- 
ooftoit taiinner que, daas le v«£s 224. dc; cette Sati- 
Leme , Midas , U T^i Midas &C. Mr. Desprdauz av(ne ' 
gaxd du &bi , le meme dcflein, que Ferfe avoir eu 
Mexon dans ce vers: ^mriculas afini Mida%ex habit: 
eztremement eloigne de la peniee dc notxe Auteur. 

H z Vers 



15* SATIRE IX* 

^05 Qai m^prife Cotin, n'cftime point fon Roi , 

Etn'a, felon Cotin, niDieu, nifbi, niloL 

Mais4moi?r6pondresL-voiis: Cotin nous peut-il noire? 

£t par fes ais enfin que fauroit-il produire ? 

Interdire ^ mes vers, dont peat-£tre il fait cas, 

^10 L'enti^e aux penlions » oil je ne prdtens pas i 

Non^ pour iouer un Roi, que tout rUnivefs louci 

Ml langue n'attend point que Taigeat la d6ioue.; 

£t fans esperer rien de mes foibles £crits« 

L'honneur de le Iouer m*eft un trop digne ptiz. 

H| ^ Oiune verra to^jours, £^e dans mes caprices^ 

De ce m€me pinceai}« dont j'ai noird les Vices^ 

]£x peinty du nom d*Auteur tantde Sots rev^tus, 

Lui marquer mon resped, 8c tracer fes vertus. 

Je vous croi , mais pouctant on crie ^on vous menace. 

Je 

VfiKS ^06, Etn^at fehn Cotin , ni Dint 9 ni f»i^ ni Uu\ 
Ce font les memes injures que Codn avoxt publiees comie 
notte Anteur, dans fa Critiqm difimertffu fur Us SatimdM 
terns , ou il Taccufbit d'etre cximinel de Uze-Majeft^ Di?i- 
jie & Humaine. 

Vers 307. 1 Cotin mus pent- il nmre ?"] Voicilanen- 

#i^me Ibis aue le itiot •deOrin.ie pr^iente dans cette Satire. 
Les Amis de notre Auteux craignirent que le frequent le- 
lOUr du mSme nom, ne pai&t affeft<^, & ne deplftt aoz 
X>e6);eurs. // fant t/«iV> dit-il^NS Je confens d^oter tout ce qmifiid 
■di trop. On s'ailembla, on lut la Slatire entietej mais on 
crouva pajc tout le nom de Cotin (i bien place , qn'on ne 
«rut pas qu'il y e&t aucun de ces endsoits qui dflt ^re xe* 
cranche. 

y SRS 3 TO. V entree aux penfions ou je ne pritens p4U, ] Le 
. ^oi donnoit des Penlions aux Gens de Lettres 9 & Cocis 
CtoitLiiQilcs JgeniIonnaiics« 



SATIRE IX, • r7j 

oJcaains peu» direi-YOUs, les Braves da Pamafler 

He, mon Dieu ^ craignex tout d'un Auteur en coiuv 
roux , 

Qui pcut. . . • Quoi ? Je m'entcns. Mais encor ? Tatr 
fez•^voll$» 



K E M A R §LTr E S: 



'i 



Vers 322. ^iputt, .... ^mU Je m'entens, Mtts en^ 
urf TdifnL'Vom, ] II faut diftinguei le Dialogue dans cc 
^oiei Tcis. 

iMiT. Ibid. Slfiipttt. • . • SlS^if dec.] Ce Dialogue ef{ 
fcmblable \ celui que fait Ats r li m C o c a i' s ^ avec foai 
Espzit, ou avec foMnSmCi au commencement de la feptii^r 
nc Macazoniqae. 

Sifi$ Uhnrnp Qmnf CUfia tdemp, TdcituUfm ifi 
SjSpd nottt, Jm§ n0€et Vttiem nimis eji loqudcem^ 



* Som viritabU nom ifi tvk EOF HILO FoLXMGiQ dft 




Bj 



.<■ 



AT£J& 



I 




174 • 

AVERTISSEMENT 

S U R 

LA X. SATIRE. 

OICI fftfim la Satire fu*on me de^ 
wande depuisfi long-terns. Si fM 
tant tard& i la mettre anjofir ^ ?efi 
quefaiA/Bien aJfe qu^elk »e par 
r^fk^aoee la nouv^k Editi^m qm(m 
ffifait de mon Ltvre '•^, oA je vmlois Jf^e'lle fM^ 
tr^erie, Pltf/ieurs de mes Amis , a aid je Pd 
fof , en out parU dans le monde avec de grans /• 
loges^ ^ tm^fuk^ fme e^Aeir la meimMre de 
mes Satires. Us ne n^mn pm em celafait plair 
fir. Je counois Ic Public, jefai que naturelk- 
nsentilfe revoke contre les lauai^es outries^w 
donne aux Ouvrages avant quails aifemt fatpm\ €3? 
que lapMpart des Leiieurs ne lifent ce qu^on leut 
n ^lev^ fi haut y qu^avec. uu deffein formi dele 
rabaiffer. 

ye declare done que je ne veux poif^ profiter 
de ces discours avant age ux : £5? non feulement je 
taijje au Public fon jugement libre, maisje donue 
plein Pauvoir a tous ceux qui ont tant critiqui 
mon Ode fur Namur^ d'exercer aujji contre ma 



*obligeroMt 



Satire toute la rigueur de leur Critique, J^espere 
qu*ils leferont avec le mime fucch : ^ je puis 
Us ajfurer que tous leurs discours iie m\ ' "_ 
point a rompre fesphe de vceu que fai fait de ne 
jamais difendre mes Ouvrages y quand on n^en 

at' 
* Ea 1694, 






■«-- 



AVERTISSEMENT. tf^ 

efueraaue les mots l^ lesfylUhcs. JcfaurM 
bien fo^fn'tr ctmtre cts Cevifcurs^ Homer Cy 
ace, t^trgile, ^ tons ces autres grans Per-* 
ages dont f admire les Ecrits \ mats pour mef 
Its <fMcje if admire fmnt y c^efi a eenx qui kst 
'ouivironi a. trouver des raifims Pwr ijts di^ 
We. C^ejt tout Pavis quefai i do»»er hi am 
feur^ 

,a bienfiante ffStmmoins voud^ity ce mefem^ 
1^^j^fi£i^ qtt^ki/^^xcufe.au.B^aM.S€xe, de- 
berti que je mtpiis do»nh dc pei»dr& fes vi" 
Mass au find, toutes tes peintures que je 
dans m^ Satirf font fi ginir ales y que hie ft' 
d^appi^htitndaf que: Us Femme^ s^eu^offepfinP^- 
fwr leur approbation ^ fur leur curiofiti que 
mde laplusgrande esperanfe dufucch demom 
)rage^ Une chofitammmnr, dontjefusscer'^ 
r qu'eUes me loueroM ; e*€fi d^ avoir Pnomof 
e«, dam ume toatiihe auSL a^ihate q$^efi celte 
fy PFuke^ dt ne pas fatffer iehaper un feul 
"- qm put le moins an monde blejjir la pudeur^- 
spirt dtiMc que^fobtioMdtfai aif/memt mi»giMcr<^ 
Relies tH^ forma fas plus ciofUifey despr/di^ 
'ons que jefais c outre teurs defoHts dms c&Uer 
ire y que dies SMvtes cpue Us Prddi^eurs fiuM 
i UtitflMm en didrm eomnt ces^ metmf d^tmts^ 



H 4 SSTIR& 



%T6 

S A T I R E X. 

ENf I N boraant le cours de tes galanteri^, 
AldppCf il eft done vraiy dans peu tu te maries^ 
Sur Targenty c'eft tout dire, on eft deja d'accord. 
Ton Beaupere futur vuide fon coffre foft: 
5 Et ddja le Notaire a , d'un ftile ^nergiqne , 
GrifTonn^ de ton joug Unftrament authentiqae. 
C'eft bien fait. II eft terns de fixer tes defirs. 

j$M que fes chagrins THymen a fes plaifirs. 

Qiicllo 

REMAK§iU£S. 

J ^*Auteur tvoit fbrm^ It d^flein de hiit une Satire^ ctntrt 
*^ ItsFimmiSf long-temA avant que de rcz^cutci. Se^oc* 
cttpations Poetiques avoient et^ intcrtompues par le elo- 
zieux emploi d'Hiftoriographe du koi. II fe xengagea oant 
la Poefie, pout venger raonnenr des Anciens , que Ml 
TcRRAULT avoit outrages dans un petit Foeme, intito^ 
]^» U Siecit dt UmU It Grdnd^ U dans fes Dialogues fuz le 
^arslUle dts sAnciens ir dts M^dtrms, 

Notre Auteui fit d*abotd une Ode \ la mani^xe de Pin- 
afore, pour juftifier ce Poete du faux jugement que Mr. Pe^ 
xanlt avoit porti^ contre lui en particulier ^. Mr. Despr^aiHi 
lui-m8me fut maltrait^ dans la fiiite de» mSmcs Dialogues} 
mais il ne vouluc pas r^pondie k ion Adveziaire parunOu- 
▼ragc czpres : ^tant convaincu , difoit-il , que les Ecrits 
qui ne roulent que fur des disputes particulieres ou perfon^ 
nelles , ne font pas de longue dur^e 3, 6c qu'autant qu'on. 
le peut , il faut choific des fiijets generauz pour plaue aa. 
public , & fur tout pour aller a la Pofleiite. 

Ce fiit ^ cette occafion qu^il reprit fbn premier defleta,, 
& qu'il compofa cette Satire dixieme, dans Jslbuelle il fe 
contenta de toucher, en^affant, les Dialogues de Mr. Pcr-> 
xault contieles Anciens, conime on le verra dans la fuite; 

EUe 

^ •famlieU des *Anc$ens ^ dts Madmus*. Dial.. I. /« Z7^ & 



jr- 



y A T I R E X. pyjf 

Queie joie en efiet> qudle douceur extreme ! 
^De & Toir carefle d*une Epoufe qu'on aime : 
De s^entendre app^Ier/e^j^CoBwr^ ou mon Bim;z 
De voir autour de foi- creitre dans fa niaifon p 
Sous les pai^es loix d'une agr6able Mere , 
De pedis Citoicns dont on'croit 6tre Perc I 
Qaercharme^aa moindre mal qui nous vient menaGOi)^ 
De la voir auifi-tdt accourir, s'empreflets 
S'effia'ierd'un perilqui n'a pdnt d'apparence,. 
Et fouvent de.douleur ic pimer par avance I 
^tanefecaspointdecesjalouxaffi-euxy • 

It B M A R§!iV E S: 

iRt flit achev^e en i^p3. & publiee Pannee (uivante. 

V E m S I. Enfin > b^rrumt U c«urs de tes giUdmerits , 6cc. ] Mjtf 
kACifiE>^'etoitpas content de ces deux vers: la conftrud^on«r 
le lui en pacoiftoit pas aflez nette. II le manda a Mr. de 
VI A u c R o I X, Chanoine de Rheims ^ leux Ami commuB^ 
k Mi. de Maucroix les touina de cette maniexe : 

KAlcipfty il efi done vrai qu^tnfin fl^nte roart'g^. 
Et qm tu prens etngi di la.galant4ne. . 

fefoxs'Mx. Despfi^aux ne s'en accommoda pointy les alfancr 
louvez foibles & pxoiaiques* Akippe e&.im Seiionnage : 
nvente. 

Vers 6, — Vlnfintment dHthenti<fue,}:Infirumenti eu,. 
^ de Pratique , iignifie un Contxa£br un A^ public. 

VsRS II. ^ Petit Caeurt OH mon Bon,'.^ Madame- 

^i^bert appeloit alhfi Ton Maxi. 

Vers i9. Et iouvent de douUur fc^famer par avnmeef'^ Ce 
:aiaftcxe convient a la plupan des femmes. Cependant Ic 
^oete a ea paittculierement en v&e Madame B. . . . qui 
;6&oigaoit des fiaieuxs. ezceflives au moindre mal done 
on mad ^roit menace : clle fe pimoic : il. lui iak>ic jett;f r^ 
kreau fux Ic vifage, 



I 



r0 S^ A T I R E X. 

vo Habiles )k fe rendre ifK]jui^t&, oMlhraeuXy 
Qui tandi$ qtt*une Epo^ i le^^fcttx re(i^&)]e« 
Fenfent tod>puss ^*)^^. At^re en fecret la coofolc* 
Mais qtKH » }« voi d^» ^oe ce discoucs t'ai^rit ^ 
Charmd de }iiv<^^^ dc pkio de foB esprit 

^ 5 Venei- voiis , dirasrttiy dans une fnke outrde, 
Comme loi noos diiinter : gjM i^^ /« /f/iM ^ir BMt^ 
Xtf ChaftetiJ^ay hnangmrfitr kjhnt, 
Avoit chix. In HmBOm rtfu fha^ San i^rmn r 

Mats que la Bonne Foldans V amour conjugal 
lit alia point jus fi OH urns du troiphm Mitall 
Ces mots ont dans fa bouche une emphaz.eadmirabfeT 
Mais |e vous dirai , moi » fans aDdguer \^ fable > 
3^ Que fi fous Adam metne» &: loin avant Nod 9. 
Le Vice audacieux, des Hommes avoud. 



S4Kixe conrst le» fbnines , ^ eft fon j^us bcl Ouvjagc^ 
Cette Note eft de TAuteur meme, qui Tavoit mife a la 
iDarge de cette Satiie dizidme. 

Veks z6. I Sine des ie terns tU%hh 9 &e.] A edt^ 

ite ce vers & des fixiiilvans, I'Auteux avoit mi* cette No-, 
te : Vareles du commencement de U Smire de %ntetiMi,^ CCfttt 
dxtit Jmr^nal s*expxtme d*Uiie mani^xe im pea dtffeiaae: 
Cm 9 je veUx creire, dit* il',f «ir U fndieiti^ fern h rigm de S^ 
mme , a habite fttr U lerre , & tfn^en /*j a vmS mesne ttfix. ktgr 

terns: C^ft-^-diie, pendant I'i^ d*^^ qui dtott m tea* 



s K T I R E x: m 

M k ttifte hui^cence ^ tous liei» fit k guede ; * 
II dcmcura pourtant dc rhonncur fur ia Tcnc* 
Qu'aux terns les plus fi^coBds en Fhrjnrds^ ea Ifi^^ 
Plus d*nne P&ielope bonora fon pais; 
Et que mime aujourd'hui , lur ce fiuneux moddCr 
On peat trouver encor qudque Femme fidiie» 

Sansdoute; dedans Paris » fijefaibiencon^er;* 
B en eft jusqu*i Trds, que je poiurds cker* 
Ton Epoulb dans peu fera k quatiieme; 
Je le veux croke ainfi^ Mm la Chaftet^ mdme^ 
Sous ce beaanom d*^x>ufi:» entrSt-eUe chex toip 
t>e retour d'ua volagje en arrivtot^ croB^moi^ 
Pais to^oors da logis arertir I^ Maitreflie; 
Tel partit teat baign^ dcs pli^cs de & Lucr^ce p 
Qui, fiiuted'avoirpriscefom}udideux^ 
Trouva. Tu fiis. • . • J« £us que d'un cont&odienx^ 
Vous aye2 comme moi fall votre mdmoke. 

Cr*d$ Tttdii itiam S^tumt m^r 8!i«MMfl»- 
IntttriSi vifamqmdiu. 

Tea* f9. \ En Phrynesyfn iMsA FrtXYHft' ^ 

I»AVS, ^toknt deux fameuies Coiirtiianes de la GKoe.' 

*? sas 44. Jlen efiJMs^tti'i Trots , 8CC> xA U riguntr §n em- 
t fm t e j ^ it f4Ht'itre dsvantage , difoit rAuteur ea plMfancaBt»< 

yiM.%% 52. tr««v^ Tufais, . . .J Tout le monde fai9 
lUiiMimt de Jfndt mife en vers pu It cdl^bte la Fontai* 
itei-aaic tspat le monde ne iait p^os (xie la Difftttmon^ fp^ 
JHMuU, iiwpsls|iieepaimileS:Coates decet Huteax, eft do 
Ml pcM^sifmX' Iovjllqi^x^ mechant Foece » a? oHr 

aHiI% 

H * 



tfo 5 A T I R E K. 

Mais laiffons-li , dis-tu , Joconde & foa Hiftofrc: 

5 5 Du projct d*un Hymen ddja fort avancd, 
Devant vous aujourd'hui aiminel ddnonc6 , 
Et mis fur la fellette aux pi^ de la Critique , 
Jc voibien tout dc bon qu'il faut que je m'explique. 
Jeune autrefois par voas dans le monde conduit ^ 

6o JTti trop bien profit^, pour n'^tre pas inftruir 
A quels difcours malins le Manage expofe. 
Je fai, que c'eft un texte oil chacun fait & glofe. 
Que de Maris trompez tout rit dans ITJmvers, 
EpigFtmmes, Chanfons, Rondeaux, Fables en vers » 

€$ Satire, Comddie: dc fur cette matiefe, 

J'ai vti tout ce qu*ont fidt La Fontaine &: Moliere: 
pai W tout ce qu*ont dit Vittonr & Saint Gelais j. 
Ariofte, Marot, Bocace* Rabelais, 
Et tous ces vieux Recueils de Satirema^ves-, 

70 Dcs malices du Sexe immortelles archives. 
Mais tout bien balance » j'ai pourtant reconnu» 

aufli mis en vers Fianfois la m8me Avantuie de Joconde, 
fixee de TA K I o s T E. II y edt une gageure coniidcrable for 
J a pr^eience de ces deux Ouviages , entre 1* Abbd L e V a r k r, 
& un nomm^ St.* Gilles, Homme d'on cataft^ fbit 
pazticulier. Us s'en laport^xem i M o l i e & t , qui ne voo- 
lut pas diie Ton fentiment de peur de faireperdfielagaeetiie. 
i SU Gilles 'i mais Mr. DesDieaux decida le diffecend pa^ 
certe Difleitation. II etoit tort jeune alors : & dans la lai- 
fe il temoigndit i {t% Amis un grand regret d'avoii em* 
plo'i^ fa plume sk d^fendie un OAvrage du cart^^ze dc J^ 
conde. 
TkAs S9. Jwne Mdnftis^w vm dCC] CC TCZS & k flu- 

Yaat 



s A T I R E x: at 

Jac it ces contes vaiiis le Monde cntrctcna 

Ten a pas de THymen moins vd fleurir Tufage; 

[ucfous cc joug moqud, tout a la fin s'engagc z 

\i"k cc commun filet les RaiHeurs mSmcs pris» 

nt ^t^ tr^-fouvcnt de^ commodes Maris;, 

que pour fitre heureux fous ce joug faflbtairc, 

cwt depend, en un mt>t , du bon choixqu'on Qit 
£ure. 

Enfin , il fiiut ici parkr de bonne foi ^^ "'' 

vieDlis, & ne puis regarder fans effpoi ^ 

s Ncveux affamezy dont Timportun viiagt 

: mon bien i mes yeux fait d^ja le partage. 

croi d^ IjBs voir, au moment annonc^ 

fi la fin , fans retour « leur cher Qncle^ eft paffi^ 

: quelq^es pleucs forces, qu'ils- auront fein qn^oa 
voie, ^ 

faire confoler du fujet de leur joie. 

me fais un plaifir, ^ nc vous rien celer» 



Dc 



R E M A R §L^E ^^ 



r n'etoient pa$ ainfi. Mr., le Prince de Conti-, ^ aui 
iteui^ lecfta cctte Satire, n'aprouvoit pas que i'an aes 
c Inteilocmeurs de ce Dialogue tuto'i^t I'autre. Cette 
iftion obliges none Foete de faire dite ^ celui qui fe 
narier , ^ wV/ a iti dutrefois fius la condnitt de L* Autre : ce 
autoiife ce dernier iL le traiter plus familierement. 
ZlkS ^. Et urns ces vuux 'Heauiis de Satires ndives, ] Lcs 
tes de la keine de Navarre: Sec. 

B&s 75. Hi^i ce commnn filet les Tt^Uleurs memes pru,1 
FoMTAiHK i' apres aroir plaifancd en mille endroits de 
Poefies, (iir la galantezie^^ 8c Pinfid^Ut^ dct femmes, 
lifla pas de fc mattes, ' 

H 7 Ve*a 



x& S A T I R E 2L 

De pouYoir^ moi Tivantr dans pea les ddfoletT 
£t trompant ua espoir pour eux fi plein de charmcsir 

90 Arracher de leurs yeux de veritabks larmes* 

Vous dirai-je encor piu»? Soit foiblefle, oa raifoor 
Je fuis las de me voir le foir en ma mmfbn 
Seul avec des Valets » fouvent voleurs 6c traitres, 
fx toiijoursy ^ coup Dik r exmemin de leurs Maitres, 

9J Je ne me couche point , qu'aulH-tdt dans mo&lit 
Un fouvenir fadieax n'apporte ^ mon esprit 
Ces Hiftoires de BKMts lamentablcsy tn^ues, 
Dont Paris tons k& ans peat groifir ks Chroni^pies^ 
DdpouilloDS^ious id d'tme vatne fiert6. 

too Nous naiflbns » nous yrrons pour h SodM^ 
A noti9-tn€mes Itvrezr dans-une IbRude ; 
Notre borficur bicn-i^ ftir notrc inqaWtudc ;p 
£t fi r durant un pur ^ notre premier Aieul >^ 
Plus riche dlune cote, avoit v£cu tout feul> 



> 



R E M A R §i^U E S'. 



Vers 97. Ces Hijloires de mortj , &c»J Bland in & DI 
BL o $s EX ont compofe /«/ Htjl§ires tragi<ftus de netre tems^ti 
fetu cMteftttSs Us marts funefi-ts & iMfHmMes dc plu/mersfef* 
finnesy &C. 

V s A s 10}. £r /» ditrant nnj$m r- notre premier ^AUtdf 

Pifts riche £tme cote^ avoit vecm tomfinL ] 
VAnteni comparotr ces dau rers arec cenz-ci ^ ta Satiiff' 

ym. 

€rojt ^tftDieu torn exfrhtPme cote mitytiiif 
%Atiri ^eur lui feul nne femme fidiUe^ 



% 



!r»." 



S A TIRE X. 1% 

J Je doute, en fz demeure alor&il fortun^e, 
S'il a*eik px>int piid Dieu d'abr^r la journ^e^ 
N'allons done point id reformer rUnivers, 
Ni par de vains difcours , & de fdvoles ve^^ 
Etalant an Public notre miianthropie ,. 
Cenfurer le lien le plus dotuc de la vie. 
LaiflpQS-li, croiex-moii he monde tel qu'il eiL 
VHymcpjUeO, ujBjoug,, &c*cft cequim'enplaA. 
L'Homme enfesp^^nstp^purs emnt tos|^d(^ 
A befoin q»*OA Im metu; & k mordsSi labride*^ 
Son pouYoir SMlheweux ne fert f^k le ^ner », 
£t pour k rendre libre , il k hut endbaino*. 
Ceft ainfi qxu^ (buvent kt xaam de Dieu TaMie^ 
Ha bon !; Toilifpailes eiiido|i^e^^in^(iiifte» 
Akippe, & fur ce point fi favamment touchd , 
> Desm^res^dans SsuntRocbyA'auroit pas mieux^pr£ch6> 
Mais c*eft trop t'infulter , quittons la raillerie^ 

Pa^ 

ttil donnoit la piefrreitoe \ ceox de la Satire X, 

I MIT. Vers 116. £t ptHT te findre libre y il le fdttt enchA^- 
mr.} Horace I. Epift. ll. v. 62. 



I ■• xAnimwn rege^ qui ni/iparetf, 

ImferMft btmcfrmist bam ip e^mfefea aiteim* 

&tt ces deuoL Yftit lie. Dcspf^anx diibit qu*Hence itdi^ 
jttuiflifte* "^ 

SAiNX BxtitAiiES, Pzdne 4e li^Ofatoiie^ fnncux PtiA*> 

^HelitfiU ^U fo. ^ps^ i JUolft^ clba<l^ afcctqiicl^ues 

Doc^ 



f 1 



p ,rf4 sF A r r RE x: 

Parlons fans hyperbole & fans plaifanterie. 

Tu viens de mettre id THymen en Ton beau joun 

Enten done : & permets que je pr^die k mon tour; 

U5 L'Epoufe que tu prens, fans tadie en fa condoite; 
Aux vertus , m'a-t-on dit , dans Port-RX)Jial inftruitCir 
Aux loix de fon devoir r^e tous ies defirs. 
Mais quipeut t'afltlrer> qu'iiwindUe aux plaifirs^ 
Choofr toi , dans une rie ouverte a la lic«ice» 

130 Elle confervera fa premiere innocence? 
Par toi-mSme bien-t§t condute i TOpera^ 
De quel air penfes*tu que ta Sainteverra 
D*un fpe^de enchanteur la pompe harmonieolif^ 
Ces danfes^ ces Heros ^ voix luxurieufe; 

tys Entendra ceidifcoursXur TAmour fed rouhns. 



C» 



K E Mr A R §l^U'E S: 



Doftenrs de Soibone, au fiijet des fameuies disputes fur it 
Line de Janfenius $ 8c 11 pronon^a devaut le Pape un Dit- 
couis Latin fur cctte matieic. Voiez le youma.1 de S. A- 
M o u R , Fart. Vl. ch. 15.. &. 22^ Agces la.Paix de I'Eglife 
GaUicane, faitecn x66r. le P. Desmaies pc€cha un Carb- 
ine dans rj&gjife PaioifliaJe. de S. Koch ^ Paiisavccfaeeef* 
jnais 11 e(oit efiface pai le P. Bourdalouk qui picchoit 
en me me terns dans une autre Egliie. Le P. Desmiicf 
quitta la Predication a caufe d*un Polype qui lui vint dans 
Ze nez , & qui I'empechoit de prononcei avec ^race. 11 a 
ct^ Cure de Liancour, & n'a jamais voiilu quittec CC/S^** 
ne'fice pour un meilleux qu'on lui pffkoic. 

Vers ii6, ^— Dans Pm-'^ittl infirutttj] Port^K^Jdl, 
JSonaft^re de ReligiM(es» avecle titie d'AbbaiCvio^ h 
plu^art des Filles de Condition ^toient ^levees i mail, ces 
ReU^ieuies ajiant ete aconites d^ J tnli^nisme > on leox ^4^- 
fcndit de recevoir de^ Penisonnaires &• des Novi^s» 

Vxas U7. SmnA^ tCtttx ^d l^^^immrr &ci Kasimci 

§QSk 



S^^ A T I R E X. I?; 

Ces dl)acereux Renauds, ces infenfez Rolands; 

S»ua d*eax qu*a TAmour » comme au feul Dieu fur 
preme. 

On doit immoler tout , jusqu'^ la Vertu m6mc. 

Qa*on ne Ciiiroit trop t6c fe laifler enflamer : 

I Qu'on n'a tc^Cl da Ciel un coeur que pour aimer ; 
Ettous^ces Lieox commiins de Morale labrique,. 
Que Lulii r^chaufia dcs Tons de fii Muiique^ 
Maisde quels mouvemenSy dans fon coeur excitez^i 
Sendra-t-dle alors tous fes fens agitez i 

ii]eneter6ponspaSy qu'auretour, moinstinude; 

Digne Ecoliere enfin d'Angdique & d'Armide^ 

£IIe n'aiUe i, Tinftant » pleine de ces doux fons^ 

h^ qjielque M^dor gratiquer ces lemons. 

Sop-5 

R B M AR §iU E S. 

btt oidinaiies dans les Opera de Qumaat. Notre Auteu< 
dtoit encore cette belie maxime de TOpera d*Acis : 

// fimt fimvmt p0mr tUvtnir hturtux , 
j{i^i7 m C9Ht€ wn pen ^innaeenct^ 

U rap|ortoit pIuGcurs antres traits de la Morale des Opera »- 
rootre laquelle il fe r^crioit to&jours vivement. 

I MIT. Vers 13S. On doit immoler tout y jmqu'a U Vertm- 
umA Racine,, Phidre, A6te III. Scene 3. 

lifiun immoltr tottty & mim4 U Venn* 

Vers 142. ^* Lulli rechamffk &c. ] Jkan Baptistb 
»E Lulli, celebre MUfieicn, qui a nut nos plus beaus 
)pera. 

Vers i^€, -i— . iC^^ngelique & (PxArmidt,'] Vo'ie^ let 
^peia de Qli^^^> intitulez, Ti^ntid, d; .Armidc.. 

VsR& 



i86 S A T I R E X. 

Suppofons toutefoiSy qu'encor fid^ fie purCr 

Y50 Sa verta dc ce choc revienne fans bleflure. 

Bien-tdt dans ce grand Monde, oil ta vas Teiitiaiiierr 
Au milie»des ^ueils^iai vont rcim£QQQec»a 
Crois-tu qQ(& to^ouis feme aaz bonfar da pr^pker 
EUe poutm BMKchei fiM» que le pi6 liH ^flc ? 

x^^ Queto^)oiHsmfeftSUeaiisdifeoiirsefidi^^ 
D'un idolatrs amis de ^tniMft Si^siOmuSr 
Sa jQigefle i^aam ne deviendia Me? 
D'abord tu la y^m>t aiafi que dans Cldlie, 
Recqvattics AmMs fous le deuxnom d*Aaus» 



VSRS IS 9* T(eeiV4nt fgs %Amans flns ii doHX ttom sTxyimis.} 
i>«ns le Roman de Ofe7f>, Pan. I. Li v. I. page jsp^ Ce'lhe 
xaconte que Cldlie , „ cetce admirable Filie , vivoit de fa- 
^ con qu*elle n'avoit pas an Amant qoi ne fuc oblige de 
„ ie cachei (bus le nom d'Ami, &: crappelei Ton amour >. 
^ anutl&r car auOMsneiit, (tithi^, ils evflaa ete ckalffiez da 
,, ckex elle**. Oa fait faiie^nfiikekCUlieeUc-niiiiiie cene 
|olie diftindlion des divers genres d' Amis. ^, II ne faut pas 
^ conclure de U, dit-eUe, que tons cettx ^ue >'aMclemes 
„ Amis, foient de mes cendres Amis 3 car )*en ai de toutes 
„ les fapns dont on en ^eut avoir. £n effi^t , j*ai 4e ces 
^ dcmi-Amis^ s'il eft. permis de parler ainfi, qu'oji apj^ 
^ le d^agre'ables connoiflances. J'tn ai qui lone on, Ma 
y^ plus avancez, que je nomme mes nouveaux Amis: riai 
,, ai d*autre& que je nomme (Implement mes Amis ; ] 'ea 
„ ai aujffi que je puis appeler dea Amis d'habitiute; ytn 
t, ai quelques-uns^ue je nomme de Holidcs Ami»,flc quel- 
M ques autses que )*'appele mes Amis particujiiers. M^is 
^ pour ceuz que je mets au rang de mes tendres Amis^ ilf 
ibnt en fort petit nombre, tc i|s (bnt U avant dans moa 
cceur, qu'on ne pent jamais £aire plus de ^rog^^s. Op> 
pendant, ajo^te Civile, |e diftingue H bien, toiitei CCI 
loxtes d'amitiez que je ac ks confonds point du tout. 



» 



\. 



S A T I R E X. 187 

iravec eux aux petits foins permis : 
ien-tot CQ grande eau fur le fieuve de Tendre 
: ^ fouhut^ tout dire, fic^tout entendre, 
vdfume pas que Venus, ou Satan, 
qa'elle en demeure aux termes du Roman.. 
: crinne il fuffit qu*une fois on dAute. 
K^e toi^jours attire une autre ch^te. 
neur eft comme une lileescarp^ & fims h>rdsi^ 
r peut plus rentrer d^ qu*on en eft dehors, 
tre, avant deux ans ardente I te d6plaire» 
d*un Cadet, ivre d*un Moufquetaire 1 

N0U8. 

RS Ttfr. ■ 11 Smltfietrv^de Tendre ^ 8bc. J DatTS 

licxe paitie da Rxunan de Cielic » on a fi^6 la 
in Pais de Teridre, dott tt defRlin eft an(fgorique, 
laiqucx les divexs genies de TendieiTe. On pent 
le la tendielTc par trois caules diffeientes : L'Efti- 

Keconn<^anQ8, & JfliKlitatiom 1 c'teft pouxquoi 
arte reptefente trois B.ivieres qui portent ces trois 
& (hi Icsqinellcs foot fituees txoi& ¥iUcs- nomm^s 

£ivoir Teudr0 fur Inciinauoa, Tendre hi EftinEie, Sc 
AH &>ccannatiranflf. Peisu-T»ms. eft nn dea Villages 
Btez Cat cetu Carter C^cft 4 qiioi fittt ftUafion Ift 
Uddeuu 

s 170. Efrifei^MH aUet^ ivre t^lm Meut^mtmre,^ Ch 
liifie ici on )eune- Homme, un jeune Officier deguei- 
Tannee idSa. k Kor dtahlit ea plufiairs Elaces de 
iaume, des Compagnies de jeunes-Gens, \ qui I'oa 
le nom'deeWfffA.* ils ^toient inftmits dans toas les- 
es militaixcs; & qoaad on les txoHToit enables de 
nder, on les mettoit dans les Troupes. 
pmaire. Les lif ousquetaires du Roi , font deux 
gnies de gens i cheval , compofees de ; jeunes Gens 
U^ , ou de bonne Mailbn. 

Vers 



iM SATIRE x: 

Nous la vertons hanter les plus honteux brelans » 
Donner chez la Comu rcndez-vous aux Galans; 
De Ph^dre d^daignant la pudeur cnfantiDC, 
Suivre k front d^couvert Z .. . & MeiTaiine; 

175 Compter pour grans exploits vingt Hommes nunez, 
Bleflezy battuspour EUe, ScquatrealTaffinez; 
Trop heurcux ! fi toujours Fcmmc d^sordonncc>. 
SSins mefure & fans r^gle au vice aBandonn&y 
Par cent traits d*impudence aifds i ramalTer, 

iSo EHe t*stcquiert au moins un droit pour la chafljer,, 
Mais que deviendras-tu ? fi, folle en fon caprice, 
N'aimant que le fcandale 8c Tddat dans le vice, 
Bien moins pour fon plaifir , que pour t'inqiuete 
Au fondpeu vicimife, die aime ^. cpqiietGr,^ ^ -j 

185 Entrenousj, venaHud'im esprit biieatranquille;. 

R B M A R §iU E $. 

Vers 172. Ditrntr chn, U Comu Sec. ] Une infame , dtom 
te nom ^toit alois connu de tout le monde. 

y B& s 173. Dt Phtdti deddiniMt U fudeur enfantine,'} C*d 
oette pudeur fi rareaujoutdfiui, que no9 Coquettes trat 
tent <reiifantine. Le caiafteie de Ph^die a^^t^heuioift 
meat expiim^ pax Mi. Raeiae dans ces Vexs: 

■ Je nt fms point de ees femmes hsrdits , 

S^i ^oHtant dans le crime ittu t^M^mle f MX f 
Ontjufefdire nn front fni ne rott^it jamais, 

P H E DR I, AGt, lU* SC. 1, 

ticfir. Ibid. ■ Lapudeurenfantine,'] C*eft unetd 

dudion de Vinfans f^m^ne imhr , d'Hoiacc, Liv» L Sal 



S A T I R E X^ «8^ 

Ch« taiFcmmc abordcr & la Cour & la Villc? 
rout,hormis toiychex toi rencontre un doux accuelL 
JuTL€^ pai^ d*uaiaQty & Tautre d*un coup d*oeiI. ^ 
i)e n*dt que poar toi feul qu'elle eft fi^re Sc chagrine^ 
Lax autres elle eft douce, agr^able, badinei 
Teft pour eux Qu'elle 6tale 8c Tor & le brocardi 
[ue (^ez toi fe prodigue & le rouge & le fard , 
t qu'une main favahte, avec tant d'artifice , 

» 

itit de fes cheveux le galant Edifice, 
^s fa diatnbrc ycroi-moi , n*entre point tout le jour* 
ta Ycox pofleder ta Lua&ce i ton tour; 
.tten , discret Man , que la Belle en comette 
e foir ait 6t2l6 fon teint fur la toilette ; 
t dans quatre mouchoirs, de fa beaut^ falis, 
oYQie iiH Blancbifleur &s roles & fes lis. 

Alots 

' R E M A R§UrE S. 

AT E R s X74. Sm'vn a front tUcouvert Z, , , & Miffkline. ] 
ette lettre inltiale Z. n'eft mife ici que j^ux d^paiTei les 
efteuis. Cependant maler^ cette precaution , on ne laifla 
ts dans les Fcovinces ^en faiie i' application ^ deux ou 
ois femmes dont pai mallieur les noms commcncoienf 
u* cette lettre. Mtjkfinei Femme de l*£mpereui Claude, 
meufe par fes 4^bordemens. 

Vers 175. Compter pour grans exphitf ScC} Dans levers 
i^cedent notre Poete a exprim^ le caradere d*une femme 
It n'eft fimplement que debauchee dans fes plaifirs. Ici U 
o&te k ce caraftere, celui de ces femmes hardies & dan- 
seafes , qui n*aiment leurs debauches que pat Peclat 8c 
bruit qu'elles font ; Telle etoit une autre Femme de la 
our , que Moliere a repiefeat^e d^Uis ibn Mifanthropty 
OS le Bom de Celimtne, 

Chan«, 



tpo SATIRE X, 

Alors to peux entrer : tnais fage en ia ftdbnce , 
Ne va pas amrmixfir de h foUe d^)€iire. 
D'abotd 9 Tacgeot «o main, paic & vlte & conpuat. 
Mais noD , Ais mme im peu d'en ^ue m6c<Hiteiit, 

20f Pour la voir auffi-tdt, de douleor oj^cSee, 
D6p\(xct (a verm fi mal r6co»poir(6e. 
Un Mari ne veut pas foamir i fes bcfoins ! 
Jamais I^oome, apr^ toiit, a-t-eUe co^ <Boins? 
A cinq cens Loihs d'or, tout au plus, chague anabei 

no Sa d^enle en habits n'dt-elle pas boroee ? 
Que r^ndre ? Je voi , qu'k de fi }v&^ ak^ 
Toi-m&me con vaincu d6ja tu t^ttendrifi , 
Tout prfit i hki^ » pOMry^^^Qe <*appaife, 
Dans ton coffie k ^kiQ$facs piyttfer toiH a ion aife. 

21 J A quel bon €B efiet it*ayarnier^ fi pen? 
H^ que feroit-ce done, fi le D^mon du jeu, 
Verlant dans foa e^t fa roXneufe lage , 
Tous les jours mis par elle a deux doigts du naufiage, 

R E M JL R §iJJ E S. 

Chak«. Vccs 20f. ^Mtr U vnr Mtffi'tot^ de dMuUwr ^ 
prejjee, ] Avant I'^dition poftvme de 1713. on liibit: fm 
ia voir ^mfrtot finr fes dmxfitds hamgie, 

Cham«. Vers 214. Dans torn otffre a pttms Jacs,"] II y 
aroit: EnpUinsfacs^ diss les Editions qm oat eee iatts 
avanc cdle de 1713. 

V FR s 21^. ■ ^i U Dismn issjeUi &€.] Le CtBldtt* 
«e de la JoUcufe a ^te fan inr Mad. . . . Sa pallum {oox 
le jeu etoit fi giasde, ^if'dle legaidoit coaame pe^n tone 
le terns qu'elle paflbit hors du jeu. £Ue domHrit h^tSKi 
chez elle; & paxmi les Joiieuxs qui y alloienc, M. B 



S A T I R E X. ipf 

oyeistous tes^iens au fort abandonnez 

oir le batin d'un Pique ou d*un Sonnez ! 

>ux diarme pour td 1 dc voir chaque joumdc , 

}bks Champions ta Femme enyiroimdey 

3e table longuCy 8c fa;onn6e expr^, 

Toumoi de BaSette ordonner les apprfts : 

fi par un Arret la groIUdre Police 

jcu fi n^ce^airc interdit Fcxerdce, 

ir for cette table un champ an Lansquenet, 

romener trois dez diaflex de fon cornet : 

ur une autre table , avec un air plus fombre, 

aller m6diter une vole au jeu d'Hombre; 

er fur un As mal i propos jette; 

aindre d'un Gtoio qu*on n'a point ^cout^; 

querellant tout has le Gel qu'elle regarde, 

B£te g^nif d'un Roi venu fans garde. 

; die en ces emplois I'Aube du lendemain 

ent la trouve encor les cartes a la main. 

Alors 

ti E M A R GUI E S. 

VLB des ^DS aflidus. £lle aroit ordonne que ceoz qui 
iDcipeioieat ea paxoles , pa'ieroient un ecu cha<pie 

]ue oela leui aniveioit. M. fi ie tioovaat 

^n6 pai cette Lpi, aimamicuK, un joni qu'il ^toit 
»Ure, achetei la libeite de )uiei tout ^ibn aiie> pas 
soffit poigaee d'^cus qu'il ;etta d'avanco. 
RS 220. — — • iy'$m Pifue im £tm S<tnnt3L^y Pi" 
Bcmie du |eu de Piquet. Satuiez.i tcme du jeu de Tiic- 

R s 232. Se fUinir* tttm GJino &c. ] Tcune du ^'eu 
sibie. , 

VSRS 



1 



ipi S A T I R E 3t 

Alois, pour fe couchcryles quittaDt,non fanspcinCi 
£lle plaint le malheur de la Nature humaincy 
Qui veut qu'en un fommeil, oi^ tout s'cBfevelit, 

240 Tant d*heures , fans joiier, fe eonfument au lit. 
Toutefois en^rtant la Troupe la confoki^ 
Et d*un prodiain retour chacun donne parole, 
Ceft ainii qu*une fenune en doux amufemens 
Sait du terns qui s'cnvole emploier les moQiens; 

Z4S Cdt ainfi que fouvent par une Forcende 
Une trifle Famillc i rhdpital trainee , 
Voit fes biens en deaet fur tous les oiurs idcrits^ 
De fa ddroute flluitce effrai'er tout Paris. 
Mais que pldtdt fon jeu mille fois te ruine 3 ' 

Que 

V 

R^ M A R §i^U E S. 

V E K S i244. ^*^f ^ f^ f *< i* unvote emphter les momenul 
-Vne Devote ie confeifoit du trop gi^and attachement qti*d- 
le avoit pour le jeu. Son Confcflcur lui remontra, qu'elle 

devoit en premier lieu confldcrer In peite du terns 

HHasi om mon Perty dit la ^enitente, en rinteitompant : 
On perd tant de terns a meter les cartes ! 

Vers 245. Cefl ainfi tjue fouvent par une Ferceneey &C] 
Paimi le grand nombre de gens que lapafliondu jeu a pi^- 
cipitez dans les malheuis aui font ici de'crits , le Poete a 
xegaide une Paicote de I'llluftre & pieuie Madame deMl** 
R A M I o N , qui a fondc la Communaute des Filles de Ste. 
Genevieve. Cette Toiieufe a'lant diflip^ des biens confide- 
rables, fiit obligee de feietirer en Angleteire. EUe pof- 
toit audi le nom de Miiamion. 

Vers 253. Comme ce M/^iftrat de hideuft mimoere^ Bet,] 
jAquEs T akpAlv, Lieutenant Criminel de Paris i & 
Marie. Ferrier fa femme , aufH' fameux par leox fo^ 
dide avarice , que par leur moit funcfle. Notre Autcui Its 
>«OJUoifroit paxtiouUeiement tous les deux , tant paioe 

qa*8s 



S A T I R E X. X93 

la fam^Uque & hdnttufe L^zine , 

t xnal i propos la faifir an cbllet / 

r^duifoit ^ rivpc fans ralet , ^ 

le ce Magiftrat de ludeufe m^moirey 

e venx bien id te cra'ionner Thifloire. 

s la Robe on vantoit fon illuftre Maifon. 

: plein d'esprit, de fens, & de raifon. 

lent pour Fargent un pcu trop de foiblefle 

I vertus en lui rava'oit la noblefle. 

etootefois, fiins fuperfluit^, 

it rien que d'honn^te en fa frugality. 

lui deux bons Chevaux> de pareille encolure, 

roient dans VEcurie une pjleine pSture , 

•- •• • ■ ■ . Et 

K E M A R §iUE S. 

logeoient ^ dans fon voiii^gei que parce que Mr* 
u avoit tenu fux les fonts Mr. } a qu e s B o i x e a y« 
Ic de Soibone , 5c Chanoine de la Ste. Chapelle, 
u Poetc. 

IS 255. Datu U Tt^bi on vsntoit f»n illufirt Mat fin. J 
ardtea etoit d'une bonne FaxrUlle de la Robe, & ne- 

jAqjuEs GxLLOT, ConfeiJlei- clerc au Failement* 
anoine de la Sainte Chapellc. Mr. Gillot ^toic ua 
mcipaaz Auteuis de la ^^fV^ Menif^ee, coxinue fous 
a oil emboli f on iPEfidgnti & c'etoit dans la mai(bii 

Chanoine f que cette ing^aicufe Satire avoir ^td 
»fi$e. li moorut Tan 16 19. 

Vers 
>diu U mat fon tjui fait le coin im Sftai Jes Orfevres^ dr 
i? ir HSHdi, iir,-Despre*u9t Aememok dans la Cottr dn 

Mgtoit doHS la fOiU r9i%<t qm vient du f^i des Orfevros 
«/ dm P, r¥iJuUnt: Mf, Despriaux, & Mr, P^bbi Boi" 
n frere , fint nez, daw la memo Chambrt •» la Satire di 
:9n avoit ^tfaitoi 

. /. X 



• 



* 



^^4 S A T I R E IC 

,£t du foia que leur bQudie an nttielkr hilBEiMt^ 
De forao^ une mvle eacpr ^ noumffi^it 

^6$ Mais cette foif de Tor, qyi k ht&lok dans I'ame* 
Le fit enfin ibageti <iKiifir^O!ittFemme; 
jEt rhonneur dans ccAmxnc fiit point tepxdL 
Vers fof trifie penchant Ion natmel guid6» 
Le fit dans une ayflire 6c fiicdidb:£MmOe 

t7o Cherdier xm niofi^eaffienxfowLlliabitd'anefiBe 
£t fans ttop s'e^qomr d'Oi^la IM^'^itSiokf 
llfut. cefutaiTeZyiaixeitf qtt*imluidlMHMit. 
Rien ne le rebuta; ni & ¥^4£ra3Me » 
Ni fa anfiede chak hK^amrneot tail{<ei 

It^S Et trois c^t^ mille Am^s nv^q ^ obbCDWi 
JLa firent i fes yeux plus beOe que V6iu& 
nr^poufe; SchiQQ-tdtfbniidtcfle^cAyelle, 
Le pr£chant> lui fit voir qu'il ftoit, au pdx d'dk 
Un vrai diflipatenr , un parfak d^uch& 

^^^ Lui-nrfme le fcntit , reconnut fon pcdi<, 

R E M A R§iVE S. 

' ^ ^ a s zC^, Dtfitntfoit une v^t, ] l^ liiCateiiaiitCi 
1^ eft obdige 4e iu^vi^ les csiminols cea^aBuiezA lai 
^ 11 eft monte &r one Mui^> qui ^otc I'lUMmiie f 
^uie dcs Magiftiats, ayant Tu^e 4cs Cairofi«|. . 

V SE s 266. Ltfit enfinfonffr d dwrcher unt Femme, ] 
dtoit £^ 4e Ji^'n e'ik i e £ c t r i k«« ^oi avoit m 
pii^ a Nismes , & qiii al>|iif« <iiluite.ie Caliinisiimn 

Vers 270. Chercher un m^nfire affreux fans Chaitit d^m 

taut qi2*e.Nie avoir 6%i hdlc daps^ feaaeSk^ maia U^f 
IPfrole Tairqit aioii df fi^K^. 
VfiKS 280. Uti-mime Uftntiti &C} P«af«eyeisi 



SATIRE X* f^^ 

ktk prodfgue, & plein de repentance, 
» fes avisdc riglcr h d^penfe. 
it de Aet. txm tout vdj^i disparnf; 
1 bis renferm^ d*une nioiti6 decriH:. 
Hcdievaiix, hmvik, au niarch^ s'envoKrentJ 
rans Laqoais , ^ jeun , for le foir s'en ailhentt 
CoquiBS , (Mja Ton fe trouvoit lafK , 
r n*ea plos revoir le refle fiit diafTd 
iarvftBiBB d^ y largement foafiet^, 
t i coops de pid descendu les mont^es j 
)¥aBt enfin: faors de ce triftelieti » 
L rue ep avoient rendu graces a Dieu. 
ux Valet refloity ieul ch^ri de fon Maitre, 
fijours fl fervit, §c qu'il ayoit vii naitre, 

de quelquefommej atnafTeeau bon terns ^^ 
encor diei eux , partie I fes d^pcns, 
embarraflbit; il falut s*en d^faire; 

e It maifon chaJK comme un Corfiure* 

Vpi- 

R E M A R §LU E S. 

tsyans PAuteiu a expiimd toutes Ics parties de la 

Ion. 

s 2S5« I xA» marche s^envolerenu ] Comme ce 

avaie n'avoit ni valets ni (ervantes, les Flaideius 

loient (bUtciter, ^toient obltgeE de panfer les che- 

Sc de let mener ^ rabbreuvoir ; mais cela oe dur9 

^tema. Qb vcadit pfemi^rement les Chevauz , 8e 

Mole, & quand le Lieutenant Ciiminel en ayoii 

U en empnincdit use* 
s t9t> Vn vietix Vslet rejhit, } H fe nonmtoit D cf*- 

Sf le poft^it oidiaaliemene tut michstnte cafaque 

J ;^ Yehs 



I 



x^ SATIRE ,X. 

VoilX nos deux Epoux fans valets , fans CDfans, 

300 Tons feuls dans leur logis libres & triomphans. 

Alors on ne mit plus de borne \ la Idxme. 

On condamna la cave , on ferma la cuiiine. ^ 

Pour ne s*en point fervir aux plus rigoureux moi$» 

Dans le fond d'un grenier on fequeflra le bois. 

305 L'un & Tautre dis lors vtoit \ Favcnture 

Des prdfensy qu*^ Tahri de la Magiftrature, 

Le Mari quelquefois des Plaideurs extorquoit, 

pa de ce que la Femme aux voifins exaoquoit. 

Mais 9 pour bien mettre id leur crafle en tout fo& 
luftre, 

310 11 fiiut voir du Logis fortir ce Couple illuftre: 

II fant voir le Marl tout poudreux , tout fouill^. 

Convert d'un vieux chapeau de cordon d6pouiIl<» 

Et de fa robe , en vain de pieces rajeunie, ' 

A 

R E M A R §iUE S. 

Vers 308. Om de ce que la Femme dttx Vetfins aeereqmh.] 
£lle n'entroit jamais dans une msufon, qu*dle xi*exciofUt 
quelque chofe , tc quand elle n*^ pouvoit lien pienflKi 
eUe cin|>xuntoit fans rendre jamais xien. C'eft d%]|iMC 
Mx. Racine a dit dans ies Plaideurs ^ A€tc I. Seine IV. ^ 

' JElle eut du Buvetieremforte lesfirviettes^ 

Plittot que de rentrer au legis les msiru nettes, 

« 

EUe avoit efiedlTcmeat piis quelques fenriettet duuhU^ 
vetiet du Palais. 




S A T I R E X. xpr 

■ 

ans les ruKTeaux trainant rignominie. 
i pourroit compter Ic hoihbre dc haillon^, 
es> delambeauxy de Tales guenillons. 
Pons ramafr<^ dans la plus noire ordure ^^ 
FemnEie aux bons jours compofoit fa parure 7 
i-jc fes has en trente cndroits perccz > 
liers gr!maffans_y ingt fois rapetaiTex^ 
fSisfToti pendoit au bout d'une ficelle 
IX masque pel6, presqu'auffi hideux qu'Ellc? 
i-je fon fuppon bigarrd de Latin , 
:mble compofoient trois Th^fes de fatitl i 
qu'en un proc^ fur certain privil^e 
i fon Marl les R^ens d^un CoUdge} 
fur cette juppe ^ maint Rieur encor 
e ellc faifbit dire , Argnmenubor r 
peut-£tre j'invente une fable frivole* 



Di^ 



^R E M A R §i^U E S. 



k ik protedion \ ce liatd'hoiuietir; mais Mr. r« 
.^refiacAt le fit' dthiicher-de ion voifina^e. Dans 
e quaitiei il y avoir un Flciffier> on la Lieotenante 
rile alloit fbuvent prendre des Biscuirs ians pa'ier. 
ISer hts de certe pratique , fit des biscuits pttigatifii» 
li donna. - 

s 309. A6tis fmr bien mtttte id temr crdffe 6ce. ] Ms. 
obliged TAutens de recrandier ccs vingt vers, par* 
s contiennent nn detail qui ne lui plaiibit fis tout- 
Us ne parurent point en e£Eiet dans la premiere ^di- 
cttte Satire ; xnais rAntenr Toulut les r^ablir dans 
ions iiiivantes. > 

s fiz. n/nviti$xm4S(jtiefel9,'] La pl&^art des fern- 
reoieiit alors aa liiasquc de yelours noir, quaod dk 
Mcnt» ... 

1% VEl* 



i 



f9» SATIRE X. 

330 Dements done tout ?tn$, ^ prenant It ptrolei 
Sur ce fujet cncor de bons t^siouis poorv^^ 
TovLt'^xpt I le proQver, te dinu }e Vthvtu 
yingt ans j'ai v4 tc Coopk luu d'lm mtoie vke^ 
A toos mes hahkans mantra <}ae VAvance 

23 5 Peut £ure dans les biens trouver k Paovrctd ^ 
Et nous rdduJEC ^ pis que la meodickd 
Des Volcurs qui chez eux pleins d'espfouice ontiba^ 
De cette trifle tie enfin les^d^vr^ent. 
Digne & funefie fruit da noeud le plus afii:eBX» 

140 Dont THymen ait jamais uni deux Malheureax I 

Ce recit pafle un peu Toidinaire mefiire; 

Mais un exemple enfia » & digne de ccnfure» 

peut-il dans la Satire eccuper molns de mots i 

j3iacunfaitfonoi£tier; fuivons notre pcopo& 



YiRS }a7* D// V»lmrs^Hi chn, <a»y, /fccf^Le Liftatntnt 
Ctiminel 6c fa (bnRie ment tSaSBhet dans IcnrmtifiMk 
Ax k Quai dct Ocf^ncs, le jotti <k Sc SutHclMttf S4 
4'Apiic i66s. fiurkt dUkcwEca:^ iBttttt» par lL«w«t 
X&ANfois ToucBtt^FietcUr Jiatifii deNtafi«fAi#^ 
Cfas en Anjon. Qd deiw Volcan afaiimi pl£ gmfeli. 
foxte pouc jtofdf, gtaiiJe ^il f^fmtstnAaiaii^Uttkti^ 
ze, fuient piis dans la maifbn meme^ Uttam^omk vM 
condamntt k £tj» tetapiir vHs £u ■» Mrid^raty It Ivrpwe 
4« l*Isle dH Paiata* jdcnttt Ic Cbnral do BsnMeM* ' 
^t ex^cut^ le 17. du niSintf moisb Qudqaoi fooiji*! 
4rt ailailkiai:, k Koijarok ocdooae i Mx; le Fi 
j^eat Ht Lamoigaoii dc fiufltkifacsicr cootie 
Ciiminer, I caufe de fes malTerfatioas. ' til ?t^hlifi4ii 



^ alt paw en fiance pendant ic XVIL Si^filcsr'ti^^ 



^ A T I R B X. t9^ 

aa Pf6diiaMR aqoutdlivi, je Favour » 
T3 oupMtdHLfiBgcr de BdOFdadeoer • 

>Ha d6)^»ois, pdnm^^idez. keuteiix traits^ 

t y )oia^ encor hr revfchc BtMrre ^ 
aoscefied'im ton p^kcottf^aigriy 
de^ehoqucy dement , contiedk tin Mttf^ 
ft point de r^os ni de pais avec eHe. ^ 

iiariage«'eftj)(i'une loagae q^erelle. 
M-dleim moment respipericm£p(>ut^- • 
alets fontd^abord^robiet de fon^ounomPr 
r le ton grondeuTr lorsqa'elle les harangoer 
t Toir de quels mots eHe oiri^t^Ia Langoej 
»Iume icr, tra;ant ces mots par alphabet. 



•r .V 



FoQf 



» *•. iir A ;«, &jr:e,Sh, : ;'■ .. -'i 

epfeminqinaitLSiilsiits:poix'inldi«4 dbf*c«i^^ijM» 
K^ Scmwns, U i^coit d*oae famille cua&dtnhtt de^ 
m^' ou il s£<]Qa k 00. li'Ao&r ttfjt. 11 tfiowitt i F^ 
ns la maifon Profeile dc&JMbM^l^ i^.-de Ma?, 
I^K^ alFotx c'xeic(S ic MilHft«re'<le~hi Pf^dk4^oti Jl 
IK & dans Vaxis > av^ aa liic€d» mtcv^Idtix > ^<ajad^ 

,; Seame de J^£' a ^m x Bo i tr b a u > fda Fr^ 



ftrnme avoir iin taicnc unt p^ufcicolicf ftyaf inveiites 
Dans xidicales , & dcs ih^fcs pojiilaiies ) tomme oli 
Frdsmfiwi ua J^«r/«r, poor mi Hvmmi JP^Efee i une- 

ematqocr quo ceft deux docniea a^nis fbnt les Otigt- 

1 4 o»^ 



i 



»oo SATIRE X. 

36b Pourroit d'un nouveau Tome aogmenter Richdet. 
Tu crains pen d*c(lQ'ier cette 6tmnge Ame : 
En trpp boo licuj dis-tu , toa Epoufe nourne, 
Jams\^s de tels discour$ ne. te readra martyr. 
Mais e^t-elle fuc6 la Raifqn dans Saint Cytp 

365 Crois-tu que d*une lille humUe»honn£tey cfaarmantey 
L'Hymen n*ait jamais £iit de Femme extravagante? 
0>mbjen n*a-t-ion point v^ de Belles aui^doux yeuXi 
Avant le manage , . A^ges & giracieuix ,' 
Tout l coup fe changcant en Bourg^ifes faUyages, 

370 Vrais Demons, apporter TEnftr dan^Ieors m^ages, 
£t di^Ottvrant Torgueil de leurs rudes espiits, 

♦ : - /• . ■^■. . Sous 



,i 



R S M A R^U E S. 



tmtiJidi Pimhfcbti Orhtfcht^ & ettera, Notxe Poete, <»ii 
cntendoic tous ces texmes-1^ vingt-fois par jour» Its leoi- 
foit \ Ct» Amis.- U ea ^foit aufl^ «iit quielque^is Mi.le 
7xcmiei VtiddtAt Ac liHRK^anon j 8c 'be grand Ma^iat 
rJ|e'4)6ciaigjiotf pas ck 8*en fanru lui-in£me poor ie divdtit 

.Cjanamenccinem .4*ane. Lertre qu'il ^cxi?oit ^ Madannrli 
Comteife dc BtogUo ia FUle. .u.a «n 

::^ianf oi$ de '^chehh^ ^ 1 « a s. s XS s^s a & K i c.h JLLmj|^ Ai* 

Tocat aii Parlement de Paris, mouxut en x^S;: 11 ^tabotilb 

^tit-ills de N jrc o> a s K i jc h s I4 ct ,. ceUbcc paiml lea Ao- 

^teurs de Ton tems» c<& qui avoit commeate ies, QeanicSi d> 

KOKSARD. /:i^A 

Vers 3^4. i^4ffi i^aiW O''*] ^^ l^aoncc^iM 

le Roi fie bitir a St. Cyx> px^s de Vcx&illes, ime inii|pit 

que Maifon, ^ laquelle'U a attach^ de tres-eiaos ifiif^i 

.pou^ I'entxecien , o^ poyx retablUTement ,^ Sbojl €eiii^8H|; 

jquante jeunes Demeifi^lles, qui n'ont pas ua bicn Pii^|M<: 

tioone a leqx natfliMicie* EUcs foi^ iQlbvit^:;^iaMpi|M 

jusqu'X rige de vlngc aas« aux ^'aiex^e^ d!iiot:.?eid)ddi^ 



k 



9 A T I R E X« 2iO| 

VhioBXznge Tkibtt afibvir leurs Maris ? 
r quelque douceur dont brille ton EpouTc; 
;u , fi jamais elle devient jaloufe, 
1 ame livrde ^ fes trifks foup^ons » 
jdfon encor ^coute les lemons ? 
/Ucippc, alors tu verras de fes oeuvres.' 
oi, pauvre Epoux, i vivre de couleuvresr 
Ir tous les jours > dans fes fougueux acce$i» 
efle, a ton rire intenter un proems : 
: de ta maifon gardant les avenues, 
vcuxh6nSeZf fattendreau coin desrues: 
ver en des licux de vingt portes fcrmcx, 

R E M A K ^U E S. 

ft^. On leur enfeigne aufH tout ce qui peut coir* 
leui quality & \ leur icxe; afin qu'ea. toxtant de 
ifon, ou pour s'etablif dans lemonde, ou pouc 
; la vie Relieieufe , elles poitent dans tout le 
;, des ^xemples dcmodeftie dc de veitu. Cet ^ta* 
t.eft d& aux foins^ 6c ^ la piet^ de Madame de 
w. ' 

172. Sous lemr Tontdnge aht'ere.y Fomanre, nceud de 
eilcs Dames portent fur le devant de la t8te ».pou£ 
ieur coiffure. Ce nom eft venu de Madame 1ft 
' de F o M T A M a K , tr^s- beUt per ibnne , qui porta 
re un ruban ainii noue. 

374. ■ Si jamais elle divurttjalou/eJ] CcpOf* 

I femme jalouie, eft iei un cara&ire general. 
37«. xyi vivre de ConleuvresJ] xAvaler des Oulettvretf 
;xpreffion proverbiale, qui fignifie» fouftiir bien 
S^ fl^eufcis que Ton nous dit, on que Von nous 
i' dntf nous en olions t^raoigner notre d^plaifir* 
r Ji'Coitletnfres, c^eft dtrc expof<^ toi|s les)Oiiia i 






i 



fov f A T I RE Xi^ 

Et par tOQt oik tu vas> dtn^ fl£ jfttiit tiMftttlekv 
285 TofSAc, ixmpasdl&htratiquilleEiitbduicie,. 
Mais la vraie Alefto pdnti: dans 11!ii6lde » 
Un tifon a la main ditz le R6i Latmas» 
Sonflant ia rage au Tdb d*Ainate 8c de Tumis. 
Mais quoi ? je chauiTe id le cothume Tragique- 
3$a Reprenons au pMtdt le brodeqoin Comiqne , 
Et d'objets moins a£S:eux fongeons i te plrler. 
Di-moi done 9 laiflant-Ik cette Folle heuder, 
|T'accommodes-tu mieox de ces douces Mdnades^- 

Qui 9 dans leurs vains diagiiis , fims mal todjonrs nuK 
lades, 

^5 Se font des mois entiers for unlit effirontd 

Trailer d'une viible & pad^teiaDt^; 

Et douze fois par joar» dans leur molle indolence, 

ftux yenai deleuis Maris tonbent en d^fuQance? 

Qui 

R B MA R^V ESi 

Veks 3l5» — — « tPJ/ii U trMf^HilU "Eumenide.y I^ 
«biAs I'Opera d*^ , qui dememe ^lesqc^e to&joaxs uos ttr 
tion. Mi. Defepic^ayx ^aat \ uae iqiceleiitatliatti de ^>0- 
fjett , rotiacqaa mie TAdem:, -qy^ faifoit le idler de la ?th 
•ie^s'eniiuiant d'eCfelo&g-tems iaas xien fiike (u^leTli^ 
tee, biilloit de tetiiis en terns 3. qu*^ chlaue bliUesoeot il 
•ikifait de gntas fignes de cioix &i fa bouche » comme iMt 
les boaaet geoft. Jtfr. Desps^aiu dit i oeiu iMP*^ |t 
'#toit : F^rrs.^ v«jr«c U Furie » fUM ^tf des J^is-de CWix. .r 

TrAii9«»f/i{» B»»m/«k; VUftfondeces dein 4^ 
ijeaie en cec cadioit^eai S$^^muUs eft imsiiot 
■^tas ibm iens piimtttf , figaifie Tr4iifMiV/r.* oci;^ 
^tiffhstieque I^db y a tttAeh^mi.iens tsmxaiie^exi 
ce nom-la aox Furies , ^ canfe de leuc cniante. * 

Vers 38IS. Mais U vrdi* .AUS* Scc.) Une dcsFnO^ 

* Vote Ic LiTie VII. dca'£aii4c dc VixgUc, 

fill 




^ K T IRE' 3K 261 

qetr 4UiaT4iti, peut doncfi fr^cpiemliatot 
ainfi cttte Bdte auic ^bot^ 4a monumdat 2^ 
que; rtVifbit mi fon ffi ou fit file } 
! moidbniiAfcspoir defer ftMBc? 
3 dt qudlion de r6itdre im Mali 
fer un Valet dans la maiibn ch6n , 
f parceqa'it plate, atropfultd d^lairei? 
rpmpre un'toiage mac 8c n^cflaire; 
uila priveroit huit jours de fes^daifirs,. 
16m d'lm Gatasl , obfet de fes delirS' . »; 
le poQf 1» punir de cette Comber 
yoi-}e une Tiaie fio trifie m^ik 1 
le nousjichons poiatr. Peut-^tt^ avsuit dtlsax: 

^k8c Denyan, mandet i fon feootirs > 
o»vrage de TArt dont Hi^ocxanrtraitr,. 



Lui« 



Jt^ Af ^ K ^ir B s. 



nc des Fttnmet qui €<$lito>ieiit Ies> Orgits de Bto^ 
ea couniit ecwiaie 4et EoHtt^e 4<»iftimSki; 

11^ fari^ ^ le vcM H«* 8c 3j CJ ^uaftd-foii mati iie 
e mtf Itti lUnjpier tout ce cfii'elle Avoit t^i^d*wek^ 
ifltstftifi^it laflaalade, Ic femectoit an l|t»-1ufq(f^ 
1 4i iiMtaifie >#te paifi6e , ou' qu'eUe «ftc owenu Cf' 
4iii4NMbit^. l£r. Pdrmilt ^i iMok r€ift;M^cia , ln^ 
lit efibftiTcment maUde; Un I'our Mr. Boileau en fie 
iimmk«< •c'^tott Mr. Hatfifant; iiiai»^iigfttatetit» 
vikqm^ fp^tiB 4u'4dle 'fit' pour paiokxe xnsflade, jj^ 
it llMiGin «e |4it trborer i^u^^e la^fttc. 
%^:^-%. Cmtffg p l^ir^tm.1 BfttX iUdfciftf 4c U^ 



I 



104: S A T I . R E X. 

Lui fturont bicn dter ccttc fanrf d'Athlitc: : 
415 Poarcoofumer l-hmncqr qui &i( fop ^laboiipomty 

Lui donner fagemet^t 1^4TuI qtt'eUc.ci'% ppiot; 

Et fuiant de Fagou lesmaximes daormes » 

Au tombeau merits la mettre dans les formes. 

Dieu veuille avoir Ton ame, & nous ddivre d'eux. 
410 Pour moi, grand cnnemi de leur Art hazardeux» 

Je ne pui$ cette fois que \^ ne les excufe. 

Mais i quels yains4iscqi«s efi-ce qup je m'amufe? 

Il iaut fur des fufets plus grans , plus curieux , 

. ' At. 

— « 

R E M A R fi^U E S. 

Ters 414. Cette fanti (CJtthlite.'^ Allufion \ I'Aphoiis- 
me tioifieme d'Hippocrate. Les Athletes fe noutnlToient 
4'uiie manieie paiticulieie, pous acquerir beauc«up de foe* 
ce & de vigueur r niais cette meme nouiikuie devcnoit en- 
fin nuijGirle \ ipxtizati. 

' Vers 4x7. Etfundrd dt FAg9n,\ Gui Crescent Pa- 
• OM, Fxemiei Medecin da Koi, nomm^ en i69i» dansle 
terns que none Foete compofa cette Satiie. 

Vers 425. S^*iftim* %»bitvdly & qitf SMvemr freftunte,] 
Kfhervdi : Gills Personme, St. de B(OS«ryxi> 
^^om^txe & Piofefleux Hoi'al en Math^mfttiques. U^^toit 
de TAcad^nue des Sciences , & mouiut en 1675. J o ^ €m 
^Ai/VEVR : autre Savant Matkematicien , Preraleat aa 
.Collie R.oial , & de T Acad^mie Kotale des iicliBnces. 4 
•A eu iTiQnneuc d'oileignet lef Hatli^matiqiies.4a;BxM. d*£sr 
pagne PhUippe V. & aux deu3( Piinces ies Fieies* {U moor 
cut le p. Jaulet 1716, en & 64. ann^c. Yoies &|& £lo>- 
ige dans fHi^»i'r* dt L*sAc4i4tmii Tl^s*e 4e$ Scifnftt > .Ann. 
.1715. pag. 97. & fuiv. de TEd. d'Amft. Add* dt ^£4* 

, V^ R s 428. Celi ^t$e fmr li C^eul, • . . dt ^sffim* ] JMif 
J)oMiMi^uE G AssiMi> celebie.AftKMionw^v di;rAiin»^ 
d^mie RoiaJte des Sciences* 11 <ftoit -nd d«fl« ^it ?ilte:tip 
G^ness & gvant qu*!! .cut ete appHd.eiiFi:jM|Ce» iU^Mt 
pxemicr PxofciTeai d'Afixonon^c daas TV^ftiicifei 4f?9f- 



ff A T I R E X to, 

It de ce pa^tw csprk ^ te$^y^.iix.r ^ . ' 

s'ofiira 4'abordf Bo^* e>frc«to S%yantc, 
ne Rojberva! , 6c que Sauycfir fi^queoteb 
ient qu>He a roeil trouble, & Ictcint ft tcrni> 
i^ furlecalcul, dit-on, de'Caffini, 
rolabe en main , elle a dans fa gDutiiie 
e Ju{nt;er paiTif 1^ nuit j^nti^e. 
s de la troubler. Sa Sci^ce , |e croi , 
)ur s'occi:^^' ce jour plus d*un emplok 
)ave»iilii<9r0$CQpe pn^jx en fa prefepce 

Taiv; 

R E M jI R §LV E Si 

\ etoit encore Maitie des Fortifications du Grand 
Florence j & Arbitre des differens entre les Prin- 
ilie, au fujet des limites de leurs Etats. [II mourut 
eptembj;(t 1712; i^gede S7.;ans.; Vo'iez Ton doge 
ijfoin tU l^sAcMdemie %, dts Sciences de I'Ann. 1712. 
5c fili¥. Ed. d' Amft. Add.*/* t*^(i. tCsAm^.^ 

42p, Vn xAfirdnbe en main,'] L'Aftrolabe eft un 
nt de Mathematique en forme de Planisphere > qui 
endce les hauteurs des Aftres> & i faire quelques 
>ienrat|ons d* Aftronomie. Madame de La i a- 
Z'SLim, xfi^fi* notieP^ete d'avoix dit dans iq^ 

P^^^shbt, ^ iiuu^ mjmn diiU darcbet 
rSMliJffiit^uHmntJkrfonMxe} 
'Miirwi, k ffs jftux ftm fdire tm fdrdlidxe, 

uncdifoit, queTAftrolabe n'^toit pas un Inllru* 
>pre \ fai|e ces fpttes d'obiexvations j Sc les Ennc- 
ocx^ Aut^ firent Men valoir cette critique. C'eft 
i.faof e^qu'ii a d^peiat ici. Madame He LaSabllece 
ii^,$;^ante jcidi^ule s ^ qu*il lui a mis $fn xAfiralnkt 
£pcM:;aUq: faire^esobrervations fur la.Planete de 

LVii4«%fe^«W9«fi Att Ic vert cite ^^V^^Jjl . 



I 



SATIRE X. 
Ttnt6t diei:Daleiic^ Mre r«xpdneDce; 
43S Pais fvnc ibmvac morteavecfon emb^ofl 
II faut diet Do .¥criie^ voir Ittdiffi^Akxr. 

Kkn n'^(£tpe aux r^ards de iiotit Curieal 

• 

Mais qui vient fur fes pas ^ CcftuneFi^ 
Refte de ces E^ts jadis fi renommez , 

440 Qae d*im coup de foil Art Mbliere a diflh 
De tous kuTs fentimens cettenoUe fa^tiin 
Maintient encore id lenr feft^ la{0Qiii6^ 
Ceft dieK^elle toAjoun que lesftdea Axtca 
S'cn Yont fe coufoler du iii6pris des Ledei 

445 Elle 7 re9oit lenr phdnte ,. &c fa <k>de dem( 
Aux Pemns» auxCoras eft ouverte i tout 

Ye us 414. TdotStehex. DMertti,'] li ikok i 
^iis habiles Chitui^tens de Fans , <|iii avM 
tueas confiderablcs , mais (en fils ^6toit ivani' 
«3»^riences de Thyfique 3 It 1I i*e xetfni en f kn 

V l» 5 4J5. i//4i»f cAcc Dn Vemey,} T«^ «<» i 
nvr, Molecin <fai Koi, 8c fkftoe AummlAe; 
binet lempli de cnrioficez , jpaiticuli^ieflMae 
iquelettes d'sinimaqs, dont il a £ut la difle£ 
de 1' Acad^mie ^o'l'ale de» S d e ac c j , <bA Mae^ 
ikcin de la petite ^iUe de f cnp «a £4M»» liHii 
{urineipalemeiu ii la connoiflancc des Flantes. 

Vers 440. ^wr/uMCMf ir^a ^^rr JffiMtv 
Vflufea la Com^die dts Pjt^deuiey ndioolcs. 

Vers 450W fUmt PtsJm wfprimf Mi fikH t 
'Jn A o ON momrais Antenx^e 'Tng^et. 

Vers 45:2. Dofti id bdUme nut Jif^/hfH 4t 
Dans ce vers 8e ka Jinit (liiTaDs, Uneyiglr \ 
dame DJX^Anteur d^gne P <m.ii a v it mm 
lEri ^Ancim & dit Moikmis, Tom. IlL^il^ 



-r * T I It E X. 297 

Li du ftim %cl «imt fe tienncnt lifcs bmtaiit. 

ti tbos tes Vets font hotis , poarv^ qtfiis foicotnou» 
yeauK. 

Aa mtuvaisgo^ pobKc k BeUe 7 £ut laguecre : 
Plaint PradoQ^pprim^ desiiaets du Parterre: 
Hit des mns amateurs du Grec 6c da Latin; ^ 
Dans la balance met Ariftote^ Cotm; 
Puis d une main encor ^ fine 8&plus haUle p 
P£fe fans paffien Chapelain & Virgile; 
Elemarque en ce dernier fae^ucoup dfr pauvretez; 
Mais pourtant confeflant qu*il a quelques beautez,. 
Ne trouve en Chapelain , quoi qu'ait dit la Satire,, 
/itttre d^&uty finon, qu'onnelcfauroitlire;. 

R E MA R §L^ E S^ 

IMIT. Yen 45 4« Pifijkfu ^Jfion Chi^lMn &ViflUt,1 Jtt« 
r^nal» Sat. YL 435. ^ &qq. 



CwmmittitVktis f .& eanpMrat indt Marttims 

Vers 45't. Jdminjiieftmt^Jmm^ ^Un w U fmfoh lirc'i" 
Dans la pxemi^xc Edition ^ apres cc vers,U y aroit les qua^^ 
tMseiitivaiis qae FAiseOr aiMtiaAchcz: «ls coaueamenc la. 
Kiitc <tei fmslcs tte ^aanlt d»ns.|b m^mes Pklogues , m 
fiijet de Chapelain , Tom. III. pag. 255* 

I>€-^pfsti^tJp9nimfii4Ut9rtnrtt , 



I 



io8 S A T I R E X. 

£t pour £ure goiter Ton Livj:e k rUcayeis , 
460 Croit qu'ii fimdroit en profe y mcttre tons les Vers. 
A quoi bon m*etalcr ceite bizarre £cde» 
Du mattvais fens, dis-tu 9 prech6 par une FoUe? 
De Livres & d*Ecrits bourgeois Admirateur 
Vai-jc 6poufcr id quclque aprentive Auteur ? 
4^S Savez-vous que TEpoufe avec qui je me lie 
Compte entre fes parens des Princes dltalie i 
Sort d* Aieux dont les norms. . . . Je t'entens « dc je voi 
D*oi!i vient que tu t% £ut Secret«ire da Roi* 



II 



K E M A K ^U E S. 

S*et9nne cefendunt «C»w vient qm thtz. Ctigndrd, 

JLe Sdint PdiUin ^ ecrit dvic unfiirmd arty 

£t tPunt Plume donett diCet & nstHnlii , 

Poitrrit f vinff'fM enur mmru tu fue U Pmiile^ 

Elie en dccufi alors notrejiecle infeSi 

Du fiddntesque gtiU qu*ont f»nr l*^nti'qmtii 

Idditjhdtii Printes^ Dnw, & rmmt Ft is de Ffdnce^y 

Sui lifent fdns r ugtr <*r Virgile ir Terente j 

Et toujeuTi pour terrault plems ttun d/^out ntdim, 

Ife fdvent pds i*il eft dm wwide wi Sdint PduHn, 

Mr. Perrauk doit la iupptelfion de ces Vezt \ (a^con^Uar 
tioa ikvtc Mn Despr^auz. Au Ixea de ces ^uatetae vei^ ii 
a mis ces deuz-ci : 

Etpourfyfrej^euterfeH Uvre^^C 

Cran«. 
* Po'eme de Perrdult imprime chet, Ceiffutrd, ' 
t MonCcfgncut le Due de Chances, enfiiite Doc d'Or- 
Wans, neveu de Louis XIV, & Regent duRoiaumc depuii 
la ifioit dc cc Hoi, . 



S A T I R E X. 109 

t de ce tkre appu'kr tt natflancc. 
lant 9 faro^rai-je id mon infokace? 
)ae objet ^ql chtz moiy de^ les Moots, 
i*6povAif emroit a?ec tons ces grans noms , 
:di rdiauffi d'oigaeiUeofes dumeres, 
Irois bten-tdt : Je connois tons vos Peres: 
u*ils ont i)rilI6 dans ce iameux combat 
IS Tun des Valois Enguien fiiuya TEtatr 

ier n'en cdnvicnt pas; : mais , quoi ^'il en 

'uiife £tre, 

Jc 

R E M A R §iU E S. 

MO. Vers 4^4. wvMMM^ §l*€l^ttt ^Aprintivt ^M" 
Dans toutes lei editions aui ont pr^cedd celle dc 
y aTOit ^prtnftiy au lieu a'^pnnttvt, 
I 44s. D*jti w'tnt tfHi tH t*ei f*it Stcritdir* du ^of, ] 
D..s*etant eniichi dan$ la Recepte Gdn^xale des. 
e Paris, ifpoufa one DeitibHelle de concHtionj 8c 
nnoblii il achecaiuie Chajrge ^e Secrctaiie du Rot 
t qu'il eft <ians les Cara^ies de la Biuy^xe , Tout 
de SylTaiH, Chap. '^^ biens dtfrrtane, .' ^ , 
•. Vets 473. Li jiHrcii rehaujlji tPtr^ftciltenfis thimi* 
r^aal, Satiie VL 167. & iiii?. 

icfhorH^i A cHm msgnis virtutibtts adfers 

mde fiifntilmm f & mnur^^ mdoii txiimjh9S^ 

tkiiiumifrec9ri HanniMemf ^c, 

I 475. Je fy$ quUls ont Irille dans ee f^meux^ eombdt,} 
ibat de Qerizoies gagne pai le Due d'Enguien , ea 
Ic 14. d'Avril, 1544. fou5 Icicgne de^raofoisU 
t 477. D^ffozJer n*en convient fds, ] De cettc G^^a- 
.'Auteur aroft mis dans les deux Editions de 1494. 
n*m dit rien \ Mais cela faifoit une Equivoque , cat 
ioit que Mt. Despr^x e&t roulu taxes Va.&il- 



I 



J'admire, pomfois-m^ \otre moUe counotdK 
485 Souvenefrvous poumnt que mafamitotihifl 
De J'a^iftaiice au Sc«au. oe tire poiia fosi Iu& 
Et que n6 dans Paris de Magiftrats connus » 
Je ne fuis point ici dc ces nouveaux venus» 
De ces Nobles £ins nom , que par plus d*une 
4^0 La Province fouvent en gaetres nous envoie 
Mais euifai-je comme enx des Me^ier^pow 
Mon Epoufe vint-elle encor d'Aieux plus^ 
On ne la vetroit point, va^tant fon prig^e 1 
A fon trifle Mari repvecher la farine* 
'^S Son coeur to^jours tto^m dans la.ddv<otiofit 



REM A a^MTS S. 

CAS de n'avoix xien dit de cette Bataille de C 
quot qu^U en ait patH fbxt an long dana fen : 
FrMtifois I, Vaiillaa lui-m^me jr fut tiomde^ & 
gnit s mais notre Autcur pom levei toute eqiiit^q 
P'HnJwr H*tm frnfisntptu-i paice que dfHaiteieft 
Mot 2e monde poux on fiunauL Giaiuofjfiti^ q| 
nuds toit d'hiftoixe. 



S A T I R E X. Hi 

» boluie bearc afprh Ilunniliatuiii : 
r Tons d^troraper deh fetiCtt tomge, 
Ifffien aflloyidriiHi 1* oonoini^ 8c H ckmgCy 
^i^te BoM ^iccdrd die a, pour preoiuia: poixit^. 
qa\m EpooK ne la coBfruodioit ponit 
ler wpib cite na pompcut dqmpage^ 
tootdefoiiiBr» ^lUiprcx&itea&ge} 
EgKfe^ainairdevaiit le Dtea jatoinc , 
toetixcaiTeaa foitir&fous fes genoux. 
^ l*humble YRtaqoi daos (baame emprainte.,^. 
oi Uen «, to vas eponfer une Sainte : 
s tcHtt oe gtimd tite 11 n'eft lien d'a&d^. 
blcBiixapendaitt fi>tia cede Imiidiittf, 
lefl que iiiatfqae&& noaa cadie use Bigpte p. 
t, Sc conioai-tii h nation devote? 
at de oe pas CO tracer qoel^^ei traits^ 
cc gMd poit^ik inr tnos iKS portnitK V 
^r ^ ]* Gour on tromie. 



Jiff jtf.if a^crS3b 

IX a ea deflcin de xendieid la mtee beaut^ delaii- 
I tiadaUant pax ces mots: Efomfer mm maitre^ ecus- 
axtial : Vxiiu tmhtn h§1» med^ Cai la pkxafe Latine 
re ffurttOf pour Its femiues^ £c Dmert mxorem, fous 
Eunes : 6c c'eft en quoi coafifte toute la fincfle da 
>t de Maxcial. 

» ^6, Di ("^fifiante 4m Scmt ftc] Vat des ptinci- 
inftions dtt S6&tt$isH du Koi , €ft d*alfifter m 
dam ks Ghaaoifkiitt. £di$ th UmU XU Htvtn^. 

Vvaa.»* 



ifx 8 A T I R E X 

Des Femmes dont le x^le tR, c^gne qu'on le loucf i 

S I S Qui s'ofTCupent du bten en tout terns, en tout liecu 
J*en £us .Une, cherie & du Monde 6c de Dieu , 
Humble dans les grandeun, £ige dans la fortune; 
Qui g6mit » comme Efther, de & gloire importonc: 
Que le Vice lui-m6me eft con^raint d'eftimer, 

510 Et que fur ce tableau d'abord tu Tas nommer. 
Mais pour qudques vertus fi pures, fi finc^res, 
Combien y trouve-t-on d'impudentes Faaffaires» 
Qui fous un vain dehors d*auft^re piet6, 
De leurs aimes feaets dierchcnt rimpumt^, 

51S £t couvrent de Dieu m£me empraint fur leur viiage 
De leurs hpnteux plaifirs Taffreux libertinage? 
N'a^en pas qu*i tes yeux^ j'aille id T^ler, 
II vaut mieux le fouffiir que de le divoiler* ^ 
De leurs galans exploits les Buffis 9 les Bntdtdmes 

5 30 Pourroient avec ^ifir te comi»ler des Tdmes : 
Mais pour moi dont le front trc^ aifdment rougit» 
Ma bouche a d^a peur de t'en avoir trop dit. 
Rien n'^le^fiitieur, en siOiiftrciefnc caprices » 
Une faufle Vertu qui s'abandonne aux vices. 



De 



RE M A R SL^ E S. 



i V KRS 520. Et <!!$€ fyr f9 tahUdm ti^abori tm vss mmm^.Ji 
Madame de M aintemon, Fr ak^ oits D*AuBieMjl# 
V E R s 5 ap. ■ , 11 , Ler Buffin , les Brantimes, ] 'LtJOfiilon 
de B u s s I & A, B y T I V > Auteux dc VHifioirt smnnm^ih 
GahUs, ^RAHTdMs a iiut \%% Vies to Dame» jGatoi9 
de Ton terns. Mhmint d* Br4nt»mii &c. 



S A T I R E X. 113 

»s Femmes pourtant lliypocntc nohccur 

)ms pour un Man garde quelquc douceur. 

lime encor mieux qu'une Bigotte alti^re , 

msfonfol orgueil, aveugle, Scfanslumi^rc, 

le fur ie feuil de la derotion , 

ittefndre au fommet de la perfediion: 

1 foin qu'elle prend de me g^ner fans cefle / 

itre fois par mois fe vanter i, confeffe; 

yeux vers le Cicl pour fe le faire duvrir, 

i Dieu fes tourmens qu'elle me fait foufiHr. 

cent pkux devoirs aux Saints elle eft ^gale. 

: Roddguez , fait I'oraifon mentale,, 

>ur les malheureux qu£ter dans les inaifons/ 

I les hdpitaux 9 yifite les prifons, 

les jours k r£glife extend jusqu'^ fix Meifes. 

te combattre en die. Be dompter fes foiblefles, 

fard 9 fur le jeu vainae ia paffion , 

e un frein i fi>n luxe , a fon ambition , 

imettre rorgueil de fon esprit rebelle : 

ce qu'en rain le Ciel voudroit ^xiger d'elle. 

ut-il, dira-t*elle^ en e0et Fexi^r? 

Hie 

R E M A R §L^ E S. 

.5 SIX, MMsf9»fmoi, dont U frwt trop dijtment rou- 

U. le iiini6miftoit« Le chafie DispreMx : La piuet^ de 

iuts6c de^fes Merits , lai. a valu ^ct elojge. 

cS $46, EiU Ut liodtri^nn^ ] Le P.-A iIphokse £Lo- 

fZ%^>/l€&ktti a taitOA excellent TrdiUdeU Perfec-^ 

itienm, 

Vms 



I 



1 



, 



aLi4 SATIRE X. 

Elle a fon Diredeur » c'«ft i M d'oi jugjec I 

II £aut, fans di£B:rer, Avoir ce qu'il en penfe. 
Bon ! vers nous ^ pippos je k vol qui a'avance. 
Qu*il paroit bien nourri I Quel vemiiUoii » quel ipp^i 

;S^o Le Printems dans & fleux fur ion viiagf: eft pemL 
Cependant, k reotendre^ il fe fo&tknt a pcioe. 
11 eat encore biec )a fi^y^ & U wgraiQe : 
Et lans les prpB»tsCoco«is^*l^n pm fi^ d^tppqiSir» 
II ferokfurfoQ Utpeii|t^{!tiie4tr^P3bk^tter. 

565 Mais de tons )es( KtoicV* emt^mi idovotf^ AaMi» 
Nul a'eft fi hien fdgoe qu'on i;)u964ear dc F^ :l 

Quelque l^a d^gQii^ vientsi 1(6 |raya|l^ 
Une j&oide ^apeor le £i^«eBe bijDer ? 
Un Esadron cyMifi^ dfah0id court j^ fiottaide i 

5<jo L'uBc^ilMiiA iiiihoii^BoB^Eaiiti^ appite i^LfieouUi^ 
a«iil]Hffro^«ai(|ii^, mts^ I i 

Confitures fur tout volfnt dc lipT^ c&e;i: 
Car de tous i^ets fuc^^ , fec^. en pile , qm liquet 
Les eftomad)S di6yQt$ tQi4o|iu3.fifsent ^fidca^: 

I* 

R £ M -rf H Si^U E S. 

Vers 5 ft. . Je le vi ^i i*a,vdnce, 3 Dc tons fcl 

caiad^ies qui font dans cette Satixe» e'en \ celui da Dt- 
xeaeui que notte f oete doanoic U p»^feience. Qoot m 
ce poitiait foit afTez g^neial, ]'Auteax n*apas laiifi^ (Ta- 
JFjoir un objet paniculiec. C'ctoit M. H. . . • . grand 9i- 
tt^eux de fi^mes. U ^i^pit tcl q«'Mi k n^Sf<aatt IcN 
ftais, vermeU, pleio. de fa^t;^ : .t^cpQadaot U Jb plaipMil 
t0&i€urs de quclqve ind^pofition, U aUoit jfoiwaic «>!» 
Madame B. . . . . fkHmpm* qm ifj^geok f^t d« iar 
lais dans le TeiUnage de notxe focte. Cate temcdprtlft 



S A T I R E X. ary 

Le premier mafle^paiB poor ctur, jeooiy kit, 
Et le premier dtroa I Rouea iat conic. 

Notre Dofteur Un^tdt tt lever tms fes dotrtes. 
Da Paradis^poWidkil lafpiaiiit les routes; 
£t loin fi«r&i4tiHits4e b motti£er^ 

Lui-m6me piepd le foimde la juftifier. 

Pourqaoi vous ahrmer il'iine ymnc cenfore ? 

Du range qu'te'vonSiinok oaViftxMine^on mormiffe/ 

Mais a-t-on, 'diia-t«il, ftqet deYdtonner? 

£ft-ce qa*i fidtepenr on veut votts condanmer? 
' Anx nfii(es fe;nfi S &ut fs'oa s'aoconiHnode. 

Une femme fur. tout iMl ttflmti k Mode. 

L'orgaeil teiBtr idttoo^ fo "voaponipcxa InUcs. 

L'(sO i peine foatieittreeltk de iKttrofak 

Sim TC^ qtf^M^^ditle «m tau 
» Only loriq^*^ YMumAmtVig aow condteec 

Mais ce grand jeu chest vous comouoit rautonfet? 

Le jea fat de tMt terns $cnais poor j^tmoier. 

On ne pent pci8t9&)Ou^ trKrafflqr^pner, line: 

n Taut mknis^oocoperi^ouer qu'a miMke. 

U 

R £ idf ^ R §iU E S. 

& (a fille, xeceToieiit lent chef Pued^cur avee tin respeft 
iiifiiii> 8c Itii leiidolent les foins les plus empreflez. 

^iC^as 57^1. Et Upremitr citrtn &C.] Lcs plus exqols ci- 
tsoos conikt , fe font \ Kouen. 

-?V «« • S94. Ti ^^uf^ mie$tx s*0€ch^ a jomr f*'i me4t.re, j 
£l»deii« D^fotes dont on vient de parler, aimoient ht^iM' 
cmiflt jctt. Nfotte Foi^re ]r txouroit ^ xediieidc Mademoi- 
Mfc-tB. . • . lui dkbit, pour fe vanger de fes raUlexies, 

Viat 



xi6 SATIRE X/ 

595 Le plus f rand jeu joud dans, cette intentiw. 

Peat m£me deyenir une bonne adion. 

Toot eft fandifid par ime ame pieofe. 

Vous^tesy poarfait-on^ avide, ao^tieuiei 

Sans cefle vous brillez de voir tous tos parens 
€00 Engloutir^ la Cour Charges » Dignity » Rangs, 

Votre bon naturd en cda pour eai bHUe. 

Dieu ne nous ddfend point d'aimer notre famiUe. 

D'ailleurs tons vos pareis font fages» ^atueux. 

II eft bon d'empedier ces Emplois faftuenz 
^5 D'etre donnez peut-£tre i des Ames mondainesi 

EprSb du n6ant dea vanitez faumaincs. 

Laiflez-li> jcrolez-moi, gtonder les Inddrots, 

Et fur votre fidut demeorei en repos. 
Sur tous ces pomtsdouteaxc^eftainfi<|QlIpR)noi 
610 Abrs aoyant d'un Ange entendre h rdponfe, 

Sa D^ote VincUne , 8c caltnaht 9ati tspxit , 

A cet ordre d*enhaut (ans replique fouscrit 

Ainfi pleine d'^rreursy qa'dkcroiti^ttnie^^ 

Sa tranquHle vertu conferve tous &s ainae&r 
61 5 Dans un co^ur tous les jours nourii du Sacrement 



M 



R E M A R §iU E S. 



Veks 6z2, * K/fu vr^ti M§linozjsme,2 LeQoi 

me fiit introduit si Rome , pu M i c r v l M o l i m o s > 
tie Espagnol, & cdebie Diie^etu qui avoit aquis It 
putation d'iin homme d^vot. II enfeigiioit une uM 
pour elever I'ame kit, contemplation parroiaifoadeC 
tude, & cette Oiaifon coniiftoit felon hii X fe iQettit.< 
^r^fcncc de Dieu parun a£te 4^ibiy qui nous ^ilfie «c 



S ATI REX. 1X7 

mtia Vanity 9 Torgiirili rentftementi 
t que derant Dieu fet ft^uens ^tcriliges 
>iir eotror an Cid d'afliirez privileges. 
5 digue fruit des foins de fon DoAeur. 
^•ce beaucoTip , fi ce Guide impofteur , 
diemtns fieuris d'on diarmaiit Qui^tisme 
coup Tamenuit au vrai Molinousme , 
i faitbien-tdty »di6 de Lucifer^ 

' en Pinidis ks pittfifs de l*£kifer. 
s dans ce ^ux ^t moUe, d^ideufty 
s-tn pins f di-moi , que cette Bilieufe , 
Dement oiitr6e en fa f(fv6it6 , 
itfon chagrin dunom de pidt^, 
a diaritdlatifle^ SA Vtmntit ptopte abonde, 
}ae c^eft aimo; Dieu que haic tout le monde? 
rien oil d*^rd Ton foup;on attache 
fume du crime » '& ne trouve un p^ch^. 
me Fille honn£te & pleine d'innpcence, 
die en fes valets voir quelque complaifance? 
^ oiminels les voil^ tous chafiez, 
z ellei Finfiant par d'autres rempkcez; 



Sob 



R E li A R§L^ E s. 



tea pr^fenc en nous- monies i tj^ils quoi il dBbit 
nit mmnir tontes (bites de penfcies, d'afieftions, dc 
re It lefte de Dieu. Ce faux Dixed^eux ig6 de €o, 
d^fer^- 4 t^Inomiition , & fit abjnration de fa doc* 
I Rome^ en 1687. fie rinquifition le condamna k 
iloa pe ip^riellc, dtlis iaquetlt U mouxat qoelquet 

/. K Viis 



4 



fljS 5 A :T: I il C K. 

Son Mad , ^u'uoe a#irciirpeUc d;^ h ^iRe^ 
£t quifbuez lui, foi^^,; t to«t Mfle tTa6qiiiUe« 
Sctrouve sbflEiezfi^i^ivb flS^^ ; 

^0 De voir que le PoTtierikd dfitolAcfc fiKLtnom: 
Et que f9xm te$:Qtns^€tmgm t» loo abftntfb, 
JI cherchc vtincqieDt; j^idqtf mi 4fi Cfrnqoifimfcr* 
Fort bieQ;Let|fliU|B$b^.! PlMi6jff»Eefftim»^ 
Enfin vousii'appifpfHn^ 9lkmis^^ Murttthi. 1^ : 

.445 yoiUi le Sexe pent ^TiWrMUer nfoitel - 
Et Thjto^hsafte iMtot^f'- kftrujreie^ ' 

14e m'en pounoii jKis^ftiie? <ux t»lii9 tid;uB tU^kto. 
.CcftajQTez: UcfttcisisdeqdiMrJet^kiccaifi. . 

, . . .■ / ...... ^, . « 

Vers <|7* 'ffiw »wW (nl'^uii^^^in <|)/e/^^c?i ^t^i 




pas, ^ qui lui demandoicxit Xoa opm. Kraiiei. SjD 
ij. iUin, 4it: ^^ 



£t croyeTi k ft«ffrt '^urje i^hfith' pertim^ • 

• ldonJi€Hf n^eji fds id : que DiMi I kfi hmm htmt ! 

'X H 1n;». j^Tcis d4i.- Er^^fmmi fi^ .^^mt^dmngn^lm 



- r 



« A T I H E X iff^ 

Vous avez d6hunm ipmifi^ la Sa^e. 

^EpuiK, AprAlcipp^l M! t^ mc icrois rirci . 

Sur ce vafie fujpt fi j'alloU tout n^Ki^er^ 

Tq Tctrois fous mainain des Tomes s'amaff^^ 

Dans le Sexe j'ai peint la piet^ cauftique. 

Ec que feroit<ce dooc» fi Coifipur i^us tragique^ 

rallois fy fidrc vpir Ti^Wisiiic 6^^^ 

Exnon moins epc Y¥f/^^pitt, k CicI mjis ^ puUi? ' 

>i j'aUas t> TOMift^ plus d'unc OtplW^ » 
?our fouyeraipp l^oi meita«nt 1^ Pf^^ee, 

ia tonx^oar^ 4aairair bn^yant to TamsqarrcA^i* 
Et nous pHlm, 4e l3lico du ton dc D^Ba^eaux? 

^^ M A R ^U E S. 

^es D§mefii^uesi QR nt diibit ,p^ » Faite an Ugis nmf^ tt 
Di^mc fens. 

y s R s tS45. Et Theophrafie mhne^ dide de U Bruyere, ] L A 
& a V T s as a tsadiut ou Gx€c Ics OuNnStiru de Thfophri/fe $ ^ 
^ 4oime dans.Ie meme volmnc, les CdtsSirtSy 4u Us mtmrt 
U^t^^iifdt^ X^'^^ DE LA-BRVYEREy GcAtUhotniiie ds 
He ie PxiApe,^coit de rAcademie Fxanfoife, ^ xnouxiic 
k 4M^ de I4al« ' i^vfi. ig^ de . 5 7^ aas. 

yjia» ^$^,Sij*jdUisi*ymo9t*irflusjt«»iCdpdnie.\ C^ft* 
a^dk^^ ulieJLthee: car CtpoHee ^coi t Un Capitaine ^tec^ 
£4iil9itt {OJt &s. Itnpictcz , qui «taiit alle auviiege de The- 
bct, avec Ffdiiiice> ibc Joodcoi^ ^par Jupitci^ paice q^H 
mepiifbit les Dieuz. 

l(xai #60. ■ I 1 1 . J}u ton de Dtt'BarreMuc'S JxquES 
p% Vai.ix'e» ^eigaeui D&s Barreaux» niquit k Fa*- 
OS en. ^02. Zi fiit recu Confeiiler au FailaneAt-en «tfajF» 
naii d fe defi( bifen-sotde ia Charge, patce^ue ion pen- 
f^antinTinciblc pom Ics plaiiirs le reiidoit incapable iOg 
I>ev«ix9 de la^Ma^Axanue. 11 a fait de foit jolies Chanh 
ions , & quantite de vers Fxan^ojs & Latint/qai a^ont pa^ 
Mitflipiimez. Le £uncua Sonnet de pkte ^cammehce 
Mt.Cfi fa$*4Sfmd Dim^ t4$ ftigtmeiu fim PimPlUiPefm'tSi 

K z a 



! 



2*0 S A T I R E X. 

Mais fans aller chercher cette Femme iQfem:de » 
T'ai-jeeQCor peint, di-moi, la Fantasque in^gak. 
Qui m'aimant le matiii» fouTcnt me hait le foir? 
T'ai-je peint la Maligne auz yeux - faux , au coeur noir? 

iS^S T*ai-je encore exprim^ la Brusque impeitinentci 
Tai-je tracd la Vieille ^ morgue dominante^ 
Qui veut vingt ans encore apris le Sacrement^ 
Exiger d*im Mari les respeds d'un Amant? j 
T'ai-je hxt Toir de joie une Belle anim^ i 

£^o Qui fouvent d'un repas fortant toute ehfum6e9 
Fait m£me i fes Anuns trop foibles d'efiomae, 
Redouter fes baifers pleins d*ail $c de tabac ? 
X^-jc encore ddcrit la Dame Brelandi&re, 



Qw 



1 S MAR §LUE S. 



t to&joois vsiffi pour £tie Pouvxage de Des-Baneanz. €•• 
pendant il ic fichoit tout de bon quand on lui en paxlok: 
il fit m8me d'aflez mauvais yets Francois pour ie deft- 
voiier, quoi que d'ailleurs ce Sonnet (bit fbzt bean. Qo^ 
ques anncfes avant fa mon qui acriva en 1674- U s'^iok 
letit^ \ Chilons (iix Saone, oh il mouiut d*nne mani^ 
plus edifiante qu'il n'avoit v^co. C'eft ^ Mr. de Mav* 
PEGU, EvSque de Chilons , qu*il fiit ledeyable de fii con* 
irexfion ; & il difoit ordinaiiement que ce Prelat r^cwfir tm* 
fichs £itre vacillMtr, 

V K a s 669. Exi^er ^m Mairi Us resuSi Jtum *Ailutm.'\ Mr 
4ame de T. . . . . Madame De la F. .... • Hadamf di 
Jxeg. .... & tant.jd*auties. ' 

V VRS <72. Tauter fes k^ftrs fleins /4//, 4r dt UkM,^ 
iQuelques femmes^le la Com, dans ces demiec8.tcmt» Mt 
^ozt6 les exc^s de la table aufli loin que les HonuMi ks 
plus debauches aufoient pu faiie. 

Vsas 671. . J Z< Dsmt BrtlMdihrtA C*eft cnooit 

Jjdaii^ • • • • « Apxes ayoix ^t de Xa Maitomuac Acad^ 



S A T I R E X. 221 

ics Joticuis chcx foi fc feit Cabarctiirc, 

)iiffire des affironts que ne fouflSiroit pas 

keSc d'une Auberge k dix fqus par repas? 

i ofifert a tcs yeux ces triftes Tifiphones , 

monflres pleins d'uQ fiel , qae n'ont point Ici 
Lipnes, 

prenant en ddgoiit les fruits nez de lear flanc, 

itent fans raifon contre leur propre fang; 

^jours en des fureurs qur les plaintes aigriflentV 

ent dans leurs enfans I'Epoux qu'elles hailTent, 

bnt de leur maifon digne de PhalariSy 

fejour de douleurs, de larmes & de cris? 

n t'ai-je d^peint la Superititieufe, 

Pidante au ton fier, la Bourgeoife ennuieufe; 

Cct 

R E M A K SiU E 5r 

4€ )€n t ell« en fai^it cncose nn Cabiiet p^A Idf 
ITS qui paioient leur ^cot en entrant , & qui apr^s ce- 
faifoient ienrir avec la m8me liberty , 5c les mSmcB 
nirs que I'on pcend dans les moindres Cabarets. 11 j 
f femmes qui donncnt k ibnptr anx Jodeurs , depeus 
s les plus reroir, slls fottoient de leur maifon. 
Eft 8 #77. MiM—i* Ces trijffs TififkcHis ice] Lapremi^* 
»imc de Mr. 3 o i l s au , Fere de notre Foete, avoit 
en avexiion unc de fes Ftlles, & ne ceflbic point de la 
laitex. Elie ne voulut jamais permettre qu*on la mlt 
enfion dans un Couveot, poux avoir le plaifir de la 
c £lle s'en aquifi^a fi bien, qn'a la fin cette jeiiat 
en mourut» U la mere- elle-m^me mourut de regret. 
[as 682. Batttnf ddns Umr4 EnUns P^90x au^ tiles h^ltj^ 
I II faut remarquerla noble& a?ec laqueile le chlti^ 
: le plus ordinaue des Enfans, eft exprim^ dans ce 

E R s iti. ■ ■ ■ Di^ d* PUUrJul Tjtaa de Sioile^ 

JC| Txa» 



2i» S A T I R E X. 

Celle qai de fon chat fiiit fon feu! entredcn , 
Celle qui totijoors patle, 8c ne dit jamais rien ^ 
II en eft des mHIiets: mais ma boilch^ esfin lafle, 

690 Destrois-quarts^poiff It moins»yeut bknte&iregtKt; 
' J*entets. Cttt poufler loin la moderation* 
M! finiffez, dis-tu, la declamation. 
Penfcz-vous qu'^bbu'i.dc vos vaincs paroles,, 
J*ignore cju'en effet tous ces discours ftivoles 

tjfS Nc font qtfun badinage, utt (imple jeu d'esprit 
D*dn Cenfeur, dans le iiDnd, quifolatre & qui rit». 
Plein du mfihie projet qui vous vint dans la tfite , 
Quand vous placates rfionim^ au deflbus de la Ktci- 
Mais enfin vous& moi c*eft affez badinen 

700 H eft terns de condurre ; & pour tout terminer , . 
Je ne dirai qu*un mot La FiUe qui m'enchante. 
Noble 9 fage> modeite, huimbley^honn^te, toudiante^. 
Ka pas un dd^ d^fauts que vous m'avet £ut Tok; 

: &. 

- TftlLfr «7» Cith fH$ de fin chM fgitrfbn f^l ehfrAitnA 
1^^ une fo^ut de TAuteur, Ijat^oelie ^ teeotkHut d'aboid^ 
4am ctnt ptinture* & s'en flcbi^teii ferieqfe i ihe iiu 




ate 

ftttC 

Ecmmet dans cette Satiitf ,iii ee mill a'dtt coittze tesHpiil* 
m«s dans la Satire hohieme. II m'cfcriyit ainfi Afim tutt 
I*ettre du 5. Juillet 170^. „ Qooi oue j'aie^ofi^pdcfif muii^ 
figrofia nne Satire contre les m^cnantes^mmes, je&tt 
9, pourtant du (entitnent d'Alcippe , & je tiens comme Inf, 
99 ^if* po§nr^fe,hettreitte fim ce jdMjktUtlXiri ^ T^m defend , m 
II . nn nut r dtt iton ehdx qtt^ifn fiit /aire, U ne faut vbitttvtca^ 



ir m ioftepourtantqa'on ne.peat conce^dr » 

klktPM{i<pu{^jei]diMi^ii^fi3ciaJ9l& /. 

nge:^ tie.ibot; ^cmots^ irtfsua^rmcdt en biaUer- 

dire :M6 biea , M^ffme » ^1^ firat nous fi^paref J 
STnefommespas-fakSy jelevoi, Tun pourrautres- 
I Men fe nionte i tant: Tenez, voil.a Ic vdtrc; 
ft: DaiVit)n^iiotl^ i'lAl mutuerfoud^ 
Idppe rlii Crbis dohd qu^ii Te fepare ainfi ?' 
: fbrtifde C^ez tbi; fur cette pfl&e offchfzntCft 
u doiic*oubIi6quilfaut quelle y confentcj^ 
rofc-tu^u aifihnent eflc^puiffc quitter 
avourcux Jitaifir dc t*y perf^cuter ? 
-t6i fon Procurear, pour eOeufant (a phnhe,- 
es prdtenti<toiVa t*«fifir tm^iume. 
, grace au^Dcoitre^adiezIesPatifienSy 
s d& douce naiorih 6^ Marirtois Ghr^&em^ 

IL E M A R §i^ E S". 

t Ub Peetes \ la kttie : Aufourdlicii c'cft €he£ ettx lap 
te 4p Celfbatj •I>«itiaia c'cft la^ fSte du Manage : Au«> 
Dcd'^ rHoaime-eft le pl^s fbt de tous Ics Aitiitiaux v 
emaii|- ic*«ft 1^ Teal Aiumal' tapble'd^ jnftice, 8c cA 
ia iei^bkMr i DIeii. 

'EH* to»- ■ r n fiiiut WHS fli^urer kc;] Ce vers &- 
iivans contxennenc la foxmu^e du Libdle de Divorce >» 
itoit en nfi^ ancieimenient. 7^/ hMi riWhahgto: Tuar 
hi iigitt, flee, Loi 1, 5. t. aa Brgsfte </0 dH/ofth's & rr- 
>. ■ . ■ 

tR« Ttj^ ■ H ' , ' OncUsPMri/unSf 9ct:i Ce n*eft par' 
emier^ f^ queep^ xej^roche leur a^t^ fait : <2;d r » x 1 1<^ 




tM 9 A T J rex; 

Dans fes pr^tenfioos une Femmc eft fans borne. 
Alcippe 9 i ccdiscoors je te tioave un peu mome. 
Des Aibitresy dis-tu, ponixont noas accorder. j 
Des Arbitres,... Tu aoi$ repop^^r de phuder ? 
715 Sur ton chagrin d^ja contente d'elle-m€me, 

Ce n*eft point tons fes droits » c*eft k proc^ qu*clle 



aimc 



» 



Pour elle un bout d'arpent, qu'il faudra disputer^ . 

Vaut mieux qu'un Fief entier acquis i^ contei^r. 

Avec elle il n eft point de dioit qui s'6:l2(ircifle» 

730 Point de procfaf'fi vieux qui ne fe rajeoniiSe;. 

£t fur Tart de former un nouvel embarras^ 

Devant elle Rolet mettroit pavilion bas. 

Cioi- 

K E M ji R§iU E S. 

II ifi tMe^ & 4t fbts il dtmettn i fitrii^ > 
^ QudesDsmfSi dit'^t *fi ItvrM PMraditT^ 
Etce qui VAUt bitn mieux que toutes Cfs richeffis^ 
Les Maris y font bonsy (b* Us Femmes maitrejfis, 

* 

Vers 721, Dans fes pretenjt§ns une femnu efi fans lyw.] 
Xa Co&cume 4e Fails eft extiemement favorable aaz Fern- 
N mzs, „ Faimi nous,dit P at& UiPUid. 9, les Femmes ont 

n des Douaiies & des pc<^clputs 3 elies partageac la com- 
fy munautCy oil pouitant dies n'apoitenc piesquc sien qae 
9, le bonheur de leui (exe, Sc la faveui de nos Co&tusies. 
»A Enfia k bien pailer> elles font les, pzincipalcs h^juti^ies 
» de leuis Mails. 

Vers 726. 1 <^ejf /# Proch qu^ilU 4ii»#« ] Cc por- 

tiaic de la Femme plaideule, a ^c^ foim^ (iu la Comtdfi; 
de Crisse', dont on a paiH ei-devant (tu levers 105. 
de la Sadie tioiii^me. L*Antiquitd..a.aa0i pioduii des 
>id[onfties de cette espece-lk: temojn la ^meiue ^/nmia^ 
Icmmt d^un Sioateiu ELomaio,. £lle £it la plus ^lande 

Cki* 



S A T I R E }& a^ 

Qoir pour la fl^diir trouTc enfin quelque Toie; 
fle r^poDS |Nis (hhs pcQ^qu'ofl ne te vote 

^^xdesprocdsabbatUy coDilem^» 
» ^ pi6» fansLaquaUj maigre, (eci ruM> 
fois dans ton malheur rtfolu de te pendre» 
>wt cosnble de mauz> r61uk i la reprendrtr 

It £ if ^ R §iU E SI 

sd(e que I'on vif jamais : on n'edteiuloit qu*eU^ 
us les Tribsnaiuc > tcfzt fop unpudence elle mcrita 
CCS le» Femmcs plaideules fuflent appdl^es de fon 
'dier. Mdx, /. t. f. i. »• a. 

s deinier. ^t fur csmkU it maitXy redm't i' Is nfrtff 
Aiiteax s'applaudifibit beaucoup d'avoix ffi finix pit 
de p]ai^||texie, comme il ayoit commence, 
a une lemaique impoitante k faire fiii le total dc 
ge : C*eft la variety & la finefle dcs tianfitions* 
r m^oag^es avec beaucoup d^dkxt. Ceft cc que TAii- 
pardoit comme le Chef-d'oeuvxe de I'Axt d'^cxire, 
ui a fait dixe au fitfet des Cdraains dt la Bnvrsary 
e qu'il^ftimoit d'ailleurs Infinimenti ane cet "Ec^ 
'§it ttberi da tnmjuuns^ tjmiifient ce ^ // y avtit d* 
pU ddtm Us Omvm^is d^isprit. Au xefte, on txouvesa 
gie de cetre Satire 9 & de fon Autetix , dans une 
;cxlte pax Mx. Arnaud, Do^eui de Soibonne^ 
f e dans le IV* Voluttie de ^te Edition dct Ouvcar 
lotxe. Foifte. 



Kj S4.TIRS 



S A T FR E XT. 

AMDEVALINCOUR, 

eONSElLLEfe Dlf RO! EN-SES CONSHLS,- 

Sfcntain General de U Marine, er dis Commandmnt 
de M$nfmffmr UCom$$ 4e Temhuzi. 

OUIr-l'HolRnein:, V ArXiKCQu-Hy eft cMridlos 
le Monde: 
6hacun pour Tdxalter en ptroles jrt)Onde ; 

Ai^ik lEoirnrevftu chacun rate fon bonheor; 



Et 



H'.E M'A Ss^§iU E $f 



^E fa^de ceete Satixe eft le vrai te le ftiix HdsaefB. 
^ Elle Alt CQ6SDCff6t ^ Tocalfiond'un Pxocis qseleC^om* 
<tiU8 k la re«l|CfCJie de».Uiucpateiit» da titce de Kdbkflet 
^avoit iiiteiite i Mt. 6ili.es Boilxav, Paieiix dcs Ka- 
tes de l*Hdtei de VUle de Pakisy^eA (Jxacntioii dc ImD^dl* 
zarion du Roi da 4. de Sepceinbt^ 1696. Mr. rAbbdStI* 
XBAv Dodeur de So^oae; Chanoine de la SatsttCli^ 

Selle, & Mi. Boileau Despieaux fon JFxete , imeiyinieot 
ans ce Pioc^Sy.auquel ils avoient le m8me inteiet que 
Mr. Gillies Boileau leur Coufiii. Us produifiient des titles 
inconteftables , par lesquels ils prouverent leur Nobleffi: 
depuis Jean Boileau Secretaire du Koi , anobli avec 
Jean fon fils^ en Pannee 1371. U ils furent maintenas 
•a la quality de Nobles &d*£cuiers par Arret du 10. d'A- 
Tril 1699^ 

Ce Proces ezctta la mauvaife humeor de Mr. Despx^anx^ 
^ui ne pouToit foufiiir Pinjnftice ni les vexations des Par* 
Ufans. U en vouloit fur-tout ^ B. . . . fameux Txattant, 
wa droit un des principaux Ihterefiez "k la recherche des • 
nuix-Nobles : & ce fut presque uniquement pour ie vanger 
^B ^ q|N4(»ix»i)espx4aiai eatcepiit ccttc Satire* U com- 



ti 



• I 



It crie f d bay;*ffl[oxmcut ! vhrc I'tlonnerir t ' 
donsVUscoorif ferfcj^tahcs des <}a1irw 
»r5at abhcwd^lmftne dc fes €«rfi*res; 
nt , ]Ktr tm AfriStinjtifteiDtet d6nn6 , 
Qneor en ft petfoime ^ ramer condamn^. 
I »ot , parcourons & la ^cr & la Terre : 
ogeons Mtrdiand^y Inlanders 9 Gens de guerrft* 
ifafts, Magiftrats; diez Eta, fi jc^cs crbi,- 
txtt nc pent rieh , MHbnnciff feitl fzklildi.^ 
pendant, lorsqifaox yeuxfcnrpbrtanrialaiitcmei* 
nine ^u grand jour resprittjui Ics goovcme, 
ippcr^oi par tout que foHc Ambition ,* • ^ 



I i( I^ compofei au mois de JSTovembie i$p8. iians I^ 
HC 4cs pofifimc4s dece Fik>cHt:5c^B ai^it deCein dt' 
le rXuteiu do cctte uijuftc recb^iche ayecictarihlv^ 
aiSi Mais quand il eut obtehu tm Air£t favorable', ' 

flt ^ ft vj^we* ii:/>P4'l»^'%,y^^iWtf & «i4t 1^ 
e dereif pas lekvei la nobleUe de loji OiJKuie, apre^^ 
reir pade fi inodtfteflMiic eA d^atittt9»«ii4c6it0 dtietr 
ages. * • , 

EKS 5» Bntfndoni ilscoun'r QtrUs Jf^^na da OaleriSf ^C^X* -. 
ioir k une aAi6& in^ilioffable '<ra 1ifi^^^t> as o ir v , Vl- ^ 
de Sicile 6c de Naples. Ce Sci'gaeux ^tant un Joui ^* 
es,^ vidtaot les Galeres^du Poit, eut la cuiiofitd' 
eiioger les f <^a^ 'r nmis ils ff tfpui^rent tous inno^ 
, i rexccption d*un fetil, qtiravoaa'ae bofine foi que' 
Itti arpit fait juftice, U auroit et^ pcndu. ^'<»^ *^^'*'' 
ce c^qmn-liy m le Duc* xm luT d^aatAt Isl^beite ^<^(^ ' 

nt49HS as hcnniUf'iens, v ' 

IKS aj. ■ I 1 1 ^ I K - tors qu*Aux yeux Iftir portar^ ti latf'er'* 
D I o e e" m s le CVjiiqi^e. poxtolt une ijkbtdtat en ^pi^ ^ 
,& <U(ai^ qu'U cli^f(7hpit ua Homme. 

Dmi npitn Y. v. ^ir & Uns U X. vV K ' ' 



I 



%%t $ A T I R E Xfc 

Poiblefle, Iniquity, Fourbe» Cortuption; 

Que ridicule Oigueil de foi-mi^ie idoUtre. 

Le Monde^^ mon *vis»cft oooimeungraiidThditre, 

Oh chacun en public Tun par Tautre tboK, 
to Souvent k ce qu'il eft , jouS un rdle oppcff<5. 

Tous les jours on y voit^ orp^ d*aii faux viiage, 

Impudemment le Fou repitfenter le Sage; 

li'Ignorant s'driger ett Savaut Mueux^ 

£t le plus vil Faquin traacher du Vertueui; 
15 Mais f quelque fol espoir doot leur orgueil les berce# 

fiientdt on les connott , 8c la Ventd perce. 

On a beau te farder aux yeux de rUnifers;. 

A h fin fur qudcun de nos vices couverts 

Le Public malin jette un oeilin^vitabla; 

Et bien-tdt la Cenfure, au regard formidable » 

« 

Salt, le cralon en main, marquer nos endroits faax^ 

Et nous d6rebpa avec tous nos d^fauts» 

Du Menibfige todjours le Vrai demeure maftre. 

Poor paroitre honn£te Homnae » en un mot» il ftot 
r6tre: 

35 Et iamaiS} quoi qu'U Me , un Mortel idrbas 

Ne 

Jt B M A R §iy E S. 

Cr AH*. Vers 30i — Ld Cmfitre^ dtt rtgari firmUlf' 
to;] Piemiiie maoi^re; l^ Cenfrrtt Efsgnmi* MtmirsiU* 
Scconde mani^ie : ^» regsrd. adimrMbU. 

Vsiit 37. Envst'ne* Mi/dttthrtpti &c;JL'Ai]tettr,jeni^- 
Citant , diibit toAjours :. En vsin ce fkux Quon, 

I M I T. Vert 43. U N^Httt f9t^9urs fiff , &c; ] Horacev 
i Bp. X. Tc 24* 



» A T r RE XI. U9 

Ne pent aax yeux du M<mde ftre ce qu'il n*cft pas. 

£a rain ce Mifimthropc , am yeaz triftes & fom^ 
brcs, 

Veut par un air riant cti dcTaircir fes ombres : 

Le Ris fur fcMi Tifage ell en mauvaife humeur;. 
^ L'agrdment fuit-fes traits, fes carefles font peur; 

Ses mots les plus flateurs paroiflent des rudefles, 

£t la Vanit6 brille en tomes fes bafleiTes. 

U Naturel todjours fort, 6c fait fe montrer. 

Viunement on Tarr^te,. on le foice ii rentrer, 
r Ilrompt toutf perce tout, & troaye enfin parage, 
Mais loin de mon pro^et je fens que je m'engage» 

Revenons de ce pas ii mon texte ^ar6 

L'Honneur par tout, difois-je, eft du Monde admfrd* 

Mais THonneur en effet qu'il faut que Ton admire, 

Qodeft-il, Valxncous.? pourras-tume ledire? 

L'Ambrtieux le met fourent ^ tout brMer; 

L'Avare i, voir chez lui le Padlole rouler; 

Un faox Brave I vanter la prouefle Mvole ; 

tJii vrai Fouibe i Jamais ne garder fa parole^ 

Ce 

Ei tmUd ftnumftt fwrtim fAfiidU viSrix, 

Le ctfl^bre La Fontaine a paiaphra(<$ cea vers daaria Fabl€ 

It. I«iv. a. 

Vers $%, Vs^var* i voir chn. lui U Pd3»le i%Hlir.J^ ](#€ 
Psffoli eft line Rivieie fameufe qui roulc de Voi parmi ioa 
navlei. £Uc dl danrTAfie mineure^ 
• K 7 CmMw4^ 



13^ S A T^ I FP E »K 

jl Cc f oSte a noirdr d*infipHc$ papfcis;- 

Ge Marquis i farok frandcr fes ct^andcrs;^ 
Un Libertin a rompre^ Jetoes 8cCar6me; 

Un Fou perdu d'honncur a braver rHonricur meme; 

L'un d^Eux a-t-il raifon? Qui pourroit le penfer? 

(hQd'cRrcc done que THomieur que tout doit cmbraffcr?- 
Eft-cedevoir, dis-moi, vanter notre ^oqucnce,- 
D'cxccllci? en courage, en adreflc,' en prudence, 
De voir I notre aspedl tout trembler foUs les Qeax^- 
De poffeder cnfia ftiffle doas prAdeux? 

5J Mais avec tous ces dons it fesprit & de TamCj 
Un Roi mime fouvent pent n'ftre qu*un infeme, 
Qu'an Herode, on Tibereeffioiable^aommer. 

R^E M .4 :ISi §UUE S; 

Chang. Vers 5f. Cr Polity i npir^ir dSf^i4tt pffffs^] 
Kotie Autbui difoit ^uelqucfoisen recftant : Linitre ytk 

V K n s 70. ^yiiijoHr4'hM fen qtotrai Senequi AVfnt Vtibrtn$,\ 
L-'Auteur epfrofe lit Morale iiUlli^re lie Ss'^M^'Quis \ la 
Morale licentieufe de P s. t ro k ]& , ^Wt ca^dsMW^^. W ^9* 
tflinent diraifbnnable de St. 1^ y rem 6 n b', dans fbn 7»- 

' gemeru fur Seneque, Plutarque & PetrSne^ oil il debute ainiit 
Ji cofnmemerat'i dit-il , par Sene^jite, ijr vom dirsiavee Udet- 
niere impttdence y qi4e fijiypg jheancotip' pliu Jk Perfenuu qtiefa 
Ouvrsges. J^eftime U Preceffteur de Neron , ^Jimant d*syigripfi' 
ne^ un ^n^imu qtU frefmidttit 4 .V^mfhft sdm hinUfkpbe ir 
de PEcrivain , je n*en fait Ms grand cas, Au eontiaiie les 
l^uanges que St. Evremona donne aux (enthncns (fellcats, 

^auiu^ poli, 8d aux. volyptCz erudites de Fftrone^ qpH 

• app^le un des plus honnhes homfrf&s du mtnde, fbnt bltfn juttr 
que St. Evremoad ^ xegarde ce fameux ^pictud^ tomsiLe 
»n H^ros en fait de Morale. Votez fes '^4fi,^ujijr, 

^^picurtk Kocre Auteur regatdoU Mr. dc^ 3Ev«60i|kd 
iswim^ un Jiomme ^w avoir toftjous i^r ^r^llioxilrwe 



S^ A- r I R E • XL i3f* 

<% done dl cer Honneur qd (bid doit nous diatmer? 

Quo! qu'en fes Wui • dscoon Saint * Evremond notis 
pfdnc, 

. DioS iGiM^side il n'eft cieii de bcm que I'E^d; 

Sans elle k Vifeur ,«]a Foicei la BoBt6 ,- 

£t tomes les Vertu»,.doiit s'Alouit la Terre» 

Nefont que fbox biilkBi9,te que mwoeaiix de ifcpm 

^ Un injuile Gicrrwr^tetuiiir de rUnivers,-. 

Qiu fans fujet courant chezxent Peuples divers » ^ 

S*en va tout ravage jnsqa'auz fives du Gange» 

N'cft qu'un plus grand Volcurx[uc Du Tcrtc & Saint- 
Afig^. 

Da* 

Bf^E MA K^^V E" Sit 

Jfiifo/bj^ie prdftiie flc yc^tipttfeufe, 4om ies nutximes nc- 
fttaitbt atitotiiecs qii'a peine dans 1ft Itcence du Paganis- 
me. Sa Moiale itch une Morale de Cour, d'autant ^is - 
daneeteufe^^u'il avoit I'iit de la ^te paifei^oiu unc in- 
gj^nieufe d^licateifer 

I M I T. Vers • 74. Wf /wif ^ /k«« iriUdns , ^Sr ^ mprctattx 
ie^erre,l ¥on$MA vitrea iftifum cttrnfilendett ffAngitm', FuU. • 
Syms. 

Vers 7j. Vn-tnjHj^e^BiumeryUc'l Aiexandfo le Grand > » 
api^^ avoir foumisiifle pattte de PAfie, rouiut aiSijcetirle 
tefte dei*6rient, & porter fes condu^tes au ddi du Gah« 
ge J mais fes Soldats lefus^rent de le fuirre. Plutarque ra* 
potte ainii le fait , iuhrant la tiadud^ion d'Amiot : lis dtstH- 
fern fort & finni'^Uxa;idre, quand H lei cufd^ a tttftte forct 
faire enevr faffgf la %iviire de Ganies, entendant dire auicgeht 
dM fdTs q^^lle avoit deux lienHs de Urget (y^mt^Jfes deff" 
f§nd, & ^ftt la rive de deU ^oit uute cottverte ^armes^ de cAt-; 
f^ y & ^eUfhans , &c, 

*^ Vers 7S. tftp tju^ttn fhts stand VoUur fitc.J Cc vert tc 

'ks riois phfe^efiS Cdntiennent le fens de liln^ponfe cme 

St'tti'tixatt vrmftrnt Akxa&dxc, qoi hu kvftocboft la 



^ 



■^ 



fji SAT! R E X4. 

JDu premier des C^fiut on rante \cs exploits; 

So Mais <ians quel Tribunal, juge fuiyant les Loixr 
EAt-il pd disculper fon injufte manie ? 
Qa'oa U?re fon pareil ea France i, La Reynfe , 
Dans trois jours nous yerrons le Pb6nix des Gueniai 
Laifler fur r6±affaut fa tfte^& fes lauriers.. 

85 Ceft d'uft Roi que Ton tient cette maxime anguite,- 
Qt$ jamais p» n'ifi- gnmd fuaittant qm fon tfiju/k, 

Raffemblei ^ la fois Mithridate & Sylla; 

Joi- 

it S Id AK§iV B 3i 

. ' ' > ■ ' 

toniition: 7* futs tm PirdUy dit-il, fsra ^ jtti^Mm^iM 
VAtjptAu \ fi )^M/fis tmi srmee navaU ft ftr»ii tm C0H^tt€rMf, 
Apophth. des Anciens. S^n^que app^le ces foites de Con- 

Sueians injuftes , mdgntt & furio/is Uurtnts $ & St. Angufiia 
it encore avecpltts dVfiergie: ^id tmm fma repute nrntU 
Jufiftid, mjtmn^na larroeiniaf 

Ibid; ■ ^4 Dm Tms 4r Saim ^t«t. ) Beax famaa 

Voleuxs de grand chemin. D u T e r t t etoit on Joiieur ^ 
ftofcfUoHf qui ^toic rcfu dans la plfipart des maifons dis- 
tingu^es de Paris. 11 fit un voLaa milieu du Conrs-la-Rq- 
ne : on le prit , & il fot condamn^ au dernier (uplice ot- 
donn^ contxe les Voieurs de grand^chemin. Ce qui rendh 
ion fhplice remarquable, c*ett que fon corps demeuraex- 
pof^ fiir la roue pendant plus d'un mois^ la portedu Coins, 
Sa^imt Akgs, autre Voleur, ent la mSnie deftin^e. II 
c'to't, dit-on» fils d'un Maltre^d^armes qui avoir ed Vhonr 
neur de montcer au Roi v & il avoir et<£ Capicaine dansie 
A.^iment de L^inguedoc des Troupes de Gallon defian- 
ce. Due d'Orleans. Notre Auceur avoit connu S^int ^nn, 

C-HAMe, Vers Sa^.^'on ^W«/«»/dm/&c.j Dansl'ett- 
tion pofiume de 1713^ on lit: i^*0Ji tr^tng fon paredK 

Ibid. — ...« yl UTUynic] Gabrikl Nicolas dS 
. I.A Reynie, CoafeilTer d'Etat ordinaire, & Lienteoaor 
General de Police, ^toit n^ \ Limoges, en 1(25. Jlfyt 
pourvA^ de la Charge de Maitre dt$ ReouStes en jM. 
liais le Roi voulant ^tablirun bon ordre oans la. Yille de 
Im», f<^anLi^ Police dc la Charge 4e litciiteQaat Ga:flf 



SATIRE XI. rjj 

Joigncz-y Tamcrlan, Genfcric, Atiila; 

Tous CCS fiers Conquerans^ Rois, Princes^ Capitaiaes^ 

^ Soot moms grans i mes yeuxquc ce Bourgeois d'A* 
I thdnes, 

Quifut, pour tous e3q)Ioits,doux,m9dcrc, frugal > 
To^jours vers Ta Juilice aller d'un pas 6ga!. 
Oui, !a Jiiftice en nous eft la Vertu qui brillc* 
U faut de (es couleurs quid bas tout s*habille. 
S J Dans on Mortel cheri , tout in jufte qu*il eft , 

• Ccft 

8e cU^ uoe Charge de Lieutenant de Police, dont Mr.' de 
la ELeynie iiit poprvA le piemiei joui de I'ann^e 1667. II l*a 
ezerc^e avcc une fbimet^. Sc une vigilance qu*on ne peuc 
aiiez loiter. En I'annee 1680. Sa Majeft^ rnonoia a'ua 
Bievet de Confeiller d'Etat. Il moarut le if. de Juin , 
i7*9» Agi de S4 ans. 11 avoit ^te un des CommiiTaires dc 
hiCbannbre jtrdeate, ^tabtie ^ l-*Ai(enal pour la recheKhe 
4es peifonnes accufees de Sortilege, ou de Poifon. 

T CR s 84. ■ I " ^4 rtf/# & f*s laarigrs, ] Tule3 C^/ar 
^oit chau?e, & il cachoit ce diffaut autant qu^il pouvoit* 
C*eft ^uiouoi , par^i Ics honneurs que le S^nat & le Pea- 
pie lui deKterent ^U re^ut 6c conferva plus volontiers le 
pdviUge de porter to^jours une Couronne de Lauxiers, 
Ceft )l quoi ce vers fait allufion. 

• Yens $$. C'&fi d*H9 T^oi &c. J Aqs' SILAS Koi de Spar* 
te, (elon Plutarque, traduit ^ar Amiot, avtt ttmjours dt' 
»mfmn i dt dif #« fts frivtz, devisy^tH Jufiict tfvit U premiere 
ie teutes Us Verttts^peur sutMnt, difeit-ti, queUi Pniteffe ne 
^Mft-rienj fielle n^efieenhinte svee U JuftUe^ & tptefi tout lee 
bemmes efieient ji§fles ^ dUrren n^aureit qite fdire de U Preiieffe* 
Eel eeuz ttui diibient : le Grand &oi ^ le veut ainfij. Ei 
em^it difiit'itf efi'il pint grdnd (pte met y t*il n*efl fins jnfiei 
liC in^me Ag^lUas etant preflii de tenir une promefle in* 
jnfte : fi U chefe n^eji pAtjnfie^ dlr-il 9 je ne Pm pat premijet 

y K R s ^o, ■■ Or Beitqeeis tPyiihines.} S CR a t e. 

* UT(£*d£perJe» 



tj-r s a: T I Rr E xr. 

Ceft quelqae ah d'^qiatd qui fednit 8e qtii platf. 

A cet uniqae appsis I'tm^eft vraiment fenfible; 

MCmeatHC yeax deflnjuft^, un Injoftc^ft homHej- 

Et tei qui n'admet point la Probit^ chez luijr. 
foo Souvent ^ la ngueur r6cigc,chez autruL 

Difons plus: 11 n'eft point d'amc livr^e au vicc,^ 

Oti Ton ne trouvc cncor dcs traces dc jufticc. 

Chacun de I'Equit^ nciait pas fon flaqibeau. 

Tout n'eft pas Caumartiny JBignon, nl Daguefleau^ ^ 
xo^ Mais jusquen ces Pais, oil tout vit de pillage , 
^ Cher rArabe ft le Se$;lbe^£Be dft- dtt quelque ulage;' 

, V t Rs rp4. Toi^ V*j^ y»Kf Cmm4ni»; ,- 5 j^imr » W ih^iii^ 
pMK) L^Aateux lone Ui rc^ivjc^ 4ecioi^ few^tocsiUMilcik 
4«}]it Ie» vcitos mitxtesit bi«n d'^tce>(k>B»^ |kmi& ^m^ 

PJC. : , . , c - . !> 

v.Hif, D4 Oiumattin^: Vrbaim LoviLi i~k F.e'v.k^ Pi 

r if r. l*\AUg Bi^non : Tfi AV P iKfv !(»% Q K o K » ASi!e U 
St. Quentin, Doien deJrEglife CaUe^iaie de St. Geimaui 
rAuxeriois3 Confeillei d*£tac QzdLnairc« Vkq des-C^taiMQr' 
te d^ FAcadieBuc FxanfpUe ^ & Auciea' Ptefid^ati ^e^^dinx 
Acaddoics Roiales dc» Sckacos & de^ io6;xipi»9iV€ II , '? 

Avocat Geiietai ati Failemenc de Pads^ d^^mfoite Pxpdit 
veuc Gencxal. [U a ^te fait Chanedies de ISis^ct hf^ i$ 
S6vtitt 1717, Ai>D.deP£d,d*^>iwfi,:i 
•■ IjkCXT. Ibid. T0j»rD*c|l?f4i, CMiMrrw-> 5i*git#ff9 ^i?.}.TSi^ 
9^11,0 f o L £.K« X o y dMfl fiui^WMN/iW y cap. i$.-£o|, >?»'. 
■-"* .. : L ..... ... • •.• ; " ' .1 

I/9n mtti fm*^B»rMrdi, '^ aini thttf: • ^ 

Z^-iT. Veis lol. C*e/? #//f entrttnx qmfitit hf»9t/^gt & U^ 



» A T r k E xfc 13^ 

tin aopilsrej^ tidam Idi Iditj 
I entte cox q^ fak J« pimge &-ld'd>oix. 
iU<ntyiQ»k Vi»f^]ifprtm^fiQHirceii^ . 
9t aux 7«ds.cisiu&, £c d'abfttncDce U€me^. 
oint )e conr jbfte; t/t afBtox dcitiat Dieu.^ 
;ilc aiiOff^enaie dit c& aucuQ lieu #- 
atitSkiditf Soi^ doiac, fimple, 6qmublc 
. D6rot fottvtnt au Cfar^iim vMtaUe 
kG eft deat lois p)o6 kHigae , ^ mon avis, 
Paie Antitf aiqwattr Dtooit <k Dttis. 

^iceron dans foa admirable Tiaite dcs Ot&ctSf 1»- 
. It*-' f0f^f» titMA'vh ijii m nee itU ^fdemj cjui 
& fceUrs f^^S^t^fy^'^tfm sfim^fM^ pam^ pifii^^- 
^am qttt torum cmptam i qui una UtroetnantHr, fttrdtur 
out eripit $ is jiki nt- in tatrocinio <juidem relimjHit U* 

Mtttm jjiU xAnhifixfitA di^iftnif nffi nqnAhiliter ptd* 
rtiaty dm iktdtiir d^Jkm^itm rtliiifHemr, Sluinetidm 
num ejjedicuntur^ ambus parfdnt^ quas chfirventy &C 
Je$a Ckti^UMKiey kt k-eh: 4. de l'Bp!tie aaz< 
i»i . n5f irV^Tdi &c.. Latroner^fi in dividendis rr- 
hrff^d' Jm/Hfis mn fifr^em^ neqnt panitronem ex dqm 
viddtis^T ipfis inter fe belli s oic prdiiif tn^licari. 
99091 y * dans, fes '> Penfhs divtrjes , cfa. 3 T . „ Ceft ' 
iaifsteie chdfe ^ confiddrer, ^it^tl, de ce quil y a 
sas^dtHi le nkHide qui a'iant xtnonce i tootes le^ 
le Dieu & de la Nactite ,s'^ fbnrfatt euz-mSmesr, . 
(lies lis <>b^ifibtt ^sadcmeiitT coiame par ^xtm- 
et Tolears> &A • . 

s XII* — ^ £//ff i/i>, &c.]vt'Autcui feit icilfe 
ngiUi du genfi^ftminm, quoi qne ce mot fbit of 
tent de Tiutre genie r il lot anroit ^ti facile de - 
cet endfoit en mettant : Sots dh/ot: II h$hs ds$i 
le ElU din 

tt6» Sta^dst Hie offitdrSt/qme mm bAnit de J^^'^t'Q 

liit#^,d^itiv i6\i^\ Viotv^t btt d'daCvextxtexit^ d( 




X36 SATIRE XL 

Encor par ce Diyot ne aoi pas que j'entende 
Tartufie, ou MolinoSt & Ta m^rftique Bande. 
J'emens un faux Chretien mal inftruit » mal guid^ , 

Tio Et qui de rEvangile en vajn perfuade, 
N'en a jamais con^ii Tcsprit ni la ]u^e ; 
Un Chretien qui s*en fert pour discnlper le vice ; 
Qui toujours prh des Grans ^qu'il prend foia d'abo&r, 
Sur leurs foibli^ honteux &it les autoriTer , 

115 Et croit pouvQu; au Gd> par fes folles maximes» 
/ Avec le Ss^aeipent faire eoitier tous les. crimes* : 
Des faux Devots pour moi voili le vrai Heros. 
Mais, pour borner enfin tout ce vague propoS) 
Concluons qu'ici-basle feul Hooneur folide, 

130 C'eft de prendre toujours la V^rit^ pour guide; 

De regarder en tout k RaifimSc \x Loii 

lyftrc 

K E Ai A RfLlTE S^ 

H Terie I I'iiucre} cat le Detroit de Davis eft piesqoe ta 
le P61e Ar^^ique, ptes de la noavelle a^emble, daAf cdie 
paitie de la Gioenlande qui fiit d^cooveiteen 15S5. pu 
J BAM DAYiSy Anglois. 

Vers iiS. Tartufi^ on MoWms 9 & fit mjfJitfM BsUi*] 
Xes Hjrpociite^, ddignez pas T^rtufff } 8c les Qni^tiileiy 
defignez pai Michei MoUnos leui ChdP* Soit% la Kttsamp^ 
iiiile vers 6iz, dela SatiicX. 

V R R s 1 34. ' ■ ■ Ce motfiut vm fm 4iV«.] Dans 1'^ 
tion in douxjt faite e:n 1701. il y a ieii Ct fiui mw$ vtm, $t0 
^>«.: C*eft line faiite. 

Vers 145. L4 Vgrtm n^itoit fint fitktte m fOfiT4€itm0,ylM 
cbee les Ath^nlens, qui peimectok aebannii les PeifiiMP 
dont la tiop giande autdntci etoit iuspede au f et^te* |K 
faifbit craindre (ju'elle ne deg^neiit en tyiaonie. Ce btp' 
niflement n'^toit pas.infiunaoc, fascequ'il n*^pit patuOf 

dk>nad60ux la.puiutioA d!uii.ciime. U^o/hHiffi'* ^o%mt 

«.-.•«. diiar 



SATIRE Xr: 137 

I'Stre doux pour tout autre , & rigoureux pour foi : 
^'accomplir tout le bien que le Ciel nous infpire, 
t d*toe )u(le enfiii : Ce mot feul veut tout dire. 
: dome que le Hot des vulgaires Humains 
. ce discours pourtant donne aif<!metit les mains « 
t pour t'en dire ici la raifon hiftorique, 
oufftc que jc lliabillc en Fable alMgorique. 
Sons le bon Roi Satume , ami de la douceur^ 
I'Honneur, cher Valincoor , & TEquitd fa Soeur , 
k kurs fiiges confetls idairant tout le Monde, 
L^oient , ch^is da*Ciel , dans une paix profonde. 
Tout vivdt en common fous ce Couple ador6 
Lucon n'avoit d'endos, ni de champ f(fpar6. 
^Veitun'ftoit point fujette^rOftradsme, , 

fi ne a'uppcloit point alors un* t • • 

LHon. 

Uoaixemem diz ans » & cependant le Banni jouiiToit de 
es biens. 

I MIT. Ibid. L» vtrtm n^etoit ptt'nt fujetu m POfirdtismt,} 
l^n^que, dans fes Contioveiles : Sunt quddam ttmftr^ tni" 
ucd vxrttitHMS, 

Vers 145. Nines'^eUit point alors un'*- * * *.] Jdnfe' 
\ia0g, Le^ petfbimes peu inftiuites confondent oiainaixe- 
Bene avec les reiitables Janr<<niftes, cenx qui font pro- 
Won d'une veitu aaft^ie» 5c d*une i^gulaiit^ au defliic 
ki commun. On voir dans une Letti^ ^ciite an Roi pax 
yU. G o D E A u Eveque de Vence , pendant les grans troa- 




npoiez ^ etre (bap9onnez de Janfenisme , 'fe trouvoient' 
litt 1^ ^loigoez des Emplois ou ils auroient fait beaucoup', 
icfiolt. Ua £?8qae xepieiuuie im Abb^ dc condition de ce' 
* q«ft 



aj8 SATIRE Kl. 

L'Honneqr boiu j>ar foi-jxigme^ &cbj;^ vams «A^ 

N*^oit point auz yeuz Tor ni les diaman$, 
Etjamais ne rortat\t,de fes devoirs auilereSvy , 

« 50 Maintenoit de la Soeur les regies falutaircs* 
Makune fois au Gel par les Dieiuc ^ipp^I^, 
11 demeura long-tems au Sejour 4tQile. 

Un Fourbe cepeudant , aOez haut de corlage* 
£t qui liu reffemUoit de^gefteSc ^ vjjEige, 

i>5 5 l^rend fon terns , & par tout fe,lu^4i:SulxuQen 
ScB ^ chffL ks Him^ios qi^r'^qn'il eft I'liioDiicv; 
Qu'il artii^ 4u Qei , ic ^pe Wimlm ii^HU^iac 
Seul poirter deforin^s:lc ^ 4ur)^i»4^(^ ' 
De lui feul il pceteod q/(i*<Ma reco^Ye la Jpi. 

^60 A ces discours trompe«T&le,MplKk&.<^iqA^io^ 

« 

JL'inno^ente Equit^ houteufement bannie 

Trouve i peitie va^ ^fejt piiiuir I'^nprninie. 

Aoffi- 

• > » 

^ue fa conduite n'etolt pas siilez leglee: i^ ,i««|ftZiqc-WPM 
fiur*nf^e>f scpoaditrAbbci ^ n9m,etim$ pMurJ^i^t^M 

•qu'iui tiilii d'e,qttivb/iues^ ik drgMUmeo^ >t PWMii 
^enfnte ici les Jellui;cs , qui opt ^i^t p^oscrM;^ ^ f¥^ fll> 
verfQantfgcs d'une g):aade yc^{i>£)uspcetexteai?4s^MMil 
TanfcAiiies. Les Janieniftes ic jfom «oi&|<Mirs. dlftiagufiE fit 
IViifteiit^ de leurs ipceuxs .^ p«t la xc^iUaiite 4e Icuc :€&»< 
4iilte: de fone que ies Jediues nt poovaot ^s Icm^^MI 
<t me lite, out tache 4e lendxe leux Vextu od&euie, mk W 
4oimant le Aom de Janj/nisme^ & tuUaat dc J^tn^hH^^i 
xeuz qui n*etan^ Das^kvoHier. a ia Soiuetei^piqiiomt#ili 
«ioi:alc ligidc A ifev<j3c. vA»» Jfc .<**>*M <f *4iW.^ 



« A T I * fi m. .»3^ 

fur un Trdne^dauotde nibi&, 
teur montC4)rn64eftipetbe8haiiitSi 

ae&rOrgupil dcleuts&oaiiisleGouroanfnt. 
:r U xopxitre ab(svui fi:oat ptu&ibutdlie^ 

ien&kTien, dettz^Freros pMQ^itoz* 
oidre aoMiumti}es,Ptocd8v&: ItlG^cnie* ' 
fUmx it ce larvoiit pannier U TioMn ^ i 
lieax »ibQ6 lbs nom^deBoodDpoit J|C dc 37oct; 
iaelle<tabliPleifcul^lt»iKdU(plas.FQit. ' ,) 

vaincs loiz tnr Codeifottaftiqiiei 

utre au moindre affront ks force ^ s*^oi;ger^ 
leur ame en vain de remords combattue • 
»i lettrds de fang ces deuxmots, Miurs, ou 

Alom^ 

T47. Vihnnmr hd$i pir fti-meme^ tcC] Les H^ 
:pi(f(entoieiit CHomteur fous ia figure d*un jeunc 
qui poxtoit d^OAc main la Httfie de la Dirinit^.j & 
itielajCorne^ d*AboA4aQce;.Ce qui piouve qu'a- 
nme aujouxd'hui, fonfaifbit entiet TAbondanee 
ee de KHonnetir , & que les Richefics ont toftjouct 

fpsped. Oa voir dec Jd^dailUs iux leiqi»elles 
ir eft ainfi lepieTente, 

iy%,' ■ I ■■! Ces dtmx imts : Mettrs^ §0 TS?."] lis 
z de la Sc^ae emquMUQC du j»x»iiue( Aftc.diiC/V, 
Didgue (lit i BLodiigu<b fon fUs, poux ranimex a la 



I 



140 S A T I R E XI, 

Alors, ce fut alors, fous ce vrai Jupiter, 
1 80 Qu*on vit naitre ici-4>as le noir Slide de Per. ' 
Le Prere tu m£me infhnt s*arma contre le Fitre: 
Le Flk trempt fes mains dans le fang de fon Peie: 
La foif de commander enfanta les T3rrans, 
Du Tanai^ au Nil porta les Conqnerans: 
1S5 L' Ambition pafla pour la Vertu fublime: 

Le Crime heureux fiit jufte , & ceffii d^^cre dime. 
On Be Yit plus que hainib & que divifion, , 
Qu'envie^ effidi, tuxoolte; horreiir , conMoo* 
Le v6rit Ale Honneur for la Tootc ^efie 
xpo Eft enfin averti de ce trouble fonefte. 
II put fonsdiffi^er, 8cdiescendt}desCiedx 



¥t 



R i M J K §ixf k S. 



V* tontre mm ^rrogdnt ^rrnvtr t*H e9m4^» 

Ci n*efi ^tte dans le fang qu*9n Uve an tel •tttrsge, 

Mettrs, o» TuZ, 

I MIT. Vers I to. ^ on' vit nd'tre ici hds UtfirSudiii 
Ffr,} Ovide^ ^^ciamorph. Lib. 1. y. iiSi '- . 

Protinm irruftt vensfejtrts in d^nm ; ; 

-.' Omne mfin: fuj^ere pttdpr ^ vtnmqiUi fidts^'i ' " 

In qii9ritm fiAUre locum fftmdesque i doliqm^ 4 

§nfidimqn€f &Wf & MtMf fcelirntm htAtndi* &t» 
" ■ ■ ■■ FratrMm^uoqM iratia rdra ^^s .,•••• 
tilim 4ntt ditmfatfioi inqmiritindnnwu -41 






t i 



V CR s 114. Du Tiuuas Mt Nil ports les Con^uertms, ] JiiWi 
itpoite que les piemias Conquexans (oxtixent delaScTthlBi 



SATIRE XL 241 

i par tootle montrer dans.les terrdkes lieux : 
lis il n'y fiutplus voir qu'un vifage incommode. 
I n'y peut plus foufirir fes Vertus hors de mode , 
liu-m6me traits de Foarbe 6c d*Impoileur 
cQDtraint de ramper aux pids du Sddu6teur« - 
fin las d'eflii'ier outrage fur outrage, 
ivre les Humains I leur trifle esdavage , 
n ra troover la Soeur , & d^ ce m£me joor 
ec elle s'cnvole aac^li^ile Se}our. 
puis, toujours id ,, ridie de leur ruine^ 
' kstfiftes Mortels le faux Honneur doiixine, 
uveme tout , fait tout dans ce bas Univers» 
peut-€tre eft-ce lui qui m'a didt^ ces vets. 

Mais 



-.4 



R E M A R §iU E S. 

>Cie par le Tanais, &c chail^rent Vexoris, ou S^foftrisy 
i d^Egypte , qui les vouloit foumettie iL fa domination. 
V», Lk'Z.c. s^Cambyfe, fils de Cyrus, avoit deja con- 
s TEgyptc. Id, L, 1, c. p. 

MIT. Vers 204. Et peut'ttre eji^ct lui qui m*A difle at 
r«] Regnier a fait une Satiie contie/i/o»Mfl^r; c'dlla 
ixe VI. ott il dlt sL la fin } // 

MuSf m«n,DtfU, que ce Trditre eft ^une itrAngtfirttt, 
Tandis qi^A le t lamer U T^aifon me irons f^vfe j 
^ue de luije medisy il mefiatte, & me dit^ 
Slue je veux par <es vert Acquerir fin ^edSu 

^ tout ce que Mr. Despieauz a imite de cette Satire de 

gnier. 

yix. Pascal a dit audi dans fes Penfies, ch. 24. Ceux qui 

kfeut centre U gloire ^xieklent avoir U gloire ^ Avoir tien ecrit% 

*ume qui le tifint^ v^ulenf '^in/eir la ghire de l*Aveir tu: & 

Vem I. L mn 



I 



A T i S S -XL 

I <K a'eft qaim Dim iQil ^n'sfi FUctuiBor i 



«i^ S A T i S S -XL 

^5 Mais qi-{a(:arAHUOr, jbcondai de ftfUik 
Qm <k a'eft tpim Dim ioil ^n'sfi TUctuiBi) 



«MI ■*"' Aril f(0) j>' M»»«S<» «*» "Wf 1 
«»( fiti' /< fiMM , Ftimia u^. 

Icnn nomi 3i des TiaitcE^ on 4* eonavunoipa 

4w todaiisu : as ilU SUl^^, mitm w mk hiUlh'ijlSn 

.fKtinuiaii glirit JcT.iimf, .fim»fii^ i^fkm^ ""p^-iW 
iitjiMfrddictiinim, tnhiiiftttmjiu iiificiimt , fmditmi iiji, 

^iiM>i>^ilv*tlpr...C.ic./i^'.Hte9ifA-J'(RA Weate»-X«Bi(#' 
Mi> i» 1. 1( Yx)^ Muuoe ;» I. c 14. n. (. 





DISCOURS 

DE VA U TEUR, 

Pour fervir xf Apol^'e i la Satire fuivante* 

^Uelque bettreux fiiccis qt^aient ^Mr 
mes Ouvragts , favois r/folu ' Je^ 
puis leur deymere Edition de ne plus 
rien donner au Public \ ^ quoi qu^^ 
mis heures perdue s^ * ily a environ 
tiuq oHS ^ f^^jff^ encore fait contre i* Equivoque 
ume Satire fue tous ceux aquije l*ai cowmuni^ 

5uie , ne jugeoient pas inf/rieure a mes 4tuire9 
Icril^^Milt Ipin de lu puklier^ jf la ttnois fii-^ 
''rn^eifft cachie^ ^ j^ ^ crotois pas qut^ wei 
\tJ?U^ 4^^ Jamais voir U jour, Ainfi done 
^iHgnfux d^jormais de me faire oublier^ qtU 
^i4$J m^^fois curieux de faire parlerdemoi^ 
fois , a mes iufitmitez prii , d^une ajfez 
pytuqi^ifjH^ lorsque tout d^un coup pai 
"^on MH$oi$ dans le mondefius won nom 
d^^ tytickans EeritSy ' ^ entr^autres una 

tiE 14 ^ ^ §LVB S. 

' 1 ^a^^ Imr d^miiuedftion'^^n 1701,, 

z II y s tnvtr^n einq am, ] Ce Discoius fut COfflpofe ft 
1710.' 

3 Et entf^smt^s^* Pifice^ %erst ] VOuviage dont il s't« 
fit ici, ^toit ane Epftre d^environ Ibixacce vers. Mr. Des- 
i>r<^anx fiit ttes-mortifid d'apprendie qu*on I'ca ciQioif 
FAutevr. Void dans quels terqncs 11 en m^qua fa pcnfi^ 
a an J^iiirte du Coll^^e de Louis le Grand. Je dedar* ftfil 1 
m ^eftjamdis rttn fais de plus mauvaisy ni de plus fittemint "^ 
^ cifU greffiinimade de quelqm Cmjln de Celleie if 




^: DISCOURS DE L'AUTEtJll 

Piice en vers contrg lesjefuites ^/^alemenf oMeU' 
fe (jf snfiplde , £s? «« Pon me faijoit en mon fro- 
fre nom dire a toute leur Society les injures les 
flus atroces is^lis flus groffieresl y^avoue due ct' 
/^ nCa donni mt^res^rand chagrin; Car bten jMt 
tous les gens fenfez atent connu fans peine quek 
Piice If itoit point de moi^ iff qn^il ny ait eu jm 
de tris'petits esprits qui atent pr^fumd Jf^c fa 
poumis eir4 PAuteur^ Id virite eft fourtani qui 
je n'dipas regard^ comme un mediocre afront^ de 
me voir foupfonni^ mhne far des ridicules^ i(^! 
voir fait un Ouvrageji ridicule. 

y^ai done cherchi les moiens lei plus propres 
four me laver de cette infamie: £s? tout bten con* 
fidiri^ je n* at point trouvJ de meilleur exp/diettt^ * 
fue defaire imprimer ma Satire contre PEQUI" 
yO QyE; farce qu*en la lifant\ les motnsecUi' 
'rez ipeme de ces petit s esprits ouvriroient peuh 
itre lesyeux^ i^ verroient manifeftement lipfff 
de raport qu^H y ^ dt mon ftile^ meme en P^e 
pkjefuisj an fiile has pf rampant de PAutewr 
de ce pitoiable Ecrit» Ajo^tez a vela^ quejepM^ 
vois mettre a la tete de ma Satire , en la domuKi 
au Public^ un Avertiffement en mantire de tri' 
facey ofitje me juftifierois pleinementj £s? tireroH. 
touije monde £erreur, C^efl ce que je fats t0: 
jourfhui: ^ fespere que fe pen que je viensdt 
dire , produira Pefet que je mefuis propoff, II w$ 
pifi refte done plus maintenant qu-a f drier de'k 
I- ' iJ'4- 

fLE M A R §iVE S. 

PVriiverfiei & qi*t fi jt (^avisfaite^ je me mettreis imt-mim 
hien au dejjous des Coras , des Pellniers , & des Cotins, U ajo4t9<t» 
dans tine autre Lettie au meme : Je ne perdrai jamais ^f|^ 
pt«trc dn fervice confiderable que VQUt n^^PU rendu en '"'^ 



ifc 



SDK LA Xm g AriftEl i4f 

9dur laquelle eft fait ce D't scours. 

at tompofSefar le caprice du mondelepluf 

, 53? par une espice de dipit Isi de colhit 

e, s^ii fau0 ainfi dire^ qui me faijit a Poc^ 
de ce que je vats rdconter. ye me prome^i 
nsmonjardin a AuteuU ^^ r^vois enmar^ 
i UH Poime que je vouloisfaire centre le^ 
is Critiques^ ae notrefiicU^ y*eu aroois mi'* 
% compop quelques vers^ dont fitois affeZ^ 

f. Mais voulant continuer je nCapercut 
avoit daus ces vers une Equivoque de tan^ 
^ nCitantjur le chamipinis en devoir de la 
^rj^ n^ en pus" jamais venir a bottt. Cela 
iade telle maniire^ qt^au lieu de m^apli* 
favantage a r/former cette Equivoque , ^ 
trfuivre mon Poime contre les faux Critic* 
la folle penf/e me vint de faire contre l*E'* 
'Me meme^ une Satire^ qui p^t me venger 
f les^ chagrins qu^elle m^a caufez deptUs que 
mile J^icrire^ Je vis bien queje rte renconf 

pas de m/dkcres Mfficult^ kmettre eif 
nfujetfifec. Etmimeils^enpr^fentad^a^ 
me qui m^arrita tout court. Ce fttt de fa^ 
uquel des deux genres ^ .t^asculin ou femi^ 
eferoisle mot ^Equtvaque^beaucoup ^ha** 
icrivsins^ ainfi que k remarque f^augelaSj 
tut masculin, j-e me diterminai pourtanp 
viie au f/minin^ comme au plus ufiti desf^ 

Etbia^loit^que cela empichdt l*^xecutioff 

k ft MA R§iUE S> 

Utn 4 dftnmfer Us h»mm*s de PbarrihU sffmtt qite r90 
iitftirtf in m*AttribuAHt U plus ptaty & le plus mtns'* 
IhelU ^Mtsit jMd^ii^M fAin- Oer L^xcs fOAC Clrfti^ 
a»^ de TAutciu de ce» Kemaiques. 



I 



au(4 I>IS€OUR»DEyAUT£im 

ie monfrojet^je cms f$fe ee nc feroit ftn mm 

far cette mfficulti memei CV/I amfi qneje nfew* 
gageai dans la aumpqfitUn ie ctt Omvrage. Jt 
^ro'iois (Tabordfaire t9mi aufhs chffum^U omfii^ 
Xante vers', mais enfuke Us pennies me vewM 
tn%uley ^ Ufcbofes fue faveis i refrechf i 




C^eji au PMh mmnSeHmH k^oeir Jij, 
9M fnal riilffi. Je n^tmpleHrai pom$ ici , mmfk^ 
fue dans les Pr if aces aemes ^Mres- Eerhs^ nMt 
tnfrejpf ^ ma rh/terifue a lefr/vekir enmafif^ 
veur. Taut ce qne je Impms Jire^ c^efi quefm 
9ra'i)ailU cette Piice amec Ie mime join que tentes 
mes autre s Po^efi. Ume dbofefettrtant dent si e/H 
tint fne les Jefintes^fekmtasiertu^ e^t qu^en 0^ 
taquamt PEfmvofnej,fen*aefasprisee nme^dtm 
tottte Ntreite rigueMr de Jk fign^eatiem gr amme ^ 
ticale ; Ie mot ^Eftdvequeen eefiws^U^^ m^mm 
£mt Sre ju^ime atMgmlJ de farohs ^ mait qm 
ps Pai pns y, centma fr pr^nd eriiieairemem k 
eemmun dee bemmes , fmr tmtes fortes d^atM^ 
Iputez de fens ^. depenp/es^ dfexprtfiomsy ^ m^ 
m ponr tons ces akns< i^ touted ees mqurtfes dt 
t esprit bumain qm foM fnUl Prendfi^m>em eim 
khoje pour une amtre. ht c'eft dans ce fimfit 
fat dtt , que ridolatrie await frit nmfmtee de rM» 
q^voque ^ les bommesy a mam a^h^ na fotiNttk 
gas s^iqnivoquer plus lourdementy, que de prendre^ 
aes pierres y de Tor tf dsL cMivre , pour Dien^ 
y*ajo^terai ^ ceia^ qm ia PfOiviiknce divine y 
ainfi q$te je Ntablis clairement dans ma Satire ^ 
ffaiant perntis cttezeux cetborribteavettgtemi^ 
fptenjpHnition^4^ ee q^lcur primer Pare amk 



I. 



StTR LA 3SI. S%Tin& t^f 

^oreille attx promeffis d^ DiMn\ j^mpii 
"re infkiHiUimHtP ff^^ ["td&l^rh eft im 
o» pbttf mkmx J&t , im' rfMtMw enfant 
f$tiv0jn€, Jif m ixh dd9^ p^jfp^dnm pnifi' 

t Jkr €^ ancmelmne cfmj^^fnt tamf' 

f0ire hmtt mpkr fi^^^fit^ aAilferrit 
^SiitigH: UniftA^ng/mi^t¥hjnede pe»* 

hiiy mnmt anm ohjtMimftni important^ 
n fOt^kUraUe^ fnfon ftiie j^raptut-itte am 
*/ Prop^tiitnr de Morale relathie , qit& 
rui i^i U dermire p)tnie de man Okvtage^ 
u Ptopofhi^s dian^ M ^ a ce qf^on prt'^ 
d^>4mU^parqnamitlde'I%M6gienf'^ «rf-» 
UfonRT, U tMquerie qne fen fats pent ^ dira^ 
d^amer ew juelque forte ces ThMortefts^ 
mr mnfi nne e spice JkCcandale dans r Ells'- 
I alajf ri^ns pfe^hemenp^ Qjfflny ill 
e dis Ptifpofithns que fattaqnt^ qni trait 
ts tnntf<H5 eondanmie par toute PEglife^ 
nfesemum enearepnt detfx despfu!s graiU 

qni aHenP dfpm long-ten^s reniph le 6, Sii^ 

fe S$ ed^fumd Iki^i qt/k Pe^^er^U di cef 

u Vinnttsl di |esos-C»r is^t, je if of 

nomml Its Autents it ces Propofithns^^ M 

d»rc^sTbi/ohgk^ deH^ on dh qWje puis 

la di^infM$m , & odnfte le/quefs mime 
i qui je nepuis rien di/cidtt ^ puisque j& 
oim U \ ni ne fuis cPbumeur a lire leurf 
r: ce quiferoitpourtant abfolnnm^ nicejfai^ 
r prdnoncer fur les accs^ati^m que Pon for* 
uttr^eu^^ leurs accufateurrpomvant les avoif 
ntefkbas , ^ s*etre trompez dans Pintelli-i' 
des paffages ok HsprAendenP que font cef 
^ ddtt iU ksaccnjant. yefoiii4ns entroi^ 

L. ^ Jiimm 



i 



i^ DISCOURS DTE L'AUTEUR 

fxknu lieu^qH*sl eji contre la droite Raifan defend 
fir (fue je puijfe exciter auelque fiamdale dim 
PEgUfe y en traitaft^ </? nd/cufes des Prcjpofisim 
rejeu/es de toute PEglifi^ £s? fl^s digues, eftcorif 
par leur ahfurdit/y £etrt fifties de tons UsfidtUs^ 
que refuties firteuf entente C^eft ce quejemecrti 
Qhligi de dire four me jujiifier. Que fi apris cek 
ilfe trouve encore quelques Hsiehpens qufjejh 
gurent qtCen dicriant ces Pr^pofitions , fas eu^ 
v&e de lei dicrier eux- mimes ^ je declare que tet^ 
te fauffe idde quails out de moi^ ne fauroit vemr 
que aes mauvais artifices de PEquiivoqtie , qitiy 
four fi vanger des injures queje lui dis^ damnU' 
Piece y s^iforce J^ inter ejfir dans fa caufi ces Tih* 




itre tr9p de paroles empUiiies pour jujiifiir m 
mujji peu confid/rable Ouvrage qu^eft la ifii^ 
ju^on va voir. Avant u&nmoins qMeaefyth^ $9 
troipas mepouvoir dispeufir fapr^uSre^e^f Idi^ 
teurs^ qiten attaquanty comme jefais Jm^^ 
Satire^ ces erreurs^ je neinefitfs point fid iimik 
feules lumires 'yntais qsfainfi queje Paipr^^y 
ily a environ dix ansj a P/gard de mo^ EpMn 
De TAmour de Dieu ,/«# noufiulemeut; cotifid^ 
tifur mon Ouvrage tout ce qneie counois de^pbu* 
bahiles DoAeurs^ mais qtie je Pai donud a ix^ 
miner au Prilat de PEgHfi qui ^ far P/tenduedt 
fis connoijfances ^ par P Eminence defi dignitiy 
eji le plus capable ^ leplus en droit de me pres^ 
crire ce queje dois peufer fitr ces matiires, Jei 
veux dire a M, le Cardinal de NoAlLLfiS, »»#» 
Archeviaue. J^ajoAterai^ que cepieux ^ fi^HMt 
Qardinal a. est trois fijfuunes ma Satire entreleik 

maint^ 



suit Lit XTL SATIRE i^j- 

W> ^■•m'amts injigmt^npriirts , iiprh'Pa-f 
J6t i/ reiki plus d'une -fois ,■ il mtfa eiftt 
'aiy en me eomhlattt £ Slaves , £5" *»'« affnff^ 
' ^y avait trouvi a rea»e ^u'un feul moty- 
?ai corrig^fur le champ, ^ fur iequelje lui' 
'oan^^une, twtiert fathfainok.. J* )ke fiate' 

qH'avee une aprobatioH fi aiitfieiitiqiie , fi' 
1 ^fig^''T'"^*tj'f'*'' vtaraber la the U^ 

y Sre hardimeat des Critiques au^on ptut^ 
■lire defBrtnais contrc la Af^^in'e ae »ri«r 0"*v 
7, que c* nefanrment etre:.qti,r.di vmnerfatrt 
■Z d'am tas de mife'railes. Saphijlet firmeiSf 
'tEeole dn Mettfim^ey y. auji ajidez. amig> 
EquivoiTue, qa'opiatatres' eiineatir de DieUft 
km-Sens^delaV^rit^^ 




r , rjtrrlKif 



S A T IR E XII 



& U It 



L^EQUIVQQUE. 



1 

i 



-r 



DU langage Pran^Dis bizarre Hermaphrodite 
De qud genre te £ure,. Eqpxyoqpb maodite^ 
Ou mandit? car bmipanc aaxRimears hazardos 
Cofigte encor , je croi r l^e le choiz des deoz. 
'« Tu ne me r^pons tiea? Sors d*id r Foaibe InfigDC^^ 

/^Ettr'S«tiie a it6 compoiS^c en I'Ann^e 1705. l*AttCK 
^^ ^tant i$6 dc 69. ans. U eipploi'a onze mois i la £die, 
$L ticis ana* a la comgex. P^daot celoAri^tex7ale6» 
smis rengageoieot ibavent ^ en ledtet des lambcanajcte 
f^r les rapoxts pcu fiddles ^aTils en fnUbient danile mbn- 
4e, on s'lmagiaarqiie fa^^naaipale v6&^0it d^tflSlEleclei^ 
Jj^fuites pax cec Otivxa^e;. Maia outxe qa'iituiquer lidk^ J4fit- 
tea, €c attaquexr£qnivoqner font denz ch^&s ti^Af^ 
sentea* la ranenfe opinion de l.'Bqiiivoque n*i!ta&t pat m^ 
ieign^e par tous les J^Aiitea, 8c ft trouvant ch^ — -^- 
d'Auteuxs qui nc font pas Jtffuiteis jon pent ^ut ^_ „ 
facon 'que cette Satiie nWaque pas meftae lot -Ct&mti cb^ 

Sen^raK CQuoi-qu'en dift le Commentateni* On ne fimnir 
outer que i^prineifiUi VU0 de Mx. 1>e8px^ili^ii'ldt ^^' 
^•ffinfir Us Jefiites far en OuvrAge^ c'eft-VcMxe,F ikf^tdpStt 
leux Morale, & ^mnquer leuxs Ctifrnfiutu ginfrkL La pKO- 
Te en eft claixe;. JBf..Despxi^aux n'li fait que x^jperecd«» 
cette Siuire les- accnfations one M. Pascal a faites cdMir 
Its Tefiiites in lewrdl dans (cs Lettres PnvinctMles j OOHOM 
on le fexa> voii dans les Kemaiques fux k ?er8 2^5. ft ftr 
les iuivans.. Add. dt l^lEd, iP\Am/t,} 

L*£quiYoqur fe prend ici pax Mr. Deapr^anx, ptmmt 
i§i ahu & UntiS les meprifes de P Esprit bmmmn » ami m§mfiiit 
frmdre Jeuvent une ebefi pemr une dutre, C*tft alnu quPfl rOr 

^Q^ dantie DiKouis pr^c^ent* Att lieu que let Cdbii- 



tuifi (hQgereintqiie fnnefle maligne; 
-ois rendre iimocens les dlsconrs impofteurs; 
Qcot des EcrivainSy jufte efiroi des Lefteor^sr^ 
1 de mots^onfos fins ceffe embaraflfde 
umcy en dcrivant, cherche ecr vain ma peoSill' 
^moi » va charmer de tes y»BS agi^mens^. 
enx faax & g^ez de tesloaefaes amans^ 
viens point id de ton ombre groffiire^ 
oper mon fiile^ami de la lami^«. 
lis bien que Jamais chertoi» dans mos discourse 
i d\ui &tiz briOant empront^ le fecouNy^ 

ABMAlt§iJrESi 

fbivant Ic ^. Ekniel, appelcnt £qj;;xvcr^V'S> f««f^ 

fttnu f#> n$HS'ee9Uttp,U prtndrA dms^tu^ finsdi^tm d§r 

fuentiiarydkntnsddfffHtifre^fit: 

ct& Siitif e ^it- JBegflid* dMi» nulUmcM^^4|i|i^^MMt tfMiCi 

dt dans les £coIes» Mr. D^rcaux ditlui-menDe oae 



c 4MSl3mvi^tic le'^^del^einMC I7P34 ^ d&ok'il £*»* 
e ti^ jd^ 'VM^ • coatffiatibaraj^ 'f njdologicp^s- de- c«f 
iJ^^Jf^yO^ qui legarde Id deneI^i«4a:Gc4pey c?eiik> 

Ott », &.taacot <l*un. autict de lone at^ m'ttaAC- quf]^ 
iefi>is coochd j^r^nifte tiiant au caUtaUle-y )# (ui#v 
■t^<mii^q|[|c jeriat vdreiile-'Moliiii^ ap^i^chaBt da^ 
ilaj^ea^ ^^uipiit ikoi con4J|nii^er- m ier tmrtitvlef^aMp' 
gf ^ {9 n^^ie-avfi^ Si^ i^sfik y^luu^SafUmUi Mait^ 
vut% arbix quen^ueifdb en moi-m^inej^pdciii'cet poMlti^ 
It: a ffM • Dim, $fk fftge ! |*aip4afr. anwv eiv m^ine ttm :^ 
- ^: Ut hotmmt ffnt fjm^i Jgv irfimngipc-: gfe ^oiM^e^fr 
Bf4az biCE^ g Oo r ffliot / cctte depM^-eadanMiicMS Se-^^iMF 
im A^'ycottpiieac^ j^as iin petit nonlbM* 4c taMuaea^ 



I 



tS^ » A T I R E XM: 

Fui done. Mais noiiydcineaic; on Di£Doam]i.in;ffiK 
pirc 

Vcut qu'cncorc une utile & demi&e Satire , 

Dc-ce pas en mon Livrc, cxprimant tesnoirceursr 

^0 Se vienne 9 en nombre pair, joindre i fes Onze SoeoiSi. 
Et je fens que ta v^ef 6chauffb mon audace. 
Viens, ^proche: V'ojrons, malgr^Tige & fa glacci. 
Si ma Mufe aujourd'hui fottant de fa langueui* » 
Fourra trouvcr encore un refte de vigueur. 

25 Mais o^ tend 9 dira-t-on, ce projet fantafitque? 

Ne vaudroit-il pas mieux dans mes vers, moins caos^ 
' tiquc*, 

Wpandre de tes jcux lefel diycrtiffant^ 

Que d'aller coritre toi ftir ce top mena^ant 

Boufler jusqu*a Yexch ma critique boutade? . 

30 Je ierois mieujc, j'entensj d^niter Benferade. 

Ceft par lui qu'autrefbis, tnife en ton plus beau joori. 

Tu &ap. trompant ks yeux du Peuple dc de la Cour, 

RE UA R§t^UM $v ; i T 

ViRS 20. Se vieftMe\ en nfmh''^<*rr'» jtffi&^'it- fistiiu 
^entrs, ] Ccttc cxpicffiDn cft hcufciifiV i^ nofetfcftrt^lr 
notabrc dfc douzc. U plftfatt d^'^Airiis^ak^Pi^wt^M 
sivoicnt demand^- unc- dc«i2iime'Satlr<H^iwr !iguicr%#4Nr 
fti douze Epitres. £n feckant ce Hts^, flitiettoiti'yrtlii^ 
tion au mot, #112:/, ne l^Kmiffant pasavtrl'/ qm-cft^^jaitt' 
du mdt pi^c^dent.^ - ? t. 

Vers 27. T(jpMdtediUsj«Hxlefildii/ertiff(fmt.\Ti'4^f^ 
tantot lefeidivertijpant^ ^t^ntOtlefeif^^t^piflPTltwatmt 
mfme pi^fer^ ce dernier, s'iFnePiirat'MS'eitf^Ioi^^dlbt 
Mpitre X. it fes Vers-. ' '^^^' r ' T' '"'-'' ' ''^ ^» 

VSRS 30. Jtferois fi^mxi , . : , i^fhm^^hifirddrlJ^SBt^ 
zftkie daiis fon fecond Faaitm contkie 'rac)ad<<l^e;Frii^ 
foife, lUt^qoc >i BENStiiiKOc y^^t&'^iB^'^ Gtlii^ 






■>i 



Ecur feirc ,i k fatcurde tcrbluettcs Mcs, 
Godter comme bobs mots tes quolibets fHyolcs;,^ 
Mais cc n'efl: i^us le- temss Le Public d6ttomp6 , 
D'hh pareirertjoi^ment ne fe fcnt plusfiappf; 
Tfcs bons mots, autrefois dcliccsdcs rudles; 
A'prOuvci chci les Grans, applaudis chcz les'Bcllcs r 
Hors de mode aujourdliui cher nos plusftofdsbadinsi, 
5ont do'cWIfctS'mohtci & des vcrtugadins. * ' ' 
Lc'Ledteur ne fait plus admiircif daiis Vbitintr ' 
[)e ton froid jcu dc mbts IDttipide figu'rd. ' 
Jeft i regret qu'bn Vdit cet Auteur fi cKarmantr 
it pour mille beaux traits YantiS fi juftcment; 
Jicz toi todjours cherchatit qudquc finBfife aigtii?-;, ' 
>r6renteratri^dSeiwWl)«te^^ - r' ^ ^ 

It fouventdtf#i»^s^dWproVWbe iScft^ ^ - '^ 
*Kxc defoH'^fflsoAfsTa ^fijuant^biftttttrf;* - ' ;; ■ ^ 
Mids Ififiin^ljf !c tort quizes brilfans 'Ouvrages^ 



JP0intes qui fubfiftc cncor chcz lui. " Fuxcticrc r^pitc 
or la m8me lailleiie dans ion tioiii^me Faftum. 
Vers 40. Soi^ dts^litSN-iii^^nfaLi^i^-t^si^trtt^adins,} Let 
tUetS'fMmn. & Ics VerfHiadins etoient anaennement dc* 
i^ce&dei'habUljeaieat dcs femmes. ... 
.1^^^ 4^l3Mf,/*irw Prcmicxc m\ 



1^^ y A T r K! E xm 

so Fit leplat agrteienE de tes TaitislMMlkiaglct; 
Parlon9 des mainc fiHis fin qi» ton fimsde titfefSr 
Source de tootecrreor, (cft^at daas rUnivti^: 
Et pour ]« coitem^cr puq«es><ktts leur nsiiffaiicer 
Dbs le tems nouvea«-iii, quand la Toute^Puiffimcer 

f5 D*un mot forma leCid.rAir, la^Tme &]esFIots^ 
Keft-ce pas toi, voi'ant le Monde ^ pdoe^oSr 
Qui » par T^dat trompeur d'wieiunefte pommet 
£t tes motsamfaigus» & aoteaa premier hommCt. 
Qu*il alloit» en goiUant de ce morcean fatal, 

fc Combl^^de^totttfavoiCy^i Dieo ie-rendre%il^; 
U en fit fur le champ brfoUe ej^rieaoe. 
Mais^UNtto^qi;^! aqoit deiiooveUe&icQCO^ ^ 

Fut que trifle & hoQteuxdc^^qir^k^imdkd^ 
U fut qu^Vn'^oitj^^ graced £t\y^^ i , 

€^ Qu'unch^tifaiiinulpftafllunpen^e^irriry^* 
A qjilla iuiByJa'^foify.pafrtoiit faifoientlt^gReR^ 
Si^jqui courant to^jours de malheur en maibeory. 
ill la mort arriv^c^enfij^^sii likdMdeiiKri 
Old, de^tos^flOihrQtmplM 

70 Lc GeKua^lituiMiapei4tt^{dt;b jpff^^ ! 

' Jt JT M-rf»K^OrvB^ ^ 

«|B^ atotr'dtd un^Mis ^'trbUYer ce (fifemi^c'^f^ fl^bfttit- 

i|uez cctte cacophonic, Gr4-f M-jfi-v*. Ad©. i& /»£i. ^^^JiijRl 

V SKS 80. 0WC lesMprtils refiAns^ emcor torn tptrdm,! Ao 

lieu de 24mtlH 'iStf^cAt'^ItMnfr^,^ Apk^ f^fMt, qilfiit 

mif^ fOttx bicaiuxe icBttf qoc rtfmuw doit pat lejo^ 



k 



9^ li T I R' E %m ^ 

Erbien gue rHbm&ie adois patto fi rabaiffif ^ 
Par toi co^e le Ciel on orgQd^d^BjQoKfiiy^ 

Diea r(^fi9kit^eiiftv tmiJtik efipfa-tvtigeaiiice^ 
D*abiiiKrfiMi» 1« eai]» toos^es audadeox;^ 
M2^ avaur qu'U Mbchte les<^afi» dec Cieux;. 
Sar im fik dcrNotf £mdsaicar&av6e» ^ 
Tu fus ,. comme fo-pmit j« dttns l-Aidi^ cotrferrfi^. 
£t d'aboEd pcnKfaknant ter^o]«t»itb||isifdiR^ 
Chez les Mortebfeftaoi, ewMV tiW^ifp^ 
De nouTeam mftmi^ta ca^oxcfiietribiiigesf)) 
Et ^;amplis^leiii» espritt dr&Uei &^ ite^» 
Tes voiles offusiicMotrlctwyeta^^tttiSlte-parts^^ 
Dieu 4fipm»dMHBidm«'^ lem ^«^ 
Alois^toiiliiriteiplwqBK^^ft^^ 

Pais de ceardbgmts faf»]iu^^ptrft!ti<»f ». 
R^pafi^Hirri4«ll«:e & llQlBa^mftfdA^ 
Siu: la tern etf^outrUeii dtsp^:^^' ]e&'fi]fv)«^ 
) L'Art fe tailla de&Dieuxd'or, d'ai^ent 8c de cuivre^ 



4bfMceeqmiiiict net nm iffrdm* 

•wiics les-cof«es>tsuit imiiiito^M qve mwiumtw^^^^ 
^^BRs gp. «fiir U tmtt mttm lim.l lliaut aiafi, 6c jm» 



Aux pied$ 4u vun mtel par fit main h^otmiti 

Lui demanda^les bieos , la fantd » la fagefle: 

Le M9]ftde fut remplide Dieux de toute espiae; - 

*95 On Tit le,Feup]e. fou,. qui du Nilboit les eaur^ 
'^ Adorer les Serpens* ksPoiflbns* les Oifeaux* . 
Aux Chiens,aux Chats, aux Boucs^ofHrdesfacrifice^ 
Conjurer TAil, TOignon, d'^treiies vceux propicci^ 
Et ooire follement makr4». defts deftios- 

i«o Ces Dieux:ne^,da ftimier poit^ dans fes jardins^ 
Bien- tdt ,te fi^^daat par oiiilc^ faux mii!ades, 
Ce fiit toi qiM par tout £s parkr les Oracles. 
C'eft par ton double fens » dans lems discoiits jctt6;^ 
Qu*ik ^reiiteC^t^^tant d^re la.>6itd: 

lo; Et fan^^paint^ fisiidaat Iwn x^ponfes Normandes: 
Des P^i^teiik de^Rois^eogbmiijles.xkffi^ 

Ainii loiP:}d));:Yi»i:lQUV» pai^tottoA^QllIsicO^i^^ 
L'Homme ije fogi^it plu$ide:fen ^paiffc 1^ 
Pbur mieux tromper/c? y«;xi tpasidroitai^tifice- 1 

no Fit I doL^f^^^m W99^^^ mm^mpyimi: 

' Vixs 97, K^HxCht'enSf aux Chats ^ tmx Botus,1 Dans la- 
pIApart des Copi|^ .Qn.lit;. aij^c Otie^u Pf 0iMrs ^aux T^s.- 
C'eft une faute gtoflBertfy^qut doit Stic u p^ fui le comptt^ 
de TAuteur, que routes les fois qu'il xiecitoit cetre Satixe>. 
il appu'ioit extiememotit for le mot de B0$ltsi potft ttthi^ 
fenfir Xt foiwe & l^dnergle.- Dans ia Sarire irill.- H a ciicdze 
d^crit ridolatrie groffidro des Ej^ptieos. 11 difok l:i» 
propos, JTui 4it tUnx f^y U rinm* d?ifi 4f nt. mJ^iiftM 



S £L T I. R: E Xll tfr 

toi de rpkndear faulTement rev^i 
e Vice cmprunta le nom d'une Vtl:^ 

i rHuimlit6 devint^e hftflfc^; 
iitoirfe tioni|Da:^tol9ereti6, RtiAiffe;^ 

(ktnktf Tayei^le dcrfeHe AmMtion ^ 

it dcs gnms coears Id belie paffion: 

>m de Fiert6'Boble ob orfia I'lmpadencev 

^ouibe paflat poor exqutfe Ptudence : 

lacebrOfai&Dleknxyeax derUniven; 

irtminentiierosy chez-leshommesperren; 

[ reconnttt plus qn'Ufurpatears iniques, 

jrranmques Rois cenfez grans Politiques> 

iames fo£16rats i la gloire aspinms^ 

leurs revfitos du nom de Conquerans. 

is it, qnoi s'attadii ta ^^^malite i 

; fiir-tout i fairc ignorer la Jufticci 

les plus daires Loix ton ambiguity 

idaot fokiadroite & fine obscurit6, 

euz embarraflcz des Juges les plus fages* 

Tour 

KB M JtIt§i:^U E s^ 

bnr accufez depeu de fincexite s 6c> Tt^wire eu M^^r- 
dEt one cxpiemon qui eft devenue pxoveibialc, pout- 
|tie ^«i» repond ^une munieri etjuivqm, ParUr en Nor- 
Voiee le yczs. 120. de Tfipitie IX. 
IS xia Fit 4. €b*qm Vtrtu prendre le nem ^un Vite^\ 
BAUT avoit dlt» en paxlant de la Coux j !«• L- 

5r. 



fi Verine fdffent p9itr 4*s VieeSf. 
■ k$. Vitei^wt dii V$nm. 



%tK%. 



tfl ^ A T I K B XFL 

t3o Tout fens dcTini doiKeiiz » toot mot cut dem^^v^ile^ 
PIqs 00 ant pAMtter^ moiot oniit^daiiti;- 
Le teste fiit foa?<Bt>ftr k |^o(e bbsciird : 
Et poor conUe de mtin , i^ta la i fom fli < o l »r 
L'EI'oquence piftimt i^oiViAiieiit des p^oks, 

.13s Tousles jours tcCftbU fool leoroommoireSntr 
Le Vnu p^^ pout &«> £e M bon' Drdt eaetMt^ 
VoO^ comment dikhii de fit-grandeuif ^ gcBi ft ic v i 
Condnonf , rHdmm6ei^'per& to^tehuniiit'^. 
Et B>r <e» ycnab treftytqis fe fiigmaal tout f ii h »; 

1140 Nevit^ nefiitpliitfieDF, attj^tirplainiittiidivok; 
De h Rtifoti pomtant^ pilr le vrai DieaignkMe v 
U refta qudqoe^tmde «iooff( disiiia'^i^^ 



Qua, 



KS^MA^R^V^BS^ 



k$» Dnit^ qui i^t dUsuie ?c» fiiiTflaitk' . 
Vers 141. D§ U K^iftn f§HrtMnt,} Dans la'p^enii^ 

H: changea ce moti paioe c^u*U s'i^t^ici dor la Raifoii> 81^ 
aon |t3t (le PEqUh^ 

• IPiiis 148^ l^'iM MtmlfAf tui-memt m$ fiml msl mtn^ 
tU, ] Au Uea dc ce Yeis I'Auteux avoit mis celni-ci: ^m 
Mtrtelj eommt it4'd»rr, M mUUetMmii^. £t c'cft CCTCZS 

2ue Mr. k Cardinal de £^ b a.j ll ks lui fit changer^ {(^ 
Ikngem^ftt ttk fondU &i l^Hypbth^fe due faky uhe Gmii 
^ttl&Aihtt fidefficace par eUe^mimel^Hdttitie nfe jtor ^ 
ne pohit p^chcr*. A«)PiJ' 

Vers 15a, Tres^^iiivatjU^mfid^jiMtt ^ti^HfiUti:'] tLm 
dah! qfifr Mr. D^&ptitfattk fe borne id Au iitnpleTd^eoliir 
4t it ^r convenix que' la i^erm de' Socratte n*a pa^ &#i 
•ouvert de la calomnie. Les moeurs des^ Grecs etbioif v 
•orrompues en ce tems-lil, qu*Us ne purenc Yoirramiti^ 
de Socrate pour Alctbiade, lani y attachet uh finfp^on dr 
€cime». Mais Platoa fi)ii disciple ]» juftifie {^ctnenmitdaiis 
^ qj^ 



SATIRE Xlt zf^ 

Cbex Icibbmmes ailleurs fous t(m joug gin^Sua, * 
VmcmcDt on chercha la Vertu> le droit fens: 
3ac qii'efirce loia de Diea que rhumaine Sagpflc i 
!t SoCrate, rhonneiu de la. profane Grdce, 
^u'Aoit-il en eSet, de prte examine, 
^a'un Mortd, par lui-m£me au feul mal entra!n<& 
It ma%r< k vettu dcmt U £ufoit parade^ 
rri»-6qiiivoquc ami du jeunc iUdbiade I 
hi, f oTe hardiment Taffirmer contre toiv 
>an8 le Monde idolitre» aflervifoos ta Loi» 
'at Fltomaine Raifon de dartd d^poorv^S » 
^ImmUe 8c vraie £quit6 fot ^ peine entrcvnS;. 
^ par un Sofifr akiftTj a» feul Me attadi&>. 



tt 



HB M AK^UE^S. 



f 




que r^upous dc S^i^e j^oiir m n'avoit jamsuaL 
itn eu de cxinf^et. ivxiis'qvli^ niton SLjMJU^intmait 
ocrate^ U s*eniiiit Que M. Despf^soiz a zemm ti^s-iBJufte- 
■ttit u veifB fusp&e & domeaie : & c'eft' cfe qlie &a 

Tsar X5f. Btf^rmS^Mifkfy^fiHifii^auMt^ltC,^, 
rtiieiit M ftit» dfe dmOL-mn^mw^tsy «itt It £leemi^ 



£jL Munmimr,.. It Bhn tmfndftn^ imi/Mw 



V«li»i 



tfo SATIRE Xlf. 

Le'Bien mSme accompli fouvent fut un pdchd 

Pour tirer VHomme cnfin de ce dcsordrc cxtrJmCr 
II failit qtt'ici-Bas Dieu« fait homme lui-meme> 
Vint du fein lumineux de T^temel f<fj0ury 

l6o De tes dogmes trompeurs diffiper le faux jour. 
A rasped de ce Dieu Fes Demons dispanirent,. 
Dans Delphe, dans Delos, les Oracles fe tiirent^ 
Toutmarqua, tout fentit fa venue enceslieux, 
L'eftropi^ marcha; Fatveugle ouvrit les yeux. 

165 Maisbicn-t6t contreloi ton audsce rdjelFe^ 
Chez la Nation mtine ^ fon cnlte^fidMc, 
De toils c6tez anna tes nombreux feftiiteursv 
Piitresy Pharifiensy Rois, Pontifes, Dofteuis; 
Cdi par eux q^ic Ton vit Ja.V£rit6 fugr6me 






De 



'- - J*. 



Jt E M AK§i9B & 



Tsms X5t. Ilfalut ^H^ici'bds Diti$t fMt Itomme /«/-i»MI 
X.e Detfeih de TAuteui eft 4e faire voir,, qu'il "D'y a de v^ 
l^tablfr veitu que daos-la ve£ital;>I« Religion, fit la pono- 
pale pjreuve qu*il en donne, eft I'ezemple de Spfmitfiyj^ 
plus Mge des Hamains, (Uirant le t^moigoaee de rO|»ctt; 
Cai Socrate n^a pas laiiTe d*2tre fbupfdnne de' crime, 9t 
Cf ;ibupf QA a terni T^clat de fa Yeitu. Mr Despx^anxdl^ 
toit }l ce propos , qu'il ne pouroit trouver dans le ft^ujt^ 
me de plus giande Vi^me ^ immoler ^ J es u s-C h visf » 
que Socrate. [On pfdtend id que k ioupfon qi^onacn 
que Socrate ^tdit criminel a temi P eclat a* Jk virtft: ,etttt 
preteniion eft infnfte. ISsl veitu d*Qne perfbnne ne depend 
point des faux jugemens qu*on en fait, mais de ce Qufl)^ 
eft veiitableinent en elle-m8ine. Les foupfons 5c les OH 
lomnies des Tuifs contre la Vieige Mdrieic contze J S9 v»* 
Christ mSme , ne diminuent zien de leoL faintct^ 4ii ^ 
VtcU$ de leux vtrm^ A D'D.] 

c. V'lMi 



SATIRE XIL x4€ 

kfongeSc d'eneur accur6e elle-m6iiie; 
bunal humain le Dieu du Cid trains, 
tear de la Vie i mourir coDdamnd. 
:ar tOutefbis i cc coup fut de9iie^ 
r .toi ton audace eut uDe tnfte iSvuL 
i nuit 4a tombeau ce Dieu pr6dpitd 
va foudain tout brillant de dartd. 
tout isL dodrine en pen de terns pqttds 
Gange & du Nil & du Tage dcout^, 
perbcs Autels^ k kur gloire dreflez^; 
iicules Dieux tombirent renverfez. 
t en mille endroits leurs honteufes ftatues 
e plus bas ulage utilement fondues , 
nil vainement^ Mars> Jc^iter, Venus » 



Ur- 



K E M A R §iU B S. 



s 1(4. Vejfrafie mdrcha.'i Le mot dVyfrtfiV, eft tm 
ti&ninqvte qui convient ^galement ^ ceux qui n^oiit 
[age de leuts btas , ou de letns mains , & k ceux qui 
xclus des Tambes. On en fit apeicevoir notie Pocte» 
'eflR>if a de coriigei cet endioit : U mic Li foible tU- 
t, 11 mit anffi : Le mnift discourut : mais ces change- 
ne ra'iant pas content^, il s*en tint ilapremiexe 



ion. 



LS x69. PretreSf PhdriJUnSy ?toiV, P9ntifesy DoSfeurs,} 

oit d'abotd Seriites , au lieu de Pretres, On fit zemac- 

Mr. Despi^aux que Scribes Sc Dt&mrs n'etoient que' 

(le chofe. 

[S I7«. ftttdn Gange y &duNilj & dtt Tagi ecoutee,1 

Dis Fleuves font les plus fameuz des trois Parties du 

e « TAiie , i*Afiique , & r£ttiope : cat rAmerique' 

; pas encore connue alors. 

i« X82* P9m It fin* kiu nfage^ . • • • • 

VfiKS 



xfo SATIRE K\L 

Umes> Vafes, Tr6pi^, mk mtMes ckiv^Dm 

•8^ Sans faccQiiAer pOBrtuH ta ibMas cct on^; 
Et fur ridolatrie enfin perdaat coinage. 
Poor embarafler I'hoimne e& des Mends {itasfihih 
Ta couros chcz Situi braoiOer de aouveauxfiti 
AlorSy pourftcQudcrtatr^e&dadfiev 

tpo Arriya de r£iiler u fitte TH^idfie^ 

O Monftre^ dis renfimce i um icoit InftrBkt 
De tes IcfOBs UeiHtdt te ft goiter le friyt. 
Par lui TErrear » tot^ours inement appr£tfe, 
Sortant pleine d'attnats de fitbouche e mp c ftfe ^^ 

cpS De fon nortd potfon tout courat s'tbreuver, 
Et TEgUfe ette-m^me e»t peine I, s'en ianver* 
Ene-ni&&e4eus fois piesque toute Arienne , 
Scoiit diex foi trembler h Vdtit6 Chr6tienne; 

Lett 

{.*AMt.eai av.oit mis au prqaici vers : P^mr U ffju vU jifiim 
ik au ie^oad.: vains ntmtUs deveam* M^ c^llioc sakN V*' 
Toit uces^ pas de fa^ , & U eimnptg 4c, T^HW^ ^(Cii liB 
snot dc vthf mqaci U fiibftitiui ^(jpi dc j^* 

Vers i(88, -r----.^r#f»//i5rr |<»j|«|i;^ 
Iproveibiale, poui dire: Caitfer de nem/eaux trotthU*. 

V EJis 199* 4W' qit'mdfif^U Vtrh^4rfi^Diinfuti^i/m 
fyllAhe tnffSe &c Zc Ics jc^^ (i#aD^] Le feocmd vcn c# 



€ettcmanite: 



k 



SATIRE XIL ««) 

'attaqoMit k Vobe ic & Dmnittf , 
jrOabe iQopie un iaint mett ^ugmentf 
: tons ks ycspntt 4^eiu» £ meimnires^ 
t iai^(a|(ftia& ooakr Uat^de rivi^Ms; 
e aa n^licn de ces tixuiUes ^oafiis, 
e terns impair np fe cecoanut plus; 
plus d'xai9aea§cU A^pdicciiz CoBdit 
)foDgp paint vaiaqaeur 4e fEvangile. 
I qqoi bon id 4u profond des^nlcR, 
HiftoDen de tint de maipc ibaffivitSf 
er Arius> Valemin &: Pdafe, 
ces fiers Dffmons ^que toigoms dfige-ca Ige^ 
pour £ure idaircir k fond fies vaiteK, 
ds qa'anx Chrddens I'Enferait fiisdtesi 
s bender l^faas tons ces Jasmea^ tfitiqacs» 

R B U A R §LUE S. 
fpu 4hif, fis Si^4 tim centre ?Mitft tirmtx^ , 
1r m PimfiUf k mmi m c^mkm mumoL^ 
fU dam ipnp$m€ &fipripti ir fiJv^S^* 
irtSHt di CkrttiiiUf Martyr j tCmu dtfb$tyn^, 

ens nioi^t U ConiiibftJUitij^ac da Veibe, tLiu^* 
I mot i^^imt qui fignifie eMfmbJtamitt, lis diiotent^ 
^ils ^tozt ifjiouifO'iot TM tmtirpki c*eft-^-dire, dt fuht* 
tbUbU k ceUfi dm Prr/j loais non pas efitova-M , ou 
eVoi/^/oc, c'eft-^-dire di meme f$d>/ance que le P^. 
hdzefie des Axkns confiftoit en une <l||^.t^^n^, 
au moc ifAo^Tiott auquel Ms fuBf^ubient le n^ 
Of. iCette Diphthongue eft U Piphthoneue 0/ , que 
lodozes lejettoient , aimant mieuz foaflfix \e m^r 
d'admettie cette addkion^qaiytgtBte^^ere.qu^^'^e 
ziiit la Divinity du Yeibe. . 

Vers 



\ 



i 



x64 SATIRE XU. 

£t bomons nos regards aux tfoid)1es £u)atiques> 

XI s Que ton horrible fillc id fut dinouvoir, 

Quand Luther ^ Calm reniplis de ton favok, 
Et foi difans <±oiii$ .pour r6fiMinerr£gIife^ 
Vinrent du c6Ubat affirandiir la Pr^jHTe; 
Et des voeux lesplus £unts blamant Faufteritdy 

210 Auz MoiBes]as:4aJQiig« fender iaiiba:iD6# 
Alors, n'admettant{ddsd'au|ontd vifiUe^. :\ 
Chacun f ut de b Foi ced(i^ jfuge infallible , ^ 
Et fans eti;eaprouvd par le.Cle]:g6Ronaain,^ :• ' 
Tout Proteftant fut Pa^^.une Bible.4 ]a msin. 

JX15 De GCtte erreur damf pea luiquirent pkis d^ Sedo 
Qu'en Automne m tt voit de bbiirdonnaDS infeder 
Fondre fur l^.xSuflQS.nouveHement meuris; 
Ou qu'en tontes faifoiisJir les mut&i Pans,. . 
On ne volt affichex de Recuells d'amourettes» 

230 De Vers, de Gon^es-bleuSy de fiivoiesfometteSi 
Souvent peu recherchei du PubUc nonchalant « 
Mais vantez^ coup fi^r du Mercure Galant* 
Ce ne fut plus par-t6ut quefousAtiabapdiieSf ' 
Qu'orgueilleux Puritains, qu'^^crables^ Difliftes^y ' 

^i S Le plus vil Artifin eut fes dogmes i foi, 

, " - . ' rl 

... ■ ■ . : *^ 

R E M A R §LU E S. 

Vers 228. SurUsmursk Paris.} Quel^u*im propO&ll 
r Auteur de mettie fur Us murs de Paris. Si )e mctCQitfiflM 
mttrs de Paris , dit-il , cda figniEeioit Us nmraiUes dt U Xim 

Vers 249. ^a fignal tout a coup denni p^uf U «#l«9il 
Le maflkcre des Huguenots fait ca £ian€C y CA,Zi7%sfl 
Jom de Cum Baithclcmi. . , ,./ ^ .. _.::■; A'\li^ 

V»*t 



SATIRE XII. i«f 

yat Chr6tieii fbt de differente loi. 
Bcorde f ^^ milieo de ces Sedes alti^res^ 
IS lieux cepeB4ant d^ftoia fes baniuires; 
iUe, ;iu fiscours des Tains raifQimemeiis 
intle ravage & les embrafemensy 
plus d*un pais 9 aut ViUes ddblto^ 
'herbe en vain chercher leurs Eglifes br&Ifcs. 
ope.JEiit un champ de maffacre 6c d*horreur : 
irthodoxe m€me, aveugle en fa fureur, 
s dogmes trompeurs nourriffant fon id^ , 
a k douceur aux Chr^ens command^; 
rt| pour vanger Dieu de fes fiers enneniis, 
ce que Dieu defend » legitime 6c pehnis. 
;nal tout i coup donni pour le carnage, 
les y iUes> par^tout » theatres de kur rage , 
nulle iaux tAci » le fer en main courans ^ 
ait attaq[uer leurs amis, leurs parens > 
ms diftin^on. dans tout fein hdr^tiquet 
1 de joie/ enfoncer un poignard Catbolique. 
ad Lion, quel Tigre, ^le en ctuautd 
injofte fureur qu'arme la Piet^? 

I foreurs, jusqu'id du vain peu|>le admir^es , 

Etoicnt 

HEM A K§iUE S. 

as 2$ 6. Vnt it^ufti furenr tp^Armt U THti. ] On a^n* 
qadqnefois reciter \ I'Auteui: Vmr inmfii funttf tpti 




adnnreei, ] 
a piefei^ le 

[o*si a mis , qaoi que I'autie rimit pins tichcment. 
». /• • J4 V«a» 



ittM ,« A T IRE Hal 

ftolcnt pouttaat tpuj<»lH>8^ I'EfeWe Ahortfe; 
£tjdans ton gnnd eri&po^r^matoa^t!^^ 
9&> II ftlloit que k €iel t)MI:ii» aptoit^m. 
jCc chef^ceuwe^ietokl^rcilittertbfi t^ 
Pour y patvcMT aonc, tonncdBtc fotipieffe, 
|>ans r£cole aba&m tes groiSfers EcrivainsL, 
jFit croire i leurs e^ritsiidicuTement valnsi 
Qu^un fentioiem impie , injufte, a1>omifi^Ue, 
Par deux ou trois d'entr'eux r£piit^fo6t(mabk» 
Prenoit chezeux un fceau de probability, 
iQoi mCme centre Dieu lui donnoit iOret^; 
£t ^u'un Chr&ien pouYdt » r«ny>li de confiance» 

W 

aSLE M Jl RSJ/ B S. 

cenfuxe dans ce vers j8c <ians les iiuFflns ie Pogme 4c 
7robabilite' l«£temi^1es JtfhheSy^ ^cftctt 
jne iefbiidcmoBtde toutcleiuMolile. Vbies M. P^acj 
Lettres ProvinciaUsj, Lett. V. p. m. 59* & iui^* Add.] 

£Veil8 «€£« 267. ParJmx mnm's ifmrrVlMr fipmiM 
mahie^ Prenoit chtz, eux un fceatt Jg ^roMn'iite 9 } U-li'cft 1 
jbdoin de itfitx om tnh JDodmos^pMit xoitte uhie'diiii 
^obdsle. Vn fml fitfic pout lui dbimex xette q/MU^ r f 
tUmamUrn, penf-etre , dit $avchez , JiPd$it»rite dftmjpidt 
Uur-kon & ftuum imdMtu O^tnim pikdkU. ^ f^M Mf^ 
iftfMi. Et t*efi ce eji^ajfurent Angelus, Sylv. Nayane, fi 
jnanuel Si 9 6cc. Et void eomme on le frouve, Vne tfimoBf 
jkskle ell celU qni « uH ftndmom cmfidtrabk. ' Or pAmwitfi 
Jkttmne fdvant ^fienx if oft (as de fetite <onfidtr4Stum» Ctfji 
SdtmiS'^^ ^^" ^'^ ^»m« tfi tie grand ^ot'ds fiimr aam^ 
^iftme chofe ft foit^Affee^pAr exemple , k %^me:}morqmt m^ 
W^hP-^l f4U de mime dans un donte do Morale ? Et fa it^ 
]||JMlQe^t*il> f«^7 a^ortent certains xAuteuxt m «*e fUiij, 
ia^ofki ^mn tel DpSUur efi fi^pwte dans Us fl»jhMt\ 
J nmm' tt,t m^i* ntn'^as dtmt cellet dt Drth divitf, ' tar ecb if 



k 



5 A T I R E XIT. 1^)1 

l^me en le cQQdamnant^ le fiuyre en^ co&fcieiice» 
Ceft fiir ce beaa {nfiiicipc » admis'fi folkmeat , 
Q'aaflSb-tdt ta fofiu r^ciniie foodemmit 
c la plus dangereufe & terriiaie Morale, 
ue UodfcTf affis dans la Qiaiie infafnale, 

omiflant contte Dieu fts monftroctts S^rmom, 
it jamais en&igiiee aux Novices Dimons. 
ittdain, aa grand honneur de I'EcoIe Paienne^ 
9 entendit pi^luer dans i'Eglife Gbr ^ienne^ 
le fool le joug du Vice un p^cheur abbam 
uvoity £u)s aimer Dieu, ni m^me la Vertq, 
r lafcHle Meor au Sactement unie. 

Ad- 

;r J? ^ u< R ^U E s. 

Gliir. Ado.] 

cr J A&flH tn U c$nd4mn4ttt , /r fmvrf in confcienfe, J f ;r 
/ ? I y $ ,4i^ qu%V c^ ferw/i ^ fmvre Po^inipn ja fntitis frgr^ 

!r» qmi ij*f U mows fifn, te P. Bavhi ii^uii^t qu^ 
fid P .Pmmt fmtjmrpfinhn prtb^klt J U Ca^ft/fmr U dtif 

itdre, quQt niHe f§n Opinion fait ctntmire a celle du penttttft: 
|ur nmf^ Pakfilm^n 4 ¥4 Pim'ttm qm ^it ftljn nnp opi" 

V jgpAiniif IP f e fymm^nf, uqIs 4cs plw; faro/?u^ Jefuir 

, SiMrez.9 Vas^utTii & Sanchez^ Pascal, A^. y, p. 6i« 

Vers 273, |)# /<»^/«#l dangereuff & ttrrible J^vaU fUfLttr 
fr^js.] La ^fr«/^ jiu'oB a taut lepipch^e avH Jeiiutcf* 
^oat fA. D^ff^aiLx va rappoxt^ Us piij)£ipauz tiaiti. 

y EM Xtp. P^ftvpitt font aimer Dim &C.] POiis cip Vi^S 
4an« 1^ iupq 51U fuiviCfit M. Despci^aux «n yeut aux J4- 
EKf^ iquipat die qu'^in V^iiT /r<M 9blige<C aimer Diem ^oiii 

e iwii 9.18c iquft V^dmifien 0piifuc pacla fctikciautte 
t M a dca 



I 



1 

i 



%» S A T I «R E XIL 

Admis tu Ciel jou'ir de la^gloire infinie; 

£t quplcsClciiseiimain, fur ce fcidpaflcporU 

Saint Pierre I tous Tcnans dcf oit ouYtk d'abonL 

fSS Ainfipour iviterr^ecn^misire, 

Le vrai z^le au Chretien A'^tant plas Adceflaire, 

;Tu fgs » .dirigeant bien en euz I'intentioai 

pc tout aime laver la xoi^aUe adtiom 

BicB- 

ides pemesde TEnfex fuffifott tvec Ic $iicrciii^t« yojnl<^ 
pieuves ^u'en donne M. Pascal daas Ccs Provindalts , Lettte 
X. p. 143. & fmv, C*eft poili.combatie ce Dogme hontUe 
que M. Despieaux acompole fa XII. Satue. Ado.] 

[Vers 287. DiriieiiMt bien en eux tintentimi.^ Filiutins die 
qu^^c'eft V intention qui regie U qutUite de Pd^ion^ Pascals 
Lett, IX, jf, 127. Voyez aufli la Lettre VII, on ceue matic- 
ze eft trance \ fond. Add.]. 

[Vers 28p. iSe p»rjmtrxeffd ^ettt imf49Jure,J On peutjif 
rer^ dit Sanchez, ^i^ennrdfdsfaitmne cbofi^ ^mi qt^n 
tait fdite eftHivement 9 en ententumt €» fei'meme^ qw*n ne f# 
fdsfaiie un certdinjour^ o» dvdnt qiien fit i»/» «» tn fnw^sf 
tenddnt quel^tte dMre circenfidnce pdreiile , fdiu ^me les pdnUi 
dont en je fen 9 djent ducim fens (jni lejmjje faire comH^kre, Et 
celd, ajoute ce nuneux Cafuifte, effort eommode en Uduna f 
de reneentret , & efi toujoure jufie , quand ceid ejt nkeffure M 
mile few Id jknte, Chonnem 9 •» le -bien, P-asc. Lett* IX.. p. itL 
127. A D D.-] 

[Vers 290. Ifarfentateutdenierfepretdfdneiefkre^liM 
Teres Baani & Sanchez ont donne' des expedieas pooc fea> 
dee ru&re permifc. Voyez Mi. Pascal, Lettre VIIL f, MS. 
&fmiv» AbD.] 

[Vers 291. 292. Sdnsjimoniey on put centre im htm tm^ 
ferel Hdrdiment echanger un bien Jpirituel. ] Le Peie ValiM- 
T I A dit que y? /*«» J^ne un bientemporelPeur tm bienJ^iriHidt 
€*eft-a-diie de I'aigent pou^ un Benence : & ^u*em 4mm 
^drgent cemUne le prix du Benefice, c*efi unejimonie vifibU, MA 
que Ji on le donne comme le motif ^ui porte Id velonte dm Odldr 
Uura te-eonferer, ee n*efi point fimonie , encore qut celm ^)t 
cenfere , confidere , '& dttende Vkrietn cemme id fin prdiML 

Ifi £ete TAMMfRus au(G JefOitc^ 4it la 4nrae dm 



S A T I ft E XfV SJsf 

yt fe parjurer cefla d'etre tm parjure. 
eat i tout denier fe pr£ta fatis tifurc. . 
dmome , - <jn put cont)re> an bien tempore! 
jnent ^change! uaKen fpirittlri« 
>in d'aider le panvre on dispenia f arare p 
Bme diet ics Rois le ftiperiaiat rare, 
alois qn'on trouv»». pour ipitix d'embaras^ 

I tjtnre VI. p. 73. 74. iy fuiv, & Lettre XlL p. X7i^ 
V. Yoy« aiflfi la Difenfe de la'XII. Lcttrc Add.] 
ERS 19%^ Dh fiin (Haider le famfft en dispenfa l*avare.^- 
' qtte hs' rithes , dir £ $ c OB a R , ne Pechent point mor-* 
mt 9- ijiuoHt Us ne^ donnent point Pammone de lent fi^erflu 
tsffTdmhs n«cejfitez. del pAwures, Pascal^ LettrelX, p. i23»' 
XU. p. X73.'d'>/V. & la'i>»/*»iJdcltXH. Lcttrc; 

tm-s ±9^ Et mime-eheiL let T(eit h fiipeffiii* fitt^ rarr.y 
qy Ka^ dir que' ce que les perfinnes dn mende gdrdent penr 
r Fem eendttion & telle de leurs parens , t^efi pas apelU 
sh Et ^eji ^i»rjii9/,-ajoUte^t-tl^, 4 peine trmvera^t'Oi^ 
y ait Jamais de juperftu dans les gens dn monde , & non 
erne dam lee T^is. DkAN a , intime ami des J^faitei 
ind Paitifkn de leurs Opinions , apt^s avoir rapportd 
iroles dC'Vasquei, en conclut, ^ue dans la <juefiiont 
riches font ebligez, de donner tawnSne de leur Jkperfiu 3 en*^ 
tse fd^prmative fit veritaUe', il rfarriveta jamais , en 
V jamais, qi^elle ehlige dans U pratiffte. Pascal , Lettre 
. 67. LenreXU. p. 171.- & ftsiv. ic H Defmfi dt It 
Lettrt. Add.] 

BRS 29$. 29(. C*efi Mors qif'en trewua', ,*.'l/^An di 
' tent ham en difawt vrai tern bas.J Flliutius donne ce 
n d'eWter le menibnge. „ C*eft qa*apr^s avoir (Ut 
[t ham , Jejure tjneje^ i?ai point fait.cela , on ajoute tOBt' 
1 9 aesjofsri^hui : on qu'apr^s avoir dit tout haut , Je jnre', 
dife tout bas, ^je dis, & que Ton continue enfuitc- 
ithant, que jeieai point fait eela. **, Pascal, Lettre IXi, 

7. VoyezauffilalLeinaique'ikx k Vers 299* de-ccftc 
• Add.] 

Mr^ Ly«a.V 



»70 SATIRE XIL 

L'Art de meiitir tout ha^l tn dffimt vm toat baa; 
Ceft alors qu'on tppril qnl'tv^ unfeu^d'adreflCf 
Sans crime un PrCcre pettt.Y^iidre tioi» foU & MAfSr;. 
Fourv^ que, laiffant-ll^foii ftlst I Ftotft^ 
3pa Lui-m8iae en to difiuit ify preime aoiluQe f9^« 
Ceft alors que Tea Tut qn^ peat pour une pomaef. 
SansbldSBrla.JjB&icft, affiiffioeraahoflUBf: 

tV KR# 2^. ^iCJif crcwr «m Pfihrf ftut vwUiv tr$t* fiitj^ 
^f^.] I'll Pr/rrtf ficf « r#f» tU PdHrgutt fom dirt tm M^r 
fem-it rtctvtir d* mtuvtl arfft^ fur U mSmg f4^f Cttft HBC 
^eftioa^iopof(£e paijes Jitluites, & Toici la c^|Oi^ 




Idefi, Vdycz Mr. Pascal, Lttm F. p. 74* Add.} 
£Ver5 |«i. jBcftttv. i^€ft4^nfmf<mf9tt^9tkffmfm 

fote fiommg , iS'^ni &/e^ U finite » ^^4fmr m Immf &a] 
V£x4d€. (Ut L K s s I u s> ^ej^ 4« wtr Us wtmr$ d$ jtft fi 
m fi difindtntpM *x/tc dis ^Armni & »n fmUt m jniiia cm 
fm iuir^ient ds cMte fortt* Hm'» meammim , pOlll(tli^U» id 
»*en firoit pas cot^aU§ en copfiitnce, ior* ^*ou n*^ pst €trtm»- 
dtpMvtir recotivrer u q^^ousfs^diroifi 4t fw'Mi tf m dtm» 
f0mmtdit Sotm i pMtt ju*oni^^ psu tt^ige d€ **e)^p^ m pf 
fil dt pffdrt iinel(jm ck^fi pt^r/mvff «!» viklir* Ep Hm mU 4 
4mc9r€ pirmis dmii Etcl^^iifttes mm*s^ M 9^ili pm p0rmu , ix 
cncoie Leflius, de tuerpour C9nferver une ch^ de pwUt9 wdrntt. 
4uimmtpwrut^E0^9 «#fMff 09f foUMA^i / *e ifkfi pfiltmm 
jfut he»P4Hx,f die U ferdrs,. C$t iUttre enpti^ U reprmdne^ & m^ 
me tuer , s^il efi neeeffi^ire, peur.U uHfeir % ptrce fern et 1^^ put 
M»r defimdre fin bkucfm fomhmmmr^ Patcu » Lm.XW^ ^ 127. 
& 232. Add.] 

Veas IP9» Veuu-je^^unPapi ilbsj^re. ZtcJl Ce« fltflBk 
ks Fxopofirions oosdamiK^ p«c le Pape iMNoetHT XL- 
£Me q^c )> vain, aj^tfgifvca voif qii*tl a'cn Toit poiac mf, 
Tefuites en paiticulier. Voici dans auels teimet il m'^atiiit 
Ie2. Ao&t 1707.. „ J'ai mU ma Sacue contxe r£qiiiYoaiie, 

' w.aflirf^ 



S A T I R^ B. :fl% 2^ 

fblSnexl Ah npn, jf pa4e ipppjCPBcenient;: 

{ais que pr£t \ la perdre^H on p^nt ionoccmtucof ir 

uhtpm nela pouvant fauver d*une autre forte, 

laflacrer le voleun » qui fuit ^ ^^i I'enp^rte^ 

afin ce fut alors que, fans fe cordger, 

*out p6:heur. . •• Mais oil vais-je aujourd*luu mka^ 
gager? 

E«ix«j^ d* Oil F^ illuftre, anndcQxitre tes^^ crimesj 

I mSMRt 1^ l^^qmvociue m8me , ca ' i6tat de ^Mol^' auif 
yeiu mtoe ^ts Jeluites , uns^ qu*ils s'en puiSnt le^ 
moins du monde oficuler. £c pottc vous en doion^ pas*' 
avance nne preuve ; Je voos dirai, qu'apies 7 avoii atta* 

mauvais Cafiuftes , & ceiles fur tout qui iont condan^r' 
ii4e<iiMU£apQl»ao€eBaZI. V<»cl cwuar jt nttiw^ 
( pxeos*'.- 

JDontur S^f.BdfhuJL^ Disrm mis en rim ft i 

Sxprimtr'tts dehmrt kurl atfrntrnt m fimHf 

F90r dfscHl^pr O/n^mr ,, U Gowrmofid^ P£m^ftM%. ; 

Tes fMhiipfiuik^fi0fUup0mF fi m wtr UlMkHftr 

LiLareinyUJ?iiflplif4fXtfUPdf^fi. 

M» m^ mot tf^irti voir dfifUdcwl^^ ^ 

Tom ees Dpgms^ ajfreiuc. £\An0them^Jr40fi^v' 

Sjf^ cbdirc tern InjBur* tombmam ton atutaui 

BUmm fhth^ fiHmi U* vraU enftfu £lffi4a Scfi*'^ 

Mpl une paitie de ce que jc lut i^pooc^s (ok fcc aiticle*£lf< 
t.Sa xcpafiaatiiix V9s^dcfi^ieis veif a^g^ icom^M^ciBnE^^ 



i^x 9 A T IRE Xir. 

3x0 A tes yeax mettre id toute la BoUe en rimes} 

£xprimer tes detours biKlesquement pieux, 

R B li A R§iU E S. 

VtitX'je id rdjfemhldta an corps de tes mMeimts ». 
D^mur SftOi BannttL^ Diana ^ mis en irimesf 

ff ]pennettez-mQi de vous detnandei fi L'oa pent diie: 
'>x '<*'' f^ x^Mteur mis en rimes i ou bien> pai ixemfit 
n vewc (Unner ici id Bible mife en rimes f Cc n'eft qu 
„ one extreme timidity i^ue je vous pcoppie cefcio] 
„ mais (uppor<{.qifU'ae'^okl8 panMUepts d^raifoBi 
M vo'iez^ Monfieur,^fi I'ezpieflioA iiiivimte coiwioKii 
3^. TOUcpenfSfe, 

Ve^x-je dene yrdffhhbtantun eerpsde. tes mdximtsy ^. 
MtttrtJci Dian^tS^te^BamnsLenfimesl 

Hit, Despr^ajoz a'fiit point dVgani \ cet daui veil, 
al changea les fieiis> en mettant ceux-ci i la place. • 

Vmx^jt ^un p0ft^iUt^t.iim$ emtn^tts mmiSy^ 
%A.tn yeuxmettre ici ume U BmU§ en rima f 
If changea. aufli les deux decniexs, 

^'m chaire tens Usjenrscembmant ten asuUet-^. 
BUment fUss ^aut ^lu^wi les- vrsis emfims iPJpuM^ 

•a ceiiz-4aV o& il ne Ibue pomtlbs J^fiiites, nuds 
d^figne claixemenKfqu^U ne s'adaeiTe point i^ ttau 

Slut tens les'jemri f fimfiidt tts^JStnt ftlUs^ 
Plus tCitn Moini k Un^^p^c frecbe idhsUs Ecoleu 
JCiais il les cbangea encoxe de cette manure t 
S^ fifnf fttir dehitsnt tes difiin^iens fiUes » 
• VErrtmr enen^p$»rtmitmmimient dMStesBeciet. 

r fCes changemens font voir xpe Mr. Dcsjpr^anji W 
dSeftiTcmeni astttj^jkites, Sc qn'il fefaifoit dtla pe 



S^ A r I R B Xin i7j; 

font disculper f Impur , le. gourmaod, re&^etix ; 
Tes fubtils hMOL-iis^am, pour famrcrla moUefib^ 

RE M A K§1 UES: 

p^ariqaer dans une chofe auflS daite que cclle>l^. A d d.^* 
[V Kn s rx^. Pmr-discM^ Nm^4\ Le Pete Bauni decla-* 
K que les fiUes ont le dioit de dispoferdeleui virginitdP 
lans leuzs paxess. Sluand ceU fe fait, dit-il, du ctnfentement 

iumm0ins que UtStefUt^ am midi jmi el& 'f.efl proftitueei tui 
tfe«f fMt dmcun tort^ an vM fur ftn ^ard Ujuftice: cat /4' 
itie efi en fffeBien de- fit virgitutcy auffikieuaked^fi^arpPi 
lUe en feut faire ce' que ben iuifembUf u Pexclufion de U m»rt 
m du retrunchemifit de fii wembres, Escobar afiuie <{u*unemS^ 
itUHU intmtien ^^-cemme dt regdrder-des-ftrnmes oiuee un defir imr 
mr, jeint^'M cefie iPeul'r U Mejfe eemme-Ul fiutt ^ n*erppechc pas 
fH^m H*y fititfaffit. Pascal, Lettre IX. f^ it^. ftc isx. Le Per 
(t. 3wmi damndc ce fpt^ott doit, faire entre let Maitres iy let 
Cervantes t Ceujines & Coufins qui dememreuf enftmbleyf^& qui.^ 
mortem HtutueUemtnt u pecker far dttte eecafien ? it lepoad qu*il 
iant Ics £ap9Mi fi- les reebmet fern frjf^miHs:. wait que s*iU 
iUffenfim qua rarwment par enfewtble fcomme Jgroih wte^eu deux, 
%is U mais^ & qt^iU ne^puiffent fe^feparer fans grande iitcommo^ 
U'te & dommM^9u pemrra les abfeudu && Le in8|lie JeTuitC 
)iGuc qv^il ejt permis a. teutes fertes-de perfonnes ^entrer dans 
\es ireux dedebamhe^peur y C9nt>enirdes femfuesrferdHSs^ quel 
^ilfhit bian vraifemblable qu*em y pechera: . cemmf^ en -a-, deja 
ptamvi Jeuveut qu'ort s'efi laijfe aller au.peckt par la ^fie & les' 
ejaUeries^de* cet femmes ficc Pascal, Lettre X.. p>» 14.2. 141* 

{Le gturmandi] Efi^il fefinis ^ deiAandent les J4(ui|es, dt' 
$ift & masigtr ieps fen faetd fans neoejftte <Sr peur h feule ve^^ 
vptSt^ Ot$i etrtainemtnt^ feltn ■i$'4M/&rc, i^pondc<it-4l8 » ponrula 
me €ela ne nmife point a. la fante^ pane qWil ^p^rmis a Capft^' 
knaturtliejtuTr des a&iens qui Isei fent prepves, Pascal^ iMt^ ■ 
X. p. izs^'Adi}.}' 

[Uenvieux,^ Le Peift Bauni dit '^VLtPenvie-du bien fpiritueV 
b frocbain efi merteUt^ m^is qnti^'cnVitds^ kitn ttmperel f^efi ^ 
<ut venielUf cart afplite-tril ^ Ubitn-qmfetxomieei<hefit' 
mptreiles ef fi jmnety & dt fipeu de.conftqntncepour le Ciel^^ 
t^s'i e^ de nsslle cenJSderatien devant Hieu &-fis Saints. Pascal, • 
tettre IX, p. 124. Add.]. . .\ 

iy-t a S ^ ^n ^ 7>/ fxbtiii fattx* felons %p9t^faiifif U^^lltJIe. ] > 



i 



rr$ 9 A T I K E XIL 
Le Ivxm^ k dqd« le Imtr hprnfft ;: 
En u|i mot, late Tcar ii foml d^idopar 
\rt>us ces dogmes afireux d'anathime tzp^eif^ 
Que fans peurddutanttes diftinn^QOS fblles> 
I^'ErreurxBcor pourtant fliaixitient dans tes Ecoks^ 
Mal& fin ce find pro]et ibiritfii gois-ie igiioter^ 



h 



He ai^kime* fttmir dt fu iuiu ^uttma m^il tft ntctgrntt pmr 
^ir* fith0tr ]k fmns^U nvee hvmmw ?- Jefimtms fi»'«iMy «wic 
-jLtffim^ repond-il» i^ ^nrnewntrt qi^H iit.tm ff^ffMSL f«r 4k$ 
^n^HJhketi & its triims n m uij dit torn h at»mU: ^m$ faf'0 « 
•^ a h^tn fnifff fM mmif IM» jutffi pmde ^tumiti ^mttf 

-mtrit^ Pascal, LittmViff,^,t^^ V#7fiB4M(8 UIUbuk^ 

iV itts n4» LtiMfeim } LdSm^aSdtc ^vl*U tfi ^ftmit dt 
^Uhbif tion feulttmm^ idtmi urn txtttti^ ittttjp^ , vntit mietitt dt^ 

m/t Wf&tffitt grWV , ^fMM an* )!•» fM« 4Ktf«M^ f Oical^ ZMflV 

-WTfLp, . w»i VaiqueE «m cfne ^mml^^nvut tm 'ptitur rVUs 
>& prn tt ifoitr 10H ft$ftmne fttuvirt^.m ftm fom /Vni dttttimtr 
^A» -ttji^mf ^uH^MtitrfinM ritbt tm fmrticmUw^ /wur /r it^tr m 
"Htit dt ^hmrt. Ibid. p. leC; /># K«i^/ • ^ fi plit^ftm dt 
"Uttttgi^s^ ttefflfude & lexe IkquS^.fMn'MiMV.i Jr^tae-MP^Mi 
^ ^^tt« M ftXitvnijfam Its nuant d^tiikam dt hkit wiftMfttwmt d 
itith gtMitrkyttfimuiis t^imt^kuut in kwtmcejfiUvt^mifJf/dtr 
UsditstMts d Itmr ptintf lit It ftmttnt tn quttqtttt rt M i M i h' m.i 
yHf^WHX ^ cmnit4^t^4tt ftt^ fi fuiit»rtt «• dtmi^bm ^t^- 
lHin% f*^ 9m^ti9blif^ d^Mtafttr ftgttfm*m Utm t$ Jmitt 
iShifik ki*kdt¥t$ fkl^s dt imtr ftrH i^^tmtt dt%f4 m ti i§ i tMmth 
■Btttfc-Vti p* 7*J A©D.) 

iU^itOr^SimSfidmdVTtrmit^ ditX^ fete l.jkrM;Air, 
9U w^'Gtntilhtmmt k U Ctur^fi trtttvt tnittt tk^ftrdrnfimbttr 
'mtr\.^tt fk fiitPimty t*M n^dtctptt mm dtml^ 3* nt vou f*t.f»i 
fdh fmijfi ttmdMtnmir ttim «im it rtfmtfmttrfi^d^lfmltit^ BbHk* 
d6 wHhtte qa?%nfemft hatkt 4m^dml fmf -d^ftrndtftimmtfim 
^n j . s*Ttn*y afitt tt mtytm dt U^oafirtftr^fdret ^m ^hmft^ 
iU'dhit di'dSftndn Jk»^1fttm y&^mSmttfmk^ mm dtftsp d ild m % 
"^cal , . /.rtfrr K//. p. 8«; A D D.] 



Bt^ 



9^ # T r R ' R xm 

M^app^cr tc&^^ tt^ilW. $J^rt^> ijppoftw*^ 
Froi4 pbi&^t> £im¥ boiito » i^ ^<mP¥lte\»: ;; 
) bePucal, de Wendcock, copiftenurerable»> 

tid^ ^'Ptais fidtrnpa. four ft^i^fMu Cin^Unt^io/i p(ttufr$Ut9 ^9ti^ 
k U vdMti: 0H (« tifefi qtfm feeht vct»^? , 9W c€ tCtjjt MMtf 
ficht dmum. Le Feie Bauni dedaie que iitn, f*^^ fimm^ 

fit 4p^ 4i$t9^ & pn l*4m.e de eet^x qftf. U conta^lt^itn^ •tnh:'^ 
dt ridm (f fit^^int* ^^'» qi^tiU n/i fefktirfif f^Am/Wirem'tm' 
firunn^* JBi^oj?^ s^fl^i^ ^VL*t^ fimn^e ftt^ jjcj^V, ^ prcndri^ 

f9# /«> ik^^fpaiiff^dMs l9nf JB^iritiuUu, t^pf^p^ fir^p dff »*affli*~ 
<»iitiiiiie-?«|i r^rk fiAf nktrttl. M^i? cqmme pffsTomic 1^ ' 
|iH«e: c^ P«ce ^vp^H^il «Jt bUn r^rt <ittA firfinmt ttnk^ J4r 

iSnr? .ilii«rm> ^f^mir /?w*«^» c^hmi^mf* fpwk^f ¥»^ 

¥(1^^ ^'ta^fcs cof^e \s& Je^tes A^3^ &> ^^rri^^^ Prwmcf^ir 
jf#lif lq%^tjg^q^. Ofl a tsmi \f^ ra^jm iW?«iw 4'w^ 



17<^ S: A T I R E^ Jtin 

Paurai beau ccmdamneri en tous fens expKquer^ 
Les dnq dogmes fkmedx ptr tii*&iaih fabriqoei;. 
Blimei dt tes D66ttmh Mdrale^rifible: 
33P Cefty. fdon eat, pr6diei oa €^?iiiisme borriU^r 

RE M A R §iUE Si. 

VTN imfrimn, MVtc tdfenmffionirPaprokttton'des Stiperintnde 

iimr Compagnie: par nn D»iiem d* Strhnw, Cet Ouyragc Pi- 

' tut en 1667. in 4. On IH depuis r^impnm^ plus d'dnc -rms- 

y en s. VoJumes^in 12. II z6t6 traduit^ public cntAnglois 

infiiit. Add.] 

V E R s 3 2I. Les cinq Hffnes fkmmx far td mdmftMtfmx^ ] 
Oil s*eft jma^'n^; en Irftnt ce veis-,q\ie Mi. Despitfanz le^ 
gardoit les anq Propofitions de Janl^hn comme des Pio- 
poiitioas equivoques , qui peuvent fb prendie dans on ben, 
0u dans nil mauyais fens. Mais il eft clair qne ce tMt 
point ik fa penfefe. 11 veut diie que les cinq 'dUgmcs ft- 
vneux'ont et^ fabriquez par I*£quivoqpe", comme il dit 
f^us liaut que l^Ariantsme-, le- Luth^ranisme , & les antics 

ce 




H^f^fie auffi v^iitable que pArianisme, 8c routes lea anties^. 
puis qQ*!! en park dans les m€mes tennes. [LeC<tauiieil^ 
tateume lepr^fente pas fidelement la ^nf<^e de Mt ties- 
pr^aux; Poui s*en tonner une jufte idee , il fane fe fti^ 
Air au><enyiion I^in 1652. quelqucs Dodleors de Soibiiiiit 
fK>ufiez8c fontenus pat les jYifoites-dteflerenfcinq ^«f#fi- 
tions qu*its pr^tendiient ^le h^^tiqnies 8c tir^^ #iaiOtt>r 
V!rage de J a m s e' n 1 u s By^que d'lpie^, hititul^ ^i^smj^Mi^ 
parcequecet Ev8que f expliquoit la Doftrinede St. AMih 
2in fitr la Grace. Les Parti/ans de Janfenius , qile IMtaTiiSBr 
flfta Jenfmifies , fe plaignitent que ces Propofitions aYoilnl^^ 
ffAfit^nees A fUifir i& comfofses de termes Mnbigns & ^y^ ' ^ ft^ 
qui les rennoient eh m8me tems fiisceptiMes diliedidiGir^ 
▼in, condamne par le-Concfle de Trente cbttunc h€fMft^' 
St dtt f<His de la Grace effibace par elfe^-flSBnie § efnfiKsMtf^ 
8t. Auguf^in,'par St. Thomas 8c par Jan^hiii^. Erie M^ 

gliiites ^tant , en efiet, d*^tabllr laGiace fuffifaiiteid^ M«Sli|i 
itf xoites-dc laGxac9 cfficaccd^StrAiigiiftliiVilf im^m^ 



^ A T r R E Xin r7^ 

iiicr qu'id bis y par rambnr ippdd, ' ' 
pour « tons les htimaih^ vbulat- %itt inlmold; 
^venons tdut ce bruit>tr6p tatd^nslenaufiagei 
«$ on fc repent d'avoir bravi ToMgc; i 

li don9» ma Plame: £t toi-, fors de <:es fienr, 

K E U A K§LVE & 

at au'^ en?eIopex dans la condamnation du fens dr* 
n, la Dodfine de St. Augufiln ezpliqo^e pax Janft-- 
Ces ProDofitfons'ont dte comfamiices pax les Papes ^> 

Jan(<^nines apiis pluiicuxs conteftations fux la ,ques- 
i^ellcs ctoient ou n'-etoieor pas-heretiques & pax-con- 
at condamn^es dans Ufemdt Jaufin'ms^ ont enfia do- 
qu*ils*les:'COttdamnoient dans /tjii les- fens que -let Pa- 
s avoient condamaeesyflc qn'ils n'avoient llu^la Gx»> 
Icace d'aiitxe (entlment que cthu de Sti Auguiiin & de 
homas. Cette d^claiation n*a pas empech^ que les 
es n'ayent continue \ les txaitex d*hereu^ms^ & de 
li/ri s & ^ foutenix que le Janfem'stne eft une Se^e op- 
i P£gliie». une muvHle Hirefie^ un Culvinisme htrrihle* 
Xespieaux , qui legaidoit ces accufations comme fauf- 

calonmieitfes , les cenluieici, 8t cxaint qu'On ne le 
a?ec la mtoe- injufttce que V'on a trait^ les }aiif($* 
. Comment IcCommentateux a>t-il -done M 6d fai- 
e «v'// croy^it le fdnfenisme mte Herefii ^t^ vertPtibh tfm 
mtsme &c ?N*&-t-i] pas xedbut^ le Public 8c les Amis 
r. Despt^auz ? A D D.]' 

Rs 330. dfti felon enx, precherun Cahmhme horriUe.^ 
lies copies poitent nn Janfenisme: Sc c*eft aiaE-que 
nr aroit mis d'ibordt 

us s|2. Dieufenr tens les hnmntm vanlsit etre immele.1 
^ de ce vers il 7 avoit ^cnt : Profejkien de St. Pdtsl» 
ft dans la ftconde Epftie auz Coxinthiens, chap. V. 
4. 15. Pre emnihtsmertmss ejfchrijfms. [Mx. Despx^anx 
'3 nnrd beMtt eemUmner les cinq Pxopofitions dans tons 
IS h^tiques qa*on 7 pootxa d^eonynX) ^ blSmerM 

i^lldi^^des'Jeffaites'dontiivient de j^tex j q^*olt 
flexai ipas de le txilitex d'h^xetiqtiej 8t: 4e prtftendse 
:xoit arec Cahriii qtie J e sv s - C vat it it'cft pit 
>0!^toiilletiieiiuil«tdec. ADDi]^ • '^ 

M^7 y*M 



i 



Monflre^ ^ .9^ r m W t^ dies plw cj^fiddeus;; 

Fas r va checcber ailkois t^ patrpaa bien^awea^', 

OhXQtne <pand fes eaux , 8c que la Sarthc arrofe: 
Oa, fi pto fakement tu veux>gagncrta caufey 
Porte-la dans Trevoux, let bean Tribunal , 



^ 



C» 



HE AC^A v§L^£ ^^ 



^SRS 141. CuPOmi^MUfeiumtt &'^mi^ Ssnht mw 
ft.} VOmi eft uoelliTiiic de la baflc Womuadic. La £4rt6f 
eft: BBC E^vieic du Mass. Les Bas^Hocmtiis font giaiiS' 
mm 4e PB«pi?«que ; mats^ pn 4k ca FfO?edie » qvfm 
'Mda§eMwt0m» Ktmuud & 4mm.- La SiQtfXAiKK icohk 
•wttt toilun liiK ccj^ dans on de feaCoBtes^- .^^^ /, i^ . 

i|ae^ S^^ignt l^^espj[^amE coiatxe )fi 
daps toff M6qciw^ du wmM ^#|i^^!?«^i 

dam en ijot, Ce demele le temroinapaf^ft 
•nic$ 4c pa4t d^ .4^^M^e. ^Qva. ^ {ta^lei^^s 
4:'eft IciVfWiloi^ dc wj?^^jrt« qc m'ii Vf^m 
lc'i2, de Mars, 1706. Apres iH^v^qir W- ^pi^ 
rdequjM^ ^se il 4'^ ve^t ^p'mt ^uz 1^^&^^ 
:„ M write e^ > fl^tcr,is4r <l# U pJ^mwifh 

a« * dr'ttjl^s^ ij jjf^^Wf^ ^ l^y de ^t^ ^m^^3^ JB 

"[Vers hj. ^fiJtrf^i^Jm^iimmtu^^zlMi 






SATIRE XII. vj^ 

Oil lie noQveaax Midas un Sfnat monadul, 
Tamles meis»-api^6'dc:tarcetul'Ignonnce(. 
Ffmrjiigeril^Uondem, dit-on..lii Gfance, 

A E M A. R gtf" B S. 

tan MiiUt w> Sima MmtcM , Tan In mcii , i^ptyi i> M 
'*« tinmna, PiMrJHjir ^filliit See ] Les Jcruites dc fa.' 
liipublieac toui Ici Hoii i Tieroux., peiicc Tillc dc la> 
Wciainctc de Dombes , ua Journal iocitiU^ Mimtirci ftut ■ 
^•f,in dti ScitKui & dii tnax ^r:i. Mi. Uupccuuc tan- 
{u goe cei Jouiniliftcs s'l^iigcnc ca DiSalcuis dc-la^Rii- 
ublique dcs Lcttic*, Sc ^tMan^ent oa nulaaiteiu toM 
a'AuMiui qni le tfiftuigaeat pu Icui fkvaU 8c pu. lew 



6<» 



0.3 



...Vctsf^l. TtmlnwinffMdi upmre^if 
no.] 11 r iTOiti 




E FIT RES, 



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"... . ' /" - 






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1 .; 






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• i/Sr 

i PI T R EL 

A U R O L 

JIand Roxr c'eft vainement qu'abja^ 
rant la. Satire » 

PourToifeul deformais j>vois fiut voeu 
d*i§crire. 

Dis qae je prcBs la plame» Apolkm 
^pcrdu 

ie me dire:. Arr£te,. infenK, que fais-tu?. 

ta dans quels p6rils aujourd'hui tu reengages ? 

Cct? 

R E M A R §iU E S. 

i^s le Tiait^ d'Aiz-Ia-Chapelle, ^onclu an moi9 dtf 
Vfai , x668. la France jQu'iflbit d'une heuieufe paix. 

la pi^cedente gueire. n*aiant duie qu'un peu plua 
: aanee, la valeux de la Nation n*2toit point iatis^u* 
c la pl^part des Fianfois ne xeipiioient que.la guerre. 
Colbert feul en d^tournoit le Roi: difant que la Faix 
I'unique mo'ien de faiie fleurii les Aits 8c Ics Scien- 
S&. de maintenix Tabondance dans le Ro'iaume. Oe 
»ux iecondexJes intentions de ce grand Miniftie, que 

Auteiireonipo£i.cette Viice> dans laquelle il entxe^ 
le louer le Roi commerun Heios paiiible, en falianc 
ni^un Roi n'eft ni moins grand, ni kioins glodtux 
|i^ paix, que dans la guene. 
tte Epitre flit faite en 1669* & ce fiit Madame de 
A M G X qui la pr^(enta au Roi. 
:^T. Vers >• Det fM j$frtHS U flume ^ yA^M^it^ ^mht^ 

Virgil. Eclog. VI. 3. 

^me4turm¥9gts&frdUf,C^mbim4iitum . 
'^ellitf & ddmtnmt, 

rAMO.Vers ;; S4h*ttt-d4m fuels ferils imjemr/thii m 



i 



1^ E F I T R E L 

Cette mer qh tu coon eft c61d>re en naiifi:ages. 
Ce u'tA pas qa*aif<ime&t ycooune ua autre^^TMii&ir 
Je ne pMe attacher Alixandr^ 8c Cefar ; 
Qu'aifiimcAt jenepMer-'fiD qudqae^Ode JoGpide,. 

lo Ttfxalter aux d^pens & if itfiiri. & ^^/eiii^: ^ 
Te iivrer U Bosphon,, & d'an yen m<rnX 
Propofo au SuUm de Te ceder le NU^ 
i/iMS poor Te bien louer , one rajfon ((iv^? 
Me; die qa*il £rot ibidr de h route vi^gaire : 

^5 Qu!apr^ avoir joa^ tant d'Antears difKrens» 
Fh6bus m^rne aafoit peur» sll entroitlhr les ranger 
Que par des vers tout neafSt avouet du Pamafle, 



it E M Ji R §m K Sk 

^»i^'^^] Dans toutes les Editions qui ont pr^ced^ cdk 
OkvMt>twt*embarqmriti^^eksrivt^eu 

Cmt tner 9u r« cturs tfi cHekrt mm>^t4^. 




•ouig<so ttn changetnt le vexs eackft. 

CHANG. V«is 7- ^'^ f^^ f^ a»*^mt0ftu*'l Cfci 4ttll> 
l*edition dc 1701. qu'il a mis niiiu. Daa* coiltet ki^idi- 
tioiis pf^4:idelttes fl 7 a¥««t<:- 

Ni futi fimtfkf$imft dim f0ti^ Odt mfifidt^ tUm 

V £E $ Xtf. fhihis mime Awnitftur^^tl tHtrtitfitr Us rM^s,] 

JdE 8 M AH f TS>.d4DS ia Z>«j%ff^ d»Pt»mt bMqm^Viii 4* 

a* 



" E F I T R E: L rfj 

lut de mes d^go^ j^tifier raudtce;: 
fi ma Mufe enin o'eft ^ate ^ mon Roi p. 
e jc pr^tt auic Cotws des tmoncs comremoS* 
ce-licet Atttear^ lefBcoi delaiPuccDc^ 
[ devt»t des bont ¥e» nous tnxxx Ic moddfer 
Ccnftiirr diro&t-ils,. qai aotis rtformoit txrasB 
oi ?ce Critique afl&eux n'en fait pas plus que nous ^ 
vons-Bous pas cent Ibis, en fi^vcur de la France , 
oime lui» dansnosvers^pris Mimf^is dcBysumai 
les bords de rEufhraitjMntVi k Tkrham^ 
coup^y pour rimer, ln(J!^udi^L$kun 

quel front aujourd'hui vient-il iiif nos brifies ; 

Se 

KB M A R SLV ^ ^« 

lefi:^ de dotinet un fkax (^119^^ ^ ce yets & an pr^eedqie. 
ipofe que I'Aucettr a Toaln dize, qttV7/«/f trtmHcr ^0^ 
h Dim dts Vtetes, Sur quot il t ttcoXt Mt. Dcs^r^aux 
cgudLflLdcpfi^ompHofr. MaiS'btea.loiii qu*il 7 ait id 
la vsmit^ , oii ne peut donnec une plus giandt mfliqne 
nodeftie, que le fait nocte FoSte, eh dtfanr, ^i^H doit 
it di la route vul^vi fm hien U^er U l^iJk, Cff^.^^^^l* 
Im-miint entroit fm Us rangs poux louei ce Fiiiice, // feroip 
iie d'uae fi pan<le entte^tifi; VotHt le T^raMe tea de 
iiteur. 

^ K & s £1. ._ Vefroi de U Fucelte.} Foeme de Cha* 
iin». done il<eft pade ea diTei&.e&diQits des Satires. 
^ EA s as. Et coMfe, pout rinutt let Cedres^ eUt Z.iYvia.1 D«lit. 
r9ts 2c; les deux precedeos, I'^jUiteuE ie m<^e de$ r^^^ 
I Imitateuis de Ma l h b r ji e , il ^- aUafioa k ocHr 
Kce d'uae Qdc de ce £uimiiz Fpeu: 

O eemhitu Utj ams ir vemttir 

Lu Gmt ^ font h TttrUn f 

Slj^ de fdMtg rougir^ Us fieuMt, 

£«M Uvmt U$ pinb dm Lihau ! y 



i 



*Kr E PI T R :e t 

30 Se revetir encor de nos phrafes u&esi 

Qae r^pobdrois-je ^rs? Honteux 8c rebuts 
J'aurois beau me complaire en ma propre beamf .»- 
£t de mes trifles vers admirateur unique , . 
Plaindre, en lesrdifant, I'ignorance pubfique. 

X Qudque ofg^odl en fecret dont s*ay€ugle un Auteor, 

R B M A k g^ir E s^ 

• - t - 

Siue U Bosphori en fis deux rivis^ 
sAnfA de SuttoHif ca^ivtst' 
Et i^nt 4e miris k Mniifhih^, 
' BnfUitrdnt t dsr9nt U vdiUottcr 
Diftn cptrage (r dejk Umcif 
%Amx ftMUraitles tUlturs fits / 

■* . ' ■• • _ , • - ■ ' J«- * 

' f H t'o p H I L E s'di auffi moqo^ de- ccftatns Foeterdr 
Cm terns, qui ^leioient ^ToixbienimitdMaltoh^t qoaiut 
ils avoient'cmploi^ces ibrtes cte ximcs cxtiaoxduaim.- 

Jis trdvdillent tm tmis m cbirchif C9mme a Fis 
P9Mrr4s*4iff4r$er Urimt de Memphis y 
Ce Liban, c» Turban, & as nyiezes mof]ier> 
Ont fom/ent de U peine 4 tetrmvef Uttrs homes . 



-i 



VeKs St. Hayimr chet, FrMneemr ie fticre & hi ameBt,) 
CtAUDE Julienne, dit Framcoevr, futaaik-l^i- 

der, < " ^ "" 

Cfoiz 

piefei^ 

Maiibn du Koi , & qu 

dit oue le ruinom de Frdnccner lui eft vena de ce que l*im 

de fes Anc^tres dtant FjoifViVr d'Heaii IIL ce Koi iiit fi 

oontent de PafFeftion 6c de la franchife ayec laquelle oec 

0ifieier le fenroit, qu'dn jour il dit obKgeamment, qnf 

JUlienne eteit un franc cener, Ce {Umom demciua ^«^ieniie»- 

Stoics Descendans en oat h^xitd. Mx. Despi^aui Ignoioir 




E P I T R E 1. 285 

ftficheax, Grand Roz, de fe v w fimt 
Ledeur, 

d'aller du rddt de Ta gloire immortelle, 

biller chez Francoeur ]e fucre dc la.canelle. 

nfi^ jcraignant to^joors m funefte accident, 

nite de Conrart le filence prudent; 

■ - ^ 
Ti E M A K ^UE 5/ ) 

te paiticixlaiit^ touchant lenom de Francmm. C*eft4' ^ 
>pos de ce ^t & de quelques anttes femblables> ^u'il ' 
idit un joui: ^A Pair dont vo»s y alltx^f vom fanrei, mitux 

IT E R s 40. J*imiu de Conrart le filence prudent, ] V A L £ N* 
nConraiit* Acad^micien ceUbfe , qui n'a jamais 
II ism* U ^toit,ne \ PaiM ea ,1693. Ac 11 nit nomine Va-* 
in , paice que Job Peie'^fiss AietUs e'toient de V^en- 
one en Flandies : Ses Parens, en lui donnanc ee nom, 
daient conlei^ei le fouvenii du lieu de ieui oii^ine^ 
ran etoit Secietaixe du Koij & e'eft chez lui que com- 
QC^irentl^ AiTeffible'es qui donheient naiflance i I'Aca* 
nie Fian^oife. (^oi qu il ne (itt pas la Laague Latinc» 
le laiflbit' pas d^voii acquis toutes les eonnoiiGmces 
on Honmie de Letties pent avoir. Il ^coit m8me con- 
6 fiir les Ouvra^es d'esprit , comme un Honune qui 
oit acquis le droit de juger 8c de decider. II mourut le 
de Septembre xi75* & ce ne fut qu'apris fa mort que 
ce Ajdceur le nomma dans ce vers} car dans routes les 
cions pr^cedentes il avoir mis: febferv.e fur Ten nem imh 
^eprtedent. Qc deniier mot eft une louange equivoque 9 
ilit ^uiioA;i.cctte Epigramme.de L in i£]i ^i 

Cenrart i cemmeni as'tu fu ftUre 
^our aequertr tant de tenem f 
' Tei qui rfas^ pauvre Secretaire *# 
Jamais imprimi que ten nem^ 

•hs (a mort on a public un Kecneil de ies Letttes> tc U 
it fiait des Satires qui n'oiit pas vft le joui^ 

// €t9it mjp SmttMn dt J^^As4dmi$ Frunfeife^^ 



i 



zU E P IT R £ !• 

|e Jaiffc toi^.plus haidis DionQcm: 4c la (?fl^3:ite« 
EtregardeJe champ^ ailisfur la barri^rc 

Malgr^ nioi toaeefbis^ un mouvement feicfet 
Vient flatter mon esprit qui k tsikk r^et. 

40 Qttoi 9 dis-^e tout chagrin , dans ma verve mfettSe^ 
De8 vertus de mon Roi^^atcuf inutile, 
Faudra-t'il fur fa gloire attendre i m*6xercer » 
Que ma tremblante voiy <S)mmttice sife glac^? 
Jfva im a beau prcjqt, *£ 9U Mufc rcbelk 

50 N'ofe le fuivre aux champs de UHe^ de BnnKBrt 
Sans le chercher aux bords de Tfiscaut & du Rhcio^ 
La ?tix Vo&e ^ mes yeux plus catme &: plus fereiiL 

Oui^ Grakd Rjaxy ku^^U les ^es , ksbir 

tailJes. 

Qtf on autre aille en ritpant rcnverfer des muiaiOes; 

15 Et£}uveot fur Tes pas marchant fans Ton aveot 

S'aiDe couviir 4e jQuag, 4e ppq0i^e & de fpo.' 

A 

S, E M A Z ^U E S. 

^ T«il^ 5»i Be Ulle & de SrmnUe,} LaeamptfBl 

iie Flanws , £iite par le Aei , en VtnB6t t^^f. 

Vers &i, ^amr^mpi pes Elepiumt , %lc, ] Ce Dndom ft» 
tre Fyirhus 2c Cyii^fl», eft «if^ 4e P t vt ar^v b» 4Mf ^ 
F/ei^ Pyrrhnst £c U a ^(^ imit^ pax Kabeiais^ L.I. 
ch. 33. 

Vers 64. Confeitter tref^Cmfl &C, ] fjfjhm C&vteniokt 

?ti'il avoit conquis iQpins de villes pat ies annes» que pii 
eloquence de Cyncas. 

M«mevers. Df|w X^i t¥h-mmdm,l VytAm 

I etoic en effet : c^eft pouxquoi Antigonus le comparoic I 
fin loiigm 4fi 4c9* 

Vrrs 67.St4i^effukmmi^^ltmiMkf§0 d^/tm-iM 
coxnpaxe Pjahos 1^ Al^xaadie » paice que riutaifie 



aE P I T R E L i«7 

Bfer Ta valcor d^ tr^ idlumfc? 

»u 4 Idiifir ^ fhiitde Tes^ienfints, 

IMKU kiffdAs pDkit des dov^ufs de M Ptbr. 

rquoi cti$ Elet^MUH, ces tnites, ce-bftgage, 

vaifleaux toot pr^ts I quitter le fivage? 

au Rod PyitliHS «m (age OcMdent / 

iller tt^fetiT^d'uti Rdi nris^ifliprudent 

B> hi'dk ceFfinoe^ 4 Rmne^ rM m*appilei 

fidve? L'affl^i i/cMttpcOb eft ficHt belk, 

;ne feidenient d'Alexa&dne oa de yous : 

Rome ptKb enfin » SeigneiH'^ i)^ Goorofis-nooi? 

Oe des Latins h eonqufte eft':&icile. 

loute on fes pent Tamcrd : fift^cc tout ? La SicOe 

nous tend lee bras , 6c %ieR-tdt &ns effort 

life rejott nos vailfeaux dans fi>n port. 

Bor* 

RE Ai JlR §iUE S. 

t que ceuz qui voioient I'aideux de Fyiihus dans les 
ts , difoient qu*il faifbit reviyie Alexandre i & qu'au 
le les aucies Kois n'imicoient ce Conqueianc que pac 
»it8 dc pottcpfc, par 1«6 gatdts^ pat le panchemenc 
I, 6c par un haut ton de voix} Pyirhus le lepxefea- 
X la vaieurfc par iesiydlcff anions, vh dt Pjrrkni, 
AM«. Ven #t. Mm$ Hmne ffifit wpn ^ Stifftmr ^ 9k 
-mms f } Dans les pfeaneies ^tions , il 7 a^mt : 

A>f G^ Vers 70. ^Am d»itte m Us pmt vaincre:} 11 j d* 
i: Ptrfhlm, itsfintin^m, Dans la lecoade edition 
S^ 4^iS(ifiHf4 v^ffs, Bt Sofia UlecJiaD^eacomr 

CRAN6« 



f 



xM E P I T R E L 

Boraez-vous 1^ vos pas ? I)h que nous ramons ptHc^ 
line fiiut qu*un boQ Tcat, ^ Carths^e/dt conquifc 

75 Les cbemins font owrert?^:* qui pent nous art^ter? 
Je Yous emen^. Seigneur » nous aliens tout 4omptcc 
Nous aUons tiayerfer les lables de Libye^ 
Aflervir en p aflant TEgypte , rArabie^ 
Courir ddk le Qange en4e npuvesux pa^* 

80 Faire trembler le Sq^ilne ai^ toijds du Taqa'il; 
£t Taoger ibus nQfiLLoi:r<ou]t:c^ ys(fic H6nu$phte 
Ma|^di6i{etourenfin» qqe4)n^(»des>'T0ns ftite? 
AlotSy cberCyneaSy vidofKiax, contens» 
Nouspourrons rire> I'aiiie, & prendre du boa terns. 

85 H^ , Seigneur p d^ ce jpur« im fortir de FEpiiCj 
Du i;[Utin^iusqu*au foitquiyousdidEendde tire? ; 
Le confeil £toit fage 1 & £icile a goiiter. 
Pynbus viyoit heureux, s*il eAt p& rto>uter: 
Mais a 1* Ambition d'oppofer la Prudence , 

90 Ceft aux Prdats de Cour pr^dier la r6fidence« ' 
Ce n*eft pas que mon coeur du travail ennemi^ 



Ap- 



R E M A R §iU E S. 



Chamg. Vers 73. BomeH-'iniuUvotfasf'} lX$.'f9kM» 
daos la p^emi^ie edition : N^iu y voiU , fitiv§ns, X)iB> la 
iecondei KMi arretnrvo^t ^/6c dansjcellc de K74. Ufllit; 
E» demeureirvom Ikf 

C^ AMQ. Vers 84. N9Hsf9^rr9ns rin a Psifit ] Twaii^ 
Edition: Nousp^urrMs ehAnter^ tire, ■ •■ ■ 4 ') 

Vers ioi. Onavn mille fois its fanges Mitpdtf &<;«]:. If 
Talm ou Msuai3 Merti^ ^norami maintduUit J a MerMZir 
kM(^, eft attti^ cntxei'Kuioj^e 8c PAfie^d^ la pdatil^ 



E P I T R E L 2«9 

Approuve.uji Faineant fur le Tc^ne endormi. 

Mais quelques Tains lauriers que promette la Guerre, 

On peut £tre H^ros ians ravager la Tene. 
; U eft plus d*une gloire. En vain aux Cbnquerans 

L'Erreur parmi les Rois donne les premiers rangs. 

Entre les grans Heros ce font les plus vulgaires, 

Chaque fi^e eft f6cond en heureux Tem^raires. 

Chaque dimat produtt des Favoris de Mars. 
D La Seine a des Bourbons, Je Tibre a des C^&rs* 

On a vA milk fois des fiinges Mdotides 

Sortir des Conquerans , Goths , Vandales » G6pides. 
[ Mais UQ^ Roi vraiment Roi^ qui» fage en fes projets, 
I Si^che en un calme heureux maintenir fes Sujets, 
If Qui du bonheur pubUc ait dment6 fa gloire , 

n faut , pour le trouver , comir toute THiftoirc. 

La Terre compte pen de ces Rois bien-faifansi. 

Le Ciel ^ les former fe prepare long-terns. 

Tel fnt cet Empereur,* fous qui Rome adorfc 
Vit renattre les jom de Saturne 8c de Rhtfe : 

Qui 

HE M AH §iUE S. 

tide 9 an Kord d^ la Mer-Noiie, avec Itqnelle il com- 
maniqae. C*eft des cnviroiis de cette contr^e que font foe- 
tis autrefois les Ctths & les GSpidts. A I'^gatd des Vdn^UUtt 
c'^coient des Feuples plus Septentiionauz , venus du c6jii 
de la Mer Baltique, veis Pembouchuie de TOdes. Clu* 
▼ ER. Germ. am. L. i, 

Ve&s lop. TtlfM cet Empereitry 6cc.] TiTUs; (ittnoni- 
m^ , Tumwr & les dciuti dii Genre hnmiiimw ,^ 

Tm, /• ' K ' Tiai 



?/ 



JE9» fiPITREL 

•Qui rcndit dc fon joog rUWvcrs amoureux-. 

<3u'on n'aMa jamaij voir fins rcvcnir hcurcux: 
Qui foupiroit le foir« fi ft main fortimde 
N'aToit par fes bfenfiuts SffoH h joiHii6c. 
ilS Lecoursne fiitpaslong d'an^n^ire fi dom. 

JMais oir dicrdiai- je ailleurs ce quV)!! trouve cba 

C R AM j> R o I » &fis ficcoaiir MB HiftoBCf tntiqueSf 
Me t'avoosrDous par ▼& dans k» FUfics Bdgifuesy 
Quand r&inemi mmai, defatant fcs ronpaits^ 
jlio Ab devant ^ xxni}oag ooiBoit'de toute» partr« 
^ai-Qi£me Tc bomer anftirde Ta TiAoiie, 



K £ iif ^ it §itns 8. 



f» 



ibnne n'i^note la parole m^mof able <fe cer Empeiairl Mu 

4t teilbavenant on ibiz , qi/U n'arok fait du bidi a pedw* 
ne ce jbtaf-Ii. A Ja ^ttmttt kftwe que F«a iv aa Hm, 



S 



on, cntendant jpaxler da le^iet qpie fintok Titus, mmd 
' avoit pafli^ on jonr ians £uxe du bien 4 qoelcun, taufli- 
la que, gcaees au del » it ifavuit jamais en lieu deft 
lie un paxeil xeptochc 
- Vki^ lis. Ltf^Miri M/ar^ /Mfttf.} flue daaqK 
4iCtta aiis« deux aKHS» ic vingt loMK Ava«oxB Adildc 




WiUttimfm9tfdittkM!¥iuiUffgmii% 
Tias lit. Ni t*avoHS'Hous ftu vu JUms lei PUtnti Mtjp' 

mms^lUL campague do U^z* m Flaadxesy oi^ le &oi'ie 

' ica- 



H P I T R E L %pr 

kcrcher dam ht Piix ntie plus }iifte gloirc i 

mt 1^ les cxpkKts que Tu dois avouer. 

at par 1^,6111^11 D R«i, que je Te veux louCr* 

^ d*autrcs fims moi» d^im ftiie menus ttmide , 

tont aoc champs dt Mars Ton courage rapde: 

t dc Ta valeur ediraicr rUnivers, ^ 

amper devant Dole au milieu des hivers. 

: moi ,ioin des combats , fur un ton moins terrible, 

Irai les exploits de Ton R^e paiiible. 

emdnd ksPh^ en fbule renaiflans: 

C^psefietits du pci^ il lew tour g^miffinl 

iituMlcfcdejMkusirilks. Cette goette lilt Idea-tde 
vM€ pair le Tiait^ £tit % An-lt-Chapelle , Vvayic foi^ 



te» 

tilt rat. E^ umfwr ikgvMt D^h m mi^tm det hivers.} 
i ia fMii^Cttnpa^defftFraiichc-Comre. £a itfvn 
.ot paitit de St. Gcfma^ en Ltie, le 2. de Ferrier, fie 
■r ic It. flff^ tfoif 9 en moins de huit joins » con^uia 
•jc Cbcte nwFMice. 

mm Uo^ff dhiU hi ioeploHs di T§w Tl(ejme faifitSt, \ Liet 
oa so- veil iiiivaiift xappilent les ptiocipales adioms dii 
9 depnis qtt*iX oommco^a \ ngner pax itu-mtmc at 
u 

" EBS Tf n ftnMtst k$ fhijirt m fmU reruhypuu. I LcB 
ts Gahiattts k Ctnkmf^ <fe Pan itftfi., les Ballets. 
OMxfts de bague, 8c ks Pdtes donates par le K6ln 
laiUeSy finis le mmb te P/iuq^^ ir fife tnchamit ^tsx xttoii 
Mai 1664. 

^sms 19a. £m Offrtftms dmpnipieiltmr twr tMjJknt.J 
Chambie de JuflKe ^tid>lie an mois deDecenwie, x€Si» 
If sccamtoltfe les mdverfttions commifes par les Trai- 
s 9 daB» le lecottTxement 8c daas Padmioifixacion dee 
pitbliea. 

N 2 Vsaa 



i 



apt E P I T :K E L 

On Ycrra par quds foins ta fage pr6voiance 
' Au fort de la famine entrednt Tabondance. 
9^?5 On ycrra les abus par Ta main rdformez; 
La licoice 8c Torgudl en tousIieiuLr^mez; 
Du d^ns des Traitans Ton Epargne grojGSe; 
Dcs fobfidcs afS:eux la rigqeor adoujgiei 



R E M j( R^UE S. 



U 



Vxms I34« ^tt ffrt di U fMmifu entretimf i^sUnsUo^} 1$^ 
1661. leKoiaome, & psuticuli^tement la ville dcftoit 
ctoient menacez d'une giande 0unine, cauf^e par ane tot^ 
zilit^ de deux ann^es. Le Koi fit venix de fxufle & de Po- 
logne, une giande quantitc de Ble. On fit conftiuite des 
fours dans le Louvre, £c le pain fixt difiribu^ au Peuple I 
nn prix modique,d^ fpste qifoHjie.A'a^erftit presque point 
4c la n^ceflite pid>ltque. ' ' 

V E & s II 5« C7» v§rr4k Us ukus psrTs m4i» rifirnwL,} \ Lcs 
duels abolls. |<es^dtts.coAtrelehue« L'^l^lii^iiieat de 
la Police en 1667, La (^et^ publique r^tablie dans Faiiii 
par un R^glement fur le port des armes , & conire les Gem 
lans ayeM, par le tedoublement du Guet 8c de la Gudei 
par iVtsfbliuement des Lanternes, &c 

Vers 135. Z^ Uunct & I'orgiteU tn t§m lienx rifriwm^] 
L'^tabliflement des Grans jours, fait % Clermooc en Aa« 
yergae, par une Declaration du Koi en i665« £Uec<Mn- 
Snence par ces moti; La licence desfft^rres etrmtgira & civi" 
lety &c. 9 

Et 1*orgueiL1 Ce mot deH^ne 1^ Edits cohtre le luxe. 

V X & s 1 1 8 . Des fubfides affrettsf. la rtguemr sdo^eiti ] Le Hoi 
diminua la Taille, die fix millions. On dreila» en x64f. & 
I667, des Tarifs pour les ma)cch'andifes $ parces Tadlsk 
Koi diminua fes droits j ^ il fupprima la piupart de cott 
Iqu'on ^xigeoit fur les Rivieres du Koiaume. . , 

i Ve^s 139. Le Soldat dans U Paix fdi^e & /«^icMr.}.l4 
discipline militaire ^tablie Scmaintenue parnii les Txoifet 

^e Koi faifoit des revues fr^quentes* 8c.ob%!pQit les OSr 
cieris de tenir les Soldats dans Vordre & dans ia diif^fSoA 

Xes Soldats furent aufli emplo'iez aux fravaqx p4>l^fiS* 

Y £ a s 140, N9t uirtifms £re£ier* rtndm Mufiritntt^l L'^ 

Wii- 



E P I T R E L tyj 

L.e Soldat dans la Paix fage & laborieux; 
Nos Artifan^ grc^ers rendus induftrieux : 
Et nos Voifins fruftrez de ces trifauts ferviles 
Que paioit a kur art le luxe de nos Vill^, 
Tantdt je tracgrai Tes poi]apeux. Qldmens^ 
Daloifir d*un Hexos nobles amufemens. 



R e WA RQjf B Si 

bCflement de plufietiis'Msmufaifturesy p^icaTi^iemeiit da 
Tapi^eries aux Gobelins,' des Fointsde France, eai66s» 
8c des Glaces de mitpiis en ieS6, Le piiz des Points de 
Ghaes 8c de Venifb etoit fi excelfif , qii'oa en a tu vendxe 
one gamituie fept mille iivxes. C^eftli quoi le veis iiuvant 
fait allufion. 

y E n s 141. Et nos Voifins fntftfex. dt cts trihits ferviles SccJ 
On vexia ci-apx^ ^, dans une Lettxe de rAuteux a Mx. d^ 
Mauchotx^ que La Fomtainb faifblt un casfingio- 
Ilex de ce yexs ic da fuivanc , dans lesqods TAuteux loue 
le Roi d'avoir ^t^li la Manu^i^luxe dcs Points de Fxance» 
Ma place des Poliits de Venife. Mx. de Maucioix pre'ten* 
It^ avoix poxte ce jugement iiu ces deux vers, avant La 
Fontaine: comme on le vexxa dans la Reponie de Mx.de 
Manexolx ii Mx. De^px^aux. Apx^s ces deux vexs il y ea 
aToit quatie autxess que TAuteux a xetxandiez dans Ics de£« 
taiies dditions: 

O quij^Aiwu'k lisvoifi ieT4iUirttniiktex,i ^ 

S» frivtr foUtmeni dn fec$Hfs de nes biez. I 
T^adis epttm9s vaijjhwx par tem nusitres des oniesi 
Yotit enlevtrfonr nous tes trifors des denx Mondes» 

VxKS 141* — Tes pomfetae Batinuns."] Le Roi faifbif 
ll^ bjaif le Louvie, avec cette belle Faf ade que I'on ad* 
mife, comxne un des plus beanx morceaux d'Axchiteftuxc 
qa*il y ait au Monde. Mais le Koi abandonna cette entie* 
pxiie, pottx faixe biltix i Tcxlailles, U ek pluficitn autxes 
endxoits. 

N I Tx»> 

» Tem /r. 



I 



7^ £ P L T R E L 

145 J'entens d^ja fremir ks deoi Mers&omita^ 
De voir leurs fiots unis «u 
D^j^ de tens cdicx iai Cluane aax 



S'cfr- 

^S U A R9JJ E 81. 

y%XS r4f. II Let deux Hers efrniks^ tUcl C^eft ll' 

•Muntinication de la Met Mediceoan^e ayec l*Ocea&, pas 
Vt Canal de Languedoc. Cette entiepdfe eft d'kutant ploi 
anecveilleufe , aii*ofi «a «VQtc coi^^uif xqgaxde le faeces, 
conime impoffibie. I>e defiein de ce CanaT nit pxopofe ea 
>^^4*> 2^1 ^c Sx. ?AUL lUiqj/ET >.de Be^iets , 0c I'oa 
tommenfa \ 7 tiayalllei en i6S/». 

: y E & s 149. &'enfult amfetUdsp^ de tes neuvetUs IMs,^ De 
tovttcs les Oidonnances du Roi, U n*y en a fiolat de pliU' 
miles It TEtat, que cellea qull a fakes pom xiSfbxmei li 

elce, Sc poni abieger Ics procedures. iSa Majcfte fit af- 
blet les pxincipaux Magilirats de ion Conlen 2cdn Tif-^ 
lement » qui tinxent pluEeots confeiencca cbez Mx. Ic 
Clianceliex Seguiec, aa CQinttiggrcmcnp de l*Himd< i<<i7« 
po«x ^fzamli^ex & axx^Piies' Axtl^es 46 I'Oxdoxiii.axice «- 
▼ile, qui fut pt61i<ie au Jftois d^Avxil de.la nieme aoae'ib 
X*Ordonnance fui les matlNes cxhnlncnes, fiit dxdlee^ 
^amia^e de la mtmc maAitoj 2^ eofiiite £w>JUde j^ ioaif> 
^•Ao&t 1570, .. -^ > 

Veis ijou Sta^ de favans Tlaidmrf defsrmdis, miiSes.' ] 
Apr^ ce vets il y en ayoktreme^euz:quifiilfiiieBtlac<ui« 
cflulion de cette Xpltxe , mais que l^Aumix jcetxanelia dtts* 
la feconde edition , f fubftituant ceux que Fon voit'id. 
On pent aiTurer que cette £p>itre n*a (iea gcndii dans cfr 
changement. Yolei les vets qui ont etiliippxixuezr 

Mufe 9 aii4\fe t4 xmiti Jt V4HX let: ettfikr^ 

Vnjeuty dit un tAnteury &f^ 
Z.et dottzeTcn qid coBtienEiiilBBt It FttUe 4t l*Vbaimic% tilt 






a? 



E P I T R E r. ^^ 

Tenfiut aa feul aspedr de Tes noavdles Lo»; 
y que ta main par Ik va fauver de Pupilles I 
2iie de fovans Plaideurs dcfbrmais ixuitiles ^ t 

ME M A Rft^U^ES. 

Sljgtivmi'^lf Cw^ t^infi^Borttct darn fis vers 
Snnmt ddMfi %Amsiiltt m am fliU$ divtrt't 
Mt , fihn ^m kmjuritf^ ctfmt l^4mrMmtY 
VdmSt ftrct U$ demcy tsmk rtft UfUintm 
%rueHMs ttuftftis, Mais par m invtmr f 
€rdnd Tf^i^ je m^aperfois qn*U tfi tarns ds finite 
Cejt sffh.: Ufuffit^ qsu ms pUsm Jidili 
T*Mtfait V9ir iu sesvtrs- ^l^ ejki 4r mms xjkk- 
Eh vainjt pr/rendrois nntfHtn un Lt^€$^^ 
Stm tedontefkr ttit U nom sPsimiraitur^ 
Et fimunt ftsr mifim i ^pf^fitAtsStttmi^ 
M^^BnaaesklB dig i lk Jl^im mjt^ ijpu imi at i 
Prif k jugir di tntt^ mmm mt jmmt Mmffafi f 
S^fhim tP^smgjnmdfitpmr fbtx, k*J>mmt mfmt^i- 
Bedaiffuarf ie Piiklu» qut Uufiisl U mwim^ 
YapUwttr an Tartitffef & n're a l^i^mlr^maqise, 

i^Aotetxr expliqua'lcs raiibns de ce chan^ment> danf mi^ 
^Avtrtijfemtm qa*il suit \ laleconde ^(fitioa de fon £pitre< 
„ Je m'etois peifuad^ , dit-il , que la Fable de I'Huitze- 
M que i'a?6is mife i la fin de cetceEpltie aa B.oi9 poux- 
yy loxt 7 ddafl*ct a^ieahlement Tesprit oes^Iiedeuxs, t^im 
n fublune txop ferieoz peut enfin fati^r : joint que la^ 
w cs>ne6don que f^ avois miiesfembloftme metue a coo-, 

' tnt je faifols voir que je xv^m 
f aroue qu'H y a en oes |yeiC 
qui ae Tont pas appsouv^e. pai ne 
„ balance lon^-tems fi je Vdtetojfi^ paice qu*il j en a?oiff' 
n plufieuxs qui la loikMcatrayec antant d^CMcq^ ies au- 

N 4-. yrtX«r 



I 



t^S EPITREI. 

Qui nc fcnt point Fcflfct de Tcs foins g^ndreux? 
L'Univers fous Ton Regnc a-t-il dcs Malhcurcux? 
Eft'il quelque vertu dans les glaces de rOurfe, 
Ni dans ces lieux br^lez oil le jour prend fa fource» 

155 Dontia trifle Indigence ofe encore apprbcher» 
£t qu*en foule Tes dons d'abord n'aillent diercfaer? 
Cell par Toi qu*on va voir les Mufes enrichies, 
De leur longue difette a jamais affiandiies. 
Grand Rot» pourfui tou}ours » afTilre leurrepos. 

\6o Sans £lles un Heros n'^eft pas long-terns Heros. 

Bien-t6t » quoi qu*il ait fait, la Mort d*une ombie 
noire 

Enveloppe avec lui fon nom & fon Iiiftoire. 

£n vain » pour s*exempter de Toubli da cercueil,. 

Achille mit vingt feis toul Ilion en deuik 

I65 En vain , malgrd la vents, aux bords d^rHespeiie 

£n6e enfin porta fes Dienx 8c ft Patrie. 

Sans le fecours des Vers, leurs nomstant paUiez 

Seroient depuis mille ans avec eux oubliez. 

Noo 

KE M A K$^U E S. 

» tres la blimoient. Mais ehfia, je me fEiis tenda ^ 1^ 
a, torit^ d'un Pcince , non moins confid^rable pax let In- 
3, mi^tes de fon espiit, que par le nombxe de fes viftoues. 
„ ( C*et§it le Grtmd Prince <fr C o N D S*. ) Comme U m*a de- 
clare fianchement qae cette Fable, quoi que tiet-bien 




pas era, pouf uiie Tirigtaioe 

II mcbzouillet arec le ptcmier Capitaiot de iiot£« Steele , See 

Veii 



Noo , i qudqiier kaats faits^qoe Toll deftin Va^ 

> Sans le fecours foigneax d'une MuTe fiddle. 
Poor t'immortalifer Tu £us de vains eSbrta, 
ApoUon Tc la doit : ouvre-lui Tfcs tr^fors. 
En Poetes f^inleux rens nos dimats fertilesw 
Un Augufie adf<§ment peut faire des Yirgil^ 

J Que dllluftra tdmoins del Ta vaftc bofiji^ 
Vont pour Toi.d^ofcr ^ liPoJteritei 

PoiH moi y qui for Ton nom d<^ja briHanl d'dcrfrt,; 
Sens au bout de ma plume e^pirer la ^itire^ 
Je n'oife de mes Vers vaster id Ic prix. 

3 Toutefois, fi qudcnn de mesfoijUes Eerits • 
DesaBsinfurkoEpeut^viketrQutragey 
PcHt-^r^ poiir Tagloirc aura-t-U fon ^^ 
EtcommiTci(ntploits, 6:onnantlcs Lec^curfi 
Scront ^ peine crts fur ia kA des Auteurs; 

S Si quelque Esprit malin les yeut traiter de fiibles,^ 
On dini quclque jour ppur le$ lendre cro'tahles; 

■.■>•-, » 

Vb&s 15 6. Et qu^enfiuUtes dons &C] £n I^^J. XeRoi 
donia 4^s peniions auz^Gcns de Letcies, dans toute I'lEih* 

IQpC 

r lic.iT. Veis 174. I^ff %Aii^i^p ai/ifmittt pern fairt des Vir^ 
^Ui^i ^tartial ik^pae. ^unM^ceafs Ic m^mcpOuvoix qyc 






i 



Jadis itoutfoD fi^e a.dit fatiTdrit^;^ 



Q9i 



(li^ compart «rec tm tiitie 4c 1 ££itce huitleiQe. Voicz 1% 
Ijtmaxqiie fiv U Tcis^Nu 4a C00N Somite B^Stte. 

San* le- tentf q|ie notze Auteut compofii oette Efltfe, £ 
ttaTallloit. au Folune 4a liv^n- ^0114: lover le ILdi d'oioe 
nanlhe nottv^Hc il fit l^kdmiialfle K^dt de la M«ldfe». 
<l«^^>iatfa4u&OBllWlGtalltlboe^$lnlr« ^umwn^ 
viiBn£t fidion cut un iiice^ eztxemement hemeiuk Le Hoi,. 
<|m ne cofUioiibfC Boikas ^oefai 1^ Satins^ vonloi lait 
le Pocte qui le favoU ii biea iouen & oc4p|iiia ik He Col* 
beoide le iaiie v^nir k la Ooiir. Qaehjaea }oanapi^> iff;. 

Tiyonne;« U t^ctta ^ Sa Majdftdnne paitle du ZMrint ^ 
n^voit pat encofi ptmr 9l. gnrtopri noot Ji^ncbTdM 



ItcKoi fut tr^s-jft^ii&it« A )a fin, ,5a Majeft^ lui deivandi^, 
5liel ^oit rtedrok le ies >«>^ ^TttMnok.^k^flu. 
Beau ^^ U<|w4a le ILm df k dimnier 4c.£|to iwn M;^lig^ 
mcBfe:; ajoQiant qt^nn Auteux^toit jfed'UfmewSSmKL 
fc- mfte^^iix :i JnpaapBi 0««i«s(a^kll?q«if fmMfcP 
ji'eftimoitMa^aiRat k» fieni, pour ka oKttic,^ '^ — ^^" 





nr/fuTU avoit pds la libeit^ d'adxelTer ^ Sa MaJcM^ft 



x^cita ka^quaiame-vexs par lesquels finit cetteE^tae. Le* 
&oi n'avok pas ^'rceiK 6ti %PHce .que 4'A<Pteaz ihivoit iai» 
te dfepm» pes, *^iir httrSk't 1^ placode la JRable de- 
miiiibe U 4e« CJaii^itfs. Ces derniers^yexs touch^ieiit fes- 
flbdfimeiit le a^l, foa ^m<tionpai«t i)anales'7nuL Bt% 
Ibnviiage. Il'fe'levade^n^nireinl are^titiitl^W^I^ 
tisfait.. Cepeadant, opimme il eft to6)OQr»mtdcie'de'lb 
inottvcmeot, fit qu^ paile Tik le anmp avJBc tai^ ^ jb- 
Mfte qu^n> rnd poujfrdt mieii^vd^ .ajSH T.Mb jm: 



E r r T R' &■ ^ a» 

(^nititonbUaiertim ft^deflC'liigloire, . 
'Ipoutat dc ce Roi {oili coi&inef HiOoiiK- 

& E MA R §Uff £ St 

»««j & jt vaiu »ainlt li friviliiifnT PirafrijpHi di lim *ti- 
OmMgii. Cebnclct'pMpiMpiialetdU JLCiit^lc l^nfCUlK 
Moiie que rXutcni hc lei a hi oublieM. 
ATirit que le B.0I eflt lintrpid^ , Mt. de Tlvteuicf; fi»f^ 

quemem I'Autcu; i li gorge, & liii die, fni unc faillie' 
|ue la ftitteot iIm Htn ne put lEtcair: •^Z Traiwi,'W«* 

Notre'f«£w tctidi dc !■ Coir, RmibKd%onaeaiT8t 
le Ueai. Cepcnd«iit il a ^( plulieu0 foil , ^dc I« pcmii- 



re rfflcxioa que M Inrpirt fa aouvdle fbitune, fiii uh rcn-- 
ttment dc irifiefie: eanteeiat la^wne de ftiAaM->co«i^ 
IOC imeJuiie-'iiMNiailc dccbieniiui* dont il ¥«iioit-d'.^a0-' 




E P I T R E IL 

A M. L'ABBE' DES ROCHES. 

AQuox bonr^reStermesMufesendormieSy 
Poor tracer anx Auteuis des R^les ennemies i 
Penfes-tu qu'aucun d'eui veuiUe fubir xnes loii, 
Ni futvte une Raifon qui parte par ma voix ? 
5 O te plaifant Dodteur, qut| fur les pas d'Horace^ 
Vient pr6diert diront>i]s» la rtforme au Pamaflel 
Nos Edits font tnaavais» les fiens valent-ils mieai^ ' 
J'entens d^a d*id Liniere furieox » 

Qui m'app^te au combat » ians prendre un plus long 
jermc. 

.- ^' ,... .,.. ..,. ....... ...... ,-: ^ - De 

It E M A R §iUB S. 

•Mr* • 




lenommoit jEAM-FRAMfoi$ Ara^amd FvMVs^ils 
de Francois Fu m^ i » $dgiieui D e s B^^c «1|«. ; Jl 
dtscendoit d*A d a m Fv m b'^s , Fien^ MedeSLnTd^ Cdiax- 
ks VXI. L*Abbe Des Roches ^mouiuc en tftt. ig4 d^envi- 
lon 7S. ans, & c^eft li ce meihe Abb^ qu'ieft <M(|6 k P«^ 

»4J/« l^ybr^M de G A B R I £ L G U E R ET» 

Vers z. kA ejuii bowrevtilltr &c. ] Les &ic ptemiess Ten 
font connokxe que TAutcux txavaiiloit aloxsl fiSMiAitPoe* 

V E R s t. J*ent€ns Oejs ^isi ZJniere furiernxSJ Le Foete L I- 
M I £ R e avoit beaucoup de facilite k £uie d<m<£chan8 vaSt 
Notre Auteuxravoit pouxtant nonmi^ honoxablementdaiii 
la Satixe IX. vers zi€, Mais Liniere s'avifa de f^ixeone 
Critique tx^s-offenfante de TEpitre IV. qui avoit ^t^ fyte 

iuraat €dJic^ci» Fouc toutc yc»g<eaacc^ noue Aittou k pit- 

•• ■ '' ■ * -~ ft 



E P I T R E IE* pi 

*DeTeaat, da papier/ £t-il; ^fVm nous diftnhe; - ^ 

Voyons qui de nous deux plus^ilif dinsTcs Vto> ' ^^ 

Aura plAtdt rcmpli la page & le rcvcrs? 

Moi done qui fuis peu fait I ce genre d^mcrimCy' ' ' 

Jc Ic laiffe tout fcul verier Vimc fur rime, • 
; Et fourent de d^it contre moi s'Acerjant, 

Punir dc mes d^uts le papier innocent 

Mais toi qui ne aains pomt qu'unRimeur tencttrdflei 

Que fais-tu c^pendant feul en ton B^dficc ? 

Attcns-tu qu'urt Fermier payant, quoiqu'un peu tard i 
3 Dc ton Wen^pour k moins daigne^ iaire part ? 

Vas-tu , grand d^fenfeur des droits de'ton Egltfe^ 

De tes Moines mutins r^primer Tentreprife ? 

Q(»-moi , d^t Anzan^ t'affiirer da fuccis , 

Abbtf; 

R B M A R §iJuE S. 

fSL lA 9 & en quelques auties endroits de fes Oumgei; 
Voi«z TEpitie VII. yeis Sp. & I'Axt poetique, Chant IL 
vers IP4. 

hilir. Ibid. T^ntensdijsteiei £Jni(ifflnf9HxUc.'iKoair 
C€, L. L Sn, IV. V. 14. ^ 

Crupinut msnimo mr frovocM r acerpe y ^ vis ^ 
^.AcctftJAmtalmliUi detm U9bis l§ciuy b9r4^ 
Cmftdts: vidtismm mtr fl»s feribere fjpu 

T<as 13. I ■ Duf %AmAfiet ^^Jptrer dufittthJl Ba9^ 
TH k'i.xmx Avx a m bt, c^l^bcc Avocat air Paikment dt 
Paxis. U dtoit eztx^mement vede dA.la connoiflance dq^ 
Dxoit Pian^oisj £c ics priacipales amies ie r^gloient ox- 
- dinaixtmenc pax fes coxueils, ou pax Ton aibitxa^e. 11 moo- 
im le 17. d'Aviil, 1693. Ige de 82. ans, aiaar etc hone- 
st pax le Hoi d'lin bievet de Confeillci d*^tat| <)uel^a!6i 
aoAcei araat j&moxt. 

H7 yina 



AVbit ffmtxfpKu pewit ffifime on ji 

Va defes revepttso^gniflbr kjuftico; 
Qui toi^oors affigoans^^ toujouxsaffigDe^, 
Souvent demcuceat jgseux de yiogt pooces gayoe 
Sodtenons l^en not dfoits :- Sot dl cdui tm dom 

3fO'Ceft ainfi devers Caen que tout Normtud cufoi 
Ce ib&t li to iegoits, dodi on pere MaDcean^ 
Inftruit fonfilsnovke auibrtirdaberceaa. 
I^is pour toi» qui noorri hien>eQ de{» de TOiirj 
As fuc^ la vottt Pkar4c & Ch«ape&oi&, 

3^ Nov ^'^ » ^ o'^ pointy, ardeat B^tdkier, 

1.' 




^ ime cspbce de Mwiuuusmi, D^«Ueiic» , iin Koi 
qui iexa 4e Caen in£iDe, diia^tod^onxs : Jt Jms daws 
& ne dita pas, Jefkisde CdtJu 

ft foaice dans la Ticaidiey Text les limitcsdu^HaiB 
de la Champagne. 

V E K S 34* ^A^fuceU vmm Pitmdt dr ChMKftwmfik} 
^itu eft la franchKe. 

Vers ^6. 'Pdire fmro»erp§itr t9i Cfhtn ns UHmun,'] 
Avocats criards.-^ St rai ^gnoicf Jhnwrai de wtm 
caufes. Ja<^ues' Corbin plaida^ (a piemi^xe o 
.fiiaff>ne«u><6e«eplaidafiainil pous.^ ^: j 
STf MXff >e<Mift AvMK^ it al«s8 4Mce EfipinMnr^ 







Toutefois , fi jaiQiais t^ildgpieaxd^ . 

AUQmoit4iip$:^QQjC(;i^I^lmB^ . 

ConfuIte-maid^aiK^rd^ & fmhk tiftixK^^ 

Un jour,dit un Axiteuryn'importe en qudclaipttr^ 
Deaz Voiageurs ijeua r^oontrir«it%nehu!tre. 
ToH^^^yx I4 <;ootdto>a)t^. loisquc d^Qs lew cbonin^ 
La Juftice paflk la balance ib la maki. 
^ Devant elle k grand bruit i1s expliqaent la chofe.^ 
Tous 4eitt avec d^pens veaknt jp^er Icur qi«fe. 
La Joftioe) pdant ce droit Ijtigcqxj 

im talbSeifMi votif i Notce-Damc » pout pbtesk k foa fiTs.iiii^ 
Eemetactbcois daas fa jil^OitityZ^TQit pea deux T<ra aii 
lardtt tableau: 

Faitts ffrdee am fftit C9ritni 

yottr. la Remarque for le Vers stf. dd quatri^me Chanrd^ 
FAit poetiqae. Le Mazier: voiez le vexs 123. dela^ 
HkhtL 

Vers 41. Vnjour^ dit un ^utemr, &c] Ml. Des^x^anX' 
iTOit appris cette Fable de (on peie, auaael ill'avoit our 
comer dans fa jeunefle. Elle dBt titic d^ime ancienne Co* 
m^die Italienne. Cetce mSme Fable a et^ mife ea vers pax> 
I»A Fomtatme; mais' au lieu de ia Jttfiice^ 11 a mis un 
Juge, ibus le nom de Perrin Dandin^ qui avale l*hultier 
on quoi none Auteor difoit. que La Fontaine a manqu^ dc' 
jaftelTe ;, cai ce ne font pas les Juges feols qui caufent dei<- 
ihus aiiz. Plaideurs : ce font tou» les Officiers de la Juftice. 

Chang. Vers 45. Devsnt ellt k grand bruit,} Dans les 
ueaii^xcs ^lioot U j, avoit : Diva»f tU* auj^-tot. 



■ 1 k I 
,1 



S04 E P I T R E ^ II. 

Demande YMitt^, l&mr^i finSifi^mirj^i 
Et par ce bd Ajrfit'teniii^t klAniBeH 
<o Tenet ; veift , ^'dle -, i^idacnn one i^caiUb; 
Des fotdfos (Tautnii nous Vivons au Fsdais: ' 
Meflfeurs»nitiltie^toit bonne* Adieu. Vivtz en patb 

(. '■ \iAt^» Vers 5 1 . Z)lri fvit^tti^tmrm ntu v^vmu «n ?«2ii;.] 
Jean Owen L. I. Epi^iam. 15. 

StuUitU noftri , Juftintanf, fiat's, 

V 1 * $ dernier. ' c><rf/VK , vivet. en paix.'l Lc Fenple 
Konuun irendit un femUable jugement fur unccomeftadoit> 
entre les Ariciens fie les Ard^ates. Ces deux Feuplcs etam 
en euerre pour la ^ofleffion de certain Pais ; en remiieot 
It deciiion au Feuple Romain. La CauTe le plaida foUni- 
nellement devant le Feuple s fie ^uand on fuc fur le point 
de recueillix les fiiffiea|;fSiiin^if^^oouac nomm^ Scap- 
Tius, igi de quatre-vingttrois ans, remontra que les tc^ 

Jc$ dont^l ^'a^iiToit, ^toien^ de la ffepend^uice de Coii(h 
es» ville qui anaiteno^ aii Feuplc^KomainV ' Sans &amir 
ner autrement la v^iitiiS de cecte propbGtion , le People 
s'adjugea ces terres par droit de bienfeance,' fie renroTalet 
Ard^ates, fie les Anciens. TitfUv^^ Uvrt i, k Ufn^ tm 
}07. 4* i^m*. 



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EPltRJ 



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3^ 

E P I T RE III. 

A M. A R N A U L D, 

DOCTEUR DE SORBONNE. 

OUI 9 fins peine , au tnyers des ibphismes dt 
Glaode, 

.AiNAuiD, des NoTtteuts tu ddcouTres la frande; 

R E M A R §l^V E 5. 

Q Ette Epitxe eft tdicffie 1 Mr. A n m a u l d , DoAeui de 
Sorbone, celebre par fa Doffcrine 6c pai fes Eciics. Les 
troubles de TEgUfe Gallicane ai'ant ete pacrfiez en i669, 
pai le Fape Clefaent IX, 5c pax le Koij Mi. Azoauld eufe 
non feulement la Ilbeit^ de paroltie , mais il fut lefu pai^ 
le Nonce du Pape , 6c par le Roi meme dvec tomes les 
marques poflibles d*dlinie. Mr. le Premier Frefident 4e 
Lainoignon fut un de ceux qui lui temoig'n^rent le plus 
d'empreiTement. Ce Magiftrat ayoit un apaitement dans la 
maifon que les Chanoines KegtUiers de Sainte Genevieve 
one i Auteuil, o^ il alloit qnelquefols ie d^lalTer des fati- 
gues de la Magiftrature , & donner k la letraite les mo* 
mens qu'il pouvoit derober si fes penibles fbnftioas. Vq 
ioor U aflcmDla dans cette maifon , Mr. A r m a u l d , Mr*. 
Nicole, Mr. D£spre'auz,6c quelques autres pecfoft*. 
nes choifies k qui il donna a diner. Il arriva entre Mr. Ar« 
nauld & Mr. Despx^auz,. ce qui arrive ordinaiiement entre 
deux hommes d'un m^rite diftingu^ , & d'une reputatioji 
^atante, lors qa*ilafe veient pour la premiere tois: ll« 
iiuent d'abord lies d^une ^ttotte amitie, cette amitie dont 
ils firent gloire pendant leux vie, a dur^ )ttsqu'4 kur moil«i 
Dooobfiant une i^paration de-pluiieurs annees* 

Le iiijet de cette Epitre eft U fnauvaifi Honte, P l VT Aa« 
qy E s fait un Traite fiir le m8me fiijet $ mais notre Auteui 
ne I'a point imic^. £Ue fiit compose en 167}. apr^ I'Epi- 
tre IV. au Roi. Ainil die eft la cinqui^me felon Tordre du 
tems. 

V X a s XV ■ i i'^v^M trdvm dis fophhmet dt Ciamh ^ <cc.} 



3etf E P I T R E lU. 

Et romps de knrs erreurs les filets ca{>tieux» 
Mais^e fcrt que tsi main leor ddfille les yernc, 
5 Si tonjours dans leur ame une pudeur rebelle » 
Pxfts d'embraffer I'Ei^fe , au Pifchc les^rappeUe ^ 
Non, ne aoi pas que Qaude habile i fe tromper^ 
Soit infenfiUe aux trats dont tu le fiis ^ncppeti 
Mais ua Dfmon Vznttt, & quaad tavoix Tatdret 

10 Lui dit: Si tu te rends, fiis*tu ce g«^ yi dire? 
Pans fon heureux retour Mmontre un fauxmalbetfy 
Lui peint de Charenton Thdr^que douleur ; 
£t balan^ant Dieu m&m^ on fimame fiottante». 
Esut moutir dans fon coeur la V6it^ naiffattfc; 

y J I)es fiipedses Mortels le plus affieox Ken,. 

fTeadoutcMis pomt> A1BLHAU&0', c*eft1aHofiir 
duUen. 

Des plus noUes Tertus cette adrcMte enB€mk 



Feist 



RE M A R^irS & 



Mt, Arsadi^eoit «lofs occaod k 4emt totatwt J^ C ia«- 

px, MiliiftBecieChaaKitfOBiSirlafixdePJ&giifeMiiGhiar 

tsMTiM dc ram , odi lei JUefioim^s araisat tm Tdifil 
four r^serdoe 4e ieur JLetifwn, atant ia a^iHTMipn^ 
ndit 4e Naucs. l^x.Claii(le^oitMJBifiie de ceae£|lft. 

ttpiine k fiifet 4e occte Efkce. 
iMiT. Ibid, -.-^ cV^ii^ff>»^*M*^ liaace,L.& 

Sitmtwrum fiiemma fadtr-m^m ukam etUt^ 
V E & s 27. C^efi-U de tout nts maux U fiUdl f»ndiiment»] J^ 



E P I T R E III. J07 

l^eint THonnear I nos yeox des tmts de I'lnfiiBiie; 

AiTervit nps esprits fous un joug cij^mtux* 

Etnous rend Tun de I'autre esdavcs malhcureus* 

Par die la Vcrtu dcvient Bchc & timidc. 

Vois-tu cc Libcrtin en puUic intr^pide^ 

Qui pr£che centre uu Dieti ^ue daas foo mr ^ 
croit? . ' - 

11 iroit embraffer la V6itdqii'il voit; 
5 Mais deies faux amis il craijit la lailkdCr 
£t ne brave ainfi Dieu que par poltronnerie. 

Ceft-l^ de tous nos maux le fatal fondementr 
Pes jugemens d*autrui nous tremUons follement;. 
Et chacun Tunde Tautre adorant les capricesr 
^k)us cberchoBS hois dfe new iim vettns 8c nos ¥ice9t. 

Faifons aumoins Tav^irde ndtre i&firmit& 



R B M jtR SL^E Si 

MO' des plus graos mauK, 6c tm des pins gittns hittxs. Fa 
cfiet, eile en un g^andmal au3Lho;nmcs lois gu'elle Jes 
Mpicbe 4'6&c fii)R4e l>ien i Se^k sft m^ gtana K^d I6a 
^Q^clle les empeche de £uie le mal. 

' Imit. Vexs 30. Nous chenhons hors de nous ws verffts & 
n§t victkl Ce ¥«;& exprkne ie ?^ttble jfens de celiu-ci de 
Seiie, Satiie I. Nee u qudfweris extra, Cet^ <ez£ieffi«n de 
Peiie efk foit feii^, & c*jeft une de celles ^ue nocie Autcw 
ayoicxn v4e, q^i^dil a dk dan&irAit poctiqiic t 

Ptrfi en fes vers obsenrs ^ maisferreit & frejfanif 
xAffe&A ttenfemur meins de mots fm di fins* 

feiqt> ?as a4, dei?EEltac v.. 



joR E P I T R E Iir. 

A quoi bon , quand la fiivre en nos artfires brfllc> 

Faire de notre mal an feaet ridicule ? 

35 Lc feu fort de vos ycux petiDans & trouljlct; 

Votre pouls in6gal mardie l pas redoublez; 

Quelle faufle ptideur k fein^re vous oblige? 

Qu*av«z-vous? Je h'ai rien. Mais. • . • Je n'ai ricfl, 
vousdiS'je, 

R^pondra ce Mahde a fe taire obftin^. 

40 Mais cependant voilk tout Ton corps gangren^; 

£t la fi^vte demain fe rendant la plus forte, 

Un Benitier aux pi^s, Va Tdtendre k la porte. 

Pri-. 

Ji E M A R$J/ B S. 

I MIT. Veis 33. ^fMhnff$^nd-Ufiiin^ihtn9imihA 
MUf &c.] Uora<:e, Liy. h £fkXVX. su . , 

/;. Nm fi te populm fmum r^e^ vtdenfim 

DiSittty tciultam fehtmy fitk tempos edendtp 
Dijpmulesy dtnee mdnthm traitor inciilkt tinQit» 
Stultontm incuratA fudor mslm ulcers celst, 

'. I MIT. Vers at. ^svixj-vomf Jm^sUf Ufi^l Pei(<{>$<* 
tiic IlL 5>4. 



\ * ' 



Hem, hoHi, tupMlts, Nihil tfl. Viduu tsmeip iJMt 
^Htdqmd id eft-. 



.1 



I MIT. Vers 42. , 1 n Vdtitendrt m UfftM,^ Feift» 
Sat. lU. 105. 

In port 0m figidoi edicts extendi^, 

1m IT, Vers 44. Le jour fatal eft froche fy vient eetiimm 
velemr. ] Cctte comparaifbn de In Moft aVecnn- vofcur,^ 
tir^c des Livres Saints. Vis*i^e *n^> dit J s s u s-C nKisi% 



E P I T R E Iljf. 309 

Pr6venoD$ iagement un fi jvfte malheur* ; 

Le jour fatal eft proche, & vient comme un Yckvn:; 
Avant qu'i nos crreurs le Ciel ^ous abandonoe, 
Profitpns de Tinftant que de grace il nous4onne, 
Hatons-nous; le Terns fui^, 3c.noustraineavecfou 
Le momea^ oil je parle eftd^a loin de moi, * 

Mais quoi i toujours la Honte en csdaves nous fi^; 
Oai« c'<pft toi qui nous perds, ridicule Folie: 
Ceft toi qui fis tomber le premier Malbeureux^ 
Le jour qu^d'tm hux bien fottement amouituzt 
Et OLO&nt foupfonner & femme d'impofture, 

H E M\4 RSL^ E.S. 

^md nescitis qn& bwS^ tUminmy^tr vMtmriu ft* • • . Si fii* 
fit pdttrfsmiltds q»ti htra Fmr venturm iffk 9 vigilMtt tuitjtu^ 
Match. XXIV. 42. Luc XII. 3 j»- Scitis qma dier D$mini Jicn$ 
Fmr in no^, ita vtrnttf 1. ad Thcflal. V. x. Si irg» m$n vigi* 
invtriSi vmiiun 4d te tsuquam Fttr, & nticUs qui htri vtmum 
sd te, Apocal. III. |. 

V E n s 4t. X« mtmtnt oijg pArlt efi deja Uin di mmi.) L'Au- 
teur qui (e levoit ordinaiicment fort taid» ^toit encoxe au 
lit la piemi^ie fbis qu'il i^cita cette Epitie \ Mr. Ainauld, 
qui Tetoit Tcnu voir d^ le matin.'^ Qoznd il*con!kir Sk ce 
Teis, il lei^dta d'un ton kger & rapide^ comme il doit 
^re jcecit^ * pour exptimer la rapidity du cems qui s'enfiiit* 
Ml. Axaauld , fiappe de la t^g^ret^ de ce ?exs , fe leva 
btosqiiement de. (on £lI^ i & marchaut fort yite par It 

fois 




fc qui . ^__ ^ ^ 

plus que cel'ui-ci de lAalheibe: Ld n»i$ ijt dejafr§cht i qui 
fajpt midi. 

I M I T. Ibid. l4 mtrntnt #m Uf^rh Uc } Feife, Satire T« 
?• lil. 

lPf^ii$ kifdi kit tpiU U^mff indt tf* 

I KIT, 



\ 



|t« E P I T R E IIL 

An D^mon ptr piideiir il temSt te Mttme. 

5f HfiasI avtnt ce foar quf pcrdftfe Ncvcnx, 
Tousles PItffirs couroient an devant de ks vdsxau 
La Fthn atnc Animsnix bc fidfoit point la guerre: 
Le BK pour fe dotmer , ftm peine ouyrant la terre« 
Kattendoit point qu^on bceuf , preffi de I'^uilton, 

io Tra9it I pas tardi6 nn pfoible fiBon. 

La Vigne t>ffi:oit par tout des grappes toiqotirs pkina» 

£t des miffbiux de latt ierpentoieht dans les phines. 

Mai» dis ce jotn: Adam i€dbA itfya drat, 

D'oi 

B, E M A Rg^U E S. 

I M T T. Vers $6. T9MS. let PUiJks entfimf M dtwmlf in fit 
vmuft &c.] Viiglfc, Eilfffm IV. V. If. 

JHetUtSsftt fk^fiu fendehft fintikm m^i 

I 

Le m6me loSte , Gt%rx^ I. v. irf. 

Hit mdlttm wrui f m^miibm sddUit mpU% 
:■ r^dkUft^MT Utfpijtifit^ ptkt mf k »r»fiT> 

ve» 150. 

EJfH mbigtf fiffiu^ btrtrif in Mrvif 
Cs/nuMt: - . 



E P I T R E IIL jfi 

>'an tribut de dodeurs pa'fa fon attentat. 

I Mut qtf an travaS Ton corp^ retidu dodte , 

^orjit la Tcrrr avare I dcvcnir fcrtfle. 

je cbardon iiD^Kmuti h6fiSa les godrets: 

jc ferpcBt Tcmmetix rampa dans les fbr^ts:: 

jgi Caniculeen fea d^la ks campagnes: 

^' AqoSon en fnttur gronda; far ks montagnes, 

Uors , pour fe convrtr dmant Vipre fidfon, 

1 fidlut aux brebis ddrober leor toUbn. 

ua FeOe en mtoie tcmcii h Goerre & la ftminc/ 

REMAR^VES^ 

Ovi4e> Mit4m$rfb, L r, loo. 

Mtiita ficmrM feragthafit cfid mentts, 

Ifft f»M^ Jmrnnms^ rsfinfm imtSU^ mmlHi 

SdMcU vmntrikm% ftrfi tbiUt mmnm TtUm^.^rt -'■ ^■ 

Mtx tfts»fpi^it tilltts indfMd firdM •■ 

Na retuvMm s^r grswdis eanthiit sarifliu 

Flmminajdm Ufft's^ JMmJUiminA neSaris tkmt^ 

Flsudpte de viridi fiiiUhmt Hict mtlU. 

IX Baia^» BfU, XVI, 4i* 

%^it fAi Cirtnm tdltu itUfMd fm/Umdi f 

Vsas 60, Trdfat i fds Urdifi m fintUe Jillm^} Cc rtsM 
maique bien la dtfmaidte peumie d^nboenf; VnpemhU 
fiUm : Cette figuie eft femhlahlc 1 PbiMfifm dmlwr / da 
douziime Ycxs j 8c au /ilt «|^«iir# de U ^aiiie X. Te»a4r. 

V«a$ 



I 



3U E P I T R E IIL 

Des maJheureux Humains jnricent la ruine; 
75 Mais aucun de ces maux n'^ala les rigueuts 

Que la maavaife Honte excrga dans Jesxiopuis. 

De ce nid i rinilant, fortiront tous les Vices. 

L'Avare des premiers en proie i fes caprices, 

Dans un in&me gain mettant Thonn^tet^^ 
80 Pour toute honte aloes compta h pauvret^. 

L'Honneur 8c la Vertu a^oChrent plus paroitte. 

La ?i€t6 chercha les Deferts & le Goitre. 

Depuis on &'a point v4 de coeur fi ddtachd. 

Qui par quelque lien ne tint i, ce p^chd. 

85 Trifle & fiinefte efiet du premier de nos crimes! 

Moi-m€me, Arn auld, id, quitepr^die en ces 
rimes. 

Plus qu'aucun des Mortels par la Honte abattu. 

En vain j'arme cpntre elle une fdble veitu. 

Ain^ toujours douteux. chancehnt & Tohgej 

90 A peine du limon , oil le Vice m'engage, 

rir- 

- • 

RE MAR fl^UE S. 

Vers So. Pour tome honte ahrs compta U fdnvrtte, ] Un 
Pi^lat, ^ui d*ailleuis avoit du merite, aybit piis le oitc- 
t^ie expiime dans ce vers. Il ne Httok «as ti^on hommc 
qu*li proportion du bien qu*il avoit : faifant conii^ei toot 
le m^ite & tout Thonneur dans les lichelles. 

I MIT. Vets 90. <u4 point 4»Jmon Uc} Hozace, Line II. 
Satire YlU vexs 27. 

Ne^Mt'c^uam eeeno tufiitit ovelUre flMMt^mo, 

Vers pz, S»e pMtittwii^j reporter &s^emhnr6iM Pinfii^'] 
L'Aiitefir avoit aiiiii expdmc ikfttirife: 



E P I T R E III. jij: 

^urache on pi^ timidc , & fois en m'agitant , 
<2iK I'aatic m'y rcpoite , 8c s'enibouibe a rindant. 
Cat fi I comme ai^ourd'hui , qudque raion de zUe 
Maine dsDS mon cceoi tme datti nonvene, 
Soudain aux yeox d'autnii i^il font la confinner; 
D'un gelle, d'unr^aidjemefent ahtmeri 
Et m6me fut ces Vers que je te viens f toiie; 
}e tremble en ce moment de^ que I'onndiie. 

M. S U A & 0JI B «. 

\A fmt At li'mtH ti It Viet n'og^* , 

fiunuiit kh fii tlmiii, 

fiM Titian m'j nfttt, & ftmimrkt i PiaflMt, 

La ^fficnltd Aoit tPachevet le Jccond «cn. 11 confiilM 
Mi. R.ACIHE, quiwHirala chofc ti^i-diflicile. C^en- 
dant Mi. Dcipttauz Ini dit le Icndemaln li fin du veii: 
*■ f>ri in m'^f,«B. Cme £n eft d'aatint plus bcUe, qtfd- 
le fait anc image qni a'eft paa dam le ven d'KOiacGi 




EPITRE 



♦ 



» 



♦ V- 



E P I T R E IV. 

A U R O K 

EN vain , pour Tejoucr , ma Mufc toujours pr&e. 
Viogt fois de la Hollande a te^td la conquitc: 
Ce pals , oil cent murs n*ont p^ Te xiMctf 

Gjlamd Rox, n'eft pas en.Versfi facile a dompten 

Dcs 

T £3 marques 4c bo^t^ ^ de (Uftia^kloa qoe k Hoi don- 
'-^ na ^ Mr. Pespieaax, la premiere foi$ qu'il cut Thon- 
neur de paiokre derant Sa Maieft^, * lui ayoient ialpii^ 
tiqe vive recoi^oi^i^ce. Let con(|[u$tes de ce Qraad Koi 

, Ifourniient bieii-t6t an Fo^te uue oecaiieii de figntler fbn 
E^le. En J&ru ^ Majeft^ ftt eo Ferlbiine la Camp a|ne de 
HoUande, I'une des pins elori^fts de fon r^^oe. Dtos 

. cetto Campagne , qui ne Ittra ^eufiron dcvz mdii, k 
Koi conquit trola Previuees, H »rit plus de qutttnte Vil- 
les: fon Arm^e pail^ 1« Kto a la v4e d^s SiuMiQis on 
gardoientle rivaffe oppofHj Amfterdam, cette dche & ib- 
perbe ?ille> fiit fur fe point de ie fbumettre \ la domini- 

;^ion du Hoi} & peu s*en fallut qu*il ne fe j^^|tl<Ulf|9^ 
de tout le refte de la HoUande. Farmi de fi ^aflf j^fcne- 
jnens^ notre Foete choifit l^^paflage du ^ia; cdnunele 
fujetleplus brillant, 6c par oOnfeqnent le plus fttsoeptibk 




Ion Terdre du tems. 

Chang. Vets 7. Et PoreilU efrMee^ &C.] DanilcspfC* 
iniires Editions il y avoit: 

Pour trouvir ttn hea» mot , its rives it Pljfel , 
Ilfant toHJours brenchsnt^ C9unrjm^m*am TiffeU 
Dans r^dition de 16S3. 

# fjrln^ U note fur It dtml^ vtrs dt CJ^itrt /• . 



E P I T R E IV. 3ij 

!)es ViDeSy que Tu fHreos » ks noms durs 8c barbaies 
^'ofS-ent de tcHites parts que fyUabcs bizart^; 
It , roidlk efe^e , \\ hm depuis Vlffid , 
*our trouver uq beau mot» courir jusqu'au TcflidL 
!)ui, paitcratde {on nom c^que Place moftie^^ 
Fient boa coatre Ic Vecsy en ddtniit Ifharmonic; 
It qui peat, fans fr^mfr, aborder Woerden? 
'^vLcl Vers ne tomberok au feulaom de Heusden ? 

PtfjiT tr§nver un kim mt$ »- il fimf dtfms l^ljjelp 
l!>aB» «tn«'d« 1^4. 

Pwr tMitvif tm ^«4» nut » &c^ 

Enfia 4aQ;i la dtxai^rc^ ^ 170X. 
», /*(»r«7/e tffr^eey il font fcc 



I 






■w"*^ 



^as» «i ie jette daD& le ZuuKc-zce, ou la Mei de SiuL 
Cette Rivi^JEe imo^ k« eav^c du Rhin p«f un canal qiui fitt 
tise 4c|uis Acaa«m jusqia'^Doesbopxg, p^ Djsufiis, fere 
dc r£fl9f<f4i« Qlau4e> oc d« Q«ia«anicii«. Le Psroce d'^ 
xaoyeK qpH caavsaadoit !<& Tsoupcs des Hollandois,abait- 
dK>noal'4^/» 1^ i}. d< Juin, lirz* 

Vs&S I. .11 I, I ,, Cmrirjtutfu^aHTiffeUI iQe d<e la He^ 
laade, daa^ TOccan G^imaniqiw , ^ I'cDtiee du Golpbe 
aonune le Zuidnr-z^a. 

Vers ii. -^— ^^Wi^r Wrff?rrf^» ? ] Vilte do cdtd dC 
HotUande* iiwte fus le Hhin. 

C^ ANG^ V^s II. ^^ Jml nom 4e HmtdmM} 

Dans les premieres Editions on Hfoit Nardtru 

Ibdd. '■■i i ,, .n , .yit^fitU nvmdt Hsmdrnf ] AuUft vUlc de la 
Elaine ?<ftviiKC pH« dc ^ JMeufe. 

O 2 Vsas 



1 



3i6 E P I T R E IV. 

Quelle Mufe i rimer en tous lieux dispof^^ 
Oferoit approcher des bords da Zuiderz^? 

25 Comment en Vers heureui afli^er Doesboarg, 
Zutphen» Wageningen^tiarderwiCyKnotzemboai;^ 
II n'cft.Fort entre ceos qoe Ta prens par centaines, 
Qui ne puifie arr£ter un Rimeur fix femaines: 
Et par tout fur le Whal, ainfi que fur Ic Lerk,, 

10 Le Vers eftcn d^route, 8c le Poete ifec 

Cacor fi Tes exploits, moins grans &moinsrapides, 

]L4aiflbient prendre courage ^ nos Mufes timides, 

Pco^ 

JRe MJi R QJ/ B S. 

Tsas 14. ■■ ■ Da bwrds tU ZmtUr-t/t, ] Lc ZuUef 

jxJi eft on gtand Gdlphe entie les Provinces de Fnfe, (TO- 
^rcK-ljrel, de Gneldie, flc de Hollande. AactenneniCBt c'd- 
.toxt nn Lac, & des Maxais^ foimezjpar la branche Scpten* 
rtnooale du ELhiA jiHAte ^ Tl^ $ & ie$ aucieiii Gitkt^ 

fhts le nonimoient fMvtUt .ou tltviUcnt. L€» eanz & It 
iei ont dans la Xuice coiiveft 6c inond^ teusices nutnbj 
Ml il s'en eft fbmij^ le 7m6tt'ziti UAtt .Anfrimmm^ Sim/ 
^Amfiritmt, £n Flamand , Zmd ,iigmfie le Sudj 8c Ztt >|^ Met; 
Vsas 15. _» ^AJfiiger DtHsbtun.} Ixs Hollaiidoii 

rononcent D9mh§nrg: Ville du Comte de Zotphen* finite 
rendxoit on les eauz du Hhin fe joignenc \ iftflH, Mt te 
fcanal de Diuiiis : Drufiburg»m, Cette Ville ftit pdie it it* 
4le Juinj X672. par Monsieur, Fjexe du Roi. 

YSas iS, Zutphen^ Wagtninun ^ HsrJerufie 9 t^gntfjim' 
iijwX.] Zutphin : Ville Capitale du Comt^ de Zntphen, ni- 
ie par Momsieuk, le t6, de Juin. Wd^eitinfmt IMrdtnvie: 
Villes du Duch^ de Gueldre, qui fe rendueat an Ho!, k 
11. & 23. de Juin. l^nLcw^ouM;;, eft un Fort, fitud ibt lc 
Wahal, vis*^-vis de Nim^gue: il eft anffi nommiieFm 
. dt Nimegue, II fiit aflieg^ le 15. de Jitin, & pris le 17. par 
ilr. de Turenne. 

V KR s 19, Et par torn fitr U Whdij ^'nfi ^ fm k Lte^. ] 
Lc Wahal <8c le Leek, font deuzbiandits du BJiln qui & 
«i61ent avec la Meule. 

^ E a s 24. Psr Quel^ coHP d» fsAn nms fmnivnt mm pm- 

vtr, } L' Autciu dennc ki r^xcDple arcc le px^ceptci o^ 



B P t T R E IV^ Ji^ 

5 avcc le tems, stforce d'y rfivcr, 

que coup de i'Art nous pounions nouslauTeii 

; qtt*on veut tenter cette vafte carridre^ 

'effaroncbe dcrecule en zmhrt, 

>oUoB s'6toBne> & Nim^e eft i Toi ;» 

Mufeeft encore au camp de¥ant Orfoi* 
.'hui tootefois mon z^e m'cncouragev 
n moins da Rhin tenter llieureax paflagei;' 

iufte-^voir veut que nous reflaiona. 

pooT'lc tracer >r cbercfaez^tous^ vos craXons^ 

Cari* 

Si^E M^ Ji K§iU E S^ 

tie eft im jcu d'espxit > pat lequel ilTe faaye de l^ 
en la montrant* 

17. -_ Et Nimigm ^ i T*/.] Villc coniid^ra- 
Pzofiiiee9-Uiiies» Capttale da Duch^ de Gueldre^ 
piifele"9. de JuiU^c, t^jn oar Mr. dcTmeone* 
jouxs de fiege. Cette Ville eft fameuie par la Paix 
qui y fill conclue^en 1671.* entrela Fr«ice% 1*^1- 
!e let ProTinces-Uniess ft ea V67P, e&tte'Ia'Fran^ 
mpire. 

2f. ^» Cmp tUvMt Orfii. ] Ville & Place fbrt^' 
e gatiche &» Rjiin , dans le Doeh^ de Cleves. A« 
cement de la Caoipagne, le Koi fit affi^ger Orfii ^. 
fuin, & le pcit en deux- jours. Sa Majeft^ tint 
IS foB Campdcvant cette Place apr^s qu*elle cut 
> deibrte que les Gazettes 8e les' Lettres paiticu'- 
atotent toi^onts , dm Ounp divma Orfir, C'eft )* 
tteur fait allnfion.- 
0. Vers 31. Vn trop-jufit dtwif &c;] Premi^xca 

uUhmrfetA grand , >J! nam n$m y nQTons, » 

le 1694*' 

xt beMt s*j tfUr, fi Htm musy wUns^ 

le 1701* 

r$P jnfii dtvfir hie. 



I 



3i8 E P I T R E IV. 

Car 9 puisqu*en cet exploit tout parolt iBCiotaUe^ 
Qiie la V^rit^ pure y Fefiemble a la FaUe» 

35 De tous vos ornemens ¥ous pouvez T^gaier. 
Venez done , dc fur tout gardei bien d'enouSer. 
yous.fayez des graa^ Vers ks disgraces ttagiques» 
£t fouveat on eoiiuye en termes magnifiques. 
Au pi6 du mont AduUe, entrc miOe rofeaux » 

y|0 Le Wm tranquffle, & fier du progrte de fes eaux» 
Appuyi d*unc niain fur fon ume pendiante^ 
Dormoit au bruk iSatteur de fon onde naiffiuite; 
Lots qu'un cri tout a coup fuivi de mille cris» 
Vicat d'uA caUoe fi doux retirer les esprits. 

B 

lUiia piead ia fouxc^ : \41M4 fcloo f tplomi^, U St^tbao, 
On Tappele maintenant le Mont dt St. Godart. ^ I^e t 
lunploie le aom aaoieii, fi>k paxce qu'U e|k j^lo^b^Qc. 

Slus Doiftique, foit aii^ f^eqpcroiAmt^mmMPm 
a Rtiin oi des Naiades , il aw:<Ht £Qt ua imirbrtaiMW 
po^'tique s'il ca avok i|i« fliitxeiiettt.^ Lc Utu p^friciiljq'.tt 
tSt U piiacipale Soutcc 4u ^km («af il y ea a 4m) eft 
Hae montagae qui faic pa<cie du Moat St* Godaxtt f^ fu 
eft appel<e Fir^W-^/f^ , pu M<>me ^V^cilU: k mppyc d^.l^Oi- 
feau: ^vicnU, Co deiniei mot a tti peutr^txe ^acUli <^v!f^ 

y EK$ 50, *^ di fes bords fameux ftetri l*^antiatiii^^ftiH»y 
M o L I £ R E n*apiouva pas ce vers , parce qa*il ugnifie.^ 
ia pi^ience da Koi a deshonoftd le neuve du KhitL UAst- 
teui lui lepiefenta que ce font les Naiades de Cf ftetfe 




:1 qu'elles dilent que 
4u Rhin. Mais Molieie ne fe readit pas. 
ViRs 51, fiw Tijiimbtrg iar Wefilterrajfn,eHdgmejimrs,] 

Cci 



E P r T R E IV. }i^ 

r n fe trouble y il regarde ^^ & i>ar tout fur fes rives. 
II voit fuir ^ grans pas fes Naiades oaiatives^ 
Qui toutes tccouraot vers leur humtde Roi> 
Far un r^t affi:eux redouUent fon efFroi. 
n apprend qu'un H^ros conduit par la Vidoiiv; 
3 A de fes bords fameux fli^i Ti^ique gtoire; 
Que Rhimberg & Wefipl » terra^a ea deux jour» 
lyun joug ddja prodiain menacent tout fon couis 
Nousravonsv&» ^trUne, affionter la temp^te 
Dt cent foudres d*airain toumez contre fa t£te» 
S 11 marche vers Tholus ^ & tes flots en courrout 
Au prix de & foretir font traoquilles 8c doais. 
II a de Jupiter la taille & le vifagff ; 



Sk 



KE M A K §JJ E Skr 



€c8 dens Villes ^nt fituees £u le Khin : I'uiie fia; fa Ait 
gaache 4u Fku?e » & Tautce iux U hvc dioit^ W^f"^ ^^ 
imr Vilk du Dach^ de Clevea « qui m^ttcnott iux Uol* 
Ikndois depuls Tan i429« (cle Fftnccab CWd^ ia. pdl i^ 
4. de Twn 1^71. apces douc jouis de Si^jge. HMmberg ^to^ 
auffi lous la dominacioA des^HoUandou* fie nit pxis le ^^ 
4a meme mois. . 

VxR s 15. llmM^he 'vers Tk^im. ] Villafe i^ la^cive gait*' 
che da Riuii ttu-defliis du ?9a de Skiak, k ^a pointe 4^ 
Mitmvff. Tolhrn's* e^i Laagag^if l«naiid> figoifie «» ifur^dn 
fw p0urefin't lt4 pUut, C^eft ei& cet eadroit qjie Aes Fxanf oi«- 
^aflecent ie AJiia a la nage^ 

e(l ici compare k Jupiter, mais c'eft k Jopifer.roiidroi'aAt 
Ic e^tetminateur. Aijaii ^ette compara^on eft hien plus- 
glorieufe ^pie fi le Foete avoit dit cjue Ic Koi reflembloit 
ail ^ieu Mars comme ouelquef Crttiqaes le veuloieot : ca£ 
Ma^s n*eft qu'ua Dieu fubalterne. liom^re domie au Kor 
Agamemnon , la tete 6c les yeux de Jupitcx qiiaad il lance^ 
la foudie* i//><<* /i. V. 471. 

a* . Vim- 



I 



jiQ E P I T R E IV; 

Et depois ce Romtin, dont I'mfolent paflkge 
Sur un pont en deux jours trompa tous tes efibttr,. 
€o Jamais ricD de fi grand n'a paru fur tes bords. 

Le Rhin tremble Be fr6mit ^ ces trifles nouvelks; 
Le feu fort \ tracers fes humides prunelles. 
C'eA done trop pea , dit*il , que TEscaut en deux mois 
Ait appris h couler fous de nouveHes loix; 



Et 



R E M A R §Ur'S •^* 



T EE s 5f. Et defuis ce K^ttin , dont l*infiient Pdjji^e, Sur 
9» font in deux jeurs &c. ] J.u l e s C k' s a h . JFaifant la goei- 
le dans les Gaules , palfa deux fois le Rhin pour allei chl- 
ciei les Fe|if|es d'AUemagne« qui avoient envo'ie dufe- 
couxs auz Gaulois. La premiere fois fon axmee paffa fui 
un pont » poui la conftiu^lon daquel il emploi'a dix jouit 
4^ terns , * & non pas deux joars comme le dit ici notie 
iPoete. Je lui fis laire cette obfervation, dans une Lectie 
^e \t lui ^cri\ris le 4. d'Avxil^ 1703* 9> Au fonds cette 
9, ciiconftance eft aflez indifPeiente, lui dtfois-jc, mais il 
99 femble que vous a^itez dilxnaique]: un pcu plus d'e'xafti- 
'9, tude dans le fiiit hiftoiiqUe. £lle tourne mane k la glof^i 
^, le du R.«i » ^ui a fait en un moment, ce que le plus 
9, nand Capitaine de l'£mpire Romain n*a pu faife qa*ai 
, >9 dix jours, Se avec le (ecours d*un pont* 

Mr. Despi^aUx me fit cette reponfe le S. du m£me mois^ 
>) Je n*ai jamais voulu dice que Jules Ce(ar n*ait mis que 
xt deux jouts \ ran^afler & a liex enfemble les mat^naux 
99 dont il fit conftzuire le pont fur lequel il paflk le Rhin. 
9, II n'eft queftion dans mes vers que du terns qu'il mit \ 
9> faiie pailei ies ttoupes fixf cer pont , & je ne fai m^me 
», s^*il y cmplQia deux joars» Le Roi, quand il paflale 
^, Rhin» fit amener un tris-grand' non!i>te de Idateaox de 
^ cuivre, qu*dn avoit ^t^ plus de deux mois ^ contoiMi 
K £c fiu un desquels mme Mc. le Pcince & Mc k Due 
ii, paiF^rent^ Mais qu*eft-ce que cela fait k la rapidity afce 
9, laquelle toutes les troupes travers^rent le Fleuves pots 
„ qu'il eft certain que route (on arm^e. pafla comme celle 
99 o^ Jules C^iaryavec tout fbn bagage, en moins dedeax 

'„ jouis? 

^ Comment, d§ Cefar^ L, ^ cb, Z, & L, 6» flmsfft Vie it 
'JmiesCefir^ eh, 7» 



E F I T R E IV. jn 

ftidc miHe remparts mon onde environn^c- 
De ces FIcqtcs fans nom fuivra la deftinee ? 
Ah! p6iflc&tmeseaux» ou par d'illaftres coups 
MoQlMfis^ai dott c&icr des Mortels ou de Nouss^ 
A oes mots eflSiTant fa barbe limoneufey 

> 11 prend 4'ua viem Guerrier la figure poudreuie. 
Son froBt dcatricd^rend foa air'furiew^ 



fi jours} VoHa ce que vent diie le veis: Sur nnp^nt tn deux 
>, J9uin tr»mpd torn tes efforts. £n effet , quel (ens autiement 
«y pounoit-OA donnet \ ces mots: Trempa torn tes efforts 9 
9, Le Khin |ptivoit-il s*effbicex a detiuiie le pont que fair- 
jy^it conftiuiie Jules C^far, lots que les bateaux ^toieiic 
>9 encore fur le chantiet i II faudroit pour cela qu'il (ei&t d^- 
„ borde: encore auroit-il ^t^ pris pour dupe,u Cdfar-avoife- 
„ mis Ces atteliers fiir une hauteur.- Vous voiez done bien, 
y^ Moniieur, qu*il faut laifTer, deux jours i parce que Q. je 
„ metrois-i/*Af jfiw/ycelafecoit-fort ridieule; dc je doime- 
„ rois*«]x^L«fteursime id^e fort abfiude de C^ui , eii cti^ 
y, (imt comme one grande chofe, qu*il avoit emploid dijc 
,9 |0urs4fu£e pafiec une arm^e de tiente milk hommes r 
y, donnant par U auzAllemans tout le terns qu'il leur fkl- 
^f loit pont s'oppeiet k ion paifage. Ajoitez, que ces ik^ 
,y cons de parfer» en deux jours ^ e» trot's^ jottrs ^ ne veulent 
„ dire que tres'prompt^menf y en mmn$ de riett. Voila , je 
„ croi» Moniieur, dequoi contenter votre critique. Voq» 
„ me ferez plaifir de m'en faire beaucoup de pareilies^ 
,y parce que cela donne occafion« comme vous votes* 4 
„ ccriic ctes Diflertations aiTez cuncuics. 

V B a s 4K4/ ^it 4^fpris a tomlerfius de nenvelhs leke, } "Em- 
i'ann^ 1^7; k> BLoi avoir con^s une pajti» d« M' flaq^ 
-4ie qui eft artoOfe pax ?£scaut. 

lACiT. Vers 691 ■ EffuYMt fa harke Ufnenettfi,^ C^' 

le l(^i Imettm cMpuif d^Horace, Livre I. Satire X. 97. 

Vers 71. Sen front ciauriee, ] Quelques-uns ont pr^en-- 
^ au*il auroit faUu dire , dcatrizJ, Mais ils n*ont pas pits 
cirae que eientritJ fe dit d*une plaie qui commence a ie 
fetttkbti au lien <{\it^ciat$rite fignifie > c*ifvrfTJ^:iiWri[(«#> 
t$(nifiif4i^divtriendt9ku' 

. O 5 ▼!»#* 



I 



Jit E P I T R E IV. 

Et Tairdeur du con^t 6tidcc9e en (es yenx. 
En ce moment il pait, 9i couveit d^iaie niic* , 
Du fameux Fort de Skkdcpreod tsi foate comuMf. 

75 L^ contemplam Ion court, il vok de toutts paiti 
Ses pales D^fenfeurs par hftaycuripin* > 
II voit cent bataillons, qui loin dc & d^endre » 
Attendent fur des murs TEnnemi pour ft rendrCt 
ConfuSy il les aborde , 5c renfor;ant ia voix : 

|o Grands ArUtres, dit-il, des querelles des Rois» 
Eft-ce ainfi que votre ame aux pdrils aguerrie » 
Soiitient fur ces remparts Thpuneur & la patrie ? 
Voire Ennemi fupcxbCi en cet iirftant fimetiz, 

R E M A R $^U U ^ 



Do 



Via s 74. Dufmuux f^rt dg Sklaks ] Lc "Son de Skink^ 
«a de Sckmk^(8tbi$$hftt^Schsmft) eft coofidexable> cam pii 
ik» fottifications que pai ft fituatioa avaatagsnife. il ^ 
£tu^ a la jpoiate de Plfle de A6taw» on Bi^iwrc, qw <^ 
I'cndioit oa le Biun fe diviie :I«es £tatt de Hallaii^if i$P9$ 
Mtk ce Fojt pac le Colonel M^aTXM Cch«mk» Ti^ 
35S«. K#rM^ /4 M^< /iir k wrt X4t. dr «rr« Epitre. 

Chamg. Vers to. GfmmU SArkitittSy dif^iip d$s <mmlUf 
des %oit. ] Daas la pieiiu^se dditiooy 11 y avoir » jk 4^m 

*■ <IM« anmds^Ar^itWt dit^Ui des ftmelkj d^$ %oit,l Gp 
Tcrs contient une koaie Cfies-am^ift, Les HoUandoit !*<(- 
toient- vantez <PaToir obligd le K.oi de Frawee h ftast It 

'Vaix afviec FSspo^e, pai leTsaitd 4'Alx la CbapeUl^ III 
ayoient m^me fait fxapper me Medailfe en i^r* imit- 

'oudle Us pieaoieat let titres ^M^^miaLd^^AHnureidt^^is^ 
de T^9rmmettrt d* U %^igi»n » de PfteQenws d^t L^ite^ It 
.^kifieufs aiitfes. Cette Medaille sepcdieate d'qji c^t^ It li- 
beit^ BttaWque avee fes Symboles , Ic aii leyeta 00 lit 10^ 
te laseription qui conticpt tous oes titzet ambitieqx. Ar- 

tBkTIS LXOXOUS. £MEM9.ATia SACtltb . A9)V- 
7II> DxiXKSIti'COMCILXATU HsOlAVt. .¥^«»f- 



fi P I T IT E I^ 3*$ 

Ihin , pris de Tholus » fend les fk>ts ^meox^ 
ndns en tous ttootiaut fur la rive oppefte> 
eriest-tottfi falfir one vi^re aiffe l 
t ^ vib combatt jm#, inutiles SdMats , 
fez U ces mousqucts trop pefans pour vos hnst- 
I fimx ^ la main parmi yds mardcages^ 
£COi]pg:vos]oncs, 8e prefer Toslaitages; 
gardant les feds bords qui votis peuretit couvrifi> 
c moi de ce pas » venez vaincre ou mourir. 
e discoors d*un Gucrrier que la colore enflamme^^ 
[iisdte fHonneur d^fa mort en leur amc;. 
ears coeurs s'allumant d*un^refle de chaleuTt 

:A MmKIVM. L'XBKRTATt. TaCk iSdxtctA^ 
ITVT£ AKMOKUM ?ARTA. StAtltltA OkB1»' 
KOT Mt <^IETE. ■■■ NVMJSMA HOC t, iL- 

Z. F. cio. t9c. txviii. Le Roi fht fbtt indikiid ae^ 
ieit^ <le C€9 K^mib]featn», qui par cei <ifdgtj fMbeujt. 
loicnt fe donner la gloite dts ^Tenemens de ct (ems-lit^ 
Gommentateur n'aiuoit pas maltiait^ les Hollandois it 
cafion de cette M^daiUe, s*!! avoit ptis garde que cer 
lefions Teulent feolement dire que les Etats du Ti^ 
«s-Unies avoieat ajptre Imrs l^tixi-nfirMf Us sAbm di 
lMighn\ ajftfie^ tUfindrntT recmitie iesXnis^ Sit, Ads» 

B K s 9t. Vhomemr & U ^4trie. ^ 11 y aVOit & leS 0r4» 
urdes Hollandois, Fro h^nwe ir pMfU. 

s R s 99. £r U famx k U main , Ike. J Ces' de^ V0fS di- 
^bten BObiemem nue e^ofe Hen petite, Ik Med baHc; 
la le fbir de la Poefit. Cependatit la phnale n^ctk pa»» 
t-i'iatt r^gnli^re, car Is faux a id main {en bien a c6n- 
les joncs, mais non pas k prejJVr lis tait^rs. X'^Aute^ 
foit bien oris gaide, & avoic eflai^ plufietirs (6is de te^ 
nger. 1> tnfoir ^ ce propos : Non fiultrntiu ji fCai fit ytnir 
m 4k h'iU¥rmt$»Xf w^rjrtfaifwt9 nU^fat^mmr, * 

O^ Tiar 



J14 E P I T R E IV. 

L^ Honte fait en eux Tefiet de la Valeur. 
lis marchent droit auFkuvcyOii Lo vis en petbmir 
Ddjapr£t ^pafler, inftruity dispofe, ordonne. 
Par Ton ordre Grammont le premier dans les flotr 
jioo S*avance fo^enu des regards du H^ros. 

Son cooriier dcumant fous fon Maitre intrepide» 
Nage tout orgueilleux de la main qui le guide. 

Revel le.fuit de pr^ fous ce Chef redout^ 

Mar- 

K E Jd A R ^U E $, 

Vnwtt S9» Par fin ordre GfMumma^ &c] Mi. le Comte 
de Gu iCHE, fils aine du Mai^chal de Gxammokt, 
fiit le pxemiei qui tenta le paflage. II ^toit Lieutenant G^- 
«i^ral de I'Aimee de Mr. le Prince j & le Roi lui comman- 
da de voir s'il trouveroit un gu^ dans le Rhin» poor allet 
auz Ennemis qui paroifreient de l*Bi|tre cdt^. II vint lap- 
porter au Koi qu^u avpjt trouve un gue facile vers TolhDis> 




Veks xq3, T^fl UJrnt depreu^ LeMarqivs dellxvii» 
Colppet.des CMiralGqcs^ixere de Mr, le Conite,de; Brpdio. 
11 fut blcff<$ de tiois. coups d'^pee, dans I'a^on qi4 mfit 
le paflkge du Rhin. 

V E R .s Xo<^. ^ LeJbMiUmt Lefdi^uiere,} ,Mx. le Cofflr 

te deSaux. Fa AM901S Emanuel de BLANcaxro&T 

SE BOHMS DE CrKQUI ,. DUC de LESDiaaiB^R^S^ 

"Tair de France, Comte de S au x, Gouverneur de Puiphi- 
a^, lllojrt.en.i68i. Pendant le paflage du R)Mn» ill fiat 
hlefti , mais il ne lali(a pas d'avancer tod^>uts & ne pcfdii 

foinr fbn r^g:i de mani^re qu'llfortit de I'eau le pronicr* 
I. donna le. premier coup. Sa valeur fe fit beaucoup xeout- 
auer.dans cette aftion: 11 montoit ua cheval hlanc, qifi 
iut tu^ fous hii., 

V.EKS Z07. Vhonne i Hant^uilia , & CtiflA^ & S4l4rt^l 

irfvmnti I(0vis*yxG.T0A>£^P9»^ca<>gAi^T»J)«: 



E P I T R E 1% 3^r 

Marche des Guirafficrs Tesadron indomtf. 
I Mais dqa derant eux une chaleur guerri^e 

Emporte loin du bord Ic bouiUant Lesdipii^rr,. 

Vi voime , Naotouilkt , 8c Coiflin , . & Salart : 

Chacun d'eux aa peril veut la psemi^re pan. 

Venddmcy quefo&tient Torgueil de fa naiflance^. 
3 Au mfirac inf(ant dans Tonde impatient s*dance* 

La Salle, Beringhen» Nogent, d'Ambre,.Cavois,. 

Fcnr^ 

K E MAR §L^ B S. 

de Mo'RTEMAR 6c de Vivonnx , &c. a|ois Genif^ 
des Galores de Fiance > depuis Vln. i6tfp. & enfuite Mar6- 
€hal de Fiance, en i^5, 11 mourut au mols de Septembre 
168S. Ndfitom'iiet: le Chevaliex de N ANTou illbt, ami 
partienlier de notie Aureui, aitfli bien que Mr. de Vivon- 
Skt,.C9ifliHy Armahd du Cambout, Due de Coiflin. 
II re^at plufieuxs coups>apr^s* avoir pafl<f le Rhin. II eft 
moit'le r6i de S^tembie, 1702. ige de 67. ans. U etoit 
faii'dc France, & Chevaiier de POidie du St. Esprit. 

Vsus lop. VendSmgi tjuefotttientPorgutHdejA natjfanee,} 
Mr. le Chevalier de V en d o m i. Quo! qu'il n*e6c pas en- 
core diz-fept ansy il ne laifla pas die traverser le Khin Ik. 
cheval; il gagnamSme un Drapeau fie un Etendart^ qu'il 
appoita an £.01. 

Vers hi. LaSdiUf Bertram 9 Ntgem^ CkV4is,'\ La SaI" 
/f .' Lc Marquis de la Salle fut des premiers si pafler le 
Rhin. Mnis le» Cuirafliers aiant eu ordre de fe letter \ 
l*eattv fie de pafler-, ils>le firent fi brusquement qu'aiant 
lenoontie Mr. de la Salle devant eiix, ils le blefs^rcnt de 
«tnq coups, croiant qu^l ^toir*Holkuidois , quoi qu*il f^t 
habille \ la Franfoife, fie qu'il e^t Techarpe blanche. Bt^ 
■ ^hightn : Le Marquis de B s x 1 m e h ftt,- fremier Ecuier du< 
&.01, fie. Colonel du Regiment Dauphin. Son cheval ae 
Toolant point pafler, il fe jetta dans le Bateau de Mr. le 
Prince. Api^s le paflage il fe batttt vigoureufement , fie re- 
m un coup de mousquet dans la mamelle droite, fie pin* 
ueuts coups dans fes habits. Ncgent .* Armauldde Bav» 
TRVy Comte de Noqemt, Capitaine des Gardes de is 
l^iit%.lMiWM QiAiffl au C^cmbv emeinciit d'Attirergne> 

CL7 JAjO* 



\ 



3ft8 E P I T R E It. 

I3P Le Rhin i lair 9Spt& d'dpoavante fiiflbnne. 
Quand pour nonTeUeahnne i fesesprits glacez, 
Un bnik s'dpafid qu'fin^iien &^ Cond6 font paflb: 
Condd, dont le fcul nom fait tomber les muraSIe^ii 
Force les escadronSy 6c gagtie lesbatailles: 

iq^ Enguien de fan hymen le feul Sc digne fruit »• 
Par lui dte'fon enfuice i4a vidoire inftruiti 
L'Ennemi renverfS fiait& gagnela^plaiae^ 



Le 



K E Id A R §U^ E S: 



Rhin combat iL la tite ckt Hollandois, c6htre les Tioopci' 
f lan^Qifes, Dans cette fupDofition» cc ieioit p^chei con- 
tie la vrai-feniblance» que de faixe vaincie un Dieu Midb 
fimples moiteli. Le Poete feint done que Mais & Bello- 
ne , qui font des Divinites ftipeiieures au Dieu du^Riiiib 
fe joignent au Comte de Guiche, pout combatie ce Dies. 
Avecun tel ftcouis, il^eft de laiegiie queries Fxan^ois 
aient Tavantage. C*eft ain&'qu'Hom^ze lekve la valeur de 
fes Heros^i en inteieifant pjresque todjbuis quelque Divini- 
ty dans letiis combats. Dans celui de Diomede contieMatf 
6c V^nus, Diomede eft foutenu par Miheive. IUmU U'v. F. 
Ailleuis ce Foete donneii Heftox, Neptune poox aotago* 
nifte} & ^ Ajax, il opppfe Hedox foutenu par Apolloflt 
H eniRiite par }tipfter : Mtn's-^jax avic tom& fa vsiemrf ditr 
Hom^ie, ne^potn/oit reptuffer HeSttt tjm Mt fte§mU f» m 
Diett, Uiade, L. XV. Dans tons ces combats Homiie gar^ 
de une dmdiiriullftnfdination entre ces mcmes Dteni, quo! 

2u'oppof ^ les uns auz auties : mettant to^/oujBS It viftoiic 
II cot^ des Dieux fup^rieuis en puiflance. 
Ye as 132. §lu*Ef^men&'Omd9f9tttfaffiz^} Comdf :Mx,\t 
Yrince de Cohdk', Louis 11. de Bourbom» IHudcs 
plus grans Capitaines del'Europe. Il mourut'le xx. deD^ 
cemtfit , X ti«tf; EttgmeH : Mr. le Diic^*£ m o ci-i b m fSk iils» 
HsMxx Jui^E DE BouKBON.,li mourut k.i; d'Ayiily |7^ 
V EK s X33. Condet dint It feul nam fiut tomber i^ H t tki^ 
/«#.] Notre AuteuT, enattribuant att (<bl nmH dn PniMe 
4e Cond^, le pouvoir de rcnveiier Its murailles, do&ae 
«Re id6e fublime de la reputation que ce QiAuid fxsBGe 
a^^oif aqiiiie.pj(]^ra?aleiH:.' U lair ndlidte Via mi^ 



E P TIRE IV. 3^^ 

leu loi-memc cMe au torrent qui I'entraine, 

il f d6fesp^r6» plearant fes vains efibrts». 

donne I L avis. la vidoire Be fes bords«. 

leave ainfi dpmt^ lard^roate Mataote 

iirtsjosqu'en fon camp va porter I'^pouvante^ 

Sy respoir du pais, 8c I'appui de fes murs, 

s.... ah quel m>in»G&AND Roil quel Heftor 
q^ceWurt&l 

Sam 

It S M Jt R §iU E &. 

HtvSe dont Di«u voulut qoe la ville de J^ico fttt. 
>ax J ofo^ 9, car les muiailles de cecte Ville tombexent 
kmemes, au fhil biuit des trompettes. Jof^e VI. 
IT.. Ibid.. Cwdjf dint.lefnU nomjait timber les tnutAiU 
* Auteui a eu en vue ces deux, vers du T a s s o n i : 

Im^grumimo cqy di Sdlit^HerrAy 
he fa dtl nomefito tremar U ttrra, 
'Lz.Stcthia ra^iuL^ Cant. V. 3 Si 

IS 1^ terns auqnel il fit cette Epitie, il travaiiloii \' 
>cme du Lutiin : ainli il etoit lempli de la Icduie de 
es meilleurs Poemes Epiques , tant decs , Latins'^ 
liens. C'eft auffi la raifbn poux laquelle cette Epitxc 
ent beaacoup de la nature du Foeme Epique. 
as 142. kA Wmts jusQU^n fin- C4un^ ficc] Wukt*^ 
Jial de Qamp des Holiandois, commandoitle camp 
i a s'oppofer au paiTa^e du Rhin , mais le Regiment 
lirafliers aiant paiT^f , les troupes de Wurts Idcnerent 
, 11 t6t qu'elles eurent fait la premise dccharge: & 
zhs aiant donn^ courage k ceuz qui etoient encore 
'eau, lis (e hdtirent de jolndre les Cuiralfiers, qoi 
avoir ainfi chaflif les Ennemis, s'etoient arretez mt 
d pour les attendre. Wmrts etok^ du Holftein, d'unc 
ice mediocre. II avoir aquis beaucoup de reputation, 
'endant Cracovie pour les Suedois contxe les lmp6p 
U eft mort ^ Hambourg^ 

VvEI.S> 



i 



330 E ^ I T R fi tV. 

145 Sans ce terrible nom , mtl n^ poor les <H:eines». . 

Que j'allois \ tes yeux Staler de merveflks! 

Bien-tdton e^t vilSkmkda&s toes Vers empoit^i. 

De fes fimeux rempansd^nuQtir hfiert^. • 

Bien-t6r^«*. mais Wutts s'oifofe k Tiffdeur qid m^aok 
me* 

lifo PinifTons 9 il eft terns : auffirbien & h rime 
AUoit mal i propos m'engager dans Amheimi^ 
Je ne fai poor fortir de porte qu'Hildesheim. 
O ! que le Ciel foigneux de notre Poefiey 
G R AND R 01 , ne nous fit41 plus ik>ifias de VAfiel 

255 Bien-tdt vidarieux de cei^ Peuples tltiers*. 
Tu nous aurois fourrii des rimes k milliers. 
11 n'eft plaine en ccs lieux fi ftchc & fi ft^c, 
Qui ne foit en beaux mots par tout riche 6c fertile. 



U 



K E M J K SL^ E S, 



Tk r ft I4r, Ot Jts jnmem rem^artt Mmmtir U jEffte'..] Le* 
VofC de Skink fur adiege pai nos TroUgcs leis.de Jusi 
& pris le 21. Les habitans cki Pais difoieac que ce foft 
etoit impienable. U avoit ^te furpris ea 163 #. par les £1- 
pagnols qui s!eii lendiient makzes 3 & les Uoflaodois m 
^ieot le icpiendre <|u'apres ua iie^ fiameuz jqui diua liiut 
onois. II n'y ceftoic plus que douEe homiacs qiii k dem- 
doient encote» '. 

V E R s 15 1. ' ■ iS^n^ertUm sArHlmm.1 VUk<flO{pr 
derable des Pcoyiaees-Uaies , dans le Duch^ de uaelm 
£Uc Alt priie pax nos troupes fous ie €omiiu«dQa0i| Q^ 
Mr, de Turennele 14, de Jiiin, 147a. ; ^.^, 

V K n s 152. Dt ffm ^*Wid*ib«ifih 3 f ctke ipe 

■de r£ledorac de Treves. 

Vers IS4. — ~ Pltu vifins i$ P^fie.Z De la Otto 
Afiatique dans laquelle etoit iitikc la ^uncuft YiUs de 
Xioiei ottd'llion.. 



E P 1 T R E IV. - J3t 
; d'lm Boorg ftmcas par fon aotiqae nom 
>f5ir ^ I'ordUe ua agrifabk fosL 
'hlfir de Te Hiivte aux rives du Scamandre ! 
mvcr dllkm la poCtujuc cendre: 
;er fi.les Giecs^. qui bri^ent icsToors, 
plus en dix ans que L ou'i&en dix jours !t 
aurquoi fans ratfbn d^fespdrer ma veine 2 
[alls rUnivers de plage fi k>iiiraiBe> 
valeur,, G&ard Roi, neTepmfle porter », 
tn'offie bien-t6t des expbits i chanter i 
non » ne faifons plus de plaintes inutiks; 
Cainll dans deux mois tu prens quarante ViHes^ 
: des bons Ven dont Ton bras me r6pond , - 
tends dans deux ans aux bords de rHfiyefpont.. 

4 * 

L • I5f • ftW mfoit 4n btfiitte mots f4r tn/t Hthi (r ferti* 
, 3 Sekui Qniv -r 1 1 x s », hi Lfingae Grco^ ^oct 
enc aa ddTcu. dc la Ljtme , pooi la <Umceut de lai 
idatioB^ que lc6 foiite$ Latins tsmploioient plus vo- 
ls Us soms Gxccs, quand ils Touloient lendre leuct. 
HIS & faciles. T^Hph ^ Stnm Crtecus iMit^ jncnndiov^^ 
•/ P99t* ^mtits dutce tMirmin^ tjf* vlmrmt^ iUtmm id mr^ 
s tx^ment, QmsaSsM/tn, Irtftiu L. XII. c le. 
\s itfl. ■ s^ux rivisdit S4amanirt»'\ Dans !*£« 

dc 1701. en petit v^une , il y a : di Scamandre^, 
:*eft uae hutc d'imprefliiMi, 6c il fiaut lire dm ScMmoM" 
omtneil y adanstoutes les auties ^tions. Voiee 
nacque fox le veis 285. du Chant m. de TAit poe- 

K 8 dernier. yet*4tttent dams denx Mt Mtx Urds dt PH*i' 

] Apr^s la publication de cette Epitre, il zerint a> 

ur que le Comte de Buss i-K a but im en avoit fair 

itique fan^lante. Mi. Despz^anx r<$folut dc s'en van- 



I 



yyi E P f T R E I\5 

fcr » & il dit fba deflein 1 quelqaes jpetibxines , pu Te 
moien dcsauellcs Mr. de Bufll en fuf inroim^ dans une dc 
fes teires ou il etoit xel^gue. Ce Comte prit adroitement 
Us devans pout preFCnii la Satiie. Dans cette vue., le 201 
d*ATril', 1673. il eciivit {epai^ment au P. Kapin, & ao 
Comte de Limoges, tous deuK amis^deMx. DespieaaXy 
pour les piier de voir ce Poete, 5c de le detouriier de foa 
cntxeprife. Les Lecaes fitlvaates diixoiircc qt£iX caaxdUm 

^ 'K^9Hfi dm Cmte de Cimoges su Cfmtt de Bvssu. 
A Patis.lc 26b Aval 9 i^73* 

„ Auili-tdt que j^ ea re^ votre Lettre, Monfieat', fai 
99 ^t^ ciOMVcz Despx^auz, qp m*a dit qu*il m*^toit oblige 
,,^ de^l'^rrrque ^ mi dbmiois; Qu^ ^toit votre {JSrntenr, 
yy qu'il Kavoit to&joors ete, ic-qu'ille ieroit toute (a viet 
>, Qu'il ^toit vrai que peud<int ces vacations ilTetoit 1 ZX" 
yy ville ,avec'le P. RapxajcQu^il le pria de vou&envoier fov 
,y Epitre de (a part avec un compliment. Q^e leP. Kapia 
^y liH avohdit qne vouslM atiezfait une reponle fbithoii« 
y9 n£t^ ^ cecomj^iment^qif ^Xonr'XCtooxl Paris mille gear 
„ Ini (Itoient venus dire que voos asriez ^crit une Lettie 
^fimglantecontxe fui, pleine de jrlktiaQtextes coattt fok 
^ Epitre, & que cette Lettre couroit le mondc. Qo^il f^ 
^y pondit ^ cela qo'on la loi montrit, Sc que fi elle ^tolt 
yy telle, il y re|^ndroir,. aon ieulosnenc four juftifiet (qb^ 
j^ Ouvrage,,mais encore^ pour avoir lUionneur d'hitiei e» 
yy lice avec un tcl combattanr. One perfonne ae la kt 
^ aiaiitmonttee, il.n*y avoit pas Ibng^ depjois: Cqa fiol 
yt. dcfEtin ^tant de.r^pondre pat un Onvrajge d'csprit jvii^^ 
^ catif , k un autre Ouvrage qui avoit critique le fieayflUtf 
„ fans y m£ler les perfbnnes. Qpe qnand vous aunes dit 
„ pis que pendre de lui, il ^toit trop jufie, &■ trop hon- 
,, neteJiomme, pour ne vous pastoujouxs eftimer» & mi 
^^eon(equent,pour en dire quoLque chofequi piit yous ai'' 
„ plaire. Que les chofes d. esprit que vous avicE faitesa 
„ tans compter vos» aucres fairs „^toient digncs de I'eftuBC 
yy de tout le monde & dureroit* m8me a.la poftertt^. <> • •'• 
„ L^-deiTus il me montra une pi^ccmanuscnte ^^ Jliii 
re avoit faite contre fon Epltte, daa& laqucur» l^iCl 
avoir dit cent cbofeii* offeiiiante»v il- ajo&tc quellK<te 
Buffi en dit bien d'autres plus fortes , dans une I^ii^ 
„. qu'il a ecrite ii un de ks amis< ... . Despr^aux me^ 
enfuite, qu'on lui avoit dit encore , que danS'VOCic I«t* 

^ Cm« Unre nU feint eti imp^imee. 



» 



»> 



n 



E T I T R E IV*. 335 

il y vtoit des chofes un peu centre le Roi, comme 
r exemple , fur ce qu'il difoit que le Roi ^rendroit 
It de Villes qu'il ne fe pouiioit fuivie , & qu'il l*alloit 
;endie4«x bords de PHelUsponti vous mettiez au bout, 

rareponpon 11 ajouta, en (bitant, qU'il voas 

:oit un compliment , s*il cioioit ^ue fa Lettce fut biea 
pie , paice qu'il favoit bien qu'il n^y avoit point d'a- 
nces qu'il ne d&t faitepoux m^xitci Phonneut de vos 
>nnes graces. 

Littre de Mr, Despre'auz i ikfr. ^r Bvssi, 
du 25. Mai 1673. 

Monfieor, J'avoue que f ai ^t^ inqniet dubmitqui t 
um , que vous aviez ecrit nne Letrre par laqodle vous 
e d^chiriez moi & I'Epitte que j'ai ecrite aa *Roi fur 

Campagne de HoUande ; car outre le juile xhagriii 
le j'avois de me voir maltraiter pax I'homme dn mon- 

que )'e£kimc 8c que i'admire le plus , j'avois de la 
ine i dig^rei le plaifix que cela alloit faire ^ mes en- 
mis. Je^n^en aipourtant jamais M bien^xiiiad^. £t 
moien de penfer que I'homme de la Coux qui a le 
OS d'espxit, p&t entxex dans les iutexSts de TAbb^ Co- 
iy& fe x^foudxe \ avbix xaifon m8me avec lui?l!*a Let* 
", que vous avez ^cxite \Mt, le Comte de Limoges, a 
hev^ de me desabuiex, & |e yoi bien que tout ce bxuifc 
a ^t6 qu'fu artifice txi^s-iiaiculc de mes tx^s-tidicules 
incmis. • Mais quelque mauvais deflein qu'ils aient ea 
•ntxe moi , je leux en ai de I'obligation^ puisque c'ei^ 

5|ui m*a attir^ les paroles obligeantes que vous aves 
toes fux nion (iijei. Je vous liiplie de croixe que je (en« 
i honneur comme je dois , Ik que je fuis , Ice. 

Cent Lemt a etc imprimee dans U premiire partti def Netf 
Lettres dm Cemte de BmJP^ in n.. fan 17P9* pdg' 2li* 
fuelfttes changemens ^ue Pen a faits dans le tour ir dans les 
V, Ids Nem/tlles Lettres ent ite inferies dans PEditieh det 
tsdu Cemtede B^Jfsfaite i \Am/leriam en 171$. eu toutee 
ftrts font rangeesfiUn Perdre Chronolegiijue. La Lettre citee 
trem/e k la, page 3 1 3 . dti 7em^ lU de sette Sditiou^ Ad9« . 

Ed, d'Amft.] ^ 



E P I T R E IV. 



„ Js nc faoiou ■Sex digDcment ttfpondic a TotrciLcttK, 
„ Houiieui. £lle ctt li plckoe tt'boimcEctci Aide lowa|a, 
H que fta Tuit coafut. Jc t«us diiai roilcnKut , <)ue jc 
s o'li liCD >& ik vatic £i{oa, ^uc jc a'aie tcoati uh- 
„ beau Ac tces-nacutel ; St. que i'di leniaique diai rat Ott 
„ viagn un axt d'bonncte horomc que j^ encore eftlnri 
„ plus ^uc loui le lefie. C'eft ce ^ iva £aii foahata 
„ d'avoii commeice ave< roue: Sc pajiquc J'occafion s'ei 
„ pc^nte aujoard'hui, ie vous cu dcmande li contiBDi- 
B tiaa, it vqtrc aniiif, ToutaOJimit dtlAtaieaae. Foo 
„ mona&imc, voiu a'ca dfici pu doutci:, puii4ue <« 
„ eoBcmU memes veus riiccuiduN diiu Icuc conu i'iltDC 
„ faui pu les ptm Jbttcs geos <tu aumk^ 

* Ctlrt Ltnre i^t fit ite mfritmit, lOmfimmfti Oitni*- 
vmntn tAtR4f<r^]>5- *i Ttm. II. lU flMJitin ^.Aff. 
jK MM wiMK A (inr. Add. die FEi. ^AaM.} 




33f 

E P I T R E V. 

AM. DE GUILLERAGUES, 

SECRETAIRE DU CABINET. 

_ pUirc, 

/ Ad- 

tt E M A K^V B S. 

T E ik^ dc cctte Epitie eft /^ C^nmijpmeg lUfii-memt. 
VAmptn Ikit Yoix qne cetce connoiflance eft la fouxcc 
denotxe f^licitd: cen^eft ni Tambkion, ni les xichefles,' 
ni les $€ieiic«i « m cuiii 1^ hno^ e^f^tiews, c|iii pettveat 
nous lendie heuieux dans le iitonde : none bonheui depend 
uniquemear da aooa;- & c'cft dans noBS-mlmes que aoys 
-dipiifons le chercher. Cette leflexion a ete faite par unEcii- 
▼aifci celebre. * I^m cherch^nSf dit-il, notre bonhenr hors dt 
nouit'memis , & dans l*9^im*n des hommts tjue nous connoiJfoMS 
fistmrs , feu fintifes^ fdns, (qmittt fUins £twvU , de cdpriits > 
iS>\fU preventions: qttelle hizArreriel Cette Epitre fut compo- 
if itf74. dc piihli^e Taml^e itttvaate, - Mr. de Gvii- 
^6UKs> ik quielkcftaidtciee, eto^ cte QoiudesKuz, 
tvoit et^ Piemiec Pxefident de la Corn des Aides. £n 
-U 11 ic fit coanoitfe ^ Mr. k Ptince de Conti» 
emeur de Languedoc,qui le fit Secretaiie.de fes-coni- 
temens, & Tobligea de quitter la Province. II eut 
j(^nc d|}Koi,pour U.^harce deSe<?retaiiedelaCIiain- 
JWlCjfen<^ dc 5i Maieftci ^pendant quelquc tem^ 
n diredllOM de la Gazette. ll n7 avoit pe^roope 4 la 
, TO e^ plus de FolUefTe , qiui patlac plus aer^abk- 
i\iu citltftiimicux la &m ;aiUctic^ m qui ftt pliv 
l^ilXVSnt ijixf^ir <}ue Mr. de Quillerafi;ues. Au mols 
^;e x^tif leKoi le noinma Art^bwutcut ^Coas- 
^, pu % ^ ^ i«7P.. & U i?ioi^u|: 4*Aj-0plexic 

I T. Vers 4. '' • • S^t fit's '& purler ^ te t^ire^ ftfr 

fr, satire IV. ?.x* . . 

I MIX 

^ CdrsSerss i^laBruyb're, chap, de PHomm pag. 3P5« 




336 E P I T R E V. 

Appren-moiy fi je dois ou me taire^ ou{>arlek 
Faut-il dans la Satire encor me Qgaikt , 
5 Et dans ce champ fifoond en plai&ntes maiios, 
Faire encore aux Aoteursxedoater mes caprices? 
Jadisy non ians tumulte, on m'7 vit6Jater: 
Quand mon esprit plus ieone, & prompt I s'initer* 
Aspiroit moins au uom de disaet ^ de fage: 

10 Que mes cheveux plus noiisombrageoientmonyifiige. 
Maintenant que le terns a meori mes defiis^ 
Que mon ige , amoorenx 4e plus fages plai&St 
Bien-tdt s'en va frapper ^ fon neundme luftre; 
J'aime mieux mon repos <{Q'ait qnbairas iUuftre. 

15 Que d'une ^ale ardeur miUe Ameonlbiiokx 

At 

RE M A K $L^ B S. ^ 

Im IT. Vers 3. x^pfnn-m4if fi j€ tUh •# me tdsn §§ f0^ 
/«r.] Scaljger k peie commence ftiiifi me Saciie : 

%At melius fiurst nm fcribtri^ iMWifM tMWt 
Tmwn fnnfer erit. 

V BR s 10. §iue mes cheveux jliu Mtrs 9fiArMge9Uitt mem "vr* 
fnxe,1 L*Auteux poitoit alois les chevcuzquicommeBfoieai 
^blauchix. 

Vers 13. Bien-tSt s*en V4 Jriipper stfin nemvieme hdre,] 
Vn lofire eft Pespace de cinq ans : ainu le huuiime hStiH 
compiendles ann^es qui Torit depnis txente-dnq |atqa^i 
quarante. L*Auteux compofa cette Epitie it 3S. ans: if ca 
a? oit environ quarante ^uand il la donna au piiblics 8c|lr 
conr<$quent il approchoit do fon ntuvi^me laftxe^ cf dt I 
dire de fa 41. ann^e. 

Vers 17. BluetotitJHSfu'APincbeHef 8Cc.] VOiOb ItBi* 
marque fur le vers 163. du cinqui^ne Chant du j;.atiin>oft 
il 6ft pazle dc P imchsm b. U i¥oit ^ctit qucique draft 



E P I T R E V- 337 

t conire moi leurs traits envenimez : 

tyjusqu'i PinchtQe,6c m'infulte 6c m'accaUe, 

'hui vieux Lion je fuis doax & traitable : 

e point coQtre eax mes ongles dmouflez. 

e mes beaux jours , mes chagrins font paflez. 

IS plus Taigreur de ma bile premiere , 

aux firoids Rimeors une fibr^icarriire, 

done Pbilofophe ila Raifon Mmis, 

auts deformaisfont mes feuls ennemis. 

rreur que je.fuis; c*eft la Vertu que j'aime. 

( k me connoltre tfic me dierche en moi-m£me« 

runiqae dtode oil je veux m'attacher. 

Iftrolabe en main , un autre aiUe chercher 

Si 

1L E M A R §iU E S. 

otie Auteur, mais il ne fentit point la foice de 
Ire: a'iant ct& au contraiie que Mi. Despreaiu lui 
•it grace en cet eadioit» & u en tiioit vanite. 

VeiS 26. Je fongi 4 me connoltre % & me cherche e^ 
f. ] Voil4 le mjet de cette Epitre. Le texte s'ea 
ins ces deui mots du fententieux Peile : Tecum hd" 

IV. a la fin. £t dans celui-ci : Ne te qfUJiveris ex* 

I. ▼. 7* Bt eafin dins ce veis, qui eft le 23. dc la 

• 

» 

tfjuf ih.fefe tent At descendere^ nemt, 

at. Stttetl^^fireMe en mMn^tcc,} Voi'er ce qtt'oa- 
le vets ^29. de la Satixe X. [Mr. Despr^attt a fair 
7tn & dans les fiiiyana deiut on trois fames tr^s* 
ibles. T. L'Aftrolabe n'eft pas un Inftxument pro* 
l^nrer fi le Soleil efifixe , ou s'il tewrne fitr fan nxe^ 

de LASxBLisaE avoit raifon d'en reprendre 
pr^aux , qui e&t beaucoup mieux fait de piofiter de 
lie de cetta Pamc, que de 4*m v^»gn en la d^h 



i 



3JS E P I T R E V. 

Si le Soleil eft fixe, on toarne fur fen nre; 
30 Si Satomei nos yenx peatfinre no pvailsxe: 
Que Rohaat TtinenKxit fibdiepour concevok 
Comment^ taiit:6tant {Md^ ti>iitspi& fe loowwir: 
0» que Amier coinpo^ & le fee 8c fhumid* 



DCS 



IL E M A E Sjr B S. 



fHdnt comme unc favante ridicule dans (a X. Satire, z. Etie 
/x« pai lappoxt aa SeMU 8n t§mm4r Jmr fin 4uewrOcUm 
pas deux chofes oppofeesj cai le Soleil eft^xe, fie il.t*«rM 
en in^me terns yik-y^nitxr: il n'y »4ibifc point' li^dPiiltetira- 
tive. 3. Le mot de P^ralldxe eft feminin, & non pas mai- 
ctilin ; comme Ta fait Mt. Desprieaux, qui ii*tn nivok apa- 
zemmentptsle^eaxci Cciacft bitn pkis ▼Mifrwipiame^ 
que de dire, comme fait le Commentateoi dans la Kemai* 
que fbi^aste , qve Mr. Despf^am- s- frtfirf Ir Oiaaoiln 
€$mm»plns f^tiqui, Les Foetes ne (e font jamais donne la 
libeite de changer les genres a leur fantaiue ; 5c Mr. Des- 
preanx etoit troHudici«ujiv8&.tiDp cxaAipQpr donner daos 
ce defaut. Voyez la Remaiqtt6 (at k piVvfers du IV. Chant 
de VvArt PoSti^Mt,o\x Ton rapoite Textrait d'lme de ie$ Let- 
tics. A D D. <ie CEiiu (tJimpj] 

Titus 3«. Si Satume k nts yeux^ifit'fdire un psHttdJti,] 
Les Afttonomes app^lent PJtratlaxe , la diffifrcnce cjoi dt 
€litre k lieu vtritdbte d'im Aftfe, 8c fi» litm M&snmiy c^eft- 
^-dite entile le lien daFirmameiit aamitl rAftre ttuqitdBak 
sMl etoit ▼& du centre de la Ttttti. tc It llea.m^fi^ cet 
Allte ir^pond ^tant vd de la ikzhC^ de Ik Xtts^ Qfttt 
«nff2if!ente oa FaroHaxe t& d^uitant Mtis'grande, (Akr^ltBft 
eft plus pres de PHorizon, Sc qu*u eft moins cl6^[ft^<fe 
la Terre. Ainii , iln'7 ^ point ie^PdrdHtutf ^iMii4r1i!#fi<e 
eft fur notte t^te} *& la grande diftancie; qn^U 7 a entie Sa- 
iMteflolftTetfes Aut^q»eia YMdUitedft^cctiB^SIiiAie 
o^cft^ieiqiicpas (bnfiMesd AMce ^gtad, To»t:>lf 1 1 Mfcwn 
inesiraBtrie mot di^.PwnlUmti da penre ftaiiaiBr Mohb 
AMifutiaiiimtpu 4trct SiSutmUm *• mt jtnut ftk^ Mm^trnd^ 
I^HMb Mais il a pti^fei^>l*autte miiiite:<l r a iiw | lii poo* 



Vtibua Mib OM^fiMkiCVwM^xt«fe^flB(Ll:tftl:p ai yrf j wf 
dam la nature > ou iiitout eft abfolumeat plda«^^«Aft 

one 



E f IT R Er V. 33j' 

orfttoaAitK cr<>diu^erfaiis parmi le yrnde. 

mdi tisk ttitemtx, qulci'^bas nous conrons, 

f^k tat pooTVoir d'esqutf 8c d^aviroas ; 

jlcr mefs defirt", ipr6t€iiir forage, 

[Wer, s'&fe peat, ma Raifon du nauftage. 

Ccft 

[ucftioii qui a paxtage les Philofophes anciens & mo- 
ts, Scj^^ttidilictMiieftt ks deux* ptas xel^res Philofb- 
da deuiicc Hk^c 9 Descartjcs » fc G assemdt... 
e AUttai les ddl^tittti citant leurs plus declares Fai*- 
** 7^9^f(» dt( iivec ^tsutms^ que tout espace ^tant 
ts , ce qu*on appele vuide feioit cspace , & cprps par 
^quents ftOiMafi nM ftulemeiit il' n^ a ^omt cie 
c» mais.mi*^A'y en ucu( meme point avp^. Btrnit^ 
^nmnifirWti ibf^V&m%adi, que' tout (bit com^ofe 
N^ ii^v^ibM,',qiPi>pjQiQ^ dani ia eipMc vuiddui^^ 
sc' que ces atomes ne peuvent fe mouvoit fans laiiTcr 
iTaizement entt*eux de petits espaces Yuidcs. Car, di«- 
les GaiTendiftes, comment Jies corps neuvent-ils fe de- 
er, 5c occupik M pbi^ 4e divers iunes corps , H le 
e ne lent donne la libeite neceflaire a ce mouvement ^ 
lor lc»5:^iirt«fi«as z^pontdeiir , qu^U fuflSt pour cela , que 
! le ni£me tems qif en^if^s- it meut , M corps eont!-' 
fe d^placent Tun Tautre. de telle m anicre que, par ua 
ivement qui revienr aa eirODlaire^ IcrdeiBterotTOpe la 
e du premier, \ mefuxe qu'il la cediBv. £t comise la 
izente configuration des corps fem1>le s'oppofer \ ce 
iTement,ces Philofophes ajoutent,qtiela tiratiite etant 
Gble si Pinflni , elle fc bfiiiQ en des pantes fi. ^tites , 8c 
ifferentes dans leurs figures, lors que la neceffite da 
ivenientle d^^ipHkiqu'iJl :s*fin tiDQare toft)Cucs:quip|eii* 
t s'ajuffer de maniere qu'U ne refte aneun vnide. VoiU* 
a eux, Cmnfffij tmit^mfkiA^ t^iA atpu femonv^, 
A<^u£s koHAUT, d^Amicus en .1 kakdifi , alouiuc^) 
J en 1675. 11 eft enterre ^ Sainte Genevieve,. ou I'on 
: Ton Epit^phe Jir coti-de-celU-da Aim«i»x>B«Martef» 
AM901S Bei^nier, Do&euren M^decine de la Fa- 
6 def Mc»iftpeHier, aprH avbif fait de longs voYa^es, 
ejeurne lon^jtrnnsiflaasJe M^ol, Mviot^'fafiaott U 
UQ^ U a fait FAbxeg^ de Gafleadi* 

Pa. IMIT* 



340 E P I T R E V. 

' C'eft aa repos d'esprit que nous aspirons tous: 

'40 Mais ce repos heureux fe doit dierchcr ea nous. 

Un Fou rempli d'eueurs » que le trouble accdnpagoe, 

Et malade a la ville , ainfi qu'a la campagne. 

En vain monte i dieval pour tromper fon ennui, 

Le Chagrin monte oi aoupe , dc galoppe avec lui. 

'4 J Que aois-tu qu'A16xandre> en ravageant la Terre, 

Qierche parmi Thoneur , le tumulte & la guerre i 

VoSoii d*un ennui, qu*ilne fauroit domter, 

Il-craint d'^ i foi-mtoe, &fonge i s'^riter. 

Ceft li ce qui Vemportc aux tieux oil nah TAurorei 

'50 Oil ]fi Perfb elj br^ de T Aftre qu'il adore. 

De nospropres jnalheurs Auteurs infortunez^ 

Moos fomaies loin de nousi toate heure entratnez. 

A 

K E M ji k§iUE S. 

tM IT. Vers 44. Lc Outgrin m$Ht€ tn tnn^t & gd^ mm 
til.] Horace, Ode I. du Li vie III. 37. 

I I II Std tim»r & mins 

£tsm4mm tldeni fMo dtminus^ ne^ 
Decedit dttUA triremi^ ir 
fofi eqmttm fedtt strs tmd* 

Hotxe f oete i rencheh iar la penfcfe d*Horace» en ajoit* 
cant : 4r gAh^ft Avn Im, 

I M t T. Vers 54* L» hMhew t4n$ tbtrtht &c.] Hoxacc, Ept* 
uc Xi. du Liv. 1. 2S. 

■ I -' ■■ ■ — . Nmfikus 0tfMt 

Slii^rigis fetimiu bene vlvtri* ilmdfi$$St bUqjt : 
ffi VUtkris .* 4a/>*»i Ji N n$n defiHt dfimu 

Viii 



« PIT R'fi V. 341 

A.quoi bon ravir Vor aufem du Nouveau Monde? 

Lc bonhcur taat dicrcW fur la Tcrre & fur TOndc, 
r Eft id» Q3mt&^ aux lieax oiSi iseark !e Coco^ 

£t fe trouTC k ?tti$ , de mime qu'i Ca$co. 

On neletke point des vekies du Potofe. 

Qui vit content de rien , pofl%dc,tGute diofe. 

Mais ian$ ceflfc ignoranf denos propres befoinf » 
Nous demandons au Cid ce quHl nous £iut lemoins; 
O! qoefii<^H|^eraQi:humefaluttire» 

6u6ifiant de tous manx mon avare Bcau^pere, 

PouToit;: ^MctieoaMi^;^ Yitjanbe en un cercueull; 

Etremplir ikfllu^on d'on agr6aUe deaiU 
5 Que mon ame , en ce jour de joie 6c d'opulence, ' 

D'unfttperl)CConToi phindroit peu la d^)Q]fe! 

, K E M A K§JJ E S. 

yxxi SS, — — Ctmme mix liettx 9& mewrit h dc; ] Danf 
Its Indes Oxientales , 8c dans TAfxique. 

Ve&s 56. ■ I I Di mm* qu^d Cmcomi ViUe Capkale 
da Petott dans I'Am^iiqve. 

Vers 57. ' Dts vtines du Potofi,} tt Potofi ^ on 

P^tofii Montagiie oh font les mines d*Atgent , dans le Fc- 
xou. 11 7 avoit» de Pofofii dans la premi^ie Edition. 

I M.I T. Vers 61, Olqmficit Hivtr un rhnm* fiUtaaifs Scc} 
Pei&> Sat. II. ▼. 9. 

'I 

EMUt patrm prddantmfitims / &t tfi' " 
Suk rajho cTiftt srgittti mib$firid^ dixtr^ 
fiercule ! fn^illmmve utinum » qunn fr$ximm hirfs 
Im^tllif exfnngami 



34» « F I T R-B V. 

La Mort vieol dcjfidifit le Viflilhrt Jcati|ewiaB^^ . 

iToutJter dtt^MDt^dat.dej6^niii» pditt 

7S Quoiqae fib<ikfMe4nsr cDoar>bfatttc4aliii^ 
II eft ptit l^iftmbrmr^ tiots cotv^Sd. J . : 

Le voilli fou:, fiipecbe , igip M it iu cMl » imre^ 
R^ycar/fombre^ ^qukt» iif<»»m6n)e fiaoiifCBx. 

j^s un habit cooforme ^ fit yraie origine, 
Sur le Mulet encore^il^^^h^geoit la^fiuine. 
Mais ce discours n*^ pas poiir le people igporaot» 

■ "•: [ ■ -•■\-' V- . .. — . .-•■ ■ Que 

IMIT. Vers «6. Z^ KcrPif Jkns tar^ n*^ |r»Vf» »#»W» 
wtmiU.I HQxace, £pitx^ t Uv. I. is^ 

Virtus fjt nummos, 

£t dans la Satire jff:^htc^^j»tfil.^^^ 

%At b$ndpdrs tfmkmm decepta a^ldifu fkifi ^ 
Nilfuis tfiy, in(fmt, qnt* tantif qu4»tttm haius, fit* 

Chahgu Vcxs $7^ J^eftim MUmf Fum^ci Auiieudes 

14 deux 



E P I T « : E V. 341 

Que le fy&c &)huit d'un bonheur ajfiareBt 
L' Argent 9 T Argent, dit-on; laoslui tout eft ftaiil& 
La Vextu fans 1' Argent n'eit qu un.meuble inutile. 
Li' Argent en honnete hons^me ^nge un (cdl^rat* 
L'Argent ieul nu Palais peut £ui;e un MagiftiiEit. 
Qu'iiiy)p];te qu*en tous lieuz on nte traite d'iniame » 
Dit ce Fourbe &ns foi,, fimsrhonneur> ^fansame; 
Dans moi^ ap£Bre , t(Hit; plcin 4c rases fualitez^ 
J*al ci^t jittUe v<ms en Lows Jbien compter. 
M-il quelcp^ ulc^Eit que I'Argent n^ DEie^Qnne? 
Ceft ^nfi QU*eKi £m£stva ct Financier .rai&Q&e. 
M^ pour moi » quie r^cUt ne fiiurc&rdeceyoir , 
Qui mets^aa nmg des hi^s T&ftdt'^^k^&ivQir* ^ 
}'eftime autaiit iPatiflLy 4iifine dans JSndigsoor^ 
Qu'un Conumi luigraiffi dttmaQieiii^dria A(^(K^ 

Kpn que je ibis du goAt de ce Sage infenf^, 
> Qui d*un argent commode esdave enibairafli» 

Jct- 

R E M A R QJ7 E S. 

dfoxveis qui font ici,il y avoit danslespzeinieiea^dituiit? 
Je fit ifm^ dans .wi9 jum m^ nmrnqut MSttgiJfe ^ 

Mais dpces la mort de Mr. Fatiu , qui ariiva au siois <Ur 
Taniriei i68i. TAutipux fuppiiQia ces aeinieis vciSs &«mit 
Its deiu antics \ la place. 

Ibid, ft^ime autant Patrn &C.] O L i v i e;r P a t^ u , fin 
meuz Avocat , & ]e meilleux Gianunaijrien de notxc Sl^cXCm 
Voiez la Kemarqueiur k vers 123. de la Satire I. 

V E a S 99* ■■ De ce SAge infinp. ] C 1. A T Jt' s , Jtile- 



344 E P I T R E V. 

Jetta torn dans la mer » pour crier , Je fuis Ebie. 
De la droite Raifon je fens mieax T^uilibre : 
Mais je tiens qu'ici-bas , £ms £iire tant d'apprSts, 
La Vertu fe omtentet & vit ^ pea de frais. 

xo; Pourqaoi doDc s'^rer en des projets fi yagoes? 
Ce que j'avance id » crd-moi » cher Gvxt lb&4GU£s , 
Ton Ami dhs Tenfiince ainfi Ta pratique. . 
Mon Fere» foixante ans m trafail appttqud. 
En mourant me laifla , poor roaler & poor TiftCi 

1 10 Un reveno Vsget, & foa exemple i firiTfe. 

Mais bieiKtdt amoureux d'on plus noUe m^er, 

FilSy frere, onde, coufin, beau-firerede Greffier, 

^ouvant diargcr maa bras d'one utile liafle; 

)*allai loin du Palais mer fw le Pamafle. 

lit La FamiSe en pSlit« 8c ?it ea fremUEmtt 

Dam 

R E M A R §iUE S. 

ibfhe Cyniqae. Horace die a peu pr^s la mSme chofe da 
Phtlofophe Aiiftippe, qui voiageanc dans la Lib7e,oxdoii- 
na ^ ies Esdaves de letter fon Argeut qu'ilsponoieiitjtfia 
dialler plus vite. Voiez la IsSlote fuiTante. 

I M I T. Ibid. Dt ce SM^i infinfe tx,C, \ Hoiace, L. IL Sat. 
:|1I. zoo; 

Cfscm %Ari^'ffftSf ^ firuts pfjiurt mnmm 
In media jmfip Libyi^ qms tardms irmt 
propter onus fiffift, 

ViKrs loS. Mon Pere."} Gilles BortEAVs Gtd&ec 
du Conieil de la Grand' Chatubie : ^^atement xccomman- 
dable pai fa piobite , & par fon exp^nence dans k& aitiu* 
les. II mourut en 1^57. ag^ de 7|. ans. 

Vers lop. £» mourant me laijfa 6ec.] £n?iron dooze mil- 
k £90 de Fatsimoint, dont notie Auteuz mtt enyiix>o le 

dm 



H P 1 t ft fe V. i4i 

Dans la poudre da Gttfib un Po£te haiflant. 
On Tit avcc honrcur unc Mufe e&inie 
Oormir chez tm Greffier la grafle matinee. 
D^iots^lftridiefleilfilhitrftioncer. ^ 

Ne poovant facquerir , f apprfs k m*en pagB* ; 
Et far tout redoutant la bafle fervitadi. 
La libre Vint6 fUt toute mon 6tude. 
Dans ce metier fhnefte d^ui veut s'enrii^ir i 
QuiTe^t a^f que pour moi le Son idCk fe fledfr? 

; Mais dn plus grand des Rois la bontiffaDS iimitc, 
Toujouis pr^e k courir au devant dd M^te, 
Crut voir dans ma franchife un m^ite inconsn , 
Et d'abord de fcs dons enSa mon reventt. 
Labrigue, ni Tenfie i m<m bonliew cofKratfes^ 

3 Ni tes ois doukKueux de nM» yams AdveiTajre^tf 

R E M A R §iU E 5* 

tien a fbnd-peidu fur PHdtel de Ville de Lyon, qui lui ft 
one fente de quinzc ccns livi es pendant fa Tie. Mais CajpL 
bien s*angmenta coniiderablement dans la fiiite, pax dqi 
iiicceifions» fie pax des penfioQS que le B.pi lui doi^na. 

Vkrs 112. in ■■ Frefi ^ OncUt Coufin y BeMth-frtn i€ 
Greffier,'\ Frere: de Jh'iiome Boileau fbn ain^» 9^* 
poflede la Chaij^e ihr Pete. 11 mooiut au nk^s- de }«ukf^ 

Oncle: de Mr. Dovreoii , Greffier de TAu^eiiee \ ]« 
0rand* Chambre^ fils d'une Soeur de rAuteui!. > 

CoMfin : du mboac Mr. D o n e o i », qui a d^ulS Ibtf €0i- 
fine germaine de notxe ?oete. * 

Bum-ftere : de Mr. Sirmomd qniaetla mSflic Chat* 
^ de Greffier du Conieil de la Grand*. Chambxe. "" 

Vers iiS. Latrajt mstinei'] U etoit un grand dormenry 
patdculi^iementaans ftf jcaaefle: ear il fe lefoic ocdinai^ 
jonent fort tacd> & donnoit encox I'apt^s-din^e. 

Xs % I x^o^ Hi Us trii d»nl9mtmx 4t fntt vatns tdvtrfUfNkl 



H« E P I ;T ^ fit. 

He pflreof d«ift]||iir €991^5 ao^fgsbi^^ 
Ccn eft trop: i^^^^i^hfiir %i»Sj^fmi^^^ 

On mc vcm dpi^^ Mi^imlri^ftil J9!iK^ > 

Ceft rardeat 4jS>kMiir Itftfi Amowi; H(«of . 
Ce foin tmbideux lae tjip9|tt ffur 1 j^^ 

M^ 4)t que 061 UioSmis ^ ipui^S^Mc, ?«sitfir« 

.140 Par des Vert ioifiuMlQkb oi|t4t <s JHrfciler. 

Ceft li le fed di^gm qm tioiiste eiK^ 1KB ««M; 
Mais, fi 4aiis k ten &n da 2^ ^ fit'eoiaMr y 

Far on OaTiage ciAi de5CBtif(iesTHM|H6ir» 

Je pii» llv ce fiij^et flMiliit q»6B ^€»Qr ; 

"Si jamais entrak^ d'une ardeor etnmgire, 
Pu d'tm yil inter£t reconnofflant la lo$, 
Jedieidie aioii bosibair autre pakqoe (Auezmoi* 



«es penfion$ aux vql^ut^ %^cand C^emiik XxjK^oi JMt ccc- 
^fof <mi|k^ ic en fiit iaa'v^i. Cdiii.qiii l^airoit fiute f«e 
cbligc de \z defavouer. 

. 1 li I T. ^^ci9 XH . ;^^i /mi |iv tUfirnuU Ufoirtum mjll^'l 
Co)L»Eif.ii^^ liltifSm Cmt^9 A&eV. Sceaey. 

EfiTRE 



E PIT RE VI. 

A M. DE LAMOiGNON, 

OUI, LAMoiGNQHr jefiusl^chagruisdc}* 
vaie, 

Et contrc eux la Campagne elt moti nriique aille/' 
Du Lieu qui m^ rcticnt vcux-tu voir fe Tableau ? 
Ccft Utt petit Village , oj^plMt un Hkmeau , 
5 B&ti fur le pendiant d*uD long rang de col&aes, 

• , , , . , . 

a B Af ^ Jt8^F*4 

^^ ^itie yil. rAuteiu ^tant all^ paflcr quelque cems ^ 
HamUc, petite Seigneuiie pr^s de la Rocne-Guion, qui' 
apattenoit a Mx. Dongois ion Neveu. Mr. de L a m o m 
e H o N le f ils , jl? ^ipat Q^^ralb. l«JL^«Kiv# une Lettre par 
Uquelle U iui xeptochoit fbn long u;joux a la Campagne tc 
4^WiQ(tai( 4e fevcaur a Pa^i^ J^c* -XVe^pil^u^ 1^ cnproiar 




cond » qui cuiur le mime (niet. Mt. C itn e-sxiciv Fran* 

27A9U J^^ s^ce w iftdnutt Ai«aftf«r«f|icfK to«ics,Cta> 
f/ts d'^Avocat General , Qc/die cPKJ^^iPAC ^>|loi»ic|Sr 

iL^MBhr<sui^«» 4ii <:4ce 4c HsMite itriU8f;U«ic^ dc Auiiw 
Pans loioes k» tdiiiMtf U y lami i Im «M»f|;%:<^<iffM,^Np- 

Ibaance vicieufe, pr^che U Tf^che, & il la corrigea dao^i^ 
deinieie Edition d^ 1701. J<a dcsicx^ion qu'il a hixc ic eer 
YlUagc U de» cafisons » eft txH^^aaJ^ 6c d*^ili natufe;. 



348 t ? h T K E VI. 

D'o& roa s*^rt «a loin dus les phinfs ToifiBcs. 
La Seine au pi^ de$ monfH, que fon flot Vient^ver ^ 
VoitdufeiBdefeseauxTingtHesaT^Iever, ~ 
Qui partageant fon corns en diverfes manieres, 

to D'une RiYiire feuley forme yingt Riviircs. 

^ Tons fes bords font coaTerts de Saoles non plantez, 
Et de Noi'en fouvent du Paflant infultez. 
Le Village an deffas forme un ampliith6itre» 
L'Habitant ne connolt ni la duux ni le platre. 

15 Et dans le roc» qui cide 6c fe coupe aifdment, 
Chacun £ut de & main aemer fon logement. 
JLaMaifon du Seigneur » feale un peu plus orafe, 
Se pidente au dehors de murs environa^e. 
Le Soleil en naifiant la rqgafde d'abord; 

^o £t le BK>nt la defend des outrages du Nord. 

Ccfr 

Tsftfl 25. TdHtotyMn Lruntnmdin ice."} II liibit alotsles 
IBjpiis 4^MoMTAGH£, doBf U matquc k canftiie par ce 

vers: 

J^9ccitf md T^ifin tTmilu revert ei, 

■ Zb dler> MoACa^ne denne lai'inSine \ fei Eciits le non 
« de Kiveues: xAnffi mtiy dit>il , .;> V9/V mieu* ^mt tntt smrt 

rr ce fi»9 id des lesveiies d^hemme ^uin^d geufie deeSdemet^ 
eroufie fremiere, L. I. ch. XXV. 

TiRs 29w glttelfmfiii Mue a^ds.'l On croh ^e rAoteor 
^Ofoit dft tnettie i P^apiU: ce detniei mot ne ie mettant ao 
flariel, qiie4ans k itm figoi^: tes Mp^ss el^itm Belie, 

I M X f; Ibid. Sluilpt^U uttn ^4^&c.} Mattial>l. EfigL 
#<» 

MtfUmmtnnwUfilimtemdtuirtfiti^ ^ ' 



fi P I T R E VI. J45, 

Ceft-&» cher Lahoxgmon, que mon esprit 
tianquiie 

Met ^ ptob les jour que la Patque me file. 

[d dans on vallon bomant tous mes delirs , 

Tadi^e \ peu de frais de felides plaifirs. 

Tantdt, un Livre en main errant dans les prairies, 

To^cupe ma Raifon d'utiles r£ireries. 

Tantdt diercfaa&t la fin d*im Vers que je Gonftnii , 

Te troave au coir d'sn Bois te mot qiH m'avoit lui. 

Qoelqaefois aux appls d*un hamegon p^de , 

Tamorce, en badinant, le poiffoii trop avide; 

Du d'un plomb qui fuit TGeil, & part avec T^clair^ 

[e vais faire la guerre aux haUtans de i'air. 

Jne taUe » au retour » propre & non magiufiq,ue 

^lous pr^fente un repas agr6ible &c rulUque. 

Ukyl^yif s'afiUjettir aux dogmes du Brouflain, 

Tout 

R E M A K §iUE S. 

V I R s 3 1. Oi» iPun fhmh qmfmt Pail, & pMft «vm i*Mrik/r.| 
LI faut lire, J»tt Cail^ 8c non pas, fuit^ comme qudqaet- 
ins Tont ciC La legi^iet^ & ie fon de ce vers, expdment 
>ien P^dat 8c le piomt effiet d'un coup de fiiiil. 

I MIT. Vers n> VnttMkkmr^t^urbfJLl Maitial»L£pigc 
LVL 

Tsi^s 35* •— ^ ,^ttx dtgmti d» Br0Hjrdin.} Hems' Vnthi 
LAKT»ComteduBaoussiM>.fil»deLouis Brulart, 
Seigneiu du Buoussim & dn Ramchek j 8c de Ma« 
DEL AIMS Colbert. Yoi'ez la Remarque qui eft att 
coffliBcaceincBt de la Satkc tf oifieme* 



ijs> * F I T R E VI, 

Tffttfie ot'qo boit t&bs»t tKWt.ce ou'oammA 

La raaiToQ le ionaiit « h Pvmtc Tmiame, 
Et mieux ^ue Betgemt I'app^ Ks^&i&o^a 
O fortune S6puri 6 iCiMtnps «0kez4cs Cipq^l 
40 Qgc pour iain^ Iq»1M li^Q^ f i» 4^1^^ 
Ne puis-je id &xft m^wl^ i^gftbofvley 

Et .OMDII tdc tOQS iMs chM^ >QWt;lCJttW>ilfj: 

Arrach^ inniffi mm , jfiifrntfcim fms. 



T«iL5 ft^ Bf miemc^ifue Bfr^MH^j Wa m m m amumi -oi 
demeuroit it Ja Hue w Acui»-£oms « i i*£«iqgi»e m 
bons en^iiis. 

1 M I V Vats i«. (> fotmUf^mt S d¥mfi to.3 J|ocH»> 
:;Uf|:t IL Satixe VI. ▼. 222. 

Uunc VtterMm libris ,- mmfiimik &' imrtibm b§rU 



Baltazah B011.SAV. 11 <y»it ^ dos bicns rftnfito- 
.^•^tes« ^M»eauti9$, iiol$4uuigc$ de ^'ent «ks Hcntesf 

mais CCS Charges a'lant ete fiipprim^es , il etoit obll^ ic 
^ foUicitei le lembouifcment de fa finance : fie iJ avoit eofa- 

f€ notre AutcHT 4fuis fisti feiUfiia»j«nj» fiic cone w^fki dr 
ii. Colbert. 

I MIT. Vers 5*0. L^m itmemt ^lu Mmrdts , ^ fiwrrr sm 
Ja^rslfUs,} Jloface> IJ^ije If. du Livre IL €t, 

. i, ■■ ■ CidMtthic in Mtt ^irmir 

Hie ^xtrtm^ in iAvtwtitu: vifenditf mir^nt, 

fill 



E P I T * S VI. 3^ 

Chex vIq^ Jai^cs poux loi J'atflie J^lUpiti^ 
n &ut yp^ 4^ ic^ ]^ ks pto fipnfi46raUfis^ 
L'un dcimpqccjfta lim^^ ^ ir^uta^ mix l4Ki»aUQ|.' 

Hier , dit-OD , de vous on parla chez le iU>i,. 
:Bt ^attentat horrible on traita la Satire. 
Et Ic Roi, que djt-il I Lc Roi fe i^it^ rire. 
5 Contre vos demiers Vers on eft fort en courrouz r 
Pradon a mis aujour un Livre contre yous». 

KB M 4 ^ §L^ E S. 

MoMt Au.sfi^R HC 4e IjuTcKt ppipr 4e bUmec ks Sacizes^ 
^^ AO^ Tti^tfi* , ^n jom k B.pi > fCH touchiS det cenfuies 

ios» Qa^ l'Au$cw li^^ Aa Roi isclte 'H^, Sa Maicfi^ 
xemaiqua cet endiok (i^^oiip jo^aiitjiifit ^/e mit encore 
\ ^afiic iQ^aiiMie. Uoi3i^(|l. i;^t. UU tz. } eoiDj^toit aaffi 
iw k iiifi^ti^ a'JMisaile» fafiiieil cas. 

JuiiciuMqut. Sftt , Ji quis maid : fed hna fi qui* 
yi4ieefifi9d*diritjs0d4tura^fm? $i qms 
efprtbriit dignum iatravtrity integir ifftf 

T'khs ss. CorareviderniertVirsUcA C*eft ra^kie VB. 

c^ Mx. Hacbve^ <^ ssvoit ^ coz&pofi^e dcpnis pen. Com- 

. nr f^p $<>iitkat j^l\^<^«ttfs<iaks iS^rMues, elle avott esfi- 

$e ic iiow^f^ tifmmn ^ k ffmm- ]Pia4oa iiic mot,. 

qui y ^toit nomm^ en mal, fubH^iHli^ Cti^qil» dcs Fa&- 
' te tkilfeXXlDitoT j imtnliiff /# Trim^M^*^kttm C'eft 



K» E P I t R E " VI. 

Et chez le ChapeUer da coin it notre Pbtce, 

Autour d*aQ Caudebec j'en ai 1^ la Prdfkce. 

L'aatre jour Tar un mot la Cour vous condamci 

€o Le bruit court qu'ayant-Uer on yous aflEifCna. 

Uft Ecrit fcandaleux fous votre nom fe donne. 

D'un Pasquin » qu*on a fait ,au Louvre on vous foup- 
{onnc 

Moi? 

\ qooi fait alluflon le veis (iiivant : trAd^n s mts Mm jntt m 
Livre contn v»ms, 

Chakq. Vers 5t. x^mmr iPim CMtdekec,} Nocte Ameni 
avoit mis dans toutes ks Editions} Ji i*eHt9mr ttm $dfn'f 
mats ce mot, a I*entoitr^ n'a aucwi i^gime, & fe dit abio- 
lament. 11 eft Advezbe, U, son pas Pr^pcKdtion. G*eft 
poaiquoi FAuteui a fiiit mettre dans la derniexe ^ditioa de 
troT. yAtttour tCtm Candikn, C*eft unefoite deChapcaaft- 
i)ifqa^ daAS la Ville de OuuUbn eft Nomuuidic. 

l6id. J'm a$ l& la Pr^faee. ] Gfeft cclle qoe ?« i- 

D OM avoit fait imptimet I la t8te de fa Tiae^die de Yii^ 
dre, au mois de Mars, itf77* caf cette Fiance eft toute 
contre Mr. Despr^anz & Mr. Racine. 

V'lUS €o» Ia bruit €9$m tn^tvAt&'hiit •» vmw MJptjpM,] 
L'Abb^ Tallbmamt I'aln^ avoit fait c<Niiir ce faix 
bruit. Voiez le rets 90. de I'E^itre qui fuit. PraMloa ^tant 
^ la table de Mr. PeHor, Pxemia Prefident ^ Kotien, avoit 
dit que Mr. Despr^aux avoit re(u des coups de b4roa. ^- 
vsnt'hitr : dans ce mot compof^ , notre Poete ne doiiae 
^'une fyllabe il Hiiri qnoi qu'il Tait fait de deux fyllabcs 
aans le vers 52. Hint dt vm^ dit'tn^ 8cc. C*«ft» dt^lt- 
U, paice que le mot f/iVr, ne ieroit pas aflfez ibuteott^ fi 
on ne le faifoit que d*une fyllabe quand U eft ieol: an lig^ 
qu'il eft aflez foutenu quand il eft joint 1 uatutxcflttt 
COmme xAvunt^hitr, 

Vers 6 i . Vn Etrit fisruUlmstfim ^otrt n&M fi d0tmt.\ Od 
tttriti^oic fauftcment ^ notre Anteur, un Sonntt fiiiil^ 
. contre Mr. le Due de Neyets* Voiez lea- RemaKipti Jbf Ic 
' 'dernier vvn de I'Epltte iiiivante; . . ^ 

V a4ir« M, -^iv- 09 mm /^ dit^d^M fsUhKmdl 

U 



E P I T R E VI. 353 

'Moi? Voos. On nousJ't dit dans le Palais Rolial. 
Douze ans font 6covkz depuis le jour fatal » 
^5 Qu'iin Libraire imj^mant les eflais de ma plume. 
Donna povr mon mjilheor^nn trop heuF€ux volume. 
Tou]ours»depais ce teihs^ en prok^ainfot^ ^coors. 
Centre eui h V6rit^ m'eft un foible fecours. 
% Vient-3dc la Province one Satire fide, 

D'un 

La plupait dts Nouvelliftes s'aflemblent dans le jaidin du 
Talais Roial ; & l*on app^le oidinaiiement les nouvelles 
faufies ou fuspe^les , d£s ntHvelies d» Paitn's '^Ui, 

I M IT. Wci8 44. DoHx^ Mifim ifultx, ficc, ] Hoxace, !«• 
II. Sat. VI. 40. 

$4ftimm oStLv prtfior jdm ft^nit 4nn»u 
Ex ^ Miomas me tofit h^ere fk*r»m 
fy nfumro, ........ 

Per totum bee tem^m JiUje^ier in diem & beram 
Invidid* 

Ibid. Deuzj ans font ecoulez. &c ] La premiere e'ditlon des 
S^tif es fiit faite au mois de Mars , 1666. Ainii, la douzi^- 
me annee couroit en 1677. quand TAuteur compofoit cet- 
te Piece. Horace ie plai^noit auifi de ce que Tamitle done 
4K^cene Thonoroit diepuis pres de huit ans , Tavoit expofi^ 
auz traits d'l&Envieux. Voiez la Note pr^cedente» 

VSRS 69, Vient'il de U Province une Satire fade , &C. ] 
I>ans les e'ditions contrefaites des Oeuvres de Mr. Dcs- 
^leauz , les Libraires ont infere quantity de mechantes Sa- 
tires dont il n'eft point rAuteur» & qui font indignes de 
jni. Teller font les Satires centre le Mariagey contre les mal" 
totes EccUfiaftiques 3 contre les DireEteun $ contre les sAbbez^s 
Be pluiieurs ^utres Pieces de la m£me force. Qudque te- 
jnarqinible qiie foit la difference qa^il y a entre ces Satires 
& celles de notre Auteui, bien des gens qui n'bnt pas le 
iiscemement tiTez jufie» ou qui n'en ont point du tout» 

Ae 



354 E f^ I T R E VL 

70 D'unFlaift&tduj>j^in&pidcJioutade; . 
Pour la fisutc qQunr.» lOa dit qu'eUe^deiMH; 
£t k lot Capupagnar^ Ip crok ^ bonne fi>L 
]'u bom piondrc i tiimoin ^ la <k>iir 8c la ViUe, 
Noa; i, d*aBtic&4 dil^il> ^n omnoitvoM ftik. 

7S Combien4e tiems CCS Vets vonsoni-ik faion coi^i 
lis ne font point jde moi# Monfieur » isn ^^^ 
Ptut-on m'attribu^r ces fottifes ^tranges? 
Ah! Monfieur, vos m^pris yous fervent de louanga* 
Ainfi de cent chagrins dans Paris accabld » 

Jo. 

R E M Ji R ^V E 8. 

ne laiflent pas de lui attribuer ces milcrables Fibres. II a 
meme ete plus d'ane fois e<pof<f au deplalfir, txis^'feBii- 
ble ^ un Auteur , de s*eatendre loiiec principalement lot 
ces Ouviages (uppofez , & pax dcs gens qui ne lui diibient 
pas un mot de les veiitables Ouviages. Vn Capocin entie 
autxes , 6\iUit a Bouibon dans le tcms que notxe P«cte r 
pxenoit les eaux , voulut lui faixe voix qu'il avoit bien In 
les Poefies, & cxut lui faixe beaucoup d'honnenx -en le ft- 
licitant fux la Satixe sontre le Id^rtAge , dont il fe niit \ le- 
citcx 
lui 

Ti^ce: lebon'Oapucii 
m^me on nouveau fiijet de le l6aex fux fa int>d^e, wee 
qu*il xeftifoit I'honneux qui lui terenoit fi jofteittent «e ee 
bel Ouvrage. Une antxe fbis la m8nie diole hii anirt o 
ma pxefence. Un Pxorincial qoi fe difoit Neren tle.'te^ 
Tbuxcxoi, cdebxe Avocat, vint voix Mx. Dcf P t giw a fA 
jxetezte de le confiiltex fux une ]^xte diffiqahe ile ^^finli' 
maixe. Cec homme s'avifa cnfuite de patlei des li«iar w^' 
vrnges de Mx. Despx^fanx, fux tout de la Satixe «fll atolt 
iaite, difolt-il, contxe les Gens ^Etlife. VL fe x^cdattii- 
. coup fitr c0i Gens de Mitres & de Cteps^ qni ibnt tmtiiiir II jif 
^erhes Caroffesi 6c il alloit cbntinuex, ^innd Mx.'lMl|«W 
indi^a^ (run jugement fi faux: fe vgts km^ lui 4it^il> tn 




E P 1 T R E VI. 355 

•^ Jugc, fi lowjours triftc , intcrrompu, ttoublf, 
L AM PXG M on 9 \*zi le tems.de couttjfer les Mufc^ 
Le monde cepeodsmt te rit de nies excufes, 
Croit que pour .m'inQ>irer fur chaquc 6\tewmcnt0 
ApoHoQ rdQil; yq^ ^ pr^ioier jnaodeiiM^it.. 
^ J Un bruit court que le Roi va tout r^duwc enpoudre, 
£t dans VfllenGietme eft entr^ comme un foudfe; 
Que Cambrai , des Francois r^ouvantabte^^cueiU 
A vii KHbbcr eiifo fcs murs & km orgudi t 
Q«e devant Saiiie^Oitier, Naflau^ par &d4&itt, 

iodxianc malignemeot , ^i«r z^tfiM 4u conmijftx, f^t mcfirt ma- 
'Otfvmges'i mMSJeveux vous Apfrtndre a les cennoitrtf far cex 
^tinqmfsifaits centre cettx f«i enjngent M>Jfi nuU que vem : 

Vient-iL de U tAo^^^ SMsr^^idk^ i 
,'., ^^j^^f^^ifitnt^dHj^aUtHf^idebmade^ 

PgmUf9in'§emMf<»n'ttifqH*eil$efiil*tn9it 
JEt le fit Q0,mp^fg!ii4rd le croit de b»nne fot\ 

%x 4U4nt ce deiniex vers Mr. pespf eaux jetta ua legaxd £ar 
jSc ntcp ciiant iuiroA h&mnne , fie k cpxigedia. 

,Vgc,]i9 3^ Zt d^im Vdencieme,'l h^ ^oi ii^t f^xt ixkw-^^ 

j[f,yjillc4c Valeilcienac gU cpamieficQment.dc.Hars, v/Sji, 
jQ^ Villg) ^M quel^ues ipjir^ de li^e , fUt cmpoxtoe 

jTjiS^ <^nxcuDs:d^inedi^iuKheaj:e. Xe$ Franpis entxe- 

IX^ p|:|eifnele av/cc les A(Hje^ez> & Jfc xendiieiit nuU^xes. 
,^ jai^iace. Le Koi i&uv^ cette TiUe du pillage. 

V.f'^LS 8.7. ilju Cambrdi 9 des Franfois.l^^^iptiMvantable /ateitl 
.Sons Ids z^gncs pr^cedens, Caoibxai avoir M affiege ijciu- 
ipemcAt pax les JFxaii|Qis ; jnais Sjpxiis y'mgt jours de ii^g^r 
4eKoi fe rendit ^ato de la VUIe & d<s la Cicadelle, ie 
:JI7. d'Avril, i€77- 

Y«ai 



3S6 E P I T R E VI. 

90 De PhHippe vainqQCur rend la gloire complif:e« 

Dieu fait eomme les Vers chez vous s'en vont coder, 

Dit d'abord on ami qai veut me cageoler, 

Et dans ce terns guerrier, & fteond en AduHeSi 

Croit que Ton fak les Vers comme Yoa preod ki 
ViUcs. 

9S Ma^ moi» dont le gjfnie eft mort en ce moment, 
Je pe fiu que r6poiidre i ce vain compliment : 
Et juftement conlus de mon peu d'a^Kmdance, 
Je me fiiis on chagrin du bonheur de la France. 
Qulieureux eft le Mortel, qui da monde ignor^y 

100 Vit content de foi-memc en on coin retird! 

Queramourdecerien, qu'on nomme Renommfe^ 
N*a janiais enivr^ d'une vaine fdm^e ; 

RE M A R §i^U £ S. ^ 

y I RS po. De Philippe vdiaaueHr 8cc. ] ?HttIPVsde 
Fzaace, Due d'O r l e' am s , nc le ii^ge de Sr. Omer9 pear 
dantqiie le Kol afliegeoit Cambiai. GuiLLAUMS^vt 
Nassau, Prince d^O<« a m q e , ddiesp^iant de fknrer Cilii- 
bxai , maicha avec trente mille hommes pour fecoarir^UfV- 
Omex,& vim fe pofter fur les hauteurs de Cailel. An hmt 
de.fa marche, le Ouc d*Oxleans laifia des Tconpes dqprttt 
la Places & quoi qu*inferieur en nombre,it alia imMta^ 
de lui pour le combattre. iSalgt^ le d^favantage da iUhb- 
bre & du lieu, ce Prince remporta une viftot& conaflct- 
te, ^ Sc mit en fuite le Prince d'Orange avec la tco%ef. 
Apres la vi^oire de Cafiel , le Due d^Orl^ans rentia iliDS 
les Lignes pour continuer le fidge de Saint- Omer qm dfi* 
tula le 2o. d'Avril, 1677. l«'Auteur m*a fait xeman^ 
que dans les quatre vers pr^cedens, o^ il pade del eoor 
quotes du Roi , il aToit emplo'id tout ce que la Fo£fie a de 
plus grand & de plus magnifique. Mais que Toulam enAt- 

' -tc 

* Lt DimMnche des T^meauxp xx. tT^vrtl, i<77» 



E P I T R E VL 357 

(^ai 4e frlibect^'forme toutlbn pbd&r , 
Et ne rend qu'i lai ieul compte de fon loifir! 
II n'a point i foufinr d'^onts ni d*injuftices; 
Et da peuple inconftant il brave les caprices. 
Mais nous autres fiureurs de Livres & d'£crits» 
Sur les bords du Permeffe aux lotianges nounis, 
Noas ne. laurions brifer nos fers & nos entraves; 
Du Ledeur dd^gneux honorables esdaves. 
Du rango^ notre esprit une fois s'eft £iit voir. 
Sans un ficbeux 6dat nous ne faurions d^choir. 
Le Public » enrichi du tribut de nos veilles , 
Croit qu'on doit ajoiiter merveiUes fur merveiBes. 
&u comble parvenus il yeut que nous aoifSons. 
[1 veut en vkillifliuit que nous rajeuaiffions. 

Ce- 
lt EM A R§l^UE S. 

:e paxier> ibuis ces deax derniers vers, de la double vidoi- 
ce xcmpoct^e pai Moiifieur,U atoit piis an tonmoinshaur, 
Ic avoit choiu des tertnes moins ^levez : ne voulaat pas 
nettxe ce ftinct en paraUele avec le Koi. 

I M IT. Yen 99' Slf^iiffitff 9fi U'M9HeL ] Un antxe Poe* 
te a 5ut le mdme (ouhair: 

Fr//x Hit dnimif Divisque fimUllnmi iffis^ 
StSfHB mn mtndMei rtjpkhdens glorid fkc9 
£9.iiseir4t9 noH fsftfi mals gditdU Imms : 
' Sid t4t$ft/ifUt ir* dies , & f4ff*r» et$lm . 
Exi^it itmtnd ttunfmUd filentU vit4,. 

Angel. PolitianiiS} in T^fii^ v, 17^ 

yias ixtf* // Vim i» viiiUiffiuuft ^fi9m n^nmiJIiiM^ 



3s8 E P I T K E VI. 

Cq)endant tout.d6croitr 8c moMsaftid^^iEagiB 

D*aucuneddeeiconii'a^flfStri>lc vi&gd^ 

D6ja moins j3l6A< it tea^ potir wilder mt.ydx 

110 J'ai befoin do fileitcc4c.<k i'ombre derBois. 
Ma Mule ^ui fe ptelt dans lean tomes porduc^ » 
Ne fauroit plus n»tfdicr fiir le piMrd d^tues. 
Ce n'cQ; que d»ii<oc^ bottrptopres^^ vor^^oMf 
Qu* Apolloa q^l^dfoii daipe eocorr m^lSGo«ro& 

115 Ne demode dQQC plus ptp q^eUe humeuf ftuyag^^ 
Tout TEti' loin diK toi demaucant att isillige » 
J'y pafTe obftin^si^nt ks ardours du Lion ^^ 
£t mptitre pour Paris fipeurdep^iSom 
Ceft i tQi,L.iri«*Qj&j»oHri^ue ie nm^l^Bftiffimcc; 

130 Lcm^ritc ^l^KUMy». & la^l^mift^l^qaia^ . : 
Ap^lent dans Paris aux fublimes emplois, 
Qu'il ficd bicn d'7 vcillcr pour le mainticn dcs Loix. 
Tu doisli tous tc^foias^drbien'dc Vk patric. 
Tu ne t*€ii' pau^baimir (pscrfOi^^lf^litr ne die; 



. .' ! 



R M- M'^'-jt^" It- 



R $» 



Ceft poui fe plaindie de cette injuftice, qu'il a efmpo& 
rEpitre X. iL fci^^*.* ^ < < '^ 

Vers 117. ■ ■■■ Et imi-memei^^'<P0^ Uii.^ Uetoit 
dans fa quarante-uniemc ahnec. 

Vers 127. Ty f^ffk ohftinimnr U^ 4»4^i OirLtoiL] U 
mois de JuiUet penda^at 4«qHcl Ic ^fU eft dettfr IrSigoe 
du Lion. ^' 

I MIT. Ibid. t t y Ln ^rdHgtt dit U9H.t IforiWirline 

I. EpitreX. isr- . 



W^/mi^r-Mmitr. 



Lr 



E P I T R E VI. 359 

'aeVOpprefleur ne montreun front audacicQz; 
t TWmis pour voir dair a befoin de tcs ycux. 
[ais poortnoiy deParis CitOien infaabile, 
[utnc luipuisfbtimirqu'tiiirfivcur inutile, 
me iant du repbs, des prez & des forits. 
.aifle-moi done id , fons tears ombrages frais, 
.ttendre qoe Septcmbre ait ramend TAutomne, 
It que Certe conteftte ait fait place I Pdmone. 
>iiand Bacdins'comblefa de fesnonveanx bienfaits 
^ Vcttdangcur ravi de ptofcr fons Ic faix, 
JLuffi-tdt ton Ami , redoutant moins h ViSr , 
r'ira joindre k Paris > pour s'enfuir a Mville. 
A 9 dans le feul loifir que Thdmis^ t'a laiffd, 
Tu me verras ibuvent i tc fuivre empreffd, 
'ourmonter i dieval rappelant mon audace, 
ipprentif Cavalier galopper fur ta trace. 
Fantdt fur llierbeaffis an piddreercdteauz, 
Dh Polyaine 6pand fes liberates eaux , 

Lat- 

R E M A R §i^V E S. 

LtniM & rakitm CmU^ & m^mmid Lktniss 
Cum panel ^MUfitfikm fmib nmd tt4 a mtmrnM - 

Vti.8 132. Hj^il fied biin tPy veil let four iemdt'ntien des 
Ltix. dec] Ce vers U let qnatre iuivMs<' exprincnt les 
principalcs foa&ions de la Cnaige d'Avocit General. 

Vers 146. — ^— Pour s*enfuitr i Baville,} Seigneu- 
tie conilderabk «• .^pBR^itnr ^ ^fcr. db LaiiiDigiMiii. £lle 
eft mneuf Ueiles cle Paris, du cote d*£tampes & deChities. 

Vej^s. iSMmViftPiflyprine A4n4xfi^lHterMeS: ^luueil fontahie 
i une demi-lieue dc Bi?iiic > ainfi nonunec pax Mr. le 

Pic- 



{ 



36o E P I T R E V L 

Lam PIG NO N, nous irons, libr^ d'inqai^tadCi 
Discoarir des Vertus dont tu fais ton 6tude: 

155 Chercher quels font les biens vdritabks ou fiux: 
Si rhonn£ie homme en foi doit foufSir des ddfaoz: 
Quel chemin le plus droit a la gloire nous guide, 
Ou la yafte Science , ou la Vertu folide. 
Cell ainfi que chez toitu fauras m'attacher. 

i5q Heureux ! H les Facheux , promts a nous 7 chercher , 
N*y viennent point femer rennuieufe triftefle. 
Car dans ce grand concoursd*HoiAmesdetouteespice, 
Que fans cefle k Baville attire le devoir ; 
Au lieu de quatre Amis qu'on attendok le foir, 

165 Quelquefois de Ficheux arrivent trois vol6es. 
Qui do pare i Tinftant ai&^gent les allies. 
Alors fauve qui peut, & quatre fois heureux. 
Qui fait pour s'dchapper quelque ant;e ignor6 d'eiA 

K E M A R §iJ/ B $. 

?xemier f r^ildeat de L a m o i g m o m. Ce nom defigne I'a- 
bondance de (es eaux. Cotte FoDtalne a ^te chantee pit 
nos plus grands Poetes * , dc elle eft devenue presqne auS 
celebxe que I'Hippoa^oe. 

1m IT. Vers i$5. Chtrcher quels font Us hUns bcc.} HoncC) 
Liyre 11. Satire VL 72. 

■ I ■ III' II I St^d md^is dd nos 
Pertinetf 4ir fiesctre mslnm ejf ^ tptAmm: mrumnt • 
Divkiit htmiiut t sn Jint virtmt bedti : 
S^idve ad amicitUs i ufiUf rtStttmnti trdhatnos: - 
£t qu4 Jh HM^ra hni » fismmumque qmid ejus, ^ . 

EPITRE 



E P I T R E VII. 

AM. RACINE. 



Q 



Ub tafaisbicn,RACiNE,araided*un Adcar, 
Emouvoir, <ftonneri ravir un Spedateur! 

RE MAR §L^ E S. 

Ette Epitie fiit compofee a Toccafioii de laTiagedie de 
Phidn & Hippolyte, que Mi. K a cine fit leprefentec 
pour la pxemieie tois le premier Jour de I'aunee 1677* (xa 
te Theatre de PHotel de Bour^ogne. Quelques peifonnes 
de4a premiere diftin&ion, unies de gout & de fentimens* 
ai-ant appiis que Mr. Racine tzaVailldit i fa Phtdre, pouP- 
fdrent F r ad o n a faire une Tragedie fur le meme iujet» 
pour mortifier Mr. Racine, & pour faire tomber fa Piece 
quand elle paroitroit. Fradon , fier d'un certain (ucces quef 
la Cabale avoit attir^ \ fes premieres Tragedies *, fut af- 
iez vain pour ofer jouter contre cet illuftre Foete : il com- 
pofa done fa Phedre par (Emulation, & la fit joiier deux 
lours apres celle de Mr. Racine , par les Comedrens dir 
KcA, Quelque i^auvaiie cue fiit la Fiece de Pradon , elle 
ne laiifa pas de paroitre d'aboid avec ^clat, & m8me de 
ie ft>&^emr pendant quelque terns. Deux chofes principa* 
lement contribuerent a ce fucces : la concurrence des deux 
Tragedies , & les applaudifiemens exceflifs que les pro- 
te^eurs de Fradon donnerent \ fa Piece. D'ailleuis , tons 
ceux qui ne pouvoient pas entrer \ la Phedre de Racine , (&: 
c*^toit le plus grand nombre) alloient ^ celle de Fradon* 
Mais le Public fut bien t6t fixe : la Tragedie de Pradoxt 
fut emi^rement oubli^ej & celle de Racine eft regardee 
encore auiourd'hui comme la plus parfaite de fes Pieces » 
& le cher>d*oeu?re du Theatre. Le fujet ^e cette Epitre 
VIl; eft Putilite qu*on pent retirer de la jalouiie de fes en- 
nemis, & en particulier des bonnes 8c des mauvaifes Criti- 
ques. Plutarque a fait un Trait^ fur le meme fujet. Cette 
Epitre a ^te faite avant la fixi^me, au commencement de 
Tannee 1(77. Au mois d'06^obre fuivant, Mr. Despreaux 
& Mr. Racine furent choifis pour ecrire Phiftoire du Roi. 
Vers 1. ^e tu fats .bien ^ TUdnef a, I'aide tCnn ^Seur, 

&C.3 

* Pirame&Thisye: TamerUn. 
Tom. /. " Q^ 



{ 



g<Tz E P I T R E VII. 

Jamais Iphig^niC;^ en Aulide immolde, 

N'a coiit^ tant dc plcurs a la Grhcc affcmbl^, 
.5 Que dans rhcurcux fpe<gack i nos ycux 6tal6, 

£n a £iit fous Ton nom ver&r b, Chanmesld. 

Ne croi pas toutcfois, par tcs favans Ouvragcs^ 

Cntrainant tous les coeurs, gagner tous les Mirages. 

Si-tdt que d' Apollop nn Gifxv^ in^ii^ , 
10 Troave loin du Vulgiire \m chetnia ignore, 

J^ qeot iieux .cotur^ lui ks .cabales s'amaffent* 

^ E M A R g^CT E S. 

4l<»] Les Enaemis mSmes dt Mx. Kacine ont Mjoblijffa, 
de convemx du g^and Gicchs de £e$ Tragedies 3 mai$ Us oat 
ci4 dtmiBuiu la liwxtuUm de cet illu^te Poet«a^ ta dtfaat 
.<)u*une paxti« de la gloixe etoix di^f aux A6tmm qf» ^ 
jouplenc. liC9 A^eius d'aujoutd'hui oat btien fait cfaiuwu 
ce fCji^oclU, 11 eft vxai qjue A|x. JUcine ea av^ut tuwi 
d'pxcclieos. MoMTFLEvEx fit ih fi «aiig.f|EQtts pwr 
^tpfipieiixex k^exipaiiage d'Qffilte daos jl'^«irMRM4p,qa*il 
.ca xiv>uxuc^ La MA^utnne deTKisTAM avoit <:aiiK Ic m2* 
XQp iptt «1 M o N D o R I Cpm^ditn. 
apHANf^ yp(s j6. En A fMt,] Pxaniiie ^^axioiki lfi»* 

f4it. 

)bid. En A JMt fmi fon n*m verfir U ClnmmetU. ] OiWM 
A^icey Mx. jBLafine qui xecitoit admixablcmentbieasiroic 
^xjs foin de la foxm^r. £11 e mcwxut aa mois d% Ji^kic 
j.^j % Auteuil> pxi^s de Paxis, oadl« ^toit alie pK^^ic 
Taixl l^endanx fa deini^ie maladie elle x^nooifa guTilf*' 
^xe en prefenct du Cuij^ de St. Sulpiqet 4c avadt fi m$^ 
cile xtnouvcilla cette abjuxatipn entxe Us mains du Qfd 
4* AuteoU. £lle a ete eutfxree k St. Su^ce , qin i%m ft 
paxcMfCb. C H A KM s 9 L e' fou maxl, qui etoit auifi Cw^ 
%eii, QLOUxut fubitement en 1701. ipicanc da Cabuzft 

1 M IT. Vexs 1$. Z.i> .Ai^r^ ffiU* id ^i i8(C. ] Hofacc 1'^ 
jdil eiiplu^ d^iin epdxoix. 

yirtntem incolumem odimus : 
Sahlatdm ex 9chUs q»4rimm jnvidt, L. IXZ. OdeZZlt.l'* 



E P I T R E VIL 3«j; 

Ses Rivaux obscurcis aotour de lui croaflent^ 
£t Ton trop de lumi^re importunant les yc»x^ 
De fes propres Amis ltd fak des EQvieinc. 
La Mort feule id-bas, ^n terminant fa yk^. 
Peat calmer fur fon nom riojuftice U TEnvie^ 
Faire au poids du Bon Seas peier tous lis £cnt5« 
£t donner i &s vers leur l^time prix. 
Avant qa*aa pcu de terre^ obteou par prterCf 

Pour jamais feus la tombe c6x eB&umi MolieFe» 

Mil- 

KE M A R §iU E S. 
Le mime dans rEpltic pcemi^ie.da l.in:e,fecoiid> yeit lU 

Cn^irk intfidi^m fitprtmo ftte dftrntfi. 
Vrh tnim fid^vrt f»o ipnp'M^tPont ana 
InfrA fe foJuASi MxtinOm -M^AbitHr idtm, 

lixopexce, Livie III. £Iegie I. %i, 

%M tmhi qu9d viiM dettMietk Hvidd tmki » 
F^Jt 9Kp^ ikplm finn^e rMft h§nn, 

£e Mi^iil) dftns plufients £p?gxami»esi 8tc; 

C fl AH o. Vt^ 17. faire m ^ids du titn Sens,} fiemf^xet 

• ibid. f*irt dii-^ds dti hikfins btC^ Ftcmite mitniite; 

Des S4t* de qndtiti CignofMae hsmem, 

TSfLoAS, i'Auttiic fiifiptisnfl ee^ deux YCf s pois ne 1^ d^iuC 
■aiup Feifonnts qui ffdr^g6(neiit la Ft^ce de f radon. 

Mo LI ERE ^tant mort, les Comcdiens fe dispofoient % 
lui faixe tin ^km^oi magilcfiaiie v mais Mr. deHARiAi» 
Aichiev^ue 4t Faztf , ac TOiuite ^as pemimfe ^n'on ru»- 



3*4 E P I t R E V'H. 

Mille de ces beaux traits, aujourd'hui fi vantez , 
Furent des fats Esprits i nos yeux rebutez. 
L'Ignorance 8c VErreur ^ fes naifiantes Pieces, 
En habits de Marquis y en robes deComteffes, 
^5 Venoicht pour difiamer fon chef-d'oeuvre nouvcaii, 
Et fecouoient la t^te i Tendroit le plus beau. 
Le Commandeur Touloit la Sc^e plus dxa^be. 
LfP Vicomte indign^ fortoit au fecond A6te. . 
L'un d6fetifeur 7j6\6 des Bigots mis en )eu , 

^0 Pour prix de Ics bpns mots, le condamnoit au fea* 

L'aa- 

IBi E M A^ fi^U E S. 

hunrSt. La femmede Molieie allaiiu le champs Terfail- 
les fe jettei aux pies du Roi pout fe plaindxe dei'lojuceqae 
I'on faifoit ^ la memoire de fon maxi, en lui refufant la 
fepulcuie. Mais le Koi la renvoia en- lui difant, que cette 
aroiiie ddpendoit du Minifti^ie de M;. I'AicheySque, & que 
c'^toit ^ lui qu'il falloit s^adiefifei. Cepcndant Sa Mtydk 
£t dire k ce Prdat , qu'il fit en foite d^evitex Peclat & le 
fcandale. Mt* I'ArchevSque x^voqua done £a d^fenle, I 
condition que renteiiement fexoit t|ut ians pompe & faoi 
bjuit. II nit ^it pax deiiz Fx8txes qui accom^agn^xent le 
Coxps, fans chantex9& on I'entexxa dans le Cixneti^qpi 
1^ ^g^xi^e la Chapelle de St. Tofeph, dans la KueiioBt- 
' khaxtxe. Tous fes amis v aflSn^xent aiant chactin on flaai* 
beau "i la main. La MoUexe s'ecxioit pax tout : Qmi, tm 
Xffuftra U fepultnre a un homme qui merit* des ^AtUtU ! 

Vers 23. xA ^a nA^JfMtts Piectf,'^ VEctU des F0mM, 

2ui eft une des piemiiies Comedies de Moliete » fat foct 
livie, & encoie plus ciitiqn^ei mais TApolotie qu'il fit 
de la Pi^ce, fous le nom de Critique 9 fit taixe les EnvieoXi 
I M I T. Vexs 26. Et feceuoiint U tete a l^endreit 4* pirn km,] 
L'Atiteux avoit en v&e cs vexfet du Pfeaume XXVnL Omitt 
videntes mr, dtrifirunt me t iecuti funt Ubiisy & mevertmtU' 
pm, V. 8. 

, V ^RS 27. Le CommMdettf veuhit U Schteflus ^dffei] Le 
-Comouodcux de. S o ut i je^ n^appxoufoit pat la.Cofiiii^ 

- -If . 4p 

-J* * 

- ■»• 



E P I T R E VIIi 3^f 

L'aatrCy fougueux Marquis, lui d6clarant la guerre» 
Vouloit vanger la Cour immol^c au Parterre. 
Mais fi-tdt que d*an trait de fes fatalps mains 
La Parquc Tcut ra'i^ du nombfe des Humains, 
On rcconnut le prix de fa Mufc 4clipfte, 
L'aimablc Com^die avec lui terraflee. 
En vain d'un coup fi rude espera rcvcnir, 
Et fur fes brodequins ne put plus fe tenir. 
Tel fut chez nous le fort du Th6itre Comiquc. 
Toifdonc, qjoi t*elcvant fur la Seine Trajgiquc^ 



Sulf 



^ B U AK §U/ E S, 



de VEalit iUs Ftnmes, 

V^ns 2S. Le Vk§mte indigne firtoit 4u ficond K^£fe*1 lit 
Comte* dvBrovssik, poor jRsriie fa Coror an Coxnttiaof- 
4etZi9 foitit un jour au fecond A€tc de la Com^die , difant 
tout haut qu'il ne favoit pas comment on avoit la patience 
dVcoiuei une Piece oa Ton violoit ainfi Iqi regies. 

Vers 2p. ' ' ■ Da Bigots mif in)iH,f Dans la Com^ 
die du Tartuffe, 

V K R s 3 1. Vdtttrfi fotfjutftx Martjuis,'] lies Marquis tidicu* 
fes de la Cour, ausquels ont (uccede les Petit s-Mattres^ 
-^oient eztr^memcnt irritez contre Molieie , paxce qt/il 
les jouoit , 5c c|u*il mettort Icurs propres mots aufli-bica 
^e lears raaniercs , dans fes Comedies. 

Vters- J2. Vonloit 'vtinger la Cour immolee a» Parterre,} At- 
lufion 1 un endroit de la Critique de PEcole des Femmes^ fci- 
ne dnqui^me-, oil Moliere fc moque de ce Spe^ateur ridi- 
fvdc, qui ^totc flit le Theatre pendant la reprefentation (fe 
cette Comddie,& ^ui ^ totis les Eclats de iifee que le Pati^ 
tetre ^ifbit, haiiffoit les epaules, & regardoit le Parterre 
en pitidi & quelquefois aufli le regardoit avec depit, lui 
difbir tout haiit : '1^ done. Parterre, T^T Sue, 11 ft nommoit 
piAPissoN, & paifoit pour un grand Philofophe. 

I M I T. Vers 3«. Et fur fes brtdequins ttt J^ut plus-fe tenir,} 
<2uintilien , L. X. c. T. 

Jn Ctmmdia mtueimi dautKcatuus^ 

<t> V»Jl» 



366 6 P 1 T R E VII. 

Susies pas de Sophode, 6c fed de tant d'EsptitSi 
Dc Coraeille vieilli fais confolcr Paris; 
Ccffe de t'dtonncr , firEnvicanim^c, 
Attaclttnt ^ ton nom fa rouille envenim^ , 

45 La Calomnie en main» quelquefois te pourfuit. 
£n cela,. comme en tout, le Ciel qui nous conduit, 
R iif c I K.E y ' fait briller fa profonde fagefTe: 
Le Mifrite en repos s'endort dans la parefle: 
Mais par les Envieux un Gdnie excit6 

50 Au comUe de fon Art eft. mille fois mcmtii 
Plus on veut raffi)ib1ir, plus il croit & s*dance« 
Au Qd perf6ciit6CiBiut doit it ftai&nee; 
Et peut-Stre ta plume aux Ccnfeuts de Fyidm 
poit les plus Qo^es Q:aits dont tu pdgoi$ Butxhas. 

^tK9 4i, Lit CsUmnU gip<»f4ia^fMeifM^tis t€f§mfi^^ Ki* 
^ame Des Houlie'&ks avoit fatt'oa Sooact. SaucioK 
comrc la Ph:,(ir( de^Mi. B^acine. Ge Souoftta^^tfaf^m 
its memcs rimes contce M» k XUic de N £ V kk s mat l*Mi 
'ibup^onnoit d'etre rAuteux du fiemiei. Sonnet ^^Tonsc- 
cufa fauilfimcnt Mr. JBLacine4*avoir fait Ic iccoA<U imti 
la reinarque Cut Ic deinier vera de cette £pk|^ 

Y £ a s 52. w/^» Ctd pnfiaut, \ Voie^ 1^; ^C8UUP^lf.fili.k 
Twrs 231. de la Satire IX. 1- 

Vers $i. Et peMt-etrt ta ffumt^MX Cftfmrs J$ Pfn^ D*^ 




Iromaque 
Oa condamna fui tout le caiafteie de Fjntms^qu'oii troo- 

' T»it 

'^Jl nUvttt jut 27» ^'» 



? r T T R E VII. 357? 

- Moi-mfime» dont la gjoire ki moim r^ptndod 
Des piles Euvie^x nc hk& pdat ki Vi^; 
Mais qn'une humeur trop libfc, uo esprit peu<fo«mis»> 
De bonne heure a poucvu4'^les Eonenus: 
}e dois i^us i leor haine » il fiuit <^ \€ Tavoue^ 

o Qu'au foil^e &c vain tsdent dont Ja France me lofoH^ 
Leur veninv ^ f^^ moi brdle de s'dpancher, 
Tous les ]our9 en nmchant m'cmjpicbc de faroocheK 
Je fonge^ a cbaque tiait qm mk ^inae haxarde^ 
Que d'un oeil dangereist letnr troupe me regacda 

• J Je fai fur leurs avis corriget mes erreurs , 
Et je mets I pro& leurs maHgDes fiireiirs. 
Si-tdt que fur un vice ils penfent me confondre; ., 
Ceft en me gu^riflaat q^e je biltm f^pondie }. 

• ^ . ' . 

fioit trop violent, trop empozt^, tiop faxooche. Ce iut lie' 
Jugemenc qu'en peiteient quelques perfoiiAcs judicieaies» 
pirticullerement le grand Pnnce de C o m d e'. Ob fit alofS' 
UAC Cckique de V sAndromatpu en fonne deCom^die 1 9 dans 
laqnelle on accuibit encoie Fyrifaus de bxutsLUti , & mdme' 
d'etre un nul-honn^tcrhomme, parce qn*il nuAquoit de- 
, paxole a Hetmione. ^ Mjt. B.actne compou caiv^c Brptrnms" 
ctui ic dans cetce Piece il s'attacha a douBex dsins Ic pet* 
Tonnage deBuuhus, le Caia^^ie d'un parfaitwncnt hoo- 
netejiomme.' 

Vers 65, fefiu fur leurs dvis ctrrker met errturi, ] L'Au-' 
teUi a rcndiu le mot de Philippe de Macedoine, oui di- 
fbit, qn*il avoit obligation aux Oratettrs d'Athenes oe Ta- 
voii corrige de (t^ defaiits , ^ fojxe de les pubiier. sAfofhth^- 
des %Anciens» 

^ Vers 

t intitulee^ It fblle querdle , <ra UXi^iqae-d'Androma* 
que : /u»r It Sr. dtSv b l 1 n r. 

QL>4 



368 E P 1 T R E VIL 

£t plus en crimind ils penfcnt m'^iger » 
70 Plus croiflknt en vcrtu je fonge i me vangcr. 
Itnitc mon exemplc; 6c lors qu'une Cabale, 
Un flot de vains Auteurs follement te ravale^ 
Proiite de leur haine, & de leur mauvais fens: 
Ris du bruit pafiager de leurs cris imputflans, 
,75 Q^c PC"t centre tcs Vers une ignorance vainc? 
JLe Parnaffe Francois , ennobli par ta veine , 
Contre tous ces complotslaura te maintemr» 
Et foiUever pour toi I'^uitable Avenif. 

R E M A R §LUS S. 



Et 



V i«.$ 70, Plus croijfant en vertuyt finge a mt vdnger.^ Lo 
amis de notte Aiiteui voulaot un jouc le decoiunei de ki 
Satire, lui repi^fentoicnt qu'il s'attiieroit beaucoup d*ea- 
Bcmis, qui ne manqueioient pas de ie deciier, Sc de noii- 
cic ia Imputations: Je fti $m b^n-moYen de-m*€n vanjer^ i^pon- 
dit- il froidemeut ; t^ejf <fue Ji fifai h9nAite homme, ll diroit 
.Cacpre cette mazime de P l ut a r qjl; e : // /am dveir dtt 
aunt's y& dei ennemhr des amts^ pour nous ^pprtndre notre it' 
vtiri & des ennemis peur nws obliger a te fnire, Plut. Comr 
ment on pouiia lecevoir utilite de fes emiemis. 

Chang. Vers 72. Vn fi«t dt vains ^luemr/.} Piemieie 
l^dition : Vn tas de vains sAnteurs, 

Vers %o, De Phedre maigre fit Perfide ^ inceflnemfi,\ Aft/- 

Terrcur, 




coup 

PHocLE, Scde Phedre dans Kacine. 
: Vers 87. Bt ^»*importe a n$s vers ^ui'Perrin tes ddmtref] 
TiERRB Perrin, mauvais Poete dont il a et^ paile fiii 
le vers 44. de la Satire VII. 

I MIT. Ibid. £t qt^'mperte m n§s i/ers 5cc.] Horace, Liv.L 
Sat. X. 78. 



'*► 



Men* mw^ eimex pMUtUm ? dut cfmitr ijncd^ 
' Yeliiea ahfentem Demetrimf wf tincd ineptns 



f<«- 



E P I T R E VIL 345jf 

Et qui , voysmt un jour la doulear vertuettfe 
De PhMre mal^ foi perfide , inceftucufe, 
D'un fi noble travail juftementitonn^, 
Ne benira d'abord le fi^de fortune , 
Qui rendu plus fameux par tes iUuftres vetUe?; 
Vit naitre fous ta main ces pompeufes merveilles? . 

Cependant laifTe id gronder quelques CenfeurSy 
Qu^aigrident de tes Vers les charmantes douceurs, 
Et qu'importe i hos vers que Perrin les admire? 
Que I'Auteur du Jonas s'emprefle pour les lire? 

Qu-a 

Rn M A R §iU E 3. 

Tdnmrnf Hermogenis IstUu c^nvrvs Tigilitf &C0 

' Veks S8. ^uel^^Mtiur du J9n4u.'\ Voiez la Remarque 
fill le vtts 91. de la Satire IX. M. D. . . . . Confeiller au 
Farlement, fo^tint un ]em ^ table , que queiqcie bcame 
que (bient les vers de Mr. Despfeaux,on€onnomok n^a- 
moins qu'il ne les foifeit ^as aiiement. Quelqu'un r^pon- 
dtt, que, fans examiner li TAuteur avoir, ou n^avoit i^is 
beauconp de peine i compofer, (es produ£bions etoient ai- 
Cits 5c naturelles;& que cela fuffifoit. Comme il n^yavoit 
rien d'injnrieux pour Mr. Despreaux dan» cette disputt , 
on ki lui redit -, mais il ne laifla pas d'y dtre fenfible dans 
!e moment r & pout fe vanger du jugement qu'avoit porrd 

M il refolut de mettie le nom de «e Ma^iftrat "k la 

place que tient ici V^Mtttr dn J»n4is, Pout cet emit, il chaa- 
gea ainii le vers : Slif«* • •• • '« PaIais i*emfreffe four Us lire^ 
£t pout ne itiilet aucun doute , il mit cette Note \ cot^ : 
ConJeilUr au ParUment , ^m$ fair pen de coj dt mts X)worag§t^ 
Ceia fiit impiim^ ainfi dans I'^dition de if or. que TAu- 
teur pi^paioit alors ; mais en revoiant les epieuves ^ jiil 
diangea d*avis, & remit Tancien vers: aiant penfd qu'il 
ne devoit pas faire un crime 1 ceMagiftifat, crona cno^ 

2u*il avoit dite en ^aiTant,^ dans une convccfatioA a.'table, 
c fans auctm defiem formi^ de Tattaquer, ^ 



%7tr E F I T R E VII; 

Qo'ils charment de Sfnfis le Po^te idiot , 

90: Oa le fee Tradu^ear dii Phm^oi^ ^Amyot : 

Pourvft qu'avcc ddat lears rimes dfUtees 

Soient du Peuple » des Ocinds » des Ffovinces goi^ 
-tte; 

Bdlu:f& qa'ib paiffictit plaim aai^us pmiiaBt ic$ Rois; 

Qu'i 

Jl J? if ^ X It^^ & 

V* R S jfpi I ■ De Sentit U Po&e fdiot.'i L r N t£t t i^ 

€le$^e|ianreiis impies; c'eft poutqaoi nocre Autcui lui re- 
firocha un jour, qu'il n'avoic de rcspcic que contie Dieo. 
On l^ppeloit l*KAthh de Senlis, Yoiez la Note fur le veis 
V j94.Au Ch2nt tL der^ArtfteStiqtiif* Hirpespre'anx citok 
quelquefois les rimes ^Idht 8c d'^Amyot , dans ces deax 
vers , coQUHe dec nmet fk^Ho^ ^vextiaocdiiiaizes. Qt ycis 
S9« 8c les trois fuivans n'ont ete imprimds Qu^en 1701. ^aoi 
^*tf • cuflbnt ^t^ Ikits avMT le refte oe F^pitre* 

Vlas 90» OHleficTrddtt£ieHrdM'Fr4Mfai4d^sAmy0t,} J>- 
i^vfts Amtot> Auteot ceUbre, qui a tradoit en fnii^ 
foiftftootcs les Omvics dc FlataiQue. L*Ahh6 Talle- 

-3t AKT I'aki^ CBtrepnt ea 1M5. a*eii faiic une nouYcUe 

Txadaftion » dans laquelle on pcetead qu'tl n'a fait que le- 

' ((iMier edit d'Am]rot , & la mettw en meilleur langaM, 

MAI con&kec Fodgmal Grec. L'Abbc Tallemant s'attua 

.«ctte flcbeufe cxttique par use fai^ a^antuxe qp?ik debita 

: en pldA« Acad^mie coAtre ^k^Bneur dc Mr. Desps^aux. II 
y^.lat une Leitie» par UqpteUc on Itti flMad9it %iie le jou 

^ti^icnt Mr. Despr^aux ^tam dan$ un Ucu de debaackc, 
tkiiicife- l^dtel de Gondii » y avpit etd fort maUraite. 
Celts qui oBt cosdu ce Poete a'tiAC manicre ^ua intime, 

:fim»c que jamais adomme ae fttc plus nul-fbad^ qne 

Cif AMQb.Vers 9T. Pomrifupi^dfvt$teiMl^$r4rim$s dcMt 

ttmftA ^mfH h^imw lemrt remn debits , 

DuP^UMdar^neMXHfitfkfp&iM fA^Hi^ 

' ••>.., .' lit. 



:E ? I T It t VII- jri 

Qu*i ChafitUfi Condi Wfoaffic quclq«cfois: 
}S Qu'Enguicn en foit touchd, que Cdbert & Vivone, 
Que la Ilochcifbucautr Marfitiac8cP(Miif»0ne9 
fit mille autres qtfici jc nc puis faire cntrer , 
A^ leurs traits d^licats fe laiffent pinctrer. 

Et plfitt au Ciel cncor, pour couronncr rOuvrage, 

Qflff 

R E M A R ^U E S. 

Jourvvk Qn*thfiuhen$y dans totttes. les £di»toas qtu out pr^' 
c^ ceue de i7U« qui a'a paiu qu'apics la jitoa de Taup" 
tcur. 

I M I T. Ibid. Pourvu ^*tis fmjfent plain an plmffiifanf dsf^ 
T^Wf, &c] Horace > L. L Sac X. iz. 

PhttM*^^ Vsrimr MdcendSf Virgilim^f 

FmatSf &c, . • . • . 

Vers 9^ Shfa ChamJlUCoudf.l Le gcaad Palace deCon^' 
,d>^ a oafi^ les dcmiefes annees de fa vie c£ans fabeUc Mai- ' 
ibiL de Cliaatiilu Mr, le I>u6'd'£aguiea ifon £Js efti qob^' 
me dans le vecs fuivaat.- 

Vers ^5. Hm La '^chefoucam ^ Marjillae , ^ P«l!^»ft] ' 
.. ilkt., le Due del* a B. o c h e-f o vc ^u j-r au£&^ ceiebce vpax * 
la beaute de foa esprit, que par la nobkiie de (a nai^Qmcr* ' 
C'eft l*Auteur du Livre des Maximes mbiales. Apr^s fa^ 
xnort , Mr. le Srince de MarJUUc foit fils , Gra&d^Maitre de^ 
la Garde-robe, prit le nom de la Xochefoiuaut, U mouiut ^ ' 
Vcriaillfs le ii. jattvicr, 1714; 5ge de to, any. Pofnpone:' 
SfMOM Arnaud, Msurquis de Pomponk, Miciiftte d*£tat. 

Vers 99. Et plUt an Ciel encor , &c.] Horace, a rendroit" 
cit^ ci-deflus : Et hac minam Viscorwn landef Hferpif.- Dans* 
et pailaeg d'Horace, i^otre Auteur fuppofoit une beaute &/ 
nnefijiene dtm^ penon'ne ne s'cft apcrjii, „ tt y a appa- 
„ rcuce, dtiWt-l!,. qite les deux viscus ^toieat oidTifituxc- 
„ rttfni oppofte dans leurs jfenfimcns ; C*eft-jl-dire, que 
^ lldn ,&tit dlitt goto raifonnalbJe, & rawte d^un goflc 
„ bizarre St partibaficr jalnfi Horace en foahaitant de plai-- 

^ tt It cts^4c|u;'lM»mme»7^0Anemi^nstxqaie^<te fon c4>rit. 



37» E P I T R E VII, 

too Qu^ Montauzier vouldt loi donoer Ton fofih^ef 
Ceft i dc tek Lcdteuw que foffic mes EeritSi 
Mais pour un tas groifier de Mvoles Esprits^ 

TL E M AK §iU E 5. 



Mh 



1% puisqu'i] n'y a famais que ks chofes qui faht d'une boo- 
9, t6 folide, 6c immuable, qui foient appxouvees pai too- 
M tes ibites de gens. 

V E R s xoo. $ue MontsMxJer^oidut iui donntr fan fitfrs^e.] 
Le fouhait obligeant & flateur qui eft exprime dans ce 
Ters, preduifitlui le cceur de Mi. ie-Duc de Momtav- 
2 f KR tout l*e£Eet que I'Auteui s'en ^toit promis. Ce Due 
commenca d^s-lois k s'adoucii en fa faveur. Quelque terns 
«pr^9 il aoorda Mr. Despreaux dans la grande GaUciie de 
VeifailJes, 8c Iui fit un compliment fur la mort de Mr. 
Boileau de Puimoiin Ton fireie , arrir^e depuis peo , Iui di- 
iant qu'il aimolt beaucoup feu Mr. de TuimoHn. fi fiU 
fu'il fiifiitirdnd cas di L*amitie dont vus l*Avn» honor ir lepcit 
Mr. Despreaux, mats il en faifitt encore pins de votre vertu\ 
& il mU ditphfiettrs fois^ qu^il etoit tris'fache fMtJe rCeuffe 
f AS four ami le ptm honnite homme de la Cour, Mr. de Moii* 
tanziei fut extr8mement touchy de cette foiiange : ce fut 
le moment de fa reconciliation. 11 changea d^s lors Tcfti- 

-ne qifil avoir pour notre Auteur* en une veritable amitfii, 
qui a dur^ toute la vie, & fur le champ il remmena dln<b: 

rafcc Itii. ' 

IXiiT, Vers loi. Ceji k di tek LeSfmrs f$te fofre WW 
Xwrx.] Horace, dans la nieme Satire, T. 87. _ .._ 

Cemplmts Alios ^ doifos ego <juos ir Atnieos 
Frudens prdtereo ^ jjuibus hdc ^ fint quAliaatmque f, 
^rriderivelimf doliturits, fipldceAntJpt 
Deterf'us noftrti^ 

VsRS 104. §lue non loin di Ia Place o& Brioche preJUeJ] 
Brioche', fameux Joiieur de Marionettes ,log<S. px^ <Ies 
Come'diens. f radon fit reptcfenter fa Pi^ce par les Com^- 
^ens du Roi,dont le Theatre etoit alors dans la Rue Ma- 
zarine, au bout de la Rue Gu^n^gaud. Le lieti ou Ton fai- 

foit joiiei Ics i^auoACttcs ctoi( vfcs I'^ie tuxiwiti ^ 
'\ ■■ ' cct- 



E P 1 T R B Vri J7J 

Admiralears zdet de toute Oome infipide » 
Que non loin de la Place oh Brioch^ preiide , 
F Sans chercher dans les Vers ni cadence nl foir , 
II s'en aiUe admirer le favoir de Pradon. 

ti E M A R §iU E S. 

cette derni^ie Riie , * du c6t4 da Pont-neuf. C'eft pat la 
ciiconfiance de ce Voifinage , que notie Auteux ^defignc 
fiiiement,ma2smalicieureinent,lesComediens qui joiioient 
la Phedre de Fiadon : veulant infiuner ^ue cctte Tfagedie 
eft d'un caradeie a ne luexitec d'etre joiiee que pailcsMa- 
zionates. Fanchon, ou Francois BKiocHE'y^toit 
£lsdcjBAM Baioche', Auachcur de .dents , qui eft le* 
garde comme I'lnventeui des Marionettes, quoi qu'il n'ait 
lait que les petfeftionner. De Ton terns un Anglois avoit 
txouve le ieaec de les faire mouvoii pai ^es leiToits, & 
fans coides $ mais Ton preferoit celles de Britche, ^ cauie 
des plaifanteries qu'il leui faifoit dire. F am c.h o m Brio* 
c H e' Ton fils I'a encore (urpafte dans ce noble e'xexcice. 

iMin Vers 105. Sans cherefur dans Us vers ni cadence ni 
fin,] C'eft ce qu'Hoxace appelpit: Jmm§dftUta poSnesta. De 
Arte poet. t. 263, 

Ve&s 106. II s* en ailli admirer U favotr di Pradtn,} Pra* 
don etoit fort ignorant. Un >our au forttr d*|ine<de fcs Tra- 
gedies ,. Mx. le Prince de Com! Taine lui aiant dit , qu'il 
aToi(. transporte en. Europe une Ville qui eft dans PAiie: 
Je frit votn KAltejfe de n^excufer^ XCpondit Pradoo^ sat jt ut 
fiu pas trof bien la Chronotogie, 

Nous avons dit que la Phedre de Mr. Racine aiant e'ce if- 

Sre&ntee par les Com^diens de rHdteldeBourgogne,ceux 
e la Troupe du Roi lui oppofercnt deux jour^ apres, ceUe 
de Pradon. Ce Poete conkiltoit oxdinairement iiir (es Oep- 
vres Madame Des Houlisi,es: ainii, TiiitecSt qu'elle 
prenoie ^ la Tragedie de Pradon , fit qu'elle voulut voir la 
premiere reprefentation de celle de Racine. £lle revint 
ibqper chez elle a?ec cinq ou fix perfbnnes, du nombrc 
desquelles ecoit Pradon. Pendant tout le repas on ne ^arla 
que de la Txage'd^e nouvelle : chacun en die Con (entiment 
avec beaucoup de liberty, 5c Ton ie trouva plus dispofe' ^ 

la 

. ** Dans ttn endroit wmjm ChatedHr^ailUrd , fr9§ht P^rct)^ 
nir dn-im-ntHfy^ 



I 



3?4 E P I T K E Vlt 

la critique qa*^it.loiiaiige. Ce fii« pendaiit ce mfimefonj^ 

que Madame Dc$ Houlkxes fie ce »meux Sonnet. 

Ddns UH fait$tMil djtre, Pbedfs trtiitblgm* & WeW 
Dtt des vers out (C Ai^rd ferfonne n*»nten4 run. 
Sit Nourrice luifait un Sermon fftt chretien% 
Centre l^dffrHex de/fein d^Mmer fiir fii-Heeme. 

Hffjfefyteja hdit fritqni ikttmt ^^lle i^mmtt 
T^en ne churfge fm aiwr^ m fin thdjte metrntient 
La Nemrke L^Otccufe ^ elle t*en penit hie$h ^ 
Thije* a piur fin fits nne riffeenr extreme, 

Vntgreiffk xArictet ^ dn teint mt^ty siex crins ^MiiV 
li'efi U que p9i$r mentrer dtetx enormet-tetont , 
j{ir»> nm^fitfrndeuTf Bipfeljte idelatrt, 

H mnm enfin , tuttni fmf fit tvwtfitn hegntts $ : 
£t Pbedriy dfret Atioir fris de U Mort'Meex-rdts , 
Vrent, enfi cenfigkn$i memif fier k tkeHire. 

Ce ^ftaer ft zif pan4tt l>ien-^6c daitf Paris. Dcs le lende- 
main nMtfitt F Abbe Taiismant I'alitd en appofta ime 
copift ^ Madame des Honliefta, qoi la re^t (anyfien t<- 
moigties de la paxt qu'elk aroit ati Sonnets & elle fnt ta- 
•^tehi ftttta^t k le meiitrer« c^nuAe le tenant de I'Abb^ 
Tallemant. Les amis de Mr. Racine cniienc que ce Sonnet 
4teik routiage de M. le Due de K a V b n s. Pun des ^lo- 
tvftettrs de Fradofl $ car poai Fradon ku^mdme 9s ne lai 
^ ihent pas PhoHneuY de le fovp^onn^t d*to %nt l'Amm« 
Datis eecte pefi^ ils coorn^tettt ainfi ce Sonnet contie M^ 
ie'Dac de Kevtss'ft^ Us m€itits Kidves. 

J>MHf un faheis dere, DMmmjdhttx & Himt 
JfMt dis V**e M^ jtmdk firfite»e n'enttnd >vW- 
fl »»«jf ni dntrffptn , «i thurtier , nt Chrhieirt ' 
JEt fiuvint pour rimer il i*en/erme Im'tnimt, 



^ CifH U Dti'm'Ufts^ £!»>;•//>, »m/V nm^mlf ^jMiHi 



u 



E PM T R E VII. 335 

Ls Mitfif par fftslheur U bait aM4nf ^*il P4umt^. 
U- a (Cun franc BoSte & fair & U mamtitn^ 
II vei^juger de t»ttt & n*^n juge pas Bien,- 
II apoUr U PhektJ uns-tendreffe txttemti 

Vne Sour va^abondef auxcrim plus noirsqnt Idonds^ - 
Vdparuut CVnivtrs ft9mtn*r.dtHMtit4nst 

m 

D9n$f malff^i fin pufSy. Damon eft id^iatre^^ 

Jifi fMft i rimtrptm da LatUmn ii^tdtK 
VEniidif afin$9*tti eft di UMnt'4m9$-fati^ - 
Ety fiUn tut , PradoH eft U T^i dsk Theatre^ 

9n attlibua cette repoaic i Hacioe fic-i DcyK'^ix $ mais- 
lis la defayoiioient. lis ont alCiie depuis qu^le avoic ere 
Baite par \c Cbevalkr de Nantomllet} afcc le Comtede 
Ficsque, le Marquis d*£ffiat, Mr. de Guiileragiies , 6c Mr. 
de Manicampv C^ttott eA «fl^ rOfnriage d'eux rous en-' 
femble. Celui eontre qui le fecond Sonnet- avoir 6tc hit^ 
Kpliqua par un aurre, toujours fur les memes Rimes. 

• 

T^aeine & bespreOMx , - H^rMifti-^ h feint blime , " 
Viennent demander ^race ^ & ne eenfejptnf rieUm 
iLfaut leur pardonner i parceqt^en eft Chretien i. 
JiUii en fait ce qu*in doif m Fukiie^ a fu^mivu* . 

Dmnwy fern ^inleret dtutHfmmt ft^il aimt^ . 
Doit de tetfi^hrats ebifier h maintien .* 
Car ilfereit blame par tons les,%ent de bien^ 
6*iinhpitniffnt pat km it^enet extreme, 

Ce fmt une Fmrit-, amxtrim ^m meirs ^ hltmU » 
Sm Ieurpreffa4iip»tdefesafref$ietetens9 
Ck Sennet ^u^enfieret teur Cabale ideUtre. 

Veus en feret, punts t Satiriques ingratSp 
HfpektemtrahifinJ^unfned^Mmtrottk'rms^ 
is de e&Hfs dt biteH dbr^iet eh pkin theatre. 






1 



E P I T R E Vm. 

A U R O I. 

GRAND Roi, cefle de vaincre 9 oujeceflc 
d'teirc. , 
Tu £iis bien que mon ftile eft n^ poor la Satire, 
Mais mon Esprit, contraint de la ddsavoaer, 
Sous Ton Regne Aonnant ne reut plus que louer. 
5 Tantdt dans les ardeurs de ce ihlc incommode, 
Je fonge k mtfurer les fyllabes d'une Ode : 
Tantdt d*une Ene'ide Auteur ambitieux, 

Jc 

n E M A k§i,U E s. 

QUoi oue PEpirre quatri^me, fui la Campagne de Hoi-, 
^land^^ cut etc faite peu de terns apr^s que le Roi eut 
gratifi^.l'Auteui d'une Penfion , & qu'il I'e^ com^ofee 
pour maiquei fa reconnoiiTance envers Sa Majiefte i il at 
laiiTa pas pe lui adrdTet certe £pirre VlII. poux le lemex* 
der plus panicuU^iement de fes bienfiuts : c'eft pouiqooi 
I'Auteui appeloit cettc Epitre, fin T^tmerciment, 11 la ledta 
an Roi. Elle fiit compofee en 167$, mais ii ne la fit parol- 
tie que J*annde iaivance,pour let raiibn»qu*oA ▼axapoirex. 
Vers r. Grand "^i, teJfeeU vaincrey tu jt cejft d'etrire,] 
£n 1675. ia fin dcl'a Camptgne ne Ait pas heoxeu/e poor 
la France. Mr. de Turenne fiit tue d*an coup de Canon }le 
27. de Juillet; apres quoi nos Troupes fiireut obligees de 
xepafler le Rhia, 5c de revenir en Alface. Le Marechal de 
Cr^qui perdit enfuite la bataille de Slarernej 8c s'etant fan- 
T^ dans la Ville de 1*reves qui ^toit afli^g^e, la vUle fiit 
xendue malgr^ lui par capitulation, & il mt foit priibnnier 
de guerre. Tous ces revers obligerent notre Auteur I oe 
point faire paroitre alors fon Ej^itre, de peur que {cs En* 
. ntBfus ne 0Ans paflfex pe vicnucx vcxs f oux uik lailkn^ 



^ 



k 



E P I T R E Viri. 377 

Je m*en forme d^ja le plan audacieux. 

AInfi toujours flat6 d'anc douce manie, ' 

5 Jc fens de jour en jour d^p^rir mon gdnie : ' 

£t mes Vers » en ce ilile oinuieux , fans appas , 

Deshonorent m» plume; & ne T'honorent pasi 

Encoi fi Ta valeur, a tout vaincre obftinde, 

NouslaifToit, pourlemoins, respirer une annde^ 

Peut-^tremon Esprit, prompt I refftisciter, 

Du terns qu*il aperdu fauroit fe r'acquiter. 

Sur ces nombreux d^fauts, mcrveilleux i d^crirc;. 

Le SiecTe m'offre encor plus d'un bon mot a dire. 

Mais a peine Dinan & Limbourg font forcez^ 

y Qu'il fkut chanter Bouchain, 6c Condd terraflez. 

- Ton 

k E M A R §iU E S. 

11 Tavoit bien change ainfi : GrAnd T^oi, fit's moins Unable^ 
0HJe ctjfe d^ecrire. Mils ce dernier vers- n*avoit pas la beau- 
te du premier; Sc PAuteur aima mieux attendre i'heuceux 
fucces de la Campagne fuivante, que de fupprimei un des 
plus benuz vers qu'iI eut faits. 

Chang. Vers 17. Sur as nombreux defauts &C ] Au Ueu 
^ ce vers & duJoivAnt, ilf ayoit ceux-ci dans tomes les 
Editions qui ont para avant celle dc x.713. 

Le PArnaJpe Frarifpts mn exemt dc Uus crimes 
Offre encore m mes vers desfitjets & des rimes, 

, Chang. Vers ip. Mais a peine Dinan & Limbcurg fiii$ 
forcez,i1 Dans la premiere compoiition 11 y avoit: 

Idais a peine SalinSy & Dole font forcex,^ 
Sltfiifamthanter Dinan y & Limbimrg terraffex^ 

SaUns & Dole^ avoicnt ^te conquis en 1674. ayee le ie&c 

dc 



I 



J7« E P I r R E VIIL 

Ton courage a&m6 de p6:il & de gloire. 
Court d'cxploits en exploits, de viAowc en viftoircr 
Souvent ce qu*un fevd )our Tc voit ^x<cuter» 
Nous laifle pour un an d*a^ons k conter. 

xf Que fi quelquefois las de forcer des munator 
Le foin de tes Sujets Te rapp^le k Verlaillo, 
Tu viens m'embarraiTer de millc autres Vertus ;- 
'Te voyant de plus prfcs, je Tadnakc encor plus, 
Dans les nobles douceurs d'un ii^jour pleindecharmes, 

30 Tu n'^ pas moins Heros qu'au milieu des alarmes. 
De ton Thfdne ag^randi portant feul tout le faix« 
Tu cultives les Arts: Tu r^pans les bienfiuts; 
Tu fais recompenfer jusqu'aux Muiii^ aitiques. 
Ahl aoi-moi, c*en eft trop. Nous autres Satiriquesi 

35 Propres a relever les rotjdfes du tepas ,. 

Nous fomnies un pcu nci ppur €tre mdcotiteos, ^ 

Notre Mufe fouvent pareffeufe & ftcrilc^ * 

A befoin, pour marcher, de colire & de Wlc; 

Notre ftile languit dans un remcrc!mcnt : 

40 Mais I Gr Ai^D Rox^ nous favoos nous plaindfc 
d^gamment. . -. 

R E M A R§l^UESi, 

dc la Fraqche-Comr^. Dindn & Limhourg &rent pns l*aa- 
n^c fuivante , m commencement de la Campagae. Ces 
quatre viUfcs ^tant les derniires conqu8tes du Roi en i«7f. 
L' Auteur les avoit nommees dans Ton Epitie \ mais quand 
i\ la publia en 1676, il dta les deux premieres , & leur fubs- 
titua BoMchain fie r«nitf , qui aToieat et<^ pds en AvzU & ca 
Mai , de la meme ann^e. 

V' 1 R «- 4*» Or ees 7^ w an. vsUts de Urns frefrts IHmfini. ] 



E P r T R E Vin. 37f 

» ! que fi je virois fous ks rigties fuiiftres 
CCS Rois nez Talets de leors propres Miiiiftres» 
jui jamais jen maki ne prenant k timon , 
I exploits <le icurs terns se pretoknt qltelcor oom^ 
?, &m les fittjguer d'lmt louai^e radner 
fment ks hons mots couleroknt de ma veinc ; 
is tOQJoQBs ibos Tool Regne il £uit ie zictier^ 
ujoursy ks ]nottx an Cid, il faut remercki. 
IS cefle i Ttdmircr ma Critique Ibnr^ 
I plus i CD dcnvant , de maligne pefif<fe ; 
mesjdiagdm fains fie], & prcsque ^ranouiri 
it.gtace a tout k &kde en fitreur de L o u x s^ 
tous keuz-cependant la Phaiiak approavde». 
iS:^iaiote,de «ciL:Ver6r vM<i'tte kv^ 
LkcBcefRff tout tdgniff d»& ks Ecnss^ 
ja k mauvais Sens reprenant fes espritSy 
ige ji nous jfcdbnaef der Fodftei^E^ques ^ 
ddpare des Discourf, mteies Acaddmiqiies. 
tin a de ies Vers obtenu k pardon i 

■ Bt- 

demiers Rois de la premiere ract Imffoico^ toute I'ad- 
liftratiofl des affaiics^ aux Maiies 4u Palais. Heoii III. , 
aufli 4eToa^ entitremest ^ (es Mignons: c^eft pourquoi 
seiai a dit, qu^on ponrioit appelex ion i^gne Ic f^»e </«« 
errs, 
' E R s 53. ■ £« Phdrfsle Mfpfuvte."} La Phaifale de 

EBOEUF. 

« a $ 59. ftrrm 4 defit Ven &c. ] • Voiez Ic reis 44. dc 
atueVUi.' ' ^ / 

Vehs- 



I 



3«o E p I T R E ^vrn. 

60 £t la Seine Frangoife eft en proie i Pradon. 
£t moi , fur ce fojet , loin d'exercer ma plumrr 
famaffe dc Tes Faits le p^niblc volume; 
£t ma Mufe occupy a cet unique emploi , 
Ne regarde, n'cntendy ne connoit plus que Toi? 

^5 Tu le fais bien pourtant, cette axdeur emprefife' 
Keft point en moi TeiSet d'une ame int6reffie. 
Avant^ue Tes hienfaits couruflent me chercherr 
Mon itk impatient ne ie pouvoit cacher« 
Je n'admirois que Toi. Le plai&r de le dire 

70 Vint m*apprendre i louer au fein de la Satire. 
£t depuis que Tes dons (bnt venus m*accaUinV' 
Loin.de fentir mes Vers avec eux tedouUer ,^' 
QuelquefoiSy le dirai-jey yn remolds legitime, 
Au fort de nlon ardeur » tient refroidir madme* 



D 



RE MIA R§UVE B. 

Vers ^o« Et U SchtFtMififi tf mpfiek Prdd9m.1 Mm* 
▼ais Auteur de Tiag^dies. Voi'ez le oemiei vers dc l'£pi- 
tre pi^cedente. 

Vers 62. fdmdjpe di tes fditt U ^enihU v§lmme,'\ Cc vat 
tc les deux fuivans pouiroient faiie cioiie que Mi. Dft- 
pr^auz etoit d^ja nommc pour <^cnie FHiftoiie dn Koij 
mais il ne le futqu'en, 16:77. 

Vers 80. t^* an mains de poids pour Toi dans U P§fierite.] 
Kotre Aiiteai eta&t on jour en convexfation avec Ht, k 
Marquis de Dangeau 6c Mr. du Cbarmel, ces deuzMcP 
fiCQzs firent le paralUle de TElo^eduRoi, ezMim^^l^ 
fin de i^pltre I. ^ de r£loge qui eft contcnu dAnscedcf- 
nicr vers, & Ics cinq pr^ccdens dc PEpitre VIIL On con- 
tefta long'tcms (iir^la pieierence dc^es deux endrpks. Mr, 
du Channel ^coit pour le premier j ic Mr. de Dangean^ 
4ljfclarapoMrlefecond:daiisrun,on trouvoit p)us de fbicej 
fk dans Tautie plus de d<iiicateire. BnfiAi Mi^ de Daogcsp 

ttausA 



E P I T R E VIII. 381 

I! me femble, Grand Roi^dans mesnouveanxEcrits^ 
Qae mon^encois pai6 n'eft plus du ra£ifte prix. 
}'ai peur que rUnivers , qui fait ma t^compenfe, 
N'impute mes transports i ma rccoimoiflance; 
Et que par Tcs prtffens mon Vers d6credit6 

) N'ait moins de poids pour Toi dans la Poft6rit6. 

Toutefbis je fai vaincre un remords quiTe bleSe. 
Si tout ce qui re9oit des fruits de Ta largefle, 
A pcindrc Tcs exploits ne doit point s*engagcr , 
Qui d*un 6 juftc foin fe pourra done charger ? 

: Ah! pMtdt de nos (ons redoublons lliarmonie. 

Le z^Ie^ mon Esprit tiendra Ueu de g^e. 

Horace tant defois dans mes Vers imit6, 

De vapeurs en Ton terns, comme moi, tourment^V 

Pour amortir le feu de fa rate indocile, 

Dans 

R E M jI R QJ/ E S. 




„ Mx. Desprtfaiuc, la pcnfee de ma ptcmieie Epitie £uc 
,» plus d'honneux au Koi i paice ijue jc dis aac fcs anions 
„ ibnt ii cztraoidinaiies , que poui les lenore croiables ^ 
,> la Foft^xite , ii £aadxa confixmex le xecit de THiftoixe 
„ park temoignage ixxepiochable d'un Satixique. Mais 
„ la{»enf<fe de TEpicxe VllI. me fait plus d'homieux, a-t- 
y, il aioiit^ , paxce que yj fais I'dioge de ma ginito^t^, 
„ 8c du definteielfemeiit avec lequel je voudxois louex le 
^, Koi, depeux que mes louftoges ne foient fuspeftes de 
,9 flateiie. 

* V c R s JS. i>« vafeurs,^ Ce mot fe doit piendce au fens 
figui^ Sc fignifie ^hmmmr charrine & fatirtiffu, Dans le tems 
au^iitl notie Autettt compofa cette Epttxe , on ne c6n<- 
AOiiToit de F#^r# qu'aux tcmmess 6c les hbmmes ne sV- 

toient 



i 



3«z E P I T R E VIH. 

•90 Dans I'qiae^udquefois fut ^icr £^J)i^^ 
Mais de la meme main qui peijnit TuUMis^ 
Qui d'aSronts inunoitels couvrit T^)ius , 
IIfatl6chir Glyctxc^ il fiat vanter iUiguile^ 
Et marqucr for la Lyre une cadence ]ufte. 

95 Suivons les pas £iaieux d'on ii noble Ecrivain. 
A ces moti quelquefois pxenant la Lytc en main^ 
Au T^cit que pour Toi je fuis pr^t d'entreprendre^ 
Je aoi voir les Rochers accourir pour m'^nteodie, 
Et ddja mon Vers coulc k flots px^spitez; 
100 Quand j'entends le Le&eur qui me crie« Axicusu 
Horace eut cent talens: xxkus la Nature avaie 
Ne vous a ricn donn^ ^qu un peu d'hunaeur hizare. 
Vous paflh. en audacc & Pcrfc & Juv6nal : 
Mais fur le ton flatteur Pinch&ie eft votre ^gaL 

105 A ccdifcours, Gjiakj> Roz, que pourrois-}e ft- 
pondre i 

Je 



R E M A R §iUE Ss 

toient pas encoie avlfcz d'&ie attaques dc ceue iiidiq^- 
tion. 

Vers pt« ^i fti^nit ttdUmJl S^nafnirll Amain, 

Cefai t*exclut du $inui mats iXy lebtra ^i^ k mod de 
cet Empeceui. Vo'iez Horace, Lirce L.5atueyJL 

V E & s irz. II I I h Couvrit tiiilUm. ] Famdik Knficien, 
le plus eilime de ion terns , foit cheri d'Augufie. Yoiea It 
Commencement de la ISatire III. Livre I. d*Horace, 

Vers n* U f(d fiechir G^fdr^Jl Sa Maltfcile., OitttL 
4xL Livre I. * 

Vers 104. MAufitr U tan fUtcur Pihdine tf ymt, 4^1 

£tj£hn£ Hartih/Si. dcJ^rNCHSNA^Kcroife^^r 

tUICi 



E P I T R E VIU. 38j- 
Jenw feiu fuT « point ttop ladle it confondte. 
It fins trop televcr da rcproches fi vrais , 
Je m'an£K i Xin&zat , i'admicc , & )c me tait. 



R£ M ^ R §^Ve S. 

nie. II afoit fait impiimu ud pa: S.eci]eil de maaTailn 
Foefiw, mKcatta hi eligii dn fci , dii PHhui ip- fiiiucfn 
itjinpai, irdtitM.ftCio! C'eftlquoice vers fail >l- 

imoa. Yoiez la Koie fiu 1« nts iSi. du cm^uicme Chaat 
.du Lucdn. 




1S4 

E P 1 T R E IX. 




A M. LE MARQUIS^ SEIGNELAI, 
SECRETAIRE ft'ET AT. 

DAngekeux Ennemi de tout mauyais Flat- 
teur, 

Seignblai, c'eft en vain qu'un ridicule Autcur , 

Pr€t a porter ton nom de TEbrc jusqu*au Gange, 

Croit te prendre aux filets d'une fotte louange. 

5 Auffi-t6t ton Esprit , prompt ^ fc revoltcr , * 

S^chappe, 6c roitipt le pi^ge pil Ton veut Tarreter. 

U n'en eft pas ainfi 4e ces^Esprit^^ivoleSt 

RE M 4^'R §L^ E ^. /; 

T 'Auteux aiant atta^ue foitement r£rieai Sc le Menfon- 
'"^ ge dans fes piecedens Ouvrages, il ne lui reftoit plus 
que d^infpiiei 1' Amour de la Veiite , en la lepieientaMt 
avectous fes avaattees* C'd| ce qu*il a fait dans cene 
Epitre qui contient rEl^ge'iui^i^ij 6c daiis laqueUe il fait 
voii que %len n*eji bean que le {^ft/y«8c que U Vraifemi efu" 
mtbW^, CePoete a fait boiler ic»^rotltiQ^ genie, entxai- 
tant une matiere^ confoiqnie. 4 fik leiicipens 3 & il a A 
x^iinir en cette Pi^e», tottt le fublifne dfe la Moxale tfec 
toute la douceur de la poSiid £11^ ai^e com£ofi||e an com- 
mencement de Tann^e 167^, avant I'Epitre jpxece'dciitti 
£lle eft adxeilee k Mi. Jeam Baptists Colb£RT, 
Marquis de S e x g n e L a t , Secrctaiie^ d*£tat , fils ain^ de 
Mr. Colbert. 

Vers 3. » ■ De PEkrejui^M Gdnxt.'] EzpieffioQ 

commune & udtee parmi 4es Poetes mediocxes. VEkt^ 
Kivi^re d*£spagne. Le Gange, Riviere dcs Indes. 

Vers ii. Et fiers dn h^m iuge tu La Sem Us hge.} I a 

SEf 

* fVr/ 43. 



E P I T R E IX. 385 

Qne tout Flatteur endort aii fon de fes paroles; ' 
Qui dans un vain Sonnet plaeez au rang des Dieux , 
Se plaifent i fouler FOlympe radieut ; 
Et fiers du haut ^tage oil La Serre les loge , 
^valent ians d6goi!it k plusgrolfier doge. 
Tu ne te repais point d'encens I ii bas prix» 
Non que tu fois pourunt de ces rudes Espnts 
Qui regimbent tou)ours> quelque main qui lesflate. 
Tu foufires la looange adroite & ddiate, 
Dont \i trop forte odeur n'^branle point les fens. 
Mais un Auceur, novice k r6pandre rencens^ 
Souvent.ifim Heros> dans un bizarre OuvTage, 

Donne deTencenfoir an traveadUYifige: ' 

Va 

, •-.... .... . . " '. . . , 

S BRKE, fade Fan^gyriftc^ qui fe flatoit d*£tre foit capa- 
ble de compofei des Eloge$ , fuivant I'ufage ou Ton ^toic 
en ce tems-1^ de fiaire des Portraits en Vers ou en Fro(e. 
Mr, de U Serre 9 dit un Auteui^-peu celebre, s*ejf tronvi 
tres-preffe a^ces fetter dPOuvrageSi & H « un genie particulter 
f&ier chU^ feif^u^il leier Uijfe Ia forme tPE leges ^ tm cju*il les in^ 
fire ddHs les Epitres dedicateires de fes Livres. Le meme Auteor 
xecofiDoit n^anmoiRs qu'il en faut retrancher les pehpfes trop 
hdrdies , •» trep irregulieres , ^ les pareles ^ett cenverinbUs j 
^cft-i-dixe, que £a iS'^rf auroit ^te' un Ecnvain paflabley 
s*jjl n'avoit pas jp^che concre la jufteiTe de la Penpe,^ con- 
tie la r^gularite de i* Exprejfien* 

I MIT. Vers 15. Slut regimhent teujeurs^ quelqtte nMm qui 
hsfidte,'] Horace, L. II. Sat. L 20. 

Oti psale Ji palpere t recdldtrat undique ttetuj, , 

Vers 20. Denne de, i'encenfiir sm trovers d$s Vtfi^e, I Cc 
rers eft devenu Proveibe. 

Vk»V 

^ So%tLp BibUtthequeFranfetfiy pi^, I5j^ 



i 



i96 E P I T R I -IX. 

Va loner Moototy d'Onde&arde iorcip 
Oa Tatite aiix Ekdeovs Tare&ne tUpoxxSL ' 
Toiit ^loge imppftcat faiefie JxtitAmc fincbb 
Si, pour fw ft ohiri ton ilkiftm Fere, 

^S SziGNBLAiy q;Qe^ae Aateiv d'lm fiMiY life cmpoiti, 
Au Ilea de pdnte en lot k noble a^Yk^y 
Lafolideidtp^ kTafleiotdHgenoc^ 
I^ jBJIe |K>|]r, fiaiB^Roi, fairiear y la 
La conftantq ixj/Avt, hmotxt fwaarks bekxa Aitt; 

30 Lui doonoit lei vertoH d'AlteanAeoirde Mss; 
Et , pouvant joficnMat I'^er i- Mectee, 
Le cQ9q9«oit an §k dePd^ ou d'Akondac; 
Ses yeuz d'on |jsl ditidm feibkmait &ioa£Sf 
Ifien-tdt dans ce Tableau reconnoitroient Louis; 

..... ^ ' . Et» 

M E M A M. §L^£ ^ 

Vfins II. Vd Iwmer Manttrgy iPOndemtrdt fircw"} Api^ li 
Bittaille de Senef gagn^ pax le PziaqB de CQjide»l0s AUki 
vpuluteiit e£^i la noate d^ leux d^fakc pax la pnfe de 
q^idqu'une de nos vUl«^. Le Cointe de Jftontciey^ 6o»- 




a^ec beaucoup dfi pi4cipitatipa> le 12. de Septeqahil^t^^l 

JSAN I^O^IHiq^yS f) S .MoMTERBT ^tpil Jif tt 

DomLouis Memdiz db Haro, ptenatex MiaifticrdB. 
Iloi d'l^paffae, flic foa J^ltfnippmtiaixe .s|iix CoiO^MMet 
de la Faix des F^ienee«. 



Teis,aaffi blende ItfticidtAt^^SjAtt^Atxt-ftmi, Ce- 
]i%rci dj^figne la bacaifie de Tufkeid eA Alfatfe, pLOtitfjfu 



Mr. deTuEEMMs contie les Allemiii»»>i^ f; -Al^lititty' 

Zmit. Vers >f» Siffmfmifitt§irrium iUm/hi ftrf,\ 

Cc 



E P IT R E IX. i 3«?v 

Impofecokot flence^ ft terre indlkrete. 
Un coear nofate eft e^ntent ^ ce <{a'i} troche en tui, 
Et ne s*applaudk point deS qualitez d'autrui. 
Que me fett eo ^kt, qu'uti Adndrateiir fade 

f ' t 

Vante mofl ^bonpoint, fi je me fens mahde; ^ 

SidanacetinfbBitttfifie^iteftuftfditieut \' * 

Fait bouillcniiier moto fimg , ^ petiller mes yetii ? 

Ricn fl'tft bttra ^ae te Vrai. ^ L^ Yrai feul eft aitnablci 

d doit regner par tout & m£me dans la Fable : 

De toutc fiaioiir radroitc feuictd ^ 

Ne tend qu'i £ure aox yeux briller la V^*t6. 

Sai^ttI pourqtioi mes Vers font Bis dans te l^ro^~ 
vinccs,il > . 

■ '. - ■ "■ ■ ■ Son^[ 

Ct vers* & Ie$,4^a fuivaas (bm iiiikes.4*Hoxaee» Epxtie 

^ _ * 

Si quis MU tibi ttrri fugfuUd y mAriqui , 

Ci»i ftf^mV ftfiem emtndMmqme v9cAri, 
IMIT. Vert 19. ^# mtfirt en effet jcC. ] HoraCC dans i| 

N«4i fi U fofulm farmm , reRSque vdlentem 
' Jbf/fit^f 0umk4m p^rtw^i fitk umfitt sdmdi f 
^ JOiJfmkUs: dtnec manibus tremor inciddt HnSi\ 

- Vk»s 43. T^ienn'tfibeaujtteUVrAt. Le Vr^i fenl efi ntnUH^ 

K a Vsa^ 



j(8« E P I T R E) IX. 

S«BC redierdi^ du Peuple/ 8c regtocbez les niiices? 
Cen'eftpasqueleurs fpQ$agr6iUe$> nombteuxi 

fo Solent tou)ours ^rorei)le ^eoien^ beareux: 
Qii'en plus d'un Ika le fens n'7 g^e la mefure, 
£t qu*un iaot qudquefois n'y br^ve h cdare. 
Mais c*e& qa*en eux le Vraiydu Menfoi^TainqBeori 
Par tout fe moncre aux yei^, 8^ va faifir le onir: 

is Que< le Bien 8c le Mai y font piifex au jufte; 

Que jamais un Faquin n*y tint un nng aiigoftp; ; 

.*" ' . Et 

R E M A R SiV E 5. 

Poemes h^xo'iques. Yokz le v€is^i. deia SatiielX. &le 
Tcrs 242. da Cnant troifi^me de rXtt poedquc 

VEI.& 64. Montre,} La Mdtitre^ petit OuTxage mSle de 
Tersfic de Proie, par le Si. de Bom kcors e, de Maifdl- 
le, qui a ^xexce la Chsuge dp ConStl de la Nation FiaiH 
^oife au Giand-daiie. II envo'ia cetbuvtage i Mi. de Sco- 
deii qui le fit impiimei si Faiis en i666i <^elques annees 
Mthst Mfv Despi^ux placa ta Montre paxnu let Lines qui 
ienreot au combat dc$ Chanoines dans le cinqniime dUutt 
4uLatrint 

Vmu iient PE^t J^amwr , pAmre en frifit U limtn, 

Bonecozie ^tant \ Paris , lui en fit pailei pax B s a n i er ^» 
mais Mr. Defpr^aux nelai aiant pas fait une x^Donfetkis- 
faifante, Bonecoiie pour s'en vanger compola le Lfltfys^«r, 
qui eft un Foeme'fatirique contre notte Auteux., U fut im- 
Aiim^^ Marfeille; & Bonecorfe en envo'ia le pxexniccEx- 
cmplaire a Mr. de Vivonne. C'eft I'extrait d'one IiCCtie 
que Mr. Bonecorfe m*ecrivit de Marfeille le ip. de F^fxier> 
X700. Te la communiquai i Mr. Despr($anx qui me fit la 
t^ponfe fuivantc. „ Je n'ai aucun mal talent contre Hl 
„ de Bonecorfe du beiu Foeme qu'il a imaginiS coatxemoL 
9, II (cnble qu'il ait pris a tiche dans ce Foeme ^atta- 
fi quet tons les tcaits let plus vifs de mes Ouviages; & It 

»F^ 
^ D9V$ U ejifait fimthnfyr U Vm M« tUJ^£^$trt K 



JCt 



E P I T R E IX. jSjf 

^"- -''^n r^ur toujoQw coBdttlftnt mon cspfk, 

Etmon Vers, bicn o- tll'r./"** «^ ^'"P^fc- 
chofe; ^'^"'"'^ oadtpe 

Ceft par II qiiclqucfois que ma Rime furprcnd, 
Ccft-U cc que n'ont point Jonas ni Childebrand; 
Ni tons ces vains amas de fijvoles fomettes, 
Montie, Miroird* Amours s Amitiez, Amourettes^; 

DoQt 

^r^liifiiirjde.rafiitixe eft, que fans montitr en qtidi eei 
M traits pechent , il (e figure qii'il iiiffit de les rapottes> 
y, pour en d^gotlter les honunes. II m'accufe (iir tout d'a- 
9» voir, dans k Lutdn, ^la^ec^ en gxtns mots de petite^ 
^ chofes pour les rendre ridicules s & il fiait lui-mSmc^ 
,» poux me rendice^dicule, la chofe 4oat il- m^aceofe tl 
^ne Toit pas qioe, par une confe^uence infailHMe', £ le 
9, Lutrin eft une impertinente imagination, le Lturigtt tSt 
M encore plus i4npcnuiems,^rafq«e^cen^ qine la m^me 
^ chofe plus soal ^zecurde/bu refte, on ne fauroit m''dle- 
~l|..Ye]; plus liaut qu'il faitspuisqu'ilmiQ.dofine'potar&iTaas^ 
„ ^ poiir admirateurs paf&bnnea, les deiUtplus beaujc.^etr, 
„ prits de notre ilecle: je veuz dire Mr. Ilacine & i/U^ 
9> Chapclle. 11 n'a. pas trop bien profit^ de laledure de 
9, ma premise Preface , & de Pavis que. py donne aux 
^ Auteurs atuque^ dans mon Liyi^^ d*attendre pour ^rir 
^ xfe contre mpi, qu(& leui; ^ol^rje ^i^ ^pnlSee; ;&;?il avoit 
„ huinf pailer la ffeiine, il auroit.vu qu^trattsr de haqt 
9, en^as un^uteus appxonv^ d^ Pubijtp » .. c*cft toUter de 
^ h^'C^ hia le PiibUc mlmc}^ 6& q^e.a}QmetfteiLc9(lS- 
y, fburcnon (iu'^un t^utriii, cf'eflr y mettre toupee qu*il v a 
„ de gens feniez, £c Mr. Brofiette luim$iAe» qui me tair 
^. riu>nneut mtas ejje aliquid futare iM^4f. :]e He me (b#- 
„ viens point d'avoir jamais park de AU* de Bonecorfe. a 
„ Mr. Bernier , 8c je ne connoSTois point le liom de Bono* 
M corfe quaod j*ai park de U Montn, dans l^Epitre a Mil 
M. dc Seignclai. Je puis dire meme qjae jp ac conaoiilbis: 



390 E P 1 T a U ' It. 

(65 DQHt Ic tilre ibatcnt eft rotiltjiie foMen . 
Et qui parlam teai^oup ne difcflt jt^ 

M<»-m€mc,gis'5attcr. II n'cft Esprufi droit ,. 

;70 Qui n^ foit impofteui, & fkux f^r ^elque endrif;iit,^ 
Sans cefle on prend le ma^ue>8c guittant )a NaiWi 
pn cralnt de fe montrcr fous fit propre fignre. 
Par li le plus fihc^e aHez' fouvenV d6plair. 
Karement un Esprit ofe 6tre ce qu'il eft. 

3S Vois-tu cct In^KStiaiJ*<nfe fouHc in^e 6vite; 
Cet;|u)ppie,ij^puiouisfi^i^^ 
II &*6ftfM^&hs esprit: laah ne trifte Sepe^ 
i]v6iu€trefotttve»iviq^6, i^aifittt: 
B s*e& Slit iie la )oie une Joi lukieffittre^ ^ ^ 

M tole, aufll^xcti ^iM ctai^^^«jaa^*d^ip]^tcir'0#xitt^ de 
i> gaUotexle mofdttlriit» d^lit |e ne Us Jamais ^tte le |ie^ 
^ miec feaiUet. Hiiis v^ili^ afe pad^ de Mr; de Bobe^ 
^ cozle: ?eiKMis^ Mr.-Vod[itel ^ni eft>/liiiditibil. db 
%^.t«is les AuMints <axt f ai^'dxilMtiez. oeltii'^ a Jp witt 

ibid.. ■ 'V-M. ji^iV '*'sAtii^my>4m^^''^^iMrtt^ 



feat intittil^ti: ,jflmitiiz.;\AmiirSt\br^kA)lt»UT^W. TiQOtcf 
la noce fur le ytti i Jo. dc la Safcirc 111. 

V&RS 75. n/i^ c<t r;^orf »» B^c. j Ct ^raitir^fftlt 
£u: im bomme fbit obsciir , dont I'Atxteur a odbUl le oi^* 

: Pa- 



fi P 1 t.K fe lit. 35» 

Et ne cUpb£% eafo que p&ax vouloir trop ipbttr^. 

La Simfili€k6 plait fans &uae .& f»)s ait. 

Tour diarme ^ tm Eniliit ;4om U hnjgjiiei Tan^ fin; j^ 

Sait d'uo a^ jtm(k«iit4>6ga¥erlkpeii((£e. 

; Lc^Faux eft tou)ours&de» ^ttitin^remc, iamgaffiutt: 
Mais b-Mature eft yrate, & ^abord on laient , 
Ceft E&efdde efitout qifon aehai'e, St qiiV>!!^ftse;i 
Vxi J^ipek n^ chagiin pilit^p^ ion cli|Kg»n mimer * 
Chacon pris dans fon air eft agf 6ible en fol* 

) Ce n'eft que Yair d'aiitrtti qui pettt ddiflaSre eh mo!; 
Ce Marquis ^toit n^dou^, cotnmodey agr^abl^- 
On vantoit en tous lieux fon Ignorance aimable. 
Mais depnis qtielquesmois devenu grand DoQeur ft 
II a pris u& £iux a(ir, ime fottelutateur* 

Jexfe, Satire I. j j. 

•Teas S8 I/h esprit ne chagrm fluii p4r 'fin ehi^m ntemsJt 
"M Ic Due deMoMTAusicK. line laiilbit pas d'avoir 
beaucoup d'amis , & d'Btxe fort eftim^:i \ caufe de fa pro- 
bite & de fa ve^.iXe'Pfirfoinageihi Mifiathiope de Mo- 
Here , tout Mifanthrope quil eft , ne laUTe pas de plaire 
Iftff *^ de ftittfe idmA^ fi^Me mi^^ft iiojiiifteabonlfhe, 
4Uaiiklr «itee lyte FikA j*idtenfte diiUsiifilifissittate^date 
fitt;(Mltiinens , £t daas ^ {miHiai9iift>UMip:cfi^i«lu^ a jnnis: 
4iae4Cioi)imfie^ 

Vers pi. Or Marqm's &C.0 M. Z.. C* B: £ ^arodc iax 
trefbis une ignorance fort aimable, Sc difoit agr^ablemenr 
des incongruit^s s mais il pc^itt la moifiii^ de ion itteriter 
d^s qu'il voalut £itie faraat, t(. fb HJi^HCC d^jiVQiv dc I'et* 
prit, 

& 4 Tia# 



1 



39* E P I T R E IX. 

95 U ne veut plus parler que de rime & de profe. . 

Des Auteurs decriez il prend en main la 5:aiire. 

n Kit du mauva^ goiU de tmt d'Hommes divers^ 

Et va voir TOpera feulement pour ks Vers. 

Voulant fe redxclTer) bx-mime on $'eftropie> 

ICO Et d'on original on fail: one cc^ie. 

L'Ignorance vaut mieux qu'un Ss^oir affe^ . 

Rlen n'eft beau, je revieos, que par la V6it& 

Ceft par elie qii'oa plakj Se qa'on pent bng-tems 
plaire. 

ft - 

L'esprit lafle ailif ment t. & le ccenr n'eft fincere;. 
105 En vaitiy par ia grimace, un Bouffon odieusK 

A table nous fiutrire , & divertit nos yeux. 

Ses bons noyots ont befoin de farine & de plitre. 

Pienezrk t£te-i-t6te , 6te£-lui fon Thd^, 

Ce n'eft t>lus qu'un coeur bas, un Coquin tdn^breui; 
|xo Son vilage eflujii n\ plus riep que d'aSreux. 

faime un Esprit aif6qui fe montre, qui s'ouyre,. 

Et qui plait d'autant plus, que plus il fe ddcouvre, 

Mais laieule Vertu pent fouffiir la clartd. 

U 

WiE M A K §iVE S^ 

Tkrs no. L* UormAnd nUme AUrt iffffit U fMrjturt^l ft 
■litttf di Uin , diibit T Auteui : ^et9h deux uns diu dVMm /• D4^ 
Uig«» Ce n'dGk pa& d'aujourd*hiii qne- I'oa xepcoche au 
Kormaods Icur peu de finc^iite : t^moia le T^imm dtUt^ 
«ir, fbl. zs, de I'lfdition die i5}iv 

2idl0 btmht que Dteu fiuutdie 9 



J£ P I T R E tX;[ 39f 

Le Vice toujours fombre aime I'ofaecarit^^ 

rf Pour parottve augend joiur,* il 6ut qWiVfe iigpSSBgi 
Ceft Id ^ai <te ik>s mGnirs a b^mila fr^Qchirc«' ; ^ 
Jtdis rHonuae yi¥€^ m tfavail^pcqipf^ ^ - j 
Etnetrompantjainais!, n'^it jamah tFOfl^^ : 

On ne connaifi^ point la RufeS&niiap^uce;; 

o Le Normand mime alor^ ipor<Hfc lai^'ii^. - ^ . ^ 
Aucun RhAeor encore, arrangeantle discoaifr 
N'avoit d'on An mis^tem' diMgfid' lies d6toofS(r 
Maisfitdt^n'atjzIfan^klD^, fitidle^iAtduird^ 

L'Atx>ndaw»rtratd^!i6'I^loi& d« ftjfiiiakd^r 
J La MolIeficamcnalafiwiBfe^anitfe-' - ^ - 
Chacun dierdia , pour plaire , un vifage empn^fi- 
Pour dblou'ir les y eux » k Fcrtmie anoga^ltt; 
Aflfedla d'^talcr unc pomt)e WofcitiK ' • 
L'0r<aatapart6utfurfenche§^hSibfe'^^ ^ : 

> On polit rEmcrauatei on ttffla IclWBih' ' ' ^- - ^ 
Et la Laine &la5bie eh'Cckft^tthsiidiit^^ - - 
ilipprkemi^uinei^leuiseotilemS^nati^^ ' 

£cs Romain* failbient tin pardl^^^tbcfae stds Ccca? 






>. )■ 



. l .. V , •.^. ' w 



de Vii^» £dogiie XV; 42;. 



rf*. V* 






^4 B P I T K^ E IX. 

La trop onirte fimtS moiRft iiir d^ intk^ 
LtGoqiieltetefiditfesUci^^ttilibla^ ^ 

if 35 Et mcttknt W rfrtife^f te-plifi«'W«fig(s, - : ^I - > 

LVdeur^Ych«€ffif icMA'1a^lf«^ ^-^ '-" I 

140 On vit m^^fi^iiiem^i^k$&Siim^ : . 

l^Panjalfciitf.t3WfSp)ij4£4ftf^^ : 

De ]i vim cet amas ^^^^fimggf icnarixuai^^'j^; * 

145 Oiitoi^ouia)ejt{t^P6ff^ 

Et, fftt-fl louche &ite!BBft#^ 
Nc crois pas4oii!tftoi^,;/v:<^Tdj§^ (-, 

Qucd'unfrivp)c:eiiRP$ipapa»cm^,^^ , ^ 

#50 Lailouaogeilgr^idile #.riH&e 4^^ 

Mais je tiens* commc toUqa'il fimt qtCdle foit vraie; 

deSERTiEH Sar-Intendafit dfirliiifliices, iraTott qu'on 
ttilj & on ne laiilblt*^^ l^itiilier fte>^M^ ks 

^^*- -■* ^^J!>*«*«kaw^M ftv I^M <*a«*a>^a ^\f%t»^m ««•«'>%«« lavS o^'ja^ 




<ie I'sgiogue mtituiee ChrtjNtu , q«e . 

1 r iT I >-£ 



. '-•. 



E P f T ft ft ixi. 3gj^p 

Et que Ton tour adroit n'ait rien qoi nous eSraie;;^ 
Alors^ Gommiefai dftr tu la fais dcouier^ 
Bt fans^ crainte i^ res yeux on f ouiroit f ^xalt^r. . ^ 

^ 5 Mais fan& t-aller cherctler des vertus dans Fes nues^ 
n £iiidroit peindre ea tei d£S v^dtez connues^ 
Ddcrire ton Esprit anii de la Raifon ^ 
Ton ardeur pour ton Roi piufSe en ta T^/ii^iviji, 
A fervir fes defleins ta vigilance heureufe ;. 

k> Ta probiti^fiiicdiEe ,. luyc^ ofideufe; 

Tel, qui hait k & vm fcifla^«L>de<iMnrfail|iiifV 

Sam diagrin voir «rioer fe iNMtrite trti^. 

€ond6 m£me , Condif , te Heros formlddHe^ 

It non moifis^^'sm&TtamafiSwntflJtttun recfom* 
tAAcTf. 

is Ne $'bfienferott pas ff qudque adtoit Pincet«t 
Trajoit de fes Exploits le fidefie T*!e«': 
Et dans SendTe^ &u conten^plantia jieitfUlnKip 
Ne d^Bnroftroit pas IMheibe in Vxjftuit;;. 
Ma», nafliearaaPo^teinfipidey i>£ew^ 

7P Qui viendrokk^gbcetdl^ufi^k^ cwuaeuau- 

K E UA R §UI E Si, 

LiGr4Hiy Pillmfires^ibelf ctt Bsprt't fans pdresi^ 
. Plm eUtrp^plHspenttrdnt ^m Us traits d$t SolciU 

Tim s Ttf7. Bt iims Smtf em fen, ] lA Bataille de^ StntB 
tm Flandxe gagn6c »ar le Piinee de Cond^V k i^^ d'Xoi)ft^ 
xd74. contie Its Kutm^ns , ies Espagnols, d& let Hollaat' 
doisy an nombte de plus de foizanu xnUlc hammer convr 
; jiax Ic PxiACC d'Oxange. 



I 



3p9<r E P I T R E IXL 

B auroit beau crier: Pnm'itr Princt dn bdond^^ 
Couragifims parnl , Ltmhn fansficandi :. 
Scs Vers jettei d'ahord, &ns toumcr Ic fcufflet^ 
Iroient dan&ramichambre amu&r Pacolct. 

RE MARQUES. ^' 

TiRS X7X. ■ ■ Prtmier Princt dtt monde 9 ficc] Com* 

mencement da Poeme de Chaxlcmaene adtoOGi ao Ptiiicc 
4cConde.. 

^ftmier tvinci MftngdkflmgrstidT^i dm MMe^ 

4:mri^i^fmufmrtiU.ljmih4.fMLfie»ndti. 

JSfd^mPJSjfHt^dlindivirfiSdifim^ 

S4ittri9nfberdtt9iitf.&iidiMUT^f§ih flee. 

Zuiuis LB BABoitJiBttR» Ti^onet dc Fiancc, 6c Bailli 
duDuch^ de Montmotenci, Auteur de ce Poeme > le pu- 
blia en 1664. Dans Tedition de. x6d6. il chtngea ain^le 
iecondyei&L 

PrtfUi iPmn V4lmre» viM^rrfi€9nii» 

Z.a mBme ann^e ^€6$, il pazut on avtce Foeme 4e Chttlf 
fiM^ff, par Mz. CottRTiWy Piofefieur en Rk^toriqiie. 

Vsfts dexnier. 1 n ^Amttfir Pi$cpUt,'} Famenx* Valet 
de pi^ da Grand Prince de Cond^. Qnand Mr. le Labou- 
xieui eat pzefient^ \ ce Prince fon Poeme de Charlemagne,, 
il en Iftt qudque chofe* apr^s-^uoi il donna le Livie^ Pa? 
•okt , ^ 4^ il xeoToiOit ordinaixcmciit lovs let LiveGa- q|u 






PRB- 




PREFACE, 

Swc les trois Epttres^ fiiivantes. s 

|*E nefaifi les trvis n^uvelies Epltns^ 
que jedonne ici du Public^ auromp 
heaueoHp d^Apfrobateurs : mats je 
fat bietf que mes Cenfeurs y trouve^ 
rmt abondsmment dequot exercen 
leur eritique^ Car tout y eft exirimement hazar* 
di. IXans le premier de ces trots Guvrages , fous' 
frhexte de faire le prods a mes dervsurs Vers y 
je fasT mei^meme mon iloge^ & tfoublie rien.de 
f^ qui peutitre dit a mon avatttage. Dans lefe** 
eondje nCentretiens avec mon yardinier de cbefis^ 
tris'bajfes ^ ^ tris-petites^; ^ dans le troifiimc 
je decide hautement du plus grand ^ duplus im^ 
portant point de la Reltgion^ je veux dirs de PAm 
maur deDieu, J^ouvre done un beau champ a^es^ 
Cenfeurs^ pour attaquer enmoi^ ^ le Poete or^ 
gueilleuxy ^ le ptilageois greffier, ^ /r7J/tf- 
io^ien t/meraire.. Quelque fortes pourtant que 
foient Uurs attaques ^ je dotUe qu*eJles dbr anient 
laferme r^foluttonquej^aiprife il y. a long-terns ^ 
de ne rien rJpondre.^ au moinsfur le ton fifrieux^ 
M tout ce quails icriront contre mot. . 

AqMoiboneneffetperdreinutHementdupapieri 
^ Si mesy Epitres font mauvaifes , tout ce que ja 

' di^ 

T. Si mes Efitrcs ffm nMwuaifis,^ Joan. OwbMi Epigl*^ 
id Ledotem, pag. m. 122: . . ' 

N^firA patrocinuim non foscmnt cArmviUi : fttun f 



I 



35« P R E' F A C E. 

Jirai f$e ies fer^ fm trtrntfer bomnes: pfji^lles 

iroitoer mauvaifes. He Public nejh pas un jugt 
qu'on puiffe C9rr<»ft^pr£ ,r mi.igfti, ff rigkparjes 
fajfions d*autrui. Tout ce bruit ^ tous ccs Ecrits 

P<m €mrt \ ue fervejtt fu^a y faire tmimK^t 
i^urir y ^ if rn mUstx mar^uer ie mJ^htJ^ JSj^ 
Je f^tfftm^c JkM» ion LivpcJtofuw ^^^^pi^fi^urs^ 
iffhfiHi.gnmie ^ksgwif ptifuifc.Mmrii uu 
Ecris qu^tm mei mt.pur^ €.ei n^eftpja.qneiemiPk 
4^ de gtifs tn.Sptm Ju^ maly f*^ pu fMMfon^ 

', 3< me.gmderaijdeaif iiem.dc tm^utr^moModi 
fttof^ atfyique mes t9wt/Efkrts^ . Ca.f/^H ys in 
mrumi^^ f^i^ Itsmfia^trwmMiks^ifffirmn 
§^4km€n$ tuk de VA^mmt Je DieUj^ I^J-^ ^^ 
tmehJfpku fjnM:fjBisyisf 9kfav0Miq»»fsi*m^ 

kmiiires. j^Mvots at^tm J^.iahH^d.d^Js' tdowmer 
Umte.fifde,, hs ,demx mtttf9^.mei'far9ijfm^.p^ 
fiGhhks,i piurMfrt ppiftM^ki ^m.ffrmdJMrm 
Rnmpf9>^limm>ecrm»(imf^^ Maisd^ 

jtttt$s:^^-fimfiz ^niimt fii^t, om^rendre ^wml W 
4emxE^es^quoiqMt doHskftik tmimiyAmiui^ 
^mrUM des Epkres meriiks^ ai ii m^/im$ rim 
enfetgni que devertueux^zqM^ainfi.k^mi It/es^tvec 
fwu^e^ %itm kw de ku/mmre ^ elies fourrown 
memevtirtmme\ditfe^^ f^^ ^mt JPwi^ 

kurs beaucoup d^honnHes gens fouhattant de let- 
avoir tjoutes ti^it^ ekfdUMe ^ M^ fomois pas aruec 

KB M A R §ij;£ &. 

Vrnt-f^ufi vtffm ( me tantd ^emU ^tffr) 

*3* 



P R r F A C E, 399, 

fnenfisntt me disPefffer d^hnr dmnerune fi Ugi^ 
rtfatisfaSipn^ jc me fuss rendti a vefeygthnent^ 
^ imies^tr^mf^» ndffimkiifei ici dans un mhrit 
^Mhvtf:. €)tp€nddfft c^ififH^iiy a du Gens defied 
ti/^^mfeM$^imneflfii$ciervm ds lirMef 

wwtt^iim^r J^^i^ jMrV ^f^avec mon Jardinier 
63? a^HmeiVirtfUeft h&ndths averiir qn^il ^ 
« 9rJb^ it'limr difirikufr a part la demiire^ fa'^^ 
vmrntlh^tMMtdefAmtiHrde Dren\ ^ que 
mnfi^^^nn^^.fe ne troMvfrat fas itrangt q^ih 
me lifi^ fwtf ^^{Mi; fh^ ^^ je mi JtntqueU 
^ntf(Ai moi^fhttm t^.yksdsipyjitionsdrtsfrity o& 
jt'm^m4koiyi^\€^t(Kkvyi^afvoU^ dt ma we c4)mpo^ 

rJr^fy]iermift Piii^dePi^equ^bn aura di moi t 

mm geim j^m'UiVirsi^vmfHen^ant i s^ifuifer^^ 

meiEniptriiJ^m^me^ine melarffant^eres letemi 

demtappHfU^ a tntrchtr^ A rammer desrimesi 

V^n^i^^itefitiiboh hdiffiinxIfeSeuts. Jilath^ 

tft»ttis^ m^titni ^ne- dt fit^ ttfte Pr/fave\ U ne 

Jkrupi^hsn defr^Bs, tfWeJimble^ de raffAret 

Jki fVtfimter^tlmdet v jkrif'^ant pas tme fart 

gtiHide idie de ma capaettl en maUere de 7l/ol<H 

giej Suteront peut-etre que tout ce que favance-^ 

en monEpifte fiHfmv^iUibh^ & apprehen^- 

deronty qu^en voulantles conduire , je ne les iga^ 

re^ lifin d^m: eCelks Kt^atchemf^en^nt y ft ieur 

dirai , vanit/ a part , que f at U plufies^rsfoh cet'-' 

feWiWe^mp^^^^ gf ^rx.^i 

Stifm^^'ddjRtm ikj:^hMHr^iS de * Jdfutus 



i 



400 P R E* P A C R 

tris'c/likres ^ qui tQ$u y out ^lauJi ^ ^ e» ofd 
trouvi la doArme trh-faine of trh^fa^e. Que 
heaucouf de PriUt$ iUufirtSy a qui je Pat rici* 
tity en omiugi comme tux. Que ^ M$»Jiig»eMr 
l^Eviqfie de Mtaux ^ c^efi-i^re une des fins 
grandes Lumieres^ q/ti ayent ielairtVEgMe daat 
7es dernieri Siiclesy a euloftgrieme mom Omwagt 
entre les mains ; 6f qu^apres P avoir lit ^ reli 
plufieurs fojs J ilm^amnfiulemen^ do$md fon of* 
f rotation, mats a trouvi hon^ que jc publiaffe a 
tout le monde qu^il me^ la douuoit, Aufiuy que 
pour mettre le conible a ma gloire ^ ^ ce fsiut Ar^ 
ebevtquey dan$ le Diocife duquel poi le kouheur 
de me trouver , ce grand 'Brlla$ y dii^jt , amfft 
iminem en divine (ff en vertm ^ ju^en digniti 
^ en naiffancej, jue leplus grand Koi de Puni" 
Vers J par un choix vtJwUmeut imfpir/du Ciel^ a 
donni a la Fille Capitate defon Koiumme^ pour 
offArer Plnmceneey^ pour d/trtdra PErreur; 
monfetgneur PArebevique de Parity en un uMf 
a hien dmgni aujji exandner foigneufemeut mo$. 
Epitrey ^ a eA mime labontide mt donmer Juty 

I ■ ■ ;/. \".- . '" tlM 



\. 



1LE M A K^XJt Si 



4 Ce faint ^xf:h*veeim*\ J^fk^W iyHTOlHl* I) ^^ Kia irl I* 
£es» Aichev^^ue i^e Paris; enftihjb^'Oi^^ , ,; 

Edition de cette Fxeface» qui paiut en zd^S. PAntenc la- 
fihiiToit par ce petit Axticle, qiril fupp^pia dans I'^ditioii* 
iuiyante» & quejc iap^j^^ i«i mu^ o&dia dtoibc» \ 1» 
Poft^xit^. de ce que nous avons oe liii«^ 
' n Je ctoi'oir n'avoii plns'iien ^'due af Leficnc. Jiaii' 
^ dans le terns meme que cme Fi^£i6e ^to/t 4>QaXtfieflcv 
i on m'aapoxt^ uoe n^a^c Bgltfe«A ywp^jfjfiu qud^ 



P R E' F A C E. 464 

fJus Jfun endroit desconfeUs quet^fai fiiivis^ £*f 
m^a etffin a$cordi aujji fon approbation avec des 
dloges * dontjefufs igalement rav't t«f confus* _ 

• Ah refte^ cotnme il y a des Gens fui ont pu^ 
ilUj quemonEpHren*^toit qt^une vaine d/clama*^ 
tion t qui n*attaquoit rien de rhl^ ni qifatunm 
'Homme eut jamais avanci y je <veux bien ponr 
Pimteret de h Virite ^ mettre ici la Propojition 
que fy combats , dans la Langue , ^ dans les 
termes qu^on loffodtient en plus d*une Ecole. La 
void: Attrido ex geheno^ metu fufficit , etiam 
fine iilla Dei dileaione, & fine ullo ad Deum 
offenfum respe6lu ; quia talis honefta & fupec« 
naturalis eft. C*eft cette fropofition que fatta-- 
j*^, {ff que je foutiens faujfe y abominable ^ Cs? 
plus coHtraire a la vraie Religion , que le Luther 
ranisme- ni le Calvinisme. Cepenaant je ne croi 
pas qu^onpuijje nierqu*onne I* ait encore fo&tenui^ 
depuispfu^y iff qu^on ne Pait mime infer ^e ^ dant 
quelques Cat/citsmes en dts mots fort approdanK 
des, termes Latins ^ q^^j< "viens de, rapporter*^ > 



R E M A R g^lTJB 5. ^ 

qae Impextinent a fait hnpumcf , dc qu'bn Teat fait^ 







qu* 



^ 6e incompUte , ^eompofee de quelques vers qu'on m'a 
fi d<^cober> 6c dc plalieursqu*bn fn*a ri<lictilement pzetez^ 
„ aniB bien que les note» temersaict qm y font. 
'- 6 ^tireftt, &ic.] L'Autctti ajo4ta qet aztidt dans l*i6di<^ 
tiofi dc ITtHt. 

7 Dam ^uelaues Cktttbismitt} Vokz Id Ctt^hBnne de Hft 
J o L I >, & quuqaes auties. 



EPITKfi 



4^% 

E Pi T R E X. 

A MES VERS. 

JAx bdiu vcras arrfitcr, ma rcmontrantf eft vainc, 
AUez 9 partem , m^ Vers » dermer bm de ml 
vcmc; 

Ccft trop languir chei mpi daos tm dbfoir fi^ow. 
La prifon vous d^platt, voos cherchez k grand jour; 
5 Et ddja diezBarbin, ambitieux Libelles, 
Vous briUez d*italer vo9 fcuilles crimiDelks, 

Vaii» 

i /Autcur tbait 4$d^ nommc ^ k&oi eiiU77» poof ^ctf- 

*^. jK foA Hiftoixe, femblott avoU caBU^fCOHat, s^aonc^ i 

H foeiie. N^anmoins, feize ann^es apx^s > il cpaspo& iflj 

Ode iQil« pilfi; de Mamni, ea itf^. & l*aftit^emV^i^t a 

pablia la Satire X. contie les Femmes. A kk v4ede ce dec- 

aiec Ouyrage Taudace des Cxkiauet ie teyeilla : il fiit ez* 

pofe \ la cenfuie^4*U4e jpiIiiiQ(aB;.Fd£tdliifi^dioc]:ess U ce 

lilt pour leui lepondie qu*!! compofa cette Epitie. £lle eft 

i^e. av^c beaucoup dWi <S^ cf^ wit.tka& fffisz fiogvr 

ti^e dV ^ok VOL Poec^ S^ituf9iis:e«i7fitricft;Ceii6ttss dc 

cbnfufion ^ xeje^tec fur enx i^u^ Hytdipfm^u ids CaUiCt 

(^Vattli^ aobkment M icmbefie Ic JUt coiiipiafl&ia des 

Ijs&aiiir Houi^ A^uui ^vqii vve $xBadm^4amioit |»ii{ 

£ue mtfytiXA aif xominn^c«»epit dfi ITaiKiifr i«s^ 6c rmr 
^ eff ^rife d*^Hi« MflMimmfs^p yiitft la uriM i dili i w d» 

IM IT. Yexs X. J*di heau vom dmtert See] .Hcmoe 

mnce ainii i*;Eplrie qv^sa fieac d^diec 



Vains ^ foiUa Eo£u)s 4at^ ma victUeflfc iicz* 
Vous craiez Air 1^ pjud^ ^Mhenreox Aina» 

Voir biec^-i^ vosjboiit rnbts^ paflant 4a Pd^e mA 
Princes,/ i 

D Charmer ^^cmcnt Ja ViBe ^ fcs Provincw; : r , 
Et par Ic prqimt^ffcl d'm.fcl r^uiflant^ , ; , 
DcTcnir ijiielqutfois Proverbes en nai£Eint 
Mais perdex cette etreor » dont Tappas vous amorce* 
Le teQis n'^ plustmcs Vecs^pii ma Mufe cnfafoice, 

S Du Panuffe.Fxancois ibf mam ks Nourriffons » 
Defi riches coulieius iMbiDoit les lecons. 

'• - • -» ■ -Qujuji 

Vsas 5. £r^ «ik2^i'^/ii &i.^ lAbfdiede Paris. 

Vbrs 12. D*V€U$r ^Iqwfois Provtrbts em runffant,} llj • 
^M ^piegoiisiiMiBMfw f ai JKHftmcnt ua tiaiid fens ea 
peu de paroles : eUes fotat orcUnairement a&pc^ts par le 
fiabli^, k fle^ieaikiit bie»>tdt fxoaki&et. T<ls font la j^ 
fait des vers dc nocxc AuteuTi. 

<> . .. , ,> ' ' 

J^df^mch^ m €kay &9, Sat; I. su 
lA T^lfijt dtt rifpiet & l4 T^tme Sl^nMit, Sat. XL aow \ 
Dtif9f$ifef ^i0Wtrpi hhh tufV^nsMi Pdtlms. £p. IL St. -J 
- ' *l^» 5«r ttemrt tt^jomrs m ftm S«t qui Jfudmiru Alt tdiSt^ 
. ^t. . PtontL T<adqwcr,,:. /. .: ^.. . 

^Cfaant iv. 50k. 
?oltk]iie» 



i 




;p4 H P I T R E X 

QutDd mon Esprit poufii^ d'an courroux l^timr, 
Vint devant la Raifon pkider contre la Rime; 
h KHit le Gente Hiimaio fill fake le ptocH, 

10 Et s'attaqua foi-mSme avec tant de fuccis. 
Alors il nTftoit point de Ledteur fi fauvage. 
Qui ne fe ddridit en fifant mon Ouvtage 5 
Et qui, pour s*dga'ier, fouvent dans fes Discours,. 
D^un mot pris en mes Vers n'empnmt^ le fecours. 

%S Mais aujourd'har , qu'enfin laTidllefle venuiS , 
Sous mes faux cheveux blonds ddja toute chentte » 
A jettd fur mt tint, avec fe dbigts pefims^ 
Onze luftres complets, furchargez de trois ans» 
Ceflex de prdfttmer dans vos folles penftte, 

3P Mes Versj de voir eafoule i vos rimes ghofes 

It E MABQJTM^S^ 

fire deuxiime^ 
Vers 19. ^Mttm UCmn HtmMt'n^fmfiurt^Ufrtcis, I St* 

clieliuiti^nie. 

Vers zo. Et s^stts^ fii-wUme &c.] Satixe neavUme. 

VsKs 25. Mais aujpunPhm ^i^ttifi» SCO.} I^B jugefiMnt de 
rAnteox fur ce vers & les tcois fuivanty eft contehadans 
nne tettre qu*il ^ciiyit \ Mr. de Mauc&oix, aa tsu>» 
d'Aodr i<95. £lle eft infei^e ci-apiesv Tom* IIL 

Vers it, Omg Inftrn e0mjleis JkrebmyfiL de tniiiuu,} 
Cin^anfe-'huit ahs. 

I MIT. Vets 32. N9S hd$utJ9Hrs firitfnrs t tuts h$mimrs fitU 

fiif^ 1 Ce vers xcflem(»le ufi pqi i celai-ci df I'Spltc^ cin- 
qui^ihe: ' 

%^infi qin mes bedwc jotirs , mes chagrins fint faffh^ 
Xt 1 cet autre de Kacim b . daiM* MitHriiMf » Afte n& 



E P 1 t R E X. 405 

Coorir , I'argent en main , Its Lefteurs empteffez. 

Nos beaux joiits font finis, nos honneors font paflez. 

Dans pea vous aBez voir vos froides reveries 

Exciter du Public ksjoftes moqneries; 

Et leur Auteur » jadis i Regnier pr6fer6 , * 

A Pinch§ne» i Limere, ii Perrin compard. 

Vous aurez beau crier : OVmBefiinnimuf 

Ufa-t^U done font vicu qu$ four ettte infamkf 

Vous n'entendrez par tout qu'injurieox brocards 

^ Et fur Vous & fur lui fbndre de toutes parts. 

Que veut-il , dira-t-on ? QueUe ieugue indisaette 

Ramene fur les rangs encor ce vain Athlete? 

Quels pitoiables Vers! Quel ftile languiflant! 

Malheureux^ laifle en paix ton cheval vieilliffiint, 

De 

'ELR U A R §LV E S. 

ISis dns fi ffftt.Mcerus : mes bonnemrs fint d&fHttu 

Cham 6. Veis ^ Exa'ter dt$ Fublie Us jm/fes mQ^iterUs, 2 
L'Auteiu ayoit mis dans toates les ^dkiont: Dm Fublic ex* 
•kity &c mais je hii pn^Cii cc Changement, & U I'a 
apptoiiv^ 

Chamo. Vers 16, sA rinchem^ i LiuiirCf a Ptrrin c^m* 
furi, ] Daos la jpremi^xc compoficion il y a?oit : kA Saniec 
^0if k Tf^rmrdta Belioc^ compare, Ccs tiois Poetes ont com- 

Sofe des Satires, & ils avoient ^ctit contre la Satire X. 
e notre Auteur ; mais il ne voulut |»as faire imprimer leurs 
aoms, 5c il mit d» trois autres Poetes qui n'etoient plus 
Titans. K EM A R D s'e'toit reconcili^ avec lot » 6c B s l- 
I. o c <^ lui avoir ^lit £aire des excufes, 

IM IT.. Vers 37« ■ O VieiHeJp$iniume! &C.] Vers 

iax Cid^ Afte I. Sc. IV. 

Vers 41. Sluevtut'tl; dsra^t^on^ &c.] Ce font les pro- 
pres termes des Cenfeurs de notre Poete. 
y £&s 44. MMhtminxy Idtjft m /«/« &c] C*eft la tra- 

due- 



4o6 E P I T R jE fX, 

4^Dc peur ^ue tout i coop offlaaqu^^ fsms lalfi^fi 
IInelaiire» entoml^aBt, fon Mftttrc fur I'aFO^ 
Ainii s'expliqueront nos C^eui^/op^lleai^ ;■, 
£t bien-t6t tous venez mille Autears pointilteux 
Pi^ce k pi^ce ^pluchant vos fons 5c vos paroles , 

50 Interdire chcz^vousrentrec fuxHyperbc^es; 
Trailer tout noble giot 4^;t(^^ne hazard^Xt^ 
Et dans touposDiscou^ji comine mpsfiresUdeoii 
Huer la M6tapl^»r^, ^^ V^M^oosppic;' ^ . 

] (GiaBs 

cuftion de ces deux vers d'Hpiace L. t. J£p. L f • 

• • ■ ■, ■ ■ ■ '.'.." ; .\.~ .. .Is.. 

rtcc^ 4d extrtmum ridendms 9 6* >7f 4 ducdtm 

7cadon avoit fait rapplicttion dp c^ deux vets il M£.Des- 
pieaux, & les avoit nlfs ik lii: mr (hme Critique intitulee 

%ep0nfe a U Satire X, du SieurD Mais aoti? Aotciu 

montre id \ Pradoa comment it faot tradolxe Htfra<!e. 

Veks 54^ GfM^ n^ts ^U4 Prddon srait, dsi ierm$t d^^y' 
t»it, ] Alliilion: k Ua iamtva tmt di^igaocanoff dr fHrioi 



opi ReJaT^it pas fiitO bt(fiffei«aoc dti la CiimitfU%ie Hr 
de la Geoeraphie. Ce tiait eft rapoft^ ci-devant fiftlriei* 
nicr vers « FEpkte VIL . ^t ' .^ > 

7iadoi>r <&fr ^Iqacf' mitfes., Vfitoient macins' Hi^-^cHf 
expxe|$ep ^ qui cA tii^e dti vor 941! d£ la SatM XV^ '' ^ 

S$ /•«« d^snhi* etniers fur tm lit tfrtntf 

tratUr itmie -oifibU & ^arfaife Jkfgi^ , . 

IT " ' 

Horace, Ode WXVII. du Livic I. 6. 









E P I 7 H E X, 4^^> 

[Gru^mots /qi^Pradpn i^^t dcs: tiamlesdeCtafmie) ^ 
Vous roAtenir qu*uii Lk ne petit £trereffis3itt^ 
Que nQwm^ h Luxwe eft mie kapntiti, 
En v^ CQiiM c€f fiot d'nYcrfion poiUijqfQe 
Vous tiendrez^que^Ht! ttms ferine iiir la BoQtkpe ; ^ 
Vous irez i.k fin^ IvMiteuibmeat exchu, > 

Trouv^ au Magaud Pyraite, 5c ^^^of,' r ^ 

Ott couvm ch($L Thietiiy d'une feuUle eacor xsa»t^ 
Lcs Meditations de Buz6e & d'Hayneuvc; 

Puis; 

K E MA R^UE S. 

L^Tt^nt ClAfotre pr^aroit de f»lles rm'rus au Cofitolel potft 
diie^ Lfffilh T^ine prifmrnt Sec, Mr. le fnaoc de Comi nA 
blimoit pas I'Epithete d^iffrante, mais il ciouvoit qu'ellQ 
fMenuSit un adrte fcii's, fid.^elledfioiit plus que FAateiis 
n'avoit voulu diie. Mr, Des^reauz conveaoit que c'etot^ 
la (eule bonne critique qui lui eftt et^ faite lur ciet endrolt. 

Vers $6, ^me nommer U Lmxmn tfi ttne impmete,} Mr. 
Perraulc fit la Critique de la Satire X. dans la Pr^^ice qu'il 
mit ^ Ton sAftlogie des Femmef. Ce( Ecrivain bl&moit Mr. 
Despr^auz a'avoir patle der Herts i viix tuxuriemfe ^ 8c de 
la Mtralt lubritiMe des Opera i ^ condamaoit ces exjpreP- 
fions ,• eofflme eontraires \ la pudeur. VlAs notre Auc^ur 
Att ^eiaemem juftifie deeette accufatios pat Mr. Arilaald^ 
dans une Lettre que ce cjfUbre Do^eur ecrivit i Mr. Pet- 
nkit lttl-m8me, 8c qui eft infc^r^e ci-a^^s au Tom. III. 

Vers 6o. h Pyrtam & T^ulm, ] Pieces de Th^a- 
tkedePradon. 

VER's 62. Les Meditations de Batee & fHayneKve,] Kot]!d 
Aoceur etant lih ^nr dans la Boutique de Thierri fOa Li- 
bratre, s'apperfftt qn'on avoit ettt^l&ii 1^ t^igidUs' 4^ 
Pradon ^ envelepper les Meditations dt t, J u t il n H a t- 
N E u V B , J^ioite. Le P. B o z e' e , atittre /^fui^e , a flit 

atSfll d^ Meditations autrefois eftim^es. 

■•■-■■■-" . . .. . .^ 

Vers 



N 



i 



4^ E P I T R E X. 

Pais 9 en trifies lambeaox femez <|aiis les Mardia; 

Soofirir tons k^ afirbntt an Jonas tcptoAci. 

^S Mais quoi> de ces discouis btavant la vaine attaqoei 

D6ja comme les Vers de Onna , d'Andromaqaev 

Vow croyez i .granspas diez la Pofterit6 

Courir, marquet an coin derimmortalitd 

^ H^ bien « contentet done Forgneil qui vous eniyre. 

^^ McotresL-voos » fy confens: mais , da moias , dans 
mon Livre 

Commencez par vous joindre ii mes premiers Ecrits. 

Ceft U qu*^ la &Year de vos Freres d&6ris» 

Peat-6tre enfinTonfierts > comme En£ms de ma plume, 

Vous pourrez vousfiiuver, 6parsdani k Volume. 

IS Que fi m£mes un jour le Ledeur eadeux » 

Amorcd par mon nom , fur vom toume les yenz; 

Pour m'enrdcompenier, m^ Vers, avecofoiCy 

De votre Auteur alors fiutes-lui la peintore: 

Et, 

K E M A R §iU E S. 

Vsis, 64. — i->— T0m lis affronts att Jonas rspfcbuL,} Jo* 
HAS J Foemehexoique, noa vendu. Voiez le vecs 91. delt 
Satire IX. 

Vers 66. — — .-» De Cinna^ (^*j4ndronuupteJ\ Cinsu^T^ 
g^die de Coxneille: sAndromaqust Tiagedie de Racine. 

Vers 74. Vous fourrez. vous ftutver^ epars dans U Volumi. ] 
VAuceui fc lepentoit d'avoii public la Satire X. en on vo- 
lume fepaiff , les Critiques la vo'iant aind feule, Tavoient 
nhaquee avec plus de hardieiTe, & cela lui fit pxendiela 
zeTolution de ne plus donnet aucun Ouvrage qa*il ne I'ia* 
Herlt en meme terns dans le Volume de fes Oeuvres. 

Vers 81. Depofn. hardiment , ficc] L'Aateitta£uC met- 

cxe ces vecs au bas de foa Poitiait, en les dii»ofant ainfi; 



EPITREX. 4tjh 

Be » far tout, prenez foin d'efiacer bien ks tmits 

Dont taut de Peintres fisiuz ont fldtri mes portraits. 

D^fez hardiment; qu^u fond cet Homme hoiri*^ 
We, 

Ce Cenfeur qu*ils ont peint fi noir & fi temblcY 

Futun Esprit doux, fimple^ ami deTEquitdt 

Qui dierchant dans fes Vers la feule V^rit^, 

Fit 9 fans £tre malin » fes plus grandes malices^ 

Et qu*enfin fa candeur feule a £ut tous fes vices. 

Dites , que harcel^ par les plus yils Rimeurs» 

Jamais 9 bleffantleors Vers,iln*effleura leurs moeurs: 

Libre dans fes discours , mais pourtant toujours fagej; 

> AflexibiUe de corps » aflez doux de vifage* 

Ni petit 9 ni trpp grand » trb-peu voluptueiut^ 

Ami de la Vertu pl^tdt que vertueux. 

Que ii quelcun , mes Vers i alors vous importunef 

Pour fiivoir mes parens, ma vie 8c ma fortune , 

Con- 

n E M A R §U^E S. 

Tuftux votr dans ces traht^tf^^aufmi cet HonmthfrHrUp 
Ce Cenfeur qt^9n « cm fi weir &fi terrible t 
' ■ ^m nn Esprit doux , fimpte , ami de PE^uite^ 
fiiM cherchdnt dans fes vere l^feuU Verite^ 
¥ftf fans etre malin'y fes flus pandes maliea f 
£t fa candeur fit tens fie vices, . 

Vers 92. ^mi de la Vertu plutot fue vertueuxA Ce ttii^ 

au jueement de PAuteui merne* eft un des plus ocauzt ^ 
des plus feafez qu'il ait iaits. 



1 



4ia E P 1 T R E X^ 

95 Conta-luiy qu'allie d'a&z hants Mi^ftrats, 

Filsd'un Pere GteSna , n^ d'Ai'eax Avoots; 

Dis le berceaaj>erdaiit une i6t% jeone Mete, 

R^duit, feize ans apr^, ^ pleurer mon viedx Pere: 
J'allai d'an pas hardi , par moi-mdme gaid^» 

too Et de mon fetd Genie en mardiant fccond^, 
Studieux amateur 6c de Petfe , kc d'Horace , 
AfTez pi€!s de Regniet m*afleoir furle Pamafie. 

k E M A K SLU E S. 

Vers 9$- ■ ' ^ilie d'apx.hdms Jifofiflrdts^^ Mrs.(ic 

BRA6EL019KES AmIelot Pifffideiir k ik Coor des At- 
tics; Gilbert Pxefi4em aiix Eoqu^tes , Gcndzc de >lf» 
D o N 6 6 1 s 3 t> £ 1 1 o N N E , Giiiid- Attcutiider d6 Fiaacev 
Ic pluiieurs autioi Miafoni illuftxqi daiis la Hi^ 

Vers p6. IFHstCun Ffrt Gr^ery &C.] Gilles Boi- 
r«At/, Gtdiier da C6lifeil de la ^iaiid«Chttttil)lit, aek 
2$. de Juio, 15S4. 

Ibid, 'n • ■ ATf iPj4inne Jivocdts.*\ 11 tire ^li odBine de 
}cAM Boils All, Notaiie & Secietaiie du Roi, qui ob- 
tint des Letttes de Nobleile pour lui 2c pouz fa poft^nt^, 
«u mois de Sept^bve i)73. f*a^,B^e4m fvf^ on des qiutie 
nommez poiu ^zeicex Hi tham pris da Failement } k 
Henri Boileau fon Petit-^fis,, fitt zefi ea X4oS, Ato- 
<^t du Roi en la mcme Coiir. Queiques-mis de leoisDes- 
cendans out ^t^ de^i^i^btes Avdcati. 

Vers 97 • Ots It ^*rfmlt pereUutane firt jtmm Mffn*} U 
n'aroit au*onze mois quand Amne DemieIle la Mae 
jnourut ag^e de<2j.'aiiik, ten 15^17. 

Vers 99, T^dmt ^ftixA 4ms Mfri^ , aflmrer jmm vii$M fitt*] 
11 mourut en 1657. Igd de 71. ans. 

Vers 102. ij^ffk. fth it %gHitfr i»>j^V Jkr U Ptmtgu ] 
CJela eft bicn modefte. II a pail^ pips hatdiment qjoanilii 
sf*a fikit ()ue lappottei ks ftntiniehs du ^llc: £lr lair Jar 

Vers 108. CraYonnat^fis t3ifihitf.t IffttAOflUB^ 

fom caixe rHiftoiie du Roi avec Mx. R.a€iae> au nm 

dH)eh>- 



/ 



E P I T R E X. 4tr 

Bt des bords du Perm^ffe ^ h Coor cmrt!n6 , 
]c iCiSf prenaBt Teflbr par des routes nouveUes^ 
Elever aflei haut mes Poetiqiibes^iler; 
Que ce Roi, dont le Qom fiat trembler taut de Rob, 
Voulut Ueo 4}ue ma main crai'omii^t fes exploits: 
Que plas^d*UA Grand m'aima josqties l h tendreffe. 
Que ma v^e a ColliettiafptrdtfaU^gt^: 
Qu'aujourd'Hui m€as( eocor de deur fens aflfoM t ' 
Retir^ de la Coar» ^ non mis en ouUu 

KE U AH S.17 e S, 

• I. 

iPOftob«ci«77. 

Vsi^s lof. ^ fins ifw C7nMui ^c].Hadi(tte klHi- 
chcfie <POileans , piemiexe Femme de Moniieur. Le Qrand 
Piioce de' Gondii , ^ Mi« le Fiinee Iba Fils. Mr. le Piin* 

ce de Coticu llr. le Fiemies^{ejdeo(-dcl4anK>ieiLonfMrt 
le Mar^chalde Vlvonnt; ficMesdames de Montelpani 8c 
de ThUflge, ies Sobiucs: en^toucela Coax, exceptd Mr«. 
le Due de Montauziei: Prater atrocem 4nimum Cdtonis, i^Q 
Piic lui .doDiia mtee foa amitid dans la fuite. 

V EB.S no. 2m ma t/Mcf a Colhen &c. ] Mr. Cdlbfrt me* 
na un jour dansia bel)e maJfQn de Se^uz , Mr. Desprdam^ 
& Mr. Racine. 1| <tofe leal ^ved «iu( , prenant lin eztrdme 
piaiiir a les entendre s quand on vint lui dire que Mr. !'£• 
veque de. . • , . . demandoit 4 le roir : §lt^on lui fajfi 
VQtr t9Mtt hormis fn^iy dit-Mr. Colbert, <- 

Vers in. ' Dt dtux fins ajfoihlu ] De la v6^' > Sc 

de PoQie, 

- V ARS TX2. i(^iri di U Ctnr^ &c] II n^ alloit plus de^* 
poU I'ann^e 1690. 8c 11 s'en droit retire pour jom'r de It 
fibefC^ 8e du repos. Apr^s la xnort de Mr. RaciAe, il alia 
«r«lx le Roi pour lui apptendre cette mort^ & r^evoix itf 
ordres ^a^ '^Oft ^ Ion Hiftoire dont U (e. t];ouvoit^reul 
ichaargd. 8a jnajeftd ie re^t aveic bont^ >^ fie qu^d il yoi|- 
iiit (e tetirer,^ le Roi en faifant Voir fa a^pntre qu'il un9)C 
par hazard IL la main » lui dit obligeamment : SouvuHex," 
vms>fmf4{ui)^itrs A v«ps donner mc%Hre f4rflffniifif^^ft^ 

< ' S 2 Vaa» 



4«* E ? I T R E X 

Flos d'lm Heros ipm des jBnits de mon 6tiide, 
Vient qaelquefois dicx moi goiitcr la folil«dc, 

i^S Mais des heureux regards de mon Aftre dtonnant 
Ifyxqtici bien cet effet encor plus furprenant , 
Qui daos mon fouvenir ama toujoors fa plac«; 
Q^e 4e taot d'Ecriyaiiis de TEcole d'lgnace, 
Etant , comme je fuis« 4um fi d6dar6, 

3^10 Ce Po6teur toutefois fi craifit, fi t&ttti^ 
Qui contre £az de (a plume ^piiifa r^neigie, 
Amauld » le grand Amauld fit mon apologic 
Sur mon tombeau fijtur, mesVeiSy ponrFAioiiccti 
Courez en lettres d'or de ce pas vous places . 

i|X5 AHez JHsqu'oii l*Aitfore en naiffant voit rHj^qpCt 
Chercher, pour I'y graver, le i^us pr6cieaK|tak» 
Sur torn, ^ mes Rivaux lachez bienF^taler,: :;> - 

Mais }e vous retiens trop. G'eft afiec T(]nii jlgper. 
D^ja'» plein du beau feu qm pour tous^llinnsr 
porte, - ■•,:;'*^ 

I30 B^in impatient chez moi irape k h pone; 

... — ■' 

Viit xu. i>/ifj4riwii^«/&cj Mr. le Marcus deTtt- 
mes , Mr. de Ca?oi$ , Mf.,de Pontcharrrain , Mx; 9t» 
niefleau , ic plufieurs aatr^ ; mais j^articuUmiiiear Mr. k 
X>ac, 8c Mr. le Prince de Conti qui I'iioxiozoient fboretf 
4e leurs yifites i Auteuil. 

VSB.S Z18. gltte de tant ^Eerivn^M Jg P£f»U /JgpMcr.] 
Xes Feres , Kapii?, Bou&dalovb* BokiBovis» 

^▲ILLARD, ThoVLIER, &C. 

Vers 122. -*— «. Le xr^nd ^rmudd ft mm sf^ieftt,] 
Hl Aznauid a £ut uae DifleitatioA ok il Ic iuftific conus 



s 



E P I T R E X. 4tj 

flvient ^ur vons dierdier. Ceft lui : i'cQiem fii 

Toix. 
Adica. mesVers, adiieu pout I& dernicre fbis. 

S. S U A tl. ^U E S. 

(e) Cenfmii ; & c'cS Ion deioiei Ouriage, On le tionrc* . 
M dam Ic Tom. III. de «ne Edition. 

Viiti itj. _^ £n Mi^ wit PHjiUtettl FleUTC 




sj 



EriTRE 



V4 

E P I T R E XL 

A MON JARDINIER. 

LAborieux Valet du plus commode Mattrc > 
Qui y pour te rendre heureux ici-bas ^ poavok 
naitre; . 

A N T o I N E , Gouvemeur de men Jardin d*^uteuiU 

Qui diriges chex movFIf & le CSievre-feuil^ 

'5 Et fur mes Espaliers, induftrieux G<Snic, 

Sais fi bien exercer TArt de la Quintinie; 

O ! que de mon esprit trifle 8c mal ordonnd ». 

Ainfi 

K E M A K SL^ E S^ 

V[ Otie Poete tiavaillant ^ Ton 04c fuz bi ptife de NamoTt 
^^ fe promtnoit dans les Alices de (on Jaxdin d'Ameail 
l^liltachoit d^excker fpn feUv^^'abandonnoit i I'En- 
thoufiasme. ; Un joui 11 s'a^rfut^lbtie toA Jaxdtmei P^cou- 
toit , &: I'obfecvoit au tiav^cts d«li Jcttillages. Le Jardioiei 
liirpiis ne favoit ^ quo! attiibuer lies iiansports deibnJ^^ 
tic, Sc peu s'en falut qu'il ne 1^ fouj>9onnit d'avoix piida 
fespiit. Lcs poftures que Ic Jsu:dimcx faifoit de (on cdcct, 
& qui marquoieht fbn etonnemeuti paiuient^ibit pl^iian- 
tes au Mait^e : dc forte qu'ils < fe doun^ren^ 'mibl^ue teas 
la Com^die Pun \ rauti^^r fans s^ii apexcorax^ Gela Ini 
£t nakic Penvie de cw^ojfex jbette £pit£e> jdaiu 
il s'entietieat avec fon Jfucdini^x, fi&,'pax deiaiiacbiics pxo* 
f ortionnez auz connoiukuces d^ub yiiU^eoif^ ^1 lui expli- 
que les difficultez de la l^oeiie, JBc la pdpe qti^il y a fox 
tout d^expiimer noblement &. avec ^Ugance> les choies les 

51us communes & les plus inches. De 11, il pxend occafion 
c lui demontier que le Tiavail eft necei&ixe a. rHonune 
^oui etie heuicux. 

CettcEpitre fut compofee en 169$. Horace a auflS adieflii 
une Epitie i fon Fermier ^ c^ft la quatorzieme du premier 
Xivxc HLm CCS deux Poei^ One (uivi des routes difieientei, 



E P I T R E XL 4if 

Aind que de ce champ ^x loi & bien onu^, 
Ne puis-jc foirc dter Ics I9»cc8, te ^pinies, 

i Ex des d^£mts fans nombre arracher les raciaes ! 
Mais parte: Raifonnons. Quaad du matin au foirp 
Chex naoi pooffaot la b£(^» ou p(M$ant rarrofcur» 
Tufaisd'uA {ablearide une tenefertilie» 
£t reods tout moo Jardin a tes loix fi doctte; 

; Qufi cfe-tui de m'y Tok i^eur » caprideui, 

Tankdt baiSuit k fronts tantdt k?aiit ks yeoz, 

De paroles dans fair par ^hns coYolto, 

E^rayer les Oifeaux pofchex dam mes allto ? 

Ne foup(onnes-ttt point > qu'agit^ du Ddmon^ 

Ainii 

R E M Ji R §iUB.' 

Vers ^ sAnUin^^ Gomtrmur dt mon Jsritn i'^AmtuiLl 
A M T o I M E K I ^vi b' 9 ae ^ FatU. Mc. Desf s^aiu rav«k 
iioav^ dans cette Mai£aii Iqu qii*Uricheca en lUf., ac 
I'a toAjouit gacdc ^ Hoa feivic^ Afsea it oonpofittoii dm 
cette Epicre , la pl&pait des pexibiijies <ytti alloicst yoii 
i'Auteui> ft'Ucitoient ^4ifr« ^nfim de TiiQiiiietii que foft 
Jdaitie iui avok faits & tons lui envioient line dWujiOami^ 
^ gloiieufe. Le F. Bouhours J^iaite lui ea fit conplimeiit 
comme les aiitics : N*t^il pM vnti » Jd^itp* KAnfiru , lui 
^-il d'ju aif xaillcux» fme i^Bfi»» qtut w»tt§ JUiPtrvms s 
iuLreJfee^ eft la pitts belle de toutes fes Pieces f Nenni'dat «M» 
Pere, x^pondit Maitie Antoine i C*eft celle de l^xAimur <£r 

Qjj I M T I M I E , Diiefteur des Jaxdms fzuitieiS 8c ^otagez» 
dji RoL II » Udnic en Ait la culrasc det Aibxes fruitlers. 
I M I T. Veis 7. .' que de men esprit &€. ] Hoxace daU9 

JfEpitre que Ton Tienc de cieei, Vers 4. 

Cert emus , fpinas animtiM egp foftins ^ suntm 
Mv^UfUgr^ y ip' meliQT Jit HordtiHSj.4» ren 



I 



4»( E P I T R £ XH 

10 Ainfi que ce Coofin des qoatre Fils Aimon r 
Dont tu lis quelqaefois la merveilleufe hiftoire* 
Je ramine , en ma^chanl , qudque endroit da Grimoire: 
Mais non: Tu te fouyiens qu'au Village on fa dit, 
Que ton Maitre eft nomBi6> pour toudier par dcrit 

15 Les faits d'un Roi plus grand en fiigefle , ea vaillanct, 

Que Charlemagne atdddes douze Pairs de France. 

Tu croisqu'ily trayaille, Se qu^au.long^de ee mar 

Peut-^tre en ce moment 11 prend Mons & Namor. 

Que penferois4u done, fi Ton t'alloit appiendtey. 

30 Qne ce grand Chioniquear des geftes d*Al»andre, 

Au- 

Vt&t 20. %Ainfi ^ eg C9ufin des ^ndtre Fils %Aiimn.\ 
J4 A V G I s , furnomm^ P'EnehMiuur , vaiUam & ftimx Chr/ir 
Her 9 liqmt Sf^ mandi n*avoft fin pareil tn l**rt de N^emandik 
X«'Hiftoflre que notts ayon9 des qaatie Filt Aimon, eft foit 
andenne. £lle ayoit ^t^ infcntee dans ces tems o^ la ba^ 
iMiie 8c Pignorance avoient introdnit le goftc de la Cheva* 
]eiie< Ces (bites de Romans font fort aimes da pe^e 

Eoflieis paxce qii'Us contiennent dos a?antufes metfeilr 
^es^ & des piodiges inouis. 

Chahq. Vets 24. S^ ten Maitve eft mnmmi ^ 8cc] Cc 
vers 8c les deax iiuvaiis ^toient ain^daas^lapseautecoiib 
fefitioii:. 

fiMf r«» hUAtn efi gt^iiffwr mettre fdr ecrit 
LeffMtt de cegrsndrl^i vMtefenrfd vdiiUme 
ilmqu* Offer le Ddneist »i Pierreide Preveme*. 

T E R s 26, Sue CbarlenM£ne4ud/des demjt Pdirs^ de FrwwfJ 
iSTotie Autenx s'accbmmoae au godt 8c anx lumi^ies de Ion 
T^dinier, grand Ledeor d*anciens Romans. Ici U fait a^- 
JEiilon ^ nn Ouvrage de cette esp^ce, intitule : La Cenfmtt 
dti ChdrUmdiwe^ irdndTsfi de Frunee & des Espe^ti mnc bs 



E. F IT R r XL 4!7 

Aujourdliai militant un projet torn Hoayeao,. 
S'agite» fe d^mine, 8e s'ufe le cerveau , 
Pour te £urei toi-m8me en^rimes infeofiSe^ 
Un bizarre portrait de fes folks penffe? 

3^ Mon Maitre, dird^tu » paffis potkr on Do6knf^ 
Et parle quelquefbis mki» qu'un PrMk»teor« 
Sous CCS arbres poujtant , de fr vaines fomettes* 
n n'iroit point troobler- la paixde ces Fauvettesp 
S'jl lui^Moit toujoursi comme moi » s'ei&erctry* 

40 Labourer, couper, tondre, applanir, palifler,^ 
Et dtof I'eaii de ces puits fans reliche tir^e. 



fti'ts & Usuflts dis itnrjt Pairs de France^ &C VOie^ les B^e^ 
cherchtr£ Pasquicx, L. II. c. p. & lOi 

Cham 6. Vers 30. ^^ctpandCbr9mfi$mrief^fS^^^ 
MMttdre,} Pxemi^ xnanl^ie^: 

Slue tegrsnd EerivAw det e^Uits-^^Alexandr^ 

Vers it. Et farle queltjitefiit miewe f/^tm JPriHutmr^X 
Xwd roriginal de cecte ^eniee. Un joux Air. Dcspr^atu £c 
Mr. Kadne yenant de faue lem Coux ^ Vex(ailles» it mt- 
lent dans on Caxofle public, avec deux boos Boux^eois qtii* 
f*cn xetouxnoient \ Paris. Cci ddurMeffiefirs ^toient con- 
t«M de IdiE CoittxUsHixciic eztximemeBt eniotiez pondac 
tout le cbemia, & lenx convexTation f«t la^plus vive, I«k 
plus biillante, & lalplus ^ixituelle dn monde. Les denx^ 
Xouxgeois ^toienr enohantez , 8s ne ponroienc ie lailec de' 
naicjuex leux admixation. Enfin , \ la desccnte da Catofle,.. 
tandis que I*un d'eux fsiifoit Ton com^plimcnt \ Mr. Kaci- 
tie,l'auxxe s^uiBta avec Mx.Despi^aux,& Tahuit embrafl<S* 
Vkxk teadiesnent : ^si ete en veX^ige^ Ini dit'il , enyee dn Dec^ 
temrs de Sorhene^ & mime 4vrc des %eUgiewe ^imaii, je- i^jd jtm 
fnais owT dire de fi belies ehefis* Eh verite 9 V9J^ furiix, een$ feir' 



^ E P IT R E: XL' 

De ce &Ue tondier h foif d^nefurfe. 

A N T o I N E>4e noUB Acat tu cros donc^ j^ Ic wi^ 
Que le plus occupy dms >ee j^rditi , c^eft icn. 

4j O I que tu chaogerois d'avis, & de Iwgage,. 
Si ^can jours feiifcment lifare du Jardinage» 
Tout a coup detenu Poete icbd E^ritr 
,Tu fallois enggiger i polir eft Bcrit» 
Qui diiv fiBi» s'ayffit^ les f^osf edics dtofes^ : 

'50 Fit ^des pins fec« Cha»dOf»r<to6 Oditets4cdeiXofei$; 
£t flit meme ail disGouc^de k RtiQidttf ^ 
Donner de rtMgadce ^ <(k k^^g^^; 
Ud Outrage, en un mot, qui, jufte en tous (es termes> 
S^tplaireiDa^eflbuiy ffitfiuisfaircTcrmes; 

fS S^t^ dis-je^ contenter, en pardiflant au jour,. 
Ce qu'ont d'Esprits plus fiDSi& la ViSe &c la Cour* 
Eien-t6t de ce travel revenu fee 8c pile , 
£t le teint plus jauoi que dc vingt ans de hale : 
^Tu4irois , r^reaam t» p^e 6c tofi titeau^ ^ 

90i*9 ^«.] II J avoit dans la ppemite cotapoBtHm ; 

Jti ditutjmrt fi td t im m thMrgf 4e m—- Om/n^^ 

f^RAiiGb Ven ii, Et fit mime Mti4iteomrs^ dK,} AulU^ 
tk cc ytn 6e di» etaq fiuvaiis ^ l*ai«te«it aVvmt dHteii 

JKr fiK f lU oocenter , #» pdrtijpant mjwm^ '• . v 

i^^M^m dam la K///<>. fr rrrw#/ * /4^ Cwfr 

mill 



«J 



E F r T « E tt. 4*!3^ 

> J'aime mieiuc mettre encor cent arpens au niTcair^ 
Que d'idler foflement, ^gar^ dans les nues^ 
Me laflcr a chcrchcr dcs - vifions comucs > 
£t pour lier des mots fi mal s'entr'accordansr 
Prendre' daiis ce Jardm h Lune avec les dens^ 

5 Approdic donc,8c vien ; qu'tmParcffcux t'appremirp 
Antoine, cequec'cft que fetigue, fe'qtie pcinc^ 
L'Hommeici-bastoujoursinquict, dcgftit, ' - 

' Eft, danslercposmfime, ao travail condamn& 
La fatigue ly fuit. Ceft en vain qu'aux Poetes 

o Lesneuf trompeufes Soeurs , dans leurs douces retraite^ 
Promettent du repos fous leuis ombrages frais : 
Dans cestranquilles Bois potfr Eux plantct cxpr&^ " 
La Cadence* auffi-t^t, la Rime, ht Ciiffire,^ ^ 

Lariche ExpreflSon, lanombreufcMdiJrev- - - 

IS ^rderes, dont Tamour fait d'abord les charmer^ 
De fatigues facis fin Tiepnept les cogfuioeK 
Sans ccffcponrfuivantces fugitives Fdqip,. ., ' 

•^ 

' ■ T 

Mais dans la fuite 11 ajo&ta les quatie pr^c^dexify^ckiuii^ 

get ccs4eaa <fknkIf.' 
V E n s 54. Sut pidire k Ddgmfidu y ^S€.l H € M « l-S & A4t-^ 

fois Dagubsskau, alors Avocat G^n^ral an Farle*^ 

roent de Fails, enfuite^jEOCOMiir G^Soefeit > Hi M^Mvi'hiu 

(en 1 7 17*) Chanceliez de Franoe: 

ibid. Sut fatisfain Tirmes,] Roger dk Fardailiah' 

BE Qo)iDRiM^Mia;q|iMdj;TsKi4Ei.a»MNiiutatt.)]i»» 
icMWi704* . ' • '^ , ^^ 

Vtaa 77. r— Ctffiztthn Uti.l Lu^cn ' 



i 



1 



4Pca B P I T R E XI. 

On Koit fons les Laimers haleter Jes Otfhies^ 

Lear Esprit toutefois Te plait dans fon tourmeof i^ 
So Et fe fait de fa peine un. noble, amofement. K 

Mais je ne trouve point de ^gue & rade». 

Que Tennuyeuz. loifir d'un Mortd fansituder 

Quijamais ne fortant de fa ihipidit^, 

Sx)Ment« dans les langueiirs de fon oifivet^^ 
S5 D'one llche Indolence esdaye volontaire^ 

Le pAubfe fardeau de n'avoir rien i iaire* 

Vainement offusqud de fes penfera ^pais. 

Loin du trouUe 8c du bruit il croit troaver h paix.. 

Dans le calme odieux de & (ombre parei&,. 
^ Toua les bontenx Plaifiia, Enfans de la MoUefle ^ ^ 

Uforpant fur fon Ame un Afola pomroii'y 

Dc monfinienzdefirs le viennent dnatoayoir^ 

Xm IT. Teis''f2. StSif ^«B"i»rMMr hifir J^tm M§ntl fins Bth 
(b.) Otium fim UttiriSf mwt ejt , if hvminis vivi fifnitwri^ 
Seneci. £p. LXXXIL 

Oanefauxoit paxlex avec plus de cixconfpe^on, ni plm 
4p iagcie. 

I MIT. Vert 91. Vfitfp4m$ Jkr fw ^AifK:im nifih p§iiv9ir,\ 
7«iie« Satiie cinquiime, Ycn i^. 

r Si imkh,. & iw^i^tm^it^ 

Ndscamm Dtminl,, 

"^ en A KG. Vers ^7. UPitrftVU^itikfu. 4r Ja GtntM 



E r IT RE XL 4»r 

Irntent de fes.Sens la foreur eodonnie, 
£t leifont le Jotlec de leiir trifte mfunje* 

; Puis fur leurs-pas foudain axriv^nt les Remords^ 
Et bien^tdt avec Eux tpus les F16iux du corps ». 
La Piene,. la Colique, 8c les Goutes auelles,, 
Guenaud, Rainffant, Brayery.presqu'auffi trifles qu'EIte^ 
Chez riudigfie Mortd courent tous s'affembler^ 

^ De travaux ddu^ureiix le viennentaccabler^ 
Sur le duvet d'un. Lit ». thdatre de fes^ gtoes , 

Lui fontfder des Rocs, hd fbiit.fcndre des Ch£nes.r 
Et le mettentau point d'envier. ton emploi. 
Reconnois doncj A k t o i n js , 8c condua avec moi^ 

; QuelaPauvretif m^, a^^^^vi|ilamer. 
Eii, parmi fes travaux » moins lafle>8c plus contente^ 
Que la Richeffe oi&^ isk feiA 4dtf .^li^ez. 

,-. . .. .,•-:- ■' ..., , . - . . > 

KE hi A^.%VE ^ 

^ , JU GM^lft dux dtips. m^n* » U Bttrre , U Gr4pfUt ,, 
D^igMnuH Medicim enctr flttt ftUhmtt'^^elU, 

Vi&s 9S. GtttHdMdi Tt^inffdnt y Brdyer y &c.] Txois f^ 
mxxoL M^decins de Paxis j mais il> ^toient moits plnfieiu;!^ 
ann^ avant la compofition de cette Epitxe; 

IMIT. Veis lor. Sur U dmvet iPim Lity tbistu 4f fit l*'^ 
a»i.] Pfeaume XL. ▼• r. Suftr leSum Mwis. ejus, 

y E a s lox. Lm font fcier des T^es » Imi ftttt ftwdrt des Cbt'^ 
ffcf.] LTAuteui aiant x^cit^fa Piece i Mx. Di^ueflean, Ar 
vocat G^n^xal,qui l^ftoit all^ voix i AuteuU.ce Maciilxac 
condamna ce ?cis : II tiouvoit la Mi^taphoxe qu*!! con- 
•tent, txop haxdie 8c txop violente; Mx. Despxcauz Ini xe->^ 
fondit,qae fi.ce vfU a'ctoit pas bon» U fkloit bxMex tou- 
^U.Pis€«k 



1 



. E F r T R E XP. 
Je te vaifur cekprouiferdeax^dritez. 
L'une, que le txrmlvdt Hoimiftes ntotfairCr 

no Fait 1^ Mciti , pldtde que Icormifitci 

Et Tautre, qu'D iftft point dt Goupablc di repot* 
Celt ce qu'il faut {dmontrct en peu de mots. 
Svi-moi done. Mais je voi r fur ce dd>ut de prdne*. 
Que tt borichc d^ja s'ouvretadgeilNin'e auae; 

n5 Et que lesyeuxfcrmexMt^* 111^ 
Ma foi , le pteftlr eft de fimr cefermbik. 
ikiffi*bieri f Ippti^ cejPMBow'qm ftfttcndenit ^ 
Et ces FleurSy. qui H-^baS' entre illesie deisandebt 
S« dE fftc afi Vill^^e;' k^tir qud Samt nbuveaa 

no On leslaiflb kaioiffdl^ ^ teilg^^ 






r. 



"-Chang. Vcr» nr. — — §lu*il n^efip^int de C99fAk 
$» repos,"} Piemieie manleie avant rimpremon: 

— — — Hu^itn Dietfpid Ht t^im^fon re^s. 
Ve^s 114. ^ ta huche dej4 sUnvfe large tPtme ^mu'y 

.. .' .ij. ! c:. -''i- Ai . ., !..ii • r' .' '■ O y : •%.:,}•. /r .'• 

^ ' ^ • . c . » ■ .-r V - > . . 

* ./■-.' i";V.C\. ^ - H , •* < . • . f - • 4; -k «J '^ * i 

• . ■ . ' .- . I . ■ • * ' 

* ''"* - 1; EPITRK 



I 



EP I TRE Xlt 

SUR L'AMOUR DE DIEU, 

A M L'ABBE' RENAUDOT. 

DO c T E Abbe t' tu dis vrai ,. rHommc au crime 
attache,: 

i - ' ■ . ■ \ ■ . ^ -&< 

\7 Ol^ 1 ^elle occ<fion joette £pitre a ^6 fykci L^Att« 
^ teui lui-meme s'en ezplique dans une Lettxe qu'il m't^** 
ciivit au raois 4e No?eiid>fe> 1709. ^, Long terns aranc la^ 
n compolkion de rate Piece » dit-U^ j'etois fameuz pax. 
»^ les mquentes disputes que'plavois foiitenues enplu(ieuxs> 
s, endipttf » fotix k djcf^we du^nai Atmmi de Pten , con* 
„ tie beaycoup de mauvais Tbcoloj^iens. De fpxte que me 
„ ti6unnt4e Idlfir tei^C«[£n^'; }e ne ctfts pas ponvoix 
,» mieoz c;mplpiex ce loifu9 qi^i expiimex -pac -ecxit let- 
M bonnesTpenfcds quefarois^la^deflus.^ C'etolt le CaiS- 
me de rann^e 16^5^ 

Mx. B AYLE, dans fbn Di£);ionaiie , \ Particle x^nuini 
A R N A V L D , zaposte no fak ^ue iron a bui lecitex ^ Mx. 
Pespx^aux. II dit, que Mx. Axnauld aiant fait I'Apologie- 
de fa Satiie X. contie les Femmes, quelques-uns de its' 
Amis txouv^xent mauvaisMjuc ce gs4ve DQ&eux,lg^ de S4V 
ans, e&t entiepxisia dmnft d*Uif'OaVxage ou 3 n'etoit 

2ueftion« difoient-ils, qi^ deFemmes, de Vets., 5c d^ 
.bmans. Us i^axdoient la^Poefle comme uh amdement 
fHvok qui n^aron pas d& axrdtex un moment ce profond' 
G^nie. Mr. Despieauz compofa TEpitie fur rumour dt 
l>rm f poux montici ^ ces Cenieuxs fauflement d^licats », 
qne la rofe'fie, dont ib avoient fi mauvatie opinion, peut 
tiattet les itijets les plus xelevez. 
~ Lafo nfitio i i queje fsis id de C6mtiientitetix,'ne deinah- 
dt pas que je m*<irige en Theologien , poux appuier ou^ 
tonx combattxt les pxopofitions dt mon Auteux. I^aiflaAt 
Jbhbtout oe md ronterne le Dbgme, je me boinciai at|' 
fcn de ktmaxqiidi' hiftoiiques qa^u y a occadoa de faix^- 
Jai xskpoit i w« Spltxe.; 
TtirV t,v M7i» »^w«t Oik ncdouttra pa$ que cette iv^ 



4*4 E p r r R E xir. 

En vm^ fins aimo Diea> croit fortir ilo-pdch^ 
Toutefois, n'en d^laife aux transports fr^dtiques 
Da fougaeuxMoine auteur des troubles Germanique^ 
f Des tourmens de TEnftr la ralutairePeur 
■ Keft pas toujours I'efifet d'une ndre vapeoTr 
Qui de lemords (ans fruit agjtant le Coupable », 
Aur yeux de Dleu le rcnde encor plus haiflaUe; 
(^te utile frayeur, propre ^ nous pdadtrer, 

io Vient fouvent de la Grace en nous pi£te d'entrerr 
Qui yeut dans notre cosurferendre la plus fotter 
Ety pour fe fiire ouvrir , d^*a frappe \ la porte. 
Si le P6dieur, poufle de ce £dnt mouvementt 
ReconaoifiEuit fon aime, aspire au Sacremcnt » 

15 SouventPieatout i coa{!^ d*un Trai ide renflame.- . 
Le Saiiit Esprit revient habiter dans fon ame ». 
Y convertit enfin les tdnibres en }our»- 
£t k crainte fertile en filial Amour^ 

X B M A R§iUES. 

ihltt lie Toit due a Mx. TAbb^ Hsn a vdot,. de I'Acsd^. 
nie Fran(oiCe. t,ta preuves dis ia piofbnde- ^xndition t^ 
f oient dads les deux Volumes q^'il a pobliei (tu U Ptrfi' 
fuitede U f «/, en fdime d'Addition a rOuvxage de Mx. Ai- 
aauld. I^e Privilege duquatu^ineVc^umeiinpxim^eiL 171 1*: 
aprend que ce doat ^bbt eft pr€t \ mettxe fbiu Ja ^seSSi 
beaucoup d'autx^ Liyzes fux des matiezes ^^dcmcutiiH 
tantes« 

V X a s> 4, Dif fonguiux Maine Sec. ] £ v t ■ e a dtoit :^AI- 
lemagne. II ccmdamnoii toute IP^nitence faite pax no joo^ 
tifde crainte, pafce que la ciainte, felon lot, nc poiiroic 
Ikiie que dts iiTpocxites. 11 diibit jencoie • qoe Ja peox del 

(ciAcs 4^ r£itfa^ eft ttfni^^f , dc ^'dlff&SpiU^ Vb^^ 



E P I T R E Xir. 4x5: 

C'eft ainfi que foavent la Sagefle fapr£me , 

r Pour chafer k D^mon » fe fcit du D^mon mimc;^ 

Mais lors^'en fa malice ua Pdcheur obftini^ t^ 
Des horreurideTEnferTaiucniept ^tonn^. 
Loin 4*ainier» humble Fils, Xoa vdritaUe Pere , 
Craint dc regatde Dieu comme ua Tyran fi^v^re;: 
Au bitn ^'il noMS promet ne trouve aucun appas^ 
Et fouhftite en fon corar , que ce Dieu ne fdt pas^ 
En yain la Peur fur lui remportant la vidloire» 
Aux piez d'un Prfitre il coust ddchaiger £t mfmoixe^ 
Vil Esdave toujours fous le joug da p^ch^ , 

> Au D^mon qu*il redouteil demeure attachd. 
L' Amour eflentiel inotre penitence 

'Doit 6tre Theureux fruit de notre repentance; 
Non^ quoi que I'lgnorance enfeigne fur ce point*. 
Dieu ne Ait jamais grace i qui ne Taime point 

; A leichfiii^er la Pair nous dispole 9c nous aide; 

Mail 

Jk E At A R §i,U E S. 

de Diau Vo'iez Ton fecond Sermon fur la Penitence ». £c (k 
Dispute de Leipfik cohtie Bckius. 

V E K s 10. Vient fimtent de la Graa m turn f^ete tPtinnrLl 
Concile de Trente , Seflion XIV. c. 4. Verum itsdm d9tu$m 
'Dti ejpty & SfiritHt SanSti imftUJkm^ mn dtUme fmidtm inht^ 
kitdntisy fid tantum moventis^ fm fanitens adjtitfu » vs4mj^ 
md jufiitiam pdrdt^ 

Vers 25. Et finbaitt in fin emur , ^9 ct Dim ne fiit fM, \ 
Tfeaume Xltl. v. r. Dixit Infipiensin etrdtfitoy mn eft tfeiu. 

Vers 35. %A U cbereher U Pmr nous disffi & »mm mWm-] 
Concile de Txente, Sefi. IV. c. 4. E$m (PH€at9r*m) MUU 
ffMfi4m iikSiterMmem>» Bmmtemid trnftttimdMr^^i^if, 



4x6 E r I T/ R E XII. 

Mais il ne yiem jamais , que TAmoor ne fuccMe; 
Ceflcs de m'oppofer tos discouisiiDpoAeiiis, 
ConfqlOrearsiafeafn, fgnoransSedttdeats,^ 
Qui pleins des vatns pcopos ^que f Erreur voos dftite, 

4€Vous figures qu'envous, unpouYoitiSmsMmite 
Juftifie i coup fik tout P^chenr ahrme , 
£t que fans aimec Dieu, Ton peut en toe aim^. 

Qupi doitc^dier Renaudot,uit Chrdtien cSditikf 
Qui jamais »iervaDt Dieu^n'eut d'obfet que leDiabk; 

4S Poiirra» marchant toujoms datts des fenders mau&Si^ 
Par des formalitez gagner le Paradis ; 
£t parmi les EI^ , dans la Gloire dtemeb^ 
Pour quelques Saaemens rc<;As fans aucun ztte,. 
Dieu fera Toir aux yeux des Saints ^pocivaiua. 

50 SoaennepM mortd aOSs \ fes cdrtz ? 

Peut-oft {t figwef de 6 follfcs cliiitiirw ? ' - 
On toitpourtanti ob^iroild^Dc^^Uribdiifif^ctoircs^ 
Qmles femant par tout , s'en vont pieufement 
De toute pi^te fapper le fondement \ 

f 5 Qui , le coeur infede d*crreurs fi criminycs-, 
Sedifent hautementles puii^>, I^lififai^jFj^ 



|Tnltaixt4'^bCH:d d'iinpie^ & c^Eiifn^ijaf iSreox 






■J" 



. Vb»s rz. ^ t¥ui$ pat des TUitvru PieclktW FJgm'mi,^ 
Ii.!Auteu]: difeit eneote , que cettc 6o€kntie^omtixak (Stile- 
JMm. fauile, mais abominable V Sc flits ecuitiiiic ^'liP mils^ 
Religion que le Lutbcnuiisiiie , tie M Cfthnoiwllejr --^ * »' ' ' 

Vers 7S. Ces tr4njp$rts p^Uint de joie & de ravipmtnf,] 
V / Coir 



I 



E P I T R E XIL 417 

Qaiconque ofe pour Dieu fe d^rer contre Eux. 
De leur audace en vaia ks vrais Cbr^tkns gdmiflcott 

o Frets I la repouiler les plus hardis moXiiiknt » 
Et voyant contre Dieu le Diable acaedk^> 
N*ofent qu*en b^ai^ pr^cher la Vititi. 
Mollirons-nousauffi? Noo, fanspeur, futtatraee^ 
Do^ Abh6^ de ce pas ']*im leur dire en face: 

^5 Ouvrez les yeux enfin, Aveugles dangereux* 
Oui^ JcTOQs ie M&knK il fercxt moinsaffieur^ 
De ne point recoonoStre \m Dieu MaStre da Monde,, 
Et qui k:^ ii fon grd Ic Qel, la Terrc & rOnde ^ 
Qu*en avoiiant qik'ii eft, & qu*i} fat tout former » 

{o D'ofer dm qu^on peiitt lui plaire fans Taimen 
Un fi bas> fi Kontcuic, fi fauxChriftianisme 
Ne v^ pas (SR.natOB»rMi^Pagam5me; 
Et clMrkii^h biMs,' &fi$en ftvoHrTAmeurr '-'^ 
Vaut-Hriei«; q^faiw firmer , connottre uri CJrfctfetirL 

15 Expliquons-nous pourtant. Par cettc ardeur fi fainte, 

Que je veux qu'cnun coeor am&ne enfiii la Craintc,^ 

Je n*entens pas id ce doux {aififlement , 

Ccs transports pleitis dejoie dc'de'raviffetnent,; 

Qd font des Bienheureux la iufte recompenfe, 

El 

AH 



. ~ * -* 



R E M A R §iU E S. 

- , ' ■ '. ■ ■ * 

Cboadlt deTteBte,SdEoft IV. c. u "t^scMeilkui^ */t amVi^. 
^tuom interdrnm in vxru fu*i & cu^ devotmne hoc SacruimnttiM 
fercipientibus y conscientU fax acferenifsr-, (0m Vthitnimi Spirit 



1 



4il E P I T ft E Xrt 

to Et qu'mi coeur fareme&t godte id par arance; 
Dans nous I* Amour 'de Dieu fvkond en faints deSrs, 
Ky produit pas toujours dc fenSbles pbifirs. 
Souvent le coeur qui i*a » ne le fait pas lui-ni£me, 
Td craint de n'aimer pas» qui fincicement aimc, 

S5 Er td aoir au contraire €tre briUant d'ardeur , 
Qui n'eut }ama» pour Diea que glace 8e quefroF* 

deur.. 
Ceft-auifi quelquefois qu'isn indolent Myfti^iCt 
Au mSieu des pdchez trauquiUe Fanati^pie 9. * ^ 

Du plus parfiait Amour penfe avdr Theureuxdon^ 

90 £t croit pofieder Dieu dans les bras da Ddmon. 
Voule^vous done (avoir ,£ h Fo»dans votxe ame 
AOume les ardeurs d'une iincire flame ? 
Confttltez-Yous vous-m&ne. A fes regies foAmiSf 
Paidonnez-Yous fans peine l tons vos Enocmif? 

95 C<»nbatest-yous vos fens 2 Domptex-vooa vos &V: 
blcffcs? 
I)ieu dans le Pauvre e(t-il Toilet de vos largefles? 
Enfin dans tons fes points pratiquez-vous (a Loi? 
Oui, dites-vous. Allez» vou&raimez, aoyeaHnoir 



t - 



ti E li jiR SL^ ^ ^- 

Tc&t S7. .^-M Vn ind$lm$ I^/^i^rut.1 Lcs Qai^tifies, 
dom ks eamm one ^t^ ooxtdamn^erpn les Tapes Ixxif^ 
cemtXI. ScInmocemtXIL Voice la Heiiiaxqiie facie 
v«c&5z2. de la Satire X. 

V'eks P9. Sj» /•>> exaffenunf tccl Si .dihgkii^img^.mm^ 
ddt4 mta firvate: dit lefus-Chdft. ^« kakif mindnts wu^p 



h 



E P I t R E XII. 41J 
fljAfait ixa^iment ce que ma L$i tommands, 
^ ^MtrfSMi yditccDieu, V Amour que je dimande. 
Ftites-le done; & f&r, qu'il nous Tcut fauver tous, 
Ne Yous allarmez point pour quelques Tains d^oflts^ 
Qu'en & ienrear fouvent la plus fiiinte ametfprouYc: 
Marcbex,^ e$unx, i Im. ^i U chir$he^ U trouvt; 
Et plus de votre coeur il paroit s'^rter , 
Plus par vos anions ibngez ^ Tarrfiter. 
Mais ne foAtenez point cet horrible blasphCme » 
Qu'un Sacrement te<^ , qu'un Prttre , que Dieu 

m8n[ief ... 
Quoiqueyos faux Do&eurs ofent vous avancer, 
. Dc rApQur qu*on lui doiitpiiiflent vous dispenfer. 
Maiss*il£iat> qa'aTint!t»>at, danstmeame Cfard- 

Dirot^ ccsgnoisDoAears^rAmdwdeDieu fiu:Tic»m^^^ 
Pai$qci9 ce ied j&mouc fuffit pour nous fiiUTer , 
De quoi le Sacrement viendra-t-il nous layer ? 
; Sa voftu rftft dc«ic plus qu'une vertu frirole? 
O le bd ftigoiBent digne de kur Ecole! 
QvuA, dans I'Amodr diTin , en nos ccsuts aUum6 , 

U 

RE M Ji R ^U E $. 

^ JkrviA #4 , ilU 4/f fi»» J^Ugh me^. Joan. ^I^- ^S*& IT. 

Vers 104. Jl&iti^, etrn'tt i W. *^/ U chercbe^ it trrn* 
v#.] Petite & d^kitwr yehis: qmaritet & inuenififs: fulpiHy 
^ sferietmr vohis, Omni's enim iui Petit ^ dcei fit \ & qm tpi4uri^§ 
imffmti & pUfmi a^mr. Mattk. YXI. 7« I«ttC, 2L 9. 

Vms 



430 E P I T R E XIL 

Le voeu du Sacrement p'elt-il pa^ reafenae? 

Un Paien convert!, qaicrQit;imPi^fiipx£iBe, 
110 Peut-il £tre Chretien qu'il n'a^yri: W Bapt£ine; 
Ni \c Chretien en pleurs &ce vr^di&eiit tottdi6» 
Qu'il ne veuille i TEglKc avojoer fon pfel^? 
Du funefte esdavage, oil le D^moil nous traine, 
Ceftle Sacrementfeulft 4p ptittimopteladbalhCr 
115 AuiH TAmour d'a^d.; coM^HeaKOt: 
Mais lui-m6me ja|e9.i^j;iU9£,:jBt'l^'fo&dene!^ 
Lor&qu'un P^dbqir ^p:d;d'i|Qe.liQniU6i^6iita&€e^ 
Par les degrez prescrits court i la P6iitencfe ^ 

S*i] n*7 pei;^ f^^^eoir* Diea M Jes ftifi^cr, 
1 30 Lc feul AjoaOi^r miwpiniqnt,^6d poitf ' ^exei^. 
Cefi pax }}^ ^p^ ^^g{^ piMK kiGrtd^^feiaifie^ 
Ceft lui qui nous ranime, 6c. qm nous yvnBei' 
Foi^>MpSir^pin4rf$;ft Didc^ 
Et fims lui r.;FpU Ymmi > ^ SiOKflletiS'i ^loiitB'eft 



rien. 



135 A ccscJ)}j^omff^bfi^^vicJi^^ 
Mais apro(^ez^;Je ;vei» jp^^ifiiriix^^ 
Dodei^rsi jpit^-mo|:^9]9C:^:Q»ai4 ttowii^ 

. abfous, 

Le Saint Esprit eft-il, ou n*eft-il pas en nous? 

Si 



i\ '^ 



« t j« W R"ft tr £ 5; 

• Vfix« lit. Levigu du Sacrpi^ n^e^r'ilf4it rmfiamtf}l» 
Concile de Txeiue » SeC XIV. a. 4. .D«^ fmmw f^fi Cmtri* 
thntm hone ah'qmiuto ^chdritatt ferfi^am 'e£€ cpntfr^Mi^ H^mi* 



E P I T R E XII. 43J 

S*il dt en lious; peut-il« n'dtant qu'Axncmr lui-m£me,' 

D Ne nous ddiaufSsr punt de ion amour fupr^me? 
£t s'il n'eft pzs en nous^ Satan toujours vainquet^r ' 
Ne demeure-Ml pas maitit 4e notre cceur? 
AvoUez done qu'il hnt qu'en nous TAmour lenaifle, 
£t n'allez point, pour fuir la Raifon qui vous preflCt 

\i Donner le nom d'Amonr au trouble inanim^^ 
Qu*aa etsur d'un Qiminel la Feur feole a formd* * 
L'ardeur qui juftifie, &: que Dieu nous envoie. 
Quo! qu'ici bas fbuvent inqui^te , & fans joie , 
Eft pourtant cette ardeur, ce meme feu d'amourt 

CO Doni: briUe un Bienfaeureux en Feternel Seiour* 
Dans le fatal inlftant qui borne notre vie , 
U feut que de ce feu notre ame foit remplie ; 
£t Dieu fourd i nos cris» s'il ne Ty trouv^ pa$i 
Ne Ty raflwe plus apr$5 fiotre trdpasr ' " 

:5 Raidez-vous done enfin i ces dairs fyllogismes; 
Et ne pr^tendezjdus par vojs confus fophismes> 
Pouvoir encore aux yeux du FidBe 6clair6 
Cacher f Amour de Dieu dans TEcoIe igar^. . ^ 

Apprenei que la Gloirex qti Je Ciel nous app&te,, 

k) Un jour dcs vrais Enfans doit couronner le z^le, , 
Et non les froids remords d'un Esdave craintif > 

Oi 

ntnufUi Dtp reconctiUut vrimqwtm hoc Saierammttem aSMf^jcK 
pmuri if pun nihH»minm ittecnnlinitiintffnfji CmritiM ^' Jint 
Skcrnmcnti V9t9f ^^t^d /• iiU inclnditurf mn ejjk adfrnhend^mm 



4Ji E F I T R E XIL 

P& cnit voir Abdli qudque Amour n^dlL 

Mais qiioi?J'eotcns d^a plus d'un^r Sdid^ifliqM^ 

Qoitine voyant id fur gc ton dogmatique, 

l6$ En vers audadeux trailer ces points &crez« 

Cnneux, me demandei ob j'ai pns mes d^CK^ 

.Et£ » pour m'edairer fur cg$ (ombres matidres. 

Deux ceos Auteurs extraits m'ont pr£t61eur&luiiuires. 

Non. Mais pour dfdder »que PHommc ^qu'uA Qa6*, 
ticn ' 

170 Eft oblig^ d'aimer Funique Ameur Su bien^ 
Le Di^u quile nonrhty 1e D'ieu qui 1e fit naitre. 
Qui nous vint par fa mort dbnner uniecond £trc» 
Paut-il avoir recAle bonnet })o(ftotal|; . 
Avoir extrait^Gamadic/lfambcrt, & Dq Val? 

175 Dieu dans fon Ltvri $9^'^ ;^Eufis a&q:<^ec d^atiM 



OuVitge^ ; ■'• • , i'^> ->^ - i>::-^'. .■■^: . - 

Ne ra*t*il pas £cifdili'i&&a« 4 dA^ l^ei^ ' 



Vers itfi* Ou crut vtir kAMIi 4im^ Jimitv mgHtl, 



fodtint U- fauife Attxiti^n par les raifpiis x^fot^es daaf 
ce EpTtie ^ If ..^mVf^Ar d(^iK"fi(^ )^f^^ 



lie ramour propie bien regie: Orttur qmtdtm «e mmwtmi 
fid benejtrdin^tf. £t ^«i qif <W 9^*9t^ai»ci'f§^^lk:fm tf 
rarfait Amoui de Dieu, n^anmoiiit die neVex^Mff^w 
ic ne Jul eA pas contraire. MeduUs V>€9L, dt SneNmmfmH* 
«. 5* SeB» lo. ». 5. Mr. I'Abb^ BoxtftAVyDoftcRW'SOf- 
boiine, Frere d$ iioi!|e il|it4p|iX}kft\||^d;ilM>^« diMIBi 
I.ivre intitules Z)# U afHtltUn iSctwurtfm -^— ^- *-- — ^- 
fnn-dei picket, dans U Sacremmt di Pmktm^* 

V»»$ 174, — — Qamacht^ Ifiifl^^^ikim^ 




K 



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EP I T RE XIi; 43y 

De vains Doftcurs encore , 6 prodigc hontcuxX 
OfcrOQt nous en fiiire un Problime doutcux L^ ' 
Vicndront traiter d'crrcur, dignc dc TanatMrnc, 

Sa L1n4ifpin&ble Loid'aimcr I?ieu pour lui-mfimc; 

£t par un Pogme. faux dans nos jours en&nt^ , 'r 

Des devoirs du Chtfticn rai'cr la Charity I > 

Si i^allois confuiter chc2,Eux le moins.ftvcre, 

Etluidifois: Un fils doit-il aimer fon Fere ? '. ^ 
S5 Ah ! peut-onen dputer, 4iroit-il brusquement f 

Et quand je leur demande en cem6me moment: 

I^'Homme ouvrage d'un Pieu ' feul bon , & feul al-* 
mablc, 

Doit-il aimer ccPieii Ton Fere veritable? • , 

Leur plus rigide Autpurn'ofe le decider, ... 

90 £t craint en rafi&rmant de fe trop hazarder. ■ , 

Je n&m*ep puis^ddfendre; il £|iut que je t'dciT^ '\ 

LippB Gamache, Nicolas IsAiiBKRT, & Am* 
dre'. Du V AL> tiois tellies Do^euisdcSinbone, 5c 
Piofeir^^a en Th^ologie, 4ont les Ouvxages ibat impnr 
mefc. ' lis vivoient dan^ k XVII. Siecle. ^ 

^- V^rs tS9« Ltnr phts rjgide \^nttm' &£. ] Mr. BviKVr 
QUAY, Do&etu de Sozbpne , &c Cure dcs Ttoux pier de 
Pott-Roial dcs diftmps, n'ofU nn joui T^pondie pr^file^ 
mcoCf k Mi. Despzeaux qui lui demandoit, ii Ton ^toit 
^bligiS d*aimex Dieu ; 5c n*heiita point quand on lui de- 
manda enfiiite^ fi un fils devoit aimer fon Pcre. La peine 
<]ue ce Dodeqt cat ^ r<$p^dre^lie V^nG$t point de foA 
ignorance; mais de lacrainte de s'cmbarzafler. Il a faic 
le Br^viaire de Sens » qui paiTe pour le plus beau d\i 
&oVaume; , - 

' Vers 191. Je ne m*tn pmt defendre\ &c.] Notre Auteuj; 
avoit cu effcdivcmeat avec un Theologienr laconverii- 
: vp^m. I T ti«a 



T A 



434 BFITRE XIi; 

La Fifoie faitaae, 4cpoqmittaiiBZTife» 
Que ie ffts rtntse ioor aofioja damsisii iieot 
£t g« 46coBoertft CC8 fiiwaiiss de Dies. 
S95 Ah fiijci d'lio £aitt qi'w noiw wcBck deSic, 

Und'oNf^oi tt'in&tai, tece^jtefcAidHe, 
Qa'U faat , fwx hut Msm 4*«i oime eonfeffi^, 
Avoir potar IMnido inoiBf i» Attov coiitmcio& 
Ce Dogme, me dil>f » eft m pur Othridfint. 

2C0 O Od 9 «ie voA dbftc dim rEneor^tais te Sdii^ 
Et ptitifit t€piMf€. M«is» pOQffei^je dors, 
QwttKl Diea ne&dki ji^ki Vinm>ft ks Mom» 
Et des hmnbks AgDetux , objet de & tendrcfle, 
S6parera des Botics h troupe fdchereffe, 

205 A toQS fl notrs &% iihriit , oa gndeox, 
Ce qui noosft Itnpuis on juftes i fes year. 
SeiQiRfO<isdeiM»iiiK>iripfimv£,bouc mfime, 
Vt brfller, dira-t-3, en rtemdle flime, 
Malheui:eux, qoififttuBy^ine Hiomme dut m'aimcr; 

ixo Et qui fur ce fujet , trop promt i, dddamer , 
Prtendb^ qa'H Moit, pout i6dbk ma Juffice, 
Quele T&heor , /ttmdi^ de fhoneur de fon viotp 
De <{iidqift ardear poor moi fentlt let inoiiTeBKDs» 
£t fttdSt k fwakt de mt& CommmdeoaeBs. 

tlon qui eft deciite dabs les ireis Inhrao's. 

Vers ^ti»» .ii-.. j)*jm d^tjimjiiatt Cmiist, ] Xe Coiole 
deXicatc. 

f«9 



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IP ITKE XIL 4jy 

S Dieu, fi ie To«s en opoi, me deodra ce buigage. 
MaisiToos, le&dfeAgfieaiB, fall phis thcrlicrltage, 
Onhodote Enncioi fftm Dognt *£ U&urf » 
-Vcnez; vous fini-t-fl, VcncT,intm flfen-ahn^: 
Vous» qui dans Ie$ d6tours de vos raifons fubtiles 
o Embarraffant tes ttiois Svm Acs {ins Mits Conciles, 
Avez i€&m rHomme, O Fitile Dodteur ! 
De rimpoiton f&rdesa d*aimer Son Ct6atciM» 
Entrez au Ciel , Venez ^ comh\6 de mes lotianges « 
Du befoin d'aimer Dieu derabufer les Anges. 
-5 A de teb mots, fi Dieu pouvoit les prononcer» 
Four moi ]e r^poodiois, je^nroiy (ansfofienfer: 

O ! que^ pour vous mon coeur moins dur« & moyis 
faroudie, 

Seigneur, n'a-t-il, belas! parle comme ma bouc&e? 
0Ccj[«^itTna rfpoiife > cerj^^a-*!] 
to^'M^sVous, defesPI[^iif||S^I^SfM|:furprenaDt> 
t^^ J^tie fid pas comment, fermc eu't^e DoAriaey 
^ I^ ironiques m^ts d&& boudie divine 
' V6uspourrk^ftnrt4figeur, SjiaisconM >, 

SoatemrraHicii»i^'S:la!d#^^ *^^^ " 
^ f L'audace da Doi^^v#)>^^^^\^^ 

JOemeora Ikns sqidtqac^li^ 




<tH 







R £ ii ^ A $^U E S» 



Vers 227. O ! tjiuy p9mr v§m mm emur &c.] Poaiqaoi ne 
vous ti*je ^as aim^ de cQeur> 6 mon Dieu, comme j*ai 
dtt de boocbc qa*ii ftUok vous sUner ! 

T % Tsat 



43$ E P I T R E xn. 

U Totdt tout X coup, Sc marmunot toot bu . 
Qnelqncs tcrmcs d'ligretii qoe je n'cntc^dit pai , 
S'en aUt chcz Bimfcld, oa cha Bafik Ponce-. 
i4o Sat rheaKi mesnifiMis cbncbci uue-i^popft. 

RE a :d K ^U E s. 

Ten 2]». S*" <J/' liii. BImfili, BU iha. B*/!ltPfKi.] 
Sou DcfenlttKl de U faofle AtuiTion. TrsRii Bib>- 
FiiD ^toit SuSragani de Tiim, Sc DoQeuicn Tbeolo* 
git. Ba«ile Pohci ^oit de l*Oidic de Siiut Ai- 



fiff t^f £/i/m O* du Tom I, 










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